Source: http://www.larelationchevalcavalier.com/EMails/index.php?EMail=../EMails/Mails/NewsLetter-2013-12.html&Graf=Cheval
Timestamp: 2018-10-15 17:47:33+00:00
Document Index: 78884631

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', "l'article 132", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Selon Dominique Montenon et Baudouin Baudru (2), la propositiion du gouvernement (1) est déjà obsolète avant de l'avoir écrite :
1. « En décidant du passage des activités des centres équestres au taux normal de T.V.A., soit 20 %, à compter du 1er janvier 2014, le gouvernement a évité une condamnation inéluctable de la France à une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros par la Cour de Justice de l’Union européenne, pour non-respect de la directive T.V.A. La saisine de la Cour de justice par la Commission européenne pour constat de non-respect de la condamnation intervenue dès mars 2012 aurait sinon été décidée le 20 novembre 2013.
Cette amende aurait lourdement affecté les comptes publics et n’aurait pas été remboursée à la France, même après mise en conformité.
Dans le cadre du processus de renégociation de la directive européenne T.V.A., le Gouvernement entend défendre activement la possibilité d’appliquer un taux de T.V.A. réduit aux activités sportives équestres. Dans l’attente de cette révision, les ministres chargés du Budget, de l’Agriculture et des Sports ont décidé de porter auprès de la Commission européenne une demande d’avis sur la faisabilité d’un taux réduit de TVA (10 % en France à compter du 1er janvier 2014) pour certaines des activités proposées dans les centres équestres, au titre du « droit d’utilisation d’installations sportives », mentionné dans la directive T.V.A. Stéphane Le Foll, Bernard Cazeneuve et Valérie Fourneyron vont, dans les prochains jours, écrire à M. Algiras Semeta, Commissaire européen à la fiscalité, pour le saisir de cette demande et dépêcher une délégation incluant des représentants des organisations sportives et professionnelles des centres équestres.
Par ailleurs, dès le 22 novembre dernier, un plan d’accompagnement de la filière équestre a été rendu public dans le but de limiter l’impact de la hausse de la T.V.A. en 2014,
fondé notamment sur un aménagement de l’entrée en vigueur du nouveau taux de T.V.A. et sur la création d’un "fonds" cheval, géré par les représentants de la filière, permettant
d’apporter un soutien aux centres équestres. Ces derniers bénéficient par ailleurs du crédit d’impôt compétitivité emploi qui allège de plus de 10 M€ leurs charges en 2014. Ainsi, l’impact résiduel sur le coût de l’heure de reprise(heure d’enseignement) par rapport à 2013 est estimé, hors CICE, à environ 60 centimes d’euros. Le gouvernement met tout en oeuvre pour soutenir un secteur dont l'impact économique, social et sportif est très significatif
sur l'ensemble du territoire français. »
2. Dominique Montenon
"...la Commission a ouvert la procédure de « manquement sur manquement » pouvant aboutir à une saisine de la Cour de justice en la matière. "...
C'est la réponse qui m'est arrivée de la Commission Européenne, rédigée par le Directeur de Cabinet lui même. Et pour ceux qui ont douté de mes propos, des propos de la FNEPE et de Jacques Largeron, voici l'intégralité du texte.
En outre il est très clair que ce qui arrive aujourd'hui a été VALIDE par les gouvernements précédents !!!!
Bruxelles, ÑŽ ^ 12. 2013
MES/aa ARES(2013)
Monsieur Dominique Montenon
Lieu dit Frouge
montenon.dominique@orange.fr
Je me réfère à vos deux courriels du 13 novembre 2013 concernant le taux de TVA pour les activités équestres. Vous nous interrogez sur la possibilité d'appliquer un taux réduit de TVA à l'équitation, en tant qu'activité sportive, au regard des dispositions de la directive TVA.
S'agissant de la procédure devant la Cour de justice, vous indiquez que dans l'arrêt de la Cour du 8 mars 2012 (affaire C-596/10), « la France est condamnée aux dépens, c'est-à dire aux frais de justice ». Vous nous demandez de «fournir un arrêt condamnant la France, pour manquement, à appliquer la TVA à taux plein sous peine d'amende ou d'astreinte ».
Enfin, vous contestez l'opportunité de la remise en cause du taux réduit appliqué aux centres équestres qui entraînerait selon vous la destruction de petites entreprises et le « rejet social de millions de pratiquants ».
En réponse à votre demande, je souhaiterais vous faire part des éléments suivants :
• La possibilité d'appliquer un taux réduit de TVA a été harmonisée en 1992 (directive 92/77/CEE du Conseil du 19 octobre 1992) dans la perspective de la création du marché intérieur au lei janvier 1993.
La liste des opérations pour lesquelles les Etats membres peuvent appliquer un taux réduit figure à l'annexe III de la directive TVA (directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006), approuvée à l'unanimité par les Etats membres,dont la France.
Cette liste ne prévoit pas de possibilité d'application du taux réduit de TVA à la filière équine en tant que telle.
En revanche, elle autorise l'application d'un taux réduit de TVA pour les animaux normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires (point 1 de l'annexe III), et pour les livraisons de biens et prestations de services d'un type normalement destiné à être utilisé dans la production agricole (point 11 de l'annexe III).
En outre, elle ne prévoit pas non plus de taux réduit de TVA pour les activités sportives en général.
Seuls deux aspects spécifiques seraient susceptibles de bénéficier, le cas échéant, d'un taux réduit de TVA ;
« le droit d'admission aux manifestations sportives» (point 13 de l'annexe III) et «le droit d'utilisation d'installations sportives» (point 14 de l'annexe III).
Par contre, toute autre opération relative aux manifestations ou aux installations sportives, à leurs équipements ou au matériel qui y est utilisé, doit être soumise au taux normal de TVA.
Il n'est pas non plus prévu de possibilité de taux réduit de TVA pour les
cours de sport, et notamment les cours d'équitation.
La notion de «droit d'admission aux manifestations sportives» vise le droit
d'entrée que paient les spectateurs pour assister à une manifestation sportive (par
exemple, le billet pour assister un match de football).
Donc, si un centre équestre organise un concours hippique et qu'il fait payer les spectateurs, le droit d'entrée correspondant pourrait le cas échéant bénéficier du taux réduit.
La notion de «droit d'utilisation d'installations sportives » vise par exemple le
droit d'entrée dans une piscine ou un gymnase. Dans le cas d'un centre équestre,
on pourrait imaginer que le propriétaire d'un cheval paie un droit pour utiliser le
manège ou la course d'obstacles. Dans un tel cas, le taux réduit pourrait1 le cas
échéant être appliqué sur cet aspect spécifique.
En revanche, il est évident que la plus grande part des activités du centre équestre
n'est pas couverte par ces termes, notamment les cours d'équitation, la mise à
disposition des chevaux (qui ne peuvent certainement pas être qualifiés
d' « installations »), l'hébergement et la nourriture des chevaux appartenant à des
11 est utile de préciser également que l'article 132, paragraphe 1, point m) de la
directive TVA prévoit l'exonération de TVA de « certaines prestations de
services ayant un lien étroit avec la pratique du sport ou de l'éducation
physique ». Toutefois, lesdites prestations doivent être «fournies par des
organismes sans but lucratif aux personnes qui pratiquent le sport ou l'éducation
• Dans son arrêt du 8 mars 2012, la Cour de justice a jugé que la France avait
manqué à ses obligations en vertu de la directive TVA « en appliquant des taux
réduits de taxe sur la valeur ajoutée aux opérations relatives aux équidés et,
notamment, aux chevaux, lorsque ceux-ci ne sont normalement pas destinés à être
utilisés dans la préparation des denrées alimentaires ou dans la production
agricole ».
Le recours de la Commission portait sur l'ensemble des activités de la filière
équine en France bénéficiant d'un taux réduit de TVA, y inclus les activités des
1 L'application du taux réduit de TVA, dans le cadre des possibilités offertes par la directive, est une possibilité laissée aux Etats membres. Ainsi, selon les informations de la Commission, la France n'utilise pas cette possibilité pour les droits d'entrée dans les piscines ou les gymnases (application du taux normal).
2 La France est tenue d'exécuter cet arrêt de la Cour de justice, à savoir de modifier
sa législation afin de se conformer aux règles de la directive TVA.
A défaut, la France encourt le risque d'une deuxième condamnation par la Cour
de justice pour « manquement sur manquement », et du paiement à ce titre d'une
amende et d'une astreinte.
Un tel arrêt n'est pas encore intervenu.
En revanche, la Commission a ouvert la procédure de « manquement sur manquement » pouvant aboutir à une saisine de la Cour de justice en la matière.
• Enfin, nous comprenons votre préoccupation et votre souhait de voir soutenu le
secteur économique auquel vous appartenez.
Toutefois, en tant que « gardienne des Traités », il incombe à la Commission de
veiller à ce que les Etats membres transposent correctement en droit national la
législation de l'Union qu'ils ont adoptée à l'unanimité au sein du Conseil
(s'agissant de dispositions fiscales), et qu'ils exécutent les jugements de la Cour
de justice les concernant. Dans une Union de droit, comme dans un Etat de droit,
Si la France souhaite soutenir l'équitation et l'activité des centres équestres, il lui
appartient de trouver des solutions de soutien à ce secteur qui soient conformes au
1. Robert LADOUS - Peinture (++)
2 bis. Formation « Cavalier » (++)
3 bis. Origine des déséquilibres en équitation ! (--)
4. Dons (++)
6. Cadeaux de Noël (++)
7. Grain de sel du vendredi ! (++)
9. TVA (++)
10. Aide pédagogique (++)
11. Le savez-vous ! (++)
12. Enfin la fin du BLUP ! (++)
13. Chevaux et poneys à vendre recommandés LRCC (++)
15. Stages & Formateurs recommandés LRCC (++)
16. Stud-book Selle Français (++)
16bis. La Bourgogne (++)
17. Courses & Sports équestres : 4
18. Gérance & Location sur site équestre (++)
19. Adeline - Tél. 06 81 82 43 97
20. Avenir prometteur pour pouliniere.com (++)
Les remarquables planches hippologiques FFE, peintes par Robert Ladous, révélaient le niveau de la culture équestre française des années 80…
http://www.larelationchevalcavalier.com/File/ROBERT_LADOUS.pdf
Ami de mes parents, m’ayant initiée d’une certaine manière à l’enseignement équestre, dès mon arrivée à Fontainebleau en novembre 1980, en me confiant ses enfants. Une dizaine de familles ont suivi… Dernièrement, j’ai tenu à le remercier car l’idée ne me serait jamais venue à l’esprit* ! Voici quelques uns de ses tableaux à vendre (photos pas terribles) :http://www.larelationchevalcavalier.com/File/ROBERT_LADOUS_AV.pdf
*Pour être pédagogue, il faut savoir écouter les pédagogues (aux discours aussi simples que brefs), être observateur, contrôler la technique (à pied ou/et à cheval), apprécier apprendre pour soi-même et transmettre pour élever les autres…
Trois coups de cœur en décembre pour les centres équestres d’Ile de France :
1.Meilleur concept visité associé à une exploitation remarquable (93) :
Il mériterait une émission TV à heure de grande écoute afin de présenter le département du 93 sous un angle constructif. D’ailleurs, j’ai envoyé un courrier à France 3. Une seule faille, son site Internet !
Je n’ai pas le temps d’écrire tout ce que j’ai échangé, « ferraillé » avec Xavier Bougeois, son concepteur, animateur, manager, pédagogue, gestionnaire… C’est la première association équestre transformée en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Je vous passe la gentillesse et le professionnalisme méthodique des enseignants, des intervenants extérieurs, des idées à venir… Plus de 600 licenciés : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=125
Le département de la Seine St Denis n’offre que 5 centres équestres ! Lorsqu’on observe la démarche pédagogique réalisée au « Château Bleu » à Tremblay en France, cela mériterait le développement d’antennes.
2. Charmante structure entre Chantilly et Paris (95) :
Le poney est roi et les élèves sont éduqués calmement en assimilant les codes équestres. Plus de 150 licenciés où les enfants de Pros de la région, entre autres, se rencontrent :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=126
3. Convivialité dans le bois de Vincennes :
La clientèle est à l’image de sa Direction. 5000 m2 dévoués à la passion du Cheval. Endroit sous effervescence les mercredis et samedis, mais l’ambiance reste conviviale grâce au club house animé. Seul Yves Mollion et les premiers bénéficiaires se souviennent des tours de poneys au tour du lac… Aujourd’hui, plus de 1000 licenciés autour de son fils Raphaël et d’une équipe de 6 moniteurs :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=128
La maison se tient à la page pour retenir le meilleur de l’actualité : Jocelyne est sortie enthousiaste de sa formation « Equitation éthologique » de Nicolas Blondeau (du travail à pied à celui au boxe jusqu’au débourrage). L’habitude y est proscrite, mais la confiance entre le cheval et son cavalier développée. Une méthode très codifiée via Laurent Mézailles, des valeurs d’Homme de Cheval… 3/3 échos motivés, dont dernièrement Laurence du Centre Equestre de la Prairie (21) : www.ecoleblondeau.com
Ce sont les Directions, leurs connaissances et initiatives qui font un lieu et leurs élèves. Qu’on ne me parle pas de Paris, je peux faire une liste de magnifiques entreprises sur toute la France (non significatives des 8400). La filière est victime de son système de formation et voir le président de la FFE vouloir gagner de l’influence sur les autres institutions sans remettre en question le Plan de Formation du Cavalier, le niveau des formations et la valeur des diplômes, « c’est fort » !
D’ailleurs, voici 4 adresses dans le nord de la Bourgogne tout aussi remarquables :
CE, 15 ha de cross au bord du lac de Bourdon, 12 chalets :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=136
Centre de vacances, équitation classique, tennis, badminton… :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=135
CE, transmission de la culture équestre :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=137
Poney-club dans les règles de l’art de poneys toilettés et de la transmission de la culture équestre :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=133
Dijon, c’est top. J’ai aussi pu apprécier la distinction vestimentaire des enseignants, les boots en chaussette, ras le bol ! Vous voyez en sélectionnant le meilleur, la France est belle… La Franche Comté idem... les modèles existent, il reste à les dupliquer pédagogiquement, et c’est facile, il suffit de se sentir concerné...
C’est la bonne nouvelle des Sports Equestres, cette formation de « Cavalier » formés par des cavaliers classiques et motivés, non subventionnée et malheureusement non diplômée. C’est la seule formation qui pourtant en mériterait un ! En attendant, il ne se passe pas un mois sans prendre connaissance de nouvelles formations permettant d’enseigner, c’est ridicule. Trop de formations, tue la formation !
Un après-midi suivi d’une matinée, j’ai observé travailler les élèves de Chrystel Boulard, c’était véritablement enthousiasmant, un rêve de position des pieds, des bras et des mains. Vive le couloir des aides, la propulsion dans l’équilibre pour tous ! La clientèle du centre équestre reçoit le même enseignement. Certains diront qu’elle a de la chance, ses élèves sont doués… Je sais ! Cependant, j’ai été interpellée par quelques bras moins souples et quelques pieds moins parallèles, en fait, les élèves arrivaient d’autres clubs. Si « être doué », c’est contrôler la position, qu’est-ce qu’on attend pour y revenir ?!
Ces élèves « cavaliers » font les boxes en bateau à partir de 7h30, le premier rendez-vous quotidien sur la carrière est fixé à 9h, chevaux propres. La journée se finit par les pansages et la sellerie. Deux montes libres/jour permettent de décompresser et de tester les acquis.
Le contrôle des bases est acquis par la répétition et l’ajustement, l’organisation et la sérénité, « la main de fer dans un gant de velours ». A partir de la mi-janvier, certaines rechercheront un emploi, regardez ce « prêt à travailler », c’est assez rare pour prendre le temps de l’observer :
http://youtu.be/B6sEzHCZIQo
http://youtu.be/c1QQB0l_7no
http://youtu.be/gQnxuhLIcLQ
http://youtu.be/Q51gzodKABQ
Motivées et enthousiastes comme je n’en ai jamais rencontré ces deux dernières années, qu’ont déjà apporté ces 2 mois de formation à ces élèves ?
- « En apprenant à contrôler les bases, j’ai découvert le sentiment à cheval. »
- « Mes mains sont maintenant posées, bien en avant du garrot, mes bras sont souples, les mollets au contact car mes pieds parallèles sur des étriers chaussés au 1/3 du pied, mon équitation montre plus de tonicité, mais aussi plus de relâchement et d’assurance. »
- « Chrystel m’a appris à entreprendre, à me dépasser quitte à me tromper, cela m’a donné confiance en moi. »
- « Les explications sont claires et précises, il suffit d’appliquer. Chrystel est aussi professionnelle que pédagogue, des écuries au travail des chevaux. »
Refrain : « Cette formation, c’est du top ! »
C.Boulard : « La société ne laisse plus le temps à rechercher à tâtons : il faut expliquer le pourquoi du comment, faire faire, répéter, ajuster, répéter des choses simples pour que les élèves atteignent l’objectif, prennent confiance en eux et dépassent les suivants. C’est simplement de l’organisation et beaucoup de méthode. »
J’ajouterais la générosité sans compter de Chrystel Boulard. Elle aime transmettre et partage la moindre de ses connaissances avec ses élèves. Leurs avenirs et le sien sont deux choses bien dissociées.
Centre équestre, écurie de compétition, formation « Cavalier » : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=134
Comme c’est déjà le second bon cavalier de jeunes chevaux, rencontré depuis la mi-septembre, qui relève le challenge d’organiser cette formation payante, au frais des élèves, un nouveau lien de sélection a été placé sur le site. Comme TOUT le monde fait référence à cette formation lancée par Pierre de France, j’ai ajouté directement son nom en attendant de passer dans le 45 en 2014, un homme qui fait l‘unanimité : www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/formation_cavalier
Pour la formation du Pin, Alban Notteau succède à Francis Mas. Vu les compétences de ce jeune homme, j’ai hâte d’observer ses cavaliers dès mon retour en Normandie.
Félicitations à ces jeunes femmes qui portent le sourire jusqu’aux oreilles et fonctionnent déjà avec un panel de 6 chevaux différents à mi-formation (2/4 mois), sans jamais marquer un geste d’énervement, à Chrystel Boulard ainsi qu’à Jérémy Mendousse, croisé par 3 fois avec des étalons de 3 ans, des 6 voire 7 ans m’auraient moins donné envie de monter dessus. Ils étaient en avant, droit, en équilibre dans un magnifique couloir des aides souple, parfois un brin fringant, juste comme je les aime ! La même recette efficace pour tous. D’ailleurs, la veille de mon arrivée, c’est Jérémy qui donnait les cours, à 200 m j’admirais déjà les silhouettes des cavaliers et leurs relations au cheval…
Lorsque les Pros du nettoyage de la maison s’occupent de votre écurie :
http://www.starwax.fr/soin-de-la-maison/cuir.html
Mon cerveau est souvent bousculé entre mes déplacements intempestifs, les superbes rencontres et les échos redondants. Celui-ci m’a rappelé approcher d’une région bien connue* : « Il faut que cette famille soit sacrément bien ancrée à la FFE pour qu’un entraîneur national se permette de dire à un parent : « Votre fille fera partie de l’équipe de France lorsque je lui aurai vendu son poney. ». Aux personnes dans toute la France qui m’ont interpellé sur la problématique technique et sélective des poneys en France, voici une affirmation ! Un fils ne fait pas l’autre…
* Rebelotte à l’est de la France !!!
Rappelons-nous le mois dernier, Serge Lecomte pour défendre le Sport répondait à Etienne Robert:
« Vous parlez d’invendus, conséquence d’un saupoudrage d’aides à fin d’animation. Est-ce là la raison du malaise que traverse le commerce actuellement ?
« Depuis 50 ans qu’est pratiquée cette politique, les logiques anciennes de saupoudrage devraient produire des résultats positifs. Or le marché des chevaux de sport connaît des difficultés. Force est de constater que toutes les formes de valorisations existantes fonctionnent souvent en circuit fermé entre les éleveurs, les cavaliers professionnels et quelques marchands de chevaux. C’est plutôt uncircuit d’animation du monde de l’élevage qui a créé une succession d’intermédiaires commerciaux qui veulent tous prendre leur part. Cela fait baisser les prix en amont et les augmente en aval. C’est le bon moyen pour dissuader la grande majorité des acheteurs potentiels. Si ce schéma peut se justifier pour les meilleurs produits, il est contre-productif pour tous les autres ».
Qui est le champion du monde de l’animation, du circuit fermé et du « Fais ce que je dis, pas ce que je fais » ?
Cela fait plusieurs fois que j’observe une carrière en copeaux de plastique, en alternative, c’est d’un confort optimum et le gel reste inconnu.
La FFE est reconnue pour savoir faire du business, et bien pas toujours ! L’annulation d’un CCE coûte 26 euros. La météo pouvant être capricieuse, l’organisateur ne prend pas le risque de reprogrammer… La FFE a gagné 26 euros pour effacer des lignes sur un ordinateur et a perdu une centaine d’engagements, sans noter l’insatisfaction des passionnés.
Garder un mâle comme étalon est un fait exceptionnel dans un grand élevage, mais une caractéristique d’amateur ou/et commerciale. S’ajoute qu’un mâle peut faire une hernie inguinale et devoir subir une opération sur le champ. L’Homme de cheval respectueux castre définitivement son cheval, car la faiblesse est et sera. Pourtant, souvent, l’amateur ne perçoit pas le risque multiplié d’une seconde opération chez un cheval donc, plus âgé et stressé ! J’espère que cette brève déclenchera des articles réguliers dans la presse pour que ces décisions mortifères changent.
Abri déplié et plié en 2 temps - 3 mouvements : http://www.plb-appro-diffusion.com/abriexpress/index.php/stands
Aux portes de Maîche, j’ai rencontré quelques copies miniatures de murs irlandais (photo ratée), les chasses endiablées avec Eleftéria, Tangerine, Chloé et ma chère I don’t care me sont remontés à l’esprit… Précédemment, j’avais observé une reproduction « aux pierres plates » sur le petit parcours de cross du centre équestre chez Joséphine Knobloch (25) : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=143
Rouler du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est de la France me permet d’AFFIRMER que les enfants préfèrent débuter tranquillement au pas grâce à une position équilibrée plutôt que par le jeu en se rattrapant par les rênes entre déséquilibres multiples. La plus belle démonstration est faite à Maîche (25) dans la simplicité du Centre Equestre de La Cravache. C’est une « usine » à débuter dans la convivialité de binômes parent ou élève/enfants (car dès leur 15 ans, les ados s’éloignent pour rejoindre le lycée par le bus). Que c’est mignon d’observer des enfants de 4 ans sur des double-poneys au trot enlevé (avec des rênes ajustées) à la queue leu leu. A Maîche, ils ne restent plus que deux shets ! A 6/7 ans, ils sont en autonomie sur un double poney plus concours pour leurs premiers parcours à l’extérieur : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=144
Depuis 20 années, la FFE met la tête dans le mur de tous les établissements équestres qui se sont laissés convaincre à proposer un service « garderie et jeux en vrac » comme activité commerciale. L’augmentation de la TVA va faire cesser ce scandale et la formation de milliers de BPJEPS inaptes à transmettre les bases équestres. Redoutable situation mais dans une ou deux années le chemin de la construction positive sera effective.
J’ai lu sur Facebook l’attaque faite à Pierre Durand qui soutient aussi ces propos… Je sais ce que j’ai déjà vu, et je suis complètement sûre ne pas avoir observé le pire. Il faut que la filière cesse de traumatiser des enfants pour les perdre ensuite définitivement.
Cependant, je trouve merveilleux l'énergie de la filière à s'unir. Voici les raisons qui m'ont fait signer aucune pétition, mais transmettre toutes les communications.
J’ai reçu un mail me signalant mes fautes de syntaxe et d’orthographe, mais sans proposition d’y remédier ! Donc, recherche correcteur ou correctrice bénévole pour remplacer quelques temps ma fidèle Jocelyne. Je peux remettre les textes le 20 du mois, ce qui laisse 10 jours pour les retourner.
par Alain Piron et critiqué par Adeline Cancre (Tout public)
Mail envoyé par le responsable pédagogique du probablement meilleur établissement équestre visité à ce jour (pédagogie et structures confondues). L’aide en réseau prend forme, c’est bon signe pour l’avenir des passionnés :
"Remarque : Aide pédagogique 2. EQUILIBRE SUR LES PIEDS
Suite à votre passage à … et votre démarche m'ayant fortement intéressée, j'ai dès lors feuilleté votre site www.larelationchevalcavalier.com et notamment les aides pédagogiques.
Vous remerciant pour ce formidable travail de recherche et de regroupement de savoir manquant cruellement à l'équitation (gouffre par rapport aux autres sports), je me permets néanmoins d'attirer votre attention sur l'existence d'un dit paradigme concernant une technique ahurissante de faire croire que c’est le changement de la longueur des étrivières qui aiderait à la fixation d’un équilibre chez un débutant (ou chez un cavalier qui monte hebdomadairement).
D’après ce paradigme, on prêcherait tous et depuis longtemps. Ci-joint un article de A. Piron, maître de conférence a l'université de Bourgogne confirmant l'exploration des extrêmes comme une des bases de l'apprentissage moteur.
encore merci pour ce travail colossal manquant à l'équitation française."
Critique dans le texte entre [ ]
« Au cours de ces vingt dernières années, sur une proposition de l'inspection EPS de l'enseignement agricole, Alain Piron a dirigé tous les ans un stage de formation continue
pour les enseignants Education Physique Sportive du ministère de l'agriculture.
Au-delà de l'intitulé de ces stages : « la didactique scolaire de l'athlétisme », A. Piron a toujours tenu à situer leur contenu spécifique dans un cadre plus général, celui de sa conception de l'apprentissage moteur et plus précisément celui du développement de l'intelligence motrice. [Ce qui est vrai pour la marche et tout sport qui sanctionnent immédiatement le déséquilibre (ou la mauvaise action : toucher le feu) ne se vérifie pas pour l’équitation, la plongée, l’automobile, l’escrime… la médiocrité des résultats du Plan FFE de Formation du Cavalier, le niveau des Galops et des diplômés BPJEPS, le prouvent !]
Il nous a semblé nécessaire de faire en sorte que ce discours soit accessible au plus grand nombre et participe au débat qui anime notre discipline. [L’intention nous semble aussi bonne que la généralisation est incohérente !]
C'est pourquoi nous avons demandé à la Revue EPS de publier l'entretien que nous avons eu avec Alain Piron.
Yves Crouzillas, Pierre Saladin. Inspecteurs de l'enseignement agricole :
Lors de vos interventions vous associez systématiquement à la notion de motricité celle d'intelligence motrice. Comment analysez-vous et imbriquez-vous ces deux concepts ?
La motricité est l'activité du corps, incluant la conscience et les sensations, comme la pensée est l'activité de l'esprit.
L'intelligence devenue conceptuelle construit les savoirs et connaissances propres aux différents domaines de la pensée, mais c'est l'intelligence motrice qui construit les savoirs et connaissances propres aux différents domaines de la motricité. Étant toutes deux précédées par l'intelligence sensori-motrice, dans l'évolution de l'intelligence humaine, c'est en se différenciant à partir de cette racine commune qu'elles en viennent à se distinguer.
L'intelligence conceptuelle prend son essor vers les constructions de l'esprit dans tous les domaines de la pensée. L'intelligence motrice prolonge et dépasse l'activité sensori-motrice vers les constructions du corps dans les divers domaines de la motricité (athlétisme, violon, billard, natation, etc.).
L'activité motrice, une fois dépassée la période commune, ne se dissout pas dans l'activité intellectuelle, ni ne se confond avec elle, mais trouve ses prolongements dans la construction de structures motrices et coordinations d'actions nouvelles, autrement dit de techniques qui sont à considérer comme étant des solutions inventées par l'intelligence motrice, pour résoudre les problèmes posés par le milieu et sans cesse renouvelés lors des apprentissages. Ce milieu s'enrichit parfois de la présence d'un enseignant ou d'un entraîneur dont le rôle est alors de poser les problèmes et d"aider le sujet à construire ses solutions.
Ces techniques, une fois atteint le degré d'efficacité et de stabilité qui caractérise chaque palier d'une construction réussie, constituent les connaissances et savoirs moteurs, qui s'accumulent de palier en palier tant au plan ontogénétique que phylogénétique. Il est donc nécessaire de les étudier en tant que constructions achevées, mais aussi surtout d'en comprendre les mécanismes de construction.
Quels rapports entretiennent intelligence motrice et intelligence conceptuelle ?
Il va de soi qu'une fois différenciées, intelligence motrice et intelligence conceptuelle continuent à s'influencer l'une l'autre, sans toutefois qu'existent entre elles des rapports de dépendance ou de causalité.
Un domaine de ces influences réciproques intéresse particulièrement la formation des enseignants en EPS, celui des relations qu'entretiennent obligatoirement dans l'acte pédagogique, les systèmes conscients de significations (sens, sensations) avec les mécanismes de construction, qui eux demeurent hors du champ de conscience. Pour prendre un exemple, il n'est pas rare de constater que des consignes en apparence bien adaptées à la situation d'apprentissage, très clairement exprimées par l'intervenant et parfaitement comprises par l'élève se révèlent totalement inefficaces. [Personnellement, il existe les consignes efficaces et les consignes inefficaces mal verbalisées et imagées, complexifiées voire fausses.]
La raison est qu'il ne suffit pas en effet d'avoir une bonne connaissance intellectuelle et une conscience claire de ce qu'il y a à faire... pour le faire et ceci pour trois raisons principales.
La conscience portant sur le résultat des actions, ne peut donc pas agir directement et causalement sur les mécanismes même de ces actions.
Constituant un système de significations dérivé des résultats des actions passées, elle est strictement personnelle et, à l'image de l'introspection, trompeuse et déformante. Aussi, est-il nécessaire, mais difficile, d'individualiser des consignes qui ne revêtent pas le même sens pour chacun et donc « n'entraînent », « n'impliquent » pas la même chose pour tous . [Si, elles doivent être simplifiées et codifiées à l’extrême. Sinon comment font 4 plongeurs qui partent avec leur bouteille et un moniteur que les élèves n’arrivent pas à comprendre ?] Enfin, et cela est propre au domaine moteur, cette même conscience porte également sur les sensations (entre autres proprioceptives) éprouvées pendant le déroulement même de l'acte moteur et donc en découlent mais ne le précèdent pas.
On comprend alors mieux le peu d'utilité des discours, descriptions, verbalisations portant sur ce qu'il faut faire, la vanité des appels à la prise de conscience et à la « précorrection » de la forme du geste à réaliser, faits à des élèves immobiles tournés uniquement vers la « bonne parole » à recevoir. [Je comprends que les 4 plongeurs et le moniteur remontent à la surface le plus souvent et que les cours de ski présentent des skieurs !]
Rien ne se construit sans bouger : le constructeur c'est le mouvement. Il est à la fois l'ouvrier qui façonne les matériaux et l'architecte qui dirige les constructions. Celles-ci une fois terminées constituent les connaissances motrices dont l'analyse intellectuelle peut alors judicieusement s'emparer pour les traiter. [Cela semble plus simple à écrire que démontré lorsqu'on observe un BPJEPS "équitation" donné un cours !]
Quels sont, selon vous, les rôles que l'on peut attribuer à la conscience ?
Il reste effectivement à comprendre quels rôles joue la conscience dans le processus d'apprentissage. Malgré tous les défauts qui semblent l'accabler, elle y occupe une place évidemment considérable, puisque c'est par elle que passe tout message lors de l'échange pédagogique.
Un de ses rôles important est de simplifier le problème de la commande de l'action décidée par le sujet. Les mécanismes physiologiques mobilisés pour le moindre geste sont d'une telle complexité, que la conscience ne peut en assurer ni la commande ni le contrôle direct. La solution habilement trouvée est d'ignorer ces mécanismes pour ne porter que sur les résultats de leur fonctionnement, et, qui plus est, de n'accorder de sens qu'au résultat global, c'est-à-dire de regrouper sous une même signification la multitude de résultats des mécanismes partiels qui composent l'action globale. L'ampleur de la tâche est ainsi considérablement réduite et le problème simplifié, bien qu'en retour il soit d'autant plus difficile de changer ce « bloc » ainsi devenu une « habitude motrice ». Notons que cette signification affectée à l'action globale est issue aussi bien des sensations éprouvées lors de l'exécution même des gestes, que du sens que le sujet donne aux différences constatées entre le but recherché et le résultat obtenu. Ce constat, effectué bien sûr après coup, la tentative une fois terminée, lui permet, en s'appuyant sur la mémoire de ses réussites ou échecs antérieurs, d'associer ce qu'il avait l'intention de faire pour atteindre le but, à ce qu'il a fait réellement et à ce qu'il a senti en le faisant.
C'est ainsi que lors de la construction des savoirs moteurs se constituent et sont conservés en mémoire ce que l'on peut appeler deux répertoires bien distincts : celui des actions et celui des significations. Seul le second est accessible à la conscience, donc aux intentions et décisions volontaires du sujet. Toutefois, tous deux entretiennent d'étroites relations, puisque l'un dérive fidèlement de l'autre, mais en retour lui donne sens. [La théorie précède l’action hors activités réflexes ou innées].
C'est donc par l'intermédiaire et à travers le filtre constitué par le système de significations, que la conscience sollicite les mécanismes de l'action. Or les liens entre significations, ainsi que les relations entre signifiant et signifié, caractéristiques des faits de conscience, sont de nature implicative, alors que les mécanismes, eux, relèvent de la causalité. En effet une consigne, une image « impliquent » ou « entraînent » le recours à une action donnée, mais n'en sont pas la cause : faire le dos rond comme le chat en colère « entraîne » l'enroulement vertébral, mais seulement pour qui connaît les chats, tandis qu'au saut en hauteur une flexion sur l'avant dernier appui, est « cause » de l'abaissement du centre de gravité ce qui cause l'augmentation de l'angle d'attaque et cause donc l'augmentation de la force et l'obligation de diminuer la vitesse. [La pédagogie, c’est le choix de mots et d’images exprimant la simplicité et permettant d’élaborer une méthode constructive pour tous. Le haut niveau en équitation utilise des images simples…]
C'est pourquoi il est vain d'attendre de la conscience qu'elle commande directement les mécanismes de l'action, comme il est inutile d'espérer que ces mécanismes dégagent d'eux-mêmes du sens, alors qu'ils ne visent que l'efficacité du fonctionnement.
Mais alors la simplification obtenue ne se paie-t-elle pas, au prix fort, par une diminution de la précision des actions et une perte des possibilités de leur modulation fine ? C'est l'inverse qui se produit et il importe d'expliquer pourquoi !
Apprendre consiste pour le sujet à édifier de nouvelles structures à partir d'anciennes, afin d'atteindre, dans un milieu donné, les buts successifs qu'il se fixe. Plus le but poursuivi exige de précision et de finesse, plus les rapports caractéristiques entre les éléments qui composent la structure motrice qu'il est nécessaire de construire pour l'atteindre, doivent eux aussi être fins et précis. En cas d'apprentissage réussi, l'étape de la construction étant achevée, le sujet sachant donc « faire et refaire », la composition interne des éléments de la structure motrice est précise et contraignante [peu contraignante et très satisfaisante par assimilation d’apprentissages simples, répétitifs (3 à 4 fois) et assimilés grâce à des situations progressivement diversifiées], et l'action atteint une très grande justesse dans l'exécution. La signification alors accordée à la structure terminale, et qui en est une sorte de traduction sensible, personnelle, présente la même finesse. La perfection des gestes du violoniste ou du sauteur en hauteur virtuoses ne s'explique donc pas par la commande et le contrôle de chaque rouage des mécanismes par un cerveau assimilé à un super ordinateur. L'évolution a fait d'autres choix en sélectionnant chez l'homme les mécanismes capables de créer de nouvelles structures adaptées, ces mécanismes de l'intelligence motrice expliquant la création de l'infinie variété des pratiques motrices humaines.
Pour terminer ce rapide survol des rôles de la conscience il importe de faire encore deux remarques.
La première concerne les relations entre conscience - significations - et actions, examinées non plus dans le sens centripète (de l'extérieur vers les deux répertoires internes), mais dans le sens inverse, comme le cas de la perception nous conduit à le faire.
Percevoir, comme apprendre, ce n'est pas enregistrer fidèlement et objectivement la réalité (objet, consigne, démonstration), mais assimiler ce « donné » immédiat à des structures antérieures, donc transformer cette réalité pour la rendre compréhensible et accessible. En escalade, un débutant et un champion ne perçoivent pas la même paroi, de même qu'une haie n'a pas la même signification et ne déclenche pas les mêmes conduites pour le champion olympique ou un chercheur en STAPS, bien que chacun d'eux ait les facultés intellectuelles nécessaires à la compréhension de ce qu'il faut faire. La signification accordée à la haie (ou au milieu en général) n'est pas tirée de cet objet lui-même, mais de la coordination des actions que lui applique le sujet, et dépend donc étroitement du niveau moteur de ce dernier.
Ce sont donc les significations attachées aux savoirs moteurs antérieurement construits, qui, se projetant sur le réel, le transforment pour le mettre à la portée du sujet, lui permettre de juger les situations en fonction de ses moyens et choisir ses procédures d'action. [Toujours la théorie avant l’action.]
D'une manière générale, ce n'est donc pas le but objectif à atteindre qui compte, mais la représentation que le sujet en a. [L’élève cale sa représentation d’après la qualité de celle de son enseignant] On perçoit comme on agit, en fonction de son niveau et en projetant sur l'avenir les schémas des procédures qui ont réussi ou échoué par le passé. [Chez le débutant, ce qui est vrai pour marcher (on marche/on tombe), nager (on nage/on coule), skier (on glisse/on tombe), respecter l’objet chaud (ok/on se brûle), n’est pas vrai pour des sports dont les déséquilibres sont tolérés.] L'objet donne un sens à l'action autant que l'action donne un sens à l'objet et c'est la mémoire de ces interactions qui, en le simplifiant pour le rendre intelligible, met le monde au niveau, donc à la portée du sujet. [Cela dépend de la complexité de l’objet]
Il est essentiel pour comprendre la motricité et l'intelligence motrice, de considérer que le milieu n'est jamais dans l'absolu riche ou pauvre, simple ou complexe, incertain ou norme, mais toujours « surdéterminé » par la présence d'un sujet particulier, d'un niveau de développement donné. Le jeu d'échecs est d'une remarquable pauvreté pour qui débute, cela vaut pour le violoniste, le grimpeur, le coureur de 110 m haies débutant, mais tout change avec Kasparov, Menuhin, Edlinger ou Doucouré. Nous éviterons donc soigneusement de faire d'un élément descriptif du seul milieu, un principe de classification des pratiques motrices humaines. Le risque est grand, nous l'avons en effet constaté, d'assimiler incertitude due au milieu, à créativité nécessaire et milieu réglementé et norme, à robotisation obligatoire.
La deuxième remarque prolonge ce qui précède en une sorte de synthèse sur le rôle de la conscience. En effet, en assurant la coordination des valeurs, sensations et significations liées aux activités motrices d'un sujet particulier, elle lui construit un système d'ensemble si intimement personnel qu'il ne peut hélas servir qu'à lui seul , mais qui en revanche et pour la même raison, assure et préserve l'unité et la cohérence de sa personne motrice, aussi bien qu'une extraordinaire efficacité dans l'action. [C’est sûr qu’un individu reste un individu mais qu’une méthode aide à dupliquer les corrects ou incorrects comportements.] En somme, les défauts qui semblent attachés à la conscience n'apparaissent que lorsqu'on veut lui faire jouer un rôle qui n'est pas le sien [un rôle inadapté] !
Vous avez dit « rien ne se construit sans bouger : le constructeur c'est le mouvement. » Pouvez-vous développer votre conception de la construction des connaissances motrices ?
Apprendre, c'est à chaque étape construire du nouveau en interaction avec le milieu pour atteindre un but. Tout apprentissage exige une expérimentation active du sujet (et non la copie passive de modèles). Toute expérience motrice consiste d'abord à agir sur les objets du milieu réel, y compris son propre corps, afin d'en découvrir les propriétés, mais s'oriente très vite vers la découverte des propriétés des actions elles-mêmes.
L'expérience consiste alors à agir sur les actions motrices, que ce soit à l'occasion des manipulations imposées par la diversité des objets matériels, de celles visant à affiner les actions existantes ou encore ce celles intentionnellement exécutées « pour voir ». Ces manipulations reviennent en fait à explorer toutes les possibilités d'application, comme toutes les nuances d'exécution de ces actions dans un sens puis son inverse, d'un extrême à l'autre, jusqu'à les rendre réversibles, et ainsi les constituer en opérations.
Prenons à titre d'exemple des coordinations d'actions, qui relèvent toutes de la prise manuelle à deux doigts, mais permettent des actions aussi diversifiées que : serrer-desserrer ; prendre délicatement une fraise ou au contraire l'écraser ; visser-dévisser des écrous de toutes formes ; faire rouler le remontoir de sa montre entre pouce et index pour la mettre à l'heure ; rouler une cigarette, etc. Cette étonnante diversité d'actions spécialisées montre que pour atteindre des buts de plus en plus précis, le sujet construit les ensembles et sous-systèmes d'actions coordonnés en structures totales, nécessaires à la réalisation de fonctions spécifiques extrêmement fines et précises. [Tout à fait, mais il existe des situations simples comme celles décrites ci-dessus et des situations complexes où le corps réagit contre le mouvement, car ce dernier déclenche des émotions, comportements et situations négatives…]
Une fois construites, ces totalités constituent ce qui pourrait s'appeler des « unités de mouvement » ou « unités d'action » ou « synergies », pour nous des structures motrices différenciées dont la spécificité exigée par la fonction, tient à leurs règles propres de composition interne, c'est-à-dire aux rapports caractéristiques que chacune d'elles impose aux sous-systèmes qui la composent. Il est donc compréhensible qu'au processus temporel de l'apprentissage, avec ses multiples manipulations, reprises, répétitions, corrections, succède un équilibre terminal intemporel consistant en une compensation générale (et même anticipée) de toutes les variations et déformations possibles.
C'est pourquoi ce qui reste de l'apprentissage, ce que le sujet retient, ce ne sont pas les multiples conduites vécues ou les objets manipulés, qui pourraient rester une juxtaposition d'actions et de réactions sans liens entre elles, mais bien les structures motrices qui en résultent, parce qu'il a appris à les conserver par des compensations actives en réponse aux multiples variations perturbatrices, qu'objets et situations lui ont imposées. [Les corrections et compensations en équitation sont différentes qu'en athlétisme, car la notion d'équilibre à cheval reste à contrôler ou non !] Ces structures motrices ainsi rendues permanentes, et en partie libérées des contraintes du milieu grâce à l'activité opératoire qui leur permet maintenant d'exister sans s'appliquer matériellement, constituent les savoirs et connaissances propres au domaine de la motricité, qui alimentent et enrichissent la mémoire motrice [Comment fait-on lorsque les structures motrices ne sont pas libérées des contraintes du milieu ?].
Quelles sont les principales caractéristiques de ces structures motrices différenciées ?
Elles sont très spécialisées et remplissent une fonction précise. Elles restent cependant capables, grâce à leur activité opératoire qui rend possibles les variations adaptatives nécessaires, d'intégrer à leurs fonctions des actions ou objets nouveaux.
Mais cela suppose d'abord une capacité à éliminer les qualités différentielles de ces objets ou actions, pour leur attribuer et ne retenir que la signification fonctionnelle nécessaire à leur intégration (exemples : attribuer la fonction d'écrire à différentes sortes d'objets : stylos, crayons mais aussi morceaux de charbon ou de plâtre, etc.). [Comment peut-on comparer le fonctionnement d’un stylo à celui d’un cavalier sur un cheval !]
Ainsi l'activité opératoire, en apportant aux structures motrices la capacité d'abstraire et d'attribuer des significations en fait non seulement des instruments d'action et de compréhension pratique, mais surtout leur confère : le statut et les fonctions de concept moteur. Au fil de l'apprentissage, le répertoire de ces concepts s'enrichit et finit par constituer chez l'homme un important vocabulaire, dont la richesse provient surtout des multiples possibilités de composition mais qui possède, cela va de soi, ses règles propres d'application et de transformation. [S’il y a des actions, des sports à leurs débuts où il est facile d’abstraire et d’attribuer des significations : le feu, la marche… malheureusement en équitation, c’est différent : on peut s’accrocher sur un brave cheval pour tenir dessus et c’est souvent le cas aujourd’hui ! L’athlète est en relation au sol, le stylo à une feuille de papier, l’escrimeur à une épée souple, le cavalier à un cheval, le skieur à la montagne, le plongeur à la mer… il y a des environnements plus spécifiques que d’autres !]
Une des conséquences importante de ce qui précède, tient au fait que grâce à cette capacité d'attribuer des significations que lui apportent ses structures motrices, le sujet lit, interprète, porte des jugements sur le milieu, pour et avant d'agir. [L’éducation nationale (et moi-même) aimerait bien que connaître le lien entre le fonctionnement du stylo et la qualité de l'écriture !] C'est ainsi grâce à elles que, par exemple, une flaque d'eau ou une haie sont au dernier moment, et comme par réflexe, jugées « sautables » (ou pas... et alors j'en fais le tour pour éviter l'accident), sans qu'il soit besoin d'une analyse intellectuelle longue donc inefficace, pour le faire. Il existe donc bien une « prise de connaissance motrice », qui dépend directement des structures motrices du sujet, donc de son niveau moteur, et non pas des connaissances ou analyses intellectuelles dont par ailleurs il peut se montrer capable. [Oui, le réflexe est le début de la différence entre la marche, l’équitation et bien d’autres sports]
Cela dit, les mots du langage, écrit, parlé, par signes ou démonstrations, sont à mettre en correspondance avec les structures motrices pour faciliter les échanges et les explications. Par exemple, il suffit de prononcer les mots « visser - dévisser » accolés, pour évoquer et comprendre les actions correspondantes, sans avoir à les exécuter et sans qu'il soit besoin de la présence matérielle d'écrous ou de boulons [Cela dépend de l’âge]. Mais à l'inverse, prononcer le mot « remonter » sans ajouter « sa montre », ne signifie rien : ce sont les structures motrices qui apportent leurs significations aux mots, et non l'inverse.
Enfin, et peut-être surtout, chaque structure motrice différenciée peut à son tour devenir un élément constitutif d'une structure plus large qui l'englobe. Elle peut ainsi être utilisée comme matériau par l'intelligence motrice, pour créer l'infinie variété des techniques et des pratiques culturelles humaines contrairement à l'animal dont les constructions ne font qu'exprimer la « nature » [Oups quoiqu'on vienne à la spécificité de l'équitation !] ; même si celle-ci, traduisant l'intelligence de l'espèce laisse possibles mais dans d'étroites limites [l’intelligence de l’adaptation pour sauver sa vie, ses déséquilibres, nous provient des animaux, je crois !] certaines acquisitions individuelles adaptatives.
Pourriez-vous illustrer vos propos par quelques exemples pris en athlétisme, domaine que vous connaissez bien ?
L'athlétisme, qui regroupe une grande variété de spécialités, présente en fait une belle unité de fonctionnement. Nous avons en effet pu établir, il y a longtemps déjà, que toutes les impulsions athlétiques sont des variations sur un même thème et consistent non pas à « pousser » mais à dévier la trajectoire du centre de gravité de l'athlète lancé à la plus grande vitesse utilisable, le corps placé en alignement segmentaire utilisant des contractions musculaires de type récessif et les membres libres agissant en conséquence du placement, au lieu d'en être la cause comme chez le débutant. On peut schématiser comme ci-dessous la structure de l'impulsion athlétique quelconque (figure l)
Elle ne décrit bien sûr aucune des impulsions particulières mais permet de les comprendre toutes, et même d'anticiper le fonctionnement de chacune, par l'examen des combinaisons possibles entre les éléments (figure 2).
C'est donc pour répondre aux contraintes imposées par des buts à atteindre différents (exemple : sauter haut ou loin), et en respectant une logique fonctionnelle d'ailleurs « formalisable » (puisqu'une explication formelle consiste à construire un système ou un modèle qui assure la coordination des lois, à partir du plus petit nombre de propositions possibles), que les rapports entre éléments se spécifient, les règles de composition interne deviennent contraignantes, et qu'ainsi les impulsions se différencient jusqu'à la plus extrême précision.
Il n'est donc pas étonnant qu'un même fonctionnement, portant sur les mêmes éléments constitutifs (souvent appelés à tort : facteurs d'exécution), produise des impulsions aussi différentes dans la forme (figures 3 et 4, page 62)
Ces formes se prêtent particulièrement bien à toutes sortes d'analyses descriptives (films, chronophotographies, mesures, etc.) mais décrire n'est pas connaître et ce n'est pas en juxtaposant des descriptions que l'on parvient à comprendre l'unité de fonctionnement, mais l'inverse. La structure globale d'une impulsion athlétique étant hiérarchiquement supérieure aux structures partielles qui la composent (force, vitesse, etc.), elle impose à ces dernières de se différencier elles aussi, pour intégrer la totalité. C'est pourquoi par exemple, bien plus que la force dans l'absolu, c'est son intégration dans la totalité à laquelle elle doit appartenir qui importe, lorsqu'il s'agit de programmer les séances de musculation d'un plan d'entraînement.
En résumé, la structure d'une impulsion athlétique peut se décrire comme un système total avec des sous-systèmes hiérarchisés, qui n'existent eux-mêmes sous cette forme que par leur appartenance au système total, celui-ci n'étant réciproquement conservé et rendu stable que par le jeu des compensations possibles entre ces sous-systèmes.
En lui-même le processus de construction ne diffère pas selon les domaines ou les objectifs. Il s'applique aussi bien à l'apprentissage de la marche chez l'enfant qu'à celui du violon ou du saut en hauteur et au perfectionnement de ces différentes pratiques jusqu'à leur plus haut niveau. En revanche, les constructions motrices qui en résultent, sont propres à chaque domaine comme à chaque niveau et la motricité de l'athlète n'est pas celle du nageur ou du violoniste comme celle du champion n'est plus celle du débutant qu'il a été.
Ne serait-il pas nécessaire de préciser, à ce moment de notre entretien, quelques définitions ?
Pour simplifier nous appelons motricité spécifique celle que construit le spécialiste du domaine considéré. Prenons pour exemple l'athlétisme. Au fil des sélections de conduite nous distinguons la motricité du lanceur de celle du sauteur, puis dans la famille des sauts, celle du sauteur en longueur de celle du sauteur en hauteur, puis parmi les sauteurs en hauteur celle du sauteur en ventral par rapport à celle du sauteur en fosbury, pour aboutir enfin à celle d'un sujet particulier, l'expression motrice de sa technique et de son talent individuels, autrement dit son style.
Selon la même logique nous appelons motricité du débutant, l'activité motrice caractéristique des sujets qui abordent pour les premières fois un domaine nouveau, et sont donc contraints d'utiliser leur motricité habituelle, c'est-à-dire les savoirs moteurs (forcément inadaptés) qu'ils ont construits depuis leur naissance jusqu'à ce qu'ils entreprennent ce nouvel apprentissage. [La méthode fait référence à des savoirs moteurs et intellectuels adaptés car efficaces.] Le débutant se trouve donc à la fois à son plus haut niveau moteur « habituel », mais au plus bas niveau de la motricité spécifique du domaine qu'il aborde. [C’est sûr mais une méthode peut autant simplifier la transmission d’un apprentissage que le rendre impossible.]
Cela dit, il faut retenir que les constructions se poursuivent sans fin de niveau en niveau, et la perfection étant sans cesse repoussée, le haut niveau tel qu'on l'entend souvent, n'existe que sur le plan des statistiques portant sur la performance, car il n'y a en fait, que des hauts niveaux successivement dépassés.
Un niveau est donc toujours un état momentané mais stable des savoirs, construit par l'intelligence motrice dans la poursuite d'une adaptation sans cesse améliorée.
Qu'en est-il des mécanismes de construction eux-mêmes ?
La question est d'importance car bien des caractéristiques des connaissances motrices ne s'expliquent que par leur construction. Il faut cependant signaler que pour beaucoup, la question ne se pose pas, tout simplement parce que selon eux, il n'y a pas à proprement parler, de construction motrice possible. La raison invoquée (sans doute à l'origine de toutes les confusions concernant la motricité), est la suivante. Le mouvement, les pratiques se réduisent à une succession d'actions musculaires, nécessairement inscrites dans l'espace et le temps, qui disparaissent donc en même temps qu'elles sont créées. Elles sont donc par nature fugaces et irréversibles. Il en résulte que toute action doit à chaque fois être réinventée, que rien ne peut se conserver du seul fonctionnement moteur. On ne peut attendre de ce dernier ni mémoire, ni progrès, ni construction. Ces fonctions ne peuvent donc que relever de l'intelligence conceptuelle et c'est pourquoi le mouvement comme les pratiques sont condamnées à rester sous sa dépendance pour tout et à jamais. De là découle évidemment pour eux qu'il n'y a pas de connaissances motrices, mais seulement des connaissances intellectuelles portant sur la motricité et donc que seuls les discours sur les pratiques et non les pratiques elles-mêmes peuvent fonder le regard épistémologique.
On pensera probablement qu'une telle analyse, s'appuyant sur des arguments de cet ordre, a peu de chances de convaincre quiconque se préoccupe de faits de terrain, mais il faut hélas constater qu'elle suffit depuis longtemps à ceux qui se contentent de « réflexions sur les discours » pour influencer bon nombre de naïfs. [Je me demande bien pour l’instant en équitation qui a réfléchi sur le discours et qui a influencé les naïfs !]
Ceci dit, pour en venir plus sérieusement aux mécanismes de construction, rappelons l'importance, signalée en amont, du processus de transformation des actions irréversibles, en opérations capables de compenser toute action par son inverse, donc réversibles. [C’est beau la théorie sur le papier : visser/dévisser… coudes ouverts/ coudes fermés – talons sous les fesses/jambes en avant ...en dynamique à cheval]. Autrement dit, la possibilité d'annuler toutes les fluctuations perturbatrices internes ou externes du système, permet à ce dernier de se conserver en équilibre mobile, donc stable et permanent, et à la structure motrice terminale de devenir, grâce à son activité opératoire, un instrument d'action et de compréhension pratique. Or, chaque nouveau problème peut être considéré comme une perturbation des savoirs précédents, qu'il s'agit donc de compenser, non plus seulement pour maintenir un équilibre mais pour en construire un nouveau En définitive, le mécanisme central de toute construction motrice, repose sur le processus (quelquefois long) d'exploration de tous les possibles entre les extrêmes inverses, précédant en le préparant le choix du nécessaire [Exactement, extrêmement long et médiocre, la méthode de la formation BPJEPS équitation, les 7 Galops : l’efficacité est consternante]. Pour éclairer le propos, prenons l'exemple des secteurs balayés lors d'impulsions athlétiques différentes mais appartenant toutes à la même classe, et respectant donc les mêmes principes fonctionnels : d'un côté les immenses foulées bondissantes du triple-sauteur, à l'autre extrémité les montées de genoux sur place, entre les deux les foulées du sprinter et du marathonien (figure 5)
Tous les rapports possibles existent entre ces deux extrêmes mais chaque spécialité exige le sien propre, imposé par sa logique interne, elle-même dépendante de la fonction à remplir (aller vite ou sauter loin). Ce « nécessaire » n'est qu'un choix parmi tous les compromis possibles, même si c'est le meilleur de tous pour remplir la fonction souhaitée. Nous pourrions ainsi examiner bien d'autres exemples d'exploration jusqu'aux extrêmes et de conciliation entre eux, comme ceux existant entre : force et vitesse, angulation et vitesse d'élan, temps d'impulsion et membres libres, etc., mais sans jamais oublier que ces sous-systèmes et leurs rapports sont eux-mêmes intégrés au système total qu'est l'impulsion particulière à laquelle ils appartiennent. Ce qui précède nous conduit à faire une série de remarques, que nous illustrerons d'exemples concrets, sans perdre de vue les schémas simplifiés représentatifs d'une construction motrice (figures 6 et 7)
[Voici les raisons pour lesquelles les contenus des formations BPJEPS ont fait autant de tord à certains sports français] :
On peut d'abord remarquer que la construction ne part jamais de rien. Elle s'appuie sur et utilise les savoirs antérieurs stabilisés pour en créer de nouveaux, en les façonnant très progressivement, à la manière d'un tailleur de pierres préparant son matériau pour élever un mur ou une statue. Le constructeur représente bien sûr le mouvement avec ses multiples reprises, répétitions et corrections. [Exact mais contraire à « l’exploration de tous les possibles entre les extrêmes inverses ». Cet homme par son argumentation passe son temps à dire tout et son contraire en généralisant des concepts entre éléments simples et complexes.]
On ne peut savoir par avance pour un sujet donné où s'établira l'équilibre terminal entre deux extrêmes (exemple, figure 6 : 54%- 46%). [Avec les BPJEPS équitation, on sait où ça mène ainsi que dans un cours de débutant dans 90 % des centres équestres !!!] Comme de plus chacun des composants de la totalité est en interdépendance avec tous les autres (figure 2), cet enchevêtrement de relations, résultant de mécanismes probabilistes pourtant communs à tous les hommes, fait qu'une construction motrice achevée est aussi UNIQUE qu'une empreinte digitale et traduit la « personnalité motrice » du sujet. [toute la différence entre le novice, l'amateur, le professionnel efficace et le modèle] Il n'est donc pas si étonnant qu'un graphologue puisse reconnaître les caractéristiques d'une écriture même si le sujet trace ses lettres dans le sable avec le pied. L'écriture, en effet, ne se réduit pas à un simple jeu musculaire et articulaire, mais exprime ce que l'apprentissage a conservé, c'est-à-dire les structures motrices nécessairement personnelles. C'est aussi pourquoi le talent individuel ne s'exprime qu'à l'aboutissement de la construction des techniques, quoi qu'en pensent ceux qui clament haut et fort (sans le démontrer) qu'elles ne sont que copies de modèles extenrieurs [tout à fait c'est la différence...].
La troisième remarque s'appuie sur le constat préalable qui suit. Lorsque, après une période souvent longue et difficile, la connaissance est enfin acquise, que l'on sait faire et refaire à coup sûr, le souvenir des erreurs et des répétitions commises pendant l'apprentissage s'efface vite. Tout paraît dorénavant facile. [Peut être chez le marcheur naïf (et encore : ma naïveté m’a au moins une fois menée aux urgences). Je crois que réaliser des gammes dans n’importe quelle activité est une activité non banale et obligatoire au quotidien !]. Or c'est pourtant grâce à ces erreurs, d'abord constatées et compensées après coup, puis réduites dans leur amplitude au fil des répétitions, et enfin compensées avant d'être commises donc supprimées, que s'acquièrent l'efficacité et la sûreté dans l'action. Marcher ou faire du vélo, qui pendant si longtemps a paru tellement difficile, devient tout à coup simple et même banal dès que la structure est achevée, donc capable d'assurer sa permanence et sa stabilité en maintenant elle-même son équilibre, par compensation de toutes les perturbations virtuellement possibles. Le sujet ne tombe plus et avance, non seulement parce qu'il sait choisir et maîtriser le déséquilibre nécessaire à la propulsion, mais surtout parce qu'il sait anticiper pour les annuler, tous les déséquilibres possibles mais non souhaitables (risquant de provoquer la chute, comme ce fût si souvent le cas lors de l'apprentissage). [Exact et c’est une méthode en équitation qui arrive exactement au même résultat et dans un temps égal].
Il faut toutefois réaliser que compenser à l'avance les erreurs pour ne plus les commettre, nécessite de s'appuyer sur la mémoire de toutes les conséquences possibles de l'action, que la structure motrice terminale est la seule à posséder, parce qu'elle la tient de l'histoire de sa propre construction. Il n'y a donc rien de paradoxal à ce que la mémoire serve à prédire l'avenir. Autrement dit que le sujet puisse choisir les solutions donc les compensations les mieux adaptées parmi celles dont il dispose. [En équitation, un formateur BPJEPS fait choisir l’élève, on peut dire que la reproduction est peu fidèle à l’école classique ! Un pédagogue place son élève dans le confort et la sécurité, et le moule fait des copies chez l'amateur : la réussite de la pédagogie américaine (excusez-moi française).] Ainsi s'explique la compétence et la sûreté de l'homme d'expérience (qu'il soit artisan, artiste ou sportif de haut niveau) par sa capacité à prévoir les erreurs à ne pas commettre en s'appuyant sur sa mémoire motrice… »
[Extraordinaire ! J’arrête de lire cette réflexion pour naïfs dont la situation de la filière équestre française, aujourd’hui, ne fait que valider la consternation des Pros. En automobile, cela ne marche pas mieux, la formation BPJEPS a été stoppée !!!! En escrime, idem, le frais changement de présidence à la fédération ré-initie l’ancienne ligne formatrice qui rapportait tant de médailles après une succession de fiascos ces dernières années !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Le ski, la plongée ont toujours tenu tête à ces inepties… la qualité des enseignements y sont assurées comme la sécurité des élèves… l’image et la dynamique de ces sports préservées.]
Si vous payez des impôts, c’est le dernier mois pour faire un don et baisser votre fiscalité sur l’année en cours. Votre don sera attribué à un centre équestre reconnu par l’Association, à proximité de votre lieu de vie, afin de faire découvrir l’équitation à un enfant défavorisé et en difficultés scolaires. Il aura plutôt 9 à 10 ans, car la motivation est une qualité qui se développe jeune auprès de personnes passionnées et compétentes :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/qq_explication_don
- Pour un adulte, le premier qui me vient à l’esprit, c’est l’objet qui me mène depuis deux mois d’un point à un autre, le TOM TOM que m’a offert ma tante Michèle :
- « Il te faut absolument cet outil, c’est fait exactement pour ce que tu fais. »
- « Tu sais toutes les personnes que j’observe avec ce genre de truc, disent tomber au milieu de nulle part, certaines ont l’air d’avoir des difficultés à le programmer… »
- « C’est très simple d’utilisation… ».
J’ai acquiescé. Depuis, c’est le paradis. Le plus dur est de trouver les adresses exactes ! Avec un camping-car, les départs peuvent être difficiles car le matériel n’est pas conçu à son ergonomie, mais c’est extraordinaire de simplicité à sa programmation. Tout le monde devrait avoir un TOM TOM avec soi !
Pour un enfant ou cavalier (svelte), je conseille la bardette Guy Cantin : CSO, Dressage et maintenant Cross. J’ai essayé la nouvelle taille 16’5, franchement cela fait une excellente selle, très proche du cheval, pour 320 euros !
Certains clubs m’ont dit ne pas vouloir de cuir par manque d’attention des élèves… Cette selle a déjà vécu 3 ans dans un club parisien ! Le cuir de qualité bien travaillé, c’est ce qu’il y a de plus confortable et costaud.
Guy Cantin : 06 89 10 56 42. Il est présent au salon du Cheval.
http://guycantin.free.fr/accueil.htm
par Hubert Tassin (Eleveurs… )
Une expérience positive de l’élevage dans notre pays : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/Grain_de_sel_5.pdf
J’ai noté : « S'est ajouté l'effet de long terme joué par les Haras Nationaux, directement au travers de leur parc d'étalons, et indirectement au travers de leur rôle de régulateur. Leur liquidation est très préjudiciable ! ».
Si dans les années 75/85, les HN avait donné la même écoute aux grands éleveurs du Cheval de Sport qu’à ceux du monde des Courses, ils seraient toujours là et la filière riche. Les Courses ne sont pas tombées dans la souricière du BLUP. L’effectif des étalons PS chez les HN étaient des compétiteurs confirmés, les achats étaient conseillés. A cumuler les erreurs, la sélection s’opère !
Dans les Sports Equestres, il est difficile de séparer l’information de l’intox, ce qui m’a fait supprimer le lien de l’article du Figaro trouvé sur Facebook en début du mois de novembre récapitulant les aides gouvernementales… JDG du 27/11/13 annonce pour le Galop :
«T.V.A. : on ira bien vers des aides aux non assujettis
Concernant la T.V.A., il a indiqué que les sociétés-mères sont dans l’attente d’une décision de l’État. En effet, elles ont fourni au ministère du Budget le montant de l’impact de la hausse de la T.V.A. sur les propriétaires non assujettis, montant agréé par le ministère, et proposé les modalités de répartition des sommes correspondantes entre les propriétaires pénalisés, comme le leur avaient demandé les deux ministres de tutelle, lors de la réunion du 31 juillet.
Les modalités consistent en une prime à la première mise à l’entraînement d’un cheval appartenant à un propriétaire non assujetti et en une prime mensuelle pour l’entraînement des chevaux appartenant aux propriétaires non assujettis. »
Séance du mercredi 27 novembre 2013 - Questions au Gouvernement
T.V.A. APPLICABLE À LA FILIÈRE ÉQUINE
M. le président.– La parole est à M. Jacques Myard, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
M. Jacques Myard.– Ma question s'adresse à M. le ministre du budget et à M. le ministre de l'Agriculture, et j'y associe tous les membres du groupe d'études Cheval, qui siègent sur tous les bancs. Le monde hippique est en colère. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC)
M. le président.– S'il vous plaît, chers collègues, on écoute la question !
M. Jacques Myard.– Le 8 mars 2012, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la France manquait à ses obligations en appliquant des taux réduits de T.V.A. aux opérations relatives aux équidés, sauf s'ils étaient destinés à l'alimentation. Puis, en décembre 2012, la Commission a notifié un manquement à la France, ce qui vous a amené à renoncer au maintien du taux minoré de 7 % et à appliquer le taux normal de 20 %. Il y a deux façons de juger cette affaire.
Le point de vue juridique de la Commission, que vous appliquez, met tout le secteur hippique dans une situation catastrophique : suppression de 5.000 emplois, envoi à l'abattoir de dizaines de milliers de chevaux, faillite de nombreux clubs.
Dans les courses, la hausse de la T.V.A. provoque le renoncement de nombreux propriétaires, alors qu'ils sont le cœur du système.
J'ai ici la lettre du commissaire à la fiscalité qui m'informe que le champ d'application des taux réduits va encore être réduit . Qui commande ? La Commission ou les États ? (« Bravo ! » et applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP). Une autre solution doit prévaloir. Il convient de dire à la Commission que sa position conduit à la catastrophe et que nous devons en conséquence adopter un moratoire. Ma question est simple.
Allez-vous demander à la Commission de renoncer à son juridisme étroit et de prendre en compte les réalités économiques ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur plusieurs bancs du groupe UDI)
M. le président.– La parole est à Mme la ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative. (Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP)
S'il vous plaît, on écoute la réponse de la ministre.
Mme Valérie Fourneyron, ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative.
– Monsieur Myard, le cheval, en France, ce sont 700 000 licenciés, des dizaines de millions d'amateurs et des dizaines de milliers d'emplois. Depuis 2004, c'est une T.V.A. à taux
réduit qui s'applique à l'ensemble de la filière équestre. Mais, depuis mars 2012, effectivement, à la suite d'une décision de la Cour de justice de l'Union européenne, cette exception a été condamnée. Cette condamnation datait d'un contentieux avec la France
en 2007. De 2007 à 2012, vous avez été incapables de trouver une solution pérenne concernant l'application d'un taux de T.V.A. réduit pour la filière équestre ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC - Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP)
M. le président.– Un peu de calme !
Mme Valérie Fourneyron, ministre.– Depuis un an et demi, nous bataillons pour obtenir le réexamen de cette directive T.V.A. Nous avons ainsi pu obtenir que les centres équestres
continuent à bénéficier d'un taux réduit pendant un an.
M. Philippe Meunier.– Vous ne servez à rien !
Mme Valérie Fourneyron, ministre.– Malheureusement, la Commission européenne a décidé de déposer devant la Cour de justice une procédure pour manquement, ce qui signifie plusieurs dizaines de millions d'euros, plus des prestations journalières qui auraient pesé autant sur la filière que sur les contribuables. (« Mensonges ! » sur plusieurs bancs du
groupe UMP) Nous avons donc décidé, en entretenant un dialogue constant avec l'ensemble de la filière, une feuille de route claire : obtenir un réexamen, avec une directive T.V.A. à taux
réduit pour la filière équestre. Hier, j'étais à Bruxelles pour plaider une nouvelle fois ce dossier. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC)
Nous voulons aussi obtenir un accompagnement de la filière pendant cette période, avec un fonds Cheval et la possibilité d'avoir une T.V.A. à taux réduit pour les contrats déjà signés.
(Applaudissements sur les bancs du groupe SRC – Exclamations sur les bancs du groupe UMP)
En effet, comme je le signalais au printemps dernier, il serait bien d’initier la révision du statut du Cheval au niveau de l’Europe :
« MOVE appelle la FFE à s’associer avec l’ensemble de la filière cheval en France ainsi qu’avec la Fédération Equestre Européenne (EEF) dans laquelle elle siège, afin de défendre d’une seule voix auprès de notre gouvernement, mais aussi auprès de l’UE, par une action concertée avec ses équivalents dans les pays de l’Union Européenne, la légitimité d’un statut d’activité agricole pour les activités équestres.
Bien évidemment, la page Facebook des Indignés de la politique fédérale vous est ouverte afin de nous permettre de nous organiser ensemble autour d’actions pertinentes et fortes dans cet objectif. Hervé Godignon, Président de l’association MOVE »
Si la hausse de la TVA est entérinée, à tous les établissements équestres qui m’ont accueillie depuis octobre 2012, et les prochains, résistants à défendre les valeurs du cheval et de l’équitation dans la convivialité :
Si votre entreprise paie des impôts, sachez que l’Association LRCC pourrait permettre de défiscaliser la somme attribuée pour compenser ce que certaines familles ne pourront pas régler, et qui les feraient abandonner leur passion. 66 % de cette somme sera directement déduit de votre impôt grâce à la justification du reçu fiscal donné par l’association LRCC. La somme est acceptée et reversée à l’établissement grâce au dossier stipulant le nom des bénéficiaires, leurs âges, leurs adresses, leurs niveaux équestres, leurs formules d’abonnements et les réductions accordées. La somme des réductions accordées pourra être défiscalisée..
Depuis 24 mois, je répète la même chose (démontrée autant de fois que nécessaire sur le terrain) afin de lier le contrôle des apprentissages basiques… la simplicité comme les répétitions ont leurs limites ! Donc, si vous obtenez le résultat escompté, il y a une forte chance pour que vous soyez sur la bonne voie, sinon c’est assez simple, vous avez faux ! Les causes sont le plus souvent le déni porté à la position, qui permet de porter facilement le cheval en avant « au contact des jambes » (grâce à une correcte position des pieds), et sa compensation par des actions de mains intempestives contre le mouvement en avant espéré !!
Pour vous mettre sur la bonne piste, un cavalier correct n’agit quasiment pas avec ses mains, c’est son cheval qui l’emmène où il le désire grâce à un couloir des aides. C’est à dire grâce « au contact des jambes » associé à un contact continu, symétrique et moelleux (avec EXCEPTIONNELLEMENT un mouvement des mains et des doigts vers l’arrière ou/et le garrot).
Ce lien permet de résoudre les problématiques les plus courantes des enseignants comme des observateurs au sol. En effet, un cavalier ne peut définitivement pas résoudre ses problématiques seul, car il n’est pas objectif sur ses comportements (sinon les problématiques n’existeraient pas) :
90 % voire 95 % des établissements équestres peinent dans la transmission des bases équestres car les notions de contact et de couloir des aides n’existent toujours pas au Galop 3/4. Des Fondamentaux qui devraient être contrôlés dès le Galop 2, absent du Plan FFE 2012 de Formation du Cavalier, mais qui décrète au Galop 4 : le pli interne et le déplacement des épaules et des hanches au pas. Dans les conditions actuelles, il est difficile de faire mieux pour continuer d’agir par les mains ! Le nerf de la guerre d'un cavalier est de savoir enclencher son partenaire dans un couloir de rênes, dans le but de l’équilibrer et de le cadencer, pendant un minimum d’une année (en cours hebdomadaire) avant d’orienter consciemment quoique ce soit sur l’axe latéral. Souvenez-vous des liens vidéos des cours de Chrystel Boulard, c’est de cette école que la France doit faire la promotion…
Pourquoi les notions de contact et de couloir des aides n’existent toujours pas au Galop 4 ? Car les fondamentaux « S’équilibrer » comme « avancer » et « se diriger » ne signifient rien et mènent rarement au couloir des aides sauf à quelques pédagogues aussi connaisseurs qu’intransigeants, perspicaces, révoltés du Plan FFE de Formation du Cavalier et de la formation BPJEPS !
par www.syndicat-sec.org
Réaction d'un adhérent du S.E.C. suite à la décision d'une TVA à 20 % pour les centres équestres
"C’est une décision communautaire à laquelle se sont déjà pliées les plus grandes nations équestres d’Europe.
Le décret a été publié et l’état ne va pas se ridiculiser en revenant en arrière et en payant de très lourdes pénalités à la CEE. Arrêtez de rêver, vous n’allez pas réussir à mobiliser deux fois de suite pour une cause perdue d’avance.
L’action, s’il y en a une, doit se faire au niveau européen : c’est le travail de votre président avant de penser à la Mairie de Lamotte Beuvron.
Elle doit englober également les ventes de chevaux même si vous vous êtes assis dessus en espérant mieux sauver la seule peau des centres équestres.
Le problème de fond dont vous auriez du vous saisir depuis longtemps c’est la valeur ajoutée très faible de la prestation des centres équestres qui ne laisse aucune marge de manoeuvre en cas de soubresauts de l’économie ou de la fiscalité. C’est un peu la limite du système de franchise que vous avez mis en place.
Cette faible valeur ajoutée résulte d’un service global de centre aéré pour un prix 10 fois supérieur. Il est évident que cela ne peut pas durer longtemps même avec la vente de marseillaises aux bons clients à Lamotte Beuvron. Les parents finissent par comprendre que pour le prix de 5 heures de poney-club ils peuvent payer l’inscription pendant une année dans la plupart des autres sports.
Formez mieux et plus longtemps vos moniteurs et les cavaliers professionnels dont nous manquons pour valoriser nos chevaux et les vendre à l’étranger.
Recréez une plus value en préférant l’enseignement de l’épaule en dedans et du sport à celui du jeu du foulard et en ré-instaurant des certifications de connaissances équestres décernées par des acteurs extérieurs au secteur marchand. (fonctionnaires , retraités...)
Acceptez enfin l’idée que l’enseignement sportif est exonéré de TVA. Les moniteurs d’équitation peuvent tout comme les moniteurs de ski qui ne sont propriétaires ni des montagnes, ni des remontées mécaniques, être rémunérés directement par leurs clients sans le concours de salariés.
Cordialement. PP"
Mise en oeuvre d'une décision prévue de longue date. Pourquoi les responsables de la FFE et du GHN n'ont pas organisé la parade, elle existe : ancrage sport ou ancrage agricole ou ancrage associatif. Les solutions existaient pour échapper à cette TVA insupportable. Pourquoi n'ont-ils rien fait ?
AC : Mais la FFE a fait… un système commercial quantitatif (dont les centres équestres ont inconsciemment joueé le jeu de la FFE en formant des milliers de BPJEPS aussi inaptes que subventionnés). Le sort des passionnés n’a malheureusement jamais instruit le débat. Pourquoi le deviendrait-il ? Par contre, il y a un an, Serge Lecomte défendait son mandat et réussissait à faire croire que l’Europe fléchirait !
AC : Après les vétos qui bloquent les ostéopathes équins, ce sont les pharmaciens qui tentent de bloquer les vétos… A quand les taxis qui bloquent les pharmaciens !
L'intelligence a ses limites, mais la bêtise n'en a pas... Le Ministère de la Santé monte au créneau :
Sous la pression du lobby des pharmaciens, les vétérinaires risquent de ne plus pouvoir vendre directement les médicaments dont ils ont besoin.
Pour la filière du cheval et du poney de sport, les conséquences seront catastrophiques.
Imaginez le cas où un de vos chevaux de concours, de retour un dimanche dans la nuit, est pris de colique. Le vétérinaire vient, puis rédige une ordonnance, puis à minuit vous courez à la pharmacie de garde, à 30 km de chez vous ou plus et retour, qui risque de NE PAS avoir le produit parce qu'il n'en vend presque jamais, etc.. etc..., bref, durant tout ce temps votre petit protégé, la star de vos écuries, est MORT !!!
En milieu rural, et donc pour TOUS les éleveurs : c'est un drame !!
Le S.E.C. soutient les vétérinaires qui manifestent contre cette mesure dangereuse pour nos chevaux.
LA F.F.E. EST UNE FEDERATION RICHE
BILAN (quelques postes significatifs en euros)
corporelles et incorporelles.....................
16.818.225,39
23.278.865,95
Dont terrains, agencement et immo.
corporelles en cours................................
11.395.728,19
17.695.680,50
Disponibilités............................................
20.585.228,83
19.198.213,30
Stocks et en-cours....................................
36.416,73
54.912,84
Résultats....................................................
2.641.275,87
3.555.018,29
Fonds propres...........................................
19.791.482,28
23.482.153,60
Donc une fédération riche qui investit lourdement dans l'immobilier et ce, contrairement aux missions prévues par l'objet social de ses statuts.
par Adeline Cancre (Professionnels de l’élevage ou qui cherchent à le devenir)
"Autopsie d'un élevage à l'agonie par Luc Tavernier, conseiller technique du S.E.C
L’élevage de chevaux de sport français agonise. Du moins il meurt dans ses racines agricoles, dans l’ancrage rural profond qui avait fait sa spécificité et sa qualité. Le processus n’est pas récent, il puise son origine dans un mélange d’erreurs techniques, dans une vision erronée des mécanismes économiques qui président au marché des chevaux de selle, et dans le renoncement des pouvoirs publics à rééquilibrer le lobby des courtiers de semences en favorisant l’émergence d’un contre pouvoir aux mains des éleveurs.
Les ruraux ont disparu depuis les années 85/90 en même temps que les éleveurs citadins ont pris leur place sous les directives du BLUP. Les professionnels ont essayé de résister contre vents et marées malgré depuis quelques années les départs vers le PS. C’est à leur tour de disparaître, cela s’appelle la sélection naturelle, résultat du développement d’une succession de mauvaises stratégies économiques, la non remise en question des HN ! La science n’a pas toujours raison, elle est faillible, c’est en cela qu’elle est nécessaire, mais lui avoir donné tous les crédits a été redoutable. Pour la filière, j’aimerai pouvoir soutenir le contraire car elle serait en pleine forme !
Mais ne nous inquiétons pas, l’ANSF a trouvé la solution au marasme que vit actuellement l’élevage des chevaux de sport. L’actuel président de l’ANSF renouvelle une demande exprimée à l’automne 2012 par son prédécesseur auprès des pouvoirs publics : la suppression de la publication des Indices génétiques, autrement dit des BLUP ! Le motif invoqué est double : tout d’abord les indices donneraient une fausse idée de la valeur génétique des animaux, gênant ainsi le commerce des chevaux et de la semence et par ailleurs l’IFCE ne serait pas autorisé à publier des informations à partir de données appartenant à l’ANSF.
Que la plupart des grands pays d’élevage calculent cet indice et le mette à disposition des éleveurs ne trouble nullement l’équipe dirigeante du « Stud-Book Selle Français ». Il est quand même paradoxal que la France ait été le premier pays à calculer cet indicateur, que celui-ci ait été adapté par nos concurrents en fonction de leur spécificités et qu’il soit inutile voir nuisible de s’en servir. Quant à la soit disant propriété de l’ANSF sur ces indices, il faut rappeler que le BLUP n’est pas un indice racial mais un indice par discipline. Notons que cette demande confirme les difficultés de l’équipe dirigeante à savoir ce qui lui appartient ou pas. Que l’ANSF ait essayé de monnayer la vente du site d’engagement en concours de modèle et allures alors que celui-ci est une copropriété d’autres associations de race montre l’amateurisme de sa gestion, mais qu’elle pense que les indices mis au point par l’INRA, utilisant les résultats en compétition enregistrés par la Fédération Française d’Equitation, et des généalogies certifiées par le SIRE (dont c’est la mission),puissent lui appartenir et qu’il lui revienne d’autoriser ou non leur publication laisse rêveur.
Obscurantisme et clientélisme
L’équipe dirigeante de l’ANSF mène l’élevage de sport français dans le mur parce que ses valeurs sont archaïques. Ce sont celles de l’obscurantisme et du clientélisme. Le clientélisme parce que le bureau de l’ANSF est en grande partie constitué d’étalonniers dont il serait naïf de penser qu’ils ne servent que les intérêts des éleveurs avant de défendre les leurs. Il y a en effet une grande différence d’intérêt entre les éleveurs sélectionneurs qui visent la production d’étalons et la commercialisation de semence et ceux qui importent la semence d’étalons étrangers. Les premiers ont intérêt à ce que le Selle Français s’améliore pour développer leurs ventes, les seconds s’accommodent bien d’une stagnation de la race puisque leur business repose sur un différentiel de qualité entre races étrangères et françaises.
Tout cela n’est pas très clair, les bons éleveurs comme les bons étalonniers doivent produire des chevaux de Sport par des croisements réfléchis (physiquement et mentalement parlant), exceptionnellement un mâle de leur production sera gardé étalon. Ils se trompent rarement, mais il restera encore à sélectionner le genre de mères qui lui conviendra. C’est la raison pour laquelle, ils rentrent dans leurs écuries, ce qu’ils ne possèdent pas, ce qu’ils pensent améliorateurs pour leur jumenterie ainsi que celle de leurs clients. Pour les éleveurs novices, je leurs conseillerai plutôt de rencontrer ces différentes personnalités démontrant de résultats concrets : éleveurs, étalonniers, vendeurs de semence… Après vous devrez faire un choix entre ces personnes. Si la science de l’élevage n’est pas exacte, certains la contrôle mieux que d’autres. Un principe, il faut mieux avoir à faire au bon Dieu qu’à ses saints pour le devenir…
L’obscurantisme parce qu’elle fait croire aux éleveurs que le progrès scientifique est nuisible à l’évolution de leur production. Pour s’opposer à la publication d’indices, certains n’hésitent pas à faire la comparaison avec le pur sang où ces indicateurs ne sont pas calculés. C’est oublier que le Pur Sang de plat correspond à un modèle économique et une logique génétique radicalement différente.
Premièrement, le Stud-book du Pur sang est un Stud-book international où les grands opérateurs jouent la mondialisation à fond. C’est également un Stud-book où par construction, tout mâle Pur Sang est agréé. Ce sont donc les éleveurs qui sont directement en concurrence les uns avec les autres et non les stud-books comme dans le cheval de sport. Dans ce modèle il n’y a pas de plan de sélection, seulement un programme de course et des opérateurs individuels qui sont en concurrence. Le progrès génétique n’est pas au cœur du sujet et d’ailleurs les temps de course sur les classiques ne progressentpas, contrairement à ce que l’on observe en trotteur par exemple (où des indices sont publiés).
Je ne sais pas quelle est la plus grosse ignominie de ce « premièrement » ! Les éleveurs ne produisent pas des chevaux pour constituer des stud-books, mais tout ce beau monde sera bien en concurrence. Les courses n’offrent pas un plan de sélection. Je crois que Mr Tavernier a été un peu trop longtemps écarté du monde de la performance…
Deuxièmement la filière course est gérée au plan national par une société mère qui comprend non seulement l’élevage mais également le débouché de la production, à savoir les courses. Dans le cheval de sport, la maison mère comprend l’élevage et l’exploitation des jeunes chevaux et pas la structure qui représente l’utilisation : la Fédération Française d’équitation. Une telle structuration est évidemment source de problème car elle interdit la mutualisation entre jeunes et vieux chevaux et coupe les éleveurs de l’évolution du marché des utilisateurs.
L’argumentation commerciale qui fait référence au seul BLUP cache toujours un loup ! Combien d’investisseurs se sont fait plantés d’un mauvais cheval à cause d’une génétique exceptionnelle ?
Troisièmement en course, les dotations des épreuves sont soutenues par le PMU, ce qui permet une rentabilité possible donc une professionnalisation des entraîneurs et des jockeys, ainsi qu’un retour financier vers les éleveurs.
J’ai l’impression que Mr Tavernier ne connaît pas la situation dans laquelle se trouve la filière du Galop ! Les raisons de la qualité de l’élevage sont écartées quoique les efforts sur la sélection des juments sur la performance doit encore être optimisés…
Quatrièmement, les deux filières diffèrent par le mode de commercialisation : pour les chevaux de plat de haut niveau, l’exploitation en course, ne sert qu’à donner de la valeur aux reproducteurs vendus eux-mêmes jeunes, très majoritairement lors de ventes aux enchères. Il est clair que dans ce contexte les outils génétiques comme le BLUP sont inutiles car le type de distribution statistique découlant de l’usage des BLUP est antinomique avec celui indispensable pour générer de gros écart de prix entre des animaux qui peuvent être très proches au plan génétique. Ce modèle de vente est largement minoritaire pour les chevaux de sport qui sont vendu parfois débourré, mais le plus souvent déjà exploités en compétition.
Il est surtout impossible de concevoir un croisement dans le pur sang sans sélection de la mère (même s’il est réclamé de faire mieux) et observation du père de visu !
Un ancrage paysan
Toutes ces différences amènent à penser que faire évoluer le marché du cheval de sport sur le modèle « pur sang » c’est le condamner à être déficitaire. C’est une erreur d’analyse qui a des conséquences économiques et sociales désastreuses. Cela élimine entre autre de la production les agriculteurs-éleveurs qui sont à l’origine de l’élevage du cheval de sport. La production des chevaux de selle et de sport doit rester ancrée dans la production paysanne si l’on souhaite qu’elle reste porteuse de valeur ajoutée pour l’agriculture et ne finisse pas uniquement concentrée entre les mains de quelques passionnés fortunés. Mais cela suppose qu’elle soit rentable et donc concurrentielle.
Ce modèle de type agricole a fonctionné en France pendant de longues années, car il ne faut pas oublier que la France exportait de la génétique dans l’Europe entière jusque dans les années 90.
Justement avant le BLUP, la politique des HN avait déjà fait mourir les éleveurs ruraux !!! Pour qu’ils survivent, il aurait fallu que les HN tiennent à disposition des sujets améliorateurs. Les sujets améliorateurs, ce sont les Grands Eleveurs Pros qui les ont faits puisque les HN ne faisaient pas le job et n’écoutaient rien. Voici un échange avec mon père dans les années 78/80 mémorisé à vie :
- Mal, les HN veulent créer une race de loisirs ! Ces imbéciles ne se rendent même pas compte qu’ils en ont une palanquée dans leurs boxes, ils doivent simplement leur couper les c….
Pour que l’élevage français retrouve sa compétitivité sur le plan international, cela passe comme pour l’industrie, par la valorisation des acquis de la recherche. Sans politique d’amélioration génétique efficace, il n’y aura pas d’issue économiquement viable pour nos éleveurs. Celle-ci ne peut reposer que sur l’utilisation des outils modernes de sélection, dont les agriculteurs connaissent bien l’efficacité dans d’autres filières animales. Qui peut sérieusement soutenir que la théorie du BLUP, qui s’est imposée comme la méthode de référence de l’évaluation génétique des reproducteurs dans le monde entier depuis les années 90 fonctionne partout… sauf chez les chevaux de sport ?
La génétique n’exprime qu’une part infime du ratio de l’amélioration d’une race : le tempérament et les performances sont définitivement prioritaires. La preuve est la situation économique de la filière française du Cheval de Sport en 2013 après 35 années de BLUP !!!
Le retour à ce qui a fait la force de l’élevage de sport français ne peut certes pas se décréter. Mais il ne faut pas non plus en empêcher le renouveau. L’élevage de sport est sclérosé par le monopole de l’ANSF et par l’empilement d’associations auxquelles l’Etat attribue des missions qu’il peine à financer. Structurer la filière, ce n’est pas créer un organigramme, c’est mettre en place des outils permettant aux opérateurs économiques de développer leurs entreprises et d’en vivre, de prendre des décisions pertinentes au plan individuel et collectif. Pour que le marché vive il faut qu’il soit concurrentiel et que les éleveurs disposent d’outils leurs permettant de faire leurs choix techniques. A cet égard, notons que selon les textes européens en vigueur, pour bénéficier d’un soutien de l’Etat, l’ANSF devrait prouver « sa capacité à rendre disponibles les données nécessaires à la réalisation du programme d’amélioration, de sélection ou de conservation de la race ». Alors qu’elle s’apprête à faire tout le contraire.
Il est aberrant de constater par exemple que l’actuel président de la SHF s’est opposé pendant tout son mandat de président de l’ANSF à la production d’indices morphologiques, et qu’il poursuive obstinément dans cette voie maintenant qu’il préside aux destinées de la SHF. Comment peut-on imaginer que caractériser la morphologie de la descendance d’un étalon puisse être d’une quelconque manière défavorable aux éleveurs ?
Vu l’état de la filière de l’élevage du Cheval de Sport, la pertinence des outils, nous pouvons en douter sans douter !
Quand on voit déjà dans quel obscurantisme a mené les raccourcis du BLUP, la télévision, l’IAC, imaginons encore le raccourci morphologique ! Les raccourcis sans culture équestre, c’est impossible. La préoccupation en France devrait être la transmission de la culture équestre.
L’orientation des fonds publics conduite à la demande de l’ANSF et de la SHF est néfaste aux éleveurs. Les aides de l’Etat ne sont pas là pour soutenir telle ou telle race sauf quand cela relève du maintien de la diversité génétique. En revanche ces subsides doivent favoriser l’émergence d’outils de développement. L’acquisition de données et leur transformation en information utiles à l’ensemble des éleveurs relève de cette logique. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours soutenula participation des chevaux étrangers aux cycles classiques qui sont organisés par la Société Hippique Française et non par tel ou tel stud-book et que l’actuelle distorsion des gains en défaveur de ces chevaux en cycle classique me semble non fondé.
Rien à voir avec le bien fondé du BLUP !
Les chevaux n’appartiennent pas aux stud-books mais aux éleveurs. Arrêtons de leur dire ce qui est bon ou pas pour eux, laissons-les choisir les structures d’élevages qui leur proposent les services les plus adaptés, les outils les plus pertinents. Laissons-les faire leur choix en diffusant l’information et non en la biaisant.
Qui a biaisé quoi ?! Dans les années 80, la vente du SF représentait 50 % du marché international… Aujourd’hui, le marché français n’existe plus et celui allemand se porte comme un charme…
Pour l’ensemble de ces raisons je soutiens la création du stud-book Anglo-Normand qui introduira une concurrence entre projet d’élevage et je continue de penser que l’arrêt de la publication des indices génétiques par l’IFCE serait une erreur stratégique majeure néfaste à la compétitivité et la rentabilité des nos élevages". Luc Tavernier
Rien à voir non plus. Vous pouvez soutenir le projet de FL, mais lui a fait la guerre au BLUP depuis le premier jour…
par Adeline Cancre (Investisseurs, cavaliers, propriétaires… Tout public)
En 2012 et début 2013, je réalisais une sélection de chevaux et poneys à vendre en parallèle à une sélection cavaliers de jeunes chevaux valorisateurs. Depuis octobre 2012, mon porte à porte s’effectue dans tous types d’entreprises équestres, centres équestres, poney-clubs, élevages, écuries de jeunes chevaux et de compétition… et j’espère bientôt de randonnées. L’Homme de Cheval peut cumuler les savoir-faire et dans la filière du Cheval de Sport, c’est même souvent le cas. Qui peut le plus peut le moins dans la limite d’une organisation parfaite.
Personnellement, il m’est devenu difficile d’observer l’enseignement sous toutes ses formes et d’être régulièrement dans les concours SHF, même si j’y serai présente de la mi-mars à mai en remontant la côte atlantique, car un cavalier se juge par son comportement en épreuves et la tenue de ses écuries…
Cependant, c’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il me semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, peu souvent des commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, en contact direct avec les propriétaires, deux conditions essentielles lorsque l’on souhaite investir : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Cavaliers_Jeunes_Chevaux
- 48 H d’Auteuil
Caesar’s Palace chute, Rêve de Sivola rêve :http://youtu.be/gXDkE32XrrI
« C’est du sport » : http://dai.ly/x16qqgc
Une chute appelle un gagnant : le rêve de Soumillon se réalise à nouveau et 1,2,3 pour Jean-Pierre Gallorini : j’ai cru France Galop généreux à laisser promouvoir quelques mois les Courses de Galop, ça semble interrompu ?! A contrario, Christophe Soumillon, gagnant avec Hippomène offre son allocation à l’Association des Jockeys et aux futures sculptures, hommages à la carrière de Christophe Pieux (Pau, Auteuil ?) : http://youtu.be/NlXlbZvBn7I
- Après sa fracture au chanfrein, Rhialco enchaîne sa 3ème victoire consécutive. Il repart se reposer pour reprendre le chemin des gros morceaux au printemps 2014 : http://youtu.be/DLV-a7sBvEM
La France sur le toit de l’Europe et pourtant la filière du Galop peine, c’est la France d’aujourd’hui…
CARTIER AWARDS 2013 par JDG
GOD SAVE THE TRÊVE !
La lauréate du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), Trêve (Motivator), a été la star de la 23e soirée des Cartier Awards, devant les 330 invités au Dorchester Hotel de Londres, ce mardi soir. Elle a succédé à Frankel en recevant le Cartier Award du cheval de l’année.
La pensionnaire de Christiane Head-Maarek rejoint ainsi deux autres françaises, Goldikovaet Zarkava, deux femelles également, qui avaient reçu la même récompense lors des dernières années…
MOONLIGHT CLOUD, MEILLEUR CHEVAL D’ÂGE
Après Christiane Head-Maarek, c’est son frère Freddy qui a été honoré au travers de sa pensionnaire Moonlight cloud(Invincible Spirit), gagnante de six Grs1, dont trois cette année. Moonlight Cloud a été élue Meilleur cheval d’âge. Son accélération fulgurante dans le Qatar Prix de la Forêt (Gr1) est encore bien présente dans les mémoires. Mais le plus remarquable est son doublé "Maurice de Gheest-Jacques Le Marois", réalisé à une semaine d’intervalle, qui a été une des sensations de l’année sur la planète hippique.
AC : Voici une sélection de centres équestres où j’ai passé un minimum de 3 jours :
Bernard Le Courtois annonce une autre bonne nouvelle (après la fin du BLUP) dans l’édito du Magazine Le Selle Français : « Les éleveurs doivent comprendre que l’amélioration de leur production ne passe pas uniquement par le choix d’étalons connus ou à la mode, cela passe avant tout par la sélection rigoureuse de leurs poulinières et ensuite un « mariage » judicieux avec l’étalon qui convient (confirmé ou jeune*)… Les éleveurs dignes de ce nom doivent prendre du recul expertiser leurs poulinières et ne conserver à l’élevage que ce qui mérite de l’être. D’autant qu’on peut tout aussi bien aimer une bonne jument qu’une ordinaire. ». Que cela fait du bien à lire, 20… 25 ans d’attente, mieux vaut tard que jamais !
* S’il est jeune, je conseillerai de travailler avec des étalonniers de confiance.
Aujourd’hui, il semblerait que le stud-book SF innove et devienne précurseur dans la véracité des statistiques côté pères. Vive la transparence ! Qu’il est bon de revoir la France donner l’exemple : n° 18 Etude page 56.
16 bis. La Bourgogne multiplie les initiatives (++)
Le Magazine Selle-Français n°18 (Institutions, éleveurs, centres équestres et cavaliers valorisateurs…)
- Encore une bonne nouvelle, les fonds s’unissent pour la valorisation du Cheval de Sport :
Avec un financement de la DRAAF et le soutien de l’IFCE, l’Association des Eleveurs des Chevaux de Sport de Bourgogne et son CRE ont mis en place la première édition du programme « Amélioration de la Cavalerie Club »… Pour l’année 2013, un quota de 12 chevaux et 7 poneys. Les CE perçoivent une subvention de 2000 euros par cheval et de 750 euros par poney, sous réserve de respecter un cahier des charges rigoureux : garder l’équidé au moins 3 ans, justifier de concours officiels dès la première année… Une fois dans les centres équestres, les chevaux du programme auront sur leur porte de boxe, une plaque d’écurie avec le nom et la généalogie. Cela dans le but de sensibiliser les élèves cavaliers à l’élevage, composante incontournable de la pratique et la connaissance équestre.
- Le CRE de Bourgogne innove encore en éditant un manuel pédagogique adressé aux enseignants pour les aider à hiérarchiser et à transmettre les Fondamentaux. L’Association La relation cheval cavalier adore…. Ça bouge, ça bouge, ça bouge…. Youpi pour les passionnés.
J’espère que cela va donner des idées aux autres CRE pour compenser les manquements fédéraux, car les personnes nées après les années 90 n’en ont jamais entendu parlé (sauf exception qui confirme la règle). Si vous en doutez, faites comme moi posez cette question : « Quels sont les principales notions équestres à transmettre à un cavalier ? ». Je vous parie que quelque soit la question, il va vous répondre : « S’équilibrer, avancer, tourner »…
- Les formations BPJEPS en Bourgogne se déroule sur deux années (1 semaine en formation/3semaines chez le tuteur) en contrat d'apprentissage ou de professionalisation. Ce dernier est contesté car il est trop onéreux en charge par rapport au premier pour le travail de formation a réalisé....
- La Champagne Ardenne se décarcasse aussi dans la pré-valorisation de 4, 5 et 6 ans : www.harasderosieres.com
Tous les liens fonctionnent maintenant !
par Adeline Cancre (Restaurateurs…)
Site équestre à proximité de Dijon en continuel développement cherche gérant(e) pour son restaurant : http://www.equitation-galopin.com/
Tél. 03 80 29 88 59
A louer dans site magique aux portes de Montbéliard (25) : Appartement + Ecurie de 8 boxes indépendants Tél. 03 81 34 52 65
Depuis deux années, j’utilisais un second numéro de téléphone aux communications illimitées. Cette ligne est maintenant interrompue, ma ligne principale reste inchangée : 06 81 82 43 97
Cinq ans après la création de l’Écurie Seconde Chance, Sylvain Martin a mis en place une nouvelle activité, dédiée cette fois à l’élevage. Il s’appuie sur
sa proximité quotidienne avec le monde des courses pour proposer un service d’achat – vente à l’amiable de poulinières et juments maidens sortant de l’entraînement avec un potentiel génétique. Sylvain Martin nous explique : « Nous sélectionnons des juments (à vocation plat et aussi obstacle) bien nées, issues de familles vivantes, avec, idéalement, du black type à toutes les générations. Nous privilégions également les juments ayant un modèle prometteur pour une bonne entrée au haras : cadre, os… »
Ce concept de vente à l’amiable vise à proposer un bon compromis : la sélection à un prix accessible, avec un accompagnement depuis l’étude de croisement jusqu’à l’aide à la vente des produits afin que les éleveurs puissent se faire plaisir ! L’idée est née d’un constat : « J’observe quotidiennement qu’une quantité non négligeable de petits éleveurs-propriétaires amateurs cessent leur activité. C’est un phénomène préoccupant, car ils constituent une clientèle importante des étalonniers français, des débourreurs-pré-entraîneurs ainsi que des entraîneurs, notamment en province… Ces passionnés représentent aussi une partie non négligeable du publicdes hippodromes locaux… » C’est donc conscient des nouveaux enjeux de la filière, et de l’évolution du marché, qu’il a souhaité apporter sa petite pierre à l’édifice en contribuant à la création de nouvelles vocations d’éleveurs – propriétaires.
Mettre le pied à l’étrier à de nouveaux éleveurs
Poulinieres.com s’attache donc à accueillir ces "graines d’éleveurs" comme il se doit, avec pédagogie, convivialité, passion, expertise et éthique. Sylvain Martin précise : « Ces quelques valeurs convergentes vers le respect et l’amour du cheval sont, selon moi, essentielles pour mettre le pied à l’étrier à de nouveaux éleveurs qui ne connaissent pas ou peu la filière courses. ». Dans le même esprit, sous l’égide de l’Association des Jeunes Éleveurs, Sylvain Martin et sa compagne Amélie Pichon ont organisé, le 9 mai dernier, une journée découverte des courses au galop qui a rencontré un franc succès.
Un an après son lancement, Poulinieres.com a déjà vendu trente-cinq juments destinées à l’élevage. Sylvain Martin souligne : « Nous avons contribué à la création de treize nouvelles vocations d’éleveurs-propriétaires ! C’est un bon début… Certains de nos clients étaient auparavant éleveurs de chevaux de selle ou de trotteurs. C’est un vivier de passionnés
d’élevage et de chevaux pour qui la filière courses est attrayante : primes à l’éleveur, allocations supérieures à celles des concours hippiques... Nous ne leur vendons toutefois pas de rêve. Nous ne manquons pas de leur expliquer les difficultés du quotidien. » Toujours dans le souci de la qualité et du service aux éleveurs, les juments de Poulinieres.com sont vendues avec
une étude de pedigree et de croisement réalisée par sonpartenaire DNA Pedigree (Thierry Grandsir). Sylvain Martin leur propose également un accompagnement personnalisé.
« Nous sommes parfaitement conscients qu’aujourd’hui une des difficultés des éleveurs est de trouver des solutions de vente ou d’exploitation pour leurs produits. C’est pourquoi, sous peu, un nouveau site internet sera en ligne, dédié à la promotion des produits de Poulinieres.com. Selon nous, ce site pourrait être un point de rencontre entre les éleveurs de Poulinieres.com, les entraîneurs et les propriétaires. »
Une journée à vocation pédagogique : le 12 janvier
Le 12 janvier prochain, au lendemain du salon des étalons du Lion d’Angers, Poulinieres.com propose une journée thématique à vocation « pédagogique et conviviale », en collaboration
avec son partenaire DNA Pedigree (Thierry Grandsir). Les étalonniers désirant présenter leur savoir faire sont invités à se faire connaître.
N’hésitez pas à prendre contact dès à présent pour plus de renseignements ou pour une pré-inscription. Pour en savoir plus ou pour proposer une jument maiden ou une poulinère : www.poulinieres.com.