Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19850509-910680
Timestamp: 2017-04-28 06:55:00+00:00
Document Index: 326363969

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 53", "l'article 5", "l'article 53", "l'article 26", "l'article 26"]

Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevable ; partiellement recevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 9106/80Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1985-05-09;9106.80 Analyses : (Art. 6-1) EGALITE DES ARMES, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-2) PRESOMPTION D'INNOCENCEParties : Demandeurs : B.Défendeurs : la BELGIQUETexte : APPLICATION/REQUÃTE NÂ° 9106/8 0
B . v/BELGIUM B . cBELGIQU E DECISION of 9 May 1985 on the admissibility of the application DÃCISION du 9 mai 1 985 sur la recevabilitÃ© de la requÃªte
Article 26 of the Convention : 7)te requirement to eahaust domestic remedies is met where remedies against repeated deprivations of libertv are systematicallv declared without purpose, ihe person concemed having been released . Here, no objection by the respondent Govemment .
Article 26 de la Convention : La condition de l'Ã©puisement des voies de recours intemes est remplie lorsque les recours disponibles contre des prlvations de libertÃ© rÃ©pÃ©tÃ©es sont systÃ©matiquement dÃ©clarÃ©s sans objet par suite de mise en liberrÃ© . En l'espÃ¨ce, pas d'objection du Gouvementent mis en cause .
(English : see p . 30)
Alors qu'il Ã©tait mineur, le requÃ©rant (1) a Ã©tAdÃ©fÃ©rÃ© devant le iribunal de la jeunesse de LiÃ¨ge en vue dune mesure de garde, de prÃ©servation ou d'Ã©ducation selon la la du 8 avril 1 965 relative Ã la protection de la jeunesse . Plusieurs mesures furent prises par la suite, dont certaines mesures de placement en maison d'arr@t en venu de l'article 53 de la loi prÃ©citÃ©e, qui aumrise un tel placement pour une durÃ©e ma .rimum de quinze jours lorsqu'il est matÃ©riellement impossible de trouver un particulier ou une institution en mesure de recueillir le mineur sur le champ . ( 1) 1 requÃ©rnnt Ã©teir reprÃ©seniÃ© devant la Convnission por Me FranÃ§oise DEMOL . avocel de LiÃ¨ge . 28
Plus prÃ©cisÃ©ment les mesures de p(acemenr suivantes furenr prises : - 30 dÃ©cembre 1979, Ã©tablissemenr de Fraipont - 18 janvier 1 980, maison d'arrÃ©r de liÃ¨ge - 3/ janvier 1980, Ã©tablissement de Fraipont - 12 fÃ©vrier /980, maison d'arrÃ©t de Lanrin - 22 fÃ©vrier 1980, Ã©tablissement de Jume t - 4 mars 1980, maison d'arrÃªt de LiÃ¨ge - 7 mai 1980, rnaison d'arr@r de Jwntin - 17 juin 1980, maison d'arrÃªt de Lantin - 4 juillet, maison d'arrÃªt de Lantin - 11 aoGt 1980, maison d'arrÃ¨r de [antin - 2 septembre 1980, maison d'arr@t de Lantin - 2 1 octobre /980, nwison d'arrÃªt de Lantin
EN DROIT (Extrait ) 1 . Le requÃ©rant se plaint des mesures de placement en maison d'arrÃ©t dont il a Ã©tÃ© l'objet, en particulier de celles prises par ordonnances des 18 janvier, 12 fÃ©v ri er et 4 mars 1980 . 11 allÃ¨gue que ces mesures ne sont pas conformes Ã l'article 5 par . I d) de la Convention . Cette disposition stipule : Â« 1 . Toute personne a droit Ã la libertÃ© et Ã la sÃ¹retÃ© . Nul ne peut Ãªtre privÃ© de sa libenÃ©, sauf dans les cas suivants et selon les voies lÃ©gales :
d . s'il s'agit de la dÃ©tention rÃ©guliÃ¨re d'un mineur, dÃ©cidÃ©e pour son Ã©ducation surveillÃ©e ou de sa dÃ©tention rÃ©guliÃ¨re, afin de le traduire devant l'autoritÃ© compÃ©tente ;
Le requÃ©rant considÃ¨re qu'il ne peut Ã©tre soutenu que l'emprisonnement soit une mesure d'Ã©ducation surveillÃ©e et, Ã supposer qu'elle le soit, il estime que sa dÃ©tention n'Ã©tait pas rÃ©guliÃ¨re dans la mesure oÃ¹ elle n'Ã©tait pas conforme au droit belge Ã©tant donnÃ© que l'article 53 de la loi sur la protection de la jeunesse ne peut s'appliquer qu'en cas d'Â«impossibilitÃ© matÃ©rielleÂ», ce qui implique qu'il ne soit pas fait rÃ©fÃ©rence au comportement du mineur, comme ce fut le cas en l'espÃ¨ce . la Commission relÃ¨ve que pour les mesures de placement ordonnÃ©es les I8 janvier, 12 fÃ©vrier et 4 mars 1980 ainsi que pour celle du 4 juillet 1980, le requÃ©rant, par l'introduction d'un pourvoi en cassation, a Ã©puisÃ© les voies de recours internes, au sens de l'article 26 de la Convention .
Pour les autres mesures de placement en maison d'arrÃ©t, le requÃ©rant soutient que les Ã©ventuels recours contre ces mesures n'auraient pas eu de chances raisonnables de succÃ©s puisque, comme l'ont Ã©tÃ© les recours introduits par le requÃ©rant, ils auraient Ã©tÃ© dÃ©clarÃ©s irrecevables Ã dÃ©faut d'objet en application d'une jurisprudence belge constante selon laquelle est sans objet un recours formÃ© par un inculpÃ© contre une dÃ©cision de privation de libenÃ© si, dans l'intervalle, il a Ã©tÃ© ultÃ©rieurement mis fin Ã cette dÃ©tention . La Commission observe que le Gouvernement n'a pas soulevÃ© une exceptio n de non-Ã©puisement des voies de recours intemes quant Ã ces autres placements . Dans ces circonstances, la Commission estime que la condition de l'Ã©puisement des voies de recours internes, prÃ©vue par l'article 26 de la Convention, est remplie quant aux neuf inesures visÃ©es en l'esp8ce .
Summary of the relevant facts When he was a minor, the applicant (1) was brought before the LiÃ¨ge Juvenile Court for a decision on his custody, protection or educarion under the Act of 8 April 1965 on juvenile welfare . A number of measures was subsequently taken, including several measures placing him in remand prisons under Section 53 of the aforementioned act, which authorises such measures for up to 15 days when it is physically impossible to find an individual or institution able to accomodate the young person fonhwith . Specifically, the following placements were made : - 30 December 1979, Fraipont reformatory - 18 January 1980, LiÃ¨ge remand prison - 31 Janua ry 1980, Fraipont refornmtory - 12 February 1980. Lantin remand prison - 22 February 1980, Jumet State instimtion - 4 March 1980, LiÃ¨ge remand priso n - 7 May 1980, Lantin remand prison - 17 June 1980, Lantin remand prison - 4 July 1980, Lantin remand prison ( I) The applican i was represented before the Commission by Mr FnnC oise DEMOL, a barrister at Lidge .
- 11 August 1980, Lantin remand prison - 2 September 1980, Lantin remand prison - 21 Ocrober 1980. lamin remand prison .
(TRANSUTION)
THE LAW (Extract) 1 . The applicant complains of the measures placing him in a remand prison, particularly those ordered on 18 January, 12 Febmary and 4 March 1980 . He alleges that these measures were not in conformity with Anicle 5 para . 1(d) of the Convention, which provides as follows : "1 . Everyone has the right to liberty and security of person . No one shall be deprived of his liberty save in the following cases and in accordance with a procedure prescribed by law :
d . the detention of a minor by lawful order for the purpose of educational supervision or his lawful detention for the purpose of bringing him before the competent legal authority ;
The applicant considers that it cannot be claimed that imprisonment is a measure of educational supe rv ision and, even if it were, he considers that his detention was not lawful inasmuch as it was not in confotmiry with Belgian law given the fact that Section 53 of the Act on juvenile welfare can only be applied in cases of "material impossibility", which implies that reference should not be made to the behaviour of the minor, as was done in the instant case . The Commission notes that, with regard to the placement measures ordered on 18 January . 12 February and 4 March 1980 as well as that of 4 July 1980, the applicant, by lodging an appeal with the Court of Cassation, exhausted all domestic remedies within the meaning of Article 26 of the Convention . As far as the other measures of placement in a remand prison are concemed, the applicant claims that any appeals against these measures would have had no reasonable chance of success since, as was the case with those appeals lodged by the
applicant, they would have been declared inadmissible for lack of purpose in accordance with a constant principle of Belgian case-law to the effect that an appeal lodged by an accused person against a decision depriving him of his liberty is purposeless if, in the meantime, the detention has been brought to an end . The Commission observes that the Government do not object that domestic remedies had not been exhausted with regard to these other placement measures . In the circumstances, the Commission considers that the condition of exhaustion of domestic remedies, provided for in Article 26 of the Convention, is fulfilled in respect of the nine measures covered in the instant case .
32Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 09/05/1985Fonds documentaire : HUDOC Haut de page