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Timestamp: 2016-10-23 09:38:01+00:00
Document Index: 49344820

Matched Legal Cases: ['art. 29', 'art. 20', 'art. 54', 'art. 162', 'art. 100', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 72', 'art. 95', 'art. 106', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 20', 'art. 54', 'art. 20', 'art. 23', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 20', 'ATF ', 'art. 20', 'art. 190', 'art. 190', 'art. 190', 'art. 190', 'art. 55', 'art. 55', 'ATF ', 'art. 55', 'art. 166', 'art. 166', 'art. 166', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68']

5A_30/2015 (23.03.2015)
5A_30/2015 � � Arr�t du 23 mars 2015
repr�sent�e par Me Brigitte Umbach-Spahn, avocate,
faillite sans poursuite pr�alable,
recours contre la d�cision du Tribunal cantonal du canton du Valais, Autorit� de recours en mati�re de poursuite et de faillite, du 26 novembre 2014.
A.a.�Le 21 mars 2014, B.________ � Amsterdam a d�pos� une requ�te de faillite sans poursuite pr�alable � l'encontre de A.________, de nationalit� n�erlandaise, devant le Tribunal du district de Sierre (ci-apr�s: Tribunal de district).
A.b.�Par d�cision du 31 mars 2014, la Juge suppl�ante II du Tribunal de district (ci-apr�s: Juge suppl�ante) a ordonn�, � titre superprovisionnel, l'inventaire conservatoire de tous les biens de A.________.
A.c.�Par d�cision du 5 juin 2014, la Juge suppl�ante a d�clar� A.________ en faillite avec effet le jour m�me � 8h.30. Elle a en outre confirm� la mesure conservatoire ordonn�e le 31 mars 2014.
La faillite de A.________ avait �galement �t� prononc�e le 16 avril 2013 par le juge du Tribunal de X.________ aux Pays-Bas.
Par d�cision du 26 novembre 2014, le Tribunal cantonal du canton du Valais, statuant en qualit� d'Autorit� de recours en mati�re de poursuite et de faillite, a rejet� le recours form� le 20 juin 2014 par A.________ contre la d�cision du 5 juin 2014 et a prononc� la faillite sans poursuite pr�alable de celui-ci avec effet le m�me jour � 8h.00.
Par acte du 12 janvier 2015, A.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre cette d�cision. Il conclut principalement � l'annulation de la d�cision entreprise et, subsidiairement, � l'annulation de celle-ci et au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. A l'appui de ses conclusions, il fait valoir que les faits auraient �t� constat�s de mani�re arbitraire et invoque �galement la violation de son droit d'�tre entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. ainsi que la violation de l'art. 20 LDIP et des art. 54 et 190 al. 1 LP. Il requiert en outre que l'effet suspensif soit octroy� � son recours.
Invit�e � se d�terminer sur la requ�te d'effet suspensif, l'intim�e s'est principalement oppos�e � l'octroi d'un tel effet; subsidiairement, elle a conclu � ce que l'effet suspensif soit accord� uniquement en ce sens qu'aucune mesure d'ex�cution ne soit prise pour la dur�e de la proc�dure f�d�rale tout en maintenant les �ventuelles mesures conservatoires d�j� prises; plus subsidiairement encore, elle a requis que des mesures provisionnelles soient prises en ce sens que l'�tablissement d'un inventaire des biens du recourant au 24 f�vrier 2015 soit ordonn�.
Par ordonnance pr�sidentielle du 29 janvier 2015, l'effet suspensif a �t� attribu� au recours en ce sens que le prononc� de la faillite reste en force mais qu'aucun acte d'ex�cution de la d�cision attaqu�e ne doit �tre entrepris, les �ventuelles mesures conservatoires d�j� prises par l'Office des faillites en vertu des art. 162 ss, 170, 174 al. 3 et 221 ss LP demeurant toutefois en vigueur.
1.1.�Interjet� dans le d�lai l�gal - compte tenu des f�ries de No�l (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 let. c LTF) - contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 687 consid. 1.2) rendue par un tribunal sup�rieur, qui confirme sur recours (art. 75 LTF), l'ouverture de la faillite sans poursuite pr�alable du recourant (art. 72 al. 2 let. a LTF), le recours en mati�re civile est en principe recevable, ind�pendamment de la valeur litigieuse (art. 74 al. 2 let. d LTF); le failli, qui a succomb� devant la juridiction pr�c�dente, a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF).
1.2.�Dans le cadre d'un recours en mati�re civile des art. 72 ss LTF, qui est une voie de r�forme, la partie recourante ne peut se borner � demander l'annulation de la d�cision attaqu�e, mais elle doit prendre des conclusions sur le fond du litige (arr�ts 5A_461/2011 du 14 octobre 2011 consid. 2 et 5A_835/2010 du 1
er�juin 2011 consid. 1.2). Les conclusions r�formatoires doivent donc �tre d�termin�es et pr�cises, c'est-�-dire indiquer exactement quelles modifications sont demand�es. En l'esp�ce, le recourant se borne � conclure � titre principal � l'annulation de l'arr�t entrepris. On comprend toutefois ais�ment � la lecture de son m�moire de recours qu'il souhaite en r�alit� que la d�cision attaqu�e soit r�form�e en ce sens que la requ�te de faillite introduite � son �gard est rejet�e. Il convient donc d'interpr�ter ses conclusions en ce sens.
2.1.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique d'office le droit (art. 106 al. 1 LTF) � l'�tat de fait constat� dans l'arr�t cantonal (ou � l'�tat de fait qu'il aura rectifi� ou compl�t� apr�s examen des griefs du recours). Cela ne signifie pas que le Tribunal f�d�ral examine, comme le ferait un juge de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui pourraient se poser. Compte tenu de l'obligation de motiver impos�e par l'art. 42 al. 2 LTF, il ne traite que les questions qui sont soulev�es devant lui par les parties (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89; 134 V 53 consid. 3.3 p. 60). En ce qui concerne la violation des droits fondamentaux et, de mani�re g�n�rale, des droits constitutionnels (ATF 133 III 638 consid. 2 p. 639 s.) ainsi que du droit cantonal, le Tribunal f�d�ral n'en conna�t que si le grief a �t� express�ment soulev� et motiv� de fa�on claire et d�taill�e par le recourant, en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle ou l�gale a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3 p. 310 s.; 135 III 232 consid. 1.2 p. 234).
2.3.�Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohib�s, � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF; ATF 135 I 221 consid. 5.2.4 p. 229; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 344), de m�me que les faits et pi�ces post�rieurs � l'arr�t entrepris (ATF 133 IV 342 consid. 2.1 p. 343 s.; arr�t 5A_640/2011 du 4 janvier 2012 consid. 1.4).
Vu ce qui pr�c�de, la copie du visa d� livr� au recourant par les autorit�s des Emirats Arabes Unis et produit pour la premi�re fois devant la Cour de c�ans alors qu'il a �t� �mis le 10 avril 2014, est irrecevable. Le recourant n'all�gue en effet pas, ni�
a fortiori�ne d�montre, dans quelle mesure la d�cision entreprise aurait pour la premi�re fois rendu la production de cette pi�ce n�cessaire.
Le recourant soul�ve le grief de violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), consid�rant qu'il aurait �t� priv� de produire certains moyens de preuve.
3.1.�La garantie constitutionnelle de l'art. 29 al. 2 Cst. pr�voit que toute personne a le droit de s'expliquer avant qu'une d�cision ne soit prise � son d�triment, d'avoir acc�s au dossier, de fournir des preuves quant aux faits de nature � influer sur la d�cision � rendre, de participer � l'administration des preuves valablement offertes, � moins que le fait � prouver ne soit d�pourvu de pertinence ou que le moyen de preuve n'apparaisse manifestement inapte � �tablir le fait all�gu�, et de se d�terminer � leur propos (ATF 132 V 368 consid. 3.1; 129 II 497 consid. 2.2; 127 I 54 consid. 2b; 127 III 576 consid. 2c et les r�f�rences). Le droit d'�tre entendu ne s'oppose pas � ce que l'autorit� mette un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de forger sa conviction; si le juge cantonal a refus� une mesure probatoire en proc�dant � une appr�ciation anticip�e des preuves, ce refus ne peut �tre remis en cause devant le Tribunal f�d�ral qu'en invoquant l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) de mani�re claire et d�taill�e (art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 III 374 consid. 4.3.2; 131 I 153 consid. 3; 130 II 425 consid. 2.1; 125 I 417 consid. 7b; 115 Ia 8 consid. 3a et 97 consid. 5b).
3.2.�L'autorit� cantonale a consid�r� que le recourant n'avait pas pr�tendu que les actes de la cause xxxx du Tribunal de Sierre, dont il avait requis l'�dition, comporteraient des titres susceptibles de d�montrer que son domicile se trouve aux Pays-Bas et que, m�me si tel avait �t� le cas, rien n'indiquait en quoi il aurait �t� emp�ch� de d�poser ces pi�ces devant la juge de premi�re instance ou m�me devant le Tribunal cantonal. Au demeurant, m�me si ledit dossier devait effectivement contenir des "notes" du juge ayant trait� cette affaire dont la teneur aurait indiqu� un domicile du recourant aux Pays-Bas, celles-ci ne liaient ni la juge de premi�re instance ni le Tribunal cantonal.
Le recourant affirme, pour sa part, avoir demand� r�guli�rement et en temps utile l'�dition du dossier xxxx. Il soutient en outre qu'il lui aurait �t� impossible de produire les pi�ces dudit dossier qui d�montreraient qu'il est domicili� aux Pays-Bas dans le cadre de la pr�sente proc�dure dans la mesure o� la requ�te de s�questre ne lui aurait jamais �t� notifi�e dans la cause xxxx. Il n'aurait donc jamais �t� en possession de ces pi�ces dont il n'aurait pu prendre connaissance que lors d'une audience portant sur son opposition au s�questre.
3.3.�En l'esp�ce, il appara�t que le Tribunal cantonal a proc�d� � une appr�ciation anticip�e des preuves disponibles et a estim� que le recourant n'�tait aucunement parvenu � d�montrer la pertinence des pi�ces dont il requ�rait la production, de sorte que celles-ci n'apparaissaient pas � m�me de modifier la conviction qu'il s'�tait forg� quant au lieu de son dernier domicile. Compte tenu de ce qui pr�c�de, il appartenait au recourant de soulever un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) en lien avec l'appr�ciation des preuves � laquelle a proc�d� l'instance pr�c�dente (cf.�
supra�consid. 3.1), ce qu'il n'a pas fait. Son grief de violation du droit � la preuve est par cons�quent irrecevable. Cela �tant, m�me si ce grief avait �t� examin�, il aurait d� �tre �cart�. Le recourant n'expose en effet pas quelles sont les pi�ces pertinentes auxquelles il se r�f�re, quel est leur contenu et en quoi elles seraient en mesure d'attester du fait qu'il serait domicili� aux Pays-Bas. Dans la mesure o� ces pi�ces d�montreraient le lieu de son propre domicile, on peine en outre � comprendre pourquoi il n'a pas pu les produire dans le cadre de la pr�sente proc�dure. Il para�t en effet douteux que sa partie adverse dans le cadre de la proc�dure xxxx ait pu avoir acc�s � des pi�ces attestant de son propre domicile et non lui. Le recourant ne s'en prend de surcro�t pas � la motivation de l'autorit� cantonale en tant qu'elle retient que, m�me si le dossier pr�cit� devait contenir des "notes" sur cette question r�dig�es par un juge dans le cadre de cette autre proc�dure, celles-ci ne la lieraient aucunement.
Le recourant reproche ensuite � l'autorit� cantonale d'avoir retenu � tort que son dernier domicile, respectivement sa r�sidence habituelle, se trouvait � U.________, sur la commune valaisanne de V.________ (ci-apr�s: U.________), et non aux Pays-Bas o� vit sa famille. Il invoque de ce fait une violation des art. 20 al. 1 LDIP et 54 LP ainsi qu'une constatation arbitraire des faits dans la mesure o� l'autorit� cantonale n'aurait pas retenu que sa famille est domicili�e aux Pays-Bas.
4.1.�Aux termes de l'art. 54 LP, la faillite d'un d�biteur en fuite est d�clar�e au lieu de son dernier domicile.
Selon l'art. 20 al. 1 LDIP, une personne physique a son domicile dans l'Etat dans lequel elle r�side avec l'intention de s'y �tablir (let. a) et sa r�sidence habituelle dans l'Etat dans lequel elle vit pendant une certaine dur�e, m�me si cette dur�e et de prime abord limit�e (let. b).
La notion de domicile - qui correspond � celle de l'art. 23 CC - comporte deux �l�ments: l'un objectif, la pr�sence physique en un lieu donn�; l'autre subjectif, l'intention d'y demeurer durablement (ATF 137 II 122 consid. 3.6 p. 126 s., 137 III 593 consid. 3.5 p. 600; 136 II 405 consid. 4.3 p. 409 s., 135 III 49 consid. 6.2 p. 56; arr�t 5A_270/2012 du 24 septembre 2012 consid. 4.2).
4.1.1.�L'�l�ment objectif du domicile (i.e. la pr�sence physique en un endroit donn�) ne suppose pas n�cessairement que le s�jour ait d�j� dur� un certain temps; si la condition subjective (i.e. la manifestation de l'intention de rester durablement en ce lieu) est par ailleurs remplie; en d'autres termes, pour d�terminer si l'int�ress� s'y est cr�� un domicile, ce n'est pas la dur�e de sa pr�sence � cet endroit qui est d�cisive, mais bien la perspective d'une telle dur�e (arr�ts 5A_432/2009 du 23 d�cembre 2009 consid. 5.2.1, 5A_398/2007 du 28 avril 2008 consid. 3.2, 5C.163/2005 du 25 ao�t 2005 consid. 4.1, 5C.99/1993 du 21 septembre 1993 consid. 3a).
4.1.2.�Pour d�terminer si une personne r�side dans un lieu d�termin� avec l'intention de s'y �tablir durablement (�l�ment subjectif du domicile), la jurisprudence ne se fonde pas sur la volont� interne de l'int�ress�; seules sont d�cisives les circonstances objectives, reconnaissables pour les tiers, permettant de d�duire une telle intention (ATF 127 V 237 consid. 1 p. 238; 120 III 7 consid. 2b p. 8; 119 II 64 consid. 2b/bb p. 65; arr�ts 5A_659/2011 du 5 avril 2012 consid. 2.2.2; 5A_432/2009 du 23 d�cembre 2009 consid. 5.2.1). Pour qu'une personne soit domicili�e � un endroit donn�, il faut donc que des circonstances de fait objectives manifestent de mani�re reconnaissable pour les tiers que cette personne a fait de cet endroit, ou qu'elle a l'intention d'en faire, le centre de ses int�r�ts personnels, sociaux et professionnels (ATF 119 II 64 consid. 2b/bb p. 65; arr�t 5C.163/2005 du 25 ao�t 2005 consid. 4.1 et les r�f�rences cit�es).
Les documents administratifs tels que permis de circulation, permis de conduire, papiers d'identit�, attestations de la police des �trangers, des autorit�s fiscales ou des assurances sociales, ou encore les indications figurant dans des d�cisions judiciaires ou des publications officielles ne sont pas � eux seuls d�terminants mais constituent toutefois des indices s�rieux de l'existence du domicile, propres � faire na�tre une pr�somption de fait � cet �gard (ATF 125 III 100 consid. 3 et les r�f�rences).
4.1.3.�Le lieu o� la personne r�side (�l�ment objectif) et son intention de s'�tablir (�l�ment subjectif) constituent des questions de fait dont la solution lie le Tribunal f�d�ral (ATF 120 III 7 consid. 2a p. 8). Si ces manifestations de volont� rel�vent du fait, les conclusions � en tirer quant � l'intention de s'�tablir au sens de l'art. 20 LDIP constituent une question de droit que le Tribunal f�d�ral peut revoir dans le cadre des griefs invoqu�s (ATF 120 III 7 consid. 2a et la r�f�rence cit�e).
4.2.�S'agissant de la d�termination du domicile, respectivement de la r�sidence habituelle du recourant, l'autorit� cantonale a rappel� les diff�rents �l�ments �num�r�s par le premier juge qui constituaient selon elle autant d'indices que celui-ci �tait bien domicili� � U.________ ou � tout le moins y r�sidait. Elle se r�f�re ainsi aux pi�ces produites par l'intim�e desquelles il ressort que le recourant a quitt� la commune W.________ (NL) le 1
er�juillet 2007 et s'est constitu� un domicile � U.________ le 1er f�vrier 2009, que l'extrait du registre du commerce de C.________ SA dont il �tait membre du conseil d'administration indiquait pr�cis�ment qu'il �tait domicili� � cet endroit, que m�me son avocat avait mentionn� dans un courrier que son client �tait domicili� dans cette localit� et que cela ressortait �galement des d�cisions des tribunaux hollandais des 31 janvier et 8 mai 2014. Un juge hollandais avait au surplus constat� que le recourant �tait introuvable et que sa r�sidence �tait inconnue. En outre, des actes de poursuite lui avaient �t� notifi�s � U.________, par l'interm�diaire de son avocat, sans qu'il en conteste le for. Le Tribunal cantonal a �galement ajout� que la procuration sign�e et d�livr�e � son avocat indiquait
expressis verbis�qu'il �tait domicili� � U.________ et qu'une r�sidence en Suisse du recourant �tait au surplus mentionn�e sur la premi�re page du�
"vehicle fleet agreement"�conclu entre lui et une fondation le 5 mars 2011. L'instance pr�c�dente rappelle en outre que le recourant dispose d'un permis d'�tablissement suisse de type C et que, pour b�n�ficier d'une telle autorisation d'�tablissement, les ressortissants n�erlandais doivent en principe justifier d'un s�jour ininterrompu de cinq ans en Suisse.
4.3.�Le recourant fait grief au Tribunal cantonal de s'�tre fond� uniquement sur des documents administratifs non pertinents pour arr�ter le lieu de son dernier domicile en Suisse. Il estime quant � lui que les pi�ces d�pos�es en cause attestent du fait qu'il a toujours r�sid� aux Pays-Bas avec l'intention de s'y �tablir et que ce pays constitue le centre de ses int�r�ts personnels, sociaux et professionnels. Il fait ainsi notamment �tat d'articles de presse qu'il a produits attestant d'une activit� sociale et professionnelle intense aux Pays-Bas o� il dirigeait plus de cent-cinquante soci�t�s contre une seule en Suisse et rappelle que sa famille est domicili�e � W.________ (NL), ce que l'autorit� cantonale n'aurait arbitrairement pas constat�.
Ce faisant, le recourant reprend pour l'essentiel l'argumentation qu'il avait d�j� d�velopp�e devant l'instance pr�c�dente. Il ne s'en prend d�s lors � aucun des �l�ments sus-�num�r�s qui ont conduit l'autorit� cantonale � retenir qu'il �tait domicili� � U.________. Il se contente � cet �gard d'opposer sa propre appr�ciation des preuves qu'il a produites et de se plaindre du fait que cette derni�re se serait fond�e uniquement sur des "documents administratifs" sans pour autant d�velopper de grief quant � la pertinence desdites pi�ces et aux conclusions que l'instance pr�c�dente en a tir�. Il se r�f�re � des articles de presse qu'il a produits et qui attesteraient d'une activit� importante aux Pays-Bas. Or, sur ce point, l'autorit� cantonale a retenu que le fait que le recourant g�rait des soci�t�s dont le si�ge se trouvait aux Pays-Bas n'�tait en soi pas d�cisif, dans la mesure o�, s'agissant de son domicile ou de sa r�sidence habituelle, le centre de ses relations personnelles l'emporte sur celui de son activit� professionnelle. Le recours ne contient aucune critique quant � cette motivation. Enfin, pour ce qui a trait au fait que sa famille serait domicili�e � W.________ (NL), il convient de relever en premier lieu que le recourant n'a fait aucune mention de cet �l�ment dans son recours du 20 juin 2014, de sorte qu'on ne saurait reprocher � l'instance pr�c�dente de ne pas l'avoir �voqu� dans son �tat de fait. Au demeurant, m�me si sa famille est effectivement domicili�e aux Pays-Bas, cet �l�ment ne saurait � lui seul remettre en question le faisceau d'indices mis en exergue par les deux instances pr�c�dentes et l'appr�ciation qui en a �t� faite, d�s lors qu'il s'agit en l'esp�ce de d�terminer le domicile du recourant et que l'on ne sait au demeurant rien de la nature et de la fr�quence des relations qu'il entretient avec sa famille. En d�finitive, il appara�t que la motivation cantonale quant � l'�tablissement du dernier domicile du recourant ne pr�te pas le flanc � la critique et les griefs de violation des art. 20 al. 1 LDIP et 54 LP ainsi que de constatation manifestement arbitraire des faits soulev�s � cet �gard sont infond�s.
Le recourant reproche ensuite � l'autorit� cantonale d'avoir retenu � tort que les conditions pour le prononc� de sa faillite en application de l'art. 190 al. 1 LP �taient remplies.
5.1.�Aux termes de l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP, le cr�ancier peut requ�rir la faillite sans poursuite pr�alable si le d�biteur n'a pas de r�sidence connue, s'il a pris la fuite dans l'intention de se soustraire � ses engagements, s'il a commis ou tent� de commettre des actes en fraude des droits de ses cr�anciers ou cel� ses biens dans le cours d'une poursuite par voie de saisie dirig�e contre lui.
5.2.�Le recourant soutient �tre actuellement domicili� � Duba� (Emirats Arabes Unis), Etat pour lequel il dispose d'un visa, de sorte que sa r�sidence serait connue et qu'il ne pourrait �tre consid�r� comme �tant en fuite. La question d'�ventuels actes en fraude des droits de ses cr�anciers n'aurait en outre jamais �t� tranch�e par une d�cision judiciaire et il aurait fourni aux liquidateurs de la faillite aux Pays-Bas une proposition d'assainissement en bonne et due forme ainsi que toutes les informations utiles quant � l'�tat de ses actifs et passifs. Les actions de la soci�t� C.________ SA n'avaient au demeurant pas �t� vendues � un prix inf�rieur � la valeur de la soci�t�. Enfin, aucune poursuite par voie de saisie n'�tait actuellement dirig�e contre lui.
5.3.�S'agissant en particulier de la condition des actes en fraude des droits de ses cr�anciers, l'autorit� cantonale a consid�r� que le recourant n'avait pas formul� le d�but d'une critique au sujet des �l�ments sur lesquels le premier juge s'�tait appuy� pour consid�rer que cette condition �tait remplie. Sur ce point, l'autorit� de premi�re instance s'est en particulier fond�e sur un jugement du 31 janvier 2014 rendu par les autorit�s n�erlandaises mentionnant que le recourant n'avait pas indiqu� l'emplacement de nombreuses et luxueuses voitures dont il �tait propri�taire, avait refus� de remettre � l'administration de la faillite un rapport en sa possession sur la reconstruction de son actif, qu'il disposait de cr�ances aupr�s de soci�t�s dont il �tait le seul administrateur et que ces soci�t�s avaient sold� certaines de ses dettes aupr�s de cr�anciers-gagistes et qu'il avait transmis ses participations dans plusieurs de ses soci�t�s � des fondations contr�l�es par son amie et lui. Le premier juge a �galement constat� que le recourant, alors qu'il �tait d�j� insolvable, avait fait donation de sa propri�t� d'une valeur de plus de 13 millions de francs � U.________ � ses enfants mineurs tout en en conservant l'usufruit et avait vendu les actions de C.________ SA pour leur valeur nominale de 1'000 fr. chacune, soit au prix total de 100'000 fr., � une fondation cr��e en faveur de ses enfants, alors que la soci�t� pr�cit�e �tait propri�taire de nombreux v�hicules de luxe d'une valeur exc�dant tr�s largement ce montant. Par son argumentation devant la Cour de c�ans, le recourant ne conteste pas, d'une part, le constat de l'autorit� cantonale selon lequel il n'aurait pas critiqu� les �l�ments qui viennent d'�tre rappel�s et se contente, d'autre part, d'exposer une fois encore sa propre appr�ciation des faits et des preuves produites qui ne concernent au demeurant que certains des nombreux �l�ments �num�r�s par le premier juge. Il s'ensuit que la d�cision cantonale doit �tre confirm�e en tant qu'elle constate que cette condition de l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP est remplie.
Pour ce qui a trait � la condition de la fuite du d�biteur, le Tribunal cantonal a �galement relev� que le recourant ne critiquait pas valablement les �l�ments retenus par le premier juge. Il a en outre retenu que le seul fait que les avocats du recourant puissent pr�tendument l'atteindre � tout moment ne signifiait aucunement qu'il n'�tait pas en fuite et que sa r�sidence �tait connue du Tribunal, �tant pr�cis� qu'il s'�tait toujours abstenu de fournir une adresse exacte aux Pays-Bas o� il pr�tendait pourtant �tre domicili�. Dans son recours, le recourant ne s'en prend pas � cette motivation � laquelle il se contente d'opposer le fait qu'il serait d�sormais domicili� � Duba�. Or, la seule pi�ce susceptible d'appuyer cette th�se est, pour autant que probante, irrecevable (cf.�
supra�consid. 2.3), de sorte qu'on ne peut en tirer aucune conclusion. Il s'ensuit que le grief de violation de l'art. 190 al. 1 LP doit en d�finitive �tre �cart�.
6.1.�Le recourant reproche enfin � l'autorit� cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait qu'il aurait d�j� �t� d�clar� en faillite aux Pays-Bas, ce qui constituerait un obstacle au prononc� de sa faillite en Suisse. Sans soulever de grief pr�cis, il semble ce faisant se plaindre d'une violation du principe de l'unit� de la faillite au sens de l'art. 55 LP. Plus particuli�rement, il soutient que l'ouverture de deux proc�dures de faillites � l'encontre d'un seul d�biteur comporterait le risque d'attenter aux droits des cr�anciers. A l'appui de son argumentation, il mentionne une r�f�rence doctrinale portant sur l'art. 55 LP et cite un ATF 111 III 38 tout en pr�cisant que cette jurisprudence serait "destin�e � �voluer".
6.2.�Le Tribunal cantonal a rappel�, � l'instar du premier juge, que le principe de l'unit� de la faillite au sens de l'art. 55 LP, ne valait que pour les faillites ouvertes en Suisse. Ainsi, sous r�serve des trait�s internationaux et de la reconnaissance de la faillite ouverte � l'�tranger par le juge suisse (art. 166 LDIP), le d�biteur qui a �t� d�clar� en faillite dans un autre pays conserve le pouvoir de disposer de ses biens en Suisse et peut y faire l'objet de poursuites ainsi que de la r�alisation forc�e de ses droits patrimoniaux localis�s en Suisse. En l'occurrence, elle a constat� qu'on ne pouvait se fonder sur aucun trait� international pour faire reconna�tre en Suisse les effets de la faillite prononc�e contre le recourant aux Pays-Bas et que celui-ci ne contestait pas non plus que la condition de la r�ciprocit� au sens de l'art. 166 al. 1 let. c LDIP n'�tait pas r�alis�e � l'�gard des Pays-Bas.
6.3.�Par son argumentation, le recourant se plaint uniquement de la violation du principe de l'unit� de la faillite, soutenant que deux faillites ne peuvent �tre ouvertes � l'�gard d'un m�me d�biteur. Sur ce point, l'autorit� cantonale a toutefois rappel� � juste titre que le principe de l'unit� de la faillite ne vaut que lorsque plusieurs proc�dures de faillites ont �t� introduites parall�lement en Suisse (cf. arr�t 5P.442/1995 du 28 novembre 1995 consid. 2b), ce qui n'est pr�cis�ment pas le cas en l'esp�ce. Le recourant ne s'en prend pas valablement � ce constat. Il n'attaque pas non plus la motivation cantonale en tant qu'elle soutient que l'une des conditions cumulatives de l'art. 166 al. 1 LDIP, � savoir la condition de la r�ciprocit� (let. c), ne serait pas remplie en l'esp�ce, ce qui emp�cherait la reconnaissance de la d�cision de faillite �trang�re et permettrait donc le prononc� de la faillite du recourant en Suisse. Il se contente de citer sur ce point un arr�t du Tribunal de c�ans qui n'apporte rien � son argumentation dans la mesure o� il y avait pr�cis�ment �t� retenu que "l'�volution jurisprudentielle et les projets de lois ne permettent qu'une application restreinte du principe d'universalit� de la faillite et ne peuvent faire pr�valoir ce principe contre le souci de souverainet� de la Suisse" et que la recourante ne pouvait dans le cas cit� faire reconna�tre en Suisse les effets de la faillite prononc�e contre elle � l'�tranger � d�faut de pouvoir se fonder sur un trait� international (cf. ATF 111 III 38 consid. 1). Il soutient certes que cette jurisprudence serait destin�e � �voluer sans toutefois d�velopper son argumentation, de sorte qu'on ne comprend ni pourquoi, ni dans quel sens, une �volution devrait selon lui intervenir. Il s'ensuit que le recourant ne s'en prend une fois encore pas valablement � l'argumentation de l'autorit� cantonale, de sorte que ses griefs doivent �tre �cart�s.
En d�finitive, le recours doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. Compte tenu de l'issue de la proc�dure, les mesures provisionnelles requises en date du 26 janvier 2015 par l'intim�e et tendant � l'�tablissement d'un inventaire des biens du recourant au 24 f�vrier 2015 sont sans objet. Les frais judiciaires, comprenant ceux de la d�cision sur effet suspensif du 29 janvier 2015, sont mis � la charge du recourant en application de l'art. 66 al. 1 LTF. L'intim�e, qui a eu partiellement gain de cause quant � l'octroi de l'effet suspensif, a droit a une indemnit� de d�pens (art. 68 al. 1 LTF). L'effet suspensif ordonn� en instance f�d�rale se rapporte uniquement � la force ex�cutoire, de sorte que la date de l'ouverture de la faillite du recourant demeure celle qu'a fix�e l'autorit� pr�c�dente, soit le 26 novembre 2014 � 8h.00 (arr�ts 5A_899/2014 du 5 janvier 2015 consid. 5; 5A_117/2012 du 12 juillet 2012 consid. 4).
La requ�te de mesures provisionnelles de l'intim�e est sans objet.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, au Tribunal cantonal du canton du Valais, Autorit� de recours en mati�re de poursuite et faillite, � l'Office du registre foncier du IIe arrondissement, � l'Office des faillites de Sierre et au Registre du commerce du IIe arrondissement, Sion.