Source: http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=64354517&typedoc=R
Timestamp: 2020-01-24 23:11:09+00:00
Document Index: 86254765

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Résumé des caractéristiques du produit - EPIRUBICINE MYLAN 2 mg/ml, solution pour perfusion - Base de données publique des médicaments
EPIRUBICINE MYLAN 2 mg/ml, solution pour perfusion - Résumé des caractéristiques du produit
Chlorhydrate d'épirubicine ...................................................................................................... 2 mg
· cancers bronchique à petites cellules,
La dose totale d’épirubicine par cycle peut varier en fonction du protocole thérapeutique (monothérapie ou association à d’autres cytotoxiques) et de l’indication thérapeutique.
En cas d'insuffisance rénale sévère, une réduction de dose doit être envisagée sans qu’aucune recommandation spécifique en ce qui concerne la posologie ne puisse être formulée sur la base des données limitées disponibles chez des patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Carcinomes mammaires : La dose initiale recommandée d’épirubicine, utilisée comme composant d’un traitement adjuvant du cancer du sein avec atteinte ganglionnaire, est de 100 à 120 mg/m2.
Si l’épirubicine est associée à d’autres cytotoxiques, pouvant présenter les mêmes effets toxiques, la dose recommandée par cycle doit être réduite en conséquence.
Injection lente dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de solution de glucose isotonique. Le délai d’injection est généralement compris entre 3 et 20 minutes (selon la dose et le volume de la perfusion) pour minimiser les risques de thrombose ou d’extravasation. Une injection directe en bolus n’est pas recommandée en raison du risque d’extravasation, qui peut survenir même en présence d’un retour sanguin adéquat à l’aspiration.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, aux autres anthracyclines ou anthracénédiones.
grossesse – Allaitement (voir rubrique 4.6),
· myélosuppression persistante,
· myocardiopathie et cardiopathie avec insuffisance cardiaque,
· arythmie sévère,
· traitements antérieurs par l’épirubicine et/ou d’autres anthracyclines ou anthracènediones à la dose maximale cumulative, (voir rubrique 4.4),
· patients souffrant d’infections systémiques aiguës,
· en association avec les vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) (voir rubrique 4.5) : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie.
L’épirubicine doit être administrée exclusivement sous l’étroite surveillance d’un médecin spécialisé ayant l’expérience de l’utilisation des chimiothérapies cytotoxiques.
En cas d’administration d'épirubicine en perfusion continue, une voie veineuse centrale sera utilisée de préférence.
Les patients doivent être remis de toutes toxicités aiguës (telles que stomatite, mucosite, neutropénie, thrombopénie et infections généralisées) d’un traitement cytotoxique antérieure avant de débuter un traitement avec de l’épirubicine.
Même si le traitement avec des doses élevées d’épirubicine (par exemple ≥ 90 mg/m² toutes les 3 à 4 semaines) provoque des effets indésirables généralement identiques à ceux observés à des doses standard (< 90 mg/m² toutes les 3 à 4 semaines), la sévérité de la neutropénie et des stomatites/mucites peut être augmentée. Tout traitement comportant des doses élevées d’épirubicine doit faire l’objet d’une attention toute particulière en raison du risque de complications cliniques dues à une dépression médullaire profonde.
Cette cardiotoxicité entraîne une réduction définitive du voltage du complexe QRS, une prolongation au-delà de la normale de l’intervalle de temps systolique (indice de Weissler : période pré-éjectionnelle / temps d’éjection ventriculaire gauche [PEP/TEVT]) et une réduction de la fraction d’éjection ventriculaire gauche. Le diagnostic clinique précoce de l’insuffisance cardiaque induite par les agents cytostatiques conditionne le succès d’un traitement à base de digitaliques, de diurétiques, de vasodilatateurs périphériques associés à un régime hyposodé et à un repos au lit suffisant. Par conséquent, la surveillance cardiaque des patients sous épirubicine est cruciale et une évaluation de la fonction cardiaque selon des techniques non invasives est recommandée.
La cardiotoxicité précoce de l’épirubicine se manifeste principalement par une tachycardie sinusale et/ou des anomalies électrocardiographiques (ECG), telles que des modifications non spécifiques du segment ST et de l’onde T. Des tachyarythmies, y compris des extrasystoles ventriculaires, une tachycardie ventriculaire et une bradycardie ainsi qu’un bloc auriculo-ventriculaire et de bloc de branche ont également été signalés. Ces effets ne sont habituellement pas annonciateurs du développement ultérieur d’une cardiotoxicité tardive, sont rarement cliniquement pertinents et ne motivent généralement pas l’arrêt du traitement par l’épirubicine.
La cardiotoxicité différée apparaît généralement à un stade tardif du traitement par l’épirubicine ou dans les 2 ou 3 mois suivant la fin de ce dernier, mais il a également été fait état d’effets tardifs observés de plusieurs mois à plusieurs années après l’arrêt du traitement. La myocardiopathie tardive se manifeste par une réduction de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) et/ou des signes et symptômes d’insuffisance cardiaque congestive (ICC), tels que dyspnée, œdème pulmonaire, œdème déclive, cardiomégalie, hépatomégalie, oligurie, ascite, épanchement pleural et bruit de galop. L’ICC mettant en jeu le pronostic vital est la forme la plus grave de myocardiopathie induite par les anthracyclines et constitue la manifestation de toxicité limitant la dose cumulée pour ce type de médicament.
Le risque de survenue d’une ICC s’accroît rapidement avec des doses cumulées totales d’épirubicine croissantes et supérieures à 900 mg/m² ou avec une dose cumulée inférieure chez les patients qui ont subi une radiothérapie de la région médiastinale ; l’administration d’une dose supérieure à cette dose cumulée ne sera réalisée qu’avec une extrême prudence (voir rubrique 5.1).
La myocardiopathie induite par les anthracyclines est associée à une réduction persistante du voltage du complexe QRS, à un allongement au-delà de la normale de l’intervalle systolique (période pré-éjectionnelle, PEP) et à une réduction de la fraction d’éjection (FEVG). Des variations de l’ECG peuvent être révélatrices d’une myocardiopathie induite par les anthracyclines, toutefois l’ECG ne constitue pas une méthode sensible ou spécifique de suivi de la cardiotoxicité liée à cette classe de médicaments.
Étant donné le risque de cardiomyopathie, une dose cumulée de 900 mg/m² d’épirubicine ne sera dépassée qu’avec la plus grande prudence.
Tout traitement concomitant par un médicament potentiellement cardiotoxique doit être pris en considération au moment de définir la dose cumulée maximale d'épirubicine. Une dose cumulée de 900 à 1 000 mg/m2 ne sera dépassée que sous stricte surveillance, que l’épirubicine soit administrée à la dose recommandée ou à une dose élevée. Au-delà de ce niveau, le risque d'insuffisance cardiaque congestive irréversible augmente considérablement
Parmi les facteurs de risque de toxicité cardiaque figurent une maladie cardiovasculaire évolutive ou latente, une radiothérapie médiastinale ou péricardique antérieure ou concomitante, les antécédents de traitement par d'autres anthracyclines ou anthracénédiones et l'utilisation concomitante d'autres médicaments ayant la capacité de supprimer la contractilité cardiaque ou d'autres médicaments cardiotoxiques (par exemple le trastuzumab) (voir rubrique 4.5) Une insuffisance cardiaque (classe II à IV selon la classification de la NYHA [New York Heart Association]) a été observée chez les patients recevant un traitement par le trastuzamab seul ou en association avec des anthracyclines telles que l’épirubicine. Cette insuffisance peut être de modérée à sévère et associée au décès.
Le trastuzumab et les anthracyclines telles que l’épirubicine ne doivent, à l’heure actuelle, pas être utilisés en association, sauf dans le cadre d’essais cliniques bien contrôlés comportant une surveillance cardiaque. Les patients ayant déjà reçu des anthracyclines présentent également le risque d’une cardiotoxicité avec un traitement par le trastuzumab, bien que ce risque soit plus faible qu’avec l’usage concomitant du trastuzumab et des anthracyclines.
La demi-vie du trastuzumab étant d’environ 28-38 jours, le trastuzumab est susceptible de continuer à être présent dans la circulation pendant un maximum de 27 semaines après l’arrêt du traitement par le trastuzumab. Les patients qui reçoivent des anthracyclines telles que l’épirubicine après l’arrêt du trastuzumab peuvent présenter un risque accru de cardiotoxicité. Dans la mesure du possible, les médecins doivent éviter tout traitement à base d’anthracyclines pendant un maximum de 27 semaines après l’arrêt du trastuzumab. Dans l’éventualité d’une utilisation d’anthracyclines telles que l’épirubicine, il conviendra d’exercer une surveillance attentive de la fonction cardiaque du patient.
Si une insuffisance cardiaque symptomatique apparaît pendant un traitement par le trastuzumab après un traitement par l’épirubicine, la traiter à l’aide d’un traitement standard prévu à cet effet.
L’épirubicine est émétisante. Une mucite /une stomatite apparaissent généralement peu après l’administration du médicament et, si elles sont graves, peuvent évoluer vers l’ulcération des muqueuses en quelques jours. Chez la plupart des patients, cet effet indésirable se résorbe avant la troisième semaine de traitement.
La créatininémie doit être mesurée avant et pendant le traitement. Une créatininémie > 5 mg/dl (>440 µmol/l) impose l’ajustement de la posologie (voir rubrique 4.2).
Effets au point d’injection
L'extravasation d'épirubicine au cours d’une injection intraveineuse peut provoquer une douleur locale, des lésions tissulaires graves (vésication, phlegmon grave) et une nécrose. En cas d'apparition de signes ou symptômes d'extravasation durant l'administration intraveineuse d'épirubicine, la perfusion doit être immédiatement interrompue. L’effet indésirable représenté par une extravasation des anthracyclines peut être évité ou réduit par l’utilisation immédiate d’un traitement spécifique, p. ex. la dexrazoxane (se reporter aux modes d’emploi figurant sur les étiquettes appropriées). L'application de froid sur la zone, l'utilisation d’acide hyaluronique et de diméthyl sulfoxyde peuvent soulager la douleur du patient. Une nécrose pouvant survenir plusieurs semaines après l'extravasation, le patient sera placé sous surveillance étroite après un incident de ce type, et un chirurgien plasticien sera consulté en vue d'une éventuelle excision.
L'épirubicine peut entraîner une hyperuricémie en raison de l'important catabolisme des purines qui accompagne la lyse médicamenteuse rapide des cellules néoplasiques (syndrome de lyse tumorale). Les taux sanguins d'acide urique, de potassium, de phosphate de calcium et de créatinine doivent être déterminés après un traitement initial. Une bonne hydratation, l'alcalinisation des urines et l’utilisation d'allopurinol à titre prophylactique pour prévenir l'hyperuricémie peuvent réduire au minimum le risque de complications liées au syndrome de lyse tumorale.
L'administration de vaccins à virus vivants ou atténués à des patients immunodéprimés par des agents chimiothérapeutiques, notamment l'épirubicine, peut entraîner une infection grave, voire fatale (voir rubrique 4.5). Éviter toute vaccination à l’aide d’un vaccin à virus vivant chez les patients recevant de l’épirubicine. On pourra administrer des vaccins tués ou à virus inactivés, bien que la réponse à ces vaccins soit susceptible d’être amoindrie.
L’épirubicine peut être génotoxique. Les hommes et les femmes recevant de l'épirubicine doivent recourir à une méthode contraceptive efficace. Il est conseillé aux patients souhaitant avoir un enfant après la fin de leur traitement de solliciter un conseil génétique lorsque celui-ci est adapté et possible (voir rubrique 4.6).
L’épirubicine est principalement utilisée en association à d'autres médicaments cytotoxiques. Une toxicité additive peut survenir, notamment en ce qui concerne la toxicité médullaire, la toxicité hématologique et la toxicité gastrointestinale (voir rubrique 4.4). L'utilisation d'épirubicine dans le cadre d’une chimiothérapie d’association avec d'autres médicaments potentiellement cardiotoxiques, ainsi que l'utilisation concomitante d'autres composés cardioactifs (par exemple des inhibiteurs calciques) exige une surveillance de la fonction cardiaque pendant toute la durée du traitement.
L’épirubicine est largement métabolisée par le foie. Des modifications de la fonction hépatique induites par des thérapies concomitantes peuvent influer sur le métabolisme de l'épirubicine, sa pharmacocinétique, son efficacité thérapeutique et/ou sa toxicité (voir rubrique 4.4).
Les anthracyclines, notamment l'épirubicine, ne doivent pas être administrées en association à d'autres agents cardiotoxiques. Dans le cas contraire, la fonction cardiaque du patient fera l'objet d'une surveillance stricte. Les patients qui entreprennent un traitement par anthracyclines après arrêt d’un traitement avec d'autres agents cardiotoxiques, en particulier des agents ayant une longue demi-vie tels que le trastuzumab, sont également susceptibles d’être exposés à un risque de cardiotoxicité accru. La demi-vie du trastuzumab est de l’ordre de 28,5 jours et cet agent peut persister dans la circulation jusqu'à 24 semaines. C'est pourquoi, dans la mesure du possible, les médecins doivent éviter de prescrire des thérapies à base d'anthracyclines moins de 24 semaines après l’arrêt du trastuzumab. Dans le cas contraire, une surveillance attentive de la fonction cardiaque est recommandée.
Une augmentation des concentrations plasmatiques d'épirubicine sous forme inchangée et de ses métabolites, ces derniers étant toutefois dépourvus de toute toxicité ou activité, peut se produire en cas d'administration préalable de paclitaxel. Dans une étude, l’administration de paclitaxel avant l’épirubicine a induit une toxicité hématologique plus importante que lorsqu’il était administré après l’épirubicine.
L’administration concomitante de paclitaxel ou de docétaxel n’a pas influé sur la pharmacocinétique de l’épirubicine lorsque celle-ci était administrée avant le taxane.
Il est donc recommandé d’administrer le paclitaxel après l’épirubicine. Un intervalle d’au moins 24 heures doit séparer la perfusion d’épirubicine de la perfusion de paclitaxel.
Le dexvérapamil est susceptible de modifier la pharmacocinétique de l’épirubicine, voire d’amplifier les effets myélosuppresseurs de celle-ci.
Une étude a montré que lorsque le docétaxel est administré immédiatement à la suite de l’épirubicine, il peut induire une augmentation des concentrations plasmatiques des métabolites de l’épirubicine.
L’augmentation de la myélosuppression peut survenir chez les patients recevant le traitement combiné d’anthracycline et de dexrazoxane.
La cardiotoxicité de l’épirubicine est potentialisée par certains traitements de radiothérapie et par l’utilisation antérieure ou concomitante d’autres dérivés d’anthracyclines (tels que mitomycine C, dacarbazine, dactinomycine et possiblement cyclophosphamide) ou d’autres agents cardiotoxiques (tels que 5-fluorouracile, cyclophosphamide, cisplatine, taxanes). L’épirubicine peut potentialiser l’effet de la radiothérapie médiastinale.
En raison de l’augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s’ajoute l’éventualité d’une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s’il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d’augmenter la fréquence des contrôles de l’INR.
CONTRE-INDICATION et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie.
Risque de survenue de convulsions par diminution de l’absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d’efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
L'épirubicine pourrait provoquer des lésions chromosomiques dans les spermatozoïdes humains. Les hommes sous traitement par épirubicine doivent avoir recours à une méthode contraceptive efficace. En outre, l'épirubicine pouvant être responsable de stérilité masculine irréversible, il est recommandé de se renseigner, le cas échéant, sur la conservation du sperme avant le traitement. Il est déconseillé aux hommes traités par épirubicine de concevoir un enfant pendant le traitement et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de celui-ci.
Hommes et femmes doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant la durée du traitement et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de celui-ci.
Il faut conseiller aux femmes en âge de procréer d’éviter toute grossesse pendant le traitement et d’utiliser des méthodes de contraception efficaces.
Selon des données expérimentales sur les animaux, l'épirubicine peut être tératogène. Les patientes doivent impérativement être informées du risque potentiel encouru par le fœtus si un traitement par l'épirubicine est utilisé pendant la grossesse (notamment au cours du premier trimestre) ou si elles venaient à tomber enceintes pendant un traitement par l'épirubicine. Les médicaments cytostatiques ne doivent être utilisés qu'en cas d'indication stricte et uniquement lorsque les bénéfices potentiels pour la mère sont supérieurs aux risques possibles d'effets indésirables sur la reproduction.
Aucune étude n'a été réalisée chez les femmes enceintes. L'épirubicine ne sera utilisée chez la femme enceinte que si les avantages attendus l'emportent sur les risques potentiels pour le fœtus.
On ignore si l’épirubicine est excrétée dans le lait maternel. Étant donné que de nombreux médicaments, notamment les anthracyclines, sont excrétés dans le lait maternel et compte tenu du risque d’effets indésirables graves de l’épirubicine chez les nourrissons, il est impératif d’interrompre l’allaitement avant de prendre ce médicament (voir rubrique 4.3).
Les effets de l’épirubicine sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas fait l’objet d’études systématiques.
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours du traitement par l’épirubicine avec les fréquences suivantes : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Insuffisance cardiaque congestive (dyspnée, œdème, hépatomégalie, ascites, œdème pulmonaire, épanchement pleural, bruit de galop), cardiotoxicité (par. ex. anomalies de l'ECG, arythmie, cardiomyopathie), tachycardie ventriculaire, bradycardie, bloc AV, bloc de branche
Mucite (peut survenir 5 à 10 jours après l'instauration du traitement), œsophagite, stomatite, vomissements, diarrhées pouvant entraîner une déshydratation, nausées (nausées et vomissements surviennent souvent pendant les 24 premières heures [chez pratiquement tous les patients]).
Coloration rouge de l’urine pendant 1 ou 2 jours après l’administration
Chutes asymptomatiques de la fraction d’éjection ventriculaire gauche
Symptomatique. L’épirubicine n’est pas dialysable.
Les patients doivent être étroitement suivis. Si des signes d’insuffisance cardiaque apparaissent, le patient doit être traité selon le protocole standard.
La pharmacocinétique de l’épirubicine est linéaire dans l’intervalle de doses de 60 à 150 mg/m2 et la clairance plasmatique n’est modifiée ni par la durée de perfusion ni par le schéma d’administration.
Après administration intraveineuse, l’épirubicine est rapidement et largement distribuée dans les tissus. La fixation de l’épirubicine aux protéines plasmatiques, essentiellement l’albumine, est d’environ 77% et ne dépend pas de la concentration du produit. L’épirubicine semble aussi se concentrer dans les globules rouges ; les concentrations dans le sang total sont environ le double des concentrations plasmatiques.
L’épirubicine est largement et rapidement métabolisé par le foie ainsi que par d’autres organes et cellules, dont les globules rouges. Quatre voies principales de métabolisation ont été identifiées :
(1) réduction du groupe kéto en C-13, avec formation d’un 13(S)-hydroxy-dérivé, l’épirubicinol ;
(2) conjugaison du produit inchangé et de l’épirubicinol à l’acide glucuronique ;
(3) perte de la partie aminoglucosée par hydrolyse avec formation de doxorubicine et de doxorubicinol aglycones ;
(4) perte de la partie aminoglucosée par oxydoréduction avec formation du 7-désoxy-doxorubicine aglycone et du 7-désoxy-doxorubicinol aglycone.
L’épirubicinol a une activité cytotoxique in vitro représentant 1/10ème de celle de l’épirubicine. Comme les taux plasmatiques de l’épirubicinol sont inférieurs à ceux du produit inchangé, il est peu probable qu’ils puissent atteindre des concentrations in vivo suffisantes pour être cytotoxiques. Aucune activité ou toxicité significatives n’ont été rapportées pour les autres métabolites.
L’épirubicine et ses principaux métabolites sont éliminés par excrétion biliaire et dans une moindre mesure par excrétion urinaire. Les résultats de masse-balance chez un patient ont donné 60% de la dose totale radioactive dans les fécès (34%) et les urines (27%). Ces résultats sont concordants avec ceux de 3 patients avec obstruction extrahépatique et drainage percutané chez qui environ 35% et 20% de la dose administrée ont été retrouvés sous forme d’épirubicine ou de ses métabolites principaux dans la bile et les urines, respectivement, dans les 4 jours suivant le traitement.
L’épirubicine est éliminée par métabolisme hépatique et excrétion biliaire et sa clairance est réduite chez les patients ayant un dysfonctionnement hépatique. Au cours d’une étude sur l’influence de ce facteur, des patients ayant des tumeurs solides ont été classés en 3 groupes : les patients du groupe 1 (n=22) avaient des AST (SGOT) au-dessus de la normale (médiane : 93 UI/l), des taux de bilirubine normaux (médiane : 9 µmol/l) et ont reçu des doses d’épirubicine de 12,5 à 90 mg/m2. Les patients du groupe 2 (n=8) avaient des altérations des AST (médiane : 175 UI/l) et de la bilirubine (médiane : 46 µmol/l) et ont reçu 25 mg/m2 d‘épirubicine. Leurs paramètres pharmacocinétiques ont été comparés à ceux de patients avec des valeurs AST/bilirubine normales qui ont reçu 12,5 à 120 mg/m2 d’épirubicine. La clairance plasmatique médiane de l’épirubicine a diminué, comparativement aux patients présentant une fonction hépatique normale, d’environ 30% chez les patients du groupe 1 et de 50% chez les patients du groupe 2. Les patients avec une atteinte hépatique plus grave n’ont pas été évalués (voir rubrique 4.2).
Aucune modification significative de la pharmacocinétique de l’épirubicine ou de son principal métabolite l’épirubicinol n’a été observée chez les patients ayant une créatinine sérique < 5 mg/dl. Une réduction de 50% de la clairance plasmatique a été rapportée chez 4 patients avec une créatinine sérique ≥ 5 mg/dl (voir rubriques 4.2 et 4.4). Les patients dialysés n’ont pas été étudiés.
Après administration répétée d’épirubicine chez le rat, le lapin et le chien, les organes cibles sont le système hémolymphopoïétique, l’appareil digestif, le rein, le foie et les organes de reproduction. L’épirubicine s’est également avérée cardiotoxique chez le rat, le lapin et le chien.
L’épirubicine a montré des propriétés mutagènes, génotoxiques, embryotoxiques et carcinogènes chez le rat.
Chez le rat, les études péri-/post-natales mettent en évidence des effets indésirables sur la progéniture à des doses cliniques. On ignore si l’épirubicine est excrétée dans le lait maternel.
Il n’a été constaté aucune malformation chez le rat ou le lapin mais, comme les autres anthracyclines et tout médicament cytotoxique, l’épirubicine doit être considérée comme un tératogène potentiel.
Une étude de tolérance locale chez le rat et la souris a montré que l’extravasation d’épirubicine induit une nécrose tissulaire.
L’épirubicine ne doit pas être mélangée à l'héparine, en raison du risque de précipitation, ou des solutions alcalines (entraînant l’hydrolyse de l’épirubicine).
· 34009 571 118 3 0 : 5 ml en flacon (verre). Boîte de 1.
· 34009 571 338 3 2 : 5 ml en flacon (verre). Boîte de 5.
· 34009 571 340 8 2 : 5 ml en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 571 120 8 0 : 10 ml en flacon (verre). Boîte de 1.
· 34009 571 341 4 3 : 10 ml en flacon (verre). Boîte de 5.
· 34009 571 342 0 4 : 10 ml en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 571 121 4 1 : 25 ml en flacon (verre). Boîte de 1.
· 34009 571 343 7 2 : 25 ml en flacon (verre). Boîte de 5.
· 34009 571 344 3 3 : 25 ml en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 574 782 1 6 : 50 ml en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 574 783 8 4 : 50 ml en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 574 784 4 5 : 50 ml en flacon (verre). Boîte de 10.
· 34009 571 122 0 2 : 100 ml en flacon (verre). Boîte de 1.
· 34009 571 346 6 2 : 100 ml en flacon (verre). Boîte de 5.
· 34009 571 347 2 3 : 100 ml en flacon (verre). Boîte de 10.