Source: http://salve-regina.com/index.php?title=La_lettre_d%27accompagnement_de_%22Summorum_Pontificum%22_et_l%27instruction_%22Universae_Ecclesiae%22
Timestamp: 2019-01-21 01:54:11+00:00
Document Index: 267471776

Matched Legal Cases: ['art. 12', '§ 1', 'art. 11', 'art. 5', '§ 1', 'art. 5', '§ 1', 'art. 5', '§ 3', 'art. 5', '§ 4', 'art. 2', '§ 2', '§ 3']

﻿ La lettre d'accompagnement de "Summorum Pontificum" et l'instruction "Universae Ecclesiae" — Salve Regina
La lettre d'accompagnement de "Summorum Pontificum" et l'instruction "Universae Ecclesiae"
Benoît XVI et Commission Ecclesia Dei
7 juillet 2007 / 13 mai 2011
La lettre d'accompagnement de Benoît XVI au Motu Proprio Summorum Pontificum et L'instruction de la commission Ecclesia Dei donnent des paramètres d'application et d'interprétation du texte.
1 LETTRE DU PAPE BENOÎT XVI AUX ÉVÊQUES QUI ACCOMPAGNE LA LETTRE APOSTOLIQUE "MOTU PROPRIO DATA" SUMMORUM PONTIFICUM SUR L'USAGE DE LA LITURGIE ROMAINE ANTÉRIEURE À LA RÉFORME DE 1970
2 Instruction sur l’application de la Lettre apostolique Summorum Pontificum donnée motu proprio par SA SAINTETÉ LE PAPE BENOÎT XVI
2.2 II. Les missions de la Commission pontificale Ecclesia Dei
2.3 III. Normes spécifiques
LETTRE DU PAPE BENOÎT XVI AUX ÉVÊQUES QUI ACCOMPAGNE LA LETTRE APOSTOLIQUE "MOTU PROPRIO DATA" SUMMORUM PONTIFICUM SUR L'USAGE DE LA LITURGIE ROMAINE ANTÉRIEURE À LA RÉFORME DE 1970
1. La Lettre apostolique Summorum Pontificum , donnée motu proprio par le Souverain Pontife Benoît XVI le 7 juillet 2007 et entrée en vigueur le 14 septembre 2007, a rendu plus accessible la richesse de la liturgie romaine à l’Église universelle.
5. Plusieurs fidèles, formés à l’esprit des formes liturgiques antérieures au Concile Vatican II, ont exprimé le vif désir de conserver la tradition ancienne. C’est pourquoi, avec l’indult spécial Quattuor abhinc annos publié en 1984 par la Sacrée Congrégation pour le Culte divin, le Pape Jean Paul II concéda sous certaines conditions la faculté de reprendre l’usage du Missel romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII. En outre, avec le Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988, le Pape Jean Paul II exhorta les Évêques à concéder généreusement cette faculté à tous les fidèles qui le demandaient. C’est dans la même ligne que se situe le Pape Benoît XVI avec le Motu Proprio Summorum Pontificum , où sont indiqués, pour l’usus antiquior du rite romain, quelques critères essentiels qu’il est opportun de rappeler ici.
7. Le Motu Proprio Summorum Pontificum s’accompagne d’une lettre du Saint-Père aux Évêques, publiée le même jour que lui (7 juillet 2007) et offrant de plus amples éclaircissements sur l’opportunité et la nécessité du Motu Proprio lui-même : il s’agissait effectivement de combler une lacune, en donnant un nouveau cadre normatif à l’usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962. Ce cadre s’imposait particulièrement du fait qu’au moment de l’introduction du nouveau missel, il n’avait pas semblé nécessaire de publier des dispositions destinées à régler l’usage de la liturgie en vigueur en 1962. En raison de l’augmentation du nombre de ceux qui demandent à pouvoir user de la forme extraordinaire, il est devenu nécessaire de donner quelques normes à ce sujet. Le Pape Benoît XVI affirme notamment : « Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum . L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste ».
a) d’offrir à tous les fidèles la liturgie romaine dans l’usus antiquior , comme un trésor à conserver précieusement ;
Le Souverain Pontife a doté la Commission pontificale Ecclesia Dei d’un pouvoir ordinaire vicaire dans son domaine de compétence, en particulier pour veiller sur l’observance et l’application des dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum (cf. art. 12).
10. § 1. La Commission pontificale exerce ce pouvoir, non seulement grâce aux facultés précédemment concédées par le Pape Jean Paul II et confirmées par le Pape Benoît XVI (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum , art. 11-12), mais aussi grâce au pouvoir d’exprimer une décision, en tant que Supérieur hiérarchique, au sujet des recours qui lui sont légitimement présentés contre un acte administratif de l’Ordinaire qui semblerait contraire au Motu Proprio.
12. À la suite de l’enquête réalisée auprès des Évêques du monde entier et en vue de garantir une interprétation correcte et une juste application du Motu Proprio Summorum Pontificum, cette Commission pontificale, en vertu de l’autorité qui lui a été attribuée et des facultés dont elle jouit, publie cette Instruction, conformément au canon 34 du Code de droit canonique .
13. D’après le Code de droit canonique , les Évêques diocésains doivent veiller à garantir le bien commun en matière liturgique et à faire en sorte que tout se déroule dignement, pacifiquement et sereinement dans leur diocèse, toujours en accord avec la mens du Pontife romain clairement exprimée par le Motu Proprio Summorum Pontificum . En cas de litige ou de doute fondé au sujet de la célébration dans la forme extraordinaire, la Commission pontificale Ecclesia Dei jugera.
14. Il revient à l’Évêque diocésain de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de la forme extraordinaire du rite romain, conformément au Motu Proprio Summorum Pontificum .
Le cœtus fidelium ( cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 1)
15. Un cœtus fidelium pourra se dire stable (stabiliter exsistens ), au sens où l’entend l’art. 5 § 1 de Summorum Pontificum , s’il est constitué de personnes issues d’une paroisse donnée qui, même après la publication du Motu Proprio, se sont réunies à cause de leur vénération pour la liturgie célébrée dans l’usus antiquior et qui demandent sa célébration dans l’église paroissiale, un oratoire ou une chapelle ; ce cœtus peut aussi se composer de personnes issues de paroisses ou de diocèses différents qui se retrouvent à cette fin dans une église paroissiale donnée, un oratoire ou une chapelle.
16. Si un prêtre se présente occasionnellement avec quelques personnes dans une église paroissiale ou un oratoire en souhaitant célébrer dans la forme extraordinaire, comme le prévoient les articles 2 et 4 du Motu Proprio Summorum Pontificum , le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l’église acceptera cette célébration, tout en tenant compte des exigences liées aux horaires des célébrations liturgiques de l’église elle-même.
18. Dans les sanctuaires et les lieux de pèlerinage, on offrira également la possibilité de célébrer selon la forme extraordinaire aux groupes de pèlerins qui le demanderaient (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum , art. 5 § 3), s’il y a un prêtre idoine.
Le sacerdos idoneus ( cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 4)
22. Dans les diocèses sans prêtre idoine, les Évêques diocésains peuvent demander la collaboration des prêtres des Instituts érigés par la Commission pontificale Ecclesia Dei , soit pour célébrer, soit même pour enseigner à le faire.
23. La faculté de célébrer la Messe sine populo (ou avec la participation du seul ministre) dans la forme extraordinaire du rite romain est donnée par le Motu Proprio à tout prêtre séculier ou religieux (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum , art. 2). Pour ces célébrations, les prêtres n’ont donc besoin, selon le Motu Proprio Summorum Pontificum , d’aucun permis spécial de leur Ordinaire ou de leur supérieur.
25. De nouveaux saints et certaines des nouvelles préfaces pourront et devront être insérés dans le Missel de 1962, selon les normes qui seront indiquées plus tard.
30. Pour la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat, le Motu Proprio Summorum Pontificum n’introduit aucun changement dans la discipline du Code de droit canonique de 1983 ; par conséquent, dans les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission pontificale Ecclesia Dei , le profès de vœux perpétuels ou celui qui a été définitivement incorporé dans une société cléricale de vie apostolique est, par l’ordination diaconale, incardiné comme clerc dans l’Institut ou dans la Société, conformément au canon 266 § 2 du Code de droit canonique .
32. Les clercs ont la faculté d’utiliser le Bréviaire romain en vigueur en 1962 dont il est question à l’article 9 § 3 du Motu Proprio Summorum Pontificum . Celui-ci doit être récité intégralement et en latin.
35. Conformément au n. 28 de cette Instruction et restant sauf ce qui est prescrit par le n. 31, l’usage du Pontifical romain et du Rituel romain , ainsi que celui du Cérémonial des Évêques en vigueur en 1962 sont permis.
Donné à Rome, au siège de la Commission pontificale Ecclesia Dei , le 30 avril 2011, en la mémoire de saint Pie V.
William Cardinal Levada, Président
Monseigneur Guido Pozzo, Secrétaire
Récupérée de « http://salve-regina.com/index.php?title=La_lettre_d%27accompagnement_de_%22Summorum_Pontificum%22_et_l%27instruction_%22Universae_Ecclesiae%22&oldid=2295 »