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Timestamp: 2019-07-17 16:40:03+00:00
Document Index: 99238333

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'CSC ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'CSC ', 'art. 35', 'arrêt ', 'art. 12', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

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OTTAWA – The Supreme Court of Canada announced today that judgment in the following applications for leave to appeal will be delivered at 9:45 a.m. EDT on Thursday, June 13, 2019. This list is subject to change.
OTTAWA – La Cour suprême du Canada annonce que jugement sera rendu dans les demandes d’autorisation d’appel suivantes le jeudi 13 juin 2019, à 9 h 45 HAE. Cette liste est sujette à modifications.
1. Richard Girard c. Procureure générale du Québec, et al. (Qc) (Criminelle) (Autorisation) (38482)
2. Fort McKay Métis Community Association v. Alberta Energy Regulator, et al. (Alta.) (Civil) (By Leave) (38549)
3. Prashant Jadhav v. David Kielly (N.L.) (Civil) (By Leave) (38560)
4. Michael W. Fleury v. Bassman Paulus, et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (38530)
5. Daniel Barna v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave) (38510)
6. Lyudmila Chavdarova a.k.a. Mila Chavdarova v. The Staffing Exchange Inc. (Ont.) (Civil) (By Leave) (38567)
7. Alex Martinez v. Her Majesty the Queen, et al. (F.C.) (Civil) (By Leave) (38563)
8. Salwa Abdalla v. Her Majesty the Queen (F.C.) (Civil) (By Leave) (38543)
9. Chief Roger William on his own behalf and on behalf of all other members of the Xeni Gwet’in First Nations Government and the Tsilhqot’in Nation v. Attorney General of British Columbia, et al. (B.C.) (Civil) (By Leave) (38548)
10. Procureure générale du Québec, et al. c. Karl Lefrançois, et al. (Qc) (Criminelle) (Autorisation) (38470)
11. Nathan Harvey Allman Wolfleg v. Her Majesty the Queen (Alta.) (Criminal) (By Leave) (38542)
12. Chando Kayne Jackson v. Her Majesty the Queen (Alta.) (Criminal) (By Leave) (38565)
13. Shelly Ann Petz v. Patrick Duguay (Alta.) (Civil) (By Leave) (38495)
Criminal law — Controlled drugs and substances — Forfeiture orders — Whether s. 19.1(3) of Controlled Drugs and Substances Act, S.C. 1996, c. 19 , requires accused to show that full forfeiture of his or her offence‑related property would be unreasonable — Whether judge erred in principle in applying tests set out in R. v. Craig, 2009 SCC 23, [2009] 1 S.C.R. 762.
(Judge Boulet)
Full forfeiture of applicant’s residence ordered (s. 19.1(3) of Controlled Drugs and Substances Act )
(Morissette, Bouchard and Ruel JJ.A.)
2018 QCCA 1961
Richard Girard c. Procureure générale du Québec, Officier de la publicité foncière
Droit criminel — Drogues et autres substances réglementées — Ordonnances de confiscation — Le par. 19.1(3) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, L.C. 1996, ch. 19 , impose‑t‑il à l’accusé de démontrer le caractère déraisonnable de la confiscation totale de son bien infractionnel? — Le juge a‑t‑il commis des erreurs de principe dans l’application des critères énoncés dans l’arrêt R. c. Craig, 2009 CSC 23, [2009] 1 R.C.S. 762?
Monsieur Girard, demandeur, a été déclaré coupable de complot pour trafic de cocaïne, complot pour trafic d’une somme d’argent d’une valeur dépassant 5000 $, trafic de cocaïne, trafic d’une somme d’argent d’une valeur dépassant 5000$ et possession en vue de trafic de cannabis. Il a été condamné à quatre ans d’emprisonnement. La résidence de M. Girard étant un bien infractionnel, sa confiscation totale a été ordonnée en vertu du par. 19.1(3) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, L.C. 1996, ch. 19 . En appel, M. Girard a plaidé entre autres que seule la confiscation partielle aurait dû être ordonnée. La Cour d’appel a rejeté l’appel.
(Le juge Boulet)
Confiscation totale de la résidence du demandeur ordonnée (par. 19.1(3) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances )
(Les juges Morissette, Bouchard et Ruel)
Constitutional law — Aboriginal peoples — Treaty rights — Natural resources — Oil and gas — Whether specific guidance should be given to decision‑makers on the acceptance, priority and weight of evidence of Indigenous traditional knowledge when assessing potential adverse impacts on Aboriginal or treaty rights — Whether evidence of Indigenous traditional knowledge requires justification or corroboration from “western” science evidence when assessing adverse impacts to Aboriginal or treaty rights.
(Khullar J.A.)
2019 ABCA 15
Application for permission to appeal dismissed
Fort McKay Métis Community Association c. Alberta Energy Regulator, Prosper Petroleum Ltd.
Droit constitutionnel — Peuples autochtones — Droits issus de traités — Ressources naturelles — Pétrole et gaz — Quelles indications précises faut‑il donner aux décideurs à propos de l’acceptation, de la priorité et du poids de la preuve de connaissances autochtones traditionnelles dans l’évaluation des effets préjudiciables éventuels sur des droits ancestraux ou issus de traités? — La preuve de connaissances autochtones traditionnelles doit‑elle être justifiée ou corroborée par une preuve fondée sur la science « occidentale » dans l’évaluation des effets préjudiciables sur les droits ancestraux ou issus de traités?
Prosper Petroleum Ltd. est le promoteur d’un projet de récupération de bitume qui sera exploité à moins de 10 km de deux réserves de la Première Nation de Fort McKay. En 2015, Prosper a présenté une demande à l’Alberta Energy Regulator (« AER ») pour l’approbation du projet en application de l’Oil Sands Conservation Act, R.S.A. 2000, ch. O‑7 (« OSCA »), l’Environmental Protection and Enhancement Act, R.S.A. 2000, ch. E‑12 (« EPEA »), et la Water Act, R.S.A. 2000, ch. W‑3. Fort McKay a déposé une opposition à la demande en application de la Water Act sur le fondement des effets sur l’eau souterraine et l’eau de surface.
L’AER a permis à Fort McKay de participer pleinement à l’audience et a estimé que Fort McKay était titulaire de droits de chasse et de récolte à des fins de subsistance et du droit d’exercer des activités accessoires sur les terres et les eaux se rendant aux terres comprises dans le bail de Prosper. L’AER a conclu que le projet était d’intérêt public, prenant en compte les fardeaux qu’il imposait aux Métis de Fort McKay et à la Première Nation de Fort McKay. Même si le projet était susceptible de limiter leur choix quant à l’endroit et au moment d’exercer leurs droits, ces restrictions éventuelles ne faisaient pas pencher la balance contre le projet. Le projet répondait à l’objectif législatif de protéger l’environnement et de promouvoir la mise en valeur durable des ressources, tout en prenant en compte la croissance économique, et son programme de surveillance de l’eau de surface surpassait les exigences réglementaires applicables. L’AER a approuvé conditionnellement les demandes en application de l’OSCA, de l’EPEA et de la Water Act. Puisque les approbations étaient conditionnelles, Prosper devait recueillir des commentaires des Métis de Fort McKay et de la Première Nation de Fort McKay avant de poursuivre le développement de son programme de surveillance et le projet ne pouvait aller de l’avant sans l’approbation du conseil des ministres. Fort McKay a demandé l’autorisation d’interjeter appel. Lorsque la Cour d’appel a instruit la demande, le conseil des ministres n’avait pas publié sa décision relativement au projet. L’autorisation a été refusée.
(Juge Khullar)
Rejet de la demande pour permission d’en appeler
Torts — Negligence — Motor vehicles — Causation — When applying the “but for” test for causation, does a plaintiff have to prove that “nothing but” a defendant’s negligence could have caused the loss, or should this Court’s “common sense inference” approach be applied?
On October 27, 2013, at approximately 10:45pm, David Kielly struck Prashant Jadhav with his motor vehicle. At the time, it was raining heavily, windy, and dark. Mr. Jadhav was dressed entirely in black, without any reflective material, and was walking on the right‑hand side of the road with traffic. In the area where the accident occurred, the road was straight with one paved lane in each direction. The road had gravel shoulders and no sidewalks. Mr. Jadhav sued Mr. Kielly for negligent driving. The Supreme Court of Newfoundland and Labrador General Division found that Mr. Kielly was driving at an excessive speed given the conditions (50‑55 kilometers per hour in a zone with a posted limit of 50 kilometres per hour). The trial judge also found that Mr. Jadhav was struck on the shoulder of the road, not the pavement. As a result, the trial judge concluded that Mr. Kielly drove negligently. However, since Mr. Jadhav was wearing dark clothing making it difficult to see him, the trial judge found him contributorily negligent. The Court of Appeal of Newfoundland and Labrador granted the cross-appeal on the basis that the trial judge made palpable and overriding errors. It found that Mr. Jadhav was walking on the pavement, not the shoulder of the road when he was struck. The Court of Appeal determined that he trial judge failed to apply the ‘but for’ test in causation. It concluded that no matter the speed at which Mr. Kielly was driving, if Mr. Jadhav had not been on the road, there would have been no accident. Since Mr. Jadhav had failed to prove causation, negligence was not established.
Labrador, General Division
(Khaladar J.)
2018 NLSC 97
Liability for motor vehicle accident apportioned 90% to David Kielly and 10% to Prashant Jadhav.
Court of Appeal of Newfoundland and
(Fry C.J.N.L., Welsh, and White JJ.A.)
2019 NLCA 5
Cross‑appeal allowed, no finding of negligence; appeal not considered.
Responsabilité délictuelle — Négligence — Véhicules à moteur — Causalité — Dans l’application du critère du facteur déterminant utilisé pour établir la causalité, le demandeur doit‑il prouver que seule la négligence du défendeur aurait pu causer le préjudice, ou faut‑il plutôt appliquer l’approche de notre Cour, c’est‑à‑dire de tirer des « inférences suivant le bon sens »?
Le 27 octobre 2013, vers 22 h 45, David Kielly a heurté Prashant Jadhav avec son véhicule à moteur. À ce moment, il pleuvait beaucoup, il ventait et il faisait noir. Monsieur Jadhav était entièrement vêtu de noir, sans matériau réfléchissant, et il marchait du côté droit de la route, dans le sens de la circulation. Dans la zone où l’accident s’est produit, la route était droite et avait une voie pavée dans chaque direction. La route avait des accotements en gravier, sans trottoir. Monsieur Jadhav a poursuivi M. Kielly pour conduite négligente. La Section générale de la Cour suprême de Terre‑Neuve‑et‑Labrador a conclu que M. Kielly conduisait à une vitesse excessive compte tenu des conditions (50 à 55 kilomètre/heure dans une zone où la limite affichée était de 50 kilomètres/heure). Le juge de première instance a conclu en outre que M. Jadhav avait été heurté sur l’accotement de la route, et non sur le pavage. En conséquence, le juge de première instance a conclu que M. Kielly avec conduit de façon négligente. Toutefois, parce que M. Jadhav portait des vêtements sombres, ce qui le rendait difficile à voir, le juge de première instance a conclu qu’il avait fait preuve de négligence contributive. La Cour d’appel de Terre‑Neuve‑et‑Labrador a accueilli l’appel incident au motif que le juge de première instance avait commis des erreurs manifestes et dominantes. Elle a conclu que M. Jadhav marchait sur le pavage, et non sur l’accotement de la route lorsqu’il a été frappé. La Cour d’appel a statué que le juge de première instance avait omis d’appliquer le critère du facteur déterminant pour établir la causalité. Elle a conclu que peu importe la vitesse à laquelle M. Kielly roulait, si M. Jadhav ne s’était pas trouvé sur la route, il n’y aurait pas eu d’accident. Puisque M. Jadhav n’avait pas prouvé la causalité, la négligence n’a pas été établie.
Cour suprême de Terre-Neuve‑et‑Labrador, General Division, Section générale
(Juge Khaladkar)
Jugement imputant la responsabilité de l’accident de la route dans une proportion de 90 % à David Kielly et dans une proportion de 10 % à Prashant Jadhav.
Cour d’appel de Terre‑Neuve‑et‑Labrador
(Juge en chef Fry, juges Welsh et White)
Arrêt accueillant l’appel incident, la négligence n’ayant pas été établie; appel non examiné
Civil procedure — Pretrial conference — Parties settling motor vehicle negligence claim at pretrial after plaintiff’s counsel making statements about potential witness testimony —Defendant’s counsel learning of witness testimony frailties and renouncing settlement agreement — Plaintiff seeking to enforce terms of agreement — Whether and to what extent counsel and parties should rely on representations of opposing counsel — When can lawyers accept and rely, without further verification, on opposing lawyer’s word as “fact” as opposed to disregarding it as “advocacy”.
(Heeney J.)
2018 ONSC 1188
Respondents’ motion to enforce settlement of motor vehicle accident action under Rule 49.09 dismissed
(Feldman, Pardu and Roberts JJ.A.)
2018 ONCA 1072
Michael W. Fleury c. Bassman Paulus, Basma Paulus, Rita Paulus et Ayad Paulus, les deux mineurs représentés par leur tuteur à l’instance, Bassman Paulus
Procédure civile — Conférence préparatoire au procès — Les parties ont réglé à l’amiable avant l’instruction une action en négligence au volant après que l’avocat des demandeurs en première instance a fait des déclarations sur le témoignage d’un témoin éventuel — L’avocat du défendeur a appris que le témoignage présentait des faiblesses et a renoncé à la transaction — Les demandeurs en première instance tentent de faire exécuter les conditions de la transaction — Les avocats et les parties doivent‑ils s’appuyer sur les déclarations de l’avocat de la partie adverse et, dans l’affirmative, dans quelle mesure? — Dans quelles situations les avocats peuvent‑ils tenir pour avérée, sans autre vérification, la parole de l’avocat de la partie adverse, et s’y fier, plutôt que d’en faire fi comme n’étant que la « défense d’une cause ».
Le demandeur et les intimés ont été impliqués dans un accident de la route en novembre 2008, lorsque le véhicule conduit par M. Fleury a embouti l’arrière du véhicule de la famille Paulus à une intersection. La famille Paulus a poursuivi M. Fleury en dommages-intérêts. Les parties et leurs avocats ont comparu à une conférence préparatoire au procès et il y a été question de causalité. Pendant cette conférence, l’avocat de la famille Paulus a affirmé qu’il avait des témoins « indépendants » de la collision, que ceux‑ci seraient « de bons témoins » et qu’ils corroboraient le récit de ses clients à propos de l’accident. L’avocat de M. Fleury a accepté de régler le dossier à l’amiable. Immédiatement après la conférence, l’avocat de M. Fleury a appris que les témoins avaient de la difficulté à communiquer en anglais et qu’ils connaissaient la famille Paulus. L’avocat de M. Fleury a écrit à l’avocat des demandeurs pour répudier la transaction. Par motion, la famille Paulus a demandé l’exécution de la transaction. Le juge de première instance a rejeté leur motion. Cette décision a été infirmée en appel.
(Juge Heeney)
Rejet de la motion des intimés en exécution d’une transaction sur l’action pour accident de la route en application de la règle 49.09
(Juges Feldman, Pardu et Roberts)
Arrêt accueillant l’appel des intimés
Charter of Rights — Right to be tried within a reasonable time — Criminal law — Elements of offence — Whether the applicant’s s. 11 (b) Charter rights were violated — Whether the Court of Appeal erred in not reversing the trial judge’s ruling on the applicant’s s. 11 (b) Charter motion — Whether the prosecution can roll multiple charges and accused together and then on an 11(b) motion claim the case was “complex” because it required more time to be heard — Whether the Court of Appeal misinterpreted or misapplied the Lyttle decision — Whether the Court of Appeal erred in their consideration of willful blindness and the actus reus of the offence — s. 11(b) of the Charter of Rights and Freedoms.
The charges arise out of three separate financial transactions which occurred in September of 2009 in Toronto and Caledon. The Crown alleges that three fraudulent financial instruments totaling approximately $1.5 million were deposited into bank accounts at CIBC in Scarborough and the RBC in Bolton and the proceeds immediately withdrawn in cash or cash equivalents and dispersed. The Crown alleges that this was part of one scheme to defraud the banks in question and launder the money received. The Crown further alleges that Daniel Barna and other individuals were involved and participated in the scheme. Mr. Barna and the other co‑accused brought an application asserting that their s. 11 (b) Charter rights had been breached due to the delay in the charges coming to trial. The application judge held that the transitional exceptional circumstance was dispositive and dismissed the s. 11 (b) Charter application. Mr. Barna was convicted of money laundering and his conviction appeal was dismissed.
(Pattillo J.)
2014 ONSC 1011
(Hoy A.C.J.O., Feldman and Benotto JJ.A.)
2018 ONCA 1034;C59314
Daniel Barna c. Sa Majesté la Reine
Charte des droits — Procès dans un délai raisonnable — Droit criminel — Éléments de l’infraction — Les droits que l’al. 11b) de la Charte garantit au demandeur ont‑ils été violés? — La Cour d’appel a‑t‑elle eu tort de ne pas infirmer le jugement du juge du procès sur la motion du demandeur fondée sur l’al. 11b) de la Charte ? — La poursuite peut‑elle réunir plusieurs inculpations et plusieurs accusés, puis, en réponse à une motion fondée sur l’al. 11b) , prétendre qu’une affaire est « complexe » parce qu’il a fallu plus de temps pour l’instruire? — La Cour d’appel a‑t‑elle mal interprété ou mal appliqué l’arrêt Lyttle? — La Cour d’appel a‑t‑elle commis des erreurs dans son examen de l’aveuglement volontaire et de l’actus reus de l’infraction? — Alinéa 11b) de la Charte des droits et libertés.
Les inculpations découlent de trois opérations financières distinctes qui ont eu lieu en septembre 2009 à Toronto et à Caledon. Le ministère public allègue que trois instruments financiers frauduleux totalisant environ 1,5 million de dollars ont été déposés dans des comptes bancaires de la CIBC à Scarborough et de la RBC à Bolton et que les produits ont été immédiatement retirés en espèces ou en quasi‑espèces, puis dispersés. Le ministère public allègue que ces opérations faisaient partie d’un stratagème pour frauder les banques en question et blanchir l’argent reçu. Le ministère public allègue en outre que Daniel Barna et d’autres personnes étaient impliqués et ont participé au stratagème. Monsieur Barna et les autres coaccusés ont présenté une requête alléguant que les droits que leur garantit l’al. 11b) de la Charte avaient été violés en raison du délai qui s’est écoulé entre les inculpations et le procès. Le juge des requêtes a statué que la mesure transitoire exceptionnelle était déterminante et a rejeté la requête fondée sur l’al. 11b) de la Charte . Monsieur Barna a été déclaré coupable de blanchiment d’argent et son appel de la déclaration de culpabilité a été rejeté.
(Juge Pattillo)
Déclaration de culpabilité : blanchiment d’argent
(Juge en chef adjointe Hoy, juges Feldman et Benotto)
Civil procedure — Appeals — Courts — Jurisdiction — Self‑represented applicant filing appeal in Court of Appeal rather than Divisional Court — Appeal quashed — Whether justice was deliberately denied to self‑represented litigant for simple jurisdictional problem — Whether guidance required to avoid double standards applied to self- represented litigants in overcomplicated court system
2018 ONSC 2909
Applicant awarded damages of $22,317
(Rouleau, Pardu and Benotto JJ.A.)
2018 ONCA 744
Applicant’s appeal quashed
(Benotto J.A.)
Applicant’s motion to transfer file to Divisional Court dismissed
(Lemon J.)
2018 ONSC 7350
Applicant’s motion for extension of time to file appeal in Divisional Court dismissed
Lyudmila Chavdarova alias Mila Chavdarova c. The Staffing Exchange Inc. alias TSE Canada Inc.
Procédure civile — Appels — Tribunaux — Compétence — La demanderesse non représentée a déposé un appel en Cour d’appel, plutôt qu’en Cour divisionnaire — L’appel a été cassé — Y a‑t‑il eu déni de justice délibéré à l’endroit de la plaideuse non représentée pour un simple problème de compétence? — Faut-il offrir de l’encadrement pour éviter aux plaideurs non représentés d’être défavorisés dans un système judiciaire trop complexe?
Madame Chavdarova s’est vu accorder des dommages‑intérêts de 22 317 $ dans son action contre l’intimée. Elle a interjeté appel de ce jugement à la Cour d’appel. Même si on lui a dit qu’elle avait déposé son appel devant le mauvais tribunal, Mme Chavdarova a insisté qu’elle avait déposé son appel correctement. La Cour d’appel a cassé son appel, puisque celui‑ci aurait dû être interjeté à la Cour divisionnaire. La motion de Mme Chavdarova en vue de transférer son appel à la Cour divisionnaire a été rejetée. Madame Chavdarova a ensuite présenté une motion à la Cour supérieure de justice pour une prorogation du délai pour déposer son appel à la Cour divisionnaire. La motion a été rejetée parce que la Cour d’appel avait déjà rejeté sa motion en transfert.
Jugement accordant à la demanderesse des dommages‑intérêts de 22 317 $
(Juges Rouleau, Pardu et Benotto)
Cassation de l’appel de la demanderesse
(Juge Benotto)
Rejet de la motion de la demanderesse en vue de transférer le dossier à la Cour divisionnaire
(Juge Lemon)
Rejet de la motion de la demanderesse en prorogation du délai pour déposer un appel en Cour divisionnaire
Judgments and orders — Summary judgments — Motion to strike pleadings — Attorney General of Canada’s motion to strike applicant’s statement of claim granted — Whether willful misconduct and fraud occurred — Whether Federal Court of Appeal was premature in making decision and failed to address the issue of civil and criminal contempt
(Tabib J.)
Applicant’s statement of claim struck in its entirety without leave to amend
(Stratas J.A.)
Applicant’s motion for contempt and reconsideration dismissed
Alex Martinez c. Sa Majesté la Reine, gouvernement de la Colombie-Britannique, Gendarmerie royale du Canada (GRC), Centre de la sécurité des télécommunications (CST), Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada, British Columbia Public Service, Ville de Calgary, Université de Calgary, gouvernement de l’Alberta, Teck Coal Limited, Cour du Banc de la Reine Calgary, Cour du Banc de la Reine du Manitoba, Cour d'appel du Manitoba, gouvernement du Manitoba, Service de police de Winnipeg, Bell Canada, Manitoba Telecom System Allstream, Vonage Canada, Telus Canada, Presidents Choice Financial, Presidents Choice Bank, BofA Canada Bank, La Banque Toronto-Dominion, Winnipeg Child and Family Services, Manitoba Institute of Registered Social Workers, Société d’assurance publique du Manitoba
Jugements et ordonnances — Jugements sommaires — Requête en radiation d’actes de procédure — La requête du procureur général du Canada en radiation de la déclaration du demandeur est accueillie — Y a‑t‑il eu inconduite volontaire et fraude? — La Cour d’appel fédérale a‑t‑elle statué prématurément et omis d’aborder la question de l’outrage civil et criminel?
En 2005, l’ancienne petite amie de M. Martinez a appelé au 911 après qu’elle eut observé un homme en train de commettre un acte indécent de l’autre côté de la rue de chez elle. Un rapport de police a été établi dans lequel M. Martinez a été nommé comme témoin. Il nie avoir été témoin de l’incident. Monsieur Martinez a intenté une action en dommages‑intérêts contre divers intimés. La juge des requêtes a radié au complet la déclaration du demandeur. La requête subséquente du demandeur en outrage et en réexamen a été rejetée.
(Juge Tabib)
Radiation au complet de la déclaration du demandeur sans autorisation de la modifier
(Juge Stratas)
Rejet de la requête du demandeur en outrage et en réexamen
Taxation — Income Tax — Assessment — Federal Court of Appeal upholding decision finding “Agreement to be Bound and Waiver of Objection and Appeal Rights” constituted a valid and binding waiver — Whether Federal Court of Appeal’s application of civil insurance waiver test as set out in River Bungalows Ltd. v. Maritime Life Insurance Co., [1994] 2 S.C.R. 490 is appropriate in tax context — Whether Federal Court of Appeal erred in finding that applicant provided a valid waiver at law by signing Agreement — Whether Federal Court of Appeal erred in finding that Crown did not bring any undue pressure upon applicant to sign Agreement — Income Tax Act, R.S.C., 1985, c. 1 (5th Supp .), s. 169(2.2) .
This matter came before the Tax Court of Canada by way of Notice of Motion by the Crown. The Crown sought to quash the appeal presented to the Tax Court of Canada by the applicant for the 2007 and 2009 taxation years, pursuant to s. 12 of the Tax Court of Canada Act and s. 169(2.2) of the Income Tax Act .
The Crown sought to quash the appeal on the basis that the applicant was bound by a lead appeal known as Mariano v. The Queen, 2015 TCC 244, pursuant to an “Agreement to be Bound and Waiver of Objection and Appeal Rights” (“Agreement”) she had signed.
The applicant took a position to the contrary indicating that the motion should not be granted because no valid consideration had been exchanged; CRA created conditions whereby consent was not fully informed; and the Agreement was obtained by way of undue pressure.
The Tax Court granted the motion and quashed the appeal. The Federal Court of Appeal dismissed the appeal.
(Rossiter C.J.)
2017 TCC 222
Appeals from reassessments made under the Income Tax Act in respect of 2007 and 2009 taxation years quashed.
(Nadon, de Montigny and Gleason JJ.A.)
2019 FCA 5
File No.: A‑375‑17
Salwa Abdalla c. Sa Majesté la Reine
Droit fiscal — Impôt sur le revenu — Cotisation — La Cour d’appel fédérale a confirmé le jugement concluant qu’une acceptation et une renonciation aux droits d’opposition et d’appel constituaient une renonciation valide et exécutoire — L’application par la Cour d’appel fédérale du critère relatif à la renonciation d’assurance en matière civile exposé dans l’arrêt River Bungalows Ltd. c. La Maritime, Compagnie d’assurance-vie, [1994] 2 R.C.S. 490 est‑elle appropriée dans le contexte fiscal? — La Cour d’appel fédérale a‑t‑elle eu tort de conclure que le demandeur avait fourni une renonciation juridiquement valide en signant l’acceptation? — La Cour d’appel fédérale a‑t‑elle eu tort de conclure que Sa Majesté n’a pas exercé de pression indue sur la demanderesse pour qu’elle signe l’acceptation? — Loi de l’impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch. 1 (5e suppl .), par. 169(2.2) .
Ce dossier a été entendu par la Cour canadienne de l’impôt à la suite du dépôt d’un avis de requête par Sa Majesté. Sa Majesté visait à faire casser les appels présentés à la Cour canadienne de l’impôt par la demanderesse relativement aux années d’imposition 2007 et 2009, en vertu de l’article 12 de la Loi sur la Cour canadienne de l’impôt et du paragraphe 169(2.2) de la Loi de l’impôt sur le revenu .
Sa Majesté cherche à casser l’appel au motif que la demanderesse était liée par l’appel principal connu sous l’intitulé Mariano c La Reine, 2015 CCI 244, conformément à une acceptation et à une renonciation aux droits d’opposition et d’appel (l’« acceptation ») qu’elle avait signée.
La demanderesse soutient que la requête devrait être rejetée parce qu’aucune contrepartie valide n’a été échangée, que l’ARC a créé des conditions viciant le caractère éclairé du consentement et que l’acceptation a été obtenue sous pression indue.
La Cour de l’impôt a accueilli la requête et a cassé l’appel. La Cour d’appel fédérale a rejeté l’appel.
(Juge en chef Rossiter)
2017 CCI 222
Cassation des appels interjetés à l’égard des nouvelles cotisations établies en vertu de la Loi sur le revenu pour les années d’imposition de 2007 et de 2009.
(Juges Nadon, de Montigny et Gleason)
No de dossier : A‑375‑17
Constitutional law — Aboriginal peoples — Aboriginal law — Aboriginal rights — Duty to consult and accommodate — Crown law — Honour of the Crown — Administrative law — Judicial review — What is the legal framework for assessing the substantive outcome of consultation and adequacy of accommodation in the context of judicial review of administrative decisions that limit s. 35 rights? — How does the Haida framework for consultation and accommodation apply in the context of proven and conceded Aboriginal rights? — How does the honour of the Crown require the Crown to consult on how affected rights should be balanced against the objectives of a proposed activity? — How should serious impacts to the cultural, spiritual, and experiential aspects of Aboriginal rights be taken into account by the duty to consult and accommodate?
The Xeni Gwet’in First Nations Government is a “band” within the meaning of the Indian Act, RSC 1985, c. I‑5 , and is a sub‑group of the Tsilhqot’in Nation. Roger William is former chief of the band. The members of the Tsilhqot’in Nation hold proven Aboriginal hunting, trapping, and trade rights throughout the area 125 kilometres southwest of Williams Lake, BC that includes Teztan Biny (Fish Lake), Y’anah Biny (Little Fish Lake) and Nabas (the surrounding area). In addition to hunting and trapping, the Tsilhqot’in counduct fishing, gathering, spiritual and ceremonial activities in this area; the area serves as a resting place for a number of the Tsilhqot’in peoples’ ancestors. Taseko Mines Limited holds a mineral lease and mineral claims to this same area; their tenure rights remain in place until at least 2035. Taseko’s proposed plan for a mine (named the Prosperity Project) underwent provincial and federal environmental assessments. The province issued an environmental assessment certificate. The federal government concluded that the Prosperity Project would have significant adverse environmental effects and rejected the Prosperity Project. Taseko revised its mining design and applied for an amendment to its provincial environmental certificate. The province granted a five‑year extension on its environmental certificate which expires on January 14, 2020 if the project has not “substantially started” by that date. Taseko also re‑applied to the federal government for approval. In February 2014, the federal government rejected the redesigned project. Taseko then applied to the province for permits to carry out a new, expanded drilling exploration program. The province consulted with the Tsilhqot’in who opposed the new program on the basis that it would have lasting adverse effects on their rights. In July 2017, the province’s Senior Inspector of Mines provided a 30 page written decision approving the expanded drilling program. The decision included 37 mitigation conditions in order for Taseko Mines to conduct their drilling. The applicants applied for judicial review of this decision. The Supreme Court of British Columbia dismissed the petition for judicial review on the basis that the Senior Inspector’s decision was reasonable. The Court of Appeal for British Columbia dismissed the subsequent appeal.
(Branch J.)
2019 BCCA 74
(Kirkpatrick, Goepel, and Fenlon JJ.A.)
2018 BCSC 1425
Chef Roger William, en son nom et au nom de tous les autres membres du gouvernement de la Première Nation Xeni Gwet’in et de la Nation Tsilhqot’in c. Procureur général de la Colombie-Britannique, Chief Inspector of Mines et Taseko Mines Limited
Droit constitutionnel — Peuples autochtones — Droit des Autochtones — Droits ancestraux — Obligation de consulter et d’accommoder — Droit de la Couronne — Honneur de la Couronne — Droit administratif — Contrôle judiciaire — Quel est le cadre juridique qui permet d’évaluer le résultat concret d’une consultation et la suffisance de l’accommodement dans le contexte du contrôle judiciaire de décisions administratives qui limitent des droits garantis par l’art. 35? — Comment le cadre de consultation et d’accommodement établi par l’arrêt Haida s’applique‑t‑il dans le contexte de droits ancestraux prouvés et admis? — Comment l’honneur de la Couronne oblige‑t‑il la Couronne à consulter sur la manière dont les droits touchés devraient être mis en balance avec les objectifs d’une activité projetée? — Comment les conséquences graves sur les aspects culturels, spirituels et expérientiels des droits ancestraux doivent‑elles être prises en compte par l’obligation de consulter et d’accommoder?
Le gouvernement de la Première Nation Xeni Gwet’in est une « bande » au sens de la Loi sur les Indiens, LRC 1985, ch. I‑5 , et constitue un sous‑groupe de la Nation Tsilhqot’in. Roger William est l’ancien chef de la bande. Les membres de la Nation Tsilhqot’in sont titulaires de droits ancestraux prouvés de chasse, de piégeage et de commerce dans toute la zone située à 125 kilomètres au sud‑ouest de Williams Lake (C.‑B.) qui comprend Teztan Biny (Fish Lake), Y’anah Biny (Little Fish Lake) et Nabas (la zone environnante). En plus de la chasse et du piégeage, les Tsilhqot’in s’adonnent à la pêche, se réunissent et exercent des activités spirituelles et cérémoniales dans cette zone; la zone sert de lieu de sépulture des ancêtres de certains Tsilhqot’in. Taseko Mines Limited est titulaire d’un bail d’exploitation minière et de concessions minières dans cette même zone; ses droits de tenure demeurent en place jusqu’à au moins 2035. Le projet de mine de Taseko (appelé Prosperity Project) a été l’objet d’évaluations environnementales provinciale et fédérale. La Province a délivré un certificat d’évaluation environnementale. Le gouvernement fédéral a conclu que le Prosperity Project aurait des effets environnementaux négatifs et importants et il a rejeté le projet. Taseko a revu la conception de sa mine et a demandé une modification à son certificat provincial d’évaluation environnementale. La Province a accordé une prorogation de cinq ans de son certificat d’évaluation environnementale qui expire le 14 janvier 2020 si le projet n’a pas [traduction] « substantiellement démarré » à cette date. Taseko a en outre présenté une nouvelle demande d’approbation au gouvernement fédéral. En février 2014, le gouvernement fédéral a rejeté le projet remanié. Taseko a ensuite demandé à la Province de lui délivrer des permis pour réaliser un nouveau programme d’exploration et de forage élargi. La Province a consulté les Tsilhqot’in qui se sont opposés au nouveau programme parce qu’il aurait des effets négatifs durables sur leurs droits. En juillet 2017, l’inspecteur principal des mines a rendu une décision écrite de 30 pages approuvant le programme de forage élargi. La décision renfermait 37 conditions d’atténuation pour que Taseko Mines puisse effectuer ses forages. Les demandeurs ont demandé le contrôle judiciaire de cette décision. La Cour suprême de la Colombie‑Britannique a rejeté la demande de contrôle judiciaire, concluant que la décision de l’inspecteur principal était raisonnable. La Cour d’appel de la Colombie‑Britannique a rejeté l’appel subséquent.
(Juge Branch)
Cour d’appel de la Colombie‑Britannique (Vancouver)
(Juges Kirkpatrick, Goepel et Fenlon)
Charter of Rights — Cruel and unusual treatment or punishment — Sentencing — Mandatory minimum sentence — Trafficking/making of prohibited firearms — Importing of prohibited firearms — Whether Court of Appeal erred in principle in inappropriately tempering principles of general deterrence and denunciation in relation to importing of prohibited firearm devices and making of prohibited firearms — Whether sentence upheld by Court of Appeal is demonstrably unfit because it is disproportionate to objective and subjective gravity of offences and represents unjustified marked departure from sentences generally imposed elsewhere in Canada — Weight that can be attached in sentencing to loss of privilege of using firearm as collateral but foreseeable consequence of offences of importing and making firearms and prohibited firearm devices — Whether sections 99(2)(a) and 103(2)(a) of Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C‑46 , violate s. 12 of Canadian Charter of Rights and Freedoms .
The respondent, Mr. Lefrançois, pleaded guilty to eight counts laid against him, including possessing a prohibited firearm, possessing and importing prohibited devices, and making a prohibited firearm. Despite the mandatory minimum sentences of three years provided for in ss. 99(2) (a) and 103(2) (a) of the Criminal Code , the sentencing judge imposed a sentence of 12 months’ imprisonment. The appeal was dismissed by a majority of the Court of Appeal.
(Judge Morand)
2018 QCCQ 553
Respondent sentenced to 12 months’ imprisonment; mandatory minimum sentences of 3 years’ imprisonment provided for in ss. 99(2) (a) and 103(2) (a) declared to be of no force or effect with respect to him
(Bélanger, Gagnon and Ruel
[dissenting] JJ.A.)
2018 QCCA 1793
Application for leave to appeal filed by Attorney General of Quebec
Application for leave to appeal filed by Her Majesty the Queen
Charte des droits — Traitements ou peines cruels et inusités — Détermination de la peine — Peine minimale obligatoire — Trafic/fabrication d’armes à feu prohibées — Importation d’armes à feu prohibées — La Cour d’appel a-t-elle commis une erreur de principe en mitigeant indûment les principes de dissuasion générale et de dénonciation liés à l’importation de dispositifs d’armes à feu prohibées et du fabrication d’armes à feu prohibées? — La peine confirmée par la Cour d’appel est‑elle manifestement non indiquée, car hors de proportion avec les gravités objective et subjective des infractions et constituant un écart marqué et injustifié avec les peines généralement imposées ailleurs au Canada? — Quel poids peut-on accorder, dans la détermination de la peine, à la perte du privilège d’utiliser une arme à feu, comme conséquence indirecte mais prévisible d’infractions d’importation et de fabrication d’armes à feu et de dispositifs prohibés d’armes à feu? — Les alinéas 99(2) a) et 103(2) a) du Code criminel, L.R.C. 1985, c. C‑46 , contreviennent‑ils à l’art. 12 de la Charte canadienne des droits et libertés ?
Monsieur Lefrançois, intimé, a plaidé coupable à huit chefs d’accusation portés contre lui, incluant possession d’une arme à feu prohibée, possession et importation de dispositifs prohibés et fabrication d’une arme à feu prohibée. Malgré les peines minimales obligatoires de trois ans prévues aux al. 99(2) a) et 103(2) a) du Code criminel , le juge de la peine a imposé une peine de 12 mois d’emprisonnent. La Cour d’appel, à la majorité, a rejeté l’appel
(Le juge Morand)
Intimé condamné à une peine de 12 mois d’emprisonnement; peines minimales obligatoires de 3 ans d’emprisonnement prévues aux al. 99(2) a) et 103(2) a) déclarées inopérantes à son endroit
(Les juges Bélanger, Gagnon et Ruel
[dissident])
Demande d’autorisation d’appel déposée par la Procureure générale du Québec
Demande d’autorisation d’appel déposée par Sa Majesté la Reine
Criminal law — Sentencing — Considerations — Application by the Crown for a dangerous offender designation — Consideration and application of Gladue principles — Whether the Court of Appeal erred in upholding the sentencing judge’s decision to designate the applicant a dangerous offender — How are s. 718.2 (e) of the Criminal Code , along with Gladue principles to be substantively applied by appellate courts in dangerous offender proceedings? — What is the effect of this Court’s declaration in Ewert v. Canada on dangerous offender proceedings involving Aboriginal offenders?
Queen’s Bench of Alberta
2009 ABQB 358
Sentence imposed: applicant declared a dangerous offender and sentenced to an indeterminate term of imprisonment
(Paperny, Martin, Schutz JJ.A.)
2018 ABCA 222;0901‑0177‑A
Droit criminel — Détermination de la peine — Facteurs devant être pris en considération — Demande de déclaration de délinquant dangereux présentée par le ministère public — Examen et application des principes de l’arrêt Gladue — La Cour d’appel a‑t‑elle eu tort de confirmer la décision du juge de la peine de déclarer le demandeur délinquant dangereux? — Comment les cours d’appel doivent‑elles essentiellement appliquer l’al. 718.2e) du Code criminel et les principes de l’arrêt Gladue dans des procédures relatives au statut de délinquant dangereux? — Quel est l’effet de la déclaration de la Cour dans l’arrêt Ewert c. Canada sur les procédures relatives au statut de délinquant dangereux intéressant des délinquants autochtones?
Peine : le demandeur est déclaré délinquant dangereux et condamné à une peine d’emprisonnement d’une durée indéterminée
(Juges Paperny, Martin et Schutz)
Criminal law — Appeals — Defenses — Mental disorder — Applicant charged with breaking and entering and assault causing bodily harm — Applicant found not criminally responsible by reason of mental disorder — Applicant later attempting to appeal verdict and alleging psychosis caused by substance abuse — Court of Appeal dismissing application for extension of time to appeal verdict — Whether trial judge failed to consider absence of any prior psychiatric medications and absence of any prior psychiatric illness — Whether trial judge failed to consider possibility of psychosis induced by substance use instead of by mental disorder.
(Williams J.)
Court file number: 120448600P101
Verdict of not criminally responsible by reason of mental disorder
2016 ABCA 342
Application for extension of time to appeal verdict — dismissed;
Crown’s application to strike appeal — granted
Original application for leave to appeal filed by Mr. Jackson
Motion filed by Mr. Jackson for an extension of time in which to serve and file application for leave to appeal
Amended application for leave to appeal filed by Mr. Jackson
Chandos Kane Jackson c. Sa Majesté la Reine
Droit criminel — Appels — Moyens de défense — Troubles mentaux — Le demandeur a été déclaré coupable d’introduction par effraction et de voies de fait causant des lésions corporelles — Le demandeur a été déclaré responsable non criminellement pour cause de troubles mentaux — Le demandeur a par la suite tenté d’interjeter appel du verdict et a allégué une psychose causée par la toxicomanie — La Cour d’appel a rejeté la demande de prorogation du délai pour interjeter appel du verdict — La juge du procès a‑t‑elle omis de prendre en considération le fait que l’accusé ne prenait antérieurement aucun médicament utilisé en psychiatrie et ne souffrait d’aucune maladie psychiatrique antérieure? — La juge du procès a‑t‑elle omis d’envisager la possibilité d’une psychose induite par la toxicomanie plutôt que par des troubles mentaux?
En mars 2012, le demandeur s’est introduit par effraction dans une maison d’habitation et a agressé l’occupant. Le demandeur a été accusé d’introduction par effraction, de voies de fait causant des lésions corporelles et de manquement à un engagement. Après avoir accepté les observations conjointes de l’avocat de la défense et de l’avocat de la Couronne, la juge du procès a déclaré le demandeur responsable non criminellement (« NRC ») pour cause de troubles mentaux en 2012.
En 2016, le demandeur a déposé un dossier d’appel relativement à son verdict de NRC, accompagné d’une demande de prorogation du délai pour déposer son appel. Il a allégué qu’il ne souffrait pas réellement de troubles mentaux au moment de l’incident, qu’il ne faisait que feindre la maladie mentale pendant son examen à l’hôpital et que sa psychose avait été causée par la toxicomanie. Le demandeur voulait plutôt plaider coupable aux infractions et demander une peine appropriée. Un juge de la Cour d’appel siégeant seul a rejeté sa demande de prorogation de délai et a accueilli la requête du ministère public de radier l’appel qu’il voulait interjeter.
(Juge Williams)
Numéro du dossier de la Cour : 120448600P101
Verdict de non‑responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux
Rejet de la demande de prorogation du délai pour interjeter appel du verdict;
Arrêt accueillant la requête du ministère public en radiation de l’appel
Dépôt par M. Jackson de la demande initiale d’autorisation d’appel
Dépôt par M. Jackson de la requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel
Dépôt par M. Jackson de la demande modifiée d’autorisation d’appel
Torts — Negligence — Personal injury — Causation — Damages — Applicant injured in motor vehicle accident seeking damages for, inter alia, ongoing chronic pain and somatic symptom disorder — Trial judge limiting damages limited to those suffered before October 2008 — What is law regarding causation of mental injuries? — Does practice of all medicine and psychiatry hinge on subjective evidence, despite experts insisting they use objective measures? — Under what circumstances can trial judge deny presence of mental illness based finding of poor credibility due to symptoms of same mental illness? — On what basis can trial judge conclude differently from experts on psychiatric diagnosis? — Can court accept expert evidence that SSD exists, but reject same expert evidence when dealing with causation? — Do Athey and Clements apply to mental injury? — Does appeal court need to review evidence for palpable and overriding error in appeal on matters of fact?
(Sullivan J.)
2017 ABQB 90
Trial judge awarding applicant damages from date of accident up to October 2008
(McDonald, Greckol [dissenting] and Crighton JJ.A.)
2018 ABCA 402
Applicant’s appeal dismissed; Respondent’s appeal on costs allowed in part
Shelly Ann Petz c. Patrick Duguay
Responsabilité délictuelle — Négligence — Préjudice personnel — Causalité — Dommages‑intérêts — La demanderesse blessée dans un accident de la route sollicite des dommages‑intérêts, notamment pour de la douleur chronique et un trouble à symptomatologie somatique — Le juge de première instance a limité les dommages‑intérêts au préjudice subi avant octobre 2008 — Quelle est la règle de droit relative à la causalité en matière de préjudice psychologique? — La pratique de toute médecine et de toute psychiatrie repose‑t‑elle sur une preuve subjective, même si les experts disent faire appel à des mesures objectives? — Dans quelles circonstances un juge de première instance peut‑il nier la présence de maladie mentale sur le fondement d’un manque de crédibilité attribuable aux symptômes de cette même maladie? — Sur quel fondement un juge de première peut‑il tirer des conclusions différentes de celles des experts sur le diagnostic psychiatrique? — Le tribunal peut‑il admettre la preuve d’expert que la TSS existe, tout en rejetant la même preuve d’expert lorsqu’il s’agit de statuer sur la causalité? — Les arrêts Athey et Clements s’appliquent‑ils au préjudice psychologique? — Dans un appel sur des questions de fait, le tribunal d’appel doit‑il examiner la preuve pour déterminer si elle est entachée d’une erreur manifeste et dominante?
Madame Petz et M. Duguay ont été impliqués dans un accident de la route survenu en septembre 2004. Madame Petz, une passagère dans le véhicule, a été blessée dans la collision. Elle a intenté une action en dommages‑intérêts contre M. Duguay, qui a admis sa responsabilité. Au procès, les principales questions avaient trait à la causalité et aux préjudices qui ont découlé de l’accident. Madame Petz a soutenu que sa douleur chronique a persisté jusqu’à la date du procès.
(Juge Sullivan)
Jugement attribuant à la demanderesse des dommages‑intérêts pour la période commençant à la date de l’accident jusqu’en octobre 2008
(Juges McDonald, Greckol [dissidente] et Crighton)
Arrêt rejetant l’appel de la demanderesse et accueillant en partie l’appel de l’intimé quant aux dépens