Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20021211-243827
Timestamp: 2016-10-22 17:57:34+00:00
Document Index: 220236771

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 22", "l'article 12", "l'article 8", 'art. 8', 'art. 22', 'art. 12']

France, Conseil d'État, 11 décembre 2002, 243827
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 243827Numéro NOR : CETATEXT000008125712 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2002-12-11;243827 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête, enregistrée le 6 mars 2002 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mlle Tatjana X..., ; Mlle X... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 18 janvier 2002 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2001 par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à la frontière ;
Vu les autres pièces du dossier desquelles il ressort que la requête a été communiquée au préfet de Paris, qui n'a pas produit d'observations ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mlle X..., de nationalité yougoslave, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 4 mai 2001, de la décision du préfet de police du même jour, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire ; qu'elle entrait ainsi dans le champ d'application du 3° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ;
Considérant que si Mlle X..., célibataire, sans charge de famille, entrée en France en décembre 1999, fait valoir qu'elle vit chez sa grand-mère, il ne ressort pas des pièces du dossier que compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de la brève durée et des conditions du séjour de Mlle X... en France, et du fait qu'elle n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales en Yougoslavie l'arrêté du préfet de police du 21 septembre 2001 ordonnant la reconduite à la frontière de Mlle X... ait porté au droit de celle-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'ainsi, les moyens tirés de ce que cet arrêté méconnaîtrait les dispositions de l'article 12 bis 7° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté ;
Considérant que si Mlle X... soutient qu'elle ne peut retourner en Yougoslavie où elle n'a ni domicile ni activité salariée, cette circonstance ne suffit pas à établir que le préfet de police aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle de Mlle X... ; Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mlle X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mlle Tatjana X..., au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.Références : Arrêté 2001-09-21Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 8Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22, art. 12 bisPublications :Proposition de citation: CE, 11 décembre 2002, n° 243827Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur public : M. SchwartzOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatDate de la décision : 11/12/2002Fonds documentaire : Legifrance Haut de page