Source: https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/loi_a1.pl?language=fr&la=F&cn=2003113036&table_name=loi&caller=list&F&fromtab=loi&tri=dd+AS+RANK&rech=1&numero=1&sql=(text+contains+(''))
Timestamp: 2019-12-11 03:43:01+00:00
Document Index: 103638817

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 2', "l'article 1", "l'article 4", "l'article 19", '§ 1', "l'article 84", "l'article 84", '§ 1', "l'article 19", '§ 1', "l'article 19", '§ 1', "l'article 2", "l'article 2", "l'article 4", '§ 1']

http://www.ejustice.just.fgov.be/eli/arrete/2003/11/30/2003000876/justel
30 NOVEMBRE 2003. - Arrêté royal modifiant l'arrêté royal du 25 mars 2003 portant des mesures transitoires relatives à la carte d'identité électronique.
Publication : 12-12-2003 numéro : 2003000876 page : 58956 PDF : version originale
Dossier numéro : 2003-11-30/36
Entrée en vigueur : 12-12-2003
Article 1. Un chapitre IIbis, rédigé comme suit, est inséré dans l'arrêté royal du 25 mars 2003 portant des mesures transitoires relatives à la carte d'identité électronique :
" CHAPITRE IIbis. - Groupes cibles spécifiques.
Art. 2bis. § 1er. La carte d'identité électronique peut être mise à la disposition de groupes cibles spécifiques au cours de la période de renouvellement des cartes d'identité, sur la demande d'une autorité fédérale, communautaire ou régionale. Cette demande motivée est adressée au Ministre de l'Intérieur. Ce dernier statue sur la demande et détermine, pour chaque groupe cible concerné, la date à laquelle la carte d'identité électronique est mise à leur disposition.
§ 2. Dès la date à laquelle le Ministre de l'Intérieur met la carte d'identité électronique à la disposition du groupe cible concerné, les responsables de ce groupe cible communiquent au Registre national des personnes physiques le nom et le numéro d'identification du Registre national des membres de leur groupe cible spécifique qui souhaitent obtenir une carte d'identité électronique.
Le Registre national communique les noms des personnes concernées aux communes où elles ont leur résidence principale. Ces personnes sont convoquées par leur commune en vue de compléter le document de base. La fabrication et la délivrance de la carte d'identité se déroulent conformément à l'arrêté royal du 25 mars 2003 relatif aux cartes d'identité. Toutefois, pour les habitants des autres communes que celles visées à l'article 1er, l'activation de la carte d'identité s'effectue auprès d'une délégation régionale du Registre national. "
Art. 2. Dans l'article 4, premier alinéa, du même arrêté, les mots " toute personne " sont remplacés par les mots " tout titulaire d'une carte d'identité électronique ".
Vu la loi du 25 mars 2003 modifiant la loi du 8 août 1983 organisant un Registre national des personnes physiques et la loi du 19 juillet 1991 relative aux registres de la population et aux cartes d'identité et modifiant la loi du 8 août 1983 organisant un Registre national des personnes physiques, notamment l'article 19, § 1er, alinéa 3;
Vu l'arrêté royal du 25 mars 2003 portant des mesures transitoires relatives à la carte d'identité électronique;
Vu l'arrêté royal du 25 mars 2003 relatif aux cartes d'identité;
Vu l'accord de Notre Ministre du Budget, donné le 19 septembre 2003;
Vu l'urgence motivée par le fait que, dans le cadre de la récente législation, notamment la loi du 20 octobre 2000 introduisant l'utilisation de moyens de télécommunication et de la signature électronique dans la procédure judiciaire et extrajudiciaire et la loi du 9 juillet 2001 fixant certaines règles relatives au cadre juridique pour les signatures électroniques et les services de certification, il y a lieu de créer le plus rapidement possible la possibilité pour des groupes cibles spécifiques de pouvoir utiliser de manière rapide, efficace et peu onéreuse, par le biais de la carte d'identité électronique, des applications électroniques dont disposent certaines autorités et pour lesquelles une authentification et/ou une signature électronique sont nécessaires;
Vu l'avis du Conseil d'Etat, donné le 20 octobre 2003 en application de l'article 84, alinéa 1er, 2°, des lois coordonnées sur le Conseil d'Etat;
Pendant la phase de transition de la carte d'identité ordinaire à la carte d'identité électronique, onze communes ont été désignées pour faire office de communes pilotes. Cette désignation s'est faite par l'arrêté royal du 25 mars 2003 portant des mesures transitoires relatives à la carte d'identité électronique (Moniteur belge du 28 mars 2003).
La loi du 20 octobre 2000 introduisant l'utilisation de moyens de télécommunication et de la signature électronique dans la procédure judiciaire et extrajudiciaire et la loi du 9 juillet 2001 fixant certaines règles relatives au cadre juridique pour les signatures électroniques et les services de certification sont importantes à ce sujet.
Indépendamment de la délivrance des cartes d'identité électroniques dans les onze communes pilotes, il y a lieu de prévoir la possibilité d'octroyer des cartes à des groupes cibles spécifiques (par ex. les fonctionnaires qui doivent s'identifier lors de l'accomplissement de leur tâche, les professions libérales qui font d'ores et déjà usage de la signature électronique) qui, au moyen desdites cartes, pourraient utiliser des applications électroniques de manière rapide, efficace et peu onéreuse.
De cette manière, la possibilité est créée d'augmenter le nombre de cartes qui seront délivrées à des personnes qui pourront immédiatement bénéficier de l'introduction des cartes d'identité électroniques.
Les groupes cibles spécifiques qui seraient intéressés en la matière pourraient exercer une fonction d'exemple en ce qui concerne l'utilité sociale des nouvelles cartes.
La délivrance à certains groupes cibles doit se faire sur la base d'une demande de la part d'une autorité fédérale, régionale ou communautaire. La demande motivée est adressée au Ministre de l'Intérieur, qui statue à cet égard sur la base d'un certain nombre de critères, tels que le nombre d'applications déjà existantes et le nombre d'utilisateurs attendus de ces applications.
A la demande du Conseil d'Etat, les lignes de force de la procédure de délivrance d'une nouvelle carte d'identité électronique à des groupes cibles spécifiques seront également intégrées dans l'arrêté. Celles-ci peuvent se résumer comme suit.
Dès l'instant que la demande a été acceptée par le Ministre de l'Intérieur, les responsables du groupe cible spécifique concerné communiquent au Registre national des personnes physiques les noms et numéros d'identification du Registre national des personnes à qui sont destinées les cartes d'identité électroniques. Les responsables du groupe cible confirment avoir re}u procuration de la personne pour qui la carte est demandée. En effet, la demande d'une carte d'identité électronique dans le chef d'une personne individuelle s'opère sur une base volontaire.
Le Registre national communiquera les noms des demandeurs aux communes respectives où ils ont leur résidence principale. Ils recevront de leur commune une carte de convocation les invitant à se présenter en vue de compléter un document de base. La fabrication et la délivrance de la carte d'identité se dérouleront selon la méthode appliquée actuellement dans les onze communes pilotes. Seule l'activation de la carte s'effectuera, pour les habitants des communes non pilotes, auprès d'une délégation régionale du Registre national.
AVIS 36.014/2 de la section de législation du Conseil d'Etat.
Le Conseil d'Etat, section de législation, deuxième chambre, saisi par le Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Intérieur, le 14 octobre 2003, d'une demande d'avis, dans un délai de cinq jours ouvrables, sur un projet d'arrêté royal " modifiant l'arrêté royal du 25 mars 2003 portant des mesures transitoires relatives à la carte d'identité électronique ", a donné le 20 octobre 2003 l'avis suivant :
Suivant l'article 84, § 1er, alinéa 1er, 2°, des lois coordonnées sur le Conseil d'Etat, inséré par la loi du 4 août 1996, et modifié par la loi du 2 avril 2003, la demande d'avis doit spécialement indiquer les motifs qui en justifient le caractère urgent.
" Vu l'urgence motivée par le fait que, dans le cadre de la récente législation, notamment la loi du 20 octobre 2000 introduisant l'utilisation de moyens de télécommunication et de la signature électronique dans la procédure judiciaire et extrajudiciaire et la loi du 9 juillet 2001 fixant certaines règles relatives au cadre juridique pour les signatures électroniques et les services de certification, il y a lieu de créer le plus rapidement possible la possibilité pour des groupes cibles spécifiques de pouvoir utiliser de manière rapide, efficace et peu onéreuse, par le biais de la carte d'identité électronique, des applications électroniques dont disposent certaines autorités et pour lesquelles une authentification et/ou une signature électronique sont nécessaires,... ".
Le délai qui s'est écoulé entre la consultation de l'Inspecteur des Finances (qui a donné son avis le 22 juillet 2003) et celle du Conseil d'Etat (saisi du projet le 14 octobre 2003) est important. Le Conseil d'Etat ne dispose pas des éléments d'information nécessaires lui permettant de vérifier dans les faits si un tel délai dément l'urgence de la présente consultation.
En tout cas, si l'arrêté venait de surcroît à être signé et publié tardivement, l'urgence de la procédure pourrait être contestée devant la section d'administration.
1. A côté de l'expérimentation de la nouvelle carte d'identité dans onze communes pilotes, qui est organisée par l'arrêté royal du 25 mars 2003 - en voie d'être modifié par l'arrêté royal présentement examiné - l'arrêté en projet tend à instaurer une expérimentation parallèle, organisée non plus sur une base géographique mais en fonction de critères personnels, et qui se déroulera dans tout le Royaume.
Cette mesure transitoire complémentaire trouve son fondement juridique dans l'article 19, § 1er, alinéa 3, de la loi du 25 mars 2003 citée au préambule, pour autant quelle n'aboutisse pas à l'introduction généralisée de la carte d'identité électronique, qui devra satisfaire aux conditions de l'article 19, § 1er, alinéa 4.
Le fonctionnaire délégué a confirmé que l'expérimentation aura bien un caractère limité, comme le sont du reste les moyens budgétaires disponibles à cette fin. Le texte doit, dès lors, faire apparaître que toutes les demandes des autorités fédérales, communautaires ou régionales ne seront pas nécessairement accueillies.
Le texte soumis au Conseil d'Etat, qui est rédigé comme suit : " ... Le Ministre de l'Intérieur détermine, pour chaque groupe cible concerné, la date à laquelle la carte d'identité électronique est mise à disposition ", doit dès lors être adapté en prévoyant qu'une demande est adressée au Ministre de l'Intérieur, que celui-ci détermine, pour chaque groupe cible spécifique, si la carte d'identité électronique est mise à disposition et à partir de quelle date.
2. Même ainsi modifié, le texte devra encore être complété. En effet, c'est au Roi qu'il appartient d'arrêter en cette matière, toutes les mesures qui ne sont pas de détails.
C'est ainsi qu'il faut par exemple prévoir les circonstances dans lesquelles la carte d'identité est renouvelée notamment lorsque le titulaire en fera la demande dans le cadre du chapitre IIbis, comme c'est déjà le cas dans les onze communes pilotes, en vertu de l'article 2, alinéa 2, 9°, de l'arrêté du 25 mars 2003 (le fonctionnaire délégué conforme que la demande de l'autorité fédérale, communautaire ou régionale visée à l'article 2bis est inopérante d'un point de vue individuel).
Il convient également de déterminer comment les communes qui n'ont pas été désignées en tant que commune pilote, procéderont.
Enfin, la façon de circonscrire le champ d'application individuel des " groupes cibles spécifiques " doit elle aussi être réglée par le Roi, en veillant à ne pas perdre de vue la loi du 9 juillet 2001 fixant certaines règles relatives au cadre juridique pour les signatures électroniques et les services de certification, dont l'article 4, § 1er, dispose qu'" à défaut de dispositions légales contraires, nul ne peut être contraint de poser un acte juridique par voie électronique ".
Le rapport a été présenté par M. J. Regnier, premier auditeur chef de section.
La concordance entre la version française et la version néerlandaise a été vérifiée sous le contrôle de Monsieur J. Jaumotte.