Source: http://www.avocatparis.org/mon-metier-davocat/deontologie/succession-davocats-dans-un-dossier-regles-deontologiques-et
Timestamp: 2018-03-24 00:14:36+00:00
Document Index: 25653090

Matched Legal Cases: ['art. 9', 'art. 9', "l'article 19", "l'article 19", "l'article 19", "l'article 19", "l'article 19"]

Succession d'avocats dans un dossier — Règles déontologiques et honoraires | Ordre des avocats de Paris
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Succession d'avocats dans un dossier — Règles déontologiques et honoraires
Le traitement des difficultés non réglées par la Permanence déontologique est assuré par délégation du Bâtonnier par la commission Succession d'avocats conformément aux règles déontologiques en vigueur :
S'il s'agit d'une question difficile dont la commission estime qu'elle nécessite d'être examinée par tous les MCO en charge de la déontologie, toutes spécialités confondues, la demande peut être transmise par l'autorité compétente de l'Ordre à la commission Plénière de déontologie (en savoir plus sur cette commission).
Principales dispositions concernant la succession d'avocats
1 | Rappel des dispositions du Règlement intérieur et principes en la matière :
La succession d'avocats dans un dossier est soumise à des règles déontologiques liées notamment aux obligations et devoirs réciproques de l'avocat successeur d'une part, et de l'avocat succédé, d'autre part.
Elles sont définies à l'art. 9 du RIN et P.9.0.1 à P.9.0.3 [1ère partie — Règles connexes] du RIBP qui régissent notamment :
L’obligation de vérification et d'information du nouvel avocat : L'avocat qui reçoit l'offre d'un dossier doit vérifier si un ou plusieurs confrères ont été préalablement chargés de ce dossier comme défenseur ou conseil du client (9.1du RIN)
L’obligation de transmission sans délai de tous les éléments nécessaires à l'entière connaissance du dossier par l'avocat dessaisi (9.2 du RIN )
Les règles liées aux honoraires dus : L'avocat qui accepte de succéder à un confrère doit vérifier s'il existe des sommes dues à l'avocat précédemment saisi du dossier (art. 9.1 du RIN ) et s'efforcer d'en obtenir le règlement (9.3 du RIN ). Il doit informer le Bâtonnier s'il reçoit du client un paiement alors que des sommes restent dues à son prédécesseur (9.3 al. 2 du RIN ).
Le nouvel avocat ne peut défendre les intérêts du client contre son ou ses prédécesseurs (s) sauf accord préalable du bâtonnier (9.3 al. 1 du RIN ).
2 | Rappelons que le respect du contradictoire est par ailleurs soumis aux règles législatives et réglementaires édictées par :
Restitution du dossier : (Article 14 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005 et Art. 174 du décret 91-1197 du 27 novembre 1991)
Lorsque l'affaire est terminée ou qu'il en est déchargé, l'avocat restitue sans délai les pièces dont il est dépositaire.
Les contestations concernant la restitution des pièces sont réglées suivant la procédure (Art. 174 du décret 91-1197 du 27 novembre 1991) prévue en matière de montant et de recouvrement des honoraires (article 14 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
Sauf accord préalable du bâtonnier, l'avocat qui accepte de succéder à un confrère ne peut défendre les intérêts du client contre son prédécesseur (Article 9.3 al. 1 du RIN issu de l'article 19 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
Le nouvel avocat s'efforce d'obtenir de son client qu'il règle les sommes restant éventuellement dues à un confrère précédemment saisi du dossier (Article 9.3 al. 2 du RIN issu de l'article 19 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
S'il reçoit du client un paiement alors que des sommes restent dues à son prédécesseur, il en informe le bâtonnier (Article 9.3 al. 2 du RIN issu de l'article 19 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
L'avocat qui succède à un confrère intervenant au titre de l'aide juridictionnelle ne peut réclamer des honoraires que si son client a expressément renoncé au bénéfice de celle-ci. Il informe auparavant son client des conséquences de cette renonciation (Article 9.3 al. 2 du RIN issu de l'article 19 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
En outre, il informe de son intervention son confrère précédemment mandaté, le bureau d'aide juridictionnelle et le bâtonnier (Article 9.3 al. 2 du RIN issu de l'article 19 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
Les difficultés relatives à la rémunération de l'avocat initialement saisi ou à la restitution par ce dernier des pièces du dossier sont soumises au bâtonnier (article 19 du décret 2005-790 du 12 juillet 2005).
Succession d'avocats : procédure à suivre
1 | Schéma récapitulatif du déroulement de la procédure devant la commission :
La Commission est saisie par un formulaire adressé à Monsieur le bâtonnier à remplir en ligne
La réclamation fait l'objet d'un accusé de réception et d'une demande d'observations au Contradicteur qui est invité à faire parvenir ses observations sur ladite demande
La réclamation fait l'objet d'un examen du dossier par le rapporteur désigné à l'instruction du dossier
Les litiges ne pouvant être réglés directement par le rapporteur désigné à l'instruction du dossier sont renvoyés à l'audience collégiale de la commission et peuvent faire l'objet d'une convocation des parties à l'audience
Issue de la procédure : la commission rend une recommandation ou un avis écrit.
La commission Succession d'avocats est saisie sur la demande d'un avocat partie au litige envoyée directement à l'Ordre grâce à un formulaire adressé à Monsieur le bâtonnier à remplir en ligne [lien vers le formulaire e)deonto]
L'assistance d'un confrère n'est pas obligatoire. Dans l'hypothèse où vous vous feriez assister par un avocat, celui-ci ne devra pas se trouver dans l'un des cas d'incompatibilité visés à l'article P. 41.10 2 du RIBP.
1 | Examen par le rapporteur et comparution éventuelle devant la commission :
La réclamation fait l'objet d'un examen du dossier par le rapporteur désigné. Les litiges ne pouvant être réglés par le rapporteur sont étudiés par la Commission. En cas de convocation et sauf urgence, le défendeur et éventuellement le demandeur sont convoqués au moins huit jours à l'avance par télécopie, le défendeur étant invité à faire parvenir ses observations sur ladite demande avant cette séance.
Si vous êtes convoqué à une audience collégiale :
Les renvois de comparution ne peuvent être accordés que de manière exceptionnelle et en tout état de cause doivent être sollicités au moins huit jours avant l'audience.
2 | Issue de la comparution devant la commission :
La Commission rend une recommandation ou un avis écrit.
Il est recommandé aux parties de suivre cet avis déontologique lequel n'a toutefois pas de valeur contraignante. Dans l'hypothèse où l'avis ne serait pas respecté, la partie qui s'en plaindrait, justifiant d'un préjudice, peut demander la saisine du Conseil de discipline auquel il appartient seul d'examiner les faits de la cause et d'apprécier l'existence d'une éventuelle faute disciplinaire.
Nota : suivant les cas, certains dossiers peuvent faire l'objet d'un renvoi devant la commission de Déontologie restreinte (en savoir plus sur cette commission) ou être soumis à la commission Plénière de déontologie (en savoir plus sur cette commission) par le secrétaire de la déontologie ou le délégué général aux affaires déontologiques.