Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/esmocard-100mg-10ml-sol-iv-fl-5-204648
Timestamp: 2019-07-21 07:27:51+00:00
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ESMOCARD 100MG/10ML SOL IV FL 5 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
ESMOCARD 100MG/10ML SOL IV FL 5
ORPHA DEVEL HANDELS & VER
ESMOCARD est indiqué en cas de tachycardie supraventriculaire (hors cas de syndromes de pré-excitation), en période péri et post-opératoire chez des patients présentant une fibrillation ou un flutter auriculaire afin d'obtenir un contrôle rapide de la fréquence ventriculaire et dans toute autre situation pour laquelle un contrôle à court terme de la fréquence ventriculaire par un produit de courte durée d'action est nécessaire.
ESMOCARD est également indiqué en cas de tachycardie et d'hypertension artérielle en période péri-opératoire et en cas de tachycardie sinusale non compensatoire, si le médecin considère que l'accélération du rythme cardiaque doit être traitée.
ESMOCARD n'est pas indiqué pour une utilisation chronique.
La solution injectable ESMOCARD 100 mg/10 ml en flacon de 10 ml est une solution limpide et incolore prête à l'emploi pour une administration en intraveineuse. La concentration de ce produit est de 10 mg/ml de chlorhydrate d'esmolol.
Tachyarythmie supraventriculaire
La posologie d'ESMOCARD doit être adaptée à chaque patient. Chaque palier est constitué d'une dose de charge suivie d'une dose d'entretien.
La dose d'entretien efficace est comprise entre 50 et 200 microgrammes/kg/minute, bien que des doses jusqu'à 300 microgrammes/kg/minute aient été utilisées. Chez quelques patients la dose de 25 microgrammes/kg/minute s'est avérée efficace.
Schéma posologique pour l'initiation et l'entretien du traitement
Dose de charge de 500 microgrammes/kg/min pendant 1 minute,
PUIS 50 microgrammes/kg/min pendant 4 minutes
SI Réponse adéquate
Dose d'entretien de 50 microgrammes/kg/min
Réponse insuffisante au bout de 5 minutes
Nouvelle dose de charge de 500 microgrammes/kg/min pendant 1 minute
Augmentation de la dose d'entretien à 100 microgrammes/kg/min pendant 4 minutes
Dose d'entretien de 100 microgrammes/kg/min
Augmentation de la dose d'entretien à 150 microgrammes/kg/min pendant 4 minutes
Dose d'entretien de 150 microgrammes/kg/min
Augmentation de la dose d'entretien à 200 microgrammes/kg/min pendant 4 minutes
Lorsque l'on s'approche de la fréquence cardiaque souhaitée ou du seuil de tolérance (ex. : pression artérielle diminuée), NE PAS ADMINISTRER la dose de charge suivante et diminuer la dose incrémentielle d'entretien de 50 microgrammes/kg/min à 25 microgrammes/kg/min voire moins. Si nécessaire, augmenter la durée de chaque palier de titration en passant de 5 à 10 minutes.
NB: Aucun bénéfice supplémentaire n'a été observé pour des doses d'entretien dépassant 200 microgrammes/kg/min. De plus, la tolérance des doses supérieures à 300 microgrammes/kg/min n'a fait l'objet d'aucune étude.
En cas de survenue d'un effet indésirable, la posologie d'ESMOCARD peut être réduite ou son administration interrompue. Les effets pharmacologiques indésirables devraient disparaître dans un délai de 30 minutes.
En cas de réaction locale au niveau du site de perfusion, il convient d'utiliser un autre site de perfusion et de veiller à éviter l'extravasation.
L'administration d'ESMOCARD sur une période supérieure à 24 heures n'a pas fait l'objet d'une évaluation approfondie. Les durées de perfusion supérieures à 24 heures doivent être utilisées avec précaution.
On ignore si l'arrêt brusque de l'esmolol entraîne des symptômes de sevrage tels que ceux qui peuvent être observés lors de l'arrêt brusque d'un traitement chronique par les bêta-bloquants chez des patients coronariens. Il convient de faire preuve de prudence en cas d'arrêt brusque de l'administration d'ESMOCARD chez des patients coronariens.
Tachycardie et hypertension en période péri-opératoire
Pour les tachycardies et l'hypertension artérielle en période péri-opératoire, les schémas posologiques peuvent varier comme suit :
a) Pour un traitement per-opératoire, pendant l'anesthésie, quand un contrôle immédiat est nécessaire :
· injection IV d'une dose de charge sous forme d'un bolus de 80 mg en 15 à 30 secondes, suivie d'une perfusion de 150 microgrammes/kg/min, qui peut être augmentée jusqu'à 300 microgrammes/kg/mn.
b) Lors du réveil anesthésique
· perfusion d'une dose de 500 microgrammes/kg/min pendant 4 minutes suivie d'une perfusion à la dose de 300 microgrammes/kg/mn.
c) En période post-opératoire, quand une augmentation progressive de la posologie est possible
· injection I.V. d'une dose de charge de 500 microgrammes/kg/min en 1 minute au début de chaque palier afin d'obtenir une action rapide, puis utiliser une dose d'entretien progressive de 50, 100, 150, 200, 250 et 300 microgrammes/kg/min pendant 4 minutes jusqu'à obtention de l'effet thérapeutique recherché.
Remplacement d'ESMOCARD par d'autres médicaments
Dès que la fréquence cardiaque souhaitée et qu'un état clinique stable sont atteints chez le patient, le relais par d'autres médicaments (ex : anti-arythmiques ou inhibiteurs calciques) peut être envisagé.
Lorsqu'ESMOCARD doit être remplacé par d'autres médicaments, le médecin devra attentivement se référer aux instructions sur l'étiquetage du produit choisi et réduire la posologie d'ESMOCARD comme suit:
· 1) Dans la première heure suivant l'administration de la première dose de l'autre médicament, réduire de moitié (50 %) le débit de perfusion d'ESMOCARD.
· 2) Après l'administration de la deuxième dose de l'autre médicament, surveiller la réponse obtenue chez le patient. Si la fréquence cardiaque est maintenue constante pendant la première heure, arrêter la perfusion d'ESMOCARD.
Information de posologie complémentaire : Lorsque l'on s'approche de la fréquence cardiaque souhaitée ou du seuil de tolérance (ex. : pression artérielle diminuée), NE PAS ADMINISTRER la dose de charge suivante et diminuer la dose incrémentielle d'entretien à 12,5 - 25 microgrammes/kg/min. Si nécessaire, augmenter la durée de chaque palier de titration en passant de 5 à 10 minutes.
Le traitement par ESMOCARD doit être interrompu lorsque la fréquence cardiaque ou la pression artérielle approchent rapidement ou dépassent une limite de sécurité, puis repris sans dose de charge à une dose inférieure dès que la fréquence cardiaque ou la pression artérielle sont revenues à un niveau acceptable.
Aucune étude n'a été réalisée spécifiquement chez le sujet âgé. Néanmoins, l'analyse des données recueillies chez 252 patients de plus de 65 ans n'a pas mis en évidence de modification des effets pharmacodynamiques en comparaison avec des patients de moins de 65 ans.
Chez les insuffisants rénaux, il conviendra de faire preuve de prudence lors de l'administration d'esmolol par perfusion, en raison de l'élimination rénale du métabolite acide inchangé d'esmolol. L'élimination du métabolite acide est considérablement réduite chez les patients atteints de maladie rénale au stade terminal, la demi-vie d'élimination étant décuplée par rapport à la normale et les concentrations plasmatiques étant considérablement augmentées.
En cas d'insuffisance hépatique, aucune précaution particulière n'est nécessaire en raison du rôle majeur joué par les estérases érythrocytaires dans le métabolisme d'esmolol.
Les données de sécurité et d'efficacité relatives à l'utilisation du chlorhydrate d'esmolol chez les enfants sont limitées (voir les rubriques Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques). Les données disponibles ne fournissent aucun élément en matière de sécurité et d'efficacité sur la population pédiatrique, une telle utilisation n'est par conséquent pas recommandée.
La stabilité physico-chimique de la solution a été démontrée pendant 24 heures à 2° - 8°C.
Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après ouverture. En cas d'utilisation non immédiate, l'utilisation et l'administration relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur. La durée d'utilisation ne devrait pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2° et 8°C, sauf en cas d'ouverture, de reconstitution et de dilution réalisées en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées.
Concernant les conditions de stockage, lire le paragraphe Durée de conservation.
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. Chez le lapin, un effet embryotoxique a été observé (augmentation des pertes implantatoires) possiblement lié au traitement par esmolol. Cet effet a été mis en évidence à des doses au moins 10 fois plus élevées que la dose thérapeutique. Aucune étude de l'effet de l'esmolol sur la fertilité et les conséquences péri et postnatales n'a été effectuée. Aucun effet mutagène n'a été mis en évidence lors de plusieurs tests de fécondation in-vitro et in-vivo. Aucune étude de la sécurité d'emploi à long terme de l'esmolol n'a été effectuée.
La solution injectable d'ESMOCARD 100 mg/10 ml NE DOIT PAS être utilisée en association avec des solutions de carbonate de sodium ou autres médicaments chimiquement incompatibles avec ESMOCARD 100 mg/10 ml, solution injectable (par ex. le Furosemide, le Diazepam et le Thiopental).
Bradycardie sinusale sévère (moins de 50 battements par minute) ;
Maladie du sinus, troubles graves de la conduction auriculo-ventriculaire (en l'absence de stimulateur cardiaque), bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième degré ;
Hypotension sévère ;
Hypertension pulmonaire ;
Crise d'asthme aiguë ;
L'esmolol n'est pas recommandé pendant la grossesse.
Il n'existe pas suffisamment de données sur l'utilisation d'esmolol pendant la grossesse pour pouvoir déterminer les effets nocifs possibles.
A ce jour, aucune donnée n'est disponible sur une majoration des anomalies congénitales chez l'homme.
Les études chez l'animal ont montré des effets toxiques sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu. En cas de prise en fin de grossesse et compte tenu des propriétés pharmacologiques de l'esmolol, des effets secondaires, plus particulièrement une hypoglycémie, une hypotension et une bradycardie peuvent survenir chez le foetus et les nouveau-nés.
Les bêta-bloquants diminuent la circulation sanguine dans le placenta.
Si le traitement par esmolol est jugé nécessaire, il convient de surveiller le flux sanguin utéro-placentaire et la croissance du foetus. Le nouveau-né devra faire l'objet d'une surveillance accrue.
L'excrétion de l'esmolol dans le lait maternel n'est pas connue. L'allaitement n'est pas recommandé pendant l'utilisation d'esmolol.
Il est recommandé d'arrêter progressivement la perfusion en raison du risque de tachycardie par effet rebond.
Utiliser le chlorhydrate d'esmolol avec prudence chez les patients diabétiques ou en cas d'hypoglycémie : la gravité de l'hypoglycémie est moins importante que celle constatée avec des β-bloquants moins cardio-sélectifs. Les bêta-bloquants peuvent masquer les symptômes annonciateurs d'une hypoglycémie tels qu'une tachycardie.
Cependant, les vertiges et les sueurs peuvent ne pas être modifiés.
L'effet indésirable le plus fréquemment constaté est une hypotension rapidement réversible après la réduction de la posologie ou l'arrêt d'administration. Chez les patients ayant une pression artérielle systolique basse, une attention particulière sera portée pendant la titration et pendant la perfusion d'entretien.
Il est conseillé de surveiller continuellement la pression artérielle et l'ECG chez tous les patients traités par l'esmolol. En cas d'épisode hypotensif, le débit de la perfusion devra être ralenti et, si nécessaire, interrompu.
En raison de leur effet négatif sur le temps de conduction, les bêta-bloquants doivent uniquement être administrés avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré.
Les sujets âgés doivent être traités avec précaution, en débutant avec une posologie plus faible. La tolérance est généralement bonne chez les sujets âgés.
Les bêta-bloquants peuvent augmenter le nombre et la durée des crises d'angor chez les patients atteints d'angor de Prinzmetal en raison de la vasoconstriction de l'artère coronaire provoquée par les récepteurs alpha non inhibés. Ne pas administrer les β-bloquants non sélectifs à ces patients et les β-bloquants bêta 1 sélectifs seront administrés avec la plus grande prudence.
Une stimulation sympathique est nécessaire pour maintenir la fonction circulatoire en cas d'insuffisance cardiaque congestive. L'action des bêta-bloquants risque de diminuer davantage la contractilité myocardique et d'aggraver l'insuffisance cardiaque. Une dépression continue du myocarde par des bêta-bloquants pendant une certaine période de temps peut parfois entraîner une insuffisance cardiaque.
Au premier signe ou symptôme d'insuffisance cardiaque, il conviendra d'interrompre le traitement par esmolol. Bien que l'interruption du traitement puisse être suffisante en raison de la courte demi-vie d'élimination d'esmolol, un traitement spécifique peut également être envisagé (voir rubrique Surdosage).
L'esmolol doit être utilisé avec prudence pour le contrôle de la réponse ventriculaire chez les patients souffrant d'arythmies supraventriculaires en cas d'instabilité hémodynamique ou d'administration concomitante d'autres médicaments réduisant toutes les fonctions suivantes ou certaines d'entre elles : résistances périphériques, remplissage ventriculaire, contractilité myocardique ou propagation de l'impulsion électrique dans le myocarde. Malgré la rapidité du début et de l'arrêt des effets de l'esmolol, plusieurs cas de décès ont été rapportés chez des patients aux situations cliniques complexes pour lesquels l'esmolol avait été utilisé pour contrôler la fréquence ventriculaire.
Les patients atteints d'une maladie bronchospastique ne doivent généralement pas recevoir de bêta-bloquants. En raison de sa sélectivité bêta-1 relative et de la possibilité d'adaptation de la posologie, l'esmolol devra être utilisé avec prudence chez les patients atteints de maladies bronchospastiques. Néanmoins, la sélectivité bêta-1 n'étant pas absolue, la dose d'esmolol doit être ajustée avec prudence pour obtenir la plus faible dose efficace possible. En présence d'un bronchospasme, la perfusion doit être interrompue immédiatement et un agoniste bêta-2 doit être administré si nécessaire.
Chez un patient déjà traité par un agoniste bêta-2, il peut être nécessaire d'en revoir la dose.
L'esmolol devra être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents de respiration sifflante ou d'asthme.
Chez les patients ayant un psoriasis ou présentant des antécédents de psoriasis, l'esmolol ne doit être administré qu'après une évaluation attentive des avantages potentiels et des risques.
Chez les patients atteints de troubles circulatoires périphériques (syndrome ou maladie de Raynaud, claudication intermittente), les bêta-bloquants doivent être utilisés avec une grande prudence car ils peuvent aggraver ces troubles.
Les β-bloquants peuvent induire une bradycardie. Si la fréquence cardiaque devient inférieure à 50-55 battements par minute au repos et si le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être réduite.
Les bêta-bloquants peuvent augmenter la sensibilité aux allergènes et la gravité des réactions anaphylactiques.
L'utilisation de concentration de 20 mg/ml a été associée à une irritation veineuse importante et à une thrombophlébite chez l'animal et chez l'homme. L'extravasation de 20 mg/ml peut entraîner une réaction locale sévère voire une nécrose cutanée.
Des réactions au niveau du site de perfusion ont été observées lors de l'utilisation de concentrations de 10 mg/ml. Les perfusions dans des petites veines ou avec des aiguilles à ailettes doivent être évitées.
La sécurité et l'efficacité du chlorhydrate d'esmolol chez les enfants n'ont pas été établies.
Les inhibiteurs calciques tels que le vérapamil et, dans une moindre mesure, le diltiazem ont un effet négatif sur la contractilité et la conduction auriculo-ventriculaire. A l'instar des autres β-bloquants, l'administration d'esmolol en association avec le vérapamil chez les patients atteints de troubles de la fonction ventriculaire doit se faire avec prudence. Ne pas administrer cette thérapie combinée aux patients souffrant d'anomalies de la conduction et ne pas les traiter avec l'esmolol dans les 48 heures qui suivent l'arrêt du vérapamil.
Les inhibiteurs calciques tels que les dérivés de dihydropyridine (par exemple, la nifédipine) peuvent augmenter le risque d'hypotension. Chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque et recevant un inhibiteur calcique, le traitement avec les agents bêtabloquants peut conduire à une insuffisance cardiaque. Une adaptation de la posologie d'ESMOCARD et une surveillance hémodynamique appropriée sont recommandées.
L'administration d'esmolol en association avec des agents anti-arythmiques de classe I (tels que le disopyramide et la quinidine) ainsi que l'amiodarone peut majorer l'effet sur le temps de conduction auriculo-ventriculaire et induire un effet inotrope négatif.
L'administration d'esmolol en association avec l'insuline ou des antidiabétiques oraux peut intensifier l'hypoglycémie (en particulier les β-bloquants non sélectifs). Les bêta-bloquants peuvent masquer les symptômes annonciateurs d'une hypoglycémie tels qu'une tachycardie.
Si le statut volémique du patient est incertain ou si des médicaments antihypertenseurs sont administrés en association avec l'esmolol, une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque hypotenseur sont possibles.
La prolongation du β-blocage réduit le risque d'arythmie pendant l'induction et l'intubation. L'anesthésiste doit prendre en compte un traitement par bêta-boquant déjà existant en plus de l'esmolol.
Les effets hypotenseurs des agents anesthésiques d'inhalation peuvent être augmentés par l'administration concomitante d'esmolol. La posologie d'un des agents peut être modifiée selon les besoins pour garantir l'hémodynamique désirée.
L'association d'ESMOCARD avec des agents de blocage ganglionnaire peut majorer l'effet hypotenseur.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent diminuer les effets hypotenseurs des bêta-bloquants.
La prudence est de rigueur en cas d'administration de floctafénine ou d'amisulpride et de bêta-bloquants comme l'esmolol.
L'administration en association des antidépresseurs tricycliques, des barbituriques et des phénothiazines aussi bien que d'autres antihypertenseurs peut augmenter l'effet hypotenseur. Diminuer la posologie d'ESMOCARD pour éviter une hypotension.
Les agents sympathomimétiques peuvent contrer l'effet des β-bloquants adrénergiques.
Les agents dépléteurs de catécholamine tels que la réserpine, peuvent avoir un effet additif s'ils sont administrés avec des agents bêta-bloquants. C'est pourquoi les patients traités par ESMOCARD et un dépléteur de catécholamine doivent être sous stricte surveillance afin de détecter d'éventuels signes d'hypotension ou de bradycardie marquée (vertiges, syncope ou hypotension orthostatique).
L'association de clonidine et de bêta-bloquants augmente le risque de rebond hypertensif. Si la clonidine est associée aux β-bloquants non sélectifs, tels que le propranolol, l'administration de la clonidine doit être prolongée pendant quelque temps, après l'arrêt des bêta-bloquants.
Les données d'une étude d'interaction entre ESMOCARD et la warfarine ont montré que l'administration concomitante d'ESMOCARD et de warfarine ne modifie pas les concentrations plasmatiques de warfarine. Les concentrations d'ESMOCARD, étaient néanmoins plus élevées lorsqu'il était administré avec la warfarine.
L'administration de digoxine et d'ESMOCARD, par voie intraveineuse, chez des volontaires sains, entraîne une augmentation de 10 à 20% des concentrations plasmatiques de digoxine. La combinaison des digitaliques et de l'ESMOCARD peut allonger le temps de conduction auriculo-ventriculaire. La digoxine n'a pas affecté la pharmacocinétique d'ESMOCARD.
Chez les sujets sains, l'association entre la morphine et l'ESMOCARD n'a pas modifié les concentrations plasmatiques de morphine. Les concentrations plasmatiques à l'équilibre d'ESMOCARD ont été augmentées de 46% en présence de morphine, mais aucun autre paramètre pharmacocinétique n'a été modifié.
L'effet d'ESMOCARD sur la curarisation induite par le chlorure de suxaméthonium a été étudié chez les patients devant subir une intervention chirurgicale. ESMOCARD n'a pas modifié le début du blocage neuromusculaire induit par le chlorure de suxaméthonium, mais la durée du blocage neuromusculaire est passée de 5 à 8 minutes.
Bien que les interactions constatées dans les études avec la warfarine, la digoxine, la morphine ou le chlorure de suxaméthonium n'aient pas un impact clinique majeur, l'adaptation de posologie d'ESMOCARD doit être réalisée avec prudence chez les patients qui reçoivent également la warfarine, la digoxine, la morphine ou le chlorure de suxaméthonium.
En cas d'effets indésirables, la posologie de l'esmolol peut être réduite ou son administration interrompue.
La plupart des effets indésirables observés ont été légers et transitoires. L'effet indésirable le plus important a été l'hypotension.
Les effets indésirables suivants sont classés en fonction des classes de systèmes d'organes de la base de données MedDRA et de leur fréquence.
Remarque : la fréquence de la survenue des événements indésirables est classée comme suit :
Fréquent (≥1/100 à <1/10)>
Indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Paresthésie, Troubles de l'attention, Vertiges1, Somnolence, céphalées
Convulsions, Syncope, Dysgueusie, Troubles de la parole
Bradycardie, Bloc auriculoventriculaire
Arrêt sinusal, Asystole
Bronchospasme, Respiration sifflante, Dyspnée, Congestion nasale, Œdème pulmonaire, Ronchus, Râles
Dyspepsie, Constipation, Bouche sèche, Douleur abdominale
Diaphorèse1
Erythème2, Changement de couleur de la peau2
Nécrose cutanée due à l'extravasation2
Ischémie périphérique, Pâleur, Bouffées vasomotrices
Thrombophlébite2
Asthénie, Fatigue, Réaction au site d'injection, Réaction au site de perfusion, Inflammation au site de perfusion, Induration au site de perfusion
Douleur thoracique, Œdème2, Douleur2, Brûlure au site de perfusion, Fièvre, Frissons
Dépression, Anxiété, Etat confusionnel, Agitation
1 Les vertiges et la diaphorèse sont associés à une hypotension symptomatique.
2 En association avec des réactions au niveau du site d'injection et de perfusion.
3 Les β-bloquants par effet classe peuvent parfois déclencher ou aggraver le psoriasis.
Des cas de surdosages accidentels importants d'esmolol ont été rapportés. Certains de ces surdosages ont été mortels, d'autres ont entraîné une invalidité permanente. Des injections en bolus de 625 mg jusqu'à 2,5 g (12,5 - 50 mg/kg) se sont avérées mortelles.
En cas de surdosage, les symptômes suivants peuvent survenir: hypotension sévère, bradycardie sinusale, bloc auriculo-ventriculaire, insuffisance cardiaque, choc cardiogénique, arrêt cardiaque, bronchospasme, insuffisance respiratoire, perte de conscience pouvant aller jusqu'au coma, convulsions, nausées, vomissements, hypoglycémie et hyperkaliémie.
En raison de la courte demi-vie d'élimination d'ESMOCARD (environ 9 minutes), en cas d'apparition d'effets indésirables, la première mesure à prendre est l'arrêt de la perfusion. Le temps de disparition des symptômes suite à un surdosage dépendra de la dose d'ESMOCARD administrée. Cela peut durer plus longtemps que les 30 minutes observées à l'arrêt des doses thérapeutiques. La respiration artificielle peut être nécessaire. D'après les conséquences cliniques observées, les mesures générales suivantes doivent également être prises en considération :
En cas de bradycardie : Administration intraveineuse d'atropine ou d'autres agents anticholinergiques. Si le traitement est insuffisant pour traiter la bradycardie, l'implantation d'un stimulateur cardiaque peut s'avérer nécessaire.
En cas de bronchospasme : Dans les cas de bronchospasme, administrer des sympathomimétiques bêta 2 en aérosol. En cas de réponse insuffisante, des sympathomimétiques bêta 2 peuvent être administrés par voie intraveineuse.
En cas d'hypotension : un remplissage vasculaire approprié et/ou l'administration de drogues vasopressives doivent être effectués.
En cas de dépression cardio-vasculaire ou de choc cardiogénique : des diurétiques ou des sympathomimétiques peuvent s'avérer nécessaires. La dose de sympathomimétiques dépend de l'effet thérapeutique (administrer en fonction des symptômes dobutamine, dopamine, noradrénaline, isoprénaline, etc….).
Dans le cas où un autre traitement serait nécessaire, les produits suivants peuvent être donnés par voie intraveineuse :
Atropine: 0,5 à 2 mg
Substance à effet inotrope positif
Ions calcium
Autres médicaments à base de Esmolol
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