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Timestamp: 2016-10-24 03:44:41+00:00
Document Index: 211655624

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'ATF ', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 100', 'art. 76', 'art. 137', 'art. 404', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 98', 'ATF ', 'in fine', 'art. 298', 'art. 405', 'art. 144', 'art. 9', 'art. 298', 'art. 98', 'art. 12', 'ATF ', 'art. 298', 'art. 144', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 298', 'art. 299', 'art. 299', 'art. 146', 'art. 98', 'art. 299', 'art. 299', 'in fine', 'art. 299', 'art. 9', 'art. 299', 'art. 12', 'art. 9', 'art. 176', 'art. 137', 'art. 273', 'ATF ', 'in fine', 'art. 9', 'art. 98', 'art. 66', 'art. 68']

5A_465/2012 (18.09.2012)
5A_465/2012
repr�sent�e par Me Michel Celi Vegas, avocat,
X.________, n� en 1962, et Y.________, n�e en 1976, se sont mari�s en 2000.
De cette union sont issus deux enfants, soit A.________, n� en 2000, et B.________, n�e en 2001.
Les �poux ont mis un terme � leur vie commune le 16 ao�t 2008, Y.________ ayant conserv� le domicile conjugal. Depuis la s�paration, les �poux exercent une garde altern�e sur les enfants.
Chaque �poux a eu un enfant d'une pr�c�dente union, enti�rement � sa charge. X.________ est le p�re de C.________, n� en 1993. Y.________ est la m�re de D.________, n� en 1993.
B.a Le 14 mai 2010, Y.________ a d�pos� devant le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve une demande unilat�rale en divorce avec requ�te de mesures provisoires. A titre provisoire, elle a conclu notamment � ce que la garde des enfants lui soit attribu�e et � ce que son �poux soit condamn� � lui verser une contribution d'entretien mensuelle de 700 fr. par enfant, allocations familiales non comprises.
Les parties ayant trouv�, le 15 octobre 2010, un accord extrajudiciaire maintenant la garde altern�e et l'autorit� parentale conjointe, le tribunal les a invit�es � lui faire parvenir une convention r�glant aussi la prise en charge financi�re des enfants et le domicile l�gal de ceux-ci, sur lesquels un d�saccord subsistait, afin que la garde partag�e puisse �tre prononc�e.
Le 21 octobre 2010, le Service de la protection des mineurs (SPMi) a rendu un rapport d'�valuation sociale, dans lequel il concluait au maintien de l'autorit� parentale conjointe et � l'instauration d'une garde altern�e.
Par courrier du 14 janvier 2011, Y.________ a inform� le tribunal qu'aucun accord n'avait pu �tre trouv� entre les parties sur ces questions, puis, lors de l'audience du 7 juin 2011, elle a conclu � ce que la garde des enfants lui soit attribu�e.
Par jugement du 23 novembre 2011, le tribunal a, � titre de mesures provisoires, attribu� la garde des enfants A.________ et B.________ � Y.________, r�serv� � X.________ un droit de visite d'un jour par semaine, � d�finir d'entente entre les parties, et d'un week-end sur deux ainsi que la moiti� des vacances scolaires et fix� une contribution d'entretien en faveur de la famille � 800 fr. par mois. En bref, pour refuser la garde altern�e � laquelle le p�re persistait � conclure, le tribunal a jug� que le refus de la m�re s'opposait au maintien de ce mode de garde. Il l'a alors attribu�e � la m�re au motif que les enfants passaient d�j� plus de temps chez elle que chez leur p�re et que, au ch�mage, elle �tait plus disponible que son �poux pour s'occuper personnellement des enfants, celui-ci cumulant une activit� d�pendante � 100% et une activit� d'ind�pendant.
B.b Par acte exp�di� le 9 d�cembre 2011, X.________ a form� un appel contre ce jugement devant la Cour de justice du canton de Gen�ve, concluant, principalement, � ce que la vie s�par�e soit organis�e selon les conventions pass�es entre les parties, subsidiairement, au maintien de la garde altern�e, chaque parent supportant la moiti� des frais des enfants. Alternativement, il a r�clam� la garde des enfants, un large droit de visite en faveur de Y.________ �tant r�serv�, ainsi que la fixation d'une contribution � l'entretien des enfants qui soit �quitable, mais d'au moins 200 fr. par mois.
La cour a proc�d� � l'audition des enfants, puis � l'audition des parties. Par arr�t du 11 mai 2012, elle a partiellement r�form� le jugement attaqu� en ce sens qu'� partir du 1er janvier 2012, la contribution d'entretien en faveur de la famille est fix�e � 600 fr. par mois, allocations familiales non comprises. Elle a confirm� le jugement attaqu� au surplus.
Par acte post� le 18 juin 2012, X.________ interjette un recours en mati�re civile contre cet arr�t. En substance, il conclut principalement � l'annulation de celui-ci et au renvoi de la cause � l'instance cantonale, au motif que les instances pr�c�dentes n'ont pas nomm� de curateur aux enfants pour faire valoir leurs droits. Subsidiairement, il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu�, en ce sens que la garde des enfants lui est accord�e, un large droit de visite �tant r�serv� � Y.________ en fonction de sa disponibilit� et des besoins des enfants. Encore plus subsidiairement, il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu�, en ce sens que la contribution d'entretien soit modifi�e, sans qu'il chiffre toutefois cette conclusion, et ne soit vers�e qu'� partir de l'entr�e en force du pr�sent arr�t. En substance, il se plaint de mani�re g�n�rale de la violation du droit f�d�ral, plus pr�cis�ment d'arbitraire s'agissant de l'audition des enfants, de la nomination d'un curateur � ceux-ci, de l'attribution de la garde et de la contribution d'entretien.
Aucune observation au fond n'a �t� requise.
Le recourant a requis l'effet suspensif tant pour les aliments que pour l'attribution de la garde. Par ordonnance du 3 juillet 2012, la requ�te a �t� admise pour les aliments dus jusqu'en mai 2012 et rejet�e au surplus.
Dans sa d�termination sur l'effet suspensif, l'intim�e a requis d'�tre mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire.
Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2 et les r�f�rences), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par l'autorit� de derni�re instance cantonale statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une cause de nature non p�cuniaire, au vu des questions soumises au Tribunal f�d�ral - notamment: curatelle de repr�sentation et droit de garde -, de sorte qu'il est ouvert ind�pendamment de la valeur litigieuse (arr�ts 5D_41/2007 du 27 novembre 2007 consid. 2.3; 5A_366/2010 du 4 janvier 2011 consid. 1.1). Il a en outre �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 2 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable.
La d�cision sur mesures provisoires de l'art. 137 al. 2 aCC (applicable d�s lors que l'instance a �t� introduite avant le 1er janvier 2011 [art. 404 al. 1 CPC]) �tant une d�cision portant sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5.1), seule peut �tre d�nonc�e la violation de droits constitutionnels.
En vertu des principes de la bonne foi et de l'�puisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF), tous les moyens nouveaux sont exclus dans le recours en mati�re civile au sens de l'art. 98 LTF, sauf dans les cas o� seule la motivation de la d�cision attaqu�e donne l'occasion de les soulever (ATF 133 III 639 consid. 2; arr�ts 5A_577/2010 du 18 octobre 2010 consid. 1.2. publi� in SJ 2011 I p. 101; 5A_871/2009 du 2 juin 2010 consid. 2).
2.2 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t attaqu� que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� cantonale (ATF 133 III 585 consid. 4.1). Lorsque le recourant entend faire compl�ter les faits, il doit les d�signer avec pr�cision en se r�f�rant aux pi�ces du dossier; le compl�tement suppose en effet que les all�gations de fait correspondantes aient �t� introduites r�guli�rement et en temps utile dans la proc�dure cantonale, qu'elles aient �t� consid�r�es � tort comme d�pourvues de pertinence ou aient �t� simplement ignor�es; si ces exigences ne sont pas respect�es, les faits invoqu�s sont r�put�s nouveaux, partant irrecevables (cf. supra consid. 2.1 in fine).
Dans un premier grief, le recourant se plaint de la violation du droit d'�tre entendu des enfants au motif que ceux-ci n'ont �t� entendus ni par le SPMi, ni par le premier juge, mais par l'autorit� cantonale seulement.
3.1.1 La d�cision de premi�re instance ayant �t� communiqu�e en 2011, soit apr�s l'entr�e en vigueur du nouveau CPC, l'audition des enfants est r�gl�e, pour la proc�dure d'appel, par l'art. 298 CPC (art. 405 al. 1 CPC). Selon cette norme, les enfants sont entendus personnellement et de mani�re appropri�e par le tribunal ou un tiers nomm� � cet effet, pour autant que leur �ge ou d'autres justes motifs ne s'y opposent pas. Cette r�glementation reprend pour l'essentiel celle de l'art. 144 aCC, de sorte que la jurisprudence rendue sous l'ancien droit s'applique (arr�t 5A_397/2011 du 14 juillet 2011 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2011 p. 1031), �tant rappel� que seul le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 298 CPC peut �tre d�nonc� dans un recours fond� sur l'art. 98 LTF (cf. supra consid. 2).
L'audition des enfants d�coule aussi directement de l'art. 12 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107; ATF 124 III 90 consid. 3a). Cette norme conventionnelle ne consacre toutefois pas de pr�rogatives plus larges que celles r�sultant de l'art. 298 CPC (au sujet de l'art. 144 aCC, cf. ATF 131 III 553 consid. 1.1 et les r�f�rences; arr�t 5A_735/2007 du 28 janvier 2008 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2008 p. 449).
3.1.2 Le juge ou un tiers nomm� � cet effet entend les enfants personnellement, de mani�re appropri�e, pour autant que leur �ge ou d'autres motifs importants ne s'opposent pas � l'audition. M�me si elle peut aussi �tre men�e par un sp�cialiste de l'enfance, en particulier en cas de conflit familial aigu et de dissensions entre les �poux concernant le sort des enfants (arr�t 5A_50/2010 du 6 juillet 2010 consid. 2.1 et les r�f�rences, publi� in FamPra.ch 2010 p. 955), cette audition est effectu�e, en principe, par la juridiction comp�tente elle-m�me (ATF 133 III 553 consid. 4; 127 III 295 consid. 2a-2b et les r�f�rences; arr�ts 5A_397/2011 du 14 juillet 2011 consid. 2.4, publi� in FamPra.ch 2011 p. 1031; 5A_793/2010 du 14 novembre 2011 consid. 3.1; 5A_735/2007 du 28 janvier 2008 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2008 p. 449).
3.2 En l'esp�ce, comme l'admet express�ment le recourant, l'autorit� cantonale a entendu elle-m�me les enfants, de sorte qu'elle n'a pas appliqu� de mani�re arbitraire l'art. 298 CPC. Pour autant que recevable, le recourant ne se r�f�rant ni � une norme constitutionnelle ni m�me au CPC pour motiver son propos, le grief doit donc �tre rejet�.
Le recourant se plaint ensuite p�le-m�le de la violation de la "convention internationale des droits de l'enfant", de celle du "droit f�d�ral" et d'"arbitraire", sans que l'on sache vraiment � quelles critiques, du reste diss�min�es de mani�re d�sordonn�e tout au long du m�moire, chacun de ces griefs se rattache, au motif que les enfants n'ont pas �t� repr�sent�s par un curateur durant la proc�dure. En substance, il avance que, au vu du litige au sujet de la garde, l'autorit� cantonale aurait d� nommer d'office un curateur afin de d�fendre l'int�r�t des enfants et de faire valoir leur position.
4.1.1 Selon l'art. 299 al. 1 CPC, le tribunal ordonne si n�cessaire la repr�sentation de l'enfant et d�signe un curateur exp�riment� dans le domaine de l'assistance et en mati�re juridique. L'alin�a 2 de cette norme pr�cise que le tribunal examine s'il doit instituer une curatelle, en particulier lorsque les parents d�posent des conclusions diff�rentes relatives � l'attribution de l'autorit� parentale ou du droit de garde ou � des questions importantes concernant leurs relations personnelles avec l'enfant (let. a), de m�me que si l'autorit� tut�laire ou l'un des parents le requi�rent (let. b). L'alin�a 3 de cette norme ajoute que, sur demande de l'enfant capable de discernement, le tribunal d�signe un repr�sentant, l'enfant pouvant former un recours contre le rejet de sa demande.
L'art. 299 CPC reprend pour l'essentiel la r�glementation de l'art. 146 aCC, de sorte que la jurisprudence rendue sous l'ancien droit s'applique, �tant � nouveau rappel� que, dans un recours de l'art. 98 LTF, seul le grief d'application arbitraire de l'art. 299 CPC peut �tre examin� par le Tribunal f�d�ral (cf. supra consid. 2).
4.1.2 Le juge doit examiner d'office si l'enfant doit �tre repr�sent� par un curateur, en particulier dans les situations �num�r�es � l'art. 299 al. 2 CPC. M�me dans ces situations, la d�signation d'un curateur n'a n�anmoins pas lieu automatiquement et le juge n'est pas tenu de rendre une d�cision formelle � ce propos (arr�t 5C.274/2001 du 23 mai 2002 consid. 2.5.2, publi� in FamPra.ch 2002 p. 845); il s'agit d'une possibilit� qui rel�ve du pouvoir d'appr�ciation du juge (arr�ts 5A_619/2007 du 25 f�vrier 2008 consid. 4.1 et les r�f�rences, publi� in FamPra.ch 2008 p. 700; 5A_735/2007 du 28 janvier 2008 consid. 4.1, publi� in FamPra.ch 2008 p. 449). En revanche, si l'enfant capable de discernement requiert lui-m�me la nomination d'un curateur, le juge doit y donner suite (arr�ts 5A_619/2007 du 25 f�vrier 2008 consid. 4.1, publi� in FamPra.ch 2008 7 p. 700; 5C.210/2000 du 27 octobre 2000 consid. 2b, publi� in FamPra.ch 2001 p. 606).
4.2 En l'esp�ce, il faut d'embl�e relever que, � l'appui de son propos, le recourant offre des preuves nouvelles (lettres des enfants � leur m�re du 31 mai 2012 ainsi qu'au magistrat de premi�re instance des 30 et 31 mai 2012), qui sont irrecevables devant l'instance f�d�rale (cf. supra consid. 2.1 in fine). Par ailleurs, il affirme sans aucune r�f�rence aux pi�ces du dossier, et donc de mani�re tout aussi irrecevable, que "les deux enfants demandent � ce que leur point de vue et leur int�r�t soit d�fendu (sic!) par un avocat dans la proc�dure de divorce".
Certes, aucun des magistrats pr�c�dents n'a examin� la n�cessit� d'ordonner une curatelle de repr�sentation comme le prescrit l'art. 299 al. 2 let. b CPC, alors que les parties ont d�pos� des conclusions divergentes en mati�re d'attribution du droit de garde. Toutefois, le SPMi a rendu un rapport, dont il ne ressort pas la n�cessit� de nommer un curateur aux enfants malgr� la pr�carit� de l'accord entre les parents, ceux-ci ayant d'abord exprim� leur d�saccord sur le droit de garde lors de l'audience de premi�re instance le 22 juin 2010, puis conclu un accord extrajudiciaire le 15 octobre 2010. Ensuite, le recourant a eu l'occasion de d�poser un m�moire �crit et motiv� devant l'instance cantonale; il a par ailleurs comparu personnellement devant cette autorit�, sans pour autant requ�rir la nomination d'un curateur. Enfin, l'autorit� cantonale a elle-m�me proc�d� � l'audition des enfants. Ainsi, bien que l'autorit� cantonale n'ait pas examin� si elle devait instituer une curatelle de repr�sentation, la d�cision attaqu�e ne proc�de n�anmoins pas de l'arbitraire, la seule circonstance d'un litige relatif au droit de garde, dont l'intensit� n'exc�de pas celle que la plupart des couples rencontre lors d'une proc�dure de s�paration, ne suffisant pas, sous l'angle de l'art. 9 Cst., pour annuler la d�cision rendue � titre provisionnel.
Au vu de ce qui pr�c�de, le grief d'arbitraire dans l'application de l'art. 299 CPC doit �tre rejet�.
Dans la mesure o� le recourant entendrait en r�alit� aussi se plaindre de la violation de l'art. 12 CDE, il se m�prend sur le contenu de cette norme, soit la protection du droit de l'enfant d'exprimer librement son opinion sur toute question l'int�ressant. Le repr�sentant n'est qu'un interm�diaire � cette fin, si l'audition directe de l'enfant n'est pas indiqu�e au vu de sa capacit� � se former sa propre opinion (arr�t 5P.250/2001 du 17 avril 2002 consid. 2a, publi� in FamPra.ch 2002 p. 605). Or, comme dit pr�c�demment (cf. supra consid. 3.2), l'autorit� cantonale a respect� ce droit, en auditionnant les enfants, et le recourant soutient lui-m�me que les enfants sont capables de se forger un avis et d'exprimer celui-ci sur la question de la garde.
En invoquant de mani�re toute g�n�rale, la "violation du droit f�d�ral", le recourant conclut � ce que la garde des enfants lui soit attribu�e. On d�duit de sa motivation qu'il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir m�connu le bien des enfants pour rendre sa d�cision et d'avoir ignor� l'avis de ces derniers, de sorte que sa d�cision serait arbitraire au sens de l'art. 9 Cst.
5.1 L'autorit� cantonale a jug� qu'au vu des difficult�s rencontr�es par les parties quant � l'organisation de la garde des enfants et quant aux questions financi�res, la garde partag�e ne pouvait pas �tre prononc�e. Elle a ensuite retenu que chaque parent semblait disposer de bonnes capacit�s �ducatives. N�anmoins, compte tenu de l'activit� professionnelle du recourant, qui exer�ait de surcro�t deux activit�s, et du ch�mage de la m�re, certes passager, il y avait lieu d'attribuer la garde � la m�re compte tenu de la plus grande disponibilit� de celle-ci.
5.2.1 En vertu de l'art. 176 al. 3 CC, relatif � l'organisation de la vie s�par�e et applicable par analogie aux mesures provisionnelles (art. 137 al. 2 aCC), lorsque les �poux ont des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (art. 273 ss CC); il peut, notamment, attribuer la garde des enfants � un seul des parents. La r�gle fondamentale en ce domaine est l'int�r�t de l'enfant, celui des parents �tant rel�gu� � l'arri�re-plan. Au nombre des crit�res essentiels entrent en ligne de compte les relations personnelles entre parents et enfants, les capacit�s �ducatives respectives des parents, leur aptitude � prendre soin de l'enfant personnellement et � s'en occuper, ainsi qu'� favoriser les contacts avec l'autre parent; il faut choisir la solution qui, au regard des donn�es de l'esp�ce, est la mieux � m�me d'assurer � l'enfant la stabilit� des relations n�cessaires � un d�veloppement harmonieux des points de vue affectif, psychique, moral et intellectuel (ATF 136 I 178 consid. 5.3). Lorsque les enfants ont une bonne relation avec leurs deux parents et que tant la m�re que le p�re sont capables d'�duquer leurs enfants, le juge doit donner une importance pr�pond�rante aux crit�res de la disponibilit� et de la stabilit� des parents, m�me si l'attribution de la garde reposant sur ces crit�res ne correspond pas au souhait des enfants (arr�ts 5P.345/2005 du 23 d�cembre 2005 consid. 3.4 et 3.5, publi� in FamPra.ch 2006 p. 469; 5P.14/2004 du 23 f�vrier 2004 consid. 3.1 et les r�f�rences, publi� in FamPra.ch 2005 p. 155). L'instauration d'un droit de garde conjoint n�cessite l'accord des deux parents et ne peut �tre impos�e � l'un d'entre eux contre sa volont�. Il n'est pas possible de contourner cette condition en accordant un large droit de visite au conjoint ne b�n�ficiant pas de la garde (arr�t 5A_497/2011 du 5 d�cembre 2011 consid. 2.1.3 et les r�f�rences).
5.2.2 En l'esp�ce, il faut d'embl�e relever, comme d�j� dit, que les offres de preuves que le recourant produit pour la premi�re fois en instance f�d�rale, notamment les lettres des enfants � leur m�re et au juge de premi�re instance, ainsi que ses affirmations sur sa disponibilit� encore plus �tendue � prendre en charge les enfants en raison de son futur licenciement, sont nouveaux, partant irrecevables (cf. supra consid. 2.1 in fine). Par ailleurs, l'est aussi, mais pour d�faut de motivation conforme au principe d'all�gation (cf. supra consid. 2.2), l'�tat de fait que le recourant dresse dans les premi�res pages de son recours (p. 1 � 8). Sans invoquer la violation d'un de ses droits constitutionnels, il pr�sente de mani�re totalement appellatoire, sa propre appr�ciation des circonstances, sans s'attaquer aux faits tels qu'arr�t�s en instance cantonale et, en grande partie, sans se r�f�rer pr�cis�ment aux pi�ces du dossier cantonal.
S'agissant de l'application arbitraire des r�gles relatives � l'attribution de la garde, le recourant ne d�montre pas, par son argumentation, que l'autorit� cantonale aurait rendu une d�cision arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., en attribuant la garde des enfants � l'intim�e, � titre de mesures provisionnelles durant la proc�dure de divorce. Selon la d�cision attaqu�e, les parents disposent de capacit�s �ducatives �gales. L'�pouse, au ch�mage, est actuellement plus disponible que le recourant qui travaille � plein temps. Au vu de l'�tat de fait tel qu'arr�t� en instance cantonale, les enfants n'ont pas exprim� un d�sir d'attribution qui refl�terait un lien affectif �troit, voire exclusif, avec l'un des parents, �tant rappel� que, contrairement � ce que semble soutenir le recourant lorsqu'il se pr�vaut de l'avis des enfants, la prise en compte de l'avis de l'enfant ne signifie pas qu'il faille lui demander s'il veut continuer � vivre aupr�s de son p�re ou de sa m�re, mais que le juge doit plut�t se faire une id�e de l'importance qu'ont les parents aux yeux de l'enfant (arr�t 5P.345/2005 du 23 d�cembre 2005 consid. 3.5, publi� in FamPra.ch 2006 p. 469). Or, en tout �tat de cause, il est incontest� que les enfants entretiennent de bonnes relations avec leurs deux parents.
Partant, le grief d'arbitraire dans l'application des r�gles r�gissant l'attribution de la garde des enfants � titre de mesures provisionnelles doit �tre rejet�.
Au vu du sort r�serv� au grief relatif au droit de garde, les conclusions du recourant sur le droit de visite de l'intim�e deviennent sans objet.
Le recourant pr�sente ensuite une s�rie de critiques de fait concernant sa situation financi�re, la charge fiscale support�e par son �pouse ou l'�tat de concubinage dans lequel celle-ci vivrait. Ces critiques sont toutes irrecevables: le recourant ne se pr�vaut de la violation d'aucune norme constitutionnelle dans l'�tablissement des faits; en outre, soit il pr�sente des moyens nouveaux � l'appui de son propos - il n'a pas pr�sent� ces critiques devant l'instance pr�c�dente et offre des preuves devant l'instance f�d�rale, sans pr�tendre, en les d�signant avec pr�cision par r�f�rence aux pi�ces du dossier, avoir d�j� produit ces pi�ces devant l'autorit� cantonale, ni, a fortiori, que celle-ci les aurait � tort ignor�es -, soit il ne s'en prend pas � l'appr�ciation des preuves � laquelle l'autorit� cantonale a proc�d�, mais se borne � y opposer des affirmations, du reste impr�cises. Il sied au surplus de relever que le recourant semble manifestement se m�prendre sur le r�le du Tribunal f�d�ral et les caract�ristiques du recours en mati�re civile de l'art. 98 LTF, lorsque, pour peu qu'on le comprenne, il requiert, non pas la r�forme, mais la modification de la contribution d'entretien en fonction de sa situation financi�re actualis�e, de sorte que toute conclusion dans ce sens est irrecevable.
Par ailleurs, la conclusion du recourant selon laquelle celui-ci requiert que le point de d�part de la contribution d'entretien soit fix� � la date de l'arr�t f�d�ral au motif, pour peu qu'on le comprenne, qu'il continue de s'occuper des enfants la moiti� de la semaine et � prendre en charge une partie de leur co�t d'entretien, elle est irrecevable non seulement parce que le recourant n'invoque pas la violation d'un droit constitutionnel, mais aussi parce qu'il invoque des faits nouveaux.
Enfin, le recourant soutient que devrait �tre prise en compte dans ses propres charges la part du loyer imput�e � son fils a�n�, majeur, au motif qu'il n'a "pas � faire de diff�rences entre les enfants quant � leur entretien". Ce faisant, il ne s'en prend pas � la motivation de l'arr�t attaqu�, par laquelle l'autorit� pr�c�dente a expliqu� pourquoi il se justifiait pr�cis�ment de diff�rencier l'entretien d� � un enfant majeur et celui d� � un enfant mineur. Cette critique ne r�pond, une fois de plus, pas aux exigences du principe d'all�gation, de sorte qu'elle est irrecevable (cf. supra consid. 2.1).
En cons�quence, le recours doit �tre rejet�, dans la tr�s faible mesure de sa recevabilit�, aux frais de son auteur (art. 66 al.1 LTF). Il n'est pas allou� de d�pens, �tant donn� que l'effet suspensif requis par le recourant et � l'octroi duquel l'intim�e s'est enti�rement oppos�e, a �t� partiellement admis (art. 68 al.1 LTF). Non motiv�e, dans la mesure o� seule la situation de ch�mage est invoqu�e, la requ�te d'assistance judiciaire d�pos�e par l'intim�e est rejet�e.
La requ�te d'assistance judiciaire d�pos�e par l'intim�e est rejet�e.