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Timestamp: 2020-08-05 11:34:41+00:00
Document Index: 185323505

Matched Legal Cases: ["l'article 2", "l'article 41", "l'article 11", 'arrêt ', 'art. 58', "l'article 65", 'arrêt ', "l'article 35"]

Lettre mars 2015 par Philippe Dupuy - Fichier PDF
Lettre mars 2015 .pdf
Nom original: Lettre mars 2015.pdfAuteur: Philippe Dupuy
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Réunion européenne sur la lutte contre le terrorisme
Lois promulguées en mars 2015
Projets et propositions de loi examinés en mars
Mon intervention dans le débat sur l’influence de la France à
Traités et conventions internationales examinés au Sénat ou publiés
Information, délégations et groupes d’amitié
Rapports d’information au Sénat
Ma note sur le secret des affaires
Déplacements, évènements, revue de presse
epuis ma lettre de février, le Sénat a beaucoup et bien travaillé. Deux projets majeurs
sont venus en discussion en séance: le projet de loi sur la transition énergétique et le
projet de loi sur le vieillissement, qui ont manifesté l’attention du Parlement à
l’avenir de notre planète et aux conditions de vie de nos seniors.
Tout ceci dans le contexte des élections départementales qui ont changé le paysage politique et
amené ou ramené aux rênes de nos départements un nombre considérable de nos amis. La Haute
Assemblée a poursuivi son travail de réforme des collectivités territoriales, comme en témoigne
le nombre de lois promulguées ce mois-ci (p. 5). Je voudrais souligner deux questions pour
lesquelles l’Assemblée des Français de l’étranger a montré son intérêt lors des travaux
d’élaboration de son règlement intérieur: les questions déontologiques concernant les élus et
leur présence aux réunions de l’AFE et de ses différents organes. Une charte de l’élu local a été
adoptée par le Parlement pour les conseillers régionaux, départementaux et conseillers
municipaux. Des dispositions ont été adoptées pour favoriser la présence des élus locaux aux
réunions des conseils dont ils font partie, en matière indemnitaire. Ces nouvelles dispositions
pourront inspirer nos travaux.
Un important débat a eu lieu au Sénat sur l’influence de la France à l’étranger. Mon groupe
m’avait déléguée pour intervenir. Vous trouverez ci-après le texte de mon intervention (p. 26).
Le mois d’avril va être aussi bien occupé avec les débats en séance du projet de loi Macron, au
cours desquels j’évoquerai certains sujets concernant nos compatriotes expatriés. Nous aurons
aussi un important débat sur le projet de loi relatif au renseignement. Le Sénat a poursuivi
l’examen des questions liées à la lutte contre le terrorisme. Une réunion européenne s’est tenue
au Palais du Luxembourg, à l’initiative du Président du Sénat; une proposition de résolution a
été élaborée; enfin la commission d’enquête sur l'organisation et les moyens de la lutte contre
les réseaux djihadistes en France et en Europe a poursuivi ses travaux et examiné son rapport
le 31 mars. Le Sénat unanime a rendu hommage aux victimes de l’attentat survenu en Tunisie.
Nous avons aussi une pensée pour les victimes du crash de l’avion de la compagnie
GermanWings près de Digne. Cet évènement va conduire les pouvoirs publics à revoir les
conditions de sécurité dans l’aviation civile.
Je n’oublie pas que les Français de Singapour m’avaient élue en mai 2014 conseiller consulaire.
Ce mois-ci ont eu lieu deux grands évènements pour la Ville-Etat: le 50ème anniversaire de
Singapour et le décès de M. Lee Kuan Yew, Premier ministre de la République de Singapour
de 1959 à 1990, auquel j’ai rendu hommage, ainsi que M. le ministre des affaires étrangères,
lors de mon intervention sur l’influence française au Sénat, le 25 mars. Bien cordialement.
Jacky Deromedi, sénateur représentant les Français établis hors de France.
REUNION EUROPEENNE SUR LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Lundi 30 mars, le Président du Sénat, Gérard Larcher, a organisé, avec Jean Bizet, président de
la commission des affaires européennes, une réunion sur la lutte contre le terrorisme avec les
représentants des assemblées de certains États européens.
Dans un contexte de menace terroriste durable sur l’Union européenne, et alors que nos
concitoyens attendent des réponses claires, le Sénat a en effet décidé de faire des propositions
sur les réformes européennes souhaitables.
Depuis plusieurs semaines, sa commission des affaires européennes et sa commission des lois
ont ainsi examiné les perspectives de la création du PNR européen, d’un renforcement de
l’Espace Schengen, de la création d’un Parquet européen, du développement accéléré de la
coopération policière et judiciaire dans la lutte contre le terrorisme, et de l’amélioration de
l’action de l’Union européenne contre les sites internet faisant l’apologie de la violence
Plusieurs assemblées d’États membres de l’Union européenne ayant été confrontés à des actes
terroristes ont été représentées à cette réunion: Bundesrat de la République fédérale
d’Allemagne, Parlement du Royaume du Danemark, Sénat du Royaume d’Espagne, Chambre
des Lords du Royaume-Uni. La Saeima de la République de Lettonie, pays assurant la
présidence de l’Union européenne, sera également représentée.
Une déclaration commune rappelant les principes fondamentaux et les actions prioritaires au
niveau européen, a été adoptée pour souligner la solidarité et l’engagement des parlements
européens, le dynamisme de leur coopération et envoyer un signal fort aux institutions
européennes afin qu’elles prennent rapidement les décisions nécessaires.
Cette déclaration sera complétée, le 1er avril, par l’examen en séance publique, d’une
proposition de résolution européenne, adressée au Gouvernement et définissant « la stratégie
européenne » du Sénat en matière de lutte contre le terrorisme.
LOI n° 2015-292 du 16 mars 2015 relative à l'amélioration du régime de la commune
nouvelle, pour des communes fortes et vivantes - NOR: RDFX1423975L - JORF n°0064 du
17 mars 2015, p. 4921.
LOI n° 2015-366 du 31 mars 2015 visant à faciliter l'exercice, par les élus locaux, de leur
mandat - NOR: RDFX1303221L - JORF n°0077 du 1 avril 2015, p. 5921.
LOI n° 2015-264 du 9 mars 2015 autorisant l'accord local de répartition des sièges de
conseiller communautaire - NOR: RDFX1429934L - JORF n°0058 du 10 mars 2015, p. 4360.
Permis de conduire – Formation aux premiers secours
LOI n° 2015-294 du 17 mars 2015 visant à introduire une formation pratique aux gestes
de premiers secours dans la préparation du permis de conduire - NOR: INTX1412046L JORF n°0065 du 18 mars 2015, p. 5009.
LOI n° 2015-300 du 18 mars 2015 visant à faciliter le stationnement des personnes en
situation de handicap titulaires de la carte de stationnement - NOR: AFSX1331973L JORF n°0066 du 19 mars 2015, p. 5090.
NB – Les lois autorisant la ratification d’engagements internationaux figurent p. 35 et
svtes.
Après 9 jours de débats soit plus de 64 heures, les sénateurs ont adopté, le mardi 3 mars, le
projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, par 182 voix pour et 34
voix contre. Au total, 1000 amendements ont été déposés parmi lesquels 899 ont été examinés
en séance publique et 247 ont été adoptés.
J’ai cosigné 50 amendements à ce projet de loi.
Le projet initial prévoyait de fixer les objectifs de la transition énergétique (article 1er), dont
les objectifs chiffrés (à l'article 2) suivants :
une baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50 % à l'horizon
une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à la
référence 1990 ;
une réduction de moitié de la consommation d'énergie à l'horizon 2050 par rapport
une réduction de 30 % de la consommation énergétique finale des énergies fossiles
Le projet de loi prévoyait également de décrire les différents outils de pilotage de la transition
énergétique dont :
des mesures encourageant le développement de l’économie circulaire et la réduction
OBJECTIFS DE LA TRANSITION ENERGETIQUE (TITRE I)
Le Sénat a maintenu l’objectif de réduction de la part du nucléaire dans la
production d’électricité à 50 % sans fixer de date pour atteindre cet objectif.
En matière de fiscalité écologique, il a prévu une stricte compensation du relèvement
de la part carbone par la baisse d’autres prélèvements (article 1).
HABITAT (TITRE II)
Le Sénat a fixé à 2020, au lieu de 2030, la date à laquelle les logements locatifs du
parc privé, dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330 kWh par
mètre carré et par an, devront être rénovés.
En outre, à partir de 2030, les bâtiments privés résidentiels devront faire l’objet d’une
rénovation énergétique à l’occasion d’une mutation selon leur niveau de performance
énergétique (article 3 B).
Le Sénat a également choisi de redonner aux maires la possibilité d’accorder une
dérogation à certaines règles d’urbanisme pour permettre la réalisation d’une
isolation par l’extérieur, supprimant ainsi la dérogation automatique prévue par le
texte du Gouvernement (article 3).
TRANSPORTS (TITRE III)
Le Sénat a reporté à 2018 l’obligation faite à l’Etat et à ses établissements publics
d’acquérir ou d’utiliser au moins 50 % de véhicules propres lors du renouvellement
de leur parc de poids lourds (article 9).
Le maire pourra fixer pour tout ou partie des voies de l'agglomération ouvertes à la
circulation publique une vitesse maximale autorisée inférieure à celle prévue par le
code de la route (article 12 ter).
Les plans de mobilité devant être établis par les entreprises ne deviennent obligatoires
que dans les zones couvertes par un plan de protection de l’atmosphère, sur décision du
préfet et pour les entreprises de plus de 250 salariés (articles 13 ter et 18).
Le covoiturage est défini de manière à éviter toute confusion avec l’activité de transport
de passagers (article 14).
Un bilan des émissions de particules fines et d’oxydes d’azote en fonction de leur
source d’émission devra être réalisé (article 14 quinquies).
Le contrôle technique a été renforcé pour tenir compte des émissions de particules fines
et de polluants atmosphériques (article 17 bis).
Enfin, le Sénat a adopté des dispositifs d’encouragement à l’autopartage et, de
manière plus large, à tous les modes de transports collaboratifs.
Le Sénat a amélioré l’information relative aux émissions de gaz à effet de serre des
ECONOMIE CIRCULAIRE ET GESTION DES DECHETS (TITRE IV)
Le Sénat a voté la création d’une hiérarchie dans l’utilisation des ressources et la
remise par le Gouvernement au Parlement, tous les cinq ans, d’un plan de
programmation des ressources stratégiques pour l’économie française (articles 19A
Les objectifs de la politique nationale de prévention et de gestion des déchets ont
été complétés pour prévoir, d’ici à 2022, l’extension des consignes de tri à tous les
emballages plastiques (article 19).
Par ailleurs, le Sénat a voté l’interdiction des sacs de caisse en matières plastiques à
usage unique, à compter du 1er janvier 2016, et des sacs autres que les sacs de caisse
à compter du 1er janvier 2017, sauf pour les sacs compostables en compostage
domestique et constitués de matières biosourcées.
De même, à compter du 1er janvier 2017, l'utilisation des emballages plastiques non
biodégradables pour l’envoi de la presse et de la publicité est interdite (article 19
Le périmètre de la filière organisant le recyclage du papier est étendu aux
publications de presse, à l’exclusion de la presse d’information générale et politique
(article 21 bis A).
À compter du 1er janvier 2017, toutes les personnes physiques ou morales qui mettent
sur le marché national à titre professionnel des navires de plaisance ou de sport seront
tenues de contribuer ou de pourvoir au recyclage et au traitement des déchets issus de
ces produits (article 21 bis AC).
L’obsolescence programmée a été redéfinie, en s’appuyant sur la définition formulée
en 2012 par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, et une sanction
a été créée (article 22 ter A).
Enfin, l’inscription de la date limite d’utilisation optimale figurant sur les produits
alimentaires non périssables tels que les produits stérilisés ou présentant une faible
teneur en eau est supprimée (article 22 undecies).
ENERGIES RENOUVELABLES (TITRE V)
Le Sénat a conforté les principales dispositions du texte, qu’il s’agisse:
du complément de rémunération – en prévoyant une phase d’expérimentation pour
les petits et moyens projets et les filières non matures (article 23) –
ou du nouveau cadre de gestion des concessions hydroélectriques – en articulant
mieux regroupement par vallée et prolongation pour travaux afin d’accélérer leur
engagement (article 28).
La définition des intrants autorisés dans les installations de méthanisation a également été
précisée : ces installations devront être majoritairement alimentées par des déchets, des
effluents d’élevage, ou encore des cultures intermédiaires (article 27 bis A).
SIMPLIFICATION DES PROCEDURES ET REGULATION DES
MARCHES ET DES RESEAUX (TITRE VII)
Le Sénat a prévu que les éoliennes dont la hauteur des mâts dépasse 50 mètres devront
être installées à une distance d’au moins 1000 mètres des habitations (Article 38 bis
Il a par ailleurs considérablement renforcé le soutien aux industries électro-intensives
afin de rétablir leur compétitivité : modulation de la redevance hydraulique pour
favoriser leur approvisionnement (article 28), bénéfice de conditions particulières
d’approvisionnement (article 42 ter), réduction de la part « transport » portée à 90 %
(article 43), développement de l’interruptibilité (article 43 bis A) et réflexion sur la prise
en compte des coûts indirects du carbone (article 44 ter).
L’article 46 bis a par ailleurs été complété pour favoriser les effacements de
consommations électriques sans léser ni surrémunérer aucun des acteurs concernés :
en particulier, le régime de versement aux fournisseurs effacés est différencié suivant
les catégories d’effacement et le niveau des économies d’énergie et la prime aux
opérateurs d’effacement est remplacée par des appels d’offres qui permettront de piloter
la montée en puissance des effacements.
PILOTAGE ET GOUVERNANCE (TITRE VIII)
Le Sénat a posé les bases d’une réforme de la contribution au service public de
l’électricité (CSPE) assise sur deux principes : un vote annuel du Parlement en loi de
finances et une contribution recentrée sur le soutien aux énergies renouvelables.
Les tarifs sociaux et la péréquation tarifaire sont préservés et le Gouvernement
présentera une réforme de leur financement dans le cadre du projet de loi de finances
De même, le soutien aux énergies renouvelables est assuré puisque le plafond retenu
pour l’année 2016 majore de 20 % les prévisions de la Commission de régulation de
l’énergie (CRE) en la matière.
En outre, le Sénat a exclu de la stratégie bas-carbone les émissions de méthane
entérique naturellement produites par les ruminants afin de tenir compte du faible
potentiel d’atténuation de ces émissions (article 48).
La compétence communale pour les réseaux de chaleur a été confirmée (article 57)
et le schéma régional biomasse a été renforcé (article 57 ter).
Enfin, en matière de lutte contre la précarité énergétique, le Sénat a interdit les frais
liés au rejet de paiement pour les bénéficiaires du chèque énergie (article 60), recentré
l’interdiction des coupures d’eau sur les consommateurs en situation de précarité (article
60 bis A) et rendu effective l’interdiction des rattrapages de consommation sur une
longue période (article 60 bis).
À l’initiative de son président Gérard Larcher, le Sénat a décidé de mettre en place une
procédure de vote solennel en organisant, mardi 3 mars, un scrutin public en salle des
Conférences à l’issue des explications de vote sur le projet de loi.
et le statut des élus
Le jeudi 19 mars 2015, le Sénat a examiné les conclusions de la commission mixte paritaire sur
la proposition de loi visant à faciliter l’exercice par les élus locaux de leur mandat (devenue la
loi du 31 mars 2015 ci-après).
Ce texte vise :
à harmoniser le régime indemnitaire des exécutifs,
à mieux protéger les élus salariés,
à encourager la formation des élus locaux.
En outre, la loi :
institue une charte de l’élu local.
prévoit l’insertion obligatoire dans les règlements intérieurs des conseils généraux et
régionaux du principe de la réduction du montant des indemnités de leurs membres
à raison de leur participation effective aux séances plénières et aux réunions des
commissions dont ils sont membres.
Article 2 - Le même code (= Code général des collectivités territoriales) est ainsi modifié :
« Art. L. 1111-1-1.-Les élus locaux sont les membres des conseils élus au suffrage universel
pour administrer librement les collectivités territoriales dans les conditions prévues par la loi.
Ils exercent leur mandat dans le respect des principes déontologiques consacrés par la présente
« 2. Dans l'exercice de son mandat, l'élu local poursuit le seul intérêt général, à l'exclusion de
tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt
« 3. L'élu local veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d'intérêts. Lorsque
ses intérêts personnels sont en cause dans les affaires soumises à l'organe délibérant dont il est
membre, l'élu local s'engage à les faire connaître avant le débat et le vote.
« 4. L'élu local s'engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour
l'exercice de son mandat ou de ses fonctions à d'autres fins.
« 5. Dans l'exercice de ses fonctions, l'élu local s'abstient de prendre des mesures lui accordant
un avantage personnel ou professionnel futur après la cessation de son mandat et de ses
« 6. L'élu local participe avec assiduité aux réunions de l'organe délibérant et des instances au
sein desquelles il a été désigné.
« 7. Issu du suffrage universel, l'élu local est et reste responsable de ses actes pour la durée de
son mandat devant l'ensemble des citoyens de la collectivité territoriale, à qui il rend compte
des actes et décisions pris dans le cadre de ses fonctions. » ;
« Lors de la première réunion du conseil municipal, immédiatement après l'élection du maire et
des adjoints, le maire donne lecture de la charte de l'élu local prévue à l'article L. 1111-1-1. Le
maire remet aux conseillers municipaux une copie de la charte de l'élu local et du chapitre III
du présent titre. » ;
« Lors de la première réunion du conseil départemental, immédiatement après l'élection du
président, des vice-présidents et des autres membres de la commission permanente, le président
donne lecture de la charte de l'élu local prévue à l'article L. 1111-1-1. Le président remet aux
conseillers départementaux une copie de la charte
Article 4 - Le même code est ainsi modifié :
« Dans des conditions fixées par le règlement intérieur, le montant des indemnités que le conseil
départemental alloue à ses membres est modulé en fonction de leur participation effective aux
séances plénières et aux réunions des commissions dont ils sont membres. La réduction
éventuelle de ce montant ne peut dépasser, pour chacun des membres, la moitié de l'indemnité
pouvant lui être allouée en application du présent article. » ;
régional alloue à ses membres est modulé en fonction de leur participation effective aux séances
plénières et aux réunions des commissions dont ils sont membres. La réduction éventuelle de
ce montant ne peut dépasser, pour chacun des membres, la moitié de l'indemnité pouvant lui
être allouée en application du présent article. »
Proposition de loi relative à l’Agence France locale
La proposition de loi de M. Gérard COLLOMB et plusieurs de ses collègues sur la participation
des élus locaux aux organes de direction des deux sociétés composant l'Agence France locale n°
75 (2014-2015) a été adoptée par le Sénat le 11 mars 2015.
visant à renforcer la protection des chemins ruraux
Cette proposition de loi n° 77 (2014-2015) de M. Henri TANDONNET et plusieurs de ses
collègues a été adopté par le Sénat le 12 mars 2015. Ce texte prévoit que le conseil municipal
peut décider le recensement des chemins ruraux situés sur le territoire de la commune. Cette
délibération interrompt le délai de prescription pour l'acquisition des parcelles comportant ces
Projet de loi d’adaptation de la société
Du mardi 17 au jeudi 19 mars, le Sénat a examiné le projet de loi d’adaptation de la société au
vieillissement, adopté par l’Assemblée nationale. Ce texte vise à préparer la société française
au vieillissement de sa population en anticipant la prise en charge et en garantissant l’autonomie
La France connaît actuellement une transition démographique, caractérisée par une
augmentation continue des classes d’âge les plus élevées et de la longévité des Français. Il y a
là un véritable défi pour de nombreux acteurs impliqués dans la prévention de la perte
d’autonomie et dans sa prise en charge
Le projet de loi crée un cadre dans lequel les acteurs concernés pourront se projeter. Il prévoit
de faire de l’adaptation de la société au vieillissement un “impératif national et une priorité de
l’ensemble des politiques publiques de la Nation” (article 1er). À cet égard, il prévoit
l’approbation d’un rapport annexé qui présente les orientations des politiques publiques en vue
de répondre au défi de la transition démographique (article 2).
Le texte prévoit diverses dispositions visant à répondre aux défis suivants :
l’anticipation de la perte d’autonomie (titre Ier) ;
l’adaptation de la société au vieillissement (titre II) ;
l’accompagnement de la perte d’autonomie (titre III) ;
la gouvernance des politiques de l’autonomie (titre IV).
Le Sénat a adopté l’article 1er qui comporte des dispositions d'ordre programmatique
visant à faire de l'adaptation de la société au vieillissement un impératif national et
une priorité des politiques publiques. Cet article a été modifié par l'adoption de deux
amendements identiques affirmant que "l' État doit garantir l’équité entre les personnes,
quels que soient leur lieu d’habitation et leur degré de fragilité ou de perte
d’autonomie";
A également été adopté l’article 2 approuvant le rapport annexé au projet de loi, qui
définit les objectifs de la politique d'adaptation de la société au vieillissement de la
ANTICIPATION DE LA PERTE D’AUTONOMIE (TITRE IER)
Le Sénat a adopté l’article 3 qui crée dans chaque département, une conférence des
financeurs de la prévention de la perte d'autonomie.
ADAPTATION DE LA SOCIETE A L’AUTONOMIE (TITRE II)
Le Sénat a adopté les articles 11 à 14 relatifs aux résidences autonomie ainsi que
l’article 15 qui vise à rénover le cadre juridique applicable aux résidences-services.
L'article 11 a été modifié notamment afin d’inclure les centres de santé dans le champ
de conventionnement des résidences autonomie;
Le Sénat a adopté l’article 15 bis A qui crée un cadre juridique pour encadrer le
développement des résidences-services de deuxième génération. Il a adopté un
amendement visant à renforcer les attributions du conseil des résidents;
Le Sénat a inséré un article additionnel afin de faciliter la réalisation de travaux
d’adaptation du logement aux frais du locataire ;
A également été adopté l’article 22 relatif aux droits et libertés des usagers des
établissements et services sociaux et médico-sociaux;
Le Sénat a adopté les articles 23 à 25 bis qui visent à protéger les personnes
handicapées et les personnes âgées fragiles.
ACCOMPAGNEMENT A L’AUTONOMIE (TITRE III)
Un article additionnel a été inséré pour simplifier le mode de délivrance des cartes
européennes de stationnement et d’invalidité pour les personnes en GIR 1 ou 2 dans
le cadre d’une demande d’APA;
Le Sénat a adopté l’article 32 bis visant à créer, à un horizon de cinq ans suivant la
promulgation de la loi, un régime unique d'autorisation des services d'aide et
d'accompagnement à domicile des personnes handicapées et des personnes âgées en
perte d’autonomie et reprend ainsi une des recommandations du rapport de Jean-Marie
VANLERENBERGHE et Dominique WATRIN sur le secteur de l'aide à domicile. Les
sénateurs ont modifié cet article pour que son application soit précédée d’une
expérimentation conduite dans trois départements, suivie par un groupe de travail et
évaluée avant le 30 juin 2018;
Le Sénat a adopté sans modification l’article 35 qui propose une définition du proche
aidant d'une personne âgée ;
Un article additionnel a été inséré après l’article 36, en faveur du répit des aidants, en
créant dans les établissements des places d’accueil de nuit, afin de leur permettre une
meilleure récupération et une meilleure disponibilité en journée;
Le Sénat a adopté les articles 39 et 40 qui réforment respectivement le statut des
accueillants familiaux et la tarification des établissements d’hébergement pour
La Sénat a adopté l'article 41 qui organise la transmission d'information des
établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes vers la caisse nationale
de solidarité pour l'autonomie en vue de la mise en place par cette dernière d'un portail
Un article additionnel a été inséré après l’article 41 afin d’assurer plus de transparence
financière et d’accès à l’information financière en imposant, à certains
établissements, non encore soumis, une obligation de transmission de comptes.
GOUVERNANCE DES POLITIQUES DE L’AUTONOMIE (TITRE IV)
Le Sénat a adopté l’article 46 qui crée le Haut Conseil de l'âge. Les sénateurs ont
adopté un amendement intégrant aux missions du Haut conseil une réflexion sur les
moyens qui pourraient être mis en œuvre pour développer l’assurance dépendance. Ils
n'ont pas souhaité adopter l'amendement du Gouvernement qui le transformait, de
nouveau, en Haut Conseil de la famille et des âges de la vie.
Le Sénat a adopté l’article 54 ter qui crée les maisons départementales de
l'autonomie, guichets uniques pour les personnes âgées et pour les personnes
Le Sénat a inséré un article additionnel qui permet aux départements de récupérer
des ressources sans engager systématiquement des contentieux.
Les sénateurs se sont ensuite prononcés sur l'ensemble du projet de loi qu'ils ont adopté par
178 voix pour et aucune contre.
pour la croissance, l'activité
et l'égalité des chances économiques
La Commission spéciale, dont j’ai été nommée vice-présidente, a entendu travailler de façon
approfondie le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale, dans un esprit constructif. Elle a
procédé à des auditions nombreuses couvrant l’ensemble des sujets traités par le projet de loi.
Vous voudrez bien trouver ci-après la liste des personnes auditionnées tant par la Commission
que par les rapporteurs.
AUDITIONS PLENIERES
Entre le 20 janvier et le 20 mars 2015, de nombreuses auditions ont été organisées. Elles ont
permis au groupe de travail formé avant la transmission du texte au Sénat puis à la Commission
spéciale d'entendre :
cinq ministres :
o Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique ;
o Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche ;
o François Rebsamen, ministre du travail de l'emploi, de la formation
professionnelle et du dialogue social ;
o Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice
o et Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense,
et des personnalités qualifiées.
Les auditions plénières ont été systématiquement ouvertes à l'ensemble des sénateurs et à la
presse, sauf l’audition du ministre de la défense à laquelle la presse n'a pas été conviée.
AUDITIONS ORGANISEES PAR LES TROIS RAPPORTEURS
Entre le 4 février et le 12 mars, les trois rapporteurs ont, pour leur part, organisé 104 auditions,
ouvertes à l'ensemble de leurs collègues de la commission spéciale et recueilli de très
nombreuses contributions écrites.
Enfin, dès le 7 février, avec l'accord du bureau de la Commission, un « espace participatif » a
été ouvert sur la page du site Internet du Sénat réservée à la commission. Cette démarche
participative a connu un grand succès puisqu'au 13 mars, date de sa fermeture, 218 contributions
avaient été recueillies.
ENTENDUES PAR LA COMMISSION SPÉCIALE
NB – L’astérisque figurant ci-après après certains noms signifie qu’ils ont été entendus par le
groupe de travail formé avant la transmission du texte au Sénat, et avant la constitution de la
M. Jacques Attali*(*), président de PlaNet Finance
M. Bruno Lasserre*, président de l'Autorité de la concurrence
Mme Anne Perrot*, présidente de la commission d'étude des effets de la loi pour la croissance
M. Pierre Cahuc*, professeur à l'École polytechnique, membre du Conseil d'analyse
M. Jean Pisani-Ferry*, commissaire général de France Stratégie
M. Henri Sterdyniak*, directeur du département économie de la mondialisation de
M. David Thesmar*, professeur à HEC, membre du Conseil d'analyse économique
M. François Rebsamen, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du
ENTENDUES PAR MME CATHERINE DEROCHE, RAPPORTEURE
M. Jean-Paul Bailly, président d'honneur du groupe La Poste, auteur du rapport au Premier
ministre sur la question des exceptions au repos dominical dans les commerces (novembre 2013)
et Mme Stéphanie Le Blanc, rapporteure
M. Jean-Baptiste de Froment, conseiller de Paris, rapporteur de la mission d'information et
d'évaluation du Conseil de Paris sur le travail dominical et nocturne à Paris (décembre 2014)
M. Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
M. Jean-Claude Hanus, membre élu et rapporteur des travaux sur le projet de loi
M. Dominique Mocquax, vice-président de la CCI Seine-et-Marne
Mme Anne Outin-Adam, directeur des politiques législatives et juridiques
Mme Véronique Etienne-Martin, directeur des affaires publiques et de la valorisation
Mme Nathalie Lemarchand, géographe à l'université Paris 8
M. Pascal Lokiec, professeur de droit à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense
M. Jean-Michel Pecorini, secrétaire national en charge du développement syndical, du
dialogue social et des unions territoriales
M. Alain Giffard, secrétaire national en charge du secteur économie et industrie
M. Joseph Thouvenel, vice-président confédéral
MM. Pascal Pavageaud et Didier Porte, secrétaires confédéraux
Mme Marie-Laure Bertrand, secrétaire confédérale
M. Paul Fourier, dirigeant confédéral
M. Simon Picou, membre du syndicat, inspecteur du travail
M. Arnaud de Broca, secrétaire général
Mme Lucie Lourdelle, secrétaire confédéral, responsable du service juridique
M. Philippe Couteux, secrétaire confédéral, responsable du service emploi et
M. Marc Veyron, président du groupe de travail épargne salariale
Mme Dorothée Pineau, directrice générale adjointe
M. Guillaume Ressot, directeur des affaires publiques
Mme Isabelle Djian, directrice de mission en charge des affaires économiques et
Mme Caroline Duc, conseillère technique chargée des relations avec le Parlement
Direction générale du travail (DGT) du ministère du travail, de l'emploi, de la formation
M. Yves Struillou, directeur général
Mme Marianne Cotis, cheffe du bureau de la durée et des revenus du travail
Conseil d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de
l'actionnariat salarié (Copiesas)
M. Christophe Castaner, vice-président, député des Alpes-de-Haute-Provence
M. Pierre Bailly, doyen honoraire de la chambre sociale de la Cour de Cassation
Fédération française des associations d'actionnaires salariés et anciens salariés (FAS)
M. Philippe Lépinay, président
M. Philippe Bernheim, secrétaire général
M. Loïc Desmouceaux, délégué général
Mme Sylvie Ducot, membre du bureau
M. Benoît Gailhac, membre du bureau
M. Laurent Legendre, directeur de l'indice Euronext-FAS IAS
M. Pascal Graff, co-responsable du site internet FAS
Mme Laure Delahousse, directrice des gestions spécialisées et développement
M. Jean-Marc Fournié, responsable épargne entreprise
M. Pierre Schereck, directeur épargne salariale et épargne retraite
Mme Geneviève Roy, vice-présidente chargée des affaires sociales
M. Gérard Bohélay, vice-président en charge de la coordination des branches
Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) du ministère du
travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Mme Emmanuelle Wargon, déléguée générale à l'emploi et à la formation
Mme Fatma Rahil, cheffe de la mission Fonds national de l'emploi
M. Bernard Morvan, président
Mme Bernadette Fulton, secrétaire générale
Mme Anne Mazoyer, conseillère spéciale
LVMH - Moët Hennessy - Louis Vuitton
M. Marc-Antoine Jamet, secrétaire général
Mme Gabrielle Guallar, chargée de mission auprès du secrétaire général
M. Philippe Houzé, président du directoire
Mme Agnès Vigneron, directrice des Galeries Lafayette Haussmann
l'emploi (Direccte) d'Île-de-France
M. Laurent Vilboeuf, directeur régional
M. Marc-Henri Lazar, directeur régional adjoint, responsable de l'unité territoriale de
Mme Laetitia Assali, directrice des affaires sociales
Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris (Clic-P)
M. Alexandre Torgomian, SCID-CFDT
M. Éric Scherrer, SECI-Unsa
M. Laurent Degousée, Sud-Commerce
M. Karl Ghazi, CGT-Commerce.
Autres propositions de loi
visant à la lutte contre la traite des êtres humains
à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme
et pour l’accompagnement des personnes prostituées
Lundi 30 mars 2015, le Sénat a adopté par 162 voix pour et 42 voix contre l’ensemble de la
proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, visant à la lutte contre la traite des êtres
humains à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme et pour l’accompagnement
et la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle (Chapitre Ier)
adopté l’article 1er qui modifie la loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie
numérique (LCEN) afin de renforcer la lutte contre les réseaux de traite des êtres
humains et de proxénétisme qui utilisent le réseau internet dans le but d'organiser leur
activité. En séance, ils ont modifié cet article pour autoriser l’autorité administrative
à demander aux fournisseurs d’accès le blocage des sites qui auraient été identifiés
comme permettant aux réseaux de traite et de proxénétisme d'organiser leur activité sur
notre territoire;
adopté l’article 1er ter qui vise à protéger les personnes victimes de la traite des êtres
humains, du proxénétisme ou de la prostitution ;
et création d'un projet d'insertion sociale et professionnelle (Chapitre II)
adopté l’article 3 qui crée un dispositif de protection et d'assistance pour les personnes
victimes de la prostitution, du proxénétisme et de la traite des êtres humains ainsi qu'un
parcours de sortie de la prostitution, largement modifié en commission spéciale,
notamment pour substituer aux termes "parcours de sortie de la prostitution" ceux de
"projet d'insertion sociale et professionnelle" ; ce changement vise à mieux tenir compte
de ce que sera la réalité du suivi des personnes concernées en leur proposant, sur le long
terme, un projet personnalisé pour une réinsertion durable ;
supprimé l’article 13 qui abrogeait le délit de racolage public par 162 voix pour et 161
voix contre;
pour une prise en charge globale (Chapitre II bis)
maintenu la suppression votée par la commission spéciale de l’article 16 qui introduisait
la notion de « pénalisation du client »..
relative à la formation aux gestes de premier secours
dans la préparation du permis de conduire
Le mardi 10 mars 2015, le Sénat a adopté la proposition de loi des sénateurs Jean-Pierre
LELEUX et Jean-René LECERF visant à introduire une formation pratique aux gestes de
premiers secours dans la préparation du permis de conduire.
Mercredi 11 mars 2015, le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de loi de Michèle
MEUNIER, sénatrice, et Muguette DINI, ex-sénatrice, relative à la protection de l’enfant. n°
76 (2014-2015) adopté par le Sénat le 11 mars 2015.
relative à l’accueil et à la protection de l’enfant
Proposition de loi de Mme Colette GIUDICELLI (UMP - Alpes-Maritimes) et plusieurs de ses
collègues visant à modifier l'article 11 de la loi n° 2004-1 du 2 janvier 2004 relative à l'accueil
et à la protection de l'enfance n° 73 (2014-2015) adopté par le Sénat le 10 mars 2015.
Proposition de loi relative aux congés exceptionnels
accordés aux salariés
lors du décès d’en enfant ou d’un conjoint
Mercredi 1er avril 2015, dans le cadre d'un ordre du jour réservé au groupe socialiste, le Sénat
a examiné la proposition de loi, déposée à l'Assemblée nationale le 5 octobre 2011 par Michèle
Delaunay et plusieurs de ses collègues, tendant à allonger les congés exceptionnels accordés
aux salariés lors du décès d'un enfant ou d'un conjoint.
Les auteurs de ce texte souhaitent permettre « à tous les salariés de bénéficier d'un congé décent
dans le cas du décès d'un proche au-delà des conventions existantes et qui ne touchent pas
toutes les entreprises ». Ils proposent donc d'étendre la durée du congé exceptionnel :
- à 10 jours (au lieu de 2) pour le décès d'un enfant à charge, et à 5 jours lorsque l'enfant
n'est plus à charge ;
Cette proposition de loi a été adoptée par l'Assemblée nationale en novembre 2011, en réservant
l'augmentation des congés aux seuls cas de décès d'un enfant ou du conjoint.
Le 25 mars 2015, la commission des affaires sociales du Sénat, sur le rapport de Jérôme Durain
(Soc - Saône-et-Loire), a adopté le texte dans la rédaction issue des travaux de l'Assemblée
nationale.En séance publique, les sénateurs ont modifié ce texte afin d'étendre le bénéfice du
congé au décès du concubin du salarié. Ils ont ensuite adopté le texte ainsi modifié.
relative au stationnement des personnes
Mercredi 11 mars 2015, le Sénat a adopté en deuxième lecture la proposition de loi du sénateur
Didier GUILLAUME visant à faciliter le stationnement des personnes en situation de handicap
titulaires de la carte de stationnement.
Projet de loi relatif à l’octroi de mer
Projet de loi modifiant la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l'octroi de mer : déposé au
Sénat le 25 mars 2015 : procédure accélérée engagée par le Gouvernement le même jour.
Débats préparatoires aux projets de loi
Avis de la délégation parlementaire au renseignement
sur le projet de loi relatif au renseignement
Au cours de sa réunion du 24 mars, la délégation parlementaire au renseignement a examiné le
projet de loi relatif au renseignement adopté par le Conseil des ministres le 19 mars.
Elle a donné un avis sur l’économie générale du projet de loi sous forme d’une lettre adressée
« La Délégation parlementaire au renseignement a examiné ce jour le projet de loi relatif au
renseignement adopté par le Conseil des ministres le 19 mars.
« Elle soutient cette démarche qui apportera aux services spécialisés la sécurité juridique
nécessaire à leur action pour la sécurité des Français, et garantira les droits des citoyens, par
une procédure d’autorisation de la mise en œuvre des techniques de renseignement après avis
d’une autorité administrative indépendante et par l’ouverture d’une voie de recours. Cette
réforme et les principes qui la sous-tendent s’inscrivent ainsi dans le fil des recommandations
émises par la Délégation dans son rapport d’activité pour 2014. L'État de droit sera renforcé.
« Elle se félicite de l’attribution à la nouvelle autorité administrative indépendante de
l’intégralité des pouvoirs de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité
(CNCIS) et de nouvelles compétences qui lui permettront d’assurer un contrôle de
proportionnalité renforcé.
« Ce contrôle complète les pouvoirs de contrôle et d’évaluation de la politique publique du
renseignement exercés par la Délégation parlementaire au renseignement en application de
l’article 6 nonies de l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement
des assemblées parlementaires, lesquels ont été renforcés par la loi de programmation militaire
« Ce texte est donc bienvenu, à un moment où les menaces se sont amplifiées, notamment sur
le territoire national, où les services spécialisés sont conduits à intervenir de façon plus intense
pour les contrer et où nos concitoyens en attendent une plus grande efficacité. C'est l'avis de la
Délégation parlementaire au renseignement (DPR).
« Bien entendu, l’examen du projet de loi par l’Assemblée nationale et par le Sénat permettra de
parfaire sa rédaction.
« Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération. »
M. Jean-Pierre RAFFARIN, sénateur UMP, président de la commission des Affaires
étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, président de la Délégation
parlementaire au renseignement ;
Mme Patricia ADAM, députée SRC, présidente de la commission de la défense de l’Assemblée
M. Philippe BAS, président de la commission des Lois du Sénat ;
M. Jean-Jacques URVOAS, député SRC, président de la commission des Lois de l’Assemblée
M. Jean-Patrick COURTOIS, sénateur UMP ;
M. Jacques MYARD, député UMP ;
M. Philippe NAUCHE, député SRC.
CONTRÔLE DU GOUVERNEMENT - RESOLUTIONS
pour le renforcement de la lutte contre le terrorisme
La commission des affaires européennes et la commission des lois du Sénat ont adopté une
proposition de résolution européenne pour le renforcement de la lutte contre le terrorisme. Lors
de sa réunion du mercredi 25 mars 2015, la commission des lois du Sénat, présidée par M.
Philippe BAS (UMP – Manche), sur le rapport de M. Jean-Jacques HYEST (UMP – Seine-etMarne), a adopté la proposition de résolution européenne de la commission des affaires
européennes, présidée par M. Jean BIZET (UMP – Manche), « relative à la lutte contre le
terrorisme et tendant à l’adoption d’un acte pour la sécurité intérieure de l’Union européenne» :
La proposition de résolution demande une révision ciblée du « Code frontières
Schengen » permettant des contrôles systématiques de ressortissants des pays membres
de l’espace Schengen identifiés par application d’indicateurs de risque. Dans
l’immédiat, elle prône des contrôles approfondis quasi systématiques de ressortissants
de pays membres de cet espace lorsqu’ils y entrent et en sortent, sur le fondement
d’indicateurs de risque uniformes.
Elle appelle de ses vœux une meilleure prise en compte des combattants étrangers
dans la législation européenne sur le terrorisme.
Le texte souhaite le renforcement des moyens aujourd’hui très faibles de l’agence
centrale pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures
(FRONTEX), la création d’un corps de gardes-frontières européens ainsi qu’une
intensification et une uniformisation de l’utilisation du système d’information
Schengen par les États membres.
Il juge urgente l’adoption de la proposition de directive sur le PNR européen, seul de
nature à assurer une coordination efficace entre les PNR nationaux, dans le respect des
garanties indispensables à la protection des données personnelles.
La proposition de résolution demande d’activer la coopération policière européenne par
un renforcement des moyens d’Europol et singulièrement de sa section consacrée à la
recherche et au partage avec les États membres d’informations ayant trait au terrorisme
« djihadiste » sur Internet ; elle prône l’extension des compétences du « Centre
européen sur le cybercrime », qui dépend d’Europol, pour porter les contenus
terroristes ou extrémistes à la connaissance des gestionnaires des réseaux sociaux, aux
fins de suppression.
Elle juge indispensable de sensibiliser sans relâche les services judiciaires des États
membres à la valeur ajoutée que peut apporter Eurojust du point de vue de l’efficacité.
Elle demande la mise en place rapide d’un parquet européen collégial et décentralisé
dont les compétences devraient être étendues à la criminalité grave transfrontière.
Elle souligne la place d’Internet dans la lutte contre le terrorisme ; elle souhaite voir
les acteurs privés du secteur mieux impliqués dans cette lutte.
Elle prône enfin le développement d’une stratégie éducative de précaution et de
lutte contre la radicalisation ainsi que le renforcement d’une coopération
internationale avec les pays tiers les plus concernés qui saurait combiner les
impératifs de sécurité et de développement.
La proposition de résolution européenne sera examinée par le Sénat le mercredi 1er avril à 18
Par cette initiative, les deux commissions du Sénat adressent au Gouvernement une contribution
de nature à mieux protéger les citoyens.
dans le débat sur l’influence de la France
DEBAT SUR L'INFLUENCE DE LA FRANCE
L'intervention de Jacky DEROMEDI est sur le site du Sénat :
http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27914.html
ainsi que la réponse du Ministre, M. Laurent FABIUS :
http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27925.html
Mme la présidente. L’ordre du jour appelle le débat sur l’influence de la France à l’étranger,
organisé à la demande du groupe UMP.
Mme Jacky Deromedi, au nom du groupe UMP. Madame la présidente, monsieur le ministre,
mes chers collègues, avant tout, je souhaite excuser Christophe-André Frassa, qui ne peut être
parmi nous aujourd’hui. Je tiens également à remercier le groupe UMP de ce débat, qui permet
aux élus représentant les Français établis hors de France de s’exprimer. Nos compatriotes
expatriés ne sont-ils pas les premiers acteurs de l’influence de la France à l’étranger ?
L’année 2015 est celle de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de Singapour. La
France s’est associée à cet anniversaire au travers d’une brillante manifestation, qui a réuni
1 000 convives. Je tiens d’ailleurs à vous remercier très chaleureusement, monsieur le ministre,
du message vidéo que vous avez bien voulu enregistrer et au travers duquel vous avez présenté
vos vœux à Singapour. Il a été hautement apprécié.
Je commencerai mon intervention en rendant hommage à Lee Kuan Yew, Premier ministre de
la République de Singapour de 1959 à 1990, ensuite ministre mentor jusqu’à sa disparition voilà
quelques jours. Il a supervisé l’indépendance de son pays en 1965, menant cette cité-État de
pays en développement sans ressources naturelles vers le « premier monde » et faisant de
Singapour un pays développé possédant l’une des économies les plus florissantes au monde.
Dans ce pays, les différentes races et religions vivent ensemble en parfaite harmonie et la
population est un exemple de nationalisme. Le respect du drapeau, des aînés et des valeurs
pourrait être une source d’inspiration en ces temps difficiles.
Mme Jacky Deromedi. L’influence, c’est la transformation de certains éléments de la présence
en véritables références universelles ou nationales pour les pays étrangers. On peut être présent
dans un État, y vendre des produits et repartir. Être influent, en revanche, c’est venir avec une
valise pleine d’idées et laisser celle-ci sur place.
La France a une grande influence dans le monde, nonobstant les promoteurs du french bashing,
ces prophètes de malheur d’un déclin inexorable de notre pays. Elle existe sur la scène
internationale et l’on est fier d’être Français lorsque l’on vit à l’étranger.
L’influence française, c’est d’abord notre capacité à peser sur le sort du monde en luttant pour
nos valeurs de démocratie et de liberté, en combattant les extrémismes et la barbarie à l’œuvre
non seulement en Syrie et en Irak, mais aussi sur le continent africain, au Mali, en Libye, en
Tunisie ces jours derniers. Nous pensons avec émotion aux victimes des attentats et à leurs
L’armée française a démontré ses capacités opérationnelles et la valeur militaire qui anime ses
officiers, ses sous-officiers et ses soldats, auxquels je tiens à rendre en cet instant un hommage
soutenu. On ne peut que regretter que le pacte de stabilité et de croissance européen ne tienne
pas compte de l’incidence budgétaire des interventions militaires des États membres au service
de la paix. Monsieur le ministre, dans ce domaine, qu’en est-il des demandes de la France auprès
de ses partenaires ? S’agit-il de vœux pieux reçus comme tels ou de demandes concrètes se
traduisant par une véritable solidarité européenne ? Nous ne pouvons être les seuls en Europe à
fournir des efforts en la matière.
Par ailleurs, la culture française et la francophonie constituent des relais majeurs de notre
influence. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, l’AEFE, notre réseau
d’enseignement à l’étranger, et les alliances françaises y contribuent de façon éminente.
Je veux souligner l’action si importante de l’Assemblée parlementaire de la francophonie dont
Du point de vue culturel, comme en matière de commerce extérieur, l’heure est à la
restructuration, à la réduction des crédits et à la mutualisation des moyens, dans un contexte de
budget contraint, comme nous le disent si élégamment nos administrations.
Ainsi, 95 établissements à autonomie financière ont été fusionnés avec les services de
coopération et d’action culturelle, 59 services continuent d’exister dans les postes qui étaient
dépourvus d’établissement. Cette fusion assure un pilotage unifié et une harmonisation des
méthodes de travail. Elle permet de mobiliser des financements extrabudgétaires : recettes tirées
des activités des établissements, cofinancements dans le cadre de partenariats publics ou privés.
Le taux d’autofinancement moyen est passé de 62 % en 2011 à 66,6 % en 2013 et le montant
des cofinancements de 187 millions d'euros en 2012 à 205 millions d'euros en 2013. Il faut
Je regrette toutefois l’abandon du projet de rattachement du réseau culturel public à l’opérateur
Institut français, projet de longue date, soutenu par les rapporteurs de la mission commune
d’information du Sénat sur la réforme de l’action culturelle extérieure, Jacques Legendre et
Josselin de Rohan, et par mes collègues lors de l’examen budgétaire. Sa concrétisation aurait
permis l’émergence d’une structure publique française d’envergure, sur le modèle du British
Council ou du Goethe Institut. L’expérimentation sur douze postes, conduite entre 2011 et 2013,
a été jugée trop coûteuse, preuve que, en matière de culture aussi, l’argent reste toujours le nerf
L’Institut français, programmé pour absorber le réseau et qui s’était doté des outils
administratifs et comptables pour y faire face, se retrouve en manque de missions.
Monsieur le ministre, qu’en est-il du nouveau contrat d’objectifs et de moyens en vue de
conforter le rôle de stratège de l’Institut français ?
Passons maintenant au volet économique de notre influence.
UbiFrance et l’Agence française pour les investissements internationaux ont été regroupées
pour constituer un pôle économique performant à l’international : Business France. Des
négociations ont été engagées par Business France et CCI International. Ces changements ont
suscité quelques inquiétudes dans plusieurs chambres de commerce françaises à l’étranger.
Les chambres assurent des fonctions d’accueil, d’organisation de missions et de réception
d’entrepreneurs, d’accompagnement des sociétés, d’hébergement en pépinières d’entreprises,
d’aide à l’emploi, de travail en réseau. Elles emploient du personnel, en majorité français. Elles
sont appréciées par les autorités locales qui les soutiennent. Elles privilégient une approche de
terrain. Il ne faut surtout pas tuer tout cela.
Il faut laisser de la souplesse dans l’application du nouvel accord qui vient d’être conclu, dès
lors que les chambres ont le niveau, et ne pas mettre celles-ci en difficulté après qu’elles aient
investi pendant des années et assuré ce rôle avec le plus grand professionnalisme.
Ces structures sont dans certains cas dirigées par un bureau exécutif composé de bénévoles :
entrepreneurs et dirigeants de grands groupes français qui donnent leur temps et leur expérience
aux PME et aux personnes en recherche d’emploi.
La mise en œuvre de cet accord est subordonnée à la signature d’accords locaux.
Quelques questions demeurent sur l’efficacité du nouveau dispositif.
Business France aura-t-il les moyens de reprendre une partie des missions accomplies
aujourd’hui avec efficacité par les chambres de commerce françaises à l’international ?
Dégagera-t-on des moyens supplémentaires ou ira-t-on puiser dans ce qui était auparavant les
revenus des chambres de commerce françaises à l’international, mettant ainsi ces dernières dans
une situation financière difficile, les obligeant à réduire leurs services, leur personnel et leurs
Le plafond d’emplois de Business France sera-t-il ajusté ?
Monsieur le ministre, permettez-moi aussi d’évoquer le problème des nouvelles nominations
des conseillers du commerce extérieur.
Trop souvent, les candidatures masculines de l’étranger sont refoulées, au motif de la
féminisation... En effet, un quota de 20 % de femmes auquel sera ajouté 1 % par an pour le
porter à 23 % au mois de juillet 2017 est exigé pour l’ensemble des nouvelles promotions. Ce
chiffre, qui peut paraître très raisonnable, est difficile à atteindre à l’étranger où, pour l’instant,
peu de femmes viennent en tant qu’entrepreneurs ou occupent des postes de direction de grands
Ce pourcentage, outre le côté dévalorisant d’avoir à « imposer » des femmes, dont le principal
critère de sélection est le seul fait d’être femme, peut empêcher la nomination d’hommes
bénévoles, occupant des postes de direction dans des grands groupes, volontaires pour participer
aux travaux des conseillers du commerce extérieur dans le but d’améliorer le commerce
La diminution constante du nombre de ces conseillers dans le monde constitue un autre effet
induit par la féminisation et le refus de nouvelles candidatures masculines. Ainsi, les sortants
ne sont pas remplacés à nombre au moins égal par de nouvelles nominations.
Cela étant, le réseau consulaire français est l’un des signes majeurs de la présence et de
l’influence de notre pays. Troisième réseau mondial en nombre d’implantations et occupant le
premier rang eu égard à l’éventail des services offerts, il est confronté à la nécessité de s’adapter
à la cartographie des communautés françaises à l’étranger et au progrès rapide des techniques
Admirons la richesse de la langue administrative pour traduire certaines de ces adaptations :
consulats d’influence à gestion simplifiée, postes de présence diplomatique à format allégé,
développement de la subsidiarité entre réseaux, allégement des missions de consulats généraux
à gestion simplifiée par des mesures de mutualisation et d’adossement à une structure française
présente, brigades volantes en cas de pics d’activité.
Monsieur le ministre, je puis vous assurer que, contrairement à la publicité qui vante les
performances des produits allégés, nos compatriotes expatriés n’aiment pas trop ces
« allégements » de notre réseau consulaire. (Sourires sur les travées de l'UMP.) Ils préféreraient
une expression toute simple : « création de consulats de proximité ».
Vous avez pris l’excellente initiative de réunir les parlementaires représentant les Français
établis hors de France pour les informer de vos intentions dans ce domaine. Leurs vœux vous
sont connus. Je citerai tout particulièrement l’amélioration de l’accueil des Français et des
étrangers dans certains postes, notamment pour prendre des rendez-vous, ainsi que
l’élargissement des compétences et moyens des consuls honoraires.
Citons également l’augmentation de la capacité du portail de téléservice à la disposition de nos
compatriotes – MonConsulat.fr –, notamment pour l’inscription au registre. La création d’un
véritable consulat virtuel ne peut-elle être envisagée ?
Citons aussi la politique de réduction des délais pour la délivrance des visas, comme cela s’est
pratiqué en Chine, pour favoriser nos échanges.
Par ailleurs, monsieur le ministre, vous avez déclaré que l’art culinaire figurait parmi nos
vecteurs d’influence.
La diplomatie a en effet de tout temps regardé l’art culinaire comme un moyen de faciliter la
négociation, de créer une ambiance de détente, sinon de bonne humeur, autour de discussions
ardues ou crispantes. « Donnez-moi de bons cuisiniers, je me charge du reste ! » disait
La gastronomie participe au rayonnement de la France à l’international. Elle est partie
intégrante de notre patrimoine culturel et de notre savoir-vivre.
Cette année, la Journée du goût de France, dont vous êtes à l’initiative, a été célébrée avec éclat
par tout notre réseau diplomatique.
Soyons fiers d’être le pays de l’élégance et des plaisirs de la table !
Ce sont ces valeurs-là, bien françaises, d’optimisme, de travail, d’engagement et d’excellence,
dont les deux millions de Français de l’étranger sont les ambassadeurs dans le monde. C’est là
aussi que réside la véritable influence française, en tout cas celle que personne ne nous conteste !
Madame la présidente, mesdames, messieurs les sénateurs et, si vous me le permettez, chers
amis, je tiens d’abord à vous remercier d’avoir pris l’initiative d’organiser ce débat sur
l’influence de la France à l’étranger. Je remercie également les orateurs de la tonalité de leurs
propos, qui ont porté sur le fond et dont je remarque qu’ils n’ont pas été cruels, pour employer
une expression qui ne serait pas désavouée par les fonctionnaires du Quai d’Orsay, dont, comme
vous le savez, le parler est spécifique. (Sourires.)
Je reprendrai chaque intervention en m’efforçant – j’espère que vous me pardonnerez cette
méthode quelque peu schématique – d’en tirer une leçon particulière sur un point particulier,
étant entendu que, comme il est naturel, vos observations respectives se sont souvent recoupées.
Je remercie Jacky Deromedi de son intervention. Je m’associe à l’hommage qu’elle a rendu à
Lee Kuan Yew, que j’ai bien connu ; cela ne me rajeunit pas… Cet homme tout à fait
extraordinaire a vraiment contribué à porter Singapour à son niveau actuel. Ce qui m’a toujours
frappé chez lui, c’est sa qualité de visionnaire : parmi les hommes d’État que j’ai rencontrés,
c’était l’un de ceux qui avaient la vision la plus juste et la plus tournée vers la prospective, ce
qui ne l’empêchait pas d’avoir le souci du détail et du concret.
Vous avez tous souligné – et ce n’était pas une complaisance de langage – la fierté des Français
de l’étranger. Bien entendu, il leur arrive parfois, dans un moment d’égarement, d’être
légèrement critiques à l’égard des gouvernements français successifs (Sourires.), mais ils
expriment une vraie fierté. Et nous mesurons la force de leur sentiment d’appartenance et
l’intensité de leur fierté à chaque fois que nous nous rendons à l’étranger.
Je voudrais rappeler, comme l’ont fait à juste titre beaucoup d’entre vous, que nous n’avons pas
assez de Français à l’étranger. Certains soutiennent, en prenant appui sur je ne sais quelle
considération fiscale, qui peut exister, que le départ de Français à l’étranger est une catastrophe.
Je ne suis absolument pas d'accord. L’un d’entre vous a souligné que, dans un monde globalisé,
il était tout à fait normal que beaucoup de Français aillent à l’étranger – beaucoup reviennent
ensuite – et que, de la même façon, beaucoup d’étrangers viennent en France ; ils sont les
bienvenus lorsqu’ils ont, comme c’est le cas, beaucoup à lui apporter.
Il est donc très important que les parlementaires représentant les Français de l’étranger, et plus
largement l’ensemble des parlementaires, redressent la perception que l’on a de la réalité des
Encore une fois, c’est une très bonne chose qu’il y ait beaucoup de Français à l’étranger. Les
Français de l’étranger sont nos ambassadeurs dans tous les domaines. Ils sont fiers de ce que
fait la France ; laissons de côté les questions d’appartenance politique.
Vous avez d'abord souligné, madame Deromedi – d’autres sénateurs l’auraient sans doute fait
si vous ne les aviez pas devancés – notre situation spécifique en matière de défense. Jean-Claude
Juncker déclarait récemment sur une radio française – je reprends l’esprit, non la lettre, de ses
propos – que la défense européenne était très largement assurée par l’armée française. Au sens
propre, ce n’est pas exact, mais la réalité – je le constate lorsque j’en discute avec les uns et les
autres –, c’est que tout le monde félicite la France et se félicite de ce que fait la France, sans
pour autant en tirer exactement les conséquences financières que l’on pourrait attendre.
Autant le gouvernement français, pour des raisons que chacun comprendra, s’abstient justement
d’insister sur cet aspect – cela pourrait être perçu comme une volonté de contourner nos
obligations, alors qu’il n’en est rien –, autant il me paraît tout à fait salutaire que les
parlementaires cherchent à convaincre leurs groupes respectifs au Parlement européen de la
réalité de notre action et s’expriment sur ce sujet. Il est tout à fait vrai que nous assumons des
dépenses considérables, que nous consentons des sacrifices considérables, et, disant cela, je
pense aux hommes et à leur courage. Cet effort pourrait être davantage reconnu.
Je ne m’attarderai pas davantage sur l’intervention de Jacky Deromedi, mais je tenais à la
remercier de de ses propos. (…)
Je souhaite que, dans chaque domaine de la compétence extérieure de l’État, et lorsque c’est
nécessaire, il y ait un seul opérateur.
C’est ce que nous avons fait avec Business France. Il y avait avant plusieurs opérateurs, l’un
pour l’exportation des PME, l’autre pour les investissements étrangers, l’AFII. Nous avons tout
regroupé, et, avec les dirigeants que nous avons nommés, qui peuvent compter sur la
détermination des leurs collaborateurs, nous commençons à enregistrer des progrès, notamment
s’agissant du nombre d’exportateurs.
Nous pouvons faire les mêmes constats pour l’Institut français et pour l’expertise. (…)
Donc, pour chaque domaine d’action, nous avons dorénavant un opérateur, ce qui permet de
clarifier les choses. (…)
Voilà, mesdames, messieurs les sénateurs, ce que je voulais dire en vous remerciant vraiment
beaucoup non seulement des propos que vous avez tenus au cours de ce débat, mais aussi du
soutien permanent que cette assemblée apporte aux diplomates et à moi-même.
Je veux le redire à cette tribune, nous savons que la politique, au sens général du terme, peut
nous exposer à telle ou telle critique, mais le fait de recevoir le soutien des sénateurs de ce beau
pays qu’est la France compte beaucoup pour nous. (Applaudissements.)
Mme la présidente. Je vous remercie à mon tour, monsieur le ministre.
publiée dans le JO Sénat du 5/03/2015, p. 470
d'action des conseillers consulaires.
Lors des travaux préparatoires de la loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la
représentation des Français établis hors de France, des engagements avaient été pris par le
Gouvernement sur les avancées démocratiques résultant de la création de ces instances
consulaires pour nos compatriotes, tant en ce qui concerne le fonctionnement des conseils
consulaires que la mission des conseillers eux-mêmes.
Après plusieurs mois d'exercice de leur mandat, il apparaît que de nombreux conseillers
consulaires - qui, non seulement ne disposent, de par la loi, que d'une voix consultative et non
décisionnaire - ne sont pas ou peu consultés par les postes et se trouvent même parfois exclus,
en particulier, des conseils économiques.
Par ailleurs, les élus de circonscriptions très étendues ne disposent pas d'outils de
communication suffisants, tels qu'une adresse électronique spécifique à l'instar de celles
de discussion et d'échange qui faciliterait et mutualiserait leur travail.
Elle lui expose que les relations entre les conseillers à l'Assemblée des Français de l'étranger
d'une part, l'administration centrale et les postes consulaires d'autre part, étaient réglées par des
circulaires ou notes de service, en dernier lieu la note du ministre des affaires étrangères aux
postes du 5 avril 2006 relative aux fonctions et prérogatives des membres de l'Assemblée des
Français de l'étranger. Cette dernière avait demandé, sans succès, que ces relations soient fixées
par décret et non par de simples notes de service parfois méconnues.
Elle lui demande si, pour remédier au déficit démocratique évoqué ci-dessus, il ne lui paraîtrait
pas souhaitable de donner à ses services des directives, rendues publiques et opposables,
permettant aux conseillers consulaires, élus du suffrage universel, de devenir effectivement de
véritables acteurs de démocratie locale reconnus par les postes et dotés de moyens de
communication satisfaisants.
Imposition des contribuables domiciliés hors de France
y disposant d'une ou plusieurs habitations
Question écrite n° 15165
publiée dans le JO Sénat du 12/03/2015, p. 538
de France est égale à trois fois la valeur locative de leurs habitations en France, sauf certaines
exceptions prévues par le deuxième alinéa de cet article ou s'ils sont domiciliés dans des pays
ou territoires ayant conclu avec la France une convention destinée à éviter les doubles
impositions en matière d'impôt sur le revenu. Elle lui expose que par un arrêt du 11 avril 2014
(n° 332885), le Conseil d'État a jugé cet article contraire au droit de l'Union européenne (en
vertu de l'art. 58 du traité instituant la Communauté européenne devenu l'article 65 du traité sur
le fonctionnement de l'Union européenne), comme constituant une entrave à la libre circulation
des capitaux prohibée par ces dispositions. Elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître
quelles conséquences il entend tirer de cet arrêt et notamment si le Gouvernement entend
proposer au Parlement l'abrogation de cet article.
Inscription sur la liste électorale spéciale en Nouvelle-Calédonie
Question écrite n° 15166
publiée dans le JO Sénat du 12/03/2015, p. 541
Mme Jacky Deromedi attire l'attention de Mme la ministre des outre-mer sur les conditions
d'inscription sur la liste électorale spéciale à l'élection du Congrès et des assemblées
provinciales en Nouvelle-Calédonie prévue aux articles 188 et 189 de la loi organique n° 99209 du 19 mars 1999. Dans sa version originale, l'accord de Nouméa prévoyait une durée
d'installation de dix ans en Nouvelle-Calédonie pour être inscrit sur la liste. Telle était, du
moins, l'interprétation faite à l'époque par le Conseil constitutionnel. À la demande des partis
indépendantistes qui souhaitaient le gel du corps électoral et non pas un corps électoral glissant,
la Constitution a été modifiée. Depuis cette modification, il était admis que l'installation en
Nouvelle-Calédonie depuis au moins 1998 permettait l'inscription sur la liste spéciale. Le
Premier ministre de l'époque a rappelé cette interprétation au début de l'année 2014. Or, la Cour
de Cassation, par une interprétation littérale et non téléologique de la loi organique - comme le
font remarquer les partis non indépendantistes – a jugé que la présence sur le territoire depuis
au moins 1998 n'était pas suffisante et qu'il fallait avoir été formellement inscrit sur la liste
spéciale à cette date pour continuer à y figurer. Cette interprétation remet donc en cause cette
liberté d'inscription. Elle met en cause les droits électoraux fondamentaux de toute personne
installée définitivement sur le territoire calédonien avant 1998 mais après 1988. Par ailleurs, si
la Cour européenne des droits de l'homme avait reconnu que la limitation du droit de vote
pouvait être acceptée en raison des circonstances et de son caractère temporaire, elle ne s'était
prononcée que sur le « corps électoral glissant » et non sur le « corps électoral gelé ». La
nouvelle jurisprudence restreint encore davantage ce corps électoral au point qu'une partie des
signataires des accords de Nouméa la juge inconciliable avec les principes démocratiques. Il lui
demande, en conséquence, de bien vouloir lui faire connaître si le Gouvernement entend
confirmer les engagements pris en la matière par le précédent Premier ministre et s'il envisage
de proposer une modification de la loi organique afin que les engagements pris soient respectés.
Question écrite n° 15147
publiée dans le JO Sénat du 05/03/2015, p. 476
Mme Jacky Deromedi attire l'attention de Mme la ministre des outre-mer sur les inégalités
de traitement que les modalités d'application de la loi du pays n° 2014-20 du 31 décembre 2014
instituant une contribution calédonienne de solidarité entraînent entre les fonctionnaires de
Nouvelle-Calédonie d'une part, les fonctionnaires de l'État et les militaires, dont les gendarmes,
en poste en Nouvelle-Calédonie d'autre part. Jusqu'à cette loi du pays, les fonctionnaires de
Nouvelle-Calédonie versaient une « cotisation territoriale de solidarité » de 0,75 %. Cette
cotisation n'était pas applicable aux fonctionnaires de l'État ni aux militaires car ils étaient
soumis à la contribution de solidarité de l'État d'environ 0,99 %. Depuis la loi du pays précitée,
les fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie ont vu leur « cotisation territoriale de solidarité » de
0,75 % remplacée par une « contribution calédonienne de solidarité » d'un montant de 1 %.
Mais, en application des articles 1 et 3 de la loi du pays, compte tenu des dispositions relatives
au domicile fiscal, la contribution calédonienne de solidarité s'appliquerait également,
désormais, aux fonctionnaires de l'État en Nouvelle-Calédonie. Par contre, il semble que cette
cotisation ne s'applique pas aux militaires. Ce dispositif est générateur d'une véritable inégalité
de traitement. En effet, alors que les fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie ne versent que la
contribution calédonienne de solidarité, les fonctionnaires de l'État en Nouvelle-Calédonie
versent la contribution calédonienne de solidarité d'une part et la contribution de solidarité de
l'État d'autre part, alors que les militaires en poste en Nouvelle-Calédonie dont la rémunération
est calculée en métropole ne versent que la contribution de solidarité de l'État. Il lui demande
de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu'entend prendre le Gouvernement pour qu'un
équilibre satisfaisant soit rétabli entre les différentes catégories de personnel, équilibre d'autant
plus nécessaire qu'à grade égal un fonctionnaire local perçoit une rémunération globale
généralement supérieure à celle du fonctionnaire de l'État.
ou publiés au Journal officiel
Projet de loi n° 353 (2014-2015) autorisant la ratification de la convention n° 188 de
l'Organisation internationale du travail relative au travail dans la pêche - Transmission au Sénat
le 20 mars 2015 de ce projet de loi adopté par l’Assemblée nationale le 19 mars 2015.
LOI n° 2015-278 du 13 mars 2015 autorisant la ratification de la convention n° 181 de
l'Organisation internationale du travail relative aux agences d'emploi privées (NOR:
MAEJ1400526L - JORF n°0062 du 14 mars 2015, p. 4833.)
Décret n° 2015-330 du 24 mars 2015 portant publication de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et l'Organisation des Nations unies relatif à la fourniture contre
remboursement de biens et services en appui aux opérations de la MINUSCA en République
centrafricaine (ensemble une annexe), signé à New York le 24 juillet 2014 (NOR:
MAEJ1506504D - JORF n°0072 du 26 mars 2015, p. 5482.)
Projet de loi n° 82 (2014-2015) autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de
la République française et l'Organisation internationale pour les migrations portant sur
l'exonération fiscale des agents de cette organisation qui résident en France adopté par le Sénat
Projet de loi n° 356 (2014-2015) adopté par l’Assemblée nationale autorisant la ratification de
la convention internationale de Nairobi sur l’enlèvement des épaves adoptée le 18 mai 2007–
Transmission au Sénat le 20 mars 2015 de ce projet de loi adopté par l’Assemblée nationale le
Projet de loi n° 81 (2014-2015) autorisant la ratification du protocole n° 15 portant
amendement à la convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés
fondamentales adopté par le Sénat le 19 mars 2015.
I. LA MODIFICATION APPORTÉE AU PRÉAMBULE
Le Protocole ajoute, à la fin du préambule de la Convention, un paragraphe qui fait référence,
d'une part, au principe de subsidiarité selon lequel il incombe en premier lieu aux Etats parties
de garantir les droits et libertés définis par la Convention, et d'autre part, à la doctrine de la
marge d'appréciation : les Etats parties « jouissent d'une certaine marge d'appréciation, sous
le contrôle de la Cour européenne des droits de l'Homme ». L'insertion dans le préambule du
principe de subsidiarité et de la doctrine de la marge d'appréciation est satisfaisante et équilibrée
car la primauté des Etats dans le contrôle juridictionnel s'en trouve ainsi renforcée sans qu'il
soit porté atteinte au droit de recours individuel.
II. DES CONDITIONS DE RECEVABILITÉ DES REQUÊTES INDIVIDUELLES
1. La réduction du délai d'introduction de la requête individuelle devant la Cour
Le Protocole fait passer de six à quatre mois le délai dans lequel une requête doit être introduite
devant la CEDH. Ce délai court à compter de la date de la décision définitive interne.
2. L'amendement du critère de recevabilité concernant « le préjudice important »
Le Protocole permet de déclarer une requête irrecevable en l'absence de préjudice important,
même si l'affaire n'a pas fait l'objet d'un examen préalable par un tribunal interne. Cet
amendement sera vraisemblablement de faible portée car la CEDH en faisait déjà une
interprétation très restrictive et, en application de l'article 35 (3) (a), une requête bien fondée
continuera d'être examinée.
III. UNE COHÉRENCE RENFORCÉE DE LA JURISPRUDENCE DE LA CEDH
1. La modification des dispositions relative à la limite d'âge des juges
Les candidats aux fonctions de justes figurant sur les listes soumises à l'Assemblée
parlementaire par les Etats doivent être âgés de moins de soixante-cinq ans, pour leur permettre,
une fois nommés juges, d'effectuer la totalité de leur mandat de neuf ans non renouvelable.
2. La suppression du droit des parties à s'opposer au dessaisissement au profit de la Grande
Le Protocole supprime la possibilité pour l'auteur d'un recours devant la CEDH de s'opposer au
renvoi du dossier en Grande Chambre par une Chambre de la Cour.
IV. LES AUTRES STIPULATIONS
Le Protocole prévoit qu’il entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une
période de trois mois après que les Parties contractantes ont signé et ratifié le protocole. Au
22 décembre 2014, dix Etats avaient ratifié ce protocole et 29 autres l'avaient seulement signé.
On estime que le Protocole n'entrera pas en vigueur dans un avenir proche. Le protocole
précédent n° 14, signé en mai 2004, n'est entré en vigueur que le 1er juin 2010. L'article 8
contient des dispositions spécifiques d'entrée en vigueur de certains articles, notamment pour
que les affaires en cours ne soient pas affectées.
Projet de loi n° 79 (2014-2015) autorisant la ratification de l'accord concernant le transfert et
la mutualisation des contributions au Fonds de résolution unique adopté par le Sénat le 16 mars
UE, CEEA-Ukraine
Projet de loi n° 365 (2014-2015)autorisant la ratification de l'accord d'association entre l'Union
européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une
part, et l'Ukraine, d'autre part déposé le 25 mars 2015 - procédure accélérée engagée par le
Gouvernement le 25 mars 2015 (JORF n°0061 du 13 mars 2015, p. 4769).
Décret n° 2015-269 du 11 mars 2015 portant publication de l'accord entre la Communauté
européenne et ses Etats membres, d'une part, et le Gouvernement de la République populaire
de Chine, d'autre part, relatif aux transports maritimes, signé à Bruxelles le 6 décembre 2002
(NOR: MAEJ1503220D).
Allemagne - Royaume Uni
Loi n° 2015-359 du 30 mars 2015 autorisant l'approbation du 5e avenant à la convention du 19
janvier 1967, modifiée par l'avenant du 6 juillet 1971 entre le Gouvernement de la République
juillet 1974 entre les deux Gouvernements susmentionnés et le Gouvernement du RoyaumeUni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord relative à l'adhésion de ce dernier Gouvernement
à la convention et par l'avenant du 27 juillet 1976, le 2e avenant du 9 décembre 1981, le 3e
avenant du 25 mars 1993 et le quatrième avenant du 4 décembre 2002 entre les trois
Gouvernements susmentionnés (NOR: MAEJ1404193L - JORF n°0076 du 31 mars 2015, p.
5825).
Loi n° 2015-279 du 13 mars 2015 autorisant l'approbation de la convention entre le
Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Principauté d'Andorre en
vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion et la fraude fiscales en matière
d'impôts sur le revenu (NOR: MAEJ1401144L 6 - JORF n°0062 du 14 mars 2015, p. 4833).
Cette convention fiscale France-Andorre permet à la France de substituer au critère du
domicile celui de la nationalité, contre lequel nous nous sommes battus au Sénat. Le
Gouvernement a dû faire adopter la loi en dernière lecture par l’Assemblée nationale.
Loi n° 2015-274 du 13 mars 2015 autorisant la ratification du traité d'extradition entre la
République française et la République argentine (NOR: MAEJ1133925L - JORF n°0062 du 14
mars 2015, p. 4832).
Décret n° 2015-367 du 30 mars 2015 portant publication de l'accord-cadre entre la République
française et le Royaume d'Espagne sur la coopération sanitaire transfrontalière (ensemble un
accord d'application, signé à Angers le 9 septembre 2008), signé à Saragosse le 27 juin 2008
(NOR: MAEJ1507066D - JORF n°0077 du 1er avril 2015, p. 5928).
Loi n° 2015-291 du 16 mars 2015 autorisant l'approbation de la convention d'entraide
judiciaire en matière pénale entre le Gouvernement de la République française et le
Gouvernement du Royaume hachémite de Jordanie (NOR: MAEJ1133932L - JORF n°0064 du
17 mars 2015, p. 4921).
Loi n° 2015-275 du 13 mars 2015 autorisant l'approbation de la convention d'extradition entre
le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume hachémite de
Jordanie (NOR: MAEJ1133928L - JORF n°0062 du 14 mars 2015, p. 4832).
Projet de loi n° 340 (2014-2015) autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande concernant le statut des
forces en visite et la coopération en matière de défense déposé au Sénat le 11 mars 2015.
Projet de loi n° 355 (2014-2015) autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la
coopération insulaire en matière policière à Saint-Martin - Transmission au Sénat le 20 mars
2015 de ce projet de loi adopté par l’Assemblée nationale le 19 mars 2015.
Loi n° 2015-277 du 13 mars 2015 autorisant la ratification du traité d'extradition entre la
République française et la République du Pérou (NOR: MAEJ1325154L - JORF n°0062 du 14
mars 2015, p. 4833).
Décret n° 2015-238 du 2 mars 2015 portant publication de la note verbale du 11 décembre
2014 prenant acte de l'extinction de la convention du 4 octobre 1985 entre le Gouvernement de
la République française et le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques
en vue d'éviter la double imposition des revenus (ensemble un protocole) dans ses relations
avec le Tadjikistan (NOR: MAEJ1504244D - JORF n°0053 du 4 mars 2015, p. 4089).
Loi n° 2015-276 du 13 mars 2015 autorisant l'approbation de la convention d'extradition entre
le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République bolivarienne
du Venezuela (NOR: MAEJ1324084L - JORF n°0062 du 14 mars 2015, p. 4832).
Décret n° 2015-239 du 2 mars 2015 portant publication de l'accord de coopération entre le
Gouvernement de la République française et l'Autorité nationale palestinienne relatif à la
coopération décentralisée franco-palestinienne, signé à Ramallah le 11 juillet 2013 (NOR:
MAEJ1504389D - JORF n°0053 du 4 mars 2015, p. 4089).
L’ETAT ET LES CONSEILS EXTERIEURS
Rapport d'information n° 319 (2014-2015) du 4 mars 2015 - par MM. Albéric de
MONTGOLFIER et Philippe DALLIER, fait au nom de la commission des finances
Rapport d'information n° 304 (2014-2015) du 3 mars 2015 - par Mme Josette
DURRIEU, fait au nom de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du
SERVICE CIVIQUE, SECURITE CIVILE
Avis sur le projet de décret d'avance relatif au financement du service civique, de la
sécurité civile et de la lutte contre le terrorisme
Rapport d'information n° 377 (2014-2015) du 31 mars 2015 - par M. Albéric de
MONTGOLFIER, fait au nom de la commission des finances
Rapport d'information n° 373 (2014-2015) du 26 mars 2015 - par Mmes Corinne
BOUCHOUX, Hélène CONWAY-MOURET, Brigitte GONTHIER-MAURIN,
Chantal JOUANNO, Françoise LABORDE et Vivette LOPEZ, fait au nom de la
délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les
Rapport d'information n° 345 (2014-2015) du 17 mars 2015 - par M. Hervé MAUREY,
fait au nom de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
Rapport d'information n° 344 (2014-2015) du 13 mars 2015 - par Mme Catherine
MORIN-DESAILLY et M. Jean-Pierre LELEUX, fait au nom de la commission de la
culture, de l'éducation et de la communication
Construire une société nouvelle, améliorer notre compétitivité grâce à la recherche
Rapport n° 333 (2014-2015) du 11 mars 2015 - par MM. Bruno SIDO, sénateur, JeanYves LE DÉAUT, député et Mme Anne-Yvonne LE DAIN, député, fait au nom de
SANTE – ETHIQUE – FIN DE VIE
L'évaluation, prévue par l'article L. 1412-1-1 du code de la santé publique, des conditions
du débat public relatif à la fin de vie
Rapport n° 326 (2014-2015) du 5 mars 2015 - par MM. Bruno SIDO, sénateur et JeanYves LE DÉAUT, député, fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix
SUR LA SITUATION DES FEMMES DANS LES ARMEES
A l’occasion de la journée du 8 mars, la délégation aux droits des femmes a organisé le jeudi 5
mars une table ronde sur la situation des femmes dans les armées en présence de Jean-Yves LE
DRIAN, ministre de la Défense et de plusieurs femmes militaires.
RAPPORT DE LA DELEGATION
Le jeudi 25 mars 2015, Mmes Chantal JOUANNO, Corinne BOUCHOUX, Hélène CONWAYMOURET, Brigitte GONTHIER-MAURIN, Françoise LABORDE et Vivette LOPEZ ont
rendu public leur rapport n° 373 (2014-2015) "Des femmes engagées au service de la défense
3ème DEPLACEMENT
A LA RENCONTRE DES ENTREPRENEURS SUR LE TERRAIN
La délégation sénatoriale aux entreprises, présidée par Mme Élisabeth LAMURE (RhôneUMP), a effectué dans le Rhône vendredi 6 mars 2015 son troisième déplacement à la rencontre
des entrepreneurs sur le terrain, afin de recueillir des témoignages de PME et d'ETI partenaires
de grands groupes dans le secteur chimie/pharmacie et d'appréhender le fonctionnement d'une
grappe d'entreprises sectorielles.
Les membres de la délégation ont d’abord participé à Lyon à une table ronde avec une vingtaine
d’entrepreneurs rhodaniens, dirigeants de PME ou d’établissements de taille intermédiaire du
secteur de la pharmacie et de la chimie. Comme en Vendée en janvier et dans la Drôme en
février, ils ont été nombreux à dénoncer la lourdeur administrative, y compris à l’échelon
européen (règlementation REACH, par exemple). Ils ont aussi dénoncé le fait que l’Europe
n’avait aucune politique industrielle, se contentant d’appliquer les règles de concurrence,
et avec trop de lenteur. S’agissant du financement, le crédit-impôt recherche a été
unanimement salué comme clef du développement de la recherche en France ; en revanche, a
été dénoncé le manque de financement dédié au développement industriel des innovations,
qui exige un temps particulièrement long dans ce secteur d’activité. Enfin, les entrepreneurs ont
déploré la lenteur des décisions publiques, dans un secteur où la vitesse est un facteur clef
du succès, le premier déposant le brevet étant le gagnant.
Les sénateurs ont également pu visiter deux entreprises dans le Nord du département : d’une
part, Cepovett, leader sur le marché du vêtement professionnel en Europe, qui compte 250
collaborateurs et qui est installé à Gleizé. Le dirigeant du groupe Cepovett a notamment déploré
les effets collatéraux de la campagne promouvant le « made in France », car ce concept ne
valorise pas les produits dont la valeur est majoritairement produite en France ; d’autre part,
Saint-Jean industries, équipementier employant 1900 personnes. Son développement repose sur
un effort d’innovation permanent, auquel sont consacrés 6% du chiffre d’affaires. Les dirigeants
du groupe ont surtout insisté auprès des sénateurs sur les difficultés de financement que
rencontre particulièrement la branche automobile de leurs activités, comparativement à la
branche aéronautique (qui ne représente que 5% du chiffre d’affaires).
La Délégation aux entreprises poursuivra ses travaux lors d’un déplacement à Londres le 13
REUNION DE LA DELEGATION
La délégation s’est réunie avec l'ordre du jour suivant :
- Examen éventuel d'amendements au projet de loi n° 300 (2014-2015) pour la
croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques,
- Compte rendu du déplacement dans le Rhône du 6 mars 2015 par Mme Elisabeth
GROUPES D’AMITIE
GROUPE INTERPARLEMENTAIRE D’AMITIE
la suite de l'opération Serval lancée en janvier 2013 et de la mise en place de l'opération
Barkhane, le groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique de l'Ouest a souhaité
qu'une délégation puisse se rendre dans deux pays, le Mali et le Niger, au cours de
l'année 2014, afin de dresser un état des lieux de la situation sécuritaire dans la bande saharosahélienne, tout en s'attachant aux enjeux politiques et économiques de chacun des pays.
Une délégation de sénateurs du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique de l'Ouest,
conduite par son président, M. Jacques Legendre (UMP-Nord), et composée de MM. Philippe
Kaltenbach, président délégué pour le Niger (SOC- Hauts-de-Seine), et Joël Labbé, président
délégué pour le Mali (ECOLO-Morbihan), s'est donc rendue, au Mali et au Niger, du 8 au 14
septembre 2014. La délégation a ainsi pu appréhender les situations spécifiques de chacun des
pays, tant sur le plan sécuritaire et politique qu'économique.
S'appuyant sur des relations historiques fortes, le déplacement a permis des échanges riches et
fructueux avec les autorités politiques maliennes et nigériennes, tout en confortant les liens
d'amitié. Il a aussi donné l'opportunité aux sénateurs de rappeler les valeurs de démocratie et
mesurer le rôle essentiel de l'engagement français dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Enfin, le déplacement a permis de faire le point sur la coopération avec la France.
Note sur le secret des affaires
(Parue dans Le Grand Juriste qui est un magazine d’actualités et de conseils à destination
des jeunes professionnels du droit en France, co-édité par Carrières-Juridiques.com
et Le Petit Juriste, www.lepetitjuriste.fr)
1. Qu’est-ce que le secret des affaires ?
’absence d’une protection générale du secret des affaires nuit, à l’évidence, à l’économie
française, davantage exposée. L’espionnage économique des grands groupes appelés à
négocier des contrats importants cause de graves dommages. La plupart d’entre eux sont
obligés de faire de gros investissements pour sécuriser leurs informations stratégiques... Malgré
cela, certains se croient autorisés à donner (ou à vendre) des informations essentielles et mettent
ainsi en péril le succès de nos entreprises : on n’hésite pas à faire tomber un concurrent.
L’éthique serait-elle complètement absente de la compétition économique ?
La notion de « secret des affaires » est un peu l’arlésienne du droit français contemporain. On
en parle beaucoup, on la trouve dans nos codes, mais on ne la définit pas. On aimerait la définir
d’une phrase ; mais on échoue dans cette quête, et aucune des solutions proposées tant au niveau
national qu’au niveau européen n’a été capable d’y procéder sans recourir à un panel de
plusieurs critères. Il s’agit évidemment du secret portant sur les informations stratégiques d’une
entreprise et qui dit secret dit une protection légale à deux niveaux : civil et pénal. Comme l’a
souligné la commission spéciale de l’Assemblée nationale, « les références multiples » dans
quelques codes « à une notion non définie s’inscrivent dans une approche fractionnée, impropre
à garantir une protection efficace du secret des affaires. »
Comment définir un tel secret? Il ne s’agit pas d’établir un secret absolu sur toutes les
informations de l’entreprise, mais de limiter le secret aux informations essentielles, stratégiques
ou vitales pour l’entreprise. Il faut ensuite que soit concernée toute information stratégique quel
qu’en soit le support.
La méthode consistant à appliquer des critères cumulatifs a été tentée. C’est celle retenue par
le droit européen (projet de directive de 2013-2014) en cohérence avec l’accord ADPIC, par la
proposition du groupe socialiste de 2014, reprise par la commission spéciale de l’Assemblée
nationale dans le projet Macron. Devait être protégé au titre du secret des affaires toute
information, indépendamment de son support :
1° Non publique en elle-même ou en ce qu’elle procède d’une conjonction d’éléments
publics qui, assemblés, revêtent un caractère inédit que l’on souhaite protéger
(analyse, traitement des sources ouvertes, stratégie entrepreneuriale…) ;
2°) dont la valeur économique procède de son caractère secret et, par voie de
conséquence, de l’avantage concurrentiel qu’elle peut procurer ;
3°) qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables, c’est-à-dire d’un niveau
adapté au type de secret concerné, compte tenu de la valeur économique de
l’information et des circonstances, pour en conserver le caractère non public.
Mais, comme l’ont souligné certains députés, cette définition est loin d’être claire : le
domaine des informations protégé est encore très étendu et relativement imprécis. Il y a là un
risque réel de provoquer une insécurité juridique, par exemple dans les cas où le
développement économique peut s’appuyer sur l’open data ou l’open innovation, autant de
secteurs en pleine croissance.
Certains députés ont suggéré que l’entreprise détermine elle-même les informations qui
relèvent du secret des affaires. Ils ont proposé simultanément un renforcement de la
protection des lanceurs d’alertes, l’absence d’opposabilité de la protection du secret des
affaires aux procédures en matière pénale ou à l’égard des autorités administratives, enfin un
renforcement de la protection des journalistes amenés à diffuser des informations protégées.
D’autres députés ont souligné que la problématique de l’espionnage économique met en
évidence un problème de cybersécurité, et non la nécessité d’un nouveau régime juridique
applicable aux données stratégiques.
2. Pourquoi a-t-on une telle problématique en France et dans quel contexte?
Les journalistes ont vu dans le secret des affaires un outil pour étrangler l’investigation et le
journalisme économique. Le milieu de l’économie numérique, l’univers du logiciel libre, y a
vu des risques sur l’innovation ouverte. Le milieu des lanceurs d’alerte a crié au loup caché
dans la loi Macron. L’instauration d’une clause de non-concurrence imposée aux salariés a
été critiquée par les syndicats. Si l’on avait voté cette loi, ont-ils affirmé, on n’aurait jamais
entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, des dossiers Tapie-Crédit
Lyonnais, etc.
Mais où tracer la frontière entre secret des affaires et liberté d'expression ? Il faut une presse
libre, mais citoyenne et responsable. La liberté de l'information est un acquis auquel nous
sommes très attachés. Mais le public est avide de "scoops"... Le premier qui diffuse une
information a un avantage incontestable, ce qui peut conduire à des dérives préjudiciables à la
vérité et à la sérénité de la justice. Il faut donner des moyens à la justice pour qu'elle puisse faire
son travail dans des délais raisonnables qui ne donneraient pas le temps à des diffusions
d'informations partielles, partiales et quelquefois erronées.
Au niveau européen, j’ai rappelé qu’une directive européenne était en cours d’examen à
Bruxelles. Près de 45 organisations syndicales et autres ont signé l'appel publié mercredi
dernier dans plusieurs journaux européens, dont « Le Monde » pour la France et « El Pais »
pour l'Espagne, demandant aux eurodéputés de « revoir la copie. » Le Parlement européen,
instance démocratique par excellence va se pencher sur ce dossier. Constance Le Grip en est
le rapporteur. Elle s’est dite prête à répondre aux inquiétudes exprimées.
3. Peut-on parler d'un vide juridique?
Il y a effectivement un vide juridique qui handicape nos entreprises, ainsi mal armées pour
résister à la concurrence, tant dans l’hexagone qu’au-delà des frontières. Le Sénat s’est penché
à deux reprises sur ce sujet, dans un rapport de Mme Joissins sur le projet de directive
européenne (2014) et un rapport récent de MM. Delebarre et Frassa sur le droit des entreprises.
Je pense, pour ma part, que l’adoption d’une législation limitée à la France n’aura pas
suffisamment d’efficacité dans le contexte d’une économie mondialisée ouverte. En particulier,
comment résoudre la question de l’extra-territorialité de certaines législations internationales,
notamment américaines ? Porter cette préoccupation au niveau européen est un réel progrès.
Quoiqu’il en soit, et même sans attendre la directive européenne, il est indispensable d’élaborer
un régime légal protecteur du secret des affaires qui résolve le double défi de la protection des
informations stratégiques de nos entreprises et de la conciliation nécessaire de cette protection
avec une liberté responsable de l’information.
Cette réforme va de pair avec celle de la protection de la confidentialité des avis juridiques des
conseils juridiques en entreprise. J’ai proposé au Sénat l’adoption d’un statut de l’avocat en
entreprise qui me paraît la plus pertinente plutôt que la création d’une nouvelle profession de
juristes d’entreprises. Cette réforme va de pair également, avec une protection européenne
contre les pillages d’informations dans les procédures anglo-saxones de discovery et face aux
pratiques dites de « fishing expedition ». Nul doute que l’Europe devrait se doter d’une
institution comme l’Uniform Trade Secrets Act, et d’une réglementation particulière,
protectrice du secret des affaires. Mais surtout, dans ce contexte de « monde ouvert », de plus
en plus sans frontières, une négociation internationale s’impose, à mon avis, pour que les
européens, et donc notre pays, ne perdent pas tout leur savoir-faire dans la bataille de la
Participation à la 1ère réunion organisée par Olivier Cadic, Sénateur
représentant les Français établis hors de France, destinée à permettre aux
consuls honoraires d’enregistrer les demandes de passeport (25 mars)
Le 25 mars, j’ai participé avec d’autres collègues à une réunion organisée par mon collègue
Olivier CADIC sur la question du service de Chancellerie : quelles solutions alternatives pour
un service de proximité sécurisé ?
CONTEXTE DE LA REUNION
En 2015, les Français établis à l’étranger connaissent parfois de grandes difficultés pour obtenir
ou faire renouveler leurs documents d’identité. Compte tenu des nouvelles mesures mises en
place pour sécuriser les documents français, ils sont tenus de se déplacer pour déposer une
demande d’obtention de carte d’identité ou de passeport.
Or, ce qui est relativement simple pour ceux qui vivent à proximité d’un consulat ou d’une
ambassade relève du casse-tête pour nos compatriotes qui sont domiciliés dans des zones plus
éloignées ou désormais frappées par une fermeture (Turin et Porto) ou un « reformatage »
(Edimbourg) d’antenne administrative consulaire.
PARTICIPANTS EXTERIEURS
M. Christophe BOUCHARD, Directeur des Français de l’étranger et Laurence
HAGUENAUER, Directrice adjointe
M. Xavier BRUNETIERE, Directeur de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS)
M. Eric TISON, sous-directeur des Libertés Publiques, représentera la Direction des Libertés
Publiques et des Affaires Juridiques (DLPAJ).
Professeur Christophe NAUDIN, criminologue français spécialiste de la sûreté aérienne et de
la criminalité identitaire
M. Jean-Paul PAGNY, Président directeur général du groupe Visiom, groupe leader en
solutions technologiques globales pour le contrôle des personnes et bagages dans les zones
aéroportuaires et sites sensibles.
Un représentant de M. David SKULI, directeur central de la Police aux Frontières.
Evènement « Happy Birthday Singapore »
organisé à l’occasion du 50ème anniversaire de Singapour (7 mars)
La soirée fut extrêmement réussie : 1.000 participants, dont 50% de Singapouriens. Plusieurs
hautes personnalités représentaient le Gouvernement de Singapour et ont été impressionnées
par "le cadeau" que la France faisait à Singapour pour son anniversaire.
Vidéo rétrospective de l’évènement : http://singapourjetaime.com/videos.php
Permanence consulaire à l’Ambassade de France aux côtés
de Mme Christiane Kammermann, Sénateur des Français de l’étranger,
et de Mme Laurence Huret, conseillère consulaire.
Photo Ambassade de France à Singapour
Soirée « Union de la Droite » avec Christiane Kammermann, Sénateur des
Français de l’étranger, et Thierry Mariani, Député des Français de
l’étranger, ancien Ministre
Visite de l’Alliance française de Singapour
de Thierry Mariani, Député des Français de l’étranger, ancien Ministre
et de Claire-Lise Dautry, Directrice de l’Alliance
Rencontre avec les représentantes
de l'UFE Singapour
Rencontre très constructive en compagnie de Christiane Kammermann, Sénateur des français
EVENEMENTS ET REVUE DE PRESSE
A Paris, évènements marquants
Séance à l’Académie des sciences morales et politiques (16 mars)
Le Président du Sénat, Gérard Larcher, a sollicité l'Académie des Sciences morales et politiques
(ASMP) pour qu'elle contribue à sa réflexion sur "l'engagement républicain et le sentiment
Une séance de travail a eu lieu le 16 mars dans la salle de l’Académie française, Quai Conti.
J’étais très fière d’accompagner le Président et de participer à cette séance avec les
académiciens dans ces lieux prestigieux...
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