Source: https://www.acat.ch/fr/medias/communique_30_aout_2019/
Timestamp: 2020-08-11 09:13:53+00:00
Document Index: 2419734

Matched Legal Cases: ['art. 9', 'art. 2', 'art. 9', 'art. 37', 'art. 24', 'art. 28']

Les enfants de la peine de mort : Campagne pour la Journée mondiale contre la peine de mort est lancée
Une condamnation à mort a toujours des répercussions sur les proches du/de la condamné(e) – en première instance sur ses enfants. Les violations de leurs droits sont monnaie courante. La campagne de l’ACAT-Suisse pour la 17e Journée mondiale contre la peine de mort (le 10 octobre 2019), intitulée «Les enfants de la peine de mort», montre les conséquences dévastatrices qu’une condamnation à mort d’un parent peut avoir sur la vie d’un enfant.
« La loi nous interdit de l’enterrer. On ne nous a pas non plus informés de l’endroit où il est enterré. » (Aliaksandra Yakavitskaya, Bélarus)
« Pour le restant de ma vie, l’ombre de l’exécution de mes parents allait planer au-dessus de moi. […]J’ai été élevé avec la conviction que des innocents peuvent être capturés et exécutés. » (Syed Homan Mousavi, Iran)
Il y a 30 ans, le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant est entrée en vigueur. En ce qui concerne les enfants de condamnés à mort, la réalité est particulièrement éloignée des directives de cette convention. Les conséquences de ces violations de leurs droits sont tragiques ; les traumatismes psychiques et émotionnels, inévitables. Les violations suivantes sont particulièrement bouleversantes :
La violation du droit d’entretenir des contacts avec ses parents (art. 9-3 de la Convention relative aux droits de l’enfant)
La violation du principe de non-discrimination (art. 2)
La violation du droit à l‘information (art. 9 und 13)
La violation de l’interdiction de la torture (art. 37)
La violation du droit à la santé (art. 24)
La violation du droit à l‘éducation (art. 28)
ACAT-Suisse et la Coalition mondiale contre la peine de mort soulignent que la peine de mort n’est jamais autre chose qu’un châtiment inhumain, pour les condamnés comme pour leurs proches. Elle n’apporte pas la justice, mais des représailles. Elle entraîne de nouvelles injustices et des violations du droit. L’abolition complète de la peine de mort dans le monde entier est donc impérative.
Aussi en Suisse, certaines voix s’élèvent pour réintroduire la peine de mort dans notre pays. Il est important qu’un débat de fond puisse être mené sur cette thématique qui déchaîne les passions. Pour l’ACAT-Suisse, il est également important de sensibiliser la population en Suisse sur l’existence de la peine de mort dans certains pays à destination touristique souvent visités.
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