Source: http://www.handichrist.net/t2305p150-vincent-lambert
Timestamp: 2019-02-15 23:04:40+00:00
Document Index: 1766534

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'art. 3', 'art. 8', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 3', 'art. 8', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 8', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 2", "l'article 3", 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 3", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

VINCENT LAMBERT - Page 4
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 09.07.14 16:22
Sujet: video 10.07.14 17:21
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 02.09.14 10:53
2/9/14 - 09 H 38 - Mis à jour le 2/9/14 - 09 H 38 journal la Croix
Pierre et Viviane Lambert, parents de Vincent Lambert à la court administrative de Chalons-en-Cha...
Selon les requérants, en validant la procédure d’arrêt en application de la loi Leonetti, le Conseil d’État et donc la France ont porté atteinte à plusieurs droits fondamentaux du patient garantis par la Convention européenne des droits de l’homme : droit à la vie (article 2), interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants (art. 3), droit au respect de la vie privée et familiale (art. 8).
Les autres parties habituellement présentes dans ce dossier, l’épouse de Vincent Lambert et son neveu, eux, n’ont dans cette procédure que le statut de « tiers intervenants » : ils ont présenté des conclusions écrites mais ne sont pas directement parties dans la procédure.
Les juges ont posé six questions aux parties, dont la première est de forme : « les requérants ont-ils qualité pour saisir la Cour, en leur propre nom et au nom de Vincent Lambert » ? Pour l’épouse et le neveu de Vincent Lambert, et probablement l’État avec eux, la réponse est non. Ils contestent en effet la légitimité des parents à agir.
Sur le fond, les questions deux et trois portent sur le droit à la vie : la décision en elle-même, autant que le « processus décisionnel » qui y a conduit, y portent-ils atteinte ? C’est bien la loi Leonetti qui sera ici analysée à l’aune de ce principe fondamental.
Les troisième et quatrième questions interrogent l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition : constituent-ils une torture ou un traitement dégradant ? Sont-ils des soins ou des traitements ?
Enfin, la sixième question porte sur le droit à la vie privée. La décision d’arrêt y porte-t-elle atteinte ? L’article 8 de la convention énonce en effet que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance », l’ingérence d’une autorité publique n’étant possible que dans des cas précis, notamment « la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.09.14 15:39
VINCENT LAMBERT. Un collectif en appelle à l'Etat pour que l'Europe se prononce rapidement
Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif composé de la soeur, la demi-soeur et le neveu de Vincent Lambert, d'élus politiques, de droite comme de gauche ainsi que des professionels de santé, lancent un appel à "l'Etat français d'user des outils à sa disposition pour que cette affaire ne traîne pas encore plus en longueur."
Le 24 juin dernier, alors que le Conseil d'Etat venait se prononcer sur la fin de vie de Vincent Lambert, ses parents avaient demandé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).
Ce collectif, dont Bérengère Poletti et Yves Détraigne sont élus de Champagne-Ardenne, estime que "la France doit donner un ultimatum à la CEDH, et s'il n'es pas respecté, elle devra autoriser l'équipe médicale du CHU de Reims à arrêter les traitements de Vincent Lambert, dans le respect de sa dignité, du droit interne et du droit international".
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.09.14 15:43
Mais çà arrange politiquement l'Etat, le fait de faire traîner les choses
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.09.14 15:52
Les parents de Vincent Lambert, Pierre et Viviane, au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, le 15 janvier.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.09.14 16:03
Si le " couple " Léonetti - Claeys attend la décision de la CEDH ... ... ...
et si François Hollande lui-même avait, en JANVIER 2013, réactualisé l'ébauche de la loi de janvier 2011 ... ... ...
Si, si, si, et si.... ... ...
En principe, les erreurs du passé refont l'avenir même si Shakespeare a écrit que "ce qui est fait ne peut pas être défait "(traduit par moi en français à ma façon)
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.09.14 10:42
Par Anne Lambert, David Philippon
Mis à jour le 05/09/2014 à 11:55
Publié le 05/09/2014 à 07:01
Non, Vincent n'est pas un légume. L'état dit végétatif qu'on lui a collé est un terme péjoratif qui est contesté par certains spécialistes, car il ne correspond pas à la réalité.
Nous étions une famille unie, autour de Vincent. Un homme l'a fait éclater en avril 2013: le Dr Éric Kariger, lorsqu'il a convaincu Rachel de mettre fin à la vie de Vincent par arrêt de son alimentation. Devant nos oppositions et nos supplications, il pouvait tout arrêter mais il était au contraire déterminémalgré des oppositions formelles, ce qui constitue une première dans l'histoire médicale de notre pays. Aujourd'hui comme hier, malgré l'aspect douloureux de cette affaire, il répond volontiers aux médias pour parler de lui, sans faire cas de la famille brisée qu'il laisse derrière lui. Il a été largement aidé par ceux qui, sous couvert d'humanité, ont utilisé le cas de Vincent, soit pour faire leur promotion personnelle, soit pour en faire un enjeu politique et législatif. Tous ceux-là oublient que Vincent, notre frère, est un être humain.
Nous réclamons désormais publiquement, comme nous le faisons depuis presque deux ans, qu'il cesse d'être considéré comme un mort en sursis et qu'il bénéficie enfin d'un projet de vie, et des soins appropriés à son état
Alors pourquoi lui infliger toutes ces maltraitances, pourquoi lui refuser depuis deux ans la kinésithérapie de confort qui constitue une exigence de soin de base, pourquoi ne lui faire aucune stimulation sensorielle, pourquoi ne lui donner comme seul horizon que le plafond de sa chambre sans le mettre chaque matin dans un fauteuil moulé sur mesure, comme l'exigent les bonnes pratiques? Pourquoi refuser qu'il puisse sortir et le laisser enfermé sous clé, dans sa chambre, comme un prisonnier dans le couloir de la mort?
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.09.14 10:51
Sans solution ...
Va t-on se suicider pour éviter ce genre de situation ?
Encore mon humour noir !
Eglise, je te hais ?
Docteurs, je vous hais ?
Personne n'a envie de se retrouver dans ce genre de situation
et le principal intéressé n'en a même pas conscience
Il est question de mort, et c'est la vie...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.09.14 11:02
Mais si le Samu au départ ne l'avait pas réanimé, on n'en serait pas là
Doit-on supprimer les services d'urgence?Non,bien sûr.
Mais refaire entièrement le système.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 07.09.14 14:06
04 septembre 2014 le " Salon Beige " ... ... ...
Poursuivie devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme par les parents de Vincent Lambert, La France vient de rendre ses observations à la Cour : le gouvernement y réclame une exception française pour déroger à la Convention européenne des Droits de l’Homme. Communiqué de la Fondation Lejeune :
« Selon les parents de Vincent Lambert, en validant la procédure d’arrêt de vie en application de la loi Leonetti, la France a porté atteinte à plusieurs droits fondamentaux du patient garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme: le droit à la vie (article 2), l’interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants (art. 3) et l’interdiction de porter atteinte à l’intégrité physique (art. 8). La France répond donc aux 6 questions posées par la CEDH. Gènéthique (www.genethique.org) s’est procuré le document. Plusieurs points intéressent particulièrement la Fondation Lejeune.
•Alors que la CEDH impose (art. 2 de la Convention) aux Etats de « s’abstenir de donner la mort intentionnellement » à la France botte en touche affirmant qu’il ne s’agit pas « d’une décision visant à provoquer la mort, mais (…) de l’attitude à adopter à l’égard de la vie d’un patient »
•Alors que la jurisprudence de la CEDH rappelle aux Etats « l’obligation positive de protéger la vie » à la France invoque l’exception du cas français arguant que « ces arrêts ne sont pas transposables au cas en l’espèce »
•Alors que l’article 2 de la Convention implique d’« assurer la protection de la vie de leurs malades » à La France oppose la prétendue « obstination déraisonnable » dont Vincent Lambert serait l’objet, un « acharnement » qui se limite pourtant concrètement à l’hydratation et à l’alimentation d’un homme qui n’est pas en fin de vie.
•Alors que la France elle-même interdit l’euthanasie, les observations de la France font valoir qu’en supprimant les « suppléances vitales » (alimentation, hydratation), le médecin « n’agit pas dans l’intention de donner la mort ».
•Alors que la CEDH (art. 3) « interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de sa juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants » à la France répond que « toutes les dispositions seront prises pour éviter l’inconfort et la souffrance éventuelle du patient ».
•Alors que la CEDH (art. 8) interdit de « porter atteinte à l’intégrité physique » à la France admet qu’elle le fera mais « dans des conditions de nature à respecter sa dignité ».
Le gouvernement travestit la réalité : donner la mort n’est plus tuer. »
Posté le 4 septembre 2014 à 14h09 par Michel Janva Catégorie(s): Culture de mort : Euthanasie
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 15.09.14 10:22
Source " Alliance Vita " ... ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 15.09.14 22:31
15/9/14 - 16 H 46 journal la Croix
Le Comité d'éthique soulève la « question centrale du jugement pour autrui », quand un malade ne...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 02.10.14 10:10
Rachel Lambert prend la plume pour parler de Vincent
Vincent, parce que je l'aime, je veux le laisser partir.
Le mardi 30 septembre 2014 à 00:03:13 -
La situation de Vincent Lambert demeure bloquée depuis 2008. Tombé dans un état végétatif à la suite d'un accident de moto, le jeune homme est victime des dissensions qui règnent au sein de sa famille. Si certains veulent le laisser partir, d'autres s'y opposent, à commencer par ses parents.
C'est pour faire entendre ce conflit déchirant dans ce qu'il a de plus intime que la femme de Vincent Lambert, Rachel, a souhaité prendre la plume pour présenter les raisons de son combat.
Ce livre témoignage vient d'être publié aux éditions Fayard (17 €) sous le titre : Vincent, parce que je l'aime, je veux le laisser partir. Et depuis, l'auteure est entrée dans un marathon médiatique, enchaînant les prises de parole à la télévision comme à la radio.
Avec ce livre, l'épouse de Vincent Lambert, qui avait préféré rester en retrait des médias, entre de plain-pied dans l'univers de la communication afin de faire entendre sa voix. Cette infirmière de 33 ans livre un témoignage à fleur de peau sur une situation extrêmement difficile.
Voulant sortir des partis pris et des opinions fondées sur des croyances, Rachel Lambert présente ses échanges passées avec son mari sur la question de la fin de vie tout en refusant « que Vincent soit un étendard ».
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.10.14 17:24
INTERVIEW - Rachel Lambert, dont le mari est en état végétatif, détaille au JDD les raisons pour lesquelles, contre l’avis des parents de Vincent, elle souhaite "l’application de la loi" et l’arrêt des traitements.
«Je ne veux pas me transformer en pasionaria de l'euthanasie»
«Son état de santé s'est dégradé. Vincent n'est plus présent»
«Je suis devenue une funambule sur le fil du coma de Vincent»
«En première instance, la justice a été lapidaire et sans humanité»
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 12.11.14 11:33
Agnès Farkas( Qui c'est, celle-là ? )
1411 visites | 6 commentaires
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 22.12.14 19:17
Mis à jour le 20/06/2014 | 10:46 , publié le 06/02/2014 | 15:27
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.01.15 15:04
Crédit photo : AFP le Quotidien du Médecin
Le Quotidien : Au lendemain de l’audience de la CEDH qui doit se prononcer sur la conformité de la législation française sur la fin de vie avec la Convention européenne des droits de l’homme, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Dr Éric Kariger : Je suis serein et confiant car la loi Leonetti contre l’obstination déraisonnable, que je défends et applique depuis des années, me paraît être l’une des lois les plus avancées, rigoureuses et strictes en la matière. Elle enjoint de s’appuyer sur un pronostic et un diagnostic consolidés et sur les volontés du patient et d’organiser une discussion collégiale. En outre, le médecin n’est pas au-dessus des lois, ses actes peuvent être contrôlés par le juge.
Pourquoi avoir écrit cet ouvrage, alors que vous n’êtes plus chef de service au CHU de Reims ?
C’est un devoir intellectuel et professionnel de savoir faire des retours d’expérience. On a droit à l’erreur, non à la récidive. Il faut savoir tirer les leçons de notre expérience.
Les députés Jean Leonetti et Alain Claeys proposent, dans un rapport au président de la République, l’ouverture d’un droit à une sédation profonde et continue. Vous semblez émettre des réserves à cet égard ?
Je salue le travail de Jean Leonetti et Alain Claeys qui ont cherché à dépassionner le débat en élaborant un compromis et en rassurant la société. Je lis la montée en charge de la demande d’euthanasie comme l’expression de la peur des patients de subir une obstination déraisonnable ; nous devons garantir à nos contemporains que l’obstination déraisonnable appartient au passé grâce à notre culture palliative, et qu’à l’inverse, nous n’arrêtons pas des soins de manière arbitraire.
J’adore ce raccourci qui permet de faire réfléchir : « dormir définitivement, c’est déjà mourir un peu. » Aujourd’hui, j’ai une difficulté. Il y a un avant et un après Vincent Lambert. Pendant des années, je me suis battu pour prendre soin des plus vulnérables. J’ai aujourd’hui un regard plus raisonné sur les états dramatiquement végétatifs chroniques. Tant qu’il y a de la relation, il y a du sens. Mais quand on est irréversiblement dans une situation de non-relation avec son environnement, n’est-on pas de fait dans un cas d’obstination déraisonnable ?
Si on veut trouver un compromis entre une médecine un peu trop pragmatique et une médecine qui prend trop de risque pour la vie, il faut donner une chance en amont (dans la réanimation) mais il faut aussi pouvoir s’arrêter quand le pronostic se consolide de manière défavorable.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 25.01.15 13:07
Manifestation contre l'euthanasie : «Je marche pour la vie de mon fils»
Viviane Lambert, la mère de Vincent, ce tétraplégique au cœur d'une bataille judiciaire et familiale, défile aujourd'hui pour la première fois avec les militants de la Marche pour la vie. Elle s'en explique.
Propos recueillis par Aliine Gérard | 25 Janv. 2015, 08h45 | MAJ : 25 Janv. 2015, 08h52
Viviane Lambert ouvrira le cortège aux côtés d’associations qui la soutiennent dans son combat pour maintenir son fils en vie.
Viviane Lambert ouvrira le cortège aux côtés d’associations qui la soutiennent dans son combat pour maintenir son fils en vie. (François Bouchon.)
Les « Pro-vie » (anti-IVG) sont de retour, avec cette année, pour la 10e édition de leur Marche pour la vie qui partira à 13 h 30 de la place Denfert-Rochereau à Paris, une participante de marque : Viviane Lambert, la mère de Vincent, ce jeune tétraplégique de 38 ans plongé dans un état de conscience minimale depuis six ans et qui se trouve au cœur d'une incroyable mêlée familiale et judiciaire.
Elle nous explique les raisons qui l'ont décidée à se joindre à ce cortège qui proteste aussi contre l'euthanasie, et sa « confiance » en la décision de la Cour européenne des droits de l'homme qui doit décider si son fils sera maintenu en vie ou pas.
Pourquoi avez-vous décidé de participer à cette marche ?
VIVIANNE LAMBERT. Je marche pour la vie de mon fils. Parce que, aussi, les associations qui l'organisent défendent ce que je crois être juste : le respect de la vie, la défense des personnes vulnérables. Depuis la décision du Conseil d'Etat, la mort est suspendue au-dessus de la tête de Vincent. On avait programmé pour lui une euthanasie. Les associations qui manifestent aujourd'hui se battent également contre ça. Ma présence, c'est ma façon de les remercier pour leur soutien mais aussi de dire que je partage leur inquiétude sur les projets du gouvernement sur la fin de vie. Dès qu'on dit non, on vous reproche vos convictions. Oui, je suis catholique, mais pas intégriste.
En quoi la loi en préparation vous inquiète-t-elle ?
Je ne suis pas experte mais je me demande si un nouveau texte est nécessaire. La loi Leonetti n'a déjà pas été respectée pour mon fils. Les équipes médicales s'en sont servies pour décider de cesser de l'alimenter alors que rien ne le justifiait. Je ne vois pas en quoi une nouvelle loi améliorerait la situation. Je ne juge pas les personnes qui vont à l'étranger pour mourir, mais j'ai vu une émission à la télévision qui m'a laissée perplexe. Si je comprends bien, c'est le malade qui appuie sur la seringue. Personne ne se mouille. Si on veut vraiment soulager les malades en fin de vie, il faut des unités de soins palliatifs dignes de ce nom. Vincent, dans celle où il est, à l'hôpital Sébastopol de Reims, n'a plus de fauteuil, on ne le change pas de position, on ne le lève plus, on ne le promène jamais, il n'a plus aucune séance de kiné. C'est déplorable !
Je vais le voir tous les jours. Mon mari y va à partir de 13 heures, j'enchaîne à 16 heures. Il dort, se réveille, bien sûr qu'il n'a pas la même conscience que vous et moi, mais quand on l'appelle il tourne la tête. Juste après Noël, il a soulevé à deux reprises la jambe droite et lorsqu'un jour je lui ai mis de la musique, son visage s'est transformé ; le poste était à sa gauche, il l'a cherché. Vincent n'est pas du tout en fin de vie, il n'est pas sous assistance respiratoire, n'a pas de tubes partout, c'est une personne handicapée. En septembre 2012, nous avions eu mon mari et moi le projet de l'emmener en vacances avec nous. Le professeur Kariger était d'accord, il n'y avait vu aucune objection.
Le docteur Kariger estime que vous faites preuve d'une « obstination déraisonnable »...
Non. Si Vincent souffrait d'un cancer, ce serait tout autre chose. Un médecin ne peut pas décider de tout, tout seul, comme l'a fait le docteur Kariger. C'est grave. Dès le début, il a été de mauvaise foi. Il a été partial, il a dévoilé le secret médical. Ce dont a besoin Vincent, c'est d'être transféré dans un établissement adapté. Dans le service où il est, ils n'ont jamais fait de projet de vie pour lui. On ne s'occupe pas de notre fils comme il le faudrait. J'attends que la Cour européenne des droits de l'homme arrête toute cette folie. Je compte les semaines.
La CEDH ne rendra pas sa décision avant deux mois. Elle a examiné l'affaire le 7 janvier dernier. Comment cela s'est-il passé ?
J'ai vraiment confiance. On a hâte que tout cela se termine. Cette audience a été éprouvante, mais elle m'a fait aussi bonne impression. Cela a été beaucoup moins pénible que devant le Conseil d'Etat. Là, quand on a attendu le rapporteur public, on a tout de suite compris, c'était comme d'attendre l'énoncé d'une condamnation à mort. Je n'imagine même pas que la CEDH ne nous donne pas gain de cause. Ce serait trop énorme !
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 26.02.15 19:43
oh là là ce sujet a été beaucoup lu et je ne sais plus ce que j'ai écrit ( si mes copiés-collés sont exacts mais choisis par moi, mes commentaires sont parfois influencés par mon humeur du jour )
Je ne suis pas dans la situation de Vincent Lambert et je ne pourrai jamais l'être (je suis plus vieille avec une famille moins compliquée)
alors si mes propos ont pu heurter les proches de V.L. je m'en excuse.Seulement ses proches.
Pour les autres, j'aime bien provoquer..
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.03.15 17:55
Actu > Société > Eric Kariger, le médecin de Vincent Lambert, réagit
Eric Kariger, le médecin qui a suivi Vincent Lambert.
Le 10 mars 2015 | Mise à jour le 10 mars 2015
Propos recueillis par Arnaud Bizot
Le texte sur la fin de vie rédigé par les députés Alain Claeys et Jean Leonetti est examiné ce mardi à l'Assemblée. Eric Kariger, le médecin qui a suivi Vincent Lambert, nous donne son opinion.
Que pensez-vous de la nouvelle loi Claeys-Leonetti ?
C’est un progrès pour les patients à renforçant les obligations du médecin à être plus attentif et plus à l’écoute de ses patients. Quelque soit la loi, si des professionnels sont mal intentionnés, on peut faire n’importe quoi. Les «pro-life» et les «pro-euthanasie» sont rarement ouverts à la subtilité de la fin de vie. On ne peut rien généraliser, chaque cas est singulier. D’où la difficulté d’expliquer. Cette loi est pour moi un équilibre entre les droits du patient et les devoirs du médecin.
La sédation profonde fait-elle avancer les choses ?
Il ne s’agit pas d’endormir tout le monde.La sédation est une arme palliative d’exception qu’il faut savoir utiliser au bon moment au bon patient. C’est une pratique palliative, qui peut être temporaire ou définitive, lorsqu’on ne peut pas répondre autrement à la souffrance physique, psychique ou existentielle. Il est des patients qui n’arrivent plus à donner de sens à ce temps de fin de vie qui reste à vivre et qui réclament à ne pas être conscients. C’est une arme de dernier recours, quand on a tout tenté. Ainsi, le médecin respecte l’interdit de tuer en endormant le patient dans cette phase ultime de son existence. Je n’ai rencontré, en vingt cinq ans de carrière en soins palliatifs, que six ou sept cas qui rentrent dans ce cadre.
La sédation concerne quel type de patients ?
Il y a trois types de situation. D’abord, le patient en fin de vie mais conscient, atteint, par exemple, d’un cancer en phase terminale et qui ne veut pas vivre ça. Ensuite, le patient qui n’est pas en fin de vie, mais maintenu en vie, par une technique médicale comme dialyse rénale par exemple, qui n’en peut plus et qui souhaite un arrêt de traitement. Enfin, le cas le plus compliqué, lorsque le patient est inconscient ou en incapacité d’exprimer ses volontés et maintenu en vie par une technique médicale, comme celui de Vincent Lambert. Le patient n’est plus l’acteur, ne pouvant s’exprimer.C’est alors la procédure dite Leonetti qui s’impose avant un éventuel arrêt. La procédure est certes lourde, mais garantit une juste et bonne décision impliquant démarche collégiale, recherche des volontés du patient par ses directives anticipées, sa personne de confiance ou à défaut sa famille ou les proches. La décision repose alors sur le médecin responsable du patient. Par précaution, l’arrêt des traitements de survie s’accompagnera alors systématiquement d’une sédation. Dans l’exemple de l’arrêt d’une nutrition et d’une hydratation artificielle, la survie se compte en jours et tout le savoir-faire palliatif est mis en œuvre et les proches bénéficient d’un accompagnement.
"Le rôle d’un médecin est de sauver des vies"
Les militants de l’euthanasie souhaiteraient une vie écourtée brutalement. Notre volonté de ne pas tout maîtriser, jusqu’au jour et l’heure de la mort est une question essentiellement anthropologique et sociologique. C’est toute la nuance entre laisser mourir et le faire mourir. Notre meilleure garantie pour chacun réside dans la rigueur professionnelle et intellectuelle, la qualité de la démarche collégiale, la transparence de la démarche.
Les directives anticipées sont-elle une avancée ?
Le problème survient quand elles sont inexistantes, peu explicites, ou pas respectées. L’avancée majeure est que les médecins devront les respecter sauf exception. L’autonomie du patient est renforcée.
L’urgence vitale est-elle un frein ?
Ca n’est pas un scandale qu’on ait réanimé Vincent Lambert, Michaël Schumacher ou Jules Bianchi sur les lieux de leur accident ou peu de temps après. Nombre de cas ont ressemblés à ceux-là et ont récupérés. Le rôle d’un médecin est de sauver des vies. On est tous de «pro-life», mais pas dans le sens intégriste du terme. Quand aux directives «inappropriées», il faut assumer cette part de doute et de recours. C’est l’humilité de l’exercice médical. Si Mr Durand ma demandé des choses qui me font douter, j’en réfère à mes pairs. On inverse la charge de la preuve : si je ne respecte pas la volonté du patient, je devrai désormais le justifier.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.03.15 18:13
"Transparence de la démarche" ??? vraiment ???
Les soins palliatifs de fin de vie craignent de ne plus se développer, le Docteur et Député Jean Léonetti tient à son pouvoir et à son autorité, le Gouvernement a peur des militants de la Manif pour Tous ... ... ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.03.15 18:28
Par précaution, l’arrêt des traitements de survie s’accompagnera alors systématiquement d’une sédation. Dans l’exemple de l’arrêt d’une nutrition et d’une hydratation artificielle, la survie se compte en jours et tout le savoir-faire palliatif est mis en œuvre et les proches bénéficient d’un accompagnement.
"traitements de survie", selon moi, çà équivaut à ce qui existe sans être légalisé, dit, et écrit = c'est de l'acharnement palliatif obstinément déraisonnable. Effectivement, quand un mourant meurt, il meurt sans survivre. Il meurt, point final.
"Par précaution", ce n'est même pas une certitude ! la cerise sur le gâteau, on évoque un "savoir-faire palliatif ". Pour rappel, l'idéologie palliative a été instituée en France en 1999 et nous sommes en 2015 !
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.03.15 18:42
"sauver des vies"...
empêcher un mourant de mourir ???
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.04.15 21:46
Mis à jour le 16/04/2015 à 14:41
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 20.04.15 13:15
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 15:33
Le Point - Publié le 06/01/2015 à 17:17 - Modifié le 06/01/2015 à 19:23
Alors que la CEDH examine mercredi le cas de Vincent Lambert, l'ancien médecin du jeune homme, Éric Kariger, livre son témoignage au Point.fr.
Le docteur Éric Kariger a été, durant trois ans, le médecin de Vincent Lambert. © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Depuis un an, la chambre de Vincent Lambert, à l'hôpital de Reims, est fermée à clé par mesure de sécurité. Violence symbolique inouïe faite à cet homme inconscient devenu l'objet d'une lutte idéologique dont s'ouvre, mercredi 7 janvier, à 9 h 15, l'ultime et tragique round. Devant la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), les avocats des parents de Vincent invoqueront essentiellement l'article 2 de la Convention des droits de l'homme (droit à la vie) et l'article 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants) pour tenter de stopper la procédure d'arrêt d'alimentation confirmée en juin par le Conseil d'État.
Le docteur Éric Kariger a été, durant trois ans, le médecin de Vincent Lambert. C'est lui qui, dans le strict cadre de la loi Leonetti, a entamé une procédure collégiale d'arrêt de traitement. Lui qui, sur injonction du tribunal administratif, a dû, après 31 jours d'arrêt, replacer la sonde alimentaire de Vincent. Dans Ma vérité sur l'affaire Vincent Lambert*, il raconte en détail ce drame médico-judiciaire qui l'a poussé, en septembre dernier, à quitter l'hôpital. Ce fervent opposant à l'euthanasie, qui fut pourtant traité d'assassin et menacé de mort, ne se remettra sans doute jamais tout à fait de la violence des invectives et des menaces dont il a fait l'objet. Et, quoi que décide la Cour européenne, il n'est sans doute pas près d'oublier ce patient : Vincent que les experts jugent sans aucun espoir de récupération, Vincent que le rapporteur du Conseil d'État a décrit comme "emmuré dans sa nuit de solitude et d'inconscience", Vincent que son équipe et lui, en accord avec son épouse, souhaitaient laisser partir. Et qui est à ce jour bouclé dans sa chambre, condamné à l'état végétatif, toujours vivant. Interview.
Le Point.fr : Quand avez-vous vu Vincent pour la dernière fois ?
Éric Kariger : Lorsque j'ai quitté l'hôpital de Reims, fin août. Je savais qu'il ne m'entendait pas, qu'il ne me comprenait pas, mais je suis malgré tout allé lui dire au revoir. De la même façon que je m'étais excusé auprès de lui lorsqu'il avait fallu remettre sa sonde sur ordre du tribunal...
En août, sa chambre était encore sécurisée ?
Oui. Fermée à clé avec une caméra vidéo à l'extérieur et un contrôle systématique de l'identité des visiteurs. Au plus fort de l'affaire, il y a un an, nous avons craint que les pro-euthanasie ne viennent faire justice eux-mêmes ou que les pro-life n'investissent son chevet. Et puis, si Vincent décédait, sa mort aurait immédiatement été suspecte. Alors, la chambre a été sécurisée, même si c'est une forme de violence encore ajoutée à la violence qui lui a été faite.
Pourquoi vous être mis finalement en disponibilité de l'hôpital ?
En partie pour me protéger. J'ai fait un burn-out, je ne parvenais plus à me concentrer, j'avais des idées noires ; jour et nuit, je pensais à Vincent. Et je savais que même si le Conseil d'État nous donnait raison, ce qui a été le cas en juin, rien n'arrêterait les parents de Vincent et leurs conseillers, tout leur serait bon pour continuer de nous attaquer, mon équipe et moi. Vous savez, j'ai toujours entendu et respecté la souffrance de sa famille. Beaucoup moins ceux qui la conseillent et utilisent Vincent à des fins purement idéologiques...
Vous parlez par exemple de l'avocat Jérôme Triomphe...
Songez qu'après l'audience, en janvier, il a osé me poursuivre dans les couloirs de l'hôpital pour vérifier que j'allais bien replacer la sonde comme le tribunal me l'avait ordonné. Quel mépris... Sur le plan médical, sa plaidoirie était un tissu de bêtises, mais elle était surtout d'une violence, d'une agressivité inouïe à l'égard des médecins, à l'égard de l'épouse de Vincent.
Devant la Cour européenne, les avocats de Vincent invoquent l'article 3 de la Convention des droits de l'homme, l'interdiction de la torture et des traitements inhumains, car c'est ainsi qu'ils considèrent la privation de nourriture que vous avez une première fois tentée pour laisser mourir Vincent...
Mais, enfin, on ne parle pas de refuser de l'eau et de la nourriture à un patient qui a faim ou soif ! Il s'agit d'alimentation et d'hydratation artificielles. Si ne pas les procurer est une torture, alors, il faut d'urgence aller poser de force une sonde dans l'estomac de toutes les personnes en fin de vie qui, en ce moment même en France, ne peuvent plus ou ne veulent plus s'alimenter. C'est absurde ! Et la loi française est claire. À partir du moment où l'alimentation et l'hydratation passent par une sonde, elles constituent un traitement médical, que l'on peut, que l'on doit même dans certains cas, toujours d'après la loi, arrêter... Après l'audience au Conseil d'État, l'entourage de Vincent a laissé entendre qu'il avait récupéré un réflexe de déglutition, autrement dit qu'il pourrait ne plus avoir besoin de sonde pour se nourrir... Et qu'on le ferait donc tout simplement mourir de faim. C'est une image qui frappe les esprits, mais c'est, encore une fois, un déni de la réalité médicale. Quand bien même Vincent aurait récupéré le réflexe de déglutition, le risque de fausse route serait bien trop grand. La nourriture ingérée par la bouche, pour lui, c'est définitivement terminé.
Les avocats ont aussi laissé entendre que Vincent ne bénéficiait plus de kinésithérapie et que son état s'était dégradé en partie à cause de ce manquement de l'hôpital
Mais, enfin, s'il y a bien un malade, dans cet hôpital, qui a bénéficié d'un maximum de moyens et de traitements, au-delà de toute limite raisonnable, c'est Vincent... Il est vrai que la rééducation active a été arrêtée fin 2012, mais ça aurait été aberrant de la poursuivre alors qu'elle ne donnait absolument aucun résultat.
Il y a eu, tout de même, une erreur de votre équipe en 2012. Les parents étaient au courant de la réflexion que menaient les soignants sur un éventuel arrêt de traitement, mais lorsque la poche d'alimentation a été effectivement retirée, ils n'ont pas été prévenus. Si cette erreur n'avait pas été commise, en serait-on là aujourd'hui ?
Moralement, humainement, ils méritaient évidemment d'être aux côtés de leur fils lorsque le processus a commencé. Son épouse était là, car elle était présente tous les jours depuis le début. Mais j'aurais dû les appeler quand je me suis aperçu que l'équipe avait commencé avant la date prévue, je leur en ai demandé pardon. Je ne crois pas, cependant, que cela aurait changé le cours de l'histoire.
Pourquoi avoir publié, à la fin de votre ouvrage, vos directives anticipées ?
Lors d'une réunion publique, je me suis fait interpeller par un militant pro-life qui m'a lancé : "Je n'aimerais pas tomber sur un médecin comme vous"... Je lui ai répondu calmement d'écrire ses directives anticipées, de préciser que, en cas d'état végétatif chronique incurable, il souhaitait coûte que coûte être maintenu en vie. Il est temps que les gens sachent que des directives sont possibles, il est temps que la société se réapproprie ce débat sur la mort. J'ai publié mes directives pour montrer que les écrire ne fait pas mourir...
Qu'attendez-vous de la décision de la CEDH ?
Qu'elle confirme l'immense qualité de la loi Leonetti. Je suis chrétien et je suis un fervent opposant à l'euthanasie. Mais c'est en luttant contre l'acharnement thérapeutique, comme permet de le faire cette loi, comme nous aurions pu le faire pour Vincent, qu'on lutte, aussi, contre la tentative euthanasique...
* Ma vérité sur l'affaire Vincent Lambert, Dr Éric Kariger, Bayard.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 15:48
Tout ce petit monde, croyants dits classiques, et croyants intégristes et fondamentalistes, devra assister ensemble au Jugement Dernier
J'ai envie d'écrire que je n'aimerais pas être à la place de Dieu..
En attendant, çà fait beaucoup de victimes, tout çà ...
Les animaux se cachent pour mourir
Les mourants humains souhaiteraient mourir tranquillement ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 16:41
Quand on est malade, handicapé physique, ou mourant, on n'a pas faim et on n'a pas soif. A cause de l'immobilisme forcé, le corps n'a pas besoin d'énergie supplémentaire. Il se sert de ses réserves en eau, protides, lipides glucides, cela lui suffit.
Il existe un jeûne pour le bien-être ( élimination des toxines, je crois ? )
Donc jeûner pour mourir, au final, ce ne serait pas choquant si ce n'était pas imposé par la loi de 2005 ?
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 16:52
Comparer un jeune comateux à une personne âgée qui se meurt, au niveau du tube digestif, ce n'est pas du tout la même chose.
Le patient jeune comateux a besoin d'une aide technique ( comme un biberon pour nourrisson ).
La personne âgée qui se meurt n'a plus ce genre de besoin.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 17:01
Ce qui est choquant dans ce genre d'affaire, c'est qu'on ne se permettra jamais de remettre en cause les acteurs du début de l'histoire, le Samu, les chirurgiens qui se sont occupés de V.L.
Ils ont fait " mécaniquement " leur boulot, sauver des vies...
Ils ont fait ce qu'ils ont pu.
Ils ont fait ce qu'ils devaient faire.
Et ils ne seront jamais poursuivi ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 17:07
De 2011 à 2015, que de temps perdu..pour V.L. et son entourage
De janvier 2011 à maintenant, que de temps perdu ! pour nous
De mai 2012 à maintenant, que de temps perdu ! ! ! ... ...la loi Léonetti a dix ou 11 ans ( faîte en avril 2004, promulguée en avril 2005 si mes souvenirs sont exacts )
V.L. et V.H.
Ce seront qui, les prochains patients médiatisés ?
2, 4, 8, 15, 30, 50, 150, 300, 550 ?
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.04.15 17:34
Il existe bel et bien une tentative palliative
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.05.15 10:30
Demi-soeur de Vincent Lambert
Publication: 05/05/2015 06h48 CEST Mis à jour: il y a 3 heures
Dans ce contexte l'utilisation d'arguments comme le "droit de Vincent à profiter de l'air du soir sur son visage" sont complètement fallacieux: il s'agit là des émotions de ceux qui parlent, pas de celles de Vincent, qui lui, malheureusement, ne ressentira plus jamais les bienfaits de la douceur des soirs d'été, ni dedans ni dehors. Mais ce genre d'image touche les personnes non informées en transformant à bon compte une [url=http://www.huffingtonpost.fr/mariegenevieve-lambert/Vincent Lambert: int%C3%A9ressons-nous aux soins qui lui sont prodigu%C3%A9s]équipe soignante dévouée[/url] et en une bande de pervers.
http://www.huffingtonpost.fr/mariegenevieve-lambert/fin-de-vie-vincent-lambert_b_7202192.html
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.05.15 16:07
j'ai lu je ne sais plus où ni quand
ne pourrait-on pas extrapoler:
existence sans conscience n'est que ruine de l'âme
Tout prisonnier cherche à s'évader
Nous sommes les prisonniers du système médical français ???
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.05.15 16:25
Que la mort soit associée à la religion, quoi de plus normal ?
Mais s'il n'y a qu'un seul Dieu, il y a différentes idées de Dieu, et de multiples "images" de Dieu
Dieu a fait l'homme à son image et l'homme le lui a bien rendu, ( Voltaire )
Nous nous disputons nos images de Dieu
quoi de plus normal, si on y réfléchit bien !
car on se dispute autre chose aussi lors d'un décès
tout çà pour mieux vivre un deuil ? ou ne pas avoir le temps de le vivre ?
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.05.15 17:05
Blaise Pascal avait écrit que le Christ est en agonie jusqu'à la fin du monde.
Vincent Lambert, un autre Christ ?
Le Christ enfermé dans le Tabernacle n'est-Il pas l'otage de nous-mêmes ? (et du pouvoir médical )
"Toute famille sera divisée", c'est un bout d'un verset de l'Evangile, sorti hors de son contexte...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 05.05.15 17:13
Emmanuel Hirsch, un manipulateur manipulé, ou bien un manipulé manipulateur ???
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.05.15 12:14
Express Yourself (source )
Fin de vie de Vincent Lambert: "Notre mère défend une cause intégriste"
Par Marie Geneviève Lambert, Guy Noël Philippon, Frédéric Philippon, Marie Lambert, François Lambert et Joseph Lambert., publié le 06/05/2015 à 10:24 , mis à jour à 10:38
Six membres de la famille de Vincent Lambert, dont son neveu François Lambert (ici en photo, le 16 janvier 2014), ne comprennent pas le combat de sa mère, Viviane, pour le maintenir en vie.
Viviane Lambert sort, jeudi 7 mai, un livre dans lequel elle raconte son combat pour maintenir en vie son fils Vincent. Six membres de sa famille, désireux de mettre un terme à ses souffrances, réagissent.
Nous avons tous été très choqués d'apprendre que le CHU avait décidé de débrancher Vincent sans nous prévenir, le 10 avril 2013. Mais nous savions aussi tous que Vincent n'aurait pas voulu vivre comme ça. Nous nous étions alors résolus à lui dire adieu. Malgré cela, nous connaissions les risques d'un procès. Et nous savions par qui il serait initié, et avec le soutien de quels groupes. Cette procédure a d'ailleurs été diligentée sans nous prévenir. Viviane, la mère de Vincent, l'a expliqué ainsi: "ça ne viendrait à l'idée de personne d'avertir une partie adverse".
>>> A lire aussi: Affaire Vincent Lambert, la CEDH demande le maintien en vie
"Rachel n'a pas été manipulée"
Avant cet épisode dramatique, nous parlions entre nous de ce qu'aurait voulu Vincent, et avec Rachel, son épouse, qui elle-même en avait parlé au docteur Oportus en 2009. Les parents de Vincent avaient accepté l'idée d'une euthanasie en 2011, si Rachel le décidait, même s'ils le nient maintenant. Seraient-ils allés jusqu'au bout? Plusieurs raisons nous amènent à le penser, que nous ne dévoilerons pas ici. Nous comprenons cependant que l'envisager puisse être déroutant pour nos lecteurs, au vu de cette affaire.
Rachel s'est enfermée, isolée avec lui, mais elle n'a certainement pas été manipulée, comme le dit Viviane dans son livre, pour minorer le témoignage qu'elle porte. Les signataires de cette tribune ont eux aussi connu Vincent, différemment. Et nous avons un avis indépendant, une opinion propre, sur lui et sur ce qu'il aurait voulu pour lui-même. Dire que nous étions manipulés par le docteur Kariger revient aussi à nier notre parole.
Comme le dit Viviane, qui voudrait vivre comme ça? Très peu de monde en vérité, un de ses fils avec lequel elle mène cette procédure, qui a rempli des directives anticipées allant dans ce sens. Les parents de Vincent étaient d'accord avec tout ce qui était dit sur lui lors des conseils de famille. Néanmoins, ils en arrivaient toujours à la même conclusion: "Ce n'est pas une raison pour le tuer." Nous nous bornions pourtant à ne parler que de Vincent, en conscience, sans déborder sur le terrain politique ou religieux, face à une certaine forme d'aveuglement.
Dans la même veine, Viviane dépeint cette famille comme une famille unie. Nous tenons à rappeler ici que l'unité dans cette famille n'était souvent que de façade, cachant de nombreux désaccords, conflits et non-dits. Cela fait deux ans que nous le disons, cela fait deux ans que les initiateurs de toute cette procédure nous rétorquent que si, elle était unie. Le mythe de la famille semble plus fort que la parole de ses membres. Avec les conséquences que l'on sait.
Vincent était libre, indépendant. Cela est reconnu par tout le monde. On peut considérer certains de ses choix comme des erreurs, mais personne d'autre que lui ne devrait pouvoir les corriger. Et il ne le peut plus. Par conséquent, ils doivent être respectés.
>>> A lire aussi: Comment faire connaître votre choix en cas d'accident?
Viviane parle souvent dans son livre du nourrisson que serait redevenu Vincent, d'un enfant à protéger, à nourrir. Il est évident que son lien à Vincent reste très fort. Il n'était tempéré selon nous que par la hiérarchie que Viviane s'est toujours imposée jusqu'à ce mois d'avril 2013: Vincent était marié, sa femme était donc la plus légitime.
Les "proches" de Viviane, qui la maintiennent dans cet état, ne sont pas forcément les gens les mieux intentionnés. Quand une mère vous dit: "Si on arrête la nutrition de mon fils, je ferai une grève de la faim pour le rejoindre", on s'inquiète pour elle, on ne lui dit pas: "ça dépendra de notre capacité de persuasion" tout en la mettant en première ligne et en lui disant que tout n'est que complot (fomenté par l'exécutif, le Parlement, la justice et la médecine). Qui peut s'étonner dans ces conditions que la propension de Viviane à interpréter tous les gestes de Vincent se soit démultipliée, alors qu'on la persuade que c'est la seule chose qui pourrait empêcher son "assassinat"? Ainsi, elle prétend maintenant communiquer avec lui, ce que pourrait prétendre n'importe quel proche: les moindres de ses gestes, regards ou mimiques peuvent être lus de toutes les façons possibles. Et elle prétend le représenter, puisqu'elle a remplacé Rachel tous les jours à son chevet cinq ans après son accident. Elle écrit: "C'est moi qui suis sa voix", "Je suis sa personne de confiance". Comment ne pas y voir un concours stérile, une tentative d'appropriation de Vincent? Les signataires, là encore sans entrer dans les détails, tiennent à souligner le contraste entre l'attitude actuelle des parents de Vincent, et l'absentéisme dont ils ont fait preuve durant son enfance.
"Sa capacité à ressentir la douleur demeure"
Les arguments médicaux concernant les mauvais traitements que subirait Vincent sont martelés par ses parents et leurs proches depuis plus d'un an. Ils ont fait partie des discussions devant les différentes juridictions. Les experts nommés par le Conseil d'État n'ont pourtant pas constaté de mauvais traitements à son égard. Et pour cause. Vincent a toujours été bien traité au CHU de Reims. Et il continue de l'être, inlassablement. Nous tenons ici à saluer le dévouement et le professionnalisme dont fait preuve le personnel soignant, qui entretient avec lui des rapports humains et continue de traiter tous les membres de sa famille de façon égale, malgré les tensions.
Les parents de Vincent et leurs soutiens occultent systématiquement le fait que son état s'est naturellement dégradé: sa conscience s'éteint, mais sa capacité à ressentir de la douleur demeure. Ils ne "croient" que le diagnostic plus optimiste de 2011, établi par le professeur Laureys, du Coma Science Group de Liège, qui travaille pourtant avec certains des experts mandatés par le Conseil d'Etat en 2014, dont ils récusent les conclusions. Ils réduisent parfois même son handicap à une simple tétraplégie alors que les lésions dont il souffre sont irréversibles et qu'il est établi qu'il est privé de toute relation. Ils occultent également les souhaits de Vincent, qu'ils ne mentionnent jamais. Ils portent en revanche des pancartes sur lesquelles est écrit: "Je suis Vincent Lambert". Terrible aveu. Ils critiquent sans cesse la loi Léonetti et prétendent défendre les 1700 patients qui sont plus ou moins dans la même situation que lui. Tout cela traduit uniquement une position de principe: on ne peut pas débrancher ces patients, quels qu'aient pu être leurs souhaits. Nous appelons ça de l'idéologie, visant à défendre une cause intégriste. Termes que nous assumons totalement.
>>> A lire aussi: Euthanasie, les questions que pose l'affaire Lambert
D'ailleurs, le seul moment du livre où la mauvaise foi de Viviane apparaît au grand jour est celui où elle évoque ce combat médiatique, dont elle dit elle-même qu'il dépasse le cas de Vincent. Après l'avoir fait rebrancher le 11 mai 2013, leur avocat, Maître Jérôme Triomphe, avait espéré sur Radio Courtoisie dès le 12 mai que cette affaire deviendrait médiatique. Là encore, les signataires de cette tribune, en désaccord avec eux, avaient appris la médiatisation de l'affaire... à la radio, le 16 mai. Les parents de Vincent avaient alors donné des photos de lui, ce que personne d'autre n'a fait jusqu'à octobre 2014. Cela nous a toujours beaucoup choqué, car personne ne peut prétendre détenir son droit à l'image. Pourtant, Viviane écrit dans son livre que les photos de Vincent n'étaient pas avantageuses pour lui. Un argument de plus selon elle en faveur du complot. On le montrait ainsi comme un être déjà mort. Avec les photos qu'elle avait fournies.
Elle se plaint également de l'ostracisation qu'elle aurait subi dans les médias. Lorsque la médiatisation a repris en janvier 2014 et qu'elle n'était plus seule à parler, elle refusait de parler la plupart du temps, attendant d'être seule à nouveau. Ses avocats et elle-même ont ensuite beaucoup parlé, aussi en direct. Mais elle dit alors que ses propos ont été déformés. Elle dénonce enfin le fait que la porte de Vincent soit fermée à clé. Cela constitue pourtant une mesure de sécurité, devenue nécessaire du fait d'un certain acharnement judiciaire sur sa personne, que personne d'autre qu'elle et ses proches n'ont initié.
De notre côté, nous avons des opinions diverses sur la fin de vie. Une chose fait consensus cependant, il faut toujours s'efforcer d'approcher au plus près de ce que le patient aurait voulu pour lui-même. Et lorsqu'on ne sait pas, on ne peut arrêter les traitements. Personne ne propose une position rigide qui serait l'inverse de la position des parents de Vincent et de leurs soutiens, à savoir: il faut débrancher tout le monde. Cette "crainte" n'est rien d'autre qu'une vaine justification tendant à rendre légitime un combat qui ne l'est pas.
Joseph Lambert,frère de Vincent.
Cette tribune a été initialement publiée sur le site créé par le frère de Vincent, Joseph.
Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fin-de-vie-de-vincent-lambert-notre-mere-defend-une-cause-integriste_1677656.html#8o5BsYmm9ZFZFUw9.99
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 08.05.15 9:18
Société 07.05.2015
Alors que la décision de la CEDH est attendue prochainement, Viviane Lambert se bat pour qu’on ne laisse pas mourir son fils. « Je ne demande qu’une chose, dit-elle : pouvoir continuer à m’occuper de Vincent. »
« Cet enfant que j'ai mis au monde, on voudrait aujourd'hui me l'enlever, le laisser mourir de faim et de soif. Moi, sa mère, je ne demande qu'une chose : pouvoir continuer à m'occuper de
Vincent », rappelle Viviane Lambert à Famille Chrétienne. Elle avait demandé à être reçue par le président de la République le 6 mai, veille de la parution de son livre Pour la vie de mon fils (Éd. Plon, 180 p., 12,90 €), pour qu’il entende « une mère désespérée qui veut simplement parler de l'état actuel de son fils qui n'est pas en fin de vie. Je réclame au président de pouvoir le faire sortir pour m'occuper de lui » (Le Figaro).
En vain : ni François Hollande, ni un conseiller n'ont accepté de la recevoir mercredi matin, mais les services du chef de l’État ont proposé une rencontre avec le professeur Olivier Lyon-Caen, neurologue et conseiller santé du Président à l'Élysée. Viviane Lambert a refusé : « C'est François Hollande que je veux voir ». Mais elle a multiplié les interventions dans les médias pour que Vincent, 38 ans, tétraplégique en état « pauci-relationnel » à la suite d’un accident de la route en 2008, soit maintenu en vie. « Vincent n'est pas en fin de vie. On a voulu le mettre en fin de vie », déclarait-elle à Europe 1 hier matin. « Mon fils n'est pas un légume, il est bien vivant. Il a ses moments de pause, ses moments de repos, ses moments aussi où l'on parle dans le silence. »
Après la décision du Conseil d'État d'autoriser l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation demandée par des médecins en juin 2014, Viviane Lambert et son mari ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dont on attend l’arrêt (Aleteia). Son combat, dit-elle, elle ne le mène pas seulement pour son fils mais aussi « pour les 1 700 personnes qui, en France, sont dans le même état de santé que lui ». Ils ont contre eux non seulement une opinion depuis longtemps « travaillée » en faveur de l’euthanasie, mais une partie du corps médical et leur propre famille, l’épouse de Vincent, Rachel, et six des huit frères et sœurs de son mari qui souhaitent le « laisser partir » – en cessant de l’hydrater et de l’alimenter. Pour ne rien arranger, ils sont qualifiés de « catholiques traditionnalistes » (Le Quotidien du médecin), ce qui est sans doute vrai mais ne change rien au fond de la question : a-t-on le droit de faire mourir un homme privé de la capacité de s’alimenter et de s’hydrater ? C’est ce qu’avait tenté de faire le CHU où est soigné Vincent le 10 avril 2013, sans même prévenir la famille !
Vouloir empêcher un homicide n’est pas une « cause intégriste », comme l’affirment les membres de la famille qui s’opposent aux parents dans une tribune publiée par L’Express, mais une cause humaine ! « L’état de Vincent Lambert doit être reconsidéré : contrairement à ce qui a été dit, il n’est évidemment pas mort, il n’est pas non plus en état végétatif, et il ne fait pas l’objet d’un acharnement thérapeutique. Très grand handicapé, il est en état de conscience minimale », explique la Fondation Jérôme Lejeune.
« Derrière cette bataille, c’est la question du traitement de toutes les personnes en fin de vie qui est sous-jacente », souligne par ailleurs sur son blog la Fondation Lejeune qui soutient Viviane Lambert dans son engagement et sa détermination : « Viviane Lambert réaffirme la nécessité et l’urgence de faire la distinction entre "laisser partir" et "faire mourir", distinction qui semble de plus en plus oubliée ». Aussi, la Fondation Lejeune propose-t-elle à chacun de s’impliquer en signant l’appel « Sauver Vincent tout simplement » du comité de soutien à Vincent Lambert qui a déjà recueilli plus de 20 000 signatures (Aleteia).
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 08.05.15 9:25
Tout est mélangé, virtuellement et réellement,
et je sais de quoi je parle ... ... ...
Certains pro-vie ne sont-ils pas des assassins potentiels ? ( allusion à un fait virtuel concret que j'ai vécu)
Certes, l' ADMD n'est pas " neutre " non plus ... ... ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 08.05.15 19:41
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 08.05.15 19:58
Tout de même, avec du recul, les différents gouvernements français font et refont des lois à propos du patrimoine à hériter...
Bizarre que dans le domaine médical, on fasse des fixations sur Léonetti et sa loi de 2005
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 11.05.15 19:43
Ecrit le 11 mai 2015 à 14:10 par Olivier Bault dans Ethique et moeurs
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 11.05.15 19:48
Le Gouvernement sous N.S. n'aurait jamais dû donner la possibilité à Léonetti de réviser lui-même plusieurs fois sa loi ( en 2008 et en 2010 ).
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.05.15 14:02
Du " catho " bien à droite ...
Mardi 06 Janvier 2015 à 18:40 (mis à jour le 06/01/2015 à 20:06)
Tribune libre. Jean-Marie Le Méné est Président de la Fondation Jérôme Lejeune.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.05.15 14:14
La Fondation Jérôme Lejeune craint-elle de se trouver en fin de vie ?
Est-ce exact et honnête de vouloir faire l'amalgame entre les différents genres de handicap ?
Mais quel humanisme catholique ! çà refroidit le cœur et çà donne envie de rester sur le parvis des églises, à l'extérieur et surtout pas à l'intérieur..
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 21.05.15 21:21
Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/fin-de-vie-de-vincent-lambert-decision-le-5-juin_1682055.html#2rcQF8ah5dTmohPK.99
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 01.06.15 13:37
Thibaud Collin : « L’affaire Vincent Lambert », ou quand la peine de mort menace l’innocent
13 Mai 2015  Fin de vie
La Cour européenne des droits de l’homme doit déterminer s’il est juste d’arrêter de nourrir et d’hydrater Vincent Lambert, cet homme de 40 ans en état de « conscience minimale plus » (cf. Gènéthique Vous Informe du 4 mai 2015).
Le « cas Vincent Lambert » est devenu le « point de Cristallisation d’un débat sur la mort (…) dans notre société française » souligne Thibaud Collin[1], professeur de philosophie en classe préparatoire et à l’Ipc, facultés libres de Philosophie et de Psychologie de Paris.
Il déclare « capital » le jugement qui sera rendu par la CEDH, d’autant plus que mille sept cents personnes sont, en France, dans un état dit « pauci-relationnel » similaire à celui de Vincent Lambert.
« L’enjeu de cette affaire n’est rien de moins que de savoir si on peut condamner à mort un innocent, sous prétexte qu’il est dépendant et n’a plus accès à ce que l’esprit de notre époque décrète comme une vie méritant d’être vécue », relève-t-il. « Ce qui est en jeu, c’est de savoir si la vie en elle-même est bonne », poursuit le philosophe qui note que « nous vivons dans une époque nihiliste pour laquelle la vie n’apparaît plus en elle-même comme un bien ».
Pour Thibaud Collin, « l’existence actuelle de Vincent Lambert est devenue un appel ». « Dans sa passivité radicale elle est une provocation au don », explique-t-il, car « la vie vulnérable et fragile réclame (…) l’attention du prochain et suscite des trésors de bienveillance ». « Tel est ce que révèle l’affaire Lambert : le niveau de solidarité de la communauté humaine et nationale devant la fragilité de l’existence humaine ».
Cette « affaire » pose ainsi « des questions fondamentales qui exigent des prises de positions publiques ». « Si la CEDH juge que la vie de Vincent Lambert ne mérite plus d’être vécue, ce sera une transgression supplémentaire de l’esprit de notre civilisation », déclare Thibaud Collin avant de conclure : « Alors que la France a renonce en 1981 à la peine de mort pour des hommes jugés coupables de crime, la peine de mort sera alors réintroduite pour des personnes reconnues innocentes. Leur seul drame est d’êtres devenues vulnérables ».
Pour plus d'informations sur Vincent Lambert : Comité de Soutien à Vincent Lambert
Pour soutenir Vincent Lambert, signez l'appel Sauver Vincent, tout simplement
[1] Thibaud Collin est expert de Gènéthique.
Famille Chrétienne (Thibaud Collin) 13/05/2015
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 01.06.15 13:45
" Leur seul drame est d’êtres devenues vulnérables ».
La médecine a fait ce qu'elle a pu et/ou ce qu'elle devait faire
La médecine a créé de la vulnérabilité...
Voilà un autre drame.
NOUS SOMMES LES OTAGES DE LA MEDECINE FRANCAISE.
ALERTE : le journal catholique modéré La Croix permet à des pro-vie extrêmistes de publier des articles sur son blog