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Timestamp: 2016-10-25 05:12:36+00:00
Document Index: 13621470

Matched Legal Cases: ['art. 24', 'art. 71', 'art. 172', 'art. 75', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 113', 'ATF ', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 271', 'art. 172', 'art. 254', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 98', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 176', 'art. 176', 'art. 176', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 176', 'art. 106', 'art. 26', 'art. 9', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 106', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 106', 'art. 66', 'art. 68', 'art. 68']

5A_132/2013 (24.05.2013)
5A_132/2013, 5A_133/2013 � � Arr�t du 24 mai 2013
5A_132/2013
Mme A.�
repr�sent�e par Me Antoine Zen Ruffinen, avocat,
M. B.�
repr�sent� par Me Thierry Ulmann, avocat,
5A_133/2013
recours contre le jugement de la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais du 16 janvier 2013.
Mme A.X.________ (1951) et M. B.X.________ (1947) se sont mari�s le 23 ao�t 2002, sous le r�gime de la s�paration de biens. Aucun enfant n'est issu de cette union, l'�pouse est cependant la m�re d'un fils, C.Y.________, n� en 1987 d'un premier mariage, et l'�poux est �galement le p�re de trois enfants issus d'une pr�c�dente union.
�Les �poux se sont s�par�s au mois de mai 2012.
Le 31 mai 2012, l'�pouse a d�pos� une "�requ�te urgente de mesures protectrices de l'union conjugale valant requ�te de mesures�superprovisionnelles�" devant le juge IV du district de Sierre. Le magistrat a rejet� cette requ�te urgente le lendemain.
�Le juge de district a cit� les parties � compara�tre et les a invit�es � d�poser toutes pi�ces utiles et � �tablir leur train de vie et leur situation financi�re. L'�pouse a modifi� ses conclusions le 21 juin 2012 en ce sens qu'elle a requis l'attribution du logement conjugal, qu'il soit fait interdiction � son �poux de s'approcher d'un p�rim�tre de 100 m. autour du logement et de s'approcher d'elle hors du logement, qu'elle soit autoris�e � r�cup�rer la voiture immatricul�e xxxx qui lui appartient dans le garage de leur propri�t� en France, que le v�hicule Mercedes immatricul� xxxx soit mis � sa disposition, qu'il soit ordonn� � son �poux de lui verser, � titre de contribution d'entretien, un montant de 150'000 fr. par mois, et que l'�poux soit �galement astreint � verser 15'000 euros par mois pour l'entretien de son fils C.Y.________.
�Dans ses d�terminations des 22 et 29 juin 2012, l'�poux a, au pr�alable, requis la production de pi�ces bancaires par son �pouse et l'�tablissement par celle-ci d'un inventaire de toutes ses oeuvres d'art et de celles d�tenues par D.________ SA � Gen�ve. Au fond, l'�poux a conclu au rejet de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale et � l'attribution du logement conjugal.
�Lors de l'audience du 29 juin 2012, l'�pouse a confirm� ses conclusions et requis en sus le versement par son �poux d'un montant de 300'000 fr., dans les 10 jours � compter du prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale, � titre de compl�ment de contribution d'entretien "�pour r�gler les d�penses courantes en suspens par suite du blocage de ses comptes�".
B.a.�Le juge de district a, par d�cision du 28 ao�t 2012, prononc� la suspension de la vie commune des �poux X.________ pour une dur�e ind�termin�e (1), attribu� le logement conjugal � l'�poux et fix� � l'�pouse un d�lai au 30 novembre 2012 � midi pour quitter le logement, pr�cisant que celle-ci en aura la jouissance exclusive dans l'intervalle alors que l'�poux en supportera les charges (2), attribu� le v�hicule Mini Cooper immatricul� xxxx � l'�pouse (3), astreint l'�poux � contribuer � l'entretien de son �pouse par le versement d'une pension de 30'000 fr. par mois, du 1
er�juin au 30 novembre 2012, puis de 35'000 fr. par mois d�s le 1er�d�cembre 2012 (4), et rejet� toutes autres et plus amples conclusions (5).
�Le 13 septembre 2012, l'�poux a interjet� un appel contre cette d�cision tendant principalement � la suppression de la contribution d'entretien due � son �pouse, subsidiairement � la compensation des montants dus pour l'entretien de son �pouse avec la somme de 19'000'000 fr. qu'il a mise � la disposition de celle-ci.
�Par �critures du 14 septembre 2012, l'�pouse a �galement form� appel contre le prononc� du 28 ao�t 2012, concluant � titre provisionnel � l'octroi de l'effet suspensif concernant le point 2 du jugement attaqu�, puis principalement � l'attribution de la jouissance du logement conjugal, � charge pour son �poux d'en payer les charges, � la mise � sa disposition du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx, au versement par son �poux d'une contribution mensuelle de 150'000 fr. pour son entretien et d'un montant de 15'000 euros pour l'entretien de son fils, d�s le 31 mai 2012 avec int�r�t � 5 % l'an d�s l'�ch�ance, ainsi qu'au paiement par son �poux dans un d�lai de 10 jours d'un compl�ment de contribution d'entretien de 300'000 fr. Par requ�te du m�me jour, l'�pouse a requis que son mari soit astreint � lui verser une�provisio ad litem�de 30'000 fr. pour couvrir les frais de la proc�dure d'appel.
�Dans leurs r�ponses respectives du 28 septembre 2012, chacun des �poux a conclu au rejet de l'appel de l'autre et le mari a en outre conclu au rejet de la requ�te de�provisio ad litem.
�Par d�cision du 11 octobre 2012, le juge de la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement suspendu l'ex�cution du prononc� du 28 ao�t 2012, autorisant l'�pouse � demeurer provisoirement dans le domicile conjugal, les charges �tant acquitt�es par le mari.
B.b.�Statuant par jugement du 16 janvier 2013, la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement admis les appels des �poux X.________ et r�form� la d�cision du juge de district du 28 ao�t 2012 comme suit : la vie commune des �poux X.________ est suspendue pour une dur�e ind�termin�e (1), la jouissance du logement conjugal est provisoirement attribu�e � l'�pouse (2), la jouissance du v�hicule Mini Cooper immatricul� xxxx est attribu�e � l'�pouse (3), l'�poux est astreint � contribuer � l'entretien de son �pouse par le versement d'une pension mensuelle de 35'000 fr., d�s le 1
er�juin 2012 (4). La Cour civile a au surplus rejet� toutes autres et plus amples conclusions (5), ainsi que la requ�te de�provisio ad litem�(6).
Par acte du 15 f�vrier 2013, Mme A.X.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Elle conclut � l'annulation des chiffres 2 et 4 de l'arr�t entrepris, puis principalement � la r�forme de la cause en ce sens que la contribution par son �poux pour son entretien se monte � 85'000 fr. par mois, d�s le 1
er�juin 2012 et � la mise � sa disposition du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx, subsidiairement au renvoi de la cause � l'instance inf�rieure.
�Par acte du 15 f�vrier 2013, M. B.X.________ interjette �galement un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral, concluant � l'annulation des chiffres 2, 4 et 5 du jugement attaqu� et principalement � leur r�forme en ce sens que la jouissance du logement conjugal lui est attribu�e et que la contribution d'entretien en faveur de l'�pouse est supprim�e, subsidiairement au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente. Au pr�alable, l'�poux requiert l'octroi de l'effet suspensif au recours.
�Invit�es � se d�terminer sur la requ�te d'effet suspensif, l'�pouse a conclu � son rejet et l'autorit� pr�c�dente s'est r�f�r�e aux consid�rants de son jugement.
Par ordonnance du 8 mars 2013, le Pr�sident de la Cour de c�ans a rejet� la requ�te d'effet suspensif d�pos�e par l'�poux.
�Des r�ponses au fond sur chacun des recours n'ont pas �t� requises.
Les deux recours sont dirig�s contre la m�me d�cision, reposent sur les m�mes faits et opposent les m�mes parties dont les droits d�rivent de la m�me cause juridique; dans ces conditions, il y a lieu, par �conomie de proc�dure, de les joindre et de statuer � leur sujet par un seul arr�t (art. 24 PCF, applicable par analogie en raison du renvoi de l'art. 71 LTF).
2.1.�La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC), qui statue sur l'attribution du logement conjugal et la contribution d'entretien due � l'�pouse, rendue sur recours en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur du canton du Valais (art. 75 LTF), est une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 et les r�f�rences cit�es) de nature civile (art. 72 al. 1 LTF) p�cuniaire, dont la valeur litigieuse atteint manifestement 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, 74 al. 1 let. b LTF). Les deux recours ont par ailleurs �t� d�pos�s en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par des parties qui ont pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et ont un int�r�t � l'annulation ou la modification de l'arr�t attaqu� (art. 76 al. 1 LTF). Les recours en mati�re civile sont donc en principe recevables, en sorte que le recours constitutionnel subsidiaire interjet� parall�lement par l'�poux est d'embl�e irrecevable (art. 113 LTF; ATF 134 II 379 consid. 1.2 p. 382).
2.2.�D�s lors que les mesures protectrices de l'union conjugale sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s conform�ment au principe d'all�gation ("R�geprinzip", art. 106 al. 2 LTF), � savoir s'ils ont �t� express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; arr�t 5A_99/2011 du 22 septembre 2011 consid. 2.1).
�Aux termes de l'art. 271 let. a CPC, les mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 � 179 CC) sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire. Bien que les moyens de preuve ne soient pas restreints aux seuls titres, l'administration des moyens de preuve doit pouvoir intervenir imm�diatement (art. 254 al. 2 let. c et 272 CPC). La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale est en principe provisoire et rev�tue d'une autorit� de la chose jug�e limit�e. La jurisprudence rendue avant l'entr�e en vigueur du CPC demeure applicable (en particulier l'ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478) : la cognition du juge est limit�e � la simple vraisemblance des faits et � un examen sommaire du droit.
3.1.�Bien que chaque �poux conclue � l'annulation des ch. 2 et 4 du dispositif de l'arr�t entrepris concernant respectivement l'attribution du logement conjugal et la contribution d'entretien due � l'�pouse, le recours de celle-ci a pour objet l'attribution de la jouissance du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx, en tant qu'elle consid�re cette automobile comme un meuble du logement conjugal, et le montant de la contribution d'entretien qui lui est allou�e, alors que le recours de l'�poux tend � l'attribution du logement conjugal pour son propre usage et � la suppression de la contribution d'entretien en faveur de son �pouse.
3.2.�Statuant sur l'appel de chacun des �poux, la cour cantonale a constat� que l'�poux s'en prenait � la contribution d'entretien due � son �pouse et que celle-ci attaquait la d�cision de premi�re instance au sujet de l'attribution du domicile conjugal et du montant allou� pour son entretien.
�S'agissant de l'attribution du logement conjugal, la Cour civile a relev� que l'�pouse s'�tait particuli�rement impliqu�e dans les d�marches li�es � l'achat du terrain et � la construction de cet immeuble, ayant des liens directs avec les entrepreneurs et assistant aux r�unions de chantier, dans la mesure o� son �poux ne parle pas le fran�ais. L'autorit� pr�c�dente a ajout� que l'�pouse, dont la m�re r�side � E.________, a davantage de liens avec le Valais que son mari qui n'a aucune famille en Suisse, et que l'�pouse souffre encore des s�quelles li�es au cancer dont elle a �t� atteinte il y a plusieurs ann�es, en sorte que l'on ne peut�- contrairement � l'appr�ciation du premier juge -�raisonnablement exiger d'elle qu'elle emm�nage avec sa m�re de 81 ans, � supposer que le logement soit suffisamment grand pour l'accueillir, m�me � titre provisoire. Dans ces conditions, singuli�rement au vu de l'�tat de sant� fragile de l'�pouse, la cour cantonale a admis qu'il se justifiait de lui �pargner, m�me provisoirement, un d�m�nagement et a donc reconnu un int�r�t pr�pond�rant � l'�pouse � pouvoir disposer du logement conjugal, � tout le moins durant la proc�dure de divorce.
�L'autorit� pr�c�dente a d'embl�e d�clar� irrecevable la conclusion de l'�pouse tendant � l'attribution du v�hicule Mercedes xxxx, faute de motivation de cette conclusion dans son m�moire d'appel.
�Concernant la contribution d'entretien de l'�pouse � charge du mari, les juges cantonaux sont partis de la convention que les parties ont conclue durant la vie commune et ont constat� que le train de vie des �poux durant la vie commune avait enti�rement �t� financ� par l'�poux gr�ce aux revenus de sa fortune, en sorte qu'il n'y avait pas lieu de modifier cet aspect, en particulier d'exiger de l'�pouse qu'elle entame sa pr�tendue fortune, vu les moyens financiers suffisants du couple. Les juges pr�c�dents ont ainsi admis le principe d'une contribution d'entretien en faveur de l'�pouse. La cour cantonale a ensuite relev� que l'�pouse, en d�pit de son devoir de collaboration, n'avait pas fourni d'�l�ments pr�cis relatifs � son train de vie, partant, qu'elle n'avait pas pr�cis� les d�penses n�cessaires � son train de vie et ne les avait�a fortiori�pas rendues vraisemblables, m�me dans son m�moire d'appel, ce nonobstant l'interpellation du juge de premi�re instance. La cour cantonale a ainsi consid�r� que le train de vie de l'�pouse devait �tre estim�. Elle a ainsi constat� que les d�comptes mensuels des cartes de cr�dit de l'�pouse se montaient � 12'000 fr. par mois en moyenne, pour des d�penses dans le domaine de l'h�tellerie de luxe, des transports, des spa, de la beaut� et de la coiffure, ainsi que pour des achats de voyage et des d�penses dans des �piceries. La Cour civile a ajout� � ces d�penses les frais d'assurances, de v�tements, de loisirs et la charge d'imp�ts qu'elle a fix�s � 10'000 fr. par mois, vu notamment la somme de 95'000 fr. pay�e jusque-l� par le couple annuellement � titre d'imposition � la d�pense, ainsi que le co�t d'engagement de l'employ�e de maison � hauteur de 4'108 fr. 25. En d�finitive, les juges cantonaux ont admis qu'une contribution mensuelle de 26'000 fr. permettait � l'�pouse de conserver son train de vie. L'autorit� pr�c�dente a ajout� � ce montant les charges du logement conjugal attribu� provisoirement � l'�pouse, qu'elle a fix�es � 9'000 fr. par mois sur la base du r�capitulatif �tabli par la fiduciaire des �poux au moyen des factures des trois derni�res ann�es qui pr�sentait un total de 390'891 fr. 94 pour 44 mois. En d�finitive, la cour cantonale a allou� � l'�pouse une contribution pour son entretien de 35'000 fr. par mois, � charge du mari, d�s le mois de juin 2012.
Dans leurs recours respectifs, les �poux critiquent chacun l'appr�ciation des faits et des preuves effectu�e par l'autorit� pr�c�dente qu'ils consid�rent comme arbitraire (art. 9 Cst.). Le mari s'en prend � l'appr�ciation des juges cantonaux concernant l'attribution du�logement conjugal � l'�pouse au vu des possibilit�s de relogement de celle-ci, de sa participation � la construction du chalet et de son �tat de sant� (consid. 4.2). A l'appui de sa conclusion en suppression de la contribution d'entretien due � son �pouse, le mari invoque �galement l'appr�ciation arbitraire des faits et des preuves en tant que le train de vie de l'�pouse (�cf. infra�consid. 4.3) et les frais d'entretien du logement conjugal auraient �t� mal �valu�s (ci-apr�s consid. 4.4). L'�pouse, qui soul�ve �galement la critique d'arbitraire dans l'appr�ciation des faits et des preuves, critique aussi la d�termination des charges li�es au logement (consid. 4.3) et l'�valuation de son train de vie (�infra�consid. 4.4); elle revendique en outre l'attribution de la jouissance du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx (�cf. ci-dessous consid. 4.5).
4.1.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF) et il se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 ss). Cette retenue est d'autant plus grande dans le domaine des mesures protectrices de l'union conjugale, ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance (�cf. supra�consid. 2). Dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, les art. 95, 97 et 105 al. 2 LTF ne s'appliquent pas directement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588 s.), en sorte que le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre que celles-ci sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst., conform�ment au principe d'all�gation (�cf. supra�consid. 2; ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; arr�t 5A_338/2010 du 4 octobre 2010 consid. 3.2). La partie recourante ne peut donc pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; elle doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).
4.2.�Dans son recours, l'�poux s'en prend � l'attribution de la jouissance du logement de famille � son �pouse. Il consid�re que les solutions de logement alternatives qui s'offrent � celle-ci, � savoir l'appartement parisien o� vit son fils C.________, la villa en Corse o� vit le p�re de son fils et l'appartement de E.________ o� vit sa m�re, biens dont elle est propri�taire directement ou indirectement par des participations dans des soci�t�s immobili�res (SCI), n'ont pas �t� examin�es par les juges pr�c�dents alors qu'il est attendu de lui qu'il demeure dans la maison au Sud-ouest de la France appartenant � ses enfants. Le recourant critique en outre la non-prise en consid�ration de l'offre de relogement � F.________ qu'il a faite � son �pouse. L'�poux s'en prend aussi � l'appr�ciation selon laquelle son �pouse aurait un attachement psychologique au chalet de F.________ pour en avoir dirig� la construction. Le recourant conteste ce lien et affirme qu'il s'exprime et comprend le fran�ais et qu'il exerce le m�tier d'entrepreneur du b�timent. Enfin, le recourant s'en prend � l'affirmation selon laquelle son �pouse souffre de s�quelles d'un cancer en critiquant la valeur probante des certificats m�dicaux produits et estime notoire qu'apr�s plus de cinq ans sans r�cidive, un cancer doit �tre consid�r� comme gu�ri. Il all�gue en outre que l'op�ration subie par son �pouse en septembre 2012 est "�sans aucun rapport avec un cancer�" et que ses m�decins se trouvent � Paris en sorte qu'un d�m�nagement dans le m�me village peut lui �tre impos� si elle peut entreprendre des voyages de plusieurs centaines de kilom�tres. En d�finitive, l'�poux consid�re que la cour cantonale a �tabli les faits et appr�ci� les preuves relatives � l'attribution du logement conjugal de mani�re arbitraire, notamment en ne tenant pas compte d'�l�ments factuels propres � modifier la d�cision et en se fondant sur des �l�ments de fait erron�s et mensongers, proc�dant ainsi � une application arbitraire de l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC.
4.2.1.�Si les �poux ne parviennent pas � s'entendre au sujet de la jouissance de l'habitation conjugale, l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC pr�voit que le juge attribue provisoirement le logement conjugal � l'une des parties en faisant usage de son pouvoir d'appr�ciation. Il doit proc�der � une pes�e des int�r�ts en pr�sence, de fa�on � prononcer la mesure la plus ad�quate au vu des circonstances concr�tes (arr�ts 5A_575/2011 du 12 octobre 2011 consid. 5.1, 5A_914/2010 du 10 mars 2011 consid. 2.1; Hausheer/Reusser/Geiser, Commentaire bernois, 1999, n� 29 ad art. 176 CC p. 566 et les r�f�rences).
4.2.2.�En l'occurrence, lorsqu'il se r�f�re � une offre de relogement � F.________, aux alternatives de logement de l'�pouse dans les appartements de son fils et du p�re de ce dernier, ainsi qu'� l'absence de s�quelles de l'�pouse � la suite du cancer dont elle a �t� atteinte, le recourant se fonde sur des �l�ments factuels qui ne ressortent pas des constatations de l'arr�t entrepris et qu'il tente d'�tablir en renvoyant � ses pr�c�dentes �critures. Or, de simples all�gations - fussent-elles m�me plausibles - ne suffisent pas � prouver un fait, � moins qu'elles ne soient corrobor�es par des pi�ces qui accr�ditent la th�se soutenue (arr�ts 5A_723/2012 du 21 novembre 2012 consid. 4.2.1; 5A_225/2010 du 2 novembre 2010 consid. 3.2 non publi� � l'ATF 136 III 583), ce qui n'est pas le cas en l'esp�ce. En d�finitive, le recourant substitue sa propre appr�ciation de la cause � celle de l'autorit� cantonale et fait primer son droit de propri�t� pourtant subsidiaire sur le crit�re utilis� par la cour pr�c�dente selon lequel le logement est attribu� � l'�poux auquel on peut le moins imposer de d�m�nager, sans tenir compte du raisonnement d�velopp� par celle-ci mais en le critiquant d�s lors qu'il s'�carte du sien, sans d�montrer en quoi l'autorit� pr�c�dente aurait vers� dans l'arbitraire. Sa critique de l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des faits et preuves, puis dans l'application de l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC est irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF,�cf. supra�consid. 2.2 et 4.1).
4.2.3.�En relation avec l'attribution du logement conjugal � l'�pouse � la lumi�re de son droit de propri�t� sur l'immeuble, le recourant soutient parall�lement que l'attribution litigieuse viole la garantie de la propri�t� (art. 26 Cst.). Ce moyen est d'embl�e mal fond�, la garantie constitutionnelle de la propri�t� ne pouvant �tre invoqu�e directement dans un litige entre particuliers (arr�t 5P.476/2006 du 16 janvier 2007 consid. 4).
4.3.�Invoquant l'appr�ciation arbitraire des faits et preuves (art. 9 Cst.), les deux �poux s'en prennent chacun � la d�termination des charges li�es � l'entretien du logement conjugal.
4.3.1.�Le recourant consid�re que les frais d'entretien du logement ont �t� �tablis de mani�re arbitraire par l'autorit� cantonale en admettant en bloc les d�penses pr�sent�es par l'�pouse sans tenir compte des remarques qu'il a formul�es ayant trait � la nature des d�penses qui ne rel�vent, selon lui, pas de l'entretien courant, mais sont extravagantes ou font suite � un d�g�t des eaux. L'�poux expose que la cour cantonale devait se prononcer sur la vraisemblance des pi�ces produites par l'�pouse au sujet des frais d'entretien du chalet conjugal dont elle a la jouissance.
4.3.2.�L'�pouse reproche � l'autorit� pr�c�dente des erreurs de calcul manifestes constitutives d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. La recourante expose que le juge cantonal a mal appr�ci� les preuves relatives au co�t d'entretien du chalet, soutenant que le total des factures concernant l'entretien du logement conjugal pr�sent�es, qui ascende � 390'891 fr. 94, ne devait pas �tre divis� par 44, � savoir par le nombre de mois qui s�parent la premi�re facture de 2008 et la derni�re facture de 2012, d�s lors que les frais annuels, singuli�rement les abonnements et les assurances n'ont �t� additionn�s qu'une seule fois, mais par 12 mois, le total ayant �t� rapport� pour une ann�e par la fiduciaire qui a r�capitul� ces factures. La recourante admet cependant que les imp�ts et taxes, � hauteur de 9'302 fr. 10, ne doivent pas �tre pris en consid�ration dans l'entretien du logement mais dans ses frais personnels, et conc�de de d�duire �galement des frais d'administration de la fiduciaire qu'elle estime pouvoir �tre ren�goci�s � la baisse. En d�finitive, l'�pouse consid�re qu'un montant de 21'276 fr. 80 doit �tre retenu dans ses charges pour le poste concernant les frais d'entretien du logement conjugal, somme qui est, selon elle, dans un rapport de grandeur raisonnable par rapport � la valeur du logement qu'elle affirme �tre de 30'000'000 fr, contrairement au r�sultat du juge cantonal de 9'000 fr. qu'elle juge choquant.
4.3.3.�En l'esp�ce, l'�poux se limite � opposer son appr�ciation � celle de l'autorit� cantonale qui s'est fond�e sur les pi�ces comptables remises par la recourante mais �tablies par une fiduciaire, sans pr�ciser les preuves qui auraient d� �tre appr�ci�es diff�remment ou qui n'ont pas �t� prises en consid�ration, ni m�me mettre en exergue les factures qui, selon lui, rel�vent des d�penses extraordinaires, faisant suite � des am�nagements ou un sinistre. Largement appellatoire la critique de l'�poux est donc irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; consid.�supra�2.2 et 4.1).
�Il en va de m�me du grief de l'�pouse. Elle pr�sente son propre calcul des charges de logement, sans remettre en cause la p�riode vis�e, mais soutient, sans �num�rer les pi�ces mal appr�ci�es (�cf. consid. 4.1), que plusieurs factures annuelles ont �t� additionn�es une seule fois pour l'ensemble de la p�riode de 44 mois. Au surplus, la recourante, qui entend d�montrer l'arbitraire du montant retenu pour les frais d'entretien par rapport � la valeur v�nale de l'immeuble, ne se fonde, pour �tablir ce dernier montant, sur aucune pi�ce ou autre preuve, en sorte qu'il s'agit d'une simple all�gation non prouv�e. Faute de motivation satisfaisante le reproche de l'�pouse est �galement irrecevable (art. 106 al. 2 LTF;�cf. ci-dessus consid. 2.2 et 4.1).
4.4.�Toujours sous le grief d'appr�ciation arbitraire des preuves (art. 9 Cst.), chacun des recourants reproche aux juges cantonaux d'avoir mal appr�ci� le train de vie de l'�pouse.
4.4.1.�L'�poux reproche aux juges cantonaux de s'�tre bas�s sur un trimestre de relev�s de cartes de cr�dit pour �tablir le train de vie de son �pouse, pr�cisant que ces d�penses ne sont pas repr�sentatives de son entretien mais uniquement de frivolit�s. Il tient pour arbitraire l'�valuation du train de vie sur des pi�ces qu'il conteste, d�s lors que l'�pouse devait rendre vraisemblables ses besoins.
4.4.2.�L'�pouse se plaint pour sa part de la prise en consid�ration de l'all�gation de son mari selon laquelle il aurait consacr� 19 millions � son entretien en dix ans de mariage, de la non-prise en compte dans la d�termination de son train de vie du montant de 911'322 fr. 10 consacr� � des achats d'oeuvres d'art et de la d�duction par le juge cantonal des versements mensuels de 18'000 fr. (15'000 euros) destin�s � l'entretien du fils de l'�pouse.
�S'agissant de la somme de 19 millions, la recourante reconna�t qu'une partie de ce montant, � hauteur de 4'768'622 euros, soit 5'927'346 fr., sont des pr�ts destin�s � l'achat d'immeubles � son nom que son mari entend se faire rembourser selon la r�f�rence � deux litiges pendants en France. Quant � la prise en compte des frais d'expertises dans le domaine de l'art, l'�pouse fait valoir que ces frais ne constituent pas des achats d'oeuvres mais ont �t� utilis�s pour faire r�aliser des expertises stylistiques et scientifiques d'oeuvres d'art afin d'assouvir sa passion, laquelle fait partie des d�penses effectu�es par son mari pour son train de vie. Ainsi, la recourante estime qu'il faut d�duire des 19 millions la somme de 5'927'346 fr. pour l'acquisition d'immeubles dont son �poux pr�tend au remboursement, mais non la somme de 911'322 fr. 10 affect�e � des expertises dans le domaine de l'art, en sorte qu'un montant de 13'072'653 fr. 60 (�sic!�) sur dix ans aurait �t� utilis� pour son train de vie ordinaire, autrement dit approximativement 108'940 fr. par mois. Enfin, concernant les versements mensuels de 15'000 euros, � savoir 18'000 fr., la recourante soutient qu'ils ont servi �galement � d'autres fins que l'entretien de son fils, notamment � financer les SCI G.________ et Y.________, seuls 3'000 fr. par mois �tant r�ellement utilis�s pour l'entretien du fils.
�L'�pouse conforte son appr�ciation de son train de vie par un second calcul. Elle additionne les d�penses mensuelles de sa carte de cr�dit (12'000 fr.), ses acomptes d'imp�ts (10'000 fr.), le salaire de son employ�e de maison (4'108 fr. 25 par mois), et obtient un train de vie de 26'000 fr. par mois, auquel elle ajoute les frais d'entretien du logement conjugal � hauteur de son calcul pr�c�dent (21'272 fr.) et la part non utilis�e pour l'entretien de son fils, soit 15'000 fr. Selon son calcul, l'�pouse parvient � un montant de 62'272 fr., n�cessaire au maintien de son train de vie. Elle pr�tend qu'il faut en outre y ajouter les d�penses "courantes et �videntes", � hauteur de 2'879 fr. 05 comprenant sa cotisation mensuelle AVS, ses frais de t�l�phone, sa prime d'assurance-maladie, son assurance RC v�hicule, que la cour cantonale aurait omis de prendre en consid�ration. En d�finitive, l'�pouse fixe la contribution d'entretien n�cessaire � son train de vie, selon son second calcul, � 65'151 fr. (�sic!�).
4.4.3.�La critique commune des �poux relative � l'�tablissement du co�t de l'entretien de base, � savoir les primes d'assurances, les aliments et les frais fixes, singuli�rement de t�l�phone, est d'embl�e mal fond�e, la cour cantonale ayant manifestement tenu compte de ces co�ts dans un poste �valu� � 10'000 fr. qui comprend�- outre�ces frais�-�la part de charge fiscale support�e par l'�pouse. S'agissant du premier calcul de la recourante, elle se limite � le pr�senter sans se r�f�rer � la m�thode divergente utilis�e par la cour pr�c�dente qui a �tabli le train de vie de la recourante sur la base des d�penses de l'�pouse, en �num�rant les frais n�cessaires au maintien de son train de vie apr�s la s�paration compte tenu de l'ensemble des circonstances et des preuves disponibles. La critique est ainsi d'embl�e irrecevable, d�s lors qu'elle n'a aucun lien avec la motivation de la d�cision querell�e et se fonde sur des �l�ments non constat� dans l'arr�t entrepris (art. 106 al. 2 LTF;�cf. supra�consid. 2.2 et 4.1). Le calcul de confirmation effectu� par la recourante, qui correspond � la m�thode utilis�e par la cour cantonale et aboutit au demeurant � un r�sultat presque inf�rieur de moiti� au premier calcul, refl�te uniquement la propre appr�ciation de la recourante�-�ainsi, lorsqu'elle �value les frais de logement � 21'272 fr. et ajoute des frais de base � hauteur de 2'879 fr. d�j� pris en consid�ration�-,�sans d�noncer l'arbitraire du raisonnement des juges cantonaux. D�s lors qu'il faut tenir compte de frais d'entretien du logement de 9'000 fr. (�cf. supra�consid. 4.3), qu'elle n'�tablit pas que le versement destin� � l'entretien de C.________ lui a concr�tement servi � son propre entretien � raison de 15'000 fr. par mois et que les frais de base ont d�j� �t� pris en compte, le calcul de la recourante aboutit au m�me r�sultat que celui de la Cour civile (12'000 fr. + 10'000 fr. + 4'108 fr. 25 + 9'000 fr. = 35'108 fr. 25). Par ailleurs, la recourante pr�sente ses propres calculs, qui aboutissent � des r�sultats significativement diff�rents, en sorte qu'elle ne d�montre nullement l'arbitraire de la d�termination de son train de vie par la cour cantonale. La preuve stricte d'un fait n'�tant pas n�cessaire dans le cadre d'une telle proc�dure de mesures provisoires (�cf. supra�consid. 2.1 et 2.3), l'autorit� pr�c�dente ne tombe pas dans l'arbitraire lorsqu'elle fonde sa conviction sur des indices et qu'elle retient l'�tat de fait qui lui para�t le plus vraisemblable. Il s'ensuit que le grief de l'�pouse d'appr�ciation arbitraire (art. 9 Cst.) des preuves relatives � la d�termination de son train de vie, autant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF, consid.�supra�2.2 et 4.1), est manifestement mal fond�.
4.5.�Enfin, l'�pouse fait grief � la cour cantonale d'avoir mal appr�ci� les faits � la base de l'attribution de la jouissance du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx. Elle expose que cette automobile 4x4 faisait partie des meubles du logement conjugal qui est un chalet sis � 1'400 m�tres d'altitude, �tant �quip� pour circuler sur des routes de montagne, et que son mari l'a retir�e du garage du logement uniquement pour des motifs chicaniers.
�Ind�pendamment du fait qu'elle ne s'en prend pas � la motivation de la cour cantonale qui a d�clar� sa conclusion irrecevable, les all�gations de la recourante ne reposent sur aucun �l�ment de preuve tendant � �tablir que le v�hicule dont elle dispose est inapte � circuler sur les routes d'un village de montagne, mais sur sa propre appr�ciation, purement appellatoire. Le grief est donc irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; consid. ci-dessus 2.2 et 4.1).
Sur le vu de ce qui pr�c�de, le recours en mati�re civile de Mme A.X.________, ainsi que celui de M. B.X.________ doivent �tre rejet�s dans la mesure de leur recevabilit�. Les frais judiciaires relatifs � chaque recours doivent �tre mis � la charge de leur auteur (art. 66 al. 1 LTF). Les parties n'ont pas droit � des d�pens d�s lors qu'aucune d'elles n'a �t� invit�e � se d�terminer sur le recours de l'autre (art. 68 al. 1 et 2 LTF), � l'exception toutefois de l'�pouse qui a droit � l'allocation d'une indemnit� de d�pens pour ses d�terminations sur la requ�te d'effet suspensif pr�sent�e par le mari (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Les causes 5A_132/2013 et 5A_133/2013 sont jointes.
Le recours de Mme A.X.________ (5A_132/2013) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Le recours de M. B.X.________ (5A_133/2013) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr. pour la cause 5A_132/2013, sont mis � la charge de Mme A.X.________.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr. pour la cause 5A_133/2013, sont mis � la charge de M. B.X.________.
M. B.X.________ versera � Mme A.X.________ une indemnit� de 400 fr. � titre de d�pens pour ses d�terminations sur la requ�te d'effet suspensif; il n'est pas allou� de d�pens au surplus.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties et � la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais.
Lausanne, le 24 mai 2013