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Timestamp: 2016-10-21 16:39:54+00:00
Document Index: 108883327

Matched Legal Cases: ['art. 83', 'art. 50', 'art. 83', 'ATF ', 'art. 90', 'art. 86', 'art. 46', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 89', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 97', 'art. 97', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 50', 'art. 50', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 50', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 50', 'art. 50', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 4', 'ATF ', 'art. 77', 'art. 77', 'art. 4', 'art. 77', 'art. 4', 'art. 54', 'art. 3', 'art. 50', 'ATF ', 'art. 50', 'art. 65', 'art. 68']

2C_300/2013 {T�0/2} � � Arr�t du 21 juin 2013
Ressortissant kosovar n� en 1980, A.X.________ est entr� en Suisse sans visa le 7 janvier 2005. Il a �pous� la ressortissante suisse B.Y.________ le 17 juillet 2005, avec laquelle il a emm�nag� le 1er d�cembre 2007, et a de ce fait �t� mis au b�n�fice d'une autorisation de s�jour le 11 f�vrier 2008. Le couple n'a pas eu d'enfant.
Le couple a officiellement annonc� sa s�paration le 30 novembre 2010. Auditionn�e le 5 octobre 2011 par la police, � la demande du Service de la population du canton de Vaud (ci-apr�s: le Service cantonal), B.X.________ a d�clar� que le couple ne faisait plus m�nage commun depuis janvier 2010, qu'elle avait quitt� son �poux au motif qu'il l'aurait d�laiss�e et aurait tent� de la frapper en pr�sence d'amis; depuis mars 2010, elle vivait avec son nouveau compagnon. Si son mari devait partir, elle en �prouverait certes de la peine, mais elle refusait de maintenir le mariage "uniquement pour qu'il puisse conserver son permis". Entendu le 17 janvier 2012, A.X.________ a d�clar� que le couple ne faisait plus m�nage commun depuis la fin de l'ann�e 2010 et a ni� toute violence conjugale; il n'avait aucune famille en Suisse; son p�re, avec qui il n'avait que peu de contacts, vivait en R�publique tch�que tandis que sa m�re vivait au Kosovo avec ses deux soeurs.
A.X.________ a toujours travaill� dans le domaine de la pose de faux-plafonds et de cloisons l�g�res. La soci�t� X.________ S�rl, cr��e en mai 2008, dont il �tait associ�-g�rant, avait �t� d�clar�e en faillite en octobre 2010, proc�dure cl�tur�e en janvier 2011. A.X.________ a ensuite int�gr� en qualit� d'associ�-g�rant la soci�t� C.________ S�rl � Martigny. En d�cembre 2011, A.X.________ faisait l'objet de poursuites pour un montant de 37'131 fr. 15 et d'actes de d�faut de biens pour un montant de 19'080 fr. 35. Le 5 juin 2012, les poursuites en cours ascendaient � 55'571 fr. 35 et l'int�ress� faisait l'objet d'une saisie sur revenu de 500 fr. par mois.
A.X.________ a �t� condamn� p�nalement, en 2008, � dix jours-amende avec sursis et � une amende de 300 fr. pour infraction � la loi sur les �trangers (LEtr; emploi d'�trangers sans autorisation); en 2009, � une peine p�cuniaire de vingt-cinq jours-amende et � une amende de 140 fr. pour violation grave des r�gles de la circulation routi�re; en 2010, � une peine p�cuniaire de trente jours-amende, avec r�vocation du sursis accord� en 2008, pour faux dans les certificats et circulation sans permis de conduire; en 2011, � une peine p�cuniaire de vingt jours-amende pour infraction � la LEtr (r�cidive d'emploi d'�trangers sans autorisation).
Apr�s avoir entendu l'int�ress�, le Service cantonal a, par d�cision du 3 octobre 2012, refus� de renouveler l'autorisation de s�jour de A.X.________, respectivement de la transformer en une autorisation d'�tablissement, et a prononc� son renvoi de Suisse. Par arr�t du 25 f�vrier 2013, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-apr�s: le Tribunal cantonal) a rejet� le recours form� par A.X.________ contre la d�cision du 3 octobre 2012 et a confirm� cette derni�re.
Le 2 avril 2013, A.X.________ interjette un recours en mati�re de droit public aupr�s du Tribunal f�d�ral contre l'arr�t du 25 f�vrier 2013. Il conclut, sous suite de frais et d�pens, principalement, � l'annulation dudit arr�t et de la d�cision du 3 octobre 2012 ainsi qu'au renouvellement de l'autorisation de s�jour en sa faveur; subsidiairement, au renvoi du dossier au Tribunal cantonal pour compl�ment d'instruction et nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Le Tribunal cantonal et l'Office f�d�ral des migrations proposent le rejet du recours; le Service cantonal renonce � se d�terminer. Dans sa d�termination du 10 juin 2013, A.X.________ renouvelle certaines des r�quisitions d'instruction formul�es dans son recours.
La demande d'effet suspensif du recourant a �t� admise par ordonnance du Juge pr�sidant du 5 avril 2013.
1.1.�En vertu de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours est irrecevable contre les d�cisions en mati�re de droit des �trangers qui concernent une autorisation � laquelle ni le droit f�d�ral ni le droit international ne donnent droit. Le recourant invoque l'art. 50 al. 1 LEtr selon lequel, apr�s dissolution de la famille, le droit du conjoint � l'octroi d'une autorisation de s�jour et � la prolongation de sa dur�e de validit� subsiste dans certains cas. D�s lors qu'il n'est pas d'embl�e exclu que les conditions de cette disposition soient remplies, il convient d'admettre le droit de recourir sous l'angle de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, �tant pr�cis� que le point de savoir si le recourant peut effectivement se pr�valoir d'un droit � s�journer en Suisse rel�ve du fond et non de la recevabilit� (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1 p. 179).
Pour le surplus, le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 86 al. 1 let. d et 2 LTF). D�pos� en temps utile compte tenu des f�ries (art. 46 al. 1 let. a et art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes prescrites (art. 42 LTF), par le destinataire de l'arr�t attaqu� qui a qualit� pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF, le recours en mati�re de droit public est par cons�quent recevable.
1.2.�Dans la mesure o� le recourant s'en prend aussi � la d�cision du Service cantonal, son recours est irrecevable en raison de l'effet d�volutif complet des actes d�pos�s aupr�s de la derni�re instance cantonale (ATF 136 II 101 consid. 1.2 p. 104).
1.3.�Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut en principe �tre pr�sent� devant le Tribunal f�d�ral (art. 99 al. 1 LTF). En tant qu'elles ne ressortiraient pas d�j� du dossier cantonal, les pi�ces que le recourant a jointes � son recours sont donc irrecevables.
A titre liminaire, le recourant se plaint, en se fondant sur l'art. 97 LTF, de l'�tablissement et de l'appr�ciation arbitraires de divers faits retenus dans l'arr�t attaqu�.
2.1.�Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recours peut critiquer les constatations de fait � la double condition que les faits aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause, ce que le recourant doit aussi rendre vraisemblable par une argumentation r�pondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 136 II 101 consid. 3 p. 104). La notion de "manifestement inexacte" correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 138 I 49 consid. 7.1 p. 51). Lorsque la partie recourante - comme c'est le cas en l'esp�ce - s'en prend � l'appr�ciation des preuves et � l'�tablissement des faits, la d�cision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison s�rieuse, de tenir compte d'un moyen important propre � modifier la d�cision attaqu�e ou encore si, sur la base des �l�ments recueillis, il a fait des d�ductions insoutenables (cf. ATF 136 III 552 consid. 4.2 p. 560; arr�t 2C_177/2013 du 6 juin 2013 consid. 2.1).
2.2.�Le recourant pr�sente, en particulier sous le titre "r�sum� des faits essentiels" de son m�moire, sa propre version des faits. Une telle argumentation appellatoire, dans la mesure o� elle s'�carte des faits constat�s dans l'arr�t attaqu� sans qu'il soit indiqu� en quoi ceux-ci seraient manifestement inexacts ou arbitraires, n'est pas admissible (cf. ATF 136 II 101 consid. 3 p. 104 s.).
2.3.�S'agissant des constatations cantonales au sujet de la dur�e de la vie commune des �poux, le recourant reproche aux pr�c�dents juges d'avoir (sans que le canton en apporte la preuve et sans qu'il ne lui ait �t� permis d'apporter la contre-preuve) accr�dit� la version d'une s�paration pr�coce d�but 2010 donn�e par son �pouse, alors que la version du recourant et la pi�ce �manant du contr�le des habitants de la commune d'Ecublens attesteraient de ce que les �poux avaient v�cu � la m�me adresse jusqu'au 30 novembre 2010. Entendue par la police, B.X.________ avait de plus formul� des accusations s�v�res � l'encontre de son mari (violences conjugales) qui, non �tablies, feraient passer ses d�clarations comme mues par un esprit de vengeance, apr�s que le recourant eut refus� de divorcer.
Le Tribunal cantonal a �cart� la th�se soutenue par le recourant selon laquelle la d�claration de son �pouse quant � la dur�e de l'union conjugale avait �t� motiv�e par un d�sir de vengeance au vu des propos "mesur�s, plut�t favorables" (arr�t attaqu�, p. 7) exprim�s par celle-ci au cours de son audition du 5 octobre 2011. S'il est vrai que B.X.________ y critique en partie le comportement de son mari, afin d'expliquer leur s�paration (en particulier, la tentative all�gu�e par le recourant de la frapper lors d'un anniversaire chez des amis ou encore l'engagement - corrobor� par deux condamnations p�nales - de travailleurs au noir au sein de son entreprise), elle fait �galement �tat des sentiments qu'elle continue � �prouver pour son conjoint et se montre r�serv�e par rapport aux questions portant sur les intentions poursuivies par le recourant au moment de contracter mariage. Quoi qu'en dise le recourant, on ne saurait d�s lors reprocher aux juges cantonaux d'avoir vers� dans l'arbitraire en accordant du cr�dit � la d�claration �quilibr�e et d�taill�e de l'�pouse selon laquelle elle se serait s�par�e de son mari en janvier 2010 d�j�, �tant ajout� que le Tribunal cantonal a, � juste titre, retenu que l'attestation du contr�le des habitants de la commune de domicile des �poux, en tant qu'elle retient le domicile formel sur la base des indications faites par les �poux, ne refl�te pas n�cessairement la dur�e de leur cohabitationeffective.
Au demeurant et quoi qu'il en soit de la dur�e effective de l'union conjugale, les pr�c�dents juges ont, en d�finitive, laiss� ouverte cette question, au motif que la condition cumulative, pr�vue � l'art. 50 al. 1 let. a LEtr (cf. consid. 4.1 infra), de l'int�gration r�ussie n'�tait en tout �tat pas r�alis�e. Que les faits aient ou non �t� correctement appr�ci�s au sujet de la dur�e de la communaut� conjugale, n'influe donc pas sur le dispositif de l'arr�t et ne saurait conduire � un r�sultat arbitraire.
Pour le surplus, en tant que les arguments du recourant se recoupent avec la violation all�gu�e de son droit d'�tre entendu, notamment � l'�gard des devoirs de motivation et d'instruction par le Tribunal cantonal, ils seront examin�s ult�rieurement (consid. 3 infra).
2.4.�Sous l'angle de l'�tablissement et de l'appr�ciation arbitraire des faits, le recourant reproche aux pr�c�dents juges de ne pas avoir retenu que son int�gration en Suisse �tait "tout � fait excellente". Or, son argumentation ne concerne en r�alit� pas tant l'�tablissement des faits que l'application des conditions pos�es � l'art. 50 al. 1 let. a LEtr; elle sera donc trait�e au fond (consid. 4 infra).
Sous l'angle du droit d'�tre entendu, le recourant reproche en substance au Tribunal cantonal de ne pas avoir donn� suite (et de ne pas avoir motiv� cette d�cision) � ses r�quisitions de preuves portant sur une audience de confrontation avec son �pouse et sur l'audition de "proches et d'intimes du couple" en qualit� de t�moins. En violation du droit constitutionnel pr�cit� et de l'art. 8 CC, les juges cantonaux auraient de la sorte refus� toute administration de preuves sur des faits pourtant pertinents en droit. Par ailleurs, le recourant conteste avoir re�u un courrier du Tribunal cantonal l'invitant � pr�ciser la liste des t�moins dont l'audition �tait requise.
3.1.�Le juge cantonal enfreint tant la r�gle g�n�rale de l'art. 8 CC, applicable �galement en droit public, que la garantie du droit d'�tre entendu de l'art. 29 al. 2 Cst. s'il tient pour exactes les all�gations non prouv�es d'une partie, nonobstant leur contestation par la partie adverse, ou s'il refuse toute administration de preuve sur des faits pertinents en droit (arr�t 2C_778/2012 du 19 novembre 2012 consid. 3.2; cf. aussi ATF 135 I 279 consid. 2.3 p. 282). Le droit d'�tre entendu ne s'oppose cependant pas � ce que l'autorit� mette un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de former sa conviction et que, proc�dant d'une mani�re non arbitraire � une appr�ciation anticip�e des preuves qui lui sont encore propos�es, elle a la certitude que ces derni�res ne pourraient l'amener � modifier son opinion (ATF 138 III 374 consid. 4.3.2 p. 376; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). Il implique aussi pour l'autorit� de motiver sa d�cision. Selon la jurisprudence, il suffit que l'autorit� mentionne, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid�e et sur lesquels elle a fond� sa d�cision, de mani�re � ce que l'int�ress� puisse se rendre compte de la port�e de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. L'autorit� n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqu�s par les parties, mais elle peut au contraire se limiter � ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 237). En outre, les garanties minimales en mati�re de droit d'�tre entendu d�coulant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprennent en principe pas le droit d'�tre entendu oralement (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148).
3.2.�Il ressort du dossier cantonal (art. 105 al. 2 LTF) que le Tribunal cantonal a envoy� au recourant, � l'adresse personnelle indiqu�e sur son m�moire de recours cantonal, un courrier "A" du 3 d�cembre 2012 lui impartissant un d�lai au 16 d�cembre 2012 pour indiquer la liste des t�moins qu'il entendait faire auditionner. Par courrier du 21 d�cembre 2012 constatant que le recourant n'avait pas donn� suite � l'avis du 3 d�cembre 2012, le Tribunal cantonal a indiqu� partir de "l'id�e qu'il a renonc� � requ�rir la fixation d'une audience et l'audition de t�moins". Par courrier du 11 f�vrier 2013, le Tribunal cantonal a inform� les parties au sujet de sa composition, avant de rendre l'arr�t contest� en date du 25 f�vrier 2013. Partant, m�me si, comme l'affirme le recourant, le courrier du 3 d�cembre 2012 ne lui �tait pas parvenu, il lui aurait �t� loisible, dans le cadre d'une r�ponse aux courriers successifs, de faire valoir son argument et de requ�rir formellement l'audition de t�moins. Ne l'ayant pas fait, c'est � bon droit, et quoi qu'en pense le recourant, que les pr�c�dents juges ont consid�r� qu'il avait renonc� aux actes d'instruction initialement demand�s dans son m�moire de recours du 5 novembre 2012 devant le Tribunal cantonal.
3.3.�Par ailleurs, la pr�c�dente instance n'a pas viol� le droit d'�tre entendu du recourant ni proc�d� � une appr�ciation anticip�e des preuves arbitraire en consid�rant que l'audition des proches et intimes du couple, voire de l'�pouse du recourant, pour qu'ils confirment la version de l'int�ress� selon laquelle lui et son �pouse auraient fait m�nage commun jusqu'� la fin de l'ann�e 2010, n'aurait en tout �tat pas �t� pertinente. Il faut en effet rappeler que le Tribunal cantonal a au final laiss� ouverte la question de savoir si la condition de la dur�e de l'union conjugale (cf. art. 50 al. 1 let. a in initio LEtr) avait �t� respect�e, dans la mesure o� il avait jug� que la condition cumulative de l'int�gration r�ussie n'�tait pas remplie. Au demeurant, tel que l'ont retenu les juges cantonaux, "les excellentes relations entretenues par le recourant avec des tiers" dont auraient (�galement) pu attester les divers t�moins n'ont pas �t� remises en question (arr�t attaqu�, p. 5), de sorte qu'il n'�tait pas n�cessaire d'instruire cet aspect. Quant � la motivation, pr�cit�e, du refus de proc�der � l'audition de t�moins, elle ressort clairement des consid�rants 2 et 3 de l'arr�t attaqu�, si bien que le grief du recourant � cet �gard confine � la t�m�rit�.
3.4.�Il s'ensuit que le Tribunal cantonal n'a viol� ni le droit d'�tre entendu du recourant, ni son droit � la preuve d�coulant de l'art. 8 CC en �cartant sa demande portant sur la tenue d'une audience et l'audition de t�moins.
3.5.�Par ailleurs, les demandes d'instruction que formule le recourant par rapport � la tenue de d�bats, l'audition de t�moins et une confrontation avec son �pouse devant le Tribunal f�d�ral sont manifestement mal fond�es. La tenue de d�bats publics et l'organisation de mesures probatoires doivent, sauf circonstances exceptionnelles non r�unies en l'esp�ce, avoir lieu devant les instances judiciaires pr�c�dentes, �tant pr�cis� qu'il n'appartient pas � la Cour de c�ans, comme derni�re instance de recours, d'instruire pour la premi�re fois les faits pr�tendument pertinents (cf., mutatis mutandis, arr�t 2C_349/2012 du 18 mars 2013 consid. 3.3; ATF 133 IV 293 consid. 3.4 p. 294 ss). Or, comme il a �t� vu � l'instant, il ne r�sulte pas de la proc�dure que les premiers juges auraient rejet� sans droit les requ�tes d'instruction formul�es par le recourant.
Au fond, le recourant se pr�vaut de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr pour en d�duire un droit � la prolongation de son autorisation de s�jour. D'apr�s lui, son int�gration en Suisse serait excellente.
4.1.�Aux termes de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, apr�s dissolution de la famille, le droit du conjoint � l'octroi d'une autorisation de s�jour et � la prolongation de sa dur�e de validit� en vertu des art. 42 et 43 LEtr subsiste si l'union conjugale a dur� au moins trois ans et l'int�gration est r�ussie. Ces deux conditions sont cumulatives (ATF 136 II 113 consid. 3.3.3 p. 119). En l'esp�ce, le Tribunal cantonal a laiss� ouverte la question de savoir si l'union conjugale avait dur� plus de trois ans, estimant que la condition de l'int�gration r�ussie n'�tait en tout �tat pas remplie. L'examen portera donc en premier lieu sur ce dernier crit�re.
4.2.�Le principe d'int�gration doit permettre aux �trangers dont le s�jour est l�gal et durable de participer � la vie �conomique, sociale et culturelle de la Suisse (art. 4 al. 2 LEtr; cf. ATF 134 II 1 consid. 4.1 p. 4 s.). En vertu de l'art. 77 al. 4 de l'ordonnance f�d�rale du 24 octobre 2007 relative � l'admission, au s�jour et � l'exercice d'une activit� lucrative (OASA; RS 142.201), un �tranger s'est bien int�gr�, au sens des art. 77 al. 1 let. a OASA et 50 al. 1 let. a LEtr, notamment lorsqu'il respecte l'ordre juridique suisse et les valeurs de la Constitution f�d�rale (let. a) et qu'il manifeste sa volont� de participer � la vie �conomique et d'apprendre la langue nationale parl�e au lieu de domicile (let. b). Selon l'art. 4 de l'ordonnance f�d�rale du 24 octobre 2007 sur l'int�gration des �trangers (OIE; RS 142.205), la contribution des �trangers � l'int�gration se manifeste notamment par le respect de l'ordre juridique et des valeurs de la Constitution f�d�rale (let. a), par l'apprentissage de la langue nationale parl�e sur le lieu de domicile (let. b), par la connaissance du mode de vie suisse (let. c) et par la volont� de participer � la vie �conomique et d'acqu�rir une formation (let. d). L'adverbe "notamment" qui est employ� tant � l'art. 77 al. 4 OASA qu'� l'art. 4 OIE, illustre le caract�re non exhaustif des crit�res d'int�gration qui sont �num�r�s par ces dispositions; il signale aussi que la notion d'"int�gration r�ussie" doit s'examiner � l'aune d'une appr�ciation globale des circonstances (arr�ts 2C_749/2011 du 20 janvier 2012 consid. 3.2; 2C_839/2010 du 25 f�vrier 2011 consid. 7.1.2; 2C_68/2010 du 29 juillet 2010 consid. 4.3).
Au titre du respect de l'ordre juridique suisse, la Cour de c�ans prend notamment en compte l'observation par l'�tranger des d�cisions des autorit�s et des obligations de droit public ou des engagements priv�s, en particulier l'absence de poursuites ou de dette fiscale et le paiement ponctuel des pensions alimentaires (cf. arr�ts 2C_286/2013 du 21 mai 2013 consid. 2.3; 2C_749/2011 du 20 janvier 2012 consid. 3.3).
Dans l'examen de ces crit�res d'int�gration, les autorit�s comp�tentes disposent d'un large pouvoir d'appr�ciation que le Tribunal f�d�ral ne revoit qu'avec retenue (cf. art. 54 al. 2 et 96 al. 1 LEtr et art. 3 OIE; arr�t 2C_546/2010 du 30 novembre 2010 consid. 5.2.1).
4.3.�En l'occurrence, le Tribunal cantonal a admis en faveur de l'int�ress� qu'ayant toujours travaill� en Suisse, n'ayant jamais per�u d'allocations de ch�mage ni �marg� � l'assistance publique, le recourant pouvait se pr�valoir d'une int�gration professionnelle en Suisse. En outre, l'arr�t a soulign� la bonne int�gration du recourant � son entourage, r�seau de coll�gues et de connaissances, qui le recommandent pour ses c�t�s agr�able, sociable et serviable.
Cependant, le Tribunal cantonal a retenu en d�faveur d'une bonne int�gration du recourant les condamnations p�nales dont ce dernier a fait l'objet en 2008, en 2009, en 2010 et en 2011. Que le recourant remette en cause, de mani�re appellatoire, la mat�rialit� des charges pour faux dans les certificats et circulation sans permis de conduire, pour lesquelles il a �t� condamn� en 2010, ne lui est d'aucun secours; il lui e�t en effet incomb� de contester l'ordonnance p�nale apr�s son prononc�, comme il l'admet d'ailleurs lui-m�me, � d�faut de quoi sa condamnation est r�put�e av�r�e. En outre, contrairement � ce que pr�tend le recourant, les infractions p�nales qu'il a commises, qui sont encore r�centes et dont celle perp�tr�e en 2011 (emploi d'�trangers sans autorisation) constitue un cas de r�cidive par rapport � celle de 2008, ne sont nullement des "peccadilles" (cf. arr�t 2C_881/2012 du 16 janvier 2013 consid. 4.3.2 [occupation de personnel au noir; exc�s de vitesse important]). Tant la commission que la fr�quence de telles infractions en d�pit d'un avertissement (octroi du sursis en 2008) et la mani�re dont le recourant tente encore d'en minimiser l'importance � ce jour t�moignent d'un manque de volont� d'int�gration.
S'ajoute � cela la situation financi�re du recourant qui, le 5 juin 2012, faisait l'objet de poursuites pour un montant de 55'571 fr. 35 (sup�rieur aux sommes dues au 21 d�cembre 2011), ainsi que d'actes de d�faut de biens totalisant 19'080 fr. 35. Du constat du Tribunal cantonal, ces dettes portaient notamment sur des imp�ts, des factures d'assurance, des contraventions impay�es et le remboursement d'un pr�t. Si le recourant a entam� certains efforts pour �ponger sa dette, qui s'expliquent vraisemblablement aussi par la saisie sur revenu � raison de 500 fr. par mois dont il fait l'objet et par la pr�sente proc�dure concernant son autorisation de s�jour en Suisse, l'accumulation de dettes d'une telle ampleur, partiellement dues � la collectivit� publique, plaide sans conteste en d�faveur d'un int�gration r�ussie.
Ainsi, la conjonction de ces circonstances n�gatives d�montre que l'int�gration n'est pas r�ussie, et ce en d�pit de l'activit� professionnelle et des contacts sociaux du recourant.
4.4.�Par cons�quent, en jugeant que l'int�gration du recourant n'�tait pas suffisamment r�ussie, le Tribunal cantonal a appliqu� correctement le droit f�d�ral. Le crit�re de l'int�gration et celui de la dur�e de l'union conjugale �tant cumulatifs, il n'est pas n�cessaire d'examiner le second. Le grief de la violation de l'art. 50 al. 1 let. a LTF doit donc �tre rejet�.
Au surplus, aucun �l�ment n'indique que le recourant aurait �t� victime de violences conjugales, qu'une r�int�gration sociale au Kosovo, pays o� il a pass� toute son enfance et une partie de sa vie d'adulte et o� vivent sa m�re et ses tantes, serait fortement compromise ou que d'autres motifs graves et exceptionnels (cf. ATF 136 II 1 consid. 5.3 p. 4) commanderaient la poursuite de son s�jour en Suisse au-del� de la dissolution de la communaut� conjugale. Du reste, le recourant ne s'en pr�vaut pas. Le recourant n'a en outre pas eu d'enfant en Suisse. Par cons�quent, l'application de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr est exclue en l'esp�ce et la mesure n'appara�t pas disproportionn�e.
En confirmant le refus de renouveler l'autorisation de s�jour en Suisse en faveur du recourant, le Tribunal cantonal n'a par cons�quent pas viol� le droit f�d�ral. Il y a partant lieu de rejeter le recours dans la mesure o� il est recevable. Succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (art. 65 et 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer des d�pens (art. 68 LTF).
Le recours est rejet� dans la mesure�o� il est recevable.