Source: https://mutuelle.ooreka.fr/comprendre/indemnites-journalieres
Timestamp: 2018-05-28 03:24:25+00:00
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Indemnités journalières : infos - Ooreka
La Sécurité sociale peut verser des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail.
En plus du remboursement des médicaments, du remboursement du médecin, du remboursement optique, du remboursement dentaire et du remboursement des frais d'hospitalisation, la Sécurité sociale peut verser des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail.
Indemnités journalières : formalités
Afin de percevoir des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail, l'assuré doit obtenir un arrêt de travail établi par un médecin. Cet arrêt de travail doit ensuite être envoyé à la caisse d'assurance maladie concernée dans les 48 heures, mais aussi, selon la situation de l'assuré :
à son employeur ;
Pour les salariés, les indemnités journalières sont versées après réception de l'attestation de salaire établie par l'employeur.
Indemnités journalières : conditions de versement
Les conditions de versement des indemnités journalières varient d'un régime de sécurité sociale à l'autre.
Les indemnités journalières sont versées passé un délai de carence qui est différent selon les régimes.
Pour le régime général, délai de carence de 3 jours, sauf en cas de :
reprise d'activité de moins de 48 h entre 2 arrêts de travail ;
plusieurs arrêts de travail pour affection de longue durée en une période de 3 ans.
Pour la Sécurité sociale des indépendants ( ex régime social des indépendants - RSI) :
délai de carence de 3 jours en cas d'hospitalisation ;
délai de carence de 7 jours en cas de maladie ou d'accident.
À noter : à compter du 1er janvier 2018, le délai de carence est ramené à 3 jours pour les arrêts de travail de plus de 7 jours. Il reste fixé à 7 jours pour les arrêts de travail inférieurs ou égaux à 7 jours (décret n° 2017-612 du 24 avril 2017).
Pour le régime agricole (MSA) :
délai de carence de 3 jours pour les salariés ;
délai de carence de 7 jours pour les exploitants agricoles.
Afin de percevoir des indemnités journalières, l'assuré doit s'être ouvert des droits auprès de son régime d'assurance maladie.
Bon à savoir : avec la mise en place de la protection universelle maladie, les salariés n'ont plus à justifier d'une activité minimale pour bénéficier d'une couverture de leur frais de santé.
Les conditions d'ouverture des droits peuvent varier selon :
la situation de la personne arrêtée :
salarié saisonnier ;
chef d'entreprise, etc.
la durée de l'arrêt de travail :
plus de 6 mois, etc.
Certains régimes d'assurance maladie exigent un minimum de durée d'affiliation ou de cotisation, mais aussi une situation régulière vis-à-vis des cotisations.
Le montant des indemnités journalières est défini selon les précédents revenus de l'assuré. Pour le régime général de la Sécurité sociale, les indemnités versées correspondent à 50 % du salaire journalier de base.
Le salaire journalier de base est calculé à partir des salaires bruts des 3 derniers mois de travail ou des 12 derniers mois de salaire pour les intérimaires et salariés saisonniers, dans la limite d'un plafond correspondant à 1,8 fois le SMIC mensuel en vigueur (2 697,24 € en 2018 et 2 664,48 € en 2017) .
Bon à savoir : depuis le 1er janvier 2015, le SMIC mensuel en vigueur pris en compte est celui correspondant au dernier jour du mois civil précédant celui de l'interruption de travail.
Pour la plupart des régimes d'assurance maladie, le montant maximum de l'indemnité journalière est de 44,34 € en 2018 (43,80 € en 2017). Toutefois, ce montant maximum d'indemnité journalière peut être majoré (59,12 € en 2018 et 58,40 € pour 2017) lorsqu'un salarié a 3 enfants ou plus à charge et qu'il est arrêté plus de 30 jours.