Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/32733
Timestamp: 2019-06-26 08:04:35+00:00
Document Index: 40218724

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Information professionnelle sur Paspertin®: Mylan Pharma GmbH
Solution injectable/gouttes
Principe actif: Metoclopramidi hydrochloridum.
Solution injectable: Natrii chloridum, aqua ad injectabilia.
Gouttes: Conserv.: Propylis parahydroxybenzoas (E 216), Methylis parahydroxybenzoas (E 218), Saccharinum natricum, Excipiens ad solutionem.
Principe actif: Metoclopramidi hydrochloridum anhydricum corresp. metoclopramidum.
Excipients: Excipients pro compresso obducto.
2 ml contiennent 10 mg de Metoclopramidi hydrochloridum.
1 ml (12 gouttes) contient 4 mg de Metoclopramidi hydrochloridum.
1 comprimé pelliculé contient 10 mg de Metoclopramidi hydrochloridum anhydricum corresp. Metoclopramidum 8,9 mg.
Comprimés pelliculés et gouttes
·Prévention des nausées et vomissements chimio-induits retardés (NVCI)
·Prévention des nausées et vomissements radio-induits (NVRI)
·Traitement symptomatique des nausées et vomissements, y compris des nausées et vomissements induits par une migraine aiguë. En cas de migraine aiguë, le métoclopramide peut être utilisé en association avec des antalgiques oraux pour favoriser la résorption de l'antalgique.
En raison de leur dosage, les comprimés pelliculés et les gouttes de Paspertin ne doivent pas être utilisés chez l'enfant et l'adolescent.
·Prévention des nausées et vomissements postopératoires (NVPO)
·Traitement symptomatique des nausées et vomissements, y compris des nausées et vomissements induits par une migraine aiguë.
Enfants et adolescents à partir de 1 an
·Prévention, en deuxième intention, des nausées et vomissements chimio-induits retardés (NVCI),
·Traitement, en deuxième intention, des nausées et vomissements postopératoires établis (NVPO).
La dose unitaire recommandée est de 10 mg jusqu'à trois fois par jour.
La posologie journalière maximale est de 30 mg ou de 0,5 mg/kg de poids corporel (PC).
La durée maximale du traitement est de 5 jours. Un traitement plus long n'est pas recommandé car il existe un risque accru de survenue de dyskinésies tardives potentiellement irréversibles (voir «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»).
Pour la prévention des NVPO, une dose unitaire de 10 mg (une ampoule) est recommandée.
Pour le traitement symptomatique des nausées et vomissements, y compris des nausées et vomissements induits par une migraine aiguë, et pour la prévention des nausées et vomissements radio-induits (NVRI), la dose unitaire recommandée est de 10 mg et peut être administrée jusqu'à trois fois par jour.
La posologie journalière maximale recommandée est de 30 mg ou de 0,5 mg/kg de poids corporel. La durée du traitement par voie parentérale doit être la plus courte possible et un relais par voie orale doit être pris le plus tôt possible.
La dose recommandée est de 0,1 à 0,15 mg/kg de poids corporel et peut être administrée jusqu'à trois fois par jour par voie intraveineuse. La posologie journalière maximale est de 0,5 mg/kg de poids corporel.
Jusqu'à trois fois par jour
La durée maximale du traitement des nausées et vomissements postopératoires établis (NVPO) est de 48 heures.
La durée maximale du traitement pour la prévention des nausées et vomissements chimio-induits retardés (NVCI) est de 5 jours.
Un traitement plus long n'est pas recommandé car il existe un risque accru de survenance de dyskinésies tardives potentiellement irréversibles (voir «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»).
Les données sur l'efficacité et la sécurité chez les enfants de moins de 1 an étant insuffisantes, le métoclopramide est contre-indiqué chez ce groupe de patients (voir rubrique «Contre-indications»).
Une réduction de la dose doit être envisagée chez les patients âgés sur la base de leurs fonctions rénale et hépatique et de leur fragilité générale.
La dose journalière doit être réduite de 75% chez les patients atteints d'une insuffisance rénale au stade terminal (clairance de la créatinine ≤15 ml/min).
La dose doit être réduite de 50% chez les patients atteints d'une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine 15-60 ml/min) (voir rubrique «Pharmacocinétique»).
La dose doit être réduite de 50% chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique «Pharmacocinétique»).
Les comprimés pelliculés de Paspertin doivent être pris env. 30 minutes avant les repas, sans les croquer et avec un peu de liquide.
Les doses intraveineuses doivent être administrées en bolus lent (sur une durée d'au moins 3 minutes).
Un intervalle d'au moins 6 heures entre deux administrations doit être respecté, même en cas de vomissements ou de rejet de la dose (voir «Mises en garde et précautions»).
·Hypersensibilité connue au principe actif, le métoclopramide, ou à l'un des composants;
·Hémorragies gastro-intestinales, occlusion ou perforation intestinale, notamment lorsqu'une stimulation de la motilité gastro-intestinale représente un danger;
·Tumeurs de la médullo-surrénale (phéochromocytome) suspectées ou confirmées, en raison du risque d'épisodes d'hypertension sévère;
·Tumeurs dépendantes de la prolactine;
·Antécédents de dyskinésie tardive aux neuroleptiques ou au métoclopramide;
·Épilepsie (augmentation de la fréquence et de l'intensité des crises);
·Maladie de Parkinson, patients présentant des troubles moteurs extrapyramidaux;
·Patients ayant une prédisposition aux crises d'épilepsie;
·Association avec la L-dopa ou d'autres agonistes dopaminergiques (voir rubrique «Interactions»);
·Antécédent connu de méthémoglobinémie avec le métoclopramide ou de déficit en NADH-cytochrome b5 réductase (voir rubrique «Mises en garde et précautions»);
·Utilisation chez le nouveau-né et l'enfant de moins de 1 an, en raison du risque accru de troubles extrapyramidaux (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
À cause de leur teneur en 4-hydroxybenzoates de méthyle et de propyle, la prise des gouttes Paspertin peut provoquer des réactions allergiques comme p.ex. une urticaire. Des réactions tardives sont également possibles comme une dermite de contact. Des réactions immédiates avec urticaire et bronchospasme sont rares.
La prudence est recommandée en cas de sutures au niveau gastro-intestinal, d'hypertension (élévation du taux de catécholamines circulantes), de tumeur mammaire (élévation du taux de prolactine) et chez les patients dépressifs, notamment lors de risque de suicide.
Il est recommandé de renoncer à la consommation de boissons alcoolisées.
Des troubles extrapyramidaux peuvent survenir, notamment chez l'enfant et l'adulte jeune et/ou en cas d'utilisation de fortes doses. Ces réactions surviennent habituellement au début du traitement et peuvent être observées même après une seule administration. En cas de symptômes extrapyramidaux, le métoclopramide doit être immédiatement arrêté. Ces effets disparaissent en général complètement à l'arrêt du traitement, mais peuvent, le cas échéant, nécessiter un traitement symptomatique (benzodiazépines chez l'enfant et/ou antiparkinsoniens anticholinergiques chez l'adulte).
Un intervalle d'au moins 6 heures doit être respecté entre deux administrations de métoclopramide (voir «Posologie/Mode d'emploi»), même en cas de vomissements et de rejet de la dose, afin d'éviter un surdosage.
Les premiers signes d'une dyskinésie, surtout dans la région linguale et digitale, doivent être étroitement surveillés et le traitement doit être arrêté.
Un traitement prolongé par le métoclopramide peut provoquer une dyskinésie tardive potentiellement irréversible, notamment chez les patients âgés (syndrome hyperkinétique durable et souvent irréversible avec mouvements involontaires anormaux surtout dans la région de la mâchoire et du visage, mais aussi mouvements athétosiques et balistiques des extrémités). La durée du traitement ne doit pas être supérieure à 5 jours en raison du risque de dyskinésie tardive (voir rubrique «Effets indésirables»). Le traitement doit être arrêté si des signes cliniques de dyskinésie tardive apparaissent.
La survenue d'un syndrome malin des neuroleptiques a été rapportée avec le métoclopramide en association avec des neuroleptiques ou en monothérapie (voir rubrique «Effets indésirables»). En cas de symptômes d'un syndrome malin des neuroleptiques (hyperthermie, symptômes extrapyramidaux, instabilité du système nerveux autonome et augmentation des taux de CPK), le métoclopramide doit être arrêté immédiatement et un traitement approprié doit être instauré.
Les mesures immédiates recommandées sont: arrêt de Paspertin, refroidissement, dantrolène et/ou bromocriptine, apport liquidien suffisant.
Une attention particulière doit être portée chez les patients atteints de maladies neurologiques sous-jacentes et chez les patients traités par des médicaments ayant une action centrale (voir rubrique «Contre-indications»).
Les symptômes de la maladie de Parkinson peuvent également être exacerbés par le métoclopramide (voir rubrique «Contre-indications»).
Des cas de méthémoglobinémie pouvant être dus à un déficit en NADH-cytochrome b5 réductase ont été rapportés. Dans de tels cas, le métoclopramide doit être arrêté immédiatement et définitivement et des mesures appropriées doivent être prises (telles qu'un traitement par du bleu de méthylène) (voir rubrique «Contre-indications»).
Des effets indésirables cardiovasculaires sévères, incluant des cas de collapsus circulatoire, de bradycardie sévère, d'arrêt cardiaque et d'allongement de l'intervalle QT ont été rapportés à la suite de l'administration parentérale du métoclopramide, notamment lors d'une administration intraveineuse (voir rubrique «Effets indésirables»).
Le métoclopramide doit être administré avec précaution chez les patients présentant des troubles de la conduction cardiaque (incluant un allongement de l'intervalle QT), les patients présentant des troubles de l'équilibre électrolytique non corrigés, une bradycardie et chez les patients prenant des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT. Ceci s'applique en particulier à l'administration intraveineuse chez les patients âgés.
Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale, la dose doit être ajustée en conséquence, en raison du retard de l'excrétion (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Médicaments antiparkinsoniens comme la L-dopa, les agonistes de la dopamine, les anticholinergiques et la bromocriptine
Baisse de l'efficacité suite à un antagonisme mutuel.
Accentuation de l'effet sédatif.
En raison de l'effet prokinétique du métoclopramide, la résorption de certains médicaments peut être modifiée.
Médicaments à effet dépresseur sur le système nerveux central (dérivés morphiniques, hypnotiques, anxiolytiques, antihistaminiques H1 sédatifs, antidépresseurs sédatifs, barbituriques, clonidine et dérivés) et apomorphine
Accentuation de l'effet sédatif de ces médicaments sur le système nerveux central.
En cas d'administration conjointe de Paspertin et de neuroleptiques, des troubles extrapyramidaux renforcés (p.ex. spasmes au niveau de la tête, du cou et des épaules) risquent de se produire.
Le métoclopramide est un substrat et un inhibiteur du CYP2D6. L'administration concomitante d'inhibiteurs puissants de l'isoenzyme 2D6 du cytochrome P450 (p.ex. fluoxétine, paroxétine)
entraîne une augmentation de l'exposition au métoclopramide, ce qui peut accroître le potentiel d'interaction pharmacocinétique avec le métoclopramide et le risque d'effets indésirables notamment extrapyramidaux. Les patients recevant simultanément des inhibiteurs du CYP2D6 doivent être surveillés afin de déceler tout effet indésirable.
L'administration concomitante de médicaments sérotoninergiques tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), surtout ceux qui sont connus pour leurs effets inhibiteurs sur le cytochrome-P450-isoenzyme 2D6 (p.ex. fluoxétine, paroxétine), peut entraîner une survenue accrue de symptômes extrapyramidaux, voire un syndrome dit sérotoninergique.
Opioïdes et anticholinergiques
Antagonisme mutuel sur la motilité gastro-intestinale.
Diminution de la biodisponibilité de la digoxine. Une surveillance attentive de la concentration plasmatique de la digoxine est nécessaire.
Augmentation de la biodisponibilité de la ciclosporine (Cmax augmentée de 46% et exposition augmentée de 22%). Une surveillance étroite de la concentration plasmatique de ciclosporine est nécessaire. La conséquence clinique est incertaine.
Mivacurium et suxaméthonium (succinylcholine)
Allongement du blocage neuromusculaire (par inhibition de cholinestérase plasmatique).
Accentuation vraisemblable des effets suite à la libération de catécholamines.
Insuline exogène
Adaptation posologique nécessaire à cause de l'effet prokinétique du métoclopramide.
L'absorption systémique et les effets de contraceptifs oraux risquent d'être réduits en cas d'administration concomitante de métoclopramide. Des mesures de protection complémentaires contre la grossesse sont recommandées.
Méxilétine, paracétamol, salicylés, diazépam, lithium, tétracyclines
Accentuation de l'effet suite à une augmentation de l'absorption (augmentation de la biodisponibilité).
Diminution de l'effet par inhibition de la résorption (baisse de la biodisponibilité).
Chez l'être humain, une expérience avec l'utilisation du métoclopramide pendant la grossesse existe pour environ 1000 dyades mère-enfant, dont environ 330 avec exposition durant le premier trimestre. Aucun effet néfaste, tel que des malformations ou une fœtotoxicité, n'a été décrit. L'expérimentation animale n'a mis aucun effet tératogène ou embryotoxique du métoclopramide en évidence (voir «Données précliniques»). Toutefois, l'utilisation de Paspertin durant la grossesse aura lieu uniquement en cas d'indication stricte. Si le métoclopramide est administré en fin de grossesse, la survenue d'un syndrome extrapyramidal chez le nouveau-né ne peut pas être exclue en raison des propriétés pharmacologiques (comme avec d'autres neuroleptiques). Le métoclopramide doit être évité en fin de grossesse. Si le métoclopramide est utilisé, une surveillance du nouveau-né s'impose.
Le métoclopramide passe dans le lait maternel. Un effet du métoclopramide sur le système nerveux central du nouveau-né nourri au sein et les effets indésirables y étant associés ne peuvent pas être exclus. Par conséquent, l'utilisation du métoclopramide pendant l'allaitement n'est pas recommandée. Un arrêt du traitement doit être envisagé chez les mères qui allaitent. Si un traitement par Paspertin devait s'avérer indispensable, le sevrage du nouveau-né est recommandé.
Même utilisé conformément aux indications, Paspertin peut provoquer des étourdissements, des vertiges, une dyskinésie et des dystonies et ainsi modifier la perception visuelle et la capacité de réaction de telle sorte que l'aptitude à participer au trafic routier ou à utiliser des machines est entravée. Cet effet est renforcé lors de la consommation concomitante d'alcool ou la prise concomitante de médicaments à effet sédatif (tranquillisants).
L'apparition d'effets indésirables sous métoclopramide dépend en général de la dose et de la durée du traitement.
Indications de fréquence (classe d'organes selon le système MedDRA): très fréquents (≥1/10), fréquents (<1/10, ≥1/100), occasionnels (<1/100, ≥1/1000), rares (<1/1000, ≥1/10'000), très rares (<1/10'000, y compris effets indésirables dont la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Très rares: méthémoglobinémie, pouvant être due à un déficit en NADH-cytochrome b5 réductase, notamment chez le nouveau-né (voir rubrique «Mises en garde et précautions»); sulfhémoglobinémie essentiellement lors de l'administration concomitante de fortes doses de médicaments libérant du soufre.
Occasionnels: bradycardie, en particulier après administration parentérale.
Très rares: troubles du rythme cardiaque tels qu'extrasystoles supraventriculaires, extrasystoles ventriculaires et tachycardie; arrêt cardiaque, notamment juste après une administration parentérale et pouvant faire suite à une bradycardie (voir rubrique «Mises en garde et précautions»); bloc auriculo-ventriculaire; pause sinusale, notamment après administration parentérale; allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme; torsades de pointes; troubles du rythme cardiaque en rapport avec une tachycardie.
Occasionnels: aménorrhée; hyperprolactinémie.
Rares: nausées, constipation.
Très rares: sécheresse buccale.
Occasionnels: réactions d'hypersensibilité chez les patients prédisposés, notamment à cause de la teneur en 4-hydroxybenzoates d'alkyle (parabènes) des gouttes de Paspertin.
Très rares: réaction anaphylactique (y compris choc anaphylactique, notamment en cas d'utilisation intraveineuse).
Fréquents: troubles extrapyramidaux tels que dystonie aiguë, dyskinésies aiguës et tardives, parkinsonisme, akathisie, principalement chez l'enfant et l'adulte jeune, même lors de l'administration d'une dose unique du médicament (voir «Mises en garde et précautions»);
Occasionnels: céphalées; vertiges; trouble de la conscience.
Rares: convulsions notamment chez les patients épileptiques.
Très rares: syndrome malin des neuroleptiques (voir «Mises en garde et précautions»); dyskinésie tardive irréversible, pouvant survenir pendant ou après un traitement au long cours, notamment chez les patients âgés (voir «Mises en garde et précautions»).
Fréquents: dépression.
Occasionnels: hallucinations; insomnie; anxiété; agitation.
Fréquents: hypotension, notamment après administration intraveineuse.
Rares: choc; syncope après utilisation de la forme injectable; Hypertension aiguë chez les patients atteints de phéochromocytome (voir «Contre-indications»).
Très rares: hypertension, notamment après administration intraveineuse de fortes doses, augmentation transitoire de la pression artérielle.
Rare: hypersensibilité cutanée (allergie).
Très rare: troubles menstruels.
* Affections endocriniennes en cas de traitement prolongé en relation avec une hyperprolactinémie (aménorrhée, galactorrhée et gynécomastie).
Les réactions suivantes, parfois associées, sont observées plus fréquemment lors de fortes doses:
·Symptômes extrapyramidaux: dystonie aiguë et dyskinésie, syndrome parkinsonien, akathisie, même après administration d'une dose unique du médicament, notamment chez l'enfant et l'adulte jeune (voir «Mises en garde et précautions»).
·Somnolence, troubles de la conscience, confusion, hallucinations.
Des troubles extrapyramidaux, une somnolence, des troubles de la conscience, une confusion, des hallucinations, une irritabilité, une augmentation ou une diminution de la pression artérielle et un arrêt cardio-respiratoire sont possibles. Différents symptômes sont apparus chez plusieurs enfants en bas âge qui avaient pris 50 à 100 mg de métoclopramide. Ces enfants présentaient soit une absence totale de symptômes, soit un syndrome dyskinétique. Les autres symptômes observés regroupaient une somnolence et une diarrhée importante. Ces intoxications ont guéri sans complications.
Lors de l'administration intraveineuse de perfusions rapides dans le cadre d'un traitement à haute dose lors de vomissements dus aux cytostatiques, des concentrations plasmatiques supérieures à 10.000 ng/ml ont été atteintes lorsque la durée de perfusion était réduite de 9 heures à 4 heures et demie. Aucune anomalie clinique n'a été observée en dehors de l'apparition plus fréquente d'un syndrome dyskinétique. Aucun retentissement sur les fonctions cardiaque, circulatoire, pulmonaire ou hépatique n'a été observé.
Le traitement des effets extrapyramidaux est uniquement symptomatique (benzodiazépines chez les enfants et/ou antiparkinsoniens anticholinergiques chez les adultes).
Une injection intraveineuse lente de bipéridène peut faire régresser le syndrome dyskinétique (respecter la posologie indiquée par la fabricant) (voir «Mises en garde et précautions»).
Après la prise de hautes doses de métoclopramide, un lavage gastrique ou l'administration de charbon activé et de sulfate de sodium peuvent éventuellement être envisagés pour éliminer le métoclopramide du tube digestif.
Le dantrolène et/ou la bromocriptine ont été utilisés dans le traitement du syndrome malin des neuroleptiques.
Les fonctions vitales doivent être contrôlées jusqu'à la disparition des symptômes.
Les affections du système digestif s'accompagnent de troubles caractéristiques tels que pesanteur épigastrique, douleurs, renvois, manque d'appétit et nausées, et sont le plus souvent dus à des troubles de la motricité gastro-intestinale. Du fait de son activité cholinergique périphérique, le métoclopramide, principe actif de Paspertin, élève le tonus des secteurs inférieurs de l'œsophage et du cardia, stimule le péristaltisme gastro-duodénal et facilite la vidange gastrique dans le duodénum et le jéjunum proximal. En outre, Paspertin supprime les nausées et les vomissements. L'activité antiémétique, liée à un mécanisme d'action central au niveau du tronc cérébral (zone-gâchette des chémorécepteurs du centre des vomissements), est due à un blocage des récepteurs dopaminergiques. En périphérie, l'action antiémétique et prokinétique repose principalement sur un effet antisérotoninergique et cholinergique indirect.
Après administration par voie orale sous forme non retardée, le métoclopramide est rapidement absorbé. Les pics plasmatiques sont atteints en 30–120 minutes, en moyenne après une heure environ. La biodisponibilité du métoclopramide après administration orale s'élève en moyenne à 60–80% environ.
Le volume de distribution se situe entre 2,2 et 3,4 l/kg.
Le métoclopramide traverse la barrière hémato-encéphalique.
Le métoclopramide traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.
Dans des études menées chez l'être humain, 78% d'une dose marquée de métoclopramide ont été retrouvés dans les urines de 24 heures sous forme de métoclopramide inchangé, de conjugués (sulfate, glucuronide) et d'acide 2-(2-méthoxy-4-amino-5-chloro-benzoyl)-aminoacétique.
Le métoclopramide est éliminé en majeure partie par voie rénale. La demi-vie d'élimination est comprise entre 2,6 et 4,6 heures selon la forme galénique.
Une accumulation lors d'un traitement prolongé n'a pas lieu.
La clairance du métoclopramide est réduite jusqu'à 70% chez les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère. La demi-vie d'élimination plasmatique est augmentée (environ 10 heures pour une clairance de la créatinine de 10-50 ml/minute et 15 heures pour une clairance de la créatinine <10 ml/minute) (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Mises en garde et précautions»).
Chez les patients souffrant d'une cirrhose hépatique, une accumulation de métoclopramide, associée à une réduction de 50% de la clairance plasmatique, a été observée (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Mises en garde et précautions»).
Le métoclopramide n'a pas fait l'objet de tests extensifs de mutagénicité.
Des tests de mutagénicité menés avec le métoclopramide sur 3 souches bactériennes (Salmonella) n'ont révélé aucun indice de propriétés mutagènes.
Dans une étude sur le potentiel cancérogène menée pendant 77 semaines chez les rats avec des doses orales 40 fois supérieures à la dose thérapeutique chez l'être humain, aucune manifestation particulière n'a été observée, à l'exception d'une élévation du taux de prolactine. De même, jusqu'à présent, aucune corrélation n'a été trouvée entre l'utilisation chronique de substances stimulant la prolactine et la tumorigénèse du cancer mammaire, ni dans les études cliniques, ni dans les études épidémiologiques.
Des études sur la reproduction ont été menées sur 3 espèces animales différentes (souris, rat et lapin). Aucun signe de propriétés tératogènes ou embryotoxiques n'a été observé jusqu'au plus haut domaine posologique testé (116,2 ou 200 mg/kg par voie orale).
Les posologies conduisant à une élévation du taux de prolactine, ont provoqué des troubles réversibles de la spermatogénèse chez le rat.
Le dosage des hormones adéno-hypophysaires peut être perturbé.
Paspertin 10 mg/2 ml ne doit pas être mélangé à des solutions pour perfusion alcalines.
Ne pas utiliser les gouttes de Paspertin plus de 6 mois après l'ouverture du flacon.
Paspertin solution injectable: à utiliser immédiatement après ouverture, jeter le reste.
Conserver à température ambiante (15-25 °C). Protéger les ampoules de la lumière et les conserver dans leur emballage.
Paspertin comprimés pelliculés: 50 (B)
Paspertin gouttes: 100 ml de gouttes (B)
Paspertin solution injectable: 5 ampoules de 2 ml (B)