Source: http://penitentsbleus31.free.fr/statuts_2010.htm
Timestamp: 2019-06-18 19:41:32+00:00
Document Index: 232052929

Matched Legal Cases: ["l'article 6", "l'article 9", "l'article 9", "l'article 6", "l'article 15", "l'article 6"]

Statuts de la Confrérie royale des Pénitents bleus de Toulouse (2010)
version 4 du 25 novembre 2010
statuts approuvés le ... par ...
version provisoire n° 68
Statuts de la Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse érigée à l'honneur de Dieu crucifié, immolé sacramentellement dans l'adorable Eucharistie, sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie sa Mère Assompte, et sous l'invocation des glorieux Saint Jérôme, Saint Louis Roi de France, et Sainte Marie-Madeleine.
Tous ceux qui voudront rejoindre la présente Confrérie des Pénitents bleus, hommes chrétiens catholiques majeurs, après avoir prié Dieu Notre Seigneur de les éclairer, s'adresseront au Prieur ou au vice-Régent afin d'être informés des conditions d'admission et des engagements que prend le Pénitent. Le postulant, par sa demande, donne de facto l'autorisation à l'un des Censeurs de s'informer de sa réputation et de sa situation vis à vis de l'Eglise catholique. La décision d'admission est prise dans les quinze jours par vote de l'assemblée dûment convoquée spécialement à cet effet, à la majorité des voix des présents. La raison du refus éventuel d'admettre le postulant n'est pas tenue d'être exposée. Le postulant admis, qui se fera dès lors appeler Confrère ou Frère par les membres de la Confrérie et Pénitent par toute autre personne, est incorporé définitivement à la Confrérie au cours de la sainte Messe célébrée le jour de la fête de St Jérôme, le 30 septembre, après une période probatoire de durée variable appelée Noviciat. L'engagement dans la Confrérie se fait devant Dieu notre Seigneur au cours de la Messe, mais ne comporte pas de voeux. Le Pénitent est libre de quitter la Confrérie à tout moment sans explications.
De l'habit, ceinture, chapelet et image
Le sac avec cagoule, destiné à créer une unité sociale, sera de couleur bleue tirant vers le violet, couleur liturgique des temps de l'Avent et du Carême. L'étoffe sera en toile rugueuse, la ceinture de même couleur que le sac, avec un chapelet blanc que le Pénitent portera sans ostentation. Le sac sera fait sur mesure, sans aucun pli, tout d'une pièce. Une petite image de St Jérôme sera cousue sur l'épaule gauche. Le sac devra descendre jusqu'aux pieds afin de cacher le bas du pantalon mais ne devra pas toucher le sol. Le sac est mis à la disposition du Novice et devra être restitué en cas de départ de celui-ci de la Confrérie, avec les ornements et accessoires qui lui auront été remis le jour de son admission.
Le Novice sera revêtu de son sac par les mains du Prieur au milieu de toute la Confrérie assemblée. Après avoir entendu une brève exhortation de celui-ci, entouré du vice-Régent et du Maître de Chapelle, le Novice sera interrogé afin de savoir s'il n'est pas membre d'une autre Confrérie de Pénitents. Puis il prêtera le serment solennel sur la sainte Bible et les présents statuts, à genoux devant l'autel de la chapelle de la Confrérie, promettant de les garder fidèlement et de rester humble et discret sur les activités de celle-ci dont il n'y a pas lieu de se vanter. Ensuite, le Secrétaire écrira dans le registre des admissions de la Confrérie son nom, son état ou sa profession, et la date de son admission. Enfin, l'assemblée chantera l'hymne Veni Creator. Le même jour, le nouveau Pénitent s'efforcera après son admission d'assister à la Messe et de communier. Si on le reçoit dans la Confrérie le soir, il s'efforcera de le faire le lendemain au plus tôt.
Tous les ans, la veille de la fête de St Jérôme, le jour où l'on fête les Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël, soit le 29 septembre, après avoir assisté le matin à la Messe du Saint-Esprit dans la chapelle de la Confrérie, entendu une exhortation et chanté le Veni Creator, tous les Confrères assemblés éliront du corps de la Confrérie, à la majorité des suffrages, un Prieur et un vice-Régent ayant la même autorité que lui en son absence. Ces deux personnes devront être de grande vertu, de profonde piété et de singulière prudence, à qui tous les confrères obéiront en toutes circonstances avec délicatesse pour l'amour de Jésus-Christ. Le Prieur, ou son vice-Régent en son absence, dirige la Confrérie mais il ne peut prendre aucune décision d'importance sans avoir consulté le Conseil au préalable. Le Prieur préside toutes les assemblées privées et publiques. Le Conseil est composé des quatre Censeurs, du Maître de chapelle, du Syndic, du Secrétaire, du Marguillier et de son adjoint, du Trésorier et de l'Aumônier. Le Maître des cérémonies, prêtre, est membre du Conseil mais avec voix consultative seulement. Il ne prend pas part aux votes.
Ce même jour, après avoir élu le Prieur et le vice-Régent, l'assemblée élira de même quatre Censeurs, chargés de s'informer sur la moralité des postulants et de veiller sur le comportement de tous les Confrères, un Maître de chapelle, un Maître des cérémonies, prêtre de la Confrérie, un Syndic, un Marguillier et son adjoint, un Trésorier, un Aumônier, personne laïque chargée des aumônes et autres collectes de fonds, et un Secrétaire.
Le Maître de chapelle gère les célébrations liturgiques et les processions. Il a autorité sur le Maître des cérémonies. Il est responsable de la Chorale et des hymnes qui ne manqueront pas d'être chantés aux processions du Jeudi-Saint, du dimanche dans l'octave de la Fête-Dieu, de la fête de Ste Marie-Madeleine le 22 juillet, de la fête de l'Assomption de la Vierge Marie le 15 août, de la fête de St Louis le 25 août, de la fête de notre patron St Jérôme le 30 septembre, des sept Vendredis de Carême, de toutes les autres fêtes du calendrier liturgique et autres occasions spéciales décidées par le Conseil.
Le Maître des cérémonies doit être un prêtre, diocésain, religieux ou autre. Il célèbre tous les Offices de la Confrérie et administre les sacrements. Il règle les Offices avec le Maître de chapelle dont il dépend pour ce qui concerne les affaires de la Confrérie. Il dirige ou fait diriger la chorale. Il prêche les exhortations. Il assiste en Pénitent aux processions.
Le Syndic sera si possible un avocat, inscrit à l'Ordre du Barreau. Il est chargé de défendre les intérêts de la Confrérie lors de toutes actions en justice. Il est le porte-parole de la Confrérie à l'extérieur de celle-ci. Il peut demander la convocation d'une assemblée générale extraordinaire pour faire régler tout problème. Il est le responsable administratif et financier de la Confrérie. Il a autorité sur le Trésorier, qui lui rend compte de sa gestion, et sur le Secrétaire, qui l'assiste.
Du devoir du Marguillier et de son adjoint
Le Marguillier et son adjoint sont responsables des Services Généraux de la Confrérie. Ils sont chargés notamment de la décoration magnifique de la chapelle, si celle-ci est privée, et autres lieux de culte lors des célébrations et processions citées à l'article 6 des présents statuts, et spécialement de la décoration du Reposoir du Jeudi-Saint.
Le Trésorier encaisse les droits d'entrée ainsi que les droits annuels que chaque Confrère doit verser au plus tard le jour du Jeudi-Saint pour financer notamment les décorations et ornements dont il est question à l'article 9 des présents statuts. Il règle les frais généraux de la Confrérie. Il tient les livres de comptes. Il peut utiliser les recettes reçues sous forme d'aumônes par l'Aumônier son adjoint, sur qui il a autorité, mais uniquement avec l'autorisation ou à la demande du Prieur.
L'Aumônier, personne laïque, est le responsable de la collecte des dons (aumônes). Il rend compte au Trésorier dont il est l'adjoint. Il a la charge de demander aux Confrères, lors de chaque assemblée, des dons à son initiative pour financer telle ou telle dépense prévue par le Prieur ou le Conseil. Il est chargé de visiter les jours de fêtes solennelles des malades dans le besoin afin de leur apporter des fonds récoltés à leur intention. Il a également la responsabilité de recueillir des fonds pour aider régulièrement des fondations d'orphelins-apprentis et des associations de protection de mères célibataires ou de futures mères en détresse.
Du devoir du Secrétaire
Le Secrétaire tient le registre des délibérations du Conseil et enregistre l'admission des nouveaux Confrères. Il assiste le Syndic, dont il dépend, dans tous ses travaux administratifs.
Le Prieur ou le vice-Régent devront prévenir au moins trois jours à l'avance tous les Confrères de la tenue d'une assemblée générale extraordinaire en vue d'admettre un postulant. Lors de cette assemblée, le ou les censeurs, soigneusement informés sur le postulant, feront un bref exposé de la moralité et de la situation de celui-ci avant de procéder au vote en faveur de son admission. L'absence d'aucun Confrère à cette assemblée n'est autorisée sauf cas de force majeure. En cas d'absence autre que pour cas de force majeure, le Confrère absent devra verser au Trésorier une somme définie dans le Règlement intérieur. Si l'absence a lieu le Jeudi-Saint ou le jour de la fête de St Jérôme, fête de la Confrérie, la somme sera doublée. Cet apport financier sera utilisé exclusivement pour les objets du culte.
Tout postulant admis dans la Confrérie devra verser au Trésorier le jour de son admission le montant du droit d'entrée défini dans le Règlement intérieur. Tout Confrère, quelque soit son rang, devra verser la même somme chaque année le jour du Jeudi-Saint. Cet apport financier sera utilisé exclusivement pour les objets du culte et la décoration dont il est question à l'article 9 des présents statuts, et pour faire célébrer des messes pour les Confrères décédés pendant l'année.
Les postulants admis dans la Confrérie contractent une obligation particulière :
d'observer étroitement et héroïquement les lois de Dieu et de l'Eglise, même et surtout lorsque la loi positive va à l'encontre de la loi naturelle,
d'instruire leurs parents, amis et employés s'ils en ont, des points du Christianisme exposés dans le Catéchisme de l'Eglise catholique que la plupart des Chrétiens de France ignorent encore par une négligence coupable,
de réciter tous les matins, après avoir pris une résolution pour la journée, trois fois un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père à genoux autant que faire se peut pour honorer la Passion de Jésus-Christ et Sa Divine Mère, l'aimable avocate des Pénitents, et de faire tous les soirs un bref examen de conscience sur la journée passée,
d'éviter toutes occasions de querelles, de conversations dangereuses, de jurements, et de s'abstenir prudemment de toutes mondanités et autres pompes du démon auxquelles ils ont renoncé le jour de leur baptême,
de jeûner tous les vendredis - sauf entre la fête de Pâques et celle de la Pentecôte, et entre la fête de Noël et la Purification de la Vierge Marie -, et d'assister autant que faire se peut aux exercices qui se font dans leur chapelle,
de se confesser le premier vendredi de chaque mois, d'assister à la Messe mensuelle de la Confrérie, tenant en main un cierge blanc (marque de la pureté et de l'amour avec lequel ils doivent recevoir la Sainte Eucharistie), de réciter le chapelet chaque samedi, d'assister aussi à l'Office de la Sainte Croix, aux méditations prêchées et au reste des exercices de la Confrérie détaillés dans le Règlement intérieur,
d'assister également à la Messe et aux Offices des Vendredis de Carême et aux Offices de la Semaine Sainte, temps destiné spécialement - comme l'Avent -, à la pénitence,
de se confesser et de communier avant d'assister aux exercices de la Confrérie aux fêtes de La Sainte Croix et des saints Patrons (Notre Dame, St Jérôme, St Louis et Ste Marie-Madeleine), le Jeudi-Saint, pendant l'Octave du Très Saint Sacrement et autres circonstances citées à l'article 6 des présents statuts, et aux processions ordinaires et extraordinaires dont la liste calendaire figure au Règlement intérieur,
de se confesser et de recevoir l'Extrême Onction dès qu'ils sont semble-t-il gravement malades, et de s'abandonner entièrement à la Miséricorde de Dieu,
de visiter leurs Confrères malades et les servir avec une charité fraternelle, les aider à accomplir leurs dévotions et les exhorter à se confesser et recevoir l'Extrême Onction, et lorsque Dieu permet que quelqu'un meure de maladie ou pour toute autre raison, assister à la célébration qui se fera dans la chapelle de la Confrérie pour le repos de l'âme du défunt, accompagner sa dépouille mortelle au cimetière ou au funérarium, et donner au Trésorier une offrande de messes afin de faire chanter pour le défunt une Messe dans la chapelle de la Confrérie le lundi suivant son décès, et de faire célébrer aussi plusieurs messes basses pour le repos de cette âme et de celles de tous les Confrères décédés dans l'année,
de visiter, instruire de la foi catholique, conforter et assister matériellement les pauvres et les malades dans les hôpitaux, dans les prisons ou à domicile, et d'aider par leurs dons spontanés et réguliers des fondations d'orphelins-apprentis et des associations de protection de mères célibataires ou de futures mères en détresse avec un esprit de charité et de sacrifice,
d'offrir à Dieu leurs prières tant privées que publiques - et particulièrement les Prêtres lorsqu'ils célèbrent le Saint Sacrifice de la Messe -, pour notre Saint Père le Pape, pour le Sacré Collège des Cardinaux, pour notre Archevêque et ses collaborateurs, pour la France et ses dirigeants, pour l'union et la concorde de tous les responsables politiques, pour tous les Confrères et spécialement pour le Prieur et son vice-Régent, pour tous les ecclésiastiques, les Confrères malades, absents ou décédés, et principalement pour la restauration du royaume du Christ dans les coeurs.
Le non-respect de ces statuts par un Confrère ne constitue pas un péché mortel ni véniel, à moins qu'ils ne soient méprisés, conformément aux multiples déclarations des Souverains Pontifes sur ce sujet. Cependant, ceux qui n'y satisfont pas se privent de recevoir les bienfaits spirituels que le Saint Père voudra bien donner aux membres de la Confrérie. Les contrevenants s'exposent de plus à être exclus de la Confrérie en cas d'abus répétés.
Si un Confrère a un comportement indigne de l'appel à la pénitence, à la piété et à la charité qu'il a reçu et auquel il a répondu librement, la première fois le Prieur ou le vice-Régent lui fera en privé et face à face une correction fraternelle et l'informera qu'une récidive l'obligerait à payer une amende dont le montant est défini dans le Règlement intérieur. A la deuxième récidive, une assemblée générale extraordinaire sera convoquée pour décider d'exclure éventuellement le Confrère délinquant.
Article abrogé et remplacé par l'article du même nom dans le Règlement intérieur.
Article abrogé, remplacé par la nouvelle formulation de l'article 15 des présents statuts.
De l'explication des présents statuts que le Prieur ou son vice-Régent doivent faire aux Confrères
Chaque année, toute la Confrérie sera assemblée pour entendre la lecture des présents statuts par le Secrétaire. Chaque article pourra faire l'objet d'un bref commentaire du Prieur ou du Vice-Régent afin de rappeler à chacun son devoir et d'exhorter tous les Confrères à une plus grande assiduité dans les exercices spirituels de la Confrérie, et spécialement les jours de fête cités à l'article 6 des présents statuts.
Fin des statuts.
à Toulouse, le 25 novembre 2010
page mise à jour le dimanche 05 mars 2017 17:13
Note pour information : Les associations de fidèles sont traitées dans le code de droit canonique (édition de 1983) aux canons 298 à 329.