Source: http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=65135519&typedoc=R
Timestamp: 2019-10-18 22:23:26+00:00
Document Index: 155261610

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Résumé des caractéristiques du produit - PROPRANOLOL ACCORD 40 mg, comprimé pelliculé - Base de données publique des médicaments
PROPRANOLOL ACCORD 40 mg, comprimé pelliculé - Résumé des caractéristiques du produit
PROPRANOLOL ACCORD 40 mg, comprimé pelliculé
Chaque comprimé contient 40 mg de chlorhydrate de propranolol.
Excipients à effet notoire : Contient aussi 133,60 mg de lactose monohydraté.
Comprimé pelliculé, rond (diamètre 9,0 mm), biconvexe, blanc à blanc cassé, portant l’inscription « AL » sur une face et une barre de cassure sur l’autre face.
· Prévention à long terme contre une récidive d’infarctus du myocarde après avoir récupéré suite à un infarctus aigu du myocarde.
· Prévention des hémorragies gastro-intestinales hautes chez les patients présentant une hypertension portale et des varices œsophagiennes.
Initialement, 40 mg deux ou trois fois par jour, posologie pouvant être augmentée jusqu’à 80 mg par jour à intervalles hebdomadaires en fonction de la réponse. La plage posologique habituelle est de 160 à 320 mg/jour. L’administration simultanée de diurétiques ou de vasodilatateurs périphériques permet d’accentuer la diminution de la pression artérielle.
Angine de poitrine, migraine et tremblement essentiel :
La plupart des patients répondent au traitement lorsque celui-ci se situe à l’intérieur de la plage posologique de 10 à 40 mg trois ou quatre fois par jour.
Le traitement doit être instauré entre 5 et 21 jours après l’infarctus du myocarde, à l’aide d’une posologie initiale de 40 mg quatre fois par jour pendant deux ou trois jours. Afin d’améliorer l’observance, une posologie quotidienne totale de 80 mg deux fois par jour peut être administrée par la suite.
La posologie doit être progressivement augmentée en vue d’obtenir une diminution approximative de 25 % du rythme cardiaque au repos. Le traitement doit être instauré à la dose de 40 mg deux fois par jour, qui sera ensuite augmentée jusqu’à 80 mg deux fois par jour en fonction du rythme cardiaque. Si nécessaire, la posologie peut être augmentée progressivement jusqu’à un maximum de 160 mg deux fois par jour.
La biodisponibilité du propranolol peut être augmentée chez les patients insuffisants hépatiques et il peut être nécessaire d’ajuster la posologie en conséquence. Chez les patients présentant une hépatopathie sévère (par ex., une cirrhose) une faible posologie initiale est recommandée (ne dépassant pas 20 mg trois fois par jour) accompagnée d’une surveillance attentive de la réponse au traitement (telle que l’effet sur le rythme cardiaque).
Les concentrations de propranolol peuvent augmenter chez les patients présentant une insuffisance rénale significative et sous hémodialyse. La prudence s’impose lors de l’instauration du traitement et de la sélection de la posologie initiale.
Comme avec les autres médicaments bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques, le traitement ne doit pas être interrompu brutalement. Il doit être remplacé par un autre médicament bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques à une posologie équivalente, ou bien l’arrêt du propranolol doit s’effectuer de manière progressive sur une période de 7 à 14 jours. Les patients doivent être surveillés pendant l’arrêt du traitement, en particulier les patients présentant une cardiopathie ischémique. Le rapport bénéfice/risque de l’arrêt du traitement doit être évalué pour chaque patient.
Les données entre la concentration sanguine et l’âge sont contradictoires. Le propranolol doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés. Il est recommandé d’initier le traitement à la plus faible dose. La posologie optimale doit être déterminée au cas par cas en fonction de la réponse clinique.
Chez les enfants âgés de 12 ans et plus : même dose que chez l’adulte.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés dans la rubrique 6.1.
· Antécédents de bronchospasme ou d’asthme bronchique, bronchopneumopathie chronique obstructive.
· bien que contre-indiqué en cas d'insuffisance cardiaque non contrôlée (voir rubrique 4.3), il peut être utilisé chez les patients dont les signes d'insuffisance cardiaque ont été contrôlés. La prudence doit être exercée chez les patients dont la réserve cardiaque est diminuée ;
· ne doit pas être utilisé en association avec des inhibiteurs des canaux calciques à effets inotropes négatifs (ex. vérapamil, diltiazem), car cela peut conduire à une exagération de ses effets particulièrement chez les patients présentant une insuffisance ventriculaire et / ou des anomalies de la conduction auriculo-ventriculaire ou sino-atriale. Cela peut entraîner une hypotension sévère, une bradycardie et une insuffisance cardiaque. Ni le bétabloquant, ni l’inhibiteur des canaux calciques ne doit être administré par voie intraveineuse dans les 48 heures suivant l'arrêt de l'autre.
· bien que contre-indiqué dans les troubles circulatoires artériels périphériques sévères (voir rubrique 4.3), peut également aggraver les troubles circulatoires artériels périphériques moins sévères ;
· peut masquer/modifier les signes annonciateurs d’une hypoglycémie (en particulier, la tachycardie). Le propranolol peut occasionnellement entraîner une hypoglycémie, y compris chez les patients non diabétiques, tels que les nouveau-nés, les bébés, les enfants, les personnes âgées, les patients sous hémodialyse, les patients souffrant d’une hépatopathie chronique. Des hypoglycémies sévères associées à la prise de propranolol ont rarement conduit à des crises convulsives et/ou un coma. La prudence est recommandée chez les patients diabétiques qui reçoivent un traitement hypoglycémiant concomitant. Le propranolol peut prolonger la réponse hypoglycémique à l’insuline (voir rubrique 4.3) ;
· peut masquer les signes d’une thyrotoxicose ;
· peut entraîner une réaction plus sévère à une diversité d’allergènes, lorsqu’ils sont administrés à des patients ayant des antécédents de réaction anaphylactique à ces allergènes. Ces patients peuvent ne pas répondre aux doses habituelles d’adrénaline utilisées pour traiter les réactions allergiques.
L'arrêt brutal des bêtabloquants doit être évité. La posologie doit être diminuée progressivement sur une période de 7 à 14 jours. Les patients doivent être suivis pendant l’arrêt du traitement, en particulier ceux qui souffrent de cardiopathie ischémique.
Lorsqu’un traitement par bétabloquant est arrêté en vue d’une intervention chirurgicale, ce traitement doit être interrompu au moins 48 heures avant la chirurgie. Le rapport bénéfice/risque lié à l’arrêt du traitement par bêtabloquant doit être évalué pour chaque patient.
Compte tenu que la demi-vie du propranolol peut être augmentée chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale significative, la prudence s’impose lors de l’instauration du traitement et de la sélection de la posologie initiale.
Le propranolol doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une cirrhose décompensée (voir rubrique 4.2). La fonction hépatique se détériore chez les patients présentant une hypertension portale et une encéphalopathie hépatique peut apparaître. Certains cas ont été rapportés, suggérant que le traitement par le propranolol peut accroître le risque d’apparition d’une encéphalopathie hépatique (voir rubrique 4.2).
Chez les patients souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive, les bétabloquants non sélectifs tels que le propranolol peuvent aggraver la pathologie obstructive. Le propranolol ne doit donc pas être utilisé dans cette pathologie (voir rubrique 4.3).
Les bronchospasmes peuvent généralement être résolus par la prise de bronchodilatateurs de type bêta2 agonistes tels que le salbutamol. De fortes doses de bronchodilatateurs bêta peuvent être nécessaires pour surmonter le blocus bêta induit par le propranolol et les doses doivent être ajustées en fonction de la réponse clinique; les administrations par voie intraveineuse ou par inhalation doivent être envisagées. L'utilisation de l'aminophylline par voie intraveineuse et / ou l'utilisation d'ipratropium (par nébulisation) peuvent également être envisagées. Il a également été rapporté que le glucagon (1 à 2 mg par voie intraveineuse) produit un effet bronchodilatateur chez des patients asthmatiques. L’oxygène ou la respiration artificielle peut être nécessaire dans les cas graves.
Des cas isolés d’un syndrome similaire à la myasthénie grave ou d’une exacerbation de myasthénie grave ont été rapportés chez des patients ayant reçu du propranolol.
Interférence avec les analyses biochimiques – Le propranolol semble interférer avec l’estimation de la bilirubine sérique par la méthode diazo et avec la détermination des catécholamines par des méthodes utilisant la fluorescence.
Les bétabloquants et les antagonistes calciques ayant des effets inotropes négatifs (par exemple verapamil, diltiazem) ont des effets additifs sur la conduction auriculoventriculaire et le nœud sinusal, en particulier chez les patients présentant une fonction ventriculaire altérée et / ou des anomalies de conduction SA ou AV. Cela peut provoquer une hypotension grave et une bradycardie. Il convient d’éviter l’association avec le propranolol, en particulier chez les patients qui présentent une insuffisance cardiaque.
Les bétabloquants non cardiosélectifs s’opposant aux effets bronchodilatateurs des bronchodilatateurs bêta-agonistes, le propranolol est contre-indiqué chez les patients asthmatiques (voir rubrique 4.3).
Potentialisation des effets bradycardisants avec possibilité d’issue fatale. Le traitement par fingolimod ne doit pas être instauré chez les patients recevant des bétabloquants. En cas d’association, il est recommandé de procéder à une surveillance appropriée pendant l’instauration du traitement, au moins jusqu’au lendemain.
La propafénone peut augmenter jusqu’à 100 % les concentrations plasmatiques de propranolol. Cet effet est probablement dû au fait que le propranolol est partiellement métabolisé par la même enzyme que la propafénone (CYP2D6). De plus, cette association n’est pas non plus recommandée en raison des effets inotropes négatifs de la propafénone.
L’utilisation concomitante des inhibiteurs de la MAO (à l’exception des inhibiteurs de la MAO-B) et des médicaments antihypertenseurs peut diminuer l’effet antihypertenseur et entraîner des réactions hypertensives.
Quelques cas ont été rapportés, suggérant que les patients traités par l’amiodarone peuvent présenter une bradycardie sinusale sévère lorsqu’ils reçoivent un traitement concomitant par le propranolol. L’amiodarone a une demi-vie extrêmement longue (50 jours environ), ce qui signifie que les interactions peuvent se produire très longtemps après l’arrêt du traitement.
Les médicaments anti-inflammatoires de type AINS s’opposent à l’effet antihypertenseur des bétabloquants. Cet effet a été principalement étudié avec l’indométacine. Lors d’une étude portant sur le diclofénac, aucune interaction de ce type n’a été observée. Il n’y a pas de données pour les inhibiteurs de COX-2.
La cimétidine augmente les concentrations plasmatiques du propranolol, probablement en inhibant son métabolisme de premier passage. L’administration orale peut comporter un risque de bradycardie.
L’utilisation concomitante d’alcool peut augmenter les taux plasmatiques de propranolol.
L’utilisation concomitante des antagonistes bêta-adrénergiques et des anesthésiques peut atténuer la tachycardie réflexe et augmenter le risque d’hypotension (voir rubrique 4.4). En règle générale, il convient d’éviter l’arrêt brutal du traitement par bétabloquant. L’anesthésiste doit être informé lorsque le patient reçoit des antagonistes bêta-adrénergiques. Les agents anesthésiques provoquant une diminution du tonus cardiaque sont à éviter.
Un certain nombre de cas d’hypertension et de bradycardie sévères ont été rapportés chez des patients traités par du propranolol et de l’adrénaline. Ces observations cliniques ont été confirmées par des études menées chez des volontaires sains. Il a également été suggéré que l’administration intravasculaire d’adrénaline peut déclencher ces réactions.
+ Antihypertenseurs d’action centrale (clonidine, moxonidine, méthyldopa)
L’utilisation concomitante de médicaments antihypertenseurs d’action centrale peut aggraver l’insuffisance cardiaque en raison d’une diminution du tonus sympathique central (ralentissement du rythme cardiaque et diminution du débit cardiaque, vasodilatation). L’arrêt brutal du traitement, en particulier s’il survient avant l’interruption des bétabloquants, peut accroître le risque d’« hypertension de rebond ».
Si les deux traitements sont administrés de façon concomitante, le bétabloquant doit être arrêté plusieurs jours avant l’arrêt de la clonidine. Dans le cas où la clonidine est remplacée par un traitement bétabloquant, l’administration du bétabloquant doit intervenir plusieurs jours après l’arrêt de la clonidine.
L’utilisation concomitante avec les alpha-bloquants augmente le risque d’hypotension, en particulier d’hypotension orthostatique, et de tachycardie et de palpitations.
L’utilisation concomitante peut accroître le risque d’hypotension et d’insuffisance cardiaque en cas d’insuffisance cardiaque latente.
L’utilisation simultanée de chlorpromazine et de propranolol peut entraîner une augmentation significative des concentrations plasmatiques de ces deux médicaments, et par conséquent potentialiser leurs effets sur le rythme cardiaque et la pression artérielle ainsi qu’accroitre l’effet antipsychotique de la chlorpromazine et l’effet antihypertenseur du propranolol.
L’administration de propranolol pendant une perfusion de lidocaïne peut augmenter la concentration plasmatique de lidocaïne d’environ 30 %. Les patients qui reçoivent déjà du propranolol ont tendance à avoir des concentrations de lidocaïne plus élevées que les témoins. Cette association doit donc être évitée.
Lors d’un traitement concomitant avec le propranolol, celui-ci a inhibé le métabolisme de premier passage du rizatriptan, dont l’ASC augmente de 70 à 80 %. Une dose de 5 mg de rizatriptan est recommandée en cas d’association de ces deux traitements. L’administration simultanée d’ergotamine et de propranolol a entraîné des cas de réactions vasospastiques chez certains patients.
Le propranolol diminue la clairance métabolique de la théophylline d’environ 30 % à la posologie de 120 mg / jour, et de 50 % à des doses de 720 mg / jour.
L’utilisation concomitante peut dissimuler certains symptômes d’hypoglycémie (palpitations, tachycardie). Le propranolol peut prolonger la réponse hypoglycémique à l’insuline.
Comme pour tous les médicaments, PROPRANOLOL ACCORD ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si son utilisation s’avère indispensable. Il n’y a pas de preuve d’un effet tératogène lié à l’utilisation du propranolol. Néanmoins, les bétabloquants diminuent le débit sanguin placentaire pouvant entraîner la mort intra-utérine du fœtus et des accouchements prématurés. En outre, des effets indésirables (en particulier une hypoglycémie et une bradycardie chez le nouveau-né et une bradycardie chez le fœtus) peuvent survenir. Il existe un risque accru de complications cardiaques et pulmonaires du nouveau-né pendant la période post-natale.
La plupart des médicaments antagonistes des récepteurs bêta-adrénergiques, en particulier les composés lipophiles, passent, de manière variable, dans le lait maternel. L’allaitement n’est donc pas recommandé après l’administration de ces composés.
Il n’y a pas de données pertinentes de l’effet du propranolol sur la fécondité chez l’être humain.
Le propranolol n'a pas ou peu effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il est à noter qu’une sensation vertigineuse ou une fatigue occasionnelle peuvent survenir.
Les effets indésirables liés au propranolol sont énumérés ci-dessous par classe de système d’organe et par fréquence. Les fréquences sont définies de la manière suivante :
Des cas d’hypoglycémie ont été rapportés chez des nouveau-nés, des bébés, des enfants, des patients âgés, des patients sous hémodialyse, des patients sous traitement antidiabétique concomitant, en cas de jeûne prolongé et chez des patients présentant une hépatopathie chronique.
Hallucinations, psychoses, sautes d’humeur.
Des cas isolés d’un syndrome de type myasthénie grave ou d’exacerbation d’une myasthénie grave ont été rapportés
Détérioration de l’insuffisance cardiaque, précipitation du bloc cardiaque, hypotension orthostatique qui peut être associée à une syncope
Aggravation des crises d’angor
Un bronchospasme peut se produire chez des patients souffrant d’asthme bronchique ou ayant des antécédents de troubles asthmatiques, parfois avec une issue fatale
Des cas isolés d’hyperhidrose ont été rapportés
Une augmentation des AAN (anticorps antinucléaires) a été observée avec de nombreux bétabloquants, toutefois, la pertinence clinique de cette observation n’est pas claire
On devra envisager d’interrompre le traitement en fonction de l’état clinique, si le bien-être du patient est affecté de façon défavorable par l’une des réactions ci-dessus. L’arrêt du traitement par un bétabloquant doit se faire progressivement (voir rubrique 4.4). Dans les cas rares d’une intolérance se manifestant par une bradycardie et une hypotension, le médicament doit être interrompu et on devra si nécessaire instaurer un traitement pour un surdosage (voir rubrique 4.9).
La réponse varie considérablement d’un patient à l’autre, l’ingestion d’environ 2 g chez l’adulte ayant entraîné le décès, et chez l’enfant, l’ingestion de doses supérieures à 40 mg peut entraîner des problèmes graves.
Cardiaques – Le patient peut présenter une bradycardie, une hypotension, un œdème pulmonaire, une syncope et un bloc cardiogénique. Des anomalies de la conduction telles qu’un bloc auriculoventriculaire du premier ou second degré peuvent se produire. Des arythmies se produisent dans de rares cas. L’apparition de complications cardiovasculaires est plus probable si d’autres médicaments cardioactifs, en particulier des antagonistes calciques, des antidépresseurs cycliques de type digoxine ou des neuroleptiques ont également été ingérés. Les personnes âgées et celles qui souffrent d’une cardiopathie ischémique présentent un risque de développer des troubles cardiovasculaires graves.
SNC – Une somnolence, une confusion, des convulsions, des hallucinations, une dilatation des pupilles, et dans les cas les plus graves, un coma peuvent se produire. Les signes neurologiques tels que le coma ou l’absence de réactivité des pupilles constituent des indicateurs de pronostic peu fiables durant la réanimation.
Autres caractéristiques – un bronchospasme, des vomissements et occasionnellement, une dépression respiratoire médiée par le SNC, peuvent se produire. Le concept de cardiosélectivité ne s’applique guère plus dans la situation d’un surdosage, et les effets systémiques des bétabloquants incluent le bronchospasme et la cyanose. Ceci est particulièrement le cas chez les patients souffrant d’une pathologie respiratoire préexistante. De rares cas d’hypoglycémie et d’hypocalcémie ont été notés et un spasme généralisé peut aussi être occasionnellement présent.
En cas de surdosage ou de chutes extrêmes du rythme cardiaque ou de la pression artérielle, le traitement par le propranolol doit être interrompu. Outre les mesures principales de traitement du surdosage, les paramètres vitaux doivent être surveillés et corrigés en conséquence dans l’unité de soins intensifs. En cas d’arrêt cardiaque, il est indiqué de procéder à une réanimation sur plusieurs heures.
Cette réanimation consistera en des mesures symptomatiques générales, notamment le dégagement des voies aériennes et la surveillance des signes vitaux jusqu’à leur stabilisation. Il convient d’envisager l’utilisation de charbon actif (50 g chez l’adulte, 1 g/kg chez l’enfant) si un adulte se présente dans l’heure ayant suivi l’ingestion d’une dose supérieure à la dose thérapeutique, ou pour un enfant ayant ingéré une dose inconnue. Si nécessaire, l’atropine doit être administrée avant un lavage gastrique, en raison du risque de stimulation vagale. À défaut, envisager un lavage gastrique chez l’adulte dans l’heure suivant un surdosage mettant potentiellement en danger le pronostic vital.
Une bradycardie excessive peut répondre à des doses importantes d’atropine (3 mg en intraveineuse pour un adulte et 0,04 mg/kg pour un enfant) et/ou à un pacemaker cardiaque.
En cas d’hypertension sévère, d’insuffisance cardiaque ou de choc cardiogénique chez l’adulte, un bolus IV de 5 à 10 mg de glucagon (50 à 150 microgrammes/kg chez l’enfant) doit être administré sur une période de 10 minutes de manière à réduire la probabilité de survenue de vomissements, suivi d’une perfusion de 1 à 5 mg/heure (50 microgrammes/kg/heure), titrée en fonction de la réponse clinique. S’il n’y a pas de glucagon ou en cas de bradycardie sévère et d’hypotension qui ne sont pas améliorées par le glucagon, l’effet bétabloquant peut être neutralisé par l’administration intraveineuse lente de chlorhydrate d’isoprénaline, de dopamine ou de noradrénaline.
En cas d’hypotension sévère, un soutien inotrope supplémentaire par un bêta-agoniste tel que la dobutamine à 2,5 – 40 microgrammes/kg/min (adultes et enfants) peut s’avérer nécessaire. Il est probable que ces doses soient insuffisantes pour inverser les effets des bétabloquants sur le cœur dans le cas où le surdosage est important. Si nécessaire la dose de dobutamine doit donc être augmentée pour obtenir la réponse requise en fonction de l’état clinique du patient.
Il faut administrer du salbutamol nébulisé à 2,5 – 5 mg pour le bronchospasme. Dans les cas graves, l’administration intraveineuse d’aminophylline peut s’avérer bénéfique (5 mg/kg sur une période de 30 minutes, suivie d’une perfusion de 0,5 – 1 mg/kg/heure). Il ne faut pas administrer la dose de charge initiale de 5 mg/kg si le patient prend de la théophylline ou de l’aminophylline par voie orale.
La stimulation cardiaque peut aussi être efficace pour augmenter le rythme cardiaque, mais elle ne corrige pas toujours l’hypotension secondaire à la diminution du tonus cardiaque.
Dans les cas de spasme généralisé, une dose intraveineuse lente de diazépam peut être utilisée (0,1 – 0,3 mg/kg de poids corporel).
Après l'administration intraveineuse, la demi-vie plasmatique du propranolol est d'environ 2 heures et le rapport des métabolites au médicament mère dans le sang est inférieur à celui administré par voie orale. En particulier, le 4-hydroxypropranolol n'est pas présent après l'administration intraveineuse. Le propranolol est complètement absorbé après administration orale et les concentrations plasmatiques maximales se produisent 1 à 2 heures après l'administration chez les patients à jeun. Le foie élimine jusqu'à 90% d'une dose orale avec une demi-vie d'élimination de 3 à 6 heures. Le propranolol est largement et rapidement distribué dans tout le corps, les concentrations les plus élevées se retrouvant dans les poumons, le foie, les reins, le cerveau et le cœur. Le propranolol est fortement lié aux protéines (80 à 95%).
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, tolérance locale, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Amidon de maïs, lactose monohydraté, cellulose microcristalline, stéarate de magnésium.
Pelliculage du comprimé : hypromellose (E464), cellulose microcristalline (E460), monoglycérides et diglycérides acétylés, dioxyde de titane (E171).
· 34009 268 122 8 7 : 25 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 268 123 4 8 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 268 124 0 9 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 268 125 7 7 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 268 126 3 8 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 268 128 6 7 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 583 964 1 0 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 583 965 8 8 : 250 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).