Source: http://www.coursdecode.com/cours-la-circulation/signalisation/
Timestamp: 2019-02-17 04:13:20+00:00
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Signalisation - Code de la route gratuit -Tests et cours en ligne gratuit
La signalisation routière, un langage à part entière
La signalisation routière comprend tous les signaux présents sur les voies de circulation dont la première fonction est d’assurer la sécurité de tous : conducteurs, cyclistes, piétons…
De différents types : panneaux, marquage au sol, balises ou bornes, ils peuvent renseigner l’usager de la route auxquels ils s’adressent, lui interdire de faire quelque chose ou à contrario l’y obliger.
Pour préparer votre examen du code de la route, vous devez apprendre à déchiffrer l’ensemble des signaux présents sur le domaine routier. Vous serez ainsi en mesure de prendre les informations nécessaires autour de vous et d’adopter les comportements adaptés.
5 compétences visées par les savoirs liés à la signalisation :
La signalisation horizontale : un guide pour se positionner sur la chaussée
Le principal objectif du marquage au sol est d’indiquer à l’usager le bon positionnement sur la chaussée :
– pour circuler en marche normale,
– pour dépasser,
– pour changer de direction,
– ou encore s’arrêter ou stationner.
La couleur du marquage au sol
• Le blanc est utilisé pour le marquage courant
• Le marquage vert est destiné à la signalisation liée aux cyclistes.
• Le marquage bleu délimite le stationnement en zone bleue.
• Le marquage damier rouge présent sur l’autoroute indique une voie d’arrêt d’urgence.
Focus : couleur jaune
Quand il est utilisé sur le bas côté de la route, le marquage jaune interdit l’arrêt et le stationnement.
Mais le jaune est aussi la couleur indiquant le caractère temporaire d’une signalisation. Ainsi lorsque l’on est confronté à un marquage au sol blanc et un marquage au sol jaune, c’est le marquage jaune qui doit être respecté, notamment en cas de travaux.
Les flèches de rabattement et fin de voie :
Elles sont au nombre de trois. Placées au milieu d’une voie, elles informent le conducteur de la réduction du nombre de voies. Le conducteur devra donc rejoindre la voie adjacente avant la dernière flèche. Insérées dans une ligne d’avertissement elles alertent sur la présence d’une ligne continue. Tout dépassement doit donc être terminée avant d’arriver sur la 3ème flèche et renoncer à tout dépassement dès la première flèche.
Les flèches directionnelles indiquent au conducteur la position sur la chaussée en fonction de la direction que l’on souhaite prendre.
Les lignes de rive :
Sur route, la ligne de rive permet de séparer la chaussée de l’accotement.
Sur autoroute, elle marque la limite entre la voie de circulation la plus à droite et la bande d’arrêt d’urgence.
Sur les routes avec chaussées séparées, la ligne de rive délimite également la chaussée de la bande d’arrêt d’urgence.
Les bandes de la ligne de rive donne également un repère visuel pour s’assurer que la distance de sécurité est bien respectée.
Les lignes de délimitation de voies :
Les lignes de délimitation de voies permettent de distinguer les différentes voies, leur sens de circulation ainsi que de la possibilité ou non de dépasser.
La ligne blanche continue est dite “infranchissable”. Elle sépare deux sens de circulation et elle interdit le dépassement.
La ligne discontinue alterne des traits blancs de 3m et des espaces de 10m. Elle sépare les voies d’un même sens de circulation et permet le dépassement.
La ligne mixte est composée d’une ligne blanche d’un côté et d’une ligne discontinue de l’autre. Elle sépare deux sens de circulation. Le dépassement est interdit pour les usagers roulant du côté de la ligne blanche, mais autorisé du côté de la ligne discontinue.
La ligne de dissuasion alterne des traits blancs de 3m avec des espaces de seulement 1m33. Elle sépare également 2 sens de circulation. Seul le dépassement des véhicules lents est autorisé pour les 2 sens de circulation.
La ligne d’avertissement avec flèche de rabattement se compose, comme la ligne de dissuasion, de traits blancs de 3m séparés d’espace d’1m33. Elle intègre également les 3 flèches de rabattement. Elle avertit l’usager de la présence imminente d’une ligne blanche, il doit donc terminer son dépassement avant la 3ème et dernière flèche.
La ligne discontinue à traits larges se compose de traits blancs de 3m et d’espace d’1m33. Dans le même sens de circulation, elle permet d’identifier une voie réservée aux véhicules lents ou une voie de bus.
Les emplacements et les aires réservés :
Certains emplacements et aires sont strictement réservés à une catégorie d’usagers. Ils sont donc matérialisés par un marquage au sol spécifique. Le stationnement et l’arrêt y sont interdits pour tout autre usager :
Emplacement réservé aux personnes handicapés (GIG ou GIC).
Aires réservées aux cyclistes.
Aires réservées aux bus.
il est possible de franchir une bande cyclable ou une voie réservée au bus, mais il est interdit de l’encombrer en y circulant ou en s’y arrêtant.
Les zébras sont des hachures blanches ou jaunes recouvrant une partie de la chaussée. Il est strictement interdit de s’y arrêter ou stationner.
Les lignes d’effets :
• Les lignes d’effet complètent certains signaux verticaux.
• La ligne de stop : elle accompagne le panneau Stop et indique au conducteur à quel endroit marquer l’arrêt.
• Les pointillés de cédez-le-passage : associés au panneau cédez-le-passage, ils matérialisent l’endroit où s’applique le signal.
• La ligne de feux : indissociable du feux tricolore, elle indique la limite à ne pas dépasser lorsque le feu est rouge. Comme leur nom l’indique, elles matérialisent donc au sol l’endroit où le signal vertical prend effet.
La voie de détresse (lit d’arrêt d’urgence) :
Matérialisée par un damier rouge, elle permet un arrêt d’urgence. On la trouve le plus souvent sur autoroute dans les fortes descentes.
Matérialisé par de larges bandes blanches perpendiculaires à la circulation, il protège le piéton qui une fois engagé est prioritaire.
La signalisation verticale : savoir lire les panneaux, les balises et les bornes, comprendre le fonctionnement des feux.
Les panneaux, les panonceaux, les balises, les bornes ainsi que les feux tricolores sont autant de signaux dont il faut apprendre à déchiffrer le message pour garantir sa sécurité et celle des autres sur les voies de circulation.
Avant d’aborder les différents types de signaux, il faut comprendre la hiérarchie des signaux, c’est-à-dire le message à suivre prioritairement lorsque plusieurs signaux coexistent.
Le signal donné par les forces de l’ordre est prioritaire par rapport à tous les autres : feux et panneaux.
Les feux prennent le dessus par rapport aux panneaux.
Les panneaux jaunes liés à la signalisation temporaire (travaux, accidents) s’appliquent prioritairement par rapport aux panneaux permanents (blancs).
Apprendre à lire un panneau
Avant de savoir lire, il faut d’abord apprendre à décomposer les phrases en mots, puis les mots en syllabes, jusqu’aux lettres.
Pour déchiffrer un panneau et en comprendre le message, c’est un peu la même chose, il vous faut d’abord le décomposer :
• Le rouge, c’est le danger et/ou l’interdiction,
• Le bleu correspond à une indication ou une obligation,
• Les couleurs marron, vert et blanc sont synonyme d’information, de renseignement,
• Le jaune marque le caractère temporaire de la signalisation.
• Le triangle est associé au danger.
• Le rond donne un ordre.
• Le carré est lié à l’indication.
• Le rectangle correspond à la localisation.
• La flèche est en lien avec les directions.
Il s’agit du dessin qui va symboliser ce qu’annonce le panneau : préciser le danger dont il est question, définir l’ordre à respecter ou indiquer une direction à suivre par exemple.
Les panonceaux viennent compléter et préciser le message du panneau. Ils peuvent renseigner sur une distance, une étendue, une direction, permettre à l’usager d’identifier une route, une autoroute, un échangeur ou un service.Ou préciser la catégorie d’usagers concernée par le panneau. Ils peuvent être de différentes formes : carré, rectangle ou triangle
Lorsque le message est compris, il faut identifier à partir de quand et jusqu’où il s’applique. C’est en fonction des éléments vu précédemment (couleur, forme, panonceaux) que vous allez pouvoir le définir.
Les panneaux de danger se caractérisent par un triangle rouge et blanc lorsque le danger est permanent, rouge et jaune lorsqu’il s’agit d’un danger temporaire (le temps de travaux par exemple).
Ils sont implantés à 50 m du danger en ville et 150m du danger hors agglomération. Cette différence s’explique par les vitesses pratiquées en ville (50km/h) et hors agglomération (jusqu’à 90km/h). A 50 km/h, on parcourt environ 12 mètres par secondes tandis qu’à 90kms/h on parcourt 24 mètres par seconde. Sachant qu’il faut en moyenne 5 secondes pour réagir et s’arrêter, il me faudra donc une distance plus longue pour m’arrêter lorsque je roule plus vite. Je dois donc être prévenu plus tôt du danger.
• Présence d’un panonceau qui peut modifier la distance entre l’implantation du panneau et la présence du danger,
• Panneau « double sens » : immédiatement au niveau de l’implantation du panneau.
Les panneaux d’interdiction sont reconnaissables à leur forme ronde associée à la couleur rouge. Le panneau rond noir quant à lui met fin à tous les interdictions précédemment rencontrées.
Ils sont implantés immédiatement au niveau du panneau et jusqu’à la prochaine intersection ou jusqu’au panneau de fin d’interdiction
Exceptions : présence d’un panonceau qui peut modifier la distance d’interdiction ou la catégorie d’usager concernée
Focus : arrêt et stationnement
Visant à réglementer l’arrêt et le stationnement, comme les autres panneaux d’interdiction, ils s’appliquent au niveau de leur implantation et jusqu’à la prochaine intersection ou jusqu’au panneau de fin d’interdiction. Les panonceaux peuvent également modifier la distance de l’interdiction ou préciser les usagers concernés.
En revanche, lorsqu’ils sont intégrés dans un panneau de forme carré ou rectangle, ils s’appliquent dans une zone, une rue voire dans toute l’agglomération. La fin de la zone est indiquée par un panneau noir et blanc barré.
Les panneaux d’obligation sont reconnaissables par leur forme ronde et leur couleur bleue.
Exceptions : présence d’un panonceau qui peut limitée l’obligation à une catégorie d’usager
Les panneaux de direction permettent de choisir suffisamment tôt la direction à prendre. Ils sont divisés en 6 catégories : avertissement, présignalisation, signalisation avancée, position, confirmation et annonce, signalisation complémentaire.
Leur couleur est fonction de l’axe routier concerné:
• Bleu = autoroute
• Vert = itinéraire entre grandes agglomération
• Blanc = directions locales,
• Marron = lieux touristiques ou culturel,
• Jaune = temporaire.
Leur implantation est fonction de la catégorie et de la proximité de ce qu’ils indiquent.
De formes et de couleurs diverses, les panneaux d’intersection et de priorité réglementent les priorités de passage. L’application à partir de l’implantation dépend de chaque panneau et du panonceau qui peut l’accompagner.
Les feux prennent toujours le dessus sur les panneaux.
Ils sont annoncés par ce panneau :
– de manière systématique hors agglomération.
– si la présence du feu peut surprendre le conducteur en ville.
• Au feu rouge : arrêt obligatoire,
• Au feu jaune : arrêt sauf si danger,
• Au feu vert : passage autorisée, à condition que l’intersection soit dégagée.
Cas particulier : feu jaune clignotant à la place du vert. Le passage doit être réalisé avec prudence en respectant les règles de priorité, car d’autres véhicules peuvent déboucher sur l’intersection.
En l’absence de ligne d’effet, il faut toujours s’arrêter avant le passage piéton ou à hauteur du feu.
L’objectif est de ne jamais gêner la progression des autres usagers qui sont autorisés à passer lorsque l’on est arrêté au feu.
Les autres types de feux
Les feux supplémentaires
• Le bus lorsque le feu clignotant indique “BUS”,
• les véhicules tournant à droite, lorsque le feu est en forme de flèche vers la droite,
• ou encore les cyclistes lorsque le feu indique un cycle.
Les feux uniques clignotants
Le feu jaune clignotant indique un lieu dangereux. Il faut donc ralentir
Ils se trouvent le plus fréquemment dans les tunnels et indiquent la possibilité d’emprunter la voie qu’ils surplombent :
• La croix rouge interdit l’utilisation de la voie,
• La flèche vert autorise la circulation dans la voie,
De différentes formes et couleurs, les balises ont pour principal objectif de matérialiser l’emplacement précis d’un danger.
La balise au bout blanc cerclée de rouge alerte le conducteur de la présence d’une intersection.
Un virage dangereux peut également être signalé par une balise. Elle sera rouge sur les routes fréquemment enneigées pour être visible lorsque les bas côtés sont recouverts de neige.
Les chevrons sont également utilisés pour attirer l’attention des usagers sur la présence de virages.
Les obstacles font également l’objet d’un signalement par la présence de balises de différentes formes :
• Par exemple, pour matérialiser la présence d’un ilot directionnel. Ici le panneau indique un contournement par la droite.
• ou pour indiquer la divergence des voies
• ou tout simplement pour indiquer un obstacle sur le bas côté
Les balises signalant un passage à niveaux sont particulièrement importantes.
Le nombre de trait rouge indique la distance à laquelle se trouve le passage à niveau :
• 1 trait = 50 mètres
• 2 traits = 100 mètres
• 3 traits = 150 mètres
Les bornes kilométriques comportent plusieurs information : le nom et le type de route, le département et le point kilométrique où l’on se trouve.