Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20020729-236018
Timestamp: 2017-08-16 15:05:53+00:00
Document Index: 170218357

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 197", "l'article 3", 'art. 1', 'art. 197', 'art. 3', 'art. 18']

France, Conseil d'État, 6 ss, 29 juillet 2002, 236018
Numéro d'arrêt : 236018
Numéro NOR : CETATEXT000008090478
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2002-07-29;236018
ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - MOTIFS - ERREUR MANIFESTE - EXISTENCE.
Vu la requête, enregistrée le 13 juillet 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Nathalie X..., ; Mme X... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la Commission nationale de la coiffure du 12 février 2001 ayant rejeté sa demande de validation de capacité professionnelle, ensemble la décision du 3 mai 2001 rejetant son recours gracieux ;
Vu la loi n° 46-1173 du 26 mai 1946 modifiée notamment par la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 et par la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 ;
Considérant que, par décision en date du 12 février 2001, confirmée, sur recours gracieux, le 3 mai 2001, la Commission nationale de la coiffure a rejeté la demande de validation de capacité professionnelle présentée par Mme X... en se fondant sur la brièveté de l'expérience professionnelle de l'intéressée ;
Sur l'exception tirée, par le ministre délégué à l'industrie, aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation, de ce que la loi du 17 janvier 2002 a supprimé la procédure de validation de capacité professionnelle de la coiffure :
Considérant que si l'article 197-II de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 a supprimé, notamment, le 3ème alinéa de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 qui permet à la Commission nationale de la coiffure de valider la capacité professionnelle d'une personne exerçant de façon effective à temps complet une activité de coiffeur, cette abrogation ne saurait avoir pour effet de rendre sans portée un recours contre des décisions de cette commission prises, comme en l'espèce, sous l'empire de la loi antérieurement applicable ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X... qui avait réussi les épreuves pratiques du brevet professionnel de la coiffure en 1990, justifiait à la date de la première des décisions attaquées de près de 11 ans d'exercice de la profession de coiffeuse, dont quatre en qualité de gérante associée ; que, dans ces conditions, en rejetant sa demande de validation de capacité professionnelle et le recours gracieux qu'elle avait formé contre la décision de rejet de sa demande, la Commission nationale de la coiffure a entaché ses décisions des 12 février et 3 mai 2001 d'une erreur manifeste d'appréciation ; que, dès lors, Mme X... est fondée à demander l'annulation de ces décisions ;
Article 1er : Les décisions de la Commission nationale de la coiffure des 12 février et 3 mai 2001 relatives à Mme X... sont annulées.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Nathalie X..., à la Commission nationale de la coiffure et au secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation.
Décret 97-558 1997-05-29 art. 1
Loi 2002-73 2002-01-17 art. 197
Loi 46-1173 1946-05-23 art. 3
Loi 96-603 1996-07-05 art. 18
Proposition de citation: CE, 29 juillet 2002, n° 236018
Date de la décision : 29/07/2002