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Timestamp: 2018-04-21 03:41:09+00:00
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France - Pierre Fabre lance une expérimentation du sevrage tabagique en pharmacie 08/11/2012
France - Actualité pharmaceutique en 2009 07/01/2010
France - Coup de tabac sur le marché du sevrage 17/09/2009
France - Le pharmacien en première ligne pour aider les fumeurs 27/02/2009
France - Avis d’un pharmacien expert du sevrage tabagique 30/01/2007
France - Vente des cigarettes sans nicotine interdite 10/12/2006
France - Prise en charge des substituts nicotiniques 16/10/2006
France - Sevrage tabagique : remboursement des traitements à l’étude 20/09/2006
France - Sevrage tabagique : remboursement des traitements à l’étude
Impact Pharmacien note que le ministère de la Santé a demandé à la Cnamts un chiffrage du coût d’un éventuel remboursement des traitements utilisés pour le sevrage tabagique.
La revue officinale souligne que le ministère "souhaite en faire un geste fort à l’intention des fumeurs dans le cadre du projet d’interdiction du tabac dans les lieux publics".
L’article s’interroge sur l’intérêt d’une telle mesure. Il s’intéresse à l’accueil de la mesure par les consommateurs et remarque que "du travail de fourmi réalisé par les pharmaciens et par les groupements à l’origine des consultations de sevrage tabagique, on ne parle guère avant de redonner la main aux médecins".
Impact Pharmacien 20/09/2006
France - Vente des cigarettes sans nicotine interdite
Arrêté du 2 octobre 2006 modifiant l’arrêté du 15 février 2002 fixant la liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce dans leur officine
NOR : SANP0624006A
Vu le code de la santé publique, et notamment l’article L. 5125-24 ;
Vu l’arrêté du 15 février 2002 modifié fixant la liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce dans leur officine ;
Sur propositions du Conseil national de l’ordre des pharmaciens en date du 20 janvier 2005 et du 30 janvier 2006,
Art. premier − A l’article 1er de l’arrêté du 15 février 2002 susvisé, le 6° est ainsi rédigé :
« 6° Les plantes médicinales, aromatiques et leurs dérivés, en l’état ou sous forme de préparations, à l’exception des cigarettes ou autres produits à fumer ; »
Art. 2. – A l’article 1er de l’arrêté du 15 février 2002 susvisé, après le 21°, il est inséré un 22° et un 23°ainsi rédigés :
« 22° Les compléments alimentaires ;
« 23° Les équipements de protection individuelle respiratoire. »
Art. 3. – Le directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 2 octobre 2006.
Transmis par Maryvonne Noël (F 75) 10/12/2006
Enfin ! (Ndlr)
France - Prise en charge des substituts nicotiniques
La décision du ministre de la Santé de conditionner la prise en charge des substituts nicotiniques à une prescription médicale suscite l’incompréhension des pharmaciens.
Le ministre de la Santé a annoncé que les substituts nicotiniques seraient désormais pris en charge par l’assurance-maladie à hauteur de 50 euros (forfait annuel), à condition que le patient présente une ordonnance.
Les consultations de tabacologie seront également remboursées, sans obligation de passer par le médecin traitant.
Les pharmaciens estiment que cette décision remet en cause le travail d’aide à l’arrêt du tabac qu’ils ont mené depuis six ans et aussi qu’elle va réduire l’accès de ces produits dans la population.
Selon eux, même si les substituts nicotiniques restent en accès libre en pharmacie, cette décision induit une restriction de la disponibilité des traitements au public. La solution idéale aurait été de rembourser les produits, sans pour autant obliger le patient à consulter un médecin, à l’image du système mis en place pour la contraception d’urgence.
« Tandis que le gouvernement procède à de nombreux déremboursements, il s’apprête à rembourser quelque chose qui n’a pas à l’être », s’indigne Jean-Marc Leder, pharmacien à Paris et très engagé dans la prise en charge des fumeurs. « A ce jour, aucune étude fondée sur l’évidence n’a pu démontrer que le remboursement entraîne une plus grande efficacité en termes d’arrêts réussis de la consommation de tabac », argumente t-il.
Le Quotidien du Pharmacien 16/10/2006
Transmis par Marie Paule Herb (F-66)
France - Avis d’un pharmacien expert du sevrage tabagique
Dans la rubrique « Rebonds » de LIBERATION un article de Jean-Marc Leder, pharmacien expert du sevrage tabagique, qui sous le titre « Tabac : une politique à la gribouille », interroge « Pourquoi écarter les pharmaciens, pourtant déjà formés, du sevrage tabagique ? ». L’auteur qui estime que dans la politique d’aide au sevrage mise en place en lien avec l’interdiction de fumer « le cas du remboursement des substituts nicotiniques est édifiant » , affirme « qu’aucune étude (...) ne peut prétendre que le remboursement des traitements a prouvé son intérêt » ce que « la direction de la sécurité sociale (...) a elle même reconnu ». Assurant que « ce n’est pas faire insulte aux médecins généralistes que de constater leur manque d’expérience dans le sevrage tabagique » alors que pour leur part les « pharmaciens d’officine ont été formés » à ce sevrage et que « 55 % des fumeurs ont tenté un sevrage sur le conseil de leur pharmacien », le pharmacien considère que si toutefois « un remboursement doit être la règle » il faut que « les modalités en soient cohérentes » car la prescription médicale « implique l’instauration de conditions restrictives » ce qui annihile « les recommandations visant à élargir les conditions d’accès au sevrage tabagique issues de la conférence de consensus ». Selon lui, « la validation du « bon » donnant droit au remboursement de 50 euros (...) n’est pas un acte médical mais un acte purement économique, strictement administratif » et « cette prérogative doit être partagée entre le pharmacien, le médecin tabacologue, le médecin généraliste, le médecin scolaire et même le chirurgien dentiste ».
MILDT 30/01/2007
France - Le pharmacien en première ligne pour aider les fumeurs
« C’est une bonne chose que les substituts nicotiniques soient en accès libre. J’y vois, comme atout majeur, une plus grande visibilité dans l’officine », déclare le Dr Béatrice Le Maître. Patchs, gommes, comprimés sublinguaux, pastilles à sucer, inhaleurs, tous ces produits sont alignés bien en évidence sur une même étagère et échappent rarement à l’œil du fumeur. « Qu’il ait ou non l’envie d’arrêter de fumer, la vision de ces produits lui envoie un message subliminal ». Le pharmacien peut aider les patients ou mieux aller au devant de leur demande car de nombreux contextes de dispensation du médicament l’invite à dire : « Fumez-vous ? » puis « Envisagez-vous d’arrêter de fumer ? ».
« Il est démontré que ce questionnement systématique connu sous le nom de conseil minimal est efficace et peut, à lui seul, induire des décisions d’arrêt ». Cette consommation doit être recherchée chez une femme enceinte, en cas de prise d’une pilule contraceptive, en cas de délivrance d’antibiotiques pour un enfant faisant des rhinopharyngites à répétition. Cet arrêt du tabac est un traitement essentiel dans 10 des 24 maladies de longue durée selon la Haute Autorité de santé. On y pense aisément dans les pathologies cardio-vasculaires, pneumologiques, le diabète, mais on méconnaît son importance dans l’insuffisance rénale, les hépatites, la maladie de Crohn et chez les sujets infectés par le VIH. Et ce n’est pas tout : le tabac interférant sur le métabolisme de certains médicaments – théophylline et dérivés, héparine, certains neuroleptiques, bêtabloquants – cela implique chez le fumeur des posologies plus importantes, avec parfois davantage d’effets secondaires, par exemple pour certains antidépresseurs.
La grande variété de substituts permet de s’adapter au caractère de chacun, mais ils doivent être montrés et expliqués.
« Il ne faut pas hésiter à associer le geste à la parole, en particulier pour expliquer l’inhaleur, particulièrement efficace, seul ou en association avec le patch, chez certains fumeurs ». Le pharmacien, tout comme les patients, peut avoir recours aux conseils délivrés par un tabacologue de la ligne Tabac Info Service.
Et, afin que cette aide aux fumeurs soit complète, un petit effort reste à faire sur l’alignement des prix de vente de ces produits. Il va du simple au triple suivant l’officine.
Dr Marie-Laure Diégo-Boissonnet Quotidien du médecin N° spécial OTC 27/02/2009
D’après un entretien avec le Dr Béatrice Le Maître, Unité de tabacologie, CHU Caen.
Et pour les non-dépendants à la nicotine ?
Il n’y a pas que le tabac qui demande à modifier la posologie, la nicotine seule le demande aussi ! Et qui conseille le fumeur sur le bon dosage ? Le pharmacien ?
Les substituts nicotiniques en accès libre : une bonne affaire pour les fournisseurs ! (Ndlr).
France - Coup de tabac sur le marché du sevrage
2009 ne semble pas être un très bon cru pour le marché du sevrage tabagique. Les ventes de médicaments d’aide à l’arrêt, entre janvier et juillet 2009, sont en recul de 30 % par rapport à la même période de 2008, selon les derniers chiffres publiés par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Une tendance qui s’explique par l’évolution du profil des fumeurs, et qui offre un beau défi au pharmacien.
Comprimés, patchs, gommes… Le fumeur souhaitant éteindre sa cigarette a l’embarras du choix pour changer de vie. Encore faut-il une véritable volonté. Qui semble bien faire défaut si l’on en juge par l’évolution actuelle du marché de l’aide au sevrage.
Les patchs ? Ils sont en perte de vitesse de – 40 % par rapport à l’an dernier. La vente des formes orales, avec 417 127 boîtes vendues, est en léger recul de 13 %. Concernant les traitements plus récents, le Zyban perd 19 %, mais c’est pour le Champix que le coup est le plus dur : avec 150 324 boîtes vendues entre janvier et juillet 2009, le médicament de Pfizer est en chute de près de 44 %. Quelque 760 000 patients ont été traités par Champix depuis sa mise à disposition en France en février 2007.
Les laboratoires ne baissent pas pour autant les bras et mettent des outils à disposition des pharmaciens et des patients. « Pour aider le pharmacien dans son rôle de suivi, Pfizer a développé une brochure destinée à être remise aux patients : Le sevrage tabagique en questions », indique le Dr Yasmine Jeanpetit, responsable médical chez Pfizer.
Novartis va plus loin et investit dans la formation : en cette rentrée 2009, Nicotinell propose une grande opération, « mon coach antitabac », comprenant un e-learning interactif afin de renforcer l’expertise du pharmacien et de son équipe. « Un espace conseil dédié aidera les patients à réussir l’arrêt du tabac, grâce à un programme d’accompagnement personnalisé sur DVD », pointe Hélène Hermet, chef de produits Nicotinell et Zyma chez Novartis.
Un défi pour l’officine
Encore faut-il que les consommateurs souhaitent écraser leur mégot. Jean-Marc Leder, pharmacien dans le XXe arrondissement, qui a animé de nombreuses conférences sur l’arrêt du tabac, note qu’un seuil incompressible existe, en deçà duquel il s’avère compliqué de descendre : « Environ 20 % des fumeurs forment un noyau dur irréductible ; il sera difficile de les motiver pour qu’ils arrêtent ». Si les actions concertées coordonnant les campagnes contre le tabac et l’interdiction de fumer dans les lieux publics ont eu un impact bénéfique en poussant certains à s’arrêter, d’autres se sont accommodé des restrictions. D’ailleurs, pour Jean-Marc Leder, même délivré de son addiction, le patient reste toujours un ancien fumeur : « C’est comme une cicatrice. En cas de rechute, nous pouvons le rassurer en expliquant que le chemin parcouru est un acquis. Nous abordons systématiquement le statut tabagique du patient : l’arrêt du tabac est toujours possible. À nous de détecter dans notre clientèle le type de fumeur chez lequel nous pouvons amener une prise de conscience et une motivation au sevrage ». Le pharmacien a un réel défi à relever. Plutôt que de faire une délivrance passive, il s’agit d’effectuer un acte de prévention actif. Il ne faut pas vendre un prix mais un service lié au médicament.
Permettre un arrêt en douceur
Chez GSK SGP, après un déclin prononcé, du patch notamment, les ventes semblent reprendre un bel essor. « Sur les trois derniers mois, les ventes de l’ensemble des substituts nicotiniques, dont NiQuitin, ont augmenté de 4 %, explique Anne Mallet, chef de marque NiQuitin. Les comprimés affichent une croissance de + 9 %, et un cumul de + 7 % par rapport à l’an dernier, une augmentation accélérée grâce aux ventes de NiquitinMinis. » Le marché se stabilise donc par rapport à 2008.
Aujourd’hui, il est soutenu par la croissance des formes orales. En effet, les formes orales - les comprimés spécialement - qui permettent un arrêt du tabac progressif et en douceur, séduisent de plus en plus les fumeurs. Ainsi, en novembre 2008, GSK SGP avait misé sur NiquitinMinis, un petit comprimé à dissolution rapide, facile d’absorption, sans le goût râpeux de la nicotine, et dont les arômes de menthe fraîche ont su évoluer de manière agréable. En plus des deux sites Internet lancés, GSK a misé sur le programme d’aide à l’arrêt NiQuitin transition qui rencontre aussi un beau succès. Certains fumeurs apprécient cet accompagnement. Les rencontres No Tabac incitent également les fumeurs à arrêter en leur permettant de rencontrer des tabacologues grâce au speed dating, ces rendez-vous flash qui amorcent un échange.
De plus, NiQuitin est la première marque à recevoir de l’AFSSAPS (rectificatif de l’AMM du 20 août 2009) l’indication de l’arrêt progressif pour l’ensemble de sa gamme patchs. Pendant les deux premières semaines de traitement, et sous avis médical, les consommateurs peuvent continuer à fumer sous patch, afin de les aider à réduire leur consommation de cigarettes avant la date d’arrêt complet du tabac. « En février 2009, NiquitinMinis a atteint 10 % en valeur de parts de marché. Du jamais vu en pharmacie ! ». GSK SGP poursuit donc l’édition de brochures destinées aux pharmaciens afin de présenter ses produits de sevrage, et y ajoute des conseils nutritionnels, des informations sur les bénéfices du sport et de la remise en forme… Bref, toutes les astuces pour accompagner le patient dans ce cap difficile.
En revanche, Zyban, qui ne représente que 1,4 % du marché, semble poursuivre son déclin. « Le fumeur se nourrit de nouveaux espoirs pour rompre avec la cigarette, rappelle Anne Mallet. Il faut intégrer l’innovation dans la pratique quotidienne. »
Outre cet aspect, il faut aussi compter avec l’évolution des consommateurs. Pour le Dr Peiffer, pneumologue et tabacologue au CHR de Metz, le profil des fumeurs vus en consultation de tabacologie à l’hôpital a beaucoup changé en dix ans : « Avant, les fumeurs qui souhaitaient s’arrêter prenaient des substituts nicotiniques et ils stoppaient assez facilement le tabac. Aujourd’hui, je vois en consultation des patients hyperdépendants qui ont d’importantes difficultés pour arrêter la cigarette ». Ces patients fument souvent 30 à 40 cigarettes par jour. Ils optent parfois pour le tabac à rouler, moins cher et plus riche en nicotine, et il n’est pas rare qu’ils se réveillent la nuit pour fumer quelques cigarettes supplémentaires. Dans le jargon, on les appelle les hard-core smokers, un noyau dur de fumeurs irréductibles. « Dès lors, pour le sevrage, le travail du tabacologue est double : au départ, il se concentre sur la motivation à l’arrêt et sur l’évaluation du profil de dépendance physique et psychologique du fumeur, analyse le Dr Peiffer. Puis il propose un traitement pharmacologique, le plus souvent un patch assorti d’une forme orale, pour gérer les envies de fumer. Le Champix ou le Zyban sont les autres aides possibles recommandées par les conférences de consensus. » Sur le marché, Nicotinell s’adapte à ce nouveau mode de consommation oral avec le lancement, en septembre, d’une boîte de gommes à mâcher maxi-format (204 gommes). « Un format économique qui répond aux attentes des consommateurs et permet d’améliorer l’observance du traitement, rappelle Hélène Hermet, chez Novartis. Ce lancement sera soutenu par une campagne de publicité télévisée ».
Construire un projet de santé
Pour autant, c’est bien le patch qui souffre le plus sur le marché du sevrage tabagique. Malgré la baisse enregistrée chez Pierre Fabre (- 16 %), le groupe reste leader avec 50 % des parts de marché pour Nicopatch 24 heures (7, 14, 21 mg, en boîte de 7 ou de 21). Le fruit sans doute de la stratégie de Pierre Fabre qui a toujours voulu mener un projet de santé en lien avec les professionnels, et monter des actions de prévention dès le lancement du patch en 1992 : « Le pharmacien a une place majeure dans le processus de sevrage du fumeur, analyse le Dr Étienne André, conseil en santé publique pour le groupe. C’est lui qui va l’accompagner dans l’arrêt du tabac. Pour le soutenir dans son travail, nous proposons des outils de formation via la venue d’un tabacologue dans les grandes officines, la mise à disposition de fiches et des soirées de formation continue ». Le Dr Étienne André essaye de réduire la consommation du fumeur avec la voie orale – Nicopass - puis d’associer patch et pastilles afin que le traitement soit le plus sur-mesure possible. « Depuis le lancement du patch, en 1992, l’évolution a été considérable et nous pouvons dire aujourd’hui que nous proposons un véritable prêt-à-porter pour aider le fumeur. »
Pourtant, dans ce marché sensible aux politiques de santé, le praticien déplore que la lutte contre le tabac ne semble plus être une priorité de l’État : « Ces politiques doivent être reboostées, on doit sentir une pression politique pour le sevrage tabagique. Dans un marché plombé entre autres par la chute du Champix, notre travail mené en partenariat avec les pharmaciens, les médecins, les sages-femmes, avec le soutien du réseau de médecins Tabac et Liberté et la création de sites Internet – nicopatch.com et nicopass.com - pour accompagner le fumeur en ligne, porte ses fruits », indique le Dr André.
Pour convaincre le dernier noyau des accros à la pause cigarette, reste les nouveaux segments explorés par les laboratoires : antidépresseurs de type IMAO (inhibiteurs de la monoamine-oxydase), vaccins anti-nicotine, médicaments anti-manque. Ou encore des médecines dites douces. « L’homéopathie et l’acupuncture peuvent peut-être aider certains fumeurs qui tentent de renoncer au tabac, mais je rappelle que ces traitements ne sont pas validés par les autorités de santé », conclut le Dr Peiffer.
Olivia Jamet Le Quotidien du Pharmacien 17/09/2009
http://www.quotipharm.com/index.cfm?fuseaction=journal.article&DArtIdx=428787
France - Actualité pharmaceutique en 2009
Après le lancement des pastilles à sucer Nicopass 1,5 mg, les laboratoires Pierre Fabre proposent les pastilles Nicopass 2,5 mg (pastilles à 2,5 mg à la menthe fraîche boîtes de 12, 36 et 96). Leur forme galénique montre un avantage pharmacocinétique certain sur les gommes dont la libération en nicotine est irrégulière et sur les comprimés sublinguaux dont la libération reste très locale. Quelle que soit l’indication, il ne faut pas dépasser 15 pastilles par jour et 9 mois de traitement.
Toujours du côté du sevrage tabagique, il faut remarquer l’arrivée de l’inhalateur Nicorette 10 mg (42 cartouches) et celle des gommes à mâcher Nicotinell 2 mg (Fruits ou menthe).
Quant à NiQuitin (GSK), il propose un nouveau schéma thérapeutique de « préparation à l’arrêt », avant arrêt définitif du tabac. « Prépatch » validé par l’AFSSAPS est ainsi le premier patch qui permet de réduire avant d’arrêter complètement. Ce nouveau patch s’adresse à tous les fumeurs désireux d’arrêter le tabac, mais plus particulièrement aux fumeurs fortement dépendants de leur dose de nicotine quotidienne. Pendant les deux premières semaines d’utilisation du patch NiQuitin, le fumeur peut continuer à fumer tout en réduisant progressivement sa consommation de tabac. Après deux semaines, le fumeur arrête complètement de fumer et continue à utiliser le patch, en diminuant le dosage quotidien.
D. D. Le Quotidien du Pharmacien 07/01/2010 (extrait du dossier L’OTC nouveau est arrivé)
Avec la précieuse aide de l’AFIPA et d’IMS Healthcare.
http://www.quotipharm.com/index.cfm?fuseaction=journal.article&DArtIdx=433090
France - Pierre Fabre lance une expérimentation du sevrage tabagique en pharmacie
Alors que de nombreuses officines sont dans le rouge, les recettes pour renouer avec la croissance et développer certains marchés sont variées. Certains pharmaciens choisissent de miser sur des actions de santé publique, comme à Limoux, où une opération sur le sevrage tabagique a permis de redynamiser ce segment dans les officines participantes.
Mobiliser les professionnels de santé de Limoux, petite ville de l’Aude de 10 000 habitants, autour du sevrage tabagique : tel était l’objectif de l’opération lancée par le Laboratoire Pierre Fabre, en octobre 2011. À l’heure des négociations sur les nouvelles missions, cette initiative montre que le conseil du pharmacien et la santé publique, alliés à la coopération professionnelle, peuvent donner de bons résultats, y compris au niveau du chiffre d’affaires. « L’aspect commercial n’était pas la priorité, souligne cependant Christophe Gil, directeur commercial Pierre Fabre santé. Nous souhaitions avant tout mobiliser les professionnels de santé de Limoux afin de créer un intérêt pour un sujet de santé publique. Néanmoins, l’opération a aussi permis aux pharmaciens de développer leur marché du sevrage tabagique ». La ville a été choisie car elle compte six pharmacies et que la coordination entre les professionnels de santé y était déjà bonne. Pierre Fabre a distribué aux médecins, aux pharmaciens et aux chirurgiens-dentistes, des affiches mentionnant le slogan « Limoux se libère du tabac ». Le laboratoire a également proposé une formation à ces professionnels de santé, avec le Dr Étienne André, tabacologue*.
Croissance de 50 %
Lors de la campagne, qui a duré un mois, les professionnels de santé devaient proposer un conseil au patient. L’objectif était de lui poser des questions de base : fumez-vous ? Avez-vous envisagé d’arrêter ? Le professionnel de santé pouvait ensuite lui remettre une brochure, présentant le test de Fagerström et les avantages de l’arrêt du tabac, y compris économiques. « Les patients ont réagi de façon très positive, car le nom de la ville donnait un ancrage local à la campagne. Ils ont été intrigués par les affiches et ont plus facilement abordé la question avec les professionnels de santé », explique Christophe Gil. Dans les pharmacies participantes, le laboratoire a mis en avant ses produits de sevrage tabagique. « L’opération a créé une belle dynamique sur nos marques et sur le marché en général », note-t-il. Au niveau national et régional, Pierre Fabre a constaté que son marché du sevrage tabagique avait augmenté de 30 % en octobre 2011. « À Limoux, il a bondi de 50 % durant cette période, se félicite-t-il. Grâce à cette initiative, nous avons pu montrer qu’une action de santé publique peut permettre d’augmenter le chiffre d’affaires d’une officine sans casser les prix. »
Pour Philippe Besset, titulaire à Limoux, et président de la commission économie de l’officine à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), « l’intérêt principal de l’opération était de s’investir dans un projet commun de santé publique. Cela nous a permis de passer au-dessus de la guerre des prix. Nous avons aussi pu travailler avec la quinzaine de médecins généralistes de Limoux, ce qui n’était jamais arrivé, même si nous les connaissions ». Il reconnaît que « certaines choses sont encore perfectibles. Par exemple la journée d’information destinée au grand public n’a pas attiré suffisamment de monde, faute de relais d’information efficaces ». Néanmoins, il estime que, grâce à cette opération, au moins une vingtaine de patients a arrêté le tabac.
Pour Philippe Besset, « l’idée de promouvoir la coordination des soins sur un territoire donné a beaucoup d’avenir ». Le succès de l’opération a d’ailleurs encouragé Pierre Fabre à réfléchir à d’autres actions de santé publique, dans des villes différentes et sur d’autres thèmes. De nouveaux projets devraient donc voir le jour dans les mois à venir, dans lesquels les pharmaciens auront à nouveau toute leur place.
D’après Anne-Gaëlle Moulun Le Quotidien du Pharmacien 08/11/2012
http://www.quotipharm.com/?FUSEACTION=journal.article&DARTIDX=449902&OK.Y=7&OK.X=13&OK.Y=8&OK.X=18&
* Selon nos informations, le Dr ANDRÉ est médecin de santé publique et n’est pas titulaire du diplôme interuniversitaire de tabacologie et ne peut donc prétendre à la mention de tabacologue. Et qu’en est-il de sa déclaration de conflit d’intérêt ?
Va-t-on autoriser les tabacologues à vendre des médicaments ? (Ndlr)