Source: https://rxed.eu/fr/k/Kengrexal/2/
Timestamp: 2019-07-18 21:16:36+00:00
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Kengrexal (cangrelor) – Résumé des caractéristiques du produit - B01 – RXed.eu | FR
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Kengrexal (cangrelor) – Résumé des caractéristiques du produit - B01
Kengrexal: Résumé des caractéristiques du produit
Kengrexal: Conditions ou restrictions de délivrance et d’utilisation
Kengrexal: étiquetage
Kengrexal: Notice
Nom du médicament Kengrexal
Code ATC B01
Substance cangrelor
Fabricant Chiesi Farmaceutici S.p.A.
Kengrexal 50 mg poudre pour solution à diluer pour injection / perfusion.
Chaque flacon contient du cangrélor tétrasodique correspondant à 50 mg de cangrélor. Après reconstitution, 1 ml de solution à diluer contient 10 mg de cangrélor. Après dilution, 1 ml de solution contient 200 microgrammes de cangrélor.
Chaque flacon contient 52,2 mg de sorbitol.
Poudre pour solution à diluer pour injection / perfusion.
Kengrexal, co-administré avec de l’acide acétylsalicylique (AAS), est indiqué pour la réduction des événements cardiovasculaires thrombotiques chez les patients adultes atteints de coronaropathie bénéficiant d’une intervention coronaire percutanée (ICP), n’ayant pas reçu d’inhibiteur oral des récepteurs P2Y12 avant cette intervention et chez qui la voie orale d’un tel traitement n’est ni faisable, ni souhaitable.
La dose recommandée de Kengrexal pour les patients subissant une ICP est un bolus intraveineux de 30 microgrammes/kg, immédiatement suivi d’une perfusion intraveineuse de
4 microgrammes/kg/minute. Le bolus et la perfusion doivent être instaurés avant l’intervention et se poursuivre pendant au moins deux heures ou toute la durée de l’intervention, selon la durée la plus longue. À la discrétion du médecin, la perfusion peut continuer pendant quatre heures en tout, voir rubrique 5.1.
Les patients doivent passer à une thérapie par inhibiteur oral du P2Y12 pour un traitement chronique. Pour la transition, une dose de charge de thérapie par inhibiteur oral du P2Y12 (clopidogrel, ticagrélor ou prasugrel) devrait être administrée immédiatement après l’arrêt de la perfusion de cangrélor.
Alternativement, une dose de charge de ticagrélor ou de prasugrel, mais non de clopidogrel, peut être administrée jusqu’à 30 minutes avant la fin de la perfusion, voir rubrique 4.5.
Utilisation avec d’autres agents anticoagulants
Chez les patients subissant une ICP, un traitement standard d’appoint de l’intervention doit être instauré (voir rubrique 5.1).
Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose chez les patients âgés (≥ 75 ans).
Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère (voir rubrique 4.4 et rubrique 5.2).
Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose (voir rubrique 5.2).
La sécurité et l’efficacité du cangrélor chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Kengrexal doit être administré au moyen d’une tubulure intraveineuse. Le volume du bolus doit être administré rapidement (< 1 minute), à partir de la poche de produit dilué, par poussée intraveineuse manuelle ou avec une pompe intraveineuse manuelle. S’assurer que tout le bolus a été administré avant de commencer l’ICP. Commencer la perfusion immédiatement après avoir administré le bolus.
Saignement actif ou risque accru de saignement, en raison de l’altération de l’hémostasie et/ou
de troubles irréversibles de la coagulation, ou dû à une chirurgie lourde/un traumatisme
récent(e) ou à une hypertension sévère non contrôlée.
Antécédents d’accident vasculaire cérébral ou d’attaque ischémique transitoire (AIT).
Le traitement avec Kengrexal est susceptible d’augmenter le risque de saignement.
Dans les études pivotales réalisées avec des patients subissant une ICP, des épisodes hémorragiques modérés et légers de type GUSTO (Global Use of Strategies to Open Occluded Arteries) étaient plus fréquents chez les patients traités par le cangrélor que chez ceux traités par le clopidogrel, voir rubrique 4.8.
La majorité des saignements associés à l’utilisation du cangrélor se produisent au site de ponction artérielle, cependant l’hémorragie peut se manifester n’importe où. Toute chute inexpliquée de la pression sanguine ou de l’hématocrite doit pousser à envisager sérieusement la survenue éventuelle d’un épisode hémorragique et l’arrêt de l’administration du cangrélor. Le cangrélor doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des états pathologiques associés à un risque de saignement accru.
La demi-vie du cangrélor est de trois à six minutes. La fonction plaquettaire est restaurée dans les 60 minutes suivant l’arrêt de la perfusion.
Le traitement par Kengrexal pourrait augmenter le risque d’hémorragie intracrânienne. Dans les études pivotales réalisées avec des patients subissant une ICP, on a observé un plus grand nombre de saignements intracrâniens à 30 jours avec le cangrélor (0,07 %) qu’avec le clopidogrel (0,02 %), 4 des saignements survenus avec le cangrélor et 1 des saignements survenus avec le clopidogrel ayant été fatals. Le cangrélor est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou d’AIT (voir rubrique 4.3 et rubrique 4.8).
Le traitement par Kengrexal pourrait augmenter le risque de tamponade cardiaque. Dans les études pivotales réalisées avec des patients subissant une ICP, on a observé un plus grand nombre de tamponades cardiaques à 30 jours avec le cangrélor (0,12 %) qu’avec le clopidogrel (0,02 %) (voir rubrique 4.8).
Dans les études pivotales réalisées avec des patients subissant une ICP, des événements d’insuffisance rénale aiguë (0,1 %), d’insuffisance rénale (0,1 %) et d’augmentation du taux de créatinine sérique (0,2 %) ont été rapportés après l’administration du cangrélor dans le cadre d’essais cliniques. Voir rubrique 4.8. Chez les patients avec insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine comprise entre 15 et 30 ml/min), un taux plus élevé d’aggravation de la fonction rénale (3,2 %) a été rapporté dans le groupe sous cangrélor, comparé à celui sous clopidogrel (1,4 %). De plus, dans les études GUSTO, un taux plus élevé de saignement modéré a été rapporté dans le groupe sous cangrélor (6,7 %), comparé à celui sous clopidogrel (1,4 %). Le cangrélor doit être utilisé avec prudence chez ces patients.
Il peut se produire des réactions d’hypersensibilité après un traitement avec le Kengrexal. Un taux plus élevé de cas graves d’hypersensibilité a été enregistré avec le cangrélor (0,05 %), comparé au groupe témoin (0,007 %). Ces cas incluaient des réactions ou un choc anaphylactique(s) et un angioœdème (voir rubrique 4.8).
Le traitement par Kengrexal pourrait accroître le risque de dyspnée. Dans les études pivotales réalisées avec des patients subissant une ICP, une dyspnée (y compris dyspnée d’effort) s’est produite plus fréquemment chez les patients traités par le cangrélor (1,3 %) que chez ceux traités par le clopidogrel (0,4 %). La plupart des épisodes dyspnéiques étaient de sévérité légère ou modérée et la durée médiane de la dyspnée était de deux heures chez les patients ayant reçu le cangrélor (voir rubrique 4.8).
Ce médicament contient du sorbitol. Les patients ayant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au fructose ne doivent pas prendre ce médicament.
Quand le clopidogrel est administré durant la perfusion du cangrélor, le clopidogrel n’a pas l’effet inhibiteur attendu sur les plaquettes sanguines. L’administration de 600 mg de clopidogrel immédiatement après l’arrêt de la perfusion de cangrélor apporte l’effet pharmacodynamique complet attendu. Aucune interruption d’importance clinique de l’inhibition du P2Y12 n’a été observée durant
les études de phase III quand 600 mg de clopidogrel étaient administrés immédiatement après l’arrêt de la perfusion de cangrélor.
Une étude d’interaction pharmacodynamique a été menée avec le cangrélor et le prasugrel, et celle-ci a démontré que le cangrélor et le prasugrel peuvent être administrés en même temps. Les patients peuvent passer du cangrélor au prasugrel quand ce dernier est administré immédiatement après l’arrêt de la perfusion du cangrélor ou jusqu’à une heure avant, et au plus 30 minutes avant la fin de la perfusion du cangrélor afin de limiter la récupération de la réactivité des plaquettes sanguines.
Une étude d’interaction pharmacodynamiquec a également été réalisée avec le cangrélor et le ticagrélor. Aucune interaction affectant le cangrélor n’a été observée. Les patients peuvent passer du cangrélor au ticagrélor sans que l’effet antiplaquettaire n’en soit affecté.
Le cangrélor exerce un effet inhibiteur sur l’activation et l’agrégation des plaquettes sanguines, comme le montre l’agrégométrie (transmission lumineuse et impédance), les dosages au chevet du patient, par exemple le test VerifyNow P2Y12™, le test VASP-P et la cytométrie en flux.
Après l’administration d’un bolus de 30 microgrammes/kg, suivi d’une perfusion de
4 microgrammes/kg/min (la dose pour l’ICP), l’effet antiplaquettaire se manifeste dans les deux minutes qui suivent. L’effet pharmacocinétique/pharmacodynamique (PK/PD) du cangrélor est maintenu continuellement durant toute la perfusion.
Quelle que soit la dose administrée, dès l’arrêt de la perfusion, le taux de cangrélor dans le sang diminue rapidement et la fonction plaquettaire redevient normale dans l’heure qui suit.
Médicaments délivrés sur ordonnance répertoriés. Fabricant: "Chiesi Farmaceutici S.p.A."
Aucune interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique avec le cangrélor n’a été observée dans le cadre d’une étude d’interaction avec l’aspirine, l’héparine ou la nitroglycérine.
Bivalirudine, héparine de faible poids moléculaire, fondaparinux et inhibiteurs de GP IIb/IIIa Dans les études cliniques, le cangrélor a été co-administré avec la bivalirudine, l’héparine de faible
poids moléculaire, le fondaparinux et des inhibiteurs de GP IIb/IIIa (abciximab, eptifibatide, tirofiban) sans que l’on ait observé d’effet apparent sur la pharmacocinétique ou la pharmacodynamique du cangrélor.
In vitro, on a observé une inhibition de la BCRP par le métabolite ARC-69712XX aux concentrations qui sont importantes sur le plan clinique. Les implications éventuelles pour la situation in vivo n‘ont pas été étudiées ; la prudence s’impose donc quand le cangrélor est associé à un substrat de la BCRP.
Il n’existe pas de données ou il existe des données limitées sur l’utilisation du Kengrexal chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Aucun effet sur la fertilité féminine n’a été observé dans les études effectuées chez l’animal avec Kengrexal. On a observé un effet réversible sur la fertilité de rats mâles ayant été traités avec Kengrexal (voir rubrique 5.3).
Kengrexal n’a aucun effet sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
La sécurité d’emploi du cangrélor a été évaluée chez plus de 12.700 patients traités subissant une ICP. Les effets indésirables les plus fréquents du cangrélor incluent un saignement léger et modéré et une dyspnée. Les effets indésirables graves associés au cangrélor chez les patients atteints de coronaropathie incluent un saignement sévère/menaçant le pronostic vital et une hypersensibilité.
Le Tableau 1 indique les effets indésirables qui ont été identifiés d’après un regroupement des données associées obtenues de toutes les études CHAMPION. Les effets indésirables sont classés selon la fréquence et par classes de systèmes d’organes. Les catégories de fréquence sont définies selon les conventions suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1,000 à < 1/100), rare (≥ 1/10.000 à < 1/1000), très rare (< 1/10.000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 1 : effets indésirables du cangrélor s’étant manifestés dans les 48 heures durant les études CHAMPION regroupées
(≥ 1/10.000 à <
Anémie, thrombo-
intracrânienned *
Hématome < 5 cm,
Hémorragie de
Dyspnée (dyspnée
gastro-intestinalea
(Pétéchie, purpura)
prurit, urticairef
voies urinaires,e
(insuffisance
Ponction d’un
Écoulement au site
de ponctionb
d’hémoglobine**
sanguines et du
d’hématies
rapport normalisé
De multiples termes d’effets indésirables associés ont été groupés dans le tableau et incluent des termes médicaux comme il est décrit ci-dessous :
a.Hémorragie des voies digestives hautes, hémorragie buccale, saignement gingival, hémorragie œsophagienne, hémorragie d’un ulcère duodénal, hématémèse, hémorragie des voies digestives basses, hémorragie rectale, hémorragie hémorroïdaire, hématochézie.
b.Saignement au site d’application, hémorragie ou hématome au site d’introduction d’un cathéter, hémorragie ou hématome au site de perfusion.
c.Temps de coagulation anormal, temps de prothrombine prolongé.
d.Hémorragie cérébrale, accident vasculaire cérébral.
e.Hématurie, présence de sang dans les urines, hémorragie uréthrale.
f.Érythème, éruption cutanée érythémateuse, éruption cutanée pruritique. * Y compris événements à issue fatale.
**Une transfusion était peu fréquente 101/12565 (0,8 %)
L’échelle de saignement GUSTO a été mesurée dans les essais cliniques CHAMPION (PHOENIX, PLATFORM et ICP). Une analyse du saignement non associé à un pontage aorto-coronaire (CABG) est présentée dans le Tableau 2.
Quand il est administré dans le cadre d’une ICP, le cangrélor a été associé à une plus grande incidence de légers saignements GUSTO, par comparaison au clopidogrel. Une analyse plus approfondie des légers saignements GUSTO a révélé qu’un important pourcentage des épisodes de légers saignements était des écchymoses, des suintements et des hématomes < 5 cm. Les taux de transfusion et de saignements GUSTO sévères/menaçant le prognostic vital étaient analogues. Dans la population sécurité regroupée considérée dans les essais CHAMPION, l’incidence des saignements fatals survenus dans les 30 jours suivant l’administration était faible et similaire chez les patients qui ont reçu le cangrélor et chez ceux qui ont reçu le clopidogrel (8 [0,1 %] contre 9 [0,1 %]).
Aucun facteur démographique initial n’a affecté le risque relatif de saignement avec le cangrélor.
Léger sans ecchymose, suintement et hématome < 5
aDans l’analyse regroupée CHAMPION, GUSTO Léger a été défini comme un autre saignement n’exigeant pas de transfusion sanguine ou causant un compromis hémodynamique.
bDans CHAMPION PHOENIX, GUSTO Léger a été défini comme un autre saignement exigeant une intervention mais pas de transfusion sanguine ou causant un compromis hémodynamique.
Dans les études cliniques, des volontaires sains ont reçu jusqu’à deux fois la dose quotidienne proposée. Dans les essais cliniques, le surdosage accidentel maximum équivalait à 10 fois (bolus) ou à 3,5 fois la dose normalement perfusée et le saignement était l’effet indésirable observé le plus fréquemment.
Le saignement est l’effet pharmacologique le plus probable d’un surdosage. Si un saignement se produit, des mesures de soutien appropriées doivent être prises, entre autres l’arrêt du médicament afin que la fonction plaquettaire puisse redevenir normale.
Il n’existe pas d’antidote pour Kengrexal ; toutefois, sa demi-vie pharmacocinétique est de trois à six minutes. La fonction plaquettaire redevient normale dans les 60 minutes suivant l’arrêt de la perfusion.
Groupe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire, sauf héparine, code ATC : B01AC25.
Kengrexal contient du cangrélor, un antagoniste direct du récepteur plaquettaire P2Y12 qui bloque l’activation et l’agrégation plaquettaires induites par l’adénosine-diphosphate (ADP) in vitro et ex vivo. Le cangrélor se fixe sélectivement et réversiblement au récepteur P2Y12 en vue d’empêcher, par la suite, la signalisation et l’activation plaquettaires.
Le cangrélor inhibe l’activation et l’agrégation des plaquettes sanguines, comme le montre l’agrégométrie (transmission lumineuse et impédance), les dosages au chevet du patient, tels que le test VerifyNow P2Y12™ test, le test VASP-P et la cytométrie en flux. L’inhibition du P2Y12 débute rapidement après l’administration du cangrélor.
4 microgrammes/kg/min, l’effet antiplaquettaire se manifeste dans les deux minutes qui suivent. L’effet pharmacocinétique/pharmacodynamique (PK/PD) du cangrélor est maintenu continuellement durant toute la perfusion.
Les principales preuves cliniques de l’efficacité du cangrélor sont issues de CHAMPION PHOENIX, une étude randomisée à double insu ayant comparé le cangrélor (n = 5472) au clopidogrel (n = 5470), tous deux administrés en association avec de l’aspirine et un autre traitement standard, entre autres l’héparine non fractionnée (78 %), la bivalirudine (23 %), l’HFPM (14 %) ou le fondaparinux (2,7 %). La durée médiane de la perfusion de cangrélor était de 129 minutes. Les inhibiteurs de
GPIIb/IIIa étaient autorisés en cas de besoin uniquement et ils ont été utilisés chez 2,9 % des patients. Les patients présentant une athérosclérose coronaire qui nécessitaient une ICP pour un angor instable (58 %), un syndrome coronaire aigu sans élévation du segment SG (SCA-SEST) (26 %) ou un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST (IMEST) (16 %) étaient inclus.
Dans CHAMPION PHOENIX, le cangrélor a significativement réduit (réduction du risque relatif de 22 %; réduction du risque absolu de 1,2 %) le principal critère d’évaluation composite de la mortalité toutes causes confondues, de l’IM, de la REI et de la TS, comparé au clopidogrel à 48 heures (Tableau 3).
Tableau 3 : événements thrombotiques à 48 heures dans CHAMPION PHOENIX (population ITTm)
secondaire clé
a Critère d’évaluation primaire à partir de la régression logistique ajustée pour la dose de charge et le statut du patient. Valeurs p pour les critères d’évaluation secondaires basées sur le test du Chi-carré.
OR = odds ratio ; IC = intervalle de confiance ; REI = revascularisation entraînée par l’ischémie ; IM = infarctus du myocarde ; ITTm = intention de traiter modifiée ; TS = thrombose de stent.
Tableau 4 : événements thrombotiques à 30 jours dans CHAMPION PHOENIX (population ITTm)
Médicaments délivrés sur ordonnance répertoriés. Code ATC: "B01"
Eliquis - B01AF02
L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats des études réalisées avec Kengrexal dans un ou plusieurs sous-groupe(s) de la population pédiatrique dans la prévention de l’embolie et de la thrombose non spécifique de site, pour le traitement de la thrombose
chez les patients pédiatriques subissant des procédures vasculaires percutanées thérapeutiques diagnostiques et / ou thérapeutiques (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
La biodisponibilité du cangrélor est complète et immédiate. Le cangrélor est rapidement distribué et il atteint sa Cmax en deux minutes après l’administration d’un bolus intraveineux suivi d’une perfusion. La concentration moyenne à l’état stationnaire du cangrélor durant une perfusion intraveineuse constante de 4 microgrammes/kg/min est de 488 ng/ml.
Le cangrélor a un volume de distribution de 3,9 litres. Le cangrélor se fixe à 97 – 98 % aux protéines plasmatiques.
Le cangrélor est désactivé rapidement dans le plasma par déphosphorylation pour former son principal métabolite, un nucléoside. Le métabolisme du cangrélor est indépendant de la fonction des organes et il n’interfère pas avec les autres médicaments métabolisés par les enzymes hépatiques.
La demi-vie du Kengrexal est de trois à six minutes, indépendamment de la dose. Après l’administration intraveineuse d’une perfusion de 2 microgrammes/kg/min de cangrélor [3H] chez des hommes en bonne santé, 93 % de la radioactivité totale ont été récupérés. Parmi la substance récupérée, 58 % ont été retrouvés dans les urines et les autres 35 % dans les selles, il est présumé après excrétion biliaire. L’excrétion initiale était rapide, de manière telle que 50 % environ de la radioactivité administrée ont été récupérés dans les 24 premières heures, et 75 % d’ici 48 heures. La clairance moyenne était de l’ordre de 43,2 litres/kg.
La pharmacocinétique du cangrélor n’est pas affectée par le genre, l’âge ou le statut rénal ou hépatique. Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose pour ces populations.
Le cangrélor n’a pas été évalué dans une population pédiatrique (voir rubrique 4.2 et rubrique 5.1).
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, mutagénicité et pouvoir clastogène n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Des études de cancérogénicité n’ont pas été réalisées.
Chez le rat et le chien, les principaux effets indésirables se sont produits dans les voies urinaires hautes et ils consistaient en des lésions des tubules rénaux, du bassinet du rein et de l’uretère. Les changements anatomiques étaient liés au taux accru de créatinine plasmatique et d’urée, au taux accru d’albumine et au nombre plus élevé de globules sanguins dans les urines. Les lésions subies par les voies urinaires étaient réversibles dès l’arrêt de l’administration dans une étude d’investigation chez le rat.
Le cangrélor a produit un retard de la croissance du fœtus qui était associée à la dose ; ce retard se caractérisait par des incidences accrues d’ossification incomplète et de métatarses non ossifiés dans les pattes postérieures du rat. Chez le lapin, le cangrélor était associé à des incidences accrues d’avortement et de pertes intra-utérines, ainsi qu’à un retard de la croissance du fœtus aux doses plus fortes, qui aurait pu être secondaire à la toxicité chez la mère. Durant les études sur la reproduction, le cangrélor n’a produit des malformations ni chez le rat, ni chez le lapin.
Des effets sur la fertilité, l’aptitude à produire une gestation avec la(les) partenaire(s) femelle(s), la morphologie et la motilité du sperme ont été observés durant l’étude sur la fertilité chez le rat mâle, lorsque le cangrélor était administré en des doses équivalentes à celles utilisées chez l’homme et correspondant à 1,8 fois la dose recommandée pour l’ICP. Ces effets ne sont pas apparus avec les doses plus faibles et ils étaient réversibles dès l’arrêt de l’administration. Dans cette étude, une analyse du sperme a été réalisée après 8 semaines de traitement permanent.
Chez la femelle, la fertilité n’a été affectée par aucune des doses.
La poudre doit être reconstituée immédiatement avant la dilution et l’utilisation. Ne pas réfrigérer.
Du point de vue microbiologique, à moins que la méthode de reconstitution/dilution écarte le risque de contamination microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation. Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution et dilution, voir la rubrique 6.3.
Poudre conditionnée dans des flacons en verre de 10 ml (Type 1) fermés avec un bouchon en caoutchouc butyle enduit de Flurotec et scellé par un sceau d’aluminium gaufré.
Le flacon doit être reconstitué immédiatement avant la dilution et l’utilisation. Reconstituer chaque flacon de 50 mg en y ajoutant 5 ml d’eau stérile pour préparations injectables. Faire tournoyer doucement jusqu’à ce que toute la substance soit dissoute. Éviter d’agiter vigoureusement. Attendre que la mousse se stabilise, s’il y a lieu. S’assurer que le contenu du flacon est entièrement dissous et que la solution obtenue est limpide et incolore à jaune clair.
Ne pas utiliser sans diluer. Avant administration, chaque flacon reconstitué doit être dilué avec 250 ml d’une solution à 9 mg/ml de chlorure de sodium (0,9 %) pour injection ou avec une solution de glucose (5 %) pour injection.
Kengrexal est administré selon un schéma qui dépend du poids et constitué d’un bolus intraveineux initial suivi d’une perfusion intraveineuse. Le bolus et la perfusion doivent être administrés à partir de la solution à perfuser.
Retirer 5 ml d’un flacon reconstitué et les diluer en ajoutant 250 ml de solution à 9 mg/ml de chlorure de sodium (0,9 %) pour injection ou de solution de glucose (5 %) pour injection. Bien mélanger le contenu de la poche. Cette dilution donnera une concentration de 200 microgrammes/ml, quantité qui devrait suffire pour au moins deux heures d’administration, selon les besoins. Les patients pesant 100 kg et plus nécessiteront au moins deux poches.
Date de première autorisation : 23 mars 2015