Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-COURADMINISTRATIVEDAPPELDEBORDEAUX-19910613-90BX00321
Timestamp: 2017-01-22 14:39:43+00:00
Document Index: 8554623

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 1467", "l'article 310", "l'article 310", "l'article 310", "l'article 310", "l'article 310", "l'article 92", "l'article 1467"]

France, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 13 juin 1991, 90BX00321
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 90BX00321Numéro NOR : CETATEXT000007477581 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.bordeaux;arret;1991-06-13;90bx00321 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXE PROFESSIONNELLE - PROFESSIONS ET PERSONNES TAXABLES.CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - BENEFICES NON COMMERCIAUX - PERSONNES - PROFITS - ACTIVITES IMPOSABLES.Texte : Vu, enregistrée le 1er juin 1990, la requête présentée pour M. Jean-Claude Y... demeurant ... tendant à ce que la cour :
1°) annule le jugement du 8 mars 1990 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande de dégrèvement de l'imposition à la taxe professionnelle à laquelle il a été assujetti pour l'année 1984 dans les rôles de la ville de Bordeaux ;
3°) condamne l'Etat au remboursement des frais exposés versés le 31 mars 1988 ;
- les observations de Me BARRIERE, avocat de M. Jean-Claude Y... ;
Considérant que le ministre soutient que le tribunal administratif aurait dû statuer d'office sur l'irrégularité tirée de ce que ni la réclamation préalable ni la requête introductive d'instance concernant la taxe professionnelle au titre de 1984 n'étaient signées par M. Y... ou par une personne justifiant d'un mandat régulier ; qu'il résulte de l'instruction que contrairement à ce qu'affirme le ministre, la requête de M. Y... concernant la taxe professionnelle au titre de 1984, année qui fait seule l'objet du présent litige, répond aux prescriptions des articles R 197-4 et R 200-2 du livre des procédures fiscales ; que par suite, le moyen soulevé par le ministre doit être écarté ;
Sur l'imposition à la taxe professionnelle au titre de l'année 1984 :
Considérant qu'aux termes de l'article 1467 du code général des impôts dans sa rédaction applicable aux impositions contestées : "La taxe professionnelle a pour base : ... 2°) - a) dans le cas des titulaires de bénéfices non commerciaux, des agents d'affaires et intermédiaires de commerce, employant moins de cinq salariés, le dixième des recettes" ; qu'aux termes de l'article 310 HC de l'annexe II du code : "Pour la détermination de la base d'imposition de la taxe professionnelle, l'imposition des recettes concerne notamment... les commissionnaires, les courtiers, les intermédiaires pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles..." ; que pour l'application de ces dispositions le terme "recettes" s'entend de toutes les sommes effectivement perçues par le contribuable au cours de la période de référence ; que selon l'article 310 HD de la même annexe : "Lorsque les personnes désignées à l'article 310 HC exercent dans les mêmes locaux une autre activité passible de la taxe professionnelle, leur base d'imposition est déterminée dans les conditions fixées pour l'activité dominante ; cette dernière est appréciée en fonction des recettes" ; qu'enfin en vertu de l'article 310 HE de la même annexe : "Les recettes servant à calculer la base d'imposition des redevables définis à l'article 310 HC s'entendent, selon le cas, de celles retenues pour l'établissement de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés..." ;
Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. Y... ne se livre à une activité professionnelle de duplication et de cession à des clients, que des seuls logiciels et progiciels qu'il a lui même conçus ; que les recettes procurées par cette activité qu'il exerce seul, quelle que soit la date à laquelle ont été conçus les logiciels-mères et progiciels, ne sauraient donc être considérées comme provenant d'une activité commerciale mais d'une activité libérale au sens de l'article 92 du code général des impôts, au cours de l'année de référence pour la détermination de la taxe professionnelle de l'année 1984 ; qu'il s'en suit que pour la détermination des bases d'imposition à la taxe professionnelle, c'est à bon droit que l'administration a fait application des dispositions de l'article 1467-2°) du code général des impôts et inclus le dixième des recettes dans l'assiette de la taxe professionnelle due par le requérant pour l'année 1984 ;Considérant que M. Y... ne saurait utilement invoquer les termes de la réponse ministérielle faite à M. Germain X..., laquelle concerne l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée des ventes en série de logiciels, et non l'application du régime d'imposition des bénéfices industriels et commerciaux aux recettes tirées de ces ventes ;
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. Y... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande ;
Article 1er : La requête de M. Y... est rejetée.Références : CGI 1467, 92CGI Livre des procédures fiscales R197-4, R200-2CGIAN2 310 HCPublications :Télécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : ZAPATARapporteur public : de MALAFOSSEOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Cour administrative d'appel de BordeauxDate de la décision : 13/06/1991Fonds documentaire : Legifrance Haut de page