Source: http://aveclimmaculee.blogspot.com/2015/04/alerte-rouge-un-pas-decisif-vers.html
Timestamp: 2017-08-17 11:33:33+00:00
Document Index: 32626303

Matched Legal Cases: ["l'article 3", "l'article 3", "l'article 17", "l'article 20", "l'article 298", '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§1', 'art 2']

Avec l'Immaculée: Alerte rouge ! Un pas décisif vers l'accord FSSPX-Rome -- Reconnaissance canonique de la FSSPX par le cardinal Poli de Buenos Aires -- Explications d'Avec l'Immaculée
Pour une analyse juridique et canonique plus détaillée prouvant la reconnaissance canonique de la FSSPX de Buenos Aires, voir notre réponse à DICI.
Voici l'article de Michel Janva, sur le salon beige :
"L’archevêque de Buenos Aires demande au gouvernement de reconnaître la FSSPX comme « association de droit diocésain »
L’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli (photo), successeur du cardinal Bergoglio, a demandé au ministère public d'Argentine de reconnaître la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X comme « association de droit diocésain », ce qui a été validé par le secrétaire d’État chargé du culte. (via le FC)
Cette nouvelle est assez emblématique dans la mesure où la Fraternité Saint Pie X est présentée comme une œuvre appartenant à l’Église catholique dans le diocèse même de provenance du pape. Celui-ci a-t-il agi en sous-main ? Toujours est-il que lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, le pape François s’était occupé en personne des visas des ressortissants étrangers du séminaire argentin de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à la demande du supérieur du district d’Amérique du Sud de l'époque, l’abbé Christian Bouchacourt."
Voici la traduction française d'Avec l'Immaculée de l'original espagnol, en note 1 :
VU le dossier n°9028/2015 du registre du MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES et du culte, la loi n°24483 et son décret d'application n°491 en date du 21 Septembre 1995, et
Que conformément au Protocole n°084/15 en date du 23 Février 2015, l'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio POLI demande que la "Fraternité des apôtres de Jésus et Marie" (Fraternité Saint-Pie X) soit considérée, jusqu'à ce qu'un cadre juridique définitif dans l'Église universelle soit trouvé, comme une association de droit diocésain, telle que réglementée par le canon 298 du Code de droit canonique, en attendant [ndlr : cf. note 2, traduction du terme latin in fieri ] qu'elle devienne une société de vie apostolique, avec tous les droits et devoirs qui correspondent à ce statut, assumant aussi les responsabilités qui relèvent de l'évêque diocésain.
[NDLR d'Avec l'Immaculée : cf. nos explications à la fin de cette traduction. Il est inacceptable moralement d'accepter le régime de cet article 298 qui remet en fait explicitement la FSSPX de Buenos Aires sous l'autorité du pape et de l'évêque, par l'intermédiaire du canon 305 qui régit les associations visées au canon 298.]
Que la dite Fraternité est conforme aux règles du Code de Droit Canonique, puisque son caractère de personne juridique publique à l'intérieur de l'ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE et ROMAINE est reconnu,
Que, selon ses statuts, approuvés par l'autorité ecclésiastique compétente, la Fraternité est une société sacerdotale vie commune sans vœux, comme les sociétés des missions étrangères (cf. Chapitre I, article 1, Statuts de la Société des Apôtres Jésus et Marie).
Que l'article 3, paragraphe f) du décret n°491/95 autorise l'inscription au registre créé par la loi n°24 483, des personnes juridiques reconnues par l'autorité ecclésiastique qui sont similaires ou analogues aux Instituts de Vie Consacrée et aux sociétés de vie apostolique.
Que l'institution requérante a rempli toutes les exigences des normes en vigueur, produisant ses statuts, son décret d'érection et son mémoire, en accord avec les dispositions de la loi n°24483.
Qu'il convient d'accepter la présente inscription toutes les fois que le demandeur s'inscrit dans les conditions prévues par l'article 3, paragraphe f) du décret n ° 491/95.
Que la présente mesure est édictée conformément à l'article 17 du décret n°491/95.
ARTICLE 1 - qu'est reconnue comme personne juridique la "FRATERNITÉ des apôtres de Jésus et Marie" (Fraternité Saint-Pie X), Association de droit diocésain, siège social et adresse : 1318, rue Venezuela, VILLE AUTONOME DE BUENOS AIRES, laquelle reste inscrite sous le numéro trois cent quatre-vingt un (381) du registre des Instituts de Vie Consacrée.
ARTICLE 2 - qu'est accordé à la dite organisation le statut d'organisme de bien public avec toutes les prérogatives inhérentes.[ndlr : traduction incertaine]
ARTICLE 3 - Que l'on sache que cette personne juridique bénéficie du traitement prévu par l'article 20, paragraphe e) de la loi sur l'impôt sur le revenu (texte modifié en 1997).
ARTICLE 4 - Ceci est communiqué, publié et transmis à la Direction nationale du Registre officiel, puis archivé. -
Emb.[?] Guillermo R. OLIVERI, Secrétaire du culte.
[Vous pouvez vérifier ces informations en vous connectant sur ​​le site de Journal officiel de l'Argentine en indiquant à votre navigateur la résolution 25 2015]
Il y a en effet un pas décisif en faveur de l'accord avec Rome car jusqu'à présent les autorités romaines disaient que la FSSPX n'était pas reconnue canoniquement... L'action du cardinal Poli est révolutionnaire et très inquiétante.
Pour comprendre pourquoi, faisons d'abord un peu d'histoire :
Mgr Charrière a certes reconnu provisoirement en novembre 1970 la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X comme une Union pieuse (Pia unio). Mais il a bien spécifié à ce moment là que cette reconnaissance était faite "ad experimentum", pendant six ans uniquement. La Fraternité était donc en période de probation.
Suite à la fameuse déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre, les autorités officielles de l'Eglise ont décidé de retirer cette approbation. Le 5 mai 1975, Mgr Mamie a envoyé à Mgr Lefebvre une lettre approuvée par le Pape Paul VI dans laquelle on lui retirait toute approbation canonique, en raison de cette déclaration du 21 novembre 1974 (voir tous les détails chronologiques et juridiques en anglais en note 3). Depuis ce temps et jusqu'à présent, la FSSPX n'avait plus aucune approbation canonique romaine.
L'action du Cardinal Poli de Buenos Aires est donc hautement significative car elle est juridiquement, pour la première fois depuis 1975, une reconnaissance canonique unilatérale officielle de la Fraternité Saint Pie X, au niveau de son diocèse. Dans le texte de la reconnaissance, il affirme que la FSSPX est sur le point de se faire reconnaître entièrement au niveau mondial par Rome comme une société de vie apostolique, (régie par les canons 731 à 755 du nouveau code de droit canon de 1983) et qu'en attendant cette reconnaissance au niveau mondial par le Pape, il donne à la FSSPX le statut des associations de fidèles régies par le nouveau code de droit canon de 1983, canon n° 298. Cette action du Cardinal Poli vient juste après les propos de Mgr Pozzo secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei (cf. note 4) : « Le pape attend que la Fraternité Saint-Pie-X décide d’entrer (dans l’Eglise) et nous sommes toujours disponibles, avec un projet canonique qui est déjà connu », à savoir la création d’une prélature personnelle. « Il faut un peu de temps pour que les choses s’éclaircissent en interne et que Mgr Fellay puisse obtenir un consensus assez élargi avant d’accomplir ce geste ».
Ces propos de Mgr Pozzo ont été critiqués par DICI qui a rassuré ses troupes en disant que les relations avec Rome étaient toujours gelées...
L'aval est donné par Rome
Le même Mgr Pozzo a dit hier en parlant de cette action du cardinal Poli qu'il était « heureux que cette solution en Argentine [ait] pu être trouvée », tout en précisant qu’elle « n’implique pas le Saint-Siège ». « Il ne s’agit pas d’une reconnaissance juridique de la FSSPX comme société cléricale, a-t-il ajouté sur le site Vatican Insider. La question de la légitimité de l’exercice du ministère sacerdotal de leurs prêtres reste ouverte. L’archevêque de Buenos Aires a reconnu que ses membres sont catholiques, même si pas encore en pleine communion avec Rome. »
Ces propos sont mensongers, faits pour rassurer les membres les plus traditionnels de la FSSPX ... La vérité est que si Rome entérine par son silence l'action du cardinal Poli, la constitution d'une prélature personnelle ne sera plus qu'une formalité car le principe même de la reconnaissance canonique mondiale de la FSSPX aura déjà été implicitement établi à Buenos Aires... En effet, si le pape autorise dès maintenant ses évêques à reconnaître chacun séparément la Fraternité Saint Pie X comme une association diocésaine faisant partie de l'Eglise romaine, cela signifie juridiquement qu'il reconnaît la FSSPX : A-t-on déjà vu des associations diocésaines dont les membres n'étaient pas en pleine communion avec Rome et n'exerçaient pas un ministère sacerdotal légitime ? Rome ment : par écrit, au plan juridique, devant la loi argentine et le code de droit canonique de 1983, la reconnaissance canonique est parfaitement réalisée.
Examinons sur ce lien en quoi consiste le régime des associations visées à l'article 298, régime sous lequel la FSSPX est mise dès maintenant en Argentine. Le canon 305, s'appliquant à ces associations, stipule :
"Can. 305 - § 1. Toutes les associations de fidèles sont soumises à la vigilance de l'autorité ecclésiastique compétente, à laquelle il appartient d'avoir soin que l'intégrité de la foi et des mœurs y soit préservée, et de veiller à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique; c'est donc le devoir et le droit de l'autorité compétente d'exercer la vigilance selon le droit et les statuts; les associations sont encore soumises au gouvernement de cette même autorité selon les dispositions des canons suivants.
§ 2. Les associations de tout genre sont soumises à la vigilance du Saint-Siège; sont seulement soumises à celle de l'Ordinaire du lieu les associations diocésaines, ainsi que les autres associations dans la mesure où elles exercent leur activité dans le diocèse."
Donc même si le cardinal Poli dit que dans l'avenir la Fraternité Saint Pie X "assumera les responsabilités qui relèvent de l'évêque diocésain", pour le moment, il ne lui donne aucune indépendance, concernant le statut qu'il lui octroie en la faisant association diocésaine. La FSSPX de Buenos Aires est donc déjà passé sous sa tutelle, depuis le 17 mars 2015, sans aucune indépendance juridique. Ce qui compte, ce sont les écrits, le régime juridique officiel : les écrits et le régime juridique officiel disent que la FSSPX de Buenos Aires est sous son autorité. La tranquillité avec laquelle il a agi confirme que le Pape est derrière lui. Du jour au lendemain, le même drame peut donc se produire, soit au niveau mondial, soit peu à peu, pays par pays.
Du côté de la FSSPX, l'acceptation de cet accord signifie que dans les principes et officiellement (puisque c'est écrit), elle promet obéissance aux autorités modernistes, à Buenos Aires. Cela signifie donc qu'elle accepte le principe de se soumettre sans condition aux autorités romaines dans d'autres pays et même au niveau mondial, puisqu'elle l'autorise à Buenos Aires. Elle renonce donc à toute indépendance...
Nicolas Senèze de la Croix, rapporte que Menzingen a dit hier "que la décision argentine n’avait rien de « canonique », qu'elle voyait dans le soutien apporté par le cardinal Poli aux démarches qu’elle avait entreprises en 2011 pour sa reconnaissance un acte « local » qui ne préjugeait pas d’un éventuel statut que seul Rome pourra lui accorder." Ces propos de Menzingen sont mensongers. Ce qui compte, c'est ce qui est écrit. Il est écrit que la FSSPX à Buenos Aires est sous le régime des associations diocésaines selon le code de droit canon de 1983, canon 298. Comme les francs-maçons de Rome, Menzingen adopte donc la même tactique : on dit le contraire de ce que l'on fait réellement au plan juridique. La décision argentine est canonique. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est le cardinal Poli et l'Etat argentin.
De plus, le canon 311 stipule :
"Can. 311 - Les membres des instituts de vie consacrée, qui dirigent ou assistent les associations unies de quelque manière à leur institut, veilleront à ce que ces associations apportent leur aide aux œuvres d'apostolat existant dans le diocèse, surtout en coopérant, sous la direction de l'Ordinaire du lieu, avec les associations qui sont ordonnées à l'exercice de l'apostolat dans le diocèse."
Il y a donc dès à présent obligation juridique officielle, de la part des membres de la FSSPX d'assister le cardinal Poli dans ses œuvres d'apostolat ! Bien sûr, cela ne sera pas exigé tout de suite, mais un jour, cela sera exigé. La FSSPX est déjà entièrement prise au piège. Il ne reste plus qu'à le refermer...
Examinons à présent s'il serait plus moral d'accepter une reconnaissance canonique unilatérale de Rome, sans contrepartie, sachant qu'actuellement, ce n'est pas le cas, à Buenos Aires...
La question morale qui se pose est la suivante :
A-t-on le droit d'accepter de se faire reconnaître unilatéralement par les autorités romaines hérétiques si l'on a soi-même la vraie foi ?
Certains disent que oui... Nous allons pour notre part répondre à cette question par une autre question : un catholique a-t-il le droit d'accepter que des hérétiques, des protestants par exemple, le reconnaissent officiellement comme membre de leur église ?... La réponse est qu'il n'en a pas le droit car accepter la reconnaissance de protestants serait dans les faits accepter leur doctrine... Accepter une reconnaissance canonique de Rome serait donc accepter la doctrine moderniste qui est diffusée à Rome. Or le modernisme est une hérésie condamnée par Saint Pie X dans l'encyclique Pascendi. Il faut donc refuser publiquement d'être reconnus par eux tant qu'ils ne sont pas convertis et préciser que la FSSPX fait partie de l'Eglise catholique, même sans reconnaissance canonique de la part des autorités en place. En effet, si l'on a la même doctrine que sous le Pape Pie XII (dernier pape antéconciliaire) et qu'on reconnaît dans l'absolu le principe même de l'autorité papale, on est pleinement catholique, même si l'on refuse d'obéir au pape actuel, en raison de ses hérésies. Le célèbre théologien Cajetan a en effet expliqué qu'un schismatique n'était pas celui qui refusait l'autorité de tel pape, s'il avait de bonnes raisons de le faire, mais celui qui refusait le principe même de la papauté :
"Si quelqu'un, pour un motif raisonnable, tient pour suspect la personne du Pape et refuse sa présence et même sa juridiction, il ne commet pas le délit de schisme, ni n'importe quel autre, pourvu qu'il soit prêt à accepter le Pape s'il n'était pas suspect. Il va de soi qu'on a le droit d'éviter ce qui est dommageable et de prévenir les dangers." (6)
On peut donc être catholique et pratiquer le nullam partem avec Rome tant qu'elle n'est pas convertie... C'est même un devoir. Hélas, telle n'est pas l'orientation de Mgr Fellay qui autorise la publication d'articles faisant l'apologie de cardinaux modernistes, sans aucun commentaire.
La Fraternité affirme qu'on ne peut pas dire avec certitude que le pape est hérétique, tout au moins hérétique formel, c'est-à-dire quelqu'un qui s'éloigne avec pertinacité de la foi catholique, malgré les avertissements. En effet, il ressort du dictionnaire de droit canonique de Raoul Naz (7), même si ce n'est pas dit clairement en contexte, que la pertinacité (ou opiniâtreté) ne peut être considérée comme telle que si le coupable s'obstine après avoir été repris par l'autorité... Etant donné qu'il n'y a pas d'autorité pour reprendre le pape et les cardinaux, ils pourront donc affirmer pendant des décennies leurs hérésies sans être jamais considérés comme des hérétiques formels, strictement parlant. Cependant, ce sont hérétiques matériels à tout le moins, c'est-à-dire qu'ils affirment objectivement des erreurs.
La réponse de La FSSPX sur ce point n'est donc qu'arguties et poudre aux yeux. La vraie question est la suivante : les papes conciliaires affirment-ils des choses qui vont contre la foi depuis Vatican II, oui ou non ? Réponse : oui ! Alors qu'ils soient hérétiques formels ou non n'a pas d'importance. Ce qui compte c'est de soustraire les fidèles et les prêtres à leur doctrine objectivement hérétique, même si elle n'a pas été déclarée hérétique comme telle. Il faut aussi les soustraire à leur autorité : une autorité religieuse qui n'a pas une bonne doctrine mène les âmes à leur perte. Il est évident qu'une autorité qui mène les âmes à leur perte, fut-elle le pape, doit être fuie sans scrupules car saint Paul a dit :
Et Saint Jean affirme :
II Jean 10 : « Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. » cf. autres citations, onglet nullam partem
Il faut savoir aussi qu'en droit canon, la loi suprême officielle est la suivante : SALUS ANIMARUM, SUPREMA LEX : Le salut des âmes est la loi suprême. En acceptant cet accord avec les autorités romaines et en laissant agir le Cardinal Poli, Mgr Fellay a perdu de vue le salut des âmes. Il n'est plus un Bon Pasteur.
"En revanche, nous n'avons jamais voulu appartenir à ce système qui se qualifie lui-même d'Église Conciliaire, et se définit par le Novus Ordo Missæ, l'œcuménisme indifférentiste et la laïcisation de toute la Société. Oui, nous n'avons aucune part, nullam partem habemus, avec le panthéon des religions d'Assise ; notre propre excommunication par un décret de votre Éminence ou d'un autre dicastère n'en serait que la preuve irréfutable. Nous ne demandons pas mieux que d'être déclarés ex communione de l'esprit adultère qui souffle dans l'Église depuis vingt-cinq ans, exclus de la communion impie avec les infidèles. Nous croyons au seul Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, avec le Père et le Saint-Esprit, et nous serons toujours fidèles à Son unique Épouse, l'Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine.
Être donc associés publiquement à la sanction qui frappe les six évêques catholiques, défenseurs de la foi dans son intégrité et son intégralité, serait pour nous une marque d'honneur et un signe d'orthodoxie devant les fidèles.Ceux-ci ont en effet, un droit strict à savoir que les prêtres auxquels ils s'adressent ne sont pas de la communion d'une contrefaçon d'Église, évolutive, pentecôtiste, et syncrétiste."
C'était le bon temps... En lisant ce texte, on peut mesurer le changement de mentalité de la FSSPX. N'oublions pas de prier pour les prêtres, afin qu'ils y voient clair et aient un sursaut. Vont-ils tous se laisser avoir ? Personne ne va donc rien faire ? Les capucins de Morgon vont-t-il se taire ? Et les Bénédictins ?
Ci-dessous le décret officiel :
Note 2 : in fieri (dans le texte original) signifie être en cours d'exécution mais pas achevé. Voici les explications en anglais trouvées sur internet sur ce terme latin :
In the course of execution; a thing commenced but not completed. A record is said to be in fieri during the term of the court, and, during that time, it may be amended or altered at the sound discretion of the court
Voici en anglais une synthèse sur les vicissitudes juridiques de la FSSPX :
http://jloughnan.tripod.com/experim1.htm
A Chronology Of the SSPX's Foundation: "ad experimentum"
1969, April 3 Novus Ordo Missae was promulgated ("Catholic," Apr. 1983, p.3.)
1970, Oct. 7 Ecône was established. ("Catholic," Jan. 1987, p.6.)
1970, Nov. 1 The decree of foundation was signed by Mgr. Charriere. Ecône Full Stop, Fortes in Fide, by Fr. Noél Barbara. This issue is/was downloadable from Jim McNally's http://fred.net/jmcnally/
The photocopy of the "Décret d'erection de la 'Fraternité Sacerdotale Internationale Saint Pie X" is plainly exhibited in the November 1980 issue of "The Angelus."
Bishop François Charrière of the Diocese of Fribourg in Switzerland agreed to allow the Society of St. Pius X to come into his diocese and set up their seminary at Ecône. He did so on an ad experimentum basis of six years. In other words, they were on probation
Bishop Charrière is cautious in his approval of the SSPX, decreeing as per the following:
The "International Priestly Society of St. Pius X" is erected in our diocese as a "Pia Unio" (Pious Union) for a period of six years ad experimentum...
While the Society was canonically established, a "competent Roman Congregation" never established the Society as per the decree of Bishop Charriere. The tacit approval of Rome was withdrawn during the first six years and the Society, it should be noted, had no authority to operate outside of Bishop Charriere's diocese. It had, therefore, no authority to established itself in other countries wherever it pleased.
The Code of Canon Law states that "Confraternities or pious unions are not to be erected except in a church or a public or at least a semi-public oratory (c.712,§ 1).
Where was the "church or public or at least a semi-public oratory" ?
But, Lefebvre was not even authorized a Confraternity; he was authorized a Pious Union _ which is not the same thing.
The requirements for a seminary are quite different. The Canon Law states: "Every diocese should have, in a suitable place chosen by the Bishop, a seminary, that is, a college where, according to the resources and extent of the diocese, a certain number of young men are trained for the clerical state." (c.1354 1917 Code of Canon Law).
1975, Jan. 24 Bishop Mamie wrote to the Sacred Congregation for Religious insisting that "having made a careful study of Mgr. Lefebvre's declaration, he considered it a sad but urgent necessity to withdraw the approval given by his predecessor to the Society of St. Pius X."(34)
1975, April 26 Bishop Mamie received a reply dated this day in which Cardinal Tabera, acting as Prefect for the Sacred Congregation for Religious, urged Bishop Mamie to withdraw his canonical approval from the SSPX immediately.(35)
1975, May 5 In a letter addressed to Archbishop Lefebvre on this day Bishop Mamie would inform him "that after long months of prayer and reflection he had reached the sad but necessary decision that he must withdraw all the acts and concessions granted by his predecessor to the Society of St. Pius X."(36)
1975, May 5 - on the same day that Bishop Mamie suppressed the SSPX, Archbishop Lefebvre received a decision from the Commission of Cardinals which had been convoked by Pope Paul VI to investigate both Lefebvre and the SSPX.
Within the text of their decision, the following conclusions were drawn and the subsequent course of action taken:
Now such a Declaration appears unacceptable to us on all points. It is impossible to reconcile most of the affirmations contained in the document with authentic fidelity to the Church, to the one who is responsible for Her, and to the Council in which the mind and will of the Church were expressed. It is inadmissible that every individual should be invited to submit papal directives to his own private judgment and decide for himself whether to accept or reject them...
It is with the entire approval of His Holiness [Paul VI] that we communicate the following decisions to you:
"A letter will be dispatched to Mgr. Mamie according him the right to withdraw the approval which his predecessor gave to the Fraternity and to its statutes." This has been done in a letter from His Excellency Cardinal Tabera, Prefect of the Congregation for Religious.
Once it is suppressed, the Society "no longer having a juridical basis, its foundations, and notably the Seminary at Ecône, lose by the same act the right to existence."
It is obvious -- we are invited to notify it clearly -- "that no support whatsoever can be given to Mgr. Lefebvre as long as the ideas contained in the Manifesto of 21 November continue to be the basis for his work."(42)
1976, June 10 The Apostolic Signatura rejected Archbishop Lefebvre's appeal on the grounds that the Holy Father had approved the decision of the Commission of Cardinals in forma specifica.(45) This would be confirmed by Pope Paul VI personally in a letter to Archbishop Lefebvre in which the Holy Father stated: "Finally, the conclusions which [the Commission of Cardinals] proposed to Us, We made all and each of them Ours, and We personally ordered that they be immediately put into force."(46) Hence, no further recourse was possible for Archbishop Lefebvre, for under c*. 1880, "there is no appeal: (1) from the sentence of the Supreme Pontiff himself or from the Signatura Apostolica..."(47) Consequently, the SSPX and their seminary were unquestionably suppressed as a juridical person within the Church.
1976, June Against Lefebvre's intention, substituting on behalf of the Vatican Secretariat of State, Mgr. Benelli sent Mgr. Amborio Marchioni, the Papal Nuncio at Berne, the following instruction:
You should, at the same time, inform Mgr. Marcel Lefebvre that, de mandato speciali Summa Pontificis, in the present circumstances and according to the presciptions of [c*.] 2373, 1o, of the Code of Canon Law, he must strictly abstain from conferring orders from the moment he receives the present injunction.(51)
1976, June 30 In spite of all objections, Lefebvre proceeded with the ordinations on 30 June 1976.
1976, July 1 Paul VI replied on 1st July by striking the priests ordained with a suspensus a divinis.
1976, July 1 Cardinal Tabera authorized Mgr. Mamie (Bishop Charriere's successor) to withdraw canonical approval from the SSPX, and Lefebvre was suspended on 1 July, 1976.
1976, July 11 The Apostolic Nuncio in Switzerland attests that Lefebvre received the formal monitum.
1976, July 29 The Pope suspended Lefebvre a divinis. According to canonist Peter Vere, this meant Lefebvre was "now forbidden by the Holy See from the exercise of holy orders, a prohibition reserved to the Holy Father personally. In other words, his suspension was now perpetual until its absolution, and applicable to more than simply the ordination of seminarians to major orders" (Vere and William Woestman, O.M.I., "A Canonical History of the Lefebvrite Schism").
Lefebvre said, "This conciliar church is schismatic because it has taken as the basis for its updating principles opposed to those of the Catholic Church - The church that affirms errors like these is both schismatic and heretical. This conciliar church is just not Catholic."
AN OPEN LETTER TO CONFUSED "traditionalists" by F. John Loughnan
http://jloughnan.tripod.com/openlett.htm
A CANONICAL HISTORY OF THE LEFEBVRITE SCHISM, Master's Seminar - DCA 6395, Prof. William Woestman, O.M.I., Faculty of Canon Law, Saint Paul University, Ontario, Canada, 1999
Copyright by Pete Vere, September, 1999
http://www.catholicculture.org/docs/doc_view.cfm?recnum=1392#CANONICAL ESTABLISHMENT
HOLIER THAN THOU - How Rejection of Vatican II Led Lefebvre into Schism, By Brian O'Neel
William (Bill) Grossklas' AGENDA website:
http://home.earthlink.net/~grossklas/section5.htm
THE BISHOP SPEAKS, Louis Vezelis O.F.M. (A sedevacantist)
http://friarsminor.org/xxii3-11.html
ECÔNE ERECTED
Lefebvre "was, at the time the Council finished, the Superior of the Holy Ghost Fathers. He soon resigned this position and retired to a small apartment in Rome. Ecône was established 7 October 1970." [81]
The Society of St Pius X was canonically erected in the Diocese of Lausanna, Geneva. Ecône was established after the Novus Ordo was promulgated on 3 April 1969. [82] The decree of foundation was signed by Mgr. Charriere on 1 November 1970. [83]
In his "short biography" on Archbishop Lefebvre [84] Fr. Ramón Anglés, records the permission and canonical erection of the SSPX at Ecône by Bishop Charriere. He does NOT mention that one of the conditions was that it was granted for a period of six years "ad experimentum." The photocopy of the "Décret d'erection de la 'Fraternité Sacerdotale Internationale Saint Pie X" is plainly exhibited in the November 1980 issue of "The Angelus." Unfortunately, the six year period did not run to full term, for the order for the closure of the site was issued - Cardinal Tabera authorized Mgr. Mamie (Bishop Charriere's successor) to withdraw canonical approval from the SSPX, and Lefebvre would be suspended on 1 July, 1976.
Positively: "I shall never say that the new Ordo Missae is heretical, I shall never say that it cannot be a Sacrifice. I believe that many priests, above all those priests who have known the old Ordo, - certainly have very good intentions in saying their Mass. Far be it from me to say that everything is wrong with the new Ordo." [85]
Positively: "... Mgr. L. told me his point of view: it is better to have the new Mass than not to have Mass at all; it is safer, to avoid losing the faith, to go to the new Mass than not to go at all." [86]
Negatively: On 21 November 1974 Lefebvre castigates Vatican II, declaring the reform of Vatican Council II to be entirely corrupt, coming from and resulting in heresy; it is not possible for any faithful Catholic to adopt or submit to it in any way, but that it is to be categorically refused. He says that he held firmly to all that has been believed and practiced in matters of faith, morals, worship, catechetical instruction, priestly formation, Church institutions, and such things codified in the books which appeared before the Modernist influence of the Council. Rome is neo-modernist and neo-protestant. It is impossible for any alert Catholic to adopt or submit to it in any at all. [87]
Hutton Gibson (former National General Secretary of the Latin Mass Society of Australia) relates how:
"In 1975 or 1976 Gerald Hogan, then a seminarian at Econe, returned home for a funeral in Melbourne. He then came to Sydney, and I drove him here and there. He said that seminarians away from Econe were let satisfy their Sunday obligation at either traditional or novus ordo Mass....
"...Lefebvre himself used the 'Mass' of Paul VI in St. Peter's Basilica at the altar-tomb of his 'patron' Pope St. Pius X, because, he said, by celebrating the traditional Mass he would give scandal. He used the 'Mass' of Paul VI even at Econe, and was finally persuaded by his staff priests that it was inconsistent with his 'aim' to train priests for the traditional Mass....
"...So this 'Mass' of Paul VI, they tell me, is what Lefebvre celebrated at the tomb of St. Pius V, at Econe until talked out of it, and when in hospital at Bogota (concelebration with Aulagnier)... "[88]
MONITUM, SUSPENSION and MORE OPINIONS
11 July 1976: The Apostolic Nuncio in Switzerland attests that Lefebvre received the formal monitum.
Negatively: In spite of all objections, he proceeded with the ordinations on 30 June 1976. Paul VI replied on 1st July by striking the priests ordained with a suspensus a divinis. On 29th July the same sanction struck Lefebvre - who replied the same day with an unequivocal declaration: "This conciliar church is a schismatic church because it breaks with the Catholic Church of the centuries."
He continually insisted upon the heresy and schism of Vatican II and its church. However, at the same time he was talking of "interpreting the council in the sense of Tradition" and was already demanding "that they allow us to experiment with Tradition." [89]
Negatively: On 29th July 1976 under the shock of the suspensus a divinis (of 22 July), Mgr. Lefebvre declared: "This conciliar church is a schismatic church because it breaks with the Catholic Church of the centuries ..." "This conciliar church is schismatic because it has taken as the basis for its updating principles opposed to those of the Catholic Church." "The church which affirms errors like these is both schismatic and heretical. This conciliar church is thus not Catholic." [90]
Negatively: July 1976: Lefebvre treats the conciliar church, its hierarchy and particularly its "pope" as schismatic: "All those who cooperate in the application of this upheaval, accept and adhere to this new conciliar church ... enter into schism." [91]
Positively: But, then, less than a week later, speaking of the council, he said: "I do not reject it altogether. I accept the council in so far as it conforms to Tradition." [92]
What is more, in a statement to the newspaper "Le Figaro", he excelled himself. After repeating his harsh words of 29th July and questioning the legitimacy of Paul VI, he concluded: "We are thus quite decided to continue our work of the restoration of the Catholic priesthood whatever happens, convinced that we can render no better service to the Church, to the Pope, to the bishops and to the faithful. Let them allow us to experiment with tradition." [93]
At Ecône, until September 1976 the Mass was that of the early years of Paul VI - concelebration being permitted in the first statutes. The rubrics were a mishmash - in fact, no rubrics were taught at all, it was a matter of:
what one did in France,
These rubrics ranged freely from the Liturgy of St. Pius X to that of Paul VI 1968. It is simply the 'Rite of Ecône,' a law unto itself...
At one time we were taught to reject the Vatican Council II entirely..." [94]
Footnotes from "AN OPEN LETTER TO CONFUSED 'traditionalists'"
"Catholic," Jan. 1987, p.6.
Ibid. Apr. 1983, p.3.
Ecône Full Stop, Fortes in Fide, by Fr. Noél Barbara. This issue is downloadable from Jim McNally's http://fred.net/jmcnally/
http://smac.edu/history/mgrlefebvre.html
Paris Lecture, March 1973 at the invitation of the Union des Intellectuals and the Club de la Culture française. A Bishop Speaks, Mgr. Marcel Lefebvre, Writings and Addresses 1963-1975, p.159.
Letter from Fr. Coache to Fr. Barbara, 21 Feb. 1974, recorded in Ecône Full Stop, Fortes in Fide.
Declaration of Archbishop Marcel Lefebvre, "Catholic," Jan. 1987, p.6, and Ecône Full Stop, Fortes in Fide.
Who Sent, by Hutton Gibson
Ecône Full Stop, Fortes in Fide, by Fr. Noél Barbara
Le Figaro, 4 August 1976, reported in Ecône Full Stop, Fortes in Fide.
France-Soir: 4 August 1976, reported in Ecône Full Stop, Fortes in Fide.
" Roman Catholicy Fr. Daniel L. Dolan, June 1983. Dolan entered Ecône in January 1973. He was one of the nine U.S.A. Society priests expelled from the SSPX by Archbishop Lefebvre and became a schismatic Thuc line bishop in 1993.
AN OPEN LETTER TO CONFUSED 'traditionalists' by F. John Loughnan
1.1 THE CANONICAL ESTABLISHMENT AD EXPERIMENTUM OF THE SSPX
"An eminent prelate of the Roman Church, Marcel Lefebvre had been Superior General of the Missionary Holy Ghost Fathers and Metropolitan Archbishop of Dakar, Africa, with many dioceses under his authority."(9) Under the pontificate of Pius XII, Archbishop Lefebvre was named the Apostolic Delegate for French-speaking Africa,"(10) and in 1959, "Pope John XXIII named him to the Coetus Internationalis Patrum, the central preparatory committee charged with drawing up the schema for the Second Vatican Council."(11) "The son of the alleged stigmatic Gabrielle Lefebvre (née Watine),(12) the Catholic Faith always played a central role in Marcel Lefebvre's life. Therefore it would come as no surprise that Lefebvre pursued an active role at the Second Vatican Council, often being identified by various participants and observers as a cornerstone of the ultra-conservative camp.(13)
In October of 1970, having received permission from Bishop Nestor Adam of Sion, Switzerland, Archbishop Lefebvre undertook to found a religious institute with a central house of studies in Ecône, Switzerland.(14) As Fr. Oppenheimer explains, "He [Archbishop Lefebvre] did this at the instigation of a number of young seminarians who had sought him out for an authentic priestly formation during that time of confusion in the Church."(15) It is important to note that Archbishop Lefebvre's followers have always maintained that Lefebvre never sought to recruit them, but rather that they approached him after the Second Vatican Council. Regardless of how factually correct this claim is, it served as an early foundation of Archbishop Lefebvre's mystique among his followers, which at the time of the episcopal consecrations in 1988 would allow him to convince many of them that a sufficient state of emergency existed within the Church to disregard the lack of papal mandate. Thus it was in light of the above historical background that Archbishop Lefebvre's followers claim to have obtained permission from François Charrière, the diocesan bishop of Lausanne, Geneva, and Fribourg to found the SSPX as a priestly society "of common life without vows,"(16) in accordance with canons(17) 673-674, and 488: o3, o4, of the Pio-Benedictine Code in force at the time of the establishment of their seminary and priestly society.(18)
That the SSPX was canonically constituted according to the Pio-Benedictine Code is generally accepted, however, some ambiguity exists as to the object of their establishment. For if one looks at the decree canonically establishing the SSPX, one sees that Bishop Charrière is cautious in his approval of the SSPX, decreeing as follows:
The "International Priestly Society of St. Pius X" is erected in our diocese as a "Pia Unio" (Pious Union).
The seat of the Society is fixed as the Maison Saint Pie X (St. Pius X House), 50, rue de la Vignettaz, in our episcopal city of Fribourg.
We approve and confirm the Statutes, here joined, of the Society for a period of six years ad experimentum, which will be able to be renewed for a similar period by tacit approval; after which, the Society can be erected definitely in our diocese by the competent Roman Congregation.(19)
Beginning with the second article of the decree establishing the SSPX, its intention is fairly self-explanatory. Bishop Charrière establishes the SSPX's headquarters at a fixed address within the territorial boundaries of his diocese. Thus, there is little ambiguity in the second article in need of explanation.
Similarly, most of the third article in the aforementioned decree establishing the SSPX is easily understandable. By establishing the SSPX ad experimentum for a period of six years simply means that the SSPX is being established on an experimental basis for the duration of six years. Once the duration of the experimental period is completed, their renewal may be approved tacitly for a similar period of time, at which point the SSPX may seek permission from the competent Curial Congregation to be erected definitively in the diocese of Lausanne, Geneva, and Fribourg. Again, these canonical precautions taken by Bishop Charrière are clear as to both their intent and purpose.
Nevertheless, a canonical ambiguity remains in the third article as to the intention of Bishop Charrière in establishing the SSPX, for the decree states: "We approve and confirm the Statutes, here joined, of the Society..." In looking at the first article, it is obvious that Bishop Charrière is referring to the SSPX, which he erects as a pious union. Yet SSPX supporters specifically claim that the SSPX's statutes stated the SSPX was founded as a priestly society "of common life without vows,"(20) in accordance with cc*. 673-674, and 488: o3, o4. Thus a canonical ambiguity exists within the decree establishing the SSPX, which the SSPX's supporters have been forced to admit in the following commentary upon the decree:
The Bishop's use of the expression "pia unio" here is a little confusing. A "pia unio," as [cc*.] 707-708 make clear, is not normally a moral person. It means a lay association. A religious "society of common life," as the approved statutes of the Society of St. Pius X specify it is, described in [c*.] 673, is really very much like a religious institute but without public vows. It is possible that Bishop Charrière intended here "pia domus" since it is quite normal to erect a "pia domus" as the first step towards a new religious institute.(21)
To briefly explain this controversy, the SSPX claim according to their constitutions that they were erected in accordance with the norms of c*. 673, which in Latin uses the word societas to describe "a society of men or women who lead a community life after the manner of religious under the government of superiors and according to approved constitutions, but without the three usual vows of religious life."(22) Such a society would differ from a pia unio, the word used by Bishop Charrière in his decree establishing the SSPX. Therefore, it would appear that the SSPX was established in accordance with the definition of a pious union of the faithful provided by c*. 707 §1,(23) which Fr. Charles Augustine translates as follows: "Associations of the faithful founded to further some piety or charity, are known as pious organizations."(24)
Although the issue of inscription arising from this ambiguity would cause some difficulty between the SSPX and the relevant ecclesiastical authorities, the two main differences that came to light were juridical status and the right of suppression -- the second of which will be addressed in the following chapter. With regards to juridical status, as Woywod notes in his commentary on c*. 708, "for the erection of pious unions the approval of the Ordinary suffices...though they are not legal persons."(25) Hence, even though the approval of the diocesan bishop was required to formally erect the SSPX, as a pious union it would not be considered a juridical person within the Catholic Church.
This apparent ambiguity arising from the decree erecting the SSPX would be further compounded in a letter to Archbishop Lefebvre from Cardinal Wright, Prefect of the Sacred Congregation for the Clergy. Cardinal Wright congratulated Archbishop Lefebvre on the founding of his new Association, taking pains only to refer to the SSPX as a Fraternitae Sacerdotalis in brackets.(26) And thus in utilizing the word "association" which is more in keeping with c*. 707, it would appear that Cardinal Wright recognized the canonical erection of the SSPX as merely that of a pious association of the faithful.
Part 2 of "A Chronology Of the SSPX's Foundation: "ad experimentum"
Extraits des propos de Mgr Pozzo rapportés par I. Média :
« Nous apprécions ce qu’a fait savoir la Maison générale de la Fraternité Saint-Pie-X, qui s’est exprimé très clairement », confie encore Mgr Guido Pozzo. « Mgr Williamson et l’abbé Faure ne sont plus membres de la Fraternité Saint-Pie-X depuis respectivement 2012 et 2014, à cause des vives critiques qu’ils formulaient contre toute relation avec les autorités romaines, dénonçant ce qui était, selon eux, une trahison de l’œuvre de Mgr Marcel Lefebvre », a particulièrement précisé un communiqué. La FSSPX a également relevé que « toutes les déclarations de Mgr Williamson et de l’abbé Faure prouvent à l’envi qu’ils ne reconnaissent plus les autorités romaines, si ce n’est de façon purement rhétorique ».
Actuellement, confie par ailleurs Mgr Guido Pozzo, le dialogue « continue » avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. « Plusieurs rencontres ont eu lieu et sont encore prévues avec certains prélats pour approfondir les problèmes qui restent à éclaircir, dans un rapport de confiance », poursuit le secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei pour qui, au-delà des difficultés doctrinales qui subsistent, les problèmes sont « internes à la fraternité ».
« Le pape, poursuit Mgr Pozzo, attend que la Fraternité Saint-Pie-X décide d’entrer (dans l’Eglise) et nous sommes toujours disponibles, avec un projet canonique qui est déjà connu », à savoir la création d’une prélature personnelle. « Il faut un peu de temps, conclut-il, pour que les choses s’éclaircissent en interne et que Mgr Fellay puisse obtenir un consensus assez élargi avant d’accomplir ce geste ».
20/3/15 - 12 H 46" (fin de citation du texte, pris sur le forum Christus vincit)
Voir aussi l'article de Veritas Liberabit vos
Tommaso de Vio cardinal CAJETAN (1469-1534) O.P., Commentarium in II-II, 39,1. Cité dans: Abbé Matthias Gaudron FSSPX : Catéchisme catholique de la crise dans l'Église, 2e édition revue et augmentée mai 2008, Éditions du Sel p. 279
Dictionnaire canonique de Naz, 1953 "hérésie". Col.1105
[…] deux éléments doivent être réunis pour constituer le délit d'hérésie : l'élément intellectuel, qui consiste à nier ou à mettre en doute une des vérités de la foi ; l'élément volontaire, manifesté par l'opiniâtreté dans la négation ou dans le doute. […] C'est l'opiniâtreté ou obstination qui rend l'hérésie formelle, car elle fait nier ou douter sciemment, volontairement. Celui qui nie ou doute de bonne foi et sans opiniâtreté commet seulement une hérésie matérielle. Dès lors l'erreur qui conduit au doute ou à la négation par suite d'une ignorance grave mais non affectée n'établit pas en état d’hérésie. On distingue encore l'hérésie interne, qui reste dans l'esprit sans être manifestée au dehors; l'hérésie externe, qui est produite au dehors par des signes, des actions, des paroles ou des écrits. L'hérésie externe est publique, si elle est manifestée devant un nombre suffisant de témoins; elle est occulte, si elle est manifestée sans témoins, ou devant un petit nombre de discrètes. L'hérétique est qui professe l'hérésie. Mais pour commettre un délit, l'hérétique doit : professer l'hérésie de façon formelle, c.-à-d. nier ou mettre en doute avec opiniâtreté une des vérités de la foi ; manifester extérieurement sa pensée oralement ou par écrit, de telle sorte que sa profession de l'hérésie puisse être prouvée. Celui qui ne commet que l'hérésie matérielle n'est donc pas délinquant. Le droit ne punit pas celui qui se trompe de bonne foi et est disposé à se soumettre à l'autorité légitime et à recevoir la vérité quand il la connaîtra. Il en est de même de l'hérésie interne. […]Lorsque l'hérésie est publique, elle doit être soumise à l'Ordinaire du lieu [...] Le délit n'est commis que si l'on met de l'opiniâtreté dans l'enseignement. Ce qui suppose que le coupable a persisté après avoir reçu une monition de l'Ordinaire.
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