Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19900202-75746
Timestamp: 2017-01-17 01:16:08+00:00
Document Index: 228701303

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 35", "l'article 8", "l'article 691", "l'article 150", "l'article 35"]

France, Conseil d'État, 8 / 7 ssr, 02 février 1990, 75746
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 75746Numéro NOR : CETATEXT000007628101 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1990-02-02;75746 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS - IMPOT SUR LE REVENU.Texte : Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 13 février 1986, présentée par M. Philippe X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule le jugement en date du 10 janvier 1986 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge du complément d'imposition à l'impôt sur le revenu auquel il a été assujetti au titre de l'année 1979 ;
- les conclusions de M. Chahid-Nouraï, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 35 A du code général des impôts dans sa rédaction applicable à l'année 1979 "I. Sans préjudice de l'application des dispositions des articles 34 et 35 et de celles de l'article 8, les profits réalisés par 2 personnes qui cèdent des immeubles ou fractions d'immeubles bâtis ainsi que des immeubles non bâtis lorsqu'ils relèvent de l'article 691, qu'elles ont acquis ou fait construire depuis plus de deux ans mais depuis moins de dix ans, sont soumis à l'impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux, à moins que ces personnes justifient que l'achat ou la construction n'a pas été fait dans une intention spéculative. Cette dernière condition est notamment réputée remplie lorsque ... dans la mesure où elle entre dans le champ d'application de l'article 150 A, la cession de la résidence secondaire est motivée par des considérations familiales ou professionnelles ou un changement de résidence principale du contribuable" ;
Considérant que M. X..., qui a sa résidence principale à Paris, a acheté en 1971 pour le prix de 120 000 F une maison à Quilleboeuf dans l'Eure et l'a revendue en 1979 pour une somme de 415 000 F ; que si M. X... fait valoir que cette résidence de vacances n'était plus adaptée aux besoins de sa famille les indications qu'il donne à cet égard ne sont pas de nature à établir que ladite cession devait être regardée comme "motivée par des considérations familiales" au sens des dispositions susmentionnées de l'article 35 A du code ; que par suite M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé u budget.Références : CGI 35, 35 APublications :Proposition de citation: CE, 02 février 1990, n° 75746Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Froment-MeuriceRapporteur public : Chahid-NouraïOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 8 / 7 ssrDate de la décision : 02/02/1990Fonds documentaire : Legifrance Haut de page