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Timestamp: 2018-01-16 23:50:19+00:00
Document Index: 58074769

Matched Legal Cases: ['art» 2', 'art. 2', 'art. 197', 'art. 6', 'art. 197', 'art. 157', 'art. 156', 'art. 156', 'art. 197', 'art. 196', 'art. 156', 'art. 197', 'art. 4', 'art. 4', 'art. 197', 'art. 95', 'art. 6', 'art. 95', 'art. 170', 'art. 7', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 95', 'art. 6', 'art. 196', 'art. 95', 'art. 196', 'art. 6', 'art. 196', 'art. 6', 'art. 125', 'art. 200', 'art. 7', 'art. 200', 'art. 6', 'art. 117', 'art. 8', 'art. 150', 'art. 151', 'art. 200', 'art. 170', 'art. 17', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 6', 'art. 200', 'art. 200', 'art. 244', 'art. 163', 'art. 163', 'art. 80', 'art. 6', 'art. 200', 'art. 6', 'art. 200', 'art. 150', 'art. 150', 'art. 150', 'art. 150', 'art. 91', 'art. 150', 'art. 150', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 22', 'art. 22', 'art. 22', 'art. 22', 'art. 22', 'art. 78', 'art. 39', 'art. 78', 'art. 39', 'art. 78', 'art. 39', 'art. 163', 'art. 163', 'art. 80', 'art. 199', 'art. 80', 'art. 96', 'art. 80']

DOSSIER. Loi de finances pour 2011 FISCAL/SOCIAL 1>5. Fiscalité des particuliers et du patrimoine > 1. Fiscalité des entreprises > 2 - PDF
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1 DOSSIER FISCAL/SOCIAL Loi de finances pour 2011 La loi de finances pour 2011 a été adoptée définitivement le 15 décembre Elle a fait l objet d un recours devant le Conseil constitutionnel. Sans attendre la publication de la loi au Journal officiel, nous commentons dans ce Dossier les mesures fiscales et sociales qui intéressent les entreprises et les particuliers. Nous reviendrons, le cas échéant, dans notre prochain Feuillet hebdomadaire consacré aux commentaires de la 4 e loi de finances rectificative pour 2010 sur les dispositions qui seraient invalidées par le Conseil constitutionnel. Sauf lorsque les dispositions fiscales comportent une date d entrée en vigueur particulière, la loi de finances pour 2011 s applique : - à l impôt sur le revenu dû au titre de 2010 et des années suivantes ; - à l impôt sur les sociétés, pour le résultat des exercices clos à partir du 31 décembre 2010 ; - pour les autres dispositions fiscales, à partir du 1 er janvier >5 Fiscalité des particuliers et du patrimoine > 1 Fiscalité des entreprises > 2 CFE, CVAE et autres impôts locaux > 3 Mesures fiscales diverses > 4 Mesures sociales > 5 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
2 FISCAL LOI DE FINANCES POUR S O M M A I R E Loi de finances pour 2011 Fiscalité des particuliers et du patrimoine P. 9 Calcul de l IR Barème de l IR 2010 et revalorisations associées 1-1 Majoration du quotient familial des personnes seules sans enfants à charge 1-7 Imposition des couples qui se constituent ou se séparent 1-10 Imposition des placements et du patrimoine Prélèvement libératoire de 19 % sur les produits des placements à revenu fixe 1-18 Imposition des dividendes 1-19 Plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux 1-21 Plus-values immobilières 1-26 Hausse des prélèvements sociaux 1-29 Prélèvements sociaux sur les contrats d assurance-vie multisupports 1-31 Régime des titres de carried interest 1-38 Salaires, pensions et rentes Indemnités de rupture versées dans le cadre d un accord de GPEC 1-41 Taxation des indemnités pour préjudice moral 1-42 Médaillés olympiques 1-43 Régime fiscal de la rémunération des agents sportifs 1-44 Imposition des pensions de retraite versées à certains élus locaux 1-45 Réduction de 10 % sur les niches fiscales Réduction à compter de l imposition des revenus de Modalités de calcul de la réduction de 10 % 1-50 Recentrage de la réduction d IR pour souscription au capital de PME ou dans des fonds Souscriptions au capital de PME et de parts de FCPI et de FIP 1-56 Souscription directe au capital d une PME 1-57 Souscriptions via une holding non animatrice 1-66 Souscription au capital d une petite entreprise 1-69 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011 Mesures anti-abus en cas de remboursement des apports 1-70 Souscription de parts de FCPI et de FIP 1-73 Non-cumul avec d autres avantages fiscaux 1-77 Réglementation communautaire 1-78 Autres réductions et crédits d impôt Aménagements du crédit d impôt pour économies d énergie dans les logements 1-80 Crédit d impôt pour dépenses d équipement des logements en faveur des personnes 1-83 Fin anticipée de réductions et de crédits d impôt 1-89 Nouvelle baisse du plafonnement global des niches fiscales 1-93 Barème de l ISF Réductions d ISF pour investissements Modification des taux et plafonds 1-97 Conditions à remplir par la société cible et la holding 1-98 Autres mesures communes aux réductions d IS et d ISF Investissement via des fonds d investissement Obligations des sociétés et des fonds Réduction d ISF pour dons Bouclier fiscal Neutralisation des augmentations d impôt Revenus pris en compte Tarifs et abattements des donations et successions Fiscalité des entreprises P. 51 Revalorisation de seuils et limites 2-1 Charges déductibles Véhicules de tourisme homologués N1 2-2 Entrée en vigueur de la limitation de la déduction 2-3
3 LOI DE FINANCES POUR 2011 FISCAL Régimes d exonération des bénéfices Entreprises nouvelles 2-4 Allégement dans les zones rurales 2-6 Aménagement du régime des sociétés mères et filiales Suppression du plafonnement des charges 2-17 Perte du régime mère-fille en cas d échange de titres 2-18 Intégration fiscale : cession des titres dans les 2 ans 2-19 Brevets et inventions : régime des redevances et des plus-values de cession Rappel du régime actuel 2-20 Opérations réalisées entre entreprises liées 2-21 Sous-concession du brevet ou de l invention 2-23 Perfectionnements apportés au brevet 2-24 Cession de titres de participation entre entreprises liées Rappel des pratiques actuelles 2-25 Nouveau régime d imposition en présence de liens de dépendance entre cédant et cessionnaire 2-26 Extension du régime de souscapitalisation aux prêts garantis Présentation générale 2-30 Opérations de financement concernées 2-31 Garanties concernées 2-33 Intérêts concernés 2-34 Conséquences sur les critères de sous-capitalisation 2-35 Limitation de l imputation des crédits d impôt étrangers Rappel des règles actuelles 2-37 Aménagement de la règle du butoir 2-38 Aménagement du crédit d impôt recherche (CIR) CIR 2010 : remboursement immédiat de la créance pour les PME 2-41 Modifications de l assiette du CIR à compter de Taux du CIR à compter de Contrôle du CIR 2-47 Prorogation et aménagement des autres crédits d impôt Crédit d impôt intéressement 2-49 Crédit d impôt «métiers d art» 2-52 Crédit d impôt pour congés des agriculteurs 2-53 Crédit d impôt pour agriculture biologique 2-54 Crédit d impôt prêt à taux zéro 2-57 IFA et régimes particuliers L IFA devra être acquittée jusqu en Prorogation de l étalement des plus-values de cession-bail d immeubles jusqu en Entreprises de presse 2-60 Souscription au capital de sociétés d approvisionnement en électricité 2-62 Fin de la provision pour reconstitution de gisements 2-63 Régime fiscal des mutuelles et organismes d assurances 2-64 Réserve de capitalisation des entreprises d assurances 2-65 Taux de TVA Taux réduit de 5,5 % pour le livre numérique 2-68 Services de télévision et services électroniques 2-70 Aires d accueil des gens du voyage 2-76 CFE, CVAE et autres impôts locaux P. 81 Cotisation foncière des entreprises (CFE) Location nue d immeubles réputée professionnelle 3-1 Personnes redevables de la CFE 3-6 Exonération de CFE des auto-entrepreneurs 3-8 Valeur locative plancher 3-10 Lieu d imposition des activités de remplacement 3-13 Cotisation minimum de CFE 3-14 Paiement de la CFE 3-17 Exonérations temporaires Plafonnement des exonérations 3-19 Exonération des librairies indépendantes et en ZRD : portée des délibérations prises en Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) Consolidation du chiffre d affaires pour le calcul de la CVAE 3-22 Redevable de la CVAE 3-28 Période de référence de la CVAE 3-29 Calcul de la valeur ajoutée 3-30 Déclarations pour la CVAE 3-33 S O M M A I R E LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
4 FISCAL LOI DE FINANCES POUR S O M M A I R E Lieu d imposition à la CVAE 3-37 Réclamation et contentieux, sanctions 3-41 Dégrèvements de CET Plafonnement en fonction de la valeur ajoutée 3-43 Dégrèvement temporaire pour écrêtement des pertes 3-44 Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux et autres impôts locaux IFER 3-45 Autres mesures concernant les impôts locaux des entreprises 3-52 Taxe d habitation 3-56 Exonération de taxe foncière sur les propriétés agricoles 3-58 Mesures fiscales diverses P. 100 Taxe sur les véhicules : voitures immatriculées dans la «catégorie N1» Vide juridique résultant de la réglementation «N1» 4-1 Nouvelle définition des véhicules soumis à la taxe sur les véhicules des sociétés 4-2 Adaptation corrélative des taxes additionnelles sur les véhicules les plus polluants 4-3 Amortissement et loyers des véhicules pris en crédit-bail 4-4 Entrée en vigueur 4-5 Outre-mer : aménagements des régimes d aide fiscale à l investissement Exclusion des sociétés en participation 4-6 Investissements portant sur des installations de production d électricité solaire 4-7 Véhicules de tourisme 4-10 Impact de la réduction globale de 10 % 4-11 Logement social 4-17 Procédure de contrôle de la défiscalisation 4-19 Obligations des conseils en défiscalisation 4-20 Taxes diverses et droit de timbre Taxe sur les services de publicité en ligne 4-23 Contribution à l audiovisuel public 4-24 Taxe générale sur les activités polluantes 4-25 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011 Taxe sur les conventions d assurance 4-27 Droit de timbre 4-28 Bilan du contrôle fiscal des filiales étrangères 4-30 Mesures sociales P. 111 Exonérations supprimées Hôtels-cafés-restaurants : suppression de la réduction forfaitaire repas 5-1 Fin des exonérations spécifiques aux départs volontaires dans le cadre de la GPEC 5-2 Contrats initiative-emploi antérieurs à Services à la personne 5-4 Saisonniers agricoles 5-6 Particuliers employeurs : suppression de l abattement de 15 points 5-7 Exonérations maintenues ou réduites Jeunes entreprises innovantes 5-8 Organismes d intérêt général ayant leur siège en ZRR 5-10 Mesures relatives aux taxes et contributions Contribution FNAL 5-11 Formation professionnelle des auto-entrepreneurs 5-13 Retraites «chapeau» : modification de la contribution à la charge du bénéficiaire 5-18 Dispositifs «LME» de lissage des effets de seuils Reconduction pour les seuils atteints ou franchis en Charges patronales et exonérations concernées 5-21 Mesures diverses Prolongation du contrat de transition professionnelle 5-22 CAE dans les ateliers et les chantiers d insertion : aide majorée pendant encore un an 5-23 Travailleurs étrangers 5-24 Handicap : transfert de compétences à l AGEFIPH 5-27 Création d un contrat d accompagnement renforcé 5-28 Antilles : dispositif d apurement pour les employeurs du secteur hôtelier 5-31
5 DOSSIER / LOI DE FINANCES POUR 2011 FISCAL Fiscalité des particuliers et du patrimoine 1 Nous commentons dans cet article les mesures de la loi de finances pour 2011 relatives à la fiscalité des particuliers et de leur patrimoine. Loi de finances à paraître Les tranches du barème sont relevées de la hausse moyenne des prix hors tabac pour 2010, soit 1,5 %. / 1-1 Le taux marginal d imposition est porté à 41 % dès l imposition des revenus de / 1-1 et Le dispositif transitoire de majoration de quotient familial accordé aux personnes seules sans enfant à charge est prorogé jusqu en / 1-7 Le crédit d impôt sur les dividendes de 115 ou 230 est supprimé dès l imposition des revenus de / 1-19 Les produits du compartiment euro des contrats d assurance-vie multisupports sont imposés aux prélèvements sociaux dès leur inscription annuelle en compte. Cette mesure s applique aux intérêts inscrits en compte dès le 1 er juillet / 1-31 Les conditions d application des réductions d IR et d ISF pour souscription au capital de PME ou dans des fonds sont fortement encadrées. / 1-56 et 1-97 Il est mis fin au crédit d impôt sur les intérêts d emprunt pour l acquisition de l habitation principale. / 1-89 La réduction d IR pour acquisition d un logement dans le cadre de l investissement dans l immobilier de loisirs est supprimée dès le 1 er janvier / 1-90 Pour les dépenses payées à compter de 2011, la plupart des réductions et crédits d impôt visés par le plafonnement global des niches fiscales est diminuée de 10 %. Cette réduction prend la forme d une diminution des taux et des plafonds d imputation. / 1-46 À compter de l imposition des revenus de 2011, l année du mariage ou de la conclusion d un Pacs, les couples sont soumis à une imposition commune, sauf option pour une déclaration séparée des revenus. / 1-10 Le taux du prélèvement libératoire sur les produits de placement et les dividendes est porté à 19 % à compter de Les plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux réalisées à compter de 2011 sont imposées dès le premier euro de cession au taux de 19 %. / 1-18, 1-20, 1-21 et 1-26 Les plus-values immobilières réalisées à compter de 2011 sont imposées à 19 %. LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
6 FISCAL DOSSIER / CALCUL DE L IR Calcul de l IR Barème de l IR 2010 et revalorisations associées Barème d imposition des revenus de Les tranches du barème sont relevées de la hausse moyenne des prix hors tabac pour 2010, soit 1,5 % (loi art. 2 ; CGI art. 197-I-1 modifié) et le taux marginal d imposition est porté à 41 % (loi art. 6 ; CGI art. 197-I-1, dernier al. modifié). BARÈME DE L IMPÔT ET FORMULE DE CALCUL Barème pour les revenus 2010 Calcul de l impôt brut Tranches (1) Taux Quotient R/N (1) Impôt brut (2) Jusqu à % Jusqu à De à ,5 % De à (R 0,055) (327,97 N) De à % De à (R 0,14) (1 339,13 N) De à % De à (R 0,30) (5 566,33 N) Plus de % Plus de (R 0,41) (13 357,63 N) (1) Pour une part de quotient familial. (2) Dans cette formule simplifiée habituellement retenue par l administration mais calculée par nos soins, R représente le revenu imposable et N le nombre de parts. Mais, pour bon nombre de contribuables, cette formule simplifiée ne sera pas suffisante pour obtenir le montant brut de l impôt sur le revenu puisqu elle ne prend en compte ni la décote réservée aux personnes les plus modestes (voir 1-6), ni le plafonnement des effets du quotient familial (voir 1-3 et 1-4). Les formules de calcul direct ont été publiées dans un précédent Feuillet hebdomadaire (voir FH 3376, tableaux sous le 4-3). Revalorisation des seuils, plafonds ou abattements 1-2 Pour le calcul du montant imposable des revenus ou de l impôt, certains seuils et limites sont revalorisés chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème d imposition. Ces seuils et limites (indiqués en caractère vert dans le tableau ciaprès) sont fixés comme suit pour l imposition des revenus de 2010 (pour l ISF 2011 et les droits de mutation à titre gratuit, voir 1-96 et ; pour les entreprises, voir 2-1). Les seuils et limites en vigueur pour la prime pour l emploi ne sont pas revalorisés. REVALORISATION DES SEUILS ET LIMITES (1) Seuils 2010 Rappel 2009 Déduction forfaitaire de 10 % sur les salaires (CGI art ) Plafond : Minimum (cas général) : (demandeurs d emploi) Abattement de 10 % sur les pensions et retraites (CGI art a) Plafond Minimum Abattement sur le revenu imposable des personnes âgées ou invalides (CGI art. 157 bis) si le revenu global n excède pas ou si le revenu global est compris entre et Plafond des frais d accueil des personnes âgées et frais d entretien (nourriture et logement) d un ascendant ou d un descendant (CGI art. 156-II-2 ter) Plafond d imputation des déficits agricoles (CGI art. 156-I-1 ) LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
7 DOSSIER / CALCUL DE L IR FISCAL REVALORISATION DES SEUILS ET LIMITES (1) Seuils 2011 Rappel 2010 Seuil de paiement des acomptes provisionnels (CGI art ) Dons aux associations d aide aux personnes en difficulté (plafond pour la réduction d impôt de 75 %) (CGI art ter) Seuil d imposition des plus-values sur valeurs mobilières et droits Sans objet sociaux (CGI art A) (voir 1-21) Exonération des titres-restaurant (CGI art ) 5,29 5,21 (1) Calculs effectués par nos soins sous réserve des arrondis qui seront retenus par l administration. Quotient familial : plafonnement de l avantage en impôt 1-3 Plafonnement général Pour toute demi-part qui s ajoute, en principe, à 1 part si le contribuable est célibataire, divorcé, séparé ou veuf, ou à 2 parts s il est marié (ou pacsé) et soumis à imposition commune, l allégement d impôt résultant de l application du quotient familial ne peut pas excéder une limite revalorisée chaque année par la loi de finances (CGI art. 197-I-2 ; voir «Impôt sur le revenu», RF 1007, 2904). Pour l imposition des revenus de 2010, cette limite est fixée à : (au lieu de 2 301) pour chaque demi-part. Pour les personnes divorcées ou séparées, cette limite est divisée par 2, soit 1 168, pour chaque quart de part au titre des enfants dont la charge est également répartie entre les parents (voir RF 1007, 1237) ; (au lieu de 3 980) pour la part correspondant au premier enfant, ou à pour la demi-part correspondant à chacun des 2 premiers enfants, à charge des contribuables célibataires, divorcés ou séparés qui élèvent seuls leurs enfants (voir RF 1007, 1220). 1-4 Plafonnements spécifiques Sont fixés également, pour l imposition des revenus de 2010, à (CGI art modifié) : (au lieu de 651), la réduction d impôt à laquelle donne droit toute demi-part plafonnée à et accordée en raison d une situation particulière (invalidité, notamment) (voir RF 1007, , 2, 4 et 5 ). Pour ces personnes, l avantage total en impôt est donc porté à par demi-part. Si ces personnes sont divorcées ou séparées, la réduction d impôt est égale à 330,50 par quart de part plafonné à (voir 1-3) et l avantage total en impôt est porté à 1 498,50 ; (au lieu de 884), le plafond de l allégement d impôt résultant de la demi-part supplémentaire dont bénéficient les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs qui, vivant seuls, n ont plus aucune personne à charge mais ont supporté, à titre exclusif ou principal, pendant au moins 5 ans au cours desquels ils vivaient seuls la charge d un ou de plusieurs enfants devenus majeurs ou décédés (voir RF 1007, 1215). Les contribuables ayant bénéficié de la demi-part supplémentaire plafonnée à 880 (ou ) pour le calcul de l impôt sur le revenu de 2008 conservent cet avantage, dans la limite de 680 pour l IR 2010 (au lieu de 855 pour l IR 2009), sous réserve de vivre effectivement seuls (voir 1-8) (voir RF 1007, 1216). Abattement pour rattachement au foyer des parents des enfants mariés, pacsés ou chargés de famille 1-5 Compte tenu de la nouvelle tranche d imposition à 41 % (voir 1-1), le montant de l abattement sur le revenu imposable des parents (CGI art. 196 B ; voir RF 1007, 1158) est ramené à (au lieu de 5 753) par personne rattachée. LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
8 FISCAL DOSSIER / CALCUL DE L IR Cet abattement est réduit de moitié lorsque les enfants de la personne rattachée sont réputés être à la charge égale de l un et l autre de leurs parents (voir RF 1007, 1260) ; pour l imposition des revenus de 2010, il est donc limité à pour chacun de ces enfants. La pension alimentaire versée à un enfant majeur (CGI art. 156-II-2 ; voir RF 1007, 1028) peut également être déduite, pour l imposition des revenus de 2010, dans cette même limite de par enfant. Décote 1-6 Pour l imposition des revenus de 2010, le plafond de la décote (CGI art. 197-I-4 ; voir RF 1007, 2911) est fixé à 439. Si l impôt brut sur les revenus de 2010 est inférieur à 878, l impôt est donc diminué de la différence entre : - le plafond de la décote, soit 439 ; - et la moitié du montant de cet impôt brut. Ce mécanisme aboutit à annuler l impôt progressif qui n excède pas 293. Majoration du quotient familial des personnes seules sans enfants à charge Le dispositif transitoire de majoration est prorogé jusqu en Lorsqu ils sont sans personne à charge, les célibataires, divorcés ou veufs, ainsi que les époux séparés faisant l objet d une imposition distincte, peuvent, sous certaines conditions, prétendre à une part et demie, au lieu d une part (CGI art ; BO 5 B ; voir RF 1007, 1214 à 1225 ; voir aussi FH 3340, 1-1 à 1-20). Depuis l imposition des revenus de 2009, cette majoration de quotient familial n est accordée qu aux contribuables qui, vivant seuls, ont élevé seuls pendant au moins 5 ans un enfant (BO 5 B du 15 février 2010 ; CGI art a, b et e ; voir 1-9). Toutefois un dispositif transitoire permet aux contribuables qui ont bénéficié de la majoration d une demi-part du quotient familial au titre de l année 2008, mais qui ne satisfont pas aux nouvelles conditions de continuer à en bénéficier s ils vivent seuls au cours de l année d imposition. Initialement prévu jusqu en 2011, ce dispositif transitoire est prorogé jusqu en Cette prorogation entraîne une modification des plafonds de l avantage fiscal initialement fixés dans le cadre de ce dispositif transitoire (loi art. 4 ; voir 1-8). L amendement voté lors de l examen par les députés de la première partie du projet de loi de finances qui prévoyait une prorogation de 2 ans n a pas été retenu (voir FH 3371, 1-3 et 1-4). Le dispositif transitoire s applique par conséquent au titre des années d imposition 2009, 2010, 2011 et 2012 (déclarations d impôt sur le revenu effectuées en 2010, 2011, 2012 et 2013). À compter de l imposition des revenus de l année 2012 déclarés en 2013, cette mesure transitoire ne trouvera donc plus à s appliquer. À compter de l imposition des revenus 2013, les conditions fixées depuis l imposition des revenus de 2009 et rappelées au paragraphe 1-9 s imposeront à tous les contribuables (voir RF 1007, 1214). Nouveaux plafonds de l avantage résultant de la majoration 1-8 La réduction d impôt résultant de l application de la majoration de quotient familial ne peut excéder un plafond fixé à (loi art. 4-2 ) : pour l imposition des revenus de 2010 ; pour l imposition des revenus de 2011 ; au titre de l imposition des revenus de LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
9 DOSSIER / CALCUL DE L IR FISCAL Rappel des conditions d application de la majoration 1-9 Les contribuables célibataires, divorcés ou veufs sans personne à leur charge bénéficient de la demi-part supplémentaire à la condition : a) de vivre seul, d avoir un ou plusieurs enfants majeurs ou faisant l objet d une imposition distincte et d avoir supporté, à titre exclusif ou principal, la charge de ces enfants pendant au moins 5 années au cours desquelles ils vivaient seuls ; b) de vivre seul, d avoir eu un ou plusieurs enfants qui sont morts, à condition que l un d eux au moins ait atteint l âge de 16 ans ou soit décédé par suite de faits de guerre et d avoir supporté à titre exclusif ou principal la charge de l un au moins de ces enfants pendant au moins 5 années au cours desquelles ils vivaient seuls ; c) de vivre seul et d avoir adopté un enfant qui a vécu au moins jusqu à 16 ans. Si l enfant a été adopté alors qu il était âgé de plus de 10 ans, il doit avoir été à la charge de l adoptant comme enfant recueilli depuis l âge de 10 ans. L enfant adopté doit avoir été à leur charge exclusive ou principale pendant au moins 5 années au cours desquelles ils vivaient seuls ; d) d être titulaire, soit pour une invalidité de 40 % au moins, soit à titre de veuve, d une pension prévue par le code des pensions militaires d invalidité et des victimes de guerre ; e) d être titulaire d une pension d invalidité pour accident du travail de 40 % au moins. Le plafond de l avantage en impôt résultant de cette demi-part supplémentaire au titre de l imposition des revenus de 2010 est fixé à 897 au lieu de 884 pour 2009 (CGI art. 197-I 2, al. 3 ; voir 1-5). Le bénéfice de la demi-part supplémentaire n est accordé qu une seule fois, même si le contribuable remplit plus d une condition. Imposition des couples qui se constituent ou se séparent Contribuables mariés ou pacsés : imposition commune ou séparée sur option 1-10 À compter de l imposition des revenus de 2011, les personnes mariées et les partenaires d un Pacs sont soumis à une imposition commune pour les revenus dont ils ont disposé pendant l année du mariage ou de la conclusion du Pacs (loi art. 95-I A ; CGI art. 6-5 modifié). Ils peuvent toutefois opter, sauf exceptions, pour le dépôt de deux déclarations (loi art. 95 ; voir 1-11 et 1-12). Cette option est exercée de manière irrévocable dans les délais prévus pour le dépôt de la déclaration initiale des revenus (CGI art. 170). Les règles concernant la souscription des déclarations d impôt sur le revenu pour les contribuables mariés sont applicables, dans les mêmes conditions, aux partenaires d un Pacs sans aucune réserve (CGI art. 7). Il est ainsi mis fin au partage des revenus entre plusieurs déclarations en cas de mariage ou de conclusion d un Pacs en cours d année. Il est toutefois rappelé que, jusqu à l imposition des revenus de 2010 comprise, l année du mariage ou l année de conclusion du pacte civil de solidarité, trois déclarations doivent en principe être déposées (voir RF 1007, 2517 et 2520). À compter de l imposition des revenus de 2011, les modalités déclaratives particulières qui s appliquent aux partenaires d un Pacs sont ainsi supprimées (CGI art. 6-8 a et b supprimés). Ces modalités s appliquent lors de la rupture du Pacs au cours de l année civile de sa conclusion ou de l année suivante pour un motif autre que le mariage ou lorsque les personnes liées par un Pacs se marient entre elles, et lorsque leur mariage intervient au cours de l année civile de la rupture du Pacs ou de l année suivante (voir RF 1007, 2520). LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
10 FISCAL DOSSIER / CALCUL DE L IR À N O T E R Ces dispositions devraient s appliquer aux partenariats civils étrangers. Il est rappelé que les personnes liées par un partenariat conclu à l étranger bénéficient pour le calcul de l impôt sur le revenu des dispositions prévues en faveur du Pacs (BO 5 B-4-10 ; voir RF 1007, 1210). Situations dans lesquelles l imposition commune s impose 1-11 Partenaires qui se marient entre eux Lorsque les partenaires liés par un Pacs, conclu au titre d une année antérieure, se marient entre eux, ils ne peuvent pas opter pour une imposition séparée l année du mariage. Il est rappelé que selon les règles actuelles lorsque les personnes liées par un Pacs se marient entre elles, elles sont soumises aux règles d imposition commune et ne sont donc pas tenues de souscrire trois déclarations l année de leur mariage (voir RF 1007, 1273). E X E M P L E Pour un Pacs conclu en 2011, les partenaires seront soumis à une imposition commune pour les revenus de l année 2011, sauf option pour le dépôt de deux déclarations. Si ces mêmes partenaires se marient en 2012, ils seront soumis à une imposition commune sans option possible pour le dépôt de deux déclarations Imposition commune obligatoire des époux Il est rappelé que les époux font l objet d impositions distinctes (voir RF 1007, 2524) : - lorsqu ils sont séparés de biens et ne vivent pas sous le même toit ; - lorsque, étant en instance de séparation de corps ou de divorce, ils ont été autorisés à avoir des résidences séparées ; - lorsque, en cas d abandon du domicile conjugal par l un ou l autre des époux, chacun dispose de revenus distincts. Pour l année au titre de laquelle l une des conditions d une imposition distincte cesse d être remplie, les époux font l objet d une imposition commune sans option possible pour une imposition séparée des revenus (CGI art. 6-4). Décès du conjoint ou du partenaire : les règles sont inchangées 1-13 En cas de décès de l un des conjoints ou partenaires d un Pacs, l impôt afférent aux bénéfices et revenus non encore taxés est établi au nom des époux ou partenaires (voir RF 1007, 1272 et 1275). Le conjoint ou le partenaire survivant est personnellement imposable pour la période postérieure au décès. Si le Pacs a été conclu avant l année du décès, il y a imposition commune des partenaires pour la période allant du 1 er janvier de l année du décès au jour précédant le décès et imposition personnelle du partenaire survivant pour la période allant du jour du décès au 31 décembre de l année du décès (voir RF 1007, 1272 et 1275). En revanche, si le Pacs ou le mariage a été conclu l année du décès, il y a imposition séparée de chacun des époux ou partenaires pour la période allant du 1 er janvier au jour précédant la conclusion du Pacs ou le mariage, imposition commune du jour de la conclusion du Pacs ou du jour du mariage à la veille du décès et imposition personnelle du partenaire ou conjoint survivant pour la période allant du jour du décès au 31 décembre. 14 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
11 DOSSIER / CALCUL DE L IR FISCAL Séparation, divorce ou rupture du Pacs 1-14 À compter de l imposition des revenus de 2011, il est mis fin au partage des revenus entre plusieurs déclarations en cas de divorce ou de séparation en cours d année. Ainsi, chacun des époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires d un Pacs est imposé distinctement : - l année de la réalisation de l une des conditions pour lesquelles les époux font l objet d une imposition distincte (voir 1-12 ; CGI art. 6-4) ; - l année du divorce ou de la dissolution du Pacs. Il doit porter sur sa déclaration les revenus dont il a personnellement disposé au titre de l année et, le cas échéant, sa quote-part des revenus communs lui revenant (loi art. 95-I B ; CGI art. 6-6 modifié). À défaut de justification de cette quote-part, ces revenus communs sont partagés en deux parts égales entre les époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires liés par un Pacs. Il est rappelé que, selon les dispositions en vigueur jusqu à l imposition des revenus de l année 2010 comprise, l année du divorce, de la séparation ou de la rupture du Pacs (sauf cas particulier) trois déclarations doivent en principe être déposées (voir RF 1007, 1271 et 1274). Date d appréciation de la situation matrimoniale et des charges de famille 1-15 Situation matrimoniale En principe, la situation dont il doit être tenu compte est celle existant au 1 er janvier de l année de l imposition (CGI art. 196 bis). Toutefois, l année de réalisation ou de la cessation de l un ou de plusieurs des événements ou des conditions de l imposition distincte des époux, l année du mariage, de la séparation ou du divorce, de la conclusion ou de la dissolution du Pacs, il est tenu compte de la situation au 31 décembre (loi art. 95-III ; CGI art. 196 bis modifié). Ainsi, les contribuables qui se marient en cours d année et souscrivent une déclaration commune sont imposés avec 2 parts. En revanche, en cas d option pour l imposition séparée, ils sont placés dans la situation des couples faisant l objet d une imposition distincte (CGI art. 6-4 ; voir RF 1007, 2524 à 2526), sur la base d une part chacun Appréciation des charges de famille au 1 er janvier ou au 31 décembre La date d appréciation des charges de famille pour la détermination du quotient familial demeure inchangée (voir RF 1007, 1266). Les charges de famille prises en compte sont celles existant au 1 er janvier de l année de l imposition. Toutefois, en cas d augmentation des charges de famille en cours d année, il est fait état de ces charges au 31 décembre de l année d imposition ou à la date du décès (CGI art. 196 bis ; voir RF 1007, 1272). Exemple de calcul 1-17 Les conséquences fiscales du choix sont illustrées par l exemple ci-après. H Y P O T H È S E (À l aide du barème de l IR 2010) Mariage en juin 2011 Revenus perçus par Monsieur A en 2011 : Revenus perçus par Mlle A en 2011 : LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
12 FISCAL DOSSIER / CALCUL DE L IR/ REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS Imposition des revenus de 2011 Choix entre : Deux déclarations séparées a) Monsieur A (1 part) Salaire à déclarer : Salaire imposable (après déduction de 10 % pour frais professionnels) : Impôt : b) Mme A (1 part) Salaire à déclarer : Salaire imposable (après déduction de 10 % pour frais professionnels) : Impôt : Impôt total : = Une déclaration commune pour le couple sur toute l année (2 parts) Salaire à déclarer : ( ) Salaire imposable (après déduction de 10 % pour frais professionnels) : Impôt du couple : En l absence de réforme, la situation aurait été la suivante (3 déclarations) Monsieur A du 1 er janvier au 30 juin 2011 (1 part) Revenu à déclarer : /2 = Calcul de l impôt sur (après déduction de 10 % pour frais professionnels) Impôt : 387 Mlle A du 1 er janvier au 30 juin 2011 (1 part) Revenu à déclarer : /2 = Calcul de l impôt sur (après déduction de 10 % pour frais professionnels) Impôt : 0 Déclaration commune du 1 er juillet au 31 décembre (2 parts) Calcul de l impôt sur = Impôt : 647 Total de l impôt dû par le couple : = Conclusion Pour l imposition des revenus de 2011, il sera plus intéressant de faire une déclaration commune (4 126 au lieu de ). Mais la réforme est pénalisante par rapport à la situation antérieure (4 126 au lieu de ). Imposition des placements et du patrimoine Prélèvement libératoire de 19 % sur les produits des placements à revenu fixe 1-18 Pour les revenus perçus et les gains et profits réalisés à compter du 1 er janvier 2011, le taux du prélèvement libératoire sur les revenus des placements à revenu fixe est porté à 19 % au lieu de 18 % (loi art. 6-II et 6-VI-b ; CGI art. 125 A et 125 C modifiés). Sont ainsi concernés les intérêts et autres revenus mobiliers de même nature, tels que les intérêts des comptes courants d associés, par exemple (voir RF 1007, 782). Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
13 DOSSIER / CALCUL DE L IR/ REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS FISCAL Imposition des dividendes Fin du crédit d impôt dès l IR Dès l imposition des revenus de 2010, le crédit d impôt sur les dividendes, de source française ou de source étrangère, soumis au barème progressif de l impôt sur le revenu, plafonné annuellement à 230 pour les couples et à 115 pour les contribuables seuls (CGI art. 200 septies ; voir RF 1007, 631), est supprimé (loi art. 7 ; CGI art. 200 septies abrogé). Il cesse également de s appliquer aux revenus exonérés d impôt sur le revenu dans le plan d épargne en actions (voir RF 1007, 631). À compter de l imposition des revenus de 2010, les dividendes sont donc imposés : - soit au prélèvement libératoire (sans abattement) ; - soit au barème progressif après l abattement de 40 % et l abattement annuel de (contribuables seuls) ou (couples) (voir RF 1007, 621 à 625 et 630). Prélèvement libératoire de 19 % à compter de Le taux du prélèvement libératoire sur les revenus distribués encaissés à compter de 2011 est également porté à 19 % au lieu de 18 % (loi art. 6-II et VII b ; CGI art. 117 quater I-1 modifié ; voir RF 1007, 640). Quant à la retenue à la source opérée sur les dividendes versés à compter de 2011 par des sociétés françaises à des personnes physiques non résidentes (CGI art modifié), son taux passe de 18 à 19 %. Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe Plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux Suppression du seuil de cession en Taxation à l IR dès le premier euro de cession Les plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux réalisées jusqu en 2010 par les personnes physiques, dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé, ne sont soumises à l impôt sur le revenu que si le total des cessions et des opérations assimilées portant sur ces titres, au cours de l année d imposition, excède un certain seuil actualisé chaque année (voir «Plus-values des particuliers», RF 969, 50 à 64). Pour 2010, cette limite est fixée à par foyer fiscal (CGI art A I-1). À compter de l imposition des revenus de 2011, l exonération des plus-values mobilières applicable pour les cessions d un montant inférieur au seuil annuel est supprimée (loi art. 8 ; CGI art A I-1 modifié). Il en résulte que, à compter de 2011, les plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux sont taxées à l impôt sur le revenu dès le premier euro, quel que soit le montant des cessions réalisées à compter du 1 er janvier Corrélativement, le contribuable peut symétriquement constater les moins-values réalisées quel que soit le montant de ses cessions et les imputer sur les gains de même nature réalisés au cours des 10 années suivantes. À N O T E R Les ordres de Bourse au comptant exécutés entre le 29 et le 31 décembre sont comptabilisés sur 2011 selon la règle du «J + 3» (BO 5 C-4-06). LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
14 FISCAL DOSSIER / PLUS-VALUES DES PARTICULIERS Mesures associées. L ensemble des dispositions mentionnant ou renvoyant au seuil sont supprimées. Il s agit : - des modalités particulières d appréciation du seuil en cas d événements exceptionnels (CGI art A I-1 al 2 supprimé) ; - des précisions relatives à l appréciation du seuil (CGI art. 150 duodecies, al. 2 supprimé ; CGI art A II, al. 2, 2 bis, 6 et 7 modifiés ; CGI art. 151 sexies II, al. 3 supprimé ; CGI art. 200 A-6 modifié) ; - des dispositions prévoyant une année d imposition distincte de celle de la cession mais rattachée à cette dernière pour l appréciation du seuil (CGI art A I-4) ; - de la mention sur la déclaration de revenus des plus-values exonérées en application du seuil (CGI art. 170 I-1 modifié). Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe Harmonisation avec le régime des prélèvements sociaux Le régime des plus-values mobilières au regard de l impôt sur le revenu est ainsi harmonisé avec le régime des prélèvements sociaux applicable aux cessions réalisées depuis le 1 er janvier En effet, depuis cette date, les gains nets sont soumis aux prélèvements sociaux quel que soit le montant des cessions réalisées (loi du 24 décembre 2009, art. 17-I-1 ; c. séc. soc. art. L I-1 ; voir RF 1007, 947). La déconnexion des assiettes fiscales et des prélèvements sociaux demeure cantonnée aux seules cessions de l année Pour en limiter les effets, un dispositif transitoire a été institué (loi art. 8-VIII ; voir 1-23) Imputation des pertes : régime transitoire On rappelle que, si le seuil de cession n a pas été franchi en 2010 : - pour l IR, la plus-value n est pas imposable, mais la moins-value subie est définitivement perdue ; - en revanche, pour le calcul des prélèvements sociaux, la moins-value s impute sur la plus-value exonérée d IR. La mesure transitoire permet de prendre en compte les moins-values constatées sous le seuil en 2010 (loi art. 8-VIII-B). Ainsi, lorsque, au cours de l année 2010, le seuil de cession n a pas été franchi, la moins-value en report au 1 er janvier 2010 qui a été imputée sur la plus-value pour le calcul des prélèvements sociaux ouvre droit à un crédit d impôt sur le revenu. Ce crédit d impôt est égal à 19 % des moinsvalues en report au 1 er janvier 2010 et imputées sur la plus-value de 2010 pour l imposition des seuls prélèvements sociaux (loi art. 8 VIII B-2 ). Le crédit d impôt est imputé sur l impôt sur le revenu dû au titre de 2010 après imputation des réductions d impôt, des crédits d impôt et prélèvements ou retenues non libératoires. S il excède l impôt dû, il sera restitué. Corrélativement à l octroi de ce crédit d impôt, le montant du «stock» de moins-values en report au 1 er janvier 2011 pris en compte pour le calcul de l impôt sur le revenu est égal à celui constaté à la même date pour l assiette des prélèvements sociaux. Ces moins-values en report sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées au cours des 10 années suivantes (loi art. 8 VIII B-1 ). En pratique, pour le calcul de l impôt sur le revenu, le montant des moins-values en report au 1 er janvier 2011 est : - diminué des moins-values (constatées avant le 1 er janvier 2010) imputées en 2010 sous le seuil de cession pour déterminer l assiette des prélèvements sociaux ; - et augmenté des moins-values constatées sous le même seuil en LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
15 DOSSIER / PLUS-VALUES DES PARTICULIERS/ SALAIRES, PENSIONS ET RENTES FISCAL E X E M P L E S Au 1 er janvier 2010, un contribuable disposait d une moins-value reportable de au titre de pertes sur cessions de valeurs mobilières. Il a réalisé en 2010 une cession de (sous le seuil) qui a généré un gain de : - pour les prélèvements sociaux dus sur les revenus du patrimoine de 2010, la moinsvalue en report est imputable sur la plus-value de Ces prélèvements seront calculés sur = 0 et la moins-value restant à reporter est de ; - pour l impôt sur le revenu, il reste, en principe, une moins-value reportable de Selon la loi de finances pour 2011, le montant de la moins-value imputée pour le calcul des prélèvements sociaux ouvre droit à un crédit d impôt de % = 950. Corrélativement, le montant des plus-values à reporter pour l impôt sur le revenu est égal à 3 000, comme pour les prélèvements sociaux. Il a réalisé en 2010 une cession de (sous le seuil) qui a généré une perte de Aucun prélèvement social n a été dû en La perte reportable au 1 er janvier 2011 est de = Pour l impôt sur le revenu, la perte subie en 2010 (sous le seuil) était en principe définitivement perdue. Mais, en application des mesures transitoires, le stock de moins-values en report au 1 er janvier 2011 pris en compte pour le calcul de l impôt sur le revenu est égal à celui constaté à la même date pour l assiette des prélèvements sociaux. Il sera donc de Hausse du taux d imposition à partir de Pour les cessions et opérations assimilées réalisées par les particuliers à compter du 1 er janvier 2011, le taux d imposition de l ensemble des plus-values de cession de valeurs mobilières, droits sociaux et titres assimilés est porté à 19 % au lieu de 18 % (loi art. 6-II ; CGI art. 200 A-2 modifié). En outre, lorsque le cédant est domicilié dans les DOM et que la cession porte sur des titres de sociétés soumises à l IS ayant leur siège en France, le taux d imposition est (CGI art. 200 A-7) : - réduit de 30 % et donc porté à 13 % (au lieu de 12 % en 2010) dans les départements de la Guadeloupe, Martinique et La Réunion ; - réduit de 40 % et donc porté à 11 % (au lieu de 9 % en 2010) dans le département de la Guyane. Ces nouveaux taux d imposition s appliquent : - aux gains nets d opérations relevant du régime d imposition des plus-values sur valeurs mobilières, droits sociaux et titres ou droits assimilés (CGI art A) ; - aux gains de cession ou de rachat de droits sociaux réalisés par des personnes physiques qui ne sont pas domiciliées en France ou par des personnes morales ou organismes quelle qu en soit la forme, ayant leur siège social hors de France lorsque les droits dans les bénéfices de la société détenus par le cédant ou l actionnaire ou l associé avec son conjoint, leurs ascendants et leurs descendants ont dépassé ensemble 25 % de ces bénéfices à un moment quelconque au cours des 5 dernières années (CGI art. 244 bis B) ; - aux gains de cession de titres acquis en exercice de bons de souscription de parts de créateurs d entreprise (BCE) lorsque le bénéficiaire exerce son activité dans la société depuis au moins 3 ans à la date de la cession (CGI art. 163 bis G) ; - aux plus-values de cession de titres issus d options (CGI art. 163 bis C ; voir 1-25) ; LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
16 FISCAL DOSSIER / PLUS-VALUES DES PARTICULIERS/ SALAIRES, PENSIONS ET RENTES - aux plus-values de cession des actions attribuées gratuitement aux salariés et mandataires sociaux (CGI art. 80 quaterdecies I). Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe Stock options : taux de 41 % applicable aux gains de levée d options 1-25 La plus-value d acquisition des stock options correspond à la différence entre le prix de l action le jour de la levée de l option et son prix de souscription ou d achat (voir «Actions gratuites, stockoptions, BCE», RF , 1401). En cas de cession d actions acquises dans le cadre d options attribuées depuis le 27 avril 2000, dans les 2 ans qui suivent l expiration du délai d indisponibilité, le gain de levée d option est imposé au taux de 40 % (hors prélèvements sociaux) pour sa fraction annuelle excédant (voir RF 1007, 910). Ce taux est porté à 41 % à compter du 1 er janvier 2011 au lieu de 40 % en 2010 (loi art. 6 II ; CGI art. 200 A 6 modifié). Pour la fraction annuelle inférieure à , le taux de 30 % est inchangé. Le taux de 41 % est ainsi aligné sur le taux de la dernière tranche du barème de l impôt (voir 1-1). Ce nouveau taux de 41 % est applicable aux cessions réalisées à compter du 1 er janvier Par ailleurs, si le détenteur des options les conserve encore deux années supplémentaires, le taux d imposition est maintenu à 18 % pour la fraction annuelle n excédant pas et à 30 % au-delà de ce seuil. En effet, à s en tenir au texte de la loi, le taux de 18 % figurant à l article 200 A-6 du CGI n a pas été modifié pour les cessions réalisées à compter du 1 er janvier Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe Plus-values immobilières et sur biens meubles des particuliers Taux d imposition porté à 19 % à partir de Le taux d imposition des plus-values immobilières réalisées au titre des cessions intervenues à compter du 1 er janvier 2011 est porté à 19 % (au lieu de 16 % en 2010) (loi art. 6-II ; CGI art. 200 B modifié). Le taux d imposition des plus-values immobilières des particuliers est ainsi aligné sur celui des plusvalues sur valeurs mobilières et droits sociaux (voir 1-24). À l impôt de 19 % s ajoutent les prélèvements sociaux additionnels (voir 1-29) dus par les personnes physiques et associés de sociétés de personnes dont le domicile fiscal est situé en France. Ce taux de 19 % s applique également aux plus-values sur biens meubles réalisées à compter du 1 er janvier 2011 (CGI art. 150 UA). En revanche, la taxe forfaitaire sur les plus-values de cession de métaux précieux et d objets précieux (CGI art. 150 VI à 150 VM) n a pas été augmentée. Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe Abattement pour durée de détention : exonération des prélèvements sociaux maintenue 1-27 Lorsqu il est fait application de l abattement de 10 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième (CGI art. 150 VC ; voir «Plus-values immobilières», RF 969, 1141), seule la fraction des plus-values imposables est soumise aux prélèvements sociaux. L alignement des plus-values immobilières sur le traitement applicable aux plus-values mobilières, qui, depuis le 1 er janvier 2010 sont soumises aux prélèvements sociaux alors qu elles sont exonérées d impôt sur le revenu, n a pas été retenu (voir FH 3371, 1-12). 20 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
17 DOSSIER / PLUS-VALUES DES PARTICULIERS/ CALCUL DE L IR FISCAL Plus-values des non-résidents 1-28 Les plus-values de cession des immeubles qui constituent l habitation en France des nonrésidents, ressortissants européens, sont exonérées d impôt sur le revenu dans la limite des deux premières cessions (CGI art. 150 U-II 2 ; voir RF 969, 1241 à 1248). Pour les cessions intervenant à compter de 2011, l exonération applicable à la deuxième cession de l habitation en France des non-résidents est supprimée (loi art. 91 ; CGI art. 150 U-II 2 modifié). En revanche, l exonération de la première cession est maintenue en 2011, à la double condition que le cédant : - ait été fiscalement domicilié en France de manière continue pendant au moins 2 ans à un moment quelconque antérieurement à la cession ; - et qu il ait eu la libre disposition du bien au moins depuis le 1 er janvier de l année précédant celle de la cession (CGI art. 150 U-II 2 ). Hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et des placements Prélèvement social porté à 2,2 % 1-29 Le taux du prélèvement social sur les revenus du patrimoine et les produits des placements est porté à 2,2 % au lieu de 2 % (loi art. 6-VI ; c. séc. soc. art. L I modifié). Le taux global des prélèvements sociaux est donc fixé à 12,3 % au lieu de 12,1 %. DÉTAIL DES PRÉLÈVEMENTS SOCIAUX SUR LES REVENUS DU PATRIMOINE ET DES PLACEMENTS (*) CSG 8,2 % CRDS 0,5 % Prélèvement social 2,2 % Contributions additionnelles au prélèvement social 1,4 % Total 12,3 % (*) Rappelons que le prélèvement social n est jamais déductible du revenu. Impact bouclier fiscal. On se reportera au paragraphe Entrée en vigueur 1-30 Le nouveau taux de 2,2 % (et donc le taux global de 12,3 %) s applique : - rétroactivement, aux revenus du patrimoine (revenus fonciers, rentes viagères à titre onéreux, revenus de capitaux mobiliers sauf produits de placement à revenu fixe, plus-values de cession de valeurs mobilières, plus-values professionnelles ; voir RF 1007, 2950) perçus à compter du 1 er janvier 2010 (loi art. 6-VII e) ; - aux revenus des placements et de l épargne sur lesquels est opéré le prélèvement libératoire (dividendes, produits de placement à revenu fixe) ou donnant lieu au versement anticipé des prélèvements sociaux ou exonérés d impôt sur le revenu, sur la part acquise ou constatée à compter du 1 er janvier 2011 (loi art. 6-VII f) ; - aux plus-values immobilières ou sur biens meubles des particuliers pour les cessions réalisées à compter du 1 er janvier LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
18 FISCAL DOSSIER / REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS Prélèvements sociaux sur les contrats d assurance-vie multisupports Les produits des fonds en euros sont imposés dès leur inscription en compte 1-31 Les produits du compartiment en euros des contrats multisupports sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 12,3 % (voir 1-29) dès leur inscription en compte annuelle (loi art. 22-I ; c. séc. soc. art. L II modifié). L imposition des produits du compartiment euro des contrats d assurance-vie multisupports est ainsi alignée sur celle des contrats monosupports exprimés en euros. Il est rappelé que, pour les contrats monosupports en euros, les prélèvements sociaux sont appliqués chaque 31 décembre sur le montant des intérêts crédités en compte. Actuellement, les prélèvements sociaux ne sont dus que lors du dénouement (rachat du contrat ou décès de l assuré) du contrat multisupport. L administration fiscale ne distinguant pas les différents types de fonds (euros ou unités de compte) mais seulement le type de contrat (monosupport et multisupport), et les prélèvements sociaux étant appliqués seulement à la sortie sur les contrats multisupports en unités de compte, le fonds en euros inclus dans un tel contrat bénéficie d un prélèvement effectué seulement à la sortie. Entrée en vigueur de la mesure 1-32 Les prélèvements sociaux s appliquent aux intérêts inscrits en compte sur le compartiment euro des contrats multisupports à compter du 1 er juillet 2011 (y compris ceux produits par des versements antérieurs) à l exception de ceux inscrits en compte au titre des intérêts techniques et des participations aux bénéfices de l exercice 2010 (loi art. 22-V). Il serait en effet matériellement impossible de mettre en œuvre les nouvelles règles au premier semestre de 2011, pour les inscriptions de produits afférents à 2011 effectuées durant cette période. Impact de cette mesure lors du dénouement du contrat 1-33 Rachat total du contrat ou décès de l assuré Lors du dénouement du contrat à la suite de son rachat total ou du décès de l assuré (voir FH 3330, 2-12), pour déterminer l assiette des prélèvements sociaux dus à raison de ce dénouement, il convient de tenir compte des prélèvements sociaux déjà opérés chaque année sur les produits des fonds en euros. L assiette des prélèvements sociaux est calculée déduction faite des produits ayant déjà supporté ces prélèvements, nets de ces prélèvements (loi art. 22-I ; c. séc. soc. art. L II modifié) Rachat partiel En cas de rachat partiel d un bon ou contrat en unités de compte soumis aux prélèvements sociaux, l assiette de la contribution due au titre du rachat est égale au produit de l assiette définie comme indiquée au paragraphe 1-34 par le rapport existant entre les primes comprises dans ce rachat partiel et le montant total des primes versées net des primes comprises, le cas échéant, dans un rachat partiel antérieur (loi art. 22-I ; c. séc. soc. art. L II modifié). Excédent de versement : procédure de régularisation 1-35 Lorsque la somme des prélèvements sociaux acquittés annuellement sur la partie en euros du contrat est supérieure au montant de ceux calculés sur la totalité des produits du contrat à la date du dénouement ou du décès, l excédent de versement est restitué au contrat (loi art. 22-I ; c. séc. soc. art. L III bis nouveau). 22 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011
19 DOSSIER / REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS FISCAL En cas de rachat partiel, cet excédent n est reversé qu à proportion du rapport existant entre les primes comprises dans ce rachat et le montant total des primes versées net des primes comprises, le cas échéant, dans un rachat partiel antérieur. Cette procédure de régularisation au dénouement du contrat (rachat, partiel ou total, et décès de l assuré) s effectue par l intermédiaire de l entreprise d assurance qui restitue au contrat l excédent de prélèvements sociaux déjà acquittés, à charge pour cet établissement d en demander la restitution. Celle-ci s opère par voie d imputation sur la contribution due par l établissement payeur à raison des autres produits de placements à l instar de la procédure déjà existante (BO 5 I-3-07, n 18). À défaut d une base d imputation suffisante, l excédent de contribution non imputé est reporté ou remboursé. Impact sur le bouclier fiscal 1-36 On se reportera au paragraphe Paiement des prélèvements : obligations déclaratives de l assureur 1-37 L assureur est l unique collecteur des prélèvements sociaux dus sur les produits d assurance-vie et ce, quel que soit le mode d imposition. Il lui appartient, en tant qu établissement payeur, de porter sur les déclarations 2777 déposées en décembre (année N 1) et janvier (année N), la base imposable aux prélèvements sociaux. Cette assiette de référence (hors contribution pour le remboursement de la dette sociale) est retenue pour le calcul de l acompte dû en septembre et en novembre de l année N (c. séc. soc. art. L ). Le versement de l acompte est égal au produit de l assiette de référence ainsi déterminée par le taux de la contribution (c. séc. soc. art. L ). Son paiement doit intervenir le 25 septembre pour 80 % de son montant et le 25 novembre au plus tard pour les 20 % restants. Pour le paiement de l acompte dû en septembre et en novembre 2011, l assiette de référence retenue correspond au montant porté sur les déclarations établies par l établissement payeur en décembre 2009 et janvier Afin de tenir compte des nouvelles dispositions, cette assiette est majorée du montant des produits attachés aux droits exprimés en euros ou en devises et inscrits en décembre 2010 ou janvier 2011 aux bons ou contrats en unités de compte ou multisupports (c. assur. art. L ). En pratique, cette majoration s effectue lors de l établissement des déclarations 2777 en décembre 2010 et en janvier 2011 (déclarations déposées en janvier et février 2011). Régime des titres de carried interest Exclusion du PEA de l ensemble des titres de carried interest 1-38 Les produits et les plus-values attachés aux parts, actions et titres de carried interest ou «à rendement subordonné» attribués aux gestionnaires des structures de capital-investissement (FCPR et SCR) ne bénéficient pas des avantages en impôt sur le revenu inhérents au fonctionnement du PEA (loi du 28 décembre 2001, art. 78-IV ; BO 5 I-2-02, n 4 ; voir RF 969, 623). Pour les parts, actions et titres émis ou acquis à compter du 1 er janvier 2011 (loi art. 39-II et 39-IV ; c. mon. et fin. art. L II, 2 modifié) : - les parts, actions et titres de carried interest sont expressément exclus du PEA ; - cette exclusion est étendue aux titres attribués aux gestionnaires des entités de capital-risque assimilées à ces structures (voir RF 1007, 941) lorsque ces titres donnent lieu à des droits différents sur l actif net ou sur les produits du fonds, de la société ou de l entité. LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER
20 FISCAL DOSSIER / REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS/ SALAIRES, PENSIONS ET RENTES Sont ainsi visés les titres attribués aux salariés : - des entités d investissement de capital-risque européennes, autres qu une SCR (SA française, Limited Partnership anglais, par exemple), constituées dans un État de l UE ou de l Espace économique européen, hors Liechtenstein ; - des sociétés de gestion de portefeuille d un FCPR ; - des sociétés qui réalisent des prestations de services liées à la gestion d une SCR, d une autre entité d investissement de capital-risque européenne ou d un FCPR. Codification de l exclusion des régimes fiscaux de faveur 1-39 L ensemble des dispositions de la loi de finances pour 2002 relatives aux titres de carried interest (loi du 28 décembre 2001, art. 78-IV) est codifié dans le code général des impôts (loi art. 39 ; loi du 28 décembre 2001, art. 78-IV abrogé). Ainsi, pour les parts, actions et titres de carried interest (loi art. 39-I) : - l exonération d IR des gains de cession ou de rachat de parts de FCPR et d actions de SCR ne s applique pas (CGI art A-III-1, 2 e al. nouveau et A-III-1 bis, 2 e al. nouveau) ; - les porteurs de parts de FCPR ne peuvent pas bénéficier de l exonération d impôt sur le revenu en faveur des sommes ou valeurs réparties par le fonds (CGI art. 163 quinquies B-I, dernier al. nouveau) ; - l exonération des sommes ou valeurs distribuées par les SCR ne s applique pas (CGI art. 163 quinquies C-II-2, dernier al. nouveau). Exclusion de la réduction d IR pour souscription de parts de FCPI 1-40 On se reportera au paragraphe Salaires, pensions et rentes Indemnités de rupture versées dans le cadre d un accord de GPEC 1-41 L indemnité de départ volontaire versée aux salariés dans le cadre d un accord collectif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) portant sur la qualification des catégories d emplois menacés par les évolutions économiques ou technologiques est exonérée d impôt sur le revenu pour la fraction n excédant pas 4 fois le plafond annuel de la sécurité sociale en vigueur à la date de leur versement (soit pour 2010) (CGI art. 80 duodecies-1-5 ; voir RF 1007, 318). Ce régime spécial étant abrogé dans le code du travail (voir 5-2), la loi de finances met fin, corrélativement, à cette exonération spécifique (loi art. 199-II ; CGI art. 80 duodecies-1-5 abrogé). Les indemnités perçues à compter de 2011 suivent donc le régime des autres indemnités de départ volontaire, à savoir : - exonération totale si elles sont versées dans le cadre d un plan de sauvegarde de l emploi (voir RF 1007, 323) ; - exonération plafonnée dans le cas contraire (voir RF 1007, 313 à 317). Taxation des indemnités pour préjudice moral 1-42 À compter de l imposition des revenus de 2011, les indemnités perçues sur décision de justice, au titre du préjudice moral, sont imposées comme des traitements et salaires si leur montant excède 1 M (loi art. 96 ; CGI art. 80 modifié). Ces indemnités sont soumises aux règles d imposition de droit commun. Notons que cette mesure a été rétablie par la Commission mixte paritaire, le Sénat l ayant supprimée au motif qu elle entre en contradiction avec la jurisprudence constante du Conseil d État en matière fiscale (CE 18 juin 1990, n 74742) et la doctrine du droit de la responsabilité civile qui mettent en exergue le principe de non-imposition du préjudice moral. 24 LA REVUE FIDUCIAIRE - FH er JANVIER 2011