Source: http://cas08041994.blogspot.com/2005/11/
Timestamp: 2018-07-17 05:43:32+00:00
Document Index: 88053850

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'art. 28', 'art. 28', "l'article 28", "l'article 53", "l'article 53", "l'article 28", "l'article 48", "l'article 53", "l'article 28", "l'article 53", "l'article 28", "l'article 53", "l'article 28", "l'article 53", "l'article 28", 'art 1992']

CASSATION 8 avril 1994: November 2005
CASSATION 8 avril 1994
Texte complet de l' arrêt tant FR que NL
Numéro : JC94481_1 Date : 1994-04-08 - Juridiction : COUR DE CASSATION, SECTION NEERLANDAISE, 1E CHAMBRE
- Siège : VEROUGSTRAETE- Rapporteur : WAUTERS- Min. Public : BRESSELEERS- Numéro de rôle : 8225
LOUAGE DE CHOSES. - Bail commercial. - Obligations entre parties. - Indemnité d'éviction. - Action. - Délai prefix. - Effet.
Lorsque le dernier jour utile pour l'introduction d'une action en paiement de l'indemnité d'éviction est un samedi, un dimanche ou un jour férié, l'échéance n'est pas prorogée jusqu'au premier jour ouvrable. (L. du 30 avril 1951, art. 28).
Le délai pour l'introduction d'une action en paiement de l'indemnité d'éviction est un délai prefix, dont l'expiration entraîne forclusion du droit lui-même.(L. du 30 avril 1951, art. 28).
Voir Cass., 6 novembre 1974, (Bull. et Pas., 1975, I, 286); Cass., 1er mars 1993, RG 9603, (Bull. et Pas., 1993, I, n° 122);
LA COUR, Vu le jugement attaqué, rendu le 27 mars 1992 par le tribunal de première instance de Courtrai, statuant en degré d'appel; Sur le moyen : violation des articles 28 de la loi sur les baux commerciaux du 30 avril 1951, formant le Titre VIII, section IIbis du Code civil, 48 et 53, spécialement alinéa 2, du Code judiciaire, en ce que le jugement attaqué a constaté, tout d'abord, que, le 31 octobre 1987, la demanderesse a quitté le bien qu'elle louait, qu'il a ensuite décidé que l'action introduite par la demanderesse par une citation en date du 2 mai 1989 "a été intentée en-dehors du délai de prescription", qu'ensuite, après avoir annulé partiellement le jugement dont appel, il rejette cette action, et fonde cette décision sur les considérations suivantes : "Le délai de six mois dans lequel les défendeurs devaient réaliser l'intention pour laquelle ils ont pu évincer la demanderesse prend cours le 1er novembre 1987. Ces six mois s'étendent, dès lors, du 1er novembre 1987 jusques et y compris le 30 avril 1988. Le délai de prescription d'un an auquel est soumise l'introduction d'une action en payement de l'indemnité d'éviction court, dès lors,du 1er mai 1988 jusques et y compris le 30 avril 1989. L'échéance de ce délai est le 30 avril 1989 qui est un dimanche et elle pourrait, ainsi, selon le premier juge, être reportée au 2 mai, dernier jour utile, le 1er mai 1989 étant un jour férié légal. Le délai de prescription prévu par l'article 28 de la loi du 30 avril 1951 est, toutefois, un délai de déchéance légal dont l'expiration peut entraîner la forclusion du droit lui-même. Ce n'est pas un délai de procédure et il n'est pas sujet à application de l'article 53, alinéa 2, du Code judiciaire ni à aucune autre prolongation. C'est un délai qui agit comme un couperet. Ce n'est pas un délai de prescription mais un délai de déchéance qui ne peut être ni interrompu ni suspendu. Si le délai est expiré, le locataire est irrévocablement déchu de son droit de réclamer une indemnité d'éviction. C'est un délai préfix dont l'expiration donne lieu à la forclusion du droit lui-même sans même qu'en application de l'article 53, alinéa 2, du Code judiciaire, le dernier jour qui serait un samedi, un dimanche ou un jour férié légal, pourrait être reporté au plus prochain jour ouvrable", alors que, aux termes de l'article 28 de la loi du 30 avril 1951, les actions en payement de l'indemnité d'éviction doivent être intentées dans un délai d'un an à dater du fait donnant ouverture à l'action; qu'aux termes de l'article 48 du Code judiciaire, sauf si la loi en a disposé autrement, les délais établis pour l'accomplissement des actes de procédure sont soumis aux règles du chapitre VIII de la première partie du Code judiciaire; qu'aux termes de l'article 53, alinéa 1er, du Code judiciaire, le jour de l'échéance est compris dans le délai; que, toutefois, lorsque ce jour est un samedi, un dimanche ou un jour férié légal, le jour de l'échéance est reporté au plus prochain jour ouvrable (article 53, alinéa 2); que l'introduction d'actions telles que celles qui sont prévues par l'article 28 de la loi du 30 avril 1951 constitue un acte de procédure et que la loi ne soumet le calcul du délai prévu par cet article a aucune disposition dérogatoire; que le calcul du délai doit, dès lors, tenir compte des règles prévues par le chapitre VIII de la première partie du Code judiciaire; que la règle prévue par l'article 53, alinéa 2, du Code judiciaire, fait partie de ces règles et d'ailleurs n'entraîne pas une prolongation du délai mais qui ne concerne que le calcul du délai; qu'en décidant que le délai prévu par l'article 28 de la loi du 30 avril 1951 n'est pas un délai de procédure auquel ne s'applique pas l'article 53, alinéa 2, du Code judiciaire, le tribunal viole toutes les dispositions légales citées par le moyen : Attendu qu'en vertu de l'article 28 de la loi du 30 avril 1951, les actions en payement de l'indemnité d'éviction doivent être intentées dans un délai d'un an à dater du fait donnant ouverture à l'action; Que ce délai ne constitue pas un délai de procédure, mais un délai préfix dont l'expiration entraîne forclusion du droit lui-même; Que pour le calcul de ce délai, si le jour de l'échéance est un samedi, un dimanche ou un jour férié, il ne peut, en application de l'article 53, alinéa 2, du Code judiciaire, être reporté au plus prochain jour ouvrable; Attendu que le jugement attaqué a constaté que l'action de la demanderesse tendant au payement d'une indemnité d'éviction s'est éteinte le dimanche 30 avril 1989 et que la citation a été signifiée le 2 mai 1989; qu'il a considéré que la signification était tardive, le délai prévu par l'article 28 de la loi du 30 avril 1951 étant un délai de déchéance; Que, des lors, le jugement attaqué ne viole pas les dispositions légales citées par le moyen; Que le moyen manque en droit;
PAR CES MOTIFS, Rejette le pourvoi; Condamne la demanderesse aux dépens.
Numéro : RC94481_1 Date : 1994-04-08 -Juridiction : HOF VAN CASSATIE, NEDERLANDSE AFDELING, 1E KAMER - Siège : VEROUGSTRAETE- Rapporteur : WAUTERS- Min. Public : BRESSELEERS- Numéro de rôle : 8225
HUUR VAN GOEDEREN. - Handelshuur. - Verplichtingen van partijen. - Vergoeding wegens uitzetting. - Rechtsvordering. - Fatale termijn. - Gevolg.
Wanneer de laatste dag voor het instellen van de rechtsvordering tot betaling van de vergoeding wegens uitzetting een zaterdag, een zondag of een wettelijke feestdag is, wordt de vervaldag niet verplaatst op de eerstvolgende werkdag. (Art. 28 Handelshuurwet)
De termijn voor het instellen van de rechtsvordering tot betaling van de vergoeding wegens uitzetting, is een fatale termijn waarvan het verstrijken leidt tot verval van het recht. (Art. 28 Handelshuurwet).
VAN OEVELEN, Algemeen overzicht van de bevrijdende verjaring en de vervaltermijnen in het Belgisch privaatrecht, T.P.R., 1987, (1755), nr. 68;
HET HOF, Gelet op het bestreden vonnis, op 27 maart 1992 in hoger beroep gewezen door de Rechtbank van Eerste Aanleg te Kortrijk; Over het middel, gesteld als volgt : schending van de artikelen 28 van de wet van 30 april 1951 op de handelshuur, die titel VIII, afdeling IIbis van het Burgerlijk Wetboek uitmaakt, 48 en 53, inzonderheid tweede lid, van het Gerechtelijk Wetboek, doordat het bestreden vonnis vooraf vaststelt dat eiseres het door haar gehuurde pand op 31 oktober 1987 heeft verlaten, vervolgens beslist dat de vordering van eiseres ingeleid bij dagvaarding van 2 mei 1989 "buiten de verjaringstermijn (...) valt", dientengevolge na gedeeltelijke vernietiging van het beroepen vonnis, deze vordering afwijst, en het deze beslissing op de volgende overwegingen doet berusten : "De zes maanden binnen dewelke de (verweerders) hun opzeggingsmotief ter uitvoering moesten brengen beginnen te lopen vanaf 1 november 1987. Deze zes maanden strekken zich dan uit van 1 november 1987 tot en met 30 april 1988. Vanaf 1 mei 1988 tot en met 30 april 1989 loopt dan de éénjarige verjaringstermijn voor het vorderen van een uitzettingsvergoeding. De vervaldag viel op 30 april 1989, een zondag en zou aldus de eerste rechter gezien 1 mei 1989 een wettelijke feestdag is, kunnen verlengd worden tot 2 mei, de laatste nuttige dag. De verjaringstermijn voorzien in artikel 28 van de handelshuurwet is evenwel een wettelijke vervaltermijn waarvan het verstrijken kan leiden tot het verval van recht zelf. Het is geen termijn van proceshandeling en is niet vatbaar voor toepassing van artikel 53, 2 van het Gerechtelijk Wetboek noch voor andere verlenging. Het is een termijn die valt als een kapmes. Het is geen verjaringstermijn maar een vervaltermijn die niet kan gestuit of geschorst worden. Is de termijn verstreken, dan is de huurder onherroepelijk vervallen van het recht op vergoeding wegens uitzetting. Het is een fatale termijn waarvan het verstrijken leidt tot een verval van recht zelfs zonder dat bij toepassing van artikel 53, lid 2, van het Gerechtelijk Wetboek de laatste dag indien hij een zaterdag, zondag of wettelijke feestdag is, kan verplaatst worden op de eerstvolgende werkdag", terwijl, naar luid van artikel 28 van de wet van 30 april 1951 op de handelshuur de rechtsvorderingen tot betaling van de vergoeding wegens uitzetting moeten worden ingesteld binnen één jaar te rekenen van het feit waarop de vordering gegrond is; naar luid van artikel 48 van het Gerechtelijk Wetboek de termijnen voor het verrichten van proceshandelingen onderworpen zijn aan de regels van hoofdstuk VIII van deel I van het Gerechtelijk Wetboek, tenzij de wet anders bepaalt; naar luid van artikel 53, eerste lid, van het Gerechtelijk Wetboek de vervaldag in de termijn begrepen is; indien deze dag echter een zaterdag, zondag of een wettelijke feestdag is, de vervaldag wordt verplaatst op de eerstvolgende werkdag (artikel 53, tweede lid); het instellen van rechtsvorderingen als bedoeld in artikel 28 van de wet op de handelshuur een proceshandeling uitmaakt en de wet voor de berekening van de in dit artikel bepaalde termijn niet in een afwijkende regeling voorziet; de berekening van de termijn derhalve dient te gebeuren met inachtneming van de regels bepaald in hoofdstuk VIII van deel I van het Gerechtelijk Wetboek; de regel bepaald in artikel 53, lid 2, van het Gerechtelijk Wetboek, tot deze regels behoort en overigens niet leidt tot een verlenging van de termijn doch enkel de berekening van de termijn betreft; door te beslissen dat de termijn bepaald in artikel 28 van de wet op de handelshuur geen termijn van proceshandeling is waarop artikel 53, tweede lid, van het Gerechtelijk Wetboek niet toepasselijk is, de Rechtbank derhalve alle in het middel vermelde wetsbepalingen schendt : Overwegende dat, krachtens artikel 28 van de Handelshuurwet, de rechtsvorderingen tot betaling van de vergoeding wegens uitzetting moeten worden ingesteld binnen een jaar te rekenen van het feit waarop de vordering gegrond is; Dat die termijn geen termijn van rechtspleging is, maar een fatale termijn, waarvan het verstrijken leidt tot verval van het recht zelf; Dat voor de berekening van die termijn de vervaldag, indien hij een zaterdag, een zondag of een wettelijke feestdag is, niet met toepassing van artikel 53, tweede lid, van het Gerechtelijk Wetboek kan worden verplaatst op de eerstvolgende werkdag; Overwegende dat het bestreden vonnis vaststelt dat de vordering van eiseres tot betaling van een vergoeding wegens uitzetting verviel op zondag 30 april 1989 en dat de dagvaarding op 2 mei 1989 werd betekend; dat het oordeelt dat de dagvaarding laattijdig is, nu de termijn in artikel 28 van de Handelshuurwet bedoeld een vervaltermijn is; Dat het bestreden vonnis aldus de in het middel aangewezen wetsbepalingen niet schendt; Dat het middel faalt naar recht;
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