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Timestamp: 2019-02-17 13:06:40+00:00
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Information professionnelle sur Lisinopril Spirig HC®: Spirig HealthCare AG
Principe actif: Lisinoprilum ut Lisinoprilum dihydricum.
Comprimé avec rainure de fragmentation (sécable) à 5 mg de lisinopril (sous forme de lisinopril dihydraté).
Comprimé avec rainure de fragmentation (quadrisécable) à 10 mg de lisinopril (sous forme de lisinopril dihydraté).
Comprimé avec rainure de fragmentation (quadrisécable) à 20 mg de lisinopril (sous forme de lisinopril dihydraté).
Hypertension essentielle et hypertension rénovasculaire (Lisinopril Spirig HC peut être administré seul ou en association avec des antihypertenseurs appartenant à d'autres classes thérapeutiques).
Insuffisance cardiaque congestive comme traitement complémentaire aux diurétiques et, si nécessaire, à un traitement digitalique.
Dans la phase aiguë de l'infarctus du myocarde, au cours des premières 24 heures, chez les patients en état hémodynamique stable, afin d'éviter un dysfonctionnement ventriculaire gauche ou une insuffisance cardiaque, et pour améliorer le pronostic. Il faudra traiter les patients de façon adéquate par la méthode standard recommandée comme par thrombolytiques, acide acétylsalicylique et bêtabloquants.
Chez les patients normotendus insulinodépendants et hypertendus non insulinodépendants, présentant un diabète sucré accompagné d'une microalbuminurie.
Lisinopril Spirig HC est administré une fois par jour. Comme avec tous les médicaments administrés une fois par jour, Lisinopril Spirig HC devrait être pris le plus possible chaque jour à la même heure. La résorption de Lisinopril Spirig HC n'étant pas influencée par la prise d'aliments, les comprimés peuvent être administrés avant, pendant ou après les repas.
Adapter la posologie à la réaction tensionnelle.
La posologie usuelle recommandée en début de traitement est de 10 mg une fois par jour. La dose d'entretien habituelle est de 20 mg/jour, prise en une dose unique journalière. Si l'effet thérapeutique souhaité n'est pas atteint au bout de 2 à 4 semaines avec la dose déterminée, la posologie peut encore être augmentée. La dose maximale administrée dans les études à long terme contrôlées était de 80 mg/jour.
Une dose initiale plus faible est nécessaire en cas de diminution de la fonction rénale (voir «Adaptation posologique en cas d'insuffisance rénale»), lorsque le traitement diurétique ne peut pas être interrompu, en cas de déplétion volémique et/ou sodique, quelle qu'en soit l'étiologie et lors d'hypertension rénovasculaire.
Les patients présentant une hypertension rénovasculaire, notamment ceux présentant une sténose bilatérale des artères rénales ou une sténose de l'artère d'un rein unique, peuvent réagir de façon excessive à la première dose de Lisinopril Spirig HC. Une dose initiale plus faible de 2,5 mg ou de 5 mg est donc indiquée dans ces cas. Ensuite, la posologie sera ajustée en fonction de la réaction tensionnelle.
Chez les patients dont l'insuffisance cardiaque n'est pas suffisamment maîtrisée par des diurétiques et/ou un traitement digitalique, le traitement peut être complété par Lisinopril Spirig HC. Il faudra alors commencer à une posologie plus faible de 2,5 mg 1× par jour. Le domaine posologique efficace est habituellement compris entre 5 mg et 20 mg par jour, administrés en une dose unique.
Dans les études cliniques, la dose a été adaptée à des intervalles de 4 semaines chez les patients qui ne bénéficiaient pas d'un traitement adéquat. L'augmentation de la dose doit être adaptée à la réaction tensionnelle individuelle du patient. Chez les patients courant un risque élevé de présenter une hypotension symptomatique, c'est-à-dire lorsqu'il existe une déplétion sodique, avec ou sans hyponatrémie, chez les patients souffrant d'hypovolémie ou chez ceux ayant suivi un traitement diurétique intensif, il faudrait dans la mesure du possible corriger ces déviations avant d'instaurer le traitement par Lisinopril Spirig HC. Enregistrer attentivement les effets de la première dose de Lisinopril Spirig HC sur la pression artérielle pendant quelques heures après l'administration.
En cas d'insuffisance cardiaque coexistante grave et d'hypertension maligne, il faudra hospitaliser le patient pour l'instauration du traitement et lors de chaque ajustement posologique.
Le traitement par Lisinopril Spirig HC peut être instauré dans les premières 24 heures suivant l'apparition des symptômes. La dose initiale est de 5 mg de Lisinopril Spirig HC par voie orale, suivis de 5 mg 24 heures plus tard, puis de 10 mg après 24 heures supplémentaires et ensuite de 10 mg une fois par jour.
Les patients dont la pression artérielle systolique est ≤120 mm Hg au début du traitement ou au cours des trois premiers jours seront traités par une dose plus faible de 2,5 mg (voir «Mises en garde et précautions»).
Si une hypotension se manifeste (pression artérielle systolique ≤100 mm Hg), la dose d'entretien sera de 5 mg. Elle pourra également être temporairement réduite à 2,5 mg. Si l'hypotension persiste (pression artérielle systolique ≤90 mm Hg pendant plus d'une heure), il faudra interrompre l'administration de Lisinopril Spirig HC.
Le traitement doit être poursuivi pendant 6 semaines. Si des symptômes d'insuffisance cardiaque se manifestent, les patients devront poursuivre le traitement par Lisinopril Spirig HC (voir «Posologie/Mode d'emploi en cas d'insuffisance cardiaque congestive»).
Lisinopril Spirig HC peut être associé au trinitrate de glycérol par voie intraveineuse ou transdermique.
Microalbuminurie chez les patients présentant un diabète sucré
Chez les patients normotendus insulinodépendants présentant un diabète sucré accompagné de microalbuminurie, la posologie est de 10 mg de Lisinopril Spirig HC administré une fois par jour. Cette dose peut être portée à 20 mg une fois par jour si nécessaire afin d'obtenir une pression artérielle diastolique (en position assise) inférieure à 75 mm Hg.
Chez les patients hypertendus présentant un diabète sucré non insulinodépendant accompagné de microalbuminurie, le schéma posologique mentionné auparavant est également valable pour atteindre une pression artérielle diastolique (en position assise) inférieure à 90 mm Hg.
On ne dispose que de données limitées sur l'efficacité, la sécurité et la pharmacocinétique chez les enfants et les adolescents hypertendus de 6 à 16 ans (voir «Propriétés/Effets» et «Pharmacocinétique»).
La dose initiale recommandée est de 2,5 mg une fois par jour chez les patients de 20 à <50 kg de poids corporel et de 5 mg une fois par jour chez les patients de ≥50 kg de poids corporel. La posologie doit être adaptée individuellement: au maximum 20 mg par jour chez les patients de 20 à <50 kg et au maximum 40 mg par jour chez les patients de ≥50 kg. Des doses supérieures à 40 mg par jour n'ont pas été étudiées chez les enfants et les adolescents.
Lisinopril Spirig HC n'est pas recommandé chez les enfants âgés de <6 ans ou chez les enfants et les adolescents souffrant d'une insuffisance rénale sévère (DFG <30 ml/min./1,73 m²).
Dans les études cliniques, aucune modification due à l'âge n'a été observée concernant l'efficacité ou le profil de sécurité de lisinopril. Toutefois, si l'âge avancé coïncide avec une limitation de la fonction rénale, il faudra suivre les directives décrites dans le tableau pour l'administration de la dose initiale de Lisinopril Spirig HC (voir «Adaptation posologique en cas d'insuffisance rénale»). Ensuite, la posologie sera déterminée en fonction de la réaction tensionnelle.
Après le début du traitement par Lisinopril Spirig HC, une hypotension symptomatique peut survenir, surtout chez les patients sous diurétiques. La prudence est donc de mise chez les patients présentant une déplétion volémique et/ou sodique. Il faudra arrêter l'administration du diurétique 2 à 3 jours avant le début du traitement par Lisinopril Spirig HC (voir «Mises en garde et précautions»). Si nécessaire, le traitement diurétique pourra être repris ultérieurement.
Chez les hypertendus ne pouvant pas interrompre la prise du diurétique, le traitement par Lisinopril Spirig HC sera instauré à la dose de 5 mg. La posologie ultérieure sera adaptée en fonction de la réaction tensionnelle.
Chez les patients souffrant d'insuffisance rénale, la posologie dépend de la clairance de la créatinine:
<10 ml/min. (y compris les patients dialysés)**
* La dose et/ou la fréquence d'administration seront ajustées en fonction de la réponse tensionnelle.
** Voir «Mises en garde et précautions – Patients sous hémodialyse».
La posologie peut être augmentée jusqu'à ce que la pression artérielle soit sous contrôle ou jusqu'à une dose maximale de 40 mg par jour.
Patients présentant un oedème angioneurotique héréditaire ou idiopathique ou patients ayant développé une réaction anaphylactique/anaphylactoïde ou un oedème angioneurotique au cours d'un traitement antérieur avec un inhibiteur de l'ECA ou un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II.
L'utilisation concomitante d'IECA ou d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II et de médicaments contenants de l'aliskirène est contre-indiquée chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux (GFR <60 ml/min/1.73 m2).
Les inhibiteurs de l'ECA, y compris Lisinopril Spirig HC, en association avec sacubitril/valsartan ou le racécadotril, sont contre-indiqués en raison d'un risque accru d'angio-œdèmes (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).
Dans les cas d'hypertension non compliquée, une hypotension symptomatique a rarement été observée avec le lisinopril. La survenue d'une hypotension est plus probable chez les patients hypertendus souffrant d'une hypovolémie à la suite, par exemple, d'un traitement diurétique, d'un régime hyposodé, d'une dialyse, de diarrhées ou de vomissements (voir «Interactions» et «Effets indésirables»). Une hypotension a également été observée chez les patients souffrant d'une insuffisance cardiaque congestive, accompagnée ou non d'insuffisance rénale. La probabilité d'une hypotension est plus grande chez les patients présentant une insuffisance cardiaque grave, situation caractérisée par la prise de doses élevées de diurétiques de l'anse, l'apparition d'une hyponatrémie ou d'une insuffisance rénale fonctionnelle.
Chez les patients présentant un risque élevé d'hypotension symptomatique, le début du traitement et l'adaptation de la posologie doivent être effectués sous surveillance médicale stricte. Les mêmes précautions sont valables pour les patients présentant une affection cardiaque ischémique ou une affection cérébrovasculaire. En effet, chez ces patients, une baisse tensionnelle excessive pourrait conduire à un infarctus du myocarde ou à une attaque cérébrale.
Si une hypotension apparaît, allonger le patient et, au besoin, lui administrer du sérum physiologique isotonique par voie intraveineuse. Une réaction d'hypotension transitoire ne constitue toutefois pas une contre-indication à la poursuite du traitement par lisinopril; ce dernier peut en général être continué sans problème dès que la pression artérielle est remontée après reconstitution de la volémie.
Lisinopril Spirig HC devrait être administré uniquement avec prudence chez les patients présentant une sténose aortique ou une cardiomyopathie hypertrophique.
Chez certains patients atteints d'insuffisance cardiaque congestive avec une pression artérielle normale ou basse, une baisse additionnelle de la pression artérielle systémique peut survenir sous Lisinopril Spirig HC. Cet effet est prévisible et ne nécessite généralement pas l'arrêt du traitement. Si l'hypotension devient symptomatique, une réduction de la dose ou un arrêt du traitement par Lisinopril Spirig HC peuvent s'imposer.
Hypotension dans la phase aiguë de l'infarctus du myocarde
Un traitement par Lisinopril Spirig HC ne sera pas instauré lorsqu'une dégradation hémodynamique grave est à craindre chez un patient après l'administration d'un vasodilatateur, par exemple chez les patients dont la pression artérielle systolique est ≤100 mm Hg ou chez les patients présentant un choc cardiogénique.
Pendant les trois premiers jours après l'infarctus, il faudra réduire la dose si la pression artérielle systolique est ≤120 mm Hg. Si la pression artérielle systolique chute à 100 mm Hg ou moins, il faudra réduire la dose à 5 mg et parfois même à 2,5 mg. Si l'hypotension persiste (pression artérielle systolique ≤90 mm Hg pendant plus d'une heure), il faudra interrompre l'administration de Lisinopril Spirig HC.
Lors d'interventions chirurgicales majeures ou pendant une anesthésie par des produits provoquant une hypotension, Lisinopril Spirig HC peut bloquer la synthèse d'angiotensine II secondaire à la libération compensatrice de rénine. Si une hypotension se manifeste que l'on suspecte reposer sur ce mécanisme, on pourra la corriger par une expansion volumique.
Chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque congestive, l'hypotension consécutive à l'instauration d'un traitement par un inhibiteur de l'ECA peut aggraver la limitation de la fonction rénale, provoquant selon les cas une défaillance rénale aiguë, généralement réversible. Chez certains patients présentant une sténose bilatérale des artères rénales ou une sténose de l'artère d'un rein unique et traités par un inhibiteur de l'ECA, des augmentations de l'urée sanguine et de la créatinine sérique ont été observées. Ces augmentations se sont toutefois avérées réversibles après l'arrêt du traitement. Une telle évolution est particulièrement probable chez les patients souffrant d'insuffisance rénale, y compris les patients pédiatriques. Chez les patients qui présentent en plus une hypertension rénovasculaire, le danger d'une hypotension grave ou d'une insuffisance rénale est plus élevé. Chez ces patients, le début du traitement doit être effectué avec des doses faibles, sous surveillance médicale stricte et avec un ajustement minutieux de la dose. Comme un traitement diurétique peut représenter une charge supplémentaire, ces médicaments devront être arrêtés. La fonction rénale doit être surveillée pendant les premières semaines de traitement par Lisinopril Spirig HC.
Chez certains hypertendus qui ne présentaient aucun signe d'affection rénovasculaire préexistante, des augmentations généralement discrètes et transitoires de l'azotémie et de la créatininémie ont été observées, surtout lorsque Lisinopril Spirig HC leur avait été administré conjointement avec un diurétique. Une telle manifestation est particulièrement probable chez les patients présentant une atteinte rénale préexistante. Une réduction de la posologie de Lisinopril Spirig HC et/ou l'arrêt du diurétique ou de Lisinopril Spirig HC peuvent être nécessaires.
L'instauration d'un traitement par Lisinopril Spirig HC n'aura pas lieu chez les patients qui présentent un infarctus du myocarde à la phase aiguë avec un dysfonctionnement rénal (taux sérique de créatinine >177 µmol/l et/ou protéinurie >500 mg/24 heures). Si un dysfonctionnement rénal apparaît en cours de traitement (taux sérique de créatinine >265 µmol/l ou doublement du taux par rapport à la valeur mesurée avant le traitement), le médecin doit envisager un arrêt du traitement.
Chez des patients traités par des inhibiteurs de l'ECA – y compris Lisinopril Spirig HC – on a occasionnellement observé un œdème angioneurotique du visage, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx. Ces œdèmes peuvent apparaître à tout moment durant le traitement. Dans pareils cas, cesser immédiatement l'administration de Lisinopril Spirig HC et placer le patient sous surveillance étroite jusqu'à disparition de l'œdème. Même lors de gonflements limités à la langue (sans détresse respiratoire), une observation prolongée peut être nécessaire dans certains cas car le traitement par des antihistaminiques et des corticostéroïdes peut s'avérer insuffisant.
Dans des cas très rares, des décès suite à un angio-œdème au niveau du larynx ou de la langue ont été rapportés. Il est possible que les patients dont la langue, la glotte ou le larynx sont touchés, développent une obstruction des voies respiratoires, en particulier ceux présentant des antécédents d'intervention chirurgicale au niveau des voies respiratoires. Dans de tels cas, instaurer immédiatement un traitement d'urgence. Ce traitement peut inclure l'administration d'adrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes.
Les inhibiteurs de l'ECA provoquent plus souvent un œdème angioneurotique chez les patients de race noire que chez les patients de race non noire. Les patients ayant des antécédents d'angio-œdème sans relation avec un traitement par inhibiteurs de l'ECA peuvent présenter un risque accru d'angio-œdème déclenché par un inhibiteur de l'ECA (voir «Contre-indications»). Certains médicaments comme les inhibiteurs de mTOR (mammalian target of rapamycin), les inhibiteurs de la NEP (endopeptidase neutre) ou l'activateur tissulaire du plasminogène peuvent accroître le risque d'angio-oedème lorsqu'ils sont pris en même temps qu'un inhibiteur de l'ECA (voir «Interactions»).
En raison d'un risque d'angio-œdèmes, les inhibiteurs de l'ECA, y compris Lisinopril Spirig HC, ne doivent pas être administrés concomitamment avec le sacubitril/valsartan ou le racécadotril. Chez les patients qui reçoivent un traitement concomitant par sacubitril/valsartan ou racécadotril, un risque accru d'angio-œdèmes peut exister.
Un traitement par Lisinopril Spirig HC ne doit être instauré au plus tôt que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan. Un traitement par sacubitril/valsartan ne doit être instauré au plus tôt que 36 heures après la prise de la dernière dose d'un traitement par Lisinopril Spirig HC (voir «Contre-indications» et «Interactions»).
Des réactions anaphylactoïdes ont été observées chez les patients qui prennent des inhibiteurs de l'ECA pendant un traitement de désensibilisation (par ex. avec du venin d'hyménoptères). Chez ces mêmes patients, ces phénomènes ont disparu lors de la suspension temporaire du traitement par l'inhibiteur de l'ECA; ils ont réapparu lors d'une réexposition accidentelle. En conséquence, l'administration de Lisinopril Spirig HC sera interrompue avant d'entreprendre un traitement de désensibilisation. De plus, dans ces cas, Lisinopril Spirig HC ne sera pas remplacé par un bêtabloquant. Dans de rares cas, on peut également noter des réactions anaphylactiques après des piqûres d'insectes.
Surveiller étroitement le taux sanguin de glucose pendant le premier mois de traitement par Lisinopril Spirig HC chez le diabétique traité par des antidiabétiques sous forme orale ou par l'insuline (voir «Interactions»).
Des réactions anaphylactoïdes ont été observées chez les patients soumis à certains procédés d'hémodialyse (par ex. avec les membranes «High-Flux» AN69®; la LDL-aphérèse sur sulfate de dextran) et traités simultanément par un inhibiteur de l'ECA. Il convient, chez ces patients, d'employer un autre type de membrane ou de prendre en considération un antihypertenseur d'une autre classe de substances.
Les inhibiteurs de l'ECA provoquent plus souvent un œdème angioneurotique chez les patients de race noire que chez les patients de race non noire.
Les inhibiteurs de l'ECA montrent un effet moins important sur la baisse tensionnelle chez les patients hypertendus de race noire que chez les patients de race non noire.
Une toux a été observée et mise en rapport avec l'administration d'inhibiteurs de l'ECA. Il s'agit typiquement d'une toux non productive et réfractaire qui disparaît après l'arrêt du traitement. Lors du diagnostic étiologique de cette toux, il faudra penser au traitement par les inhibiteurs de l'ECA.
(Voir «Interactions»).
Médicaments pouvant accroître le risque d'angio-oedème
Le traitement concomitant par des inhibiteurs de l'ECA et des inhibiteurs de mTOR (mammalian target of rapamycin) (par ex. temsirolimus, sirolimus, évérolimus), des inhibiteurs de la NEP (endopeptidase neutre) (par ex. racécadotril) ou l'activateur tissulaire du plasminogène (par ex. altéplase) peut accroître le risque d'angio-œdème.
Lors de l'utilisation concomitante d'un inhibiteur de l'ECA, y compris Lisinopril Spirig HC, avec le sacubitril/valsartan ou le racécadotril, un risque accru d'angio-œdèmes peut exister (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
L'adjonction d'un diurétique au traitement par Lisinopril Spirig HC induit généralement un effet antihypertenseur additif. Les patients qui reçoivent déjà des diurétiques, et particulièrement ceux qui viennent de commencer un traitement diurétique, peuvent occasionnellement réagir à l'administration complémentaire de Lisinopril Spirig HC par une baisse tensionnelle excessive. Pour éviter le risque de survenue d'une hypotension symptomatique sous Lisinopril Spirig HC, il est possible d'arrêter la prise du diurétique avant l'instauration du traitement par Lisinopril Spirig HC (voir «Mises en garde et précautions» et «Instructions spéciales pour le dosage»).
Les études épidémiologiques ont suggéré que l'administration concomitante d'inhibiteurs de l'ECA et de médicaments antidiabétiques (insuline, antidiabétiques oraux) peut accentuer la baisse de la glycémie et entraîner un risque d'hypoglycémie. Cet effet semble apparaître plus fréquemment pendant les premières semaines d'un traitement concomitant ainsi que chez les patients avec une limitation de la fonction rénale.
Suppléments de potassium, médicaments d'épargne potassique ou sels diététiques contenant du potassium et autres médicaments susceptibles d'augmenter le taux sérique de potassium
Bien que dans le cadre des études cliniques, les taux de potassium sérique soient habituellement restés dans les limites de la norme, quelques cas d'hyperkaliémie ont été observés.
Les facteurs de risque de l'apparition d'une hyperkaliémie comprennent l'insuffisance rénale, le diabète sucré et l'administration concomitante de diurétiques d'épargne potassique (par ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride) ainsi que les suppléments de potassium ou les sels diététiques contenant du potassium et d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le taux sérique de potassium (par exemple l'héparine, cotrimoxazole).
L'administration de suppléments de potassium, de diurétiques d'épargne potassique ou de sels diététiques contenant du potassium et d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le taux sérique de potassium peut provoquer une augmentation significative de la kaliémie, notamment chez les patients présentant une limitation de la fonction rénale.
Lorsque l'utilisation concomitante de Lisinopril Spirig HC et de l'un des produits mentionnés plus haut semble appropriée, une telle association aura lieu avec prudence et sous contrôles répétés fréquents de la kaliémie sérique.
Si Lisinopril Spirig HC est administré en même temps qu'un kaliurétique, l'hypokaliémie induite par le diurétique peut être améliorée.
Le lithium ne devrait pas être administré avec des inhibiteurs de l'ECA car ces derniers diminuent la clairance rénale du lithium et induisent ainsi un risque de toxicité du lithium. En conséquence, une utilisation concomitante avec des sels de lithium nécessite des contrôles réguliers de la lithiémie.
Chez les patients sous traitement par un inhibiteur de l'ECA, des réactions vasomotrices (symptômes de dilations des vaisseaux, y compris bouffées de chaleur, nausées, vertiges et hypotension, pouvant être très sévères) ont été plus fréquemment rapportées après des injections d'or sous forme parentérale (par ex. aurothiomalate de sodium).
L'association avec d'autres antihypertenseurs peut accentuer la baisse de la tension. Les ganglioplégiques ou les inhibiteurs des neurones adrénergiques peuvent être associés au lisinopril uniquement sous surveillance stricte du patient.
Il est prouvé que l'administration simultanée d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskirène augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et de diminution de la fonction rénale (y compris de défaillance rénale aiguë). Un double blocage du SRAA par l'administration simultanée d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskirène est donc déconseillé (voir «Interactions»).
L'indométacine peut réduire l'efficacité antihypertensive de Lisinopril Spirig HC en cas d'administration simultanée.
Chez les patients présentant une limitation de la fonction rénale, l'administration simultanée de lisinopril et d'anti-inflammatoires non stéroïdiens peut aggraver la fonction rénale.
Lisinopril Spirig HC a été utilisé conjointement avec des nitrates et aucun effet indésirable cliniquement significatif n'a été observé.
Le médicament a des effets pharmacologiques nuisibles sur la grossesse et/ou sur le fœtus ou le nouveau-né.
Lisinopril Spirig HC est contre-indiqué pendant la grossesse. Si une grossesse est prévue ou confirmée, le passage à un autre traitement doit être instauré le plus vite possible. Il n'existe pas d'études contrôlées avec les inhibiteurs de l'ECA menées chez les femmes enceintes. On connaît un nombre limité de cas d'exposition pendant le premier trimestre sans survenue des malformations décrites au paragraphe «Fœtotoxicité».
Tout nouveau-né sera soigneusement surveillé à la recherche d'une hypotension, d'une oligurie et d'une hyperkaliémie.
Le lisinopril franchit la barrière placentaire. Dans certains cas, la dialyse péritonéale a permis de l'éliminer de la circulation du nouveau-né. Théoriquement, on pourrait également obtenir ce résultat grâce à une exsanguino-transfusion (transfusion d'échange).
On ignore si le lisinopril passe dans le lait maternel humain. Chez la rate, le lisinopril est excrété dans le lait maternel. Il ne faut pas allaiter pendant l'utilisation de Lisinopril Spirig HC.
Parce que des vertiges et une fatigue peuvent apparaître, Lisinopril Spirig HC peut avoir une influence sur l'aptitude à la conduite automobile ou à l'utilisation de machines. Cela vaut surtout en début de traitement et lors de consommation simultanée d'alcool.
Les données d'études cliniques montrent que le profil de sécurité du lisinopril chez les enfants et les adolescents hypertendus est comparable à celui observé chez les adultes. Les effets indésirables suivants ont été observés et mis en relation avec un traitement par Lisinopril Spirig HC ou d'autres inhibiteurs de l'ECA:
Très fréquent (>1/10), fréquent (>1/100, <1/10), occasionnel (>1/1000, <1/100), rare (>1/10'000, <1/1000), très rare (>1/10'000, <1/1000) y compris les cas isolés.
Rare: baisse du taux d'hémoglobine, baisse des valeurs de l'hématocrite, augmentation de la bilirubine sérique.
Très rare: dépression médullaire, anémie, thrombopénie, leucopénie, neutropénie, agranulocytose, anémie hémolytique.
Fréquence inconnue: réaction anaphylactique/anaphylactoïde.
Occasionnel: anorexie, hyperkaliémie, augmentation de l'urée sanguine.
Rare: hyponatrémie, goutte.
Occasionnel: modifications de l'humeur, dépression, insomnie, troubles du sommeil, hallucination.
Fréquent: vertiges, céphalée.
Occasionnel: paresthésies, étourdissements, troubles du goût.
Rare: syncope, trouble de l'odorat.
Fréquent: manifestations orthostatiques (y compris hypotension), troubles du rythme.
Occasionnel: infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, vraisemblablement dus à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir «Mises en garde et précautions»), palpitations, tachycardie, angine de poitrine.
Occasionnel: rhinite, dyspnée, pharyngite et enrouement, bronchite.
Très rare: bronchospasme, sinusite.
Occasionnel: nausée, douleurs abdominales, troubles de la digestion comme dyspepsie.
Rare: sécheresse buccale, constipation.
Très rare: pancréatite, angio-oedème intestinal, stomatite.
Occasionnel: augmentation des enzymes hépatiques
Très rare: hépatite hépatocellulaire ou cholestatique, ictère, défaillance hépatique.
Des rares cas d'hépatite apparue comme effet indésirable et évoluant en défaillance hépatique ont été rapportés chez certains patients. Les patients sous traitement par Lisinopril Spirig HC qui ont développé un ictère ou qui présentent une augmentation pertinente des enzymes hépatiques, doivent interrompre le traitement par Lisinopril Spirig HC et se soumettre à une surveillance médicale adéquate.
Occasionnel: exanthème, prurit, oedème angioneurotique touchant le visage, les extrémités, les lèvres, la langue, la glotte et/ou le larynx (voir «Mises en garde et précautions»).
Très rare: diaphorèse, pemphigus, nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, dermatite exfoliative, pseudolymphome cutané.
Occasionnel: augmentation de la créatinine sérique.
Rare: urémie, défaillance rénale aiguë.
Occasionnel: fatigue, asthénie, douleurs thoraciques.
Un ensemble de symptômes a été décrit qui peut comprendre fièvre, acouphènes, goutte, perturbation du goût, troubles visuels, vascularite, myalgies, arthralgies/arthrites, présence d'anticorps antinucléaires, accélération de la vitesse de sédimentation globulaire, éosinophilie et leucocytose. Des éruptions cutanées, une photosensibilité ou d'autres manifestations dermatologiques sont également possibles.
Aucun rapport concernant un surdosage chez l'être humain n'est disponible. Les symptômes les plus marquants lors d'un surdosage sont vraisemblablement une importante hypotension, des troubles électrolytiques et une insuffisance rénale. En cas de surdosage, le patient doit être placé sous surveillance médicale très stricte. Les éventuelles mesures thérapeutiques dépendent de la sévérité des symptômes qui apparaissent. Dans tous les cas, on tentera d'empêcher la résorption et d'accélérer l'élimination. Si une hypotension sévère apparaît, le patient doit être couché en position de choc et une solution de chlorure de sodium doit être administrée par voie intraveineuse le plus rapidement possible. Un traitement par angiotensine II (si disponible) doit être envisagé. Les inhibiteurs de l'ECA peuvent être éliminés de la circulation sanguine par hémodialyse. Dans ce cas, prendre en compte que l'utilisation de membranes «high-flux» en polyacrylnitrile doit être évitée. Les électrolytes sériques et les taux de créatinine doivent être contrôlés régulièrement.
Le lisinopril est un inhibiteur de la peptidyldipeptidase. Il inhibe l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) qui catalyse la transformation de l'angiotensine I en angiotensine II, un peptide vasoconstricteur. L'angiotensine II stimule également la sécrétion d'aldostérone dans le cortex surrénalien. L'inhibition de l'ECA provoque une diminution de la concentration d'angiotensine II, induisant une vasodilatation et une diminution de la sécrétion d'aldostérone. Ce dernier effet induit une augmentation de la kaliémie.
On suppose certes que l'effet antihypertenseur du lisinopril repose essentiellement sur l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, mais cet effet antihypertenseur a également été observé chez des hypertendus dont le taux de rénine était faible. L'ECA est identique à la kininase II, une enzyme qui dégrade la bradykinine. On ignore encore si l'augmentation des concentrations de bradykinine, un peptide doté d'un puissant effet vasodilatateur, intervient également dans l'effet thérapeutique du lisinopril.
On sait que l'ECA est présente dans l'endothélium et qu'une hausse de l'activité de l'ECA peut être constatée chez les diabétiques. L'activité augmentée de l'ECA, qui catalyse la formation d'angiotensine II et la dégradation de la bradykinine, provoque une aggravation des lésions endothéliales causées par l'hyperglycémie. Les inhibiteurs de l'ECA, y compris le lisinopril, inhibent aussi bien la formation de l'angiotensine II que la dégradation de la bradykinine, et améliorent ainsi le dysfonctionnement endothélial.
L'effet du lisinopril sur l'élimination rénale de l'albumine chez les diabétiques est dû d'une part à la baisse de la pression artérielle, d'autre part à un mécanisme direct sur le tissu rénal.
Une étude menée en double aveugle, randomisée, contrôlée contre placebo et sur des groupes parallèles (Euclid), incluant 530 diabétiques de type 1 normotendus, a montré qu'après deux ans de traitement par lisinopril, la différence au niveau du taux d'élimination de l'albumine était significative par rapport au placebo (différence 2,2 µg/ml; p= 0,03). L'effet le plus fort a été noté chez les patients ayant présenté une microalbuminurie au début du traitement.
Chez 335 patients hypertendus et souffrant d'un diabète et d'une néphropathie débutante caractérisée par une microalbuminurie, une étude multicentrique, randomisée et menée en double aveugle (Brilliant) a comparé le lisinopril à un antagoniste calcique. L'administration de 10–20 mg de lisinopril une fois par jour pendant 12 mois a réduit la pression sanguine systolique/diastolique de 13/10 mm Hg et le taux d'excrétion urinaire d'albumine de 40%. Par rapport à l'antagoniste calcique, la réduction du taux d'excrétion d'albumine par lisinopril était significativement plus importante. On ne dispose d'aucune expérience chez les patients présentant une albuminurie manifeste ou une insuffisance rénale.
Dans l'étude GISSI-3, 19.394 patients ont reçu dans les 24 heures suivant un infarctus du myocarde en phase aiguë, du lisinopril et/ou de la nitroglycérine (seule ou en association) ou un placebo. Après 6 semaines de traitement, le lisinopril a montré une réduction statistiquement significative du risque (RR) pour la mortalité de 11% par rapport au groupe de contrôle (p= 0,03, absolute RR: 0,8%).
La réduction du risque avec la nitroglycérine ou le lisinopril n'était pas significative, mais l'association de nitroglycérine et de lisinopril a montré une réduction significative du risque pour la mortalité de 17% par rapport au groupe de contrôle (p= 0,02, absolute RR: 1,2%).
Dans le sous-groupe des patients âgés (>70 ans) et des femmes, un bénéfice significatif a été observé lorsque le critère d'évaluation associait la mortalité et la fonction cardiaque. Le critère d'évaluation associé appliqué à tous les patients ainsi qu'aux sous-groupes à haut risque a montré un bénéfice significatif après 6 mois pour les patients traités par lisinopril ou lisinopril plus nitroglycérine pendant 6 semaines (p= 0,03, absolu RR: 1,2%).
Dans une étude clinique menée sur 115 enfants et adolescents hypertendus de 6 à 16 ans, les patients pesant moins de 50 kg de PC ont reçu une fois par jour une dose de lisinopril de 0,625 mg, de 2,5 mg ou de 20 mg. Les patients pesant ≥50 kg de PC ont reçu une fois par jour une dose de 1,25 mg, de 5 mg ou de 40 mg. Après 2 semaines d'administration à raison d'une fois par jour, le lisinopril abaissait la pression artérielle de façon dose-dépendante et avait un effet antihypertenseur consistant aux doses ≥1,25 mg.
Cet effet a été confirmé lors d'un arrêt du traitement. La pression artérielle diastolique a augmenté de 9 mm Hg de plus chez les patients sous placebo que chez les patients recevant une dose moyenne ou élevée de lisinopril. L'effet antihypertenseur dose-dépendant du lisinopril était concordant dans plusieurs sous-groupes démographiques définis par l'âge, le stade de Tanner, le sexe et la race.
Après administration orale de lisinopril, les concentrations sériques maximales sont atteintes en l'espace de 7 heures environ. Chez les patients avec un infarctus du myocarde en phase aiguë, les concentrations sériques maximales ont tendance à être atteintes un peu plus tard. Sur la base de la quantité de substance retrouvée dans les urines, la résorption relative du lisinopril est de 25% environ, avec une variation interindividuelle se situant entre 6% et 60%, à toutes les doses étudiées (5–80 mg). La biodisponibilité absolue est réduite de 13% environ chez les patients avec une insuffisance cardiaque par rapport aux patients dont la fonction cardiaque est saine (16% environ par rapport à 29% environ). La prise d'aliments ne modifie pas la résorption gastro-intestinale.
Aucune fixation du lisinopril à des protéines plasmatiques autres que l'ECA n'a été observée. Des expériences menées chez le rat ont montré que le lisinopril franchit en faible quantité la barrière hémato-encéphalique. Il n'existe pas d'informations concernant l'espèce humaine.
Le lisinopril est totalement éliminé dans les urines sous forme inchangée. Après l'administration de doses multiples, la demi-vie effective d'accumulation est de 12,6 heures. Chez la personne saine, la clairance du lisinopril est de 50 ml/min environ. Le déclin des concentrations sériques montre une phase terminale prolongée qui ne conduit toutefois pas à une accumulation. Cette phase terminale reflète la liaison probablement saturée à l'ECA et ne dépend pas de la dose.
En cas de limitation de la fonction rénale, l'élimination du lisinopril diminue puisque la substance est éliminée par voie rénale. Ce phénomène devient toutefois cliniquement notable uniquement si le taux de filtration glomérulaire chute à moins de 30 ml/min.
Pour une clairance de la créatinine de 30–80 ml/min, la valeur moyenne de l'AUC augmente de 13% seulement, tandis que pour une clairance de la créatinine de 5–30 ml/min, la valeur moyenne de l'AUC augmente d'un facteur 4–5.
Le lisinopril peut être éliminé de la circulation par dialyse. Une hémodialyse de 4 heures permet d'abaisser les concentrations de lisinopril de 50% en moyenne avec une clairance de dialyse située entre 40 et 55 ml/min.
Une limitation de la fonction hépatique chez le patient avec cirrhose a induit une baisse de la résorption du lisinopril (environ 30%, calcul d'après la quantité retrouvée dans l'urine). Toutefois, suite à la diminution de la clairance, l'exposition augmente de 50% environ par rapport aux patients sains.
L'exposition au lisinopril est plus élevée chez les patients ayant une insuffisance cardiaque que chez les patients sains (augmentation de l'AUC de 125% en moyenne), mais sur la base du taux de récupération du lisinopril dans l'urine, l'absorption diminue de 13% environ par rapport aux patients sains (16% environ par rapport à 29% environ).
Le profil pharmacocinétique du lisinopril a été étudié chez 29 enfants et adolescents de 6 à 16 ans ayant un DFG ≥30 ml/min/1,73 m². Le tmax à l'état d'équilibre est de 6 heures, la biodisponibilité d'environ 28%. Ces valeurs sont similaires à celles observées chez les adultes.
La clairance orale chez les enfants de 30 kg de PC est de 10 l/h et augmente proportionnellement à la fonction rénale.
Les données précliniques basées sur des études classiques (pharmacologie générale, toxicité après administration répétée, génotoxicité et cancérogénicité) n'ont montré aucun risque particulier pour l'espèce humaine.
Il a été montré que la classe des inhibiteurs de l'ECA peut avoir des effets indésirables sur le développement fœtal tardif. Il peut en résulter une mort fœtale et des malformations congénitales touchant principalement le crâne. On a également signalé une fœtotoxicité, un retard de croissance intra-utérin et une persistance du canal artériel. Ces anomalies du développement semblent imputables, d'une part à un effet direct des inhibiteurs de l'ECA sur le système rénine-angiotensine fœtal et, d'autre part à une ischémie (par suite d'une hypotension maternelle, d'une diminution du flux sanguin fœtoplacentaire et d'une diminution de l'apport d'oxygène ou de nutriments au fœtus).
Membranes de dialyse de haute perméabilité «high flux»: voir «Mises en garde et précautions».
Conserver à une température ne dépassant pas 30 °C et dans l'emballage original.
Les comprimés sont pourvus d'une rainure de fragmentation qui sert au dosage des unités après leur fractionnement.
Comprimés avec rainure de fragmentation (sécables) à 5 mg: emballages de 30 et 100 comprimés [B].
Comprimés avec rainure de fragmentation (quadrisécables) à 10 mg: emballages de 30 et 100 comprimés [B].
Comprimés avec rainure de fragmentation (quadrisécables) à 20 mg: emballages de 30 et 100 comprimés [B].