Source: http://smokingcessationtraining.com/fr/contenu/lutilisation-des-protocoles-5-3-a/
Timestamp: 2018-02-21 01:29:22+00:00
Document Index: 129690483

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

L'UTILISATION DES PROTOCOLES 5 & 3 A - smokingcessationtraining.com
L'UTILISATION DES PROTOCOLES 5 & 3 A
L'intervention complète pour arrêter de fumer est l'approche internationalement acceptée pour une intervention brève chez les utilisateurs de nicotine. Le conseil minimal offre un format condensé de cette intervention. Les conseils succincts délivrés dans les établissements de soins primaires peuvent augmenter les taux de succès de la désaccoutumance au tabac de 1 à 3%.
Avant de détailler le conseil minimal et de l’intervention complète pour l’arrêt du tabac, il faut noter que chaque pays a des protocoles différents pour accompagner les patients dans leur sevrage tabagique et qu’ils sont basés sur les directives de l’article 14 de l’OMS dans le cadre de la Convention sur la lutte antitabac.
Article 14 (OMS 2003)
Mesures de réduction de la demande concernant la dépendance et la cessation du tabac
Chaque Partie doit élaborer et diffuser des lignes directrices appropriées, complètes et intégrées fondées sur des preuves scientifiques et des pratiques de référence, en tenant compte du contexte et des priorités nationales, et prendre des mesures efficaces pour promouvoir l’arrêt du tabagisme et un traitement adéquat de la dépendance au tabac.
À cette fin, chaque Partie s’efforcera de :
(a) concevoir et mettre en œuvre des programmes efficaces visant à promouvoir l’arrêt de l’usage du tabac, dans des endroits tels que les établissements d’enseignement, les établissements de soins de santé, les lieux de travail et les milieux sportifs ;
(b) Inclure le diagnostic et le traitement de la dépendance au tabac ainsi que des services de conseil d’arrêt du tabac dans des programmes nationaux de santé publique et d’éducation, avec la participation des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des associations ;
(c) établir dans les centres de soins de santé et les centres de réadaptation des programmes de diagnostic, de conseil, de prévention et de traitement de la dépendance au tabac ;
(d) collaborer avec d’autres Parties pour faciliter l’accès matériel et financier du traitement de la dépendance au tabac, y compris les produits pharmaceutiques conformément à l’article 22. Ces produits et leurs constituants peuvent inclure des médicaments, des produits utilisés pour administrer des médicaments et des diagnostics quand c’est nécessaire.
Le protocole du « conseil minimal » pour inciter au sevrage tabagique:
Pour les praticiens qui n’ont vraiment pas le temps, un conseil minimal peut être utilisée. Cela se résume comme suit :
Demander et enregistrer le statut de fumeur.
Conseiller l’arrêt et informer sur le bénéfice d’un l’arrêt personnalisé et approprié.
Proposer son aide pour le sevrage tabagique (en donnant une brochure par exemple)
Ce conseil très bref peut être livré en moins d’une minute. L’objectif est d’encourager les tentatives d’arrêt et de soutenir le patient dans sa démarche. Il n’y a pas de preuve concluante démontrant l’efficacité de l’intervention complète par rapport au conseil minimal, ce qui signifie que les deux types d’intervention peuvent être utilisées.
En pratique, le conseil minimal consiste à poser à tous les patients deux questions :
– Est ce que vous avez envisager d’arrêter ?
Si la réponse est « oui », proposer une brochure d’information.
L’intervention complète pour inciter au sevrage tabagique
Évaluer la dépendance et la motivation pour arrêter (en utilisant le modèle des étapes du changement)
Aider la tentative d’arrêt du tabagisme
Organiser le suivi de l’aide au sevrage tabagique
Dans le cadre de cette intervention complète, les conseils du praticien ne doivent pas être axés sur les détails du sevrage et ne doivent donc pas dépasser trois minutes.
Bien que la connaissance des détails des modalités de traitement pour aboutir à une désaccoutumance soit utile pour tous les praticiens, ce sont principalement les services spécialisés d’arrêt de tabac qui seront en mesure de discuter de façon approfondie des problèmes potentiels avec l’individu.
Un organigramme décrivant une conversation utilisant le conseil minimal
Sevrage centré sur le patient
Il est important de maintenir le patient au centre de toute tentative de d’arrêt : il faut donc donc veiller à se concentrer sur les réponses du patient et adapter ses conseils en fonction du stade de changement.
Par exemple, si le patient fume et ne souhaite pas s’arrêter maintenant, il faut rester sans jugement. En revanche, si le patient souhaite arrêter, il faut l’accompagner de façon soutenue avec les moyens décrits précédemment.
La décision de contacter un service d’arrêt de tabac peut être effectuée par l’individu : en effet, l’auto-recommandation permet d’augmenter les taux de succès.
Fumer des cigarettes roulées est plus dangereux que les cigarettes industrielles. En effet, les cigarettes roulées émettent davantage de particules fines et de goudrons lors de la combustion.