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Timestamp: 2019-10-15 07:27:24+00:00
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L'agresseur du surveillant de la maison d'arrêt du Puy-en-Velay restera en prison - Le Puy-en-Velay (43000) - L'Eveil
Après l'agression d'un gardien
L'agresseur du surveillant de la maison d'arrêt du Puy-en-Velay restera en prison
Publié le 01/07/2019 à 17h11
Lionel CIOCHETTO
Après l’agression, le jeune détenu a été transféré à la maison d’arrêt de la Talaudière à Saint-Étienne (Loire).
L’enquête va se poursuivre dans l’agression d’un surveillant à la maison d’arrêt du Puy-en-Velay jeudi dernier. L’affaire a été renvoyée au 5 août prochain
Le prévenu qui avait agressé un surveillant de la maison d’arrêt du Puy-en-Velay, jeudi dernier, a été jugé en comparution immédiate lundi après-midi.
L’audience s’est exceptionnellement tenue au tribunal des Prud’hommes. Le prévenu et son conseil ont demandé le renvoi de l’affaire. Le tribunal a ordonné un supplément d’information. Les enquêteurs devront notamment entendre un détenu qui aurait assisté à la scène, visionner les images disponibles de vidéosurveillance et examiner son dossier disciplinaire.
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Libérable le 11 juillet
Jeudi dernier, le détenu âgé de 28 ans avait violemment agressé l’un des surveillants de la maison d’arrêt du Puy-en-Velay. Il avait notamment tenté de l’étrangler.
Ce dernier « est en arrêt de travail jusqu’au 15 juillet. C’est très compliqué pour lui. Il souffre de gros troubles psychologiques à cause de la tentative de strangulation » rappelait Maître Joëlle Diez, l’avocate du gardien agressé. Elle se disait également favorable à « un visionnage de la vidéo ».
Un second surveillant avait également tenté de s’interposer et figure au rang des victimes.
Actuellement incarcéré, le prévenu est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Il était en détention suite à des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Il avait été interpellé en marge d’une manifestation des Gilets Jaunes. Il était incarcéré depuis le 8 mars dernier et était libérable en date du 11 juillet, soit dans dix jours. Depuis l’agression de jeudi, il a été transféré à la maison d’arrêt de la Talaudière (dans la Loire).
Arrivé en France sans papier, il avait effectué plusieurs demandes de régularisation mais toutes avaient échoué. Là dessus, deux décisions de justice sont arrivées, d’où son incarcération en date du 8 mars dernier.
Le détenu changé de prison
Pour le parquet : « les faits sont reconnus de la part du prévenu » et « la porte qui mène à la promenade était fermée, donc l’audition d’autres détenus n’apportera pas d’éléments utiles pour le tribunal ». Dans ses réquisitions, le substitut du procureur Alexandre Constant s’opposait donc à un supplément d’information mais demandait son maintien en détention provisoire, justifié par « des comportements violents dont il convient de se prévenir ».
Le tribunal a donné droit à la demande de renvoi et a accordé le supplément d’information. Il a également prononcé son maintien en détention « pour garantir sa mise à disposition devant la justice » justifiait la présidente du tribunal Marielle Aygalenq. L’affaire a été renvoyée dans un mois, au lundi 5 août.
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