Source: http://www.sistepaca.org/droits-patient/les-prestations-en-cas-de-maladie-professionnelle
Timestamp: 2018-08-15 18:14:34+00:00
Document Index: 305366154

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Le patient en bénéficie pendant toute la durée de l'incapacité temporaire totale (ITT) ou partielle (ITP) c'est à dire pendant la durée de l'arrêt de travail et/ou des soins (s'il n'y a pas arrêt de travail).
Les indemnités journalières sont versées dès le premier jour qui suit l’arrêt de travail sans délai de carence jusqu'à la reprise du travail.
Les indemnités journalières sont mieux valorisées en Risque professionnel (accident du travail – maladie professionnelle) qu’en Assurance Maladie : elles s’élèvent à 60% du salaire journalier de base (dans la limite d'un montant maximal) pendant les 28 premiers jours d'arrêt de travail et 80% de ce salaire à partir du 29ème jour d'arrêt de travail.
Les indemnités journalières sont imposables à hauteur de 50 %.
En cas de décès du patient, la rente issue de l’Incapacité Permanente est reversée aux ayant-droits.
La date du 1er certificat médical attestant la possibilité d’un lien entre la pathologie et le travail (même si un traitement est commencé depuis un certain temps) sert de référence pour l’indemnisation et pour le délai de prescription de 2 ans, pour faire une déclaration de maladie professionnelle. Voir les dates à identifier
Guérison ou consolidation
Selon l’évolution de la maladie professionnelle, le médecin traitant rédige un certificat médical final (CMF) qui précise s’il s’agit d’une guérison ou d’une consolidation.
La guérison correspond à l’absence de toute séquelle : au retour du patient à l'état antérieur à la maladie.
La guérison n’est qu'apparente et peut toujours laisser place à une rechute.
Consolidation pour les salariés du régime général
La consolidation est proposée lorsque l’état médical est stabilisé c’est-à-dire lorsque les lésions ne sont plus susceptibles de se modifier de façon significative dans le temps.
La fixation de l’IP a pour conséquence le versement d’un capital ou d’une rente en fonction du taux.
Si un patient, dont la maladie professionnelle n’est pas consolidée, décède, ses ayant-droits devront faire une demande spécifique auprès de la CPAM pour prétendre à une indemnisation.
Pour les actifs, la consolidation signifie l’arrêt du versement des indemnités journalières. En pratique, elle coïncide souvent avec une reprise du travail. Il est donc recommandé d’évaluer au cas par cas l’intérêt de l’assuré avant de délivrer un tel certificat.
Cas particulier : Il est recommandé dans le cas d’un cancer professionnel évolutif notamment en phase terminale de consolider.
En cas de désaccord entre le médecin traitant et le médecin conseil sur la date de consolidation, toute contestation de l’assuré doit être transmise dans un délai d’un mois à la CPAM car les indemnités journalières ne sont plus versées dès la date de consolidation.
Pour les retraités qui ne peuvent prétendre aux indemnités journalières, le médecin peut consolider la maladie dès l’établissement du certificat médical initial (en cochant les 2 cases du certificat médical « initial » et « final »).
La consolidation ne signifie pas l’arrêt des soins. Pour la prise en charge de soins éventuels, le médecin doit remplir un formulaire de soins après consolidation :
Voir le formulaire sur le site de l'Assurance maaldie : https://www.ameli.fr/medecin/recherche-formulaire?text=consolidation
l'apparition d’une lésion nouvelle directement en rapport avec la maladie professionnelle ;
la reprise évolutive des lésions déjà indemnisées, nécessitant à nouveau des soins actifs, avec ou sans arrêt de travail
La gestion d’une rechute en maladie professionnelle est la même qu’en accident du travail.
Elle se termine par une guérison ou une consolidation.
Prestations après consolidation
Les séquelles vont être évaluées par le médecin conseil ; cette évaluation permettra de déterminer le taux d’incapacité permanente (IP), au lendemain de la consolidation, en fonction d'un barème indicatif.
Pour un taux d'incapacité permanente <10 %, une indemnité sous la forme d’un capital est versée au patient
Pour un taux d'incapacité permanente ≥ 10 %, une rente d'incapacité permanente est versée au patient trimestriellement ou mensuellement
La rente pour maladie professionnelle n’est pas imposable.
En cas de licenciement ou de changement de poste avec incidence financière, la caisse primaire peut attribuer un taux professionnel d'incapacité permanente majoré, indépendamment du taux médical.
à l'initiative de la victime (le médecin traitant devra alors rédiger un certificat médical)
à l'initiative du médecin conseil
à l’occasion d’une rechute
au décours d’une aggravation
Les soins post-consolidation
Ils sont en rapport direct avec la maladie professionnelle pour maintenir la consolidation ou éviter une aggravation.
Pour la prise en charge de ces soins éventuels, le médecin doit remplir un formulaire de soins post consolidation
Les soins post-consolidation sont accordés après avis du médecin conseil.
Tableau résumant les prestations en maladie professionnelle
Période Durée Prestations en nature Prestations en espèces
- Du 1er jour jusqu’à la guérison ou consolidation
(pas de délai de carence)
- Période de rechute
Indemnités journalières (IJ) plus favorables qu’en Assurance Maladie
Fin de la prise en charge à 100 % et du tiers-payant (possibilité de prise en charge des soins post-consolidation)
Fin des Indemnités journalières (IJ)
Evaluation de l’incapacité permanente (IP)
La victime d'une maladie professionnelle bénéficie de mesures de protection de son emploi pendant toute la durée de l'arrêt de travail (= durée de l'incapacité temporaire).