Source: https://gdpr-expert.com/article.html?mid=2&id=10
Timestamp: 2020-04-01 01:23:54+00:00
Document Index: 286630274

Matched Legal Cases: ["l'article 10", "l'article 10", "l'article 10", "l'article 10", '§5', 'in fine', 'art 9', "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 36", "l'article 116", "l'article 23", "l'article 107", "l'article 31", 'art. 41']

GDPR.expert, l'outil d'analyse du nouveau règlement européen, développé par le cabinet d'avocats Ulys Article 10 : Traitement des données à caractère personnel relatives aux condamnations pénales et aux infractions - GDPR.expert
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(19) La protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, y compris la protection contre les menaces pour la sécurité publique et la prévention de telles menaces et la libre circulation de ces données, fait l'objet d'un acte juridique spécifique de l'Union. Le présent règlement ne devrait dès lors pas s'appliquer aux activités de traitement effectuées à ces fins. Toutefois, les données à caractère personnel traitées par des autorités publiques en vertu du présent règlement devraient, lorsqu'elles sont utilisées à ces fins, être régies par un acte juridique de l’Union plus spécifique, à savoir la directive (UE) 2016/… du Parlement européen et du Conseil1*. Les États membres peuvent confier à des autorités compétentes au sens de la directive (UE) 2016/…** des missions qui ne sont pas nécessairement effectuées à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, y compris la protection contre les menaces pour la sécurité publique et la prévention de telles menaces, de manière à ce que le traitement de données à caractère personnel à ces autres fins, pour autant qu'il relève du champ d'application du droit de l'Union, relève du champ d'application du présent règlement.
Il n'y pas de considérant de la Directive 95/46 lié à l'article 10.
Le Règlement a choisi d’introduire dans le Règlement une disposition spécifique au traitement des données relatives aux condamnations, aux infractions pénales ou aux mesures de sûreté et de procéder à une clarification de ladite disposition dont la mouture initiale était source de confusion (article 10).
Le traitement de données relatives à ces données ne peut être effectué qu’à condition :
- qu’il ait lieu sous le contrôle de l’autorité publique ;
- ou qu’il soit autorisé par le droit de l’Union ou par la législation nationale prévoyant des garanties adéquates concernant les droits et libertés des personnes concernées.
Contrairement au texte de la Directive, le droit national ne peut plus déroger à ces conditions.
Enfin, la centralisation exhaustive des condamnations pénales ne peut être effectuée que sous le contrôle de l’autorité publique.
La Directive prévoyait une dérogation à l’interdiction de traiter des données sensibles pour les traitements de données relatives aux infractions, condamnations pénales ou aux mesures de sûreté (article 8§5), à condition que ceux-ci soient effectués sous le contrôle de l’autorité publique ou que des garanties appropriées et spécifiques soient prévues en droit national.
Le paragraphe 5 in fine de l’article 8 de la Directive précisait qu’un fichier reprenant de manière exhaustive l’intégralité des condamnations pénales ne peut être tenu que sous le contrôle de l’autorité publique.
Comme l’impose la Directive, la loi Informatique et Libertés n’autorisait le traitement de données relatives aux infractions, condamnations et mesures de sûreté que sous le contrôle des autorités publiques et uniquement dans le cadre de leurs attributions légales. Le texte énonçait de manière exhaustive les entités habilitées pour la mise en œuvre de telles données (deux catégories à l’origine dont les juridictions, autorités publiques et personnes morales gérant un service public, agissant dans le cadre de leurs obligations légales…). Ces entités devaient adresser à la CNIL une déclaration normale (article 22 I, et 25 I 3° de la loi modifiée du 6 janvier 1978) sauf si le traitement effectué n’est pas automatisé, conformément au droit commun en vigueur. Cette possibilité de traitement avait été étendue à deux autres catégories (sociétés de perception et réception des droits d’auteurs art 9 4°, et le traitement visé à l’article 67 de la loi Informatique et Libertés).
Des différences entre États membres pourront apparaître concernant le traitement des données relatives aux condamnations, ou aux infractions pénales ou aux mesures de sécurité dès lors que les conditions de traitement se déterminent dans les législations nationales (modalités de contrôles de l’autorité publique ou autorisation législative spécifique).
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Le traitement des données à caractère personnel relatives aux condamnations pénales et aux infractions ou aux mesures de sûreté connexes fondé sur l'article 6, paragraphe 1, ne peut être effectué que sous le contrôle de l'autorité publique, ou si le traitement est autorisé par le droit de l'Union ou par le droit d'un 'État membre qui prévoit des garanties appropriées pour les droits et libertés des personnes concernées. Tout registre complet des condamnations pénales ne peut être tenu que sous le contrôle de l'autorité publique.
le traitement des données relatives aux condamnations pénales ou aux mesures de sûreté connexes est effectué soit sous le contrôle de l'autorité publique, ou lorsque le traitement est nécessaire au respect d'une obligation légale ou réglementaire à laquelle le responsable du traitement est soumis, ou à l'exécution d'une mission effectuée pour des motifs importants d'intérêt général, dans la mesure où ce traitement est autorisé par le droit de l’Union ou par la législation d'un État membre prévoyant des garanties adéquates.
Un registre complet des condamnations pénales ne peut être tenu que sous le contrôle de l'autorité publique.
Le traitement des données relatives aux condamnations et aux infractions pénales ou aux mesures de sûreté connexes, sur la base de l'article 6, paragraphe 1, ne peut être effectué que sous le contrôle de l'autorité publique, ou lorsque le traitement est autorisé par le droit de l'Union ou par la législation nationale prévoyant des garanties adéquates concernant les droits et libertés des personnes concernées.
I. - Sont autorisés par arrêté du ou des ministres compétents, pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, les traitements de données à caractère personnel mis en œuvre pour le compte de l'Etat et :
II. - Ceux de ces traitements qui portent sur des données mentionnées au I de l'article 6 sont autorisés par décret en Conseil d'Etat pris après avis motivé et publié de la commission. Cet avis est publié avec le décret autorisant le traitement.
III. - Certains traitements mentionnés au I et au II peuvent être dispensés, par décret en Conseil d'Etat, de la publication de l'acte réglementaire qui les autorise. Pour ces traitements, est publié, en même temps que le décret autorisant la dispense de publication de l'acte, le sens de l'avis émis par la commission.
I. - Les demandes d'avis adressées à la Commission nationale de l'informatique et des libertés en vertu de la présente loi précisent :
II. - Le responsable d'un traitement déjà autorisé et susceptible de faire l'objet d'une mise à jour rendue publique dans les conditions prévues à l'article 36 informe sans délai la commission :
I. - La Commission nationale de l'informatique et des libertés, saisie dans le cadre des articles 31 ou 32, se prononce dans un délai de huit semaines à compter de la réception de la demande. Toutefois, ce délai peut être renouvelé de six semaines sur décision motivée du président.
Les actes autorisant la création d'un traitement en application des articles 31 et 32 précisent :
1° La finalité du traitement et, le cas échéant, sa dénomination ;
2° Le service auprès duquel s'exerce le droit d'accès prévu aux articles 49,105 et 119 ;
5° Le cas échéant, les dérogations à l'obligation d'information prévues au III de l'article 116 ;
6° Le cas échéant, les limitations et restrictions aux droits des personnes concernées prévues à l'article 23 du règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 et à l'article 107.
7° Le cas échéant, la désignation, parmi les responsables conjoints du traitement, du point de contact pour les personnes concernées.
I. - La commission met à la disposition du public, dans un format ouvert et aisément réutilisable, la liste des traitements automatisés ayant fait l'objet d'une des formalités prévues par les articles 31 et 32, à l'exception de ceux mentionnés au III de l'article 31, ainsi que par la section 3 du chapitre III du titre II.
2° La finalité du traitement et, le cas échéant la dénomination ;
3° L'identité et l'adresse du responsable du traitement ou, si celui-ci n'est établi ni sur le territoire national ni sur celui d'un autre Etat membre de l'Union européenne, celles de son représentant ;
4° La fonction de la personne ou le service auprès duquel s'exerce le droit d'accès prévu aux articles 49,105 et 119 ;
6° Le cas échéant, les transferts de données à caractère personnel envisagés à destination d'un Etat non membre de l'Union européenne.
CF art. 41 du décret pris pour l'application de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978.