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Timestamp: 2017-07-21 15:23:28+00:00
Document Index: 320499778

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Bénin, Cour suprême, Chambre judiciaire, 05 novembre 2005, 64
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Civile traditionnelleNumérotation : Numéro d'arrêt : 64Numéro NOR : 173595 Identifiant URN:LEX : urn:lex;bj;cour.supreme;arret;2005-11-05;64 Texte : A.K. N° 64/CJ-CT	du répertoire REPUBLIQUE DU BENINN° 2000-42/CJ-CM du greffe AU NOM DU PEUPLE BENINOISArrêt du 25 novembre 2005 COUR SUPREME
C/ (civil traditionnel) - Tchoko DOKPO représentée par Kinigo TCHOKO - Gossou SEHOUE - Kuessi SEHOUE
La Cour,Vu la déclaration enregistrée le 12 avril 2000 au greffe de la cour d'appel de Cotonou, par laquelle Kodjovi SEHOUE a élevé pourvoi en cassation contre les dispositions de l'arrêt n° 30/2000 rendu le 11 avril 2000 par la chambre de droit traditionnel de cette cour; Vu la transmission du dossier à la Cour suprême;Vu l'arrêt attaqué;Vu la loi n° 90-012 du 1er juin 1990 portant remise en vigueur et modification des ordonnances n°s 21/PR du 26 avril 1966 et 70-16 du 14 mars 1970 définissant la composition, l'organisation, les attributions et le fonctionnement de la Cour suprême;Vu les pièces du dossier;Ouï à l'audience publique du vendredi 25 novembre 2005,
le président Cyprien F. BOKO en son rapport; Ouï l'avocat général Clémence YIMBERE-DANSOU en ses conclusions; Et après en avoir délibéré conformément à la loi; Attendu que suivant acte n° 25/2000 du 12 avril 2000 du greffe de la cour d'appel de Cotonou, Kodjovi SEHOUE a déclaré se pourvoir en cassation contre les dispositions de l'arrêt n° 30/2000 rendu le 11 avril 2000 par la chambre de droit traditionnel de cette cour;
Attendu que par lettre n° 2891/GCS du 03 décembre 2001, Maître Alphonse C. ADANDEDJAN, conseil du demandeur, a été mis en demeure d'avoir à consigner dans le délai de 15 jours et à produire son mémoire ampliatif dans le délai d'un mois, le tout, conformément aux articles 42, 45 et 51 de l'ordonnance n° 21/PR du 26 avril 1966 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de la Cour suprême; Attendu que la consignation a été versée;Que les mémoires ampliatif et en réplique ont été déposés; Que le dossier est en état;EN LA FORMEAttendu que le présent pourvoi est recevable pour avoir été élevé dans les forme et délai de la loi;AU FONDFAITS ET PROCEDUREAttendu que par requête en date du 12 décembre 1991, Kodjovi SEHOUE, Gossou SEHOUE et Kouessi SEHOUE ont saisi le tribunal de première instance de Lokossa d'une action en contestation immobilière contre W"Attendu que par jugement n° 060/A/98 du 14 août 1998, le tribunal l'a débouté de ses prétentions;Attendu que sur appel interjeté contre ce jugement, la cour d'appel de Cotonou a rendu l'arrêt n° 20/99 le 29 juin 1999;Que c'est contre cet arrêt que Grégoire ZOCLANCLOUNON représentant François ZOCLANCLOUNON a élevé le présent pourvoi.Discussion des moyensSur les troisième et quatrième moyens réunis: défaut de base légale et excès de pouvoir;Attendu qu'il est reproché à l'arrêt attaqué d'avoir: d'une part, débouté les parties de leur droit de propriété en déclarant que l'objet du litige relève du domaine public alors qu'il n'a donné aucune définition ni du canal ni de l'étang et a confondu l'un avec l'autre; d'autre part, énoncé que le lac Hlounhloun et le canal Bohouénondo ou Gblonhouin relèvent du domaine public et accordé à Amoussouyé KOUGBLENOU et consorts la jouissance du bien public alors qu'il en fait la défense à François ZOCLANCLOUNON NOUNHOUENON comme si c'était la propriété exclusive de ceux-là;Attendu que pour déclarer que le lac ou l'étang Hlounhloun et le canal Bohouénoudo ou Gblonhouin relèvent du domaine public, les juges d'appel se sont bornés à énoncer que le Hlounhloun ou le Gblonhouin est un étang naturel exploité par les populations qui y creusent des trous à poissons pour leur subsistance et en ont déduit que le Hloun-Hloun n'est la propriété d'aucune des parties et relève du domaine public;Qu'en statuant ainsi qu'ils l'ont fait les juges d'appel ont privé leur décision de base légale;Attendu par ailleurs qu'en faisant défense à François ZOCLANCLOUNON, HOUNHOUENON de troubler Amoussouyé KOUGBLENOU et consorts dans la jouissance du bien public comme si c'était la propriété exclusive de ceux-ci, les juges d'appel ont méconnu l'étendue de leurs pouvoirs et ont commis un excès de pouvoir;Par ces motifs:Et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres moyens;Déclare recevable en la forme le présent pourvoi;Casse en toutes ses dispositions l'arrêt n° 20/99 du 29 juin 1999 de la cour d'appel de Cotonou;Renvoie la cause devant la cour d'appel de Cotonou autrement composée;Met les frais à la charge du trésor public;Ordonne la notification du présent arrêt au Procureur général près la cour d'appel de Cotonou ainsi qu'aux parties;Ordonne la transmission en retour du dossier au Procureur général près la cour d'appel de Cotonou;Ainsi fait et délibéré par la Cour suprême (chambre judiciaire) composée de:Cyprien François BOKO, conseiller à la chambre judiciaire, PRESIDENT;Claire S. DEGLA-AGBIDINOUKOUN
Le président-rapporteur, Le Greffier, C. F. BOKO N. KOKOYE-QUENUMOrigine de la décision Pays : BéninJuridiction : Cour suprêmeFormation : Chambre judiciaireDate de la décision : 05/11/2005	Haut de page