Source: https://manualzz.com/doc/5072104/connaissances-techniques-en-droit-des-produits
Timestamp: 2019-10-14 08:15:36+00:00
Document Index: 145872109

Matched Legal Cases: ['art. 52', 'art. 3', 'art. 22', 'art. 61', 'art. 69', 'art. 7', 'art. 10', 'art. 25', 'art. 74', 'art. 3', 'art. 3']

Connaissances techniques en droit des produits | manualzz.com
Connaissances techniques en droit des produits
Etat:septembre2013
Unecampagnepourl’utilisationentoutesécurité
desproduitschimiquesauquotidien
Offi ce fédéral de la santé publique OFSP
Offi ce fédéral de l’environnement OFEV
Offi ce fédéral de l’agriculture OFAG
Services cantonaux des
CONNAISSANCES TECHNIQUES EN BREF
1 AVANT-PROPOS 4
Eléments de la communication des dangers
Phrases H (mentions de danger)
Phrases P (conseils de prudence)
OBLIGATIONS À RESPECTER DANS LE COMMERCE
Introduction Interdiction de remise
Exclusion de la vente en libre service
Connaissances techniques/obligation de conseiller
Remise d’une fiche de données de sécurité
Vol, perte, mise sur le marché par erreur
5 CONNAISSANCES TECHNIQUES
Conseils lors de la vente
DOCUMENTATION ET COURS
Loi sur les produits chimiques (LChim, RS 813.1)
Ordonnance sur les produits chimiques (OChim, RS 813.11)
Ordonnance sur les produits biocides (OPBio, RS 813.12)
Loi sur la protection de l’environnement (LPE, RS 814.01)
Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques
(ORRChim, RS 814.81) Ordonnance sur les produits phytosanitaires (OPPh, RS 916.161) Connaissances techniques
Nouveautés importantes : SGH et règlement CLP
8.9 DÉFINITIONS
Substances, préparations et mélanges dangereux
Engrais Produits phytosanitaires
Produits chimiques des groupes 1 et 2
Responsabilités en matière de produits chimiques – fabricant
Repérer les produits frauduleux
9 PUBLICITÉ POUR LES PRODUITS CHIMIQUES
10 OBLIGATION D’INFORMER LORSQU’UNE SUBSTANCE EXTRÊMEMENT
PRÉOCCUPANTE EST CONTENUE DANS UN OBJET (SVHC)
11 AUTORITÉS
ACQUISITION DES CONNAISSANCES TECHNIQUES POUR CONSEILLER
Six thèmes extraits de la fiche de données de sécurité devant faire
l’objet d’un conseil Exemples pratiques
13.1 13.2 13.3 13.3.1 13.3.2 ANNEXE
Répartition par groupe pour les obligations subséquentes
Recueil de liens
Le présent document fournit une vue d’ensemble des applications pratiques du droit
des produits chimiques. Il s’adresse à toutes les personnes qui vendent ou utilisent
des produits chimiques, en particulier aux personnes qui possèdent les connaissances
techniques et qui doivent veiller au respect de l’obligation de conseiller dans le commerce. Plusieurs chapitres peuvent également intéresser d’autres groupes de personnes
concernées par cette législation, qu’il s’agisse des détenteurs d’un permis ou, tout simplement, des utilisateurs de produits chimiques souhaitant mieux connaître la réglementation en vigueur dans ce domaine.
Les présentes explications se rapportent au nouveau système d’étiquetage des produits
chimiques, le Système Général Harmonisé (SGH). Lorsque cela s’avère judicieux ou nécessaire, il est fait référence au système utilisé dans l’Union européenne (UE), en vigueur
jusqu’en 2015, qui se base sur des symboles orange. Cette brochure est conçue comme
un support de révision ; elle revient donc sur les bases et les principaux éléments des
connaissances techniques requises. Elle ne prétend pas à l’exhaustivité, pas plus qu’elle ne dispense les personnes concernées de suivre le cours correspondant. Pour désigner les réalités dont il est question ici, il est principalement fait usage des termes employés
dans la législation suisse. Certaines appellations peuvent donc différer de celles utilisées
dans d’autres systèmes. L’annexe 13.1, qui se présente sous la forme d’un glossaire, propose des définitions en mentionnant les différentes sources.
Lessives, colles, peintures, désinfectants... Nombre de produits chimiques, qui nous
semblent inoffensifs, sont omniprésents dans notre vie quotidienne. Tous ces produits nous rendent service dans nos travaux de tous les jours et nous facilitent grandement la vie. Mais ils présentent aussi des risques considérables lorsqu’ils ne sont pas utilisés
Pour informer l’utilisateur des risques liés aux différents produits chimiques, on utilise un
système d’identification et de communication des dangers (cf. chap. 3).
Celui-ci se base sur :
les pictogrammes de danger, d’une part, ainsi que les mentions de danger et les conseils de prudence correspondants, imprimés directement sur l’étiquette du
produit ;
la fiche de données de sécurité, d’autre part, qui contient des indications
détaillées sur le produit permettant à l’utilisateur professionnel de prendre les
précautions appropriées dans son travail quotidien.
A ces mesures de protection viennent s’ajouter des restrictions ou des devoirs applicables
au commerce (cf. chap. 4) :
interdiction de remettre certains produits chimiques à des particuliers (grand
public) ;
obligation de conseiller lors de la remise de certains produits ;
nécessité de posséder des connaissances techniques pour respecter l’obligation
de conseiller ;
exclusion de la vente en libre service aux particuliers ;
obligation de ne remettre certains produits qu’à des personnes majeures (à l’exception des apprentis dans l’exercice de leur future profession).
Enfin, une troisième mesure de protection de la santé des êtres humains et des animaux
ainsi que de l’environnement vient compléter cet arsenal : l’obligation d’être titulaire d’un
permis pour exercer certaines activités commerciales ou professionnelles.
Il est obligatoire de détenir un permis1 pour accomplir des travaux impliquant des
produits pour la conservation du bois, des produits phytosanitaires, des produits
antiparasitaires et des désinfectants pour l’eau des piscines ainsi que pour manipuler des fluides frigorigènes.
La formation aux connaissances techniques permet d’acquérir les connaissances de base
sur les produits chimiques, la communication des dangers, les dispositions légales et
fournit des repères quant aux moyens d’information généraux sur les produits chimiques et
à l’organisation des autorités. Elle peut donc également servir de formation et d’information
aux personnes qui utilisent des produits chimiques.
Certaines formations sont reconnues comme incluant certains permis. L’expérience professionnelle peut, sous certaines conditions et par une décision écrite de l’autorité, aussi être reconnue comme équivalente à un permis.
ÉLÉMENTS DE LA COMMUNICATION DES DANGERS
Il existe essentiellement trois types de propriétés dangereuses :
propriétés physico-chimiques dangereuses (par ex., extrêmement inflammable ; cf. fig. 2) ;
propriétés dangereuses pour la santé (par ex., peut entraîner une intoxication ou
une sensibilisation par inhalation ou par contact avec la peau ; cf. fig. 3) ;
propriétés dangereuses pour l’environnement (par ex., toxique pour les poissons ou dangereux pour le milieu aquatique ; cf. fig. 4).
La communication des dangers se base sur les éléments suivants :
l’étiquette du produit, sur laquelle figurent les pictogrammes de danger (« symboles de danger ») [cf. chap. 3.2.1], les phrases H (« mentions de danger ») [cf. chap. 3.2.2], les phrases P (« conseils de prudence ») [cf. chap. 3.2.3] et la mention d’avertissement (« Attention » ou « Danger ») ;
la fiche de données de sécurité [cf. chap. 3.3] ;
les autres informations concernant le produit (p. ex., aide-mémoire technique).
Les pictogrammes de danger, la mention d’avertissement, les phrases H et les phrases P
figurent sur le produit lui-même. Ensemble, ils composent l’étiquetage de ce dernier (cf. chap. 3.2 et fig. 1). La fiche de données de sécurité, quant à elle, est un document à part devant être remis à tous les professionnels qui achètent ou utilisent le produit correspondant. Les vendeurs doivent donc eux aussi être en possession de ce document
et connaître son contenu.
Jusqu’ici, il existait différents systèmes de communication des dangers sur les produits
chimiques. La Suisse a utilisé le système des classes de toxicité jusqu’en 2005. En
août 2005, la Confédération a adopté le système de symboles employé dans l’Union
européenne, basé sur des pictogrammes de danger sur fond orange. Aujourd’hui, notre
pays passe au SGH (Système Général Harmonisé), en vigueur dans le monde entier.
Celui-ci utilise des pictogrammes de danger sur fond blanc inscrits dans un cadre rouge.
Etiquetage des
Ne jamais recourir à un produit
pour un usage autre que celui
prévu par le fabricant
k Usage(s)
Comporte souvent des
prescriptions sur le dosage
k Manipulation conforme à
Supernettoyant Activ’Power
Réglementés par la loi,
uniformes au niveau
Est un indice simple de
la gravité des dangers
Comment Supernettoyant Activ’Power agit-il ?
Sa formule active et puissante dissout rapidement et efficacement
les salissures et les incrustations les plus tenaces. Idéal pour nettoyer le
four, les plaques à gâteau, les grilles de barbecue, les grills et les vitres de
poêle à bois ou de cheminée. N’émet pas de vapeur ou d’odeur.
Utilisation : 1) Vaporiser régulièrement le produit dans le four froid. Fermer la
porte du four. 2) Laisser agir 20 minutes. 3) Bien rincer à l’eau froide au moyen
d’une éponge. Ne pas utiliser sur les surfaces laquées ou endommagées, les matières
plastiques et le zinc
Composants : <5% tensioactifs non ioniques.
Contient hydroxyde de potassium, 2-méthyl-4-phénylpentanol
Mentions de danger : Provoque
une irritation cutanée. Peut
provoquer une allergie cutanée.
Nocif pour les organismes
aquatiques, entraîne des effets à
Conseils de prudence : Tenir hors de portée des
enfants. En cas de consultation d’un médecin, garder à
disposition le récipient ou l’étiquette. Éviter le rejet
dans l’environnement. Porter des gants de protection/
un équipement de protection des yeux. EN CAS DE
CONTACT AVEC LES YEUX : Rincer à l’eau pendant
plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la
victime en porte et si elles peuvent être facilement
enlevées. EN CAS DE CONTACT AVEC LA PEAU :
Laver à l’eau et au savon. Éviter de respirer les
brouillards/aérosols.
Astiquage SA
Rue de la fée du logis 10
9999 Nettoie-Tout
0848 80 80 83
Adresse pour commander la
fiche de données de sécurité et
pour obtenir toutes informations
supplémentaires sur le produit
Numéro CHZ
Indique qu’il s’agit d’un produit
biocide autorisé. Ce numéro
CHZ ne figure pas sur les produits
chimiques usuels.
Les produits destinés au
grand public doivent comporter
la quantité de remplissage.
Fig.1:Elémentsdelacommunicationdesdangerssurl’étiquetted’unproduit.Lesdénominations«mentiondedanger»
et«conseilsdeprudence»sontlaplupartdutempsabandonnéesauprofitdelareproductiondirectedesmentionset
conseilscorrespondants.
Lespictogrammesdedangerfournissentunaperçurapidedestypesdedangerspossibles.
Ondistinguetroistypesdedanger,quicorrespondentauxpropriétéssuivantes:
propriétésphysico-chimiquesdangereuses(fig.2);
propriétésdangereusespourlasanté(fig.3);
propriétésdangereusespourl’environnement(fig.4).
s aux propriétés
Symboles de danger lié
ngereuses
physico-chimiques da
Peut prendre feu au contact d’une
flamme ou d’une étincelle, en cas de
choc ou de frottements, sous l’effet
de la chaleur, au contact de l’air ou
de l’eau. Susceptible de s’enflammer
spontanément s’il n’est pas stocké
Tenir à l’abri des sources
d’inflammation. Avoir un moyen
d’extinction adapté à portée de
main. Conserver le produit à
la bonne température. Refermer
soigneusement après usage.
Allume-feu, huiles pour
lampes, bombes aérosol,
Toujours stocker à l’écart de
matériaux inflammables. Avoir
un agent extincteur à portée
de main. Refermer soigneusement après usage.
Eau oxygénée, produits de
A utiliser uniquement par
des experts ou du personnel
spécialisé. Tenir compte de la
température ambiante lors
du stockage et de l’utilisation.
Refermer soigneusement après
Stocker à l’abri des rayons du
soleil, dans un endroit bien
ventilé (pas à la cave). Refermer
Stocker à l’abri des rayons
du soleil, dans un endroit
bien ventilé (pas à la cave).
Refermer soigneusement
Toujours porter des gants et
des lunettes de protection pour
utiliser le produit. Refermer
Nettoyants pour four,
détartrants, détergents
pour canalisations,
produits d’entretien très
puissants, concentrés
Peut provoquer un incendie ou attiser
un feu. Libère de l’oxygène lorsqu’il
brûle, requiert donc un moyen d’extinction du feu adapté. Il est impossible
d’étouffer le feu.
Peut exploser au contact d’une
flamme ou d’une étincelle, en cas
de choc ou de frottements, ou
sous l’effet de la chaleur. Susceptible
d’exploser spontanément s’il n’est
pas stocké correctement.
Contient des gaz comprimés, liquéfiés
ou dissous. Les gaz inodores ou
invisibles peuvent se disperser sans
que personne ne s’en aperçoive. Les
récipients contenant des gaz comprimés peuvent exploser sous l’effet
de la chaleur ou s’ils sont déformés.
Peut provoquer de graves brûlures en
cas de contact avec la peau ou les
yeux. Susceptible d’endommager certains matériaux (p. ex. textiles). Nocif
pour les animaux, les plantes et les
matériaux organiques de toute sorte.
Fig.2:PictogrammesSGHsignalantdespropriétésphysico-chimiquesdangereuseset,partant,undangerd’incendie,
d’explosionoud’éclatement.Désormais,lepictogrammededanger«corrosif»indiqueaussiqueleproduitpeutêtre
corrosifpourlesmétaux.
dangereuses pour la sa
Peut causer des irritations cutanées,
des allergies, des eczémas ou
une somnolence. Intoxication possible
dès le premier contact avec le
produit. Peut endommager la couche
d’ozone.
Eviter le contact avec la
peau. N’utiliser que la quantité
Pastilles lave-vaisselle, produits de nettoyage, eau de
détartrants, détergents pour
canalisations, produits
d’entretien très puissants,
concentrés de produits
Ne jamais ingérer, éviter tout
contact inutile, penser aux
effets nocifs à long terme.
Essence, méthanol, vernis,
lampes, certaines huiles
Manipuler avec la plus grande
prudence. Porter des protections tels que gants et masque
lors de l’utilisation. Eviter
toute mise en danger d’autrui.
Produits pour lutter contre
yeux. Susceptible d’endommager
certains matériaux (p. ex. textiles).
Nocif pour les animaux, les plantes et
les matériaux organiques de toute
Peut endommager certains organes.
Susceptible de porter gravement
atteinte à la santé, immédiatement ou
à long terme, de provoquer un cancer,
d’endommager le patrimoine génétique
ou d’affecter la fertilité ou le développement. Peut être mortel en cas de
pénétration dans les voies respiratoires.
Même en petites quantités, peut provoquer de graves intoxications ou
Fig.3:PictogrammesSGHsignalantdespropriétésdangereusespourlasanté,commedespropriétéscorrosives,
toxiquesousensibilisantes.
dangereuses pour l’env
cutanées, des allergies, des
eczémas ou une somnolence.
Intoxication possible dès le
premier contact avec le produit.
Peut endommager la couche
N’utiliser que la quantité absolument
nécessaire. Refermer soigneusement
Peut nuire, en faibles quantités
déjà, aux organismes aquatiques
(poissons, insectes et plantes),
immédiatement ou à long terme.
Respecter les mentions de danger
et les conseils de prudence figurant
sur l’étiquette et suivre le mode
d’emploi et les indications de dosage.
Rapporter les produits entamés ou
inutilisés au point de vente ou dans
un centre de collecte pour déchets
Produits anti-moisissures,
sprays insecticides, produits
d’entretien pour piscine,
Fig.4:PictogrammesSGHsignalantdespropriétésdangereusespourl’environnement.«Attentiondangereux»peut,
enplusdesignalerdespropriétésdangereusespourlasanté,indiquerqueleproduitestsusceptibled’endommager
lacouched’ozone;cesontlesphrasesHassociéesàcesymbolequipermettentd’identifierledangerenquestion.
LesphrasesHsignalentlesdangersliésauxproduitschimiques.Ontrouvera,p.ex.:«Provoquedeslésionsoculairesgraves»(H318).Ellesdécriventplusprécisémentlesdangers
indiquésparlespictogrammes.
LenumérodelaphraseHnedoitpasimpérativementfigurersurl’étiquetteduproduit(mais
ilpeutêtreprésent).Danstouslescas,lesphrasesHinscritessurl’étiquettedoivent
êtrereproduitesdansleurintégralité,dansleplusstrictrespectdelaformulationprescrite.
Lefaitd’indiqueruniquementlenumérodelaphraseHnesuffitdoncenaucuncas.
3.2.3 Phrases P (conseils de prudence)
LesphrasesPsontdesconseilspouruneutilisationsûredesproduitschimiques.Elles
fournissentàl’utilisateurdesindicationsimportantesluipermettantd’utilisercorrectement
leproduitetdeprendrelesmesuresdeprotectionadéquates.Ontrouvera,p.ex.:«Stocker
dansunendroitbienventilé»(P403).Lesexplicationsrelativesàlanumérotationdes
phrasesHs’appliquentparanalogieaussipourlesphrasesP.
3.2.4 Mention d’avertissement
Présentesurl’étiquette,lamentiond’avertissement(«Danger»ou«Attention»)indique
ledegrédedangerositéduproduitchimiqueconsidéré.Ellepermetainsidesefaireune
premièreidéedelamenacequ’ilpourraitconstituer.
Le fabricant doit fournir une fiche de données de sécurité pour tous les produits chimiques
dangereux.2 Il est tenu de la remettre lors de la première livraison du produit concerné, p. ex. au magasin de détail. Toujours structurée selon le schéma suivant, la fiche de données
de sécurité comprend 16 sections (les sous-rubriques sont également présentées ici) :
Identification de la substance/de la préparation et de la société/l’entreprise
Utilisations identifiées pertinentes de la substance ou de la préparation, et utilisations déconseillées
Renseignements concernant le fabricant fournissant la fiche de données de sécurité
Classification de la substance ou de la préparation
Dangers particuliers résultant de la substance ou de la préparation
Contrôles de l’exposition/protection individuelle
Selon l’art. 52 de l’OChim, il y a obligation d’établir une fiche de données de sécurité pour toutes les substances et les préparations dangereuses.
Informations relatives à l’élimination
Réglementations/législation particulières à la substance ou à la préparation en matière de
sécurité, de santé et d’environnement
Les informations spécifiques concernant un produit sont consultables directement dans la section correspondante de la fiche de données de sécurité. On trouve normalement dans
ce document des indications précises sur les mesures de protection à prendre : alors que l’étiquette expose des phrases H et P de portée générale, comme « Nocif par contact
cutané » et « Porter des gants de protection/des vêtements de protection/un équipement de protection des yeux/du visage », la section 8 (« Contrôles de l’exposition/protection individuelle ») précise de quelle matière (latex, nitrile, caoutchouc, etc.), par exemple, doivent
être les gants employés pour manipuler le produit et quel doit être leur degré de solidité. De nombreux produits chimiques étant importés, il n’est pas toujours possible, pour le fabricant suisse responsable, d’introduire les adaptations nécessaires pour la Suisse
(helvétisation) dans la fiche de données de sécurité. On tolère donc, pour la Suisse, qu’une
page de garde contenant les indications complémentaires indispensables dans ce pays soit ajoutée à la fiche de données de sécurité.
Cette page de garde contient alors des informations sur le fabricant suisse responsable ou,
par exemple, sur des valeurs limites spécifiques à la Suisse. La page de garde et la fiche
de données de sécurité originale forment un tout et doivent donc être remises ensemble.
Le vendeur doit transmettre (« remettre ») d’office la fiche de données de sécurité aux
utilisateurs professionnels ou commerciaux. Si les deux parties sont d’accord, elle peut
également être remise sous forme électronique. Cependant, il est impératif qu’un lien direct
dirige l’utilisateur vers l’emplacement du document. Une indication de portée générale sur
un site Internet ne suffit pas.
Sur le site Internet de l’organe de réception des notifications des produits chimiques (www.organedenotificationchim.admin.ch), une notice informative intitulée « La fiche de
données de sécurité en Suisse » se penche plus en détails sur ce document.
Le mode d’emploi contient des indications précieuses sur la destination, l’utilisation et le
bon dosage du produit ainsi que sur les mesures de protection à prendre en employant
ce dernier. Elle est donc une source d’informations importantes permettant d’acquérir des
connaissances spécifiques (cf. chap. 12.1).
4OBLIGATIONS À RESPECTER DANS LE COMMERCE
Le commerce des produits chimiques est soumis aux prescriptions suivantes :
interdiction de remettre certains produits chimiques au grand public
(particuliers) ;
obligation d’informer lors de la remise de certains produits ;
nécessité de disposer de connaissances techniques pour respecter l’obligation
d’informer ;
interdiction de vente en libre service aux particuliers et obligation d’entreposer
les produits hors d’accès des personnes non autorisées ;
fiche de données de sécurité : une fiche de données de sécurité doit être transmise (« remise ») aux utilisateurs professionnels ou commerciaux ;
obligation de ne remettre certains produits qu’à des personnes majeures
(à l’exception des apprentis dans l’exercice de leur future profession) ;
obligation d’avertir la police en cas de perte ou de vol ;
obligation d’informer les autorités cantonales d’exécution en cas de mise sur
le marché par erreur ;
obligation de reprendre : les établissements de vente sont tenus de reprendre
gratuitement les petites quantités de produits chimiques aux clients privés ;
obligation de déclarer une personne de contact pour les produits chimiques aux
autorités cantonales ;
obligation de stocker/entreposer correctement les produits chimiques dangereux
(par ex., « Ne pas conserver à proximité de denrées alimentaires ») ;
obligation de respecter les dispositions juridiques relatives à la publicité (cf. chap. 9).
L’obligation de consigner les données des clients a été abrogée le 1er janvier 2012 avec la 4e révision de l’ordonnance sur les produits chimiques.
Toutes ces obligations et interdictions ne concernent pas tous les produits chimiques.3
C’est pourquoi on distingue deux groupes de produits chimiques sur la base des caractéristiques présentes sur leur étiquette (pictogrammes de danger et phrases H). Ces deux
groupes sont définis au chap. 13.2. Parallèlement à cela, on distingue encore les produits
chimiques « dangereux » des produits chimiques « non dangereux ». Les produits chimiques
dangereux sont ceux qui remplissent un ou plusieurs critères relatifs aux dangers
chimiques, aux dangers physiques ou aux dangers pour l’environnement (art. 3 de l’OChim).
Plus simplement, on peut dire qu’il s’agit des produits chimiques dont l’étiquette porte un
ou plusieurs pictogrammes de danger. La fig. 5 présente les différents groupes de produits,
et la fig. 6 un aperçu graphique du concept normatif.
Les interdictions de remise, l’obligation de disposer de connaissances techniques, l’obligation de conseiller et l’interdiction de vente en libre service ne concernent pas les carburants pour moteur.
s chimiques
Produits chimiques soumis à l’interdiction
de remise aux particuliers
Produits chimiques exclus de la vente en libre service
Produits chimiques dont la vente n’est pas soumise à des directives spéciales
Produits chimiques dangereux au sens de la législation sur
Augmentation du danger
Augmentation des dispositions et des restrictions
Produits chimiques dont la vente est soumise à des directives spéciales
Produits chimiques non dangereux au sens de la législation sur
Fig.5:Catégoriesdeproduitschimiques.
Prescriptions relatives
Produit étiqueté avec :
Symbole de danger Mention de danger (une seule ou plusieurs)
Interdiction de remise aux
Obligation d’informer sur les mesures
de protection et d’élimination à adopter
Connaissances techniques : formation
obligatoire pour la remise à des utilisateurs
finaux professionnels
Peut provoquer le cancer (par inhalation)
Peut nuire à la fertilité ou au fœtus
Fiche de données de sécurité : une fiche
de données de sécurité doit être remise
aux clients professionnels et commerciaux.
(Groupe 1 selon l’annexe 6 de l’ordonnance sur les produits
chimiques ; reproduction simplifiée)
Toxique en cas d’ingestion*
Toxique par contact cutané*
Toxique par inhalation*
Risque avéré d’effets graves pour les organes*
Risque avéré d’effets graves pour les organes à la
suite d’expositions répétées ou d’une exposition
prolongée*
Provoque des brûlures de la peau et des lésions
entraîne des effets néfastes à long terme
(uniquement valable pour les récipients de plus
d’un kilo)
qui peuvent s’enflammer spontanément
Danger d’explosion en contact ou sans contact avec l’air
Exclusion de la vente en
libre-service aux particuliers
obligatoire pour la remise à des
Obligation de reprendre : les établissments de vente sont tenus de reprendre
gratuitement les petites quantités aux
* Régime spécial : contrairement aux autres
produits de ce groupe, les produits
phytosanitaires et les produits biocides
munis de cet étiquetage ne doivent pas
être remis à des particuliers.
(Groupe 2 selon l’annexe 6 de l’ordonnance sur les produits
Les exigences générales relatives à la
remise de produits chimiques concernent
Tous les autres produits chimiques étiquetés avec
un ou plusieurs symboles de danger
Obligation de reprendre : les établissements de vente sont tenus de reprendre
Fig.6:Prescriptionsrelativesàlaventedeproduitschimiques.
INTERDICTION DE REMISE
Les produits du groupe 1 ne doivent pas être remis à des particuliers. Cette interdiction
concerne aussi certains biocides et produits phytosanitaires faisant en réalité partie du groupe 2. Les produits du groupe 2 ne peuvent être remis qu’à des personnes majeures
et capables de discernement, dont on peut supposer qu’en utilisant le produit concerné,
elles ne mettront en danger ni leur propre personne ni autrui et ne porteront pas non plus
Les produits du groupe 2 destinés au grand public sont exclus de la vente en libre service,
ce qui signifie qu’ils ne doivent pas être entreposés dans des rayons sur lesquels les
clients peuvent se servir eux-mêmes.
Les substances et préparations dangereuses doivent être entreposées à l’écart des autres
marchandises. En particulier, tout entreposage à proximité immédiate de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux ou de produits thérapeutiques est interdit. Ces précautions
doivent également être observées dans les établissements de vente.
En outre, il convient de veiller à ce que les produits des groupes 1 et 2 soient hors de portée pour les personnes non autorisées.
La remise de produits du groupe 2 à des particuliers est soumise à l’obligation de conseiller. Pour pouvoir remplir cette obligation, il est indispensable de disposer de connaissances
techniques. Ces connaissances techniques peuvent être acquises dans le cadre d’un cours
ou d’une formation professionnelle reconnue. Sous la supervision du titulaire des connaissances techniques, d’autres membres du personnel de vente peuvent également remettre
des produits du groupe 2.
Les conseils doivent au moins comporter les points suivants :
1. Usages prévus
2. Dangers particuliers
3. Manipulation correcte et précautions à prendre
4. Stockage, entreposage hors de la portée des enfants
5. Elimination correcte
6. Mesures de premiers secours et numéro d’appel d’urgence 145
Toute personne qui, à titre commercial, remet un produit du groupe 1 doit informer l’utilisateur en lui indiquant expressément les mesures de protection nécessaires et le mode
d’élimination conforme aux prescriptions. Il est obligatoire de posséder des connaissances
techniques pour pouvoir remettre de tels produits à un utilisateur final professionnel.4 Le
chap. 5 (« Connaissances techniques ») montre ce qui constitue ces connaissances.
Le vendeur doit transmettre (remettre) d’office la fiche de données de sécurité aux utilisateurs professionnels ou commerciaux. Elle peut être remise sous forme électronique.
Cependant, il est impératif qu’un lien direct dirige l’utilisateur vers l’emplacement de la fiche
correspondante. Une indication de portée générale sur un site Internet ne suffit pas. Sur
demande, il demeure toutefois obligatoire de remettre ce document sur papier. De plus
amples informations sur la fiche de données de sécurité sont disponibles au chap. 3.3
(« Fiche de données de sécurité »).
Depuis la 4e révision de l’ordonnance sur les produits chimiques, l’obligation de disposer de connaissances techniques concerne aussi la remise de produits du groupe 1 aux utilisateurs finaux professionnels. Cela vient concrétiser l’ancienne disposition, selon laquelle il fallait connaître la fiche de données de sécurité et être capable de l’interpréter pour pouvoir remettre de telles substances.
En cas de vol ou de perte de produits du groupe 1, il convient d’avertir la police sans retard.
Si des produits du groupe 1 ou du groupe 2 sont mis sur le marché par erreur, il faut en
aviser immédiatement l’autorité cantonale compétente.
Les entreprises qui, à titre commercial, délivrent des produits du groupe 1 ou du groupe 2 à
des tiers et sont tenues de posséder des connaissances techniques doivent spontanément
donner le nom d’une personne de contact pour les produits chimiques à l’autorité cantonale compétente. S’il s’agit principalement d’assurer une liaison avec les autorités, cette
personne doit tout de même avoir une vue d’ensemble de la gestion des substances et des
préparations dans l’entreprise, et connaître les obligations inscrites dans la législation sur
Les petites quantités de produits chimiques dangereux, ramenées par des particuliers,
doivent être reprises gratuitement en vue de leur élimination correcte (art. 22 de la LChim).
Les prescriptions en matière de connaissances techniques sont fixées dans l’ordonnance
du Département fédéral de l’intérieur (DFI) sur les connaissances techniques requises pour
la remise de certaines substances et préparations dangereuses (cf. chap. 7.7).
Connaissances techniques = connaissances de base + connaissances spécifiques
Par connaissances de base, on entend les connaissances relatives aux dispositions
pertinentes de la législation sur les produits chimiques et à l’interprétation des fiches de données de sécurité. Elles peuvent être acquises dans le cadre d’un cours ou d’une formation professionnelle reconnue.
Quant aux connaissances spécifiques, il s’agit des connaissances concernant le produit
en particulier et les dangers qu’il recèle.
La maîtrise des connaissances de base peut être validée par un examen. Si la plupart des
candidats suivent au préalable un cours ad hoc, ils peuvent également s’y préparer
individuellement, sachant que les sites Internet proposant la documentation nécessaire
sont légion (cf. chap. 13.3). Certains diplômes – dont la liste figure sur le site Internet de
l’OFSP – peuvent également attester de cette maîtrise.
Grâce à la maîtrise des connaissances de base, le vendeur :
est au fait des dispositions légales réglant la vente de produits chimiques ;
connaît les éléments de l’étiquetage – pictogrammes de danger, mentions de danger, conseils de prudence, etc. imprimés sur l’étiquette du produit (cf. chap. 3.2) –
et est en mesure de les expliquer au client ;
comprend les informations de la fiche de données de sécurité (cf. chap. 3.3) et est
en mesure de les transmettre au client dans un langage compréhensible ;
connaît et sait utiliser les sources d’informations pertinentes sur les produits
chimiques afin d’acquérir les connaissances spécifiques ;
est au fait des principales propriétés des diverses catégories de dangers des
Les connaissances de base permettent d’acquérir de manière autonome les connaissances spécifiques.
Le vendeur mène, sur la base de ses connaissances spécifiques, un entretien pour conseiller le client. Dans ce cadre, il aborde les thèmes suivants :
l’usage auquel le produit est destiné (débouche siphon, sprays anti-guêpes, etc.) ;
les risques particuliers liés aux propriétés du produit (très corrosif, toxique pour
l’environnement, dégage de la chaleur) ;
l’utilisation correcte du produit (dosage, mesures de protection, etc.) ;
le stockage correct du produit (ne pas conserver à côté de denrées alimentaires,
éviter les fortes variations de température, etc.) ;
l’élimination correcte du produit (centre de collecte, emballage vide aux ordures
ménagères, etc.) ; ou la reprise par le magasin de détail.
les mesures de premiers secours ;
les numéros d’urgence en cas d’accident (Centre suisse d’information toxicologique
Pour de plus amples informations concernant l’obligation de conseiller, se reporter au ch. 4.5 ; pour en savoir plus sur l’entretien de conseil, consulter le chap. 12.2 ; pour des
exemples pratiques, voir le chap. 12.3.
Sous la supervision du responsable des connaissances techniques, d’autres membres du
personnel de vente peuvent également remettre des produits des groupes 1 et 2. Ledit
responsable est néanmoins chargé de leur surveillance et formation.
N.B. : le chap. 13.3 propose un recueil de liens thématique.
En Suisse, les produits dangereux sont soumis à communication aux autorités (cf. art. 61
de l’OChim ; pour les exceptions, cf. art. 69 de l’OChim). Les informations relatives à ces
produits sont pour partie consultables sur Internet, à l’adresse www.rpc.admin.ch (registre
public des produits).
Cet outil permet de s’assurer qu’une substance ou une préparation dangereuse est légalement mise sur le marché. Si votre fournisseur vous livre un produit qui ne figure pas dans ce recueil, demandez-lui pour quelle raison ou prenez contact avec les autorités (cf. chap. 11).
On trouve pléthore d’informations au sujet des produits chimiques sur Internet.
On ne saurait néanmoins trop recommander la visite des sites www.infochim.ch, www.bag.admin.ch/anmeldestelle et www.chemsuisse.ch à quiconque souhaite prendre connaissance des ressources officielles.
La chemsuisse (association regroupant les services cantonaux des produits chimiques)
publie une série de notices portant sur différentes thématiques en lien avec l’application du droit des produits chimiques. Elles peuvent être téléchargées sur la page www.chemsuisse.ch, à la rubrique « Merkblätter » (notices).
Nombre de supports papiers ont été rédigés sur les produits chimiques et leur utilisation.
Ils sont répertoriés sur le site Internet www.infochim.ch, à la rubrique « Matériel d’information ».
Les autorités fédérales offrent des cours sur le droit des produits chimiques. Une liste des
manifestations gratuites est consultable (en allemand uniquement) sur la page www.organedenotificationchim.admin.ch, à la rubrique « Cours et manifestations ».
Différents prestataires privés organisent des cours permettant d’acquérir les connaissances
techniques. Vous trouverez une liste des organes d’examen reconnus par l’OFSP à l’adresse
www.bag.admin.ch/chimiques Thèmes A–Z Connaissances techniques.
Les chapitres suivants présentent les principaux actes en rapport avec les produits
chimiques et les connaissances techniques.
Cette loi est le texte-cadre en matière de produits chimiques. Elle réglemente la fabrication,
l’étiquetage, l’importation, l’exportation, la vente, le stockage, l’utilisation et l’élimination de
l’ensemble des produits chimiques. Elle a pour but de protéger la santé humaine des effets
nuisibles des produits chimiques.
L’ordonnance sur les produits chimiques réglemente
l’évaluation des dangers et des risques que les produits chimiques peuvent entraîner pour la vie et la santé humaine ainsi que pour l’environnement ;
les conditions relatives à la mise sur le marché (vente, remise, importation) de
produits chimiques ;
les devoirs du fabricant de produits chimiques ;
les devoirs des entreprises qui vendent des produits chimiques ;
la classification, l’emballage et l’étiquetage des produits chimiques ;
l’utilisation de produits chimiques susceptibles de mettre en danger l’homme ou
l’environnement ;
l’exécution des dispositions relevant du droit des produits chimiques ;
le traitement par les autorités d’exécution, fédérales ou cantonales, des données
relatives aux produits chimiques.
L’ordonnance sur les produits biocides réglemente
la mise sur le marché (autorisation, étiquetage, vente, remise, importation) de
produits biocides et de leurs substances actives ;
leur utilisation ;
l’exécution des dispositions pertinentes.
Cette loi a pour objectif de protéger les hommes, les animaux et les plantes, leurs biocénoses et leurs biotopes contre les atteintes nuisibles ou incommodantes, et de conserver
durablement les ressources naturelles, en particulier la diversité biologique et la fertilité du
sol. Elle s’articule autour du principe de précaution et de celui du pollueur-payeur.
(ORRChim, RS 814.81)
L’ORRChim interdit ou restreint l’utilisation de substances, de mélanges de substances
(préparations) et d’objets contenant des produits chimiques dangereux. Elle définit en outre
quelles sont les personnes autorisées à les utiliser et lesquelles doivent pour cela être
titulaires d’une formation spéciale (permis). Ses annexes contiennent des réglementations
spéciales, voire des interdictions concernant certains produits chimiques ou groupe de
produits chimiques, ainsi que des règlements portant sur des objets.
ORDONNANCE SUR LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES (OPPh, RS 916.161)
L’ordonnance sur la mise en circulation des produits phytosanitaires a pour but d’assurer
que les produits phytosanitaires se prêtent suffisamment à l’usage prévu et qu’utilisés
conformément aux prescriptions, ils n’ont pas d’effets secondaires inacceptables sur la
santé de l’être humain et des animaux ni sur l’environnement. Elle vise en outre à assurer
un niveau élevé de protection de la santé humaine et animale et de l’environnement, et à
améliorer la production agricole.
Elle réglemente en outre l’autorisation de ces produits, leur mise en circulation, leur utilisation et leur contrôle.
Ordonnance du DFI du 28 juin 2005 sur les connaissances techniques requises pour la
remise de certaines substances et préparations dangereuses (RS 813.131.21).
Cette ordonnance définit les connaissances techniques et précise qui doit les posséder.
Les dispositions relatives aux permis figurent aux art. 7 à 12 de l’ORRChim. Différents
diplômes professionnels et permis décernés dans les pays membres de l’UE et de l’AELE
sont assimilés au permis suisse. De plus, dans certains cas, il est possible de faire valider
son expérience professionnelle par les autorités ; celle-ci est alors également considérée
comme équivalente au permis. A noter que les titulaires de permis sont tenus de suivre
une formation continue (art. 10 de l’ORRChim).
Un permis est exigé pour :
utiliser des produits phytosanitaires ;
utiliser des produits antiparasitaires sur mandat de tiers ;
utiliser des produits servant à la désinfection de l’eau des piscines publiques ;
utiliser des produits de protection du bois ;
utiliser des fluides frigorigènes.
La personne de contact pour les produits chimiques assure le lien avec les autorités et répond d’une utilisation réglementaire desdits produits. Aussi, une telle personne doit être désignée dans toutes les entreprises et tous les établissements d’enseignement dans lesquels ces produits sont utilisés à titre professionnel ou commercial. L’activité de
cette personne de contact est réglée à l’art. 25 de la LChim, à l’art. 74 de l’OChim et dans
l’ordonnance du DFI relative à la personne de contact pour les produits chimiques (RS
813.113.11). A noter que dans la plupart des cas, il appartient à l’entreprise de commu-
niquer d’office les coordonnées de leur personne de contact aux autorités d’exécution de leur canton.5 C’est aussi le cas des établissements tenus de compter dans leur rang
une personne possédant des connaissances techniques.
Une liste des autorités cantonales d’exécution peut être consultée notamment aux adresses suivantes :
www.bag.admin.ch/themen/chemikalien/12542/12551/12552/index.html?lang=fr ou www.chemsuisse.ch
NOUVEAUTÉS IMPORTANTES : SGH ET RÈGLEMENT CLP
SGH estl’acronymede«SystèmeGénéralHarmonisédeclassificationetd’étiquetage
desproduitschimiques»,dispositifquelesNationsUniesontappelédeleursvœux
lorsduSommetmondialpourledéveloppementdurableorganiséàRioen1992.Ce
systèmeinternational,avecsesnouveauxpictogrammesdedanger,viseàuniformiser
l’évaluationdesdangersetl’étiquetagedesproduitschimiques.LeSGHentendainsi
assurerunniveaudeprotectionplusélevéauniveaumondial,toutenfacilitantlecommercedesproduitschimiques.
Pourqu’ildéploieseseffets,ilfautquelesEtatsletransposentdansleurdroitinterne.
CLP estl’acronymeanglaisde«ClassificationLabellingPackaging»(classification,
étiquetageetemballage);ildésignecommunémentlerèglement(CE)n°1272/2008
duParlementeuropéenetduConseildu16décembre2008surlaclassification,
l’étiquetageetl’emballagedessubstancesetdesmélanges,modifiantetabrogeantles
directives67/548/CEEet1999/45/CE,etmodifiantlerèglement(CE)n°1907/2006.Ce
textemetenœuvreleSGHdansl’Unioneuropéenne.QuantàlaSuisse,elles’appuie
pourlatranspositiondanssonproprearsenaljuridiquesurlerèglementCLP,demanière
àminimiserlesentravesaucommerceavecl’UEetl’EEE.
Dansl’UE,lamiseenœuvredurèglementCLPsefaitprogressivement:silessubstances
doiventêtreclasséesetétiquetéesselonleSGHàcompterdu1erdécembre2010(contre
le1erdécembre2012pourlaSuisse),cedélaiestportéau1erjuin2015pourlesmélanges6(cequicorrespondégalementaucalendrierpourlaSuisse).
Lessubstancesquiontétéemballéesetétiquetéesavantle1erdécembre2012peuvent
êtreremisesauconsommateurfinaljusqu’au30novembre2014.
S’agissantdesmélangesemballésetétiquetésavantle1erjuin2015,cedélaiestfixéau
31mai2017.
mise en œuvre du SGH
1er déc. 1er juin
Ancien étiquetage :
uniquement liquidation des stocks
Nouvel étiquetage obligatoire
Ancien étiquetage encore possible
Nouvel étiquetage déjà possible
Figure7:PériodesdetransitionpourlamiseenœuvreduSGHenSuisse.
Leterme«préparation»estencoreutilisédanslestextessuisses.CelachangeavecleSGH,puisqu’onn’ytrouve
plusqueleterme«mélange».Pourfavoriserlacompatibilitéaveclesactesinternationaux,nousavonsoptéicipour
leterme«mélange».
En fonction de l’usage que l’on entend faire d’un produit chimique et du domaine dans
lequel on prévoit de l’appliquer, il s’agira de respecter différents – voire plusieurs – actes
législatifs. Ce chapitre apporte quelques précisions à ce sujet.
Par substances, on entend les éléments chimiques et leurs combinaisons, naturels ou générés par un processus de production. En somme, il s’agit donc des éléments de base de
la plupart des produits chimiques. Toutefois, il existe également des substances qui sont
mises en vente sous la forme d’un produit chimique, comme par exemple l’alcool à brûler.
Par préparations, on entend les compositions, les mélanges et les solutions constitués de
deux ou plusieurs substances. Dans les textes relatifs au SGH, le terme employé est « mélange », tandis que l’on trouve encore dans les actes suisses le terme de « préparation ».
Le terme le plus couramment utilisé dans la présente brochure est celui de « produits
chimiques »; il comprend tant les termes officiels de « substance », de « préparation » que de « mélange ».
Quiconque met des substances ou des préparations (mélanges) sur le marché est tenu de
procéder au contrôle autonome. Autrement dit, il est considéré par le droit suisse comme
un fabricant, quand bien même il l’aurait uniquement importé ou qu’une autre entreprise se
soit chargée du volet chimique à proprement parler. En sa qualité de fabricant, il lui appartient de déterminer la dangerosité du produit chimique et de l’étiqueter en conséquence (cf. aussi chap. 8.8).
S’il est question de substances, de préparations ou de mélanges dangereux, il s’agit de
produits chimiques dont on a constaté lors du contrôle autonome qu’ils remplissent les critères justifiant d’être classés ou étiquetés comme présentant des dangers physiques, des
dangers pour la santé ou des dangers pour l’environnement.7 Autrement dit, ce sont des
produits sur l’étiquette desquels figure au minimum un symbole ou pictogramme de danger,
et/ou une phrase R ou H (mentions de danger).
Par produits biocides, on entend les substances actives ou préparations qui ne relèvent pas
de la définition des produits phytosanitaires, et qui sont destinées à détruire, à repousser
ou à rendre inoffensifs les organismes nuisibles, à en prévenir l’action ou à les combattre
de toute autre manière.
Il s’agit donc notamment des désinfectants (pour autant qu’ils ne soient pas soumis à la
législation sur les produits thérapeutiques), des insecticides, des raticides, etc.
Ils sont soumis au régime de l’autorisation. Quiconque souhaite donc en mettre sur le
marché doit au préalable solliciter une autorisation auprès de l’autorité compétente, qui
s’assurera notamment que le produit ne contienne que des substances actives autorisées
et qu’il est efficace pour l’usage prôné.
Si l’autorité donne son aval, le produit peut être mis sur le marché. Le numéro d’autorisation – formé sur un des canevas suivants : « CHZNxxxx », « CHZBxxxx » ou « CH-yyyy-xxxx » (yyyy
= année dont date la reconnaissance, cf. aussi chap. 8.9) – doit figurer sur l’étiquette afin
d’attester du respect de la réglementation. Le dernier numéro est la preuve que l’autorisation a été reconnue, puisqu’il s’agit là de produits déjà autorisés dans l’UE et l’EEE, reconnus par la Suisse au terme d’une procédure simplifiée. Ces produits présentent également
une autre particularité : contrairement à tous les autres produits chimiques et biocides
dangereux, sur l’étiquette desquels doit impérativement figurer une adresse du fabricant en
Suisse, il suffit que l’adresse renvoie à un siège du fabricant dans l’UE ou l’EEE.
La définition exacte des produits et préparations dangereuses se trouve à l’art. 3 de l’OChim.
A noter que les autorisations se réfèrent toujours directement au titulaire de l’autorisation et non au produit. Il est donc possible qu’un seul et même produit soit commercialisé par différents titulaires d’autorisation. En revanche, une entreprise ne saurait
elle-même mettre sur le marché un produit autorisé qu’elle aurait importé dans le cadre
d’une importation parallèle sans avoir obtenu elle-même l’attestation ad hoc.
Les engrais sont des substances servant à la nutrition des plantes. Suivant la catégorie
dans laquelle ils sont classés, ils sont soumis à homologation, charge qui incombe à l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). De même, la majorité des catégories d’engrais doivent
être classés et étiquetés, comme le prévoit le droit des produits chimiques.
Les produits phytosanitaires sont des substances et préparations destinées à protéger les végétaux
ou les produits végétaux contre les organismes nuisibles, ou à prévenir l’action de ceux-ci, à exercer
une action sur les processus vitaux des végétaux, à assurer la conservation des produits végétaux, à
détruire les végétaux ou les parties de végétaux indésirables, ou à exercer une action sur la croissance
indésirable des végétaux.
Ils sont soumis à homologation par l’OFAG. Notons que celui-ci met à disposition sur son site Internet
un index des produits phytosanitaires sous la forme d’une banque de données (www.ofag.admin.ch Thèmes
Produits phytosanitaires). Les produits phytosanitaires sont eux
aussi soumis aux dispositions du droit des produits chimiques réglant la classification et l’étiquetage.
L’utilisation de nombre de produits phytosanitaires requiert un permis ou un diplôme professionnel
reconnu. Il appartient aux personnes vendant un tel produit de s’assurer, en vertu de son devoir de diligence, que l’acheteur remplit les conditions ad hoc.
Des dispositions particulières concernant l’utilisation ont été édictées pour deux groupes
de produits chimiques. Se reporter au chap. 13.2 pour la définition de ces groupes et au
chap. 4 pour les prescriptions correspondantes.
Les produits thérapeutiques ne sont pas soumis au droit des produits chimiques. Un
chapitre leur est toutefois consacré ici, car les risques de conflit entre le droit des produits
chimiques et celui des produits thérapeutiques ne sont pas rares et qu’il peut parfois être
difficile de savoir dans quelle catégorie ranger ces produits.
Il convient notamment de s’intéresser aux allégations : en effet, dès que l’étiquette d’un produit fait mention de vertus thérapeutiques, ledit produit tombe dans le champ d’application
du droit des produits thérapeutiques. Aussi, pareilles indications sont-elles proscrites sur
Signalons ici une autre configuration souvent source de difficultés : l’utilisation de dispositifs
médicaux à des fins d’une portée générale. Si un désinfectant relevant de l’ordonnance
sur les dispositifs médicaux (destiné, p. ex., à la stérilisation du matériel chirurgical) porte
une étiquette qui indique qu’il peut être employé pour nettoyer des surfaces, son fabricant
devra également solliciter une autorisation en tant que produit biocide (cf. chap. 8.2). En
cas de doute, il y a lieu de prendre contact avec les autorités.
Par produit cosmétique, on entend toute substance ou préparation destinée à être mise
en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes
pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les
muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les
parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger
les odeurs corporelles.
Ici encore, les frontières peuvent être difficiles à appréhender : si les savons tombent clairement sous le coup des réglementations pour les produits cosmétiques, ils doivent être
autorisés en tant que produit biocide (cf. chap. 8.2) dès lors qu’ils sont présentés comme
produits désinfectants (mention « Désinfecte les mains » ou « Propriétés antibactériennes »).
Il est impératif que l’adresse du fabricant suisse figure sur l’étiquette des produits
chimiques dangereux destinés à être remis au grand public. Cette mesure résulte du fait
qu’en vertu du droit des produits chimiques, la responsabilité du produit lui incombe.
Le fabricant au sens juridique ne se confond pas toujours avec le fabricant chimique du
produit. Les entreprises font souvent fabriquer un produit, ce qui ne les empêche pas d’être
considérées comme fabricants au sens juridique, et, partant, d’en assumer la responsabilité. Lorsqu’une société importe ou remet un produit à des tiers, l’entreprise importatrice
devient aussi fabricante aux yeux du droit suisse des produits chimiques, ce qui implique
qu’elle appose son adresse sur l’étiquette du produit.
De même, une entreprise porte les responsabilités de fabricant dès lors qu’elle se procure
en Suisse des produits chimiques dangereux et les remet, sans en modifier la composition,
sous son propre nom sans indication du nom du fabricant d’origine, sous son propre nom
commercial, dans un emballage différent de celui prévu par le fabricant d’origine, ou pour
un usage différent, et doit à ce titre apposer son adresse sur l’étiquette.
Lorsque le produit chimique est importé d’un Etat membre de l’EEE et qu’il n’est pas destiné à être remis au grand public, le nom du fabricant peut être remplacé par le nom de la
personne responsable de la mise sur le marché dans l’EEE.
Il suffit également d’indiquer l’adresse d’un fabricant dans l’UE ou l’EEE lorsqu’il s’agit d’un
produit biocide dont l’autorisation a été reconnue (cf. aussi le chap. 8.2).
Quiconque a un doute quant à la légalité d’un produit chimique dangereux peut prendre
contact avec les autorités (cf. chap. 11). Voici quelques indices pouvant suggérer qu’un
produit a été mis sur le marché frauduleusement :
l’étiquette du produit, destiné à être remis au grand public, comporte un pictogramme de danger mais aucune adresse suisse (exception faite des produits
biocides dont l’autorisation a été reconnue, sachant que ceux-ci sont obligatoirement pourvus d’un numéro d’autorisation composé comme suit : CH-yyyy-xxxx, yyyy
correspondant à l’année dont date la reconnaissance) ;
le produit ne figure pas dans le registre public des produits (cf. www.rpc.admin.ch) ;
le produit est présenté comme biocide (avec des mentions comme « Protège contre
les insectes » ou « Propriétés antibactériennes »), mais n’a pas de numéro d’autorisation en tant que biocide formé sur un des canevas suivants : « CHZNxxxx », « CHZBxxxx » ou « CH-yyyy-xxxx » ;
l’étiquette du produit est pourvue d’une classe de toxicité ou d’une bande de couleur. Les classes de toxicité ont été supprimées en 2005, et la période de transition
aménagée pour la vente de produits étiquetés comme tels est terminée.
PUBLICITÉ POUR LES PRODUITS CHIMIQUES
La promotion des produits est elle aussi clairement réglée. Cette thématique est détaillée
dans le « Guide sur l’application de la publicité pour les produits chimiques », téléchargeable
sur le site Internet de l’Organe de réception des notifications des produits chimiques (www.organedenotificationchim.admin.ch Contrôle autonome Publicité).
Voici quelques éléments importants :
il est interdit, dans le cadre de la promotion d’un produit, de donner l’impression
que celui-ci n’est pas dangereux pour l’homme et l’environnement ;
suivant la manière dont le produit est présenté, il est possible qu’il tombe dans le champ d’application d’autres législations. Ainsi, dès lors que l’étiquette d’un parfum d’ambiance fait mention de propriétés thérapeutiques (« Soulage les maux
de tête »), le produit tombe sous le coup du droit des produits thérapeutiques. De même, si l’indication « Protège contre les insectes » figure sur un produit, celui-ci
devra satisfaire aux exigences fixées pour les biocides ;
si un produit peut être acheté directement sur catalogue ou par Internet, ses
propriétés dangereuses doivent impérativement être signalées au client, ce que l’on
gagnera à faire en reproduisant les pictogrammes de danger pertinents.
10 OBLIGATION D’INFORMER LORSQU’UNE SUBSTANCE
EXTRÊMEMENT PRÉOCCUPANTE EST CONTENUE DANS
UN OBJET (SVHC)
Les autorités tiennent à jour une liste candidate répertoriant les substances extrêmement
préoccupantes (connues sous l’acronyme anglais SVHC « Substances of Very High Concern »).
En Suisse, celles-ci figurent à l’annexe 7 de l’OChim.
Désormais, quiconque remet un objet contenant plus de 0,1 % poids d’une substance
inscrite sur la liste candidate est tenu d’en informer l’utilisateur. Cette information doit être
spontanément à l’utilisateur professionnel ou commercial ;
sur demande et dans un délai de 45 jours à l’utilisateur privé.
Auniveaufédéral,quatreofficessontchargésdelalégislationsurlesproduitschimiques:
l’Officefédéraldelasantépublique(OFSP),pourlesquestionsdeprotectionde
lasantéhumaine,
l’Officefédéraldel’environnement(OFEV),pourlaprotectiondel’environnement,
leSecrétariatd’Etatàl’économie(SECO),pourlesquestionstouchantàla
protectiondestravailleurs,
l’Officefédéraldel’agriculture(OFAG),pourlesquestionsrelativesauxproduits
phytosanitairesetauxengrais.
L’organederéceptiondesnotificationsdesproduitschimiquesestl’organecommunde
l’OFSP,del’OFEVetduSECOpourlesnotificationsetleshomologationsenlamatière.Le
serviced’homologationdel’OFAGestcompétentpourlesproduitsphytosanitaires.
rtition des compétenc
iques : répa
Droit des produits chim
Fig.8:Organisationdesautoritésfédéralesenmatièrededroitdesproduitschimiques.Lestravauxspécialiséssont
assurésparlesofficescompétents,l’industriedisposantavecl’organederéceptiondesnotificationsd’uninterlocuteur
unique,officiantsimultanémentcommepointd’entréeetdesortie.
Lesservicescantonauxdesproduitschimiquessontlespartenairesdirectsdel’industrieet
ducommercepourlesquestionsliéesàlamiseenœuvredudroitdesproduitschimiques.
Ilssontégalementresponsablesdel’exécutiond’unegrandepartiedelalégislationenla
Lapersonnedecontactpourlesproduitschimiquesdoitêtrecommuniquéeauservice
cantonalcompétentpourl’exécutiondudroitdesproduitschimiques.
www.bag.admin.ch/chimiques Organisationdelasécuritédesproduitschimiquesen
Suisse Autoritéscantonalesd’exécutionouwww.chemsuisse.ch.
ACQUISITION DES CONNAISSANCES TECHNIQUES POUR
CONSEILLER L’UTILISATEUR
12.1 CONNAISSANCES SPÉCIFIQUES
Pour pouvoir assumer correctement leurs tâches quotidiennes, les vendeurs doivent acquérir les connaissances spécifiques pertinentes en se fondant sur les connaissances de base
accumulées au fil de leur formation. Autrement dit, il leur appartient de trouver les renseignements nécessaires à la vente de chacun des produits proposés dans leur magasin,
de manière à pouvoir transmettre au client des informations suffisantes pour l’utilisation
correcte du produit.
Un vendeur désireux de fournir des conseils de vente efficaces abordera les points suivants :
Usages prévus
Manipulation correcte et précautions à prendre
Stockage, entreposage hors de la portée des enfants
Mesures de premiers secours et numéro d’appel d’urgence 145
Comment procéder concrètement ? Voici un exemple :
Etablir une liste de tous les produits soumis à l’obligation de conseiller.
Veiller à ce que ces produits soient hors de portée des clients (« armoire à toxiques »
inaccessible en libre service).
Avec les données disponibles (fiche de données de sécurité, étiquette, mode d’emploi, etc.), résumer pour chaque produit les principaux éléments qui doivent faire
l’objet d’une information au client (connaissances spécifiques).
Etablir une liste de tous les produits faisant partie des groupes 1 et 2 (cf. chap.
Produits du groupe 1 : ces produits sont soumis à une obligation de conseiller (utilisateurs finaux professionnels) et ne doivent pas être vendus à des particuliers.
Former tous les vendeurs qui remettent des produits chimiques faisant partie des
groupes 1 et 2 : leur transmettre le contenu et les résumés du point 4 (connaissances spécifiques).
Conserver les listes des produits chimiques dangereux dans un lieu central, à communiquer à tous les vendeurs : listes des points 1, 4 et 5.
Conserver les résumés des informations du point 3 également dans un lieu central
connu des autres vendeurs.
S’exercer aux conseils de vente avec les clients (cf. exercices pratiques, chap.
L’OBJET D’UN CONSEIL
Remarquepréliminaire:sicertainesdesinformationsfourniessurlafichededonnéesde
sécuritémanquentdeclarté,ilconvientd’éluciderlaquestionenprenantcontactavecle
fabricantauxcoordonnéesfigurantàlasection1.
Usages auxquels se prête le produit
Fiche de données de sécurité, sous-rubriques 1.2 et 7.3
Autres dispositions importantes concernant le produit, à l’instar des
restrictions d’utilisation en fonction du lieu ou du moment, exigences
en matière de formation, produit commercial (ne peut donc être remis
à des particuliers), etc.
Fiche de données de sécurité, section 15
Informations sur le produit, dossier publicitaire
Index des produits phytosanitaires de l’OFAG
Symbole ou pictogramme de danger (indication générale des dangers)
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 2.2
Mentions de danger (phrases H, anciennement phrases R) :
description plus détaillée des dangers
Conseils de prudence (phrases P, anciennement phrases S) :
description des mesures de prudence et de protection à prendre
lors de l’utilisation du produit
Fiche de données de sécurité, sous-rubriques 2.3, 6.2 et 14.5
Indications concrètes concernant l’équipement de protection
(type de gants, type de protection respiratoire, etc.)
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 8.2
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 8.1
Réactions dangereuses à surveiller, température, conteneurs de
stockage appropriés et produits de décomposition éventuels (recommandation générale : éviter les transvasements)
Fiche de données de sécurité, section 10
Conditions de stockage à éviter
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 10.4
Conseils de prudence (phrases P) avec des considérations générales
au sujet de l’élimination
Indications concernant l’élimination et suggestion du code OMoD
Fiche de données de sécurité, section 13
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 1.4
Centre suisse d’information toxicologique 145
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 4.1
Symptômes et effets, aigus et différés
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 4.2
Indication des éventuels soins médicaux et traitements particuliers
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 4.3
Moyens d’extinction appropriés et inappropriés ; mesures de lutte
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 5.1
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 5.3
Dangers particuliers résultant du produit, tels vapeurs ou gaz
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 5.2
Précautions individuelles et précautions pour la protection de l’environnement : équipement de protection
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 6.1
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 6.2
Mesures à prendre pour le confinement et le nettoyage
Fiche de données de sécurité, sous-rubrique 6.3
12.3 EXEMPLES PRATIQUES
Il est vivement recommandé d’expliquer au client pourquoi des conseils de vente s’imposent.
Exemple n° 1 : Débouche siphon
En tant que personne possédant des connaissances techniques, vous avez été en mesure,
sur la base de l’étiquette, de la fiche de données de sécurité et du mode d’emploi, de résumer les informations suivantes :
Contient de l’hydroxyde de potassium, est nocif en
cas d’ingestion (H302) et provoque des brûlures de
la peau et des lésions oculaires graves (H314).
Tenir hors de portée des enfants (P102), porter des gants de protection/des vêtements de
protection/un équipement de protection des yeux/du visage (P280), EN CAS DE CONTACT
AVEC LA PEAU (ou les cheveux) : enlever immédiatement les vêtements contaminés, rincer
la peau à l’eau/se doucher (P303+P361+P353). EN CAS DE CONTACT AVEC LES YEUX :
rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes, enlever les lentilles de contact
si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer
(P305+P351+P338). Garder sous clé (P405).
Le conseil de vente se déroulera donc comme suit
I Usages prévus
Débouche siphon (basique), ne pas utiliser comme anticalcaire (p. ex.)
• Fiche de données de sécurité (FDS) Sous-
rubrique 1.2, section 15
II Dangers particuliers
Pour l’être humain : provoque des brûlures de la peau et
de l’œsophage, ainsi que des lésions oculaires graves
( enfants !). Pour l’environnement : aucun danger à l’état
III Manipulation correcte
et précautions à prendre
Eviter tout contact avec le produit et porter systématiquement des gants de protection (en latex ou en caoutchouc
nitrile) ainsi que des lunettes de protection. Eviter les
éclaboussures et assurer une aération suffisante (respiration). Rincer soigneusement les canalisations à l’eau
après utilisation du produit. Ne pas transvaser. Ne pas
utiliser avec d’autres produits, car cela pourrait entraîner des réactions dangereuses (en particulier avec les
acides).
Ne se livrer à aucune manipulation tant que le produit se
trouve dans les canalisations (ou avec la plus grande prudence, et en adoptant les mesures de précaution ad hoc).
• Etiquette (phrases P)
• FDS Section 8 (8.1, 8.2)
IV Stockage, entreposage hors de la portée des
Conserver sous clé ( enfants !)
Tenir à l’écart des denrées alimentaires. Utiliser l’emballage d’origine
• FDS Sections 2, 10
V Elimination correcte
Après utilisation, jeter l’emballage avec les ordures ménagères. Rapporter les résidus au point de vente
Etiquette (pictogrammes
de danger, phrases H)
FDS Sous-rubrique 2.3,
Etiquette (phrases P),
FDS Section 13
Mode d’emploi, pour
FDS Sous-rubrique 1.4,
sections 4, 5, 6
VI Mesures de premiers
secours et numéro d’appel
d’urgence 145
Retirer immédiatement les vêtements souillés par le
produit et en cas de contact – peau, yeux, œsophage –,
rincer immédiatement à grande eau. Cela permet d’éviter
les brûlures profondes. Dans tous les cas, avertir un médecin sur-le-champ et lui indiquer qu’il s’agit d’un produit
Exemple n° 2 : Spray anti-guêpes 1000 ml
Principes actifs : 10 g/kg perméthrine (m-Phenoxybenzyl 3-(2,2-dichlorvinyl-)2,2-dimethylcyclopropancarboxylate ; 10 g/kg tétraméthrine
Aérosol extrêmement inflammable (H222). Nocif en cas d’ingestion ou d’inhalation
(H302+H332). Peut provoquer une allergie cutanée (H317). Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme (H410).
En cas de consultation d’un médecin, garder à disposition le récipient ou l’étiquette (P101).
Tenir hors de portée des enfants (P102). Tenir à l’écart de la chaleur/des étincelles/des
flammes nues/des surfaces chaudes. Ne pas fumer (P210). Utiliser seulement en plein air ou dans un endroit bien ventilé (P271). Eviter le rejet dans l’environnement (P273). Porter des gants de protection/des vêtements de protection/un équipement de protection
des yeux/du visage (P280). EN CAS D’INGESTION : appeler un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin en cas de malaise (P301+P312).
Le produit est susceptible de polluer l’eau ; vaporiser sur les insectes pendant une à deux
secondes. Les données supplémentaires exigées pour les produits biocides au sujet des
mesures de sécurité, des premiers secours, des effets secondaires indésirables, des
dangers pour l’environnement, de l’élimination et de la date de péremption figurent dans le
mode d’emploi et la FDS.
Le produit est autorisé en tant que biocide. Il porte un numéro d’autorisation suivant : CHZ XXXX
Si vous avez un doute quant à l’utilisation du produit, adressez-vous à un spécialiste (titulaire d’un permis pour l’emploi de pesticides).
Les conseils de vente en quelques mots-clés
Lutte contre les insectes volants. Ne jamais vaporiser sur
des êtres humains, des animaux (puces, p. ex.) ou des
• FDS Sous-rubrique 1.2, section 15
Pour l’homme : inflammable (propulseurs) et allergène
Pour l’environnement : toxique pour les organismes aquatiques. Difficilement biodégradable (effets néfastes à long
Toxique pour les chats (perméthrine)
Etiquette (pictogrammes de danger, phrases H)
A titre général : attirer l’attention du client sur le mode
d’emploi et l’étiquette : éviter le contact avec les yeux,
protéger de la chaleur (rayons du soleil ou habitacle d’un
véhicule surchauffé). Tenir éloigné des sources d’ignition,
comme p. ex. des prises électriques. Ne pas verser dans
les canalisations en raison des dangers pour l’environnement. Porter des gants de protection (en latex ou en
caoutchouc nitrile), de même que des lunettes de protection imperméables et une protection respiratoire équipée
d’un filtre. Utiliser exclusivement en plein air en dehors
des zones résidentielles. Signaler la date de péremption
Prudence lors de l’utilisation d’appareils électriques (danger d’explosion)
IV Stockage, entreposage
hors de la portée des
Tenir à l’écart des produits alimentaires.
Information importante en raison du danger pour l’environnement : ne pas jeter l’emballage vide ou les résidus du
produit avec les ordures ménagères ou dans les canalisations, mais les remettre au point de vente ou au centre
de collecte des déchets de la commune
Si le produit s’échappe accidentellement du flacon : aérer
et ne pas inhaler les vapeurs. Sortir au grand air. Tenir
éloigné des sources d’ignition. En cas de contact cutané :
laver à l’eau et au savon. En cas de contact oculaire :
maintenir les yeux sous l’eau pendant plusieurs minutes
en gardant les paupières ouvertes. En cas d’incendie,
combattre les flammes avec du CO2 ou de la mousse.
Eloigner le flacon
• FDS Sous-rubrique 1.4, sections 4, 5, 6
Etiquette (phrases P), pour partie
13.1 GLOSSAIRE
Biocide/Produit biocide
Les produits biocides sont destinés à détruire, à repousser
ou à rendre inoffensifs les organismes nuisibles, à en prévenir l’action ou à les combattre de toute autre manière, par
une action chimique ou biologique.
Cf. particuliers
Cf. préparation
Ordonnance sur les produits chimiques (RS 813.11)
Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits
chimiques (RS 814.81)
Terme désignant couramment le grand public dans les actes
juridiques. Il s’agit d’utilisateurs non professionnels.
Toutes les entreprises et établissements d’enseignement
dans lesquels des substances ou préparations dangereuses
sont utilisées à titre professionnel ou commercial sont tenus
de désigner une personne de contact pour les produits
chimiques. Elle doit répondre de leur utilisation réglementaire et être en mesure de fournir aux autorités cantonales
d’exécution les renseignements nécessaires. De plus, elle
doit posséder les qualifications et les compétences opéra-
tionnelles nécessaires. Enfin, son nom doit être communiqué
auxdites autorités.
Mention de danger (sur l’étiquette)
Conseil de prudence (sur l’étiquette)
Nouveau nom des symboles de danger en vertu du SGH
On entend par préparation les compositions, les mélanges
et les solutions constitués de deux ou plusieurs substances.
C’est le terme actuellement employé dans l’arsenal juridique
suisse. Il correspond au « mélange » employé dans les textes
Dans le présent document, le terme « produit chimique »
désigne en principe un produit existant réellement, sachant
qu’il peut s’agir d’un mélange, d’une préparation ou d’une
Système Général Harmonisé de classification et d’étiquetage
des produits chimiques (Globally Harmonized System for
Classification and Labelling of Chemicals)
On entend par substance tout élément chimique et ses
composés, à l’état naturel ou obtenus par un processus de
fabrication, y compris tout additif nécessaire pour en préserver la stabilité et toute impureté résultant du processus
mis en œuvre, à l’exception de tout solvant qui peut être
séparé sans affecter la stabilité de la substance ni modifier
Substances et préparations
Les substances et préparations dangereuses sont définies à
l’art. 3 de l’OChim.
Symbole destiné à signaler les dangers. Le système orange
de l’UE comptait six symboles, tandis que le SGH en distingue neuf, désormais appelés « pictogrammes de danger ».
13.2 RÉPARTITION PAR GROUPE POUR LES OBLIGATIONS SUBSÉQUENTES
Lesréglementationsparticulièresenmatièredecommercedeproduitschimiquess’appliquentuniquementàdeuxgroupesdeproduitsprésentantlescaractéristiquessuivantes
(cf.annexe6del’OChim).
Etiquetéesavec:
Enrelationavec:
(H300) :8Mortelencasd’ingestionou
H310 : Mortelparcontactcutanéou
H330 : Mortelparinhalationou
Unecombinaisondesmentionsdedangerprécédemmentcitées
Substancesetpréparationsd’aprèsl’annexe1.10del’ORRChimétiquetéesavec:
H340 :Peutinduiredesanomaliesgénétiquesou
H350 : Peutprovoquerlecancer(parinhalation)ou
H360 :Peutnuireàlafertilitéouaufœtus
R28 :Trèstoxiqueencasd’ingestionou
R27 :Trèstoxiqueparcontactaveclapeauou
R26 :Trèstoxiqueparinhalationou
UnecombinaisondesphrasesRprécédemmentcitées
R46 : Peutprovoquerdesaltérationsgénétiqueshéréditairesou
R45 :Peutprovoquerlecancerou
R49 :Peutprovoquerlecancerparinhalationou
R60 :Peutaltérerlafertilitéou
R61 :Risquependantlagrossessed’effetsnéfastespourl’enfant
N’apasbesoindefigurersurl’étiquette(celavautpourtouteslescodificationsdesmentionsdedanger).
H370 : Risqueavéréd’effetsgravespourlesorganes*ou
H372 :Risqueavéréd’effetsgravespourlesorganesàlasuited’expositions
répétéesoud’uneexpositionprolongée*
H314 : Provoquedesbrûluresdelapeauetdeslésionsoculairesgraves
Récipientdeplusd’unkiloétiquetéavec:
H410 :Trèstoxiquepourlesorganismesaquatiques,entraînedeseffetsnéfastes
àlongterme
H250 : S’enflammespontanémentaucontactdel’airou
H260 : Dégageaucontactdel’eaudesgazinflammablesquipeuvent
s’enflammerspontanémentou
H261 : Dégageaucontactdel’eaudesgazinflammables
EUH006 : Dansl’explosionencontactousanscontactavecl’airou
EUH019 :Peutformerdesperoxydesexplosifsou
EUH029 : Aucontactdel’eau,dégagedesgaztoxiquesou
EUH031 :Aucontactd’unacide,dégageungaztoxiqueou
EUH032 :Aucontactd’unacide,dégageungaztrèstoxique
R25 : Toxiqueencasd’ingestion*ou
R24 : Toxiqueparcontactaveclapeau*ou
R23 :Toxiqueparinhalation*
R39 :Dangerd’effetsirréversiblestrèsgraves*ou
R48 : Risqued’effetsgravespourlasantéencasd’expositionprolongée*
R35 :Provoquedegravesbrûluresou
R34 : Provoquedesbrûlures
Récipientdeplusd‘unkiloétiquetéavec:
R50/53 :Trèstoxiquepourlesorganismesaquatiques,peutentraînerdeseffets
néfastesàlongtermepourl’environnementaquatique
R17 :Spontanémentinflammableàl’airou
R15 :Aucontactdel’eau,dégagedesgazextrêmementinflammables
R6 : Dangerd’explosionencontactousanscontactavecl’airou
R19 :Peutformerdesperoxydesexplosifsou
R29 :Aucontactdel’eau,dégagedesgaztoxiquesou
R31 :Aucontactd’unacide,dégageungaztoxiqueou
R32 :Aucontactd’unacide,dégageungaztrèstoxique
H301 :Toxiqueencasd’ingestion*ou
H311 :Toxiqueparcontactcutané*ou
H331 : Toxiqueparinhalation*ou
LesproduitsbiocidesetlesproduitsphytosanitairespourvusdecesphrasesHetRnepeuventêtreremisà
desparticuliers(exclusiondelaremiseàdesparticuliers).Onreconnaîtlesproduitsbiocidesetlesproduits
phytosanitairesàleurnumérod’autorisation(CHZNxxxx,CHZBxxxxetCH-yyyy-xxxx).
Les produits classés dans le groupe 1 obéissent aux règles suivantes :
interdiction de remise aux particuliers : pas de remise à des particuliers (à l’exception des carburants à moteur) ;
obligation de posséder des connaissances techniques pour remettre le produit à
un utilisateur final professionnel ;
avis obligatoire à la police en cas de vol ou de perte.
Les produits classés dans le groupe 2 obéissent aux règles suivantes :
exclusion du libre service : le produit ne peut être remis en libre service ;
obligation de conseiller : il est impératif de dispenser des conseils aux particuliers, raison pour laquelle les vendeurs sont tenus de suivre une formation leur
permettant d’acquérir des connaissances techniques au sens du droit des produits
Les produits classés dans les groupes 1 et 2 obéissent aux règles suivantes :
remise d’une fiche de données de sécurité : il convient de remettre une fiche de données de sécurité aux clients professionnels et commerciaux (comme c’est d’ailleurs le cas pour tous les autres produits dangereux) ;
remise autorisée exclusivement à des personnes majeures (à l’exception des apprentis dans l’exercice de leur future profession) ;
avertissement des autorités cantonales d’exécution en cas de mise sur le
marché par erreur.
* Les produits biocides et les produits phytosanitaires pourvus de ces phrases H et R ne peuvent être remis à des particuliers. (Exclusion de la remise à des particuliers). On reconnaît les produits biocides et les produits phytosanitaires à leur numéro d’autorisation (CHZNxxxx, CHZBxxxx et CH-yyyy-xxxx).
13.3.1 Suisse
Les sites Internet des autorités :
Organe de réception des notifications des produits chimiques
www.organedenotificationchim.admin.ch
www.ofev.admin.ch Thèmes Produits chimiques
www.ofsp.admin.ch Thèmes Produits chimiques
www.seco.admin.ch/fr Thèmes
Notices chemsuisse (association regroupant les services cantonaux des produits
www.chemsuisse.ch Merkblätter (notices)
Produits phytosanitaires et engrais, site Internet de l’Office fédéral de l’agriculture
www.ofag.admin.ch Thèmes Moyens de production
Index des produits phytosanitaires de l’Office fédéral de l’agriculture
www.blw.admin.ch/psm/produkte/index.html?lang=fr
Acquisition individuelle des connaissances techniques
www.bag.admin.ch/chimiques Artisanat, commerce et industrie Obligations liées à la
remise des produits chimiques Connaissances techniques requises pour vendre des
13.3.2 International
(Institut fédéral allemand de la sécurité et de la santé au travail)
www.baua.de (en allemand uniquement)
Bundesamt für Risikobewertung bfr
(Office fédéral allemand de l’évaluation des risques)
www.bfr.bund.de/de/start.html (en allemand uniquement)
Deutsches Gefahrstoffinformationssystem der gewerblichen Berufsgenossenschaften
(Système d’information relatif aux substances dangereuses mis au point par l’assurance sociale allemande des accidents du travail et des maladies professionnelles)
www.dguv.de/ifa/de/gestis/stoffdb/index.jsp (en allemand et en anglais uniquement)
www.esis.jrc.ec.europa.eu/
Droit de l’UE (EUR-LEX)
www.eur-lex.europa.eu/RECH_menu.do?ihmlang=fr
Règlement CLP de l’UE (1272/2008)
www.eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:353:0001:1355:FR:PDF
Le nouveau système de classification et d’étiquetage des produits chimiques (SGH)
www.umweltbundesamt.de/uba-info-medien/3973.html (en allemand uniquement)
Soyez attentifs aux nouveaux symboles de danger des produits
Notice C04 - Chemsuisse
Vente de produits chimiques : informations et prescriptions
A4 Aperçu des symboles de danger
informations aux utilisateurs ( pdf , 256 ko )
Affiche pour les écoles et les entreprises
Précautions d`emploi : Gel allume-feu Harris F
Le Guide des bonnes pratiques d`utilisation des produits biocides
Kit Components 25087 Kallestad Anti-TPO Microplate Kit 07/22/2015
Kit Components 31008 Kallestad Anti-dsNDA Microplate EIA Kit 07/22/2015
Kit Components 96CP Anti-CCP II EIA Kit 07/23/2015
Informations de base Système Général Harmonisé (SGH)
Kit Components 1665050 Protein Expression &amp; Purification Series Kit 1665050EDU
Kit Components 1665045 Protein Expression Purification Series Kit 1665045EDU
Kit Components 1660003 Bacterial Transformation Kit 1660003EDU
Kit Components 1665120 C. elegans Behavior Kit 1665120EDU
Kit Components 1662550 GMO Kit with DNA Elec Pack 1662550EDU
Kit Components 1662900EDU Got Protein ? Kit 08/07/2015
Kit Components 5000202 Quick Start™ Bradford Protein Assay Kit 2 5000202EDU