Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19761007-502471
Timestamp: 2017-07-22 17:17:14+00:00
Document Index: 111512451

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 5", '§ 1', "l'article 26", "l'article 27", '§ 3']

Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 5024/71Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1976-10-07;5024.71 Analyses : (Art. 10-1) LIBERTE D'EXPRESSION, (Art. 10-2) DEFENSE DE L'ORDRE, (Art. 10-2) INGERENCE, (Art. 10-2) NECESSAIRE DANS UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE, (Art. 10-2) PREVUE PAR LA LOI, (Art. 11) LIBERTE DE REUNION ET D'ASSOCIATION, (Art. 14) DISCRIMINATION, (Art. 17) DESTRUCTION DES DROITS ET LIBERTES, (Art. 18) RESTRICTIONS DANS UN BUT NON PREVU, (Art. 5-1) ARRESTATION OU DETENTION REGULIERE, (Art. 5-1) LIBERTE PHYSIQUE, (Art. 5-1) VOIES LEGALES, (Art. 5-4) INTRODUIRE UN RECOURS, (Art. 6-1) ACCUSATION EN MATIERE PENALE, (Art. 6-1) DELAI RAISONNABLE, (Art. 6-1) DROITS ET OBLIGATIONS DE CARACTERE CIVIL, (Art. 6-1) JUGEMENT PUBLIC, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-1) TRIBUNAL IMPARTIAL, (Art. 6-1) TRIBUNAL INDEPENDANT, (Art. 6-2) PRESOMPTION D'INNOCENCE, (Art. 6-3-b) FACILITES NECESSAIRES, (Art. 6-3-b) TEMPS NECESSAIRE, (Art. 6-3-c) SE DEFENDRE SOI-MEME, (Art. 6-3-d) INTERROGATION DES TEMOINSParties : Demandeurs : X.Défendeurs : BELGIQUETexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 60?A/71 X . v/BELGIUM X . c/BELGIQU E DECISION of 7 October 1976 on the admissibility of the application DECISION du 7 octobre 1976 sur la recevabilitÃ© de la requÃªte
Article 76 of the Convent/on : Exhaustion of domestic remedies-When an application has been introduced before the exhaustion of domestic remedies, the ejournment of the examination of the admissibility for a long period may be inappropriate, if the decision of the nationel authority dregs on. Art/c/e?6 de la Convention : Ãpuisement des voies de recours internes - Lorsqu'une requÃªte est introduite avent l'Ã©puisement des voies de recours internes, il peut n'Ãªtre pas opportun d'ajourner l'examen de sa recevabilitÃ© pour un temps trÃ©s long, lorsque la dÃ©cision de l'instance nationale se fait attendre .
RÃ©sumÃ© des fefts
(English : see p. 6)
Le requÃ©rent a dÃ» purger, dÃ©s 1970, le solde de plusieurs peines aprÃ©s rÃ©vocation d'une mesure de libÃ©ration conditionnelle dont il avait bÃ©nÃ©ficiÃ© plus tdt . Estimant ces peines prescrites et, partent, sa dÃ©tention abusive, le requÃ©rant a intentÃ© action en dommages-intÃ©rÃªts contre /'Etat be/ge. DÃ©boutÃ© en premiÃ©re instance en fÃ©vrier 1971, le requÃ©rant a interjetÃ© appel et a introduit presque en mÃªme temps se requÃ©te A/e Commission . A le demande du conseil du requÃ©rant, la Commission a ajournÃ© l'examen de le requÃ©te en dÃ©cembre 1972, dans l'attente de l'arrÃªt de la cour d'eppe% En septembre 1976, aucune audience n'avait encore Ã©tÃ© fixÃ©e per la cour d'appel pour les plaidoiries au fond.
EN DROI T Le requÃ©rant se plaint d'avoir Ã©tÃ© obligÃ© de purger le solde des peines prononcÃ©es contre lui par les arrÃªts de la cour d'appel de Bruxelles du . . mars 1955, du . . dÃ©cembre 1956 et du . . fÃ©vrier 1958 . II considÃ©re que ces peines Ã©taient prescrites au moment de son arrestation en 1970 et que sa dÃ©tention constituait un abus de droit . II est vrai que l'article 5 . Â§ 1 a) de la Convention autorise la dÃ©tention rÃ©guliÃ©re d'une personne aprÃ©s condamnation par un tribunal compÃ©tent et qu'en l'espÃ¨ce, le requÃ©rant conteste la rÃ©gularitÃ© de sa dÃ©tention, en exÃ©cution de peines qu'il estime prescrites
Toutefois, la Commission n'est pas appelÃ©e Ã se prononcer sur le point de sevoir si les faits allÃ©guÃ©s par le requÃ©rant rÃ©vÃ©lent l'apparence d'une violation de la Convention et en particulier de la disposition prÃ©citÃ©e . En effet, aux termes de l'article 26 de la Convention, a la Commission ne peut btre saisie qu'aprÃ©s l'Ã©puisement des voies de recours internes, tel qu'il est entendu selon les principes de droit international gÃ©nÃ©ralement reconnus Â» . Le requÃ©rant a fait valoir l'illÃ©galitÃ© de sa dÃ©tention Ã l'appui d'une demande en dommages-intÃ©rÃªts, laquelle a Ã©tÃ© rejetÃ©e par jugement du tribunal de premiÃ©re instance de Bruxelles du . . fÃ©vrier 1971 . Le requÃ©rent a fait appel de ce jugement en date du . . novembre 1971, mais la cour d'appel n'a pas encore statuÃ© au fond . Le requÃ©rant nepeut, dÃ¨s lors, pas btre considÃ©rÃ© comme ayant Ã©puisÃ© les voies de recours internes dont il disposait en droit belge. La Commission relÃ¨ve, il est vrai, que les lenteurs de la procÃ©dure devant les juridictions belges ne sont pas le fait du requÃ©rant ni de son avocat . La Commission estime cependant opportun de mettre un terme Ã la procÃ©dure pendante devant elle depuis cinq ans . En prenant sa dAcision, la Commission s'est rÃ©fÃ©rÃ©e Ã l'avis exprimÃ© par la Cour europÃ©enne des Droits de l'Homme dans l'affaire Ringeisen, arrÃªt du 16 juillet 1971, quant au bien-fondÃ© du moyen de non-Ã©puisement des voies de recours internes . La Cour admit en effet que le requÃ©rant avait en principe l'obligation d'essayer les divers recours internes avant de saisir la Commission ; toutefois, a il doit Ãªtre loisible Ã celle-ci de tolÃ©rer que le dernier Ã©chelon de ces recours soit atteint peu aprÃ©s le dÃ©pÃ´t de requÃªte, mais avant qu'elle ne soit appelÃ©e Ã se prononcer sur la recevabilitÃ© n . La Commission parvient donc Ã la conclusion, eu Ã©gard aux circonstances de cette affaire et Ã la jurisprudence de la Cour, que la requÃªte doit Ãªtre rejetÃ©e du chef de non-Ã©puisement des voies de recours internes en application de l'article 27, Â§ 3, de la Convention . Par ces motifs, la Commission DECLARE LA RE G UÃTE IRRECEVABLE .
Summary of the facts The applicant had to serve as from 19 70 the remainder of various sentences after the withdrawal of a measure of release on probation previously granted to him . Since he considered that the period of limitation for these penalties had expired and consequentty, his detention to be abusive, the applicant initiated an action for damages against the Belgian State . In February 1971, at first instance it was held that there was no course of action . The applicant lodged an appeal and introduced almost simuttaneously his application with the Commission . On the request of applicant's counsel the Commission edjourned the examination of the application in December 1972, awaiting the decision of the Court of Appeal . In September 1976, no hearing had yet been fixed by the Court of Appeal for the pleadings on the merits of the case.
(TRANSLATION ) THE LA W The applicant complains of having been compelled to serve the remainder of the sentences imposed on him by decisions of the Court of Appeal of Brussels of . . . March 1958, . . . December 1956 and of . . . February 1958 . He considers that the limitation period attached to these sentences had ended at the time of his arrest in 1970 and that his detention was an unwarranted abuse o f power . It is true that Article 5, para . 1 (a) of the Convention authorises lawful detention of a person after conviction by a competent court and that, in this particular case, the applicant contests the lawfulness of his detention in execution of sentences-whose limitation periods have according to him, expired .
However, the Commission is not required to decide whether the facts alleged by the applicant disclose any appearance of a violetion of the Convention and in particular the aforementioned provision as, under Article 26 of the Convention "the Commission may only deal with a matter after all domestic remedies have been exhausted according to the generally recognised rules of international law" . The applicÃ¢nt raised the alleged unlawfulness of his detention in a claim for compensation which was refected by the court of first instance of Brussels by decision of . . . February 1971 . The applicant lodged an appeal against the decision on . . November 1971, but the Court of Appeal has not yet decided on the merits . Consequently, the applicant cannot be considered as having exhausted the domestic remedies available to him under Belgian law . It is true that the Commission finds that the length of the procedure before the Belgian jurisdictions cannot be held against either the applicant or his lawyer . Howeve rtdtheComisncrthaoulpnedtarocupnigbefr
for five years . In taking this decision, the Commission referred to the opinion expressed by the European Court of Human Rights in the Ringeisen case, judgment of 16 July 1971, as to the substance of the submission of inadmissibility on the ground of non exhaustion of domestic remedies . The Court held that an applicant was, in principle, duty boun dtoexrcishfntdomeicr sbfhea.Cplito msn However "it must be left open to the Commission to accept the fact that the last stage of such remedies may be reached shortly after the lodging of the application but before the Commission is called upon to pronounce itself on admissibility" . The Commission concludes therefore, having regard to the circumstances of this case and the iurisprudence of the Court, that the application must be rejected for nonexhaustion of domestic remedies in accordance with Article 27, para . (3) of the Convention . For these reasons, the Commission DECLARES THIS APPLICATION INADMISSIBLE .
-7-Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 07/10/1976Fonds documentaire : HUDOC Haut de page