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Timestamp: 2016-10-25 21:35:26+00:00
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⭐SOINS DE PREMIÈRE LIGNE
1 LIGNES DIRECTRICES PRATIQUE CLINIQUE DE L INFIRMIÈRE PRATICIENNE SPÉCIALISÉE EN SOINS DE PREMIÈRE LIGNE 2 e ÉDITION Mise à jour : Juillet 20142 PRODUCTION Service des publications Sylvie Couture Chef de service Claire Demers Adjointe à l édition Direction des services aux clientèles et promotion, OIIQ CONCEPTION GRAPHIQUE Le Groupe Flexidée RÉALISATION GRAPHIQUE Marc Senécal / inoxidée RÉVISION LINGUISTIQUE ET CORRECTION D ÉPREUVES Odette Lord DISTRIBUTION Ordre des infirmières et infirmiers du Québec 4200, boulevard Dorchester Ouest Westmount (Québec) H3Z 1V4 Téléphone : ou Télécopieur : Collège des médecins du Québec 2170, boulevard René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) H3H 2T8 Téléphone : ou MÉDECIN Télécopieur : DÉPÔT LÉGAL Bibliothèque et Archives Canada, 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2014 OIIQ : ISBN , 1 re édition, 2008 (PDF) ISBN , 2 e édition, 2013 (PDF) ISBN , 2 e édition, mise à jour juillet 2014 (PDF) CMQ : ISBN , 1 re édition, 2008 (PDF) ISBN , 2 e édition, 2013 (PDF) ISBN , 2 e édition, mise à jour juillet 2014 (PDF) Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, 2014 Collège des médecins du Québec, 2014 Tous droits réservés Note Conformément aux politiques rédactionnelles respectives de l OIIQ et du CMQ, le féminin inclut le masculin lorsqu il est question des infirmières, et le masculin inclut le féminin lorsqu il est question des médecins, cela en vue d alléger le présent document.3 COORDINATION Suzanne Durand Directrice, Direction, Développement et soutien professionnel Ordre des infirmières et infirmiers du Québec RECHERCHE ET RÉDACTION Suzanne Durand Directrice, Direction, Développement et soutien professionnel Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Martine Maillé Infirmière-conseil, Direction, Développement et soutien professionnel Ordre des infirmières et infirmiers du Québec SOUTIEN À LA RÉDACTION M e Hélène d Anjou Avocate, Direction des services juridiques Ordre des infirmières et infirmiers du Québec D r Jean-Bernard Trudeau Secrétaire adjoint Collège des médecins du Québec M e Linda Bélanger Directrice adjointe, Direction des services juridiques Collège des médecins du Québec CONSULTATION Josée Couture Infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne CSSS de Portneuf Gilles Cossette Infirmier praticien spécialisé en soins de première ligne CLSC Saint-Gabriel-de-Brandon4 Table des matières INTRODUCTION... 6 CHAPITRE 1 : LE CONTEXTE DE PRATIQUE ET L OFFRE DE SERVICE... 7 LIEUX DE PRATIQUE... 7 CLIENTÈLE VISÉE... 8 ACTIVITÉS DE L IPSPL... 8 Activités relatives aux problèmes de santé courants... 8 Activités relatives aux problèmes de santé chroniques stables Activités relatives à la promotion de la santé et à la prévention de la maladie Activités relatives au suivi de grossesse Activités relatives à la prestation des soins à la famille et à la communauté Responsabilités de l IPSPL DEMANDE D INTERVENTIONS MÉDICALES OBLIGATOIRES Situations qui nécessitent obligatoirement une demande d intervention médicale Modalités de la demande d intervention faite au médecin partenaire DEMANDE DE CONSULTATIONS MÉDICALES ET DE SERVICES PROFESSIONNELS CHAPITRE 2 : LA PRATIQUE DE COLLABORATION CONDITIONS ESSENTIELLES AU DÉVELOPPEMENT DE LA PRATIQUE DE COLLABORATION BÉNÉFICES DE LA COLLABORATION CHAPITRE 3 : LES ACTIVITÉS MÉDICALES DE L IPSPL ORDONNANCES COLLECTIVES PRESCRIPTION D EXAMENS DIAGNOSTIQUES UTILISATION DE TECHNIQUES DIAGNOSTIQUES EFFRACTIVES OU PRÉSENTANT DES RISQUES DE PRÉJUDICE PRESCRIPTION DE MÉDICAMENTS OU D AUTRES SUBSTANCES Administration de la médication et surveillance clinique Liste des classes de médicaments réglementés Prescription des médicaments contrôlés PRESCRIPTION DES TRAITEMENTS MÉDICAUX UTILISATION DES TECHNIQUES OU APPLICATION DE TRAITEMENTS MÉDICAUX EFFRACTIFS OU PRÉSENTANT DES RISQUES DE PRÉJUDICE Soigner et suturer une plaie Inciser et drainer un abcès Installer une canule œsophago-trachéale à double voie Installation et retrait d un stérilet Onycectomie partielle Exérèse de lésions cutanées superficielles... 475 CHAPITRE 4 : ASPECTS LÉGAUX ET ENCADREMENT DE LA PRATIQUE DE L IPSPL LA PRATIQUE EN ÉTABLISSEMENT La directrice des soins infirmiers Le chef de département clinique LA PRATIQUE HORS DES ÉTABLISSEMENTS Surveillance de la façon dont s exerce une activité médicale que l IPSPL est habilitée à exercer SURVEILLANCE DE L EXERCICE DE L IPSPL PAR LES ORDRES PROFESSIONNELS RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE DE L IPSPL Assurance responsabilité professionnelle COLLABORATION ENTRE LE RÉSIDENT EN MÉDECINE ET L IPSPL MODALITÉ DE PRATIQUE POUR LA CANDIDATE INFIRMIÈRE PRATICIENNE SPÉCIALISÉE EN SOINS DE PREMIÈRE LIGNE ADMISSIBLE À L EXAMEN DE CERTIFICATION Conditions supplémentaires et surveillance médicale CHAPITRE 5 : LES MODALITÉS DE PRATIQUE DE L IPSPL EN RÉGIONS ISOLÉES DESCRIPTION ET SITUATION DES RÉGIONS ISOLÉES Centre de santé de la Basse-Côte-Nord Nunavik Territoire de la Baie-James Premières Nations Communautés des Premières Nations de Lac-Rapide et Winneway SITUATIONS D URGENCE EN RÉGIONS ISOLÉES ACTIVITÉS MÉDICALES Faire un accouchement d urgence et traiter les hémorragies du post-partum Appliquer certains traitements médicaux Immobilisation en cas de fracture Réduction d une dislocation ou d une subluxation d une fracture fermée et d une fracture ouverte seulement s il y a atteinte neurovasculaire Prescrire des médicaments ou d autres substances Exercer les activités médicales de soins avancés en réanimation cardiorespiratoire Soins avancés en réanimation cardiovasculaire Soins avancés en réanimation pédiatrique Soins avancés en réanimation néonatale Soins avancés de traumatologie Médicaments et autres substances administrés en situation de réanimation et de stabilisation FORMATION REQUISE CONCLUSION RÉFÉRENCES... 636 INTRODUCTION L Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et le Collège des médecins du Québec (CMQ) ont élaboré les présentes lignes directrices afin de soutenir les médecins de famille et les infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne (IPSPL) dans leur travail. Ces lignes directrices se veulent également un guide pour les établissements de santé, les groupes de médecine de famille, les cliniques médicales privées, les dispensaires en régions isolées ou tout autre milieu qui aura à définir la pratique de collaboration entre ces deux catégories de professionnels de la santé. Depuis janvier 2003, un nouveau cadre législatif, la Loi modifiant le Code des professions et d autres dispositions législatives dans le domaine de la santé favorise la création du rôle de l infirmière praticienne spécialisée (IPS) au Québec. En plus des activités propres à sa profession, l IPS pourra exercer cinq activités médicales en vertu de l article 36.1 de la Loi sur les infirmières et les infirmiers (LII) à condition de posséder un certificat de spécialiste délivré par l OIIQ et d y être habilitée par le CMQ, en vertu du Règlement sur les activités visées à l article 31 de la Loi médicale qui peuvent être exercées par des classes de personnes autres que des médecins. Ainsi, depuis la création du rôle d IPSPL en 2007 et compte tenu de l évolution des pratiques cliniques et de l application des règlements liés à la pratique des IPSPL, une révision des activités médicales en collaboration avec le CMQ s avérait nécessaire. En raison de l entrée en vigueur, en janvier 2012, du Règlement modifiant le Règlement sur les activités visées à l article 31 de la Loi médicale qui peuvent être exercées par des classes de personnes autres que des médecins, il a été jugé opportun de faire cette mise à jour visant à actualiser l information contenue dans le document publié en 2008 et intitulé Étendue des activités médicales exercées par l infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne. Les nouvelles lignes directrices traitent, au chapitre un, du contexte de pratique de cette IPSPL ainsi que de ses différents rôles et responsabilités. Au deuxième chapitre, on y aborde la question de la pratique de collaboration, élément d une importance primordiale dans la réussite du partenariat entre le médecin de famille et l IPSPL. Dans le troisième chapitre, on y décrit en détail les activités médicales exercées par l IPSPL. Le quatrième chapitre aborde les aspects légaux et l encadrement de la pratique de l IPSPL. Dans le dernier chapitre, vous trouverez les modalités de la pratique de l IPSPL, lorsqu elle travaille en régions isolées et qu elle a suivi une formation supplémentaire. Finalement, les annexes du document de 2008 ont été retirées. Celles-ci sont présentées dans des documents distincts : Guide pratique d élaboration d une entente de partenariat entre une IPSPL ou une CIPSPL et un ou plusieurs médecins partenaires. Modèle n 1 d entente de partenariat entre l infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne (IPSPL) et le ou les médecins partenaires. Modèle n 2 d entente de partenariat entre la candidate infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne (CIPSPL) et le ou les médecins partenaires. Les présentes lignes directrices, Pratique clinique de l infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne, sont un complément aux Lignes directrices sur les modalités de la pratique de l infirmière praticienne spécialisée publiées en7 1 LE CONTEXTE DE PRATIQUE ET L OFFRE DE SERVICE L IPSPL exerce en partenariat avec un ou plusieurs médecins de famille accessibles dans son milieu de pratique ou à distance. C est pourquoi les autres médecins spécialistes ne peuvent être partenaires de l IPSPL, même si, par exemple, ils exercent en première ligne. Lieux de pratique Ensemble, ils offrent des soins de première ligne à une population donnée dans différents milieux cliniques, tels : les établissements au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux ou de la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les autochtones cris, y compris les centres locaux de services communautaires (CLSC), les groupes de médecine de famille (GMF), les unités de médecine familiale (UMF) et les dispensaires en régions isolées ; les organisations privées, y compris les cliniques médicales, les GMF, les cliniques-réseau et les cabinets de médecins ; les dispensaires en régions isolées gérés par les conseils de bande ou par Santé Canada. Toutefois, dans ces milieux cliniques, certaines modalités doivent être respectées. La pratique hors des établissements (ex. : en clinique médicale privée) nécessitera un encadrement des activités médicales exercées par l infirmière praticienne conformément à l article 42.1 de la Loi médicale (LM), tel que le décrit le chapitre 4 du présent document. À cet effet, le partenariat entre le médecin de famille et l IPSPL devra faire l objet d une entente écrite. Même si l entente écrite n est pas obligatoire dans un centre exploité par un établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS), elle est toutefois recommandée, puisqu elle précise les modalités de leur collaboration. De plus, le soutien financier nécessaire à l intégration des IPSPL et des CIPSPL, que ce soit dans un cabinet privé, dans un CLSC ou dans une UMF, exige aussi cette entente de partenariat 1. L IPSPL peut exercer à domicile ou dans une résidence privée de personnes âgées, si ces endroits font partie des lieux d exercice du médecin partenaire. À l urgence, elle exerce auprès de la clientèle ambulatoire ayant reçu la priorité 4 ou 5 à l échelle de triage et de gravité (ETG) pédiatrique ou adulte et uniquement s il y a présence d un médecin sur place. La formation qu elle reçoit ne couvre pas les soins critiques et la traumatologie majeure. Par ailleurs, le service des urgences d un centre hospitalier (CH) ne peut être le seul milieu d exercice de cette professionnelle, car son activité principale doit demeurer le suivi et la prise en charge de la clientèle. Dans les dispensaires en régions isolées, les IPSPL pourront poser certains autres actes médicaux à condition de détenir une attestation de formation supplémentaire délivrée par l OIIQ. Nous traiterons de ces particularités au chapitre Voir à ce sujet la Lettre d entente n 229 convenue par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux (Régie de l assurance maladie du Québec, 2011). 78 Clientèle visée L IPSPL donne des soins de santé à une clientèle ambulatoire tout au long du continuum de vie : nouveau-nés, enfants, adolescents, adultes, femmes enceintes et personnes âgées. Que ce soit auprès du patient, de la famille ou de la communauté, elle exerce des activités liées à la promotion de la santé à la prévention de la maladie et au traitement des patients présentant un problème de santé courant ou une maladie chronique stable, ainsi qu au suivi de grossesse. Elle peut suivre une clientèle qui, initialement, n avait pas de médecin de famille si les modalités quant à la prise en charge de nouveaux patients et de leur suivi sont prévues à l entente de partenariat, car le médecin partenaire devient alors le médecin traitant. Le médecin partenaire aura ainsi à assurer le suivi médical, si la situation de santé du patient exige des compétences qui vont au-delà du champ d exercice des IPSPL. Activités de l IPSPL En plus d avoir acquis des compétences lui permettant de partager certaines activités relevant de la pratique médicale, l IPSPL a enrichi ses compétences propres à la discipline infirmière dont elle fait bénéficier son équipe dans les différents milieux de première ligne. Ainsi, elle porte une réflexion critique sur des situations de soins parfois complexes et participe à la prise de décision éthique. Elle assure un leadership professionnel en termes d organisation des services de première ligne et d amélioration des pratiques cliniques selon les données probantes. Elle possède les habiletés nécessaires au développement de la collaboration interprofessionnelle essentielle à l amélioration de l accessibilité, de la continuité et de la qualité des services de première ligne. Aussi, elle peut mettre à profit ses compétences à titre de consultante, par exemple, en accompagnant les infirmières qu elle côtoie dans le développement de leur rôle ou en supervisant de futures IPSPL en stage dans son milieu. Elle peut également, dans ses fonctions, participer à des projets de recherche touchant sa pratique et celle de son équipe. L IPSPL exerce, en étroite collaboration avec un ou plusieurs médecins de famille (médecins partenaires), auprès de patients de tous âges, des activités allant de l évaluation à l établissement et à l exécution d un plan de traitement infirmier et d un plan de traitement médical. Activités relatives aux problèmes de santé courants Un problème de santé courant a les caractéristiques suivantes 2 : une incidence relativement élevée dans la communauté ; des symptômes et signes cliniques affectant habituellement un seul système ; une absence de détérioration de l état général de la personne ; une évolution habituellement rapide et favorable. 2. Règlement sur les activités visées à l article 31 de la Loi médicale qui peuvent être exercées par des classes de personnes autres que des médecins, art9 Quelques exemples de problèmes de santé courants : Infections diverses otite infection des voies respiratoires inférieures infection des voies respiratoires supérieures vaginite zona folliculite non extensive infection transmise sexuellement gastro-entérite maladies infectieuses infantiles (roséole, 5 e maladie, etc.) infection urinaire verrues simples Traumatismes aigus mineurs traumatisme mineur d un membre lombalgie simple entorse bursite traumatique morsure d animal lacération au-dessus du fascia Problèmes de santé mentale Lorsqu elle constate des problèmes de santé courants, l IPSPL prescrit les examens diagnostiques nécessaires et réalise les interventions thérapeutiques appropriées. Elle utilise ses connaissances en physiopathologie et en pharmacologie (pharmacocinétique, pharmacodynamique et interaction médicamenteuse), tient compte des résultats probants et des guides cliniques développés, existants et reconnus dans ses choix de traitements d un problème de santé courant. Elle possède la formation requise pour évaluer l état de santé de patients de tous âges, pour leur donner des soins directs et pour traiter les patients ayant des problèmes de santé courants. 910 L IPSPL : demande le motif de la consultation au patient et lui pose les questions appropriées ; documente, au besoin, l histoire de santé du patient (ex. : antécédents médicaux, antécédents familiaux, allergies et sexualité) et l histoire psychosociale de la famille (ex. : génogramme, statut socioéconomique) ; procède à un examen physique ciblé ou complet ; synthétise les données subjectives et objectives obtenues pendant l évaluation ; prescrit, le cas échéant, des tests diagnostiques et en interprète les résultats ; détermine les problèmes de santé courants ; transmet judicieusement au patient les résultats des analyses et leur interprétation ; établit, avec le patient et sa famille, des objectifs de soins acceptables selon les priorités de soins établies ; prescrit le traitement approprié (médicaments ou autres traitements médicaux 3 ) au patient qui présente un problème de santé courant ; procède à une technique effractive lorsque l état du patient le justifie (ex. : suturer une plaie audessus du fascia, installer un stérilet, sauf chez la nullipare, exciser une masse comme un kyste audessus du fascia) ; demande l intervention du médecin de famille partenaire ou lui envoie le patient : lorsque la situation clinique dépasse ses compétences ; lorsqu elle soupçonne une pathologie chronique non diagnostiquée (ex. : dyslipidémie, diabète ou hypertension artérielle) ; lorsque le traitement initial est inefficace ou ne donne pas les résultats escomptés. Arrêt de travail L IPSPL peut remplir un certificat d arrêt de travail ou prescrire une période de convalescence. Conditions : le certificat d arrêt de travail doit porter uniquement sur un problème de santé courant ; le certificat d arrêt de travail ne peut excéder une période d un mois 4 ; l IPSPL peut renouveler un certificat d arrêt de travail, à condition que la période totale de l arrêt de travail ne dépasse pas un mois et que le problème de santé courant de la personne ne s aggrave pas ; l IPSPL ne peut pas renouveler un certificat d arrêt de travail inférieur à un mois, lorsque le problème de santé courant de la personne ne s améliore pas. Dans un tel cas, elle doit la diriger vers le médecin partenaire ; l IPSPL peut prescrire un retour progressif à la suite d une période d arrêt de travail ou d une période de convalescence. Des exemples de problèmes de santé courants qui peuvent nécessiter la prescription d un arrêt de travail ou une période de convalescence : Traumatisme mineur d un membre ; Infection des voies respiratoires (rhume, grippe, etc.). 3. Par exemple, l orthèse, le support orthopédique et les bas de compression. 4. Compte tenu des difficultés liées au retour au travail, lorsqu un arrêt est supérieur à deux semaines, il est recommandé que sa durée soit minimale. 1011 Régime d indemnité de remplacement du revenu de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) En raison de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, l IPSPL ne peut remplir les certificats visés par ces régimes. Seuls les médecins peuvent signer les formulaires visés par ces lois. Processus d indemnisation des victimes de la route de la Société de l assurance automobile du Québec (SAAQ) Seuls les médecins peuvent signer les formulaires d indemnisation. Activités relatives aux problèmes de santé chroniques stables Une maladie chronique stable présente les caractéristiques suivantes : un diagnostic établi par un médecin ; un plan de traitement médical donnant les résultats attendus. En ce sens, une maladie est dite chronique stable lorsque les paramètres physiologiques et psychologiques sont comparables aux évaluations antérieures ou lorsque le patient est en période d ajustement de médication visant à obtenir un résultat conforme (ex. : valeur glycémique) déterminé dans le plan médical ou par les lignes directrices reconnues pour chacune des pathologies chroniques en cause et ne présentant pas de symptômes incapacitants non connus 5. Quelques exemples de maladies chroniques stables pouvant faire l objet d un suivi par l IPSPL : diabète hypertension artérielle dyslipidémie problème de santé mentale maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) asthme maladie coronarienne Elle assure, en collaboration avec le médecin partenaire, le suivi des maladies chroniques stables telles que l asthme, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Lorsque la condition clinique de son patient dépasse ses compétences, elle demande l intervention du médecin partenaire. 5. Tels vertiges importants, faiblesse marquée, confusion, etc. 1112 Elle prescrit les examens diagnostiques nécessaires et surveille la réponse aux traitements pharmacologiques entrepris en collaboration avec le médecin partenaire. Elle utilise ses connaissances en physiopathologie et en pharmacologie (pharmacocinétique, pharmacodynamique et interaction médicamenteuse), tient compte des résultats probants et des guides cliniques développés, existants et reconnus pour surveiller l état de santé des patients souffrant de maladies chroniques stables et leurs réponses aux traitements administrés. En collaboration et de concert avec le médecin partenaire, elle s assure de bien documenter les situations cliniques où les guides cliniques ne s appliquent pas à la condition de santé du patient. L IPSPL : assure le suivi de maladies chroniques stables (signes et symptômes, paramètres biologiques) ; poursuit ou ajuste le traitement médical (médicaments ou autres traitements médicaux) du patient souffrant d une maladie chronique stable selon les lignes directrices reconnues après validation réciproque avec le médecin partenaire ou selon le plan de traitement établi par le médecin ; détermine ou ajuste, le cas échéant, un plan d action pour les patients souffrant de certaines maladies chroniques, telle la MPOC ; renouvelle la prescription pour un traitement (médicaments ou traitements médicaux) à l intention du patient atteint d une maladie chronique stable à certaines conditions : prescription préalable initiale faite par le médecin partenaire ; traitement optimal ; aucun effet indésirable rapporté. surveille les effets du traitement et prescrit des examens diagnostiques liés au traitement (suivi) ; demande l intervention du médecin partenaire et convient avec lui du suivi à donner : lorsque les problèmes de santé du patient dépassent ses compétences ; lorsque l état de santé du patient atteint d une maladie chronique s aggrave ou se détériore ; lorsque la réponse au traitement n est plus optimale et que l état de santé du patient se détériore. Activités relatives à la promotion de la santé et à la prévention de la maladie En ce qui a trait à la prévention primaire et secondaire, l IPSPL s intéresse aussi bien à l enfant qu à l adolescent, à l adulte, à la femme enceinte ou à la personne âgée. Elle pratique l examen médical périodique, évalue le développement selon l âge du patient, définit les besoins de celui-ci en matière d autosoins, émet des recommandations et répond ainsi aux besoins de la population en termes de promotion de la santé et de prévention de la maladie. L IPSPL évalue la pertinence d élaborer des stratégies de promotion de la santé et de prévention primaire et secondaire à l intention de la clientèle. Elle suscite la participation du patient et de sa famille, met l accent sur l éducation à la santé et maximise leurs capacités d autosoins. 1213 Auprès de la clientèle dont elle a la charge, l IPSPL : effectue les examens périodiques selon l âge, évalue les facteurs de risque du patient en tenant compte des recommandations courantes pertinentes et des lignes directrices (ex. : «Pap test», dépistage de l hyperglycémie ou de l hyperlipidémie et évaluation de la densité osseuse) ; informe et assiste le patient lors de la prise de décision éclairée concernant sa participation aux programmes québécois de dépistage. De plus, elle assure le suivi de cette clientèle si le dépistage est anormal : Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) : La mise à jour de la politique de suivi des femmes dans le cadre du PQDCS précise la contribution de l IPSPL. Elle s implique plus spécifiquement dans la prise en charge des participantes en respectant les éléments applicables à sa pratique. évalue la croissance (ex. : masse, taille et périmètre crânien du bébé ou de l enfant), le stade de développement de la personne selon son âge (ex. : motricité et langage) et détermine les écarts ; sait reconnaître les signes d abus, de négligence ou de violence et, le cas échéant, dirige le patient vers le médecin partenaire ; intervient pour prévenir certains problèmes physiques et psychosociaux (ex. : grossesses précoces, maladies infectieuses telles les ITSS, toxicomanies, problèmes de santé mentale et tendances suicidaires) ; sait reconnaître les habitudes et les comportements à risque (ex. : tabagisme, abus d alcool et usage de drogues) ; fait la promotion du développement des capacités d autosoins (autoprise en charge), ainsi que des habiletés personnelles et sociales des clientèles de tous âges ; fait la promotion de saines habitudes de vie en ce qui concerne l alimentation, l activité physique, la gestion du stress et le non-usage du tabac. Activités relatives au suivi de grossesse L IPSPL contribue au suivi d une grossesse jusqu à 32 semaines en l absence de facteurs de risque et dans la mesure où l évolution de la grossesse est normale, sans complication ni apparition de facteurs de risque. Le médecin partenaire doit être un médecin de famille assurant le suivi prénatal qui accepte la prise en charge de cette clientèle, suivie par lui-même et par l IPSPL, selon les modalités qu il a établies et qui sont décrites dans l entente de partenariat. Après 32 semaines, le médecin partenaire doit convenir avec l IPSPL des modalités de suivi pour chaque patiente. 1314 Auprès des femmes enceintes dont elle partage la prise en charge avec le médecin, l IPSPL : établit l histoire de la grossesse actuelle (antécédents menstruels, symptômes évocateurs de grossesse, symptômes actuels, antécédents obstétricaux et autres informations pertinentes) ; évalue les facteurs de risque maternel et fœtal ; procède à l examen physique ; prescrit les analyses de laboratoire et les examens d imagerie médicale, et conseille différentes modalités de dépistage prénatal ; procède au dépistage du diabète ; à l occasion de la visite prénatale, vérifie la présence de problèmes courants durant la grossesse (fatigue, nausées, fréquence des mictions), surveille les mouvements fœtaux et le cœur fœtal, vérifie la hauteur utérine et évalue la position et la présentation du fœtus ; gère les malaises courants de la grossesse ; prescrit les vitamines prénatales et autres médicaments, au besoin ; fait de l enseignement relatif à l alimentation, à la non-consommation d alcool et de tabac, à l activité physique, aux soins d hygiène, etc. ; demande l intervention du médecin partenaire et convient avec lui du suivi à donner : lorsque la grossesse dépasse 32 semaines ; lorsque son évaluation lui permet de déceler un symptôme ou un signe, ou d interpréter un résultat d analyse par imagerie ou de laboratoire suggérant un risque pour la femme enceinte ou l enfant à naître. assure le suivi de la mère et du nourrisson après le congé hospitalier ; apporte le soutien nécessaire à l allaitement maternel ; assure le counselling contraceptif. Activités relatives à la prestation des soins à la famille et à la communauté L IPSPL met à profit ses connaissances en matière d évaluation et de prestation de soins à la famille et à la communauté dans sa planification des soins et services. Elle encourage la participation des familles et des communautés aux différentes étapes du processus de résolution de problèmes. L IPSPL : obtient et synthétise l information relative à la structure, au développement et au fonctionnement de la famille ; reconnaît les compétences et les capacités de la famille et de la communauté par rapport à la gestion de la santé et de la maladie ; applique les principes de communication et de dynamique familiale au cours de ses interactions avec la famille ; élabore des activités favorisant le développement des compétences parentales ; informe les familles et les aide à établir des stratégies en vue d assurer un environnement sain et sécuritaire pour tous ses membres ; fait la promotion d une saine alimentation et de l activité physique ; prend en considération les déterminants de la santé et les besoins de la communauté pour concevoir et mettre en œuvre des programmes adaptés à sa culture. 1415 Responsabilités de l IPSPL L IPSPL : exerce sa profession de façon autonome en partenariat avec un ou plusieurs médecins de famille et en collaboration avec d autres professionnels de la santé ; connaît les normes professionnelles, déontologiques et juridiques qui s appliquent en ce qui concerne l exercice de la profession d IPSPL et en tient compte dans sa pratique ; reconnaît l importance d actualiser ses compétences comme IPSPL en recherchant activement des occasions d apprentissage et des programmes de développement professionnel continu. Dans l exercice de ses diverses activités professionnelles, l IPSPL collabore étroitement avec le ou les médecins de famille partenaires. Elle a recours à l expertise médicale pour répondre aux besoins des patients lorsque les compétences requises pour ce faire dépassent son domaine d exercice. Dans ces cas, elle demande l intervention du médecin partenaire et convient avec ce dernier de la conduite à tenir. Ainsi, selon la situation, le médecin partenaire peut émettre une recommandation ou une opinion, prendre en charge le patient concerné ou, au besoin, déterminer un suivi conjoint du patient. Ultimement, la décision concernant un acte médical revient au médecin. Demande d interventions médicales obligatoires Situations qui nécessitent obligatoirement une demande d intervention médicale Dans l exercice de ses activités, l IPSPL demande obligatoirement l intervention du médecin partenaire dans les cas suivants : 1. Son évaluation ne lui permet pas de déterminer clairement le problème de santé courant, les critères pour entreprendre un traitement médical ne sont pas clairs ou la situation dépasse ses compétences, notamment en présence de l un des facteurs suivants : un signe ou un symptôme persistant ou récurrent auquel on ne peut attribuer une cause ; un signe, un symptôme ou un résultat d analyse par imagerie ou de laboratoire suggérant la présence d une maladie chronique ou systémique non diagnostiquée ; un symptôme ou un résultat d analyse démontrant le déclin ou l altération du fonctionnement d un organe ou d un système ; un symptôme, un signe ou un résultat d analyse de laboratoire suggérant une infection récurrente ou persistante ; une manifestation atypique d une maladie courante ou une réaction inhabituelle au traitement ; un signe ou un symptôme de changement de comportement auquel on ne peut attribuer une cause précise. 2. Elle constate que la croissance ou le développement d un nouveau-né, d un nourrisson ou d un enfant est anormal ou note la présence d un signe ou d un symptôme de maladie chez le nouveauné et le nourrisson de 3 mois ou moins autre que le muguet, la dermite séborrhéique, l érythème fessier et l obstruction du canal lacrymal. 3. Il y a suspicion d abus ou présence d un signe d abus ou d un symptôme d une infection transmise sexuellement chez un enfant. 1516 4. Une affection chronique s aggrave, notamment en présence des facteurs suivants : un symptôme ou un résultat d analyse de laboratoire indique une détérioration de l état d un patient ; la détérioration inattendue de l état d un patient qui est déjà traité pour une maladie diagnostiquée. 5. Une grossesse de plus de 32 semaines. 6. Son évaluation lui permet de déceler un symptôme ou un signe, ou de constater un résultat d analyse par imagerie ou de laboratoire suggérant un risque pour la femme enceinte ou l enfant à naître. 7. La situation met en péril la vie d une personne ou son intégrité physique ou mentale. Modalités de la demande d intervention faite au médecin partenaire L IPSPL et le médecin de famille doivent établir une relation de partenariat afin de formaliser les modalités de demande d intervention et de transfert. L IPSPL peut demander, au besoin, l intervention du médecin partenaire à n importe quelle étape du continuum de soins d une maladie aiguë ou chronique ou d un suivi de grossesse, à la suite d une évaluation initiale ou d une évaluation de l efficacité d un traitement. La demande d intervention peut prendre diverses formes : entretien, discussion téléphonique ou demande écrite. 1. Le niveau d intervention du médecin partenaire Lorsqu elle demande l intervention du médecin partenaire, l IPSPL doit lui préciser le niveau d intervention requis. Le médecin partenaire et l IPSPL clarifient ensemble leurs responsabilités respectives dans les soins du patient, y compris la coordination des soins. Le niveau d intervention du médecin partenaire peut varier : a) Le médecin partenaire émet une opinion ou une recommandation et l IPSPL continue d assumer les soins du patient ; b) Le médecin partenaire assume, conjointement avec l IPSPL, les soins au patient. Le médecin partenaire intervient en ce qui concerne certains aspects des soins (suivi conjoint) ; c) Les soins du patient sont confiés au médecin partenaire qui les assume entièrement. 2. La procédure à suivre pour faire une demande d intervention au médecin partenaire Dans sa demande d intervention adressée au médecin partenaire, l IPSPL doit : énoncer le motif de la demande d intervention et l urgence de celle-ci ; préciser le niveau d intervention souhaité ; s assurer que le médecin a accès à toute l information pertinente. 3. L information transmise à l IPSPL par le médecin partenaire À la suite de son intervention, le médecin partenaire transmet à l IPSPL les informations pertinentes en fonction du type de demande (écrite ou entretien téléphonique) et du niveau d intervention souhaité (opinion et recommandation, suivi conjoint ou prise en charge). 1617 4. L IPSPL doit consigner au dossier la demande et les résultats de l intervention du médecin partenaire À la suite de l intervention du médecin partenaire, elle peut poursuivre l exercice de ses activités dans les limites du plan de traitement médical déterminé par le médecin. Demande de consultations médicales et de services professionnels L IPSPL ne peut pas d emblée demander une consultation à un autre médecin, sauf si elle a discuté de cette modalité avec le médecin de famille partenaire, si cette modalité a été consignée dans l entente de partenariat (médecin partenaire et IPSPL) et qu elle répond aux conditions suivantes : il s agit d une demande dans le cadre du suivi d un problème de santé courant ; il s agit d une bonne pratique reconnue. Par exemple, l IPSPL pourrait, à ces conditions, faire une demande de consultation pour : des patients à risque de cancer colorectal auprès d un gastroentérologue ou d un chirurgien pour une coloscopie ; des patients diabétiques auprès d un ophtalmologiste pour le dépistage et le suivi des rétinopathies diabétiques. Elle peut cependant demander à divers professionnels de la santé (infirmière stomothérapeute, infirmière psychothérapeute, diététiste, physiothérapeute 6, psychologue, travailleur social, etc.) d intervenir auprès du patient pour s assurer que l ensemble de ses besoins en soins de santé sont satisfaits. 6. Pour procéder à une orientation vers les services de réadaptation dans les établissements visés par la LSSSS, le patient doit y être inscrit. 1718 2 LA PRATIQUE DE COLLABORATION Comme les services de première ligne constituent la base du système de santé québécois, il est nécessaire de favoriser la concertation des divers professionnels par une pratique de collaboration interdisciplinaire afin d améliorer l accès et la complémentarité des services de santé. L objectif de la collaboration est de fournir des soins de santé adaptés qui répondent aux besoins particuliers de la population par une utilisation maximale des connaissances et des habiletés des professionnels impliqués. En première ligne, la collaboration entre les infirmières et les médecins de famille demeure l élément central de la pratique clinique interdisciplinaire. Les IPSPL doivent faire partie intégrante de cette équipe. Conditions essentielles au développement de la pratique de collaboration Certaines conditions sont généralement reconnues comme essentielles pour qu une véritable pratique de collaboration se développe. Le fait de se donner des objectifs communs à atteindre, de se faire mutuellement confiance et d établir des modalités d interaction constituent des éléments de base permettant de créer un environnement propice où la collaboration est réelle et valorisée. Il faut donner le temps à la pratique de collaboration de s instaurer adéquatement. Elle ne saurait exister sans le désir des professionnels concernés de travailler ensemble dans un même but : celui d améliorer les services à la clientèle. Chacun doit reconnaître qu il fait partie de la même équipe. Pour que la collaboration se réalise pleinement dans une perspective de partenariat, il doit exister un lien de confiance entre les professionnels et un partage des responsabilités dans un respect mutuel. La collaboration médecin de famille et IPSPL a ceci de particulier qu elle fait appel à la fois à des compétences propres à chacun et à des compétences communes, créant ainsi une force d intervention accrue qui ne pourrait découler du travail accompli par un seul professionnel. La confiance se bâtit sur l assurance et la certitude que chaque membre est capable d exercer son rôle de façon compétente. La formalisation des fonctions et des processus représente une dernière condition pour parvenir à une pratique de collaboration. Le climat de confiance est possible si les rôles, les responsabilités et les domaines d imputabilité respectifs sont explicites et clairement définis dans une démarche commune et mutuellement complémentaire. L élaboration de processus de transmission d informations et de prises de décisions cliniques permet d assurer davantage de fluidité dans les relations interprofessionnelles. 1819 Bénéfices de la collaboration Des études portant sur les pratiques de collaboration démontrent qu il s agit d un modèle de pratique clinique efficient, tant pour les patients que pour les professionnels. Chacun y trouve de nombreux avantages. Les principaux avantages de la pratique de collaboration entre les médecins de famille et les IPSPL sont : une augmentation de l accès aux services de santé ; des soins de santé orientés vers la clientèle, notamment par des stratégies de promotion de la santé et de prévention de la maladie ; une qualité et une sécurité des soins supérieures menant à l amélioration de la santé des populations. 1920 3 LES ACTIVITÉS MÉDICALES DE L IPSPL En plus des activités propres à la profession d infirmière, l IPSPL peut exercer les cinq activités médicales suivantes : 1. Prescrire des examens diagnostiques. 2. Utiliser des techniques diagnostiques invasives ou présentant des risques de préjudice. 3. Prescrire des médicaments et d autres substances. 4. Prescrire des traitements médicaux. 5. Utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux invasifs ou présentant des risques de préjudice. L IPSPL doit respecter les normes relatives à la forme et au contenu des ordonnances verbales ou écrites prévues à la section II du Règlement sur les normes relatives aux ordonnances faites par un médecin. Outre ce règlement, il est conseillé de consulter le guide d exercice intitulé Les ordonnances faites par un médecin, publié en 2005 par le Collège des médecins du Québec. L IPSPL peut prescrire des interventions qu une infirmière ou une infirmière auxiliaire devra pratiquer. Si elle rédige une telle ordonnance, l IPSPL doit demeurer disponible pour répondre aux demandes de ces personnes ou leur apporter des précisions. Ordonnances collectives Il revient au médecin de rédiger une ordonnance collective et d être responsable de son contenu scientifique. C est pourquoi l IPSPL ne peut être responsable de l élaboration ou de la validation d une ordonnance collective. Par contre, elle peut collaborer avec le médecin pour la rédiger au même titre que l équipe de soins. Prescription d examens diagnostiques L IPSPL peut prescrire ou procéder aux examens diagnostiques nécessaires à l évaluation et au suivi du patient afin : de confirmer la présence d un problème de santé courant ou d une blessure, d après les antécédents médicaux du patient ou les signes physiques ; d exclure un éventuel problème de santé chronique qui, s il s avérait, l obligerait à faire intervenir un médecin ; d évaluer ou de suivre un patient atteint d une maladie chronique stable ; de procéder aux divers dépistages, incluant le dépistage anténatal dans le cadre du suivi conjoint de la femme enceinte ; de suivre un patient souffrant d une maladie déjà diagnostiquée ; de confirmer des symptômes de diminution ou d augmentation des fonctions d un organe vital. 20 Montrer encore
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