Source: http://mddelcc.gouv.qc.ca/rapportsurleau/Etat-eau-ecosysteme-aquatique-qualite-eau-Quelle-situation_NappeH2OSouterraine.htm
Timestamp: 2019-02-16 09:16:31+00:00
Document Index: 30090524

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﻿ La qualité de l'eau - Quelle est la situation et quelles sont les causes? - La qualité des nappes d'eau souterraine
La qualité de l'eau des lacs
La qualité de l'eau des rivières et du fleuve Saint-Laurent
La qualité de l'eau de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent
La qualité des nappes d'eau souterraine
La qualité des aquifères : une explication d'abord géologique
Une eau vulnérable aux activités humaines
L’eau souterraine est généralement de meilleure qualité que l’eau de surface, en raison du pouvoir épurateur du sol1. Cette eau présente ainsi un grand intérêt comme source d’approvisionnement en eau potable. D’ailleurs, la qualité de l’eau souterraine est souvent évaluée en fonction de sa conformité aux normes de qualité d’eau potable du Québec et aux recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada. Ces normes et recommandations déterminent dans quelle mesure une eau est propre à la consommation humaine. Des facteurs naturels ou humains viennent néanmoins affecter sa qualité par endroits, voire compromettre son usage.
Les études réalisées sur les eaux souterraines permettent notamment de localiser les sources de contamination et de mieux évaluer la vulnérabilité des aquifères. Certains portraits de la qualité de l’eau souterraine sont réalisés à une échelle régionale et caractérisent principalement la présence d’éléments chimiques d’origine naturelle associés aux formations géologiques. D’autres portraits ciblent des secteurs plus restreints et des paramètres particuliers, dont les pesticides et les microorganismes.
La qualité des aquifères : une explication d’abord géologique
La grande majorité des dépassements des normes de qualité de l’eau potable ou des recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada pour des paramètres chimiques relève d’une contamination naturelle des eaux souterraines. Les formations géologiques en place, le degré de confinement des nappes phréatiques et le temps de séjour de l’eau dans ces formations géologiques représentent les principaux facteurs naturels expliquant la variabilité chimique de l’eau souterraine. En effet, en raison de la dissolution des minéraux contenus dans la roche ou le sol, la composition chimique de la roche ou du sol influence celle de l’eau qui les traverse. Par ailleurs, une nappe d’eau confinée, c’est-à-dire séparée de la surface par une formation géologique imperméable, sera moins exposée à la dilution des minéraux qu'elle contient puisqu’elle est moins fréquemment en contact avec des eaux récentes, en provenance des précipitations. De même, une eau s’écoulant lentement aura plus de temps pour se charger en minéraux qu’une eau circulant rapidement à travers les formations géologiques.
Rares dépassements des normes établies pour l’eau potable
En général, au Québec, la qualité de l’eau souterraine est bonne d’un point de vue physicochimique. Toutefois, des dépassements des normes établies au Québec pour l’eau potable ont été observés de façon sporadique dans l’eau des puits étudiés dans le cadre des caractérisations hydrogéologiques régionales (carte 1). La norme la plus souvent dépassée était celle des fluorures. Les dépassements de fluorures, reliés à la composition minéralogique de la roche2, étaient aussi les seuls dépassements de normes chimiques établies pour l’eau potable à avoir été constatés dans tous les secteurs dont la caractérisation était terminée en 2013. Ce constat doit cependant être nuancé par le fait qu’en moyenne, les dépassements en fluorures n’ont concerné qu’environ 7 % des échantillons recueillis. Toute proportion gardée, le territoire étudié au Saguenay–Lac-Saint-Jean a été le plus touché par les dépassements de fluorures. Ces contaminations correspondaient à 16 % des 316 échantillons prélevés3. Les plus fortes concentrations se retrouvaient au nord-ouest du lac Saint-Jean3. Le deuxième secteur le plus touché a été celui de la Communauté métropolitaine de Québec, avec des dépassements pour 13 % des 140 échantillons2.
Carte 1. Localisation des projets PACES terminés en 2013 et des quatre zones de caractérisation régionale des eaux souterraines pré-PACES4
Après les fluorures, les paramètres dépassant le plus fréquemment les normes établies pour l’eau potable étaient le baryum et l’arsenic. La présence de ces substances est également reliée à la composition minéralogique de la roche5. Ces dépassements ne concernaient qu’environ 2 % de tous les échantillons. Le problème n’est donc pas très répandu. La Montérégie Est constituait le secteur le plus touché par les dépassements de baryum, avec 7 % de ses 237 échantillons6, une proportion qui demeure néanmoins modeste. Quant à l’arsenic, le secteur étudié en Abitibi-Témiscamingue comptait la proportion la plus élevée de ce type de dépassement, avec 5 % de ses 311 échantillons7, une proportion qui demeure toutefois faible.
Des problèmes fréquents d’ordre esthétique
Parmi les secteurs étudiés, les recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada étaient fréquemment dépassées pour divers paramètres causant de possibles nuisances, relativement, par exemple, au goût, à l’odeur ou à la couleur de l’eau. Ces paramètres susceptibles d’altérer l’esthétique de l’eau sont sans risque pour la santé. Le fer et le manganèse, en particulier, ont montré des dépassements dans toutes les régions (tableau 1). Le manganèse est le paramètre aux conséquences d’ordre esthétique ayant le plus souvent dépassé les recommandations. Les données recueillies dans l’ensemble des secteurs montraient que la présence du fer est néanmoins importante et souvent associée à celle du manganèse, deux paramètres pouvant colorer l’eau et lui donner un goût métallique1.
Tableau 1. Pourcentage de dépassements des recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada pour le fer et le manganèse dans l'eau souterraine des secteurs étudiés au Québec
Secteurs étudiés % de dépassements (nombre d'échantillons)
Manganèse Fer
Portneuf8 17 (100) 8 (100)
Mirabel9 33 (146) 33 (143)
Châteauguay1 36 (144) 51 (144)
Chaudière10 48 (155) 12 (155)
Sud-ouest de la Mauricie11 37 (223) 22 (223)
Bécancour12 45 (119) 14 (119)
Saguenay - Lac-Saint-Jean3 23 (316) 14 (316)
Abitibi-Témiscamingue - partie 17 53 (309) 29 (309)
Montérégie Est13 42 (237) 23 (237)
Outaouais14 20 (139) 13 (139)
Communauté métropolitaine de Québec2 17 (140) 12 (140)
Total 35 (2 028) 22 (2 025)
Bien qu’elle soit naturelle, la provenance du fer et du manganèse peut toutefois varier. En Montérégie Est, par exemple, elle est associée à la minéralogie du socle rocheux6 et, dans le sud-ouest de la Mauricie, elle pourrait être reliée à la dégradation de la matière organique en surface11. Cette hypothèse est basée sur l’observation de concentrations plus élevées de fer et de manganèse dans les puits à proximité de milieux humides, riches en matière organique, dans le sud-ouest de la Mauricie11.
Le pH fait aussi l’objet de recommandations. En effet, il est préférable que l’eau ne soit ni trop acide ni trop basique. Les recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada pour le pH n’étaient pas respectées dans beaucoup d’échantillons des régions étudiées. Environ 50 % des échantillons des secteurs de Portneuf et de la Communauté métropolitaine de Québec ne les respectaient pas2, 8. Une proportion similaire, quoique légèrement inférieure, s’observait dans le secteur de Bécancour12. La nature des formations géologiques5 de même que l’acidité des précipitations1 peuvent influencer le pH de l’eau souterraine.
Les dépassements des recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada émises pour le sodium, les matières dissoutes totales et les chlorures, qui affectent principalement le goût de l’eau, n’étaient également pas rares, bien que moins fréquents que pour les autres paramètres. Les vestiges de l’ancienne mer de Champlain, qui couvrait les basses terres du Saint-Laurent il y a environ 11 000 ans, expliquent en effet la présence d’eau saumâtre dans les eaux souterraines à divers endroits au Québec13 (carte 2). Dans la partie nord de la Montérégie Est, l’eau souterraine est saumâtre et impropre à la consommation sur une superficie d‘environ 2 200 km²6. Elle est en outre qualifiée de « passable » au pourtour de cette zone, soit sur plus de la moitié des 9 000 km² composant le territoire6. La Montérégie Est constitue le seul secteur étudié où la qualité de l’eau souterraine était problématique sur une aussi grande superficie6. L’eau saumâtre qui s’y trouve résulterait de vestiges de l’ancienne mer de Champlain restés captifs sous une épaisse couche d’argile6.
Carte 2. Localisation de l’ancienne mer de Champlain au Québec15
Photo 1. Les côtes des îles de la Madeleine (Sébastien Moore, MDDELCC)
Dans le contexte des changements climatiques, une diminution possible de la recharge, soit les quantités d’eau qui s’infiltrent jusqu’à la nappe, et l’élévation prévue du niveau moyen de la mer pourraient augmenter la salinité de l’eau de certains aquifères de régions côtières16, 17, 18 (photo 1). Aux Îles-de-la-Madeleine, des simulations à l’horizon 2040 n’ont pas permis de mettre en évidence une diminution de la recharge19. Toutefois, une telle diminution est prévue sur la base du plus pessimiste scénario de changements climatiques, conduisant alors à une variation de l’élévation de l’interface entre l’eau douce et l’eau salée de 1,85 m. En ajoutant l’effet des taux prédits d’érosion et d’élévation du niveau de la mer, la remontée maximale de l’interface pourrait atteindre 6 m à une distance de 50 m de la côte19.
Bien qu’elles se trouvent sous la surface du sol, les nappes d’eau souterraine ne sont pas nécessairement à l’abri de l’infiltration des contaminants provenant des activités pratiquées en surface. La vulnérabilité se définit par « la sensibilité de l’aquifère à toute contamination provenant de la surface du sol »3, 10. Le degré de vulnérabilité est basé sur les caractéristiques physiques d’un site, telles que la pente du terrain, le type de sol en surface, la profondeur de la nappe et les formations géologiques.
Une nappe dite captive est moins vulnérable aux sources de contamination provenant de la surface puisqu’elle se trouve sous une couche imperméable. Des dépôts fins argileux, par exemple, peuvent freiner l’infiltration des contaminants dans le sol. À l’inverse, une nappe libre et peu profonde est plus à risque d’être contaminée, car elle ne bénéficie pas d’une telle barrière de protection naturelle (figure 1). Par ailleurs, les zones de forte recharge, soit les endroits où l’eau s’infiltre davantage, constituent également des zones plus vulnérables10.
Un site où l’eau souterraine est évaluée vulnérable n’est pas nécessairement en danger de contamination s’il n’y a aucune activité à risque en surface.
Figure 1. Comparaison entre une nappe captive et une nappe libreadaptée de 20
L’évaluation de la vulnérabilité des nappes d’eau souterraines par la méthode DRASTIC
Afin d’évaluer la vulnérabilité de chaque aquifère, l’utilisation de l’indice « DRASTIC » est souvent prisée. Cet indice est basé sur sept paramètres : la profondeur de l’eau, la recharge, la nature géologique de l’aquifère, la texture du sol, la topographie, l’impact de la zone non saturée en eau et la conductivité hydraulique. Chaque paramètre est évalué individuellement et la cote globale de l’indice, variant de 23 à 226, tient compte du degré d’influence de chacun. Plus la valeur est élevée, plus l’aquifère est vulnérable.
En milieu habité, la cartographie de la vulnérabilité aide à prioriser les zones à protéger et celles où il faut proscrire, par exemple, l’implantation d’activités susceptibles de contaminer la nappe1. Plusieurs activités humaines sont reconnues dans la littérature pour représenter une menace à la qualité de l’eau souterraine. En présence de nappes d’eau souterraine vulnérables, ces activités induisent donc un risque accru de contamination.
Les nitrites et les nitrates
Les nitrites et les nitrates proviennent principalement de la dégradation de la matière organique d’origine humaine, végétale ou animale et des engrais minéraux utilisés pour fertiliser les cultures1, 10. Leur présence dans l’eau souterraine résulte d’activités situées en surface ou près de la surface, telles que le rejet d’eaux usées ou l’épandage de matières fertilisantes1, 10. Des problèmes de contamination peuvent donc être observés de façon ponctuelle à l’intérieur d’une région.
Dans le cadre des études réalisées à l’échelle régionale, peu de dépassements de la norme établie pour les nitrites et les nitrates dans l’eau potable ont été relevés. Le secteur de Portneuf en comptait le plus, soit 9 % de ses échantillons8. Pour les secteurs du sud-ouest de la Mauricie, de Mirabel, de la Montérégie Est, de Chaudière, de Châteauguay et de l’Outaouais, moins de 1 % de dépassement était observé pour chacun de ces territoires1, 6, 9, 10, 11, 14. Des valeurs comprises entre 3 et 10 mg/l, c’est-à-dire entre le seuil maximal de contamination naturelle et la norme pour la qualité de l’eau potable, étaient toutefois observées. Dans le sud-ouest de la Mauricie, par exemple, 19 des 223 puits échantillonnés se situaient dans cet intervalle11. La présence de nitrates dans cette région serait reliée à l’épandage de fertilisants en milieu agricole et, dans une moindre mesure, aux installations septiques résidentielles et aux fuites des réseaux d’égout11.
La vulnérabilité des aquifères à la contamination par les nitrites et les nitrates est généralement moindre aux endroits où il y a peu d’infiltration d’eau1. La présence de dépôts argileux formant une épaisse couche imperméable dans les basses terres du Saint-Laurent, par exemple, favorise le ruissellement de l’eau chargée de nitrates plutôt que son infiltration vers la nappe6. Dans le nord du secteur de la Montérégie Est, l’aquifère contient peu de nitrates, malgré la forte vocation agricole du territoire6 (carte 3). À l’opposé, les aquifères granulaires de la région de Portneuf sont plus vulnérables et favorisent la présence de nitrates dans les nappes des zones en culture8.
Carte 3. Vulnérabilité des aquifères de la Montérégie Est, au Québecadaptée de 6
La contamination des puits par les nitrites et les nitrates est clairement influencée par les activités agricoles, comme l’a révélé une étude réalisée en 2002 dans sept bassins versants agricoles21. En effet, pour six des sept bassins versants, la proportion de puits dépassant le seuil de 3 mg/l était significativement plus élevée dans la zone d’agriculture intensive que dans la zone témoin. Les installations de captage de surface, c’est-à-dire celles situées à moins de huit mètres de profondeur, présentaient des dépassements plus fréquents. Toutefois, sur les 1 260 échantillons prélevés dans les sept bassins versants, seulement 2,6 % dépassaient la norme établie pour les nitrites et les nitrates dans l’eau potable et 11,3 % dépassaient le seuil de 3 mg/l reflétant l’influence des activités humaines sur la qualité de l’eau souterraine21.
L’application de pesticides sur les champs agricoles peut entraîner une contamination dite diffuse, car elle est dispersée dans le temps et dans l’espace. Dans certaines cultures, les applications répétées de différents pesticides au cours d’une saison pour lutter contre la diversité d’organismes nuisibles augmentent le risque de contamination de l’eau souterraine22.
Le portrait de l’évolution des concentrations de pesticides dans les nappes d’eau souterraine est encore partiel puisque le suivi régulier des eaux souterraines est relativement récent. Cependant, des campagnes d’échantillonnage réalisées à proximité de cultures de pommes de terre, de maïs et de soya, de pommes et de bleuets ainsi que de cultures maraîchères ont révélé que plus d’un pesticide pouvait être détecté dans l’eau des puits23, 24, 25, 26, 27, 28. Les concentrations mesurées étaient généralement faibles et inférieures aux normes ou aux valeurs de référence pour l’eau potable24. En plus de varier selon les cultures, les principaux pesticides détectés variaient au fil des ans, selon leur utilisation par les producteurs23. Dans les années 1980, par exemple, l’insecticide aldicarbe était décelé dans l’eau souterraine des secteurs de culture de pommes de terre. Après le retrait de ce produit en 1990, un autre insecticide est apparu, l’imidaclopride, dès lors fréquemment détecté dans les eaux souterraines29.
À l’image des nitrates, la vulnérabilité des aquifères influence grandement la présence des pesticides dans les eaux souterraines. Les suivis démontrent que la fréquence de détection des pesticides dans les eaux souterraines des milieux agricoles dépend en partie du type de sols cultivés24. Généralement, les pesticides sont plus souvent détectés, et ce, en concentrations plus élevées, dans les sols sableux, tels que ceux propices aux cultures de pommes de terre et de bleuets, que dans, par exemple, les sols à texture fine, comme les sols argileux24. La faible profondeur des aquifères présents sous les sols sableux et la forte perméabilité de ces types de sols expliquent ce constat.
De plus, le problème de résidus d’herbicides dans l’eau d’irrigation, pouvant nuire à la croissance des plantes cultivées, n’était pas fréquent dans les régions étudiées. Dans les plus récents échantillonnages de 2008 et 2009, quelques dépassements des recommandations établies par le Conseil canadien des ministres de l’environnement ont été relevés pour un herbicide dans les nappes d’eau souterraine près de cultures de pommes de terre dans les régions de la Capitale-Nationale et de Lanaudière30.
Selon les résultats d’échantillonnage, réalisés en puits privés principalement et pour certains secteurs du Québec municipalisé, les proportions de puits contaminés par des microorganismes d’origine fécale étaient relativement faibles. À titre d’exemple, en 2002, une étude de l’eau souterraine de sept bassins versants agricoles situés en Chaudière-Appalaches, dans Lanaudière, en Montérégie et au Centre-du-Québec a rapporté une contamination microbiologique dans 6,5 % des 1 260 puits échantillonnés21. Cette étude a analysé les bactéries E. coli, les bactéries entérocoques et les virus coliphages F‑spécifiques, trois indicateurs de contamination fécale. Par contre, une étude réalisée en 2010 dans le sud-ouest de la Mauricie a détecté un ou plusieurs contaminants microbiologiques en concentration dépassant les normes dans près de 40 % des 120 puits échantillonnés11. Cependant, deux des cinq paramètres microbiologiques analysés par cette étude ne sont pas des indicateurs de contamination fécale.
La majorité des détections de microorganismes observées dans les secteurs étudiés était associée à des puits peu profonds21 ou à des nappes libres de dépôts meubles, tels des dépôts sableux perméables31, 32. Les risques de contamination sont accrus dans les puits de faible profondeur puisque l’eau y est filtrée sur une plus faible épaisseur21. De plus, une nappe d’eau libre est plus vulnérable à la contamination bactériologique, car les formations géologiques au-dessus d’elle sont perméables et facilitent l’infiltration des eaux contaminées provenant de la surface. Toutefois, des problèmes liés aux puits, tels que l’absence d’une collerette étanche ou l’accumulation d’eau en périphérie, ont aussi été mis en cause11. Ainsi, la présence de microorganismes dans l’eau souterraine peut s’expliquer par la vulnérabilité des aquifères, mais la non-étanchéité d’un puits ou son mauvais entretien peut également favoriser ce type de contamination33.
1 – CÔTÉ, M.‑J., Y. LACHANCE, C. LAMONTAGNE, M. NASTEV, R. PLAMONDON et N. ROY. 2006. Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay. Collaboration étroite avec la Commission géologique du Canada et l’Institut national de la recherche scientifique – Eau, Terre et Environnement. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 64 p.
2 – TALBOT POULIN, M.C., G. COMEAU, Y. TREMBLAY, R. THERRIEN, M.M. NADEAU, J.M. LEMIEUX, J. MOLSON, R. FORTIER, P. THERRIEN, L. LAMARCHE, F. DONATI-DAOUST et S. BÉRUBÉ. 2013. Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du territoire de la Communauté métropolitaine de Québec – Rapport final. Université Laval, Département de géologie et de génie géologique, 172 p. et 19 annexes.
3 – CERM-PACES. 2013. Résultats du programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines de la région Saguenay–Lac-Saint-Jean. Université du Québec à Chicoutimi, Centre d’études sur les ressources minérales, 308 p.
4 – Information fournie pour le rapport en 2013 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction générale des politiques de l’eau, Direction de l’aménagement et des eaux souterraines.
5 – RESSOURCES NATURELLES CANADA ET INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE. 2008. Guide méthodologique pour la caractérisation régionale des aquifères granulaires. Gouvernement du Canada et gouvernement du Québec, 167 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/souterraines/aquiferes/guide_granulaires.pdf].
6 – CARRIER, M.‑A., R. LEFEBVRE, C. RIVARD, M. PARENT, J.‑M. BALLARD, N. BENOÎT, H. VIGNEAULT, C. BEAUDRY, X. MALET, M. LAURENCELLE, J.‑S. GOSSELIN, P. LADEVÈZE, R. THÉRIAULT, I. BEAUDIN, A. MICHAUD, A. PUGIN, R. MORIN, H. CROW, E. GLOAGUEN, J. BLESER, A. MARTIN et D. LAVOIE. 2013. Portrait des ressources en eau souterraine en Montérégie Est, Québec, Canada. Projet réalisé conjointement par l’INRS, la CGC, l’OBV Yamaska et l’IRDA dans le cadre du Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines, rapport final, 283 p. et 7 annexes.
7 – CLOUTIER, V., D. BLANCHETTE, P.‑L. DALLAIRE, S. NADEAU, E. ROSA et M. ROY. 2013. Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines de l’Abitibi-Témiscamingue (partie 1). Rapport final présenté au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs dans le cadre du Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du Québec. Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Institut de recherche en mines et en environnement, 135 p.
8 – BOURQUE, É., Y. MICHAUD, R. LEFEBVRE et É. BOISVERT. 1998. Cartographie hydrogéologique régionale du piémont laurentien dans la MRC de Portneuf : hydrogéochimie des eaux souterraines. Commission géologique du Canada, dossier public no 3664‑c, 1 p. [En ligne]. [ftp://ftp2.cits.rncan.gc.ca/pub/geott/ess_pubs/210/210072/gscof_3664c_f_1998_mn01.pdf].
9 − PARADIS, D., M. SAVARD, M. NASTEV et R. LEFEBVRE. 2002. Atlas hydrogéologique du système aquifère fracturé du sud-ouest du Québec – Partie III : Caractérisation hydrogéologique régionale du système aquifère fracturé du sud-ouest du Québec. Ressources naturelles Canada et Commission géologique du Canada, 48 p.
10 – COBARIC et UPA. 2008. Atlas des eaux souterraines du bassin versant de la rivière Chaudière : secteurs de la Basse-Chaudière et de la Moyenne-Chaudière. CD‑ROM.
11 – LEBLANC, Y., G. LÉGARÉ, K. LACASSE, M. PARENT et S. CAMPEAU. 2013. Caractérisation hydrogéologique du sud-ouest de la Mauricie. Rapport final présenté au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs dans le cadre du Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du Québec. Université du Québec à Trois-Rivières, Département des sciences de l’environnement, 134 p. et 15 annexes.
12 – LAROCQUE, M., S. GAGNÉ, L. TREMBLAY et G. MEYZONNAT. 2013. Projet de connaissance des eaux souterraines du bassin versant de la rivière Bécancour et de la MRC de Bécancour – Rapport final. Rapport présenté au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. 219 p.
13 – BEAUDRY, C., X. MALET, R. LEFEBVRE et C. RIVARD. 2011. Délimitation des eaux souterraines saumâtres en Montérégie Est, Québec, Canada. Commission géologique du Canada, Dossier public 6960, 26 p. [En ligne]. [ftp://ftp2.cits.rncan.gc.ca/pub/geott/ess_pubs/289/289123/of_6960.pdf].
14 – COMEAU, G., M. C. TALBOT POULIN, Y. TREMBLAY, J.‑M. LEMIEUX, J. MOLSON, N. MONTCOUDIOL, S. AYOTTE, R. THÉRRIEN, R. FORTIER, P. THÉRIEN et G. FABIEN-OUELLET. 2013. Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines en Outaouais – Rapport final. Université Laval, Département de géologie et de génie géologique, 110 p. et 19 annexes.
15 – GAGNÉ, J. 2005. À la découverte du Saint-Laurent. Les Éditions de l’Homme, 338 p.
16 – ENVIRONNEMENT CANADA. 2004. Menaces pour la disponibilité de l’eau au Canada. Institut national de recherche scientifique, Rapport no 3, Série de rapports d’évaluation scientifique de l’INRE et Série de documents d’évaluation de la science de la DGSAC, numéro 1, 148 p. [En ligne]. [http://www.ec.gc.ca/inre-nwri/0CD66675-AD25-4B23-892C-5396F7876F65/ThreatsFR_03web.pdf].
17 – INTERNATIONAL PANEL ON CLIMATE CHANGE. 2007. Climate Change 2007: The Physical Science Basis, Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change. Solomon, S., D. Qin, M. Manning, Z. Chen, M. Marquis, K.B. Averyt, M. Tignor et H.L. Miller (éditeurs), Cambridge, New York, Cambridge University Press, 996 p. [En ligne]. [http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg1/ar4_wg1_full_report.pdf].
18 – CONSEIL DES ACADÉMIES CANADIENNES. 2009. La gestion durable des eaux souterraines au Canada. Comité d’experts sur les eaux souterraines au Canada, 276 p. [En ligne]. [http://sciencepourlepublic.ca/uploads/fr/assessments%20and%20publications%20and%20news%20releases/groundwater/(2009-05-11)%20gw%20rapport.pdf].
19 – HASSAOUI, J., J.‑M. LEMIEUX, J. W. MOLSON, R. THÉRRIEN et P. THÉRRIEN. 2014. Impact des changements climatiques et des prélèvements d’eau sur les ressources en eau souterraine des îles de la Madeleine. Université Laval, Département de géologie et de génie géologique, 176 p.
20 – ENVIRONNEMENT CANADA. « Les eaux souterraines ». [En ligne]. [https://www.ec.gc.ca/eau-water/default.asp?lang=Fr&n=300688DC-1]. Page consultée le 8 avril 2013.
21 – GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. 2004. Étude sur la qualité de l’eau potable dans les sept bassins versants en surplus de fumier et impacts potentiels sur la santé : Caractérisation de l’eau souterraine dans les sept bassins versants. Ministère de l’Environnement avec la participation de l’Institut national de santé publique, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et du ministère de la Santé et des Services sociaux, 34 p. et 3 annexes. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/sept-bassins/caracterisation.pdf].
22 – BARRETTE, É. 2006. Pesticides et eau souterraine : Prévenir la contamination en milieu agricole. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction des politiques en milieu terrestre, 15 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/eau-sout/rapport.pdf].
23 – Informations fournies pour le rapport en 2013 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction du suivi de l’état de l’environnement, Service de l’information sur les milieux aquatiques.
24 – MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS. 2012. Portrait de la qualité des eaux de surface au Québec 1999‑2008. Direction du suivi de l’état de l’environnement, 97 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/portrait/eaux-surface1999-2008/]
25 – MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT. 2003. Concentrations d’hexazinone dans des prises d’eau potable près de bleuetières du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Gouvernement du Québec, 9 p. et 2 annexes. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/bleuetiere/Hexazinone.pdf].
26 – GIROUX, I., et I. ST‑GELAIS. 2010. Hexazinone dans des prises d’eau potable près de bleuetières, Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction du suivi de l’état de l’environnement et Direction régionale du centre de contrôle environnemental du Saguenay–Lac-Saint-Jean, 16 p. et 3 annexes. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/bleuetiere/hexazinone2010.pdf].
27 – GIROUX, I. 1993. Contamination de l’eau souterraine par l’aldicarbe dans les régions en culture intensive de pommes de terre : 1984 à 1991. Ministère de l’Environnement du Québec, Direction du milieu agricole et du contrôle des pesticides, 66 p.
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30 – GIROUX, I. et B. SARRASIN. 2011. Pesticides et nitrates dans l’eau souterraine près de cultures de pommes de terre : Échantillonnage dans quelques régions du Québec en 2008 et 2009. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction du suivi de l’état de l’environnement, Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec, 31 p. et 5 annexes. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/pomme_terre/pesti-nitrates2008-2009.pdf].
31 – LACASSE, K., Y. LEBLANC, V. CLOUTIER et S. CAMPEAU. 2012. « Étude hydrogéochimique, bactériologique et isotopique des aquifères du sud-ouest de la Mauricie ». Dans Congrès de l’Acfas (80e), tenu à Montréal, du 7 au 11 mai 2012, 19 p. [En ligne]. [http://www.rqes-gries.ca/upload/files/autresColloques/ACFAS-2012/23-acfas_karinelacasse.pdf].
32 – BOURQUE, É., M. R. LAFLÈCHE, R. LEFEBVRE et Y. MICHAUD. 1996. « Résultats initiaux de la caractérisation géochimique des aquifères du piémont laurentien dans la municipalité régionale de comté de Portneuf (Québec) ». Recherches en cours 1996‑E, p. 225‑232.
33 – LACASSE, K., Y. LEBLANC, V. CLOUTIER et S. CAMPEAU. 2010. « Qualité géochimique et bactériologique des eaux souterraines du sud-ouest de la Mauricie ». Dans Conférence Géohydro 2011, tenue à Québec du 28 au 31 août 2011, 7 p.
Diffusion de la cartographie hydrogéologique : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/souterraines/diffusion-carto-hydrogeologique.htm
Eaux usées industrielles : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eaux-usees/industrielles.htm#bilans
Étude sur la qualité de l’eau potable dans sept bassins versants en surplus de fumier et impacts potentiels sur la santé : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/sept-bassins/index.htm
Guides méthodologiques pour la caractérisation des aquifères : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/souterraines/aquiferes/index.htm
Impacts des pesticides sur la qualité de l’eau : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/flrivlac/pesticides.htm
Les pesticides : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/inter.htm
Principales obligations du Règlement sur la qualité de l’eau potable : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/brochure/
Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/souterraines/programmes/acquisition-connaissance.htm
Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/alt_formats/pdf/pubs/water-eau/2012-sum_guide-res_recom/2012-sum_guide-res_recom-fra.pdf
Réseau québécois sur les eaux souterraines : http://rqes-gries.ca/