Source: https://www.riziv.fgov.be/webprd/docleg/sp/75629-135?1&tmpl=kdoc&OIDN=500594&-DTRF=08/12/2019&-VIEW=&-EXPA=37922
Timestamp: 2020-01-20 06:03:08+00:00
Document Index: 84647344

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 149", "l'article 229", '§ 1', "l'article 2", '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 1', 'art. 4', '§ 2', '§ 3', '§ 1', '§ 1', '§ 4', '§ 5', '§ 1', '§ 3', '§ 3', '§ 1', '§ 4', '§ 2', '§ 3', '§ 4', '§ 1']

La Caisse paie à l'assuré en état d'incapacité de travail au sens de l' article 109, une indemnité pour chaque jour ouvrable, pendant une période d'un an prenant cours à la date de début de l'incapacité de travail visé à l' article 90, alinéa 3. Cette indemnité s'élève à 60 p.c. des rémunérations journalières uniformes fixées par le Ministre pour chaque catégorie de rémunération.
Cette indemnité n'est pas due pour les jours d'incapacité de travail lorsqu'en raison de son dernier voyage l'assuré a encore droit à des jours de repos compensatoire. Toutefois, pour les jours d'incapacité de travail qui coïncident avec des jours de repos compensatoire, l'indemnité est due, à condition que l'assuré reporte ces jours de repos compensatoire et s'engage à prendre effectivement les jours de repos compensatoires ainsi reportés avant toute autre prestation de travail.
Le Comité de gestion peut stipuler dans le règlement général les cas particuliers dans lesquels les jours de repos compensatoire peuvent être reportés par dérogation au principe susvisé.
Cette indemnité est payée au moins une fois par mois et au plus tard le cinq du mois suivant celui au cours duquel elle est due.
Les période d'incapacité de travail indemnisées par le Fonds des accidents du travail en raison d'un accident du travail ne sont pas prises en considération pour déterminer la période d'incapacité primaire visée à l'alinéa 1er.
Toute nouvelle période d'incapacité de travail survenant dans les quinze jours (ouvrables ou non) qui suivent la fin d'une période d'indemnisation est considérée comme la continuation de cette dernière pour la détermination tant du montant de l'indemnité que de la période d'incapacité primaire visée à l'alinéa 1er.
Il est appliqué, pour chaque période d'incapacité de travail sauf pour celle survenant dans le mois qui suit la fin d'une période d'indemnisation, une carence initiale indivisible d'un jour ouvrable, prenant cours à la date du début de l'incapacité de travail mentionnée sur l'avis d'arrêt de travail par le médecin traitant.
La carence initiale n'est pas appliquée:
1° pour une période d'incapacité de travail d'une durée de quatre jours au moins qui s'est produite au cours d'une période pendant laquelle l'intéressé était au bénéfice d'indemnités d'attente à charge du Pool des marins de la marine marchande;
2° lorsque l'incapacité de travail est due à une affection résultant de la grossesse ou de l'accouchement.
L'incapacité de travail donnant lieu à l'indemnité dite d'incapacité primaire est constatée par le médecin-conseil de la Caisse.
Pour faire constater le début de l'incapacité de travail l'assuré doit ransmettre, dans les trois jours qui suivent le jour du début de l'incapacité de travail ou du débarquement au port-UEBL si l'incapacité a débuté au cours du voyage, au médecin-conseil de la Caisse, un "avis d'arrêt du travail". En cas de rapatriement pour cause de maladie, l'armateur est tenu dans les trois jours suivant le retour du marin en Belgique d'avertir la Caisse de l'incapacité de travail, au moyen d'une lettre recommandée à la poste ou remise à la Caisse contre accusé de réception. A défaut d'une déclaration ou en cas d'une déclaration tardive, l'armateur est tenu au paiement de la perte subie en matière d'indemnités.
En vue de sauvegarder ses droits, en cas d'accident de quelque nature que ce soit, aux prestations prévues par le présent chapitre, l'assuré est tenu de remplir les formalités visées à l'alinéa 1er. Toutefois, lorsqu'il s'agit d'un accident du travail ou survenu sur le chemin du travail, le Fonds des accidents du travail est tenu d'aviser la Caisse du début de l'incapacité de travail dès que la déclaration lui en est parvenue.
La date du début de l'incapacité de travail à prendre en considération est celle mentionnée par le médecin traitant sur l'"avis d'arrêt de travail", pour autant que cette date soit approuvée par le médecin-conseil. Si elle ne l'est pas, c'est la date fixée par ce dernier qui est prise en considération. La date du début de l'incapacité de travail ne peut, toutefois, être prise en considération pour fixer le début de la période d'indemnisation, que si l'avis d'arrêt de travail a été transmis dans les trois jours au médecin-conseil de la Caisse.
En cas d'envoi ou de remise de l'avis d'arrêt de travail, hors des délais visés ci-dessus, l'indemnisation prend cours au plus tôt deux jours après la date de l'envoi ou de la remise de l'avis d'arrêt de travail.
Dès la réception de l'avis d'arrêt de travail, la Caisse fait parvenir à l'assuré une feuille de contrôle et une feuille de renseignement.
Le médecin-conseil notifie à l'assuré, dans les trois jours suivant celui de la réception de l'avis d'arrêt de travail, s'il approuve ou conteste la date du début de l'incapacité. La notification se fait au moyen d'un formulaire dit "reconnaissance d'incapacité temporaire de travail". Ce formulaire mentionne la date à laquelle l'assuré a été reconnu incapable de travailler ainsi que le lieu et la date de l'examen éventuel. En même temps, le médecin-conseil envoie au service administratif de la Caisse une copie de ces documents. Si, lors du contrôle médical, le médecin-conseil juge l'assuré apte à reprendre le travail, il lui remet immédiatement un formulaire de "fin d'incapacité de travail".
Il transmet, dans les trois jours au service administratif de la Caisse un double de ce document, daté et signé pour réception par l'assuré.
Si l'examen médical auquel a procédé le médecin-conseil doit être suivi par d'autres investigations de nature médicale ou si le médecin-conseil attend des informations complémentaires, le formulaire de "fin d'incapacité de travail", peut être envoyé à l'assuré par lettre recommandée. Dans ce cas, l'incapacité de travail est censée continuer jusqu'au jour de la réception de ce document par l'assuré.
Le travailleur reprenant le travail avant la date fixée par le médecin-conseil pour son examen, est tenu de la signaler en lui renvoyant, dans les deux jours, soit par la poste, soit par l'entremise de la Caisse, la feuille de contrôle dûment signée.
Le modèle des documents visés dans cet article est fixé par la Caisse.
Les délais d'envoi visés par le présent article sont prorogés d'un jour, lorsque le dernier jour de ces délais coïncide avec un dimanche ou un jour férié payé.
Est dispensé de la formalité visée à l' article 90, alinéa 1er, l'assuré qui est hospitalisé avec l'autorisation du médecin-conseil de la Caisse.
Abrogé par: A.R. 5-5-60 - M.B. 16-7.
Lorsque l'incapacité se prolonge au-delà de la période d'incapacité primaire prévue à l' article 88, il est alloué à l'assuré une indemnité dite indemnité d'invalidité.
Cette indemnité est égale à 65 p.c. des rémunérations journalières uniformes fixées par le Ministre en exécution de l' article 88, exception faite pour les assurés sans charge de famille pendant l'hospitalisation dans un établissement de soins. Pour ces derniers assurés, l'indemnité est fixée à 43, 5 p.c. de la rémunération journalière uniforme.
Le bénéficiaire des indemnités d'invalidité qui a repris le travail ou est devenu bénéficiaire des indemnités d'attente à charge du Pool des marins de la marine marchande, a droit à l'indemnité d'incapacité primaire lorsqu'il a repris le travail ou bénéficie des dites indemnités depuis trois mois au moins, au moment où il deviendrait à nouveau incapable de travailler. S'il redevient incapable de travailler dans les trois mois suivant la fin d'une période d'indemnisation, l'indemnité d'invalidité est déterminée, au gré de l'assuré, sur la base de la situation prise en considération au début de l'incapacité de travail initiale ou de celle dont il peut justifier au cours de la période se situant entre les deux incapacités.
Aux invalides qui ont la qualité de travailleur régulier il est accordé un montant journalier qui ne peut être inférieur au montant minimum garanti aux travailleurs réguliers dans le régime général en vertu de l'article 149, b, de la loi du 9 août 1963 précitée. Sont considérés comme travailleurs réguliers pour l'application de la présente disposition, les invalides qui au cours des dix-huit mois qui précèdent le début de leur incapacité de travail ont eu la qualité de titulaire des indemnités pendant au moins douze mois.
Aux invalides à qui la qualité de travailleur régulier ne peut être reconnue au sens de l'alinéa précédent, il est accordé un montant journalier qui ne peut être inférieur au montant journalier minimum de l'indemnité d'invalidité accordé aux travailleurs non réguliers en application de la loi du 9 août 1963 précitée et de ses arrêtés d'exécution.
La qualité de travailleur ayant personne à charge est celle qui est définie à l'article 229 de l'arrêté royal du 4 novembre 1963 portant exécution de la loi du 9 août 1963 instituant et organisant un régime d'assurance obligatoire contre la maladie et l'invalidité.
Des dispositions peuvent être prises en faveur de certaines catégories d'invalides par Notre Ministre de la Prévoyance sociale afin d'adapter leurs indemnités d'invalidité visées à l'article précédent à l'évolution du bien-être général.
Par dérogation aux dispositions des articles 88, 89, 90, 91 et 93 du présent arrêté, l'indemnité primaire ou d'invalidité est portée à 100 p.c. du salaire (à l'exclusion de toute prime, allocation en nature, etc.) pendant une période maximum de septante-deux jours ouvrables, à compter du jour de débarquement, pour l'assuré qui, par suite d'incapacité de travail résultant d'un accident survenu au service du navire ou de maladie est débarqué dans un port étranger.
Est prise en considération pour l'application du présent article comme jour du débarquement, la date mentionnée sur les pièces justificatives et confirmée, soit par l'armateur ou son délégué, soit par l'agent consulaire du lieu de débarquement.
Les avantages prévus au présent article cessent cependant d'être accordés dès le retour de l'assuré en Belgique. La période pendant laquelle l'assuré débarque a bénéficié de ses gages pleins à charge de l'armateur, par application de la loi sur le contrat d'engagement maritime, est décompté de la période maximum de septante-deux jours ouvrables prévue au présent article. En outre, l'indemnité accordée en application du présent article est diminuée, le cas échéant, du montant de l'indemnité payée par le Fonds des accidents du travail en raison de l'accident du travail survenu à l'assuré.
Les indemnités accordées en application des articles 88, 93, 106 et 106bis du présent arrêté sont liées à l'indice-pivot 114,20 des prix à la consommation, visé par la loi du 2 août 1971 organisant un régime de liaison à l'indice des prix à la consommation des traitements, salaires, pensions, allocations et subventions à charge du Trésor public, de certaines prestations sociales, des limites de rémunération à prendre en considération pour le calcul de certaines cotisations de sécurité sociale des travailleurs, ainsi que des obligations imposées en matière sociale aux travailleurs indépendants. Ces montants sont majorés ou diminués selon les modalités prévues par la même loi.
Les dispositions du chapitre III de l'arrêté royal du 4 novembre 1963 portant exécution de la loi du 9 août 1963 instituant et organisant un régime d'assurance obligatoire contre la maladie et l'invalidité, modifié par arrêté royal du 22 décembre 1969, sont applicables en ce qui concerne la constatation de l'état d'invalidité, la fixation de la durée de celui-ci, la notification de la décision relative à ce même état et les attributions du Conseil médical de l'invalidité, ou de l'un ou de plusieurs de ses membres, du médecin-conseil et du médecin-inspecteur.
Abrogé par: A.R. 27-7-70 - M.B. 13-8.
L'assuré qui ne reprend pas le travail à l'expiration de la période d'invalidité fixée, doit en aviser le médecin-conseil, dans les conditions prévues à l' article 91.
Les modalités de paiement des indemnités en faveur des aliénés sont arrêtées par voie de règlement.
§ 1er. Les indemnités ne sont pas dues à l'assuré:
1° pour la période pour laquelle il a droit à une rémunération. La notion de rémunération est déterminée par l'article 2 de la loi du 12 avril 1965 concernant la protection de la rémunération des travailleurs;
2° pour la période couverte par le pécule de vacances. Par période couverte par le pécule de vacances, il y a lieu d'entendre:
a) pour les shoregangers les jours de vacances qui coïncident avec une période d'incapacité de travail ainsi que les jours de vacances que le shoreganger est dans l'impossibilité de prendre avant la fin de chaque années de vacances du fait de son incapacité de travail; dans ce dernier cas, les jours de vacances restants sont reportés sur les derniers jours indemnisables de cette année, sauf si le shoreganger a exprimé une préférence pour une autre période;
b) pour les navigants, les jours de vacances qui coïncident avec une période d'incapacité de travail ainsi que les jours de vacances que le naviguant est dans l'impossibilité de prendre avant la fin de la période de six mois visés à "la convention collective du travail officiers" et de la période de dix-huit mois visés à la "convention collective du travail pour marins subalternes" du fait de son incapacité de travail selon qu'il s'agit d'un officier ou d'un marin subalterne. Toutefois, le naviguant peut prétendre aux indemnités d'incapacité de travail pendant une période de vacances annuelles, lorsqu'il désire faire usage de son droit de reporter les jours de vacances tel que prévu aux conventions collectives de travail susvisées, et s'engage à prendre effectivement les jours de vacances ainsi reportés avant toute autre prestations de travail;
3° pour la période pour laquelle il peut prétendre à l'indemnité due pour rupture de contrat de louage de travail;
4° pour la période pendant laquelle il reçoit une indemnité garantie par une loi belge ou étrangère pour interruption temporaire ou définitive de son activité professionnelle habituelle, qui est ou risque d'être nuisible à sa santé.
Par dérogation à l'alinéa précédent, l'assuré qui a droit à une rémunération ou à l'indemnité due pour rupture de contrat de louage de travail mais qui ne reçoit pas effectivement la rémunération ou l'indemnité due pour rupture de contrat de louage de travail, peut prétendre l'indemnité d'incapacité de travail lorsqu'il fournit la preuve d'avoir intenté toute action nécessaire à l'obtention de la rémunération ou de l'indemnité due pour rupture de contrat de louage de travail.
Dans ce cas, l'indemnité d'incapacité de travail sera récupérée par l'organisme assureur auprès de l'assuré dès que celui-ci aura reçu la rémunération ou l'indemnité visée à l'alinéa précédent.
§ 2. Les indemnités sont refusées à l'assuré:
1° à partir du premier jour du mois qui suit celui au cours duquel il atteint l'âge de 65 ans s'il s'agit d'un homme, et de 60 ans s'il s'agit d'une femme;
2° à partir du premier jour du deuxième mois qui suit celui au cours duquel l'incapacité de travail a débuté, lorsqu'il s'agit d'un assuré ayant continué à travailler l'âge prévu au 1° ci-dessus.
Sous réserve de dispositions plus restrictives d'une convention internationales, l'assuré qui peut faire valoir ses droits, en vertu d'une législation belge ou étrangère, à une pension d'invalidité résultant d'une loi ou d'un règlement public, à des sommes allouées à titre de réparation en application des dispositions du droit commun, ou à des prestations en espèces prévues par les lois sur la réparation des dommages résultant des accidents du travail, sur la réparation des dommages des accidents survenus sur le chemin du travail et sur la réparation des dommages causés par les maladies professionnelles, ne peut prétendre respectivement, selon qu'il a ou non des personnes à charge, qu'un montant égal à la différence entre 150 ou 125 p.c. de l'indemnité d'incapacité de travail, fixée pour l'assuré ayant des personnes à charge et le montant de la pension, des sommes ou des prestations visées ci-dessus, évlué en jours ouvrables, sans pouvoir dépasser le montant journalier de l'indemnité qui lui serait allouée s'il n'y avait pas de cumul.
Néanmoins les dispositions du présent article ne sont pas d'application si la pension, les sommes ou les prestations sont immunisées en vertu d'une disposition légale fixant un statut de reconnaissance nationale ni lorsqu'il s'agit d'une allocation pour l'aide d'une tierce personne accordée en application d'une des législations concernant les victimes d'un accident de travail ou d'une maladie professionnelle.
Sans préjudice des dispositions de la législation en maitière de pension de retraite et de survie, l'assuré, qui peut faire valoir ses droits à quelque titre que ce soit à une pension de vieillesse, de retraite, d'ancienneté ou à tout autre avantage tenant lieu de pareille pension, accordée soit par un organisme de sécurité sociale belge ou étranger, soit par un pouvoir public, par un établissement public ou d'utilité publique, ne peut prétendre respectivement, selon qu'il a ou non des personnes à charge, qu'un montant égal à la différence entre 150 ou 125 p.c. de l'indemnité d'incapacité de travail, fixée pour l'assuré ayant des personnes à charge, et le montant de la pension ou de l'avantage en tenant lieu, évalué en jours ouvrables, sans pouvoir dépasser le montant journalier de l'indemnité qui lui serait alloué s'il n'y avait pas de cumul.
La disposition du précédent alinéa n'est d'application qu'à partir du premier jour du mois qui suit celui au cours duquel l'assuré peut faire valoir des droits à quelque titre que ce soit à une telle pension ou un tel avantage.
§ 1er. L'assuré bénéficiant d'un revenu professionnel découlant d'un travail préalablement autorisé, dans les conditions fixées au § 2 ne peut prétendre respectivement, selon qu'il ait ou non des personnes à charge, qu'un montant égal à la différence entre 150 et 125 p.c. de l'indemnité d'incapacité de travail, fixée pour l'assuré ayant des personnes à charge, et le montant de revenu professionnel, évalué en jours ouvrables, sans pouvoir dépasser le montant journalier de l'indemnité qui lui serait alloué s'il n'y avait pas de cumul.
Il y a lieu d'entendre par revenu professionnel tout revenu qu'un assuré se procure par une activité personnelle salariée ou indépendante.
§ 2. Pour obtenir l'autorisation d'exercer une activité professionnelle au cours de l'incapacité, l'assuré doit en faire la demande préalablement à toute reprise d'activité, à l'instance médicale compétente pour statuer sur l'incapacité de travail, qui peut accorder l'autorisation pour autant qu'elle soit compatible avec l'affection en cause.
Cette autorisation qui précise la nature, le volume et les conditions d'exercice de cette activité, est consignée dans le dossier médical et administratif de l'intéressé. L'autorisation est notifiée à l'assuré.
Art. 103bis
L'assuré bénéficiant, avec effet, après le début de l'incapacité de travail, d'une allocation ordinaire ou complémentaire prévue par la loi du 27 juin 1969 relative à l'octroi d'allocations aux handicapés, ne peut prétendre respectivement, selon qu'il a ou non des personnes à charge, qu'un montant égal à la différence entre 150 ou 125 p.c. de l'indemnité d'incapacité de travail, fixée pour l'assuré ayant des personnes à charge, et le montant de l'allocation ordinaire ou complémentaire prévue par la loi du 27 juin 1969 relative à l'octroi d'allocations aux handicapés, évalué en jours ouvrables, sans pouvoir dépasser le montant journalier de l'indemnité qui lui serait alloué s'il n'y avait pas de cumul.
Pour l'application de la disposition prévue à l'alinéa précédent, il n'est pas tenu compte de la partie d'allocation considérée comme allocation pour l'aide d'un tiers.
Sans préjudice des dispositons de la législation en maitière de pension de retraite et de survie, l'assuré bénéficiant à la fois de ressources ou de sommes visées par deux ou par plusieurs des articles 101, 102, 103 et 103bis, ne peut prétendre respectivement, selon qu'il a ou non des personnes à charge, qu'un montant égal à la différence entre 170 ou 145 p.c. de l'indemnité d'incapacité de travail, fixée pour l'assuré ayant des personnes à charge, et le montant de ces ressources ou sommes évaluées ensemble en jours ouvrables, sans pouvoir dépasser le montant journalier de l'indemnité qui lui serait alloué, s'il n'y avait pas de cumul.
Art. 104bis
Pour évaluer en jours ouvrables la pension, les sommes, les prestations en espèces, le revenu de l'allocation visée aux articles 101, 102, 103, 103bis et 104, il y a lieu d'en diviser le montant hebdomadaire, mensuel, trimestriel ou annuel respectivement par 6, 26, 78 ou 312.
Art. 104ter
L'assuré non hospitalisé auquel l'aide d'une tierce personne a été reconnue indispensable par le Conseil médical de l'invalidité doit être considéré comme un assuré ayant une personne à charge.
Art. 104quater
L'assuré qui n'a pas de personnes à charge et qui est, soit détenu en prison ou interné dans un établissement de défense sociale, soit placé dans un établissement psychiatrique fermé ou un dépôt de mendicité, a droit à une indemnité égale à la moitié de l'indemnité qu'il aurait pu prétendre, s'il ne se trouvait pas dans une des situations visées ci-dessus.
Art. 104quinquies
L'indemnité d'incapacité de travail est réduite de 10 p.c. aussi longtemps que l'assuré refuse de se soumettre à un programme de rééducation fonctionelle ou professionnelle préconisé par la Caisse et décidé par le Collège des médecins-directeurs.
Pour l'application des articles 100 à 104, les bénéficiares d'une pension, indemnité ou allocation ou d'un salaire ou revenu professionnel y visés, sont formellement tenus de le déclarer à la Caisse.
Lorsque les travailleurs, invalides au sens de cet arrêté, sont en vertu d'une législation belge ou étrangère, en droit de bénéficier d'une pension, somme, indemnité ou allocation visées à l' article 101 mais négligent ou refusent de faire valoir leurs droits, la Caisse est tenue de suspendre l'octroi des prestations en espèces. L'octroi éventuel d'une prestation est repris à partir de la date à laquelle la demande est introduite.
§ 1er. A la femme assurée, qui soit au plus tôt à partir du cinquième mois de la grossesse interrompt le travail comme prévu à l' article 82, soit se trouve dans une période d'incapacité de travail qui en application des articles 88 et 93 est indemnisée, soit commence le repos d'accouchement au plus tart le premier jour ouvrable suivant l'expiration d'une période d'assurance continuée ou dont le paiement de l'indemnité d'attente octroyée par le Pool des marins de la marine marchande est suspendu à cause de la grossesse, la Caisse paie pendant la période de repos prénatal et de repos postnatal, pour chaque jour ouvrable, une indemnité dite "indemnité de repos d'accouchement".
Abrogé par A.R. 26-12-13 - M.B. 21-1-14 - ed. 2 - art. 4
Le repos prénatal débute, à la demande de l'assurée, au plus tôt à partir de la sixième semaine qui précède la date présumée de l'accouchement ou de la huitième semaine, lorsqu'une naissance multiple est prévue. A cet effet, l'assurée remet à la Caisse un certificat médical attestant que l'accouchement doit normalement se produire à la fin de la période de repos prénatal sollicitée. Si l'accouchement se produit après la date prévue par le médecin, le repos prénatal est prolongé jusqu'à la date réelle de l'accouchement.
Le repos postnatal s'étend à une période de neuf semaines qui prend cours le jour de l'accouchement. La période de neuf semaines commence à courir le jour après le jour de l'accouchement lorsque la travailleuse a entamé le travail le jour de l'accouchement. Cette période peut être prolongée à concurrence de la période pendant laquelle la titulaire a continué le travail de la sixième à la deuxième semaine y incluse précédant l'accouchement et de la huitième à la deuxième semaine y incluse en cas de naissance multiple.
En cas de naissance multiple, la période de repos postnatal de neuf semaines, éventuellement prolongée conformément aux dispositions de l'alinéa précédent, peut, à la demande de l'assurée, être prolongée d'une période de deux semaines au maximum.
La période de repos postnatal de neuf semaines peut, à la demande de l'assurée, être prolongée d'une semaine lorsque l'assurée a été incapable de travailler durant toute la période de six semaines précédant la date réelle de l'accouchement, ou de huit semaines lorsqu'une naissance multiple est prévue.
Lorsque l'enfant nouveau né doit rester hospitalisé après les sept premiers jours à compter de la naissance, la période de repos postnatal peut, à la demande de l'assurée, être prolongée d'une durée égale à la période d'hospitalisation de l'enfant qui excède ces sept premiers jours. La durée de cette prolongation ne peut dépasser vingt-quatre semaines. A cet effet, l'assurée remet à la Caisse, à l'issue de la période de repos postnatal, un certificat de l'institution hospitalière attestant la durée d'hospitalisation de l'enfant.
§ 2. L'indemnité pour la période de repos prénatal est due au plus tôt à partir du jour de l'envoi ou de la remise à la Caisse, d'un certificat d'un docteur en médecine ou d'une accoucheuse, mentionnant la date probable de l'accouchement.
L'indemnité pour la période de repos postnatal est due si l'intéressée a envoyé ou remis à la Caisse dans le mois qui suit l'accouchement, une attestation de naissance ou d'accouchement.
L'assurée remet au terme de la période de repos, dans les deux jours, à la Caisse la feuille de contrôle sur laquelle est mentionnée la date à laquelle elle a repris le travail.
§ 3. Pour chaque jour ouvrable de la période visée au § 1er du présent article, il est octroyé une indemnité conformément à l' article 88.
Toutefois quand le repos d'accouchement débute pendant une période d'invalidité indemnisée conformément à l' article 93, l'indemnité de repos d'accouchement est égale à l'indemnité prévue par l'article précité.
De plus, pour chaque jour indemnisé de la période visée au § 1er du présent article, il est attribué à la femme assurée un supplément égal à 19,5 p.c. des rémunérations journalières uniformes visées à l'alinéa premier.
A la femme assurée, qui se trouve dans une période d'invalidité, l'attribution de ce supplément de 19,5 p.c. ne peut avoir pour conséquence, que le montant de l'indemnité dépasse 79,5 p.c. de la rémunération journalière visée.
§ 4. Les jours pour lesquels l'armateur a payé, avant ou après l'accouchement, une rémunération en vertu d'une disposition légale, réglementaire ou contractuelle sont déduits. Ils sont toujours imputés à partir du premier jour suivant la date de l'accouchement.
§ 5. En cas de décès ou d'hospitalisation de la mère, une partie de la période de repos postnatal peut être convertie en un congé de paternité en faveur de l'assuré qui est le père de l'enfant :
1° En cas de décès de la mère, le père de l'enfant peut prétendre à un congé de paternité, dont la durée ne peut dépasser la partie du repos postnatal visé au § 1er, alinéas 3, 4 et 5, non encore prise par la mère au moment de son décès.
L'assuré qui souhaite prétendre au congé de paternité visé à l'alinéa précédent doit introduire une demande à cet effet auprès de la Caisse. Cette demande doit être accompagnée d'un extrait de l'acte de décès de la mère et d'une déclaration de l'établissement de soins, dans laquelle il est mentionné que le nouveau-né a quitté l'hôpital.
Dès réception de la demande, la Caisse envoie une feuille de renseignements et une feuille de contrôle à l'assuré. L'assuré renvoie la feuille de renseignements, qu'il a dûment complétée et signée, le plus rapidement possible à la Caisse. L'assuré remet au terme de la période de congé de paternité, dans les deux jours, à la Caisse la feuille de contrôle sur laquelle est mentionnée la date à laquelle l'intéressé a repris le travail.
Le père a droit à une indemnité pour chaque jour ouvrable de la période du congé de paternité et pour chaque jour de cette même période qui est assimilé à un jour ouvrable. Le montant de cette indemnité est fixé sur la base de la rémunération du père de l'enfant, conformément aux dispositions du § 3.
2° En cas d'hospitalisation de la mère, le père de l'enfant peut prétendre à un congé de paternité qui débute au plus tôt le huitième jour à compter de la naissance de l'enfant, à condition que l'hospitalisation de la mère dure plus de sept jours et que le nouveau-né ait quitté l'hôpital. Le congé de paternité prend fin au moment où l'hospitalisation de la mère se termine et au plus tard au terme de la période correspondant au congé de maternité que la mère n'avait pas encore pris au moment de son hospitalisation.
L'assuré qui souhaite prétendre au congé de paternité visé à l'alinéa précédent doit introduire une demande à cet effet auprès de la Caisse. Cette demande doit être accompagnée d'une déclaration de l'établissement de soins, dans laquelle la date du début de l'hospitalisation de la mère est indiquée et dans laquelle il est confirmé que l'hospitalisation de la mère dure plus de sept jours et que le nouveau-né a quitté l'hôpital.
Dès réception de la demande, la Caisse envoie une feuille de renseignements et une feuille de contrôle à l'assuré. L'assuré renvoie la feuille de renseignements, qu'il a dûment complétée et signée, le plus rapidement possible à la Caisse. L'assuré remet au terme de la période de congé de paternité, dans les deux jours, à la Caisse la feuille de contrôle sur laquelle est mentionnée la date à laquelle l'intéressé a repris le travail, et, le cas échéant, une pièce justificative de l'établissement de soins dans laquelle est mentionné la date à laquelle l'hospitalisation de la mère a pris fin.
Le père a droit, pour chaque jour ouvrable de la période du congé de paternité, à une indemnité conformément à l' article 88.
La mère de l'enfant conserve pendant le congé de paternité une indemnité calculée conformément au § 3.
La Caisse paie à l'assuré en congé de paternité, dans les conditions prévues à l' article 109bis, ou à l'assuré en congé d'adoption, dans les conditions prévues à l' article 109ter, une indemnité se montant à 82 p.c. des rémunérations journalières uniformes fixées par le Ministre en exécution de l' article 88.
§ 1er. Sans préjudice des dispositions du § 4, du présent article, la Caisse paye au bénéficiaire d'un assuré décédé ou d'un assuré pensionné décédé une indemnité pour frais funéraires dont le montant est fixé à 6.000 francs.
§ 2. Cette indemnité est due sur présentation d'un certificat de décès délivré par l'administration communale.
§ 3. Elle n'est pas due lorsque l'assuré se trouvait au moment de son décès dans une des situations visées aux articles 113, 114 et 116.
Sans préjudice aux dispositions des conventions ou règlements internationaux de sécurité sociale, elle n'est pas due non plus lorsque l'ayant droit réside à l'étranger.
§ 4. La qualité de bénéficiaire de l'indemnité funéraire est attribuée aux personnes ayant supporté effectivement les frais funéraires exposés.
Ne sont jamais considérés comme tels, les entrepreneurs de pompes funèbres, leurs parents, préposés ou mandatiares, sauf s'ils sont le conjoint ou un parent ou allié jusqu'au troisième degré du défunt.
Lorsque l'ayant droit visé au 1er alinéa est soit une personne morale, soit une personne physique qui n'habite pas sous le même toit que le défunt et qu'il n'est ni le conjoint, ni parent ou allié jusqu'au troisième degré, l'indemnité n'est payée qu'à concurrence des frais réellement supportés, compte tenue qu'elle ne peut excéder la moitié de l'indemnité définie au § 1er de cet article. Sont toutefois considérées comme n'habitant pas sous le même toit que le défunt les personnes qui l'hébergeaient contre rétribution de même que les membres du personnel et les pensionnaires de l'établissement dans lequel il était hébergé.
Sont réputés jours ouvrables pour l'application des dispositions du présent arrêté, tous les jours de l'année, sauf le dimanche.
Art. 108bis
Le montant des prestations dues en vertu de ce titre est fixé en négligeant les fractions de francs qui n'atteignent pas cinquante centimes. Les fractions de francs qui atteignent ou dépassent cinquante centimes sont comptées pour un franc. L'ajustement au franc supérieur s'opère sur le montant total à liquider.