Source: https://epha.ch/kompendium/fi/fr/54065/
Timestamp: 2019-09-22 14:02:16+00:00
Document Index: 211558739

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Kompendium | FI Fluoxetin-CIMEX, capsules
Fluoxetin-CIMEX, capsules
Fluoxetinum ut Fluoxetini hydrochloridum.
Excipients: colorants: E 132, E 104, E xcipiens pro capsula.
1 capsule contient: Fluoxetinum 20 mg ut Fluoxetini hydrochloridum
La fluoxétine est utilisée pour le traitement des états dépressifs d’origines diverses et de la boulimie.
La dose quotidienne recommandée est de 20 mg de fluoxétine.
Bien que la fluoxétine ait été administrée à des doses atteignant 80 mg/jour au cours d’essais cliniques, l’effet clinique à la dose de 20 mg/jour a été comparable à celui de s doses plus élevées. Si nécessaire dans des cas individuels, la dose peut être augmentée par paliers (de 20 mg) après quelques semaines de traitement. La dose maximale est de 80 mg de fluoxétine par jour.
Lorsque la dose quotidienne dépasse 20 mg, elle doit être répartie au cours de la journée (par ex. matin et soir).
Dans certains cas spécifiques (voir plus bas), la fréquence d’administration peut être réduite afin de diminuer la dose, par ex. à 20 mg tous les 2 jours.
La fluoxétine peut être prise indépendamment des repas.
Le traitement des enfants et des adolescents de moins de 18 ans n’est pas recommandé (voir «Mises en garde et précautions»).
Chez les patients âgés et chez les patients ayant un faible poids corporel, la dose de 60 mg de fluoxétine par jour ne doit pas être dépassée; des doses plus faibles sont recommandées.
Insuffisance rénale: en cas d’insuffisance rénale, une administration répétée de fluoxétine entraîne une accumulation, ce qui nécessite généralement d’adapter la dose.
Insuffisance hépatique: en raison du prolongement du métabolisme de la f luoxétine, la dose prévue doit être réduite, soit par ex. à 20 mg tous les 2 jours.
Médication concomitante: il convient d’envisager d’administrer une dose plus faible ou moins fréquente aux patients prenant plusieurs médicaments.
Symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement par un ISRS: des symptômes de sevrage ont été rapportés en cas d’arrêt soudain du traitement par un ISRS, bien que les éléments disponibles ne permettent pas d’indiquer que ces symptômes soient dus à une dépendance. Ces symptômes incluent souvent vertiges, troubles du sommeil, paresthésies, céphalées, angoisse et nausées; dans la majorité des cas, ces réactions sont légères et spontanément résolutives. L’arrêt de la fluoxétine a été associé à des symptômes de ce type. C’est pourquoi, lors de l’arrêt d’un traitement par Fluoxetin-CIMEX , la dose doit être réduite par paliers pour diminuer le risque de manifestations de sevrage (voir aussi «Mises en garde et précautions: Réactions de sevrage à l’arrêt d’un traitement par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine»).
Hypersensibilité à la fluoxétine ou à l’un des excipients de Fluoxetin-CIMEX.
En cas d’état maniaque aigu, ne pas instaurer de traitement par la fluoxétine.
Inhibiteurs de la MAO (irréversibles et réversibles): l’utilisation conjointe de fluoxétine et d’inhibiteurs de la MAO doit être évitée. En cas d’administration concomitante de fluoxétine et d’inhibiteurs de la MAO ou d’antidépresseurs sérotoninergiques (par ex. clomipramine, préparations contenant de l’ Hypericum perforatum), des réactions graves ont été rapportées.
Parmi les symptômes d’une interaction avec un inhibiteur de la MAO, on compte: hyperthermie, rigidité musculaire, myoclonie, instabilité du système nerveux autonome avec variations potentiellement rapides du pouls et de la respiration et modifications de l’état psychique incluant confusion, irritabilité et agitation extrême menant progressivement au délire et au coma.
Comme la fluoxétine et son métabolite actif ont une longue demi-vie, il est nécessaire de respecter un intervalle d’au moins 5 semaines (environ 5 fois la demi-vie de la norfluoxétine) entre l’arrêt de Fluoxetin-CIMEX et l’instauration d’un traitement par inhibiteurs de la MAO. L’administration d’inhibiteurs de la MAO dans les 5 semaines suivant l’arrêt de Fluoxetin-CIMEX peut aggraver le risque d’effets secondaires graves. Des décès ont été rapportés après la prise d’un inhibiteur de la MAO peu de temps après l’arrêt de la fluoxétine.
Si la fluoxétine est prescrite de façon chronique et/ou à des doses élevées, il convient d’envisager un intervalle plus long.
Le traitement par la fluoxétine ne peut commencer que 2 semaines au plus tôt après l’arrêt d’un inhibiteur irréversible de la MAO ou un jour après l’arrêt d’un inhibiteur réversible de la MAO-A.
Dans les cas de dépression, le risque de pensées suicidaires, d’automutilation et de suicide (ou d’événements liés à une tentative de suicide) est plus élevé. Le risque reste présent jusqu’à rémission complète. Un risque accru de comportements suicidaires peut aussi être associé à d’autres pathologies psychiatriques pour le traitement desquelles Fluoxetin-CIMEX peut être utilisé.
Le traitement des enfants et des adolescents de moins de 18 ans par Fluoxetin-CIMEX n’est pas recommandé car les comportements suicidaires (tentatives de suicide et pensées suicidaires) et hostiles (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère), au cours des études cliniques, ont été observés plus souvent chez les enfants et les adolescents traités par des antidépresseurs que chez les sujets sous placebo.
Bien qu’on n’ait pas pu prouver jusqu’ici l’existence d’une relation causale entre la fluoxétine et l’apparition de ces événements, les évaluations de données d’études groupées ont montré que les pensées et/ou comportements suicidaires étaient accrus chez les enfants et les jeunes adultes (moins de 25 ans) sous antidépresseurs comparativement au placebo. Au risque de suicide dû au traitement s’oppose le risque connu d’une dépression insuffisamment traitée.
En accompagnement de la pharmacothérapie, les patients doivent être étroitement surveillés. Quel que soit l’âge des patients, ils doivent être encouragés par les médecins à discuter avec eux de l’apparition de pensées ou de sentiments déprimants.
Une analyse d’études contrôlées dans lesquelles des adultes présentant un épisode dépressif selon la classification ICD-10 (ou Major Depressive Disorder [MDD] d’après la classification DSM-IV) avaient été inclus a révélé les facteurs de risque suivants pour la tendance suicidaire sous placebo et fluoxétine:
Avant le début du traitement:
-gravité croissante de la dépression,
-existence de pensées suicidaires.
-aggravation de la dépression,
-apparition d’une insomnie.
Une activation psychomotrice grave (par exemple agitation, acathisie (voir plus bas «Acathisie/agitation psychomotrice» ), panique) pendant le traitement par la fluoxétine représente aussi un facteur de risque.
Si ce type de tableau clinique est observé avant le début du traitement ou apparaît en cours de traitement, il convient de renforcer la surveillance clinique ou d’envisager de changer de traitement.
Une modification du schéma thérapeutique, y compris un arrêt éventuel du médicament, doit être envisagée pour les patients dont l’état s’aggrave de manière constante ou chez lesquels le risque suicidaire émergent est marqué, apparaît soudainement ou ne faisait pas partie des symptômes initiaux. Il convient d’attirer l’attention des patients et des personnes qui les soignent sur la survenue possible d’une tendance suicidaire dans le cadre d’un traitement antidépresseur et sur la nécessité absolue de consulter le médecin traitant dans ce cas.
Les patients doivent être bien surveillés également après l’arrêt du traitement car ces symptômes peuvent apparaître à ce moment-là, aussi bien sous forme de signes de sevrage que de début de rechute.
Des troubles psychiatriques autres qu’une dépression peuvent aussi entraîner une augmentation du risque de comportement suicidaire.
De tels diagnostics psychiatriques peuvent aussi survenir dans le cadre d’une dépression. C’est pourquoi les mêmes précautions concernant le risque de suicide que chez les patients dépressifs devront être respectées pour les patients atteints de ces troubles.
Afin de réduire le risque de surdosage, il conviendra de prescrire la quantité de capsules la plus faible possible et la mieux adaptée à chaque patient.
Jusqu’à apparition de l’effet antidépresseur (1–3 semaines), il convient de surveiller suffisamment les patients afin de détecter la survenue éventuelle de symptômes maniaques ou hypomaniaques. Comme tout antidépresseur, la Fluoxétine-Acino doit être arrêtée lorsqu’un patient entre en phase mani aque.
Au cours d’études sur la fluoxétine réalisées aux États-Unis, des états hypomaniaques ou maniaques sont apparus chez 0,1% des patients atteints de dépression et chez 0,7% de l’ensemble des patients.
Les ISRS et IRSN, y compris la fluoxétine, peuvent augmenter le risque d’hémorragies, y compris les saignements gynécologiques et gastro-intestinaux (voir «Effets indésirables»). Par conséquent, il convient d’être prudent en cas d’utilisation concomitante de fluoxétine et d’anticoagulants oraux et/ou de médicaments dont on sait qu’ils ont une influence sur la fonction plaquettaire (par ex. AINS, acide acétylsalicylique, neuroleptiques atypiques tels que la clozapine, phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques) et chez les patients présentant une tendance connue aux saignements.
Des cas de saignements cutanés de type ecchymose et purpura ont été rapportés en lien avec les ISRS. Pendant le traitement par la fluoxétine, des ecchymoses ont été occasionnellement signalées.
Chez les patients présentant des problèmes cardiaques ou de tension artérielle, les mesures de précaution habituelles doivent être respectées (voir «Effets indésirables»).
Un allongement de l’intervalle QT peut survenir durant un traitement par la fluoxétine. Des cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie ventriculaire, y compris de torsades de pointes, ont été rapportés après la mise sur le marché. La fluoxétine doit être utilisée avec précautions chez les patients souffrant d’affections telles qu’un syndrome du QT long congénital, syndrome du QT long acquis (p ar ex. lié à l’utilisation concomitante de médicaments qui allongent l’intervall e QT), antécédents familiaux d’allongement de l’intervalle QT, ou toute autre affection clinique qui prédispose aux arythmies (p ar ex. hypokaliémie ou hypomagnésémie) ou exposition augmentée à la Fluoxétine-Acino (par ex. insuffisance hépatique).
Interactions/syndrome sérotoninergique
Pour les inhibiteurs de la MAO, voir «Contre-indications». En cas d’association avec d’autres principes acti fs sérotoninergiques tels que les triptans, le lithium, le L-tryptophane et/ou d’autres neuroleptiques, un syndrome sérotoninergique peut survenir dans de rares cas. Les symptômes typiques de ce syndrome sont les suivants: hyperréflexie, tremblement, myoclonie, rigidité, altérations de l’état mental de type agitation, angoisse, confusion, hallucinations, irritabilité pouvant atteindre le délire et le coma, ainsi que tachycardie, variations de la tension artérielle, hyperthermie, nausées, vomissements, diarrhées.
Acathisie/agitation psychomotrice
L’utilisation de la fluoxétine a été associée à l’apparition d’acathisies, caractérisées par une agitation et la nécessité de se déplacer perçues comme déplaisantes ou pénibles, souvent en association avec une incapacité à rester assis ou debout tranquillement. Ces symptômes apparaissent surtout pendant les premières semaines de traitement. Une augmentation de la dose peut être néfaste pour les patients présentant ce type de symptômes.
Réactions de sevrage à l’arrêt d’un traitement par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine
Les réactions de sevrage sont fréquentes à l’arrêt du traitement, en particulier s’il est interrompu soudainement (voir «Effets indésirables»). Au cours des essais cliniques, des effets secondaires sont apparus après l’arrêt du traitement dans le groupe sous fluoxétine ainsi que dans le groupe sous placebo chez 60% des patients. Ces effets secondaires ont été graves dans 17% des cas dans le groupe sous fluoxétine et dans 12% des cas dans le groupe sous placebo. Le risque de réactions de sevrage peut dépendre de plusieurs facteurs, notamment la durée du traitement, la dose et la vitesse de réduction de la dose. Des vertiges, des troubles de la sensibilité (incluant des paresthésies), des troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), une faiblesse, une agitation ou une angoisse, des nausées et/ou des vomissements, des tremblements et des céphalées sont les réactions les plus souvent rapportées. Généralement, ces symptômes sont légers à modérément graves; ils peuvent être graves chez quelques patients. Ils apparaissent normalement au cours des premiers jours suivant l’arrêt du traitement. Généralement, ces symptômes régressent d’eux-mêmes et disparaissent en deux semaines. Chez quelques personnes, ils peuvent persister plus longtemps (2–3 mois ou plus). Il est donc recommandé, lors de l’arrêt du traitement par Fluoxetin-CIMEX, de réduire la dose par paliers en plusieurs semaines ou mois, en fonction des besoins du patient (voir «Posologie/Mode d’emploi» : «Symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement par un ISRS»).
Depuis l’introduction du chlorhydrate de fluoxétine, on a observé, chez les patients présentant des éruptions cutanées, des maladies systémiques qui pourraient être liées à une vasculite. Ces cas n’apparaissent certes que rarement mais peuvent avoir des conséquences sérieuses en raison de leur impact sur les poumons, les reins ou le foie. D’après les observations rapportées, ces maladies systémiques peuvent aussi être mortelles. Des cas de manifestations anaphylactiques, par ex. bronchospasme, œdème de Quincke et urticaire, ont été rapportés.
En cas d’apparition d’une éruption cutanée ou d’autres phénomènes susceptibles d’être de nature allergique et pour lesquels aucune autre cause ne peut être identifiée, il convient d’arrêter la fluoxétine.
Les crises convulsives sont un risque possible lié aux antidépresseurs. C’est pourquoi il convient d’être prudent, comme avec les autres antidépresseurs, lors de l’instauration d’un traitement par la fluoxétine chez les patients ayant des antécédents de crises convulsives. En cas d’apparition de crises convulsives ou d’augmentation de la fréquence des crises convulsives chez un patient, le traitement doit être interrompu. Il convient d’éviter le traitement par la fluoxétine chez les patients présentant une épilepsie/épilepsie instable. Les patients présentant une épilepsie bien contrôlée doivent être étroitement surveillés.
Des cas d’hyponatrémie (dont quelques-uns avec des concentrations de sodium inférieures à 110 mmol/l) ont été rapportés. Ces cas ont concerné pour la plupart des sujets âgés et des sujets traités par des diurétiques, ou des patients déjà hypovolémiques (voir «Effets indésirables»).
Chez les patients diabétiques, des épisodes d’hypoglycémie sont survenus pendant le traitement par la fluoxétine et une hyperglycémie est apparue après l’arrêt du traitement. La dose d’insuline et d’antidiabétiques oraux doit éventuellement être adaptée lors de l’instauration ou de l’arrêt d’un traitement par la fluoxétine.
Comme lors de l’administration d’autres médicaments agissant sur le SNC, les médecins doivent examiner attentivement la possibilité d’un antécédent éventuel de dépendance à des médicaments; les patients concernés doivent être surveillés et on devra rechercher chez eux des signes correspondants à un éventuel abus de Fluoxetin-CIMEX (par ex. apparition d’une accoutumance, augmentation de la dose, demande excessive du médicament).
Électroconvulsivothérapie: voir «Interactions».
Des effets indésirables peuvent survenir en cas d’utilisation simultanée d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de préparations à base de plantes contenant du millepertuis. En particulier, les effets sérotoninergiques peuvent être accrus, sous la forme d’un syndrome sérotoninergique.
Des cas de mydriase ont été rapportés en association avec la fluoxétine; par conséquent, la prudence est requise lors de la prescription de fluoxétine chez des patients avec une pression intraoculaire élevée ou les personnes à risque de glaucome aigu à angle fermé.
En raison de la demi-vie d’élimination prolongée de la molécule mère et des métabolites, les modifications de la dose ne sont pas reflétées complètement dans les concentrations plasmatiques au cours des premières semaines, ce qui perturbe la détermination du titre final d’une dose éventuelle à administrer et l’interruption éventuelle du traitement (voir «Pharmacocinétique»). Les mêmes considérations s’appliquent à l’apparition possible d’interactions.
Lors d’un traitement concomitant par des substances agissant sur le SNC, il convient d’être prudent pour la détermination de la dose, car les effets mutuels peuvent être renforcés (voir «Interactions»).
Comme la fluoxétine est fortement liée aux protéines plasmatiques, l’administration de f luoxétine à des patients prenant déjà un autre médicament également fortement lié aux protéines plasmatiques (par ex. anticoagulants oraux, digitoxine) peut engendrer une différence au niveau des concentrations plasmatiques qui peut à son tour entraîner des réactions indésirables (voir «Interactions»).
L’administration concomitante de fluoxétine et d’autres substances sérotoninergiques (inhibiteurs de la MAO, triptans, L-tryptophane, lithium, antidépresseurs tricycliques, préparations contenant de l’Hypericum perforatum, etc.) peut entraîner un syndrome sérotoninergique (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Médicaments métabolisés par l’isoenzyme à cytochrome P450 2D6: la f luoxétine pouvant inhiber l’isoenzyme à cytochrome P450 2D6, l’ administration d’un médicament métabolisé principalement par l’enzyme P4502 D6 (par ex. imipramine, désipramine, rispéridone, venlafaxine, halopéridol, clozapine, flécaïnide, propafénone), en particulier s’il présente un index thérapeutique étroit, en même temps qu’un traitement par la fluoxétine ou dans les 5 semaines suivant ce traitement, doit être effectuée progressivement ou à une dose réduite.
Médicaments métabolisés par le CYP3A4 ou le CYP2C: des modifications de la concentration sanguine de l’alprazolam, de la carbamazépine, du diazépam ou de la phénytoïne ont été observées ainsi que, dans quelques cas, des symptômes de toxicité. Des titrations plus prudentes du produit concomitant et la surveillance de l’état clinique doivent être envisagé es.
Liaison aux protéines: la fluoxétine se liant fortement aux protéines plasmatiques, la prise de fluoxétine en plus d’un autre médicament fortement lié aux protéines peut modifier la concentration plasmatique de chacun des deux médicaments.
Dans quelques cas, des interactions avec la digoxine ont été décrites. En cas d’administration concomitante de fluoxétine et de digoxine, il convient donc de vérifier la concentration de digoxine.
Warfarine et autres anticoagulants oraux: de rares cas de modification des effets anticoagulants (analyses biologiques et/ou signes et symptômes cliniques) sans tableau symptomatique précis mais avec augmentation du saignement ont été rapportés en cas d’administration de fluoxétine avec la warfarine. La coagulation des patients qui reçoivent concomitamment une préparation à base de coumarine doit être soigneusement surveillée lors de l’instauration ou de l’arrêt d’un traitement par la fluoxétine.
Électroconvulsivothérapie (ECT): des cas de prolongation de crises épileptiques ont été rapportés chez des patients traités par ECT sous fluoxétine. Il convient donc d’être prudent.
Demi-vie d’élimination: la demi-vie d’élimination prolongée de la fluoxétine et de son principal métabolite, la nor fluoxétine, peut potentiellement exercer des effets après l’arrêt de la f luoxétine lorsque des médicaments interagissant avec l’une de ces molécules sont prescrits.
La prise concomitante de fluoxétine et de L-tryptophane est à éviter. Concernant le risque de syndrome sérotoninergique, consulter la rubrique «Mises en garde et précautions». Une administration simultanée est donc déconseillée.
L’effet des dépresseurs du système nerveux central peut être renforcé par Fluoxetin-CIMEX. De plus, il peut y avoir une élévation de la concentration plasmatique d’autres antidépresseurs en association avec Fluoxetin-CIMEX.
La fluoxétine peut entraîner une élévation de la concentration de lithium; un contrôle plus fréquent s’impose donc en cas d’administration concomitante de ces deux molécules. Concernant le risque de syndrome sérotoninergique, voir «Mises en garde et précautions».
Il convient d’éviter de consommer de l’alcool pendant le traitement bien que des études spécifiques n’aient pas révélé de renforcement de l’effet de l’alcool par la fluoxétine.
Autres molécules couramment prises simultanément
Aucune interaction n’a été observée jusqu’à présent en cas de prise simultanée d’alcool, de barbituriques, d’autres tranquillisants et somnifères, de diurétiques thiazidiques, d ’antihypertenseurs, d’analgésiques, d’hormones thyroïdiennes, d’antihistaminiques, d’antibiotiques, de cimétidine et d’autres antiacides.
Des effets indésirables peuvent survenir en cas d’utilisation simultanée d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de préparations à base de plantes contenant du millepertuis.
Les résultats de plusieurs études épidémiologiques sur les risques d’une exposition à la fluoxétine en début de grossesse ont été inconsistants et n’ont jusqu’ici pas apporté de preuve concluante d’un risque augmenté de malformation congénitale. Cependant, une méta-analyse montre un risque potentiel d‘anomalies cardiovasculaires chez les enfants dont les mères avaient reçu de la fluoxétine durant le premier trimestre de la grossesse, comparé aux enfants dont les mères n’avaient pas reçu de fluoxétine.
Toutefois, la fluoxétine ne doit être utilisée pendant la grossesse que si cela est clairement nécessaire.
Il convient d’être particulièrement prudent en fin de grossesse car, après l’administration de fluoxétine et d’autres inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, les symptômes de sevrage suivants sont apparus chez quelques nouveau-nés: troubles de l’alimentation et du sommeil, difficultés respiratoires, crises convulsives, variations de la température, hypoglycémie, tremblements, hypotonie musculaire, hyperréflexie, vomissements, agitation passagère, irritabilité anormale et pleurs constants.
Les nouveau-nés dont les mères ont pris un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) en fin de grossesse peuvent avoir un risque augmenté d’hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (PPHN).
La fluoxétine est excrétée dans le lait maternel. Lorsqu’un traitement par Fluoxetin-CIMEX est nécessaire, l’allaitement doit être stoppé.
L’effet de la fluoxétine sur le travail et l’accouchement chez la femme n’est pas connu.
Une somnolence et des vertiges ayant été rapportés sous f luoxétine, il convient d’être prudent lors de la conduite de véhicules ou lors de l’utilisation de machines jusqu’à ce que la réaction individuelle au médicament soit manifeste. La consommation simultanée d’alcool ou d’autres médicaments (voir «Interactions») entraîne une perturbation supplémentaire des capacités de réaction et des capacités psychomotrices. Il convient de rendre les patients attentifs à ce danger.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients traités par la fluoxétine ont été maux de tête, nausées, insomnie, fatigue et diarrhée.
Les effets indésirables listés ci-dessous ont été observés dans des études cliniques (n= 9297) et rapportés de manière spontanée. Certains de ces effets indésirables sont communs aux autres ISRS.
Définition des fréquences: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10’000 et<1/1000), très rare (<1/10’000).
Rare: thrombocytopénie, leucopénie, pancytopénie.
Rare: réactions anaphylactiques, maladie du sérum.
Fréquent: diminution de l’appétit (y compris anorexie), perte de poids.
Des cas de sécrétion inappropriée d’ADH réversibles avec hyponatrémie et œdème cérébral ont été rapportés (la plupart chez des patients âgés et des patients traités par des diurétiques).
Des cas d’hypoglycémie ont été rapportés (voir «Mises en garde et précautions»).
Des cas d’hypokaliémie ont été rapportés.
Très fréquent: insomnie (15,0%).
Fréquent: anxiété, nervosité, agitation, tension nerveuse, diminution de la libido (y compris perte de libido), troubles du sommeil, rêves anormaux (y compris cauchemars).
Occasionnel: dépersonnalisation, humeur élevée, humeur euphorique, pensées anormales, orgasme anormal (y compris anorgasmie), bruxisme.
Rare: réaction maniaque/hypomaniaque, hallucinations, agitation.
Des cas de confusion ont été rapportés.
Très fréquents: maux de tête (19,9%).
Fréquents: troubles de l’attention, vertiges, dysgueusie, léthargie, somnolence (y compris hypersomnie et sédation), tremblements.
Occasionnels: hyperactivité psychomotrice, dyskinésie, ataxie, troubles de l’équilibre, myoclonie, syncopes.
Rares: convulsions, acathisie, syndrome buccoglossal, coma.
Très rares: troubles de la mémoire.
Des cas de syndrome sérotoninergique ont été rapportés.
Occasionnel: mydriase.
Fréquent: palpitations. Allongement de l’intervalle QT sur l’ECG (QTcF ≥450 msec se basant sur les mesures ECG des études cliniques).
Occasionnel: angine de poitrine, infarctus du myocarde, tachycardie (voir «Surdosage»).
Rare: troubles de la conduction et de l’excitabilité cardiaque.
Dans de rares cas, des cas d’arythmie ventriculaire, y compris de torsades de pointes, ont été rapportés dans des études cliniques.
Fréquent: rougueur cutanée.
Rare: vasculite, vasodilatation, thrombophlébite.
Occasionnel: dyspnée.
Rare: pharyngite.
Des cas d’épistaxis ont été rapportés.
Très fréquent: diarrhée (11,0%), nausées (18,5%).
Fréquent: vomissements, dyspepsie, sécheresse buccale.
Rare: douleurs œsophagiennes.
Des saignements gastro-intestinaux, y compris des saignements de varices œsophagiennes, des saignements gingivaux et bucca ux, une hématémèse, une hématochésie, des hématomes (intra-abdominaux, péritonéaux ), des hémorragies (anales, œsophagiennes , gastriques, gastrointestinales (supérieures et inférieures), hémorroïdales, péritonéale s, rectales), des diarrhée s hémorragiques et une entérocolite, une diverticulite hémorragique, une gastrite hémorragique, un méléna et un ulcère hémorragique (œsophagien, gastrique, duodénal), ont été rapportés.
Fréquent: tests de la fonction hépatique anormaux.
Fréquent: éruption cutanée, urticaire, prurit, hyperhidrose.
Occasionnel: alopécie, augmentation de la tendance aux saignements, sueurs froides. Exanthème pouvant être, très rarement, accompagné de manifestations systémiques comme des douleurs articulaires, une adénopathie et de la fièvre.
Rare: angioedème, ecchymoses, réactions de sensibilité à la lumière.
Des cas d’érythème multiforme ont été rapportés, qui peuvent mener à un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell).
Occasionnel: fasciculations musculaires.
Fréquent: miction fréquente (y compris pollakiurie).
Occasionnel: dysurie.
Rare: rétention urinaire.
Des troubles de la miction ont été rapportés.
Fréquent: saignements gynécologiques, dysfonction érectile, troubles de l’éjaculation.
Occasionnel: dysfonction sexuelle (parfois persistant après l’arrêt du traitement).
Rare: hyperprolactinémie (aménorrhée, augmentation de la taille des seins, etc.), galactorrhée.
Des cas de priapisme ont été rapportés.
Très fréquent: fatigue (12,8%) (y compris asthénie).
Fréquent: sensation de nervosité, frissons.
Occasionnel: malaise, sensations anormales, sensation de chaleur, sensation de froid.
Des symptômes systémiques probablement dus à une vasculite ont été signalés très rarement chez des patients présentant une éruption cutanée; des décès ont été rapportés dans ce contexte.
On ignore si ces effets secondaires systémiques et les éruptions cutanées ont une cause sous-jacente commune où s’ils ont une pathogenèse différente. Aucune relation immunobiologique n’a pu être identifiée à ce jour.
Les cas de surdosage de la fluoxétine seule sont habituellement d’évolution peu sévère. Les symptômes d’un surdosage sont les suivants: nausées, vomissements, crises épileptiques, troubles de la fonction cardiaque pouvant aller d’arythmies asymptomatiques (y compris arythmies du nœud AV et arythmies ventriculaires) ou de modifications de l’ECG indiquant une prolongation de l’intervalle QT, à un arrêt cardiaque (y compris des cas très rares de torsades de pointe), troubles de la fonction pulmonaire et signes d’une modification du SNC pouvant aller de l’agitation au coma. Les décès en rapport avec un surdosage de la fluoxétine seule sont extrêmement rares.
Une surveillance des paramètres cardiaques et des signes vitaux est recommandée, ainsi que l’application de mesures symptomatiques générales et de soutien. Aucun antidote spécifique n’est connu. La diurèse forcée, la dialyse, l’hémoperfusion et l’exsanguino-transfusion sont peu bénéfiques en raison du volume de distribution important de la fluoxétine. Lors du traitement d’un surdosage, il convient de tenir compte de la prise éventuelle de plusieurs médicaments par le patient.
La fluoxétine est un antidépresseur par voie orale qui n’est apparenté sur le plan chimique ni aux antidépresseurs tricycliques ou tétracycliques ni à aucun autre antidépresseur. Les études sur l’animal suggèrent que la fluoxétine, à la différence des antidépresseurs tricycliques, n’ exerce aucune influence directe sur les neurones noradrénergiques ou dopaminergiques.
L’effet clinique se fonde probablement sur une inhibition de la recapture de la sérotonine dans les neurones présynaptiques. Chez des sujets ayant reçu pendant une semaine 30 mg de fluoxétine par jour, la capture de la sérotonine par les plaquettes sanguines a diminué de plus de 60%.
La fluoxétine est bien absorbée (au moins 85%) après administration orale. La concentration plasmatique maximale survient 6 heures après l’administration. Des concentrations plasmatiques maximales comprises entre 15 et 55 ng/ml sont observées 6–8 heures après une administration orale unique d’une dose de 40 mg. Après administration d’une dose de 40 mg/jour pendant 30 jours, des concentrations plasmatiques de 91–302 ng/ml de fluoxétine et de 72–258 ng/ml de norfluoxétine ont été observées. La vitesse d ’absorption ralentit légèrement en cas d’absorption simultanée d’aliments, mais l’ampleur de l ’absorption n’est pas affectée.
Pour environ 3 à 10% de la population saine, en raison d’un défaut génétique, on observe une diminution de l’activité de l’isoenzyme 2D6 à cytochrome P450. Ces personnes sont nommées «métaboliseurs lents» de molécules comme la débrisoquine, le dextrométhorphane et les antidépresseurs tricycliques. De nombreuses molécules, dont les principaux antidépresseurs comme par exemple la fluoxétine et d’autres inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, sont métabolisées par cette isoenzyme . C’est pourquoi les propriétés pharmacologiques ainsi que la proportion relative des métabolites sont modifiées chez ces «métaboliseurs lents». Cependant, dans le cas de la fluoxétine et de ses métabolites, la somme de la concentration plasmatique des 4 énantiomères actifs est comparable chez les «métaboliseurs lents» et les «métaboliseurs rapides».
Le volume de distribution de la fluoxétine et du métabolite déméthylé de la fluoxétine (norfluoxétine) est de 20 à 45 litres/kg de poids corporel. La liaison aux protéines sériques atteint environ 94,5%.
La fluoxétine subit une métabolisation extensive et la quantité de molécule mère intacte excrétée dans l’urine est très limitée. Lors d’études utilisant une molécule radiomarquée, on a retrouvé, après 5 semaines, 60% de la radioactivité dans l’urine et 16% dans les fèces. Un métabolite connu est la d esméthylfluoxétine (norfluoxétine) qui inhibe aussi sélectivement la capture de la sérotonine.
Chez les sujets sains, la demi-vie de la fluoxétine est de 4–6 jours et celle du métabolite desméthyl fluoxétine (norfluoxétine) est de 4–16 jours.
La clairance plasmatique de la fluoxétine est d’environ 20 litres/heure et celle de la desméthylf luoxétine est d’environ 9 litres/heure.
Gamme des concentrations plasmatiques optimales efficaces
Les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre sont atteintes après 2–3 semaines. Des concentrations sériques efficaces ou mesurables persistent pendant 5 demi-vies après l’arrêt du médicament.
Les concentrations à l’état d’équilibre atteintes sont proportionnelles à la dose mais varient considérablement d’un patient à l’autre.
Le profil pharmacocinétique des sujets âgés après administration d’une dose unique ne diffère pas significativement de celui des sujets plus jeunes.
En cas d’insuffisance rénale, une administration répétée de f luoxétine entraîne une accumulation, ce qui nécessite généralement d’adapter la dose.
Chez les patients atteints d’une cirrhose du foie avancée, l’élimination de la fluoxétine est nettement réduite. La demi-vie de la fluoxétine s’allonge en moyenne à 7,6 jours (contre 4–6 jours habituellement) et celle de la norfluoxétine à 12 jours (contre 4–16 jours habituellement).
Dans ces 3 situations, une adaptation de la dose est recommandée (voir la rubrique «Posologie/Mode d’emploi»).
Aucune donnée n’est disponible actuellement pour l’homme concernant la distribution de la fluoxétine dans le liquide céphalo-rachidien ni le passage de la barrière placentaire.
Les études in vitro et les études réalisées sur l’animal n’ont révélé aucun indice de carcinogénicité ni de mutagénicité. Chez les animaux adultes, on n’a observé aucune perturbation de la fertilité à des doses atteignant 12,5 mg/kg/jour (soit environ 1,5 fois la dose maximale recommandée pour l’homme en mg/m²).
Des études sur le développement fœto-embryonnaire chez le rat et le lapin après administration de doses atteignant 12,5 et 15 mg/kg/jour respectivement (soit 1,5 et 3,6 fois la dose maximale recommandée pour l’homme (MRHD) de 80 mg sur une base en mg/m²) pendant l’ensemble de l’organogenèse n’ont indiqué aucun signe de tératogénicité. Au cours d’études sur la reproduction chez le rat, on a toutefois observé une augmentation du nombre de mort-nés, une diminution du poids et une augmentation de la mortalité des jeunes animaux pendant les 7 premiers jours du post-partum lorsque les mères avaient reçu 12 mg/kg/jour (soit 1,5 fois la dose maximale recommandée pour l’homme sur une base en mg/m²) pendant la gestation ou 7,5 mg/kg/jour (soit 0,9 fois la dose maximale recommandée pour l’homme sur une base en mg/m²) pendant la gestation et l’allaitement. Chez les descendants survivants de rates traitées pendant la gestation à une dose de 12 mg/kg/jour, aucun signe de neurotoxicité développementale n’a été observé. La dose sans effet pour la mortalité post-partum chez le rat s’est élevée à 5 mg/kg/jour (soit 0,6 fois la dose maximale recommandée par l’homme sur une base en mg/m²).
Conserver à température ambiante (15–25 °C) dans l’emballage d’origine.
54065 (Swissmedic).
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CompositionForme galénique et quantité de principe actif par unitéIndications/Possibilités d’emploiPosologie/Mode d’emploiContre-indicationsMises en garde et précautionsInteractionsGrossesse/AllaitementEffet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesEffets indésirablesSurdosagePropriétés/EffetsPharmacocinétiqueDonnées précliniquesRemarques particulièresNuméro d’autorisationPrésentationTitulaire de l’autorisationMise à jour de l’information