Source: https://www.epo.org/law-practice/legal-texts/official-journal/2016/etc/se4/p506_fr.html
Timestamp: 2019-09-23 07:58:31+00:00
Document Index: 125814994

Matched Legal Cases: ["l'article 65", "l'article 65", "l'article 65", "l'article 65", "l'article 65", "l'article 65", "l'article 65", "l'article 65", "l'article 3", "l'article 8"]

EPO - Accord du 17 octobre 2000 sur l'application de l'article 65 CBE - JO OEB 2001, 549
N. ACCORDS PARTICULIERS
N.1 Accord de Londres
Accord du 17 octobre 2000 sur l'application de l'article 65 CBE
JO OEB 2001, 549
L'accord sur l'application de l'article 65 CBE, conclu à Londres le 17 octobre 2000, définit les exigences en matière de traduction des brevets européens. Il est le résultat des travaux qui avaient été engagés par la Conférence intergouvernementale tenue en France en 1999[ 1 ], dans le but de réduire le coût du brevet européen.
En vertu de cet accord, qui est reproduit ci-après, les parties s'engagent à renoncer, en tout ou dans une large mesure, au dépôt de traductions des brevets européens dans leur langue nationale. Dans la pratique, cela signifie que les titulaires de brevets européens ne doivent désormais plus produire une traduction du fascicule du brevet européen lorsque le brevet a été délivré pour des États contractants de la CBE parties à l'accord de Londres et qui ont une langue de l'OEB comme langue officielle. Lorsque ce n'est pas le cas, le demandeur ne doit produire une traduction complète du fascicule du brevet dans la langue nationale que si le brevet n'est pas disponible dans la langue de l'OEB prescrite par l'État concerné. Pour de plus amples détails, on se reportera aux articles premier et 2 de l'accord. La percée ainsi réalisée en ce qui concerne la question des langues permettra à l'avenir de réduire considérablement le coût du brevet européen.
Dix États contractants ont signé l'accord[ 2 ]. Pour qu'il entre en vigueur, il doit être ratifié par huit États contractants au moins, dont les trois États dans lesquels le plus grand nombre de brevets européens a pris effet en 1999[ 3 ] (article 6 de l'accord).
Les États parties au présent accord,
EN LEUR QUALITÉ d'États parties à la Convention sur la délivrance de brevets européens (Convention sur le brevet européen) du 5 octobre 1973,
RÉAFFIRMANT leur désir de renforcer la coopération entre les États européens dans le domaine de la protection des inventions,
VU l'article 65 de la Convention sur le brevet européen,
RECONNAISSANT l'importance de l'objectif visant à réduire les coûts liés à la traduction des brevets européens,
SOULIGNANT la nécessité d'une large adhésion à cet objectif,
DÉTERMINÉS à contribuer efficacement à une telle réduction des coûts,
Renonciation aux exigences en matière de traduction
(1) Tout État partie au présent accord ayant une langue officielle en commun avec une des langues officielles de l'Office européen des brevets renonce aux exigences en matière de traduction prévues à l'article 65, paragraphe 1 de la Convention sur le brevet européen.
(2) Tout État partie au présent accord n'ayant aucune langue officielle en commun avec une des langues officielles de l'Office européen des brevets renonce aux exigences en matière de traduction prévues à l'article 65, paragraphe 1 de la Convention sur le brevet européen, si le brevet européen a été délivré dans la langue officielle de l'Office européen des brevets prescrite par cet État, ou traduit dans cette langue et fourni dans les conditions prévues à l'article 65, paragraphe 1 de la Convention sur le brevet européen.
(3) Les États visés au paragraphe 2 conservent le droit d'exiger qu'une traduction des revendications dans une de leurs langues officielles soit fournie dans les conditions prévues à l'article 65, paragraphe 1 de la Convention sur le brevet européen.
(4) Le présent accord ne saurait être interprété en vue de restreindre le droit des États parties au présent accord de renoncer à toute exigence en matière de traduction ou d'appliquer en matière de traduction des règles moins contraignantes que celles visées aux paragraphes 2 et 3.
Traductions en cas de litige
Le présent accord ne saurait être interprété en vue de restreindre le droit des États parties au présent accord de prescrire que, en cas de litige relatif à un brevet européen, le titulaire du brevet fournit, à ses frais,
a) à la demande du prétendu contrefacteur, une traduction complète du brevet dans une langue officielle de l'État où la contrefaçon alléguée du brevet a eu lieu,
b) à la demande de la juridiction compétente ou d'une autorité quasi juridictionnelle dans le cadre d'une procédure, une traduction complète du brevet dans une langue officielle de l'État concerné.
Signature - Ratification
(1) Le présent accord est ouvert jusqu'au 30 juin 2001 à la signature de tout État partie à Ia Convention sur le brevet européen.
(2) Le présent accord est soumis à ratification. Les instruments de ratification sont déposés auprès du gouvernement de la République fédérale d'Allemagne.
Après l'expiration du délai de signature mentionné à l'article 3, paragraphe 1, le présent accord est ouvert a l'adhésion de tout État partie à la Convention sur le brevet européen et de tout État habilité à adhérer à ladite Convention. Les instruments d'adhésion sont déposés auprès du gouvernement de la République fédérale d'Allemagne.
interdiction des réserves
Aucun État partie au présent accord ne peut faire de réserves à son égard.
(1) Le présent accord entre en vigueur le premier jour du quatrième mois suivant le dépôt du dernier des instruments de ratification ou d'adhésion de huit États parties à la Convention sur le brevet européen, dont les trois États dans lesquels le plus grand nombre de brevets européens a pris effet en 1999.
(2) Toute ratification ou adhésion postérieure à l'entrée en vigueur du présent accord prend effet le premier jour du quatrième mois suivant le dépôt de l'instrument de ratification ou d'adhésion.
Durée de I'accord
Le présent accord est conclu sans limitation de durée.
Tout État partie au présent accord peut à tout moment le dénoncer, dès lors que ce dernier a été en vigueur pendant trois ans. La dénonciation est notifiée au gouvernement de la République fédérale d'Allemagne. Elle prend effet à l'expiration du délai d'une année à compter de la date de réception de cette notification. En ce cas, il n'est pas porté atteinte aux droits acquis antérieurement à la prise d'effet de cette dénonciation.
Le présent accord s'applique aux brevets européens pour lesquels la mention de la délivrance a été publiée dans le Bulletin européen des brevets, après que l'accord est entré en vigueur pour l'État concerné.
Langues de l'accord
Le présent accord est rédigé en un exemplaire en langues allemande, anglaise et française, qui est déposé auprès du gouvernement de la République fédérale d'Allemagne, les trois textes faisant également foi.
Transmissions et notifications
(1) Le gouvernement de la République fédérale d'Allemagne établit des copies certifiées conformes du présent accord et les transmet aux gouvernements des États signataires ou adhérents.
(2) Le gouvernement de la République fédérale d'Allemagne notifie aux gouvernements des États visés au paragraphe 1 :
a) les signatures ;
b) le dépôt de tout instrument de ratification ou d'adhésion ;
c) la date d'entrée en vigueur du présent accord ;
d) toute dénonciation reçue en application de l'article 8 et la date à laquelle celle-ci prend effet.
(3) Le gouvernement de la République fédérale d'Allemagne fait enregistrer le présent accord auprès du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies.
EN FOI DE QUOI les plénipotentiaires désignés à cette fin, après avoir présenté leurs pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont signé le présent accord.
Fait à Londres le dix-sept octobre deux mille en un exemplaire original, en allemand, anglais et français, tous les textes faisant également foi.
[ 1 ] Cf. JO OEB 1999, 545.
[ 2 ] Allemagne, Danemark, France, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse.
[ 3 ] Allemagne, France, Royaume-Uni.