Source: https://issuu.com/enmarche/docs/numero1466
Timestamp: 2016-12-04 12:29:07+00:00
Document Index: 276127408

Matched Legal Cases: ['art. 2', 'art. 1', 'art. 3', 'art. 2', 'art.\n3', 'arrêt ', 'CSC\n']

Numéro 1466 by En Marche - issuu
santé cette
Le langage troublé
Des soutiens au traitement
Le champ d’intervention de la logopédie
est très vaste. Depuis le 1er janvier,
l’assurance complémentaire de la MC en
rembourse mieux les prestations.
En ces temps de crise, le nombre de
faillites augmente. Elles ont parfois un
impact sur le patrimoine personnel de
l’indépendant et de son conjoint.
Le recours au marché de l’emploi
international pose question tant pour
la sécurité du patient que pour les
pays désertés par les soignants.
Huit patients sur dix auraient recours
aux médecines non conventionnelles.
Un dialogue avec le corps médical
Faillite : quelles conséquences personnelles?
En ces temps de crise, le nombre de faillites ne cesse d’augmenter.
Vécue comme un échec professionnel, la faillite a également des
conséquences personnelles positives et négatives pour l’indépendant qui exerce son activité en personne physique et non en société.
Prenons l’exemple d’un commerçant.
dans la pratique, le curateur va lui
laisser les meubles et objets indispensables à une vie décente. Il s’agit
en fait des biens qui ne peuvent être
saisis : le lit, les vêtements et le linge,
un meuble de rangement, une machine à laver, etc.
Le curateur va ensuite devoir liquider
les éléments qui composent l’actif de
la faillite. Il doit donc tout vendre
pour rembourser les créanciers. Les
biens professionnels comme privés :
les marchandises, la voiture, l’ordinateur, les outils, le téléviseur, la
maison, etc. Pour cette opération, le
curateur doit avoir obtenu l’autorisation du tribunal.
En régime de séparation de biens, il
n’y a pas de patrimoine commun entre les époux. On ne peut donc pas
vendre les biens propres du conjoint.
Mais attention, si les époux ont
acheté ensemble une maison, celleci pourra être mise en vente. Cependant, le conjoint récupérera sa part
dans le prix de la vente qui ne servira
donc pas à rembourser les dettes du
Les cohabitants légaux et les concubins sont assimilés aux époux mariés
sous le régime de la séparation de
svp ! is,
Les biens du conjoint
Une série d’effets sont attachés à la
faillite. Ils portent bien évidemment
sur la vie professionnelle du commerçant déclaré en faillite par le tribunal de commerce. Dans la mesure
où celui-ci exerce son activité en personne physique et non en société
(Scrl, Sprl, SA...), la faillite a aussi un
impact sur son patrimoine personnel, biens mobiliers comme immobiliers. Ainsi à la date du jour de la faillite, le commerçant va perdre la gestion de tous ses biens, confiée au curateur c’est-à-dire à l’avocat qui gère
la faillite. Ce dernier agit tant en fa-
veur du commerçant qu’en faveur
des créanciers. Le courrier adressé au
commerçant failli est remis par voie
postale au curateur. Celui-ci a le droit
d’ouvrir aussi bien la correspondance professionnelle que privée.
Cette mesure est souvent mal perçue.
Mais elle a pour but de permettre au
curateur de prendre connaissance de
l’activité commerciale du failli.
Le commerçant est également dessaisi de tous ses biens. Cependant,
Si le commerçant est marié, il faut
vérifier pour quel régime matrimonial les époux ont opté. En régime de
communauté de biens, les dettes du
commerçant peuvent être récupérées tant sur son patrimoine propre,
que sur le patrimoine commun,
c’est-à-dire sur tout ce qui a été acquis depuis le mariage. Seul le patrimoine propre du conjoint est à l’abri,
c’est-à-dire les biens dont il était propriétaire avant le mariage ainsi que
ceux dont il a hérité depuis lors. On
peut ainsi vendre la maison familiale achetée en cours de mariage.
Par contre, si la maison appartenait
antérieurement au conjoint ou qu’il
en a hérité, elle ne peut être vendue
par le curateur.
Le régime matrimonial est l'ensemble des règles applicables aux
époux, et prévues soit dans leur
contrat de mariage, soit par la loi
s'il n'y a pas de contrat de mariage
ou que celui-ci ne précise rien. Ces
règles organisent les rapports entre les époux et envers autrui en ce
qui concerne tous leurs biens.
remboursement des créanciers de la
faillite, dans les limites des montants
insaisissables. Cette saisie sur les revenus s’arrêtera dès que le commerçant a obtenu l’excusabilité (voir explications ci-après). Dans certaines
circonstances (abus de confiance,
vol, corruption…), le tribunal de
commerce peut interdire au commerçant failli d’exercer une profession.
Et s’il reste des dettes?
Lors du jugement de clôture de faillite, le tribunal examine s'il peut déclarer le commerçant excusable. L’excusabilité permet d’effacer l’entièreté
des dettes du commerçant qui n’ont
pas pu être apurées par la vente de
tous ses biens. Elle est accordée dans
la majorité des demandes de manière
automatique pour autant que la faillite ne soit pas frauduleuse. Elle peut
même être sollicitée au plus tôt six
mois après la déclaration de faillite.
Le commerçant excusable ne peut
donc plus être poursuivi par ses
créanciers sauf, bien évidemment,
pour les dettes qu’il a contractées
après la déclaration de faillite. L’excusabilité profite également à
l’époux et même à l’ex-époux.
Le commerçant failli peut exercer
une nouvelle activité professionnelle, comme salarié ou même indépendant, avant la clôture de la faillite. Mais attention, si cette nouvelle
activité s’avère prospère, une partie
de ses revenus peut être affectée au
stations debout et assise‘(image 4).
Il offre la possibilité de réaliser les
tâches faites debout tout en multipliant les points d’appui pour décharger le corps et rester stable.
Ces sièges sont conseillés aux personnes qui n’arrivent plus à rester
longtemps en position debout. Ils seront appréciés dans la salle de bain,
face au miroir et au lavabo, dans la
cuisine, face au plan de travail, ou
encore devant la table à repasser…
Réglables en hauteur, ils existent
avec accoudoirs ou dossier.
Bien assis pour préserver son dos
sise (image 2). Elle doit aussi être
ajustable pour être réglée par son utilisateur.
Dans notre quotidien, nous exécutons beaucoup d’activités en position assise et parfois durant de longues périodes, ce qui peut entraîner une fatigue et des douleurs, en particulier dans le dos. D’où l’importance de bien s’installer, d’adopter une position assise correcte
et de choisir un siège confortable.
La posture assise offre une grande
stabilité grâce aux nombreux points
d’appui qui répartissent le poids du
corps entre les pieds, les fesses, les
bras et le dos. Mais un mauvais positionnement, qui ne respecte pas les
courbures naturelles de la colonne
vertébrale et qui engendre des pressions trop importantes sur les disques
intervertébraux, peut provoquer des
douleurs non négligeables (1). Il est
donc important de veiller à positionner son bassin bien droit lorsque l’on
reste assis longtemps. Cependant
conserver longtemps une position
permettant de limiter au mieux les
contraintes pour la colonne vertébrale n’est pas confortable. On adaptera donc ses positions selon le type
de tâche à réaliser.
Des coussins lombaires
Placer un coussin lombaire sur une
chaise ou dans un fauteuil permet de
compenser le manque de soutien
d’un siège existant, de sorte à conserver le creux lombaire du dos
(image 1). Le coussin, dont il existe
quantité de modèles, doit être correctement placé pour que son utilisation
soit efficace. Il faut le situer à hauteur
du bassin, de façon à sentir un appui
au niveau de la ceinture lorsqu’on est
redressé contre le dossier.
Une bonne chaise de bureau ergonomique doit offrir un soutien adéquat
de la colonne pendant l’activité ainsi
qu’un confort et une liberté de mouvement lors du travail en position as-
La bonne position consiste à avoir les
pieds à plat sur le sol, les genoux à
90°. Le dossier doit accompagner
tout mouvement du dos. Certaines
chaises proposent des options : appui-tête, inclinaison de l’assise, type
de mousse ou de coussin… La
gamme des chaises de bureau ergonomiques est aujourd’hui très étendue.
Assis-agenouillé et assis-debout
Le siège assis-agenouillé permet de
répartir le poids du corps entre les
fesses et les genoux (image 3). L’assise est légèrement basculée vers
l’avant, ce qui favorise l’antéversion
du bassin et aide à conserver l’alignement de la colonne vertébrale. Ce
type de siège existe aussi avec un
support lombaire et des accoudoirs.
Le siège assis-debout permet, quant
à lui, de combiner les avantages des
Plus une position est statique sur une
longue durée, plus elle est difficile à
conserver. Pour les personnes ayant
un bon tonus dans le tronc et les
jambes, l’assise sur un ballon peut
être envisagée (image 5). Cette posture dynamique permet de se dépenser physiquement et donc de rester
plus longtemps concentré sur son activité. Avec un ballon à la bonne
taille, le bassin est obligatoirement
basculé vers l’avant.
Une autre salle existe aussi rue des
fauldeurs, 1 à 6530 Thuin.
Le fauteuil relax releveur est le siège
idéal pour les personnes soucieuses
de leur confort ou qui éprouvent des
difficultés pour se relever seules
(image 6). Grâce au système électrique dont est muni le fauteuil, l’on
peut aisément allonger les jambes
sur un support (position de la chaise
longue) et se relever (inclinaison de
l’assise vers l’avant). C’est un fauteuil
de salon très confortable et facile
(1) La colonne vertébrale est composée
d’un ensemble de vertèbres superposées
les unes au-dessus des autres et séparées
par des disques intervertébraux qui permettent d’amortir les chocs et d’aider aux
mouvements de la colonne.
Les pensions sur le gril…
Alors qu’un gouvernement fédéral de plein
exercice est enfin sorti des négociations interminables, qu’il a démarré son office par un programme d’assainissement et que les réactions
fusent…, de nombreuses questions se posent
pour le citoyen lambda quant aux conséquences des mesures projetées par le Gouvernement. Dans le haut du panier, les mesures en
matière de pensions.
De la transformation de la pension de survie en
une allocation limitée dans le temps, en passant par le durcissement de l’accès à la prépension et la quasi impossibilité à prétendre à la
pension anticipée, sans parler des modifications en termes de crédit temps et de périodes
dites assimilées…, il y a de quoi être inquiet. Il
faut dire qu’il est bien difficile de s’y retrouver
entre les intentions gouvernementales et les
entérinements, entre les mesures générales et
l’application concrète. D’autant plus que les
bruits de couloirs vont bon train, que les mesures viennent comme un fait accompli annoncé par le nouveau ministre des pensions,
sans que les partenaires sociaux et les mouvements d’aînés n’aient été consultés.
A l’heure de boucler cette édition, plusieurs mesures viennent d’être adoptées en quatrième vi-
Plus “bonne” la vie
tesse par le Gouvernement et le Parlement. De
nombreux arrêtés d’application doivent encore
être pris dans les mois à venir pour rendre effectives les décisions adoptées. Mais on perçoit la
lame de fond et la philosophie des réformes. Outre le fait d’assurer l’équilibre budgétaire, il s’agit
de faire travailler plus et plus longtemps le citoyen… et de tendre vers davantage de responsabilité individuelle face à sa pension. Mais est-ce
bien là le projet de société que nous souhaitons
défendre, face à l’allongement de la vie et au
vieillissement de la population? Vigilant sur ce
dossier, le mouvement social des aînés de la Mutualité chrétienne – UCP – interpelle: “Les mesures annoncées ne sont pas de nature à offrir des
perspectives optimistes pour l’avenir et à encourager les citoyens à faire confiance à notre système
de sécurité sociale! Le démantèlement progressif
des acquis sociaux et l’absence de renforcement
du premier pilier de pension (pour rappel le seul
garanti pour tous et basé sur la solidarité interpersonnelle et intergénérationnelle), au profit des
pensions complémentaires (fonds de pension et
épargne pension individuelle) est insupportable!”
Une année surprenante, douce, remarquable, emplie d'amour… les vœux ont fusé
comme à l'habitude ; certains cherchant le qualificatif le plus approprié à leurs
souhaits pour leurs proches. Il n'empêche le classique “bonne année et bonne
santé” garde ses lettres de noblesse. Quelques-uns trinquent à la vie… carrément.
Et d'autres nous la souhaitent bonne, elle aussi.
“Une bonne vie”? Une vie heureuse? A regarder
de plus près cette idée, certains décortiquent les
ingrédients du bonheur. Ainsi lorsqu'ils évoquent
“le bonheur authentique”, les tenants de la psychologie positive y voient trois piliers, résume le
psychothérapeute belge Thierry Janssen (1).
D'abord, le plaisir. “La capacité à éprouver du plaisir est essentielle afin de ressentir la motivation nécessaire pour se lever chaque matin et effectuer les
tâches vitales telles que travailler, se nourrir, se reproduire”, précise-t-il. Ensuite, aux côtés de l'indispensable hédonisme, il y a notre besoin de
sens : avoir une raison d'être, un but, agir selon
des convictions qui confèrent une valeur à notre
existence… Les affaires de sens se révèlent souvent moins urgentes que celles qui concernent notre plaisir ancré dans davantage d'immédiateté.
Mais elles n'en seraient pas moins essentielles à
notre bonheur, nous permettant de calmer nos angoisses existentielles, d’éviter le piège de l’hédonisme qui consiste à céder à toutes les tentations
(notre société du “toujours plus” s’y connaît en la
matière!). Puis, vient le troisième pilier pour compléter la définition du bonheur version “authentique”: notre capacité à nous engager pleinement
dans l'action, à exprimer le meilleur de nousmême, à être concentré à 100% sur ce que nous
faisons, comme emporté par un “flux” que d'aucuns comparent à l'acte de création. A l’image
d’un peintre tout entier pris par sa toile, en fusion
avec son projet, suspendu dans le temps. Plaisir,
sens et engagement… à doser – nous dit-on – selon nos particularités. Vaste programme!
Nous me manquerons pas de revenir plus en
détail sur ce dossier dans nos prochaines éditions.
//FRÉDÉRIC POSSEMIERS
Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès du service pension de votre région.
Pour connaître les coordonnées du service proche de chez vous, appelez gratuitement la MC au 0800 10 9 8 7
ou envoyez un courriel au servicepension@mc.be
Peu avant Noël, le jeudi 22 décembre, les syndicats
des services publics ont décidé une grève générale.
Je ne peux empêcher ma vieille mémoire de me rappeler un autre hiver de fortes tensions sociales, celui de 1960-1961. Le gouvernement de l’époque avait
promulgué un texte baptisé “loi unique” par les
contestataires. L’équipe ministérielle, présidée par
Gaston Eyskens, sortait affaiblie par les drames qui
avaient accompagné, en juillet, l’indépendance du
Congo (belge jusqu’alors).
Tout n'est cependant pas de notre ressort, en matière de bonheur. Les recherches scientifiques –
sur des jumeaux entre autres – ont détecté des
prédispositions génétiques à être heureux. Elles
se risquent à attribuer à nos gènes quelque 50%
de l'influence sur notre bonheur. 10% d'influence
sont imputés aux conditions extérieures, comme
l'environnement familial, de travail, les événements de la vie… Eh oui, seulement 10% pour des
éléments dont nous avons apparemment tendance à surévaluer l’impact. Reste donc 40% qui
nous reviennent : notre “marge de manœuvre”,
comme l'appelle Thierry Janssen.
un gouvernement fédéral acculé à rétablir d’urgence
Notre législation sociale résulte d’une riche histoire
de conflits et de compromis. Pour restaurer la crédibilité du pays, rapidement, le gouvernement fédéral
a fait voter par sa majorité des textes qui bousculent brutalement nos traditions de concertation. On
comprend la colère des travailleurs et de leurs représentants qui entendent rester fidèles à notre
modèle de négociations paritaires. Comme en
France et ailleurs, ce sont d’abord les mesures relatives aux pensions qui provoquent une contestation
radicale, en commençant par les services publics.
Cette “loi unique” voulait être un instrument à la
fois de redressement des finances publiques et de
relance de l’économie. Elle fit l’objet d’amples protestations et de longues grèves, surtout dans le sud
du pays. Les syndicalistes socialistes wallons, entraînés par leur leader, André Renard, conjuguèrent
leurs griefs sociaux à une revendication régionaliste. Ils estimaient que l’Etat belge, dans sa structure de l’époque, ne prenait pas les mesures nécessaires à l’avenir économique de leur région. Les
grèves furent rudes, mais finalement les grévistes
durent se résigner à reprendre le travail. Après les
élections législatives qui suivirent cette période agitée, une autre coalition gouvernementale fut constituée avec, cette fois, la participation du parti socialiste. La législation tellement contestée fut assez
largement mise en œuvre dans les mois qui suivirent. Mais d’utiles concertations furent renouées et
la paix sociale fut restaurée.
Le gouvernement peut arguer que, contrairement
aux pays voisins, l’âge légal de la retraite reste
maintenu à 65 ans alors que les progrès de la longévité accroissent inéluctablement la charge de pensions. Ce sont les restrictions aux retraites anticipées et aux prépensions qui suscitent d’abord les
protestations. D’autres modifications provoquent
également des inquiétudes. La précipitation avec laquelle les lois furent annoncées et votées a non seulement mis à mal notre système de concertation,
mais a aussi empêché une information correcte.
Dans bien d’autres matières que les prépensions, les
réformes prévues entretiendront encore des
controverses et des malentendus. Le tout se corse
du malaise résultant de la responsabilité des défaillances du système bancaire.
Nous voici entrés dans l’hiver 2011-2012, un demi-siècle après les remous de “la loi unique”. Le contexte
est différent. Mais la contestation s’annonce également rude. J’essaie d’en comprendre les enjeux.
Comme dans beaucoup de pays européens, notre
dette publique est lourde et notre Etat doit emprunter à des taux d’intérêt en hausse qui, à leur tour, risquent d’alourdir encore cette dette. Nous avons,
avec l’euro, une monnaie assez forte. Ceci nous impose une discipline que ne manquent pas de nous
rappeler fermement des instances européennes.
Pour faire face à cette situation, nous avons – enfin –
Je ne me hasarderai pas à prévoir la tournure toute
prochaine des évènements. Mais je me risquerai à
porter le regard un peu plus loin en me souvenant de
ce qui suivit la période agitée de l’hiver 1960-1961.
Bien sûr, les circonstances sont différentes et particulièrement la nature internationale de la crise. Cependant, après le conflit viendra quand même le
temps du retour aux multiples et nécessaires
concertations. Nous sommes dans la période des
vœux. Je souhaite qu’avant le printemps 2012 notre
pays retrouve les chemins du dialogue.
//DÉSIRÉ VÎHOUX
prendre conscience de notre potentiel extrêmement positif et le manifester à travers nos actions.
Un défi “positif”, celui de cultiver ce bonheur authentique, sans nier nos parts d’ombres, nos
manques ou nos défauts, mais en nous attachant
surtout à connaître nos forces, nos qualités, nos
D’une vaste enquête menée par Martin Seligman
et d’autres fers de lance de la psychologie positive, il ressort une sorte de classification des
forces et des vertus, reconnues au sein de la plupart des cultures. Comme un résumé des qualités
qui constituent l’essence de l’humanité (2).
Comme un abrégé de nos atouts. Comme le pendant du DSM, ce manuel de diagnostic et de statistique des maladies mentales, bible des pathologies utilisée en psychiatrie. On y croise la créativité, la curiosité, l’ouverture d’esprit, le désir d’apprendre, le discernement, la bravoure, la
persévérance, l’intégrité, la vitalité, l’intelligence
sociale, la bonté, l’amour, le sens de l’équité, la citoyenneté, le leadership, la maîtrise de soi, la prudence, la clémence, l’humilité, l’humour, l’appréciation de la beauté et de l’excellence, la gratitude, l’espoir et la spiritualité. Ouf! Pas question
d’endosser l’ensemble de ces 24 forces. Il s’agit
plutôt d’identifier lesquelles sont les nôtres, de les
considérer comme des forces particulières plutôt
que comme des compétences normales que nous
attendons naturellement des autres, de nous atteler à développer en priorité celles dont nous disposons(3).
Notre bonheur naviguerait entre notre désir de
plaisir, notre besoin de sens et les atouts dont
nous disposons pour créer cette vie plaisante à
nos yeux. Une bonne vie, pas la bonne vie car “il
serait illusoire de penser qu’il n’y a qu’une seule manière de bien conduire son existence”, insiste
Thierry Janssen. Tout comme il précise qu’il n’y a
pas une recette, mais des recettes aussi nombreuses que les êtres humains. Reste à choisir de
s’y engager, alors, “notre vie ne vaut plus seulement la peine d'être vécue, mais aussi la joie d'être
expérimentée” conclut Thierry Janssen reprenant
une phrase du clown-philosophe Paolo Doss.
Bonne vie à vous en 2012.
Un défi est lancé par cet auteur au parcours atypique, chirurgien devenu psychothérapeute :
(1) Thierry Janssen, “Le défi positif. Une autre manière de parler du bonheur et de la santé”, éd.LLL, 2011.
(2) Propos repris au philosophe André Comte-Sponville.
(3) Un questionnaire est proposé par le Values in Action Institute en plusieurs langues : www.viacharacter.org (onglet “surveys”).
& 02/246.41.11 - Fax : 02/246.46.30 - enmarche@mc.be - www.enmarche.be
RÉDACTRICE EN CHEF : Catherine Daloze & 02/246.46.29 - E-mail : catherine.daloze@mc.be
Joëlle Delvaux & 02/246.46.24 - E-mail : joelle.delvaux@mc.be - Philippe Lamotte & 02/246.57.51 E-mail : philippe.lamotte@mc.be - Virginie Tiberghien & 02/246.46.26 - E-mail : virginie.tiberghien@mc.be
Carine Renquin & 02/246.46.27 - Nelly Cohen & 02/246.46.28 - Internet : Jessy Doulette & 02/246.46.23
ça change la tête!
> Travail étudiant
“Quand on y goûte, c’est difficile de faire marche arrière”. Un slogan pour
une nouvelle marque de chocolat? Une publicité pour une voiture? Non,
il s’agit tout simplement du témoignage d’un jeune qui a découvert le volontariat dans le milieu du handicap...
Jusqu’à présent, les étudiants pouvaient
travailler 23 jours pendant l’été et 23
jours durant le reste de l’année en bénéficiant de cotisations sociales réduites. Le
système était compliqué et pouvait donner lieu à de mauvaises surprises. Depuis
le 1er janvier 2012, le système est assoupli.
Les étudiants disposent dorénavant de
50 jours par an, pouvant être utilisés durant toute l’année, pour lesquels ils bénéficieront d’un taux unique de cotisation
de solidarité de 8,13%. La durée maximale d’un contrat d’étudiant passe de 6 à
12 mois, permettant l’engagement un jour
par semaine pendant toute l’année ou
l’entièreté des deux mois d’été.
Vous voulez connaître la
suite? Il vous suffit de visionner sur Youtube la vidéo qu’a
concoctée Altéo, mouvement
social de personnes malades,
valides et handicapées, dans
le cadre de sa nouvelle campagne sur le volontariat des
jeunes. Une campagne qui se
décline sur Facebook et sur le
site du mouvement –
www.alteoasbl.be – mais se réalisera aussi sur le terrain via la distribution de
dépliants dans différents lieux: écoles, foyers, centres de loisirs…
Sous le slogan “Le volontariat ça change la tête”, Altéo souhaite convaincre les
jeunes de s’engager comme volontaire. Et ce, avec trois arguments :
> S’engager, c’est acquérir de l’expérience et des compétences.
Travail en équipe, coordination de projet, capacité d’écoute, pro-activité et
polyvalence… des compétences à développer et à valoriser dans le futur.
> S’engager, c’est partir à la découverte de l’autre.
La rencontre c’est échanger, partager et accepter l’autre dans sa différence.
C’est aussi dépasser ses préjugés et surmonter ses craintes.
> S’engager, c’est agir pour un monde meilleur.
Permettre à l’autre de vivre une expérience et de se surpasser, c’est participer à
la construction d’un monde plus solidaire, un monde qui donne une place à
de l'Institut Cardijn
A l’occasion de ses 90 ans, l’Institut Cardijn
de Louvain-la-Neuve organise les 28, 29 et
30 mars prochains le Festif’Art, Culture et
Travail social, colloque durant lequel il souhaiterait retrouver un maximum d’anciens
étudiants. Ceux qui ont fréquenté les
bancs de l’établissement, sont invités à
remplir un formulaire en ligne à l’adresse
www.institutcardijn.be/anciens. Sont aussi
recherchés photos, films et anecdotes vécues lors de la formation. A envoyer à Paul
Verjans, 10 rue de l’Hocaille, 1348 Louvainla-Neuve ou à paul.verjans@helha.be
Activités sportives, séjours de vacances en Belgique et à l’étranger, activités
culturelles, ateliers d’expression artistique, accompagnement et transport des
personnes sont autant de domaines dans lesquels les jeunes volontaires sont
les bienvenus à Altéo. Qu’on se le dise ! Via les réseaux sociaux ou de vive voix!
>> Infos : Altéo : 02/246.42.26. Consultez aussi la page facebook
d’Altéo, la vidéo “Le volontariat, ça change la tête!” sur youtube.com
et le site internet du mouvement : www.alteoasbl.be
> Eco-calendrier 2012
L’éco-calendrier est plus qu’un simple calendrier. Il propose des conseils en écoconsommation, illustrés par les Harengs
Rouges, collectif issu de l’Académie des
Beaux-Arts de Namur. Vous ferez le plein
d’idées très concrètes : des recettes, des
astuces pour réduire le bruit, des idées
pour organiser des événements “éco” et
plein de conseils pratiques.
L’éco-calendrier est gratuit. Vous pouvez
le commander au numéro vert de la Wallonie (0800 11 901).
Rude pendant l’hiver
L’hiver est bien là. Pour les plus démunis, la vie est difficile en ces mois de
froid. Leur santé en prend un coup. Médecins du Monde intervient sur le
terrain en Belgique. L’association lance sa campagne hivernale pour venir en aide aux personnes qui passent l’hiver dans la rue.
En 2010, le Fonds des maladies professionnelles a versé une indemnité pour
incapacité de travail permanente à
55.679 victimes. Dans 64% des cas, il
s’agissait de maladies causées par des
agents physiques (vibrations, bruit…).
Dans 23% des cas, la maladie a été causée par l’inhalation de certains produits
Malheureusement, on compte chaque année de nouvelles victimes, ceci malgré les
politiques de prévention. En 2010, 5.448
(anciens) travailleurs du secteur privé ont
introduit une première demande. Parmi
elles, 4.022 sont des hommes, dont la majorité a développé la maladie alors qu’ils
avaient déjà atteint un âge moyen ou plus
avancé. Seuls 10,7% d’entre eux avaient
La mission de prévention du Fonds reste
primordiale: remboursement de vaccination contre l’hépatite, écartement des
femmes enceintes, programme de revalidation du dos...
Le rapport annuel 2010 du FMP est téléchargeable sur www.fmp-fbz.fgov.be
INFOS : 02/226.62.11.
© Horizon Photographie
IL EST ÉGALEMENT TÉLÉCHARGEABLE
SUR WWW.ECOCONSO.BE.
Vous êtes navetteur ferroviaire ?
Vous pestez contre les retards, les
trains supprimés ou transformés
en boites à sardines? Vous vous
pâmez devant l'architecture de la
gare de Liège ? La lecture du dernier numéro de Démocratie permet de comprendre le prix (économique, social, environnemental…) de certains investissements
récents et d'imaginer l'avenir du
rail. Et de ses usagers…
© Patrick Lefevre/BELPRESS
La guerre du rail a commencé
Ce dossier spécial du bimensuel du
Mouvement ouvrier chrétien ne pouvait mieux tomber, quelques jours
après la grève qui a frappé l'ensemble du réseau belge, à la veille des
La première partie retrace les vingt
dernière années, marquées par la volonté européenne de libéraliser l'activité ferroviaire. On comprend
mieux les divers ressorts de ce processus par étapes, supporté par le
Commissaire belge de l'époque, Karel Van Miert. Surtout, on réalise à
quel point la libéralisation, malgré
son échec en termes de qualité de
service, n'est pas remise en question
à l'heure actuelle, ni par une bonne
partie des autorités belges ni par les
autorités européennes. Mieux :
celles-ci, pour la plupart, veulent aller plus loin en libéralisant (vers
2018) le dernier segment protégé, soit
le transport intérieur de voyageurs.
On reste songeur: au début du processus, fin des années nonante, la libéralisation n'avait d'autre objet que
de réformer un secteur miné par des
performances médiocres: manque
d'entretien du matériel, vétusté des
gares, retards et inconforts, investissements coûteux, etc. “Toute ressemblance avec la période actuelle n'est
absolument pas fortuite”, notent avec
amertume Philippe Taquet et Dominique Dalne.
Sans surfer sur la fibre émotionnelle
de la sécurité menacée, les auteurs
expliquent ce que les accidents de
Pécrot et Buizingen révèlent des
maux récurrents (et croissants) des
trois entités désormais distinctes
(SNCB, Infrabel et SNCB Holding) :
manque de coordination (et même
intérêts contradictoires) aux impacts
financiers considérables, endettement consolidé abyssal (3 milliards
d'euros), dépenses importantes en
missions de consultance et en rémunérations de la haute direction.
Mais le pire est à venir pour le navetteur. Selon les auteurs, la récente
suppression de 193 trains et, surtout,
les récentes décisions budgétaires du
gouvernement fédéral n'ont d'autre
objectif que préparer l'opérateur public à la libéralisation totale du secteur. Cet avant-goût de ce qui risque
de se passer pourrait avoir des impacts bien tangibles pour les voyageurs. Ainsi, les lignes les plus rentables devraient ouvrir l'appétit des
opérateurs privés. Ce qui, en raison
du système de péréquation interne
pratiqué à la SNCB, fragilisera le financement des lignes moins rentables, condamnées à la disparition.
Sur le plan technique, la gestion de
ce réseau, caractérisé par sa densité
et ses goulots d'étranglement, deviendrait franchement chaotique
avec tous les problèmes de sécurité et
de ponctualité que cela entraînerait.
Cette thèse, précisons-le tout de
même, n'est pas suivie par d'autres
analystes, selon lesquels la petitesse
du réseau belge rendrait caduc tout
intérêt des opérateurs privés européens pour le trafic de voyageurs. Il
n'empêche. Même si ces sombres
scénarios ne se réalisent qu'en partie,
il faut bien reconnaître que leurs prémices, à eux seuls, heurtent frontalement les beaux discours sur les alternatives à la voiture et la participation
du transport en commun à lutte
contre les gaz à effet de serre.
>> “Dossier spécial SNCB” – Démocratie – 15 décembre 2011 - La revue est
téléchargeable sur www.revue-democratie.be . Possibilité de s’abonner au
bimensuel en version papier au prix de 25 euros par an. Infos : 02/246.38.01.
“On voit de tout ici à la rue : j’ai vu des
femmes enceintes, des personnes
handicapées, des enfants et ils ne recevaient aucun soin. Ce n’est pas
juste, ni normal” explique M., 30 ans,
qui vit dans la rue depuis trois ans.
Quand arrive l’hiver, ces hommes,
femmes et enfants se retrouvent plus
démunis encore : leurs problèmes de
santé s’aggravent avec ces rudes
conditions de vie. 85 % des patients
traités par Médecins du Monde en hiver sont mal logés. “Il faut réfléchir à
des mesures structurelles en termes
d’accès aux soins et aux logements”,
Pendant les mois froids de 2010,
75 bénévoles, professionnels de la
santé, actifs au sein de Médecin du
Monde étaient présents sur le terrain
pour prendre en charge ces personnes atteintes pour la plupart de
pathologies liées au froid (affections
dermatologiques, problèmes aux
pieds, infections respiratoires). “En
tant qu’infirmière bénévole, mon rôle
était de soigner surtout les plaintes
physiques : douleurs musculaires,
dentaires ou encore articulaires,
contusions, plaies, ulcères, gastrites,
états grippaux... Très vite, je me suis
rendu compte qu’il y avait pas mal de
maux atténués ou même disparus
après une prise en charge plus humaine : des mots de réconfort, des
conseils, des massages, des bains de
pieds ou encore de l’écoute et de l’empathie”, explique Anne. Car souvent,
les personnes de la rue se révèlent
très fragiles, par manque de perspec-
tives d’avenir. Elles ne savent pas où
elles iront une fois le beau temps revenu et qu’elles ne seront plus prises
en charge dans le Plan Hiver.
Médecins du Monde développent ses
lieux de consultations à Bruxelles et
Anvers. Comme chaque année, l’association est à la recherche de bénévoles : médecins et infirmiers pour
rejoindre l’équipe. Il faut pouvoir
consacrer quelques heures en soirée.
>> Infos : 02/648.69.99 – www.medecinsdumonde.be
Pour devenir bénévole, voir le détail de l’offre de bénévolat
sur le site internet dans la rubrique “Recrutement”.
“Ch.infirm.bon.conn.soins…”
A peine naissant, le recrutement de personnel infirmier étranger par
les hôpitaux belges semble promis à un bel avenir. Mais, appelé à soulager le travail des équipes en place, ce business n’est pas sans poser
des questions délicates. Tant pour la sécurité du patient belge que
pour les pays ainsi "désertés" par leur personnel qualifié.
Le 28 mars 2011, un journal fla- non-marchand, on parvient tant bien
mand, relayé ensuite dans tout le que mal à lutter contre la tentation
pays, frappe fort en annonçant que d’aller débaucher l’oiseau rare dans la
la Belgique va devoir faire face à une clinique voisine à coup de promesses
pénurie de 120.000 infirmières. Un salariales ou d’aménagements d’hochiffre réaliste? Selon le Higher Insti- raires”, estimait l'un des participants
tute for Labour Studies (HILS) de la à une récente matinée d'étude orgaKUL, qui a comparé l'offre
nisée par la Fondation Roi
et la demande de person- LA BELGIQUE COMPTE Baudouin (2). “Mais pour
nel infirmier, la pénurie
combien de temps enDÉJÀ SIX AGENCES
n’existe pas et n’existera ni
à l’horizon 2015, ni à l’hori- PEU OU PROU
zon 2020 ! Et cela, notam- SPÉCIALISÉES DANS
La pénurie sévit surtout
ment, parce que l’attrait LE RECRUTEMENT
dans les unités de soins inpour les études d’infirmier À L’ÉTRANGER.
tensifs et à haute technireste important même en
cité, les soins à domicile et
période de crise. Autre mole secteur des maisons de
tif: la population belge devrait comp- repos (MR et MRS). Les grandes villes
ter environ 11 millions de personnes semblent les plus fortement conceren 2020 (alors qu’on l’a longtemps nées. Quant au vieillissement de la
pronostiquée à la stabilisation). population, il ne fera probablement
Dans ce vivier démographique, on qu'accroître le besoin de personnel
continuera probablement à trouver dans les soins de santé. En 2050, un
suffisamment de personnes disponi- Belge sur quatre aura plus de 65 ans;
bles sur le marché de l’emploi en un sur dix plus de 80 ans…
Voilà pour les projections. Mais, sur
le terrain, d'ores et déjà, les constats
sont tout autres. Face aux traditionnelles difficultés de ce métier (horaires irréguliers, travail de nuit,
stress, vécu émotionnel, etc.), les infirmiers et les infirmières sont de
plus en plus séduits par le travail à
temps partiel, voire abandonnent
purement et simplement la profession (1). “Jusqu’ici, dans ce secteur
Que faire ? Tenus de respecter les
normes d'encadrement, certains hôpitaux, depuis quelques années, recrutent du personnel sur le “marché”
international. La Belgique compte
déjà (au moins) six agences peu ou
prou spécialisées dans ce domaine(3). A la demande de nos institutions de soins ou à leur propre initiative, elles arpentent les écoles, les
hôpitaux et les foires à l’emploi de
Roumanie, du Liban, du Portugal, de
Tunisie, de Pologne… Mais aussi, depuis peu, de Hongrie, de Lituanie, de
Lettonie et de Bulgarie. Et, bientôt,
dit-on, de Grèce, d’Ukraine et de Biélorussie. Le marché est florissant: recruter, accueillir et – surtout – former
le (la) candidat(e) coûte de 10 à
15.000 euros par personne et par an.
Certaines sources évoquent jusqu’à
25.000 euros! Cher? Sans nul doute,
mais moins onéreux que le salaire
annuel d’un infirmier intérimaire.
Les intérimaires, de surcroît, parviennent souvent à négocier des horaires plus compatibles avec la vie familiale, ce qui peut entraîner la
grogne du personnel habituel.
Risques inacceptables ou enrichissement permanent?
u CHU de Liège (900 lits,
1.500 infirmiers et infirmières), où une vingtaine
d’infirmiers tunisiens ont été recrutés en 2009, on estime n’avoir jamais eu le moindre problème relationnel avec les patients. “Probablement parce que la population liégeoise est déjà très hétéroclite sur le
plan des langues et des cultures”, souligne Marie Hélène Beaupain, infirmière en chef de l’Unité de médecine
interne. “Et parce que le respect des
cultures et des convictions religieuses
fait partie des habitudes de l’hôpital,
où 14 nationalités différentes se côtoient tous les jours parmi le personnel”. Certes, le recrutement de cette
équipe tunisienne n’est pas allé de
soi. Pour valider l’équivalence des diplômes, il a fallu les traduire intégralement – tout comme les mémoires
de fin d’études – de l’arabe vers le
français. Il a fallu trouver du logement et avoir recours à une assistante
sociale. Surtout, le CHU a dû compléter leur formation de base (physiologie et pathologie), mais aussi de
langue française. “Leurs connaissances se limitaient à un niveau usuel.
Techniquement, elles n'étaient pas assez poussées”.
En matière de brassage des cultures,
les gestionnaires du CHU mentionnent un “extraordinaire enrichisse-
ment”. “La chaleur et la qualité
d’écoute de ces Tunisiens auprès des
patients est belle à observer, particulièrement avec les enfants et les personnes âgées. Je vois encore cette personne âgée, alitée, réclamer le retour
de ‘son’ infirmier tunisien. Ces infirmiers se révèlent particulièrement efficaces dans les relations avec les patients atteints du Sida ou de la tuberculose qui, à peine arrivés de l'étranger, se retrouvent parfois brutalement
hospitalisés et coupés de toute vie extérieure”. Et ce n’est pas tout: l’été dernier, grâce aux contacts avec leurs familles, ces infirmiers installés à Liège
ont pu répandre dans le CHU – personnel et patients – un éclairage plus
direct, plus personnalisé, plus
nuancé que celui donné par les médias sur la révolution tunisienne.
rançoise (prénom d’emprunt) est infirmière pédiatrique dans un hôpital
bruxellois. Il y a quelques années,
elle a claqué la porte de son service.
Parmi les motifs de son ras-le-bol, le
surcroît de tâches liées à l’arrivée de
personnel étranger – libanais et roumain. “Un jour, une infirmière a placé
une transfusion sur la pompe d’un enfant : inadmissible! J’en ai vu d’autres
donner à un enfant deux médicaments incompatibles”. Elle ajoute: “Il
arrivait que les médecins soient dis-
traits et que, nous, infirmières, attirions leur attention sur des erreurs…
Or les infirmiers étrangers de notre
service, généralement, exécutaient
sans broncher les actes préconisés
par les médecins, sans nouer ce dialogue avec eux...”. La connaissance
de la langue? “D'accord, ils parlent le
français. Mais ils sont limités dès qu’il
s’agit de quelque chose de plus technique: pathologie, nomenclature, etc.
De plus, au Liban, la formation universitaire équivaut en réalité, chez
nous, à un niveau A2. J’ai vu des patients algériens, au français également approximatif ou déformé par
l'accent, s’inquiéter de ne pas se faire
comprendre d’eux”.
Le résultat? “Pour être certains d'être
bien compris, les médecins s’adressent prioritairement aux infirmiers
belges. Ce qui se traduit par un surcroît de travail”. Même si Françoise
précise que ce problème de langues
peut aussi se présenter avec des infirmiers néerlandophones, elle ajoute
un autre problème: le fossé culturel.
“En Roumanie (NDLR: comme dans
d’autres pays), les infirmiers ne font
pas les toilettes des gens. C’est la famille ou du personnel ouvrier qui s’en
charge”. De là, leur propension à
laisser ce travail à charge de leurs
collègues belges. Ce qui est loin
d’être toujours bien vécu…
Une forme de dumping social, ces tonne Olivier Remy, responsable du
engagements à l'étranger? A priori, secteur des soins aux plus âgés au
non. La loi est claire : à qualification LBC-NVK.
et travail équivalents, le Belge et
l'étranger sont rémunérés de la
même façon. Un risque pour les pa- Le problème est complexe. On peut,
tients, alors (on pense évidemment certes, commencer par rendre la proau problème de la langue)? Les tests fession d'infirmier plus attractive en
de mise en situation cliBelgique, par exemple en
nique, imposés à tous les
multipliant les possibilités
candidats avant l’em- RECRUTER À
de promotion en cours de
bauche, sont censés éviter L’ÉTRANGER REVIENT carrière. On peut, aussi,
ce genre de scénarios (4).
puiser dans le réservoir de
Souvent, ce test se pramain-d’œuvre, constitué
tique déjà dans le pays L’ÉMIGRATION DE
notamment de personnes
d’origine, où la plupart de SOIGNANTS QUI,
étrangères diplômées
nos gestionnaires d’hôpi- DANS LEUR PAYS,
dans leur pays d'origine
taux se déplacent pour POURRAIENT JOUER mais sans travail (les hôpiprocéder eux-mêmes à la
taux bruxellois le font déjà
UN RÔLE PRÉCIEUX.
couramment). Mais recruter à l’étranger revient à faIl n’empêche. Les syndicats, en Bel- voriser l’émigration de soignants qui,
gique, renâclent devant cet intérêt dans leur pays, pourraient jouer un
pour les marchés de l'emploi étran- rôle précieux, particulièrement dans
ger. Certes, quelques pays (les Philip- les régions confrontées à d'imporpines, par exemple) organisent déli- tantes carences de santé, par exembérément la migration de leurs res- ple l’Afrique subsaharienne.
sortissants préalablement formés.
Au Liban, par exemple, la formation A la Fondation Roi Baudouin, on en
des infirmiers est de type universi- appelle à la plus grande prudence
taire. En venant travailler en Bel- sur le risque de fuite des cerveaux.
gique, un infirmier tunisien peut “L’émigration de personnes hautemultiplier son salaire par cinq (!), ce ment qualifiées peut être positive.
qui peut avoir des retombées posi- Mais cela suppose que le pays d’oritives pour sa famille restée au pays. gine conserve un nombre suffisant de
Mais certaines dispositions liées à la travailleurs formés. Pour certains
délivrance du permis de séjour en pays, comme les petites îles de MicroBelgique ont des incidences fâ- nésie, la situation est tout simplement
cheuses. Comme celle de condition- dramatique. Des hôpitaux doivent ferner l'attribution de celui-ci au béné- mer leurs portes (…). Même aux Phifice de rentrées financières suffi- lippines, des mouvements sociaux
santes: pour remplir cette condition, commencent à tirer la sonnette
l’infirmier est contraint de s’investir d’alarme (…)”. Car “les migrants ne
dans un grand nombre d’heures de reviennent pas forcément au pays
nuit ou de weekend. Autre exemple, pour faire profiter les populations des
cité par le LBC-NVK (le pendant néer- connaissances acquises en Belgique
landophone de la CNE) : un infirmier et ailleurs”. Et d’en appeler à l’adoppolonais qui casserait son contrat tion urgente, dans nos hôpitaux,
d’emploi au cours de la première an- d’un code de bonnes pratiques tel
née de son engagement en Belgique que le préconise depuis peu l’OMS.
se verrait imposer une pénalité de
2.000 euros dans son pays. “Illégal”,
(1) Le réseau bruxellois Iris, à lui seul, manque de 250 infirmiers.
(2) Infos : www.kbs-frb.be ou 02/549.02.45
(3) Cela n'empêche pas qu'à l'heure actuelle, la grande majorité les médecins et infirmières étrangers en Belgique ont obtenu leur diplôme dans des écoles belges.
(4) Selon une étude menée récemment en Flandre, seuls 3 infirmiers polonais sur 10
maîtrisent suffisamment le néerlandais.
Des soutiens aux traitements
Trois hommes sur scène dévoilent leurs impressions sur la paternité. Que ressentent les
pères? Quels rôles jouent-ils vis-à-vis de leurs
enfants? Très émouvant, ce spectacle balaie de
nombreuses situations drôles, mais aussi
tristes. La douleur de voir son enfant s’éteindre
qu’il soit à peine âgé de quelques jours ou déjà
quarantenaire, la joie de partager des moments
de jeu avec sa fille ou son fils, les épreuves à
chaque stade de la vie de sa progéniture… sont
racontées par un trio de comédiens extrêmement touchants. Tour à tour, ils s’avancent sur
scène et sobrement, ils livrent leurs histoires.
Achille Ridolfi, Daniel Marcelin et Anton Tarradellas endossent ces rôles de pères de manière
juste. Bien qu’écrit et mis en scène par une
femme, ce spectacle fait la part belle aux
hommes. On y retrouve tantôt leur tendresse,
tantôt leur côté plus brutal. Morceaux choisis :
“Je déteste ce gosse, je déteste les mots qu’on emploie pour le désigner. Heureusement, mes autres enfants sont normaux”, explique un des papas de la pièce. Et un autre de raconter très
ému : “Le plus fort, c’est quand elle a dit papa
En matière de cancérologie, les progrès vont bon train : les diagnostics se font plus précoces, les traitements s’affinent. Souvent vers davantage de “high tech”. Mais il est
aussi d’autres évolutions souhaitables : s’avancer sur des voies interdisciplinaires. Pour
éviter au patient de se trouver comme fractionné au gré des spécialités du corps médical, en fonction des organes atteints, des thérapies envisagées… Pour prendre en
compte les médecines complémentaires, largement sollicitées par les patients.
fois. Sa mère me
montre du doigt et
‘c’est qui ça?’ La gamine dit tout doucement, comme chuchoté : ‘papa’”.
Pas courant, un spectacle qui fait l’éloge de la paternité. Et pourtant, Les Pères, pièce de
théâtre de Julie Annen, a déjà remporté un franc succès en novembre dernier au Poche.
Il continue de tourner sur les planches du Théâtre de Namur et à l’Espace Delvaux de
Inspiré de témoignages de pères
rencontrés de par le
monde, Les Pères
touchera le public :
les papas mais également, les mères qui retrouveront leur moitié
ou leurs enfants dans ces anecdotes. Enfin, les
enfants de ces “pères” souriront ou s’émouvront de ces histoires. Le plaisir du spectacle
peut être prolongé sur la toile. La parole est
donnée aux pères qui veulent, à leur tour, s’exprimer sur un blog (voir adresse ci-dessous) en
racontant leurs histoires de paternité.
>> Les Pères • Texte et mise en scène de Julie
Annen • Avec Achille Ridolfi, Daniel Marcelin et
Anton Taradellas •
www.chargedurhinoceros.be • Blog des Pères :
http://lesperes.over-blog.com
> Jusqu’au vendredi 27 janvier au Théâtre de
Namur. Réservations au 081/22.60.26 ou sur
> Du lundi 30 janvier au samedi 11 février à
l’Espace Delvaux (Watermael-Boitsfort).
Réservations au 02/537.01.20.
La Fondation contre le cancer organisait, à
la mi-décembre, une journée d’information
grand public sur le thème des médecines non
conventionnelles comme l’homéopathie, la
phytothérapie, la relaxation, l’acupuncture...
Son objectif : ni encourager, ni déconseiller systématiquement le recours à ces types de soins,
mais “donner à chacun des outils de décryptage,
des clés de compréhension”. Car c’est un fait :
les patients atteints par le cancer sont très nombreux à recourir aux médecines non conventionnelles en complément des traitements de
chimiothérapie, de radiothérapie, d’hormonothérapie, de chirurgie… Jusqu’à huit patients
sur dix, relate le socio-anthropologue Olivier
Schmitz. De quoi bousculer les cloisonnements
traditionnels entre les traitements dite “evidenced based” (1) et les médecines dites non
En Marche et “La Charge du Rhinocéros”, productrice du spectacle, ont le plaisir de vous offrir 10 x 1 place
pour la représentation du jeudi 9 février à 20h30 à l’Espace Delvaux (Watermael-Boitsfort). Pour gagner
une entrée, envoyez vos coordonnées complètes (nom, prénom, numéro de membre de la Mutualité,
adresse et numéro de téléphone) par courrier postal à En Marche – Les Pères – spectacle du 9 février –
579 chaussée de Haecht BP 40 à 1031 Bruxelles.
Les gagnants seront tirés au sort le 18 janvier et prévenus par téléphone.
Une complémentarité, pas d’exclusivité
Mais attention, on parle bien de complémentarité. Le docteur Didier Vander Steichel de la
Fondation insiste : “Nous avons décidé de ne
pas utiliser le terme trompeur de médecines alternatives. Nous estimons que certaines médecines non conventionnelles peuvent s’envisager
en complément des traitements classiques, mais
certainement jamais à la place des ces derniers.
D’où le terme de médecines complémentaires”.
L’amour rend fou, même quand on a 80 ans.
Inspirée d’une histoire vraie, Pour la vie raconte, en bande dessinée et tout en douceur, une romance tragique. Pourquoi s’aimer pousse parfois à des actes malheureux?
Un train a heurté deux
personnes. Un couple
d’octogénaire, Edith et
Fernand morts sur le
coup. Pourquoi se trouvaient-ils sur les
voies ? Ils paraissaient si heureux
quelques jours auparavant lors de leur
mariage à la maison de repos des Coquelicots. Personne dans leur entourage n’aurait soupçonné un tel acte de leur part.
Aimer, pour eux, c’est plus fort que tout! Même
plus fort que la mort… Cette bande dessinée,
bien qu’un peu sombre, accentuée par les dessins noirs et blancs, reste tendre. C’est une ode
à l’amour. Le couple laisse un message de bonheur à ses proches : “Ne soyez pas tristes. Nous,
nous sommes heureux d’être unis pour toujours”.
Tout au long du livre, le lecteur découvrira le
plaisir pour Edith et Fernand d’être à deux quotidiennement. Les étapes de la vie, heureuses
ou malheureuses, renforcent de plus en plus
leur duo.
C’est d’ailleurs dans ce sens que la grande majorité des patients les utilise, d’après les observations du professeur d’oncologie français, Simon Scraub : comme un plus, “en parallèle”,
“sans préjuger de leur action”, comme “un traitement qui leur fait du bien”, “pour lutter contre
les symptômes, remonter l’état général ou aider
à supporter l’opération, rétablir l’énergie”… Ce
que d’autres observations confirment: ce sont
surtout la diminution des effets secondaires
des traitements anticancéreux et la réduction
de la fatigue qui sont visées. Le spécialiste, en
outre président de “Cancérologues sans frontières”, précise aussi qu’en ayant recours aux
médecines non conventionnelles, le patient
Des bribes de vie des années 50 à aujourd’hui,
dans la France populaire, dans la maison de repos… Pour la vie émeut. Les dessins sobres de
Stassi et l’intrigue de Goupil ne sont pas larmoyants. Jean Ferrat chantait “Aimer à perdre
la raison”. C’était le credo d’Edith et Fernand,
les amoureux pour la vie.
>> Pour la vie • Stassi et Goupil • éd. Casterman •
136 p. • Prix : 14 EUR.
cherche à être plus actif contre le cancer, qu’il
apprécie chez son prescripteur l’écoute, le soutien, le fait qu’il prenne son temps. Ainsi, voiton se dessiner “en creux, des besoins qui ne
semblent pas toujours trouver de réponses du
côté conventionnel de la prise en charge de cette
maladie qui touche à de nombreuses dimensions de la vie”, explique Olivier Schmitz.
Là ne se trouve pas la seule raison de voir les
cancérologues s’intéresser de plus près aux médecines non conventionnelles, trop mal
connues de la communauté médicale. Il en va
aussi de l’efficacité des traitements. Les risques
d’interférence sont réels. Le docteur Fanny
Bauvet cite l’exemple du millepertuis, plante
utilisée comme antidépresseur et anxiolytique,
en vente libre et enregistrée comme denrée alimentaire en Belgique. “Son usage chronique
peut causer une diminution d’activité de nombreux anticancéreux dont l’irinotecan, le docetaxel et l’imatinib.”
Malheureusement la plupart des patients n’informent pas leur cancérologue de ces traitements qu’ils suivent par ailleurs. “Il existe un
réel manque de communication entre médecins
et patients dans ce domaine, observe le docteur
Fanny Bauvet. En effet, la majorité des patients
en cours de chimiothérapie ne signalent pas
spontanément l’usage de médecines complémentaires et alternatives (parce qu’elles sont
considérées comme inoffensives ou par crainte
d’un avis négatif du médecin) et les oncologues
ne les questionnent pas lors de l’anamnèse habituelle des co-médications ou n’ont pas les
connaissances nécessaires pour donner un avis
sur le sujet”.
Le décloisonnement entre les différentes pratiques et praticiens est largement plébiscité. Le
dialogue entre eux, mais également avec le patient.
(1) Démarches médicales evidenced based : méthodes de soins ayant fait la preuve scientifique de leur efficacité notamment par des essais randomisés en double aveugle (ni la personne prenant le traitement, ni la personne l'administrant ne savent si le traitement administré comprend le principe actif ou un placebo)
Rééduquer la parole et le langage
© Reporters/BSIP
La logopédie intervient pour tous les troubles de la parole, de la voix et du langage oral et écrit, quelle que
soit leur origine, et pour toute personne qui en souffre. Un champ d’intervention très vaste qui dépasse largement ce pourquoi la logopédie est la plus populaire : les troubles de l’apprentissage chez les enfants.
Le rôle du logopède est d’évaluer
et de traiter les troubles de la communication, de la parole et du langage oral et écrit, quelle que soit leur
cause : déformation physique, blocage psychologique, accident, maladie... La patientèle des logopèdes traverse ainsi tous les âges. Cela peut
commencer par une éducation précoce au langage et à la communication avec des bébés sourds, par
exemple. Avant l’âge de six ans, les
traitements logopédiques concernent essentiellement les retards et
oral. Les exercices de rééducation
des troubles du langage écrit (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie)
ne viennent qu’après l’entrée en primaire. Il y a aussi les bégaiements,
les dysphasies (trouble développemental grave du langage), les dysphonies (troubles de la voix) et toutes
les pathologies neurologiques chez
les enfants et les adolescents. A l’âge
adulte, la rééducation de la parole et
du langage s’exerce auprès des victimes d’un accident vasculaire cérébral (aphasies) ou d’un traumatisme
crânien. S’y ajoute le champ des pathologies comme les cancers de la
zone tête et cou, les déficiences auditives et les maladies neuro-dégénératives qui nécessitent de rééduquer ou
de maintenir les fonctions de communication et/ou de déglutition. Un
vaste domaine donc qui explique aisément que les logopèdes ne peuvent
être spécialisés en tout. Leurs interventions sont de plus en plus ciblées,
nécessitant des formations continuées bien souvent coûteuses.
Ainsi, la profession de logopède se
pratique dans de nombreux secteurs, essentiellement sous statut indépendant (1) : cabinets privés,
consultations pour nourrissons,
crèches, établissements de l’enseignement ordinaire et spécial, écoles
de devoirs, centres de santé mentale,
hôpitaux, structures d’alphabétisation, centres de rééducation fonctionnelle, centres d’hébergement
pour handicapés mentaux, maisons
de repos et de soins…
On le voit. Le champ d’exercice de
cette profession paramédicale est très
étendu... et souvent mal connu. “La
plupart des gens associent la logopédie au traitement des troubles de l’ap-
Les interventions de l’assurance obligatoire
Les prestations de logopédie font l’objet d’un remboursement par l’assurance soins de santé obligatoire (AO) sous certaines conditions.
> Quelle procédure?
• Sur la base, le cas échéant, d’un premier avis (enseignant, logopède, médecin
traitant...), consulter un médecin spécialiste compétent (pédiatre, ORL, neurologue, psychiatre, stomatologue, cancérologue, interniste... selon le trouble).
S’il suspecte un trouble relevant de la logopédie, le médecin spécialiste prescrit
un bilan logopédique.
• En cas de demande relative à la rééducation du langage oral ou de la dysphasie, faire réaliser un audiogramme par un ORL et un test du quotient intellectuel
(QI) par un psychologue.
• Prendre rendez-vous avec un logopède pour effectuer un bilan logopédique.
• Prendre à nouveau rendez-vous avec le spécialiste et lui remettre le rapport du
bilan. S’il estime qu’un traitement logopédique est nécessaire, il établit une
prescription en ce sens.
• Adresser une demande de remboursement au médecin-conseil de sa mutualité
dans les 60 jours après l’établissement du bilan. Joindre les deux prescriptions
du médecin spécialisé, le rapport du bilan logopédique et les résultats d’éventuels tests supplémentaires (QI, audition...).
• En cas de traitement au-delà d’un an, adresser une demande de prolongation
auprès du médecin-conseil. La prescription du traitement, sur la base du rapport
d’un bilan logopédique d’évolution, peut être effectuée par le médecin généraliste, sous certaines conditions.
> Quels remboursements?
Les honoraires des logopèdes conventionnés (soit environ 97% des logopèdes)
sont remboursés à 75% (90% pour les patients BIM/OMNIO).
L’accord d'intervention est donné pour 12 mois maximum, pour un nombre de
séances variable selon les pathologies. La durée totale du remboursement ne
peut excéder 24 mois. Il existe toutefois des exceptions :
• Personne atteinte de troubles chroniques de la parole ou de surdité : remboursement sans limite de temps.
• Personne atteinte d’aphasie : remboursement durant 4 ans maximum.
• Enfant porteur d’une fente labio-palatine : jusqu’à 2 ans : 30 séances - entre 3
et 19 ans : 8 accords annuels de 75 séances.
• Enfant dysphasique : remboursement jusqu’à l’âge de 17 ans (sauf s’il fréquente l’enseignement spécial).
• Troubles interceptifs dans le cadre d’un traitement orthodontique : 20 séances
maximum sur un an.
Les séances durent 30 minutes mais peuvent être de 60 minutes pour certaines
pathologies (aphasie, bégaiement, dyslexie...).
prentissage et du développement du
langage chez l’enfant. Si effectivement,
une bonne part du budget de l’assurance soins de santé obligatoire est
consacrée au remboursement de ces
prestations, notre métier trouve aussi
tout son sens, toute son utilité et sa gratification dans la rééducation de pathologies lourdes, en particulier chez
les adultes et les personnes âgées”,
confie Marlène Caty, logopède. Et de
souligner toute la richesse de cette
profession amenant à travailler en
collaboration avec le médecin traitant, la famille et l’entourage scolaire,
professionnel et social du patient.
Le bilan, déterminant
Pratiquer un bilan logopédique permet d’évaluer les troubles observés,
d’en déterminer autant que possible la
cause et de préciser le diagnostic. Réalisé sous forme de tests, le bilan sert de
base au médecin pour estimer si une
rééducation logopédique est nécessaire, et la prescrire. Si tel n’est pas le
cas, les patients seront rassurés. Ce
qui ne signifie pas pour autant que
d’autres traitements ou suivis ne seront pas conseillés. Toujours est-il
qu’il n’entre pas dans les missions du
logopède de réaliser de la remédiation
scolaire ni du suivi psychologique.
Des traitements rigoureux
Selon les troubles qu’il est amené à
traiter, le logopède choisit les actes et
techniques appropriés pour stimuler
la communication verbale et/ou non
verbale. Ainsi, par exemple, la thérapie de la parole propose des exercices de la bouche et d’articulation
qui augmentent la mobilité des articulations et l’intelligibilité. La thérapie du langage, quant à elle, consiste
en des exercices de compréhension
de la langue et de production du langage via des objets, des photos, des
livres... La thérapie de la voix vise à
apprendre les techniques correctes
de respiration et vocales. La thérapie
de la déglutition s’appuie sur des
exercices pour automatiser la bonne
manière d’avaler... Impossible ici de
décrire toutes les techniques utilisées.
Quoi qu’il en soit, le traitement logopédique exige de la rigueur et de la
régularité. Quand il s���agit d’un traitement pour un enfant, il est important
que les parents s’impliquent, suivent
leur enfant lors des exercices à pratiquer à la maison et entretiennent des
contacts réguliers avec le logopède. Il
est aussi recommandé, dans la mesure du possible, de poursuivre le
traitement pendant les congés scolaires. “La rééducation logopédique
est souvent un travail de longue haleine. Il faut donc mettre toutes les
chances de son côté pour que la prise
en charge soit la plus adéquate possible”, conclut Marlène Caty.
(1) Des logopèdes salariés sont occupés
dans certaines structures bénéficiant
d’un financement spécifique en logopédie : établissements d’enseignement spécial, centres de rééducation fonctionnelle, maisons de repos et de soins...
Le traitement logopédique exige
de la rigueur et de la régularité.
Bégaiement, retards de parole ou
de langage, surdité, troubles sévères du développement du langage : plus les prises en charge
sont précoces chez l’enfant, plus
elles sont efficaces. “Dès qu’il y a
un doute, il faut consulter un médecin, plaide Marlène Caty, logopède. Ca ne sert à rien de se dire : il
faut attendre, ça va s'arranger tout
seul. La prise en charge précoce réduit également les conséquences
négatives pour l’enfant (problèmes
d’image de soi, de socialisation, de
comportement, d’apprentissage...)
et pour son entourage (culpabilité,
anxiété, difficultés de communication...)”.
La logopédie mieux remboursée par la MC
epuis le 1 er janvier 2012,
lorsque l’assurance obligatoire n’intervient pas ou
plus dans un traitement logopédique, l’assurance complémentaire de la Mutualité chrétienne (MC) peut prendre le relais
pour les membres en ordre de cotisations.
Il arrive que le patient se voit refuser
le remboursement d’un traitement
logopédique par l’assurance soins de
santé obligatoire (AO). Le plus souvent, il s’agit d’un traitement pour
des troubles de l’apprentissage chez
un enfant, qui se prolonge au-delà de
la durée d’intervention prévue (deux
ans). D’autres motifs de refus sont,
par exemple, l’absence de test QI –
indispensable pour le diagnostic de
troubles de langage oral – en raison
du jeune âge de l’enfant, le fait que
les troubles du langage sont liés au
bilinguisme ou que des troubles de
la voix ne sont pas causés par une lésion sur les cordes vocales.
Dans les situations de refus, depuis
le 1er janvier 2012, l’assurance complémentaire (AC) de la MC rembourse 10 euros par bilan ou
séance logopédique, avec un maximum de 75 séances (avantage renouvelable une fois, soit 150 séances).
Par ailleurs, une intervention de 20
euros est accordée pour la réalisation, chez un psychologue, d’un
test de quotient intellectuel, nécessaire à la constitution d’un dossier pour les troubles de langage oral
ou la dysphasie.
Les interventions de l’AC sont soumises à l’accord de la mutualité sur
la base d’un bilan logopédique et
d’une prescription émise par un médecin spécialiste (la demande de
prolongation peut être prescrite
aussi par un généraliste).
Dans les faits, un dossier refusé dans
le cadre de l’assurance obligatoire
sera automatiquement examiné par
la MC pour intervention de l’assurance complémentaire.
Les remboursements sont effectués
sur base des attestations de soins ou
des formulaires de demande de remboursements dûment complétés et
signés par le logopède (ou le psychologue pour ce qui concerne le test
>> Plus d’informations auprès des conseillers mutualistes, du centre d’appel gratuit
(0800 10 9 8 7) ou sur www.mc.be
Gîte citadin, 5p, 3ch, tt. conf., f. ouvert, wif, tv…, 100
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au 13/07, du 3/08 au 10/08. 0472-26.54.48.
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tweeter, ajustable séparément, grande qualité, 2 x
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le vendredi 6/01 pour l’édition du 19/01 ;
le vendredi 20/01 pour l’édition du 2/02.
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bord de mer, tv, m.o., photos disp. 085-84.14.30.
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SO, Tarn & Garonne, 8km Moissac, ch.d'hôtes et
L’ASBL CIEP DU MOUVEMENT OUVRIER
CHRÉTIEN RECRUTE (H/F):
> un directeur adjoint financier
pour son secteur médico-social - CDI –
temps plein avec période d’essai d’un an.
pour la Wallonie picarde basée à Tournai –
CDI - mi-temps - conditions APE – entrée en
fonction au plus tard le 15 février;
LA MAISON D'ACCUEIL "LES
TOURNESOLS" RECHERCHE (H/F):
Fonction : concevoir et développer des projets d’Education permanente - animer des
groupes de travail transversaux ou thématiques - rédiger les prises de position politique
de l’asbl - représenter le CIEP du MOC dans la
région en exerçant divers mandats associatifs
à raison de 3h/sem., soit l'après-midi, le
soir après 19h ou pendant le w-e.
“Les Tournesols” hébergent principalement les familles des patients hospitalisés à l'Institut Bordet.
LA MUTUALITÉ CHRÉTIENNE HAINAUT
PICARDIE RECRUTE (H/F):
> un chef de service
pour le service social et pension – CDI temps plein.
Plus de détails www.mcjobs.be
avec CV détaillé et une photo pour le 20 janvier au
plus tard à Jean-Luc Vanneste, Directeur adjoint,
rue Saint-Brice 44 - 7500 Tournai ou
MCHPemploi@mc.be
L'ASBL “LA BABILLARDE”, SERVICE
AGRÉÉ ET SUBVENTIONNÉ PAR L'ONE
ENGAGE (H/F):
> des accueillantes ou coaccueillantes d'enfants à domicile
Profil : diplôme spécifique ou formation pré-sélective – disposer d'un lieu adapté à l'accueil –
habiter les entités d'Enghien-Ath-LessinesLens-Chièvres-Brugelette-Flobecq-Bernissart.
Renseignements: 068/28.42.70.
Envoyez votre candidature à l'asbl “La Babillarde –
A Do Mi Si’L”, Joëlle Berlanger, Assistante Sociale,
rue de Brantignies 20 – 7800 Ath.
Profil : diplôme universitaire (psychologie sociale, sociologie, politique, philosophie, histoire,
économie, journalisme …) ou supérieur non universitaire plus expérience probante - aisance
rédactionnelle et facilité d’expression orale maîtrise des outils bureautiques - sensibilité
aux problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels - connaissance des institutions - disponible parfois en soirée et le w-e - la
maîtrise du néerlandais et de l’anglais est un
atout – disposer d’un véhicule et habiter la région.
Renseignements: 069/88.07.62.
Envoyez votre candidature motivée avec CV pour
le 27 janvier à Daniel Hubermont, Secrétaire fédéral, av.des Etats-Unis 10 bte 9 - 7500 Tournai ou
daniel.hubermont@moc-ho.be
Les candidats retenus seront invités à une épreuve
écrite le vendredi 3 février à partir de 8h30 à
Sud France, env. Béziers, particulier, loue villa, 3ch.,
tt. confort, terr. clos. - www.saintgenies.be - 06121.54.57 (V46950)
Roquebrune, Cap-Martin, appart. 2ch., 60m mer,
pk., confort, février, 1er qz. mars, 1er qz. mai. 047825.86.19. (V46930)
Midi, 40 min. de la mer et des Cévennes, villa ind.,
3ch., tt. conf., pisc. pr., calme, ttes. saisons. 08744.61.56 - 0498-39.87.44. (V46929)
Bretagne, Plouguerneau, 80m mer, côtes sauvages, naturelles, coin déstressant, air anti-allergie.
0477-27.65.14. (V46939)
Blanca Moraira, 2 villas vue mer/mont., plage à
600m, pisc., tout confort, àpd: 400 EUR/sem., photos. 02-582.52.25. (V46915)
Roquebrune, Menton, studio 2p. + jardin, près mer,
2ème qz. mars, avril, 1er qz. mai. 0478-25.86.19.
(V46931)
Costa Brava, belle villa 4ch., 3 sdb., jard., plage access. à pied, piano, juill.: 2.000E/qz., h-s. : 800 EUR.
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http://leondoyen.skyblog.com (V46948)
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le français. 0497-82.96.00. (V46928)
Golfe de St-Tropez (Cavalaire), C. Azur, àv. 1 appart.
3ch., 2sdb. ds. villa tt. conf., grde. terr., 450.000E
ou la villa 850.000E. 082-61.45.75 ou 047486.67.72 ou 0033-682.10.62.88. (V46933)
Almunecar + Benidorm, appart. vue mer, 1ch., tv.,
sdb, l-l, liv., terr. sud, m-o., 399E/m. +chges, 0708/2012: 899E/m., 650E/qz., 1 chien adm., pisc.,
park. 02-657.40.86 - 0477-59.47.33.
(V46821)
Alpes du Sud, Val d'Allos., studio àl. 4p., prox. pistes
de ski, tt. conf., tv.-tnt, 300 EUR/sem., 350 EUR
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(V46906)
Sicile, villa 150m plage, 5ch., 2 sdb, 15p., et chalet
2ch., 6p., terr. ver. panoram. 04-227.42.10.
(V46907)
Alsace, Porte Nord, route des vins, 35km Strasbourg, gîte tt. conf., ouvert tte. année, àpd :
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multi-sport, pètanques, prox. mer, anim. enfts et divers le soir. 0475-55.28.41. (V46937)
Moraira (Esp), villa 7p., 300m mer, jard. trop., clim.,
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4-6p., 300m plage, neuf, l.v., séchoir, - 048642.65.86 - www.lasdunas.eu - info@opaledunas.net
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200m de la plage, p/sem., Pâques: 650 EUR, été: 750
EUR, hors sais.: 350 EUR. 0476-31.87.74. (V46955)
Escala, villa 3ch., confort, 600m centre, mer, jusque
Pâques et carnaval, 200 EUR, du 17 au 31/08, juin,
sept. 0472-26.54.48.
(V46934)
L'ASBL “MAISON MARIE IMMACULÉE”
(MR-MRS) RECHERCHE (H/F):
pour le Foyer Sainte-Elisabeth à Saint-Ghislain - temps plein (1we/4).
> un technologue de laboratoire
Profil : expérience dans une fonction similaire
est un atout - grande motivation, communicateur - travail en équipe.
de carnaval à Aussois
Du 18 au 25 février, la charmante station familiale d’Aussois, située dans
la vallée de la Maurienne, vous invite à glisser sur ses pistes enneigées.
Dans le charmant hôtel “Chalet l’Oërine”, vous vous sentirez tout de
suite chez vous.
Renseignements: 02/534.99.29 le lu-ma-je de
9h à 16h, me et ve de 9h à 12h30.
LE CENTRE SOCIAL DU BÉGUINAGE
ASBL RECHERCHE (H/F):
> des volontaires
pour les cours de français langue étrangère 3 ou 6h/sem.
Profil : intérêt pour les pédagogies interactives et le travail en groupe. Une période de
préparation et un suivi pédagogique sont
Renseignements: 02/219.12.51 mchevbre1@hotmail.com
ESSOR CONSEILS ASBL RECHERCHE
pour les fonctions de: conseillers auprès
des entreprises (PME) - coaching personnalisé - enquêteurs dans les écoles
fondamentales régionales - pour l'accessibilité des enfants handicapés.
Envoyez une lettre de motivation avec CV avant le
31 janvier à CHU Mont-Godinne, Thierry Godet, Directeur des R. H., av Dr. G. Thérasse 1 - 5530 Yvoir
ou recrutement-montgodinne@uclouvain.be
> des collaborateurs bénévoles
LE CHU MONT-GODINNE RECRUTE
pour le service de microbiologie - CDD d’un
an (6mois période d’essai) avec possibilité
CDI - temps plein –entrée au 1er février.
Argeles, proche méditérranée joli cadre, montagnes, très calme, villa, tout confort, àpd: 400
EUR/sem., photos. 02-582.52.25. (V46916)
St-Cyprien-plage (Roussillon), àl. villas, 4/8p., pisc.,
tennis, mer, commerces à 250m., site. 02-305.71.43
- 0478-45.51.91. (V46898)
// Intersoc-family //
LA MUTUALITÉ CHRÉTIENNE SAINTMICHEL RECRUTE (H/F):
CV à Christian Kunsch, Directeur, Mutualité SaintMichel, via www.mcjobs.be ou
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Renseignements: 0495/26.22.79, Jean Painblanc, Président ou www.essorconseils-asbl.be
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chalet vous emmène aux remonte-pentes de la station où tout le monde
pourra s’en donner à cœur joie. Tout l’équipement de ski, disponible chez
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Les leçons de ski, le matériel et les remontées mécaniques ne sont pas compris et
font l’objet d’un supplément. Plus d’infos sur www.intersoc.be
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(jusqu’à 13h le samedi) - www.intersoc.be
// Politique et populisme
Réaliser un bout de rêve
Le mardi 17 janvier à 20h, la librairie Siloë organise
une rencontre-débat sur le thème “Politique et populisme” avec Eric de Beukelaer et Olivier le Bussy.
Lieu : 40, rue des Prémontrés – 4000 Liège.
Rens. > 04/223.20.55 •
Le passage de l’an neuf est l’occasion de marquer un temps d’arrêt, de porter notre regard
en arrière, de scruter l’horizon. L’année 2011 fut une année mouvementée. Et c’est avec
une certaine inquiétude que nous abordons 2012. Pourtant, si certaines valeurs continuent de nous guider, nous pourrons réaliser un bout de rêve en 2012.
De 2011, retenons cinq bonnes nouvelles.
• Après plus de 500 jours en affaires courantes, un gouvernement a pu être formé et
s’est mis d’accord sur un programme politique. La ministre des Affaires sociales est
nommée. On peut enfin réinvestir dans une
vraie politique de santé et se préparer à affronter les défis posés par le vieillissement,
par la croissance du nombre de malades
chroniques, par la digitalisation des informations médicales, par l’insuffisance des
ressources humaines côté soignants, par
l’augmentation des suppléments dans les
factures de soins…
• Malgré un budget serré, un accord médico-mutualiste minimal a été conclu pour
2012. Les médecins ont fait preuve de modération et le gouvernement a laissé la place à
la concertation entre médecins et mutualités. Grâce à cet accord raisonnable, la sécurité tarifaire sera assurée en 2012. Pour autant que les médecins adhèrent à la convention médico-mut. Ce fut largement le cas en
2011, puisqu’on comptait 82% de généralistes conventionnés. En 2012, on pourrait
même espérer voir augmenter ce pourcentage, dans la mesure où les médecins
conventionnés recevront un forfait d’accréditation plus élevé.
• Le tiers-payant social est entré en application au 1er novembre. De ce fait, tous les bénéficiaires d’intervention majorée (BIM) peuvent demander l’application de ce tierspayant lorsqu’ils consultent un médecin généraliste. Ils ne paient plus alors qu’1 euro ou
1,50 euro (en fonction qu’ils aient ou pas un
dossier médical global - DMG). L’accès aux
soins de première ligne s’en trouve amélioré.
On évite que des soins de base soient postposés pour des raisons financières. C’est une
vraie avancée sociale.
• Le recours des assureurs privés devant la
Cour constitutionnelle contre le champ d’action des mutualités – trop étendu à leur avis
– a été rejeté. Le statut des mutualités en
sort renforcé. La Cour indique qu’il n’y a pas
de concurrence déloyale. C’est un arrêt historique. L’intérêt général, la santé publique, le
bien-être des personnes, la solidarité ont
primé sur les intérêts commerciaux.
• Le nouveau gouvernement a décidé de s’attaquer aux suppléments d’honoraires à
l’hôpital, en chambre commune et à deux
lits. L’interdiction légale de ces suppléments
est reprise dans le programme gouvernemental. La Mutualité chrétienne la réclame
depuis des années. Nous espérons que cette
mesure sera rapidement mise en application.
Pour 2012, retenons aussi cinq défis et enjeux déterminants pour la politique de
• Le budget 2012 des soins de santé nécessitera de réaliser d’importantes économies. La
croissance autorisée pour 2013 et 2014 (respectivement 2 % et 3%) représente aussi un
vrai défi de rigueur, au vu du niveau de croissance des dépenses de ces dernières années.
Réussir ce défi budgétaire impose des mesures structurelles et pas seulement linéaires. Il s’agira de questionner l’offre hospitalière, les volumes de prescriptions des
médicaments, les modalités de fixation des
prix du matériel médical…
// Maternelles
• Le transfert de compétences vers les Régions et Communautés dans le domaine de
la santé représente plus de 4 milliards d’euros. Ce transfert sera un exercice délicat. Il
faudra assurer la cohérence avec l’assurance
soins de santé obligatoire nationale. Il faudra
assurer une gouvernance qui préserve notre
modèle de concertation avec les partenaires
sociaux et les prestataires de soins, une gouvernance qui limite les risques de complexité
administrative par la dispersion des budgets
et des compétences entre cinq niveaux de
pouvoir. Enfin, les compétences transférées
devront s’intégrer dans une ambitieuse politique de santé pour personnes âgées.
Le mardi 17 janvier de 14h à 16h, aura lieu une conférence intitulée “Des soins de santé mentale en réseau : une plus-value pour les patients”. Entrée gratuite.
Lieu : 7c, bd des Gérardchamps – 4800 Verviers.
Rens. > 0496/30.15.61.
// Etre et avoir
Les mardis 17 janvier, 20 mars et 22 mai, la FoCEF
organise une formation de jeu de rôle de 3 figures,
pratiqué par les enseignants en maternelle et permet aux enfants de prendre du recul par rapport à
leur image, réduit les violences scolaires…
Lieu : 44, bd Léopold II – 1080 Bxl.
Rens. > 02/413.25.69 • focef.bxlbra@cgec.be
Le mardi 17 janvier de 20h à 22h, aura lieu une rencontre sur le thème “Etre et avoir : Comment combiner ces deux dimensions de notre vie?”
Lieu : 1, Quai de la Haine – 7140 Morlanwelz.
Rens. > 064/44.31.19 •
www.cafetheo.canalblog.com
// Produits ménagers naturels
// Accord du gouvernement
Le mardi 17 janvier de 12h à 14h30, la Croix-Rouge
organise une conférence-débat sur les trucs et astuces pour fabriquer des produits ménagers naturels et bons pour l’environnement. Prix : 10 EUR.
Lieu : 2, chée de Mariemont – 7140 Mariemont.
Rens. > 0495/14.69.61 •
Le mardi 17 janvier de 19h30 à 22h, le MOC organise
une soirée d’information sur le thème “Comment
serons-nous touchés par l’accord du gouvernement
si nous ne réagissons pas?” Entrée libre.
Lieu : 19, rue Plétinckx – 1000 Bruxelles.
Rens. > 02/557.88.35.
• Le mode de financement des hôpitaux
est aujourd’hui inadapté. Il pousse à la suractivité et à la surconsommation, il n’intègre pas assez d’éléments qualitatifs, il ne favorise pas la collaboration entre les médecins et les gestionnaires, il n’encourage pas
la coordination avec la première ligne. Une
réforme profonde est indispensable.
// Etre parent
Le mardi 24 janvier à 12h15 à 14h ou à 20h15 à 22h,
le centre de planning et de consultations d’Uccle
organise une conférence “Vite dépêche-toi de grandir”. Prix : 6,50 EUR.
Lieu : 24, rue de Stalle – 1180 Bxl.
Rens. > 02/376.10.00.
• L’accessibilité à un médecin généraliste
devient problématique tant dans certaines
zones rurales que dans certains quartiers urbains. Grâce à différents moyens tels que le
soutien administratif, les aides à l’installation, le financement des postes de garde, la
subsidiation du réseau informatisé sécurisé,
on peut mieux structurer la première ligne.
// Femme et handicap
Jusqu’au 25 janvier, l’asbl Amazone et le collectif
Oser organisent une exposition en noir et blanc sur
“Femme et handicap”.
Lieu : 10, rue du Méridien – 1210 Bxl.
Rens. > 02/229.38.23 • www.amazone.be
• Un vaste réseau d’échanges électroniques des informations administratives
et médicales entre les prestataires et les mutualités se met progressivement en place, depuis plusieurs années. En 2012, ce réseau deviendra opérationnel avec les pharmaciens
et les médecins. C’est un défi organisationnel
de taille. Il peut induire d’importantes simplifications administratives, améliorer la circulation d’informations médicales essentielles et favoriser l’accès aux soins de santé
des moins nantis.
Le mercredi 25 janvier à 20h, La Chaloupe, service
d’aide aux jeunes et aux familles organise, dans le
cadre de la semaine “soft qui peut”, une conférence sur “La place de l’alcool dans notre vie : Parents-ados, quel dialogue?” Prix : 2 EUR.
Lieu : 36, av.des prisonniers de guerre – 1490 CourtSt-Etienne.
Rens. > 010/41.70.53 • www.lachaloupe.be
// Canaliser la violence
Le vendredi 27 janvier, l’Université de paix organise
une formation aux dispositifs pour canaliser la violence.
Lieu : 4, bd du Nord – 5000 Namur
Rens. > 081/55.41.40 • www.universitedepaix.be
Nous aurons toujours à faire face à de nouveaux défis et enjeux, en particulier dans le
domaine des soins de santé. Les moyens sont
souvent insuffisants par rapport aux besoins. Des choix seront toujours à faire. Mais
l’important réside surtout dans l’esprit avec
lequel ils sont abordés.
Tous les mardis de 9h30 à 11h30, l’asbl philo.be organise des conférences pour rapprocher le grand
public de la philosophie. Prix : 40 EUR/la conférence.
Lieu : Théâtre Vaudeville – 1000 Bxl.
Rens. > 0471/60.09.94 •
En santé et en soins de santé, il ne doit pas y
avoir de gagnants et de perdants. Il ne doit
pas y avoir de compétition entre les malades
et ceux qui sont en bonne santé, entre les enfants et les personnes âgées. Il doit y avoir un
même désir de vie de qualité, malgré les
contraintes et les limitations selon les aléas
de la vie. Nous savons que c’est par la solidarité, l’engagement, la cohésion sociale que
nous avons le plus de chance d’atteindre une
qualité de vie optimale.
Jusqu’au samedi 28 janvier, le Rideau de Bruxelles
présente le spectacle “Autrefois, il faisait jour
jusqu’à minuit”. Cette pièce de théâtre très poétique raconte, en douceur, la mort et la maladie
Rens. > 02/737.16.01 • www.rideaudebruxelles.be
// Psoriasis
Le mardi 24 janvier à 20h15, l’asbl Psoriasis-contact
organise une soirée d’information sur le thème
“Psoriasis. Le bon usage des traitements”.
Lieu : 34-40, av. des Héros – 1160 Bxl.
Rens. > 02/372.37.67.
// Autorité
Le jeudi 26 janvier de 8h30 à 13h, le CPCP organise
une conférence-débat intitulée “L'autorité, une alliance école famille?” Prix : 2 EUR.
Lieu : 23, rue du Damier – 1000 Bxl.
Rens. > 02/238.01.23 • www.cpcp.be
// Concertation sociale
Le jeudi 26 janvier de 8h45 à 16h45, la CNE et la CSC
organisent un colloque sur le thème “Pouvoirs et
contre-pouvoirs dans les universités. Quel rôle pour
la concertation sociale?”
Lieu : 1, place Montesquieu – 1348 LLN.
Rens. > 010/47.26.02 • http://www.desy.ucl.ac.be
La FOPES organise un master universitaire en politique économique et sociale pour adulte, accessible
grâce à la valorisation des acquis de l’expérience
ou à certains diplômés de Hautes Ecoles. La formation dure 3 ans : une année préparatoire et 2 années de master. Les cours se donneront le samedi
et un soir ou un jour de semaine. Séances d’information : à 18h30, le 26 janvier à Louvain-La-Neuve,
le jeudi 9 février à Libramont et le mardi 28 février
Rens. > 010/47.39.07 •
// Soins palliatifs
Du 6 février au 21 mai, l'école de Promotion sociale
Saint-Henri donne une formation en soins palliatifs.
Lieu : 21, rue du Commerce – 7780 Comines.
Rens. > 0476/97.14.91.
Nous formulons le vœu que l’esprit de solidarité et de cohésion sociale prime pour
aborder les enjeux et les défis de 2012.
C’est le meilleur gage pour la santé de
La Ligue Alzheimer organise en Wallonie et à
Bruxelles, des cycles d’(in)formation de 6 modules
qui s’adressent aux familles désireuses de savoir
tout sur la maladie et de faciliter l’accompagnement
de la personne atteinte de démence et son maintien
à domicile. Chaque séance de +/-2h, aura lieu en
soirée environ une fois par mois. Il est impératif de
participer à l’ensemble des sessions. Les dates seront fixées en fonction du nombre de participants.
Rens. > 04/229.58.10.
Enfin, quand tout est prêt pour le départ,
avec comme bagage la force de la solidarité et la joie du partage, découvrir une
nouvelle année, c’est être sûr qu’un bout
de rêve va se réaliser. Meilleurs vœux de
// Santé mentale
// Inégalités
Les 26 et 27 janvier, le MOC/CIEP et l’ACW proposent deux journées d’étude intitulées “L’approche
par les capabilités, une réponse concrète aux inégalités?”
Lieu : 31, rue de Trèves – 1040 Bxl.
Rens. > 02/246.38.01 • www.moc.be
// Concert solidaire
Le samedi 28 janvier à 20h, le groupe de chant Voix
de voyageurs donne un concert pour soutenir le
planning familial de la Senne. Au programme :
chants d’Haïti, Rwanda, Bulgarie… Prix : 12 EUR.
Lieu : 111, rue Vanderschrick – 1060 Bxl.
Rens. > 02/241.63.37 •
www.blanchesetnoires.be
Journal de la Mutualité chréteinne