Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/sotalex-160mg-cpr-secable-30-226775
Timestamp: 2018-11-18 21:38:20+00:00
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SOTALEX 160MG CPR SECABLE 30 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
L'initiation du traitement ou le changement de posologie se feront après une évaluation médicale appropriée incluant contrôle ECG avec mesure du QT corrigé ainsi que le dosage de la kaliémie, évaluation de la fonction rénale en tenant compte des traitements associés (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Comme avec les autres agents antiarythmiques, il est recommandé que le traitement par le sotalol soit initié et les doses augmentées sous surveillance ECG, car les effets pro-arythmiques peuvent survenir non seulement à l'initiation du traitement mais également à chaque changement de posologie. La dose initiale sera de 80 mg en 1 ou 2 prises. La posologie doit être adaptée avec un intervalle de 2 ou 3 jours entre chaque augmentation afin d'obtenir l'état d'équilibre et permettre la surveillance de l'intervalle QT. La plupart des patients répondent à une posologie comprise entre 160 et 320 mg en 2 prises par jour. Chez certains patients ayant des troubles du rythme menaçant le pronostic vital, la posologie pourra être portée à 480 mg voire 640 mg. Pour ces patients, le rapport bénéfice/risque sera évalué. Chez l'insuffisant rénal, la posologie sera ajustée en fonction de la clairance à la créatinine, le sotalol étant excrété principalement par le rein. Clairance de la créatinine (ml/min) Posologie recommandée > 60 dose usuelle 30 - 60 demi-dose 10 - 30 quart de dose < 10 éviter le traitement Formule de Cockcroft et Gault : · Homme : (140 - âge) x poids (kg) / 72 x créatinine (mg/dl) · Femme : idem x 0,85 Si la créatinine est exprimée en µmol/l, diviser sa valeur par 88,4 (1 mg/dl = 88,4 µmol/l) Chez l'insuffisant hépatique, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.
Ce médicament EST CONTRE-INDIQUE dans les situations suivantes : · Syndromes du QT long, congénitaux ou acquis ; · Torsades de pointes ; · Allergie connue à l'un des constituants, · Asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives ; · Insuffisance cardiaque non contrôlée ; · Choc cardiogénique ; · Blocs auriculo-ventriculaires des 2ème et 3ème degrés non appareillés ; · Angor de Prinzmétal ; · Maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire) non appareillée ; · Bradycardie (< 45-50 battements/minute) ; · Phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques ; · Phéochromocytome non traité ; · Hypotension artérielle (exceptée celle due aux troubles du rythme) ; · Anesthésie entraînant une dépression myocardique ; · Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min) ; · Acidose métabolique ; · Association avec les médicaments donnant des torsades de pointes suivants : Ø antiarythmiques de classe Ia (hydroquinidine, quinidine, disopyramide), Ø antiarythmiques de classe III (amiodarone,dronédarone), Ø inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, escitalopram, Ø et autres médicaments tels que: diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, spiramycine IV, vincamine IV, dolasetron IV, domperidone, hydroxyzine, mequitazine, arsenieux, moxifloxacine, pipéraquine, prucalopride, toremifene, vandétanib. (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
Grossesse Bien qu'il n'y ait pas d'études cliniques adéquates chez la femme enceinte, il a été montré que le sotalol traversait la barrière placentaire et se retrouvait dans le liquide amniotique. Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêta-bloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance. Chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêtabloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une détresse respiratoire, ou une hypoglycémie ; mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique. Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique Surdosage), tout en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP). En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrit pendant la grossesse si besoin. En cas de traitement jusqu'à l'accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée. Allaitement Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). La survenue d'hypoglycémie et de bradycardie a été décrite pour certains bêta-bloquants peu liés aux protéines plasmatiques. En conséquence, à cause du risque potentiel d'effets indésirables chez le nouveau-né, la décision d'arrêter l'allaitement ou le traitement par sotalol sera prise en tenant compte de l'importance du traitement pour la mère. L'allaitement est déconseillé en cas de nécessité de traitement.
Mises en garde Ce médicament EST GENERALEMENT DECONSEILLE dans les situations suivantes : · en association avec : Ø certains neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, pipotiazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride, sultopride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol, pipampérone), autres neuroleptiques (pimozide, flupentixol, fluphenazine, zuclopenthixol), Ø les antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes: halofantrine, pentamidine, , chloroquine, lumefantrine, Ø certains antagonistes des canaux calciques : diltiazem, vérapamil, Ø le fingolimod, Ø l'hydroxychloroquine, Ø la méthadone. (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). · au cours de l'allaitement. En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase. Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : l'arrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite. L'effet indésirable le plus sérieux des médicaments antiarythmiques est l'aggravation des arythmies préexistantes ou le déclenchement de nouveaux troubles du rythme. Les produits qui allongent l'intervalle QT, dont le sotalol, peuvent provoquer des torsades de pointes. Les facteurs favorisant cet effet ont été identifiés : · Intervalle QT spontanément long (> 450 ms) avant le traitement; · Bradycardies (< 60 battements par minute) ; · Hypokaliémie ou hypomagnésémie, (notamment sous diurétiques proximaux); · Taux sériques élevés de sotalol, soit par surdosage, soit par accumulation au cours d'une insuffisance rénale ; · Associations à d'autres produits favorisant des torsades de pointes (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) ; · Troubles graves du rythme ventriculaire. Les femmes paraissent avoir un risque accru de survenue de torsades de pointes. Les torsades de pointes sont dose-dépendantes et de ce fait surviennent le plus souvent lors de l'initiation du traitement ou lors d'une augmentation de la posologie. Elles peuvent être symptomatiques (syncopes), elles peuvent régresser spontanément, plus rarement dégénérer en fibrillation ventriculaire. Dans les essais cliniques, chez des patients ayant des troubles du rythme ventriculaire comportant un risque vital (tachycardies ventriculaires soutenues ou fibrillations ventriculaires), l'incidence des pro-arythmies sévères (torsades de pointes ou nouvelles tachycardies ventriculaires ou fibrillations ventriculaires) fut inférieur à 2 % à des doses ≤ à 320 mg. L'incidence a plus que doublé pour des posologies plus élevées. Dose journalière (mg) Incidence des pro-arythmies sévères (torsades de pointe) Nombre de patients (n) 1 - 80 0 % (0/72) 81 - 160 0.5 % (4/838) 161 - 320 1.8 % (17/960) 321 - 480 4.5 % (21/471) 481 - 640 4.6 % (15/327) > 640 6.8 % (7/103) Les patients qui présentent le risque le plus marqué de développer des effets pro-arythmiques graves sous sotalol (7 %) sont ceux qui ont une tachycardie ventriculaire soutenue et une insuffisance cardiaque. Une initiation du traitement à 80 mg et une adaptation posologique progressive permettent de réduire le risque de survenue d'effets pro-arythmiques. Un allongement de QTc supérieur à 450 ms nécessite une surveillance étroite et une réévaluation du rapport bénéfice/risque. Précautions d'emploi Arrêt du traitement Une hypersensibilité aux catécholamines est observée chez les patients ayant arrêté les bêta-tabloquants. Des cas occasionnels d'exacerbations d'angor, d'arythmie et quelques cas d'infarctus du myocarde ont été rapportés après l'interruption brutale du traitement par un bêta-bloquant. Il est donc prudent de surveiller attentivement l'arrêt du traitement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. Si possible, le dosage doit être diminué progressivement sur une période de 1 à 2 semaines. L'arrêt brutal chez des patients présentant une arythmie peut démasquer une insuffisance coronaire latente. Bradycardie Si la fréquence s'abaisse au-dessous de 50-55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée. La bradycardie majore le risque de survenue de torsades de pointes. Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré Etant donné son effet dromotrope négatif, le sotalol doit être administré avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré. Insuffisance cardiaque Des précautions lors de l'initiation et de l'ajustement posologique avec le sotalol chez les patients avec dysfonction ventriculaire gauche contrôlés par un traitement (tel que inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique, digitalique, ...) doivent être prises. Le sotalol du fait de ses propriétés bêtabloquantes peut diminuer la contractilité myocardique et entraîner une décompensation brutale de l'insuffisance cardiaque sévère. Infarctus du myocarde récent Chez les patients en post-infarctus, avec dysfonction ventriculaire gauche, le bénéfice/risque d'un traitement par le sotalol doit être évalué. Si ce traitement s'avère nécessaire, l'initiation ainsi que l'adaptation posologique doivent être étroitement suivies. Le sotalol devra être évité chez les patients ayant une fraction d'éjection ≤ 40 % sans arythmie ventriculaire grave. Perturbations électrolytiques Le sotalol ne devra pas être utilisé chez les patients présentant une hypokaliémie ou une hypomagnésémie avant correction préalable du déséquilibre. L'équilibre électrolytique et acido-basique sera particulièrement suivi chez les patients en cas de diarrhée sévère ou prolongée ou chez les sujets recevant un traitement hypokaliémiant ou hypomagnésémiant. Réactions allergiques Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle qu'en soit l'origine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou en cours de traitement désensibilisant, le sotalol, en raison de ses propriétés bêtabloquantes, peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance à son traitement par l'adrénaline aux posologies habituelles. Thyrotoxicose Le sotalol, en raison de ses propriétés bêtabloquantes, est susceptible d'en masquer les signes cardiovasculaires. Psoriasis Des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta-bloquant, l'indication mérite d'être pesée. Sujet âgé Chez le sujet âgé, le respect absolu des contre-indications est impératif. On veillera à initier le traitement par une posologie faible et à assurer une surveillance étroite. Insuffisant rénal En cas d'insuffisance rénale, il convient d'adapter la posologie à l'état de la fonction rénale. Sujet diabétique Prévenir le malade et renforcer en début de traitement l'auto-surveillance glycémique. Les signes annonciateurs d'une hypoglycémie peuvent être masqués, en particulier tachycardie, palpitations et sueurs. Changements électrocardiographiques Un allongement de l'intervalle QTc (> 450 ms) nécessite une surveillance étroite et une réévaluation du rapport bénéfice / risque. Le risque de torsades de pointes est proportionnel au degré d'allongement du QT. Anesthésie générale Du fait de ses propriétés bêtabloquantes, le sotalol peut entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque d'hypotension. La poursuite du traitement par le sotalol diminue le risque d'arythmie, d'ischémie myocardique et de poussées hypertensives. Il convient de prévenir l'anesthésiste que le patient est traité par le sotalol. Si l'arrêt du traitement est jugé nécessaire, une suspension de 48 heures est considérée comme suffisante pour permettre la réapparition de la sensibilité aux catécholamines. Dans certains cas, le traitement par le sotalol ne peut être interrompu. Chez les malades atteints d'insuffisance coronaire, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusqu'à l'intervention, étant donné le risque lié à l'arrêt brutal des bêta-bloquants. En cas d'urgence ou d'impossibilité d'arrêt, le patient doit être protégé d'une prédominance vagale par une prémédication suffisante d'atropine renouvelée selon les besoins. L'anesthésie devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes sanguines devront être compensées. Sportifs L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
De nombreux médicaments peuvent entrainer une bradycardie. C'est le cas notamment des antiarythmiques de la classe Ia, des béta-bloquants, de certains antiarytmiques de la classe III, de certains antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques…. etc. De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l'automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques. L'association d'antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s'avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG. L'association d'antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol…) est contre-indiquée. L'association d'antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d'effets indésirables cardiaques. L'association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l'ECG. La torsade de pointe, trouble du rythme cardiaque grave, peut être provoquée par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis. Les médicaments à l'origine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III et certains neuroleptiques. D'autres molécules n'appartenant pas à ces classes sont également en cause. L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois certains d'entre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s'agit de la méthadone, de l'hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) et des neuroleptiques. Associations contre-indiquées : + Torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques, méthadone, hydroxychloroquine) (amiodarone, arsenieux, citalopram, diphemanil, disopyramide, dolasetron par voie IV, domperidone, dronedarone, erythromicine par voie IV, escitalopram, hydroquinidine, hydroxyzine, mequitazine, mizolastine, moxifloxacine, pipéraquine, prucalopride, quinidine, spiramycine par voie IV, toremifene, vandétanib, vincamine par voie IV) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Associations déconseillées : + Fingolimod Potentialisation des risques bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêtabloquants sont d'autant plus à risque qu'ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique. Surveillance clinique et ECG continu pendant 24 heures suivant la première dose. + Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipamperone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol,) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Antagonistes des canaux calciques (diltiazem et vérapamil) Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement. + Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, lumefantrine, pentamidine) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l'un des deux traitements. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée. + Hydroxychloroquine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Méthadone Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Associations faisant l'objet de précautions d'emploi : + Anesthésiques volatils halogénés (desflurane, enflurane, halothane, isoflurane, methoxyflurane, sevoflurane) Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants. L'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par les bêta-mimétiques. En règle générale, ne pas arrêter le sotalol et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement. + Azithromycine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. + Propafénone Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG. + Autres bradycardisants (acebutolol, ambenonium, atenolol, befunolol, betaxolol, carteolol, carvedilol, celiprolol, clonidine, crizotinib, digoxine, donepezil, esmolol, fampridines, galantamine, ivabradine, labetalol, levobunolol, mefloquine, metipranolol, midodrine, nadolol, nadoxolol, neostigmine, oxprenolol, pasiréotide, pilocarpine, pindolol, propanolol, pyridostigmine, rivastigmine, tertatolol, thalidomide, timolol) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique. + Antihypertenseurs centraux (clonidine, méthyldopa, moxonidine, rilmenidine) Augmentation importante de la pression artérielle en cas d'arrêt brutal du traitement par l'antihypertenseur central. Éviter l'arrêt brutal du traitement par l'antihypertenseur central. Surveillance clinique. + Hypokaliémiants (altizide, amphotéricine B (voie IV), bendroflumethiazide, betamethasone, bisacodyl, boldo, bourdaine, bumetanide, cascara, cascara sagrada, chlortalidone, cicletanine, clopamide, cortisone, cortivazol, cyclothiazide, dexamethasone, fludrocortisone, furosemide, hydrochlorothiazide, hydrocortisone, indapamide, methyclothiazide, methylprednisolone, piretanide, prednisolone, prednisone, reglisse, rhubarben ricin, ricinus communis, sene, sene de khartoum, sene de l'inde, sodium (docusate de), sodium (picosulfate de), sodium (ricinoleate de), tetracosactide, torasemide, triamcinolone, xipamide) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. + Insuline, sulfamides hypoglycémiants (carbutamide, chlorpropamide, glibenclamide, glibomuride, gliclazide, glimepiride, glipizide, tolbutamide), glinides (nateglinide, repaglinide), gliptines (linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) Tous les bêtabloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : les palpitations et la tachycardie. Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. + Lidocaïne par voie IV Augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne avec possibilité d'effets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution de la clairance hépatique de la lidocaïne). Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant l'association et après l'arrêt du bêtabloquant. Adaptation si besoin de la posologie de la lidocaïne. + Ondansetron Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. + Fluoroquinolones (ciprofloxacine, levofloxacine, norfloxacine) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. + Anagrelide Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. + Clarithromycine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. + Roxithromycine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. + Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvedilol, metoprolol, nebivolol) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique. Associations à prendre en compte : + Anti-inflammatoires non stéroïdiens (aceclofenac, acide mefenamique, acide niflumique, acide tiaprofenique, alminoprofene, celecoxib, dexketoprofene trometamol, diclofenac, etodolac, étoricoxib, fenoprofene, flurbiprofene, ibuprofen, indometacine, ketoprofene, meloxicam, morniflumate, nabumetone, naproxene, nimesulide, parecoxib, phenylbutazone, piroxicam, piroxicam-betadex, rofecoxib, sulindac, tenoxicam, valdecoxib) Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les anti-inflammatoires non stéroïdiens et rétention hydrosodée avec la phénylbutazone). + Dihydropyridines (amlodipine, barnidipine, clévidipine, felodipine, iscradipine, lacidipine, lercanidipine, manidipine, nicardipine, nifedipine, nimodipine, nitrendipine) Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (addition des effets inotropes négatifs). Le bêtabloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive. + Dérivés nitrés et apparentés (dinitrate d'isosorbide, isosorbide, linsidomine, molsidomine, nicorandil, trinitrine) Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique. + Dipyridamole (voie IV) Majoration de l'effet antihypertenseur. + Alphabloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, silodosine, tamsulosine, terazosine) Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré. + Antihypertenseurs alphabloquants (urapidil) Majoration de l'effet hypotenseur. Risque majoré d'hypotension orthostatique. + Médicaments à l'origine d'une hypotension orthostatique (acepromazine, aceprometazine, alfuzosine, alimemazine, alizapride, amantadine, amifostine, amitriptyline, amoxapine, apomorphine, aripiprazole, asenapine, avanafil, baclofene, bromocriptine, chlorproethazine, clomipramine, clozapine, cyamemazine, desipramine, dinitrate d'isosorbide, dosulepine, doxepine, droperidol, entacapone, fluanisone, imipramine, levodopa, lisuride, loxapine, maprotiline, metopimazine, molsidomine, nortriptyline, olanzapine, opipramol, oxomemazine, paliperidone, penfluridol, pergolide, perphenazine, piperazine, pipotazine, piribedil, pramipexole, prochlorperazine, promethazine, propericiazine, rasagiline, riociguat, risperidone, ropinirole, selegiline, sildenafil, tadalafil, thioproperazine, tolcapone, trifluoperazine, trifluperidol, trimipramine, vardenafil) Risque de majoration d'une hypotension, notamment orthostatique. Examens paracliniques : Interaction avec des tests de laboratoire : la présence de sotalol dans l'urine peut provoquer une fausse élévation de la métanéphrine urinaire lors de la mesure par méthode photométrique. L'urine des patients susceptibles d'être atteints d'un phéochromocytome et qui sont traités par le sotalol, doit être analysée par chromatographie liquide haute performance avec phase d'extraction solide.
Au plan clinique Les effets indésirables les plus fréquents du sotalol viennent de ses propriétés bêtabloquantes. Ils sont habituellement de nature transitoire et nécessitent rarement l'interruption du traitement. Ils disparaissent habituellement avec une réduction de posologie. Les effets indésirables les plus graves sont ceux dus aux effets pro-arythmiques, comprenant notamment les torsades de pointes (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les effets indésirables sont listés par classe de système d'organes et par fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, <1/10), peu fréquent (> 1/1 000, <1/100), rare (> 1/10000, <1 000), très rare (< 1/10000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Tableau des effets indésirables Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fréquent Fréquence indéterminée Œdème, fatigue, asthénie Fièvre Affections du système nerveux Fréquent Vertige, céphalées, insomnie, paresthésie, dysgueusie Affections musculo-squelettique et systémiques Fréquent Contractures musculaires Affections gastro-intestinales Fréquent Nausées, vomissement, diarrhée, dyspepsie, douleur abdominale, flatulence Affections cardiaques Fréquent Pro-arythmie, torsade de pointes, insuffisance cardiaque, bradycardie, douleur thoracique, palpitations, syncope, pré syncope Affections vasculaires Fréquent Hypotension, syndrome de raynaud, aggravation d'une claudication intermittente existante Affections psychiatriques Fréquent Dépression, anxiété Affections des organes de reproduction et du sein Fréquence indéterminée Dysfonction sexuelle Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Réactions cutanées de type psoriasis ou aggravation d'un psoriasis existant Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquent Dyspnée Affections oculaires Fréquence indéterminée Vision trouble Investigations Fréquent ECG anormal Au plan biologique On a pu observer, dans de rares cas, l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement. Déclaration des effets indésirables suspectés : La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.
Le surdosage accidentel ou intentionnel avec le sotalol a rarement été cause de décès. La réduction des taux plasmatiques de sotalol obtenue par hémodialyse est importante. Les signes les plus courants notés en cas de surdosage sont les suivants : bradycardie, insuffisance cardiaque congestive, hypotension, bronchospasme, hypoglycémie. En cas de surdosage massif intentionnel (2 à 16 g) les symptômes suivants ont été rapportés: hypotension, bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, complexes d'extrasystoles, tachycardie ventriculaire, torsades de pointes. En cas de : · Bradycardie ou de baisse tensionnelle excessive, on aura recours à l'administration d'atropine 0,5 à 2 mg par voie IV, de glucagon à la dose de 1 mg renouvelable, suivis si nécessaire d'isoprénaline 25 µg en injection lente ou de dobutamine 2,5 à 10 µg/kg/min ; · bloc auriculo-ventriculaire de 2ème ou 3ème degré : traitement par entraînement électrosystolique; · bronchospasme : traitement par théophylline ou aérosol bêta2-stimulant ; · torsades de pointes : traitement par choc électrique externe, entraînement électrosystolique et/ou sulfate de magnésium. En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par sotalol : · Glucagon sur la base de 0,3 mg/kg ; · Hospitalisation en soins intensifs ; · isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée (voir rubrique Grossesse et allaitement).