Source: https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/habitats-fauniques/publications/rapport-aires-protegees-2012-2015/chapitre-1.html
Timestamp: 2019-10-20 14:28:48+00:00
Document Index: 165119173

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Rapport sur la situation des aires protégées du Canada de 2012 à 2015 : chapitre 1 - Canada.ca
Rapport sur la situation des aires protégées du Canada de 2012 à 2015 : chapitre 1
Chapitre 1 : Étendue et croissance des aires protégées au Canada
Étendue et croissance
Gouvernance des aires protégées du Canada
Gouvernance par le gouvernement
Gouvernance par les peuples autochtones et les communautés locales
Représentativité écologique
Catégories de gestion de l’Union internationale pour la conservation de la nature
Tendance mondiale (2014)
Les aires protégées jouent un rôle crucial dans les efforts du Canada pour la conservation de la nature. Elles protègent des éléments importants des écosystèmes du Canada, maintiennent des services écosystémiques essentiels, préservent l'habitat et offrent des opportunités pour le tourisme, les loisirs, et des rapprochements avec la nature. Le premier chapitre donne un aperçu de l'état des aires protégées à l’échelle nationale y compris leur croissance dans les milieux terrestres et marins de 2012 à 2015. Des informations sont également fournies sur la répartition des aires protégées par biome (terrestre et marine), sur leur représentativité écologique à l’échelle du Canada et sur leur répartition par rapport à la classification des régimes de gouvernance et des approches de gestion provenant de l'Union internationale pour la conservation de la nature. Un bref survol rapportant la position du réseau d’aires protégées du Canada au niveau international est également présenté.
Carte 1. Les aires protégées du Canada, 2015
Source : Conseil canadien des aires écologiques; Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC) (2016). Les données datent de la mise à jour du 31 Décembre 2015.
La carte du Canada présente la distribution et la taille des aires terrestres protégées (terres et eaux douces) et des aires marines protégées en 2015.
À la fin de 2015, 10,6 % (1,05 million km2) de la superficie terrestre (terres et eaux douces) et 0,90 % (51 milles km2)note1 de la superficie marine du Canada étaient désignées en tant qu’aires protégées (figure 1). Il s’agit d’une augmentation des superficies protégées par rapport à 2011, alors que la couverture des aires protégées atteignait une superficie terrestre de 9,8 % et de 0,88 % pour ce qui était de la superficie marine du Canada.
Figure 1 : La superficie terrestre et marine protégée au Canada (2011 et 2015) en proportion de la surface totale du pays.
Note : le pourcentage de couverture est basé sur une superficie terrestre totale pour le Canada de 9 984 670 km2 et une superficie marine totale de 5 750 000 km2
La figure présente deux diagrammes, un montrant le total de superficie terrestre et l'autre le total de la superficie marine du Canada avec les proportions qui ont été protégées dans chacun des deux biomes en 2011 et 2015. Ainsi 9,38 % de la superficie terrestre totale du Canada était protégée en 2011. Cette proportion a augmenté à 10,56% en 2015. En ce qui a trait aux aires marines protégées, 0,88 % de la superficie marine totale du Canada était protégée en 2011 comparativement à 0,90 % en 2015.
Superficie protégée en 2011 (km2)
Proportion de la superficie totale en 2011 (%)
Superficie protégée en 2015 (km2)
Proportion de la superficie totale en 2015(%)
981 496 9,83 1 054 057 10,56
50 849 0,88 51 499 0,90
Depuis la fin de 2011, environ 72 560 km2 de superficie terrestre et 650 km2 de superficie marine se sont ajoutés aux aires protégées. Cela représente une augmentation de 7,4 % de l’étendue des aires protégées terrestres et une augmentation de 1,3 % de l’étendue des aires marines protégées au cours de cette période de quatre ans (figure 2).
Figure 2 : Superficie protégée par biome en 2005, en 2011 et en 2015
Le diagramme à barres illustre la superficie protégée en kilomètres carrés pour le biome terrestre et le biome marin en 2011 et en 2015.
Aire protégée (km2)
Terrestre 2006 836 026
Terrestre 2011 981 496
Terrestre 2015 1 054 057
Marin 2006 31 571
Marin 2011 50 849
Marin 2015 51 499
À la fin de 2015, on comptait plus de 7 100 aires protégées terrestres au Canada, comparativement à 4 660 à la fin de 2011, ainsi que 740 aires marines protégées, comparativement à 723 en 2011. De ce fait, 2 446 aires protégées terrestres et 17 aires marines protégées ont été ajoutées au réseau des aires protégées du Canada depuis 2011.
Il est important de noter que, à l'heure actuelle, la majorité des aires marines protégées du Canada sont en fait constituées de portions marines d'aires protégées terrestres. Le refuge d'oiseaux migrateurs du golfe Reine-Maud est un bon exemple. Cette aire protégée de 62 000 km2 comprend 6 553 km2 d'habitat marin. La loi qui protège la zone (dans ce cas, la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs) ne comprend pas de pouvoir spécifique envers l'environnement marin, ainsi la portion marine est gérée au même titre que la section terrestre, sans considération particulière pour les activités se produisant en environnement marin. L'approche actuelle du Canada par rapport à la comptabilisation des aires marines protégées comprend les parties des aires protégées terrestres qui tombent dans le milieu marin.
Bien que la superficie totale protégée ait augmenté depuis 2011, le taux de croissance annuelle des aires protégées terrestres au Canada a ralenti pendant cette période pour s’établir en moyenne à 1,8 % par année de 2012 à 2015. Il s’agit d’une baisse par rapport à la croissance annuelle moyenne de 2,7 % enregistrée entre 2006 et 2011 ainsi qu’en rapport à la croissance annuelle de 3,2 % enregistrée entre 2000 et 2005. Entre 2012 et 2015, le taux de croissance annuel moyen des aires marines protégées s’est établi à 0,3 %; il s’agit d’une diminution par rapport aux taux de croissance annuels moyens pour les périodes 2006 - 2011 (8,8 % par an) et 2001 - 2005 (5,6 % par an).
Figure 3. Croissance des aires protégées terrestres et marines au fil du temps
Référence : Les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement : Aires protégées au Canada, Environnement et Changement climatique Canada (2016).
La ligne supérieure du graphique indique le pourcentage de la superficie terrestre qui a été reconnu comme étant protégée au Canada entre 1990 et 2014. La ligne inférieure du graphique indique le pourcentage de la superficie marine protégée entre 1990 et 2014.
Tableau des données pour la figure 3
Superficie terrestre protégée (km2)a
Pourcentage de la superficie terrestre protégée
Pourcentage de la superficie marine protégée
1990 554 229 5,6 19 750 0,34
1991 554 732 5,6 19 769 0,34
1992 570 017 5,7 20 194 0,35
1993 580 245 5,8 20 428 0,36
1994 583 750 5,8 20 433 0,36
1995 623 574 6,2 22 201 0,39
1996 641 185 6,4 23 062 0,40
1997 653 165 6,5 23 078 0,40
1998 683 564 6,8 23 813 0,41
1999 706 404 7,1 24 046 0,42
2000 716 187 7,2 24 145 0,42
2001 739 230 7,4 24 176 0,42
2002 747 347 7,5 24 380 0,42
2003 799 774 8,0 27 735 0,48
2004 809 520 8,1 30 134 0,52
2005 836 026 8,4 31 571 0,55
2006 843 432 8,4 31 931 0,56
2007 869 789 8,7 32 124 0,56
2008 921 226 9,2 41 018 0,71
2009 949 615 9,5 41 573 0,72
2010 957 149 9,6 50 761 0,88
2011 981 496 9,8 50 849 0,88
2012 993 132 9,9 50 851 0,88
2013 1 026 893 10,3 51 499 0,90
2014 1 033 743 10,4 51 499 0,90
2015 1 054 057 10,6 51 499 0,90
aL'étendue des zones protégées présentées ici ont été recalculées à la fin de 2015 à l'aide des dernières informations disponibles. La méthodologie pour la mesure et la cartographie sont en constante évolution. L'analyse des données utilise les dernières informations disponibles. Il peut donc y avoir des divergences entre ces données et celles rapportées dans les éditions précédentes du Rapport sur l'état des aires protégées du Canada.
Les aires protégées, créées à travers le pays, sont présentes dans chaque province et territoire ainsi que dans les trois océans (figure 4). Cependant, leur répartition varie, les régions du sud du Canada ayant une concentration plus élevée de petites aires protégées alors que dans le nord du pays, les aires protégées sont plus grandes et plus largement dispersées (carte 1).
Figure 4 : Pourcentage de la superficie terrestre protégée par province et territoire
Le diagramme à colonnes indique le pourcentage de la superficie terrestre (terres et eaux douces) protégée dans chaque province et territoire en 2015, allant de 3,1 % à 15,3 %. La Colombie-Britannique, l'Alberta et le Yukon possèdent une proportion plus élevée d'aires protegées. Le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard possèdent une proportion d'aires protégées parmi les plus petites.
Tableau 1 : Sommaire des aires protégées terrestres au Canada par province et territoire
Pourcentage terrestre de la province ou du territoire protégé (%)
Alberta 83 141 12,6
Colombie-Britannique 144 813 15,3
Île-du-Prince-Édouard 175 3,1
Manitobaa 70 087 10,8
Nouveau-Brunswick 3 378 4,6
Nouvelle-Écosseb 5 366 9,72c
Nunavut 211 996 10,1
Ontario 119 476 11,1
Québec 147 775 9,8
Saskatchewan 55 468 8,5
Terre-Neuve-et-Labrador 29 420 7,3
Territoires du Nord-Ouest 125 646 9,3
Yukon 57 358 11,9
Canadac 1 054 057 10,6
Référence : Les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement : Aires protégées du Canada, Environnement et Changement climatique Canada (2016)
a Ces calculs n’incluent pas les 1 052 km2 de superficie protégée provenant de neuf sites créés à la fin de 2015.
b À la fin de décembre 2015, la Nouvelle-Écosse a désigné par décret des terres supplémentaires qui amènera la province à environ 12,1 %, selon les normes du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation. Ces zones, représentant environ 2,4 % de la province, ne seront pas légalement en vigueur avant que les plans d'arpentage soient signés et déposés dans le Centre information sur les terres de la Couronne, ce qui sera réalisé en 2016. D’ici-là, ces terres sont gérées dans le cadre des politiques et des procédures provisoires pour maintenir leur caractère naturel, et sont présentées comme «intérimaires» dans le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation. De plus, la Nouvelle-Écosse compte actuellement certaines aires protégées privées comme faisant partie de son réseau interne, lesquelles représentent environ 0,2 % de la province. Ces aires ne sont pas rapportées dans le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation parce qu'elles ne sont pas protégées contre l’exploitation minière ou gazéifère et pétrolière.
c Le total n’équivaut pas à la somme des données fournies plus haut. La superficie nationale terrestre a été ajustée afin de prendre en compte les sites désignés comme aires protégées mais gérés par plusieurs juridictions en même temps. Afin d’estimer plus précisément la superficie totale protégée au Canada, les chevauchements ont été retirés avant de calculer les totaux nationaux.
Les aires protégées peuvent être régies par divers régimes. L'Union internationale pour la conservation de la nature a développé une classification identifiant différents types de gouvernances et selon lesquels les agences rapportantes divisent leurs aires protégées. Le type de gouvernance attribué à une aire protégée indique qui détient l'autorité et la responsabilité sur les décisions clés concernant la gestion d’une aire protégée donnée. Pour les organisations gérant des aires protégées au Canada, 2015 fut la première année durant laquelle ces dernières ont eu a classifié les aires protégées selon les types de gouvernance établis. Ce rapport est donc le premier de la série faisant constat des aires protégées selon la typologie officiellement établie au niveau de la gouvernance et tel que rapporté par les organisations. Les rapports précédents catégorisaient la gouvernance selon le type de propriété seulement. Il est important de noter que, comme la collecte de ces données est relativement nouvelle, les résultats présentés peuvent ne pas être complets et exacts mais que ces derniers continueront de s’améliorer avec le temps.
On distingue quatre grands types de gouvernance, dont trois comprennent des sous-catégories.
Gouvernance par le gouvernement (incluant les sous-catégories : ministère ou agence fédérale ou nationale; ministère ou agence provinciale ou territoriale).
Gouvernance privée (incluant les sous-catégories : propriétaires fonciers individuels; organisations sans but lucratif; organisations à but lucratif).
Gouvernance par les peuples autochtones et les communautés locales (incluant les sous-catégories : peuples autochtones, zones de conservation communautaire).
Figure 5 - Proportion des aires protégées (terrestre et marine) au Canada par type de gouvernance
Le diagramme circulaire indique la proportion de la superficie protégée (terrestre et marine) selon chaque type de gouvernance. Les types de gouvernance représentés sont: gouvernance par le gouvernement, peuples autochtones, non déclarée, gouvernance privée et gouvernance partagée.
Tableau des données pour la figure 5
% de l’ensemble des aires protégées au Canada
Gouvernance par le gouvernement 95,43
Peuples autochtones 0,09
Non déclarée 0,80
Gouvernance privée 0,01
Gouvernance partagée 3,71
Au Canada, 95 % des aires protégées sont gouvernées par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (figure 5). De cette surface terrestre protégée, le gouvernement fédéral en administre 45 % (469 113 km2). Parcs Canada et Environnement et Changement climatique Canada sont responsables de la majorité des aires protégées terrestres fédérales. De plus, la Commission de la capitale nationale est chargée de la gestion du parc de la Gatineau, tandis qu’Affaires autochtones et du Nord Canada est responsable de la gestion d’une partie du refuge faunique Thelon, soit la portion se trouvant au Nunavut. Les provinces et les territoires administrent la balance, soit 55 % (578 500 km2) de la superficie terrestre protégée (consulter chapitre 5 pour les détails).
Le gouvernement fédéral administre seul ou conjointement plus de 80 % (environ 43 000 km2) de la surface marine protégée. Cette superficie est gérée par l’entremise de trois organisations : Parcs Canada, Environnement et Changement climatique Canada, et Pêches et Océans Canada. Les provinces et territoires administrent elles-mêmes ou conjointement la balance de cette superficie protégée, soit 20 % (environ 10 000 km2).
Occasionnellement, la responsabilité d’aires protégées est transférée entre gouvernements. À la fin de l’année 2015, un total de 9 095 km2 de terres auparavant géré par Agriculture et Agroalimentaire Canada en tant que pâturages communautaires (connu localement sous l'Administration du rétablissement agricole des Prairies, ou du Programme de pâturage ARAP) était en transition entre les gouvernements fédéral et provinciaux, en attente de décisions à propos de la gestion future de ces zones et puisque ce programme avait pris fin en 2012. Dans ce rapport, environ 7 400 km2 de pâturages communautaires en Saskatchewan sont considérés dans les aires protégées, mais sont classés comme «en transition» entre les gouvernements fédéral et provinciaux en matière de gouvernance. Cette zone est incluse dans le calcul des aires protégées en Saskatchewan, mais n'a pas été signalée comme faisant partie des aires protégées sous une administration fédérale ou provinciale. La plupart des 1 700 km2 restants de pâturages communautaires, soit à l'extérieur de la Saskatchewan, ne sont actuellement pas signalés comme étant protégés. Ces chiffres sont basés sur l'information disponible le 31 décembre 2015 et sont sujets à changement lorsque les décisions attendues seront prises.
La gouvernance partagée réfère à une collaboration entre différents niveaux de gouvernement ou entre au moins une organisation gouvernementale, que ce soit au niveau fédéral, provincial ou territorial et avec un gouvernement autochtone, ou une communauté, une administration municipale, un propriétaire foncier ou une fiducie foncière. Ce type de collaboration signifie que les partenaires se partagent l’autorité en prenant des décisions collectivement, telles qu’à travers l’établissement de comité de gouvernance ou d’autres mécanismes coopératifs ou de cogestionnote2.
Même si de nombreuses aires protégées au Canada fonctionnent en collaboration entre différentes organisations, seulement une partie de ces dernières sont officiellement classifiées comme étant gérées de façon partagée par les organisations fédérales, provinciales et territoriales. Plus de 40 000 km2 d’aires terrestres et marines protégées répartis dans six provinces et trois territoires sont administrés en vertu d’accords de gouvernance partagée. Celles-ci comprennent principalement les aires protégées cogérées par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et avec les gouvernements et communautés autochtones.
Voici certains des récents ajouts effectués sous le type de gouvernance partagée :
Deux nouvelles aires protégées couvrant un total de 3 695 km2 sur la rive est du lac Winnipeg ont été créées en 2012 en vertu d’accords de gouvernance partagée entre le Manitoba et la Première Nation de Little Grand Rapids et entre le Manitoba et la Première Nation Pauingassi en tant que zones d’aménagement pour l’utilisation traditionnelle.
En 2015, la Nouvelle-Écosse a mis de côté des terres pour établir deux nouvelles aires de nature sauvage en collaboration avec le Nova Scotia Nature Trust afin de protéger une superficie d’environ 32 km2.
Les aires de conservation privées apportent une contribution importante au système canadien d’aires protégées, souvent en protégeant un habitat naturel fragile et important dans des paysages qui ont été aménagés autrement ou transformés par des intérêts privés. Les aires de conservation privées se trouvent presque exclusivement dans le sud du Canada.
Les aires protégées sous gouvernance privée comprennent des territoires régis par des propriétaires fonciers et des organisations non gouvernementales. Les aires de conservation privées peuvent comprendre des terres détenues en fief simple par des organismes de conservation (fiducies foncières). Elles peuvent également être créées en vertu de servitudes de conservation, d’engagements, de servitudes foncières, de baux ou d’autres ententes.
Trois provinces ont déclaré des aires protégées privées pour un total d’environ 140 km2 (Manitoba, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard); plus de détails sur ces provinces sont disponibles au chapitre 5. Bien qu’il existe des aires protégées privées dans d’autres parties du pays, certaines provinces ont rapportées ces dernières sous le régime de gouvernance partagée ou selon un autre régime de gouvernance. Des efforts sont actuellement en cours pour le développement d’un inventaire national des aires de conservations privées pour le Canada (le chapitre 2 contient plus d’information sur les aires de conservation privées).
Cette désignation est utilisée pour les aires protégées où l’autorité de gestion et les responsabilités sont tenues par les peuples autochtones et/ou communautés locales. Les peuples autochtones du Canada ont contribué à la création de dizaines de milliers de kilomètres carrés d’aires protégées par l’entremise d’accords de revendications territoriales modernes et de négociations de traités. Tel que mentionné ci-haut, la majorité de ces aires protégées sont gérées selon un régime de gouvernance partagée ou par un gouvernement. Cependant, il existe une aire protégée créée sous un régime de gouvernance autochtone en 2013, Wehexlaxodıale dans les Territoires du Nord-Ouest. Cette dernière a été établie en vertu du plan d’utilisation des terres du peuple Tłįchǫ et protége une superficie de 976 km2.
Le Canada compte une diversité écologique composée de 18 écozones terrestres (tableau 2, carte 2), 12 écozones marinesnote3 (tableau 3, carte 2) et 1 écozone d’eau doucenote4. Toutes les écozones du Canada sont partiellement protégées; cependant, la proportion de la protection au sein de chaque écozone varie considérablement, allant de moins de 1 % dans les écozones du Bassin arctique, des Plates-formes de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Plate-forme néo-écossaise, du Complexe de la baie d’Hudson et de l’Archipel arctique à plus de 20 % dans les écozones de la Cordillère arctique et de la Toundra de la Cordillère ainsi que dans l’écozone Maritime du Pacifique.
À la fin de 2015, la majorité des écozones terrestres du Canada (16 sur 18), principalement dans le nord et l’ouest du pays, comptaient au moins 5 % de leur superficie conservée sous la forme d’aires protégées. Par contre, moins de la moitié des écozones terrestres (sept sur 18) comptaient plus de 10 % de leur superficie en aires protégées. Ces proportions sont les mêmes qu’en 2011.
Comme en 2011, deux écozones terrestres (Plaines à forêts mixtes et Hautes-terres de l’Atlantique) avaient moins de 5 % de leur superficie qui était protégée en 2015 bien qu’il y ait eu une légère augmentation de la couverture dans ces deux cas.
La superficie protégée a crû dans 72 % des écozones terrestres du Canada (13 sur 18) depuis 2011. La hausse la plus importante a été enregistrée dans la Taïga du Bouclier, dont la superficie protégée est passée de 5,4 % à 8 %.
Écozones marines et les Grands Lacs
Les écozones marines ont connu une croissance moins forte au niveau des aires protégées que les écozones terrestres, une seule écozone ayant vu sa superficie protégée s’accroître. L’écozone du Golfe du Saint-Laurent est passée de 1,6 % en 2011 à 1,9 % à la fin de 2015.
Sur les 12 écozones marines, cinq (42 %) bénéficiaient d’une protection de moins de 1 % de leur superficie en 2015. Une écozone marine, Plate-forme Nord, bénéficiait d’une protection sur plus de 5 % de sa superficie.
Plus de 13% des Grands Lacs étaient aussi protégés.
Tableau 2 : Superficie protégée dans les écozones terrestres en 2011 et en 2015 e,f
Superficie de l’écozone (km2)
Pourcentage de l’écozone protégée en 2011 (%)
Pourcentage de l’écozone protégée en 2015 (%)e
Différence de pourcentage entre 2011 et 2015 (%)
Bas-Arctique 957 139 150 760 15,7 15,8 <0,1
Bouclier boréal 1 897 362 183 766 9,0 9,7 0,7
Cordillère arctique 233 618 53 699 23,0 23,0 0
Cordillère boréale 557 937 97 311 15,6 17,4 1,9
Cordillère montagnarde 437 761 80 006 18,2 18,3 <0,1
Haut-Arctique 1 481 480 106 291 6,4 7,2 0,7
Hautes-terres de l’Atlantique 93 017 3 552 3,3 3,8 0,5
Maritime de l’Atlantique 110 590 7 712 5,9 7,0 1,1
Maritime du Pacifique 216 942 52 449 23,9 24,2 0,3
Plaines à forêts mixtes 116 206 2 092 1,7 1,8 0,1
Plaines boréales 779 471 58 048 7,5 7,5 >-0,1g
Plaines hudsoniennes 350 693 43 774 12,5 12,5 0
Plateaux semi-arides 56 434 5 263 9,2 9,3 0,1
Prairies 465 990 27 253 6,1 5,9 >-0,3g
Taïga de la Cordillère 231 161 19 302 8,0 8,4 0,4
Taïga des plaines 554 014 38 160 6,9 6,9 <0,1
Taïga du Bouclier 1 322 786 105 763 5,4 8,0 2,7
Toundra de la Cordillère 28 980 7 159 24,7 24,7 0
e Les augmentations indiquées dans les tableaux des écozones reflètent seulement les nouvelles aires protégées établies au cours de la période 2012-2015 et ne comprennent pas les extensions d'aires protégées qui existaient déjà avant 2012.
f Les totaux pour les écozones n’incluent pas 1 052 km2 de superficie protégée par neuf sites au Manitoba à la fin de 2015 : six sites dans l’écozone du Bouclier boréal (106 km2), deux sites dans l’écozone des plaines boréales (941 km2), et un site dans l’écozone des Prairies (5 km2).
g Le changement négatif s’explique par un transfert de terrains au Manitoba, lesquels étaient auparavant protégés sous l'administration d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (Administration du rétablissement agricole des Prairies). Entre 2011 et 2015, les terrains n’ont pas été inclus dans le calcul comme le processus de transfert était en cours.
Tableau 3 : Superficie protégée dans les écozones marines en 2011 et en 2015 h
Pourcentage de l’écozone protégée en 2015 (%)
Archipel arctique 268 792 2 267 0.8 0.8 0
Bassin arctique 752 053 165 <0.1 <0.1 0
Complexe de la baie d’Hudson 1 244 670 8 857 0.7 0.7 0
Détroit de Géorgie 8 969 425 4.7 4.7 0
Est de l’Arctique 782 636 8 656 1.1 1.1 0
Golfe du Saint-Laurent 246 648 4 688 1.6 1.9 0.3
Haute mer du Pacifique 315 724 6 200 2 2 0
Ouest de l’Arctique 539 807 9 697 1.8 1.8 0
Plate-forme néo-écossaise 416 296 2 399 0.6 0.6 0
Plate-forme Nordi 101 663 7 141 7 7 0
Plate-forme Sud 28 158 783 2.8 2.8 0
Plates-formes de Terre-Neuve et du Labrador 1 054 240 215 <0.1 <0.1 0
Grands Lacsj 88 250 11 672 13.2 13.2 0
h Les augmentations indiquées dans les tableaux des écozones reflètent seulement les nouvelles aires protégées établies au cours de la période 2012-2015 et ne comprennent pas les extensions d'aires protégées qui existaient déjà avant 2012.
i Comme spécifié, l'expansion des aires protégées existantes avant 2012 n’est pas reflétée dans les tableaux des écozones. En conséquence, les 1 535 km2 provenant des neuf zones de conservation Haida Gwaii et les 227 km2 provenant des quatre zones de conservation sur la Côte Centrale de la Colombie-Britannique ne sont pas inclus.
j Les Grands Lacs ne sont pas considérés dans le calcul de la superficie marine totale du Canada.
Carte 2. Les proportions des aires protégées dans les écozones canadiennes en 2015
Référence : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement : Aires protégées au Canada
La carte montre les écozones du Canada, notamment terrestres, marines, et les Grands Lacs. Les écozones marines indiquées sur la carte sont les suivantes : Détroit de Géorgie, Plate-forme Sud, Haute mer du Pacifique, Plate-forme Nord, Bassin arctique, Ouest de l’Arctique, Archipel arctique, Est de l’Arctique, Complexe de la baie d’Hudson, Plates-formes de Terre-Neuve et du Labrador, Plate-forme néo-écossaise, et Golfe du Saint-Laurent. Les écozones terrestres indiquées sur la carte sont les suivantes : Cordillère arctique, Haut-Arctique, Bas-Arctique, Taïga des plaines, Taïga du Bouclier, Bouclier boréal, Maritime de l’Atlantique, Plaines à forets mixtes, Plaines boréales, Pairies, Cordillère montagnarde, Maritime du Pacifique, Cordillère boréale, Taïga de la Cordillère, Plaines hudsoniennes, Toundra de la Cordillère, Hautes-terres de l’Atlantique, Plateaux semi-arides. Le pourcentage de protection pour chaque écozone est aussi indiqué sur la carte. Ces pourcentages ont été regroupés en diverses catégories. Pour les écozones marines ces catégories sont : 0 à 0,5 %, 0,6 à 1,0 %, 1,1 à 2,0 %, 2,1 à 4,0 % et 4,1 à 8,0 %. Les catégories de pourcentage pour les écozones terrestres sont : 0 à 4,0 %, 4,1 à 8,0 %, 8,1 à 12,0 %, 21,1 à 16,0 %, 16,1 à 20,0 %, 20,1 à 25,0 %.
Le Canada utilise la classification des catégories de gestion de l’Union internationale pour la conservation de la nature pour les aires protégées (figure 6). Ces catégories permettent de décrire le type d’aire protégée en fonction du mode de gestion prévu. Les organisations gouvernementales classent les aires protégées dans le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation, en fonction de l’une des catégories de gestion suivante :
Aire de gestion des habitats ou des espèces
Carte 3. Aires protégées du Canada séparées en catégorie de gestion provenant de l’Union internationale pour la conservation de la nature, 2015.
Une carte presentant toutes les aires protégées du Canada, lesquelles ont été divisées selon une des huit catégories établies par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Ces huit catégories font partie de la légende de la carte et comprennent: catégorie Ia, catégorie Ib, catégorie II, catégorie III, catégorie IV, catégorie V, catégorie VI et non classée.
Source : Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC).
Pour les aires protégées terrestres:
La grande majorité (95 %) des aires protégées terrestres du Canada se classe dans les catégories Ia à IV, catégories généralement axées sur le maintien des conditions naturelles.
Les aires protégées classées sous la Catégorie II représentent 62 %, soit la plus grande proportion des aires protégées terrestres. Les aires protégées sous cette catégorie consistent principalement en de grands parcs nationaux, provinciaux et territoriaux et en aires de conservation. L’accès du public et les activités récréatives y sont en général autorisés.
La deuxième plus grande proportion d’aires protégées terrestres (29 %) est classée dans la Catégorie Ib. Cette catégorie englobe un certain nombre de grands refuges d’oiseaux migrateurs fédéraux ainsi que des parcs provinciaux et territoriaux. La gestion de ces zones est concentrée principalement sur le maintien des conditions naturelles des sites. L'accès du public peut être autorisé, mais la construction d’infrastructure a tendance à être réduite au minimum.
Les autres aires protégées se retrouvent dans l'une des autres catégories ou n'ont pas encore été classées.
Pour les aires marines protégées :
Soixante-dix pourcent des aires marines protégées du Canada sont désignées dans les catégories Ia à IVnote5.
La plus forte proportion (36 % en superficie) des aires marines protégées est classée dans la catégorie Ib.
La deuxième catégorie en importance (28 % en superficie) est la catégorie II.
Les aires marines protégées restantes se retrouvent dans l'une des autres catégories ou n'ont pas encore été classées.
Figure 6 : Les aires protégées au Canada (terrestres et marines) par catégorie de gestion de l’Union internationale pour la conservation de la nature.
Note : Les données n'ont pas été corrigées pour tenir compte des chevauchements: un petit nombre de zones protégées gérées par des juridictions multiples peuvent être classées dans deux catégories différentes.
Le diagramme circulaire indique la répartition des aires protégées du Canada selon les catégories établies par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Les catégories représentées sont Ia, Ib, II, III, IV, V, non classée.
Tableau des données pour la figure 6 h
Catégorie de l’UICN
Ia 11 620 1,03%
Ib 348 627 30,91%
II 635 782 56,36%
III 13 664 1,21%
IV 30 464 2,70%
V 852 0,08%
VI 47 151 4,18%
Non catégorisée 39 856 3,53%
h Ces calculs excluent 1 052 km2 protégés provenant de neuf sites créés au Manitoba à la fin de 2015.
À la fin de 2014, année pour laquelle on dispose des données mondiales les plus récentes, 15,4 % de la superficie terrestre et d’eau douce mondiale (20,7 millions de km2), 8,4 % des zones marines territoriales (0 200 milles marins), et 3,4 % des océans à l’échelle mondiale étaient considérés comme protégés.note6
Selon la base de données mondiales sur les aires protégées, et en comparaison avec 10 pays selon les données de 2014 (figure 7):
le Canada était 4e sur 10 pour ce qui est de la superficie terrestre totale protégée, ce qui le plaçait après la Fédération de Russie, les États-Unis et l’Australie;
le Canada se situait au 10e rang sur 10 pays au niveau de son pourcentage de surface terrestre protégée;
le Canada était 7e sur 10 pays quant à la superficie marine totale protégée;
le Canada si situait au 9e rang sur 10 pays au niveau de son pourcentage de territoire marin protégé.
Les résultats présentés ici pour le Canada ont été calculés en utilisant des sources de données internationales, lesquelles ne sont pas nécessairement à jour ou complètes en rapport aux données nationales pour le Canada présentées ailleurs dans ce rapport. Toutefois, l'information fournit une base à des fins de comparaison entre les pays. Les pays sélectionnés pour cette comparaison sont les représentants du G7, ainsi que l'Australie (la population, la densité de la population et l'étendue du territoire sont similaires à celles du Canada), la Fédération de Russie (un grand pays nordique comme le Canada) et la Suède (qui a un climat similaire).
Figure 7 : Aires protégées et proportion du territoire protégé dans les pays sélectionnés, 2014
Référence : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement : Tendances mondiales des aires protégées
Le diagramme à barres du dessus indique la superficie terrestre totale protégée ainsi que le pourcentage de la superficie terrestre protégée pour les 10 pays sélectionnés (Australie, États-Unis, Fédération de Russie, Canada, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Suède). En 2014, le Canada se situait à la quatrième position pour ce qui est de la superficie totale des aires protégées terrestres avec 925 000 kilomètres carrés protégés (9,4 %). Le diagramme à barres du dessous indique la superficie totale marine protégée ainsi que le pourcentage des aires marines protégées pour le même groupe de pays. Les aires marines incluent les eaux territoriales et les zones économiques exclusives. En 2014, le Canada se situait à la septième position pour ce qui est de la superficie totale des aires marines protégées avec 46 000 kilomètres carrés protégés (0,8 %).
Tableau des données pour la figure 7
Superficie terrestre protégée (%)
Superficie marine (km2)
Superficie marine protégée (%)
Australie 7 722 000 1 130 000 14,6 7 438 000 3 018 000 40,6
États-Unis 9 337 000 1 294 000 13,9 10 201 000 1 271 000 12,5
Fédération de Russie 16 884 000 1 919 000 11,4 7 573 000 222 000 2,9
Canada 9 866 000 925 000 9,4 5 699 000 46 000 0,8
France 549 000 139 000 25,3 334 000 88 000 26,4
Allemagne 358 000 134 000 37,4 56 000 25 000 45,2
Royaume-Uni 246 000 70 000 28,4 776 000 71 000 9,1
Italie 301 000 65 000 21,5 540 000 47 000 8,8
Japon 374 000 72 000 19,4 4 041 000 20 000 0,5
Suède 449 000 66 000 14,8 155 000 12 000 8,0
Total mondial (excluant l’Antarctique, les territoires contestés et les mers intérieures)i 134 654 000 20 706 000 15,4 360 634 000 12 302 000 3,4
Total mondial (sans exclusion) 148 599 000 20 713 000 13,9 361 995 000 12 347 000 3,4
Note : Les aires marines nationales comprennent les eaux marines de la côte jusqu'à la limite extérieure de la zone économique exclusive. Les aires terrestres nationales comprennent les aires d'eau douce intérieures. La mer d'Aral, la mer Caspienne et les Grands Lacs sont exclus de tous les calculs d'aires en raison de frontières contestées. Les données provenant de la Base de données mondiale sur les aires protégées sont utilisées afin d'assurer la cohérence entre les pays (World Database on Protected Areas 2014).
i Le total mondial excluant l'Antarctique, les territoires contestés, les Grands Lacs, la mer d'Aral et la mer Caspienne, est le nombre mondial officiel publié pour 2014 par l'Union internationale pour la conservation de la nature et par le Centre de surveillance de la conservation de la nature du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Ce nombre est calculé comme un indicateur des efforts nationaux en vue d'atteindre les objectifs de protection de la biodiversité fixés par la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies et les Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies. Ces objectifs sont spécifiques à chaque juridiction. L'Antarctique est protégé dans son ensemble par le traité sur l'Antarctique; il est donc considéré par certains comme étant entièrement protégé et par d'autres comme étant non protégé. L'Antarctique n'est pas inclus dans le nombre mondial comme l’Antarctique ne peut pas être attribué à un quelconque effort territorial de protection de la biodiversité. En conséquence, le continent n'est donc pas inclus selon la clause de compétence de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies.
Certaines aires protégées terrestres se prolongent dans l’océan. Les portions marines de ces aires protégées sont comptabilisées distinctivement dans le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation et sont ainsi exclusivement rapportées en tant que zones marines aux fins des rapports sur l’étendue des aires protégées terrestres et marines.
Les écozones marines sont dérivées des biorégions marines, qui ont été délimitées après un processus de consultation scientifique national qui examinait les similitudes océanographiques et bathymétriques. Les écozones marines ne sont pas identiques aux biorégions marines. Par exemple, le territoire marin qui recouvre Saint-Pierre-et-Miquelon (France) est compris dans les écozones marines. Pour plus de détails, voir Secrétariat canadien de consultation scientifique - Avis scientifiques 2009/056 (Pêches et OcéansCanada, 2009) et le Cadre national pour le réseau canadien des aires marines protégées (Gouvernement du Canada, 2011).
Référence : Conseil canadien des aires écologiques. 2014. Cadre écologique du Canada (couche des écozones). (en anglais seulement)
Comme indiqué ci-dessus, une partie de la superficie considérée comme faisant partie d’aires marines protégées provient en fait d’aires protégées terrestres avec des limites qui se prolongent dans l'océan. Ces portions marines sont catégorisées comme aires marines protégées, mais peuvent ne pas être gérées séparément des aires protégées terrestres dont elles font partie, ce qui implique qu’elles peuvent aussi partager la même catégorie de gestion.
Juffe-Bignoli, D., Burgess, N.D., Bingham, H., Belle, E.M.S., de Lima, M.G., Deguignet, M., Bertzky, B., Milam, A.N., Martinez-Lopez, J., Lewis, E., Eassom, A., Wicander, S., Geldmann, J., van Soesbergen, A., Arnell, A.P., O’Connor, B., Park, S., Shi, Y.N., Danks, F.S., MacSharry, B., Kingston, N. (2014). Protected Planet Report 2014. Programme des Nations unies pour l’environnement - Centre de surveillance de la conservation de la nature. Cambridge, UK.