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Timestamp: 2018-01-18 04:02:23+00:00
Document Index: 303435147

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

﻿﻿ Alain Jean-Mairet
Le dossier à charge contre le parti turc au pouvoir
The American, 20 juin 2008
VO: http://www.meforum.org/article/1924
Cet été, la Cour constitutionnelle turque décidera si le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a violé les «principes d’une république démocratique et laïque» qui servent de fondements à la constitution turque et s’il devrait être banni de la scène politique. La majorité des officiels turcs, dans l’ensemble de l’éventail politique, s’attendent à ce que la Cour se prononce en défaveur de l’AKP et donc qu’elle dissolve le parti et exclue Erdoğan et ses plus proches assistants pour au moins cinq ans.
Bien que le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères Ali Babacan ainsi que des conseillers influents de l’AKP aient tenté de présenter cette démarche comme une exagération injustifiée d’un litige portant sur le port du voile dans les hautes écoles publiques, voire comme un «coup judiciaire», l’affaire est tout à fait justifiée.
Les partisans d’Erdoğan présentent souvent son soutien au processus d’adhésion à l’Union européenne comme une preuve de son libéralisme politique. Mais en fait, Erdoğan s’est servi du processus de rapprochement de l’UE pour démonter le système turc de contrôle mutuel. Il ne se préoccupe guère des institutions de l’UE: lorsque la Cour européenne des droits de l’homme confirma l’interdiction du voile dans les écoles publiques – interdiction également confirmée plus tard par la Cour constitutionnelle turque – Erdoğan fustigea les juges européens pour avoir appliqué une loi civile à une question religieuse et déclara: «Il est incorrect que des gens qui n’ont aucun lien avec ce domaine [de la religion] prennent une telle décision (…) sans consulter des experts religieux.»
L’encouragement des réformes turques par l’Europe a joué un rôle important. Dans une démocratie arrivée à maturité, l’armée doit rester à l’écart de la politique. Et Bruxelles mérite des applaudissements pour avoir fait pression sur la Turquie afin qu’elle réforme son Conseil de la sécurité nationale et donne à cet organe puissant une majorité de civils et une direction civile. Mais en omettant d’encourager la création d’un nouveau mécanisme de contrôle mutuel pour remplacer le rôle traditionnel de l’armée comme gardien de la constitution, l’UE a commis une faute diplomatique. Erdoğan a saisi cette occasion pour négliger la laïcité et la démocratie turques.
En effet, en dépit de ses airs laïques, libéraux et démocratiques, l’AKP est tout le contraire. Babacan a ordonné aux officiels turcs de supprimer les références à la laïcité d’une présentation de la position turque dans le cadre de négociations avec l’UE sur la politique de l’éducation. Dans sa politique intérieure, l’AKP a placé la religion avant la loi. Longtemps, la Turquie a réglementé les écoles coraniques complémentaires, y a vérifié les qualifications des enseignants et imposé des limites d’âge, afin de prévenir l’endoctrinement. Lorsque les mollahs saoudiens faisaient leur tournée de promotion de l’Islam radical en Europe, au Moyen-Orient et en Asie central, ils évitaient généralement la Turquie. Ce n’est plus le cas. Non seulement l’AKP a assoupli les contraintes imposées aux écoles religieuses, mais elle a ruiné les possibilités de sanctions en cas de violations, ce qui a conduit des madrasas illégales à faire de la publicité ouvertement.
D’autre part, en matière de consolidation de son pouvoir, Erdoğan est devenu le Vladimir Poutine turc. À peine entré en fonction, Erdoğan s’est attaché à baisser l’âge de la retraite des fonctionnaires, de 65 à 61 ans, ce qui a permis à son parti de désigner près de la moitié des procureurs et des juges de la nation. Grâce à des jeux d’influence, le Premier ministre a transformé des organes technocratiques tels que le Fonds de garantie de dépôts (TMSF), un organisme disposant du pouvoir de saisir des entreprises privées et des médias, en de véritables ailes du parti. Le personnel du TMSF est maintenant presque entièrement composé de candidats désignés par des institutions financières basées en Arabie Saoudite.
Auparavant, les postes clés des ministères et des départements gouvernementaux dépendaient d’examens de compétences liés à la fonction publique. Entre-temps, Erdoğan a imposé un processus subjectif d’interviews qui lui permet de favoriser des alliés politiques. La pratique s’étend aux entreprises détenues par l’État; Turkish Airlines, par exemple, a commencé à faire subir des tests de connaissance du Coran à son personnel. Les femmes en ont le plus souffert. Comme le relève l’analyste Soner Çağaptay dans Newsweek, «sous l’AKP, les femmes sont largement exclues des positions décisives du gouvernement et du monde du travail, et sont confinées dans leur foyer».
L’AKP a même recouru à des enregistrements des conversations de ses rivaux politiques. À la fin du mois passé, Vakit, un journal islamiste proche de l’AKP, a publié une telle conversation entre l’adjoint du leader de l’opposition et un gouverneur. Cette anecdote, que les médias turcs ont qualifiée de «Watergate turc», a jeté un grand froid dans l’élite laïque turque.
L’AKP a aussi cherché à réduire la puissance de l’appareil judiciaire turc. En mai 2005, le co-fondateur de l’AKP et président du Parlement Bülent Arınç déclara que si la Cour constitutionnelle turque continuait de qualifier d’inconstitutionnelle la législation de l’AKP, celui-ci pourrait fort bien la dissoudre. Lorsque le Danıştay, l’équivalent turc du Conseil d’État français, a émis un jugement opposé à la saisie d’une banque par le gouvernement et au transfert, par Erdoğan, de sa filiale européenne à un allié politique, le Premier ministre ignora l’arrêt.
Contrairement aux affirmations de l’AKP, la décision que la Cour constitutionnelle turque prendra vraisemblablement cet été ne marquera pas la fin de la démocratie turque, mais plutôt sa renaissance. Et Erdoğan aussi entamera un nouveau chapitre. Même s’il était exclu de la scène politique, une bizarrerie du système électoral turc lui permettrait de se présenter en qualité d’indépendant. En d’autres termes, Erdoğan pourrait se retrouver à la tête d’une équipe d’autres anciens de l’AKP dans la fonction de Premier ministre indépendant.
Ici, il s’agit moins d’ambition que d’immunité. Si Erdoğan quitte le parlement, il devra faire face à une multitude d’accusations de corruption. En accumulant son immense fortune, il a refusé de publier des chiffres financiers complets. Aujourd’hui, avec le compte à rebours qui affecte sa fonction de Premier ministre, Erdoğan a renoncé même à l’apparence de la légalité. Il s’est servi de la majorité parlementaire de l’AKP pour bloquer l’enquête sur une récente opération du TSMF par laquelle un journal et une chaîne TV de l’opposition ont été vendus à un allié d’Erdoğan grâce à une intervention illégale de sa part [NdT: voir aussi Nouveau en Turquie: la politique médiatique islamiste modérée]. Le 18 juin, Fatih Altaylı relatait dans Habertürk que l’entreprise énergétique autrichienne OMV a produit une déclaration sous serment affirmant qu’Erdoğan avait indiqué à OMV qu’elle pouvait débloquer un projet énergétique de trois milliards de dollars en remplaçant son partenaire turc de longue date par son beau-fils.
On ne s’étonnera donc pas outre mesure d’apprendre qu’Erdoğan a passé ce qui pourrait être ses dernières semaines de Premier ministre à nommer des alliés politiques au Sayıştay, la Cour des comptes turque, qui enquêtera bientôt sur son comportement.
June 22nd 2008 Posted to Islam,Médias
Enderlin / Karsenty — où sont les témoins?
Voici le huitième et dernier billet d’une série (1–2–3–4–5–6–7) consacrée à expliciter l’arrêt, prononcé le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué (voir les termes précis ici) le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait pris pour cible et tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
Cet arrêt permet notamment d’établir (voir les premiers billets)…
Ce billet examine les témoignages en faveur de la thèse de l’infanticide. Il faut préciser que le lien entre ceux-ci et l’arrêt de la Cour d’appel n’est pas établi: l’arrêt ne les mentionne pas expressément et rien n’indique que la Cour les a examinés en détail. Tout ce que nous savons est que la Cour n’a pas pu «[tenir] pour parfaitement crédibles» les éléments de contre-preuve censés démontrer que la version des faits du caméraman de France 2 était authentique.
Il est en fait LA source du récit et son témoignage a été explicité dans les billets précédents. Pourquoi ne pas lui faire confiance? La majorité des images filmées ce jour-là par Ramah consistait en mises en scène manifestes; bien qu’Enderlin l’ait affirmé publiquement, il n’a pas livré d’images d’agonie; il n’a pas d’images de sang non plus, ni d’impacts de balles (onze selon les médecins palestiniens); bien qu’il ait affirmé que la fusillade a duré quelque 40 minutes, dont 15 à 20 de tirs exclusivement dirigés sur l’enfant et son père, il n’a présenté qu’une minute de tournage de ces scènes; il n’a pas filmé l’enfant mort et le père blessé attendant l’ambulance, bien qu’il prétende que cette attente ait duré une vingtaine de minutes; il n’a pas filmé le départ en ambulance non plus; il prétend avoir récupéré les balles dans le mur mais celles-ci ne sont pas réapparues; aucun des autres caméramans professionnels présents ce jour-là sur les lieux n’a filmé ni la fusillade en question, ni l’enfant et son père, ni le sang, ni le départ en ambulance, ni l’arrivée supposée à l’hôpital de Gaza.
Il déclare en substance avoir trouvé l’enfant, couché sur le ventre, avec une blessure à l’abdomen par laquelle s’échappaient ses intestins:
Mais si l’enfant avait saigné plusieurs minutes avec une telle blessure, combien de sang aurait-on trouvé sur place? Voir Enderlin / Karsenty — où est le sang?
Le personnel médical de l’hôpital de Shifa, à Gaza
Ses membres ont soigné le père et ont remis des photographies d’un enfant mort portant une longue blessure au ventre:
Pourquoi un hôpital palestinien? Les ambulanciers pouvaient emmener Jamal en Israël et lui procurer ainsi des soins de meilleure qualité, gratuits, comme cela avait d’ailleurs été fait quelques années auparavant. Pourquoi n’a-t-on pas d’images de l’arrivée à l’hôpital de l’enfant et son père, après un tel événement?
Le personnel de l’hôpital militaire d’Amman
L’ambassadeur jordanien en Israël a ensuite emmené le père à Amman pour s’y faire soigner. Il est ensuite réapparu pour montrer des blessures entièrement cicatrisées (voir Enderlin / Karsenty — où sont les blessures?). Pourquoi n’a-t-on pas d’images des blessures, de la convalescence?
Des foules ont été réunies dans la rue, de nuit, pour faire semblant d’avoir à utiliser des bougies en guise d’éclairage, alor que l’éclairage public et les vitrines des magasins fonctionnaient normalement (cliquer sur l’image pour voir d’autres exemples ou ici pour davantage d’explications).
En outre, beaucoup de Palestiniens ne craignent pas les récits macabres:
De sorte que pour juger des faits dans un tel contexte, il faut absolument se baser sur des éléments de preuve concrets. Et ceux-ci, comme cela ressort aisément d’une lecture attentive de l’arrêt de la Cour d’appel de Paris, indiquent clairement que l’icône de l’intifada est très vraisemblablement une supercherie et que celle-ci n’aurait pas pu s’imposer sans de graves négligences des représentants des médias. Des représentants qui n’ont pas encore vraiment lu cet arrêt, semble-t-il.
1 Enderlin / Karsenty — le droit de critiquer la presse, à quelles conditions
2 Enderlin / Karsenty — une déontologie en question
3 Enderlin / Karsenty — le mystère de l’agonie disparue
4 Enderlin / Karsenty — l’actualité mise en scène?
5 Enderlin / Karsenty — où sont les balles?
6 Enderlin / Karsenty — où est le sang?
7 Enderlin / Karsenty — où sont les blessures?
June 21st 2008 Posted to Islam,Médias
L’ennemi a un nom
Jerusalem Post, 19 juin 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5629
Comment vaincre un ennemi qu’on ne peut pas nommer? De même qu’un médecin doit identifier sa maladie avant de soigner un patient, un stratège doit identifier l’adversaire avant de gagner la guerre. Mais les Occidentaux se sont montrés réticents devant l’identification de l’ennemi dans ce conflit que le gouvernement américain qualifie diversement (et euphémiquement) de «guerre mondiale contre la terreur», «longue guerre», «lutte mondiale contre l’extrémisme violent» et même «lutte mondiale pour la sécurité et le progrès».
Cette timidité se traduit par l’inaptitude à définir les objectifs de la guerre. Deux citations de hauts responsables américains datant de la fin 2001 révèlent bien l’aspect brumeux et inefficace des déclarations des gouvernements occidentaux. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld définissait alors la victoire comme la mise en place d’«un environnement nous permettant effectivement de vivre notre vie et de profiter de nos libertés». De son côté, George W. Bush proposait un objectif plus limité: «la défaite du réseau terroriste mondial» – sans préciser ce que ce réseau pourrait bien être.
En fait, «vaincre le terrorisme» est resté l’objectif fondamental de la guerre. D’où on peut déduire que les terroristes sont l’ennemi et le contre-terrorisme la principale réplique.
Mais un nombre croissant d’observateurs ont relevé que le terrorisme n’est qu’une tactique, et non un ennemi. Bush l’a d’ailleurs admis également, en été 2004, en reconnaissant que «nous avons mal nommé la guerre contre la terreur». Alors, il qualifia cette guerre de «lutte contre des extrémistes idéologiques qui ne croient pas en les sociétés libres et qui utilisent le terrorisme comme une arme pour tenter d’ébranler la conscience du monde libre».
Une année plu tard, au lendemain des attentats à la bombe du 7 juillet à Londres, le Premier ministre britannique Tony Blair fit progresser le débat en parlant de l’ennemi comme d’«une idéologie religieuse, un courant évoluant au sein de la religion mondiale de l’Islam». Peu de temps après, Bush lui-même fit usage des expressions «radicalisme islamique», «djihadisme militant» et «islamofascisme». Mais ces termes suscitèrent de nombreuses critiques et il se rétracta.
À la mi-2007, Bush en était revenu à parler de «la grande lutte contre l’extrémisme qui s’étend maintenant à l’ensemble du Grand Moyen-Orient». Et c’est là où nous en sommes actuellement: les agences gouvernementales américaines ont été priées de désigner l’ennemi par des expressions aussi nébuleuses que «culte mortifère», «sorte de culte» «culte sectaire» et «violents adeptes d’un culte».
En fait, cet ennemi a un nom bien précis et concis: l’islamisme, une version utopique radicale de l’Islam. Les islamistes, partisans de cette idéologie totalitaire bien financée et largement répandue, tentent d’instaurer un ordre islamique mondial qui appliquerait la loi islamique (charia) dans son intégralité.
Avec cette définition, la réponse nécessaire se clarifie. Elle revêt deux formes: vaincre l’islamisme et aider les Musulmans à développer une forme d’Islam alternative. Ce n’est pas par hasard que cette démarche rappelle dans les grandes lignes celle mise en place par les puissances alliées contre les deux principaux mouvements radicaux utopistes précédents – le fascisme et le communisme.
Il faut commencer par vaincre un ennemi idéologique. Comme en 1945 et en 1991, l’objectif doit consister à marginaliser et affaiblir un mouvement idéologique agressif, de sorte qu’il cesse d’attirer des partisans ou de constituer une menace grave pour le monde. La Deuxième Guerre mondiale, remportée par le sang, l’acier et les bombes atomiques, propose un modèle de victoire très différent de celui de la guerre froide, basé sur la dissuasion, la complexité et un effondrement presque pacifique.
La guerre contre l’islamisme va vraisemblablement intégrer des éléments de ces deux legs pour former un mélange inédit de guerre conventionnelle, de contreterrorisme, de contre-propagande et de nombreuses autres stratégies. L’éventail va de l’action militaire qui a causé la chute du gouvernement taliban d’Afghanistan à l’effort qui consiste à repousser les islamistes légaux travaillant légitimement au sein des systèmes éducatifs, religieux, médiatiques, juridiques et politiques.
Le deuxième objectif implique d’aider les Musulmans qui s’opposent aux visées islamistes et qui souhaitent offrir une alternative aux dépravations de l’islamisme en réconciliant l’Islam avec le meilleur du monde moderne. Mais ces Musulmans sont faibles – ce ne sont encore que des individus isolés, qui ont à peine entamé le dur travail qui consiste à se chercher, à communiquer organiser, financer, mobiliser.
Pour faire tout cela plus rapidement et efficacement, ces modérés ont besoin de l’encouragement et du parrainage des non-Musulmans. Aussi peu impressionnants qu’ils soient à l’heure actuelle, les modérés sont les seuls en mesure de moderniser l’Islam, avec l’aide de l’Occident, et ainsi de mettre un terme à la menace islamiste.
En fin d’analyse, l’islamisme présente essentiellement deux défis pour les Occidentaux: ils doivent en parler franchement et aspirer à la victoire. Or aucune de ces deux attitudes n’est naturelle pour l’homme moderne, qui tend à préférer la rectitude politique et la résolution des conflits, voire l’apaisement. Mais une fois ces obstacles surmontés, la faiblesse objective de l’ennemi islamiste en termes d’arsenal, d’économie et de ressources permettra de le vaincre aisément.
June 17th 2008 Posted to Islam
Reprise: plan d’action contre l’Islam en Occident
Développé il y a près de deux ans dans le cadre d’une réflexion visant l’«interdiction de l’Islam» et publié sur precaution.ch, ce plan d’action a bien vieilli, je trouve, et il répond mieux que jamais à l’évolution de l’Islam vers son seuil critique et au-delà.
Ce plan permettrait de créer une boîte à outils extrêmement efficiente pour argumenter contre l’Islam — concrètement pour refuser la construction de mosquées, pour s’opposer à la vente de corans et autres textes islamiques, pour rejeter la pratique publique du culte islamique, la fondation d’institutions islamiques, l’exploitation d’écoles coraniques… Alors, des maires, des associations, des comités divers pourraient disposer d’argumentaires solides pour freiner, voire stopper la progression de la religion islamique dans leur zone d’influence, sur le terrain.
D’autre part, ce plan permettrait de former des juristes très rapidement aux arcanes de cette argumentation spécifique et leur fournirait en même temps des éléments que les hommes de loi peuvent comprendre aisément et intégrer valablement dans leurs considérants. Ce faisant, il transporterait le débat sur le plan juridique, où les journalistes pourraient le reprendre au vol sans risque, puisqu’il aurait trouvé ainsi une expression «officielle», devant les tribunaux.
De sorte que les meilleurs arguments contre l’Islam, les plus fondés, les mieux charpentés, descendraient ainsi dans le domaine public, dans toutes les langues européennes, participant à l’information à grande échelle de la population. Ensuite, le politique suivra. Mais voici le plan:
1ère phase: Liste d’experts
Les noms et coordonnées de personnalités et d’institutions capables de fournir de solides références sur les lois islamiques sont réunis. Ce sont des gens comme Rudolph Peters, professeur de droit islamique à l’université d’Amsterdam, et des institutions telles que l’université-mosquée d’Al-Azahr. Il faut se limiter ici à de purs experts, à des autorités incontestées dans leur domaine.
Outre les simples coordonnées (nom, adresse, téléphone, fax, e-mail, site), cette liste doit préciser certaines caractéristiques utiles (école de jurisprudence, langues de contact, particularités). L’ensemble est intégré dans une base de données ou un tableur. Les renseignements en sont confirmés (et le cas échéant corrigés/complétés) par les personnes et institutions mentionnées – cela fait l’objet d’une première prise de contact informative.
La liste est publiée en ligne et les visiteurs peuvent y proposer des ajouts ou en contester le contenu.
2e phase: Listes de références
Les experts ainsi répertoriés sont priés de fournir des listes d’ouvrages de références sur les lois islamiques. Il en résulte une liste de titres, en grande majorité arabes. Chacun d’eux doit être accompagné d’une série de renseignements aussi précis que possible: titre original, titre translitéré, titre en langue occidentale, références d’édition, école de jurisprudence, disponibilité (y compris adresses complètes) et provenances des recommandations.
Si les propositions sont trop nombreuses, priorité est donnée aux ouvrages qu’une majorité d’experts recommandent. S’il y a contestation quant à la validité des ouvrages proposés (recommandations négatives), priorité est donnée aux ouvrages qui ont fait loi le plus largement. Si les ouvrages sont disponibles en plusieurs volumes, seuls ceux concernant les thèmes suivants sont considérés: djihad, dhimma, houdouds, esclavage.
Ces listes aussi font l’objet d’une base de données publiée en ligne et pouvant être commentée par les internautes.
3e phase: Collecte et traduction des références
Les ouvrages de référence sont commandés auprès de leur source usuelle. Si nécessaire (pièces de musée), des copies sont réalisées sur place et authentifiées de manière aussi objective que possible. Les ouvrages, centralisés dans une chancellerie, sont ensuite traduits en langues occidentales (par ex. français, anglais, allemand, italien, espagnol) après que les chapitres qui nous intéressent en aient été déterminés par des personnes de confiance en maîtrisant la langue (si possible deux experts indépendants) et numérisés. Si des traductions existent déjà, elles peuvent être utilisées.
Les ensembles composés respectivement des textes originaux, de leurs copies numérisées et de leurs traductions sont ensuite confiés à des organes d’authentification (par exemple des notaires bilingues) qui confirment la rectitude des versions traduites ou en signalent les lacunes, auquel cas des corrections sont effectuées jusqu’à obtenir entière satisfaction à cet égard.
Les traductions sont ajoutées à la base de données et publiées en ligne, accompagnées des copies numérisées correspondantes, au fur et à mesure de leur authentification.
4e phase: Concours d’idées
Des juristes occidentaux sont invités (lancement officiel, avec annonces dans les revues spécialisées) à examiner ce matériel (le tout est dès lors disponible en ligne) et à proposer, anonymement s’ils le souhaitent, des procédures juridiques permettant de concrétiser «un moratoire de toute propagation de la religion islamique (…), jusqu’à l’abrogation définitive et crédible, par une institution ad hoc, de toute force obligatoire conférée aux textes sacrés de l’Islam» (selon les termes du Manifeste du 31 juillet).
Les projets sont publiés en ligne. Un panel d’experts indépendants est constitué. Ses membres évaluent les projets selon les critères propres au domaine du droit. Les projets les plus solides sont primés. Le panel d’experts émet des recommandations d’optimisation. Une cérémonie de remise des prix et une conférence de presse sont mises sur pied.
5e phase: Publication, réalisation
Le comité (…) publie un ouvrage présentant la description du projet, de son déroulement, de ses principaux enseignements et des idées primées ou simplement approuvées par le panel d’experts du concours. Les membres du comité offrent leur soutien aux personnes et institutions souhaitant lancer les actions légales ainsi définies.
June 16th 2008 Posted to Islam
Enderlin / Karsenty — où sont les blessures?
Voici le septième billet d’une série (1–2–3–4–5–6–8) consacrée à expliciter l’arrêt, prononcé le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué (voir les termes précis ici) le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait pris pour cible et tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
qu’il n’y a aucune trace de sang sur le site qui puisse correspondre de près ou de loin à la description des blessures de l’enfant.
Ce billet se penche sur la question des blessures du père. Il n’a été filmé à l’hôpital qu’avec des pansements les jours suivants l’événement et il n’a montré ses blessures que beaucoup plus tard, sous forme de cicatrices. Voici les principales:
La Cour d’appel n’a pas été convaincue. Le prochain billet traitera des témoins.
8 Enderlin / Karsenty — où sont les témoins?
June 15th 2008 Posted to Islam
Enderlin / Karsenty — où est le sang?
Voici le sixième billet d’une série (1–2–3–4–5–7–8) consacrée à expliciter l’arrêt, prononcé le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué (voir les termes précis ici) le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait pris pour cible et tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
que les balles censées avoir tué l’enfant et blessé son père ont été recueillies par le caméraman de France 2, mais ne sont jamais réapparues.
Ce billet examine les traces de la fusillade sur les lieux et cherche à établir si elles corroborent le récit. Selon l’auteur du reportage,
Et voici tout le sang (encore vermillon sur la première image) qui a pu être photographié sur place, le lendemain des faits (le jour-même, aucune goutte de sang n’a été photographiée ou filmée):
La Cour d’appel n’a pas été convaincue. Le prochain billet traitera des blessures du père.
June 14th 2008 Posted to Islam
Enderlin / Karsenty — où sont les balles?
Voici le cinquième volet d’une série (1–2–3–4–6–7–8) consacrée à expliciter l’arrêt (et non le jugement, comme je l’appelais à tort jusqu’à présent, toutes mes excuses), prononcé le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
Ce cinquième billet et les suivants se concentrent sur les éléments permettant, ou pas, de prouver que l’infanticide décrit par France 2 a bien eu lieu. En effet, comme nous l’avons vu dans les quatre premiers billets, l’arrêt de la Cour d’appel permet d’établir:
qu’il n’existe pas, contrairement aux affirmations publiques répétées de Charles Enderlin, d’images de l’agonie de l’enfant.
Il reste donc à examiner la partie du récit pouvant être démontrée d’une autre manière. Au sujet de l’ensemble de ces éléments de preuve, la Cour d’appel de Paris dit ceci (page 11 de l’arrêt):
D’où nous pouvons déduire que la version du caméraman (reprise par Charles Enderlin, puis par France 2) n’a pas pu être rendue crédible devant un tribunal. Comment est-ce possible? Un enfant est pris pour cible, longuement, et abattu, à l’arme de guerre, devant des dizaines de personnes, dont un caméraman de télévision qui filme la scène et il n’est pas possible de le prouver valablement à un tribunal?
Où sont les balles qui ont tué l’enfant et blessé son père?
Où est le sang qui a dû gicler lors des impacts, puis suinter des blessures?
Où sont les cicatrices du père?
Où sont les témoins?
Voici aujourd’hui pour les balles: elles ont été recueillies par le caméraman et ne sont jamais réapparues:
La Cour d’appel n’a pas été convaincue. Le prochain billet traitera des blessures mortelles de l’enfant.
June 13th 2008 Posted to Islam,Médias
On dit souvent qu’il est possible de tout trouver et son contraire dans les grands livres de la foi, et tout particulièrement dans ceux qui inspirent le djihad. S’il est vrai que les ouvrages inspirés, religieux ou pas, misent souvent sur des contradictions apparentes pour faire réfléchir les lecteurs, cette affirmation n’est vraie que d’une manière purement formelle pour l’Islam. On peut certes se concentrer sur des éléments sélectionnés pour en donner une image orientée, mais une vision globale indique clairement et systématiquement que l’Islam est fondamentalement, intrinsèquement malveillant et que seules des approches terriblement négligentes ou hypocrites permettent de lui accorder un quelconque crédit. Voici un exemple basé sur une récente apologie de Hani Ramadan consacrée aux épouses du prophète.
Alors, le père a demandé à la jeune fille, qui venait d’être ainsi libérée, réellement libérée, si elle préférait rentrer avec lui ou rester avec le prophète des Musulmans. Et elle aurait en effet déclaré préférer rester avec Mahomet, ce qui a entraîné la libération de son peuple, comme, sans doute, elle le savait. On raconte qu’elle était très, très pieuse, et qu’à chaque fois que Mahomet pénétrait dans sa case, il la trouvait profondément absorbée dans ses prières.
Puis HR mentionne deux autres cas dans lesquels on peut certes exclure que le prophète ait agi par luxure, car il s’agissait de femmes âgées, auxquelles il accordait ainsi sa protection. Mais on peut tout de même s’interroger sur l’aspect fort indifférencié de l’institution du mariage dans cet esprit. Est-il bien souhaitable que des hommes puissants doivent épouser des femmes nécessiteuses pour leur venir en aide? Le mariage comme institution d’aide sociale? Le prophète faisait loi, à l’époque — en faisait-il une bonne avec de telles décisions?
Le prophète aurait eu tant de femmes afin qu’elles soient en nombre suffisant pour porter témoignage de son génie juridique. En effet:
«Et souvenez-vous (ô femmes du Prophète) des Versets de Dieu et de la Sagesse qui sont récités dans vos maisons. Dieu est, en vérité, Subtil Bienveillant et Parfaitement Connaisseur.» Coran 33/34
Fixez-vous dans vos maisons. Ne vous exhibez pas comme l’exhibition de [l’époque (précédant l’Islam)] de la première ignorance. Élevez [la salat], donnez [la zakat] épuratrice et obéissez à [Allah] et à son envoyé. (…)
Il ne t’est pas permis après cela [avoir pris une 7e épouse], de prendre des femmes, ni de les échanger contre d'[autres] épouses, même si leur beauté t’étonne, à l’exception de ce que ta main droite possède [les esclaves].
Maudits! Où qu’on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement. C’est la loi [d’Allah] pour ceux qui sont passés auparavant. Jamais tu ne trouveras de changement dans la loi [d’Allah].
June 12th 2008 Posted to Islam,Suisse
Il faut se préparer à attaquer [l’Iran]
USA Today, 11 juin 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5585
Dans un rapport déclassifié du renseignement américain intitulé Iran: Nuclear Intentions and Capabilities (Iran: intentions et capacités nucléaires), les agences de renseignement américaines annonçaient en décembre dernier: «Nous estimons avec une grande certitude que Téhéran a suspendu son programme d’armement nucléaire au printemps 2003.»
Cette conclusion extrêmement controversée a incité les dirigeants iraniens à écarter l’éventualité d’une attaque américaine, ce qui a permis à Téhéran d’adopter une position toujours plus belliqueuse et a rendu futiles, comme il fallait s’y attendre, toutes les négociations ultérieures.
Dans l’idéal, les Iraniens eux-mêmes doivent être conduits à stopper leur programme nucléaire, car les alternatives – lancer une attaque américaine ou israélienne, ou permettre aux dirigeants de Téhéran hantés par l’Apocalypse de se procurer la bombe – sont bien pires.
L’unique moyen d’y parvenir est de raviver un sentiment d’appréhension en Iran. Pour que Washington ait une chance de les persuader de mettre un terme à leur programme nucléaire, et d’éviter ainsi la nécessité d’une action militaire, il faut impérativement convaincre les stratèges de Téhéran qu’ils ne seront jamais autorisés à obtenir des armes nucléaires. C’est encore possible, mais à condition de modifier profondément la politique des États-Unis.
Premièrement, l’administration Bush doit se préparer à attaquer l’infrastructure nucléaire iranienne. Deuxièmement, elle doit le faire savoir bruyamment (et les leaders israéliens devraient faire de même, comme certains l’ont déjà compris). Troisièmement, l’administration doit supporter l’inévitable tsunami de critiques. Quatrièmement, elle doit encourager les gouvernements les plus opposés à une telle attaque – dont l’Union européenne, la Russie et la Chine – à faire pression sur Téhéran pour que l’Iran mette fin à son programme nucléaire.
Si cette démarche réussit, la crise est résolue. Si elle échoue, l’élection présidentielle américaine de novembre revêtira une importance cruciale. «Il n’y a qu’une éventualité qui soit encore pire que l’option militaire», a déclaré John McCain. «C’est un Iran doté de l’arme nucléaire.» De son côté, Barack Obama a parlé de «diplomatie résolue», de «sanctions [économiques] plus sévères» et de «sources d’énergie de remplacement» – au fond un appel à persister dans la voie actuelle.
Si la présidence de George W. Bush se termine sur une victoire de McCain, Bush va probablement temporiser et laisser McCain prendre les prochaines décisions. Mais l’intention affichée d’Obama de perpétuer la vaine politique actuelle indique que s’il gagne, Bush pourrait ignorer la tradition voulant que les présidents sortants ne prennent pas d’initiatives majeures pendant les dernières semaines de leur mandat. Et lancer l’action militaire contre l’Iran.
June 11th 2008 Posted to Islam
Retour sur la fauxtographie
À lire absolument, pour qui souhaite réfléchir au sens et à la mission des organes d’information modernes, cette excellente traduction d’une réfutation point par point d’un article du Monde (Claire Guillot) consacré au pratiques journalistiques douteuses dénoncées par la blogosphère pendant la guerre du Liban, en 2006. L’auteur, Richard Landes, est sans doute l’un des meilleurs spécialistes du genre.
June 11th 2008 Posted to Gauche,Islam,Médias
Enderlin / Karsenty — l’actualité mise en scène?
Voici le quatrième volet d’une série (1–2–3–5–6–7–8) consacrée à expliciter le jugement, rendu le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
Ce jugement (ici sous forme de document pdf) est exemplaire, car il constitue le premier examen sérieux, par une instance à la fois indépendante et supérieure, de cette accusation d’infanticide massivement diffusée à l’époque par les médias et sans cesse reprise, depuis lors, par les mouvements islamistes et antisionistes.
Ce quatrième billet se concentre sur l’affirmation récurrente, de plusieurs personnes ayant visionné les rushs, selon laquelle les images filmées contiennent manifestement de nombreuses mises en scène. Voici les considérants du tribunal qui évoquent cet aspect (pages 10/11 du jugement):
Qu’il résulte, en effet, du témoignage de Luc ROSENZWEIG, ancien rédacteur en chef du MONDE, qu’après avoir rencontré, en mai 2004, des confrères lui ayant fait part de leurs doutes sur le reportage de Charles ENDERLIN et s’en être ouvert, par la suite, à Denis JEAMBAR et à Daniel LECONTE, il a visionné avec ceux-ci, le 22 octobre 2004, les rushes de FRANCE 2 et a été surpris de ce que, sur les 27 minutes des rushes de Talal ABU RAHMA, plus de 23 minutes de scènes filmées n’avaient rien à voir avec les images diffusées par la chaîne, dont celles de la mort du petit Mohamed, et consistaient dans la présentation de fausses scènes de guerre par de jeunes Palestiniens; que le témoin a conclu son propos à l’audience de première instance en déclarant avoir la conviction que «la version de la mise en scène [de la mort de l’enfant] a une probabilité plus grande que la version présentée par FRANCE 2», tout en reconnaissant qu’en tant que journaliste, «les critères ne [lui] permettent pas d’aller plus loin»;
Cette formulation un peu sibylline indique essentiellement que la présentation de France 2 n’a pas permis de se forger une opinion. Ceci bien que France 2 n’ait pas fourni à la Cour les 27 minutes de rushes exigés, mais une sélection de ceux-ci et une nouvelle présentation réalisée tout exprès. De plus, la Cour relève (page 11 du jugement):
À ce stade, on peut considérer comme établi que les images tournées ce jour-là à Netzarim (et sans doute à de nombreuses autres occasions) sont au moins en partie des mises en scène et que les protagonistes (journalistes, caméramans, acteurs) le savaient pertinemment. On peut admettre aussi qu’il n’existe pas d’images de l’agonie de Mohamed Al Dura, ni de son transport à l’hôpital. Les images de Jamal et Mohamed Al Dura filmées par France 2 sont-elles tout de même authentiques? Quels éléments de preuve sont disponibles? La Cour a aussi abordé ces éléments. À suivre.
Autres billets de la série:
June 08th 2008 Posted to Islam
Ce livre de Tidiane N’Diaye est l’une des choses les plus fortes et les plus douloureuses qui soient à lire:
Sous l’avancée arabe, (…) des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale.
Telle était en réalité la première entreprise de la majorité des Arabes qui islamisaient les peuples africains, en se faisant passer pour des piliers de la foi et les modèles des croyants. Ils allaient souvent de contrées en contrées, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autre, menant hypocritement une «vie de prière», ne prononçant pas une parole sans invoquer Allah et les hadiths de son Prophète.
Stanley constata que dans certaines régions d’Afrique, après leur passage [des négriers arabo-musulmans], il ne subsistait guère plus de 1% de la population. Dans le Tanganyika, les images des horreurs de la traite étaient visibles partout. Nachtigal, qui ne connaissait pas encore la région, voulut s’avancer jusqu’au bord du lac. Mais, à la vue des nombreux cadavres semés le long du sentier, à moitié dévorés par les hyènes ou les oiseaux de proie, il recula d’épouvante.
Il demanda à un Arabe pourquoi les cadavres étaient si nombreux aux environs d’Oujiji et pourquoi on les laissait aussi près de la ville, au risque d’une infection générale. L’Arabe lui répondit sur un ton tout naturel, comme s’il se fût agi de la chose la plus simple du monde: «Autrefois, nous étions habitués à jeter en cet endroit les cadavres de nos esclaves morts et chaque nuit les hyènes venaient les emporter: mais, cette année, le nombre des morts a été si considérable que ces animaux ne suffisent plus à les dévorer. Ils se sont dégoûtés de la chair humaine.»
Update: Une autre citation sur les relations du phénomène avec l’histoire européenne:
L’Afrique du Nord que les Occidentaux ont longtemps qualifiée de Barbarie, du grec barabaros qui désigne tout étranger à la civilisation gréco-romaine, est une vaste étendue de terres en grande partie désertiques. Ses habitants, appelés Barbaresques, étaient des brigands qui, jusqu’au XIXe siècle, pillaient les navires européens en Méditerranée. Ils menaient également de nombreux raids sur la terre ferme en Corse, en Sardaigne, sur les côtes d’Espagne, de France, d’Italie et de Grèce.
Ils capturaient des Européens et ne les rendaient à leurs familles que contre rançon ou les réduisaient en servitude. Ces Barbaresques asservirent ainsi pendant des siècles de nombreux captifs chrétiens. On disait d’eux: «Plus que des marchandises pillées, les Barbaresques tiraient profit des captifs. Le chrétien cessait d’être un infidèle qu’on arrachait à son pays pour devenir un objet de négoce, dont on essayait de se débarrasser le plus vite et le plus cher possible.» Pendant des siècles, l’Église catholique n’eut de cesse de les racheter. C’est cette piraterie qui sera l’un des motifs essentiels de la colonisation de l’Algérie par la France.
Le rachat des esclaves de Musulmans par des organisations chrétiennes se poursuit. Voir par exemple:
Enfants esclaves: A nouveau, 200 d’entre eux ont été libérés. La plupart font état de mauvais traitements et d’islamisation forcée.
2006 was a year of great achievement, especially in Sudan. (…) CSI also contributed to the liberation of 2,942 slaves.
Update: voir aussi cette interview de l’auteur:
Et, à propos de l’ouvrage:
Voir aussi: Traite orientale, les esclaves de l’Islam
June 07th 2008 Posted to Islam
Enderlin / Karsenty — le mystère de l’agonie disparue
Voici le troisième volet d’une série (1–2–4–5–6–7–8) consacrée à expliciter le jugement, rendu le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait tué, délibérément, un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
Ce jugement (ici sous forme de document pdf) est exemplaire, car c’était la première fois qu’un tribunal examinait le fond de l’affaire. Il s’agit en fait du tout premier examen sérieux, par une instance à la fois indépendante et supérieure, de cette accusation d’infanticide massivement diffusée à l’époque par les médias et sans cesse reprise, depuis lors, par les mouvements islamistes et antisionistes.
Ce troisème billet est consacré à une accusation de mensonge qualifié contre Charles Enderlin, largement publiée et que Charles Enderlin, pourtant, n’a pas attaquée en justice. Elle concerne les images de l’agonie de l’enfant, que Charles Enderlin a déclaré avoir coupées au montage pour ménager le public. Voici ce qu’en disent les considérants concernés du tribunal (page 10 du jugement):
On peut donc admettre que Charles Enderlin n’avait vraiment que la parole de son caméraman palestinien pour, ce jour-là, accuser les soldats israéliens, sur l’une des principales chaînes de télévision européennes, d’avoir commis un infanticide. Et il semble très probable qu’il a tenté de mentir, ensuite, pour soutenir sa version des événements. Dans le prochain billet, nous allons examiner les éléments du jugement permettant de déterminer si ce caméraman pouvait sembler digne d’une telle confiance.
June 07th 2008 Posted to Médias
Une psychiatre maîtrisant parfaitement l’arabe classique se penche sur les textes islamiques et sur les convictions qu’ils transportent. À visionner sans modération dans tous les lycées du monde libre.
http://video.google.com/videoplay?docid=-6498002065126400290&hl=fr
http://www.youtube.com/watch?v=U_k2opaKvFY
June 06th 2008 Posted to Islam
Enderlin / Karsenty — une déontologie en question
Ceci est le deuxième billet d’une série (1–3–4–5–6–7–8) consacrée à expliciter le jugement, rendu le mois passé par la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris, qui déboutait Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty. Philippe Karsenty était attaqué en diffamation par les premiers pour avoir critiqué le reportage de France 2 selon lequel l’armée israélienne aurait tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000.
Ce jugement est exemplaire, car c’était la première fois qu’un tribunal examinait le fond de l’affaire et exigeait par exemple de France 2 qu’elle produise enfin les séquences qui, selon Enderlin, prouvaient que l’enfant avait bien été tué. Ce jugement (ici sous forme de document pdf) est en fait le tout premier examen sérieux de cette affaire par une instance à la fois indépendante et supérieure.
Ce deuxième billet traite de l’organisation interne des professionnels qui ont réalisé le reportage. Voici le considérant du tribunal (page 9 du jugement):
Le tribunal établit ici, notamment, que Charles Enderlin, un journaliste de premier plan, jouissant d’une grande réputation, et donc d’une position d’autorité, n’avait pas assisté aux faits qu’il décrivait et que personne, sur la base de ce qui avait été diffusé par France 2, ne pouvait le savoir.
À entendre simplement le reportage, les téléspectateurs devaient ou pour le moins pouvaient supposer que le correspondant de France 2 avait assisté à ce qu’il décrivait. Pour mémoire, voici ce qu’il avait dit (séquence vidéo complète et extrait crucial du texte):
Philippe Karsenty a réuni les travaux de plusieurs personnes et groupes qui ont tenté de faire la lumière sur cette affaire, et a émis les accusations [1] qui lui ont valu l’attaque en justice de France2. Dans les prochains billets, nous allons examiner les éléments sur la base desquels la Cour d’appel de Paris a estimé que Karsenty était de bonne foi et ne pouvait pas être condamné pour avoir qualifié ce reportage de France 2 de «fausse mort», «faux reportage», «mascarade», «supercherie», «pure fiction», «imposture», «faux» et «imposture médiatique».
June 06th 2008 Posted to Médias
Le verset 10:99 est régulièrement avancé par les islamistes légaux pour soutenir que l’Islam du coran, le vrai, le pur, assure la liberté religieuse. Le voici (toujours selon la version français-arabe dans l’ordre chronologique de Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh):
Si ton Seigneur l’avait souhaité, ceux qui sont sur la terre auraient tous ensemble cru. Est-ce toi qui contrains les humains pour qu’ils croient?
La réponse à cette question commence de toute évidence par non, de sorte qu’il devient aisé d’affirmer la demi-vérité trompeuse selon laquelle qu’il ne saurait être question de forcer une conversion (à l’Islam). Et cela paraît suffisamment solide à un esprit de bonne volonté pour au moins douter du despotisme de la religion d’Allah. À moins de prendre la peine de lire la réponse du coran, tout simplement au verset suivant:
Pour le coran, la foi est une décision divine. Ceux qui ne l’ont pas sont donc désignés, par Dieu et non par leur volonté, comme des infidèles, car (2:6-7)
Pour le coran, il n’existe pas de libre arbitre en matière de foi. La création, par la volonté divine, comporte des gens qui croient et des gens qui mécroient, et ces derniers, pour le coran, sont les pires de la création. Celui qui veut exercer tout de même son libre arbitre à cet égard, se range donc, selon la définition du coran, parmi les pires êtres qui soient. Aux yeux de ceux qui croient en le coran.
June 05th 2008 Posted to Islam
Enderlin / Karsenty — le droit de critiquer la presse, à quelles conditions
Le mois passé, la 11e Chambre de la Cour d’appel de Paris a débouté Charles Enderlin et France 2 de leurs demandes à l’endroit de Philippe Karsenty, qui avait critiqué les premiers pour les aspects inacceptables du «reportage» selon lequel l’armée israélienne aurait tué un enfant palestinien au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000. Karsenty avançait en substance que ce reportage était une supercherie et Enderlin l’attaquait en diffamation.
Or c’était la première fois qu’un tribunal examinait le fond de l’affaire et exigeait par exemple de France 2 qu’elle produise enfin les séquences qui, selon Enderlin, prouvaient que l’enfant avait bien été tué. Ce jugement (ici sous forme de document pdf) est en fait le tout premier examen sérieux de cette affaire par une instance à la fois indépendante et supérieure.
Pour tenter de donner à ce jugement l’écho qu’il mérite, je vais en présenter les principaux considérants, thème après thème, chacun dans un billet aussi bref que possible. Ceci est le premier de cette série de billets; il est consacré au droit de critiquer. Il nous renseigne sur ce que le tribunal a jugé acceptable en fait de critique et pourquoi.
Voici donc les déclarations de Karsenty attaquées par Enderlin (pages 6-7 du jugement) et que la Cour d’appel de Paris n’a pas jugé judicieux de condamner en l’espèce:
Et voici le considérant central fondant la décision de la Cour à cet égard (page 9 du jugement):
Ceci tout au moins dans la mesure où les critiques sont fondées et émises de bonne foi (lire à ce propos les considérants du milieu de la page 8 au haut de la page 9 du jugement). Dans les prochains billets, je vais tenter de montrer comment Karsenty a pu convaincre la Cour de sa bonne foi et du bien-fondé de ses arguments.
June 05th 2008 Posted to Médias
Oui, je sais, l’exercice est si mal vu. Mais il faudra bien tout de même, pour nous débarrasser de ce fléau, que le Coran soit connu et reconnu, surtout par les Musulmans, pour ce qu’il est: une supercherie haineuse. Alors, quand j’aurai dix minutes, je présenterai rapidement un élément du Coran, en passant. Je me base essentiellement, ici, sur la toute récente version français-arabe dans l’ordre chronologique de Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, un compatriote d’origine palestinienne (mais on peut très bien aussi se référer à la version hautement officielle de l’UOIF).
Je complète simplement par quelques précisions qui me paraissent utiles. Ici, par exemple, je remplace «gens du livre» par «Juifs et Chrétiens» et «associateurs» par «croyants non monothéistes» et je restitue les termes arabes originaux là où le fait de les traduire me semble appauvrir le sens de l’ouvrage tel qu’il est perçu par un Musulman croyant (Dieu – Allah; prière – salat; aumône – zakat). Les modifications sont signalées par des crochets. Ah, et je supprime les «Au nom [d’Allah], le Clément, le Miséricordieux» qui chapeautent systématiquement toutes les sourates (sauf une).
Ceux qui ont mécru parmi les [Juifs et les Chrétiens], ainsi que les [croyants non monothéistes], ne seront affranchis de leur culte que lorsque la preuve leur viendra:
Un envoyé de la part [d’Allah] qui récite des versets purifiés, dans lesquels il y a des écrit élevés.
Ceux qui ont mécru parmi les [Juifs et les Chrétiens], ainsi que les [croyants non monothéistes], iront au feu de la géhenne. Ils y resteront éternellement. Ceux-là sont les pires de la création.
Ceux qui ont cru et ont fait les oeuvres vertueuses, ceux-là sont les meilleurs de la création.
Leur rétribution auprès [d’Allah] sera les jardins d’Éden, sous lesquels courent les rivières. Ils y seront éternellement, à jamais. [Allah] les agrée, et ils l’agréent. Voilà pour celui qui redoute son Seigneur.
Voir aussi, notamment:
Petit défi aux islamologues amateurs
June 04th 2008 Posted to Islam,morale
Jerusalem Post, 5 juin 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5567
Maintenant que les primaires démocrates sont achevées, les électeurs américains peuvent se concentrer sur des questions politiques substantielles. Par exemple: Quelles sont les approches respectives des deux principaux candidats à la présidence des États-Unis en ce qui concerne Israël et les thèmes apparentés? On trouve des éléments de réponse importants dans deux interviews parallèles du journaliste Jeffrey Goldberg, de The Atlantic, qui a rencontré le démocrate Barack Obama au début mai et le républicain John McCain à la fin mai.
Confrontés à deux séries de questions à peu près identiques, ils ont choisi des directions opposées. Obama s’est servi de l’interview pour convaincre les lecteurs du sérieux de son engagement pro-Israël et pro-juif. Ainsi, il a affirmé à trois reprises son soutien pour Israël: «La conception d’un État juif en sécurité est une idée fondamentalement juste et nécessaire»; «le besoin de préserver un État juif sûr est (…) une idée juste et qui doit être soutenue ici, aux États-Unis, et dans le monde entier»; et «pendant ma présidence, vous n’assisterez à aucun relâchement de l’engagement pour la sécurité d’Israël».
Ensuite, Obama a détaillé son soutien dans quatre contextes spécifiquement juifs.
Développement personnel. «Quand je réfléchis à la notion de sionisme, je repense à la manière avec laquelle mes sentiments envers Israël se sont forgés dans ma jeunesse — dans mon enfance, en fait. En sixième année, j’avais eu un animateur de camps de vacances juif américain, mais qui avait passé du temps en Israël.»
Carrière politique. «Quand j’ai commencé mon travail d’organisateur, mes deux collègues de Chicago était juifs et j’ai été attaqué par association avec eux. De sorte que je me suis retrouvé dans la tranchée avec mes amis juifs.»
Idées. «Je dis toujours par plaisanterie que ma formation intellectuelle est fondée sur des érudits et des auteurs juifs, bien que je ne le savais pas à l’époque. Qu’il s’agisse de théologiens ou de Philip Roth, qui m’ont aidé à façonner ma sensibilité, ou d’écrivains parmi les plus populaires, comme Leon Uris.»
Philosophie. «Mon équipe critique parfois ma tendance à me préoccuper trop profondément de questions morales. Je pense tenir cela en partie de la pensée juive, qui rappelle que nos actes ont des conséquences, que cela est important et que nous avons certaines obligations morales.»
En revanche, McCain n’a pas ressenti la nécessité d’afficher son sionisme ou ses références pro-juives. Il a les a considérés comme des faits acquis et a utilisé l’interview pour soulever des questions politiques concrètes, notamment la menace iranienne. Par exemple, interrogé sur la légitimité du sionisme, il a répondu: «Il est remarquable de voir comment le sionisme a pu traverser tant de guerres et d’épreuves et rester tout de même attaché aux idéaux de démocratie, de justice sociale et de droits humains.» Et de poursuivre: «Je pense que l’État d’Israël reste soumis à une grave menace, de la part d’organisations terroristes et en raison des incitations constantes des Iraniens à supprimer Israël de la carte.» Toujours en parlant de l’Iran, McCain s’est engagé à «ne jamais permettre une autre Shoah». Il a déclaré discerner dans la menace de destruction d’Israël «de profondes conséquences pour la sécurité nationale» des États-Unis et a insisté sur le fait que Téhéran parraine des organisations terroristes visant «la destruction des États-Unis d’Amérique».
L’importance du conflit israélo-arabe constitue une deuxième divergence. Obama en parle comme d’une «blessure béante» et d’une «plaie ouverte» qui infecte «toute notre politique étrangère». Il précise notamment que l’absence de solution «fournit un prétexte aux djihadistes militants anti-américains pour commettre des actes impardonnables». Interrogé sur la déclaration d’Obama, McCain rejette l’idée selon laquelle l’Islam radical résulterait de la confrontation israélo-arabe: «Je ne pense pas que le conflit soit une plaie. Je pense que c’est un défi à relever pour la sécurité nationale.» Il continue en indiquant que si le conflit israélo-palestinien était résolu demain, «nous resterions confrontés à l’énorme menace de l’extrémisme islamique».
Enfin, les deux hommes sont en désaccord sur l’importance du fait que des Israéliens vivent toujours en Cisjordanie. Obama insiste beaucoup sur ce point et affirme que si leur présence continue de s’accroître, «nous allons nous retrouver coincés dans le même statu quo où nous restons bloqués depuis des décennies». McCain a reconnu qu’il s’agissait d’une question majeure, mais a rapidement changé de sujet pour évoquer la campagne de bombardement de Sdérot, la ville israélienne assiégée qu’il a personnellement visitée en mars et dont il compare expressément la situation difficile au territoire continental des États-Unis qui serait attaqué depuis l’une de ses frontières.
Les interviews jumelles de Goldberg mettent deux faits en lumière. Premièrement, les candidats des grands partis à la présidence américaine doivent toujours rendre hommage aux bonnes relations américaines avec Israël, même si, comme dans le cas d’Obama, cela contredit radicalement des opinions précédentes. Et deuxièmement, alors que McCain est à l’aise sur ce thème, Obama se soucie d’attirer les votes pro-Israël.
June 03rd 2008 Posted to Gauche,Islam
Les Suisses ont rejeté, à deux contre un, l’initiative de l’UDC visant à permettre aux communes de décider elles-mêmes, par les urnes, d’octroyer ou non la nationalité aux candidats étrangers. C’est un camouflet mérité pour l’UDC.
June 02nd 2008 Posted to Suisse
Le dernier exemple est Leïla Babès, professeure de sociologie des religions à l’université catholique de Lille, qui a rédigé une «réponse à Robert Redeker» que Libération a cru bon de publier. Extrait:
Vous avez pris soin, pour expliquer les causes profondes de la violence actuelle, de ne citer que les épisodes les plus troublants de la conscience musulmane, à commencer par le massacre de la tribu juive de Médine, les Qurayza. Nous ne savons que peu de chose de cet épisode inouï, et les raisons d’un tel massacre nous échappent.
Personne ne saura sans doute jamais ce qui s’est réellement passé, mais nous savons parfaitement, à la virgule près, ce que les Musulmans sont censés en penser et c’est cela qui compte. Nous savons qu’être musulman, c’est, entre autres, trouver légitime de massacrer une tribu entière. Cela n’a rien de troublant: c’est un encouragement à exterminer ses ennemis, comme l’histoire en contient de nombreux. Mais celui-ci a la bénédiction directe du dieu des Musulmans et s’appuie sur l’exemple du personnage religieux central de l’Islam.
D’autres que moi vous l’ont certainement dit, si le texte coranique contient des versets de violence, il en contient d’autres qui contredisent cette orientation, comme c’est le cas pour la Bible.
Des tas d’apologistes disent ce genre de choses, c’est certain. Mais si c’était vrai, on trouverait sans doute des références plus sérieuses que de simples «d’autres l’ont dit». Si c’était vrai, on trouverait certainement des courants juridiques islamiques classiques (oublions les soufis) établissant des relations pacifiques, d’égal à égal, avec les non-Musulmans. Si c’était vrai, on pourrait citer au moins une dizaine d’ouvrages académiques (et non apologiques) de recherche et d’analyse de ces fameux éléments textuels coraniques prônant la réconciliation, la compassion, l’indulgence et la bienveillance envers les non-Musulmans. Si c’était vrai, Mme Babès, Redeker le saurait. Car il a lu le Coran, lui, semble-t-il, contrairement à vous, sans doute.
May 31st 2008 Posted to Islam,morale
Après celle de Daniel Pipes, la semaine passée, voici la prise de position de John Lewis (et non de Bernard Lewis, comme je l’ai d’abord écrit, tôt ce matin, en prenant mes rêves pour des réalités) sur la réforme ostensiblement entamée par le gouvernement turc (traduction intégrale, je met en gras):
Il faut lancer le jihad au moins une fois par an […] on peut faire usage d’une catapulte contre eux [non-Musulmans] lorsqu’ils se trouvent dans une forteresse, même si des femmes et des enfants se trouvent au milieu d’eux. On peut les faire périr dans un incendie et/ou les noyer […]
Il est interdit au dhimmi de mentionner Allah ou son messager […] Les Juifs, les Chrétiens et les Majians doivent payer la jizya […] Le dhimmi doit baisser la tête pendant que le fonctionnaire s’empare de sa barbe et le frappe [le dhimmi] sur l’os situé près de son oreille […] Leurs maisons ne doivent pas être plus hautes que celles des Musulmans, même si ces dernières sont très basses […] Les dhimmis doivent porter un signe [permettant de les identifier] […] Ils doivent tenir leur langue. (Source: «Sufi Jihad?» par Andrew Bostom, 15 mai 2005)
Ce film comporte des insultes directes envers le livre saint de l’Islam et la religion islamique, ce qui constitue une nouvelle manifestation d’hostilité, appelant à la violence et à la haine contre eux, alors que l’Islam est venu compléter les autres religions par son message axé sur l’égalité, la liberté de conscience et le respect mutuel entre les peuples […]
Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin de jeter l’effroi [dans le coeur de] l’ennemi d’Allah et le vôtre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu’Allah connaît. […] (8.60)
May 29th 2008 Posted to Islam
Je réponds ici à un billet intitulé «Islam:Pour un dialogue interreligieux ouvert» publié sur le blog de Hani Ramadan. La présente a également été postée sous forme de commentaire de son billet.
Je me propose de démontrer ci-après, en contextualisant ses références coraniques, que HR induit ses lecteurs non musulmans en erreur et, d’une manière générale, travaille à la perte de la société dans laquelle il vit. J’encourage vivement les lecteurs à consulter systématiquement les liens, notamment vers les versets concernés du Coran, pour se faire une idée du contexte textuel de ces versets ainsi que du ton et de l’esprit général de l’ouvrage.
Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent: ‹Tu n’es qu’un menteur›. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Dis: ‹C’est le Saint Esprit [Gabriel] qui l’a fait descendre de la part de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir [la foi] de ceux qui croient, ainsi qu’un guide et une bonne annonce pour les Musulmans.
Ce verset est très important pour le discours apologique envers l’Occident et les Chrétiens, car sa syntaxe permet de penser qu’Allah est (aussi) «avec» les bienfaisants qui ne l’ont pas «craint avec piété», c’est-à-dire avec les bienfaisants tout court, qu’ils soient musulmans ou pas. Hélas, si l’on observe l’ensemble des occurrences de cette expression dans le Coran, on s’aperçoit qu’elle ne saurait désigner, globalement, des gens qui se refusent à adopter l’Islam ou qui l’ont quitté.
Le verset complet a la teneur suivante:
Et ils ont dit: ‹Nul n’entrera au Paradis que Juifs ou Chrétiens›. Voilà leurs chimères. – Dis: ‹Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques›.
Le prophète exigeait donc des Juifs et des Chrétiens une preuve que lui-même, qui répétera cette même promesse de paradis (et autres jardins) pour ses croyants à de nombreuses reprises, n’apportera jamais. Personne, sans doute, n’apportera une telle preuve et l’exiger est une gageure, la promesse de discussions sans fin ni débouchés.
Ils t’interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. – Dis: ‹Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d’Allah est de faire obstacle au sentier d’Allah, d’être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d’expulser de là ses habitants. L’association est plus grave que le meurtre.›
Ce verset se rapporte à l’épisode de Nakhla, une petite oasis que les Musulmans avaient attaquée et pillée, tuant des gens au passage, pendant la trêve sacrée. Probablement le pire crime que l’on pouvait commettre à l’époque et en cette région. Mahomet aurait alors prononcé le verset ci-dessus, qui absout et justifie le crime de sang commis par traîtrise (pendant une trêve sacrée) en réponse, par exemple, à l’impiété et à «l’association», l’acte de prêter des associés à Dieu.
Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
Le verset 2:193 (dont il est important de savoir que le contenu est répété au verset 8:39) est crucial car il définira l’objectif du djihad offensif pour toutes les écoles juridiques de l’Islam sunnite, à savoir «jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul». Le consensus de ces écoles sur ce point indique bien l’aisance avec laquelle un esprit familier du Coran peut arriver à la conclusion que l’Islam est suprémaciste par essence.
Ici encore, HR ne propose qu’un fragment. Voici le verset entier:
Ceux qui ont associé diront: ‹Si Allah avait voulu, nous ne lui aurions pas donné des associés, nos ancêtres non plus et nous n’aurions rien déclaré interdit.› Ainsi leurs prédécesseurs traitaient de menteurs (les messagers) jusqu’à ce qu’ils eurent goûté Notre rigueur. Dis: ‹Avez-vous quelque science à nous produire? Vous ne suivez que la conjecture et ne faites que mentir›.
L’utilisation de ce verset par HR suscite un certain malaise. On peut en effet penser, si l’on en connaît le libellé complet, que HR traite ici, a priori, ses interlocuteurs (qu’il suppose chrétiens) de menteurs. Et le malaise a tendance à se confirmer lorsqu’on connaît également le contenu du verset suivant (149), lequel explicite ce que «quelque science» peut dire dans ce contexte:
Dis: ‹L’argument décisif appartient à Allah. S’Il avait voulu certainement Il vous aurait tous guidés (sur le droit chemin).
Dans le monde spirituel de HR, et du Coran, c’est semble-t-il la ruse de la présentation suivie de la force de l’affirmation qui décident de l’issue d’un «dialogue».
May 28th 2008 Posted to Islam,Suisse
Reprise et traduction d’un commentaire posté cette nuit sur ce billet (un débat sur le caractère intrinsèquement terroriste de la religion musulmane mis sur pied par des Arabes chrétiens):
May 27th 2008 Posted to Islam
Le quotidien suisse Le Matin rappelle aujourd’hui que «Pour les islamistes, l’apocalypse a commencé»:
C’est donc l’occasion ou jamais de revenir sur une réflexion de Bernard Lewis publiée il y a deux ans dans le Wall Street Journal et que j’avais traduite sur precaution.ch. Texte intégral (je mets en gras):
Pendant la guerre froide, les deux camps possédaient des armes de destruction massive, mais aucun d’entre eux n’y recourut, dissuadé par ce qu’on appelait le MAD, pour mutal assured destruction [NdT: littéralement «destruction mutuelle assurée», usuellement «équilibre de la terreur»; d’autre part le mot anglais mad signifie «fou»]. Des considérations similaires ont sans doute permis de prévenir leur usage dans l’affrontement opposant l’Inde au Pakistan.
May 25th 2008 Posted to Islam
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