Source: https://issuu.com/unef/docs/projet_cneser
Timestamp: 2017-10-18 19:33:29+00:00
Document Index: 27906715

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LDE Projet CNESER by UNEF le syndicat étudiant - issuu
La lettre APFEE des élus
Projet CNESER
#191 Août 2012
Introduction • Face aux
inégalités : un droit aux études pour tous ! Refaire de l’université un ascenseur social
Les chantiers • Les priorités de la liste « UNEF et associations étudiantes »
Parole aux candidats • Des interviews des candidats « UNEF et associations étudiantes » au CNESER
Le service public d’enseignement supérieur a subi de lourdes modifications et ressort affaibli par les orientations politiques impulsées durant le mandat de Nicolas Sarkozy : mise en concurrence des établissements, pénurie budgétaire, reculs démocratiques…. En concentrant la majeure partie des moyens sur un petit nombre d’étudiants, le gouvernement sortant a préféré l’élitisme universitaire à la réussite de chacun. Pour la première fois depuis 40 ans, la part des enfants issus des milieux populaires dans l’enseignement supérieur est en baisse. Dans un contexte d’augmentation du chômage en particulier chez les jeunes, le diplôme est pourtant devenu une arme indispensable dont personne ne doit être privé. Notre insertion professionnelle, notre vie future mais aussi l’avenir de l’ensemble de notre pays en dépend. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » se battront donc sans relâche pour que le nouveau gouvernement prenne des mesures pour relancer la démocratisation de l’enseignement supérieur pour former mieux les étudiants et pour en former plus. Du 20 au 29 juin prochain, l’ensemble des élus étudiants sont appelés à élire leurs représentants au sein du CNESER. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » portent un projet visant à démocratiser l’enseignement supérieur. Issus du monde syndical ou associatif, étudiants étrangers ou français, élus en universités ou en écoles : les candidats « UNEF et associations étudiantes » sont porteurs d’une démarche de rassemblement pour conduire ce projet ambitieux. Convaincus que seule une démarche syndicale peut faire avancer les droits étudiants, les candidats « UNEF et associations étudiantes » combineront la création du rapport de force et les discussions avec les pouvoirs publics pour défendre au mieux les intérêts matériels et moraux des étudiants. L’action collective peut changer réellement les choses. Donnez-nous les moyens d’agir et votez pour des candidats sérieux, ambitieux et combatifs au CNESER ! Bonne lecture ! Emmanuel Zemmour, Président de l’UNEF
La liste • Retrouvez la liste
« UNEF et associations étudiantes » pour l’élection au CNESER
Une publication mensuelle de l’UNEF et de l’APFEE - 0,15 Euros
N° de Commission Paritaire : 0108G82659 • ISSN : 1761-1547 // Directeur de publication : Sébastien Chaillou // Rédacteurs en chef : Yannis Burgat, Benoit Soulier, Alexandre Gavard // mail : universitaire@ unef.fr // tél : 01 42 02 25 55 // Impression : imprimerie Grenier RCS Créteil B 622.053.189
Face aux inégalités : un droit aux études pour tous ! Refaire de l’université un ascenseur social Le service public d’enseignement supérieur sort fortement affaibli des 5 années de mandat de Nicolas Sarkozy. Bien que mis en avant comme les priorités de son mandat, l’enseignement supérieur et la recherche ont subi les politiques libérales du gouvernement. Obnubilé par les classements internationaux, le gouvernement précédent a confondu l’excellence et l’élitisme en concentrant les moyens sur une poignée d’universités mises en concurrence. La majorité des universités et des organismes publics de recherche sont en effet asphixés par la pénurie budgétaire.
L’Etat s’est désengagé politiquement des universités en laissant les universités décider elles-mêmes de leurs stratégies. Cela à notamment conduit à une restructuration anarchique de la carte universitaire. Dans un contexte de crise et d’affaiblissement des universités, les élus « UNEF et associations étudiantes » se sont attachés à défendre le service public d’enseignement supérieur et à imposer les problématiques étudiantes. Seuls à allier l’action dans les conseils et la mobilisation, ils ont fait la preuve de leur efficacité en ouvrant de nouveaux droits pour les étudiants.
La réouverture de l’arrêté licence a permis de mettre en place une réglementation nationale des modalités d’examens et de réduire l’échec artificiel des étudiants en licence. La mise en place du 10ème mois de bourse a permis de réduire les galères financières des étudiants au mois de septembre. Ces deux victoires, à contre courant des projets du gouvernement sont emblématiques. Elles démontrent que la démarche syndicale paye.
Un changement politique qui doit se traduire dans les universités
Les chantiers Chantier 1 : Les 10 mesures d’urgence pour rénover la licence ..................................................................... p4 Chantier 2 : Un cadrage national des diplômes pour permettre l’égalité des droits................................. p6 Chantier 3 : Démocratiser le Master........................................................................................................................ p7 Chantier 4 : Rétablir un financement public et équitable................................................................................. p8 Chantier 5 : Pour une carte universitaire au service de la démocratisation............................................... p10 Chantier 6 : Faire entendre les priorités étudiantes pour la formation des enseignants.......................... p12 Chantier 7 : Renforcer la démocratie étudiante................................................................................................ p14 Chantier 8 : Défendre les doctorants et la recherche publique...................................................................... p15 Chantier 9 : Unifier l’enseignement supérieur pour le démocratiser.......................................................... p16 Chantier 10 : Pour une insertion professionnelle de qualité.......................................................................... p18 Chantier 11 : Etudiants étrangers, étudiants français, mêmes études, mêmes droits !............................ p19 Chantier 12 : Donner un nouvel élan à la vie étudiante................................................................................... p20 La profession de foi de vos élus.............................................................................................................................. p21 Vos candidats ont la parole..................................................................................................................................... p22 La liste « UNEF et associations étudiantes »....................................................................................................... p24
Les élections présidentielles ont conduit à un changement à la tête de l’Etat avec l’élection de François Hollande et la nomination d’un nouveau gouvernement. Durant sa campagne présidentielle, le président de la République a fait de la jeunesse et de l’éducation ses deux priorités. Les élus « UNEF et associations étudiantes » entendent bien s’appuyer sur ces engagements pour exiger des changements profonds dans les politiques menées en direction des jeunes et des étudiants. La nouvelle ministre de l’enseignement supérieur a annoncé l’ouverture de nombreux chantiers. Les élections au CNESER sont l’occasion pour les élus étudiants d’exprimer
leur volonté de rupture en votant majoritairement pour le projet alternatif porté par les candidats « UNEF et associations étudiantes ».
Un objectif : refaire de l’université un ascenseur social Nous pensons que dans la période de crise que le pays connaît, la réponse à apporter est la démocratisation de l’enseignement supérieur. Permettre au plus grand nombre de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur et d’y réussir quelles que soient leurs origines sociales doit être la priorité du nouveau gouvernement. En effet, la démocratisation de l’enseignement supérieur représente un enjeu majeur pour toute la société. L’élévation du niveau général de qualification est un défi pour la France qui manquera de plus de 2 millions de diplômés à l’horizon 2020. Le service public est le seul outil qui puisse relever ce défi. Au service de l’intérêt général et indépendant des intérêts privés, il permet d’assurer l’égalité d’accès à une formation de qualité sur tout le territoire. Le service public doit avoir les moyens de pouvoir remplir ces objectifs sociaux en accueillant tous les étudiants quelles que soient leurs origines sociales, géographiques ou leurs nationalités.
Des élus qui seront à l’offensive sur chaque dossier Le nouveau gouvernement a d’ores et déjà annoncé des concertations sur de nombreux sujets. Les élus « UNEF et associations étudiantes » s’engouffreront dans chaque brèche ouverte pour conquérir de nouveaux droits pour les étudiants. La nouvelle ministre a annoncé :
• La suppression de la circulaire Guéant et une nouvelle loi sur les conditions d’accueil et de séjour des étudiants étrangers. • Un collectif budgétaire en juillet 2012. • La mise en place d’assises régionales puis nationales sur l’enseignement supérieur et de la recherche. • Une nouvelle loi d’orientation et de programmation pour remplacer la LRU. • Une réforme des premiers cycles universitaires • Une nouvelle réforme de la formation des enseignants. Sur l’ensemble de ces dossiers les élus « UNEF et associations étudiantes » porteront les exigences des étudiants. Ces nouvelles réformes doivent être l’occasion de changements structurels dans l’enseignement supérieur pour refaire de l’université un ascenseur social et réduire les inégalités entre les étudiants. Les élus « UNEF et associations étudiantes » présentent leurs propositions à l’occasion des élections au CNESER pour une alternative dans l’enseignement supérieur. Cette alternative s’articule autour de 12 chantiers pour renforcer le service public d’enseignement supérieur et ouvrir une nouvelle phase de démocratisation. Yannis Burgat, Tête de liste « UNEF et associations étudiantes »
Le CNESER L’habilitation d’un nouveau diplôme, le budget de l’enseignement supérieur, l’ensemble des textes règlementaires, la création de nouveaux établissements ou instituts sont examinés par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, qui donne un avis sur toute la politique d’enseignement supérieur menée par le gouvernement.
Le rôle du CNESER: Le CNESER donne son avis sur : • La répartition des dotations d’équipement et de fonctionnement et celle des emplois entre les différents établissements • L’habilitation des établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer des diplômes nationaux • La création des EPCSCP ou des écoles et instituts • La carte des formations supérieures et de la recherche • Il exerce le pouvoir disciplinaire en Commission Disciplinaire
La Composition du CNESER: • 22 représentants des enseignants chercheurs • 11 étudiants (répartition 2010 : 5 UNEF, 2 FAGE, 2 PDE, 1 MET, 1 CE) • 1 représentant des personnels scientifiques et des bibliothèques • 6 représentants des personnels BIATOSS • 5 représentants des chefs d’établissements • 23 personnalités représentants les grands intérêts de la nation, dont 3 choisies parmi les membres du Sénat, de l’Assemblée Nationale et du Conseil Economique, Social et Environnemental (représentants des organisations syndicales, patronales, sénateurs et députés).
Les 10 mesures d’urgence pour rénover la licence Aujourd’hui encore, les premiers cycles universitaires restent marqués par un échec massif puisqu’un étudiant sur deux échoue en 1ère année. Les dernières initiatives en matière de réussite à l’université se sont heurtées à la faiblesse des moyens humains et financiers et à l’absence de pilotage national. Le service public d’enseignement supérieur a multiplié ses effectifs par 10 en 30 ans. Pour autant, la démocratisation de la réussite reste encore un défi à relever. Ce défi passe par une réforme en profondeur du cycle licence. Démocratiser l’enseignement supérieur est un enjeu social, afin de permettre à chaque jeune, quel que soit son origine sociale, de pouvoir réussir des études supérieures en accédant à un diplôme. C’est également un enjeu économique, afin de permettre l’élévation générale du niveau de qualifications. Les « élus UNEF et associations étudiantes » ont toujours fait de la réussite en licence leur priorité. Par leur action, ils ont mis la question de l’échec des étudiants au cœur du débat. Ils ont ainsi obtenu la mise en place du plan réussite en licence. Vos élus ont été les premiers à faire le bilan de l’échec du plan réussite en licence qui faute de moyens et de pilotage national n’a pas permis d’enrayer l’échec en licence. L’acharnement de vos élus pour la réussite des étudiants en licence n’a pas été vain. Le nouveau gouvernement a annoncé une réforme du cycle licence. Vos élus imposeront au gouvernement d’ouvrir plusieurs chantiers. Le chantier de l’encadrement, celui de l’architecture de la licence, celui de la pédagogie et celui de l’orientation. Les élus « UNEF et associations étudiantes » porteront 10 mesures d’urgence qui sont indispensables à la réussite de cette réforme.
Les 10 mesures d’urgence 1 Refondre l’architecture de la licence Les filières universitaires sont structurées en fonction des disciplines académiques. Les filières sont trop cloisonnées et centrées sur le savoir disciplinaire. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent une refonte de l’architecture de la licence avec une orientation progressive :
• Une première année pluridisciplinaire, reposant sur des grands domaines de formations, durant laquelle l’étudiant découvre l’université en y apprenant notamment la méthodologie de travail. • Une deuxième année d’orientation, au sein de laquelle l’étudiant construit son projet personnel et s’oriente vers des spécialités. • Une troisième année de spécialisation, au sein de laquelle l’étudiant choisit sa mention et fixe son projet de poursuite d’études et d’insertion professionnelle.
2 Renfoncer l’encadrement Aucune réforme ambitieuse de la licence ne pourra se faire à moyens constants. Le manque d’encadrement à l’université et l’absence de suivi individualisé des étudiants constituent les premiers facteurs d’échec et de décrochage. Pour remédier à cela, il faut : • Un plan pluriannuel de recrutement de 2500 personnels administratifs et 2500 enseignants pendant 5 ans pour les premiers cycles universitaires. • L’augmentation des volumes horaires. Il est nécessaire de garantir un minimum de 25 heures de cours par semaine en 1ère année. • La suppression des cours dispensés en amphithéâtres en 1ère année au profit de cours en petits groupes afin de renforcer l’encadrement pédagogique et le suivi individualisé.
3 Changer les modes d’évaluations L’arrêté licence garantit désormais une réglementation nationale des modalités d’examens. Cependant, l’évaluation reste considérée par certains comme un moyen de sélectionner les étudiants par l’échec. Les élus « UNEF et asso-
ciations étudiantes » veulent que l’évaluation soit mise au service de la progression des étudiants. Il faut pour cela : • Développer et renforcer le contrôle continu en multipliant les épreuves tout au long du semestre pour limiter les effets des examens couperets. • Diversifier les modalités d’évaluation. La dissertation reste trop souvent la norme en terme d’évaluation. Les oraux, les exposés, les projets en groupes doivent être développés. • Mettre en place des barèmes d’évaluation afin que l’étudiant connaisse à l’avance les éléments sur quoi il va être évalué (connaissances, méthodologie, …)
4 Former les enseignantschercheurs à la pédagogie Les enseignants du supérieur n’ont ni formation à la pédagogie, ni une valorisation de leur engagement dans l’enseignement au sein de leur carrière. Leur formation, comme leur carrière, repose uniquement sur la recherche. Il faut : • Une formation initiale et continue des enseignants du supérieur à la pédagogie. • Une prise en compte et la valorisation des enseignements dans l’avancement de carrière.
5 Soutenir les publics en difficulté Les universités doivent proposer des solutions pour faire réussir l’ensemble des étudiants qu’elles accueillent. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent : • La généralisation et le renforcement du tutorat, organisé par des enseignants. • Des modules de remise à niveau pour les étu-
diants qui le souhaitent notamment ceux issus des bacs professionnels et technologiques. • Un enseignant-référent par groupe d’étudiants ( 40 étudiants par enseignant au maximum) • Mettre en place un véritable statut de l’étudiant salarié. Les dispenses d’assiduité, l’exonération de contrôle continu, des cours du soir, des enseignants référents et l’augmentation de la durée d’emprunt à la BU doivent être garantis et simplifiés pour les étudiants salariés.
6 Faire évoluer les premiers cycles universitaires Les modes de transmission des savoirs en licence ne sont pas adaptés aux étudiants. Dans certaines filières, le bachotage prime sur l’apprentissage et la pédagogie. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent : • La mise en place de TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés) comme au sein des CPGE ou des écoles.
• Faciliter les démarches de réorientation en mettant en place un cycle de réorientation à l’issue du 1er semestre de licence et une carte nationale des passerelles et des équivalences. • Remettre à plat le dispositif « Admission Post Bac » afin d’aboutir à un dispositif d’inscription simplifié permettant ainsi l’inscription de tous les lycéens dans la filière de leur choix.
8 Réduire le fossé entre le secondaire et le supérieur La grande majorité des lycéens se destinent à poursuivre des études après le baccalauréat. Le fossé qui sépare le secondaire et le supérieur ne peut pas se résoudre uniquement en transformant les premiers cycles universitaires. Il faut également mieux préparer les lycéens à la poursuite d’études dans le supérieur : • La formation à la méthodologie universitaire en terminale. • Un rapprochement des contenus et des modes de transmission des savoirs.
triment des autres bacheliers qui s’orientent souvent par défaut à l’université. Pour remédier à cela, nous proposons que les bacheliers professionels et technologiques aient un accès prioritaire dans les BTS et les IUT : • Une orientation prioritaire des bacheliers professionnels en BTS. • Une orientation prioritaire des bacheliers technologiques en IUT. • L’organisation des passerelles entre les différentes formations post-bac.
10 Créer des centres de ressources pédagogiques dans les universités Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent la création dans chaque université de nouvelles structures destinées à la pédagogie et au suivi de la réussite des étudiants. Ces centres de ressources pédagogiques doivent permettre :
• De favoriser le travail en petits groupes. • Développer la mise en pratique des connaissances.
Une mauvaise orientation est un facteur supplémentaire d’échec et de décrochage des étudiants. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent : • La création d’un service public de l’orientation, permettant un accompagnement cohérent du lycée à l’enseignement supérieur.
• L’intervention d’enseignants du supérieur au sein des lycées.
9 Permettre un meilleur accueil des étudiants issus des bacs professionnels et technologiques Plus de 8 étudiants sur 10 issus des bacs professionnels et technologiques échouent en première année de licence. Les conditions d’études en BTS et en IUT permettraient de faire réussir ces étudiants. La sélection dans ces filières favorise les bacs généraux, au dé-
• La formation continue des enseignants. • Le suivi individualisé des étudiants en difficulté. • Le suivi de cohortes d’étudiants dans leur parcours et leur poursuite d’études afin d’améliorer les formations. • Des centres adossés à des laboratoires en sciences de l’éducation.
Un cadrage national des diplômes pour permettre l’égalité des droits Lors de la réécriture de l’arrêté licence en 2011, les élus « UNEF et associations étudiantes » sont parvenus à obtenir une réglementation nationale des modalités d’examens. Pour autant, les inégalités entre étudiants restent nombreuses. Les contenus et la qualité des formations ou encore des intitulés de diplômes sont différents d’un établissement à l’autre. Selon son lieu d’étude, un étudiant en histoire n’a pas accès aux mêmes conditions d’études et aux mêmes droits.
Le rôle du cadrage national des diplômes Certaines formations, comme les DUT, sont aujourd’hui cadrées nationalement. Le cadrage national des diplômes permet d’offrir les garanties de service public sur l’ensemble du territoire.
Les revendications des vos élus
Un cadrage national du volume horaire
Pour offrir une formation de qualité sur l’ensemble du territoire, les élus « UNEF et associations étudiantes » porteront la mise en place d’un cadrage national des diplômes. Ce cadrage doit permettre d’harmoniser nationalement les diplômes (contenus, intitulés, encadrement...).
L’encadrement des étudiants est déterminant pour la qualité de la formation et leur réussite aux examens. L’ensemble des formations doivent contenir :
Un cadrage national de l’architecture des diplômes Afin de garantir la qualité à tous les diplômes nationaux, des critères doivent être définis nationalement et respectés dans les universités. Un cahier des charges doit être fixé au niveau national avec des référentiels pédagogiques intégrant : • Les objectifs pédagogiques du diplôme.
L’égalité des droits entre étudiants Le cadrage national des diplômes garantit sur tout le territoire une même formation de qualité. Ainsi, qu’il soit inscrit à Brest ou à Paris, un étudiant en sciences et techniques aura accès au même contenu de formation et son diplôme aura la même reconnaissance. La reconnaissance des formations Le cadrage national des diplômes garantit la lisibilité des formations sur le marché du travail. Il permet de mettre fin à la concurrence entre les établissements. C’est la lisibilité de la formation qui fait sa valeur et non pas la réputation de l’établissement où elle a été délivrée. Le cadrage national est un préalable pour exiger la reconnaissance des diplômes dans les conventions collectives, pour assurer un salaire conforme aux qualifications acquises. La pérennité des formations Le cadrage national d’une formation est une garantie en matière de moyens. Sa pérénité ne dépend pas des ressources propres des établissements mais de la volonté de l’Etat qui y attribue les moyens en termes d’encadrement, de volumes horaire et d’enseignants.
• Une architecture commune à chaque diplôme avec la part respective d’enseignements disciplinaires et pluridisciplinaires. • Les enseignements transversaux : langues, informatiques, méthodologie, formation à l’insertion professionnelle... • Des UE obligatoires et la présence d’UE d’ouverture dans chaque diplôme. • Une réglementation nationale des modalités d’examens garantissant la compensation annuelle, les rattrapages, l’interdiction des notes éliminatoires, une semaine blanche de révision et des modules de soutien pédagogique entre deux sessions d’examens.
• 25 heures minimum d’enseignements par semaine dans chaque diplôme de licence. • Une répartition entre cours magistraux et cours en petits groupes (TD-TP) avec une proportion plus forte de cours en petits groupes. • Une suppression des cours magistraux en L1. Un cadrage national des intitulés de diplôme Les intitulés de domaines de formation et des diplômes doivent être fixés nationalement afin d’assurer plus de lisibilité, la mobilité des étudiants et une meilleure insertion professionnelle. • Le domaine de formation doit être l’élément qualifiant du diplôme (sciences humaines et sociales, sciences techniques,...) afin d’assurer une orientation progressive des étudiants d’un semestre à un autre. • Les mentions de diplômes d’un même domaine doivent partager certaines unités d’enseignement en commun afin d’assurer des formations pluridisciplinaires. • Une carte nationale des passerelles et des équivalences entre domaines et mentions doit voir le jour pour permettre la mobilité des étudiants.
Démocratiser le Master La démocratisation des études de Master représente un enjeu économique et social. Pourtant les barrières sont encore trop nombreuses pour permettre au plus grand nombre d’accéder au niveau bac +5. tions larges et solides qui permettent une insertion professionnelle de qualité sur le long terme.
Supprimer les barrières sélectives La sélection entre le M1 et le M2 n’a aucune pertinence pédagogique. Elle se situe au milieu du cycle Master. Cette sélection a pour effet de créer une forte concurrence entre les M2 des différentes universités. Les M2 les plus réputés sont hypersélectifs (avec des taux de passage de M1 à M2 inférieures à 10%) alors que d’autres M2 peinent à trouver suffisamment d’étudiants. Cette sélection est également un frein à la démocratisation. Les étudiants issus des classes populaires refusent de s’engager en Master un sans avoir la garantie de pouvoir terminer leur cursus en deux ans. Le Master est aujourd’hui devenu le sésame universitaire. La majorité des étudiants en licence se destinent à la poursuite d’études en master. Le mouvement de prolongation des études est inéluctable. Pourtant la France diplôme chaque année seulement 96 000 étudiants au niveau Master. Elle est en retard par rapport aux autres pays de l’OCDE. D’après une récente étude, le pays manquera de plus de 2 millions de diplômés en 2020.
Un accès de tous au Master contesté La majorité des acteurs de l’enseignement supérieur s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de mener l’ensemble des bacheliers jusqu’au niveau Licence. Cependant, si pour certains la réussite en licence relève des missions du service public, les universités n’auraient pas pour mission d’assurer l’accès de tous en master. Cela conduit à des débats récurrent autour de la selection en Master 1. Les élus « UNEF et associations étudiantes » refusent la selection. Ils se battront pour démocratiser le diplôme de Master encore réservé à une élite. Pour cela, il faut faire tomber les barrières selectives existantes.
• Généraliser les masters indifférenciés. La distinction entre Master recherche et Master professionnels est aberrante. Tous les Masters doivent permettre une insertion professionnelle (dans le secteur public ou privé). L’adossement à la recherche est indispensable pour la qualité de toutes les formations en Master. • Réduire le nombre de mentions et de spécialités. La démarche « adéquationiste », qui veut faire correspondre à chaque Master 2 un emploi précis sur le marché du travail, participe à la multiplication des mentions et des spécialités. Elle met en danger l’avenir professionnel des diplômés en rendant caducs leurs qualifications face aux évolutions du marché du travail. Le regroupement des Masters 2 doit permettre d’offrir aux étudiants des qualifica-
• Une harmonisation nationale des intitulés de Master. Certains établissements utilisent l’absence de cadrage national pour refuser l’inscription d’étudiants en M1. Vos élus souhaitent garantir l’accès de tout étudiant titulaire d’une Licence à un Master dans son domaine de formation. • Supprimer la sélection à la fin du M1. Chaque étudiant qui a validé un M1 doit pouvoir accéder au M2 de la même mention au sein de son université. • Augmenter le nombre de place en M2. La fin de la sélection signifie que le nombre de place en M2 doit correspondre au nombre d’étudiant inscrits en M1. Les M2 très professionnalisants doivent être revus pour accueillir un plus grand nombre d’étudiants.
L’accès au Master La population diplômée à niveau Master ou équivalent 24%
Remettre de l’ordre dans le cycle Master La distinction entre Master Pro et Master Recherche, ainsi que la multiplication des mentions et des spécialités rend l’offre de formation illisible pour les étudiants et les employeurs. Pour mettre fin à cette situation, il faut :
Rétablir un financement public et équitable Le service public d’enseignement supérieur et de recherche sort affaibli par des années de sous-financement. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour des changements profonds qui doivent se ressentir dans les orientations budgétaires. Sarkozy avait annoncé en 2007 une augmentation considérable du financement de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cinq années plus tard, les universités et les organismes de recherche sont toujours confrontés à la pénurie budgétaire. Les orientations fixées sous le mandat ont creusé les inégalités entre les établissements. Pour les étudiants, les pénuries budgétaires des établissements se traduisent par une dégradation de leurs conditions d’études : moins d’heures de cours, des filières supprimées, un mauvais taux d’encadrement… Certains établissements mettent même en place des frais d’inscriptions illégaux pour aller chercher les moyens financiers qui leur manquent. Face à cette situation, les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour une remise à plat des orientations budgétaires et un investissement massif dans l’enseignement supérieur et la recherche. Le nouveau gouvernement a annoncé un audit de la Cour des Comptes notamment sur l’état du financement de l’enseignement supérieur. Les élus « UNEF et associations étudiantes » exigeront que les budgets soit désormais transparents et que de nouveaux moyens soient fléchés en direction des activités de for-
mations. Les moyens publics doivent être fléchés au sein des établissements pour garantir le financement des missions du service public, à l’heure où de nombreux établissements se concentrent leurs moyens sur la recherche de labels. Vos élus porteront 3 chantiers pour garantir un financement équitable de l’enseignement supérieur et la recherche.
1 Un investissement massif autour de grandes orientations Avec 10 000 euros par an et par étudiant les universités n’ont pas les moyens de faire réussir leurs étudiants. Les élus « UNEF et associations étudiantes » mettront la réussite des étudiants au cœur des priorités de l’enseignement supérieur. Vos élus défendront un investissement massif dans les universités et la mise en œuvre de grandes orientations : Investir dans les universités : • Porter à 14 000 euros par an et par étudiant la dotation pour les étudiants en filières générales. Ce financement permet d’offrir aux étudiants à l’université le même encadrement et la même qualité de formation que ceux en classe préparatoire.
Un plan pluriannuel de création de postes avec : • La création de 2500 postes d’enseignants par an pendant 5 ans. • La création de 2500 postes de personnels BIATSS par an pendant 5 ans. • Des moyens supplémentaires pour les établissements qui ont des postes non pourvus (plus de 1000 postes ont été gelés en 2011 par les établissements) . Un plan pluriannuel pour construire, rénover et mettre aux normes les bâtiments universitaires avec : • Une priorité pour les campus particulièrement délabrés et qu’y n’ont pas été sélectionnés dans le cadre de « l’Opération Campus ». • La garantie d’un financement public et du monopole du CROUS dans la gestion des lieux de restauration et des logements universitaires. • Un investissement fléché en direction des étudiants avec la construction et la rénovation prioritaire des amphithéâtres, salles de cours et bibliothèques universitaires.
Financement Un plan pluriannuel pour le premier cycle universitaire :
Une répartition équitable des financements entre filières
Des moyens supplémentaires doivent être fléchés en direction des premiers cycles pour accompagner la refonte de la licence et améliorer la réussite des étudiants.
L’absence de fléchage des budgets permet aux établissements de détourner un certain nombre de financements des missions pour les quelles ils ont été attribués vers d’autres objectifs.
2 Une répartition équitable des moyens Le système de financement à la performance a participé au creusement des inégalités entre établissements mais également entre composantes. Les élus « UNEF et associations étudiantes » défendront des critères nationaux de répartition des budgets qui soient équitables. Des critères objectifs de répartition Pour garantir un financement équitable de l’enseignement supérieur, les critères nationaux doivent être remis à plat et répondre aux besoins des établissements. Ces critères doivent être objectifs et prendre en compte : • Le nombre d’étudiants inscrits dans l’établissement : Plus une université accueille d’étudiants plus sa dotation doit être importante. • La superficie de l’établissement, afin de garantir une rénovation et un entretien des bâtiments de l’ensemble des établissements. • Les domaines disciplinaires enseignés : Une université qui enseigne des filières scientifique a besoin de plus de moyens qu’une université qui n’enseigne que les sciences humaines ou le droit. Des critères spécifiques de pondération
• Les éléments spécifiques à chaque établissement, dans le cadre de leur projet d’établissement.
• Réformer la répartition des budgets entre les filières au sein des établissements : avec le budget global, on a assisté à un creusement des écarts de financement des filières au sein des universités.
3 Remettre à plat les décisions budgétaires passées Les orientations budgétaires prises depuis ces cinq dernières années doivent être remises à plat. Ces orientations ont en effet favorisé la concurrence entre les établissements et n’avaient pas la réussite des étudiants comme principal objectif. Les élus « UNEF et associations étudiantes » défendront : L’arrêt des financements sur projet Les financements sur projet mis en place dans le cadre du Grand Emprunt, en particulier les IDEX, ont fragilisé le service public. Ils reposent sur une logique concurrentielle et concentrent les moyens sur un faible nombre d’établissements. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent : • L’arrêt des financements IDEX. • La mise en place d’une nouvelle répartition des crédits du Grand Emprunt. Cette répartition doit
Une remise à plat de l’opération campus L’Opération Campus lancée en 2008 par le gouvernement a consisté pour l’essentiel à un effet d’annonce. Cette opération ne touche qu’une dizaine de campus et les travaux se font dans le cadre de Partenariats Publics-Privés ( PPP ) qui engagent les universités durant plus de 20 ans auprès de créanciers privées. Les élus « UNEF et associations étudiants demandent : • La redistribution des moyens alloués à l’opération campus à toutes les universités • L’arrêt des PPP qui causent un surcoût financier pour les universités. Une redistribution des crédits impôt-recherche Les crédits impôt-recherche (CIR) ont constitué prés de 94% des augmentations de budgets pour la recherche. Ces crédits ont été fortement critiques par la Cour des Comptes car ils ne représentent pas l’effet levier attendu. Les entreprises n’investissent pas davantage dans la recherche privée par l’intermédiaire du CIR. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent : • La redistribution des 5 milliards d’euros destinés aux CIR dans les budgets des universités et des organismes publics de recherche doit être entreprise.
Julie Mandelbaum, étudiante en Sciences Politiques à l’Université Paris 1 « Pour un financement public de l’enseignement supérieur »
• Les publics accueillis (nombre d’étudiants boursiers, nombre d’étudiants étrangers) : Certaines universités accueillent des publics qui nécessitent plus de moyens. • Le taux de réussite : une université qui connait des taux d’échec important doit être soutenue financièrement.
Le financement par les étudiants de leur formation, à travers l’augmentation des frais d’inscription, accentue la sélection sociale et les inégalités entre établissements. Pour les élus « UNEF et associations étudiantes », l’éducation est un investissement collectif indispensable à l’ensemble de la société et doit être financée par l’Etat et non pas par les étudiants eux-mêmes. Vos élus feront de l’augmentation des frais d’inscription une ligne rouge à ne pas franchir et demandent des mesures d’urgence dès la rentrée : • Gel des frais d’inscription nationaux. • Une suppression des frais d’inscriptions illégaux
Aux critères de bases, de nouveaux critères doivent venir préciser la dotation des établissements et répondre à l’objectif de démocratisation :
• Rétablir le fléchage du budget pour les chantiers prioritaires. Cela doit être le cas du budget des IUT, pour soutenir leur rôle dans la démocratisation mais également des IUFM.
se faire sur l’ensemble du territoire et selon les besoins de la recherche mais aussi de l’enseignement supérieur. La communauté universitaire doit être consultée nationalement et localement sur cette répartition.
Pour une carte universitaire au service de la démocratisation Sous la pression de la concurrence internationale de nombreux processus de regroupements d’universités ont été initiés. Il est urgent de réguler ces recompositions. Les rapprochements entre les universités doivent se faire dans une logique de coopération et non de concurrence. La recomposition de la carte universitaire se fait aujourd’hui à marche forcée. Les étudiants sont exclus des processus. Du fait de cette exclusion, les regroupements d’universités se font uniquement sous le prisme de la concurrence. C’est la volonté de briller dans les classements internationaux qui est aujourd’hui recherchée par les établissements. Les universités se concentrent sur l’obtention de « label d’excellence » au lieu d’offrir des formations de qualité à tous leurs étudiants. La course au « label » amène à une différenciation des universités. Les universités souhaitent disposer de statuts fait sur mesure. Ainsi, dans le cadre des fusions, de nombreux établissements ont fait le choix de prendre le statut de « Grand Etablissement ». Ce statut permet aux établissements de déroger à certaines règles qui régissent aujourd’hui les universités : interdiction de la sélection, représentation étudiante dans les conseils, frais d’inscription nationaux. L’accès des étudiants aux mêmes droits sur tout le territoire est ainsi remis en cause par les établissements. Les recompositions à l’œuvre mettent en danger le service public d’enseignement supérieur.
L’apparition de mastodontes universitaires de plus de 50 000 étudiants remet en cause l’avenir des universités de proximité et fait courir le risque d’un enseignement supérieur à plusieurs vitesses. Les premières modifications qui ont eu lieu ont d’ores et déjà conduit à un début de désertification universitaire. Le changement politique doit mettre fin à la restructuration actuelle de la carte universitaire. Les élus « UNEF et associations étudiantes » exigent que les étudiants soient mis au cœur des réflexions. Aucun changement de la carte universitaire ne doit avoir lieu sans un grand débat préalable.
Mettre fin aux fusions en cours et ouvrir un débat national sur la carte universitaire Les fusions en cours se font de façon totalement anarchique, sans débat local au sein de la communauté universitaire. Elles sont élaborées au sein des PRES, où la démocratie est limitée Le nouveau gouvernement ne peut plus laisser la recomposition de la carte universitaire se
faire de cette façon sans aucune réflexion et cohérence nationale. L’implantation des universités doit rester une compétence d’Etat. Seul l’Etat est en capacité de piloter une carte universitaire au niveau national, qui permette un aménagement du territoire au service de la démocratisation. Cette carte universitaire doit être pensée pour les étudiants, en lien avec les CROUS, mais également avec les collectivités territoriales. Celles-ci doivent suivre l’implantation des structures universitaires et développer les services. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront au niveau local, comme au sein du CNESER pour obtenir l’arrêt des processus de fusions et l’ouverture d’un débat national sur l’aménagement du territoire. Les assises régionales et nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche prévues cet automne seront l’occasion pour les élus « UNEF et associations étudiantes » de porter leurs exigences : • L’arrêt des fusions en cours. • Une politique de développement des sites universitaires délocalisés.
Carte universitaire • Hormis le cas de Paris, deux universités ne doivent pas pouvoir proposer la même offre de formation à l’échelle d’une ville, afin de mettre fin à la concurrence au sein du service public. • Chaque jeune doit pouvoir avoir accès à la formation de son choix à moins de 100 km de son domicile. • L’ensemble des universités doivent proposer des parcours de la licence au doctorat : les élus « UNEF et associations étudiantes » refusent que des universités se contentent de former les étudiants en premier cycle uniquement. Toutes les universités doivent avoir une activité de recherche. • Aucune fusion ne doit aboutir à la création d’un établissement de plus de 50 000 étudiants. • Garantir un même statut pour l’ensemble des universités qui permette une réelle démocratie dans les prises de décisions. • La mise en place d’une instance académique qui rassemble l’Etat, la communauté universitaire et les acteurs locaux. Les collectivités territoriales et les CROUS doivent être intégrés aux discussions concernant les évolutions de la cartes universitaires afin d’éviter que des sites universitaires se retrouvent isolés, sans aucun service mis en place. • Un pouvoir renforcé du CNESER. Les avis du CNESER concernant la création d’établissements doivent être contraignants.
Les PRES ont été mis en place en 2006 avec le pacte sur la recherche. Leur rôle était alors de renforcer la coopération scientifique entre les établissements. Ces structures ont vu leur périmètre évoluer et sont devenus des instruments de la concurrence entre les différents pôles universitaires. Porteurs des projets IDEX ou de l’Opération Campus, ils prennent une place de plus en plus importante dans les prises de décisions à l’échelle d’un site. Les PRES se sont également vu attribuer la possibilité de délivrer des diplômes et veulent accroitre leur rôle en s’occupant de la vie étudiante (logement, restauration…). Pour autant, les PRES ne sont soumis qu’à un très faible cadrage national, tant au niveau de leur gouvernance, que de leurs compétences. Les périmètres géographiques des PRES sont également très différents d’un PRES à l’autre. Certains
doit être majoritairement composé de membres élus. Les représentants étudiants doivent composer au minimum 25% du CA du PRES et venir de l’ensemble des cycles.
Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour cadrer nationalement les missions, les périmètres géographiques et la gouvernance des PRES. Vos élus défendent l’égalité sur tout le territoire et la collégialité dans les prises de décisions des PRES : • Définir clairement les prérogatives des PRES. Les PRES sont un outil pour la coopération scientifique et doivent donc se limiter aux questions de recherche. La délivrance des diplômes doit rester de la compétence des universités. La gestion de la vie étudiante est une prérogative des CROUS. • Définir nationalement la carte nationale des PRES. L’Etat doit imposer des règles strictes dans l’implantation des PRES. Mis à part le cas spécifique de Paris, les PRES doivent se construire à l’échelle d’une académie et rassembler l’ensemble des établissements publics qui s’y situent. Les établissements privés n’ont pas leur place au sein de PRES. • Garantir une réelle démocratie au sein des PRES. La gouvernance des PRES doit être définie nationalement au même titre que celle des universités. Le Conseil d’Administration d’un PRES
Lauranne Witt-Gautier, étudiante en Licence d’Histoire à l’Université de Lorraine « Mettre fin au statut de Grand Etablissement ! » La fusion des 3 universités de Lorraine (Nancy 1, Nancy 2, Metz) et l’INPL (l’Institut National Polytechnique de Lorraine) s’est faite sous un statut dérogatoire. Ainsi, l’université de Lorraine est devenue un « Grand établissement ». Ce statut permet de déroger à certaines règles qui régissent le service public comme les frais d’inscription nationaux ou l’interdiction de la sélection. De nouveaux projets de fusion prévoient ce changement de statut comme à Bordeaux ou à Toulouse. Les élus « UNEF et associations étudiantes » refusent ces changements de statut et exigent un retour au statut d’université en Lorraine. Désormais aucun établissement n’offre les garanties de service public dans toute la région !
Cadrer nationalement les périmètres des PRES
PRES regroupent tous les établissements publics d’une académie, alors que d’autres PRES sont à cheval sur plusieurs régions et intègrent des établissements privés. Certaines universités se retrouvent excluent des PRES, ce qui les disqualifie automatiquement des financements sur projet du précédent gouvernement.
Les élus «UNEF et associations étudiantes » demandent également un rôle plus important de l’Etat à travers le recteur dans la répartition territoriale de l’offre de formation pour éviter les fermetures de filières à Metz ou à Nancy.
Pour une formation des enseignants de qualité Face à la diminution dramatique du nombre de candidats au concours et l’absence de véritable formation professionnelle, il est urgent de remettre à plat la réforme de la formation des enseignants. Les élus « UNEF et associations étudiantes » porteront les priorités étudiantes dans le cadre de cette réforme. Sans concertation et malgré une forte mobilisation de la communauté universitaire en 2009, le gouvernement sortant a fait le choix de mettre en œuvre la réforme de la formation des enseignants. Sous couvert de revaloriser le métier d’enseignant, cette réforme était avant tout motivée par une logique d’économie budgétaire. La suppression du statut de fonctionnaire-stagiaire a en effet permis de supprimer 14000 postes d’enseignants.
Une réforme qui a fait l’unanimité contre elle La formation professionnelle a été fortement réduite au profit d’une formation strictement académique et disciplinaire. L’année de Master 2 est actuellement surchargée pour les étudiants. Durant cette année ils sont obligés de préparer et de passer les différentes épreuves du concours, rédiger et soutenir leur mémoire, valider leur Master et effectuer leur stage. L’absence de cadrage national des masters enseignement a développé les inégalités face au concours. Enfin, aucun
dispositif financier n’a été mis en place pour compenser la suppression de l’année de fonctionnaire-stagiaire. Trois ans après la réforme, les rapports et bilans (comité Master, Assemblée Nationale, Cour des Comptes…) se succèdent et remettent en cause la formation actuelle des enseignants. La mobilisation acharnée des « élus UNEF et associations étudiantes » durant ces trois années n’a pas été vaine, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur a annoncé une remise à plat de la réforme.
Le chantier de la formation des enseignants rouvert Avec la remise à plat de la réforme de la formation des enseignants, une première victoire a été remportée. Les élus « UNEF et associations étudiantes », s’inscrivent dans une démarche unitaire avec les syndicats enseignants, lycéens et les parents d’élèves. Ils feront entendre leur voix dans le cadre de cette nouvelle réforme et porteront des exigences sur la place du concours, la formation pro-
fessionnelle et l’accès de tous les étudiants à cette formation.
Exigence n°1 : Réorganiser la formation Le schéma de formation doit permettre de garantir la préparation au concours, la formation professionnelle, la possibilité de réorientation : • Les épreuves d’admissibilité à la fin de M1, pour permettre de vérifier la maîtrise par le candidat des éléments disciplinaires. La réorientation vers un Master est ainsi rendue possible à la fin du M1 pour les étudiants en échec lors des premières épreuves. • Le contenu du concours doit se faire sur la base des formations acquises en Master 1 qu’elles soient disciplinaires ou pédagogiques. • Les épreuves d’admission à la fin du M2, pour permettre de vérifier la maîtrise par le candidat de ses acquis professionnels. Le M2 devant être une année centrée sur la formation professionnelle.
• Le mémoire de Master 2 doit être un mémoire de stage.
M2 doit se faire à mi-temps entre le stage et les IUFM.
permettre aux étudiants de cotiser pour leur protection sociale.
• La suppression des certifications en langues et en informatique, le diplôme certifiant le niveau de l’étudiant.
• Les stages doivent être effectués dans des établissements différents pour permettre de rencontrer différents publics. Pour autant, les stages ne doivent pas servir à pallier le manque d’enseignants dans les classes.
• La rémunération obligatoire des stages à hauteur du SMIC horaire en Master 1 et 2.
• Une large concertation autour des pré-recrutements, proposés par le gouvernement et certains syndicats d’enseignants, pour ne pas tomber dans le piège de la sélection ou la mise en place d’un numérus clausus de la formation des enseignants.
Exigence n°2 : Renforcer la formation professionnelle en s’appuyant sur les IUFM Aujourd’hui, les nouveaux enseignants n’ont pas l’expérience nécessaire pour s’occuper d’une classe. Le nouveau gouvernement a annoncé un renforcement de la formation professionnelle et la création d’écoles supérieures de formation des maitres pour remplacer les IUFM fragilisés par la réforme. Pour une formation professionnelle de qualité, nous voulons : • Le contenu de la formation doit faire le lien entre formation théorique, disciplinaire et professionnelle. Des UE de professionnalisation doivent permettre aux futurs enseignants de connaître le système éducatif, la didactique, la méthodologie, la psychologie de l’enfant etc. La formation théorique doit être en lien avec les programmes académiques actuels. • La place des stages doit être modifiée. Ils doivent être intégrés en M1 pour l’observation et la pratique accompagnée. L’année de
• Redonner un rôle au IUFM dans la formation professionnelle des futurs enseignants. La formation dispensée par les IUFM doit être axée sur la psychologie de l’enfant, la gestion d’une classe, sur les questions de didactique, de pédagogie,... De plus, les IUFM doivent effectuer une formation continue des enseignants.
Exigence n°3 : Protéger les étudiants en Master enseignement de la précarité En supprimant l’année de fonctionnaire-stagiaire et en allongeant la durée de formation, la réforme a exclu un grand nombre d’étudiants de l’accès au métier d’enseignant. Afin de garantir la démocratisation des métiers de l’enseignement et de permettre à tous de financer cette formation, les élus « UNEF et associations étudiantes » demandent la mise en place d’aides financières. • La création d’une « allocation de formation des enseignants » doit permettre aux étudiants préparant les concours de percevoir un revenu équivalent à celui perçu lors de l’année de fonctionnaire-stagiaire. Cette allocation doit être universelle et concerner l’ensemble des étudiants des Masters « formation des enseignants » admissibles au concours. Elle doit
Exigence n°4 : Cadrer nationalement la formation des enseignants La disparition du cadrage national de la formation a renforcé la concurrence entre établissements. Alors qu’ils préparent à des concours nationaux, les masters enseignements sont organisés différemment d’une académie à l’autre. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour une cohérence nationale de la formation des enseignants. • Un cadrage national des masters « métiers de l’enseignement ». La nouvelle réforme doit permettre de garantir l’égalité sur l’ensemble du territoire et une meilleure lisibilité pour les étudiants. • La mise en place de co-habilitations au sein de chaque académie. Afin d’éviter une mise en concurrence accrue entre les universités et de garantir la cohérence de l’offre de formation, celle-ci doit être définie au niveau local. Les masters enseignement doivent être portés par les IUFM et co-habilités par toutes les universités de l’académie. • Combattre les préparations au concours des écoles privées par la mise en place au sein des universités de préparation publiques pour les étudiants déjà titulaires d’un Master 2.
Renforcer la démocratie étudiante Depuis 2007 et la loi LRU, la démocratie universitaires a connu un recul sans précédents. Dans le cadre de la nouvelle loi d’orientation pour l’enseignement supérieur et la recherche, les élus « UNEF et associations étudiantes » imposeront l’ouverture de négociations visant à renforcer la démocratie étudiante. Depuis 5 ans, la diminution de la proportion des élus étudiants et des personnels au CA ainsi que la très faible représentation de membres élus au sein des PRES ont écarté les étudiants et les personnels des centres de décision. Le CEVU et le CS ont été réduits à de simples conseils consultatifs. Ces reculs démocratiques s’accompagnent d’un renforcement important du poids et des prérogatives des présidents d’universités. Cette situation s’aggrave encore dans le cadre des fusions d’universités. Certains établissements projettent de changer de statuts et de créer de nouveaux conseils sans représentant étudiants. Les élus « UNEF et associations étudiantes » ont mené de nombreuses batailles contre ces reculs démocratiques. Le nouveau gouvernement a annoncé une nouvelle loi d’orientation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour que cette nouvelle loi qui remplacera la LRU permette de réintroduire une gouvernance collégiale au sein des universités. Vos élus se mobiliseront pour remettre les étudiants au cœur des prises de décisions et de garantir une même gouvernance à tous les établissements.
velle loi d’orientation doit réorganiser la gouvernance des universités :
Le VPE doit pouvoir participer aux réunions de bureau de l’université.
• Augmenter la représentation des étudiants dans les Conseils d’Administration des universités afin que celle-ci atteigne 30% des membres élus.
• Intégrer les étudiants aux jurys d’examens, à l’image de ce qui est fait dans le secondaire avec les délégués de classe afin qu’ils puissent donner leurs avis sur les modalités d’évaluation, le parcours de l’étudiant…
• Donner un rôle décisionnel au CEVU et CS sur certains sujets comme l’offre de formation, les modalités de contrôle de connaissances, la politique de recherche... • Encadrer les pouvoirs des présidents d’universités
Faire des étudiants des acteurs à part entière de leurs universités Il est indispensable d’associer davantage les élus étudiants aux processus de décision et de leur fournir tous les outils afin qu’ils puissent mener à bien leur mission. Les élus « UNEF et associations étudiantes » refusent que les élus étudiants soient réduits à donner leur avis uniquement sur la vie étudiante :
Réhabiliter la collégialité à l’université
• Mettre en place un statut de l’élu étudiant afin de renforcer leur rôle dans le processus de prise de décision (formation des élus, moyens mis à disposition…)
Alors que de plus en plus de décisions se prennent désormais à l’échelle des établissements (MCC, offre de formation…), le principe de collégialité a été remis en cause. Le nou-
• Mettre en place un statut du vice-président étudiant lui garantissant les moyens d’effectuer ses missions (bureau, ordinateur, téléphone…).
Renforcer le pilotage de l’Etat et du CNESER Afin de répondre aux missions du service public, il est indispensable de faire de l’Etat un vrai régulateur et pilote de l’enseignement supérieur. Cela passe notamment par un renforcement du rôle du CNESER et de ses capacités de pilotage. • Assurer le contrôle de légalité par les recteurs. L’augmentation des prérogatives dévolues aux universités nécessite de renforcer le contrôle de légalité. Nous demandons la mise en place d’un rapport annuel des recteurs justifiant de leur action en matière de contrôle de légalité, présenté au ministre et au CNESER. • Garantir la transparence des contrats quinquennaux et des critères d’attribution par la présentation en CNESER de ces contrats ainsi que les montants attribués à chaque établissement. L’établissement d’un système de critères transparents pour garantir une répartition plus juste des moyens aux universités. • Donner un caractère décisionnel au CNESER lorsqu’il est consulté sur les grands dossiers : offre de formation, habilitations, redéfinition de la carte universitaire… • Une commission pédagogique émanant du CNESER doit être créée afin de faire des préconisations aux universités ayant un taux de réussite inférieur à 30%. • Créer des commissions émanant du CNESER sur l’ensemble des projets de réforme : refonte de la licence, formation des enseignants.
Défendre les doctorants et la recherche publique Les dernières réformes imposées au service public de recherche ont fait exploser la précarité, particulièrement chez les doctorants. La mise en place d’un statut national des doctorants est plus que jamais nécessaire pour améliorer leurs conditions d’études et de travail. Le doctorat est un véritable parcours du combattant qui empêche sa démocratisation. Depuis 15 ans le nombre de thèses soutenues a diminué de 15% et la reproduction sociale est toujours aussi forte : seulement 2% des doctorants sont des enfants d’ouvriers contre 12% des étudiants en licence. La démocratisation du doctorat est un enjeu économique. Avec deux fois moins de thèses soutenues que l’Allemagne, la France se prive de travailleurs hautement qualifiés indispensables au dynamisme économique du pays. C’est également un enjeu social. Il n’est pas acceptable que l’un des plus hauts niveaux de qualification de l’enseignement supérieur soit réservé à une élite sociale.
Le statut national du doctorant : un outil pour la démocratisation
Avancer vers le financement de toutes les thèses Alors que les 70 000 doctorants participent activement à la production scientifique française, 40% d’entre eux ne bénéficient pas d’un financement. Le constat est encore plus préoccupant en sciences humaines avec 80% des doctorants non financés. • Une dotation budgétaire pour les universités fléchée vers le financement des thèses. Elle doit permettre d’avancer vers la contractualisation de l’ensemble des doctorants et de corriger les inégalités, en particulier en sciences humaines. • Mettre en place un bureau d’information des doctorants ayant pour objectif d’informer les étudiants, sur la recherche de financements, dès le M1.
Faciliter l’insertion professionnelle Le contenu des formations doctorales doit être amélioré. Il est également de la responsabilité du service public et du secteur privé d’offrir un débouché attractif aux jeunes docteurs.
Avec 40% d’abandon de thèse en cours de route, il est clair que le contenu du doctorat ne permet pas la réussite de tous. Rompre l’isolement des doctorants est indispensable.
• Développemer la formation doctorale. Elle doit permettre au doctorant de choisir des formations, parfois différentes de son domaine de recherche, en cohérence avec son projet professionnel.
• Réduire le nombre de thésards par directeur de thèse à travers, entre autres, une augmentation du nombre de HDR.
• Créations de postes titulaires dans la recherche publique et mise en place de concours à bac+8 pour le reste de la fonction publique.
• Offrir aux doctorants des conditions de travail équivalentes aux chercheurs titulaires avec la mise en place de locaux et de ressources informatiques et documentaires nécessaires.
• Conditionner le versement des CIR à l’embauche de docteurs et à l’inscription du doctorat dans les conventions collectives afin d’assurer un salaire minimum à 2 fois le SMIC aux jeunes chercheurs.
Frédéric Marty, Président de la FENEC, doctorant à l’Université Toulouse 2 « Défendre la recherche publique » Le pilotage de la recherche publique a été fortement modifié par les orientations politiques prises sous le mandat de Nicolas Sarkozy. L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) a pris le pas sur les grands organismes de recherche et en premier lieu sur le CNRS. A la place d’une direction collégiale de la recherche, ce sont les lancements d’appels à projet qui ont guidé la politique des laboratoires.
Les droits de chaque doctorant sont conditionnés à la bonne volonté de leur directeur de thèse et aux moyens dont disposent leur laboratoire et leur école doctorale. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour la mise en place d’un statut national du doctorant, à travers un renforcement de l’arrêté ministériel sur les études doctorales. Ce statut doit permettre d’assurer l’égalité entre tous les doctorants. Vos élus défendront également la mise en place de nouveaux financements à destination des laboratoires.
• Imposer aux entreprises bénéficiant de Crédits Impôt Recherche (CIR) l’embauche des doctorants en CIFRE. Un contrôle plus important doit s’assurer de la pertinence scientifique des thèses financées par le privé.
Les moyens supplémentaires alloués à la recherche ont été consacrés à une augmentation des Crédits Impôt-recherche (CIR). Alors même que les laboratoires publics souffrent de sous-financements chroniques, les CIR sont passés de 3 à 5 milliards d’euros par an en 5 ans. Les CIR sont une baisse de la fiscalité aux entreprises qui investissent dans la recherche privée. L’effet des CIR a pourtant été beaucoup contesté, notamment par la Cour des Comptes. Les élus « UNEF et association étudiantes » et la FENEC se mobiliseront dans le cadre des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche que le gouvernement a annoncées à la rentrée prochaine. Nous réclameront une profonde réforme des modes d’évaluation et de financement de la recherche pour donner à l’ensemble des chercheurs, y compris les doctorants, les moyens de réaliser un travail scientifique de qualité.
Unifier l’enseignement supérieur pour le démocratiser La partition historique du système d’enseignement supérieur français est aujourd’hui un des principaux freins à une réelle démocratisation de l’enseignement supérieur. Cette partition créée une concurrence déloyale au sein même du service public, les élus « UNEF et associations étudiantes » proposent d’unifier l’enseignement supérieur pour le démocratiser. L’enseignement supérieur compte aujourd’hui 2,3 millions d’étudiants mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Du fait de sa partition historique entre universités et écoles, et du développement d’un certain nombre de filières en dehors des universités, l’enseignement supérieur est aujourd’hui morcelé. Ces divisions mettent les formations des écoles en concurrence avec celles des universités. Les universités sont aujourd’hui les seules à porter le défi de la démocratisation en accueillant tous les publics. Les écoles, alors qu’elles sélectionnent leurs étudiants, concentrent les moyens publics et privés. L’Etat investit plus de 14 000€ par an pour la formation d’un étudiant en CPGE contre environ 9 000€ par an pour un étudiant à l’université. L’unification de l’enseignement supérieur constitue donc un enjeu important pour la démocratisation et doit permettre une meilleure lisibilité des formations. La fin de la dualité écoles-universités et l’intégration de l’ensemble des formations aux universités est à terme le seul moyen d’assurer à tous les étudiants les mêmes droits et l’accès du plus grand nombre à la filière de son choix. Pour y parvenir, de profondes transformations dans les voies d’accès aux écoles ainsi que dans
l’organisation de leurs formations doivent être mise en œuvre pour rapprocher les écoles des universités. Les élus « UNEF et associations étudiantes » proposent d’unifier l’enseignement supérieur par des étapes préalables.
1 Démocratiser l’accès aux écoles Depuis leur création, les grandes écoles n’ont jamais été concernées par les lois sur la démocratisation de l’enseignement supérieur, maintenant ainsi à travers le temps un système anachronique d’admission fondé sur la sélection par concours. Le concours, de part ses modalités d’organisation, son coût et son contenu est le principal facteur de reproduction des inégalités. Il est nécessaire de faire tomber les barrières de la sélection sociale qui sévit aujourd’hui dans les écoles. Pour cela, il faut : • Informer les étudiants pour améliorer leur réussite. Le manque d’information pèse sur l’accès à ces formations. Une publication des annales et l’affichage des coûts d’inscription ainsi qu’une information concernant le contenu des épreuves doit être mis à disposition des lycéens et des étudiants en prépa pour qu’ils puissent préparer les concours dans les meilleures conditions.
• Instaurer la gratuité de l’inscription aux épreuves, organisées à la charge de l’état pour ne pas créer d’autocensure financière. • Le développement des concours communs, qui permettent de diminuer les coûts et d’en faciliter l’accès et la préparation. • Adapter le contenu du concours au niveau de formation antérieur. Au niveau bac, les concours doivent correspondre à ce qui est enseigné en classe de Terminale. Dans les niveaux supérieurs, les programmes des épreuves doivent être connus et calqués sur les enseignements des classes prépas et des universités. • Les CPGE doivent être intégrées aux universités et être non sélectives, alors qu’aujourd’hui, les prépas exercent une sélection sociale drastique, triant les étudiants sur du bachotage, avant même qu’ils puissent tenter d’intégrer une école. • Encadrer les frais d’inscription dans les écoles afin qu’ils correspondent à ceux des universités et interdire les frais d’inscription progressifs qui visent essentiellement à augmenter les frais d’inscription et à sélectionner les étudiants sur le montant des frais d’inscriptions qu’ils régleront au cours de leurs études.
2 Améliorer les droits des étudiants en écoles Contrairement aux universités, les droits dans les écoles ne sont pas fixés nationalement et ne permettent pas la réussite de tous. Les écoles n’ont pas de charte des examens qui cadre les modalités de contrôle des connaissances. Les étudiants étrangers ne sont pas non plus protégés. A l’image de la refonte de l’arrêté licence en 2011, qui permet aux étudiants à l’université de bénéficier des mêmes droits en période d’examens, les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour : • Une règlementation nationale des modalités d’examens. • Le droit au redoublement. • La multiplication des passerelles avec les filières universitaires pour les réorientations.
3 Rapprocher les universités et les écoles
• Développer les coopérations entre écoles et universités, pour mutualiser les bonnes pratiques pédagogiques et renforcer la qualité des diplômes (stage à l’étranger, pluridisciplinarité...). • Développer les doubles diplômes : les étudiants en écoles doivent pouvoir suivre en parallèle de leur formation en école une formation à l’université.
• Un système national d’équivalences et de passerelles entre les universités et les écoles. • Un rattrapage budgétaire au sein des universités, pour réduire les disparités entre les écoles et les universités. L’Etat doit investir autant pour un étudiant à l’université que pour un étudiant dans une école. Cela permettrait aux universités de faire réussir l’ensemble des étudiants qu’elles accueillent.
4 Construire l’université de tous les métiers De nombreuses formations ne dépendent pas du ministère de l’enseignement supérieur. Les élus « UNEF et associations étudiantes » veulent mettre fin à cette situation et intégrer l’ensemble des formations au schéma LMD.
Le ministère de l’enseignement supérieur doit être le ministère de tutelle de tous les établissement qui accueillent des étudiants afin d’adosser toutes les formations à la recherche et de garantir les mêmes droits pour tous ( pédagogiques, sociaux,...). • Rattacher les écoles paramédicales, les écoles d’arts et d’architecture, ou encore les écoles d’agroalimentaire au service public d’enseignement supérieur et donner à tous les étudiants le même statut et les mêmes droits : droit aux aides du CROUS, droit au redoublement, à la réorientation… • Organiser ces rattachements dans des grands pôles universitaires, comme les pôles de technologie (rassemblant l’ensemble des filières technologiques aujourd’hui à l’extérieur des universités) ou encore des pôles de santé (avec les filières de santé et les filières paramédicales).
Paul Bernardet, étudiant en 2ème année à SciencesPo Paris « Vers une véritable intégration des écoles au sein des universités » Dans le cadre de la restructuration de la carte universitaire, de nombreuses écoles sont devenues des composantes à part entière d’une université, c’est le cas par exemple de l’INPL (Institution national Polytechnique de Lorraine) qui a intégré l’Université de Lorraine. Cependant, ce rapprochement dans les statuts n’a rien fait avancer en terme d’unification de l’enseignement supérieur puisque les problématiques de mobilité, d’égalité et de démocratisation restent inchangées. Les écoles concentrent les moyens budgétaires alloués, continuent à ne pas appliquer des droits favorables à la réussite de tous, et à sélectionner les étudiants à leur entrée. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent une harmonisation des droits pour aller vers une unification réelle du service public de l’enseignement supérieur.
En excluant la plupart des étudiants d’origine modeste et en accentuant la concurrence entre les formations, la partition écoles/universités freine la démocratisation mais rend également illisible la carte des formations. Pour les élus « UNEF et associations étudiantes », rapprocher les universités et les écoles permet de répondre au besoin de lisibilité des formations, d’égalité et de mobilité des étudiants. Il faut :
• Une meilleure coopération dans la recherche par la construction d’écoles doctorales communes et une mutualisation des moyens alloués aux laboratoires des écoles et des universités.
Pour une insertion professionnelle de qualité Depuis près de 20 ans, le chômage des moins de 25 ans n’a cessé d’augmenter, avec 25% des jeunes au chômage. Les jeunes diplômés doivent faire face à une intensification du bizutage social à la sortie des études enchaînant ainsi des périodes de stages, de contrats précaires, d’intérim… A l’heure où le sentiment de déclassement n’a jamais été aussi fort, il est urgent de répondre aux attentes des jeunes diplômés. Les élus « UNEF et associations étudiantes » défendent une politique en rupture avec les « mesures jeunes » injustes et inégalitaires mises en place ces dernières années.
Notre vision de l’insertion professionnelle Même si l’insertion professionnelle est devenue une priorité de l’enseignement supérieur, deux visions s’affrontent en matière d’insertion professionnelle des jeunes. Les libéraux et le MEDEF développent une vision utilitariste, défendant la mise en place d’une offre de formation correspondant aux besoins du marché du travail et à des emplois précis. Pourtant, dans un monde économique où les besoins d’emplois évoluent rapidement, des milliers de salariés auraient des formations inutiles dès lors que les besoins n’existeraient plus. A l’inverse de la vision défendue par les libéraux, les élus « UNEF et associations étudiantes » défendent un diplôme protecteur sur le marché du travail et qualifiant sur différents domaines. Seules des formations pluridisciplinaires et une spécialisation progressive permettent de donner aux étudiants tous les outils pour faire face aux évolutions économiques.
Défendre une professionnalisation durable des cursus L’université doit se doter d’outils permettant à l’ensemble des étudiants, quelque soit leur filière, de s’insérer sur le marché du travail. La professionnalisation des cursus passe par l’acquisition pour les étudiants de qualifications larges et la capacité à réutiliser les connaissances théoriques dans le monde du travail. Pour cela, les élus « UNEF et associations étudiantes défendent : • La mise en place de formations pluridisciplinaires avec une spécialisation progressive des étudiants. • Le développement des mises en pratique des connaissances. Aujourd’hui seulement quelques
filières scientifiques (travaux pratiques) développent ces mises en pratique. • La mise en des modules de projets professionnels et d’aide à la recherche du premier emploi pour préparer la rédaction de CV, les entretiens d’embauches, ainsi que des cours de droit du travail. • Le renforcement des enseignements en langues et en l’informatique.
Protéger la période d’insertion professionnelle Les élus « UNEF et associations étudiantes » veulent développer des leviers pour protéger les jeunes pendant leur période d’insertion. • Développer les BAIP (Bureaux d’Aide à l’Insertion Professionnelle) pour qu’ils répondent aux besoins des étudiants dans leur orientation et leur insertion professionnelle, avec un suivi individualisé de chaque étudiant. • Création d’une aide à la recherche au premier emploi pour protéger socialement les jeunes. • Reconnaissance dans les conventions collectives des diplômes afin que les rémunérations des salariés inscrites dans les grilles salariales correspondent au niveau de qualification de l’employé. • Limiter les emplois précaires, pour que les jeunes n’enchaînent pas pendant des années des CDD, en faisant du CDI la norme.
• Engager une politique de recrutement dans la fonction publique.
Protéger les étudiants en stages La loi Cherpion a permis une avancée sur la réglementation des stages avec des sanctions aux employeurs se servant des stages comme emplois déguisés par une requalification de ceux-ci en contrat de travail. Les abus de stages restent cependant monnaie courante et sont très peu pénalisés dans les faits : absence de rémunération, heures supplémentaires, remplacement de salariés par des stagiaires… On estime aujourd’hui que 100.000 emplois sont occupés par des stagiaires alors que le taux de chômage est supérieur à 10%. Le stage a une mission avant tout pédagogique et doit être intégré à la formation. Les élus « UNEF et associations étudiantes » revendiquent des avancées supplémentaires dans la réglementation des stages : • Pénalisation de « l’abus de stage » par son inscription dans le code du travail comme « travail illégal ». • Augmentation du nombre d’inspecteurs du travail afin de sanctionner tous les abus. • Une rémunération des stages à hauteur de 50% du SMIC dès le premier jour de stage. • Redéfinition des conventions de stages entre les entreprises et les universités pour que les objectifs pédagogiques soient mieux adaptés à la formation initiale.
Etudiants étrangers, étudiants français, mêmes études, mêmes droits ! Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a annoncé le retrait de la circulaire du 31 mai. Une avancée pour les étudiants qui doit permettre d’ouvrir un cycle de négociations pour l’amélioration des conditions d’accueil et de séjour des étudiants étrangers. Depuis plusieurs années, nous avons assisté à un durcissement des politiques d’immigration. Les entorses à la tradition d’accueil de la France et au droit d’étudier dans notre pays se sont multipliées. Un arsenal juridique s’est abattu sur les étudiants étrangers. Avant son retrait, la circulaire du 31 mai empêchait l’insertion professionnelle des diplômés étrangers. Le décret du 6 septembre 2011 relève les plafonds de ressources exigés par les préfets pour la délivrance ou le renouvellement d’un titre de séjour. Ces plafonds sont passés de 5300 euros à 7680 euros. Les taxes votées dans le budget 2012, entraînent elle aussiune augmentation du coût d’accès à un titre de séjour. Ces nouvelles mesures viennent accroître les difficultés que rencontrent les étudiants étrangers. Les élus «UNEF et associations étudiantes » sont attachés à l’égalité de tous les étudiants quelle que soit leur nationalité. Cela passe par une amélioration de leurs conditions de vie et d’études. C’est pour atteindre cet objectif que vos élus exigent une remise à plat du cadre législatif de l’accueil et du séjour des étudiants étrangers.
Le retrait de la circulaire du 31 mai marque une première étape L’annonce du retrait de la circulaire du 31 mai par le nouveau gouvernement marque un changement de politique d’accueil et de séjour des étudiants et diplômés étrangers. Le retrait emblématique de cette circulaire, bien qu’étant une avancée, laisse les étudiants étrangers dans une situation défavorable. Les élus « UNEF et associations étudiantes » ont fait pression pour obtenir l’ouverture de négociations sur le cadre législatif du CESEDA. Vos élus se saisiront de cette occasion pour mettre en avant leur projet et gagner de nouveaux droits.
Répondre à l’urgence pour les étudiants étrangers Avant même l’ouverture des négociations sur le cadre législatif, des mesures doivent être prises immédiatement : • Le retrait du décret du 6 septembre 2011, afin de revenir aux plafonds de ressources précédents. • Le retrait de l’augmentation des taxes sur les titres de séjour. • La régularisation des étudiants lésés par le durcissement des textes juridiques. • L’application immédiate du titre de séjour pluriannuel prévu par la loi pour les étudiants de 2ème et 3ème cycle, mais non appliqué par les préfectures.
• Une commission nationale, émanant du CNESER, devra être crée pour statuer en cas de recours hiérarchique. • Une réforme de l’Autorisation Provisoire de Séjour (APS) qui doit gagner en souplesse dans les critères d’accès. • Restreindre les missions des Centre d’Etude en France (CEF) afin qu’ils constituent un guichet unique facilitant les démarches administratives et l’accès au VISA. La sélection pédagogique doit être une prérogative des universités. • La régularisation des étudiants sans papiers. • La mise en place dans chaque établissement de guichets uniques d’accueil, facilitant les démarches administratives, l’accès aux aides sociales, au logement et garantissant un encadrement pédagogique de l’étudiant durant son cursus.
Pour la première fois depuis l’écriture de la loi CESEDA, vos élus aurons l’occasion d’ouvrir des négociations sur le cadre législatif de l’accueil et du séjour des étudiants étrangers. Cette loi s’inscrit actuellement dans la logique « d’immigration choisie » devant servir les intérêts économiques et diplomatiques de la France. A l’inverse, les élus « UNEF et associations étudiantes » défendront une loi garantissant l’égalité des droits entre français et étrangers. Ils se battront pour : • Une carte d’étudiant = un titre de séjour. • L’application du titre de séjour pluriannuel dès la Licence, d’une durée minimale équivalente à la durée du cursus. • La mise en place de critères objectifs et transparent d’attribution des titres de séjours, pour mettre fin à l’arbitraire des préfectures et à la logique du cas par cas.
Donner un nouvel élan à la vie étudiante Alors qu’elle est indispensable pour permettre l’épanouissement et la réussite des étudiants, la vie étudiante est souvent mise au second plan dans les politiques universitaires. Les universités doivent permettre l’émancipation individuelle des étudiants. Les élus « UNEF et associations étudiantes » souhaitent faire de la vie étudiante une priorité. L’enseignement supérieur a pour mission de donner aux jeunes une qualification qui leur permette de s’insérer sur le marché du travail et de développer un sens critique. Pour remplir ces missions, la succession des cours et des examens tout au long de l’année n’est pas suffisante, surtout quand elle s’additionne avec une activité salariée contraignante. Il est nécessaire de réfléchir à l’ensemble de la vie étudiante pour qu’elle soit un facteur de réussite et d’émancipation personnelle.
Les temps étudiants L’organisation de l’emploi du temps des étudiants est souvent déterminée uniquement sous la contrainte des disponibilités des personnels et des bâtiments. Pourtant les temps étudiants sont déterminants, à la fois pour permettre les activités associatives, sportives et culturelles mais également pour que les cours et les examens se déroulent dans de bonnes conditions. • Encadrer les emplois du temps. Ils doivent offrir une véritable pause méridienne et limiter les cours du soir qui peuvent devenir une contrainte pour les étudiants utilisant les transports en commun.
• Mettre en place une demi-journée banalisée pour permettre à tous de pratiquer une activité associative, sportive ou culturelle.
• Généraliser la semaine blanche de révision avant les partiels pour permettre aux étudiants, notamment aux étudiants salariés qui doivent rattraper le retard dans leurs révisions, de s’organiser avant les partiels. • Elargir les horaires des bibliothèques et renforcer l’offre documentaire pour offrir un outil de qualité qui permette de travailler ses cours dans de bonnes conditions.
Développer la vie sociale, culturelle et sportive. Les étudiants ne doivent pas être de simples « consommateurs » de cours mais pouvoir participer activement à la vie de leur campus. • Généraliser les Maisons de l’Etudiant. Elles doivent être un véritable lieu de vie pour les étu-
Sandra CARVALHO, étudiante en Master de Communication à l’Université Bordeaux 3 « Vers un statut pour les étudiants salariés » La baisse du pouvoir d’achat des étudiants a pour principale conséquence de développer le salariat étudiant et les contraintes qui l’accompagne. Les étudiants salariés représentent 60% des étudiants et leur spécificité doit être prise en compte dans l’organisation de la vie étudiante. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour l’adaptation des emplois du temps à leurs besoins et la mise en place de dispositifs pédagogiques spécifiques (dispense d’assiduité, mise en ligne des cours, choix des horaires de TD et TP, etc.)
diants et disposer de lieux de détente, de salles de réunion, de locaux associatifs, de matériel mis à la disposition des associations. • Financer la vie étudiante. Le Fond de Solidarité et de développement des Initiatives Etudiantes (FSDIE) doit s’appuyer sur un conseil et une charte associative pour réellement favoriser le développement de la vie étudiante. • Il faut garantir une gestion par le CROUS du FSDIE social afin que le versement des aides se fasse sur des critères sociaux. • Développer les activités culturelles et sportives à travers la mise en place de partenariats culturels à prix très attractifs et le renforcement des moyens et des missions du Service Universitaire des Activité Physiques et Sportives (SUAPS) par un fléchage des budgets.
Faciliter l’accès aux soins Alors que la précarité sanitaire des étudiants n’a jamais été aussi forte, 1/3 des étudiants renoncent à des soins faute de moyens, l’accès aux soins doit être pleinement intégré à la vie étudiante. • Créer de véritables centres de santé en s’appuyant sur le Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé (SUMPPS) pour offrir des soins diversifiés et gratuits. • Une visite médicale gratuite au début de chaque cycle universitaire.
Les 8 priorités des candidats
« UNEF et associations étudiantes »
1 Une refonte de la licence
2 Renforcer le service public
Alors qu’un étudiant sur deux échoue en licence, il est urgent de donner au service public les moyens de faire réussir tous les étudiants : // Renforcer l’encadrement, en mettant en place un plan pluriannuel de recrutement de personnels // Refondre l’architecture de la licence par la mise en place de la pluridisciplinarité et d’une spécialisation progressive // Mettre en place un cadrage national des diplômes pour garantir sur tout le territoire des diplômes de qualité // Renforcer la pédagogie à l’université
Le nouveau gouvernement devra revenir sur les contre-réformes du gouvernement Sarkozy en mettant en place : // Une nouvelle loi cadre pour remplacer la LRU et associer l’ensemble de la communauté universitaire aux prises de décision (augmentation du nombre d’étudiants au CA, rôle décisionnel pour le CEVU et le CS…) // L’arrêt des processus de fusion en cours et l’ouverture d’un débat national sur l’aménagement de la carte universitaire // La création d’instances académiques de consultation des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche
4 Pour une nouvelle formation des enseignants Le nouveau gouvernement a annoncé la remise à plat de cette réforme. Nous revendiquerons que : // Les épreuves d’admissibilité soient positionnées à la fin de l’année de M1 // L’année de M2 soit financée et consacrée à la formation professionnelle des futurs enseignants
7 Démocratiser l’accès aux écoles L’ouverture sociale des écoles doit être favorisée par : // Le développement des coopérations avec les universités : doubles diplômes, passerelles... // Réformer les concours d’entrée // L’encadrement des frais d’inscription
5 Pour une insertion professionnelle de qualité Les jeunes diplômés doivent être accompagnés dans leur insertion professionnelle. // La mise en place d’une aide financière à la recherche du premier emploi à hauteur de 50% du SMIC // La reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives // Le renforcement de la règlementation des stages
3 Un financement public à la hauteur des besoins Le service public est fragilisé par un budget qui creuse les inégalités entre les universités. // La mise en place d’un nouveau mode de financement basé sur les besoins des universités // Un plan de rattrapage budgétaire pour les petites universités // Porter la dotation par an et par étudiant des universités au même niveau que les autres pays de l’OCDE soit 14 000 euros d’ici 2017
6 Pour l’égalité entre étudiants français et étrangers Le nouveau gouvernement a d’ores et déjà annoncé la suppression de la circulaire Guéant. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » se battront pour : // La suppression des autres mesures discriminantes à l’encontre des étudiants étrangers (décret du 6 septembre 2011, hausse des taxes pour le changement de statut…) // La mise en place effective du titre de séjour pluriannuel par cycle d’études
8 Pour un statut national du doctorant La mise en place d’un statut du doctorant doit permettre de soutenir d’avantage les jeunes chercheurs : // Le doublement du nombre de thèses financées // La création d’une charte nationale des thèses
Du 20 au 29 juin prochain, je vote
Vos candidats ont la parole... « Améliorer l’offre documentaire » « Lutter contre les discriminations » La progression constante de l’extrême droite dans notre pays doit nous inquiéter. Un grand nombre de citoyens sont discriminés en fonction de leur origine ou de leur religion, avec un amalgame insupportable entre les deux. Il est plus que jamais nécessaire de lutter contre le repli sur soi identitaire qui pointe la diversité comme une menace. Les élus « UNEF et associations étudiantes » placeront l’égalité et la diversité au cœur de leurs valeurs, notamment à travers l’organisation annuelle d’un Festival Etudiant Contre le Racisme. Amandine Escherich, étudiante en Licence de Psyschologie à Rennes 2
« Ne pas oublier les étudiants d’outre-mer » Les problématiques des étudiants d’outremer sont nombreuses. Nous souffrons notamment de l’éloignement avec la métropole et du sous-financement de nos établissements. L’université de La Réunion a dû fermer plusieurs filières faute d’un moyens suffisants. Elue étudiante à l’Université de La Réunion, je soutiens les listes « UNEF et associations étudiantes ». Leur projet de renforcement du service public est le seul à même de garantir de bonne conditions d’études sur tout le territoire : en métropole comme en outre-mer Emeline Vidot, étudiante en Doctorat de Lettres à La Réunion
« Nous souffrons notamment de l’éloignement avec la métropole et du sousfinancement de nos établissements»
L’accès à une Bibliothèque Universitaire (BU) adaptée à chaque formation est indispensable pour la réussite des étudiants et la qualité de leur formation. Les élus « UNEF et associations étudiantes » s’assureront que les projets d’établissement comportent un volet sur l’offre documentaire et que les BU aient le budget nécessaire pour assurer un service de qualité et offrir une documentation adapté à chaque formation. Marthe Corpet, étudiante en Master de Droit à Paris 2
« Les élus UNEF et associations étudiantes placeront l’égalité et la diversité au cœur de leurs valeurs» « Favoriser l’accès aux soins sur les campus » Alors que la précarité sanitaire des étudiants n’a jamais été aussi forte, 1 étudiant sur 3 renonce à se soigner faute d’argent. Il est prioritaire de faciliter l’accès aux soins sur nos campus. Les élus « UNEF et associations étudiantes » travailleront avec le CROUS et les Médecines Préventives Universitaires (MPU). La création sur chaque campus de centres de santé doit garantir l’accès gratuit à une offre de soins complète.
Tina Biard, étudiante en Licence d’Histoire à Montpellier 3
« La mise en concurrence des universités a mis en danger les petites universités » « Défendre les universités de proximité » La mise en concurrence des universités a mis en danger les petites universités. Celles-ci sont souvent exclues des PRES comme à Pau et n’ont pas bénéficié des crédits des appels à projet IDEX ou de l’Opération Campus. Ces universités accueillent souvent des publics plus difficiles et ont un taux de boursiers plus important. Elles jouent un rôle essentiel dans la démocratisation de l’enseignement supérieur. De nombreux jeunes n’auraient pas poursuivi leurs études si à Cergy, Evry, Lorient ou La Rochelle ils n’avaient pas eu accès à des formations universitaires. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour que ces universités de proximité soient préservées. Des moyens supplémentaires doivent leur être accordés afin qu’elles fassent réussir les étudiants qu’elles accueillent. Benoit Soulier, étudiant en Licence de Sociologie à Versailles-Saint-Quentin
Parole aux candidats « Encourager les actions culturelles et sportives »
« Le temps des études doit également être celui de l’épanouissement intellectuel et physique »
Le temps des études doit également être celui de l’épanouissement intellectuel et physique. C’est pour cette raison que les élus « UNEF et associations étudiantes » sont particulièrement attachés au développement de l’offre culturelle sur les universités, à travers des partenariats et le soutien aux associations culturelles étudiantes. Nous déffendons l’accès de tous au sport, à travers un renforcement des Services Universitaires des Activités Physiques et Sportives (SUAPS) et le fléchage Julie Haouzi, de leurs budgets. étudiante en Licence de Médiation Culturelle à Paris 3
« Mieux accueillir les étudiants handicapés » Les étudiants handicapés sont souvent exclus faute d’une véritable prise en compte de leurs besoins par les établissements. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour que la réussite de tous soit également celle des étudiants handicapés. Cela signifie une prise en compte de leurs besoins dans les infrastructures lors des nouvelles constructions et des rénovations de bâtiments. Le développement du tutorat et l’aide à la prise de note doivent être généralisés dans les universités et les écoles Antoine Pount-Biset, étudiant en Licence de Physique à Toulouse 3
« Le principe de laïcité porté par le service public a été mis à mal ces dernières années »
« Démocratiser les études de santé » La sélection sociale est très forte dans les filières de santé. La première année, très sélective, exige une assiduité totale qui écarte les étudiants salariés. Elle favorise également les étudiants qui ont les moyens de compenser le faible encadrement de l’université par le recours à des prépas privés. La réforme de la PACES a été une occasion manquée pour lutter contre la reproduction sociale dans ces filières. Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront pour réformer l’organisation des études de santé et avancer vers leurs démocratisations. Benjamin Maillard, étudiant en PAES à Besançon
« La sélection sociale est très forte dans les filières de santé»
« Pour un fléchage des budgets des IUT » Depuis 2009, les universités disposent d’un budget global qu’elles répartissent dans leurs composantes. Auparavant, le budget était fléché par l’Etat en direction des IUT. Les IUT disposaient alors de moyens par étudiant plus importants que les l’universités permettant de meilleures conditions d’études : volume horaire plus important, cours en petits groupes, travaux pratiques, suivi individuel… Les élus « UNEF et associations étudiantes » prenait ce modèle en exemple pour améliorer la réussite dans le reste des filières universitaires. Avec le budget global, les universités ont progressivement réduit les dotations de nombreux IUT pour compenser leur manque de moyens. Les élus « UNEF et associations étudiantes » refusent que les conditions d’études soient tirées vers le bas. Les IUT jouent un rôle important dans la démocratisation de l’enseignement supérieur en accueillant de nombreux étudiants des bacs technologiques. Les budgets doivent être à nouveau fléchés en direction des IUT pour garantir de bonnes conditions d’études aux étudiants. Fréderi Tabacchi, étudiant en DUT Génie Mécanique à Aix Marseille
Le principe de laïcité porté par le service public a été mis à mal ces dernières années. Non seulement les établissements privés ont vu leurs dotations publiques augmenter, mais de nombreuses formations privées ont été reconnues par l’Etat. Les accords France-Vatican ont permis la reconnaissance des universités catholiques. La création de l‘Université de Lorraine a permis l’extension du régime dérogatoire à la loi de 1905 aux universités en dehors de l’Alsace et de la Moselle. Nous réaffirmons notre volonté de défendre un service public laïque et notre refus de faire financer et reconnaitre par l’Etat des formations religieuses. William Martinet, étudiant en Licence d’Economie à Nanterre
« Les élus UNEF et associations étudiantes refusent que les conditions d’études soient tirées vers le bas »
Vos candidats Elections au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche des représentants des étudiants des Etablissements Publics à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel
Scrutin du 20 juin au 29 juin 2012
1. BURGAT Yannis, Université Lumière - Lyon 2, 3ème année de Licence de Droit
2. MANDELBAUM Julie, Université Panthéon-Sorbonne, 2ème année de Master de Sciences Politiques 3. BIARD Tina, Université Paul Valéry - Montpellier 3, 2ème année de Licence d’Histoire 4. WITT Lauranne, Université de Lorraine, 2ème année de Licence d’Histoire 5. HAOUZI Julie, Université la Sorbonne Nouvelle - Paris 3, 2ème année de Licence de Médiation Culturelle 6. BERNARDET Paul, Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP Paris), 2ème année 7. POUNT-BISET Antoine, Université Paul Sabatier - Toulouse 3, 2ème année de Licence de Sciences et Techniques de la Santé 8. HUBERT Lolita, Université François Rabelais - Tours, 1ère année de Master de Langues et Commerce international 9. MARTY Fréderic, Université Le Mirail - Toulouse 2, 3ème année de Doctorat de Communication 10. AUMJAUD Gilles, Université Joseph Fourier Grenoble 1, 1ère année de Master Enseignement en Sciences Physiques et Chimiques 11. MERLO Aurélie, Université Charles de Gaulle - Lille 3, 1ère année de Doctorat de Science du Language
1 bis. CARVALHO Sandra, Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, 2ème année de Master de Communication 2 bis. MARTINET William, Université Paris-Nanterre Paris 10, 1ère année de Licence d’Economie 3 bis. SOULIER Benoît, Université Saint-Quentin-en-Yvelines, 2ème année de Licence de Sociologie 4 bis. CORPET Marthe, Université Panthéon-Assas - Paris 2, 1ère année de Master de Droit Social 5 bis. ESCHERICH Amandine, Université de Haute Bretagne Rennes 2, 3ème année de Licence de Psychologie 6 bis. BROUSSAUDIER Julie, Université de Nantes, 1ère année de Master de Psychologie 7 bis.  URO Jim, Université de Technologie de Compiègne (UTC), 3ème année de Génie Mécanique 8 bis. LEBRUN Romain, Ecole centrale des arts et manufactures, 2ème année de Master de Sciences appliquées 9 bis. TABACCHI Fréderi, Université d’Aix-Marseille, 1ère année de DUT Génie Mécanique Production 10 bis. MAILLARD Benjamin, Université de Franche ComtéBesançon, 1ère Année d’Etudes de Santé 11 bis. LIBE Baptiste, Ecole Normale Supérieure (ENS), 2ème année de Master de Biologie et Physiologie spécialité Neurosciences
Liste soutenue par SEN (Syndicat des Etudiants de Nantes), UEAF (Union des Etudiants Algériens de France), UGET (Union Générale des Etudiants Tunisiens), UEVF (Union des Etudiants Vietnamiens de France), UNEM (Union Nationale des Etudiants du Maroc), FERUF (Fédération des Etudiants en Résidences Universitaires de France), UCEF (Union des Coopératives Etudiantes de France), APFEE (Association Pour la Formation des Elus Etudiants), FECR (Festival Etudiant Contre le Racisme), CECED (Comité Etudiant Contre l’Extreme Droite), FENEC (Fédération Nationale des Etudiants Chercheurs), Fédé’IUT (Fédération des Etudiants en IUT), Fédé Santé, DREAM (Dynamique du Rassemblement des Etudiants et Associations Motivés), DIDF Jeunes, UDEES (Union des Etudiants Etrangers de Strasbourg), Réseaux étudiants, ASECF (Association de Solidarité des Etudiants Chinois en France), COLCREA (Association des Etudiants et Créateurs Colombiens de France), AMECAS (Amicale des Etudiants Caribéens, Africains et sympathisants).
LDE Projet CNESER