Source: https://www.ffme.fr/ffme/securite/retours-dexperience/
Timestamp: 2020-04-01 15:16:19+00:00
Document Index: 85120945

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Retours d'expérience - FFME
Retours d'expérience - REX
18/11/2019 - Chute d'outils en séance type "loisir" sur SAE
Suite au signalement d’une prise desserrée sur une voie d’échauffement, je pars avec une clé 6 pans creux pour resserrer la dite prise.
L’insert de la vis étant abîmé, la vis refuse de se serrer. Je m’obstine.
Au final, la clé m’échappe et tombe à proximité d’un grimpeur en contrebas et des assureurs.
Pourtant, lors de mon ascension, je me suis fait la remarque « il ne faut pas que j’échappe la clé ou Florence va la prendre dans la poire! »
Point positif: je me suis rendu compte de la mise en danger
Point négatif: malgré ma réflexion sur la mise en danger d’autrui, j’ai poursuivi ma démarche.
Interdire les outils pendant les séances type « loisir »
Equiper tous les outils du club d’un lien+mousqueton pour les attacher au baudrier
Etablir un recensement des inserts défectueux pour un remplacement futur
Date de l’expérience ou de l’événement
Sur un créneau organisé par le club
Je suis un pratiquant de niveau
Clé à vis à 6 pans creux
Insert de vis défectueux
Vis défectueuse
27/05/2017 - Reverso à l'envers
Une grimpeuse n’était pas sûre d’avoir bien utilisé son reverso lors d’une descente en rappel. Elle m’a expliqué qu’elle avait mousquetonné le câble seul à son baudrier et avait utilisé un autre mousqueton pour le passage de corde. Elle est heureusement descendue indemne pour ré-apprendre cette manip.
Cette grimpeuse n’est pas restée longtemps avec un doute.
Conseil : si le doute s’installe, c’est un avertissement dont il faut tenir compte. Demander conseil ne comporte aucun risque.
Site naturel (falaise) d’une longueur
09/12/2016 - Modification d'assurage avec lunettes Plasfun
Un assureur (confirmé, pas de remarque sur son assurage récentes) se met à porter des lunettes d’assurage et ne réalise plus son mouvement d’assurage correctement.
En changeant de main sous l’assurage, il ne bloque plus sa corde dans le frein au préalable et risque ainsi de ne pas retenir la chute de son grimpeur lors du changement de mains.
Point négatif : l’assureur n’admet pas son changement d’assurage malgré démonstration et discussion. Il a cessé de venir sur le créneau suite aux remarques répétées de l’encadrant surveillant.
Conseil : Contrôler attentivement les assureurs qui portent de telles lunettes depuis peu de temps et si besoin limiter leur usage.
Si vous en avez la possibilité, filmez les assureurs qui ne réalisent pas l’assurage correctement : il sera plus facile de les convaincre à travailler la bonne méthode.
Lunettes d’assurage Plasfun
24/06/16 - Nœud de huit mousquetons à vis
Nous avons La Voie de Vitesse officielle. Afin de faciliter la pratique, nous avons mis un nœud de 8 avec deux mousquetons à vis en place. Une pratiquante s’installe et part dans la voie (lentement, car elle la découvre).
Au 1/3 de la voie , la corde part, elle n’est plus assurée (il ne lui reste plus que les mousquetons sur son pontet). Son assureur lui dit de s’arrêter. Elle ne pouvait pas se vacher (la voie de vitesse n’a pas de point d’assurage).
Nous avons rapidement mis 3 tapis sous elle et nous sommes parti la chercher avec la corde d’à côté.
Nous pensons que l’utilisateur précédent avait enlevé une partie du nœud de 8 avant de se rendre compte qu’il y avait les mousquetons.
Afin de sécuriser l’atelier, nous avons rajouter du scotch pour bloquer le nœud.
À titre individuel en loisir
Nœud de huit avec deux mousquetons à vis
01/08/2015 - Rappel trop court
Arrivée de mon second à un relais en rappel avec une corde juste à la longueur de la descente. Je tenais la corde à la main, il a glissé, surpris j’ai tenue la corde mais limite.
Vacher la corde au relais.
Prendre un rappel plus long que la longueur du rappel le plus long.
Faire un nœud au bout de la corde, même si on est dans une voie peu inclinée.
Rappel 80 mètres
01/03/20 - Gaine de la corde explosée
Le grimpeur a testé une voie dans le gros dévers de la salle. Il tombe après avoir clippé la 4ème dégaine. Pendant la chute, la gaine de la corde explose dans un endroit et se déchire partiellement dans un autre. L’assureur a pu retenir le grimpeur. A la descente, nous avons découvert que l’âme avait été exposé sur plusieurs mètres.
Malgré le déchirement de la gaine, l’âme a joué son rôle et la chute du grimpeur a été arrêtée.
Les employés de la salle ont remplacé immédiatement la corde.
Une gaine se déchire soit quand la corde est très usée, soit si le mousqueton sur lequel frotte la corde comporte des aspérités (liées à l’usure) entraînant la déchirure de la gaine lors d’un choc.
Ce qui peut être mis en place lorsque ce type d’incident survient :
Par mesure de précaution, effectuer un contrôle complet de toutes les cordes de la salle, notamment celles qui ont été mises en service au même moment que celle dont la gaine s’est déchirée.
Interdire temporairement l’accès à la voie où s’est déroulé l’incident et vérifier l’usure de toutes les dégaines de la voie, particulièrement celle qui a subit le choc.
Rapidement, réaliser les mêmes vérifications dans les autres voies du dévers, voire de la salle.
Sur structure artificielle
Arkose Pantin, France
28/10/2019 - Incident en SNE
Après un premier essai dans un projet et un mouvement raté empêchant l’enchaînement, le grimpeur est redescendu. Sur le point de se désencorder pour retirer la corde de la première dégaine mise en place, l’encadrant lui a conseillé de la laisser.
En parallèle, l’assureur a voulu repositionner son système d’assurage dans lequel la corde était mal placée. Le grimpeur n’ayant pas eu à se désencorder; étant pressé de repartir dans sa voie pour ne pas oublier la méthode précise, et pour ne pas se refroidir, ainsi que pour ne pas faire patienter encore plus les grimpeurs qui voulaient repartir, n’a pas pensé à revérifier son assureur, et est parti dans sa voie avec le mousqueton du système d’assurage non verrouillé.
Cet oubli n’a pas donné lieu à un accident qui aurait été dramatique
Une analyse constructive de cet événement a été faite et des leçons en ont été tirées
Le grimpeur ET son assureur se sont mis une pression inutilement qui a mené à cet oubli
Expérience qui en est tirée : peu importe les objectifs, la sécurité est prioritaire, peu importe si d’autres doivent attendre 10 minutes de plus ou si la voie ne peut pas être enchaînée le jour même, il y aura toujours d’autres occasions de le faire, mais pas d’autres occasions de vivre…
21/01/2019 - Descente en rappel qui aurait pu mal finir
L’incident s’est produit dans le cadre de l’ouverture d’une voie sur SAE sur corde. J’étais au relais longé sur une longe simple Dyna clip. Ma longe étant sous tension, j’ai décidé de descendre en rappel en utilisant un Reverso relié à mon harnais par une dégaine Black D composée de 2 mousquetons simples + une sangle longue. J’ai assuré ma sécurité par un dispositif d’auto-assurage shunt + mousqueton de sécurité placé en dessous du Reverso.
Quand j’ai retiré ma longe pour entamer la descente, un des mousquetons de la dégaine reliant le Reverso à mon harnais, s’est ouvert de manière intempestive et s’est complètement déclippé (il est tombé en bas de la voie). J’ai effectué une chute d’un mètre environ. La chute a été arrêtée par mon shunt.
En examinant le mousqueton, le doigt se trouvait de l’autre côté de son emplacement habituel. Il était sorti de son logement sans que le mousqueton ne semble avoir subi de déformation.
Ce qu’il faut retenir de cet incident :
Il ne faut jamais utiliser une dégaine à mousquetons simples pour relier le frein à son harnais pour descendre en rappel. Même lorsque l’on est expérimenté, pour descendre en rappel mieux vaut utiliser une dégaine munies de 2 mousquetons de sécurité (1 de chaque côté de la sangle) pour relier le frein au harnais.
En ouverture sur corde sur SAE pour enchaîner les montées et les descentes, mieux vaut utiliser une longe double associée à des mousquetons de sécurité.
Quand on réalise ce genre de manœuvre, en ouverture, avec pas mal de matériel accroché au harnais, mieux vaut être très vigilant lors des différentes de manœuvres de sécurité…
Dégaine à mousquetons simples de la marque BLACK DIAMOND + REVERSO Shunt + mousqueton de sécurité
04/02/16 - Le vol ça peut brûler...
Lors de l’escalade en tête, dans une voie de niveau à peine supérieur de celui généralement pratiqué par le grimpeur (la voie était réussie en moulinette). Il monte, sans problème, arrivé à l’avant-dernière dégaine, le grimpeur a du mal à l’installer, en perte d’équilibre à chaque mouvement. A un moment, le pied ripe, il tombe ! En voulant rattraper la corde il se brûle aux mains.
L’assureuse a réagi correctement et a bloqué le jeune grimpeur qui a toutefois fait une chute de 5 m.
L’assureuse avait laissé un peu trop de mou, vu la hauteur de chute.
Le grimpeur a absolument voulu rattraper la corde. Cette chute étant son premier plomb, il n’a, malgré les différentes mises en garde, pas su gérer cette situation. Une école de vol aurait-elle permis d’éviter les blessures ? C’est probable. Pour ma part, l’école de vol ne m’a pas empêché de me brûler lors de mon premier plomb.
Sur un créneau organisé par le club en entrainement
01/10/2015 - Assureur : opter pour une position adéquate
Escalade en tête sur une voie de mon niveau. Je progresse après le premier clippage et une prise de pied tourne au moment de m’engager sur le mouvement suivant. Bilan : chute sur la corde tendue au premier point et brûlure légère au niveau du bras gauche.
2 facteurs sont à prendre en compte :
– Une prise mal serrée dans un endroit sensible (entre la première et deuxième dégaine) : toujours resserrer les prises à la fin d’une ouverture.
– Un assureur qui est resté sous le grimpeur : le mieux étant de se décaler sur un côté pour éviter une chute sur la corde.
11/03/2020 - Chute d'une échelle sur ouverture
J’ouvrais une voie de vitesse à l’aide d’un enrouleur automatique. J’avais posé une échelle à proximité de la voie afin de gagner du temps sur les premiers mètres. Après avoir fixé une prise de main, je redescends à l’aide de l’enrouleur pour prendre une prise de pieds. Ne trouvant pas la prise adéquate dans ma caisse, je décide d’aller en chercher une dans la zone Baby. Je me décroche de l’enrouleur et commence à aller la chercher lorsque je m’aperçois que ma visseuse est restée en haut accrochée à une dégaine. L’échelle se trouve à proximité de la visseuse, je monte dessus sans m’attacher. Au moment de prendre la visseuse, l’échelle glisse sur le sol en béton. Je retombe debout sur le sol et m’allonge immédiatement au sol ressentant une vive douleur dans le dos.
J’aurais dû prendre le temps de me réencorder avec l’enrouleur plutôt que de monter sur l’échelle. Au minimum, j’aurais dû m’assurer que l’échelle était bien stabilisée avant de monter, même si ce n’était pas forcément la meilleure option de l’utiliser.
Sans compter qu’en tombant la visseuse aurait pu me heurter et faire encore plus de dégâts.
Date de l´expérience ou de l’événement
En ouverture de voies pour un club
05/02/2020 - Assureur qui chute et grimpeur au sol!
En moulinette dans un dévers, retour au sol du grimpeur au niveau de la 3e dégaine.
L’assureur assurait avec un Reverso.
Le grimpeur a zippé en franchissant un toit et a pendulé. Dans le mouvement de pendule, le grimpeur a heurté la corde à deux reprises. Son assureur s’est senti déséquilibré et a voulu se rattraper en mettant les mains en arrière et a donc lâché la corde.
Bilan : le grimpeur s’en est bien tiré, il a subi uniquement des contusions au bassin.
Peut-être qu’un système d’assurage à frein assisté aurait pu éviter cette chute en bloquant le grimpeur malgré le fait que l’assureur lâche le brin de vie.
26/01/2020 - Chute de pierre - Vive le frein à blocage assisté!
Une pierre de la taille d’un poing est tombée du haut du rocher (probablement des marcheurs en amont du rocher), au-dessus du grimpeur. La pierre a rebondi devant l’assureur et l’a frappé au visage. L’assureur n’a pas lâché la corde mais ça aurait pu, heureusement il utilisait un assureur avec un frein à blocage assisté.
Dans ce cas, le port du casque n’a pas évité le choc, mais heureusement que l’assureur possédait un frein à blocage assisté.
Bonnes conditions. Ciel dégagé.
24/10/2019 - Chute sur un mur de vitesse équipé d'un enrouleur automatique
Un grimpeur du club s’entraîne à l’escalade de vitesse sur le mur dédié à cette pratique.
Il a installé le matériel électronique permettant de chronométrer ses runs. Il s’entraîne seul, sans partenaire, en utilisant le système d’assurage par enrouleur automatique.
Le grimpeur tombe d’une hauteur d’environ 9 mètres sur les tapis de réception situés en contrebas et se fracture le pied.
Après l’accident, il est constaté que le grimpeur n’avait pas accroché le système d’assurage par enrouleur automatique à son baudrier. Il grimpait non assuré au moment de sa chute. La sangle de l’enrouleur automatique avait été clippée à un point fixe situé au pied de la voie du mur de vitesse et pas sur le triangle de sécurisation spécialement prévu à cet effet.
En clippant la sangle de l’enrouleur à un point fixe latéral, le grimpeur souhaitait gagner du temps en évitant de déplacer le système de chronométrage placé au pied de la voie. Très concentré sur la réalisation de son objectif d’entrainement, il a ensuite oublié de clipper la sangle d’assurage de l’enrouleur à son baudrier. Il a donc commis à la fois une faute d’imprudence en ne respectant pas scrupuleusement les procédures de sécurité édictées par le club et une erreur d’inattention en oubliant de s’assurer au système d’assurage.
Le grimpeur accidenté est un pratiquant très expérimenté et très impliqué dans la vie du club. Les consignes de sécurité du club relatives à l’utilisation des enrouleurs automatiques avaient pourtant fait l’objet d’une communication renforcée et des affiches de sécurité étaient disposées sur la zone en question.
L’enchaînement des faits montre que la moindre entorse à une procédure de sécurité, même par un pratiquant très expérimenté et sensibilisé à ce sujet, peut avoir de graves conséquences.
Cet accident montre aussi que les systèmes d’enrouleur automatique nécessitent une vigilance de tous les instants, au même titre que l’assurage classique entre partenaires. Pour ces systèmes d’enrouleur, un check systématique avant départ par un tiers semble indispensable pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.
Sur un créneau organisé par le club en loisir
Système d’assurage par enrouleur automatique
14/10/2019 - Défaut d'assurage et chute au sol de 12 mètres
Chute de 12m en grimpant en tête à la SAE de l’Université de Pau dont les voies mesurent 15m.
Je suis assuré par ma partenaire avec qui je grimpe toutes les semaines depuis plus d’un an, en SAE et aussi en falaise. Elle a déjà assuré des vols en tête de partenaires plus lourds que moi.
La vérification mutuelle a été faite. Assurage au réverso ; lunettes à prismes. Les cordes ont été changées une semaine auparavant.
Cette voie comporte 9 dégaines avant le relais. Il y a un rétablissement au niveau de la 8ème dégaine suivi d’un passage difficile et déversant.
Arrivé à la 8ème dégaine, je mousquetonne et tente le mouvement d’après, me disant que j’allais revenir en arrière pour prendre un repos. C’est en désescaladant que j’ai volé. Le vol se transforme en chute avec retour au sol.
Ma partenaire dit qu’elle ne pouvait pas voir clairement mes gestes et qu’elle a pensé que j’étais prêt à mousquetonner la dégaine suivante. Elle ajoute qu’elle s’était donc organisée pour donner du mou et que, ce faisant, elle regarda vers le bas pour réaliser sa manœuvre. Elle ne me vit donc pas voler.
Elle dit qu’elle sent la corde filer dans la main droite, celle qui tient la corde après le descendeur, et ne réussit pas à l’arrêter tout en étant attirée vers le bas de la paroi.
Un observateur fiable confirme cette description, ajoutant que l’assureur avait les 2 mains au-dessus du réverso au moment précis du vol.
Les conséquences : fracture de L1 et du calcanéum gauche.
1/ L’assureur doit garder les yeux sur le grimpeur et effectuer ses manœuvres sans contrôle visuel.
2/Pour gérer le mou avec un système d’assurage de type réverso, toujours garder la main qui tient la « corde de vie », celle qui est après le descendeur, en position basse.
3/Le port de lunettes à prismes induit une difficulté supplémentaire dans l’accommodation visuelle (en haut-loin / en bas -près). Ce n’est pas la panacée du confort visuel de l’assureur.
4/ Redoubler de vigilance quand les cordes sont neuves.
Assurage au réverso, avec lunettes à prisme. Cordes neuves (changées une semaine auparavant)
14/07/2019 - Assureur trop loin + chute en tête
Sur un exercice de chute en tête, mon partenaire m’a fait faire un vol bien plus important que prévu, me réceptionnant comme j’ai pu sur un surplomb en bas de la voie.
J’ai tapé le talon gauche sur ce surplomb, alors que le pied droit lui s’est bien positionné, amortissant comme il se doit la chute. Mais le talon gauche a fortement tapé et un chausson d’escalade n’a AUCUN amorti…
Durant ma chute, j’ai été déstabilisé car mon assureur qui était à environ 3 mètres de la paroi a bien fait 1,5 mètre à 2 mètres de dérapage sur le gravier avant de s’arrêter et de m’arrêter (on voyait ses traces de dérapage au sol). Si on rajoute l’élasticité de la corde, cela fait 4 mètres de chute environ.
Conséquence pour moi : une scintigraphie osseuse a révélé une fracture au niveau du calcanéum sur 1 cm.
– Ne pas faire de chute en tête avec quelqu’un qu’on connait peu.
– Faire très attention à la distance de l’assureur vis à vis du pied de la paroi (vérifier au minimum deux fois lors de l’ascension, en parler également avant).
– Evaluer les obstacles ou nature du sol (gravier, cailloux, rocher) pour l’assureur avant de grimper. La chute ou dérapage de celui-ci peut avoir des conséquences graves (lâcher de corde, choc entre l’assureur et l’assuré, retour au sol…).
– De MANIÈRE GÉNÉRALE : beaucoup d’assureurs reculent à partir du 3e point, pour mieux voir le grimpeur et s’alléger les tensions au niveau du cou. Personnellement j’utilise des lunettes à 90°… Ainsi on est pas obligé de reculer et on suit mieux son grimpeur. Un jour, sans doute, elles deviendront un élément de sécurité indispensable prôné par les fédérations.
05/05/2019 - Chute avec blessure en couenne
Chute assez importante en tête. Le pied tape violemment la paroi en arrivant. La personne qui m’assurait a pourtant dynamisé.
Point négatif: une cheville avec entorse et peut-être une fracture du pied…
Point positif: l’assureur a joué son rôle sans quoi cela aurait pu être pire. Elle aurait encore plus dynamisé, ça passait PEUT-ÊTRE sans casse…
Conseil: DYNAMISEZ!!!
Soleil et un peu de vent sur le site.
16/04/2019 - Blessure au dos à cause d'un assurage trop sec
Lors d’un entraînement au vol en tête, l’assurage n’était pas assez dynamique. La succession des 3 vols a entraîné une blessure du grimpeur générant une hernie discale et une prise en charge aux urgences de l’hôpital.
Lorsqu’on n’est pas sûr que l’assureur saura assurer dynamique, lui montrer plutôt que se contenter d’expliquer.
Pour les premiers essais d’assurage utiliser un poids mort plutôt qu’un vrai grimpeur !
30/03/2019 - Chute en l'absence de nœud en bout de corde
Pendant l’installation de cordes fixes, chute due à l’absence de nœud en bout de corde.
– les blessures relativement légères au regard de la chute
– l’analyse pertinente de l’accident
L’accident est arrivé suite à une installation décidée au dernier moment. Les rôles de chacun des intervenants n’étaient donc pas clairement définis.
01/02/2019 - Retour au sol en téléphérique pour récupérer les dégaines
Chute lors de la descente après une voie réalisée en tête. La grimpeuse descendait en téléphérique la partie surplomb de la voie afin d’enlever les dégaines. Afin de se rapprocher de la dégaine au maximum, la grimpeuse a tiré la corde entraînant beaucoup de mou. La corde lui a malencontreusement échappée des mains. La grande longueur de mou engendrée par le tirage a entraîné un mouvement de pendule. Il était impossible pour l’assureur de ravaler le mou aussi rapidement. La grimpeuse est donc tombée au sol d’une hauteur estimée à environ 5 mètres. La voie dans laquelle elle évoluait correspondait à son niveau d’escalade et ne présentait pas de difficulté majeure.
Conséquences : fractures des deux talons (calcanéums) + tassements vertébraux
En SAE :
Il n’est pas nécessaire de retirer les dégaines lors de la descente, d’autant plus dans les zones dangereuses comme en surplomb.
En SNE :
En téléphérique, dans un surplomb, lorsque le grimpeur récupère les dégaines et qu’il se trouve au niveau de la 3e dégaine (5 mètres du sol), si le tirage est important pour atteindre la dégaine, il ne faut absolument pas lâcher la corde sous peine de générer un mouvement de pendule avec pour conséquence un retour au sol violent. D’autant que dans ce cas l’assureur n’a pas le temps d’enrayer la chute.
15/08/2018 - Chute rocher fragile
Chute suite à la rupture d’une prise tenue en main
Le rocher était fragile sur cette voie équipée
Chute d’une douzaine de mètre avec perte de connaissance, entorse et fracture au pied
Une autre cordée avec secouriste PSC1 formé
Méconnaissance des signes à transmettre (Yes) pour signaler l’endroit concerné aux secours.
Conseil de répéter les consignes à tenir pour avertir les secours (message d’appel)
17/08/2017 - Chute et retour au sol avec mou en main
En début de voie, après le deuxième point d’assurage, j’ai voulu clipper à bout de bras le troisième point en étant en dessous. J’ai donc pris beaucoup de mou de corde dans les mains, mais je suis tombé lorsque j’avais la main à quelques centimètres de la dégaine, sans avoir eu le temps de clipper.
J’ai alors chuté jusqu’à ce que mes pieds touchent la vire de départ environ 5 mètres plus bas.J’ai alors basculé en arrière et j’ai atterri à plat dos sur la vire d’en dessous (environ 1 mètre plus basse).
La corde s’est tout de même tendue ce qui a clairement ralenti la chute, mais cela n’a pas empêché ma tête de heurter violemment la roche. J’ai immédiatement perdu conscience. L’accident a entraîné l’intervention des pompiers, du SMUR et l’évacuation a dû être menée par hélitreuillage. J’avais repris entièrement conscience lors de l’évacuation
Bilan : un traumatisme crânien a été diagnostiqué, entraînant 4 jours d’hospitalisation et 30 jours d’arrêt de travail.
Je connaissais parfaitement le danger de clipper à bout de bras, mais ne me sentant pas en forme dans la voie j’ai préféré le faire malgré tout pour être le plus vite possible en dessous d’un point. C’est un geste que je considérerai avec beaucoup plus d’attention dans l’avenir, surtout dans les premiers mètres, et surtout sur des voies avec des points relativement espacés (ce qui est le cas de cette voie).
Je ne portais pas de casque ce jour, car je connaissais bien le secteur, et avais estimé que je pouvais m’en passer. C’est une erreur que je ne commettrai plus.
Ciel couvert, vent modéré
26/06/2017 - Déclippage d'un coinceur lors d'une chute
– Rappel coincé à la descente de la voie
– Tentative de mouflage du rappel infructueuse (manœuvre pour augmenter notre force de traction sur la corde)
– Remonte décoincer le rappel avec le brin libre
– Progression dans des gradins en IV
– Protection en utilisant les coinceurs DMM Dragon Cam, camalot N°3
– Chute à cause d’une prise qui casse
– un premier coinceur ne retient pas la chute car posé dans une fissure sale
– un deuxième coinceur saute et sa sangle se déclippe*
– le 3ème coinceur arrête la chute (alors qu’il ne tient plus que par 2 cames).
Bilan : chute de plus de 30m, courte perte de connaissance, hélitreuillage, polytraumatisme, 1 mois d’arrêt de travail
*Le mousqueton a été retrouvé seul autour de la corde.
Le coinceur relié à ce mousqueton par une sangle n’a pas été retrouvé
La sangle du coinceur était rallongée.
Le mousqueton d’origine était utilisé.
Accident avec déclippage de la corde lors d’une chute, que je pensais très très rare. De plus, le matériel était correctement utilisé, la corde passée dans le bon sens. Dans le cas présent, c’est la sangle du coinceur qui s’est déclippée, pas la corde.
J’en conclus que les dégaines rallongeables constituées avec une sangle de 60cm sont à utiliser avec précaution. Il faut fixer le mousqueton tenant la corde à la sangle via un nœud de cabestan. En effet, avec un cabestan, le mousqueton serait resté clippé. Et si ce coinceur avait tenu, la gravité de la chute aurait pu être évitée.
J’en conclus aussi qu’il faut toujours plus se protéger…
Et aussi qu’une fissure terreuse car tout juste nettoyée ne retient pas une chute.
J’avais posé des DMM et un camalot : seul le camalot a tenu !
Les DMM étaient-ils bien posés ?
Toujours est-il que dorénavant je serai encore plus vigilant lors de grimpe sur coinceur…
Coinceurs mécaniques DMM Dragon cam + Camalot
12/06/2016 - Mou dans la main+ 2e dégaine + chute = entorse
Mon amie a chuté du deuxième point avec le mou dans la main. Sa main sur la prise a glissé sans qu’elle puisse l’anticiper. Résultat : une entorse.
Nous étions en fin de séance. Je n’ai pas assez insisté pour que mon amie grimpe en moulinette. Quand je l’ai vue mal à l’aise j’aurais dû exiger qu’elle redescende et choisisse une voie plus facile. Quand je l’ai vue tomber j’ai reculé pour ravaler le mou, peut être que j’aurais dû faire une parade. Mais elle était assez haut. Peut être que nous aurions été blessées toutes les deux. Ce qui m’a le plus surprise c’est la rapidité de la chute et du peu de temps pour prendre une décision. Deux conseils : ne pas grimper fatigué et suivre son intuition.
02/05/2016 - Échelle dangereuse en ouverture
L’ouvreur monte au niveau du premier point pour effectuer un réglage sur la voie précédemment ouverte. L’échelle glisse et tombe au sol, l’ouvreur par dessus. L’échelle est restée en appui contre le mur, c’est la base de l’échelle qui a glissé vers l’arrière. Chute d’une hauteur de 3 m sur du béton lisse.
Conséquence : entorse du pouce plus lésions aux genoux.
Pas besoin d’échelle quand on utilise des nacelles (soit fainéant, soit fainéant, tu vivras longtemps (Coluche))
Le même accident est arrivé 9 mois plus tôt à l’occasion de la réception par le club de la SAE. La même échelle fait 2 blessés cette saison.
Echelle en alu dont les pieds sont scotchés pour éviter de trouer les tapis. Au lieu de servir au-dessus des tapis pour de l’ouverture en bloc, elle a servi (1 seule fois cette semaine) sur un sol glissant de gymnase lors de l’ouverture du Championnat Rhône-Alpes de difficulté.
18/04/2016 - Chute grave en moulinette
Premier jour d’une sortie club d’une semaine, encadrée.
Le grimpeur se lance dans une voie proche de son niveau max, en moulinette, dans le but de la refaire ensuite en tête. C’est une voie légèrement en dalle, sans vire ni relief important.
Arrivé au relais, il demande de façon inhabituelle une grande quantité de mou. Son assureuse est surprise, mais lui donne.
Il demande alors à se faire reprendre sec, et présumant que son assureuse l’a entendu, mais sans vérifier la tension de la corde, il se laisse tomber dans le baudrier, pour entamer sa descente.
Seulement, son assureuse ne l’avait pas entendu. Les 4/5 m de mou restant ont occasionné une chute dont l’accélération a fait décoller l’assureuse vers la paroi. La combinaison des deux facteurs résultant en une chute d’une douzaine de mètres. Durant cette chute, le grimpeur a heurté deux fois la paroi avec sa tête, et deux fois avec ses pieds, assez violemment à chaque fois, avant de finalement se faire bloquer par son assureuse.
Plusieurs erreurs ont été commises, qui ont amené à l’accident, et à sa gravité.
Tout d’abord, le grimpeur a vraisemblablement demandé ce surplus de mou afin de désentortiller la corde au relais, avant la descente. C’est ce mou excessif qui est à l’origine de l’ampleur initiale de la chute, de 4/5 m. Une vérification avant de se lancer dans la voie, du passage correct de la corde dans le relais aurait évité d’avoir eu recours à cette manœuvre.
Son erreur principale a été l’excès de confiance qui ne lui a pas fait vérifier la tension de la corde avant de se libérer du relais, ni d’avoir demandé confirmation à son assureuse qu’elle avait bien reçu son commandement. La communication est la clé de la sécurité des grimpeurs on n’insistera jamais assez dessus. L’oubli de cette vérification essentielle (tension de la corde avant de redescendre) aura été le facteur déterminant de cette chute. Que ce soit par excès de confiance, ou par oubli, personne n’est à l’abri de ce type d’erreur.
Chaudes et ensoleillées
26/12/2015 - Accident en falaise
Superbe journée, direction le rocher Saint Vincent. Arrivés sur place, choix d’une petite voie cool pour commencer. Le grimpeur hésite à mettre son casque, et voit son compagnon de cordée qui ne se pose pas la question. Aussi, le grimpeur enfile le sien, normal, il fait pareil et c’est parti.
Arrivé en haut, il se vache et en informe son compagnon de cordée.
Sur place, trois relais dont un équipé avec un mousqueton, qu’il décide d’utiliser, il passe sa corde et le verrouille. Il est en bon état apparent quoiqu’un peu usé sur les extrémités. Il s’interroge sur le bien-fondé d’utiliser un mousqueton qui est là depuis… combien de temps ? En bas, l’assureur demande comment il descend et le grimpeur répond « en rappel » (donc en autonomie sans personne en bas)… L’assureur le libère donc mais dans sa tête, le grimpeur pense être « en moule » (toujours accroché à la personne en bas).
Chute de la hauteur de la voie, amortie par un arbre, forcément la descente a été plus rapide que prévue…
Merci à l’assureur d’avoir mis son casque sans hésiter, en l’imitant, ça a probablement sauvé la vie du grimpeur. Durant la chute, il a bien senti le casque taper fort sur quelque chose et senti l’amorti des sangles du casque sur la tête.
Deuxième chose, la communication, faire bien attention aux termes utilisés et ne pas hésiter à relancer l’information et cas de doute .
Le check avant de partir, la communication durant l’activité ! Un doute doit être levé !
24/10/2015 - Chute en tête lors du mousquetonnage
Chute en tête au mousquetonnage à la sixième dégaine dans une voie en 5c peu raide. Retournement du grimpeur casqué avec perte de connaissance de courte durée.
Le grimpeur ayant relâché une grande longueur de mou avant de chuter, l’assureur était en train de ravaler la corde et a eu la main gauche brûlée.
Intérêt du casque: le grimpeur aurait au minimum souffert d’un grave traumatisme crânien.
Nécessité pour des grimpeurs en tête dans des niveaux modestes de savoir repérer les endroits où une chute pourrait être dangereuse (même en équipement sportif: présence de zones proéminentes). Le grimpeur doit savoir parfois renoncer…
L’assureuse n’a pas lâché le grimpeur malgré sa blessure.
Corde neuve relativement fine
18/02/2015 - Fracture du tibia à cause d'une prise qui tourne
Une prise assez longue n’avait pas de vis anti-rotation (ancienne prise Entre-Prises). L’appui du pied de tout son poids d’un grimpeur l’a fait tourner. Le pied du grimpeur a tapé une prise situé 20 cm en dessous lors du début de la chute. Le tibia n’a pas résisté à la pression du choc.
Bilan : 2 mois de plâtre, 6 mois sans grimper, ni travailler.
Mon conseil : Mettez une vis anti-rotation pour bloquer le dévissage, même s’il n’y a pas de trou de prévu.
Ancienne prise d’escalade sans vis anti-rotation
21/12/2013 - Accident en bloc
Une grimpeuse s’est fait une multiple fracture du calcanéum (os du talon) suite à une chute survenue à faible hauteur (1 m) avec réception sur crash-pad.
il s’agissait ici de son premier bloc d’un contest de 40 blocs, celui était classé comme facile mais malgré les consignes de sécurités apportées en amont de la rencontre, il n’y avait pas de pareur « efficace » au moment de la chute (zipette).
Au bilan : plus de 6 mois d’arrêt de travail avec retenue sur salaire sur la fin 🙁
– son échauffement était il suffisant ?
– les tapis de protection était il adapté à cet endroit ?
– lors de rencontre de ce type, la motivation générale des participants peut faire oublier certaines règles de sécurité élémentaires donc vigilance.
Tapis de réception SAE avec corde + crash pad
04/12/2015 - Dent arrachée sur une prise
Un jeune a chuté, les dents sur une prise, une dent de devant s’est déchaussée.
La dent a pu être replacée aux urgences dentaires.
Si les bonnes décisions sont prises, on peut remettre une dent en place, même définitive. C’est une question de temps
http://www.chu-nantes.fr/que-faire-lorsqu-une-dent-est-arrachee-a-la-suite-d-un-choc–4614.kjsp
07/10/2015 - MONOBAU (Procédure de vérification)
Moniteur, j’ai mis en place une procédure de vérification des éléments de sécurité avant de grimper.
MoNoBau comme Mousqueton Nœud Baudrier, les trois points indispensables à vérifier avant de grimper.
Mo: vérifier la fermeture du mousqueton, le point d’attache (pontet), le sens du système d’assurage et son bon fonctionnement.
No: vérification du lieu d’encordement et de la bonne réalisation du nœud.
Bau: les deux baudriers sont correctement placés et ajustés, le système de réglage est bien en place.
Penser également à vérifier ses voisins.
14/09/2015 - Générosité Suisse et SNE
Donation de 20 euros de la part d’un couple de grimpeurs suisse en remerciement de l’équipement et entretien des sites d’escalade baumois ! Fait exceptionnel pour le signaler et essayer le REX.
En point positif, c’est que c’est bon pour la caisse de la commission convivialité du club !
Plus sérieusement, que tous grimpeurs sachent que les SNE demandent un investissement bénévole et parfois professionnel en fonction de l’importance des travaux.
27/05/2017 - Jets de pierres à Cap Canaille
J’attendais un collègue au belvédère de Cap Canaille qui est très fréquenté par les touristes car il y a des barrières qui permettent d’être très proche de la falaise. En 15 minutes j’ai vu deux personnes des hommes dans les 30 à 40 ans qui s »amusaient » à jeter des pierres du haut de la falaise. Les deux fois je suis intervenu pour leur dire qu’il peut y avoir des gens en bas et qu’il y a des chemins au pied de la falaise.
Je pense qu’il serait bien de mettre des pancartes pour leur indiquer qu’il ne faut pas jeter des pierres car il peut y avoir des gens en bas.
Les gens sont totalement inconscients ! ! ! Mais comment leur faire prendre conscience ?
En tout cas, le port du casque pour les grimpeurs ou leurs accompagnants en pied de falaise est incontournable.
22/09/2019 - Registre EPI au club
Je viens de prendre la Présidence de mon club et je viens de me rendre compte qu’il n’y avait aucune tenue du registre des EPI (Equipements de Protection Individuelle).
J’ai seulement regardé sur les étiquettes des baudriers leur date de fabrication pour la mise au rebut du matériel qui a plus de 10 ans.
Faut-il tout mettre au rebut ? Ou interdire la pratique de l’escalade le temps que ce matériel soit vérifié. Sachant que je ne connais pas son passif à part sa date de fabrication.
Positif : j’ai vérifié les dates de fabrication et mis au rebut 1 baudrier.
Des clubs comme le mien, il doit y en avoir d’autres… Plutôt qu’interdire l’escalade, mieux vaut rapidement se mettre à jour.
Pour bien s’y prendre, s’informer : https://www.ffme.fr/uploads/federation/documents/reglements/directives-et-chartes/directives-epi.pdf
Puis contrôler tout le matériel et le rentrer dans un registre EPI. N’oubliez pas que des logiciels de gestion des EPI existent pour vous faciliter la tâche.
En priorité, vérifier tout le matériel textile dont celui à durée de vie très limitée. Puis passer au matériel métallique.
Dans le doute, se former à la gestion des EPI ou contacter le comité territorial ou un professionnel compétent pour vous renseigner.
01/04/2018 - Retournement de dégaine et cassage du doigt
Un ami était en train de grimper une voie puis chuta (au dessus du deuxième point), la chute fut correcte et bien assurée donc pas de souci là dessus. Cependant nous avons entendu un bruit durant la chute, la dégaine qui était sur le deuxième point s’est complètement retournée et le doigt était de travers ! Cette dégaine se trouvait sur un vieux point avec une forme particulière. Nous avons donc conclu que la dégaine s’était mise de travers durant l’ascension. La chute a provoqué un effort qui a ouvert le doigt et a fait tourner la dégaine. Gros coup de chance qu’elle ne soit pas sortie du point !
Éviter de grimper sur des vieux points
Éviter de grimper sur des vieux points avec une forme particulière
Bloquer la dégaine dans une position correcte pour éviter le retournement
18/03/2017 - Un relais pas très rassurant...
Relais douteux :
Point du haut sans plaquette : la chaîne est coincée entre le boulon et la roche.
Le maillon rapide du bas est hors d’âge, oxydée+++, ce maillon est relié au point du bas via une plaquette ancienne qui semble tordue et oxydée (y a-t-il eu choc ?).
A noter que la chaîne de liaison est elle-même oxydée ET s’appuie confortablement sur une arête rocheuse qui rend sa résistance faible…
Je n’ai pas eu confiance en ce relais, j’ai donc rejoint le relais de Gauche neuf et « béton ».
Conseil aux pratiquants: fuir vers un relais plus sûr
Conseil aux pros qui enseignent l’équipement: prendre des photos pour montrer toutes les erreurs possibles sur un seul relais !
Relais chaîné
24/11/2016 - Grigri à l'envers
L’assureur vérifie l’encordement du grimpeur qui va grimper en tête, et place la corde à l’envers dans le dispositif. Pas de vérification par le grimpeur préoccupé par autre chose. Lorsque le grimpeur arrive au relais, l’assureur au moment de le descendre se rend compte de l’erreur et descend le grimpeur sans problème utilisant le grigri comme un frein type reverso.
Point positif : l’assureur n’a jamais lâché la corde sous le grigri pendant la progression du grimpeur. Heureusement, le stress a posteriori aurait été encore plus intense.
Ça se finit bien, mais ça aurait pu mal tourner : la vérification doit devenir incontournable…
21/10/2016 - EPI corde
Un incident intéressant comme un bel exemple de ce qui peut arriver si on ne contrôle pas les EPI.
Le club a passé la commande de 26 cordes de 33 m et 3 couleurs. Notre mur fait 14 m au plus haut. Normalement, pour être tranquille on a décidé d’acheter toutes nos cordes à 33 m… 35 m aurait été mieux, mais bon… On va chercher les cordes toutes empaquetées, empilées, bien rangées, nickel (Vieux Campeur). On met en place les cordes, super beau car trois couleurs pour éviter les confusions entre nos 26 couloirs. On grimpe avec les enfants sur les zones latérales de faible hauteur. Le soir, les adultes débarquent. Avant de démarrer la séance, avec notre responsable EPI, on se dit, bon, on va bien ramasser toutes les fiches, pour le cahier et là… surprise : Une corde est marquée 30 m. Le mur fait 14 m, la corde en question, que nous avons immédiatement enlevée (heureusement qu’elle était marquée), était dans la partie la plus haute et la plus surplombante…
Négatif : dans le magasin même j’aurais dû contrôler toutes les étiquettes même si c’était un lot expédié spécialement pour nous.
On a fait grimper les gamins sans avoir contrôler les longueurs aussi bien il aurait pu y avoir une 20 m !
Positif : On a contrôlé toutes les étiquettes et les infos sur les cordes avant de les mettre en oeuvre dans les grands dévers.
Dans le club, on contrôle strictement le nœud en bout de corde quelque soit les créneaux. On aurait pu éviter potentiellement l’accident si malgré tout nous n’avions pas vérifier les EPI immédiatement.
Attention à la toute première mise en place de cordes neuves: elles ne font pas forcément la bonne longueur !!!
04/12/2015 - Prise qui tourne en SAE
Le vendredi 4 décembre 2015, je grimpais en salle avec mon club Le GUM affilié FFME et faisais ma deuxième voie d’échauffement. Suite à une prise qui a tourné brutalement d’un demi tour alors que je la tenais de la main droite et que de l’autre je tenais la corde pour mettre la première dégaine, en appui en carre externe sur le pied droit, j’ai volé obliquement de la hauteur de 1m60 sur un mur vertical perpendiculaire où se trouvaient d’autres voies. Mon dos est venu percuter violemment ce mur à 50 cm du sol et une prise est venue s’encastrer dans mon flan gauche me cassant les 10ème et 11ème côtes gauches. L’accident aurait pu être beaucoup plus grave à quelques centimètres près si la colonne vertébrale avait été touchée ! Cet accident aurait pu facilement être évité si la prise n’avait pas pu tourner.
J’avais déjà subi le désagrément ou été témoin d’une prise qui tourne après avoir posé le pied du coté gauche de la prise par rapport à l’axe du boulon engendrant un vol…
Je propose que les grimpeurs en salle se mobilisent pour que les Structures Artificielles d’Escalade (SAE) s’équipent de systèmes qui empêchent les prises de tourner même si cela induira d’augmenter le prix d’entrée (puisque on paye déjà une part pour la sécurité) et ceci avant un accident grave.
Prise d’escalade qui fait brusquement une rotation d’un demi tour
20/11/2015 - Mise en danger due à un équipier
Nous arrivons au parking de la falaise de Baume rousse où nous croisons l’équipeur, qui venait de changer les relais. Après nous avoir seulement dit que nous étions mal garé, nous allons grimper. Je commence par le 6c « gnocchi on heaven’s door ». En arrivant au relais, je remarque en me vachant dessus que le « sika » est tout frais et qu’il suffit de tirer dessus à la main pour le sortir de la roche. Je me décale donc au relais d’à côté qui avait aussi été refais, je me décale encore afin de rejoindre un relais solide. Aucun panneau ne nous indiquait que les relais avaient été changés. L’équipeur que l’on venait de croiser ne nous avait même pas prévenu, ce qui est très dangereux! De plus les points avaient aussi été changés et rien n’avait été nettoyé, il y avait de la poussière partout sur la falaise et les prises à cause des trous de perfo.
L’équipeur ne nous a pas prévenu de ce qu’il venait de faire et a été plutôt désagréable avec nous et cela m’a mis en danger. J’ai donc prévenu beaucoup de personnes qui grimpent dans le coin. Il faut donc vérifier avant de grimper et les équipeurs doivent impérativement prévenir les grimpeurs en mettant des petits panneaux indiquant que la voie vient d’être rééquipée et la date à laquelle cela a été effectué.
Relais refais
31/10/2015 - AH frontale quand tu nous manques
Démarrage de la voie à 15h30 sous un soleil magnifique. Cordée de 3 personnes confirmées. Pour diverses raisons (grimpe en flèche moins rapide, et notamment aussi parce qu’il a fallu que je confectionne des dégaines de secours dans la dernière longueur qui en nécessite 16 ; non indiqué dans le topo), nous avons été surpris par le coucher rapide du soleil et l’arrivée quasi instantanée de la nuit (aidé en cela par le changement d’horaire été hiver). Les descentes en rappel qui se font dans une autre voie, les manipulations et la recherche des relais se sont donc faits dans le noir avec juste un faible éclairage de portable. Eh oui nos frontales étaient bien au chaud dans nos sacs à dos au pied de la falaise. Vachement utile. Nous avons vraiment « galéré » pour trouver deux des quatre relais. Nous avons enfin retrouvé « le plancher des vaches » au bout de 1h d ‘effort et de concentration.
Points positifs : notre cordée, qui est expérimentée et qui a l’habitude de grimper ensemble, a su rester calme, concentrée, et chacun a été attentif à l’autre.
J’ai oublié ma frontale une fois, je ne l’oublierai pas deux fois.
L’Expérience n’empêche nullement les erreurs ou les oublis, elle les diminue seulement. Alors respectez ce principe que j’utilise toujours (quasi toujours ….) en escalade ou en alpi: Vérifier les encordements, les manip, le matériel deux fois… plutôt qu’une.
10/05/2015 - PETZL Grigri : attention à son utilisation
Attention à l’utilisation du Grigri !!!
Aujourd’hui j’ai assisté à un incident heureusement sans gravité en falaise.
Lors de la descente en moulinette, une fille est revenue au sol de 2-3m. L’assureur surpris s’écrie : « mais… C’est auto bloquant normalement ! » Et remet la qualité du grigri en cause ! »
A ce moment précis il avait les 2 mains sur le brin côté grimpeur !
La corde est probablement passée sous la manette et lorsque l’assureur a tout lâché le système est resté en mode « ouvert ».
La notice Petzl précise très clairement que le grigri n’est pas un autobloquant mais un « assureur à freinage assisté », et que l’assureur doit TOUJOURS garder une main sous le grigri. Il rajoute de la sécurité dans le sens où il aide beaucoup au freinage, mais doit effectivement être utilisé comme un reverso.
Température chaude, Paroi orienté principalement Sud
Petzl Grigri ou tout autre « assureur à freinage assisté »
08/01/2015 - Ouverture intempestive de maillon rapide
Constat de l’ouverture intempestive du maillon rapide par l’effet de la corde frottant sur la vis du maillon placé à l’horizontal du fait de la mauvaise conception du relais.
Anticiper le cheminement de la corde sur les vis de maillons rapides, ou même sur les mousquetons lors de descentes au demi cabestan par exemple.
Moulinette dans 1 maillon rapide non normé d’un relais chaîné mal conçu. Corrigé depuis.
07/04/2018 - Chute du relais
Chute du relais d’environ 15 m, sans retour au sol, suite à une mauvaise interprétation de la situation et mauvaise communication entre le grimpeur et l’assureur. Nous sommes partis dans une voie avec dans l’idée de descendre en moulinette. La voie étant sinueuse, je (le grimpeur) dis à mon assureur, en milieu de voie environ, « je t’assure d’en haut et on redescend en rappel ». Arrivé en haut je me vache, installe mon reverso, tire sur la corde mais rien ne vient. Je me dis alors en moi même, « mon assureur ne m’a pas entendu à cause du vent ». Je fais donc ma manip pour descendre en moulinette, crie « sec », me dé-vache, « départ », je commence à descendre et là, mon assureur, qui avait en fait bien entendu, croyant que je tirai très fort sur la corde, libère et c\’est la chute. Mon assureur rattrape la corde et évite ainsi mon retour au sol. Je m’en sors avec un tibia et une cheville cassée, moindre mal vu la chute.
Toujours décider au sol des manips qui vont être faites, et utilisation de la communication non verbale ou talky-walky lorsque l’assureur ne voit pas le grimpeur et qu’il y a beaucoup de vent.
26/01/2019 - Accident en tête en SAE
Lors d’une séance d’entrainement du groupe perfectionnement des catégories : Minimes à sénior 1, un accident s’est produit.
Nous étions un groupe de 7 personnes. 5 encadrés et 2 encadrants. Après échauffement général et spécifique, le groupe entre alors dans le corps de séance. Je montre à un jeune comment grimper une voie qu’il devra effectuer par la suite. Ce jeune m’assure en tête dans cette voie. Nous communiquons sur la gestuelle durant l’ascension de cette même voie. Arrivé en haut de cette voie, nous communiquons de manière visuelle et gestuelle (nos regards se croisent et un signe de tête du grimpeur et de l’assureur valide que nous sommes OK). A ce moment là, je lâche alors les prises et mon arrêt s’effectuera sur le sol souple de la SAE.
10 m de chute.
Comment expliquer ce retour direct au sol?
– L’élève a voulu faire un vol de l’ESPACE à son encadrant ? Je ne pense pas, car il n’y avait pas de mou déployé au moment où je lâche les prises.
– Gros différentiel de poids? même pas (grimpeur 65kg / assureur 55kg).
– Manque d’expérience de la part de l’élève ? Non plus, il grimpe au minimum 3 fois par semaine (entre la section escalade au lycée et le groupe perfectionnement du club).
Les dires de l’élève : « J’ai voulu faire un vol à mon prof, le vol a pris une telle vitesse que j’ai pris peur et je n’ai pas réussi à agir ».
L’inhibition aurait pris le dessus sur l’action? A croire que oui.
Des signes qui pourraient nous diriger vers cette théorie : l’élève ne s’est ni brûlé les mains, n’est pas monté à la première dégaine durant son assurage.
On pourrait penser que la peur l’a « bloqué »
J’avoue que je n’ai pas d’explication rationnelle à proposer au vu de l’expérience du grimpeur.
24/05/2018 - Quasi accident en tête
Séance d’escalade en tête avec des adolescents, habitués au bloc.
Ambiance « détendue et festive », certains sont plus rapides que d’autres pour s’équiper. Une cordée attaque (cordée A) à grimper, alors que la cordée voisine (cordée B) s’équipe encore et… discute avec l’assureur de la cordée A… Assureur A peu vigilent lorsque Grimpeur A clippe la première dégaine et chute. Grimpeur A tombe sur l’assureur B. Le grimpeur va bien (pas de retour au sol, l’assureur l’a bien séché), mais l’assureur B se plaint d’un mal de dos.
Grosse frayeur de ma part (le cadre), mais la douleur s’atténue en 10′ : rien de cassé.
Clarifier le fait que nous passons sur de la difficulté, et rappeler les principes (vigilance, double vérification…) avant de commencer pour « casser » l’ambiance.
Exiger de ne pas distraire lors des tâches de « sécurité » (équipement, assurage…) tout au long de l’apprentissage du « statut de grimpeur ».
Être vigilent à la place des cordées les unes par rapport aux autres.
Faire un bilan avec les jeunes sur l’événement (voir points précédents).
Forme de l’espace de difficulté en U, restreint.
11/01/2016 - Descente expresse
Grimpeur en moulinette assuré sur un grigri. L’assureur a descendu trop rapidement le grimpeur et l’a stoppé net à 2 m du sol occasionnant un « coup du lapin ». Arrêt, minerve, maux de tête, entorse cervicale, alité pendant 3 jours…
La descente doit être un moment paisible et après l’effort, le réconfort d’un compagnon dans lequel on a placé toute sa confiance. Mais son assureur le regardait-il vraiment pendant la descente ??? Le grigri ne dispense pas de suivre visuellement la descente complète de son grimpeur.
Grigri utilisé par un assureur confirmé.
17/08/2015 - Chute la tête en bas
Sur une voie très verticale, en 3 longueurs d’une trentaine de mètres chacune. Environ à la 5ème dégaine, à hauteur d’épaule de la broche se trouvant à ma droite, ne pouvant clipper faute d’une position correcte et ne trouvant pas d’appui pied gauche pour soulager ma main gauche… La chute arriva si soudainement que je tombai à la verticale (au lieu de me pousser de la paroi), en pivotant légèrement sur ma gauche. Résultat : la corde passa sous ma cuisse droite et me retourna pour un plongeon la tête la première dans le vide de 8 à 10 mètres de chute. Conséquences directes : d’abord quelques égratignures… puis un hématome dans le creux de ma main gauche dont la douleur n’apparut que quelques minutes plus tard et m’obligea à une réchappe dans cette même longueur de voie, ne pouvant plus plier les doigts.
Savoir toujours mettre son baudrier est PRIMORDIAL. Si je ne l’avais pas serré correctement, bien au-dessus des hanches, je ne serais plus là pour en parler !
Aux premiers débriefings de l’événement, la bonne réaction aurait été de voler sans attendre la chute. Mais savoir que la chute allait arriver à ce moment précis et du coup, réagir avant… !? Après recul, je pense surtout qu’il faut penser à un temps d’adaptation au rocher. Entre grimper des voies de 8-10 mètres en salle et s’engager du jour au lendemain sur des longueurs de 35 mètres en extérieur : la connaissance de ses capacités physiques s’en trouve logiquement perturbée. Il y a l’envie, le plaisir, l’engagement… mais l’humilité avant tout.
18/03/2015 - J'ai eu mal au cou
Je me suis ramassé sur ma tête une fille qui tombait quand je me promenais sur le tapis.
Je n’ai pas eu trop mal, mais j’ai eu un collier en mousse pendant une semaine.
En bloc, en salle, il ne faut pas se promener sur les tapis sans regarder les grimpeurs.
25/09/2017 - Encordement double points non réalisé
Il s’agit de 2 grimpeurs (enseignants en sport). Je leur faisais passer leur passeport blanc car « ils ont déjà fait de l’escalade, ils ont l’habitude ».
Lors de l’encordement le 1er grimpeur s’encorde nœud de huit + nœud d’arrêt sur le pontet. Je lui fais remarquer que cet encordement n’est pas correct. Les 2 grimpeurs ne comprennent pas pourquoi.
Après avoir posé des questions, je me suis rendu compte que leurs baudriers étaient neufs ; ils avaient l’habitude d’utiliser des baudriers avec 1 point d’encordement, alors que maintenant leur nouveau matériel exige de passer dans 2 points d’encordement.
J’ai surveillé l’encordement pendant tout le reste de la séance et j’ai constaté que l’encordement sur le point bas n’était pas bien réalisé, malgré vérification mutuelle assureur/grimpeur (corde en dehors de la boucle, sur le cuissard ou carrément oublié).
– les règles fédérales sont claires pour l’encordement ce qui ne laisse pas de place à interprétation.
– la notice fabricant était très claire sur l’utilisation du matériel (schéma + texte)
– surveillance systématique des grimpeurs non autonomes (donner le feu vert, énoncer clairement « attendez que je vous donne le feu vert avant de partir »).
– personnes trop sûres d’elles (relation enseignant / élève inversée)
– grimpeurs n’ayant pas pris connaissance de la notice d’utilisation de leur matériel (alors qu’il s’agit d’un EPI !!!)
Je retiens qu’il faut être vigilant quel que soit le métier du grimpeur et de l’assureur, car les règles de sécurité en escalade sont bien spécifiques à l’activité Escalade.
Systématiquement vérifier le niveau d’un nouvel arrivant qui n’a pas de passeport FFME pour justifier de son niveau. Vérifier également le niveau de ceux qui en ont « déjà fait / « il y a longtemps »…
Enfin, il faut savoir dire « non » lorsque des critères du passeport ne sont pas réunis pour le valider, quel que soit la personne en face, l’encadrant reste légitime dans cette décision.
N’hésitez pas à demander de l’aide aux encadrants FFME lorsque vous changez de matériel !
Attendez systématiquement le feu vert du cadre avant de vous lancer si vous n’avez pas vos passeports blanc / jaune.
Regrouper les personnes dont il faut vérifier le niveau en dehors d’un créneau « surveillance / accès libre » car du coup ils requièrent toute notre vigilance alors que l’on doit continuer à surveiller le reste des personnes présentes.
Les grimpeurs venaient d’acheter de nouveaux baudriers (modèle PETZL CORAX). Auparavant ils utilisaient des baudriers à pontet simple rouge (modèle BEAL AERO IV).
16/06/2017 - Différence de poids sur une cordée
Séance découverte escalade avec un groupe de non licenciés FFME (10 adultes, 1 enfant), sous licence découverte, faisant suite à un encadrement d’enfants licenciés du club auparavant (donc grosse fatigue, manque de lucidité, etc…)
J’étais en retard sur l’encadrement des enfants, et donc j’ai accueilli en retard (et pas suffisamment préparé) ce groupe de débutants
Lors de cette séance découverte, une manipulation de secours a été nécessaire sur un enfant de 4 ans (!!!) que j’assurais, et qui n’arrivait pas à descendre, ni à se vacher sur un point pour éviter l’effet « levier ».
J’ai donc choisi d’aller le chercher en grimpant sur la voie facile d’initiation, tout en avalant la corde (assurage avec grigri + nœud de sécurité sur la corde). Or j’ai chuté, entraînant violemment vers le relais l’enfant de 15kg (alors que j’en fait 80!). Il s’est donc pris le relais en pleine poitrine (il avait un baudrier intégral) et à pleine vitesse, et sa lèvre à tapé sur la falaise. Il avait fort heureusement un casque. Outre le traumatisme moral, il n’a eu que la lèvre coupé et des brûlures sur le corps. Mais cela aurait pu être nettement plus grave.
L’enfant n’a pas grand chose compte tenu du risque potentiel
Une succession d’erreurs d’appréciations ont conduit à cet accident qui aurait pu être très grave:
– Site pas suffisamment préparé pour l’accueil (retard sur l’organisation des séances)
– Fatigue générale due aux nombreuses heures d’encadrement sans pauses.
– Nombreuses sollicitations (autres débutants, adhérents du club, etc…) qui ne m’ont pas aidé à rester concentré sur ma tâche (assurage d’un enfant de 4 ans)
– Acceptation d’un enfant de 4 ans « pour faire plaisir », alors qu’il y avait déjà beaucoup à faire avec les autres adultes débutants
– Certaines personnes (dont le papa de l’enfant) se sont interrogées sur ce problème de différence de poids, mais sans oser le communiquer tout haut
-Attention à la fatigue, notamment dans l’enchaînement des séances d’encadrement (ex: encadrement maximum de 2 heures, etc…).
-Arriver suffisamment tôt sur site pour prendre le temps de préparer tranquillement la séance
-Les (petits) enfants sont un public très particulier, et il faut prendre le temps d’être totalement disponible pour eux
-Bien définir des règles de fonctionnement pour les encadrants, et s’y tenir (durée limite d’encadrement, que faire dans telle ou telle situation, âge limite accepté, etc…)
-Surtout, faire en sorte d’encourager le questionnement bienveillant de la part de tous vis à vis des manipulations effectuées par les grimpeurs. Et ce quel que soit le public (de la famille accompagnant à l’expert le plus diplômé) et le niveau des grimpeurs (du débutant à l’expert).
06/06/2017 - Mousqueton du système d'assurage sur la vache
Lors d’une session de grimpe en salle, mon grimpeur en est à la 7ème dégaine, quand je m’aperçois que le mousqueton du système d’assurage est monté sur ma vache au lieu du passant du baudrier.
Indirectement c’est uniquement le porte matériel sur lequel est clippé le mousqueton de ma vache qui retient mon grimpeur
Comment en arrive t’on a commettre une telle bourde ?
En se passant de la vérification mutuelle grimpeur assureur au départ de la voie, c’est une évidence.
Une description des autres facteurs favorisant n’est pas dépourvue d’intérêt.
Ma vache est un modèle courant du commerce elle comporte un seul brin et deux épissures à chaque extrémité. L’extrémité rattachée au baudrier par les deux passants forme une boucle qui se resserre une fois que l’on s’est vaché sur sa première voie lors d’une session en falaise. Par contre en salle comme l’on ne vache pas la boucle se desserre jusqu’à prendre une forme similaire à celle du passant.
Conclusion : résistons à ce sentiment d’infaillibilité qui découle d’une longue expérience et nous invite au laxisme vis-à-vis des vérifications basiques de sécurité.
Le double contrôle c’est le nœud en 8 du grimpeur et c’est aussi le système frein de l’assureur…
04/06/2017 - Vigilance installation reverso
Nous étions 2 cordées à grimper sur le même secteur le matin. Alors que le 1er grimpeur atteint et clippe le 1er point, son assureur l’arrête net car il se rend compte que la corde n’est plus dans le reverso (oubli de sécuriser la corde dans le mousqueton de sécurité en même temps que le câble du reverso). Plus tard, notre cordée fait exactement la même erreur, et ce malgré un contrôle mutuel….
L’erreur a été signalée et rectifiée aussitôt, sans danger pour les grimpeurs. Par péché de concentration ou d’habitude, l’installation du matériel (nœud/assureur) ainsi que le contrôle mutuel doivent être d’autant plus rigoureux…
Bonne / soleil au rendez vous
Descendeur type réverso
06/01/2017 - Par habitude oubli de demander sec au relais
Un grimpeur confirmé monte en tête une voie de 15 m. Arrivé en haut, il clippe le relais et se met en poids directement sans demander sec (oubli / délit d’habitude).
L’assureur qui attendait l’ordre « sec » voit son grimpeur descendre d’un coup et l’assure en dynamique sur la chute. Le grimpeur arrive à 2 m du sol.
Points positifs : assureur attentif regardant son grimpeur, respect des gabarits d’assurage.
Point négatif : délit d’habitude, le grimpeur n’a pas communiqué avec son assureur.
01/09/2016 - Mauvaise communication
Grimpant en tête assuré par un débutant dans une voie facile. J’arrive sous le relais quand le grimpeur d’une cordée voisine annonce ‘RELAIS VACHE’. Mon assureur ne me voyant pas et me croyant arrivé enlève son frein. Je me retrouve en solo .
Annoncer clairement le nom de la personne à qui se destine le message pour éviter toute confusion :
‘PAUL, RELAIS VACHE’
L’assureur doit être d’autant plus vigilant qu’il y a de nombreuses cordées présentes : à noter que si le grimpeur s’auto-assure pour installer la corde en moulinette (manœuvre de haut de voie), l’assureur ne doit en aucun cas enlever son frein et doit continuer l’assurage pendant toute la manœuvre.
15/06/2016 - Un assureur ASSURE et pas autre chose
Je travaillais une voie. A un passage dur, je suis tombé à une hauteur de 8 mètres environ. Je suis resté un moment dans mon baudrier afin de me reposer et de retenter de passer le mouvement par la suite.
Mon assureur discutait avec une autre personne du groupe au sol, pour le coup ne me regardait pas.
A un moment, il a estimé (toujours sans regarder) que je repartais. alors que ce n’était pas le cas, du coup il a donné du mou dans la corde, sauf que n’étant pas parti j’ai commencé descendre rapidement …
Il a bloqué la corde après que je l’ai interpellé (vivement). Au final , je me suis arrêté à 2 mètres du sol (descente de 5 -6 mètres) et lui est monté d’un bon mètre.
Cette expérience montre que l’attention de l’assureur doit être focalisé sur son partenaire et pas ailleurs. Il aurait regardé il aurait bien vu que je ne repartais pas.
De façon plus générale dans les formations, insister sur la communication systématique dans la cordée.
Pour cette situation le grimpeur quand il repart doit dire « DEPART » ou quelque chose s’assimilant et l’assureur confirmer la compréhension de cette directive. Tant qu’il n’a pas eu de consigne il garde la corde tendue.
13/05/2016 - Assureur qui enlève son frein!
Je pars sur une voie de chauffe facile en moulinette.
Mon assureur m’assure au grigri, tout en discutant avec les copains d’à côté.
Arrivé en haut de la voie, je commence à m’asseoir dans le baudrier pour être redescendu. La corde n’est pas sèche et je me retourne pour vérifier si mon assureur est prêt.
A ce moment, je le vois, en train d’enlever son système d’assurage : il avait déjà retiré le mousqueton de son baudrier (je n’étais donc plus assuré) et il était en train d’ôter le grigri de la corde, tout en discutant avec les copains d’à côté.
Je me suis ainsi retrouvé en haut de la voie, non assuré, à attendre qu’un copain l’aide à remettre son système d’assurage (la situation semblant l’avoir troublé au point qu’il a eu quelques secondes d' »arrêt »).
L’assureur sortait du travail et allait y retourner, donc peu de temps = grimpe rapide sans forcément trop de concentration.
Discussion avec les copains d’à côté = peu concentré.
Voie de chauffe donc a priori sans problème = peu concentré.
Points positifs ayant empêché l’accident : m’être retourné pour vérifier que mon grimpeur était prêt à me prendre sec.
Si on ne peut pas voir son assureur, crier son prénom + « sec » et s’assurer qu’on est pris sec avant de s’asseoir dans le baudrier et lâcher les prises.
21/04/2016 - Corde trop courte bien gérée
Sur une voie de 32 mètres l’assureur aperçoit le milieu de corde dépassé son matériel alors qu’il reste 1 dégaine à mettre. Un rapide coup d’œil pour vérifier que le nœud en bout de corde est fait.
Un retour au sol contrôlé pour voir le manque de longueur.
L’assureur et le grimpeur se retrouvent perchés tous les 2 à 70 cm du sol.
L’assureur a bien vérifié le milieu de corde, le nœud en bout de corde est fait.
Conseil : faire un marquage ou bien noter quelque part la longueur de la corde surtout si elle sert peu.
Vérifier la longueur avec une autre corde dont on est sûr.
Un peu de nuages pas trop chaud bonnes conditions
07/02/2016 - Mauvaise prise de rappel
Il faisait froid donc je portais une fourrure polaire et un coupe vent. Je mets en place mon matériel pour descendre en rappel du haut de la falaise. Au moment de me pendre sur le rappel, alors que j’étais déjà pratiquement dans le vide, je jette un dernier coup d’œil sur mon descendeur et je me rends compte que son mousqueton était placé, de manière incroyable, uniquement sur la petite boucle cousue sous le cuissard. .
Point positif : j’ai effectué une dernière vérification avant de me pendre dans le vide.
Point négatif : quand on porte des vêtements qui cachent le harnais, il faut être doublement vigilant, et concentré lors de son encordement ou lors de la mise en place du frein sur le harnais.
Une double vérification par son compagnon de cordée serait peut être utile.
Harnais ayant une petite boucle sous la boucle du cuissard pour centrer le pontet.
20/11/2015 - Rester humble et concentré
Le soir, je file à la salle. J’arrive avec du retard, après une longue journée qui a commencé à 5h, et je commence l’escalade vers 21h. Je grimpe avec Brice, que je ne connais pas, mais qui n’a pas de compagnon de cordée. Je lui conseille la voie rose que j’ai moi-même ouverte : grandes prises fuyantes, sans aspérités ni accroches, mais qui tiennent bien en opposition ou avec bras long. C’est une 5c. Je constate en le regardant faire qu’il grimpe moyennement. Je lui donne quelques conseils, plus il s’éloigne (la salle fait 12 m), je sais intuitivement qu’il l’a, cette voie… et soudainement… je ne sais pas ce qu’il s’est passé : je le vois tomber, tomber, tomber… et la fin, je me rattrape avec le pied au mur et il s’arrête. Certes, il lui est resté encore 4-5 m avant le sol quand il s’est arrêté, mais il a clippé la dernière dégaine, raté la dernière prise et au lieu de faire un vol d’un mètre, en a fait un de six mètres. J’ai eu du mal à comprendre ce qui s’est passé. Une absence ?
Il faut rester humble et concentré.
04/11/2015 - Rappel sur porte matériel
Lors d’une sortie en falaise de mon association sportive d’établissement, je propose la technique de rappel à la suite d’une ascension d’une voie en moulinette très peu haute et relativement inclinée : travail de l’apprentissage de la manipulation de corde réalisé en SAE auparavant au collège…. et là lors de la descente d’un élève, j’entends un bruit et la gamine en haut de la voie qui s’était enfin bien mise en arrière pour la position de descente, continue de tenir sa corde et se redresse sur ses pieds… elle avait mis son système d’assurage pour le rappel dans le porte matériel, Celui-ci a cédé !… Après avoir sécurisé l’élève, le collègue proche a refixé le système d’assurage sur le pontet.
On a usé notre peau de chagrin!!!!
– l’élève stressée n’a pu réaliser, comme lors des entraînements, une manipulation adéquate du matériel – perte de ses moyens de réflexion en SNE même à faible hauteur
– il faisait froid et les blousons portés par les élèves, même à l’intérieur du baudrier gênaient les vérifications avant descente, de plus le porte matériel mobile le long de la ceinture, se rapprochait du pontet et engendrait une erreur pour les élèves de fixation du système d’assurage et une erreur de vérification
– toujours un professeur proche prêt à intervenir
– une dalle inclinée qui a permis à l’élève de se redresser sur ses pieds pour tenir de lui-même debout
Depuis nous avons décidé de changer de baudrier avec des portes matériels fixes plus éloignés du pontet !!!
Beau mais froid.
Baudrier avec porte matériel mobile le long de la ceinture…proche du pontet quelquefois.
03/11/2015 - Mousquetonnage du descendeur au mauvais endroit
Prise de rappel en haut de la falaise, je commence à me pendre dans le vide et je remarque que j’ai mousquetonné la petite sangle en dessous de l’anneau du bas de mon harnais au lieu du pontet.
Manque de concentration dû à la banalisation de cette manœuvre
Une fourrure polaire qui gênait la bonne vision de mon baudrier.
Rester toujours concentré sur chaque manœuvre, se méfier de l’habitude et de la banalisation des manœuvres de sécurité.
Attention aux vêtements au dessus de la ceinture du baudrier.
Toujours vérifier avant de se mettre en tension.
Baudrier, mousqueton à vis, huit
20/10/2015 - Incident sur enrouleur automatique
Après plusieurs voies enchaînées avec l’assureur automatique, le grimpeur concentré sur une voie plus difficile est parti sans accrocher la sangle à son baudrier. Il a chuté dans un mouvement les pieds au niveau du deuxième point, persuadé d’être assuré. Résultat une arrivée brutale au sol, heureusement sans conséquence. Merci les tapis, mais ça aurait pu être très grave si la chute s’était produite plus haut.
C’est un risque dont nous avions entendu parlé, sans avoir une solution fiable à 100%. Affichage de sécurité supplémentaire ajouté, et info en interne pour sensibiliser à la vigilance. Un bon conseil, faites un test de suspension à 1 mètre du sol pour vérifier le bon fonctionnement de l’enrouleur.
Assureur automatique TRUBLUE
17/10/2015 - Mauvaise installation du frein en grande voie
Dans L7 (5c+), mon compagnon de cordée (alors au dessus de moi), a attaché son frein au relais par le fil d’acier au lieu de l’attacher par l’œillet métallique pour m’assurer.
Cette erreur est due à la fatigue mentale après avoir galéré dans la voie, et non à une méconnaissance de l’utilisation du matériel.
Je pense que je ne serais pas là pour compter cette mésaventure, si j’avais eu besoin ou envie de m’asseoir dans le baudrier.
1- rester zen et ne jamais s’engueuler dans la voie. Il restait alors 4 longueurs à effectuer et une simple remarque calme suffit dans ces circonstances. Nous en avons rediscuté à tête reposée le lendemain, c’était plus constructif.
2- en grande voie, ne pas hésiter à descendre d’un ou plusieurs niveaux de difficultés afin de rester lucides en toutes circonstances. La fatigue fait faire n’importe quoi, et parfois des choses graves.
Frein type Reverso
01/10/2015 - Rester vigilant en toutes circonstances
Je vérifie l’encordement d’une élève qui va m’assurer. Je monte en moulinette remettre la corde dans les dégaines (léger dévers) . Interpellé par 2 personnes sur le type de voie et sa difficulté, je m’encorde sur la corde de la voie d’à côté. A la première dégaine je constate l’erreur . Je redescends sans problème, une chance.
Positif : j’ai vérifié l’assureuse avant de démarrer
Négatif : je me suis laissé distraire ce qui aurait pu avoir des conséquences graves.
08/08/2015 - Manœuvre de haut de voie
Lors d’une manœuvre de maillon rapide en sommet de voie, un grimpeur débutant passe sa corde dans le mousqueton de sa longe et non dans le maillon prévu à cet effet. Après multiples échanges verbaux avec le cadre en bas de voies qui semble distinguer la « fausse manœuvre », le grimpeur soutient que « non, tout est OK ». Le cadre fini par rejoindre le grimpeur et en effet, constate l’erreur.
Le cadre doit toujours aller au bout de sa démarche de sécurité. Ne pas faire « trop confiance » à un grimpeur si un doute est présent.
25/07/2015 - Danger de la corde à double en couenne
Le matériel pris en vacances était pour faire initialement de la grande voie dans le 5-6.
Sur une couenne, j’assure XX avec une corde à double dans un 7B (grimpe très occasionnelle avec XX qui pratique maintenant presque uniquement du bloc) et je n’avais pas regardé le topo (voie pas du tout de mon niveau). En haut XX me dit « je fais une moule », je réponds « ben ouais si tu veux »…. et il est arrivé en bout de corde à environ 8 m de haut. J’avais laissé la corde attaché au sac avec un nœud qui s’est ensuite défait et il n’y avait donc pas de nœud en bout de corde. J’ai refait un nœud au dernier moment. Le grimpeur a fait une réchappe sur un point pour descendre les 8 m restant mais la situation fut donc très critique. La marque du milieu de la corde était presque effacée.
Bien regarder le topo pour savoir si la voie est de plus de 25 m quand on assure avec une corde à double en falaise et bien sûr descendre en rappel si elle dépasse les 25 m….
Refaire les marques de sa corde si celle-ci sont effacées.
Ne pas compter uniquement sur le grimpeur et ses décisions car c’est vous l’assureur qui gérez finalement la sécurité.
Corde à double, deux brins de 50 m
16/05/2015 - Mésaventure avec auto-assureur
Suite à l’incident relaté sur l’utilisation de l’auto-assureur en salle, je fais part d’une mésaventure arrivé à un autre grimpeur. Ce dernier semblait assez expérimenté et fidèle de cette salle d’escalade. Il commence son échauffement sur une voie équipée d’un auto-assureur. Voie assez facile qu’il termine rapidement sauf qu’une fois en haut, il constate qu’il avait oublié un léger détail, s’attacher.
La suite : Il se cramponne fermement en haut de sa voie et demande rapidement à un autre grimpeur de lui libérer la sangle (qui remonte automatiquement une fois détachée) et réussi à l’installer sur son baudrier. Plus de peur que de mal. Si il n’avait pas vérifié qu’il était bien attaché avant de « sauter dans le vide » il aurait terminé 10 m plus bas.
Je pense qu’il faut donc être davantage prudent avec ces systèmes d’assurage accessibles facilement mais aussi privés de tout vérification extérieure.
Points positifs : une histoire qui termine bien mais qui permet de se remémorer qu’il faut être toujours en alerte quand on grimpe.
Points négatifs : l’utilisation pas assez cadrée des auto-assureurs, davantage de risques qu’avec un assurage classique.
Conseil : dans la mesure du possible, toujours grimper avec un partenaire pour effectuer les contrôles de sécurité à deux. Et si vous êtes seul, testez l’auto-assureur en vous asseyant dans le baudrier quand vos pieds sont à 1 mètre du sol.
Auto-assureur type Trublue
13/05/2015 - Il monte sans corde
Nous étions trois à nous relayer ce jour là. Le prochain grimpeur ayant choisi sa voie, je me prépare à l’assurer en installant la corde sur mon frein. Le grimpeur s’avance vers la voie pour l’étudier alors que je discute avec le 3ème. Le grimpeur ne me demande pas si je suis prêt, et je comprends, à tord, qu’il essaye le départ sans être attaché. Le voyant continuer, je me rends compte alors qu’il a complètement oublié de s’attacher et qu’il monte vraiment. On l’arrête rapidement mais il aurait pu se faire un peu mal si il était tombé (deux mètres environ).
A partir du moment où un grimpeur demande à être assuré et choisit sa voie, ne plus le quitter des yeux ! Et à partir du moment où il a un pied sur une prise, bien lui demander si il essaie le départ ou non … ne jamais supposer qu’il l’essaie…
20/11/2014 - Ne jamais lâcher la corde
Lors d’une séance, j’ai vu un copain qui assurait, lâcher la corde pour défaire ses chaussons. Je suis vite allé lui dire, mais heureusement que l’autre n’est pas tombé quand il ne tenait plus.
Il ne faut jamais lâcher la corde d’assurage et toujours rester vigilant.
11/07/2007 - Les dangers du stress et de la précipitation
Mise en place de moulinettes pour un groupe en colonie de vacances sur des voies d’une trentaine de mètres.
Il sont arrivés en retard, j’étais stressé (mes premières séances d’encadrement) et je voulais installer les cordes rapidement pour qu’ils aient le temps de grimper.
J’installe les cordes en haut des voies (assuré par une animatrice à l’aide d’un grigri). Je voulais redescendre en auto-moulinette sur une des cordes. Je me rends compte en tout début de descente que le baudrier tire sur le côté? Bizarre? Je regarde sous mon tee-shirt débraillé et je vois que j’ai accroché mon mousqueton sur le porte matériel de droite !!!
– Agir dans le stress et la précipitation aurait pu m’être fatal (chute de 30 mètres).
– J’avais le tee-shirt débraillé, par dessus la ceinture du harnais et je ne voyais pas bien mon pontet.
Prendre le temps de bien faire les choses même si les clients attendent.
On ne peut pas se précipiter quand le risque est bien présent.
Mon tee-shirt débraillé n’a pas aidé aussi, je ne voyais pas mon baudrier ! Bien mettre ses vêtements dans le harnais…
11/07/2017 - Clé d'arrêt systématique sur huit en butée
Équipement d’une cascade avec huit en butée, système débrayable afin de gérer un frottement.
Le premier descend la cascade, je débraye lors de la descente.
Le second se présente à l’amarrage et commence à s’équiper, je garde la corde en main n’ayant pas rebloqué le huit en butée avec le nœud d’arrêt.
Déconcentré par une action que je dois faire sur l’équipement du deuxième, je lâche la corde.
Lorsque la personne se met en tension sur la corde, elle se débraye automatiquement (n’ayant plus la main dessus) ; résultat, une descente heureusement courte, mais qui aurait pu être beaucoup plus grave.
Dorénavant, à l’amarrage d’une cascade en tant qu’équipeur, je refais systématiquement la clé d’arrêt sur le huit en butée entre chaque personne ; afin de m’assurer que jamais une personne ne puisse se mettre en tension sans être bloquée.
18/04/2015 - La chute aurait pu être longue
Lors d’un rappel, je n’ai pas réussi à freiner car j’étais engourdi par le froid, l’initiateur en bas a réussi à m’arrêter, mais j’ai eu le temps de bien me cogner en perdant l’équilibre. Pas trop de casse, quelques bleus.
J’ai amélioré mon équipement pour les canyons plus froids, ou les mois plus frais.
Je pense plus à gérer ma fatigue, le froid.
Fraîche, couvert mais pas pluvieux
21/06/2015 - J'ai soif!
Après une semaine de folie au boulot, je rentre le samedi soir, j’étais impatient de faire cette voie avec mes potes. J’ai pris mon sac avec matos et cordes et me voilà parti. Tout allait bien jusqu’au moment d’ouvrir mon sac au pied de la voie pour boire
Si nous étions parti pour 2 jours et plus nous aurions dû faire demi tour. J’aurais dû avertir avant de grimper. Depuis je mets la poche de couleur dans laquelle je mets mes vivres en évidence sur mon sac pour être sûr d’être alerté si je ne l’ai pas préparée.
Très belle journée, chaud
27/07/2015 - Rando facile, pas toujours!
Itinéraire mal balisé et donc, erreur de route.
Pas de carte du secteur car nous avons cru qu’en piémont ce serait une balade facile. Rajout de facilement 6 km car nous sommes sortis de la forêt loin de l’itinéraire que avons cru prendre.
Prendre la carte du secteur, avec la boussole.
Certaines randonnées ne sont pas faciles pour s’orienter quand elles sont en forêt.
Grand soleil chaud
04/01/2015 - De bonnes chaussures
Une des participantes avait des chaussures de « trail » d’hiver. Ses chaussures ont pris l’humidité rapidement car la neige était poudreuse et elle est rentrée par dessus. Lors d’une pause, elle s’est plainte d’avoir froid. Nous avons continué jusqu’au repas.
Elle n’a pas eu de blessures graves, mais l’encadrant lui a conseillé de venir bien chaussée à la prochaine sortie.
Terrain montagnard non balisé
Belle journée ensoleillée, la température autour de -2°
Niveau du bulletin des risques d’avalanches
Chaussures de sport type trail
16/02/2014 - Ma raquette a cassé
Ma raquette a cassé. L’articulation ne tenait plus. L’encadrant de notre club a réparé avec un collier électrique. J’étais étonnée mis cela a tenu, et j’ai fini la sortie presque normalement. J’étais vraiment contente de ne pas avoir été seule.
Depuis j’ai fait plein de sorties dans mon club, et je prends de l’assurance. Mais je ne me sens pas capable de partir avec des copines sans encadrant. Mais j’ai un collier comme celui qu’il a utilisé dans mon sac.
01/11/2015 - Avalanche de début de saison
Alors que nous remontions une pente dont les abords étaient déjà bien parcourus, nous avons fait partir une plaque de neige de plus de cent mètres de long et 15 de large. Épaisseur environ 20 cm.
Pas de blessé, mais une bonne piqûre de rappel en ce début de saison :
– même très près des pistes, un avalanche peut partir
– même après 3 jours sans chute de neige, le vent peut mobiliser de la neige et former une plaque
– même un secteur très fréquenté peut connaitre une évolution rapide
Pente supérieure à 30°
Très beau temps, un peu de vent par rafale. Pas de BRA publié en ce début novembre.
05/04/2015 - Connaître son matos dans les moindres détails
Lors d’une sortie toute banale avec mon club du GUMS, les fixations Plum guide se sont desserrées. La talonnière arrière plus précisément. Je prends toujours sur moi quelques outils dont des clefs allen mais, ô surprise, les fixations Plum sont fixées avec des vis américaines (torx). Impossible de trouver un randonneurs avec une telle clef sur lui (en effet, on pense tous à des clefs allen mais jamais une clef torx). Aussi, mon bon conseil est de regarder AVANT la sortie de quelles clefs vous avez besoin car, de mon côté, la descente a été une vraie galère malgré des conditions de neige idéales.
Regarder de quelles clefs on peut avoir besoin en fonction de son matos.
Pente inférieure à 30°
Super bonnes. Soleil et bonne neige froide.