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Timestamp: 2016-10-26 17:23:35+00:00
Document Index: 207796310

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 132', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 108', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 97', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 106', 'art. 97', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 163', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 4', 'art. 124', 'art. 133', 'art. 145', 'art. 133', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 148', 'ATF ', 'art. 148', 'art. 148', 'art. 63', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 43', 'art. 106', 'art. 285', 'art. 133', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 280', 'ATF ', 'art. 4', 'ATF ', 'in fine', 'art. 285', 'art. 66', 'art. 68']

5A_766/2010 (30.05.2011)
5A_766/2010
Arr�t du 30 mai 2011
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 17 septembre 2010.
A.a A.________, n� en 1954, de nationalit� allemande, et dame A.________, n�e en 1965, ressortissante p�ruvienne, se sont mari�s le 17 septembre 1993 � Gen�ve, sans conclure de contrat de mariage. Une fille est issue de cette union, B.________, n�e le 31 d�cembre 1993 � Gen�ve.
Statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, d'entente entre les �poux, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a, par jugement du 12 septembre 2000, autoris� les conjoints � vivre s�par�s, confi� la garde de l'enfant � la m�re, sous r�serve d'un droit de visite usuel en faveur du p�re, attribu� la jouissance exclusive du domicile conjugal � l'�pouse, et donn� acte au mari de son engagement de verser la somme de 1'200 fr. par mois � titre de contribution � l'entretien de la famille.
Dans le courant de l'ann�e 2005, l'�pouse qui, selon le mari, souffrait de troubles psychiques depuis plusieurs ann�es d�j�, a subi une importante crise qui a n�cessit� une br�ve hospitalisation psychiatrique. Le mari a demand� au Tribunal tut�laire que la garde de l'enfant par sa m�re soit suspendue et lui soit attribu�e, le temps que l'int�ress�e se r�tablisse.
Par ordonnance du 15 mars 2006, le Tribunal tut�laire a retir� la garde � la m�re, avec l'accord de celle-ci, et a plac� l'enfant aupr�s de son p�re, pr�cisant que la m�re pourrait entretenir des relations personnelles avec sa fille d'entente avec elle et en pr�sence du p�re ou d'un tiers agr�� par les deux parents.
Depuis lors, l'�tat de l'�pouse s'est stabilis� gr�ce � une m�dication ad�quate et elle voit r�guli�rement sa fille.
A.b Le 19 juin 2009, le mari a form� une demande unilat�rale en divorce. Il a notamment conclu � ce que l'autorit� parentale conjointe soit maintenue, � ce que la garde de sa fille lui soit attribu�e, sous r�serve d'un droit de visite usuel en faveur de la m�re, et � ce que celle-ci soit condamn�e au paiement d'une contribution d'entretien pour l'enfant.
L'�pouse ne s'est oppos�e ni au principe du divorce, ni aux conclusions prises au sujet de l'enfant.
Par jugement sur mesures provisoires du 16 octobre 2009, le Tribunal de premi�re instance, statuant d'entente entre les parties, a r�duit la contribution d'entretien allou�e en mesures protectrices de 1'200 fr. � 600 fr. par mois d�s le 1er novembre 2009.
Par jugement du 21 janvier 2010, le Tribunal de premi�re instance a, entre autres points, prononc� le divorce, laiss� aux deux parents l'autorit� parentale conjointe sur leur fille, attribu� la garde de celle-ci � son p�re, r�serv� � la m�re un droit de visite � raison d'un week-end sur deux et durant la moiti� des vacances scolaires, et condamn� l'�pouse � verser une contribution de 200 fr. par mois pour l'entretien de l'enfant, aucune pension ne lui �tant allou�e pour elle-m�me.
L'�pouse a appel� de ce jugement, concluant � ce que le mari soit condamn� � lui verser une contribution � son entretien, index�e, d'un montant de 600 fr. par mois, ledit jugement �tant confirm� pour le surplus.
Par arr�t du 17 septembre 2010, la Cour de justice du canton de Gen�ve a, notamment, annul� le jugement du 21 janvier 2010 s'agissant de la contribution � l'entretien de l'enfant de 200 fr. par mois support�e par l'�pouse et a condamn� le mari � verser mensuellement � celle-ci la somme de 600 fr. par mois, indexation en sus, � titre de pension apr�s divorce.
Par acte du 1er novembre 2010, le mari exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 17 septembre 2010. Il conclut, principalement, � ce qu'aucune contribution pour l'�pouse ne soit mise � sa charge et � ce que celle-ci soit condamn�e � contribuer � l'entretien de l'enfant par le versement, allocations familiales en sus, d'un montant de 200 fr. par mois jusqu'� la majorit� ou jusqu'� 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses suivies r�guli�rement, ladite contribution �tant, dans ce cas, vers�e directement � l'enfant d�s sa majorit�. Subsidiairement, il demande le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des consid�rants.
L'intim�e propose le rejet du recours. Elle sollicite par ailleurs le b�n�fice de l'assistance judiciaire.
L'autorit� cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
1.1 Interjet� contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par l'autorit� de derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF), dans une cause de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et 74 al. 1 let. b LTF), le recours est recevable au regard de ces dispositions. Il a par ailleurs �t� form� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente et qui a par cons�quent la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF dans son ancienne teneur, vu l'art. 132 al. 1 LTF). Il y a donc lieu, en principe, d'entrer en mati�re.
1.2 Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� aux art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur la violation d'un droit de rang constitutionnel ou sur une question aff�rente au droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas �t� invoqu� et motiv� de mani�re d�taill�e par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 136 I 65 consid. 1.3.1 p. 68; 134 I 83 consid. 3.2 p. 88; 134 II 244 consid. 2.2 p. 246). Pour le reste, il applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre limit� par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue dans la d�cision d�f�r�e (ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 104). Cependant, compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 II 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 105).
Par ailleurs, le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les constatations de fait ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � l'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 135 II 145 consid. 8.1 p. 153; 135 III 127 consid. 1.5 p. 130, 397 consid. 1.5 p. 401) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 97 al. 1 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).
Invoquant l'art. 9 Cst., le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits sur quatre points, � savoir sur la d�termination: de son revenu, de la capacit� de gain de l'intim�e, du niveau de vie des parties durant la vie commune et de la rente AVS probable de l'intim�e.
2.1 L'arbitraire ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable ou m�me pr�f�rable. Le Tribunal f�d�ral n'annule la d�cision attaqu�e que lorsque celle-ci est insoutenable, se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, viole gravement une norme ou un principe juridique indiscut�, ou encore heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. En outre, il ne suffit pas que la d�cision se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire dans son r�sultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 263 consid. 3.1 p. 265/266).
De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t dans ce domaine aux autorit�s cantonales (ATF 104 Ia 381 consid. 9 p. 399 et les r�f�rences mentionn�es). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis sans motifs s�rieux de tenir compte d'un moyen de preuve pertinent ou encore s'il a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9).
2.2 Le recourant reproche d'abord � l'autorit� cantonale d'avoir retenu que son revenu se situait entre 8'250 fr. et, au cas o� il percevrait un treizi�me salaire, 8'940 fr. par mois. Il expose avoir indiqu� devant le Tribunal de premi�re instance d�j�, certificat de salaire pour l'ann�e 2008 � l'appui (pi�ce n� 6), que son revenu se limitait � 8'250 fr. par mois, vers�s douze fois l'an.
L'arr�t attaqu� retient que, de janvier � ao�t 2008, le revenu moyen du recourant s'est �lev� � 8'250 fr. net par mois, sans qu'il soit indiqu� s'il b�n�ficie d'un treizi�me salaire, de sorte qu'il convient d'admettre que son revenu mensuel est compris entre 8'250 fr. et 8'940 fr. La pi�ce n� 6 invoqu�e sur ce point par le recourant, qui ne constitue pas un d�compte annuel puisqu'elle ne mentionne que son gain net - variable d'un mois � l'autre - pour les huit premiers mois de 2008 (de janvier � ao�t), n'est pas propre � faire appara�tre cette constatation comme arbitraire. De toute mani�re, les juges pr�c�dents s'en sont tenus � un salaire d'�environ 8'000 fr. par mois�. La contribution due par le recourant a en outre �t� calcul�e en fonction d'un solde disponible de celui-ci �de l'ordre� de 4'000 fr., et non sur la base de chiffres pr�cis. Dans ces conditions, la constatation incrimin�e ne rend pas insoutenable le r�sultat auquel est parvenue la Cour de justice.
2.3 Le recourant fait aussi grief � l'autorit� cantonale d'avoir retenu que la capacit� de gain de l'intim�e �tait limit�e � 75% et soutient que celle-ci r�aliserait un revenu plus �lev� en travaillant dans l'horlogerie plut�t que dans le secteur du m�nage.
Selon l'arr�t attaqu�, durant les sept ans de vie commune du couple et leur cinq ann�es de s�paration, l'�pouse s'est consacr�e � la tenue du m�nage et � l'�ducation de l'enfant des parties; elle aurait d'ailleurs vraisemblablement continu� cette prise en charge �ducative si elle n'avait pas souffert de graves troubles psychiques. Elle travaille d�sormais dans le secteur du nettoyage pour deux entreprises diff�rentes, � raison de douze heures, respectivement dix heures par semaine; depuis juillet 2009, elle effectue en outre plusieurs heures par dimanche pour une autre soci�t�. Elle retire de ces diff�rents emplois, qui correspondent � 128 heures de travail (soit � un taux d'activit� de 75%), un revenu mensuel net moyen de 2'605 fr. Compte tenu de ces �l�ments, auxquels s'ajoutent ses troubles psychiques (qu'elle ne stabilise qu'en suivant un traitement m�dicamenteux), et d�s lors qu'il n'est pas �tabli qu'un emploi dans l'horlogerie lui procurerait des revenus sup�rieurs � ceux qu'elle per�oit actuellement, la Cour de justice estime que le montant de 2'605 fr. par mois correspond � sa pleine capacit� de gain.
Le recourant ne d�montre pas que cette opinion serait arbitraire. En particulier, il n'appara�t pas insoutenable d'admettre que les troubles psychiques pr�sent�s par l'intim�e, bien que stabilis�s par m�dicaments, restreignent sa capacit� de gain, le recourant se contentant de pr�tendre � cet �gard, de mani�re appellatoire, qu'aucun �l�ment s�rieux ne permet de retenir une telle limitation. Selon le recourant - qui se r�f�re aux salaires minimaux d'embauche n�goci�s dans le cadre de la convention collective de travail entre la Convention patronale de l'industrie horlog�re suisse et Unia -, il serait par ailleurs notoire que l'intim�e, qui est au b�n�fice d'une formation dans l'horlogerie, pourrait obtenir un salaire entre 3'900 fr. et 4'080 fr. par mois en �tant employ�e dans ce secteur. Outre que ces chiffres concernent des travailleurs �qualifi�s�, �pith�te dont il n'est pas d�montr� qu'elle s'appliquerait � l'intim�e, le moyen n'appara�t pas d�cisif. �tant donn� l'�ge de celle-ci (45 ans), son �tat de sant�, son absence d'exp�rience professionnelle dans ce domaine et la situation du march� du travail, il n'est de toute mani�re pas �tabli qu'il lui serait effectivement possible d'obtenir un tel revenu, d'autant qu'elle a produit la r�ponse n�gative d'une grande entreprise horlog�re de la place � son offre de service du 24 septembre 2009. D�s lors, la prise en compte d'un revenu hypoth�tique sup�rieur � celui qu'elle obtient actuellement ne saurait de toute fa�on entrer en consid�ration (cf. ATF 128 III 4 consid. 4c/bb p. 7; arr�t 5A_311/2010 du 3 f�vrier 2011, consid. 2.3 destin� � la publication).
2.4 Pour le recourant, serait �galement arbitraire la constatation de l'autorit� cantonale selon laquelle la totalit� de son salaire finan�ait le niveau de vie des parties pendant le mariage, � concurrence d'environ 8'000 fr. par mois, nets d'imp�ts et de primes d'assurances maladie. Il expose que, pendant les sept ann�es d'union conjugale, il ne travaillait pas encore, comme c'est le cas actuellement, aupr�s d'une organisation internationale, mais pour un employeur suisse, et que son salaire, qui �tait en outre soumis � l'imp�t, n'�tait pas de 8'000 fr. mais de 4'000 fr. par mois; � l'appui de ses dires, il invoque une attestation de la caisse de pension dudit employeur suisse produite � l'appui de sa demande en divorce, indiquant qu'il a acquis, du 17 septembre 1993 au 31 d�cembre 1999, un avoir de pr�voyance d'un montant de 52'560 fr. 20. Il affirme en outre qu'entre 1999 et 2001, les parties �taient tr�s endett�es, ayant jusqu'� 38'411 fr. d'impay�s en ao�t 1999, dont il a pris en charge la totalit�.
L'attestation en question mentionne uniquement, en sus des dates de son entr�e dans l'institution de pr�voyance (27 septembre 1989), de sa sortie de celle-ci (31 d�cembre 1999) et de son mariage (17 septembre 1993): son avoir LPP � la date du mariage (48'565 fr. 55), sa prestation de sortie au 31 d�cembre 1999 (101'125 fr. 75) et son avoir acquis du 17 septembre 1993 au 31 d�cembre 1999 (52'560 fr. 20). A elle seule, cette pi�ce ne permet pas d'affirmer que le salaire du recourant pendant le mariage n'aurait �t� que de 4'000 fr. par mois. Faute d'autres �l�ments mentionn�s par le recourant, le moyen appara�t ainsi insuffisamment motiv� (art. 106 al. 2 LTF).
Quant aux pr�tendues dettes des �poux, le recourant se fonde sur des faits que la d�cision attaqu�e ne retient pas, sans soutenir que ceux-ci auraient �t� omis alors qu'ils �taient �tablis. Il n'y a d�s lors pas lieu d'entrer en mati�re sur ce point.
2.5 L'autorit� cantonale a par ailleurs retenu qu'il �tait hautement vraisemblable que l'�pouse ne b�n�ficierait que d'une faible rente AVS, vu le statut de fonctionnaire international du mari. Le recourant le conteste, arguant que l'�on peine � comprendre le lien �tabli par la Cour cantonale entre le statut de fonctionnaire international [...] et la future rente AVS de l'intim�e�. Ce grief ne satisfait manifestement pas aux conditions de motivation d�duites de l'art. 106 al. 2 LTF. Au reste, les fonctionnaires internationaux, tout comme leurs conjoints, ne sont en principe pas assur�s obligatoirement aux assurances sociales (cf. le site internet du D�partement f�d�ral des affaires �trang�res [http://www.eda.admin.ch]), de sorte que la constatation incrimin�e n'appara�t pas insoutenable.
Le recourant critique aussi l'affirmation de la Cour de justice selon laquelle, en plus de la rente substantielle qu'il retirera d�s 63 ans du fonds de pension de l'organisation internationale qui l'emploie, il en percevra une autre, �galement cons�quente, de l'AVS, institution � laquelle il a tr�s certainement cotis� avant son mariage, intervenu alors qu'il avait d�j� pr�s de 40 ans. Le recourant se borne toutefois � all�guer que l'autorit� cantonale est tomb�e dans l'arbitraire �en tirant des conclusions sur de simples sp�culations�, et qu'elle pouvait demander des pi�ces qui auraient d�montr� que son traitement initial aupr�s de l'organisation internationale pr�cit�e ��tait de l'ordre de 4'000 fr. avec une cons�quence sur son fonds de pension�. Purement appellatoires, ces all�gations sont par cons�quent irrecevables.
Le recourant fait par ailleurs valoir qu'il percevra son fonds de pension � 63 ans et sa rente AVS � 65 ans, de sorte que, pendant deux ans, il ne b�n�ficiera que du premier pour vivre. Il n'�taye cependant nullement son affirmation, ni n'explique dans quelle mesure ce fait aurait une incidence sur l'issue du litige (art. 97 al. 1 LTF).
Pour le surplus, les critiques formul�es par le recourant ne concernent pas l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits, mais l'application du droit f�d�ral, en particulier de l'art. 125 CC. Elles seront par cons�quent examin�es dans ce contexte.
Dans un autre grief, le recourant se plaint de la violation de l'art. 125 CC. Il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir d�termin� le montant de la pension due � l'�pouse en se fondant sur le niveau de vie des parties durant le mariage, de surcro�t sur la base d'un revenu de 8'000 fr. par mois bien sup�rieur � la r�alit�. Il soutient qu'il convenait de prendre en consid�ration le standard de vie pendant la s�paration, puisque celle-ci a dur� dix ans, soit plus longtemps que les sept ann�es de vie commune du couple. En l'occurrence, il aurait �t� �tabli par le Tribunal de premi�re instance, statuant sur mesures provisoires, qu'apr�s la s�paration, l'�pouse a exerc� une activit� de femme de m�nage pour un revenu de 1'300 fr. par mois. Selon le recourant, il convient d'ajouter � ce montant la pension mensuelle de 1'200 fr. par mois vers�e par lui pour l'entretien de la famille dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale, soit au total 2'500 fr. par mois, les parties �tant toutefois ult�rieurement convenues de r�duire, en mesures provisoires, le montant de dite pension � 600 fr. par mois. Or, toujours selon le recourant, le Tribunal de premi�re instance a ensuite retenu que l'�pouse percevait un revenu mensuel de 2'605 fr. pour une activit� � 75%: ce montant �tant l�g�rement sup�rieur � celui dont elle avait b�n�fici� jusque-l�, elle n'aurait pas droit � une contribution d'entretien, d'autant qu'elle conserve un solde disponible de 145 fr. par mois et est donc �conomiquement ind�pendante.
Par ailleurs, la cour cantonale aurait omis de prendre en consid�ration l'indemnit� �quitable qui sera vers�e � l'intim�e, d'un montant de 52'560 fr. 20, auquel il conviendrait d'ajouter une somme de 26'280 fr. 20, correspondant � la moiti� de son avoir LPP, soit un total de 78'840 fr. 20, qu'elle pourra garder pour sa pr�voyance.
3.1 Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Cette disposition concr�tise deux principes: d'une part, celui de l'ind�pendance des �poux apr�s le divorce, qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit subvenir d�sormais � ses propres besoins; d'autre part, celui de la solidarit�, qui implique que les �poux doivent supporter en commun non seulement les cons�quences de la r�partition des t�ches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC), mais �galement les d�savantages qui ont �t� occasionn�s � l'un d'eux par l'union et qui l'emp�chent de pourvoir � son entretien convenable. Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 132 III 598 consid. 9.1 p. 600 et les arr�ts cit�s).
Une contribution est en principe due si le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�poux cr�direntier (�lebenspr�gend�). Si le mariage a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2 p. 600) -, il a eu, en r�gle g�n�rale, une influence concr�te. La jurisprudence retient �galement que, ind�pendamment de sa dur�e, un mariage influence concr�tement la situation des �poux lorsque ceux-ci ont des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61) ou encore en cas de d�racinement culturel du conjoint (arr�ts 5A_743/2010 du 10 f�vrier 2011, consid. 4.1.2; 5A_275/2009 du 25 novembre 2009, consid. 2.1 publi� in SJ 2010 I 521). Dans de telles hypoth�ses, le principe est que le standard de vie choisi d'un commun accord doit �tre maintenu pour les deux parties dans la mesure o� leur situation financi�re le permet (ATF 132 III 593 consid. 3.2 p. 594). Il s'agit alors de la limite sup�rieure de l'entretien convenable auquel l'�poux cr�ancier a droit. Lorsqu'il n'est pas possible, en raison de l'augmentation des frais qu'entra�ne l'existence de deux m�nages distincts, de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier d'entretien peut pr�tendre au m�me niveau de vie que le d�biteur d'entretien (ATF 129 III 7 consid. 3.1.1 p. 8). Enfin, quand le divorce est prononc� � l'issue d'une longue s�paration, � savoir une dizaine d'ann�es, la situation de l'�poux b�n�ficiaire durant cette p�riode est en principe d�terminante (arr�t 5A_478/2010 du 20 d�cembre 2010, consid. 4 destin� � la publication; ATF 132 III 598 consid. 9.3 p. 601; 129 III 7 consid. 3.1.1 p. 8/9 et les r�f�rences cit�es).
3.2 En l'esp�ce, le mariage a dur� moins de dix ans mais les parties ont un enfant commun et l'�pouse, au demeurant n�e au P�rou et de nationalit� p�ruvienne, s'est occup�e de ce dernier ainsi que de la tenue du m�nage. Ces circonstances suffisent � consid�rer que le mariage a eu une influence concr�te sur sa situation. Le recourant ne le conteste du reste pas. Par ailleurs, il n'a pas �tabli qu'elle serait en mesure d'augmenter son taux d'activit�, ni de r�aliser un gain sup�rieur � celui qu'elle per�oit actuellement (cf. supra, consid. 2.3). Il soutient cependant que la contribution allou�e � l'intim�e lui procurerait un niveau de vie sup�rieur � celui auquel elle peut pr�tendre, vu la longue s�paration des conjoints. Ce moyen n'appara�t pas fond�. L'autorit� cantonale n'a en effet nullement m�connu que la s�paration des parties remontait � pr�s de dix ans. Elle a toutefois consid�r� qu'une contribution d'entretien de 600 fr. par mois permettrait � l'�pouse de maintenir le niveau de vie qui avait �t� le sien depuis lors. Dans la mesure o� le recourant pr�tend que le salaire de l'�pouse apr�s la s�paration �tait de 1'300 fr. par mois, son all�gation ne r�sulte pas des constatations de la Cour de justice (art. 105 al. 1 LTF), sans qu'il soit reproch� � celle-ci d'avoir �tabli les faits de fa�on arbitrairement lacunaire (art. 97 al. 1 LTF). De toute mani�re, la seule comparaison du revenu ant�rieur de l'�pouse, dont le recourant all�gue qu'il correspondait � 4 heures de m�nage par jour, avec celui qu'elle r�ussit � obtenir actuellement en cumulant plusieurs emplois, y compris le dimanche, ne permet pas de consid�rer que l'autorit� cantonale aurait, � cet �gard, viol� le droit f�d�ral ou abus� de son pouvoir d'appr�ciation (art. 4 CC).
Sans compter que l'�pouse, dont les perspectives en mati�re d'AVS et de pr�voyance professionnelle sont faibles, devra se constituer une pr�voyance vieillesse appropri�e. Le recourant affirme certes qu'il n'a pas �t� tenu compte d'un montant de 78'840 fr. 20 (52'560 fr. 20 + 26'280 fr. 20) que l'intim�e pourrait �garder pour sa LPP�. Ce grief n'appara�t gu�re compr�hensible. Il r�sulte en effet de l'arr�t attaqu� que le juge de premi�re instance a allou� � l'�pouse une somme de 52'560 fr. 20 � titre d'indemnit� �quitable au sens de l'art. 124 al. 1 CC. On ne voit d�s lors pas comment elle b�n�ficierait d'un montant sup�rieur au titre de la pr�voyance professionnelle du mari. De toute fa�on, l'argument n'appara�t pas d�cisif, les expectatives de l'intim�e en mati�re de pr�voyance vieillesse restant peu �lev�es, que l'on se fonde sur l'un ou l'autre des montants pr�cit�s.
L'autorit� cantonale aurait aussi enfreint les art. 133 al. 1 et 285 al. 1 CC, en relation avec l'art. 145 al. 1 aCC.
4.1 Le recourant soutient d'abord qu'en proc�dure d'appel, l'intim�e n'a pas contest� devoir lui verser mensuellement une somme de 200 fr. pour l'entretien de leur fille, se bornant � r�clamer une contribution de 600 fr. par mois pour elle-m�me. Par compensation, elle a ainsi conclu, selon lui, � l'allocation d'un montant de 400 fr. pour son propre entretien. Cons�quemment, la Cour de justice aurait statu� ultra petita.
4.1.1 La maxime d'office s'applique de mani�re g�n�rale pour toutes les questions relatives aux enfants: le juge fixe la contribution d'entretien due � l'enfant par le parent qui n'en a pas la garde (art. 133 al. 1 CC) sans �tre li� par les conclusions des parties et m�me en l'absence de conclusions (ATF 128 III 411 consid. 3.1 p. 412 et les r�f�rences). La maxime d'office s'applique �galement sans limitation en instance de recours cantonale. L'interdiction de la reformatio in pejus n'entre pas en consid�ration dans les domaines r�gis par ce principe (ATF 129 III 417 consid. 2.1.1 p. 420; SUTTER-SOMM, Schweizerisches Zivilprozessrecht, Zurich 2007, n. 975; arr�t 5A_652/2009 du 18 janvier 2010, consid. 3). Par ailleurs, selon l'art. 148 al. 1 aCC, le recours ordinaire de droit cantonal suspend l'entr�e en force du jugement attaqu� dans la seule mesure des conclusions prises; ledit jugement entre donc partiellement en force de chose jug�e, � savoir sur toutes les questions non critiqu�es par le recours (ATF 129 III 481 consid. 3.3 p. 486 s.). Cette r�gle souffre une exception lorsque le recours porte sur la pension allou�e au conjoint: dans ce cas, les contributions d'entretien des enfants peuvent aussi faire l'objet d'un nouveau jugement (art. 148 al. 1 2e phrase aCC).
4.1.2 Il r�sulte de l'arr�t attaqu� que l'�pouse, qui a conclu en appel au versement d'une pension mensuelle de 600 fr. en sa faveur, n'a pas critiqu� la contribution de 200 fr. par mois mise � sa charge pour l'entretien de l'enfant. Se r�f�rant � l'art. 148 al. 1 2e phrase aCC, les juges pr�c�dents ont cependant estim� qu'ils pouvaient statuer � nouveau sur cette derni�re obligation, quand bien m�me celle-ci n'�tait pas contest�e. En consid�rant qu'ils avaient la facult� de revoir d'office la question de la contribution d'entretien en faveur de l'enfant, et ce m�me si l'appel dont ils �taient saisi ne mettait en cause que celle de la contribution � l'entretien de l'�pouse, les juges pr�c�dents n'ont pas viol� le principe de la maxime d'office et la jurisprudence y relative.
Le recourant ne le pr�tend du reste pas. Il soutient toutefois que l'autorit� cantonale a rendu une d�cision ultra petita en allouant � l'�pouse une contribution d'entretien d'un montant de 600 fr., alors qu'elle demandait 400 fr. �par compensation� puisqu'elle �devait verser 200 fr. pour sa fille� (sans toutefois prendre de conclusions expresses en ce sens, se bornant � demander qu'il soit constat� qu'il ne doit aucune contribution d'entretien � l'intim�e). Or, sous r�serve d'exceptions pr�vues par le droit f�d�ral sans pertinence en l'esp�ce (J.-F. POUDRET, Commentaire de la loi f�d�rale d'organisation judiciaire, vol. II, n. 2.3 ad art. 63; FRANCK/STR�ULI/MESSMER, Kommentar zur Z�rcherischen Zivilprozessordnung, 3e �d., � 54 n. 18), en particulier lorsque la maxime d'office est applicable - ce qui n'est pas le cas s'agissant de la contribution du conjoint, qui rel�ve de la maxime de disposition (ATF 129 III 417 consid. 2.1.1 p. 420; 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414 et les r�f�rences) -, il appartient au droit cantonal de proc�dure, et non au droit f�d�ral, de dire si et dans quelle mesure le juge est li� par les conclusions des parties ou peut statuer ultra petita (ATF 111 II 358 consid. 1 p. 360 et les r�f�rences); il en va de m�me en ce qui concerne l'interpr�tation des conclusions prises devant la juridiction cantonale (POUDRET, op. cit., n. 1.3.2.7 ad art. 43 et les auteurs cit�s). En l'occurrence, le recourant n'indique pas quelles dispositions de la loi de proc�dure civile genevoise seraient applicables, ni en quoi elles auraient �t� arbitrairement viol�es par la Cour de justice. Son grief est par cons�quent irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF).
4.2 Selon le recourant, la d�cision de supprimer la pension en faveur de l'enfant des parties ne serait en outre pas conforme � l'int�r�t de celui-ci. Il reproche � cet �gard aux juges pr�c�dents de n'avoir pas �clairci, ni pris en consid�ration d'office les faits pertinents s'agissant des �ventuels projets d'�tudes de la jeune fille, de ses frais de formation et de ses d�penses courantes. Il s'en prend par ailleurs � nouveau � la capacit� contributive de l'intim�e telle qu'arr�t�e par l'autorit� cantonale.
4.2.1 Selon l'art. 285 al. 1 CC, auquel renvoie l'art. 133 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re, compte tenu de la fortune et des revenus de l'enfant, de m�me que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de ce dernier. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. Les besoins de l'enfant doivent ainsi �tre examin�s en relation avec les trois autres �l�ments �voqu�s et la contribution d'entretien doit toujours �tre dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacit� contributive du d�birentier (ATF 116 II 110 consid. 3a p. 112; arr�t 5A_402/2010 du 10 septembre 2010, consid. 4.2.4). En pr�sence de ressources financi�res limit�es, le minimum vital du d�birentier au sens du droit des poursuites doit en principe �tre garanti (ATF 127 III 68 consid. 2c p. 70; 126 III 353 consid. 1a/aa p. 356; 123 III 1 consid. 3b/bb p. 5 et consid. 5 p. 9; 121 I 367 consid. 2 p. 370 ss). Ainsi, dans certaines circonstances, il est possible d'exiger du parent gardien qu'il contribue � l'entretien de l'enfant, en sus des soins et de l'�ducation, par des prestations en argent (arr�t 5C.277/2001 du 19 d�cembre 2002, consid. 2.1 in fine; cf. ATF 120 II 285 consid. 3a/cc p. 289).
En vertu de la maxime inquisitoire applicable � l'entretien des enfants (art. 280 al. 2 et non 145 al. 1 aCC comme l'invoque � tort le recourant, cette derni�re disposition concernant le sort des enfants), le juge doit �tablir d'office les faits pertinents. Cette obligation ne dispense cependant pas les parties de devoir collaborer activement � la proc�dure ni d'�tayer leurs propres th�ses (ATF 128 III 411 consid. 3.2 p. 412 ss et les citations).
Le montant de la contribution d'entretien est laiss�, pour une part importante, � l'appr�ciation du juge du fait (art. 4 Cst.). Le Tribunal f�d�ral fait montre de r�serve en cette mati�re: il n'intervient que si le juge cantonal a pris en consid�ration des �l�ments qui ne jouent pas de r�le au sens de la loi ou a omis de tenir compte de facteurs essentiels, ou bien encore si, d'apr�s l'exp�rience de la vie, le montant arr�t� appara�t manifestement in�quitable au regard des circonstances (ATF 116 II 103 consid. 2f/cc p. 110; 107 II 406 consid. 2c p. 410).
4.2.2 L'arr�t d�f�r� retient que l'intim�e, dont les revenus mensuels s'�l�vent � 2'605 fr. pour des charges de 2'460 fr. au total, ne b�n�ficie que d'un solde disponible de 145 fr. par mois, alors que celui du recourant, apr�s paiement de ses charges incompressibles, est de l'ordre de 5'000 fr. La comparaison des ressources respectives des parties r�v�le que la situation financi�re de l'intim�e est nettement moins favorable que celle du recourant. Ce dernier pr�tend certes que l'intim�e pourrait travailler � temps plein et gagner ainsi davantage, en quittant en outre le secteur du m�nage pour celui de l'horlogerie. Comme il a �t� expos� ci-dessus, il n'a toutefois pas �tabli qu'il serait effectivement possible � celle-ci de r�aliser un revenu plus �lev� que celui qu'elle obtient actuellement, de sorte qu'on ne saurait reprocher � l'autorit� cantonale d'avoir viol� le droit f�d�ral en ne lui imputant pas un revenu hypoth�tique sup�rieur (cf. supra, consid. 2.3). Il y a d�s lors lieu de s'en tenir aux montants constat�s dans l'arr�t attaqu�.
Dans ces circonstances, il �tait possible d'exiger du parent gardien qu'il contribue � l'entretien de l'enfant, en sus des soins et de l'�ducation, par des prestations en argent (cf. supra, consid. 4.2.1 � 1 in fine), et, partant, de supprimer la contribution mise � la charge de l'intim�e, d'autant qu'il r�sulte de l'arr�t entrepris que le recourant dispose encore, apr�s paiement de ses charges et de celles de sa fille, d'un solde disponible de l'ordre de 4'000 fr. par mois.
En d�finitive, la cour cantonale est rest�e dans les limites du pouvoir d'appr�ciation que lui conf�re l'art. 285 al. 1 CC, sans qu'il soit besoin d'examiner s'il incombait � cette autorit� d'instruire plus avant la question des besoins de l'enfant, dont les charges mensuelles ont, au demeurant, �t� arr�t�es � 730 fr. par mois sans que le recourant ne se plaigne d'arbitraire � ce sujet, ni ne pr�cise quels frais suppl�mentaires auraient d� �tre pris en compte.
En conclusion, le recours se r�v�le mal fond� et ne peut qu'�tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera par cons�quent les frais de la pr�sente proc�dure (art. 66 al. 1 LTF) et versera en outre des d�pens � l'intim�e (art. 68 al. 1 et 2 LTF), dont la requ�te d'assistance judiciaire devient ainsi sans objet.
La demande d'assistance judiciaire de l'intim�e est sans objet.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 2'500 fr., sont mis � la charge du recourant.
Une indemnit� de 2'500 fr., � verser � l'intim�e � titre de d�pens, est mise � la charge du recourant.