Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20031230-257118
Timestamp: 2017-07-20 20:46:30+00:00
Document Index: 113976691

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', "l'article 22", "l'article 12", "l'article 12", "l'article 8"]

France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 30 décembre 2003, 257118
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Sens de l'arrêt : RejetType d'affaire : AdministrativeType de recours : Excès de pouvoirNumérotation : Numéro d'arrêt : 257118Numéro NOR : CETATEXT000008209367 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2003-12-30;257118 Texte : Vu la requête enregistrée le 23 mai 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Blanca Y...
Z... demeurant chez Mme X..., ... (75116) ; Mme YX Z... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :1°) d'annuler le jugement du 7 avril 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 février 2003 par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à la frontière ;2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir ;3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1500 euros au titre des frais irrépétibles ;Vu les autres pièces du dossier ;Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;	Vu le code de justice administrative ;Après avoir entendu en séance publique :les conclusions de M. Guyomar, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...) ;Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme YX Z..., de nationalité philippine, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 9 novembre 2001, de la décision du préfet de police du 6 novembre 2001 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire ; qu'elle entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée ;Sur la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière :Considérant qu'aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale prévue au premier alinéa du même article est délivrée de plein droit : (...) 3° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ;Considérant que si Mme YX Z... fait valoir qu'elle réside depuis 1991 en France, les pièces qu'elle produit à l'appui de ses allégations sont insuffisantes pour établir sa présence habituelle en France depuis plus de dix ans ; que par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 12 bis 3° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée ne peut qu'être écarté ;Considérant que si Mme YX Z... soutient qu'elle a tissé des liens amicaux en France, il ressort des pièces du dossier que, son époux et ses enfants résidant aux Philippines, l'arrêté attaqué n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale ; que l'arrêté attaqué n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme YX Z... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à payer à Mme YX Z... la somme qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;D E C I D E :--------------Article 1er : La requête de Mme YX Z... est rejetée.Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Blanca Y...
Z... au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.Publications :Proposition de citation: CE, 30 décembre 2003, n° 257118Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : Mme Imbert-QuarettaRapporteur : M. XXRapporteur public : M. GuyomarOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : President de la section du contentieuxDate de la décision : 30/12/2003Fonds documentaire : Legifrance Haut de page