Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20010214-223647
Timestamp: 2017-07-21 17:21:31+00:00
Document Index: 266025238

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 22", "l'article 3", "l'article 8", "l'article 6", 'art. 3', 'art. 8', 'art. 6', 'art. 22']

France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 14 février 2001, 223647
Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 14 février 2001, 223647
Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 223647Numéro NOR : CETATEXT000008034397 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2001-02-14;223647 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 28 juillet 2000, présentée par Mme Ranima X..., demeurant ... ; Mme X... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 3 juillet 2000 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 27 juin 2000 du préfet du Val-d'Oise ordonnant sa reconduite à la frontière ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X..., de nationalité algérienne, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification le 17 mai 2000 de la décision du même jour du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire, après le rejet le 19 avril 1999 par le ministre de l'intérieur de la demande de l'intéressée d'admission au séjour au titre de l'asile territorial ; qu'elle était ainsi dans le cas prévu par les dispositions précitées du 3° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;
Considérant qu' à l'appui de sa demande d'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, Mme X... invoque l'illégalité de la décision du 19 avril 2000 du ministre de l'intérieur lui refusant le bénéfice de l'asile territorial et de la décision du 17 mai 2000 du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour fondée notamment sur le refus d'asile territorial, qui n'étaient pas devenue définitive à la date à laquelle la requérante a saisi le tribunal administratif ;
Considérant que, si Mme X... soutient qu'elle encourt des risques pour sa vie en Algérie où plusieurs de ses voisines ont été assassinées par des terroristes, elle n'établit pas le caractère personnel des risques qu'elle invoque ; qu'ainsi, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le refus de titre de séjour qui lui a été opposé serait illégal ; que ladite décision n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Considérant que si Mme X... fait valoir qu'elle a épousé en 1999 M. Mohamed X... qui réside régulièrement sur le territoire français depuis 1951, il ne résulte pas des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment de la faible durée de son séjour en France au moment où a été pris l'arrêté attaqué, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière et notamment à la circonstance que son époux, s'il est titulaire d'un titre de séjour, pourra demander à son sujet le bénéfice de la législation sur le regroupement familial, l'arrêté discuté porte à son droit au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, ni que le préfet du Val-d'Oise aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences que cette mesure comporte pour la situation personnelle de l'intéressée ; que ledit arrêté n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 27 juin 2000 par lequel le préfet du Val-d'Oise a ordonné sa reconduite à la frontière ;
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article 6-1 de la loi du 16 juillet1980 repris par l'article L.911-1 du code de justice administrative ;
Considérant que la présente décision qui rejette la requête de Mme X... n'appelle aucune mesure d'exécution ; que les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour, ne sont, dès lors, pas recevables ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Ranima X..., au préfet du Val-d'Oise et au ministre de l'intérieur.Références : Arrêté 2000-04-19Arrêté 2000-06-27Code de justice administrative L911-1Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 3, art. 8Loi 80-539 1980-07-16 art. 6-1Loi 95-125 1995-02-08Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22Publications :Proposition de citation: CE, 14 février 2001, n° 223647Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. Challan-BelvalRapporteur public : Mme BoissardOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : President de la section du contentieuxDate de la décision : 14/02/2001Fonds documentaire : Legifrance Haut de page