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Timestamp: 2017-03-23 04:10:35+00:00
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Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

7 ème année, N° 2445 du 31 janvier 2007
الأربعاء, 31 كانون2/يناير 2007 09:34	7 ème année, N° 2445 du 31 janvier 2007
7 ème année, N° 2445 du 31.01.2007
archives : www.tunisnews.net Luiza TOSCANE: L'EUROPE LES RENVOIE,LA TUNISIE LES TORTUREAP: interview - Algerian security official says al-Qaida not a threat in North Africa Jeune Afrique: Le « communicant » du présidentAP: La Libye instaure un visa d'entrée pour tous les pays arabesAFP: CIA: 13 mandats d'arrêt en Allemagne dans l'affaire El-MasriAFP:Rapt imam: l'ex-chef du renseignement italien veut que Berlusconi - Témoigne Reuters: L'ancien chef espion italien nie tout rôle dans le rapt de NasrLe Temps: A Beït-al-Hikma: Un ambitieux programme de traduction et d'établissement de textes Liberté: Nesma TV mise sur la Star Ac maghrébine
L'EUROPE LES RENVOIE,LA TUNISIE LES TORTUREDepuis le 11 septembre 2001, les renvois de Tunisiens craignant, avec raison, d’être torturés ou soumis à des mauvais traitements dans leur pays se sont multipliés, voire accélérés, au mépris de toutes les conventions ratifiées par les États démocratiques.
Luiza TOSCANE• Salem Zirda, Tunisien réfugié en Allemagne, renvoyé en Tunisie par les États-Unis via la Hollande le 13 mai 2002, torturé et condamné à l’emprisonnement par un tribunal militaire ; • Taoufik Selmi, Tunisien demandeur d’asile au Luxembourg, renvoyé en Tunisie le 3 avril 2003, torturé et condamné à l’emprisonnement par un tribunal militaire ; • Adel Rahali, Tunisien demandeur d’asile en Irlande, renvoyé en Tunisie le 14 avril 2004, torturé et condamné à l’emprisonnement en vertu de la loi antiterroriste ; • Tarek Belkhirat, Tunisien demandeur d’asile en France, renvoyé en Tunisie le 18 mai 2004, condamné à l’emprisonnement en vertu de la loi antiterroriste ; • Tarek Hajjam, Tunisien renvoyé par l’Italie en Tunisie en mars 2006, emprisonné dans l’attente de son procès devant un tribunal militaire ; • Adel Tebourski, Tunisien demandeur d’asile en France, renvoyé en Tunisie le 7 août 2006, déchu de facto de tous ses droits civiques et sociaux ; • Mahjoub Tounakti, Tunisien réfugié en Bulgarie, renvoyé en Tunisie le 30 septembre 2006, emprisonné dans l’attente de son procès devant un tribunal militaire ; • Badreddine Ferchichi, Tunisien demandeur d’asile en Bosnie, renvoyé en Tunisie le 29 août 2006, torturé et emprisonné dans l’attente de son procès devant un tribunal militaire. Les points communs de tous ces hommes ? Être Tunisien, avoir résidé dans des pays ayant ratifié la Convention contre la Torture (CAT), avoir fait souvent valoir leurs craintes en cas de renvoi vers la Tunisie et avoir été expulsés vers leur pays d’origine où ils ont été, pour la majorité d’entre eux, torturés et condamnés à l’emprisonnement pour une peine de longue durée, et/ou relégués à la non-existence. Qu’ils aient fait état de leurs craintes de persécutions et n’aient pas été crus, ou que leur situation ait été traitée à la légère, la suite est connue, dramatique : le couperet des tribunaux d’exception ou de la nouvelle législation antiterroriste est tombé, les plongeant pour de longues années dans les mouroirs que sont les prisons tunisiennes au terme de procès inéquitables. Au-delà des mauvais traitements et des tortures subies, leur vie de famille a été superbement ignorée. L’épouse bosniaque de Taoufik Selmi, qui a été expulsée en Tunisie, a été maltraitée à son arrivée et ne s’est pas intégrée à la vie de ce pays. L’épouse d’Adel Rahali, de nationalité jordannienne, vit à Amman et n’a jamais revu son mari depuis le renvoi de ce dernier. L’épouse et les cinq filles de Tarek Belkhirat, qui vivent en France, n’ont jamais revu leur mari/père depuis son renvoi. Adel Tebourski vit à des milliers de kilomètres de son fils français… L’épouse et les quatre enfants bosniaques de Badreddine Ferchichi sont restés en Bosnie. Et pourtant, la France, les États-Unis, le Luxembourg, la Bulgarie, la Bosnie, le Luxembourg, l’Italie et l’Irlande ont signé et ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants qui énonce dans son article 3 : « Aucun État partie n’expulsera, ne refoulera ni n’extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. » Ces mêmes États sont parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont l’article 10 prévoit : « Une protection et une assistance aussi large que possible doivent être accordées à la famille qui est l’élément naturel et fondamental de la société […]. » Enfin, hormis les États-Unis et la Bulgarie, ces États ont ratifié la Convention européenne des droits de l’homme dont l’article 3 « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants » a été renforcé par une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (1), rappelant que la décision d’extrader « peut soulever un problème au regard de l’article 3, donc engager la responsabilité d’un État contractant au titre de la convention, lorsqu’il y a des motifs sérieux et avérés de croire que l’intéressé, si on le livre à l’État requérant, y courra un risque réel d’être soumis à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. » La Tunisie, dont la pratique de la torture a été pointée par les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme depuis des décennies, a été blâmée par le Comité contre la torture de l’ONU lors de sa vingt et unième session en 1998 et tenue d’apporter des améliorations, injonctions auxquelles elle s’est conformée, notamment par des amendements au Code pénal, mais qui sont restées lettre morte : les cas de torture et de décès sous la torture continuent de s’accumuler en toute impunité. Par ailleurs, le CAT, saisi à plusieurs reprises par des demandeurs d’asile tunisiens menacés d’être renvoyés, a toujours demandé aux États de ne pas mettre la mesure à exécution (2). Or, depuis le 11 septembre 2001, les renvois de Tunisiens craignant, avec raison, d’être exposés dans leur pays à la torture ou à des mauvais traitements se sont multipliés, voire accélérés. Le pire est sans doute à venir. Des dizaines de Tunisiens sont emprisonnés en Italie pour des affaires liées au terrorisme et il est à craindre que ce pays, à l’issue de leur peine, ne les renvoie en Tunisie où ils seront automatiquement torturés et emprisonnés. La Bosnie a adopté une loi en novembre 2005 permettant de déchoir de la nationalité bosniaque des citoyens l’ayant acquise entre le 6 avril 1992 et le 1er janvier 2006. Une commission créée à cette fin devrait remettre ses conclusions au début de l’année 2007. Si personne ne réagit au niveau international, des centaines d’étrangers, partis volontairement dans ce pays au début des années quatre-vingt-dix, et qui y ont créé une famille, seront renvoyés dans leur pays. Parmi eux, de nombreux Tunisiens… --------------Notes 1. Arrêt Soering du 7 juillet 1989 2. Affaires X contre Hollande 1997, Karoui contre Suède 2001, Tebourski contre France 2006… (Source : « Le courrier de l'ACAT », n° 271, janvier 2007)
Quand une impasse de 80 mètres dans un petit village "villafranca", devient une prestigieuse avenue en "Toscane" !
Par: Astrubal
http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=13460
(Source : forum Taht essour de nawaat.org, le 26 janvier 2007 à 06h41PM)
AP interview: Algerian security official says al-Qaida not a threat in North Africa
By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press Writer Associated Press, le 31 janvier 2007 à 14h24 TUNIS, Tunisia (AP) _ Al-Qaida is not a serious threat to North Africa, and the terror network's affiliate in Algeria will be "totally eradicated," Algeria's No. 2 security official said in an interview. Junior Interior Minister Dahou ould Kablia, speaking at a meeting of Arab interior ministers in Tunis, brushed off word of a new alliance between al-Qaida and Algeria's Salafist Group for Call and Combat. "We're not giving this any more importance than itdeserves," the minister told The Associated Press in an interview late Tuesday. "Al-Qaida or no al-Qaida, the movement will be totally eradicated," he said. Ould Kablia is the top Algerian security official under President Abdelaziz Bouteflika, who also holds the title of interior minister. Asked if he thought al-Qaida was a threat in North Africa, the minister added: "No, I don't think so." The Salafist group, known by its French abbreviation GSPC, announced last week it was officially al-Qaida's North African wing _ now called Al-Qaida in the Islamic Maghreb. The GSPC, estimated at several hundred members, is considered the last major insurgent threat in Algeria, which has been trying to emerge from an Islamic insurgency that started 15 years ago. More than 150,000 people have died: Islamists, civilians and military. Algerian neighbors Tunisia and Morocco have both had a string of arrests of suspected Islamic militants with alleged ties to the GSPC in recent months. In early January, normally tranquil Tunisia was rattled by a shootout between police and Islamic militants who police say had GSPC links. At the Tunis meeting, North African delegates called for greater cooperation among their intelligence services on eliminating militant groups. Associated Press
Le « communicant » du président
Ce n’est pas encore annoncé officiellement, mais Mohamed Ghariani est devenu, le 11 janvier, le principal conseiller politique du président Zine el-Abidine Ben Ali, en remplacement de Mahmoud Mhiri, qui lui-même avait succédé à Abdelwahab Abdallah, l’actuel ministre des Affaires étrangères. Il est notamment chargé de la politique de communication.
Ghariani (46 ans) était ambassadeur à Londres depuis mai 2005 lorsqu’il a été rappelé, début novembre 2006, par le chef de l’État, qui avait vraisemblablement l’intention de lui confier une importante fonction gouvernementale.
La découverte, puis le démantèlement du 23 décembre au 3 janvier, d’un réseau de salafistes djihadistes a changé la donne et incité Ben Ali à lui confier ce poste de conseiller directement en rapport avec les médias.
Ghariani, qui jouit de l’estime et de la confiance présidentielles, dispose de nombreux atouts pour mener à bien sa nouvelle mission. Longtemps secrétaire général adjoint du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir, où il était chargé des organisations nationales, il a eu l’occasion de démontrer un grand sens politique. D’une politesse légendaire, il connaît parfaitement les us et coutumes du sérail politique local et entretient des rapports courtois avec la plupart des « barons » du régime. En outre, son séjour londonien lui aurait, dit-on, permis d’accroître son sens de l’efficacité et son esprit d’ouverture. Diplômé de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de Tunis, il fut aussi, pendant une brève période, gouverneur de la province de Sidi Bouzid.
(Source : Jeune Afrique, N° 2403 du 28 janvier au 3 février 2007)
La Libye instaure un visa d'entrée pour tous les pays arabes
Associated Press, le 31 janvier 2007
TUNIS (AP) - La Libye a décidé d'exiger un visa d'entrée sur son territoire pour tous les ressortissants arabes, "sans exception", a annoncé mercredi le ministre libyen de l'Intérieur, Salah Rajab, au terme des travaux du conseil des ministres arabes de l'Intérieur réuni à Tunis.
Cette mesure "souveraine" qui concerne tous les visiteurs arabes et étrangers est destinée à lutter contre l'infiltration d'éléments terroristes et à combattre l'immigration clandestine, a-t-il affirmé devant la presse.
Tripoli avait imposé par le passé un visa d'entrée aux ressortissants arabes et l'avait supprimé peu de temps après, tandis qu'il était obligatoire pour les ressortissants des pays occidentaux et non arabes de façon générale.
Le ministre libyen a fait valoir que l'instauration du visa pour les citoyens maghrébins n'était pas en contraire aux dispositions de la charte de l'Union du Maghreb arabe (UMA), dont la Libye exerce actuellement la présidence aux côtés de la Tunisie, de l'Algérie, du Maroc et de la Mauritanie. "L'anarchie et la présence (sur le territoire libyen) de gens qui ne sont passés par la voie légale a des conséquences néfastes", a-t-il expliqué, "chaque pays a le droit d'organiser ses affaires dans les circonstances actuelles". Cette mesure viserait aussi à "garantir les droits des gens qui entrent en Libye et à lutter contre le crime organisé", a-t-il ajouté, affirmant que la décision n'était motivée par aucune menace.
Dans son intervention mardi à l'ouverture des travaux du conseil, M. Rajab avait appelé les pays arabes à "élaborer un programme pratique et un plan sécuritaire commun qui barre la route aux extrémistes et aux terroristes" afin de "les empêche(r) d'exploiter les facilités accordées aux ressortissants arabes dans les pays arabes", comme l'exemption de visa pour franchir les frontières. CIA: 13 mandats d'arrêt en Allemagne dans l'affaire El-Masri
AFP, le 31 janvier 2007 à 11h29 BERLIN, 31 jan 2007 (AFP) - Le Parquet de Munich (sud) a annoncé mercredi avoir émis 13 mandats d'arrêt contre des personnes très vraisemblablement agents de la CIA et suspectées d'avoir enlevé Khaled el-Masri, citoyen allemand d'origine libanaise, en Macédoine en 2003. "A notre demande, le tribunal d'instance de Munich a déposé un mandat d'arrêt contre treize kidnappeurs présumés de Khaled el-Masri pour soupçon de privation de liberté et blessure corporelle grave", a dit le procureur général August Stern à la radio-télévision publique NDR. Dans un communiqué, le parquet a précisé que ces personnes devaient selon les premiers éléments de l'enquête être des agents de l'agence de renseignements américaine. Selon NDR, la plupart sont domiciliés en Caroline du Nord (ouest des Etats-Unis). La justice allemande a indiqué avoir remonté la piste de ces treize hommes grâce à la police espagnole, mais aussi au Parquet de Milan (nord de l'Italie), et Dick Marty, rapporteur du Conseil de l'Europe chargé d'enquêter sur des activités illicites de la CIA. La radio-télévision allemande ajoute toutefois qu'"une arrestation des suspects sera difficile à mener à bien". NDR rappelle que le mandat d'arrêt allemand n'a pas de valeur aux Etats-Unis et que la justice américaine a jusqu'ici refusé d'aider les enquêteurs allemands. Toutefois, en vertu du mandat d'arrêt allemand, les suspects pourront être arrêtés immédiatement s'ils se rendait en Europe. Khaled el-Masri dit avoir été arrêté en Macédoine à l'occasion d'un voyage fin 2003, séquestré puis remis à des agents américains qui l'ont conduit en Afghanistan, emprisonné, battu, harcelé, puis libéré au bout de cinq mois sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. AFP L'ancien chef espion italien nie tout rôle dans le rapt de Nasr
Reuters, le 29 janvier 2007 à 18h10 MILAN, 29 janvier (Reuters) - Nicolo Pollari, ancien chef du renseignement militaire italien (Sismi), s'est présenté comme un "agneau sacrificiel", lundi à Milan, où un tribunal cherche à déterminer s'il y a lieu de l'inculper avec des agents de la CIA pour le rapt d'un homme soupçonné de terrorisme, a rapporté son avocat. Pollari, qui nie tout acte répréhensible, dirigeait le Sismi en février 2003, période où une équipe de la CIA est soupçonnée d'avoir enlevé l'imam égyptien Hassan Moustafa Ossama Nasr dans une rue de Milan et de l'avoir transféré en Egypte. Nasr dit avoir été torturé durant sa détention en territoire égyptien. Le juge Caterina Interlandi doit décider s'il existe des éléments de preuve suffisants pour un procès. Si cela se confirme, il s'agirait de la première procédure pénale engagée pour transfert extrajudiciaire, l'un des aspects les plus controversés de la guerre contre le terrorisme du président américain George W. Bush. Les suspects sont 26 Américains, dont la plupart seraient des agents de la CIA, et six Italiens dont Pollari - devenu lundi le premier accusé à faire une déposition depuis que les audiences ont débuté le 9 janvier. Pollari a réaffirmé son innocence devant le tribunal mais s'est plaint par écrit de ne pas pouvoir préparer sa défense normalement parce que des données permettant de le blanchir sont classifiées. Dans sa déposition à huis clos, il a dit qu'on lui faisait endosser le rôle de bouc émissaire, selon un de ses avocats. Interlandi a annoncé qu'elle étudierait la question et a ajourné les audiences au 6 février. Invoquant le devoir de réserve, Pollari demande que les actuel et anciens présidents du Conseil, Romano Prodi et Silvio Berlusconi, témoignent en son nom devant le tribunal. "Ils peuvent dire de quelle manière le général Pollari s'est opposé, par des actes clairs et une résolution absolue, à tous projets hypothétiques d'activités illégales, notamment à ceux qui concernent la lutte contre le terrorisme", affirment les avocats de Pollari dans une déclaration remise au tribunal. Washington reconnaît des transferts secrets d'individus soupçonnés de terrorisme vers des pays tiers, mais nie avoir torturé des suspects ou les avoir remis à des pays pratiquant la torture. Nasr a accusé des agents égyptiens de l'avoir torturé par électrochocs, frappé et menacé de viol. Il dit s'être vu offrir la liberté en échange de sa collaboration avec les autorités, mais avoir refusé. Il est toujours détenu en Egypte. REUTERS Rapt imam: l'ex-chef du renseignement italien veut que Berlusconi témoigne AFP, le 29 janvier 2007 à 18h02 ROME, 29 jan 2007 (AFP) - Se considérant comme "un bouc émissaire", l'ex- chef du renseignement militaire italien a réclamé lundi devant un juge de Milan le témoignage de Silvio Berlusconi afin de dégager sa responsabilité dans l'affaire de l'enlèvement en Italie d'un ex-imam par la CIA en 2003. "Je me considère comme un bouc émissaire, une victime à sacrifier", a déclaré le général Nicolo Pollari, selon ses avocats cités par l'agence Ansa. Ces derniers ont assuré que des document couverts par le secret d'Etat lui permettraient de prouver son innocence. Selon Me Titta Madia, l'un des deux avocats de M. Pollari, il existe "environ 80 documents couverts par le secret d'Etat" qui permettraient de disculper son client. A l'appui de leur demande de convocation de l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi et de l'ex-ministre de la Défense Antonio Martino, les défenseurs de M. Pollari ont affirmé que ces derniers "pourraient confirmer que le général Pollari s'est opposé, sans équivoque et avec fermeté, à tout projet illégal, y compris ceux ayant pour objectif la lutte contre le terrorisme". L'ancien chef du gouvernement italien (2001-2006) a démenti à plusieurs reprises être au courant de l'enlèvement de l'ex-imam, mais la presse italienne écrivait en décembre 2005, citant le quotidien américain Washington Post, que "Silvio Berlusconi avait approuvé l'opération". Le juge de Milan doit se prononcer sur la demande de renvoi devant la justice de 35 personnes, notamment pour M. Pollari et 26 agents de la CIA. Une nouvelle audience aura lieu le 6 février. Le parquet de Milan a demandé début décembre que 35 suspects au total soient jugés pour enlèvement ou complicité d'enlèvement de l'ex-imam. Outre le général Pollari, limogé de son poste à la tête du renseignement militaire (SISMI) le 20 novembre, cinq autres Italiens sont mis en cause dans cet enlèvement, notamment l'ancien numéro deux du SISMI, Marco Mancini. Soupçonné de terrorisme, Abou Omar a été enlevé le 17 février 2003 à Milan par un commando de la CIA aidé par des agents italiens, selon le parquet. Transféré en Egypte après le rapt, il y a été incarcéré et affirme y avoir été torturé. Cette affaire empoisonne les relations entre Rome et Washington car la justice italienne a demandé l'extradition des 26 agents de la CIA. Cette requête se trouve à l'heure actuelle sur le bureau du ministre de la Justice, Clemente Mastella, seul habilité à la transmettre aux Etats-Unis. Son prédécesseur, de droite, avait refusé d'adresser une demande semblable à Washington. AFP
A Beït-al-HikmaUn ambitieux programme de traduction et d'établissement de textes
12 nouvelles publications produites, en 2006, par l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts ''Beit al-Hikma'' de Carthage Après un intermède d'un an consacré à la célébration du sixième centenaire de la mort du grand savant et historien tunisien et arabe Abderrahmane Ibn Khaldoun, aux côtés des autres institutions nationales, l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts ''Beit al-Hikma'' a repris, avec force, ses traditionnelles activités scientifiques de recherche, de traduction et d'établissement de textes, en présentant, vendredi dernier, à son siège, à Carthage, à un nombreux public d'intellectuels et d'intéressés, sa production de 2006 constituée de 12 nouvelles publications et un ambitieux programme de traduction et d'établissement de textes pour ces trois prochaines années. L'année 2008 a été, en effet, proclamée officiellement année nationale de la traduction tandis que l'année 2009 va être consacrée à la célébration de la ville de Kairouan, comme capitale culturelle islamique. Comme l'a dit son président, le professeur Abdelwahab Bouhdiba, soucieuse de continuer à apporter la contribution qui lui revient, au développement de la production scientifique et intellectuelle, en Tunisie, l'Académie a œuvré à publier ces 12 nouveaux titres dans les divers champs de la connaissance et du savoir, respectant, ainsi, le rythme habituel de sa production en matière de nouvelles publications, situé entre 12 et 20 ouvrages, par an. Une grande partie de ces nouvelles publications est constituée de livres présentant les actes des colloques et conférences scientifiques organisés, ces derniers temps, à l'initiative de l'Académie dont l'une des attributions est, justement, d'organiser des colloques et des symposiums scientifiques et littéraires dans les domaines de l'activité de l'esprit et de la science. On en signale les actes du colloque '' la psychanalyse face à l'Islam'' tenu , à Beit al-Hikma, les 28 et 29 mai 2005, les actes de la Conférence sur '' la critique littéraire et son rôle dans les sociétés arabes'' organisée du 14 au 17 mars 2005, les actes du symposium sur ''la traduction et la mise en valeur des sciences arabes'' organisé, en hommage au professeur et chercheur tunisien en la matière, Mohamed Souissi, le 8 novembre 2005.Traduction et établissement de textes Dans le domaine de l'établissement des textes manuscrits du patrimoine arabe, l'Académie a publié, dans ce nouveau lot, ''le traité des essences odorantes et des parfums '' ( kitab attib wa al â'tr) du grand médecin tunisien du 10ème siècle Ahmed Ibn Al Jazzar, texte établi par les docteurs, Radhi Jazi et Farouk Asli, dans le cadre d'un projet visant à établir les textes encore manuscrits de ce brillant savant et qui a vu, depuis 1999, un début de concrétisation à travers l'établissement et la publication d'un des plus importants livres de pharmacologie d'Ibn Al Jazzar, ayant pour titre '' Zad al moussafer'' que d'aucuns traduisent, en français, par ''le viatique du voyageur''. On signale, également, parmi ces 12 nouvelles publications de Beit al-Hikma, une anthologie en arabe de la littérature allemande contemporaine, de la fin de la deuxième guerre mondiale en 1945 à nos jours, œuvre de traduction due au professeur et chercheur en langue et civilisation allemandes, Mounir Fendri, et qui a été couronnée par un prix d'encouragement en Allemagne pour sa qualité. Elle inaugure un projet de publication d'anthologies similaires, en arabe, portant sur les principales littératures occidentales dont la française, l'espagnole, l'italienne et autres. Concernant les nombreux projets de traduction que compte réaliser Beit al-Hikma, en prévision de la célébration de l'année 2008 comme année nationale de la traduction, le professeur Abdelwahab Bouhdiba a signalé la traduction, en arabe, des ''Confessions '' de l'ancien prélat chrétien de Carthage, né à Bône, en Algérie, Saint Augustin, spécialement, pour sa dimension philosophique et intellectuelle, tandis que de nombreuses publications portant sur des œuvres marquantes de quelques grandes figures de la pensée arabe et islamique dont Cheikh Mohamed Abdou, illustreront la contribution de l'institution à la célébration de la ville de Kairouan, comme capitale culturelle islamique en 2009.
Salah BEN HAMADI(Source: “Le Temps” (Quotidien – Tunis), le 31 janvier 2007) Elle commence à émettre le 23 février prochain
C’est officiel, le 23 février 2007 sera la date du lancement de la première chaîne de télévision maghrébine, qui émettra depuis Paris. Baptisée Nesma TV, la nouvelle venue dans le paysage audiovisuel maghrébin est une chaîne généraliste de divertissement.
“Nesma, dont les premiers essais techniques ont commencé le 7 novembre 2006, couvrira l’ensemble des pays du Maghreb et émettra en premier lieu sur Arabsat 4 et Nilsat 102 à partir du 23 février prochain. En deuxième temps, la chaîne sera présente sur Hotbird”, expliquera Nabil Karoui à la faveur de la première conférence relative au lancement de la chaîne tenue hier à l’hôtel Sheraton Club-des-Pins.
En présence d’une pléiade d’artistes algériens, notamment le très populaire Baâziz et le maître du chaâbi Chaou Abdelkader, le boss de Karoui&Karoui World soulignera l’importance de la chaîne que lance son groupe pour les 80 millions de Maghrébins. “C’est une chaîne exclusivement maghrébine qui a pour ambition de répondre aux besoins de tous les Maghrébins en matière de divertissement. Les premières minutes de Nesma seront aussi celles du premier prime time de la Star Académie Maghreb”. Et il faut dire que le choix du programme de lancement de la chaîne n’est pas du tout fortuit, dans la mesure où c’est un direct qui, d’une part, traduira la maîtrise technique des initiateurs de la télévision maghrébine et, d’autre part, un programme de télé-réalité qui a suscité une vive polémique dans le monde arabe, particulièrement en Algérie. Chose qui n’a pas échappé aux hommes de l’advertising, entertainement, interactive, music, outdoor, production que sont les frères tunisiens qui offrent au téléspectateur maghrébin une chaîne à la dimension de sa culture, tout en respectant ses us et ses traditions. “La Star Académie arabe a fait l’objet d’une grande polémique, mais ce que nous proposons aujourd’hui, c’est une formule familiale qui respecte les mœurs et les traditions de tous les foyers maghrébins”, précisera Nabil Karoui.
Et pour ce faire, la Star Ac maghrébine sera un espace d’apprentissage, de la musique et du chant où les élèves partageront les salles de cours et autres, mais pas les dortoirs dans la mesure où les 14 candidats, 7 filles et 7 garçons, seront séparés. “Nous avons également pris en considération les tenues vestimentaires et les comportements des candidats, certains comportements ne sont pas admis”, poursuit le conférencier.
La quinzième version du programme de télé-réalité le plus suivi dans le monde sera transmise à partir d’une maison (dar) de 3 000 m2, située dans la banlieue sud de Tunis, et accueillera les quatorze candidats sélectionnés sur les onze mille postulants ayant participé aux élémentaires.
3 Algériens, 3 Tunisiens, 2 Libyens, 3 Marocains et 3 Maghrébins d’Europe constituent l’ensemble des élèves de la Star Académie Maghreb, qui auront à suivre, quatorze semaines durant, le règlement très strict de la Tunisienne Fatma Khadidja Lemkecher, directrice de l’académie, et à fréquenter les cours de théâtre de l’Algérien Hichem Mesbah. Pour son lancement, le programme couvrira 7 h30 minutes dès 18 heures de diffusion de Nesma TV et ce, durant les quatre premiers mois de la chaîne et sera sous la direction de Endemol France. Abordant les projets de son groupe, Nabil Karoui annoncera le lancement d’un label musique qui œuvrera pour la promotion de la chanson maghrébine dans le monde. Un projet qui commence à prendre forme, à voir le nombre de chanteurs, représentant les différents genres, qui ont rehaussé de leur présence le point de presse.
Questionné sur l’arrêt de diffusion de l’émission Akhir Kalima, Nabil Karoui précisera que la décision est venue de la direction de l’Entreprise nationale de télévision qui a refusé d’accorder un contrat longue durée au producteur de l’émission, tout en exigeant l’installation d’un studio de production en Algérie. “Notre contrat avec l’ENTV stipulait que l’émission devait être produite en Algérie au bout d’une année. Chose que nous étions disposés à faire ; la preuve, c’est que nous avons acquis un terrain pour construire le studio. Un investissement de pas moins de 7 millions de dollars. Alors, afin de rentabiliser ce placement, nous avons demandé un contrat de longue durée qui nous a été malheureusement refusé par l’ENTV.”
Et en attendant que d’autres formules entre la chaîne nationale de télévision et le producteur tunisien voient le jour pour faire profiter le téléspectateur d’émissions aussi réussies, Nesma TV se propose comme une chaîne de divertissement dans la pure tradition régionale. Une carte postale pour un Maghreb ouvert sur sa culture. Bon vent pour la télévision de tous les Maghrébins, pour les candidats de la Star Ac et tous les artistes maghrébins qui n’auront pas à adopter des dialectes autres que les leurs pour percer.
(Source : « Liberté » (Quotidien – Algérie), le 31 janvier 2007)
Lien : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=71552
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