Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19971217-182965
Timestamp: 2017-04-29 08:10:51+00:00
Document Index: 78155472

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 22", "l'article 24", "l'article 27", "l'article 28", "l'article 28", "l'article 27", 'art. 22', 'art. 22', 'art. 27', 'art. 28', 'art. 24', 'art. 25', 'art. 28', 'art. 27']

France, Conseil d'État, 4 ss, 17 décembre 1997, 182965
Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Conseil d'État, 4 ss, 17 décembre 1997, 182965
Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 182965Numéro NOR : CETATEXT000007927717 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1997-12-17;182965 Analyses : ENSEIGNEMENT - QUESTIONS PROPRES AUX DIFFERENTES CATEGORIES D'ENSEIGNEMENT - ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET GRANDES ECOLES.Texte : Vu l'ordonnance en date du 20 septembre 1996, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 11 octobre 1996, par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 81 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, la demande présentée à ce tribunal par Mlle Chantal X... ;
Vu la demande, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 30 mai 1996, présentée par Mlle Chantal X..., et tendant, d'une part, à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision en date du 17 mai 1996 par laquelle le jury de la section n° 22 du conseil national des universités ne l'a pas inscrite sur la liste alphabétique des candidats dont il reconnaît la qualification aux fonctions de maître de conférences des universités et, d'autre part, à la réparation du préjudice subi et à la "régularisation de sa qualification" ;
Vu la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 modifiée, d'orientation de l'enseignement supérieur, ensemble la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 modifiée sur l'enseignement supérieur ;
- les conclusions de M. Schwartz, Commissaire du gouvernement ;Considérant que l'article 22 du décret du 6 juin 1984 susvisé, dans la rédaction que lui a donnée le décret du 16 janvier 1992, dispose : "Les maîtres de conférences sont recrutés par concours ouverts par établissement en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d'une même discipline parmi les candidats inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de maître de conférences établie par le conseil national des universités" ; qu'aux termes de l'article 24, la liste de qualification "est rendue publique. Elle cesse d'être valable à l'expiration d'une période de quatre ans" ; qu'ainsi, sous l'empire du décret du 16 janvier 1992, les personnes inscrites sur la liste de qualification aux fonctions de maîtres de conférences établie par les sections compétentes du conseil national des universités, tenaient de cette inscription un droit à se présenter aux concours de recrutement selon les modalités prévues par les articles 25 à 30 dudit décret instituant une sélection par la commission de spécialistes compétente et le conseil d'administration de l'établissement ;
Considérant que le décret du 27 avril 1995 a remplacé les dispositions des articles 22 à 30 du décret du 6 juin 1984 par de nouvelles dispositions, applicables aux recrutements des maîtres de conférences organisés à partir de l'année 1996, en supprimant l'exigence, pour les candidats aux concours ouverts par établissement, d'une inscription préalable sur une liste de qualification établie par les sections compétentes du conseil national des universités et prévoyant l'intervention desdites sections, constituées en jurys, dans le cadre de chacun des concours ouverts au cours de l'année, après que les commissions de spécialistes compétentes ont opéré une première sélection parmi les candidats inscrits au concours ; que l'article 27 dudit décret dispose : "Le jury établit la liste alphabétique des candidats dont la qualification est reconnue. Cette liste est rendue publique. Elle ne vaut que pour les concours ouverts au titre de l'année où les candidatures ont été examinées" ; qu'aux termes de l'article 28 : "La liste des candidats dont la qualification a été reconnue est transmise aux établissements pour être soumise aux commissions de spécialistes compétentes. Chaque commission établit, pour chaque concours, la liste de classement des candidats qu'elle avait sélectionnés et qui ont vu leur qualification reconnue" ;
Considérant qu'il résulte des dispositions de l'article 28 précité du décret du 6 juin 1984, dans sa rédaction issue du décret du 27 avril 1995, que ne peuvent figurer sur la liste de classement pour poursuivre les opérations du concours que les candidats qui ont vu leur qualification reconnue selon les dispositions de l'article 27 ; que l'ensemble des nouvelles dispositions introduites par le décret du 27 avril 1995 ont eu pour effet de mettre fin pour l'avenir au droit préalablement reconnu pour quatre années par les dispositions issues du décret du 16 janvier 1992, aux personnes inscrites sur la liste de qualification établie par les sections compétentes du conseil national des universités de se présenter aux concours de recrutement sans voir leur qualification appréciée par ces instances nationales ;Considérant, d'une part, qu'il est constant que Mlle X... a été inscrite en 1993 sur la liste de qualification établie par la section n° 22 du conseil national des universités ; qu'il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que l'entrée en vigueur du décret du 27 avril 1995 a eu pour effet de la soumettre à nouveau et de façon régulière à l'exigence d'un examen de sa qualification par ladite section pour le concours ouvert au titre de 1996 ; que le moyen tiré de ce que la délibération attaquée refusant l'inscription de Mlle X... sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences dans le cadre du concours de recrutement ouvert au titre de l'année 1996 est illégale comme ayant rapporté la délibération prise sous l'empire de la réglementation antérieure, doit être rejeté ;
Considérant, d'autre part, qu'il n'y a pas de droit acquis au maintien d'une réglementation ; que le décret du 27 avril 1995, qui ne dispose que pour l'avenir, n'est pas entaché d'une rétroactivité illégale ;
Considérant qu'il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation portée par un jury sur les mérites des candidats ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la section n° 22 du conseil national des universités aurait fondé sa délibération sur des motifs autres que ceux tirés de la valeur des candidats ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mlle X... n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération attaquée ni, par voie de conséquence, la "régularisation de sa qualification" et la réparation du préjudice qu'elle aurait subi du fait de cette délibération ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mlle Chantal X... et au ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie.Références : Décret 84-431 1984-06-06 art. 22, art. 22 à 30, art. 27, art. 28Décret 92-71 1992-01-16 art. 24, art. 25 à 30, art. 28, art. 27Décret 95-490 1995-04-27Publications :Proposition de citation: CE, 17 décembre 1997, n° 182965Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. MionRapporteur public : M. SchwartzOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 4 ssDate de la décision : 17/12/1997Fonds documentaire : Legifrance Haut de page