Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19821129-22791
Timestamp: 2017-07-27 06:46:20+00:00
Document Index: 203979956

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', "l'article 176", "l'article 179", "l'article 179", "l'article 176", "l'article 170", "l'article 181", "l'article 176"]

France, Conseil d'État, 7 / 8 ssr, 29 novembre 1982, 22791
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Sens de l'arrêt : Annulation totale déchargeType d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 22791Numéro NOR : CETATEXT000007616900 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1982-11-29;22791 Analyses : RJ1 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS - IMPOT SUR LE REVENU - ETABLISSEMENT DE L'IMPOT - Réponse insuffisante à une demande d'éclaircissements - Preuve non apportée de l'insuffisance de la réponse.19-04-01-02-05 Lorsque le contribuable soutient et que l'administration ne conteste pas qu'il a répondu en temps utile et en donnant toutes les précisions nécessaires aux demandes d'éclaircissements ou de justifications qui lui ont été adressées en vertu de l'article 176 du CGI, il appartient à l'administration d'établir que les réponses n'étaient pas satisfaisantes et que pour ce motif elle était en droit de taxer d'office le contribuable sur la base de l'article 179-2 du CGI. En l'espèce, malgré la demande qui lui en a été faite, l'administration n'a présenté devant le Conseil d'Etat ni les demandes d'éclaircissements ni les réponses du contribuable ; dès lors elle n'apporte pas la preuve qu'il y avait défaut de réponse au sens et pour l'application de l'article 179-2 du CGI. Procédure de taxation d'office irrégulière [1].Références :1. Cf. Marc Chevallier, Assemblée, 1959-07-15 p. 462 ; Sanglier, Assemblée, 1973-05-11, p. 344Texte : Requête de M. X... tendant à :
1° l'annulation du jugement du 13 décembre 1979 du tribunal administratif de Paris rejetant sa demande en décharge ou réduction des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1970, 1971, 1972 et 1973, ainsi que sa demande d'expertise ;
2° à ce que ladite expertise soit ordonnée et la réduction demandée ;
Considérant qu'aux termes de l'article 176 du code général des impôts : " en vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, l'administration vérifie les déclarations du revenu global prévues à l'article 170. Elle peut demander au contribuable des éclaircissements. Elle peut également lui demander des justifications lorsqu'elle a réuni des éléments permettant d'établir que le contribuable peut avoir des revenus plus importants que ceux qui font l'objet de sa déclaration. Les demandes d'éclaircissements et de justifications doivent indiquer explicitement les points sur lesquels elles portent et assigner au contribuable, pour fournir sa réponse, un délai qui ne peut être inférieur à trente jours " ; qu'en vertu de l'article 181, la charge de la preuve incombe au contribuable qui, taxé d'office, demande la réduction ou la décharge de son imposition ;
Cons. qu'il résulte de l'examen de ses deux réclamations au directeur départemental des services fiscaux en date du 10 mars 1975, concernant l'une les années 1970, 1971 et 1973, l'autre l'année 1972, que M. X... a fait valoir qu'il avait répondu en temps utile et en donnant toutes les précisions requises à toutes les demandes d'éclaircissements et de justifications qui lui avaient été adressées par l'administration ; que, devant le tribunal administratif, il a expressément maintenu ses prétentions en se référant notamment à ses deux réclamations, dont il joignait la copie ; que la demande d'éclaircissements et de justifications que l'administration avait adressée au contribuable le 14 juin 1974 ne figurant pas au dossier, non plus que la réponse fournie par l'intéressé le 24 juin suivant, le Conseil d'Etat a demandé, le 18 mars 1982, au ministre chargé du budget de produire ladite demande et ladite réponse ; que le ministre, par lettre du 13 mai 1982, s'est reconnu dans l'impossibilité de produire ces pièces que, dans ces conditions, l'administration ne contestant pas que le contribuable a répondu dans les délais et n'ayant pas mis le Conseil d'Etat à même de vérifier la teneur des réponses de ce dernier au regard des dispositions de l'article 176 susrappelé, n'apporte pas la preuve que la réponse de l'intéressé était insuffisante au point d'être assimilable à un refus de répondre ; que M. X... est, par suite, fondé à soutenir que c'est à tort qu'il a été taxé d'office et que le tribunal administratif a rejeté sa demande en décharge des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1970, 1971, 1972 et 1973 ;annulation du jugement, décharge des impositions litigieuses .Références : CGI 176CGI 179 2CGI 181Publications :Proposition de citation: CE, 29 novembre 1982, n° 22791Publié au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. LasryRapporteur : M. Turquet de BeauregardRapporteur public : M. LégerOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 7 / 8 ssrDate de la décision : 29/11/1982Fonds documentaire : Legifrance Haut de page