Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/44744
Timestamp: 2018-12-11 13:33:03+00:00
Document Index: 317260103

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Home - Ipro sur Clopixol® / Clopixol® Acutard / Clopixol® Depot
Information professionnelle sur Clopixol® / Clopixol® Acutard / Clopixol® Depot: Lundbeck (Schweiz) AG
Clopixol Dragées enrobées:
Principe actif: Zuclopenthixoli dihydrochloridum.
Excipients: Amidon de pommes de terre, lactose, cellulose microcristalline, copovidone, glycérine, talc, huile de ricin, stéarate de magnésium, Pelliculage: hypromellose, macrogol, Colorants: dioxyde de titane (E171), oxyde de fer (E172).
Clopixol Gouttes:
Excipients: Alcool (14.2 Vol.% - 120 mg/ml), eau purifiée.
Clopixol Acutard:
Principe actif: Zuclopenthixoli acetas.
Excipients: Triglycérides saturés à chaîne moyenne.
Clopixol Depot:
Principe actif: Zuclopenthixoli decanoas.
Clopixol Dragées enrobées à 2 mg, 10 mg et 25 mg de zuclopenthixol (sous forme de zuclopenthixol dichlorhydrate). Les dragées enrobées sont rondes, biconvexes et de couleurs différentes: 2 mg rouge clair/10 mg rouge-brun clair/25 mg rouge-brun.
Clopixol Gouttes à 20 mg zuclopenthixol (sous forme de zuclopenthixol dichlorhydrate) par ml de solution. 20 gouttes correspondent à 1 ml. Les gouttes Clopixol consistent en une solution transparente, quasiment incolore à jaunâtre, inodore, ayant un goût légèrement amer.
Clopixol Acutard Solution injectable (i.m.) à 50 mg d'acétate de zuclopenthixol par ml. Clopixol Acutard est une solution transparente, jaune clair.
Clopixol Depot Solution injectable (i.m.) à 200 mg de décanoate de zuclopenthixol par ml. Clopixol Depot est une solution transparente, jaune clair.
Clopixol oral (dragées enrobées et gouttes):
Schizophrénies aiguës et chroniques et autres psychoses.
Phases maniaques des psychoses maniaco-dépressives. Etats confusionnels et d'agitation sévères chez les patients artérioscléreux et lors d'oligophrénie.
Traitement initial des psychoses aiguës, y compris manie et exacerbations des psychoses chroniques, en particulier schizophrénie.
Schizophrénies aiguës et chroniques ainsi que d'autres syndromes paranoïdes et hallucinatoires, notamment chez des patients dont le tableau clinique se caractérise par de l'agitation, une hyperexcitabilité psychomotrice, de l'hostilité et des réactions affectives.
A l'instar des autres neuroleptiques, la posologie est à adapter individuellement et en fonction de l'effet thérapeutique et de la tolérance.
La dose journalière est généralement fractionnée en plusieurs prises.
Clopixol oral (gouttes):
Pour prélever les gouttes, la bouteille doit être retournée. Si aucune goutte ne sort, vous pouvez facilement tapoter sur la bouteille jusqu'à ce que le débit goutte à goutte commence.
Schizophrénie aiguë et autres psychoses aiguës, états sévères d'agitation aiguë, manie
20 à 50 mg/jour, à augmenter jusqu'à 75 mg ou plus par jour par paliers de 10 (à 20) mg tous les 2 ou 3 jours. (Gouttes: 1 mg correspond à 1 goutte).
Schizophrénie chronique et autres psychoses chroniques:
Dose d'entretien 20 à 40 mg/jour. (Gouttes: 1 mg correspond à 1 goutte).
Etats d'agitation et de confusion séniles sévères:
2 à 6 mg/jour, pouvant être administrés tard dans la journée. Augmenter éventuellement la dose jusqu'à 10 (à 20) mg par jour. (Gouttes: 1 mg correspond à 1 goutte).
Etats d'agitation et de confusion sévères lors d'oligophrénie:
10 à 40 mg/jour. (Gouttes: 1 mg correspond à 1 goutte).
Passage de Clopixol oral à Clopixol Depot:
L'administration orale devra encore être poursuivie pendant 1 semaine après la première injection Depot et réduite progressivement.
Clopixol Acutard est injecté dans le muscle fessier. Les doses sont normalement comprises entre 50 et 150 mg (1 à 3 ml) i.m. En cas de besoin, l'injection peut être répétée, de préférence à des intervalles de 2 à 3 jours. Certains patients ont éventuellement besoin d'une injection supplémentaire 1 à 2 jours après la 1ère injection.
Pour le traitement d'entretien, le traitement médical devrait être poursuivi avec Clopixol p.o. ou avec Clopixol Depot.
1. Passage de Clopixol Acutard à Clopixol oral 2 à 3 jours après la dernière injection de Clopixol Acutard:
Après la dernière injection de 100 mg de Clopixol Acutard, le traitement oral sera instauré à la dose de 40 mg environ par jour, éventuellement en prises fractionnées. Si nécessaire, cette dose peut être augmentée de 10 à 20 mg tous les 2 à 3 jours jusqu'à 75 mg ou plus par jour.
2. Passage de Clopixol Acutard à Clopixol Depot:
En même temps que la dernière injection de Clopixol Acutard (100 mg), on administrera par voie i.m. 200 à 400 mg (1 à 2 ml) de Clopixol Depot. Administration de Clopixol Depot toutes les 2 semaines. Si nécessaire, augmenter la dose et/ou réduire l'intervalle entre les injections.
Clopixol Acutard et Clopixol Depot peuvent être administrés sous forme d'injection combinée dans la même seringue.
La dose et l'intervalle entre les doses pour le traitement oral ou Depot seront ensuite fixés individuellement.
La dose et l'intervalle seront fixés selon l'effet clinique et les effets secondaires éventuels. Clopixol Depot est injecté dans le muscle fessier.
Pour le traitement d'entretien, le domaine posologique se situe normalement entre 200 et 400 mg (1 à 2 ml) i.m. toutes les 2 à 4 semaines. Certains patients ont éventuellement besoin de doses plus élevées ou d'intervalles plus courts entre les injections. Des injections de plus de 2 ml devront être appliquées en deux endroits différents.
Chez les patients âgés, des doses pouvant aller jusqu'à 100 mg sont généralement suffisantes. Aucune réduction de la dose n'est nécessaire chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale; par contre, une réduction de la dose est indiquée chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique.
A ce jour, l'utilisation et la sécurité de Clopixol n'ont pas été étudiées chez l'enfant et l'adolescent.
Hypersensibilité au zuclopenthixol, aux autres thioxanthènes ou à un des excipients contenu dans Clopixol. Dépression du SNC comme intoxications aiguës à l'alcool, aux barbituriques ou aux opiacés, états comateux.
Les patients sous traitement prolongé, en particulier à des doses élevées, doivent faire l'objet d'un suivi attentif régulier, afin de déterminer si la dose d'entretien peut éventuellement être réduite.
Les troubles extrapyramidaux apparaissent surtout durant la première phase du traitement. Dans la plupart des cas, ces effets secondaires peuvent être contrôlés de manière suffisante par une réduction de la dose et/ou un antiparkinsonien. L'emploi de routine d'un antiparkinsonien à titre prophylactique n'est pas recommandé. Des dyskinésies tardives (qui peuvent être irréversibles) ont été rapportées dans de rares cas. Les antiparkinsoniens n'améliorent pas les dyskinésies tardives et peuvent même les aggraver. Une réduction de la dose ou, si possible, un arrêt du traitement sont recommandés. Lors d'acathisie persistante, l'administration de benzodiazépines ou de propranolol est recommandée.
Le zuclopenthixol devrait être utilisé avec précaution chez les patients souffrant d'épilepsie (le médicament abaisse le seuil épileptogène), de lésions cérébrales organiques ou de maladies hépatiques ou rénales à un stade avancé.
Clopixol devrait être administré avec précaution chez les patients souffrant du syndrome de Parkinson ou d'un syndrome psychoorganique ainsi que chez les patients souffrant de myasthénie grave. L'administration de Clopixol requiert une prudence particulière surtout chez les personnes âgées présentant une prédisposition pour les dysrégulations orthostatiques. Des symptômes anticholinergiques n'ont été que rarement observés; toutefois, l'administration de Clopixol à des patients présentant une hypertrophie de la prostate ou un glaucome à angle fermé requiert une prudence particulière.
Le zuclopenthixol doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral. Comme d'autres médicaments de la classe thérapeutique des neuroleptiques, le zuclopenthixol peut entraîner un allongement de l'intervalle QT (voir aussi «Données précliniques»). Des allongements persistants de l'intervalle QT peuvent entraîner un risque accru d'arythmies. C'est pourquoi le zuclopenthixol doit être administré avec prudence aux patients sensibles (présentant une hypokaliémie, une hypomagnésémie ou une prédisposition génétique); il en va de même pour les patients présentant des antécédents de maladies cardiovasculaires comme par ex. un allongement de l'intervalle QT, une bradycardie significative (<50 pulsations par minute), un infarctus du myocarde aigu récent, une insuffisance cardiaque décompensée ou des troubles du rythme cardiaque. L'utilisation concomitante d'autres neuroleptiques doit être évitée (voir «Interactions»).
Des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés chez des patients traités par neuroleptiques. Les patients sous neuroleptiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV. Il est donc conseillé avant et pendant le traitement par zuclopenthixol d'identifier tous les facteurs de risque prédisposant aux TEV et de prendre les mesures préventives appropriées.
Des cas de leucopénies, neutropénies et agranulocytoses ont été rapportés avec les antipsychotiques, dont le Clopixol.
En particulier les antipsychotiques à action prolongée comme le Clopixol Depot doivent être utilisés avec prudence lorsqu'ils sont associés à d'autres médicaments connus pour avoir un potentiel myélosuppressif, car ces substances ne peuvent pas être rapidement éliminées par l'organisme si cela s'avère nécessaire (comme par exemple lors d'une granulocytopénie).
Risque de mortalité accru chez les personnes âgées atteintes de démence:
Les données de deux grandes études d'observation pratique ont montré que, sous neuroleptiques, les personnes âgées atteintes de démence présentaient un risque de mortalité légèrement accru en comparaison avec les personnes non traitées. On ne dispose pas de données suffisantes permettant une évaluation définitive de l'ampleur précise de ce risque. L'origine de ce risque accru est inconnue.
Le zuclopenthixol n'est pas homologué pour le traitement des troubles du comportement liés à la démence.
Des cas isolés de syndrome neuroleptique malin (hyperthermie, rigidité, modifications de la conscience, instabilité du système nerveux autonome) ont été décrits lors de traitements aux neuroleptiques. Le risque est plus élevé chez les patients présentant un syndrome psychoorganique, une oligophrénie ou une dépendance à l'alcool ou aux opiacés.
Arrêt du neuroleptique et mesures symptomatiques de soutien. L'administration de dantrolène ou de bromocriptine peut être indiquée.
Les symptômes peuvent persister au-delà d'une semaine après l'arrêt du traitement oral aux neuroleptiques; après les formes Depot, la durée peut être encore plus longue.
Cloxipol peut, comme les autres neuroleptiques, causer des hépatites (cholestatiques) parfois graves, particulièrement au cours des 2 à 4 premières semaines de traitement. Toute apparition inexpliquée de fatigue, d'inappétence, de nausées, de prurit et d'ictère, entre autres, doit faire penser à ce risque et nécessite un examen immédiat (entre autres contrôle des enzymes hépatiques, de la bilirubine, des leucocytes à la recherche d'une éosinophilie).
Une variation pathologique de ces paramètres ou leur péjoration nécessitent une interruption immédiate du traitement.
Clopixol peut altérer la thermorégulation. La prudence est de mise lors de températures élevées.
Les effets de Clopixol sur le SNC ainsi que ses propriétés antiémétiques peuvent masquer les symptômes de certaines maladies.
Chez les patients sous traitement à long terme par Clopixol, l'état psychologique et neurologique, la formule sanguine et la fonction hépatique doivent faire l'objet de contrôles réguliers.
Des événements indésirables tels que hyperprolactinémie, galactorrhée, aménorrhée, diminution de la libido, trouble de l'érection et trouble de l'éjaculation ont été rapportés (voir «Effets indésirables»). Ces événements, qui sont réversibles à l'arrêt du traitement, peuvent avoir un impact négatif sur la fonction sexuelle féminine et/ou masculine et la fertilité.
En cas de survenue d'hyperprolactinémie, de galactorrhée, d'aménorrhée ou de troubles sexuels cliniquement significatifs, une réduction de dose ou un arrêt du traitement doivent être envisagés.
Un arrêt brusque de zuclopenthixol peut entraîner des symptômes de sevrage. Les plus fréquents symptômes sont:
Nausées, envie de vomir, anorexie, diarrhée, rhinorrhée, transpiration, myalgie, paresthésie, insomnie, agitation, anxiété et excitation. Les patients peuvent avoir des sentiments de vertige, sentir alternativement le froid et le chaud et trembler. Les symptômes commencent normalement dans les 1 à 4 jours après l'arrêt et diminuent après 7 à 14 jours.
Eviter une interruption brusque du traitement.
Le zuclopenthixol peut renforcer l'effet sédatif de l'alcool ainsi que celui des barbituriques et d'autres préparations à action dépressive centrale.
L'administration simultanée de neuroleptiques et des médicaments ci-dessous peut provoquer les effets suivants:
Effet de l'association
Médicament à action sédative centrale et barbituriques
Renforcement de l'effet
Antihypertenseurs (guanéthidine, etc.)
Modification de la pression sanguine, blocage de l'effet antihypertenseur
Risque accru de neurotoxicité
Inhibition réciproque du métabolisme. Renforcement des effets secondaires des neuroleptiques/antidépresseurs
Réduction de l'effet de la L-dopa
Adrénergiques
Réduction de l'effet des adrénergiques
Métoclopramide, pipérazine
Risque accru de symptômes extrapyramidaux
Un allongement de l'intervalle QT induit par des neuroleptiques peut s'aggraver en cas d'administration d'autres médicaments entraînant un allongement significatif de l'intervalle QT. Il convient d'éviter l'administration concomitante de tels médicaments.
Les classes de médicaments concernées sont:
·antiarythmiques des classes Ia et III (par ex. quinidine, amiodarone, sotalol, dofétilide)
·certains neuroleptiques (par ex. halopéridol, quétiapine)
·certains macrolides (par ex. érythromycine)
·certains antihistaminiques (par ex. terfénadine, astémizole)
·certaines quinolones (par ex. gatifloxacine, moxifloxacine)
Cette liste n'est pas exhaustive; certains autres médicaments connus pour allonger l'intervalle QT (par ex. cisapride, lithium) doivent également être évités.
La prudence est de mise en cas d'utilisation concomitante de médicaments responsables de déséquilibres électrolytiques, comme par ex. les diurétiques du groupe des thiazides (hypokaliémie), et de médicaments augmentant la concentration plasmatique du zuclopenthixol. Le risque d'allongement de l'intervalle QT et d'arythmie peut être accru (voir «Mises en garde et précautions»).
Parce que le zuclopenthixol est partiellement métabolisé par le CYP2D6, l'administration simultanée de médicaments inhibiteurs de cette enzyme peut entraîner une diminution de la clairance du zuclopenthixol.
Des études sur l'animal indiquent une toxicité de la reproduction (voir «Données précliniques»).
Effets non tératogènes:
Chez les nouveau-nés dont les mères ont pris des antipsychotiques au cour du troisième trimestre de la grossesse (y compris le zuclopenthixol), il existe après la naissance un risque de symptômes moteurs extrapyramidaux et/ou de symptômes de sevrage. Ces symptômes peuvent inclure une agitation, une augmentation ou une diminution inhabituelle du tonus musculaire, des tremblements, une somnolence, des difficultés respiratoires ou des problèmes d'alimentation.
Les complications peuvent varier en terme de sévérité. Dans quelques cas, elles ont été spontanément résolutives, dans d'autres la surveillance des nouveau-nés aux soins intensifs ou une hospitalisation prolongée a été nécessaire.
Le zuclopenthixol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue. Pendant la grossesse, lorsque qu'un arrêt du traitement est nécessaire, il ne devrait pas se faire brusquement.
Seules de faibles quantités de zuclopenthixol sont mesurables dans le lait maternel. Les psychotropes peuvent influencer le développement neurologique et psychologique de l'enfant. Si un traitement s'avère nécessaire, il est conseillé de ne pas allaiter.
Clopixol ainsi que la maladie psychotique sous-jacente peuvent altérer la vigilance et la capacité de réaction ainsi que le comportement et les fonctions psychomotrices. Les patients sous Clopixol ne devraient pas conduire de véhicule à moteur ou utiliser des machines dangereuses jusqu'à ce qu'ils connaissent leur réaction personnelle au médicament.
L'aptitude à la conduite et la capacité de concentration peuvent être altérées, particulièrement sous l'effet concomitant de l'alcool.
La plupart des effets indésirables sont dose-dépendants. La fréquence et l'intensité sont plus marquées au début du traitement et s'atténuent ultérieurement.
Les troubles extrapyramidaux apparaissent surtout durant la première phase du traitement. Dans la plupart des cas, ces effets secondaires peuvent être contrôlés de manière suffisante par une réduction de la dose et/ou un antiparkinsonien. L'emploi de routine d'un antiparkinsonien à titre prophylactique n'est pas recommandé. Les antiparkinsoniens n'améliorent pas les dyskinésies tardives et peuvent même les aggraver. Une réduction de la dose ou, si possible, un arrêt du traitement avec zuclopenthixol sont recommandés. Lors d'acathisie persistante, l'administration de benzodiazépines ou de propranolol est recommandée.
Les fréquences sont dérivées de la littérature et des annonces spontanées. Les fréquences sont définies comme suit: Très fréquent (≥1/10), fréquent (<1/10, ≥1/100), occasionnel (<1/100, ≥1/1'000), rare (<1/1'000, ≥1/10'000), très rare (<1/10'000), ou bien inconnu (ne peut être évalué sur la base des données disponibles).
Rare: thrombocytopénie, neutropénie, leucopénie, agranulocytose
Rare: hypersensibilité, réaction anaphylactique
Rare: hyperprolactinémie
Fréquent: augmentation de l'appétit, prise de poids
Occasionnel: diminution de l'appétit, perte de poids
Rare: hyperglycémie, diminution de la tolérance au glucose, hyperlipidémie
Fréquent: insomnie, dépression, anxiété, nervosité, rêves étranges, agitation, diminution de la libido
Occasionnel: apathie, cauchemars, augmentation de la libido, confusion
Très fréquent: somnolence (Clopixol oral 21%), acathisie (Clopixol oral 17%, Clopixol Depot 13%), hyperkinésie (Clopixol Acutard 18%), hypokinésie (Clopixol oral 8%, Clopixol Acutard 22%, Clopixol Depot 10%)
Fréquent: tremblements, dystonie, augmentation du tonus musculaire, vertiges, céphalées, paresthésie, troubles de l'attention, amnésie, démarche anormale
Occasionnel: dyskinésie tardive, hyperréflexie, dyskinésie, parkinsonisme, syncope, ataxie, troubles du langage, diminution du tonus musculaire, convulsion, migraine
Très rare: syndrome neuroleptique malin
Fréquent: troubles de l'accommodation, vision anormale
Occasionnel: crises oculogyres, mydriase
Troubles de l'oreille et du conduit auditif:
Occasionnel: hyperacousie, acouphène
Fréquent: tachycardie, palpitation
Rare: ECG: allongement de l'intervalle QT, arrhythmies ventriculaires (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire, torsades de pointes), mort soudaine
Occasionnel: hypotension (y compris hypotension orthostatique), bouffées de chaleur
Très rare: thromboembolies veineuses
Organes respiratoires:
Fréquent: nez bouché, dyspnée
Très fréquent: sécheresse buccale (Clopixol oral 14%, Clopixol Acutard 21%, Clopixol Depot 12%)
Fréquent: hypersalivation, constipation, vomissements, dyspepsie, diarrhée
Occasionnel: douleurs abdominales, nausées, flatulence
Occasionnel: tests des fonctions hépatiques anormaux
Très rare: hépatite cholestatique, jaunisse
Fréquent: hyperhidrose, prurit
Occasionnel: éruptions, réactions cutanées de photosensibilité, troubles de la pigmentation, séborrhée, dermatite, purpura
Troubles musculosquelettiques:
Fréquent: myalgie
Occasionnel: rigidité des muscles, trismus, torticolis
Fréquent: troubles de la miction, rétention urinaire, polyurie
Affections lors de la grossesse, puerpérales et périnatales:
Fréquence inconnue: symptômes moteurs extrapyramidaux et/ou signes de sevrage chez le nouveau-né.
Troubles des organes de reproduction et des seins:
Occasionnel: troubles de l'éjaculation, dysfonction érectile, troubles de l'orgasme chez les femmes, sécheresse vaginale
Rare: gynécomastie, galactorrhée, aménorrhée, priapisme
Fréquent: asthénie, fatigue, malaise, douleurs
Occasionnel: soif, hypothermie, fièvre
Accidents liés au site d'administration:
Occasionnel: réaction au site d'injection (ampoules)
Somnolence, coma, symptômes extrapyramidaux, convulsions, chute tensionnelle, état de choc, hyper- ou hypothermie.
Des modifications de l'ECG, un allongement de l'intervalle QT, des torsades de pointes, un arrêt cardiaque et des arythmies ventriculaires ont été rapportés suite à des surdosages de médicaments connus pour agir sur le cœur.
Vidange et lavage gastrique après administration perorale. Traitement au charbon actif. Traitement symptomatique et de soutien. Appliquer des mesures de soutien pour la respiration et le système cardiovasculaire. L'épinéphrine (adrénaline) ne devrait pas être utilisée, car elle pourrait provoquer une chute supplémentaire de la pression artérielle. Les convulsions peuvent être traitées avec du diazépam et les symptômes extrapyramidaux avec du bipéridène.
Code ATC: N05AF05
Mécanisme d'action/Pharmacodynamie:
Clopixol (oral) est un neuroleptique avec effet antipsychotique et sédatif. En plus de son effet sur les symptômes centraux de la schizophrénie, tels que les hallucinations, les idées délirantes et les troubles de la mémoire, le zuclopenthixol agit lors d'excitation psychomotrice, d'agitation, d'hostilité et d'agressivité.
Clopixol Acutard s'utilise dans le traitement des psychoses aiguës et subaiguës. L'effet antipsychotique se manifeste en l'espace de 4 heures après l'injection et se maintient durant 2 à 3 jours. L'effet sédatif est dose-dépendant et devient significatif après 2 heures. Il atteint son maximum en l'espace de 8 heures, puis diminue relativement rapidement. En général, 1 à 3 injections à des intervalles de 1 à 3 jours suffisent, avant le passage à une thérapie de longue durée.
Clopixol Depot s'utilise pour les traitements de longue durée, en particulier chez les patients dont la compliance avec les formes orales est mauvaise. En cas de traitement antérieur par Clopixol Acutard, la transition à un traitement Depot peut se faire par des injections combinées (introduction de Clopixol Acutard et de Clopixol Depot dans la même seringue et injection simultanée). L'effet sédatif non spécifique de Clopixol est soumis à un développement relativement rapide d'une tolérance et diminue donc vite au cours d'un traitement à long terme.
Clopixol Dragées enrobées et Gouttes:
L'absorption du zuclopenthixol s'effectue relativement rapidement. Les pics sériques peuvent s'observer 4 heures (intervalle 2 à 12 heures) après une administration orale. La biodisponibilité après une administration perorale est de 49 (±11)% (intervalle 38 à 68%).
Les concentrations sériques augmentent linéairement avec la dose administrée. Chez la plupart des patients, les concentrations à l'état d'équilibre sont atteintes en l'espace de 5 à 7 jours. A l'état d'équilibre, une dose quotidienne de 20 mg (10 mg × 2) correspond à un taux sérique d'environ 13 ng/ml (33 nmol/l).
Par l'estérification avec de l'acide acétique, le zuclopenthixol est transformé en acétate de zuclopenthixol, une substance plus lipophile. Dissoute dans de l'huile et administrée par injection intramusculaire, cette substance diffuse assez lentement dans les fluides corporels environnants, où elle est hydrolysée par des enzymes pour former le composant actif zuclopenthixol.
Les pics plasmatiques sont atteints en l'espace de 24 à 48 heures, en moyenne après 36 heures. La demi-vie d'élimination plasmatique moyenne est d'environ 32 heures. Trois jours après l'injection, la concentration plasmatique atteint encore environ 1/3 de la valeur maximale. Les concentrations sériques évoluent linéairement avec la dose. Pour une dose de 100 mg de Clopixol Acutard, les pics plasmatiques de zuclopenthixol atteignent environ 41 ng/ml (102 nmol/l).
Par l'estérification avec l'acide décanoïque, le zuclopenthixol est transformé en décanoate de zuclopenthixol, une substance plus lipophile. Dissoute dans de l'huile et administrée par injection intramusculaire, cette substance diffuse lentement dans les fluides corporels environnants, où elle est hydrolysée par des enzymes pour former le composant actif zuclopenthixol. Les pics sériques du zuclopenthixol s'observent vers la fin de la première semaine après l'injection. La fluctuation maximum/minimum moyenne de la concentration sérique est faible. Elle s'est élevée à 1.6 pour un intervalle de 2 semaines et à 2.5 pour 4 semaines. Avec une demi-vie estimée à 3 semaines environ (conditionnée par la libération ralentie du principe actif à partir du Depot), l'état d'équilibre s'instaure après environ 3 mois. Les taux plasmatiques du zuclopenthixol mesurés avant l'injection du Depot évoluent linéairement avec la dose. A l'état d'équilibre, une dose de 200 mg de Clopixol Depot toutes les 2 semaines correspond à un taux sérique (Cmin) d'environ 10 ng/ml (25 nmol/l).
En cas de tableaux cliniques légers (à modérés), les valeurs indicatives des concentrations plasmatiques du zuclopenthixol (oral et Depot) se situent entre 2.8 et 12 ng/ml (7 à 30 nmol/l).
Le volume de distribution se situe autour de 20 (± 5) l/kg, et le taux de liaison aux protéines plasmatiques varie entre 98 et 99%. Le zuclopenthixol est distribué dans l'organisme à l'instar des autres neuroleptiques; des concentrations élevées du principe actif et de ses métabolites se retrouvent dans le foie, les poumons, les intestins et les reins, et des concentrations plus basses dans le coeur, la rate, le cerveau et le sang. De faibles quantités de zuclopenthixol franchissent la barrière placentaire. Une faible quantité de zuclopenthixol passe dans le lait maternel.
Le zuclopenthixol est métabolisé de trois façons: par sulfoxydation, par N-déalkylation de la chaîne latérale et par conjugaison à l'acide glucuronique. Les métabolites sont pharmacologiquement inactifs. Quelques modes de métabolisme du zuclopenthixol dépendent du CYP2D6 et sont sujets à un polymorphisme génétique. La signification clinique de ce polymorphisme est inconnue.
Le zuclopenthixol s'élimine principalement par les fèces et dans une moindre mesure (environ 10%) par l'urine. Seuls 0.1% de la dose sont éliminés sous forme inchangée par l'urine. La fraction extrarénale de la dose, Q0, est pratiquement de 1 chez les personnes saines. La demi-vie biologique est de 20.4 (± 5.3) heures (intervalle 12 à 28 heures). La clairance systémique est de 0.86 (± 0.14) l/min. Les paramètres pharmacocinétiques du zuclopenthixol se sont montrés, dans une large mesure, indépendants de l'âge des patients.
L'influence d'une fonction hépatique ou rénale réduite n'a pas été étudiée. En se basant sur les caractéristiques de l'élimination, qui est essentiellement extrarénale, on peut supposer qu'une fonction rénale réduite n'exerce pas d'influence notable sur les concentrations plasmatiques. A l'inverse, une influence est prévisible lors de troubles hépatiques sévères.
Lors d'une étude chez le rat sur trois générations un retard du comportement de reproduction a été observé. Suite à l'accouplement accompli, aucun effet sur la fertilité n'a été constaté. Un comportement de reproduction perturbé et un taux de conception diminué ont été observés dans un essai lors duquel le zuclopenthixol a été administré par la nourriture.
Des études de reproduction chez l'animal n'ont pas indiqué d'embryotoxicité ou d'effets tératogènes. Lors d'une étude péri/postnatale chez le rat, des dosages de 5 et de 15 mg/kg/jour ont causé une augmentation de mortinatalité, un taux de survie plus faible et un développement retardé chez les jeunes animaux. La signification clinique de ces résultats n'est pas élucidée; un abandon des petits de la part de la mère sous des doses maternotoxiques de zuclopenthixol est possible.
Mutagénicité et cancérogénicité:
Le zuclopenthixol est dépourvu de potentiel mutagène ou cancérogène.
Lors d'une étude de cancérogénicité menée sur des rats, l'administration de la dose maximale de 30 mg/kg/jour pendant 2 ans a provoqué une faible augmentation sans significance statistique des adénocarcinomes mammaires, des adénomes des cellules des îlots pancréatiques, des carcinomes chez les femelles et des carcinomes thyroïdiens d'origine parafolliculaire. Les antagonistes D2 qui augmentent la sécrétion de prolactine conduisent souvent chez les rats à une élévation modérée de l'incidence de ces tumeurs. La signification clinique de ces résultats n'est pas élucidée car la physiologie de la prolactine est différente entre le rat et l'être humain. Toutefois, on estime que ces résultats ne représentent aucun risque oncogène pour le patient.
Il est un fait que certains neuroleptiques bloquent les canaux potassiques HERG in vitro à des concentrations nanomolaires et micromolaires. Ces canaux sont responsables de la repolarisation du cœur. Ces substances ont donc la capacité de déclencher certaines formes de troubles du rythme cardiaque ventriculaire (allongement de l'intervalle QT, torsades de pointes). On connait peu l'effet du zuclopenthixol à cet égard. Toutefois, il faut supposer un effet comparable, notamment après l'administration d'une forte dose (voir également «Mises en garde et précautions»).
Mélanger Clopixol Gouttes (20 mg/ml) uniquement avec de l'eau, du jus d'orange ou du jus de pommes.
Clopixol Depot ne doit pas être mélangé avec d'autres liquides injectables, à l'exception du Clopixol Acutard ou du décanoate de flupentixol.
Clopixol Actuard ne doit pas être mélangé avec d'autres liquides injectables, à l'exception du Clopixol Depot ou du décanoate de flupentixol.
Clopixol Acutard et Clopixol Depot peuvent être administrés sous forme d'injection combinée dans la même seringue (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Comme aucune étude sur la compatibilité n'a été menée, Clopixol Depot et Acutard ne peuvent être mélangés avec aucun autre médicament.
Toutes les formes de Clopixol ne doivent pas être utilisées au-delà de la date figurant après la mention „EXP” sur l'emballage.
Les ampoules de Clopixol Acutard et Clopixol Depot doivent être utilisées immédiatement après leur ouverture. Jeter les restes éventuels.
Toutes les formes de Clopixol:
Clopixol Gouttes (20 mg/ml):
Conserver au réfrigérateur (2-8 °C).
Après la première ouverture du flacon, Clopixol Gouttes se conservent pendant 6 semaines, si conservées en dessous de 25 °C. Conserver le flacon dans l'emballage d'origine pour protéger le contenu de la lumière.
Clopixol Acutard (50 mg/ml):
Conserver à température ambiante (15-25 °C) et à l'abri de la lumière.
Clopixol Depot (200 mg/ml):
Remarques concernant la teneur en alcool
Clopixol Gouttes contiennent de l'alcool (14.2 vol.% - 120 mg/ml).
Clopixol Dragées enrobés 44744 (Swissmedic).
Clopixol Gouttes 44747 (Swissmedic).
Clopixol Acutard Solution injectable 47783 (Swissmedic).
Clopixol Depot Solution injectable 40275 (Swissmedic).
Clopixol:
Dragées enrobées à 2 mg: 100 [B]
Dragées enrobées à 10 mg: 50 [B]
Dragées enrobées à 25 mg: 50 [B]
Gouttes (20 gouttes = 20 mg): 20 ml [B]
Ampoules à 1 ml (50 mg): 1 [B]
Ampoules à 1 ml (200 mg): 1 [B]
3008018FI