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Timestamp: 2017-01-20 05:54:58+00:00
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⭐Edito Le panorama du risque médical en Par Marcel KAHN, Directeur Général de la MACSF
Edito Le panorama du risque médical en Par Marcel KAHN, Directeur Général de la MACSF
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1 2012 Edito 2012 Le panorama du risque médical en 2012 Par Marcel KAHN, Directeur Général de la MACSF Premier assureur des professionnels de la santé, le groupe MACSF assure depuis plus de 75 ans via la MACSF, et plus de 115 ans pour sa branche Responsabilité civile professionnelle et Protection juridique, le Sou Médical, les professionnels du monde de la santé. Comme chaque année, la MACSF vous propose à travers ce rapport d'activité une vision unifiée et globale du risque médical en France, par spécialité et par acte médical. Si le premier rôle de la MACSF est de défendre ses sociétaires en cas de mise en cause et de régler les indemnités mises à sa charge, il serait par trop réducteur de limiter notre intervention à la gestion de sinistres. Notre connaissance des risques et des mécanismes qui conduisent à la survenance des sinistres nous positionne comme un acteur privilégié de la prévention médicale. Les valeurs qui fondent notre identité mutualiste nous amènent naturellement à la transparence, l'accompagnement, le partage de la connaissance qui permettent, à travers ce rapport, une amélioration de la prise en charge, pour une pratique médicale plus sûre. La gestion de plus de 400 sinistres de responsabilité médicale par mois, la connaissance de la réglementation et de2 la jurisprudence, la réflexion sur les risques émergents sur le plan international, la multitude d'informations traitées au quotidien sont autant d'atouts qui nous permettent de réaliser des cartographies pertinentes des risques. C'est pourquoi l'assureur est sans doute le mieux placé pour percevoir les risques de demain et aider son assuré à éviter leur survenance. Cette connaissance des risques serait totalement inutile si elle n'était pas partagée avec l'assuré. C'est l'ambition de ce panorama, mais aussi de nos nombreuses actions en faveur de la prévention médicale. Nous diffusons la revue de formation "Responsabilité", elle traite de problématiques liées à la responsabilité médicale, la vie professionnelle et l'éthique. Des médecins et juristes y développent des propositions au service du progrès de la connaissance et des idées. Partager et échanger sont également les raisons d'être de l'association la Prévention Médicale MACSF. Nos colloques, nos revues et ouvrages permettent là encore de débattre et de libérer la parole, avec pour objectif de prévenir l'erreur médicale. Nous sommes également actifs en matière de prévention des risques. Dans un contexte qui devient de plus en plus contraignant pour les professionnels de santé, notre rôle est aussi d'apporter un éclairage sur les priorités à traiter en matière de gestion des risques au sein des établissements de soin. Cette année, le rapport d'activité du risque des professionnels de santé présente, sur 154 pages, près de 40 spécialités. Cette connaissance fine de vos métiers est le socle de notre expérience et de notre savoir-faire que nous mettons à votre service. Nous connaissons chacune des activités que vous exercez et nous mettons en place des solutions assurantielles qui répondent à vos besoins de professionnels. Outre la responsabilité civile professionnelle, nous évoquons également la protection juridique, qui est de plus en plus nécessaire pour un exercice serein au quotidien. L'information du patient, toujours au coeur de la relation médecin/patient Par Nicolas GOMBAULT, Directeur du Risque Médical et de la Protection Juridique Primum non nocere (D'abord, ne pas nuire) est certainement à la fois l'un des tout premiers devoirs du médecin et l'un des premiers souhaits du malade. Lorsque ce pacte implicite est violé et que le malade subit un préjudice, les attentes de la victime qui a souffert dans son être sont naturellement considérables. La confiance qu'il pouvait vouer aux professionnels de santé peut s'en trouver gravement altérée, a fortiori si les explications sur ce qu'il a vécu ne lui ont pas été données de façon satisfaisante, avec la compassion et l'empathie3 qu'il est en droit d'attendre. Si cette communication n'est pas toujours parfaite, c'est que le professionnel de santé se trouve bien souvent démuni pour expliquer les choses, et peut même être l'objet d'une profonde souffrance. Plusieurs auteurs parlent d'ailleurs de "seconde victime" à son sujet. Se former à l'annonce d'un dommage associé aux soins peut, dans ces conditions, s'avérer précieux. C'est principalement dans les cas où la communication avec le malade n'est pas adaptée qu'il existe un risque majeur de réclamation, amiable, devant une commission de conciliation et d'indemnisation (CCI), voire devant un tribunal y compris au pénal, cette dernière voie étant, pour le professionnel de santé, la plus traumatisante. C'est alors que notre rôle de défense joue pleinement : être aux côtés de notre sociétaire, tout au long de la procédure, lors des expertises, devant la CCI, devant les juridictions ; lui apporter tout le soutien "logistique" qui lui est nécessaire, avec des juristes, des experts et des avocats rompus à ces dossiers ; in fine, régler les éventuelles indemnités mises à sa charge, destinées à réparer les préjudices dont il pourrait être considéré responsable, même si une réparation financière ne peut pas tout compenser. Cette défense est d'autant plus essentielle que bon nombre de réclamations interviennent alors qu'aucune faute ne peut être reprochée au praticien mis en cause. Mais, parce que l'une des toutes premières missions d'un assureur est de protéger son assuré et de veiller à préserver, en ces moments ô combien difficiles, la sérénité de son exercice professionnel, nous proposons maintenant, aux côtés de nos garanties traditionnelles - mais essentielles - deux nouvelles garanties optionnelles : - la garantie perte financière, destinée à compenser forfaitairement les pertes d'exploitation et les frais de déplacement générés par une mise en cause, par exemple pour se rendre à une convocation d'un expert ou à une audience d'un tribunal ; - la garantie assistance psychologique, qui permet de bénéficier de consultations téléphoniques ou en face-à-face avec un psychologue, si le vécu d'une mise en cause de responsabilité le rend nécessaire. Depuis plusieurs mois, nous constatons, à l'occasion des scandales sanitaires (Médiator, prothèses PIP ) une augmentation significative des mises en cause de responsabilité de nos sociétaires à l'occasion de la prescription, de l'utilisation, de la fourniture ou de la pose d'un produit, dans le sens juridique du terme (médicament, prothèse, implant, matériel ). Si la jurisprudence de la Cour de cassation évolue à ce sujet de façon favorable pour les praticiens, en ne retenant leur responsabilité que pour faute prouvée, qu'il nous soit permis de faire deux constats de nature à tempérer cette évolution. Tout d'abord, plus que jamais, le praticien doit être en mesure de rapporter la preuve qu'il a bien informé son patient des risques encourus du fait de la prescription ou de l'utilisation de ce produit, ce qui n'est jamais chose aisée. La charge de la preuve lui incombant, il convient de redoubler de prudence. En second lieu, la réglementation sur les prescriptions de médicament hors Autorisation de mise sur le marche (AMM) nous semble encore insuffisamment connue. Rappelons que la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé subordonne la légalité de ces prescriptions à des contraintes très précises, et en particulier : - une absence d'alternative médicamenteuse appropriée ou une autorisation temporaire d'utilisation ; - un caractère indispensable ; - une information complète du malade quand au fait que la prescription intervient hors AMM, qu'il n'existe pas d'alternative médicamenteuse appropriée, quant aux risque encourus et aux contraintes et bénéfices susceptibles d'être apportés par le médicament - une mention portée sur l'ordonnance "Prescription hors autorisation de mise sur le marché" ; - une information du patient sur les condition de prise en charge, par l'assurance maladie de la spécialité4 pharmaceutique prescrite ; - une motivation de la prescription notée dans le dossier médical du patient. Le respect de l'ensemble de ces conditions permettra au prescripteur de justifier son choix. Les + MACSF Exercer son métier en toute sérénité Parce que le risque est inhérent à l'exercice d'une profession médicale ou paramédicale, professionnels de la santé ont souscrit le contrat Responsabilité civile professionnelle (RCP) de la MACSF. Grâce à son expertise et à son expérience, la MACSF est en mesure de proposer à ses sociétaires un accompagnement et une information spécifiques, adaptés à leurs besoins. Pour défendre au mieux ses sociétaires, la MACSF a mis en place un double accompagnement juridique et médico-légal. Le professionnel de santé peut compter sur une équipe de juristes qui travaillent en collaboration avec les membres du Comité Médical de la MACSF (cf. interview p. 8) pour élaborer la stratégie de défense la plus adaptée à son cas. Deux réseaux d'avocats experts spécialisés et de médecins-conseils viennent renforcer ce dispositif. Ils mettent en oeuvre la défense choisie par la MACSF, notamment lors des expertises demandées par les tribunaux ou par les Commissions de Conciliation et d'indemnisation (CCI). Écouté et consulté à chaque étape clé, le sociétaire est au cœur du traitement du dossier. Nouveau : un soutien moral et financier Depuis 2012, la MACSF a mis en place deux garanties optionnelles pour aider le sociétaire à exercer le plus sereinement possible. Sur le plan financier, outre la prise en charge des frais de procédure et le règlement des indemnités de la victime(1), la MACSF propose une garantie "perte financière". Le sociétaire sera dédommagé des frais engendrés par les éventuels déplacements et pertes d exploitation liés à la procédure (cabinet fermé, rémunération d un remplaçant ).Éprouvant pour la victime, un dommage lié aux soins impacte aussi le professionnel de la santé, qu il soit fautif ou non. La MACSF propose donc un soutien aux sociétaires qui le souhaitent. Ils peuvent désormais bénéficier d une assistance psychologique, qui comprend des consultations téléphoniques ou des entretiens en face-à-face avec un psychologue. Prévenir, c'est agir! Pour offrir la meilleure protection à ses sociétaires en matière derisque médical, la MACSF se mobilise depuis de nombreuses années sur le terrain de la prévention. Elle possède une vision globale de la situation du risque médical en France qu'elle met à la disposition de l'ensemble des professionnels de la santé par le biais d'articles, d'interventions lors de congrès, de sessions de formations, etc. Au fil des années, elle a également mis en place un système de veille et d'alerte sur l'émergence de risques liés à certaines pratiques, traitements Enfin, la MACSF a été le fondateur et le véritable fer de lance de l'association La Prévention Médicale MACSF. Elle contribue ainsi à la réalisation de nombreuses actions à destination de l'ensemble des professionnels de la santé : formations, e-learning, coaching, audits Car, pour la MACSF, la protection de ses sociétaires en matière de5 risque médical passe d'abord par l'information et la formation! Pour en savoir plus L information et la prévention sont au coeur de l action de la MACSF sur le risque médical. Elle dispose de plusieurs outils pour informer ses sociétaires, et plus largement l ensemble des professionnels de la santé. macsf.fr. La rubrique "Vous informer" contient de nombreux articles sur le risque médical : les lois, le risque par professions, études de cas, conseils pratiques... La revue Responsabilité. Support de formation continue consacré au risque médical des professionnels de santé, cette publication trimestrielle est rédigée par des experts du droit et de la santé. La revue fournit des articles et dossiers complets relatifs au risque médico-légal, à l exercice professionnel, aux questions d éthique et de société. Elle est disponible sur le site de la MACSF, rubrique nos publications. N hésitez pas à la télécharger! Les suppléments de la revue Responsabilité. Ils présententles décisions rendues par les juridictions civiles et pénales, et par les CCI dans les affaires de responsabilité civile professionnelle gérées par la MACSF.6 Une défense médico-légale sur mesure Trois questions au Dr Thierry Houselstein Directeur du Comité Médical de la MACSF Quel est le rôle du Comité Médical? La mission première du Comité Médical, composé de douze médecins-conseils et de huit assistantes, est d'accompagner et d'assurer la défense, sur le plan médicolégal, des sociétaires faisant l'objet d'une réclamation formulée par un patient. Chaque déclaration de sinistre fait l'objet d'un suivi personnalisé par un médecin du Comité Médical, tout au long de la procédure. Le médecin-conseil effectue une analyse médico légale du dossier et identifie les axes de défense tenant compte de la spécialité exercée par notre sociétaire. En parfaite collaboration avec le juriste en charge du dossier, il va élaborer la meilleure stratégie de défense à mettre en oeuvre. Par ailleurs, les médecins-conseils assistent régulièrement nos sociétaires lors d'expertises et participent activement à la politique de prévention des risques du groupe MACSF, notamment par le biais de visites de risque destinées aux établissements de santé. Ils partagent également leur expérience de médecins-conseils en intervenant lors de congrès ou de journées de formation mais aussi en rédigeant des articles sur l'actualité médico-légale de leur spécialité. Quelle est la spécificité du Comité Médical de la MACSF? Au sein de la MACSF, chaque médecin conseil membre du Comité Médical est à la fois un spécialiste en exercice (anesthésiste, chirurgien, cardiologue, ophtalmologiste, gastroentérologue ) et un expert médico-légal reconnu. En contact avec la réalité du terrain, il est conscient des difficultés que peuvent rencontrer ses confrères dans l'exercice de leur pratique quotidienne. Il est capable d'identifier rapidement la problématique d'un dossier et les axes de défense en fonction de la spécialité exercée. Il s'agit là d'une vraie plus-value car la médecine est un domaine où les techniques et les connaissances évoluent constamment. Il est donc impératif que nous apportions à nos sociétaires une défense intégrant les évolutions des "règles de l'art" médical. L'autre spécificité est l'étroite collaboration existante entre le médecin-conseil et le juriste, oeuvrant ensemble dans le cadre d'un véritable binôme au service du sociétaire. Travaillez-vous avec d'autres partenaires? Afin d'assister nos sociétaires lors des expertises judiciaires ou CCI, le Comité Médical fait appel à un réseau d'environ 250 médecins-conseils libéraux, tous compétents dans le domaine médico-légal, mais surtout couvrant7 l'ensemble des spécialités exercées par nos sociétaires, quelles qu'elles soient. Le Comité Médical travaille main dans la main avec ces spécialistes conseils, ayant à coeur de défendre les intérêts de nos sociétaires, dans le cadre d'un vrai partenariat. Cette collaboration est entretenue par des échanges réguliers, notamment par le biais d'un congrès annuel permettant d'optimiser les axes de défense sur tel ou tel sujet. Enfin, nous travaillons bien entendu en étroite collaboration avec le réseau d'avocats MACSF, élément indispensable dans le cadre de la défense de nos sociétaires. Une plateforme d échanges entre professionnels de santé sur le risque médical Pr René Amalberti Directeur scientifique de La Prévention Médicale MACSF L'association La Prévention Médicale MACSF est née en 2004 grâce à l'action de trois membres fondateurs : la MACSF, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Le point avec le Pr René Amalberti, directeur scientifique de La Prévention Médicale MACSF. Quel est le but de La Prévention Médicale MACSF? Notre objectif est de mener des actions de sensibilisation et d'information sur le risque médical et de favoriser les échanges sur le sujet entre les professionnels de santé. Notre principal outil de travail est notre site Internet : prevention-medicale.org. Nous y publions des articles analysant l'actualité nationale et internationale sur le risque médical. Grâce aux commentaires qu'ils génèrent, ils permettent d'ouvrir la discussion. Sur notre site, nos adhérents peuvent également trouver des méthodes de prévention des risques, des vidéos pédagogiques, s'informer sur les formations et les congrès que nous proposons Après 10 ans d'existence, quel bilan tirer de l'action de l'association? Le bilan est positif, d'autant plus que ces dernières années nous avons dynamisé notre action. Nous avons noué des partenariats avec de nouveaux acteurs pour être plus efficaces : associations de patients, de personnels paramédicaux, de gestionnaires des soins En conséquence, le nombre de nos interventions (formations, visites de risques ) a été multiplié par dix entre 2010 et Notre dernier congrès, en octobre 2012, a rassemblé plus de participants contre une centaine les années précédentes. Nous avons également enrichi le contenu de notre site.8 Nous sommes passés de visites par mois en 2011 à plus de fin Notre site est devenu une véritable plateforme d'échanges sur le risque médical. La gestion du risque médical a-t-elle évolué depuis dix ans? Oui, car le système sanitaire français et la médecine ne cessent d'évoluer. De nouveaux risques apparaissent sans cesse. Aujourd'hui, par exemple, les parcours de soins sont de plus en plus fractionnés et nécessitent l'intervention de nombreux professionnels. Ces derniers doivent communiquer entre eux pour favoriser la sécurité du patient, ce qui n'est pas évident. Le risque est au coeur de la pratique soignante. Au sein de La Prévention Médicale MACSF, nous analysons les dossiers traités par la MACSF. Ils nous donnent une vision assez précise des risques qui sont maîtrisés, de ceux qui ont disparu et de ceux qui sont susceptibles d'apparaître. Nous pouvons adapter nos actions et nos formations en conséquence, afin de mieux alerter les professionnels de la santé. Quels sont les chantiers de demain en matière de prévention du risque médical? Les chantiers sont de trois ordres. D'abord, nous allons devoir sécuriser les parcours de soins des patients qui sont de plus en plus complexes. Ensuite, la généralisation des soins à domicile exige une nouvelle approche des risques, surtout chez les personnes âgées. Enfin, l'hôpital de demain, toujours plus technique, suppose une nouvelle organisation de l'offre de soins et l'émergence de nouveaux risques plus difficiles à maîtriser. Pour en savoir plus Le site de la prévention médicale MACSF : prevention-medicale.org Vous y trouverez une revue de presse mensuelle complète, résumant l'ensemble des articles de la presse internationale. La rubrique "Revue des questions thématiques" vous propose les résumés de parutions scientifiques sur la prévention des risques médicaux publiés dans des revues ou sur les sites des partenaires de l'association (l'association française des gestionnaires de risques sanitaires, l'association francophone pour la qualité hospitalière ). Enfin, n'hésitez pas à vous abonner à la newsletter de La Prévention Médicale MACSF pour rester informé sur les dernières actualités en matière de qualité et de sécurité des soins. Sinitres Responsabilité Civile Professionnelle déclarés9 Responsabilité Civile Professionnelle > Chirurgie Chirurgie orthopédique et neurochirurgie (159) Diagnostic et prise en charge (10) Méconnaissance initiale de fractures dorsales étagées lors de la prise en charge d une fracture claviculaire après accident de quad. Rectification et arthrodèse un mois plus tard, en l absence de troubles neurologiques. Méconnaissance d une fracture du scaphoïde lors de la prise en charge d un polytraumatisme (plâtre pour fracture métacarpienne et ostéosynthèse du tibia). Diagnostic un mois plus tard à l initiative du généraliste. Résine puis greffon, car pseudarthrose secondaire. Découverte d une fracture fermée de l astragale (ou ostéochondrite pré existante) à l ablation d un plâtre pour traumatisme de la cheville. Ostéosynthèse par un autre opérateur. Algodystrophie au décours. Méconnaissance d une fracture plurifragmentaire distale du radius sur les radiographies, d interprétation difficile, faites aux urgences cinq semaines auparavant, après traumatisme du poignet. La victime ne s est pas présentée au rendez-vous fixé à J 3. Une semaine plus tard, diagnostic sur scanner à l initiative du généraliste et ostéosynthèse par un confrère, avec bon résultat. Proposition d une méniscectomie arthroscopique sans urgence, dans un contexte de conflit avec les organismes sociaux (prise en charge en accident de travail). contestée par le patient. Intervention ultérieure par un confrère. Attentisme chirurgical pendant six mois, face à un traumatisme du pied avec fracture du cunéiforme. Intervention par un autre opérateur, du fait de la persistance des douleurs. Diagnostic et prise en charge d une fracture polaire supérieure du scaphoïde datant de six semaines. Patient immobilisé un mois pour entorse par un urgentiste, négligeant son rendez-vous en orthopédie à J 15. Reprise de l immobilisation pendant deux mois. Pseudarthrose. Ostéosynthèse avec greffe envisagée. Prise en charge à deux semaines d une entorse de cheville avec arrachement scaphoïde, traitée par un urgentiste. d abstention chirurgicale, confirmée un mois plus tard au vu du résultat d une IRM (petite fracture du scaphoïde tarsien, algodystrophie possible) demandée par le généraliste. Intervention ultérieure par un autre opérateur. Surveillance d un hématome de jambe non compressif. Amélioration locale mais survenue d un état septique évalué et traité avant transfert en réanimation au CHU. Drainage d un abcès fusant dans la cuisse. Guérison. Consultation de contrôle après chirurgie de la coiffe, suivie d une algodystrophie. Chirurgie du membre supérieur (26) Epaule (6) Chirurgie arthroscopique de la coiffe des rotateurs (3) avec acromioplastie (dans 2 cas), algodystrophie, capsulite invalidante et rebelle aux traitements. Chirurgie de la coiffe des rotateurs arthrotomique avec ancres. Infection traitée par antibiothérapie et drainage. Persistance imposant une réparation itérative avec synovectomie et un retrait du matériel par une autre équipe. Chirurgie de la coiffe des rotateurs. Infection, drainage et antibiothérapie. Persistance de douleurs et gêne fonctionnelle. Butée de l épaule. Ré-intervention par un confrère un an plus tard pour lésion du sus épineux et butée un10 peu saillante. Coude (1) Arthroscopie thérapeutique pour arthropathie huméro radiale post traumatique avec synovectomie du compartiment radial. Section du nerf confirmée lors de la ré-intervention pour paralysie radiale. Poignet (1) Chirurgie d un kyste synovial. Infection à staphylocoque méti-s quatre mois plus tard. Canal carpien (5) Absence d amélioration (2) avec mise en cause du bien-fondé de l intervention. Absence d amélioration et chronicisation des douleurs (contexte de maladie professionnelle) chez une femme de 45 ans. Absence d amélioration et impotence fonctionnelle majeure avec raideur du poignet dans un riche contexte fonctionnel. Plainte huit ans après les faits. Résultat défavorable du fait d une ankylose trapézo métacarpienne ancienne gênant l opposition (antécédent de plaie du poignet) chez une patiente dépressive de 48 ans. Rééducation, mise en invalidité. main (4) Chirurgie d une maladie de Dupuytren chez un patient ne respectant pas les consignes de kinésithérapie postopératoire. Arrêt du suivi, reprise évolutive de la maladie. Ligamentoplastie en urgence pour rupture spontanée de l extenseur du pouce au décours de l ostéosynthèse d une fracture du poignet. Plaie du médian. Réparation nerveuse envisagée tardivement. Préjudice professionnel. Cure d un pouce à ressaut (et d un canal carpien) chez une femme de 46 ans. Ankylose en crochet irréductible, algodystrophie. Il est invoqué un préjudice professionnel. Un sociétaire médecin généraliste est également mis en cause. Cure de doigts à ressaut. Section malencontreuse de la poulie du fléchisseur de l annulaire, réparée en peropératoire. Raideur et impotence relative. Fracture du membre supérieur (9) Ostéosynthèse d une fracture de l épaule déplacée multi fragmentaire. Réduction imparfaite et déplacement secondaire du trochiter. Prothèse par un confrère six mois plus tard. Réduction orthopédique d une luxation de l épaule avec fracture de la tubérosité. de reprise par voie sanglante pour non-réduction de la fracture. Récidive de la luxation pendant l installation. Lors de la tentative de réduction, difficile, de la luxation au doigt, constat d une section de l artère humérale (par écarteur?) réparée par pontage par un chirurgien vasculaire venu en renfort. Plaie nerveuse associée nécessitant ultérieurement une greffe. Séquelles neurologiques. Réduction par voie sanglante et ostéosynthèse d une fracture cubitale avec luxation complexe du coude. Reprise à J 3 pour luxation itérative lors de la mobilisation du redon. Immobilisation par résine. Persistance d une gêne fonctionnelle avec raideur. Prise en charge au bout de quatre mois par un confrère, évoquant une luxation de la tête radiale, semble-t-il non confirmée. Réduction orthopédique d une fracture du col radial avec luxation. Raideur. Intervention chez un enfant, cinq mois après une luxation radiale du coude méconnue sur des radiographies insuffisantes faites initialement aux urgences, puis par un confrère pendant l immobilisation de la fracture11 cubitale associée. Persistance d une luxation antérieure résiduelle, puis réduction complémentaire compliquée d infection. Ostéosynthèse d une fracture spiroïde du bras. Au réveil, craquement et mise en évidence d une nouvelle fracture sus-jacente. Nouvelle ostéosynthèse compliquée de parésie radiale. Transfert tendineux par un autre opérateur. Réduction par voie sanglante et ostéosynthèse d une luxation d un doigt. Récidive et reprise suivie de raideur. Réinsertion du tendon extenseur chez un adolescent pour Mallet Finger du majeur négligé depuis un mois. Suivi pendant quatre mois. Arthrodèse envisagée par un confrère. Il est reproché l absence de prescription de rééducation. Chirurgie à six semaines d un traumatisme d un poignet immobilisé par attelle par un médecin généraliste, chez une femme de 20 ans en accident de travail. Diagnostic, après scanner, d une rupture du ligament scapholunaire sans diastasis ni bascule. Algodystrophie et syndrome de conversion. Chirurgie du membre inférieur (78) Hanche (23) Prothèse (21) Complications hémorragiques (2) : dans un cas, plaie des vaisseaux iliaques lors d une chirurgie de hanche remaniée par ostéomyélite ancienne (embolisation immédiate puis reprise pour ligatures artérielles et prothèse veineuse ; mauvais résultat orthopédique et vasculaire) et dans l autre cas, plaie vasculaire veineuse iliaque révélée par un hématome pelvien et rétropéritonéal en postopératoire chez une femme de 89 ans (décès à J 2 ; reproches concernant la gestion de la complication et la sous-évaluation de la gravité, avec une décision de transfert tardive pour embolisation). Durcissement trop rapide du ciment et fausse route en tentant l extraction avec fracture diaphysaire. Mise en traction avant reprise par un autre opérateur pour arthroplastie avec greffe osseuse. Douleur brutale un mois après une PTH. Imagerie en faveur d un conflit psoas cupule (débord de quelques mm). Attentisme du chirurgien. Reprise effectuée par un autre opérateur six mois plus tard, avec un bon résultat. Reprise chirurgicale après descellement aseptique d une PTH posée pour fracture de la cotyle et nécrose céphalique. Critiques sur le choix d avoir laissé en place la prothèse fémorale. Ré-intervention par un autre opérateur, compliquée de descellement de l insert cotyloïdien. Inégalité des membres (5) : allongement (de l ordre de 25 mm sur une hanche dysplasique multi opérée) ou raccourcissement (de l ordre de 30 mm après chirurgie d une ostéonécrose sur dysplasie chez une patiente de 36 ans, au minimum de 20 mm ou inférieure à 20 mm dans deux cas). Paralysie sciatique (4) persistante partiellement régressive, dont un cas vraisemblablement d origine positionnelle. Infection liée aux soins (4) dont : une infection confirmée après une longue évolution de cicatrice inflammatoire abcédée en sous-cutané chez un patient obèse et diabétique (qui reproche également le retard diagnostique) ; une infection tardive à propioni bactérium après PTH compliquée de traumatismes sportifs (hématomes, bursite surinfectée..) justifiant un changement de prothèse, refusée par le patient pendant de nombreuses années ; escarre à trois mois puis sacro iléite sur escarre infecté. Bris de la prothèse en céramique, un an après sa mise en place. Repose du même type de matériel, avec sept épisodes de luxation et un nouveau changement de prothèse. Mauvais résultat d une PTH pour fracture du col compliquée d algodystrophie et de douleurs du membre inférieur, dans un contexte de canal lombaire rétréci. PTH pour ostéolyse du toit du cotyle (analyse histologique en faveur d une origine radique après radiothérapie pour cancer anal). Suites marquées par d intenses douleurs locales sans explication.12 Divers (2) Butée sur dysplasie compliquée d une atteinte sensitivo motrice du crural. Fracture du fémur survenue chez une patiente en cours de rééducation de PTH lors d un geste excessif par une aide-soignante. Ostéosynthèse avec changement de la tige fémorale. Suites favorables. Genou (28) Prothèse (18) Lésion vasculaire poplitée peropératoire, réparée par suture puis sympathectomie quelques mois plus tard. Thrombose artérielle poplitée (patient artéritique et stent coronaire). Thrombectomie à J 2 avec succès. Il est reproché le retard diagnostique et la paralysie sciatique associée. Sous-dimensionnement de l implant posé lors d une reprise pour descellement d une prothèse unicompartimentale posée par un confrère. Difficultés techniques et défaut d encliquetage du plateau tibial. Douleurs dans un contexte ayant fait évoquer une polyneuropathie. Proposition de reclipser l implant dix-huit mois plus tard. Prothèse compliquée de descellement. Changement prothétique. Hémarthroses récidivantes et postéro stabilisation défectueuse. Changement de matériel à un an. Prise en charge conforme d une infection associée aux soins (IAS) compliquant une reprise de prothèse. Prise en charge reprochée dans ses modalités (antibiothérapie, pas d avis infectiologue et prise en charge chirurgicale insuffisante) après la survenue d une IAS lors d une reprise pour descellement prothétique. Multiples interventions. Infection après désunion cutanée et hématome incisé en rééducation, justifiant un lambeau, une greffe de peau puis une réduction d une luxation de la prothèse. Infection nécessitant la dépose de la prothèse, puis la remise en place du matériel chez une patiente de 69 ans, obèse et diabétique. Long séjour en rééducation. Séquelles douloureuses et impotence fonctionnelle. Infections successives justifiant deux déposes avec spacer et deux réimplantations, puis infection à propioni éradiquée par une antibiothérapie simple. IAS et problème neurologique régressif en quelques jours, lors d une reprise pour descellement prothétique. Arthrodèse. Infection compliquant une reprise pour descellement chez un sujet obèse, dont la première prothèse avait été compliquée d algodystrophie. Guérison mais amputation ultérieure par un autre opérateur (motif inconnu). Nécrose cutanée justifiant excisions et soins prolongés jusqu à guérison chez une patiente de 74 ans ayant une obésité morbide. Pas d infection de la prothèse. Il est reproché la prise en charge des pansements par les infirmières à domicile. Arthroplastie longuement réfléchie, uni puis bilatérale, avec un résultat médiocre et dans un contexte de séquelles d une sciatique paralysante opérée dans l intervalle. Allégation d une infection pour expliquer tous ces maux. Algodystrophie. Douleurs sans étiologie retrouvée. Insatisfaction du résultat malgré deux arthrolyses à ciel ouvert. Autre chirurgie du genou (9) Méniscectomie arthroscopique. Douleurs, gène fonctionnelle. Méniscectomie et ligamentoplastie pour entorse du LCA, compliquée d algodystrophie. Arthroscopie diagnostique pour douleurs articulaires et suspicion, non confirmée, d infection sur prothèse (prélèvements, anatomopathologie). Infection quinze jours plus tard, justifiant un lavage puis la dépose et repose de la prothèse. Arthroscopie diagnostique chez un patient porteur d une prothèse bilatérale. Erreur de côté.13 Ostéotomie de varisation. Infection à bas bruit. Retrait du matériel. Ostéotomie tibiale sur genou multi opéré, avec antécédent d algodystrophie et prise d opiacés au long cours. Hématome postopératoire justifiant une reprise. Prise en charge de la douleur critiquée. Rechute d algodystrophie. Ostéotomie transposition compliquée d infection. Reprise à deux mois. Antibiothérapie et greffe cutanée. Résultat non satisfaisant. Ostéosynthèse et greffe pour pseudarthrose congénitale du péroné. Paralysie du SPE et pseudarthrose. Ligamentoplastie du ligament croisé antérieur chez une patiente de 40 ans. Paralysie immédiate du SPE en postopératoire. Evolution lentement favorable et arrêt de travail prolongé. Persistance de douleurs et d une instabilité. Divers (1) Exploration/réparation d une plaie du genou par verre après prise en charge par un confrère. Oubli d un fragment de verre, individualisé secondairement. Cheville (4) Ligamentoplastie pour laxité chronique post traumatique chez un homme de 56 ans. Reprise et neurolyse (nerf saphène englobé dans la fibrose). Préjudice professionnel invoqué. Insatisfaction du résultat. Résection d une synostose du tarse (antécédent de traumatisme qualifié d entorse cinq mois auparavant) après traitement médical et long délai de réflexion chez une femme de 37 ans. Aggravation des douleurs sur possible algodystrophie. Contexte d accident de travail. Arthrodèse avec greffon iliaque pour descellement prothétique chez une femme de 22 ans (polyarthrite). Retard de prise de greffe, chirurgie envisagée par un confrère. Changement de prothèse pour descellement (arthrodèse refusée par le patient). Infection à pyocyanique à un mois, après échec de l antibiothérapie prolongée. Dépose de la prothèse et arthrodèse envisagée. Pied (18) Hallux (7) Fracture fermée après ostéotomie de Scarf à distance de l intervention, avec bon résultat initial. Refus de la ré-intervention. Réapparition de douleurs après consolidation parfaite. Diagnostic par un confrère d une vis mal positionnée. Ré-intervention à distance. Il est reproché l attentisme du chirurgien. Infection trois mois après l ablation des vis. Ostéite et ré-intervention par un confrère. Infection après ré-intervention d un hallux valgus chez une femme de 35 ans. Evolution favorable sous antibiothérapie, mais arrêt de travail prolongé un an. Erreur de côté du traitement d une pathologie unguéale lors de l ablation bilatérale d agrafes. Rectification peropératoire. Echec ou mauvais résultat (2), avec dans un cas une reprise par arthrodèse par un confrère un an plus tard. Divers (11) Chirurgie de pieds creux (maladie de Charcot-Marie). Transplantation tendineuse. Pied mieux équilibré mais plus douloureux. Ostéotomie de valgisation sur pied creux opéré dans l enfance. Résultat non satisfaisant, justifiant une arthrodèse de l articulation de Chopart. Chirurgie pour troubles statiques des pieds avec bon résultat initial. Réclamation dix-huit ans après les faits.14 Ostéotomie de valgisation du calcanéum après deuxième traumatisme sur fracture avec cal vicieux. Complications neurologiques dans le territoire du tibial postérieur, en lien probable avec une ténosynovite préalable. Consultation à six mois d un traumatisme de l arrière-pied avec entorse, dans un contexte d algodystrophie. Orthèse, bilan et finalement arthrodèse de l arrière-pied pour pied plat valgus associé à une rupture ancienne du jambier postérieur. Non-observance de l absence d appui, dûment signalée dans un courrier au généraliste. Absence de consolidation. Reprise chirurgicale d orteils en griffe. Algodystrophie. Chirurgie d une griffe d orteils. Infection après l ablation des broches, douleurs et pseudarthrose. Cure d orteils en griffe avec celle de l hallux chez un patient opéré d anévrysme aortique. Nécrose surinfectée et gangrène des deux orteils. Amputation trans métatarsienne des deux rayons. Ostéotomie pour douleurs et orteils en griffe. Hématome puis nécrose secondairement infectée, gêne et douleurs. Arthrodèse métatarso phalangienne du premier rayon. Douleurs postopératoires par défaut de fusion, à l origine de deux ré-interventions. Peignage d un tendon d Achille après long traitement médical chez une femme de 47 ans avec obésité morbide. Désunion justifiant une reprise et suture d une rupture tendineuse partielle. Phlébite tardive malgré la prophylaxie. Fracture membre inférieur (5) Ostéosynthèse d une fracture fermée du genou, sans suture de l aileron rotulien rompu. Subluxation de rotule se majorant sous rééducation poursuivie plusieurs mois. Ré-intervention par un autre opérateur six mois plus tard. Réduction et immobilisation d une fracture bi malléolaire avec subluxation tibiotarsienne. Patient non revu au contrôle. Cal vicieux. Arthrodèse par un confrère devant un résultat qualifié de catastrophique. Ostéosynthèse d une fracture fermée bi malléolaire. Nécrose cutanée à l ablation du plâtre. Surinfection justifiant une excision et l ablation du matériel. Ostéosynthèse d une fracture du col fémoral. Pseudarthrose par nécrose de la tête diagnostiquée à quatre mois. Prothèse six mois plus tard par un autre opérateur. Il est reproché un retard diagnostique. Ablation de vis posées pour ostéosynthèse d une fracture du calcanéum. Retard de cicatrisation prolongé quinze mois, avant diagnostic par un confrère d une ostéite. Ré-intervention. Neurochirurgie (34) Cerveau (2) Exérèse d une malformation artério veineuse cérébrale chez une femme de 56 ans. Ramollissement cérébral postopératoire immédiat, épilepsie. Décès en réanimation, de complications infectieuses. Déréglage d une valve programmable de dérivation du LCR après IRM du genou prescrite par un généraliste. Nouvelle dérivation finalement nécessaire. Rachis (32) Prise en charge (1) Consultation aux urgences d une patiente de 35 ans, un samedi, pour sciatique peu déficitaire. Antécédent, trois ans auparavant, de chirurgie discale pour hernie migrée. Volumineuse hernie. Intervention décidée à 48 heures. Troubles urinaires et aggravation du déficit dans l intervalle. Chirurgie en urgence par un confrère. Persistance de douleurs neuropathiques, et neuro stimulation nécessaire.15 Rachis cervical (1) Chirurgie disco vertébrale avec interposition de cage chez une patiente de 73 ans. Plaie accidentelle de l artère vertébrale. Hémostase par tamponnement, collapsus. Réanimation rapide. Etat neurologique normal au réveil. AVC quelques heures plus tard lors de la reperméabilisation artérielle spontanée. Embol consécutif à la thrombose, hémiplégie. Rachis dorsal (1) Fracture fermée instable T3-T5 dorsale opérée le jour d un accident de la voie publique chez un homme de 22 ans. Contusion pulmonaire associée sans lésion viscérale. Ostéosynthèse. Hémorragie peropératoire et arrêt cardiaque lors du retournement. Transfusion retardée faute de réserve de sang et du délai d acheminement. Transfert en réanimation et décès à J 2, d une défaillance multiviscérale. Rachis lombaire arthrodèse (10) Arthrodèse lombaire statique et dynamique sur rachis ayant subi une laminectomie antérieure, chez une patiente de 67 ans. Malposition d une vis au niveau du corps de L5. Compression radiculaire et reprise du montage. Suites défavorables. Arthrodèse lombaire par cage inter somatique et lamino arthrectomie pour lombalgies et sciatalgie résistantes au traitement médical depuis deux ans. Evolution favorable, mais persistance de lombalgies invalidantes alors que l arthrodèse est consolidée. Evocation d une vis trop longue sans lien avec les douleurs. Etat dépressif. Arthrodèse rachidienne dynamique. Ré-intervention à 48 heures pour sciatalgie L5 déficitaire. Possible mauvais positionnement d une vis. Lombalgie persistante. Arthrodèse rachidienne lombaire un an après une cure de hernie discale par un confrère, alors que le patient était suivi en centre anti douleur avec électro stimulation et morphinique, en arrêt de travail. Invocation d une tige trop longue, finalement retirée par un autre opérateur. Poursuite des douleurs et invalidité. Arthrodèse lombaire par cage intersomatique avec amélioration des douleurs chez un patient, pilote, ayant déjà subi deux interventions rachidiennes par un confrère. Suintement de la cicatrice amenant à découvrir un fragment de drain et de Surgicel. Douleurs séquellaires alléguées. Arthrodèse dynamique compliquée d une infection à staphylocoque méti-s superficielle, résolutive après parage et antibiothérapie. Evolution favorable. Laminectomie pour lombosciatalgie chronique déficitaire sur canal lombaire étroit chez une femme de 75 ans. Traitement antibiotique oral pendant un mois pour infection superficielle à staphylocoque méti-s. Aggravation un mois plus tard et excision-drainage d une infection profonde à SARM. Evolution favorable. Paresthésies bilatérales des pieds et syndrome dépressif. Arthrodèse. Démontage itératif. Intervention par un autre chirurgien. Infection transitoire, séquelles douloureuses. Arthrodèse L3-L4-L5 et décompression chez une patiente, opérée à deux reprises par des confrères. Amélioration transitoire et nouvelle arthrodèse L2/sacrum. Ablation du matériel finalement décidée par un confrère, après longue réflexion et insistance de la patiente, et de certains praticiens évoquant une infection profonde dont la preuve n a jamais été rapportée. Auto-entretien de lésions cutanées au niveau de la cicatrice. Arthrodèse rachidienne lombaire. Patiente toujours en arrêt de travail, cinq ans après. Rachis lombaire Chirurgie de hernie discale (17) Hématome postopératoire opéré à J 3, un lundi, après un retard de diagnostic de la complication. Absence de consigne postopératoire. Pose de sonde urinaire le dimanche par l infirmière sans prévenir le chirurgien. Syndrome de la queue de cheval persistant.16 Hématome sur saignement veineux épidural, à J 4 d une chirurgie discale chez un patient sous anticoagulants à dose efficace (antécédent de chirurgie valvulaire). vasculaire embolique à J 1 de la reprise. Hémiparésie séquellaire. Cruralgie controlatérale immédiate, non déficitaire, après une cure de hernie discale sur canal lombaire étroit. Curetage et laminectomie L4-L5. Cruralgie controlatérale à trois semaines par hernie migrée après cure de hernie discale, chez un travailleur manuel de 46 ans. Blessure radiculaire et brèche durale après discectomie endoscopique pour cruralgie rebelle. Persistance de troubles sensitifs et parésie postopératoire. Cure de hernie discale pour sciatique récidivée hyperalgique, rebelle aux infiltrations, sur hernie migrée confirmée chez un patient épileptique, aux antécédents d AVC et de chirurgie disco vertébrale itérative sans interposition de matériel. Reprise chirurgicale trois mois plus tard pour fragment discal résiduel ou nouveau fragment migré. Proposition de reprise non acceptée par le patient, qui consulte un confrère. Ablation d une cale inter épineuse et d un fragment libre de L4, six mois après une chirurgie discale avec cale, effectuée par un confrère après bilan soigneux qui avait proposé une arthrodèse en postopératoire. Evolution défavorable après amélioration transitoire. Cure de hernie discale pour cruralgie paralysante avec hernie migrée. Hospitalisation pour écoulement clair sur cicatrice avec céphalées et rachialgies. Récidive, après la sortie, d un tableau d infection sévère avec défaillance cardiaque et rénale. Suspicion d endocardite sur septicémie à entérocoque puis spondylodiscite. Evolution lentement favorable. Cure de hernie discale compliquée, sept mois plus tard, d une infection à propioni bacterium confirmée par ponction discale. Spondylodiscite lombaire. Cure de hernie discale lombaire, compliquée six mois plus tard d une spondylodiscite à propioni bacterium acnes. Arthrodèse envisagée après la reprise de travail. Cure de hernie discale compliquée d une spondylodiscite à staphylocoque méti-s et à propioni, diagnostiquée deux mois après l intervention. Prise en charge exemplaire, préjudice mineur. Chirurgie discale compliquée, quinze jours plus tard, d une infection à staphylocoque résistant avec hémoculture positive, traitée immédiatement et correctement. Infection par voie hématogène d une PTH. Lamino arthrectomie et discectomie L4-L5 (conflit disco radiculaire arthrosique, canal rétréci, listhésis). Sciatique controlatérale en relation avec l état antérieur. de reprise par un confrère en staff, non acceptée par le patient. Discectomie pour hernie migrée L5-S1. Douleurs rachidiennes et sciatalgie résiduelle non organique ni infectieuse, après amélioration transitoire. Dépression réactionnelle. Intervention en urgence pour sciatique hyperalgique, possiblement déficitaire, chez une patiente de 27 ans ayant subi une infiltration extra foraminale L4 responsable d une exacerbation importante des douleurs. Discordance entre la symptomatologie et les données de l examen clinique lors de l expertise. Troubles de marche sans déficit ni amyotrophie. Cure de hernie discale pour sciatique hyperalgique et paralysante. Persistance de lombalgies chroniques. Chirurgie disco vertébrale après échec de l infiltration. Persistance des douleurs et d un discret déficit radiculaire distal. Suivi psychiatrique et en centre anti douleur. Licenciement. L intervention avait été difficile du fait d adhérences et de l importance de la souffrance radiculaire. Divers (2) Thermo coagulation en T12-L1, suivie d une douleur très aiguë avec mono parésie du membre inférieur après une arthrodèse postérieure en L2-L3 réalisée après avis collégial pour lombalgies invalidantes avec impotence fonctionnelle, chez une patiente en fauteuil roulant ayant un antécédent de thermo coagulation L4-L5 et L5-S1 par un confrère, deux ans plus tôt. Pas d étiologie à la complication. Injection discale de DiscoGel et thermo coagulation chez un patient aux antécédents de discectomie L4-L5 (arrêt de travail pour fracture apophyse L2-L3) et de rhizolyse pour sciatique L5 gauche. Injection17 compliquée d une petite fuite de produit en foraminal sur le scanner de contrôle. Persistance de la cruralgie. Complications médicales (4) Hémorragie digestive et récidive de syndrome coronarien chez un patient ayant déjà subi une angioplastie avec stents et porteur d une gastrite, au décours d une prothèse de genou. Hémothorax et septicémie constatés au décours d une arthrodèse rachidienne dans un contexte d accident de la voie publique. Suture d un tendon quadricipital. Décès huit jours plus tard d embolie pulmonaire. Il est reproché l absence de traitement anticoagulant. Décès d une patiente obèse de 38 ans d une embolie pulmonaire à J 7, malgré la réanimation en urgence, après une ostéosynthèse d une fracture du plateau tibial datant d une semaine. Prescription de prophylaxie anti thrombotique dont l administration n est pas tracée. Complications anesthésiques (4) Bloc axillaire pour exérèse d une tumeur nerveuse de la main. Complications neurologiques dans le territoire du médian. Bloc axillaire pour tumeur cutanée du bras, complété d une sédation par l IADE chez un homme de 65 ans aux antécédents de syndrome d apnée du sommeil et de cancer du larynx. Arrêt cardiaque en fin d intervention, de courte durée. Réanimation immédiate et transfert en réanimation. Décès. Un sociétaire anesthésiste est également mis en cause. Bloc crural pour chirurgie de rotule, compliqué de parésie crurale. Bloc poplité analgésique pendant deux jours après AG pour chirurgie d un hallux valgus complexe. Paralysie du SPE et SPI. Régression lente et partielle. Divers (3) Refus de se déplacer, malgré les sollicitations de l urgentiste, auprès d une patiente agricultrice venue pour exploration d une plaie avec fracture du majeur. Conseil de suture. Evolution défavorable. Prescription par un neurochirurgien d un antiparkinsonien chez un homme de 28 ans. Adénome à prolactine, troubles obsessionnels compulsifs avec addiction au jeu.. Contestation par le patient de la conclusion d imputabilité partielle des séquelles en lien avec un accident du travail, un état antérieur étant retenu. Rapport protection juridique L'analyse18 Nicolas Loubry Responsable du département protection juridique L'année 2012 marque une nouvelle hausse du nombre de sinistres déclarés par les professionnels de santé. si les litiges liés à la vie privée enregistrent la plus forte progression, d'autres problématiques émergent ou s'affirment, notamment celles liées à la dégradation des conditions d'exercice en milieu hospitalier ou au développement de l'exercice en groupe. Quels sont les éléments marquants de l'année 2012? La répartition des litiges reste analogue à celle de l'année précédente avec un équilibre entre les conflits d'ordre privé (47 %) et ceux en lien direct avec l'activité professionnelle (53 %). Le nombre de sinistres continue cependant de croître. Il a franchi le cap des en 2012 alors qu'il n'était que de en Les litiges relatifs à la vie privée et au droit de la consommation ont enregistré la plus forte progression (+12 %). Le nombre de dossiers ouverts s'élève à contre en Cette croissance s'explique tout d'abord par la poursuite de la gestion des litiges sériels de nature sanitaire comme le Mediator ou PIP, mais aussi des différends impliquant des fournisseurs ou des prestataires de services : sociétés d'assurances (328), d'annuaires professionnels (210), de vente de biens mobiliers (205) et établissements bancaires (189). Ces litiges concernent à eux seuls un tiers des dossiers. En 2013, pour mieux couvrir nos assurés, nous avons enrichi notre contrat de protection juridique avec de nouvelles garanties portant sur le droit de la famille : successions, legs, donations, filiations ou incapacités. L'environnement professionnel des sociétaires est-il devenu plus contraignant? Les conditions d'exercice de la médecine à l'hôpital ont tendance à se dégrader. Les médecins accueillent toujours plus de patients, qui se montrent toujours plus exigeants, au sein de structures pas toujours adaptées. Nous avons ainsi constaté une croissance du nombre de dossiers liés aux difficultés relationnelles au sein des établissements. Par ailleurs, en matière de contentieux ordinal, les plaintes pour certificats médicaux litigieux sont en constante augmentation. Elles concernent le plus souvent des actes établis dans le cadre d'une procédure prud'homale lorsque le médecin atteste par exemple d'un lien de causalité entre l'état de santé du salarié et une situation de harcèlement subie au travail. Sont également sujets à contestation les certificats versés dans les procédures de divorce ou d'attribution de la garde des enfants. Enfin, toutes professions de santé confondues, les plaintes relatives à des soins considérés comme non conformes aux pratiques médicales reconnues restent importantes. Les affaires dans lesquelles nos sociétaires sont victimes ont cependant diminué en 2012 et concernent principalement des cas de coups et blessures, de diffamation, d'escroquerie et de vol. L'évolution de l'exercice professionnel fait-elle surgir de nouvelles problématiques? De plus en plus de professionnels pratiquent en association dans le cadre de différentes structures juridiques. Cette configuration fait régulièrement naître des litiges entre associés, notamment lorsqu'il est question de retrait, du fait19 de clauses insuffisamment précises dans les contrats. Nous observons notamment une augmentation significative du nombre de conflits relatifs à l'application des contrats de collaboration. Autre problématique liée à l'exercice de groupe : la valeur juridique de la clause de non-concurrence insérée dans les contrats de collaboration libérale. Il faut également savoir que les contrats individuels souscrits par les assurés exerçant en association ne garantissent pas leur société. Il est donc important pour ces sociétaires d'examiner leur couverture juridique. Pour bénéficier de conseils et d'assistance juridique si leur société est mise en cause par un salarié, un fournisseur, ou par l'urssaf par exemple, ils doivent souscrire un contrat de protection juridique au nom de leur société. Quelles autres évolutions les sociétaires doivent-ils prendre en compte? La loi sur l'accessibilité des lieux ouverts au public s'applique à partir de Selon toute probabilité, nombre de nos sociétaires devront réaliser des travaux et donc recourir à des architectes et autres prestataires. Nous sommes à leur écoute afin de les aider à demander une dérogation si nécessaire, identifier les aménagements nécessaires et évaluer leur coût, déterminer qui, du locataire ou du propriétaire des locaux, devra les prendre en charge Nous accompagnons également ceux qui ne pourront pas effectuer les travaux. Le contrat de protection juridique a vocation à apporter des réponses en cas de litige mais aussi à prodiguer des conseils. Cette démarche préventive permet d'agir en amont et de réduire les risques de conflits. Concrètement, cela se traduit, par exemple, par l'envoi d'un contrat pour examen avant signature. C'est un moyen efficace de sécuriser ses relations avec des prestataires ou d'autres praticiens dans le cadre d'un exercice professionnel en groupement. Chiffres clés sociétaires ont été couverts par le contrat d assurance de protection juridique de la MACSF (+ 5 % par rapport à 2011) sinistres ont été déclarés au cours de cette année, contre en 2011 (+ 5,6 %). Le droit immobilier et le droit de la consommation représentent plus de 60 % des dossiers. Relations entre praticiens libéraux, avec des établissements de soins privés, déontologie, fiscalité20 1742 déclarations soit 19% des sinistres ouverts en protection juridique, contre 1724 en Droit de la Sécurité Sociale, droit hospitalier, droit du travail 1773 déclarations (contre 1598 en 2011) 530 Sécurité sociale (relations caisses-praticiens, prévoyance sociale, litiges avec l Urssaf, retraite) 513 Droit hospitalier (rappel de rémunération, carrière hospitalière, harcèlement, diffamation ou violences, sanctions disciplinaires, maladies professionnelles et accidents du travail) 730 Droit du travail Droit immobilier Montrer encore
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