Source: http://www.france-guineeequatoriale.org/Archives/201205.html
Timestamp: 2018-01-16 09:41:00+00:00
Document Index: 256021956

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 33", "l'article 51", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 84', "l'article 13", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

31.05.2012 - Guinée équatoriale : Un Malien de 20 ans condamné à mort à Bata
Un homme de 20 ans, Amadou Tamboura, a été condamné à mort le 7 mai dernier en Guinée équatoriale, après avoir été déclaré coupable d'un homicide volontaire avec circonstances agravantes par le Tribunal provincial de Bata.
Amadou Tamboura est un ressortissant du Mali qui vivait depuis deux mois à Bata quand l'homicide a été commis.
Lors du procès, qui s'est tenu en avril 2012, le Malien a reconnu qu'à son domicile, dans la nuit du 21 décembre 2011, il a bien poignardé une femme avec laquelle il avait eu des relations sexuelles, et qui, selon sa déclaration, était sa maîtresse.Il a déclaré que la femme lui a demandé de l'argent et que, comme il n'avait pas la somme demandée, elle a saisi un couteau de cuisine et l'a agressé, qu'ils se sont battus, et qu'en tentant de la désarmer, il l'a poignardée accidentellement.
Le ministère public a admis qu'Amadou Tamboura avait tué cette femme par accident au cours de la lutte et qu'il a tenté d'indemniser la famille lui offrant de l'argent. Cependant, tandis que le procureur a requis une peine de 23 ans de prison, le tribunal l'a condamné à mort.
L'avocat d'Amadou Tamboura a présenté un recours devant la Cour suprême, arguant que l'homicide n'était pas prémédité et que le ministère public n'avait pas réclamé la peine de mort, mais seulement une peine d'emprisonnement.
En décembre 200, au cours de l'Examen périodique universel de la Guinée équatoriale , les États membres de la Conseil des droits humains ont demandé l'ONU, entre autres choses, l'abolition de la peine de mort. Le Gouvernement de la Guinée équatoriale a rejeté cette recommandation, en disant que l'abolition de
la peine de mort entraînait "des difficultés morales et juridiques"... (Source : Amnesty international)
31.05.2012 - Football : Arrivée en Tunisie de la sélection nationale de la Guinée équatoriale
La sélection nationale de la Guinée équatoriale est arrivée mercredi soir à Monastir (Tunisie). Elle se compose de 28 personnes, selon le site officiel de la Fédération tunisienne de football (FTF).
Deux séances d'entrainement sont au programme du Nzalang nacional. La première a eu lieu aujourd'hui jeudi à Jammel, la seconde est prévue au stade Ben Jannet, demain vendredi, à 18h00.
Ce match entre la Tunisie (56e au classement de la FIFA) et la Guinée équatoriale (103e), samedi à 18h00, au stade Ben Jannet, comptera pour les éliminatoires de la Coupe du Monde qui doit avoir lieu au Brésil du 12 juin au 13 juillet 2014. (Source : koora.com)
31.05.2012 - Guinée équatoriale : Nomination des nouveaux secrétaires d’État
Rentré d'Afrique du Sud où il a participé au Sommet mondial de la Diaspora africaine, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a nommé par un décret daté du 28 mai 2012, les secrétaires d’État qui vont donc s'ajouter à la soixantaine de ministres déjà nommés au sein du nouveau gouvernement.
De gauche à droite : Simon Osa Adugu ; Salvador Nguema Mangue ;
Alfredo Mitogo Mitogo Ada ; Ruslan Obiang Nsue
Sur les 18 titulaires, 8 figuraient déjà dans les gouvernements précédents, tels que par exemple : Mme Amparo Mele Kolifa, chargée de la Fonction publique ; M. Práxedes Rabat Macambo, chargé de la Santé ; M. José Cosme Okenve Mbomio, chargé de l'Enseignement universitaire ; M. Eusebio Ipico Penda, chargé des Services de contrôle financier, etc.
Tous figuraient déjà dans les gouvernements de 2008 et de 2010, sauf Ángel Mokara Moleila, ancien Directeur général au Ministère des Affaires étrangères où il fut chargé des relations avec les Organisations internationales, qui fut nommé en 2011 Secrétaire d’État pour les Affaires consulaires auprès du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et qui est reconduit à ce poste.
Le plus ancien d'entre eux est Miguel Ángel Ondo Angue, de Mongomo, Secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie au ministère des Mines, de l’Industrie et de l’Énergie où il est depuis depuis 2006 et qui aura donc participé à 4 gouvernements successifs.
Carmelo Martín Modu Ebuka, Secrétaire d'Etat chargé des Technologies et Télécommunicationsest le fils de l'ancien ministre Carmelo Modu Akuse Bindang, décédé en 2009, mais aussi le neveu de Samuel Ebuka Besebo (ancien diplomate et mari de Trinidad Morgades Besari) et surtout le beau-fils d'Armengol Ondo Nguema, le propre frère d'Obiang.
On notera aussi le retour dans ce gouvernement du fils cadet du président, Ruslan Obiang Nsue, qui fut Secrétaire d'Etat chargé des Sports de 2008 à 2011 et qui fut démis de ses fonctions à cause d'un conflit avec Henri Michel, alors entraîneur du Nzalang nacional, et qui menaçait déjà de démissionner à quelques mois de la CAN 2012.
De gauche à droite : Aurelio Mba Olo Andeme ; Amparo Mele Kolifa ;
Ángel Mokara Moleila ; Carmelo Martín Modu Ebuka
Parmi les nouveaux titulaires, on remarquera l'arrivée d'Alfredo Mitogo Mitogo Ada, ancien responsable du parti d'opposition Union populaire (UP), qui en a été exclu en 2011 pour avoir soutenu publiquement la réforme constitutionnelle du président Obiang. Proclamé récemment "président de l'UP" par un "Congrès" formé de dissidents de cette formation politique, il a bénéficié du soutien du PDGE et des médias d'Etat. Cette nomination apparaît donc comme une reconnaissance par le Chef de l'Etat de cet "antipape" de l'UP et, de fait, une nouvelle mise en cause de la légitimité du véritable président d'Union populaire, Daniel Dario Martinez Ayecaba.
Un autre Secrétaire d'Etat n'est pas membre du PDGE, mais est issu d'une petite formation politique, proche du pouvoir : Salvador Nguema Mangue, chargé de l’Enseignement primaire et secondaire (Parti Libéral).
Le nouveau Secrétaire d'Etat chargé du Logement et de l'Urbanisme, Aurelio Mba Olo Andeme, est un ancien haut fonctionnaire du ministère des Travaux publics, qui exerça des fonctions de direction à la BEAC de Yaoundé avant d'être nommé en novembre 1995 ambassadeur de la Guinée équatorialeauprès des Communautés européennes (CE, CECA, CEEA),au Luxembourg et en Belgique. Il l'était encore en 2004.
L'ex-conseiller présidentiel, Juan Noel Nsue Ondo, est nommé Secrétaire d’État auprès du ministère de l’Information. Parfaitement francophone, certains prétendent qu'il est d'origine gabonaise.
Antonio Nzambi Nlong, nommé au ministère de la Justice, a été Procureur général de l'Etat de 1995 à 2004 et a participé au principal procès qui s'est tenu contre l'opposition au Cinéma Marfil de juin à juillet 2002.
Eucario Bakale Angue Oyana, Secrétaire d'Etat chargé du Trésor public auprès du ministère des Finances, a fait partie des premiers étudiants équato-guinéens qui ont bénéficié d'une bourse pour aller étudier aux Etats-Unis, où il a obtenu un diplôme en informatique. Marié à une fille de Fidel Marcos Mane, récemment nommé ministre délégué à l’Energie, il est aussi le beau-frère de Rosendo Otogo Meñeng, de Mongomo, un oncle (ou un cousin) du Chef de l'Etat qui fut directeur de GE-Total dans les années 1990, vice-Ministre de l'Economie et des Finances de 1999 à 2001, puis Conseiller de la Présidence de la République en matière d’Economie et des Finances (2010-2012).
Quant à Simón Osa Adugu, ingénieur technique formé aux Canaries, fils d’un ami personnel d’Obiang, militant et membre du Conseil national du PDGE, il est promuSecrétaire d'Etatdans le ministère de la Pêche et de l’Environnement où il était jusqu'alors Directeur général.
30.05.2012 - Différend entre Malabo et la compagnie pétrolière Amerada Hess
« C'est en toute discrétion que Hess et Tullow Oil, défendu par l'avocat Oscar Garibaldi du cabinet Covington & Burling, ont initié le 15 mai un arbitrage contre la Guinée équatoriale devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, qui dépend de la Banque mondiale... »
"Africa Energy Intelligence" a signalé dans son dernier numéro (n° 676, 30 mai 2012) que, le 15 mai dernier, la compagnie pétrolière Amerada Hess a lancé une procédure contre le gouvernement de la Guinée équatoriale.
Photo : Le champ Okume exploité par Amerada Hess
La publication française n'a pas obtenu d'informations sur le motif de ce différend, mais il semblerait que cela soit lié aux champs pétrolifères Ceiba et Okume, en exploitation depuis 2000. « Ceiba a produit 19 915 barils par jour en 2011, et Okume 71 680 b./j. Un autre domaine, Akom North, entrera en production en 2013. »
GEPetrol détient seulement 5% de participation dans tous ces champs, « une situation considérée comme inacceptable, depuis lontemps, par Malabo. » (Sources : Africa Energy Intelligence ; Asodegue)
29.04.2012 - Wenceslao Mansogo Alo mis à l'isolement et son avocat suspendu
Le médecin Wenceslao Mansogo Alo, qui est un des leaders de l'opposition politique au sein de la CPDS, a été condamné le 7 mai dernier à trois ans de prison après le décès d'une de ses patientes sur une table d'opération de sa clinique privée "Espoir Littoral".
Pour l'opposition et des ONG comme Human Rigths Watch (HRW) et Amnesty International, il s'agit d'une procédure judiciaire qui obéit à des motifs politiques, car le Dr Mansogo est aussi un défenseur des droits de l'homme et qu'il a maintes fois dénoncé les abus et les dérives du régime de Malabo.
Photo : Le docteur Mansogo lors de son procès, le 6 mai dernier
HRW dénonce un acharnement contre Wenceslao Mansogo Alo
Le 18 mai dernier, il a été transféré dans une cellule d'isolement, à l'étage de la prison centrale de Bata, où il est détenu dans des conditions sanitaires déplorables, sans qu'on ait fourni aucune explication à cet aggravation de sa peine. Selon les informations obtenues par Human Rights Watch, les conditions de sa détention sont désormais nettement plus précaires, que lorsqu'il était détenu avec d'autres prisonniers.
Par ailleurs, l'un des avocats de Mansogo, Ponciano Mbomio Nvo, a été privé de sa licence professionnelle pour une période de deux ans pour avoir osé critiquer le gouvernement lors de sa plaidoirie à la fin du procès. Un procès qui n'a duré que deux jours et qui n'a absolument pas fait la démonstration de la culpabilité du médecin.
Hier lundi, l'ONG Human Rights Watch a déclaré que « le harcèlement contre Mansogo doit cesser », et a réclamé que les autorités « s'assurent qu'il reçoit un traitement en accord avec les principes fondamentaux des Droits de l'Homme. »
Le rapport du Département d'État des États-Unis sur les Droits de l'homme en Guinée équatoriale, publié le 24 mai dernier, a déclaré que si le gouvernement avait introduit des réformes dans la prison de Bata et dans deux autres prisons du pays, les conditions « demeurent insuffisantes. »
Parmi les autres problèmes, le rapport décrit « la surpopulation dans les cellules, et le manque d'accès pour la majorité des prisonniers et des détenus aux soins médicaux, les possibilités d'exercice physique ou d'avoir des matelas. Les mesures d'assainissement, la ventilation, l'éclairage et l'accès à l'eau potable sont insuffisants. Il y a des niveaux élevés de maladies comme le paludisme et le VIH-Sida. »
Le rapport du Département d'Etat couvre les événements de l'année 2011 et, par conséquent, ne mentionne pas l'affaire de Mansogo qui a débuté avec son arrestation, le 9 février 2012.
Diverses organisations de défense des Droits de l'Homme, dont Amnesty International, EG Justice, Human Rights Watch et Physicians for Human Rights, ont dénoncé l'arrestation et la condamnation de Mansogo liée à des motivations politiques. Toutes ces organisations ont exigé sa libération. Les gouvernements de l'Espagne et des Etats-Unis ont également exprimé leur inquiétude dans des déclarations publiques et ont exhorté Malabo à respecter pleinement les droits de Mansogo.
Les avocats de Mansogo ont fait connaître hier leur intention de faire appel de la condamnation et la peine.
« La condamnation injuste de Mansogo est une attaque non seulement contre le défenseur des droits humains, mais aussi contre tous ses patients », a déclaré Hans Hogrefe, directeur à Washington de Physicians for Human Rights. « La persécution des professionnels de la santé est aggravée par les préjudices que cela représente pour des communautés entières. »
L'avocat Ponciano Mbomio Nvo suspendu pour avoir critiqué le gouvernement...
Human Rights Watch, Physicians for Human Rights et EG Justice expriment également leur inquiétude concernant les représailles contre l'avocat Mbomio.
Le Collège des avocats a annoncé officiellement sa décision de le suspendre, le 21 mai dernier. Dans cette résolution, il est écrit que Mbomio a ignoré les règles de ce Collège en exprimant dans sa plaidoirie, lors du procès Mansogo, des « opinions, des jugements et des critiques contre le gouvernement et ses institutions. »
Le système judiciaire de la Guinée équatoriale manque d'indépendance et il est rare d'obtenir en appel l'acquittement ou la libération des accusés, en particulier quand il s'agit d'opposants au gouvernement.
En revanche, par le passé, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait accordé l'amnistie à certains prisonniers. Par exemple, en juin 2011, 22 prisonniers politiques ont été libérés à l'occasion de son 69e anniversaire. Or, le président Obiang, qui est actuellement le Chef d'Etat qui possède au monde la plus grande longévité au pouvoir et qui a récemment nommé son fils aîné, en dépit de sa réputation controversée, au poste de 2e vice-président, aura 70 ans, le 5 juin prochain.
Mbomio a déposé une plainte auprès de l'Union Internationale des Avocats et a demandé l'annulation de l'ordre de suspension décrétée par le Collège des Avocats de la Guinée équatoriale. En 2008, Mbomio avait déjà été suspendu pour un an dans des circonstances similaires.
« Ponciano Mbomio a le droit à la liberté d'expression, à la fois dans et hors du tribunal », a déclaré Joseph Kraus, directeur des programmes et le développement de EG Justice, une organisation des droits humains basée aux États-Unis qui a été fondée par un expatrié de Guinée équatoriale, Tutu Alicante. « La décision de le punir pour sa défense vigoureuse du Dr Mansogo au cours du procès, tout en étant incompatible avec les lois de la Guinée équatoriale, viole les normes internationales et doit être annulée sans délai afin qu'il puisse poursuivre son important travail. »
Aggravation des conditions de détention du Dr Wenceslao Mansogo Alo
Mansogo occupe désormais une cellule au deuxième étage, isolé des autres détenus qui sont logés au premier étage de l'établissement. Alors que les prisonniers du premier étage sont autorisés à sortir sur la cour pendant la journée, leurs cellules restant ouvertes, le deuxième étage n'est accessible que par une porte que les autorités pénitentiaires n'ouvrent que deux fois par jour pour permettre l'entrée de la femme de Mansogo, qui lui apporte sa nourriture. D'autres prisonniers qui occupent le deuxième étage ont des cellules qui sont maintenues ouvertes, ce qui leur permet de passer du temps dans un couloir commun. Cependant, Mansogo reste dans une cellule fermée. Il n'a aucun contact avec d'autres prisonniers et il n'est pas autorisé à sortir à l'air frais ou à faire de l'exercice physique.
Sa cellule a une superficie de 4 mètres sur 3, une fenêtre minuscule qui ne laisse pas entrer assez de lumière naturelle et qui ne permet pas une ventilation suffisante pour atténuer la chaleur tropicale étouffante. Les conditions d'hygiène sont extrêmement insuffisantes, en particulier dans les installations rudimentaires de la salle de bains. Selon les informations obtenues par Human Rights Watch, quoique Mansogo ait essayé de nettoyer la cellule, elle conserve encore son aspect et une forte odeur nauséabonde.
L'un des avocats de Mansogo, Elías Nzo Ondo, a déclaré que l'administration pénitentiaire n'a fourni aucune explication pour justifier son transfert vers une autre cellule. Elle a simplement dit que le déménagement a été fait à la suite « d'un ordre venant d'en haut »...
L'avocat a déclaré qu'il était difficile de maintenir le contact avec son client. Le 22 mai, les autorités de la prison lui ont dit à plusieurs reprises de revenir plus tard, et qu'il a dû insister pour voir son client. De même, le 24 mai, les gardes ont interrompu son entretien avec son client à plusieurs reprises et lui ont ordonné de s'en aller.
L'épouse de Mansogo a raconté à Human Rights Watch que le 21 mai, pour la première fois, les autorités de la prison ont décidé que tous les visiteurs feraient désormais l'objet d'une fouille au corps en entrant et en sortant. En outre, elle a remarqué qu'elle était plus fouillée et contrôlée que les autres. En effet, ces restrictions ont été mises en place pour éviter que son épouse ne lui fasse passer de petits objets ou des feuilles de papier pour améliorer son quotidien... Désormais, il n'y a guère que la banane plantain ou le pépé soupe qui pourra entrer et sortir de la cellule du médecin...
Enfin, les objets personnels que les agents pénitentiaires ont confisqués à Mansogo, le 17 avril, en particulier un ordinateur portable et plusieurs livres, ne lui ont pas été restitués à ce jour, malgré l'insistance de son avocat. Mansogo dans sa nouvelle cellule a un ventilateur électrique et une télévision que lui a apporté son épouse. Cependant, le service électrique est sporadique et la chaîne de télévision qui est uniquement diffusée en Guinée équatoriale est contrôlée par le gouvernement. (Source : elmercuriodigital.net)
28.05.2012 - Obiang au Sommet de la Diaspora africaine à Johannesburg (Afrique du Sud)
Les dirigeants de l’Union africaine (UA) ont organisé le premier Sommet mondial de la Diaspora africaine, le 25 mai 2012, à Johannesburg (Afrique du Sud), sur le thème "Vers la réalisation d'une Afrique unie et intégrée avec sa diaspora", en présence de dizaine de Chefs d'État et de gouvernement du continent africain ainsi que de représentants de la Diaspora, organisations de migrants et des membres du "Congressionnal Black Caucus", entité qui rassemble des parlementaires d’ascendance africaine du Congrès des Etats-Unis, des élus des Etats de la Communauté des Caraïbes, des représentants du Bureau du Parlement panafricain ainsi que des parlementaires d’origine africaine.
« Le 1er Sommet mondial sur la diaspora africaine a été une victoire !» a conclu Boni Yayi, président de l’Union africaine, énumérant les projets retenus :
◦ L'établissement d'une institution chargée d’identifier et de rapatrier les fonds africains
◦ Le lancement d’un fonds d’investissement de la diaspora
◦ La gestion d’une base de données de compétences des professionnels africains de la diaspora.
◦ La reconduction tous les trois ans de ce sommet mondial de la diaspora africaine
L’Union africaine a également saisi l’occasion pour donner sa définition officielle de « diaspora africaine » à savoir : « Toute personne d'origine africaine, vivant à l'extérieur du continent africain, quelque soit sa citoyenneté et sa nationalité, qui souhaite contribuer au développement du continent et à la construction de l'Union africaine... »
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a appelé l'Afrique et sa diaspora à travailler ensemble pour utiliser les compétences et énergies à l'intérieur du continent comme à l'étranger en vue de promouvoir le développement économique et social du continent africain : « Cet événement nous permet d'aborder le problème de la diaspora africaine dans le monde et de lutter pour sa plus grande présence dans le développement économique du continent... Ce sommet est une opportunité pour analyser les mesures que l'Afrique doit mettre en pratique pour son intégration et pour l'intégration de la diaspora... »
Considérée comme la « 6e région » africaine, la Diaspora, selon la Banque mondiale, compte 112,65 millions de personnes en Amérique latine, 39,16 millions en Amérique du Nord, 13,56 millions dans les Caraïbes et 3,51 millions en Europe.
Les pays subsahariens, selon la même source, reçoivent chaque année de la part des ressortissants de la diaspora 10 milliards de dollars environ, bien que ce montant pourrait être dans la réalité, estime la même source, de l’ordre de 40 milliards de dollars.
Grâce à la formation et l’expérience qu’ils ont pu glaner dans leurs pays d’accueil, les Africains de l’étranger, contribuent via les transferts d’argent et les investissements ou création d’entreprises à la croissance économique de l’Afrique.
Rappelons que la décision de consacrer à la diaspora africaine un sommet spécial en mai 2012 avait été prise lors de la 17e Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Malabo (Guinée Equatoriale) en juillet 2011.
28.05.2012 - Guinée équatoriale : Les membres du nouveau gouvernement ont prêté serment
Mercredi après-midi, au Palais du peuple de Malabo, le Chef de l'Etat de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a présidé la cérémonie au cours de laquelle les membres du nouveau gouvernement ont prêté serment.
On peut déjà noter qu'avec la nomination de ce nouveau gouvernement, le président Obiang a renoué avec une tradition politique qui consistait à choisir un Premier ministre appartenant à l'ethnie bubi, indigène de l'île de Bioko, quand le Chef de l'Etat est lui-même de l'ethnie fang.
Cette politique d'équilibre en vigueur depuis l'indépendance (1968) avait été abandonnée en 2006. En effet, Miguel Abia Biteo Boriko, né à Basakato, non loin de Malabo, qui fut Chef du gouvernement de juin 2004 à août 2006, appartenait bien à l'ethnie bubie, mais ses deux successeurs, Ricardo Mangue Obama Nfubea (2006-2008) et Ignacio Milam Tang (2008-2012) sont fangs.
Une remarque à tempérer toutefois puisque la nomination de deux vice-présidents va réduire la fonction du Premier ministre à un champ plus restreint :« procéder à la coordination administrative et à la présentation des lois et autres dispositions de l'exécutif devant le Parlement...» Or, si le Premier Ministre, Vicente Eate Tomi, est bien un bubi, né à Malabo, le président et ses 2 vice-présidents sont tous des fang...
Le Premier Ministre, Vicente Eate Tomi,
et les 2 Vice-1er ministre : Clemente Engonga Nguema Onguene et Alfonso Nsue Mokuy
1 ministre pour 10 000 habitants
Le décret présidentiel du 22 mai dernier a formé un gouvernement d'une soixantaine de membres (1 Premier Ministre ; 2 Vice-Premier ministre ; 6 ministres d'Etat ; 18 ministres ; 15 ministres délégués ; 16 vice-ministres), sans compter les secrétaires d'Etat, les sous-secrétaires d'Etat et les directeurs qui doivent encore être désignés...
Une équipe "pléthorique", diront certains, pour un pays de seulement 650 000 habitants. Surtout quand on pense que la France qui a une population 100 fois plus nombreuse, se contente de 34 ministres. En effet, le gouvernement Ayrault, fraîchement formé, comporte seulement 18 ministres et 16 ministres délégués.
53 hommes et 7 femmes
De même, la comparaison n'est guère probante dans le domaine de la parité. Effectivement, le gouvernement français applique ce principe d'une manière parfaite : 17 hommes et 17 femmes, y compris dans les ministères importants, avec, par exemple, Christiane Taubira, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, et Najat Vallaud-Belkacem, 34 ans,porte-parole du gouvernement.
En Guinée équatoriale, sur les 60 membres du gouvernement, on ne compte que 7 femmes : Aucun ministre d'Etat, 3 ministres (María del Carmen Ekoro, María Leonor Epam Biribé et Purificación Buari Lasaquero), 2 ministres délégués (Guillermina Mokuy Mba Obono et Monserrat Afang Ondo) et 2 vice-ministres (Victoriana Nchama Nsue Okomo et Consuelo Ondo Nsang).
Cinq des sept femmes ministres du nouveau gouvernement de la Guinée équatoriale
De gauche à droite : 1. Maria Leonor Bula Epam Biribe 2. Victoriana Nchama Nsue Okomo
3. Purificación Buari Lasaquero 4. Monserrat Afang Ondo 5. Guillermina-Mekuy Mba Obono
La plupart de ces femmes étaient déjà présentes dans les gouvernements précédents. On notera cependant la nomination de María del Carmen Ekoro Nsang, jusqu'alors conseillère présidentielle en matière d'éducation, psychologue formée aux Etats-Unis, militante active du PDGE, et qui pilotera désormais le Ministère de l'Education...
2/3 de ministres issus du précédent gouvernement
Sur 27 ministres (y compris le 1er ministre et ses deux vice-1er ministre), 18 appartenaient déjà au gouvernement précédent, soit les deux tiers. Parmi les 9 "nouveaux", on en compte 6 qui ont déjà figuré dans des gouvernement précédents, tels que Miguel Abia Biteo Boriko, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, qui fut Premier ministre de 2004 à 2006, ainsi que Miguel Oyono Ndong Mifumu, qui fut autrefois Vice-premier ministre, en 1992-93 et de 1996 à 2001. Même l'ex-ambassadeur Agustín Nze Nfumu, rédacteur en chef de "la Gaceta de Guinea ecuatorial" n'est pas du tout un novice en politique puisqu'il fut déjà, entre autres charges, ministre d'Etat chargé de l'Information en 2003-2004.
Parmi les 3 ministres qui font leur apparition pour la première fois dans un gouvernement, on notera la présence d'Agapito Mba Mokuy, ex-conseiller spécial du président Obiang, chargé des relations avec l'Unesco, nommé dans un ministère aussi important que celui des Affaires étrangères, ce qui est certainement une faveur présidentielle pour les efforts accomplis dans l'affaire du prix international Unesco-Guinée équatoriale pour la recherche en Sciences de la Vie.
Baptême du feu, également, pour Juan Nko Mbula, n°2 du PDGE depuis 2010, et qui est nommé ministre des Travaux publics et des Infrastructures, mais aussi pour María del Carmen Ekoro, cousine de l'ancien ministre de l'Information, Jéronimo Osa Osa Ekoro...
Un autre tiers figurait déjà dans l'ancienne équipe et ces ministres sont reconduits, mais en changeant de ministère, tel Tomás Esono Ava (le père du dessinateur Ramon Esono Ebalé), jusqu'alors ministre de la Fonction publique et de la planification administrative, et qui devient Ministre-Secrétaire général de la présidence du gouvernement, ou bien encore sont promus depuis le poste de ministre délégué ou de vice-ministre qu'ils occupaient jusqu'alors dans le même ministère, comme c'est le cas pour l'ancien leader de la CPDS Celestino Bonifacio Bakale Obiang (Economie, Commerce et Promotion des Entreprises), pour Conrado Okenve Ndohó (Planification, du Développement économique et des Investissements), Francisco Mba Olo Bahamonde ( Transports, Technologies, Postes et Télécommunications), Tomás Mecheba Fernández (Santé et Bien-être social) et le fils du président Gabriel Mbega Obiang Lima (Mines, Industrie et Energie).
Le doyen de ce gouvernement, Alejandro Evuna Owono Asangono, 68 ans
Ministre d'Etat à la présidence de la république chargé des missions depuis... 1989 !
Parmi les 8 ministres qui ne bougent pas et qui conservent leur porte-feuille, on trouve les 6 ministres d'Etat. Le premier, l'indéboulonable Alejandro Evuna Owono Asangono, ministre d'État de la présidence chargé des Missions et qui occupe ce poste depuis 1989... Quant au propre frère du président, le général Antonio Mba Nguema, il est ministre de la Défense nationale depuis 2004.
Que dire enfin de la disparition du fidèle Pastor Micha Ondo Bile, qui fut un indéfectible ministre des Affaires étrangères depuis 2003, dans cinq gouvernement successifs ? L'homme, originaire de Mongomo, étant un familier du président, on imagine difficilement qu'il puisse s'agir d'une disgrâce. L'explication la plus probable serait qu'Obiang l'ait réservé pour diriger une des nouvelles institutions qui vont naître de la réforme constitutionnelle : le Sénat ? La Cour des Comptes ? Ou bien, l'ancien ministre ayant été par le passé ambassadeur à Washington (2000-2001) et à Madrid (2001-2003), envisage-t-on pour lui une mission diplomatique afin de débrouiller certaines affaires aux Etats-Unis ou en Europe ?
20% de membres appartenant à la famille présidentielle
Parmi les secrétaires d'Etat, le taux de renouvellement est plus important (environ la moitié des titulaires n'appartenaient pas au précédent gouvernement).
On y relève la présence de l'écrivaine Guillermina Mokuy Mba Obono, 29 ans, qui, nommée en 2008 Directrice des Musées et Bibliothèques, était entrée au gouvernement en 2010 comme secrétaire d'Etat, et qui est devenue ministre déléguée de la Culture. Une belle ascension.
On y constatera enfin la nomination de membres de la famille du président Obiang : Une nièce, Monserrat Afang Ondo, fille d'Armengol Ondo Nguema Mbasogo (frère cadet d'Obiang), ministre déléguée des Finances chargée des Impôts et des Taxes, poste qu'elle occupe depuis 2008 ; Une belle-soeur, la soeur aînée de sa première épouse, Victoriana Nchama Nsue Okomo, ancienne Secrétaire d'Etat à la Coopération internationale (2004-2012), qui est promue Vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ; un beau-frère, Juan Olo Mba Nseng, qui a épousé Juliana Lima de Oló, soeur de la 2e épouse d'Obiang, et qui est en outre un cousin de Constancia, la Première Dame, lequel est nommé ministre délégué de la Justice, du Culte et des Institutions pénitentiaires ; et deux gendres : le ministre délégué de l'Aviation civile, Fausto Abeso Fuma, ex-ambassadeur de la Guinée équatoriale en Russie (2004-2010) et le Vice-ministre de la Sécurité nationale,Juan-Antonio Bibang Nchuchuma, ex-ambassadeur de la Guinée équatoriale en Afrique du sud (2003).
Des membres de la famille présidentielle auxquels viennent s'ajouter un fils 2e vice-président, Teodoro Nguema Obiang Mangue et un autre fils, Gabriel Mbega Obiang Lima, ministre des Mines, de l'Industrie et de l'Energie, un demi- frère, le général Antonio Mba Nguema Mikue, ministre de la défense, et un neveu, Baltasar Engonga Edjo, ministre d'Etat chargé de l'Intégration régionale.
Soit au moins 9 personnes. Toutefois, certaines sources, comme RFI, avancent qu'il se trouve "12 proches parents du président Obiang Nguema" dans la soixantaine de membres de ce gouvernement, soit 20% de l'effectif.
L'opposition n'a pas tardé à réagir en apprenant que le président Teodoro Obiang Nguema venait de nommer son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue, 2e vice-président, chargé de la Défense et de la Sécurité, alors que la Constitution stipule qu’il n’y a qu’un seul poste de vice-président.
Daniel Dario Martinez Ayecaba, président d’Union populaire (UP), le deuxième parti d’opposition du pays, a déclaré que «la nomination de Teodorin met en évidence qu’il se prépare à succéder à son père et que le fait d’être chargé de la Défense et de la Sécurité démontre qu’il s’appuie sur les forces armées»,tandis que, joint par RFI, l’opposant Placido Mico, Secrétaire général de Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS), s’est dit scandalisé : « Comment peut-on passer d’un vice-président à la nomination de deux vice-présidents ? »
Selon lui, le président a créé ce poste pour « constituer une succession héréditaire au pouvoir ». Placido Mico, l’unique député de l’opposition à l’Assemblée, s'insurge et ajoute qu' « on ne peut accepter qu’on nous impose une monarchie héréditaire... »
27.04.2012 - Les entreprises des Canaries craignent le boycott de leurs produits
Les investigations d'un juge de Las Palmas et des Services anti-corruption se poursuivent concernant un présumé blanchiment de capitaux réalisé par le régime équato-guinéen avec le concours de la mafia russe.
Photo : Rencontre des entrepreneurs de Las Palmas de Grande Canarie et des entrepreneurs équato-guinéens à la Chambre de Commerce de Bioko en septembre 2011.
De gauche à droite : Gregorio Boho Camo, président de la Chambre de commerce de Bioko ; Jose Ángel Borico, conseiller présidentiel en matière d'économie ; José Sánchez Tinoco, président de la Chambre de commerce de Grande Canarie et l’ambassadeur d’Espagne à Malabo, Manuel Gómez-Acebo.
En effet, selon un rapport de police, auquel le quotidien espagnol "El Pais" a eu accès, Vladimir Borisovich Kokorev, 57 ans, professeur d'histoire et ancien diplomate soviétique, et son épouse Julie Kokoreva, 59 ans, qui ont acquis des biens importants à Las Palmas et à Madrid, sont soupçonnés par la justice des Canaries d’être des prête-noms pour des membres éminents du Gouvernement équato-guinéen. (Voir article à ce sujet)
Or, comme cela se produit en France avec l'affaire dite "des biens mal acquis", cette enquêteinterfère avec les relations économiques et commerciales qu'ont les Iles Canaries avec la Guinée équatoriale et cause d'importantes difficultés aux entrepreneurs canarians, qui, de plus en plus, se montrent désireux d'investir et de faire des affaires avec l'ancienne colonie espagnole.
Les chambres de commerce et les organisations patronales alertent donc sur« le manque de défense juridique dont souffrent les entreprises en Guinée Équatoriale parce que le régime a ses propres règles et qu'il y a peu de possibilités de se défendre face à un système politique autoritaire...», lit-on aujourd'hui dans le quotidien espagnol "La Provincia".
Leur souhait est de développer le commerce extérieur, mais aussi de promouvoir l'implantation d'entreprises canariennes en Guinée équatoriale, la formation d'entrepreneurs équato-guinéens et la participation de sociétés canariennes aux nombreux concours publics pour la construction d'infrastructures.
« Les enquêtes judiciaires en Espagne et aux Canaries ont été rendues publiques après qu'en France la justice ait décidé de lancer un mandat d'arrêt contre le fils de Teodoro Obiang, devenu depuis 2e vice-président. Cependant, la diplomatie française a réagi avec rapidité et a normaliser ses relations avec le gouvernement équato-guinéen pour éviter des représailles contre les pétrolières françaises. Cependant, le gouvernement espagnol n'a pas joué ce rôle, de la même manière, ce qui a provoqué un malaise entre les entrepreneurs qui constatent que d'autres pays comme la France, la Chine ou le Maroc s'implantent dans le pays, tandis que l'Espagne reste en retrait... »
Cependant, les problèmes auxquels les entrepreneurs canariens sont confrontés depuis ces derniers mois n'empêche pas que la Guinée Équatoriale demeure un des quatre pays de l'Afrique sub-saharienne qui importent le plus des produits provenant des Iles Canaries. De fait, en 2011, les exportations de marchandises se sont considérablement accrus vers la Mauritanie, le Libéria et la Guinée Équatoriale.
En effet, il y a aujourd'hui 15 entreprises des Canaries en Guinée équatoriale, parmi lesquelles les Supermarchés Martínez et l'entreprise de BTP Cororasa, et en 2011 les exportations vers ce pays d'Afrique ont augmenté de 50 %. Pour sa part, la compagnie aérienne "Blinter Canarias" est en pourparlers avec les autorités afin de desservir les aéroports de ce pays à partir de Gran Canaria (Las Palmas). (Source : laprovincia.es)
27.05.2012 - 3e Journée des Familles de la Guinée équatoriale à Torreciudad (Espagne)
Hier samedi, a eu lieu à Torreciudad (Espagne) la 3e Journée des familles de la Guinée équatoriale.
Environ 80 pèlerins équato-guinéens vivant en divers lieux d'Espagne, à Saragosse, à Tarragone, à Barcelone et à Valence,sont venus se recueillir dans ce grand sanctuaire marial.
La cérémonie a débuté par une procession sur le parvis de sur l'esplanade de la basilique.
Dans une ambiance de ferveur religieuse, et dans la joie de se retrouver et de partager ensemble un tel moment, les familles ont porté le drapeau de leur pays, la croix, des torchères et une statue de la Vierge de Bisila, patronne de l'île de Bioko, sculptée par Enrique Builelo, sculpteur équato-guinéen résidant à Valence.
Au cours de l'Eucharistie, célébrée par Faustino Esono, prêtre équato-guinéen dans la paroisse de San Valero à Saragosse, le choeur de cette paroisse a chanté "Christ Roi", avec tambours, guitares et claviers.
La journée s'est achevée avec le retour de la statue de Notre-Dame de Bisila à sa place dans la galerie des dévotions mariales du sanctuaire.
Mgr Juan Nsue, évêque d'Ebibeyin, à Torreciudad (fev. 2012),
à côté de la statue de la Vierge de Bisila
Torreciudad est l'un des sites les plus visités des Pyrénées aragonaises. Son sanctuaire du XIe siècle, célèbre pour son immense retable en albâtre, abrite une statue romane de la Vierge de Torreciudad, objet d'une vénération ancienne (1084). Ce lieu de pélerinage est administré par la prélature de l'Opus Dei. L'imposant nouveau sanctuaire a d'ailleurs été édifié en 1975 à l'initiative de Josemaría Escrivá de Balaguer, le fondateur de l'Opus Dei, canonisé par le pape Jean-Paul II en 2002. (Source : aragondigital.es)
25.05.2012 - Le fils d'Obiang nommé à une fonction qui n'existe pas dans la Constitution...
Teodoro Nguema Obiang Mangue (communément appelé "Teodorin"), fils aîné du président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a été nommé par lui « deuxième vice-président pour la sécurité de la Défense et de l'État », une fonction qui n'est pas prévue par la nouvelle constitution, approuvée par referendum en novembre dernier.
Le décret présidentiel précise qu'à cause de sa position en tant que président, le Chef de l'Etat a, entre autres, l'obligation de « savoir comment interpréter la Loi fondamentale » (article 35) et de « veiller à la stricte application de la Loi fondamentale » (article 41).
Le Titre II de la présente Constitution, qui traite des pouvoirs et des organes d'Etat, indique que le président nomme le vice-président, sans mentionner de "deuxième vice-président" et, plus précisément, l'article 33 de la Loi fondamentale précise que "le président est assisté par un vice-président."
Cette nouvelle fonction, créée par la récente réforme constitutionnelle, est également mentionnée dans les articles 32, 41, 45, 46 et 50, et tojours sans référence à un "deuxième vice-président."
En outre, l'article 51 stipule que le gouvernement se compose du président, du vice-président, du Premier ministre et de divers ministres (Ministres d'Etat, ministres, vice-ministres et ministres délégués, secrétaires d'etat, etc).
La promotion de "Teodorin", qui jusqu'alors occupait le poste de ministre d'Etat de l'Agriculture et des Forêts et contre lesquels le parquet de Paris a récemment émis un mandat d'arrêt international pour un présumé détournement de fonds publics, renforce ainsi ses chances de succéder un jour à son père à la présidence.
En outre, le nouveau gouvernement compte, parmi ses quelque 60 membres, au moins sept membres de la famille du Président Obiang : Mis à part "Teodorin", on trouve Gabriel Mbega Obiang Lima, ministre des Mines, de l'Energie et de l'Industrie et fils du président ; Antonio Mba Nguema, ministre d'État à la Défense nationale et frère du président ; Nicolas Mbama Nchama, ministre de la sécurité nationale et neveu d'Obiang ; Monserrat Afang Ondo, vice-ministre des Finances, nièce du président et fille de Armengol Ondo Nguema (frère du président et ancien ministre de la Défense) ; et Fausto Abeso Fuma, Ministre Délégué chargé de l'aviation civile et gendre du président, entre autres. (Source : Europa Press)
24.05.2012 - Lettre ouverte de Tutu Alicante au ministre français des Affaires étrangères
Hier, mercredi, c'est dans le quotidien français "Libération" qu'on pouvait lire cette "lettre ouverte" de Tutu Alicante, président d'EG Justice, et de John Githongo, directeur général de l'Inuka Kenya Trust, adressée au nouveau ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius :
« Si seulement les dirigeants africains consacraient autant de temps et de créativité à appliquer la loi qu’ils le font à tenter de la contourner ! Certes, les politiciens qui se considèrent au-dessus de la loi ne sont pas l'apanage de l'Afrique, mais les politiciens africains semblent avoir érigé cette façon d'agir au rang d'art. Aujourd'hui, un président africain veut porter ce savoir-faire artistique à un autre niveau en essayant de placer son fils au-dessus des lois d'un autre pays. Pour arriver à ses fins, il cherche sans vergogne à se servir d'une organisation internationale.
Nous, les Africains, devons jouer notre rôle et faire pression pour que les responsables soient tenus de rendre des comptes. Mais, lorsque nos dirigeants cherchent à utiliser le système international en toute impunité, la communauté internationale se doit de prendre les mesures qui s'imposent pour veiller à ce que les normes de justice et l'Etat de droit soient protégés par-dessus tout.»(Source : "Libération", 23.05.2012)
24.05.2012 - Amnesty International accuse la Guinée équatoriale de réprimer l'opposition
L'ONG Amnesty International a publié aujourd'hui à Londres son rapport annuel qui affirme que les autorités de la Guinée équatoriale continuent à réprimer l'opposition et que les libertés d'expression et de réunion restent soumises à des restrictions.
L'organisation de défense des droits de l'homme reproche au régime de Malabo que "la tension politique ait augmenté tout au long de l'année", bien qu'en juin 2011 le président Teodoro Obiang ait signé la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la bonne gouvernance.
Elle déplore que l'an passé "les autorités ont continué à réprimer l'opposition par le harcèlement, les arrestations et les courtes détentions de militants politiques", et elle prétend qu' "il y a eu une augmentation du nombre d'arrestations dans la période qui a précédé" le Sommet de l'Union africaine (UA), qui s'est tenue à Malabo, capitale du pays, en juin 2011. Dans ce contexte, en effet, plusieurs opposants et quelque 100 étudiants ont été arrêtés et emprisonnés brièvement juste avant le Sommet de l'UA.
Amnesty International indique aussi qu'après les révolutions en Afrique du nord et au Moyen-Orient, Obiang a annoncé en mars une réforme de la Constitution "pour élargir le cadre juridique de l'exercice des libertés fondamentales et donner à la population plus d'opportunités de participer à la vie politique du pays.
L'ONG signale que la Commision qu'Obiang a mise en place pour rédiger les réformes de la Loi fondamentale a intégré les partis d'opposition, à l'exception de Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS) et l'Union populaire (UP), qui ont considéré que les conditions éxigées pour leur participation (amnistie générale et retour en toute sécurité des exilés) n'étaient pas remplies.
Amnesty International signale qu'en juin la Chambre des Représentants du Peuple (Assemblée unicamérale) a approuvé les propositions de réformes adoptées par référendum, le 13 Novembre, avec 97,7 pour cent des voix, sans débat et sans que l'opinion publique ait eu connaissance du texte de la réforme. L'Organisation déplore également que cette nouvelle Loi fondamentale "augmente encore les pouvoirs du président..."
Le rapport d'Amnesty a également dénoncé l'arrestation, en avril 2011, dans la ville de Bata, dans la région continentale du pays, de l'enseignant Juan Manuel Nguema Esono, et du médecin Vicente Nze, tous deux militants de la CPDS, soupçonnés d'organiser una manifestation pour le jour international du Travail, mais quatre jours plus tard ont été libérés sans incupation.
En outre, au moins 30 personnes qui étaient maintenus au secret et sans inculpation à la prison de Bata ont été libérées en novembre après avoir été acquittés par un tribunal militaire, la majorité d'entre elles ayant été arrêtées en octobre 2010 après l'évasion de deux détenus politiques de la prison d'Evinayong, chef-lieu de la province Centre Sud, dans la région continentale.
Amnesty International déclare que 17 autres prisonniers politiques, "qui purgent des peines longues pour les tentatives présumées de renverser le gouvernement, ont également été graciés et libérés."
L'ONG déplore en outre, que «la liberté d'expression reste soumise à des restrictions, et que la presse soit sous le strict contrôle de l'État», de telle sorte que, selon Amnesty International, "toutes les informations que les autorités considérent comme défavorables sont censurées." (Source : noticias.terra.com)
23.05.2012 - ICEF de Malabo - La tournée africaine de Madjo passera par la Guinée équatoriale
« La Savoie n'est pas seulement un pays de ski et de fondue. A entendre la jeune Madjo, c'est aussi celui d'une musique arc-en-ciel où les guitares acoustiques ont vu les grands espaces américains et entendu les rythmes africains...» ("Le Parisien, 18 avril 2010)
Originaire d'Evian, la chanteuse française Madjo, 27 ans, a entrepris depuis un mois une tournée africaine à travers 12 pays, peut-être une manière pour elle de renouer avec son histoire familiale, puisque son grand-père était sénégalais.
Déjà, ses pas l'ont conduite à Addis-Abeba (Ethiopie), à Cotonou (Bénin), à N'Djamena (Tchad), à Kigali (Rwanda), à Lusaka (Zambie), et elle chantait hier soir à l'Institut culturel français de l'île Maurice, avant de se rendre plus tard aux Comores et à Madagascar...
Le samedi 2 juin 2012, c'est au public de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, qu'il sera donné d'entendre la voix magique de Madjo.
L'artiste française livre des sons et des rythmes urbains faisant la part belle à des voix hypnotiques et tribales, Brooklyn et Dakar se tenant par la main.
Dans un choc des cultures permanent, quelque part entre Indie folk et soul, Madjo bricole, bidouille et détruit pour mieux reconstruire, s’enfuit pour mieux revenir.
Une chanteuse et une voix à ne pas manquer !
Une âme vaudou traverse les chansons de Madjo, passant par cette voix au grain profond et chaleureux et irisant ses compositions colorées...
23.05.2012 - ICEF de Bata : Concert de Nelida Car, le 26 mai 2012
Celle qu'on surnomme déjà la "nouvelle diva équato-guinéenne", Nelida Car Rosario, se produira à l'ICEF de Bata, ce samedi 26 mai à 20h. Un concert à ne pas manquer !
Agée de 22 ans, originaire de Basupu, un petit village de l'île de Bioko, à 14 km au sud-ouest de Malabo, Nelida est la fille du musicien Samuel Car Sambo (dit Samuelin). En décembre 2010, l'artiste fétiche de l'ICEF de Bata avait conquis son puiblic avec un premier album ("Ewerawera") -encore en vente à l'ICEF au prix de 5000 francs CFA. Elle s'était ensuite produite sur scène à Malabo et à Sao Tomé, avant de s'illustrer en participant à la cérémonie d’ouverture de la CAN en janvier dernier à Bata.
Pour découvrir l’univers de son 2e album qui est encore en projet, Nelida vous invite donc pour un concert intimiste et chaleureux, pour lequel elle sera accompagnée des musiciens : Mohammad Gaafar, Elvis-Bob et Japhet Tomen Ndjamen... Talent assuré !
Nelida, entourée d'Elvis Bob (1er à gauche) et de Mohammad Gaafar (1er à droite)
La chanteuse, également auteur-compositeur, interprète une musique proche de la soul, teintée des différentes influences musicale héritées de sa famille et marie habilement des éléments de la musique afro-cubaine et jazz. A travers ses textes simples et touchants, elle raconte sa vie quotidienne, ses moments de joie mais aussi de peine. Et si Nelida chante dans toutes ces langues - bubi, fang, igbo, anglais, français, espagnol – c’est avant tout pour faire de sa musique un langage universel, un instrument pour illuminer, inspirer, passionner, exalter et insuffler la vie. (Source : ICEF)
23.05.2012 - Guinée équatoriale : Le nouveau gouvernement est formé
Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a achevé aujourd'hui son nouveau cabinet, composé de 55 nouveaux membres : 6 ministres d'Etat, 18 ministres, 15 ministres délégués et 16 vice-ministres.
Lundi dernier, le Chef de l'Etat avait déjà nommé deux vice-présidents - l'ancien premier ministre, Ignacio Milam Tang, chargé des affaires présidentielles, et son propre fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, chargé de la Défense et de la Sécurité de l'Etat -, un Premier ministre, Vincent Eate Tomi, et deux Vice-Premier ministre, Clemente Engonga Nguema Onguene et Alfonso Nsue Mokuy.
1. Ignacio Milam Tang 2. Vicente Eate Tomi 3. Clemente Engonga Nguema Onguene 4. Alfonso Nsue Mokuy
Dans ce nouveau gouvernement, on retrouve aux postes-clés les mêmes personnalités, à commencer par les membres de la famille du président Obiang : Son fils cadet, Gabriel Mbegha Obiang Lima, devient ministre des Mines, de l'Industrie et de l'Energie ; son neveu Baltasar Engonga Edjo, est ministre d'Etat chargé de l'intégration régionale ; tandis que son frère, Antonio Mba Nguema, reste à la tête du ministère de la Défense nationale.
5. Teodoro Nguema Obiang Mangue 6. Gabriel Mbegha Obiang Lima 7. Baltasar Engonga Edjo
8. Général Antonio Nsue Mokuy
On retrouve dans ce gouvernement Miguel Abia Biteo Boriko, un ancien Premier ministre (2004-2006), qui est chargé du Ministère du Travail et de la Sécurité sociale, mais aussi Agustín Nze Nfumu, longtemps ambassadeur à Londres, récemment rappelé au pays, et rédacteur en chef de la "Gaceta de Guinea ecuatorial", à qui on confie le ministère de l'Information, de la Presse et de la Radio. L'ex-diplomate ne sera pas dépaysé, car il a déjà été ministre d'Etat, chargé de l'Iformation en 2003-2004.
Un conseiller présidentiel, Miguel Oyono Ndong Mifumu, remplace le fils du Chef de l'Etat au ministère de l'Agriculture et des Forêts, alors que Marcelino Owono Edu (ministre des Mines, de l'Industrie et de l'Energie depuis 2008) devient ministre des Finances et du Budget.
9. Miguel Abia Biteo Boriko 10. Agustin Nze Nfumu 11. Miguel Oyono Ndong Mifumu
12. Marcelino Owono Edu
Le Secrétaire général du Parti Socialiste (PSGE), Tomás Mecheba Fernández Galilea est reconduit comme ministre de la Santé et du Bien-être social. Présenté comme un "opposant", il est en fait un ancien compagnon de route du PDGE et n'a jamais présenté de candidat contre le président Obiang. Depuis 2001, il a déjà été ministre délégué, chargé de la Santé, dans trois gouvernement successifs.(Source : EFE)
22.05.2012 - Football-Eliminatoires Mondial 2012 : Sélection de choc pour le Nzalang nacional
Dans cette Coupe du Monde qui doit avoir lieu au Brésil du 12 juin au 13 juillet 2014, la Guinée équatoriale va évoluer dans le groupe B aux côtés de la Sierra Leone, du Cap-Vert et de la Tunisie.
Pour la première journée des éliminatoires, le samedi 2 juin, le Nzalang rencontrera,à 18h00,les Aigles de Carthage à Monastir (Tunisie). Une entrée dans la compétition qui pourrait être rude pour les joueurs du Nzalang nacional qui jouent quasiment tous à l'étranger, principalement en Espagne et en Amérique latine, et qui n'auront pu se préparer longtemps tous ensemble. Les joueurs venant d'Espagne sont arrivés en Guinée équatoriale, hier 21 mai, et repartiront dans leurs clubs le 12 juin.
En outre, jouant à domicile et devant son public, la sélection tunisienne sera difficile à battre. Elle se situe actuellement au 56e rang du classement mondial de la FIFA alors que l'équipe de Guinée équatoriale, quoique auréôlée de ses victoires lors de la CAN 2012, doit se contenter d'une modeste 103e place.
Une semaine plus tard, le samedi 9 juin, à 18h00, c'est au stade de Bata (Guinée équatoriale) que les joueurs du Nzalang affronteront la Sierra Leone, un adversaire coriace, lui aussi (63e).
- Défenseurs : Kily Alvarez (Langreo), Armando Sipoto Bohale Aqueriaco, dit "Sipo" (CD Badajoz), Yago Yao Alonso-Fueyo Sako (Coruxo) et Rui Fernando da Gracia Gomes (UD Logroñés).
- Milieux de terrain: Juvenal Edjogo (CE Sabadell), Omar Mascarell González (Real Madrid Castilla) et Daniel Ekedo (Ceuta).
- Attaquants: Ruben Epitié (Rubí), Juanjo Muko (Atletico Madrid, Juvenil A), David Mitogo (Ponferradina B), Emilio Nsue (Mallorca) et Iban Iyanga Travieso, dit "Randy" (Las Palmas).
Il y aura aussi à l'extrémité droite Javier Balboa (Beira-Mar, Portugal), Lawrence Doe (Al-Shabab, Oman), et le milieu de terrain d'origine colombienne Rolan de la Cruz (Fortaleza, Colombie).
(Source : futboldeguinea.wordpress.com)
22.05.2012 - Guinée équatoriale : Nomination d'un Vice-président et d'un Premier ministre
Hier lundi, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a nommé l'ancien Premier ministre Ignacio Milam Tang à la vice-présidence de la République de Guinée équatoriale.
Il a également nommé l'ancien secrétaire général de la Présidence, Vicente Eate Tomi à la fonction de Premier ministre, et son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue au poste de 2e vice-président, chargé de la Défense nationale et de la Sécurité de l'État..
Photo : Ignacio Milam Tang et le président Obiang à Annobon en octobre 2010
Teodoro Nguema Obiang Mangue, nommé au poste de 2e vice-président, après avoir exercé la fonction de ministre de l'Agriculture, sans interruption depuis 1997, fait l'objet en France d'une enquête dans l'affaire dite "des biens mal acquis". Le ministère français de la justice doit désormais donner son feu vert, après celui du parquet de Paris début avril, pour le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui.
L'ancien ministre de l'intérieur Clemente Engonga Nguema Onguene a été nommé vice-Premier ministre, et l'ex-ministre de l'information, Alfonso Nsue Mokuy, 2e vice-Premier ministre.
Ces nominations, annoncées à la télévision nationale, sont intervenues trois jours après la démission du gouvernement dans le but de mettre en place les nouvelles institutions prévues par la nouvelle Loi fondamentale, adoptée en novembre 2011. La Guinée a adopté en novembre à 97,7%, selon les chiffres officiels contestés par l'opposition, une réforme constitutionnelle qui prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ainsi que la création d'un poste de vice-président et de cinq organismes: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple.
La formation d'un nouveau gouvernement, désigné par le président équato-guinéen, devrait intervenir dans le courant de la semaine. (Source : AFP)
22.05.2012 - Guinée équatoriale : Obiang double les salaires des militaires
Lorsd’une rencontre, lundi, avec tous les corps de l’armée et de la sécurité à Mene Ela, un des plus grands camps militaire de Malabo, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a annoncé une hausse de 200% des salaires des forces armées et de sécurité (FAS).
« Le président Obiang Nguema a augmenté nos salaires de 200%, les soldats vont toucher, dès la fin juin, 250 000 francs CFA au lieu de 125 000», a confié le sergent de police, Engono Mba.
Photo : Entrainement de soldats dans un camp militaire de Malabo
Dans les casernes et foyers abritant des éléments de la FAS, l’annonce de cette hausse des salaires a été très bien accueillie. «Enfin, le président nous accorde le salaire qu’il nous faut» se réjouit Ana Filomena Ada, soldate de 2e classe.
La mesure est cependant moins appréciée par les fonctionnaires de l’administration publique qui n’ont cessé de réclamer la hausse de leurs propres salaires : « Le président Obiang privilégie les hommes en tenue parce que lui-même est d’abord militaire et il a peur que les militaires ou bien les FAS le renverse » a déclaré Francisco Mebiam Ndong, fonctionnaire retraité de l’administration publique.
Dans la population , et notamment parmi les étrangers vivant en Guinée équatoriale, on espère surtout que cette mesure fera diminuer les vols et les extorsions avec menaces et violences physiques dont se rendent fréquemment coupables les forces de l'ordre.
C'est en se plaignant de leurs soldes dérisoires que les forces armées et de sécurité justifient habituellement les nombreux "dérapages" de militaires à l’encontre des étrangers, parfois même en faisant usage de leur armes et en tuant des civils, comme ce fut le cas pour la jeune Camerounaise, Martine Angèle Zeh, 26 ans, abattue en octobre 2011 au barrage militaire de Nkue, et pour le jeune Malien Oumar Koné, 24 ans, tué d'une balle dans la tête, il y a quelques semaines, par un sergent-chef de l’armée de terre à qui il avait refusé de donner de l’argent au cours d’un supposé contrôle de routine.(Source : APA - Malabo)
22.05.2012 - Semaine de la littérature équato-guinéenne à l'Université de Vienne (Autriche)
La Semaine de la littérature équato-guinéenne, organisée par le Département de Philologie romane de l'Université de Vienne (Autriche) du 21 au 25 mai 2012, est une initiative du professeur Max Doppelbauer, en collaboration avec le cinéaste autrichien Misha G. Hendel.
Il s'agit d'évoquer les oeuvres les plus remarquables et des figures repésentatives du pays, telles que les écrivains Juan Balboa Boneke, Donato Ndongo Bidyogo, Justo Bolekia Boleká, Paco Zamora Loboch, Maximiliano Nkogo Esono, Guillermina Mekuy, Juan Tomás Ávila Laurel, María Nsué Angüe, José F. Siale Djangany, et bien d'autres encore.
Photo : L'écrivain équato-guinéen Joaquín Mbomío Bacheng
Cet événement culturel sera aussi l'occasion de découvrir de nouveaux visages, comme l'hispano-guinéen Paco García Gallego, auteur de "El fusil y la Vereda", mais aussi de goûter à la mélodie des poèmes de Raquel Ilombe, au verbe de Ciriaco Bokesa Napo et au lyrisme de Anacleto Oló Mibuy...
Par ailleurs, un espace littéraire présentera toutes les publications du Centre culturel de Bata, témoins de la vitalité qui caractérise la littérature équato-guinéenne.
Le film "Ecrire pour être lu - La littérature de la Guinée équatoriale" de Mischa G. Hendel et Pablo Rudich a été sélectionné pour le Festival Ethnocineca de Vienne. En 2009, Misha G. Hendel avait déjà réalisé un premier documentaire intitulé : "Voces literarias de Guinea Ecuatorial"
L'écrivain équato-guinéen Paco Zamora et le cinéaste Misha G. Hendel à Madrid
Mardi 22 mai 2012, 13:15-14:45 :
Joaquín Mbomío Bacheng : La littérature équato-guinéenne : “Cuando los combes luchaban” de Leoncio Evita, fondement de la nouvelle guinéenne.
Mercredi 23 mai 2012, 10:00-11:00 :
Mischa G. Hendel & Joaquín Mbomio Bacheng : La littérature équato-guinéenne : La condition d'écrivain
Mercredi 23 mai 2012, 19:00 :
Projection de “Memoria negra” de Xavier Montanyà
Jeudi 24 mai 2012 13:15-14:45 :
Joaquín Mbomío Bacheng : “El párroco de Niefang“ (Le paroissien de Niefang)
Vendredi 25 mai 2012, 18:00 :
“Escribir para ser leído. La literatura de Guinea Ecuatorial” de Mischa G. Hendel & Pablo Rudich (2010, 26min)
19.05.2012 - L'ambassadeur Manuel Bibang Aseco Eyang en visite dans l'est du Maroc
Du vendredi 11 au dimanche 13 mai, la visite du sud de l’Oriental , une des seize régions du Maroc, a constitué un moment fort pour 15 ambassadeurs accrédités par le Royaume du Maroc.
Organisée par la Fondation diplomatique, en partenariat avec l’Agence de l’Oriental et en étroite collaboration avec le conseil municipal de Figuig, cette randonnée de 3 jours futt un moment de découverte des plaines d’Angad, des hauts plateaux et du désert, 3 écosystèmes différents étalés sur un territoire de près de 400 km englobant une biodiversité d'une grande richesse.
L'objectif de cette visite était de sensibiliser les diplomates et, par eux, d'inciter les investisseurs étrangers à venir développer cette région qui possède d'importants atouts touristiques.
Manuel Bibang Aseco Eyang, ambassadeur de la Guinée Equatoriale, n'a caché pas sa grande satisfaction, l’immense plaisir qu’il a ressenti au terme de cette visite. Instructive, enrichissante et fructueuse était cette excursion pour le diplomate, très touché par l’hospitalité et l’accueil chaleureux que leur ont réservés et manifestés les organisateurs, les autorités et les populations locales.
Manuel Bibang Aseco Eyang, ambassadeur de la Guinée Equatoriale,
reçu par le roi du Maroc, Mohammed VI, à Casablanca, le 2 avril 2012
Pour Manuel Bibang Aseco Eyang, de tels événements reflètent l’importance d’une expérience qui pourrait renforcer les liens d’amitié et de coopération entre le Maroc et la Guinée Equatoriale deux Etats qui entretiennent déjà d’excellentes relations dans différents domaines et ce, a-t-il précisé, grâce aux efforts déployés par les deux chefs d’Etat, le roi Mohammed VI et le Président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogoafin de consolider la paix et la sécurité en Afrique
« La visite a été instructive», a déclaré le diplomate à Ain Béni Mathar, où il a pu visiter la centrale thermo-solaire à système combiné. Manuel Bibang Aseco Eyang a dit aussi avoir apprécié les palmeraies, les monuments historiques, les projets des coopératives agricoles locales et le système traditionnel d’irrigation, l'artisanat, ainsi que les arts populaires et folkloriques.
« Ce voyage qui m’a permis de passer des moments forts d’émotion et d’admiration en compagnie de mes chers collègues, de découvrir un beau territoire doté d’un potentiel à forte valeur ajoutée. Je remercie tous ceux qui nous ont permis de nous faire une idée exacte sur cette région éblouissante. C’est vraiment magnifique ! » a conclu l’ambassadeur.
Diplomate depuis 1970, Manuel Bibang Aseco Eyang était auparavant ambassadeur au Gabon, en Angola et à Sao Tomé et Principe, puis Consul de Guinée équatoriale à Lagos (Nigeria), de 2006 à 2011.
(Source : Oujdacity.net- Mohammed ZERHOUDI)
19.05.2012 - Guinée équatoriale : Démission du gouvernement
Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a demandé aujourd'hui la démission du gouvernement présidé par le Premier ministre Ignacio Milam Tang.
Le président Obiang, qui a présidé le Conseil des ministres aujourd'hui au Palais du Peuple à Malabo, a rappelé qu'en vertu de la nouvelle Constitution : « le Premier ministre et les ministres doivent démissionner pour que le Chef de l'Etat assume pleinement le pouvoir exécutif. »
Cet événement s'est déroulé en présence de plusieurs conseillers présidentiels et aussi du secrétaire général du PDGE, Lucas Nguema Esono Mbang.
Dans son allocution, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a encouragé le Premier ministre sortant et ses membres à poursuivre leur travail, car selon ses déclarations « la démission ne signifie pas la séparation », de même qu'il a assuré qu’il gardait sa confiance à toute cette équipe gouvernementale sortante.
C'est le ministre de l'Information, Jeronimo Osa Osa Ecoro, qui a annoncé aujourd'hui, à la télévision nationale (TVGE), la démission du gouvernement d'Ignacio Milam Tang.
La Constitution a été adoptée au mois de novembre 2011 avec 97,7 % des suffrages en faveur du "OUI". Selon cette nouvelle Loi fondamentale, le pouvoir exécutif revient au président, tandis que le premier ministre va simplement s'occuper de la coordination administrative, la présentation des lois et autres dispostions de l'Exécutif devant le Parlement. Une réforme constitutionnelle qui prévoit aussi une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels consécutifs, ainsi que la création d'un poste de vice-président et de cinq organismes : Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple.
Dans le prochain gouvernement, le président Obiang nommera un vice-président (fonction jusqu'à présent inconnue en Guinée équatoriale) à qui il déléguera ses pouvoirs en cas d'absence pour voyage à l'étranger ou en cas de démission, d'incapacité ou de mort du président.
Des rumeurs insistantes affirment que le président de la Guinée équatoriale désignera son fils à cette fonction de vice-président afin de préparer sa succession et afin de le mettre à l'abri d'un mandat d'arrêt international que pourrait lancer la justice française dans le cadre de l'affaire des "Biens mal acquis"...
Selon l'AFP, la nomination d'un nouveau premier ministre et la composition d'un nouveau gouvernement devrait intervenir dans le courant de la semaine.
Ignacio Milam Tang occupait le poste d'ambassadeur de la Guinée équatoriale en Espagne quand il a été nommé Premier ministre en juin 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama après les élections législatives et municipales tenues en mai de cette même année. Depuis 4 ans, il avait été maintenu à son poste, malgré plusieurs remaniements ministériels.
Le gouvernement actuel avait été formé en 2010 et avait subi un remaniement en janvier 2011. (Sources : EFE ; teinteresa.es ; AFP)
18.05.2012 - Réforme constitutionnelle : Les désaccords de Placido Mico et de la CPDS
Plácido Micó, le secrétaire général de la CPDS et seul député d'opposition au parlement, a été reçu hier par le président Obiang afin de lui faire part de ses sujets de désaccord avec les conclusions de la Conférence de Mongomo concernant les lois d'application de la nouvelle constitution.
les plus importantes de ses propositions n'ayant pas été prises en compte, il a donc décidé de s'adresser directement au Chef de l'Etat.
Parmi les nombreux sujets abordés, Plácido Micó a déclaré que la composition du nouveau Sénat devrait être fondée sur une base territoriale, suivant les provinces et en tenant compte de la diversité ethnique qui existe dans le pays...
Dans la proposition du député, chaque province aurait 6 sénateurs sauf Annobon et Bioko sud qui pourraient n'en avoir que 5. Le leader de l'opposition craint en effet que certaines régions du pays soient sur-représentées aux dépens de certaines autres.
Plácido Micó a également exprimé son désaccord à propos du nombre de sénateurs qui doivent être désignés par le président. Selon la Constitution (art. 84), une partie des sénateurs sera directement nommée par le Chef de l'Etat tandis que les autres seront élus au suffrage universel direct.
La Commission de Mongomo a décidé que le nombre de sénateurs désignés par le président sera de 15 sur les 70 membres du Sénat. « J'ai insisté pour qu'il ne soient pas plus de cinq », a confié le secrétaire général de la CPDS.
« J'ai aussi parlé à Obiang de l'opportunité de dépolitiser la Commission électorale nationale en y accueillant des personnalités de la société civile, des professeurs d'université ou des personnalités éminentes, connues pour leur impartialité.»
Concernant les élections, Plácido Micó a déclaré que les dirigeants de partis en lice ne devraient pas présider les bureaux de vote, comme le font souvent les dirigeants du PDGE.
« J'ai soulevé beaucoup d'autres choses telles que l'augmentation du nombre de conseillers municipaux dans les communes... J'ai également parlé avec Obiang du problème des boursiers», a ajouté le secrétaire général de la CPDS.
Selon l'Asodegue, les projets de lois n'ont pas été conçus par la Commission de Mongomo. Obiang aurait fait appel à un "entreprise étrangère" qui les aurait élaborés à sa demande. Ce qui expliquerait que les propositions de l'opposition aient été systématiquement écartées.
Ainsi, malgré ce qu'ont déclaré les médias d'Etat, la CPDS n'a absolument pas approuvé les textes qui ont été adoptés à Mongomo. Pour de nombreux observateurs, notamment dans les sphères de l'opposition, cette fausse information n'est ni plus ni moins une "manoeuvre" du gouvernement ayant pour but de brouiller le message de l'opposition.
Quant à l'UP, elle n'était pas représentée par Daniel Darío Martínez Ayécaba, son président légitime, mais par Alfredo Mitogo, un dissident, exclu de l'UP, qui, adoubé par le pouvoir, s'est fait récemment élire par un Congrès de partisans... (Sources : Asodegue ; noticias.terra.com ; EFE)
18.05.2012 - Réforme constitutionnelle : Fin de la Conférence de Mongomo
Lundi dernier, 14 mai, après deux semaines de travail dans la ville de Mongomo, la Commission chargée d'élaborer les projets de loi d'application de la nouvelle Constitution, s'est réunie avec le Chef de l'Etat au Palais du Peuple de Malabo.
Ces textes législatifs doivent mettre en place le Sénat, la Cour des Comptes, le Conseil national pour le développement économique et social, le Conseil de la République et le Médiateur de la République.
La Commission, présidée par Martín Ndong Nsue, le président de la Cour suprême de justice, était constituée d'une trentaine de membres : représentants des partis politiques, de la société civile et membres du gouvernement.
Le leader de l'opposition, Placido Mico, secrétaire général de la CPDS, a lui-même assisté à ces travaux et a été reçu pendant plus d'une heure par le président Obiang, hier jeudi, en fin de matinée (photo). Le site du ministère de l'information déclare que Placido Mico « a transmis au chef de l'État équato-guinéen le soutien de son parti aux lois relatives aux nouveaux organes de la réforme constitutionnelle... »
Placido Mico a également plaidé en faveur des étudiants équato-guinéens qui résident actuellement en Espagne et dont les bourses sont menacées par le plan de restriction budgétaire du gouvernement espagnol. Il a souhaité que l'Etat équato-guinéen leur apporte le soutien économique nécessaire afin de terminer leurs études dans les universités espagnoles.
La rencontre, qui s'est déroulée en présence du ministre d'État de la présidence de la République chargé des missions spéciales, Alejandro Evuna Owono Asangono, a eu lieu un jour après que le député du groupe mixte soit revenu à Malabo, après avoir assisté à Bata, pendant deux mois, à la première session ordinaire du parlement de l'année 2012. (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)
18.05.2012 - Football : La Guinée équatoriale dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2014
Le footballeur de l'UD Las Palmas, Ibán Iyanga, dit "Randy", a été convoqué une fois de plus par Gilson Paulo, le sélectionneur brésilien du Nzalang nacional de Guinée équatoriale, afin de disputer deux matches comptant pour les éliminatoires de la prochaine Coupe du Monde, qui se tiendra au Brésil en 2014.
Randy devra se rendre à Malabo le 21 mai prochain, pour préparer deux matches, l'un contre la Tunisie, et l'autre contre la Sierra Leone.
Photo : Iban Iyanga, dit "Randy"
Dans cette Coupe du Monde, la Guinée équatoriale va évoluer dans le groupe B aux côtés de la Sierra Leone, du Cap-Vert et de la Tunisie.
Le samedi 2 juin, à 18h00, le Nzalang rencontrera d'abord les Aigles de Carthage à Monastir (Tunisie) pour la 1ère journée des éliminatoires.
Une semaine plus tard, le samedi 9 juin, à 18h00, c'est au stade de Bata (Guinée équatoriale) que les joueurs de Gilson Paulo tenteront de vaincre la Sierra Leone.
Le dernier match aller que disputeront les joueurs du Nzalang les opposera au Cap-Vert, le 22 mars 2013.
Puis viendront les matches-retours :
16.05.2012 - France - Diplomatie : L'Afrique centrale sur liste rouge ?
Durant sa campagne électorale, lors de la présidentielle en France, François Hollande, n'a pas fait de l'Afrique sa priorité. Il n’a ni passé africain ni tropisme tiers-mondiste et se présente en homme neuf. Il a exprimé le souhait de mettre en place avec le continent une relation « nouvelle, dépassionnée et durable ». Autrement dit : rompre avec la Françafrique ou ce qu’il en reste.
Photo : Me William Bourdon, avocat, conseiller aux Droits de l'homme du candidat François Hollande
Membre de l'IS et proche de Stéphane Fouks, patron d'Euro RSCG, Alpha Condé mise sur ce scénario pour obtenir davantage de mansuétude de Paris à son égard. Mais le président guinéen, qui a installé le groupe Bolloré sur le port de Conakry dans des conditions contestées, devra apporter en contrepartie de vrais gages démocratiques en organisant rapidement les prochaines législatives.
Alors qu'Alassane Ouattara est un intime de Nicolas Sarkozy, François Hollande dispose de plusieurs courroies de transmission avec la Côte d'Ivoire, à l'instar de l'avocat Jean-Paul Benoît, qui lui fait passer des notes succintes sur l'Afrique. Ancien député européen, celui-ci défend ADO et l'Etat ivoirien, notamment à La Haye, dans le dossier Gbagbo.
15.05.2012 - Guinée équatoriale : "La Grande évasion" à la prison centrale de Bata
Hier lundi, au petit matin, à la prison centrale de Bata, quand l'alerte a été donnée, il était déjà trop tard, 47 détenus avait déjà pris la fuite... Tous des prisonniers de droit commun, dont certains sont connus pour leur dangerosité...
La Garde présidentielle en charge de la "sécurité" de la prison est parvenu à arrêter l'un des prisonniers en fuite, nommé Pascual, alors que ce dernier tentait de franchir la clôture de la prison.
Photo de Mikhael Subotzky : Prison d'Afrique du Sud
Un autre des fugitifs, Blas Engó, a été moins chanceux et a été abattu à bout portant et de sang-froid, tandis qu'il était acculé devant un canal d'évacuation des eaux et incapable de s'enfuir.
En guise de sanction, les autorités pénitentiaires ont ont supprimé la nourriture fournie aux prisonniers durant toute la journée d'hier.
L'Association espagnole de Solidarité démocratique avec la Guinée équatoriale (Asodegue) indique qu'« il convient de noter le grand nombre de prisonniers qui restent pendant des mois en prison, sans aucune attention judiciaire, sans avoir été inculpé d'aucun crime et, naturellement, sans être traduit devant un juge. Cette situation nourrit le désespoir qui les rend capables de prendre des risques aussi important que l'évasion qui vient de se produire... »
Asodegue soulève aussi la question du personnel : Il n'existe pas en Guinée équatoriale un personnel pénitentiaire spécialisé, comme l'a souvent réclamé la CPDS, le principal parti d'opposition du pays. Les détenus sont donc surveillés par une unité de l'armée, la Garde spéciale de la Présidence, une situation qui héritée de la période coloniale...
Par ailleurs, Asodegue rappelle que les détenus, même privés de libertés, conservent des droits, et que, « quand ils sont en prison ou quand ils essaient de s'en échapper, rien ne justifie qu'on les tue de sang-froid comme Blas Engo qui était sans armes et ne montrait aucune attitude agressive envers ses gardiens. »(Source : Asodegue)
15.05.2012 - France - Diplomatie : Une "Madame Afrique" pour l'Elysée ?
Tandis qu'à "L'Express", Vincent Hugueux s'interroge : «Et si le prochain "Monsieur Afrique" de l’Elysée était une Madame ? », la "Lettre du Continent" affirme que Jean-Christophe Belliard, le nouvel ambassadeur de France à Madagascar, initialement pressenti pour ce poste allait « pouvoir rejoindre sans encombre son poste à Antananarivo le mois prochain », puisque les deux sources croient savoir que la dignité d’adjoint au conseiller diplomatique de l'Elysée pourrait finalement échoir à Mme Hélène Le Gal, 45 ans, ancienne sous-directrice Afrique centrale et orientale du Quai d'Orsay (2005-2009).
« Ce serait faire injure à l’intéressée, écrit Vincent Hugueux, que d’attribuer cette hypothétique promotion aux seules vertus de la parité promise par François Hollande. Car Mme Le Gal a été amplement initiée aux mystères du bois sacré : avant d’endosser le tailleur de Consule générale de France au Québec, elle servit quatre années durant comme sous-directrice Afrique centrale et orientale du Quai d’Orsay. Plus récemment, elle aurait même dû -mission ô combien délicate- rallier Kigali pour y diriger l’ambassade de France. Las !, le rugueux Paul Kagamé a refusé mi-février d’accorder l’agrément requis à cette diplomate de carrière jugée trop proche d’Alain Juppé », lui-même considéré comme hostile depuis toujours au pouvoir en place à Kigali.
Mme Le Gal est diplômée de l'Institut d'études politiques. Elle a déjà été vice-consule à l'ambassade française de Ouagadougou (Burkina Faso) de 1988 à 1990, deuxième secrétaire à l'ambassade française de Tel-Aviv (1994-1996), première secrétaire au même poste (1996-1998), première secrétaire à Madrid (1998-2000), conseillère technique au cabinet du ministre délégué à la Coopération et la Francophonie (2000-2002), première secrétaire à la représentation de la France auprès du comité politique et de sécurité de l'Union européenne à Bruxelles (2002-2005), auditrice à l'Institut d'études diplomatiques (2003) et sous-directrice (Afrique centrale et orientale) à l'administration centrale depuis août 2005. En mai 2008, Hélène Le Gal est devenue Chevalier de l'Ordre national du mérite. Elle a ensuite été nommée Consul général de France au Québec (2009-2012).
(Sources : L'Express ; La Lettre du Continent)
15.05.2012 - Visite du Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, en Guinée équatoriale
Le week-end dernier, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a reçu en audience le Premier ministre du Kenya, Raila Amolo Odinga, dans la localité de Sipopo.
Selon le Bureau du ministère de l'information, les deux Chefs d'Etat ont échangé sur diveses questions concernant le continent africain, et particulièrement de la nécessité de trouver des solutions pour résoudre la crise de la Somalie et le conflit frontalier qui oppose le Soudan du Nord et le Soudan du Sud.
Arrivé samedi soir, vers 22h, à l'aéroport de Malabo, le Chef du gouvernement du Kenya, accompagné de plusieurs membres de son cabinet, avait d'abord été reçu par son homologue équato-guinéen, Ignacio Milam Tang, et par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bilé.
Au cours de ses entretiens, Raila Amolo Odinga - qui est par ailleurs le fils du défunt Oginga Odinga, le premier vice-président du Kenya - a exprimé l'intention de son pays d’élargir ses relations de coopération internationale. Il s'agissait pour lui de sa première visite en Guinée équatoriale.
Cette visite n'est peut-être pas étrangère à la récente la découverte d'un gisement de brut dans la région aride et isolée de Turkana, renforçant ainsi les espoirs du Kenya de devenir le géant pétrolier d'Afrique de l'Est. Le Kenya, qui figure actuellement dans le Top 10 des premières économies de l'Afrique et est quatrième en Afrique sub-saharienne derrière l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Angola, espère atténuer son déficit fiscal grâce à cette découverte. (Source : Bureau d’information et de presse de Guinée équatoriale)
15.05.2012 - Intervention de Tutu Alicante León au Freedom Forum d'Oslo (Norvège)
Lundi 7 mai, s'est ouvert dans la capitale norvégienne, la 4e édition du "Oslo Freedom Forum", symposium annuel rassemblant près de 250 militants des droits de l’Homme du monde entier, avec la participation, cette année, de la bloggeuse tunisienne Lina Ben Mhenni, du fondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, et du président d'EG Justice, l'Annobonais Tutu Alicante León.
EG Justice, fondée en 2007 est la première ONG de défense des droits humains consacrée à la Guinée équatoriale.
Tutu Alicante León vit et travaille actuellement aux Etats-Unis. Devant les participants à ce IVe Forum d'Oslo sur la liberté, ila délivré ce témoignage sur son propre pays, un petit pays d'Afrique centrale qui apparaît rarement dans les journaux en Norvège ou à l'échelle mondiale, et qu'il a intitulé : "Au royaume d'Obiang" :
« Mon nom africain est Tusantu Tongusalu. Je suis né en Guinée équatoriale. Nous fûmes une colonie portugaise (1471 - 1776), puis les Espagnols arrivèrent.Ces derniers, incapables de prononcer nos noms africains, nous ont attribué d'autres comme le vôtre. Maintenant, mon nom est Amancio Alicante León, un prénom espagnol et deux noms qui correspondent aux provinces de ce pays. La Guinée équatoriale cessa d'être une colonie lorsqu'elle accéda à l'indépendance en 1968.
Notre premier président fut Francisco Macías Nguema, un interprête sans aucune expérience administrative.
La première chose qu'il fit fut d'expulser violemment les Espagnols qui étaient restés sur notre territoire, une mesure excessive et gratuite qui eut des conséquences désastreuses, car, en rupture avec l'Espagne, la banque mondiale nous a fermé ses portes. Macías Nguema est resté environ onze années au pouvoir et au terme de cette période un tiers de la population nationale avait quitté le pays, victime de la persécution du gouvernement ou faute de moyens de subsistance.
L'éducation et la santé ont été paralysés, les églises ont été fermées, la nation est tombée dans le déclin. La Guinée est devenue une île, en quelque sorte.
Résultat de cette situation, des mouvements pour l'écarter de la présidence ont commencé à voir le jour. L'un d'eux a réussi et s'est achevé avec l'arrivée de Teodoro Obiang à la tête de l'Etat. Il était le neveu de Macías, mais cela n'empêcha pas que le coup d'Etat s'achève avec la chute et l'exécution du dictateur.
Depuis ces événements, 33 ans ont passé, 33 ans qu'Obiang est au pouvoir. En ce sens, , il est l'un des plus anciens présidents au monde. Khadafi le devançait jusqu'à sa mort.
Obiang s'accrocha à la présidence dès le premier jour. Il créa un parti et le déclara parti unique. Cependant, plus tard, en 1983, il changea d'avis et accepta d'autres partis. C'est-à-dire qu'il y a une opposition qui ne semble pas se développer si l'on s'en tient aux résultats des trois élections [présidentielles] qu'il a convoquées. La première gagnée à 99% des suffrages, la deuxième avec 97%, et la 3e avec 95%. Comme on le voit, il y a une baisse de sa popularité qui, si cela continue, devrait lui permettre de rester plusieurs siècles au pouvoir.
Est-ce qu'il existe un Parlement en Guinée équatoriale ? Oui, bien sûr. Il comprend 100 députés dont un est issu de l'opposition. Tous les autres appartiennent au parti du président.
L'année 1994 a changé nos vies. Sans le savoir, nous marchions sur un trésor, du pétrole en abondance. Presque du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés derrière l'Angola et le Nigeria, parmi les premiers de la région dans ce domaine. La prospérité fut telle que le gouvernement put clamer sur toutes les scènes internationales que le revenu national par habitant est d'environ 34 753 dollars, plus ou moins équivalent à celui du Japon et de la France.
Avec cet argent, le demi-million d'habitants qui compose notre population devrait vivre magnifiquement. Mais ce n'est pas le cas. 80% d'entre eux sont dans une pauvreté absolue, même si le gouvernement s'emploie à affirmer le contraire et à faire venir des invités spéciaux à Sipopo, une cité de rêve avec de nombreuses villas, des terrains de golf, des véhicules de luxe avec chauffeurs en uniforme et un luxe digne du paradis originel.
En outre, ils ont aussi l'habitude de les convier dans leurs maisons à Malibu ou en France, où l'une d'entre elles est évaluée à 100 millions d'euros. Dans ce dernier pays, des enquêtes ont été ouvertes contre des membres de la famille présidentielle pour des délits liés à des opérations financières à l'étranger.
C'est que l'argent est quasiment leur raison d'être. Et les exentricités, telles qu'une horloge de trois millions d'euros ou les cadeaux faits au roi du Swaziland. Et le manque d'attention qu'ils semblent leur porter : Il y a peu, on leur a volé douze millions de dollars qu'ils transportaient en espèces.
Et sans parler de leur "générosité". Le don de trois millions de dollars fait à l'Unesco pour que soit créé un prix à au nom du président et, contre toute attente, l'acceptation par l'Unesco, malgré des dizaines de voix qui se sont élevées pour éviter une telle honte. Parmi ceux qui tentèrent d'empêcher cela, se trouvait le prix Nobel Mario Vargas Llosa, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu et l'ONG Equatorial Guinea Justice qui lutte contre la dictature et dont des membres sont en prison pour leurs idées.
Bien entendu, l'homme [le président Obiang] ne reste pas impassible. Il a une capacité extraordinaire à se mouvoir dans les cercles diplomatiques. Des exemples ? Il a obtenu qu'on le nomme président de l'Union Africaine, grâce à des manoeuvres qui lui ont coûté non moins de dix millions de dollars. Il a obtenu qu'on lui adjuge une partie de l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations de cette année (une espèce d'Eurocoupe ou de Coupe de l'America) et il a mis sur pieds une sélection de footballeurs venus de partout et qu'il a naturalisés, parmi lesquels un Colombien : Roland Santacruz. Grâce à quoi, ils ont gagné un match face à la Libye, et le fils du président a offert un million de dollars aux joueurs de l'équipe. Malheureusement, ils n'ont pas remporté le tournoi. Et désormais, un nouvel objectif, tout à fait méprisable, a été tracé, il veut être un allié d'Unasur et pour cela, il a aménagé Malabo, la capitale, pour y réunir de hauts dignitaires de cette organisation.
L'idée n'est pas mauvaise. Nous sommes beaucoup plus proches de l'Amérique que ce que l'on croit. Nous parlons espagnol, mangeons beaucoup de manioc et de bananes plantains, et la musique de Colombie, par exemple, nousnous plaît comme beaucoup d'autres choses venant de ce pays. Mais de là à en profiter pour donner de l'oxygène à l'un des dictateurs les plus anciens du monde contemporain, cela est une autre chose. ".
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(Source : Semana.com)
14.05.2012 - ICEF de Malabo : Journée des mémoires de la traite et de l’esclavage
Jeudi 10 mai 2012, l’Institut français (ICEF) de Malabo a célébré avec éclat la 7e Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.
La directrice-adjointe de l'ICEF, Yvanne Girard, a d'abord présenté rapidement cette manifestation nationale française, puis le directeur de l'ICEF a présenté le conférencier : M. Sergio Esono Abeso Tomo, ex-Président de la Cour suprême et actuel vice-ministre de la Justice.
Au cours de sa formation universitaire, M. Esono Abeso Tomo a suivi au début des années 2000 un 3e cycle à l’université de Nantes, en France, où il a soutenu un mémoire intitulé : "La violation des droits de l’homme par les sociétés multinationales en Afrique : le cas de la Guinée Équatoriale, de la traite négrière à nos jours".
C'est en s'inspirant de ce travail et de son expérience professionnelle qu'il a pu illustrer de situations concrètes son brillant exposé sur le thème de "Le rôle des possessions espagnoles du Golfe de Guinée dans la traite transatlantique des esclaves en Afrique".
Le conférencier a souligné la difficulté, pour la jeune génération, de préparer l’avenir sans connaître son Histoire. Il s’est félicité, à cette occasion, de cette célébration organisée pour la première fois en Guinée Équatoriale et s’est réjoui de la promulgation par la France, en 2001, de la Loi 2001-434 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.
Les propos toujours très documentés et objectifs de M. Sergio Esono Abeso Tomo ont enrichi les connaissances et la réflexion du public attentif de cette conférence qui a pu, au terme de l’exposé, recueillir toutes les réponses aux questions qu’il se posait.
La soirée s’est alors poursuivie par la projection de la 1ère partie du téléfilm de France 2 consacré à Toussaint Louverture : "L’Envol de l’Aigle". À noter que la dernière partie de ce téléfilm intitulée "Le Combat des Aigles" sera proposée, également à l’Icef de Malabo, le jeudi 17 mai 2012, à partir de 20h00. (Source : Ambassade de France en Guinée équatoriale)
14.05.2012 - Guinée équatoriale - BTP : Oyala, la folie des grandeurs
Sur l'immense chantier du futur Brasília équato-guinéen, des dizaines de kilomètres carrés de forêt ont été abattus, et une bonne douzaine d'entreprises de BTP sont à pied d'oeuvre. Situé en pleine forêt équatoriale, l'ex-petit village formé de cahutes en bois est en passe de devenir l'une des rares cités africaines dont la conception aura été confiée à des ingénieurs, des urbanistes, des architectes et même des paysagistes. La réalisation du plan général de la ville et du schéma directeur d'aménagement, depuis la localisation des voiries et des réseaux jusqu'au raccordement des parcelles en passant par les conceptions architecturales, a été confiée à la société française Egis Route.
Le projet est titanesque. Prévu pour abriter environ 65 000 habitants et censé canaliser l'exode rural vers Bata et Malabo, Oyala, dont l'essentiel du bâti sera formé de petits immeubles et de villas - à l'exception des bâtiments structurants -, s'étalera sur 32 000 ha et s'étagera, de part et d'autre du fleuve Wele, sur les collines environnantes. Les quartiers situés au nord abriteront les administrations et autres édifices publics, les logements des fonctionnaires et le campus universitaire, qui sera doté de quatorze facultés et accueillera 10 000 étudiants. La partie sud hébergera les zones d'habitat, un parc technologique et une zone industrielle, ainsi que le complexe international, sorte de Sipopo bis - ce quartier dévolu au tourisme d'affaires, de congrès et de loisirs construit sur l'île de Bioko, au sud de Malabo.
Sur le terrain, voilà deux ans que les travaux vont bon train. La future ville nouvelle est déjà reliée à Bata par une autoroute à quatre voies, via Niefang, Nkue et Anisok. « Il reste 15 km de piste à bitumer avant d'arriver à Oyala. Cela devrait être prêt en septembre », confie un chef de chantier. Les avenues de La Justicia et de La Paz, deux artères structurantes réalisées par la société française Sogea Satom, qui traversent la ville d'est en ouest et du nord au sud, sont achevées. Deux des sept ponts à haubans prévus ont été livrés en décembre par le français Bouygues, et le belge Besix est sur le point d'en achever deux autres. En revanche, le chantier du cinquième pont est à l'abandon du fait de la situation critique de General Work, la société équato-guinéenne qui en avait la charge ; les autorités du pays recherchent une autre entreprise pour achever le travail. Quant au périphérique qui ceinturera Oyala, il sera réalisé par ARG, une société équato-guinéenne à capitaux brésiliens.
Côté bâtiment, les choses évoluent aussi à un rythme soutenu. Confiée à l'italien Piccini, qui a également remporté le marché de construction de logements de moyen standing, la réalisation du complexe international, situé dans l'une des boucles du fleuve, au sud-est de la future cité, est en cours. Le gros oeuvre du Palais des congrès et des 52 villas présidentielles est terminé, et plus d'une douzaine de villas ont déjà été livrées. Les travaux de génie civil de l'hôtel cinq étoiles sont réalisés à 80 %. Même évolution encourageante du côté du campus universitaire, un marché remporté par l'espagnol Unicon. Les chantiers du Parlement régional et du palais présidentiel, attribués respectivement au turc Summa et au libanais Seguibat, vont démarrer prochainement.
Gage de développement ou projet mégalomane, l'initiative divise. Si les autorités n'ont jamais communiqué sur son coût pour le moment, le pays ne devrait pas manquer de ressources pour la financer, manne pétrolière et gazière oblige. Il faudra encore attendre une vingtaine d'années avant qu'Oyala ne soit complètement achevé, mais « un grand coup de collier sera donné d'ici à 2020 et la ville sera habitable dans un délai de cinq ans», précise un cadre d'Egis Route.(Source : Jeune Afrique- Muriel Devey)
13.05.2012 - Global Peace Index : La Guinée équatoriale au 75e rang sur 153 pays
Hier samedi, le Bureau d’information et de presse de la Guinée équatoriale (BIPGE) a publié un article sur le Global Peace Index 2012, indiquant que la Guinée équatoriale s'y trouvait« au même niveau que les États-Unis dans le respect des droits de l'homme...»
Cet article mérite qu'on s'y attarde à plus d'un titre : D'abord, parce qu'il est très rare que les Autorités équato-guinéennes accrédite une étude étrangère sur la situation socio-politique du pays. Généralement, elles écartent d'un revers de main les rapports et les mauvais chiffres publiés par l'OMS , la Banque mondiale ou l'ONU. Ensuite, parce que le Ministère de l'information en tire des conclusions très favorables qui semblent remettre en cause les critiques habituellement faites à ce pays.
Le "Global Peace Index" est un classement des pays du monde en fonction de leur degré de pacifisme, établi depus 2007 par le magazine "The Economist" et un jury d'experts faisant partie d'instituts sur la paix ou de think tanks, ainsi que le Centre for Peace and Conflict Studies de l'Université de Sydney en Australie. Parmi les facteurs utilisés pour le classement, on trouve le niveau de violence et de délinquance intérieure, et des facteurs concernant les relations internationales des pays, comme les dépenses militaires et les guerres.
Tout d'abord, le BIPGE se réjouit que, « lors de cette édition, la Guinée équatoriale [soit] placée quasiment au milieu de la liste, à la 75e place parmi 153 pays, devant la plupart des États de l'Afrique subsaharienne, qui occupent une grande partie des places des pays ayant un faible niveau de paix, dont il faut souligner le Soudan et la Somalie, placés à la 151e et 153e place»
Une analyse globalement correcte, la Guinée équatoriale se trouvant effectivement en milieu de classement mondial, en 75e position derrière 14 autres pays africains : le Botswana (35e),le Malawi (39), le Ghana (42e), la Tunisie (44e), le Mozambique (48), le Burkina Faso (51), la Zambie (53),la Namibie (54), la Tanzanie (56), Maroc (58), la Sierra Leone (61), la Gambie (62), le Swaziland (69) et l'Egypte (73).
Ensuite, le BIPGE relève que « dans le chapitre "Niveau du manque de respect des droits de l'homme", malgré les critiques qui nous accusent toujours à ce sujet, l'indice de paix global accorde à la Guinée équatoriale la même place que les États-Unis et le Gabon... »
Toutefois, on observe le détail des indicateurs (notes de 1 à 4, 1 étant la meilleure note et 4 la plus mauvaise), on constate que la Guinée équatoriale obtient ses plus mauvaises notes à propos du niveau de la criminalité perçue dans la société (4), le nombre d'homicides pour 1000 habitants (4) , le niveau de respect des Droits de l'Homme (3), les relations avec les pays voisins (3)...
Concernant les indicateurs politiques (Notes de 0 à 10), les plus mauvaises notes de la Guinée équatoriale sont : Le processus électoral (0/10), le fonctionnement du gouvernement (0,79/10), la participation politique (1,67/10), les libertés civiles (1,76/10) et l'indice de la démocratie politique (1.84/10), mais le BIPGE ne commente pas ces chiffres-là...
Toujours selon cette étude, l'Etat équato-guinéen consacre 0,6% de son PIB pour l'éducation. et si le taux de scolarisation est de 87 % dans le primaire, il n'est plus que de 24% dans le secondaire et de 2,6% dans le supérieur...
En outre, avec un PIB par habitant de 27 720 dollars, soit 3,5 fois plus que celui du Gabon, la Guinée équatoriale affiche le même taux de chômage que son voisin, soit 10% de la population active.
Enfin, cette étude confirme les très mauvais chiffres du pays dans le le domaine de la santé, avec une espérance de vie de 50,2 ans, soit dix ans de moins qu'au Gabon (60,4 ans), et notamment à cause d'une fortemortalité infantile : 88,1 décès pour 1000 naissances (contre 51,5 au Gabon).
13.05.2012 - Madrid supprime les bourses des étudiants équato-guinéens résidant en Espagne
Engagé dans une course à la réduction de son déficit public, le gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy a présenté pour cette année un budget d'une rigueur historique, visant à récupérer 27,3 milliards d'euros. Fin avril, il a en outre ordonné 3 milliards d'euros par an de coupes dans le secteur de l'éducation... Le ministre de l'Education Jose Ignacio Wert a affirmé que les réformes étaient nécessaires pour améliorer la qualité de l'enseignement et réduire le déficit public espagnol.
Suite à cette annonce, jeudi dernier, ce sont des centaines d'étudiants qui sont descendus dans les rues de Madrid pour protester contre la diminution des bourses et l'augmentation des frais d'inscription qui empêcheront l'accès à l'enseignement supérieur à des millieurs de jeunes Espagnols issus des milieux populaires.
C'est dans ce contexte que María Amparo Camarero Olivas, Secrétaire Générale des Universités, a publié un communiqué indiquant qu'en raison « des coupes budgétaires du gouvernement espagnol qui affectent de nombreux organismes gouvernementaux, y compris l'Agence espagnole pour le développement international (AECI) et le ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports, nous avons le regret d'informer l'indisponibilité des ressources pour la poursuite du programme de bourses des étudiants équato-guinéens qui ern bénéficiaient jusqu'à présent. Cela signifie que le programme a pris fin cette année 2011/2012 et qu'il ne sera pas renouvelé pour l'année universitaire 2012/2013. »
De plus, dans ce communiqué, María Amparo Camarero Olivas précise que la Fondation Universidad.es se montre disposer à offrir leur billet d’avion aux jeunes Equato-guinéens sans revenus afin qu'ils rentrent au pays et poursuivent leurs études avec l'Université nationale d'enseignement à distance (UNED).
Près de 200 étudiants équato-guinéens résidant en Espagne seraient concernés par cette mesure. Le Gouvernement de la Guinée équatoriale ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. (Sources : Africnaone ; Kunta Dunga; Asodegue)
12.05.2012 - Procès Mansogo Alo : Réactions internationales
Le 7 mai dernier, la Cour provinciale de Bata a prononcé à l'encontre du Dr Mansogo, accusé d'avoir causé "par imprudence" le décès d'une de ses patientes, une sentence de 3 ans de prison, une interdiction de pratiquer la médecine pendant 5 années et le versement 5 millions de francs Cfa d'indemnités à la famille de la défunte et 1,5 million d'amende au Trésor public équato-guinéen.
Une lourde peine compte tenu du fait que ce n'est pas lui, mais une infirmière de l'hôpital de Bata qui a administré l'anesthésique qui serait, selon l'accusation, responsable des 2 crises cardiaques qui ont entraîné la mort de la patiente, Isilda Mangue. Par ailleurs, aucune autopsie médico-légale n'a été pratiquée qui aurait pu établir scientifiquement la cause du décès. Seul un examen visuel a été réalisée par une Commission présidée par le Ministre de la Santé, Salomon Nguema Owono. C'est le compte-rendu rédigé par ce membre éminent du gouvernement qui a servi de pièce maîtresse à l'accusation.
Wenceslao Mansogo Alo est par ailleurs un leader du principal parti d'opposition de la Guinée équatoriale, Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS) où il exerce la charge de Secrétaire chargé des Droits de l'Homme et des Relations internationales.
Convergence pour la Démocratie sociale, mais aussi des ONG telles que Human Rights Watch, Amnesty international et EG Justice ont considéré que le procès du Dr Mansogo était de nature politique et que le elader de la CPDS était un prisonnier de conscience...
Dès l'annonce de la sentence, plusieurs voix se sont élevées dans le monde au nom des Etats-Unis, de l'Espagne et de l'Union européenne.
Photo : Mark Asquino, ambassadeur des Etats-Unis à Malabo
« L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique en République de Guinée équatoriale est profondément préoccupée par le verdict contre le Dr Wenceslao Mansogo.
Nous réaffirmons que la Guinée équatoriale doit accomplir ses obligations internationales en matière de droits de l'homme, et en conformité avec sa propre contitution.
Parmi ces obligations, se trouvent notamment ceux qui figurent dans les articles 9 et 14 du Pacte international des Droits civils et politiques auquel la Guinée équatoriale a adhéré, ainsi que dans l'article 13 de la Loi fondamentale de la Guinée équatoriale.
Nous exhortons le gouvernement de la République de la Guinée équatoriale à prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que les droits du Dr Mansogo soient respectés. »
En ouvrant la séance de la session plénière du Parlement européen, le 9 mai dernier, le Président du Parlement (le social-démocrate allemand Martin Schulz) a appelé à la libération du Dr Wenceslao Mansogo.
« Nous serons toujours présents aux côtés de ceux qui, dans les pays voisins ou plus éloignés, se battent pour une société ouverte, pluraliste et tolérante », a déclaré M. Schulz, ajoutant que ses pensées, dans ce contexte, allaient aussi au Dr. Wenceslao Mansogo, en Guinée équatoriale.
Le Dr Wenceslao Mansogo Alo et Placido Mico, le Secrétaire général de la CPDS, avait rencontré Martin Schulz, en décembre 2011, lors d'une conférence politique du parti social-démocrate allemand (SPD) à la Maison Willy Brandt, à Berlin.
Par ailleurs, les députés européens socialistes espagnols ont marqué leur désaprobation de la sentence formulée à l'encontre de Wenceslao Mansogo Alo. Comme l'a déclaré la députée européenne María Muñiz de Urquiza, porte-parole des socialistes espagnols dans la Commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen, « nous considérons ce verdict comme un acte de répression et de persécution politique envers l'unique parti d'opposition avec représentation [au Parlement]... »
« Nous nous joignons à la clameur internationale pour la défense de la démocratie et des Droits de l'homme », a assuré Marie Muñiz en soulignant qu' il faut instaurer dès que possible un processus de démocratisation en Guinée Équatoriale pour éviter que des sentences de ce type
Photo : José Manuel García-Margalló Marfil, ministre espagnol des Affaires étrangères
Le 8 mai dernier, après que les agences de presse ait fait connaître la triste nouvelle, le ministère espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération a publié ce communiqué :
« L'Espagne déplore la condamnation infligée par la Cour provinciale (du Littoral) à Bata (Guinée équatoriale) contre le Dr Wenceslao Mansogo, un éminent leader du parti d'opposition Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS), pour l'empêcher d'exercer à l'avenir ses fonctions professionnelles et politiques.
L'Espagne espère, que dans le respect des normes juridiques nationales et internationales de reconnaissance et de protection des droits civils et politiques, les prochaines étapes du processus judiciaire permettront au Dr Wenceslao Mansogo de recouvrer la liberté et de reprendre son activité professionnelle et politique. »
A l'heure actuelle, en France, aucune voix ne s'est élevée dans les milieux politiques, ni celle du ministre Alain Juppé, ni celle de l'ancien président, ni celle du nouveau, ni même au Parti socialiste français - un "parti-frère" de la CPDS -, tous les politiques français, probablement monopolisés par les élections passées et à venir, sont aux abonnés absents pour s'exprimer au sujet du sort réservé au Dr Mansogo, défenseur des droits de l'Homme et de la démocratie en Guinée équatoriale.
Même la presse française, pourtant si prolixe à propos de l' "Affaire des biens mal acquis", n'a pas dit un seul mot sur l'incarcération et la condamnation d'un homme qui a suivi toutes ses études dans notre pays et y a pratiqué la médecine pendant plusieurs années...
11.05.2012 - Avec Hollande, la fin de la Françafrique ?
Les Africains auraient-ils le coeur à gauche?" s'était interrogé le portail d'information Gabonlibrependant la campagne présidentielle française en raison de l'enthousiasme sur le continent qu'avait globalement suscité la candidature de François Hollande. "Pour toutes ces raisons liées à l'histoire et à la géographie, rien de ce qui se passe dans l'Hexagone ne nous est indifférent. Surtout l'élection présidentielle pour laquelle, consciemment ou non, le coeur et la raison des Africains ont voté pour Hollande", lui avait répondu le portail d'information sénégalais Rewmi.
11.05.2012 - Procès Mansogo Alo : Communiqué du gouvernement de la Guinée équatoriale
Le Gouvernement de la Guinée équatoriale a publié aujourd'hui une mise au point concernant le procès et la condamnation du Dr Wenceslao Mansogo Alo, médecin, chef de la clinique privée "Espoir Littoral".
Malabo affirme que le statut d'opposant du Dr Mansogo n'est pas entré en ligne de compte dans cette affaire "privée" et que la justice équato-guinéenne a fait preuve d'indépendance lors de ce procès.
Il est rappellé en outre que si le médecin conteste le verdict, il a le droit de faire appel...
Photo : Salomon Nguema Owono, 3e Vice-premier ministre et ministre de la Santé et du Bien-être social, est en outre le médecin gynécoloque qui a présidé la Commission ayant examiné le corps de la patiente décédée et ayant dressé le compte-rendu qui a fondé l'accusation lors de ce procès. La collusion du politique et du judiciaire dans cette affaire a nourri les soupçons de l'opposition et de la presse étrangère qui dénoncent un "procès politique"...
« L'importance médiatique de cette affaire privée vient du fait que le Dr Mansogo est un célèbre dirigeant du parti Convergence pour la démocratie sociale (CPDS). Ce parti politique a diffusé l'idée que le procès de Mansogo est de nature politique. Cependant, l'affaire a débuté après une plainte privée déposée par la famille d'Isilda Mangue Engo, patiente décédée dans la clinique du docteur Mansogo après avoir subi deux arrêts cardiaques lors d'une opération réalisée par le chirurgien.
Le procès a eu lieu à Bata, le 9 avril dernier, dans la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bata, sous l'action du magistrat Eliseo Mangue Nvo Oyana. Le docteur Wenceslao Mansogo était représenté par les avocats Ponciano Mbomio Nvo et Elías Nzo Ondo, tandis que l'anesthésiste était représentée par l'avocat Santiago Mbasi Ondo. Le procureur lors de cette procédure, Claudio Ndongula Mesanga, a d'abord requis une peine de six ans d'emprisonnement.
Au cous des audiences, l'accusé a nié les conclusions du rapport élaboré par une commission d'experts présidée par le docteur Salomón Nguema Owono, dans lequel il est dit que le décès a été provoqué par l'administration de l'anesthésie. Il a également argumenté qu'il ne manquait ni de moyens techniques ni de moyens professionnels dans sa clinique pour réaliser l'opération chirurgicale qui était programmée.
Pour sa part, l'anesthésiste mise en cause, même si elle a également montré son désaccord avec le rapport d'expertise, a reconnu que la patiente avait subi deux arrêts cardiaques lors de la préparation avant l'opération, raison pour laquelle elle s'est vue obligée d'appeler deux collègues de l'hôpital régional de Bata (les docteurs Apolinar González Pelayo et l'anesthésiste Asunción Edeguedegue), à cause du manque d'aide et de personnel dans la clinique où cette opération était réalisée. Les spécialistes mentionnés sont également intervenus lors du procès en tant que témoins.
La famille de la victime a également déposé : son mari, Julián Yekue Nsi, et son père, Gil Engo Aba Abogo. L'époux de la défunte a déclaré qu'au moment de passer prendre le cadavre, deux explications différentes lui ont été données concernant la mort : que la défunte n'avait pas supporté l'anesthésie administrée et que la patiente était décédée suite à un arrêt cardiaque.
Les attendus du jugement considèrent comme avéré le manque de coordination entre le chirurgien et l'anesthésiste, car cette dernière a dû appeler deux collègues d'une clinique différente au moment où la patiente avait déjà subi un deuxième arrêt cardiaque, à cause du manque de coordination et du manque d'aide de personnel affecté au département d'anesthésiologie et de réanimation.
Le jugement remet également en question l'urgence de l'opération - réalisée le même jour que la consultation de la patiente avec son anesthésiste -, car la pathologie d'Isilda Mangue n'était pas grave. De même, dans le jugement, le prélèvement des organes génitaux de la défunte lors de l'intervention a été écarté ; fait pour lequel le docteur avait été d'abord accusé par la famille de la défunte.
Le dispositif du jugement condamne spécifiquement les accusés d'un délit d'imprudence punissable, dérivée d'un négligence professionnelle avec comme résultat la mort, dont les peines sont les suivantes : le docteur Wenceslao Mansogo Alo est condamné à une peine de prison de trois ans de niveau moyen, à la suspension dans l'exercice de ses fonctions pendant cinq ans et à une amende de 1 500 000 francs CFA.
L'anesthésiste Asunción Mangue est condamnée à six mois et un jour de prison de niveau minimum, à la suspension dans l'exercice de ses fonctions pendant la durée de la peine et à une amende de 500 000 francs CFA. Une mesure de clôture temporaire du centre médical Espoir Litoral de Bata est également convenu pendant la durée de la peine principale de son propriétaire, même si la clinique est obligée de payer cinq millions de francs CFA aux héritiers de la défunte en tant qu'indemnité pour dommages et intérêts.
Malgré les proclamations du parti CPDS et d'autres cliniques à ce sujet, l'affaire a commencé à partir d'une accusation totalement particulière et privée de la famille de la patiente décédée et a été réalisé sous la garantie d’indépendance du système judiciaire. Les accusés ont été jugés en première instance et peuvent faire appel par le biais du parcours judiciaire habituel.
Wenceslao Mansogo a toujours exercé aussi bien sa vocation politique que sa profession médicale avec respect et liberté en Guinée équatoriale. Le fait d'exiger un traitement différent pour le docteur Mansogo, accusé par une famille particulière, du fait d'être un homme politique célèbre à l'étranger et qui fait partie de l'opposition, serait une déviation claire des plus importantes valeurs démocratiques et sociales et un attentat contre le droit de justice exigé par la famille de la victime - anonyme et particulière -, qui a réalisé cette accusation.(Source : Site officiel du Gouvernement de la Guinée équatoriale)
11.05.2012 - Amnesty dénonce l'exploitation par Malabo d'un "malheureux incident"...
L'ONG Amnesty International (AI) considère comme "injustifiée" la peine infligée au Dr Wenceslao Mansogo Alo, médecin et chef de file du parti "Convergence pour la démocratie sociale" (CPDS), et elle déplore que le régime de Teodoro Obiang Nguema ait profité d'un " incident malheureux", comme le décès d'une patiente dans le but de "punir" Mansogo « pour son travail en tant que défenseur actif des droits de l'homme et militant politique. »
Selon Amnesty, le médecin équato-guinéen est « un prisonnier de conscience dont la détention arbitraire et la condamnation injuste ont été politiquement motivés pour le faire taire et de le punir pour sa critique constante de la politique du gouvernement. »
En février dernier, juste après l'arrestation de Dr Mansogo Alo, les ONG Amnesty International et Human Rights Watch avaient publié une déclaration commune appelant à sa "libération immédiate et inconditionnelle", affirmant déjà que son arrestation avait des motivations politiques et qu'il n'y existait aucune preuve justifiant sa détention. »
Quoiqu'il ait été accusé de négligence professionnelle et de profanation de cadavre, lors du procès,. « le deuxième chef d'accusation a été retirée faute de preuves médico-légales. »
Selon Amnesty international, « l'accusation reposait sur des allégations non fondées » telles que le compte-rendu d'un examen médical, réalisé le 10 février, par le ministre de la Santé qui « indique que la patiente est décédé d'une crise cardiaque causée par une mauvaise administration de l'anesthésie... »
Or, a ajouté l'ONG,« Wenceslao Mansogo Alo n'était pas responsable de l'anesthésie », comme l'ont confirmé deux médecins qui ont comparu comme témoins à charge et qui, en outre, ont déclaré que le protocole et la dose d'anesthésique administrée étaient conformes avec la pratique médicale classique et avec les caractéristiques du patient.
« Lors du procès, qui s'est tenu les 4 et 5 avril, l'accusation n'a présenté aucune preuve pour étayer les accusations de négligence professionnelle contre Wenceslao Mansogo Alo », a conclu Amnesty. « Visiblement, les autorités ont saisi l'opportunité d'un incident malheureux afin de punir Wenceslao Mansogo pour son travail en tant que défenseur actif des droits de l'homme et militant politique. »
VICES DE PROCEDURE ET RETARDS
En outre, Amnesty International a déploré,« certaines irrégularités de procédure commises au cours de la période de détention de Wenceslas Mansogo Alo » qui« semblent également indiquer la motivation politique, tels que les retards inexpliqués du juge et la Cour d'appel dans le traitement des demandes et des appels de la part des avocats de la défense contre cette détention injustifiée. »
« Contrairement aux dispositions de la loi en Guinée équatoriale, le juge a refusé la liberté provisoire sous caution... » et le tribunal n'a pas rendu sa sentence dans le délai légal de trois jours, mais a prononcé le verdict « juste un mois après la fin du procès, dépassant ainsi le délai prescrit », a déploré Amnesty.
Dans sa déclaration, l'ONG Amnesty International s'est déclarée préoccupée par le manque d'indépendance et d'impartialité du pouvoir judiciaire en Guinée équatoriale, dont la Constitution prévoit que le premier " magistrat de la Nation" soit le président et que les juges « soient nommés ou révoqués par le président selon son bon vouloir. »(Source : Europa Press)
10.05.2012 - Selon la CPDS, l'Etat utilise la justice comme un "instrument de répression"
Lundi dernier, le principal politique d'opposition de la Guinée équatoriale, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), a déclaré que la peine de trois ans d'emprisonnement délivré l'encontre de son leader et secrétaire en charge des droits de l'homme, Wenceslao Mansogo Alo, démontre que le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo utilise la l'institution judiciaire comme un instrument "répressif" contre l'opposition.
Un tribunal de Bata, capitale économique de la Guinée équatoriale a condamnéWenceslao Mansogo Alo à trois ans d'emprisonnement et à cinq années de suspension de sa pratique professionnelle, sur l'accusation de "négligence professionnelle" suite au décès d'une patiente dans sa clinique privée.
«Convergence pour la Démocratie sociale condamne fermement ce jugement parce que, lors du procès, on n'est pas parvenu à prouver la culpabilité de l'accusé», a déclaré la CPDS. « L'acte d'accusation, le procès et la condamnation n'ont pour but que de punir l'activisme politique et la lutte pour les droits de l'homme du Dr Mansogo et de l'éliminer la scène politique nationale.»
« La CPDS dénonce l'utilisation partisane qu'on a faite du système judiciaire, qui est devenu un instrument de l'appareil répressif, dont l'objectif est d'éliminer l'opposition », a déploré le parti d'opposition dirigé par le député et ancien candidat à la présidentielle, Placido Mico.
«La CPDS va poursuivre, quoiqu'il arrive, sa lutte pour la démocratie en Guinée équatoriale, qui comprend, entre autres choses, la déclaration des droits de l'homme, la dénonciation des exactions contre la population et de la corruption dans le gouvernement et dans l'entourage du président et sa famille ». (Sources : CPDS ; Europa Press)
08.05.2012 - Le fils du Dr Mansogo accuse : "Il est évident qu'on lui fait un procès politique"
Il y a quelques jours, Mikaël Mèstiço Mansogo, le fils aîné du docteur Wenceslao Mansogo Alo nous avait accordé une interview.
Nous ignorions alors quelle serait la sentence du tribunal de Bata, puisque c'est seulement hier soir qu'on a su que le médecin équato-guinéen et leader de l'opposition était condamné à 3 ans de prison.
- Bonjour Mikaël, vous êtes jeune, vous avez 20 ans, vous êtes Français et vous êtes le fils du Dr Wenceslao Mansogo Alo qui a été arrêté et qui est incarcéré depuis plus de 3 mois à la prison centrale de Bata, en Guinée équatoriale. Depuis toutes ces semaines, vous vous employez à alerter l’opinion publique, ici en France, sur le sort réservé à votre père. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous et vous présenter brièvement ?
- Bonjour, je suis le fils ainé de Wenceslao, né d'une mère francaise. J'étudie en Classe préparatoire dans le but d'intégrer une école d'ingénieur.
- Lors de ses interventions dans les médias, nous avons pu constater qu’à l’instar d’autres personnalités équato-guinéennes, votre père s’exprimait dans un français impeccable. Pouvez-vous nous parler de son attachement à notre pays ?
- Avant de venir en France, il a fait des études linguistiques, puis il a envisagé des études de médecine au vu des problèmes sanitaires existant en Guinée. Il est resté 14 ans en France, le temps de ses études de médecine. Retourner en Guinée a été pour lui un choix compliqué. Ici il est facile d'avoir de l'argent, de mener une vie paisible lorsque l'on est médecin. Malgré son fort attachement à la culture francaise, mon père ne voulait pas rester en France, car son but était de retourner aider les Guinéens.
- De votre côté, pouvez-vous nous dire ce que représente pour vous la part équato-guinéenne de votre identité, connaissez-vous le pays de votre père, vous y êtes vous rendu ? Qu’est-ce qui vous a marqué sur place ?
- Je ne connais pas la Guinée Équatoriale autant que je le voudrais, car il est très difficile d'entrer dans le pays, et de ce fait, je n'y suis allé qu'une seule fois, durant 4 semaines. Ne sachant pas du tout à quoi m'attendre, ça a d'abord été pour moi un choc culturel : J'ai remarqué que la population ne dispose que peu de loisirs, il n'y avait quasiment pas de musée, pas de spectacle, pas de concert. Et les jeunes n'écoutaient que de la musique américaine. Je n'ai pas su trouver la culture équato-guinéenne.
Et lorsque mon père m'a fait faire le tour du pays, je ne sais pas combien j'ai pu voir de barrages routiers où des soldats réclamaient des sous... Voilà ce qui m'a marqué.
- Certains disent que la clinique privée « Espoir Littoral »créée par votre père à Bata, et fermée récemment par les Autorités de la Guinée équatoriale, était un des meilleurs établissements sanitaires et hospitaliers du pays et que beaucoup de dignitaires du pays préféraient s’y faire soigner plutôt que d’aller dans les hôpitaux publics… Qu’avez-vous constaté sur place ? Quel rôle jouait votre père auprès de la population locale ?
- Beaucoup remerciaient intensément mon père en sortant de sa clinique. Lorsque l'on se déplaçait en ville, on ne pouvait pas faire trois mètres sans qu'on se fasse interpeller par un passant, soit pour saluer Wences, soit pour le remercier, ou pour parler de tout et de rien. Je ne pense pas me tromper en disant que la population locale l'appréciait beaucoup...
Du fait qu'il avait travaillé dans des hôpitaux français, je pense pouvoir dire que sa clinique était bien équipée. Même si je ne suis pas le mieux qualifié pour le dire. Néanmoins, rien ne m'a choqué là-bas, et ça c'est déjà remarquable...
- Votre père appartient à la direction de Convergence pour la Démocratie sociale, le principal parti d’opposition de Guinée équatoriale, où il exerce la fonction de Secrétaire chargé des Droits de l'homme. Comment jugez-vous son engagement politique ?
- Noble. A partir du moment où vous êtes capable de renoncer à une vie confortable et protégée en France où vous avez une femme que vous aimez et un enfant que vous voulez voir grandir pour revenir dans votre pays au nom d'une population qui souffre, je pense que l'on est forcément noble d'esprit...
- En Guinée équatoriale, certains accusent votre père d’avoir commis une erreur médicale qui aurait entraîné la mort d’une de ses patientes. La justice équato-guinéenne a retenu contre lui les chefs d’inculpation de « profanation de cadavre »et « négligence fautive » dans l'exercice de sa profession ? Qu’est-ce qui vous fait penser qu’il puisse s’agir d’autre chose ? Pensez-vous, comme d’autres, qu’on lui fait un procès politique ?
- C'est évident qu'on lui fait un procès politique. Il se fait enfermer alors qu'il dépose son témoignage... Au procès on tente même de falsifier des preuves contre lui. Et ce n'est pas le premier signe de répression que fait le gouvernement a son égard, on lui saisit également systématiquement les terres où il tente de construire des maisons...
- A l’heure actuelle, le procès de votre père, qui a duré deux jours (les 4 et 5 avril 2012), est terminé depuis un mois et les juges n’ont pas encore rendu leur verdict, malgré la loi du pays qui prévoit un délai maximal de 3 jours. Comment expliquez-vous cette situation ?
- Leur but est de mettre mon père en prison, il y est, et comme le procès ne tourne pas en leur faveur, alors on ne termine pas le procès, comme ça, pendant tout ce temps, il y reste...
- Mikaël, vous êtes un citoyen français, et votre père qui a vécu une part de sa vie en France est resté attaché à notre pays. Est-ce que pour autant vos démarches auprès des autorités françaises ont reçu un accueil compréhensif, avez-vous eu des réponses à vos divers courriers ?
- J'ai envoyé plusieurs courriers, essayé de contacter des médias, locaux comme régionaux, j'ai tenté de joindre des politiques, le ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur de France en Guinée. Personne ne m'a répondu.... Maintenant grâce à un ami je vais monter un collectif, car parler en mon nom seul semble inintéressant aux yeux de tous ces gens...
- Pour conclure, pouvez-vous nous dire si vous avez des nouvelles de votre père. Peut-il recevoir des visites ? A-t-il subi des mauvais traitements ? Quelles sont ses conditions de détention et quel est l’état de son moral ?
- Sa situation s'est améliorée par rapport aux premières semaines, au départ il n'avait droit qu'à une demi- heure de visite par jour et ce, seulement par ma belle mère et son avocat. D'abord, il n'a eu droit à aucun effet personnel. Puis, on l'autorisé à avoir un ordinateur. Cependant il y a peu, des personnes en civil sont intervenus dans sa cellule et ont tout emmené : ordinateur, livres, stylos... Il n'a pas été violenté, ou si c'est le cas il ne me l'a pas dit. Mais son état moral faiblit, la clinique ne peut pas tenir éternellement sans lui...
- Merci Mikaël.
- C'est vous qu'il faut remercier. Vous êtes les seuls à m'avoir répondu...
08.05.2012 - Malabo félicite le nouveau président de la République française
Hier, lundi 7 mai, le ministre délégué des Affaires étrangères, Eustaquio Nseng Esono, a reçu en audience l'ambassadeur de France en Guinée équatoriale, François Barateau, afin de lui transmettre les félicitations du gouvernement de la Guinée équatoriale pour l'élection de François Hollande, comme nouveau président de la République française.
Lors de la rencontre, le ministre équato-guinéen a informé l'ambassadeur qu'il avait suivi attentivement les débats des candidats, avant et pendant le deuxième tour des élections.
A sa sortie de l'entrevue, François Barateau a remercié pour la rapidité avec laquelle le gouvernement de la Guinée équatoriale a transmis ses félicitations au nouveau président élu. Il a également expliqué que, lors de l'audience, il avait été informé de la disposition du gouvernement à continuer de renforcer ses relations avec la France, « ce qui est également un souhait de la France », a assuré le diplomate.
Selon l'ambassadeur, seulement 43% des Français résidant en Guinée équatoriale ont voté dans les deux bureaux de vote ouverts pour eux à Malabo et à Bata.Selon le site de l'ambassade de France, les deux bureaux de vote du pays ont livré un verdict finalement très proche des résultats nationaux puisque, sur les quelque 181 électeurs qui se sont rendus aux urnes à Bata et à Malabo, ce dimanche 6 mai 2012, François Hollande est arrivé en tête avec 51,72% des voix, devançant son adversaire Nicolas Sarkozy crédité quant à lui de 48,28% des suffrages exprimés. (Sources : Site officiel du Gouvernement de Guinée équatoriale ; ambafrance-gq.org)
08.05.2012 - HRW dénonce la condamnation d'un leader de l'opposition à 3 ans de prison
La condamnation d'un membre éminent de l'opposition politique en Guinée équatoriale est "une parodie de justice", a déclaré hier l'ONG Human Rights Watch.
Une cour de justice de la ville de Bata a estimé que le médecin Wenceslao Mansogo Alo était coupable de négligence professionnelle et l'a condamné à trois ans de prison au terme d'un procès que l'ONG Human Watch Rights considère comme "politiquement motivé"...
Mansogo, leader de l'opposition dans son pays et défenseur éminent des droits de l'homme, est en détention depuis le 9 février 2012, suite au décès d'une patiente au cours d'une intervention chirurgicale.
Le tribunal a aussi suivi le réquisitoire du procureur qui réclamait la fermeture de la clinique privée du Dr Mansogo et le paiement d'une indemnité de 5 millions de francs CFA (environ 10 000 dollars) à la famille de la patiente et d'une amende de 1,5 million de francs CFA (environ 3 000 dollars) au gouvernement de la Guinée équatoriale, selon un de ses avocats qui était au tribunal quand le verdict a été rendu public.
Mansogo est également privé du droit de pratiquer la médecine pendant la durée de sa peine.
Ses avocats ont l'intention de faire appel : « La condamnation de Mansogo ne résiste pas à l'examen et devrait être infirmée en appel », a déclaré Daniel Bekele, directeur pour l'Afrique à Human Rights Watch. « Sa mise en accusation a été clairement opportuniste, conçue pour éliminer un opposant de l'arène politique, et non étayée par les faits de l'incident en question. »
Les ONG Human Rights Watch et Amnesty International ont déjà appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de Mansogo, soulignant le manque de preuves pour justifier une poursuite pénale, ainsi que la crainte que sa détention soit une manoeuvre pour stopper ses activités d'opposition en faveur de la défense des droits de l'homme.
En plus de posséder et de diriger le Centre médical "Espoir Littoral" à Bata, où il est spécialiste en gynécologie et obstétrique, Mansogo est un leader du parti d'opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), où il est secrétaire pour les relations internationales et les droits de l'homme. Il est également membre du Conseil municipal de Bata.
La CPDS est le principal parti d'opposition du pays et mène également des campagnes d'éducation aux droits, des enquêtes, et établit des rapports sur les violations des droits de l'homme. Les membres de ce parti sont régulièrement harcelés, intimidés, et arrêté par les autorités gouvernementales.
Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir en Guinée équatoriale depuis 1979, est le plus ancien dirigeant du monde. Il est à la tête d'un gouvernement marqué par les violations des droits de l'homme, un haut niveau de corruption et de mauvais indicateurs socio-économiques, en dépit d'un très important PIB par habitant.
« Le gouvernement d'Obiang a exploité les circonstances de la mort d'un patient pour exercer des représailles contre un important opposant », a déclaré Bekele. « La condamnation de Mansogo devrait être annulée, il devrait être libéré et autorisé à exercer librement ses activités relatives aux droits politiques, professionnels, et à la défense des droits humains. »
Human Rights Watch a exprimé ses craintes au sujet des menaces contre des avocats de Mansogo. Un de ses avocats a été à plusieurs reprises menacé de violences par le père de la patiente décédée, qui est un fonctionnaire de police de Bata. Un autre a été menacé de la suspension de sa licence pour pratiquer le droit, à cause de commentaires critiques qu'il aurait faits sur le gouvernement au cours de sa plaidoirie dans le procès Mansogo.
Mansogo a également été victime de harcèlement en détention, a déclaré Human Rights Watch. Bien que Mansogo ait reçu la visite de sa femme et celle de ses avocats, il n'a pas été permis à d'autres visiteurs dele rencontrer après qu'il ait été transféré, le 10 février, du commissariat de police à la prison centrale de Bata, en dépit d'une ordonnance du tribunal lui accordant un droit de visite à part entière. En outre, le 17 avril, la police est entrée dans sa cellule et lui a confisqué ses biens personnels, y compris un ordinateur, des livres, une radio, des carnets de notes et des stylos, selon l'un de ses avocats.
Le tribunal n'a pas indiqué où Mansogo purgerait sa peine. Les conditions de détention dans les prisons de la Guinée équatoriale sont généralement difficiles en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'installations sanitaires adéquates, de la nourriture insuffisante et de mauvaise qualité, de l'accès insuffisant aux soins médicaux, et des menaces sur la sécurité des prisonniers.
À la prison centrale de Bata, il n'y a pas d'eau courante ou d'eau potable, l'électricité est sporadique, et la nourriture est insuffisante. Les détenus doivent compter sur les membres de la famille pour être nourri, avoir de l'eau potable, et des ventilateurs pour se protéger de la chaleur.
Wenceslao Mansogo Alo a été formé et a pratiqué la médecine en France pendant de nombreuses années avant de revenir pratiquer la médecine dans son pays natal, qui, malgré son immense richesse pétrolière, a une situation sanitaire très insuffisante et des taux de mortalité élevés. À la demande du gouvernement, il a d'abord dirigé une unité spéciale à l'hôpital central de Bata, de 1994 à 1998.
En 1998, Mansogo a ouvert le Centre médical privé "Espoir Littoral", une des meilleures cliniques du pays.
En outre, Mansogo exerce les fonctions de Secrétaire chargé des droits de l'homme et des relations internationales au sein du parti d'opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDS). Dans le cadre de cette charge, Mansogo a documenté et diffusé de nombreux témoignages de violations des droits de l'homme en Guinée équatoriale. Il a également assisté et participé à de nombreuses conférences internationales en divers lieux, y compris au cours d'une réunion de l'Organisation des Nations Unies Conseil des droits humains à Genève.
Mansogo a beaucoup voyagé en tant que représentant de la CPDS et il devait se rendre en Allemagne en février dernier, mais son voyage a été annulé suite à son arrestation.
L'affaire Mansogo a commencé, le 1er février, avec le décès d'une patiente de 36 ans, Isilda Mangue Engo, au cours d'une hystérectomie que le médecin et ses collègues ont effectué à la clinique "Espoir Littoral". La police a arrêté Mansogo le 9 février, suite à la plainte déposdée par les membres de la famille de la défunte, qui avait initialement allégué que les organes, en particulier la partie des organes génitaux externes, avaient été prélevés du corps.
Mansogo a été détenu sans inculpation jusqu'au 13 Février, quand il a été provisoirement accusé de négligence professionnelle et de profanation d'un cadavre. Un rapport médical sur la mort délivré par les médecins de l'Hôpital régional de Bata sur Février 9 et une enquête par le ministre de la Guinée équatoriale de la santé et protection sociale, le Dr Salomon Nguema Owono, le 10 février 10, a conclu que la cause du décès était une crise cardiaque et a confirmé que les organes génitaux externes étaient intacts. Le gouvernement a plus tard abandonné l'accusation de profanation de cadavre.
Pendant le procès qui a duré deux jours, les 4 et 5 avril, les témoignage devant le tribunal ont décrit la façon dont la patiente a subi une première crise cardiaque pendant l'opération, a été réanimée, puis en a fait une seconde qui a été fatale. L'accusation a soutenu que sa mort avait été précipitée par la mauvaise administration de l'anesthésie, sur la base d'un rapport établi par le ministre de la Santé, le gynécologue Salomon Nguema. Toutefois, l'infirmière anesthésiste, qui a été condamné dans la même affaire à six mois de prison et une amende de 500 000 francs CFA (environ 1 000 $) a témoigné que Mansogo n'avait pas la responsabilité d'administrer l'anesthésie.
En outre, le personnel médical cité par l'accusation a témoigné au procès que la dose d'anesthésiant et le protocole qui a été suivi étaient en harmonie avec les pratiques professionnelles en cours dans le pays. En outre, les avocats de Mansogo ont soutenu qu'il était impossible de déterminer avec certitude si l'anesthésie avait joué un rôle dans la mort de la patiente, sans procéder à une autopsie, laquelle n'a pas été effectuée, comme c'est généralement le cas en Guinée équatoriale, faute de médecins légistes. Le ministre de la Santé a publié ses conclusions dans cette affaire suite à un seul examen visuel du corps, des entretiens avec l'équipe médicale et un examen des dossiers de la clinique "Espoir Littoral".
Le père de la défunte, qui est un fonctionnaire de police à Bata, a nié qu'à plusieurs reprises il avait menacé l'un des avocats de Mansogo, Elías Ondo Nzo. Pourtant, Human Rights Watch a parlé à un témoin qui a corroboré les propos de l'avocat. Un autre défenseur de Mansogo, Ponciano Mbomio Nvó a raconté à Human Rights Watch qu'il avait été menacé par le bâtonnier de l'Ordre des avocats de la Guinée équatoriale d'une suspension de sa licence pour pratiquer le droit, en guise de représailles pour ses déclarations au cours des plaidoiries dans l'affaire Mansogo, accusant le gouvernement de poursuivre Mansogo pour des raisons politiques.
Mbomio, qui assure souvent la défense d'opposants politiques a déjà été victime de harcèlement de la part du gouvernement, y compris la suspension de sa licence en 2008.
Human Rights Watch considère comme un autre exemple d'ingérence politique dans cette affaire, l'ordonnance prise le 20 février par, le ministre de la Santé - dont le rapport a servi de base pour l'accusation - afin de fermer la clinique privée de Mansogo, au nom de manquements - manifestement faux - aux règles sanitaires, comme le manque de d'air conditionné et où l'absence d'un respirateur, toutes choses que la clinique possède pourtant...
L'ONG Human Rights Watch estime que que la justice en Guinée équatoriale manque d'indépendance. Bien que la Constitution reconnaît le principe de l'indépendance judiciaire, le président demeure le "magistrat" ​​du pays et c'est lui qui nomme les juges sans l'approbation du Parlement.
L' "International Bar Association", à la suite d'une visite en Guinée équatoriale en 2003, a conclu que : «Les tribunaux ne sont pas indépendants et impartiaux », mentionnant notamment "l'intervention directe du président afin de protéger ses intérêts personnels" et soulignant que les juges font preuve "loyauté" envers le gouvernement. Plusieurs sources indiquent que la situation reste inchangée. Les avocats affectés aux dossiers sensibles concernant les droits de l'homme ou la sécurité nationale ont indiqué que les juges doivent régulièrement informer et consulter le bureau du président avant de prendre toute décision.
La récente réforme constitutionnelle ne fera qu'institutionnaliser davantage le manque d'indépendance judiciaire. Par exemple, en étendant le pouvoir considérable du président qui pourra désormais présider la Cour suprême, l'institution qui contrôlera les juges, et dont il pourra nommer les six autres membres. (Source : Human Rights Watch)
07.05.2012 - Le médecin et opposant Wenceslao Mansogo Alo condamné à 3 ans de prison
Vers 17 heures, la justice équato-guinéenne a rendu publiques les sentence formulées contre le médecin et leader de l'opposition Wenceslao Mansogo Alo, et l'anesthésiste Asunción Asumu.
Le Dr Mansogo Alo est condamné à 3 années d'emprisonnement et à une interdiction d'exercer la médecine pendant 5 ans. En outre, la clinique privée "Espoir Littoral" sera fermée pendant toute la durée de détention du Dr Mansogo. Il devra aussi verser à titre d'indemnités 5 millions de francs CFA (7 625 euros) à la famille de la victime, ce à quoi s'ajoute encore une amende de 1,5 million de francs CFA (2 290 euros) à verser au Trésor public.
Pour sa part, l'anesthésiste Asunción Asumu est condamnée à six mois d'emprisonnement et à 3 mois de suspension de sa pratique professionnelle. Elle devra, elle aussi , s'acquitter d'une amende de 500 000 francs CFA (763 euros).
Lors du procès qui s'est déroulé à Bata, il y a un peu plus d'un mois, la partie civile avait dû renoncer, faute de preuves, à un des deux chefs d'inculpation, celui de "profanation de cadavre" qui visait directement le médecin. La seule charge qui demeurait donc était la "faute professionnelle" qu'aurait commise l'anesthésiste en effectuant un mauvais dosage qui aurait provoqué l'arrêt cardiaque et le décès de la patiente.
L'avocat de la défense avait fait valoir qu'en l'absence d'une autopsie réalisée par un expert en médecine légale, il était impossible de prouver une telle erreur de dosage. Car, en effet, le corps de la victime n'a subi qu'un examen externe réalisé par une Commission dirigée par le ministre de la justice, Salomon Nguema Owono, qui n'est absolument pas médecin légiste, mais spécialiste en gynécologie.
Dès lors, on pouvait s'attendre à un acquittement. Mais tout au moins, en cas de condamnation, on espérait dans l'entourage des accusés que les peines seraient symboliques et qu'elles sanctionneraient de manière égale l'anesthésiste qui a effectué l'acte incriminé et, indirectement, le médecin, en tant que responsable des actes accomplis dans sa clinique.
La sévérité de la peine infligée au médecin accréditera donc aux yeux des opposants la thèse selon laquelle on a bel et bien fait au leader de la CPDS un "procès politique" afin de l'écarter de la scène nationale et d'affaiblir ainsi la CPDS qui est le seul parti d'opposition à avoir 1 siège au parlement (sur 100 députés). (Source : Asodegue)
07.05.2012 - Guinée équatoriale : La CPDS félicite François Hollande pour son élection
Quoique le Parti socialiste français n'ait publié aucun communiqué pour réclamer la libération du Dr Wenceslao Mansogo Alo, incarcéré depuis 3 mois et qui attend toujours sa sentence, (alors que son procès s'est achevé il y a plus d'un mois), le président de la CPDS, Santiago Obama Ndong, d'ordinaire assez discret, a adressé une lettre de félicitations à François Hollande, ancien Secrétaire général du PS et qui a été élu hier Président de la République française.
Tous les responsables, militants et sympathisants de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), ainsi que la population de la Guinée équatoriale, en général, a suivi avec un vif intérêt le processus électoral en France et ont accueilli avec une grande joie la nouvelle de votre élection, historique et brillante, en tant que président de la République française.
Monsieur le Président et camarade, la France est le pays de l'une des grandes révolutions de l'humanité pour la liberté et les droits des personnes. Les idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité qui ont inspiré et qui constituent la base idéologique des démocrates sociaux dans le monde d'aujourd'hui confère à votre élection une importance majeure, non seulement parce qu'il s'agit de la République française, l'un des pays plus puissants du monde, mais aussi parce que cela survient à l'occasion de la crise économique, politique et sociale la plus grave que nous ayons connue depuis le début du XXIe siècle.
Excellence, votre élection comme président de la France est un événement important, non seulement pour les citoyens français, mais aussi pour tous les hommes et les femmes, partout dans le monde, qui sont amoureux de la liberté et la démocratie. C'est également un espoir de liberté pour les pays du continent africain, qui, comme la République de Guinée équatoriale, continuent de souffrir de régimes totalitaires, opposés aux réformes démocratiques et qui violent les droits de l'homme. Pour ces raisons, nous militants de Convergence pour la démocratie sociale, nous croyons plus que jamais que, dans des moments difficiles comme aujourd'hui, l'élection d'un socialiste à la tête de la République française, confère une grande responsabilité face au monde entier et, en même temps, une lueur d'espoir pour un monde plus juste, plus libre et plus prospère pour tous.
Monsieur le président et camarade, au nom de la CPDS et en mon nom propre, je vous souhaite un succès total dans votre rôle de Chef de l'Etat français et vous prie d'agréer ces félicitations comme l'expression de notre plus haute considération, affection et de notre solidarité. » (Source : CPDS)
07.05.2012 - Obiang : « Le gouvernement ne restreint pas la liberté de la presse... »
Le 3 mai dernier, au Palais d'Afrique de Bata, le président de la Guinée équatoriale s'est exprimé devant les journalistes du pays, à l'occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, et, pendant deux heures, il a répondu, à diverses questions liées à la politique nationale et internationale, à la fonction des médias et à des sujets sociaux tels que le Sida ou la situation de la femme, en présence d'Eugenio Nze Obiang, directeur général de la presse présidentielle, et de Jerónimo Osa Osa Ecoro,le ministre de l'Information et du Tourisme et porte-parole du gouvernement.
En matière de communication, le président Obiang Nguema a reconnu qu'il y avait encore du chemin à parcourir et qu’il était nécessaire que les médias du pays se développent et se diversifient.
« Je souhaiterais qu'il y ait un journal dans ce pays, mais pour cela il faut des investissements privés. Le gouvernement peut aider oui, par exemple, c'est vrai qu'il faut une imprimerie pour aider les médias à imprimer moins cher. Le gouvernement étudie actuellement ce projet, mais le problème principal se trouve chez les professionnels, qui doivent travailler pour l’obtenir, et chez les investisseurs qui doivent développer un projet privé. Le manque de presse fait que les gens de Guinée équatoriale ne s'adaptent pas finalement à la lecture... »
En ce qui concerne la liberté de la presse, le chef d'État a rappelé qu'en Guinée équatoriale il existait déjà une vraie liberté pour s'exprimer : « Il faut rappeler que les partis de l'opposition ont également leurs propres médias à travers lesquels ils nous critiquent, car nous sommes dans une société démocratique. Nous pouvons répondre, mais rien de plus. Un exemple de l'intérêt du gouvernement pour la liberté de la presse est précisément cette rencontre elle-même. Il n'y a pas de réelles restrictions pour n'importe quelle activité de la presse, à condition que les activités soient légales. Le gouvernement doit tout faire pour que les citoyens respectent les lois, mais il ne restreint pas. »
Concernant les médias occidentaux, le Chef de l'Etat a repris son argumentation habituelle selon laquelle la Guinée équatoriale serait victime d'un acharnement et d'un traitement à charge sans rapport avec le réalité du pays et sa croissance économique : « Notre pays a énormément changé dans ces dernières années, mais beaucoup de médias ne veulent pas voir la différence entre le passé et le présent... Il y a une grande hypocrisie dans le traitement des médias occidentaux... Par exemple, le sujet des soi-disant biens mal acquis qui est apparu en France n’est en réalité qu’une vraie manipulation qui a pour objectif d'humilier la Guinée équatoriale pour sa croissance et son développement... ».
Les récentes tensions avec la France ont également occupé une partie importante de la conférence de presse. Concernant la question de la situation de la Guinée équatoriale dans la zone franche de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) en cas d'une hypothétique rupture des relations avec l'État français, le président a rappelé que « la France n'est qu'un partenaire... La France est un conseiller qui nous a aidé à créer l'institution, mais ce sont les pays africains qui ont voix au chapitre... »
A propos des élections présidentielles en France, Todoro Obiang Nguema Mbasogo a déclaré qu'il n'était ni pour ni contre aucun des deux candidats, mais qu’il espérait que le président choisi respecterait la souveraineté et l'indépendance des pays africains. « La Guinée équatoriale n'acceptera pas les ingérences externes », a-t-il assuré.
Interrogé sur le Sida en Guinée équatoriale, le Chef de l'Etat a déclaré que « la réalité est telle que sur dix personnes, une ou deux sont affectées... » (Source : Site officiel du Gouvernement de la Guinée équatoriale)
06.05.2012 - Les Soeurs hospitalières ouvrent un Centre de soins psychiatriques à Bata
Le 28 avril dernier, l'évêque de Bata, Mgr Juan Matogo Oyana, a procédé à l'inauguration et à la bénédiction du Centre de soins psychiatriques San Benito Menni, ouvert à Bata par les Sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.
La cérémonie a rassemblé de nombreux religieux et religieuses et des prêtres, l'évêque d'Ebebiyin, Mgr Juan Edjang, mais aussi les patients et leurs familles, des représentants du Ministère de la Santé, du Consulat espagnol et des collaborateurs du Centre de Santé Angokong d'Ebibeyin.
La Congrégation des Sœurs hospitalières a été fondée le 31 mai 1881 à Ciempozuelos-Madrid (Espagne), par le religieux italien Benoît Menni (1841-1914) et par deux jeunes femmes de Grenade (Espagne), Josefa Recio et Angustias Giménez.
La mission de la Congrégation est d'incarner et d'exprimer le charisme de l’Hospitalité en faveur des malades mentaux, des handicapés physiques et psychiques et d’autres malades, en privilégiant les pauvres et les nécessiteux.
Aujourd’hui, la Congrégation s’étend sur 27 pays de quatre continents et développe une œuvre hospitalière à laquelle participent 1 140 sœurs, près de 11 000 collaborateurs et plus de 1 000 bénévoles et amis.
06.05.2012 - Alfredo Mitogo Mitogo Adá fait main basse sur l'Union populaire (UP)...
Les 1er et 2 mai 2012, s'est tenue au Palais des Congrès de Ngolo, à Bata, une Convention nationale sous le thème : « L’Union Populaire face à l’avenir démocratique de la Guinée Equatoriale. »
En présence d'une assemblée d'une soixantaine de personnes, plusieurs dissidents d'Union populaire (UP), exclus en 2011 (Alfredo Mitogo Mitogo Adá, Andres Mateo Alo Mico, Genevova Nchama Nguema, José Alberto Masa Masa, etc), ont revendiqué être les porte-paroles légitimes de ce parti d'opposition.
Sans cérémonie, ils ont prononcé "l'exclusion définitive" de Daniel Dario Martinez Ayacaba, président national d'Union populaire, auquels les militants d'UP ont pourtant confié un mandat jusqu'en septembre 2013.
En présence de représentants du gouvernement, des médias d'Etat (Radio-Bata ; TVGE), de la revue pro-gouvernementale "La Gaceta de Guinea ecuatorial" et de Radio Asonga (la radio "privée" du fils du Chef de l'Etat), Alfredo Mitogo Mitogo Adá s'est alors fait élire président national d'UP pour une période de quatre ans et « a été chargé de récupérer les biens du Parti... »
Alfredo Mitogo Mitogo Adá Carmelo Mokong Onguene
Par ailleurs, Delfin Mocache, étudiant en droit à l'université de Valence (Espagne) et fils d'Avelino Mocache Mehenga, ex-militant d'UP exclu en 2011, a été désigné "Représentant des Jeunes de l'Union populaire". Dans son discours, il a remercié pour les billets d'avion qui ont été accordés à des jeunes Equato-guinéens, comme lui étudiants en Espagne, pour se rendre à cette Convention nationale. Aucune information n'a été donnée sur l'origine de ce financement.
Une figure historique du mouvement, Carmelo Mokong Onguene, à l'UP depuis sa création en 1993, était également présent à cette Convention.
Les photos de cette Convention montrent des rangs clairsemés... L'absence de plans larges ne permet pas un dénombrement précis, mais l'estimation officielle de 200 participants paraît largement surévaluée...
Le projet de réforme de la Loi fondamentale, initiée en 2011 par le président Obiang Nguema, a profondément divisé l'opposition légalisée : Comme à la CPDS, certains militants, et non des moindres, ont contesté la décision prise par leur direction de ne pas participer à la Commission constitutionnelle d'Annobon.
Les deux partis d'opposition, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), et Union populaire (UP) avaient fait campagne contre la réforme, la qualifiant de "mascarade".
Vers la mi-août 2011, à Bata, une ancienne coordinatrice régionale d'UP, Genoveva Nchama Nguema avait publiquement critiqué la ligne de sa formation politique, affirmant que la décision de ne pas participer aux discussions de la Conférence constitutionnelle était une initiative exclusive de la Commission exécutive du parti et qu'elle ne représentait pas l'ensemble des militants.
De même, toujours en août, Alfredo Mitogo Mitogo, secrétaire d'Union populaire (UP) pour les relations institutionnelles, qui avait accompagné le président Obiang dans sa tournée à travers le pays, avait dénoncé devant les habitants d’Ebibeyin et de Bidjabidjan « le comportement du président national de son propre parti, qui a refusé de participer à la Commission constitutionnelle d’Annobon, comportement qui, selon lui, est opposé à la volonté de la plupart des dirigeants et militants d’Union populaire. »
Finalement, le 28 août 2011, lors d'une réunion extraodinaire de la Commission exécutive de l'UP, tenue sous la direction de Daniel Dario Martinez Ayecaba, président national, et de Salvador Ezéquiel Echek, premier vice-président, avait été adoptée une résolution décrétant l'exclusion de trois militants : Avelino Mocache Mehenga, Alfredo Mitogo Mitogo Ada et Genoveva Nchama Nguema.
Genoveva Nchama Nguema
Toutefois, le groupe de dissidents n'a pas désarmé et a bénéficié rapidement d'attentions inhabituelles de la part du pouvoir, et notamment de la part du ministre de l'intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.
Ainsi, du 6 au 9 septembre 2011, la télévision d'Etat (TVGE) a diffusé en boucle la réunion d'une prétendue Commission exécutive de l'UP avec, présents sur le plateau, huit ex-militants du parti d'opposition : Alfredo Mitogo Mitogo Ado, présenté comme "nouveau président d'UP", Avelino Mocache Mehenga, dit "secrétaire général adjoint d'UP", Miguel Ndong, "trésorier principal", Santiago Ndong Bokung, "Secrétaire des relations institutionnelles de l'UP" et Genoveva Nchama Nguema.
En mars 2012, c'est la radio d'Etat qui a annoncé que "le Conseil exécutif de l'Union populaire" avait destitué Daniel Dario Martinez Ayecaba au profit de Julian Nsué Ada, responsable du parti pour la partie continentale de la Guinée, en raison de son opposition au référendum constitutionnel de novembre 2011.
Une annonce étrange puisque, selon la TVGE Dario Martinez n'était déjà plus président de son parti depuis plus de six mois...
Daniel Dario Martinez Ayecaba a alors jugé "sans aucune valeur" la décision de ce conseil. "Il s'agit d'une manoeuvre du ministre de l'Intérieur (Clemente Engonga Nguema Onguene). C'est du harcèlement. J'ai été élu en 2009 par les instances du parti pour quatre ans et la décision de ces gens n'a aucune valeur", a-t-il affirmé. "Je continue à travailler".
Le principal argument contre le "coup de force" de Alfredo Mitogo Mitogo Adá était son manque de légitimité, puisque, contrairement à Martinez Ayacaba, il n'avait pas été élu par les militants lors d'un Congrès national. C'est chose faite, diront-ils désormais.
04.05.2012 - Guinée équatoriale : Un Malien de 24 ans tué à Bata par un militaire
Le Consul du Mali à Malabo, Ismaël Cissé, a dénoncé ’le "carnage’" dont sont victimes en Guinée équatoriale ses compatriotes dont l’un d’entre eux, Oumar Koné, 24 ans, a été tué d’une balle dans la tête à Bata par un sergent-chef de l’armée de terre à qui il avait refusé de donner de l’argent au cours d’un supposé contrôle de routine.
Selon M. Cissé, c’est le 6e Malien assassiné depuis 2011 par les éléments des forces armées et de sécurité équato-guinéennes pour les mêmes raisons pécuniaires.
Photo : Ismaël Cissé, consul du Mali à Malabo
« Depuis 2011 jusqu’à présent, 15 ressortissants d’Afrique de l’ouest notamment Sénégalais, Maliens et Burkinabé sont assassinés par les éléments de la sécurité équato-guinéenne », a indiqué à APA le consul du Mali à Malabo qui martèle qu’il s’agit d' un "carnage’".
« D’ailleurs le sergent-chef des FAS (Forces armées et de sécurité) qui a assassiné Oumar Koné est détenu et sera jugé », a rassuré un commissaire joint depuis Bata.
Le Consul du Mali en doute, dans la mesure où souligne-t-il, il y a "trop d’impunité" au sujet des précédents meurtres.
L’incapacité de mettre fin aux exactions des forces de sécurité contre les étrangers a été toujours dénoncée et, malgré les appels lancés dans ce sens par le commandant général Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, les mauvais traitements persistent.(Source : APA-Malabo)
04.05.2012 - Naissances prématurées : La Guinée équatoriale au 5e rang mondial (OMS)
Le rapport « Arrivés trop tôt », portant sur les naissances prématurées dans le monde, vient d’être publié sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et en collagoration avec des ONG telles que « Save the Children », la Fondation March of Dimes, le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, Aide à l'enfance, etc.
Ce rapport a été rédigé par un important regroupement de 45 spécialistes multidisciplinaires, provenant de 26 organisations et de 11 pays, avec le soutien de plus de 40 organisations.
Il indique que 15 millions de bébés naissent trop tôt chaque année et que la prématurité est la principale cause de décès chez les nouveau-nés. Chaque année, 1,1 million de bébés prématurés perdent la vie, mais grâce à des traitements peu coûteux, 75 pour cent d'entre eux pourraient survivre.
Par ailleurs, plus de 60 % des naissances prématurées surviennent en Afrique et en Asie du Sud et la Guinée équatoriale figure parmi les 5 pays détenant les taux de prématurité les plus élevés, avec un taux de 16,5% des naissances.
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Le premier de cette liste est le Malawi qui détient un taux de 18,1%. (Sources : OMS ; Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant)
03.05.2012 - Guinée équatoriale-France : la colère de Teodoro Obiang Nguema
Teodoro Obiang Nguema aurait-il plusieurs visages ? Au moins trois dans l'affaire des « biens mal acquis », qui a vu le parquet de Paris autoriser l'émission, le 4 avril, d'un mandat d'arrêt à l'encontre de son fils, Teodorín. Il y a d'abord celui qu'il montre à Mongomo, son village natal. Le président équato-guinéen y a exprimé sa colère, en langue fang, contre une « décision injuste », motivée par « la jalousie ». Comme il l'a expliqué sur France 24, son fils travaille et possède plusieurs sociétés d'où il tirerait ses revenus.
Il y a ensuite le visage qu'il présente à la France, à qui il a demandé de ralentir le travail de la justice, avant de publier des communiqués évoquant une possible rupture des relations diplomatiques et des représailles contre les entreprises françaises. Le 19 avril, dans un discours fleuve prononcé en ouverture du congrès du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), à Bata, le chef de l'État est allé jusqu'à accuser l'Europe de vouloir recoloniser l'Afrique. Enfin, il y a le discours rassurant qu'il tient à ses partenaires économiques. « Vous êtes en sécurité », répète-t-il aux patrons français. El Presidente a fait passer des consignes pour que ses compatriotes ne s'en prennent ni aux ressortissants de l'Hexagone ni à leurs sociétés. Il arrive que quelques fonctionnaires zélés compliquent leurs démarches administratives, mais rien de vraiment alarmant. Une seule manifestation, très encadrée, a vu 2 000 personnes se rendre devant l'ambassade de France pour demander des explications.
En réalité, Obiang Nguema ne veut nullement hypothéquer ce qu'il a patiemment construit. Cet admirateur de François Mitterrand au pouvoir depuis 1979 a sorti son pays - le seul État hispanophone d'Afrique - de l'isolement. En 1983, il l'a fait adhérer à l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (Udeac, ancêtre de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, la Cemac) et, en 1998, a fait du français la deuxième langue officielle. grands groupes. Les entreprises hexagonales se sont installées dans le pays dès le milieu des années 1990. Une vingtaine de filiales de grands groupes y sont aujourd'hui présentes. Dans la construction, Bouygues, Sogea-Satom et Razel se partagent des contrats annuels d'environ 500 millions d'euros. « Nos contrats ne sont pas touchés, affirme l'un de leurs responsables. Au contraire, le chef de l'État nous redonne parfois les travaux des sociétés chinoises quand l'exécution ne lui convient pas. »
De nombreux sous-traitants, comme Egis International, un bureau d'études chargé du plan d'urbanisation de la nouvelle ville d'Oyala, surfent sur la vague des grands chantiers. Air France dessert tous les jours la Guinée équatoriale, où vivent 700 Français. Accor a construit deux Sofitel et deux Ibis. On y trouve aussi le groupe Castel (vins, liqueurs et bières), des loueurs de véhicules (CFAO et Europcar) ou l'entreprise de service pétrolier Schlumberger. Dans la distribution d'hydrocarbures, Total est le numéro un. Et la SGBGE, filiale de la Société générale, est la deuxième banque du pays. Malabo a exporté pour 600 millions de dollars vers la France en 2011, essentiellement des produits pétroliers, et importé pour 270 millions de dollars. « Le climat actuel est peu propice à la signature de grands contrats », confie toutefois un diplomate. (Source : Jeune Afrique)
02.05.2012 - La Guinée équatoriale classée au 5e rang des "pays maîtres de la censure" (CPJ)
Aujourd'hui, à New-York, le Committee to Protect Journalists (CPJ) publie son dernier rapport sur la liberté de la presse et qui place la Guinée équatoriale parmi les pays les plus liberticides de la planète dans le domaine de la presse et des médias.
Après avoir parlé de l'Erythrée, de la Corée du Nord, de la Syrie et de l'Iran qui sont en tête de liste, voici ce que dit le site web de CPJ à propos de la Guinée équatoriale :
« Le gouvernement de M. Obiang contrôle étroitement toutes les informations diffusées sur les ondes nationales. Théoriquement, certains journaux sont privés, mais aucun d'entre eux n'est indépendant, dans la mesure où M. Obiang et ses associés exercent un contrôle direct ou indirect.
Les médias d'Etat ne diffusent pas d'informations internationales sauf si M. Obiang ou un autre responsable du gouvernement effectue un déplacement à l'étranger.
La censure applique des règles rigides en vue de projeter une image positive du régime; les journalistes qui n'obtempèrent pas risquent la prison pour délits criminels y compris la diffamation.
Les agents de sécurité suivent de près les journalistes étrangers et restreignent les prises de photos et de films qui documentent la pauvreté.
Le gouvernement a payé un total de 1,2 million de dollars américains à trois entreprises de relations publiques basées à Washington entre avril et octobre 2010 pour produire des informations positives sur la Guinée équatoriale, selon un rapport du Département américain de la Justice.»
Ce que relève le rapport du CPJ à propos de la Guinée équatoriale, c'est principalement l'absence de médias privés et indépendants, l'indigence de la presse écrite (les rares kiosques du pays se trouvent dans les aéroports et à la bibliothèque nationale) et des programmes de télévision, tous entièrement dans la main de l'Etat. Par ailleurs, l'internet y est peu développé, les connexions lentes et les pannes d'électricité fréquentes...
Mais, selon se rapport, ce qui semble plus préoccupant, ce sont les pressions qu'exerce l'Etat sur le travail des journalistes. L'exemple de la couverture des "printemps arabes" lui paraît le plus éloquent à cet égard :
« Au début du printemps arabe, le gouvernement avait interdit aux médias d'Etat de mentionner le nom des pays d'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient concernés par la crise. En mars 2011, les autorités ont arrêté et suspendu un annonceur de la radio d'Etat pour avoir fait une simple allusion à un "leader de la révolution libyenne"... Les autorités avaient également exhorté les propriétaires de téléviseurs dans les lieux publics à ne pas montrer les images des chaînes internationales par satellite couvrant les soulèvements arabes, selon des journalistes locaux...»
Le rapport du CPJ mentionne aussi la mésaventure vécue par une équipe journalistes allemands venus tourner un reportage en Guinée équatoriale, peu avant la CAN 2012 : « Les Agents de sécurité ont détenu une équipe de télévision allemande et ont supprimé des séquences d'une entrevue avec un chef de file de l'opposition et des images d'enfants jouant dans des bidonvilles... »
Bon nombre des pays figurant sur la liste de cette année étaient également sur la dernière liste du CPJ, publiée en 2006 et qui donnait le "top 10" suivant : la Corée du Nord, la Birmanie, le Turkménistan, la Guinée équatoriale, la Libye, l'Erythrée, Cuba, l'Ouzbékistan, la Syrie et la Biélorussie.(Source : CPJ; The Guardian)
01.05.2012 - Le 4e Sommet Afrique-Amérique latine aura lieu en mai en Guinée équatoriale
Aujourd'hui, mardi 1er mai, à Addis-Abeba (Ethiopie), les organisateurs du 4e Sommet Afrique-Amérique latine (ASA) ont annoncé qu'il aurait lieu en Guinée équatoriale, du 14 au 16 mai 2012.
C'est la 2e année consécutive que cet important forum international se choisit comme théâtre la cité de Sipopo, un complexe situé à une dizaine de kilomètres de la capitale, Malabo, et quicomprend notamment deux centres de congrès, un hôtel 5 étoiles, un golf et des villas de luxe. Le site a accueilli avec succès le 17e sommet de l'Union africaine fin juin-début juillet 2011.
Selon le communiqué publié à Addis-Abeba, le Sommet Afrique-Amérique latine débutera le 14 mai par une réunion au niveau des experts et le lendemain, au niveau ministériel. Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement est prévu les 15 et 16 mai, en présence des dirigeants d’Afrique et d’Amérique du Sud.
Ce Sommet, organisé par la Commission de l’Union Africaine (UA), en collaboration avec le gouvernement équato-guinéen, permettra de discuter des perspectives de coopération entre l’Afrique et l’Amérique du Sud et d’aborder la question de la mise enœuvre du Plan Afrique-Amérique du Sud pour 2010-2015, ainsi que projets prioritaires qui ont été proposés, notamment les institutions de l’ASA (Le Comité présidentiel stratégique et le Secrétariat permanent), le financement des projets et programmes ASA et du Secrétariat permanent.
Les recommandations des experts et des ministres seront soumises à l’appréciation du Sommet pour adoption
Sont attendus à ces réunions de l’ASA, la Commission de l’UA, les autres organes de l’Union et des représentants de des pays africains et latino-américains. (Source : APA)
01.05.2012 - CCEM : Le court-métrage « María Adá » récompensé par le prix Ceiba
La semaine dernière, lors de la cérémonie de clôture du Festival de cinéma itinérant Sud-Sud de Guinée équatoriale (FECIGE), qui a eu lieu dans le Centre culturel espagnol de Malabo, le jeune Rubén Monsuy, de Malabo, a remporté le prix Ceiba de la meilleure production audiovisuelle avec le court-métrage : «María Adá ».
Cette oeuvre collective, réalisée en 2011 par les élève d'un atelier audiovisuel, sous la direction de Rubén Monsuy, d'une durée de 8 à 9 minutes, raconte la légende urbaine de María Adá, l'esprit d'une femme effrayante qui hantait, il y a quelques années, une école de Malabo...
Onze oeuvres étaient en compétition dans ce concours, organisé par les centres culturels espagnols de Guinée équatoriale (Bata et Malabo), en collaboration avec l'ACIGE.
« María Adá » a su convaincre les membres d'un jury composé de Jean Claude Peronnet, conseiller auprès du Ministre de l’Education et des Sciences à Bata, Pauline David, responsable de l’animation culturelle à l'Institut culturel d'expression française (ICEF), Akim Lima, conseiller culturel, et Cesar Mbá, écrivain.
Il n'existe quasiment pas de création cinématographique dans le pays et le nombre de salles de cinéma est extrèmement réduit. Toutefois, depuis quelques années, un vrai effort est réalisé, notamment par les centre culturels, pour faire découvrir le 7e art à la jeune génération d'où sortiront peut-être les réalisateurs équato-guinéens de demain.(Source : Site officiel du Gouvernement de la Guinée équatoriale)
01.05.2012 - Article d' "El País" : Droit de réponse du gouvernement équato-guinéen
En réponse aux accusations du quotidien espagnol "El País" concernant l'affaire Kokorev actuellement en cours d'instruction aux îles Canaries, le gouvernement de la Guinée équatoriale a publié sur son site web l'article suivant :
« À nouveau et comme c'est déjà une tradition habituelle, le journal espagnol El País fait appel à ses archives pour publier un article aux informations obsolètes et malicieuses sur la Guinée équatoriale. Il s'agit d'un article publié dans l'édition du 28 avril : « Les prête-noms du clan Obiang dévoilés ».
Cet éminent journal espagnol tardait plus que la normale à éditer un autre de ses articles classiques concernant la Guinée équatoriale et les problèmes de corruption de la famille du président Obiang Nguema Mbasogo - un des personnages favoris d'El País dans ses éditions de remplissage de fins de semaine.
Dans ce nouvel article, des données ont été brassées autour de l'année 2000. Comme il ne pouvait en être autrement, le texte est couronné de l'ineffable donnée indicant que « 70% des habitants de la Guinée équatoriale vivent avec un euro par jour ». Étant donné que le prix d'une bière dans un magasin moyen équato-guinéen est d'un peu moins d'un euro, les guinéens ne pourraient même pas boire une bière ni une bouteille d'eau ni même se nourrir.
Cela fait déjà longtemps que le manque de rigueur journalistique de ce journal est évident pour tous les fils de la Guinée équatoriale, ainsi que sa ridicule documentation quant à l'utilisation de ce type de données. L'opinion générale des équato-guinéens est que le journal El País, comme le reste de la presse espagnole, devrait informer de manière rigoureuse et sérieuse sur la Guinée équatoriale, un pays frère, ami et historiquement lié à l'Espagne. Tant que cela ne sera pas ainsi, il est difficile que les équato-guinéens, dans leur ensemble, puissent voir d'un bon œil ce célèbre journal et qu'ils ne se moquent pas et ne fassent pas de plaisanteries sur les données si absurdes qu’il utilise pour offrir ses informations.
En ce qui concerne les affaires judiciaires traitées dans ce journal, il faut souligner que le journaliste qui a écrit cet article a oublié « par hasard » d'ajouter des données beaucoup plus importantes et actuelles sur ce sujet. L’un d’entre eux, le plus récent précisément, est que le juge fédéral de la Californie, George H. Wu, a écarté ce mois-ci l'accusation des procureurs contre Teodoro Nguema Obiang Mangue, ministre d'État de l'Agriculture et des Forêts, pour faute de preuves.
Le texte se base également sur le rapport élaboré à l’époque par le sous-comité permanent du Sénat des États-Unis sur les activités de la Banque Riggs. Cependant, l'auteur ne mentionne à aucun moment que les responsabilités contre cet établissement bancaire ont déjà été épurées et, en aucun cas, un fait délictueux n'a été attribué par les personnes citées, ni aucune violation des normes internationales n’a été constatée.
À part cela, nous vérifions par le biais de réponses concernant ces articles envoyées par les espagnols eux-mêmes, la faible influence qu‘ont ces derniers sur la population espagnole, absolument épuisés de voir que des journaux comme El País essayent de détourner l'attention des vrais problèmes en utilisant des sujets récurrents tels que celui qui affirme qu'« en Afrique il n'y a que de la pauvreté, de la guerre et de la corruption ».
La principale préoccupation du peuple espagnol n'est pas celle concernant les cas de corruption isolés qui peuvent apparaître dans des pays tels que la Guinée équatoriale (un État pacifique, sans guerres, avec une croissance économique sans commune mesure, avec du travail et de la stabilité). Bien au contraire : ce qui préoccupe les espagnols, c'est la déplorable administration de leurs institutions et l'énorme chaos et la corruption qui y règnent, qui ont conduit l'État espagnol à une très grave crise, qui a entraîné 25% de chômage parmi la population active, dont la la moitié de la jeunesse espagnole est inclue dans ce pourcentage.
La Guinée équatoriale connaît bien la réalité de l'Espagne, car nous gardons des liens de fraternité avec ce pays qui est notre frère et ami. Mais nous sommes en plus particulièrement conscients de la situation actuelle espagnole, car il y a des milliers d'espagnols qui travaillent actuellement dans notre pays pour gagner leur vie, ce qu'ils ne peuvent malheureusement pas faire dans leur propre pays. Et ils sont encore plus nombreux ceux qui frappent à nos portes pour essayer de se tracer un avenir qu’ils ne peuvent même pas prétendre avoir en Espagne.
Face à ces critiques et ces accusations continues, dépourvues en plus de preuves ou de données objectives, nous rappelons que le récent discours du président Obiang Nguema Mbasogo lors du Ve congrès du PDGE - « Ces puissances qui nous ont exploitées sont précisément celles qui ont mal acquis nos biens » - résume la pensée générale du peuple de Guinée équatoriale. » (Source : Site officiel du Gouvernement de la Guinée équatoriale)
01.05.2012 - Séjour de la Première Dame à la Mayo Clinic de Rochester (Etats-Unis)
La semaine passée, les habitants de Rochester (Minnesota, Etats-Unis) ont pu constater un ballet inhabituel de motards et d'agents des services secrets entre l'aéroport et le centre de la ville où se dresse la Mayo Clinic.
Le prestigieux établissement hospitalier, régulièrement classée 2e meilleur hôpital des États-Unis, a en effet vu se croiser le dalaï-lama, 76 ans, venu pour un examen médical et qui est reparti mercredi dernier, 25 avril, alors même qu'on attendait Constancia Mangue de Obiang, la Première Dame de Guinée équatoriale.
L'épouse du président Obiang est arrivé, sans son mari, à l'aéroport international de Rochester dans un 777-200 Ceiba Intercontinental, selon une source à l'aéroport.
Déjà, en 1999, le journaliste François Soudan, aujourd'hui directeur de la rédaction de Jeune Afrique, évoquait déjà " le fait que l'épouse du Chef de l'État soit régulièrement traitée depuis quelques années à la Mayo"...
On ignore s'il s'agit d'un simple check-up de routine ou d'un traitement pour une maladie.Le président Obiang, lui aussi, s'est rendu plusieurs fois dans cet établissement réputé. Sa dernière visite remonte à mars 2011.
Si le couple présidentiel fait régulièrement le voyage aux Etats-Unis, c'est probablement parce qu'il espère y recevoir des soins qu'aucun hôpital public en Guinée équatoriale, ni même la moderne clinique La Paz de Bata, ne serait en mesure de leur offrir. (Source : The Post-Bulletin.com -Mike Dougherty)