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Timestamp: 2018-05-25 22:25:41+00:00
Document Index: 21880856

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Indemnisation par rente ou capital Archives - Cabinet Olivia SIGAL
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Accident du travail – Comment est on indemnisé en cas d’accidents du travail successifs ?by Olivia Sigal
Accident du travail – Comment est on indemnisé en cas d’accidents du travail successifs ?
On sait que lorsqu’un assuré est victime d’un accident du travail à l’issue duquel il présente une incapacité permanente, il a droit :
– à une indemnité en capital lorsque son taux d’incapacité est inférieur à 10%,
– à une rente si son taux d’incapacité est supérieur à 10% (1) (2)
Que se passe t il lorsqu’un assuré est victime de plusieurs accidents du travail survenus au cours des années ?
– le 1er accident du travail entraînant un taux d’incapacité permanente partielle de 12 % de sorte qu’il bénéfice de l’attribution d’une rente,
– le 2nd accident du travail entraînant un taux d’incapacité permanente de 5 %.
Doit il recevoir un capital pour indemniser le nouveau taux ou peut il obtenir une augmentation de sa rente ?
La réponse est fournie par l’article R434-4 du code de la sécurité sociale (3).
Celui prévoit que dans ce cas, la victime de l’accident du travail doit être informée par la caisse de son droit à bénéficier :
– soit d’une rente qui tient compte de la ou des indemnités en capital précédemment versées,
– soit d’un capital qui va uniquement indemniser les suites de cet accident du travail.
Si l’assuré ne fait pas connaître son choix dans les deux mois, il reçoit un capital.
S’il opte pour la rente, celle-ci est calculée non pas en additionnant les taux d’incapacité (ici 17%) mais sur une base calculée de façon plus complexe sur la base du salaire annuel perçu au moment de l’accident ouvrant droit à l’option.
La Cour de Cassation a résumé cet état du droit comme suit :
«Il résulte de la combinaison des articles L. 434-1, L. 434-2, alinéa 4, R. 434-1 et R. 434-4 du code de la sécurité sociale que les dispositions selon lesquelles, en cas d’accidents successifs, il est ouvert, en faveur de la victime d’un nouvel accident susceptible de donner lieu à une indemnité en capital, un droit d’option entre l’attribution d’une rente, qui tient compte de la ou des indemnités en capital précédemment versées, et le versement d’une indemnité en capital, lorsque la somme des taux d’incapacité permanente est égale ou supérieure à 10 %, ne s’appliquent que dans le cas où, à la suite d’un accident ou des accidents précédents, la victime restait atteinte d’une incapacité permanente inférieure à 10 %.»
Cass. Civ. 2ème 7 avril 2011, sur le pourvoi: 10-16173
(1) Article L434-1 du code de la sécurité sociale :
Une indemnité en capital est attribuée à la victime d’un accident du travail atteinte d’une incapacité permanente inférieure à un pourcentage déterminé. Son montant est fonction du taux d’incapacité de la victime et déterminé par un barème forfaitaire fixé par décret dont les montants sont revalorisés dans les conditions fixées à l’article L. 351-11.
Il est révisé lorsque le taux d’incapacité de la victime augmente tout en restant inférieur à un pourcentage déterminé.
Cette indemnité est versée lorsque la décision est devenue définitive.
(2) Article R434-1 du code de la sécurité sociale :
Le taux d’incapacité prévu aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 434-1 et au deuxième alinéa de l’article L. 434-2 est fixé à 10 %.
(3) Article R434-4 du code de la sécurité sociale :
Lorsqu’à la date de consolidation d’un nouvel accident susceptible de donner lieu à une indemnité en capital, la somme des taux d’incapacité permanente visés à l’article R. 434-1 atteint le taux de 10 %, la victime est informée par la caisse de son droit à bénéficier soit d’une rente qui tient compte de la ou des indemnités en capital précédemment versées, soit d’une indemnité en capital pour l’indemnisation de cet accident. En l’absence d’option de la victime dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette information, la caisse verse au titre de ce nouvel accident une indemnité en capital dans les conditions prévues à l’article L. 434-1. L’option est souscrite à titre définitif. Lorsque la victime opte pour une rente, celle-ci est calculée conformément aux dispositions des articles R. 434-2-1, R. 434-28 et R. 434-29 sur le salaire annuel perçu au moment de l’accident ouvrant droit à l’option. Les arrérages annuels de la rente sont diminués de 30 % au plus, à concurrence d’une somme égale à la moitié du montant de la ou des indemnités en capital précédemment versées. Cette rente ne peut pas faire l’objet d’un rachat. Les modalités d’information de la victime et d’exercice de son droit d’option sont déterminées par un arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale et du ministre chargé de l’agriculture.
Article R434-2-1 du code de la sécurité sociale
En cas d’accidents successifs, le calcul de la rente afférente au dernier accident prend en compte la somme de tous les taux d’incapacité permanente antérieurement reconnus, qu’ils aient donné lieu au versement d’une rente ou d’une indemnité en capital, pour déterminer, en application de l’article R. 434-2, la partie du taux de l’accident considéré inférieure ou supérieure à 50 %.
Article R434-28 du code de la sécurité sociale
Le salaire annuel sur lequel est calculée la rente prévue au troisième alinéa de l’article L. 434-16, s’il est supérieur au salaire minimum prévu au premier alinéa dudit article, et lorsqu’il s’agit de la victime de l’accident, quelle que soit la réduction de capacité subie, n’entre intégralement en compte pour le calcul de la rente que s’il ne dépasse pas le double de ce salaire minimum. S’il le dépasse, l’excédent n’est compté que pour un tiers. Toutefois, il n’est pas tenu compte de la fraction excédant huit fois le montant du salaire minimum.
Article R434-29 du code de la sécurité sociale
Pour le calcul des rentes, le salaire mentionné à l’article R. 436-1 s’entend de la rémunération effective totale reçue chez un ou plusieurs employeurs pendant les douze mois civils qui ont précédé l’arrêt de travail consécutif à l’accident. Ce salaire est revalorisé par application des coefficients mentionnés à l’article L. 434-17 si, entre la date de l’arrêt de travail et la date de consolidation, un ou plusieurs arrêtés de revalorisation sont intervenus. Il est déterminé compte tenu des dispositions ci-après :
1°) si la victime appartenait depuis moins de douze mois à la catégorie professionnelle dans laquelle elle est classée au moment de l’arrêt de travail consécutif à l’accident, le salaire annuel est calculé en ajoutant à la rémunération effective afférente à la durée de l’emploi dans cette catégorie celle que la victime aurait pu recevoir pendant le temps nécessaire pour compléter les douze mois ; toutefois, si la somme ainsi obtenue est inférieure au montant total des rémunérations perçues par la victime dans ses divers emplois, c’est sur ce dernier montant que sont calculées les rentes ;
2°) si, pendant ladite période de douze mois, la victime a interrompu son travail pour l’une des causes prévues à l’article R. 433-6, il est fait état du salaire moyen qui eût correspondu à ces interruptions de travail ;
3°) si la victime travaillait dans une entreprise fonctionnant normalement pendant une partie de l’année seulement ou effectuant normalement un nombre d’heures inférieur à la durée légale du travail, le salaire annuel est calculé en ajoutant à la rémunération afférente à la période d’activité de l’entreprise les gains que le travailleur a réalisés par ailleurs dans le reste de l’année ;
4°) si, par suite d’un ralentissement accidentel de l’activité économique, le travailleur n’a effectué qu’un nombre d’heures de travail inférieur à la durée légale du travail, le salaire annuel est porté à ce qu’il aurait été, compte tenu du nombre légal d’heures de travail ;
5°) si l’état d’incapacité permanente de travail apparaît pour la première fois après une rechute ou une aggravation dans les conditions prévues respectivement aux articles R. 443-3 et R. 443-4, la période de douze mois à prendre en considération est celle qui précède : a. soit l’arrêt de travail causé par la rechute ou, si l’aggravation n’a pas entraîné d’arrêt de travail, la date de constatation de l’incapacité permanente ; b. soit l’arrêt de travail consécutif à l’accident, selon le mode de calcul le plus favorable à la victime.