Source: http://actuagencebiomed.blogspot.fr/2011/01/
Timestamp: 2018-05-27 11:59:08+00:00
Document Index: 136392087

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Ethics, Health and Death 2.0: The News: janvier 2011
" (...) parce qu'il est prévu de ne plus réviser la loi tous les 5 ans, les députés ont avancé l'idée d'un rapport remis tous les 2 ans par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) afin de retracer 'les principaux problèmes éthiques soulevés' dans les divers domaines de l'AMP, des dons d'organes ou des neurosciences."
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/28_01_11.html#1
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 31.1.11 Aucun commentaire:
L'avenir de l'embryon humain : conférence publique 28-29/01/2011 Paris, Cité des Sciences (CCNE - Universcience)
==> http://petitlien.fr/actu
"Le 26 janvier 2011, la Commission spéciale de bioéthique a autorisé le transfert d’embryon post-mortem contre l’avis du gouvernement. Les membres de la commission ont adopté deux amendements identiques, déposés par les députés Alain Claeys et Jean-Luc Le Déaut (PS) et par Martine Aurillac (UMP). Le gouvernement a fait part de son opposition par la voix de Nora Berra, secrétaire d’Etat à la santé, affirmant que cette mesure conduirait à 'faire naître un orphelin'. Exposant les motifs de son amendement, Martine Aurillac a précisé que cette possibilité devait 'permettre le transfert d’embryon après le décès du père dès lors qu’il avait donné son consentement et qu’un processus de transfert correspondant à un véritable projet parental d’assistance médicale à la procréation était donc entamé'. Alain Claeys et Jean-Luc Le Déaut ont affirmé qu’il s’agit par là de 'mettre fin à des situations dramatiques où la femme doit aujourd’hui choisir entre la destruction ou l’accueil par un autre couple de ses embryons surnuméraires, ce qui fait de ces derniers des orphelins de père et de mère biologiques alors que cette dernière est vivante et les réclame'.
Cette procédure ferait l’objet de stricts délais : la femme pourra décider de l’implantation ou non des embryons durant un premier délai de 6 mois suivi d’un second délai de 18 mois pour permettre plusieurs tentatives. Les députés ont souligné que cette mesure interviendrait dans des 'situations exceptionnelles'. L’insémination post mortem reste en revanche interdite."
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 27.1.11 Aucun commentaire:
"La Commission parlementaire spéciale sur la bioéthique a voté dans la nuit du 26 au 27 janvier 2011 un amendement visant à autoriser la vitrification d'ovocytes (congélation rapide des ovocytes). L'amendement a été proposé par le député Jean Leonetti et vise à faciliter le don d'ovocytes et préserver la fertilité des femmes avant un traitement stérilisant. "Le texte prévoit ainsi que dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation (AMP), soit possible 'la congélation ultra-rapide des ovocytes'. L'autorisation d'utiliser cette nouvelle technique d'AMP était réclamée par le Pr Frydman" (Cf. Synthèse de presse du 24/11/10).
La Croix.com 27/01/11
"Quand un leadership peu inspiré prend le pas sur nos valeurs"
Essais cliniques controversés de Roche en Chine (14.01.10)
"La Chine annonce avec fierté que quelque 10 000 opérations de transplantation d’organes ont lieu chaque année dans ses cliniques. Néanmoins, pour des raisons culturelles, ce pays ne compte quasiment pas de donneurs volontaires parmi la population. Dans ce cas, d’où proviennent les organes ?A la fin de 2008, le vice-ministre de la Santé chinois a admis, dans une revue médicale, que plus de 90% des organes transplantés proviennent de prisonniers condamnés à mort. La World Medical Association et d’autres organisations internationales ont pris position, qualifiant unanimement les transplantations d’organes provenant de prisonniers comme une pratique violant l’éthique médicale. Même si les condamnés donnaient véritablement leur consentement, celui-ci ne pourrait être considéré comme libre et volontaire compte tenu de leurs conditions de détention. Malgré ces pratiques de transplantation éthiquement condamnables, l’entreprise pharmaceutique Roche commercialise en Chine son médicament Cellcept, qui agit contre le rejet d’organes transplantés. Depuis plusieurs années, elle le produit également dans ce pays. L’entreprise bâloise teste actuellement l’efficacité de son médicament sur quelque 300 organes transplantés, dans de nombreuses cliniques chinoises. Selon ses propres déclarations, Roche ne possède aucune information sur la provenance de ces organes. Comme il n’est pas possible de savoir s’ils proviennent de prisonniers, Roche doit cesser immédiatement ces essais cliniques.
Le marché chinois prend toujours plus d’importance pour Roche. En 2005, le médicament Cellcept figurait au troisième rang de ses produits les plus vendus en Chine. En 2006 déjà, l’entreprise bâloise menait un essai clinique sur quelque 36 cœurs transplantés dans trois cliniques chinoises afin de tester l’efficacité du Cellcept. Selon ses propres déclarations, elle teste actuellement l’efficacité de son médicament sur environ 300 reins ou foies transplantés dans de nombreuses cliniques chinoises, sans connaître l’origine des organes. En Chine, 90% des organes transplantés proviennent de prisonniers. Il y a donc de fortes chances pour que ce soit également le cas de ceux soumis à cette étude. Si l’entreprise Roche entend faire des affaires dans un contexte aussi discutable et y mener des essais cliniques sur des organes transplantés, elle est moralement tenue de s’assurer et de faire vérifier, par une instance indépendante, que les organes ne proviennent pas de prisonniers.
Les avocats chinois ont publiquement exprimé leur inquiétude quant à l’influence des demandes d’organes sur le nombre exorbitant d’exécutions en Chine, où la peine de mort est appliquée pour près de 70 délits et les chiffres exacts gardés secrets par l’Etat. Le Comité des Nations Unies contre la torture s’inquiète en outre que les organes utilisés pour les transplantations proviennent de prisonniers de conscience appartenant au mouvement spirituel Falun Gong et demande au gouvernement chinois qu’une enquête indépendante soit menée. Les membres de cette communauté sont considérés en Chine comme des ennemis de l’Etat et sont enfermés, de longues années et la plupart du temps sans jugement, dans des camps de redressement et de travail, où ils trouvent souvent la mort dans des circonstances inexpliquées. Face à ces indices sérieux, qui laissent penser que des organes prélevés sur des membres de la communauté Falun Gong pourraient également être utilisés pour des transplantions, il est impératif que Roche prenne ses responsabilités en clarifiant l’origine des organes transplantés. En menant des essais cliniques en Chine sans pouvoir garantir que les organes transplantés ne proviennent pas de prisonniers, Roche mine les efforts de la communauté internationale pour mettre un terme à une pratique contraire aux principes de l’éthique médicale.
Situation actuelle et revendications
L’entreprise pharmaceutique Roche se défend en affirmant que ses essais répondent aux nouvelles règlementations en vigueur en Chine. Toutefois, celles-ci permettent toujours la transplantation d’organes provenant de prisonniers, et ce malgré les protestations de la communauté internationale, qui souligne que les prisonniers ne sont pas en mesure de donner un consentement libre et volontaire. Malgré des efforts dans ce sens, il n’existe en Chine aucun système indépendant et transparent de don d’organes permettant de garantir que les organes ne proviennent pas de prisonniers. Dans ses principes directeurs relatifs aux transplantations d’organes, l’OMS exige toutefois une organisation transparente du don d’organes ainsi que la traçabilité des organes transplantés. Tant que Roche ne sera pas en mesure de prouver que les organes sur lesquels son médicament est testé ne proviennent pas de prisonniers, elle doit renoncer à de tels essais et arrêter immédiatement ceux en cours. De plus, les organisations médicales internationales, comme la World Medical Association et The Transplantation Society, devraient étendre leurs directives sur la déontologie médicale en matière de transplantations d’organes aux entreprises pharmaceutiques qui profitent des pratiques chinoises, contraires aux principes de l’éthique médicale."
Extrait: Déclaration de Berne
http://www.agora-focus.com/?p=716
Ikigami s'invite au salon du livre de Paris en mars 2011
Au Japon, "Ikigami, Préavis de mort" est un manga célèbrissime. Créé par Motorō Mase en 2005, 7 épisodes ont déjà été édités, format livre de poche. L'histoire est celle d'un fonctionnaire de la mairie qui délivre un "préavis de mort" :
"Afin de montrer à la population la valeur de la vie, chaque enfant reçoit dès son entrée à l'école primaire un vaccin. Parmi ces enfants, un sur mille reçoit un vaccin différent des autres car il contient une micro-capsule indétectable qui est capable de donner la mort à une date et heure précise. Entre leurs 18 et 24 ans, ce vaccin se met en route à la date programmée et ils reçoivent de la part d'un fonctionnaire l'ikigami, leur préavis de mort qui leur informe qu'il ne leur reste plus que 24 heures avant de mourir pour la nation." (Wikipedia)
Je recommande la lecture de ce manga à ... tous les coordinateurs des équipes de transplantations d'organes - au risque de vous choquer. Car oui, figurez-vous que c'est un thème que l'auteur de ce manga avait en tête en débutant sa série "Ikigami" : le don d'organes. Il en est même question dans un des livres de cette saga du "préavis de mort", du don d'organes ...
Le Salon du livre de Paris et Kazé Manga ont annoncé la venue du mangaka Motorô Mase, l’auteur de Ikigami, Préavis de Mort, à l’occasion de la 31e édition du Salon du livre de Paris, qui se tiendra à la Porte de Versailles du 18 au 21 mars 2011. L'occasion pour moi de faire dédicacer par l'auteur mon exemplaire de ces 7 épisodes (7 dédicaces ? ... ). Et de l'interroger sur le don d'organes ...
==> COMMUNIQUE DE PRESSE DU SALON DU LIVRE
envoyé par Editions_Asuka. - Regardez plus de courts métrages.
Mes "Posts" sur le don d'organes et Ikigami :
==> Le coordinateur des transplantations d'organes : ni Père-Noël, ni livreur d'Ikigami
http://ethictransplantation.blogspot.com/2010/05/le-coordinateur-des-transplantations.html
==> Sans la vigilance de ses proches, la patiente aurait-elle été prélevée vivante ?
http://ethictransplantation.blogspot.com/2010/10/sans-la-vigilance-de-ses-proches-la.html
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 26.1.11 2 commentaires:
Le Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) organise les 28 et 29 janvier 2011, en partenariat avec Universcience, ses Journées Annuelles d'Ethique autour d'un thème d'actualité majeur : l'avenir de l'embryon humain. Au cours de ces Journées, des lycéens de l'ensemble de la France viendront présenter le fruit de leurs recherches, travaux et réflexions. Ils seront accompagnés des enseignants ayant encadré durant leurs cours la préparation de ces exposés. Sciences de la vie et de la terre (SVT), langues vivantes, français, philosophie : ce travail de réflexion des lycéens est inter-disciplinaire et donne des résultats très intéressants. Le CCNE souhaite faire de cet événement un vrai débat de société en amont de la révision des lois de bioéthique, prévue cette année :
Irina Pungaru, pour le Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé :
"Notre objectif : faire que les questionnements éthiques relatifs à la parentalité, la filiation et la place de l'embryon dans nos sociétés ne soient pas du seul domaine des spécialistes mais qu’ils puissent être appropriés et débattus par tous. Dans cette dynamique, nous proposons au public des conférences et débats sur la parentalité, un forum des lycéens, une exposition sur 'Les nouvelles façons d'avoir des enfants', des tables rondes thématiques telles que 'La famille est-elle une question de gènes', 'Qu'est-ce qu'une mère aujourd'hui ?', 'L'assistance médicale à la procréation. Pour qui ? Pour quoi ?'"
PROGRAMME DEFINITIF (PDF, 540 Ko.)
==> Programme détaillé de ces Journées qui se tiendront à la Cité des Sciences à Paris : http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/programme/c/1248115355073/-/p/1248108924842
==> Page web dédiée aux Journées Annuelles d'Ethique :
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/evenements/journees-annuelles-ethique-2011
Vidéo de présentation des Journées par Jean-Claude Ameisen :
Jean-Claude Ameizen
envoyé par universcience. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.
http://www.dailymotion.com/video/xgjawg_jean-claude-ameizen_tech
Téléphone : 33 01 42 75 66 42
Libellés : CELL THERAPY, CELLULES SOUCHES, CONGRES;, ETATS GENERAUX BIOETHIQUE, ETHIQUE ET LOI, STEM CELL, THERAPIE CELLULAIRE
Don d'organe : un demi-frère ne peut donner son rein
Un recours hiérarchique a été introduit auprès du ministre de la Santé afin qu'il interprète de manière plus étendue la notion de "frère" et de "soeur" dans le cadre d'un don d'organe.
Martine Courrier, une malade insuffisante rénale, s'est en effet vu refuser une greffe de son demi-frère biologique, Jean-Pierre Serrurier, au motif qu'il n'avait aucun lien juridique avec elle. Celui-ci, né d'une relation extra-conjugale de leur père, n'a jamais été reconnu par ce dernier.
L'Agence de la biomédecine a donc refusé son accord pour le don de rein envisagé, malgré une attestation du père biologique et le fait que Jean-Pierre Serrurier ait été déclaré "compatible" avec sa demie-soeur.
Libération 25/01/11
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 26.1.11 1 commentaire:
"Les parlementaires du Conseil de l'Europe examinaient hier le rapport du Suisse Dick Marty sur un trafic d'organes prélevés sur des détenus et attribué à des responsables de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) à la fin des années 90 en Albanie. Selon le sénateur suisse, connu pour un précédent rapport sur les centres de détentions secrets de la CIA en Europe, la plupart des victimes étaient des prisonniers détenus dans des camps secrets de l'UCK."
"'Nous sommes les vigiles des valeurs représentées par la Convention européenne des droits de l'Homme', a affirmé Dick Marty en présentant son rapport. Celui-ci 'ne traite pas mais surtout ne relativise pas les crimes commis par le régime (de l'ancien président serbe Slobodan) Milosevic, il n'est pas contre le peuple kosovar ni contre le peuple albanais', a-t-il assuré. 'Les victimes étaient des Serbes, des Kosovars albanais considérés comme des traîtres ou des membres de groupes rivaux, pour nous ce sont avant tout et seulement des êtres humains', a souligné Dick Marty.
Dans son document de 27 pages, il met en cause le 'Groupe de Drenica' qui regroupait des responsables de l'UCK. Selon le juge tessinois, leur chef n'était autre que l'actuel premier ministre kosovar sortant Hashim Thaçi. Dick Marty a toutefois précisé la semaine dernière à la Radio Télévision du Kosovo (RTK) n'avoir jamais affirmé que Hashim Thaçi était directement impliqué dans ce trafic d'organes. 'Mais il est difficile de penser qu'il n'en a jamais entendu parler', avait-il ajouté.
Le rapport, rendu public en décembre, a suscité une très vive émotion au Kosovo et en Albanie. Il fait état 'de nombreux indices qui confirment qu'à la fin du conflit armé, avant que les forces internationales aient pu rétablir l’ordre et la légalité, des organes auraient été prélevés dans une clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë', au nord de Tirana. Il s'agissait surtout d'un commerce de reins pris sur 'une poignée' de prisonniers sommairement exécutés, ces organes étant ensuite transplantés à l'étranger.
Dans son rapport, Dick Marty regrette que les organisations internationales en place au Kosovo après l'été 1999 aient 'privilégié une approche politique pragmatique' en ne procédant pas à un 'examen approfondi' de ces allégations. Il recommande que la Mission de police et de justice de l'Union européenne (Eulex) fasse 'toute la lumière sur les indications de trafic d'organes'.
Les parlementaires doivent se prononcer (...) sur un projet de texte qui demande notamment aux autorités albanaises et à l'administration kosovare de 'collaborer sans réserve' avec Eulex et les autorités serbes pour faire la lumière sur des crimes commis au Kosovo et dans le nord de l'Albanie."
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/25/97001-20110125FILWWW00437-trafic-d-organes-un-rapport-examine.php
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Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 25.1.11 Aucun commentaire:
AMIENS - Le projet FIGURES retenu parmi les 52 équipements d'excellence
"Le projet FIGURES, porté par les partenaires de l'Institut Faire Faces fondé par les Pr Bernard Devauchelle et Sylvie Testelin a été retenu parmi les 52 lauréats de la première vague de l'appel à projet national 'équipement d'excellence'. Ce projet s'inscrit dans le cadre du Grand emprunt/Investissements d'avenir qui vise à doter la France d'équipements scientifiques de pointe, conformes aux standards internationaux.
L'Institut va recevoir une dotation de 10 500 000 euros afin de créer à Amiens une plateforme unique en France de recherche et de formations chirurgicales appliquées à la chirurgie réparatrice. Cette plateforme, qui favorisera les innovations en microchirurgie expérimentale et améliorera les recherches dans le domaine de la reconstruction faciale et des allogreffes, s'appuiera sur une approche novatrice d'imagerie morphologique et fonctionnelle. A la disposition de la communauté scientifique locale, nationale, européenne et internationale, elle permettra de former de nombreux médecins aux techniques chirurgicales de reconstruction de pointe, par une double approche réelle et virtuelle.
Les champs explorés :
- analyse des surfaces et volumes du visage en mouvement et corrélats neurologiques
- développement de la chirurgie non-invasive : ultra-microchirurgie, robotique chirurgicale par voie transorificielle, chirurgie in utéro
- substitution pluritissulaire et aide à la tolérance par ingénieurie et biothérapie
- substituts prothétiques, biomatériaux dégradables, implants crâniens interfaciques
- oralité et troubles d'acquisition du langage
- visage et défiguration : approche épistémologique, artistique, psychanalytique...
Les partenaires du projet FIGURES (le CHU d'Amiens, l'Université de Picardie Jules Verne, l'Université technologique de Compiègne, le Commissariat à l'énergie atomique ainsi que les sociétés Plugmed et MSC Scanning) et plus largement de l'Institut Faire Faces, se réjouisent de ce succès au bénéfice de la science et des patients."
Plus d'informations concernant l'Institut Faire faces sur :
www.institute-facing-faces.eu/fr/
N° 556 - 25 janvier 2011
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 25.1.11 1 commentaire:
Lundi 24 janvier, "De quoi j'me mêle" propose de débattre sur le thème "Les dons d'organes, de tissus, de moelle osseuse et du sang".
"Déclaré grande cause nationale en 2009 par le gouvernement, le don d'organes reste encore aujourd'hui un sujet compliqué, voire tabou, et le nombre de personnes en attente d'une greffe dépasse largement le nombre de donneurs.
Pour pallier ce manque, le Royaume-Uni envisage de demander aux candidats au permis de conduire s'ils veulent s'inscrire sur les listes de donneurs.
La réponse sera obligatoire lors de l'examen, et inscrite sur le permis.
On n'en est pas encore là en France, d'autant que l'Agence de la Biomédecine, affirme par la voix de sa directrice Emmanuelle Prada-Bordenave: 'Ce projet, déjà évoqué en France avec le permis de conduire et la carte vitale, est difficilement conciliable avec notre système du consentement éclairé qui prévaut depuis 1976'.
Lundi 24 janvier, 'De quoi j'me mêle' propose de débattre sur le thème 'Les dons d'organes, de tissus, de moelle osseuse et du sang'. Pourquoi, comment, pour qui, les participants pourront échanger, questionner, exprimer réticence ou accord, et savoir ce qu'en disent le curé et le pasteur, qui seront présents pour en débattre."
http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/22/995695-Carmaux-Soiree-debat-autour-des-dons-d-organes.html
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 23.1.11 2 commentaires:
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 22.1.11 Aucun commentaire:
"In the on-going debate over the ethics of removing organs from 'brain dead' patients, the conservative view has scored a goal. The chief rabbinical court of the UK has decreed that only 'cardiorespiratory death is definitive'. The Beth Din's conditions would mean that an observant Jew could donate kidneys, livers or corneas, for example, but not heart or lungs.
The decision was greeted by fierce criticism across the Atlantic. Rabbi Moshe Tendler, a medical ethics professor at New York's Yeshiva University, declared: 'The Beth Din must realise they have sentenced to death anyone waiting for a vital organ transplant.' In his opinion brain stem death was 'the only accurate method to determine that a patient has died'.
The UK's Chief Rabbi, Lord Jonathan Sacks, tried to clarify the statement by admitting that there may be 'reasonable disagreement as to whether a patient is alive or dead'. However, the original wording of the Beth Din's statement was strong:
The Beth Din says that it wants the UK's National Organ Donor Registry to come up with a donation system which will be compatible with Jewish practice.
The issue is far from academic, as anger over a recent case in Israel shows. Avi Cohen, a 51-year-old soccer star who had played for Liverpool in his heyday, was brain-injured in a car smash in December. He had been a strong advocate for organ donation. After learning that he was 'brain dead', his relatives began to discuss arrangements for organ donation with the hospital. The Chief Rabbinate in Israel had ruled in 1986 that brain death was sufficient for donation in certain cases. And Sephardi Chief Rabbi told the Cohen family that the donation was a mitzvah [permissible]. However, other rabbis persuaded the family that only cardiac death was acceptable and the donations did not happen. An editorial in the Jerusalem Post called this 'meddling' 'morally despicable'."
http://www.bioedge.org/index.php/bioethics/bioethics_article/9361
Libellés : BRAIN DEATH, MORT CEREBRALE, MORT ENCEPHALIQUE, TRANSPLANTATION ET SOCIETE
"The organs of the 9-year-old girl who died in the Tuscon, Arizona, shooting which left six people dead and a US Congress woman fighting for life have been donated to a girl in the Boston area.
The father of Christina Green, the youngest of the victims, told the 'Boston Globe','That really lifted our spirits. We’re proud parents once again of our daughter, who has done another amazing thing.' The identity of the recipient is unknown, due to patient confidentiality requirements." ~ BostonGlobe, Jan 16
http://www.bioedge.org/index.php/bioethics/bioethics_article/9363/
"Le président du Sénat Gérard Larcher a déclaré qu’il ne voterait pas la proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie, adoptée mardi 18 janvier 2011 par la Commission des Affaires sociales du Sénat.
'Moi, personnellement, je ne voterai pas un tel texte, qui arrive alors que l’on n’a pas encore mis en œuvre la loi Leonetti sur les soins palliatifs', a-t-il dit avant d’indiquer que sur l’objectif de 3000 lits dévolus aux soins palliatifs fixé par la loi Leonetti, 'on est encore à un peu moins d’un tiers'. Il a regretté que 'l’on ait tendance à changer la loi avant même d’évaluer l’impact' de la précédente.
A la demande du député Jean-Marc Nesme (UMP), une 'Entente parlementaire visant à refuser l’euthanasie et à développer un accès aux soins palliatifs' a été constituée."
La Croix 21/01/11 – Le Figaro.fr 20/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/21_01_11.html#2
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 21.1.11 Aucun commentaire:
Bioinformatics, biomechanics, robotics : connaissent pas la crise !
http://embc2011.embs.org/panels/themes/
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 20.1.11 Aucun commentaire:
"Qu’ils sont tristes ces vieillards.
Beaucoup sont atteints de maladies dégénératives, qu’il s’agisse de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence sénile.
Regardez les gâteux et tremblotants, ils ne reconnaissent plus personne, sauf parfois, pendant de rares moments de lucidité.
Il faut les aider à se nourrir et en plus ils font sous eux, c’est sale et dégoûtant.
Ils sont indignes !
Qu’ils sont tristes ces paraplégiques, fauchés dans la fleur de l’âge par un accident de voiture.
Ils se déplacent en fauteuil roulant, jamais plus ils ne marcheront.
Ils enchaînent dépression sur dépression, hospitalisation sur hospitalisation et en plus ils coûtent chers à la sécurité sociale, comme les vieillards. Sont-ils vraiment dignes ?
Qu’ils sont tristes ces hommes et ces femmes atteints d’un cancer dont on sait qu’il va les entraîner vers la mort à plus ou moins brève échéance.
Dès l’annonce par le médecin de leur mal, ils tremblent de mourir à petit feu, de devenir impotents, après avoir maigri de dizaines de kilos.
Quelle déchéance ! Vont-ils mourir dans la dignité quand la fin approchera ?
Qu’ils sont tristes ces jeunes, mal formés et arriérés mentaux, ne s’exprimant pas ou peu, impossibles à scolariser, souvent en « petite voiture » poussée par des bénévoles ou des infirmiers.
Ils n’ont aucun espoir de vivre comme nous, car vous l’avez compris, ces « gens » ne sont pas comme nous, qui avons la vie, la santé et la beauté, qui avons l’autonomie physique, des capacités intellectuelles intactes, qui avons la Sécurité sociale qui nous rembourse nos « petits médicaments », nos taxis ou nos ambulances, qui bénéficions de l'accès quasiment gratuit à l’hôpital, de soins à domicile et d'arrêts de travail, quand un peu fatigués, nous nous décidons à ne plus travailler.
« Nos 35 heures » ! « Notre CMU » ! « Notre RMI »!
Car « les autres », les différents, les vieillards, les mal formés, les cancéreux, les accidentés, ce sont eux qui coûtent chers à la société et, en plus, ils nous prennent l’argent de « notre » Sécurité sociale.
Car les « autres » ne sont pas en train de mourir dans la dignité. Ils ne sont d’ailleurs pas en train de vivre dans la dignité.
Alors à quoi cela sert de mourir aussi lentement ou de vivre aussi chichement ?
Tiens, il faudrait aussi admettre que les SDF qui traînent avinés dans « nos » rues n’aient pas eux non plus une vie digne.
Que font-ils ici dans nos villes à nous encombrer ? Ils nous donnent mauvaise conscience, en plus !
Alors, cette proposition de loi sur l’euthanasie est la bienvenue.
Elle permet à ceux qui le veulent bien, ou à qui on a réussi à faire admettre qu’ils le voulaient bien, de se faire tuer proprement.Ils vont enfin mourir dans la dignité.
« Dis Pépé, tu ne crois pas qu’il faut signer là ? Qu’espères-tu de la vie ? Tu ne vois pas que tu nous encombres ?
On devait déjà partir en vacances lors de la dernière canicule ! Tu ne vois pas que tu n’es plus digne ? » Mais au fait, de quelle dignité parle-t-on ? Est-ce vraiment la leur ou la nôtre ?
Bon sang, mais bien sur, c’est de notre dignité que l’on parle ! Car ce vieillard, est-on certain qu’il se sente indigne ?
C’est nous, ses enfants ou ses amis, qui décrétons qu’il n’est plus digne et qu’il a assez « duré ». Ces paraplégiques ressentent parfaitement qu’ils ne sont pas les bienvenus dans notre monde, que cette dignité c’est nous qui allons la leur retirer.
On est digne quand ceux qui nous entourent nous soignent, nous aident, nous accueillent et décident que vous êtes dignes par le regard qu’ils posent sur vous, par l’affection ou l’amour qu’ils vous portent.
Eh bien oui, cette loi sur l’euthanasie active est indigne du monde dans lequel nous vivons.
Elle traduit essentiellement le rejet de la différence par ceux qui font la loi, elle ouvre la voie à une méta-humanité matérialiste et desséchée.
Une méta humanité propre, car il y aura des « cliniques » spécialisées dans la mort !.
Il y aura des médecins spécialisés dans« l’exécution testamentaire » et pourquoi pas des publicités dans le style : « venez mourir chez nous, dès votre entrée nous nous occupons de tout, moyennant un forfait raisonnable, vous mourrez en musique stéréo, à côté des images de vos acteurs préférés ou de vos parents. Votre mort sera filmée en direct pour prouver aux générations suivantes, à vos enfants que vous êtes morts dans la dignité. »
Voici une méta-humanité déshumanisée, de la conception à la naissance : nous sommes depuis un certain nombre d’années, en train de fabriquer des bébés parfaits, sans tare, des bébés choisis dont le génome sera entièrement connu et déterminé avant la naissance.
Nous voici maintenant à l’autre extrémité de la vie, avec notre « gomme » qui permettra d’effacer ceux qui encombrent.
Il ne restera plus qu’à proposer aux vieillards et aux éclopés de donner une de leurs cellules pour qu’ils se fassent cloner avant que le bourreau ne commence son œuvre et ne les réduise en cendres.
Quel monde merveilleux ! Doulce France où il fera bon vivre entre gens bien portants. Oh ! A propos, n’y aura-t-il pas un gentil bourreau qui proposera une bonne loi pour euthanasier les hommes et les femmes des pays pauvres qui vivent aussi dans l’indignité?
Indignité entretenue par nous, les riches, les biens portants, les sans cœur !
Quel beau monde ! Dieu, s’il existe, doit être fier de nous.
Alors oui, autoriser par une loi « la mise à mort » d'un malade ou d'un vieillard serait la pire des déviances que l'on pourrait imaginer.
Oui, il est terrible de mourir dans la souffrance et la solitude, mais si les médecins peuvent et doivent tout faire pour soulager la souffrance et vaincre la solitude, ils ne doivent en aucun cas donner légalement la mort.
Oui il faut lutter contre la souffrance. Il est intolérable, maintenant que nous maîtrisons des drogues antalgiques, de laisser souffrir un patient. Le médecin et l'équipe soignante, sous la responsabilité médicale, doivent tout faire pour lutter contre la souffrance, qu'elle soit le fait d'une maladie passagère et douloureuse, d'une intervention chirurgicale ou d'une maladie incurable et irrémédiable à court ou moyen terme.
La souffrance n'est pas le prix à payer pour je ne sais quelle rédemption. Il est pourtant parfaitement vrai que certaines drogues utilisées actuellement peuvent, tout en atténuant la douleur, hâter la mort quand les malades sont au bout de leur vie mais la finalité reste avant tout antalgique.
C'est une barrière invisible, entre le fait de combattre la souffrance et le risque de mourir, qui fait la grandeur et l'effroyable complexité de l'acte médical. Cette barrière ne peut pas être confiée à la loi.
Apprendre à lutter contre la souffrance est devenu une nécessité qui commence enfin à être enseignée à la faculté et dans les écoles d'infirmières. Il ne s'agit pas simplement d'un apprentissage de techniques médicales mais aussi et surtout d'un apprentissage psychologique et éthique.
Oui il faut lutter contre la solitude et la fin de vie.
La société a changé à une telle vitesse que bien des repères ont été effacés. La mort chez soi, entouré par les siens a disparu au profit d'une mort médicalisée et dans la solitude aseptisée de l'hôpital ou d'une maison de retraite.
Ce sont hélas les fruits amers de notre société de consommation qui refuse ou oublie la solidarité qui exacerbent l'égoïsme.
Les réponses à la solitude de la fin de vie sont multiples, l'une d'elles est sans conteste la multiplication des unités de soins palliatifs.
De telles unités sont encore trop peu nombreuses car elles coûtent chères mais elles sont une des réponses les plus dignes que notre société ait pu apporter à notre égoïsme.
Lutter contre la douleur et entourer le malade ou le vieillard en fin de vie, éviter l'acharnement thérapeutique abusif, sont les trois seules actions à entreprendre pour aider les malades en fin de vie.
Une loi autorisant l'euthanasie prêterait à toutes les déviances.
- Déviance économique d'abord.
A une époque où des économies sont imposées sur les dépenses de santé, où il nous est répété chaque jour que la santé coûte trop cher, où dans certains pays on n'opère plus les patients après 70 ans, n'y aurait-il pas un économiste zélé pour proposer une loi proposant de donner la mort, après consultation du malade ou de sa famille, à toute personne présentant les signes d'une maladie irrémédiable entraînant « souffrance et déchéance dans un délai visiblement court »?
Ne haussez pas les épaules en pensant que j'exagère, les économistes qui maintenant orientent la politique de santé dans de nombreux pays européens vous le diront sans hésitations, ce sont les derniers jours de la vie qui coûtent le plus cher à la Sécurité sociale.
Loin de moi l'idée de prôner l'acharnement thérapeutique qui peut, dans beaucoup de cas, être honteux et dégradant, mais ne versons pas dans l'excès inverse qui serait de dire que chaque semaine, chaque mois « évités » sont autant d'argent épargné par la sécurité sociale.
Je vois déjà les inspecteurs de la sécurité sociale interroger, voire condamner ceux qui n'auraient pas euthanasié assez rapidement leur malade agonisant.
- Déviance juridique ensuite.
Qui devrions-nous écouter ?
La famille qui demande que la vie du grand-père soit abrégée au nom de la charité, afin de lui éviter une déchéance dégradante ?
Faudra-t-il dans ce cas que la famille ait réglé les problèmes de succession pour commencer l'injection ?
Et si l'un des parents s'y oppose, faudra-t-il un vote familial pour qu'une majorité se dégage ?
A partir de quand l'euthanasie sera-t-elle acceptée ?
Dès l'annonce par le médecin du diagnostic de la maladie incurable ?
« Monsieur vous avez un cancer du poumon incurable .
- Bien docteur, tuez moi! ».
Ou bien la loi nous obligera-t-elle à attendre les premiers signes de la souffrance et de la déchéance ?
« Désolé monsieur, votre heure n'a pas encore sonné , il faudra attendre les métastases, je vous préviendrai à temps ».
Y aura-t-il des procès pour l'euthanasie trop tardive ou pour refus d'euthanasie ?
La société moderne est hypocrite et lâche, nous voulons tous la beauté, la jouissance et le bonheur, jamais le corps n'a été autant glorifié : Mode , culturisme, règne du paraître et de l'éphémère.
Une mannequin qui défile est adulée, quand les rides apparaissent elle est oubliée.
Il faut cacher la vieillesse et la mort comme on cache une laideur. Monde impitoyable!
Nous ne voulons plus la proximité de la mort et de la souffrance. Si nous tolérons encore la famine au Soudan, avec ses milliers de morts, ses enfants décharnés qui s'en vont sans bruit, sans révolte, victimes de nos égoïsmes, c'est que nous pouvons « zapper » la télévision et regarder un match de football. Mais nous ne tolérons plus ni la mort ni la déchéance de nos amis, de nos parents parce qu'ils sont trop près de nous, alors que nous réclamons pour les uns et les autres le droit à l'euthanasie.
Changer de chaîne, c'est euthanasier des milliers d'enfants au Soudan pour nous éviter d'avoir trop longtemps mauvaise conscience. Demander une loi autorisant l'euthanasie c'est aussi pour nous éviter à nous qui sommes actuellement en bonne santé, le spectacle que nous considérons insupportable de la déchéance.
En plus nous voulons avoir bonne conscience et cette loi serait une excuse pour ne pas être dérangé par ceux de leurs proches qui s'en vont trop lentement.
Comme la loi est impersonnelle, elle est sans responsabilité individuelle. Pourquoi ne le ferai-je pas puisque la loi m'y autorise?
Je l'affirme avec force, il ne faut pas de loi autorisant l'euthanasie car la loi est manichéenne, la médecine refuse la règle du tout ou rien.
Soigner c'est être présent aux côtés d'un malade, au début comme à la fin de la maladie, dans la joie comme dans la peine."
http://www.rtl.fr/actualites/vie-pratique/article/greffes-encore-trop-peu-de-dons-d-organes-7651918008
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Conférence sur la révision des lois bioéthiques, Paris, 19/01/2011
http://www.libertepolitique.com/rendez-vous-fsp/6483-paris-la-revision-de-la-loi-de-bioethique
Toulouse : Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) : le Prozac®, une nouvelle voie prometteuse
TOULOUSE - Prescrire l'antidépresseur fluoxétine (Prozac®) précocement après un accident vasculaire cérébral peut améliorer la motricité et augmenter l'indépendance des patients. Telles sont les premières conclusions obtenues dans le cadre de l'essai thérapeutique FLAME mené par des équipes de l'INSERM et du CHU de Toulouse dirigées par le Professeur François Chollet(Unité INSERM 825 : «Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques» et chef de service de Neurologie Vasculaire à l'Hôpital Purpan - CHU de Toulouse). Un article a été publié sur ces travaux dans le Lancet Neurology du 10 janvier 2011. Les résultats suggèrent que le Prozac® et plus généralement les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine identifient une nouvelle voie prometteuse dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux.
L'AVC, des séquelles motrices très fréquentes
L'hémiplégie (paralysie de la moitié du corps) et l'hémiparésie (faiblesse de la moitié du corps) constituent les handicaps les plus fréquents après un accident vasculaire cérébral. Quelques études préliminaires avaient suggéré que les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine pouvaient améliorer la motricité après un accident vasculaire cérébral. La même équipe avait montré en 2001, sur quelques patients, que ce médicament était susceptible d'améliorer la motricité en augmentant l'activation et l'excitabilité des cortex moteurs, ouvrant la porte pour un essai clinique à plus grande échelle.
FLAME, un essai d'une importance majeure
L'essai FLAME avait pour objectif de déterminer si la fluoxétine augmente la récupération de la motricité dans un groupe de patients plus important, porteurs de déficits moteurs modérés à sévères. Entre mars 2005 et juin 2009, 118 patients, hospitalisés pour hémiplégie au sein de neuf unités de neurologie vasculaire en France, ont pris 20mg de fluoxétine par jour (59 patients) ou un placebo (59 patients) pendant trois mois après un accident vasculaire cérébral ischémique. Tous les patients ont bénéficié d'une rééducation. Les tests moteurs (Fugl Meyer motor scale FMMS et National Institutes of Health stroke scale NIHSS) ont été effectués au début puis au bout de trois mois de traitement.
Le Prozac®, accroit la récupération de la motricité...
Une amélioration significativement plus importante de la motricité a été observée chez les patients prenant la fluoxétine par rapport à ceux prenant le placebo. Ce gain était présent à la fois sur le membre supérieur et sur le membre inférieur. Parallèlement après trois mois de traitement le nombre de patients indépendants dans leur vie quotidienne était plus important sous fluoxétine que sous placebo.
... et prévient la dépression post-AVC
Globalement le traitement a été bien toléré et les effets secondaires limités. Des troubles digestifs transitoires ont été observés plus fréquemment sous fluoxétine mais la survenue d'une dépression nerveuse s'est avérée plus fréquente sous placebo suggérant que la fluoxétine peut prévenir les syndromes dépressifs survenant après un accident vasculaire cérébral.
Une action sur la plasticité des neurones
Les auteurs concluent : L'effet positif du médicament sur la récupération de la motricité de ces patients suggère que l'action de la fluoxétine, dirigée vers la plasticité des neurones et non pas sur les vaisseaux, constitue une nouvelle voie thérapeutique qui mérite d'être explorée à la phase aiguë des accidents vasculaires cérébraux ». Ils ajoutent : "la fluoxétine est un médicament bien toléré maintenant dans le domaine public et dont le coût est raisonnable."
CHU de Toulouse - 2 rue Viguerie - TSA 80035
Mobile : 06.27.59.58.96
Médecins, le bulletin d’information de l’Ordre national des médecins a publié un numéro spécial intitulé "Loi de bioéthique : les enjeux de la révision". Y sont abordés les grands thèmes de cette révision comme la recherche sur l’embryon, l’assistance médicale à la procréation, les diagnostics anténatals, la greffe ou encore la médecine prédictive.
Concernant la recherche sur l’embryon et notamment la différence de statut souvent établie entre l’embryon avec ou sans projet parental, le Pr Françoise Dekeuwer-Defossez, professeur émérite de droit à l’université Lille 2, rappelle que cette distinction est une forme de relativisme : "On a le sentiment que la nature juridique de l’embryon dépend du regard qui sera porté sur lui. En effet, celui qui est conçu pour donner naissance à un enfant n’est pas le même objet de droit que celui qui demain sera fabriqué par des scientifiques pour réaliser des expériences".
L’article mentionne également le manque de communication au sujet des actuelles "méthodes alternatives d’efficacité comparable" : les cellules iPS et les cellules souches issues du sang de cordon ombilical, indiquant que ces nouvelles voies semblent prometteuses "même si certains scientifiques les considèrent simplement comme 'complémentaires' à celles menées sur les cellules souches embryonnaires." Il note également que le texte du projet de loi ne fait aucune mention de ces pistes d’investigation, "une lacune qui est regrettée par beaucoup".
Médecins Nov.Déc. 2010
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/12_01_11.html#2
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Europe : brevetage des cellules embryonnaires humaines
Le 13 janvier 2011, la Cour de justice européenne (CJUE) tient une audience pour débattre de la définition de l' "embryon humain" et de son utilisation industrielle et commerciale. La directive européenne de biotechnologie dispose que "le corps humain, aux différents stades de sa formation et de son développement" ne peut être considéré comme une invention brevetable. C'est le tribunal fédéral de justice allemande qui a demandé un jugement préliminaire de la Cour de justice européenne à ce sujet, parce qu'elle n'est pas parvenu à décider le brevetage ou non d'une méthode de conversion de cellules embryonnaires humaines en cellules nerveuses, menée par le chercheur allemand Oliver Brüstle. Initialement, le brevet avait été accordé à Oliver Brüstle en 1999. Mais après un procès engagé par Greenpeace, le brevet a été jugé en violation avec la directive européenne pré-citée et a été révoqué. Suite à un appel renouvelé du titulaire du brevet, et étant donné l'incapacité du tribunal allemand de décider, c'est la CJUE qui se penche maintenant sur plusieurs questions pour une première décision. La requête de décision préliminaire permet aux tribunaux nationaux de demander à la Cour européenne de justice son interprétation du droit européen ou de s'enquérir de sa validité. L'audience de la CJUE opposant Brüstle vs. Greenpeace vise à clarifier plusieurs questions au sujet de la non-brevetabilité des utilisations d'embryons humains à des fins industrielles ou commerciales, à être plus explicite sur l'expression l' "utilisation d'embryons humains à des fins industrielles ou commerciales", à préciser si ces utilisations incluent aussi des brevets pour le recherche scientifique. O. Brüstle fait valoir que l'interdiction de délivrer un brevet ne devrait s'appliquer qu'aux embryons humains âgés de plus de 14 jours et que la directive européenne doit autoriser le brevetage et l'utilisation de cellules embryonnaires humaines avant le 14eme jour. Greenpeace soutient qu'un brevet a toujours un but commercial et fait remarquer que la recherche est possible sans brevet tandis que le droit des brevets réglemente un usage commercial.
En 2005, le Parlement européen avait abordé la question disant que "la création de cellules souches embryonnaires implique la destruction d'embryons humains [...] et donc le brevetage des procédures impliquant des cellules souches embryonnaires ou les cellules qui sont issues de cellules souches embryonnaires humaines est une violation" de la directive européenne.
En 2008, l'Office européen des brevets (OEB) a décidé de ne pas breveter le développement de cultures de cellules souches humaines, dont la préparation implique la destruction d'embryons.
Euractiv.com 13/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/13_01_11.html#1
"Le 11 janvier 2011, les policiers du Kosovo et l'agence européenne Eulex ont arrêté Yusuf Sonmez, un chirurgien turc ayant orchestré un vaste trafic d'organes. Libéré sous caution avec interdiction de quitter le territoire le 12 janvier 2011, les autorités kosovares cherchent à obtenir son extradition auprès du gouvernement turc. Yusuf Sonmez, surnommé 'Docteur Vautour' a pratiqué des transplantations illégales à la clinique Medicus à Pristina. L'enquête avait débuté en novembre 2008 au hasard d'un contrôle à l'aéroport de Pristina : l'état de faiblesse de Yilman Altun, un citoyen turc en partance pour Istanbul, avait inquiété les policiers. Le médecin appelé pour l'ausculter avait découvert une fraîche cicatrice dans son dos. Yilman Altun avait alors raconté comment on lui avait proposé de faire don d'un de ses reins contre beaucoup d'argent. Les receveurs, venus d'Israël, d'Allemagne ou du Canada auraient déboursé entre 50 000 et 90 000 euros pour obtenir une transplantation rénale.
L'enquête révèle que Sonmez et ses complices auraient bénéficié de soutiens complaisants hauts placés, notamment de Ilir Rrecaj, ancien secrétaire permanent au ministère de la santé du Kosovo. C'est le Dr. Lutfi Dervishi, chef du service d'urologie de l'hôpital de Pristina, qui aurait imaginé, en 2006, ce trafic, après sa rencontre avec Yusuf Sonmez lors d'un congrès. Le Dr. Moshe Harel s'était occupé de la mise en relation des donneurs venus de Turquie, Kazakhstan, Moldavie et Russie. Cette affaire fait écho à un autre scandale révélé par un rapport du Conseil de l'Europe (Cf. Synthèse de presse du 16/12/10)."
Le Figaro (Cyrille Louis) 13/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/14_01_11.html#5
L'Association RMC/BFM crée l’application « arrêt cardiaque », déjà téléchargé plus de 70
"L’application 'arrêt cardiaque' de l’Association RMC/BFM a déjà été téléchargée 70 000 fois. Elle permet à toute personne d’avoir les bons réflexes et de faire les bons gestes pour tenter de sauver la vie d’une victime d’arrêt cardiaque. L'application propose des informations claires, simples et accessibles à tous sur l'arrêt cardiaque et les gestes à faire pour porter secours à une victime : appeler les secours, faire un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.
En situation d'urgence, cette application constitue une aide à la réanimation cardio pulmonaire grâce à une boîte à rythme intégrée. Elle permet également de géolocaliser le défibrillateur le plus proche du lieu de l'accident.
L'application recense près de 4000 défibrillateurs. Outil communautaire, ce sont les utilisateurs qui permettront de développer la base de données en déclarant l'installation de nouveaux défibrillateurs.
L’application 'arrêt cardiaque' est gratuite.
Pour Isabelle Weill, présidente de l’Association RMC/BFM, 'l’application arrêt cardiaque a un objectif : permettre à tout témoin d'un arrêt cardiaque d'intervenir dans les premières minutes. C'est vital car après 4 minutes, chaque minute qui passe correspond à 10% de chance de survie en moins'."
Pour plus d'informations et télécharger l'appli cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.facebook.com/l/72cc7-ttrcAtKbwROTBqWjc4ROQ;tl.gd/81j6gq
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"La Croix publie en exclusivité le dernier bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs, qui est l'objet d'une attention accrue depuis l'évaluation de la loi Léonetti sur la fin de vie en 2008. D'après les derniers chiffres du Comité, les soins palliatifs connaitraient un net progrès en France : l'ensemble des régions sont désormais dotées d'au moins une unité de soins palliatifs et tous les centres hospitaliers universitaires, à l'exception de celui de Rennes, en sont pourvus. Depuis 2008, on est passé de 90 unités de soins palliatifs à 110, de 323 équipes mobiles à 350 et de 3 000 "lits identifiés" à 4 700. Régis Aubry, président du Comité national de suivi et chef du service de soins palliatifs du CHU de Besançon, se réjouit : "On avance, il y a une volonté politique et des financements sont débloqués".
Pourtant, le bilan reste malgré tout "contrasté selon les lieux et les publics" et les chiffres "bruts" ne rendent pas toujours compte de la réalité. Ainsi, en ce qui concerne les "lits identifiés", Anne Richard, présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), fait-elle remarquer que certains "peuvent être labellisés sans remplir le cahier des charges en matière de formation ou de temps consacré aux patients". De son côté, Régis Aubry constate que "le système de tarification est incitatif, poussant les hôpitaux à créer des "lits identifiés". Il est ensuite indispensable de vérifier, sur le terrain, si ces moyens sont bien utilisés". A l'inverse, certaines régions peu gâtées en terme de nombre de lits sont extrêmement dynamiques.
On constate par ailleurs que certaines disciplines médicales sont lacunaires en matière de soins palliatifs : ainsi la pédiatrie ou encore la gériatrie. De manière générale, l'enjeu est moins la création d'unités de soins palliatifs que la formation du personnel soignant des hôpitaux, maisons de retraite ou médecine de ville. Dans cette perspective, une filière universitaire est en train d'être créée : 5 postes de professeurs de "médecine palliative et médecine de la douleur" ont été créés en 2010.
Parallèlement, le Sénat va débattre le 25 janvier 2010 sur 3 propositions de loi visant à légaliser l'euthanasie. C'est la première fois que des sénateurs, toutes tendances confondues, portent une initiative commune sur ce sujet. Une des propositions émane du sénateur UMP Alain Fouché; elle prévoit "que toute personne capable, en phase avancée ou terminale d'une affection reconnue grave et incurable ou placée dans un état de dépendance qu'elle estime incompatible avec sa dignité, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée pour mourir." Une autre est l'initiative du PS Jean-Pierre Godefroy, et cosignée par 40 autres sénateurs PS. Elle propose "que toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée pour mourir". Enfin, la troisième est portée par le sénateur communiste Guy Fischer. Les députés espèrent "que la commission des affaires sociales de la Haute Assemblée - présidée par la centriste Muguette Dini, qui fait parti du comité de parrainage de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) - en fera une seule et même proposition, ce qui donnerait plus de force à leur démarche".
Pour Régis Aubry, il est regrettable d'engager le débat en ce moment "puisque l'on ne connaît pas, à ce jour, la réalité des demandes d'euthanasie en France et les facteurs qui y conduisent." "Cela veut dire que, sur ce sujet, on s'apprête éventuellement à légiférer sans fondement, ce qui est dangereux en démocratie". Anne Richard, de son côté, souligne que "l'expérience montre que les demandes d'euthanasie, très souvent, ne s'expriment plus dans les unités de soins palliatifs car la prise en charge des patients est adaptée".
L'Observatoire national de la fin de vie vient de lancer deux études pour évaluer l'ampleur réelle et le contexte qui entourent les demandes d'euthanasie en France. Les résultats sont attendus pour début 2012."
La Croix (Marine Lamoureux) 10/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/10_01_11.html#1
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Cellules souches adultes et insuffisance cardiaque : résultats positifs
"Le Figaro Partner a publié une interview du Dr. Christian Homsy, directeur général de Cardio3 BioSciences, une société belge spécialisée dans le développement de thérapies régénératives et protectrices pour le traitement des maladies cardiovasculaires. Si les traitements actuels visent à 'améliorer la performance énergétique du coeur malade', ils ne régénèrent pas le muscle abîmé. Le Dr. Homsy explique que l'objectif de Cardio3 BioSciences est de reconstruire le muscle cardiaque. Le coeur possédant des cellules souches en très petite quantité, il s'agit 'd'en prélever ailleurs, les modifier puis les injecter dans le coeur afin que ces cellules modifiées puissent le réparer. Notre compétence fondamentale consiste à transformer des cellules souches non cardiaques en cellules de lignées cardiaques' explique-t-il. Il rapporte les résultats positifs du traitement C-Cure, 'un produit fabriqué à partir des cellules souches d'un patient et qui, grâce à un procédé particulier donnent naissance à des cellules cardiopoïétiques capable de régénérer un muscle cardiaque lésé'. Ce travail a pu être mené grâce à la découverte essentielle de la cardiopoïèse, à savoir la transformation d'une cellules souche 'naïve' en cellule cardiaque. Publiés dans de nombreuses revues scientifiques, ces résultats prometteurs ont été reconnus par des prix internationaux. Après des tests sur les animaux et une étude de phase II chez l'homme, les chercheurs vont passer à l'étude de phase III.
Première étude au monde utilisant des cellules modifiées pour les maladies cardiovasculaires, l'essai clinique de phase II a été mené sur des patients atteint d'insuffisance cardiaque chronique. Son innocuité a été évaluée et 6 mois après avoir été traité par C_Cure, 'les patients présentent un amélioration statistiquement significative de plusieurs paramètres de leur fonction cardiaque, ainsi que de leur capacité à faire des efforts'. Les chercheurs travaillent aussi au développement d'un produit à donner au moment même où une personne est victime d'un infarctus du myocarde afin d'éviter une trop grande cicatrice du coeur, réduire la gravité des conséquences sur ce dernier et favoriser la récupération du malade.
Soutenu par la région wallonne, Cardio3 BioSciences est associé à deux partenaires importants : la clinique américaine Mayo, 2e centre de recherche pour les maladies cardiovasculaires aux Etats-Unis et le centre Cardiovasculaire d'Alost en Belgique, figurant parmi les premiers centres européens de recherche sur les maladies cardiovasculaires."
Le Figaro Partner impact international (propos recueillis par Anne lejeune-Lorenzini) 29/12/10
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/06_01_11.html#1
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 6.1.11 Aucun commentaire:
"Selon le quotidien The Times, le gouvernement britannique projette de solliciter systématiquement les nouveaux conducteurs en faveur du don d'organes.
A partir de juillet 2011, toutes les personnes s'inscrivant au permis de conduire devront répondre oui ou non à la question du don d'organes, sans avoir la possibilité d'éluder la question. Au Royaume-Uni, 8000 personnes attendent un don d'organes et 1000 meurent chaque année faute de greffe."
La Croix 03/01/11
http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/05_01_11.html#1
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 5.1.11 Aucun commentaire:
"Emouvoir et persuader pour promouvoir le don d’organes ? L’efficacité entre éthique et droit."
Alexandre Flückiger (éd.), "Emouvoir et persuader pour promouvoir le don d’organes ? L’efficacité entre éthique et droit." Genève, Ed. Schulthess 2010.
"La question de la promotion du don d’organes est devenue récurrente. Elle fait parfois tellement pression qu’elle en culpabilise les destinataires des campagnes d’opinion. Et pourtant, comme le précisent les auteurs de ce livre, les choses ne sont pas si simples. Il ne suffit pas d’informer pour que suivent dans la pratique les actes de ceux et celles dont on s’est pourtant donné la peine de vérifier qu’ils avaient compris les données d’une question (fumer c’est dangereux ; donner un organe pour une vie, etc.)
Faut-il alors – si l’information rationnelle est nécessaire mais non suffisante – faire appel aux affects, aux émotions ? C’est à cette question que s’est consacrée une recherche organisée à Genève dans le cadre du CETEL (Centre d’étude, de technique et d’évaluation législative) de la faculté de droit et du CISA (Centre interfacultaire en sciences affectives) de l’Université de Genève. Le programme portait sur le rôle des émotions et avait deux volets : le droit comme produit émotionnel (en témoigne la montée en force de la 'victime' en droit pénal) et d’autre part, ce qui a fait l’objet d’un colloque et occupe le présent ouvrage : les émotions comme 'moyens de régulation des comportements sociaux'.
Au fond la présente contribution se situe au croisement du droit, des sciences affectives et de la médecine. Et c’est ce qui fait tout son intérêt. L’on mesure ainsi que toutes les communications ne sont pas du même ordre. Et pour mieux le comprendre, les auteurs, en particulier F. Girandola et R.V. Joule mettent en évidence de rôle du maillon intermédiaire, à savoir l’acte de décision dans une 'décision librement consentie'. A partir d’analyses de pratiques, ils soulignent le rôle capital de ce qu’ils appellent 'le principe du pied-dans-la-porte' voire du 'double pied-dans-la-porte' : cela revient à demande peu avant de demander davantage, en somme à préparer la décision que l’on attend de l’autre, avec des petits 'riens', comme une petite enquête, coller des dépliants … Cet acte préparatoire doit avoir un coût, mais ne pas être lié à une compensation financière. Il doit conférer au final à la cible un rôle d’acteur tout en s’appuyant sur les qualités intérieures du sujet de qui l’on veut obtenir quelque chose. Et il est vrai qu’appliquer cela au don d’organes, augmente singulièrement le nombre de dons ! L’exemple du don de cornées est particulièrement évocateur : une communication engageante !
Impossible de reprendre toutes les contributions (17 auteurs !) de l’ouvrage extrêmement riche : à chaque pas, l’on mesure combien les émotions sont un nœud central de la question des transplantations : les médias l’ont d’ailleurs bien compris (cf. article de R. Hammer épluchant la presse écrite). La seconde partie de l’ouvrage est sans doute plus juridique, analysant le système suisse de transplantation, et les modèles possibles, avant une table ronde finale, à la fois politique, médical, juridique et éthique, confrontant à la légitimité de la promotion du don d’organes avec la question d’une 'efficacité à tout prix'.
On ne sera que recommander cet ouvrage à tous les coordinateurs du don d’organes mais aussi plus largement à tous ceux qui s’intéressent à la communication en vue d’un résultat pratique. D’autant que chaque chapitre est suivi d’une abondante bibliographique qui permet de continuer ce travail."
ETHIQUE ALSACE
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Libellés : DIPLOME UNIVERSITAIRE TRANSPLANTATIONS, TRANSPLANTATION ET SOCIETE
"L'évolution des soins de santé vers les greffes d'organes pouvait difficilement ne pas rencontrer de problèmes éthiques.
Dans l'exemple de xénogreffes, la question peut paraitre anodine mais la définition de l'identité humaine reste pertinente, bien que plus philosophique que morale.
D'emblée le prélèvement d'organes sur des défunts égratignait de plusieurs manières la sphère émotionnelle, parce que ressentie comme une atteinte à l'intégrité du corps mais aussi par la nécessaire intervention avant le travail de deuil.
Cet évènement peut ainsi se ressentir comme l'arrachement d'une partie de l'identité trépassé alors qu'émotionnellement il reste partiellement vif ou incomplètement disparu.
Du point de vue du récepteur aussi l'aspect affectif reste d'une approche particulière puisqu'il va incarner un élément porteur de l'identité d'un autre, défini par un code génétique différent, porteur mystique peut-être d'une autre identité.
Cependant la nécessité vitale est une puissante motivation, qui peut amener à surmonter voire à écarter ces considérations morales. Le même besoin essentiel peut forcer l'offre, notamment pécuniaire, et c'est la naissance inévitable d'un odieux et inacceptable marché.
Nos sociétés tendent à considérer que le commerce d'organes doit être proscrit en tant que négoce d'objets de valeur ; pourtant les petites annonces même comprennent des offres de vente d'un rein, puisque l'on sait possible de vivre avec un seul.
Aux Indes et au Bengladesh, selon les informations d'émissions télévisées, il semble que cette pratique soit presque courante parmi les populations les plus démunies.
Il existe ainsi réellement un marché ouvert dont les règles, apparemment, sont connues pour ces exemples tandis que la situation européenne est moins claire puisque, théoriquement au moins, la législation ne permet pas ce marchandage.
Le vide juridique des pays peut aussi laisser exister et se développer de telles pratiques et l'absence de contrôle ou de contingentement en la matière peut le faciliter.
La pratique chinoise de prélever des organes sur les corps de prisonniers condamnés à mort a stimulé assez fortement des réactions, notamment parce que ce commerce créé une incitation au maintien, à la pratique voire au développement de la peine de mort, dans un pays où elle est pratiquée notoirement pour des motifs politiques.
Le rapport réalisé par Dick Marty à la demande de la communauté européenne a provoqué beaucoup d'effervescence, cependant que l'existence et les conditions d'un trafic étaient évoquées déjà par le livre de Carla Del Ponte.
Deux aspects sans doutes ont choqué car d'une part l'organisation dénoncée est presque institutionnalisée dans le contexte de gestion des prisonniers, dans la zone géographique en guerre mais aussi dans le pays voisin, d'autre part deux personnalités gouvernementales actuelles de premier plan sont mises en cause.
Néanmoins si ce trafic nous heurte et nous révolte, nous ne devons pas oublier une réalité abominable : tout se produit dans les régions et les périodes en état de guerre civile ou rangée, et aucune horreur n'est trop grande pour s'y trouver.
La force des besoins économiques de l'armement est d'autre part un moteur qui souvent balaie toute barrière, tandis que l'absence de structures sociales et la disponibilité du pouvoir dans les faits donnent les moyens d'action.
Il serait donc bien étonnant que ce moment et cet endroit soient les seuls où de tels actes aient existé et il sera bien plus utile et nécessaire de réfléchir aux obstacles à trouver pour éviter ou au moins restreindre une répétition.
Car les prélèvements d'organes effectués dans l'enfer belliqueux déstructuré sont couplés à des greffes réalisées dans un établissement hospitalier intégré à une structure de santé 'civilisée' qui permet un contingentement, l'exigence d'une traçabilité des organes."
http://meditationsetreactions.blog.tdg.ch/archive/2011/01/05/trafic-d-organes-guerre-et-droits-de-l-homme.html
Libellés : TRAFIC D'ORGANES, TRANSPLANTATION ET SOCIETE
David Kilgour, Ottawa Citizen Special, January 4, 2011 :
A recent Citizen opinion piece by Ramesh Thakur ( "The Peace Prize is for peace," Dec. 23) wades reasonably through a number of issues, but ends by deferring to Beijing, suggesting the party-state there is more deserving of a Nobel Peace Prize than is 2010 winner Liu Xiaobo, or any other Chinese national.
Thakur's concluding words are revealing: "If the award of the Nobel Peace Prize is to be limited to promoting peace, demilitarization and disarmament, Liu was not a good choice. If a broader result is justified, then, on the scale of human misery and its alleviation in the grand sweep of history, instead of being the object of censure, is not the government of China a more worthy recipient of the Nobel Peace Prize than any individual Chinese?"
Indeed, by the criteria of promoting world peace, China would never be eligible for any prizes. Its arms sales in recent years to, and support for, violent oppressive regimes are well-known. It has sold battle tanks, fighter jets and missiles to the Burmese junta; it was the largest foreign supplier of small arms to the Bashir regime in Sudan in 2008; since 2000, it has sold armoured personnel carriers, aircraft and small arms to Robert Mugabe in Zimbabwe.
When the UN Security Council wants to censure conduct, China often uses its veto to shield transgressors, particularly regimes to which it has sold arms or from which it is purchasing natural resources. In terms of peace within China, many have suffered or perished since 1949, most notably during Mao Tsetung's "Great Leap Forward" (1958-'62), which caused 35-45 million persons to starve to death.
Today, millions continue to suffer state abuses, including Tibetans, Falun Gong, dispossessed farmers, questioning students, Uyghurs, Christians, Muslims and human rights activists. This domestic record would preclude an award even if governments were eligible for the prize.
Such realities are presumably why Thakur opts for the alleviation of human misery as a more credible basis to justify giving the award to Beijing. Hundreds of millions of Chinese fortunately are no longer living in grinding poverty, which is due mainly to Deng Xiaoping's courageous transformation after Mao's death of their economy into a market and exporting one in 1978.
Many Chinese, however, feel little or no improvement in their own lives, although a minority well-connected to the party is often enriched. A U.S. embassy in Beijing, in a cable leaked through WikiLeaks recently, quoted a contact close to the party leadership saying, "China's top leadership had carved up China's economic 'pie,' creating an ossified system in which 'vested interests' drove decision-making and impeded reform as leaders manoeuvred to ensure that those interests were not threatened."
Accountability through elected leaders, the rule of law, freedom of speech, and transparency -- reforms Liu Xiaobo and many others have long called for -- could reduce corruption and nepotism and thereby transform the lives of most Chinese citizens.
According to the International Monetary Fund, the 2009 per capita GDP in democratic Taiwan was $34,743 U.S. compared to $7,518 in China.
Liu Xiaobo, China's first winner of the Peace Prize, today stands beside other renowned laureates, including Nelson Mandela, Aung San Suu Kyi, His Holiness the Dalai Lama, Shirin Ebadi and Lech Walesa.
Each of them stood with their people against entrenched tyrannies. A former professor, Liu has been a leader of the peaceful pro-democracy movement since joining the student protesters in Tiananmen Square in 1989 and has been imprisoned three times. He is now serving an 11-year sentence in northeast China for "inciting subversion of state power."
Teng Biao, a lawyer and human rights activist who teaches law at the University of Law and Politics in Beijing, says: "Liu Xiaobo has nonetheless been fighting for peace, democracy and human rights. He has kept it up for 20 years. He enjoys a great deal of prestige among Chinese who aspire to democracy. He is one of the leading initiators of Charter 08, which outlines the required political reforms and which is destined to have more and more influence on intellectuals and, through them, the rest of Chinese society."
Li Xiaorong taught philosophy at a Beijing University and has become an academic in the West. She notes about Liu: "Until there is democracy, there is no way to know who represents at least more than 50% of those Chinese who would vote in a general election. If you believe that democratic participation is a universal human right, then, speaking up for the protection of that right, which is what Liu Xiaobo did, is giving voice to all the Chinese who have been deprived of that basic human right."
Liu is eminently worthy of the Nobel Peace Prize. The party-state should release him from prison and his wife, Liu Xia, from house arrest if it wishes to regain prestige lost in recent months.
David Kilgour, a former minister of state for Asia-Pacific, is on the Freedom Now international legal/advocacy team for Liu Xia.
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 4.1.11 Aucun commentaire: