Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-20000405-4096098
Timestamp: 2016-12-05 04:36:54+00:00
Document Index: 59032716

Matched Legal Cases: ['arrêt ', '§ 1', '§ 1', 'arrêt ', '§ 1', 'in fine', '§ 3']

AFFAIRE DATTILO c. ITALIE
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Type d'affaire : Arrêt (Radiation du rôle)Type de recours : Radiation du rôle (règlement amiable)Numérotation : Numéro d'arrêt : 40960/98Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;2000-04-05;40960.98 Analyses : (Art. 39) REGLEMENT AMIABLE, (Art. 6) PROCEDURE CIVILEParties : Demandeurs : DATTILODéfendeurs : ITALIETexte : DEUXIÈME SECTION
(Requête n° 40960/98)
En l’affaire Dattilo c. Italie,
1. A l’origine de l’affaire se trouve une requête dirigée contre la République italienne et dont une ressortissante italienne, Mme Dattilo (« la requérante »), avait saisi la Commission européenne des Droits de l’Homme le 17 novembre 1997 en vertu de l’ancien article 25 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales (« la Convention »). La requête a été enregistrée le 27 avril 1998 sous le numéro de dossier 40960/98. La requérante est représentée par Me A. Buzzi, avocat à Rome. Le gouvernement italien (« le Gouvernement ») est représenté par son agent, M. U. Leanza, et par son coagent, M. V. Esposito. 2. Sous l’angle de l’article 6 § 1 de la Convention, la requérante se plaignait de la durée d’une procédure civile. La Cour a déclaré la requête recevable le 27 avril 1999.
3. Après un échange de correspondance, le 15 novembre 1999, le greffier de section a proposé aux parties la conclusion d’un règlement amiable au sens de l’article 38 § 1 b) de la Convention. Le 4 janvier 2000 pour le Gouvernement et les 29 novembre 1999 et 2 février 2000 pour la requérante, les parties ont présenté des déclarations formelles d’acceptation d’un règlement amiable de l’affaire.
4. Le 28 juin 1991, la requérante déposa un recours devant le juge d’instance de Rome, faisant fonction de juge du travail, afin d’obtenir le payement des sommes dues, selon elle, par son ancien employeur, la société A.
5. Le 4 juillet 1991, le juge fixa la première audience le 14 mai 1993. A cette date, la défenderesse informa le juge qu’elle avait été mise en liquidation et l’audience fut renvoyée pour la mise en cause du syndic de la faillite. L’audience du 28 janvier 1994 fut consacrée au dépôt au greffe des documents. Le 4 mars 1994, le juge d’instance ordonna la mise en cause de la Sécurité sociale et l’affaire fut renvoyée car la défenderesse était absente. Le 14 juillet 1994, les défenderesses furent déclarées défaillantes et le juge admit l’audition de témoins. Le 6 février 1997, l’audience fut reportée d’office au 28 avril 1999.
6. Le 4 janvier 2000, le greffier a reçu du coagent du gouvernement italien devant la Cour la lettre suivante :
« Je déclare qu’en vue d’un règlement amiable de l’affaire ayant pour origine la requête n° 40960/98, introduite par Mme Dattilo, le Gouvernement italien offre de verser à celle-ci la somme de 30 000 000 lires italiennes, dont 25 000 000 au titre du dommage moral et 5 000 000 au titre des frais et dépens, dès la notification de l’arrêt de la Cour rendu conformément à l’article 39 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Ce versement vaudra règlement définitif de l’affaire.
7. Les 29 novembre 1999 et 2 février 2000, le greffier a reçu la déclaration suivante signée par la requérante : « J’ai pris connaissance de la déclaration du Gouvernement italien selon laquelle il est prêt à me verser la somme de 30 000 000 lires italiennes, dont 25 000 000 au titre du dommage moral et 5 000 000 au titre des frais et dépens en vue d’un règlement amiable de l’affaire ayant pour origine la requête n° 40960/98 que j’ai introduite devant la Cour européenne des Droits de l’Homme.
8. La Cour prend acte du règlement amiable auquel sont parvenues les parties (article 39 de la Convention). Elle est assurée que ledit règlement s’inspire du respect des droits de l’homme, tels que les reconnaissent la Convention ou ses Protocoles (articles 37 § 1 in fine de la Convention et 62 § 3 du règlement).
9. Partant, il échet de rayer l’affaire du rôle.