Source: https://issuu.com/fribourglawreview/docs/quid_1_2014
Timestamp: 2020-08-13 17:58:17
Document Index: 125495067

Matched Legal Cases: ['Art. 28', 'Art. 28', 'Art. 12', 'Art. 12', 'Art. 28', 'Art. 15', 'Art. 28', 'Art. 28', 'Art. 28', 'Art. 28', 'Art. 12', 'Art. 28', 'BGE', 'Art. 15', 'Art. 12', 'Art. 28', 'Art. 28', 'Art. 28', 'BGE', 'Art. 28', 'Art. 12', 'Art. 3', 'Art. 3', 'Art. 3', 'Art. 3', 'Art. 3', 'Art. 3', 'Art. 3', 'BGE', 'Art. 3', 'BGE', 'BGE', 'Art. 3', 'BGE', 'Art. 2', 'Art. 2', 'Art. 12', 'Art. 4', 'Art. 3', 'Art. 2', 'Art. 12', 'Art. 4', 'Art. 12', 'Art. 12', 'BGE', 'Art. 4', 'BGE', 'Art. 27', 'Art. 27', 'Art. 50', 'Art. 3', 'Art. 109', 'Art. 66', 'Art. 63', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 288', 'Art. 5', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 118', 'Art. 352', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 352', 'Art. 352', 'Art. 114', 'Art. 114', 'Art. 352', 'Art. 114', 'Art. 352', 'Art. 224', 'Art. 84', 'Art. 84', 'Art. 86', 'Art. 84', 'Art. 269', 'Art. 113', 'Art. 243', 'Art. 353', 'Art. 176', 'Art. 354', 'Art. 176', 'Art. 353', 'Art. 352', 'Art. 176', 'Art. 354', 'Art. 354', 'Art. 354', 'Art. 354', 'Art. 361', 'Art. 361', 'Art. 177', 'Art. 354', 'Art. 354', 'Art. 274', 'Art. 361', 'Art. 354', 'Art. 354', 'Art. 361', 'Art. 361', 'Art. 361', 'Art. 177', 'Art. 361', 'Art. 361', 'Art 177', 'Art. 177', 'Art. 361', 'Art. 354', 'Art. 361', 'Art. 354', 'Art. 361', 'Art. 361', 'Art. 177', 'Art. 354', 'Art. 354', 'Art. 362', 'Art. 170']

Quid? Fribourg Law Review 1/2014 by Quid? Fribourg Law Review - Issuu
FRIBOURG LAW REVIEW
ARTICLES Wann man einen Kontrolleur-Ausweis fotografieren darf David Henseler und Simon Henseler
L’indemnisation des détentions irrégulières: un nouveau défi pour la justice pénale Théo Meylan
Eurozone Exit: a Legal Forward Guidance? Edouard de Weck
The Common European Sales Law: Aiming for the stars, but hitting the ground with reality? Mine Ekim
L’action partielle et l’abus de droit Alice de Benoit
Arbitrability of Tenancy Disputes under Swiss Law Nino D. Sievi
CAREER SPOTLIGHT Interview mit Botschafter Manuel Sager
Quid? 1/2014
Names of Editors Nadja Al Kanawati Krisztina Balogh Hélène Bruderer Barnabas Denes Philippe Florinetti Matthias Lanzoni Louis Muskens
Names of Advisors Prof. Samantha Besson
Name of Honorary Member Prof. Benoît Chappuis Sponsors Law Faculty of the University of Fribourg Stiftung für Schweizerisches Baurecht Peter Jäggi Gedächtnisstiftung
Contact Information Quid? - Fribourg Law Review fribourglawreview@unifr.ch
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L’indemnisation des détentions irrégulières : un nouveau défi pour la justice pénale
Eurozone Exit: a Legal Forward Guidance?
The Common European Sales Law: Aiming for the stars, but hitting the ground with reality?
L’action partielle et l’abus de droit
Edouard de Weck
Mine Ekim
Alice de Benoit Nino D. Sievi
PhD CANDIDATES Bloss symbolisch? Gedanken zur Wirksamkeit des Strafrechts
La cession des droits de garantie
Nina Rindlisbacher
CAREER EVENT with Baker & McKenzie Zurich Join Baker & McKenzie and Quid? Fribourg Law Review for a Career Evening on Thursday, 3 April 2014 – 18:00h You have the chance to: find out about application do’s and don’ts from the Baker & McKenzie Hiring Partner get to know one of the biggest law firms network find an internship Sign up via e-mail to fribourglawreview@unifr.ch by 31 March 2014 Number of participants is limited, so sign up now – first come first served! Don’t miss this unique opportunity! Note: the event will be in German, but French speakers are encouraged to apply.
Voici enfin le moment tant attendu : vous tenez entre vos mains la première édition de la revue QUID ? – FRIBOURG LAW REVIEW.
Endlich ist es soweit! Sie halten die erste Ausgabe der QUID? – FRIBOURG LAW REVIEW in Ihren Händen.
Tout a commencé, il y a environ six mois, par l’idée de fonder la première revue juridique d’étudiants de Suisse. A l’aube de cette première édition, notre groupe de sept étudiants en Master de droit à l’Université de Fribourg se réjouit de l’accueil favorable réservé à ce projet et souhaite remercier la Faculté de droit, en particulier son Doyen, le Prof. Marcel A. Niggli, la Fondation pour le droit suisse de la construction ainsi que la Peter Jäggi Gedächtnisstiftung pour leur généreux soutien. Nous souhaitons également vivement remercier les Prof. Samantha Besson et Ramon Mabillard, ainsi que notre membre parrain, le Prof. Benoît Chappuis, d’avoir accepté de prendre part au projet.
Wir sind eine Gruppe von sieben Masterstudentinnen und –studenten der Universität Fribourg, die vor gut einem halben Jahr die Idee hatte, die erste studentische Juristenzeitschrift der Schweiz zu gründen. Wir freuen uns sehr, dass diese Idee so grossen Anklang gefunden hat und möchten uns an dieser Stelle auch bei der Fakultät, insbesondere dem Dekan, Prof. Marcel A. Niggli, und der Baurechtsstiftung sowie der Peter Jäggi Gedächtnisstiftung für ihre grosszügige Unterstützung bedanken. Ausserdem sind wir sehr dankbar, dass Prof. Samantha Besson und Prof. Ramon Mabillard als Faculty Advisor, und Prof. Benoît Chappuis als Ehrenmitglied Teil des Projekts sind.
QUID ? – FRIBOURG LAW REVIEW vise à permettre aux étudiants de publier déjà des articles juridiques pendant leurs études universitaires. Nous sommes convaincus que de nombreux excellents travaux de séminaire et de Master sont rédigés lors du cursus académique, sans qu’ils ne parviennent à la connaissance de qui que ce soit, hormis à celle du Professeur chargé de les évaluer. QUID ? permet aux étudiants de diffuser leurs idées à un large public. Vous l’aurez compris cette revue vise à encourager la recherche académique et la rédaction d’articles scientifiques à l’Université de Fribourg et à permettre une discussion au sujet de questions juridiques. La revue paraîtra en début de chaque semestre et publiera de courts articles de qualité rédigés par des étudiants en droit à l’Université de Fribourg. Les auteurs sont entièrement libres de choisir le sujet de leurs articles. Nous souhaitons publier une revue apte à répondre aux intérêts les plus divers. Conformément à la tradition fribourgeoise, français et allemand se côtoient sur nos pages. Nous publions également les articles en anglais et en italien. Chaque article commence par un résumé en anglais pour permettre une large compréhension. En plus des articles scientifiques rédigés par les étudiants, QUID ? présente des doctorants fribourgeois et leurs projets de thèse. Enfin, nous vous présentons, dans notre rubrique Career Spotlight, une personnalité dont la carrière a commencé par des études de droit. Dans cette première édition, nous avons eu l’honneur de pouvoir interviewer Monsieur l’Ambassadeur Manuel Sager (Ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis) qui nous a parlé de son parcours et de son quotidien d’ambassadeur. Après la publication de cette première édition, il n’est aucunement question de nous reposer sur nos lauriers. Nous vous avons déjà prévu un événement à ne pas manquer : notre Career Event le 3 avril 2014 chez Baker & McKenzie à Zürich. Nous nous réjouissons enfin de recevoir vos articles pour notre deuxième édition qui paraîtra au début du semestre d’automne 2014. D’ici-là, nous vous souhaitons une bonne lecture !
Die QUID? – FRIBOURG LAW REVIEW soll Studenten ermöglichen, bereits während der Uni juristische Artikel zu publizieren. Es ist unsere Überzeugung, dass an den Universitäten viele sehr gute Seminar- oder Masterarbeiten verfasst werden, die dann ausser dem bewertenden Professor nie jemand zu Gesicht bekommt. QUID? bietet den Studenten ein Forum um ihre Ideen an ein breites Publikum zu tragen. In diesem Sinne will QUID? die akademische Leistung und das juristische Schreiben an der Universität Fribourg fördern und die Diskussion über juristische Themen anregen. Unser Konzept beruht darauf, zu Beginn jedes Semesters, qualitativ ausgezeichnete, kurze Artikel von Studenten der Universität zu publizieren. In der Themenwahl sind die Autoren komplett frei; dies trägt zur Vielfältigkeit der Zeitschrift bei – es soll für jeden etwas dabei sein. Ein weiteres Merkmal der QUID? ist ihre Mehrsprachigkeit: in Fribourger Tradition sind Deutsch und Französisch vertreten, publiziert werden aber auch englische und italienische Artikel. Jeder Artikel wird durch ein englisches Abstract eingeleitet, um ein möglichst breites Verständnis zu ermöglichen. Neben den akademischen Artikeln unserer Studenten stellt die QUID? auch Fribourger Doktoranden mit ihren Dissertationsprojekten vor. In der Rubrik Career Spotlight stellen wir ausserdem eine beeindruckende Persönlichkeit vor, die ihre Karriere auch mit einem Jurastudium begonnen hat. In dieser ersten Ausgabe freuen wir uns sehr, dass Herr Botschafter Manuel Sager (Schweizer Botschafter in den USA) uns ein Interview gewährt hat und etwas aus seinem Werdegang und aktuellem Berufsalltag erzählt. Nach dieser ersten Ausgabe wollen wir uns aber nicht auf den Lorbeeren ausruhen, sondern haben schon weitere spannende Dinge geplant: am 3. April 2014 findet unser erster Career Event mit Baker & McKenzie Zürich statt – melden Sie sich jetzt an! Und natürlich freuen wir uns schon auf neue Artikel für unsere zweite Ausgabe Anfang des Herbstsemesters 2014. Wir wünschen spannende Lektüre und viel Spass, Das Redaktionskomitee
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Wann man einen Kontrolleur-Ausweis fotografieren darf David Henseler (BLaw, Universität Fribourg) und Simon Henseler (cand.iur, Universität Fribourg)
Is one allowed to take a picture of an SBB Inspector’s badge in order to verify its authenticity? The authors present a case that was recently discussed in the newspapers. They weigh the inspector’s right to his own image (Art. 28 Swiss Civil Code) and to his personal data (Swiss Data Protection Law) against the interest of the traveler. They come to the conclusion that taking the picture was lawful. Abstract provided by the Editorial Board
I. Tatsächliches J. fährt vergangenen November mit dem Zug, als ihn plötzlich ein zivilgekleideter junger Mann nach seinem Billet fragt. Da J. diesen vorher am Bahnhof zusammen mit übermütigen Jugendlichen, die Bier getrunken haben, gesehen hat, glaubt er, es sei bloss ein Scherz. Er fordert den Mann deshalb auf, sich auszuweisen. Dieser kommt der Aufforderung nach und zeigt J. eine Karte, auf der lediglich ein Bild des Kontrolleurs, eine (Identifikations-)Nummer und ein kleines SBB-Logo zu sehen sind. Weil er die Echtheit dieses Ausweises anzweifelt, fragt er den Kontrolleur in Zivil nach seinem Namen und fotografiert den Ausweis, um ihn nachträglich überprüfen zu können. Mit Verweis auf seine Persönlichkeitsrechte will das dieser nicht zulassen, greift nach dem Mobiltelefon von J., schubst ihn in den Sessel zurück und alarmiert anschliessend die Bahnpolizei. Diese Geschichte konnte man letzten November in zwei Artikeln des Tagesanzeigers online lesen.1 Neben dem Sachverhalt enthielt der eine Artikel kurze rechtliche Stellungnahmen, die sich auf den Schutz der Persönlichkeit des Kontrolleurs – nach ZGB einerseits und nach DSG2 andererseits – bezogen.3 „SBB-Passagier prüft Ausweis von Kontrolleur – Situation eskaliert“ und „Wann man einen Kontrolleur-Ausweis fotografieren darf“, Tagesanzeiger online, 29.11.2013. 2 Bundesgesetz über den Datenschutz vom 19. Juni 1992 (Datenschutzgesetz; SR 235.1). 3 „Wenn man einen Kontrolleur-Ausweis fotografieren darf“, a.a.O. 1
Im Folgenden wird nach einer konzisen Darstellung des Verhältnisses zwischen diesen Gesetzen anhand des obigen Sachverhalts eine Verletzung der Persönlichkeitsrechte aus Art. 28 ZGB sowie aus Art. 12 DSG geprüft. II. Rechtliches 1. Verhältnis zwischen ZGB und DSG Der Persönlichkeitsschutz, der in Art. 12 DSG vorgesehen wird, ist eine Konkretisierung der allgemeinen Norm in Art. 28 ff. ZGB.4 Dabei sind die Bestimmungen des DSG gegenüber dem ZGB alternativ anwendbar.5 Art. 15 DSG verweist für die Durchsetzung einer Persönlichkeitsverletzung denn auch direkt auf die Art. 28 ff. ZGB.6 Sollte das DSG in einem konkreten Fall nicht anwendbar sein, ist eine subsidiäre Anwendung der Art. 28 ff. ZGB nicht ausgeschlossen.7 2. Persönlichkeitsverletzung i.S.v. Art. 28 ZGB Eine Persönlichkeitsverletzung im Sinne des ZGB liegt vor, wenn ein Persönlichkeitsrecht bzw. –gut verletzt wird.8 Die so verstandene Persönlichkeit besteht aus zahlreichen Facetten.9 Das Recht am eigenen Bild gehört zweifelsfrei auch dazu.10 Es schützt grundsätzlich11 jedermann, ohne Zustimmung auf irgendwelche Art abgebildet zu werden.12 Die Rechtfertigung einer solchen Persönlichkeitsverletzung steht selbstverständlich gleichwohl offen (Art. 28 Abs. 2 ZGB). Durch die fotografische Aufnahme des Ausweises ist ein Bild des Kontrolleurs entstanden. Wie seiner Rampini Corrado, in: Vogt Nedim Peter/Maurer-Lambrou Urs (Hrsg.), Basler Kommentar, Datenschutz-gesetz, 2. Aufl., Basel 2006, Art. 12 N 1. 5 Meili Andreas, in: Honsell et al. (Hrsg.), Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch I, 4. Aufl., Basel 2012, Art. 28 N 10 mit Verweis auf BGE 127 III 481, E. 3. 6 Rosenthal David/Jöhri Yvonne, Handkommentar zum Datenschutzgesetz, Zürich 2008, Art. 15 N 14. 7 Rosenthal/Jöhri, Art. 12 N 5. 8 Hofer Sibylle/Hrubesch-Millauer Stephanie/Bosshardt Martina, Einleitungsartikel und Personen-recht, 2. Aufl., Bern 2012, N 20.08. 9 BSK ZGB-Meili, Art. 28 N 17. 10 BSK ZGB-Meili, Art. 28 N 19. 11 Cf. für die i.c. nicht einschlägigen Ausnahmen BSK ZGB-Meili, Art. 28 N 20. 12 BGE 136 III 410, E. 2.2.2 m.w.H. 4
Quid? 1/2014 Reaktion zu entnehmen ist, geschah dies ohne Zustimmung. Deshalb wurde seine Persönlichkeit, wie sie von Art. 28 ZGB geschützt ist, verletzt. Doch ist die Verletzung u.E. nicht widerrechtlich, da der Eingriff in die Persönlichkeit des Kontrolleurs durch ein privates Interesse des J. gerechtfertigt ist. Das Bild und die Identifikationsnummer sollen ja gerade dazu dienen, dass kritische Fahrgäste die Legitimation des Kontrolleurs überprüfen können. 3. Persönlichkeitsverletzung i.S.v. Art. 12 DSG Damit das DSG Anwendung findet, müssen Personendaten bearbeitet13 werden.14 Für den Begriff des Personendatums enthält Art. 3 lit. a DSG eine Legaldefinition. Personendaten15 sind alle Angaben (i), die sich auf eine bestimmte oder bestimmbare Person (ii) beziehen (iii). Es werden also drei Begriffselemente16 vorausgesetzt. Alle Informationen über eine Person gelten als personenbezogene Angaben.17 Bestimmbar ist eine Person alsdann, wenn sie vom Betrachter18 oder - im Falle einer Weitergabe - vom Empfänger identifizierbar ist.19 Art, Inhalt, Format und Träger der Angabe spielen für deren Qualifikation als Datum keine Rolle.20 Der vorgewiesene Ausweis enthielt drei Angaben. Von Interesse sind aber nur das Foto des Kontrolleurs sowie die Identifikationsnummer, da nur sie dem Kontrolleur zukommen. Das Foto21 des Kontrolleurs enthält eine Information über seinen Phänotypen; es verkörpert also geradezu eine personenbezogene Angabe. Zudem ist die betreffende Person, der Kontrolleur, für J. bestimmbar, zumal er im Moment der Kenntnisnahme des Ausweises in Angesicht mit ihm steht. Die Identifikationsnummer stellt
Cf. die Legaldefinition von „Bearbeiten“ in Art. 3 lit. e DSG. Belser Urs, in: Vogt Nedim Peter/Maurer-Lambrou Urs (Hrsg.), Basler Kommentar, Datenschutzgesetz, 2. Aufl., Basel 2006, Art. 3 N 3. 15 Im Kontext des DSG stellen die Begriffe „Daten“ und „Personendaten“ Synonyme dar (BSK DSG-Belser, Art. 3 N 4). Im Folgenden wird deshalb der Begriff „Datum“ verwendet. 16 Rosenthal/Jöhri, Art. 3 N 6. 17 Rosenthal/Jöhri, Art. 3 N 9 und 13. 18 Rosenthal/Jöhri, Art. 3 N 20; BGE 138 II 346, E. 6.1. 19 Rosenthal/Jöhri, Art. 3 N 30; ihnen folgend BGE 136 III 508, E. 3.4; bestätigt in BGE 138 III 346 E. 6.1; kritisch dazu: Probst Thomas, Die unbestimmte „Bestimmbarkeit“ der von Daten betroffenen Person im Datenschutzrecht, AJP 2013 1423 ff., S. 1429 f. 20 Rosenthal/Jöhri, Art. 3 N 8 ff.; Botschaft DSG (BBl 1988 II 413 ff.) S. 444. 21 Explizit als Datum bereits in BGE 127 III 481, E. 3/a/bb angenommen.
Henseler eine numerische Angabe22 dar, welche sich auf den Kontrolleur bezieht. Das Kriterium der Bestimmbarkeit ist auch hier erfüllt. Denn abgesehen vom Kontext, der J. die Identität sowieso eröffnet, wäre es ihm ohne übermässigen Aufwand - nämlich durch ein Telefonat an die SBB - möglich23, die Person zu bestimmen.24 Ferner wäre dann die Bestimmbarkeit der Person auch deshalb begründet, weil der Datenempfänger, die SBB, im Stande ist, die Person des Kontrolleurs zu identifizieren. Werden Daten zum persönlichen Gebrauch von einer natürlichen Person bearbeitet und nicht an Aussenstehende bekannt gegeben, so ist das DSG nicht anwendbar (Art. 2 Abs. 2 lit. a DSG). Um dem Sinn und Zweck des DSG gerecht zu werden, ist die Ausnahme restriktiv anzuwenden.25 Demzufolge findet sie nicht erst dann keine Anwendung mehr, wenn bei der Bearbeitung Daten tatsächlich den persönlichen Bereich verlassen26, sondern bereits dann, wenn schon bei der Datenbearbeitung die Weitergabe fest beabsichtigt wurde.27 J. schiesst i.c. das Foto des Ausweises mit dem einzigen Ziel, die Identität des Kontrolleurs zu überprüfen. Er nimmt sich also bereits bei der Bearbeitung der Daten vor, diese einer Drittperson, nämlich der SBB, bekannt zu geben. Dass die SBB bereits im Wissen über die betreffenden Daten ist, spielt dabei keine Rolle.28 Der Tatbestand von Art. 2 Abs. 2 lit. a DSG ist nicht erfüllt; das DSG kommt zur Anwendung. Art. 12 Abs. 2 lit. a DSG fingiert eine Persönlichkeitsverletzung29, wenn Daten unter Verletzung eines Datenschutzgrundsatzes (Art. 4 DSG) bearbeitet werden. Eine solche kann
Dabei ist die Angabe mindestens darin zu sehen, dass der Kontrolleur bei der SBB angestellt ist; ansonsten hätte er keine Identifikationsnummer. 23 Botschaft DSG S. 444 f.; Rosenthal/Jöhri, 3 N 24. 24 Cf. Rosenthal/Jöhri, Art. 3 N 21. 25 Peter Roger, Besteht eine Pflicht des Arztes auf Herausgabe von Daten seines Patienten an das Durchführungsorgan der obligatorischen Unfallversicherung?, SZS 2001 147 ff., S. 157. 26 Cf. Rosenthal/Jöhri, Art. 2 N 21 f. 27 Müller Lucien, Private Videoüberwachung in öffentlich zugänglichen Räumen – Datenschutzrechtliche Aspekte, Sicherheit & Recht 2/2012 63 ff., S. 64. 28 Schmid Jean-Daniel zeigt dies am Beispiel einer Telefonnummer, die dem Mobilfunkanbieter bekannt gegeben wird: Unerwünschte SMS politischen Inhalts, AJP 2012 S. 22 ff., S. 28 Fn 73. 29 Rosenthal/Jöhri, Art. 12 N 14. 22
Henseler gegebenenfalls, obwohl dabei grosse Zurückhaltung geboten ist, gerechtfertigt werden.30 Art. 4 Abs. 2 DSG schreibt dem Bearbeiter von Daten insbesondere vor, verhältnismässig vorzugehen. Dieser dem öffentlichen Recht entlehnte Grundsatz verlangt, dass die Bearbeitung der Daten zur Verwirklichung des Ziels geeignet und erforderlich ist sowie, dass der angestrebte Zweck in einem vernünftigen Verhältnis zur dem Betroffenen auferlegten Belastung steht.31 Da sich diese Interessenabwägung nur schwer von jener unterscheiden lässt, die es im Rahmen der Rechtfertigung anzustellen gilt, sind allfällige Rechtfertigungsgründe bereits bei der Beurteilung der Verhältnismässigkeit zu berücksichtigen.32
Quid? 1/2014 I. c. erscheint zwar das Mittel, eine Fotografie des Ausweises aufzunehmen, als geeignet, nicht aber als erforderlich. Mit dem Handy hätte J. problemlos eine Notiz zur Identifikationsnummer schreiben und sich so für eine weniger einschneidende Bearbeitungsmethode entscheiden können. Doch da die Persönlichkeitsverletzung nicht sehr schwer wiegt und sich J. zudem für die – in der Hitze des Gefechts – wohl naheliegendenste Methode entschied, muss sein Verhalten zulässig sein. Andernfalls würde jede Identitätsprüfung zusätzlich erschwert und könnte nicht mehr die Legitimität der Kontrollen in Zügen der SBB gewährleisten. U.E. sollte eine Überprüfung der Identität des Kontrolleurs stets ohne weiteres möglich sein, weshalb die Widerrechtlichkeit vorliegend zu verneinen ist.
Obwohl der Zusatz „ohne Rechtfertigungsgrund“ in Art. 12 Abs. 2 lit. a wegrevidiert wurde, ist eine Rechtfertigung auch infolge Verletzung eines Bearbeitungsgrundsatzes möglich (Rosenthal/Jöhri, Art. 12 N 16 ff. m.w.H); bestätigt in BGE 136 II 508, E. 5.2. 31 Rosenthal/Jöhri, Art. 4 N 19 m.H. 32 BGE 136 II 508, E. 5.2.5 m.w.H. 30
L’indemnisation des détentions irrégulières: un nouveau défi pour la justice pénale Théo Meylan (1ère année de Master à l’Université de Lausanne, BLaw à l’Université de Fribourg) Does so-called “irregular” detention (i.e. detention in police station cells for longer than 48 hours) entitle to compensation for pain and suffering? In light of the European Court of Human Rights’ and Swiss Federal Supreme Court’s case law, the author discusses and criticizes a recent judgment from the Tribunal cantonal vaudois denying any compensation for moral damage in these cases, while admitting that such detention doesn’t comply with article 3 ECHR. Abstract provided by the Editorial Board Depuis plusieurs mois, la justice pénale a traversé plusieurs affaires qui ont dépassé le cadre de la chronique judiciaire. Mais une autre problématique, bien que par nature moins polémique, semble se dessiner et n’a pas échappé à presse1. Il s’agit des détentions irrégulières et de leur possible indemnisation: lorsqu'un prévenu est détenu provisoirement dans des conditions jugées illicites, la simple constatation de l’irrégularité de sa détention suffit-elle, ou une réparation financière pour tort moral est-elle justifiée ? Contexte La surpopulation carcérale, particulièrement critique sous le régime de la détention provisoire, contraint régulièrement la police à maintenir des prévenus en détention dans les cellules des postes de police. Cette pratique, bien qu'imposée par les circonstances, contrevient cependant aux normes vaudoises qui prévoient que le prévenu ne peut être détenu plus de 48 heures dans de telles conditions2. Pour comprendre la situation, il faut savoir que les conditions de détentions dans les cellules des postes de police s'écartent considérablement des conditions Voir notamment l’article de la plateforme d’informations www. humanrights.ch : http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/ Poursuite/Detention/idart_10410-content.html. 2 Art. 27 al. 1 de la Loi vaudoise d’introduction du Code de procédure pénale suisse (LVCPP) du 19 mai 2009 (RS-VD 312.01). 1
qu'offrent des cellules de détention provisoire, puis'quelles « n'ont pas de fenêtres et sont éclairées en permanence, […] la literie est limitée et […] le droit à la promenade, aux loisirs ainsi qu'aux soins est restreint » selon les constations du Tribunal cantonal dans l’arrêt présenté plus loin3. Les détentions irrégulières soulèvent plusieurs questions juridiques en relation avec l’indemnisation pour tort moral. En effet, l’art. 431 al. 1 CPP fixe le principe, mais ne règle pas les modalités d’une telle indemnisation. Dès lors, le seuil de gravité à partir duquel il peut être question d’indemnité pour tort moral, le montant d'une telle indemnité ou encore la possibilité de la compenser avec les frais de justice restent à définir. Décision du Tribunal cantonal du Canton de Vaud Au mois d'août 2012, deux prévenus d'infractions graves à la LStup ont passé respectivement 12 et 9 jours dans les cellules d’un poste de police avant d'être transférés dans un établissement de détention provisoire. Après déduction du délai légal de 48 heures4, cela représente donc une durée de détention irrégulière de respectivement 10 et 7 jours. Bien que condamnés, le Tribunal d’arrondissement leur a accordé une indemnité pour tort moral, nonsujette à compensation, de 25 francs par jour de détention irrégulière, soit respectivement 250 et 175 francs. Saisie de l’appel des deux détenus contre leur condamnation, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du Canton de Vaud s’est penchée sur l’indemnisation pour tort moral en raison d'un appel joint du Ministère public sur cette question5. Premièrement, la Cour d’appel s'est intéressée à la possibilité de compenser ces indemnités avec les frais de justice. Constatant que les indemnités octroyées aux deux prévenus étaient fondées sur l'art. 431 CPP, elle a appliqué la jurisprudence fédérale rendue en Arrêt de la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 18 novembre 2013, n° 268, c. 4.2. 4 Art. 27 LVCPP. 5 Arrêt de la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 18 novembre 2013, n° 268. 3
Meylan application de l’art. 429 CPP par analogie et a exclu la compensation, considérant que la cause juridique de la réparation était la même6. En effet, la jurisprudence fédérale retient que l’indemnité pour tort moral est « de nature plutôt personnelle que patrimoniale »7 et qu'elle ne peut donc être compensée avec les frais de justice. Deuxièmement, se référant à la jurisprudence de la CourEDH et du Tribunal fédéral (lequel a précédemment reconnu que les conditions de détention dans les postes de police vaudois n’étaient pas conformes à l’art. 3 CEDH8), la Cour d’appel a reconnu que les conditions de détention du cas d'espèce n’étaient « pas licites au regard de l’art. 3 CEDH et des dispositions en la matière […] ». Toutefois, considérant que « pour l’évaluation du tort moral, il convient de s’inspirer des principes tirés de l’art. 49 CO », la Cour d’appel en a déduit que « le seuil de gravité requis par l’art. 49 CO n'est pas atteint » pour en conclure que de telles conditions de détention ne justifient pas de réparation financière allant audelà de la simple constatation de l’irrégularité. De plus, la Cour d’appel s'est référée à la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de détention lorsque le délai de 24 heures de l’art. 219 al. 4 CPP ou le délai de 48 heures de l’art. 224 al. 2 CPP n'a pas été respecté. En effet, le Tribunal fédéral considère que lorsque ces délais n'ont pas été respectés, la simple constatation de l'irrégularité suffit à donner au détenu une satisfaction équitable, de sorte qu’une réparation financière ne se justifie pas. Perspective critique Bien que la Cour d’appel fasse abondement référence à la jurisprudence de la CourEDH et du Tribunal fédéral, la motivation de sa décision laisse perplexe sur certains points. On peut dès lors se demander si le résultat auquel la Cour d’appel aboutit n'est pas critiquable en lui-même. Premièrement, le recours par analogie à l’art. 49 CO pour apprécier le droit des détenus à obtenir une indemnité pour leurs conditions de détention ne va pas Arrêt du Tribunal pénal fédéral SK.2012.47 du 13 juin 2013, c. 9.1, confirmé par l’arrêt du Tribunal fédéral 6B_53/2013 du 8 juillet 2013, c. 5.1. 7 Arrêt du Tribunal fédéral 6B_53/2013 du 8 juillet 2013, c. 5.1. 8 ATF 139 IV 41, c. 3.3. 6
Quid? 1/2014 de soi et mériterait d’être justifié plus en profondeur, ce que la Cour d’appel ne fait pas. En effet, l'art. 49 CO et la jurisprudence restrictive qui y est liée s'inscrit, en tant que norme de droit privé, exclusivement dans les relations entre particuliers, alors qu'il est ici question du rapport spécifique qu'est celui du détenu par rapport à l'Etat. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que l'Etat est lié par les droits fondamentaux, dont l’art. 3 CEDH, ce à quoi les particuliers ne sont pas tenus, du moins pas directement. Dès lors, il n'est pas certain qu'on puisse indifféremment appliquer, mutatis mutandis, le degré de gravité exigé par l'art. 49 CO aux cas de détentions irrégulières. Deuxièmement, la Cour d'appel reconnaît que les conditions de détention ne sont pas licites au regard de l’art. 3 CEDH, mais rejette toute indemnisation au motif que la durée, qu’elle qualifie de « modeste », ne justifie pas de réparation financière. En raisonnant ainsi, la Cour d’appel dissocie ainsi la violation de l’art. 3 CEDH du droit à la réparation du tort moral, ce qui semble douteux au regard de l’exigence de satisfaction équitable de l’art. 41 CEDH telle qu'interprétée par la CourEDH (en effet, cette dernière a récemment octroyé une indemnité pour tort moral de 10’000 € à un détenu français dans des conditions comparables, bien que plus longues9). Si, selon la jurisprudence de la CourEDH, la durée de la détention doit être prise en compte pour déterminer s’il y a eu violation de l’art. 3 CEDH ou non10, cela ne signifie pas qu'une fois qu'une violation est constatée, la durée soit un facteur déterminant pour octroyer une réparation financière ou non. Il s'agit là de deux questions différentes, à savoir premièrement le constat d’une violation, puis deuxièmement les conséquences de cette violation. De plus, le recours au critère de durée a ceci de dérangeant qu’il s’apparente à une extension de facto du délai légal de 48 heures à 12 jours en l'espèce, voire plus. Troisièmement, on peut se demander si la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de respect du délai de 24 heures de l'art. 219 al. 4 CPP ou du délai de 48 heures de l’art. 224 al. 2 CPP11 est vraiment transposable à la problématique des Arrêt CourEDH dans la cause Canali c. France du 25 avril 2013, Requête n° 40119/09, par. 58 ss. 10 Arrêt CourEDH dans la cause Horshill c. Grèce du 1er août 2013, Requête n° 70427/11, par. 44. 11 ATF 137 IV 118, c. 2.2.
Quid? 1/2014 détentions irrégulières. En effet, le Tribunal fédéral a considéré que « seul le temps écoulé entre l'arrestation et la décision du tribunal des mesures de contrainte était déterminant pour le prévenu »12 et que ces délais « concerne[nt] donc en priorité l'organisation interne des autorités de poursuite pénale, même s'il[s] intéresse[nt] aussi le prévenu »13 pour en conclure que la simple constatation de l'irrégularité était suffisante14. Or dans les cas des détentions irrégulières, les intérêts en présence sont considérablement différents : les conditions de détention concernent en effet avant tout le détenu, et non les autorités de poursuite pénale. Au vu de ce qui précède, il semble difficile de conclure à ce que la simple constatation de l’irrégularité suffise à réparer les conséquences d’un traitement contraire à ce qu'exige l'art. 3 CEDH. En conséquence, on
ATF 137 IV 92, c. 3. ATF 137 IV 118, c. 2.1. 14 Idem, c. 2.2. 12 13
Meylan peut postuler qu'une indemnité pour tort moral se justifie, quand bien même son montant doit rester raisonnable et ne pas enrichir exagérément le détenu. Développements futurs La problématique de l’indemnisation des détentions irrégulières est appelée à évoluer. D'une part, le Tribunal fédéral a été saisi d’un recours contre le jugement discuté ici et devra se prononcer sur le bien-fondé des prétentions en réparation du tort moral. D'autre part, une initiative parlementaire a été déposée pour réformer l’art. 442 al. 4 CPP en ceci que la compensation des indemnités pour tort moral avec les frais de justice soit expressément prévue par la loi, ce qui reviendrait à inverser la solution actuellement retenue par la jurisprudence fédérale.
Eurozone Exit: a Legal Forward Guidance? Edouard de Weck (MSc Phys ETH, actuellement étudiant en BLaw à la Faculté de droit de l’Université de Fribourg après diverses expériences professionnelles dans le secteur financier.)
Does the EU’s current legal framework permit a break-up of the Eurozone? The author discusses the inapplicability of Article 56 Vienna Convention and the reasons why the newly introduced Art. 50 TEU does not apply when only the European Monetary Union is concerned. He then criticizes this legal solution, by referring to the financial situation and the need for options. Abstract provided by the Editorial Board “The reluctance to talk about divorce on the wedding day” 1 is a factor often cited by the doctrine to explain the absence of withdrawal clauses in EEC and EU treaties before Lisbon. Nonetheless, roughly 15 years in existence, Europe’s monetary union has been facing the openly discussed prospect of a break-up at least since the global financial crisis triggered by the Lehman Brothers failure in 2007. The crisis has since spread to European banks, and ultimately brought out the excessive levels of public debt in a number of European countries – as Warren Buffet famously observed: “You only find who has been swimming naked when the tide goes out”. Trimming public debt back to a sustainable level can be achieved either by direct debt reduction or by redenomination of debt into a new, devaluated currency. While the former can be attained by various means, in particular austerity measures, debt restructuring or inflation, the latter implies an exit from the Eurozone for the concerned EU Member States. In this respect, the “Exit Clause” inserted in the Lisbon Treaty in 2009 may well turn out to be a game changer. The purpose of this paper is to assess whether the legal framework currently in force in the EU permits a break-up of the Eurozone, with a particular emphasis on recent developments in the financial markets. What is commonly referred to as the Eurozone is in fact an Economic and Monetary Union (EMU) of EU Weiler Joseph H. H., Alternatives to withdrawal from an international organization: the case of the European Economic Community, Isr. L. Rev. 20, 1985, 282–298, p. 282. 1
Member States using the Euro as sole legal tender2, established by the Maastricht Treaty in 1992. As such, the Eurozone rests on an international treaty, suggesting from the outset that international public law is applicable to investigate rights and obligations deriving from it, in particular the right of unilateral withdrawal. Before the Lisbon Treaty, both the EEC and the EU treaties contained no provisions that dealt directly with their termination. Whereas it is widely accepted that a consensual withdrawal from an international organisation is in principle always possible, it is usually assumed that the Vienna Convention3, specifically Article 56, does not permit expulsion or unilateral withdrawal4. However, in a landmark ruling, the European Court of Justice (ECJ) stated that “the Community constitutes a new legal order of international law”5. This position has led the majority of authors to support the view that the European treaties resemble a constitution that entails a permanent limitation of Member State sovereignty6, and that the Vienna Convention is not applicable for EU-internal affairs. This view has been supported to date7, and the existence of a right of withdrawal from the Eurozone will henceforth be investigated under EU law solely. The Lisbon Treaty saw the introduction of Article 50 TEU, commonly dubbed “Exit Clause”. This provision allows EU Member States to file a notice of withdrawal that will be effective at most two years later, unless an exit agreement between the Art. 3 (4) of the consolidated version of the Treaty on European Union (TEU), OJ C–326, 26.10.2012. 3 Vienna Convention on the Law of Treaties, 23.05.1969 (SR 0.111). 4 Akehurst Michael, Withdrawal from International Organizations, Current Legal Problems, 32 (1), 1979, 143–154, p. 151. 5 ECJ, Case 26/62 van Gend & Loos v Administratie der Belastingen, 1963, ECR 1 ; position confirmed in ECJ, Case 6/64 Costa v Enel, 1964, ECR 585. 6 Hill John A., The European Economic Community: the Right of Member State Withdrawal, Ga. J. Intl. & Comp. L. 12, 1982, 335–357, p. 339 ; Weiler, op. cit, p. 286. 7 Athanassiou Phoebus, Withdrawal and Expulsion from the EU and EMU: Some reflections, ECB, Legal Working Paper Series, 10, 2009, p. 18. 2
Quid? 1/2014 exiting Member State and the EU is reached earlier. While Article 50 TEU addresses the exit of the EU as a whole, the Lisbon Treaty remains silent as to an exit from the Eurozone specifically. First, does the Exit Clause comprise a unilateral right of withdrawal from EMU? Second, can the Exit Clause be selectively applied on subsets of the EU, such as EMU? Regarding the first question, although an author argues that “nothing short of the express […] requirement for a negotiated withdrawal from EMU”8 would be acceptable, even for a Member State that has previously left the EU on the basis of the Exit Clause, it cannot seriously be doubted that, reasoning e maiore minus, a right of unilateral withdrawal from the EU encompasses the same right for subsets of the EU, such as EMU. The converse, namely whether an exit from the Eurozone necessarily entails forfeiting EU membership altogether, is a dodgier issue. Two important features of the three–stage process lasting from 1992 to 1999 to establish the Eurozone were: (i) the legal obligation for EU Member States to adopt the Euro as soon as they satisfied the convergence criteria9 and (ii) the irrevocable and irreversible character of EMU’s integration process10. However, the legal obligation for Member States to adhere to EMU has not yet fully materialised as opt–outs were negotiated by the United Kingdom and Denmark11. Besides, hardly consistent with the spirit of the law is Sweden’s decline to meet the convergence criteria in order to remain out of EMU12. Nevertheless, leaving the Eurozone is a wholly different affair than delaying accession, and there arguably exists no right to remain in the EU in the former case to this day. This state of (legal) affairs may, though, not be in line anymore with the EU’s best interest in view of the recent developments in the financial markets. Already back in 2005, an author pointed to speculative attacks against the Euro by referring to investment strategies proposed by investment banks Athanassiou, op. cit., p. 29. Art. 109j of the Treaty on European Union, OJ C–224, 31.08.1992. 10 Treaty on European Union, Protocol on the transition to the third stage of Economic and Monetary Union, OJ C–224/123, 31.08.1992. 11 Treaty on European Union, Protocols on certain provisions relating to : the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland ; and Denmark, OJ C–224/123 ssq., 31.08.1992. 12 Scott Hal S., When the Euro falls apart – A Sequel, Harvard Law School Public Law & Legal Theory Working Paper Series, 12 (16), 2012, p. 7. 8 9
de Weck based on the expectation of a Eurozone break-up13. Indeed, financial markets in general have been quite unimpressed by assurances that the possibility of a Eurozone break-up was “a very remote prospect”14, and have, in fact, bet on such a scenario. First, trading strategies have exploited so–called redenomination risk. They anticipate that bonds issued under the legislation of a Member State thought to leave EMU will be redenominated in the new local devaluated currency, while bonds of the same issuer under other legislations will be reimbursed in Euros15. As a result, investors holding locally issued bonds of a presumptively leaving Member State will earn an additional risk premium on their investment. And indeed, redenomination risk was shown to explain the unusually high yield spreads seen on the bond markets among different EMU Member States since 201116. Second, and as a consequence of high yield spreads, Member States may be tempted to bring some relief to their budgetary woes by paying off their bills directly with new bond issues. Effectively introducing a new currency would then be just one step away, that is, accepting these bonds as a means of payment. Some commentators considered that Greece’s so– called “pharma bonds” came, in fact, dangerously close to introducing “quasi-drachmas”17. Third, the turmoil on the European bond market brought Cyprus’ financial system to the brink of collapse in March 2013. Emergency capital controls were put in place in order to avoid massive capital flight. These capital controls had not yet been fully lifted at the end of January 2014, raising questions about the compatibility of the measure with EU guarantees for the free flow of capital18. In view of these developments, we adhere to the view that “insisting on the impossibility of withdrawal might be counterproductive, especially in an Smits René, The European Constitution and EMU: An Appraisal, Common Market Law Review, 42, 2005, 425–468, p. 465. 14 Proctor Charles, The Future of the Euro – What happens if a Member State Leaves ?, European Business Law Review, 17 (4), 2006, 909–937, p. 924. 15 The Wall Street Journal, For Euro Investors, Time to Check the Fine Print, 21.11.2011. 16 Di Cesare Antonio et al, Recent estimates of Sovereign Risk Premia for Euro–Area Countries, The Sovereign Debt Crisis and the Euro Area, Banca d’Italia, 2013, 13–52. 17 The Financial Times, Greek Funny Money, 08.02.2012. 18 While Art. 66 TEU may offer the basis for exceptions to the free flow of capital regulated in Art. 63 TEU, the ECJ has tended to interpret such exceptions restrictively. 13
de Weck organisation like the EU” 19. Pushing that argument further, an author suggested that resisting withdrawal from EMU may “ultimately wreck the EU itself ” and that a way out of the crisis was to “relieve the pressure by allowing withdrawals [from EMU] and put those withdrawing in the purgatory of [an exchange-rate mechanism] from which they can return some day to euro membership”20. This solution, though, requires
Quid? 1/2014 setting up a legal framework for an EMU exit while preserving EU membership. Such a “legal forward guidance” may not only contribute to an orderly Eurozone exit, but may also lessen the volatility in the financial markets by offering a clear roadmap to market participants and thereby reducing the opportunities for speculation.
Herbst Jochen, Observations on the Right to Withdraw from the European Union: Who are the « Masters of the Treaties » ?, German Law Journal, 6 (11), 2005, 1756–1760, p. 1760. 20 Scott, op. cit., p. 3. 19
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The Common European Sales Law: Aiming for the stars, but hitting the ground with reality? Mine Ekim (Class of 2012-2013 Master of Laws (LL.M.) in Cross-Cultural Business Practice, University of Fribourg; Attorney-at-law admitted to Istanbul Bar Association and Union of Turkish Bar Associations)(*)
Can a Common European Sales Law be based on Art. 114 TFEU? While the proposal for a Common European Sales Law is making its way through the EU’s legislative process, the author criticizes the weakness of its chosen legal basis and demonstrates the risk associated with relying on the wrong basis. Abstract provided by the Editorial Board In the context of a discussion on certainty, the goal of this paper is to be a sound in law1 for attention to the European Commission’s (Commission) “Proposal for a Regulation of the European Parliament (EP) and of the Council on a Common European Sales Law” (the proposed CESL)2. This paper questions whether the Commission’s choice to base its proposal on Art. 114 of the Treaty on the Functioning of the European Union (TFEU) is appropriate. The proposal is in the form of a regulation rather than a directive. Preceded by a short Explanatory Memorandum of about a dozen pages, the proposal has two main parts: firstly, the actual Regulation intended to give effect to the CESL, i.e. 37 Recitals and 16 Articles drafted by Commission officials (sometimes termed “le chapeau”), and concerning the scope of the application of the instrument, its optional character, its relationship to existing private international law instruments and the mechanisms to make it applicable and secondly, the actual “CESL” as an Annex to the Regulation, comprising 186 Articles and two appendices. It is a long and complex document, encompassing provisions governing much of contract law as well as specific provisions for the three types of contracts, which it would govern. The Commission claims that this proposal creates an optional, autonomous second national (sales) law regime, to be used initially in crossThis paper is wholeheartedly dedicated to my beloved father, Halit Ekim, without whom I would not be who and where I am today. 1 WERRO, F. et al., “The Common Core Sound: Short Notes on Themes, Harmonies and Disharmonies of European Tort Law”, King‘s Law Journal, V.20, 2009-ssrn.com/abstract=1452658, p. 255. 2 COM (2011) 635 final, 11.10.2011. (*)
border business-to-consumer contracts and businessto-business contracts involving at least one small and medium-sized enterprise. Legal Basis: Questionable? As a legislative act under Art. 288/1 TFEU, a directive or regulation requires a legal basis under the principle of conferral enshrined in Art. 5 Treaty of EU. As there is no specific legal basis endowing the Union with competence to legislate generally across the field of contract law, the Treaties governing the Union provide no specific competence to create optional contract law legal rules.3 The choice of legal basis is of great importance, among others, for the following reasons: it determines the procedure for adopting legislative instruments in the EU (whether a qualified majority of votes4 or unanimity in the Council is required, as well as what the role of the EP is in shaping the measure) and also, if the wrong legal basis is chosen, the measure is in danger of being challenged before the Court of Justice of the European Union (CJEU) and annulled by it. As opposed to the initial proposals set out in the Green Paper of July 2010, the proposed CESL is devised as an optional instrument that no longer aims to harmonize the national sales laws of the Member States by “requiring amendments to the pre-existing national sales law”, but by “creating within each Member State’s national law a second sales law regime for contracts covered by its scope that is identical throughout the EU” and that “will exist alongside the pre-existing rules of national contract law”5– so, seemingly leaving Member States’ laws intact or unaffected. Bearing this in mind, the appropriateness of the Commission’s
DALHUISEN, J., “Some Realism about a Common European Sales Law”, EBLR, V.24/3, 2013-ssrn.com/abstract=2157397, p. 314. 4 This would mean that no single Member State can effectively veto. 5 DANNEMANN, G. & VOGENAUER, S. (eds.), The Common European Sales Law in Context – Interactions with English and German Law, Oxford, Oxford University Press, 2013, pp. 21-81. 3
Quid? 1/2014 choice6 of Article 114 TFEU as the legal basis for an optional instrument like the proposed CESL is worth questioning. Can the proposed CESL be characterized as a measure for the “approximation of the measures laid down by law […] in Member States” within the meaning of Art. 114 TFEU?7 The proposed CESL purports to be based on Art. 114 TFEU.8 The question of appropriate legal basis was widely debated already before the Commission’s proposal was presented and several other treaty bases (notably Articles 81, 169 and 352 TFEU) were speculated upon prior to its publication. Previous studies9 have meticulously considered and eliminated the appropriateness of Articles 81 and 169 TFEU, covering procedural rules and consumer protection respectively. The potential remaining legal bases are Articles 114 and 352 TFEU. Within the meaning of Art. 114 TFEU,10 the term “approximate” suggests some manner of harmonization or replacement of Member State laws.11 In accordance with this Article, the Union may adopt “measures for the approximation of the provisions […] in Member States which have as their object the establishment and functioning of the internal market” and accordingly, it empowers the Union to harmonize national legal provisions by way of a directive, or even to replace national law by way of a regulation. In contrast, Art. 114 TFEU does not empower the Union to introduce a legal regime of Union law that supplements national law without harmonizing or replacing it. Therefore, a legislative act, which does not aim to achieve approximation of the existing national laws but instead leaves existing EP has been a constant supporter of the proposed CESL whereas the Council and a number of Member States’ parliaments (e.g. Austrian and German parliaments) have questioned the merit of Union intervention beyond reform of the consumer acquis and into the area of facilitative contract law. LOW, G., “Unitas via Diversitas: Can the Common European Sales Law Harmonize Through Diversity?”, Maastricht Journal of European and Comparative Law, V.1, 2012-ssrn.com/ abstract=1991070, p. 133. 7 This paper leaves aside whether the other requirements of Art. 114 TFEU are met. For this, see the reasoned opinions of the Belgian, Swedish and UK Parliaments, ipex.eu/IPEXL-WEB/dossier/document/ COM20110635FIN.do. 8 LOW, G., supra note 6, p. 132; KUIPERS, J. J., “The Legal Basis For a European Optional Instrument”, ERPL, V.19/5, 2011, pp. 545564. 9 Particularly KUIPERS, J. J., supra note 8, pp. 549-560. 10 Since Art. 114/1 TFEU refers to “measures”, in principle, any form of EU measure can be adopted provided that the measure is for the approximation of national law or administrative practice and with the aim of establishing or ensuring the functioning of the internal market. 11 LOW, G., supra note 6, p. 136. 6
Ekim national laws untouched, cannot be done under Art. 114 TFEU. Paragraph 3 of the same article lays down that the Commission should base its proposals concerning, inter alia, consumer protection on a “high level of protection”. There is well-established European Court case law,12 which holds that creating a new legal form to exist alongside existing legal forms under national law rights, does not amount to approximating national law and cannot be based on Art. 114 TFEU. In the Opinion 1/94 paragraph 59, the CJEU drew a distinction between the harmonization of national intellectual property law, which can be based on now Art. 114 and creating “new rights superimposed on national rights” cannot be based on now Art. 114. This distinction has been applied in subsequent case law on patents and the unavailability of Art. 114 TFEU as a legal basis for creating European law forms of intellectual property and was recognized by the Member States when they introduced, through the Treaty of Lisbon, a new legal basis for measures creating European intellectual property rights in Art. 118 TFEU.13 In a different context, the same distinction was applied in the creation of the European Cooperative Society (SCE).14 The CJEU held that Council Regulation 1435/2003 established the Statute for SCE, an optional panUnion corporate entity that, while obviating the need for incorporation in any single Member State, did not per se harmonize or replace the latter’s company laws. Therefore, creating a European form of cooperative society to exist alongside national cooperative societies was correctly adopted on the basis of the residual power in what is now Art. 352 TFEU and could not have been based on Art. 114 TFEU. Implicit in the judgment is the Court’s rejection of the application for annulment BCEW, 01.2012, barcouncil.org.uk/media/112927/bar_council_ of_e_w_preliminary_views_on_cesl_legal_basis_-_january_2012. pdf and 05.2012, barcouncil.org.uk/media/159762/barcouncilof_ england___wales__response_to_moj__bis_call_on_cesl__ may2012final.pdf. 13 BCEW, supra note 12, 01.2012, p. 3; position also shared by the Austrian Federal Council European Affairs Committee, 2011, parlament.gv.at/PAKT/VHG/BR/I-BR/I-BR_08609/fname_237038. pdf and by the German Bundestag Committee on Legal Affairs, 2011, dipbt.bundestag.de/dip21/btd/17/080/1708000.pdf. 14 Case 436/03, EP v. Council, ERC I-3733, 2.5.2006. BASEDOW, J. et al., “Policy Options for Progress Towards a European Contract Law: Comments on the issues raised in the Green Paper from the Commission of 1 July 2010, COM (2010) 348 final”, RabelsZ, V.75/2, 2011-ssrn. com/abstract=1752985, p. 388 vs. MICKLITZ, H. W. & REICH, N., “The Commission Proposal for a ‘Regulation on a Common European Sales Law (CESL)’ - Too Broad or Not Broad Enough?”, EUI Working Papers LAW N.2012/04, 2012, pp. 1-87-ssrn.com/abstract=2013183.
Ekim that any measure seeking to merely overcome the problems of legal diversity to the internal market is sufficient to trigger the use of Art. 114 TFEU. To reason otherwise is to render the term “approximate” otiose.15 The Court found that the SCE was a new legal form; it existed alongside cooperative societies formed under national law; which was left “unchanged”; it had its own specific characteristics; it left certain matters to be governed by local national law, but these matters were of “subsidiary nature” and subsidiary national law was not harmonized by the contested regulation.16 The proposed CESL claims to be a “single uniform set of contract law rules” which “should be interpreted autonomously in accordance with the well-established principles on the interpretation of Union law” and “should cover the matters of contract law that are of practical relevance during the life cycle of the types of contracts falling within the material and personal scope”. Where the parties have validly agreed to use the proposed CESL for a contract, “only the CESL shall govern the matters addressed in its rules” and “all the matters of a contractual and non-contractual nature not addressed in the CESL are governed by the pre-existing rules of the national law”. Just like the European intellectual property rights and the SCE, the proposed CESL will exist alongside national contract law, which will be unchanged: neither be harmonized nor replaced. It cannot turn itself into a regulation that harmonizes (or, in the language of Art. 114 TFEU “approximates”) national law simply by claiming in its preamble that that is what it does.17 The Commission argues that the proposed CESL approximates18 national law by “creating within each Member State’s national law a second sales law regime”, however this argument does not displace the conclusion that it is a new legal form in addition to19 the national systems of contract law. Notwithstanding any convergence due to regulatory competition, the very co-existence of these two sets of rules militates against the conclusion that the purely national law is itself changed.20 If the LOW, G., supra note 6, p. 137. Case 436/03, supra note 14, paras 40-46. 17 BCEW, supra note 12, 01.2012, p. 5. 18 MICKLITZ, H. W. & REICH, N., supra note 14, p. 5 vs. BASEDOW, J., “Fakultatives Unionsprivatrecht oder: Grundlagen des 28. Modells”, Festschrift für Dr. Dres. Franz Jürgen Säcker, Munich, C.H. Beck, 2012, p. 38. 19 Comparatively, Case 436/03, supra note 14, para 40: “the contested regulation that it aims to introduce a new legal form in addition to the national forms of cooperative societies”. 20 LOW, G., supra note 6, p. 146. 15 16
Quid? 1/2014 proposed CESL were to be adopted under Art. 114 TFEU, it would clearly be a measure of EU law having no impact upon national law as it leaves the national systems of contract law intact or unaffected – meaning that this measure could not be regarded as one that approximates the national contract laws. Consequently, the appropriateness of Art. 114 TFEU, as the legal basis of the proposed CESL, can give rise to doubts.21 To this date, the Union’s legislative practice proves that any legal instrument or legal form of Community law,22 which exists in parallel to corresponding national laws without changing or replacing them, have not been based on Art. 114 TFEU, but on Art. 352 TFEU. Art. 352 TFEU provides for a different legislative procedure23 which requires unanimity in the Council “after obtaining the consent of the EP” whereas the ordinary legislative procedure of Art. 114 TFEU allows majority voting with the full participation of the EP. If it turns out that Art. 114 is not the correct legal basis and given that there is no specific Union competence in the area of contract law, then it may be concluded that the Treaties have not provided the necessary powers to adopt an optional instrument and that Art. 352 TFEU remains the sole legitimate basis for the proposed CESL.24 However, if the EU now decides to base an optional contract law on Art. 114 TFEU, then the rationale for the use of Art. 352 in all other past (and future) optional regimes might be called into question25 and potentially challenged as being based on the wrong competence. In the near future, this issue will be a topic of discussion,26 if not dissent, and thus it will undermine the credibility of the proposed CESL unless and until the CJEU has given judgment on the issue. BCEW, supra note 12, 01.2012, p. 8. E.g. Council Regulation (EEC) N.2137/85, 25.7.1985, OJ L 199/11985; Council Regulation (EC) N.40/94, 20.12.1993, OJ L 11/1-1994; Council Regulation (EC) N.2157/2001, 8.10.2001, OJ L 294/1-2001; Council Regulation (EC) N.1435/200, 22.7.2003, OJ L 207/1-2003. 23 HESSELINK, M., “The Case for a Common European Sales Law in an Age of Rising Nationalism”, ERCL, V.8/3, 2012, pp. 342-366ssrn.com/abstract=1998174 vs. GRUNDMANN, S., “CESL, Legal Nationalism or a Plea for Appropriate Governance?” ERCL, V.8/3, 2012, pp. 241-244. 24 LOW, G., supra note 6, p. 136; BASEDOW, J. et al., supra note 14, pp. 388-389; ROTH, W-H., “Der ‘Vorschlag für eine Verordnung über ein Gemeinsames Europäisches Kaufrecht’-KOM (2011) 635 endg’”, EWS, V.1, 2012, pp. 16-19. 25 Ibid., supra note 6, p. 147. 26 E.g. Council of the EU, 7-8.6.2012, http://europa.eu/rapid/pressrelease_PRES-12-241_en.htm?locale=en, p. 20. 21 22
L’action partielle et l’abus de droit Alice de Benoit (étudiante en Master à l’Université de Fribourg après un Bachelor à l’Université de Lausanne)
The present contribution analyzes the admissibility of partial claims and the cases in which they may prove to be abusive. It also shines a light on the inequality of arms between the plaintiff and the defendant, who under certain circumstances cannot avoid another action brought against him. The author is of the opinion, that a revision of the CPC would be necessary to preserve the balance between the plaintiff ’s and the defendant’s interests. De lege ferenda, Art. 224 para. 1 CPC must provide an exception for counterclaims filed in defense of partial claims. Abstract provided by the Editorial Board
Introduction L’objet de cette contribution est l’admissibilité des actions partielles et les cas qui peuvent se révéler abusifs. Nous mettrons ainsi l’accent sur l’inégalité des armes entre le demandeur partiel et le défendeur, lequel n’aura dans certains cas que peu de moyens de défense. Il conviendra alors d’évoquer les diverses questions procédurales qui en découlent. Nous étudierons également les alternatives proposées par les auteurs et celles que nous privilégions, tout en gardant un esprit critique à la lumière de notre étude. I.
L’action partielle
A. Nature La possibilité d’introduire une action partielle est déduite de l’art. 86 CPC. Elle résulte de la maxime de disposition, prévue par l’art. 58 CPC, selon lequel l’objet du litige est déterminé par les parties1. Dès lors, le demandeur qui détient une prétention divisible Arrêt du TF 4A_633/2012 du 21 février 2013 consid. 2.4 ; Bohnet François, in : Bohnet et al. (édit.), Code de procédure civile commenté, Bâle 2011, no 4 ad art. 86 (cité : Bohnet, CPC commenté) ; Markus Alexander, in: Berner Kommentar zum schweizerischen Privatrecht – Schweizerische Zivilprozessordnung, vol. II, Berne 2012, no 1 ad art. 86 ; Hohl Fabienne, Procédure civile, Introduction et théorie générale, vol. I, Berne 2001 (cité: Hohl, vol. I), no 259. 1
n’est pas obligé de conclure à l’attribution de l’entier de sa prétention2. B. Intérêts pour le demandeur Le demandeur peut avoir des intérêts multiples à introduire une action partielle. Celui-ci « peut ainsi réduire ses frais judiciaires – qui dépendent de la valeur litigieuse – ou ne porter devant les tribunaux que la partie de la prétention pour laquelle la situation juridique est claire »3. En effet, il peut être opportun de réduire la valeur litigieuse, laquelle a une influence directe sur la compétence des tribunaux, la procédure applicable ainsi que le montant des frais judiciaires4. II.
L’interdiction de l’abus de droit
L’introduction d’actions partielles ne doit être admise que dans le respect des règles de la bonne foi applicables en procédure selon l’art. 52 CPC. Ainsi, certains comportements constitutifs d’un abus de droit manifeste au sens de l’art. 2 al. 2 CC ne sont pas protégés par la loi5. Dès lors, une action partielle sera jugée illicite si elle vise à éluder les règles sur la compétence ou à échapper à la procédure ordinaire, si elle porte préjudice au défendeur ou encore si l’action partielle constitue un comportement contradictoire6. Nous allons examiner plus en détail ces divers cas de figure. A. L’intention d’éluder les règles sur la compétence ou d’échapper à la procédure ordinaire Un demandeur partiel peut être tenté d’adapter ses allégations afin de justifier les compétences Bohnet François, Procédure civile, Bâle 2011 (cité: Bohnet, Procédure civile), p. 224 ; pour plus de développements, voir aussi : Bohnet, CPC commenté, op. cit., art. 86. Pour des considérations sur la force de chose jugée, cf. ATF 125 III 8 consid. 3b, SJ 1999 I 273. 3 Conseil fédéral, Message du 28 juin 2006 relatif au code de procédure civile suisse (cité : Message CPC), FF 2006 p. 6900. 4 Bohnet, CPC commenté, op. cit., no 6 ad art. 86 ; Hohl, vol. I, op. cit., no 258. 5 Abbet Stéphane, Le principe de la bonne foi en procédure civile, in : SJ 2010 II p. 221 s., 222. 6 Hohl, vol. I, no 260 ; Hofmann David / Lüscher Christian, Le Code de procédure civile, Berne 2009, p. 39.
de Benoit successives de certaines instances7. Cela a été le cas dans une affaire vaudoise où la recourante avait dans un premier temps actionné en paiement de 7’999 fr. 95 alors qu’elle aurait dû faire valoir sa créance totale de 13‘098 fr. 65 devant le président du Tribunal d’arrondissement8. Les juges vaudois ont ainsi jugé illicites de telles actions partielles, l’intention d’éluder les règles sur la compétence étant manifeste9. Au contraire, deux arrêts cantonaux nous donnent des exemples de cas dans lesquels l’intention manifeste d’éluder les règles de compétence n’a pas été retenue. Dans l’un d’eux, l’intimé « aurait plutôt cherché à limiter ses frais de procédure alors que la personne du débiteur était incertaine »10. La cour a ainsi jugé que ce justiciable pouvait se prévaloir d’un intérêt à agir de la sorte et a conclu au rejet du moyen de droit11. Dans une autre affaire, le Tribunal cantonal vaudois a considéré que l’insolvabilité du défendeur constituait une raison suffisante pour que le demandeur divise ses prétentions afin de ne pas courir le risque de supporter les frais inhérents à une procédure qui porterait sur le tout12. En revanche, même si une première action partielle pouvait être justifiée par un tel intérêt, le Tribunal fédéral a constaté qu’il n’était pas arbitraire de déclarer irrecevable la seconde action partielle qui ne pouvait alors plus se prévaloir d’un intérêt suffisant13. En effet, l’ouverture d’une deuxième action partielle, qui ne sera pas nécessairement la dernière, peut apparaître comme l’utilisation d’une institution juridique contrairement à son but, ce qui constitue un abus de droit14. B. Porter préjudice au défendeur Eu égard au fait qu’une action partielle ne doit pas porter préjudice au défendeur, les juges vaudois ont relevé que « seule la privation des voies de recours ordinaires constitue un préjudice »15. Cela vise en Abbet, op. cit., p. 236. JdT 2008 III 99, consid. 5b. 9 Ibid. 10 JdT 1990 III 11, consid. 4. 11 Ibid. 12 Cf. JdT 1952 III 112 ; Bonard Paul, Les sanctions des règles de compétence, thèse, Lausanne 1985, p. 137. 13 TF 4A_104/2011 du 27 septembre 2011. 14 Ibid., consid. 3.4. 15 JdT 1990 III 11, consid. 4 et réf. citées. 7 8
Quid? 1/2014 particulier le fait que la partie adverse soit privée d’un recours en réforme au Tribunal fédéral en raison de la division de la cause, laquelle abaisse la valeur litigieuse en dessous du seuil admis16. C. L’attitude procédurale contradictoire L’interdiction de l’abus de droit sanctionne celui qui adopte une attitude procédurale contradictoire17. Cela concerne le cas où le défendeur à une action partielle successive avait placé sa confiance dans le fait qu’il n’ait pas à subir un deuxième procès18. En effet, celui-ci pouvait considérer de bonne foi que l’entier du litige avait été réglé lors de la procédure précédente, celle-ci ayant été « limitée par soucis de simplification et d’économie »19. L’introduction d’une seconde action peut alors être jugée abusive et ainsi déclarée irrecevable (cf. infra IV.B.2.)20. Par contre, un défendeur ne pourra simplement se prévaloir de la bonne foi en invoquant un retard dans l’ouverture de l’action partielle concluant au solde de la prétention. En effet, selon le Tribunal fédéral, « on ne saurait abréger systématiquement [les] délais [de prescription] par le biais de l’art. 2 CC » 21. Il faut davantage se baser sur les circonstances particulières de l’espèce pour juger un comportement comme étant abusif22. III.
A. La jonction des causes Lorsque deux actions partielles sont introduites simultanément, le défendeur peut demander la jonction des causes sur la base de l’art. 125 let. c CPC23. Il revient alors au juge de décider s’il est opportun d’ordonner une telle mesure sur la base du critère de la simplification du procès24. Ainsi, si deux actions partielles sont déposées en même temps, chacune de JdT 2008 III 99, consid. 5b. Abbet, op. cit., p. 236 ; Steinauer Paul-Henri, Le Titre préliminaire du Code civil, Bâle 2009, no 589. 18 JdT 2008 III 99, consid. 6 ; Tappy Denis, Notes sur l’action partielle et ses sanctions, in : JdT 2008 III p. 99, 108 (cité : Tappy, Notes). 19 Ibid. 20 Ibid. 21 ATF 116 II 428, consid. 2, JdT 1991 I 354 (trad.). 22 Ibid. 23 Hohl Fabienne, Procédure civile, Compétence, délais, procédures et voies de recours, vol. II, 2e éd., Berne 2010 (cité : Hohl, vol. II), no 1492. 24 Haldy Jacques, in: Bohnet et al. (édit.), Code de procédure civile commenté, Bâle 2011 (cité : Haldy, CPC commenté), no 6 ad art. 125. 16 17
Quid? 1/2014 valeur inférieure à 30‘000 fr., elles seront transmises au tribunal compétent après jonction des causes et la procédure ordinaire s’appliquera25. B. L’action reconventionnelle en constatation négative de droit 1. Nature et conditions	Dans les cas où le demandeur n’ouvre qu’une seule action partielle dans l’intention d’intenter des procès successifs, le défendeur peut prendre des conclusions reconventionnelles en négation de droit afin d’introduire au procès la totalité de la prétention litigieuse26. La reconvention permet alors de prémunir le défendeur d’un nouveau procès et constitue une économie de procédure27. 2. Valeur litigieuse et procédure applicable Lorsqu’une demande reconventionnelle en constat négatif vient à l’encontre d’une demande partielle, la valeur litigieuse résulte du montant total de la prétention28. En effet, « les conclusions négatoires du défendeur doivent être considérées comme l’exercice d’une prétention du demandeur. En conséquence, les deux prétentions s’additionnent »29. Ainsi, la valeur litigieuse d’une reconvention en constat négatif supérieure à 30‘000 fr. impose l’application de la procédure ordinaire (art. 243 al. 1 CPC a contrario). En vertu de l’art. 224 al. 1 CPC, la demande reconventionnelle n’est admissible que si elle est soumise à la même procédure que la demande principale. Il ne sera alors pas possible de faire valoir une telle reconvention à l’encontre d’une Hohl, vol. II, no 1492. JdT 2008 III 99, consid. 5a ; Hohl, vol. II,op.cit., p. 270. Sur la problématique liée à l’intérêt digne de protection, une controverse existe entre d’une part la jurisprudence (arrêt du TF 5C.252/2006 du 1er mai 2007 ; ATF 42 II 696, consid. 4, JdT 1917 I 322 (trad.)) et la doctrine majoritaire (Bohnet, CPC commenté, no 67 ad art. 88 ; Tappy, Notes, p. 105) et Berti d’autre part (Berti Stephen, Gedanken zur Teil(anspruchs)klage nach Art. 84 E ZPO CH, in : RSPC 2007 pp. 77 à 86 [cité : Berti, Art. 84 E ZPO] ; Berti Stephen, Zur Teilklage nach Art. 86 ZPO der Schweizerischen Zivilprozessordnung, pp. 39 à -52, in : HAVE, Haftpflichtprozess 2010, Zurich / Bâle / Genève 2010 [cité : Berti, Teilklage], p. 44 ss). 27 Conseil fédéral, Message CPC, pp. 6900 et 6947. 28 Tappy Denis, in : Bohnet et al. (édit.), Code de procédure civile commenté, Bâle 2011 (cité : Tappy, CPC commenté), no 15 ad art. 94 ; sur ce point, voir également Haas Ulrich/Schlumpf Michael, Teilklage und Feststellungswiderklage nach der neuen ZPO, in : PJA 107/2011 pp. 302 et 307. 29 Bonard, op. cit., p. 137. 25 26
de Benoit action partielle soumise à la procédure simplifiée. En conséquence, si un demandeur avait limité ses conclusions à 30‘000 fr. dans l’optique de bénéficier, par exemple, de la juridiction prudhommale, le défendeur risque bien de se retrouver démuni30. IV.
Les conséquences procédurales
A. Le transfert à la juridiction compétente Lorsque l’action reconventionnelle relève de la même procédure que l’action partielle, il se peut que la valeur litigieuse de la demande reconventionnelle excède les attributions ratione valoris du juge saisi31. Dans un tel cas, l’article 224 al. 2 CPC prévoit un report de cause32. Etant donné que les deux demandes s’excluent, la cause toute entière sera transmise au juge compétent en raison de la nouvelle valeur litigieuse, et cela conduira à l’incompétence de la juridiction initialement saisie33. Les possibilités d’une demande reconventionnelle en procédure simplifiée étant strictement limitées, les cas d’application de cette disposition se font rares34. Cela péjore ainsi davantage la situation du défendeur. B. L’irrecevabilité 1. De l’action reconventionnelle Lorsque la condition de l’identité des procédures applicables prévue par l’art. 224 al. 1 CPC n’est pas remplie, le tribunal doit prononcer l’irrecevabilité de la demande reconventionnelle35. La prétention reconventionnelle qui ne serait pas soumise à la même procédure que la demande partielle devra faire l’objet d’une procédure ordinaire séparée36. C’est la solution que préconisent également Gremper/Martin, qui précisent cependant que celle Tappy, CPC commenté, no 16 ad art. 94. Bonard, op. cit., p. 137. 32 Tappy, CPC commenté, no 21 ad art. 224. 33 Hohl, vol. II, no 367. 34 Par exemple, en droit vaudois, le seul cas d’application de cette disposition en procédure simplifiée ne peut être constitué que d’une demande partielle de valeur inférieure à 8‘000 fr. avec une reconvention qui ne dépasserait pas la limite des 30‘000 fr. (cf. Killias Laurent, in : Berner Kommentar zum schweizerischen Privatrecht – Schweizerische Zivilprozessordnung, vol. II, Berne 2012, no 38 ad art. 224). De ce fait, la cause qui avait été introduite chez le juge de paix sera déférée au président du Tribunal d’arrondissement (art. 96d et 113 LOJV). 35 Hohl, vol. II, no 1512. 36 Ibid. 30
de Benoit ci ne pourra porter que sur le montant qui excède celui de l’action partielle, sans quoi la litispendance aura déjà été instaurée37. Cette solution a également été examinée par Haas/Schlumpf, avec une suspension de la procédure ouverte ultérieurement38. Toutefois, ils finissent par refuser cette alternative qui se révèle peu économique et engendre un risque de décisions contradictoires39. 2. De l’action partielle L’application du principe de l’interdiction de l’abus de droit a comme conséquence que l’exercice du droit n’est plus possible pour la partie qui aurait pu agir de façon contraire à la bonne foi40. Alors, si une action partielle est jugée abusive, elle sera déclarée irrecevable par le juge. Il convient toutefois de nuancer ces propos. En effet, selon Tappy, lorsque le défendeur peut opposer une action reconventionnelle négatoire pour le tout, il n’y a pas lieu d’envisager l’irrecevabilité de l’action partielle, quand bien même celle-ci éluderait les règles sur la compétence ou restreindrait les possibilités de recours41. Cet auteur considère ainsi que cette faculté représente en général une sanction suffisante, du moins lorsqu’une telle reconvention est possible (cf. supra IV.A.-B.1.)42. Pour lui, ce n’est qu’exceptionnellement qu’une première action partielle destinée à contourner les règles sur la compétence pourrait être déclarée irrecevable, dans les cas où l’intention abusive serait particulièrement flagrante et choquante43. Cependant, à la lumière de la condition posée par l’art. 224 al. 1 CPC, nous pensons que les possibilités du défendeur se révèlent pour le moins minces et qu’il peut ainsi arriver fréquemment qu’elles ne constituent pas une solution suffisante. Dans cette perspective, l’action partielle ne devrait pas être déclarée irrecevable si exceptionnellement, contrairement à ce que soutient Tappy. Gremper Philippe / Martin Jakob, Zulässigkeit und Schranken der negativen Feststellungswiderklage im vereinfachten Verfahren nach der Schweizerischen ZPO, in : PJA 2011 pp. 90 et, 99. 38 Haas/Schlumpf, op. cit., p. 309. 39 Ibid. 40 Steinauer, op. cit., no 471 ss. 41 Tappy, Notes, p. 106 ; voir aussi Bonard, op. cit., p. 137 42 Tappy, Notes, p. 106. 43 Ibid. Dans le même sens, voir aussi : JdT 1990 III 11, consid. 4 et Bonard, op. cit., p. 139. 37
Quid? 1/2014 Un autre cas de figure auquel nous pouvons être confronté est l’introduction d’une seconde action, portant sur le solde de la prétention de la demanderesse qui n’avait pas été revendiqué lors de la première procédure44. Un arrêt cantonal a alors retenu l’argumentation que nous avons relevé sur l’attitude contradictoire (supra II.C.), selon laquelle « [la défenderesse] ne devait pas s’attendre à une autre action subséquente » au vu du comportement de la demanderesse45. La Chambre des recours a donc conclut au rejet du recours, jugeant la seconde action comme étant illicite. C. Les sanctions Une mise à la charge des frais judiciaires est prévue par l’art. 115 CPC envers celui qui a procédé de mauvaise foi, cela même dans les procédures gratuites46. En outre, l’art. 128 al. 3 CPC permet au tribunal de sanctionner d’une amende disciplinaire la partie ou son représentant qui use de mauvaise foi47. Par ailleurs, Bohnet préconise que le calcul des frais judiciaires se fasse sur la base de la valeur litigieuse que représente l’ensemble de la prétention48. Cette parade à la tentative du demandeur de bénéficier indûment de la procédure simplifiée et des frais judiciaires moins élevés nous semble adéquate et justifiée. V.
Premièrement, plusieurs auteurs sont d’avis que la balance des intérêts ainsi que l’égalité des armes entre les parties impliquent une approbation facilitée de la demande reconventionnelle49. Au contraire, Berti propose plutôt de privilégier le droit du demandeur de n’actionner que pour une partie de ses prétentions, étant moins favorable à l’introduction de conclusions reconventionnelles en constatation négative de droit50. Nous ne partageons pas ce dernier avis, car nous sommes plutôt pour l’admission de telles reconventions. En effet, pour reprendre les mots de Tappy : « la volonté de mettre fin au litige en un seul procès est conforme au principe d’économie de Tappy, Notes, p. 107. JdT 2008 III 99, consid. 6. 46 Hohl, vol. II, no 1504 ; Hofmann/Lüscher, op. cit., p. 25. 47 Hofmann/Lüscher, op. cit., p. 25. 48 Bohnet, CPC commenté, no 11 ad art. 86. 49 Gremper/Martin, op. cit., p. 93 ; Haas/Schlumpf, op. cit., p. 309. 50 Berti, Art. 84 E ZPO CH, op. cit., p. 44 ss. 44 45
Quid? 1/2014 procédure ainsi qu’à une saine justice et nous paraît devoir être facilement admise »51. Ce dernier relève qu’il est possible qu’en édictant les art. 86 et 224 al. 1 CPC, le législateur ait précisément souhaité accorder au demandeur la faculté d’imposer la procédure simplifiée52. Nous pensons que cette règle ne se justifie pourtant pas dans les cas d’actions partielles abusives, le demandeur n’étant en fin de compte pas fondé à se prévaloir de la procédure simplifiée lorsqu’il a détourné les règles sur la compétence. Gremper/Martin proposent un changement législatif qui serait selon nous satisfaisant. De lege ferenda, ces auteurs souhaiteraient qu’une demande reconventionnelle qui exigerait la procédure ordinaire puisse tout de même être introduite à l’encontre d’une demande partielle intentée en procédure simplifiée53. Cela nécessiterait une révision de l’art. 224 al. 1 CPC afin que les demandes reconventionnelles en constatation négative de droit soient traitées différemment. Elles pourraient ainsi être exemptées de l’obligation d’une procédure similaire, malgré le dépassement des 30‘000 fr. de valeur litigieuse exigée pour l’application de la procédure simplifiée54. De la même manière, le législateur aurait pu reprendre la règle qui prévalait avant le 1er janvier 2011 en matière de litiges résultant d’un contrat de travail dont la valeur ne dépasse pas 30‘000 fr. En effet, il était alors prévu à l’art. 343 aCO que « le montant de la demande détermine la valeur litigieuse, sans égard aux conclusions reconventionnelles ». Ce serait alors au demandeur de déterminer la procédure applicable, notamment la procédure simplifiée qui pourrait ainsi être maintenue. Nous sommes d’avis que cette solution législative pourrait permettre de sauvegarder les intérêts des deux parties. Toutefois, il faudrait veiller à ce qu’on ne détourne pas de cette manière les fondements des règles procédurales. En particulier, ne serait-il pas problématique qu’un juge doive appliquer la maxime inquisitoire simple et instruire les moyens de preuve Tappy, Notes, p. 108. Idem, CPC commenté, no 16 ad art. 94. 53 Gremper/Martin, op. cit., p. 98. 54 Ibid., p. 94.
de Benoit de prétentions plus élevées ? Peut-être que cela contredirait le but d’une telle procédure qui se veut simple et rapide. Quant à Haas/Schlumpf, ils soutiennent qu’un procès équitable ne peut être possible que si la demande partielle ainsi que la demande reconventionnelle étaient transférées au tribunal compétent en raison de la valeur litigieuse totale, conformément à l’art. 224 al. 2 CPC55. Toutefois, selon la législation actuelle, cette disposition n’est applicable que si la condition prévue par l’alinéa premier est au préalable remplie56. Nous sommes ainsi amené à confirmer qu’un changement législatif serait effectivement satisfaisant en la matière, en prévoyant une exception pour les cas d’action partielle avec reconvention en constat négatif. Conclusion Ainsi, nous pouvons constater qu’en l’état actuel de la législation, l’action reconventionnelle en constatation négative de droit ne constitue pas forcément un moyen de défense adéquat pour le défendeur. En effet, si l’action partielle a été introduite en procédure simplifiée, nous serons confrontés à une inégalité des armes entre le demandeur et le défendeur, ce dernier ne pouvant se prémunir d’un procès ultérieur. Si le défendeur ne peut introduire des conclusions négatoires dans la procédure pendante, sa seule possibilité serait alors d’ouvrir action dans une procédure séparée, avec le risque de décisions contradictoires sur le fondement même des prétentions litigieuses. De plus, un tel doublon serait contraire au principe d’économie de procédure. Dès lors, en considérant les nombreux désavantages pour le défendeur dans une telle situation, nous soutenons la possibilité pour le juge de déclarer d’emblée irrecevable la demande partielle. Dans cette perspective, il conviendrait selon nous de déconseiller aux parties d’introduire des actions partielles, étant donné que celles-ci encourent un fort risque d’être déclarées abusives, en particulier lorsqu’elles sont introduites pour des raisons procédurales. Hofmann/Lüscher partagent
Haas/Schlumpf, op. cit., p. 307 JdT 2013 III 73 consid. 2.1.2.
de Benoit également cette conception57. Le Tribunal cantonal vaudois déclare également qu’on ne saurait « admettre trop facilement l’existence d’actions partielles, au risque de voir les procès se multiplier »58. Pour terminer, nous nous trouvons devant deux optiques : soit nous allons vers la remise en cause du principe de libre disposition, en empêchant l’introduction de demandes partielles jugées abusives Hofmann/Lüscher, op. cit., p. 39. JdT 2008 III 99, consid. 6.
Quid? 1/2014 ou encore en considérant que le demandeur renonce implicitement au solde de ses prétentions59, soit il faudrait attribuer la prépondérance au principe de l’économie de procédure, en favorisant davantage la prise de conclusions reconventionnelles en constatation négative de droit par le biais d’une modification législative. Ces deux perspectives sont ainsi à envisager avec comme objectif la protection optimale des intérêts des deux parties.
Dans ce sens : Hofmann/Lüscher, op. cit., p. 39.
Arbitrability of Tenancy Disputes under Swiss Law Nino D. Sievi (PhD Student, University of Fribourg)
The present article examines the arbitrability of tenancy disputes under Swiss law. Domestic arbitrations of tenancy disputes are subjected to the appointment of the competent conciliation authority as the arbitral tribunal. The author argues that such limitation should also apply to international arbitrations but rejects the usually invoked public policy argument. Abstract provided by the Editorial Board
Arbitrability is a requirement for the validity of an arbitration agreement and thus, at the same time a condition for the jurisdiction of the arbitral tribunal.1 In its objective sense, arbitrability designates the issues being capable of settlement by arbitration.2 Most states consider any commercial matter to be arbitrable and only have very limited exceptions to this general rule.3 The non-arbitrability of certain claims usually stems from the public importance of the issue or a perceived need for judicial protection.4 When taking a look at the CO5, it becomes apparent that tenancy agreements relating to residential and commercial premises are subject to special legislation.6 Furthermore, several provisions in the CPC7 facilitate access to the adjudicating bodies for tenants.8 This calls into question the arbitrability of claims relating to such agreements. DFT 118 II 353 cons. 3.a. Also see B. Berger/F. Kellerhals, International and Domestic Arbitration in Switzerland, 2nd ed., Berne 2010, N 169. 2 DFT 118 II 193 cons. 5.c.aa. Also see D. Girsberger/N. Voser, International Arbitration in Switzerland, 2nd ed., Zürich/Basle/Geneva 2012, p. 68. 3 See D. Girsberger/N. Voser, (Fn. 1), p. 7. 4 G. Born, International Arbitration: Law and Practice, Biggleswade 2012, p. 82. 5 Swiss Code of Obligations (CO) of 30 March 1911 (SR 220). 6 See e.g. Art. 269 ff. of the CO (“Section Two: Protection against Unfair Rents or other Unfair Claims by the Landlord in respect of Leases of Residential and Commercial Premises”). 7 Swiss Civil Procedure Code (CPC) of 19 December 2008 (SR 272). 8 See e.g. Art. 113 para. 2 lit. c or Art. 243 para. 2 lit. c CPC.
A. Division between Domestic and International Arbitration The legal basis governing the issue of arbitrability depends foremost on whether the arbitration is considered to be of domestic or international nature. The former is governed by the CPC (Art. 353 ff.) and the latter by the PILA9 (Art. 176 ff.). The PILA applies if at least one of the parties has its domicile outside of Switzerland when signing the arbitration agreement.10 Consequently, the CPC finds application when both parties are domiciled in Switzerland.11 However, due attention is to be paid to the possibility for parties to explicitly provide in the arbitration agreement to have the PILA applied despite the domestic nature of the arbitration;12 the same holds true vice-versa for international arbitration.13 B. Arbitrability of Tenancy Disputes in Domestic Arbitration According to Art. 354 CPC, all claims, over which the parties may freely dispose, are arbitrable. The freedom to dispose over a claim must be examined under the lex causae, which in domestic cases typically leads to the application of substantive Swiss law.14 Accordingly, a claim is considered to be of the parties’ free disposition if they are free to relinquish to their claim or solve a thereto-related dispute by means of a settlement.15 The claims must not necessarily be of monetary nature in order to be arbitrable.16 Claims relating to tenancy agreements are contractual rights and thus usually at the free disposition of the
Swiss Federal Act on Private International Law (PILA) of 18 December 1987 (SR 291). 10 Art. 176 para. 1 PILA. 11 Art. 353 para. 1 CPC. 12 Art. 352 para. 2 CPC. 13 Art. 176 para. 2 PILA. 14 Berger/Kellerhals, Fn. 1, N 234. 15 W. Wenger, in: Sutter-Somm et al. (eds.), Kommentar zur schweizerischen Zivilprozessordnung, 2nd ed., Zurich/Basle/Geneva 2013, Art. 354 N 6; F. Dasser, in: Oberhammer et al. (eds.), KuKo ZPO, Basle 2014, Art. 354 N 5; M. Stacher, in: Brunner et al. (eds.), Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO), Zurich/St. Gallen 2011, Art. 354 N 10. 16 U. Weber-Stecher, BSK ZPO, 2nd ed., Basle 2013, Art. 354 N 7. 9
Sievi parties.17 Swiss substantive law does not impose any restrictions in this regard. Hence, domestic tenancy disputes are in general arbitrable. However, an exception must be made for tenancy agreements relating to residential premises. Pursuant to Art. 361 para. 4 CPC,18 parties to a dispute arising from a tenancy agreement are solely permitted to appoint the competent conciliation authority as the arbitral tribunal. Thus, the parties are denied free choice of arbitrators, which is an essential feature of arbitration.19 Hence, claims stemming from tenancy agreements relating to residential premises might be formally arbitrable, but deviate from common principles of arbitration.20 The idea behind Art. 361 para. 4 CPC is to protect the tenant who usually carries less bargaining power than the landlord.21 It allows to keep tenancy disputes – at least formally – arbitrable and to still comply with the principle of protection of tenants underlying the CO.22 C. Arbitrability of Tenancy Disputes in International Arbitration Pursuant to Art. 177 PILA, every pecuniary claim may be the subject of arbitration. The Swiss Federal Tribunal interprets this article broadly by subsuming all disputes under this provision, which have a monetary value for the parties meaning an interest that is measurable in monetary terms.23 In contrast to the CPC, it is not required that the parties may dispose freely of the claim at stake.24
Dasser, Fn. 15, Art. 354 N 8; D. Lachat/R. Püntener, Behörden und Verfahren, in: Lachat (ed.), Mietrecht für die Praxis, 8th ed., Zurich 2009, N 5/1.8; Weber-Stecher, Fn. 16, Art. 354 N 28. 18 Before the entering into force of the CPC, this provision formed part of the substantive tenancy law (Art. 274a para. 1 lit. e old CO). 19 I. Schwander/M. Stacher, in: Brunner et al. (eds.), Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO), Zurich/St. Gallen 2011, Art. 361 N 13. 20 M. Stacher, Fn. 15, Art. 354 N 12. Contra: W. Wenger, Schiedsgerichtsbarkeit, ZZZ 2007, p. 401, 405; Weber-Stecher, Fn. 16, Art. 354 N 38 (denying the character of arbitration to proceedings conducted under Art. 361 para. 4 CPC and thus concluding that claims stemming from residential tenancy agreement are non-arbitrable). 21 P. Schweizer, in: Bohnet (ed.), CPC, Code de procédure civile commenté, Basle 2011, Art. 361 N 10. 22 Dasser, Fn. 15, Art. 361 N 12. 23 DFT 118 II 353 cons. 3.b. Also see R. Mabillard/R. Briner, in: BSK IPRG, 3rd ed., Basle 2013, Art. 177 N 10. 24 Berger/Kellerhals, Fn. 1, N 198. 17
Quid? 1/2014 In general, claims arising out of tenancy agreements concern an interest of a party, which is measurable in monetary terms. Hence, claims arising for example out of a tenancy agreement between an Austrian landlord and a Swiss tenant regarding premises in Switzerland must be considered arbitrable. The PILA does not contain an explicit exception regarding tenancy agreements relating to residential premises. Yet, certain scholars argue that the restriction to arbitral proceedings set forth in Art. 361 para. 4 CPC shall also apply to international arbitration proceedings.25 This issue has not yet been addressed by the Swiss Federal Tribunal. This uncertainty weighs even heavier since parties whose arbitration would be subject to the provisions of the CPC are provided with the possibility to declare the PILA applicable to their arbitration. This would also concern the issue of arbitrability and might enable parties to have their tenancy disputes relating to residential premises resolved through means of arbitration.26 It seems unsatisfying that tenancy disputes relating to residential premises shall be arbitrable when for example the landlord is domiciled in a foreign country, but non-arbitrable when the landlord has its domicile in Switzerland. The tenant has in both scenarios the exact same need for protection, which after all is the underlying rationale of Art. 361 para. 4 of the CPC. However, when considering the wording of Art 177 PILA and the relevant case law of the Swiss Federal Tribunal, it seems impossible to differentiate between tenancy agreements relating to residential premises and those relating to commercial premises. The criterion of pecuniary nature installed by Art. 177 PILA does not leave room for differentiating claims based on the nature of their cause. Certain scholars try to overcome this obstacle by arguing that Art. 361 para. 4 CPC forms part of Swiss public policy rendering the matter non In favour: Wenger, Fn. 15, Art. 354 N 18; Lachat/Püntener, N 5/1.8; P. Habegger, BSK ZPO, 2nd ed., Basle 2013, Art. 361 N 38, with further references. Rejecting: J.-F. Poudret/S. Besson, Comparative Law of International Arbitration, London 2007, N 366; Berger/ Kellerhals, Fn. 1, N 228. 26 Dasser, Fn. 15, Art. 354 N 14. Contra: Schwander/Stacher, Fn. 20, Art. 361 N 19.
Quid? 1/2014 arbitrable.27 However, only disregard of fundamental legal principles leading to results incompatible with legal and moral values are considered a breach of public policy.28 Among these principles are pacta sunt servanda or the prohibition against abuse of rights. Art. 361 para. 4 CPC does not come close to a comparable fundamental principle.29 Yet, when a provision is formulated very broadly its wording can at times seem to be overinclusive. The provision does not differentiate two situations which should be. In such circumstances, the law contains a so-called “unreal” lacuna (“unechte Lücke”).30 Such “unreal” lacuna is to be dealt with by adding the reasonable restriction to the overinclusive provision.31 A tenant of residential premises has the same need for protection regardless of whether his landlord is domiciled in or outside of Switzerland. Thus, it seems to make little sense to treat these two situations differently in regard to arbitrability. Therefore, it must be assumed that Art. 177 PILA is overinclusive and lacks an exception for tenancy agreements relating to residential premises. This lacuna is to be solved
See Habegger, Fn. 26, Art. 354 N 38; Wenger, Fn. 15, Art. 354 N 18. 28 DFT 116 II 634, cons. 4. 29 Berger/Kellerhals, Fn. 1, N 229; Poudret/Besson, Fn. 26, N 366. 30 See E. A. Kramer, Juristische Methodenlehre, 4th ed., Bern 2013, p. 199 ff. 31 Kramer, Fn. 31, p. 225. Also see DFT 121 III 219, cons. 1.d.aa. 27
Sievi by applying the Art. 362 para. 4 CPC by analogy to international arbitration proceedings. D. Conclusion To sum up, when both – the landlord and the tenant – are domiciled in Switzerland, only claims stemming from tenancy agreements relating to commercial premises are fully arbitrable. Disputes arising from tenancy agreements relating to residential premises are formally arbitrable, but the parties are solely permitted to appoint the competent conciliation authority as the arbitral tribunal. If the landlord or the tenant is domiciled outside of Switzerland, the same should hold true. However, scholars are discordant in regard to the arbitrability of disputes arising from tenancy agreements relating to residential premises. The lack of clear case law or a unanimous approach among scholars in this regard leaves the parties to a tenancy agreement relating to residential premises with considerable uncertainty.
Bloss symbolisch? Gedanken zur Wirksamkeit des Strafrechts Nina Rindlisbacher (MLaw, wiss. Assistentin am Lehrstuhl für Strafrecht und Rechtsphilosophie von Prof. M. A. Niggli) Die am 1.1.2007 in Kraft getretene Revision des allgemeinen Teils des StGB hatte im Bereich des Sanktionenrechts insbesondere zum Ziel, die kurzen Freiheitsstrafen zurückzudrängen und sie durch die Geldstrafe und die gemeinnützige Arbeit zu ersetzen. Nun soll dieses Sanktionenrecht erneut revidiert werden. Der Bundesrat begründete das Revisionsbedürfnis in der Botschaft zur Änderung des Sanktionenrechts vom 4. April 2012 u.a. mit folgenden Argumenten (vgl. BBl 2012, 4732): Die heftige (mediale) Kritik werde als Zeichen dafür gewertet, dass das Vertrauen der Bevölkerung in das Strafrecht und seine generalpräventive Wirkung gelitten hätten. Insbesondere die bedingte Geldstrafe entspreche nicht der Vorstellung von einer Bestrafung. Weil ein wirksames Strafrecht das Vertrauen der Bevölkerung brauche, müsse eine erneute Gesetzesänderung vorgenommen werden, bereits bevor klar sei, ob die Ziele der letzten Revision (bspw. keine Verschlechterung der Generalund Spezialprävention trotz Ersatz der kurzen Freiheitsstrafen) überhaupt erreicht seien.
Symbolisch ist in diesem Kontext negativ konnotiert und meint auch Täuschung über die tatsächliche Potenz dieser Normen, konkrete Güter zu schützen. Diesem Typus wird das «gute» weil instrumentell wirksame Strafrecht gegenübergestellt, das tatsächlich konkrete Güter (wie beispielsweise Leib und Leben) schützt. Geht man von einem instrumentellen Rechtsverständnis aus, dann ist das Gesetz ein Werkzeug, mit dem die gesellschaftliche Realität verändert werden soll. Ob es in der erwünschten Richtung wirkt, kann Gegenstand empirischer Überprüfung sein. Eine solche Wirksamkeitsüberprüfung ist sogar auf Verfassungsebene vorgesehen (vgl. Art. 170 BV).
Aber worauf zielt Strafrecht ab, was soll mit strafrechtlichen Bestimmungen bewirkt werden? Die Botschaft statuiert, dass vom Strafrecht (auch) Verbrechensvorbeugung erwartet wird, indem es auf den Täter (Spezialprävention) und/oder die Allgemeinheit (Generalprävention) wirkt. Aber können solche präventiven Wirkungen empirisch belegt werden? Und wie lassen sich diese auf die Zukunft gerichteten (präventiven) Ziele Wenn der Gesetzgeber mit dem Erlass von mit den vergangenheitsorientierten Elementen strafrechtlichen Bestimmungen in erster Linie (Strafe als Ausgleich des begangenen Unrechts) Tätigkeit demonstrieren will, um den Ängsten und vereinigen? Diesen Fragen möchte das vorliegende Bedenken der Bevölkerung etwas entgegenzusetzen, Dissertationsprojekt nachgehen. wird das häufig als symbolisches Strafrecht bezeichnet.
La cession des droits de garantie Arnaud Nussbaumer (Assistant du Prof. Pascal Pichonnaz à la Chaire de droit romain et droit privé, rédigeant une thèse sous la direction du Prof. Pascal Pichonnaz depuis novembre 2012) La question de savoir si l’on peut céder des droits de garantie et, cas échéant, quel est l’effet d’une telle cession, se pose quotidiennement en Suisse. Prenons l’exemple suivant : Un promoteur immobilier décide de faire construire une villa afin de la vendre à un acheteur. Il va donc passer dans un premier temps un contrat d’entreprise (CO 363 ss) avec un constructeur (entrepreneur), puis un contrat de vente (CO 184 ss) avec un acheteur. Dans le cas où l’ouvrage livré serait défectueux (CO 368), le promoteur immobilier (maître d’ouvrage) est mis au bénéfice de droits légaux à la garantie. Or ces droits ne lui sont d’aucune utilité, alors qu’ils pourraient servir les intérêts de l’acheteur. En effet, c’est ce dernier qui compte habiter la maison, et c’est donc lui seul qui pourrait souffrir d’un éventuel défaut. Partant, les notaires ont pour habitude de prévoir, dans l’acte de vente, la cession des droits de garantie du promoteur immobilier à l’acheteur. Le Tribunal fédéral nadmet pas une telle cession. Selon lui, les droits de garantie sont des droits formateurs et sont dès lors incessibles (Not. ATF 114 II 239, c. 5c i.i, JdT 1989 I 162 : « Die Wandelungs-
und die Minderungsrechte sind als Gestaltungsrechte nicht abtretbar »). Cette jurisprudence a été critiquée par une partie de la doctrine (Gauch/Schluep/ Emmenegger, Schweizerisches Obligationenrecht Allgemeiner Teil, Zurich/Bâle/Genève 2008, n. 3424 ss, et ref.). Cependant, cette dernière reste profondément marquée par certains dogmes comme celui de l’incessibilité des droits formateurs. Pour dégager des solutions convaincantes, elle devrait s’affranchir de tels dogmes, ce qu’elle ne fait pas. Au moment de commencer la seconde moitié de ma thèse, je suis convaincu qu’une cession des droits de garantie peut être opérée. Cette solution suppose de redéfinir certains mécanismes fondamentaux du droit des obligations comme celui du droit formateur, de la créance, ou de la relativité des conventions. En « pensant au-delà » (thinking beyond), on pourrait offrir à la pratique contractuelle une solution pragmatique et efficace.
Interview mit Botschafter Manuel Sager Manuel Sager, * 1955 in Menziken, AG 1980	1984-85 1988	1990-1995 1995	1995-1999 1999-2001 2001-2002 2002	2003	2005-2008 2008-2010 2010-today
Abschluss des Jurastudiums an der Universität Zürich LL.M Studium an der Duke University Law School Eintritt ins EDA – Stagiaire in Bern und Athen Mitarbeiter, Direktion für Völkerrecht Doktortitel an der Universität Zürich Stellvertretender Generalkonsul in New York Kommunikationschef, Botschaft in Washington D.C. Leiter, Koordinationsstelle humanitäres Völkerrecht EAPC/PfP Informationschef EDA Informationschef WBF Exekutivdirektor, mit Botschaftertitel, Europäische Bank für Wiederaufbau und Entwicklung in London Leiter mit Botschaftertitel, Politische Abteilung V EDA (sektorielle Aussenpolitik) Schweizer Botschafter in den USA
Laufbahn / Studium Q: Wo und wann haben Sie Recht studiert? A: 1980 schloss ich mein Studium an der Uni Zürich mit dem Lizenziat ab, 1984/5 absolvierte ich ein LL.MProgramm an der Duke University Law School, und 1995 erwarb ich berufsbegleitend, wiederum an der Juristischen Fakultät der Uni Zürich, den Doktortitel. Q: Wieso haben Sie sich damals für ein Rechtsstudium entschieden? A: Die Wahl war weniger Bestandteil einer gezielten Berufsplanung, als das Ergebnis eines Ausschlussverfahrens; das Rechtsstudium schien im Vergleich zu anderen Richtungen die meisten Türen offen zu lassen. Q: Würden Sie sich heute nochmals gleich entscheiden? A: Ja, mein Jurastudium schaffte die Grundlage für eine Laufbahn, die mir sehr viel Glück und Befriedigung gebracht hat. Q: Was war Ihr ursprüngliches Berufsziel? A: Nach Lic. und Gerichtspraktikum wäre eigentlich das Anwaltsexamen in Zürich angestanden. Zuvor wollte ich mich aber noch auf einer Weltreise auf den „Ernst des Lebens“ einstimmen. Mein Lebensweg erfuhr in der Folge insofern eine unvorhergesehene
Wende, als ich in einer Jugendherberge an der Westküste der USA meine zukünftige Frau Christine kennenlernte. Nach der Hochzeit beschlossen wir, uns in den USA, Christines Heimatland, niederzulassen. Statt in Zürich absolvierte ich das Anwaltsexamen dann in Arizona.
“Das Rechtsstudium schien im Vergleich zu anderen Richtungen die meisten Türen offen zu lassen.” Q: Wieso haben Sie sich für einen LL.M in den USA entschieden? A: Um zum Anwaltsexamen in den USA zugelassen zu werden, musste ich einen Abschluss von einer amerikanischen Law School vorweisen. Ein LL.M reichte damals in acht Bundesstaaten, darunter Arizona, meinem Traumstaat (ich war mit Western aufgewachsen und liebte schon immer Sonne und Wärme). Q: Welche Unterschiede konnten Sie zwischen dem Unterrichtsstil in den USA und dem schweizerischen Modell feststellen? A: Mein Zivilprozessrechtsprofessor an der Duke University fragte uns Studenten schon in
Quid? 1/2014 der ersten Unterrichtsstunde, was wir von der rechtlichen Regelung der sachlichen Zuständigkeit bei Gegenklagen in Haftpflichtfällen hielten. Die Diskussion war natürlich nicht sehr fruchtbar, aber wichtig war im Geist der „sokratischen Methode“, dass sie stattfand. Teilnahme der Studenten am Unterricht war in den Siebzigerjahren in Zürich verpönt, und wer trotzdem eine Frage stellte, wurde anschliessend im Lichthof als penetranter Streber geächtet. Q: Wie gut hat Ihr LL.M Sie auf das „Bar Exam“ und die Berufstätigkeit vorbereitet? A: Wahrscheinlich ging ich nicht sehr strategisch vor, belegte ich doch aus purer Neugier auch Fächer, die am Anwaltsexamen nicht geprüft wurden, wie etwa Antitrust.
“In den vom Richterrecht dominierten Rechtsgebieten ist der Freiraum für juristische Kreativität grösser als im kodifizierten Recht.” Q: Wie schwierig war es als Schweizer in den USA eine Arbeitsstelle zu finden? A: Der Vertrauensarzt der US Botschaft in Bern, der mich für die Green Card untersuchte, fragte mich, ob ich Koch sei. Als ich verneinte, meinte er: „Dann haben Sie eine Amerikanerin geheiratet“. Offenbar gab es damals nur diese beiden Wege, um als Schweizer zu einer Arbeitsbewilligung zu kommen. Wie dies heute steht, kann ich nicht verlässlich beurteilen. Einfach dürfte es bei den relativ hohen Arbeitslosenzahlen und angesichts der massiven Restrukturierungen im amerikanischen Anwaltsgeschäft nicht sein. Ich war natürlich schon damals überaus dankbar, dass es für mich geklappt hatte. Q: Wie empfanden Sie die Anwaltstätigkeit in den USA? A: In den vom Richterrecht dominierten Rechtsgebieten ist der Freiraum für juristische Kreativität grösser als im kodifizierten Recht. Präzedenzfälle sind noch interpretationsbedürftiger als Gesetze. Diese Tendenz wird in der forensischen Praxis dadurch verstärkt, dass auch im Zivilrecht
Career Spotlight Prozesse vor einer Jury möglich sind. Diese lassen sich in ihrem Urteil – zu Recht oder zu Unrecht - oft von Faktoren leiten, die für einen Richter weniger relevant wären. Ich arbeitete in einer Kanzlei in Phoenix mit rund 120 Anwälten. Da ist der Spezialisierungsgrad relativ hoch und damit auch die Gefahr, sich ein Leben lang bloss mit einer Handvoll Paragraphen zu beschäftigen. Diese Aussicht nahm mir mit der Zeit denn auch etwas die Begeisterung für meine Arbeit. Daran änderte nicht entscheidend, dass wir am Wochenende im Trainer ins Büro kommen durften. Q: Wie sind Sie zur Diplomatie gekommen? A: Ich hatte in Phoenix die „Swiss-American Review“ abonniert. Eines Tages erweckte ein Artikel über die Schweizer Diplomatie meine Aufmerksamkeit. Ich hatte zwar keine grosse Ahnung vom eigentlichen Diplomatenberuf, aber die Idee, immer wieder in anderen Ländern leben zu können, faszinierte mich. Ich rief den Rekrutierungschef des EDA an, um mein Interesse zu bekunden; allerdings sei ich in der Schweizer Armee bloss Soldat und erst noch mit einer Ausländerin verheiratet, was mich wohl disqualifiziere. Mein Gesprächspartner lachte und empfahl mir, mich zu bewerben. Ich habe diesen Schritt in den letzten 26 Jahren keinen Tag bereut.
“Das Rechtsstudium in beiden Ländern hat mir zudem dabei geholfen, den Steuerstreit besser verstehen und an Lösungen mitarbeiten zu können.” Aktueller Berufsalltag Q: Was sind Ihre wichtigsten Aufgaben? A: Zum einen haben wir gewisse aktuelle Dossiers mit den USA, darunter natürlich in erster Linie den Steuerkonflikt, den ich schon vor meiner Versetzung nach Washington in Bern eng verfolgt hatte. Intensiv in der Vorbereitung und Betreuung sind sodann die Dutzenden von Delegationen aus der Schweiz, die jedes Jahr für Gespräche nach Washington kommen. Zum Generalauftrag eines Diplomaten gehört auch die Beziehungspflege zu Meinungsmachern und Entscheidungsträgern am Einsatzort, so
Career Spotlight insbesondere zu Parlament, Verwaltung, Think Tanks und Universitäten sowie den Medien. Auf meinen Dienstreisen durch die USA versuche ich lokale Politiker zu treffen sowie Schweizer Firmen und Vereine zu besuchen und an Unis Vorträge zu halten. Q: Wie gut hat Sie ihr Rechtsstudium auf Ihre heutige Tätigkeit vorbereitet? A: Ich könnte mir keine bessere Vorbereitung vorstellen. Ohne Rechtsstudium in der Schweiz wäre ich nicht Anwalt in den USA geworden. Letzteres wiederum hat sicher viel damit zu tun, dass ich jetzt schon zum dritten Mal in Amerika auf Posten bin. Das Rechtsstudium in beiden Ländern hat mir zudem dabei geholfen, den Steuerstreit besser verstehen und an Lösungen mitarbeiten zu können.
“Die Schweiz geniesst in den USA einen ausgezeichneten Ruf und hat für viele Amerikaner in mancherlei Hinsicht geradezu Modellcharakter.” Q: Wie steht es um die Schweiz – USA Beziehungen? A: Die Schweiz geniesst in den USA einen ausgezeichneten Ruf und hat für viele Amerikaner in mancherlei Hinsicht geradezu Modellcharakter (tiefe Arbeitslosigkeit; gesunder Staatshaushalt; gutes Bildungswesen; Sicherheit und Sauberkeit). Anders als in der Schweiz ist der Steuerstreit in den USA kein Thema mit Breitenwirkung. Zum einen ist das Land dafür zu stark mit sich selber beschäftigt und zum anderen haben die zuständigen amerikanischen Behörden den Konflikt nie öffentlich thematisiert (im Gegensatz etwa zur Nazi-Gold Affäre in den 90er Jahren). Wir müssen aber auch anerkennen, dass wir zwar - wie die Mehrheit der Länder - ein „befreundeter Staat“, nicht aber ein Verbündeter der USA sind. Als Alliierte besondere Anerkennung und Behandlungen haben hier in den letzten 10 Jahren die rund vier Dutzend Staaten erfahren, die Truppen in den Irak und nach Afghanistan entsandt hatten. Q: In welchen Bereichen kann die USA von der Schweiz lernen und umgekehrt? Welche Bereiche zeichnen sich durch eine besonders gute bilaterale
Quid? 1/2014 Zusammenarbeit aus? A: Wofür ich hier bei Vorträgen immer wieder Szenenapplaus ernte, ist unsere funktionierende Schuldenbremse, mithin die Disziplin, nicht über unsere Verhältnisse zu leben. Umgekehrt vermissen viele Schweizer, die nach längerem USA-Aufenthalt in die Heimat zurückkehren, die spontanen Gespräche im Lift oder beim Anstehen an der Kasse. Diese sind Ausdruck einer offenen Lebenshaltung, die ich sympathisch finde.
“Wichtig in Verhandlungen ist, die Motivation und Ziele der Gegenseite zu verstehen.” Q: Wo liegen die Schwierigkeiten in der Zusammenarbeit? A: Es gibt keine grundsätzlichen Schwierigkeiten in der Zusammenarbeit. Es gibt aber kulturelle Unterschiede, zum Beispiel wie man an einen Konflikt herangeht. In den USA beginnen Verhandlungen üblicherweise mit Extrempositionen, während dem wir in der Schweiz aufgrund unserer Konsenskultur bereits mit den Grundzügen eines Kompromisses im Kopf einsteigen. Die „unverschämte“ amerikanische Haltung kann dann bei uns leicht Entrüstung erwecken, verstärkt noch durch die Machtverhältnisse. Q: Was ist Ihre Rolle im US-Steuerstreit? Wie erleben Sie die Situation „on the ground“? A: Wichtig in Verhandlungen ist, die Motivation und die Ziele der Gegenseite zu verstehen, wobei „Verstehen“ natürlich nicht identisch ist mit „Verständnis haben“. Dass ich insgesamt fast fünfzehn Jahre in den USA gelebt und gearbeitet habe, hat mir sicher beim Verstehen geholfen. Q: Wie stehen die Chancen für eine endgültige Lösung im US – Schweiz Steuerstreit? A: Im letzten August hat die Schweiz mit den USA ein Joint Statement unterzeichnet, das es den Banken erlaubt, in Zusammenarbeit mit dem Department of Justice einen Strich unter die Vergangenheit zu ziehen. Q: In 4 Jahren Washington (und natürlich in Ihrer diplomatischen Karriere vor Washington) haben
Quid? 1/2014 Sie sicher viel erlebt – was sind einige Highlights? A: Während der Nazi-Gold Affäre als Stv. Generalkonsul in New York in Synagogen vor Holocaustüberlebenden zu sprechen; mit BR Ogi in Alaska zugunsten von Special Olympics ein Prominenten-Skirennen zu organisieren (das unser sportlicher Bundesrat natürlich auch gewann); BR Deiss während drei Jahren als Info-Chef begleiten zu dürfen; als Direktor bei der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung mit Regierungen und Behörden in Zentralasien, im Kaukasus und im Balkan über Wirtschaftspolitik zu diskutieren; die drei „Hikers“ zehn Tage nach ihrer Entlassung aus einem iranischen Gefängnis mit ihren Familien bei uns in Washington zum Abendessen zu empfangen.
„Das Knüpfen von nützlichen Beziehungen zu Leuten im Gastland ist ein wichtiger Aspekt der diplomatischen Tätigkeit.“ Q: Was sind Qualitäten/Eigenschaften/“Skills“ die man als Botschafter (und allgemein im diplomatischen Dienst) haben muss? A: Der Beruf erfordert viel physische und geistige Anpassungsfähigkeit; alle drei bis vier Jahre ändern Umfeld, Mitarbeitende und berufliche Tätigkeit weitgehend. Anderseits muss der Diplomat aber auch immer wieder neue Wurzeln schlagen und ein „Zuhause“ schaffen können, sonst drohen Entfremdung von sich selber und Austauschbarkeit des Umfelds. Diese Herausforderung ist für unsere Partner noch bedeutend grösser. Sie fangen immer wieder bei Null an. Wichtig ist schliesslich auch, dass ein Diplomat oder eine Diplomatin Menschen gern hat. Das Knüpfen von nützlichen Beziehungen zu Leuten im Gastland ist ein wichtiger Aspekt der diplomatischen Tätigkeit. „Nützlich“ kann, muss aber nicht immer auch „sympathisch“ heissen. Q: Welche Tipps haben Sie für StudentInnen die sich für eine diplomatische Laufbahn interessieren? A: Sammeln Sie ein paar Jahre Berufserfahrung, bevor Sie sich bewerben. Auf einem relevanten Gebiet Spezialist/in zu sein, hilft Ihnen und dem EDA. Zum Generalisten werden Sie dann noch schnell genug. Warten Sie aber auch nicht zu lange, fangen Sie doch
Career Spotlight im diplomatischen Dienst bezüglich Kompetenzen wieder relativ weit unten an. Vergewissern Sie sich, dass Ihr Partner bzw. Ihre Partnerin zu 100% an Bord ist; Herausforderungen für Beziehung und Familie gibt es auch dann noch genug.
„Sammeln Sie ein paar Jahre Berufserfahrung, bevor Sie sich bewerben.“ Ausblick Q: Sie werden ab Sommer 2014 Leiter der Ostzusammenarbeit in der DEZA sein. Auf was freuen Sie sich besonders? A: Einerseits ist für mich die Entwicklungspolitik als Teil der Schweizer Aussenpolitik ein neuer Tätigkeitsbereich, was mich reizt. Anderseits habe ich als Exekutivdirektor bei der EBWE in London Erfahrung in der multilateralen Entwicklungszusammenarbeit sammeln können, insbesondere in den Transitionsländern des östlichen Europas. Q: Wie anders als Ihr jetziger Posten stellen Sie sich diesen neuen Auftrag vor? A: An der Zentrale in Bern ist der Koordinationsbedarf erheblich grösser als auf Aussenposten. Entsprechend werde ich wohl wieder (zu) viel Zeit in Sitzungen verbringen. Gleichzeitig wird es aber auch wieder spannend sein, noch unmittelbarer an Entscheidungsprozessen teilnehmen und diese mitprägen zu können. Q: Welcher andere Auftrag würde Sie in der Zukunft auch noch reizen? A: Ein Lehrauftrag für Völkerrecht oder Gitarrist bei einer 70s Rockband. Da bin ich echt gespalten!
Call for Papers The Quid? - Fribourg Law Review is a scientific student law journal which is run by students and publishes contributions written by students of the University of Fribourg Law School. Nota bene: we also welcome contributions by LL.M. and Erasmus students. The Quid? - Fribourg Law Review – in keeping with Fribourg tradition – celebrates multilingualism. You can send us articles in German, French, English or Italian. The issues discussed in the law journal are not limited to a certain area of law – rather it is our aim that the review will touch upon many different legal topics. Join the circle of Quid? Authors: •	Send us your article no later than 1st September 2014 via e-mail to fribourglawreview@unifr.ch. You can also submit a short version of previously written papers, the only requirement being that said paper has not been published in the past. •	The article may contain no more than 15’000 characters (including spaces and footnotes). •	Sources may only be indicated in the respective footnotes and are not to be listed in a separate index. To ensure a uniform method of citation, we suggest you consult the latest edition of „La recherche et la rédaction juridiques“ – Tercier/Roten. •	Please indicate what you would like your byline to say, i.e. give a one-sentence biography of yourself. •	Please send us an e-mail (fribourglawreview@unifr.ch) to let us know that you are interested in writing an article. The submitted articles will be subject to a review procedure. If the article meets the requirements of content and form, it will be published. The second edition shall appear at the beginning of the fall semester 2014. Send us your article by 1st September and become part of the first Swiss student law review! We are looking forward to your contribution!
Quid? Fribourg Law Review 1/2014
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