Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/cytarabine-100mg-ml-kabi-fl-10ml-1-203849
Timestamp: 2019-01-23 03:48:03+00:00
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CYTARABINE 100MG/ML KABI FL 10ML 1 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
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Traitement d'induction de la rémission des leucémies aiguës myéloblastiques de l'adulte et traitement d'autres types de leucémies aiguës de l'adulte et l'enfant.
Par perfusion intraveineuse ou injection ou injection sous-cutanée.
L'injection sous-cutanée est généralement bien tolérée et peut être recommandée dans les traitements d'entretien.
Cytarabine KABI 100 mg/ml ne doit pas être administré par voie intrathécale.
Le traitement par cytarabine doit être instauré par ou sous la surveillance d'un médecin très expérimenté en matière d'utilisation thérapeutique des cytostatiques. Les recommandations qui peuvent être fournies ne sont que générales puisque les leucémies aiguës sont presque exclusivement traitées par des associations de cytostatiques. Les recommandations posologiques peuvent être établies en fonction du poids corporel (mg/kg) ou en fonction du BSA (mg/m²). Ces recommandations posologiques peuvent être converties en valeurs exprimées en fonction de la surface corporelle à partir de celles exprimées en fonction du poids par le biais de nomogrammes.
1) Traitement d'induction de la rémission :
La posologie du traitement d'induction et le schéma thérapeutique varient selon le protocole utilisé.
Le schéma posologique suivant a été utilisé pour l'induction d'une rémission par un traitement continu.
I) En injection rapide : 2 mg/kg/jour constitue une dose initiale appropriée. Le traitement doit être administré pendant 10 jours, avec un contrôle quotidien des numérations sanguines. En absence d'effet antileucémique et en l'absence de toxicité apparente, augmenter la posologie à 4 mg/kg/jour et maintenir cette posologie jusqu'à mise en évidence d'une réponse thérapeutique ou d'une toxicité. Presque tous les patients peuvent recevoir ces doses jusqu'à l'apparition d'une toxicité.
II) Une dose de 0,5 à 1,0 mg/kg/jour peut être administrée en perfusion sur 24 heures. Les résultats des perfusions d'une heure ont été satisfaisants chez la majorité des patients. Au bout de 10 jours, cette dose journalière initiale peut être augmentée à 2 mg/kg/jour en fonction de la toxicité. Il convient de poursuivre le traitement jusqu'à l'apparition d'une toxicité ou d'une rémission.
Le schéma posologique suivant a été utilisé pour l'induction d'une rémission par un traitement intermittent.
I) Une dose de 3 à 5 mg/kg/jour est administrée par voie intraveineuse tous les jours pendant cinq jours consécutifs. Après une période de repos de deux à neuf jours, un autre cycle de traitement est administré. Il convient de poursuivre le traitement jusqu'à l'apparition d'une toxicité ou d'une réponse thérapeutique.
Les premiers signes d'amélioration médullaire ont été rapportés entre 7 et 64 jours (moyenne 28 jours) après le début du traitement.
En général, si un patient ne montre ni toxicité ni rémission après un essai correctement mené, il est recommandé d'être prudent lors de l'administration de doses plus fortes. En principe, les patients semblent tolérer les doses plus fortes lorsqu' elles sont administrées par injection intraveineuse rapide plutôt qu'en injection lente. Cette différence est due au métabolisme rapide de la cytarabine et en conséquence à la durée d'action courte de la dose élevée.
II) La cytarabine peut également être administrée à une dose de 100 à 200 mg/m²/24 heures, en perfusion continue pendant 5 à 7 jours, seule ou en association à d'autres cytostatiques, incluant par exemple une anthracycline. Des cycles de traitement additionnels peuvent être administrés toutes les 2 à 4 semaines, jusqu'à obtention de la rémission ou apparition d'une toxicité inacceptable.
2) Traitement d'entretien :
La posologie du traitement d'entretien et le schéma thérapeutique varient selon le protocole utilisé.
Le schéma posologique suivant a été utilisé pour le traitement continu suivant l'induction de la rémission.
I) Les rémissions induites par la cytarabine ou d'autres médicaments peuvent être maintenues par l'injection intraveineuse ou sous-cutanée de cytarabine à la dose de 1 mg/kg une ou deux fois par semaine.
II) La cytarabine a également été administrée à des doses de 100 à 200 mg/m², en perfusion continue pendant 5 jours à un mois d'intervalle, en monothérapie ou en association à d'autres cytostatiques.
A fortes doses :
La cytarabine, sous surveillance médicale stricte, est administrée en monothérapie ou en association à d'autres cytostatiques, à la dose de 2-3 g/m², en perfusion intraveineuse de 1 à 3 heures toutes les 12 heures pendant 2 à 6 jours (total de 12 doses par cycle). La dose totale de traitement ne doit pas dépasser 36 g/m². La fréquence des cycles de traitement dépend de la réponse au traitement et de la toxicité hématologique et non hématologique. Il convient également de se reporter aux précautions d'emploi (rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) pour les modalités d'arrêt du traitement.
La tolérance n'a pas été établie chez le petit enfant.
Patients avec altération hépatique et rénale :
Patients avec altération de la fonction hépatique ou rénale : la posologie doit être réduite.
La cytarabine peut être dialysée. C'est pourquoi, la cytarabine ne doit pas être administrée juste avant ou après une dialyse.
Un traitement à fortes doses chez un patient de plus de 60 ans ne doit être administré qu'après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque.
Pour les instructions sur la dilution du médicament avant son administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
Après dilution, la stabilité physico-chimique est a été démontrée pendant 8 jours à une température ne dépassant pas 25°C.
D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, la durée et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne doivent pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2-8°C, sauf si la dilution a été effectuée en conditions aseptiques contrôlées et validées.
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C. Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture du flacon et après dilution du médicament, voir la rubrique Durée de conservation.
Il n'y a aucune donnée de sécurité préclinique significative pour le prescripteur autre que celles déjà incluses dans les autres rubriques du résumé des caractéristiques du produit.
Les solutions de CYTARABINE KABI sont incompatibles avec différents médicaments, notamment : carbénicilline sodique, céphalothine sodique, fluorouracile, sulfate de gentamicine, héparine sodique, succinate d'hydrocortisone sodique, insuline normale, succinate de méthylprednisolone sodique, nafacilline sodique, oxacilline sodique, pénicilline G sodique (benzylpénicilline), méthotrexate, prednisolone succinate.
Toutefois, l'incompatibilité dépend de plusieurs facteurs (par exemple, concentrations du médicament, diluants spécifiques utilisés, pH résultant, température). Pour des informations plus spécifiques relatives à la compatibilité, il convient de se reporter à des références spécialisées.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination : CYTARABINE KABI 100 mg/ml, solution injectable ou pour perfusion peut être diluée avec de l'eau pour préparations injectables, une solution de glucose pour perfusion intraveineuse (5% m/v) ou une solution de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse (0,9% m/v).
L'étude de compatibilité des liquides de dilution a été effectuée dans des poches à perfusion en polyoléfine.
Si la solution semble colorée ou contient des particules visibles, elle doit être jetée.
Hypersensibilité à la cytarabine ou à l'un des excipients de CYTARABINE KABI.
Anémie, leucopénie et thrombocytopénie d'étiologie non maligne (par exemple : aplasie médullaire), sauf si le médecin juge que le traitement par cytarabine constitue l'alternative la plus adaptée pour le patient.
Encéphalopathies toxiques et dégénératives, particulièrement après l'utilisation de méthotrexate ou d'un traitement par radiation ionisante.
La cytarabine est tératogène chez certaines espèces animales. L'utilisation de cytarabine chez les femmes enceintes ou susceptibles de l'être ne doit être envisagée qu'après une prise en considération soigneuse des bénéfices et risques potentiels.
Les hommes et les femmes doivent utiliser un moyen de contraception efficace pendant tout le traitement et jusqu'à 6 mois après le traitement.
Ce produit ne doit normalement pas être administré aux patientes qui sont enceintes ou aux mères qui allaitent.
Aucune étude de fécondité destinée à évaluer la toxicité de la cytarabine sur la reproduction n'a été effectuée. Une suppression gonadique pouvant causer des aménorrhées ou une azoospermie peut survenir chez les patients traités par la cytarabine, en particulier en cas d'association avec des agents alkylants. En général, ces effets semblent corrélés à la dose et à la durée du traitement et peuvent être irréversibles (voir rubrique Effets indésirables). Étant donné le potentiel mutagène de la cytarabine, qui peut induire des lésions chromosomiques dans les spermatozoïdes humains, il est conseillé aux hommes traités par cytarabine et à leur partenaire d'utiliser un moyen de contraception fiable.
La cytarabine est un myélosuppresseur puissant. Le traitement doit être instauré avec prudence chez les patients ayant une myélosuppression pré-existante induite par un médicament. Des myélogrammes doivent être effectués fréquemment après disparition des blastes de la circulation sanguine périphérique.
Il importe d'avoir à sa disposition tous les équipements nécessaires pour la prise en charge des complications, potentiellement fatales, de la myélosuppression (infection résultant d'une granulocytopénie et d'autres diminutions des défenses de l'organisme, et hémorragies secondaires à la thrombocytopénie).
Des réactions anaphylactiques ont été observées avec le traitement par cytarabine. Une anaphylaxie ayant entraîné un arrêt aigu cardiopulmonaire et nécessité une réanimation a été rapportée. Ceci s'est produit immédiatement après l'administration intraveineuse de cytarabine.
Des réactions indésirables sévères et parfois fatales : neurologiques, gastrointestinales et pulmonaires (différentes de celles rapportées avec les protocoles de traitement conventionnels par cytarabine) ont été rapportées avec des schémas posologiques expérimentaux de cytarabine. Ces réactions incluent une toxicité cornéenne réversible ; des dysfonctions cérébrales et cérébelleuses, généralement réversibles ; une somnolence ; des convulsions ; des ulcérations gastro-intestinales sévères, incluant des pneumatoses kystiques intestinales conduisant à une péritonite ; un sepsis et des abcès hépatiques ; et des oedèmes pulmonaires.
La cytarabine est carcinogène chez l'animal. La possibilité d'un effet similaire doit être prise en compte lors de la prise en charge à long terme d'un patient.
Le traitement doit être suspendu ou modifié lorsque la myélosuppression induite par le médicament a entraîné une chute du nombre de plaquettes en dessous de 50 000 ou du nombre de polynucléaires en dessous de 1 000 par mm3. Le nombre d'éléments figurés dans le sang périphérique peut continuer à diminuer après l'arrêt du médicament et atteindre des valeurs plus faibles dans les cinq à sept jours après l'arrêt du traitement. S'il est indiqué, le traitement peut être repris dès l'apparition de signes certains de récupération médullaire (sur des myélogrammes successifs). Les patients pour qui le médicament est arrêté jusqu'à normalisation des valeurs de l'hémogramme peuvent échapper au contrôle thérapeutique.
Des neuropathies périphériques motrices et sensitives après un traitement de consolidation à fortes doses de cytarabine, de daunorubicine, et d'asparaginase ont été observées chez des patients adultes souffrant de leucémie aiguë non lymphoblastique.
Les patients traités par de fortes doses de cytarabine doivent être surveillés pour vérifier l'absence d'apparition de neuropathies car une adaptation du schéma posologique peut être nécessaire pour éviter des troubles neurologiques irréversibles.
Une toxicité pulmonaire sévère et parfois fatale, un syndrome de détresse respiratoire chez l'adulte et un oedème pulmonaire ont été observés après l'administration de fortes doses de cytarabine.
Lorsque des doses de cytarabine intraveineuses sont administrées rapidement, les patients sont fréquemment nauséeux et peuvent vomir plusieurs heures après. Ce problème tend à être moins sévère si le médicament est administré en perfusion.
Une sensibilité douloureuse de l'abdomen (péritonite) et une colite guaïac positive, avec une neutropénie et une thrombocytopénie concomitantes ont été rapportées chez des patients traités avec des doses conventionnelles de cytarabine en association avec d'autres médicaments. Ces patients ont répondu à un traitement médical non chirurgical.
Une paralysie ascendante progressive différée aboutissant au décès a été rapportée chez des enfants atteints de LAM après l'administration intraveineuse de cytarabine à des doses conventionnelles en association à d'autres médicaments.
La fonction hépatique ainsi que la fonction rénale doivent être surveillées pendant le traitement par cytarabine.
Chez les patients avec une altération hépatique pré-existante, la cytarabine doit être administrée avec la plus grande prudence.
Des contrôles périodiques du myélogramme et des fonctions hépatique et rénale doivent être effectués chez les patients recevant un traitement par cytarabine.
Comme les autres médicaments cytotoxiques, la cytarabine peut induire une hyperuricémie secondaire à la lyse rapide des cellules cancéreuses. Le médecin devra surveiller l'uricémie du patient et être prêt à recourir aux mesures pharmacologiques et de soutien nécessaires pour contrôler ce problème.
Effets immunosuppresseurs/Augmentation de la sensibilité aux infections.
L'administration de vaccins vivants ou vivants-atténués chez les patients immunodéprimés suite à une chimiothérapie incluant la cytarabine, peut aboutir à des infections graves ou fatales. La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant un traitement par cytarabine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés ; cependant, la réponse à ces vaccins est susceptible d'être diminuée.
Fortes doses : le risque d'effets secondaires sur le système nerveux central est plus élevé chez les patients ayant déjà reçu un traitement du système nerveux central comme une chimiothérapie intrathécale ou une radiothérapie.
Une transfusion concomitante de granulocytes doit être évitée car des cas d'insuffisance respiratoire sévère ont été rapportés.
Des cas de cardiomyopathie entrainant la mort ont été rapportés après un traitement expérimental par cytarabine à fortes doses en association au cyclophosphamide dans le cadre de la préparation à une greffe de moelle osseuse.
Ce médicament contient moins d'1 mmol de sodium (23 mg) par dose, il est donc essentiellement « sans sodium ».
La 5-Fluorocytosine ne doit pas être administrée avec la cytarabine car l'efficacité thérapeutique de la 5-Fluorocytosine est diminuée pendant ce type de thérapie.
Des diminutions réversibles des concentrations plasmatiques de digoxine à l'équilibre et de l'excrétion rénale des glycosides ont été observées chez les patients recevant un traitement par bêta-acétyldigoxine et une chimiothérapie contenant du cyclophosphamide, de la vincristine et de la prednisone avec ou sans cytarabine ou procarbazine. Les concentrations plasmatiques de digitoxine à l'équilibre ne semblent pas être modifiées. Par conséquent, la surveillance des concentrations plasmatiques de digoxine est indiquée chez les patients recevant des associations de chimiothérapies similaires. L'utilisation de digitoxine chez ces patients peut être considérée comme une alternative.
Une étude in vitro évaluant les intéractions entre la gentamicine et la cytarabine a montré un antagonisme lié à la cytarabine sur la sensibilité aux souches K. pneumoniae. Chez les patients sous cytarabine traités également par gentamicine pour une infection à K. pneumoniae, l'absence de réponse thérapeutique rapide peut indiquer la nécessité de ré-évaluer l'antibiothérapie.
En raison des propriétés immunosuppressives de la cytarabine, les infections virales, bactériennes, fongiques, parasitaires ou saprophytes de n'importe quelle localisation du corps peuvent être corrélées à l'utilisation de la cytarabine seule ou en association avec d'autres agents immunosuppresseurs, lesquels à des doses immunosuppressives affectent l'immunité cellulaire ou humorale.
Ces infections peuvent être légères, mais aussi sévères et parfois fatales.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec le traitement par cytarabine :
Les effets indésirables de la cytarabine sont dose-dépendants. Les effets indésirables les plus fréquents sont gastro-intestinaux. La cytarabine est toxique pour la moelle osseuse et provoque des effets indésirables hématologiques.
Sepsis (immunosuppression), cellulite au site d'injection
Anémie, mégaloblastose, leucopénie, thrombocytopénie
Anorexie, hyperuricémie.
A fortes doses, troubles cérébraux et cérébelleux, avec détérioration du niveau de conscience, dysarthrie, nystagmus.
Céphalées, neuropathie périphérique
Conjonctivite hémorragique réversible (photophobie, brûlures, troubles visuels, larmoiement augmenté), kératite
Pneumonie, dyspnée, mal de gorge.
Dysphagie, douleur abdominale, nausées, vomissements, diarrhée, inflammation ou ulcération orale / anale
Oesophagite, ulcère oesophagien, pneumatose kystique intestinale, colite nécrosante, péritonite
Effets réversibles sur le foie avec augmentation du taux des enzymes hépatiques
Effets indésirables cutanés réversibles, tels qu' érythème, dermatite bulleuse, urticaire, vascularite, alopécie
Ulcération cutanée, prurit, douleur des paumes des mains et des plantes de pieds à type de brûlures
Hidradénite eccrine neutrophilique
Altération rénale, rétention urinaire
Fièvre, thrombophlébite au site d'injection
Syndrome de la cytarabine (Ara-C) : (Effet immunoallergique) :
Une fièvre, des myalgies, des douleurs osseuses, occasionnellement des douleurs thoraciques, un exanthème, une conjonctivite et des nausées peuvent apparaître 6 à 12 heures après le début du traitement. L'administration de corticoïdes doit être envisagée à titre prophylactique et curatif. S'ils sont efficaces, le traitement par cytarabine peut être poursuivi.
Les effets indésirables dus à un traitement par cytarabine à fortes doses, autres que ceux observés à doses conventionnelles, incluent :
La toxicité hématologique se manifeste par une pancytopénie profonde pouvant durer de 15 à 25 jours, avec une aplasie médullaire plus sévère que celle observée aux doses conventionnelles.
Après traitement par de fortes doses de cytarabine, des symptômes de type cérébraux ou cérébelleux tels que des changements de la personnalité, des troubles de la vigilance, une dysarthrie, une ataxie, des tremblements, un nystagmus, des céphalées, une confusion, une somnolence, une confusion, un coma, des convulsions, etc apparaissent chez 8 à 37% des patients traités. L'incidence chez le sujet âgé (> 55 ans) peut être encore plus élevée. Les autres facteurs prédisposants sont l'insuffisance hépatique ou rénale, des antécédents de traitement du système nerveux central (par exemple, radiothérapie) et l'alcoolisme. Les troubles du système nerveux central sont dans la plupart des cas réversibles.
Le risque de toxicité du système nerveux central augmente si le traitement par cytarabine - administré par voie I.V. à fortes doses - est associé à un autre traitement toxique pour le SNC, comme une radiothérapie ou un traitement à doses élevées.
Toxicité cornéenne et conjonctivale :
Des lésions réversibles de la cornée et des conjonctivites hémorragiques ont été décrites.
Des réactions plus sévères peuvent apparaître en plus des autres symptômes fréquents, particulièrement après l'administration de fortes doses de cytarabine. Une perforation ou une nécrose intestinale avec un iléus et une péritonite ont été rapportées.
Des abcès hépatiques, une hépatomégalie, un syndrome de Budd-Chiari (thrombose veineuse hépatique) et une pancréatite ont été observés après un traitement à hautes doses de cytarabine.
Troubles respiratoire, thoracique et médiastinaux :
Des signes cliniques d'oedème pulmonaire/SDRA peuvent apparaître, en particulier à fortes doses. La réaction est probablement due à des lésions des capillaires alvéolaires. Il est difficile d'évaluer les fréquences de ces effets indésirables (déclarés entre 10 et 26 % dans différentes publications) car ils surviennent généralement chez des patients présentant une rechute, au cours de laquelle différents facteurs peuvent contribuer à l'apparition de cette réaction.
Après un traitement par cytarabine, une cardiomyopathie et une rhabdomyolyse ont été rapportées. Un cas d'anaphylaxie ayant entrainé un arrêt cardiopulmonaire et nécessité une réanimation a été décrit. Ce cas s'est produit immédiatement après l'administration intraveineuse de cytarabine.
Les effets indésirables gastro-intestinaux sont réduits si la cytarabine est administrée en perfusion. L'emploi de glucocorticoïdes locaux est recommandé en prophylaxie de la conjonctivite hémorragique.
Aménorrhée et azoospermie (voir section Grossesse et allaitement).
Il n'existe pas d'antidote spécifique. La prise en charge recommandée en cas de surdosage inclut : l'arrêt du traitement, suivi d'une prise en charge de la myélosuppression induite, par des transfusions de sang ou de plaquettes et l'administration d'une antibiothérapie. Douze doses de 4,5 g/m² en perfusion IV d'une heure toutes les 12 heures induisent une toxicité irréversible et fatale du système nerveux central.