Source: http://docplayer.fr/13186652-Conseil-de-securite-nations-unies-s-2013-678.html
Timestamp: 2018-04-27 07:21:10+00:00
Document Index: 190323614

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Conseil de sécurité. Nations Unies S/2013/678 - PDF
Conseil de sécurité. Nations Unies S/2013/678
Download "Conseil de sécurité. Nations Unies S/2013/678"
1 Nations Unies S/2013/678 Conseil de sécurité Distr. générale 18 novembre 2013 Français Original : anglais Lettre datée du 18 novembre 2013, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Président du Tribunal international chargé de juger les personnes accusées de violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de l ex-yougoslavie depuis 1991 J ai l honneur de vous faire tenir ci-joint les rapports établis par le Président (voir annexe I) et le Procureur (voir annexe II) du Tribunal pénal international pour l ex-yougoslavie, conformément au paragraphe 6 de la résolution 1534 (2004) du Conseil de sécurité. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir les transmettre aux membres du Conseil de sécurité. Le Président (Signé) Theodor Meron (F) * *
2 Annexe I [Original : anglais et français] Table des matières Évaluations et rapport du juge Theodor Meron, Président du Tribunal pénal international pour l ex-yougoslavie, fournis au Conseil de sécurité conformément au paragraphe 6 de la résolution 1534 (2004) et couvrant la période comprise entre le 24 mai et le 18 novembre 2013 I. Introduction... 4 II. Mesures prises pour mettre en œuvre la stratégie d achèvement des travaux du Tribunal... 5 A. Procès en première instance... 5 B. Procédures d outrage... 7 C. Procédures d appel... 7 D. Décisions relatives aux demandes de communication d informations... 8 III. Maintien en fonctions du personnel... 9 IV. Renvoi d affaires... 9 V. Programme de sensibilisation VI. Victimes et témoins VII. Coopération des États VIII. Appui judiciaire et activités administratives A. Appui fourni aux principales activités judicaires B. Réduction des effectifs C. Budget IX. Soutien au Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux A. Aperçu des activités liées au Mécanisme B. Transfert des fonctions du Tribunal au Mécanisme C. Cadre réglementaire du Mécanisme D. Locaux et accord de siège E. Régime de sécurité de l information et d accès aux dossiers du Tribunal et du Mécanisme F. Préparation des dossiers en vue de leur transfert au Mécanisme Page 2/42
3 G. Appui administratif fourni au Mécanisme X. Héritage et renforcement des capacités nationales XI. Conclusion /42
4 1. Le présent rapport est soumis conformément à la résolution 1534 (2004), adoptée le 26 mars 2004 par le Conseil de sécurité, au paragraphe 6 de laquelle ce dernier demandait en effet au Tribunal pénal international pour l ex-yougoslavie de lui fournir, d ici au 31 mai 2004 et tous les six mois par la suite, des évaluations dans lesquelles le Président et le Procureur exposent en détail les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie d achèvement des travaux et expliquent les mesures déjà prises à cette fin et celles qui doivent encore l être, notamment en ce qui concerne le renvoi devant les juridictions nationales compétentes des affaires impliquant des accusés de rang intermédiaire ou subalterne Le présent rapport contient également un résumé des mesures actuellement prises par le Tribunal pour assurer une transition sans heurts vers le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. I. Introduction 3. Au terme de la période considérée, quatre accusés étaient jugés en première instance et 21 en appel. Depuis l arrestation de Ratko Mladić et de Goran Hadžić en 2011, il ne reste plus aucun fugitif. À ce jour, 136 accusés sur 161 ont été jugés en dernier ressort par le Tribunal. 4. Les 12 procès en première instance et en appel en cours ont continué d avancer grâce à l affectation de juges et de personnel à plusieurs affaires à la fois 2. Deux jugements, un arrêt faisant suite à l appel d un acquittement prononcé au titre de l article 98 bis du Règlement de procédure et de preuve du Tribunal, un jugement et un arrêt pour outrage ont été rendus. Pendant la période considérée, des ordonnances fixant la date du prononcé de deux autres arrêts ont également été rendues. 5. La Chambre d appel est actuellement saisie de sept appels de jugement, concernant 21 appelants. Les juges de la Chambre d appel ont, en outre, tenu des audiences dans les affaires portées devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda. 6. Le grand nombre de jugements et d arrêts rendus pendant la période considérée atteste les progrès réalisés par le Tribunal concernant l achèvement de son mandat. Toutefois, des défis de taille doivent encore être relevés alors que le Tribunal mène ses derniers procès en première instance et en appel. De manière générale, les procès en première instance et en appel continuent de souffrir du départ de collaborateurs 1 Le présent rapport doit être lu à la lumière des 19 rapports présentés précédemment au titre de la résolution 1534 (2004) du Conseil de sécurité : S/2004/420 du 24 mai 2004; S/2004/897 du 23 novembre 2004; S/2005/343 du 25 mai 2005; S/2005/781 du 14 décembre 2005; S/2006/353 du 31 mai 2006; S/2006/898 du 16 novembre 2006; S/2007/283 du 16 mai 2007; S/2007/663 du 12 novembre 2007; S/2008/326 du 14 mai 2008; S/2008/729 du 24 novembre 2008; S/2009/252 du 18 mai 2009; S/2009/589 du 13 novembre 2009; S/2010/270 du 1 er juin 2010; S/2010/588 du 19 novembre 2010; S/2011/316 du 18 mai 2011; S/2011/716 du 16 novembre 2011; S/2012/354 du 23 mai 2012; S/2012/847 du 19 novembre 2012; et S/2013/308 du 23 mai Sauf indication contraire, les informations données dans le présent rapport sont exactes au 15 novembre Sont inclus dans ce nombre les jugements et arrêts rendus au cours de la période considérée. Lorsqu une affaire était au stade du procès et au stade de l appel, elle n a été comptabilisée qu une fois. 4/42
5 hautement qualifiés. Ce problème épineux est susceptible d entraîner le report des dates du prononcé des jugements et arrêts données dans le présent rapport. 7. Le 31 mai 2013, le juge Andrésia Vaz (Sénégal) qui siégeait à la Chambre d appel a démissionné du Tribunal. Le 31 octobre 2013, le juge Mandiaye Niang (Sénégal) a prêté serment comme juge du Tribunal. Il a déjà été affecté à plusieurs affaires. Le Tribunal rappelle aussi que l Assemblée générale organisera des élections afin de désigner un juge du Tribunal le 18 novembre 2013, permettant ainsi à ce dernier de fonctionner de nouveau au complet et d achever rapidement ses derniers procès. 8. Le Tribunal a pris diverses initiatives visant à fournir un soutien et une aide aux victimes, et a mené à bien plusieurs projets concernant l héritage et le renforcement des capacités nationales. Le Programme de sensibilisation a continué d intensifier ses efforts pour rapprocher le travail du Tribunal des communautés de l ex-yougoslavie. Par ailleurs, le Tribunal s est employé activement à assurer une transition sans heurts vers le Mécanisme. II. Mesures prises pour mettre en œuvre la stratégie d achèvement des travaux du Tribunal 9. Le Tribunal reste déterminé à achever ses travaux rapidement, tout en veillant à mener ses affaires en première instance et en appel dans le respect des principes fondamentaux que sont l équité et les garanties de procédures. Le Tribunal continue de mettre en place des mesures lui permettant de travailler plus rapidement. Ces mesures ont permis notamment de commencer les préparatifs pour la rédaction du jugement ou de l arrêt à un stade précoce pendant le procès en première instance ou l appel, de gérer activement la traduction des jugements et d affecter des ressources supplémentaires à la traduction des documents prioritaires, ainsi que de tenir des listes de réserve de candidats qualifiés pour garantir que les fonctionnaires qui quittent l institution seront remplacés au plus vite. 10. Le Président a aussi continué de mener des entretiens avec les juges et les chefs des équipes de rédaction pour trouver des solutions permettant de surmonter tout obstacle à la rédaction rapide des jugements et arrêts. Ces efforts complètent ceux du groupe de travail du Tribunal chargé de la planification des procès en première instance et en appel qui, sous la direction du vice président du Tribunal, suit de près le déroulement des procès en première instance et en appel, en identifiant les obstacles susceptibles de retarder la procédure et en permettant le partage des meilleures pratiques. 11. Voici un résumé des affaires dont le Tribunal est actuellement saisi, qui donnera un meilleur aperçu de l ensemble des progrès qu il a accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie d achèvement de ses travaux. A. Procès en première instance 12. Dans l affaire Le Procureur c. Jadranko Prlić et consorts, le jugement a été rendu le 29 mai Les accusés ont été reconnus coupables de plusieurs chefs de crimes de guerre et de crimes contre l humanité en raison de leur participation à une entreprise criminelle commune qui avait pour objectif de déplacer une partie de la 5/42
6 population musulmane de territoires sur lesquels les dirigeants croates de Bosnievoulaient asseoir la domination croate. Jadranko Prlić a été condamné à vingt cinq ans d emprisonnement, Bruno Stojić, Slobodan Praljak et Milivoj Petković ont chacun été condamnés à vingt ans d emprisonnement, Valentin Ćorić à seize ans d emprisonnement et Berislav Pušić à 10 ans d emprisonnement. 13. Dans l affaire Le Procureur c. Jovica Stanišić et Franko Simatović, le jugement a été rendu le 30 mai Les deux accusés ont été acquittés. 14. Dans l affaire Le Procureur c. Vojislav Šešelj, une ordonnance avait été rendue fixant la date du prononcé du jugement au 30 octobre L ordonnance portant calendrier a été cependant abrogée par la suite, en raison de la demande de dessaisissement du juge Frederik Harhoff déposée par Vojislav Šešelj le 9 juillet Le 28 août 2013, cette demande a été accueillie par le collège désigné pour en examiner le bien fondé. Le 7 octobre 2013, le collège a rejeté une demande de réexamen de sa décision et, le 31 octobre 2013, le juge Mandiaye Niang a été désigné pour remplacer le juge Harhoff. Le juge Niang est en train de se familiariser avec le dossier et de consulter les documents connexes. Une fois cette étape terminée, la Chambre de première instance sera en mesure de décider des mesures à prendre dans la suite de cette affaire. 15. Dans l affaire Le Procureur c. Goran Hadžić, l accusé doit répondre de 14 chefs de crimes contre l humanité et de violations des lois ou coutumes de la guerre. Le procès s est ouvert le 16 octobre 2012 et le jugement devrait être rendu en décembre 2015, comme prévu. 16. Dans l affaire Le Procureur c. Radovan Karadžić, l accusé doit répondre de 11 chefs de génocide, de crimes contre l humanité et de violations des lois ou coutumes de la guerre. La durée prévue du procès ayant été revue, le jugement devrait être rendu en octobre 2015, soit trois mois plus tard que prévu. 17. Le report de la date prévue du prononcé du jugement est dû à l annulation par la Chambre d appel le 11 juillet 2013 de la décision 98 bis du Règlement rendue oralement par la Chambre de première instance le 28 juin 2012, dans laquelle cette dernière avait acquitté Radovan Karadžić de génocide, accusation portée au chef 1 de l acte d accusation utilisé en l espèce. À la suite de cette annulation, la Chambre de première instance a fait partiellement droit à la demande d ajournement du procès présentée par Radovan Karadžić pour préparer la suite de la présentation de ses moyens en y incluant le chef 1, et a suspendu les audiences pendant deux mois. Le 29 octobre 2013, la Chambre de première instance a accordé à l accusé 25 heures de plus pour présenter ses moyens à l appui du chef 1. Cumulés, ces incidents de procédure auront pour effet de rallonger de trois mois la période précédant le prononcé du jugement. 18. Dans l affaire Le Procureur c. Ratko Mladić, l accusé doit répondre de 11 chefs de génocide, de crimes contre l humanité et de violations des lois ou coutumes de la guerre. Le jugement est toujours attendu en juillet 2016, comme prévu. Cependant, le 22 octobre 2013, la Chambre d appel a annulé la décision de la Chambre de première instance relative au calendrier des audiences en l espèce et a ordonné à cette dernière de siéger quatre jours par semaine au lieu de cinq jusqu à la fin de la présentation des moyens de l accusation. La décision de la Chambre d appel pourrait provoquer des retards dans le calendrier global de l affaire. 6/42
7 19. Comme il ressort de ce résumé des procès en cours, le Tribunal ne sera pas en mesure d achever les procédures en première instance engagées contre Radovan Karadžić, Ratko Mladić et Goran Hadžić avant le 31 décembre 2014, date prévue par la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité. Dans ces trois affaires, il est impossible de respecter les échéances fixées par le Conseil de sécurité en raison de l arrestation tardive des accusés. B. Procédures d outrage 20. Le calendrier des procès a encore été perturbé par la nécessité d engager des poursuites pour outrage. Néanmoins, le Tribunal a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que ces affaires se terminent le plus vite possible, sans incidence sur le déroulement des procès en cours. 21. Dans l affaire Radislav Krstić, le jugement pour outrage a été rendu le 18 juillet Radislav Krstić a été déclaré non coupable et acquitté d un chef d outrage au Tribunal. 22. Dans l affaire Le Procureur c. Vojislav Šešelj, la Chambre d appel a rendu son arrêt pour outrage le 30 mai 2013, rejetant le seul moyen d appel présenté par Vojislav Šešelj. La peine de deux ans d emprisonnement infligée en première instance à Vojislav Šešelj a été confirmée. C. Procédures d appel 23. Dans l affaire Le Procureur c. Radovan Karadžić, la Chambre d appel a rendu son arrêt le 11 juillet Elle a fait droit à l appel interjeté par l accusation contre un acquittement partiel prononcé sur la base de l article 98 bis du Règlement, et a rétabli les accusations de génocide portées contre l accusé au chef 1 de l acte d accusation. 24. Dans l affaire Le Procureur c. Vlastimir Đorđević, par ordonnance du 15 novembre 2013, la date du prononcé de l arrêt a été fixée au 27 janvier 2014, soit un mois plus tard que prévu. Ce report est dû à la complexité de l affaire, aux délibérations en cours et à la lourde charge de travail des juges de la Chambre d appel. 25. Dans l affaire Le Procureur c. Vujadin Popović et consorts, les prévisions concernant la date du prononcé de l arrêt sont inchangées et celui ci devrait être rendu en octobre Le procès en appel devrait avoir lieu en décembre Pendant la période considérée, le nombre de requêtes aux fins de l admission de moyens de preuve supplémentaires en appel est passé de 6 à 12, dont sept n ont pas encore été tranchées. 26. Dans l affaire Le Procureur c. Jadranko Prlić et consorts, l accusation et deux des accusés déclarés coupable ont déposé des actes d appel, tandis que les quatre autres accusés déclarés coupable ont bénéficié d un délai supplémentaire pour déposer les leurs. L arrêt devrait être rendu en juin Ces prévisions se fondent sur l analyse initiale du jugement et des actes d appel, ainsi que sur des comparaisons avec des affaires d ampleur similaire. Plus précisément, comme plusieurs équipes de la défense ne travaillent pas en français, les mémoires d appel ne pourront être déposés tant que les pages du jugement ne seront pas 7/42
8 traduites du français vers l anglais. La traduction devrait être achevée en juin 2014, et tous les mémoires d appel déposés en janvier 2015 au plus tard. La date prévue du prononcé de l arrêt est susceptible de changer après le dépôt et l analyse des actes d appel restants. 27. Dans l affaire Le Procureur c. Nikola Šainović et consorts, par ordonnance du 15 novembre 2013, la date du prononcé de l arrêt a été fixée au 23 janvier 2014, soit un mois plus tard que prévu. Ce bref report est dû à la complexité et à l ampleur exceptionnelles de l affaire, qui s ajoutent à la lourde charge de travail des juges de la Chambre d appel qui siègent dans plusieurs affaires en cours. 28. Dans l affaire Le Procureur c. Jovica Stanišić et Franko Simatović, l accusation a déposé son mémoire d appel. L arrêt devrait être prononcé en décembre Ces prévisions se fondent sur l analyse du jugement et du mémoire d appel de l accusation, ainsi que sur des comparaisons avec des affaires d ampleur similaire. 29. Dans l affaire Le Procureur c. Mićo Stanišić et Stojan Župljanin, les prévisions concernant la date du prononcé de l arrêt sont inchangées et celui ci devrait être rendu en avril Mićo Stanišić, Stojan Župljanin et l accusation ont déposé leurs mémoires d appel respectifs. Cependant, la Chambre d appel est en train d examiner des requêtes aux fins de la modification des actes d appel. Ses décisions pourraient changer le calendrier de dépôt des mémoires d appel, ainsi que les prévisions concernant la date du prononcé de l arrêt. 30. Dans l affaire Le Procureur c/ Zdravko Tolimir, les prévisions concernant la date du prononcé de l arrêt sont inchangées et celui ci devrait être rendu en mars La phase de dépôt des mémoires en appel a pris fin en novembre Malgré tous les efforts qu il continue de déployer, et comme il a été indiqué d abord dans le rapport présenté au Conseil de sécurité en mai 2013, puis dans le calendrier prévisionnel des procès en appel joint au présent rapport, le Tribunal aura du mal à terminer la procédure d appel dans les affaires Prlić et consorts, Stanišić et Župljanin, ainsi que Tolimir avant la date du 31 décembre 2014 fixée dans la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité. Les appels interjetés dans les affaires Tolimir et Stanišić et Župljanin devraient être terminés d ici mars et avril 2015 respectivement. Dans l affaire Prlić et consorts, deux actes d appel ont été déposés avant le 1 er juillet En conséquence, comme le prévoit la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité, la procédure d appel dans cette affaire relève de la compétence du Tribunal, et l arrêt ne devrait pas être rendu avant juin La Chambre d appel du Tribunal fonctionnera donc parallèlement à celle du Mécanisme après le 31 décembre Les appels qui seront éventuellement formés dans les affaires Hadžić, Karadžić, Mladić et Šešelj seront interjetés après le 1 er juillet 2013 et donc portés devant le Mécanisme, comme le prévoit la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité. D. Décisions relatives aux demandes de communication d informations 32. La formation de juges chargée de donner suite, dans le cadre des articles 75 G), 75 H) et 75 bis du Règlement, aux demandes de communication d informations confidentielles en vue de leur utilisation devant les juridictions nationales a rendu 11 décisions durant la période considérée. En octobre 2013, l assistance judiciaire prévue 8/42
9 par l article 75 bis du Règlement a été fournie pour la première fois, des procureurs d une juridiction nationale ayant interrogé dans l enceinte du Tribunal une personne placée sous l autorité de celui-ci. III. Maintien en fonctions du personnel 33. L attrition des effectifs et le manque de personnel constituent des obstacles majeurs à l achèvement rapide des travaux du Tribunal. Ce dernier a pris un certain nombre de mesures non pécuniaires pour arrêter l hémorragie des départs de fonctionnaires et faire en sorte qu ils continuent à travailler jusqu à la suppression de leur poste. Ces mesures visent notamment à améliorer la sécurité de l emploi et les conditions de travail, ainsi qu à proposer toute une gamme de formations et d initiatives en vue d améliorer les perspectives de carrière. Elles se sont toutefois révélées insuffisantes pour garantir que les fonctionnaires continuent de travailler au Tribunal jusqu à la suppression de leur poste. 34. Par le passé, le Tribunal a formulé des demandes d assistance spécifiques afin d aborder le problème de l attrition des effectifs, notamment : la création, à l échelle de l ONU, d un groupe d étude chargé de proposer aux fonctionnaires du Tribunal dont les postes seront supprimés des emplois dans d autres entités de l ONU; l octroi d une prime de fin de service que la Commission de la fonction publique internationale recommande d accorder en fin de contrat; et le droit de recruter directement des stagiaires afin de pourvoir des postes P-2 vacants. Toutefois, seule cette dernière mesure a été accordée. 35. Le Tribunal a tout à fait conscience des difficultés financières que connaît l ONU. Cependant, les mesures proposées par le Tribunal afin de conserver son personnel seraient relativement peu onéreuses et permettraient dans l ensemble de faire des économies et de gagner en efficacité. Le soutien des États Membres aux propositions que fera à l avenir le Tribunal pour conserver son personnel sera essentiel pour garantir que les dates données dans ce rapport relativement à l achèvement des procès en première instance et en appel seront respectées. IV. Renvoi d affaires 36. De 2005 à 2007, le Tribunal a renvoyé devant les juridictions nationales huit affaires mettant en cause 13 accusés de rang intermédiaire ou subalterne, conformément aux résolutions 1503 (2003) et 1534 (2004) du Conseil de sécurité. Cela a réduit sa charge de travail globale et a permis d ouvrir plus rapidement les procès des plus hauts dirigeants. Le renvoi de ces affaires devant les juridictions nationales a aussi favorisé la coopération entre le Tribunal et les institutions judiciaires des pays de l ex-yougoslavie et a aidé ses dernières à développer leur capacité de poursuivre les auteurs de violations du droit international humanitaire. L état de droit dans ces nouveaux États s en est trouvé renforcé. 37. Les décisions portant renvoi ont été rendues par une formation spécialement désignée et, dans certains cas, ont fait l objet d appels. En conséquence, 10 accusés ont été renvoyés en Bosnie-Herzégovine, deux en Croatie et un en Serbie. Les demandes de renvoi concernant quatre accusés ont été rejetées en raison de la place de ces derniers dans la hiérarchie et de la gravité des crimes qui leur étaient 9/42
10 reprochés. Aucun accusé actuellement jugé par le Tribunal n aurait pu être renvoyé au regard du critère de rang fixé par le Conseil de sécurité. 38. Sur les 13 accusés renvoyés devant des juridictions nationales, 12 ont été jugés. Le dernier d entre eux, Vladimir Kovačević, a été considéré inapte à être jugé par les instances judiciaires de Serbie en décembre V. Programme de sensibilisation 39. Le Programme de sensibilisation a continué de collaborer avec un large éventail de partenaires pour diffuser des informations factuelles sur les travaux du Tribunal aux communautés de l ex-yougoslavie. Le Programme de sensibilisation a aussi apporté son concours au débat en ex-yougoslavie sur l héritage du Tribunal et sur des questions plus larges concernant la transition vers les juridictions de l ex- Yougoslavie. Des activités conçues pour durer après la fermeture du Tribunal ont été mises en place grâce à la coopération avec les gouvernements nationaux et des partenaires non gouvernementaux. Le Bureau de presse du Tribunal a veillé à ce que les journalistes aient accès à des informations précises et actualisées sur les activités judiciaires, ainsi qu à des enregistrements audiovisuels qu ils pourraient utiliser dans le cadre de leur travail. 40. En octobre 2013, le Programme de sensibilisation a achevé, avec succès, le deuxième volet de son projet éducatif pour la jeunesse, qui bénéficie du généreux soutien du Gouvernement de Finlande. Dans le cadre de ce projet, des exposés ont été organisés dans des lycées et dans des universités en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, au Kosovo et dans des universités de Serbie et du Monténégro. Ces exposés ont permis au Tribunal d aller au-devant des jeunes de la région et de les informer au sujet du mandat du Tribunal, de ses travaux et de ses réalisations, tout en les sensibilisant davantage à des questions plus larges concernant la transition vers les juridictions de l ex-yougoslavie et la reconstruction après le conflit. En outre, le documentaire Crimes Before the ICTY: Prijedor (Crimes jugés par le TPIY : Prijedor) deuxième d une série de documentaires produits en interne par le Programme de sensibilisation a été diffusé à un large public en juin Dans le cadre de cette initiative, il a aussi été diffusé sur 12 chaînes de télévision locales en Bosnie-Herzégovine et a pu être vu, grâce au satellite, par des téléspectateurs situés aux États Unis, au Canada et en Europe du Nord. 41. Les dernières antennes du Tribunal situées à Belgrade et à Sarajevo ont continué leurs travaux de liaison et de sensibilisation dans les pays concernés. Elles ont participé à une quinzaine d événements de sensibilisation qu elles ont, pour certains, organisé. Le Tribunal a par ailleurs accueilli à La Haye des milliers de visiteurs du monde entier, venus notamment des pays de l ex-yougoslavie. 42. Une exposition a été mise sur pied pour célébrer le vingtième anniversaire de la création du Tribunal. Elle couvre les réalisations et les événements majeurs du Tribunal pendant ses deux premières décennies d existence. L exposition a été inaugurée à l hôtel de ville de La Haye, puis transférée au musée historique de Sarajevo. En 2014, l exposition s installera à Belgrade. 43. Le Tribunal a renforcé sa présence sur les plates formes des réseaux sociaux au cours de la période considérée. En moyenne, entre 30 % et 40 % des visites sont effectuées depuis les pays de l ex-yougoslavie. Le compte Twitter du Tribunal 10/42
11 continue de gagner en notoriété, et des centaines de personnes supplémentaires s y sont inscrites, tandis que la chaîne du Tribunal sur YouTube est toujours aussi populaire, avec plus de visites pendant la période considérée. Avec une moyenne de vues par mois, le contenu publié sur la page Facebook du Tribunal contribue aussi à accroître la présence en ligne du Tribunal. Les plates formes des réseaux sociaux s adressent à des personnes venues de tous les horizons, qu il s agisse de professionnels du monde de la justice internationale ou de jeunes des pays de l ex-yougoslavie intéressés par les travaux du Tribunal. Le site Internet du Tribunal demeure l un des principaux outils de sensibilisation et de partage de l héritage du Tribunal. Pendant la période considérée, plus de pages ont été visitées dans toutes les régions du monde, les pays de l ex-yougoslavie représentant 23,5 % des visites. Le Tribunal a en outre publié certaines de ses activités importantes sur sa page Facebook. 44. Le Programme de sensibilisation continue de connaître des difficultés en matière de financement. Bien que des ressources aient été obtenues de l Union européenne au début de l année 2013, les fonds actuellement disponibles ne permettront de garantir la poursuite du Programme que jusqu en mars Ces obstacles financiers montrent combien il est difficile de maintenir une programmation stable sachant que les fonds pour toutes les activités de sensibilisation doivent être réunis séparément du budget du Tribunal. Dans le cadre du Programme de sensibilisation, le Tribunal poursuivra ses efforts en vue de mobiliser des fonds, en soulignant l importance de la résolution 65/253 adoptée par l Assemblée générale qui a engagé le Secrétaire général à continuer de chercher les moyens de recueillir des contributions volontaires pour les activités de sensibilisation. Le Tribunal exhorte les États et autres donateurs à continuer à soutenir ses activités de sensibilisation. VI. Victimes et témoins 45. Pendant la période considérée, le Tribunal a organisé la venue d environ 300 témoins et de leurs accompagnateurs à La Haye. Sans la courageuse participation de ces témoins, il n y aurait pas de procès et les crimes resteraient impunis. Pourtant, un grand nombre d entre eux ont connu des difficultés après avoir déposé devant le Tribunal. Or celui ci n a pas les moyens de répondre à tous leurs besoins. De nombreux témoins ont subi des souffrances et des pertes durant les conflits en ex- Yougoslavie, et ils ont encore besoin de soutien sous différentes formes. La Section d aide aux victimes et aux témoins du Tribunal a fourni un large soutien logistique et psychosocial aux témoins, à La Haye et ailleurs, a répondu aux différents besoins liés à leur âge, leur état de santé et leur bien-être psychosocial, et s est occupée de questions liées à leurs déplacements et à leur témoignage. 46. Le nombre important de témoins appelés dans le procès Karadžić a entraîné une lourde charge de travail pour la Section d aide aux victimes et aux témoins en matière de services et de soutien au cours de l année passée. De manière plus générale, un nombre de plus en plus important de détenus continue d être appelé à témoigner dans les procès en cours. Les témoins détenus ont été déclarés coupables par des juridictions nationales ou par le Tribunal et purgent leur peine dans différents États ayant signé un accord sur l exécution des peines avec celui ci. Le soutien juridique et logistique nécessaire au transfert des témoins détenus devant le Tribunal est important et exige une collaboration avec les autorités nationales, les services de l immigration et les organes de contre terrorisme. 11/42
12 47. Alors que sa mission touche à sa fin, le Tribunal continue d éprouver des difficultés en matière de réinstallation des témoins. En outre, alors que le Tribunal termine ses travaux, le nombre de demandes adressées par les autorités nationales en vertu de l article 75 H) du Règlement s est accru. Conformément à l article 75 du Règlement, la Section d aide aux victimes et aux témoins doit consulter les témoins protégés avant qu il ne soit procédé à l abrogation, à la modification ou au renforcement des mesures de protection, et présenter ses réponses à la Chambre concernée. La Section reçoit également un nombre considérable de requêtes présentées, en vertu de l article 75 G) du Règlement, par des parties aux procès en cours devant le Tribunal, qui exigent aussi la consultation des témoins et le dépôt de réponses. Ces demandes d assistance et les démarches qui en résultent mobilisent les ressources de la Section d aide aux victimes et aux témoins, ressources limitées du fait de la réduction des effectifs. 48. En prévision de l entrée en fonction du Mécanisme, la Section d aide aux victimes et aux témoins a contribué à l élaboration de procédures de fonctionnement relatives au soutien et à la protection apportés aux victimes et aux témoins dans le cadre du Mécanisme. La fonction de protection des témoins pour des personnes ayant déposé dans des affaires closes jugées par le Tribunal a été transférée au Mécanisme le 1 er juillet 2013, conformément aux Dispositions transitoires énoncées dans la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité. La Section d aide aux victimes et aux témoins a veillé à ce que les témoins et les autorités gouvernementales concernées soient tenus informés. VII. Coopération des États 49. Il n y a plus d accusé en fuite. Ce cap important est le fruit des efforts déployés par les États et le Procureur afin de retrouver les fugitifs et de les traduire devant le Tribunal. VIII. Appui judiciaire et activités administratives A. Appui fourni aux principales activités judiciaires 50. Pendant la période considérée, l une des priorités majeures du Greffe a été d apporter tout l appui nécessaire aux activités judiciaires du Tribunal afin de l aider à réaliser les objectifs fixés par la stratégie d achèvement de ses travaux. La Section d administration et d appui judiciaire, la Section des services linguistiques et de conférence, le Bureau de l aide juridictionnelle et de la défense, le quartier pénitentiaire des Nations Unies et la Section d aide aux victimes et aux témoins ont tous continué à rationaliser leurs activités afin de fournir aux juges et au Procureur l appui le plus efficace possible. B. Réduction des effectifs 51. Le processus de réduction des effectifs se poursuit. Au cours de l exercice biennal actuel, le Tribunal prévoit de supprimer 120 postes conformément au calendrier des procès en première instance et en appel. Le départ des fonctionnaires suit l ordre fixé par les résultats de l examen comparatif, la date de fin de contrat 12/42
13 correspondant à celle de la suppression du poste. L examen comparatif en vue des réductions prévues pour l exercice biennal actuel a été achevé en Le Tribunal prépare actuellement l examen comparatif pour l exercice biennal En menant cet examen le plus tôt possible, le Tribunal a pu donner à ses fonctionnaires toute la sécurité qu offre une prolongation de durée maximale de leurs contrats, dans les limites d une planification budgétaire prudente. Le Bureau des services de contrôle interne a déclaré qu il considérait le processus de réduction des effectifs engagé par le Tribunal comme «la meilleure pratique dans la conduite d un processus de changement». C. Budget Le Tribunal, le Tribunal pénal international pour le Rwanda et le Mécanisme ont œuvré ensemble à préparer les budgets pour l exercice biennal , qui rendront compte comme il convient de la répartition des fonctions entre les tribunaux et le Mécanisme, en maximisant les économies d échelle, tout en soutenant pleinement à la fois le Mécanisme qui entre en fonction et les deux tribunaux qui sont en phase de réduction des effectifs. Les budgets ont été remis au Bureau du budget à New York et seront, en temps voulu, examinés par le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires, ainsi que par la Cinquième commission de l Assemblée générale. IX. Soutien au Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux A. Aperçu des activités liées au Mécanisme 53. Conformément à la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité, le Greffe du Tribunal a apporté une aide substantielle au Mécanisme en prévision de l entrée en fonction de sa division de La Haye, qui a eu lieu le 1 er juillet Vingt-neuf fonctionnaires du Tribunal au total ont été officiellement désignés pour assumer leurs fonctions à la fois pour le Tribunal et pour la Division du Mécanisme située à La Haye. Ces personnes travaillent, entre autres, dans les domaines de la traduction, de la protection des témoins, de la communication, de l informatique et de la gestion du Greffe. Outre le concours apporté par ces 29 fonctionnaires au titre du dédoublement du personnel, le Mécanisme, qui n est doté d aucune structure administrative propre pour l exercice biennal en cours, a bénéficié de l appui de toutes les sections du Greffe du Tribunal. B. Transfert des fonctions du Tribunal au Mécanisme 55. Le 1 er juillet 2012, le Tribunal a transféré au Mécanisme la fonction relative au traitement des archives et à la gestion des dossiers. La Section des archives et des dossiers du Mécanisme a pris la direction des centres d archivage du Tribunal, qui contiennent actuellement environ 700 mètres linéaires de dossiers non judiciaires émanant de tous les organes du Tribunal. 13/42
14 56. Le 1 er juillet 2013, conformément aux Dispositions transitoires figurant en annexe de la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité, le Tribunal a transféré au Mécanisme certaines fonctions de poursuite et de jugement, ainsi que d autres fonctions du Tribunal, notamment le contrôle de l exécution des peines, les demandes d assistance émanant des autorités nationales et la protection des victimes et des témoins dans des affaires closes ou dans des affaires où un témoin est important pour les activités judiciaires du Tribunal et du Mécanisme. C. Cadre réglementaire du Mécanisme 57. Les deux tribunaux ont continué à aider le Mécanisme à rédiger son cadre réglementaire pour la mise en place de services judiciaires. En raison de la contribution importante du Tribunal pénal international pour l ex-yougoslavie au processus de rédaction, le cadre juridique et les pratiques de celui ci se retrouvent dans les documents correspondants du Mécanisme. Dans la quasi-totalité des affaires, il ne sera donc pas nécessaire d avoir des règles différentes dans les deux divisions du Mécanisme, ce qui permettra d économiser les ressources. D. Locaux et accord de siège 58. La résolution 1966 (2010) adoptée par le Conseil de sécurité précise que les deux divisions du Mécanisme ont respectivement leur siège à La Haye et à Arusha. Afin de réaliser des économies et d assurer un maximum d efficacité, la Division de La Haye partagera les locaux du Tribunal durant la période de coexistence. Le Tribunal assiste actuellement le Bureau des affaires juridiques dans la négociation des accords de siège avec le pays hôte, et continuera de faire de même avec le Mécanisme. En attendant la conclusion de ces accords, l accord de siège conclu par le Tribunal avec le pays hôte s appliquera provisoirement à la Division de La Haye. E. Régime de sécurité de l information et d accès aux dossiers du Tribunal et du Mécanisme 59. La Section des archives et des dossiers du Mécanisme gère l élaboration et la mise en œuvre des politiques du Tribunal en matière de conservation et d archivage. Depuis que le Secrétaire général a approuvé la circulaire ST/SGB/2012/3 sur les tribunaux pénaux internationaux : classification, maniement et consultation des documents et informations sensibles, la Section des archives et des dossiers du Mécanisme et le Cabinet du Greffier ont préparé des documents d orientation et ont mis en place une série de formations pour des membres du personnel du Tribunal en vue d assurer une mise en œuvre efficace des dispositions de la circulaire susmentionnée. F. Préparation des dossiers en vue de leur transfert au Mécanisme 60. Le Tribunal continue de travailler sur des projets de numérisation de ses dossiers et de préparation de ses archives sur papier en vue de leur transfert au Mécanisme, et notamment des projets visant à examiner les collections de 14/42
15 documents numérisés et d archives sur papier de première importance et à améliorer la qualité de leurs index, en veillant à ce qu elles soient consultables à l avenir. 61. Les plans d archivage des dossiers dont il est question plus haut comprennent également les mesures que certaines sections du Tribunal doivent prendre pour les documents numérisés et les archives sur papier avant leur fermeture. La Section des archives et des dossiers du Mécanisme a continué à fournir des conseils et des orientations au Tribunal dans le cadre de la préparation du transfert de ses dossiers. G. Appui administratif fourni au Mécanisme 62. Il est prévu dans le budget du Mécanisme que les deux tribunaux fourniront les services d appui administratif. Ainsi, le Tribunal travaille en collaboration étroite avec le Tribunal pénal international pour le Rwanda pour veiller à ce que les deux divisions du Mécanisme bénéficient d un appui administratif efficace tout au long de l exercice biennal La Section des ressources humaines du Tribunal continue à gérer le recrutement pour tous les postes d administrateurs pour le Mécanisme par l intermédiaire d Inspira. À ce jour, la majorité des fonctionnaires du Mécanisme ont été recrutés; ils sont en poste à La Haye, Arusha et Kigali. Sur les 60 postes ouverts dans les deux divisions à partir du 1 er juillet 2012, tous, à l exception de cinq, sont soit pourvus soit sur le point de l être. Les fonctionnaires recrutés ou ayant fait l objet d une mutation latérale au Mécanisme sont ressortissants des États suivants : Albanie, Allemagne, Australie, Belgique, Burundi, Cameroun, Canada, Chine, Colombie, Croatie, États-Unis d Amérique, ex-république yougoslave de Macédoine, France, Inde, Italie, Jamaïque, Kenya, Mali, Népal, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pays-Bas, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d Irlande du Nord, Rwanda, Sénégal, Serbie, Suède, Suisse et Zimbabwe. Environ 86 % d entre eux avaient été employés par les tribunaux ou y travaillaient au moment où ils ont été recrutés. Le Mécanisme a dépassé ses objectifs de parité entre les sexes fixés par le Secrétaire général avec une proportion de 70 % de femmes pour la catégorie des administrateurs, proportion supérieure à celle de 41 % en moyenne pour la catégorie des administrateurs dans toute l Organisation des Nations Unies. Si l on inclut les agents des services généraux, la proportion de femmes passe à 60 %. Le Mécanisme a également nommé un responsable chargé des questions de parité des sexes et de harcèlement sexuel. 64. Les services informatiques du Tribunal ont consacré un temps et des efforts considérables à l élaboration de propositions pour les systèmes et l infrastructure informatiques du Mécanisme. Les Sections des finances du Tribunal et du Tribunal pénal international pour le Rwanda se sont employées, pour le Mécanisme, à recenser les pratiques et méthodes en matière de comptabilité et de finances. Les Sections des services généraux ont trouvé des bureaux pour le personnel du Mécanisme et fournissent des services en matière de voyages, visas, courrier et transport. 65. Le Tribunal continue à fournir gratuitement à la Division du Mécanisme située à La Haye des services d appui administratif. Il continue également à prendre en charge les dépenses relatives aux services d appui judiciaire nécessaires, y compris les dépenses de personnel relatives à l administration et à l appui judiciaire, aux services linguistiques, à la détention des accusés et à la protection des témoins. 15/42
16 66. La mobilisation des fonctionnaires et des ressources du Tribunal permettra à la Division du Mécanisme située à La Haye de fonctionner efficacement tout en réduisant le plus possible les dépenses de personnel et les frais généraux de fonctionnement. X. Héritage et renforcement des capacités nationales 67. Le Tribunal a organisé un nombre limité d événements pour marquer le vingtième anniversaire de son existence. À La Haye, Sa Majesté le Roi Willem Alexander des Pays-Bas a été l invité d honneur d une cérémonie au cours de laquelle Patricia O Brien, Secrétaire générale adjointe aux affaires juridiques de l ONU, a prononcé un discours inaugural, et des responsables du Tribunal, anciens et actuels, ont livré leurs réflexions. Des responsables du Tribunal et des représentants de la communauté diplomatique à La Haye ont assisté à cette cérémonie. Le Tribunal organisera aussi fin novembre une conférence à Sarajevo, à laquelle des représentants de tous les pays de l ex-yougoslavie ont été invités. 68. Le Tribunal travaille en collaboration avec le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l homme de l Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en vue d entreprendre d autres activités en lien avec l héritage du Tribunal en ex-yougoslavie. Il s agira de proposer des formations aux juges, aux procureurs et aux avocats de la défense dans divers États de l ex- Yougoslavie. Le Tribunal participe également à des réunions permettant aux juges et aux responsables des services d appui aux témoins de rencontrer leurs confrères dans la région. 69. Le Tribunal a continué à travailler en collaboration avec les autorités locales ainsi que des partenaires internationaux à la mise en place de centres d information dans les pays de l ex-yougoslavie. Les autorités croates ont fait savoir au Tribunal qu un centre d information pourrait être accueilli dans les bâtiments de l université de Zagreb, si la décision d établir un centre en Croatie était prise. Le maire de Sarajevo s est engagé à mettre à disposition des locaux pour abriter un centre d information dans la bibliothèque nationale rénovée de Sarajevo, initiative qui a reçu le soutien des membres bosniens et croates de Bosnie-de la présidence. En outre, le représentant des Serbes de Bosnie, membre de la présidence, soutient la création de centres d information à Sarajevo et à Banja Luka. Le Tribunal attend de plus amples informations de Banja Luka au sujet des locaux et d autres ressources que les autorités locales pourraient mettre à disposition pour le projet. 70. Le groupe de travail organisé en parallèle de la conférence du Tribunal qui se tiendra fin novembre 2013 à Sarajevo continuera d en débattre. Il est déjà évident, cependant, que la réussite de ces centres d information dépendra essentiellement de l existence d une aide financière adéquate. C est pourquoi le Tribunal prie la communauté internationale de soutenir ce projet en lui allouant les fonds nécessaires. XI. Conclusion 71. Les jugements et arrêts rendus durant la période considérée ont permis au Tribunal de se rapprocher un peu plus de la fin de son mandat. Bien que les dates 16/42
17 prévues du prononcé de certains jugements et arrêts aient changé, le Tribunal continue à mettre tout en œuvre pour éviter tout retard supplémentaire. 72. L achèvement imminent des travaux du Tribunal et le fait que les 161 personnes qu il a mises en accusation ont toutes été traduites en justice sont des symboles importants de la réussite des efforts de la justice internationale. Si le Tribunal doit toujours relever des défis, ceux ci ne devraient pas faire perdre de vue ses réussites majeures et la contribution importante qu il a apportée au développement de précédents en droit international, ainsi qu au renforcement de l état de droit en ex-yougoslavie. 73. Les réalisations du Tribunal s expliquent non seulement par l ardeur au travail de ses juges et de ses fonctionnaires, mais encore par le large et profond soutien de la communauté internationale. Le Tribunal profite pleinement de l assistance du Conseil de sécurité, du Bureau des affaires juridiques et d autres organismes des Nations Unies, des autorités nationales et de tous ceux, très divers, qui le soutiennent. Le Tribunal, dont les derniers procès touchent à leur fin, poursuivra son dialogue constructif avec les partenaires concernés afin de veiller à l achèvement rapide de ses travaux. 17/42
18 Annexe II [Original : anglais et français] Table des matières Rapport de Serge Brammertz, Procureur du Tribunal pénal international pour l ex-yougoslavie, présenté au Conseil de sécurité conformément au paragraphe 6 de la résolution 1534 (2004) I. Généralités II. Achèvement des procès en première instance et en appel A. Aperçu des difficultés actuelles B. Point sur les progrès réalisés dans les procès en première instance Affaire Šešelj Affaire Karadžić Affaire Mladić Affaire Hadžić C. Point sur les progrès réalisés dans les procédures en appel D. Affaires d outrage au tribunal E. Ordonnances autorisant la consultation de documents III. Coopération des États avec le Bureau du Procureur Coopération des États de l ex-yougoslavie Coopération de la Serbie Coopération de la Croatie Coopération de la Bosnie-Herzégovine Coopération des autres États et organisations IV. Tribunal : transition vers la poursuite des crimes de guerre à l échelle nationale A. Difficultés liées à l établissement de la responsabilité des crimes de guerre commis en Bosnie-Herzégovine B. Recherche et identification des personnes disparues C. Coopération entre les États de l ex-yougoslavie dans les enquêtes et les poursuites pour crimes de guerre Page 18/42
19 D. Soutien du Bureau du Procureur à la poursuite des crimes de guerre à l échelle nationale Accès aux bases de données du Bureau du Procureur et aux dossiers du Tribunal Transfert de compétences Évaluation des besoins de formation à l échelle régionale Autres mesures de renforcement des capacités V. Réduction des effectifs A. Réduction des effectifs au Bureau du Procureur et soutien des fonctionnaires en réorientation professionnelle B. Soutien apporté au Mécanisme (Division de La Haye) et partage des ressources VI. Conclusion Pièces jointes... 19/42
20 I. Généralités 1. Le présent rapport sur la stratégie d achèvement des travaux est le vingtième que le Procureur soumet en exécution de la résolution 1534 (2004) du Conseil de sécurité. Il couvre la période allant du 16 mai 2013 au 15 novembre Pendant la période considérée, tout en se heurtant aux difficultés posées par la hausse des départs de fonctionnaires, le Bureau du Procureur a continué de s employer à s assurer que les trois derniers procès en première instance (affaires Karadžić, Mladić et Hadžić) se déroulent efficacement et rapidement et que le volume croissant des travaux de la Division des appels soit traité avec efficacité. Depuis le 1 er juillet 2013, le Bureau du Procureur a transféré certaines de ses fonctions au Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Enfin, le Bureau du Procureur continue de promouvoir une amélioration radicale de la gestion des affaires de crimes de guerre par les pays de l ex-yougoslavie et met en place de nouvelles mesures destinées à renforcer les capacités nationales en matière de poursuite des crimes de guerre, dans les limites des ressources disponibles. 2. Au cours de la période considérée, deux jugements (affaires Prlić et consorts et Stanišić et Simatović) et un arrêt pour outrage (affaire Šešelj) ont été rendus. En outre, la Chambre d appel a rendu son arrêt relatif à l appel interjeté par l accusation contre l acquittement du chef 1 de l acte d accusation dans l affaire Karadžić. À la fin de la période considérée, il reste trois affaires en première instance : l affaire Karadžić arrive au terme de la présentation des moyens à décharge; dans l affaire Hadžić, l audience relative à la demande d acquittement présentée en application de l article 98 bis du Règlement de procédure et de preuve est attendue à l issue de la présentation des moyens à charge; dans l affaire Mladić, la présentation des moyens à charge se termine. L affaire Šešelj est en délibéré en première instance. Enfin, sept affaires sont en appel (affaires Šainović et consorts, Popović et consorts, Ðorđević, Tolimir, Stanišić et Župljanin, Prlić et consorts, et Stanišić et Simatović). 3. Le Procureur reste satisfait de la coopération entre son bureau et les autorités de Bosnie-Herzégovine, de Serbie et de Croatie. Au cours de la période considérée, si des progrès encourageants ont été enregistrés du point de vue de la coopération régionale, avec la conclusion de protocoles sur les échanges d informations et d éléments de preuve entre le parquet de Bosnie-Herzégovine et celui de Serbie, d une part, et celui de Croatie, d autre part, il reste encore beaucoup à faire pour mettre en œuvre ces mesures de coopération. Le Procureur a été informé que des documents avaient commencé à être transmis de la Bosnie-Herzégovine vers la Serbie et vice versa. L ouverture des premières affaires fondées sur ces éléments est attendue. Le Procureur suivra leur évolution de près. 4. La principale inquiétude que suscitent les États de l ex-yougoslavie reste la capacité des institutions nationales à poursuivre efficacement les crimes de guerre, notamment en Bosnie-Herzégovine. Au cours de la période considérée, le Procureur s est dit sérieusement préoccupé par l absence de progrès suffisants réalisés dans le traitement des dossiers des affaires de catégorie 2 transmis par son bureau à la Bosnie-Herzégovine. À l occasion de consultations approfondies, le Procureur et les membres de son bureau ont travaillé avec leurs homologues de Bosnie-Herzégovine pour identifier la cause du retard pris dans les procès et trouver des stratégies pour avancer. La lenteur des enquêtes et des poursuites dans d autres affaires de crimes de guerre menées en Bosnie-Herzégovine continue de poser problème. Les nombreuses 20/42
Nations Unies A/66/210 Assemblée générale Conseil de sécurité Distr. générale 31 juillet 2011 Français Original : anglais Assemblée générale Soixante-sixième session Point 74 de l ordre du jour provisoire*
Assemblée générale. Nations Unies A/C.6/67/L.14
Nations Unies A/C.6/67/L.14 Assemblée générale Distr. limitée 6 novembre 2012 Français Original : anglais Soixante-septième session Sixième Commission Point 80 de l ordre du jour État des Protocoles additionnels
NOUVEAU FORFAIT DE REMUNERATION DES EQUIPES DE LA DEFENSE DEVANT LE T.P.I.R.
UNITED NATIONS NATIONS UNIES International Criminal Tribunal for Rwanda Tribunal Pénal International pour le Rwanda Arusha International Conference Centre P.O.Box 6016, Arusha, Tanzania - B.P. 6016, Arusha,
Allocution de M. Hassan B. Jallow Procureur du TPIR et du MTPI, devant le Conseil de sécurité de l ONU 10 décembre 2014
United Nations Mechanism for International Criminal Tribunals Nations Unies Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux ALLOCUTION (Destiné exclusivement à l usage des médias. Document non officiel.)