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Timestamp: 2017-03-24 16:02:37+00:00
Document Index: 210112306

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 71', 'arrêt ', 'art. 83', 'art. 73', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 90', 'art. 86', 'art. 89', 'art. 42', 'arrêt ', 'art. 97', 'art. 95', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 109', 'art. 66', 'art. 68']

2C_433/2016 2C_434/2016 {T 0/2} Arrêt du 30 mai 2016
1. X.________ SA est une société anonyme inscrite au registre du commerce du canton de Genève. X.________ Holdings SA (ci-après : la holding) est une société anonyme genevoise qui détient quatre sociétés-filles, parmi lesquelles figure X.________ SA. A.________ est directeur financier de la holding. Il a signé les déclarations fiscales de ces deux sociétés pour la période fiscale 2008.
2. Par arrêt du 5 avril 2016, la Cour de justice du canton de Genève a admis le recours que l'Administration fiscale cantonale du canton de Genève a déposé contre le jugement du 23 janvier 2015 du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève. La holding avait facturé à plusieurs de ses sociétés-filles des prestations de service et de gestion, et, en particulier à ce titre, un montant de 14'613'871 fr à X.________ pour l'année 2008, dont une partie ne concernait pas cette dernière, mais uniquement l'administration de la holding, ce que celle-ci avait du reste reconnu dans son courrier du 10 décembre 2010 à l'Administration fiscale cantonale. Dès lors, quand bien même cette part avait été déterminée de manière forfaitaire et sous forme de pourcentage de chaque catégorie de frais, il ne s'agissait pas d'une question d'évaluation des prix de transfert, mais de comptabilisation de charges étrangères à l'activité de l'entreprise en violation des règles de droit commercial impératif. A.________ était directeur financier de la holding et avait signé la déclaration fiscale tant de X.________ que de la holding; il était organe de fait de ces deux sociétés et en maîtrisait, vu sa fonction, les processus financiers et les comptes. Il connaissait également les règles comptables applicables. La disproportion entre la prestation et la contre-prestation était d'autant plus évidente que, pour une part des frais refacturés à X.________, il n'y avait tout simplement pas de contre-prestation. A.________ ne pouvait ainsi ignorer quels frais de la holding étaient refacturés à X.________, de sorte que c'était au minimum par négligence que la déclaration fiscale 2008 de X.________ faisait état de charges trop élevées qui constituaient une prestation appréciable en argent en faveur de sa holding.
3. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, X.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, de réformer l'arrêt attaqué en ce sens que les bordereaux d'amendes du 15 mars 2013 en matière d'impôt fédéral direct et d'impôt cantonal et communal 2008 sont annulés. Subsidiairement, elle demande de réduire le montant de l'amende, en la calculant sur le montant de l'impôt soustrait découlant exclusivement des frais d'actionnaire non facturables soit 48'800 fr. cumulativement ou alternativement de réduire la quotité de l'amende au minimum légal correspondant au tiers du montant de l'impôt soustrait pour la période incriminée.
4. Par souci d'unification par rapport à d'autres cantons dans lesquels deux décisions sont rendues, le Tribunal fédéral a ouvert deux dossiers, l'un concernant l'impôt fédéral direct (2C_434/2016) et l'autre l'impôt cantonal et communal (2C_433/2016). Comme l'état de fait est identique et que les questions juridiques se recoupent, les deux causes sont jointes et font l'objet d'un seul arrêt (cf. art. 71 LTF et 24 PCF [RS 273]).
5. L'arrêt attaqué concerne le bénéfice imposable de la recourante et la soustraction d'impôt fédéral direct, cantonal et communal pour la période fiscale 2008. Comme ce domaine relève du droit public et qu'aucune des exceptions prévues à l'art. 83 LTF n'est réalisée, la voie du recours en matière de droit public est ouverte (cf. 146 LIFD et art. 73 al. 1 de la loi du 14 décembre 1990 sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes [LHID; RS 642.14]). Pour le reste, déposé en temps utile (cf. art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes requises (cf. art. 42 LTF), le recours est dirigé contre une décision finale (cf. art. 90 LTF) rendue par un tribunal supérieur statuant en dernière instance cantonale (cf. art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF). Il a en outre été interjeté par la société contribuable destinataire de la décision attaquée, qui a un intérêt digne de protection à son annulation ou sa modification (cf. art. 89 al. 1 LTF). Il convient donc d'entrer en matière. Il n'est toutefois pas admissible de renvoyer à des écritures antérieures produites devant les instances précédentes (art. 42 al. 2 LTF; cf. arrêt 4A_709/2011 du 30 mai 2012, consid. 1.1), comme l'a fait à tort et en vain la recourante (cf. mémoire de recours, chiffres marginaux 11, 14, 18, 20 et 34) : les griefs dont la motivation comporte un tel renvoi ne seront pas examinés.
6. L'art. 97 al. 1 LTF prévoit que le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause, ce que la partie recourante doit rendre vraisemblable par une argumentation répondant aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.).
9. Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours en application de la procédure de l'art. 109 LTF. Succombant, la recourante doit supporter les frais de la procédure fédérale (art. 66 al. 1 LTF). Il n'est pas alloué de dépens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).
1. Les causes 2C_433/2016 et 2C_434/0216 sont jointes.