Source: https://cabinetnpm.com/les-systemes-anti-chute/
Timestamp: 2020-04-02 12:51:43+00:00
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Le travail en hauteur ou en profondeur nécessite des mesures de précaution spécifiques. En première instance, il faut envisager des protections collectives. Si ce n’est pas possible, il faut prévoir des dispositifs de protection individuelle. Selon la situation de travail, la nature des travaux et le risque de chute, il faudra opter pour le système approprié. Pour travailler à plus de 2 mètres de hauteur, où il n’y a pas de protection collective (garde-corps), il est obligatoire de prévoir une PROTECTION ANTICHUTE.
1.Les Equipements de Protection Individuelle contre les chutes :
Les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur sont utilisés pour arrêter la chute ou pour interdire l’accès à une zone où la chute est possible. Ils comprennent notamment :
Systèmes d’arrêt de chute : Un système d’arrêt de chute est destiné à permettre à un utilisateur d’atteindre des zones ou des positions où il existe un risque de chute. Il doit donc arrêter cette chute si elle se produit, puis assurer la suspension de l’opérateur après l’arrêt de la chute. Quel que soit son type, un système d’arrêt de chute se compose toujours d’un point d’ancrage, d’un harnais antichute :
L’ancrage : Les points d’ancrage sont utilisés pour fixer un système de protection antichute. Ils peuvent être formés par : des constructions fixes existantes suffisamment solides ancrages fixes, œillets, systèmes à rails ou à câbles d’acier, dispositifs mobiles ou amovibles certifiés, tels que sangles, œillets, bloqueurs, systèmes à sangle, sacs à eau, ancrages poids morts, trépieds, etc.
Longes Antichute (absorbeur d’Energie) : La principale fonction de la liaison entre le point d’ancrage et le harnais est d’arrêter une chute éventuelle et de la freiner de telle manière que les forces produites sur le corps soient inférieures à 6 kN. Ces longes sont identifiables par la présence d’un absorbeur, intégré ou non (visible sous la forme d’une bosse sur la ligne).
Enrouleurs (Appareils D’arrêt De Chute) : La principale fonction de la liaison entre le point d’ancrage et le harnais est d’arrêter une chute éventuelle et de la freiner de telle manière que les forces produites sur le corps soient inférieures à 6 kN. Ces systèmes sont comparables au fonctionnement d’une ceinture de sécurité : ils s’enroulent automatiquement et arrêtent la chute après une courte distance d’arrêt.
Les harnais antichute : sont des dispositifs de préhension du corps dans les systèmes d’arrêt de chute. Ils sont constitués de sangles, boucles et autres éléments disposés de manière à ce que le harnais puisse être ajusté de manière appropriée sur le corps d’une personne aﬁn de maintenir Le porteur en position verticale durant la chute et de répartir au mieux les efforts engendrés par l’arrêt de la chute.
Antichute à rappel automatique sur point d’ancrage ﬁxe : Dans ce système d’arrêt de chute, la liaison entre le harnais et le point d’ancrage est assurée par une longe rétractable enroulée sur un tambour comportant un système automatique de tension et de rappel et une fonction de blocage automatique en cas de chute.
Antichute mobile sur support d’assurage vertical (ﬂexible ou rigide) Ce système est constitué d’un support d’assurage vertical (câble métallique, corde synthétique, rails métalliques…) sur lequel se déplace, sans intervention manuelle à la montée comme à la descente, un coulisseau mobile associé au support. Le blocage du coulisseau sur le support est automatique En cas de chute.
Système de maintien au poste de travail Un système de maintien au poste de travail est un système de protection individuelle contre les chutes qui permet à l’utilisateur de travailler en appui ou en suspension en l’empêchant de glisser ou de tomber en contrebas de la zone où il travaille.
Système de retenue Ce mode de protection peut être confondu, à tort, avec un système d’arrêt de chute car il est mis en œuvre avec des composants qui peuvent sembler similaires. Le principe en est toutefois totalement différent, puisqu’un système de retenue est destiné à limiter les mouvements de l’utilisateur aﬁn de l’empêcher d’atteindre des zones où une chute pourrait se produire, mais n’est pas capable d’arrêter une chute de hauteur.
2.Vérification périodique annuelle des EPI anti-chutes :
Plus de 10% des accidents du travail sont liés au travail en hauteur, ces chutes accidentelles peuvent avoir pour conséquences des blessures légères à très graves, mais aussi mortelles. La chute de hauteur se caractérise par la conséquence d’une perte d’équilibre de l’opérateur qui se trouve alors précipité dans le vide. Les blessures sont quant à elles le résultat du choc au sol et/ou des heurts et rebonds rencontrés sur la trajectoire de la chute. Tout d’abord, une vérification de maintien est nécessaire avant toute utilisation d’un équipement de protection individuelle. Il s’agit ici de vérifier que l’état de l’EPI soit bien en conformité avec les règles techniques de conception :
La vérification générale périodique, aussi appelée VGP, concerne tous les EPI qu’ils soient en service ou stockés, celle-ci doit être effectuée au moins une fois par an par du personnel qualifié. L’objectif de ces VGP est de détecter toute défaillance qui pourrait éventuellement causer des situations à risques pouvant entraîner des blessures irréversibles et/ou mortelles. Selon les conditions réelles d’utilisation des EPI, la périodicité effective de la vérification est fixée par le chef d’établissement. Par exemple, en cas de matériel collectif, une nouvelle vérification aura lieu à chaque retour en stock des EPI avant d’être par la suite réattribués à un autre opérateur.
Les VGP doivent être réalisées par du personnel formé appartenant ou non à l’entreprise et dont la liste est tenue à disposition de l’inspection du travail. Les constructeurs et fabricants d’EPI sont également en mesure de procéder aux vérifications périodiques. Il existe également d’autres organismes de vérification des anti chutes, et qui peuvent aussi proposer la formation de vérificateurs en interne dans les entreprises. Ces vérifications doivent être réalisées conformément à la notice d’instructions qui a été rédigée par le constructeur, celle-ci est systématiquement délivrée avec l’EPI en question. Elles concernent :
Si l’équipement échoue à ces contrôles, nous devrons alors nous assurer que le matériel a bien été détruit, par exemple les harnais et tout le matériel textile seront découpés à l’aide d’un cutter, les parties métalliques seront déformées à la masse pour éviter toute réutilisation.
Une fois les VGP réalisées, les résultats sont obligatoirement consignés dans le registre de sécurité. Si les vérifications périodiques ont été effectuées par des personnes ou des organismes externes à l’entreprise, les rapports devront impérativement être annexés au registre de sécurité. Pour rappel, les registres de sécurité doivent être mis à disposition de l’Inspection du travail, du CHSCT et de la médecine du travail.