Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19761004-752976
Timestamp: 2016-10-21 20:25:40+00:00
Document Index: 251426321

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 28", "l'article 3", "l'article 27", "l'article 5", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 5", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 27"]

Type d'affaire : DecisionType de recours : Recevable ; requête jointe à la requête n° 6210/73Numérotation : Numéro d'arrêt : 7529/76Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1976-10-04;7529.76 Analyses : (Art. 10-1) LIBERTE D'EXPRESSION, (Art. 10-2) DEFENSE DE L'ORDRE, (Art. 10-2) INGERENCE, (Art. 10-2) NECESSAIRE DANS UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE, (Art. 10-2) PREVUE PAR LA LOI, (Art. 11) LIBERTE DE REUNION ET D'ASSOCIATION, (Art. 14) DISCRIMINATION, (Art. 17) DESTRUCTION DES DROITS ET LIBERTES, (Art. 18) RESTRICTIONS DANS UN BUT NON PREVU, (Art. 5-1) ARRESTATION OU DETENTION REGULIERE, (Art. 5-1) LIBERTE PHYSIQUE, (Art. 5-1) VOIES LEGALES, (Art. 5-4) INTRODUIRE UN RECOURS, (Art. 6-1) ACCUSATION EN MATIERE PENALE, (Art. 6-1) DELAI RAISONNABLE, (Art. 6-1) DROITS ET OBLIGATIONS DE CARACTERE CIVIL, (Art. 6-1) JUGEMENT PUBLIC, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-1) TRIBUNAL IMPARTIAL, (Art. 6-1) TRIBUNAL INDEPENDANT, (Art. 6-2) PRESOMPTION D'INNOCENCE, (Art. 6-3-b) FACILITES NECESSAIRES, (Art. 6-3-b) TEMPS NECESSAIRE, (Art. 6-3-c) SE DEFENDRE SOI-MEME, (Art. 6-3-d) INTERROGATION DES TEMOINSParties : Demandeurs : X.Défendeurs : AUTRICHETexte : lesquels le requÃ©rant dÃ©tenait un passeport dÃ©livrÃ© en application de l'article 28 de la Convention de GenÃ©ve du 28 juillet 1951 concernant le statut des rÃ©fugiÃ©s . D'ailleurs, le statut de rÃ©fugiÃ© dont jouissait le requÃ©rant donne Ã penser, A premiÃ©re vue, que les autoritÃ©s danoises croyait qu'il avait de bonnes raisons de craindre des persÃ©cutions en Pologne . D'un autre cOtÃ©, les motifs vÃ©ritables pour lesquels un passeport de rÃ©fugiÃ© avait Ã©tÃ© dÃ©livrÃ© au requÃ©rant pourraient Ãªtre expliquÃ©s aux autoritÃ©s polonaisesâ¢ . En dÃ©finitive, le requÃ©rant donne nÃ©anmoins l'impression Ã la Commission qu'il ne souhaite pas retourner en Pologne pour la simple raison que, d'une maniÃ¨re gÃ©nÃ©rale, il n'approuve pas le rÃ©gime politique qui y prÃ©vaut . Les faits exposÃ©s dans sa requÃªte Isurtout comparÃ©s Ã la situation de la requÃªte NÂ° 4162/691 ne fournissent aucun motif sÃ©rieux de craindre que le requÃ©rant subisse un traitement contreire Ã l'article 3 de la Convention et son rapatriement, en ces circonstances, n'Ã©quivaut nullement Ã© une violation de cet article . L'examen par la Commission de ce grief, tel qu'il a Ã©tÃ© prÃ©sentÃ© et d'office, ne pertnet donc de discerner aucune apparence de violation des droits et libertÃ©s Ã©noncÃ©s dans la Convention et en particulier de l'article susmentionnÃ© . Il s'ensuit que cette partie de la requÃªte est manifestement mal fondÃ©e, au sens de l'article 27, par . 2, de la Convention .
Il semble quo la validitÃ© du paeaeuÂ°rt e expirÃ© le 17 juillet 1976 .
APPLICATION/REQUÃTE NÂ° 7529/76 X . v/AUSTRIA X . c/AUTRICH E DECISION of 4 October 1976 on the admissibility of the application DECISION du 4 octobre 1976 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 6 of the Convention : Although the Austrian reservation refers explicitly to Article 5 of the Convention only, this reservation relating to the laws on administrative procedure concerning the deprivation of liberty makes Article 6 inapplicable to the proceedings leading up to these measures (in the present case, fines, that may be replaced by detention) . Article 6 de la Convention : Bien que ne visant expressÃ©ment que l'article 5 de la Convention, la rÃ©serve de l'Autriche portant sur les lois de procÃ©dure administrative concernant des mesures de privation de libertÃ© rend l'article 6 inapplicable Ã© la procE dure conduisant 9 de telles mesures len t'espÃ©ce, des amendes convertibles en arrÃ©tsl .
I franpais : voir p . 159)
The applicant, who runs a coffee shop, was repeatedly fined for having disreqarded the regulations governing official closing time . The fines were pronounced by the local authorities (Bezirkshauptmannschaft) on the basis of the Industrial Code (Gewerbeordnung) and the Administrative Penal Code ( Venivahungsstrafgesetr) . Before the Commission, he complains in particular that the procedure was exclusively administrative-and not judicial-and that he did not have an opportunity to defend himsef/.
THE LAW IExtract l The applicant has Ifurtherl complained that he was wrongly fined by the administrative authorities for not having respected the regulations on opening hours concerning his coffee shop . In this respect he alleges mainly a violation of Art . 6 of the Convention . However, at the time of its ratification of the Convention the Austrian Government made the following reservation : "The provisions of Article 5 of the Convention shall be so applied that there shall be no interference with the measures for the deprivation of liberty prescribed i n
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the laws on administrative procedure, BGB1 . No . 172/1950, subject to review by the Administrative Court or the Constitutional Court as provided for in the Austrian Federal Constitution" . The allegations which the applicant makes in respect of Art . 6 of the Convention relate to the proceedings before the administrative instances whose decisions are, in the Commission's opinion, covered by the above reservation made by the Austrian Government . It is true that this reservation does not make any express reference to Article 6 of the Convention . However, the Commission finds that these proceedings must be viewed as a whole and cannot be considered as comprising separate stages, to some of which the provisions of the Convention apply and from some of which the application is excluded by the reservation . It was no doubt the intention of the Respondent Government to exempt from the incidence of the Convention the procedural system set up in conformity with the laws on administrative procedure . The Commission, in interpreting the terms of the reservation, has taken into consideration the clear intention of the Government (cf . Application No . 473/59, Yearbook II, page 403) . Accordingly, the above reservation must be extended to cover not only "the measures for the deprivation of liberty" but also the proceedings leading up to a decision by which an accused person is deprived of his liberty in accordance with the Acts mentioned in the reservation . (See Decision on admissibility of Application No . 2432/65, Coll . 22, pp . 124, 128) . It is true that in the present case the applicant was only fined and not sentence d to imprisonment . In case of non-payment the fines are however replaced by arrest of three days in each case . The fines were imposed on the basis of the laws on administrative procedure and the Commission has already held that such fines are also covered by the above mentioned reservation (see Decision on the admissibility of Application No . 3923/69, Coll . 37, pp . 10, 15) . It follows that this part of the application is incompatible ratione materiae with the provisions of the Convention in respect of their application to Austria and must be rejected in accordance with Article 27, paragraph (2), of the Convention .
RÃ©sumÃ© des faits pertinents A de nombreuses reprises, le requÃ©rent, qui gÃ©re un bar Ã© cafÃ©, a Ã©tÃ© trappÃ© d'amendes pour n'avoir pas respectÃ© l'heure rÃ©glementaire de termeture . Ces amendes ont Ã©tÃ© prononcÃ©es par l'autoritÃ© administrative locale (Bezirkshauptmannschett) en application de la toi sur les activitÃ©s commerciales I Gewerbeordnung) et de ta loi sur les sanctions administratives IVerwattungsstralgesetzl . Devant la Commission, il se plaint notamment que la procÃ©dure a Ã©tÃ© exclusivement administretive - et non judiciaire - et qu'il n'a pas eu la possibilitÃ© de se dÃ©tendre. I TRADUCTION I
EN DROIT (Extrait ) Le requÃ©rant se plaint len outre] d'avoir Ã©tÃ© puni Ã tort d'amendes par les autoritÃ©s administratives pour n'avoir pas observÃ©, dans la gestion de son bar Ã cafÃ©, les rÃ©glements concernant les heures d'ouverture . II invoque principalement, Ã ce sujet, l'article 6 de la Convention .
Toutefois, au moment oÃ¹ il a ratifiÃ© la Convention, le Gouvernement autrichien a fait la rÃ©serve suivante : Â« Les dispositions de l'article 5 de la Convention seront appliquÃ©es sans prÃ©judice des dispositions des lois de procÃ©dure administrative, BGB1 . NÂ° 172/1950, concernant les mesures de privation de libertÃ© qui resteront soumises au contrÃ´le postÃ©rieur de la Cour administrative ou de la Cour constitutionnelle, prÃ©vue par la constitution fÃ©dÃ©rale autrichienne . Â» Les griefs que le requÃ©rant tire de l'article 6 de la Convention portent sur une procÃ©dure devant les autoritÃ©s administratives, dont les dÃ©cisions, de l'avis de la Commission, sont couvertes par la rÃ©serve prÃ©citÃ©e du Gouvernement autrichien . Il est vrai que cette rÃ©serve ne vise pas expressÃ©ment l'article 6 de la Convention . La Commission estime toutefois que cette procÃ©dure doit Ãªtre envisagÃ©e dans son ensemble et non comme comprenant des phases sÃ©parÃ©es, la Convention s'appliquant Ã certaines d'entre elles, tandis qu'elle ne s'appliquerait pas Ã d'autres en vertu de la rÃ©serve . Il ne fait aucun doute que le Gouvernement ici mis en cause dÃ©sirait soustraire Ã l'application de la Convention le systÃ©me procÃ©dural instituÃ© par la lÃ©gislation sur la procÃ©dure administrative . En interprÃ©tant la rÃ©serve, la Commission a tenu compte de l'intention Ã©vidente du Gouvernement Icf . requÃªte NÂ° 473/59, Annuaire 2, p . 403) . Ainsi, la rÃ©serve en question doit Ã©tre comprise comme couvrant non seulement Â« les mesures de privation de libertÃ© Â», mais Ã©galement la procÃ©dure conduisant Ã une dÃ©cision privant une personne de sa libertÃ©s en application des lois visÃ©es dans la rÃ©serve (cf . dÃ©cision sur la recevabilitÃ© de la requÃ©te N' 2432/65 . Recueil 22, pp . 124, 128) .
Il est vrai qu'en l'espÃ©ce le requÃ©rant a Ã©tÃ© puni d'une amende et non d'une peine privative de libertÃ© . Toutefois, les amendes, en cas de non-paiement, sont convertibles en arrÃªts d'une durÃ©e de trois jours dans chaque cas . Les amendes ont Ã©tÃ© prononcÃ©es en vertu des lois de procÃ©dure administrative et la Commission a dÃ©jA exprimÃ© l'avis que de telles amendes tombent Ã©galement sous le coup de la rÃ©serve prÃ©citÃ©e (cf . dÃ©cision sur la recevabilitÃ© de la requÃ©te NÂ° 3923/69, Recueil 37, pp . 10, 151 . Il s'ensuit que cette partie de la requÃ©te est incompatible ratione materiae avec les dispositions de la Convention, telles qu'elles sont applicables Ã l'Ã©gard de l'Autriche, et doit donc Ã©tre rejetÃ©e en application de l'article 27, par . 2, de la Convention .
- 160 _Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 04/10/1976Fonds documentaire : HUDOC Haut de page