Source: https://survey.ituc-csi.org/Bangladesh.html?lang=fr
Timestamp: 2017-10-18 20:00:21+00:00
Document Index: 122893298

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Bangladesh - CSI - Rapport des violations des droits syndicaux
Les affiliées de la CSI au Bangladesh sont le Bangladesh Free Trade Union Congress (Confédération des syndicats libres du Bangladesh – BFTUC), le Bangladesh Jatyatabadi Sramik Dal (BJSD), le Bangladesh Labour Federation (Fédération syndicale du Bangladesh – BLF), la Bangladesh Mukto Sramik Federation (BMSF), la Bangladesh Sanjukta Sramik Federation (BSSF) et la Jatio Sramik League (JSL).
Le 24 avril 2013, au moins 1.129 travailleurs/euses ont été tués dans l’effondrement du bâtiment de huit étages du centre commercial Rana Plaza à Savar, dans la banlieue de Dacca. L’immeuble abritait cinq usines de confection qui employaient 5.000 personnes, notamment la fabrique New Wave, un des fournisseurs de prêt-à-porter des grands détaillants mondiaux, tels que Mango, Primark et la chaîne canadienne de supermarchés Loblaws. Ether Tex Ltd, qui fournit Walmart et C&A, était également installé dans le centre commercial, ainsi que Phantom TAC, une usine de tricot qui travaille pour une société de textiles espagnole, qui se prévalait sur son site Internet de sa « transparence sociale unique » et de ses « normes rigoureuses en matière de conditions de travail dans l’usine ». Il y avait également une banque et plusieurs magasins dans l’immeuble. D’après les témoignages, 2.000 personnes se trouvaient dans les étages supérieurs de l’édifice lorsqu’il s’est écroulé.
Le 24 novembre 2012, l’incendie qui s’est déclaré dans l’usine de Tazreen Fashions Ltd a coûté la vie à plus de 100 travailleurs/euses, succédant à deux autres incendies survenus en septembre dans des usines de confection de Lahore et de Karachi, au Pakistan, lors desquels plus de 300 personnes avaient péri. Ces récents incendies seraient dus à des installations électriques défectueuses, du fait de l’utilisation fréquente de câbles électriques bon marché et non isolés qui provoquent des surchauffes et entraînent ce type de catastrophes. Souvent, pour maintenir les coûts les plus faibles possibles (et les bénéfices les plus élevés), les usines de confection bangladaises sacrifient la santé et la sécurité.
L’attitude antisyndicale de l’ensemble de l’industrie a également éliminé toute possibilité de résoudre de graves problèmes de relations de travail, tels que la santé et la sécurité, par le dialogue et la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.
. Au lieu de cela, l’industrie, avec le soutien du gouvernement, encourage l’absence de syndicats et promeut les comités de participation, qui n’ont pas le pouvoir de négocier les modalités d’embauche et qui sont souvent dirigés par des représentant(e)s que la direction a elle-même choisis parmi les employé(e)s.
À l’heure actuelle, un processus mis en place par l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI est en cours pour réformer plusieurs questions prioritaires de la loi du travail de 2006. Les amendements proposés concernent notamment l’obligation d’atteindre un minimum de 30 pour cent d’adhérent(e)s, de communiquer à l’employeur le nom des personnes qui fondent un syndicat, de fixer un nombre de responsables syndicaux non nécessairement employés par l’entreprise. Les employeurs et les travailleurs/euses ont adressé leurs commentaires au ministère du Travail, suite à de nombreuses sessions de dialogue tripartite organisées par l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI . D’autre part, le Parlement étant dominé par les propriétaires des usines de confection, même si les propositions sont acceptées, il est à craindre que le Parlement les amende pour satisfaire les intérêts de l’industrie de l’habillement.
Privilèges injustifiés ou excessifs accordés à certaines organisations (notamment des privilèges allant au-delà d’une priorité en matière de représentation aux fins de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.
, de consultation par les gouvernements, ou encore en matière de
Un syndicat peut uniquement être établi au niveau de l’usine/de l’entreprise, à quelques exceptions près (notamment le transport routier, le transport fluvial privé, le thé, l’empaquetage de jute, la production de bidis), où un syndicat peut être établi sur la base de la zone géographique. Il ne peut y avoir plus de trois syndicats enregistrés au sein d’une même entreprise.
Seuls les employés actuels ou anciens d’un établissement ou d’un groupe d’établissements peuvent se porter candidats aux élections syndicales. Les vastes pouvoirs dont est investi le responsable du registre des syndicats incluent l’ingérence dans les affaires internes d’un syndicat.
Le responsable du registre des syndicats a la possibilité d’annuler l’enregistrement d’un syndicat, avec l’aval du tribunal du travail.
Les agents de sécurité sont privés du droit de constituer des syndicats.
L’adhésion à un syndicat est strictement limitée aux salariés employés dans une entreprise. Autrement dit, la résiliation du contrat d’emploi d’un travailleur entraîne automatiquement l’annulation de son affiliation syndicale. La loi dispose en outre que, même si un travailleur introduit un recours contre son licenciement, son affiliation syndicale ne sera restaurée que lorsqu’il sera officiellement réintégré, ce qui, vu la lenteur des tribunaux bangladais, peut prendre des années. Le Code du travail du Bangladesh a été amendé le 5 novembre 2009 pour limiter les activités syndicales aux ports de Chittagong et de Mongla. En vertu du nouveau Code, chaque port ne peut compter qu'un syndicat, qui doit être formé dans les six mois suivant l'entrée en vigueur de l'amendement. Toutes les organisations syndicales existantes devront être dissoutes. Seuls les travailleurs qui ont accompli un an de service peuvent être enregistrés en tant que membres de ces syndicats.
En vertu du Code du travail du Bangladesh (Bangladesh Labour Act - BLA), les travailleurs employés dans la fonction publique ou un service dépendant des pouvoirs publics n’ont pas le droit d’adhérer à un syndicat, à l’exception des employés des chemins de fer, de la poste, des télécommunications, des travaux publics, du génie médical public et des imprimeries de l’État. Les pompiers sont privés du droit de constituer des syndicats. Du côté positif, le BLA garantit le droit de former des syndicats à plusieurs nouvelles catégories de travailleurs, notamment les enseignants et le personnel des ONG.
La loi de 2004 sur l’association des travailleurs des ZFE et les relations du travail prévoit la formation de syndicats dans les ZFE. Après la première étape - qui a pris fin le 31 octobre 2006 - pendant laquelle les travailleurs des ZFE pouvaient uniquement former des comités de représentation et d’aide aux travailleurs (sigle anglais: WRWC), la deuxième étape, si elle entrait en vigueur, permettrait aux travailleurs de transformer les WRWC en syndicats qui répondent à la désignation juridique d’associations de travailleurs. Toutefois, la loi a été amendée en 2009 et le terme « d'associations de travailleurs » a été remplacé par « organisation de bien-être des travaileurs », ce qui signifie que le droit de former des syndicats dans les ZFE est loin d'être une réalité.
Le personnel de direction et les employés désignés par leurs employeurs comme « confidentiels » n’ont pas le droit d’adhérer à des syndicats.
Pour pouvoir avoir lieu, une grève doit être approuvée par trois quarts des membres syndicaux.
En vertu du Code du travail, les parties à un différend du travail sont sujettes à une série de procédures dans un délai convenu préalablement (elles doivent notamment introduire une demande de conciliation, déposer un préavis de grève ou de lock-out et saisir le tribunal du travail en vue du règlement du différend), faute de quoi les autorités considèreront le conflit de travail clos. L’article 212 du Code du travail du Bangladesh interdit de soulever à nouveau la question ou le thème spécifique d’un conflit de travail durant une année à compter de l’émission d’un tel ordre de clôture.
Les grèves sont interdites dans les nouveaux établissements, pendant trois ans à compter du début de l’exploitation commerciale, si l’usine est de construction neuve, appartient à des investisseurs étrangers ou a été établie au moyen d’une aide extérieure.
Le gouvernement peut interdire une grève si celle-ci se prolonge au-delà de 30 jours (dans ce cas, l’affaire est confiée au tribunal du travail pour arbitrage) ou si elle concerne un service public entrant dans le cadre de l’ordonnance sur les services essentiels, ou encore s’il considère qu’elle porte atteinte aux intérêts de la nation. Les interdictions de grève prononcées par le gouvernement sont renouvelables par périodes de trois mois.
Si le gouvernement considère qu'une grève porte atteinte aux intérêts de la nation, il peut invoquer la loi de 1974 sur les pouvoirs spéciaux pour procéder à la détention de syndicalistes sans devoir présenter de chefs d’inculpation. Des peines allant jusqu’à 14 ans de travaux forcés peuvent être prononcées en cas d’infractions telles que l’« entrave aux transports ».
L’interdiction des grèves et des lockouts dans les ZFE devait expirer le 31 octobre 2008, mais la réglementation a permis à l’Autorité des zones franches d’exportation du Bangladesh de la proroger jusqu’au 31 octobre 2010.
Persistance des obstacles à l’enregistrement des syndicats15-06-2016
Trois ans après l’effondrement du Rana Plaza, qui avait coûté la vie à 1200 personnes, le gouvernement ne respecte toujours pas le Pacte sur la durabilité pour le Bangladesh passé avec l’Union européenne et établi avec le soutien de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI dans le but d’améliorer les droits du travail, ainsi que la santé et la sécurité dans le secteur de la confection. D’après une évaluation réalisée par la CSI et les fédérations syndicales internationales IndustriALL et UNI, qui a été publiée en janvier 2016, « Le gouvernement du Bangladesh et le secteur de la confection ont encore vraiment beaucoup à faire, pas seulement pour assurer la sécurité mais aussi pour garantir le respect de la loi, notamment des normes nationales et internationales du travail ».
Une mission tripartite de haut niveau de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI qui s’est rendue au Bangladesh mi-avril 2016 a fait part de sa préoccupation au sujet du taux d’enregistrement des syndicats. Les chiffres recueillis par Solidarity Centre à Dhaka révèlent que le gouvernement a rejeté 73% des demandes d’enregistrement en 2015. Mi-avril 2016, sur les 13 demandes qui avaient été présentées, seules trois ont été approuvées et les autres ont été refusées.
Environ 10% seulement des 4500 usines de prêt-à-porter du Bangladesh ont enregistré des syndicats, signale un rapport de Human Rights Watch. Le droit du travail requiert l’adhésion d’au moins 30% des travailleurs pour former un syndicat, un taux exagérément élevé, et ordonne des procédures d’enregistrement excessives, tandis que le gouvernement est investi de pouvoirs flous pour annuler l’enregistrement d’un syndicat. Les usines menacent également de s’en prendre impunément aux syndicats et à leurs membres. Face à ces refus d’enregistrer des syndicats dans le secteur du prêt-à-porter, la CSI a déposé une plainte en violation de la liberté syndicale auprès de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI en avril 2016.
Suite à la mission de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI au Bangladesh en avril 2016, la Conférence internationale du travail a recommandé au gouvernement en juin de « mettre au point des procédures standard afin que le processus d’enregistrement soit une simple modalité officielle, qui ne soit pas soumise à une autorité discrétionnaire et qui ne constitue pas un obstacle à l’enregistrement ».
Arrestations, exclusions et menaces de poursuites après une grève des travailleurs de la confection05-01-2017
Les autorités ont été promptes à exercer des représailles contre les employé(e)s de la confection qui ont participé à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage d’une semaine dans le district d’Ashulia, situé dans la capitale bangladaise, Dhaka, le 12 décembre 2016. Ashulia est un grand centre de production de prêt-à-porter avec lequel travaillent de nombreuses entreprises de vêtements à travers le monde, notamment les géants occidentaux Zara, Gap et H&M. La grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage visait à obtenir le soutien en faveur d’une augmentation du salaire minimum, de 68 à 190 USD par mois.
Le Premier ministre a publié une directive ordonnant aux grévistes de reprendre le travail, et le ministre du Travail a fait savoir que des mesures strictes seraient prises à l’encontre des instigateurs de la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage . Au moins 11 dirigeants syndicaux et défenseurs des droits humains ont été interpellés au cours des semaines suivant la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage , au titre de la Loi spéciale sur les pouvoirs de 1974 – un décret d’urgence établi en période de guerre. La plupart étaient membres des fédérations syndicales de la confection Bangladesh Garment and Industrial Workers’ Federation (BGIWF), Shadin Bangla Garments Workers Federation (SBGWF) et Bangladesh Independent Garment Workers Union Federation (BIGUF).
En représailles à la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage , l’association de fabricants Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA) a suspendu la production de 59 usines. Deux usines touchées par les grèves, Windy Apparels Ltd. et Fountain Garments Ltd., ont engagé des poursuites au pénal contre 239 travailleurs, et il a été signalé que le groupe Hemeem avait porté plainte contre 1000 travailleurs. Début janvier 2017, plus de 1600 travailleurs avaient été mis à pied et la police avait enregistré des plaintes contre 600 travailleurs et dirigeants syndicaux.
De nombreux employés de la confection craignaient de revenir au travail et certains sont même partis à la campagne pour échapper aux poursuites de la police. La plupart des bureaux syndicaux locaux d’Ashulia ont été fermés, ou saccagés.
Licenciement de travailleurs qui avaient créé un syndicat29-02-2016
Cinq employés ont été licenciés ou contraints à démissionner de l’usine de confection Panorama Apparels Ltd., située à Gazipur, le 29 février 2016. Les cinq employés étaient responsables d’un syndicat dont l’enregistrement était en cours. Ils ont fait part de ce licenciement injuste à la Direction du travail. Toutefois, cet organe gouvernemental a déclaré qu’il n’y avait pas eu de violation, dans la mesure où, selon lui, les travailleurs avaient démissionné de leur plein gré. Cette décision reposait sur les allégations de la direction et sur les lettres de démission que l’entreprise a obligé les travailleurs à signer. La Direction du travail n’a pas discuté avec les employés ni avec leur syndicat.
Peu après, la demande d’enregistrement présentée par le syndicat a été rejetée. Le gouvernement affirme que le syndicat n’avait pas organisé de réunions avec la fédération syndicale à laquelle il était affilié, l’Akota Garment Workers’ Federation (AGWF), comme convenu ; que le président et le secrétaire du syndicat ne travaillaient pas à ce moment-là à l’usine ; que les 551 membres du syndicat ne pouvaient pas être identifiés ; que les adhérents représentaient moins de 30% de la main-d’œuvre et qu’ils n’avaient pas correctement désigné les membres du comité exécutif du syndicat. Toutes les déclarations de la Direction du travail étaient soient fausses, soit insuffisantes pour motiver le rejet de la demande d’enregistrement.
Le syndicat a sollicité l’intervention de deux marques de prêt-à-porter auxquelles l’entreprise fournit des vêtements. Elles ont accepté et demandé une réunion de conciliation conciliation Tentative par un tiers neutre ou un conciliateur de favoriser la résolution d’un conflit du travail par la discussion, des conseils ou une reformulation des problèmes afin d’amener les parties en conflit à aplanir leurs divergences. Le conciliateur ne joue pas un rôle aussi actif qu’un médiateur ou un arbitre.
Voir arbitrage, médiation . Plusieurs jours avant la réunion, les responsables politiques locaux, à la demande du gouvernement, ont prié les cinq employés licenciés de reconnaître qu’ils avaient démissionné volontairement, en échange d’une somme d’argent. Ils ont refusé ; la réunion de conciliation conciliation Tentative par un tiers neutre ou un conciliateur de favoriser la résolution d’un conflit du travail par la discussion, des conseils ou une reformulation des problèmes afin d’amener les parties en conflit à aplanir leurs divergences. Le conciliateur ne joue pas un rôle aussi actif qu’un médiateur ou un arbitre.
Voir arbitrage, médiation a eu lieu, et l’usine a accepté de réintégrer les employés et de respecter les règles de base concernant les relations avec l’AGWF. Cependant, les employés craignaient des répercussions s’ils retournaient à l’usine. Ces événements se sont produits juste avant la visite d’une mission tripartite de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI dans le pays et, précisément, dans cette usine.
Refus d’enregistrer des syndicats dans trois usines de vêtements du groupe Azim31-03-2016
Le 31 mars 2016, la Direction du travail a simultanément rejeté trois demandes d’enregistrement de syndicats déposées par des employé(e)s de la confection de trois usines appartenant au groupe Azim : Savar Sweater Ltd., Savar Sweater. Ltd.-A et Orchid Sweater Ltd. Les syndicats de ces trois usines étaient affiliés à la fédération de la confection Bangladesh Independent Garment Workers Union Federation (BIGUF), qui les a aidés à remplir leur demande d’enregistrement début février.
Après avoir reçu un courrier initial de la Direction du travail comportant des objections, les syndicats ont envoyé leur réponse, en proposant une solution pour chacune des objections formulées. Pour Savar Sweater Ltd.-A, la Direction du travail a rejeté la demande d’enregistrement au motif que « l’usine n’existait pas », alors que les employés disposaient de documents qui identifiaient clairement l’usine par son nom. Dans le cas des deux autres usines, la Direction du travail a prétendu que le syndicat représentait moins des 30% du personnel requis par la loi – ce qui constitue un seuil excessivement élevé d’après les normes de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI – sans expliquer toutefois comment il était parvenu à cette conclusion. Les syndicats affirment qu’ils dépassent largement le niveau minimum de 30%.
Attitude antisyndicale dans une usine de confection27-07-2016
L’usine de confection Habib Fashions a tenté d’empêcher la création d’un syndicat et a fermé momentanément ses portes. La fédération de l’habillement Sommolito Garment Sramik Federation (SGSF) a déposé une demande d’enregistrement du syndicat de l’usine à la Direction du travail le 30 juin 2016, afin d’améliorer les conditions de travail, notamment la durée inacceptable des heures de travail. Par exemple, les employé(e)s ont été obligés de travailler de 6h00 le matin jusqu’à 22h00 pendant le Ramadan en juin pour honorer les commandes dans les temps.
La Direction du travail a écrit à la SGSF pour faire part de certaines objections concernant sa demande d’enregistrement. Le syndicat a pris note de ces remarques et a cherché des solutions. Pendant ce temps, la direction de l’usine a rencontré les dirigeants de la SGSF le 19 juillet 2016 et leur a demandé de renoncer à demander l’enregistrement du syndicat. La SGSF ayant refusé, la direction de l’usine a commencé à déplacer les machines dans la nuit du 27 juillet 2016 et a déclaré la fermeture temporaire de l’usine à partir du mois d’août 2016, sous prétexte qu’il n’y avait pas de commandes. Or, cette usine de Dhaka est un sous-traitant de nombreuses autres usines qui fabriquent des vêtements pour des marques internationales, et son carnet de commandes était bien rempli. La SGSF estime que cette fermeture avait pour seul but d’empêcher la création du syndicat et de décourager toute autre tentative d’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. .
Poursuite des licenciements antisyndicaux chez Chevron15-12-2016
En décembre 2016, la fédération syndicale internationale Industriall a signalé que la compagnie pétrolière Chevron avait licencié 145 travailleurs/euses sur ses sites bangladais. En mai 2015, les employés avaient cherché à créer un syndicat et demandé des emplois permanents ; la grande majorité des 500 employés ont en effet des contrats de travail temporaires. Les organisateurs syndicaux ont été rapidement licenciés à l’époque – certains par SMS – et d’autres licenciements ont suivi. Tout au long de l’année 2016, la compagnie est restée indifférente aux revendications collectives des travailleurs, qui demandaient la régularisation de leurs contrats et la reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. du syndicat.
Attitude antisyndicale et licenciement injuste dans une entreprise de télécommunications07-04-2016
Un militant syndical a été soudainement licencié par Banglalink, la deuxième plus grande entreprise de télécommunications du Bangladesh, le 11 février 2016. Les employé(e)s de Banglalink avaient contacté le greffe des syndicats le 7 février pour faire enregistrer leur syndicat, le Banglalink Employees Union (BLEU), et avaient informé l’employeur de la création du syndicat le même jour. Le lendemain, la direction s’est opposée à la formation du syndicat, disant qu’il gênerait la croissance de l’entreprise. Le licenciement soudain du militant syndical, trois jours plus tard, a donné lieu à une protestation massive des employés et à des affrontements, à la suite desquels le secrétaire du syndicat a dû être hospitalité, ce qui a entraîné des manifestations et la fermeture momentanée des bureaux de l’entreprise.
Les membres syndicaux ont ensuite fait l’objet d’actes d’intimidation et de persécution, qui ont obligé deux responsables syndicaux à démissionner. Le BLEU a contacté le directeur général à plusieurs reprises pour trouver une solution mais l’entreprise a refusé de dialoguer. À la place, la direction a fait pression sur les employés pour recourir au « Mécanisme de départ volontaire » et les encourager à démissionner, en les menaçant de procéder à une restructuration et à des suppressions d’emplois imposées.
Le 7 mars 2016, le gouvernement a rejeté la plainte du syndicat contre Banglalink pour pratiques de travail injustes, précisant que la plainte était irrecevable du fait que le syndicat n’était pas enregistré ; en outre, le gouvernement a mis en garde les dirigeants syndicaux contre l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. de toute activité syndicale sans enregistrement préalable. Les autorités ont rejeté la demande d’enregistrement le 7 avril au motif que le syndicat représentait moins de 30% de la main-d’œuvre, alors que des éléments indiquaient clairement qu’il représentait 35% des employés. La Direction du travail a invoqué une non-concordance des signatures et a ajouté que le syndicat n’avait pas présenté les reçus de la collecte des adhésions, alors qu’il n’y est pas légalement tenu pour être enregistré.
L’affaire Banglalink fait l’objet d’une plainte déposée par la CSI à l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI , et d’une plainte déposée par la fédération syndicale internationale UNI à l’OCDE.
Sept manifestants blessés alors qu’ils demandaient la vérité à propos d’une énième mort dans la démolition de navires01-04-2016
Le 1er avril 2016, sept personnes, dont un jeune homme de 16 ans, ont été blessées par des gardes qui ont ouvert le feu sur des manifestants. Ils dénonçaient la mort d’un travailleur, Mohammad Sumon, survenue dans une entreprise de démolition de navires, Kabir Steel, au Bangladesh. L’homme a été tué sur le coup lorsqu’un camion transportant de la ferraille du chantier de Kabir Steel à Chittagong, lui a roulé dessus, le matin du 28 mars 2016. Les responsables de l’usine de Kabir Steel ont emmené la dépouille à l’intérieur de l’immeuble et ont refusé de la rendre à ses proches. En réponse à cet acte inacceptable, la famille et les collègues de Mohammad Sumon ont commencé à protester en bloquant l’autoroute entre Dhaka et Chittagong devant l’usine pendant environ deux heures, exigeant que les responsables soient punis. Les gardes de l’usine, agissant sous les ordres de Kabir Steel, ont ouvert le feu sur les manifestants, blessant sept personnes : Nurun Nabi (20 ans), Delwar (24 ans), Usman (25 ans), Munna (20 ans), Musammat Shahnaz (25 ans), Shabuddin (18 ans) et Samir Ahad (16 ans).
Mohammad Sumon n’est que l’un des nombreux travailleurs bangladais à mourir sur son lieu de travail depuis le début de 2016. Tous les travailleurs étaient employés dans la démolition de navires : le 20 janvier, Akkas Mian (42 ans) est mort lorsqu’une plaque de fer lui est tombée dessus lors du démantèlement d’un navire sur le chantier d’Asad de Madam Bibir Hat, dans l’upazila de Sitakunda ; le 3 mars, Mohammad Shafiqul Islam Shikder (34 ans) est décédé alors qu’il déposait un conditionnement d’air d’un navire sur le chantier naval d’OWW, détenu par Mahsin Badsha ; et le 15 mars, Mohammad Morselin (20 ans) est mort à l’hôpital après être tombé, le 12 mars, d’un navire sur lequel il travaillait dans le chantier de démolition SL Ship à Kumira.
Des infirmiers chargés par la police30-03-2016
Le 30 mars, un groupe d’infirmiers protestaient dans le centre de Dhaka. Krishnapada Roy, le commissaire de la police métropolitaine leur a demandé de libérer les rues. Comme ils refusaient, désirant poursuivre leur rassemblement légitime, la police les a chargés en utilisant des matraques, des canons à eau et des gaz lacrymogènes.
Ils demandaient au gouvernement de respecter les critères de sélection promis lors de la désignation de nouveaux infirmiers conformément à la Commission des services publics. Environ 10.000 nouveaux infirmiers devaient être sélectionnés en fonction de leur ancienneté, mais la circulaire de la commission du 28 mars invitait tout le monde à se porter candidat, sans tenir compte de l’ancienneté comme paramètre préférentiel de sélection, ne respectant donc pas les annonces précédentes.
Le géant de l’énergie Chevron renvoie des travailleurs par SMS pour intimider le personnel et le décourager de s’organiser16-03-2016
Le 16 mars 2016, IndustriALL s’est à nouveau plainte à propos de Chevron-Bangladesh après avoir été ignorée pendant plus d’un an. L’année dernière déjà, IndustriALL avait écrit à Chevron pour lui demander que cesse la campagne d’intimidation et de harcèlement à l’encontre des travailleurs employés dans la filiale au Bangladesh de la société multinationale, mais il semble que rien n’a changé depuis.
Chevron met dehors les recruteurs syndicaux 31-05-2015
En mai 2015, le géant américain du pétrole et du gaz, Chevron, a réagi à la décision de son personnel de créer un syndicat en renvoyant les recruteurs.
Chevron Bangladesh employait 463 personnes, mais seules 37 avaient des contrats permanents, le reste n’ayant que des contrats temporaires, parfois depuis 20 ans. Ceci est contraire à la législation du travail du Bangladesh qui limite l’emploi temporaire à trois mois. Pendant des années, la direction a ignoré les requêtes verbales et écrites des travailleurs qui demandaient des changements à leurs inacceptables conditions d’emploi. Après des années d’intimidation, les travailleurs ont décidé de former un syndicat d’entreprise syndicat d’entreprise Syndicat réservé aux employés d’une seule entreprise. Parfois appelé syndicat maison, il ne doit pas être confondu avec un syndicat jaune. en suivant la procédure légale. Le nouveau syndicat des travailleurs de Chevron a sollicité sa reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. officielle auprès des autorités du travail le 14 avril 2015. Sur les 463 salariés, 218 ont adhéré. Le 20 mai, 75 salariés ont introduit des dossiers auprès du tribunal du travail pour réclamer leur droit à un statut de salarié permanent.
La direction a réagi à l’enregistrement du syndicat de manière agressive. Le 26 mai, la direction a fait appel à la police et aux forces de sécurité pour bloquer le bureau syndical. Les travailleurs ont défié la police en manifestant devant le bureau. Le jour qui a suivi, le 27 mai 2015, Chevron a placardé une liste de 17 travailleurs licenciés. Elle comprenait les dirigeants fraîchement élus du nouveau syndicat, dont le président Saiful Islam, le secrétaire général Kamaluddin et le secrétaire responsable du recrutement Hasanur Rahman Manik.
En réponse aux revendications de la Bangladesh Chemical, Energy and Allied Workers’ Federation (BCEAWF) de réintégrer les travailleurs, de rendre leur contrat permanent et de les autoriser à former un syndicat, Chevron a répondu en disant qu’elle n’était pas responsable du mauvais traitement des travailleurs, expliquant qu’un courtier en main-d’œuvre était leur employeur.
Harcèlement syndical et violences policières contre des travailleurs textiles26-07-2015
Le 26 juillet 2015, dix salariés de Green Life Clothing Ltd, une usine de confection de vêtements à Zamgora dans la zone franche industrielle d’Ashulia, au nord de Dhaka, ont été blessés lorsque des policiers armés de bâtons ont chargé un groupe de travailleurs qui manifestaient pour exiger la réouverture de l’usine. Celle-ci avait été fermée pour une durée indéfinie afin de transférer quelques unités de production vers une autre usine détenue par la société. Le personnel pensait que le propriétaire l’avait temporairement fermée pour se débarrasser de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale.
Un syndicat d’une société de téléphones mobiles se voit refuser sa reconnaissance05-04-2016
Cela fait deux ans que les salariés de la société Grameenphone, détenue par la société norvégienne Telenor, se battent pour obtenir la reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. de leur syndicat. Le Grameenphone Employees Union a été créé en juin 2012, lorsque plus de 200 membres du personnel ont perdu leur emploi. Le gouvernement n’a eu de cesse de refuser leur demande d’enregistrement pour des points de détail. Après de longues procédures devant les tribunaux, la Cour d’appel du travail a ordonné l’enregistrement de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale. Le gouvernement a continué de refuser d’émettre une reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. officielle du syndicat et la société a déposé un recours devant la Haute Cour afin de suspendre la décision de la Cour d’appel, ce qu’elle a obtenu. Les autorités ont alors émis de nouvelles règles élargissant la définition des fonctions de supervision de façon à ce qu’aucun travailleur occupant ce genre de poste ne puisse rejoindre un syndicat. Du reste, conformément aux nouvelles règles, les téléphones mobiles seraient considérés comme un service public essentiel, ce qui permettrait au gouvernement d’intervenir pour limiter ou interdire des grèves et des manifestations.
Quarante personnes blessées lors de heurts avec la police 31-05-2015
Le 5 mai 2015, au moins 40 travailleurs d’une usine de meubles d’Otobi ont été blessés lors d’un affrontement avec la police dans les environs de la capitale. Les travailleurs manifestaient devant leur usine pour exiger le versement de deux mois d’arriérés de salaire. Les différentes demandes de paiement avaient été vaines. Alors que le personnel s’agitait de plus en plus et se serait mis à jeter des projectiles, la police a réagi avec force en tirant des balles en caoutchouc et en lançant des grenades lacrymogènes. Au moins 40 travailleurs se sont rendus dans les hôpitaux locaux pour se faire soigner.
Toujours pas de justice pour le meurtre d’un dirigeant syndical trois ans plus tard05-04-2015
Trois ans après les actes de torture et le meurtre d’Aminul Islam, un dirigeant syndical du secteur textile, ses assassins ne sont toujours pas traduits en justice. Aminul, 39 ans, a disparu le 4 avril 2012 et son corps a été retrouvé quelques jours plus tard, montrant des signes de torture. C’était un dirigeant syndical au niveau de son usine, située dans une zone franche industrielle au Bangladesh, un recruteur pour la Bangladesh Centre for Workers’ Solidarity (BCWS), le président du Comité local de la Bangladesh Garment and Industrial Workers Federation’s (BGIWF) pour les zones de Savar et d’Ashulia à Dhaka. Il avait essayé d’améliorer les conditions de travail d’environ 8.000 travailleuses et travailleurs textiles employés par le Shanta Group, un fabricant de vêtements basé à Dhaka.
En dépit du tollé international, y compris une audience au Congrès américain, peu semble avoir été fait pour traduire les coupables en justice. Lorsqu’en 2013, les États-Unis ont annulé les avantages commerciaux préférentiels du Bangladesh, invoquant des infractions aux droits au travail et humains, le gouvernement a abandonné les poursuites criminelles à l’encontre de deux dirigeants syndicaux textiles qui travaillaient avec lui et a annoncé qu’il intensifierait la recherche des personnes responsables de ces actes de torture et de cet assassinat. En réalité, les autorités ont abandonné une enquête contre un suspect et n’ont pris aucune autre mesure pour résoudre l’affaire.
Des suspicions planent sur sa mort. Sa femme a déclaré qu’Aminul n’osait pas parler au téléphone parce qu’il craignait d’être sur écoute et qu’il recevait des appels téléphoniques des services de renseignement, même au milieu de la nuit
Des travailleurs renvoyés pour avoir fait grève à propos de préoccupations de sécurité31-05-2015
Deux travailleurs ont été renvoyés le 1er mai 2015 après la participation de membres du personnel de NRN Knitting and Garments Ltd et de Natural Sweater Village Ltd-2 à une action de protestation pour exiger que les autorités examinent les immeubles dans lesquels leurs usines étaient situées afin de vérifier s’ils étaient sûrs à la suite d’un tremblement de terre. À la suite des deux premiers renvois, la Garment Workers Trade Union Centre a organisé d’autres protestations, le 2 mai, pour exiger la réintégration de leurs collègues. La direction a réagi en renvoyant 27 autres travailleurs le 3 mai et en fermant l’usine, prétextant un manque de commandes.
Des dirigeants syndicaux attaqués et renvoyés pour avoir exprimé des préoccupations de sécurité02-04-2015
Le 2 avril 2015, la direction de l’usine de vêtements D&D a ordonné à plusieurs travailleurs opposés aux syndicats de s’en prendre physiquement à plusieurs dirigeants syndicaux, y compris le président. L’attaque était menée en représailles d’une plainte soumise par l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. le 16 mars en vertu de l’Accord sur la protection anti-incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, prétendant que la société n’avait pas entretenu ses pratiques de sécurité de l’immeuble. Une inspection faite le 19 mars dans le cadre de l’accord a confirmé la non-conformité de l’usine.
Le syndicat de l’entreprise, affilié à la Bangladesh Garment and Industrial Workers’ Federation (BGIWF), a été enregistré en décembre 2014 et a présenté, le 14 janvier 2015, son cahier de revendications pour la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.
. Les trois mois qui ont suivi, la direction a constamment muté des dirigeants du syndicat, a menacé les travailleurs de la base d’augmenter les objectifs de production en marque de représailles s’ils parlaient à l’un des dirigeants syndicaux, a mis en place un syndicat fantoche à la solde de la direction de l’usine et a obligé plusieurs membres du personnel à signer une pétition dénonçant les revendications syndicales. Les dirigeants syndicaux ont reçu des appels téléphoniques anonymes les menaçant de violence.
Après les attaques du 2 avril, la direction a exigé que neuf dirigeants syndicaux démissionnent de D&D. Devant leur refus, la direction a appelé la police qui a menacé d’arrêter les personnes qui refusaient de démissionner. La plupart l’ont fait, à l’exception du président, qui a été emmené de force de l’usine et menacé d’être violenté. En vain, la BGMA s’est plainte et a exigé sa réintégration. Il a fallu des mois de pression de la part des acheteurs, pressés par l’accord, pour convaincre la direction de D&D de réintégrer les dirigeants syndicaux, ce qu’elle a finalement fait le 15 décembre.
Dans les usines textiles, les manœuvres antisyndicales sont fréquentes01-04-2015
En avril 2015, Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport « Whoever Raises Their Head, Suffers the Most » : Workers’ Rights in Bangladesh’s Garment Factories (« Quiconque redresse la tête souffrira le plus » : Violations des droits des ouvriers du textile au Bangladesh), basé sur des entretiens avec plus de 160 travailleuses et travailleurs dans 44 ateliers de confection. Il décrit par le menu les nombreuses infractions aux droits et les manœuvres antisyndicales des employeurs. Selon Human Rights Watch, malgré de récentes réformes du droit du travail, de nombreux ouvriers qui tentent de constituer des syndicats font l’objet de menaces, d’actes d’intimidation, de licenciements et parfois d’agressions physiques de la part de la direction de l’atelier ou d’hommes de main rémunérés.
Par exemple, une dirigeante syndicale d’une usine de Gazipura déclaré que lorsqu’elle avait essayé, en compagnie d’autres femmes, de créer un syndicat en janvier 2014, elles avaient été brutalement agressées et de nombreuses ouvrières licenciées. Le président du syndicat d’une autre usine a été battu alors qu’il quittait son travail ; sa femme a également été visée : « On l’a frappée à la tête et au dos. Elle a été sérieusement touchée aux bras et saignait, et les os d’un de ses doigts ont été cassés. On a dû lui faire 14 points de suture à la tête. Alors qu’ils frappaient Mira, ils me disaient : “Vous voulez mener des activités syndicales ? Alors vous allez prendre votre douche avec votre propre sang”. » Un autre militant, qui souffrait d’une fracture à la jambe après avoir été battu par des voyous, a déclaré : « L’un des hommes m’a hurlé dessus et m’a dit que s’il m’entendait encore prononcer le nom du NGWF [une organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale générale] à l’avenir, il me couperait la langue. »
Le résultat de telles méthodes est qu’en dépit de récentes réformes de la législation du travail, moins de 10 % des ateliers de confection au Bangladesh ont une représentation syndicale. Cette donnée est particulièrement importante au vu des récentes catastrophes survenues dans l’industrie du vêtement au Bangladesh, causant des centaines de morts, comme l’incendie de 2012 à Tazreen et l’effondrement du Rana Plaza en 2013. « Si le Bangladesh veut éviter un nouveau désastre comme celui du Rana Plaza, il devrait faire appliquer les dispositions de son droit du travail et s’assurer que les employés de l’industrie du textile jouissent du droit d’exprimer leurs préoccupations au sujet des conditions de travail et de sécurité, sans crainte de représailles ou de licenciement », a déclaré Phil Robertson, directeur adjoint de la division Asie à Human Rights Watch.
L’évaluation du pacte sur la durabilité au Bangladesh que la CSI, IndustriALL et UNI Global Union ont menée en 2016 est également critique. Ce pacte a été mis en place entre l’Union européenne et le gouvernement du Bangladesh avec le soutien de l’Organisation internationale du Travail Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI ) pour améliorer la situation des droits au travail, et de la santé et de la sécurité dans le secteur de la confection des vêtements du pays. Néanmoins, comme le signale l’évaluation, la Loi du travail du Bangladesh de 2013 n’est pas conforme aux normes internationales du travail normes internationales du travail Principes et normes en matière de travail, principalement codifiés dans les conventions et les recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT). Elles incluent les droits fondamentaux du travail tels que la liberté d’association et le droit de s’organiser, le droit de négociation collective et le droit de grève, qui sont tous couverts par les conventions 87 et 98 de l’OIT.
Voir Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI sur la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.
et la liberté syndicale, et ce, malgré les commentaires de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.
Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI , indiquant que rien n’avait été accompli en 2015 pour amender les dispositions relatives à ces droits fondamentaux. Dans le même temps, les syndicats continuent d’être interdits dans les zones franches industrielles zones franches industrielles Zones industrielles spéciales dans un pays donné, où des biens importés sont transformés avant d’être réexportés. Elles sont surtout destinées à attirer les investisseurs étrangers au moyen d’incitations telles que l’exemption de certaines barrières commerciales, taxes, réglementations applicables aux entreprises et/ou législations dans le domaine du travail. alors que les associations de bien-être des travailleurs ne bénéficient pas des mêmes privilèges et qu’aucune véritable négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.
n’a lieu. « Les preuves sont évidentes et irréfutables – il est toujours extrêmement difficile pour le personnel d’exercer ses droits fondamentaux au Bangladesh. L’incapacité de nombreux travailleurs de s’organiser et de créer des syndicats sans craindre de représailles, et de négocier collectivement les conditions d’emploi et de travail implique que tous les progrès accomplis dans le cadre de la protection anti-incendie, de la sécurité des bâtiments et à d’autres niveaux des conditions de travail ne sont pas pérennes, situation qui mènera à de futures tragédies. »
Ingérence de l’employeur dans les élections syndicales17-03-2014
Berger Paints, une entreprise de fabrication de peinture qui détient plus de 65 pour cent de parts du marché au Bangladesh, a licencié le secrétaire général du Berger Paints Employees’ Union juste avant d’être réélu pour un troisième mandat consécutif. L’entreprise a ensuite fait pression sur le reste des travailleurs/euses pour qu’ils organisent des élections syndicales juste après le licenciement. IndustriALL a indiqué que les résultats des élections étaient « fortement influencés par le risque clairement préconisé d’une mise à pied dans le cas d’une défense énergique des travailleurs. »
Un employeur refuse de négocier avec des syndicats représentatifs 31-12-2014
L’Azim Group, l’un des plus grands et plus influents employeurs du pays, a continuellement refusé de reconnaître les syndicats à l’usine Global Garments durant 2014. L’entreprise n’a accepté de reconnaître le syndicat qu’en décembre 2014, après qu’un syndicat établi aux États-Unis a fait pression sur des acheteurs américains pour qu’ils cessent d’acheter des produits de l’Azim Group jusqu’à ce qu’il reconnaisse le syndicat.
Des gaz lacrymogènes et un assaut de la police contre les grévistes31-08-2014
En août 2014, la police du Bangladesh a utilisé des gaz lacrymogènes et a pris d’assaut une usine de confection à Dacca où les travailleurs/euses avaient entamé une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage de la faim pour réclamer le paiement des arriérés de salaire et de la prime de vacances, selon un responsable syndical.
La police, armée de matraques, a ainsi forcé 400 travailleurs à quitter l’usine.
« La police a lancé des gaz lacrymogènes et à coups de matraque nous a forcés à quitter l’usine, où nous avions entamé une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage de la faim », a déclaré Moshrefa Mishu, responsable du Tuba Group Sramik Sangram Committee, qui représente 15 syndicats du secteur de la confection.
Les travailleurs/euses ont quitté l’usine en courant et en pleurant en raison des gaz lacrymogènes, alors que d’autres saignaient de blessures à la tête.
Discrimination envers les membres syndicaux28-02-2014
Le licenciement, les actes de harcèlement et d’intimidation dont sont victimes les travailleurs qui ont cherché à établir un syndicat ou à s’y affilier sont généralisés et ont été largement rapportés dans l’industrie du prêt-à-porter et l’industrie du traitement des crevettes.
En février 2014, le ministre du Travail a effectué une enquête sur 16 usines de l’habillement accusées d’avoir licencié des dirigeants syndicaux durant les semaines précédentes. À titre d’exemple, Chunji Knit Ltd, une entreprise de la confection, a licencié 18 travailleurs après qu’ils ont établi un syndicat dans l’usine de Chunji Knit à Dacca, en février 2014.
Dans d’autres cas, la direction de l’entreprise a versé de l’argent aux dirigeants et membres syndicaux pour les convaincre de quitter leur emploi et de mettre fin à leurs tentatives de former un syndicat. De même, des employés ont signalé avoir été contraints de démissionner.
L’ambassade des États-Unis à Dacca a indiqué que la direction de Weltex Garments a menacé les travailleurs afin de tenter de les persuader de ne pas établir de syndicat. La direction de l’entreprise a forcé les travailleurs à signer des documents en blanc après qu’ils ont soumis leur demande d’enregistrement du syndicat et a envoyé des lettres de licenciement aux dirigeants syndicaux.
L’ambassade des États-Unis a également informé sur les actes de harcèlement dont sont victimes les travailleurs des entreprises Rumana Fashion and Fashion Unit, Masco Industries, Eagle Eyes Design, Sadia Garments, Global Trousers Management, Fashion Island, Tunghai Sweaters, Dorin Washing Plant, Norwest Industries, Shoab Knit Composite, Redical Design, Vobs Apparels Ltd, Samia Garments, Diamond Fashion Wear, Fashion Gears Ltd, Vision Apparels et Eve Garment Ltd. Le président du syndicat des travailleurs de Masco Cotton Ltd a indiqué que trois autres travailleurs et lui-même avaient été démis de leurs fonctions pendant deux mois et demi en raison de leurs activités syndicales.
Une travailleuse de l’usine de traitement des crevettes Jalalabad Seafood Limited a signalé que peu de temps après l’établissement d’un syndicat sur son lieu de travail, les propriétaires ont licencié le dirigeant syndical et envoyé des casseurs pour le tabasser. Le dirigeant syndical a dû quitter sa région et son domicile, et le syndicat a été démantelé.
Le gouvernement refuse d’enregistrer des syndicats30-11-2014
De nombreux rapports syndicaux dans l’industrie du prêt-à-porter font état du rejet de leurs demandes d’enregistrement par l’État et/ou les propriétaires de l’usine. Les demandes d’enregistrement de syndicats sont ainsi rejetées ou retardées.
Par exemple, Basic Apparels à Uttara a licencié 72 travailleurs et membres syndicaux, notamment trois membres du comité exécutif, après qu’ils ont soumis une demande d’enregistrement en septembre 2013.La demande d’enregistrement du syndicat était toujours en attente en février 2014.
Selon un rapport publié en août 2014, des syndicats sont établis dans seulement deux pour cent des usines, dont la direction est membre des associations d’employeurs Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA) et Bangladesh Knitwear Manufacturers and Exporters Association (BGMEA).
Toutefois, 73 pour cent des usines de la BGMEA et de la BKMEA et 89 pour cent des usines non membres disposent de comités de participation. Le comité de participation est un organe composé de représentants des propriétaires de l’usine et des travailleurs. Les dirigeants syndicaux qualifient ce comité de « comité de poche » des propriétaires de l’usine, ayant pur but de favoriser la direction.
Fin novembre 2014, le ministre du Travail Mujibul Haque Chunnu a exprimé l’opinion selon laquelle de multiples syndicats seraient préjudiciables au secteur du prêt-à-porter. En intervenant auprès du Conseil des syndicats du Bangladesh, le ministre Chunnu aurait déclaré : « Je ne comprends pas l’avantage que présente un si grand nombre de syndicats. Le secteur de l’habillement au Cambodge a été durement frappé pour avoir approuvé trop de syndicats. »
Un dirigeant syndical des transports poignardé à mort 05-05-2014
Le 5 mai 2014, le corps du secrétaire général du Syndicat des travailleurs des transports en bus et minibus du district de Jhenaidah, Abdul Gaffar Biswas, a été retrouvé mort près du pont d’Arappur Baro. Il avait été poignardé à mort la veille, par un groupe de « scélérats non identifiés », selon les propos rapportés dans la presse.
Les responsables du Syndicat des transports de Jhenaidah ont appelé à la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage en réaction à ce meurtre.
Des syndicalistes agressés et menacés 18-09-2014
Force physique, intimidation sexuelle et menaces d’agression physique et de licenciement sont souvent utilisées pour empêcher les travailleurs/euses de se syndiquer. De telles violences ont été largement signalées, en particulier dans le secteur du prêt-à-porter. Les travailleurs qui cherchent à créer des syndicats dans les usines de confection de Gazipur, Ashulia et Tongi à Dhaka, et de Potanga et Nasirabad à Chittagong ont été frappés, intimidés, menacés (de mort, notamment), licenciés ou contraints de démissionner sous la pression des directeurs d’usine et les chefs d’atelier. Certains propriétaires d’usine ont également fait appel à des bandits locaux pour menacer ou agresser les travailleurs, jusqu’à leur domicile, et bon nombre de travailleuses ont déclaré avoir fait l’objet de menaces et d’insultes à caractère sexuel.
Une employée a signalé que lorsque les travailleurs de son usine présentaient leur formulaire d’adhésion syndicale au propriétaire de l’entreprise, il jetait le document à la poubelle et les menaçait en leur disant qu’il ne leur permettrait jamais d’adhérer à un syndicat. Des agresseurs non identifiés (dont un armé de grands ciseaux) s’en sont ensuite pris à deux de ses collègues syndicalistes. Deux semaines plus tard, un groupe d’hommes, parmi lesquels un gangster réputé qui se trouve être le frère du propriétaire de l’usine, est venu chez elle pour la menacer. Elle a accepté de démissionner.
Dans une autre usine, un chef d’équipe a annoncé que toute femme qui se syndiquerait serait déshabillée et jetée dans la rue. Dans un autre établissement encore, un responsable a dit à une syndicaliste qu’elle « polluait » son usine et qu’elle ferait mieux d’aller travailler dans une maison de passe. Un syndicaliste d’une autre usine a fait savoir que quelqu’un lui avait téléphoné pour lui demander de ne pas revenir au travail, le menaçant de le tuer s’il désobéissait. En arrivant au travail le lendemain, un groupe d’hommes l’a encerclé, frappé et blessé avec des lames.
Le 22 février 2014, un travailleur de l’habillement et quatre syndicalistes de la Bangladesh Federation for Workers Solidarity (Fédération bangladaise pour la solidarité des travailleurs), dont deux femmes, ont été agressés par un groupe d’une vingtaine d’hommes alors qu’ils/elles parlaient aux employés du fabricant de vêtements Chunji Knit Ltd. Les cinq représentant(e)s syndicaux ont été frappés, ont reçu des coups de pied et ont été jetés à terre. Un syndicaliste a été entraîné à l’écart ; il a reçu de violents coups et a été laissé inconscient non loin des autres. Une syndicaliste a été frappée, déshabillée brutalement et menacée de viol. Le chef de file des travailleurs de la confection a disparu.
Le 26 août 2014, la présidente d’un syndicat a été frappée à la tête avec une tige en fer juste devant une usine du Groupe Azim, après quoi elle a dû avoir plus de 20 points de suture. Le 10 novembre 2014, dans une autre usine du Groupe Azim, une syndicaliste a été prise à partie par un groupe de personnes, poussée à terre et violentée, et un syndicaliste a reçu des coups de poing après avoir été poursuivi. Une autre syndicaliste a été poussée à l’extérieur de l’usine où elle venait d’entrer, hors du champ de la caméra.
Le 18 septembre 2014, des travailleurs de l’usine de prêt-à-porter Lifestyle Fashions Maker Ltd. ont signalé qu’ils avaient été frappés avec des tiges métalliques et des bambous par plus d’une vingtaine de responsables de l’usine, suite à une dispute au sujet de la création d’un syndicat. Au moins 30 personnes ont été blessées au cours de cette attaque.
Des syndicats et des groupes de défense des droits humains ont fait part d’une réaction très insuffisante de la police suite aux agressions contre des syndicalistes, notamment à l’égard de l’enlèvement, de la torture et du meurtre du militant syndical Aminul Islam en avril 2012. En avril 2014, personne n’avait été arrêté ni jugé pour son assassinat.
Violence à l’encontre de travailleurs09-02-2015
Le 22 février 2014, un dirigeant syndical et quatre organisateurs/trices syndicaux de l’industrie du prêt-à-porter ont été grièvement blessés par une vingtaine de personnes qui les ont battus, frappés à coups de pied et jetés à terre alors que les cinq travailleurs/euses discutaient avec d’autres personnes de la résidence où ils/elles vivent. Un des organisateurs a été entraîné à l’écart, sévèrement roué de coups et laissé inconscient sur place. Il est toujours à l’hôpital, de même qu’une organisatrice. Personne ne sait où se trouve le dirigeant syndical. Les organisateurs, appartenant tous à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale Bangladesh Federation of Workers Solidarity, soutenaient les travailleurs, qui leur avaient récemment demandé de l’aide et luttaient pour obtenir le salaire minimum dans leur usine. L’usine en question fabrique des vêtements pour des marques occidentales et emploie environ 4500 ouvriers/ères ; une grande partie d’entre eux/elles avaient organisé le 18 février 2014 une manifestation de protestation contre les salaires qui, au final, a été réprimée par la police.
Un dirigeant syndical victime de discrimination antisyndicale 09-02-2015
Golgar Hussein, secrétaire général du syndicat des peintres de Berger au Bangladesh, a été licencié le 4 décembre 2013 pour avoir participé à des activités syndicales. Le syndicat à Kalurghat, Chittagong, a résisté à des années d’ingérence et d’actes d’intimidation de la direction, qui bafoue régulièrement la législation du travail et les conventions collectives. Onze membres et responsables syndicaux ont été licenciés entre 2000 et 2011 en raison de leurs activités syndicales. Suite au licenciement de Golgar, la direction locale a fait pression sur la main-d’œuvre pour que des élections syndicales soient organisées le 27 janvier 2014.
Attaque lancée par la police contre des manifestants07-08-2014
Le 7 août 2014, la police a empêché les travailleurs/euses du groupe Tuba de se rendre à l’usine où ils menaient une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.
Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage de la faim depuis 11 jours pour réclamer le versement des arriérés salariaux et de la prime liée à la fête de l’Aïd. La police a utilisé des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les travailleurs/euses qui protestaient sur le lieu de production dans la capitale. Moshrefa Mishu, présidente du Garments Sramik Oikya Forum, et Joly Talukder, secrétaire générale adjointe du Bangladesh Trade Union Centre, ont été arrêtées.
Violence policière26-11-2013
En novembre 2013, le Conseil sur le salaire minimum a annoncé une hausse de 77 pour cent des salaires minimum, ce qui amenait le salaire mensuel à 5.300 BDT (68 USD) pour les travailleurs/euses. Or, les employeurs ont fait savoir qu’ils ne seraient pas en mesure de mettre en œuvre cette décision. Le 11 novembre 2013, les travailleurs/euses ont manifesté contre le refus des employeurs d’augmenter les salaires minimum et contre le taux déclaré par le Conseil sur le salaire minimum, toujours le plus bas du monde pour les employé(e)s du textile. La police a fait usage de canons à eau et de balles en caoutchouc pour disperser les manifestant(e)s, faisant plus de 50 blessés. Environ 250 usines ont été fermées dans la zone industrielle d’Ashulia, dans la banlieue de la capitale, Dacca.
Violence et ingérence pendant des manifestations13-05-2013
Le 13 mai 2012, des employé(e)s du groupe Ha-Meem ont manifesté contre la brutalité de la direction à l’égard des travailleurs/euses. La police est intervenue dans les manifestations, blessant au moins 100 travailleurs/euses.
À Ashulia, au moins 100 usines de prêt-à-porter, de tricot et d’emballage ont été fermées toute la journée du 11 juin 2012, après la manifestation de plusieurs centaines d’employé(e)s d’Artistic Design, une usine d’emballage du groupe Ha-Meem située à Narasinghapur, pour demander des hausses de salaire. Des milliers de travailleurs/euses des usines d’habillement installées le long de la route entre Narasinghapur et Banglabazar se sont joints à la manifestation. Pour dégager la route, la police a attaqué les travailleurs/euses à coups de matraque, faisant 10 blessés.
En juillet 2012, trois travailleurs qui avaient participé aux manifestations pour demander des augmentations de salaire ont été tués par les forces de sécurité.
Le 16 septembre 2012, la police a tiré des balles en caoutchouc et lancé des gaz lacrymogènes sur plusieurs dizaines de milliers de travailleurs/euses du prêt-à-porter qui manifestaient dans l’une des principales zones industrielles de la périphérie de Dhaka pour demander une réduction des heures de travail. Deux policiers et une cinquantaine de travailleurs/euses ont été blessés lors des affrontements.
Violence et ingérence dans les négociations collectives12-02-2013
Le 12 février 2012, le président et le secrétaire général du Coats Bangladesh Ltd. Employees Union (Syndicat des employé(e)s de l’entreprise textile Coats Bangladesh Ltd. – CBLEU) ont tenté d’engager des négociations au sujet des conflits sociaux survenus dans la zone industrielle de Tejgaon, à Dhaka. La direction leur a confisqué leur téléphone portable et les a détenus de force pendant la nuit.
Violence et ingérence pendant une grève30-01-2012
Le 30 janvier 2012, au moins 40 travailleurs/euses ont été agressés et blessés par les agents de sécurité des entreprises Rashida Knitting and Ware Limited et Megha Textile Ltd, situées dans la zone franche industrielle pour l’exportation d’Ishwardi, tandis qu’ils/elles manifestaient contre les licenciements sans préavis et le non-paiement des congés annuels.
Violences policières sur le site du Rana Plaza05-06-2013
La police a ouvert le feu sur des travailleurs/euses qui manifestaient à proximité du site du Rana Plaza pour demander des salaires plus justes et le paiement des salaires promis précédemment par le gouvernement et la Bangladesh Garments Manufacturers and Exporters Association (Association bangladaise des fabricants et des exportateurs de vêtements – BGMEA). Les médias locaux ont signalé que 50 personnes avaient été blessées par la police. Selon les dernières informations, le bilan de la catastrophe du Rana Plaza s’élève désormais à 1.130 décès.
Discrimination antisyndicale30-01-2012
Les employé(e)s de Rosita Knitwears (Pvt.) Ltd. et de M/S Megatex Knitters (Pvt.) Ltd., dans la zone franche d’exportation d’Ishwardi ont commencé à manifester le 30 janvier 2012 pour protester contre les graves violations des droits des travailleurs/euses, notamment le harcèlement sexuel d’une travailleuse et plusieurs différends sur les augmentations annuelles et les congés. Suite à ces protestations, 291 travailleurs/euses, dont les présidents respectifs des Worker Welfare Associations (Associations pour le bien-être des travailleurs/euses – WWA) de Rosita et de Megatex, ont été licenciés. Lors des négociations menées avec les acheteurs internationaux et le South Ocean Group (le propriétaire), Rosita et Megatex ont décidé de réintégrer les dirigeants des WWA, M. Helal (Rosita) et M. Belal (Megatex), ainsi que les 289 autres travailleurs/euses, et ont demandé à la zone franche d’exportation à être supprimées de la « liste noire liste noire Liste de travailleurs établie et diffusée parmi les employeurs, qui identifie les membres d’organisations syndicales et les activistes à boycotter ou à pénaliser. » des zones franches. Cependant, la zone franche a refusé de donner la permission de réintégrer les travailleurs/euses au motif que cela ne s’était jamais fait et que les règlements et réglementations de la zone franche ne prévoyaient pas la réintégration d’un travailleur licencié à son ancien poste. Évidemment, aucune disposition de la loi ou de la réglementation n’interdit (et ne devrait interdire, d’ailleurs) la réintégration de travailleurs/euses. De plus, en l’occurrence, il existe un précédent de réintégration.
Assassinat de syndicalistes01-07-2012
En juillet 2012, deux travailleurs, Mintu Hossain et Rokibul Islam (ce dernier étant dirigeant syndical) ont été assassinés et 35 personnes ont été blessées par les agents de sécurité du gouvernement sur le site d’Akij Bidi Factory à Daulatpur Upazila. D’après les informations disponibles, les agents ont ouvert le feu sur une foule de plus de 3.000 travailleurs/euses qui s’étaient rassemblés devant les portes de l’usine pour demander le versement des salaires impayés et une augmentation de salaire. Le directeur de l’usine, Khurshid Alam, a donné l’ordre d’ouvrir le feu sur les travailleurs/euses. Il a déjà été arrêté mais on ne dispose d’aucune information sur son dossier.
Aminul Islam, qui était organisateur au Bangladesh Centre for Worker Solidarity (Centre bangladais pour la solidarité entre les travailleurs/euses), a été retrouvé mort en avril 2012. En 2010, il avait été arrêté et torturé par la police et les services de renseignements. Selon toute vraisemblance, Aminul Islam n’a pas été victime d’une violence aveugle mais a été pris pour cible en raison de son activité syndicale. Son assassinat visait sans aucun doute à envoyer un message clair aux syndicats et aux ONG pour les dissuader de manifester contre les faibles salaires, les heures de travail éprouvantes et les mauvaises conditions de travail qui caractérisent l’industrie du prêt-à-porter. Plusieurs suspects ont été interrogés, mais personne n’a été arrêté ni poursuivi pour le moment. Des membres des services de renseignements seraient impliqués dans l’assassinat. Le plus troublant est l’intervention à la BBC du Premier ministre bangladais Sheik Hassina, qui a jeté le doute sur le militantisme syndical d’Aminul Islam en déclarant que personne n’avait jamais entendu parler de lui avant son assassinat.