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Timestamp: 2016-10-23 01:37:04+00:00
Document Index: 243610737

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'art. 72', 'ATF ', 'art. 7', 'art. 75', 'art. 42', 'art. 100', 'art. 76', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 1', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 3', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 12', 'art. 1', 'art. 4', 'art. 9', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'in fine', 'art. 106', 'art. 13', 'art. 106', 'art. 106', 'art. 12', 'art. 12', 'art. 12', "l'article 12", 'art. 12', 'art. 12', 'art. 12', 'art. 12', 'art. 12', 'art. 13', 'art. 1', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 12', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 12', 'art. 106', 'art. 13', 'ATF ', 'art. 13', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 16', 'ATF ', 'art. 5', 'art. 13', 'art. 5', 'art. 105', 'art. 7', 'art. 13', 'art. 13', 'art. 26', 'art. 68']

5A_558/2016 (13.09.2016)
5A_558/2016 � � Arr�t du 13 septembre 2016
repr�sent�e par Me Gabrielle Weissbrodt, avocate,
recours contre la d�cision du Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais du 14 juillet 2016.
A.A.________ (1982) et B.A.________ (1983), tous deux de nationalit� roumaine, se sont mari�s le 9 septembre 2007. De leur union est issue une fille, C.A.________, n�e en 2008.
La famille a d'abord v�cu en Roumanie, puis les �poux A.________ sont venus s'installer en Suisse au mois d'octobre 2012. L'enfant est demeur�e chez sa grand-m�re paternelle en Roumanie, jusqu'� l'automne 2013, o� elle a rejoint ses parents en Suisse.
Les �poux A.________ ont suspendu d�finitivement la vie commune le 17 octobre 2013. Le p�re est retourn� seul en Roumanie.
A.a.�Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 22 novembre 2013, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, saisi par la m�re, a attribu� la garde de l'enfant commun � la m�re et suspendu le droit aux relations personnelles entre l'enfant et le p�re.
A.b.�A la fin de l'ann�e 2013, la m�re a introduit action en divorce en Roumanie. Par jugement du 30 janvier 2014, ex�cutoire d�s son prononc�, le Tribunal civil de Y.________ (RO) a ratifi� l'accord de m�diation survenu le 17 d�cembre 2013 et, partant, a prononc� le divorce des �poux A.________, maintenu l'autorit� parentale conjointe des p�re et m�re, attribu� la garde de l'enfant au p�re, sous r�serve d'un droit de visite de la m�re, et fix� le lieu de r�sidence de l'enfant aupr�s du p�re.
A.c.�Le 20 d�cembre 2013, la fille des parties a �t� confi�e � son p�re en Roumanie. L'enfant est demeur�e vivre aupr�s de son p�re et la m�re a exerc� son droit de visite � deux ou trois reprises. La fille a fr�quent� l'�cole maternelle de Y.________ (RO) jusqu'au 1
er�avril 2015. En 2014 et d�but 2015, le p�re a cependant s�journ� en Suisse. Durant l'absence du p�re de Roumanie, le Tribunal civil de Y.________ (RO) a "d�l�gu�" l'autorit� parentale sur l'enfant � la grand-m�re paternelle. Lorsque le p�re a regagn� la Roumanie, il a � nouveau v�cu avec sa fille, aupr�s de sa m�re.
A.d.�Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 10 f�vrier 2014, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a confi� la garde de l'enfant � la m�re et institu� un droit de visite surveill� du p�re.
La m�re a sollicit� la reconnaissance de ce prononc� aupr�s des autorit�s roumaines. Statuant le 3 mars 2015, la Cour d'appel de Z.________ (RO) a rejet� la demande, consid�rant que la cause avait d�j� �t� jug�e par le tribunal roumain, dont le jugement ex�cutoire l'emportait sur le prononc� post�rieur de l'autorit� suisse.
A.e.�Par ordonnance p�nale du 24 avril 2014, le Minist�re public de l'arrondissement de La C�te a reconnu le p�re coupable de voies de fait qualifi�es, d'injure et de menaces qualifi�es � l'endroit de son ex-�pouse.
A.f.�Le 15 octobre 2014, la m�re a introduit une action en modification du jugement de divorce en Roumanie, tendant � obtenir l'autorit� parentale et le transfert, chez elle, du lieu de r�sidence de la fille.
A.g.�Le 17 avril 2015, le p�re a subi, lors d'une agression, un traumatisme cr�nien, des contusions c�r�brales, ainsi qu'une h�morragie sous-anachno�dienne. Lors de son admission � l'h�pital, il �tait en �tat d'�bri�t� avanc�, �tait agit� et pr�sentait des " ph�nom�nes de sevrage (alcool + drogues) ". Il est demeur� hospitalis� jusqu'au 21 avril 2015.
A.h.�Le 28 avril 2015, le p�re a d�clar�, par �crit, qu'il consentait � ce que sa fille " voyage en Suisse, accompagn�e de sa m�re ", sp�cifiant que ce document " lui �tait n�cessaire � la Police des fronti�res, afin de sortir du pays, ainsi que partout o� il sera n�cessaire ". L'autorisation �tait d�livr�e pour une ann�e, du 28 avril 2015 au 28 avril 2016. Ce titre a �t� �tabli et l�galis� en l'�tude d'un notaire de Y.________ (RO), lequel a certifi� que le p�re avait compris le contenu de sa d�claration et qu'elle repr�sentait sa volont�.
Par d�claration notari�e du 12 ao�t 2015, le p�re a r�voqu� l'autorisation pr�cit�e du 28 avril 2015.
A.i.�Au mois d'avril 2015, l'enfant est revenue en Suisse avec sa m�re. D�s le mois d'ao�t 2015, elle a �t� scolaris�e � l'�cole primaire de U.________ (VS), en Suisse.
A.j.�Le 14 ao�t 2015, le p�re a d�pos� une requ�te en retour de l'enfant aupr�s de l'autorit� centrale roumaine.
Le 29 f�vrier 2016, le Minist�re de la justice de Roumaine a signifi� � l'Office f�d�ral de la justice de la Conf�d�ration suisse la " demande de restitution " de l'enfant pr�sent�e par le p�re.
A.k.�Par arr�t du 3 mars 2016, le Tribunal civil de Y.________ a, apr�s avoir proc�d� � l'audition de t�moins et sollicit� un rapport de l'autorit� de protection de l'enfant, attribu� l'autorit� parentale et la garde de la fille des parties � la m�re, mettant en �vidence les ant�c�dents judiciaires du p�re, sa consommation fr�quente d'alcool et de stup�fiants, sa pr�disposition au scandale, et sa violence verbale et physique manifest�e � l'encontre de son ex-femme. Le tribunal roumain a �galement expos� que, � la suite du traumatisme cr�nien subi en avril 2015, le p�re n'�tait plus � m�me de prendre soin de sa fille, que la r�vocation de l'autorisation du 28 avril 2015, peu de temps apr�s l'avoir consentie, constituait un comportement incons�quent, qu'il �tait incapable de prendre les d�cisions de nature � servir le bien de l'enfant et qu'il b�n�ficiait de l'aide de ses parents.
Le 21 avril 2016, A.A.________ a adress� une requ�te en retour de l'enfant mineur au Tribunal cantonal du canton du Valais et sollicit� le prononc� de mesures provisoires imm�diates.
B.a.�Le 25 avril 2016, le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a fait interdiction � la m�re de quitter le territoire du Valais avec l'enfant des parties ou de faire d�placer celle-ci en dehors du territoire du canton du Valais, jusqu'� droit connu sur le sort de la requ�te en retour de l'enfant.
L'enfant a �t� entendue par sa curatrice au mois de mai 2016, sans donner l'impression d'avoir �t� instrumentalis�e, et d�clar� qu'elle souhaitait demeurer aupr�s de sa m�re, qu'elle �tait certes attach�e � son p�re et � sa grand-m�re paternelle, mais qu'elle craignait que son p�re la ram�ne en Roumanie.
Le 6 juin 2016, le p�re a vers� � la cause la d�claration d'appel qu'il avait d�pos�e le 26 mai 2016 contre le jugement du 3 mars 2016 du Tribunal civil de Y.________.
B.b.�Statuant par d�cision du 14 juillet 2016, le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejet� la requ�te en retour de l'enfant.
Par acte du 27 juillet 2016, A.A.________ interjette un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut � l'annulation du jugement querell� et � sa r�forme en ce sens que le retour de l'enfant C.A.________ en Roumanie est ordonn�, aux frais de la m�re, le cas �ch�ant, avec le concours de la force publique. Il requiert en outre la gratuit� de la proc�dure f�d�rale, une indemnit� de d�pens � la charge du Tribunal f�d�ral et le remboursement de ses frais (voyage, repr�sentation, recherche de l'enfant), par la m�re.
Invit�es � se d�terminer sur le recours, l'intim�e, de m�me que la curatrice de l'enfant, ont conclu toutes deux au rejet du recours, sous r�serve toutefois de l'admission de la conclusion tendant � ce qu'il ne soit pas per�u de frais de proc�dure. Quant au juge cantonal, il a d�clar� se r�f�rer aux consid�rants de son arr�t.
La d�cision statuant sur la requ�te en retour d'un enfant � la suite d'un d�placement international d'enfant est une d�cision finale (art. 90 LTF) prise en application de normes de droit public dans une mati�re connexe au droit civil, singuli�rement en mati�re d'entraide administrative entre les �tats contractants pour la mise en oeuvre du droit civil �tranger (art. 72 al. 2 let. b ch. 1 LTF; ATF 133 III 584 consid. 1.2; 120 II 222 consid. 2b; arr�ts 5A_429/2015 du 22 juin 2015 consid. 1; 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 1.1; 5A_880/2013 du 16 janvier 2014 consid. 1). Le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a statu� en instance cantonale unique conform�ment � l'art. 7 al. 1 de la loi f�d�rale sur l'enl�vement international d'enfants et les Conventions de La Haye sur la protection des enfants et des adultes du 21 d�cembre 2007 (LF-EEA, RS 211.222.32); il y a ainsi exception l�gale au principe du double degr� de juridictions cantonales (art. 75 al. 2 let. a LTF; arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 1; 5A_799/2013 du 2 d�cembre 2013 consid. 1 et 5A_822/2013 du 28 novembre 2013 consid. 1.1). Le recours a en outre �t� interjet� dans la forme (art. 42 LTF) et le d�lai de dix jours (art. 100 al. 2 let. c LTF) pr�vus par la loi, par une partie ayant pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et justifiant d'un int�r�t digne de protection � la modification ou � l'annulation de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 LTF), de sorte que le recours en mati�re civile est en principe recevable.
Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit f�d�ral et du droit international (art. 95 let. a et b LTF). Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les motifs de l'autorit� pr�c�dente, ni par les moyens des parties; il peut donc admettre le recours en se fondant sur d'autres arguments que ceux invoqu�s par le recourant, comme il peut le rejeter en op�rant une substitution de motifs (ATF 139 II 404 consid. 3; 135 III 397 consid. 1.4). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s (ATF 140 III 86 consid. 2; 137 III 580 consid. 1.3; 135 III 397 consid. 1.4). Le recourant doit par cons�quent discuter les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 et les r�f�rences). De surcro�t, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a �t� invoqu� et motiv� � cet �gard par le recourant ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 139 I 229 consid. 2.2; 137 II 305 consid. 3.3; 135 III 232 consid. 1.2, 397 consid. 1.4�
in fine), c'est-�-dire s'ils ont �t� express�ment soulev�s et expos�s de fa�on claire et d�taill�e (ATF 135 III 232 consid. 1.2; 133 II 249 consid. 1.4.2; arr�t 5A_223/2016 du 28 juillet 2016 consid. 2.1).
Le recours a pour objet le retour imm�diat de l'enfant mineure C.A.________ en Roumanie aupr�s de son p�re, au regard des dispositions de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enl�vement international d'enfants (CLaH80, RS 0.211.230.02).
3.1.�La CLaH80 a pour but d'assurer le retour imm�diat des enfants d�plac�s ou retenus illicitement dans tout �tat contractant et de faire respecter de mani�re effective dans les autres �tats contractants les droits de garde et de visite existants dans un autre �tat contractant (art. 1
er�CLaH80). A teneur de l'art. 4 de la CLaH80, la Convention s'applique � tout enfant qui avait sa r�sidence habituelle dans un �tat contractant imm�diatement avant l'atteinte aux droits de garde ou de visite (art. 5 CLaH80). Le retour de l'enfant dans son pays de provenance ne peut �tre ordonn� que si le d�placement est illicite au sens de l'art. 3 CLaH80 et si aucune des exceptions au retour pr�vues par l'art. 13 CLaH80 n'est r�alis�e, en d'autres termes, uniquement dans les cas pr�vus par la convention.
3.2.�Dans l'arr�t d�f�r�, le juge cantonal retient que " la r�sidence habituelle de C.A.________ �tait � Y.________, au domicile de son p�re lorsque sa m�re l'a d�plac�e au mois d'avril 2015", alors que le p�re �tait seul titulaire du droit de garde. L'autorit� pr�c�dente a ensuite retenu que, par d�claration �crite du 28 avril 2015, le p�re avait consenti � un d�placement temporaire de l'enfant - indiquant la dur�e du 28 avril 2015 au 28 avril 2016 -, qu'il n'avait certes pas donn� son accord � une modification du lieu de r�sidence, mais n'avait pas pour autant sp�cifi� que l'autorisation ne portait que sur l'exercice du droit de visite, ni fix� une date de retour. Le juge cantonal a expos� qu'une fois donn�, le consentement ne pouvait pas �tre r�tract�. Il en a conclu que l'autorisation de s�journer en Suisse durant un an n'avait pas cess� de d�ployer ses effets, partant, que le refus de la demande de retour �tait justifi� en vertu de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80, pour ce motif d�j�.
Pour le surplus, le magistrat cantonal a relev� que l'arr�t en modification du jugement de divorce du 3 mars 2016 du Tribunal civil de Y.________ attribuant � la m�re l'autorit� parentale sur l'enfant et d�pla�ant le lieu de r�sidence habituelle de la fille au domicile de sa m�re, avait �t� entrepris par le p�re, en sorte que ce jugement ne pouvait pas valoir acquiescement post�rieur au d�placement, mais qu'il convenait n�anmoins d'�viter d'exposer l'enfant � un double retour en cas de rejet de l'appel par les juges roumains. Le juge cantonal a enfin rappel� que la demande en retour avait �t� introduite une semaine avant l'�coulement du d�lai d'un an de l'art. 12 CLaH80, en sorte qu'� quelques jours pr�s, il lui aurait appartenu de d�terminer si l'enfant s'�tait int�gr� � son nouveau milieu, mais que cette question pouvait n�anmoins souffrir de rester ind�cise.
3.3.�En l'esp�ce, la cour de c�ans constate que tant la Suisse que la Roumanie ont toutes deux ratifi� la CLaH80 (art. 1
er�CLaH80) et que l'enfant mineure C.A.________ se trouvait en Roumanie imm�diatement avant le d�placement en Suisse, aupr�s de son p�re, titulaire du droit de garde (art. 4 et 5 CLaH80), selon le jugement du 30 janvier 2014 du Tribunal civil de Y.________ (�
cf. supra�consid. 3.2). Il s'ensuit que les dispositions de la CLaH80 sont applicables au cas d'esp�ce.
Le recourant s'en prend d'abord � l'�tablissement des faits par le juge cantonal, exposant qu'il s'est fond� sur des faits constat�s arbitrairement ou que les constatations de fait sont manifestement incompl�tes (art. 9 Cst.).
Le p�re entend faire corriger l'�tat de fait en relation avec le d�roulement de la m�diation effectu�e en Roumanie dans le cadre du jugement de divorce, estimant que l'�tat de fait tel qu'il est actuellement r�dig� - il pr�cise que la m�re "ignorait, en outre, que le m�diateur �tait un ami de�
son�mari" - jette le discr�dit sur sa personne, alors que le m�diateur �tait en r�alit� un ami�
de l'avocat�du p�re. Le recourant soutient aussi que le contenu de l'autorisation notari�e du 28 avril 2015 n'a pas �t� reproduit de mani�re exhaustive, menant � une interpr�tation erron�e de la volont� exprim�e dans ce document, alors que le consentement ou l'acquiescement au d�placement de l'enfant est une question de fait. A cet �gard, il rel�ve que le texte clair et exhaustif du document indique qu'il a donn� son consentement � ce que sa fille voyage en avion, de Roumanie en Suisse, accompagn�e de sa m�re, aux fins d'exercer le droit de visite, mais qu'il n'a nullement consenti � un transfert de la garde ou au d�placement du lieu de r�sidence. Le recourant affirme en outre que la r�vocation de cette autorisation de voyage a eu lieu le 11 juin 2015 d�j� et non le 12 ao�t 2015 comme cela ressort de mani�re erron�e de l'�tat de fait du juge cantonal.
Le p�re estime aussi que l'�tat de fait est incomplet sur trois points. En premier lieu, le p�re d�nonce l'absence de mention que la dur�e de l'autorisation de voyager du 28 avril 2015, jusqu'au 28 avril 2016, est identique � la date de validit� du passeport de sa fille. Deuxi�mement, l'�tat de fait ne retranscrirait arbitrairement pas les d�clarations de la m�re � teneur desquelles elle a expos� que "lorsque j'ai pris ma fille pour m'�tablir avec elle en Suisse, je n'ai pas invit� mon ex-mari � signer des documents portant sur le transfert de garde". Ces all�gations seraient pourtant cruciales car elles attesteraient du fait que la m�re savait que le recourant n'avait pas consenti au d�placement du lieu de r�sidence de leur fille. L'arr�t querell� serait aussi lacunaire sur les constatations et l'examen de la question d'un �ventuel acquiescement de sa part au non-retour de l'enfant en Roumanie.
4.1.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). En tant que cour supr�me, il est instance de r�vision du droit et non pas juge du fait. Il ne peut donc rectifier ou compl�ter les faits, partant s'en �carter, que si ceux-ci ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - soit de mani�re arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 140 III 115 consid. 2; 137 III 226 consid. 4.2; 135 III 397 consid. 1.5; 134 IV 36 consid. 1.4.1) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF) et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1
in fine�LTF). Le recourant qui soutient que les faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte doit soulever ce grief en pr�sentant une argumentation claire et d�taill�e ("principe d'all�gation, art. 106 al. 2 LTF,�
4.2.1.�S'agissant de la m�diation intervenue dans le cadre du divorce des parents en Roumanie, cet �l�ment de fait, qui constate ce qu'a compris la m�re, ne contient en cons�quence aucun jugement de valeur; il n'a manifestement aucune incidence sur l'application de la CLaH80 au cas d'esp�ce, partant sur le sort de la pr�sente cause (�
cf. supra�consid. 4.1). De surcro�t, une action en modification du jugement de divorce est actuellement pendante en Roumanie, dont l'audience d'appel se tiendra le 14 octobre prochain selon les all�gations du recourant lui-m�me, de sorte que le jugement de divorce initial n'est en l'�tat pas pertinent pour examiner le droit de garde et l'attribution parentale de l'enfant C.A.________; tel est�
a fortiori�aussi le cas des circonstances dans lesquelles ce jugement est intervenu. Enfin, il sied de relever qu'il r�sulte uniquement de l'appr�ciation du recourant que ce constat jetterait le discr�dit sur sa personne. Vu ce qui pr�c�de, cet �l�ment est d�nu� de pertinence; partant, il n'y a pas lieu d'examiner si cette insertion factuelle est ou non conforme aux d�clarations protocol�es de l'intim�e, et, le cas �ch�ant, de corriger l'�tat de fait sur ce point (�
4.2.2.�En tant que le recourant se plaint d'un �tat de fait incomplet s'agissant de l'autorisation qu'il a r�dig�e le 28 avril 2015, son grief doit �tre admis. Le juge cantonal a manifestement reproduit uniquement certaines phrases de ce document, qu'il consid�rait comme essentielles. Or, cette autorisation constituerait, � teneur de l'arr�t d�f�r�, la preuve du consentement du p�re � "un d�placement temporaire de l'enfant", sans "date de retour ant�rieure au 28 avril 2016". La correcte application du droit, singuli�rement de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 n�cessite toutefois que le consentement du p�re, chez qui l'enfant �tait domicili�e, soit �tabli. Dans cette optique, la pi�ce attestant de la pr�tendue approbation du recourant au d�placement et au non-retour de sa fille rev�t une importance particuli�re pour le sort de la pr�sente cause, impliquant la prise en consid�ration de l'int�gralit� du texte. Il s'ensuit que l'�tat de fait doit �tre compl�t�, en ce sens que la pi�ce n� 9 est reproduite�
in extenso, � tout le moins s'agissant du contenu de la d�claration du p�re : "Le soussign� A.A.________ [�
n� passeport, adresse, identification et avertissement des sanctions d'un faux t�moignage] d�clare son consentement que sa fille mineure C.A.________ [�
n� passeport], n�e le 22.04.2008, dans la ville de Y.________, d�partement de Y.________, voyage en SUISSE, par avion, sur la route Bucarest-Gen�ve, entre 28.04.2015 et 28.04.2016, accompagn�e par sa m�re, Mme B.A.________ [�
n� passeport, adresse et identification]. La pr�sente d�claration lui est n�cessaire � la Police des fronti�res, afin de sortir du pays, ainsi que partout o� il sera n�cessaire".
4.2.3.�Certes, il ressort de l'arr�t entrepris que "[p]ar d�claration notari�e du 12 ao�t 2015, A.A.________ a r�voqu� l'autorisation donn�e le 28 avril pr�c�dent", alors que le recourant all�gue avoir r�voqu� son autorisation le 11 juin 2015 d�j�; n�anmoins, la modification de cette pr�tendue erreur n'est nullement susceptible d'influer sur le sort de la cause, le juge cantonal ayant retenu que "[u]ne fois le consentement donn�, il ne pouvait �tre r�tract�", de sorte que la date de la r�vocation de l'autorisation n'est pas un �l�ment pertinent pour statuer sur la pr�sente affaire. Dans ces circonstances, faute de pertinence, cette constatation n'est pas un �l�ment essentiel de l'�tat de fait, en sorte qu'il n'y a pas lieu de le corriger � cet �gard (�
4.2.4.�La correspondance de date, � savoir le 28 avril 2016, entre l'�ch�ance de l'autorisation et la date d'�ch�ance du passeport de l'enfant, ne figure en effet nul part dans l'arr�t d�f�r�. Toutefois, l'on ne voit pas en quoi cet �l�ment aurait une quelconque incidence sur l'interpr�tation de la port�e de l'autorisation - dont le contenu est d�sormais reproduit dans son int�gralit� (�
cf. supra�consid. 4.2.2) -, singuli�rement en quoi une date diff�rente serait un indice de la volont� du p�re d'accepter une modification du lieu de r�sidence de l'enfant. Au demeurant, le recourant ne motive pas plus avant son grief, se limitant � qualifier cette constatation d' "indispensable pour d�terminer [ses] all�gations". Autant qu'il r�pond � l'exigence minimale de motivation (art. 106 al. 2 LTF;�
cf. supra�consid.2), le grief est mal fond�, la constatation n'ayant aucune influence pour l'issue de l'affaire (�
cf. supra�consid.4.1).
4.2.5.�Il faut conc�der au recourant que lors de l'audience du 17 mai 2016 devant le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan, la m�re a d�clar� que "lorsque j'ai pris ma fille pour m'�tablir avec elle en Suisse, je n'ai pas invit� mon ex-mari � signer des documents portant sur le transfert de garde", et que ces propos n'ont pas �t� retranscrits dans l'�tat de fait de la d�cision querell�e. Prise isol�ment, cette d�claration peut sembler pertinente pour le sort de la cause. Toutefois, il convient de replacer cette phrase dans le contexte dans lequel elle a �t� prononc�e, � savoir que la m�re expliquait qu'elle avait vers� 3'000 fr. au recourant lorsqu'elle a pris sa fille en Suisse, qu'elle n'a ni quittance pour ce versement, ni fait signer � celui-ci de documents sur le transfert de la garde. Il ressort donc de ces affirmations que la m�re a toujours consid�r� �tre en droit de d�placer la r�sidence de leur fille en Suisse, position proc�durale qu'elle a d�fendue depuis le d�p�t de l'action en retour de l'enfant. Aussi, l'on ne voit pas en quoi la mention de ces d�clarations dans l'�tat de fait serait en d�finitive propre � influer sur la cause, �tant pr�cis� que les conclusions en rejet de la requ�te de retour de l'enfant figurent dans l'expos� des faits de la d�cision du juge pr�c�dent (�
cf. supra�consid. 4.1). Partant, le grief est �galement rejet� sur ce point.
4.2.6.�Enfin, s'agissant de la question d'un �ventuel consentement au non-retour de la fille en Roumanie, la critique du recourant est d'embl�e irrecevable (art. 106 al. 2 LTF;�
cf. supra�consid. 2). Se limitant � citer de la jurisprudence, � reprocher � l'autorit� pr�c�dente de ne pas avoir proc�d� � un tel examen et � pr�senter sa propre appr�ciation juridique, le p�re n'�num�re ainsi pas les �l�ments de faits qui auraient �t� rendus objectivement vraisemblables et qui n'auraient pas �t� relat�s dans l'�tat de fait, alors qu'ils auraient permis l'examen d'un �ventuel acquiescement post�rieur au d�placement du lieu de r�sidence de l'enfant. E�t-elle �t� recevable, la critique aurait quoi qu'il en soit �t� d�nu�e de pertinence, d�s lors que le juge cantonal, ayant admis l'existence d'un consentement au d�placement de l'enfant, pouvait s'�pargner, dans ces conditions, l'examen d'un acquiescement post�rieur au d�placement ou l'acceptation du non-retour de l'enfant.
Le recourant expose que le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan a viol� l'art. 12 al. 1 CLaH80, en proc�dant � l'examen de l'int�gration de la fille en Suisse et de int�r�t de l'enfant � demeurer dans le pays dans lequel il a �t� d�plac�, alors que le juge n'avait pas � effectuer cette appr�ciation pr�vue � l'art. 12 al. 2 CLaH80, d�s lors que sa requ�te en retour de l'enfant a �t� d�pos�e dans l'ann�e suivant le non-retour litigieux et m�me le d�placement contest�. Le p�re fait valoir que, lorsque la demande en retour de l'enfant est d�pos�e dans le d�lai d'un an fix� � l'art. 12 al. 1 CLaH80, cette norme prescrit le retour automatique de l'enfant, sans examen de l'adaptation de l'enfant dans le nouveau pays.
5.1.�Il ressort de la d�cision entreprise que le juge cantonal a constat� que " la demande a �t� introduite une semaine avant l'�coulement du d�lai d'une ann�e de l'article 12 al. 1 CLaH80 " et que "[ �] quelques jours pr�s, il [ lui] aurait appartenu de d�terminer si l'enfant s'�tait int�gr�e � son nouveau milieu. Le cas �ch�ant, C.A.________ n'aurait vraisemblablement pas pu �tre renvoy�e". L'autorit� pr�c�dente a soulign� que "depuis plus d'une ann�e ", l'enfant avait nou� des liens culturels et sociaux en Suisse, et a estim� que le laps de temps de pr�s d'un an avant de saisir le Tribunal cantonal d'une requ�te en retour de sa fille n'�tait pas insignifiant et que, m�me si les enfants en bas �ge avaient une grande facult� d'adaptation, le d�racinement de la fille de son nouveau milieu habituel durant la proc�dure d'appel en Roumanie �tait susceptible de provoquer chez elle un trouble dans son esprit, qu'il y avait lieu de pr�venir. Le juge cantonal en a conclu que, pour ce motif d�j�, la demande en retour devait �tre rejet�e.
5.2.�Lorsqu'un enfant a �t� d�plac� ou retenu illicitement et qu'une p�riode de moins d'un an s'est �coul�e � partir du d�placement ou du non-retour au moment de l'introduction de la demande, l'autorit� saisie ordonne son retour imm�diat (art. 12 al. 1 CLaH80). Dans la syst�matique de la CLaH80, la question de l'int�gration de l'enfant dans son nouveau milieu n'est pertinente que si l'autorit� est saisie d'une requ�te en retour de l'enfant apr�s l'expiration d'un d�lai d'un an depuis le d�placement illicite (art. 12 al. 2 CLaH80; arr�t 5A_617/2015 du 24 septembre 2015 consid. 3.3.1.3).
5.3.�Nonobstant le constat que la requ�te en retour avait �t� d�pos�e avant l'�ch�ance de la p�riode d'un an fix�e par l'art. 12 CLaH80 - compt�e � partir du d�placement de la fille d�j� -, le juge pr�c�dent a estim�, de mani�re contradictoire, que l'int�gration de l'enfant dans son nouveau milieu " depuis plus d'une ann�e " justifiait que l'on �vite un nouveau d�racinement de la fille pour la dur�e de la proc�dure d'appel. En examinant les cons�quences d'un retour de la fille en Roumanie pour son bien-�tre, en d�pit du constat que le d�lai d'un an n'�tait pas �chu, l'autorit� pr�c�dente a appliqu� par anticipation l'art. 12 al. 2 CLaH80 et fond� sa d�cision sur ce motif. Ce faisant, le Juge unique a viol� l'art. 12 al. 1 CLaH80, qui impliquait le retour imm�diat de la fille, sans examen de l'int�gration de celle-ci en Suisse.
Le recourant soutient que le juge cantonal a viol� l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80, exposant, d'une part, qu'il n'a pas consenti - singuli�rement par sa d�claration du 28 avril 2015 aupr�s du notaire roumain - au d�placement et au non-retour de sa fille, et, d'autre part, que l'arr�t roumain en modification du jugement de divorce du 3 mars 2016 n'est pas d�finitif, partant, pas ex�cutoire, car il fait l'objet d'un appel qui sera jug� en s�ance le 14 octobre 2016, en sorte qu'en l'�tat il n'y a ni acquiescement post�rieur, ni risque de double retour si le jugement roumain devait lui attribuer la garde de l'enfant.
6.1.�En principe, lorsqu'un enfant a �t� d�plac� ou retenu illicitement, l'autorit� saisie ordonne son retour imm�diat (art. 1 let. a, 3 et 12 al. 1 CLaH80), � moins que l'une des exceptions pr�vues � l'art. 13 CLaH80 ne soit r�alis�e (arr�ts 5A_1003/2015 du 14 janvier 2016 consid. 5.1; 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 3.1). Les exceptions au retour pr�vues � l'art. 13 CLaH80 doivent �tre interpr�t�es de mani�re restrictive, le parent ravisseur ne devant tirer aucun avantage de son comportement ill�gal (arr�ts 5A_479/2012 du 13 juillet 2012 consid. 5.1, publi�
in�PJA 2007 p. 1585).
6.2.�Sous le grief de violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80, le recourant soutient premi�rement que l'autorisation de voyager qu'il a r�dig�e le 28 avril 2015 ne constitue pas un consentement au d�placement de l'enfant, au sens de l'exception pr�vue � l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 et que la m�re n'a pas d�montr� l'accord du p�re. Il expose avoir donn� son accord � un d�placement temporaire et non pas � un changement de r�sidence de l'enfant, selon le texte de la d�claration du 28 avril 2015. Le p�re souligne aussi que, contrairement � ce qu'� retenu le juge cantonal, lorsqu'il a r�voqu� l'autorisation de voyage du 28 avril 2015, il n'a pas r�voqu� son consentement � l'�tablissement de sa fille en Suisse, d�s lors qu'il ne l'avait jamais donn�, mais a exprim� sans d�lai son refus de modifier le lieu de r�sidence habituel de l'enfant.
6.2.1.�Il ressort de l'arr�t entrepris que le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan a consid�r� que le p�re avait donn� son accord � un d�placement temporaire de sa fille en Suisse, qu'il n'avait certes pas consenti � une modification du lieu de r�sidence, mais que celui-ci n'avait pas pour autant sp�cifi� que l'autorisation ne portait que sur l'exercice du droit de visite et n'avait ainsi pas fix� de date de retour. L'autorit� pr�c�dente a jug� que, vu le traumatisme cr�nien du p�re, cet �l�ment nouveau avait impos� une r�glementation diff�rente de la garde de l'enfant, command�e par le bien de la fille : le p�re n'�tant plus � m�me, provisoirement, de prendre soin de celle-ci, il a donn� son accord � ce qu'elle s�journe avec sa m�re et que, contrairement � ce que le p�re avait pr�tendu, il ne s'agissait donc pas d'un accord sur l'exercice du droit aux relations personnelles, mais d'un document devenu n�cessaire par son impossibilit� d'exercer la garde.
6.2.2.�La premi�re exception pr�vue � l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 pr�voit que l'autorit� judiciaire de l'�tat requis n'est pas tenue d'ordonner le retour de l'enfant lorsque le parent ravisseur qui s'oppose � ce retour �tablit que l'autre parent, qui avait le soin de l'enfant, avait consenti ou a acquiesc� post�rieurement � ce d�placement ou � ce non-retour. La CLaH80 ne pr�voit pas de pr�somption relative � l'accord au non-retour de l'enfant, mais exige la preuve de ce consentement (art. 13 al. 1 CLaH80), laquelle doit r�pondre � des exigences particuli�rement �lev�es (arr�ts 5A_1003/2015 du 14 janvier 2016 consid. 5.1.1; 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 3.1 et les nombreuses r�f�rences cit�es; 5A_577/2014 et 5A_578/2014 du 21 ao�t 2014 consid. 4.4; 5A_822/2013 du 28 novembre 2013 consid. 3.3); des d�clarations conditionnelles ne suffisent pas (arr�ts 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 3.1; 5A_577/2014 et 5A_578/2014 du 21 ao�t 2014 consid. 4.4; 5A_520/2010 du 31 ao�t 2010 consid. 3). Le consentement, respectivement, l'acquiescement (expr�s ou par actes concluants) du parent qui avait la garde dans le pays d'origine doit �tre exprim� clairement (arr�t 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 3.1).
6.2.3.�Selon le texte complet de l'autorisation du 28 avril 2015 - eu �gard aux termes "voyage", "par avion, sur la route", "n�cessaire � la Police des fronti�res, afin de sortir du pays" (�
cf. supra�consid. 4.2.2) -, il appara�t que ce document fait r�f�rence � un voyage, non � l'�tablissement de l'enfant ou � une modification du lieu de r�sidence, notamment faute de pr�cision sur la dur�e du s�jour projet� en Suisse ou de d�signation d'un lieu de destination. D�s lors que le texte de l'autorisation n'est pas �quivoque et a �t� r�dig� par un notaire de mani�re claire, il n'y avait pas lieu de recourir � l'interpr�tation � laquelle le juge pr�c�dent a proc�d� au regard des circonstances, singuli�rement des s�quelles de l'agression du p�re (�
cf. supra�consid. 6.2.2). Il s'ensuit que la d�claration du 28 avril 2015 ne saurait �tre comprise comme une " autorisation de s�jour durant une ann�e ", ainsi que l'a retenu le juge cantonal, ni�
a fortiori�comme le consentement du p�re � la modification du lieu de r�sidence de sa fille. Le grief de violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 doit donc �tre admis sous cet angle.
6.2.4.�En l'absence de consentement donn� par le parent gardien de l'enfant avant le d�placement, le point de savoir si la r�vocation dudit consentement est licite ou non peut souffrir de demeurer ind�cis.
6.3.�En second lieu, le recourant conteste qu'il existe un acquiescement post�rieur au sens de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 d�coulant de la d�cision rendue par la Roumanie, apr�s le d�placement de sa fille. Il admet qu'un jugement a certes �t� rendu le 3 mars 2016 par le Tribunal civil de Y.________ attribuant l'autorit� parentale � la m�re et d�pla�ant le lieu de r�sidence habituelle de l'enfant en Suisse, mais il soutient que ce jugement n'est pas constitutif d'un acquiescement, faute d'�tre entr� en force et ex�cutoire. Il expose avoir form� appel contre ce jugement, lequel sera jug� en s�ance le 14 octobre 2016 � 9h30, en sorte que la d�cision rendue le 3 mars 2016 en faveur de la m�re de l'enfant n'est pas ex�cutoire et ne peut donc avoir d'influence sur le prononc� ou le refus du retour de l'enfant. De surcro�t, le recourant ajoute que la m�re n'a ni all�gu�, ni�
a fortiori�d�montr�, l'existence d'une d�cision provisoire pour la dur�e de la proc�dure d'appel, qui serait imm�diatement ex�cutoire, selon laquelle la r�sidence de l'enfant serait fix�e aupr�s d'elle en Suisse.
6.3.1.�S'agissant de la d�cision roumaine, l'autorit� pr�c�dente a rappel� que le Tribunal civil de Y.________ avait attribu� l'autorit� parentale � la m�re et d�plac� le lieu de r�sidence habituelle de l'enfant du domicile de son p�re � celui de sa m�re, que le p�re avait entrepris ce jugement et qu'on ignorait si l'arr�t sur appel devait �tre rendu � br�ve �ch�ance. Le juge cantonal a ainsi retenu que le retour de l'enfant, dans l'intervalle, �tait de nature � l'exposer � un nouveau renvoi si l'appel devait �tre rejet�, partant, qu'il fallait pr�venir le risque de double retour.
6.3.2.�Lorsque l'�tat requ�rant rend, post�rieurement au d�placement, une d�cision accordant la garde au parent ravisseur, il y a lieu d'admettre que le retour de l'enfant ne doit pas �tre ordonn�, car une telle d�cision de l'autorit� de l'�tat de provenance de l'enfant prive alors de pertinence une argumentation fond�e sur le caract�re illicite du d�placement contest� au sens de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 (arr�ts 5A_1003/2015 du 14 janvier 2016 consid. 5.1.1; 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.1; 5A_884/2013 du 19 d�cembre 2013 consid. 4.2.2.2).
6.3.3.�Contrairement � ce que soutient le recourant, le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan n'a pas retenu que le jugement roumain attribuait, de mani�re d�finitive, l'autorit� parentale � la m�re et d�pla�ait par cons�quent le lieu de r�sidence habituelle de l'enfant chez sa m�re, partant, que ce jugement serait constitutif d'un acquiescement post�rieur au sens de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80. L'autorit� pr�c�dente a uniquement retenu que la date de l'arr�t sur appel �tait encore ind�finie, et que, au vu du contenu du jugement de premi�re instance, le renvoi de la fille en Roumanie dans l'intervalle - sur la base de la CLaH80 - exposait l'enfant � un nouveau renvoi si cet appel devait �tre rejet�. Le juge cantonal n'a donc pas consid�r� que le jugement du 3 mars 2016 constituait ainsi un acquiescement post�rieur, mais que la pr�vention du risque de double retour constituait, dans l'attente d'un arr�t d�finitif des autorit�s du pays de provenance sur ces questions, une exception au sens de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80. En l'occurrence, l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 n'a nullement trait � des questions d'opportunit�, partant, ne consacre pas le risque d'un double retour comme exception, mais se limite � la prise en consid�ration d'�l�ments factuels (�
cf. supra�consid. 6.3.2). Il s'ensuit qu'en admettant qu'il existait un risque de double retour induit par le jugement roumain du 3 mars 2016 dont est appel et que ce risque consacrait une forme d'acquiescement pour la dur�e de la proc�dure de deuxi�me instance, le juge cantonal a m�connu la port�e de cette disposition. Seul l'arr�t sur appel qui interviendra le 14 octobre 2016, lorsque cette d�cision sera entr�e en force et devenue ex�cutoire, sera constitutif d'un acquiescement post�rieur au d�placement et non-retour illicites de la fille. La violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 doit donc �galement �tre admise sous cet angle.
Saisie d'une requ�te en retour de l'enfant, l'autorit� judiciaire de l'�tat dans lequel l'enfant a �t� d�plac� ou est retenu illicitement n'est pas comp�tente pour proc�der � un examen approfondi de la situation compl�te afin de rendre une d�cision sur le fond de la cause statuant sur les questions d'autorit� parentale et de garde de l'enfant. Dans le cadre du m�canisme de la CLaH80, il suffit que les juridictions nationales examinent et motivent succinctement les �l�ments plaidant en faveur du retour de l'enfant dans le pays de provenance, ainsi que les motifs invoqu�s d'exclusion au rapatriement de l'enfant, � la lumi�re de l'int�r�t sup�rieur de l'enfant et en tenant compte des circonstances du cas d'esp�ce (arr�t 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.3)
Vu ce qui pr�c�de, il appartient aux autorit�s suisses saisies du cas d'esp�ce d'examiner tous les �l�ments justifiant et excluant le retour de l'enfant dans le pays de provenance. D�s lors que le juge cantonal a admis que tant l'art. 12 al. 2 CLaH80 que l'exception de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 constituaient des �l�ments justifiant le non-retour de la fille en Roumanie, il a laiss� ouverte l'exception de l'art. 13 al. 2 CLaH80 (�
cf. infr�a consid. 7.1) et n'a pas examin� l'exception pr�vue � l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80 (�
cf. infr�a consid. 7.2). Or, l'admission du recours s'agissant des griefs des art. 12 et 13 al. 1 let. a CLaH80 (�
cf. supra�consid. 5 et 6) a pour cons�quence que la r�alisation de l'un ou de l'autre de ces deux exceptions doit �tre examin�e, question de droit dont le Tribunal f�d�ral se pr�occupe d'office (art. 106 al. 1 LTF;�
7.1.1.�Le juge pr�c�dent a expos� que la fille s'�tait oppos�e � son retour et manifest� sa volont� de demeurer aupr�s de sa m�re. Le magistrat cantonal a cependant estim� que, en raison de son �ge (8 ans), l'enfant n'�tait " tr�s vraisemblablement pas � m�me de se forger une opinion personnelle � propos de la question sp�cifique du retour dans son pays d'origine ", en sorte que, au vu de l'issue de la requ�te en retour, la question de l'opposition de l'enfant pouvait souffrir de rester ind�cise.
7.1.2.�L'art. 13 al. 2 CLaH80 dispose que l'autorit� judiciaire de l'�tat requis peut aussi refuser d'ordonner le retour de l'enfant si elle constate que celui-ci s'oppose � son retour et qu'il a atteint un �ge et une maturit� o� il se r�v�le appropri� de tenir compte de cette opinion. Un enfant a atteint un degr� de maturit� suffisant au sens de cette disposition lorsqu'il est en mesure de comprendre le sens et la probl�matique de la d�cision portant sur le retour. Il doit en particulier �tre capable de saisir que la proc�dure ne concerne ni la question du droit de garde, ni celle de l'autorit� parentale, mais tend uniquement � r�tablir la situation ant�rieure au d�placement illicite; il doit aussi �tre conscient que le point de savoir dans quel �tat et aupr�s duquel de ses parents il vivra � l'avenir sera tranch�, apr�s son retour dans le pays d'origine, par les autorit�s judiciaires de ce pays (ATF 133 III 146 consid. 2.4). L'opposition de l'enfant constitue une exception au principe du retour en cas de d�placement illicite; elle ne conf�re pas � l'enfant le droit de choisir librement le lieu de s�jour de la famille. L'opposition au sens de l'art. 13 al. 2 CLaH80 doit �tre qualifi�e, c'est-�-dire �tre exprim�e avec une certaine fermet� et reposer sur des motifs particuliers et compr�hensibles (ATF 134 III 88 consid. 4; arr�ts 5A_930/2014 du 23 d�cembre 2014 consid. 6.1.3; 5A_799/2013 consid. 5.7). Selon la jurisprudence, un enfant de 8 ans n'est,�
a priori, pas capable de se forger une opinion personnelle � propos de la question sp�cifique du retour dans son �tat d'origine pour la dur�e de la proc�dure tendant � l'attribution du droit de garde (ATF 133 III 146 consid. 2.4; arr�t 5A_930/2014 du 23 d�cembre 2014 consid. 6.3.2).
7.1.3.�En l'occurrence, il ressort de l'arr�t d�f�r� que le juge cantonal a constat� que la fille des parties �tait �g�e de 8 ans et a indiqu� qu'elle ne semblait pas suffisamment mature pour exprimer son opinion sur cette question sp�cifique. Faute d'�l�ment propre au cas d'esp�ce permettant de consid�rer qu'exceptionnellement un enfant de 8 ans est capable d'exprimer son opposition qualifi�e � son retour, le magistrat cantonal ne pouvait pas, eu �gard � la jurisprudence pr�cit�e (�
cf. supra�consid. 7.1.2�
in fine), laisser la question ouverte, partant, sugg�rer que l'opposition de l'enfant aurait pu �tre une exception suppl�mentaire au retour. Sur la base de ses constatations, le juge pr�c�dent ne pouvait que conclure que l'exception consacr�e par l'art. 13 al. 2 CLaH80 n'�tait pas satisfaite.
7.2.�La derni�re exception au retour de l'enfant (art. 13 al. 1 let. b CLaH80) n'a pas �t� trait�e dans la d�cision entreprise, le juge cantonal ayant d�j� admis trois motifs plaidant contre le rapatriement de la fille en Roumanie (�
cf. supra�consid. 5.1, 6.2.1 et 6.3.1). D�s lors qu'il appara�t que ces exceptions ne sont en d�finitive pas satisfaites (�
cf. supra�consid. 5.3, 6.2.3 et 6.3.3), de m�me que celle de l'art. 13 al. 2 CLaH80 (�
cf. supra�consid. 7.1.3), il convient d'examiner si l'hypoth�se vis�e par l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80 est r�alis�e et conduirait au rejet de la demande en retour de l'enfant.
7.2.1.�En vertu de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, l'autorit� judiciaire de l'�tat requis n'est pas tenue d'ordonner le retour de l'enfant lorsque la personne qui s'oppose � son retour �tablit qu'il existe un risque grave que ce retour n'expose l'enfant � un danger physique ou psychique, ou de toute autre mani�re ne le place dans une situation intol�rable. Seuls des risques graves doivent �tre pris en consid�ration, � l'exclusion de motifs li�s aux capacit�s �ducatives des parents, d�s lors que la CLaH80 n'a pas pour but de statuer au fond sur le sort de l'enfant, notamment sur la question de savoir quel parent serait le plus apte � l'�lever et � prendre soin de lui; la d�cision � ce sujet revient au juge du fait de l'�tat de provenance et la proc�dure de retour tend uniquement � rendre possible une d�cision future � ce propos (�
cf.�art. 16 et 19 CLaH80; ATF 133 III 146 consid. 2.4; 131 III 334 consid. 5.3; arr�t 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 4.1 et les r�f�rences cit�es).
L'art. 5 LF-EEA pr�cise l'application de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, en �num�rant une s�rie de cas dans lesquels le retour de l'enfant ne peut plus entrer en ligne de compte parce qu'il placerait celui-ci dans une situation manifestement intol�rable (Message concernant la mise en oeuvre des conventions sur l'enl�vement international d'enfants ainsi que l'approbation et la mise en oeuvre des conventions de La Haye en mati�re de protection des enfants et des adultes, du 28 f�vrier 2007, FF 2007 p. 2433, n� 6.4). Le retour de l'enfant ne doit pas �tre ordonn� notamment lorsque: 1� le placement aupr�s du parent requ�rant n'est manifestement pas dans l'int�r�t de l'enfant; 2� le parent ravisseur, compte tenu des circonstances, n'est pas en mesure de prendre soin de l'enfant dans l'�tat dans lequel l'enfant avait sa r�sidence habituelle au moment de l'enl�vement ou que l'on ne peut manifestement pas l'exiger de lui; 3� le placement aupr�s de tiers n'est manifestement pas dans l'int�r�t de l'enfant (arr�ts 5A_479/2012 du 13 juillet 2012 consid. 5.1, publi�
in�SJ 2010 I p. 151). Les conditions pos�es � l'art. 5 LF-EEA n'ont pour objet que de clarifier les dispositions conventionnelles, et non pas de se substituer � elles. Le terme �notamment� signifie que ne sont �num�r�s que quelques cas de figure qui - bien qu'essentiels - n'emp�chent pas que l'on se pr�vale de la clause pr�vue dans la convention (Message pr�cit�, FF 2007 p. 2433, n� 6.4).
7.2.2.�L'�tat de fait de la d�cision entreprise laisse appara�tre que le p�re a des ant�c�dents judiciaires, consomme fr�quemment de l'alcool et des stup�fiants, a une pr�disposition au scandale, et a manifest� de la violence verbale et physique � l'encontre de son ex-femme. Il ressort aussi des faits que le tribunal de premi�re instance roumain a expos� que, � la suite du traumatisme cr�nien subi en avril 2015, le p�re n'�tait plus � m�me de prendre soin de sa fille. Au vu de ces constatations, il y a lieu de s'interroger sur l'aptitude du p�re � prendre soin de sa fille, sans mettre l'int�r�t et le bien-�tre de celle-ci, autrement dit, sans cr�er un risque concret et grave pour le d�veloppement de l'enfant. A tout le moins la r�alisation de cette exception n'est-elle pas d'embl�e exclue. En tant que cour supr�me, le Tribunal f�d�ral est juge du droit - il statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF;�
cf. supra�consid. 4.1) -, et, non juge du fait (arr�t 5A_339/2015 du 18 novembre 2015 consid. 2.3) et ne disposant manifestement pas de tous les �l�ments lui permettant de trancher cet aspect, la cour de c�ans n'est pas en mesure d'examiner cet aspect. Il convient d�s lors de renvoyer la cause au juge de l'instance cantonale unique (art. 7 al. 1 LF-EEA;�
cf. supra�consid.1) aux fins qu'il �tablisse les faits en relation avec l'�ventuelle r�alisation de l'exception de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, puis qu'il statue � nouveau sur la cause, en particulier sur la r�alisation de l'une des exceptions de l'art. 13 al. 1 let. a et b CLaH80.
Vu ce qui pr�c�de, le recours est admis, l'arr�t annul� et la cause renvoy�e au Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais pour instruction et nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Conform�ment � l'art. 26 al. 2 CLaH80, il n'est pas per�u de frais judiciaires devant le Tribunal f�d�ral. Vu le sort du litige, l'intim�e, qui a succomb� dans ses d�terminations devant le Tribunal f�d�ral, versera au recourant une indemnit� de d�pens pour la proc�dure f�d�rale (art. 68 al. 1 et 2 LTF). La Caisse du Tribunal f�d�ral versera par ailleurs une indemnit� � la curatrice de l'enfant pour ses honoraires de repr�sentation.
Une indemnit� de 1'500 fr., � payer au recourant, � titre de d�pens pour l'instance f�d�rale, est mise � la charge de l'intim�e.
Une indemnit� de 1'000 fr. est allou�e � Me Gabrielle Weissbrodt, curatrice de l'enfant, � titre d'honoraires, qui lui sera pay�e par la Caisse du Tribunal f�d�ral.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, � l'enfant mineur par sa curatrice de repr�sentation, au Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais et � l'Autorit� centrale en mati�re d'enl�vement international d'enfants de l'Office f�d�ral de la justice.