Source: https://savoiraimer.eu/vincent-lambert-details-importants-accident-sedation/
Timestamp: 2020-08-03 08:53:25+00:00
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Vincent Lambert nous a quitté: Les détails les plus importants de l'accident à la sédation
Vincent Lambert nous a quitté: Les détails les plus importants de l’accident à la sédation
15 juillet 2019 admin9909	détails, importants, quitté, sédation, Vincent Lambert
Vincent Lambert est dcdé, jeudi 11 juillet 2019, au CHU Sébastopol de Reims à 8 h 24 du matin. Un retour chronologique sur les dates les plus importantes de l’accident à l’arrêt de ses traitements.
Près de 11 ans depuis qu’un grave accident de la route (en septembre 2008) l’a laissé tétraplégique et depuis que sa famille est divisée sur le sujet de l’arrêt des soins médicaux qui le maintenaient en vie. Ce jeudi 11 juillet 2019, à 8h24 à l’âge de 42 ans, Vincent Lambert est dcdé, comme l’a confirmé son neveu François Lambert.
“Nous étions préparés à le laisser partir”,
a affirmé ce dernier qui s’est déclaré “soulagé après des années de souffrance pour tout le monde”.
Sa m*rt est survenue 9 jours après que le médecin du CHU Vincent Sanchez ait annoncé à sa famille mardi 2 juillet dernier qu’une nouvelle sédation allait être activée, suite au verdict de la Cour de cassation le 28 juin dernier.
Un dcs qui signe l’épilogue d’un feuilleton judiciaire qui dure depuis de nombreuses années. Une polémique sur laquelle nous vous proposons de revenir chronologiquement, en considérant les événements les plus marquants.
RETOUR CHRONOLOGIQUE SUR LES ÉVÉNEMENTS LES PLUS MARQUANTS DE L’AFFAIRE VINCENT LAMBERT
Le 28 septembre 2008, l’infirmier psychiatrique de 32 ans, Vincent Lambert, subit un grave accident de moto, près de Châlons-en-Champagne. Il sera hospitalisé à Reims, ou il est plongé dans un coma artificiel pendant trois ans.
En juin 2011, son cas sera étudié en Belgique, par le Coma Science Group, constitué des plus grands spécialistes. Suite à leur étude de cas, ils ont déduit que l’état de conscience dans lequel se trouvait Vincent était minimale et sans espoir d’amélioration.
Près de quatre années plus tard, soit le 10 avril 2013, sa femme Rachel et une partie de la famille, tous favorables à l’arrêt des traitements, ont donné leur accord au CHU pour engager un protocole de fin de vie.
Mai 2013, les parents de Vincent saisissent le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dans la Marne. Une saisie de justice qui résultera en une ordonnance de rétablissement des traitements pour le malade car les parents n’avaient pas été explicitement informés de la décision des médecins.
Le 11 janvier 2014, la famille a été informée par le CHU d’une deuxième procédure d’arrêt des soins, en conformité à la loi Leonetti sur les droits des malades et sur la fin de vie.
Le 16 janvier 2014, une nouvelle saisie du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne par les parents, et deuxième annulation de la décision de l’hôpital par le tribunal, estimant que l'”obstination déraisonnable” n’est pas avérée.
Le 24 juin 2014, après une nouvelle expertise, confirmant l’incurabilité et une “dégradation” de l’état général, le Conseil d’État se prononce pour l’arrêt des soins.
Le 10 juillet 2014, une nouvelle annonce concernant une nouvelle procédure de sédation a été faite par le CHU de Reims. Une décision qui sera rejetée contre toute attente par les médecins, le 23 juillet, en raison des conditions de “sérénité et de sécurité nécessaires” qui n’étaient pas réunies.
Le 5 juin 2015, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), saisie par les parents, valide la décision de procéder à la sédation de Vincent Lambert. Ce qui sera suivi par une annonce du CHU de Reims le 10 juillet, selon laquelle une troisième procédure d’arrêt des traitements sera engagée.
Le 10 mars 2016, Rachel Lambert a été désignée par le juge des tutelles de Reims comme tutrice, décision validée en appel puis en cassation. Une tutelle de Vincent Lambert à sa femme Rachel, qui a été contestée par les avocats de Viviane, le 9 juin 2016.
L’année 2017 a été marquée par la démission du docteur Simon du CHU de Reims, en février, remplacée par le docteur Sanchez, le retour au Conseil d’État, qui valide la décision du tribunal de Nancy de reprendre l’arrêt des soins en juillet, la quatrième procédure collégiale, lancée par le CHU de Reims en septembre.
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