Source: https://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/09/boues-rouges-parc-calanques-aluminium.html
Timestamp: 2018-05-21 05:02:17+00:00
Document Index: 282037391

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'in fine', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art 3']

30 voix pour, 16 contre, 2 absentions !
« Le conseil d'administration a décidé d'autoriser ces rejets, mais avec des conditions fermes », a annoncé à la presse son président Didier Réault, adjoint au maire de Marseille. Concrètement, elle permet à l'usine Alteo d'effectuer des rejets contraires à la Convention de Barcelone de 1976 sur la protection de la Méditerranée. Mais l'élu a promis de « meilleurs contrôles et un meilleur suivi des eaux rejetées », dans ce dossier dit des « boues rouges ». (2)
Autre point noir des calanques : Les rejets d’eaux usées de la métropole marseillaise... Vous en saurez plus dans « Le Ravi » : Les Calanques : leur parc national, leurs cabanons et leurs eaux polluées...
Des gardiens en lutte permanente pour la qualité du milieu marin
Dans un article paru dans Médiapart (3), Elisabeth Tempier nous rappelle que depuis leur création, les prud’homies de pêche doivent leur survie dans une lutte permanente pour la qualité du milieu marin...
« les archives prud’homales attestent du rôle écologique joué par les pêcheurs depuis longtemps. A titre d’exemples, l’on peut citer les treize années de lutte juridique des prud’hommes palavasiens qui ont été attaqué pour abus du droit d’ester en justice par leur maire et un promoteur immobilier alors qu’ils voulaient faire respecter la loi littorale et empêcher le comblement et le lotissement d’étangs, ou encore la bataille juridique de pêcheurs de l’étang de Berre contre l’Etat et EDF pour déversement de limons et d’eau douce par les centrales EDF. »
Du côté des aires marines protégées, la Méditerranée est un bon sujet d’étude puisque le Parc National de Port-Cros est l’une des plus anciennes réserves marines et la pêche professionnelle y est autorisée par le biais d’une Charte fondée sur les règlements prud’homaux. Exemplaire aussi le Parc Marin de la Côte Bleue dont la première réserve a été instaurée avec l’appui des pêcheurs professionnels, et la deuxième à la demande de ces derniers. Quand au cantonnement du Cap Roux, il a été créé en deux ans, à l’initiative de la Prud’homie de St Raphaël, un délai particulièrement court pour un cantonnement de plus de 400 hectares en pleine Côte d’azur.
A contrario, le parc marin des Calanques a engendré une réserve marine gigantesque, en zone profonde, dans un souci d’affichage du Grenelle de la mer mais sans réel fondement écologique. Les pêches à la palangre pratiquées sur cette zone n’ont pas d’incidence sur des espèces qui seraient inféodées à ces fonds marins, uniquement sur des espèces de passage. Leur interdiction n’aura pour effet que de pénaliser une pêche artisanale déjà en difficulté…(3)
On comprend mieux maintenant pourquoi les promoteurs du parc des Calanques n’ont accordé que deux strapontins à la pêche professionnelle... Alors que dans d’autres parcs, les professionnels de la mer détiennent un réel pouvoir de décisions notamment dans le Parc marin de la mer d’Iroise et le Parc marin du Bassin d’Arcachon... Par ailleurs, les concepteurs du parc ont toujours veillé à ce que les territoires de pêche se réduisent comme peau de chagrin, m’étant en péril la survie des pêcheurs par manque d’espace vital...
Ce que nous prédisions il y a trois ans, se concrétise aujourd'hui : Parc National des Calanques : En finir avec plus de 250000 années d'histoire
Philippe Favrelière (modification le 12 septembre 2014)
(1) Le Ravi » : Les Calanques : leur parc national, leurs cabanons et leurs eaux polluées...
(2) Le Monde : Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer
(3) Médiapart : Frioul 2014: prud'homies de pêche et biens communs, par Elisabeth Tempier
Les pêcheurs de Sanary lancent un appel à la mobilisation citoyenne contre le rejet des "boues rouges"
À la demande de la Prud'homie de Sanary, des scientifiques sont venus exposer devant des pêcheurs, les dangers des rejets de boues rouges en mer par l'usine Altéo de Gardanne.Dominique Leriche
Source : Var matin 16 octobre 2014
La Prud'homie des patrons pêcheurs de Sanary a organisé, mardi, une réunion au sujet des rejets en mer des « boues rouges », ces résidus issus de la fabrication d'alumine à partir de la bauxite, balancés dans la fosse de la Cassidaigne à Cassis.
« Par solidarité avec nos collègues de Cassis et La Ciotat, parce que nous sommes amenés à pêcher occasionnellement sur ces zones, les Prud'hommes du Brusc, de Sanary et de Bandol ont écrit à Ségolène Royal (ministre de l'écologie, Nldr) et à M. Cadot, préfet des Bouches-du-Rhône, pour stopper le rejet des boues rouges dans la fosse de la Cassidaigne », explique Jean-Michel Cei, Prud'homme de Sanary.
Au cours de cette réunion, Olivier Dubuquoy, géographe et spécialiste des « boues rouges », a retracé l'historique de l'usine Péchiney, établie en 1893 à Gardanne pour produire de l'aluminium. Pendant plus d'un demi-siècle, les monceaux de bauxites ont été stockés sur des terrains alentours. Puis, en 1966, c'est le début des rejets des « boues rouges » en mer avec la construction d'une conduite, depuis Cassis jusqu'au canyon sous-marin de Cassidaigne, à 320 mètres de profondeur.
« De Fos à Toulon, le fonds marin ressemble à Mars »
Olivier Dubuquoy souligne le « lobbying énorme » de Péchiney à l'époque, et de la société Altéo aujourd'hui (qui a repris l'usine en 2012), pour assurer que le rejet des « boues rouges » en mer ne présente pas de pollution. « Mais une première étude en 1993, réalisée par Créocean, filiale d'Ifremer, était sans appel et démontrait la toxicité des boues rouges, comprenant des métaux lourds et de la radioactivité naturelle renforcée. Cette toxicité était transmissible de génération en génération chez les vivants (on l'a constaté chez les huîtres notamment, Ndlr). L'usine a répondu en créant un conseil scientifique de suivi, qui a produit 200 études pour dire que les boues rouges n'étaient pas dangereuses. Ils ont passé leur temps à minimiser, alors que de Fos à Toulon, le fonds marin ressemble à la planète Mars», explique le géographe.
La ministre s'oppose aux rejets en mer
Depuis, des pêcheurs, écologistes, et des scientifiques réclament l'arrêt de ces rejets en mer. « En 1996, Corinne Lepage, alors ministre de l'Environnement a réussi à faire cesser ces rejets pendant deux jours. Puis le lobbying a été trop fort : l'usine a obtenu une prolongation des rejets en mer jusqu'en 2015», souligne Yves Lancelot, océanographe, ancien directeur de recherches, qui a analysé la fameuse étude Créocéan.
Si le sujet brûlant des « boues rouges » revient sous les feux de l'actualité, c'est parce qu'Altéo a demandé, en mai dernier, le renouvellement pour une durée de 30 ans, de l'occupation du domaine public maritime pour sa canalisation à Cassidaigne. L'usine, qui emploie 386 salariés, ne se débarrasserait plus directement des boues rouges dans la Méditerranée mais d'effluents liquides chargés en soude et, toujours, en métaux lourds.
Inadmissible pour les défenseurs de l'environnement.
Le 8 septembre dernier, le conseil d'administration du parc national des Calanques s'est prononcé favorablement. Mais à l'issue d'une rencontre avec Altéo, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a fait savoir qu'elle s'y opposerait. Le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) a été saisi pour rendre une expertise indépendante. « Mais ce bureau n'est pas spécialisé dans les boues rouges», fait remarquer Olivier Dubuquoy. Ce dernier, qui prédit de fortes pressions de l'usine pour obtenir son autorisation, estime que « seule une mobilisation citoyenne des scientifiques, écologistes, pêcheurs, etc. peut permettre de gagner la bataille contre les boues rouges ».
Boues rouges de Cassis : les pêcheurs sont inquiets
« Ça fait un demi-siècle que les pêcheurs demandent l’arrêt de ces rejets » tempête Gérard Carrodano, pêcheur à La Ciotat. « Et c’est en plein milieu du Parc national ! On l’a pas voulu, maintenant on l’a, il faut faire avec. Ils interdisent le survol de la zone par un drone pour faire un film, ils nous empêchent de prendre des espèces de passage dans la réserve, et d’un autre côté, ils acceptent des rejets industriels massifs ! »
Convié à une réunion sur le renouvellement de l’autorisation de ces rejets, Djamal Boukhenifra, prud’homme de Cassis, demande aux industriels : « Pouvez-vous nous garantir que ces rejets n’ont et n’auront aucun impact sur les poissons que nous pêchons, pour nous et pour les générations d’après ?… »
En appui aux pêcheurs de cette zone, parce qu’ils y pêchent occasionnellement, parce que la zone de diffusion de cette pollution (et notamment des métaux lourds), s’étend très largement, les prud’hommes de Bandol, Sanary sur mer et Le Brusc ont écrit à Ségolène Royal et au Préfet des Bouches du Rhône.
« Nous nous associons à nos collègues de Cassis et La Ciotat pour demander l’arrêt de ces rejets dont une grande partie remonte sur le plateau continental, affectant le plancton, les animaux et les végétaux, et par conséquent la chaîne alimentaire marine. Ils mettent en cause le renouvellement de la ressource, la qualité de nos apports et, in fine, l’avenir de nos métiers. Depuis le temps que ces rejets durent, les bords du plateau sont englués de boues rouges qui polluent nos engins et entravent leur efficacité. Nous sommes inquiets de la diffusion des métaux lourds qui peuvent s’étendre sur de vastes zones et affecter la qualité sanitaire des produits marins. Nous ne pensons pas que des rejets liquides, voire « transparents », seront inoffensifs. Autrement, ils pourraient être rejetés dans le réseau d’eau pluvial ou servir d’épandage. »
Calanques : Parc marin dépotoir !
Sous la Méditerranée... la boue
Les Prud'hommes et pêcheurs de La Seyne à Marseille se sont réunis ce mardi après midi à Sanary afin de recueillir des informations concernant les rejets de boues rouges dans la fosse de Cassidagne au large de Cassis. Un dossier épineux qui traîne en longueur depuis 1966 sans trouver de solution.
Pour en parler devant l'assemblée de pêcheurs et de Prud'hommes réunis à Sanary, le géographe Olivier Dubuquoy retraça l'historique de ce dossier avec ses rebondissements, et surtout l'espoir d'un arrêt autrefois programmé fin 2015 de ce déversement . Mais à la grande surprise de tous, le renouvellement de l'autorisation accordée pour ces rejets serait dans les tiroirs et le gouvernement devrait se prononcer prochainement. Par solidarité avec les collègues de Cassis et la Ciotat, les deux villes les plus concernées, les Prud'hommes du Brusc, de Sanary et de Bandol ont écrit à Ségolène Royal, Ministre de l'écologie, et du développement durable et à Monsieur Cadot, Préfet des Bouches du Rhône, pour demander la fin de ce rejet.
Une partie des côtes du parc national des Calanques est touchée par une pollution à la paraffine, a constaté mardi matin un photographe de l'AFP.
Source : Marine Océans / Afp
Ségolène Royal à la chasse aux boues rouges de Gardanne
Non au rejet des boues rouges en plein cœur du parc national marin des Calanques : Ségolène Royal avait surpris en rejoignant en septembre ceux qui dénoncent le déversement continu de résidus de bauxite en Méditerranée, soit des dizaines de millions de tonnes depuis 1966.
Source : Le Monde par Martine Valo - 20 octobre 2014
Le 10 octobre, la ministre de l’écologie a signé une série de saisines qui lui permettront d’en savoir plus sur ce qu’envoie en mer Alteo, ex-Péchiney, depuis son usine de fabrication d’alumines de spécialité située à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhônes. Elle demande que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) se penchent sur cette affaire, non seulement pour analyser la toxicité de ces rejets, mais aussi pour étudier d’éventuelles alternatives.
« Contamination historique du milieu marin »
Alteo souhaite continuer de se débarrasser de ses déchets sous une forme liquide désormais et non plus solide. Le groupe a sollicité pour cela une nouvelle concession de trente ans lui donnant le droit de poursuivre ses rejets de résidus en mer, au-delà de la date butoir du 31 décembre 2015 fixée en 1996 par l’Etat.
Réuni le 8 septembre à Cassis, à deux pas de l’endroit où la canalisation en provenance de Gardanne plonge dans la Méditerranée jusqu’au canyon de Cassidaigne, le conseil d’administration du parc des Calanques avait formulé un avis favorable à une large majorité, sans sourciller. Il se prononçait d’ailleurs après un rapport plutôt bienveillant de l’autorité régionale de l’environnement, la Dréal de Marseille.
D’où la contre-offensive ministérielle, qui a non seulement balayé le vote du parc d’un revers de main, mais a aussi annoncé que le rejet en mer devait cesser avant même le 31 décembre 2015. « Il apparaît en effet qu’il existe une contamination significative historique du milieu marin, en particulier par des métaux toxiques tels que le mercure et l’arsenic, dont une partie peut être liée au rejet de “boues rouges” en mer », stipulent les textes des saisines ministérielles. Ségolène Royal demande donc aux services de l’État de la région PACA, de l’agence de l’eau Rhône-Corse-Méditerranée et à l’Ifremer de fournir à l’Anses tous les éléments dont ils disposent à ce sujet « dans les meilleurs délais ».
« Objectif de zéro rejet d'Arsenic »
L’Ifremer devra pour sa part déterminer si l’ingestion de poissons contaminés pêchés dans cette zone comporte des risques pour la santé. Quant au BRGM, qui est prié de remettre ses conclusions dès le 24 novembre, il se voit confier « une analyse critique indépendante du dossier » afin d’en étudier toutes les alternatives, y compris les coûts de chacune des solutions envisageables. Il doit en particulier réfléchir à des façons de réduire autant que possible les rejets, surtout ceux d’arsenic. Autrement dit l’industriel doit revoir sa copie.
Le 18 septembre, Ségolène Royal avait reçu le dirigeant d’Alteo pour lui signifier que sa demande ne serait pas accordée en l’état au nom de la protection « de la santé publique et d’un milieu marin fragile ». « Il faut viser un objectif de zéro rejet d’arsenic et de métaux lourds en mer », prévenait-elle alors dans un communiqué. La ministre engageait le groupe à chercher des solutions qui maintiennent l’activité de l’usine sans pour autant se débarrasser de ses déchets en Méditerranée, « sachant que la destruction de l’environnement est aussi destructrice d’emplois et génératrice de dépenses publiques élevées. »
Opposition des pêcheurs
C’est bien ce que pensent les pêcheurs des Bouches-du-Rhône. Ceux de Cassis et de la Ciotat réclament l’arrêt du déversement en mer. Les prud’homies de Sanary-sur-Mer, du Brusc et de Bandol – des organisations locales réunissant les patrons pêcheurs – ont écrit à Ségolène Royal le 30 septembre, ulcérées du peu de cas qui leur est leur fait dans cette affaire. « Depuis le temps que ces rejets durent, les bords du plateau continental sont englués de boues rouges qui polluent nos engins et entravent leur efficacité », témoignent-ils, en s’inquiétant de la qualité sanitaire de leurs produits et proclamant que « la mer n’est pas une poubelle. »
Le vote du parc marin a par ailleurs ranimé une colère rentrée chez ces professionnels qui avaient mal pris la création de la réserve naturelle des Calanques dans une zone de pêche habituelle. « Nous ne voyons pas comment nous pourrions accepter des limitations et des réglementations quand des déchets industriels continuent d’être déversés à proximité », concluent-ils.
Recyclage des déchets liquides
Ce réveil des protestations provençales au bout de tant d’années d’écoulement de boues rouges est aussi lié à la communication d’Alteo : beaucoup avaient compris que l’industriel allait arrêter d’ici 2015 de déverser ses résidus, les solides comme les liquides. Si l’entreprise n’a pas pour l’heure de solution pour les seconds, elle cherche à valoriser les premiers sous forme de poudre ou de granulés rebaptisés Bauxaline, sur le marché de la dépollution.
Olivier Dubuquoy, un ingénieur de recherche de l’université de Toulon qui suit de très près cette affaire, s’inquiète de la dangerosité de cette Bauxaline. Il souligne que le BRGM, chargé par Alteo d’analyser le niveau de toxicité de ce produit, est également partenaire du groupe dans le cadre d’un projet européen appelé Bravo, comme Opérations de valorisation de résidus de bauxite et d’aluminium [Bauxite residue and aluminium valorisation operations]. Faire des déchets un matériau commercialisable constitue le moteur même de l’économie circulaire. Mais alors que tout le monde veut croire à un prochain âge d’or dans ce secteur, la question de l’homologation de ces produits se pose avec acuité.
Source : Actu-Environnement par Dorothée Laperche
n° 6 : assouplir la gestion des différents corps œuvrant dans le domaine de la protection de la biodiversité marine, de façon à favoriser le recrutement de profils adaptés aux missions de l'Agence des aires marines protégées ;
Cliquer Ici pour télécharger le Rapport d'information sur l'Agence des Aires Marines Protégées (AAMP) et la politique de protection du milieu marin
Un récif au coeur de Parc National des Calanques
Récifs Prado reçoit le grand prix de génie écologique
400 récifs artificiels ont été immergés entre 2007 et 2008 par 30 mètres de fonds. Depuis, les poissons sont revenus ainsi que la flore. Le ministère de l'écologie a attribué à ce projet, "récifs Prado", le grand prix 2014 du génie écologique au service de la préservation des écosystèmes marins
Reportage d'Hélène Bouyé et d'Emmanuel Zini. Les intervenants sont Didier Réault, adjoint au maire chargé de la mer interviewé en 2011 et Emilia Médioni, responsable du projet et heureuse de cette récompense.
Source : France 3 Paca par Robert Papin
Le projet a rapidement atteint ses objectifs. Les 401 récifs ont été répartis sur une surface de 220 hectares entre 25 et 30 mètres de profondeur. Ils ont constitué des abris artificiels pour les poissons que sont venus s'y réfugier et se reproduire.
Au départ 3 objectifs ont été fixés :
recréer un espace de production biologique,
soutenir et développer l'activité économique de la zone côtière en particulier la pêche,
favoriser la continuité entre les espaces rocheux environnants et le site.
L'opération a coûté 6 millions d'euros partagés entre la ville, l'Europe, la Région et l'Agence de l'eau
En 2008, 401 récifs artificiels avaient été plongés dans la rade de Marseille pour recréer de la biodiversité. Six ans après, l’opération est un succès et a même été récompensée par le ministère de l’Ecologie.
A la base, ces "récifs artificiels" comme on les appelle ne ressemblaient pas en grand-chose. Mais petit à petit, les poissons en ont fait un habitat naturel pour se protéger. A ce jour, 70 espèces, contre 24 il y a 4 ans, peuplent ces villages. Sarres, Loup, Congres, Mérous, des espèces disparues depuis de nombreuses années ont ainsi refait leur réapparition. Une évolution spectaculaire récompensée ce mois-ci par le Grand Prix National de Génie Ecologique remis par le ministère de l’Environnement.
Mais au-delà de cette vie sous-marine recréée, la ville de Marseille voit dans ce projet un intérêt économique. "Un poisson vivant vaut bien plus qu’un poisson mort", résume l’adjoint UMP à la Mer, Dider Réault. Dans son viseur, l’élu pense aux clubs de plongée. "C’est une opportunité pour eux de se rendre sur place et d’attirer une nouvelle clientèle", poursuit-il. Et qui dit touristes, dit bénéfice pour tout le monde.
Plus étonnant, cette repopulation est une aubiane pour les pêcheurs. Pas sur place, car il leur est strictement interdit de pêcher dans cette zone. "Mais grâce à l’essaimage des poissons dans d’autres secteurs de pêche (au-delà du Frioul par exemple), les professionnels y trouvent leur intérêt", indique Didier Réault. Et gare à ceux qui voudraient passer outre les restrictions. Trois pêcheurs ont récemment été condamnés pour s’être aventurés dans ce nouveau sanctuaire sous-marin de la rade de Marseille.
Nîmes : le groupe BRL primé par le ministère de l’Écologie
La filiale ingénierie a reçu, avec la Ville de Marseille, le grand prix du Génie écologique pour une opération de réhabilitation des fonds sableux au Prado.
Le groupe nîmois Bas-Rhône Languedoc (BRL) et la Ville de Marseille ont reçu le grand prix du Génie écologique. Cette récompense leur a été remise par le ministère de l'Écologie au titre de Récifs Prado, une opération de réhabilitation innovante des fonds sableux qu'a conçue BRL en tant que maître d'œuvre dans la rade de Marseille.
Repeupler les fonds marins
Initiée par la ville, Récifs Prado a consisté à poser depuis 2007 des récifs artificiels "diversifiés et optimisés" entre le Frioul et la corniche Kennedy, soit au total 401 modules représentent un volume de près de 30 000 m3, s'étendant sur une surface totale de 220 ha. Récifs Prado est "le plus grand site de récifs artificiels d'Europe et de Méditerranée", observe la ville de Marseille.
En recréant un habitat pour les espèces marines, ces récifs ont permis de repeupler des fonds marins et de restaurer une biodiversité nécessaire pour assurer l'activité économique de la zone côtière, notamment la pêche artisanale des petits métiers.
"Nous avons contribué à ramener la vie dans un espace que l'activité humaine avait dégradé"
La société BRL Ingénierie, filiale du groupe BRL, a donc supervisé la construction et l'immersion des modules, dont elle a assuré la conception avec des caractéristiques destinées à favoriser l'accueil d'une abondante vie marine. Ces récifs ont été regroupés au sein de six zones, comme autant de "villages" dans la baie du Prado. "Le suivi scientifique des récifs artificiels mis en place par la ville au cours des cinq dernières années a démontré le succès de l'opération", souligne BRL Ingénierie.
Les récifs sont désormais totalement colonisés et les peuplements ont crû régulièrement chaque année. La diversité des espèces recensées sur la zone est passée de 28 à 64 en quatre ans et le site est même devenu une zone de chasse pour un groupe de grands dauphins. "Ce grand prix est une grande fierté pour nos équipes et la reconnaissance de notre savoir-faire et de notre capacité d'innovation. Nous avons contribué à ramener la vie dans un espace que l'activité humaine avait dégradé", déclare Jean-François Blanchet, le président de BRL Ingénierie.
Marseille obtient le grand prix du Génie écologique 2014
Le ministère de l'Ecologie et développement durable vient d'attribuer le prix du Génie écologique 2014 (catégorie "Préservation des écosystèmes marins") à l'opération "Récifs du Prado".
L’opération de génie écologique d’implantation des récifs artificiels de repeuplement de la rade de Marseille est un projet totalement intégratif que ce soit du point de vue écologique, économique ou social, a souligné le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Cette opération est la plus grande jamais menée en Europe dans ce domaine. Le suivi scientifique mis en place a déjà prouvé l’efficacité et l’intérêt de l’opération au bénéfice des écosystèmes et des usagers (pêcheurs, habitants, touristes…).
Ce travail "de fond" reçoit donc aujourd'hui une récompense nationale avec l'attribution du "Grand prix du Génie écologique 2014" dans la catégorie "Préservation des écosystèmes marins".
Le "génie écologique" consiste à préserver et développer la biodiversité par des actions adaptées, sur les écosystèmes ciblés, sur la durée.
La cérémonie de remise des prix (qui comportait sept catégories) s'est tenue le 21 octobre dernier à Paris, dans le cadre des cinquante ans de la loi sur l'eau, célébrée cette année.
Dans une rade sud particulièrement impactée par les activités humaines, l'opération "Récifs du Prado", lancée en 2008 a permis de restaurer la vie des fonds marins.
Immergés entre le Frioul et la corniche Kennedy, par 25 à 30 mètres de profondeur, les 401 modules de récifs artificiels sont organisés en six "villages" triangulaires et occupent une surface totale de 220 hectares¬¬¬.
Il s'agit là du plus grand site de récifs artificiels d'Europe et de méditerranée.
Au fil du temps, la faune et la flore sous-marines se sont appropriés ces récifs et des espèces menacées, voire disparues, ont fait leur (ré)apparition. La biodiversité est passée ainsi de 24 à 64 espèces, en quatre ans.
Un suivi scientifique a été mis en place. Ainsi, des études sont menées régulièrement sur la colonisation des structures par les espèces, les peuplements de poissons, l’état de conservation des structures et l’évolution sédimentaire de la zone aménagée. Les récifs servent également de terrain expérimental aux laboratoires de recherche partenaires.
Depuis 2009, un conseil pédagogique se charge également d’assurer une valorisation éco-citoyenne, en impliquant les écoles et les centres de loisirs, autour de cet outil original.
Des conférences sont organisées à la demande et une exposition est disponible pour les associations.
L'opération "Récifs du Prado" s"inscrit plus globalement dans le Plan de gestion de la rade de la Ville de Marseille (PGRM) qui vise à mettre en place une politique durable et cohérente pour préserver et valoriser les milieux et les ressources de la rade de Marseille, en accord avec les acteurs institutionnels, socio-économiques, associatifs et scientifiques acteurs de ce territoire.
Les récifs sont situés au coeur du Parc national des Calanques, le seul parc national à la fois continental, marin et périurbain d'Europe.
En savoir plus sur les récifs artificiels du Prado¬¬
Le génie écologique, une filière d’avenir ;
Le plan d’action pour la filière génie écologique ;
3 juin 2014 (mis à jour le 25 juin 2014)
le génie écologique au service de la préservation de la ressource en eau potable ;
le génie écologique au service de la préservation des écosystèmes marins ;
Les candidats souhaitant nous transmettre des films ou des photos de leur projet en plus de leur dossier de candidature sont invités à le faire via Melanissimo
https://melanissimo.developpement-durable.gouv.fr/.
Le contenu attendu des candidatures et les modalités d’attribution des prix sont décrits dans le règlement et l’appel à candidatures.Vous pouvez déposer votre candidature jusqu’au 31 juillet 2014. Les prix seront remis lors du colloque organisé à l’occasion des 50 ans de la loi sur l’eau, qui aura lieu à Paris le 21 octobre 2014.
La filière génie écologique fait partie des 18 "filières industrielles stratégiques de l’économie verte" identifiées début 2010 par le ministère du Développement durable et qui font l’objet de plans d’actions nationaux ayant pour objectif de favoriser leur développement. Le plan d’action "génie écologique" s’articule autour de 3 axes et se décline en 12 objectifs.
Le génie écologique, une filière d'avenir par FranceEcologieEnergie
- a. créer une fédération professionnelle du génie écologique (entreprises) ;
- b. créer un réseau des acteurs du génie écologique (entreprises privées, maîtres
d’ouvrage, organismes de recherche…).
- a. effectuer une étude de marché approfondie sur le génie écologique ;
- b. recenser l’ensemble des labels, qualifications, agréments… existants dans le domaine du génie écologique ;
- c. recenser les réseaux existants dans le domaine du génie écologique ;
- d. identifier les besoins de la filière en matière de compétences et formations.
Réaliser un film de présentation de la filière ;
Créer un Grand Prix National du génie écologique ;
Créer un village génie écologique à Pollutec ;
- consolider les besoins de recherche émanant des acteurs opérationnels afin qu’ils contribuent à l’élaboration des programmes de recherche nationaux ;
- organiser la veille technologique à l’international et contribuer à l’orientation des programmes de recherche et appels à projets européens.
- a. créer un groupe de réflexion au niveau d’un pôle de compétitivité pour mettre en relation distributeurs et fabricants de géofilets, acteurs du génie écologique et de la filière fibres ;
- b. proposer un outil de certification / un référentiel NF / une norme… permettant d’évaluer la qualité des géofilets en fibres naturelles actuellement commercialisés en France.
III. Faire de la France l’un des pionniers du génie écologique (ingénierie et maitrise d’oeuvre) dans les pays émergents et en développement
Etudier l’opportunité de créer un "pôle d’excellence" sur le génie écologique en Outremer
Inciter les acteurs français du génie écologique à participer aux groupes de travail préparant des documents pré-réglementaires et l’élaboration de réglementations européennes ;
Étudier avec le MINEFI la possibilité de concevoir des FASEP Etudes (Fonds d’Aide au Secteur Privé) à des montants compris entre 50 et 100 000 euros pour les PME de génie écologique.
AMP conflit Lutte des petits métiers Marseille méditerranée petits métiers pollution pollution industrielle prud'homie rejets