Source: https://www.eptb-saone-doubs.fr/actions/natura-2000/vallee-lanterne-70/
Timestamp: 2020-07-03 22:34:44+00:00
Document Index: 198469609

Matched Legal Cases: ['arte 01', 'arte 02', 'arte 03', 'arte 04', 'arte 05', 'arte 06', 'arte 07', 'arte 08', 'arte 09', 'arte 10', 'arte 11', 'arte 12', 'arte 13', 'arte 13', 'arte 13', 'arte 14', 'arte 14', 'arte 14']

vallée de la lanterne en haute-saône - EPTB
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vallée de la lanterne en haute-saône
Directive Oiseaux – FR4312015
Directive Habitats Faune Flore – FR4301344
Superficie : 23 880 ha
Nombre de communes concernées : 64
Altitude min-max : 215 m – 503 m
FR4312006 – FR4301342 : Vallée de la Saône
FR4301346 : Plateau des Mille Étangs
Oiseaux forestiers – Forêts alluviales et tempérées – Prairies de fauche – Cours d’eau de tête de bassin
La Lanterne et ses principaux affluents (la Semouse, le Breuchin, la Combeauté…), sont à la base du développement d’une mosaïque de milieux remarquables (forêts, bois marécageux, prairies inondables, tourbières…) permettant l’expression d’une importante diversité faunistique et floristique.
Les forêts, majoritaires sur le site (près de 14 000 ha), sont dominées par des chênaie-hêtraies plus ou moins acides. Elles sont riches d’oiseaux patrimoniaux tels que le Gobemouche à collier, espèce emblématique du site, qui trouve ici sa limite de nidification.
Les prairies permettent de filtrer, de réguler les écoulements d’eau et de recharger les nappes phréatiques. Elles constituent également des zones de nidification ou d’hivernation pour des oiseaux présentant un intérêt patrimonial remarquable comme le Courlis cendré ou la Grande Aigrette. Papillons et libellules profitent eux aussi de la végétation basse des prairies en bordure des ruisseaux.
Les tourbières, constituées d’une importante accumulation de matière végétale, abritent des espèces très particulières, telles que des Sphaignes, mousses acidifiantes, ou des Droséras, plantes carnivores.
biodiversité du site
L’enjeu principal sur le Val de Saône Haut-Saônois est la préservation des milieux agricoles et plus particulièrement des prairies inondables. Sur ce site l’état de conservation des habitats prairiaux n’est pas homogène de l’amont à l’aval de la vallée. D’une manière générale, plus on s’approche de l’aval du site plus les zones ayant un état de conservation favorables sont morcelées.
Suivant l’état de conservation plusieurs secteurs peuvent être distingués :
Les secteurs, de Baulay à Conflandey, de la boucle d’Ovanche (de Traves à Fédry) et le secteur de Membrey sont encore peu dégradés.
Sur les autres secteurs de la partie centrale du Val de Saône (de l’aval d’Ormoy à Savoyeux), les zones au statut favorable sont plus disséminées, quoique localement encore bien représentées (Jussey…).
En aval de Savoyeux, et plus particulièrement en amont et en aval de Gray, les prairies humides en bon état de conservation sont de plus en plus morcelées, et la proportion des parcelles drainées et mises en culture augmente considérablement. Dans une moindre échelle le même phénomène existe dans la partie la plus au nord du Val de Saône haut-saônois (de Jonvelle à Ormoy), mais concerne cependant une zone où la vallée inondable est naturellement plus étroite et moins propice aux vastes étendues de prairies humides.
Le second enjeu porte sur la conservation des habitats forestiers d’intérêt communautaire et d’intérêt communautaire prioritaires. Leur état de conservation est jugé globalement assez bon à bon. Cependant, les superficies restreintes de ces habitats sur la vallée (1 544,7 ha dont seulement 11,7 % sont prioritaires) nécessitent une grande vigilance sur leur évolution et sur leur gestion.
Le site possède une forte diversité d’habitats : 34 Habitats d’Intérêt Communautaire (HIC) sont ainsi recensés, occupant plus de 50 % de la superficie déjà inventoriée. Proportion essentiellement liée à une forte présence des milieux forestiers.
Habitats des milieux ouverts
On rencontre aussi sur le site des milieux tourbeux et para-tourbeux, 4 habitats peuvent être regroupés dans cette appellation. Trois sont d’intérêt communautaire, Les mares dystrophes naturelles (3160), les tourbières de transitions et tremblants (7140), les dépressions sur substrats tourbeux (7150) et un d’intérêt prioritaire, les végétations de tourbières hautes actives (7110*).
De très nombreuses espèces d’oiseaux y ont été identifiées, dont 22 inscrites à l’annexe I de la directive Oiseaux. Parmi les espèces protégées nicheuses, certaines sont directement inféodées aux cours d’eau ou aux zones marécageuses ; le Blongios nain, héron de petite taille, particulièrement rare, habite les roselières. . On rencontre aussi le Bihoreau gris, autre héron souvent présent à proximité des arbres des zones humides, ainsi que le Martin pêcheur et la Marouette ponctuée, dans les surfaces vaseuses et peu profondes des marais bordés d’une végétation touffue. La présence de celle-ci, bien qu’occasionnelle ici, a toute son importance de par la continuité avec les sites de nidification de la vallée de la Saône.
Quelques rapaces sont également remarquables : le Busard Saint martin, le Busard cendré, le Milan noir, le Milan royal, et la Bondrée apivore. La présence de cette dernière parmi les oiseaux nichant sur le site n’est pas la seule à témoigner de la richesse entomologique du site ; la Pie-grièche écorcheur, le Gobemouche à collier ainsi que trois espèces de pics dépendent directement de la présence d’insectes variés. Précisons que la population de gobemouches à collier, comptant au moins une quarantaine d’individus, constitue l’unique population nicheuse de Franche-Comté. Cette espèce occupe les vieilles futaies de chênes, et certains stades de régénération.
Les amphibiens sont représentés par deux espèces, le Triton crêté, dont une seule station est actuellement connue, et le Sonneur à ventre jaune dont au moins six stations sont rescensées.
Dans l’état actuel des connaissances, 4 espèces de chiroptères d’intérêt communautaire sont connues sur le site ; le Petit rhinolophe, le Murin à oreilles échancrées, le Murin de Bechstein et le Grand murin. Toutes ces espèces fréquentent majoritairement des milieux ouverts et aux vues du caractère très forestier du site, de nombreuses espèces peuvent être envisagées comme la Barbastelle d’Europe. Une étude est en cours pour confirmer ces supposition.
Il est à noter que le Castor d’Europe revient progressivement sur le bassin principalement dans la zone de confluence entre la Lanterne et la Semouse où sa présence est avérée.
Quels contrats possibles ?
Plusieurs types de contrats sont proposés aux usagers et gestionnaires du site en fonction de leur activité et des milieux naturels concernés. Quelques exemples :
Sur les zones agricoles :
Limitation de la fertilisation
Reconversion de cultures en prairies
Hors zone agricole :
Entretien et restauration de secteurs de ripisylve
Conservation d’îlot de sénescence et d’arbres sénescents
Restauration de forêts alluviales
Restauration de mare
Entretien de bras morts
Entretien de roselières
Les actions proposées dans le cadre de Natura 2000 bénéficient de financements européens FEADER et de crédits état.
Fiche de présentation du site (État)
Partie A : Rapport de présentation
Partie B : Objectifs de développement durable : enjeux/objectifs
Partie C : Propositions de mesures de gestion
Partie D : Cahier des charges applicables aux contrats
Partie E : Modalités de suivi et évaluation de l’état de conservation
Partie F : Formulaire de charte Natura 2000 « Vallée de la Lanterne »
Annexe 3 : Fiches habitats
Annexe 4 : Diagnostic agricole du site NATURA 2000 Vallée de la Lanterne
Carte 01 – Découpage administratif
Carte 02 – Inventaire et APB
Carte 03 – Agriculture
Carte 04 – Propriété forestière
Carte 05 – Tourisme
Carte 06 – Géologie
Carte 07 – Réseau hydrographique
Carte 08 – Amphibiens patrimoniaux
Carte 09 – Flore patrimoniale
Carte 10 – Avifaune patrimoniale
Carte 11 – Occupation du sol
Carte 12 – Découpage cartographique
Carte 13a – Habitats d’intérêt communautaire 1 à 4
Carte 13b – Habitats d’intérêt communautaire 5 à 9
Carte 13c – Habitats d’intérêt communautaire 10 à 14
Carte 14a – État de conservation 1 à 5
Carte 14b – État de conservation 5 à 10
Carte 14c – État de conservation 11 à 14
Benoît DROUX
Chargé de mission Natura 2000 « Vallée de la Lanterne »
Antenne de Vesoul
DDT de Haute Saône
24 Boulevard des Alliés – 70000 VESOUL
03 84 96 07 49 – 06 87 07 28 41
benoit-droux@eptb-saone-doubs.fr