Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20010131-223340
Timestamp: 2017-07-27 01:11:48+00:00
Document Index: 24682452

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 22", "l'article 22", "l'article 25", "l'article 25", 'art. 22', 'art. 22', 'art. 25']

France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 31 janvier 2001, 223340
Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 31 janvier 2001, 223340
Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 223340Numéro NOR : CETATEXT000008032101 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2001-01-31;223340 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 20 juillet 2000, présentée par Mlle Z... FAYE demeurant chez M. et Mme X..., ... ; Mlle Y... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 16 juin 2000 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 6 juin 2000 du préfet du Val d'Oise ordonnant sa reconduite à la frontière ;
Considérant qu'aux termes du quatrième alinéa du I de l'article 22 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée : "L'audience est publique. Elle se déroule sans conclusions du commissaire du Gouvernement, en présence de l'intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L'étranger est assisté de son conseil s'il en a un ( ...)" ; qu'il résulte de ces dispositions que l'étranger qui a formé un recours contre l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière doit, même s'il est assisté d'un avocat, être personnellement convoqué à l'audience ;
Considérant qu'il résulte des pièces du dossier que l'avis d'audience a été expédié à l'adresse que la requérante avait indiquée au greffe du tribunal administratif de Versailles et a été reçu par Mme X..., chez laquelle réside Mlle Y... ; qu'en l'absence de toute circonstance ayant empêché la requérante de prendre connaissance de cet avis d'audience et eu égard à la brièveté du délai de quarante-huit heures imparti par la loi au président du tribunal administratif ou à son délégué pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions de reconduite à la frontière, Mlle Y... n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été avertie de la date de l'audience dans des conditions irrégulières ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mlle Y..., de nationalité guinéenne, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 14 avril 2000, de la décision du 13 avril 2000 du préfet du Val d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire ; qu'elle était ainsi dans le cas prévu par les dispositions précitées du 3° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;
Considérant qu'il résulte de l'article 25 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, dans sa rédaction issue de la loi du 11 mai 1998, applicable à la date de l'arrêté attaqué, que ne peut faire l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière "l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi" ;Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'expertise médicale du 16 décembre 1999, que l'état de santé de Mlle Y... ne nécessite pas des soins dont le défaut pourrait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; qu'elle n'est, dès lors, pas fondée à soutenir que l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière à été pris en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 25 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée ;
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mlle Y... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 6 juin 2000 parlequel le préfet du Val d'Oise a ordonné sa reconduite à la frontière ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mlle Z... FAYE, au préfet du Val d'Oise et au ministre de l'intérieur.Références : Arrêté 2000-06-06Loi 98-349 1998-05-11Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22 bis, art. 22, art. 25Publications :Proposition de citation: CE, 31 janvier 2001, n° 223340Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : Mme AubinRapporteur public : Mlle FombeurOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : President de la section du contentieuxDate de la décision : 31/01/2001Fonds documentaire : Legifrance Haut de page