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Timestamp: 2019-01-21 13:55:19+00:00
Document Index: 25310582

Matched Legal Cases: ["l'article 4", "l'article 21", "l'article 48", "l'article 4", "l'article 51", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 43", "l'article 64", "l'article 2", "l'article 29", "l'article 3", "l'article 3", "l'article 30"]

Chronologie des chemins de fer français 1841 – 1845
1836 - 1840 - [ 1841 - 1845 ] - 1846 - 1850
ORDONNANCE DU ROI qui autorise la Compagnie des mines d'Anzin à prolonger jusqu'à Anzin le Chemin de fer de Saint-Waast-la-Haut à Denain.
ART. 1er. La compagnie des mines d'Anzin est autorisée à prolonger jusqu'à Anzin le chemin de fer de Saint-Waast-la-Haut à Denain, autorisé par notre ordonnance du 24 octobre 1835.
Ce prolongement s'exécutera conformément au tracé marqué par une teinte rose sur le plan joint à la présente ordonnance.
2. La compagnie sera d'ailleurs soumise, pour le susdit prolongement, aux dispositions du cahier de charges annexé à l'ordonnance ci-dessus rappelée du 24 octobre 1835.
3. Conformément à l'engagement pris par la compagnie dans sa demande du 2 juillet 1840, il ne sera perçu aucun prix pour le transport, sur le prolongement de Saint-Waast à Anzin, des voyageurs ou des marchandises qui auraient parcouru tout ou partie du chemin de fer de Saint-Waast à Denain.
IXe série, Bull. 792, n° 9166
ORDONNANCE DU ROI qui approuve les nouveaux Statuts de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans.
ART. 1er. Les nouveaux statuts de la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans sont approuvés tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 14 janvier 1841, devant Me Foucher et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. Ladite société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, tant de la loi du 7 juillet 1838 que de celle du 15 juillet 1840, et du règlement d'administration publique prescrit par l'article 4 de ladite loi.
Acte modificatif des Statuts du Chemin de fer de Paris à Orléans.
ART. 1er. La société anonyme formée, avec l'autorisation du Gouvernement, sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, pour l'exécution et l'exploitation du chemin de fer de Paris à Orléans, de son embranchement sur Corbeil et dépendances, et des prolongements et embranchements qui pourront être ultérieurement concédés à la compagnie, a son siége et son domicile attributif de juridiction à Paris.
2. La société finira avec la concession.
Mise en Société de la Concession.
3. MM. Casimir Leconte et compagnie ayant apporté et mis en société la concession du chemin de fer de Paris à Orléans, telle qu'elle résulte de la loi du 7 juillet 1838, et du cahier de charges et de la convention additionnelle annexés à ladite loi, sans aucune réserve ni restriction, la compagnie se trouve entièrement aux lieu et place des concessionnaires, à la charge par elle de satisfaire à toutes les clauses et obligations qui résultent pour lesdits concessionnaires, tant des lois du 7 juillet 1838, 1er août 1839 et 15 juillet 1840, que du cahier de charges annexé à cette dernière loi.
Fonds social, Actions. 4. ... IXe série, partie suppl., Bull. 523, n° 15,318
Voir ordonnance du 13 août 1838 (autorisation)
ORDONNANCE DU ROI portant fixation de nouvelles limites pour la concession houillère d'Épinac, accordée par décret du 13 août 1805, et appartenant aujourd'hui à la compagnie des houillères et du chemin de fer d'Épinac (Saône-et-Loire).
IXe série, partie suppl., Bull. 534, n° 15,492
ORDONNANCE DU ROI qui modifie le premier paragraphe de l'article 21 des Statuts de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen.
IXe série, partie suppl., Bull. 527, n° 15,419
ART. 1er. L'expropriation pour cause d'utilité publique s'opère par autorité de justice.
ART. 3. Tous grands travaux publics, routes royales, canaux, chemins de fer, canalisation des rivières, bassins et docks, entrepris par l'État, les départements, les communes, ou par compagnies particulières, avec ou sans péage, avec ou sans subside du trésor, avec ou sans aliénation du domaine public, ne pourront être exécutés qu'en vertu d'une loi, qui ne sera rendue qu'après une enquête administrative.
Une ordonnance royale suffira pour autoriser l'exécution des routes départementales, celle des canaux et chemins de fer d'embranchement de moins de vingt mille mètres de longueur, des ponts et de tous autres travaux de moindre importance.
Dispositions exceptionnelles.
ART. 65. Lorsqu'il y aura urgence de prendre possession des terrains non bâtis qui seront soumis à l'expropriation, l'urgence sera spécialement déclarée par une ordonnance royale.
ART. 77. Les lois des 8 mars 1810 et 7 juillet 1833 sont abrogées.
Fait au palais des Tuileries, le 3e jour du mois de Mai, l'an 1841. IXe série, Bull. 808, n° 9285
Voir lois des 21 avril 1914, 6 novembre 1918 et 17 juillet 1921 (modifications)
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Compagnie reconstituée du Chemin de fer de la Loire, d'Andrezieux à Roanne.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris, sous la dénomination de Compagnie reconstituée du Chemin de fer de la Loire, d'Andrezieux à Roanne, est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 12 mai 1841, par-devant Me Hailig et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La présente société sera entièrement substituée aux droits et soumise aux obligations qui dérivaient, pour l'ancienne compagnie du chemin de fer de la Loire, tant de l'ordonnance royale du 27 août 1828 et du cahier des charges annexé à cette ordonnance, que de la loi du 15 juillet 1840.
ART. 1er. Il est fondé par ces présentes, et sauf l'autorisation du Roi, une société anonyme ayant pour objet l'exploitation de la concession du chemin de fer la Loire d'Andrezieux à Roanne, telle qu'elle résulte, tant de l'ordonnance royale du 27 août 1828 et du cahier des charges annexé à cette ordonnance, que de la loi du 15 juillet 1840.
En conséquence, la présente société est mise entièrement, à l'égard de ladite concession, aux lieu et place de la société Pochet et compagnie, sans aucune restriction ni réserve, mais à la charge de satisfaire aux obligations et clauses insérées au cahier des charges de l'adjudication prononcée le 27 février 1841, au profit de ladite société.
2. La société prend la dénomination de Compagnie reconstituée du chemin de fer de la Loire, d'Andrezieux à Roanne.
3. Son siége est établi à Paris.
4. La société commence du jour de l'obtention de l'ordonnance royale d'autorisation.
Sa durée est fixée à 99 ans, sauf renouvellement.
Fonds social. 5. ... IXe série, partie suppl., Bull. 541, n° 15,566
L'ancienne compagnie a été dissoute aux termes d'une délibération de l'assemblée générale des actionnaires du 7 mars 1836 et déclarée en état de faillite par un jugement du tribunal de commerce de la Seine rendu le 1er avril 1836.
La société en commandite Pochet et compagnie, constituée par deux actes passés, les 25 février et 2 mars 1841, devant notaires, s'est rendue adjudicataire du chemin de fer aux termes d'un jugement d'adjudication de l'audience des criées du tribunal civil de la Seine rendu le 27 février 1841.
LOI qui augmente la durée de la concession du Chemin de fer de Bordeaux à la Teste.
ART. 1er. La durée de la concession du chemin de fer de Bordeaux à la Teste, fixée à trente-quatre ans huit mois vingt-sept jours, par l'ordonnance du 15 décembre 1837, est portée à soixante et dix ans.
ART. 2. L'article 43 du cahier des charges annexé à la loi du 15 juillet 1840, relative à la compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen, et qui stipule en faveur de l'État la faculté de rachat, sera applicable à la compagnie du chemin de fer de Bordeaux à la Teste.
Fait au palais de Neuilly, le 13 Juin 1841.
IXe série, Bull. 820, n° 9359
ORDONNANCE DU ROI qui autorise le proviseur du collège royal d'Orléans à céder, au nom et pour le compte de cet établissement, à la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, moyennant une indémnité de 6,000 francs, une portion de terrain de la contenance d'un hectare vingt centiares, qui dépend de la maison de campagne du collège.
IXe série, partie suppl., Bull. 547, n° 15,696
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1841, un Crédit extraordinaire pour le Chemin de fer de Strasbourg à Bâle.
IXe série, Bull. 840, n° 9487
ART. 1er. La compagnie des mines de houille de Decise (Nièvre) est autorisée à établir un chemin de fer desdites mines au canal du Nivernais, aux clauses et conditions du cahier des charges arrêté, le 17 août 1841, par le ministre des travaux publics.
2. La compagnie est substituée aux droits comme elle est soumise à toutes les obligations qui dérivent pour l'administration de la loi du 3 mai 1841.
IXe série, Bull. 860, n° 9667
ORDONNANCE DU ROI qui approuve la Convention passée les 6 et 18 septembre 1841, entre le Ministre des Travaux publics et la Compagnie reconstituée du Chemin de fer d'Andrezieux à Roanne.
IXe série, Bull. 856, n° 9623
IXe série, Bull. 860, n° 9658
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1841, un Crédit extraordinaire applicable au Chemin de fer de Strasbourg à Bâle.
IXe série, Bull. 880, n° 9815
ORDONNANCE DU ROI portant que la contenance du terrain que le proviseur du collège d'Orléans est autorisé, en vertu de l'ordonnance du 13 juin dernier, à céder, au nom de cet établissement, moyennant la somme de 6,000 francs, à la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, est fixée à un hectare vingt ares, au lieu de un hectare vingt centiares.
IXe série, partie suppl., Bull. 604, n° 16,591
LOI relative à l'établissement de grandes lignes de Chemins de fer.
ART. 1er. Il sera établi un système de chemins de fer se dirigeant,
ART. 2. L'exécution des grandes lignes de chemins de fer définies par l'article précédent aura lieu par le concours
Néanmoins, ces lignes pourront être concédées en totalité ou en partie à l'industrie privée, en vertu des lois spéciales et aux conditions qui seront alors déterminées.
ART. 3. Les indemnités dues pour les terrains et bâtiments dont l'occupation sera nécessaire à l'établissement des chemins de fer et de leurs dépendances seront avancées par l'État, et remboursées à l'État, jusqu'à concurrence des deux tiers, par les départements et les communes.
Il n'y aura pas lieu à indemnité pour l'occupation des terrains ou bâtiments appartenant à l'État.
ART. 6. La voie de fer, y compris la fourniture du sable,
ART. 7. A l'expiration du bail, la valeur de la voie de fer et du matériel sera remboursée, à dire d'experts, à la compagnie par celle qui lui succédera, ou par l'État.
ART. 8. Des ordonnances royales régleront les mesures à prendre pour concilier l'exploitation des chemins de fer avec l'exécution des lois et règlements sur les douanes.
ART. 9. Des règlements d'administration publique détermineront les mesures et les dispositions nécessaires pour garantir la police, la sûreté, l'usage et la conservation des chemins de fer et de leurs dépendances.
ART. 10. Une somme de quarante-trois millions (43,000,000f) est affectée à l'établissement du chemin de fer de Paris à Lille et Valenciennes, par Amiens, Arras et Douai.
ART. 11. Une somme de onze millions cinq cent mille francs (11,500,000f) est affectée à la partie du chemin de fer de Paris à la frontière d'Allemagne, comprise entre Hommarting et Strasbourg.
ART. 12. Une somme de onze millions (11,000,000f) est affectée à l'établissement de la partie commune aux chemins de fer de Paris à la Méditerranée et de la Méditerranée au Rhin, comprise entre Dijon et Châlons.
ART. 13. Une somme de trente millions (30,000,000f) est affectée la partie du chemin de Paris à la Méditerranée, comprise entre Avignon et Marseille, par Tarascon et Arles.
ART. 14. Une somme de dix-sept millions (17,000,000f) est affectée à l'établissement de la partie commune aux chemins de fer de Paris à la frontière d'Espagne et de Paris à l'Océan, comprise entre Orléans et Tours.
ART. 15. Une somme de douze millions (12,000,000f) est affectée à l'établissement de la partie du chemin de fer de Paris au centre de la France, comprise entre Orléans et Vierzon.
ART. 16. Une somme de un million cinq cent mille francs (1,500,000f) est affectée à la continuation et à l'achèvement des études des grandes lignes de chemins de fer.
IXe série, Bull. 914, n° 10,023
LOI sur le prolongement jusqu'au Havre du Chemin de fer de Paris à Rouen.
ART. 1er. L'offre faite par les sieurs Charles Laffitte et compagnie, d'exécuter à leurs frais, risques et périls le prolongement jusqu'au Havre du chemin de fer de Paris à Rouen est acceptée.
En conséquence, toutes les clauses et conditions du cahier des charges, arrêté le 28 avril 1842 par le ministre secrétaire d'état des travaux publics, et accepté le 29 avril 1842 par ledit sieur Charles Laffitte et compagnie, et modifié conformément au tableau annexé à la présente loi, recevront leur pleine et entière exécution.
ART. 2. Le ministre des travaux publics est autorisé à consentir, au nom de l'État, à la compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre, un prêt de dix millions (10,000,000f).
Cette somme sera exclusivement employée aux travaux du chemin de fer et à l'acquisition du matériel nécessaire à son exploitation.
ART. 6. Indépendamment du prêt de dix millions stipulé aux articles précédents, il sera alloué à la compagnie, à titre de subvention gratuite, une somme de huit millions de francs (8,000,000f).
Cette somme sera payée par quart et proportionnellement à l'avancement des travaux. Le premier versement n'aura lieu que lorsque la compagnie aura justifié de dépenses faites et payées de ses propres deniers pour une somme d'au moins huit millions. Le dernier quart ne sera versé qu'après l'achèvement et la réception définitive du chemin de fer.
ART. 7. Les conventions à passer entre l'État et la compagnie, pour l'exécution de la présente loi, seront réglées par des ordonnances royales.
Cahier de charges pour l'établissement d'un Chemin de fer de Rouen au Havre.
ART. 1er. La compagnie s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de cinq années au plus tard, à dater de la promulgation de la loi qui ratifiera la concession, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer de Rouen au Havre, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le chemin de fer de Rouen au Havre s'embranchera sur le chemin de fer de Paris à Rouen, en un point qui sera ultérieurement déterminé par l'administration supérieure.
Au delà du point de bifurcation, le tracé ira traverser la Seine en amont du pont d'Orléans ; il passera sous la montagne Sainte-Catherine, franchira la vallée de Darnetal, et, après avoir contourné la ville de Rouen par les boulevarts, il s'élèvera sur le plateau de la Normandie, qu'il traversera en passant par ou près Yvetot, et arrivera au Havre après avoir touché Harfleur.
IXe série, Bull. 923, n° 10,075
ORDONNANCE DU ROI portant que le Territoire du Royaume, en ce qui concerne le service des Chemins de fer, sera divisé en cinq Inspections.
IXe série, Bull. 933, n° 10,143
ORDONNANCE DU ROI portant que le choix à faire entre les différents Tracés pour l'établissement des grandes lignes de Chemins de fer sera soumis à l'avis d'une Commission supérieure.
IXe série, Bull. 933, n° 10,144
ORDONNANCE DU ROI qui prescrit la formation d'une Commission administrative pour la révision et le contrôle des documents statistiques sur les Chemins de fer.
IXe série, Bull. 933, n° 10,145
ORDONNANCE DU ROI qui autorise les Concessionnaires du Chemin de fer du Creuzot au canal du Centre à établir, sur ce chemin, un Transport public de voyageurs.
IXe série, Bull. 960, n° 10,351
ORDONNANCE DU ROI sur l'exploitation provisoire, au compte de l'État, des Chemins de fer de Lille et de Valenciennes à la frontière de Belgique.
IXe série, Bull. 952, n° 10,281
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1842, un Crédit extraordinaire pour les frais d'exploitation des Chemins de fer de Lille et de Valenciennes à la frontière de Belgique.
IXe série, Bull. 956, n° 10,297
ORDONNANCE DU ROI qui autorise la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans à contracter l'Emprunt nécessaire pour réaliser une somme effective de dix millions.
IXe série, Bull. 953, n° 10,288
ORDONNANCE DU ROI qui règle provisoirement les Tarifs pour le transport des Voyageurs, Bagages, Marchandises, Bestiaux et objets quelconques, sur les Chemins de fer de Lille et de Valenciennes à la frontière de Belgique, entre les stations françaises et belges.
IXe série, Bull. 959, n° 10,347
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre provisoirement à l'importation et au transit de certaines Marchandises les Bureaux de Douanes placés aux stations de Turcoing, de Roubaix et de Saint-Saulve, sur les Chemins de fer de la frontière belge à Lille et à Valenciennes.
IXe série, Bull. 962, n° 10,373
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1842, un Crédit supplémentaire pour le service du Prêt autorisé en faveur de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen.
IXe série, Bull. 969, n° 10,437
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1843, un Crédit supplémentaire pour le service du Prêt autorisé en faveur de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen.
IXe série, Bull. 972, n° 10,455
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1843, un Crédit extraordinaire pour les frais d'exploitation des Chemins de fer de Lilles et de Valenciennes à la frontière de Belgique.
IXe série, Bull. 975, n° 10,467
ORDONNANCE DU ROI qui approuve la Convention passée entre le Ministre des Travaux publics et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen, pour la réalisation du Prêt de quatorze millions autorisé par la Loi du 15 juillet 1840.
IXe série, Bull. 975, n° 10,468
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Rouen au Havre.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 27 janvier 1843, par-devant Me Ducloux et Labarbe, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance avec l'état certifié des souscripteurs de la totalité des actions de ladite compagnie, déposé en l'étude dudit Me Ducloux, suivant acte passé, le 31 décembre 1842, devant ledit Me Ducloux et son collègue.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour les sieurs Charles Laffitte et compagnie, tant de la loi du 11 juin 1842 que du cahier des charges et des clauses additionnelles audit cahier de charges annexés à cette loi.
Société du Chemin de fer de Rouen au Havre.
ART. 1er. Il est établi entre les comparants et les propriétaires de toutes les actions ci-après créées, sauf l'approbation du Gouvernement, une société anonyme ayant pour objet l'établissement et l'exploitation d'un chemin de fer de Rouen au Havre.
Cette société prend le titre de Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre.
2. Le siége de la société est à Paris.
3. Le terme de la société sera le même que celui de la concession ; elle commencera à compter du jour de la promulgation de l'ordonnance royale qui l'aura autorisée.
Mise en société de la Concession. 4. ... IXe série, partie suppl., Bull. 641, n° 17,224
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1843, un Crédit supplémentaire de six millions, pour le service du Prêt autorisé en faveur de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen, et annule un Crédit de pareille somme sur l'exercice 1842.
IXe série, Bull. 983, n° 10,531
ORDONNANCE DU ROI qui autorise la Compagnie des Mines de Mont-Rambert et du quartier Gaillard à établir un Chemin de fer entre lesdites mines et le chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire.
ART. 1er. La compagnie des mines de Mont-Rambert et du quartier Gaillard est autorisée à établir un chemin de fer entre lesdites mines et le chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire, aux clauses et conditions du cahier de charges arrêté, le 26 mars 1843, par notre ministre des travaux publics.
Cahier de charges pour l'établissement d'un chemin de fer de Mont-Rambert au chemin de Saint-Étienne à la Loire.
ART. 1er. La compagnie s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de trois années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui en autorisera l'exécution, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer des mines de Mont-Rambert au chemin de fer de la Loire, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
2. Le chemin de fer aura son origine en face du pavillon servant de bureau à la compagnie des mines de Mont-Rambert ; il s'élèvera sur le plateau du Monteil, passera au milieu du puits des Lites, Micolon et Salomon ; montera au village de la Béraudière par le plan incliné de ce nom, traversera le village et se tiendra sur le plateau de la Chauvetière pour venir descendre le plan incliné du Devey, en passant sous l'ancienne route du Puy, le plateau des Basses-Villes et le plan incliné de ce nom en passant sous le chemin vicinal de Saint-Étienne à Saint-Genest-Lerpt.
De ce point il se développera dans les prés et les jardins de la commune de Montaud, traversera la route royale n° 82, de Roanne au Rhône, en aval du premier groupe de maisons après la sortie de la ville de Saint-Étienne ; traversera le Furens et viendra se raccorder au chemin de Saint-Étienne à la Loire.
Le tracé des plans inclinés sera rectiligne.
La compagnie sera tenue de présenter ultérieurement, à l'approbation de l'administration, les moyens de traction ou de retenue des convois qu'elle entend appliquer au parcours des plans inclinés.
IXe série, Bull. 1022, n° 10,757
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession de terrains non bâtis situés sur la commune de Saint-Ouen-l'Aumône (Seine-et-Oise), pour l'exécution des travaux du chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique.
IXe série, Bull. 1012, n° 10,709
ORDONNANCE DU ROI relative aux Machines et Chaudières à vapeur, autres que celles qui sont placées sur des Bateaux.
IXe série, Bull. 1032, n° 10,826
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession de terrains non bâtis situés sur les communes de Mer (Loir-et-Cher), de Tavers (Loiret) et de Beaugency (Loiret), pour l'exécution des travaux du chemin de fer d'Orléans à Tours.
IXe série, Bull. 1024, n° 10,781
ORDONNANCE DU ROI relative au Tarif des Droits à percevoir pour le transport des Voyageurs et des Bagages sur la partie française du Chemin de fer de Lille à Courtray.
IXe série, Bull. 1023, n° 10,769
LOI qui ouvre un Crédit supplémentaire de quatre millions, applicable au service du Prêt consenti à la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen.
IXe série, Bull. 1021, n° 10,747
LOI relative à l'établissement du Chemin de fer de Marseille à Avignon.
ART. 1er. L'offre faite par les sieurs Paulin Talabot, Joseph Ricard, Chaponnière et Rey de Foresta, d'exécuter à leur frais, risques et périls, le chemin de fer de Marseille à Avignon, est acceptée.
En conséquence, toutes les clauses et conditions du cahier des charges arrêté le 31 mars 1843 par le ministre secrétaire d'état des travaux publics, et accepté le même jour 31 mars par le sieur Talabot, ensemble les modifications introduites le 12 juin suivant par le ministre des travaux publics, et acceptées le même jour par lesdits sieurs Paulin Talabot, Joseph Ricard, Chaponnière et Rey de Foresta, recevront leur pleine et entière exécution, sous les modifications apportées au cahier des charges annexé à la présente loi.
En conséquence, le cahier des charges ainsi modifié restera annexé à la présente loi.
Fait au palais des Tuileries, le 24 Juillet 1843.
Cahier des charges pour l'établissement d'un Chemin de fer d'Avignon à Marseille.
ART. 1er. La compagnie s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de cinq années au plus tard, à dater de la promulgation de la loi qui ratifiera la concession, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer d'Avignon à Marseille, par Tarascon et Arles, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé, et qu'il soit relié avec le chemin de Beaucaire à Nîmes.
ART. 2. La compagnie se conformera, pour l'établissement du chemin de fer, soit en plan, soit en profil, aux dispositions énoncées dans l'avis, en date du 12 décembre 1842, du conseil général des ponts et chaussées.
Le maximum des pentes et rampes du tracé ne pourra excéder cinq millimètres (0,005) par mètre, sauf, toutefois, dans la partie comprise entre la station de Marseille et l'anse de la Joliette.
IXe série, Bull. 1025, n° 10,785
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession de terrains non bâtis situés dans la commune des Batignolles (Seine), et qui sont nécessaires pour l'établissement d'une gare des marchandises sur le chemin de fer de Paris à Rouen.
IXe série, Bull. 1040, n° 10,889
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Marseille pour l'exécution et l'exploitation du Chemin de fer de Marseille à Avignon.
ART. 1er. La société anonyme formée à Marseille pour l'exécution et l'exploitation du chemin de fer de Marseille à Avignon, est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 28 août dernier, par-devant Me Cahouet et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. Ladite société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent tant de la loi du 24 juillet 1843 et du cahier des charges annexé à cette loi que du règlement d'administration publique prévu par l'article 48 de ce cahier des charges.
ART. 1er. Il est formé, sauf l'approbation du Gouvernement, entre les comparants, ès noms qu'ils agissent, et toutes les personnes qui se rendront cessionnaires des actions ci-après créées, une société anonyme pour l'exécution et l'exploitation du chemin de fer de Marseille à Avignon et à Beaucaire.
2. La société a pour objet :
1° L'exécution du chemin de fer de Marseille à Avignon passant par Saint-Chamas, Arles et Tarascon ;
2° L'exécution de l'embranchement qui, se détachant à Tarascon de la ligne principale ci-dessus, ira rejoindre le chemin de fer d'Alais à Beaucaire ;
3° L'exploitation de ces lignes de chemin de fer.
3. La dénomination de la société est Compagnie du chemin de fer de Marseille à Avignon.
4. L'existence de la société commencera à partir de la date de l'ordonnance royale qui l'aura autorisée.
Sa durée sera la même que celle de la concession.
5. Le siége de la société est à Marseille.
Mise en société de la concession. 6. ... IXe série, partie suppl., Bull. 679, n° 17,797
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) qui autorise le département des travaux publics à prendre possession, pour le service du chemin de fer d'Orléans à Vierzon, de quatre hectares environ de terrains formant la pointe aval de l'île Charlemagne, située dans la Loire, à Orléans, et appartenant à l'État.
IXe série, Bull. 1044, n° 10,907
ORDONNANCE DU ROI qui détermine les formes suivant lesquelles la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans justifiera, vis-à-vis de l'État, des ses Frais de premier établissement, de ses Frais annuels d'entretien, et de ses Recettes.
IXe série, Bull. 1056, n° 10,987
ORDONNANCE DU ROI qui détermine les formes suivant lesquelles la Compagnie du Chemin de fer de Strasbourg à Bâle justifiera, vis-à-vis de l'État, de ses Frais annuels d'entretien, et de ses Recettes.
IXe série, Bull. 1056, n° 10,988
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession de terrains non bâtis situés sur la commune de Saint-Louis (Haut-Rhin), et nécessaires pour l'établissement du chemin de fer de Strasbourg à Bâle.
IXe série, Bull. 1069, n° 11,111
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) qui autorise le département des travaux publics à prendre possession, pour le service du chemin de fer de Paris à la frontière d'Allemagne, dans le département du Bas-Rhin, 1° de vingt-trois hectares de terrains dépendant de la forêt de la Marck, ban de Hœgen ; 2° de huit hectares de terrains dépendant de la forêt de Greiffenstein, ban de Saverne ; lesquelles forêts appartiennent toutes deux à l'État.
IXe série, Bull. 1069, n° 11,112
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis sur lesquels doit être établi le chemin de fer de Marseille à Avignon, entre la ville d'Arles et la Durance, dans le département des Bouches-du-Rhône.
IXe série, Bull. 1071, n° 11,124
ORDONNANCE DU ROI qui règle les Tarifs pour le transport des Voyageurs, Bagages, Marchandises, Bestiaux et objets quelconques, sur les Chemins de fer de Lille et de Valenciennes à la frontière de Belgique.
IXe série, Bull. 1066, n° 11,071
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le Ministre des Travaux publics) portant que la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire est autorisée à modifier le trajet de ce chemin aux lieux dits la Roche, commune de Saint-Just-sur-Loire ; la Palapelière, commune de la Fouillouse ; Saint-Marais, commune d'Outre-Furens (Loire), et qu'elle ne pourra, toutefois, poursuivre aucune expropriation, ni commencer aucuns travaux, qu'en vertu de projets de détail approuvés par l'administration supérieure.
IXe série, Bull. 1081, n° 11,187
ORDONNANCE DU ROI qui autorise l'établissement d'un Chemin de fer des Mines de houille de Commentry au Canal du Berry, près de Montluçon.
ART. 1er. MM. Rambourg frères sont autorisés à établir un chemin de fer des mines de houille de Commentry au canal du Berry, près de Montluçon, aux charges et conditions du cahier des charges, arrêté le 30 janvier 1844, par notre ministre secrétaire d'état des travaux publics.
Cahier des charges pour l'établissement d'un Chemin de fer des mines de Commentry au canal du Berry, prés Montluçon.
ART. 1er. Les concessionnaires s'obligent à exécuter, à leurs frais, risques et périls, et à terminer, dans le délai de quatre années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui en autorisera l'exécution, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer des mines de Commentry au canal du Berry, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
2. Le chemin de fer partira de la commune de Commentry, et des puits et tranchées appartenant à la mine de ce nom ; il se dirigera par le nord de Montassiégé sur la vallée de l'Amaron, qu'il traversera pour gagner les hauteurs de Marignon, en passant entre Bordesoulle et les Boulades ; il descendra dans la vallée du Chevet, et, passant près de Montluçon et dans le voisinage des hauts fourneaux, il traversera le Cher, et viendra aboutir au port du canal.
Le chemin comportera deux plans automoteurs, dont la pente pourra s'élever jusqu'à 0m,20 par mètre. Sur le reste du parcours, le maximum des pentes et des rampes ne pourra dépasser 0m,015 par mètre.
IXe série, Bull. 1085, n° 11,208
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) qui autorise le département des travaux publics à prendre possession, pour le service du chemin de fer d'Orléans à Vierzon, de quatorze hectares trente-deux ares quatre-vingt seize centiares dépendant de la forêt domaniale de Vierzon (Cher).
IXe série, Bull. 1087, n° 11,234
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) qui autorise le département des travaux publics à prendre possession, pour le service du chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, de sept hectares dix-huit ares quatre-vingt-six centiares de terrains dépendant de la forêt domaniale de Raismes (Nord).
IXe série, Bull. 1100, n° 11,298
ORDONNANCE DU ROI qui modifie l'article 4 de l'Ordonnance du 9 décembre 1843, portant fixation des Tarifs des Droits à percevoir pour les transports sur les Chemins de fer de Lille et de Valenciennes à la frontière de Belgique.
IXe série, Bull. 1098, n° 11,273
ORDONNANCE DU ROI qui autorise la Compagnie des Mines de Montrambert et du quartier Gaillard à mettre en communication avec le Chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon le Chemin précédemment autorisé entre lesdites mines et le Chemin de Saint-Étienne à la Loire.
ART. 1er. La compagnie des mines de Montrambert et du quartier Gaillard est autorisée à mettre en communication le chemin précédemment autorisé par notre ordonnance du 2 avril 1843, entre lesdites mines et le chemin de Saint-Étienne à la Loire, avec le chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, au moyen d'un embranchement partant du Petit-Treuil et aboutissant près du Puits-Jabin.
IXe série, Bull. 1115, n° 11,368
LOI relative à l'exploitation du Chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics est autorisé à donner à bail, moyennant une durée de jouissance qui n'excédera pas douze ans, l'exploitation du chemin de fer de Montpellier à Nîmes, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges annexé à la présente loi.
ART. 2. L'adjudication aura lieu par voie de publicité et de concurrence, sur un prix minimum qui sera déterminé par le ministre des travaux publics, et qui ne pourra être inférieur à une moyenne annuelle de deux cent cinquante mille francs pendant la durée du bail.
L'adjudicataire payera, en outre, l'intérêt à trois pour cent de la somme de neuf cent mille francs, représentant le matériel mobile qui lui sera livré par l'administration.
ART. 3. L'adjudication qui sera passée en vertu de la présente loi ne deviendra définitive qu'après avoir été homologuée par une ordonnance royale.
Fait au palais de Neuilly, le 7 Juillet 1844.
Cahier des charges pour le bail d'exploitation du Chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
ART. 1er. Le présent bail comprend l'exploitation et l'entretien du chemin de fer de Montpellier à Nîmes, depuis son embranchement sur le chemin de fer de Cette à Montpellier, à l'ouest de cette dernière ville, jusqu'à son raccordement avec le chemin de fer d'Alais à Beaucaire, à l'est de la ville de Nîmes.
ART. 2. Le chemin de fer, tel qu'il est défini à l'article précédent, sera livré à l'adjudicataire dans les deux mois qui suivront l'approbation de l'adjudication : il lui sera remis en bon état d'entretien.
La livraison à faire à l'adjudicataire comprend :
Tous les terrains qui servent d'emplacement au chemin de fer et à ses dépendances ;
Les travaux de terrassements et les ouvrages d'art de toute nature, exécutés sur la ligne du chemin de fer, y compris les clôtures, maisons de gardes, bâtiments des stations et des ateliers de réparations, et tous autres affectés à l'exploitation du chemin de fer ;
La double voie de fer posée sur toute la longueur du chemin, y compris le ballast, les rails, coussinets, traverses dont elle se compose, et aussi toutes les voies de gares et stations ;
Les changements de voie, excentriques, plates-formes tournantes, réservoirs d'eau, grues hydrauliques, et en général tout le matériel fixe afférent à l'exploitation.
IXe série, Bull. 1111, n° 11,350
Voir ordonnance du 1er novembre 1844 (adjudication)
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession, pour le service du chemin de fer d'Orléans à Vierzon, de terrains non bâtis situés sur la commune de Saint-Jean-le-Blanc, département du Loiret.
IXe série, Bull. 1137, n° 11,527
LOI relative à l'établissement du Chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
ART. 1er. Une somme de cinquante-quatre millions de francs (54,000,000f) est affectée à l'établissement de la partie du chemin de fer de Paris sur la frontière d'Espagne, comprise entre Tours et Bordeaux.
ART. 2. Sur l'allocation de cinquante-quatre millions mentionnée en l'article précèdent, il est ouvert au ministre des travaux publics, sur l'exercice 1844, un crédit de quatre millions de francs (4,000,000f), et sur l'exercice 1845, un crédit de dix millions de francs (10,000,000f).
ART. 3. Le ministre des travaux publics est autorisé à donner à bail, moyennant une durée de jouissance qui n'excédera pas quarante et un ans et seize jours, à partir du délai fixé pour la pose de la voie de fer, le chemin de fer d'Orléans à Tours et à Bordeaux, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges annexé à la présente loi.
L'adjudication aura lieu par voie de publicité et de concurrence.
Le rabais portera sur la durée de la jouissance.
Nul soumissionnaire ne pourra concourir qu'après le versement des deux millions portés à l'article 51 du cahier des charges, et qu'autant qu'il aura été préalablement admis par le ministre des travaux publics.
Fait au palais de Neuilly, le 26 Juillet 1844.
Cahier de charges pour le bail d'exploitation du Chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics, au nom de l'État, s'engage à livrer à la compagnie les terrains, les terrassements, les ouvrages d'art, les stations, ateliers et maisons de gardes du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux, dans les délais et sous les conditions ci-après déterminés.
ART. 2. Des stations principales seront établies à ou près Orléans, Blois, Amboise, Tours, Châtellerault, Poitiers, Angoulême, Libourne et Bordeaux.
Les projets des bâtiments des stations et ateliers sur lesquels il n'aura pas été statué avant l'homologation de la convention à intervenir ne seront toutefois arrêtés par le ministre qu'après que la compagnie aura été entendue.
IXe série, Bull. 1118, n° 11,377
LOI relative au Chemin de fer de Paris sur le centre de la France.
ART. 1er. Le chemin de fer de Paris sur le centre de la France, classé par l'article 1er de la loi du 11 juin 1842, sera prolongé, d'une part, de Vierzon sur Châteauroux et Limoges, et, d'autre part, de Bourges sur Clermont.
ART. 2. Une somme de sept millions huit cent mille francs (7,800,000f) est affectée à l'exécution de la partie du chemin de fer de Paris sur le centre de la France, comprise entre Vierzon et Châteauroux.
ART. 3. Une somme de treize millions de francs (13,000,000f) est affectée à l'exécution de la partie du chemin de fer de Paris sur le centre de la France, comprise entre Vierzon et la rive droite de l'Allier, près du confluent de cette rivière avec la Loire.
ART. 5. Le ministre des travaux publics est autorisé à comprendre les deux parties du chemin de fer désignées aux articles 2 et 3 ci-dessus, dans un seul et même bail, avec le chemin de fer d'Orléans à Vierzon.
La durée de la jouissance pourra être portée à quarante années.
Le bail sera passé aux clauses et conditions du cahier des charges annexé à la présente loi.
Cahier de charges pour le Bail d'exploitation du Chemin de fer d'Orléans à Vierzon, avec prolongement, d'une part, sur Bourges et la rive droite de l'Allier, près du confluent de cette rivière avec la Loire, et d'autre part, sur Châteauroux.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics, au nom de l'État, s'engage à livrer à la compagnie les terrains, les terrassements, les ouvrages d'art, les stations, ateliers et maisons de gardes du chemin de fer d'Orléans à Vierzon, avec prolongement, d'une part, sur Bourges et la rive droite de l'Allier, près du confluent de cette rivière avec la Loire, et d'autre part, sur Châteauroux, dans les délais et sous les conditions ci-après déterminés.
ART. 2. Des stations principales seront établies sur le chemin de fer d'Orléans à Vierzon, près d'Orléans, de Salbris et de Vierzon ;
Sur le prolongement vers Bourges et la rivière de l'Allier, à ou près de Bourges, et après la traversée de l'Allier ;
Sur le prolongement vers Châteauroux, à ou près d'Issoudun et de Châteauroux.
Les projets des bâtiments des stations et ateliers sur lesquels il n'aura pas été statué avant l'homologation de la présente convention ne seront toutefois arrêtés par le ministre qu'après que la compagnie aura été entendue.
IXe série, Bull. 1119, n° 11,378
LOI relative au Chemin de fer de Paris sur la frontière de Belgique et sur l'Angleterre.
ART. 1er. Le chemin de fer de Paris sur l'Angleterre, dont l'établissement a été ordonné par la loi du 11 juin 1842, sera dirigé sur Calais, Dunkerque et Boulogne.
Les lignes sur Calais et Dunkerque se détacheront de la ligne de Paris à la frontière de Belgique à Lille, et se dirigeront, savoir :
La ligne sur Calais par Hazebrouck et Saint-Omer ;
La ligne sur Dunkerque par Hazebrouck et l'ouest de Cassel.
ART. 2. Jusqu'à l'ouverture de la prochaine session, le ministre des travaux publics est autorisé à concéder, sans subvention, pour un espace de temps qui n'excédera pas quatre-vingt dix-neuf ans, le chemin de fer d'Amiens à Boulogne par Abbeville et Étaples, à une compagnie qui en exécutera tous les travaux.
La concession aura lieu par adjudication publique ; le rabais portera sur le maximum de durée énoncé au paragraphe précédent.
Nul ne sera admis au concours, s'il n'a été préalablement agréé par le ministre des travaux publics, et s'il n'a déposé un cautionnement dont le montant et le mode de restitution seront réglés par une ordonnance royale.
ART. 3. Une somme de quinze millions de francs (15,000,000f) est affectée à l'établissement des lignes de fer dirigées sur Calais et Dunkerque.
IXe série, Bull. 1120, n° 11,385
LOI relative à l'établissement du Chemin de fer de Paris à Lyon.
ART. 1er. Une somme de soixante et onze millions de francs (71,000,000f) est affectée à l'établissement de la partie du chemin de fer de Paris à la Méditerranée comprise entre Paris et Dijon, et de la partie comprise entre Châlon-sur-Saône et Lyon.
Le tracé sera dirigé par les vallées de la Seine, de l'Yonne, de l'Armançon et de la Saône.
ART. 2. Le ministre des travaux publics est autorisé à concéder, sans subvention, pour un espace de temps qui n'excédera pas quatre-vingt-dix-neuf ans, un embranchement de Montereau à Troyes par la vallée de la Seine, à une compagnie qui en exécutera tous les travaux.
La concession aura lieu par adjudication publique : le rabais portera sur le maximum de durée énoncé au paragraphe précédent.
Nul ne sera admis au concours s'il n'a été préalablement agréé par le ministre des travaux publics, et s'il n'a déposé un cautionnement dont le montant et le mode de restitution seront réglés par une ordonnance royale.
IXe série, Bull. 1120, n° 11,386
LOI relative à l'exécution du Chemin de fer de Tours à Nantes.
ART. 1er. Une somme de vingt-huit millions huit cent mille francs (28,800,000f) est affectée à l'exécution de la partie du chemin de fer de Paris sur l'Océan, classé par la loi du 11 juin 1842, comprise entre Tours et Nantes.
ART. 2. Sur l'allocation mentionnée en l'article précédent, il est ouvert au ministre des travaux publics, sur l'exercice 1844, un crédit de quinze cent mille francs (1,500,000f), et sur l'exercice 1845, un crédit de quatre millions de francs (4,000,000f).
IXe série, Bull. 1120, n° 11,387
LOI relative à l'établissement d'un Chemin de fer de Paris à Rennes.
ART. 1er. Il sera ajouté au système de chemins de fer défini par l'article 1er de la loi du 11 juin 1842, un chemin de fer de Paris à Rennes, par Chartres et Laval.
ART. 2. Une somme de treize millions de francs (13,000,000f) est affectée à l'exécution de la partie du chemin de Paris à Rennes, comprise entre Versailles et Chartres.
ART. 3. Il sera statué sur les questions relatives au mode et aux conditions de l'embranchement sur les chemins de fer de Versailles à Paris, par la loi de concession du chemin de fer de Paris à Chartres.
IXe série, Bull. 1120, n° 11,388
ORDONNANCE DU ROI qui approuve la Convention passée entre le Ministre des Travaux publics et la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen, pour la réalisation du Prêt supplémentaire de quatre millions autorisé par la loi du 15 juillet 1840.
IXe série, Bull. 1130, n° 11,464
ORDONNANCE DU ROI qui approuve la Convention passée entre le Ministre des Travaux publics et la Compagnie du Chemin de fer de Rouen au Havre, pour la réalisation du Prêt de dix millions autorisé par la loi du 11 juin 1842.
IXe série, Bull. 1130, n° 11,465
LOI relative à l'établissement du Chemin de fer de Paris à Strasbourg.
ART. 1er. Une somme de quatre-vingt-huit millions sept cent mille francs est affectée à l'établissement,
1° De la partie du chemin de fer de Paris sur la frontière d'Allemagne, classé par la loi du 11 juin 1842, comprise entre Paris et Hommarting, et passant par ou près Épernay, Châlons, Bar-le-Duc, Toul et Nancy ;
2° Des embranchements dirigés de Reims et de Metz sur ce chemin.
IXe série, Bull. 1122, n° 11,399
Voir ordonnance et loi du :
- 19 juillet 1845 (mise en adjudication)
- 27 novembre 1845 (adjudication)
LOI qui ouvre des Crédits pour Travaux de Routes royales, de Chemin de fer et de Canaux.
IXe série, Bull. 1124, n° 11,407
LOI qui ouvre un Crédit pour un Essai du système de Chemin de fer atmosphérique.
IXe série, Bull. 1124, n° 11,408
LOI qui autorise la concession d'un Chemin fer de Paris à Sceaux.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics est autorisé à concéder au sieur Arnoux un chemin de fer de Paris à Sceaux, aux clauses et conditions du cahier des charges annexé à la présente loi.
La convention passée en vertu du paragraphe précédent devra être homologuée par une ordonnance royale.
Fait au palais des Tuileries, le 5 août 1844.
Cahier de charges pour l'établissement du Chemin de fer de Paris à Sceaux.
ART. 1er. Le concessionnaire s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le courant de deux années au plus tard, à dater de la promulgation de la loi de concession, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer de Paris à Sceaux, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties, à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le chemin de fer partira d'un point voisin de la barrière d'Enfer, en dehors du mur d'octroi de la ville de Paris ; il ira passer près d'Arcueil et de Bourg-la-Reine, et aboutira à Sceaux en un point qui sera ultérieurement déterminé.
Le maximum des pentes et rampes du tracé n'excédera pas sept millimètres par mètre (0m,007) entre Paris et Bourg-la-Reine. Entre Bourg-la-Reine et Sceaux, les pentes, le nombre de lacets et les rayons des courbes de raccordement seront déterminés par l'administration supérieure, sur les projets fournis par le concessionnaire, de manière que l'épreuve des voitures articulées du sieur Arnoux soit complètement concluante.
IXe série, Bull. 1124, n° 11,409
ORDONNANCE DU ROI qui approuve la Convention passée entre le Ministre des Travaux publics et M. Arnoux, pour la concession du Chemin de fer de Paris à Sceaux.
ART. 1er. La convention provisoire passée, le 5 septembre 1844, entre notre ministre secrétaire d'état des travaux publics et le sieur Arnoux, pour la concession du chemin de fer de Paris à Sceaux, est et demeure approuvée.
En conséquence, toutes les clauses et conditions stipulées dans ladite convention, tant à la charge de l'État qu'à la charge du sieur Arnoux, recevront leur pleine et entière exécution.
2. La convention ci-dessus mentionnée restera annexée à la présente ordonnance.
Convention entre le Ministre Secrétaire d'état des Travaux publics et le sieur Arnoux, pour la concession du Chemin de fer de Paris à Sceaux.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics concède, au nom de l'État, au sieur Arnoux, un chemin de fer de Paris à Sceaux, aux clauses et conditions de la loi précitée, du 5 août 1844, et du cahier des charges annexé à cette loi.
2. De son côté, le sieur Arnoux s'engage à se soumettre aux susdites clauses et conditions de la loi du 5 août 1844, et du cahier des charges y annexé.
Il est spécialement entendu et déclaré que les réductions de péage stipulées dans l'article 43 dudit cahier des charges, en faveur des chemins d'embranchement et de prolongement, s'appliquent non seulement aux chemins qui seront autorisés par des lois, mais encore à ceux qui pourront l'être par ordonnance royale, conformément à la loi du 3 mai 1841.
IXe série, Bull. 1141, n° 11,540
ORDONNANCE DU ROI relative à la concession du Chemin de fer d'Amiens à Boulognes.
ART. 1er. L'adjudication de la concession du chemin de fer d'Amiens à Boulogne aura lieu sur les clauses et conditions du cahier des charges annexé à la présente ordonnance.
Cahier des charges pour l'établissement d'un Chemin de fer d'Amiens à Boulogne.
ART. 1er. L'adjudicataire s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, et à terminer, dans le délai de cinq années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer d'Amiens à Boulogne, et de manière que ce chemin soit praticable, dans toutes ses parties, à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
2. Le chemin de fer s'embranchera, à Amiens, sur le chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique ; il suivra d'abord la rive gauche, puis la rive droite de la Somme, ira passer à Abbeville, Étaples, et arrivera à Boulogne au lieu dit Capecure.
IXe série, Bull. 1133, n° 11,504
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 9 octobre 1844, pour la pose de la voie de fer et l'exploitation du Chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 9 octobre 1844, pour la pose de la voie de fer et l'exploitation du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux, est approuvée.
En conséquence, MM. Laurent, Luzarche, Mackensie et compagnie, sont et demeurent définitivement adjudicataires de la pose de la voie de fer et de l'exploitation dudit chemin, moyennant le rabais sur la durée du bail exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions, tant de la loi du 26 juillet 1844 que du cahier des charges annexé à cette loi.
IXe série, Bull. 1147, n° 11,602
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 9 octobre 1844, pour la pose de la voie de fer et l'exploitation du Chemin de fer d'Orléans à Vierzon, avec ses prolongements d'une part sur Châteauroux, d'autre part sur Bourges et la rive droite de l'Allier.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 9 octobre 1844, pour la pose de la voie de fer et l'exploitation du chemin de fer d'Orléans à Vierzon, avec ses prolongements d'une part sur Châteauroux, d'autre part sur Bourges et la rive droite de l'Allier, est approuvée.
En conséquence, MM. Bartholony, Benoist, Bousquet, Dufour, Foucher, Lambot de Fougères, de Gascq, comte de Germiny, comte Jaubert, Revenaz, comte de Ségur, de Waru et compagnie, sont et demeurent définitivement adjudicataires de la pose de la voie de fer et de l'exploitation dudit chemin de fer et de ses prolongements, moyennant le rabais sur la durée du bail exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions, tant de la loi du 26 juillet 1844 que du cahier des charges annexé à ladite loi.
2. Le procès-verbal d'adjudication, et la soumission ci-dessus mentionnés, resteront annexés à la présente ordonnance.
IXe série, Bull. 1147, n° 11,603
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 15 octobre 1844, pour la concession du Chemin de fer d'Amiens à Boulogne.
ART. 1er. L'adjudication passée le 15 octobre 1844, pour la concession du chemin de fer d'Amiens à Boulogne, est approuvée.
En conséquence, MM. Laffitte, Blount et compagnie sont et demeurent définitivement concessionnaires du chemin de fer d'Amiens à Boulogne, par Abbeville et Étaples, moyennant le rabais sur la durée de la concession exprimé dans leur soumission, et sous toutes les clauses et conditions, tant de la loi du 26 juillet 1844 que du cahier des charges annexé à notre ordonnance du 9 septembre 1844.
IXe série, Bull. 1147, n° 11,604
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 18 septembe 1844, pour l'exploitation du Chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 18 septembre 1844, pour l'exploitation du chemin de fer de Montpellier à Nîmes, est approuvée.
En conséquence, MM. de La Corbière, de Surville et Molines sont et demeurent définitivement adjudicataires de l'exploitation dudit chemin, moyennant l'enchère sur le prix minimum ci-dessus mentionné, exprimée dans leur soumission, et sous les clauses et conditions, tant de la loi du 7 juillet 1844 que du cahier des charges annexé à cette loi.
IXe série, Bull. 1149, n° 11,619
ORDONNANCE DU ROI relative à l'établissement d'un Chemin de fer atmosphérique entre Nanterre et le plateau de Saint-Germain.
IXe série, Bull. 1149, n° 11,620
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis sur lesquels doit être établi le chemin de fer de Marseille à Avignon, dans les arrondissements d'Aix et de Marseille (Bouches-du-Rhône).
IXe série, Bull. 1172, n° 11,790
ORDONNANCE DU ROI relative à la concession du Chemin de fer de Montereau à Troyes.
ART. 1er. L'adjudication de la concession du chemin de fer de Montereau à Troyes aura lieu sous les clauses et conditions du cahier des charges annexé à la présente ordonnance.
Cahier des charges pour l'établissement d'un chemin de fer de Montereau à Troyes.
ART. 1er. L'adjudicataire s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, et à terminer, dans le délai de quatre années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer de Montereau à Troyes, et de manière que ce chemin soit praticable, dans toutes ses parties, à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
2. Le chemin de fer s'embranchera, en un point qui sera ultérieurement déterminé par l'administration, sur le chemin de fer de Paris à Lyon ; il sera dirigé par la vallée de la Seine et passera par ou près Nogent ; les autres points de passage intermédiaires et l'arrivée à Troyes seront déterminés par l'administration, sur les projets qui seront fournis par l'adjudicataire.
IXe série, Bull. 1160, n° 11,692
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 25 janvier 1845, pour la concession du Chemin de fer de Montereau à Troyes.
ART. 1er. MM. Vauthier, Gallice-Dalbanne, Paul Séguin et compagnie, sont et demeurent définitivement concessionnaires du chemin de fer de Montereau à Troyes, par la vallée de la Seine, moyennant le rabais, sur la durée de la concession, exprimé dans leur soumission, et sous toutes les clauses et conditions, tant de la loi du 26 juillet 1844, que du cahier des charges annexé à notre ordonnance du 14 décembre 1844.
IXe série, Bull. 1175, n° 11,805
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis nécessaires à l'établissement du chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, sur les communes d'Agny, Achicourt, Arras, Saint-Laurent-Blangy, et à l'exécution d'une station sur la commune de Rœux, département du Pas-de-Calais.
IXe série, Bull. 1185, n° 11,882
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publies) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis nécessaires à l'établissement du chemin de fer d'Orléans à Vierzon, sur la commune d'Orléans, entre la place Bourgogne et le lieu dit le Bourg-Chevessier.
IXe série, Bull. 1192, n° 11,926
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Paris à Sceaux.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Paris à Sceaux est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 21 février 1845, par-devant Me Hailig et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour le sieur Arnoux, tant de la loi du 5 août 1844 que du cahier des charges annexé à ladite loi, et de la convention approuvée par notre ordonnance du 6 septembre 1844.
Nous nous réservons de révoquer notre autorisation, en cas de violation ou de non exécution des statuts approuvés, sans préjudice des droits des tiers.
Statuts de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Sceaux.
FORMATION, OBJET, SIÉGE ET DURÉE DE LA SOCIÉTÉ ; APPORT.
ART. 1er. Il est formé, entre les comparants et les propriétaires des actions ci-après créées, une société anonyme, ayant pour objet l'établissement et l'exploitation d'un chemin de fer de Paris à Sceaux.
2. Cette société prend la dénomination de compagnie du chemin de fer de Paris à Sceaux.
3. Le siége de la société est à Paris.
4. La société commencera à compter du jour de la promulgation de l'ordonnance royale qui l'aura autorisée, et elle finira le 8 août 1894.
5. M. Claude Arnoux fait apport à la société de la concession du chemin de fer de Paris à Sceaux, telle qu'elle lui a été accordée par ordonnance royale du 6 septembre 1844, en vertu de la loi du 5 août précédent, et avec toutes les charges et bénéfices résultant activement et passivement du cahier des charges annexé à la loi du 5 août, et de la convention passée entre M. le ministre des travaux publics et M. Arnoux, le 5 septembre suivant, et approuvée par ordonnance royale du 6 du même mois.
Cet apport est fait sans aucune réserve ni restriction ; en conséquence, la compagnie est mise purement et simplement au lieu et place de M. Arnoux, à la charge par elle de satisfaire à toutes clauses et obligations qui résultent, pour ledit concessionnaire, tant de la loi susénoncée du 5 août 1844, du cahier des charges qui y est annexé, que de l'ordonnance royale du 6 septembre suivant et de la convention qu'elle ratifie.
CAPITAL, ACTIONS, VERSEMENTS. 6. ... IXe série, partie suppl., Bull. 764, n° 19,295
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis à occuper, sur la commune du Pecq (Seine-et-Oise), pour l'établissement du chemin de fer atmosphérique.
IXe série, Bull. 1193, n° 11,938
ORDONNANCE DU ROI qui autorise l'établissement d'un Chemin de fer de la frontière de Belgique à Vireux-sur-Meuse (Ardennes).
ART. 1er. MM. Lebon et compagnie sont autorisés à établir à leurs frais, risques et périls, un chemin de fer de la frontière de Belgique à Vireux-sur-Meuse, aux clauses et conditions du cahier des charges arrêté, le 8 mars 1845, par notre ministre secrétaire d'état des travaux publics.
Ce cahier des charges sera annexé à la présente ordonnance.
2. Si, dans un délai de dix-huit mois à dater de la présente ordonnance, les travaux sur le territoire français ne sont pas encore entrepris, l'autorisation conférée par cette ordonnance sera considérée comme nulle et non avenue.
Cahier de charges pour l'établissement du chemin de fer de la frontière de Belgique à Vireux-sur-Meuse.
ART. 1er. La compagnie s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer, dans le courant de quatre années au plus tard, à dater de l'ordonnance de concession, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer de la frontière de Belgique à Vireux-sur-Meuse, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
2. Le chemin de fer partira du point où aboutira, à la frontière Belge, le chemin de fer venant de Charleroi, et il se terminera, en suivant le cours du Viroin, à Vireux-Molhain, en un point qui sera ultérieurement déterminé par l'administration supérieure.
IXe série, Bull. 1185, n° 11,875
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis à occuper pour l'établissement du chemin de fer de Paris à Sceaux (Seine).
IXe série, Bull. 1198, n° 11,968
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer du Centre.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer du Centre est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, les 8, 9 et 10 avril 1845, par-devant Me Lefébure de Saint-Maur et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Bartholony, Benoist, de Bousquet, Dufour, Foucher, Lambot de Fougères, de Gascq, comte de Germiny, comte Jaubert, Revenaz, comte de Ségur, de Waru et compagnie, tant de la loi du 26 juillet 1844 et du cahier des charges qui y est annexé, que de l'adjudication passée à leur profit le 9 octobre 1844, et approuvée par notre ordonnance du 24 du même mois.
3. Nous nous réservons de révoquer notre autorisation, en cas de violation ou de non-exécution des statuts approuvés, sans préjudice des droits des tiers.
ART. 1er. Il est établi, entre les comparants et les souscripteurs et propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet la pose de la voie de fer et l'exploitation du chemin d'Orléans à Vierzon, avec prolongement d'une part, sur Bourges, et la rive droite de l'Allier, d'autre part, sur Châteauroux, conformément à la loi du 26 juillet 1844, au cahier des charges y annexé et à l'adjudication du 9 octobre dernier.
Cette société prend la dénomination de Compagnie du Chemin de fer du Centre.
3. La société commencera à partir du jour de la promulgation de l'ordonnance qui l'aura autorisée, et finira avec la concession, c'est-à-dire trente-neuf ans et onze mois après l'époque fixée par le cahier des charges pour la mise en exploitation complète du chemin.
IXe série, partie suppl., Bull. 774, n° 19,459
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Compagnie d'exploitation du Chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
ART. 1er. La société anonyme formée à Nîmes (Gard), sous la dénomination de Compagnie d'exploitation du Chemin de fer de Montpellier à Nîmes, est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 10 avril 1845, par-devant Me Bordarier et son collègue, notaires à Nîmes, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Delacorbière, de Surville et Molines, tant de la loi du 7 juillet 1844 et du cahier des charges qui y est annexé, que de l'adjudication passée à leur profit le 18 septembre de la même année, et approuvée par notre ordonnance du 1er novembre suivant.
Statuts de la Compagnie du chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
ART. 1er. Il est formé, entre les comparants et les personnes qu'ils représentent, une société anonyme pour l'exploitation et l'entretien du chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
2. La dénomination de la société est Compagnie d'exploitation du chemin de fer de Montpellier à Nîmes.
3. Le siége de la société est à Nîmes.
4. Son existence commencera le jour de l'ordonnance royale qui l'aura autorisée ; elle finira avec le bail qui a été adjugé, et qui est de douze ans, aux termes de l'adjudication approuvée par l'ordonnance royale du 1er novembre 1844.
Toutefois, dans le cas où, à l'expiration de ce bail, l'exploitation du chemin de fer continuerait à être affermée par le Gouvernement, la société pourra être prorogée pour une nouvelle période, en vertu d'une délibération prise par l'assemblée générale, à la majorité des trois quarts des voix des actionnaires présents, représentant au moins le tiers du fonds social, et qui ne sera exécutoire qu'après avoir été approuvée par le Gouvernement.
Dans ce cas, le vote de la majorité n'obligera pas la minorité, et les actionnaires dissidents auront le droit de se retirer et d'exiger le remboursement de leurs actions d'après les résultats du dernier inventaire.
IXe série, partie suppl., Bull. 777, n° 19,485
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux, est autorisée. Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, les 13 et 14 mai 1845, par-devant Me Lejeune et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Laurent, Luzarche, Mackenzie et compagnie, tant de la loi du 26 juillet 1844 et du cahier des charges qui y est annexé, que de l'adjudication passée à leur profit le 9 octobre suivant, et approuvée par notre ordonnance du 24 du même mois.
Statuts de la Société du Chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
FORMATION ET OBJET DE LA SOCIÉTÉ, SIÉGE, DURÉE.
ART. 1er. Il est formé, entre les propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet la pose de la voie de fer et l'exploitation du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
2. Cette société prend la dénomination de Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux.
4. La société commencera à compter de la date de l'ordonnance d'autorisation ; elle finira avec la concession, dont la durée est de vingt-sept ans deux cent soixante et dix-huit jours, à partir de l'époque déterminée par le cahier des charges.
IXe série, partie suppl., Bull. 790, n° 19,625
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Montereau à Troyes.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes, est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 12 mai 1845, par-devant Me Cahouet et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Vauthier, Gallice-Dalbanne, Paul Séguin et compagnie, tant de la loi du 26 juillet 1844 que du cahier des charges annexé à notre ordonnance du 14 décembre 1844, et du procés-verbal d'adjudication, approuvée par notre ordonnance du 25 janvier 1845.
OBJET, SIÉGE ET DURÉE DE LA SOCIÉTÉ.
ART. 1er. Il est formé, entre les comparants et les titulaires des actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet l'exécution et l'exploitation du chemin de fer de Montereau à Troyes, par embranchement sur la ligne de Paris à Lyon.
2. Cette société prend la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes.
4. La société commencera à dater du jour de son autorisation ; elle finira avec la concession, dont la durée est de soixante et quinze ans, à partir du 25 janvier 1845, date de l'ordonnance royale qui a approuvé l'adjudication.
APPORT DE LA CONCESSION EN SOCIÉTÉ.
IXe série, partie suppl., Bull. 783, n° 19,539
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer d'Amiens à Boulogne.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer d'Amiens à Boulogne est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 28 mai 1845, par-devant Me Ducloux et son collègues, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Laffitte, Blount et compagnie, tant de la loi du 26 juillet 1844 que du cahier des charges annexé à notre ordonnance du 9 septembre 1844, et de l'adjudication passée le 15 octobre suivant, et approuvée par notre ordonnance royale du 24 du même mois.
ART. 1er. Il est établi entre les comparants et les propriétaires de toutes les actions ci-après créées, sauf l'approbation du Gouvernement, une société anonyme ayant pour objet l'exécution et l'exploitation du chemin de fer d'Amiens à Boulogne-sur-Mer, passant par Abbeville et Étaples.
Cette société prend le titre de Compagnie du chemin de fer d'Amiens à Boulogne.
3. La société commencera à dater du jour de son autorisation, et elle finira avec la concession, dont la durée est de quatre-vingt-dix-huit ans et onze mois, à partir du 24 octobre 1844, date de l'ordonnance royale qui a approuvé l'adjudication.
IXe série, partie suppl., Bull. 784, n° 19,541
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant que le département des travaux publics est autorisé à prendre possession, pour le service du chemin de fer de Paris à Chartres, de sept hectares vingt-six ares de terrain situés sur les communes du Perray, de Vieille-Église et de Rambouillet, et dépendant de la Forêt-Verte, appartenant à l'État, département de Seine et-Oise.
IXe série, Bull. 1231, n° 12,180
LOI sur la police des Chemins de fer.
MESURES RELATIVES À LA CONSERVATION DES CHEMINS DE FER.
ART. Ier. Les chemins de fer construits ou concédés par l'État font partie de la grande voirie.
ART. 2. Sont applicables aux chemins de fer les lois et règlements sur la grande voirie, qui ont pour objet d'assurer la conservation des fossés, talus, levées et ouvrages d'art dépendant des routes, et d'interdire, sur toute leur étendue, le pacage des bestiaux et les dépôts de terre et autres objets quelconques.
ART. 4. Tout chemin de fer sera clos des deux côtés et sur toute l'étendue de la voie.
ART. 5. A l'avenir, aucune construction autre qu'un mur de clôture ne pourra être établie dans une distance de deux mètres d'un chemin de fer.
Fait au palais de Neuilly, le 15 Juillet 1845.
IXe série, Bull. 1221, n° 12,095
LOI relative au Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, avec embranchements de Lille sur Calais et Dunkerque, au Chemin de fer de Creil à Saint-Quentin, et au Chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
CHEMIN DE FER DE PARIS À LA FRONTIÈRE DE BELGIQUE ET EMBRANCHEMEMT DE LILLE SUR CALAIS ET DUNKERQUE.
ART. Ier. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté A, annexé à la présente loi, à la concession du chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, et des embranchements dirigés de Lille sur Calais et Dunkerque.
CHEMIN DE FER DE CREIL À SAINT-QUENTIN.
ART. 2. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté B, annexé à la présente loi, à la concession du chemin de fer de Creil à Saint-Quentin.
CHEMIN DE FER DE FAMPOUX À HAZEBROUCK.
ART. 3. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément au cahier des charges coté C, annexé à la présente loi, à la concession du chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
ART. 4. Le ministre des travaux publics déterminera, dans un billet cacheté, le maximum de durée de jouissance au-dessus duquel l'adjudication ne pourra être tranchée.
Ce maximum de durée ne pourra, dans aucun cas, excéder :
Quarante et un ans pour le chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, et ses embranchements sur Calais et Dunkerque ;
Soixante et quinze ans pour le chemin de fer de Creil à Saint-Quentin ;
Et soixante et quinze ans pour le chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
Les délais ci-dessus fixés courront à dater de l'époque fixée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux.
Cahier des charges pour la concession du Chemin de fer de Paris et la frontière de Belgique, avec embranchement de Lille sur Calais et Dunkerque.
Définition de la concession.
ART. 1er. La concession qui fait l'objet du présent cahier des charges comprend :
1° Le chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, par Lille et par Valenciennes ;
2° Le chemin dirigé de Lille sur Calais et Dunkerque par Hazebrouck.
Clauses spéciales au chemin de Paris à la frontière de Belgique, par Lille et par Valenciennes.
ART. 2. L'administration reste chargée d'achever elle-même les travaux du chemin de fer de Paris à la frontière belge, sauf quelques stations dont il sera parlé ci-après.
La compagnie s'engage à rembourser à l'État, sur les comptes qui seront définitivement arrêtés par le ministre des travaux publics, le montant des dépenses de toute nature qui auront été faites pour ces travaux, y compris l'acquisition d'une certaine quantité de matériel mobile destiné à son exploitation, et pour le règlement des comptes définitifs desdits travaux.
Elle payera l'intérêt des sommes dépensées ou à dépenser par l'État, sur le pied de trois pour cent par an. Cet intérêt, calculé sur la dépense totale, courra à dater de l'homologation de l'adjudication.
Le prix de la partie du matériel mobile à reprendre par la compagnie, qui aura déjà servi, sera réglé à dire d'experts.
Les subventions votées par les villes pour l'exécution des stations seront versées au trésor, après homologation régulière ; le montant en sera déduit des comptes définitifs des travaux, et ne sera pas compris dans les sommes à rembourser par la compagnie, aux termes du paragraphe 2 ci-dessus.
Les remboursements s'opéreront comme suit :
Une somme de onze millions sera prise sur le cautionnement de quinze millions, versé en conformité de l'article 64.
Une somme de neuf millions sera payée par la compagnie, dans la quinzaine de l'homologation.
Le surplus sera remboursé par quart, d'année en année, à dater du 1er janvier 1847.
ART. 3. Le chemin sera livré à la compagnie par sections, et au fur et à mesure de l'achèvement de chacune de ces sections.
La livraison à faire à la compagnie comprendra :
Tous les terrains servant d'emplacement au chemin de fer et à ses dépendances ;
Les travaux d'art et de terrassements de toute nature, exécutés sur la ligne du chemin de fer, y compris les bâtiments de la station intérieure de Paris et des stations de Saint-Denis, Enghien, Pontoise, Beaumont, Creil, Clermont, Amiens, Arras, Douai, Lille, Valenciennes, Roubaix, Turcoing et Blancmisseron ;
La double voie de fer posée sur toute la longueur du chemin ;
Les changements de voie, excentriques, plates-formes tournantes, réservoirs d'eau, grues hydrauliques, acquis et posés aux frais de l'État.
Avant la livraison, il sera dressé un état de lieux contradictoirement entre l'administration et la compagnie, et aux frais de cette dernière.
Dans l'année qui suivra l'entrée en jouissance, la compagnie fera faire à ses frais, et sous la surveillance de l'administration, un bornage contradictoire et un plan cadastral des terrains servant d'emplacement au chemin de fer et à ses dépendances.
La livraison de la totalité du chemin, sauf toutefois les bâtiments des stations et des ateliers, devra être complétement opérée dans le délai de dix-huit mois au plus tard, à dater de l'approbation de l'adjudication, sans préjudice de la livraison des sections au fur et à mesure de leur achèvement.
Ce délai sera de deux ans pour les bâtiments des stations et des ateliers.
En cas de retards apportés par l'administration, la compagnie aura le droit de suspendre, jusqu'à entière livraison, le payement des sommes restant à rembourser, et le service des intérêts.
ART. 4. La compagnie sera tenue de construire les stations autres que celles qui sont ci-dessus désignées, et dont le nombre, l'étendue et l'emplacement seront déterminés par l'administration.
En ce qui touche la station d'Amiens, la compagnie sera tenue d'en partager l'usage avec la compagnie du chemin de fer d'Amiens à Boulogne, si l'administration reconnaît que cette mesure ne peut offrir aucun inconvénient.
Il en sera de même pour la station de Creil, en ce qui concerne la compagnie, qui pourra devenir ultérieurement concessionnaire du chemin de fer de Creil à Saint-Quentin.
La redevance à payer, dans ce cas, par les compagnies des chemins d'Amiens à Boulogne et de Creil à Saint-Quentin, ainsi que les conditions de l'usage commun, seront réglées par l'administration.
ART. 5. Dans le délai d'un an, à dater de la livraison, la compagnie sera tenue de mettre sur les rails le matériel nécessaire pour l'exploitation des parties de chemin qui lui seront successivement livrées.
Elle devra également, dans le même délai, approvisionner tous les objets mobiliers nécessaires au service des stations et du chemin de fer, et spécialement l'outillage des ateliers de réparation et des forges, et généralement tous les objets accessoires servant à l'exploitation.
Clauses spéciales au chemin de Lille à Calais et Dunkerque.
ART. 7. La compagnie s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, tous les travaux du chemin de Lille sur Calais et Dunkerque, dans le délai de trois années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
Elle remboursera d'ailleurs, sur état arrêté par le ministre des travaux publics, les dépenses qui auront été faites pour la rédaction des projets dudit chemin.
Ces frais seront ajoutés aux comptes définitifs mentionnés à l'article 2 ci-dessus.
ART. 8. Le chemin de fer se détachera à Lille du chemin de Paris à la frontière belge, au point qui sera ultérieurement déterminé par l'administration supérieure, et il se portera sur Hazebrouck, suivant le tracé qui sera adopté par ladite administration, par Armentières, et en se rapprochant de Bailleul.
D'Hazebrouck, il se dirigera sur Calais par Saint-Omer, et sur Dunkerque par l'ouest de Cassel.
Cahier des charges pour l'établissement d'un Chemin de fer de Creil à Saint-Quentin.
ART. 1er. L'adjudicataire s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de trois années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer de Creil à Saint-Quentin, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties, à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le chemin de fer s'embranchera à Creil, sur le chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique ; il remontera la rive droite de l'Oise, passera à Compiègne et à Noyon ; de Noyon il se portera sur Saint-Quentin, suivant le tracé qui sera déterminé par l'administration avant l'adjudication.
Cahier des charges pour l'établissement d'un Chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
ART. 1er. L'adjudicataire s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de trois années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection d'un chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le chemin de fer s'embranchera à Fampoux sur le chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique. Il se dirigera sur Hazebrouck, en passant près de Lens et à Béthune, suivant le tracé qui sera déterminé par l'administration.
IXe série, Bull. 1221, n° 12,096
LOI relative aux Chemins de fer de Paris à Lyon et de Lyon à Avignon.
CHEMIN DE FER DE PARIS À LYON.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté A, annexé à la présente loi, à la concession du chemin de fer de Paris à Lyon.
ART. 2. Le ministre des travaux publics est autorisé à concéder directement un chemin de fer partant de Corbeil, et s'embranchant sur le chemin de Paris à Lyon, en un point qui ne pourra être plus éloigné que la station de Melun.
La compagnie concessionnaire du chemin de Paris à Lyon sera tenue de partager avec la compagnie concessionnaire de l'embranchement la station à laquelle aboutira l'embranchement, si l'administration reconnaît que cette mesure ne peut offrir aucun inconvénient.
La redevance à payer, dans ce cas, par la compagnie concessionnaire de l'embranchement, ainsi que les conditions de l'usage commun, seront réglées par l'administration.
La faculté de libre parcours ne pourra être exercée par la compagnie concessionnaire du chemin de fer de Lyon sur l'embranchement de Melun à Corbeil, ni par la compagnie concessionnaire de l'embranchement sur la ligne principale, que du consentement des deux compagnies, et avec l'autorisation de l'administration supérieure.
CHEMIN DE FER DE LYON À AVIGNON.
ART. 3. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder, par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté B, annexé à la présente loi, à la concession du chemin de fer de Lyon à Avignon, avec embranchement sur Grenoble.
Ce maximum de durée ne pourra, dans aucun cas, excéder quarante-cinq ans pour le chemin de fer de Paris à Lyon ;
Et cinquante ans pour le chemin de fer de Lyon à Avignon, avec embranchement sur Grenoble.
Les délais ci-dessus fixés courront à dater de l'époque déterminée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux.
Fait au palais des Tuileries, le 16 juillet 1845.
Cahier des charges pour la concession du Chemin de fer de Paris à Lyon.
ART. 1er. Le chemin de fer de Paris à Lyon, qui fait l'objet de la présente concession, se compose de trois sections distinctes :
La première de Paris à Dijon ;
La seconde de Dijon à Châlon-sur-Saône ;
Et la troisième de Châlon-sur-Saône à Lyon.
Clauses spéciales aux sections de Paris à Dijon, et de Châlon-sur-Saône à Lyon.
ART. 2. La compagnie s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, tous les travaux des sections de Paris à Dijon et de Châlon-sur-Saône à Lyon, dans le délai de cinq années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, et de manière que ces sections soient praticables dans toutes leurs parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
Elle remboursera d'ailleurs, sur état arrêté par le ministre des travaux publics, les dépenses qui auront été faites, soit en études, soit en travaux, soit en terrains, sur la ligne du chemin de fer.
Ces dépenses seront ajoutées aux comptes définitifs mentionnés à l'article 29 ci-dessous.
ART. 3. Le chemin de fer de Paris à Dijon partira de l'intérieur de Paris, d'un point situé sur la rive droite de la Seine, près des bassins de la Bastille ; il ira traverser les communes de Bercy et de Charenton, passera à Villeneuve-Saint-Georges, entre la ville et la Seine, s'élèvera sur le plateau de la Brie par la vallée de l'Yères, et se portera, en suivant ce plateau, sur la ville de Melun.
A partir de Melun, le chemin de fer se dirigera sur la ville de Fontainebleau, près de laquelle il passera. Il ira traverser la vallée du Loing, entre Moret et Saint-Mamet ; puis, continuant de suivre la vallée de la Seine, il atteindra la ville de Montereau.
A Montereau, le chemin entrera dans la vallée de l'Yonne, qu'il suivra jusqu'à la Roche, ensuite dans la vallée de l'Armançon, qu'il remontera jusqu'à Aisy ; à Aisy, il pénétrera dans la vallée de la Brenne, puis dans la vallée de l'Oze, traversera, à Blaisy-Bas, le faîte d'entre Seine et Saône, et arrivera à Dijon, au point qui sera déterminé par l'administration.
Le chemin de Châlon à Lyon sera établi sur la rive droite de la Saône ; il passera près de Sennecey, à Tournus et à Mâcon. Il traversera la ville de Lyon, suivant le tracé qui sera ultérieurement déterminé par l'administration avant l'adjudication publique. L'administration déterminera en même temps l'emplacement des gares et le point où finira le chemin de Paris à Lyon.
ART. 7. Le nombre, l'étendue et l'emplacement des gares d'évitement seront déterminés par l'administration, la compagnie préalablement entendue.
Indépendamment des gares d'évitement, la compagnie sera tenue d'établir pour le service des localités traversées par le chemin de fer ou situées dans le voisinage de ce chemin, des gares ou ports secs, destinés tant aux stationnements qu'aux chargements et aux déchargements, et dont le nombre, l'emplacement et la surface seront déterminés par l'administration, après enquête préalable.
En ce qui touche la station de Montereau, la compagnie sera tenue d'en partager l'usage avec la compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes, si l'administration reconnaît que cette mesure ne peut offrir aucun inconvénient.
La redevance à payer dans ce cas par la compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes, ainsi que les conditions de l'usage commun, seront réglées par l'administration.
La même faculté pourra être accordée aux compagnies qui deviendraient ultérieurement concessionnaires de chemins de fer d'embranchement autres que celui de Montereau à Troyes, pour les stations établies à l'origine desdits embranchements.
Clauses spéciales à la section de Dijon à Châlon-sur-Saône.
ART. 29. L'administration reste chargée d'achever les travaux de la section de Dijon à Châlon, non compris les bâtiments des stations que la compagnie construira elle-même.
La compagnie s'engage à rembourser à l'État, sur les comptes qui seront définitivement arrêtés par le ministre des travaux publics, le montant des dépenses de toute nature qui auront été faites pour ces travaux, et pour le règlement des comptes définitifs desdits travaux.
Sur les sommes à rembourser, huit millions seront versés au trésor, immédiatement après l'adjudication ; le surplus sera payé après le règlement définitif des comptes mentionné au paragraphe précédent.
ART. 30. Le chemin sera livré à la compagnie par sections, et au fur et à mesure de l'achèvement de chacune de ces sections.
Les travaux d'art et de terrassement de toute nature, exécutés sur la ligne du chemin de fer ;
Les changements de voie, excentriques, plates-formes tournantes, acquis et posés aux frais de l'État.
ART. 31. La compagnie sera tenue de construire les stations, dont le nombre, l'étendue et l'emplacement seront déterminés par l'administration, la compagnie entendue.
ART. 32. Dans le délai d'un an, à dater de la livraison, la compagnie sera tenue de mettre sur les rails le matériel nécessaire pour l'exploitation des parties de chemin qui lui seront successivement livrées.
Cahier des charges pour l'établissement du Chemin de fer de Lyon à Avignon.
ART. 1er. La compagnie s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, tous les travaux du chemin de fer de Lyon à Avignon, dans le délai de quatre années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le ministre des travaux publics déterminera, avant l'adjudication, le point ou les points de départ du chemin dans la traversée de Lyon, et l'emplacement de la gare ou des gares.
A la sortie de Lyon, le chemin s'établira sur la rive gauche du Rhône, viendra gagner le coteau de Saint-Fond, passera à Vienne, aux Roches, à Saint-Vallier, Tain, Valence, près de l'Oriol, de Montélimart, à la Palud, Mondragon, dans la plaine d'Orange, et viendra aboutir à Avignon, où il se rattachera au chemin de fer de Marseille à Avignon.
L'embranchement de Grenoble partira d'un point de la ligne principale situé entre Vienne et Valence, et suivra un tracé qui sera déterminé par l'administration avant l'adjudication publique.
IXe série, Bull. 1223, n° 12,108
LOI qui abroge une disposition de l'article 3 de la Loi du 11 juin 1842, sur les Chemins de fer.
ART. UNIQUE. Est et demeure abrogée la disposition de l'article 3 de la loi du 11 juin 1842, aux termes de laquelle les départements et les communes devaient rembourser à l'État les deux tiers du prix des indemnités dues pour les terrains et bâtiments dont l'occupation sera nécessaire à l'établissement des chemins de fer et de leurs dépendances.
Fait au palais des Tuileries, le 19e jour du mois de Juillet, l'an 1845.
IXe série, Bull. 1224, n° 12,113
LOI relative aux Chemins de fer de Tours à Nantes et de Paris à Strasbourg.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder, par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté A, annexé à la présente loi, à l'adjudication du chemin de fer de Tours à Nantes.
CHEMIN DE FER DE PARIS À STRASBOURG, AVEC EMBRANCHEMENT SUR REIMS, D'UNE PART, ET SUR METZ ET LA FRONTIÈRE DE PRUSSE, VERS SAARBKUCK, D'AUTRE PART.
ART. 2. Le ministre des travaux publics est autorisé à procéder, par la voie de la publicité et de la concurrence, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté B, annexé à la présente loi, à l'adjudication du chemin de fer de Paris à Strasbourg, avec embranchement sur Reims, d'une part, et sur Metz et la frontière de Prusse, vers Saarbruck, d'autre part.
ART. 3. Le ministre des travaux publics déterminera, dans un billet cacheté, le maximum de durée de jouissance au-dessus duquel l'adjudication ne pourra être tranchée.
Trente-cinq ans pour le chemin de fer de Tours à Nantes ;
Et quarante-cinq ans pour le chemin de fer de Paris à Strasbourg, avec ses embranchements.
Les délais ci-dessus fixés courront à dater de l'époque déterminée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux à la charge de l'adjudicataire.
Fait au palais des Tuileries, le 19 Juillet 1845.
Cahier de charges pour le bail d'exploitation du Chemin de fer de Tours à Nantes.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics, au nom de l'État, s'engage à livrer à la compagnie les terrains, les terrassements, les ouvrages d'art, les stations, ateliers et maisons de gardes du chemin de fer de Tours à Nantes, dans les délais et sous les conditions ci-après déterminées.
ART. 2. Des stations principales seront établies à ou près Tours, Saumur, Angers, Ancenis et Nantes.
La station de Tours sera disposée de manière à pouvoir servir à la fois au chemin de fer d'Orléans à Bordeaux et au chemin de fer de Tours à Nantes, et les conditions de l'usage commun de cette station seront réglées par l'administration supérieure.
Les projets des bâtiments des stations et ateliers sur lesquel il n'aura pas été statué avant l'approbation de l'adjudication ne seront toutefois arrêtés par le ministre qu'après que la compagnie aura été entendue.
Cahier de charges pour l'adjudication du Chemin de fer de Paris à Strasbourg, avec embranchement sur Reims, et sur Metz et la frontière de Prusse vers Saarbruck.
Clauses spéciales au Chemin de fer de Paris à Strasbourg et à l'embranchement de Reims.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics, au nom de l'État, s'engage à livrer à la compagnie les terrains, les terrassements, les ouvrages d'art, les stations, ateliers et maisons de gardes du chemin de Paris à Strasbourg, avec embranchement sur Reims, dans les délais et sous les conditions ci-après déterminés.
ART. 2. Des stations principales seront établies sur la ligne principale, à Paris, à ou près Meaux, Épernay, Châlons, Vitry, Bar-le-Duc, Toul, Nancy, Lunéville, Saverne et Strasbourg ;
Sur l'embranchement de Reims, à ou près Reims.
Les projets des bâtiments des stations et ateliers sur lesquels il n'aurait pas été statué avant l'approbation de l'adjudication ne seront toutefois arrêtés par le ministre qu'après que la compagnie aura été entendue.
En ce qui concerne la station de Strasbourg, la compagnie sera tenue d'en partager l'usage avec la compagnie qui pourra ultérieurement devenir concessionnaire du chemin de fer de Strasbourg la frontière bavaroise, vers Lauterbourg, si l'administration reconnaît que cette mesure ne peut offrir aucun inconvénient ; les conditions de l'usage commun seront réglées par l'administration supérieure.
Dans le cas, d'ailleurs, où il serait reconnu nécessaire d'agrandir la station commune, la dépense de l'agrandissement serait à la charge de la compagnie du chemin de Lauterbourg.
Clauses spéciales à l'embranchement sur Metz et à la frontière de Prusse, vers Saarbruck.
ART. 31. La compagnie s'engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de six années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera l'adjudication, tous les travaux nécessaires à l'établissement et à la confection du chemin d'embranchement dirigé de Frouard sur Metz et à la frontière de Prusse, vers Saarbruck, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties, à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 32. Le chemin de fer s'embranchera à Frouard sur le chemin de fer de Paris à Strasbourg ; il se dirigera sur Metz par la vallée de la Moselle, et sur la frontière de Prusse, vers Saarbruck, par ou près Courcelles-sur-Nied, Ancerville, Faulquemont, Saint-Avold et Forbach, suivant le tracé qui sera déterminé par l'administration.
IXe série, Bull. 1226, n° 12,131
LOI relative aux Embranchements de Dieppe et de Fécamp sur le Chemin de fer de Rouen au Havre, et à l'Embranchement d'Aix sur le Chemin d'Avignon à Marseille.
EMBRANCHEMENTS DE DIEPPE ET DE FÉCAMP SUR LE CHEMIN DE FER DE ROUEN AU HAVRE.
ART. 1er. Le ministre des travaux publics est autorisé à concéder les embranchements de Dieppe et de Fécamp sur le chemin de fer de Rouen au Havre, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté A, annexé à la présente loi.
Les deux embranchements seront compris dans une seule et même concession.
La durée de la concession n'excédera pas le terme assigné à la concession du chemin de fer de Rouen au Havre par la loi du 11 juin 1842.
EMBRANCHEMENT D'AIX, SUR LE CHEMIN DE FER D'AVIGNON À MARSEILLE.
ART. 2. Le ministre des travaux publics est autorisé à concéder l'embranchement d'Aix sur le chemin de fer de Marseille à Avignon, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges coté B, annexé à la présente loi.
La durée de la concession n'excédera pas quarante-cinq ans, à dater de l'époque déterminée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux.
Cahier des charges pour l'établissement des Chemins de fer d'embranchement de Dieppe et de Fécamp sur le Chemin de fer de Rouen au Havre.
ART. 1er. La compagnie s'engage, à exécuter à ses frais, risques et périls, tous les travaux des chemins de fer d'embranchement de Dieppe et de Fécamp sur le chemin de fer de Rouen au Havre, dans le délai de trois années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera la convention, et de manière que ces chemins soient praticables dans toutes leurs parties, à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le chemin de fer de Dieppe s'embranchera sur le chemin de fer de Rouen au Havre, près Malaunay, au point qui sera fixé par l'administration supérieure ; il s'élèvera sur le plateau en suivant la rivière de Clères, franchira en tranchée le faîte qui sépare le versant de la Manche du versant de la Seine, entrera dans la vallée de la Scie, dont il descendra le cours jusqu'au Petit-Appeville, traversera en souterrain le coteau qui sépare la vallée de la Scie de la vallée d'Arques, et aboutira à Dieppe, au point qui sera déterminé par l'administration supérieure.
Le chemin de fer de Fécamp partira de Fécamp et aboutira à ou près Bolbec ; il s'embranchera sur le chemin de fer de Rouen au Havre, au point qui sera déterminé par l'administration supérieure.
Cahier des charges pour l'établissement du Chemin de fer d'embranchement d'Aix sur le Chemin de fer d'Avignon à Marseille.
ART. 1er. La compagnie s'engage à exécuter, à ses frais, risques et périls, tous les travaux du chemin de fer d'embranchement d'Aix sur le chemin de fer d'Avignon à Marseille, dans le délai de trois années au plus tard, à dater de l'ordonnance qui approuvera la convention, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l'expiration du délai ci-dessus fixé.
ART. 2. Le chemin de fer partira d'Aix, du point qui sera déterminé par l'administration supérieure ; il suivra la direction générale de la vallée de l'Arc, passera par le col des Quatre-Tours et se portera sur Rognac, où il se rattachera au chemin de fer d'Avignon à Marseille. Une seconde branche de raccordement sera dirigée vers Tarascon, suivant le tracé qui sera déterminé par l'administration supérieure.
IXe série, Bull. 1226, n° 12,132
ORDONNANCE DU ROI qui approuve des modifications aux Statuts de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Rouen.
ART. 1er. Les modifications aux articles 39, 41, 46 et 49 des statuts de la compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen sont approuvées, telles qu'elles sont contenues dans l'acte passé, le 10 juillet 1845, par-devant Mes Ducloux et Pinçon de Valpinçon, son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
IXe série, partie suppl., Bull. 794, n° 19,668
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1845, un Crédit extraordinaire pour la continuation des Études de Chemins de fer.
IXe série, Bull. 1232, n° 12,191
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession des terrains non bâtis sur lesquels doit être établi le chemin de fer de Marseille à Avignon, entre la ville d'Arles, y compris le territoire de cette ville, et la limite des arrondissements d'Aix et d'Arles (Bouches-du Rhône).
IXe série, Bull. 1248, n° 12,333
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession, pour l'établissement du chemin de fer de Tours à Bordeaux, de terrains non bâtis situés sur la commune de Tours, ancienne commune de Saint-Étienne extrà (Indre-et-Loire).
IXe série, Bull. 1248, n° 12,334
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession, pour l'établissement du chemin de fer de Vierzon à Châteauroux, de terrains non bâtis situés sur les communes de Reuilly, Migny, Saint-Georges, Sainte-Lizaigne, Issoudun, Déols et Diors, département de l'Indre.
IXe série, Bull. 1248, n° 12,335
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant qu'il y a urgence de prendre possession, pour l'établissement du chemin de fer de Vierzon à Châteauroux, de terrains non bâtis situés sur les communes de Lury, Chéry, Méreau et Lazenay, département du Cher.
IXe série, Bull. 1248, n° 12,336
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1845, un Crédit supplémentaire pour l'exploitation des Chemins de fer exécutés par l'État.
IXe série, Bull. 1239, n° 12,244
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 9 septembre 1845, pour la concession du Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, et des Embranchements dirigés de Lille sur Calais et Dunkerque.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 9 septembre 1845, par notre ministre des travaux publics, pour la concession du chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique, et des embranchements dirigés de Lille sur Calais et Dunkerque, est approuvée.
En conséquence, MM. de Rothschild frères, Hottinguer et compagnie, Charles Laffitte, Blount et compagnie, sont et demeurent définitivement concessionnaires dudit chemin et desdits embranchements, moyennant le rabais sur la durée de la concession exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions, tant de la loi du 15 juillet 1845 que du cahier des charges coté A annexé à cette loi.
IXe série, Bull. 1238, n° 12,240
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 9 septembre 1845, pour la concession du Chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 9 septembre 1845, par notre ministre des travaux publics, pour la concession du chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck, est approuvée.
En conséquence, MM. Félix O'Neill, marquis de Flers, Alphonse Laurent, Louis Riant, Gabriel Heim et Frédéric Chamier, sont et demeurent définitivement concessionnaires dudit chemin, moyennant le rabais sur la durée de la concession exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions, tant de la loi du 15 juillet 1845 que du cahier des charges coté C annexé à cette loi.
IXe série, Bull. 1238, n° 12,241
ORDONNANCE DU ROI relative à la concession des Chemins de fer d'embranchement de Dieppe et de Fécamp, sur le Chemin de fer de Rouen au Havre.
ART. 1er. La convention provisoire passée, le 13 septembre 1845, entre notre ministre des travaux publics et les sieurs comte d'Alton-Shée, Blount, Osmont, baron de Saint-Albin et Barbet, pour la concession des chemins de fer d'embranchement de Dieppe et de Fécamp, sur le chemin de fer de Rouen au Havre, est approuvée.
En conséquence, toutes les clauses et conditions stipulées dans ladite convention, tant à la charge de l'État qu'à la charge des sieurs comte d'Alton-Shée, Blount, Osmont, baron de Saint-Albin et Barbet, recevront leur pleine et entière exécution.
IXe série, Bull. 1242, n° 12,271
Voir loi du 19 juillet 1845
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1844, un Crédit extraordinaire pour le payement de frais de surveillance sur les Chemins de fer de Marseille à Avignon, de Montpellier à Cette et de Paris à Rouen.
IXe série, Bull. 1244, n° 12,283
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer du Nord.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer du Nord est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 18 septembre 1845, devant Mes Halphen et Dupont, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. de Rothschild frères, Hottinguer et compagnie, Charles Laffitte, Blount et compagnie, tant de la loi du 15 juillet 1845 et du cahier des charges coté A, qui y est annexé, que de l'adjudication passée à leur profit le 9 septembre suivant et approuvée par notre ordonnance du 10 du même mois.
Statuts de la compagnie du chemin de fer du Nord.
ART. 1er. Il est formé entre les souscripteurs, propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet :
L'exécution et l'exploitation du chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique par Lille et Valenciennes, avec embranchement sur Calais et Dunkerque, conformément à la loi du 15 juillet 1845, et au cahier des charges coté A, y annexé.
Cette société prend la dénomination de Compagnie du chemin de fer du Nord.
3. La société commencera à partir du jour de la promulgation de l'ordonnance qui l'aura autorisée, et finira avec la concession, c'est-à-dire trente-huit ans après l'époque fixée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux.
CONCESSION. 4. ... IXe série, partie suppl., Bull. 802, n° 19,846
ORDONNANCE DU ROI qui autorise la Société anonyme du Chemin de fer de Paris à Saint-Germain à porter son fonds social à neuf millions de francs, et approuve une modification aux Statuts de ladite Société.
ART. 1er. La société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Germain est autorisée à porter son fonds social à neuf millions de francs (9,000,000f), au moyen de la création de six mille actions nouvelles de cinq cents francs chacune, lesquelles seront émises conformément aux dispositions contenues dans l'acte passé, le 12 septembre 1845, par-devant Me Fould et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
La modification à l'article 30 des statuts de ladite société est approuvée, telle qu'elle est contenue au même acte.
IXe série, partie suppl., Bull. 803, n° 19,858
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 20 septembre 1845, devant Me Ducloux et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Félix O'Neill, marquis de Flers, Alphonse Laurent, Louis Riant, Gabriel Heim et Frédéric Chamier, tant de la loi du 15 juillet 1845 et du cahier des charges coté C, qui y est annexé, que de l'adjudication passée à leur profit le 9 septembre suivant, et approuvée par notre ordonnance du 10 du même mois.
Statuts de la compagnie du chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
ART. 1er. Il est formé, entre les souscripteurs propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet la construction et l'exploitation du chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
2. Cette société prend la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Fampoux à Hazebrouck.
4. La société commencera à compter de la date de l'ordonnance royale qui l'aura autorisée ; elle finira avec la concession, c'est-à-dire trente sept ans et trois cent seize jours à partir de l'époque fixée par le cahier des charges, pour l'achèvement des travaux.
DE LA CONCESSION. 5. ... IXe série, partie suppl., Bull. 802, n° 19,847
IXe série, Bull. 1251, n° 12,370
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Compagnie des Chemins de fer de Dieppe et de Fécamp.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie des chemins de fer de Dieppe et de Fécamp, est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 8 octobre 1845, par-devant Me Ducloux et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La compagnie sera soumise à toutes les clauses et obligations qui dérivent, pour MM. le comte d'Alton-Shée, Ed. Blount, S. Osmont, baron Michel de Saint-Albin et H. Barbet, concessionnaires, tant de la loi du 19 juillet 1845 et du cahier des charges coté A, qui y est annexé, que de la convention ci-dessus visée, portant concession des chemins de fer d'embranchement de Dieppe et de Fécamp.
Statuts de la Compagnie des Chemins de fer de Dieppe et de Fécamp.
DÉNOMINATION ET OBJET DE LA SOCIÉTÉ, SIÉGE, DURÉE.
ART. 1er. Il est formé, entre les souscripteurs propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet l'établissement et l'exploitation des chemins de fer d'embranchement de Dieppe et de Fécamp, sur le chemin de fer de Rouen au Havre, conformément à la loi du 19 juillet 1845.
Cette société prend le titre de Compagnie des chemins de fer de Dieppe et de Fécamp.
3. La société commencera à compter de la date de l'ordonnance d'autorisation ; elle finira avec la concession, c'est-à-dire le 15 juillet 1939.
CONCESSION. 4. ... IXe série, partie suppl., Bull. 806, n° 19,930
Voir décret du 18 septembre 1845 (concession)
ORDONNANCE DU ROI qui approuve des modifications aux Statuts de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans.
ART. 1er. Les modifications aux statuts de la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans sont approuvées telles qu'elles sont contenues dans l'acte passé, le 30 septembre 1845, devant Me Foucher et son collègue, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
IXe série, partie suppl., Bull. 814, n° 20,077
- 13 août 1838 (autorisation)
- 31 janvier 1841 (modifications des statuts)
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 25 novembre 1845, pour la concession du Chemin de fer de Paris à Strasbourg.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 25 novembre 1845, par notre ministre des travaux publics, pour la concession du chemin de fer de Paris à Strasbourg, avec embranchement sur Reims, d'une part, et sur Metz et la frontière de Prusse vers Saarbruck, d'autre part, est approuvée.
En conséquence, MM. Despans de Cubières, de Pellapra, duc de Galliera et Blacque-Belair, sont et demeurent définitivement adjudicataires dudit chemin et de ses embranchements, moyennant le rabais sur la durée de la concession exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions tant de la loi du 19 juillet 1845 que du cahier des charges coté B, annexé à cette loi.
2. Le procès-verbal d'adjudication et la soumission ci-dessus mentionnée resteront annexés à la présente ordonnance.
IXe série, Bull. 1259, n° 12,424
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 25 novembre 1845, pour le bail du Chemin de fer de Tours à Nantes.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 25 novembre 1845, par notre ministre des travaux publics, pour le bail du chemin de fer de Tours à Nantes, est approuvée.
En conséquence, MM. Mackensie, Dufeu, O'Neill, Drouillard, Lacroix-Saint-Pierre, Leroy et de Surville, sont et demeurent définitivement adjudicataires dudit chemin, moyennant le rabais sur la durée du bail exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions tant de la loi du 19 juillet 1845 que du cahier des charges coté A, annexé à cette loi.
IXe série, Bull. 1259, n° 12,425
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre un Crédit extraordinaire pour les travaux de la partie du Chemin de fer de Paris sur le centre de la France, comprise entre Orléans et Vierzon.
IXe série, Bull. 1260, n° 12,440
ORDONNANCE DU ROI qui ouvre, sur l'exercice 1845, un Crédit supplémentaire pour prêts et subventions aux Compagnies des Chemins de fer de Paris à Rouen et de Rouen au Havre.
IXe série, Bull. 1261, n° 12,449
ORDONNANCE DU ROI (contre-signée par le ministre des travaux publics) portant que le département des travaux publics est autorisé à prendre possession, pour le service du chemin de fer de Paris à la frontière d'Allemagne, d'un hectare de terrain dépendant de la forêt domaniale de la Faisanderie, située dans l'arrondissement de Saverne (Bas-Rhin).
IXe série, Bull. 1273, n° 12,581
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Paris à Strasbourg.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, le 15 décembre 1845, devant Mes Foucher et Ducloux, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations dérivant, pour MM. Despans de Cubières, de Pellapra, duc de Galliera, et Blacque-Belair, tant de la loi du 19 juillet 1845 et du cahier des charges coté B annexé à cette loi, que de l'adjudication passée à leur profit, le 25 novembre 1845, et approuvée par notre ordonnance du 27 du même mois.
ART. 1er. Il est formé, entre les souscripteurs propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet l'exécution partielle et l'exploitation du chemin de fer de Paris à Strasbourg, avec embranchement sur Reims et sur Metz, et la frontière de Prusse vers Saarbruck, conformément à la loi du 19 juillet 1845 et au cahier des charges coté B, y annexé.
Cette société prend la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg.
3. La société commencera à partir de la date de l'ordonnance qui l'aura autorisée, et finira avec la concession, c'est-à-dire quarante-trois ans deux cent quatre-vingt-six jours après l'époque fixée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux à la charge de la compagnie.
CONCESSION. 4. ... IXe série, partie suppl., Bull. 818, n° 20,167
ORDONNANCE DU ROI portant autorisation de la Société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Tours à Nantes.
ART. 1er. La société anonyme formée à Paris sous la dénomination de Compagnie du chemin de fer de Tours à Nantes est autorisée.
Sont approuvés les statuts de ladite société, tels qu'ils sont contenus dans l'acte passé, les 13 et 15 décembre 1845, devant Mes Lejeune et Ducloux, notaires à Paris, lequel acte restera annexé à la présente ordonnance.
2. La société sera soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour MM. Mackenzie, Dufeu, O'Neill, Drouillard, Lacroix-Saint-Pierre et de Surville, tant de la loi du 19 juillet 1845 et du cahier des charges coté A, annexé à cette loi, que de l'adjudication passée à leur profit le 25 novembre 1845, et approuvée par notre ordonnance du 27 du même mois.
Statuts de la Société du Chemin de fer de Tours à Nantes.
ART. 1er. Il est formé, entre les souscripteurs propriétaires de toutes les actions ci-après créées, une société anonyme ayant pour objet la pose de la voie de fer et l'exploitation du chemin de fer de Tours à Nantes, conformément à la loi du 19 juillet 1845 et au cahier des charge, coté A y annexé.
2. Cette société prend la dénomination de Compagnie du Chemin de fer de Tours à Nantes.
4. La société commencera à compter de la date de l'ordonnance d'autorisation ; elle finira avec la concession, dont la durée est de trente-quatre ans et quinze jours, à partir de l'époque déterminée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux à la charge de la compagnie.
MISE EN SOCIÉTÉ DE LA CONCESSION. 5. ... IXe série, partie suppl., Bull. 818, n° 20,168
ORDONNANCE DU ROI qui déclare Concessionnaires du Chemin de fer de Paris à Lyon MM. le Général Comte Baudrand, Charles Laffitte, Hippolyte Ganneron et Guillaume Barrillon.
ART. 1er. L'offre faite par les sieurs général comte Baudrand, Charles Laffitte, Hippolyte Ganneron, Guillaume Barrillon, président et membres du conseil d'administration de la compagnie admise à soumissionner le chemin de fer de Paris à Lyon, est acceptée.
En conséquence, lesdits sieurs sont déclarés concessionnaires du chemin de fer de Paris à Lyon, aux clauses et conditions exprimées tant dans la loi du 16 juillet 1845 que dans le cahier des charges coté A y annexé, et moyennant une durée de jouissance de quarante et un ans quatre-vingt-dix jours, qui courra à dater de l'époque fixée par le cahier des charges pour l'achèvement des travaux.
IXe série, Bull. 1265, n° 12,514
ORDONNANCE DU ROI qui approuve l'Adjudication passée, le 20 décembre 1845, pour la concession du Chemin de fer de Creil à Saint-Quentin.
ART. 1er. L'adjudication passée, le 20 décembre 1845, par notre ministre des travaux publics, pour la concession du chemin de fer de Creil à Saint-Quentin, est approuvée.
En conséquence, MM. de Rothschild frères, Hottinguer et compagnie, et Charles Laffitte, Blount et compagnie, sont et demeurent définitivement concessionnaires dudit chemin, moyennant le rabais sur la durée de la concession exprimé dans leur soumission, et sous les clauses et conditions tant de la loi du 15 juillet 1845 que du cahier de charges coté B, annexé à cette loi.
IXe série, Bull. 1266, n° 12,527