Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/carboplatine-10mg-ml-teva-fl-45ml-205664
Timestamp: 2019-01-23 03:54:45+00:00
Document Index: 206832217

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CARBOPLATINE 10MG/ML TEVA FL 45ML : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
La posologie recommandée de carboplatine chez les malades non pré-traités antérieurement par une chimiothérapie cytotoxique et dont la fonction rénale est normale est de 400 mg/m2, injectés par perfusion intraveineuse de 15 à 60 min. Le traitement ne devrait pas être répété avant un délai de 4 semaines, après l'administration précédente du carboplatine et/ou tant que le nombre de neutrophiles n'est pas supérieur ou égal à 2 000/mm3 et le nombre de plaquettes à 100 000/mm3.
Une diminution de 20 à 25 % de cette posologie initiale est recommandée chez les malades présentant des facteurs de risque tels qu'une chimiothérapie antérieure ou un mauvais état général (ECOG-Zubrod 2-4 ou Karnofsky inférieur à 80).
Les modifications éventuelles de posologie lors des cures suivantes seront déterminées par la surveillance hebdomadaire des paramètres hématologiques (nadir hématologique).
L'utilisation optimale du carboplatine avec d'autres agents myélosuppresseurs nécessite des ajustements posologiques en fonction du protocole thérapeutique et du calendrier adoptés.
Les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 60 ml / min sont exposés à un risque plus élevé de myélosuppression sévère. La fréquence des leucopénies, neutropénies ou thrombocytopénies sévères a pu être maintenue à environ 25% en suivant les recommandations posologiques ci-dessous:
clairance initiale de la créatinine
41-59 ml/min.
16-40 ml/min.
Les données concernant l'utilisation du carboplatine injectable chez les patients dont la clairance de la créatinine est ≤ 15 ml /min sont insuffisantes pour établir une recommandation de traitement.
Toutes les recommandations posologiques mentionnées ci-dessus s'appliquent à la première cure de traitement. Les posologies suivantes devront être ajustées en fonction de la tolérance du patient au traitement et du degré acceptable de myélosuppression.
La formule d'Egorin calcule la dose totale en mg/m2:
Patients âgés : Chez les patients de plus de 65 ans, un ajustement posologique du carboplatine est nécessaire au cours de la première cure et lors des cures suivantes.
Voie d'administration: perfusion intraveineuse exclusivement.
Aucun des composants nécessaires à l'administration intraveineuse par perfusion du Carboplatine (aiguilles ou les kits d'administration IV) ne doit contenir en totalité ou en partie de l'aluminium. En effet, une interaction entre l'aluminium et le carboplatine peut être à l'origine d'un précipité et/ou d'une perte d'efficacité.
Toutefois la stabilité de la solution a été démontrée: 8 heures à une température inférieure à 25°C après dilution dans une solution:
de glucose à 5 %
de chlorure de sodium 0,9 %
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min, sauf si le médecin et le patient, jugent que les bénéfices possibles du traitement soient supérieurs aux risques.
Myélosuppression sévère.
o En association avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Une injection de carboplatine peut nuire au foetus lorsqu'il est administré à une femme enceinte. Le carboplatine a été révélé embryotoxique et tératogène chez le rat recevant ce médicament au cours de l'organogenèse. Aucune étude contrôlée chez la femme enceinte n'a été réalisée. Si ce médicament est utilisé pendant la grossesse, ou si la patiente tombe enceinte au cours de la prise de ce médicament, elle doit être informée du risque possible pour le foetus. Les femmes en âge de procréer doivent être conseillées sur les moyens disponibles pour éviter toute grossesse.
L'excrétion de carboplatine dans le lait maternel humain n'est pas connue. Si un traitement par carboplatine devient nécessaire pendant l'allaitement, celui-ci doit être arrêté.
Une suppression gonadique entraînant une aménorrhée ou azoospermie peut survenir chez les patients recevant un traitement antinéoplasique. Ces effets semblent être liés à la dose ainsi qu'à la durée du traitement et peuvent être irréversibles. La prédiction du degré d'altération des fonctions testiculaires ou ovariennes est compliquée lors l'utilisation combinée de plusieurs agents antinéoplasiques; ce qui rend difficile l'évaluation des effets de chaque agent pris individuellement.
Il est recommandé aux hommes sexuellement matures traités par carboplatine de ne pas concevoir d'enfant pendant le traitement, et jusqu'à 6 mois après l'arrêt de celui-ci. Il leur est aussi recommandé de s'informer sur les modalités de conservation du sperme avant d'initier une chimiothérapie, en raison de la possible irréversibilité de leur infertilité, suite à la thérapie par carboplatine.
Les injections de carboplatine ne doivent être pratiquées que par des médecins expérimentés dans la chimiothérapie anticancéreuse. Des numérations sanguines ainsi que des explorations fonctionnelles hépatiques et rénales doivent être effectuées régulièrement; et le carboplatine doit être arrêté si une dépression médullaire anormale ou une anomalie de la fonction rénale ou hépatique survient.
Les leucopénies, neutropénies, et thrombocytopénies sont dose-dépendantes et dose-limitantes. Les paramètres hématologiques doivent être fréquemment contrôlés avant chaque cure et dans l'intervalle des cycles ; et en cas de toxicité, jusqu'à ce que le rétablissement soit atteint. Le nadir moyen de la leucopénie se situe au 21e jour chez les patients recevant le carboplatine en injection, et au 15e jour chez les patients recevant une injection de carboplatine associée à d'autres agents de chimiothérapie. Celui de la thrombopénie se situe au 15e jour (entre le 14e et le 21e) après le traitement. En général, les cures uniques d'administrations intermittentes de carboplatine par injection ne doivent pas être répétées jusqu'à ce que les taux de leucocytes, de neutrophiles et de plaquettes soient revenus à la normale. Le traitement ne doit pas être répété moins de 4 semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusqu'à ce que le nombre de neutrophiles soit d'au moins 2000 cellules/mm3 et que le nombre de plaquettes soit d'au moins 100 000 cellules /mm3.
L'anémie est fréquente et cumulative, et nécessite dans de très rares cas une transfusion.
La gravité de la myélosuppression est augmentée chez les patients ayant reçu au préalable un traitement (en particulier avec le cisplatine) et/ou présentant une anomalie de la fonction rénale. Chez ces patients, les doses initiales de carboplatine à injecter devraient être réduites de manière appropriée (voir rubrique Posologie et mode d'administration); et les effets doivent être surveillés attentivement, par de fréquentes numérations sanguines entre les différentes cures. L'injection de carboplatine en association avec d'autres agents myélosuppresseurs doit être envisagée avec beaucoup de prudence en respectant les doses et les intervalles de temps, afin de minimiser les effets cumulatifs des molécules.
Les effets myélosuppresseurs peuvent s'ajouter à ceux de la chimiothérapie concomitante. Les patients souffrant d'une myélosuppression sévère et persistante sont à risque élevé de complications infectieuses, pouvant être d'issue fatale (voir rubrique Effets indésirables). Si l'un de ces événements survient, le traitement par carboplatine doit être interrompu et une adaptation posologique ou un arrêt du traitement doivent être envisagés.
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est un effet indésirable menaçant le pronostic vital. Le carboplatine doit être interrompu dès les premiers signes d'une anémie hémolytique microangiopathique, comme une chute brutale de l'hémoglobine associée à une thrombopénie, une élévation de la bilirubine sérique, de la créatinine sérique, de l'urée sanguine, ou de la LDH. L'insuffisance rénale peut ne pas être réversible à l'arrêt du traitement et une dialyse peut s'avérer nécessaire.
Comme avec d'autres médicaments à base de platine, des réactions allergiques, apparaissant le plus souvent pendant la perfusion, peuvent se produire, et nécessiter l'arrêt de la perfusion, ainsi qu'un traitement symptomatique approprié. Des réactions croisées, parfois fatales, ont été rapportées avec tous les organoplatines (voir la section Contre-indications et rubrique Effets indésirables).
mlChez les patients dont la fonction rénale est altérée, l'effet du carboplatine sur le système hématopoïétique est plus prononcé, dure plus longtemps que chez les patients ayant une fonction rénale normale. Dans ce groupe à risque, le traitement par carboplatine doit être envisagé avec une précaution particulière (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Bien que la toxicité neurologique périphérique soit généralement fréquente et modérée, limitée à des paresthésies et à une diminution des réflexes ostéotendineux, sa fréquence est augmentée chez les patients de plus de 65 ans, et/ou ayant été traités au préalable par cisplatine. Une surveillance neurologique régulière est recommandée.
Des troubles visuels, et notamment une perte de la vision, ont été rapportés après utilisation de carboplatine en injection, à des doses supérieures à celles recommandées chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La vision semble se rétablir totalement ou de façon significative dans les semaines suivant l'arrêt de ces doses élevées.
Dans les études où le carboplatine et le cyclophosphamide étaient administrés en association, les patients âgés traités par du carboplatine étaient plus susceptibles de développer une thrombocytopénie sévère que les patients plus jeunes. Parce que la fonction rénale est souvent diminuée chez le sujet âgé, celle-ci doit être évaluée pour déterminer la posologie (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Des cas de syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés chez des patients recevant du carboplatine associé à une chimiothérapie. Le SLPR est une maladie neurologique rare, réversible à l'arrêt du traitement, d'évolution rapide, pouvant se manifester par des crises convulsives, une hypertension, des céphalées, de la confusion, une cécité et d'autres troubles visuels et neurologiques (voir rubrique Effets indésirables). Le diagnostic de SLPR est confirmé par l'imagerie cérébrale, de préférence l'IRM (imagerie par résonance magnétique).
Des déficits auditifs ont été rapportés au cours du traitement par carboplatine. L'ototoxicité peut être plus prononcée chez les enfants. Des cas de perte auditive d'apparition tardive ont été rapportés dans la population pédiatrique. Un suivi audiométrique à long terme est recommandé dans cette population.
L'administration de vaccins vivants ou vivants atténués à des patients immunodéprimés par des agents de chimiothérapie, dont le carboplatine, peut entraîner des infections graves ou mortelles. La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant le carboplatine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés mais la réponse à ces vaccins peut être plus faible.
Vaccin contre la fièvre jaune (antiamarile)
Phénytoïne (et par extrapolation fosphénytoïne)
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de la perte d'efficacité du cytotoxique par augmentationde son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, une interaction est possible entre les AVK et la chimiothérapie.
(Ciclosporine et par extension tacrolimus et sirolimus)
L'utilisation concomitante de carboplatine avec les antibiotiques de la famille des aminosides doit être prise en compte en raison de la néphrotoxicité et l'ototoxicité cumulées, en particulier chez les patients insuffisants rénaux.
L'utilisation concomitante de carboplatine avec les diurétiques de l'anse devrait être prise en considération en raison de la néphrotoxicité et l'ototoxicité cumulées.
Autres médicaments néphrotoxiques (i.e. : produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux (tels les "ciclovirs" ou le foscarnet), la pentamidine, la ciclosporine ou le tacrolimus).
Autres médicaments ototoxiques (i.e. : les glycopeptides tels que vancomycine et teicoplanine, les aminosides, les organoplatines et les diurétiques de l'anse)
La fréquence des effets indésirables rapportés ci-dessous a été établie à partir de données obtenues chez 1893 malades ayant reçu du Carboplatine en monothérapie aux doses recommandées et à partir des données de post-commercialisation.Cette liste d'effets indésirables est présentée par système organe classe, par terminologie des effets indésirables (MedRA preferred term), en utilisant les catégories de fréquences suivantes: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, <1/10), peu fréquent (≥ 1/1000, <1/100), rare (≥ 1/10000, <1/1000), très rare (<1/10000), et indéterminé (ne peut être estimé à partir des données disponibles).
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (inclus kystes et polypes).
Tumeurs malignes secondaires liées au traitement de chimiothérapie
Hypersensibilité, réactions de type anaphylactoïde
Neuropathie périphérique, paresthésie, diminution des réflexes ostéo-tendineux, troubles sensoriels, dysgueusies
Accident vasculaire-cérébral*
Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR)#
Rares cas de perte de la vision
Affections cardio-vasculaires*
Embolie*, hypertension, hypotension
Affections respitaroires, maladie pulmonaire interstitielle, bronchospasme
Diarrhée, constipation, troubles des muqueuses
Stomatite, pancréatite#
Alopécie, affections cutanées
Urticaire, rash, érythème, prurit
Nécrose, extravasation, érythème au niveau du site d'injection, (réaction au site d'injection), malaise
Diminution de la clairance rénale de la créatinine, augmentation de l'urémie, augmentation des phosphatases alkalines, augmentation des ASAT, anomalie de la fonction hépatique. Diminution des taux de sodium, potassium, calcium et magnésium sériques.
Augmentation de la bilirubinémie, augmentation de la créatininémie, augmentation de l'acide urique
* Mortel dans <1% des cas, les événements cardiovasculaires mortels dans <1% des cas incluant insuffisance cardiaque, embolie et accidents vasculaires cérébraux combinés.# basé sur l'expérience post marketing
La myélosuppression est la toxicité limitant la dose du cytotoxique en injection. Chez les patients dont les constantes biologiques de base sont normales, il a été observé une thrombopénie avec un taux de plaquettes inférieur à 50 000/mm³ chez 25% des patients, une neutropénie avec un taux de granulocytes inférieur à 1000/mm³ chez 18% des patients et une leucopénie avec un taux de globules blancs inférieurs à 2000/mm³ chez 14% des patients. Le nadir apparaît habituellement au 21ème jour. La myélosuppression peut être aggravée par l'association de carboplatine avec d'autres composés myélosuppresseurs, ou d'autres formes de traitements.
La myélotoxicité est plus sévère chez les patients déjà traités, en particulier ceux ayant été prétraités par la cisplatine, et chez les patients insuffisants rénaux. Des patients présentant un mauvais état général ont également présenté une aggravation de la leucopénie et de la thrombocytopénie. Ces effets, bien que généralement réversibles, ont donné lieu à des complications infectieuses et hémorragiques, chez respectivement 4% et 5% des patients ayant reçu une injection de carboplatine. Ces complications ont été fatales chez moins de 1% de ces patients.
Une anémie avec un taux d'hémoglobine inférieur ou égal à 8 g/dL a été observée chez 15 % des patients présentant des constantes biologiques de base normales. L'incidence de l'anémie augmente avec l'exposition au carboplatine.
Des vomissements se produisent chez 65% des patients, et sont sévères pour un tiers d'entre eux. Des nausées se produisent pour 15% de plus. Les patients préalablement traités (en particulier avec le cisplatine) ont semblé être plus sujets aux vomissements. Ces effets disparaissent habituellement dans les 24 heures suivant le traitement et sont généralement contrôlés ou prévenus par un traitement anti-émétique. Les vomissements sont plus fréquents lorsque l'injection de carboplatine est administrée en association avec d'autres produits émétisants.
Les autres effets gastro-intestinaux rapportés correspondaient à des douleurs chez 8 % des malades, à des diarrhées et une constipation chez 6 % des malades.
Des neuropathies périphériques (principalement des paresthésies et une diminution des réflexes ostéotendineux) s'observent chez 4 % des patients après injection de carboplatine. Les patients de plus de 65 ans et les patients déjà traités par cisplatine, ainsi que ceux recevant un traitement prolongé par injection de cisplatine, sont plus à risque.
Des troubles sensoriels cliniquement significatifs (troubles de la vision, troubles du goût (dysgueusie)) ont été rapportés chez 1 % des patients.
La fréquence globale des effets indésirables neurologiques semble être augmentée chez les patients recevant une injection de carboplatine en association. Cette augmentation peut également être liée à l'exposition cumulée plus longue.
A l'audiogramme, on retrouve des anomalies dans la gamme des hautes fréquences (4 000 à 8 000 Hz) dans une série d'évaluations audiométriques chez 15 % des malades. De très rares cas d'hypoacousie ont été rapportés.
De telles anomalies, lorsqu'elles sont le fait d'un traitement antérieur par le cisplatine, peuvent s'aggraver chez les malades ayant reçu le carboplatine en seconde intention.
Lorsque le carboplatine est administré aux doses habituelles, malgré l'absence d'un grand volume de fluide hydratant et/ou de diurèse forcée, le développement d'une anomalie de la fonction rénale a été peu fréquemment rapporté. L'augmentation de la créatininémie a été observée chez 6% des patients, l'augmentation de l'urémie chez 14% des patients, et l'augmentation de l'acide urique chez 5% des patients. Ces élévations des paramètres biologiques sont généralement bénignes et réversibles pour la moitié des patients environ. La clairance rénale de la créatinine s'est avérée être le paramètre le plus sensible à la mesure de la fonction rénale chez les patients recevant des injections de carboplatine. Parmi les patients ayant une clairance rénale de base de la créatinine supérieure ou égale à 60 ml / min, une diminution de la clairance de la créatinine au cours du traitement par injection de carboplatine a été observée chez 27% d'entre eux.
Des diminutions de concentration sérique en sodium, potassium, calcium, et magnésium se sont produites chez respectivement 29%, 20%, 22%, et 29% des patients. En particulier, des cas d'hyponatrémie précoce ont été rapportés. Les déficits électrolytiques sont mineurs et évoluent sans symptômes cliniques.
Une modification de la fonction hépatique chez les patients présentant des valeurs de base normales a été observée, comprenant une augmentation de la bilirubine totale chez 5%, une augmentation des transaminases chez 15%, ainsi qu'une augmentation des phosphatases alcalines chez 24% d'entre eux. Ces modifications ont été généralement bénignes et réversibles pour environ la moitié des patients. Dans une série limitée de patients recevant des doses très élevées de carboplatine en injection, ainsi qu'une transplantation de moelle osseuse autologue, une forte augmentation des paramètres de la fonction hépatique s'est produite.
Des cas d'hépatites aiguës fulminantes nécrotiques sont survenus après administration de fortes doses de carboplatine.
Des réactions de type anaphylactique, parfois fatales, peuvent survenir dans les minutes suivant l'injection du produit: oedème facial, dyspnée, tachycardie, hypotension artérielle, urticaire, choc anaphylactique, bronchospasme.
Des tumeurs malignes secondaires aigues après des polythérapies de cytostatiques contenants de la carboplatine ont été rapportées.
Alopécie, fièvre et frissons, inflammation des muqueuses, asthénie, malaise ainsi qu'une dysgueusie ont parfois été observés.
Dans des cas isolés, un syndrome hémolytique et urémique s'est produit.
Des cas isolés d'incidents cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, embolie), ainsi que des cas isolés d'accidents vasculaires cérébraux ont été rapportés.
Des réactions au site d'injection (brûlure, douleur, rougeur, gonflement, urticaire, nécrose dans le cadre de l'extravasation) ont été rapportées.
Il n'y a pas d'antidote connu à un surdosage de carboplatine en injection. En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets secondaires soient liés à la myélosuppression, à une anomalie des fonctions hépatique, rénale ou auditive. . Il faut donc surveiller de façon stricte les fonctions hématologiques, rénales et auditives afin de guider la thérapeutique symptomatique.
Une diminution de la vision, a été observée avec des doses administrées supérieures à celles recommandées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).