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Timestamp: 2018-07-17 00:45:00+00:00
Document Index: 199310065

Matched Legal Cases: ['art. 34', "l'article 15", "l'article 23", "l'article 23", 'art 13', 'art. 55', 'art. 18', "l'article 15", "l'article 7", 'art. 1', "l'article 34", 'art. 1', "l'article 1", "l'article 1", 'art. 4', "l'article 2", "l'article 2", "l'article 34", "l'article 41", 'art. 24', "l'article 25", 'art. 28', 'art. 29', "l'article 41", "l'article 41", "l'article 50", "l'article 50", "l'article 41", "l'article 41", 'art. 34', "l'article 63", 'arrêt ']

LES ACCIDENTS DE SERVICE - PDF
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1 DIRECTION DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE SOUS-DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES ET DES RELATIONS SOCIALES (SDRHRS) LES ACCIDENTS DE SERVICE Bureaux RH3 et RH4 / Août 2005
2 Fiche technique Les accidents de service: imputabilité au service (fonctionnaires) Les congés de maladie sont régis par des règles particulières lorsqu'ils sont la conséquence d'un accident de service ou d'une maladie contractée dans l'exercice des fonctions. 1. Textes - Loi n du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la Fonction Publique de l'etat ; notamment ses articles art. 34 et 65 ; Le 2 ème alinéa de l article 34 de la loi n du 11 janvier 1984 dispose que «si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident ;». Par ailleurs, l article 65 de la loi précitée prévoit que «Le fonctionnaire qui a été atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 p. 100 ou d'une maladie professionnelle peut prétendre à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement dont le montant est fixé à la fraction du traitement minimal de la grille mentionnée à l'article 15 du titre Ier du statut général, correspondant au pourcentage d'invalidité. Les conditions d'attribution ainsi que les modalités de concession, de liquidation, de paiement et de révision de l'allocation temporaire d'invalidité sont fixées par un décret en Conseil d'etat qui détermine également les maladies d'origine professionnelle». - Le décret du 6 octobre 1960 portant règlement d'administration publique pour l'application des dispositions de l'article 23 bis de l'ordonnance n du 4 février 1959 relative au statut général des fonctionnaires ; - Code des pensions civiles et militaires de retraite ; - Circulaire FP/4 n 1711 du 30 janvier 1989 relative à la protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l'etat contre les risques maladie et accident de service. 2. Définition Accident de service : Le fonctionnaire peut être victime d'un accident survenu dans l'exercice de ses fonctions ou à l'occasion de l'exercice de celles-ci, notamment au cours des trajets entre sa résidence habituelle et son lieu de travail dans la mesure où le parcours n'a pas été interrompu ou détourné pour un motif dicté par l'intérêt personnel ou indépendant de l'emploi. L'accident de service, pour être reconnu comme tel, doit résulter de l'action violente et soudaine d'une cause extérieure provoquant au cours du travail ou du trajet une lésion du corps humain (1). C'est ainsi que, par exemple, l'infarctus du myocarde n'est pas imputable au service en l'absence d'un effort physique exceptionnel (2). (1) CE ministres de l'intérieur et de l'économie et des finances c/even, 24 novembre 1971 ; (2) CE Kuhn, 7 octobre 1981; Mme Thiébault, 25 avril C'est au fonctionnaire à apporter la preuve de l'accident et de sa relation avec le service. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Accident et 1 maladies imputables aux services (fonctionnaires).doc 07/11/2005
3 Fiche technique Le fait que l'accident soit survenu sur le lieu et pendant les heures de travail ne présume pas l'imputabilité au service. En effet, l'accident de service doit être corroboré par d'autres présomptions ou d'autres moyens de preuve qui découlent de l'enquête menée par l'administration. Le Conseil d'etat a assoupli les conditions de reconnaissance d'imputabilité au service des accidents survenus aux fonctionnaires. Désormais, la jurisprudence considère qu'est imputable au service l'accident survenu à l'occasion de l'exercice des fonctions, sur le lieu et pendant le temps de travail ou sur le trajet le plus direct domicile- travail, sauf à ce que l'administration prouve qu'eu égard aux antécédents médicaux et/ou familiaux de l'agent l'accident ne peut avoir de lien avec le service (CE, 30 juin 1995, Caisse des dépôts et consignations).. 3. Imputabilité au service : un régime spécifique. Les congés liés à un accident de service contracté dans l'exercice des fonctions sont soumis à un régime particulier. En effet, le fonctionnaire qui bénéficie d un congé de ce type conserve l intégralité de son traitement quelle que soit la durée de ce congé. Le congé est prolongé jusqu'à la reprise des fonctions ou jusqu'à ce que l'état de santé de l'intéressé soit consolidé. La consolidation peut être définie comme la stabilisation de l'état du fonctionnaire qui permet d'évaluer les séquelles laissées par l'accident de service contracté dans l'exercice des fonctions. a. Appréciation de l imputabilité au service. L imputabilité au service de l accident est appréciée par la commission de réforme. Le dossier de saisine de la commission de réforme devra comporter tous les éléments produits par l'intéressé pour prouver ses allégations. En effet, la matérialité des faits ne saurait être établie uniquement par les déclarations de l'agent; quelle que soit sa bonne foi, elles doivent être corroborées par les moyens habituels (rapports de police, témoignages, présomptions). L administration peut émettre son accord ou des réserves sur les allégations de l'agent à partir des éléments objectifs qu'elle a réunis et qui sont joints au dossier. La commission de réforme est une instance consultative médicale et paritaire (composée des médecins du comité médical, de représentants de l'administration et de représentants du personnel) qui donne obligatoirement un avis sur l'imputabilité au service d'un accident, l infirmité ou le taux d'invalidité qui en découle avant que l'administration ne se prononce sur l'octroi, le renouvellement des congés pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions (à l'exception du congé de ce type inférieur ou égal à quinze jours) ou la mise en disponibilité d'office à la suite de ces congés. L'avis de la commission de réforme ne lie pas l'administration. b. La procédure d'octroi du congé pour accident de service contracté dans l'exercice des fonctions. Le fonctionnaire doit demander le bénéfice de ce congé en alléguant l'imputabilité au service et en transmettant à son supérieur hiérarchique un certificat médical de son médecin traitant. Dans le cas d un accident de service, une enquête doit être immédiatement diligentée par l'administration. L'enquête doit permettre de déterminer la cause, la nature, les circonstances de temps et de lieu et les conséquences apparentes de l'accident. En ce qui concerne les accidents de trajet, c'est à l'agent qui en est la victime d'en apporter la preuve selon la jurisprudence (CE, 21 janvier 1991, Mlle LE MEUR). C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Accident et 2 maladies imputables aux services (fonctionnaires).doc 07/11/2005
4 Fiche technique c. Modalités de prise en charge par l administration quand l imputabilité au service est établie. Remboursements à la charge de l administration. Le fonctionnaire victime d'un accident de service, a droit au remboursement par l'administration des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident même après sa mise à la retraite. Dans l'hypothèse où les premières constatations de l'accident de service ne laissent aucun doute sur la relation certaine de cause à effet entre l'accident et le service, le chef de service compétent peut délivrer à la victime un certificat de prise en charge dispensant l intéressé du paiement des frais. L'allocation temporaire d'invalidité Aux termes de l article 65 de la loi n du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la Fonction Publique de l'etat, le fonctionnaire atteint d une invalidité résultant d un accident imputable aux services peut prétendre sous certaines conditions à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement accordée pour une durée de 5 ans. A l issue de cette période, les droits du fonctionnaire font l objet d un nouvel examen et l allocation peut être attribuée sans limitation de durée. Le décret du 6 octobre 1960 portant règlement d'administration publique pour l'application des dispositions de l'article 23 bis de l'ordonnance n du 4 février 1959 relative au statut général des fonctionnaires en fixe les conditions et modalités d attribution et de révision. L'entrée en jouissance de l'allocation temporaire d'invalidité est fixée à la date de reprise des fonctions après consolidation ou, à la date de la constatation officielle de la consolidation de la blessure ou de l'état de santé de l'intéressé. Par ailleurs, si l invalidité résultant de l accident de service rend impossible l exercice des fonctions précédemment occupées, le fonctionnaire est rayé des cadres et a droit à une rente viagère d invalidité dont le montant est fixé en principe à la fraction du dernier traitement qui est égale au pourcentage d invalidité. Cette rente est cumulable avec la pension de retraite. d. Agents non titulaires (décret n du 17 janvier 1986) Les agents non titulaires recrutés ou employés à temps incomplet ou sur des contrats à durée déterminée d une durée inférieure à un an sont affiliés aux caisses primaires d assurance maladie pour le risque accident du travail. Dans les autres cas les prestations dues au titre de la législation sur les accidents du travail sont servies par l administration employeur : l agent bénéficie donc, en cas d accident de travail ou de maladie professionnelle, d un congé pendant toute la période d incapacité de travail. Dans cette situation, les indemnités journalières sont portées par l administration au montant du plein traitement : - pendant un mois dès leur entrée en fonction ; - pendant deux mois après deux ans de services ; - pendant trois mois après trois ans de services. A l expiration de la période de rémunération à plein traitement, l agent bénéficie des indemnités journalières prévues par le Code de la sécurité sociale. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Accident et 3 maladies imputables aux services (fonctionnaires).doc 07/11/2005
5 Annexes : - Article 34 de la loi n portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d Etat (extraits) ; - Décret n du 17 janvier 1986 relatif aux agents non titulaires de l Etat (extrait) ; - Circulaire du 30 janvier 1989 relative à la protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l Etat contre les risques maladie et accidents de service (extrait) - Décret n du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d aptitude physique pour l admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires (extraits : art 13 et 26). A consulter également les titres I, II et III du décret n du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d aptitude physique pour l admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires.
6 LOI n du 11 janvier 1984 Loi portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'etat (Extraits) Article 34 Modifié par Loi art. 55 IV JORF 26 décembre Le fonctionnaire en activité a droit : 1 A un congé annuel avec traitement dont la durée est fixée par décret en Conseil d'etat ; 2 A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident ; 3 A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Les dispositions du deuxième alinéa du 2 du présent article sont applicables au congé de longue maladie. Le fonctionnaire qui a obtenu un congé de longue maladie ne peut bénéficier d'un autre congé de cette nature, s'il n'a pas auparavant repris l'exercice de ses fonctions pendant un an ; 4 A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis, de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. Le fonctionnaire conserve ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Si la maladie ouvrant droit à congé de longue durée a été contractée dans l'exercice des fonctions, les périodes fixées ci-dessus sont respectivement portées à cinq ans et trois ans. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Extraits loi n du 11 janvier 84.doc
7 Sauf dans le cas où le fonctionnaire ne peut être placé en congé de longue maladie à plein traitement, le congé de longue durée n'est attribué qu'à l'issue de la période rémunérée à plein traitement d'un congé de longue maladie. Cette période est réputée être une période du congé de longue durée accordé pour la même affection. Tout congé attribué par la suite pour cette affection est un congé de longue durée. Sur demande de l'intéressé, l'administration a la faculté, après avis du comité médical, de maintenir en congé de longue maladie le fonctionnaire qui peut prétendre à l'octroi d'un congé de longue durée ; 5 Au congé pour maternité, ou pour adoption, avec traitement, d'une durée égale à celle prévue par la législation sur la sécurité sociale. Au congé de paternité en cas de naissance ou d'adoption, avec traitement, d'une durée égale à celle prévue par la législation sur la sécurité sociale. 6 Au congé de formation professionnelle ; 7 Au congé pour formation syndicale avec traitement d'une durée maximale de douze jours ouvrables par an. La formation ouvrant droit au bénéfice de ce congé et placée sous la responsabilité des organisations syndicales de fonctionnaires représentées au Conseil supérieur de la fonction publique de l'etat peut faire l'objet d'une aide financière de l'etat. 8 A un congé de six jours ouvrables par an accordé, sur sa demande, au fonctionnaire de moins de vingt-cinq ans, pour participer aux activités des organisations de jeunesse et d'éducation populaire, des fédérations et des associations sportives et de plein air légalement constituées, destinées à favoriser la préparation, la formation ou le perfectionnement de cadres et animateurs. Ce congé non rémunéré peut être pris en une ou deux fois à la demande du bénéficiaire. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. Elle ne peut être imputée sur la durée du congé annuel. 9 A un congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie lorsqu'un ascendant ou un descendant ou une personne partageant son domicile fait l'objet de soins palliatifs. Ce congé non rémunéré est accordé pour une durée maximale de trois mois, sur demande écrite du fonctionnaire. Le congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie prend fin soit à l'expiration de la période de trois mois, soit dans les trois jours qui suivent le décès de la personne accompagnée, soit à une date antérieure. La durée de ce congé est assimilée à une période de service effectif. Elle ne peut être imputée sur la durée du congé annuel. 10 A un congé pour siéger, comme représentant d'une association déclarée en application de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association ou inscrite au registre des associations en application de la loi du 19 avril 1908 applicable au contrat d'association dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle ou d'une mutuelle au sens du code de la mutualité, dans une instance, consultative ou non, instituée par une disposition législative ou réglementaire auprès d'une autorité de l'etat à l'échelon national, régional ou départemental, ou d'une collectivité territoriale. Ce congé avec traitement est accordé sous C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Extraits loi n du 11 janvier 84.doc
8 réserve des nécessités de service et ne peut dépasser neuf jours ouvrables par an. Il peut être fractionné en demi-journées. Ce congé ne peut se cumuler avec ceux qui sont prévus aux 7 et 8 du présent article qu'à concurrence de douze jours ouvrables pour une même année. Article 34 bis Créé par Loi art. 18 JORF 26 juillet Après un congé de longue maladie ou de longue durée, les fonctionnaires peuvent être autorisés, après avis du comité médical compétent, à accomplir un service à mi-temps pour raison thérapeutique, accordé pour une période de trois mois renouvelable dans la limite d'un an par affection ayant ouvert droit à congé de longue maladie ou congé de longue durée. Après un congé pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions, le travail à mi-temps thérapeutique peut être accordé, après avis favorable de la commission de réforme compétente, pour une période d'une durée maximale de six mois renouvelable une fois. Le mi-temps thérapeutique peut être accordé : - soit parce que la reprise des fonctions à mi-temps est reconnue comme étant de nature à favoriser l'amélioration de l'état de santé de l'intéressé ; - soit parce que l'intéressé doit faire l'objet d'une rééducation ou d'une réadaptation professionnelle pour retrouver un emploi compatible avec son état de santé. Les fonctionnaires autorisés à travailler à mi-temps pour raison thérapeutique perçoivent l'intégralité de leur traitement. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Extraits loi n du 11 janvier 84.doc
9 Article 65 Créé par LOI JORF 12 JANVIER Le fonctionnaire qui a été atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 p. 100 ou d'une maladie professionnelle peut prétendre à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement dont le montant est fixé à la fraction du traitement minimal de la grille mentionnée à l'article 15 du titre Ier du statut général, correspondant au pourcentage d'invalidité. Les conditions d'attribution ainsi que les modalités de concession, de liquidation, de paiement et de révision de l'allocation temporaire d'invalidité sont fixées par un décret en Conseil d'etat qui détermine également les maladies d'origine professionnelle. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Extraits loi n du 11 janvier 84.doc
10 Décret n du 17 janvier 1986 (Extraits) Décret relatif aux dispositions générales applicables aux agents non titulaires de l'etat pris pour l'application de l'article 7 de la loi n du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'etat Titre Ier : Dispositions générales. Article 1 Modifié par Décret art. 1 JORF 25 novembre Les dispositions du présent décret s'appliquent aux agents non titulaires de droit public de l'etat et de ses établissements publics à caractère administratif ou à caractère scientifique, culturel et professionnel, recrutés ou employés dans les conditions définies aux articles 3 (2e, 3e et 6e alinéa), 4, 5, 6, 27 (1er alinéa) et 82 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée et au I de l'article 34 de la loi n du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, à l'exception des agents en service à l'étranger et des agents engagés pour exécuter un acte déterminé. Les dispositions réglementaires en vigueur à la date de publication du présent décret continuent à s'appliquer au personnel qu'elles régissent si elles sont plus favorables. Article 2 Modifié par Décret art. 1 JORF 7 octobre La réglementation du régime général de sécurité sociale ainsi que celle relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles sont applicables, sauf dispositions contraires, aux agents non titulaires visés à l'article 1er du présent décret. Les agents non titulaires sont : 1 Soit affiliés aux caisses primaires d'assurance maladie pour les risques maladie, maternité, invalidité, décès et accidents du travail et aux caisses d'allocations familiales, s'ils sont recrutés ou employés à temps incomplet ou sur des contrats à durée déterminée d'une durée inférieure à un an ; 2 Soit affiliés aux caisses primaires d'assurance maladie pour les seuls risques maladie, maternité, invalidité et décès dans les autres cas ; les prestations dues au titre de la législation sur les accidents du travail et les prestations familiales sont alors servies par l'administration employeur ; toutefois, les agents des établissements publics mentionnés à l'article 1er reçoivent les prestations familiales de la caisse d'allocations familiales à laquelle ils sont rattachés en application des dispositions de l'article R du code de la sécurité sociale. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Décret n du 17 janv 86 (extraits).doc 1
11 Les prestations en espèces ainsi que les pensions de vieillesse allouées en cas d'inaptitude au travail versées par les caisses de sécurité sociale viennent en déduction des sommes allouées par les administrations en application des articles 12, 13, 14 et 15 ci-après. Article 14 Modifié par Décret art. 4 JORF 12 mars L'agent non titulaire en activité bénéficie, en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, d'un congé pendant toute la période d'incapacité de travail précédant soit la guérison complète, soit la consolidation de la blessure, soit le décès. Dans cette situation, nonobstant les dispositions de l'article L. 419 du livre IV du code de la sécurité sociale, les indemnités journalières sont portées par l'administration au montant du plein traitement : - pendant un mois dès leur entrée en fonctions ; - pendant deux mois après deux ans de services ; - pendant trois mois après trois ans de services. A l'expiration de la période de rémunération à plein traitement, l'intéressé bénéficie des indemnités journalières prévues dans le code susvisé qui sont servies : - soit par l'administration pour les agents visés au 2 de l'article 2 ci-dessus ; - soit par la caisse primaire de sécurité sociale pour les agents visés au 1 de l'article 2 cidessus. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Décret n du 17 janv 86 (extraits).doc 2
12 Circulaire n FP 4 n 1711 du 30 janvier 1989 relative à la protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l'etat contre les risques maladie et accidents de service NOR: FPPA C (BO Premier ministre du 31 mars 1989 page BO n ) LE MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DES REFORMES ADMINISTRATIVES Direction générale de l'administration et de la fonction publique FP 4 n 1711 LE MINISTRE DELEGUE AUPRES DU MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET Direction du budget 2 B n 9 LE MINISTRE DE LA SOLIDARITE, DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE Direction générale de la santé n 34/CMS Le ministre de la fonction publique et des réformes administratives, le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale, porte-paroledu Gouvernement, et le ministre délégué auprès du ministre d'etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget, à Mesdames et Messieurs les ministres et secrétaires d'etat : Madame et Messieurs les préfets de département, directions départementales des affaires sanitaireset sociales. - Objet : protection sociale des fonctionnaires et stagiaires de l'etat contre les risques maladie et accidents de service. L'état de santé du fonctionnaire (titulaire ou stagiaire) peut le conduire à demander le bénéfice de congés de maladie prévus à l'article 34 de la loi n du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'etat. Les conditions d'attribution de ces congés sont définies par le décret n du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agrées, à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime des congés de maladie des fonctionnaires. Depuis la mise en oeuvre du premier statut général des fonctionnaires de 1946 (loi n du 19 octobre 1946), des précisions sur les congés de maladie dans la fonction publique ont été apportées par de nombreuses circulaires dont la liste figure pour mémoire en annexe 1. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 1
13 Toutefois, en raison de l'évolution de la réglementation, il n'existe plus d'instruction à caractère général (*) pouvant servir de référence pour la mise en oeuvre d'une réglementation complexe. (*) En effet, l'instruction n 4 du 13 mars 1948 modifiée et la circulaire du 6 décembre 1973 qui revêtaient un caractère général sont aujourd'hui incomplète et plusieurs de leurs dispositions sont devenues inadaptées ou inexactes. La présente circulaire vise à combler cette lacune en donnant aux services gestionnaires une description synthétique mais aussi complète et précise que possible de l'ensemble du régime de protection sociale des fonctionnaires contre la maladie et les accidents de service. Dans une première partie seront données des précisions relatives au régime respectif des différents congés de maladie, aux règles communes qui leur sont applicables, aux combinaisons possibles entre ces divers congés et éventuellement le congé annuel, les congés de maternité ou d'adoption et le congé de formation professionnelle et, enfin, les modalités de mise en disponibilité d'office, lorsque sont épuisés les droits à congés de maladie. Dans une seconde partie seront précisées les dispositions relatives aux avis et contrôles médicaux auxquels est subordonnée l'attribution des congés. PREMIERE PARTIE LES CONGES DE MALADIE ET LA DISPONIBILITE D'OFFICE Il existe quatre types de congés de maladie : - le congé ordinaire de maladie; - le congé de longue maladie; - le congé de longue durée; I. Les caractéristiques de chaque congé de maladie - le congé prévu par l'article 41 de la loi du 19 mars En outre, les congés de maladie sont régis par des règles particulières lorsqu'ils sont la conséquence d'un accident de service ou d'une maladie contractée dans l'exercice des fonctions. 1. Le congé ordinaire de maladie (Art. 34-2, 1er alinéa, de la loi du 11 janvier 1984 et art. 24 à 27 du décret du 14 mars 1986.) 1.1 Demande initiale Le fonctionnaire atteint d'une maladie qui ne présente pas de gravité particulière et ne relève pas, de ce fait, du régime des congés de longue maladie ou de longue durée peut demander un congé ordinaire de maladie en transmettant à son supérieur hiérarchique, sans délai, un certificat médical de son médecin traitant (1) qui constate l'impossibilité pour l'intéressé d'exercer ses fonctions du fait de la maladie. (1) Ou d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme. Le retard apporté dans la transmission du certificat médical, s'il n'est pas dûment justifié par le C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 2
14 fonctionnaire, autorise l'administration à constater que l'intéressé se trouve, dans des conditions irrégulières, n'avoir accompli aucun service et à en tirer toutes conséquences de droit compte tenu de l'ensemble des circonstances du dossier (2). (2) CE ministre des P.T.T. c/bartier 5 juin Durée. - Droits à traitement La durée maximale du congé de maladie est d'un an; pendant les trois premiers mois, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement; celui-ci est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. 1.3 Décompte du congé de maladie fractionné Le fonctionnaire en congé de maladie perçoit un plein traitement tant que, pendant la période de référence d'un an précédent la date à laquelle ses droits à rémunération sont appréciés, il ne lui a pas été attribué plus de trois mois de congé de maladie (3). (3) CE Chauvet 27 novembre 1959; demoiselle Maudet 13 juillet Dans le cas contraire, le fonctionnaire perçoit un demi-traitement jusqu'à ce qu'il lui soit attribué douze mois de congé de maladie pendant la même période de référence d'un an précitée. Ce système de décompte dit «de l'année de référence mobile» conduit, en cas de congé de maladie fractionné, à apprécier au jour le jour les droits à rémunération du bénéficiaire du congé. Il n'y a pas lieu de soustraire de la période de référence le temps passé d'autres positions que l'activité (disponibilité et congé parental notamment) Contrôle pendant le congé L'administration peut demander à l'un des médecins agrées (1)/ dont elle s'est attaché les services d'effectuer une contre-visite du fonctionnaire en congé de maladie. (1) Voir en deuxième partie de la circulaire les dispositions relatives aux médecins A l'issue de la contre-visite, le médecin agrée fait connaître à l'administration ses conclusions. S'il conclut que l'intéressé est physiquement apte à reprendre ses fonctions, l'agent doit reprendre son travail sans délai, dès notification de la décision administrative, sauf à saisir le comité médical (2) des conclusions du médecin agrée, en application de l'article 25, troisième alinéa, du décret du 14 mars (2) Voir en deuxième partie de la circulaire les dispositions relatives aux comités médicaux. L'administration met le fonctionnaire en demeure de reprendre ses fonctions lorsque celui-ci reste absent sans justification. Si l'intéressé persiste dans son attitude, l'administration engage une procédure d'abandon de poste à son encontre, en application de la circulaire du Premier ministre FP n 463 du 11 février Au terme de cette procédure, sa radiation des cadres est prononcée. En outre, l'administration peut demander le remboursement des traitements perçus par le fonctionnaire entre la date de notification à l'intéressé des résultats du premier contrôle concluant à l'aptitude à C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 3
15 l'exercice des fonctions et à la date de notification de la même décision administrative intervenue après un même avis du comité médical Demande de prolongation du congé Les demandes de prolongation du congé de maladie sont faites de la même manière que la demande initiale de congé. Toutefois, après six mois de congé consécutifs, le comité médical doit donner son avis sur la demande de prolongation du congé. Dans ce cas, sans attendre la fin de la période de six mois en cours, le fonctionnaire envoie une demande de prolongation de congé qui peut ainsi être examinée en temps utile par le comité médical La reprise des fonctions A l'expiration de son congé de maladie, le fonctionnaire reprend ses fonctions. Toutefois, après douze mois de congé consécutifs, il ne peut reprendre son service qu'après avis favorable du comité médical. 2. Le congé de longue maladie (Art. 34-3, premier et troisième alinéa de la loi du 11 janvier 1984 et art. 28 du décret du 14 mars 1986) 2.1. Demande initiale Le fonctionnaire atteint d'une maladie qui rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qui présente un caractère invalidant et de gravité confirmée peut demander un congé de longue maladie en transmettant à son supérieur hiérarchique un certificat médical de son médecin traitant qui constate, d'une part, que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions et, d'autre part, que la nature de cette maladie justifie l'octroi d'un congé de longue maladie. Toutefois, en raison du secret médical, le certificat médical ne spécifie jamais le diagnostic (cf. 6,6, deuxième alinéa). La liste indicative des affections susceptibles d'ouvrir droit au congé de longue maladie est dressée par l'arrêté du 14 mars 1986 (Journal officiel du 16 mars 1986, p. 4371) Durée - Droits à traitement La durée maximale du congé de longue maladie est de trois ans; pendant la première année, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement; celui-ci est réduit de moitié pendant les deux années suivantes. 2.3 Décompte du congé de longue maladie Congé de longue maladie sans fractionnement. Pour pouvoir bénéficier d'un nouveau congé de longue maladie, en cas de rechute ou de nouvelle maladie, le fonctionnaire doit avoir repris effectivement ses fonctions pendant un an depuis le précédent congé. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 4
16 Congé de longue maladie fractionné. Le fonctionnaire en congé de longue maladie perçoit un plein traitement tant que, pendant la période de référence de quatre ans (1) procédant la date à laquelle ces droits à rémunération sont appréciés, il ne lui a pas été attribué plus d'un an de congé de longue maladie. (1) Quatre ans représentent le temps pendant lequel le fonctionnaire a pu bénéficier de plusieurs congés de longue maladie (dans la limite de trois ans), séparés par des périodes d'exercice des fonctions. Ces dernières périodes d'exercice des fonctions sont alors additionnées pour que puisse être remplie la condition d'une année prévue par la loi avant que ne soit à nouveau ouvert le droit au congé de longue maladie. Dans le cas contraire, le fonctionnaire perçoit un demi-traitement jusqu'à ce qu'il lui soit attribué trois ans de congé de longue maladie, pendant la même période de référence de quatre ans précitée. Ce système de décompte conduit, en cas de congé de longue maladie fractionné, à apprécier au jour le jour les droits à rémunération du bénéficiaire du congé. Le temps passé en disponibilité et en congé parental doit être soustrait de la période de quatre ans. 3. Le congé de longue durée (Art de la loi du 11 janvier 1984 et art. 29 à 33 du décret du 14 mars 1986) Demande initiale Le fonctionnaire atteint d'une affection relevant de l'un des quatre groupes de maladies suivants : cancer, maladie mentale, tuberculose ou poliomyélite peut demander un congé de longue durée dans les mêmes conditions que le congé de longue maladie (cf. & 2.1). A la différence du congé ordinaire de maladie et du congé de longue maladie, le congé de longue durée n'est pas renouvelable au titre des affections relevant d'un même groupe de maladies Durée. - Droits à traitement La durée maximale du congé de longue durée est de cinq ans; pendant les trois premières années, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement; celui-ci est réduit de moitié pendant les deux années suivantes Décompte du congé de longue durée Quatre groupes de maladies ouvrent droit au congé de longue durée. Au tire de chacun des quatre groupes de maladies ouvrant droit au congé de longue durée, le fonctionnaire peut obtenir cinq ans de congé de longue durée au cours de sa carrière. Ce temps maximum de congé de longue durée peut être pris de manière continue ou fractionnée, c'està-dire qu'il est possible qu'il soit entrecoupé par des périodes de reprise de service. Au terme des cinq années de congé, un, deux ou trois autres congés ne pourront être délivrés dans les mêmes conditions que si les maladies successives du fonctionnaire appartiennent à des groupes de maladies différents tels qu'ils sont mentionnés au L'adaptation du congé de longue durée aux maladies comportant des périodes de rémission. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 5
17 Le congé de longue est cependant mal adapté aux maladies comprenant des périodes de rémission dès lors qu'il ne peut être renouvelé. C'est pourquoi il n'est délivré qu'une fois épuisés les droits à plein traitement du congé de longue maladie accordé à la place du congé de longue durée ou au titre d'une maladie antérieure. Le congé de longue durée prend effet à la date de début du congé de longue maladie si celui-ci a été accordé pour l'affection de longue durée; l'administration peut également, à la demande du fonctionnaire qui exerce alors une option irrévocable, le maintenir en congé de longue maladie, lequel se trouve ainsi prolongé. Ainsi, après avis du comité médical, l'administration accorde soit un congé long (congé de longue durée de cinq ans), non renouvelable, soit un congé plus court (congé de longue maladie de trois ans) mais qui peut être renouvelé dans les conditions décrites aux paragraphes et Dans certaines hypothèse, il est en effet préférable de maintenir en congé de longue maladie à demitraitement un fonctionnaire plutôt que d'épuiser immédiatement ses droits à congé de longue durée à plein traitement; le congé de longue maladie, en outre, n'ouvre pas de vacance d'emploi La repris de fonctions Le fonctionnaire placé en congé de longue durée peut immédiatement être remplacé dans ses fonctions. Son droit à reprendre ses fonctions n'en est cependant pas affecté puisque sa réintégration peut éventuellement être prononcée en surnombre, c'est-à-dire même s'il n'existe pas d'emploi budgétaire de l'accueillir dans le corps auquel il appartient. 4. Le congé prévu par l'article 41 de la loi du 19 mars 1928 (Art. 50, 51 et 52 du décret n) du 14 mars 1986) 4.1. Demande de congé Le fonctionnaire qui a été réformé de guerre à la suite à d'infirmités ou d'affections résultant de blessures reçues ou de maladies contractées au cours d'expéditions déclarées campagnes de guerre pendant sa présence sous les drapeaux peut demander un congé prévu par l'article 41 de la loi du 19 mars 1928 en transmettant à son supérieur hiérarchique un certificat médical de son médecin traitant qui constate que l'intéressé est temporairement dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions en raison des infirmités ou affections qui ont conduit à la réforme de guerre. L'administration octroie ledit congé après avis de la commission de réforme (1) que constate l'existence d'un lien entre l'indisponibilité du fonctionnaire et l'affection qui a entraîné la réforme de guerre. (1) Voir en deuxième partie de la circulaire les dispositions relatives aux commissions de réforme. Seuls peuvent prétendre à ce congé les fonctionnaires que leurs infirmités ou maladie ne rendent pas définitivement inaptes à l'exercice de leurs fonctions (2). (2) CE sieur Niveaud 26 mars Le champ d'application de ce congé a été entendu à d'autres catégories de fonctionnaires que les réformés de guerre. Celles-ci sont énumérées à l'article 50 ( 1, 2 et 3) du décret du 14 mars C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 6
18 En revanche, ce congé ne s'applique pas aux fonctionnaires blessés au cours d'une activité militaire exercée dans le cadre du service national ni aux fonctionnaires victimes civiles de guerre sous réserve des catégories de personnes visées à l'article 50 du décret du 14 mars Durée. - Droits à traitement La durée maximale du congé prévu par l'article 41 de la loi du 19 mars 1928 est de deux ans au maximum au cours de la carrière du fonctionnaire. Pendant les deux ans, le fonctionnaire perçoit l'intégralité de son traitement Décompte Choix entre le congé de la loi de 1928 et le congé de longue durée. Si le fonctionnaire est atteint de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse ou poliomyélite liée à la réforme de guerre, il peut demander à être placé soit sous le régime du congé de l'article 41 de la loi de 1928 soit sous celui du congé de longue durée. Il ne pourra cependant bénéficier de plus de trois ans de congé à plein traitement et deux ans à demitraitement au titre de la même maladie. En fait, l'intérêt pour le fonctionnaire de choisir le congé de la loi de 1928 est que celui-ci n'ouvre pas vacance d'emploi; ainsi l'intéressé peut, plus facilement, retrouver le même emploi à l'issue d'une période de congé fractionné Choix entre le congé de la loi de 1928 et le congé de longue maladie. Si l'affection liée à la réforme de guerre relève des conditions d'octroi du congé de longue maladie, le fonctionnaire peut bénéficier du congé de la loi de 1928 puis, éventuellement, de la troisième année de congé de longue maladie. Le fonctionnaire a également la possibilité de demander la première année de congé de longue maladie puis la deuxième année de congé de la loi de 1928 et enfin la troisième année de congé de longue maladie. L'ensemble des périodes de congés suivent alors les règles de décompte du congé de longue maladie (cf. 2.3) sous réserve de l'application du paragraphe Cure thermale. Enfin, si le fonctionnaire réformé de guerre sollicite un congé pour cure thermale nécessitée pas l'affection ayant entraîné la réforme, ce congé est imputable sur le congé de la loi de 1928 si l'intéressé n'a pas épuisé ses droits à ce titre Les congés pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions (Les deuxième alinéa des 2, 3 et 4 de l'art. 34 de la loi du 11 janvier 1984 et art. L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite.) Articles 26 et 32 du décret n du 14 mars Cas d'ouverture C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 7
19 Accidents de service. Le fonctionnaire peut être victime d'un accident survenu dans l'exercice de ses fonctions ou à l'occasion de l'exercice de celles-ci, notamment au cours des trajets entre sa résidence habituelle et son lieu de travail dans la mesure où le parcours n'a pas été interrompu ou détourné pour un motif dicté par l'intérêt personnel ou indépendant de l'emploi. L'accident de service, pour être reconnu comme tel, doit résulter de l'action violente et soudaine d'une cause extérieure provoquant au cours du travail ou du trajet une lésion du corps humain (1). C'est ainsi que, par exemple, l'infarctus du myocarde n'est pas imputable au service en l'absence d'un effort physique exceptionnel (2). (1) CE ministres de l'intérieur et de l'économie et des finances c/even, 24 novembre (2) CE Kuhn, 7 octobre 1981; Mme Thiébault, 25 avril C'est au fonctionnaire à apporter la preuve de l'accident et de sa relation avec le service. Le fait que l'accident soit survenu sur le lieu et pendant les heures de travail ne présume pas l'imputabilité au service. En effet, l'accident de service doit être corroboré par d'autres présomptions ou d'autres moyens de preuve qui découlent de l'enquête menée par l'administration (cf. deuxième partie de la circulaire, ). Il existe d'ailleurs des accidents qui se produisent dans ces conditions de temps et de lieu sans pouvoir être rattachés au service parce que leur cause est étrangère à l'exercice des fonctions (exemple de la lésion corporelle subie par l'agresseur lors d'une altercation entre deux collègues; la cause de l'accident est ici la faute personnelle de l'agresseur, détachable du service). L'accident de trajet doit être établi à partir des éléments produits par l'intéressé (cf. deuxième partie de la circulaire, ). Est considéré comme tel l'accident survenu pendant le trajet d'aller et de retour entre : - la résidence principale, une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité ou tout autres lieu où l'agent se rend de façon habituelle pour des motifs d'ordre familial et le lieu d'exercice des fonctions; - le lieu de travail et le restaurant administratif ou, d'une manière plus générale, le lieu où l'agent prend habituellement ses repas, et dans la mesure où le parcours n'a pas été interrompu ou détourné pour un motif dicté par l'intérêt personnel et étranger aux nécessités essentielles de la vie courante ou indépendant du service Maladies contractées dans l'exercice des fonctions. Le fonctionnaire peut être atteint d'une maladie contractée ou aggravée en service, laquelle est généralement reconnue par référence aux tableaux des affections professionnelles qui figurent dans le code de la sécurité sociale, en application de son article L Mais ces tableaux ne sont pas limitatifs Circonstances particulières. La blessure ou la maladie peut également être contractée ou aggravée dans deux circonstances particulières : C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 8
20 - en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public (exemple des fonctionnaires blessés ou atteints d'une maladie à l'occasion du don bénévole de leur sang); - en exposant ses jours pour sauver la vie d'une ou plusieurs personnes; c'est le cas notamment des fonctionnaires qui ont subi un prélèvement d'organes au bénéfice d'une tierce personne (don de moelle osseuse par exemple). Le fonctionnaire qui se trouve dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions en raison de ces différents événements bénéficie de congés dont le régime diffère de celui des congés de maladie visés aux 1, 2, 3 et Régime des congés pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions Durée. - Droits à traitement. Le fonctionnaire qui bénéficie d'un congé de ce type conserve l'intégralité de son traitement. Le congé est prolongé jusqu'à la reprise des fonctions ou jusqu'à ce que l'état de santé de l'intéressé soit consolidé. La consolidation peut être définie comme la stabilisation de l'état du fonctionnaire qui permet d'évaluer les séquelles laissées par l'accident de service ou la maladie contractée dans l'exercice des fonctions. Le fonctionnaire qui ne reprend pas son service à la date de consolidation, en raison d'un état pathologique qui ne trouve pas son origine dans l'accident de service ou la maladie contractée dans l'exercice des fonctions, peut bénéficier, selon le cas, d'un congé ordinaire de maladie, d'un congé de longue maladie ou d'un congé de longue durée. En cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, sans qu'un reclassement en application de l'article 63 de la loi n du 11 janvier 1984 ait été possible, le fonctionnaire est mis à la retraite, sans délai à sa demande ou d'office à l'expiration d'un délai de douze mois à compter de sa mise en congé; ce délai est porté à trois ans si le congé a été prononcé pour une affection relevant du congé de longue maladie et à huit ans si l'affection relève du congé de longue durée. Toutefois, dans ce dernier cas, le fonctionnaire ne perçoit plus, pendant les trois dernières années de congé, que son demi-traitement Remboursement des frais Les frais qui peuvent être remboursés. Le fonctionnaire victime d'un accident de service ou atteint d'une maladie professionnelle, a droit au remboursement par l'administration des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident même après sa mise à la retraite. Une liste indicative des frais susceptibles d'être pris en charge par l'administration est donné en annexe III. Aucune limitation de principe à cette prise en charge n'est opposable au fonctionnaire; mais l'administration effectue dans tous les cas, à la fois la vérification matérielle des dépenses et l'examen de leur utilité dont la preuve doit être strictement apportée par le fonctionnaire. Ce remboursement ne fait pas obstacle au versement éventuel des dommages-intérêts qui seraient dus à l'intéressé, suivant les principes du droit commun, du fait notamment de la responsabilité de tiers. La mise en oeuvre de cette réparation civile est toutefois étrangère au domaine statutaire, de même que la C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 9
21 faculté pour l'administration d'exercer éventuellement une action en substitution contre le tiers responsable. Il est entendu que, du point de vue de la responsabilité administrative, le fonctionnaire ne peut faire valoir d'autres droits que ceux résultant de son statut ou de législation sur les pensions. Cette règle dite du forfait à pension est exclusive de tout autre mode d'indemnisation Le paiement direct par l'administration des frais engagés. Dans l'hypothèse où les premières constatations de l'accident de service ne laissent aucun doute sur la relation certaine de cause à effet entre l'accident et le service, le chef de service compétent peut délivrer à la victime un certificat de prise en charge établi selon le modèle figurant en annexe II. Ce document permet à l'intéressé de ne pas régler les soins effectués l'administration payant directement les frais engagés sur présentation du formulaire par le prestataire (médecin, pharmacien, etc.). Une liste limitative des frais susceptibles d'être pris en charge directement par l'administration est dressée en annexe III. Le certificat de prise en charge est délivré sans préjudice de la décision définitive d'imputabilité au service qui sera prise par l'administration après avis de la commission de réforme. Si la décision définitive ne reconnaît pas l'imputabilité au service, l'administration se retournera, pour le remboursement des frais qu'elle aurait déjà pris en charge, soit contre la sécurité sociale et l'agent, chacun pour leur dû, soit contre l'agent, celui-ci se retournant alors vers la sécurité sociale La procédure d'octroi du congé pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions Le fonctionnaire doit demander le bénéfice de ce congé en allégant l'imputabilité au service et en transmettant à son supérieur hiérarchique un certificat médical de son médecin traitant Congé pour accident de service ou maladie contractée dans l'exercice des fonctions, ne relevant pas des critères d'attribution du congé de longue durée. Pour tout arrêt de travail supérieur à quinze jours, l'administration doit consulter la commission de réforme qui donne un avis au vu d'un dossier constitué par l'administration, lequel comporte un rapport écrit du médecin chargé de la prévention (1). (1) Voir en deuxième partie de la circulaire les dispositions relatives aux médecins chargés de la prévention Congé pour maladie contractée dans l'exercice des fonctions, relevant des critères d'attribution du congé de longue durée. Le fonctionnaire doit en demander le bénéfice dans les quatre ans qui suivent la date de la première constatation de la maladie. L'administration doit consulter le comité médical supérieur (2) qui donne un avis au vu des conclusions de la commission de réforme, des rapports d'enquête et d'expertise et des observations de l'administration. (2) Voir en deuxième partie de la circulaire les dispositions relatives au comité médical supérieur. C:\Documents and Settings\DRPJJ MO\Mes documents\en cours\divers\textes\guides RH\AS\Circulaire 30 janvier 89 protection sociale des fonctionnaires.doc 10
(BO Premier Ministre du 31 mars 1989 page BO n 1989-01) Sud Éducation
Circulaire FP 4 n 1711 du 30 janvier 1989 relative à la Protection Sociale des Fonctionnaires et stagiaires de l'état contre les risques maladie et accidents de service (BO Premier Ministre du 31 mars