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Timestamp: 2019-04-20 15:06:13+00:00
Document Index: 309744164

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'art. 257', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

4A_387/2011 19.08.2011
recours contre l'arrêt rendu le 7 juin 2011 par la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud.
1.1 Par ordonnance du 29 avril 2011, le Juge de paix du district de l'Ouest lausannois a ordonné à H.X.________ et F.X.________ de libérer, pour le 27 mai 2011, l'appartement et la cave que Y.________ leur a remis à bail en 1995 dans un immeuble sis à Renens.
Les époux X.________ ont appelé de cette ordonnance. Par arrêt du 7 juin 2011, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel, confirmé l'ordonnance attaquée et renvoyé la cause au Juge de paix afin qu'il fixe aux appelants un nouveau délai pour libérer les locaux occupés par eux. Constatant que les appelants ne contestaient pas avoir été en retard dans le paiement des loyers réclamés, la cour cantonale a admis que toutes les conditions d'application de l'art. 257d CO étaient réalisées en l'espèce. Elle a jugé sans importance, au regard de cette disposition, le fait que les appelants avaient finalement réglé leurs arriérés de loyer. Quant à la situation personnelle des appelants, les juges cantonaux ont estimé qu'elle avait été prise en considération de façon adéquate pour fixer le délai de libération.
1.2 Par lettre du 20 juin 2011, rédigée par leur fille mais signée par eux, H.X.________ et F.X.________ ont recouru au Tribunal fédéral contre l'arrêt de la Cour d'appel.
3.2 Le présent recours apparaît manifestement irrecevable au regard de ces règles. Ses auteurs n'y prennent aucune conclusion et ne remettent pas non plus en cause l'argumentation développée dans l'arrêt attaqué. Ils se bornent à y exposer les graves conséquences qu'entraînerait pour eux l'obligation de quitter l'appartement qu'ils occupent. Des considérations de cet ordre ne sont toutefois pas propres à démontrer le caractère abusif de la démarche du bailleur. De fait, les dispositions de droit fédéral touchant le bail ne prennent pas en compte des motifs humanitaires, si bien que le juge chargé de les appliquer ne peut pas non plus le faire (arrêt 4C.74/2006 du 12 mai 2006 consid. 3.2.1; arrêt 4C.413/1996 du 27 février 1997, consid. 2b, publié in SJ 1997 p. 538 ss).