Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-COURADMINISTRATIVEDAPPELDEDOUAI-20000120-97DA00100
Timestamp: 2016-10-25 22:55:38+00:00
Document Index: 317215793

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 372", "l'article 1402", "l'article 1403", "l'article 1404", "l'article 1402", "l'article 1402", 'art. 372']

France, Cour administrative d'appel de Douai, 2e chambre, 20 janvier 2000, 97DA00100
Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Cour administrative d'appel de Douai, 2e chambre, 20 janvier 2000, 97DA00100
Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 97DA00100Numéro NOR : CETATEXT000007597599 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.douai;arret;2000-01-20;97da00100 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXES FONCIERES - TAXE FONCIERE SUR LES PROPRIETES BATIES.Texte : Vu l'ordonnance en date du 30 août 1999 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Nancy a, en application du décret n 99-435 du 28 mai 1999 portant création d'une cour administrative d'appel à Douai et modifiant les articles R 5, R 7 et R 8 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, transmis à la cour administrative d'appel de Douai la requête présentée par la société anonyme Sollac, dont le siège social est situé Immeuble Le Pacific - La défense 7 - 11-13, cours Valmy, Puteaux (92800), venant aux droits et obligations de la société Agena devenue Usinor Aciers ;
1 ) d'annuler le jugement n 89-1610 en date du 5 novembre 1996 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant au dégrèvement partiel de la taxe foncière sur les propriétés bâties mise à sa charge au titre de l'année 1986 pour son établissement de Dunkerque ;
- les observations de M. X... pour la SA Sollac,
- et les conclusions de M. Mulsant, commissaire du gouvernement ;Considérant que par traité sous seing privé en date du 4 novembre 1985 ratifié par l'assemblée générale extraordinaire des sociétés le 20 décembre 1985, la société Usinor a fait apport total de ses actifs à la société Usinor Aciers ; que la société Sollac, venant aux droits de la société Usinor Aciers qu'elle a absorbée, demande que l'impôt soit mis à la charge de la société Usinor Aciers qui doit être regardée comme propriétaire des installations industrielles du site de Dunkerque au 1er janvier 1986 ;
Considérant qu'en vertu des dispositions de l'article 372-2 modifié de la loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales, la fusion prend effet à la date de la dernière assemblée générale ayant approuvé l'opération ; qu'il résulte de l'instruction que, par assemblées générales extraordinaires du 20 décembre 1985, les actionnaires respectifs des sociétés Usinor et Agena, devenue ultérieurement Usinor Aciers, ont approuvé l'apport partiel d'actif effectué par la société Usinor au bénéfice de la société Agena ; qu'à cette date, la vente était parfaite et le transfert de propriété au nom de cette société devenu définitif, alors même que les procès-verbaux de ces assemblées n'ont été enregistrés que le 10 janvier 1986 ; que, dès lors, la société Sollac est fondée à soutenir que la société Usinor Aciers aux droits de laquelle elle se présente était propriétaire, au 1er janvier 1986, des installations industrielles du site de Dunkerque ;
Considérant cependant qu'aux termes des dispositions de l'article 1402 du code général des impôts : " Les mutations cadastrales consécutives aux mutations de propriété sont faites à la diligence des propriétaires intéressés. Aucune modification à la situation juridique d'un immeuble ne peut faire l'objet d'une mutation si l'acte ou la décision judiciaire constatant cette modification n'a pas été préalablement publié au fichier immobilier" ; qu'aux termes de l'article 1403 du même code : "Tant que la mutation cadastrale n'a pas été faite, l'ancien propriétaire continue à être imposé au rôle, et lui ou ses héritiers naturels peuvent être contraints au paiement de la taxe foncière, sauf leur recours contre le nouveau propriétaire" ; et qu'enfin aux termes de l'article 1404 modifié du même code : "I. Lorsque au titre d'une année une cotisation de taxe foncière a été établie au nom d'une personne autre que le redevable légal, le dégrèvement de cette cotisation est prononcé à condition que les obligations prévues à l'article 1402 aient été respectées. L'imposition du redevable légal au titre de la même année est établie au profit de l'Etat dans la limite de ce dégrèvement. II. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées comme les demandes en décharge ou réduction de la taxe foncière." ;Considérant qu'il résulte de l'instruction que l'acte authentique translatif de propriété n'a été publié au fichier immobilier que le 3 février 1987, soit postérieurement à l'établissement de la taxe foncière en litige ; que les obligations posées par l'article 1402 précité du code n'ayant ainsi pas été respectées, la taxe due au titre de l'année 1986 a dès lors à bon droit été établie au nom de l'ancien propriétaire ; que la société Salace n'est dès lors pas fondée à soutenir que cette taxe aurait due être établie au titre de l'année 1986 au nom de la société Usinor Aciers, aux droits de laquelle elle se présente, avec les conséquences attachées, au niveau des taxes à ce changement de propriétaire ;
Considérant qu'il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la société Salace n'est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant au paiement des intérêts moratoires doivent également, en tout état de cause, être rejetées ;
Article 1er : La requête de la société Salace est rejetée.
Article 2: La présente décision sera notifiée à la société Salace et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.Références : CGI 1402, 1403, 1404Loi 66-537 1966-07-24 art. 372-2Publications :Télécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Mme Tandonnet-TurotRapporteur public : M. MulsantOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Cour administrative d'appel de DouaiFormation : 2e chambreDate de la décision : 20/01/2000Fonds documentaire : Legifrance Haut de page