Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19970528-141227
Timestamp: 2017-04-25 03:17:55+00:00
Document Index: 249078317

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', "l'article 1452", "l'article 1452", 'arrêt ', "l'article 1452", 'arrêt ', "l'article 1452", 'arrêt ', "l'article 1452", "l'article 75", 'arrêt ', 'art. 11', 'art. 75']

France, Conseil d'État, 9 / 8 ssr, 28 mai 1997, 141227
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Sens de l'arrêt : AnnulationType d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 141227Numéro NOR : CETATEXT000007928694 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1997-05-28;141227 Analyses : RJ1 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXE PROFESSIONNELLE - EXONERATIONS - Exonération prévue par l'article 1452 du C - G - I - Champ d'application - Exclusion des "merchandisers" (1).19-03-04-03 L'activité non salariée dite de "merchandiser", exercée par le contribuable pour le compte de sociétés distribuant dans le commerce les peintures qu'elles fabriquent, et rémunérée par des commissions calculées d'après le montant du chiffre d'affaires réalisé, consiste à exécuter les commandes transmises par le service commercial de la société ou directement par le client, à effectuer la livraison des produits dans les magasins de vente, et à y assurer l'installation et la transformation des rayonnages, l'étiquetage et la mise en place des boîtes de peinture, ainsi que l'organisation de campagnes de promotion par l'installation de "gondoles" spéciales. Cette activité ne comportant ni travail à façon pour les particuliers, ni travail manuel portant sur des matières appartenant à l'intéressé, ne peut être regardée comme ouvrant droit au bénéfice de l'exonération de taxe professionnelle prévue par le 1° de l'article 1452 du code général des impôts.Références :1. Inf. CAA de Nancy, 1992-07-09, Marquis, p. 894Texte : Vu le recours et le mémoire complémentaire, enregistrés les 11 septembre 1992 et 6 janvier 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés par le MINISTRE DU BUDGET ; le MINISTRE DU BUDGET demande au Conseil d'Etat d'annuler l'arrêt du 9 juillet 1992 par lequel la cour administrative d'appel de Nancy, après avoir annulé le jugement du tribunal administratif de Nancy du 22 janvier 1991, a accordé à M. Marquis la décharge de la taxe professionnelle qui lui a été assignée au titre des années 1980 à 1985 ;
- les observations de Me Parmentier, avocat de M. Claude X...,
- les conclusions de M. Goulard, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 1452 du code général des impôts : "Sont exonérés de taxe professionnelle : 1° les ouvriers qui travaillent, soit à façon pour des particuliers, soit pour leur propre compte et avec des matières leur appartenant ..." ;
Considérant qu'il ressort des énonciations de l'arrêt attaqué de la cour administrative d'appel de Nancy qu'au cours des années 1980 à 1985, M. Marquis a exercé, pour le compte de sociétés Sept, Segoli et Duco, qui distribuent dans le commerce les peintures qu'elles fabriquent, une activité non salariée dite de "merchandiser", rémunérée par des commissions calculées d'après le montant du chiffre d'affaires réalisé et consistant à exécuter les commandes transmises par le service commercial de la société Duco ou directement par le client, à effectuer la livraison des produits dans les magasins de vente et à y assurer l'installation et la transformation des rayonnages, l'étiquetage et la mise en place des boîtes de peintures, ainsi que l'organisation de campagnes de promotion par l'installation de "gondoles" spéciales ;
Considérant qu'en déduisant de ces constatations, que l'activité exercée par M. Marquis devait être regardée comme étant celle d'un "ouvrier", au sens de l'article 1452 du code général des impôts et, par suite, qu'elle entrait dans le champ d'application de l'exonération prévue par ce texte, alors qu'elle ne comportait, ni travail à façon pour les particuliers, ni travail manuel portant sur des matières appartenant à l'intéressé, la cour administrative d'appel a donné aux faits de l'espèce une qualification juridique inexacte ; que son arrêt doit, par suite, être annulé ;
Considérant qu'il résulte de ce qui vient d'être dit que M. Marquis ne peut bénéficier de l'exonération de taxe professionnelle prévue par le 1° de l'article 1452 du code général des impôts ; que, par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre chargé du budget aux conclusions de la demande de première instance de M. Marquis ayant trait à la taxe professionnelle à laquelle il a été assujetti au titre des années 1980 à 1985, M. Marquis n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par son jugement du 22 janvier 1991, qui est suffisamment motivé, le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande en décharge de la taxe professionnelle qui lui a été assignée pour les années 1980 à 1985 ;
Considérant que les dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. Marquis la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;
Article 1er : L'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy du 9 juillet 1992 est annulé.
Article 2 : La requête présentée par M. Marquis devant la cour administrative d'appel de Nancy est rejetée.
Article 3 : La présente décision sera notifiée au ministre de l'économie et des finances et à M. Claude Marquis.Références : CGI 1452Loi 87-1127 1987-12-31 art. 11Loi 91-647 1991-07-10 art. 75Publications :Proposition de citation: CE, 28 mai 1997, n° 141227Mentionné aux tables du recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. GrouxRapporteur : M. DulongRapporteur public : M. GoulardOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 9 / 8 ssrDate de la décision : 28/05/1997Fonds documentaire : Legifrance Haut de page