Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-COURADMINISTRATIVEDAPPELDELYON-19910710-91LY00552
Timestamp: 2016-12-09 10:04:20+00:00
Document Index: 300434610

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 44", "l'article 35", "l'article 44", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 163"]

France, Cour administrative d'appel de Lyon, 10 juillet 1991, 91LY00552
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 91LY00552Numéro NOR : CETATEXT000007454087 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.lyon;arret;1991-07-10;91ly00552 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - REVENUS FONCIERS ET PLUS-VALUES ASSIMILABLES - PLUS-VALUES ASSIMILABLES (ART - 150 TER DU CGI).Texte : Vu, enregistrée le 14 août 1989 au secrétariat greffe de la cour, la requête présentée par le ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget ;
1°) d'annuler le jugement en date du 14 février 1989 par lequel le tribunal administratif de Marseille a accordé à Mme Rosa Y... la décharge de l'impôt sur le revenu auquel elle a été assujettie au titre des années 1984 et 1985 dans les rôles de la commune de BOUC BEL AIR (13320), à raison des profits tirés de la cession par lots du terrain qu'elle a acquis par succession ;
2°) de remettre intégralement les impositions contestées à la charge de Mme Y... ;
Considérant que le tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une demande émanant de l'hoirie Y... relative aux impositions à l'impôt sur le revenu auxquelles Mme Rosa Y... d'une part et M. et Mme X... d'autre part ont respectivement été assujettis au titre des années 1984 et 1985 ; que, s'agissant de deux impositions distinctes et quels que fussent en l'espèce les liens de fait et de droit entre ces deux impositions, le tribunal administratif devait statuer par deux décisions séparées à l'égard de Mme Y... d'une part et de M. et Mme X... d'autre part ; que c'est en méconnaissance de cette règle d'ordre public que le tribunal administratif a statué sur les impositions de Mme Y... en même temps que sur celles de M. et Mme X... ; que, dès lors, son jugement doit être annulé ;
Considérant qu'il y a lieu d'évoquer la demande présentée devant le tribunal administratif de Marseille par Mme Y... et de statuer immédiatement sur les conclusions de celle-ci ;
Considérant que Mme Y... a été imposée à l'impôt sur le revenu au titre des années 1984 et 1985 sur le montant des revenus qu'elle avait elle-même déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux comme tirés, pour la totalité, de la cession, par lots, d'un terrain acquis par succession ; que Mme Y... a demandé, par une réclamation contentieuse adressée au directeur des services fiscaux, puis par une requête au tribunal administratif, que lui soit alloué le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 quater du code général des impôts en faveur des entreprises nouvelles ; qu'elle a également demandé au tribunal administratif l'étalement des impôts compte tenu des bénéfices exceptionnels que représentaient les revenus résultant du lotissement de la propriété agricole dont elle était propriétaire ; que le tribunal administratif, après avoir soulevé d'office un moyen tiré du champ d'application de la loi, en l'espèce, la non applicabilité des dispositions de l'article 35-1 du code général des impôts pour l'imposition des revenus litigieux, a prononcé la décharge des impositions contestées ;
Considérant que les plus-values litigieuses entrent dans le champ d'application dudit article ; qu'il y a lieu, dès lors que cette substitution ne prive le contribuable d'aucune des garanties auxquelles il pouvait prétendre, de substituer comme le demande le ministre, cette nouvelle base légale à celle sur laquelle les impositions contestées ont été fondées ;Considérant que si Mme Y... demande le bénéfice de l'exonération prévue en faveur des entreprises nouvelles par l'article 44 quater du code général des impôts, elle ne remplit aucune des conditions nécessaires pour l'application des dispositions dudit article ;
Considérant que, déterminées selon les règles prévues à l'article 150 A 2° du code général des impôts et d'après les éléments, non contestés, que retient, devant la cour, l'administration, les plus-values imposables réalisées par Mme Y... au cours des années 1984 et 1985 s'élèvent respectivement à 408 147 francs et 451 407 francs ; qu'aux termes de l'article 150 R du code général des impôts : "Le total net des plus-values, à l'exception de celles mentionnées à l'article 150 J, est divisé par cinq. Le résultat est ajouté au revenu global net. L'impôt est égal à cinq fois la cotisation supplémentaire ainsi obtenue. Les dispositions de l'article 163 ne sont pas applicables." ; qu'il s'ensuit que Mme Y... ne peut bénéficier de l'étalement des plus-values sur l'année de leur réalisation et les années antérieures non couvertes par la prescription ; qu'en revanche, le système du "quotient" lui est applicable de plein droit ; que, néanmoins, les impositions qui en résultent étant supérieures à celles constestées, ces dernières ne peuvent qu'être maintenues ;
Article 2 : L'impôt sur le revenu auquel Mme Y... a été assujettie au titre des années 1984 et 1985 est intégralement remis à sa charge.Références : CGI 35 par. 1, 150 A ter, 150 RPublications :Télécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : LAFONDRapporteur public : HAELVOETOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Cour administrative d'appel de LyonDate de la décision : 10/07/1991Fonds documentaire : Legifrance Haut de page