Source: https://www.incadat.com/en/case/931
Timestamp: 2019-02-23 19:50:27+00:00
Document Index: 313854134

Matched Legal Cases: ["l'article 13", "l'article 11", "l'article 13", "l'article 13", "l'article 13", "l'article 11", "l'article 11"]

INCADAT | Klentzeris v. Klentzeris [2007] EWCA Civ 533
Klentzeris v. Klentzeris [2007] EWCA Civ 533
HC/E/UKe 931
Thorpe, Gage & Wall L.JJ.
Vigreux v Michel [2006] EWCA Civ 630 [INCADAT Reference: HC/E/UKe 829].
The application related to a boy and girl aged 12 and almost 11 who had grown up in England with their parents and an elder sister aged 20. The Greek father and English mother were married. In 2003 the father moved back to Greece for employment purposes whilst the rest of the family remained in the United Kingdom.
However, in the summer of 2005 it was decided that the family would relocate to Greece. This happened in August 2006, with the family home being sold and its contents shipped to Athens. During the 2006 Christmas vacation the 20 year old sister traveled to Greece from university in the United Kingdom to visit the other family members. On 21 January she removed her younger siblings to England. The next day the mother returned to England.
The father immediately commenced return proceedings. On 3 April the Family Division of the High Court declined to make a return order finding that the Article 13(1)(b) exception had been made out, on the basis that the children would face a grave risk of psychological harm if returned.
The trial judge considered what arrangements might be made to protect the children, pursuant to Article 11(4) of Brussels II a Regulation (Council Regulation (EC) No 2201/2003 of 27 November 2003), but concluded that this would not address the risk of psychological harm inherent in a return.
The father was granted leave to appeal by the trial judge. He also commenced proceedings in Greece seeking residence of the children, and in the alternative, an order that they be cared for by the mother in independent accommodation.
Appeal dismissed and return refused; the removal was wrongful but the trial judge had been correct in finding a grave risk of psychological harm to have been established to the standard required under Article 13(1)(b) of the Hague Convention and that adequate arrangement could not have been made to secure the protection of the children after their return to Greece pursuant to Article 11(4) of Brussels II a Regulation (Council Regulation (EC) No 2201/2003 of 27 November 2003).
The trial judge concluded that in the light of the weight to be accorded to the primary aim of the Convention the case was very finely balanced. However he concluded that in the light of the welfare officers clear view that the children would likely be psychologically and emotionally damaged by a return, and that this would not be ameliorated by the mother accompanying them, he would exercise his discretion and not make a return order. The Court of Appeal concluded that this was an unimpeachable finding, noting that the judge had been entitled to rely on the welfare officer’s findings which had withstood cross examination.
Prior to the trial the children were interviewed individually by a court welfare officer. The Court of Appeal subsequently noted that this report had been of unusual force. It noted that the children were intelligent, articulate and sensitive; the girl had reached a level of maturity beyond her actual age, whilst the boy’s maturity was commensurate with his age. They had expressed strong objections to returning and recalled having witnessed domestic violence and having been subject to acts of physical and emotional abuse. The boy whilst being interviewed had suffered panic attacks and threatened to kill himself if returned. For his part the father argued that the children had been brainwashed by the mother and their 20 year old sister. He presented photographic and other evidence, some very recent, which suggested a happy family. The Court of Appeal found that the trial judge had not reached a view on the Article 13(2) exception. Thorpe L.J. noted however that the case was an extremely strong one whilst Wall L.J. held that he would have found it to have been made out.
Thorpe L.J. noted that residence proceedings had commenced in Greece which would undoubtedly seek to rely on Article 11(8) of Council Regulation 11(8). He expressed a hope that the Greek court would pay due regard to the report and oral evidence of the welfare officer, as well as the assessment of that evidence by the trial court judge.
Attention was drawn to the requirement in Article 11(3) of Council Regulation 2201/2003 requiring Convention proceedings to be dealt with within 6 weeks. Thorpe LJ held that this extended to appeal hearings and as such recommended that applications for permission to appeal should be made directly to the trial judge and that the normal 21 day period for lodging a notice of appeal should be restricted.
La demande concernait un garçonnet de 12 ans et une fillette de 11 ans qui avaient été élevés en Angleterre avec leurs parents mariés (un père grec et une mère anglaise) et leur soeur aînée de 20 ans. En 2003 le père s'installa de nouveau en Grèce pour des raisons professionelles, la famille restant au Royaume-Uni.
Toutefois, à l'été 2005 il fut décidé que toute la famille le rejoindrait en Grèce. Le déménagement eut lieu en Août 2006: la maison anglaise fut vendue et les meubles furent envoyés en Grèce. Pendant les vacances de Noël 2006, l'aînée des enfants alla voir sa famille en Grèce. Le 21 janvier, elle ramena ses jeunes frère et soeur en Angleterre. La mère les y retrouva le lendemain.
Le père entama immédiatement une procédure de retour. Le 3 avril, la chambre familiale de la High Court refusa d'ordonner le retour sur le fondement de l'article 13 alinéa 1 b au motif que les enfants seraient exposés à un risque grave de danger psychologique en cas de retour.
Certes, en application de l'article 11 alinéa 4 du Règlement Bruxelles II bis (Règlement (CE) No 2201/2003 du Conseil du 27 novembre 2003), certaines mesures pourraient être prises pour protéger les enfants mais la Cour considéra qu'elle ne résoudraient pas le risque de danger psychologique.
Le père fut autorisé à former appel de cette décision. Il entama également une procédure en Grèce en vue d'obtenir la résidence des enfants ou une ordonnance prévoyant que la mère en aurait la résidence mais dans un logement séparé en Grèce.
Appel rejeté et retour refusé; le déplacement était illicite, mais c'était à bon droit que le juge de première instance avait conclu à l'application de l'article 13 alinéa 1 b en raison d'un grave risque psychologique et constaté qu'aucune mesure suffisamment protectrice ne pouvait être prise en Grèce en cas de retour.
Le juge de première instance avait conclu à la lumière de l'objectif principal de la Convention que l'affaire était limite. Toutefois il suivit le rapport d'un expert selon lequel le retour causerait un traumatisme psychologique et émotionnel chez les enfants et que ce traumatisme demeurerait même si la mère les accompagnait. Dès lors, il avait, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, décidé de ne pas ordonner le retour. La Cour d'appel estima qu'elle ne pouvait remettre en cause une telle décision, observant que le juge pouvait valablement suivre les conclusions d'un expert qui avait fait l'objet d'un contre examen.
Les enfants furent auditionnés individuellement avant l'audience par un expert. La Cour d'appel estima ultérieurement que le rapport d'expertise avait été d'une force extraordinaire. Les enfants y étaient décrits comme intelligents et sensibles; la fillette était très mûre pour son âge et le petit garçon avait quant à lui la maturité d'un enfant de son âge. L'un et l'autre avaient exprimé une forte opposition à leur retour, rapporté avoir été témoins de violence conjugale et avoir été eux-mêmes victimes d'actes de violence physique et mentale. Le garçonnait avait eu une crise de panique lors de son audition et avait menacé de se suicider s'il était contraint de rentrer en Grèce. De son côté le père alléguait que les enfants avaient subi un lavage de cerveau de la part de leur mère et de leur soeur aînée. Il rapporté des preuves, en particulier des photos, certaines très récentes, suggérant que la famille était heureuse. La Cour d'appel considéra que le premier juge n'avait pas pris parti sur l'application de l'article 13 alinéa 2. Le juge Thorpe LJ observa toutefois que l'opposition était forte et le juge Wall LJ estima qu'il aurait considéré l'exception de l'article 13 alinéa 2 applicable.
Le juge Thorpe LJ remarqua qu'une procédure de garde avait été entamée en Grèce, laquelle était indubitablement fondée sur l'article 11 alinéa 8. Il exprima l'espoir que la juridiction grècque tienne compte du rapport d'expertise et de la preuve orale de l'expert, ainsi que de l'appréciation qui en avait été faite par le juge de première instance.
La Cour attira l'attention sur les exigences de l'article 11 alinéa 3 du Règlement 2201/2003 imposant que la procédure de retour fut terminée dans un délai de 6 semaines. Le juge Thorpe indiqua que ce délai comprenait la procédure d'appel et que cela imposait donc que les demandes d'autorisation à faire appel soient adressée au juge du premier degré et ce dans un délai plus court que le délai de 3 semaines normalement exigé.