Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19750710-633773
Timestamp: 2016-12-09 15:47:51+00:00
Document Index: 6378838

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 3", "l'article 3", "l'article 27", '§ 2', "l'article 10", '§ 2', "l'article 27", '§ 2']

Type d'affaire : DecisionType de recours : Violation de l'Art. 6-1 ; Violation de l'Art. 8 ; Préjudice moral - constat de violation suffisantNumérotation : Numéro d'arrêt : 6337/73Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1975-07-10;6337.73 Analyses : (Art. 6-1) ACCES A UN TRIBUNAL, (Art. 6-1) DELAI RAISONNABLE, (Art. 6-1) DROITS ET OBLIGATIONS DE CARACTERE CIVIL, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-1) PROCES PUBLIC, (Art. 8-1) RESPECT DE LA CORRESPONDANCE, (Art. 8-2) DEFENSE DE L'ORDRE, (Art. 8-2) INGERENCE, (Art. 8-2) NECESSAIRE DANS UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE, (Art. 8-2) PREVENTION DES INFRACTIONS PENALESParties : Demandeurs : X.Défendeurs : BELGIQUETexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 6337/73 X . v/BELGIUM X . c/BELGIQU E DECISION of 10 July 1975 on the admissibility of the application DÃCISION du 10 juillet 1975 sur la recevabilitÃ© de la requBt e
Article 3 of the Convention : The exercise time constitutes in itself an alleviation of the stringencies of detention. The use of individual exercise yards did not amount in the present case to treatment prohibited by this provision .
Right not guaranteed : The Convention contains no Article providing for separate treatment for convicted and accused persons . Article 3 de ia Convention : La promenade constitue en elle-mÃªme un allÃ©gement des conditions de dÃ©tention . L'utitisation de prÃ©aux individuels grillagÃ©s pour la promenade n'a pas constituÃ© en l'espÃ©ce un traitement prohibÃ© par ce tte disposition. Droit non garanti : La Convention ne contient aucune disposition prÃ©voyant des rÃ©gimes de dÃ©tention distincts pour les condamnÃ©s et les prÃ©venus .
RÃ©sumÃ© des faits (English : see p . 84 ) RequÃ©rant dÃ©tenu Ã diverses reprises aÃ»x prisons de S . et V., Ã titre de prÃ©venu ou en exÃ©cution d'une condamnation judiciaire. L'espace rÃ©servÃ© Ã la promenade y est composÃ© de prÃ©aux individuels grillagÃ©s . Les prÃ©venus peuvent s'y promener deux per deux, tandis que les dÃ©tenus soumis Ã¨ un rÃ©gime d'isolement y passent seuls leur temps de promenade .
EN DROI T 1 . Le requÃ©rant se plaint de ce que, au cours de sa dÃ©tention aux prisons de S . et V ., il n'ait eu accÃ©s pour la promenade qu'Ã© un prÃ©au individuel grillagÃ©, qu'il qualifie de Â« cage t . Il allÃ©gue Ã cet Ã©gard une violation de l'article 3 de la Convention . La Commission note que ce systÃ©me de prÃ©aux individuels, encore existant dans quelques prisons en Belgique, est considÃ©rÃ© par le Gouvernement belge comme nÃ©cessaire pour des motifs de sÃ©curitÃ© et de maintien de l'ordre . Au cours de deux pÃ©riodes, de juin 1972 Ã mai 1973 et de juillet Ã dÃ©cembre 1973, le requÃ©rant a Ã©tÃ© placÃ© seul, deux heures par jour, dans un de ces prÃ©aux grillagÃ©s, par application d'un rÃ©gime disciplinaire ou de sÃ©curitÃ©
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La Commission observe que la promenade constitue en elle-mÃ©me un allÃ©ge . . A la lumiÃ©re des informations et photographies-mentdscoi laÃ©ten produites par le Gouvernement belge, qui n'ont pas'fait l'objet de contestation de la part du requÃ©rant, la Commission conclut que l'utilisation des prÃ©aux individuels aux fins de la promenade n'a pu constituer en aucune faÃ§on pour le requÃ©rant un traitement inhumain ou dÃ©gradant prohibÃ© par l'article 3 de la Convention . Il s'ensuit que cette partie de la requÃªte doit Ã©tre dÃ©clarÃ©e irrecevable pour dÃ©faut manifeste au sens de l'article 27, Â§ 2, de la Convention . 2 . Le requÃ©rant se plaint Ã©galement de ce que le systÃ¨me des prÃ©aux individuels grillagÃ© soit appliquÃ© indistinctement aux prÃ©venus et aux condamnÃ©s . II convient de noter toutefois que la Convention ne contient aucune disposition semblable Ã celle de l'article 10, Â§ 2 (a), du Pacte International relatif aux droits civils et politiques, qui prÃ©voit que a les prÃ©venus sont, sauf dans des circonstances exceptionnelles, sÃ©parÃ©s des condamnÃ©s et sont soumis Ã un rÃ©gime distinct, appropriÃ© Ã leur condition de personnes- non condamnÃ©es n . Plus gÃ©nÃ©ralement, ainsi que la Commission l'a constatÃ© Ã diffÃ©rentes reprises, les modalitÃ©s d'exÃ©cution d'une dÃ©tention rÃ©guliÃ©re ne font pas partie du domaine rÃ©gi par la Convention, Ã moins qu'elles ne fassent naitre une question sous l'angle d'un article particulier de celle-ci (cf . dÃ©cision de la Commission NÂ° 3080/67, X . c/Autriche, non .publiÃ©e) .
LÃ¢ Commission ayant estimÃ© que le systÃ¨me des prÃ©aux grillagÃ©s ne rÃ©vÃ©lait pas en lui-mÃªme l'apparence d'un traitement dÃ©gradant, le grief distinct tirÃ© de son application aux prÃ©venus comme aux condamnÃ©s est dÃ©s lors irrecevable, comme Ã©tant incompatible ratione materiae, au sens de l'article 27, Â§ 2, de la Convention . Par ces motifs, la Commissio n DÃCLARE LA REQUÃTEIRRECEVABLE . Summary of the facts Applicant detained on several occasions in S and V Prisons, either as an accused or a convicted person . Prisoners must there spend their outdoor exercise time in individual barred yards. Accused persons are authorised to walk therein two by two, while convicted persons detained in solitary confinement are kept on their own. ( TRANSL ATION ) THE LA W 1 . The application complains that, in the course of his detention in S and V prisons, he had to spend his outdoor exercise time in an individual barred yard which he describes as a cage . In this respect he alleges a breach of Article 3 of the Convention . The Commission note that individual yards are still being used in some belgian prisons, where they are considered by the Belgian Government to be necessary for the prevention of disorder and for security reasons .
On two occasions, from June 1972 to May 1973 and from July 1973 to December 1973, the applicant was placed alone in such a yard, two hours daily, in pursuance of disciplinary or security measures .
The Commission observes that the exercise time constitute in itself an alleviation of the stringencies of detention . In the light of the informations and photographs supplied by the Belgian Government, which were not disputed by the applicant, the Commission concludes that the use of the above exercise yards could in no way amount to inhuman or degrading treatment as prohibited by A rticle 3 of the Convention . It follows that this pa rt of the application must be declared inadmissible as being manifestly ill-founded within the meaning of Art . 27 (2) of the Convention . 2 . The applicant fu rt her complains that the same yards are used indiscriminately for accused and convicted persons . It should be noted however that the Convention contains no provision similar to Art . 10 121 of the UN International Covenant on Civil and Political Rights, which reads : "Accused persons, shall, save in exceptional circumstances, be segregated from convicted persons and shall be subject to separate treatment appropriate to their status as unconvicted persons :"More generally, according to previous findings of the Commission, ma tters concerning the execution of a regular detention which do not raise a question under a specific Article of the Convention are outside the ambit of the Convention ( Decision on Application No . 3080/67 v . Austria, unpublished) . The Commission has held above that the system of yards did not disclose in itself appearance of degrading treatment . The separate allegations' concerning its indiscriminate use for accused or convicted persons is therefore inadmissible as being incompatible ratione materiae within the meaning of Article 27 ( 2) of the Convention . For these reasons, the Commissio n
- 85 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Cour (plénière)Date de la décision : 10/07/1975Fonds documentaire : HUDOC Haut de page