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Timestamp: 2019-09-22 05:48:57+00:00
Document Index: 307883002

Matched Legal Cases: ['§ 2', '§ 3', '§ 1', '§ 4', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 4', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 4', '§ 1', '§ 2', '§\n1', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 3', '§ 6', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 4', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 2', 'arrêt ', '§\n2', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§\n1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 3', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 3', '§ 4', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§\n2', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 3']

Code bien etre 2012 - Fichier PDF
Code bien etre 2012 .pdf
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SUR LE BIEN-ETRE
et extraits du
REGLEMENT GENERAL POUR
Cette brochure est éditée à l’intention des membres du Comité de prévention et de
protection au travail mis en place après les élections sociales 2012. Les membres élus
en reçoivent un exemplaire par l’intermédiaire de leur organisation syndicale. Les
autres membres du comité et les personnes concernées par la problématique peuvent
en recevoir un exemplaire gratuitement en en faisant la demande:
par téléphone au 02 233 42 14
par commande directe sur le site du SPF: http://www.emploi.belgique.be
par écrit à la Cellule Publications du Service public fédéral Emploi, Travail et
Cette brochure peut également être consultée sur le site Internet du SPF:
Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de
la Direction de la communication du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, de
reproduire totalement ou partiellement la présente publication, de la stocker dans une
banque de données ou de la communiquer au public, sous quelque forme que ce soit.
Toutefois, si la reproduction de textes de cette brochure se fait à des fins informatives
ou pédagogiques et strictement non commerciales, elle est autorisée moyennant la
citation de la source et, s’il échet, des auteurs de la brochure.
Dans cette brochure, on retrouve le texte coordonné de la loi du 4 août 1996 sur le bien-être
des travailleurs lors de l’exécution de leur travail, ainsi que le texte de tous les arrêtés royaux
particuliers pris en exécution de cette loi, qui forment le Code sur le bien-être au travail, mis
à jour jusqu’au Moniteur belge du 30 novembre 2011, ainsi que les dispositions du RGPT qui
sont encore pertinentes (principalement contenues dans le titre II).
La structure du Code sur le bien-être au travail, reprise dans cette brochure, est basée sur
une série de principes juridiques et de principes de la technique de prévention. Elle a été fixée
dans une Circulaire ministérielle du 28 septembre 1993 (MB du 5 octobre 1993).
Le Code vide progressivement le RGPT de son contenu et reprend aussi bien des nouvelles
dispositions que des dispositions anciennes qui restent en vigueur. Le RGPT est en effet un
produit de son temps. Il contient un mélange de prescriptions de moyens détaillées qui ont un
rapport avec la sécurité et la santé dans l’entreprise. Le Code est conçu tout à fait autrement,
en partant d’une nouvelle philosophie, c’est-à-dire une approche axée sur le résultat qui
découle de l’analyse des risques.
L’intention est de disposer à terme d’une codification officielle sur le bien-être au travail.
Pour cela un arrêté royal sera pris, qui réunira tous les textes des arrêtés royaux concernant
le bien-être au travail -et qui trouvent principalement leur fondement juridique dans la loi du
4 août 1996-, dans un seul texte continu avec une numérotation continue des articles.
La structure et le contenu de cette codification diffèreront sur un certain nombre de points,
avec la structure et le contenu du Code tels qu’ils avaient été mis en perspective dans la Circulaire précitée.
Dans l’attente de cette codification officielle sur le bien-être au travail, la structure comme
elle a été fixée dans la Circulaire précitée sera encore prise pour le moment comme point de
départ dans cette brochure.
LE CODE SUR LE BIEN-ETRE AU TRAVAIL
Le code sur le bien-être au travail comprend les mesures d’exécution qui ont été promulguées depuis
1993. Pour ce faire, une structure a tout d’abord été fixée qui a été progressivement complétée.
Nous donnons ci-après la structure et les textes tels qu’ils existent réellement pour le moment. Vous
pouvez également consulter notre site web: www.emploi.belgique.be, pour avoir les textes actualisés.
Les explications de la Direction générale Humanisation du travail sur cette législation sont disponibles sur
ce site Internet, à la présentation des thèmes concernés en matière de bien-être au travail.
LE REGLEMENT GENERAL POUR LA PROTECTION AU TRAVAIL (R.G.P.T.)
Vous trouvez ci-après des parties restées pertinentes des dispositions reprises dans le R.G.P.T. Le R.G.P.T.
est le recueil des arrêtés d’exécution qui ont vu le jour entre 1947 et 1993.
Les textes actualisés du R.G.P.T. peuvent également être consultés sur notre site internet www.emploi.
Les explications de la Direction générale Humanisation du travail sur ces prescriptions sont reprises sur
ce site lors de la présentation des thèmes concernés en matière de bien-être au travail.
LOI DU 4 AOUT 1996 RELATIVE AU BIEN-ETRE DES TRAVAILLEURS
LORS DE L’EXECUTION DE LEUR TRAVAIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Chapitre I: Champ d’application
Chapitre III: Principes généraux relatifs à la politique du bien-être
Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors
de l’exécution de leur travail (M.B. 31.3.1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Chapitre IV: Mesures relatives à la surveillance de la santé des travailleurs
Arrêté royal du 28 mai 2003 relatif à la surveillance de la santé des travailleurs (M.B
16.6.2003) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Chapitre V: Mesures relatives à la charge psychosociale occasionnée par le travail
Arreté royal du 17 mai 2007 relatif à la prévention de la charge psychosociale occasionnée par le travail dont la violence, le harcèlement moral ou sexuel au travail (M.B
6.6.2007) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
Chapitre VI: Premiers secours
Arrêté royal du 15 décembre 2010 relatif aux premiers secours dispensés aux travailleurs victimes d’un accident ou d’un malaise (M.B.28.12.2010) . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Titre II: Structures organisationnelles
Chapitre I: Le Service interne pour la prévention et la protection au travail
Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif au Service interne pour la prévention et la protection au travail (M.B. 31.3.1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Chapitre II: Le Service externe pour la prévention et la protection au travail
Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif aux Services externes pour la prévention et la
protection au travail (M.B. 31.3.1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
Chapitre III: Les services externes chargés de contrôles techniques sur le lieu de travail
Arrêté royal du 29 avril 1999 concernant l’agrément de Services externes pour les
contrôles techniques sur le lieu de travail (M.B. 2.9.1999) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154
Chapitre IV: Les Comités pour la prévention et la protection au travail
Arrêté royal du 3 mai 1999 relatif aux missions et au fonctionnement des Comités pour
la prévention et la protection au travail (M.B. 10.7.1999) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
Chapitre V: Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail
Arrêté royal du 27 octobre 2006 relatif au Conseil supérieur pour la prévention et la
protection au travail (M.B. 21.11.2006) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
Chapitre VI: Formation et recyclage des conseillers en prévention
Arrêté royal du 17 mai 2007 relatif à la formation et au recyclage des conseillers en
prévention des services internes et externes pour la prévention et la protection au travail
(M.B. 11.7.2007) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179
Arrêté royal du 5 décembre 2003 relatif aux spécialisations des conseillers en
prévention des services externes pour la prévention et la protection au travail (M.B.
22.12.2003) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
Chapitre VII: Le service interne commun pour la prévention et la protection au travail
Arrêté royal du 27 octobre 2009 relatif à la création d’un service interne commun pour
la prévention et la protection au travail (M.B.16.11.2009) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191
Titre III: Lieux de travail
Chapitre I: Exigences fondamentales
Section I: Signalisation de sécurité et de santé au travail
Arrêté royal du 17 juin 1997 concernant la signalisation de sécurité et de santé au travail
(M.B. 19.9.1997) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197
Chapitre II: Dispositifs utilitaires
Section I: Installations électriques
Arrêté royal du 2 juin 2008 concernant les prescriptions minimales de sécurité de certaines
anciennes installations électriques sur les lieux de travail (M.B.19.6.2008) . . . . . . . . . . 211
Chapitre III: Equipements sociaux
Chapitre IV: Lieux de travail particuliers
Section IX: Dépôts de liquides inflammables
Arrêté royal du 13 mars 1998 relatif au stockage de liquides extrêmement inflammables,
facilement inflammables, inflammables et combustibles (M.B. 15.5.1998) . . . . . . . . . . 218
Section X: Lieux présentants des risques pour les travailleurs dus aux atmosphères
Arrêté royal du 26 mars 2003 concernant le bien-être des travailleurs susceptibles d’être
exposés aux risques présentés par les atmosphères explosives (M.B 5.5.2003, ed. 2) . . 228
Chapitre V: Chantiers temporaires ou mobiles
Arrêté royal du 25 janvier 2001 concernant les chantiers temporaires ou mobiles ( M.B
7.2.2001) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234
Chapitre VI: Travaux en milieu hyperbare
Arrêté royal du 23 décembre 2003 relatif à la protection des travailleurs contre les risques
liés aux travaux en milieu hyperbare (M.B 26.1.2004) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276
Titre IV: Facteurs d’environnement et agents physiques
Chapitre I: Ventilation des locaux de travail
Chapitre II: Ambiances thermiques
Chapitre III: Ambiances sonores
Arrêté royal du 16 janvier 2006 relatif à la protection de la santé et de la sécurité des
travailleurs contre les risques liés au bruit sur le lieu de travail (M.B 15.2.2006) . . . . 285
Chapitre IV: Vibrations
Arrêté royal du 7 juillet 2005 relatif à la protection de la santé et de la sécurité des
travailleurs contre les risques liés à des vibrations mécaniques sur le lieu de travail (M.B
14.7.2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291
Chapitre V: Rayonnements optiques artificiels
Arrêté royal du 22 avril 2010 relatif à la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs contre les risques liés aux rayonnements optiques artificiels sur le lieu de travail
(M.B.6.5.2010) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 299
Chapitre VI: Rayonnements non ionisants
Chapitre VII: Rayonnements ionisants
Arrêté royal du 25 avril 1997 concernant la protection des travailleurs contre les risques
résultant des rayonnements ionisants (M.B. 12.7.1997) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 316
Titre V: Agents chimiques, cancérigènes, mutagènes et biologiques
Chapitre I: Agents chimiques
Arrêté royal du 11 mars 2002 relatif à la protection de la santé et de la sécurité des
travailleurs contre les risques liés à des agents chimiques sur le lieu de travail (M.B
14.3.2002) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 333
Chapitre II: Agents cancérigènes et mutagènes
Arrêté royal du 2 décembre 1993 concernant la protection des travailleurs contre les
risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes et mutagènes au travail (M.B.
29.12.1993) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 383
Chapitre III: Agents biologiques
Arrêté royal du 4 août 1996 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés
à l’exposition à des agents biologiques au travail (M.B. 1.10.1996) . . . . . . . . . . . . . . 396
Chapitre IV: Dispositions particulières concernant l’amiante
Arrêté royal du 16 mars 2006 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés
à l’exposition à l’amiante. (M.B. 23.3.2006) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 431
Titre VI: Equipements de travail
Arrêté royal du 12 août 1993 concernant l’utilisation des équipements de travail (M.B.
28.9.1993) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 451
Section I: Ecrans de visualisation
Arrêté royal du 27 août 1993 concernant le travail sur des équipements à écran de visualisation (M.B. 7.9.1993) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 458
Section II: Equipements de travail mobiles
Arrêté royal du 4 mai 1999 concernant l’utilisation d’équipements de travail mobiles
(M.B. 4.6.1999) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 462
Section III: Equipements de travail servant au levage de charges
Arrêté royal du 4 mai 1999 concernant l’utilisation d’équipements de travail servant au
levage de charges (M.B. 4.6.1999) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 465
Section IV: Sieges de travail et sièges de repos
Arrêté royal du 27 avril 2004 relatif aux sièges de travail et aux sièges de repos (M.B.
24.6.2004) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 469
Section V: Equipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur
Arrêté royal du 31 août 2005 relatif à l’utilisation des équipements de travail pour des
travaux temporaires en hauteur (M.B. 15.9.2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 470
Titre VII: Equipement individuel
Chapitre I: Vêtements de travail
Arrêté royal du 6 juillet 2004 relatif aux vêtements de travail (M.B 3.8.2004) . . . . . . 477
Chapitre II: Equipements de protection individuelle
Arrêté royal du 13 juin 2005 relatif à l’utilisation des équipements de protection individuelle (M.B. 14.7.2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 479
Titre VIII: Catégories particulières de travailleurs et situations de travail particulières
Chapitre I: Protection de la maternité
Arrêté royal du 2 mai 1995 concernant la protection de la maternité
(M.B. 18.5.1995) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 491
Chapitre II: Jeunes au travail.
Arrêté royal du 3 mai 1999 relatif à la protection des jeunes au travail
(M.B. 3.6.1999) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 497
Chapitre III: Stagiaires
Arrêté royal du 21 septembre 2004 relatif à la protection des stagiaires
(M.B. 4.10.2004) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 503
Chapitre IV: Travail intérimaire
Arrêté royal du 15 décembre 2010 fixant des mesures relatives au bien-être au travail
des intérimaires (M.B.28.12.2010) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 507
Chapitre V: Travailleurs chargés de la manutention manuelle de charges
Arrêté royal du 12 août 1993 concernant la manutention manuelle de charges (M.B.
29.9.1993) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 516
Chapitre VI: (abrogé par l’arrêté royal du 17 mai 2007) Mesures spécifiques relatives à la
violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail
Chapitre VII: Travailleurs de nuit et travailleurs postés
Arrêté royal du 16 juillet 2004 relatif à certains aspects du travail de nuit et du travail
posté liés au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail
(M.B.9.8.2004) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 518
STRUCTURE D’UNE PARTIE DU R.G.P.T.
Titre Ibis: Champ d’application......................................................................................................... 523
Titre II: Dispositions générales concernant l’hygiène du travail ainsi que la sécurité et la santé des
travailleurs............................................................................................................................................ 524
Section I: Protection contre les atteintes des machines et des organes mécaniques . . . 524
Section II: Protection contre les atteintes de débris, d’éclats et d’autres agents
vulnérants et nocifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 524
Section III: Prévention des chutes de travailleurs et protection
contre les chutes d’objets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 525
Section IV: Manœuvres, transports et mise en dépôt d’objets à l’intérieur
de l’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 526
Section IVbis: Lieux de travail extérieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 529
Section IVter: Stabilité et solidité des bâtiments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 529
Section V: Précautions contre les incendies, les explosions et les dégagements
accidentels de gaz nocifs ou inflammables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 529
Section VI: Travaux dans les endroits susceptibles de contenir des gaz dangereux . . . 540
Section VII: Précautions à prendre pendant le repos des travailleurs . . . . . . . . . . . . . . 542
Section IX: Travailleurs occupés isoléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 542
Section X: Politique de prévention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 543
Chapitre II: Dispositions relatives à l’hygiène des lieux de travail
Section I: Ambiance des lieux de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 544
Section II: Installations sanitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 550
Chapitre III: Dispositions relatives à la santé des travailleurs
Section II: Lutte contre les nuisances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 557
Sous-section I: Mesures de prévention contre les nuisances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 557
LISTE ALPHABETIQUE DE MOTS-CLES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 562
LOI DU 4 AOUT 1996
RELATIVE AU BIEN-ETRE
DES TRAVAILLEURS LORS DE
L’EXECUTION DE LEUR TRAVAIL
RELATIVE AU BIEN-ETRE DES TRAVAILLEURS LORS DE
L’EXECUTION DE LEUR TRAVAIL (M.B. 18.9.1996)
(1)	loi du 13 février 1998 portant des dispositions en faveur de l’emploi (M.B. 19.2.1998)
(2)	loi du 28 février 1999 portant certaines mesures en matière d’élections sociales (M.B. 18.3.1999)
(3)	loi du 5 mars 1999 relative aux élections sociales (M.B. 18.3.1999)
(4)	loi du 7 avril 1999 relative au contrat de travail ALE (M.B. 20.4.1999)
(5)	loi du 11 juin 2002 relative à la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au
travail (M.B. 22.6.2002)
(6)	loi du 17 juin 2002 modifiant le Code judiciaire à l’occasion de la loi du 11 juin 2002 relatif à la
protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail (M.B. 25.6.2002)
(7)	loi du 25 février 2003 portant des mesures pour renforcer la prévention en matière de bien-être des
travailleurs lors de l’exécution de leur travail (M.B.14.3.2003)
(8)	loi du 3 mai 2003 portant des dispositions diverses relatives aux élections sociales (M.B. 16.5.2003
- Ed. 2)
(9)	loi-programme du 27 décembre 2004 (M.B. 31.12.2004 - Ed. 2)
(10)	loi du 9 mars 2005 modifiant le chapitre V «Dispositions spécifiques concernant les chantiers temporaires ou mobiles» de la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail (M.B. 6.4.2005 - erratum: M.B. 13.5.2005)
(11)	loi du 11 juillet 2006 modifiant la loi du 26 juin 2002 relative aux fermetures d’entreprises (M.B.
24.8.2006)
(12)	loi du 20 juillet 2006 portant des dispositions diverses (M.B. 28.7.2006 - Ed. 2)
(13)	loi du 27 décembre 2006 portant des dispositions diverses (I) (M.B. 28.12.2006 - Ed. 3; erratum:
M.B. 12.2.2007)
(14)	loi du 10 janvier 2007 modifiant plusieurs dispositions relatives au bien-être des travailleurs lors de
l’exécution de leur travail dont celles relatives à la protection contre la violence et le harcèlement
moral ou sexuel au travail (M.B. 6.6.2007)
(15)	loi du 6 février 2007 modifiant la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de
l’exécution de leur travail en ce qui concerne les procédures judiciaires (M.B. 6.6.2007)
(16)	loi du 3 juin 2007 portant des dispositions diverses de travail (M.B. 23.7.2007 – Ed. 1)
(17)	loi du 23 avril 2008 complétant la transposition de la Directive 2002/14/CE du Parlement européen
et du Conseil du 11 mars 2002 établissant un cadre général relatif à l’information et à la consultation des travailleurs dans la Communauté européenne (M.B. 16.5.2008)
(18)	loi du 6 mai 2009 portant des dispositions diverses (M.B. 19.5.2009)
(19)	loi du 30 décembre 2009 portant des dispositions diverses (M.B. 31.12.2009)
(20)	Loi du 6 juin 2010 introduisant le Code pénal social (M.B. 1.7.2010)
Transposition en droit belge de la Directive cadre 89/391/CEE du Conseil, du 12 juin 1989, concernant la
mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs
Article 1er.- La présente loi règle une matière visée à l’article 78 de la Constitution.
CHAPITRE 1ER. - CHAMP D’APPLICATION ET DEFINITIONS
Pour l’application de la présente loi sont assimilés:
1°	aux travailleurs:
a)	les personnes qui, autrement qu’en vertu d’un contrat de travail, exécutent des prestations de travail
sous l’autorité d’une autre personne;
b)	les personnes qui suivent une formation professionnelle dont le programme de formation prévoit
une forme de travail qui est effectué ou non dans l’établissement de formation;
c)	les personnes liées par un contrat d’apprentissage;
d)	les stagiaires;
e)	les élèves et les étudiants qui suivent des études pour lesquelles le programme d’étude prévoit une
forme de travail qui est effectué dans l’établissement d’enseignement;
2°	aux employeurs: les personnes qui occupent les personnes visées au 1°.
§ 2. Les dispositions du chapitre V sont en outre applicables aux personnes concernées par des activités
relatives aux chantiers temporaires ou mobiles.
§ 3. Le Roi peut rendre applicables en tout ou en partie les dispositions de la présente loi et de ses arrêtés
d’exécution à d’autres personnes que celles visées au § 1er, qui se trouvent sur les lieux de travail visés
par la présente loi et ses arrêtés d’exécution.
[§ 4. La présente loi ne s’applique pas aux domestiques et autres gens de maison ni à leurs employeurs à
l’exception des sections 1re et 3 du Chapitre Vbis (5)]
Art. 3.- § 1er. Pour l’application de la présente loi, on entend par:
1°	bien-être: l’ensemble des facteurs concernant les conditions dans lesquelles le travail est effectué,
tels qu’ils sont visés à l’article 4, alinéa 2;
2°	Comité: Comité pour la Prévention et la Protection au travail;
3°	Service: Service interne pour la Prévention et la Protection au travail;
4°	Conseil supérieur: Conseil supérieur pour la Prévention et la Protection au travail;
5°	organisation: les organisations les plus représentatives d’employeurs et de travailleurs visées au
6°	la loi du 19 mars 1991: la loi du 19 mars 1991 portant un régime de licenciement particulier pour les
délégués du personnel aux conseils d’entreprise et aux comités de sécurité, d’hygiène et d’embellissement des lieux de travail, ainsi que pour les candidats délégués du personnel;
7°	maître d’ouvrage: toute personne physique ou morale pour le compte de laquelle un ouvrage est
8°	maître d’œuvre chargé de la conception: toute personne physique ou morale chargée de la conception de l’ouvrage pour le compte du maître d’ouvrage;
9°	maître d’œuvre chargé de l’exécution: toute personne physique ou morale chargée de l’exécution
de l’ouvrage pour le compte du maître d’ouvrage;
10°	maître d’œuvre chargé du contrôle de l’exécution: toute personne physique ou morale chargée du
contrôle de l’exécution de l’ouvrage pour le compte du maître d’ouvrage;
11°	entrepreneur: toute personne physique ou morale qui exerce des activités pendant la phase d’exécution de la réalisation de l’ouvrage, qu’il soit un employeur, un indépendant ou un employeur qui
travaille avec ses travailleurs sur le chantier;
12°	coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l’élaboration du projet de l’ouvrage: toute
personne chargée par le maître d’ouvrage ou par le maître d’œuvre chargé de la conception, de veiller à la coordination en matière de sécurité et de santé pendant l’élaboration du projet de l’ouvrage;
13°	coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l’ouvrage: toute personne
chargée par le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre chargé de l’exécution ou le maître d’œuvre
chargé du contrôle de l’exécution, de veiller à la coordination en matière de sécurité et de santé
pendant la réalisation de l’ouvrage;
14°	chantier temporaire ou mobile: tout chantier où s’effectuent des travaux du bâtiment ou de génie
civil dont la liste est fixée par le Roi;
15°	lieu de travail: tout lieu où un travail est effectué, qu’il se trouve dans un établissement ou en dehors
de celui-ci ou qu’il se trouve dans un espace clos ou ouvert;
16°	indépendant: toute personne physique qui exerce une activité professionnelle pour laquelle elle
n’est pas liée par un contrat de travail ou pour laquelle sa situation juridique n’est pas réglée unilatéralement par l’autorité publique.
§ 2. Pour l’application de la présente loi, sont considérées comme [organisations représentatives des
employeurs et des travailleurs (3)]:
[1°	les organisations interprofessionnelles de travailleurs et d’employeurs représentées au Conseil central de l’économie et au Conseil national du Travail; (19)]
2°	les organisations professionnelles et interprofessionnelles affiliées à une organisation interprofessionnelle visée au 1° ou faisant partie de celle-ci.
CHAPITRE II. - PRINCIPES GENERAUX
Art. 4.- [§ 1. (4)] Le Roi peut imposer aux employeurs et aux travailleurs toutes les mesures nécessaires
au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
1°	la sécurité du travail;
2°	la protection de la santé du travailleur au travail;
[3°	la charge psychosociale occasionnée par le travail, dont, notamment, la violence et le harcèlement
moral ou sexuel au travail; (14)]
4°	l’ergonomie;
5°	l’hygiène du travail;
6°	l’embellissement des lieux de travail;
7°	les mesures prises par l’entreprise en matière d’environnement, pour ce qui concerne leur influence
sur les points 1° à 6°.
8°	abrogé (14)
Le Roi peut fixer des mesures spécifiques afin de tenir compte de la situation spécifique notamment des
travailleurs à domicile, des petites et moyennes entreprises, des forces armées, des services de police et
des services de protection civile en vue d’obtenir un niveau de protection équivalent.
[§ 2. Pendant la période où le travailleur, engagé dans les liens d’un contrat de travail ALE, travaille chez
l’utilisateur, celui-ci est responsable, dans les mêmes conditions qu’un employeur, de l’application des
dispositions de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution applicables au lieu de travail.
Le Roi peut déterminer quelles sont les obligations qui incombent respectivement à l’utilisateur et à l’employeur et fixer des modalités particulières d’application de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution.
Les dispositions du chapitre XI s’appliquent également à l’utilisateur. (4)]
Art. 5.- § 1er. L’employeur prend les mesures nécessaires afin de promouvoir le bien-être des travailleurs
lors de l’exécution de leur travail.
a)	éviter les risques;
b)	évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités;
c)	combattre les risques à la source;
d)	remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux;
e)	prendre des mesures de protection collective par priorité à des mesures de protection individuelle;
adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail,
notamment de rendre plus supportable le travail monotone et le travail cadencé et d’en atténuer les
limiter, autant que possible, les risques compte tenu de l’état de l’évolution de la technique;
limiter les risques de lésion grave en prenant des mesures matérielles par priorité à toute autre
planifier la prévention et exécuter la politique concernant le bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail en visant une approche de système qui intègre entre autres, les éléments suivants: la technique, l’organisation du travail, les conditions de vie au travail, les relations sociales
et les facteurs ambiants au travail;
donner des informations au travailleur sur la nature de ses activités, les risques résiduels qui y sont
liés et les mesures visant à prévenir ou limiter ces dangers:
1° au moment de l’entrée en service;
2° chaque fois que cela s’avère nécessaire à la protection du bien-être;
donner des instructions appropriées aux travailleurs et établir des mesures d’accompagnement afin
de garantir d’une façon raisonnable l’observation de ces instructions.
prévoir ou s’assurer de l’existence d’une signalisation de sécurité et de santé au travail adaptée,
lorsque les risques ne peuvent être évités ou suffisamment limités par les moyens techniques de
protection collective ou par des mesures, méthodes ou procédés d’organisation du travail. (9)]
§ 2. L’employeur détermine:
a)	les moyens par lesquels et la façon selon laquelle la politique relative au bien-être des travailleurs
lors de l’exécution de leur travail visée au § 1er, peut être menée;
b)	les compétences et responsabilités des personnes chargées d’appliquer la politique relative au bienêtre des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
L’employeur adapte sa politique du bien-être en fonction de l’expérience acquise, de l’évolution des
méthodes de travail ou des conditions de travail.
§ 3. Le Roi peut préciser les principes généraux de prévention visés au § 1er et les élaborer de façon plus
précise en application ou en prévision de situations à risques spécifiques.
Art. 6.- Il incombe à chaque travailleur de prendre soin, selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa
santé ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou des omissions au travail,
conformément à sa formation et aux instructions de son employeur.
A cet effet, les travailleurs doivent en particulier, conformément à leur formation et aux instructions de
leur employeur:
1°	utiliser correctement les machines, appareils, outils, substances dangereuses, équipements de transport et autres moyens;
2°	utiliser correctement les équipements de protection individuelle mis à leur disposition et, après
utilisation, les ranger à leur place;
3°	ne pas mettre hors service, changer ou déplacer arbitrairement les dispositifs de sécurité spécifiques
notamment des machines, appareils, outils, installations et bâtiments, et utiliser pareils dispositifs
de sécurité correctement;
4°	signaler immédiatement à l’employeur et au service interne de prévention et de protection au travail, toute situation de travail dont ils ont un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger
grave et immédiat pour la sécurité et la santé ainsi que toute défectuosité constatée dans les systèmes de protection;
5°	coopérer avec l’employeur et le service interne de prévention et de protection au travail, aussi
longtemps que nécessaire, pour permettre l’accomplissement de toutes les tâches ou exigences
imposées, en vue du bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail;
6°	coopérer avec l’employeur et le service interne de prévention et de protection au travail, aussi
longtemps que nécessaire, pour permettre à l’employeur d’assurer que le milieu et les conditions de
travail sont sûrs et sans risque pour la sécurité et la santé à l’intérieur de leur champ d’activité.
[7°	participer positivement à la politique de prévention mise en œuvre dans le cadre de la protection
des travailleurs contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail, s’abstenir de tout
acte de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail et s’abstenir de tout usage abusif de
la procédure de plainte. (5)]
Le Roi peut préciser les obligations des travailleurs et les élaborer de façon plus précise en application ou
en prévision de situations à risques spécifiques.
[CHAPITRE IIBIS.- DISPOSITIONS SPECIFIQUES
RELATIVES AUX ENTREPRISES EXERÇANT CERTAINES ACTIVITES A RISQUES
Art. 6bis.- Pour tous les travaux de démolition ou d’enlèvement effectués dans son entreprise au cours
desquels des quantités importantes d’amiante peuvent se libérer, l’employeur doit faire appel à une entreprise agréée à cette fin.
Chaque employeur qui effectue des travaux de démolition ou d’enlèvement au cours desquels des quantités importantes d’amiante peuvent se libérer, doit être agréé en vue de la protection des travailleurs
auxquels il fait appel pour exécuter ces travaux.
Le Roi détermine les conditions et les modalités selon lesquelles les entreprises visées à l’alinéa 1er et les
employeurs visés à l’alinéa 2 peuvent être agréés en ce qui concerne la capacité technique à posséder pour
exécuter les travaux, les moyens de protection des travailleurs, ainsi que leurs formation et information.
Le Roi peut, par arrêté royal délibéré en Conseil des ministres, étendre l’obligation visée au premier et
au deuxième alinéa, aux cas où l’exécution non-correcte de travaux très spécialisés peut entraîner un
problème sérieux pour les travailleurs. (9)]
CHAPITRE III. - [DISPOSITIONS PARTICULIERES
RELATIVES A L’OCCUPATION SUR UN MEME LIEU DE TRAVAIL
OU SUR DES LIEUX DE TRAVAIL ADJACENTS OU VOISINS (16)]
[Art. 7. - § 1er. Différentes entreprises ou institutions actives sur un même lieu de travail où travaillent des
travailleurs, qu’elles y occupent ou non elles-mêmes des travailleurs, sont tenues:
1°	de coopérer à la mise en œuvre des mesures concernant le bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail;
2°	en tenant compte de la nature de leurs travaux, de coordonner leurs interventions en vue de la
protection et la prévention contre les risques pour la sécurité et la santé des travailleurs lors de
l’exécution de leur travail;
3°	de se fournir mutuellement les informations nécessaires en particulier concernant, selon le cas:
a)	les risques pour le bien-être ainsi que les mesures de prévention et les activités de prévention, pour
chaque type de poste de travail et/ou chaque sorte de fonction et/ou chaque activité, pour autant que
cette information soit pertinente pour la collaboration ou la coordination;
b)	les mesures prises pour les premiers soins, la lutte contre l’incendie et l’évacuation des travailleurs
et les personnes désignées qui sont chargées de la mise en pratique de ces mesures.
§ 2. Différentes entreprises ou institutions actives sur des lieux de travail adjacents ou voisins, situés dans
un même bien immeuble avec des équipements, des dispositifs d’accès, d’évacuation et de sauvetage
communs, collaborent et coordonnent leurs interventions relatives à l’utilisation et, le cas échéant, à la
gestion de ces équipements et dispositifs qui peuvent influencer la sécurité et la santé des travailleurs qui
travaillent sur ces lieux de travail.
§ 4. Les dispositions du présent chapitre ne s’appliquent pas lorsque les dispositions du chapitre IV ou V
s’appliquent. (16)]
[CHAPITRE IV. - DISPOSITIONS SPECIFIQUES
CONCERNANT LES TRAVAUX EFFECTUES PAR DES ENTREPRISES EXTERIEURES
OU PAR DES TRAVAILLEURS INTERIMAIRES (9)]
[SECTION 1RE. - TRAVAUX D’EMPLOYEURS OU D’INDEPENDANTS EXTERIEURS
Art. 8. - § 1er. Les dispositions de la présente section s’appliquent aux entrepreneurs et aux sous-traitants
qui effectuent des travaux dans l’entreprise d’un employeur et à cet employeur lui-même.
«établissement»: le lieu délimité géographiquement qui fait partie d’une entreprise ou institution et
qui relève de la responsabilité d’un employeur qui y emploie lui-même des travailleurs;
«entrepreneur»: un employeur ou indépendant extérieur qui effectue des travaux dans l’établissement d’un employeur, pour le compte de celui-ci ou avec son consentement, et conformément au
contrat conclu avec ce dernier employeur;
«sous-traitant»: un employeur ou indépendant extérieur qui, dans le cadre du contrat visé sous 2°,
effectue des travaux dans l’établissement d’un employeur sur base d’un contrat conclu avec un
Pour l’application des dispositions de la présente section sont aussi considérés comme sous-traitants, les
employeurs ou indépendants extérieurs qui, dans le cadre du contrat visé sous 2°, effectuent des travaux
dans l’établissement d’un employeur sur base d’un contrat conclu avec un sous-traitant.
Art. 9. - § 1er. L’employeur dans l’établissement duquel des travaux sont effectués par des entrepreneurs
et, le cas échéant, par des sous-traitants, est tenu de:
1°	fournir les informations nécessaires aux entrepreneurs à l’attention des travailleurs des entrepreneurs ou sous-traitants et en vue de la concertation sur les mesures visées au point 4°.
a)	les risques pour le bien-être des travailleurs ainsi que les mesures et activités de protection et
prévention, concernant tant l’établissement en général que chaque type de poste de travail et/
ou de fonction ou activité pour autant que cette information soit pertinente pour la collaboration ou la coordination;
b)	les mesures prises pour les premiers secours, la lutte contre l’incendie et l’évacuation des
travailleurs et les travailleurs désignés qui sont chargés de mettre en pratique ces mesures;
2°	s’assurer que les travailleurs visés au point 1° ont reçu la formation appropriée et les instructions
inhérentes à son activité professionnelle;
3°	prendre les mesures appropriées pour l’organisation de l’acceuil spécifique à son établissement des
travailleurs visés au point 1° et, le cas échéant, le confier à un membre de sa ligne hiérarchique;
4°	coordonner l’intervention des entrepreneurs et des sous-traitants et d’assurer la collaboration entre
ces entrepreneurs et sous-traitants et son établissement lors de la mise en œuvre des mesures en
matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail;
5°	veiller à ce que les entrepreneurs respectent leurs obligations en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail qui sont propres à son établissement.
§ 2. L’employeur dans l’établissement duquel sont effectués des travaux par des entrepreneurs et, le cas
échéant, par des sous-traitants, est tenu:
1°	d’écarter tout entrepreneur dont il peut savoir ou constate que celui-ci ne respecte pas les obligations imposées par la présente loi et ses arrêtés d’exécution visant la protection des travailleurs;
2°	de conclure avec chaque entrepreneur un contrat comportant notamment les clauses suivantes:
a)	l’entrepreneur s’engage à respecter ses obligations relatives au bien-être des travailleurs lors
de l’exécution de leur travail propres à l’établissement dans lequel il vient effectuer des travaux et à les faire respecter par ses sous-traitants;
b)	si l’entrepreneur ne respecte pas ou respecte mal ses obligations visées au point a), l’employeur dans l’établissement duquel les travaux sont effectués, peut lui-même prendre les
mesures nécessaires, aux frais de l’entrepreneur, dans les cas stipulés au contrat;
c)	l’entrepreneur qui fait appel à un (des) sous-traitant(s) pour l’exécution de travaux dans
l’établissement d’un employeur, s’engage à reprendre dans le(s) contrat(s) avec ce(s) soustraitant(s) les clauses telles que visées aux points a) et b), ce qui implique notamment que
lui-même, si le sous-traitant ne respecte pas ou respecte mal les obligations visées au point
a), peut prendre les mesures nécessaires, aux frais du sous-traitant, dans les cas stipulés au
3°	de prendre lui-même sans délai, après mise en demeure de l’entrepreneur, les mesures nécessaires
relatives au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail propres à son établissement,
si l’entrepreneur ne prend pas ces mesures ou respecte mal ses obligations.
Art. 10.- § 1er. Les entrepreneurs et, le cas échéant, les sous-traitants qui viennent effectuer des travaux
dans l’établissement d’un employeur sont tenus de:
1°	respecter leurs obligations en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail
qui sont propres à l’établissement où ils viennent effectuer des travaux et à les faire respecter par
leurs sous-traitants;
2°	fournir les informations visées à l’article 9, § 1er, 1° à leurs travailleurs et sous-traitant(s);
3°	fournir à l’employeur auprès duquel ils effectueront des travaux les informations nécessaires relatives aux risques propres à ces travaux;
4°	accorder leur coopération à la coordination et collaboration visées à l’article 9, § 1er, 4°.
§ 2. Les entrepreneurs et, le cas échéant, les sous-traitants ont les mêmes obligations à l’égard de leurs
sous-traitants que l’employeur a à l’égard de ses entrepreneurs en application de l’article 9, § 2.
Art. 11.- Par dérogation aux articles 9, § 2, 2°, b) et 10, § 2, l’entrepreneur ou, le cas échéant, le soustraitant peut convenir avec l’employeur dans l’établissement duquel il vient effectuer des travaux, que ce
dernier veille, au nom et pour le compte de l’entrepreneur ou du sous-traitant, au respect des mesures en
matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail propres à l’établissement.
1°	rendre les obligations des articles 9 et 10 applicables à l’employeur dans l’établissement duquel des
travaux sont effectués par des employeurs ou des indépendants, sans qu’ils aient conclu un contrat
avec l’employeur cité en premier lieu et à ces employeurs ou indépendants lorsque ces travaux sont
effectués dans des conditions similaires telles que visées aux articles 9 et 10;
2°	déterminer la façon dont les informations visées à l’article 9, § 1er, 1° et à l’article 10, § 1er, 2° et
3° sont fournies;
3°	fixer les modalités relatives à la coordination et la collaboration;
4°	déterminer quelles obligations en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur
travail sont propres à l’établissement dans lequel des entrepreneurs et, le cas échéant, des sous-traitants effectuent des travaux;
5°	préciser les obligations des employeurs dans l’établissement desquels des entrepreneurs et, le cas
échéant, des sous-traitants effectuent des travaux et les obligations de ces entrepreneurs et soustraitants.
§ 2. Le Roi peut également déterminer sous quelles conditions et selon quelles modalités les employeurs
visés à l’article 9, § 1er informent et forment eux-mêmes les entrepreneurs et sous-traitants.
§ 3. La façon dont les informations sont fournies, visées au § 1er, 2°, les modalités visées au § 1er, 3°,
ou les conditions visées au § 2, peuvent être fixées, pour les employeurs auxquels s’applique la loi du 5
décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires, par une convention collective de travail conclue dans une commission paritaire ou dans le Conseil national du Travail
et rendue obligatoire par le Roi, et pour les autres employeurs, par une convention conclue entre les
organisations représentant les employeurs et les travailleurs concernés et le ministre qui a le bien-être des
travailleurs lors de l’exécution de leur travail dans ses attributions.
§ 4. Le Roi prend les arrêtés visés au §§ 1er et 2 lorsqu’ils peuvent être applicables aux indépendants,
après avis du ministre qui a les classes moyennes dans ses attributions. (16)]
[SECTION 2. - TRAVAUX DES INTERIMAIRES CHEZ DES UTILISATEURS
Art. 12bis.– Les dispositions de cette section s’appliquent à l’utilisateur et à l’entreprise de travail intérimaire tels que visés dans la loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire, le travail intérimaire et la mise
de travailleurs à la disposition d’utilisateurs.
Art. 12ter.– Tout utilisateur d’intérimaires est tenu de refuser les services de l’entreprise de travail intérimaire dont il peut savoir qu’elle ne respecte pas à l’égard de ses intérimaires, les obligations qui lui sont
imposées par la présente loi et par la loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire, le travail intérimaire
et la mise de travailleurs à la disposition d’utilisateurs et par leurs arrêtés d’exécution respectifs.
La disposition, visée à l’alinéa 1er, ne porte pas préjudice aux obligations de l’utilisateur vis-à-vis des
travailleurs intérimaires en vertu de la présente loi et de la loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire,
le travail intérimaire et la mise de travailleurs à la disposition d’utilisateurs et de leurs arrêtés d’exécution.
Art. 12quater.– Toute entreprise de travail intérimaire est tenue de refuser de mettre ses intérimaires
à la disposition de l’utilisateur dont elle peut savoir qu’il ne respecte pas à l’égard de ses travailleurs
intérimaires, les obligations qui lui sont imposées par la présente loi et par la loi du 24 juillet 1987 sur
le travail temporaire, le travail intérimaire et la mise de travailleurs à la disposition d’utilisateurs et par
leurs arrêtés d’exécution.
La disposition, visée à l’alinéa 1er, ne porte pas préjudice aux obligations de l’entreprise de travail intérimaire vis-à-vis des travailleurs intérimaires en vertu de la présente loi et de la loi du 24 juillet 1987 sur
le travail temporaire, le travail intérimaire et la mise de travailleurs à la disposition d’utilisateurs et de
leurs arrêtés d’exécution. (7)]
Art. 13.- Les dispositions du chapitre IV, Section 1ère ne sont pas applicables aux chantiers temporaires
ou mobiles visés au chapitre V. (7)]
CHAPITRE V. - DISPOSITIONS SPECIFIQUES
CONCERNANT LES CHANTIERS TEMPORAIRES OU MOBILES
SECTION 1RE. - DISPOSITIONS INTRODUCTIVES
le maître d’œuvre chargé de la conception et les personnes auxquelles il a confié certaines missions
en sous-traitance;
le maître d’œuvre chargé de l’exécution;
le maître d’œuvre chargé du contrôle de l’exécution et les personnes auxquelles il a confié certaines
missions en sous-traitance;
5°	l’entrepreneur;
6°	le coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l’élaboration du projet de l’ouvrage;
7°	le coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l’ouvrage;
8°	le travailleur.
Lorsque les missions du maître d’œuvre chargé de la conception ou du maître d’œuvre chargé du contrôle
de l’exécution sont totalement ou partiellement exercées par un architecte visé par la loi du 20 février
1939 sur la protection du titre et de la profession d’architecte, ce dernier est tenu de respecter les obligations imposées à ces maîtres d’œuvre en vertu de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution.
Art. 15.- Les personnes qui en application du présent chapitre sont concernées d’une façon ou d’une autre
par les obligations relatives aux activités sur un chantier temporaire ou mobile appliquent les principes
généraux de prévention visés à l’article 5.
SECTION 2. - LE PROJET DE L’OUVRAGE
Art. 16.- Le maître d’ouvrage ou le maître d’œuvre chargé de la conception:
1°	désigne un coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l’élaboration du projet de l’ouvrage, pour un chantier où plusieurs entrepreneurs exécuteront des activités;
2°	veille à ce que soit établi un plan de sécurité et de santé, préalablement à l’ouverture du chantier.
Art. 17.- Lors des phases de conception, d’étude et d’élaboration du projet de l’ouvrage, le maître
d’œuvre chargé de la conception ou son sous-traitant et le cas échéant, le maître d’ouvrage, tient compte
des principes généraux de prévention visés aux articles 5 et 15 lors des choix architecturaux, techniques
ou organisationnels afin de planifier les différents travaux ou phases de travail qui se déroulent simultanément ou successivement ainsi que lors de la prévision de la durée impartie à la réalisation de ces différents
travaux ou phases de travail.
Art. 18.- Le coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant l’élaboration du projet de l’ouvrage
a notamment pour mission:
1°	de coordonner la mise en œuvre des dispositions de l’article;
2°	d’établir ou de faire établir un plan de sécurité et de santé précisant les règles applicables au chantier concerné, en tenant compte, le cas échéant, des activités d’exploitation ayant lieu sur le site et
comportant en outre des mesures spécifiques concernant les travaux qui entrent dans les catégories
déterminées par le Roi;
3°	d’établir un dossier adapté aux caractéristiques de l’ouvrage reprenant les données utiles en matière
de sécurité et de santé à prendre en compte lors d’éventuels travaux ultérieurs.
1°	les conditions et les modalités d’application de l’article 16;
2°	les cas dans lesquels [(10)] un plan de sécurité et de santé doit être établi, ainsi que son contenu et
les mesures spécifiques d’application;
3°	les cas dans lesquels les obligations visées aux articles 16 et 17 incombent au maître d’ouvrage et
les cas dans lesquels elles incombent au maître d’œuvre chargé de la conception;
4°	les conditions auxquelles les coordinateurs en matière de sécurité et de santé pendant l’élaboration
du projet de l’ouvrage doivent satisfaire pour exercer leur fonction, [en ce compris leur formation
et les conditions et modalités concernant l’organisation et l’agrément éventuel de cette formation
(9)] ainsi que leurs compétences et les moyens dont ils doivent pouvoir disposer;
5°	les obligations plus précises concernant l’élaboration du projet de l’ouvrage découlant des directives établies par l’Union européenne, du maître de l’ouvrage, du maître d’œuvre chargé de la
conception et de son sous-traitant et du coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant
l’élaboration du projet de l’ouvrage.
[Le Roi peut, lors de la détermination des conditions, cas, obligations et modalités visés à l’alinéa premier, faire une distinction entre les ouvrages sur base de leur importance, leur complexité ou leur degré
de risque, en vue d’obtenir un niveau de protection équivalent des travailleurs. (10)]
§ 2. Les arrêtés visés au présent article sont pris après avoir été soumis à l’avis du ministre qui a les classes
moyennes dans ses attributions, lorsqu’ils concernent la profession et les responsabilités de l’architecte.
SECTION 3. - LA REALISATION DE L’OUVRAGE
Art. 20.- Le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre chargé de l’exécution ou le maître d’œuvre chargé
du contrôle de l’exécution organise la coordination des travaux des différents entrepreneurs et, le cas
échéant, des autres personnes concernées, ainsi que la collaboration entre ces différents entrepreneurs et,
le cas échéant, d’autres personnes concernées en vue de la sécurité et de la santé sur le chantier:
1°	lorsqu’ils se trouvent en même temps sur le chantier;
2°	lorsqu’ils se succèdent sur le chantier.
Art. 21.- Le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre chargé de l’exécution ou le maître d’œuvre chargé du
contrôle de l’exécution:
1°	désigne un coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l’ouvrage, pour
un chantier où plusieurs entrepreneurs exécutent des travaux;
2°	communique à l’autorité désignée par le Roi, avant le début des travaux, un avis préalable à l’ouverture du chantier.
Art. 22.- Le coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l’ouvrage a notamment pour mission:
1°	de coordonner la mise en œuvre des principes généraux de prévention et de sécurité lors des choix
techniques ou organisationnels afin de planifier les différents travaux ou phases de travail qui se
déroulent simultanément ou successivement ainsi que lors de la prévision de la durée impartie à la
réalisation de ces différents travaux ou phases de travail;
2°	de coordonner la mise en œuvre des dispositions pertinentes, afin d’assurer que les entrepreneur:
a) mettent en œuvre de façon cohérente les principes généraux de prévention ainsi que les principes à observer lors de la réalisation de l’ouvrage, visés aux articles 4, 5 et 15;
b)	appliquent le plan de sécurité et de santé visé à l’article 16, 2°;
3°	de procéder ou de faire procéder aux adaptations éventuelles du plan de sécurité et de santé visé
à l’article 16, 2°, et du dossier visé à l’article 18, 3°, en fonction de l’évolution des travaux et des
modifications éventuelles intervenues;
4°	d’organiser entre les entrepreneurs, y compris ceux qui se succèdent sur le chantier, la coopération
et la coordination des activités en vue d’assurer la protection des travailleurs et la prévention des
accidents et des risques professionnels d’atteinte à la santé, ainsi que leur information mutuelle;
5°	de coordonner la surveillance de l’application correcte des procédures de travail;
6°	de prendre les mesures nécessaires pour que seules les personnes autorisées puissent accéder au
1°	les conditions et les modalités d’application des articles 20 et 21;
2°	les cas dans lesquels les obligations visées aux articles 20 et 21 incombent au maître de l’ouvrage,
ceux dans lesquels elles incombent au maître d’œuvre chargé de l’exécution et ceux dans lesquels
elles incombent au maître d’œuvre chargé du contrôle de l’exécution;
les cas dans lesquels [...(10)] l’avis préalable visé à l’article 21, 2°, doit être communiqué, ainsi que
le contenu de cet avis;
les conditions auxquelles les coordinateurs en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation
de l’ouvrage doivent satisfaire pour exercer leur fonction, [en ce compris leur formation et les
conditions et modalités concernant l’organisation et l’agrément éventuel de cette formation (9)]
ainsi que leurs compétences et les moyens dont ils doivent pouvoir disposer;
les obligations plus précises concernant la réalisation de l’ouvrage découlant des directives établies
par l’Union européenne:
a)	du maître de l’ouvrage;
b)	du maître d’œuvre chargé de l’exécution;
c)	du maître d’œuvre chargé du contrôle de l’exécution;
d)	des sous-traitants du maître d’œuvre chargés du contrôle de l’exécution;
e)	du coordinateur en matière de sécurité et de santé pendant la réalisation de l’ouvrage;
f)	des entrepreneurs
Art. 24.- Le Roi arrête les mesures de santé et de sécurité qui doivent être respectées par les entrepreneurs
qui sont concernés par la réalisation de l’ouvrage.
Art. 25.- Le maître d’œuvre chargé de l’exécution est tenu de respecter toutes les mesures prises en vertu
des articles 23, 5°, et 24 et de les faire respecter par tous les entrepreneurs et sous-traitants associés à la
Art. 26.- Tout entrepreneur est tenu de respecter toutes les mesures prises en vertu des articles 23, 5°, et
24 et de les faire respecter par toute personne qui, à un stade quelconque, est intervenue comme soustraitant de lui-même ou d’un autre sous-traitant ainsi que par toute personne qui met du personnel à sa
Art. 27.- Tout sous-traitant est tenu de respecter toutes les mesures prises en vertu des articles 23, 5°, et 24
et de les faire respecter par toute personne qui, à un stade quelconque, est intervenue comme sous-traitant
de lui-même ainsi que par toute personne qui met du personnel à sa disposition.
Art. 28.- Si le maître d’œuvre chargé de l’exécution, l’entrepreneur ou le sous-traitant font appel à des
indépendants pour l’exécution de certains travaux, ils veillent à ce que ces indépendants respectent toutes
les mesures prises en vertu des articles 23, 5°, et 24.
Les indépendants sont tenus de coopérer à l’application des mesures prises en vertu des articles 23, 5°,
Art. 29.- En vue de l’application des dispositions des articles 25, 26, 27 et 28, le maître d’œuvre chargé
de l’exécution, l’entrepreneur ou le sous-traitant ont, selon le cas, notamment les obligations suivante:
1°	d’écarter l’entrepreneur, le sous-traitant ou l’indépendant dont ils peuvent savoir qu’il ne respecte
pas les obligations imposées par la présente loi et ses arrêtés d’exécution;
2°	de conclure un contrat avec l’entrepreneur, le sous-traitant ou l’indépendant comportant notamment
les clauses suivantes:
a)	l’entrepreneur, le sous-traitant ou l’indépendant s’engage à respecter ses obligations concernant la sécurité et la santé sur les chantiers temporaires ou mobiles;
b)	lorsque l’entrepreneur, le sous-traitant ou l’indépendant ne respecte pas ou respecte mal ses
obligations visées sous a), le maître d’œuvre chargé de l’exécution ou l’entrepreneur peut luimême prendre les mesures nécessaires concernant la sécurité et la santé sur les chantiers temporaires ou mobiles aux frais de la personne restée en défaut, dans les cas stipulés au contrat;
lorsque l’entrepreneur, le sous-traitant ou l’indépendant ne respecte pas ses obligations concernant
nécessaires, après avoir mis cet entrepreneur, sous-traitant ou indépendant en demeure.
Art. 31.- L’employeur est tenu de respecter toutes les mesures prises en vertu des articles 23, 5°, et 24, et
de les faire respecter par ses travailleurs.
Art. 32.- Le Roi détermine, à partir de quelle importance, il faut établir une structure de coordination sur
Il détermine également, en tenant compte de l’importance du chantier et du degré de risque, les conditions
et les modalités de mise en place de cette structure de coordination sur le chantier.
[CHAPITRE VBIS. - DISPOSITIONS SPECIFIQUES
CONCERNANT LA VIOLENCE ET LE HARCELEMENT
MORAL OU SEXUEL AU TRAVAIL
SECTION 1RE. - DISPOSITIONS GENERALE ET DEFINITION
[Art. 32bis.- Les employeurs et les travailleurs ainsi que les personnes assimilées visées à l’article 2, §
1er, et les personnes, autres que celles visées à l’article 2, § 1er, qui entrent en contact avec les travailleurs
lors de l’exécution de leur travail, sont tenues de s’abstenir de tout acte de violence ou de harcèlement
moral ou sexuel au travail.
Les personnes, autres que celles visées à l’article 2, § 1er, qui entrent en contact avec les travailleurs lors
de l’exécution de leur travail, appliquent en vue de leur protection, les dispositions des articles 32decies
à 32duodecies.
Le Roi détermine les conditions et les modalités selon lesquelles le présent chapitre s’applique aux travailleurs des entreprises extérieures qui sont présents en permanence dans l’établissement de l’employeur
auprès de qui les activités sont exécutées. (14)]
Art. 32ter.- Pour l’application de la présente loi, on entend par:
[1°	violence au travail: chaque situation de fait où un travailleur ou une autre personne à laquelle le
présent chapitre est d’application, est menacé ou agressé psychiquement ou physiquement lors de
l’exécution du travail; (14)]
[2°	harcèlement moral au travail: plusieurs conduites abusives similaires ou différentes, externes ou
internes à l’entreprise ou l’institution, qui se produisent pendant un certain temps, qui ont pour objet
ou pour effet de porter atteinte à la personnalité, la dignité ou l’intégrité physique ou psychique
d’un travailleur ou d’une autre personne à laquelle le présent chapitre est d’application, lors de
l’exécution de son travail, de mettre en péril son emploi ou de créer un environnement intimidant,
hostile, dégradant, humiliant ou offensant et qui se manifestent notamment par des paroles, des
intimidations, des actes, des gestes ou des écrits unilatéraux. Ces conduites peuvent notamment être
liées à la religion ou aux convictions, au handicap, à l’âge, à l’orientation sexuelle, au sexe, à la race
ou l’origine ethnique; (14)]
[3°	harcèlement sexuel au travail: tout comportement non désiré verbal, non verbal ou corporel à
connotation sexuelle, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne
ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. (14)]
Toutes les dénominations de fonctions qui sont utilisées dans le présent chapitre, telles que celle de
conseiller en prévention ou de personne de confiance, concernent tant les femmes que les hommes.
[Dans la mesure où le harcèlement est lié à la religion ou aux convictions, au handicap, à l’âge, à l’orientation sexuelle, au sexe, à la race ou à l’origine ethnique, les dispositions du présent chapitre constituent
la transposition en droit belge de:
1°	la directive 2000/78/CE du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de
l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail;
2°	la directive 2000/43/CE du 29 juin 2000 relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de
traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique;
3°	la directive 76/207/CEE du 9 février 1976 relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de
traitement entre hommes et femmes en ce qui concerne l’accès à l’emploi, à la formation et à la
promotion professionnelles, et les conditions de travail, modifiée par la directive 2002/73 du 23
septembre 2002. (14)]
SECTION 2. - MESURES DE PREVENTION
Art. 32quater.- [§ 1er. L’employeur détermine en application des principes généraux de prévention visés à
l’article 5 les mesures qui doivent être prises pour prévenir la violence et le harcèlement moral ou sexuel
Il détermine ces mesures de prévention sur base d’une analyse des risques et en tenant compte de la nature
des activités et de la taille de l’entreprise.
1°	des mesures matérielles et organisationnelles par lesquelles la violence et le harcèlement moral ou
sexuel au travail peuvent être prévenus;
2°	des procédures d’application quand des faits sont signalés et qui ont notamment trait à:
a)	l’accueil et le conseil aux personnes qui déclarent être l’objet de violence ou de harcèlement
moral ou sexuel au travail;
b)	les modalités selon lesquelles ces personnes peuvent faire appel au conseiller en prévention
et à la personne de confiance désignés pour les faits de violence et de harcèlement moral ou
sexuel au travail;
c)	l’intervention rapide et tout à fait impartiale de la personne de confiance et du conseiller en
d)	la remise au travail des travailleurs qui ont déclaré avoir été l’objet de violence, de harcèlement moral ou sexuel au travail et l’accompagnement de ces personnes à l’occasion de leur
3°	les mesures spécifiques de protection des travailleurs qui, lors de l’exécution de leur travail, entrent
en contact avec les personnes autres que celles visées à l’article 2, § 1er, qui entrent en contact avec
les travailleurs lors de l’exécution de leur travail;
4°	les obligations de la ligne hiérarchique dans la prévention des faits de violence et de harcèlement
5°	l’information et la formation des travailleurs;
6°	l’information du comité.
Les mesures visées à l’alinéa 3 sont prises après avis du comité, à l’exception des mesures visées au 2°,
qui sont prises après accord du comité.
Lorsqu’aucun accord n’est atteint, l’employeur demande l’avis du fonctionnaire chargé de la surveillance
visé à l’article 80, aux conditions et selon les modalités déterminées par le Roi.
Sans préjudice des dispositions organisant les relations entre les autorités publiques et les syndicats des
agents relevant de ces autorités, l’employeur peut prendre les mesures lorsque l’accord n’est toujours pas
obtenu suite à l’avis visé à l’alinéa 5 pour autant qu’au moins deux tiers des membres représentant les
travailleurs au sein du comité aient donné leur accord. (14)]
§ 2. Le Roi peut déterminer les conditions et les modalités d’application du présent article. En outre, il
peut prendre des mesures spécifiques, afin de tenir compte de situations à risques spécifiques ou nouveaux
ou afin de tenir compte de la situation spécifique du travailleur.
Néanmoins, pour les employeurs auxquels s’applique la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires, les conditions, les modalités et les mesures spécifiques
visées à l’alinéa premier peuvent être déterminées par une convention collective de travail, conclue au
sein du Conseil national du Travail, rendue obligatoire par arrêté royal.
[Art. 32quinquies.- L’employeur veille à ce que les travailleurs qui, lors de l’exécution de leur travail,
ont été l’objet d’un acte de violence commis par des personnes autres que celles visées à l’article 2, § 1er,
de la loi et qui se trouvent sur les lieux de travail, reçoivent un soutien psychologique approprié auprès de
services ou d’institutions spécialisés.
Sans préjudice de l’application d’autres dispositions légales, l’employeur supporte les coûts de la mesure
visée à l’alinéa 1er.
Le Roi peut déterminer les limites dans lesquelles les coûts visés à l’alinéa 2 sont à charge de l’employeur.
[Art. 32sexies.- § 1er. L’employeur décide, conformément aux dispositions prises en exécution du chapitre VI, si les missions qui sont attribuées au conseiller en prévention par le présent chapitre seront
exécutées par le service interne pour la prévention et la protection au travail ou par le service externe pour
la prévention et la protection au travail.
S’il confie les missions au service interne pour la prévention et la protection au travail, il désigne, après
avoir reçu l’accord préalable de tous les membres représentant les travailleurs au sein du comité, un
conseiller en prévention spécialisé dans les aspects psycho-sociaux du travail dont la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail.
Si aucun accord n’est obtenu, l’employeur demande l’avis du fonctionnaire chargé de la surveillance visé
à l’article 80, aux conditions et selon les modalités déterminées par le Roi.
Si, suite à l’avis visé à l’alinéa 3, l’accord n’est toujours pas obtenu ou si l’employeur occupe moins de
50 travailleurs, l’employeur fait appel à un conseiller en prévention spécialisé dans les aspects psychosociaux du travail dont la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail qui appartient à un service
externe pour la prévention et la protection au travail.
L’employeur qui dispose dans son service interne pour la prévention et la protection au travail d’un
conseiller en prévention spécialisé dans les aspects psycho-sociaux du travail dont la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail, peut faire appel, en complément, à un service externe pour la prévention et la protection au travail.
Le conseiller en prévention visé au présent paragraphe ne peut pas exercer en même temps la fonction de
conseiller en prévention compétent pour la médecine du travail.
Il les écarte de leur fonction après accord préalable de tous les membres représentant les travailleurs au
sein du comité.
Si aucun accord n’est obtenu sur la désignation de la personne de confiance ou sur son écartement, l’employeur demande l’avis du fonctionnaire chargé de la surveillance, aux conditions et selon les modalités
déterminées par le Roi, avant de prendre la décision. S’il ne suit pas l’avis du fonctionnaire, il en communique également les motifs au comité.
Si l’employeur fait seulement appel à un conseiller en prévention d’un service externe pour la prévention
et la protection au travail, la personne de confiance doit faire partie du personnel de l’employeur si celui-ci
occupe plus de 20 travailleurs.
Les personnes de confiance exercent leur fonction en toute autonomie et ne peuvent subir de préjudice en
raison de leurs activités en tant que personne de confiance.
La personne de confiance ne peut pas exercer en même temps la fonction de conseiller en prévention
compétent pour la médecine du travail.
Le Roi peut déterminer les conditions et les modalités relatives à la position juridique de la personne de
§ 3. Le Roi détermine les missions et les tâches du conseiller en prévention et des personnes de confiance,
ainsi que la formation nécessaire à la bonne exécution de leur mission. (14)]
Art. 32septies.- Lorsque des actes de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail sont portés à
la connaissance de l’employeur, celui-ci doit prendre les mesures appropriées, conformément aux dispositions du présent chapitre. Si les actes de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail subsistent
après la mise en œuvre des mesures ou si l’employeur s’abstient de prendre les mesures adéquates, le
conseiller en prévention saisit, [après l’accord du travailleur qui a introduit la plainte motivée (14)], les
fonctionnaires chargés de la surveillance de la présente loi.
[Art. 32octies.- Dans le règlement de travail sont repris au moins les éléments suivants:
1°	les coordonnées du conseiller en prévention et, le cas échéant, de la personne de confiance;
2°	les procédures visées à l’article 32quater, § 1er, alinéa 3, 2°. (14)]
SECTION 3. - LA PROTECTION [DES TRAVAILLEURS, DES EMPLOYEURS
ET DES AUTRES PERSONNES QUI SE TROUVENT SUR LE LIEU DE TRAVAIL (14)]
CONTRE LA VIOLENCE ET LE HARCELEMENT MORAL OU SEXUEL AU TRAVAIL
[Art. 32nonies.- Le travailleur qui considère être l’objet de violence ou de harcèlement moral ou sexuel
au travail s’adresse au conseiller en prévention ou à la personne de confiance et peut déposer une plainte
motivée auprès de ces personnes aux conditions et selon les modalités fixées en application de l’article
32quater, § 2.
Le travailleur visé à l’alinéa 1er peut également s’adresser au fonctionnaire chargé de la surveillance
visé à l’article 80, qui, conformément [au Code pénal social (20)], examine si l’employeur respecte les
dispositions du présent chapitre ainsi que ses arrêtés d’exécution. (14)]
[Art. 32decies.- § 1er. Toute personne qui justifie d’un intérêt peut intenter une procédure devant la juridiction compétente pour faire respecter les dispositions du présent chapitre et notamment demander
l’octroi de dommages et intérêts.
Si le tribunal du travail constate que l’employeur a mis en place une procédure pour le traitement d’une
plainte motivée en application de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution et que cette procédure peut
être appliquée légalement, le tribunal peut, lorsque le travailleur s’est adressé à lui directement, ordonner
à ce travailleur d’appliquer la procédure précitée. Dans ce cas, l’examen de la cause est suspendue jusqu’à
ce que cette procédure soit achevée.
§ 2. A la demande de la personne qui déclare être l’objet de violence ou de harcèlement moral ou sexuel
au travail ou des organisations et institutions visées à l’article 32duodecies, le président du tribunal du
travail constate l’existence de ces faits et en ordonne la cessation dans le délai qu’il fixe, même si ces faits
sont pénalement réprimés.
L’action visée à l’alinéa 1er est mise à la cause et instruite selon les formes du référé. Elle est introduite
Lorsque les faits soumis au juge pénal font l’objet d’une action en cessation, il ne peut être statué sur l’action pénale qu’après qu’une décision coulée en force de chose jugée a été rendue relativement à l’action
en cessation. La prescription de l’action publique est suspendue pendant la surséance.
Dans les cinq jours qui suivent le prononcé de l’ordonnance, le greffier envoie par simple lettre une copie
non signée de l’ordonnance à chaque partie et à l’auditeur du travail.
Le président du tribunal du travail peut ordonner la levée de la cessation dès qu’il est prouvé qu’il a été
mis fin aux faits de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail.
Le président du tribunal du travail peut prescrire l’affichage de sa décision ou du résumé qu’il en rédige
pendant le délai qu’il détermine, le cas échéant aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des établissements
de l’employeur et ordonner que son jugement ou le résumé qu’il en rédige soit diffusé par la voie de journaux ou de toute autre manière. Le tout se fait aux frais de l’auteur. Ces mesures de publicité ne peuvent
être prescrites que si elles sont de nature à contribuer à la cessation de l’acte incriminé ou de ses effets.
§ 3. Des mesures provisoires qui ont pour but de faire respecter les dispositions du présent chapitre et de
ses arrêtés d’exécution peuvent être imposées à l’employeur.
Les mesures provisoires visées à l’alinéa 1er ont notamment trait:
1°	à l’application des mesures de prévention;
2°	aux mesures qui permettent qu’il soit effectivement mis fin aux faits de violence ou de harcèlement
L’action relative aux mesures provisoires est introduite par requête contradictoire et est soumise au président du tribunal du travail afin qu’il soit statué selon les formes et dans les délais de la procédure en
référé. (15)]
Art. 32undecies.- Lorsqu’une personne qui justifie d’un intérêt établit devant la juridiction compétente
des faits qui permettent de présumer l’existence de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail,
la charge de la preuve qu’il n’y a pas eu de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail incombe
à la partie défenderesse.
L’alinéa 1er ne s’applique pas aux procédures pénales et ne porte pas atteinte à d’autres dispositions
légales plus favorables en matière de charge de la preuve.
Art. 32duodecies.- Pour la défense des droits des personnes à qui le présent chapitre est d’application,
peuvent tester en justice dans tous les litiges auxquels l’application du présent chapitre pourrait donner
1°	les organisations représentatives des travailleurs et des employeurs telles qu’elles sont définies à
l’article 3 de la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions
paritaires;
2°	les organisations syndicales représentatives au sens de l’article 7 de la loi du 19 décembre 1974
réglant les relations entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités;
3°	les organisations syndicales représentatives au sein de l’organe de concertation syndicale désigné
pour les administrations, services et institutions pour lesquels la loi du 19 décembre 1974 réglant
les relations entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités n’est
pas d’application;
4°	les établissements d’utilité publique et les associations sans but lucratif, visés par la loi du 27 juin
1921 accordant la personnalité civile aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique, dotés de la personnalité juridique depuis trois ans au moins au jour de l’intentement
de l’action, dans le cas où les faits de violence ou de harcèlement moral ou sexuel ont porté préjudice aux fins statutaires qu’ils se sont donné pour mission de poursuivre;
[5°	le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, dans les litiges qui ont trait aux
domaines visés à l’article 2, alinéa 1er, 1° et 2°, de la loi du 15 février 1993 créant un Centre pour
l’égalité des chances et la lutte contre le racisme;
6°	l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes créé par la loi du 16 décembre 2002 dans les
litiges qui ont trait au sexe. (14)]
[Le pouvoir des organisations, visées à l’alinéa 1er, ne porte pas atteinte au droit de la personne qui
déclare être l’objet de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail d’agir personnellement ou
d’intervenir dans l’instance. (14)]
Le pouvoir des organisations visées à l’alinéa 1er est néanmoins subordonné à l’accord de [la personne
qui déclare être l’objet de violence ou de harcèlement moral ou sexuel au travail (14)]
Art. 32tredecies.- [§ 1er. L’employeur ne peut pas mettre fin à la relation de travail, sauf pour des motifs
étrangers à la plainte, à l’action en justice ou au témoignage, ni modifier de façon injustifiée unilatéralement les conditions de travail des travailleurs suivants:
1°	le travailleur qui a déposé une plainte motivée au niveau de l’entreprise ou de l’institution qui
l’occupe, selon les procédures en vigueur;
2°	le travailleur qui a déposé une plainte auprès du fonctionnaire chargé de la surveillance visé à
l’article 80;
3°	le travailleur qui a déposé une plainte auprès des services de police, d’un membre du Ministère
public ou du juge d’instruction;
4°	le travailleur qui intente ou pour lequel est intentée une action en justice tendant à faire respecter
les dispositions du présent chapitre;
5°	le travailleur qui intervient comme témoin par le fait qu’il porte, dans le cadre de l’examen de la
plainte motivée, à la connaissance du conseiller en prévention, dans un document daté et signé, les
faits qu’il a lui-même vus ou entendus et qui portent sur la situation qui fait l’objet de la plainte
motivée ou par le fait qu’il intervient comme témoin en justice. (14)]
§ 2. La charge de la preuve [des motifs et des justifications visés au § 1er (14)] incombe à l’employeur
lorsque le travailleur est licencié ou lorsque ses conditions de travail ont été modifiées unilatéralement
dans les douze mois qui suivent le dépôt d’une plainte ou la déposition d’un témoignage. Cette charge
incombe également à l’employeur en cas de licenciement ou en cas de modification unilatérale des conditions de travail intervenus après l’intentement d’une action en justice et ce, jusqu’à trois mois après que
le jugement soit coulé en force de chose jugée.
§ 3. Lorsque l’employeur met fin à la relation de travail ou modifie unilatéralement les conditions de travail, en violation des dispositions du § 1er, le travailleur ou l’organisation de travailleurs à laquelle il est
affilié, peut demander sa réintégration dans l’entreprise ou l’institution dans les conditions qui prévalaient
avant les faits qui ont motivé la plainte.
La demande est faite par lettre recommandée à la poste, dans les trente jours qui suivent la date de la notification du préavis, de la rupture sans préavis ou de la modification unilatérale des conditions de travail.
L’employeur doit prendre position sur cette demande dans le délai de trente jours suivant sa notification.
L’employeur qui réintègre dans l’entreprise ou l’institution le travailleur ou le reprend dans sa fonction
antérieure dans les conditions qui prévalaient avant les faits qui ont motivé la plainte, est tenu de payer la
rémunération perdue du fait du licenciement ou de la modification des conditions de travail et de verser
les cotisations des employeurs et des travailleurs afférentes à cette rémunération. (5)]
1°	lorsque le travailleur, suite à la demande visée au § 3, alinéa 1er, n’est pas réintégré ou repris dans
la fonction dans les conditions qui prévalaient avant les faits qui ont motivé la plainte et que le
juge a jugé le licenciement ou la modification unilatérale des conditions de travail contraires aux
dispositions du § 1er;
2°	lorsque le travailleur n’a pas introduit la demande visée au § 3, alinéa 1er et que le juge a jugé le
licenciement ou la modification unilatérale des conditions de travail contraires aux dispositions du
[§ 6. Lorsqu’une procédure est entamée sur base d’une plainte motivée au niveau de l’entreprise ou de
l’institution, le conseiller en prévention informe immédiatement l’employeur du fait que le travailleur qui
a déposé une plainte motivée ou un témoignage bénéficie de la protection visée par le présent article à
partir du moment où la plainte est introduite ou à partir du moment où le témoignage est déposé.
Dans les autres cas que ceux visés aux alinéas 1er et 2, la personne qui reçoit la plainte est tenue d’informer le plus rapidement possible l’employeur du fait qu’une plainte a été introduite et que les personnes
concernées bénéficient dès lors de la protection visée au présent article à partir du moment où la plainte
est introduite. (14)]
[SECTION 4.- INFORMATION ET ACCES AUX DOCUMENTS
Art. 32quaterdecies.- Le plaignant reçoit copie de la plainte motivée.
Dans le cadre de l’examen de la plainte motivée, la personne mise en cause et les témoins reçoivent copie
Art. 32quinquiesdecies.- Le conseiller en prévention et les personnes de confiance sont tenus au secret
professionnel visé à l’article 458 du code pénal.
Par dérogation à cette obligation:
1°	le conseiller en prévention et la personne de confiance communiquent les informations qu’ils estiment pertinentes pour le bon déroulement d’une conciliation aux personnes qui y participent;
2°	dans le cadre de l’examen de la plainte motivée, le conseiller en prévention est tenu de communiquer à la personne mise en cause les faits qui lui sont reprochés;
3°	le conseiller en prévention transmet à l’employeur un avis écrit portant sur les résultats de l’examen
impartial de la plainte motivée et dont le contenu est fixé par le Roi;
4°	le conseiller en prévention fournit à celui qui peut démontrer un intérêt une copie du document qui
avertit l’employeur qu’une plainte motivée a été déposée de même que la demande d’intervention
du fonctionnaire chargé de la surveillance visée à l’article 32septies;
5°	le conseiller en prévention tient à la disposition du fonctionnaire chargé de la surveillance le dossier
individuel de plainte à l’exception des documents qui contiennent les déclarations des personnes
qui ont été entendues par le conseiller en prévention compétent.
Art. 32sexiesdecies.- Lorsque l’employeur, en application du présent chapitre, envisage de prendre des
mesures qui peuvent modifier les conditions de travail du travailleur ou lorsque le travailleur envisage
d’introduire une action en justice, l’employeur fournit à ce travailleur une copie des seuls éléments suivants de l’avis du conseiller en prévention:
a)	le compte rendu des faits;
la constatation que, selon le conseiller en prévention, les faits peuvent être considérés ou non comme
de la violence ou du harcèlement moral ou sexuel au travail et la justification de cette constatation;
c)	le résultat de la tentative de conciliation;
d)	l’analyse de toutes les causes des faits;
e)	les mesures à prendre afin de faire cesser les faits dans le cas individuel ou les recommandations à
l’employeur de prendre des mesures individuelles appropriées dans le cadre de la prévention de la
charge psychosociale.
Art. 32septiesdecies.- Par dérogation à l’article 10 de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection
de la vie privée à l’égard des traitements de données à caractère personnel, la personne concernée n’a
pas accès aux données à caractère personnel et à l’origine de ces données contenues dans les documents
1°	Les notes prises par le conseiller en prévention et la personne de confiance au cours des entretiens
réalisés en dehors de l’examen d’une plainte motivée, sous réserve de l’application de l’article
32quinquiesdecies, alinéa 2, 1°;
2°	la plainte motivée, sous réserve de l’application de l’article 32quaterdecies, alinéa 1er et de l’article
32quinquiesdecies, alinéa 2, 2°;
3°	les documents reprenant les déclarations des personnes entendues par le conseiller en prévention
dans le cadre de l’examen de la plainte motivée, sous réserve de l’application de l’article 32quaterdecies, alinéa 2;
4°	le rapport du conseiller en prévention, sous réserve de l’application de l’article 32sexiesdecies;
5°	les données particulières à caractère personnel relevées par le conseiller en prévention ou la personne de confiance lors de leurs démarches et qui leurs sont exclusivement réservées. (14)]
[Art. 32octiesdecies.- Le greffier du tribunal du travail et de la cour du travail notifie, sous simple lettre,
au service désigné par le Roi, les décisions rendues en application de l’article 578, 11° du Code judiciaire.
Les greffiers du tribunal correctionnel et de la cour d’appel notifient, sous simple lettre, au service désigné
par le Roi, les décisions relatives aux infractions constatées à l’occasion de faits de violence, de harcèlement moral ou sexuel au travail.
Le greffier du Conseil d’État, section administration, notifie, sous simple lettre, au service désigné par
le Roi, les arrêts des causes dans lesquelles sont invoqués des moyens relatifs à l’application du présent
chapitre. (14)]
CHAPITRE VI. - SERVICES DE PREVENTION ET DE PROTECTION
Art. 33.- § 1er. Chaque employeur a l’obligation de créer un Service interne de Prévention et de Protection
À cet effet, chaque employeur dispose d’au moins un conseiller en prévention.
Dans les entreprises de moins de vingt travailleurs, l’employeur peut remplir lui-même la fonction de
Ce service assiste l’employeur et les travailleurs lors de l’application des mesures visées aux articles 4 à
32, en ce qu’elles ont trait au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
§ 2. Si le service interne visé au § 1er ne peut pas exécuter lui-même toutes les missions qui lui ont été
confiées en vertu de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution, l’employeur doit faire appel, en complément, à un service externe agréé de prévention et de protection au travail.
§ 3. Le Roi fixe les modalités de fonctionnement, les compétences requises et les missions du Service
interne de Prévention et de Protection au travail.
SECTION 2. - DISPOSITIONS SPECIFIQUES CONCERNANT LE SERVICE INTERNE
DE PREVENTION ET DE PROTECTION AU TRAVAIL
Art. 34.- Pour l’application de la présente section, l’unité technique d’exploitation et l’entité juridique
sont définies conformément aux articles 49 et 50.
Art. 35.- § 1er. Si l’entité juridique est constituée d’une seule unité technique d’exploitation, un seul
Service est créé.
§ 2. Si l’entité juridique est constituée de plusieurs unités techniques d’exploitation qui chacune occupe
trop peu de travailleurs pour instituer séparément des Comités, un seul Service est créé.
§ 3. Si l’entité juridique est constituée de plusieurs unités techniques d’exploitation et si plus d’un Comité
doit être institué, un seul Service est créé comprenant une section pour chaque partie de l’entreprise pour
laquelle un Comité doit être institué.
§ 4. Si l’unité technique d’exploitation est constituée de plus d’une entité juridique, un seul Service est
créé pour l’unité technique d’exploitation dans son ensemble.
Art. 36.- § 1er. Dans les services publics qui sont soumis à la loi du 19 décembre 1974 organisant les
relations entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités, il est institué un
service pour chaque ressort d’un comité supérieur de concertation.
Néanmoins, si plusieurs ministères ou personnes morales de droit public ressortissent à un seul comité
supérieur de concertation, il est institué un service pour chaque ministère ou pour chaque personne morale
Dans le cas où les services publics qui constituent le ressort d’un comité de concertation de base, occupent
au moins cinquante personnes, le service visé à l’alinéa 1er peut être constitué de sections par comité de
concertation de base.
§ 2. Dans les services publics qui ne sont pas soumis à la loi du 19 décembre 1974 organisant les relations
entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités mais auxquels s’appliquent des dispositions légales ou réglementaires fixant leur statut syndical et prévoyant des mesures de
concertation en matière de sécurité, d’hygiène et d’embellissement des lieux de travail, il est institué un
service interne pour chaque service public.
Ce service peut être constitué de sections, lorsque plusieurs organes compétents pour la concertation en
matière de sécurité et santé ont été institués, à condition que chaque organe concerne au moins cinquante
§ 3. Par dérogation au présent article, l’article 35 est applicable aux services publics dont le personnel
n’est pas soumis à des dispositions légales ou réglementaires fixant leur statut syndical et ne prévoyant
pas de mesures de concertation en matière de sécurité, d’hygiène et d’embellissement des lieux de travail.
Art. 37.- Le Service comprend un ou plusieurs conseillers en prévention. S’il y a plusieurs conseillers en
prévention dans le Service, l’un d’entre eux est chargé de la direction du Service. Si le Service est constitué de sections, conformément à l’article 35, § 3, ou à l’article 36, § 1er, alinéa 3, et § 2, alinéa 2, il est
désigné au moins un conseiller en prévention pour l’ensemble du Service et par section. S’il y a plusieurs
conseillers en prévention dans une section, l’un d’entre eux est chargé de la direction de la section.
[Art. 38.- § 1er. Le Roi peut déterminer les conditions et les modalités selon lesquelles un employeur ou
un groupe d’employeurs peut être autorisé à établir un Service commun de Prévention et de Protection
§ 2. Le Roi peut habiliter un employeur ou un groupe d’employeurs à instituer un Service commun. Le cas
échéant, il en détermine la compétence, la composition et le mode de fonctionnement. (1)]
Art. 39.- Le Roi détermine les conditions auxquelles les personnes qui exercent la fonction de conseiller
en prévention doivent satisfaire.
Les conditions concernant les employeurs qui en application de l’article 33, § 1er, alinéa 3, exercent euxmêmes la fonction de conseiller en prévention, ne peuvent être fixées qu’après avis du ministre qui a les
classes moyennes dans ses attributions.
[Le Roi détermine les conditions auxquelles la formation pour exercer la fonction de conseiller en prévention doit répondre, ainsi que les conditions et modalités concernant l’organisation et l’agrément éventuel
de la formation. (9)]
SECTION 3. - DISPOSITIONS SPECIFIQUES CONCERNANT LES SERVICES EXTERNES
DE PREVENTION ET DE PROTECTION AU TRAVAIL ET LEURS SECTIONS CHARGEES DE
LA SURVEILLANCE MEDICALE DES TRAVAILLEURS AINSI QUE LES SERVICES EXTERNES
POUR LES CONTROLES TECHNIQUES SUR LE LIEU DE TRAVAIL
Art. 40.- § 1er. Des services externes de Prévention et de Protection au travail sont institués. Ces services
disposent d’un ou de plusieurs conseillers en prévention.
§ 3. Le Roi détermine les conditions et les modalités selon lesquelles un Service externe visé aux §§ 1er
et 2 peut être agréé.
Il fixe également les règles concernant son organisation, ses missions et son statut juridique ainsi que
celles concernant les compétences des conseillers en prévention.
[Le Roi détermine les conditions auxquelles la formation des conseillers en prévention doit répondre, ainsi que les conditions et modalités concernant l’organisation et l’agrément éventuel de cette formation. (9)]
Les sections chargées de la surveillance médicale des travailleurs tiennent une comptabilité distincte et
établissent des rapports de leurs activités de surveillance médicale et de leurs missions de prévention,
fonctionnent sous l’autorité d’un médecin du travail directeur et peuvent être agréées par les Communautés.
SECTION 4. - COORDINATION DANS LE CADRE
DES SERVICES DE PREVENTION ET DE PROTECTION AU TRAVAIL
1°	les différentes sections composant le service interne ou externe;
2°	le service interne et le service externe;
3°	les services externes entre eux.
En tout cas, cette coopération doit déboucher sur une action commune des différents services axée sur la
promotion de la prévention dans les entreprises.
Art. 42.- Les conseillers en prévention d’un service interne de prévention et de protection au travail font
partie du personnel de l’employeur, sauf dans le cas visé à l’article 33, § 1er, alinéa 3.
Le service externe de prévention et de protection au travail doit établir une relation contractuelle avec le
conseiller en prévention auquel il fait appel de façon à donner les garanties suffisantes pour parvenir à une
collaboration durable entre l’employeur et le conseiller en prévention.
Art. 43.- Les conseillers en prévention remplissent leur mission en toute indépendance vis-à-vis de l’employeur et des travailleurs.
CHAPITRE VII. - LE CONSEIL SUPERIEUR POUR LA PREVENTION
Art. 44.- Auprès du Ministère de l’Emploi et du Travail est institué un Conseil supérieur.
1°	d’un président et d’un vice-président;
2°	d’un nombre égal de représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs;
3°	d’un ou de plusieurs secrétaires.
Seuls, les représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs ont droit de vote.
[Les organisations les plus représentatives des employeurs et des travailleurs sont représentées au Conseil
supérieur de la même manière qu’au Conseil national du Travail [en ce compris leur nombre de mandats.
(19)] (1)]
Le Roi détermine quelles autres personnes prendront part en tant qu’experts permanents ou temporaires
aux travaux du Conseil supérieur.
Art. 45.- § 1er. Les représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs, les secrétaires et les
personnes qui prennent part en tant qu’experts permanents aux travaux du Conseil supérieur, sont nommés par le Roi selon les modalités qu’il fixe.
1°	être Belge;
2°	être âgé de 30 ans au moins;
3°	être indépendant des organisations représentées au Conseil supérieur;
Le mandat du président a une durée de six ans. Il est renouvelable.
Art. 46.- Le Conseil supérieur a pour mission de rendre des avis d’initiative ou sur demande, à propos des
mesures visées par la présente loi.
Les compétences en matière de bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail, comme prévu
à l’article 4, qui ont été attribuées au Conseil supérieur ne portent pas préjudice aux compétences du
Conseil national du travail relatives aux conditions générales de travail.
Art. 47.- Le Roi détermine toutes les autres conditions concernant l’institution, la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur.
[Art. 47bis.- Au sein du Conseil supérieur, il est institué une commission chargée des missions spécifiques
visées à l’alinéa 2 dans le cadre de l’application de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution ainsi que
dans le cadre de l’application d’autres lois et arrêtés qui concernent le bien-être des travailleurs lors de
l’exécution de leur travail et qui sont de la compétence du ministre qui a le Travail dans ses compétences.
Les missions spécifiques visées à l’alinéa 1er sont:
1.	donner des avis en ce qui concerne l’agrément de services, d’institutions, de personnes et d’entreprises;
2.	formuler des propositions relatives aux critères des agréments visés au point 1;
3. donner un avis sur les rapports annuels d’activités des services chargés de collaborer à la mise en
œuvre de la politique du bien-être établie par les entreprises;
6.	rendre un avis relatif à la subvention destinée à la recherche sociale et à la formation des représentants des travailleurs dans l’entreprise.
Il détermine toutes les autres conditions et modalités concernant l’institution, la composition et le fonctionnement de cette commission. (9)]
CHAPITRE VIII. - LE COMITE POUR LA PREVENTION ET
SECTION 1RE. - CHAMP D’APPLICATION
Art. 48.- Les dispositions du présent chapitre ne sont pas applicables aux institutions et établissements
dont le personnel est soumis à des dispositions légales ou réglementaires fixant leur statut syndical et
prévoyant des mesures de concertation en matière de sécurité, de santé et d’embellissement des lieux de
Art. 49.- Des Comités sont institués dans toutes les entreprises occupant habituellement en moyenne au
moins 50 travailleurs. Dans les mines, minières et carrières souterraines, ces Comités sont institués dès
que celles-ci occupent habituellement 20 travailleurs en moyenne.
Sans préjudice des dispositions de l’article 69, il y a lieu d’entendre pour l’application de la présente
section par:
entreprise: l’unité technique d’exploitation, définie [dans le cadre de la présente loi (8)] à partir des
critères économiques et sociaux; en cas de doute ces derniers prévalent;
[2°	travailleurs: les personnes occupées au travail en vertu d’un contrat de travail ou d’un contrat
d’apprentissage; le Roi peut, dans les cas qu’il détermine, assimiler à des travailleurs certaines
catégories de personnes qui, sans être liées par un contrat de travail ou un contrat d’apprentissage,
fournissent des prestations de travail sous l’autorité d’une autre personne; les chercheurs engagés
par le Fonds national de la recherche scientifique ainsi que par les Fonds associés au Fonds national
de la recherche scientifique, sont considérés comme des travailleurs de l’établissement dans lequel
ils exercent leur mandat de recherche. (8)]
Le Roi prescrit une procédure à suivre pour déterminer paritairement la notion d’unité technique d’exploitation.
[En vue de la fixation du nombre de travailleurs, visé à la présente section, le Roi peut exclure certaines
catégories de travailleurs qui remplacent temporairement des travailleurs de l’entreprise. (3)]
Art. 50.- § 1er. L’entreprise est également tenue d’instituer un Comité lorsqu’elle occupe, en tant qu’entité
juridique, au moins 50 travailleurs et quel que soit le nombre de travailleurs occupés dans chacun de ses
Pour l’application de l’alinéa 1er, dans les mines, minières et carrières souterraines, le nombre d’au moins
20 travailleurs est pris en considération.
§ 2. Le Roi peut prendre toutes mesures assurant aux travailleurs des unités techniques d’exploitation
concernées, la participation aux élections et au fonctionnement des Comités.
[§ 3. Plusieurs entités juridiques sont présumées, jusqu’à la preuve du contraire, former une unité technique d’exploitation s’il peut être apporté la preuve:
(1)	que, soit ces entités juridiques font partie d’un même groupe économique ou sont administrées
par une même personne ou par des personnes ayant un lien économique entre elles, soit ces entités
juridiques ont une même activité ou que leurs activités sont liées entre elles;
(2)	et qu’il existe certains éléments indiquant une cohésion sociale entre ces entités juridiques, comme,
notamment une communauté humaine rassemblée dans les mêmes bâtiments ou des bâtiments
proches, une gestion commune du personnel, une politique commune du personnel, un règlement
de travail ou des conventions collectives de travail communes ou comportant des dispositions similaires.
Lorsque sont apportées la preuve d’une des conditions visées au (1) et la preuve de certains des éléments visés au (2), les entités juridiques concernées seront considérées comme formant une seule unité
technique d’exploitation sauf si le ou les employeurs apportent la preuve que la gestion et la politique
du personnel ne font pas apparaître des critères sociaux caractérisant l’existence d’une unité technique
d’exploitation au sens de l’article 49. (3)]
[Cette présomption ne peut pas porter préjudice à la continuité, au fonctionnement et au champ de compétence des organes existants et ne peut être invoquée que par les travailleurs et les organisations qui les
représentent au sens de l’article 3, § 2, alinéa 1er. (8)]
Art. 51.- Le Roi peut, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, étendre l’obligation d’instituer un
Comité lorsque les employeurs occupent habituellement en moyenne moins de 50 travailleurs. Il détermine la compétence des Comités précités et en règle les modalités de fonctionnement.
[Art. 51bis.- Le calcul du nombre de travailleurs occupés habituellement en moyenne, visé aux articles
49, 50 et 51, s’effectue sur une période de référence déterminée par le Roi; en cas de transfert conventionnel d’entreprise, au sens de la section 6 du présent chapitre, pendant cette période de référence, il n’est
tenu compte que de la partie de la période de référence après le transfert conventionnel. (3)]
Art. 52.- La délégation syndicale est chargée d’exercer les missions des Comités lorsqu’un comité n’est
pas institué dans l’entreprise.
Dans ce cas, les membres de la délégation syndicale, sans préjudice des dispositions des conventions
collectives qui leur sont applicables, bénéficient de la même protection que les délégués du personnel des
Comités, telle que prévue par la loi du 19 mars 1991 portant un régime de licenciement particulier pour les
délégués du personnel aux conseils d’entreprise et aux comités de sécurité, d’hygiène et d’embellissement
des lieux de travail, ainsi que pour les candidats délégués du personnel. Cette protection commence à la
date du début de leur mission et se termine à la date à laquelle les candidats élus aux élections suivantes
sont installés comme membres du comité.
Art. 53.- Dans les entreprises, où il n’existe ni un comité ni une délégation syndicale, les travailleurs
mêmes participent directement au traitement des questions relatives au bien-être des travailleurs lors de
l’exécution de leur travail.
Art. 54.- Le Roi peut permettre à un groupe d’employeurs d’instituer un Comité commun. Il détermine sa
compétence et règle les modalités de son fonctionnement.
Ce Comité est composé paritairement de délégués effectifs et suppléants, représentant les employeurs et
les travailleurs, selon les modalités déterminées par le Roi.
Art. 55.- Dans les entreprises où un Comité doit être institué ou renouvelé, il peut être sursis à l’institution au renouvellement du Comité moyennant l’autorisation préalable de l’inspecteur-chef de district de
l’Inspection des lois sociales dans le ressort duquel est située l’entreprise:
a)	lorsque l’entreprise a décidé de cesser définitivement toutes ses activités;
b)	en cas de fermeture partielle, par l’arrêt d’une ou plusieurs activités, pour autant que le nombre de
travailleurs occupés devienne inférieur à 50 ou au nombre fixé par le Roi, en exécution de l’article
L’inspecteur-chef de district demande l’accord du Comité; si celui-ci n’a pas encore été institué, il demande l’accord de l’employeur et de la délégation syndicale.
L’ajournement ne peut en aucun cas dépasser une année. Le Comité existant continue à fonctionner pendant cette période.
Le Roi détermine la date des élections s’il y a lieu.
du chef de l’entreprise et d’un ou plusieurs délégués effectifs et suppléants, désignés par lui, conformément aux dispositions fixées par le Roi, avec pouvoir de le représenter et de l’engager en raison des fonctions de direction qu’ils exercent dans l’entreprise. Ces délégués[,y compris le chef
d’entreprise, (13)] ne peuvent être en nombre supérieur à celui des délégués du personnel.
Les mandats des délégués de l’employeur ont une durée de quatre ans, sous réserve de la perte
desdites fonctions de direction au cours de cette période; ils restent en fonction jusqu’à la date
d’installation des candidats élus par les travailleurs lors des élections suivantes;
d’un certain nombre de délégués effectifs et suppléants du personnel. Le nombre de délégués effectifs ne peut être inférieur à deux ni supérieur à vingt-cinq. II y a autant de délégués suppléants que
de délégués effectifs. (8)]
[Art. 57.- Le conseiller en prévention qui fait partie du personnel de l’entreprise dans laquelle il exerce sa
fonction ne peut être ni délégué de l’employeur, ni délégué du personnel. (3)]
[Art. 58.- Les délégués effectifs et suppléants sont élus au scrutin secret sur des listes de candidats présentées par les organisations interprofessionnelles représentatives des travailleurs visées à l’article 3, §
2, 1°, dont chacune ne peut comporter plus de candidats qu’il n’y a de mandats effectifs et suppléants à
conférer. (3)] [Ces organisations sont habilitées à donner mandat pour le dépôt de ces listes de candidats.
Elles ne peuvent donner mandat que pour une seule liste de candidats par catégorie de travailleurs qui
s’est vue attribuer un ou plusieurs mandats. (8)]
Le Roi détermine les conditions d’électorat ainsi que la procédure électorale.
Lorsqu’une entreprise atteint le nombre de travailleurs occupés en moyenne, prévu à l’article 49 ou en
vertu de l’article 51, entre deux de ces périodes, des élections ne devront être organisées qu’au cours de la
prochaine période fixée par le Roi pour autant que l’entreprise occupe toujours, à ce moment, en moyenne
le nombre de travailleurs requis.
Art. 59.- § 1er. Pour être éligibles comme délégués du personnel auprès des comités, les travailleurs
doivent, à la date des élections, remplir les conditions suivantes:
être âgés de 18 ans au moins. Toutefois, les délégués des jeunes travailleurs doivent avoir atteint
l’âge de 16 ans au moins et ne peuvent avoir atteint l’âge de 25 ans;
[2°	ne pas faire partie du personnel de direction, ni avoir la qualité de conseiller en prévention du
service interne pour la prévention et la protection sur les lieux de travail. Le Roi fixe ce qu’il faut
entendre par personnel de direction; (8)]
3°	soit être occupés de façon ininterrompue, depuis six mois au moins dans l’entité juridique dont
relève l’entreprise ou dans l’unité technique d’exploitation que forment plusieurs entités juridiques
au sens de l’article 50;
soit avoir été occupés dans l’entité juridique dont relève l’entreprise ou dans l’unité technique
d’exploitation que forment plusieurs entités juridiques au sens de l’article 50 pendant l’année qui
précède celle au cours de laquelle ont lieu les élections, au total durant au moins neuf mois pendant plusieurs périodes; pour le calcul de cette période de neuf mois, il est tenu compte de toutes
les périodes pendant lesquelles le travailleur a été occupé soit en vertu d’un contrat de travail ou
d’apprentissage soit dans des conditions similaires au sens de l’article 49, alinéa 4;
4°	ne pas avoir atteint l’âge de soixante-cinq ans.
[Entrent en compte pour le calcul de l’ancienneté visée à l’alinéa 1er, 3°, les périodes pendant lesquelles
le chercheur du Fonds national de la Recherche scientifique ou des Fonds associés au Fonds national de
la Recherche scientifique, a exercé son mandat de recherche dans l’établissement, ainsi que les périodes
pendant lesquelles un travailleur a été placé en formation professionnelle dans l’entreprise par les organismes des Communautés compétents pour la formation professionnelle. (8)]
Les causes de suspension de l’exécution du contrat n’ont pas d’incidence sur les conditions d’ancienneté.
§ 2. Il est interdit de présenter une même candidature sur plus d’une liste.
§ 3. Le travailleur licencié en violation des dispositions de la loi du 19 mars 1991 peut être présenté
comme candidat.
Art. 60.- Le Roi fixe le délai qui doit s’écouler entre l’affichage de la date des élections pour les délégués
du personnel des comités et de la date à laquelle les candidatures doivent être déposées.
Les prestations des témoins assistant aux opérations électorales sont considérées comme temps de travail
effectif et sont rémunérées comme telles.
1°	en cas de non-réélection comme membre effectif ou suppléant, dès que l’installation du Comité a
eu lieu;
2°	lorsque l’intéressé cesse de faire partie du personnel;
3°	en cas de démission;
4°	lorsque l’intéressé cesse d’appartenir à l’organisation des travailleurs qui a présenté la candidature;
5°	en cas de révocation du mandat pour faute grave prononcée par la juridiction visée à l’article 79, à
la requête de l’organisation des travailleurs qui a présenté la candidature;
lorsque l’intéressé cesse d’appartenir à la catégorie de travailleurs à laquelle il appartenait lors des
élections, sauf si l’organisation qui a présenté la candidature demande le maintien du mandat par
lettre recommandée à la poste adressée à l’employeur;
dès que l’intéressé appartient au personnel de direction;
Toutefois, la disposition prévue à l’alinéa 1er, 6°, n’est pas applicable au membre représentant les jeunes
1°	en cas d’empêchement de celui-ci;
2°	lorsque le mandat du membre effectif a pris fin pour une des raisons énumérées à l’article 61, alinéa
1er, 2° à 8°.
Lorsqu’un membre suppléant devient effectif ou lorsque son mandat prend fin, le candidat non élu de la
même catégorie et de la même liste qui a obtenu le plus grand nombre de voix le remplace en qualité de
membre suppléant et achève son mandat. La présente disposition ne s’applique pas aux candidats visés à
l’article 2, § 3, alinéa 2, de la loi du 19 mars 1991 précitée.
Lorsqu’il n’y a plus de membres suppléants et qu’il n’y a plus de candidats non élus tels que visés à
l’alinéa précédent, un membre effectif dont le mandat prend fin pour une des raisons énumérées à l’article
61, alinéa 1er, 2° à 8°, est remplacé par le candidat non élu de la même catégorie et de la même liste qui
a obtenu le plus grand nombre de voix visé à l’article 2, § 3, alinéa 2 de la loi du 19 mars 1991 précitée.
Ce candidat achève le mandat et bénéficie des dispositions de l’article 2, § 2, de la loi du 19 mars 1991
précitée. (8)]
Art. 63.- Si le nombre de délégués du personnel est inférieur à deux, le Comité est renouvelé. Le Roi
détermine les modalités particulières de ces élections.
Art. 64.- Le mandat des délégués du personnel ou la qualité de candidat ne peuvent entraîner ni préjudice
ni avantages spéciaux.
Les délégués du personnel et les candidats jouissent des promotions et avantages normaux de la catégorie
de travailleurs à laquelle ils appartiennent.
Ces dispositions sont également applicables aux membres de la délégation syndicale qui, en application
de l’article 52, est chargée de l’exercice des missions des Comités.
[SECTION 4. – COMPETENCES
Art. 65.- Le Comité a essentiellement pour mission de rechercher et de proposer tous les moyens et
de contribuer activement à tout ce qui est entrepris pour favoriser le bien-être des travailleurs lors de
l’exécution de leur travail. Le Roi peut décrire de façon plus précise cette mission et confier des missions
supplémentaires au Comité, dans le cadre des domaines visés à l’article 4.
Art. 65bis.- § 1 . A défaut de conseil d’entreprise, l’employeur fournit au Comité une information de
base en matière économique et financière relative:
a)	au statut de l’entreprise;
b)	à la position concurrentielle de l’entreprise sur le marché;
à la production et à la productivité;
au programme et aux perspectives générales d’avenir de l’entreprise.
Cette information de base est communiquée aux membres du Comité dans les deux mois qui suivent leur
élection ou leur réélection.
§ 2. A défaut de conseil d’entreprise, un exemplaire du bilan, du compte de profits et pertes, de l’annexe,
du rapport de gestion est communiqué par l’employeur au Comité.
Ces documents constituent une information annuelle. Ils doivent être fournis et discutés dans les trois
mois qui suivent la clôture de l’exercice.
Si l’entreprise ou l’entité juridique dont elle fait partie est constituée sous la forme d’une société, la
réunion du Comité consacrée à l’examen de cette information a lieu obligatoirement avant l’assemblée
générale au cours de laquelle les associés se prononcent sur la gestion et les comptes annuels. Un compte
rendu de cette réunion est communiqué aux associés lors de ladite assemblée générale.
Les documents se rapportant à l’information annuelle sont remis aux membres du Comité quinze jours au
moins avant la réunion prévue pour l’examen de cette information.
Art. 65ter.- Les informations, visées à l’article 65bis, § 1er, alinéa 1er, a), relatives au statut de l’entreprise ou, le cas échéant, de l’entité juridique, économique ou financière dont elle fait partie, comprennent
1°	sa forme juridique;
2°	ses statuts et leurs modifications éventuelles;
3°	ses dirigeants;
4°	ses moyens de financement à moyen et à long terme et, en particulier, les relations économiques et
financières qu’elle entretient avec d’autres entités juridiques, économiques ou financières, ainsi que
la nature de ces relations;
5°	l’existence éventuelle et la nature des conventions et des accords qui ont des conséquences fondamentales et durables sur la situation de l’entreprise.
Art. 65quater.- Les informations, visées à l’article 65bis, § 1er, alinéa 1er, b), relatives à la position
concurrentielle, sur le marché, de l’entreprise ou de l’entité juridique, dont elle fait partie, comprennent
1°	les principaux concurrents nationaux et internationaux avec lesquels l’entreprise est confrontée;
2°	les possibilités et les difficultés en matière de concurrence;
3°	les débouchés;
4°	les contrats et accords en matière de vente et d’achat, s’ils ont des conséquences fondamentales et
durables pour l’entreprise;
5°	les différents types de contrats conclus avec le SPF Economie, tels que contrats de programme, de
progrès, de restructuration;
6°	les éléments permettant de se faire une idée générale de la commercialisation des produits de l’entreprise, tels que les canaux de distribution, les techniques de vente, les données significatives quant
aux marges de distribution;
7°	les données comptables relatives au chiffre d’affaires et son évolution sur cinq ans, avec indication,
en pourcentage, de la part réalisée respectivement sur le marché intérieur, dans l’Union européenne
et dans les pays tiers. Lorsque l’entreprise comporte plusieurs sous-ensembles, la ventilation, par
sous-ensemble de ces données sera, le cas échéant, fournie également;
8°	un aperçu des prix de revient et de vente unitaires dans lequel seront fournis, pour autant que possible par unité, le niveau et l’évolution de ces prix. Au cas où la communication d’un tel aperçu
serait impossible, l’employeur fournira des données relatives à l’évolution des prix de revient et de
vente par groupe de produits ou par sous-ensemble, ou pour un certain nombre de produits représentatifs;
9°	la position de l’entreprise et son évolution sur les marchés intérieurs, de l’Union Européenne et de
pays tiers, le cas échéant, par sous-ensemble.
Art. 65quinquies.- Les informations relatives à la production et la productivité, visées à l’article 65bis, §
1er, alinéa 1er, c), comprennent au moins:
1°	l’évolution de la production exprimée en volume, en nombre ou en poids ainsi qu’en valeur et en
2°	l’utilisation de la capacité économique de production;
3°	l’évolution de la productivité, de manière à mettre notamment en évidence la valeur ajoutée par
heure de travail ou la production du travailleur. Ces données doivent être présentées en séries chronologiques portant sur cinq années. Le cas échéant, elles doivent être fournies par sous-ensemble.
Art. 65sexies.- Les informations relatives au programme et aux perspectives générales d’avenir de l’entreprise, ou de l’entité juridique, économique ou financière dont elle fait partie, visées à l’article 65bis,
§ 1er, alinéa 1er, d), s’étendent à tous les aspects de l’activité de l’entreprise, notamment les aspects
industriels, financiers, commerciaux, sociaux et de recherche, y compris les prévisions concernant son
extension future et des renseignements au sujet des financements des investissements projetés.
Art. 65septies.- Par dérogation à l’article 95 de la présente loi, le Roi peut, par arrêté délibéré en Conseil
des ministres et sur avis unanime du Conseil national du Travail et du Conseil central de l’Economie,
préciser les modalités quant à la nature, à l’ampleur, à la périodicité et au mode de délivrance des renseignements à fournir.
Art. 65octies.- § 1er. Lorsque la divulgation d’une information sous la forme ou dans le délai est susceptible de causer un préjudice à l’entreprise, le chef d’entreprise peut être autorisé à déroger au principe de
la communication obligatoire en ce qui concerne les points suivants:
1°	la communication du chiffre d’affaires en valeur absolue et sa ventilation par sous-ensemble;
2°	en matière de programme et de perspectives générales d’avenir des entreprises dans le secteur de la
distribution, les projets d’implantation de nouveaux points de vente;
3°	la répartition par sous-ensemble des données relatives au compte de profits et pertes.
§ 2. L’usage de cette faculté de dérogation est subordonné toutefois à l’approbation préalable d’un des
fonctionnaires désignés par le Roi en vertu de l’article 80 de la présente loi pour la surveillance de la
La demande de dérogation doit être motivée. Elle est accompagnée de tous les documents nécessaires à
en apprécier le bien fondé, ainsi que du compte rendu de la réunion du Comité au cours de laquelle le
chef d’entreprise aura préalablement signifié l’objet des informations pour lesquelles il désire obtenir une
L’approbation de la demande est accordée ou refusée après consultation d’un comité ad hoc, formé au
sein du Conseil central de l’Economie: la composition, les attributions et le fonctionnement de ce Comité
sont déterminés par arrêté ministériel.
La demande ne peut être refusée lorsque l’avis unanime du Comité ad hoc confirme l’accord unanime
éventuellement exprimé par le Comité lors de la signification prévue à l’alinéa précédent. Toute décision
du fonctionnaire compétent doit être motivée.
Si le renseignement ne peut être fourni dans la forme prévue, d’autres données, susceptibles d’apporter
une information équivalente, sont communiquées au Comité.
Si le renseignement ne peut être immédiatement fourni, le chef d’entreprise en donnera communication
après écoulement d’un délai précisé par lui au fonctionnaire compétent.
Art. 65novies.- Lors de ses communications au Comité, le chef d’entreprise signale, le cas échéant, le
caractère confidentiel de certains renseignements, dont la diffusion serait susceptible de causer un préjudice à l’entreprise.
En cas de désaccord à ce sujet au sein du Comité, le caractère confidentiel de ces renseignements sera
soumis à l’approbation d’un des fonctionnaires désignés par le Roi en vertu de l’article 80 de la présente
loi pour la surveillance de la présente sous-section. Cette approbation est accordée ou refusée selon la
procédure fixée par l’article 65octies, § 2.
Art. 65decies.- En l’absence de conseil d’entreprise et de délégation syndicale, le Comité est subrogé
dans le droit à l’information et à la consultation du conseil d’entreprise ou, à son défaut, de la délégation
syndicale, visée à l’article 38, § 3, de la loi du 16 mars 1971 sur le travail et par les conventions collectives
de travail n° 9 du 9 mars 1972, sans que le Comité reçoive plus d’information que la délégation syndicale,
n° 24 du 2 octobre 1975, n° 32bis du 7 juin 1985, n° 39 du 13 décembre 1983 et n° 42 du 2 juin 1987,
conclues au sein du Conseil national du Travail.
Art. 65undecies.- L’extension de compétences prévue par la présente sous-section n’a aucune conséquence sur les attributions visées à l’article 11, § 2, de la loi du 19 décembre 1974 organisant les relations
entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités. (17)]
Art. 66.- Les prestations des membres des Comités, même effectuées en dehors des heures de travail, sont
assimilées, au point de vue de la rémunération, au temps de travail effectif.
Les frais supplémentaires de transport des délégués du personnel sont à charge de l’employeur dans les
cas et aux conditions fixés par le Roi.
Art. 67.- Les Comités peuvent entendre d’autres membres du personnel sur les questions qu’ils examinent.
Le Roi détermine les conditions dans lesquelles les membres des Comités peuvent requérir l’assistance
d’experts. Il fixe le tarif de leurs émoluments, qui sont à charge de l’employeur.
Art. 68.- Chaque Comité détermine dans un règlement d’ordre intérieur ses modalités de fonctionnement.
Le Roi détermine quels points le règlement d’ordre intérieur doit au moins contenir. Les commissions
paritaires peuvent rédiger des règlements d’ordre intérieur modèles qui peuvent être rendus obligatoires
SECTION 6. - TRANSFERT D’ENTREPRISE ET REPRISE DE L’ACTIF
Art. 69.- Pour l’application de la présente section, on entend par:
1°	entreprise: l’entité juridique;
2°	reprise de l’actif: l’établissement d’un droit réel sur tout ou partie de l’actif d’une entreprise en
faillite avec la poursuite de l’activité principale de l’entreprise ou d’une division de celle-ci.
Art. 70.- En cas de transfert conventionnel d’une ou de plusieurs entreprises:
les Comités existants continuent à fonctionner si les entreprises concernées conservent leur caractère d’unité technique d’exploitation;
dans les autres cas, le Comité de la nouvelle entreprise sera, jusqu’aux prochaines élections, composé de tous les membres des comités qui ont été élus précédemment dans les entreprises concernées, à moins que les parties n’en décident autrement. Ce Comité fonctionne pour l’ensemble du
personnel des entreprises concernées.
Art. 71.- En cas de transfert conventionnel d’une partie d’entreprise à une autre entreprise qui dispose
comme la première d’un Comité:
si les unités techniques d’exploitation existantes restent inchangées, les Comités existants continuent à fonctionner;
si le caractère des unités techniques d’exploitation est modifié, le Comité existant continue à fonctionner dans l’entreprise dont une partie est transférée; les délégués du personnel du Comité occupés dans la partie transférée de l’entreprise sont rattachés au Comité de l’entreprise dans laquelle la
partie visée est transférée.
Art. 72.- En cas de transfert conventionnel d’une partie d’une entreprise pourvue d’un Comité à une
entreprise ne disposant pas d’un tel Comité:
le Comité existant continue à fonctionner si le caractère d’unité technique d’exploitation est maintenu;
si le caractère d’unité technique d’exploitation est modifié, le Comité de l’entreprise dont une partie
est transférée continue à fonctionner avec les délégués du personnel qui n’étaient pas occupés dans
la partie d’entreprise qui a fait l’objet du transfert;
de plus, un Comité composé des délégués du personnel occupés dans la partie transférée, est constitué jusqu’aux prochaines élections dans l’entreprise où une partie d’une autre entreprise est transférée, à moins que les parties n’en décident autrement.
Art. 73.- En cas de scission d’une unité technique d’exploitation en plusieurs entités juridiques n’entraînant pas de modification du caractère de l’unité technique d’exploitation, le Comité existant est maintenu
jusqu’aux prochaines élections. Si plusieurs unités techniques d’exploitation sont créées, le Comité continue à fonctionner pour l’ensemble de celles-ci jusqu’aux prochaines élections, à moins que les parties
n’en décident autrement.
Art. 74.- Dans tous les cas de transfert conventionnel d’une entreprise ou d’une partie d’entreprise ainsi
qu’en cas de scission d’une unité technique d’exploitation en plusieurs entités juridiques, les membres
qui représentaient le personnel et les candidats continuent à bénéficier des mesures de protection prévues
par la loi précitée du 19 mars 1991.
Art. 75.- Si le transfert conventionnel, la scission ou une autre modification des unités techniques d’exploitation interviennent après que la détermination des unités techniques d’exploitation est devenue définitive et avant le jour des élections, il n’est tenu compte du transfert, de la scission ou des modifications
des unités techniques d’exploitation qu’à partir de l’installation du Comité. Dans ce cas, les règles prévues aux articles 70 à 74 sont d’application.
Art. 76.- En cas de reprise de l’actif d’une entreprise en faillite:
1°	un comité est maintenu jusqu’aux prochaines élections, si l’unité technique d’exploitation ou les
unités techniques d’exploitation dont se compose l’entreprise conservent le caractère qu’elles
avaient avant la faillite sans être intégrées à une autre entreprise; le comité se compose exclusivement d’un nombre de délégués effectifs du personnel proportionnel au nombre de travailleurs occupés dans la nouvelle entreprise, selon les règles déterminées par le Roi; les délégués du personnel
sont désignés, parmi les délégués effectifs ou suppléants repris ou parmi les candidats délégués du
personnel repris non élus lors des dernières élections du comité, par les organisations des travailleurs qui ont présenté les délégués élus lors des élections précédentes; ce comité fonctionne pour
l’ensemble du personnel de l’entreprise reprise;
2°	un comité est maintenu jusqu’aux prochaines élections si l’unité technique d’exploitation ou les
unités techniques d’exploitation dont se compose l’entreprise sont intégrées à une autre entreprise
ou à une autre unité technique d’exploitation de celle-ci et si l’entreprise ou l’unité technique d’exploitation dans laquelle elles sont intégrées ne disposent pas d’un tel comité; le comité se compose
exclusivement d’un nombre de délégués effectifs, proportionnel au nombre de travailleurs repris
dans la nouvelle entreprise, selon les règles déterminées par le Roi; les délégués du personnel sont
désignés, parmi les délégués effectifs ou suppléants repris ou parmi les candidats délégués du personnel repris non élus lors des dernières élections du comité, par les organisations des travailleurs
qui ont présenté les délégués élus à l’occasion des élections précédentes; ce comité fonctionne pour
la partie de l’entreprise reprise.
Les organisations des travailleurs qui ont présenté les délégués élus lors des élections précédentes peuvent
conclure avec le nouvel employeur un autre accord valable jusqu’aux prochaines élections.
Art. 77.- Toutes consignes, tous conseils ou tous avis éducatifs des organes visés aux chapitres VI à VIII,
donnés par écrit aux travailleurs, par voie d’affichages ou de notes individuelles seront rédigés de manière
à être compris par tous les travailleurs.
Art. 78.- Le Roi peut prendre toutes les mesures destinées à coordonner et promouvoir, tant sur le plan
national que sur le plan local ou professionnel, les activités des organes visés aux chapitres VI à VIII.
[Art. 79.- § 1er [Sans préjudice des dispositions de l’article 32duodecies , les employeurs, les travailleurs
et les organisations représentatives des travailleurs peuvent introduire auprès des juridictions du travail
une action tendant à trancher tout différend relatif à la présente loi ou à ses arrêtés d’exécution. (6)]
[Les organisations représentatives des travailleurs peuvent se faire représenter devant les juridictions du
travail par un délégué, porteur d’une procuration écrite. Celui-ci peut accomplir au nom de l’organisation
à laquelle il appartient les diligences que cette représentation comporte, introduire une requête, plaider
et recevoir toutes communications relatives à l’introduction, l’instruction et au jugement du litige. (15)]
§ 2. [Lorsque les actions visées au § 1er concernent des litiges relatifs à l’application du chapitre VIII, les
règles de procédures suivantes s’appliquent: (15)]
1°	les actions sont introduites par requête écrite, envoyée par lettre recommandée ou déposée au greffe
de la juridiction compétente;
2°	les délais pour introduire les actions sont soumis aux dispositions des articles 52 et 53 du Code
judiciaire; le jour d’envoi de la lettre recommandée à la poste ou du dépôt de la requête au greffe
doit coïncider au plus tard avec le dernier jour de ces délais;
3°	la partie requérante est tenue de déposer in limine litis, au greffe de la juridiction du travail saisie,
l’identité et l’adresse complète des parties intéressées; il faut entendre par adresse complète, le lieu
du domicile ou de la résidence principale ou le lieu habituel du travail;
4°	la juridiction du travail saisie statue, sans préliminaire de conciliation, après avoir entendu ou dûment appelé les parties intéressées;
5°	les jugements et arrêts sont notifiés par pli judiciaire à l’employeur, aux travailleurs intéressés,
aux organisations représentatives des travailleurs intéressées ainsi qu’aux personnes expressément
déterminées par la présente loi;
6°	abrogé (15)
Pour l’application de l’alinéa 1er, il faut entendre par partie intéressée, toute personne ou organisation
représentative des travailleurs mise en cause dans le cadre de la procédure.
§ 3. Le Roi peut déterminer dans quel délai les actions visées au § 1er doivent être introduites. Il peut
également déterminer s’il peut être interjeté appel ou opposition et dans quel délai, et dans quel délai les
juridictions du travail rendent leur décision. (2)]
CHAPITRE XI. - SURVEILLANCE ET DISPOSITIONS PENALES
[Art. 80.- Les infractions aux dispositions de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution sont recherchées,
constatées et sanctionnées conformément au Code pénal social.
Les inspecteurs sociaux disposent des pouvoirs visés aux articles 23 à 39 du Code pénal social lorsqu’ils
agissent d’initiative ou sur demande dans le cadre de leur mission d’information, de conseil et de surveillance relative au respect des dispositions de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution. (20)]
Art. 81 tot 94.- abrogés (20)
[CHAPITRE XIBIS. - MESURES POUR PREVENIR LA REPETITION D’ACCIDENTS
DU TRAVAIL GRAVES
Art. 94bis.- Pour l’application du présent chapitre, on entend par:
[1°	accident du travail grave: un accident qui se produit sur le lieu de travail même et qui, en raison de
sa gravité, requiert une enquête spécifique approfondie en vue de prendre les mesures de prévention
qui doivent permettre d’éviter qu’il ne se reproduise.
Le Roi fixe les critères sur la base desquels l’accident du travail est considéré comme un accident
du travail grave; (9)]
2° expert: un expert en matière d’examen d’accidents du travail graves, qui est repris sur une liste
établie par l’administration dont dépendent les fonctionnaires chargés de la surveillance, visés à
l’article 80, ayant la sécurité du travail dans leurs compétences.
[SECTION 2. - ENQUETE ET RAPPORT SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL GRAVES DESIGNATION D’UN EXPERT (9)]
[Art. 94ter.– § 1er. Après tout accident du travail grave, l’employeur de la victime veille à ce que l’accident soit immédiatement examiné par son service de prévention compétent et il fournit dans les dix jours
qui suivent l’accident un rapport circonstancié aux fonctionnaires visés à l’article précédent.
§ 2. Après tout accident du travail grave avec un travailleur sur un lieu de travail auquel s’appliquent
les dispositions des chapitres IV ou V, les employeurs, les utilisateurs, les entreprises de travail intérimaire, les maîtres d’œuvre chargés de l’exécution, les entrepreneurs, les sous-traitants et les indépendants
concernés par l’accident, selon le cas, collaborent pour faire en sorte que l’accident soit immédiatement
examiné par un ou plusieurs services de prévention compétents et qu’un rapport circonstancié soit fourni
à toutes les personnes concernées visées ci-dessus et aux fonctionnaires visés à l’article précédent dans
les dix jours qui suivent l’accident.
Les conventions pratiques concernant cette collaboration, les services de prévention compétents qui examineront les possibles accidents graves du travail et l’arrangement des frais pouvant découler de ces
examens, sont à cet effet reprises dans des clauses spécifiques:
1°	du contrat visé [à l’article 9, § 2, 2° (16)], à l’initiative de l’employeur dans l’établissement duquel
des travailleurs d’entreprises extérieures ou des indépendants viennent exercer des activités;
2° sans préjudice de l’article 19 de la loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire, le travail intérimaire et la mise de travailleurs à la disposition d’utilisateurs, du contrat conclu entre l’utilisateur
et l’entreprise de travail intérimaire, sur l’initiative de cette dernière, conformément aux règles
détaillées à définir par le Roi;
3° du contrat visé à l’article 29, 2°, à l’initiative du maître d’œuvre chargé de l’exécution, de l’entrepreneur ou du sous-traitant selon le cas.
§ 3. Les fonctionnaires visés à l’article précédent peuvent également accepter un rapport provisoire dans
les mêmes délais.
§ 4. Sans préjudice des dispositions de l’article 80, ces fonctionnaires peuvent, en cas d’absence d’un
rapport circonstancié ou provisoire dans les dix jours, désigner un expert.
Le Roi peut déterminer d’autres cas dans lesquels ces fonctionnaires peuvent désigner un expert. (9)]
Art. 94quater.– L’expert a les missions suivantes:
1°	examiner les causes et les circonstances de l’accident du travail grave et formuler les recommandations appropriées pour prévenir la répétition de l’accident;
2°	reprendre les éléments de l’enquête, les causes constatées et les recommandations formulées dans
un rapport écrit;
a)	aux fonctionnaires visés à l’article 94bis;
[b)	suivant les cas, à l’employeur visé à l’article 94ter, § 1er, ou aux personnes concernées visées
à l’article 94ter, § 2; (9)]
c)	suivant le cas, à [les sociétés (9)] d’assurances ou à l’établissement, visés à l’article 94quinquies, § 2.
SECTION 4. - L’HONORAIRE DE L’EXPERT
Art. 94quinquies.– § 1er. L’expert perçoit des honoraires pour les prestations fournies en exécution de
[Lors des situations visées à l’article 94ter, § 2, alinéa 1er, les honoraires sont divisés en honoraires partiels, conformément à l’arrangement visé à l’article 94ter, § 2, alinéa 2. (9)]
[§ 2. Les honoraires visés au § 1er sont dus par les sociétés d’assurance en matière d’accidents du travail
chez qui, selon le cas, l’employeur visé à l’article 94ter, § 1er, ou les personnes visées à l’article 94ter, §
2, sont affiliés pour assurer ses travailleurs.
Lors des situations visées à l’article 94ter, § 2, alinéa 1er, les honoraires partiels sont payés par les sociétés
d’assurance respectives, conformément à l’arrangement visé à l’article 94ter, § 2, alinéa 2.
A défaut de l’arrangement visé à l’alinéa précédent, le montant total des honoraires est dû par la société
d’assurances à laquelle est affiliée la personne chargée de reprendre les clauses correspondantes dans le
contrat visé à l’article 94ter, § 2, alinéa 2.
A défaut d’une ou de plusieurs sociétés d’assurances visées à l’alinéa 1er, les honoraires ou, en cas
d’application du § 1er, alinéa 2, une partie par des honoraires sont dûs par l’établissement qui, en cas
d’accident du travail, assure l’indemnisation des travailleurs de l’employeur visé à l’article 94ter, § 1er,
ou des personnes visées à l’article 94ter, § 2.
Les honoraires sont dûs à l’expert ou à son employeur sur production d’une créance détaillant les prestations de l’expert.
En cas d’application du § 1er, alinéa 2, des créances partielles sont produites, dont le montant est calculé
sur base de l’arrangement visé à l’article 94ter, § 2, alinéa 2. (9)]
SECTION 5. - RECLAMATION DU MONTANT DE L’HONORAIRE DE L’EXPERT
[Art. 94sexies.– Les sociétés d’assurance ou l’établissement qui ont payé les honoraires ou une partie
de celles-ci pour les prestations de l’expert peuvent en réclamer le montant à l’employeur visé à l’article
94ter, § 1er, ou aux personnes visées à l’article 94ter, § 2. (9)]
[Art. 94septies.– § 1er. Afin de permettre, selon le cas, aux conseillers en prévention des services de
prévention visés à l’article 94ter, §§ 1er et 2, d’enquêter sur l’accident du travail grave, ou à l’expert d’accomplir ses missions visées à l’article 94quater, l’employeur visé à l’article 94ter, § 1er, ou les personnes
visées à l’article 94ter, § 2 sont tenues de collaborer avec ces conseillers en prévention ou cet expert.
L’employeur visé à l’article 94ter, § 1er, ou les personnes visées à l’article 94ter, § 2 collaborent aussi
avec les comités pour la prévention et la protection au travail des autres employeurs concernés par l’accident du travail grave.
§ 2. Afin d’éviter la répétition immédiate d’un accident grave identique ou similaire, des mesures conservatoires sont prises selon le cas de figures qui se présente par ou sous le contrôle de:
1°	l’employeur qui fait appel à des entreprises externes, dans le cadre de travaux visés au chapitre IV,
2° l’utilisateur, dans le cadre de travaux visés au chapitre IV, section 2;
3° le maître d’œuvre chargé de l’exécution, dans le cadre de travaux sur des chantiers temporaires ou
mobiles visés au chapitre V;
4° par l’employeur de la victime dans les autres cas.
Par des mesures conservatoires, on entend les mesures de prévention proposées par les conseillers en
prévention visés au § 1er ou des mesures au moins équivalentes et, si de telles mesures n’ont pas encore
été proposées, toute mesure évidente à même de faire disparaître une ou plusieurs des causes directes d’un
accident identique ou semblable. (9)]
Art. 94octies.– Le Roi détermine:
1°	les conditions auxquelles les experts doivent répondre pour pouvoir exercer leur fonction et être
repris sur la liste visée à l’article 94bis, 2°;
2°	les modalités pour la désignation des experts, visés à l’article 94ter;
3° les modalités relatives aux missions des experts, visées à l’article 94quater;
4° le montant de l’honoraire, visé à l’article 94quinquies, § 1er;
5°	la date d’entrée en vigueur des dispositions du présent chapitre; (7)]
[6°	les critères auxquels doit satisfaire le rapport visé à l’article 94ter, §§ 1er et 2, alinéa 1er, pour être
considéré comme circonstancié, ainsi que les modalités de sa transmission aux fonctionnaires visés
à l’article 92bis, 2°;
7°	les conditions dans lesquelles les fonctionnaires visés à l’article 92bis, 2°, peuvent accepter un
rapport provisoire, comme prévu à l’article 94ter, § 3. (9)]
[SECTION 7. - DECLARATION D’ACCIDENTS DU TRAVAIL GRAVES
Art. 94nonies.- Tout accident du travail grave répondant aux critères fixés par le Roi doit être immédiatement déclaré aux fonctionnaires visés à l’article 94bis, 2°, par l’employeur de la victime.
Le Roi détermine également la manière dont la déclaration visée à l’alinéa précédent doit être faite. (9)]
CHAPITRE XII. – DISPOSITIONS FINALES
Art. 95.- Le Roi prend les mesures prévues par la présente loi après avoir demandé l’avis du Conseil supérieur visé à l’article 44, sauf les mesures visées aux articles 49, 50, 51, 53, 56, 58 à 60, 62, 63, 65, alinéa
2, 66 et 76. Il prend ces mesures après avoir demandé l’avis du Conseil national du Travail.
Le Conseil supérieur donne son avis dans les six mois suivant la demande qui lui en est faite. En cas
d’urgence, le ministre qui demande l’avis peut limiter ce délai à deux mois. Après l’expiration de ces
délais, il peut y être passé outre.
Le Conseil national du Travail donne son avis dans les deux mois suivant la demande qui lui en est faite.
Après l’expiration de ce délai, il peut y être passé outre.
Art. 97.- Les dispositions des articles 15 à 19 pour la première fois aux projets d’ouvrage dont l’élaboration commence après l’entrée en vigueur du chapitre V, telle qu’elle est fixée par le Roi.
Le Roi fixe des règles spécifiques pour l’application des dispositions des articles 15 et 20 à 31 aux ouvrages dont la réalisation a commencé avant l’entrée en vigueur du chapitre V, telle qu’elle est fixée par
Art. 98. dispositions abrogatoires.
Art. 99.- Les dispositions du Règlement général pour la protection du travail et des arrêtés pris en exécution de la loi du 10 juin 1952 concernant la santé et la sécurité des travailleurs ainsi que la salubrité
du travail et des lieux de travail ainsi que des arrêtés pris en exécution des lois sur les mines, minières
et carrières, coordonnées le 15 septembre 1919, restent en vigueur jusqu’à leur abrogation expresse ou
jusqu’à l’expiration de leur durée de validité.
Art. 100.- Le Roi peut modifier les dispositions légales existantes afin de les adapter aux dispositions de
Art. 101.- La présente loi entre en vigueur le premier jour du premier mois qui suit celui au cours duquel
elle aura été publiée au Moniteur belge à l’exception du chapitre V qui entre en vigueur à la date fixée par
le Roi et à l’exception du chapitre VI qui entre en vigueur le premier jour du [dix-neuvième mois (1)] qui
suit celui au cours duquel la présente loi aura été publiée au Moniteur belge.
CODE SUR LE BIEN-ETRE AU TRAVAIL
Fichier PDF Code bien etre 2012.pdf
dispositions travailleurs comite section employeur conditions execution travail chapitre protection entreprise mesures article prevention alinea
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