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Timestamp: 2016-10-27 22:59:24+00:00
Document Index: 197954160

Matched Legal Cases: ['art. 334', 'art. 9', 'art. 172', 'art. 72', 'ATF ', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 45', 'art. 76', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 163', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 163', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 285', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 107', 'ATF ', 'art. 179', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68']

Dame A.________, repr�sent�e par Me Alain Berger, avocat,
A.________, repr�sent� par Me David Bitton, avocat,
recours contre l'arr�t de la Cour de justice du canton de Gen�ve, Chambre civile, du 24 juin 2011.
A.a Dame A.________, n�e en 1969, de nationalit� portugaise, et A.________, ressortissant nord-am�ricain, n� en 1963, se sont mari�s le 15 mars 1993 aux Etats-Unis. Tous deux sont titulaires d'une autorisation d'�tablissement en Suisse o� ils vivent et travaillent depuis 2000.
Quatre enfants sont issus de cette union: B.________, n� en 1995, C.________, n� en 1998, D.________, n� en 2001 et E.________, n� en 2009.
Les �poux A.________ ont mis un terme � leur union d'un commun accord le 1er janvier 2010, date � laquelle A.________ a quitt� la villa familiale.
B.a Par requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale d�pos�e le 30 mars 2010 aupr�s du Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve, dame A.________ a notamment sollicit� la condamnation de son �poux � verser une contribution mensuelle � l'entretien de sa famille de 11'200 fr., allocations familiales ou d'�tudes en sus, � compter du 1er janvier 2010 et sous d�duction d'un montant de 4'558 fr.
Le 9 f�vrier 2011, le Tribunal de premi�re instance a, entre autres, condamn� A.________ � verser mensuellement en mains de dame A.________, allocations familiales non comprises, la somme de 5'700 fr. � titre de contribution � l'entretien de sa famille. La contribution �tait due � compter du 1er avril 2010, sous imputation de toutes avances d'entretien effectu�es par A.________ depuis cette date, notamment d'une somme de 17'300 fr.
B.b Statuant le 24 juin 2011 sur appel des deux parties, la Cour de justice du canton de Gen�ve a port� la contribution d'entretien � 5'720 fr. par mois, allocations familiales non comprises, avec effet au 1er janvier 2010 et sous d�duction d'une somme de 46'011 fr. L'arr�t a �t� notifi� aux parties le 27 juin 2011.
B.c Estimant qu'une erreur de calcul s'�tait gliss�e dans les consid�rants de l'arr�t du 24 juin 2011, dame A.________ a d�pos� une requ�te de rectification au sens de l'art. 334 CPC par-devant la Cour de justice en date du 21 juillet 2011.
Par arr�t du 4 novembre 2011, la Cour de justice a d�clar� dite requ�te irrecevable.
Parall�lement � sa requ�te de rectification, dame A.________ a exerc� un recours en mati�re civile devant le Tribunal f�d�ral le 28 juillet 2011. Elle conclut principalement � l'annulation de l'arr�t entrepris en ce qui concerne la contribution d'entretien et � ce que celle-ci soit port�e � 9'000 fr. par mois d�s le 1er janvier 2010, allocations familiales ou d'�tudes non comprises et sous la seule d�duction d'un montant de 28'608 fr.; subsidiairement, elle conclut au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision. A l'appui de ses conclusions, la recourante invoque la violation des art. 9 et 29 al. 2 Cst.
Par ordonnance du 3 ao�t 2011, la Pr�sidente de la IIe Cour de droit civil a ordonn� la suspension de l'instruction de la cause jusqu'� droit connu sur la requ�te de rectification pendante devant la Cour de justice.
En date du 9 novembre 2011, dame A.________ a sollicit� la reprise de l'instruction par le Tribunal de c�ans.
Invit�s � se d�terminer sur le recours par ordonnance du 29 f�vrier 2012, l'intim� a conclu au rejet du recours et � la confirmation de la d�cision cantonale et la Cour de justice a renonc� � prendre position.
Le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC) est une d�cision en mati�re civile au sens de l'art. 72 al. 1 LTF (ATF 133 III 393 consid. 2). Il s'agit d'une d�cision finale selon l'art. 90 LTF, d�s lors qu'elle met fin � l'instance sous l'angle proc�dural (ATF 133 III 393 consid. 4). Le recours a en outre pour objet une d�cision rendue par une autorit� cantonale de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une affaire de nature exclusivement p�cuniaire, dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF), et il a �t� interjet� dans le d�lai l�gal (art. 45 al. 1 et 100 al. 1 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions devant l'instance pr�c�dente (art. 76 al. 1 LTF), de sorte qu'il est recevable au regard de ces dispositions.
2.1 D�s lors que les mesures protectrices de l'union conjugale sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine un tel grief que s'il a �t� d�ment invoqu� et motiv� (art. 106 al. 2 LTF), � savoir expos� de mani�re claire et d�taill�e (ATF 134 I 83 consid. 3.2 et les arr�ts cit�s). Lorsque le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours dispose d'une libre cognition; il ne saurait se contenter d'opposer son opinion � celle de la juridiction pr�c�dente, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision se fonde sur une application du droit manifestement insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 et les arr�ts cit�s). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2).
2.2 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�ment des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre, conform�ment au principe d'all�gation pr�cit�, la violation de droits constitutionnels par l'autorit� pr�c�dente (ATF 133 III 393 consid. 7.1 et 585 consid. 4.1).
Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohib�s, � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF; ATF 135 I 221 consid. 5.2.4 p. 229; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 344).
3.1 D'apr�s l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge fixe la contribution p�cuniaire � verser par l'une des parties � l'autre. Tant que dure le mariage, les conjoints doivent donc contribuer, chacun selon ses facult�s (art. 163 al. 2 CC), aux frais suppl�mentaires engendr�s par l'existence parall�le de deux m�nages. Si la situation financi�re des �poux le permet encore, le standard de vie ant�rieur, choisi d'un commun accord, doit �tre maintenu pour les deux parties. Quand il n'est pas possible de conserver ce niveau de vie, les �poux ont droit � un train de vie semblable (ATF 119 II 314 consid. 4b/aa; arr�ts 5A_710/2009 du 22 f�vrier 2010 consid. 4.1 non publi� � l'ATF 136 III 257; 5A_236/2011 du 18 octobre 2011 consid. 4.2.3). Le montant de la contribution d'entretien se d�termine en fonction des facult�s �conomiques et des besoins respectifs des �poux. Le l�gislateur n'a pas arr�t� de mode de calcul � cette fin. L'une des m�thodes pr�conis�es par la doctrine et consid�r�e comme conforme au droit f�d�ral en cas de situations financi�res modestes ou moyennes et tant que dure le mariage (art. 176 al. 1 ch. 1 et art. 163 al. 1 CC), est celle dite du minimum vital, avec r�partition de l'exc�dent. En cas de situation financi�re favorable, la comparaison des revenus et des minima vitaux est inopportune; il convient plut�t de se fonder sur les d�penses indispensables au maintien des conditions de vie ant�rieures (ATF 115 II 424 consid. 3; arr�ts 5A_515/2008 du 1er d�cembre 2008 consid. 2.1 publi� in: FamPra.ch 2009 p. 429; 5A_732/2007 du 4 avril 2008 consid. 2.2; 5P.138/2001 du 10 juillet 2001 consid. 2a/bb publi� in: FamPra.ch 2002 p. 331). Le train de vie men� jusqu'� la cessation de la vie commune constitue la limite sup�rieure du droit � l'entretien (ATF 121 I 97 consid. 3b; 118 II 376 consid. 20b).
3.2 L'art. 176 al. 3 CC pr�voit en outre que, lorsqu'il y a des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires, d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation. En vertu de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re. En cas de situation financi�re particuli�rement bonne, il n'est pas n�cessaire de prendre en consid�ration toute la force contributive des parents pour calculer la contribution � l'entretien de l'enfant. Il ne faut pas prendre comme point de d�part le niveau de vie le plus �lev� qu'il est possible d'avoir avec un certain revenu, mais celui qui est r�ellement men� (ATF 116 II 110 consid. 3b; 120 II 285 consid. 3b/bb; arr�t 5C.66/2004 du 7 septembre 2004 consid. 1.1)
S'agissant de la situation personnelle des parties, la Cour de justice a constat� que dame A.________ travaillait � plein temps en qualit� d'employ�e de banque et qu'elle avait per�u � ce titre un salaire mensuel net de 15'332 fr. en 2009 et de 14'557 fr. en 2010 (bonus, allocations maternit� et frais de repr�sentation inclus).
Les charges mensuelles de dame A.________, incluant celles de ses quatre fils dont elle a la garde, ont �t� arr�t�es � 14'913 fr. (3'020 fr. [dettes hypoth�caires de la villa] + 330 fr. [frais de chauffage] + 400 fr. [entretien courant de la villa] + 583 fr. [primes d'assurance-maladie de base et compl�mentaire de dame A.________] + 204 fr. [primes d'assurance-maladie de base et compl�mentaire de B.________] + 178 fr. [primes d'assurance-maladie de base et compl�mentaires de C.________] + 178 fr. [prime d'assurance-maladie de base et compl�mentaire de D.________] + 161 fr. [primes d'assurance-maladie de base et compl�mentaire de E.________] + 350 fr. [frais d'assurance et d'essence du v�hicule] + 210 fr. [frais de repas hors domicile de dame A.________] + 2'500 fr. [frais de garde des enfants] + 135 fr. [frais de transports publics des trois a�n�s] + 125 fr. [frais de cuisine scolaires] + 2'939 fr. [imp�ts courants] + 50 fr. [frais d'entretien du chien] + 1'350 fr. [minimum vital de dame A.________] + 1'800 fr. [minima vitaux de 600 fr. chacun pour les trois a�n�s] + 400 fr. [minimum vital du cadet]).
Concernant A.________, l'autorit� cantonale a relev� qu'il �tait employ� � temps plein par une multinationale et avait r�alis� � ce titre un revenu mensuel net de 18'616 fr. en 2009 et de 19'730 fr. en 2010 (bonus, dividendes et frais de repr�sentation compris).
Ses charges mensuelles ont �t� arr�t�es � 8'545 fr. (3'000 fr. [loyer de la villa qu'il loue en France] + 580 fr. [primes d'assurance maladie de base et compl�mentaire] + 3'765 fr. [imp�ts courants] + 1'200 fr. [minimum vital]).
Appliquant la m�thode du minimum vital �largi avec r�partition de l'exc�dent, les juges cantonaux ont fix� la contribution mensuelle due par l'�poux pour l'entretien de sa famille � 5'720 fr., avec effet au 1er janvier 2010. La Cour de justice a, � ce titre, estim� qu'il se justifiait de r�partir l'exc�dent par t�te � raison de 5/6 pour l'�pouse, qui assumait la garde de leurs quatre enfants, et de 1/6 pour le mari.
5.1 La recourante reproche � l'autorit� cantonale d'avoir vers� dans l'arbitraire dans la mesure o� elle a retenu que le revenu cumul� des �poux s'�levait � 29'889 fr., en lieu et place de 34'280 fr., ce en contradiction flagrante avec les pi�ces produites et avec ses propres constatations de fait. Elle soutient par cons�quent que la d�cision de la juridiction cantonale serait arbitraire tant dans la motivation relative � la d�termination du montant de la pension alimentaire (calcul proprement dit), que dans le r�sultat auquel elle aboutit (contribution � l'entretien de la famille de seulement 5'720 fr.).
L'intim� admet pour sa part qu'une erreur a pu se glisser dans le calcul de la contribution d'entretien, mais conteste que celle-ci soit constitutive d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire dans son r�sultat.
5.2 Selon la jurisprudence, une d�cision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire pr�f�rable; pour que cette d�cision soit annul�e, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat, ce qu'il appartient � la partie recourante de d�montrer (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.; arr�t 4A_329/2010 du 17 ao�t 2010 consid. 3.1 ).
5.3 L'autorit� cantonale s'est fond�e, pour le calcul de la contribution � l'entretien de sa famille due par l'intim�, sur la m�thode de calcul du minimum vital �largi avec r�partition de l'exc�dent. Or, il ressort clairement de l'arr�t attaqu� que la Cour de justice a commis une erreur lors de l'�tablissement des revenus cumul�s des �poux, puisque en lieu et place d'un montant de 34'287 fr., correspondant au revenu mensuel net moyen des deux conjoints pour l'ann�e 2010, � savoir 14'557 fr. pour l'�pouse et 19'730 fr. pour le mari, l'autorit� cantonale a, vraisemblablement par inadvertance, retenu un montant de 29'889 fr. correspondant � l'addition des revenus mensuels nets moyens de l'ann�e 2009 (15'332 fr.) et 2010 (14'557 fr.) de la recourante. L'autorit� cantonale a d'ailleurs express�ment reconnu avoir commis une erreur de calcul dans le cadre de sa d�cision sur rectification rendue en date du 4 novembre 2011.
En l'esp�ce, le calcul erron� des revenus des parties a eu une incidence importante sur le montant de la contribution d'entretien due par l'intim�; le r�sultat obtenu constitue donc une violation de l'art. 9 Cst. et le grief doit par cons�quent �tre admis.
5.4 On peut se demander si, dans les circonstances de l'esp�ce, il n'e�t pas �t� plus ad�quat de raisonner � partir du train de vie ant�rieur des �poux plut�t que de se fonder sur leur minimum vital. Il n'y a toutefois pas lieu de discuter cette question plus avant, car la m�thode suivie par l'autorit� cantonale n'est pas critiqu�e. Dans la mesure toutefois o� l'intim� conteste en revanche la cl� de r�partition du disponible choisie par l'autorit� cantonale, � savoir 5/6 pour l'�pouse et les enfants et 1/6 pour lui-m�me, il convient d'examiner cette question.
L'autorit� de premi�re instance avait choisi, tout en appliquant �galement la m�thode du minimum vital �largi avec r�partition de l'exc�dent, de r�partir le disponible � raison de � pour l'�pouse et les enfants et � pour le mari, ceci pour tenir compte du large droit de visite dont disposait ce dernier sur ses enfants et qu'elle estimait � environ 40 % alors qu'il s'�l�ve en r�alit� davantage � 35 %. La Cour de justice, tout en reprenant presque mot pour mot la motivation de l'instance pr�c�dente (droit de visite de 35 %), a �tonnamment et sans la moindre justification modifi� cette cl� de r�partition. Or, si l'on applique la cl� de r�partition choisie par l'instance pr�c�dente tout en corrigeant l'erreur de calcul commise, on constate que la contribution d'entretien due par l'intim� s'�l�verait � 9'380 fr. r�duits � 9'000 fr. pour tenir compte des conclusions de la recourante auxquelles le Tribunal f�d�ral est li� (art. 107 al. 1 LTF; ATF 130 III 136 consid. 1.4 p. 140). En effet, le total des revenus des �poux pour l'ann�e 2010 s'�l�ve en d�finitive � 34'287 fr. (19'730 fr. + 14'557 fr.); les charges cumul�es atteignent quant � elles 23'458 fr. (8'545 fr. [charges mensuelles de l'intim�] + 14'913 fr. [charges mensuelles de la recourante et des quatre enfants]), ce qui laisse appara�tre un solde de 10'829 fr. En tenant compte de la r�partition du solde retenue par l'autorit� cantonale � raison de 5/6 en faveur de la recourante, � savoir 9'024 fr. (5/6 de 10'829 fr. arrondis) et en y additionnant les charges de la cr�direnti�re, on constate que cette derni�re disposerait finalement d'un montant de 23'937 fr. (14'913 fr. + 9'024 fr.), ce qui, sous d�duction de son propre revenu mensuel de 14'557 fr., donne une contribution d'entretien de 9'380 fr. (23'937 fr - 14'557 fr.).
Etant pr�cis� qu'il ne peut �tre tenu compte de la diminution de revenu ou de l'augmentation de loyer all�gu�s par l'intim�, s'agissant de nova non admissibles devant la pr�sente instance (cf. supra consid. 2.2) mais qui pourraient toutefois �tre invoqu�s dans le cadre d'une requ�te en modification des mesures protectrices de l'union conjugale (art. 179 CC), on constate qu'en appliquant cette cl� de r�partition l'intim� b�n�ficierait en d�finitive d'un disponible de 2'185 fr. par mois (19'730 [revenu mensuel net de l'intim�] - 8'545 [charges de l'intim�] - 9'000 [pension alimentaire]), alors que la recourante et les enfants disposeraient pour leur part de 8'644 fr. par mois une fois toutes leurs charges couvertes (9'000 [pension alimentaire] + 14'557 [revenu mensuel net de la recourante] - 14'913 [charges de la recourante]). Un tel r�sultat est manifestement in�quitable compte tenu notamment du large droit de visite d'environ 35 % exerc� par le p�re. Il se justifie d�s lors de renvoyer la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision.
Dans un deuxi�me grief, la recourante reproche � l'autorit� cantonale, d'avoir proc�d� � tort � la d�duction d'un montant de 15'000 fr. qui lui aurait d'ores et d�j� �t� vers� par son �poux.
6.1 La recourante soutient que la Cour de justice aurait une seconde fois vers� dans l'arbitraire en consid�rant un montant de 15'000 fr. pay� par l'intim� comme constitutif de contributions d'entretien et en d�duisant par cons�quent ce montant des pensions alimentaires dues par celui-ci � la recourante et � ses enfants. Ce montant aurait en r�alit� �t� arr�t� entre les parties dans le cadre d'une convention de m�diation conclue entre elles en date du 2 f�vrier 2010 � titre de remboursement partiel de montants pr�lev�s par l'intim� pour ses besoins personnels sur leur compte commun, alors que lui-m�me ne l'approvisionnait plus. En admettant implicitement que ce montant de 15'000 fr. constituait des contributions d'entretien d'ores et d�j� vers�es par l'intim� � la recourante, la juridiction cantonale aurait au surplus viol� son droit d'�tre entendue puisqu'elle avait d�j� all�gu� et prouv� les faits susmentionn�s, pi�ces � l'appui, en premi�re et seconde instances, sans toutefois que la Cour de justice n'en tienne compte, et ce sans qu'elle n'expose ses motivations.
L'intim� estime, quant � lui, que le droit d'�tre entendu de la recourante n'aurait nullement �t� viol� puisqu'en d�duisant cette somme de 15'000 fr., la Cour de justice n'aurait fait que suivre le juge de premi�re instance qui avait, selon lui, retenu son argumentation selon laquelle ce montant aurait �t� vers� � la recourante afin qu'elle paie diff�rentes factures de la famille, conform�ment � ce qui avait �t� convenu dans l'accord de m�diation du 2 f�vrier 2010.
6.2 La jurisprudence a d�duit du droit d'�tre entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. l'obligation pour l'autorit� de motiver sa d�cision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester en connaissance de cause et que l'autorit� de recours puisse exercer son contr�le (ATF 133 III 439 consid. 3.3 et les arr�ts cit�s). Pour r�pondre � ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid� et sur lesquels il s'est fond�; il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqu�s par les parties. Il n'y a violation du droit d'�tre entendu que si l'autorit� ne satisfait pas � son devoir minimum d'examiner et de traiter les probl�mes pertinents (ATF 134 I 83 consid. 4.1; 130 II 530 consid. 4.3 et les arr�ts cit�s).
Le Tribunal de c�ans ne peut r�parer une violation du droit d'�tre entendu que s'il dispose d'un libre pouvoir de cognition et qu'il n'en r�sulte aucun pr�judice pour le justiciable (ATF 136 III 174 consid. 5.1.2 a contrario et les r�f�rences cit�es).
6.3 En l'esp�ce, l'autorit� de deuxi�me instance a tenu compte dans la somme totale de 46'011 fr. (15'000 fr. + 26'450 fr. + 4'561 fr.), imput�e au titre de contributions d'entretien d'ores et d�j� vers�es par l'intim�, d'un montant de 15'000 fr., sans pour autant fournir la moindre motivation � ce sujet et ce alors m�me que cette d�duction �tait contest�e par la recourante qui admettait, dans ses �critures en appel du 25 f�vrier 2011, la seule d�duction d'un montant total de 28'608 fr. n'incluant pas les 15'000 fr. litigieux. Contrairement � ce que pr�tend l'intim�, la motivation du Tribunal de premi�re instance ne permet pas de d�duire que cette juridiction aurait adh�r� � ses arguments s'agissant du montant de 15'000 fr. contest� et qu'elle aurait par cons�quent inclus ce dernier montant dans la somme totale de 17'300 fr. qu'il �tait admis � d�duire des pensions alimentaires dues en premi�re instance; la Cour de justice ne peut par cons�quent s'�tre implicitement r�f�r�e � la motivation de ce jugement comme il le soutient.
S'agissant d'une d�cision portant sur des mesures protectrices de l'union conjugale, le Tribunal f�d�ral ne dispose toutefois pas du m�me pouvoir de cognition que l'instance pr�c�dente et ne peut par cons�quent valablement r�parer la violation du droit d'�tre entendu all�gu�e � juste titre par la recourante. Il se justifie d�s lors de renvoyer la cause � l'instance cantonale pour ce motif �galement afin qu'elle d�termine si, et le cas �ch�ant dans quelle mesure, il se justifie de d�duire � titre de contributions d'entretien d'ores et d�j� vers�es par l'intim�, outre un montant de 31'011 fr. (46'011 fr. - 15'000 fr.) non contest� par la recourante, �galement le montant de 15'000 fr. litigieux.
Vu ce qui pr�c�de, le recours doit �tre admis, l'arr�t attaqu� annul� en tant qu'il concerne le montant de la contribution d'entretien et les montants qui doivent �tre imput�s � titre de contributions d'entretien d'ores et d�j� vers�es par l'intim� et la cause renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants. En d�pit de l'issue du recours, la cause demeure ouverte et il se justifie d�s lors de mettre les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., � la charge de chacune des parties par moiti� (art. 66 al. 1 LTF). Les d�pens sont compens�s (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Le recours est admis, l'arr�t attaqu� est annul� en tant qu'il condamne A.________ � verser en mains de dame A.________, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, � titre de contribution � l'entretien de la famille, la somme de 5'720 fr. avec effet au 1er janvier 2010, sous imputation de 46'011 fr., et la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
Les frais judiciaires arr�t�s � 3'000 fr., sont mis par moiti� � la charge de chacune des parties.