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Timestamp: 2018-01-24 08:48:20+00:00
Document Index: 120621247

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Le recours fréquent à l'assurance-emploi au Canada - PDF
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Bruno Josselin Brunelle
1 Le recours fréquent à l'assurance-emploi au Canada Saul Schwartz Wendy Bancroft David Gyarmati Claudia Nicholson SRSA SOCIÉTÉ DE RECHERCHE SOCIALE APPLIQUÉE Mars 2001
2 La Société de recherche sociale appliquée (SRSA) est un organisme sans but lucratif créé en 1991 avec l'aide de Développement des ressources humaines Canada (DRHC) pour élaborer, mettre à l'essai sur le terrain et évaluer selon une méthode rigoureuse des programmes sociaux destinés à assurer le mieux-être de tous les Canadiens, plus particulièrement les Canadiens défavorisés. La SRSA a pour mission de fournir aux décideurs et aux intervenants des données fiables sur l'utilité de divers programmes du point de vue des budgets gourvernementaux, des participants aux programmes et de la société dans son ensemble. Dans l'accomplissement de sa mission, la SRSA évalue des programmes sociaux existants et met à l'essai des projets de programmes sociaux à l'échelle et dans divers endroits, avant qu'ils ne soient incorporés à l'action gouvernementale et appliqués à plus grande échelle. Le Projet de supplément de revenu est financé est vertu d'une entente de contribution avec Développement des ressources humaines Canada (DRHC). Les constatations et conclusions présentées dans le rapport qui suit ne reflètent pas nécessairement les positions ni les politiques officielles de DRHC. Tous droits réservés 2001 par la Société de recherche sociale appliquée. The English version of this document is available on request.
3 Table des matières Tableaux et figures v Avant-propos xi Remerciements xiii 1 Introduction 1 Le Projet de supplément de revenu 3 Le Sondage sur le recours répété à l'assurance-emploi 4 La structure du rapport 8 2 Les caractéristiques démographiques et socio-économiques des réitérants et des prestataires occasionnels 9 L'âge et le recours à l'assurance-emploi 10 Les régions et le recours à l'assurance-emploi 10 Le lieu de résidence rural par opposition lieu de résidence urbain 12 Le revenu du ménage 13 L'éducation 14 Le lieu de naissance et le recours fréquent 16 Autres caractéristiques 17 3 L'expérience sur le marché du travail en 1997 : une comparaison entre prestataires occasionnels et réitérants 19 La particiaption au marché du travail en Le secteur d'activité et le prestige professionnel 29 La rémunération et le revenu du ménage 36 4 Attitudes des répondants face à leur situation professionnelle, à leur prédisposition au changement et au rôle de l'assurance-emploi dans leur vie 47 Satisfaction à l'égard de la situation d'emploi 47 Prédisposition au changement 50 Attitudes face au recours à l'assurance-emploi et au système d'assurance-emploi 54 5 Recherche d'emploi en La recherche d'emploi 60 Facteurs influençant la recherche d'emploi 64 Récapitulation 75 6 Mise des résultats en contexte 77 Caractéristiques démographiques et socio-économiques 77 Recours répété à l'assurance-emploi, contrats implicites et PSR 83 L'imperfection du principe des contrats implicites du recours répété 89 Les contrats implicites et le Projet de supplément de revenu 91 Récapitulation 91 -iii-
4 Annexes A Les jeunes travailleurs et le recours fréquent à l'assurance-emploi 93 B Le bénévolat 119 C Effectifs d'échantillonnage non pondérés 133 D Les caractéristiques des prestataires d'assurance-emploi 157 Bibliographie 161 -iv-
5 Tableaux et figures Tableaux Page 1.1 Nombre de réitérants, de prestataires occasionnels et de prestataires hommes et femmes dans le Sondage sur le recours répété à l'assurance-emploi Pourcentage de réitérants de l'assurance-emploi dans chaque région Pourcentage des réitérants et des prestataires occasionnels nés à l'extérieur du Canada, par sexe et fréquence de recours à l'assurance-emploi Nombre de travailleurs dans le ménage Sources du revenu du ménage Prédisposition au changement en général Méthodes de recherche d'emploi Nombre d'activités de recherche d'emploi utilisées par les répondants qui étaient sans emploi pour toute l'année de 1997 ou une partie et qui ont cherché du travail pendant le chômage Temps consacré aux activités de recherche d'emploi Pourcentage des répondants qui ont subi un «temps d'arrêt» en 1997 parmi ceux qui ont été au chômage toute l'année 1997 ou une partie, par espérances de rappel Nombre d'heures consacrées aux activités de recherche d'emploi parmi ceux qui ont subi un temps d'arrêt de leur employeur principal en 1997, par espérances de rappel Pourcentage des participants très susceptibles ou plutôt susceptibles d'accepter un nouvel emploi hypothétique, selon la situation relative à l'emploi en Réception d'assurance-emploi en Présence de jeunes enfants, probabilités d'être le principal gardien et recherche d'emploi 74 A.1 Pourcentage de répondants au SRRAE âgés de moins de 25 ans dans chaque région 97 A.2 Méthodes de recherche d'emploi 113 A.3 Temps consacré aux activités de recherche d'emploi 114 A.4 Pourcentage des répondants qui ont subi un «temps d'arrêt» en 1997 parmi ceux qui ont été au chômage pendant toute l'année 1997 ou une partie, par espérances de rappel 115 B.1 Pourcentage des demandeurs d'assurance-emploi qui se sont engagés dans le bénévolat par voies officielles en B.2 Pourcentage des prestataires d'assurance-emploi qui se sont engagés dans le bénévolat par voies officieuse, en B.3 Pourcentage des prestataires d'assurance-emploi qui ont fait du bénévolat alors qu'ils avaient un travail ou étaient au chômage, en B.4 Pourcentage des prestataires d'assurance-emploi engagés dans des activités bénévoles officielles en 1997, selon les caractéristiques 128 -v-
6 B.5 Pourcentage des prestataires d'assurance-emploi engagés dans des activités officieuses en 1997, selon les caractéristiques 130 C.1 Âge et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 2.1) 133 C.2 Nombre de réitérants de l'assurance-emploi par région (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 2.1) 133 C.3 Régions et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 2.2) 133 C.4 Lieu de résidence rural, lieu de résidence urbain et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 2.3) 133 C.5 Revenu du ménage en 1997 et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 2.4) 134 C.6 Éducation et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 2.5) 134 C.7 Lieu de naissance et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 2.6) 134 C.8 Nombre de réitérants et de prestataires occasionnels nés à l'extérieur du Canada, par sexe et fréquence de recours à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 2.2) 134 C.9 Nombre de répondants qui ont travaillé en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.1) 135 C.10 Nombre de répondants qui ont travaillé en 1997, par groupe d'âge (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.2) 135 C.11 Nombre d'heures travaillées en 1997, par catégorie (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.3) 135 C.12 Première année en fonction pour l'employeur principal de 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.4) 135 C.13 Nombre d'employeurs (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.5) 136 C.14 Nombre de répondants ayant subi un temps d'arrêt en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.6) 136 C.15 Nombre de répondants qui s'attendaient à être rappelés, chez ceux qui ont subi un temps d'arrêt de leur principal employeur (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.7) 136 C.16 Nombre de répondants dont l'emploi principal en 1997 était saisonnier (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.8) 136 C.17 Nombre de répondants ayant travaillé au moins une semaine chaque mois en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.9) 137 C.18 Distribution des hommes prestataires réitérants et occasionnels, par catégories d'activité (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour les figures 3.10 et 3.11) 138 C.19 Distribution des femmes prestataires réitérants et occasionnelles, par catégories d'activités (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour les figures 3.12 et 3.13) 139 -vi-
7 C.20 Distribution des métiers de prestige chez les hommes ayant travaillé en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.14) 139 C.21 Distribution des métiers de prestige chez les femmes ayant travaillé en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.15) 139 C.22 Distribution des salaires pour tous les hommes prestataires qui ont travaillé en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.16) 140 C.23 Distribution du revenu total annuel pour tous les hommes prestataires qui ont travaillé en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.17) 140 C.24 Distribution des salaires pour les femmes prestataires (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.18) 140 C.25 Distribution du revenu total annuel pour toutes les femmes prestataires qui ont travaillé en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 3.19) 140 C.26 Nombre de travailleurs dans le ménage (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 3.1) 141 C.27 Source du revenu du ménage (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 3.2) 141 C.28 Revenu du ménage total par groupe de revenus (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour les figures 3.20 et 3.21) 142 C.29 Satisfaction à l'égard de la situation professionnelle dans son ensemble (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.1) 143 C.30 Satisfaction à l'égard du revenu de 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.2) 143 C.31 Satisfaction à l'égard du type de travail rémunéré accompli (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.3) 143 C.32 Prédisposition au changement en général (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 4.1) 144 C.33 Opinion sur l'énoncé : «Il y aura toujours suffisamment d'emplois pour des travailleurs possédant mes compétences» (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.4) 144 C.34 Opinion sur l'énoncé : «Je mérite de recevoir toutes mes semaines d'assurance-emploi parce que j'y ai cotisé» (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.5) 145 C.35 Opinion sur l'énoncé : «Le type de travail que je trouve signifie que le recours à l'assurance-emploi de temps à l'autre est qu'une réalité de la vie» (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.6) 145 C.36 Opinion sur l'énoncé : «Je crains que dans peu de temps il n'y ait plus de programme d'assurance-emploi» (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 4.7) 145 C.37 Nombre de tous les répondants au SRRAE qui étaient au chômage toute l'année 1997 ou une partie (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 5.1) 146 C.38 Nombre de répondants au SRRAE qui ont cherché du travail alors qu'ils étaient au chômage toute l'année 1997 ou une partie (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 5.2) 146 -vii-
8 C.39 Méthodes de recherche d'emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.1) 146 C.40 Nombre d'activités de recherche d'emploi utilisées par les répondants qui étaient sans emploi toute l'année 1997 ou une partie et qui ont cherché du travail pendant le chômage (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.2) 147 C.41 Temps consacré aux activités de recherche d'emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.3) 147 C.42 Nombre de répondants qui ont subi un «temps d'arrêt» en 1997 parmi ceux qui ont été au chômage toute l'année 1997 ou une partie, par espérance de rappel (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.4) 148 C.43 Nombre d'heures consacrées aux activités de recherche d'emploi parmi ceux qui ont subi un temps) d'arrêt de leur principal employeur de 1997, par espérances de rappel (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.5) 148 C.44 Nombre de participants très susceptibles ou plutôt susceptibles d'accepter un nouvel emploi hypothétique, par situation relative à l'emploi en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.6) 149 C.45 Raisons de ne pas chercher d'emploi pendant le chômage (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure 5.3) 150 C.46 Réception d'assurance-emploi en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.7) 151 C.47 Présence de jeunes enfants, probabilités d'être le principal gardien et recherche d'emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau 5.8) 151 C.48 Sexe et fréquence du recours à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.1) 151 C.49 Nombre de répondants au SRRAE âgés de moins de 25 ans dans chaque région (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau A.1) 152 C.50 Revenu du ménage en 1997 et recours répété à l'assurance-emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.2) 152 C.51 Répondants qui ont subi un temps d'arrêt de leur emploi en 1997 (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.3) 152 C.52 Nombre de ceux dont le temps d'arrêt s'est avéré une absence prolongée (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.4) 152 C.53 Satisfaction à légard de la situation professionnelle dans son ensemble (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.5) 153 C.54 Opinion sur l'énoncé : «Je mérite de recevoir toutes mes semaines d'assurance-emploi parce que j'y ai cotisé» (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.6) 153 C.55 Nombre de répondants au SRRAE âgés de moins de 25 ans qui ont cherché du travail alors qu'ils étaient au chômage toute l'année 1997 ou une partie (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour la figure A.7) 153 C.56 Méthodes de recherche d'emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau A.2) 154 -viii-
9 C.57 Temps consacré aux activités de recherche d'emploi (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau A.3) 155 C.58 Répondants qui ont subi un «temps d'arrêt» en 1997 parmi ceux qui ont été au chômage toute l'année 1997 ou une partie, par espérances de rappel (effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le tableau A.4) 155 C.59 Effectifs d'échantillonnage non pondérés pour le SRRAE 155 D.1 Caractéristiques des prestataires d'assurance-emploi (%) 157 Figures Page 2.1 Âge et recours répété à l'assurance-emploi Régions et recours répété à l'assurance-emploi Lieu de résidence rural, lieu de résidence urbain et recours répété à l'assurance-emploi Revenu du ménage en 1997 et recours répété à l'assurance-emploi Éducation et recours répété à l'assurance-emploi Lieu de naissance et recours répété à l'assurance-emploi Pourcentage des répondants ayant travaillé en Pourcentage de tous les répondants qui ont travaillé en 1997, selon l'âge Nombre d'heures travaillées en 1997, par catégorie Première année en fonction par l'employeur principal de Nombre d'employeurs Pourcentage des répondants avec temps d'arrêt en Pourcentage des répondants qui s'attendaient à être rappelés, chez ceux qui ont subi un temps d'arrêt de leur principal employeur Pourcentage des répondants dont l'emploi principal en 1997 était saisonnier Pourcentage des répondants ayant travaillé au moins une semaine chaque mois de Distribution des hommes réitérants et prestataires occasionnels, selon les catégories d'activité Proportion de réitérants par secteur d'activité chez les hommes qui travaillaient en Distribution des réitérantes et prestataires occasionnelles selon les catégories d'activité Proportion de réitérantes selon le secteur d'activité chez les femmes qui travaillaient en Distribution des métiers de prestige chez les hommes prestataires ayant travaillé en Distribution des métiers de prestige chez les femmes prestataires ayant travaillé en Distribution des salaires chez tous les hommes prestataires qui ont travaillé en ix-
10 3.17 Distribution du revenu total annuel chez tous les hommes prestataires qui ont travaillé en Distribution des salaires des femmes prestataires Distribution du revenu total annuel chez toutes les femmes prestataires qui ont travaillé en Revenu du ménage total des hommes prestataires, par groupe de revenus Revenu du ménage total des femmes prestataires, par groupe de revenus Satisfaction à l'égard de la situation professionnelle dans l'ensemble Satisfaction à l'égard du revenu de Satisfaction à l'égard du type de travail rémunéré accompli en Accord avec l'énoncé suivant : «Il y aura toujours suffisamment d'emplois pour les travailleurs possedant mes compétences» Accord avec l'énoncé suivant : «Je mérite de recevoir toutes mes semaines d'assurance-emploi parce que j'y ai cotisé» Accord avec l'énoncé suivant : «Le type de travail que je trouve signifie que le recours à l'assurance-emploi de temps à l'autre n'est qu'une réalité de la vie» Accord avec l'énoncé suivant : «Je crains que, dans peu de temps, il n'y ait plus de programme d'assurance-emploi» Pourcentage de tous les répondants au SRRAE qui étaient au chômage toute l'année 1997 ou une partie Pourcentage des répondants au SRRAE qui ont cherché du travail alors qu'ils étaient au chômage toute l'année 1997 ou une partie Raisons de ne pas chercher un emploi pendant le chômage 70 A.1 Sexe et fréquence du recours à l'assurance-emploi 96 A.2 Revenu du ménage en 1997 et recours répété à l'assurance-emploi 98 A.3 Pourcentage des répondants qui ont subi un temps d'arrêt de leur emploi en A.4 Pourcentage de ceux dont le temps d'arrêt s'est avéré une absence prolongée 102 A.5 Satisfaction à l'égard de la situation professionnelle dans son ensemble 108 A.6 Opinion sur l'énoncé : «Je mérite de recevoir toutes mes semaines d'assurance-emploi parce que j'y ai cotisé» 111 A.7 Pourcentage des répondants au SRRAE âgés de moins de 25 ans qui ont cherché du travail alors qu'ils étaient au chômage toute l'année 1997 ou une partie 112 -x-
11 Avant-propos Ce rapport fait partie d'une série produite dans le cadre du Projet de supplément de revenu (PSR). Le PSR fut créé à l'origine pour éprouver l'utilisation novatrice des fonds de l'assuranceemploi (a.-e.) une utilisation qui offrait aux travailleurs au chômage un remplacement partiel et temporaire des revenus perdus s'ils retournaient sur le marché du travail rapidement et devaient, par le fait même, faire face à une réduction de revenu. Le nouveau programme fut mis à l'épreuve auprès de deux groupes de prestataires d'assurance-emploi : les travailleurs déplacés qui, après une importante période de travail, subissaient une perte permanente d'emploi; et les réitérants à l'assurance-emploi qui avaient pris l'habitude de recevoir des prestations d'assurance-emploi au moins pour une partie de chaque année. Des publications antérieures sur le PSR ont fait connaître les résultats d'expérimentations menées pour mettre à l'épreuve le nouveau programme. Le PSR a eu un impact restreint et court sur le réemploi des travailleurs déplacés mais a entraîné des dépenses supplémentaires pour le gouvernement. Toutefois, dans le cas des réitérants à l'assurance-emploi, ils ont démontré très peu d'intérêt dans l'offre du PSR et le programme n'a eu aucun effet sur leur comportement à l'égard du marché du travail. Pour mieux comprendre les circonstances et les besoins possibles d'un programme pour ceux qui ont eu fréquemment recours à l'assurance-emploi, un sondage sur les prestataires d'assurance-emploi a été ajouté au programme de recherche du PSR. Ce sondage, maintenant connu sous le nom de Sondage sur le recours répété à l'assurance-emploi (SRRAE), était un sondage représentatif à l'échelle nationale auprès d'individus qui ont reçu des prestations régulières d'assurance-emploi en De manière à augmenter l'utilité des données pour l'analyse du recours fréquent à l'assurance-emploi, ceux qui étaient réitérants (c.-à-d. ceux qui ont reçu des prestations sur au moins trois ans au cours des cinq années entre 1992 et 1996) ont été sur-représentés dans l'échantillonnage du sondage. Le présent ouvrage présente une analyse descriptive des répondants au SRRAE. Un ouvrage d'accompagnement, Comptes rendus sur le recours fréquent à l'assurance-emploi, contient des exposés basés sur les données du sondage, rédigés par des chercheurs universitaires canadiens. Ensemble, ces deux ouvrages approfondissent notre compréhension du phénomène de l'utilisation fréquente des prestations d'assurance-emploi et nous apportent un point de vue plus nuancé sur un groupe important de bénéficiaires de cette forme de prestation. John Greenwood Directeur exécutif -xi-
13 Remerciements Le présent rapport n'aurait pu être rédigé sans les efforts conjoints de plusieurs personnes et l'organismes. Nous désirons témoigner de notre reconnaissance envers chacun d'eux. Premièrement, nous aimerions particulièrement remercier Développement des ressources humaines Canada (DRHC), le concepteur du Projet de supplément de revenu (PSR), pour son financement et son appui constant. Jean-Pierre Voyer et Russ Jackson de la Direction générale de la recherche appliquée de DRHC ont orienté nos recherches et nous ont conseillés tout au long du processus et de l'évaluation du Projet de supplément de revenu, et ils ont fait en sorte que le sondage sur lequel s'appuie ce rapport soit incorporé au projet. Louis Grignon et Alex Grey, également de la Direction générale de la recherche appliquée, ont apporté conseils et soutien tout au long de la rédaction de cet ouvrage. Une fois la décision prise de mener un sondage représentatif à l'échelle nationale sur les prestataires d'assurance-emploi, une équipe de Statistique Canada, dirigée par Marc Lachance, a offert des conseils des plus judicieux pour l'élaboration du sondage pour ensuite le mener avec le professionnalisme typique de Statistique Canada. Miles Corak, de Statistique Canada, a fait d'utiles recommandations pendant la rédaction des questions du sondage et Marc Lachance a continué à l'interprétation et à la compréhension des données tout au long de l'analyse de ce rapport. David Gray a lu plusieurs versions préliminaires de ce rapport et nous a fait part de ses précieux commentaires. À la SRSA, plusieurs membres du personnel ont participé à la préparation de cet ouvrage. Doug Tattrie a dirigé le projet au début, a établi la structure de base et a mené une grande partie de l'analyse préliminaire. John Greenwood a partagé sa sage introspection et Barbara Greenwood Dufour a permis de transformer une ébauche de manuscrit en une publication soignée. En dernier lieu, le sondage sur lequel ce rapport est basé n'existe que grâce à la générosité des répondants. Nous tenons à remercier ceux qui ont pris le temps de fournir de l'information personnelle avec l'espoir que celle-ci s'avérerait profitable à l'élaboration de meilleures politiques gouvernementales. Les auteurs -xiii-
15 Chapitre 1: Introduction Le recours fréquent à l'assurance-chômage par certains travailleurs est un problème au Canada depuis que le programme fédéral de l'assurance-chômage a été instauré en Il n'est pas rare que des travailleurs dans certains secteurs aient effectivé suffisamment d'heures dans une partie de l'année pour remplir les conditions exigées par l'assurance-emploi 2 au moment d'être mis à pied pour la saison morte. L'existence de travailleurs qui demandent régulièrement des prestations d'assurance-emploi a soulevé plusieurs questions au cours des études antérieures. Premièrement, dans la mesure où les travailleurs et leurs employeurs savent à l'avance qu'une mise à pied est imminente, l'assurance-emploi s'avère un programme de transferts de revenus et non pas un programme d'assurance (Nakamura, 1995, 1996; Nakamura et Diewert, 1997). L'assurance offre une protection contre des événements imprévisibles et indésirables; pour quelques réitérants à l'assurance-emploi, une mise à pied annuelle n'est ni l'un ni l'autre. L'importance de la distinction entre un programme d'assurance et un programme de transferts de revenus réside dans les principes sous-jacents à leur conception. Le versement de prestations d'assurance est justifié par un événement imprévisible et indésirable un accident de la route, un problème de santé ou un accident de travail et le montant versé ne dépend pas du revenu ni de l'état civil. Les chanceux qui ne vivent pas une telle expérience sont disposés à payer les primes qui permettent aux malchanceux de recevoir des prestations. À l'opposé, les transferts de revenus sont justifiés par le besoin un besoin généralement causé par un faible revenu familial. Plusieurs de ceux qui paient des taxes pour financer les programmes de transferts croient que les individus et les familles dans le besoin doivent être soutenus par l'état. Toutefois, en toute équité, aucun transfert de revenus ne devrait être fait à ceux qui n'en ont pas besoin. Les prestations d'assurance-emploi sont en grande partie versées aux travailleurs admissibles sans tenir compte de leur revenu familial 3. Cependant, si les prestations d'assurance-emploi sont considérées comme des transferts de revenus, le montant devrait être versé selon le revenu familial. 1 À cette époque, les travailleurs les plus susceptibles de faire des demandes fréquentes d'assurance-chômage étaient considérés inadmissibles. Tout particulièrement, les travailleurs d'industries saisonnières ne payaient aucune prime ni ne recevaient aucune indemnité d'assurance-chômage. En plus de celle-ci, d'autres exclusions laissaient 58 % de la main d'œuvre sans assurance-chômage. Pendant les 30 années suivantes, le pourcentage de travailleurs protégés par l'assurancechômage a augmenté progressivement. En 1971, la Loi sur l'assurance-chômage a étendu sa protection pour ainsi dire à tous les employés y compris aux travailleurs saisonniers qui forment maintenant la majeure partie des demandeurs et majorèrent la générosité du programme. La tendance à la hausse de la protection et des prestations fut renversée durant la période de repli financier des années 90. La plus récente loi, la Loi sur l'assurance-emploi de 1996, restreint l'admissibilité et réduit les prestations pour plusieurs prestataires. En 1981, Dingledine fait l'historique des premières années du système canadien d'assurance-chômage. 2 En 1996, le régime d'assurance-chômage devenait le programme d'assurance-emploi. Dans ce rapport, nous ferons usage de la terminologie courante de l'assurance-emploi. 3 La clause concernant le «supplément au revenu familial» est une exception qui a été présentée lors des réformes de l'assurance-chômage en Un plus haut taux de remise de prestations a été offert aux demandeurs dont le revenu (suite) -1-
16 La deuxième question soulevée est la conception du système de l'assurance-emploi qui encourage les entreprises à abuser des mises à pied temporaires lorsque la demande est à la baisse. Le facteur clé est que l'assurance-emploi n'est pas «tarifée selon les antécédents». Ceux qui ont le malheur d'être impliqués dans un grave accident de la route devront payer des primes supérieures au moment de renouveler leur assurance automobile. Comme Nakamura (1995, p. 741) l'a écrit : Pour la plupart des programmes privés d'assurance, tarifer selon les antécédents signifie que pour chaque niveau de protection, les primes augmentent en fonction des demandes présentées et d'autres facteurs de risque pertinents. L'objectif de la tarification selon les antécédents est de faire en sorte que ceux qui reçoivent fréquemment des indemnités payent une plus large part afin de permettre à ceux qui reçoivent rarement des indemnités de payer moins. Toutefois, jusqu'en 1996, il n'y avait aucune tarification selon les antécédents dans le système canadien d'assurance-chômage. Employeurs et travailleurs payaient des primes qui ne changeaient pas en fonction des mises à pied commandées par les employeurs ou subies par les travailleurs 4. Nakamura (1996, p. 5) prétend que le manque de tarification selon les antécédents est injuste pour ceux qui ont rarement recours au programme d'assurance-emploi. L'accès aux prestations d'assurance-emploi pour des périodes régulières et prévisibles de chômage peut influencer non seulement le comportement des travailleurs, mais également le comportement des employeurs. Une entreprise prend le risque de voir sa main-d'œuvre partir pour une autre entreprise lors de mises à pied temporaires de ses travailleurs, même si ces derniers préféreraient revenir à leur emploi original. Ce risque serait encore plus élevé si les prestations d'assurance-emploi n'étaient pas disponibles pour les travailleurs mis à pied car la nécessité d'avoir un revenu pourrait les forcer à accepter un autre emploi ou à déménager dans une autre région du pays. Les prestations d'assurance-emploi peuvent fournir suffisamment de revenus pour soutenir les travailleurs lors de mises à pied temporaires, augmentant par le fait même les possibilités de subir de telles mises à pied temporaires. De plus, la disponibilité des prestations d'assurance-emploi peut réduire les probabilités que les travailleurs se mettent à la recherche d'emplois plus rémunérateurs, permettant aux entreprises de verser un moindre salaire à leurs employés. Le recours aux mises à pied temporaires suggère l'existence de ce que les économistes du travail appellent «contrats implicites» soit des ententes tacites entre les entreprises et les travailleurs. Les entreprises acceptent implicitement de rappeler les travailleurs à la fin de la mise à pied temporaire. Les travailleurs acceptent implicitement de ne pas chercher un emploi qui diminuerait leurs chances de retourner travailler pour leur employeur précédent. familial était sous le seuil de pauvreté en 1996 ( $) pour recevoir le supplément de la prestation national pour enfants. Comme l'a indiqué Pulkingham, 1998, c'était la première fois que le revenu familial, plutôt que le revenu individuel, servait de seuil pour le niveau de prestations supplémentaires lors des demandes d'assurance-chômage. 4 Les réformes de 1996 du système ont appliqué la «règle d'intensité» qui réduit le taux de remplacement des revenus pour les réitérants de l'assurance-emploi. Il s'agit d'une forme de tarification selon les antécédents qui fait en sorte que les prestations des travailleurs qui ont fréquemment recours à l'assurance-emploi sont plus basses que celles versées aux autres travailleurs. Cependant, les primes payées par les entreprises n'ont pas été touchées par cette règle. Pour plus de renseignements sur la réforme de l'assurance-emploi, voir DRHC,
17 Comme Corak (1995, p. 38) l'a écrit : Une importante présomption sous-jaçente à la théorie du contrat implicite est que l'assurance-chômage profite à l'entreprise car elle réduit l'intensité de la recherche d'emploi d'individus temporairement mis à pied et, de ce fait, les garde rattachés en permanence à l'entreprise. Parce que certaines entreprises (et quelques industries) pratiquent la mise à pied temporaire plus fréquemment que d'autres, tout en ne payant pas de primes plus élevées pour autant, leurs contrats implicites sont subventionnés par des entreprises et des travailleurs qui n'ont pas recours à la mise à pied temporaire. La dernière question concerne la distinction maintenant populaire entre politique active et politique passive du marché du travail. Dans les années 90, les politiques actives du marché du travail, favorisant le retour au travail des bénéficiaires de prestations, a gagné du terrain partout dans le monde occidental. Diverses mesures actives ont été ajoutées au système d'assurance-chômage à la fin des années 80 et au début des années 90, incluant l'utilisation de prestations à des fins de formation telle que la formation financée et l'aide à l'activité indépendante. LE PROJET DE SUPPLÉMENT DE REVENU Dans le cadre du mouvement vers une politique plus active du marché du travail au Canada, Développement des ressources humaines Canada (DRHC) a financé une expérience sociale intitulée «Projet de supplément de revenu (PSR)» dans le but de mettre à l'épreuve un stimulant financier novateur destiné à encourager le retour au travail des travailleurs sans emploi. Ce rapport fait partie de cette étude. Une composante du PSR offrait aux réitérants de l'assurance-emploi définis comme demandeurs ayant reçu des prestations d'assurance-emploi dans chacune des trois années précédentes un revenu «complémentaire» s'ils choisissaient un nouvel emploi moins rémunérateur que le précédent 5. L'objectif de ce supplément était de stimuler l'emploi en saison morte et de promouvoir un retournement vers les emplois à longueur d'année, réduisant la dépendance aux prestations d'assurance-emploi à long terme. La première étape de l'expérience fut le recrutement de volontaires qui avaient 50 % de chances de se voir offrir un supplément de revenu. Quoique la participation à l'expérience était tout à fait gratuite et que toutes les activités se faisaient volontairement, seulement 41 % des réitérants invités à participer ont accepté. Ceci contrastait fortement avec l'autre composante de l'expérience qui offrait un supplément de revenu aux travailleurs déplacés ceux qui avait perdu leur emploi de façon permanente à cause des conditions économiques variables. Là, 97 % des participants admissibles qui ont retourné le formulaire ont accepté de participer 6. La moitié du groupe de 41 % des réitérants qui se sont portés volontaires pour le PSR furent assignés au hasard à un groupe programme et se firent offrir le supplément de revenu; 5 Voir Tattrie, 1999, p Voir Bloom et coll., 1997, pp
18 l'autre moitié constitua un groupe témoin qui ne reçut pas l'offre. Seulement 4,7 % des membres du groupe programme ont effectivement reçu un supplément. Puisqu'il semblait évident que l'offre d'un revenu complémentaire aurait eu peu d'impact sur l'expérience d'emploi ultérieure de ceux à qui il était offert, DRHC a décidé de ne pas entreprendre le sondage coûteux qui aurait été nécessaire pour documenter la différence entre l'expérience sur le marché du travail des membres du groupe programme et du groupe témoin. Il a plutôt utilisé les fonds disponibles pour entreprendre un sondage national représentatif auprès des prestataires d'assurance-emploi, s'assurant d'interroger un assez grand nombre de réitérants. On espérait, de cette façon, que l'expérience de la main d'œuvre de ce groupe controversé serait mieux expliquée. LE SONDAGE SUR LE RECOURS RÉPÉTÉ À L'ASSURANCE- EMPLOI Le Sondage sur le recours répété à l'assurance-emploi (SRRAE) fut conçu par une équipe de la Société de recherche sociale appliquée (SRSA) et Statistique Canada. Statistique Canada était en charge de réaliser le sondage. La population ciblée était constituée de tous ceux qui, en 1996, avaient fait une demande de prestations régulières d'assurance-emploi et en avaient reçues. L'échantillon de départ consistait en demandeurs, stratifiés par province et par le nombre d'années de prestations d'assurance-emploi reçu entre 1992 et Les réitérants soit ceux qui avaient reçues au moins un dollar de prestations régulières d'assurance-emploi annuellement sur trois ans entre 1992 et 1996 furent représentés à l'excès dans l'échantillon à cause de l'intérêt porté aux réitérants 7. Statistique Canada a tenté de communiquer avec les prestataires en janvier, février et mars 1998 et ont réussi à interviewer participants ce qui représente un taux de réponse de 75,3 %. Plusieurs des questions du sondage portaient sur l'expérience sur le marché du travail des prestataires en 1997; par exemple, on demandait s'ils avaient travaillé en 1997, pour qui ils avaient travaillé, qu'avaient-ils fait et quel salaire avaient-ils reçu. D'autres questions concernaient l'attitude des prestataires à l'égard des différents aspects de leur travail et de l'assurance-emploi ainsi que leurs activités de recherche d'emploi en Utilisant de simples tableaux à multiples entrées, ce rapport décrit l'expérience sur le marché du travail de l'échantillon national représentatif des prestataires d'assurance-emploi selon le SRRAE 8. Dans certains cas, les résultats présentés se rapportent directement aux enjeux politiques décrits au début du présent chapitre. Néanmoins, nous mettons l'accent, la plupart du temps, sur une simple description des données d'enquête et nous nous arrêtons 7 Pour être plus exact, le cadre d'échantillonnage utilisé fut le Profil vectoriel 10 % de DRHC, qui contient toutes les demandes d'assurance-emploi présentées à partir d'un échantillonnage d'un demandeur sur dix. À quelques exceptions près, tous ceux qui avaient fait une demande d'assurance-emploi en 1996 et avaient reçu au moins un dollar en prestations régulières furent inclus dans l'échantillonnage. Nous avons demandé la réception d'un dollar de prestations car les travailleurs demeurent admissibles tout en travaillant, même s'ils ne reçoivent aucune prestation. L'échantillonage fut stratifié en dix provinces et par le nombre d'années de perception d'assurance-emploi entre 1992 et Afin de s'assurer la représentativité de la population sous-jacente, les mesures d'échantillonnage furent calculées et sont utilisées tout au long de ce rapport. 8 Le noyau du rapport traite des répondants âgés de 25 ans et plus. Les moins de 25 ans sont exclus parce que les travailleurs très jeunes n'ont probablement pas passé suffisamment de temps sur le marché du travail pour s'avérér des prestataires fréquents. L'annexe A décrit l'expérience des répondants de moins de 25 ans. -4-
19 brièvement sur les rapports de cause à effet. Le dernier chapitre associe les résultats à quelques-uns des enjeux politiques particulièrement la théorie du contrat implicite mais l'analyse se borne aux tableaux à entrées multiples. Forces et faiblesses du SRRAE Les lecteurs devraient connaître les forces et les faiblesses du SRREA. Une des forces se trouve dans la question posée aux prestataires concernant leur attitude face à leur situation professionnelle et à leur utilisation de l'assurance-emploi. De plus, un large éventail d'informations démographiques et économiques a été recueilli auprès des prestataires. Par exemple, le revenu familial annuel ainsi que le revenu individuel étaient établis, fournissant un meilleur indicateur du bien-être économique en La plus grande faiblesse des données est le fait qu'elles soient transversales plutôt que longitudinales. Les prestataires étaient interrogés sur leur expérience de travail pendant l'année civile Ainsi, nous savons si l'emploi principal d'un prestataire était saisonnier ou non en Manquant de données longitudinales, toutefois, nous ne pouvons dire si le prestataires avait des antédédents d'emplois saisonniers. De même, nous ne pouvons mesurer avec exactitude la durée des périodes d'emploi et de chômage au fil du temps. D'autres auteurs (Corak 1993a, 1993b, 1995; Lemieux et McLeod, 1995; et Wesa, 1995) ont analysé les données administratives longitudinales. De telles données permettent d'examiner l'expérience des travailleurs sur un plus long lapse de temps qu'il serait possible de le faire en utilisant le SRRAE. Les sondages en coupe transversale des prestataires et les données administratives longitudinales partagent une faiblesse importante : ni l'un ni l'autre ne permet une analyse explicite du rôle joué par la demande du marché du travail dans la définition de la nature et de l'étendue de l'utilisation de l'assurance-emploi. Les effets de ce facteur, la demande, et de d'autres facteurs sont importants, mais ne peuvent pas être explicitement analysés uniquement à partir d'informations sur les travailleurs individuels. Par conséquent, les lecteurs ne devraient pas présumer que le recours fréquent à l'assurance-emploi est uniquement le résultat de choix faits par les travailleurs. Les entreprises, en choisissant certaines tendances d'embauche, peuvent également influencer le recours répété à l'assurance-emploi. Distinctions analytiques de base Réitérants et prestataires occasionnels Tout au long de ce rapport, nous faisons la différence entre réitérants et prestataires occasionnels de l'assurance-emploi. Tel que précité, les réitérants sont définis comme étant ceux qui ont reçu au moins un dollar de prestations régulières d'assurance-emploi annuellement sur au moins trois des cinq années entre 1992 et Les prestataires occasionnels sont ceux qui ont reçu des prestations régulières d'assurance-emploi seulement pendant une ou deux années entre 1992 et D'autres définitions de réitérants et de prestataires occasionnels sont possibles. Certains auteurs ont utilisé le nombre de demandes pendant une période donnée, par opposition au nombre d'années de prestations reçues pendant la même période. Par exemple, une demande peut rapporter des prestations sur deux années civiles. -5-
20 Cette simple distinction dissimule d'énormes variations dans les types de travailleurs qui perçoivent des prestations et dans les raisons pour lesquelles ils les reçoivent. Il est utile d'étudier deux cas hypothétiques extrêmes. À un extrême se trouve le travailleur pour qui recevoir de l'assurance-emploi fait partie d'un cycle annuel de longue date. Pendant la «saison», le travailleur est embauché à temps plein. Pendant la «saison morte», aucun travail n'est disponible et le travailleur demande et reçoit des prestations d'assurance-emploi. Ce travailleur hypothétique serait un réitérant selon notre définition. À l'autre extrême se trouve le «travailleur déplacé». Imaginez quelqu'un ayant travaillé pendant longtemps pour un unique employeur et qui se retrouve licencié lorsque cet employeur décide de fermer son entreprise. Ce travailleur déplacé hypothétique pourrait alors recevoir des prestations d'assurance-emploi jusqu'à ce qu'il se trouve un nouvel emploi. Une fois qu'il s'est trouvé un nouvel emploi, le travailleur déplacé pourrait ne plus jamais avoir recours au système. Ce travailleur déplacé hypothétique serait considéré un prestataire occasionnel selon notre définition. Bien que ces cas extrêmes existent, ils ne sont pas aussi fréquents qu'on pourrait l'imaginer. Parmi ceux qui reçoivent des prestations au cours de n'importe quelle année donnée, la proportion des demandeurs qui reçoivent des prestations pour la première fois est plutôt faible. Corak (1993a, p. 164) indique que ceux qui recevaient des prestations pour la première fois ne comptaient que pour 20,1 % de toutes les demandes présentées en Dans une étude faite auprès d'individus qui ont présenté des demandes au cours des 21 années entre 1972 et 1992, Lemieux et MacLeod (1995) révèlent que 27,8 % de l'échantillon a rempli entre une et trois demandes. À l'autre extrême, Lemieux et MacLeod (1995) indiquent que 24,3 % de leur échantillon a reçu des prestations sur au moins 11 des 21 années comprises entre 1972 et De ceci, l'on peut déduire que la perception de prestations au cours de chaque année sur une longue période est également relativement rare. Certains de ceux que nous cataloguons comme des réitérants et des prestataires occasionnels, selon les demandes présentées entre 1992 et 1996, pourraient être catalogués différemment si une période de temps différente était examinée. Dans l'échantillon de Lemieux et MacLeod, 22,8 % des prestataires avaient eu entre 7 et 10 périodes de prestations entre 1972 et Selon la façon dont ces périodes étaient distribuées au fil des ans, ces prestataires seraient considérés comme des réitérants certaines années et prestataires occasionnels d'autres années. Wesa (1995, p.12) qualifie les prestataires dont le statut change selon la période de temps donnée, de chômeurs de passage et affirme qu'ils représentent environ 25 % des demandeurs. Par conséquent, les lecteurs devraient être prévenus de ne pas considérer les réitérants comme «ceux qui ont recours aux prestations d'assurance-emploi chaque année». De même, 10 L'ensemble de données utilisé par Corak, basé sur le profil vectoriel, incluait un échantillonage d'une demande sur dix faites entre juillet 1971 et la fin de Par conséquent, Corak peut déterminer combien de demandes furent présentées par chaque demandeur pendant cette période. Par exemple, il pouvait déterminer si une personne présentant une demande en 1989 avait déjà présenté une demande pendant l'entière période de 1971 à Vraisemblablement, il est possible qu'un petit nombre de ceux catégorisés comme ayant fait une première demande en 1989 aient effectivement fait une demande avant