Source: https://revuefiduciaire.grouperf.com/lien_bofip/index.php?mode=article&id=6690-PGP&bg=5730&bd=5731&datePlan=2020-01-22&niv=4&dateVersion=2016-03-02
Timestamp: 2020-02-25 19:49:16+00:00
Document Index: 315063956

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 10', '§ 20', '§ 30', '§ 40', '§ 50', '§ 60', '§ 70']

BOFiP-TPS-TS-20-10-20160302
1 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 1-02/03/2016)
Nonobstant les dispositions de I' article 163 quinquies du code général des impôts (CGI) applicables à l'impôt sur le revenu, l'indemnité compensatrice de délai-congé doit, dans tous les cas, être retenue pour son intégralité I'année même de son paiement.
10 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 10-02/03/2016)
Conformément aux dispositions de l' article 231 du CGI , les rémunérations imposables à la taxe sur les salaires sont retenues pour leur montant évalué selon les règles prévues à l' article L. 136-2 du code de la sécurité sociale (CSS) , sans qu'il soit toutefois fait application du deuxième alinéa du I et du 6° du II du même article.
20 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 20-02/03/2016)
30 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 30-02/03/2016)
Ainsi, l'assiette de la CSG est constituée, en application de l' article L. 136-2 du CSS , du montant brut des traitements, indemnités, émoluments, salaires, allocations, pensions y compris les majorations et bonifications pour enfants, les rentes viagères autres que celles visées au 6 de l' article 158 du CGI et les revenus tirés des activités exercées par les personnes mentionnées à l'article L. 311-2 du CSS et à l' article L. 311-3 du CSS .
Pour l'application de l'article L.136-2 du code de la sécurité sociale, les traitements, salaires et toutes sommes versées en contrepartie ou à l'occasion du travail sont évalués selon les règles fixées à l' article L. 242-1 du CSS , à savoir notamment les salaires ou gains, les indemnités de congés payés, le montant des cotisations salariales, les indemnités, primes, gratifications et tous les autres avantages en argent ou en nature, ainsi que les sommes perçues directement ou par l'entremise d'un tiers à titre de pourboire.
Toutefois, les déductions visées au 3° de l' article 83 du CGI ne sont pas applicables.
40 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 40-02/03/2016)
- les indemnités de licenciement ou de mise à la retraite et toute autre somme versées à l'occasion de la rupture ou de la modification du contrat de travail visées au 5° du II de l' article L. 136-2 du CSS ;
- les indemnités visées au 5°bis du II de l'article L.136-2 du code de la sécurité sociale, versées à l'occasion de la cessation de leurs fonctions aux dirigeants et mandataires sociaux ;
- les rémunérations versées aux dirigeants de sociétés désignés à l' article 80 ter du CGI et visés à l' article L. 311-3 du CSS ;
50 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 50-02/03/2016)
Par ailleurs, conformément aux dispositions de l' article L. 241-2 du CSS , l' article L. 241-3 du code de la sécurité sociale et l' article L. 741-13 du code rural et de la pêche , les rémunérations de certaines catégories de salariés, fixées par arrêtés ministériels, peuvent être assujetties à la CSG non pas sur l'assiette réelle définie à l' article L. 136-2 du CSS , mais sur une base forfaitaire. Cette assiette forfaitaire a vocation à s'appliquer pour la taxe sur les salaires excepté dans le cas où l'employeur a opté pour le régime de l'assiette réelle en matière sociale. Dans cette situation, en effet, les rémunérations assujetties à la taxe sur les salaires doivent être prises en compte pour leur montant réel.
60 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 60-02/03/2016)
Les solutions doctrinales retenues en matière sociale sont applicables pour la taxe sur les salaires. Ainsi, à titre d'exemple, en cas de réduction tarifaire consentie par l'entreprise à ses salariés pour les biens et services qu'elle produit, l'administration compétente en matière sociale admet que les remises qui n'excèdent pas 30 % du prix de vente normal peuvent être négligées et ne constituent donc pas un complément de rémunération assujetti à la CSG ( lettres ministérielles du 29 mars 1991 et, pour les salariés des établissements bancaires, du 9 mai 1995, modifiée par lettre du 4 octobre 2007 ). Il en est donc de même pour la taxe sur les salaires.
De même, les prestations en espèces servies par le comité d'entreprise constituent des compléments de rémunération assujettis à la CSG et à la taxe sur les salaires, à l'exception des sommes versées à titre de secours ou exclues par nature de l'assiette de la CSG telles que celles présentant le caractère de dommages-intérêts (jurisprudences de la chambre sociale de la Cour de cassation et du Conseil d’État). Cela étant, l'administration compétente en matière sociale admet que soient exclus de l'assiette sociale les avantages se rapportant aux activités sociales et culturelles du comité, sous réserve toutefois que les prestations correspondantes ne soient pas assujetties aux cotisations par une disposition expresse ou qu'elles n'aient pas en fait le caractère d'un complément de salaire, c'est-à-dire qu'il ne s'agisse pas d'avantages distribués de manière automatique et non personnalisés ( circulaire ACOSS n°2004-144 du 27/10/2004 ).
À titre de règle pratique, les bons d'achats ou cadeaux bénéficient d'une présomption de non-assujettissement à la CSG dans la limite globale par salarié et par année civile de 5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale. Lorsque cette limite est dépassée, les bons d'achat ou cadeaux demeurent exonérés s'ils sont distribués en relation avec un événement particulier (mariage, naissance, Noël etc.), si leur objet est en relation avec cet événement et si leur valeur est « conforme aux usages », c'est-à-dire qu'elle n'excède pas, par événement et par année, civile 5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale ( circulaire ACOSS 2009-003 du 13/01/2009 ).
70 (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 70-02/03/2016)
À l'inverse, sont exclues de l'assiette de la taxe sur les salaires toutes les sommes qui sont expressément exclues de l'assiette de la CSG au III de l' article L. 136-2 du CSS (ex. : les salaires versés au titre d'un contrat d'apprentissage au sens de l' article L. 6221-1 du code du travail , les sommes attribuées à l'héritier d'un exploitant agricole au titre du contrat de travail à salaire différé prévu par l' article L. 321-13 du code rural et de la pêche maritime ).