Source: http://liberez-somyot.over-blog.com/page/108
Timestamp: 2017-09-24 17:40:24+00:00
Document Index: 243751392

Matched Legal Cases: ["l'article 112", "l'article 112", "l'article 19", "l'article 112", "l'article 112", "l'article 112", "l'article 112", "l'article 112", "l'article 112", "l'article 112"]

Somyot voit son droit à la liberté sous caution refusé pour la 10eme fois
Nous sommes tristes de vous annoncer que la dixième demande de Somyot pour obtenir la liberté sous caution a été refusée hier (18 mai). À la dernière minute, la Cour Pénale a informé la famille de Somyot et l'équipe juridique qu'elle lui refusait la liberté sous caution sur le prétexte qu'une demande de Somyot pour vérifier si l'article 112 était en accord avec la Constitution, a été présentée par ses avocats et que ce cas devait être résolu avant que la Cour n’agisse. Nous protestons fermement contre cette décision, qui est un déni des droits fondamentaux de Somyot. Compte tenu de la mort récente d'Ah-Kong, oncle SMS, emprisonné en vertu de l'article 112, nous sommes très préoccupés par la détérioration de la santé de Somyot et l'impact de la décision de la Cour sur sa capacité à se défendre pleinement et entièrement contre les accusations dont il est victime.
Vous pouvez envoyer votre protestation à http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=1384
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:10
Des questions sur la lèse-majesté et Ah-Kong ont été posées au Parlement britannique
Quatre questions ont été posées au gouvernement britannique par le ministre de l'ombre des Affaires étrangères du Parti Travailliste, Kerry McCarthy, députée de Britsol, en ce qui concerne la mort du prisonnier politique Ampon Tangnoppakul (Ah-Kong) et la situation en cours vis-à-vis de l'utilisation de la loi de lèse majesté en Thaïlande. Comme celles-ci sont "des questions nommées du jour", elles devraient avoir reçu une réponse avant le 21 mai, mais une réponse "d'attente" pourrait être utilisé à la place jusqu'à ce que le gouvernement britannique officialise sa position et donne une réponse plus approfondie à une date ultérieure.
Les questions sont les suivantes et sont soumises directement au ministre du gouvernement en attente de sa réponse
- Quelle est sa position en ce qui concerne l'emprisonnement et la mort d’Ampon Tangnoppakul en Thaïlande?
- Quelle évaluation a-t-il fait en ce qui concerne l'accès aux soins de santé pour les prisonniers de Thaïlande?
- Quelle évaluation a-t-il fait en ce qui concerne le traitement des personnes arrêtées et condamnées en vertu de la loi de lèse-majesté en Thaïlande?
- Quelle évaluation a-t-il fait en ce qui concerne la conformité de la loi de lèse-majesté en Thaïlande avec l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, et quelle est sa position vis à vis du gouvernement de Thaïlande en matière de liberté d'expression et de la loi de lèse majesté?
L'importance de ces questions, c'est qu'elles marquent une internationalisation poussée de la question de lèse-majesté. Elles pousseront également le gouvernement du Royaume-Uni dans la formalisation de sa position non seulement sur ​​les crimes de lèse majesté, mais aussi en ce qui concerne le bien-être et la santé des détenus, une question particulièrement d'actualité après la mort d'Ah-Kong.
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 21:36
Le voyage de Yingluk à Bahreïn insulte la mémoire des Chemises rouges massacrés par les militaires il y a deux ans
http://redthaisocialist.com/francais/351-le-voyage-de-yingluk-a-bahrein-insulte-la-memoire-des-chemises-rouges-massacre-par-les-militaires-il-y-a-deux-ans.html
Le voyage du premier ministre thaïlandais Yingluk afin de rencontrer le boucher de Bahreïn est une insulte aux héros de la démocratie en Thaïlande et à Bahreïn.
Ce voyage intervient à la date du deuxième anniversaire du massacre délibéré des Chemises rouges pro-démocratie par l'armée à Bangkok. Il a également lieu quelques jours après la mort du prisonnier politique Aakong dans une prison thaïlandaise. Ce dernier avait été condamné à la prison pour crime de lèse-majesté.
Le gouvernement Pua Thai de Yingluk va signer des accords commerciaux avec la dictature de Bahreïn sur les cadavres des militants pro-démocratie de Manama. À la maison, elle parle de "réconciliation" en serrant les mains tachées de sang des généraux thaïlandais. Taksin et le gouvernement de Yingluk ont promis que personne n'aura à passer en procès pour le massacre de Rachprasong il y a deux ans.
En même temps, le gouvernement a augmenté l'utilisation de la lèse-majesté contre les dissidents politiques. Il s'oppose à toute réforme ou abrogation de cette loi barbare. Les prisonniers devant être jugés pour crime de lèse-majesté, comme Somyot Pruksakasemsuk, se voient refuser la liberté sous caution.
Les actions du gouvernement de Yingluk, depuis qu'il a été élu l'an dernier, signifie qu'il a montré son vrai visage qui n'est pas beau à voir. C'est un visage sans aucun des principes démocratiques fondamentaux. C'est un visage qui met les entreprises capitalistes et le pouvoir avant les droits de l'homme.
Le monde connaît les crimes du régime de Bahreïn. Plus de 60 militants ont été massacrés. Human Rights Watch a condamné la torture systématique des prisonniers politiques. Le prisonnier politique, Abdulhadi Alkhawaja, est en grève de la faim pour protester contre son procès inéquitable et sa condamnation par un tribunal militaire.
La visite de Yingluk dans ce pays est encore une autre tache sur la Thaïlande et le fait que presque tous les militants thaïlandais des droits humains aient gardé le silence sur ce voyage est honteux.
Des Chemises rouges manifestent contre la lèse-majesté
Des Chemises rouges, membres du Réseau des Militants pour une Société Démocratiques, ont soumis une lettre au Premier ministre Yingluck demandant au gouvernement de reconsidérer son refus de modifier l'article 112 du Code pénal (la loi de lèse-majesté).
Le réseau, dirigé par Jittra Cotchadet, a également appelé le gouvernement à libérer les prisonniers politiques pour lèse-majesté et à reformer la loi dans le sens des propositions du Groupe Nitirat.
Les chemises rouges, vêtus de noir, se sont réunis et ont brandis des pancartes indiquant: "Non au 112", "Libérez Surachai" et "Cesser d'utiliser l'article 112 comme outil politique" devant la maison du gouvernement. Ils ont scandés "Modifiez la loi 112" pendant environ une heure jusqu'à que le membre du gouvernement, Yongyuth Wichaidit, sorte pour prendre leur lettre de protestation.
Le porte-parole du Parti Phua Thai, Prompong Nopparit, a insisté sur le fait que son parti restera ferme dans son intention de ne pas modifier l'article 112. Modifier la loi de lèse-majesté ne faisait pas partie de la plate-forme du parti lors de sa campagne électorale.
Selon lui, ceux qui veulent que cette loi soit modifiée devraient lancer une campagne pour cela. Si une majorité du peuple thaïlandais est d'accord avec eux, le Parti Phua Thai pourra réviser sa position, a-t-il affirmé aux manifestants.
M. Prompong a aussi suggéré que l'UDD lance une campagne afin de recueillir des signatures pour demander l'amendement de cette loi.
Photo ci-dessous: l'activiste chemise rouge Jittra Cotchadet:
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:55
Le verdict du procès de Somyot aura lieu en septembre
Les audiences du procès du journaliste thaïlandais et dirigeant des travailleurs, Somyot Pruksakasemsuk, ont pris fin le 3 mai. Déjà emprisonné depuis plus d'un an sous le régime de la détention provisoire, il pourrait faire face à une peine de prison de 30 ans pour la publication de deux articles qui sont soupçonnés d'avoir violé la draconienne loi de lèse-majesté de Thaïlande. À l'époque, il était le rédacteur en chef du magazine dans lequel les articles ont été publiés. Il ne les a pas écris lui-même et ces articles ne mentionnent pas le roi de Thaïlande. Les avocats de la défense ont demandé à la Cour Constitutionnelle de déterminer si la loi de lèse-majesté est en accord avec la constitution thaïlandaise et conforme aux normes internationales.
Le verdict du procès de Somyot ne sera pas donné avant que la question constitutionnelle ne soit réglée. Ce qui signifie qu'il ne sera probablement pas délivré avant la fin de septembre. Donc, les partisans de Somyot soulignent la nécessité de maintenir la pression internationale pour sa libération sous caution. Il a déjà passé plus d'un an en prison préventive, et les conditions difficiles ont aggravées ses problèmes de santé existants. Neuf demandes successives de liberté sous caution ont été rejetées.
Ce mois-ci a vu la mort tragique d'oncle SMS, Amphon Tangnoppakul, un homme âgé de 62 ans emprisonné sous accusations de lèse-majesté. Il souffrait d'un cancer et en raison de l'absence de soins médicaux et du refus répété de sa libération sous caution, il a été incapable de recevoir le traitement si nécessaire à sa maladie. Ceci est un rappel brutal du coût humain qui est celui d'avoir plusieurs centaines de personnes détenues en prison sur ces accusations.
La campagne exige la libération sous caution immédiate de Somyot dont la prochaine demande pour en bénéficier sera soumise le 16 Juin.
La campagne en ligne d'ActNow pour Somyot organisée, le 30 avril, par le site LabourStart a déjà obtenue plus de 5000 signatures lors de la première semaine de lancement. Des organisations internationales de défense des droits des journalistes, des fédérations et des syndicats sont parmi ceux qui appellent à la libération de Somyot et à l'abrogation ou la révision de la loi de lèse-majesté. La campagne d'ActNow pour Somyot est maintenant en ligne en sept langues, dans un format qui permet aux utilisateurs d'envoyer un message au premier ministre thaïlandais grâce à un simple clic de la souris.
Il y a des signes comme quoi la pression internationale autour de la loi lèse-majesté fonctionne. Le 30 avril, le verdict du procès controversé de la webmaster thaïlandaise, Chiranuch Premchaiporn, a été inopinément reporté pour un mois. Elle pourrait être condamnée à une peine allant jusqu'à 20 ans de prison pour des accusations de crime de lèse-majesté informatique. Selon le Bangkok Post, "Certains militants des droits humains ont déclarés que la décision du tribunal de reporter le verdict reflète un malaise chez les autorités, y compris le système judiciaire, sur la façon de gérer un tel procès très médiatisé."
Signez la pétition dès aujourd'hui:
http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=1384
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:34
Une vie a été sacrifiée pour la lèse-majesté en Thaïlande
Appel à la libération des prisonniers politiques et à l'abrogation ou la modification de la loi de lèse-majesté
Un appel du Groupe de Soutien de Malaisie pour la Démocratie en Thaïlande:
Une vie a été sacrifiée en Thaïlande !
La mort d'un vieil homme innocent ne peut-elle pas réveiller la conscience humaine de la classe dirigeante?
Un détenu politique de 62 ans est mort le 8 mai 2012 en prison. C'est une victime de la loi de lèse-majesté qui a été condamné à 20 ans de prison. Son cas est considéré comme l'une des condamnations pour lèse-majesté les plus sévères. Ironiquement, il a été condamné en novembre 2011, alors que le gouvernement de Yingluck Shinawatra, soutenu par les Chemises rouges, venait d'arriver au pouvoir. Il a été reconnu coupable de lèse-majesté pour avoir prétendument envoyé des messages SMS au secrétaire personnel de l'ancien premier ministre Abhisit. La preuve donnée par l'Etat s'est avéré infondée car son téléphone était en réparation lorsque ces SMS ont été envoyés.
Il avait un cancer grave et d'autres maladies lorsqu'il a été emprisonné jusqu'à la mort. Ses demandes de libération sous caution pour obtenir un traitement médical hors de la prison ont été refusées huit fois. En outre, les autorités pénitentiaires ont attendu trois jours après que son état sanitaire se soit aggravé pour l'envoyer se faire soigner à l'infirmerie de la prison.
Cependant, l'un des principaux leaders chemise rouge de l'UDD et député du Parti Phua Thai, M. Jatuporn Prompan, a vu son inculpation pour lèse-majesté annulée le 11 mai 2012.
Bien sûr, nous saluons cette initiative.
Cependant nous sommes attristés de voir que ce genre d'inculpations n'est annulé que pour les députés du gouvernement. Les gens ordinaires doivent-ils être les seuls qui pâtissent de cette loi?
Le gouvernement de Yingluck Shinawatra a réaffirmé que la loi de lèse majesté ne serait pas modifiée…
La dernière insulte d'Abhisit à Ah Kong
http://robertamsterdam.com/thailand/2012/05/11/abhisits-final-insult-to-ah-kong/
Le dirigeant de l'opposition, Mark Abhisit Vejjajiva, a répondu à la mort tragique de la victime pour lèse-majesté M. Amphol Tangnoppakul (Ah Kong) par une de ses typiques déclarations orwelliennes. Avant d'avoir donné des avertissements aux personnes en deuil comme quoi il ne fallait pas "exploiter" la mort de M. Amphon pour "la transformer en une question politique", Mark Abhisit a demandé au gouvernement, dans l'intérêt de la "justice", de fournir une explication complète de ce qui a conduit à disparition soudaine de M. Amphon (Ah Kong). Nous ne parlons pas pour le gouvernement, mais les faits qui pourraient permettre d'expliquer la mort de M. Amphol à Mark Abhisit sont du domaine public. "Ah Kong, un homme de 61 ans atteint d'un cancer, a été arrêté durant l'été 2010 dans le cadre de la chasse aux sorcières pour lèse-majesté initiée par le gouvernement de Mark Abhisit." Selon les experts, l'année 2010 a vu une multiplication par trois du nombre de cas de lèse-majesté par rapport à l'année précédente, qui avait elle-même atteint des records par rapport aux plaintes déposées durant les années antérieures. La plainte pénale contre Ah-Kong a été déposée par nul autre que le secrétaire personnel de Mark Abhisit, qui a signalé le contenu de quatre SMS qu'il aurait reçus sur son téléphone portable. Naturellement, Mark Abhisit prétend n'en avoir rien su, mais sa carrière politique, faite de mensonges et de distorsions, met sa crédibilité sérieusement en question.
Après son arrestation, M. Amphol a été soumis à un tableau terrifiant de violations de ses droits humains fondamentaux ; deux mois en détention sans inculpation, un rejet répété de ses demandes de liberté sous caution en attendant son procès, le refus d'un traitement médical approprié, et enfin une grotesque peine de vingt ans de prison prononcée à la fin de 2011, à l'issue d'un processus qui a nécessité aux avocats de la défense de prouver son innocence, au lieu de placer le fardeau d’établir sa culpabilité sur le parquet. Même le juge qui présidait le tribunal a admis que la preuve n'était pas concluante, mais cela ne l'a pas empêché de condamner Ah Kong à mourir en prison.
Compte tenu des conditions de détention déplorables et infâmes pour lesquelles la Thaïlande est connue, il n'est pas surprenant que le cancer de M. Amphol (Ah Kong) ait été autorisé à se propager sans surveillance ou traitement adéquat. En général, les détenus et les prisonniers politiques en particulier, se voient souvent refuser les soins médicaux dont ils ont besoin pendant leur détention. Donc, récemment, en février 2012, la Cour d'appel a estimé que l'état de santé de M. Amphol n'était pas suffisamment grave pour justifier une libération sous caution.
La mort de M. Amphol est une continuation de la politique de terreur contre le peuple thaïlandais édictée par Mark Abhisit Vejjajiva et du précédent régime du soi-disant Parti démocrate qui a commencé avec l'envoi de 1000 troupes dans les rues de Bangkok en 2009, l'utilisation de tireurs d'élite de l'armée contre les civils non armés en 2010 et l'abus de l'article 112 à des fins politiques. L'article 112 a été systématiquement utilisé par le Parti Démocrate de M. Mark Abhisit, ce qui a inclus la question d'empêcher que la loi ne soit réformée en aucune façon. Si Mark Abhisit veut savoir qui sont les responsables de la mort de M. Amphol, il devrait commencer par les chercher chez lui-même et ses patrons les militaires.
Mark Abhisit Vejjajiva peut ne pas l'apprécier, mais présenter au public thaïlandais des preuves de la barbarie de ses propres actions n'est pas une "exploitation" de la mort de M. Amphol. C'est plutôt la seule façon de s'assurer qu’Ah Kong ne soit pas mort pour rien, et d’aider à sauver la vie des autres victimes de l'article 112. La mort tragique d'Ah Kong n'a pas besoin d'être "transformé en un problème politique." La mort Ah Kong est un problème politique, le symbole de tout ce qui est pourri, rétrograde et inhumain dans l'establishment politique auquel Mark Abhisit Vejjajiva a vendu son âme.
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:48
10.000 signatures ont été recueillies pour modifier la loi de lèse-majesté
Le comité de la campagne visant à modifier l'article 112(CCAA) a déjà recueilli plus de 10.000 signatures afin de proposer le projet de loi proposé par Nitirat pour modifier la loi de lèse-majesté, au Parlement.
Le groupe, composé d'universitaires, de militants et d'écrivains, organisera une activité le 27 mai pour conclure la campagne de collecte de signatures, qui a débuté plus tôt cette année, et afin de discuter de cette question.
L'activité aura lieu à l'Auditorium Sriburapha situé au campus de Tha Prachan de l'Université Thammasat.
De 13 heures à 13 heures 15: Conférence de presse
de Wad Rawee, membre du groupe d'écrivains Sang Sumnuek et de Yukti Mukdawijit de la Faculté de sociologie et d'anthropologie, Université de Thammasat
De 13 heures 15 à 13 heures 45: "La voix des 112 victimes"
13 heures 45: Lecture de poèmes
De 14 à 15 heures: Discussion sur la campagne
- Wad Rawee, membre du groupe d'écrivains Sang Sumnuek
- Suda Rangkuphan de la Faculté des arts, Université de Chulalongkorn
- Piyabutr Saengkanokkul, membre de Nitirat
Animée par Wiangrat Netipho de la Faculté de science politique, Université de Chulalongkorn
De 15 à 15 heures 15: Intermède musical par le groupe Middle Finger
De 15 heures 15 à 17 heures: Discussion "112 phénomène de Richter"
- Charnvit Kasetsiri, historien
- Nidhi Eawsriwong, historien
- Worachet Pakeerut, Groupe Nitirat
Animée par Puangthong Pawakapan de la Faculté de science politique, Université de Chulalongkorn
Le 10 mai, le deuxième jour des rites funéraires pour Amphon Tangnoppakul (Ah-Kong) a eu lieu au Wat Dan Samrong, situé dans la province de Samut Prakan, où il vivait avec sa famille, après le premier jour qui a eu lieu en face de la Cour Pénale de Bangkok. Environ 500 chemises rouges ainsi que des sympathisants, y compris Thida Thavornset et d'autres dirigeants du Front Uni pour la Démocratie contre la dictature et certains députés du parti Phua Thai étaient présents.
Les dirigeants de l'UDD et les députés du parti Phua Thai ont été vivement critiqué par certaines factions des chemises rouges, y compris par le professeur de l'Université Thammasat, Somsak Jeamteerasakul, de n'avoir rien fait sur la question de la lèse-majesté.
Les rites funéraires pour Amphon (Ah-Kong) continueront à se dérouler au temple jusqu'au 16 mai.
Aujourd'hui, un groupe dirigé par le Chemise rouge Nithiwat Wannasiri s'est rendu au Parlement afin d'adresser une invitation pour assister aux funérailles Amphon à Somkiat Krongwattanasuk, secrétaire personnel d'Abhisit Vejjajiva, qui avait porté plainte pour lèse-majesté contre Amphon (Ah-Kong). C'est cette plainte qui est la cause de la mort d'Amphon (Ah-Kong) en prison.
Un représentant du Parti Démocrate, qui a été envoyé pour recevoir l'invitation, a affirmé à Nithiwat et ses amis que Somkiat n'était pas venu au Parlement aujourd'hui.
Plus tard, le groupe des Chemises rouges s'est rendu à la Cour Pénale pour proposer la même invitation à trois membres du personnel des tribunaux: Sitthisak Wanachakij, le porte-parole de la Cour de justice qui avait écrit un article dans un journal condamnant Amphon (Ah-Kong) pour ses soi-disant infractions, Chanathip Muanpawong, le magistrat responsable de la peine d'Amphon (Ah-Kong) et au juge de la Cour Pénale, Thawee Prachuablarp, ​​qui a récemment déclaré à la presse après la mort de Amphon (Ah-Kong) à tort que ce dernier avait été admissible à la libération sous caution parce qu'il avait retiré son appel et avait demandé une grâce royale.
En fait, Amphon s'est vu refusé la liberté sous caution huit fois avant d'abandonner son appel et de décider de solliciter une grâce royale à la place.
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:10
Message de condoléances de Somyot à Ah-Kong
Voici le message de condoléances de Somyot à Ah-Kong:
"De la liberté gagnés par ce corps sans vie restera simplement les cendres de souvenirs douloureux d'une société fasciste sous un manteau démocratique. Son atrocité et sa décadence sont cachées par la propagande massive sur la grandeur royale et la fausse charité. Elle existe simplement pour servir l'intérêt corrompu des aristocrates dans la société thaïlandaise.
Puisses-tu reposer en paix, Ar-Kong .... Tu es maintenant libre!"
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 03:59
La campagne pour la liberté d'Akong ne doit pas s'arrêter avec sa mort
Amphon Tangnoppakul "Akong", 61 ans, qui avait été condamné à 20 ans de prison, est mort. Sa mort est une gifle au visage des Thaïlandais hyper-royalistes qui ont eu recours à la draconienne loi de lèse-majesté comme arme politique pour contrôler les différences d'opinions politiques de la société.
Akong est mort le mardi 8 mai 2012, après s'être plaint de douleurs sévères à l'estomac depuis vendredi (4 mai 2012). Il est décédé dans un hôpital public, peu de temps après qu'il avait décidé de demander une grâce royale. Auparavant, il avait toujours clamé son innocence. Mais sa chance d'être remis en liberté était mince, tant qu'il avait refusé d'admettre sa culpabilité.
Akong a été reconnu coupable pour quatre chefs d'accusation en vertu de la loi de lèse-majesté et de la loi sur la criminalité informatique. Il a été accusé d'avoir envoyé quatre messages texte qui auraient prétendument insulté la famille royale. Il n'a jamais été prouvé par la justice qu'Akong avait envoyé ces messages.
Le nombre croissant de cas de lèse-majesté en Thaïlande ces dernières années a aggravé la situation des droits humains dans ce pays. À bien des égards, le cas d'Akong n'est pas différent de tous les autres. Les nombreuses raisons qui expliquent l'utilisation abusive de cette loi sont:
- Soutenir les mythes qui entourent la monarchie
- La protection de l'institution
- L'anxiété sur la succession royale
- Le prolongement du rôle des militaires dans la politique (comme protecteurs de la sécurité nationale)
- Faire face à la révolution technologique dans le cyberespace.
Mais plus cette loi est utilisée à des fins politiques, plus elle affaiblit la monarchie. Son usage discursif met en évidence un sentiment de désespoir et non pas d'autorité. Dans le sillage de la mort d’Akong, de nombreux royalistes purs et durs se sont publiquement réjouit de son décès. Ils continuent de préconiser des mesures sévères contre les soi-disant éléments anti-monarchie. Toutefois, par conséquent, ils jouent un rôle majeur dans la réduction du niveau de révérence envers la monarchie. Les monarchistes sont ceux qui élèvent les anti-monarchistes.
Fait intéressant, il est apparu que les accusations de crime de lèse-majesté ont été portées d'une manière beaucoup plus ciblée avant le coup d'Etat de 2006. Par exemple, même le parti Thai Rak Thai de Thaksin a auparavant accusé le Parti Démocrate d'avoir commis un crime de lèse-majesté pour avoir prétendument exploité la monarchie lors de sa campagne électorale (en 2005). De même, Thaksin et Sondhi Limthongkul, un chef de file de l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD), se sont également blâmé l'un l'autre pour avoir manqué de respect à l'institution royale.
Après le coup d'Etat, quand l'espace politique a commencé à être beaucoup plus ouvert, les forces de l'ordre ont commencé à cibler pratiquement tous ceux qui avaient des idées différentes. La trahison semblait être partout. La loi de lèse-majesté a émergé comme un moyen de faire taire la dissidence politique.
Statistiquement, en 2005, 33 accusations ont été portées devant la Cour de première instance; plus tard 18 décisions ont été rendues sur ces affaires. En 2007, le nombre d'accusations a presque quadruplé pour atteindre le nombre de 126. Ce chiffre est passé à 164 en 2009, puis a triplé pour atteindre 478 cas en 2010. Les hausses les plus spectaculaires se sont produites sous le gouvernement du Parti Démocrate dirigé par Abhisit Vejjajiva, qui a adopté une ligne royaliste grâce à un solide appui de l'armée. Sous le gouvernement actuel de Yingluck Shinawatra, les cas continuent à monter. Yingluck semble se contenter de maintenir le statu quo pour le bien de la survie de son gouvernement.
Malheureusement, Akong ne sera pas le dernier dans ce jeu qui consiste à renforcer "l'affection forcée" pour la monarchie. Dès qu’Akong a été arrêté, j'ai lancé la campagne "Libérez Akong" le 30 novembre 2011, en vue de faire pression pour la libération d’Akong, entre autres choses. Cette campagne a été inspirée par celle de Birmanie, approuvé par l'opposante Aung San Suu Kyi, pour apporter un soutien courageux aux nombreux prisonniers politiques birmans. Il s'agit d'une campagne pacifique; je demandais à tous les participants d'écrire le nom de "Akong" sur leur paume comme un geste de soutien à la campagne pour sa libération.
Akong était une victime parfaite dans ce jeu de vengeance politique, dans le sens qu'il s'agissait d'un vieux sino-thaï, qui connaissait peut-être peu ou rien au sujet de la loi de lèse-majesté, qui n'était même pas capable de parler le thaï très bien, qui n’était peut-être pas très versé dans la technologie d'un téléphone cellulaire ainsi que l'envoi de messages texte, et qui n'a jamais été politiquement actif. Pourtant, tous ces facteurs potentiels ne l'ont pas empêché d'être accusé et arrêté. Et maintenant, il a rencontré une fin tragique.
La durée de sa peine était de 20 ans pour quatre messages SMS. Est-ce la Thaïlande? C'est un pays où le roi est censé être très aimé et respecté par tous les Thaïlandais. C'est aussi le pays qui a la plus terrible loi contre le crime de lèse-majesté au monde.
Cette campagne pour la libération d'Akong était destinée à envoyer un message fort pour sa libération immédiate ainsi que celle de tous les prisonniers politiques, et plus important encore, pour la réforme, ou même l'abolition de cette loi anachronique. Sans cela, la Thaïlande ne pourra devenir pleinement une nation civilisée, entre autres dans le monde. La réforme de la loi pourrait être faite dans le contexte plus large de la modification de l'actuelle Constitution de 2007. Ce ne sera pas une tâche facile.
Plus de 1000 personnes sur Facebook ont ​​manifesté leur intérêt pour cette campagne. Plus de 500 personnes ont envoyé leurs photos avec le mot "Akong" écrit sur leur paume. Finalement, j'ai mis toutes ces photos significatives dans un livre, avec un certain nombre d'écrits liés à la question de la lèse-majesté, pour rappeler à ceux qui ont abusé de la justice que le niveau de tolérance des Thaïlandais décents a atteint sa limite. Si nous ne protestons pas contre l'article 112, la Thaïlande ne sera jamais un pays où les droits fondamentaux de l'homme seront protégés.
Aujourd'hui, la mort d’Akong permettra d'accélérer ce processus de changement en Thaïlande.
(Pavin Chachavalpongpun est un ancien diplomate thaïlandais et est maintenant professeur agrégé à l'Université de Kyoto)