Source: http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com/tag/cdrc/3
Timestamp: 2017-08-21 02:52:13+00:00
Document Index: 90759454

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Association Française de Soutien aux Prisonniers Politiques au Congo Brazzaville (AFSPP-CB)
Quelle est la mission de Pierre Pongui, Directeur de la Maison d’arrêt de Pointe-Noire ?
Monsieur Pierre Pongui sort de sa léthargie, début octobre 2016, date de sa prise de fonction comme directeur de la maison d’arrêt de Pointe Noire. Il a lui-même remis la lettre de prise de poste à son prédécesseur qui n’est pas informé, sans autre forme.
Pousse-toi de là que je m’y mette. Pour se sentir fort, il arrive avec son staff et toute son équipe, ce qui impose un changement de plus de la moitié du personnel.
Le nouveau shérif, nommé par le ministre de la justice, est arrivé, sorti de sa naphtaline des années Lissouba. Il y a du temps à rattraper, des vengeances à libérer et à démontrer au ministre touche à tout, qu’il est un bon petit exécutant.
L’épine dans le pied du Congo et de cet établissement est le cas Boukadia, le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) détenu depuis plus de 10 mois sans être jugé. Et pour cause : le ministre de la justice a pourvu en cassation une demande de libération provisoire le 20 juin 2016.
Trouver un vêtement pour habiller le vide est un tour de force qui n’a pu se réaliser dans les 10 jours légaux. Ce ministre qui insulte les avocats et les juges, a besoin de vacances. Donc il faut trouver une autre stratégie. Un tour de prestidigitation et le dossier disparait. Ce n’est pas sans compter sur la ténacité de son avocat Me Senga.
Et si on éliminait l’épine ? Mais comment faire ? Il y a un bon petit soldat qui fait tout ce que veut le ministre. Utilisons-le, pense la nouvelle République. S’il y a des éclaboussures, nous aurons ouvert nos parapluies en ignorant ses actions. Comme un chien qui fait le beau, Pierre Pongui entre dans la danse macabre. Sous couvert de casser les fortes têtes et d’assoir son micro pouvoir, il instaure autour de lui toute une hiérarchie de RH, responsable de ceci, responsable de cela, des majors, des lieutenants. Ces hommes restent dans les bureaux car à l’intérieur de la maison d’arrêt, lorsque le parloir est passé, ce sont des prisonniers que l’on fait travailler, avec des brassards pour les distinguer des autres. Le modèle nazi a fait école et écho chez cet homme.
Pour « fêter ensemble » le onzième mois de détention de Modeste Boukadia, Pierre Pongui a envie d’en découdre avec ce résident ce 15 novembre 2016. Il le somme de venir le retrouver dans son bureau où il n’y a pas de témoin. Mais puisque Modeste Boukadia n’a plus le droit de franchir le parloir, pourquoi irait-il là-bas ? Serait-ce un piège ? Le directeur peut se déplacer dans tous les bâtiments, alors pourquoi ne vient-il pas dans le pavillon de ce détenu ? Le motif de cette demande n’est pas exprimé.
Mais la patience n’est pas la qualité première de ce nouveau directeur. Il commande à quatre de ses hommes d’aller chercher celui qui lui résiste, lui le chef de ces lieux, lieux qu’il considère probablement comme son palais où il veut régner.
C’est ainsi que l’exécutant du ministre ordonne à ses hommes un placage au sol du président du CDRC avec brutalité, et un temps beaucoup long que sur un ring de catch. Ce « charmant » directeur voulait lui offrir des menottes et plus.
Des témoins ont aperçu sur la scène de l’évènement, une seringue remplie de vide. Cette pièce maitresse a disparu rapidement. Objet tombé d’un plateau de soin ou intention de donner la mort par embolie ?
L’infirmerie se situe dans la prison, les ordures déposées se situent dans l’autre direction que celle du bureau du directeur. Il ne faudrait pas que les odeurs nauséabondes dérangent ce Prince sans trône qui rêve d’audience qui accorderait ou refuserait selon son gré. La réalité rattrape celui qui veut être épinglé le meilleur exécutant du ministre de la justice.
Modeste Boukadia est franco-congolais et souffre beaucoup. Il ne peut plus se lever. Pierre Pongui interdit les visites à ce détenu sans aucun ordre de son supérieur vénéré.
Le 5 décembre 2016, soit 20 jours après, le Consul Général de France est appelé pour constater l’état du détenu dans sa cellule et demande à ce que Modeste Boukadia soit hospitalisé en urgence pour des examens. Les premiers diagnostics posés nécessitent un traitement en urgence. La victime de cette agression est hospitalisée et sous perfusion. Que diantre, Sa Majesté l’exécutant n’a pas été prévenue. Il dépêche une cinquantaine d’hommes militaires pour rapatrier militari son détenu, à l’insu des règles d’hygiène et contre les avis des médecins.
« Nous avons reçu des ordres, de le ramener en prison, dans cellule. Il n’a qu’à mourir en prison sans soins ce Moukongo… » Les prisons et maisons d’arrêt sont surpeuplées. Mais peut-on exécuter des hommes en se substituant à la justice ? Est-ce un ordre non écrit de son parent Pierre Mabiala qu’accomplissait Pierre Pongui ? Cette main agissante qui crie haut et fort son intégrité, est un pion et un fusible. Mais sur quel échiquier ou dans quel tableau ?
Le lendemain (le 6 décembre 2016), sur l’injonction du Consul Général, Modeste Boukadia sera enfin hospitalisé pour neuf jours.
Convalescent, Modeste Boukadia reste dans sa cellule à son retour. Mais les murs de cet édifice enferment mal ses secrets. Il se murmure très bruyamment que de coquettes sommes d’argent sont extorquées auprès des prisonniers.
En notre qualité d’Humain, nous pourrions penser comme Robin des Bois, prendre l’argent des riches pour les donner aux pauvres, et dans ce cas précis, donner à manger à tous les prisonniers. Mais ce n’est qu’un film et les pauvres sont beaucoup trop nombreux.
Le moteur de cet aspirateur d’argent se nomme Pierre Pongui, le commandant de police, directeur de la maison d’arrêt. Ces tortures sont-elles le moyen de faire payer dans le bain de la corruption des pseudo libertés ?
C’est ainsi que le 8 décembre 2016, ce « brave » directeur aide un européen à transformer sa détention dans la maison d’arrêt à celle à son domicile pour la coquette somme de trois cents mille (300 000) FCFA. Peu gêner par le jeu des écritures, il rassure son donateur : « allez-vous-en, le reste, je m’en occupe ». Ses indemnités de risques n’étant pas suffisantes, le 19 décembre, il réitère avec un autre prisonnier, pour un coût de trente mille (30 000) FCFA, et l’aide à se faire « la belle ». Ce fusible qui se veut tout beau tout propre vient de griller son plomb auprès de ses propres hommes, qui à leur tour cherchent à haute voix les montants.
Jeu risqué pour les détenus ou les prisonniers qui ne veulent ou ne peuvent payer ce cachet de la corruption, qu’au prix de leur vie.
D’autant plus que ces « libérés » ont été replacé à leur point de départ, c’est-à-dire en cellule.
Monsieur Pongui « le cramé », anticiperait-il sa retraite anticipée ? Il faut quelques moyens en sa qualité de père, de faire étudier sa progéniture en France.
Est-ce pour cette raison qu’il laisse les douches sans suivi ni entretien pour qu’elles soient bouchées quasiment en permanence. Ce lieu d’hygiène ressemble à un dépotoir. Cela ne doit pas le déranger, jouissant probablement d’une salle de bain « 5 étoiles ». La maison d’arrêt n’est que son lieu de travail, et si les conditions sont déplorables, ce n’est pas de sa faute. Il oublie que le sang qui coagule avec la chaleur bouche les canalisations. En trouverions-nous disait Watson à Sherlock Homes ?
Ce que nombre de personnes émettent comme hypothèse pourrait se révéler juste, que derrière des titres ronflants, cet exécutant susnommé se salit les mains pour que les marionnettistes de la nouvelle République gardent, les leurs propres et sèches... afin de ne pas tâcher leurs costumes-chaussures tout beau tout cher…
Président de l’AFSPP-CB :
Jean Pierre Aparicio
AFSPP au Congo Brazzaville
45 rue du Mont-Cenis - 75018 PARIS
Mobile : +33 (0)6 95 00 12 48
Téléphone/fax :+33 (0)1 42 52 64 95
Courriel : afspp.cb@gmail.com
AFSPP-CB_QUELLEE EST LA MISSION DE PIERRE PONGUI... ? (pdf, 855.4 kB)
Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?
Emotion sélective
Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.
Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».
Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire : Roland Gambou est mort victime des sévices.
Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.
« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !
Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités » ou « le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.
Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?
L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.
Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?
NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.
19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:49
Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Modeste Boukadia Pool Françafrique CDRC Afrique centrale France Pasteur Ntumi Mokoko ONU Paulin Makaya
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 00:21
Le prisonnier politique d'opinion, Modeste Boukadia, président du CDRC, ici sur son lit d'hôpital, après avoir échappé à la tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre Pongui...
Prisonnier politique, le décès de Modeste Boukadia en prison sera considéré comme un assassinat
Il est une chose d'être un dictateur et une autre d'avoir le goût du sang des autres au point de vouloir leur mort, cher monsieur OUI POUR SANG. Lorsqu'on emprisonne quelqu'un a fortiori quand il s'agit d'un prisonnier politique, l'Etat se doit de tout faire pour qu'il reste en vie - afin d'exécuter sa peine - surtout quand il s'agit d'une peine imaginaire comme celle qui frappe le prisonnier politique Modeste Boukadia. Combien savent que même les Blancs racistes à l'époque de l'Apartheid en Afrique du Sud envoyèrent secrètement Nelson Mandela à Londres pour le soigner parce qu'il aurait contracté la tuberculose en prison ? La mort d'un prisonnier politique en prison est une catastrophe pour l'image de n'importe quel Etat, pas simplement une dictature.
Nous apprenons avec tristesse la détérioration de l'état de Santé de monsieur Modeste Boukadia, président du CDRC, arbitrairement embastillé au Congo depuis le mois le vendredi 15 janvier 2016. L'opposant politique à la barbarie des crocodiles du PCT a été hospitalisé le 5 décembre 2016 à l'hôpital Guénin de Pointe-Noire. Et nous pouvons à juste titre affirmer que les assassins du PCT y sont pour quelque chose, ceux-là mêmes qui se sont précipités à l'hôpital pour ôter ses perfusions afin de hâter sa mort.
Nous avons appris qu'il avait fait l'objet de tentative d'assassinat bien avant cela. C'est donc normal que nous déduisons que la détérioration de sa santé a été pensée, conçue, voulue, exécutée, provoquée. Même si sa nourriture et son eau proviennent de l'extérieur, elles passent forcément entre des mains expertes en empoisonnement avant de lui parvenir. Quand on s'empresse d'arrêter le traitement d'un malade dans un hôpital, c'est que l'on souhaite sa mort et seul Denis Sassou Nguesso peut ordonner une chose pareille. Modeste Boukadia est en fait condamné à mort - sans que le gangster d'Etat Denis Sassou Nguesso bardé d'impunité absolue ne le dise clairement.
Que le régime dictatorial de la Bête de l'Alima sache que la mort de monsieur Modeste Boukadia en prison sera considérée comme un assassinat politique. Nous ne le souhaitons pas, mais si pareille tragédie survenait, cette affaire entacherait pour de bon l'image de Denis Sassou Nguesso, car elle retentirait dans le monde entier comme un cas de non assistance de personne en danger. Et il est bon de notifier que les tribunaux internationaux seront saisis à cet effet. En prison, la responsabilité du maintien en vie d'une personne incombe à l'Etat. Si l'Etat se montre négligent au point de ne remplir ses obligations, il peut être poursuivi à plus d'un titre.
Modeste Boukadia est un citoyen français. La citoyenneté possède un caractère universel. Il n'y a pas un citoyen moins citoyen qu'un autre - même en cas de double nationalité. Qui dit double nationalité dit deux nationalités à 100%, deux nationalités qui s'exercent en même temps et en tout lieu, ensemble, simultanément. On n'est pas Congolais au Congo et Français en France seulement. On est Franco-congolais en tout lieu et tout le temps. L'espace n'est pas un vecteur discriminant de la citoyenneté.
Il n'y a pas de demi-citoyenneté. La citoyenneté est pleine, jamais à moitié et elle s'exerce bien au-delà du territoire. C'est en cela qu'on peut invoquer à son propos le principe d'universalité. ON EST CITOYEN D'UN PAYS OU ON NE L'EST PAS. IL N'Y A PAS DE DEMI-MESURE. A ce titre, la France lui doit des égards comme la Grande Bretagne doit des égards au prisonnier politique Paulin Makaya. Ce n'est pas une simple question de peau, de lieu ou de résidence.
L'honneur de ces deux puissances est en jeu : si elles ne peuvent oser intervenir en faveur de leurs citoyens, les familles Makaya et Boukadia doivent se retourner contre elles en estant en justice en France et en Grande Bretagne : il y a bien dans ces deux cas non assistance à citoyens français et britannique en danger. Que le CDRC et la famille Boukadia prennent leurs responsabilités. Il en est de même du côté de monsieur Paulin Makaya.
LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/12/prisonnier-politique-le-deces-de-modeste-boukadia-en-prison-sera-considere-comme-un-assassinat.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar
Le Lion de Makanda - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Modeste Boukadia Pool France Françafrique ONU Paulin Makaya CDRC