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Timestamp: 2016-10-25 08:31:08+00:00
Document Index: 281435900

Matched Legal Cases: ['art. 132', 'ATF ', 'art. 132', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 41', 'ATF ', 'art. 17', "l'article 17", 'ATF ', 'ATF ', 'art. 6', 'ATF ', 'art. 7', 'art. 29', 'art. 88', 'ATF ', 'art. 28', 'art. 16', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 28', 'art. 17', 'art. 88', 'ATF ', 'art. 17', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 159', 'art. 135']

I 388/06 (25.04.2007)
recourant, repr�sent� par Me Henri Carron, avocat, rue de Venise 3B, 1870 Monthey,
T.________, n� le 12 septembre 1953, a travaill� en Suisse depuis 1978 en tant que ma�on aupr�s de diff�rents employeurs. Le 16 octobre 2000, celui-ci a �t� engag� en qualit� d'ouvrier sp�cialis� par l'entreprise de sondages, injections et fondations X.________ SA. Il a exerc� son emploi de foreur jusqu'au 5 juillet 2002. Il a pr�sent� une incapacit� totale de travail entre le 8 et le 26 juillet 2002 et d�s le 26 ao�t 2002, d'une dur�e ind�termin�e.
Le 11 d�cembre 2003, T.________ a pr�sent� une demande de prestations de l'assurance-invalidit�, en requ�rant l'allocation d'une rente. Dans un rapport m�dical du 12 f�vrier 2004, le docteur R.________, sp�cialiste FMH en m�decine interne, a pos� le diagnostic ayant des r�percussions sur la capacit� de travail d'algodystrophie du membre sup�rieur gauche. Il indiquait que le patient pr�sentait dans son activit� de ma�on une incapacit� de travail de 100 % depuis le 26 ao�t 2002.
L'Office cantonal AI du Valais, suivant l'avis du 25 mai 2004 de son m�decin-conseil, le docteur de O.________, a confi� une expertise m�dicale au docteur M.________, sp�cialiste FMH en chirurgie orthop�dique. Dans un rapport du 7 juillet 2004, ce praticien a pos� le diagnostic ayant des r�percussions sur la capacit� de travail de s�quelles d'algodystrophie du membre sup�rieur gauche, avec capsulite r�tractile de l'�paule, oed�me persistant et limitations fonctionnelles du poignet et de la main. Il indiquait qu'apr�s deux ans d'�volution, on se trouvait au stade III de stabilisation de la maladie de S�deck. Les s�quelles de cette maladie au niveau du membre sup�rieur gauche emp�chaient l'exercice du m�tier de ma�on ou d'ouvrier-sondeur. En revanche, dans une activit� adapt�e m�nageant le membre sup�rieur gauche et ne sollicitant pas d'activit� fine avec la main gauche, une capacit� de travail enti�re �tait m�dicalement exigible. Cela d'autant plus que l'affection int�ressait le c�t� non dominant, chez un assur� droitier.
Entre le 13 septembre et le 5 d�cembre 2004, T.________ a effectu� un stage d'orientation professionnelle aux ateliers Y.________. Dans un rapport du 3 d�cembre 2004, le ma�tre de stage a conclu qu'actuellement, l'assur� ne pouvait faire que des petits travaux l�gers, r�alisables d'une seule main. Il pouvait aider une personne, mais son rendement et les travaux r�alis�s, dans la gamme des activit�s des ateliers, �taient d'ordre occupationnel. De son c�t�, la psychologue B.________, dans un rapport du 28 d�cembre 2004, a constat� qu'une r�adaptation compl�te n'�tait pas possible pour des raisons objectives (manque de formation ant�rieure, difficult�s linguistiques etc.) et qu'une formation pratique ne l'�tait pas non plus pour des raisons essentiellement subjectives (manque de mise en perspective, incapacit� � penser � un avenir d'un point de vue professionnel, conviction d'une impossibilit� � apprendre, immobilisme).
Dans un avis SMR du 4 f�vrier 2005, le docteur de O.________ a consid�r� que les renseignements m�dicaux �taient suffisants. M�me si le stage effectu� aux ateliers Y.________ n'avait pas permis de mettre en avant une activit� particuli�re que l'assur� pourrait exercer, une pleine capacit� de travail n'en demeurait pas moins exigible dans une activit� adapt�e, sans port de charge avec le membre sup�rieur gauche, sans travail lourd et sans mouvement r�p�titif ni de travail fin avec ce membre, ainsi que l'avait relev� le docteur M.________ dans son expertise.
Par d�cision du 7 f�vrier 2005, l'office AI a avis� T.________ qu'il n'avait pas droit � un reclassement ni � une aide au placement, au motif que des mesures d'ordre professionnel n'am�lioreraient pas sa capacit� de gain, compte tenu de son �ge et de sa formation ant�rieure, que les conditions subjectives relatives � une formation pratique n'�taient pas remplies et qu'il disposait d'une capacit� de travail totale dans un emploi l�ger et adapt�.
Par lettre du 22 f�vrier 2005, l'assur� a form� opposition contre cette d�cision, qu'il a compl�t�e le 23 mars 2005.
Par d�cision du 21 avril 2005, l'office AI a conclu � une invalidit� de 100 % � partir du 8 juillet 2003 et � une capacit� totale de travail dans une activit� adapt�e depuis le 9 janvier 2004. Il a octroy� � T.________ une rente enti�re d'invalidit� pour la p�riode du 1er juillet 2003 au 30 avril 2004.
Le 23 mai 2005, T.________ a form� opposition contre cette d�cision.
Par d�cision du 25 ao�t 2005, l'office AI a partiellement admis l'opposition du 23 mars 2005, annul� la d�cision du 7 f�vrier 2005 en ce sens que T.________ �tait mis au b�n�fice d'une aide du service de placement, cette d�cision �tant maintenue pour le surplus, et rejet� l'opposition du 23 mai 2005 contre sa d�cision du 21 avril 2005, qu'il a confirm�e.
Le 29 septembre 2005, T.________ a form� recours contre la d�cision du 25 ao�t 2005 devant le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais, en concluant, sous suite de d�pens, � la r�forme de celle-ci en ce sens qu'il avait droit, en sus des mesures d'aide au placement, � une demi-rente d'invalidit� ou � titre subsidiaire � un quart de rente, et, dans tous les cas, � des mesures de reclassement professionnel. Il invitait la juridiction cantonale � demander au docteur M.________ un rapport compl�mentaire o� l'expert prendrait position sur le rapport final du 3 d�cembre 2004 des ateliers Y.________.
Dans une communication du 30 septembre 2005, la juridiction cantonale a inform� T.________ qu'il avait le droit (avec certaines restrictions) de consulter le dossier avant le jugement, s'il en faisait la demande �crite dans les quinze jours. Par lettre du 6 octobre 2005, celui-ci a d�clar� vouloir consulter le dossier avant le jugement et, auparavant, �tre associ� aux mesures d'instruction.
Le 12 janvier 2006, la juridiction de premi�re instance a communiqu� au docteur M.________ le rapport de stage aux ateliers Y.________ et l'avis SMR du 4 f�vrier 2005, en l'invitant � prendre position. L'expert a d�pos� sa r�ponse le 16 janvier 2006.
Par jugement du 16 mars 2006, le Tribunal cantonal des assurances a rejet� le recours.
Le 4 mai 2006, T.________ a interjet� un recours de droit administratif contre ce jugement, en concluant, sous suite de d�pens, � la r�forme de celui-ci en ce sens qu'il a droit, en sus des mesures d'aide au placement, � une demi-rente voire � un quart de rente d'invalidit�, et, dans tous les cas, � des mesures de reclassement professionnel. A titre pr�alable, il a requis la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise m�dicale.
L'Office cantonal AI du Valais a conclu au rejet du recours. L'Office f�d�ral des assurances sociales a renonc� � se d�terminer.
1.1 La loi f�d�rale sur le Tribunal f�d�ral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) est entr�e en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 1205, 1242). L' acte attaqu� ayant �t� rendu avant cette date, la proc�dure reste r�gie par l'OJ (art. 132 al. 1 LTF; ATF 132 V 393 consid. 1.2 p. 395).
1.2 La loi f�d�rale du 16 d�cembre 2005 modifiant la loi f�d�rale sur l'assurance-invalidit� est entr�e en vigueur le 1er juillet 2006 (RO 2006 2003), apportant des modifications qui concernent notamment la proc�dure conduite devant le Tribunal de c�ans (art. 132 al. 2 et 134 OJ). Toutefois, le pr�sent cas n'est pas soumis au nouveau droit, du moment que le recours de droit administratif a �t� form� avant le 1er juillet 2006 (ch. II let. c des dispositions transitoires relatives � la modification du 16 d�cembre 2005).
2.1 Invoquant une violation de son droit d'�tre entendu, le recourant reproche � la juridiction cantonale de ne pas l'avoir associ� � la mesure d'instruction du 12 janvier 2006, de sorte qu'il n'a pas pu s'exprimer � ce sujet avant que le docteur M.________ d�pose sa r�ponse du 16 janvier 2006.
2.2 La jurisprudence a d�duit du droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une d�cision ne soit prise � son d�triment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature � influer sur le sort de la d�cision, celui d'avoir acc�s au dossier, celui de participer � l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se d�terminer � leur propos (ATF 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 et les r�f�rences).
2.3 D�j�, dans son m�moire du 29 septembre 2005, le recourant avait invit� la juridiction cantonale � demander au docteur M.________ un rapport compl�mentaire, o� l'expert prenne position sur le rapport final du 3 d�cembre 2004 des ateliers Y.________.
La juridiction de premi�re instance ne l'a pas associ� � la mesure d'instruction � laquelle elle a proc�d� le 12 janvier 2006 aupr�s du docteur M.________. Il n'en demeure pas moins que cette mesure allait dans le m�me sens que la requ�te de preuve du 29 septembre 2005.
D�s lors, � supposer qu'il y ait eu violation du droit d'�tre entendu, point qui peut ici demeurer ind�cis, celle-ci ne saurait �tre d'une gravit� particuli�re et elle doit �tre consid�r�e comme r�par�e. En effet, le recourant a eu connaissance de la r�ponse du docteur M.________ du 16 janvier 2006 et il a eu la possibilit� de s'exprimer devant la Cour de c�ans, qui jouit en l'esp�ce d'un plein pouvoir d'examen (ATF 129 I 129 consid. 2.2.3 p. 135, 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437 s., 126 I 68 consid. 2 p. 72, 126 V 130 consid. 2b p. 132 et les r�f�rences).
Le litige a pour objet le droit du recourant � une rente d'invalidit� au-del� du 30 avril 2004; singuli�rement, il porte sur la capacit� de travail exigible et sur le taux d'invalidit� fondant le droit � la prestation. Il concerne �galement son droit �ventuel � des mesures d'ordre professionnel.
3.1 La loi f�d�rale sur la partie g�n�rale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA), entr�e en vigueur le 1er janvier 2003, a entra�n� la modification de nombreuses dispositions l�gales dans le domaine de l'assurance-invalidit�. Les d�finitions de l'incapacit� de travail, de l'incapacit� de gain, de l'invalidit�, de la m�thode de comparaison des revenus et de la r�vision (de la rente d'invalidit� et d'autres prestations durables) contenues dans la LPGA correspondent aux notions pr�c�dentes dans l'assurance-invalidit� telles que d�velopp�es � ce jour par la jurisprudence (ATF 130 V 343).
Les dispositions de la novelle du 21 mars 2003 modifiant la LAI (4�me r�vision), entr�e en vigueur le 1er janvier 2004, sont applicables.
3.2 Selon la jurisprudence, une d�cision par laquelle l'assurance-invalidit� accorde une rente d'invalidit� avec effet r�troactif et, en m�me temps, pr�voit la r�duction ou la suppression de cette rente, correspond � une d�cision de r�vision au sens de l'art. 41 aLAI (ATF 125 V 413 consid. 2d p. 417 s. et les r�f�rences; VSI 2001 p. 155 consid. 2 p. 157 [I 99/00]).
Dans le cas particulier, l'octroi de la rente limit� au 30 avril 2004 est contest�. Etant donn� qu'il s'agit de savoir si les conditions �taient r�unies pour supprimer � partir de cette date le droit � la rente, le litige doit �tre examin� � l'aune de l'art. 17 LPGA. Selon l'al. 1 de cette disposition l�gale, si le taux d'invalidit� du b�n�ficiaire de la rente subit une modification notable, la rente est, d'office ou sur demande, r�vis�e pour l'avenir, � savoir augment�e ou r�duite en cons�quence, ou encore supprim�e.
Tout changement important des circonstances propre � influencer le degr� d'invalidit�, et donc le droit � la rente, peut motiver une r�vision selon l'article 17 LPGA. La rente peut �tre r�vis�e non seulement en cas de modification sensible de l'�tat de sant�, mais aussi lorsque celui-ci est rest� en soi le m�me, mais que ses cons�quences sur la capacit� de gain ont subi un changement important (ATF 130 V 349 consid. 3.5, 113 V 275 consid. 1a; voir �galement ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b).
Il est constant que le recourant a cess� son activit� de foreur en raison d'une algodystrophie du bras gauche qui l'emp�che de poursuivre toute activit� lourde ou mettant � contribution de fa�on r�p�titive son membre sup�rieur gauche.
Les premiers juges, suivant les conclusions du docteur M.________, ont retenu que le recourant �tait � m�me de mettre en valeur une pleine capacit� de travail dans une activit� adapt�e, m�nageant le membre sup�rieur gauche, n'exigeant pas de travaux lourds et r�p�titifs ni de travaux fins au niveau de la main gauche (chez un droitier).
A teneur du dossier m�dical, il n'existe aucun motif de s'�carter de l'appr�ciation des premiers juges en ce qui concerne la capacit� de travail exigible du recourant dans une activit� adapt�e (art. 6 LPGA; ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398).
5.1 La juridiction cantonale a consid�r� qu'il appartenait � l'expert m�dical et non aux ateliers Y.________ de pr�ciser quelles activit�s �taient encore exigibles de la part de l'assur�, compte tenu de son handicap.
Cela est contest� par le recourant. Se r�f�rant au rapport final des ateliers Y.________ du 3 d�cembre 2004, celui-ci fait valoir qu'il ne peut ex�cuter que de petits travaux l�gers, r�alisables d'une seule main, et que les seules activit�s qui entrent en consid�ration sont d'ordre occupationnel.
Toutefois, on ne saurait tirer aucune conclusion du rapport des ateliers Y.________ du 3 d�cembre 2004 en ce qui concerne la capacit� de travail exigible. La constatation du ma�tre de stage, selon laquelle le recourant ne peut faire que des petits travaux l�gers, r�alisables d'une seule main, est contredite par les conclusions du docteur M.________ dans son expertise du 7 juillet 2004. Or, ce m�decin, apr�s avoir eu connaissance du rapport de stage, a confirm� son point de vue en ce qui concerne la capacit� de travail exigible. Dans sa r�ponse du 16 janvier 2006, il indique �tre surpris que l'assur� ait d� � caler son bras gauche � en position assise, ou � accrocher son pouce gauche dans son pantalon � en position debout. L'expert craint qu'il ne s'agisse d'une �volution vers une � exclusion fonctionnelle �, que ne justifiait pas la situation m�dicale qu'il avait constat�e en juillet 2004.
On ne d�c�le pas dans les rapports m�dicaux ant�rieurs � l'expertise d'�l�ments objectifs susceptibles de remettre en cause le bien-fond� des conclusions du docteur M.________ en ce qui concerne la capacit� de travail exigible. L'analyse de ce m�decin constitue une synth�se convaincante de la situation m�dicale du recourant en juillet 2004, fond�e sur les constatations cliniques personnelles, le dossier radiologique et le dossier d'assurance. Les probl�mes relatifs au membre sup�rieur gauche au niveau de l'�paule, du coude, du poignet et de la main gauche (au niveau du pouce et des doigts) ont �t� pris en compte par l'expert dans l'�valuation de la capacit� de travail m�dicalement exigible. Selon lui, la capacit� de travail est enti�re dans une activit� adapt�e m�nageant le membre sup�rieur gauche et ne sollicitant pas d'activit� fine avec la main gauche.
C'est en vain que le recourant all�gue que les limitations physiques auraient d� faire l'objet d'investigations compl�mentaires. En effet, dans son expertise du 7 juillet 2004, le docteur M.________ a pr�cis� les limitations � prendre en consid�ration. Il indiquait que le port de charges �tait seulement possible avec le membre sup�rieur droit, que les travaux lourds �taient exclus, et qu'il fallait envisager une activit� m�nageant le membre sup�rieur gauche, n'exigeant pas de travaux lourds et r�p�titifs, ni de travaux fins au niveau des doigts.
M�me si le docteur M.________ n'a pas r�examin� l'assur� avant de d�poser sa r�ponse du 16 janvier 2006, son appr�ciation du cas en ce qui concerne la capacit� de travail m�dicalement exigible dans une activit� adapt�e compte tenu des limitations physiques demeure valable. Etant donn� que la situation m�dicale du recourant en juillet 2004 �tait connue, une nouvelle expertise m�dicale n'est d�s lors pas n�cessaire.
5.2 Il n'est pas non plus d�terminant que, dans la gamme des activit�s effectu�es aux ateliers Y.________, le rendement du recourant et les travaux r�alis�s aient �t� d'ordre occupationnel (rapport de stage du 3 d�cembre 2004). En effet, lorsqu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure un assur� peut encore exploiter �conomiquement sa capacit� de gain r�siduelle sur le march� du travail entrant en consid�ration pour lui (art. 7 LPGA), on se demande s'il pourrait encore exploiter �conomiquement sa capacit� r�siduelle de travail lorsque les places de travail disponibles correspondent � l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 293 consid. 3b p. 296 et les arr�ts cit�s [I 198/97]).
Le manque de connaissances en informatique et les probl�mes linguistiques du recourant ne sont pas d�cisifs. Ainsi que l'ont relev� les premiers juges, il existe dans le domaine de la surveillance bon nombre de postes adapt�s � son handicap et qui ne requi�rent ni une connaissance parfaite du fran�ais, ni une ma�trise de l'informatique (surveillance de grands magasins, d'entreprises, de parkings, etc.). En effet, pour ces activit�s, une mise au courant peut �tre suffisante, sans qu'une formation particuli�re soit n�cessaire (rapport du 28 d�cembre 2004 de la psychologue B.________).
Il y a lieu d'examiner si les conditions �taient r�unies pour supprimer � partir du 30 avril 2004 le droit � la rente du recourant.
6.1 Il est constant que le recourant a pr�sent� une incapacit� totale de travail d�s le 8 juillet 2002, date � partir de laquelle il a cess� son activit� de foreur en raison de l'algodystrophie du bras gauche (questionnaire pour l'employeur du 14 janvier 2004). Dans son rapport m�dical du 12 f�vrier 2004, le docteur R.________ a attest� que l'incapacit� de travail de 100 % pr�sent�e par le patient dans son m�tier de ma�on �tait toujours actuelle. La naissance de son droit � la rente remonte donc au 8 juillet 2003 (art. 29 al. 1 let. b LAI).
6.2 L'�tat de sant� du recourant est rest� stationnaire. Selon les constatations du docteur R.________ lors du dernier examen du 9 janvier 2004, la situation � ce moment-l� �tait stable et ne progressait plus (rapport m�dical du 12 f�vrier 2004).
Sur cette base, le m�decin de l'office AI, se ralliant aux conclusions du docteur M.________ dans son expertise du 7 juillet 2004, a admis que depuis le 9 janvier 2004, une pleine capacit� de travail �tait exigible de la part du recourant dans une activit� adapt�e, sans port de charge avec le membre sup�rieur gauche, sans travail lourd et sans mouvement r�p�titif ni de travail fin avec le membre sup�rieur gauche. Il n'y a aucune raison que la Cour de c�ans s'�carte de l'appr�ciation de la juridiction cantonale sur ce point.
6.3 Il convient d'examiner l'incidence de ce changement concernant la capacit� de travail du recourant sur le taux d'invalidit� qu'il pr�sente, en comparant le revenu sans invalidit� et le revenu d'invalide, �tant pr�cis� que la comparaison doit se faire au regard de la situation pr�valant en 2004 (art. 88a al. 1 RAI; ATF 129 V 222).
Pour �valuer le taux d'invalidit�, le revenu que l'assur� aurait pu obtenir s'il n'�tait pas invalide (revenu sans invalidit�) est compar� avec celui qu'il pourrait obtenir en exer�ant l'activit� qui peut raisonnablement �tre exig�e de lui apr�s les traitements et les mesures de r�adaptation, sur un march� du travail �quilibr� (revenu d'invalide). C'est la m�thode ordinaire de comparaison des revenus (depuis le 1er janvier 2004: art. 28 al. 2 LAI en corr�lation avec l'art. 16 LPGA).
6.4 En ce qui concerne le revenu sans invalidit�, il ressort du questionnaire pour l'employeur du 14 janvier 2004 que le salaire du recourant aurait �t� de 26 fr. 60 de l'heure depuis le 1er janvier 2004. Compte tenu d'un nombre d'heures annuelles de 2178 et d'un suppl�ment (13�me salaire, gratification) de 8.33 %, le revenu annuel sans invalidit� est de 62'760 fr. 80. (valeur 2004).
6.5 S'agissant du revenu d'invalide, il est d�termin� en fonction de la situation professionnelle concr�te de l'int�ress� ou, � d�faut de revenu effectivement r�alis� comme en l'esp�ce, en fonction des donn�es de l'Enqu�te suisse sur la structure des salaires (ESS), publi�e par l'Office f�d�ral de la statistique (ATF 126 V 75 consid. 3b/aa et bb p. 76 s.). Ces donn�es tiennent compte d'un large �ventail d'activit�s simples et r�p�titives existant sur le march� du travail et dont un bon nombre est adapt� aux handicaps de l'assur� pour qu'il puisse mettre � profit sa capacit� de travail exigible. Compte tenu de l'activit� de substitution raisonnablement exigible de la part du recourant (rapport d'expertise du docteur M.________ du 7 juillet 2004), seul le niveau de qualification 4 correspondant aux activit�s simples et r�p�titives entre ici en consid�ration (ATF 126 V 75 consid. 7a p. 81, 124 V 321 consid. 3b/bb p. 323; VSI 1999 p. 182 consid. 3b p. 185 [I 593/98]; RAMA 2001 n� U 439 p. 348 [U 240/99]), � savoir 4'588 fr. par mois (tous secteurs confondus) - valeur en 2004 - part au 13�me salaire comprise (L'Enqu�te suisse sur la structure des salaires 2004, p. 53, Tableau TA1, niveau de qualification 4), soit 55'056 fr. par ann�e. Ce salaire hypoth�tique repr�sente, compte tenu du fait que les salaires bruts standardis�s se basent sur un horaire de travail de quarante heures, soit une dur�e hebdomadaire inf�rieure � la moyenne usuelle dans les entreprises en 2004 (41,6 heures; La Vie �conomique, 10-2005 p. 82, tabelle B9.2) un revenu annuel de 57'258 fr. 24 (55'056 x 41,6 : 40).
Compte tenu d'un abattement de 15 % (ATF 126 V 75 consid. 5b/aa-cc p. 79 s.; VSI 2002 p. 64 consid. 4b p. 70 [I 82/01]), taux de r�duction qui n'est � juste titre pas contest� eu �gard aux limitations li�es au handicap, aux ann�es de service et � la nationalit�, le revenu annuel d'invalide �valu� sur la base des statistiques salariales est ainsi de 48'669 fr. 50. (valeur 2004).
6.6 La comparaison des revenus ([62'760 fr. 80 - 48'669 fr. 50] x 100 : 62'760 fr. 80) donne une invalidit� de 22 % (le taux de 22,45 % �tant arrondi au pour cent inf�rieur [ATF 130 V 121 consid. 3.2 p. 122 s.; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44 [U 173/02]), taux qui ne donne pas droit � une rente d'invalidit� (art. 28 al. 1 LAI).
Les conditions d'une r�vision du droit � une rente enti�re d'invalidit� �taient ainsi r�unies pour supprimer � partir du 1er mai 2004 le droit du recourant � la rente (art. 17 LPGA; art. 88a al. 1 RAI).
Reste � d�terminer si le recourant a droit � des mesures de reclassement.
7.1 Le seuil minimum fix� par la jurisprudence pour ouvrir droit � une mesure de reclassement est une diminution de la capacit� de gain de 20 % environ (ATF 124 V 108 consid. 2b p. 110 et les r�f�rences). Ce seuil est atteint en l'esp�ce, la comparaison des revenus donnant une invalidit� de 22 %.
7.2 Selon l'art. 17 al. 1 LAI (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2004), l'assur� a droit au reclassement dans une nouvelle profession si son invalidit� rend cette mesure n�cessaire et que sa capacit� de gain peut ainsi, selon toute vraisemblance, �tre maintenue ou am�lior�e.
Le droit � une mesure de r�adaptation suppose qu'elle soit appropri�e au but de la r�adaptation poursuivi par l'assurance-invalidit�, tant objectivement en ce qui concerne la mesure que sur le plan subjectif en ce qui concerne la personne de l'assur� (VSI 2002 p. 111 consid. 2 p. 112 et les r�f�rences [I 370/98]). Pour d�terminer si une mesure est de nature � maintenir ou � am�liorer la capacit� de gain d'un assur�, il convient d'effectuer un pronostic sur les chances de succ�s des mesures demand�es (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 p. 221 et les r�f�rences). Celles-ci ne seront pas allou�es si elles sont vou�es � l'�chec, selon toute vraisemblance (arr�t P. du 2 d�cembre 2002 [I 660/02]).
7.3 Les premiers juges, suivant les conclusions de la psychologue B.________ dans son rapport du 28 d�cembre 2004, ont retenu qu'une r�adaptation compl�te n'�tait pas possible pour des raisons objectives, � savoir le manque de formation initiale et les difficult�s linguistiques de l'assur�, et qu'une formation pratique ne l'�tait pas non plus pour des motifs essentiellement subjectifs (manque de mise en perspective, incapacit� � penser � un avenir d'un point de vue professionnel, conviction d'une impossibilit� � apprendre, immobilisme).
Cela n'est pas remis en cause par le recourant. Celui-ci, se r�f�rant au rapport de stage du 3 d�cembre 2004, fait valoir qu'il ne peut exercer une activit� qu'� titre occupationnel. Toutefois, cet �l�ment n'est pas de nature � justifier que l'on s'�carte de l'appr�ciation de la juridiction cantonale en ce qui concerne les chances de succ�s des mesures demand�es (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 d�j� cit� p. 221). Apr�s plus de quatre ans d'inactivit�, il n'est gu�re vraisemblable que sa capacit� de gain soit maintenue ou am�lior�e au terme d'une formation pour laquelle l'assur� n'a montr� aucun int�r�t particulier.
La proc�dure est gratuite. Le recourant, qui succombe, ne saurait pr�tendre une indemnit� de d�pens pour l'instance f�d�rale (art. 159 al. 1 en corr�lation avec l'art. 135 OJ).