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Timestamp: 2020-07-14 17:06:21+00:00
Document Index: 96424894

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'art. 55', 'art. 138', 'art. 55', 'art. 138', 'art. 55', 'art. 138', 'arrêt ', 'art. 8', 'art. 2496', 'art. 2327', 'art. 2496', 'art. 2496', 'arrêt ', 'art. 2496', 'art. 2327', 'art. 2496', 'art. 2503', 'art. 2503', 'arrêt ', 'art. 2503', 'art. 2503', 'arrêt ', 'art. 1468', 'art. 53', 'arrêt ', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 28', 'art. 2', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'arrêt ', 'art. 19', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 4', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 18']

Bulletin of April 9, 2020 - SCC Cases (Lexum)
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Bulletin of April 9, 2020
Date 2020-04-09
Applications for leave to appeal filed / Demandes d’autorisation d’appel déposées. 3
Judgments on applications for leave / Jugements rendus sur les demandes d’autorisation. 4
Motions / Requêtes. 44
Notices of appeal filed since the last issue / Avis d’appel déposés depuis la dernière parution. 45
Applications for leave to appeal filed /
Demandes d’autorisation d’appel déposées
Andrew Nugent, et al.
Fenton, Scott K.
Fenton, Smith
v. (39076)
Her Majesty the Queen in Right of Ontario (Ministry of Labour) (Ont.)
Kleiman, Daniel
FILING DATE: February 14, 2020
Webb, Melanie J.
v. (39078)
Trehearne, Jennifer A.Y.
FILING DATE: April 2, 2020
APRIL 9, 2020 / LE 9 AVRIL 2020
Johanne Morency, Ronald MacKinnon and Vladimir Sapojnikov v. Administrative Tribunal of Québec and Attorney General of Québec
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-028176-196, 2019 QCCA 719, dated April 18, 2019 is dismissed.
Social welfare law — Social assistance — Compensation for victims of crime — Legislation —Interpretation — Administrative law — Judicial review — Whether Administrative Tribunal of Québec’s legal characterization of annuity for permanent partial disability paid monthly by crime victims compensation directorate as “any . . . benefi[t]” within meaning of s. 55 of Individual and Family Assistance Act rather than as “sums paid to compensate for physical or mental impairment” within meaning of s. 138(11) of Individual and Family Assistance Regulation was unreasonable — Individual and Family Assistance Act, CQLR, c. A‑13.1.1, s. 55 — Individual and Family Assistance Regulation, CQLR, c. A‑13.1.1, r. 1, s. 138.
In January 2014, the applicant Ms. Morency, a social assistance recipient under the Individual and Family Assistance Act, was the victim of a crime for which she later received an annuity as compensation for a permanent disability under the Crime Victims Compensation Act, CQLR, c. I‑6. The applicant Mr. Sapojnikov was the victim of crimes in 2011 and 2012, as a result of which he subsequently received an annuity under the Crime Victims Compensation Act. In 2015, he made an application for financial assistance under the Individual and Family Assistance Act, which was granted. The applicant Mr. MacKinnon was the victim of a crime in 2010, when he was already receiving assistance under the Individual and Family Assistance Act. He then filed an application under the Crime Victims Compensation Act, which was ultimately granted. The applicants brought proceedings — which were heard together — before the respondent Administrative Tribunal of Québec to challenge, among other things, the fact that the monthly annuity paid under the Crime Victims Compensation Act is included in calculating the benefits to be paid under the Individual and Family Assistance Act.
The Administrative Tribunal of Québec confirmed the decisions made by the government in this regard. The Tribunal found that a benefit received for a permanent partial disability falls within s. 55 of the Individual and Family Assistance Act. It rejected the applicants’ argument that, through s. 138(11) of the Individual and Family Assistance Regulation, the legislature has expressed its intention that the annuity payment for a permanent disability be excluded, in whole or up to a certain amount, from the calculation of individual and family assistance benefits. The Superior Court dismissed the applicants’ applications for judicial review. The Court of Appeal dismissed the applicants’ motion for leave to appeal.
(Administrative Judges Côté and Gilbert)
2017 QCTAQ 0963
Applicants’ proceedings against decisions made by Minister of Employment and Social Solidarity on February 18, 2016, January 19, 2016, September 11, 2015 and October 18, 2016 dismissed
(Gouin J.)
2019 QCCS 463
Applicants’ applications for judicial review dismissed
(Savard J.A.)
2019 QCCA 719
Johanne Morency, Ronald MacKinnon et Vladimir Sapojnikov c. Tribunal administratif du Québec et procureure générale du Québec
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-028176-196, 2019 QCCA 719, daté du 18 avril 2019, est rejetée.
Droit social — Aide sociale — Indemnisation des victimes d’actes criminels — Législation —Interprétation — Droit administratif — Contrôle judiciaire — La qualification juridique de la rente pour incapacité partielle permanente versée mensuellement par la Direction de l’indemnisation des victimes d’actes criminels à titre d’ « avantage de toute nature » au sens de l’art. 55 de la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles retenue par le Tribunal administratif du Québec plutôt qu’à titre de « sommes accordées pour compenser une perte d’intégrité physique ou psychologique » au sens de l’art. 138(11) du Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles est‑elle déraisonnable? — Loi sur l’aide aux personnes et aux familles (RLRQ, chapitre A‑13.1.1), art. 55 — Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles (RLRQ, chapitre A‑13.1.1, r. 1), art. 138.
En janvier 2014, la demanderesse Mme Morency, prestataire d’aide sociale aux termes de la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles, est victime d’un acte criminel pour lequel elle recevra une rente à titre d’indemnisation pour incapacité permanente en vertu de la Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels (RLRQ, chapitre A‑13.1.1). Le demandeur M. Sapojnikov a quant à lui été victime d’actes criminels en 2011 et 2012 en raison desquels il reçoit subséquemment une rente sous la Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels. En 2015, il fait une demande d’aide financière en vertu de la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles, laquelle est accueillie. Le demandeur M. MacKinnon a été victime d’un acte criminel en 2010, alors qu’il recevait déjà une aide en vertu de la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles. Il dépose alors une demande en vertu de la Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels, laquelle est éventuellement accueillie. Les demandeurs logent des recours auprès du Tribunal administratif du Québec, intimé, — lesquels font l’objet d’une audition commune — où ils contestent notamment le fait que la rente mensuelle versée sous la Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels soit comptabilisée lors du calcul de prestations à accorder sous la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles.
Le Tribunal administratif du Québec confirme les décisions rendues par l’administration à cet égard. Le Tribunal estime qu’une prestation reçue pour une incapacité partielle permanente est comprise à l’art. 55 de la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles. Le Tribunal rejette la thèse des demandeurs selon laquelle à travers l’art. 138(11) du Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles, le législateur ait manifesté son intention d’exclure en tout ou jusqu’à concurrence d’une certaine somme le versement de la rente pour incapacité permanente du calcul des prestations d’aide aux personnes et aux familles. La Cour supérieure rejette les pourvois en contrôle judiciaire des demandeurs. La Cour d’appel rejette la requête pour permission d’appeler des demandeurs.
(les juges administratifs Côté et Gilbert)
Recours des demandeurs à l’encontre de décisions du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale rendues les 18 février 2016, 19 janvier 2016, 11 septembre 2015, et 18 octobre 2016, rejetés
(le juge Gouin)
Pourvois en contrôle judiciaire des demandeurs rejetés
(la juge Savard)
TELUS Mobility and TELUS Communications Company v. Éric Masson and Claude Gauthier
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Québec), Number 200-09-009450-179, 2019 QCCA 1106, dated June 25, 2019 is dismissed with costs. The application for leave to cross-appeal is dismissed without costs.
Contracts — Contract for services — Resiliation costs — Method for calculating obligation exigible from members of class action — Amounts collected versus billed amounts — Consumer protection — Abusive clause — Civil procedure — Class actions — Class action brought against Telus by persons who had been charged fees upon resiliation of their fixed‑term contracts for wireless and wireline telephone services — Whether resiliation costs claimed under contract that slightly exceed actual damage caused by early resiliation of contract can be characterized as abusive — If so, how this conclusion can be reconciled with existence and validity of liquidated damages clauses — Method to be used to compare costs claimed with average injury sustained in context of class action, and appropriate remedy — Whether, given judicial admissions, trial judge erred in law in characterizing entirety of average discount for devices and of reductions for plans as actual injury sustained by Telus in context of contract of successive performance — Civil Code of Québec, arts. 1437, 1622, 1623, 2125, 2129 and 2852 — Consumer Protection Act, CQLR, c. P‑40.1, s. 8.
This application concerns a class action brought against Telus for reimbursement of amounts claimed under resiliation clauses in fixed-term contracts for telecommunications services. The representative plaintiffs in the action alleged that the clauses Telus had relied on to require payment of the claimed amounts were abusive within the meaning of article 1437 of the Civil Code of Québec (C.C.Q.) and amounted to exploitation of the consumer within the meaning of section 8 of the Consumer Protection Act, CQLR, c. P‑40.1 (the “CPA”). The Superior Court dismissed the class action. In its view, the costs were not abusive within the meaning of article 1437 C.C.Q. and section 8 of the CPA, because they did not exceed the injury Telus had actually sustained (calculated on the basis of the collected amounts). The Court of Appeal allowed the class action in part. It held that the Superior Court had made a palpable and overriding error in establishing the obligation exigible from the members on the basis of the amounts collected by Telus (as opposed to the amounts claimed).
(Samson J.)
2017 QCCS 1675
(Thibault, Rancourt and Roy JJ.A.)
File No. 200‑09‑009450‑179
2019 QCCA 1106
Appeal allowed in part; Trial court’s judgment set aside; Class action allowed in part; Two resiliation clauses declared to be abusive; Individual recovery of claims ordered; Case returned to trial judge to determine procedure for reimbursement of members who had paid resiliation costs greater than $226.71 in case of Telus Mobility and greater than $201.38 in case of Telus Communications Company
Application for leave to cross‑appeal filed
TELUS Mobilité et Société TELUS Communications c. Éric Masson et Claude Gauthier
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Québec), numéro 200-09-009450-179, 2019 QCCA 1106, daté du 25 juin 2019, est rejetée avec dépens. La demande d’autorisation d’appel incident est rejetée sans dépens.
Contrats — Contrat de service — Frais de résiliation — Méthode de calcul de la prestation exigible des membres du recours collectif — Sommes collectées versus sommes facturées — Protection du consommateur — Clause abusive — Procédure civile — Recours collectifs — Action collective intentée contre Telus par personnes à qui des frais avaient été imposés lors de la résiliation de leur contrat à durée déterminée de téléphonie sans fil et de téléphonie filaire — Est‑ce que des frais de résiliation réclamés en vertu d’un contrat qui excèdent moindrement les dommages réels causés par la résiliation anticipée du contrat peuvent‑ils être qualifiés d’abusifs? — Si tel est le cas, comment cette conclusion peut‑elle s’harmoniser avec l’existence et la validité des clauses de dommages liquidés? — Comment doit‑on établir la comparaison entre les frais réclamés et le préjudice moyen subi dans le cadre d’une action collective et quel est le remède approprié? — Considérant les aveux judiciaires, le juge de première instance a‑t‑il erré en droit en qualifiant l’entièreté du rabais moyen sur les appareils et de réductions sur les forfaits de préjudice réel subi par Telus dans le cadre d’un contrat à exécution successive? — Code civil du Québec, arts. 1437, 1622, 1623, 2125, 2129 et 2852 — Loi sur la protection du consommateur, R.L.R.Q. c. P‑40.1, art. 8.
Il s’agit d’un recours collectif intenté contre Telus pour le remboursement de sommes réclamées en vertu de clauses de résiliation contenues dans des contrats de service de télécommunications à durée déterminée. Les représentants du recours allèguent que les clauses sur lesquelles Telus se fonde pour exiger les sommes réclamées sont abusives au sens de l’article 1437 du Code civil du Québec (C.c.Q.) et équivalent à de l’exploitation du consommateur au sens de l’article 8 de la Loi sur la protection du consommateur, R.L.R.Q. c. P‑40.1 (la « LPC »). La Cour supérieure a rejeté l’action collective. Pour la cour, les frais ne sont pas abusifs au sens des articles 1437 C.c.Q. et 8 de la LPC puisqu’ils n’excèdent pas le préjudice réellement subi par Telus (calculé en fonction des sommes collectées). La Cour d’appel a accueilli l’action collective en partie. Elle a considéré que la Cour supérieure a commis une erreur manifeste et déterminante en établissant la prestation exigible des membres en fonction des sommes perçues par Telus (par opposition aux sommes réclamées).
(le juge Samson)
Action collective rejetée
(les juges Thibault, Rancourt et Roy)
No. dossier 200‑09‑009450‑179
Appel accueilli en partie; Jugement de première instance infirmé; Action collective partiellement accueillie; Deux clauses de résiliation déclarées abusives; Recouvrement individuel des réclamations ordonné; Dossier retourné au juge d’instance pour fixer les modalités de remboursement des membres qui ont payé des frais de résiliation supérieurs à 226,71 $ dans le cas de Telus Mobilité et supérieurs à 201,38 $ dans le cas de Société Telus Communications
Demande d’autorisation d’appel incident déposée
CO‑Operators General Insurance Company v. La Coop fédérée and National Bank of Canada
La Coop fédérée v. CO‑Operators General Insurance Company
National Bank of Canada and Liberty International Underwriters
The application for leave to appeal of La Coop fédérée from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-026586-172, 2019 QCCA 1678, dated October 4, 2019, is dismissed with costs and the application for leave to appeal of CO-Operators General Insurance Company is granted with costs in the cause.
Financial institutions — Banks — Fraud — Insurance — Property insurance — Plurality of policies — Electronic funds transfer made as result of fraudulent tactics or “phishing” — Legal nature of electronic funds transfer and impact on insurance coverage — Calculation of total indemnity owed by insurers — Whether effect must be given to forged and unauthorized payment order — Whether bank customer must be treated differently depending on whether customer’s account has debit balance or credit balance — Whether it is financial institution or customer that must bear loss of amount that third party appropriated by phishing from bank account with line of credit — Whether insurance policy issued by Co‑operators is applicable if need be — Whether Court of Appeal erred in applying conversion rate of 1.3120 to convert loss into Canadian dollars — In finding plurality of insurance, whether Court of Appeal misapplied six criteria identified in jurisprudence — Whether Court of Appeal erred in calculating amount of total indemnity owed to La Coop fédérée by its two insurers when it subtracted $500,000 retention and $5,000 deductible from amount of loss — Bills of Exchange Act, R.S.C. 1985, c. B‑4, ss. 16(1) and (2) and 48(1) — Civil Code of Québec, arts. 2327 and 2496 para. 3.
La Coop fédérée (“La Coop”) is a customer of the National Bank of Canada (“NBC”) that was a victim of phishing, that is, Internet fraud aimed at obtaining confidential information through messages that appear to come from an institutional body or a third party that is trustworthy. That fraud resulted in the electronic transfer of several million dollars out of La Coop’s account. La Coop holds two insurance policies that might apply to the loss incurred: (1) a policy for up to $15 million issued by the Co‑operators General Insurance Company (“Co‑operators”); and (2) a $1 million policy issued by Liberty International Underwriters (“Liberty »). Liberty paid La Coop the coverage limit provided for in the contract, but Co‑operators denied coverage. La Coop instituted proceedings for a declaratory judgment (File No. 500‑17‑092055‑154 (“154”)) in order to have its rights and obligations under the two policies determined, among other things. Liberty filed an originating motion (File No. 500‑17‑092579‑161 (“161”)) under art. 2496 C.C.Q., the provision governing the relationship among multiple insurers. Liberty sought in part to recover from Co‑operators a portion of the amounts it had paid La Coop, in proportion to the insurance limits of each policy. The Superior Court allowed La Coop’s originating motion in part and ordered Co‑operators to pay Liberty $726,124.47. Co‑operators appealed some of the conclusions in both of the cases decided by the Superior Court. The appeal in File No. 154 was allowed in part, and the appeal in File No. 161 was allowed in full.
(with correction on January 9, 2017)
File Nos. 500‑17‑092055‑154 and
500‑17‑092579‑161
2016 QCCS 6302
File No. 500-17-092055-154: Application by La Coop fédérée for declaratory judgment allowed in part; application by Co‑operators to amend defences dismissed; La Coop fédérée found to be required to bear loss incurred pursuant to art. 2327 C.C.Q.; loss incurred declared to be covered by insurance policy issued by Co‑operators; insurance policy issued by Liberty declared not to be specific policy within meaning of art. 2496 para. 3 C.C.Q.; exchange rate applicable to loss in American dollars declared to be rate in effect on judgment date, namely 1.3120; Co‑operators ordered to pay La Coop fédérée CAN$5,416,008.50 (US$4,128,055.26). File No. 500-17-092579-161: Co‑operators ordered to pay Liberty CAN$726,124.47
(Dufresne, Healy and Cotnam JJ.A.)
File Nos. 500‑09‑026586‑172 and
500‑09‑026587‑170
2019 QCCA 1678
File No. 500-09-026586-172: Appeal allowed in part; judgment under appeal set aside in part; paras. 189 and 191 of judgment under appeal modified to declare that policy issued by Liberty is specific policy under art. 2496 para. 3 C.C.Q. and to order Co‑operators to pay La Coop fédérée CAN$4,984,618.10; all other conclusions of judgment under appeal upheld; incidental appeal of La Coop fédérée dismissed. File No. 500-09-026587-170: Appeal allowed; para. 193 of judgment under appeal set aside; Liberty’s originating application dismissed; incidental appeal of La Coop fédérée dismissed
La Compagnie d'assurance générale CO-Operators c. La Coop fédérée et Banque Nationale du Canada
La Coop fédérée c. La Compagnie d'assurance générale CO-Operators
Banque Nationale du Canada et Liberty International Underwriters
La demande d’autorisation d’appel de La Coop fédérée de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-026586-172, 2019 QCCA 1678, daté du 4 octobre 2019, est rejetée avec dépens et la demande d’autorisation d’appel de La Compagnie d’assurance générale CO-Operators est accueillie avec dépens suivant l’issue de la cause.
Institutions financières — Banques — Fraude — Assurances — Assurances de biens — Pluralité de polices — Virement électronique de fonds effectué par manœuvres dolosives ou « hameçonnage » —Nature juridique d’un virement électronique de fonds et incidence sur couverture d’assurance — Calcul de l’indemnité totale due par les assureurs — Doit‑on donner effet à un ordre de paiement contrefait et non autorisé? — Doit‑on traiter le client de la banque différemment selon que son compte est débiteur ou créditeur? — Qui, de l’institution financière ou du client, doit assumer la perte d’une somme qu’un tiers s’est appropriée par hameçonnage sur un compte bancaire comportant une ouverture de crédit? — Le cas échéant, la police d’assurance émise par l’assureur Co‑operators trouve‑t‑elle application? — La Cour d’appel a‑t‑elle erré lorsqu’elle a appliqué le taux de conversion de 1,3120 afin de traduire la perte subie en dollars canadiens? — En concluant à la pluralité d’assurances, la Cour d’appel a‑t‑elle erré dans l’application des six critères retenus par la jurisprudence? — La Cour d’appel a‑t‑elle erré dans son calcul du montant de l’indemnité totale due à La Coop fédérée par ses deux assureurs lorsqu’elle a déduit du montant de la perte la rétention de 500 000$ et la franchise de 5 000$? — Loi sur les lettres de change, L.R.C. 1985, c. B‑4 , arts. 16(1)‑(2) et 48(1) — Code civil du Québec, arts. 2327 et 2496 al. 3.
La Coop fédérée (« Coop ») est une cliente de la Banque nationale du Canada (« BNC ») qui a été victime d’hameçonnage, c’est‑à‑dire, d’une fraude sur Internet visant à obtenir des renseignements confidentiels par des messages émanant en toute apparence d’un organisme institutionnel ou d’un tiers de confiance. Cette fraude a provoqué un virement électronique de fonds du compte de la Coop de plusieurs millions de dollars. La Coop est détentrice de deux polices d’assurance qui pourraient s’appliquer à la perte subie: (1) une police jusqu’à concurrence de 15 M$ émise par La compagnie d’assurance générale Co‑operators (« Co‑operators »); et (2) une autre au montant de 1 M$ émise par Liberty International Underwriters (« Liberty »). Liberty a payé à la Coop la limite de la garantie prévue dans le contrat, mais Co‑operators a nié couverture. La Coop a intenté des procédures en jugement déclaratoire (dossier no. 500‑17‑092055‑154 (« 154 »)) pour faire entre autres déterminer ses droits et obligations découlant des deux polices. Liberty a pour sa part déposé une requête introductive d’instance (dossier numéro 500‑17‑092579‑161 (« 161 »)) en vertu de l’art. 2496 C.c.Q., disposition qui régit la relation entre des assureurs multiples. Liberty cherche entre autres à recouvrir auprès de Co‑operators une partie des sommes qu’elle a déboursées à la Coop en proportion avec les limites d’assurance de chaque police. La Cour supérieure a accueilli en partie la requête introductive d’instance de la Coop et a condamné Co‑operators à payer la somme de 726 124,47$ à Liberty. Co‑operators a porté appel de certaines conclusions formulées dans les deux dossiers ayant été tranchés par la Cour supérieure. L’appel dans le dossier no. 154 a été accueilli en partie, et celui dans le dossier no. 161 a été accueilli en entier.
(avec rectification le 9 janvier 2017)
Nos. dossier 500‑17‑092055‑154 et
Dossier no. 500-17-092055-154 : Demande en jugement déclaratoire de La Coop fédérée accueillie en partie; Demande de modification des moyens de défense de l’assureur Co-operators rejetée; Perte subie déclarée devoir être assumée par La Coop fédérée en vertu de l’art. 2327 C.c.Q.; Perte subie déclarée être couverte par police d’assurance émise par assureur Co‑operators; Police d’assurance émise par assureur Liberty déclarée ne pas être une police spécifique aux termes de l’art. 2496 al. 3 C.c.Q.; Taux de change applicable à la perte en dollars américains déclaré être le taux en vigueur à la date du jugement, soit 1.3120; Assureur Co‑Operators condamner à verser à La Coop fédérée la somme de 5 416 008,50 $ CA (4 128 055,26 $ US). Dossier no. 500-17-092579-161 : Assureur Co‑operators condamné à payer à assureur Liberty la somme de 726 124,47 $CA
(les juges Dufresne, Healy et Cotnam)
Nos. dossier 500‑09‑026586‑172 et
Dossier no. 500-09-026586-172 : Appel accueilli en partie; Jugement entrepris infirmé en partie; Paragraphes [189] et [191] du jugement entrepris modifiés pour déclarer que police émise par assureur Liberty constitue une police spécifique aux termes de l’article 2496 al. 3 C.c.Q. et pour ordonner à assureur Co‑operators de payer à La Coop fédérée la somme de 4 984 618,10 $ CA; Toutes les autres conclusions du jugement entrepris maintenues; Appel incident de La Coop fédérée rejetée. Dossier no. 500-09-026587-170 : Appel accueilli; Paragraphe [193] du jugement entrepris annulé; Demande introductive d’instance de l’assureur Liberty rejetée; Appel incident de La Coop fédérée rejetée
Intact Insurance Company v. Développement Les Terrasses de l'Île Inc. and Darcon inc.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montreal), Number 500-09-027467-182, 2019 QCCA 1440, dated September 5, 2019, is dismissed with costs.
Insurance ⸺ Commercial general liability insurance ⸺ Insurer’s duty to defend ⸺ “Wellington” action ⸺ Coverage and exclusion clauses ⸺ Whether Quebec Court of Appeal erred in finding, on basis of record, that claim clearly related to something other than cost of remedying construction defects and potentially fell in part within coverage clause ⸺ Whether Quebec Court of Appeal erred in law as regards application of exclusion clause 2.7.5, damage to immovable on which you are working ⸺ Whether Quebec Court of Appeal erred in law as regards application of exclusion clause 2.14, professional services ⸺ If Quebec Court of Appeal’s decision that claim potentially fell in part within coverage clause is upheld, whether claim must be excluded from insurance coverage having regard to proper interpretation of above‑mentioned exclusions ⸺ In light of Quebec Court of Appeal’s findings on above‑mentioned coverage issues, whether its conclusion that applicant must partially defend respondents, with no indication of how costs to be shared, should be reversed ⸺ Civil Code of Québec, art. 2503.
The respondents, Développement les terrasses de l’île inc. and Darcon inc., built a divided co‑ownership housing project on Prince‑of‑Wales Avenue in Notre‑Dame‑de‑Grâce. On May 17, 2013, the syndicate of co‑owners of that immovable brought an action for material damages against the respondent Développement les terrasses de l’île inc. because of poor workmanship affecting the immovable. On August 28, 2014, the syndicate amended the motion to institute proceedings to add Darcon inc. as a defendant. That company had been only an impleaded party when the act instituting the proceedings had been filed in May 2013. The applicant, Intact Insurance Company (Intact), refused to assume the defence of the respondents, who held commercial general liability policies with it, in the action on the ground that the material damages in question were not covered by the insurance. In response, the respondents filed a “Wellington” action against Intact under art. 2503 para. 1 of the Civil Code of Québec (CCQ) on May 23, 2017 in order to force Intact to defend them and to obtain reimbursement of the defence costs incurred. The Superior Court dismissed the respondents’ “Wellington” action. The Court of Appeal allowed the appeal in part.
(Riordan J.)
2018 QCCS 5895
(Dufresne, Cotnam and Hamilton JJ.A.)
2019 QCCA 1440
Intact Compagnie d'Assurance c. Développement Les Terrasses de l'Île inc. et Darcon inc.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-027467-182, 2019 QCCA 1440, daté du 5 septembre 2019, est rejetée avec dépens.
Assurances ⸺ Assurance de responsabilité civile des entreprises ⸺ Obligation de défendre de l’assureur ⸺ Action « Wellington » ⸺ Clauses de garantie et d’exclusion ⸺ Est‑ce que la Cour d’appel du Québec a erré en concluant, sur la base du dossier, que la réclamation portait clairement sur autre chose que le coût de correction des vices de construction et tombait potentiellement et partiellement à l’intérieur de la clause de garantie? ⸺ La Cour d'appel du Québec a‑t‑elle erré en droit quant à l'application des clauses d'exclusion 2.7.5 — Dommages à l'immeuble sur lequel vous exécutez vos travaux? ⸺ La Cour d'appel du Québec a‑t‑elle erré en droit quant à l'application des clauses d'exclusion 2.14 — Services professionnels? ⸺ Si la décision de la Cour d’appel du Québec à savoir que la réclamation tombait potentiellement et partiellement à l’intérieur de la clause de garantie est maintenue, est‑ce que, compte tenu de la bonne interprétation des exclusions précitées, la réclamation doit être exclue de la garantie d’assurance? ⸺ À la lumière des conclusions de la Cour d’appel du Québec sur les questions de couverture précitées, y a‑t‑il lieu de réformer les conclusions de la Cour d’appel à l’effet que la Demanderesse doive défendre les intimées partiellement, sans préciser la répartition? ⸺ Code civil du Québec, art. 2503.
Les intimées, Développement les terrasses de l’île inc. et Darcon inc. ont construit un projet d’unités d’habitation en copropriété divise situé sur l’avenue Prince‑of‑Wales à Notre‑Dame‑de‑Grâce. Le 17 mai 2013, le syndicat des copropriétaires de cet immeuble a entrepris une poursuite en dommages matériels contre l’intimée Développement les terrasses de l’île inc. pour une série de malfaçons affectant l’immeuble. Le 28 août 2014, le syndicat a modifié la requête introductive d’instance afin d’ajouter Darcon inc. comme défenderesse alors qu’elle était uniquement mise‑en‑cause au dépôt de l’acte introductif d’instance en mai 2013. La demanderesse, Intact compagnie d’assurance (Intact) a refusé d’assumer la défense des intimées qui détiennent des polices d’assurance de responsabilité civile des entreprises avec elle dans le cadre de ce recours au motif que les dommages matériels en cause ne sont pas garantis par la couverture d’assurance. Comme suite à ce refus, les intimées ont déposé contre Intact un recours de type « Wellington » suivant l’art. 2503 1er ali. du Code civil du Québec (CCQ) le 23 mai 2017 afin de l’obliger à assurer leur défense et à obtenir le remboursement des frais de défense engagé. La Cour supérieure a rejeté l’action « Wellington » des intimées. La Cour d’appel a accueilli l’appel en partie.
(Le juge Riordan)
Action rejetée.
(Les juges Dufresne, Cotnam et Hamilton)
Angèle Brousseau and Jean-Claude Picard v. Abbott Laboratories Co. (formerly known as Abbott Laboratories Limited)
The motion for an extension of time to file the response of the applicants on September 23, 2019 is granted. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Québec), Number 200-09-009393-163, 2019 QCCA 801, dated May 8, 2019, is dismissed with costs.
Civil liability — Product liability — Goods presenting danger — Failure to warn — Side effects — Drugs — Consumer protection — Contractual liability — Latent defects — Lack of instructions necessary for protection against risk or danger — Whether triggering of duty to inform entails duty to warn — Whether drug manufacturers are subject to legal scheme of ordinary law or to rules of scientific evidence regarding intensity of their duty to inform — Whether sale of prescription drugs is consumer contract to which Consumer Protection Act, CQLR, c. P‑40.1, applies — Civil Code of Québec, CQLR, c. CCQ‑1991, arts. 1468, 1469 — Consumer Protection Act, CQLR, c. P‑40.1, s. 53.
The applicants were authorized to institute a class action against the respondent, Abbott Laboratories Limited (“Abbott”), on behalf of persons who had sustained damage as a result of side effects of psychiatric disorders caused by the drug Biaxin. The applicants alleged that Abbott had breached its duty to inform, as a drug manufacturer, of the side effects of Biaxin, a widely used antibiotic that has been marketed in Canada since 1992. The applicants’ experts testified that there is an association between consumption of Biaxin and the members’ neuropsychiatric symptoms that is not coincidental. Abbott’s experts countered that the existence of a causal link, or even of an association, between use of Biaxin and side effects of a psychiatric nature has not been proven. Abbott argued that the side effects of a neuropsychiatric nature had in any event been disclosed sufficiently in successive Biaxin monographs. The Superior Court dismissed the class action, concluding that the testimony of the group’s members could not constitute a preponderance of evidence as to a causal link between consumption of Biaxin and the observed neuropsychiatric side effects concomitant with taking it. The Court of Appeal dismissed the appeal. It held that very serious neuropsychiatric side effects concomitant with taking Biaxin had been reported and that the manufacturer should take the precaution of informing users of the reported serious side effects from taking this drug, a duty that Abbott had discharged by adequately informing users of the risks of neuropsychiatric side effects by disclosing the various such side effects in successive Biaxin monographs.
Quebec Superior Court (Québec)
(Hardy-Lemieux J.)
200‑06‑000107‑089
2016 QCCS 5083
Class action dismissed with each party to pay their own costs.
(Hilton, Ruel and Gagné JJ.A.)
200‑09‑009393‑163
2019 QCCA 801
Angèle Brousseau et Jean-Claude Picard c. Laboratoires Abbott Cie (anciennement connu sous le nom de Laboratoires Abbott Limitée)
La requête en prorogation du délai de dépôt de la réplique des demandeurs au 23 septembre 2019 est accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Québec), numéro 200-09-009393-163, 2019 QCCA 801, daté du 8 mai 2019, est rejetée avec dépens.
(Le dossier de la Cour renferme des données que le public n'est pas autorisé à consulter)
Responsabilité civile — Responsabilité du fabricant — Bien comportant un danger — Défaut de mise en garde — Effets secondaires — Médicament — Protection du consommateur — Responsabilité contractuelle — Vices cachés — Défaut d’indications nécessaires à la protection contre les risques et dangers — Est‑ce que le déclenchement du devoir de renseignement implique une obligation de mise en garde? — Est‑ce que les fabricants de produits pharmaceutiques sont soumis au régime juridique de droit commun ou à un régime de preuve scientifique quant à l’intensité de leur devoir de renseignement? — Est‑ce que la vente de médicaments sur ordonnance est un contrat de consommation soumis à la Loi sur la protection du consommateur, RLRQ c P‑40.1? — Code civil du Québec, RLRQ c CCQ‑1991, art. 1468, 1469 — Loi sur la protection du consommateur, RLRQ c P‑40.1, art. 53.
Les demandeurs ont été autorisés à exercer une action collective contre l’intimée Laboratoires Abbott Limitée (« Abbott ») pour le compte des personnes ayant subi des dommages découlant des effets secondaires de troubles psychiatriques induits par le médicament Biaxin. Les demandeurs reprochent à Abbott des manquements à son obligation de renseignement à titre de fabricant pharmaceutique concernant les effets secondaires du Biaxin, un antibiotique à large usage commercialisé au Canada depuis 1992. Les experts retenus par les demandeurs témoignent qu’il existe une association entre la consommation du Biaxin et les symptômes de nature neuropsychiatrique subis par les membres qui ne relève pas de la coïncidence. À l’opposé, les experts d’Abbott témoignent que l’existence d’un lien de causalité, même d’une association, entre la prise du Biaxin et des effets secondaires de nature psychiatrique n’a pas été établie. Abbott est d’avis que les effets secondaires de nature neuropsychiatrique ont de toute manière été suffisamment divulgués dans les monographies successives du Biaxin. La Cour supérieure rejette l’action collective, estimant que les témoignages des membres du groupe ne peuvent constituer une preuve prépondérante quant à la causalité entre la consommation du Biaxin et des effets de nature neuropsychiatrique observés en concomitance avec la prise du médicament. La Cour d’appel rejette le pourvoi. Elle retient que effets secondaires de nature neuropsychiatrique très graves ont été rapportés en concomitance avec la prise du Biaxin et que par précaution le fabricant devrait informer les usagers des effets secondaires graves rapportés à la suite de la prise de ce médicament, obligation dont Abbott s’est déchargée en informant adéquatement les usagers des risques d’effets secondaires de nature neuropsychiatrique en les divulguant dans les monographies successives du Biaxin des diverses formes d’effets secondaires de nature neuropsychiatrique.
Cour supérieure du Québec (Québec)
(La juge Hardy-Lemieux)
Action collective rejetée, chaque partie payant ses frais de justice.
(Les juges Hilton, Ruel, Gagné)
Appel rejeté, avec frais de justice.
Ichrak Nourel Hak, National Council of Canadian Muslims and Corporation of the Canadian Civil Liberties Association v. Attorney General of Québec
The motion to expedite the application for leave to appeal is dismissed. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-028470-193, 2019 QCCA 2145, dated December 12, 2019, is dismissed.
Civil procedure — Stay — Application for provisional stay of ss. 6 and 8 of the Act respecting the laicity of the State — Notwithstanding clause included in the Act — Whether the legal standard for a stay of legislation requires a demonstration of a “clear case of unconstitutionality” for a stay to be issued — Whether the use of the notwithstanding clause changes or otherwise impacts the stay analysis — Act respecting the laicity of the State, CQLR, c. L‑0.3, ss. 6 and 8 — Canadian Charter of Rights and Freedoms, ss. 28 and 33 .
On June 16, 2019, the Act respecting the laicity of the State, CQLR, c. L‑0.3, which had been enacted by Quebec’s National Assembly, received Royal Assent and came into force. Sections 6 and 8 of the Act prohibit those who work in or for a variety of public institutions to wear religious symbols at work and to cover their faces while exercising their functions. The legislature included a “notwithstanding” clause in the Act, expressly stating that its provisions will have effect notwithstanding ss. 2 and 7 to 15 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms . The Act also contains a “grandfather” clause indicating that s. 6 does not apply to persons in their functions at the date of the introduction of the bill (March 27, 2019) for as long as they exercise the same function within the same organization. The applicants, Ichrak Nourel Hak, the National Council of Canadian Muslims and the Canadian Civil Liberties Association, served on the respondent, the Attorney General of Quebec, an application in which they sought to have the Act declared invalid and to have a suspension of the application of ss. 6 and 8 of the Act for the period required by the courts to rule on the merits of the case. The Superior Court dismissed the application for provisional stay of ss. 6 and 8 of the Act, applying the test set out in Manitoba (A.G.) v. Metropolitan Stores Ltd., [1987] 1 S.C.R. 110, and RJR — MacDonald Inc. v. Canada (Attorney General), [1994] 1 S.C.R. 311. The Court of Appeal dismissed the appeal. Chief Justice Duval Hesler, dissenting, would have allowed the appeal in part and suspended, during the proceedings, the application of s. 6 for the principals, vice principals, and teachers.
(Yergeau J.)
2019 QCCS 2989
Application for provisional stay of ss. 6 and 8 of the Act respecting the laicity of the State dismissed
(Duval Hesler C.J.Q. [dissenting] and Bélanger and Mainville JJ.A.)
2019 QCCA 2145 (500‑09‑028470‑193)
Application for leave to appeal and motion to expedite the application for leave to appeal and appeal filed
Ichrak Nourel Hak, Conseil national des musulmans canadiens et Association canadienne des libertés civiles c. Procureure générale du Québec
La requête visant à accélérer le traitement de la demande d’autorisation d’appel est rejetée. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-028470-193, 2019 QCCA 2145, daté du 12 décembre 2019, est rejetée.
Procédure civile — Sursis — Demande de sursis provisoire des art. 6 et 8 de la Loi sur la laïcité de l’État — Clause dérogatoire comprise dans la loi — La norme juridique relative aux sursis d’application de la loi oblige‑t‑elle à faire la démonstration d’un « cas manifeste d’inconstitutionnalité » pour qu’un sursis soit ordonné? — L’emploi de la clause dérogatoire modifie‑t‑il l’analyse relative au sursis ou a‑t‑il autrement une incidence sur cette analyse? — Loi sur la laïcité de l’État, RLRQ, c. L‑0.3, art. 6 et 8 — Charte canadienne des droits et libertés, art. 28 et 33 .
Le 16 juin 2019, la Loi sur la laïcité de l’État, RLRQ, ch. L‑0.3, adoptée par l’Assemblée nationale du Québec, a reçu la sanction royale et est entrée en vigueur. Les articles 6 et 8 de la loi interdisent à celles et ceux qui travaillent dans ou pour diverses institutions publiques de porter des symboles religieux au travail et de couvrir leurs visages dans l’exercice de leurs fonctions. L’Assemblée nationale avait inclus une clause « nonobstant » dans la loi, déclarant expressément que ses dispositions ont effet indépendamment des art. 2 et 7 à 15 de la Charte canadienne des droits et libertés . La loi renferme aussi une clause « grand‑père » indiquant que l’art. 6 ne s’applique pas aux personnes en poste à la date d’introduction du projet de loi (le 27 mars 2019) tant qu’elles exercent la même fonction au sein du même organisme. Les demandeurs, Ichrak Nourel Hak, le Conseil national des musulmans canadiens et l’Association canadienne des libertés civiles ont signifié à l’intimée, la procureure générale du Québec, une demande de déclaration d’invalidité de la loi ainsi qu’une demande de suspension de l’application des articles 6 et 8 de la loi pour la période requise par les tribunaux afin de statuer sur le bien‑fondé de la demande principale. La Cour supérieure a rejeté la demande de sursis provisoire, appliquant le test énoncé dans Manitoba (P.G.) c. Metropolitan Stores Ltd., [1987] 1 R.C.S. 110, et RJR — MacDonald Inc. c. Canada (Procureur général), [1994] 1 R.C.S. 311. La Cour d’appel a rejeté l’appel. La juge en chef Duval Hesler, dissidente, aurait accueilli l’appel en partie et suspendu, pendant l’instance, l’application de l’art. 6 aux directeurs, aux directeurs adjoints et aux enseignants.
(Juge Yergeau)
Rejet de la demande de sursis provisoire des art. 6 et 8 de la Loi sur la laïcité de l’État
(Juge en chef Duval Hesler [dissidente], juges Bélanger et Mainville)
Dépôt de la demande d’autorisation d’appel et de la requête pour accélérer la demande d'autorisation d'appel
Gunnar S. Paulsson v. Board of Trustees of and for the University of Illinois and American Association for the Advancement of Slavic Studies
The motions for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal and the response to the application for leave to appeal are granted. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number M49944, dated May 13, 2019, is dismissed with costs.
Judgments and orders — Interlocutory orders — Torts — Defamation — Academic Publication — Book review concerning author’s book was published in a peer‑reviewed journal — Author sued journal, university with which journal was affiliated, and author of book review for defamation — Action dismissed by jury — Motion for extension of time to file leave to appeal dismissed — How law of defamation should be applied with respect to works of criticism — What defendant should be required to prove to claim the protection owed to critics and publishers — Whether considerations of academic freedom require that academic journals be accorded some form of privilege — Courts of Justice Act, R.S.O. 1990, c. C. 43, s. 302 ; Rules of Civil Procedure, R.R.O. 1990, Reg 194, s. 19 and 21.
In 2006, the applicant, Mr. Paulsson, commenced an action against Leo Cooper, the Board of Trustees of and for the University of Illinois (“the Board”), and the American Association for the Advancement of Slavic Studies (“the Association”). Mr. Paulsson alleged that he was defamed in a book review written by Leo Cooper which was published in an issue of Slavic Review, a peer‑reviewed journal published by the Association in collaboration with the University of Illinois. The action was tried before a jury. The jury found that the words complained of in the book review were not defamatory of Mr. Paulsson. The Superior Court dismissed the action against the Association and the Board, and rendered a default judgment against Leo Cooper, who did not defend the action. Mr. Paulsson unsuccessfully filed a motion before the Divisional Court for an extension of time to serve and file a notice of appeal of both judgments. Mr. Paulsson then unsuccessfully filed a motion before the Divisional Court for a review of the order dismissing his motion for an extension of time. The Court of Appeal dismissed Mr. Paulsson’s application for leave to appeal of the Divisional Court order.
06‑CV‑312373PD2
Action against Association and Board dismissed
Action against Leo Cooper dismissed by default judgment
(Sachs J.)
2018 ONSC 901
Motion for an extension of time to file Notice of Appeal denied
(Lococo, Trimble, and Myers JJ.)
2018 ONSC 6928
Motion for review dismissed
(Hourigan, Paciocco and Harvison Young
M49944
Gunnar S. Paulsson c. Board of Trustees of and for the University of Illinois et American Association for the Advancement of Slavic Studies
Les requêtes en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel et de la réponse à la demande d’autorisation d’appel sont accueillies. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro M49944, daté du 13 mai 2019, est rejetée avec dépens.
Jugements et ordonnances — Ordonnances interlocutoires — Responsabilité délictuelle — Diffamation — Publication universitaire — Une critique du livre de l’auteur a été publiée dans une revue avec comité de lecture — L’auteur a poursuivi en diffamation la revue, l’université avec laquelle la revue était affiliée et l’auteur de la critique du livre — L’action a été rejetée par un jury — La motion en prorogation du délai de dépôt pour interjeter appel a été rejetée — Comment convient‑il d’appliquer le droit de la diffamation à l’égard des œuvres de critique? — Que doit prouver le défendeur pour revendiquer la protection due aux critiques et aux éditeurs? — Doit‑on, au nom de la liberté universitaire, accorder une certaine forme d’immunité aux revues spécialisées? — Loi sur les tribunaux judiciaires, L.R.O. 1990, ch. C. 43, s. 302 ; Règles de procédure civile, R.R.O. 1990, règl. 194, art. 19 et 21.
En 2006, le demandeur, M. Paulsson, a intenté une action contre Leo Cooper, le Board of Trustees of and for the University of Illinois (« le Conseil »), et l’American Association for the Advancement of Slavic Studies (« l’Association »). Monsieur Paulsson allègue avoir fait l’objet de diffamation dans une critique de livre écrite par Leo Cooper et publiée dans un numéro de la Slavic Review, une revue avec comité de lecture publiée par l’University of Illinois. L’action a été instruite devant un jury. Le jury a conclu que les propos reprochés dans la critique de livre n’étaient pas diffamatoires à l’endroit de M. Paulsson. La Cour supérieure a rejeté l’action contre l’Association et le Conseil et a rendu un jugement par défaut contre Leo Cooper, qui n’avait pas opposé de défense à l’action. Monsieur Paulsson a déposé sans succès une motion en Cour divisionnaire pour obtenir une prorogation du délai de signification et du dépôt d’un avis d’appel des deux jugements. Monsieur Paulsson a ensuite déposé sans succès une motion en Cour divisionnaire en révision de l’ordonnance rejetant sa motion en prorogation de délai. La Cour d’appel a rejeté la motion de M. Paulsson en autorisation d'interjeter appel de l’ordonnance de la Cour divisionnaire.
Rejet de l’action contre l’Association et le Conseil
Jugement par défaut rejetant l’action contre Leo Cooper
Cour divisionnaire de l’Ontario
(Juge Sachs)
Rejet de la motion en prorogation du délai de dépôt de l’avis d’appel
(Juges Lococo, Trimble et Myers)
Rejet de la motion en révision
(Juges Hourigan, Paciocco et Harvison Young)
Rejet de la motion en autorisation d’interjeter appel
Human Care Canada Inc. v. Evolution Technologies Inc.
The application for leave to appeal from the judgment of the Federal Court of Appeal, Number A-425-18, 2019 FCA 209, dated July 18, 2019, is dismissed with costs.
Intellectual property — Patents — Claims construction — Trial judge’s decision that patent valid and infringed overturned on appeal — Court of Appeal determining patent not infringed — Does "implicit construction" exist or have any place within Canadian patent law? — What is the appropriate standard of review — and degree of deference to the trier of fact — for claims construction?
Evolution Technologies Inc. (“Evolution”) and Human Care Canada Inc., (“Human Care”) both supply mobility aiding devices, including “rollators” or walkers with wheels. Human Care has patented its “Nexus” series of centre‑folding, solid‑seat rollators. Human Care brought an action in the Federal Court alleging that Evolution’s “Xpresso” rollators — also centre‑folding with a solid seat — infringed its patent. Evolution denied infringement and counterclaimed for a declaration of invalidity of the patent. The trial judge held that the patent claims were valid and infringed, and ordered Evolution to pay damages. This decision was overturned on appeal.
(Elliott J.)
2018 FC 1302
Patent held to be valid and infringed; Applicant awarded damages
2019 FCA 209
Respondent’s appeal allowed
Human Care Canada Inc. c. Evolution Technologies Inc.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel fédérale, numéro A-425-18, 2019 FCA 209, daté du 18 juillet 2019, est rejetée avec dépens.
(Ordonnance de non‑publication dans le dossier) (Ordonnance de mise sous scellés) (Le dossier de la Cour renferme des données que le public n’est pas autorisé à consulter)
Propriété intellectuelle — Brevets — Interprétation des revendications — La décision de la juge de première instance concluant à la validité et à la contrefaçon du brevet a été infirmée en appel — La Cour d’appel a conclu qu’il n’y avait aucune contrefaçon du brevet — La notion d’ « interprétation implicite » existe‑t‑elle en droit canadien des brevets ou y a‑t‑elle une place? — Quelle est la norme de contrôle appropriée — et le degré de déférence envers la juge des faits dont il convient de faire preuve — en matière d’interprétation des revendications?
Evolution Technologies Inc. (« Evolution ») et Human Care Canada Inc., (« Human Care ») fournissent toutes les deux des dispositifs d’aide au déplacement, y compris des « déambulateurs », ou marchettes munies de roulettes. Human Care a breveté sa série « Nexus » de déambulateurs à siège rigide et à pliage central. Human Care a intenté une action en Cour fédérale, alléguant que les déambulateurs « Xpresso » d’Evolution — qui sont eux aussi à pliage central et à siège rigide — avaient contrefait son brevet. Evolution a nié la contrefaçon et a introduit une demande reconventionnelle pour obtenir un jugement déclarant l’invalidité du brevet. La juge de première instance a statué que les revendications du brevet étaient valides et qu’elles avaient été contrefaites, et a condamné Evolution à des dommages‑intérêts. Cette décision a été infirmée en appel.
(Juge Elliott)
2018 CF 1302
Jugement statuant que les revendications du brevet étaient valides et qu’elles avaient été contrefaites, et condamnant l’intimée à des dommages‑intérêts
Arrêt accueillant l’appel de l’intimée
Alex Beseiso v. Her Majesty the Queen
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number M50087, 2019 ONCA 707, dated September 10, 2019, is dismissed.
Criminal law — Appeals — Applicant convicted of criminal harassment, uttering threats and causing a disturbance — Applicant’s appeal dismissed — Whether the lower courts erred —Whether there are any issues of public importance raised.
The applicant contracted with a registered court transcriptionist for her to prepare transcripts of a real estate tribunal matter for him. When it was time to pay, the applicant got upset that H.S.T. had been included on the invoice. The applicant contacted her by telephone, and then sent her a number of text messages which stated that he was going to her home office. The applicant called the police and told them that he was going to the court transcriptionist’s home office and that there would be trouble if the police did not attend. She also called the police and the police arrived shortly afterwards at her home office. The police asked the applicant to leave, but he refused to do so, and he continued to launch profanities. The police arrested the applicant. The applicant was convicted of criminal harassment, uttering threats, and causing a disturbance. His summary conviction appeal was dismissed.
(Cooper J.)
Convictions: criminal harassment, uttering threats and causing a disturbance
(D.E. Harris J.)
2018 ONSC 7074
(Pardu, Trotter, Brown JJ.A.)
2019 ONCA 707
M50087
Alex Beseiso c. Sa Majesté la Reine
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro M50087, 2019 ONCA 707, daté du 10 septembre 2019, est rejetée.
Droit criminel — Appels — Le demandeur a été déclaré coupable de harcèlement criminel, d’avoir proféré des menaces et d’avoir fait du tapage — L’appel du demandeur a été rejeté — Les juridictions inférieures ont‑elles commis des erreurs? — L’affaire soulève‑t‑elle des questions d’importance pour le public?
Le demandeur a conclu un contrat avec une transcriptrice judiciaire pour qu’elle lui fasse des transcriptions d’une instance devant un tribunal en matière immobilière. Lorsqu’est venu le temps de payer, le demandeur s’est fâché parce que la TVH avait incluse dans la facture. Le demandeur a communiqué avec la transcriptrice par téléphone, puis lui a envoyé plusieurs messages textes dans lesquels il affirmait qu’il allait se rendre à son bureau à domicile. Le demandeur a appelé la police et leur a dit qu’il se rendait au bureau à domicile de la transcriptrice judiciaire et qu’il y aurait du grabuge si la police n’y allait pas. La transcriptrice a elle aussi appelé la police et des policiers se sont rendus à son bureau à domicile peu de temps après. Les policiers ont demandé au demandeur de quitter les lieux, mais celui‑ci a refusé et a continué à lancer des injures. Les policiers ont arrêté le demandeur. Le demandeur a été déclaré coupable de harcèlement criminel, d’avoir proféré des menaces et d’avoir fait du tapage. Son appel en matière de poursuite sommaire a été rejeté.
(Juge Cooper)
Déclarations de culpabilité : harcèlement criminel, avoir proféré des menaces et avoir fait du tapage
(Juge Harris)
(Juges Pardu, Trotter et Brown)
The motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal is granted. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C66590, 2019 ONCA 708, dated September 10, 2019, is dismissed.
Criminal law — Appeals — Applicant convicted of intimidation of a justice system participant — Applicant’s appeal dismissed — Whether the lower courts erred — Whether there are issues of public importance raised
The applicant repeatedly sent emails to the Assistant Crown Attorney who was assigned to prosecute the applicant for two sets of charges. The emails were sent between October 25th and November 4th, 2016. The police told the applicant to stop direct communications by email with the Assistant Crown Attorney. The applicant continued to send emails to the Assistant Crown Attorney. The applicant was convicted of intimidation of a justice system participant in the Superior Court of Justice. The applicant’s appeal was dismissed.
(Woollcombe J.)
Conviction: intimidation of a justice system participant
(Pardu, Brown, Trotter JJ.A.)
2019 ONCA 708
C66590
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel est accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C66590, 2019 ONCA 708, daté du 10 septembre 2019, est rejetée.
Droit criminel — Appels — Le demandeur a été déclaré coupable d’intimidation d’une personne associée au système judiciaire — L’appel du demandeur a été rejeté — Les juridictions inférieures ont‑elles commis des erreurs? — L’affaire soulève‑t‑elle des questions d’importance pour le public?
Le demandeur a envoyé à maintes reprises des courriels au procureur adjoint de la Couronne qui avait été affecté à la poursuite pénale contre le demandeur relativement à deux ensembles d’accusations. Les courriels ont été envoyés entre le 25 octobre et le 4 novembre 2016. Les policiers ont sommé le demandeur de cesser de communiquer directement avec le procureur adjoint de la Couronne par courriel. Le demandeur a continué à le faire. Le demandeur a été déclaré coupable d’intimidation d’une personne associée au système judiciaire en Cour supérieure de justice. L’appel du demandeur a été rejeté.
(Juge Woollcombe)
Déclaration de culpabilité : intimidation d’une personne associée au système judiciaire
(Juges Pardu, Brown et Trotter)
Requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel et de la demande d’autorisation d’appel
Boutique de Golf Gilles Gareau Inc. v. Municipalité de Saint-Colomban and Dominic Lirette
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-026968-172, 2019 QCCA 1402, dated August 23, 2019, is dismissed with costs.
Disguised expropriation — Bad faith — Golf course — Residential development project — Land designated for low‑density housing and cross‑country recreation uses — Municipal by‑law changed to prohibit residential use of land — Whether compliant application is substantially complete pursuant to City of Ottawa et al. v. Boyd Builders Ltd., [1965] S.C.R. 408, even if discretionary step still has to be taken, in this case entering into agreement on municipal work — Whether dispatch referred to in Boyd Builders must be analyzed on basis of knowledge by municipality, as legal person established in public interest with continuing juridical personality, or on basis of actual knowledge by municipality’s elected officials or officers at time — Whether good faith referred to in Boyd Builders must be analyzed on basis of pursuit of public interest alone, regardless of conduct engaged in for that purpose — Whether Court of Appeal made palpable and overriding error in finding that all C4 (recreational tourism business) uses were permitted.
The issue in this case is whether the respondent municipality’s amendment of a by‑law directed at the use of land owned by the applicant, Boutique de Golf Gilles Gareau Inc. (“BGGG”), amounted to disguised expropriation or was done in bad faith. The by‑law in question was aimed at keeping a golf course on BGGG’s land even though BGGG was trying to develop a residential project there. The municipality amended its by‑law after BGGG submitted a plan for a proposed subdivision for residential development, and thus after learning of BGGG’s intentions. This case therefore raises the question of whether depriving BGGG of an anticipated use of its land amounted to disguised expropriation and whether amending the applicable by‑law to preserve the golf course use was in good faith and in the public interest. The Superior Court found that there was disguised expropriation in the circumstances and that the municipality was in bad faith. The Court of Appeal intervened to reverse those findings.
June 21, 2017 (with correction made on June 27, 2017)
2017 QCCS 2689
Amended originating application for mandamus, declaratory judgment, nullity and damages allowed in part; applicant found to be entitled to expropriation indemnity; municipality ordered to pay expropriation indemnity; transfer of title to municipality on receipt of expropriation indemnity ordered
(Vauclair, Roy and Gagné JJ.A.)
File No. 500‑09‑026968‑172
2019 QCCA 1402
Appeal allowed; judgment of Superior Court set aside; amended originating application for mandamus, declaratory judgment, nullity and damages dismissed
Boutique de Golf Gilles Gareau Inc. c. Municipalité de Saint-Colomban et Dominic Lirette
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-026968-172, 2019 QCCA 1402, daté du 23 août 2019, est rejetée avec dépens.
Expropriation déguisée — Mauvaise foi — Terrain de golf — Projet de développement résidentiel —Terrain affecté à l’usage de l’habitation à faible densité et à celui de la récréation extensive — Changement de règlement au niveau municipal pour prohiber usage résidentiel du terrain — Est‑ce qu’une demande conforme est substantiellement complète selon l’arrêt City of Ottawa et al. c. Boyd Builders Ltd., [1965] R.C.S. 408, même s’il reste une étape à caractère discrétionnaire à franchir, en l’occurrence ici, la conclusion d’une entente sur les travaux municipaux? — Est‑ce que la diligence à laquelle réfère l’affaire Boyd Builders s’analyse en fonction de la connaissance par la municipalité en tant que personne morale de droit public ayant une personnalité juridique continue, ou par la connaissance effective de ses élus ou fonctionnaires du moment? — Est‑ce que la bonne foi à laquelle réfère l’arrêt Boyd Builders s’analyse en fonction de la seule poursuite de l’intérêt public, et ce, sans égard au comportement adopté pour y parvenir? — Est‑ce que la Cour d’appel a commis une erreur manifeste et déterminante en concluant que tous les usages C4 (Commerce récréotouristique) sont permis?
Il est question dans cette affaire de savoir si la modification par la municipalité défenderesse d’un règlement visant l’usage du terrain de la demanderesse Boutique de Golf Gilles Gareau Inc. (« BGGG ») équivaut à une expropriation déguisée et/ou est empreinte de mauvaise foi. Le règlement en question vise le maintien du golf sur le terrain de BGGG, alors que celle‑ci cherche à y faire développer un projet résidentiel. La municipalité a modifié son règlement après que BGGG ait présenté un plan de projet de lotissement pour le développement résidentiel, et donc après avoir fait connaissance des intentions de BGGG. Ce dossier demande donc si le fait de priver BGGG d’un usage anticipé de ses terrains constitue une expropriation déguisée, et si le fait d’avoir modifié sa règlementation applicable pour conserver l’usage de golf était de bonne foi et dans l’intérêt public. La Cour supérieure a conclu à une expropriation déguisée dans les circonstances, ainsi qu’à la mauvaise foi de la municipalité. La Cour d’appel, pour sa part, est intervenue pour renverser ces conclusions.
Le 21 juin 2017 (avec correction apportée le 27 juin 2017)
Demande introductive d’instance en mandamus, en jugement déclaratoire, en nullité et en dommages-intérêts amendée accueillie en partie; Droit à une indemnité d’expropriation déclaré; Municipalité condamnée à verser indemnité d’expropriation; Passation de titre à la municipalité sur réception de l’indemnité d’expropriation ordonnée
(les juges Vauclair, Roy et Gagné)
No. dossier 500‑09‑026968‑172
Appel accueilli; Jugement de la Cour supérieure infirmé; Demande introductive d’instance en mandamus, en jugement déclaratoire, en nullité et en dommages‑intérêts amendée rejetée
Dessureault CPA et Associés inc. v. Jason Bergeron, Mathieu Plante and Mathieu St‑Arnaud
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Québec), Number 200-09-010066-196, 2019 QCCA 1405, dated August 22, 2019, is dismissed with costs.
Civil procedure — Appeal with leave — Whether Court of Appeal judge sitting alone, in deciding whether to grant applicant leave to appeal judgment dismissing its application for Anton Piller order, erred in interpreting criteria for granting leave to appeal — Whether Court of Appeal judge erred in stating that applicant had filed appeal as of right concerning rest of its action, thereby modifying operative part of trial judgment and adding to it, which usurped trial judge’s powers — If this Court holds that Court of Appeal judge sitting alone did not err in finding that applicant had filed appeal as of right concerning rest of its action, whether that judge erred in stating that trial judgment allowed exception to dismiss in relation to entire action.
The respondent accountants all worked for the applicant, Dessureault CPA et Associés Inc., for several years before they resigned in the spring of 2019. The respondents filed, in the Superior Court, an exception to dismiss an application for a provisional interlocutory injunction against the respondents Mr. Plante and Mr. St‑Arnaud and an Anton Piller order against the respondent Mr. Bergeron. They also filed an application to set aside a provisional Anton Piller injunction order against the respondent Mr. Bergeron.
The Superior Court found that the application to set aside was well founded. In its view, the burden of proof for issuing an Anton Piller order had not been met. It also noted that the exception to dismiss was well founded and should be allowed. It dismissed the application for an Anton Piller order and the application for a provisional injunction order. The Court of Appeal dismissed the application for leave to appeal filed by Dessureault CPA et Associés Inc.
(Geoffroy J.)
2019 QCCS 3189
Application for Anton Piller order and application for provisional injunction order dismissed
(Rancourt J.A.)
2019 QCCA 1405
Dessureault CPA et Associés inc. c. Jason Bergeron, Mathieu Plante et Mathieu St-Arnaud
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Québec), numéro 200-09-010066-196, 2019 QCCA 1405, daté du 22 août 2019, est rejetée avec dépens.
Procédure civile — Appel sur permission — Se prononçant sur la permission d’appeler de la demanderesse sur le jugement rejetant son recours pour émission d’une ordonnance de type Anton Piller, le juge unique de la Cour d’appel a‑t‑il erré dans son interprétation des critères applicables à la permission d’en appeler? — Le juge de la Cour d’appel a‑t‑il erré en déclarant que la demanderesse avait logé un appel de plein droit quant au reste de son recours, modifiant ainsi le dispositif du jugement de première instance et ajoutant à celui‑ci, usurpant les pouvoirs du juge de première instance? — Dans l’éventualité où cette Cour conclurait que le juge de la Cour d’appel n’a pas commis d’erreur en concluant que la demanderesse avait logé un appel de plein droit concernant le reste de son recours, le juge unique de la Cour d’appel a‑t‑il commis une erreur en déclarant que le jugement de première instance accueillait l’irrecevabilité quant à l’ensemble du recours?
Les intimés, des comptables, ont tous les trois travaillé chez la demanderesse Dessureault CPA et Associés Inc. pendant plusieurs années avant de remettre leurs démissions au printemps 2019. Les intimés présentent en Cour supérieure un moyen d’irrecevabilité visant une demande d’injonction interlocutoire provisoire visant les intimés M. Plante et M. St‑Arnaud et une ordonnance de type Anton Piller visant l’intimé M. Bergeron; ainsi qu’une demande pour faire annuler une ordonnance d’injonction provisoire de type Anton Piller visant l’intimé M. Bergeron.
La Cour supérieure considère que la demande d’annulation est fondée. À son avis, le fardeau de preuve n’a pas été rencontré pour l’émission de l’ordonnance de type Anton Piller. Par ailleurs, elle note que le moyen d’irrecevabilité est fondé et que cette demande doit être accueillie. Elle rejette la demande pour l’émission d’une ordonnance de type Anton Piller et rejette la demande pour l’émission d’une ordonnance d’injonction provisoire. La Cour d’appel rejette la demande pour permission d’appeler de Dessureault CPA et Associés Inc.
(le juge Geoffroy)
Demande pour l’émission d’une ordonnance de type Anton Piller et demande pour l’émission d’une ordonnance d’injonction provisoire rejetées
(le juge Rancourt)
Demande pour permission d’appeler rejetée
Echelon General Insurance Company v. Christopher Perneroski by his Litigation Guardian Wendy Perneroski
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C66726, 2019 ONCA 840, dated October 25, 2019, is dismissed with costs.
Insurance — Automobile insurance — Legislation — Interpretation — What is the proper analytical approach to determining whether a vehicle being driven outside a province is required to be insured under that province’s legislation — How is that approach to be reconciled with the fundamental principles of contractual relationships — What is the relevant legislation to be considered — What unintended consequences flow from this expansion of coverage — Insurance Act, R.S.O. 1990, c. I.8 — Statutory Accident Benefits Schedule, Ontario Regulation 403/96 —Off‑Road Vehicles Act, R.S.O. 1990, c. O.4.
The respondent is an Ontario resident. The applicant insurer issued a standard Ontario OAP 1 motor vehicle liability policy with the respondent as the named insured, describing his Toyota pick‑up truck as the automobile. The policy contained statutory benefits set out in SABs Regulation 403/96. The respondent purchased a dirt bike which he registered with the Ontario Ministry of Transportation. He later sustained severe injuries while riding the dirt bike on a closed track at a sports resort in the U.S.A. The respondent submitted a claim for accident benefits under the insurance policy and the applicant denied coverage on the basis that the dirt bike was not an automobile and therefore the incident was not an “accident” as defined under SABs Regulation 403/96. The Ontario Superior Court of Justice granted the respondent’s motion for summary judgment. The Court determined that as the dirt bike was an automobile pursuant to the laws of Ontario, the respondent was involved in an accident as defined in the SABS Regulation and he was entitled to benefits. The Ontario Court of Appeal dismissed the applicant’s appeal.
(Casullo J.)
2019 ONSC 1415
Respondent’s motion for summary judgment granted.
(Feldman, MacPherson and Simmons JJ.A.)
2019 ONCA 840; C66726
Echelon General Insurance Company c. Christopher Perneroski, par sa tutrice à l’instance Wendy Perneroski
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C66726, 2019 ONCA 840, daté du 25 octobre 2019, est rejetée avec dépens.
Assurance — Assurance automobile — Législation — Interprétation — Quelle méthode d’analyse faut‑il appliquer pour déterminer si un véhicule conduit à l’extérieur de la province doit être assuré en vertu de la législation de cette province? — Comment faut‑il concilier cette méthode avec les principes fondamentaux des relations contractuelles? — Quelle est la législation pertinente à examiner? — Quelles conséquences inattendues découlent de cet élargissement de la couverture? — Loi sur les assurances, L.R.O. 1990, ch. I.8 — Annexe sur les indemnités d’accident légales, Règlement de l’Ontario 403/96 — Loi sur les véhicules tout‑terrain, L.R.O. 1990, ch. O.4.
L’intimé est un résident de l’Ontario. L’assureure demanderesse a établi une police type d’assurance de responsabilité automobile de l’Ontario FPO 1, désignant l’intimé comme assuré et décrivant sa camionnette Toyota comme l’automobile. La police stipulait les indemnités d’accident légales énoncées dans le Règlement 403/96 sur les IAL. L’intimé a acheté une moto hors route qu’il a immatriculée auprès du ministère des Transports de l’Ontario. Plus tard, il a été grièvement blessé alors qu’il conduisait la moto hors route sur une piste fermée dans un centre de villégiature sportive aux États‑Unis. L’intimé a présenté une demande d’indemnisation en vertu de la police d’assurance, mais la demanderesse lui a opposé un refus au motif que la moto hors route n’était pas une automobile, si bien que l’incident n’était pas un « accident » au sens du Règlement 403/96 sur les IAL. La Cour supérieure de justice de l’Ontario a accueilli la motion de l’intimé en jugement sommaire. La Cour a conclu que parce que la moto hors route était une automobile en vertu des lois de l’Ontario, l’intimé avait été impliqué dans un accident au sens du Règlement sur les IAL et avait droit à des indemnités. La Cour d’appel de l’Ontario a rejeté l’appel de la demanderesse.
(Juge Casullo)
Jugement accueillant la motion de l’intimé en jugement sommaire.
(Juges Feldman, MacPherson et Simmons)
Belair Insurance Company Inc. v. Austin Benson
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C65918, 2019 ONCA 840, dated October 25, 2019, is dismissed with costs.
Insurance — Automobile insurance — Legislation — Interpretation — Does the territoriality principle adopted by this Court in Tolofson Jensen; Lucas (Litigation Guardian of) Gagnon, [1994] 3 S.C.R. 1022 apply when interpreting a term that is not defined in either statutory provisions or contractual terms, where the incident occurred in one jurisdiction and involved a resident of another jurisdiction — Insurance Act, R.S.O. 1990, c. I.8 — Statutory Accident Benefits Schedule, Ontario Regulation 34/10 — Off‑Road Vehicles Act, R.S.O. 1990, c. O.4.
The respondent, an Ontario resident, was the named insured under an Ontario automobile policy issued by the applicant. In June 2013, while he was living in British Columbia, the respondent fell off an all-terrain vehicle (“ATV”) owned and driven by a B.C. resident. The respondent suffered severe injuries and filed an application for accident benefits in Ontario. The applicant denied coverage on the basis that, as the accident occurred in British Columbia, the question of whether an ATV constitutes an automobile for Ontario accident benefit purposes must be determined under the laws of B.C., which do not require ATVs to be insured as motor vehicles. Attempts at mediation failed and the respondent applied for arbitration at the Financial Services Commission of Ontario. Applying the principle of lex loci delicti, the arbitrator determined that since the ATV was not an automobile under the laws of B.C., the respondent was not entitled to benefits. The Director Delegate upheld the denial of benefits on a statutory appeal and the Ontario Superior Court of Justice, Divisional Court dismissed the respondent’s application for judicial review. The Ontario Court of Appeal interpreted and applied the laws of Ontario in the context of the Ontario contract of insurance and allowed the respondent’s appeal. The Court held that the ATV was an automobile pursuant to the laws of Ontario, the respondent was involved in an accident as defined in the SABS Regulation and he was therefore entitled to benefits under SABS Regulation 34/10.
(Morawetz RSJ and Thorburn and Tzimas JJ.)
2018 ONSC 2297
2019 ONCA 840; C65918
Belair Insurance Company Inc. c. Austin Benson
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C65918, 2019 ONCA 840, daté du 25 octobre 2019, est rejetée avec dépens.
Assurance — Assurance automobile — Législation — Interprétation — Le principe de territorialité adopté par notre Cour dans Tolofson Jensen; Lucas (Tutrice à l’instance de) Gagnon, [1994] 3 R.C.S. 1022 s’applique‑t‑il à l’interprétation d’un terme qui n’est défini ni dans les dispositions légales ni dans les conditions contractuelles, lorsque l’incident s’est produit dans un ressort et impliquait un résident d’un autre ressort? — Loi sur les assurances, L.R.O. 1990, ch. I.8 — Annexe sur les indemnités d’accident légales, Règlement de l’Ontario 34/10 — Loi sur les véhicules tout terrain, L.R.O. 1990, ch. O.4.
L’intimé, un résident de l’Ontario, était l’assuré désigné dans une police d’assurance automobile de l’Ontario établie par la demanderesse. En juin 2013, alors qu’il vivait en Colombie-Britannique, l’intimé est tombé d’un véhicule tout terrain (« VTT ») conduit par son propriétaire, un résident de la Colombie‑Britannique. L’intimé a été grièvement blessé et a présenté une demande d’indemnités d’accident en Ontario. La demanderesse lui a opposé un refus au motif que parce que l’accident s’était produit en Colombie‑Britannique, la question de savoir si un VTT est une automobile aux fins des indemnités d’accident de l’Ontario doit être tranchée en vertu des lois de la Colombie‑Britannique, qui n’obligent pas d’immatriculer les VTT comme véhicules automobiles. Les tentatives de médiation ont échoué et l’intimé a demandé l’arbitrage à la Commission des services financiers de l’Ontario. Appliquant le principe de la lex loci delicti, l’arbitre a conclu que parce que le VTT n’était pas une automobile en vertu des lois de la Colombie‑Britannique, l’intimé n’avait pas droit à des indemnités. Le délégué du directeur a confirmé le refus des indemnités dans le cadre d’un appel prévu par la loi et la Cour supérieure de justice, Cour divisionnaire, a rejeté la demande de contrôle judiciaire présentée par l’intimé. La Cour d’appel de l’Ontario a interprété et appliqué les lois de l’Ontario dans le contexte du contrat d’assurance de l’Ontario et a accueilli l’appel de l’intimé. La Cour a statué qu’un VTT était une automobile en vertu des lois de l’Ontario, que l’intimé a été impliqué dans un accident au sens du Règlement sur les IAL et qu’il avait donc droit à des indemnités en vertu du Règlement 34/10 sur les IAL.
(Juge principal régional Morawetz, juges Thorburn et Tzimas)
Rejet de la demande de contrôle judiciaire.
Arrêt accueillant l’appel
Marc Elie Ostainvil v. Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario
The motion for an extension of time to serve the application for leave to appeal is granted. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number M50019, 2019 ONCA 460, dated May 27, 2019, is dismissed with costs.
Employment law — Unjust dismissal — Labour relations —Collective agreements — Grievances — Arbitration — Courts — Jurisdiction — Civil procedure — Appeals — Time — Dismissed teacher — Grievance settled out of court — Trial court striking teacher’s allegations and dismissing action for want of jurisdiction — Court of Appeal judge dismissing motion to extend time to file notice of appeal — Court of Appeal dismissing motion to set aside its judge’s decision — Whether application raises question of public importance.
Marc Elie Ostainvil was a unionized employee of the Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario. He filed a grievance (through his union) for wrongful dismissal. The grievance was withdrawn after an out‑of‑court settlement. Mr. Ostainvil then brought proceedings against the Conseil, alleging that it had violated the conditions of the settlement.
The trial judge, Gomery J. of the Ontario Superior Court of Justice, granted a motion by the Conseil to strike Mr. Ostainvil’s allegations, and dismissed his action. Pardu J.A. of the Ontario Court of Appeal dismissed a motion filed by Mr. Ostainvil to extend the time to file a notice of appeal. The Court of Appeal then dismissed an application by Mr. Ostainvil to set aside Pardu J.A.’s decision.
(Gomery J.A.)
File No.: 17‑72823
Allegations of applicants (including Mr. Ostainvil) struck, and action dismissed.
(Pardu J.A.)
File No.: M49916
Application of Mr. Ostainvil for order to extend time to file notice of appeal dismissed.
(Sharpe, van Rensburg and Harvison
Young JJ.A.)
2019 ONCA 460
Application of Mr. Ostainvil for order setting aside decision of Pardu J.A. dismissed.
Application for leave to appeal filed by Mr. Ostainvil
Motion to extend time to serve application for leave to appeal filed by Mr. Ostainvil
Marc Elie Ostainvil c. Conseil des écoles publiques de l'est de l'Ontario
La requête en prorogation du délai de signification de la demande d’autorisation d’appel est accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro M50019, 2019 ONCA 460, daté du 27 mai 2019, est rejetée avec dépens.
Droit de l’emploi — Congédiement injustifié — Relations du travail — Conventions collectives — Griefs — Arbitrage — Tribunaux — Compétence — Procédure civile — Appels — Délais — Enseignant congédié — Règlement de grief hors‑cours — Tribunal de première instance radiant déclarations de l’enseignant et rejetant l’action pour défaut de compétence — Juge d’appel rejetant requête en prorogation de délai pour déposer avis d’appel — Cour d’appel rejetant requête en annulation de la décision du juge d’appel — La demande soulève‑t‑elle une question d’importance pour le public?
Monsieur Marc Elie Ostainvil, était un employé syndiqué auprès du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario. Il dépose un grief (par voie de son syndicat) pour congédiement abusif. Le grief est retiré après un règlement hors‑cour. Monsieur Ostainvil intente ensuite une poursuite contre le Conseil, prétendant que ce dernier n’a pas respecté les conditions du règlement.
La juge de première instance, la juge Gomery de la Cour supérieure de justice de l’Ontario, accueille une requête déposée par le Conseil en radiation des allégations de M. Ostainvil, et rejette son action. La juge Pardu de la Cour d’appel de l’Ontario rejette une requête déposée par M. Ostainvil en prorogation de délai pour déposer un avis d’appel. La Cour d’appel rejette ensuite une demande de M. Ostainvil visant l’annulation de la décision de la juge Pardu.
(la juge Gomery)
No de dossier : 17‑72823
Radiation des allégations des demandeurs (y compris M. Ostainvil), et rejet de l’action.
(la juge Pardu)
No de dossier : M49916
Rejet de la demande de M. Ostainvil pour une ordonnance visant à proroger le délai pour déposer un avis d’appel.
(les juges Sharpe, van Rensburg et Harvison
Rejet de la demande de M. Ostainvil pour une ordonnance en annulation de la décision de la juge Pardu.
Demande d’autorisation d’appel déposée par M. Ostainvil
Requête en prorogation pour signifier la demande d’autorisation d’appel déposée par M. Ostainvil
Yvon Durand v. Her Majesty the Queen
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500‑10‑005072‑127, 2019 QCCA 1416, dated August 29, 2019, is dismissed without costs.
Criminal law — Charge to jury —Vetrovec instruction — Testimony of accomplice having heard confession — Application of curative proviso — Instruction with respect to motive — Need for and phrasing of instruction — Whether Quebec Court of Appeal erred in law in finding that error of law had been made given absence of Vetrovec instruction, but applying curative proviso in section 686(1) (b)(iii) of Criminal Code — Whether Quebec Court of Appeal erred in law in applying legal framework on instruction with respect to motive.
The wife of the applicant, Yvon Durand, disappeared in August 2008. Her car was found a few days later. It was not until October 9, 2008 that her body was found. More than six months after the body was found, a friend of Mr. Durand made a statement to the police in which he alleged that Mr. Durand had murdered his wife, and admitted that he had helped Mr. Durand hide the victim’s car. Following a jury trial, Mr. Durand was found guilty of the second degree murder of his wife. The Court of Appeal unanimously dismissed his appeal, finding in particular that the trial judge had not erred in phrasing her instruction with respect to motive and that the real possibility that the verdict would have been different without the failure to give the jury a Vetrovec instruction was slim, if not non‑existent.
(St‑Gelais J.)
705‑01‑059227‑092
Jury finding applicant guilty of second degree murder
(Hilton, Vauclair and Beaupré JJ.A.)
2019 QCCA 1416 (500‑10‑005072‑127)
Yvon Durand c. Sa Majesté la Reine
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500‑10‑005072‑127, 2019 QCCA 1416, daté du 29 août 2019, est rejetée sans dépens.
Droit criminel — Exposé au jury — Directive de type Vetrovec — Témoignage d’un complice ayant reçu des aveux — Application de la disposition réparatrice — Directive sur le mobile — Nécessité et formulation de la directive — La Cour d’appel du Québec a‑t‑elle erré en droit alors qu’elle a reconnu qu’une erreur en droit avait été commise vu l’absence d’une directive de type Vetrovec mais applique la disposition réparatrice prévue au sous‑alinéa 686(1) b)(iii) du Code criminel ? — La Cour d’appel du Québec a‑t‑elle erré en droit dans son application du cadre juridique portant sur la directive du mobile?
En août 2008, la femme du demandeur Yvon Durand est portée disparue. Sa voiture est retrouvée quelques jours plus tard. Ce n’est qu’en octobre 2008 que son corps est retrouvé. Plus de six mois après la découverte du corps, un ami de M. Durand fait une déclaration aux policiers dans laquelle il dénonce M. Durand pour le meurtre de sa conjointe et admet l’avoir aidé à dissimuler la voiture de la victime. Au terme d’un procès devant jury, M. Durand est déclaré coupable de meurtre au deuxième degré de sa conjointe. La Cour d’appel rejette son appel à l’unanimité, estimant notamment que la juge du procès n’a pas commis d’erreur de droit dans la formulation de la directive quant à la notion de mobile et que la possibilité réelle qu’un verdict ait été différent s’il n’y avait pas eu omission de donner au jury une directive de type Vetrovec est mince, voire inexistante.
(La juge St-Gelais)
Déclaration de culpabilité pour meurtre au second degré par un jury
(Les juges Hilton, Vauclair et Beaupré)
Alexander Davidoff v. Sobeys Ontario
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C65664, 2019 ONCA 684, dated September 4, 2019, is dismissed without costs.
Civil procedure — Commencement of proceedings — Plaintiff issued statement of claim outside limitation period but provided defendant with document purporting to be notice of action before end of limitation period — Defendant moving to dismiss statement of claim as being outside limitation period — Motion judge finding document not notice of action issued pursuant to Rules of Civil Procedure and striking statement of claim — Appeal dismissed — Whether plaintiff’s right to full answer and defence on motion to strike was removed when defendant’s counsel omitted material fact relating to existence of notice of action — Whether the Courts below contravened the rules of procedural fairness.
Mr. Davidoff issued a statement of claim on November 1, 2017, intending to sue Sobeys Ontario (“Sobeys”) for wrongful termination. The parties agreed that the date of his termination was October 6, 2015, and that the applicable limitation period was two-years, as prescribed by s. 4 of the Limitations Act, S.O. 2002, c. 24, Sched. B. Prior to issuing the statement of claim and within the two‑year limitation period, on September 29, 2017, Mr. Davidoff had mailed a letter to Sobeys’ Director of Human Resources purporting to be a notice of action.
Sobeys moved to strike the claim on the basis that it was barred by the statutory limitation period. Mr. Davidoff opposed the motion on the basis that his September 29 letter was a notice of action, and therefore that he had commenced his action within the limitation period. The motions judge concluded that the September 29 letter was not a notice of action and granted Sobeys’ motion. The Court of Appeal affirmed the judgment, agreeing that Mr. Davidoff’s letter did not follow the format prescribed for notices of action in the Rules of Civil Procedure.
(Donohue, J.)
Respondent’s motion to strike statement of claim granted
(Tulloch, Benotto, Huscroft JJ.A.)
2019 ONCA 684
Alexander Davidoff c. Sobeys Ontario
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C65664, 2019 ONCA 684, daté du 4 septembre 2019, est rejetée sans dépens.
Procédure civile — Introduction de l’instance — Le demandeur a produit une déclaration en dehors du délai de prescription, mais a fourni à la défenderesse un document qui se voulait un avis d’action avant la fin du délai de prescription — La défenderesse a présenté une motion en rejet de la déclaration pour cause de prescription — Le juge de première instance a statué que le document n’était pas un avis d’action établi en vertu des Règles de procédure civile et a radié la déclaration — Rejet de l’appel — Le demandeur s’est‑il vu enlever son droit à une défense pleine et entière en ce qui concerne la motion en radiation lorsque l’avocat de la défenderesse a omis un fait important lié à l’existence de l’avis d’action? — Les juridictions inférieures ont‑elles contrevenu aux règles d’équité procédurale?
Monsieur Davidoff a produit une déclaration le 1er novembre 2017 en vue de poursuivre Sobeys Ontario (« Sobeys ») pour congédiement abusif. Les parties se sont entendues pour dire que la date du congédiement était le 6 octobre 2015, et que le délai de prescription était de deux ans, comme le prescrit l’art. 4 de la Loi sur la prescription des actions, L.O. 2002, ch. 24, ann. B. Avant de produire la déclaration, et à l’intérieur du délai de prescription de deux ans, le 29 septembre 2017, M. Davidoff avait envoyé au directeur des ressources humaines de Sobeys une lettre qui se voulait un avis d’action.
Par motion, Sobeys a demandé la radiation de la demande, plaidant qu’elle était irrecevable en raison du délai de prescription légal. Monsieur Davidoff s’est opposé à la motion, plaidant que sa lettre du 29 septembre était un avis d’action, si bien qu’il avait intenté son action à l’intérieur du délai de prescription. Le juge de première instance a conclu que la lettre du 29 septembre n’était pas un avis d’action et a accueilli la motion de Sobeys. La Cour d’appel a confirmé le jugement, souscrivant à la conclusion selon laquelle la lettre de M. Davidoff ne respectait pas le format prescrit dans les Règles de procédure civile en matière d’avis d’action.
(Juge Donohue)
Jugement accueillant la motion de l’intimée en radiation de la déclaration
(Juges Tulloch, Benotto et Huscroft)
Talon International Inc. v. Henry Jung and Long Ocean Holding Ltd.
The motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal is granted. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Numbers C66092 and C66093, 2019 ONCA 644, dated August 7, 2019, is dismissed with costs fixed at $3,000.00, as agreed by the parties.
Contracts — Real property — Purchase and sale — Termination — Abatement — Whether party can maintain inconsistent rights — When agreement of purchase and sale is at an end and no longer exists — Whether, by attempting to accommodate potential purchaser, vendor has elected to affirm agreement of purchase and sale — How to address closing of agreement of purchase and sale where potential purchaser claims abatement not agreed upon by vendor.
In 2005, Mr. Jung and Long Ocean Holding Ltd. entered into an agreement to purchase two commercial condominium units in the former Trump International Hotel from Talon International Inc. Mr. Jung and Long Ocean delivered notices of rescission due to what they believed were material changes to the building. The parties agreed to a unit transfer date of August 29, 2014. Mr. Jung and Long Ocean objected to the statements of adjustments and sought abatements of the purchase price to reflect the changes to the building. When the purchase price was not amended to their satisfaction, they sued for specific performance with appropriate revisions to the statements of adjustment, abatement to the purchase prices, and return of the deposits. Talon defended and counterclaimed.
In 2006, Mr. Jung entered into an agreement to purchase a residential unit in the same building. He took interim occupancy in July 2012, and the unit transfer date was set for February 7, 2013. As Talon had not delivered a current disclosure, Mr. Jung claimed that the agreement was not binding and, in the alternative, provided a notice of rescission under s. 74(7) for failure to disclose material changes. Talon applied under the Condominium Act, 1998, S.O. 1998, c. 19, s. 74(8) for a determination of whether the changes were material. In 2013, the changes were found not to be material and the rescission was declared void: Talon International Inc. v. Jung, 2013 ONSC 2466, aff;d 2014 ONCA 137, leave ref’d [2014] S.C.C.A. No. 179. Mr. Jung then issued a claim arguing that the material changes entitled him to rescind the agreement and have his deposit returned. Talon defended and counterclaimed.
Both sets of litigation were stayed when a receiver was appointed for Talon. The receiver conveyed the residential unit to Talon’s main creditor. When the stay expired, Mr. Jung made a second motion for summary judgment, asking for return of his deposit, plus interest.
Dietrich J. granted summary judgment in both cases. Talon appealed both summary judgments. Juriansz J.A. dismissed the appeals, finding that, in both cases, the purchasers were entitled to return of the deposit, plus interest.
(Dietrich J.)
2018 ONSC 4245
Summary judgment motions granted; Mr. Jung and Long Ocean Holding Inc. entitled to return of deposits paid for two commercial condominium units; Mr. Jung entitled to the return of deposit paid for purchase of residential condominium unit
(Juriansz, van Rensburg, Paciocco JJ.A.)
2019 ONCA 644
Appeal of both summary judgments dismissed
Motion to extend time and application for leave to appeal filed
Talon International Inc. c. Henry Jung et Long Ocean Holding Ltd.
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel est accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéros C66092 et C66093, 2019 ONCA 644, daté du 7 août 2019, est rejetée avec dépens au montant de 3 000,00$, comme convenu entre les parties.
Contrats — Biens réels — Achat et vente — Résiliation — Réduction — Une partie peut‑elle conserver des droits incompatibles? — Moment qui marque la fin et l’extinction d’une convention d’achat‑vente — En tenant d’accommoder un acheteur éventuel, le vendeur a‑t‑il choisi de confirmer une convention d’achat‑vente? — Comment convient‑il de traiter la clôture d’une convention d’achat‑vente lorsque l’acheteur éventuel réclame une réduction à laquelle le vendeur n’a pas donné son accord?
En 2005, M. Jung et Long Ocean Holding Ltd. ont conclu une convention d’achat de deux parties privatives commerciales d’un condominium aménagé dans l’ancien Trump International Hotel de Talon International Inc. Monsieur Jung et Long Ocean ont donné des avis de résolution fondés sur ce qu’ils estimaient être des changements importants à l’édifice. Les parties ont convenu d’une date de transfert des parties privatives du 29 août 2014. Monsieur Jung et Long Ocean se sont opposés aux états des rajustements et ont demandé des réductions du prix d’achat pour refléter les changements à l’édifice. Lorsque le prix d’achat n’a pas été modifié à leur satisfaction, ils ont poursuivi pour obtenir l’exécution en nature avec les révisions appropriées aux états des rajustements, la réduction des prix d’achat et le retour des acomptes. Talon a opposé une défense et a introduit une demande reconventionnelle.
En 2006, M. Jung a conclu une convention d’achat d’une partie privative résidentielle dans le même édifice. Il a pris possession provisoire en juillet 2012, et la date de transfert de la partie privative a été fixée au 7 février 2013. Parce que Talon n’avait pas remis de document d’information à jour, M. Jung a prétendu que la convention n’avait pas force obligatoire et, subsidiairement, il a remis un avis de résolution en vertu du par. 74(7) pour non‑divulgation de changements importants. Talon a présenté une demande fondée sur le par. 74(8) pour que la cour décide si les changements étaient importants. En 2013, le tribunal a décidé que les changements n’étaient pas importants et il a déclaré nulle la résolution : Talon International Inc. c. Jung, 2013 ONSC 2466, conf. par 2014 ONCA 137, autorisation de pourvoi refusée [2014] C.S.C.R. no 179. Monsieur Jung a ensuite introduit une demande plaidant que les changements importants lui donnaient le droit de résoudre la convention et d’obtenir le remboursement de son acompte. Talon a opposé une défense et a introduit une demande reconventionnelle.
Les deux ensembles de procédures judiciaires ont été suspendus lorsqu’un séquestre a été nommé pour Talon. Le séquestre a transporté la partie privative résidentielle au principal créancier de Talon. À l’expiration de la suspension, M. Jung a présenté une deuxième motion en jugement sommaire, sollicitant le remboursement de son acompte, plus les intérêts.
La juge Dietrich a prononcé un jugement sommaire dans les deux dossiers. Talon a interjeté appel des deux jugements sommaires. Le juge Juriansz a rejeté les deux appels, concluant, dans les deux dossiers, que les acheteurs avaient droit au remboursement de l’acompte, plus les intérêts.
(Juge Dietrich)
Jugement accueillant les motions en jugement sommaire, statuant que M. Jung et Long Ocean Holding Inc. ont droit au remboursement d’acomptes versés pour deux parties privatives commerciales d’un condominium et que M. Jung a droit au remboursement de l’acompte versé pour une partie privative résidentielle du condominium
(Juges Juriansz, van Rensburg et Paciocco)
Rejet de l’appel des deux jugements sommaires
Dépôt de la requête en prorogation de délai et de la demande d’autorisation d’appel
Bob Brown and Gábor Lukács v. Canadian Transportation Agency
The application for leave to appeal from the judgment of the Federal Court of Appeal, Number 19‑A‑28, dated August 15, 2019, is dismissed without costs.
Charter of Rights — Right to equality — Transportation law — Air Transport — Whether ss. 9(1) and 9(2) of the Air Passenger Protection Regulations have unintended adverse effects on Mr. Brown and those similarly situated – Whether ss. 9(1) and 9(2) of the Air Passenger Protection Regulations significantly limit the ability of Mr. Brown and those similarly situated to travel by air because of their disabilities contrary to s. 15(1) of the Charter of Rights and s. 5 (d) of the Canada Transportation Act — Whether the Federal Court of Appeal erred in denying leave to appeal — Whether the Federal Court of Appeal, being an intermediate appellate court, erred and/or denied the applicants procedural fairness by failing to provide any reasons for its judgment — s. 15(1) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms .
Mr. Brown is a quadriplegic, and he requires an electric wheelchair for mobility in his daily activities. Dr. Gábor Lukács is a Canadian air passenger rights advocate. Subsections 9(1) and 9(2) of the Air Passenger Protection Regulations, SOR/2019‑150, provides for passenger disembarkation if their aircraft is delayed on the tarmac. The applicants challenged ss. 9(1) and 9(2) by way of motion for leave to appeal to the Federal Court of Appeal. The Federal Court of Appeal dismissed the motion.
(Stratas, de Montigny, Woods JJ.A.)
19‑A‑28
Bob Brown et Gábor Lukács c. Office des transports du Canada
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel fédérale, numéro 19‑A‑28, daté du 15 août 2019, est rejetée sans dépens.
Charte des droits — Droit à l’égalité — Droit des transports — Transport aérien — Les par. 9(1) et 9(2) du Règlement sur la protection des passagers aériens ont‑ils des effets néfastes inattendus sur M. Brown et les personnes dans une situation semblable? — Les par. 9(1) et 9(2) du Règlement sur la protection des passagers aériens restreignent-ils de façon appréciable la capacité de M. Brown et des personnes dans une situation semblable de faire des voyages aériens en raison de leurs déficiences, en contravention du par. 15(1) de la Charte des droits et de l’al. 5d) de la Loi sur les transports au Canada ? — La Cour d’appel fédérale a‑t‑elle eu tort de refuser l’autorisation d’interjeter appel? — La Cour d’appel fédérale, étant une cour d’appel intermédiaire, a‑t‑elle commis une erreur ou omis de faire preuve d’équité procédurale envers les demandeurs en ne fournissant pas de motifs de son jugement? — Par. 15(1) de la Charte canadienne des droits et libertés .
Monsieur Brown est quadriplégique, et il a besoin d’un fauteuil roulant électrique pour se déplacer dans ses activités quotidiennes. Monsieur Gábor Lukács est un défenseur des droits des passagers canadiens du transport aérien. Les paragraphes 9(1) et 9(2) du Règlement sur la protection des passagers aériens, DORS/2019‑150, prévoient le débarquement des passagers si leur aéronef est retardé sur l’aire de trafic. Les demandeurs ont contesté les par. 9(1) et 9(2) par voie de requête en autorisation d’interjeter appel à la Cour d’appel fédérale. La Cour d’appel fédérale a rejeté la requête.
(Juges Stratas, de Montigny et Woods)
Rejet de la requête en autorisation d’interjeter appel
Songja Hasselsjo v. Dan Arcand and TD Canada Trust
The motion for an extension of time to serve and file the reply is granted. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C66841, 2019 ONCA 735, dated September 13, 2019, is dismissed with costs.
Judgments and summary orders — Summary judgment — Bank gave client notice that it was closing her accounts — Bank accounts closed — Whether the lower courts misapprehended or ignored the evidence — Whether bank was contractually permitted to close client’s accounts — Whether bank was shown to have behaved improperly.
Ms. Hasseljo held a number of accounts with TD Canada Trust. Having provided Ms. Hasseljo with between 10 and 12 weeks’ notice of its intention to terminate her accounts, TD Canada Trust closed her accounts and terminated their banking relationship. Ms. Hasslejo initiated a claim for general, specific, punitive and exemplary damages for breach of contract, breach of consumer protection acts, negligent closure of accounts due to libellous and malicious accusations concerning her behaviour, serious defamation causing harm, unjust enrichment, and waiver of tort.
By endorsement, the motions judge found that there was no genuine issue for trial and granted summary judgment. The Court of Appeal dismissed Ms. Hasseljo’s motion for leave to appeal the award of costs and the appeal itself.
(Goodman J.)
Motion for summary judgment granted with costs fixes at $2,500
(Hoy A.C.J.O., Nordheimer and Jamal JJ.A.)
2019 ONCA 735
Motion for leave to appeal order of costs dismissed; appeal dismissed
Motion to extend time to serve and file reply filed
Songja Hasselsjo c. Dan Arcand et TD Canada Trust
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la réplique est accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C66841, 2019 ONCA 735, daté du 13 septembre 2019, est rejetée avec dépens.
Jugements et ordonnances sommaires — Jugement sommaire — La banque a avisé sa cliente qu’elle fermait ses comptes — Les comptes bancaires ont été fermés — Les juridictions inférieures ont‑elles mal interprété la preuve ou fait abstraction de celle‑ci? — La banque était‑elle contractuellement autorisée à fermer les comptes de la cliente? — A‑t‑on fait la preuve que la banque a mal agi?
Madame Hasseljo était titulaire d’un certain nombre de comptes chez TD Canada Trust. Ayant donné à Mme Hasseljo un préavis de 10 à 12 semaines de son intention de fermer ses comptes, TD Canada Trust a fermé ses comptes et mis fin à leur relation bancaire. Madame Hasseljo a introduit une demande en dommages‑intérêts généraux, spécifiques, punitifs et exemplaires pour violation de contrat, violations de lois sur la protection du consommateur, fermeture par négligence de comptes fondée sur des accusations diffamatoires et malveillantes concernant son comportement, diffamation grave causant un préjudice, enrichissement injustifié et renonciation au recours délictuel.
Par certificat, le juge de première instance a conclu que la demande ne soulevait aucune question litigieuse nécessitant la tenue d’une instruction et a prononcé un jugement sommaire. La Cour d’appel a rejeté la motion de Mme Hasseljo en autorisation d’interjeter appel de la condamnation aux dépens et l’appel lui‑même.
(Juge Goodman)
Jugement accueillant la motion en jugement sommaire avec dépens fixés à 2 500 $
(Juge en chef adjointe Hoy, juges Nordheimer et Jamal)
Rejet de la motion en autorisation d’interjeter appel et de l’appel
Dépôt de la requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la réplique
John (Jack) Wright v. Anne Urbanek on her own behalf and as Trustee of the Wright Family Trust; as Trustee for the A. Urbanek Family Trust and as Estate Trustee for the Estate of Anne Wright, Jacqueline Strauss on her own behalf and as Trustee of the Wright Family Trust; as Trustee for the J. Strauss Family Trust and as Estate Trustee for the Estate of Anne Wright and Anjay Limited
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C66581, 2019 ONCA 823, dated October 17, 2019, is dismissed.
Civil procedure — Abuse of process — Whether the Court of Appeal extended the doctrine of abuse of process by relitigation beyond its proper confines — If so, whether it erred in law by so doing.
Mr. Wright and his wife (now deceased) instated an estate freeze in 2007 and instituted the Wright Family Trust (the “Trust”). It became owner of Anjay’s common shares, with Mr. Wright and his daughters, the respondents Ms. Urbanek and Ms. Strauss, as trustees. They were also officers and directors of Anjay. Ms. Urbanek and Ms. Strauss were beneficiaries of the trust, but Mr. Wright was not. Mr. Wright, Ms. Urbanek and Ms. Strauss held fixed value preference shares.
In 2017, Ms. Urbanek and Ms. Strauss brought an oppression application due to Mr. Wright’s conduct. The application judge found that there had been oppression and ordered that Mr. Wright be removed as a trustee of the family trust and as an officer and director of Anjay, steps be taken to determine the number of preference shares held by Mr. Wright, his preference shares be redeemed; and a half day mini-trial be scheduled to determine a mortgage issue. Mr. Wright’s appeals to the Divisional Court and the Court of Appeal were dismissed.
Meanwhile, Mr. Wright commenced this action. In it, he alleged that he owns all of the common shares in Anjay and none of its preference shares, the Trust is void, and that the transfer of his interest in the mortgage was void and of no force and effect. The action also sought relief against various professional advisors (lawyers and accountants) who he had retained to implement the estate freeze in 2007. He also initiated an oppression application against Ms. Urbanek and Ms. Strauss in which he sought a declaration that the mortgage was the property of Anjay because it had been improperly transferred from Anjay to the Trust by Ms. Urbanek and Ms. Strauss.
The motion judge struck Mr. Wright’s statement of claim and dismissed his action against Ms. Urbanek, Ms. Strauss and Anjay. The Court of Appeal dismissed the appeal.
(Penny J.)
Statement of claim struck; action dismissed; oppression application dismissed
(Hoy, van Rensburg, Roberts JJ.A.)
2019 ONCA 823
John (Jack) Wright c. Anne Urbanek en son propre nom et en sa qualité de fiduciaire de la fiducie familiale Wright, en sa qualité de fiduciaire de la fiducie familiale A. Urbanek et en sa qualité de fiduciaire testamentaire de la succession d’Anne Wright, Jacqueline Strauss en son propre nom et en sa qualité de fiduciaire de la fiducie familiale Wright, en sa qualité de fiduciaire de la fiducie familiale A. Urbanek et en sa qualité de fiduciaire testamentaire de la succession d’Anne Wright
et Anjay Limited
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C66581, 2019 ONCA 823, daté du 17 octobre 2019, est rejetée.
Procédure civile — Abus de procédure — La Cour d’appel a‑t‑elle élargi indûment la doctrine de l’abus de procédure pour remise en cause? — Dans l’affirmative, a‑t‑elle commis une erreur de droit ce faisant?
Monsieur Wright et son épouse (maintenant décédée) ont effectué un gel successoral en 2007 et ont établi la fiducie familiale Wright (la « fiducie »). Celle‑ci est devenue propriétaire des actions ordinaires d’Anjay, avec M. Wright et ses filles, les intimées Mme Urbanek et Mme Strauss, en qualité de fiduciaires. Ils étaient également dirigeants et administrateurs d’Anjay. Mesdames Urbanek et Strauss étaient bénéficiaires de la fiducie, mais M. Wright ne l’était pas. Monsieur Wright, Mme Urbanek et Mme Strauss étaient titulaires d’actions privilégiées à valeur fixe.
En 2017, Mmes Urbanek et Strauss ont introduit une demande de redressement pour abus en raison de la conduite de M. Wright. Le juge de première instance a conclu qu’il y avait eu abus et a ordonné que M. Wright soit destitué comme fiduciaire de la fiducie familiale et comme dirigeant et administrateur d’Anjay, que des mesures soient prises pour déterminer le nombre d’actions privilégiées détenues par M. Wright, que ses actions privilégiées soient rachetées et qu’un mini‑procès d’une demi‑journée soit tenu pour trancher la question de la créance hypothécaire. Les appels de M. Wright à la Cour divisionnaire et à la Cour d’appel ont été rejetés.
Entretemps, M. Wright a intenté la présente action. Dans son action, il a allégué être propriétaire de toutes les actions ordinaires d’Anjay et n’être propriétaire d’aucune de ses actions privilégiées, que la fiducie était nulle et que le transfert de ses droits à l’égard de la créance hypothécaire était nulle et sans effet. L’action était en outre dirigée contre divers conseillers professionnels (avocats et comptables) dont il avait retenu les services pour mettre en œuvre le gel successoral en 2007. Il a de plus introduit une demande de redressement pour abus contre Mmes Urbanek et Strauss dans laquelle il demandait un jugement déclarant que la créance hypothécaire appartenait à Anjay parce qu’elle avait été irrégulièrement transférée d’Anjay à la fiducie par Mmes Urbanek et Strauss.
Le juge de première instance a radié la déclaration de M. Wright et a rejeté son action contre Mme Urbanek, Mme Strauss et Anjay. La Cour d’appel a rejeté l’appel.
(Juge Penny)
Radiation de la déclaration, rejet de l’action et rejet de la demande de redressement pour abus
(Juges Hoy, van Rensburg et Roberts)
APRIL 1, 2020 / LE 1 AVRIL 2020
Motion to add or substitute parties
Requête en jonction ou substitution de parties
DePuy International Ltd., DePuy Orthopaedics Inc., DePuy, Inc. and Johnson & Johnson Inc. v. theodore wilson
(B.C.) (39044)
KARAKATSANIS J.:
UPON APPLICATION by Joseph Charles Crisante, Lynne Slotek, Katherine Crisante and Larry Slotek, for an order to be added as respondents in the above proceedings and to be permitted to serve and file a response to the application for leave to appeal, pursuant to Rules 18 and 47 of the Rules of the Supreme Court of Canada, or in the alternative, for an order to be added as interveners in the above application for leave to appeal;
Joseph Charles Crisante, Lynne Slotek, Katherine Crisante and Larry Slotek are added as respondents in the proceedings before this Court pursuant to Rule 18(1) of the Rules of the Supreme Court of Canada and the style of cause shall be modified to reflect this change.
The deadline to serve and file the response and reply to the application for leave to appeal will be determined by direction of the Registrar once the current suspension of deadlines has ended.
À LA SUITE DE LA DEMANDE présentée par Charles Crisante, Lynne Slotek, Katherine Crisante et Larry Slotek pour être ajoutés à titre d’intimés dans la présente instance et en autorisation de signifier et de déposer une réponse à la demande en autorisation d’appel en vertu des art. 18 et 47 des Règles de la Cour suprême du Canada ou, subsidiairement, pour être ajoutés à titre d’intervenants dans la demande d’autorisation d’appel présentée dans ce dossier;
Joseph Charles Crisante, Lynne Slotek, Katherine Crisante et Larry Slotek sont ajoutés à titre d’intimés dans l’instance dont est saisie la Cour, et ce, en vertu du par. 18(1) des Règles de la Cour suprême du Canada et l’intitulé de la cause sera modifié en conséquence.
L’échéance pour signifier et déposer la réponse à la demande d’autorisation d’appel et la réplique sera fixée par la direction du Greffe une fois levée la suspension en cours des délais.
Notices of appeal filed since the last issue /
Avis d’appel déposés depuis la dernière parution
Joaquin Alfredo Cortes Rivera
v. (39084)