Source: https://www.village-justice.com/articles/spip.php?page=imprimer&id_article=18855
Timestamp: 2020-08-08 09:26:13+00:00
Document Index: 164667756

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'in fine', 'arrêt ']

Imprimer: La CEDH valide la vente d’enfant. Par Grégor Puppinck, Docteur en droit.
Parution : mercredi 4 février 2015
https://www.village-justice.com/articles/CEDH-valide-vente-enfant,18855.html
A propos de l’arrêt CEDH du 27 janvier 2015 dans l’affaire Paradiso et Campanelli contre l’Italie [1].
Grégor Puppinck, docteur en droit.
[1] n° 25358/12.
Hallucinante désinformation, Anthony Adolph, 12 février 2015
Regrettable que cet article apparaisse violemment orienté, et ce dès le titre.
Concrètement, tout ce qu’a dit la CEDH, c’est que l’intérêt supérieur de l’enfant était de rester avec ceux qui se sont comportés comme ses parents pendant 6 mois ; plutôt que de leur retirer la garde pour confier l’enfant à on ne sait qui. Au moins l’enfant grandira dans une famille qui l’a voulu et l’aimea, ce sera, entre guillemets attention, "un moindre mal" pour l’enfant.
Je suis tout à fait en accord avec la CEDH sur ce point, et je suis sidéré de voir la désinformation produite par un docteur en droit ; on croirait lire une propagande de la manif pour tous.
Sans titre, Anthony Adolph, 12 février 2015
J’ajoute que cette condamnation de l’Italie n’est en aucun cas un arrêt de principe, mais véritablement un cas d’espèce, dans lequel il n’était, de façon tout à fait sensée on le comprendra facilement, impossible de renvoyer l’enfant en Russie.
Montrez-moi à quel endroit dans l’arrêt la CEDH valide la vente d’enfants...
, veronique nadler, 12 février 2015
Il n en reste pas moins que ce couple a commande un orphelin en vue de l adopter et si les etats ne marquent pas le coup en s y opposant cette pratique va se generaliser. Un enfant ne se commande pas ne s achete pas et ne se donne pas.
Dans le fond je suis d’accord avec vous. Maintenant l’enfant, qui n’a rien demandé à personne, doit-il en subir pour autant les conséquences ? La réponse me semble s’imposer.
De toute manière je ne discute même pas le fond du débat : je regrette simplement que cet article soit de la désinformation, et fasse passer un arrêt de la CEDH pour ce qu’il n’est pas.
Outrée par cet article, Florine, 12 février 2015
Il est absolument sidérant qu’un tel article puisse paraître sur un site juridique, sans aucune nuance, que ce soit dans le titre, absolument honteux, ou dans l’article, complètement orienté.
Il serait judicieux, lorsqu’on se proclame Docteur en droit, de mettre de côté ses propres croyances et convictions, et garder celles-ci pour des sites plus orientés.
Un article comme celui-ci n’a rien à faire sur un site juridique neutre.
Oui, il y a bien eu vente d’un enfant, Pierre Michel, 13 février 2015
Je trouve votre critique de cet article bien superficielle.
Oui, il y a bien eu vente d’un enfant, constitué orphelin sur commande pour être livré contre 49000 euros à ce couple (âgé).
Oui, la Cour entérine cette vente car elle ne voit pas en elle un motif justifiant le retrait de l’enfant et s’abstient de la critiquer , au contraire, elle estime, contre l’avis des juridictions italiennes, que l’intérêt de cet enfant est de demeurer avec les « acquéreurs » ce qui est plus que contestable : demandez donc à des enfants adoptés ce qu’ils en pensent.
Oui : « Il n’est pas équivalant d’être élevé par ceux qui ont fait de vous un orphelin, ou par une famille adoptive qui vous recueille. »
La CEDH elle-même reconnaît que, in fine, l’intérêt de l’enfant est de rester avec sa famille d’accueil : cherchez l’erreur.
Neutralité ou anesthésie morale ?, Emmanuel , 18 février 2015
Je crois bien que vous confondez neutralité et anesthésie ou neurasthénie morale.
Etre "neutre", c’est s’abstenir de critiquer devant la marchandisation d’êtres humains ?
Il est vrai que la plupart des juristes à l’époque de l’esclavage étaient "neutres", eux aussi.
Je ne vois pas où vous voyez des "croyances" dans cet article. C’est plutôt vous qui n’êtes pas neutre dans votre invective et qui vous emportez.
Si vous n’êtes pas d’accord argumentez sur le fond.
Ah oui, quand même..., Dimitri67, 12 février 2015
Un enfant doit-il subir les conséquences des circonstances dans lesquels il a été conçu ?
Oui, selon Monsieur le Docteur qui aurait certainement apprécié de voir un enfant retiré au couple avec lequel il a vécu 6 mois pour rejoindre le service de l’adoption italien, endroit merveilleux à n’en pas douté.
Autre suggestion : le renvoyer en Russie avec une carte de Sibérie, une photo de Poutine, 3 roubles et bonne chance...
Sérieusement, cet article est surprenant tant son orientation est grossière. Il est difficilement compréhensible qu’une personne se présentant comme Docteur en droit puisse confondre à ce point le fait générateur de l’affaire – la vente d’un enfant – et la question portée par la requête touchant aux conséquences pour l’enfant.
D’ailleurs Monsieur le Docteur ne semble pas gêné par la multiplicité des ses évidentes contradictions.
Il affirme d’abord en titre que « La CEDH valide la vente d’enfant » avant de se lamenter du fait que la cedh « La vente d’enfant ne la choque pas, elle ne sourcille pas, elle précise que ce n’est pas son affaire. »
En suivant ce raisonnement d’une rare finesse, nous déduirons que lorsque les autorités enregistrent la déclaration de naissance d’un enfant conçu lors d’un viol, elles le dépénalise en même temps...
« cet arrêt est une incitation au trafic international d’enfant ; il retire aux Etats les motifs et les moyens de s’y opposer. »
Le vendeur est dans l’illégalité, l’acheteur est dans l’illégalité, et donc nous devrions sanctionner... l’enfant !
Une autre contradiction peut-être ? « On peut penser au contraire que les enfants GPA auront de bonnes raisons de se révolter contre leurs acquéreurs pour avoir exploité leurs parents puis les en avoir privés. » alors que, un peu plus tôt, « La société explique avoir acheté des gamètes humains puis loué une mère porteuse. »
Bien sûr, il est certain que les individus qui vendent leurs gamètes ou louent leurs corps pour quelques roubles doivent être considérés comme des parents plus en mesure de prendre soin de l’enfant que le couple italien.
Un docteur en droit mon dieu...
vu sur lemonde.fr :
L’argumentaire juridique “imparable” semble donc moins solide que prévu. Et amène à se poser la question de ses auteurs et de leur objectivité. A commencer par le plus cité, le professeur Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’European Centre for Law and Justice (ECLJ).
"Derrière ce nom prestigieux, un organisme qui se définit explicitement comme "d’inspiration chrétienne", et dont la mission, expliquée sur son site, est clairement de défendre les valeurs chrétiennes auprès de l’Europe. Il est en fait une émanation sur le Vieux continent du American Center for Law and Justice (ACLJ), organisation chrétienne conservatrice, fondée par Pat Robertson, créateur de la Christian Coalition. Et il suffit de se pencher sur la liste des cas étudiés par l’ECLJpour voir où sont ses intérêts : liberté de croyance, enseignement religieux, "protection de la vie" contre l’IVG ou l’euthanasie, défense des chrétiens d’Orient... M. Puppinck est en réalité un défenseur à Bruxelles des valeurs chrétiennes."
Effectivement, Dimitri67, 13 février 2015
Merci pour la précision Anthony Adolph.
On retrouve d’ailleurs les réinterprétations très "freestyle" du Monsieur sur des sites très très à droite...
Merci pour cet excellent article., Alexandre W, 17 février 2015
Merci pour cet excellent article... qui ne peut pas plaire à tout le monde. Bravo !
Il faut ouvrir les yeux : une telle GPA est une vente d’enfant ; et la CEDH l’accepte : l’enfant est mieux dans une famille qui n’est pas responsable de sa situation.
Lorsque l’enfant aura 15 ans, sa "mère acheteuse" aura 70 ans !
Les enfants sont des biens de consommation, Denis, 17 février 2015
renvoi ?, Mathieu, 26 février 2015
Qui a donné tant de pouvoir immoral au CEDH ?, Bonset Alain, 4 juin 2015