Source: http://lexinter.net/Legislation/injonctions_et_mesures_d'urgence.htm
Timestamp: 2018-07-16 18:09:37+00:00
Document Index: 134333866

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 12', "l'article 138", 'art. 1', 'art. 12', 'art. 13', 'art. 30']

INJONCTIONS ET MESURES D'URGENCE
[ CONTROLES ET ENQUETES ] [ INJONCTIONS ET MESURES D'URGENCE ] [ SANCTIONS ] [ DECLARATIONS D'OPERATIONS SUSPECTES ] [ CONTROLE DES GESTIONNAIRES DE PORTEFEUILLE ] [ VOIES DE RECOURS CONTRE LES DECISIONS INDIVIDUELLES DE L'AUTORITE DE MARCHE ] [ AUTRES COMPETENCES ]
(Loi nº 2003-706 du 1 août 2003 art. 1, art. 12 I, II Journal Officiel du 2 août 2003)
Le président du tribunal de grande instance peut, sur demande motivée du président ou du secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers, prononcer la mise sous séquestre, en quelque main qu'ils se trouvent, des fonds, valeurs, titres ou droits appartenant aux personnes mises en cause par elle. Il statue par ordonnance sur requête, à charge pour tout intéressé de lui en référer. Il peut prononcer dans les mêmes conditions l'interdiction temporaire de l'activité professionnelle.
Le président du tribunal de grande instance, sur demande motivée du président ou du secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers, peut ordonner, en la forme des référés, qu'une personne mise en cause soit astreinte à consigner une somme d'argent.
Il fixe le montant de la somme à consigner, le délai pour consigner et son affectation.
En cas de mise en examen de la personne consignataire, le juge d'instruction saisi statue pour donner mainlevée, totale ou partielle, de la consignation ou pour la maintenir ou l'augmenter par décision rendue en application du 11º de l'article 138 du code de procédure pénale.
(Loi nº 2003-706 du 1 août 2003 art. 1, art. 12 I, art. 13 Journal Officiel du 2 août 2003)
(Loi nº 2005-842 du 26 juillet 2005 art. 30 I Journal Officiel du 27 juillet 2005)
I. - Le collège peut, après avoir mis la personne concernée en mesure de présenter ses explications, ordonner qu'il soit mis fin, en France et à l'étranger, aux manquements aux obligations résultant des dispositions législatives ou réglementaires ou des règles professionnelles visant à protéger les investisseurs contre les opérations d'initiés, les manipulations de cours et la diffusion de fausses informations, ou à tout autre manquement de nature à porter atteinte à la protection des investisseurs ou au bon fonctionnement du marché. Ces décisions peuvent être rendues publiques.
Le collège dispose des mêmes pouvoirs que ceux mentionnés à l'alinéa précédent à l'encontre des manquements aux obligations résultant des dispositions législatives ou réglementaires visant à protéger les investisseurs et le marché contre les opérations d'initié, les manipulations de cours ou la diffusion de fausses informations, commis sur le territoire français et concernant des instruments financiers admis aux négociations sur un marché réglementé d'un autre Etat membre de la Communauté européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou pour lesquels une demande d'admission aux négociations sur un tel marché a été présentée.
II. - Le président de l'Autorité des marchés financiers peut demander en justice qu'il soit ordonné à la personne qui est responsable de la pratique relevée de se conformer aux dispositions législatives ou réglementaires, de mettre fin à l'irrégularité ou d'en supprimer les effets.
La demande est portée devant le président du tribunal de grande instance de Paris qui statue en la forme des référés et dont la décision est exécutoire par provision. Il peut prendre, même d'office, toute mesure conservatoire et prononcer pour l'exécution de son ordonnance une astreinte versée au Trésor public.
En cas de poursuites pénales, l'astreinte, si elle a été prononcée, n'est liquidée qu'après que la décision sur l'action publique est devenue définitive.
width = 728; google_ad_height = 90; google_ad_format = "728x90_as"; google_ad_type = "text_image"; google_ad_channel = ""; google_ui_features = "rc:6"; //-->