Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19780712-754476
Timestamp: 2016-12-09 12:02:36+00:00
Document Index: 129304068

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'in fine', 'in fine', "l'article 145", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 27"]

Type d'affaire : DecisionType de recours : Exception préliminaire rejetée (disparition de l'objet du litige) ; Violation de l'Art. 3 ; Satisfaction équitable non appliquéeNumérotation : Numéro d'arrêt : 7544/76Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1978-07-12;7544.76 Analyses : (Art. 6-1) DELAI RAISONNABLE, (Art. 6-1) DROITS ET OBLIGATIONS DE CARACTERE CIVILParties : Demandeurs : X.Défendeurs : ALLEMAGNETexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 7544/76 X . v/the FEDERAL REPUBLIC OF GERMANY X . c/REPUBLIQUE FEDÃRALE D'ALLEMAGN E DECISION of 12 July 1978 on the admissibility of the application DÃCISION du 12 juillet 1978 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Articfe 1 of the Additional Protocol : Costs of proceedings considered as contributions, within the meaning of paragraph 2 in fine. Obligation imposed by law oncounsel to bear rhe cosrs'of suspension of a trial when he is responsibfe for such suspenson is not contrary to his right to the peaceful enjoyment of his possessions .
Article 1 du,Protocofe additionnel : Frais de procÃ©dure considÃ©rÃ©s comme de s contributions, au sens du paragraph 2 in fine . N'est pas contraire au droit au respect des biens l'obligation faite Ã un avocat, selon la loi, de supporter les frais de suspension d'un procÃ©s lorsque la suspension est due Ã sa faute .
I francais - : voir p . 62 1
The applicant, a barrister, was responsible, together with a colleague, for the defence of a person accused of murder . On the seventh day of the trial, the defence was invited to put questions to an expert in psychiatry . As his colleague, who had speciafly prepared such questions, had not yet arrived, the applicant asked the court to hear other withnesses in the meantime . The court refused . rhe applicant then left the court room . Thereupon, the court, stating that it could not_proceed since the accused was at the time without defence counsel, put an end to the hearing . Applying Article 145, paragraph 4, of the code of criminal procedure, the court ordered the applicant to pay the costs arising out of the suspension of the proceedings.
THE LAW (Extract ) . .. .. ..... .. .. The applicant Ifinallyl complains that his right to the peaceful enjoymen t of his possessions has been violated in that the court ordered him to pay the costs falling on the suspension of the proceedings while in his opinion the requirements for such decision had not been met . Article 1 of Protocol No . 1 provide s "Every natural or legal person is entitled to the peaceful enjoyment of his possessions . No one shall be deprived of his possessions except in the public interest and subject to the conditions provided for by law and by the general principles of internal law . The preceding provisions shall not, however, in any way impair the right of a State to enforce such laws as it deems necessary to control the use of property in accordance with the general interest or to secure the payment of taxes or other contributions or penalties . " The Commission first observes that, in accordance with its previous case-law, Article 1 of the Protocol does not affect the national practices of imposing monetary penalties or fines le .g . the decision on the admissibility of Application No . 1307/61, X . v . the Federal Republic of Germany, Yearbook 5, p . 2301 . In the Commission's opinion the same is true for the other categories mentioned in the Article, i .e . the payment of taxes or other contributions . The Commission further notes that under German law the payment of costs falling on the suspension of the proceedings was necessary due to his fault (Section 145 of the German Code of Criminal Procedure) . The Commission therefore considers that any interference with the applicant's right to peaceful enjoyment of his possessions was justified under the second part of paragraph 1 of Article 1 of Protocol No . I as securing the payment of contributions . It follows that this complaint is manifestly ill-founded within the meaning of Article 27 121 of the Convention .
RÃ©sumÃ© des faits pertinents Le requÃ©rant, qui est avocat, assurait avec l'un de ses confrÃ©res la dÃ©fense d'une personne accusÃ©e de meurtre . Le septiÃ©me jour du procÃ©s la dÃ©fense Ã©tait invitÃ©e Ã faire poser des questions Ã un expert psychiatre. Comme son confrÃ¨re, qui Ã©tait spÃ©cialement prÃ©parÃ© Ã poser ces questions, n'Ã©tait pas encore arrivÃ©, le requÃ©rant demanda au tribunal d'entendre d'autres tÃ©moins en attendant . Le tribunal refusa . Le requÃ©rant quitta alors la salle d'audience . Sur ce, le tribunal, constatant qu'il ne pouvait plus procÃ©der, puisque l'accusÃ© n'Ã©tait pas assrsrÃ© d'un avocat, mit fin Ã l'audience . Faisant application de l'article 145, paragraphe 4, du code de procÃ©dure pÃ©nale, le tribunal mit Ã la charge du requÃ©rant les frais entrainÃ©s par la suspension du procÃ©s . -
EN DROIT (Extrait ) . ... ..... ..... Le requÃ©rant se plaint (finalement) que le droit au respect de ses bien s a Ã©tÃ© violÃ© du fait quele tribunal a mis Ã sa charge les frais entrainÃ©s par la suspension de la procÃ©dure, alors que, selon lui, les conditions d'une telle dÃ©cision n'Ã©taient pas remplies - du ProtocolÃ© .L'article1 additionnel stipule : Â« Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens . Nul ne peut Ãªtre privÃ© de sa propriÃ©tÃ© que pour cause d'utilitÃ© publique et dans les conditions prÃ©vues par la loi et les principes gÃ©nÃ©raux du droit international . Les dispositions prÃ©cÃ©dentes ne portent pas atteinte au droit que possÃ©dent les Etats de mettre en vigueur les lois qu'ils iugent nÃ©cessaires pour rÃ©glementer l'usage des biens conformÃ©ment Ã l'intÃ©r@t gÃ©nÃ©ral ou pour assurer le paiement des impÃ´ts ou d'autres contributions ou des amendes . Â» La Commission fait observer en premier lieu que, selon sa jurisprudence, l'article 1^ 1 du Protocole n'affecte pas le rÃ©gime des peines pÃ©cuniaires ou des amendes, tel qu'il est pratiquÃ© par les Etats (cf . par exemple . NÂ° 1307/61, X . c/RÃ©p . FÃ©d . d'Allemagne, Annuaire 5, p . 230) . II en va de mÃªme, de l'avis de la Commission, des autres prestations visÃ©es Ã l'article 1«, c'est-Ã©-dire des impÃ´ts d'autres contributions . - 62 -
La Commission relÃ¨ve ensuite qu'en droit allemand les frais entrainÃ©s par la suspension d'un procÃ©s doivent Ã©tre supportÃ©s par l'avocat de la dÃ©fense si la suspension a Ã©tÃ© rendue nÃ©cessaire par sa faute (article 145 du code de procÃ©dure pÃ©nale allemand) . La Commission admet donc que l'ingÃ©rence allÃ©guÃ©e dans le droit au requÃ©rant au respect de ses biens Ã© tait justifiÃ©e aux termes du second alinÃ©a de l'article 1â¢1 du Protocole additionnel puisqu'elle tendait Ã assurer le paiement de contributions . Il s'ensuit que le prÃ©sent grief est manifestement mal fondÃ©, au sens de l'article 27, paragraphe 2, de la Convention .
- 63 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Cour (chambre)Date de la décision : 12/07/1978Fonds documentaire : HUDOC Haut de page