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Timestamp: 2019-06-16 03:12:21+00:00
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1. Tribunal de Première Instance de Nivelles, 6 ème ch. correctionnelle 15 janvier 2014 Procédure initiée par le Ministère Public. - PDF
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1 JUGEMENTS ET ARRETS EN MATIERE D EXERCICE ILLÉGAL D ACTIVITÉS COMPTABLES POUR COMPTE DE TIERS EN QUALITÉ D INDEPENDANT Tribunal de Première Instance de Nivelles, 6 ème ch. correctionnelle 15 janvier 2014 Une société et un Conseil fiscal IEC étaient poursuivis pour avoir exercé illégalement la profession de comptable depuis le mois de juin Le Conseil Fiscal a été condamné à une peine d emprisonnement de 5 mois assortie d un sursis de 3 ans et à une amende de 1100 euros (il était poursuivi pour d autres faits, dont le détournement de clientèle). La société a été condamnée à une peine d amende de 2750 euros, dont la moitié avec un sursis de 3 ans. Au civil, le Tribunal a décidé de surseoir à statuer. Les prévenus ont interjeté appel de cette décision. 2. Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 21 janvier 2014 Ce jugement est intervenu suite à l opposition du prévenu à la décision du Tribunal correctionnel de Liège du 14 mai Pour rappel, cette personne avait déjà été condamnée à deux reprises pour exercice illégal de la profession et était à nouveau poursuivie pour ce grief. Le Tribunal a condamné le prévenu à une peine d emprisonnement de 9 mois et à une amende de euros (il est condamné pour d autres faits que l exercice illégal). Au civil, le Tribunal a accordé 2408 euros à l Institut au titre de son préjudice matériel et 500 euros au titre de son préjudice moral et le prévenu a en outre été condamné à payer une somme de 715 euros au titre d indemnité de procédure. Le prévenu a introduit un appel de cette décision. 3. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 59 ème ch. correctionnelle 26 juin 2014 Le prévenu a été condamné à une peine d un an d emprisonnement avec sursis et à une amende de 600 euros, également assortie d un sursis.
2 Le Tribunal a fustigé les conseils douteux donnés par le prévenu à une société, ce «(...) comportement étant gravement préjudiciable pour la réputation de la profession qu il était censé exercer». Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 250 euros à l institut au titre de son dommage moral et à 165 euros au titre d indemnité de procédure. 4. Tribunal de Première Instance de Liège, 8 ème ch. correctionnelle 2 octobre 2014 Une personne, déjà condamnée à deux reprises pour exercice illégal de la profession, était à nouveau poursuivie pour ce grief. Le prévenu a été condamné à une peine de travail de 100 heures. En cas d inexécution de cette peine, une peine de trois mois d emprisonnement lui sera applicable. Au civil, le Tribunal a accordé 1798 euros à l Institut au titre de son préjudice matériel et 1 euro au titre de son préjudice moral. Le prévenu a été condamné à payer une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure. 5. Tribunal de Première Instance du Hainaut, Division de Charleroi, 10 ème ch. correctionnelle 18 novembre 2014 Un stagiaire et une société étaient poursuivis pour avoir continué l exercice de la profession de comptable après avoir été omis respectivement de la liste des stagiaires et du Tableau des titulaires de la profession. Les deux prévenus sont condamnés à une peine d amende de 6000 euros. Le Tribunal a également ordonné pour chacun des prévenus la confiscation par équivalent de la somme de 5000 euros à titre d avantage patrimonial tiré des faits retenus à leur encontre. Le Tribunal a en outre ordonné la publication du jugement sur le site internet de l IPCF. Au civil, le Tribunal a condamné solidairement les prévenus à payer 3186 euros à l institut pour son dommage matériel et 500 euros pour son dommage moral et à 715 euros au titre d indemnité de procédure. 6. Tribunal de Première Instance du Brabant Wallon, 6 ème ch. correctionnelle 19 novembre 2014 Le Tribunal a condamné le prévenu pour avoir exercé illégalement la profession de comptable après avoir été radié par la Chambre d appel francophone de l IPCF et pour avoir utilisé des fausses factures pour se faire rémunérer ses prestations. Il est condamné à une peine de 6 mois d emprisonnement assortie d un sursis de 3 ans et à une amende de 6000 euros.
3 Le Tribunal a en outre ordonné la publication du jugement (durant 2 mois) sur le site internet de l IPCF. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 550 euros à l institut pour son dommage matériel et 1 euro pour son dommage moral et à 440 euros au titre d indemnité de procédure. Il a par ailleurs été condamné à payer des sommes importantes aux autres parties civiles, notamment pour avoir usé de fausses factures. Ce jugement a été rendu par défaut. 7. Tribunal de Première Instance du Brabant Wallon, 6 ème ch. correctionnelle 19 novembre 2014 Dans ce second jugement rendu le même jour que celui mentionné ci-avant, le Tribunal a également condamné un prévenu qui a exercé illégalement la profession après avoir été radié par la Chambre d appel francophone de l IPCF. Il est condamné à une peine de 1 mois d emprisonnement assortie d un sursis de 3 ans et à une amende de 6000 euros. Le Tribunal a refusé d accorder la suspension du prononcé, le prévenu ayant des antécédents judiciaires et ayant déjà obtenu la suspension du prononcé de sa condamnation par le Tribunal correctionnel en 2000, pour des faits d exercice illégal de la profession de comptable. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 1798 euros à l institut pour son dommage matériel et 1 euro pour son dommage moral et à 440 euros au titre d indemnité de procédure.
4 Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 49 ème ch. correctionnelle 14 février 2013 Le prévenu a été radié de l Institut. Il a continué à exercer des activités comptables, notamment en constituant une société comptable. Le tribunal l a condamné à une peine d emprisonnement de 10 mois, à une amende de euros et à l interdiction d exercer un mandat dans une société commerciale pour une durée de dix ans. Outre la prévention d exercice illégal, le tribunal a considéré que la mention dans les statuts de la société de la détention de 4/5 ème des parts par des comptables agréés ou stagiaires était constitutif de l infraction de faux et usage de faux, le capital étant détenus par deux personnes n étant pas membres ou stagiaires de l IPCF. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 1387 euros à l institut à titre de dommage matériel et 250 euros à titre de dommage moral et à 440 euros au titre d indemnité de procédure. Ce jugement a été rendu par défaut. 2. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 49 ème ch. correctionnelle 18 avril 2013 La prévenue a exercé illégalement la profession durant 5 années. Elle a bénéficié de la suspension simple du prononcé durant 5 ans, eu égard notamment à son absence d antécédents judiciaires, à l arrêt de ses activités comptables et au fait que les poursuites constituent en elle-même un salutaire avertissement. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressée à payer 1635 euros à l institut à titre de dommage matériel et à 500 euros au titre d indemnité de procédure. 3. Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 14 mai 2013 Une personne, déjà condamnée à deux reprises pour exercice illégal de la profession, était à nouveau poursuivie pour ce grief. Le Tribunal a constaté que le prévenu a continué à exercer illégalement la profession et s est attribué un titre prêtant à confusion avec celui de «conseil fiscal». Remarquons que ce pseudo-comptable a été également condamné pour ne pas avoir déclaré aux contributions directes une partie de ses revenus et pour n avoir effectué
5 aucune déclaration à la TVA relative à se activités professionnelles depuis plusieurs années. Pour déterminer la peine, le tribunal a notamment tenu compte du mépris manifesté par le prévenu à l égard des règles protégeant la profession, du non respect de ses propres obligations fiscales, de son «incitoyenneté» (il dépendait de la mutuelle) et de ses antécédents judiciaires (les condamnations précédentes pour exercice illégal de la profession). Le prévenu est condamné à une peine d emprisonnement de 9 mois et à une amende de euros (il est condamné pour d autres faits que l exercice illégal). Au civil, le Tribunal a accordé 2408 euros à l Institut au titre de préjudice matériel et 500 euros au titre de préjudice moral et le prévenu a en outre été condamné à payer une somme de 412,5 euros au titre d indemnité de procédure. Le Tribunal a évalué le préjudice moral de l Institut en prenant en compte la persistance avec laquelle le prévenu a bafoué la protection du titre de comptable en dépit de ses deux condamnations pénales «(...) avec des dégâts importants pour l image de la profession, comme en témoigne le dossier répressif qui indique l existence de nombreuses plaintes de la part de particuliers et d administrations fiscales». Le Tribunal a en outre ordonné la publication du jugement dans un quotidien ainsi que la publication par extraits sur le site internet de l IPCF et ce durant deux mois. Cette décision a été rendue par défaut. Le prévenu a fait opposition à cette décision. 4. Tribunal de Première Instance de Charleroi, 10 ème ch. correctionnelle 11 septembre 2013 Il s agit d une décision prononcée sur opposition. Le Tribunal correctionnel a déclaré l opposition contre les dispositions civiles du jugement du 15 décembre 2010 irrecevable, l opposition n ayant pas été signifiée aux parties civiles. L opposition contre les dispositions pénales est recevable mais non fondée et les condamnations du jugement du 15 décembre 2010 sont maintenues. Pour rappel, le prévenu avait été condamné à une peine d emprisonnement de 4 ans (il était poursuivi pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable) et à euros d amende. Au civil, le Tribunal avait condamné l intéressé à payer 1680 euros à l institut à titre de dommage matériel et moral et à 400 euros au titre d indemnité de procédure. Ce jugement est frappé d appel. 5. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 61 ème ch. correctionnelle 26 novembre 2013
6 Le Tribunal a condamné le prévenu pour avoir exercé illégalement la profession de 2001 à 2010 à une peine de 2 ans d emprisonnement avec un sursis de 5 ans et à une amende de euros. Le taux de la peine s explique par le fait que l utilisation du titre de comptable sur ses factures a été assimilée à l infraction de faux et usage de faux et le fait de se faire payer par ses clients à des escroqueries, en abusant de la confiance ou de la crédulité de ses clients en faisant usage de la qualité de comptable et de fiscaliste. Le Tribunal a tenu compte, pour déterminer sa peine, des «(...) conséquences dommageables que le comportement du prévenu ont entraîné et/ou peuvent encore entraîner dans le chef des personnes physiques et morales qui fondent une légitime confiance dans le titre de comptable vanté par lui et dans les garanties de compétence, d indépendance et de probité professionnelle assurées par l organisation légale de ce statut». Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 4008, 76 euros à l institut à titre de dommage matériel et moral et à 715 euros au titre d indemnité de procédure. 6. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 61 ème ch. correctionnelle 26 novembre 2013 Une personne était poursuivie pour avoir exercé illégalement la profession de 2005 à Le prévenu a été condamné à une peine d emprisonnement de 2 mois assortie d un sursis de trois an et à une amende de 6000 euros. Pour déterminer le taux de sa sanction, le Tribunal a notamment retenu l exceptionnelle longueur de la période infractionnelle et les antécédents spécifiques du prévenu (déjà condamné auparavant pour exercice illégal de la profession de comptable en 2010), mais aussi le fait qu il avait indemnisé l IPCF. Le Tribunal a également ordonné la fermeture provisoire de tout ou partie des locaux utilisés par le condamné pendant 5 ans. Le prévenu a fait appel des dispositions pénales de ce jugement. Au civil, le Tribunal a déclaré la demande de l IPCF sans objet, vu que l Institut a été entièrement indemnisé par le prévenu avant le jugement.
7 Tribunal de Première Instance de Marche-en-Famenne, chambre correctionnelle 25 janvier 2012 Une société et son gérant étaient poursuivis. Le gérant a été radié de l Institut, mais il a continué à exercer la profession en dépit de cette radiation et d une condamnation pour exercice illégal de la profession. Le Tribunal a refusé d accorder au prévenu une peine de travail «au risque de minimiser dans son chef la gravité de son comportement délictueux qui a perduré malgré la condamnation antérieure». Le prévenu a été condamné à une peine d emprisonnement de 3 mois et à une amende de 4950 euros, les deux peines étant assorties d un sursis des deux tiers d une durée de 3 ans. La société a été condamnée à une amende de 1000 euros assortie d un sursis total de 3 ans. Au civil, le Tribunal a accordé à l IPCF 1645 euros au titre de préjudice matériel et 250 euros pour le préjudice moral. Le prévenu et la société ont également été condamnés à payer in solidum une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure. 2. Tribunal de Première Instance de Verviers, 9 ème ch. correctionnelle 21 février 2012 Le Parquet avait cité une société et deux personnes pour port illégal du titre de comptable et exercice illégal de la profession de comptable. La société et une des personnes ont été acquitté en l absence d élément établissant leur culpabilité. La seconde personne a été condamnée pour exercice illégal de la profession et port illégal du titre de comptable à un peine d emprisonnement de 2 ans (elle était poursuivie pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable), à une interdiction professionnelle de 10 ans, à une confiscation de la somme de euros et le Tribunal a ordonné la publication de la décision par extraits dans le Moniteur Belge. Au civil, le Tribunal a accordé à l IPCF 1717 euros au titre de préjudice matériel et 283 euros pour le préjudice moral. Le prévenu a également été condamné à payer une somme de 715 euros au titre d indemnité de procédure. 3. Tribunal de Première Instance de Mons, 3 ème ch. correctionnelle 15 février 2012
8 Le prévenu a été radié de l Institut. Le Tribunal l a condamné à une peine de travail de 200 heures et à une interdiction professionnelle de 5 ans (il était poursuivi pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable), en tenant compte notamment de «l atteinte grave portée à la profession de comptable». Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 985 euros à l institut à titre de dommage matériel et 1000 euros à titre de dommage moral et à 440 euros au titre d indemnité de procédure. Le Tribunal a estimé que le «préjudice matériel {de l IPCF} calculé à concurrence des cotisations éludées est en relation causale directe avec les faits commis et son préjudice moral résulte du tort causé à la profession à laquelle il donnait l apparence de faire partie». 4. Cour d Appel de Liège, 6 ème ch. correctionnelle 23 février 2012 Procédure initiée par Citation directe. Cet arrêt a confirmé le jugement prononcé en première instance, qui avait acquitté une Fiduciaire et deux gérants de cette société. La Cour a considéré que le dossier répressif manquait de pièces prouvant l exercice de la profession de comptable et le port illégal du titre de comptable. L institut a été condamné à payer une somme de 1320 euros au titre d indemnité de procédure. 5. Tribunal de Première Instance de Mons, 6 ème ch. correctionnelle 23 mars 2012 Le prévenu a été omis du Tableau des titulaires de la profession pour des motifs administratifs (radiation des registres de la population et absence d établissement stable en Belgique), mais il a poursuivi ses activités de comptable. Le prévenu a été condamné à une peine d amende de 2750 euros, assortie d un sursis de trois ans. Il est intéressant de noter que le Tribunal a rappelé que l activité d encodage de factures et de pièces comptables au sens large (nous soulignons) constitue une activité réservée aux comptables agréés. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 2335 euros à l institut à titre de dommage matériel et à 440 euros au titre d indemnité de procédure. 6. Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 12 avril 2012
9 Une personne (qui a été brièvement inscrite sur la liste des stagiaire) était poursuivie pour avoir exercé la profession de comptable par le biais d une société. La suspension du prononcé durant trois ans est accordée au prévenu. Au civil, le Tribunal a accordé 1057 euros à l Institut au titre de préjudice matériel et le prévenu a en outre été condamné à payer une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure. 7. Tribunal de Première Instance de Huy, 8 ème ch. correctionnelle 17 avril 2012 Une personne radiée par notre Institut était poursuivie pour avoir continué à exercer la profession. Le Tribunal Correctionnel lui a accordé la suspension simple du prononcé durant 3 ans. Notre Institut n ayant pas été informé directement de cette procédure, il n a pu se constituer partie civile lors du procès, mais son Conseil a été mandaté pour obtenir la réparation de son préjudice matériel. 8. Cour d Appel de Mons, 4 ème ch. Siégeant en matière correctionnelle 26 avril 2012 La Cour d appel a déclaré irrecevable (en dehors du délai) l appel interjeté par le prévenu contre le jugement du Tribunal Correctionnel de Charleroi du 2 mai Le prévenu avait été condamné à une peine de 1100 euros d amende et à payer à l Institut la somme de 4387,52 euros pour son dommage matériel et 500 euros pour son dommage moral. 9. Tribunal de Première Instance de Nivelles, 12 ème ch. correctionnelle 20 juin 2012 Une personne ayant exercé illégalement la profession était poursuivie. La suspension du prononcé durant trois ans est accordée au prévenu. Au civil, le Tribunal a accordé 1360 euros à l Institut au titre de préjudice matériel et 1 euro pour le préjudice moral. Le prévenu a été condamné à payer une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure. 10. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 49 ème ch. correctionnelle 18 octobre 2012 Une personne était poursuivie pour avoir exercé illégalement la profession par le biais d une société et d une ASBL. Le prévenu (également poursuivi pour d autres préventions) a été condamné à une peine d emprisonnement de 20 mois assortie d un sursis de trois an et à une amende
10 de 5500 euros dont la moitié est assortie d un sursis de trois ans. Le Tribunal l a également condamné à l interdiction d exercer un mandat dans une société commerciale et également à exercer toute activité commerciale et cela pour une durée de dix ans. La confiscation du matériel informatique saisi a été ordonnée, celui-ci étant l objet ou le produit de l infraction ou ayant servi à la commettre. Le Tribunal a ordonné également la publication par extraits de son jugement dans le Moniteur Belge. Au civil, le Tribunal a accordé 1260 euros à l Institut au titre de préjudice matériel et moral. Le prévenu a été condamné à payer une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure Il est intéressant de noter que le Tribunal a considéré que l usage usurpé du titre d expert-comptable sur les factures de sa société ou de son ASBL était constitutif de l infraction de faux et usage de faux et qu était constitutif d un abus de confiance le fait d avoir perçu des honoraires réclamés sur la base desdites fausses factures. Le tribunal a relevé l importance de la réglementation de la profession de comptable : «l obligation d inscription des comptables à un ordre professionnel n est pas une simple formalité destinée à leur réserver le monopole de certains acte, mais elle a pour finalité d assurer l indispensable contrôle d une profession particulièrement sensible qui emporte des obligations déontologiques contrôlées et sanctionnées à l issue d une formation continuée rigoureuse et d un stage, qui commande la couverture des risques professionnels par une assurance et l interdiction d activités commerciales parallèles, autant de contraintes dont le prévenu s est affranchi en opposant, partant, une concurrence déloyale aux praticiens œuvrant honnêtement dans le même secteur d activité». 11. Tribunal de Première Instance de Nivelles, 12 ème ch. correctionnelle 21 novembre 2012 Un comptable de notre Institut (aujourd hui radié sur le plan disciplinaire) était poursuivi pour ne pas avoir respecté la suspension disciplinaire de 4 mois qui lui avait été infligée par la Chambre exécutive francophone et sa société (dont l agréation avait été refusé par la Chambre exécutive francophone) était poursuivie pour exercice illégal de la profession de 2008 à Le Tribunal a relevé que les explications du prévenu, «(...) à savoir les obligations qu il avait à l égard de sa clientèle, ne peuvent constituer une cause de justification mais démontrent au contraire que le prévenu n a compris ni la priorité qu il convenait de donner à la décision de l IPCF, ni l obligation qu il avait d en avertir sa clientèle». Le comptable a été condamné à une amende de 1100 euros assortie d un sursis de 3 ans pour la moitié de l amende et sa société a été condamnée à une amende de 2750 euros assortie d un sursis de 3 ans pour la moitié de l amende. Au civil, le Tribunal a accordé 633 euros à l Institut au titre de préjudice matériel et 1 euro pour le préjudice moral causé par le non-respect de la suspension disciplinaire et 1 euros pour le dommage moral résultant de l exercice illégal de la profession. Le
11 prévenu a été condamné à payer une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure. Ce jugement est le premier que nous obtenons (voyez également ci-dessous le jugement du Tribunal Correctionnel de Nivelles du 12 décembre 2012) pour le nonrespect d une sanction disciplinaire de suspension dans le chef d un de nos membres et pour l exercice illégal de la profession d une personne morale non agréée, bien que cette dernière soit gérée par un de nos membres (rappelons qu au moment des faits, le comptable était toujours membre de notre Institut et que l exercice en société par le Tribunal visait une période de 3 ans, bien plus large que la période de suspension du comptable, de seulement 4 mois). 12. Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 6 décembre 2012 Une personne radiée de l IPCF était poursuivie pour avoir continué à exercer la profession. Le prévenu a été condamné à une peine d emprisonnement de 2 mois assortie d un sursis de 3 ans. Le Tribunal n a pas prononcé de peine d amende en raison de la précarité financière de l intéressé. Il devra néanmoins indemniser l Institut pour son dommage. Le tribunal a également pris en compte le fait que lors de sa comparution devant la Chambre exécutive de l IPCF (dans le cadre de la procédure ayant mené à sa radiation), le prévenu avait déclaré qu il passerait outre sa radiation. Au civil, le Tribunal a accordé 1073 euros à l Institut pour son préjudice matériel et 250 euros pour son préjudice moral. Le prévenu est également condamné à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure. 13. Tribunal de Première Instance de Nivelles, 12 ème ch. correctionnelle 12 décembre 2012 Un autre comptable de notre Institut (aujourd hui radié sur le plan disciplinaire) était également poursuivi devant le Tribunal correctionnel de Nivelles pour ne pas avoir respecté la suspension disciplinaire de 6 mois qui lui avait été infligée par la Chambre d appel francophone. Sa société, qui n a jamais été agréée, était poursuivie pour exercice illégal de la profession. Le comptable a été condamné à une amende de 2200 euros condamnée à amende de 3300 euros. et sa société a été Au civil, le Tribunal a accordé 633 euros à l Institut au titre de préjudice matériel et 1 euro pour le préjudice moral résultant du non-respect de la suspension disciplinaire et 1 euros pour le dommage moral résultant de l exercice illégal de la profession. Le prévenu a été condamné à payer une somme de 440 euros au titre d indemnité de procédure.
12 Tribunal de Première Instance de Mons, 6 ème ch. correctionnelle 7 janvier 2011 Une personne physique a été jugée par le Tribunal correctionnel de Mons, mais l Institut n a pas été averti de la citation de l intéressée. La suspension du prononcé durant quatre ans est accordée au prévenu, qui a reconnu les faits et a abandonné ses activités comptables. Notre Institut n a pu se constituer partie civile lors de cette procédure, mais veillera à être indemnisé de son préjudice par le prévenu. 2. Tribunal de Première Instance de Namur, 12 ème ch. correctionnelle 12 janvier 2011 La personne physique poursuivie était stagiaire de l Institut et a continué à exercer la profession en dépit de la radiation disciplinaire qui lui a été infligée. La suspension du prononcé durant trois ans est accordée à la prévenue (afin de ne pas provoquer son déclassement social et économique) et le Tribunal a ordonné la confiscation avec un sursis de trois ans - par équivalent de la somme de plus de euros, représentant l évaluation monétaire équivalente aux avantages patrimoniaux tirés directement de l infraction d exercice illégal de la profession. Au civil, le Tribunal a accordé à l IPCF 1030 euros au titre de préjudice matériel et 1 euro pour le préjudice moral. La prévenue a également été condamnée à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure. 3. Tribunal de Première Instance de Charleroi, 11 ème ch. correctionnelle 19 janvier 2011 Le prévenu a été radié de l Institut. Le Tribunal l a condamné à une peine d emprisonnement de 1 an (il était poursuivi pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable) et 550 euros d amende non seulement pour avoir exercé illégalement la profession suite à sa radiation
13 disciplinaire, mais également pour avoir exercé la profession pendant une période durant laquelle il était suspendu disciplinairement. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 2335 euros à l institut à titre de dommage matériel et moral et à 400 euros au titre d indemnité de procédure. Ce jugement a été rendu par défaut et le prévenu a fait opposition. 4. Tribunal de Première Instance de Charleroi, 6 ème ch. correctionnelle 2 mai 2011 Le Tribunal a considéré que le prévenu (qui exerçait illégalement la profession depuis 1993) effectuait bien des activités comptables, notamment en encodant des factures dans un tableau informatique. Le Tribunal l a condamné à une peine de 1100 euros d amende. Sur le plan civil, il est condamné à payer à l Institut la somme de 4387,52 euros pour son dommage matériel et 500 euros pour son dommage moral, ce dernier étant fondé sur l atteinte porté à la crédibilité de la profession de comptable. Le prévenu a interjeté appel de cette décision. 5. Tribunal de Première Instance de Namur, 12 ème ch. correctionnelle 25 mai 2011 Une société et son gérant étaient poursuivis. Le gérant a été stagiaire de l Institut mais il a continué à exercer la profession en dépit de son omission de la liste des stagiaires. La suspension du prononcé durant trois ans est accordée au prévenu et à sa société et le Tribunal a ordonné la confiscation avec un sursis de trois ans - par équivalent des sommes de euros (société) et euros (gérant), représentant l évaluation monétaire équivalente aux avantages patrimoniaux tirés directement de l infraction d exercice illégal de la profession. Au civil, le Tribunal a accordé à l IPCF 1500 euros au titre de préjudice matériel et 1 euro pour le préjudice moral Les prévenus ont également été condamnés à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure
14 6. Cour d Appel de Mons, 3 ème ch. correctionnelle 13 décembre 2011 Cet arrêt a confirmé le jugement prononcé en première instance, qui avait acquitté une personne du chef d exercice illégal de la profession, pour le motif que la société dont cette personne était mandataire avait été elle-même acquittée de ce chef Cour d Appel de Liège, 6 ème ch. correctionnelle 3 juin 2010 Cet arrêt a confirmé le jugement du Tribunal correctionnel de Liège du 30 juin Rappelons que le prévenu avait déjà été poursuivi pour exercice illégal de la profession en 2008 (bénéficiant d une suspension du prononcé) et a continué à exercer illégalement la profession en étant gérant de fait d une société effectuant des prestations comptables. Le prévenu a été condamné à une peine de travail de 100 heures, à une interdiction de cinq ans d exercer les fonctions d administrateur, de commissaire ou de gérant dans une société ; la société a pour sa part été condamnée à une amende de euros et à la fermeture définitive de ses locaux. Au civil, le prévenu et la société ont été condamnés solidairement à payer 1320 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut. Ils ont aussi été condamnés à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure. 2. Tribunal de Première Instance de Charleroi, 10 ème ch. correctionnelle 8 décembre 2010 Le Tribunal correctionnel de Charleroi a condamné une société pour port illégal du titre de comptable sur la base d une immatriculation à la BCE et à la TVA pour des activités comptables et d un objet social (pourtant modifié avant le jugement) mentionnant des activités comptables. La peine infligée consiste en une amende de euros, assortie d un sursis de 3 ans Au civil, le Tribunal a condamné l intéressée à payer 350 euros à l institut à titre de dommage matériel et à 150 euros au titre d indemnité de procédure.
15 3. Tribunal de Première Instance de Charleroi, 10 ème ch. correctionnelle 15 décembre 2010 La personne physique poursuivie a été radiée de l Institut. Le Tribunal l a condamnée à une peine d emprisonnement de 4 ans (elle était poursuivie pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable) et euros d amende. Au civil, le Tribunal a condamné l intéressée à payer 1680 euros à l institut à titre de dommage matériel et moral et à 400 euros au titre d indemnité de procédure. Ce jugement a été rendu par défaut Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 43 ème ch. correctionnelle 13 janvier La personne physique poursuivie a été condamnée à une peine d emprisonnement de 4 ans (elle était poursuivie pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable) et euros d amende. Au civil, le Tribunal a accordé à l Institut 500 euros pour son préjudice moral et 2416,65 euros à titre de dédommagement du dommage matériel. 2. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 49 ème ch. correctionnelle 23 avril La personne physique poursuivie a été condamnée à une peine d emprisonnement de 20 mois avec un sursis de 5 ans (elle était poursuivie pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable) et euros d amende. N ayant pas été averti de cette procédure, notre Institut n était pas partie civile dans cette cause, jugée en Cour d Appel de Bruxelles, 11 ème ch. correctionnelle 20 mai 2009 Cet arrêt a condamné le prévenu (déjà condamné pour exercice illégal de la profession en 1998) à une peine d emprisonnement de 2 ans (le prévenu a été également condamné pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable, ce qui explique la hauteur de la peine) assortie d un sursis de 5 ans, à une amende de euros (assortie d une peine d emprisonnement subsidiaire de 3 mois) et à
16 l interdiction d exercer une activité commerciale pendant 7 ans. Au civil, le prévenu a été condamné à payer 975 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut et 620 euros pour le dédommagement de son préjudice moral. Le prévenu a également été condamné à payer une somme de 1200 euros au titre d indemnité de procédure. 4. Tribunal de Première Instance de Namur, 12 ème ch. correctionnelle 3 juin 2009 Le Tribunal correctionnel de Namur a condamné un ancien membre de l IPCF (radié sur le plan disciplinaire), à une peine d emprisonnement de 1 an, à une peine d amende de 5000 euros ou un emprisonnement subsidiaire de 3 mois (le prévenu a été condamné pour des faits autres que l exercice illégal de la profession) et à une interdiction d exercer une activité commerciale durant 5 ans en personne physique et les fonctions d administrateur, de commissaire ou de gérant dans une société. Le Tribunal a également ordonné la publication par extraits du jugement dans un quotidien. Au civil, le Tribunal a accordé à l Institut 1 euro provisionnel pour son préjudice moral et a condamné l intéressé à payer 1949 euros à l institut à titre de dommage matériel. Le prévenu a également été condamné à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure. 5. Tribunal de Première Instance de Dinant 18 juin 2009 Le Tribunal correctionnel de Dinant a acquitté une société qui avait exercé la profession de manière illégale ainsi que ses deux gérants, estimant que les préventions étaient soit prescrites soit non établies. Notre Institut a interjeté appel de cette décision. 6. Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 30 juin 2009 Le prévenu a déjà été poursuivi pour exercice illégal de la profession en 2008 (il a bénéficié d une suspension du prononcé) et a continué à exercer illégalement la profession en étant gérant de fait d une société effectuant des prestations comptables. Le prévenu a été condamné à une peine de travail de 100 heures, à une interdiction de cinq ans d exercer les fonctions d administrateur, de commissaire ou de gérant dans une société ; la société a pour sa part été condamnée à une amende de euros et à la fermeture définitive de ses locaux. Au civil, le prévenu et la société ont été condamnés solidairement à payer 1320 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut. Ils ont aussi été condamnés à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure. Le prévenu a interjeté appel de cette décision.
17 7. Tribunal de Première Instance de Mons, 6 ème ch. correctionnelle 30 octobre 2009 Le Tribunal correctionnel de Mons a condamné une personne ayant exercé illégalement la profession de 1998 à 2004 à une peine d emprisonnement de 4 mois et à une peine d amende de 2200 euros (ou un emprisonnement subsidiaire de 3 mois), assorties d un sursis probatoire de 3 ans pour la peine d emprisonnement et pour la moitié de la peine d amende. Le tribunal a condamné le prévenu pour exercice illégal de la profession et port illégal du titre, mais également sur la base des préventions de faux et usage de faux dans le cadre de l usage du titre de comptable agréé dans le cadre de courriers professionnels, préventions qui permettent d infliger une sanction d emprisonnement supérieure à celle prévue par la loi du 22 avril Au civil, le Tribunal a condamné l intéressé à payer 1994,54 euros à l institut à titre de dommage matériel. Le prévenu a également été condamné à payer une somme de 650 euros au titre d indemnité de procédure. 8. Tribunal de Première Instance de Bruxelles 43 ème ch. correctionnelle 24 décembre Cet arrêt a constaté que le prévenu a exercé illégalement la profession mais a décidé que la précédente condamnation du prévenu, par un arrêt de la Cour d appel de Bruxelles le 20 mai 2009 (mentionné supra), à une peine d emprisonnement de 2 ans et à une amende de euros était suffisante, l exercice illégal de la profession incriminé constituant la manifestation successive et continue de la même intention délictueuse. Au civil, le prévenu a été condamné à payer 330 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut et 1000 euros pour le dédommagement de son préjudice moral. Le prévenu a également été condamné à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 22 janvier 2008 La suspension du prononcé durant trois ans est accordée au prévenu, afin d éviter son déclassement. Le prévenu, qui a reconnu les faits d exercice illégal de la profession et de port illégal du titre de comptable, avait par ailleurs payé une somme transactionnelle à l Institut.
18 2. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 58 ème ch. correctionnelle 03 avril La personne physique poursuivie a été membre de l Institut jusqu en 1999 et a continué à exercer la profession en dépit de la radiation disciplinaire qui lui a été infligée. La suspension du prononcé durant trois ans est accordée à la prévenue afin de favoriser son amendement et de ne pas entraver son intégration professionnelle. La prévenue était dépourvue d antécédent judiciaire. Au civil, le Tribunal a accordé 620 euros au titre de préjudice moral et a estimé que l Institut n avait pas subi de dommage matériel eu égard à la radiation disciplinaire de l intéressée qui, de ce fait, ne pouvait plus être redevable de cotisations durant cette période. La prévenue a également été condamnée à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure. 3. Cour d Appel de Liège, 6 ème ch. correctionnelle 29 mai 2008 Cet arrêt a confirmé le jugement du Tribunal correctionnel de Liège, qui avait condamné le prévenu à une peine d emprisonnement de 3 mois avec un sursis de 3 ans et à une amende de euros. Au civil, ce tribunal avait accordé 1.824,76 euros à titre de dommage matériel. Le prévenu a également été condamné à payer une somme (première instance et appel) de 1171,39 euros au titre d indemnité de procédure. 4. Tribunal de Première Instance de Liège, 14 ème ch. correctionnelle 14 octobre 2008 Le Tribunal correctionnel de Liège a condamné une personne physique à une amende de euros ou un emprisonnement subsidiaire de trente jours et a ordonné la publication par extraits du jugement dans un quotidien ainsi que sur notre site internet (durant deux mois). L intéressé avait déjà été condamné pour exercice illégal de la profession en 2005, ce qui a amené le Tribunal à refuser au prévenu l octroi d une peine de travail. Au civil, le Tribunal a accordé à l Institut 1 euro pour son préjudice moral et a condamné l intéressé à payer 985 euros à l institut à titre de dommage matériel. Le prévenu a également été condamné à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure.
19 5. Cour d Appel de Liège, 6 ème ch. correctionnelle 17 décembre 2008 Cet arrêt a confirmé le jugement du Tribunal Correctionnel de Liège du 21 décembre 2006 (sous la réserve des préventions de travail frauduleux et d exercice d une activité économique non déclarée à la BCE, qui avaient été retenus en première instance), qui avait estimé que le prévenu avait exercé illégalement la profession de comptable indépendant et suspendu le prononcé de la condamnation pour une durée de 3 ans et accordé, sur le plan civil, 4057,52 euros à titre de dommage matériel. Le prévenu s est défendu en prétendant ne pas avoir agi sciemment, ignorant qu il contrevenait à la législation protégeant le monopole de la profession. La Cour, après avoir rappelé les principes relatifs à l élément moral des infractions, a estimé «Qu en l espèce, si le prévenu a opéré une confusion ou n a pas perçu la portée exacte de la loi régissant la profession qu il exerçait, cela ne peut résulter que de sa propre négligence à se documenter mais ne résulte en aucun cas d une erreur invincible». Le prévenu a également été condamné à payer une somme 650 euros au titre d indemnité de procédure. 6. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 58 ème ch. correctionnelle 18 décembre Une société et deux personnes physiques étaient poursuivies. Le Tribunal a rappelé que l encodage de données comptable ressortissait au monopole des comptables (-fiscalistes) agréés. Le gérant de la société a été acquitté, le Tribunal estimant qu il n avait pas exercé d activités comptables. La suspension du prononcé durant trois ans a été accordée à l autre personne, associée active de la société, le Tribunal tenant compte qu entre-temps elle a été inscrite sur la liste des stagiaires de notre Institut et afin de ne pas entraver son intégration professionnelle. La prévenue était dépourvue d antécédent judiciaire. Le Tribunal a estimé que la société avait également exercé illégalement la profession mais ne lui a pas infligé de peine en vertu de l article 5, alinéa 2, du Code Pénal. Au civil, le Tribunal a accordé 1 euros pour son préjudice moral et 650 euros à titre de dommage matériel. La prévenue et la société ont également été condamnées solidairement à payer une somme de 400 euros au titre d indemnité de procédure.
20 Tribunal de Première Instance de Verviers, 8 ème ch. correctionnelle 15 janvier 2007 Par décision du 15 janvier 2007, le Tribunal de première Instance de Verviers condamne le prévenu, personne physique, à payer une indemnité de 1603 euros à titre de dommage matériel et de 500 euros à titre de dommage moral. Malgré les protestations du prévenu, lequel ne nie pas avoir exercé illégalement alors qu il avait auparavant été radié (pour non paiement des cotisations, défaut d assurance, de formation ) mais fait état de circonstances malheureuses, le tribunal estime que les cotisations éludées compenseront le dommage matériel et fait intégralement droit à la demande de l Institut quant à ce et qu un montant forfaitaire de 500 euros (à la place de la somme de 620 euros demandée par l Institut) suffira à compenser le préjudice moral résultant notamment du port illégal du titre. Quant au pénal, le Tribunal estime qu il y a lieu de tenir compte des conséquences humaines dramatiques, notamment quant à la pension du prévenu, que pourrait avoir une condamnation pénale, ainsi que de l absence d antécédent. Dans ce cadre, le tribunal ordonne la suspension simple du prononcé pendant 3 ans. 2. Tribunal de Première Instance de Mons, 6 ème ch. Correctionnelle 19 janvier 2007 Le prévenu, en sa qualité de gérant d une personne morale ayant exercé illégalement, est condamné au paiement d une amende de 200 euros (+ décimes additionnels ce qui porte le montant à euros) ou une peine d emprisonnement subsidiaire de deux mois. Cette condamnation est assortie d un sursis de trois ans. Au civil, le Tribunal rappelle qu il y a lieu de tenir compte de l atteinte portée à la profession, de l absence d antécédent et des promesses de régularisation. Il décide de réduire l indemnité pour le préjudice matériel subi par l Institut aux cotisations éludées, non pas durant la période infractionnelle reconnue mais, à partir du premier courrier adressé par l Institut au prévenu, soit 5 années et un montant de euros. Le Tribunal réduit par ailleurs l indemnité à titre de dommage moral à 1 euro.
21 3. Tribunal de Première Instance de Charleroi, 10 ème ch. correctionnelle 14 mars Une personne physique et deux personnes morales sont prévenues dans cette affaire. En raison d une erreur procédurale (la copie du procès-verbal de constatation des infractions n a pas été adressée aux deux personnes morales contrairement au prescrit de la Loi-cadre de 1976), les poursuites sont déclarées irrecevables à l encontre des deux personnes morales au pénal et, par voie de conséquence, au civil également, si bien que l Institut n est pas reçu dans sa constitution de partie civile à l égard de ces deux prévenus. Pour le reste, le prévenu (personne physique) bénéficie de la suspension du prononcé durant 5 ans, outre sa condamnation aux frais de la partie publique et à une indemnité de 25 euros conformément à l A.R. du 29/07/92. Au civil, le prévenu est condamné au paiement d une indemnité, équivalente aux cotisations éludées durant l exercice illégal, de euros et au paiement d une indemnité réduite à 1 euro symbolique pour le dommage moral, aux frais et aux dépens. 4. Tribunal de Première Instance de Marche-en-Famenne, ch. correctionnelle 23 mars La suspension du prononcé durant trois ans est accordée aux prévenus pour une prévention étrangère à l exercice illégal de la profession de comptable. Quant à l exercice illégal, le Tribunal considère que ce dernier concerne une période antérieure à la date de la décision de la Chambre d appel francophone de l Institut, quand bien même la Chambre d Appel a fait rétroagir de deux années la date d omission du tableau des comptables, et que cette prévention n est dès lors pas fondée. Par conséquent, le tribunal s estime sans pouvoir pour statuer sur l action civile. 5. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 58 ème ch. correctionnelle 28 juin La personne poursuivie a été membre de l Institut jusqu en 2002 et a continué à exercer la profession en dépit de la radiation disciplinaire qui lui a été infligée. Le Tribunal a dit la prévention d exercice illégal établie, a ordonné pendant trois an la suspension simple du prononcé de la condamnation et à condamné le prévenu à une indemnité de 25 euros conformément à l A.R. du 29/07/92 et aux frais de l action publique.
22 Au civil, le Tribunal a accordé 620 euros au titre de préjudice moral. Le Tribunal a estimé que l Institut n avait pas subi de dommage matériel eu égard au fait que le prévenu a été radié par l Institut, qu il ne pouvait dès lors pas exercer la profession à dater de cette radiation et par conséquent qu il ne pouvait être redevable de cotisations durant cette période. 6. Tribunal de Première Instance de Nivelles, 6 ème ch. correctionnelle 19 septembre Deux personnes étaient poursuivies. La première, en état de récidive légale, a été condamnée à une peine d emprisonnement de 3 ans (le prévenu a été également condamné pour des faits autres que l exercice illégal de la profession de comptable, ce qui explique la hauteur de la peine), à une amende de euros (assortie d une peine d emprisonnement subsidiaire de 2 mois) et à l interdiction d exercer une activité commerciale pendant 10 ans. Le Tribunal a également ordonné la parution du jugement par extraits au Moniteur belge. Au civil, il est condamné à payer 975 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut et 620 euros pour le dédommagement de son préjudice moral. Le prévenu a interjeté appel de cette décision. Le Tribunal a ordonné, pour le second prévenu, la suspension simple du prononcé de la condamnation pendant 1 an et l a condamné à payer 1746,65 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut et 1 euro pour le dédommagement de son préjudice moral. 7. Tribunal de Première Instance de Nivelles, 6 ème ch. correctionnelle 19 septembre Le prévenu est condamné à 5000 euros d amende (assortie d un emprisonnement subsidiaire de 15 jours) avec un sursis de 3 ans. Le Tribunal a également ordonné la fermeture des locaux de la société par le biais de laquelle le prévenu a exercé illégalement la profession de comptable. Au civil, le prévenu a été condamné à payer 1603 euros pour le dédommagement du préjudice matériel de l Institut et 1 euro pour le dédommagement de son préjudice moral. 8. Tribunal de Première Instance de Bruxelles, 58 ème ch. correctionnelle 25 octobre Une personne physique et une personne morale étaient poursuivies. La personne physique poursuivie a été membre de l Institut jusqu en 1996 et a continué à exercer la profession en dépit de la radiation disciplinaire qui lui a été infligée.
23 La personne physique, en état de récidive légale, a été condamnée à une peine d amende de 2500 euros (assortie d un emprisonnement subsidiaire de 1 mois) alors que la personne morale a été condamnée à une peine d amende de 2500 euros. Au civil, le Tribunal a accordé 620 euros au titre de préjudice moral et a estimé que l Institut n avait pas subi de dommage matériel eu égard à la radiation disciplinaire de l intéressée qui, de ce fait, ne pouvait plus être redevable de cotisations durant cette période Tribunal de Première Instance de Charleroi, ch. correctionnelle 21 février 2006 Le jugement du 21 février 2006 est prononcé sur opposition au jugement du 4 octobre Ce dernier condamnait la citée directement, au pénal, à une peine unique d un mois de prison et à une amende de avec décimes et, au civil, au paiement de 3732,52 à titre de réparation du dommage matériel, 1 pour le dommage moral, sommes majorées des intérêts judiciaires et des dépens. La publication de la décision avait par ailleurs été ordonnée. Le jugement sur opposition du 21 février 2006 dit le défaut imputable à l opposant et prononce une décision identique à celle du jugement du 4 octobre 2005, ajoutant la condamnation de la prévenue aux frais et au paiement d une indemnité de 25. Appel est interjeté par la prévenue et le Ministère Public. 1. bis Arrêt de la Cour d Appel de Mons 22 mai 2006 L arrêt de la Cour d Appel condamne la prévenue à une peine unique d un mois d emprisonnement et d une amende de 200 euros majorée de 45 décimes et ainsi élevée à euros (ou un mois). Il ordonne également qu il sera sursis à l exécution de la peine d emprisonnement et d amende pendant le délai de trois ans à compter de la date du jugement. Une publication de la décision par extraits et aux frais de la prévenue dans le journal «VERS L AVENIR» est également imposée. Au civil, la décision du 21 février 2006 est confirmée. La prévenue est condamnée à payer à l IPCF la somme de 3.732,52 euros à titre de réparation de son dommage matériel ainsi que la somme d 1 symbolique à titre de réparation de son dommage moral, ces sommes étant majorées des intérêts judiciaires à dater du jugement jusqu à parfait paiement outre les frais et dépens en ce compris les frais de citation directe.
24 2. Tribunal de Première Instance de Nivelles, ch. correctionnelle 15 mars Le jugement sur opposition condamne les cités directement chacun à une amende portée, par application des décimes additionnels légaux, à 4.957,87 euros. Il ordonne la fermeture définitive des locaux utilisés par les condamnés. Le jugement les condamne solidairement à payer une astreinte de 250 euros par jour à défaut d avoir effectivement fermé leurs locaux pour le 30 avril 2006 et ordonne la publication du jugement dans le journal Vers l Avenir, par extrait, aux frais des condamnés. Au civil, le jugement condamne solidairement et indivisiblement les opposants à payer à l institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes Agréés la somme de 3.431,92 euros à titre de dommage matériel et de 1 à titre de dommage moral, majorées des intérêts judiciaires depuis la citation. 3. Tribunal de Première Instance de Marche-en-Famenne, ch. correctionnelle 19 avril Le jugement par défaut dit les préventions établies et condamne le prévenu à une seule peine de quatre mois d emprisonnement et à une amende de 200 euros majorée de 45 décimes, soit euros (X5,5) ou 1 mois d emprisonnement subsidiaire. Au civil, le jugement a dit la constitution de la partie civile de l IPCF recevable et fondée. Le prévenu est condamné à payer à l Institut la somme de 650,00 euros à titre de dommage matériel et la somme de 250,00 euros à titre de dommage moral. 4. Tribunal de première Instance de Charleroi, 6 ème ch. correctionnelle 2 mai Les préventions visées en termes de citation directe sont déclarées établies mais limitées à la période infractionnelle du 1er janvier 1993 au 1er octobre Le jugement ordonne la suspension du prononcé de la condamnation durant un délai d un an à compter de la décision et acquitte la prévenue du surplus des préventions (solde de la période infractionnelle). Au civil, la réclamation de l IPCF est déclarée fondée. La prévenue est condamnée à nous payer la somme de 3.431,92 euros à titre de réparation de notre dommage matériel ainsi que la somme d 1 à titre de réparation du dommage moral. Ces sommes sont majorées des intérêts judiciaires à dater du jugement jusqu à parfait paiement, ainsi que des frais, en ce compris les frais de la citation directe et de sa dénonciation au Parquet.
Nouveau règlement de stage pour les comptables stagiaires de l IPCF
IPCF Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes agréés SOMMAIRE p. 1/ Nouveau règlement de stage pour les comptables stagiaires de l IPCF p. 3/ Exercice illégal d activités comptables la jurisprudence