Source: https://issuu.com/ekopolis/docs/res-0710-guide_contrat_performance_energetique
Timestamp: 2017-04-30 20:54:34+00:00
Document Index: 118189437

Matched Legal Cases: ["l'article 5", 'art. 7', "l'article 29", "l'article 36", "l'article 122", "l'article 5", 'arrêt ', '§ 1']

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DURABLERéférenceSJuillet
2010Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable
www.developpement-durable.gouv.frDirectrice de la publication : Michèle Pappalardo
Rédacteurs : Anne Régnier, Raphaël Crinier
Maquette-réalisation :
Mise en page : Daniel Canardon
Maquette couverture : Christine Menil (SG – DICOM)
MEEDDM : L. Mignaux, A. Bouissou, B. Suard
DREIF : Gobry, Gauthier
Date de publication : Juillet 2010RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010GUIDE DU CONTRAT DE PERFORMANCE ENERGETIQUERELATIF AUX OUVRAGES PUBLICSA L'ATTENTION DES PERSONNES PUBLIQUES ET DES OPERATEURSCe guide a vocation à accompagner et éclairer les acteurs publics qui souhaiteraient s'appuyer sur des
Contrats de performance énergétiques (CPE) pour contribuer aux objectifs d'économie d'énergie et, partant, de
réduction des gaz à effet de serre fixés par le Grenelle de l'Environnement.
Les premières expérimentations en la matière, que l'État envisage de lancer courant 2010 pour ses propres
bâtiments, constitueront un socle d'enseignements sur les conditions de mise en œuvre opérationnelle de ces
nouvelles formes de contractualisation. Sur la base de ce retour d'expériences, ce guide pourra le cas échéant
faire l'objet d'une révision et d'un enrichissement afin d'illustrer par des exemples concrets, tant au plan
pratique que juridique, les principaux points qu'il aborde.Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |1RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 20102 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010SOMMAIRE
I. CARACTERISTIQUES ESSENTIELLES ......................... 43. Pièces contractuelles ................................................................... 91. Contexte .......................................................................................43. 1. Audit contractuel et situation de référence ....................... 92. Définition......................................................................................43. 2. Programme performanciel définitif .................................... 93. Caractéristiques............................................................................4VI. MESURE ET VERIFICATION DE LA PERFORMANCE
104. Responsabilité de l'opérateur......................................................41. Comment caractériser la performance ?................................... 105. Champ d'application ....................................................................41. 1. Définition de la performance............................................ 106. Seuil de performance préconisé..................................................41. 2. Expression de la performance........................................... 10II. VEHICULES JURIDIQUES
JURIDIQUES................................
........................................ 51. 3 Formule de calcul de la performance................................ 101. Rappel du droit européen............................................................52. Mesurer et vérifier la performance........................................... 102. Le droit français (cf. annexe 1) ...................................................52. 1 Qu'entend-on par conditions identiques ? ........................ 102. 1. Marché public (MPPE) et contrat de partenariat (CPPE) ....52. 2 Support méthodologique ................................................... 102. 2. La possibilité de recourir à un marché global.....................52. 3. Les différentes situations .................................................. 102. 3. Qualification juridique du CPE en marché public ................5VII. LA GARANTIE DE PERFORMANCE ..................... 122. 4. Procédure de passation .......................................................51. Mise en oeuvre de la garantie.................................................. 122. 5. Assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO)..............................52. Modalités de calcul et de versement ....................................... 12EMPLOYES................................
III. TERMES EMPLOYES
............................................. 63. Période de garantie................................................................... 121. Niveau de service ........................................................................63. 1. Date de mise en œuvre de la garantie ............................ 122. Conditions d'usage.......................................................................63. 2. Durée de la garantie ......................................................... 123. Conditions de fonctionnement ....................................................63. 3. Engagements intermédiaires éventuels........................... 123.1. Les variables exogènes physiques .......................................64. Autres garanties ........................................................................ 133.2. La superficie et les conditions factuelles d'utilisation des4. 1 Pénalités pour non réalisation du niveau de service........ 13bâtiments .............................................................................6
3.3. Le comportement des usagers .............................................64. 2 Garantie de bon fonctionnement des installations à la fin
du contrat........................................................................... 134. Données historiques ....................................................................6VIII. DUREE DU CPE ...............................................
............................................... 145. Situation de référence .................................................................61. Durée préconisée....................................................................... 14IV. LISTE DES ACTIONS................................
ACTIONS.............................................
............................................. 72. Impact sur l'opérateur d'un retard dans la réalisation des1. Actions constitutives d'un CPE.....................................................7actions ........................................................................................ 142. Autres actions ..............................................................................72.1. Règle de base : le maintien de la date de mise en œuvreV. AUDIT ET PROGRAMME PERFORMANCIEL ............ 8
1. A la charge de la personne publique ..........................................8
1.1. L'audit patrimonial................................................................8
1.2. Programme performanciel prévisionnel ..............................9de la garantie..................................................................... 14
2.2. Règlecomplémentaire :lemaintiend'unepériodeminimale de suivi des actions effectuées ........................ 14
2. 3. Pénalités de retard ............................................................ 14
2. 4. Clauses d'exonération ....................................................... 142. A la charge de chaque candidat..................................................9
2.1. Le diagnostic complémentaire .............................................9
2.2. Indemnisation .......................................................................9Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |3RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010I. CARACTERISTIQUES ESSENTIELLES
L'article 5 de la loi de programmation relative à la mise en œuvre
du Grenelle de l'Environnement ( loi n° 2009-967 du 3 août
2009), dite "loi Grenelle 1", assigne aux bâtiments publics
l'objectif de réduire de 40 % leurs consommations énergétiques
d'ici 2020. Il en fait une obligation pour l'Etat et une
recommandation pour les collectivités territoriales.2. Définition
Le contrat de performance énergétique a pour objet de garantir
dans la durée une amélioration de l'efficacité énergétique d'un
bâtiment ou ensemble de bâtiments existant. L'amélioration de
l'efficacité énergétique consiste en la réduction de la
consommation énergétique et, le cas échéant, la modification du
niveau de service.3. Caractéristiques
Les économies d'énergie, en tant qu'elles sont garanties par
l'opérateur, permettent de couvrir, en tout ou partie, les
dépenses initialement consenties dans le projet.
Les actions mises en œuvre par l'opérateur peuvent porter sur le
sur les équipements techniques, sur l'exploitation
(conditions d'usage et comportement des usagers inclus), sur la
maintenance ou sur plusieurs domaines à la fois, dans les limites
fixées par le règlement de consultation.bâti,L’opérateur peut être un groupement d’entreprises de
compétences complémentaires. Dans ce cas, c’est le groupement
qui apporte la garantie.4. Responsabilité de l'opérateurL'engagement de l'opérateur doit être pris dans la durée pour
apporter une garantie à la personne publique de maintien de la
performance dans le temps.5. Champ d'application
Quand il s'applique à des bâtiments, un contrat de performance
énergétique peut porter sur un bâtiment ou sur un parc de
Il est recommandé de ne pas inclure dans le périmètre du CPE
des travaux qui n'ont pas pour objet ou pour effet indirect
l'amélioration de la performance énergétique, alors qu'ils en sont
dissociables techniquement.
Pour faciliter la clarté de l'exposé, ce guide est focalisé sur
l'amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments
publics. Mais les conditions et modalités énoncées sont valables
pour les CPE passés pour d'autres ouvrages, tels que les
installations d'éclairage public.6. Seuil de performance préconisé
Le CPE doit contribuer à la réalisation des objectifs de la loi
Grenelle I, à savoir une réduction d'ici 2020 d'au moins 38 % des
consommations d'énergie du parc de bâtiments existants et une
réduction d'ici 2015 de 20 % des consommations d'énergie des
bâtiments de l'Etat et de ses établissements publics.
En conséquence, il est fortement recommandé que le contrat de
Toutefois, un objectif d'économies inférieur peut être retenu si :Le CPE comporte, de la part de l'opérateur sélectionné, un
engagement sur un niveau défini et mesurable d'économies
d'énergie en volume pour un niveau de service donné.- le niveau de performance déjà atteint par le ou les bâtiments
d'origine, ou à la suite d’interventions précédentes ;L’opérateur ne peut apporter sa garantie de performance dans la
durée que s’il définit lui-même les moyens permettant d’obtenir
cette performance et s'il en contrôle la mise en œuvre. Le CPE
comporte donc, sous la responsabilité de l’opérateur, un
diagnostic, la définition des actions à mettre en œuvre pour
obtenir la performance énergétique, la mise en œuvre de ces
actions et une période de garantie de performance.- au regard des critères de rentabilité ou compte tenu des
contraintes budgétaires, le seuil de 20 % paraît difficile à
atteindre.L'obtention de la performance dépendant pour partie des
modalités de mise en œuvre de l'exploitation et/ou de la
maintenance, il importe que l'opérateur assume la responsabilité
de l'exploitation et/ou de la maintenance1 ou, si une de ces
prestations est exercée en régie par la personne publique, exerce
un certain contrôle, selon des modalités définies
contractuellement, sur l'activité de la régie en question.1Sachant que l'opérateur peut être constitué en groupement, au sein duquel une
entreprise assure l'exploitation, la maintenance ou les deux.Par conditions identiques on entend un même niveau de service et les mêmes
conditions de fonctionnement (cf § III).
24 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010II. VEHICULES JURIDIQUES
2. 2. La possibilité de recourir à un marché global1. Rappel du droit européen
Le contrat de performance énergétique est défini par la directive
européenne 2006/32 du 5 avril 2006 relative à l'efficacité
énergétique dans les utilisations finales de l'énergie, dans son
article 3 intitulé "définitions", au § j, comme "un accord
contractuel entre le bénéficiaire et le fournisseur (normalement
une SSE) d'une mesure visant à améliorer l'efficacité
énergétique, selon lequel des investissements dans cette mesure
sont consentis afin de parvenir à un niveau d'amélioration de
l'efficacité énergétique qui est contractuellement défini".
Le terme "mesure" doit être entendu ici comme "action", au
sens de la partie IV de ce guide. Cette action peut être
immatérielle aussi bien que matérielle.
Par ailleurs, dans le même article 3, au § m, le contrat de
performance énergétique figure dans la liste des "instruments
financiers pour les économies d'énergie", au même titre que "les
(autres) contrats qui sont mis sur le marché par des organismes
publics ou privés afin de réduire en partie ou de couvrir
totalement les coûts initiaux d'un projet de mise en œuvre de
mesures visant à améliorer l'efficacité énergétique".2. Le droit français (cf. annexe 1)
2. 1. Marché public (MPPE) et
contrat de partenariat (CPPE)
Le Contrat de Performance Energétique n’est pas un mode
contractuel supplémentaire ; il utilise les modes contractuels
existants en les caractérisant pour leur conférer la dimension
"amélioration de l’efficacité énergétique avec garantie de
résultat dans la durée".
Aux termes de l'article 5, I de la loi n° 2009-967 du 3 août 2009,
dite "loi Grenelle I", deux véhicules juridiques sont utilisables
pour un CPE portant sur un ouvrage public : le contrat de
partenariat, qui relève de la catégorie des PPP (Partenariats
public-privé), et que ce guide propose d'intituler "Contrat de
partenariat de performance énergétique" (CPPE), et le marché
public, que ce guide propose d’intituler "Marché public de
performance énergétique" (MPPE).
Rappelons que le mode de rémunération de l’opérateur n'est pas
le même dans un marché public et dans un contrat de
partenariat. Dans le cadre d'un marché public, le paiement est
effectué par l’acheteur public sous forme d'avance, d'acomptes,
puis de solde, au fur et à mesure de l'avancement des travaux ou
de la réalisation des prestations. Dans le cadre d'un contrat de
partenariat, la personne publique verse au cocontractant un loyer
périodique (qui peut être annuel, trimestriel ou mensuel)
correspondant aux charges d'investissement, d’exploitation et de
financement. Ce loyer est modulé par la bonne réalisation des
objectifs et, si c'est prévu au contrat, les recettes annexes.L'article 5 I de la loi Grenelle I recommande de manière non
exclusive de passer un CPE sous forme de marché global,
"regroupant les prestations de conception, de réalisation et
d'exploitation ou de maintenance, dès lors que les améliorations
de l'efficacité énergétique sont garanties contractuellement".
L’art. 7.1.1. de la circulaire du 29 décembre 2009 relative au
confirme qu’il peut être recouru à un marché global pour passer
un contrat de performance énergétique.2. 3. Qualification juridique du CPE en marché public
Selon la nature des prestations prévues et leur importance
relative, le MPPE sera un marché de travaux ou un marché de
services.2. 4. Procédure de passation
Compte tenu de son aspect global et des engagements de
l'opérateur dans la durée, un CPE pourra généralement,
moyennant la production de justificatifs, être considéré comme
complexe au sens de l'article 29 de la directive 2004/18 du 31
mars 20043, qui autorise le recours au dialogue compétitif.
Cette notion est reprise en droit français, s'agissant des marchés
publics dans l'article 36 du Code des Marchés Publics, l'article 122° de l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 et les articles 38
à 40 du décret d'application n° 2005-1742 du 30 décembre 2005
et s'agissant des contrats de partenariat dans l'article 5 de
l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 et l'article L. 1414-5
Pour autant, cette procédure ne constitue pas une obligation et la
personne publique devra veiller à en limiter autant que possible
• S'agissant des MPPE, la personne publique peut recourir à la
procédure négociée ou à la procédure adaptée, sous réserve
de satisfaire aux conditions légales et réglementaires.2. 5. Assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO)
Compte tenu de la complexité et de la spécificité des
problématiques techniques et contractuelles mises en jeu (choix
du véhicule juridique en amont de la consultation, réalisation de
l'audit patrimonial, mise au point du contrat, mesure et
valorisation monétaire des économies d'énergie, suivi du
contrat), il pourra être utile pour la personne publique de
s’entourer des conseils d’un assistant à maître d’ouvrage
spécialisé.Directive relative à la coordination des procédures de passation des
3Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |5RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010III. TERMES EMPLOYES
Le niveau de service comprend le confort thermique (niveau de
température intérieure, hygrométrie, degré de renouvellement
de l'air, etc.) et la qualité d'usage (maîtrise plus ou moins grande
par l'usager des conditions d'usage).2. Conditions d'usage
Ce sont les conditions relatives à la mise en œuvre du service,
constatées au départ ou dont les modifications sont prévues dans
le contrat.Exemple : possibilité ou non d'ouvrir les fenêtres ; extinction
compensateurs tels que l'arrêt de la climatisation.3. Conditions de fonctionnement
Ce sont les variables indépendantes des actions de l'opérateur
et ayant une incidence sur la consommation énergétique. On
peut les classer en trois catégories :3.1. Les variables exogènes physiques
Elles sont par nature indépendantes de l'opérateur et de la
personne publique, et sont susceptibles d'avoir un impact
significatif – au-delà d'un degré d'incertitude défini par le contrat
- sur la consommation énergétique du ou des bâtiments
considérés, telles que :
- les conditions météorologiques (la température, définie par des
- l'évolution de la technologie, en tant qu'elle a une influence sur
(ex : diminution de la consommation unitaire des ordinateurs).3.2. La superficie et les conditions factuelles
d'utilisation des bâtiments
Leur modification éventuelle relève de la personne publique.
Les conditions factuelles d'utilisation des bâtiments sont, de
- le taux d'occupation, qui peut varier avec le nombre d'agents
employés, les horaires d'ouverture ou encore la fréquence
d'utilisation des salles communes ;NB : L'évolution de la superficie et des conditions factuelles
d'utilisation des bâtiments entre les données historiques et la
situation mesurée périodiquement introduit un degré
d'incertitude dans les objectifs chiffrés de performance. Pour que
ce degré d'incertitude reste raisonnable, il est recommandé de
privilégier, dans le recours au CPE, les bâtiments ou ouvrages
dont la superficie n'est pas appelée à varier considérablement et
pour l'utilisation desquels la personne publique dispose d'une
certaine visibilité.3.3. Le comportement des usagers
Est visé ici le comportement des usagers en tant qu’il relève de
leur liberté propre.Exemple : ouverture plus ou moins fréquente des fenêtres quand
la possibilité matérielle existe, extinction ou non de l'éclairage
lors de leur départ des lieux, mise en veille ou non de leur
ordinateur, quand ils ne l'utilisent pas.4. Données historiques
Les données historiques comprennent, dans la mesure du
possible :- les consommations énergétiques, en volume et en valeur,
constatées sur une période donnée antérieure au CPE, au moins
annuelle et si possible pluriannuelle ; ces données sont réparties
par type d’énergie et, lorsque cela est possible, par poste
physique de dépense ;- le niveau de service constaté (température intérieure,
hygrométrie et autres données éventuelles) ;
- les données relatives aux variables exogènes physiques
pendant la période passée considérée (notamment la
température extérieure) ;- la superficie et les conditions factuelles d'utilisation des
bâtiments objet du CPE pendant cette même période ;
- si c'est jugé pertinent, les conditions d'usage en cours.5. Situation de référence
La "situation de référence" est la situation servant de base au
calcul de la performance énergétique, en tant que situation
réputée acquise en l’absence des actions à mener au titre du
contrat.- le changement d'affectation du bâtiment, en tant qu'il induit un
changement du niveau de consommation d'énergie ;C'est à elle que vont "se référer" les cocontractants, à chaque
évaluation périodique de la performance, pour calculer le
différentiel de consommation d'énergie. Elle constitue une des
pièces essentielles du contrat.- le taux d'équipement des locaux en matériel consommateur
d'énergie (ex : ordinateurs) ;La situation de référence correspond aux données historiques
validées par les coco-contractants. Quand il est fait appel à un- les actions sur le bâti ne relevant pas du contrat, mais
susceptibles d'avoir un impact sur la consommation énergétique
(ex : réfection du toit, si elle n'est pas intégrée dans le CPE).protocole de mesure et de vérification (v. infra Partie VI), la
situation de référence est une présentation modélisée,
fonctionnelle, des données historiques validées, ce qui facilite
son ajustement par la suite.6 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010IV. LISTE DES ACTIONS
1. Actions constitutives d'un CPE2. Autres actionsSont susceptibles d'être mises en œuvre dans un CPE toutes les
actions nécessaires à l’obtention des résultats que l’opérateur
garantit. Elles peuvent consister en des actions matérielles ou
immatérielles.La fourniture d'énergie n'est pas en soi constitutive d'un CPE. La
personne publique qui déciderait de la faire figurer dans le
dossier de consultation des entreprises, sous forme d'obligation
ou de variante5, doit s'assurer au préalable que cette disposition
n'est pas de nature à restreindre anormalement le nombre des
candidats et doit s'assurer de la lisibilité des consommations
d'énergie au cours du contrat.Ces actions peuvent porter, de façon non exhaustive, sur :
- l’amélioration des performances thermiques du bâti ;
- l’amélioration de l’efficacité énergétique des équipements, des
systèmes de production, distribution4 et régulation du chauffage
et des systèmes de climatisation des locaux, l’amélioration de
l’efficacité énergétique de l’éclairage et, plus généralement,
l’amélioration de l’efficacité énergétique de tout équipement ou
système producteur ou consommateur d’énergie ;
- le renouvellement d’air des locaux, l'hygrométrie ;
- la télégestion ou téléexploitation ;
- la modification des conditions d'usage des bâtiments ;
- le comportement des usagers : le contrat peut prévoir une
formation ou une sensibilisation des usagers aux économies
publique en termes de niveau de service.NB :
1. Un CPE peut comporter une combinaison de tout ou partie de
ces actions, ou se limiter à une seule de ces actions, sous réserve
de respecter les conditions énoncées dans ce guide, notamment
la garantie d'une performance dans la durée, une fois l'action
réalisée ou mise en place. L'ordre de présentation de la liste cidessus ne constitue, ni un ordre de rentabilité décroissante ou
croissante, ni un ordre de priorité.Dans le cas contraire, il est souhaitable de séparer le contrat
visant aux économies d’énergie et le contrat relatif à la
Le recours à des énergies renouvelables en substitution
d'énergies conventionnelles peut figurer parmi les critères de
sélection dans le dossier de consultation des opérateurs
économiques, dans la mesure où il contribue à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre au-delà de l'impact de la
réduction de la consommation d'énergie. Mais le recours à des
énergies renouvelables en substitution d'énergies dites
"conventionnelles" n'est pas en soi constitutif d'un CPE.
Si les énergies renouvelables mises en place alimentent le ou les
bâtiments qui sont l’objet du CPE, la consommation d'énergie en
résultant est comptabilisée dans la consommation globale
d'énergie, au même titre que les autres énergies. Si cette
énergie est remise dans le réseau électrique ou, quelle que soit
sa forme, vendue à un autre usager, elle peut constituer une
recette annexe, mais ne vient pas en déduction de la
consommation globale d'énergie.
Par ailleurs, il convient de tenir compte, autant que possible et
dans la mesure où la personne publique dispose des instruments
de mesure adéquats, du cycle de vie des installations et de
l'énergie renouvelable en question dans l'évaluation de la
réduction des émissions de gaz à effet de serre.2. La modification des conditions d'usage des bâtiments et les
actions relatives au comportement des usagers peuvent avoir
une incidence notable sur l’obtention des résultats, avec un
retour sur investissement particulièrement rapide.
La modification, si elle est prévue, des conditions d'usage, doit
être formalisée sous la forme d'une convention d'usage ou sous
forme de clauses insérées dans le CPE.
3. Les actions ayant un effet sur la température des locaux
peuvent viser, selon les cas, à augmenter ou à baisser la
température moyenne.En respectant les exigences de l’article 50 du Code des Marchés Publics,
détaillées dans l’article 4.5 de la circulaire du 29 décembre 2009 relative
au guide de bonnes pratiques en matière de marchés publics.54notamment le désembouage et l’équilibrage des réseaux.Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |7RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010V. AUDIT ET PROGRAMME PERFORMANCIEL
Un audit complet et fiable de l’ouvrage concerné, avec le coût
que cela comporte, constitue un préalable essentiel à la
conclusion d'un CPE. Il convient de distinguer l'audit patrimonial,
qui relève de la personne publique, et le diagnostic
complémentaire, qui est de la responsabilité de chacun des
De l'audit patrimonial découle un "programme performanciel
prévisionnel", à partir duquel chaque candidat propose un
programme, qui, après négociation ou dialogue avec la personne
publique, donne lieu à un programme que l'on qualifiera de
négocié".
performanciel de l'attributaire retenu, tel qu'il figure au contrat,
est qualifié de "programme performanciel définitif."
On distinguera, selon l'ordre chronologique, les données et
documents à la charge de la personne publique qui doivent
figurer dans l'avis d'appel public à la concurrence et dans le
règlement de consultation – à côté des données et pièces
administratives prévues par les textes -, les documents à la
charge de chacun des candidats et les documents contractuels (cf
schéma en annexe 2).1. A la charge de la personne publique
L'audit patrimonial, assorti d'un programme performanciel
prévisionnel, doit figurer dans le dossier de consultation d'un CPE.1.1. L'audit patrimonial
Un audit patrimonial est une mission d’études qui a pour objet de
décrire l’ouvrage sur le plan de son enveloppe, de ses
équipements techniques et de son mode de fonctionnement. Il
fournit un état des lieux, une analyse fonctionnelle, urbanistique,
architecturale, technique et thermique du bâti existant et de ses
équipements. Il indique en particulier les consommations
L'audit patrimonial peut porter, comme le contrat lui-même, sur
un seul bâtiment ou sur un parc de bâtiments.Rôle de la personne publique
L'audit patrimonial se situe en amont de toute consultation
portant sur un CPE. Il est à la charge de la personne publique. Il
peut être réalisé en interne ou par un prestataire externe (tel
qu'un AMO), auquel cas cet audit fait l'objet d'un marché
préalable indépendant du CPE.
Pour le patrimoine de l'Etat, on se réfèrera utilement aux
résultats d'audits effectués sous la responsabilité de France
Domaine et des responsables du Plan Bâtiment en DREAL, dans le
cadre de la campagne 2009/2010 et des objectifs fixés par la loi
Grenelle 1.Objectifs
Le premier objectif de l'audit patrimonial est de renseigner la
personne publique sur la nature et l'importance des gisements
d’économie d’énergie et de lui permettre en conséquence de :a) choisir, parmi d'autres éléments de décision - notamment
l'ampleur du périmètre de bâtiments visés - le véhicule juridique
le mieux adapté à l'amélioration de l’efficacité énergétique du
patrimoine concerné (CPE ou non ; CPPE ou MPPE) ;
b) établir un programme performanciel prévisionnel
d’amélioration de l’efficacité énergétique (v infra § 1. 2), en
effectuer l’estimation financière, estimer la durée du contrat et
faire figurer, si cela est jugé nécessaire, une enveloppe
budgétaire dans le règlement de consultation.Le deuxième objectif de l'audit patrimonial est de renseigner les
opérateurs répondant à la consultation, afin qu'ils puissent
déterminer de façon adéquate les conditions de leur offre.Contenu
L'audit patrimonial comporte au minimum les données
historiques,, qui permettront d'établir la situation de référence
figurant au contrat (cf § III, 4 et 5).
L'audit patrimonial comporte également, sauf justification
contraire et de manière non exhaustive, les éléments suivants,
qu'il convient de réactualiser avant la signature du contrat :
- La description du bâti et de son état, y compris les éléments de
structure, ainsi que les informations sur les travaux effectués sur
les cinq dernières années. Cette description est étendue le cas
échéant aux VRD (Voirie et Réseaux Divers) et aux espaces
- La description technique et le mode de fonctionnement des
équipements relatifs au chauffage, à la ventilation, à la
climatisation, à la production d’eau chaude sanitaire, à
l’éclairage, ainsi qu’à tous les autres usages consommateurs
d'énergie du bâtiment (informatique, ascenseurs, …). Cette
description inclut les puissances installées des matériels et
équipements de consommation d’énergie, ainsi que les
informations sur les travaux effectués sur les cinq dernières
- Les modalités et les coûts de gestion du site : contrats
d’exploitation, de maintenance, de fourniture d’énergie ;
pratiques d’utilisation du chauffage, de la ventilation, de la
climatisation, de l’eau chaude sanitaire et de l’éclairage par les
occupants du site.
- La vérification de la conformité réglementaire du bâtiment
(sécurité incendie, ascenseurs, installations électriques), sans
préjudice des autres dispositions de droit commun applicables
(notamment celles relatives à l'amiante et au plomb).NB : Afin que l'audit patrimonial puisse être effectué dans les
meilleures conditions, la personne publique doit mettre à la
disposition de l’auditeur interne ou externe sélectionné pour le
réaliser les levés géométriques aux échelles convenables, les
plans des réseaux, les études de sol ainsi que les éléments
d’expertise technique tels que les notes de calcul et les plans en
sa possession. Si ces documents ne peuvent être fournis par la
personne publique, leur établissement pourra être confié à
l’auditeur interne ou externe sélectionné pour réaliser l’audit, à
charge pour lui de recourir, si nécessaire, à un ou des prestataires
spécialisés.8 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 20101.2. Programme performanciel
performanciel prévisionnel
La personne publique doit faire figurer dans le dossier de
consultation des opérateurs un programme performanciel
prévisionnel d'amélioration de l’efficacité énergétique.
Ce programme performanciel prévisionnel comporte un objectif
de réduction garantie de la consommation énergétique globale,
pour un niveau de service défini, et indique l'évolution prévisible
de la superficie et l'évolution prévisible des conditions factuelles
d'utilisation des bâtiments par rapport aux conditions existantes,
sachant que le contrat doit prévoir des modalités d'ajustement si
la réalité s'avère différente des prévisions.
L'objectif de réduction de la consommation énergétique est
exprimé en pourcentage, sous forme de plancher ou de
fourchette, et porte sur l'énergie primaire.
La durée du contrat et l'exigence de performance minimale
doivent figurer dans l'avis d'appel public à la concurrence et dans
le règlement de consultation.2. A la charge de chaque candidat
Chaque candidat effectue un diagnostic complémentaire et
propose un programme performanciel s'inscrivant dans le
programme performanciel prévisionnel figurant au dossier de
consultation. A l'issue de la phase de négociation ou de dialogue
avec la personne publique, le programme de chacun des
candidats admis à y participer est qualifié de programme
performanciel négocié.possible, afin de réduire le coût des diagnostics complémentaires
estimés nécessaires par les opérateurs.3. Pièces contractuelles
3. 1. Audit contractuel et situation de référence
Les données historiques figurant dans l'audit patrimonial,
éventuellement corrigées par le diagnostic complémentaire,
donnent lieu à l'établissement conjoint par la personne publique
et l'opérateur d'une situation de référence,, qui constitue une des
pièces contractuelles.L'audit contractuel comprend au minimum la situation de
référence et, sous réserve de l'accord des co-contractants, toute
autre donnée quantitative ou technique figurant dans l'audit
patrimonial ou le diagnostic complémentaire.
L'attention de la personne publique est appelée sur le fait que les
données à caractère technique ou pouvant s'apparenter à des
préconisations figurant dans l'audit contractuel sont susceptibles
d'engager sa responsabilité en cas de non réalisation de l'objectif
Dans la mesure où des éléments complémentaires apparaissent
en cours d’exécution du CPE, les parties en déterminent les
conséquences quant aux ajustements contractuels nécessaires. Il
en est ainsi des inexactitudes, imprécisions ou omissions qui
pourraient figurer dans certains documents fournis par la
personne publique.3. 2. Programme performanciel définitif
2.1. Le diagnostic complémentaire
Les candidats seront vraisemblablement amenés à effectuer un
diagnostic complémentaire afin d'affiner leur offre. En
conséquence, il est recommandé à la personne publique de le
prévoir dans la procédure.
Ce diagnostic complémentaire a pour objet, d'une part de vérifier
les données, tant techniques que chiffrées, figurant dans l'audit
patrimonial, et notamment les données historiques, d'autre part
d'affiner en tant que de besoin l'analyse technique. Un temps
suffisant doit être attribué aux candidats pendant la phase de
dialogue pour procéder à ce diagnostic.Une fois l'attributaire sélectionné, le programme performanciel
définitif constitue l'une des pièces contractuelles du CPE.
Le programme performanciel (prévisionnel et définitif) peut
contenir des exigences techniques au vu des travaux ou actions
à réaliser, mais sans pour autant indiquer tous les moyens
permettant d'obtenir les résultats attendus.2.2. Indemnisation
En vertu des textes en vigueur et sous réserve de l'indiquer dans
le règlement de consultation ou l'avis d'appel public à la
concurrence, le diagnostic complémentaire peut donner lieu à
indemnisation. Cette indemnisation est intégrée dans
l'indemnisation de l'ensemble des études réalisées en vue de
l'obtention du marché ou du contrat de partenariat.
S'agissant de l’attributaire du CPE, l'indemnisation des études
réalisées en vue de l'obtention du marché ou du contrat de
partenariat dont il a pu bénéficier vient en déduction de la
rémunération qui lui est due au titre des études réalisées dans le
cadre du contrat.
Il est de l'intérêt financier bien compris de la personne publique
de faire en sorte que l'audit patrimonial soit le plus completCommissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |9RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010VI. MESURE ET VERIFICATION DE LA PERFORMANCE
1. Comment caractériser la performance ?
1. 1. Définition de la performance
La performance attendue est une amélioration de l’efficacité
L'amélioration de l’efficacité énergétique est mesurée par l'écart
de consommation énergétique entre une situation de
référence ajustée, qui tient compte de la modification du niveau
de service et des conditions de fonctionnement, et une situation
mesurée périodiquement
périodiq uement pendant la période de garantie.
La situation de référence ajustée et la situation mesurée sont
définies ci-dessous.érifier la performance
2. Mesurer et vvérifier
La mesure et la vérification de la performance supposent de
comparer dans des conditions identiques les consommations
énergétiques mesurées périodiquement avec la consommation
historique.2. 1 Qu'entendQu'entend-on par conditions identiques ?
Par conditions identiques, on entend un même niveau de
service et les mêmes conditions de fonctionnement. Pour
la définition de ces termes, on se reportera à la partie III
2. 2 Support méthodologique1. 2. Expression de la performance
La performance porte sur un écart de consommation en volume ;
elle est exprimée en pourcentage.
La comparaison entre les offres se fait sur la base des économies
attendues de consommation en énergie primaire. L'engagement,
tel qu'il figure dans le contrat, porte sur un écart de
consommation en énergie primaire. Mais, pour sa bonne lisibilité,l’engagement
l’engagement doit être libellé à la fois en énergie primaire et
en énergie finale. La mesure est faite, moyennant un
ajustement figurant au contrat, sur l’écart de consommation
Pour fixer le rapport entre énergie finale et énergie primaire, on
se réfèrera aux coefficients de conversion d'énergie finale en
énergie primaire retenus dans la Réglementation Thermique en
vigueur au moment de la signature du contrat. Ces coefficients
font partie du contrat et devront figurer en annexe.
Dans le cas où certains équipements, tels des chaufferies,
seraient alimentés par deux ou plusieurs énergies différentes, le
contrat pourra prévoir une clause d'ajustement de l'engagement
en énergie primaire au cas où le mix énergétique initialement
prévu serait remis en cause pour des raisons recevables par la
personne publique6.1. 3 Formule de calcul de la performance
Économie d’énergie=
Consommation de la situation de
référence ajustée–
Consommation de la situation mesuréePar exemple : des difficultés d’approvisionnement pour une des
énergies concernées.
6Afin de prendre en compte la variation des conditions présentées
ci-dessus selon des modalités rigoureuses et qui bénéficient de
l'accord des deux parties au contrat, il est recommandé d'inclure
dans le dossier de consultation et de faire figurer dans le contratun protocole de mesure et de vérification
qui soit opposable à chacun des cocontractants pendant et à la
fin du contrat. La mise en place du protocole, ainsi que sa mise
en œuvre, sont en principe à la charge de l'opérateur, mais
doivent être à tout moment vérifiables par la personne publique
(qui peut se faire assister à cet effet par un AMO).
Compte tenu de la filiation commune des quelques protocoles de
mesure et de vérification de la performance énergétique existant
actuellement sur le marché, le recours au protocole connu sous le
nom d'IPMVP, dénominateur commun de la plupart des
protocoles actuellement utilisés, est fortement recommandé.
Il est souhaitable que le coût de mise en place et de gestion des
opérations de mesure et de vérification ne dépasse pas 10% de
l’économie attendue sur toute la durée du contrat.L'IPMVP, International Performance Measure and Verification
Protocol est un protocole géré par l’Association EVO,
non gouvernementale d’origine
américaine sans but lucratif, entièrement dédiée à créer des
protocoles portant sur la mesure et la vérification du rendement
d’un projet en efficacité énergétique (voir annexe 3). L'emploi et
le téléchargement du protocole IPMVP sont totalement gratuits.
A défaut du recours à un protocole formalisé, il est recommandé
de faire figurer dans le contrat la liste des variables prises en
compte dans la vérification de la garantie de performance et les
modalités de leur prise en compte.2. 3. Les différentes situations
Conformément aux préconisations figurant dans le protocole
IPMVP, mais indépendamment du recours à ce protocole, il est
recommandé de renseigner les quatre situations suivantes : les
données historiques, la situation de référence, la situation de
référence ajustée et la situation mesurée à chaque échéance de
Les deux premières situations sont définies en partie III. Elles
doivent figurer dans le contrat, de même que la méthode
d'ajustement.10 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010Situation de référence ajustéePour obtenir des conditions identiques, le protocole IPMVP fait le
choix d'ajuster la situation de référence aux conditions de la
situation constatée à chaque échéance de vérification.ajustement de la situation de référence, mais à un ajustement
de la base de référence ("ABR"). Lorsque ces modifications
importantes sont anticipées, l'ajustement peut intervenir avant la
signature du contrat et figurer audit contrat.
Formule d’ajustementDéfinition
La situation de référence ajustée prend en compte les évolutions
constatées en cours de contrat dans :
- le niveau de service (modification prévue dans le contrat et à la
charge de l'opérateur) ;
- les conditions de fonctionnement telles que définies en partie
III (variables exogènes physiques, superficie, conditions factuelles
d'utilisation) ;
- le comportement des usagers, s'il peut être démontré qu'il va
manifestement à l'encontre de la convention d'usage définie
La situation de référence ajustée ainsi obtenue se substitue à la
situation de référence et peut être comparée à la situation
mesurée à chaque échéance de vérification (voir schéma).
CaractéristiquesEn amont des actions destinées à améliorer la performance
énergétique, sont établies une situation de référence et une
formule d’ajustement contractuelle.
La formule évalue l’impact sur la consommation d’énergie des
variables dont le mode de variation est récurrent et, dans
certains cas, lorsque les éléments d’analyse le permettent,
l'impact sur la consommation d'énergie des variables dont le
mode de variation est exceptionnel.
La formule d’ajustement est figée pour la durée du contrat. Elle
ne peut être révisée que dans des cas particuliers de modification
significative d’un ou de plusieurs éléments relevant du mode de
variation dit "exceptionnel" et non pris en compte dans son
établissement. D'une façon générale, ne sont pris en compte que
les ajustements mentionnés expressément dans le contrat (liste
des variables et modalités de leur prise en compte).
Dans le protocole IPMVP, on distingue :
- les ajustements périodiques, qui sont effectués à chaque
échéance de vérification, et qui prennent en compte les
variations à caractère récurrent (ex : la température extérieure,
sauf accident météorologique) ;
- les ajustements dits non périodiques, qui prennent en compte
les variations à caractère exceptionnel (ex : le périmètre du
bâtiment et ses conditions factuelles d'utilisation).Situation mesuréeLa situation mesurée comprend :
- les consommations énergétiques mesurées en situation réelle
pour une période donnée du contrat ;
- le niveau de service mesuré en situation réelle pour une
période donnée du contrat ;
- les conditions de fonctionnement mesurées en situation réelle
pour une période donnée du contrat.Ne sont prises en compte que les variables dont la variation est
Lorsque se produisent des modifications à caractère exceptionnel
qui sont particulièrement importantes, il est procédé, non à un
Modélisation des consommations d’énergie avant et après mise en œuvre du CPESource : IPMVPCommissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |11RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010VII. LA GARANTIE DE PERFORMANCE
1. Mise en oeuvre de la garantie
Le contrat doit prévoir l'indemnisation par l'opérateur de la soussousperformance et l'attribution à l'opérateur d'une prime à la sursur performance.
- prise en charge intégrale par l'opérateur, chaque année, à
partir de la date de mise en œuvre de la garantie, du surplus
éventuel de consommation énergétique par rapport à
- partage entre la personne publique et l'opérateur de l'économie
éventuelle de consommation énergétique par rapport à
l'engagement, selon une clef de répartition figurant au contrat
qui peut être de 50/50 ou différente ; sauf accord entre les deux
parties figurant au contrat, ce partage est réalisé chaque année à
partir de la date de mise en œuvre de la garantie.
Le CPE repose sur un engagement de performance global,
résultant de la conjugaison de différentes actions. Il ne relève pas
de la responsabilité de la personne publique, mais de l'opérateur,
de mesurer le bénéfice imputable à chacune des actions.2. Modalités de calcul et de versement
Le montant en valeur de l'écart de consommation par rapport à
l'engagement, que cet écart soit positif ou négatif, peut être
calculé, soit grâce à un prix unitaire défini au contrat, soit grâce
aux prix moyens ou constatés des énergies consommées pour la
période considérée, ou selon toute autre formule
contractuellement définie.
En cas de soussous-performance,
performance l’opérateur est redevable envers la
personne publique de la somme correspondant au non respect
du montant en volume des économies d'énergie garanties7. Cette
somme vient, s'agissant d'un CPPE, en déduction du loyer versé
par la personne publique8 et, s'agissant d'un MPPE, en déduction
du paiement des prestations d'exploitation et de maintenance, à
charge pour l'opérateur, en cas de groupement, d'en effectuer en
interne la répartition.
En cas de sursur-performance,
performance et sous réserve du respect des
engagements relatifs au niveau de service, la personne publique
est redevable envers l'opérateur d'une partie de la somme
correspondant au gain par rapport à l'engagement contractuel,
selon la clef de répartition prévue au contrat et selon desmodalités qui doivent figurer dans le contrat. Cette somme vient,
s'agissant d'un CPPE, en augmentation du loyer versé par la
personne publique et, s'agissant d'un MPPE, en augmentation du
paiement des prestations d'exploitation et de maintenance9.
La personne publique devra s'assurer que l'opérateur a la
capacité financière d'assumer le risque de sous-performance ou
qu'il est assuré à cet effet pendant toute la durée du contrat.3. Période de garantie
3. 1. Date de mise en œuvre de la garantie
La date de mise en œuvre de la garantie est, sauf accord entre
les deux parties figurant au contrat, la date contractuellement
prévue d'achèvement des actions, ou de la première tranche
d'actions, moyennant, le cas échéant, une période de réglage et
La durée maximale de cette période de réglage et de mise au
point doit être fixée contractuellement.3. 2. Durée de la garantie
La garantie de performance porte, à partir de sa date de mise en
œuvre, sur toute la durée restante du contrat.
La réalisation de l'engagement de performance fait l'objet, une
fois la première tranche d'actions achevée, de vérifications
périodiques dont la fréquence est définie contractuellement.
Compte tenu des implications financières de la garantie de
performance, la fréquence recommandée est au minimum
annuelle.3. 3. Engagements intermédiaires éventuels
La garantie de performance peut inclure des engagements
intermédiaires, définis dans le temps, d'un niveau inférieur au
niveau prévu à l'issue de la réalisation de l'ensemble des actions
et correspondant aux dates de mise en œuvre de tranches
d’actions successives.Exemple : dans un CPE incluant des travaux sur le bâti et
commençant par ces travaux – sachant que l'ordre des actions
peut être différent -, le premier engagement chiffré démarre,
sauf clause contractuelle expresse, à la date contractuellement
prévue de réception desdits travaux, moyennant la période de
réglage et de mise au point contractuellement prévue. Dans la
suite du contrat, la vérification est annuelle ou pluri-annuelle.
Une tranche d'actions peut comporter un seul type d'actions10 ou
plusieurs types d'actions simultanées11.7 Dans le cas où la fourniture d'énergie est intégrée dans le CPE,
l'opérateur devra fournir la quantité d'énergie supplémentaire nécessaire
à l'obtention du niveau de service contractuel, sans répercussion sur la
rémunération qu'il reçoit de la personne publique, qui est ainsi
dédommagée des conséquences de l'excès de consommation.
8 L’article 11 d de l’ordonnance du 17 juin 2004 et l’article L.1414-12 du
CGCT précisent que « un contrat de partenariat comporte nécessairement
des clauses relatives […] notamment aux conditions dans lesquelles,
chaque année, les sommes dues par la personne publique à son
cocontractant et celles dont celui-ci est redevable au titre de pénalités ou
de sanctions font l'objet d'une compensation ».9 Dans le cas où la fourniture d'énergie est intégrée dans le CPE,
l'opérateur versera à la personne publique la part du gain, par rapport à
l'engagement contractuel, qui revient à la personne publique selon la clef
de répartition prévue au contrat.
Ex : Actions sur le bâti ou remplacement des équipements
énergétiques ou amélioration de l'exploitation.10Ex : le changement des fenêtres, le changement d'une chaudière et la
mise en place d'un système de télégestion.
1112 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010Si la réduction de consommation énergétique prévue à
l'achèvement de la première tranche d'actions est par nature
imputable aux actions en question, la réduction supplémentaire
de consommation énergétique prévue à l'achèvement de la ou
des tranches d'actions suivantes ne doit pas être imputée
directement aux actions complémentaires en question, mais à
l'ensemble des actions réalisées depuis la mise en œuvre du CPE.
Dans le cadre d'un contrat de partenariat, le loyer versé par la
personne publique est modulé en fonction du coût de chaque
tranche d'actions.A l’approche de la fin du contrat, la personne publique et
l’opérateur établissent, lors d'une visite contradictoire, un bilan
de l’état des biens, équipements et ouvrages concernés et, s’il y
lieu, fixent la liste des travaux et des interventions de
maintenance que l’opérateur devra avoir exécutés avant la fin du
contrat pour satisfaire à l’exigence de remise à la personne
publique des biens concernés en bon état d’entretien et de
fonctionnement.NB : L'attention de la personne publique est appelée sur le fait
que la contractualisation d'engagements intermédiaires apporte
un élément de complexité au CPE (en termes de mesure et
vérification de la performance et en termes de litiges éventuels).4. Autres garanties
4. 1 Pénalités pour non réalisation du niveau de
La non conformité des prestations peut résulter d’un retard,
d’une interruption, d’une insuffisance ou d’un excès dans
l’obtention des niveaux de service contractuels que l’opérateur a
la charge de contrôler.
La non conformité est sanctionnée par une pénalité.
Le contrat fixe le montant de la pénalité en fonction de la nature
du service non fourni. Il mentionne, en outre, pour chaque type
de non-conformité prévue, l’écart maximal par rapport au niveau
de service contractuel au-delà duquel il y aura non-conformité.
Cette pénalité est indépendante de celle qui pourrait résulter
d’une sous performance relative à l’amélioration de l’efficacité
énergétique. Son montant doit être suffisamment important au
regard de l'impact financier d'une sous performance éventuelle
pour que le niveau de service ne risque pas de constituer une
Le contrat prévoit la durée et, éventuellement la période, des
travaux annuels d’entretien portant sur les équipements
techniques concernés par le CPE. Les arrêts ou insuffisances
engendrés par ces travaux d’entretien ne seront pas générateurs
de pénalités.4. 2 Garantie de bon fonctionnement
foncti onnement des
installations à la fin du contrat
Les biens, équipements et ouvrages inclus dans le périmètre du
contrat de performance énergétique doivent être remis à la
personne publique en bon état d’entretien et de fonctionnement
A cette fin, un inventaire de ces biens, équipements et ouvrages
est dressé à l’issue de la mise en œuvre des actions, c'est-à-dire
au démarrage de la période de garantie de l’amélioration de
Cet inventaire est tenu à jour, en cas de besoin, au fur et à
mesure du déroulement du contrat.Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |13RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010VIII.
VIII. DUREE DU CPE
On définit la durée du contrat en additionnant la durée de mise
en œuvre des actions préalables au démarrage de la garantie
(période de réglage et de mise au point incluse) et la durée de la
période de garantie de performance.
Il convient de distinguer la période de garantie, qui est
contractuellement définie et est indépendante de l'état
d'avancement effectif des actions, et la période de suivi, qui est
la période qui s'étend entre l'achèvement effectif des actions (ou
d'une tranche d'actions) et la fin du contrat.1. Durée préconisée
Il est recommandé que la durée minimale de la période de suivi
et de garantie de la performance, une fois les actions achevées,
ne soit pas inférieure à cinq années (ou cinq saisons de chauffe).
Une durée plus longue, dans la limite des règles de la commande
publique, apporte une sécurité supplémentaire au maître
d’ouvrage.2. Impact sur l'opérateur d'un retard dans la
2.1. Règle de base : le maintien de la date de mise2. 3. Pénalités de retard
La mise en œuvre de la garantie de performance ne se substitue
pas aux pénalités de retard de droit commun. Toutefois, la
fixation dans le contrat du montant de ces pénalités devra tenir
compte de la charge pour l'opérateur que constitue la garantie
en question.2. 4. Clauses d'exonération
Le contrat devra prévoir des clauses d'exonération en cas de
force majeure ou en cas de retard non imputable à l'opérateur.
Une des formes d'exonération pourra être de différer la date de
démarrage de la période de garantie de la durée du retard et de
prolonger d'autant la durée globale du contrat (moyennant un
ajustement éventuel en fonction de la saison de chauffe). Ainsi
seront maintenues inchangées à la fois la durée de la période de
garantie et la durée de la période de suivi.Exemple : Dans le premier exemple figurant ci-dessus, la période
de garantie entre en œuvre au bout de deux ans et six mois et la
durée du contrat est portée à 8 ans et 6 mois, durée
éventuellement ajustée à la fin de la saison de chauffe de la
dernière année.en œuvre de la garantie
Dans le cas d'un dépassement, même significatif, de la durée des
actions, la date de mise en œuvre de la garantie de la
performance reste inchangée. L'économie attendue et non
réalisée pendant la période de retard est à la charge de
l'opérateur selon les modalités relevant de la sous-performance
(cf § VII, 2).2. 2. Règle complémentaire : le maintien d'une
période minimale de suivi des actions
Si la période de suivi, une fois amputée de ce retard, comporte
encore cinq saisons de chauffe ou davantage, la durée globale du
contrat reste inchangée ; dans le cas contraire, il est
recommandé de la prolonger d'autant, sachant que cette clause
doit figurer dans le contrat.Deux exemples :
- Le contrat a été signé pour 8 ans, avec une durée contractuelle
de réalisation des actions de deux ans. En réalité, les actions sont
achevées au bout de deux ans et six mois.
La période de garantie entre en œuvre au bout de deux ans, ce
qui implique une indemnisation afférente à la sous-performance
constatée pendant les six premiers mois de l'année 3. Par
ailleurs, la durée globale du contrat reste de 8 ans.
- Si le même retard est constaté avec un contrat signé pour 7
ans, la période de garantie entre en œuvre au bout de deux ans,
mais la durée globale du contrat – et donc également la durée de
la période de garantie - est prolongée de six mois, ce qui permet
de maintenir une période de suivi de cinq ans sur les actions
effectuées.14 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010ANNEXESCommissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |15RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010ANNEXE
ANNEXE 1 : Quel véhicule juridique ?16 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010ANNEXE 2 : Audit et Programme performancielCommissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |17RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010ANNEXE 3 : IPMVP
International P erformance M easurement & Verification ProtocolGENERALITES
IPMVP est un protocole conçu par EVO (EEfficiency V alutation Organization) qui est une communauté mondiale, pour le
développement et la promotion de l’utilisation de protocoles standardisés pour le management des consommations des
L‘IPMVP
IPMVP est le Protocole de M esure et de V érification de l’efficacité énergétique le plus utilisé dans un contexte international.
Il reprend les éléments importants de son homologue : ASHRAE 14 2002,
2002 tout en simplifiant la pratique.
Il est auditable et opposable.PRINCIPES DE LA METHODE
- mesurer l’énergie consommée pendant une période de référence,
référence analyser les variables et déterminer l’équation
d’ajustement,
- mesurer l’énergie consommée pendant une période de suivi,
suivi après la mise en œuvre des actions d’amélioration de la
Performance Energétique.
Pour une période donnée, les économies sont égales à l’énergie de la période de référence ajustée diminuée de l’énergie
consommée pendant la période de suivi..
Pour analyser les données, on emploie des méthodes de statistiques, de calcul de régression par exemple, dans lesquelles le
mesurande est exprimé comme une fonction de plusieurs variables :
Modélisation des consommations d’énergie avant et après mise en œuvre du CPE
E=ƒ(X1,…, Xn)Période de référenceSource : IPMVP18 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableRéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 2010CATEGORIES DE VARIABLES
On distingue des variables périodiques et statiques.
Variables « périodiques » : Variables dont l’évolution dans le temps de mesure est significative
- Température extérieure (DJU)
- Quantité d’eau froide nécessaire à la production d’ECS
- Consigne de température intérieure
Variables « statiques » : « Constantes » sur les périodes de mesure
- Volumes chauffés
- Quantité d’apports internes
- Caractéristiques du bâtimentDIFFERENTES OPTIONS
L’IPMVP s’adapte à différentes situations, en laissant le choix entre 4 options :
Option A : Périmètre isolé, variable clé
On isole le système qui fait l’objet de l’APE (actions de performance énergétique), on mesure les variables clé et on estime
les autres variables, notamment l’utilisation effective du système.
Option B : Périmètre isolé, toutes les variables
On isole le système qui fait l’objet de l’APE, mais on mesure toutes les variables.
Option C : Périmètre global
On mesure la consommation globale du bâtiment, de manière continue.
Option D : Périmètre global ou isolé
On détermine la situation de référence à l’aide d’une simulation informatique calibrée par des données mesurées.
Le choix d’une option est guidé par quelques questions simples, telles que :
- Le périmètre peut-il être isolé ?
- Peut-on en mesurer la consommation énergétique de façon isolée ?
- Peut-on négliger l’influence des améliorations du système ainsi isolé sur les consommations d’énergie, au-delà du périmètre
de mesurage ?PLAN DE MESURE ET DE VERIFICATION
Un PLAN de l’IPMVP doit respecter les 13 points suivants :
1. Décrire les Actions d’Amélioration de l’Efficacité Energétique
2. Identifier et justifier le choix d’une option méthodologique (A, B, C ou D) ; en détailler et évaluer les conséquences, en
termes d’interactions
3. Documenter la situation de référence et collecter les données significatives
4. Identifier la période de suivi
5. Définir les conditions d’ajustement (Equation caractéristique de la courbe de consommation et ses variables), démontrer
leur pertinence sur la période de référence
6. Spécifier la méthode d’analyse des données
7. Spécifier les modalités de valorisation financières des économies
8. Spécifier l’instrumentation utilisée et son exploitation / sa maintenance
9. Assigner les responsabilités des opérations de M&V pour la période de suivi
10. Spécifier la précision attendue quant aux résultats
11. Définir le budget associé aux opérations de M&V ; identifier les ressources
12. Décrire les modèles et les structures des rapports de la période de suivi
13. Indiquer les procédures d’assurance Qualité suivies dans les opérations de M&V.Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable |19RéférenceS – Guide du contrat de performance énergétique | Juillet 201020 | Commissariat général au développement durable – Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durableCommissariat général au développement durable
Retrouver cette publication sur le site :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/developpement-durable/Résumé
texte texte texte texte texte texteDépôt légal : Juillet 2010ISSN : 2102-474X
ISBN : 978-2-11-098880-5Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable
www.developpement-durable.gouv.frAll pages:35678910111213141516202124InfoSaveLikeShareDownloadMorehttp://www.ekopolis.fr/sites/default/files/docs-joints/RES-0710-guide_contrat_performance_energetiqu Published on Dec 9, 2010 http://www.ekopolis.fr/sites/default/files/docs-joints/RES-0710-guide_contrat_performance_energetique.pdfekopolisFollowRead moreRead moreSimilar toPopular nowJust for youGo explore