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2014 VIH ET ONCOLOGIE - PDF
2014 VIH ET ONCOLOGIE
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Denise Rochefort
1 2014 VIH ET ONCOLOGIE GUIDE THÉRAPEUTIQUE Interactions entre les antirétroviraux et les protocoles de chimiothérapie Alison Wong, B.pharm., M.Sc. Service des maladies virales chroniques Centre universitaire de santé McGill Montréal (Québec) Alice Tseng, Pharm.D., FCSHP, AAHIVP Clinique d immunodéficience Toronto General Hospital, Toronto (Ontario)
2 2014 VIH ET ONCOLOGIE GUIDE THÉRAPEUTIQUE Interactions entre les antirétroviraux et les protocoles de chimiothérapie Alison Wong, B.pharm., M.Sc. Service des maladies virales chroniques Centre universitaire de santé McGill Montréal (Québec) Alice Tseng, Pharm.D., FCSHP, AAHIVP Clinique d immunodéficience Toronto General Hospital, Toronto (Ontario) A. Tseng, A. Wong. Tous droits réservés Tout le contenu de ce guide est protégé par les droits d auteur et ne peut être réimprimé qu avec l autorisation écrite de l auteur. Les demandes de réimpressions ou de reproduction du contenu peuvent être envoyées à Alice Tseng, Pharm. D., Clinique d immunodéficience, Toronto General Hospital, par télécopieur au , ou par courriel à D autres renseignements et mises à jour sont accessibles à l adresse
3 TABLE DES MATIÈRES REMERCIEMENTS i INTRODUCTION ii PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH INTERACTIONS ENTRE LES ANTIRÉTROVIRAUX ET LES PROTOCOLES DE CHIMIOTHÉRAPIE Lymphome non hodgkinien (LNH) de type histologique agressif : CHOP LYMPHOME DU SNC CODOX-M...13 CVP EPOCH à dose ajustée Hyper-CVAD IVAC Lymphome hodgkinien : ABVD BEACOPP/BEACOPP renforcé Lymphome hodgkinien récidivant ou LNH de type histologique agressif (protocoles de chimiothérapie de secours) : DHAP ESHAP GDP ICE MINIBEAM INTERACTIONS ENTRE LES ANTIRÉTROVIRAUX ET LES TRAITEMENTS DE SOUTIEN Résumé des interactions 65 Interactions avec les antiémétiques Aprépitant (Emend ) Antagonistes sélectifs des récepteurs 5-HT Dimenhydrinate ou diphenhydramine...68 Corticostéroïdes Dexaméthasone Méthylprednisolone Prednisone...69 Suppresseurs de l acidité gastrique 70 Divers Fluconazole Acyclovir Allopurinol...71 Références 71 GLOSSAIRE TABLE DES MATIÈRES
4 REMERCIEMENTS Collaborateurs Nous sommes reconnaissantes de la contribution des réviseurs du Princess Margaret Cancer Centre du University Health Network : Pamela Ng, B.Pharm. Jack Seki, B.Pharm., Pharm.D. Vishal Kukreti, MD., FRCPC Sharon Walmsley, MD, FRCPC Cet ouvrage n aurait pas été possible sans leur soutien et leur aide. Commandite L impression du Guide thérapeutique VIH et oncologie 2014 a été rendue possible grâce au soutien de Merck Canada Inc. et de ViiV Canada. Les opinions exprimées dans ce document sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de Merck Canada Inc. ou de ViiV Canada. Distribution Le Guide thérapeutique VIH et oncologie 2014 est offert en version imprimée ou électronique. Les renseignements contenus dans ce guide sont également accessibles à l adresse et sont mis à jour régulièrement. Déni de responsabilité Les renseignements contenus dans ce guide sont destinés aux médecins et aux pharmaciens expérimentés. Ils ne visent pas à remplacer le jugement clinique d un professionnel et ils doivent être utilisés en conjonction avec d autres sources d information fiables. Compte tenu de l évolution rapide de l information au sujet des divers traitements contre le VIH, on conseille aux utilisateurs de revérifier les renseignements contenus dans ce document par rapport à la source originale avant de les appliquer dans le cadre des soins aux patients. Les décisions relatives à des traitements médicaux particuliers doivent toujours être prises après avoir consulté un professionnel de la santé qualifié, qui connaît les maladies liées au VIH et les traitements en question. Le Centre universitaire de santé McGill, le University Health Network ainsi que les auteurs et les collaborateurs ne sont pas responsables de la suppression ou de l inexactitude de renseignements ni en ce qui a trait aux demandes d indemnisation pour des préjudices résultant de la suppression ou de l inexactitude de tels renseignements. La mention de médicaments particuliers, de doses de médicaments ou d associations de médicaments dans ce guide ne signifie pas nécessairement que les auteurs, le Centre universitaire de santé McGill ou le University Health Network en approuvent l utilisation. i REMERCIEMENTS
5 INTRODUCTION Des interactions importantes sur le plan clinique entre les protocoles de chimiothérapie et les traitements antirétroviraux ont été signalées dans la documentation médicale. Plus particulièrement, il a été démontré que l utilisation d un traitement antirétroviral à base d inhibiteurs de la protéase augmente la toxicité de plusieurs agents anti-néoplasiques, principalement ceux qui sont des substrats connus du cytochrome P450 et/ou de la glycoprotéine P. Des préoccupations similaires pourraient aussi être soulevées au sujet des régimes antirétroviraux comportant du cobicistat (potentialisateur pharmacocinétique) puisque les traitements antirétroviraux à base d inhibiteurs de la protéase et le cobicistat sont considérés comme étant des inhibiteurs modérés ou puissants des enzymes du cytochrome P450. Inversement, la plupart des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse sont des inducteurs modérés ou puissants des enzymes du cytochrome P450, et pourraient réduire l exposition à certains agents anti-néoplasiques. Cependant, les données cliniques portant sur ces associations sont beaucoup moins nombreuses. Puisqu il n existe pas d algorithmes posologiques standardisés pour la prise en charge de ces interactions, on recommande une surveillance plus étroite de l efficacité et des effets indésirables de tout protocol de chimiothérapie administré en concomitance avec un traitement antirétroviral. Objectif Ce guide de référence se veut un résumé pratique de la documentation disponible sur les interactions entre les antirétroviraux et les protocoles de chimiothérapie et les traitements de soutien dans le cadre de la prise en charge d un lymphome. Vu la rareté de la documentation sur le sujet et la variabilité de la qualité des données probantes, la prise en charge clinique doit être évaluée en fonction de chaque patient. Nous espérons que ces renseignements sensibiliseront davantage les intervenants aux interactions entre les antirétroviraux et les agents anti-néoplasiques et qu ils favoriseront la communication entre les pharmaciens et les médecins de ces deux domaines de spécialisation. La collaboration interdisciplinaire permettrait aux cliniciens de prendre en charge plus efficacement les interactions selon chaque situation, ce qui aurait comme avantage l instauration d un traitement optimal à la fois pour le cancer diagnostiqué et l infection par le VIH, tout en réduisant au minimum le risque d effets indésirables et de résultats défavorables chez le patient. Il est essentiel de mener à l avenir des études visant à évaluer les conséquences de ces interactions. Données Une revue exhaustive des articles actuellement publiés a été menée dans Ovid Medline (1948 à novembre 2013) au moyen des termes MeSH propres à chaque agent chimiothérapeutique, de mots clés relatifs aux protocoles de chimiothérapie et des termes MeSH suivants relatifs au VIH (HIV, Anti-HIV agents). Le repérage de références pertinentes dans la littérature grise (documentation parallèle) a été effectué dans le moteur de recherche de résumés de l International AIDS Society des États-Unis. La qualité des données probantes a été évaluée selon une version adaptée du système GRADE. Résumé Des interactions pharmacocinétiques et pharmacodynamiques potentielles peuvent survenir entre les agents anti-néoplasiques et les antirétroviraux. Les interactions pharmacocinétiques peuvent influer sur les concentrations d un des médicaments, ou des deux, ce qui peut entraîner une augmentation des effets indésirables et/ou une baisse d efficacité. Des interactions pharmacodynamiques peuvent se produire lorsque des médicaments ayant des profils d effets secondaires similaires sont administrés en concomitance, et peuvent provoquer une augmentation des effets indésirables. Le tableau ci-dessous résume les types d interactions les plus fréquemment observées entre les antinéoplasiques et les antirétroviraux. Ce tableau n est pas exhaustif; les lecteurs sont priés de consulter les résumés spécifiques des protocoles de chimiothérapie présentés dans ce guide pour obtenir des renseignements plus précis. INTRODUCTION ii
6 Antirétroviraux concernés (exemples) Interactions pharmacocinétiques Inhibition des Inhibiteurs de la enzymes du protéase (dont CYP450 l atazanavir, le darunavir, le lopinavir et le ritonavir) et cobicistat Induction des enzymes du CYP450 Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (dont l éfavirenz, la névirapine, l étravirine et la rilpivirine) Interactions pharmacodynamiques Suppression Zidovudine de la moelle osseuse Neuropathie Didanosine, périphérique stavudine Agents chimiothérapeutiques (exemples) Substrats du CYP3A4 : dexaméthasone, étoposide, vincristine, vinblastine, autres Voir ci-dessus. Vinca-alcaloïdes Prise en charge Surveiller toute augmentation des effets indésirables de la chimiothérapie. Ajuster la dose des antirétroviraux ou envisager de les remplacer par d autres médicaments*. Surveiller la réponse à la chimiothérapie. Ajuster la dose des antirétroviraux ou envisager de les remplacer par d autres médicaments*. Chevauchement potentiel d effets indésirables. Ajuster la dose des antirétroviraux ou envisager de les remplacer par d autres médicaments*. Toxicité rénale Ténofovir Cisplatine Cytarabine Méthotrexate Augmentation du taux sérique de créatinine Cobicistat, dolutégravir, rilpivirine Cet effet ne concerne pas d'agents antinéoplasiques particuliers. Toutefois, ces médicaments peuvent entraîner une augmentation asymptomatique du taux sérique de créatinine en raison de l inhibition de la sécrétion tubulaire de la créatinine. Chevauchement potentiel d effets indésirables. Ajuster la dose des antirétroviraux ou envisager de les remplacer par d autres médicaments*. L augmentation du taux sérique de créatinine se manifeste au cours des premières semaines du traitement et demeure stable par la suite; le débit de filtration glomérulaire réel n est pas affecté. Si l on constate d autres modifications du taux sérique de créatinine, il faut envisager d autres causes. * Les modifications du traitement antirétroviral doivent être apportées après avoir consulté un médecin et/ou un pharmacien expérimenté *Les dans le modifications traitement de l infection du traitement par le VIH. antirétroviral doivent être apportées après avoir consulté un médecin et/ou un pharmacien expérimenté dans le traitement de l infection par le VIH. Déni de responsabilité : Compte tenu de l évolution rapide de la littérature médicale dans le domaine de l infection par le VIH, les cliniciens Déni sont invités de responsabilité à consulter les : publications Compte tenu principales de l évolution pour obtenir rapide les renseignements de la littérature les médicale plus exacts. dans le domaine de l infection par le VIH, les cliniciens sont invités à consulter les publications principales pour obtenir les renseignements les plus exacts. iii INTRODUCTION iii INTRODUCTION
7 PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH Cette section vise à résumer les principes du traitement anti-vih dans le contexte du traitement d un cancer diagnostiqué en concomitance. Résumé Tous les patients en chimiothérapie doivent recevoir un traitement antirétroviral d association (TARa). Le TARa est composé de trois agents antirétroviraux actifs ou plus. Il ne faut pas interrompre l administration d un seul agent antirétroviral. Les modifications du traitement antirétroviral doivent être apportées après avoir consulté un spécialiste de l infection par le VIH, car il est essentiel de connaître tous les antécédents thérapeutiques du patient, notamment les données relatives à la résistance, lorsque l on tente de trouver d autres options de traitement antirétroviral. Une prophylaxie primaire des infections opportunistes pourrait être requise, selon le nombre de cellules CD4 du patient. Les patients devraient-ils recevoir un traitement antirétroviral? Patients n ayant jamais reçu de traitement antirétroviral En ce qui a trait aux patients n ayant jamais été traités par des antirétroviraux, deux scénarios sont envisagés. En effet, le patient pourrait avoir un diagnostic récent d infection par le VIH au moment du diagnostic de cancer, ou le patient pourrait présenter une infection par le VIH confirmée, mais n avoir jamais reçu de traitement antirétroviral. Dans les deux cas, un traitement antirétroviral doit être instauré et maintenu tout au long de la chimiothérapie. Il a été démontré que l administration concomitante du traitement antirétroviral et de la chimiothérapie augmente le taux de survie (1-5). Patients ayant déjà reçu un traitement antirétroviral Ces patients doivent poursuivre leur traitement antirétroviral pendant la chimiothérapie, car il a été démontré que l interruption du traitement augmente le taux de mortalité (6). Par ailleurs, les patients co-infectés par le VIH et le virus de l hépatite B (VHB) peuvent recevoir un traitement antirétroviral qui cible les deux virus. L arrêt du traitement contre le VHB pourrait provoquer une flambée de la maladie hépatique, laquelle peut aboutir à une hépatite fulminante (7). Le traitement antirétroviral ne doit pas être modifié sans consulter le médecin responsable du traitement anti-vih du patient, car tous les antécédents thérapeutiques du patient et les données relatives à la résistance du virus doivent être pris en considération pour maintenir l efficacité du traitement. Risque d interactions entre le traitement antirétroviral et la chimiothérapie Les médicaments antirétroviraux comportent un risque élevé d interaction avec de nombreux médicaments en raison de leur effet sur la métabolisation. Les interactions entre les antirétroviraux et les agents antinéoplasiques ne sont pas bien documentées et aucune recommandation claire au sujet de la prise en charge de ces interactions n a été proposée. Néanmoins, l interruption du traitement n est pas recommandée puisqu elle a été associée à une augmentation du taux de mortalité (6). L arrêt de la prise d un seul antirétroviral soupçonné d interagir avec la chimiothérapie est contre-indiqué, car cela réduirait l efficacité du régime antirétroviral et favoriserait l apparition d une résistance du VIH aux autres antirétroviraux toujours administrés. Par contre, dans de nombreux cas, on peut remplacer un ou plusieurs éléments du régime antirétroviral d un patient afin d éviter le risque d interaction médicamenteuse ou d effets indésirables additifs. En effet, certains analogues nucléosidiques sont associés à des effets secondaires qui peuvent se superposer aux effets indésirables prévus de la chimiothérapie, par exemple : la zidovudine (Retrovir, Combivir, Trizivir ) qui est associée à un risque d effets indésirables hématologiques additifs (8); la stavudine (Zerit MD ) qui est associée à un risque de neuropathie périphérique additive (9); la didanosine (Videx MC EC) qui est associée à un risque de neuropathie périphérique additive (10). PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH 1
8 Il est important de communiquer avec le médecin responsable du traitement anti-vih du patient afin de discuter de la modification du traitement. De plus, il est important de ne pas cesser l administration Il d un est seul important médicament de communiquer ou du remplacer avec le empiriquement médecin responsable par un du autre traitement médicament, anti-vih car du il patient faut connaître afin de discuter tous les antécédents la modification et les du données traitement. sur la De résistance plus, il est du important patient relativement de ne pas cesser aux antirétroviraux. l administration d un seul médicament ou du remplacer empiriquement par un autre médicament, car il faut connaître tous les antécédents et les données sur la résistance du patient relativement aux antirétroviraux. Principes du traitement Le traitement anti-vih standard est généralement composé de l association de trois médicaments Principes actifs ou plus du : deux traitement inhibiteurs nucléos (t)idiques de la transcriptase inverse (IN(t)TI) et un troisième Le médicament traitement anti-vih provenant standard d une est autre généralement classe. Cependant, composé de l association certains patients de trois pourraient médicaments suivre actifs des ou plus régimes : deux antirétroviraux inhibiteurs nucléos atypiques. (t)idiques Veuillez de la consulter transcriptase les lignes inverse directrices (IN(t)TI) et sur un troisième le traitement médicament anti-vih provenant les plus récentes d une autre à l adresse classe. Cependant, certains patients pourraient suivre des régimes antirétroviraux atypiques. Veuillez consulter les lignes directrices sur le traitement anti-vih les plus récentes à l adresse Il est important de noter que Norvir (ritonavir) et Il est important de noter que Norvir Tybost (cobicistat) sont généralement administrés (ritonavir) et Tybost (cobicistat) sont généralement administrés afin afin d augmenter les concentrations plasmatiques d autres agents antirétroviraux. d augmenter les concentrations plasmatiques d autres agents antirétroviraux. Norvir Norvir (ritonavir) et (ritonavir) et Tybost Tybost (cobicistat) ne doivent donc pas être considérés comme des médicaments actifs. (cobicistat) ne doivent donc pas être considérés comme des médicaments actifs. Régimes à un seul comprimé Ingrédients Atripla MD Complera Stribild MD Éfavirenz, ténofovir, emtricitabine Rilpivirine, ténofovir, emtricitabine Elvitégravir, cobicistat, ténofovir, emtricitabine IN(t)TI IP INNTI 3TC (lamivudine) Aptivus (tipranavir) Edurant (rilpivirine) Retrovir (zidovudine) Crixivan (indinavir) Intelence (étravirine) Videx MD EC (didanosine) Invirase (saquinavir) Sustiva (éfavirenz) Viread MD (ténofovir) Kaletra (lopinavir/ritonavir) Viramune (névirapine) Ziagen (abacavir) Prezista (darunavir) Zerit MD (stavudine) Reyataz (atazanavir) Antagoniste du CCR5 Associations Telzir (fosamprénavir) Celsentri (maraviroc) Combivir (zidovudine, lamivudine) Kivexa (abacavir, lamivudine) Trizivir (abacavir,zidovudine, lamivudine) Truvada MD (ténofovir, emtricitabine) Viracept MD (nelfinavir) Potentialisateurs pharmacocinétiques Norvir (ritonavir)* Tybost (cobicistat) Inhibiteurs de l intégrase Isentress (raltégravir) Tivicay MC (dolutégravir) Vitekta (elvitégravir) *Le * Le ritonavir ritonavir appartient appartient à à la la classe classe des des inhibiteurs inhibiteurs de de la la protéase, protéase, mais mais il est il est habituellement habituellement utilisé à des doses faibles utilisé à comme des doses potentialisateur faibles comme pharmacocinétique potentialisateur et pharmacocinétique il n est pas considéré et il comme n est pas un considéré antirétroviral actif. comme un antirétroviral actif. IN(t)TI : inhibiteur nucléos (t)idique de la transcriptase inverse; IP : inhibiteur de la protéase; INNTI : inhibiteur non IN(t)TI nucléosidique : inhibiteur de nucléos la transcriptase (t)idique de inverse; la transcriptase CCR5 : récepteur inverse; des IP : chimiokines inhibiteur de CC la de protéase; type 5 INNTI : inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse; CCR5 : récepteur des chimiokines CC de type 5 2 PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH 2 PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH
9 Risque d infections opportunistes Risque d infections opportunistes Selon leur nombre de cellules CD4, les patients infectés par le VIH peuvent être exposés à un Selon leur nombre de cellules CD4, les patients infectés par le VIH peuvent être exposés à un risque risque accru d infections, comparativement à la population générale. Les seuils établis concernant accru d infections, comparativement à la population générale. Les seuils établis concernant l instauration d une prophylaxie primaire des infections opportunistes sont les suivants (11) : l instauration d une prophylaxie primaire des infections opportunistes sont les suivants (11) : Nombre de Infections opportunistes Prophylaxie primaire cellules CD4 (cellules/mm3) 200 Aucune Aucune Pneumonie à Pneumocystis jirovecii 1 comprimé à double force de TMP-SMX par jour* Pneumonie à Pneumocystis jirovecii Encéphalite à Toxoplasmosis gondii (si IgG+) 0 50 Pneumonie à Pneumocystis jirovecii Encéphalite à Toxoplasmosis gondii (si IgG+) Complexe Mycobacterium avium * Remarque :: il il est possible d utiliser d autres schémas posologiques. Commentaire au sujet du rituximab Commentaire au sujet du rituximab 1 comprimé à double force de TMP-SMX par jour 1 comprimé à double force de TMP-SMX par jour Azithromycine à mg par semaine Le rituximab, anticorps monoclonal dirigé contre l antigène CD20, est souvent utilisé pour le Le traitement rituximab, du anticorps lymphome monoclonal non hodgkinien dirigé contre chez les l antigène patients CD20, immunocompétents. est souvent utilisé Bien pour que le le traitement rituximab du lymphome ne devrait non pas hodgkinien avoir d interactions chez les patients pharmacocinétiques immunocompétents. avec les Bien antirétroviraux, que le rituximab son utilisation ne devrait chez pas avoir la d interactions population infectée pharmacocinétiques par le VIH est avec moins les antirétroviraux, bien définie, son vu utilisation l augmentation chez la possible population du infectée risque par de le VIH mortalité est moins suite bien à une définie, infection. vu l augmentation possible du risque de mortalité suite à une infection. Une analyse récente regroupant les données de patients effectuée par S. K. Barta et ses collaborateurs a Une permis analyse d évaluer récente les facteurs regroupant qui influencent les données l issue de 1 du 546 traitement patients du effectuée lymphome par non S. K. hodgkinien Barta et associé ses au collaborateurs VIH. Les auteurs a permis ont démontré d évaluer que les l utilisation facteurs qui du influencent rituximab chez l issue les du patients traitement dont le du nombre lymphome de cellules non CD4 hodgkinien est 50 associé cellules/µl au VIH. multiplie Les auteurs par 2,84 ont la probabilité démontré que d obtenir l utilisation une réponse du rituximab complète chez (p < les 0,001). patients Cette amélioration dont le nombre n a pas de été cellules observée CD4 chez est les 50 patients cellules/µl dont multiplie le nombre par de 2,84 cellules la probabilité CD4 était < d obtenir 50 cellules/µl, une peut-être réponse en complète raison d une (p < 0,001). augmentation Cette du amélioration risque de décès n a pas d origine été observée infectieuse chez découlant les patients de l utilisation dont le du rituximab nombre de (12). cellules CD4 était < 50 cellules/µl, peut-être en raison d une augmentation du risque de Notons décès d origine que l utilisation infectieuse du rituximab découlant peut de l utilisation être restreinte du rituximab dans certaines (12). provinces canadiennes. Avant de prescrire ce médicament, il est essentiel de vérifier s il est remboursé par l assureur du patient. Notons que l utilisation du rituximab peut être restreinte dans certaines provinces canadiennes. Avant de prescrire ce médicament, il est essentiel de vérifier s il est remboursé par l assureur du patient. Références 1. Diamond C, Taylor TH, Im T, Anton-Culver H. «Presentation and outcomes of systemic non- Hodgkin s lymphoma: a comparison between patients with acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) treated with highly active antiretroviral therapy and patients without AIDS», Leuk Lymphoma, 2006;47(9): Navarro JT, Ribera JM, Oriol A, Romeu J, Sirera G, Mate JL et coll. «Favorable impact of virological response to highly active antiretroviral therapy on survival in patients with AIDSrelated lymphoma», Leuk Lymphoma, 2002;43(9): Mounier N, Spina M, Gabarre J, Raphael M, Rizzardini G, Golfier JB et coll. «AIDS-related non- Hodgkin lymphoma: final analysis of 485 patients treated with risk-adapted intensive chemotherapy», Blood, 2006;107(10): PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH 3 PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH 3
10 Références 1. Diamond C, Taylor TH, Im T, Anton-Culver H. «Presentation and outcomes of systemic non- Hodgkin s lymphoma: a comparison between patients with acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) treated with highly active antiretroviral therapy and patients without AIDS», Leuk Lymphoma, 2006;47(9): Navarro JT, Ribera JM, Oriol A, Romeu J, Sirera G, Mate JL et coll. «Favorable impact of virological response to highly active antiretroviral therapy on survival in patients with AIDSrelated lymphoma», Leuk Lymphoma, 2002;43(9): Mounier N, Spina M, Gabarre J, Raphael M, Rizzardini G, Golfier JB et coll. «AIDS-related non- Hodgkin lymphoma: final analysis of 485 patients treated with risk-adapted intensive chemotherapy», Blood, 2006;107(10): Weiss R, Mitrou P, Arasteh K, Schuermann D, Hentrich M, Duehrsen U et coll. «Acquired immunodeficiency syndrome-related lymphoma: simultaneous treatment with combined cyclophosphamide, doxorubicin, vincristine, and prednisone chemotherapy and highly active antiretroviral therapy is safe and improves survival--results of the German Multicenter Trial», Cancer, 2006;106(7): Navarro JT, Ribera JM, Oriol A, Vaquero M, Romeu J, Batlle M et coll. «Influence of highly active anti-retroviral therapy on response to treatment and survival in patients with acquired immunodeficiency syndrome-related non-hodgkin s lymphoma treated with cyclophosphamide, hydroxydoxorubicin, vincristine and prednisone», Br J Haematol, 2001;112(4): El-Sadr WM, Lundgren JD, Neaton JD, Gordin F, Abrams D, Arduino RC et coll. «CD4+ count- guided interruption of antiretroviral treatment», The New England journal of medicine, 2006;355(22): Panel on Antiretroviral Guidelines for Adults and Adolescents. «Guidelines for the use of antiretroviral agents in HIV-1-infected adults and adolescents», Department of Health and Human Services. Accessible à : 8. Monographie de Retrovir, GlaxoSmithKline; Monographie de Zerit, Bristol-Myers Squibb Canada; Monographie de Videx EC, Bristol-Myers Squibb Canada; Panel on Opportunistic Infections in HIV-Infected Adults and Adolescents. «Guidelines for the prevention and treatment of opportunistic infections in HIV-infected adults and adolescents: recommendations from the Centers for Disease Control and Prevention, the National Institutes of Health, and the HIV Medicine Association of the Infectious Diseases Society of America», révision du 8 juillet Accessible à : Barta SK, Xue X, Wang D, Tamari R, Lee JY, Mounier N et coll. «Treatment factors affecting outcomes in HIV-associated non-hodgkin lymphomas : a pooled analysis of 1546 patients», Blood, 2013;122(19): PRINCIPES DU TRAITEMENT ANTI-VIH
11 INTERACTIONS ENTRE LES ANTIRÉTROVIRAUX ET LES PROTOCOLES DE CHIMIOTHÉRAPIE Lymphome non hodgkinien (LNH) de type histologique agressif : CHOP 5 LYMPHOME DU SNC 9 CODOX-M 13 CVP 17 EPOCH à dose ajustée 21 Hyper-CVAD 25 IVAC 31 INTERACTIONS ENTRE LES ANTIRÉTROVIRAUX ET LES PROTOCOLES DE CHIMIOTHÉRAPIES
12 Protocol de chimiothérapie : CHOP Agents concernés Doxorubicine 50 mg/m 2 IV Jour 1 Vincristine 1,4 mg/m 2 IV Jour 1 Cyclophosphamide 750 mg/m 2 IV dans 250 ml de NS Jour 1 Prednisone 100 mg po DIE Jours 1 5 Résumé des interactions possibles avec les antirétroviraux Antirétroviraux à éviter Éviter les régimes antirétroviraux comportant de la zidovudine (Retrovir, Combivir, Trizivir ) en raison d éventuels effets indésirables additifs sur le plan hématologique (1-3). (Qualité des données probantes : très faible) Éviter la stavudine (Zerit MD ), la didanosine (Videx MD EC) en raison d une éventuelle neuropathie périphérique additive (4, 5). (Qualité des données probantes : très faible) Si le patient reçoit un des antirétroviraux mentionnés ci-dessus, communiquez avec le médecin responsable du traitement anti- VIH du patient pour lui demander de changer ou de remplacer les antirétroviraux. Interactions liées à l inhibition d enzymes 1 Augmentation possible des effets indésirables de la vincristine (toxicité du système nerveux autonome) (6, 7) (Qualité des données probantes : moyenne) Augmentation possible des effets indésirables de la cyclophosphamide en raison d une diminution de la clairance du médicament (Qualité des données probantes : très faible; étude pharmacocinétique de portée clinique inconnue) (8) Interactions liées à l induction d enzymes 2 (Qualité des données probantes : très faible; portée clinique théorique, inconnue) Diminution possible de l efficacité de la doxorubicine et de la vincristine (9, 10) Possibilité d une diminution de l efficacité et d une augmentation des effets indésirables de la cyclophosphamide en raison d une inactivation accrue du médicament en métabolites toxiques (9, 10) Médicaments n ayant pas d effet sur les enzymes 3 : interactions peu probables (Qualité des données probantes : très faible; théorique) D après le profil de métabolisation de chaque médicament, les interactions pharmacocinétiques sont peu probables. Néanmoins, la possibilité d effets indésirables additifs demeure avec la prise de certains médicaments, selon leur profil d innocuité. Interactions observées sur les résultats de laboratoire (Qualité des données probantes : élevée; aucune portée clinique) Les régimes antirétroviraux comportant du cobicistat (Stribild, Tybost ), de la rilpivirine (Edurant, Complera ) et du dolutégravir (Tivicay MC ) font augmenter le taux sérique de créatinine d environ 7 à 15 µmol/l au cours des quatre premières semaines suivant le début du traitement, à cause de l inhibition de la sécrétion rénale de la créatinine. Ce phénomène ne reflète pas de véritable diminution de la fonction rénale, et il est rapidement réversible après l arrêt de la prise du médicament en cause. Remarque : Si l interruption d un antirétroviral est jugée nécessaire, communiquez avec le médecin responsable du traitement anti-vih du patient pour déterminer la façon appropriée d arrêter le traitement antirétroviral (certains régimes antirétroviraux requièrent l arrêt séquentiel des antirétroviraux alors que d autres requièrent l arrêt immédiat de tous les antirétroviraux à la fois). S il est nécessaire d administrer un traitement contre une infection concomitante par le virus de l hépatite B (VHB), consultez le médecin responsable du traitement anti-vih du patient puisque certains antirétroviraux agissent à la fois sur le VIH et le VHB. LYMPHOME LYMPHOME NON HODGKINIEN NON HODGKINIEN DE TYPE DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF CHOP - 5 5
13 Données de la littérature Une étude visait à évaluer les répercussions cliniques de l administration en concomitance du traitement antirétroviral d association (TARa) et du protocol CHOP dans le contexte du traitement du lymphome non hodgkinien. Les auteurs n ont pas observé de différence quant aux taux de réponse, à la posologie ou au nombre de cycles de chimiothérapie lorsque le protocol CHOP a été administré en concomitance chez 24 patients recevant un TARa à base d IP (saquinavir, indinavir ou ritonavir) comparativement aux 80 patients qui n ont reçu que le protocol CHOP. Par contre, ils ont constaté une augmentation du risque d anémie de grade 3 ou 4 et de toxicité du système nerveux autonome. Aucune différence n a été relevée en ce qui a trait à la présence de leucopénie, de thrombocytopénie, de mucosite ou de nausées (6). Toutefois, il est important de noter que 58 % des patients ont reçu un TARa comportant de la zidovudine, ce qui pourrait expliquer l augmentation du risque d anémie. En ce qui a trait aux répercussions du protocol CHOP sur les concentrations des antirétroviraux, une étude a également montré que l administration du protocol CHOP et d un TARa à base d indinavir entraînait une augmentation de l aire sous la courbe (ASC) de l indinavir comparativement à l'administration de l indinavir sans le protocol CHOP. Cependant, aucun effet toxique excédentaire n a été observé (11). Par contre, selon une autre étude, l ASC de l indinavir était moins élevée lorsque celui-ci était administré en association avec le protocol CHOP comparativement à une cohorte rétrospective. La diminution de la charge virale de VIH et l augmentation du nombre de cellules CD4 étaient considérées comme étant comparables à celles observées chez les patients infectés par le VIH qui ne présentaient pas d affection maligne (8). Études pharmacocinétiques Deux études visaient à évaluer l influence du TARa sur les paramètres pharmacocinétiques de la doxorubicine dans le contexte de l utilisation du protocol CHOP pour le traitement du lymphome non hodgkinien. Dans une étude menée auprès de 19 patients, aucune différence significative quant aux paramètres pharmacocinétiques de la doxorubicine n a été observée lorsque les patients prenaient du saquinavir, du nelfinavir ou de l indinavir en plus de deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (12). Dans une autre étude menée auprès de 29 patients, des taux de clairance de la doxorubicine comparables ont été relevés lorsque celle-ci était administrée avec un TARa à base d indinavir (8). La même étude portait sur les paramètres pharmacocinétiques de la cyclophosphamide. L administration concomitante du TARa à base d indinavir a entraîné une diminution de la clairance de la cyclophosphamide, passant de 70 à ml/min/m 2. Cette diminution ne s est toutefois pas traduite par des effets indésirables excessifs (8). On n a trouvé aucune étude pharmacocinétique portant sur les interactions entre les antirétroviraux et la vincristine ou la prednisone. Rapports de cas Administration avec le lopinavir/ritonavir Deux cas décrivent le bon profil de tolérabilité du protocol EPOCH à dose ajustée (étoposide à 200 mg/m 2, vincristine à 1,6 mg/m 2, cyclophosphamide à 748 mg/m 2, doxorubicine à 40 mg/m 2 par perfusion continue sur 4 jours, prednisone à 60 mg/m 2 par jour pendant 5 jours) lorsqu il est administré avec le lopinavir/ritonavir pour le traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules. Les doses de vincristine, de cyclophosphamide et de doxorubicine étaient semblables à celles utilisées dans le protocol CHOP (13). Un rapport de cas décrit une augmentation des effets indésirables de la vincristine dans le contexte de l administration concomitante du protocol CODOX- M (vincristine à 4 mg IV, doxorubicine à 40 mg/m 2 IV, cyclophosphamide à mg/m 2 IV, cytarabine à 140 mg intrathécale [IT], méthotrexate à mg/m 2 IV et méthotrexate à 15 mg IT par cycle) et du lopinavir/ritonavir. Le patient a reçu un cycle du protocol CODOX-M pour le traitement du lymphome de Burkitt pendant un TARa à base de lopinavir et de ritonavir. Au jour 12, le patient a présenté un iléus paralytique qui a duré 10 jours. Il convient de noter que la dose de vincristine administrée était plus élevée que celle utilisée dans le protocol CHOP. Deux semaines après le rétablissement du patient, le protocol IVAC (ifosfamide à 7,5 g/m 2 ; étoposide à 300 mg/m 2 ; cytarabine à 8 g/m 2 ) a été administré sans complications. Deux mois après le premier cycle, le patient a reçu le protocol CODOX-M; cependant, la composante vincristine a été remplacée par l étoposide. Ce protocol, lequel comportait une dose semblable de doxorubicine et une dose plus élevée de cyclophosphamide comparativement au protocol CHOP, a été bien toléré (7). Administration avec le raltégravir Un rapport de cas décrit le bon profil de tolérabilité du protocol CHOP lorsqu il est administré avec de l abacavir, de la lamivudine et du raltégravir, un régime antirétroviral sans IP ni INNTI (14). Par ailleurs, l étude d une autre série de cas (7 patients) a décrit le bon profil de tolérabilité du protocol CHOP lorsqu il est administré avec du ténofovir, de l emtricitabine et du raltégravir (15). 6 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF CHOP LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF - CHOP
14 Métabolisme des agents anti-néoplasiques Agent chimiothérapeutique Métabolisme (9, 10) Interaction possible (9, 10) Données cliniques probantes Doxorubicine Aldocétoréductase et cytochrome réductase dépendant du NADPH. Les dérivés aglycones (métabolites inactifs) découlant du métabolisme sont conjugués en métabolites sulfatés ou glucuronidés. Enzymes du cytochrome P450 qui interviennent dans la production in vitro de radicaux libres; substrat de la PgP qui pourrait influencer les concentrations intracellulaires; la portée clinique est inconnue. Les inhibiteurs d enzymes diminuent possiblement la réduction des radicaux libres par inhibition du cytochrome P450, ce qui peut diminuer les propriétés antinéoplasiques et cytotoxiques; par contre, ils peuvent aussi augmenter l accumulation intracellulai Les inducteurs d enzymes pourraient avoir l effet contraire. Les paramètres pharmacocinétiques de la doxorubicine (contexte du protocol CHOP) ne sont pas influencés par l administration d IP (8, 12). Vincristine CYP3A4 Augmentation possible des concentrations, entraînant une augmentation des effets indésirables (neuropathie périphérique et autonome, myélosuppression) associée à l administration concomitante des inhibiteurs du CYP3A4. Diminution possible des concentrations associée à l administration concomitante des inducteurs du CYP3A4. Augmentation possible du risque de toxicité du système nerveux autonome lorsque la vincristine est administrée avec un régime à base d IP (6, 7). Bon profil de tolérabilité dans deux cas d administration avec le lopinavir/ritonavir et le protocol EPOCH à dose ajustée pour le traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules (13). Cyclophosphamide Transformation en métabolite actif : CYP2B6, CYP2C19 Transformation en métabolites inactifs et possiblement toxiques : CYP3A4 Prednisone Convertie en prednisolone (métabolite actif) par une voie non médiée par le CYP. La prednisone et la prednisolone sont également des substrats du CYP450, y compris le CYP3A4. Le ritonavir, le nelfinavir, l éfavirenz et la névirapine peuvent augmenter la quantité de métabolites actifs formés par l induction du CYP2B6, entraînant une augmentation de l efficacité et des effets indésirables de la cyclophosphamide. L inhibition du CYP3A4 peut augmenter la disponibilité du médicament pour la voie d hydroxylation, entraînant ainsi une augmentation de l efficacité et des effets indésirables de la cyclophosphamide. L induction du CYP3A4 peut augmenter les effets neurotoxiques. Augmentation possible des effets indésirables associés à l administration concomitante des inhibiteurs du CYP3A4. Diminution possible de l efficacité associée à l administration concomitante des inducteurs du CYP3A4. La clairance de la cyclophosphamide diminue lorsqu elle est administrée avec des IP. Aucun effet toxique excessif n a été observé (8). Aucune donnée probante relative à l augmentation d effets indésirables n a été relevée dans la littérature médicale publiée. Veuillez consulter le site pour obtenir plus d information à jour. LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF CHOP 7 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF - CHOP 7
15 Références 1. Monographie de Retrovir, GlaxoSmithKline; Monographie de Combivir, GlaxoSmithKline; Monographie de Trizivir, GlaxoSmithKline; Monographie de Zerit, Bristol-Myers Squibb Canada; Monographie de Videx EC, Bristol-Myers Squibb Canada; Vaccher E, Spina M, di Gennaro G, Talamini R, Nasti G, Schioppa O et coll. «Concomitant cyclophosphamide, doxorubicin, vincristine, and prednisone chemotherapy plus highly active antiretroviral therapy in patients with human immunodeficiency virus-related, non-hodgkin lymphoma», Cancer, 1 er janvier 2001;91(1): Leveque D, Santucci R, Pavillet J, Herbrecht R, Bergerat JP. «Paralytic ileus possibly associated with interaction between ritonavir/lopinavir and vincristine», Pharm World Sci, décembre 2009;31(6): Ratner L, Lee J, Tang S, Redden D, Hamzeh F, Herndier B et coll. «Chemotherapy for human immunodeficiency virusassociated non-hodgkin's lymphoma in combination with highly active antiretroviral therapy», J Clin Oncol, 15 avril 2001;19(8): Antoniou T, Tseng A. «Potential interactions between antineoplastics and antiretrovirals», Dans : Tseng A, Foisy M, réd. «Handbook of HIV drug therapy», éd. 2010, Toronto 2010, p Antoniou T, Tseng AL. «Interactions between antiretrovirals and antineoplastic drug therapy», Clin Pharmacokinet, 2005;44(2): Cruciani M, Gatti G, Vaccher E, Di Gennaro G, Cinelli R, Bassetti M et coll. «Pharmacokinetic interaction between chemotherapy for non-hodgkin's lymphoma and protease inhibitors in HIV-1-infected patients», J Antimicrob Chemother, avril 2005;55(4): Toffoli G, Corona G, Cattarossi G, Boiocchi M, Di Gennaro G, Tirelli U et coll. «Effect of highly active antiretroviral therapy (HAART) on pharmacokinetics and pharmacodynamics of doxorubicin in patients with HIV-associated non-hodgkin's lymphoma», Ann Oncol, décembre 2004;15(12): Nagajothi N, Dham SK, Gelfand Y, Sanmugarajah J. «Treatment of AIDS-associated anaplastic large-cell lymphoma with doseadjusted EPOCH chemotherapy», J Natl Med Assoc, [études de cas], juillet 2007;99(7): Fulco PP, Hynicka L, Rackley D. «Raltegravir-based HAART regimen in a patient with large B-cell lymphoma», Ann Pharmacother, février;44(2): Marcotte S, Laroche M, Turcotte I, Fortin C, Lessard B, Trottier B et coll. «Raltegravir-based-HAART and lymphoma chemotherapy», XVIII International Aids Conference; Vienne, Autriche, Les inhibiteurs d enzymes comprennent les inhibiteurs de la protéase (IP) : Crixivan (indinavir), Invirase (saquinavir), Kaletra (lopinavir/ritonavir), Norvir, Norvir SEC (ritonavir), Prezista (darunavir), Reyataz (atazanavir), Telzir (fosamprénavir), Viracept MD (nelfinavir); et l inhibiteur de l intégrase elvitégravir-cobicistat : offert en produit d association avec ténofoviremtrictabine (Stribild ) et le potentialisateur pharmacocinétique cobicistat (Tybost ). 2 Les inducteurs d enzymes comprennent les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) : Atripla MD (éfavirenz-ténofovir-emtricitabine), Complera (rilpivirine-ténofovir-emtricitabine), Edurant (rilpivirine), Intelence (étravirine), Sustiva (éfavirenz), Viramune, Viramune XR (névirapine); et l inhibiteur de la protéase Aptivus (tipranavir). 3 Les médicaments n ayant pas d effet sur les enzymes comprennent les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) : 3TC (lamivudine), Combivir (lamivudine-zidovudine), Kivexa (abacavir-lamivudine), Retrovir (zidovudine), Trizivir (abacavir-zidovudine-lamivudine), Truvada MD (ténofovir-emtricitabine), Videx MD EC (didanosine), Zerit MD (stavudine); les inhibiteurs de l intégrase Isentress (raltégravir), Tivicay MC (dolutégravir); et les inhibiteurs de fusion Fuzeon (enfuvirtide) et Celsentri (maraviroc). 8 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE DE TYPE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF AGRESSIF - CHOP CHOP
16 Protocol de chimiothérapie : protocole de traitement par le méthotrexate à dose élevée pour le lymphome du SNC Agents concernés Méthotrexate mg/m 2 IV dans 500 ml de D5W Jour 1 Vincristine 1,4 mg/m 2 IV dans 50 ml de NS Jour 1 (cycles impairs) Procarbazine 100 mg/m 2 po qhs Jours 1-7 (cycles impairs) Résumé des interactions possibles avec les antirétroviraux Antirétroviraux à éviter Éviter les régimes antirétroviraux comportant de la zidovudine (Retrovir, Combivir, Trizivir ) en raison d éventuels effets indésirables additifs sur le plan hématologique (1-3). (Qualité des données probantes : très faible) Éviter la stavudine (Zerit MD ), la didanosine (Videx MD EC) en raison d une éventuelle neuropathie périphérique additive (4, 5). (Qualité des données probantes : très faible) Si le patient reçoit un des antirétroviraux mentionnés ci-dessus, communiquez avec le médecin responsable du traitement anti-vih du patient pour lui demander de changer ou de remplacer les antirétroviraux. Interactions liées à l inhibition d enzymes 1 Augmentation possible des effets indésirables de la vincristine (toxicité du système nerveux autonome) (6, 7) (Qualité des données probantes : moyenne) Augmentation possible des effets indésirables de la procarbazine (8, 9) (Qualité des données probantes : très faible; portée clinique théorique, inconnue) Interactions liées à l induction d enzymes 2 (Qualité des données probantes : très faible; portée clinique théorique, inconnue) Diminution possible de l efficacité de la vincristine (8, 9) Augmentation possible des effets indésirables de la procarbazine (8, 9) Médicaments n ayant pas d effet sur les enzymes 3 : interactions peu probables (Qualité des données probantes : très faible; théorique) D après le profil de métabolisation de chaque médicament, les interactions pharmacocinétiques sont peu probables. Néanmoins, la possibilité d effets indésirables additifs demeure avec la prise de certains médicaments, selon leur profil d innocuité. Particularités du traitement de base par un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse (Qualité des données probantes : très faible; portée clinique théorique, inconnue) Effets toxiques additifs potentiels sur le plan rénal associés au ténofovir (8, 9) Interactions observées sur les résultats de laboratoire (Qualité des données probantes : élevée; aucune portée clinique) Les régimes antirétroviraux comportant du cobicistat (Stribild, Tybost ), de la rilpivirine (Edurant, Complera ) et du dolutégravir (Tivicay MC ) font augmenter le taux sérique de créatinine d environ 7 à 15 µmol/l au cours des quatre premières semaines suivant le début du traitement, à cause de l inhibition de la sécrétion rénale de la créatinine. Ce phénomène ne reflète pas de véritable diminution de la fonction rénale, et il est rapidement réversible après l arrêt de la prise du médicament en cause. Remarque : Si l interruption d un antirétroviral est jugée nécessaire, communiquez avec le médecin responsable du traitement anti-vih du patient pour déterminer la façon appropriée d arrêter le traitement antirétroviral (certains régimes antirétroviraux requièrent l arrêt séquentiel des antirétroviraux alors que d autres requièrent l arrêt immédiat de tous les antirétroviraux à la fois). S il est nécessaire d administrer un traitement contre une infection concomitante par le virus de l hépatite B (VHB), consultez le médecin responsable du traitement anti-vih du patient puisque certains antirétroviraux agissent à la fois sur le VIH et le VHB. LYMPHOME LYMPHOME NON HODGKINIEN NON HODGKINIEN DE TYPE DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF LYMPHOME - DU DU SNC 9 9
17 Données de la littérature Aucune étude ni rapport de cas portant spécifiquement sur le protocole de traitement par le méthotrexate à dose élevée et des antirétroviraux n ont été trouvés. Les données disponibles sur d autres régimes antirétroviraux comprenant des agents antinéoplasiques comparables sont présentées ci-dessous. CHOP Une étude visait à évaluer l incidence clinique de l administration concomitante du traitement antirétroviral d association (TARa) et du protocol CHOP (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine à 1,4 mg/m 2 [max. 2 mg], prednisone) dans le contexte du traitement du lymphome non hodgkinien. Comparativement au protocole de traitement par le méthotrexate à dose élevée, la dose de vincristine est la même; cependant, elle est administrée à chaque cycle, contrairement au protocole en vigueur. Les auteurs n ont pas observé de différence quant aux taux de réponse, à la posologie ou au nombre de cycles de chimiothérapie lorsque le protocol CHOP a été administré en concomitance chez 24 patients recevant un TARa à base d IP (saquinavir, indinavir ou ritonavir) comparativement aux 80 patients qui n ont reçu que le protocol CHOP. Par contre, ils ont constaté une augmentation du risque d anémie de grade 3 ou 4 et de toxicité du système nerveux autonome. Aucune différence n a été relevée en ce qui a trait à la présence de leucopénie, de thrombocytopénie, de mucosite ou de nausées (6). Toutefois, il est important de noter que 58 % des patients ont reçu un TARa comportant de la zidovudine, ce qui pourrait expliquer l augmentation du risque d anémie. CODOX-M Un rapport de cas décrit une augmentation des effets indésirables de la vincristine dans le contexte de l administration concomitante du protocol CODOX-M (vincristine à 4 mg IV, doxorubicine à 40 mg/m 2 IV, cyclophosphamide à mg/m 2 IV, cytarabine à 140 mg IT, méthotrexate à mg/m 2 IV et méthotrexate à 15 mg IT par cycle) et du lopinavir/ritonavir. Le patient a reçu un cycle du protocol CODOX-M (vincristine à 2 mg aux jours 1 et 8) pour le traitement du lymphome de Burkitt pendant qu il suivait un TARa à base de lopinavir et de ritonavir. La dose de vincristine administrée est beaucoup plus élevée que celle administrée dans le cadre du protocole de traitement par le méthotrexate à dose élevée. Au jour 12, le patient a présenté un iléus paralytique qui a duré 10 jours. Deux semaines après le rétablissement du patient, le protocol IVAC (ifosfamide à 7,5 g/m 2 ; étoposide à 300 mg/m 2 ; cytarabine à 8 g/m2) a été administré sans complications. Deux mois après le premier cycle, le patient a reçu le protocol CODOX-M; cependant, la composante vincristine a été remplacée par l étoposide. Ce protocol thérapeutique, qui comprenait une dose plus élevée de méthotrexate (IV) comparativement au protocole de traitement par le méthotrexate à dose élevée, était bien toléré (7). EPOCH à dose ajustée Deux cas décrivent le bon profil de tolérabilité du protocol EPOCH à dose ajustée (étoposide à 200 mg/m 2, vincristine à 1,6 mg/m 2, cyclophosphamide à 748 mg/m 2, doxorubicine à 40 mg/m 2 par perfusion continue sur 4 jours, prednisone à 60 mg/m2 par jour pendant 5 jours) lorsqu il est administré avec le lopinavir/ritonavir pour le traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules. La dose de vincristine utilisée est semblable à celle employée dans le cadre du protocole de traitement par le méthotrexate à dose élevée; cependant, elle a été administrée à chaque cycle, contrairement au protocole en vigueur (10). 10 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF - LYMPHOME DU SNC 10 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF LYMPHOME DU SNC
18 Métabolisme des agents anti-néoplasiques Agent chimiothérapeutique Méthotrexate Métabolisme (8, 9) Interaction possible (8, 9) Données cliniques probantes Presque tout le médicament est excrété sous forme inchangée dans l urine. Surveillance accrue de la fonction rénale lorsque le ténofovir est administré en concomitance. Vincristine CYP3A4 Augmentation possible des concentrations, entraînant une augmentation des effets indésirables (neuropathie périphérique et autonome, myélosuppression) associée à l administration concomitante des inhibiteurs du CYP3A4. Diminution possible des concentrations associée à l administration concomitante des inducteurs du CYP3A4. Procarbazine Transformation en métabolites actifs : CYP2B6, CYP1A L inhibition des isoenzymes CYP1A ou CYP2B peut entraîner une diminution de l efficacité de la procarbazine. L induction du CYP1A ou CYP2B6 par le nelfinavir, le tipranavir, l éfavirenz, la névirapine et le ritonavir pourrait entraîner une de l activité et/ou des effets indésirables de la procarbazine. Aucun effet toxique lié au méthotrexate n a été signalé relativement à un cas où le protocol CODOX- M/IVAC a été administré avec le lopinavir/ritonavir pour le traitement du lymphome de Burkitt (7). Augmentation possible du risque de toxicité du système nerveux autonome lorsque la vincristine est administrée avec un régime à base d IP (6, 7). Bon profil de tolérabilité dans deux cas d administration avec le lopinavir/ritonavir et le protocol EPOCH à dose ajustée pour le traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules (10). Aucune étude ni rapport de cas n ont été trouvées dans la littérature médicale publiée. Veuillez consulter le site pour obtenir plus d information à jour. Références 1. Monographie de Retrovir, GlaxoSmithKline; Monographie de Combivir, GlaxoSmithKline; Monographie de Trizivir, GlaxoSmithKline; Monographie de Zerit, Bristol-Myers Squibb Canada; Monographie de Videx EC, Bristol-Myers Squibb Canada; Vaccher E, Spina M, di Gennaro G, Talamini R, Nasti G, Schioppa O et coll. «Concomitant cyclophosphamide, doxorubicin, vincristine, and prednisone chemotherapy plus highly active antiretroviral therapy in patients with human immunodeficiency virus-related, non-hodgkin lymphoma», Cancer, 1 er janvier 2001;91(1): Leveque D, Santucci R, Pavillet J, Herbrecht R, Bergerat JP. «Paralytic ileus possibly associated with interaction between ritonavir/lopinavir and vincristine», Pharm World Sci, décembre 2009;31(6): Antoniou T, Tseng A. «Potential interactions between antineoplastics and antiretrovirals», Dans : Tseng A, Foisy M, réd. «Handbook of HIV drug therapy», éd. 2010, Toronto 2010, p Antoniou T, Tseng AL. «Interactions between antiretrovirals and antineoplastic drug therapy», Clin Pharmacokinet, 2005;44(2): Nagajothi N, Dham SK, Gelfand Y, Sanmugarajah J. «Treatment of AIDS-associated anaplastic large-cell lymphoma with dose-adjusted EPOCH chemotherapy», J Natl Med Assoc, [études de cas], juillet 2007;99(7): Les inhibiteurs d enzymes comprennent les inhibiteurs de la protéase (IP) : Crixivan (indinavir), Invirase (saquinavir), Kaletra (lopinavir/ritonavir), Norvir, Norvir SEC (ritonavir), Prezista (darunavir), Reyataz (atazanavir), Telzir (fosamprénavir), Viracept MD (nelfinavir); et l inhibiteur de l intégrase elvitégravir-cobicistat : offert en produit d association avec ténofovir-emtrictabine (Stribild ) et le potentialisateur pharmacocinétique cobicistat (Tybost ). 2 Les inducteurs d enzymes comprennent les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) : Atripla MD (éfavirenz-ténofovir-emtricitabine), Complera (rilpivirine-ténofovir-emtricitabine), Edurant (rilpivirine), Intelence (étravirine), Sustiva (éfavirenz), Viramune, Viramune XR (névirapine); et l inhibiteur de la protéase Aptivus (tipranavir). 3 Les médicaments n ayant pas d effet sur les enzymes comprennent les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) : 3TC (lamivudine), Combivir (lamivudine-zidovudine), Kivexa (abacavir-lamivudine), Retrovir (zidovudine), Trizivir (abacavir-zidovudine-lamivudine), Truvada MD (ténofovir-emtricitabine), Videx MD EC (didanosine), Zerit MD (stavudine); les inhibiteurs de l intégrase Isentress (raltégravir), Tivicay MC (dolutégravir); et les inhibiteurs de fusion Fuzeon (enfuvirtide) et Celsentri (maraviroc). LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF LYMPHOME DU SNC 11 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF - LYMPHOME DU SNC 11
19 Protocol de chimiothérapie : CODOX-M Agents concernés Vincristine 1,4 mg/m 2 IV Jours 1 et 8 Doxorubicine 50 mg/m 2 IV Jour 1 Cyclophosphamide 800 mg/m 2 IV dans 500 ml de NS Jours 1-2 Cytarabine 50 mg IT Jours 1 et 3 Méthotrexate mg/m 2 IV dans 500 ml de D5W Jour 10 Méthotrexate 12 mg IT Jour 15 Résumé des interactions possibles avec les antirétroviraux Antirétroviraux à éviter Éviter les régimes antirétroviraux comportant de la zidovudine (Retrovir, Combivir, Trizivir ) en raison d éventuels effets indésirables additifs sur le plan hématologique (1-3). (Qualité des données probantes : très faible) Éviter la stavudine (Zerit MD ), la didanosine (Videx MD EC) en raison d une éventuelle neuropathie périphérique additive (4, 5). (Qualité des données probantes : très faible) Si le patient reçoit un des antirétroviraux mentionnés ci-dessus, communiquez avec le médecin responsable du traitement anti-vih du patient pour lui demander de changer ou de remplacer les antirétroviraux. Interactions liées à l inhibition d enzymes 1 Augmentation possible des effets indésirables de la vincristine (toxicité du système nerveux autonome) (6, 8) (Qualité des données probantes : moyenne) Augmentation possible des effets indésirables de la cyclophosphamide en raison d une diminution de la clairance (9) (Qualité des données probantes : très faible; étude pharmacocinétique de portée clinique inconnue) Interactions liées à l induction d enzymes 2 (Qualité des données probantes : très faible; portée clinique théorique, inconnue) Diminution possible de l efficacité de la doxorubicine et de la vincristine (10, 11) Possibilité d une diminution de l efficacité et d une augmentation des effets indésirables de la cyclophosphamide en raison d une inactivation accrue du médicament en métabolites toxiques (10, 11) Médicaments n ayant pas d effet sur les enzymes 3 : interactions peu probables (Qualité des données probantes : très faible; théorique) D après le profil de métabolisation de chaque médicament, les interactions pharmacocinétiques sont peu probables. Néanmoins, la possibilité d effets indésirables additifs demeure avec la prise de certains médicaments, selon leur profil d innocuité. Particularités du traitement de base par un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse (Qualité des données probantes : très faible; portée clinique théorique, inconnue) Effets toxiques additifs potentiels sur le plan rénal associés au ténofovir (10, 11) Interactions observées sur les résultats de laboratoire (Qualité des données probantes : élevée; aucune portée clinique) Les régimes antirétroviraux comportant du cobicistat (Stribild, Tybost ), de la rilpivirine (Edurant, Complera ) et du dolutégravir (Tivicay MC ) font augmenter le taux sérique de créatinine d environ 7 à 15 µmol/l au cours des quatre premières semaines suivant le début du traitement, à cause de l inhibition de la sécrétion rénale de la créatinine. Ce phénomène ne reflète pas de véritable diminution de la fonction rénale, et il est rapidement réversible après l arrêt de la prise du médicament en cause. Remarque : Si l interruption d un antirétroviral est jugée nécessaire, communiquez avec le médecin responsable du traitement anti-vih du patient pour déterminer la façon appropriée d arrêter le traitement antirétroviral (certains régimes antirétroviraux requièrent l arrêt séquentiel des antirétroviraux alors que d autres requièrent l arrêt immédiat de tous les antirétroviraux à la fois). S il est nécessaire d administrer un traitement contre une infection concomitante par le virus de l hépatite B (VHB), consultez le médecin responsable du traitement anti-vih du patient puisque certains antirétroviraux agissent à la fois sur le VIH et le VHB 12 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF - CODOX-M 13 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF CODOX-M 13
20 Données de la littérature Une étude rétrospective menée auprès de 14 patients, dont 13 ont reçu un traitement antirétroviral d association (TARa), a montré l efficacité et la tolérabilité adéquates des protocols CODOX-M (vincristine à 2,8 mg/m 2 IV, doxorubicine à 50 mg/m 2 IV, cyclophosphamide à mg/m 2 IV, cytarabine à 140 mg IT, méthotrexate à mg/m 2 IV ou à mg/m 2 par cycle) et IVAC (ifosfamide à 7,5 g/m 2 ; étoposide à 300 mg/m 2 ; cytarabine à 8 g/m 2 ) avec ou sans rituximab à 375 mg/m 2 pour le traitement du lymphome de Burkitt. En effet, les auteurs n ont mentionné aucune différence quant aux effets indésirables selon le type de régime antirétroviral (régime à base d inhibiteur de la protéase [IP] vs un régime sans IP) quoique aucun renseignement additionnel n ait été fourni sur le sujet (7). Un rapport de cas décrit une augmentation des effets indésirables de la vincristine dans le contexte de l administration concomitante du protocol CODOX- M (vincristine à 4 mg IV, doxorubicine à 40 mg/m 2 IV, cyclophosphamide à mg/m 2 IV, cytarabine à 140 mg IT, méthotrexate à mg/m 2 IV et méthotrexate à 15 mg IT par cycle) et du lopinavir/ritonavir. Le patient a reçu un cycle du protocol CODOX-M pour le traitement du lymphome de Burkitt pendant un TARa à base de lopinavir et de ritonavir. Au jour 12, le patient a présenté un iléus paralytique qui a duré 10 jours. Deux semaines après le rétablissement du patient, le protocol IVAC (ifosfamide à 7,5 g/m 2 ; étoposide à 300 mg/m 2 ; cytarabine à 8 g/m 2 ) a été administré sans complications. Deux mois après le premier cycle, le patient a reçu le protocol CODOX-M; cependant, la composante vincristine a été remplacée par l étoposide. Ce protocol était bien toléré (8). Les données disponibles sur d autres régimes antirétroviraux comprenant les mêmes agents antinéoplasiques sont présentées ci-dessous. CHOP Une étude visait à évaluer l incidence clinique de l administration concomitante d un TARa et d un protocol CHOP (cyclophosphamide à 750 mg/m 2, doxorubicine à 50 mg/m 2, vincristine à 1,4 mg/m 2 [max. 2 mg], prednisone à 100 mg/m 2 ) dans le contexte du traitement du lymphome non hodgkinien. Comparativement au protocol CODOX- M, les doses de cyclophosphamide et de vincristine sont beaucoup plus faibles dans le protocol CHOP alors que la dose de doxorubicine est similaire. Les auteurs n ont pas observé de différence quant aux taux de réponse, à la posologie ou au nombre de cycles de chimiothérapie lors de l administration en concomitance du protocol CHOP chez 24 patients recevant un TARa à base d IP (saquinavir, indinavir ou ritonavir) comparativement aux 80 patients qui n ont reçu que le protocol CHOP. Par contre, ils ont constaté une augmentation du risque d anémie de grade 3 ou 4 et de toxicité du système nerveux autonome. Aucune différence n a été relevée en ce qui a trait à la présence de leucopénie, de thrombocytopénie, de mucosite ou de nausées (6). Toutefois, il est important de noter que 58 % des patients ont reçu un TARa comportant de la zidovudine, ce qui pourrait expliquer l augmentation du risque d anémie. CDE Plusieurs études portant sur l utilisation concomitante du protocol CDE (cyclophosphamide à mg/m 2 ; doxorubicine à 50 mg/m 2 ; étoposide à 240 mg/m 2 par perfusion continue sur 4 jours toutes les 4 semaines) et des traitements antirétroviraux sont accessibles. La dose de cyclophosphamide est plus faible que celle utilisée dans le protocol CODOX-M; cependant la dose de doxorobucine est identique. Une étude menée auprès de 46 patients qui ont reçu le protocol CDE pour le traitement du lymphome lié au sida visait à comparer les patients qui ont reçu un TARa à base d IP à ceux qui ont reçu un TARa sans IP. Les groupes ont obtenu des taux de réponse et de survie globales similaires; toutefois, une augmentation du risque d infections graves (48 % vs 25 %; p < 0,01) et de neutropénie (54 % vs 38 %; p = 0,05) a été observée chez les patients recevant un TARa à base d IP comparativement à ceux qui ont reçu un TARa sans IP (11). Une autre étude menée auprès de 12 patients a montré une augmentation du risque de mucosite grave (67 % vs 12 %; p < 0,01) chez les patients qui ont reçu un TARa à base de saquinavir comparativement à une cohorte rétrospective ne suivant pas de TARa(13). EPOCH à dose ajustée Deux cas décrivent le bon profil de tolérabilité du protocol EPOCH à dose ajustée (étoposide à 200 mg/m 2, vincristine à 1,6 mg/m 2, cyclophosphamide à 748 mg/m 2, doxorubicine à 40 mg/m 2 par perfusion continue sur 4 jours, prednisone à 60 mg/m 2 par jour pendant 5 jours) lorsqu il est administré avec le lopinavir/ritonavir pour le traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules. Comparativement au protocol CODOX-M, la dose de doxorubicine est similaire alors que les doses de vincristine et de cyclophosphamide par cycle sont beaucoup plus faibles (14). Études pharmacocinétiques Deux études visaient à évaluer l influence du TARa sur les paramètres pharmacocinétiques de la doxorubicine à 50 mg/m 2 dans le contexte de l utilisation du protocol CHOP pour le traitement du lymphome non hodgkinien. Dans une étude menée auprès de 19 patients, aucune différence significative quant aux paramètres pharmacocinétiques de la doxorubicine n a été signalée chez les patients qui ont utilisé le saquinavir, le nelfinavir ou l indinavir en plus de deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (15). Une autre étude menée auprès de 29 patients a mis en évidence des taux de clairance de la doxorubicine similaires lorsque celle-ci était administrée en association avec un TARa à base d indinavir (9). La même étude, laquelle visait à évaluer les paramètres pharmacocinétiques de la cyclophosphamide à 750 mg/m 2 (dose plus faible que celle utilisée dans le protocol CODOX-M) dans le contexte du protocol CHOP, a montré une diminution de la clairance de la cyclophosphamide, passant de 70 ml/min/m 2 à ml/min/m 2 lorsque la cyclophosphamide est administrée en association avec un TARa à base d indinavir. Cette diminution ne s est toutefois pas traduite par des effets indésirables excessifs (9). Compte tenu de la dose plus élevée utilisée dans le protocol CODOX-M, une surveillance étroite visant à déceler une augmentation des effets indésirables de la cyclophosphamide s impose. 14 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF - CODOX-M 14 LYMPHOME NON HODGKINIEN DE TYPE HISTOLOGIQUE AGRESSIF CODOX-M
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