Source: http://www.lexfind.ch/dtah/162741/3/doc.fo.html%3FdocId%3D5500%26Pcurrent_version%3D3%26PetatDoc%3Dvigueur%26docType%3Dloi%26page_format%3DA4_3%26isRSV%3Dtrue%26isSJL%3Dtrue%26outformat%3Dhtml%26isModifiante%3Dfalse%26with_link%3Dtrue.html
Timestamp: 2019-02-18 02:24:54+00:00
Document Index: 326771970

Matched Legal Cases: ["l'article 56", "l'article 17", "l'article 3", "l'article 6", "l'article 28", "l'article 120", "l'article 28", "l'article 28", "l'article 39", "l'article 13"]

Adopté le 16.05.2006, entrée en vigueur le 01.09.2006 - Etat au 01.10.2018 (en vigueur)
(LVLEne)
du 16 mai 2006
vu la loi fédérale du 26 juin 1998 sur l'énergie A
vu l'ordonnance fédérale du 7 décembre 1998 sur l'énergie B
vu la loi fédérale du 8 octobre 1999 sur la réduction des émissions de CO2 C
vu l'article 56 de la Constitution cantonale D
1 La loi a pour but de promouvoir un approvisionnement énergétique suffisant, diversifié, sûr, économique et respectueux de l'environnement.
2 Elle encourage l'utilisation des énergies indigènes, favorise le recours aux énergies renouvelables, soutient les technologies nouvelles permettant d'atteindre ses objectifs et renforce les mesures propres à la réduction des émissions de CO2 et autres émissions nocives.
3 Elle vise à instituer une consommation économe et rationnelle de l'énergie. Dans ce sens, elle veille à l'adaptation de la fourniture énergétique en qualité, quantité, durée et efficacité.
1 La loi s'applique à l'approvisionnement, la production, la transformation, la distribution, la planification énergétique territoriale, la consommation, au stockage et à toutes les utilisations des différentes énergies, qu'elles soient renouvelables ou non.
3 Les définitions prévues par le droit fédéral sur l'énergie sont applicables dans le cadre de la présente loi et ses dispositions d'exécution.
4 On entend par planification énergétique territoriale la prise en compte et la coordination, dans la démarche d'aménagement du territoire, des infrastructures, des bâtiments et des systèmes techniques de manière à permettre un usage des ressources et une satisfaction des besoins correspondant au mieux aux buts de la loi.
1 Les dispositions fédérales et cantonales contenues dans d'autres textes légaux demeurent réservées.
1 Toute nouvelle installation doit permettre une utilisation rationnelle de l'énergie, de prendre en compte les possibilités de récupérer la chaleur et de recourir aux énergies renouvelables.
1 Des mesures ne peuvent être imposées que si elles sont techniquement réalisables et exploitables, dans des limites économiquement supportables.
1 Les mesures incitatives sont préférées aux règles contraignantes.
2 Les efforts produits par l'économie privée en matière d'énergie sont pris en considération, notamment lors de l'évaluation de la proportionnalité.
1 Le choix des moyens mis en oeuvre doit éviter, dans la mesure du possible, la péjoration du niveau de confort.
Coûts et profits externes
1 Les coûts et profits (ou avantages) externes tels que définis par le règlement d'exécution Asont pris en compte dans la planification et l'évaluation des mesures et projets.
Exemplarité des autorités1, 3
1 Dans leurs activités, l'Etat et les communes exploitent l'énergie de façon rationnelle, économe et respectueuse de l'environnement. Ils y veillent notamment dans leurs opérations immobilières, de subventionnement, de participation et d'appels d'offres.
2 Ils mettent en oeuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives.
3 Le Conseil d'Etat peut imposer des normes de construction ou de rénovation énergétiquement plus exigeantes à l'égard de bâtiments dont l'Etat est propriétaire ou pour lesquels il participe financièrement à la construction, à la rénovation ou à l'exploitation.
4 Lors d'une construction ou d'une rénovation importante d'un bâtiment dont l'Etat est propriétaire ou pour lequel il participe financièrement, le Conseil d'Etat propose au Grand Conseil en règle générale de mettre en place des dispositifs de production d'énergie renouvelable, notamment des panneaux photovoltaïques.
1 L'Etat est habilité à recueillir les informations utiles sur les besoins et l'offre d'énergie dans le canton auprès des personnes susceptibles de les détenir, de préparer, de réaliser les mesures nécessaires et d'en analyser l'efficacité.
2 Les éléments obtenus dans ce cadre sont confidentiels et soumis au secret de fonction. Les secrets d'affaire et de fabrication sont garantis.
Coordination et collaboration1
1 L'Etat coordonne sa politique énergétique avec celle de la Confédération et collabore avec les autres cantons pour les objets d'ampleur intercantonale, ainsi qu'avec les communes pour les sujets touchant leur territoire.
2 Il tient compte autant que possible de l'avis des milieux économiques, des partenaires associatifs, des milieux politiques et des autres collectivités publiques.
3 Les autorités communales et cantonales s'assurent de la concordance des dispositions et décisions qu'elles prennent en application de la loi sur l'aménagement du territoire et des constructions (LATC) et de son règlement (RLATC), avec les objectifs poursuivis par la présente loi.
1 Les entreprises privées détentrices de concessions collaborent en conformité avec leurs mandats de prestations.
Autorités compétentes et planification énergétique
1 Le Conseil d'Etat exerce la haute surveillance en matière d'énergie. Il a en outre pour tâches :
de définir la politique énergétique cantonale par le biais de l'adoption d'une Conception cantonale de l'énergie et de l'adapter périodiquement, en principe une fois par législature ;
d'édicter les dispositions d'exécution nécessaires ;
de promouvoir les objectifs de sa politique énergétique au sein des entreprises de la branche auxquelles l'Etat participe directement ou indirectement ;
de contrôler et de suivre les différentes aides financières accordées par la présente loi ;
de donner le préavis du canton à l'autorité fédérale en matière de mandats de prestations ;
de désigner l'autorité compétente en matière de litiges selon la loi fédérale sur l'énergie A;
de désigner les autres autorités compétentes aux termes de la présente loi ;
d'analyser périodiquement l'efficacité des mesures prises en matière énergétique dans l'optique des objectifs de la présente loi et, cas échéant, d'engager des mesures correctrices.
Commission consultative pour la promotion et l'intégration de l'énergie solaire et de l'efficacité énergétique1
1 Le Conseil d'Etat met en place une commission dont l'objectif est de favoriser l'usage et l'intégration des capteurs solaires et de l'isolation thermique dans les bâtiments, en particulier lorsque ceux-ci concernent des biens culturels ou des sites naturels sensibles ou protégés.
2 La commission est à disposition des communes pour les aider dans le cadre de la pesée des intérêts lors de la délivrance des permis de construire relatifs aux capteurs solaires et à l'isolation thermique.
3 Elle a un rôle de conseil.
4 Les communes ont l'obligation de solliciter son avis avant de refuser une installation solaire ou un assainissement énergétique.
5 Elle est constituée de sept membres désignés par le Conseil d'Etat, sur proposition du département en charge de l'énergie (ci-après : le département), pour une durée de 5 ans. Le Conseil d'Etat désigne également le président et le vice-président.
6 Les domaines de l'énergie, de l'architecture, de la protection du patrimoine, de l'aménagement du territoire et de l'agriculture sont chacun représentés par un professionnel expérimenté. Les communes sont représentées par deux membres issus des autorités communales.
7 L'arrêté du 19 octobre 1977 sur les commissions est applicable par analogie.
1 Les autorités en charge de l'application de la présente loi peuvent déléguer l'exécution de certaines tâches. A cet effet, elles peuvent notamment confier des mandats de prestations à des personnes et des organisations privées ou publiques et les charger de l'exécution de certaines de leurs tâches. Elles supervisent leur activité.
1 Chaque commune, ou groupement de communes, est encouragée à participer à l'application de la politique énergétique par l'élaboration d'un concept énergétique. Dans ce cas, le soutien de l'Etat est envisageable.
2 Lors de travaux réalisés sur leur territoire et relevant de leurs compétences, en particulier selon l'article 17 LATC, les communes vérifient la conformité des projets avec la présente loi.
Commission cantonale de l'énergie
1 La Commission cantonale de l'énergie est désignée par le Conseil d'Etat qui veille à ce que soient représentés les milieux politiques, économiques et associatifs. Elle est notamment habilitée à :
donner des préavis au Conseil d'Etat sur des questions du domaine de l'énergie ;
donner son préavis sur les options énergétiques importantes dans lesquelles l'Etat est impliqué en tant que détenteur de la puissance publique, propriétaire ou partenaire financier ;
donner son préavis au Conseil d'Etat sur des projets d'une certaine importance.
Territoire et énergie1
1 L'Etat et les communes mènent une réflexion de planification énergétique territoriale au sens de l'article 3.
2 Le Conseil d'Etat veille à la coordination des questions énergétiques dans la démarche d'aménagement du territoire en adoptant des directives internes ; celles-ci visent à doter les services concernés de procédures favorisant la réalisation de projets qui valorisent les énergies renouvelables locales et l'efficacité énergétique.
3 Les installations permettant la production d'énergie renouvelable et leur développement revêtent un intérêt prépondérant.
1 L'Etat et les communes favorisent le recours à la mobilité durable.
Energies indigènes et renouvelables
1 L'Etat et les communes encouragent la production des énergies ayant recours aux agents indigènes et renouvelables.
2 Le Conseil d'Etat arrête les mesures appropriées.
Rejets thermiques des installations productrices d'électricité1
2 L'Etat délivre l'autorisation spéciale nécessaire à la construction d'installations productrices d'électricité à partir de combustibles. Le règlement peut dispenser d'autorisation les petites installations.
3 L'autorisation est délivrée lorsque la chaleur produite est récupérée avec un rendement annuel global tel que défini dans le règlement. Ce dernier peut prendre en compte des conditions locales exceptionnelles.
4 Le règlement peut fixer des dérogations pour les installations non reliées au réseau public de distribution d'électricité, les exploitations agricoles et les petites installations. Le règlement prévoit des dérogations pour les installations de secours.
Producteurs indépendants1
1 Les distributeurs d'énergie doivent accepter dans leurs réseaux l'énergie renouvelable ou de récupération.
Cadastres et données énergétiques1
1 En collaboration avec les services spécialisés et les milieux concernés, le service en charge de l'énergie (ci-après : le service) établit et tient à jour des cadastres publics des rejets de chaleur importants et de leurs possibilités de valorisation, des ressources géothermiques, des possibilités hydrauliques, du potentiel de bois-énergie et des sites adaptés à l'énergie éolienne.
2 Les communes qui sont mises à contribution pour la fourniture des données sont associées à l'établissement du cadastre.
3 Le service gère les données relatives aux cadastres énergétiques, aux inventaires des zones de dessertes et d'approvisionnement énergétique (ainsi que toute autre donnée relative à la politique énergétique cantonale) conformément à la loi sur la géoinformation (LGéo-VD).
Conduites de gaz 0 - 5 bar, de combustibles ou de carburants1
1 Les conduites de gaz de 0 à 1 bar et celles définies aux articles 41 et 42 de la loi fédérale sur les installations de transport par conduites de combustibles ou carburants liquides ou gazeux A, correspondant à une pression de 1-5 bar, relèvent de la compétence cantonale.
2 Un règlement en détermine les modalités.
Conduites de gaz > 5 bar
1 Le Conseil d'Etat désigne l'autorité cantonale chargée d'effectuer les missions confiées par la Confédération, relativement aux conduites de gaz soumises à la procédure fédérale, correspondant à une pression de plus de 5 bar.
1 Le Conseil d'Etat désigne l'autorité cantonale chargée d'effectuer, en matière de lignes électriques, les missions confiées par la Confédération.
1 L'Etat et les communes encouragent les installations de chauffage à distance, notamment lors de l'élaboration de leurs plans en matière d'aménagement du territoire.
1 Les propriétaires dont les bâtiments sont situés dans les limites d'un réseau de chauffage à distance alimenté principalement par des énergies renouvelables ou de récupération sont incités par les autorités publiques à s'y raccorder, pour autant que la démarche soit appropriée. Le Conseil d'Etat peut prévoir des aides financières à cet effet.
2 Les bâtiments neufs mis au bénéfice d'un permis de construire après l'entrée en vigueur de la présente loi et ceux dont les installations de chauffage subissent des transformations importantes ont l'obligation de s'y raccorder dans les limites de proportionnalité énoncées à l'article 6, à l'exception de ceux qui couvrent déjà une part prépondérante de leurs besoins avec des énergies renouvelables ou de récupération.
Potentiel de chauffage à distance
1 L'Etat tient à jour un inventaire des zones potentiellement intéressantes pour l'installation de chauffages à distance.
1 Les distributeurs d'énergies de réseau doivent fournir les indications nécessaires et pertinentes demandées par l'Etat.
Economies d'énergie et énergies renouvelables dans le domaine du bâtiment1
1 Les mesures de planification et de construction permettant de réduire la consommation d'énergie et de favoriser l'apport de sources d'énergies renouvelables dans les bâtiments sont déterminées par le règlement d'exécution.
2 Celui-ci fixe les dispositions applicables :
aux indices énergétiques à atteindre ;
à la part minimale d'énergies renouvelables ou de récupération à mettre en Å“uvre ;
à l'isolation et à la protection thermique des bâtiments à construire, à rénover dans les éléments importants de leur enveloppe ou dont le chauffage est transformé dans son ensemble ;
à la climatisation et à la ventilation mécanique ;
aux contrôles à effectuer par l'autorité compétente avant délivrance du permis d'habiter ou d'utiliser ;
au contrôle périodique du fonctionnement des installations de chauffage, de production d'eau chaude, de climatisation et de ventilation mécanique ;
à la régulation générale de l'installation de chauffage dans les immeubles et au réglage de la température dans les locaux chauffés ;
aux installations devant permettre un décompte aisé et fiable de la consommation d'énergie par usager, dans les immeubles collectifs ;
aux installations de capteurs solaires, de biogaz, de pompes à chaleur et d'autres sources d'énergies renouvelables ;
aux piscines et aux jacuzzis extérieurs chauffés (réduction des pertes d'énergie et apport d'une source d'énergie renouvelable) ;
à l'éclairage public et semi-public (vitrines, enseignes, etc) ;
à l'autorisation de chauffages en plein air ;
aux patinoires ;
à l'orientation des bâtiments ;
à l'accès aux transports publics ;
au développement des énergies de réseaux.
3 Les exigences en termes de parts d'énergies renouvelables pour les besoins du bâtiment doivent être satisfaites par des mesures constructives prises sur le bâtiment lui-même sous réserve de l'utilisation d'un réseau de chauffage à distance lui-même alimenté majoritairement par des nouvelles énergies renouvelables ou des rejets de chaleur. Des exceptions sont possibles si un concept pérenne est mis en place à l'échelle d'un quartier ou pour une durée très limitée. Ces exceptions sont soumises à autorisation.
4 Les conditions normales d'utilisation d'un bâtiment ou d'une installation technique sont définies dans le règlement.
5 La chaleur des installations ayant pour buts premiers et équivalents la production d'électricité et d'énergie thermique n'est pas considérée comme un rejet de chaleur.
Part minimale d'énergie renouvelable pour les besoins en eau chaude sanitaire des bâtiments1
1 Les constructions nouvelles sont équipées de sorte que la production d'eau chaude sanitaire, dans des conditions normales d'utilisation, soit couverte pour au moins 30% par l'une des sources d'énergie suivantes :
des capteurs solaires ;
un réseau de chauffage à distance alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou des rejets de chaleur ;
du bois, à condition que la puissance nominale de la chaudière excède 70 kW, hors des zones soumises à immissions excessives.
2 Le règlement prévoit des exceptions aux dispositions du premier alinéa, notamment :
en cas d'implantation défavorable de la construction ;
lorsque la surface nécessaire à l'implantation des capteurs solaires est insuffisante ;
lorsque les besoins en eau chaude sanitaire sont faibles en raison de l'affectation du bâtiment ;
lorsque la production d'eau chaude sanitaire peut être couverte pour au moins 70% par des rejets de chaleur produits sur site.
Part minimale d'énergie renouvelable pour les besoins en électricité des bâtiments1
1 Les constructions nouvelles sont équipées de sorte que les besoins d'électricité, dans des conditions normales d'utilisation, soient couverts pour au moins 20% par une source renouvelable. Le règlement peut prévoir des exceptions, notamment si le bâtiment est mal disposé ou si la surface disponible est insuffisante.
2 La consommation d'électricité pour alimenter une nouvelle installation de confort, pour des besoins de refroidissement et/ou d'humidification, respectivement de déshumidification, devra être couverte au moins pour moitié par une énergie renouvelable. La part renouvelable découlant des exigences de l'article 28a ne peut pas être prise en compte.
3 Les nouvelles installations de confort, pour des besoins de refroidissement et/ou d'humidification, respectivement de déshumidification, alimentées à 100% par une source renouvelable (eaux de surface, eau de la nappe phréatique, etc.) ne sont pas soumises à l'obligation prévue à l'alinéa 2.
Grands consommateurs – Définitions1
1 On entend par "grands consommateurs" les consommateurs finaux, localisés sur un site, dont la consommation annuelle réelle ou prévisible de chaleur est supérieure à 5 GWh ou dont la consommation annuelle réelle ou prévisible d'électricité est supérieure à 0,5 GWh.
2 Les mesures que les grands consommateurs peuvent être contraints à prendre sont considérées comme raisonnablement exigibles dès lors qu'elles répondent, cumulativement, aux critères suivants :
elles correspondent à l'état de la technique ;
elles sont rentables sur la durée de l'investissement ;
il n'en résulte pas d'inconvénient majeur au niveau de l'exploitation.
Grands consommateurs – Nouveaux sites de consommation1
1 Les projets entrant dans la catégorie des grands consommateurs font l'objet d'une autorisation spéciale, au sens de l'article 120 LATC, délivrée par le service. Ils doivent comporter une étude analysant plusieurs variantes favorisant l'efficacité énergétique et la part d'énergie renouvelable.
2 Le service peut imposer la mise en Å“uvre de l'une des variantes pour autant que cela soit raisonnablement exigible.
Grands consommateurs - Sites de consommation existants1
1 Les grands consommateurs s'engagent, individuellement ou en groupe, à poursuivre les objectifs fixés par le service. En contrepartie, ce dernier peut les exempter du respect de certaines exigences techniques en matière d'énergie.
2 Le service peut exiger des grands consommateurs qui n'ont pas pris un engagement conformément à l'alinéa premier qu'ils analysent leur consommation d'énergie et qu'ils prennent des mesures raisonnables d'optimisation.
3 Le Conseil d'Etat peut accorder des subventions pour des audits énergétiques de grands consommateurs.
1 Les communes encouragent l'utilisation des énergies renouvelables Elles créent des conditions favorables à leur exploitation et peuvent accorder des dérogations aux règles communales à cette fin.
Gaz, chauffage1
1 Le Conseil d'Etat arrête les dispositions concernant l'installation du gaz et du chauffage dans les constructions.
Chauffages électriques1
1 Le montage et le renouvellement de chauffages électriques à résistance pour le chauffage :
des terrasses et endroits ouverts ;
2 Des autorisations exceptionnelles pour le chauffage des bâtiments et la production d'eau chaude sanitaire sont définies dans le règlement. Elles ne peuvent être octroyées que :
pour des installations provisoires ;
pour des chauffages de secours ;
lorsque le recours à un autre système de chauffage est impossible ou disproportionné.
3 Le Conseil d'Etat peut accorder des subventions pour le remplacement des chauffages électriques fixes lorsque le nouveau vecteur énergétique est basé sur une énergie renouvelable.
Chauffages au gaz, au mazout ou au charbon1
1 Les installations de chauffage au gaz des constructions nouvelles et des extensions ne peuvent couvrir plus du 80% des besoins de chaleur admissibles pour le chauffage. La part d'énergie renouvelable découlant de l'article 28a ne peut pas être prise en compte.
2 Les installations de chauffage au mazout ou au charbon des constructions nouvelles et des extensions ne peuvent couvrir plus du 60% des besoins de chaleur admissibles pour le chauffage. La part d'énergie renouvelable découlant de l'article 28a ne peut pas être prise en compte.
3 Sont dispensées des exigences de la présente disposition les extensions de bâtiments existants si la nouvelle construction comporte moins de 50 m2 de surface de référence énergétique ou si elle représente moins de 20% de la surface de référence énergétique du bâtiment existant, sans pour autant dépasser 1'000 m2.
4 Des dérogations exceptionnelles pour le chauffage des bâtiments et la production d'eau chaude sanitaire sont définies dans le règlement. Elles ne peuvent être octroyées que lorsque le recours à un autre système de chauffage est impossible ou disproportionné.
5 Les besoins de chaleur admissibles sont définis par le règlement.
6 Lors du remplacement d'une installation de chauffage par une nouvelle installation fonctionnant au gaz, au mazout ou au charbon, le propriétaire de l'installation doit faire établir à ses frais un certificat énergétique du bâtiment, tel que défini à l'article 39a.
7 Le Conseil d'Etat fixe un seuil de consommation au-delà duquel une analyse des possibilités d'assainissement doit être effectuée.
1 Dans la législation sur la taxe des véhicules automobiles A, l'Etat tient compte de leur consommation énergétique, ainsi que de leurs émissions.
Conseils, promotion et aides financières
1 L'Etat et les communes dispensent des informations et des conseils aux collectivités publiques, aux entreprises et au public.
1 L'Etat peut soutenir les centres de formation des spécialistes de l'énergie et inciter les administrations cantonale et communales à se perfectionner dans cette branche.
1 Les démarches dans le domaine de l'énergie nécessitant une autorisation de l'administration doivent être présentées par un professionnel qualifié.
2 Dans les autres situations, l'Etat recommande le recours aux professionnels qualifiés lorsque cela est économiquement proportionné.
Projets pilotes sur le plan énergétique
1 L'Etat met en oeuvre ou favorise des projets pilotes et de démonstration sur le plan énergétique lorsque ceux-ci apparaissent comme significatifs.
Coefficients d'occupation et d'utilisation du sol, distances aux limites et hauteur des bâtiments
1 Les dispositions plus favorables relatives aux coefficients d'occupation et d'utilisation du sol, aux distances aux limites et à la hauteur des bâtiments dans le cadre d'applications de performances énergétiques sensiblement supérieures aux normes en vigueur sont réglées par la législation sur l'aménagement du territoire et les constructions A.
Améliorations énergétiques et loyers2
1 En cas de rénovation ou transformation d'un bâtiment permettant une amélioration énergétique dont les avantages sont opportuns par rapport à l'investissement à consentir, l'autorisation est accordée dans le cadre de l'article 13 de la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif.
Certificat énergétique des bâtiments1
1 Lors de la vente d'un bâtiment d'habitation, le propriétaire fait établir à ses frais un certificat évaluant la qualité énergétique des bâtiments.
2 Le certificat est conforme aux prescriptions uniformes des cantons (CECB).
3 Il est établi par un expert reconnu par le service.
4 Il est communiqué à l'acheteur.
5 L'expert transmet une copie du certificat au service qui peut utiliser ces données à des fins statistiques et de suivi de la politique énergétique cantonale.
6 Le Conseil d'Etat adopte dans un délai de deux ans un règlement qui précise les exigences techniques et les modalités pratiques du certificat. La méthodologie et les bases de l'établissement du certificat sont publiées sur le site Internet de l'Etat de Vaud.
7 Le Conseil d'Etat peut accorder un délai de maximum 5 ans dès l'entrée en vigueur du règlement pour rendre obligatoire l'établissement du certificat.
8 L'établissement d'un CECB n'est lié à aucune obligation d'assainissement énergétique des bâtiments.
Suivi de la qualité énergétique du parc immobilier1
1 Le Conseil d'Etat évalue la qualité énergétique des bâtiments situés sur territoire vaudois régulièrement, en principe une fois par législature.
2 Il peut adopter un programme d'amélioration de la qualité énergétique des bâtiments.
3 Il peut rendre obligatoire l'établissement du certificat énergétique pour d'autres catégories de bâtiments chauffés ou refroidis.
1 Une taxe sur l'électricité est prélevée auprès de tous les consommateurs finaux domiciliés dans le canton. Elle est destinée à un fonds exclusivement affecté à la promotion des mesures prévues par la présente loi.
2 Le montant de la taxe est compris entre 0,1 et 0,2 centime par kilowattheure.
3 Un règlement du Conseil d'Etat Afixe la quotité, les modalités de perception et la gestion du fonds.
Subventions1
1 Le département peut subventionner les activités qui répondent à la politique énergétique cantonale.
1 Les mesures prises en application de la présente loi peuvent faire l'objet d'une subvention notamment :
les réalisations techniques ;
les études de faisabilité ou d'opportunité en lien avec la planification énergétique, l'aménagement du territoire ou les installations techniques ;
les projets pilotes et de démonstration ;
les mesures d'information et de promotion en lien avec les objectifs de la présente loi ;
les cours de formation et de perfectionnement.
2 Les subventions sont allouées en fonction des priorités fixées par la politique énergétique cantonale.
3 Les bâtiments qui sont, de manière directe ou indirecte, majoritairement financés par l'Etat ne peuvent pas recevoir de subvention au sens de la présente loi.
4 Sauf si une disposition particulière de la présente loi ne le prévoit expressément, aucune aide financière ne peut être allouée pour le respect d'obligations légales.
1 La procédure de demande de subvention est définie dans le règlement.
2 Les demandes de subvention sont accompagnées de tous les documents utiles ou requis.
1 Peuvent bénéficier d'une subvention :
les entreprises et autres personnes morales.
1 Les subventions sont octroyées par décision ou convention.
2 Elles peuvent revêtir les formes suivantes :
avantage économique ;
prêt sans intérêt ou à taux fixe préférentiel ;
1 La décision ou la convention de subventionnement fixe :
le but de la subvention ;
l'activité pour laquelle elle est octroyée ;
les charges imposées ;
les conditions particulières, telles que la mise à disposition de mesures ou la publication de résultats ou de rapports.
2 Pour promouvoir des mesures ou des installations spécifiques, le département peut décider de conditions et de montants standardisés. Ces derniers s'appliquent à tous les requérants sans tenir compte du principe de subsidiarité.
1 L'octroi de la subvention est valable pour une durée de 18 mois dès la notification de la décision ou la signature de la convention.
2 La durée de 18 mois peut être renouvelée une fois.
3 Les projets qui nécessitent un temps de réalisation plus long peuvent bénéficier d'une validité supérieure à 18 mois.
4 La durée maximale de validité de l'octroi n'excède en aucun cas 5 ans.
5 Au-delà de ce délai maximal, le renouvellement de la subvention implique le réexamen complet de la demande.
1 La subvention est fixée sur la base de l'effort financier consenti par le bénéficiaire, de l'impact énergétique de la mesure et de son effet d'exemplarité.
2 Le département établit une directive précisant ces critères et les modalités de calcul.
3 La subvention peut prendre la forme d'allocations forfaitaires.
Moment du versement des prestations pécuniaires1
1 La subvention accordée sous forme de prestation pécuniaire est payée après réalisation de l'objet subventionné et sur présentation des justificatifs de paiement.
2 Exceptionnellement, le service peut décider de verser une avance avant ou en cours de réalisation. La demande doit être motivée par le bénéficiaire qui fournit toutes les pièces utiles ou requises par le service.
1 Le service effectue le suivi et le contrôle des subventions.
2 Il s'assure que la subvention est utilisée conformément à son affectation et que les modalités d'octroi sont respectées.
3 Il peut effectuer des contrôles sur site.
4 Le bénéficiaire, de même que les personnes impliquées dans le projet subventionné, sont tenues de fournir au service toutes les informations utiles au contrôle et au suivi de la demande.
5 L'article 19 de la loi sur les subventions est au surplus applicable.
Art. 40k
1 Le bénéficiaire qui ne respecte pas les conditions d'octroi de la subvention peut être tenu à la restitution de celle-ci.
2 Le service lui adresse un avertissement assorti d'un délai pour remédier à la situation. A défaut d'exécution, le département statue sur la restitution de la subvention.
Titre VIter
Procédures et recours1
Travaux non conformes1
1 Les communes, à défaut le département, sont en droit de faire suspendre et, le cas échéant, supprimer ou modifier, aux frais du propriétaire, tous travaux qui ne sont pas conformes aux prescriptions légales et réglementaires.
2 Le département est en droit de faire suspendre et, le cas échéant, supprimer ou modifier, aux frais du propriétaire ou du distributeur, tous travaux qui ne sont pas conformes aux prescriptions légales et réglementaires en matière de distribution de gaz.
Recours1
1 La loi sur la procédure administrative est applicable aux décisions rendues en vertu de la présente loi, ainsi qu'aux recours contre dites décisions.
2 Le département peut recourir, dans le délai légal, contre la décision communale refusant l'autorisation d'implantation d'un dispositif permettant la valorisation d'une énergie renouvelable ou d'amélioration de l'efficacité énergétique. La décision de refus communale est notifiée au service en même temps qu'au requérant.
Dispositions pénale et finale
1 Les infractions à la présente loi et ses règlements d'exécution sont punies d'amende jusqu'à Fr. 50'000.-.
1 Le service, de même que les communes et la Commission consultative pour la promotion et l'intégration de l'énergie solaire et de l'efficacité énergétique, peuvent percevoir des émoluments, de frs 100.- à frs 10'000.-, pour toute opération ou décision prise en application de la présente loi.
2 L'émolument est calculé en fonction de l'importance du travail accompli.
3 Le Conseil d'Etat fixe le tarif des émoluments cantonaux.
4 Les législatifs communaux adoptent un règlement sur le tarif des émoluments. Le règlement est soumis à l'approbation du département.
5 Le montant des frais extraordinaires, tels que frais d'expertise, d'enquête ou de publication, est perçu en sus.
6 En règle générale, les émoluments et les frais sont supportés par le requérant.
7 Le service peut les mettre à la charge d'un tiers si les circonstances le justifient, notamment lorsque celui-ci a rendu nécessaire l'intervention de l'autorité ou a adopté un comportement téméraire ou abusif.
Entrée en vigueur : 01.09.2006