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Timestamp: 2020-02-26 10:12:15+00:00
Document Index: 47225236

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Information professionnelle sur Lyrica®, gélules: Pfizer PFE Switzerland GmbH
Gélule à 25 mg: Lactosum monohydricum (35 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Gélule à 50 mg: Lactosum monohydricum (70 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Gélule à 75 mg: Lactosum monohydricum (8.25 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, ferrum oxydatum rubrum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Gélule à 100 mg: Lactosum monohydricum (11 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, ferrum oxydatum rubrum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Gélule à 150 mg: Lactosum monohydricum (16.50 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Gélule à 200 mg: Lactosum monohydricum (22 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, ferrum oxydatum rubrum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Gélule à 300 mg: Lactosum monohydricum (33 mg), maydis amylum, talcum, gelatina, aqua, titanii dioxidum, ferrum oxydatum rubrum, natrii laurilsulfas (E 487), silica colloidalis anhydrica, lacca, ferrum oxydatum nigrum, propylenglycolum (E 1520), hydroxidum kalii.
Des études cliniques ont démontré l'efficacité de la prégabaline contre les douleurs neuropathiques dans la polyneuropathie diabétique, la névralgie postherpétique, ainsi que dans les lésions de la moelle épinière (modèles pour les douleurs neuropathiques d'origine centrale) (voir «Propriétés/Effets, Efficacité clinique»).
Lyrica est utilisé dans le traitement adjuvant des crises d'épilepsie partielles comportant ou non une généralisation secondaire chez les patients adultes qui répondent de façon insuffisante à d'autres antiépileptiques.
Lyrica est utilisé pour le traitement des troubles anxieux généralisés de l'adulte.
150 mg par jour (75 mg 2×/jour ou 50 mg 3×/jour)
En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la posologie peut être augmentée à 300 mg par jour après un intervalle de 3 à 7 jours, administrés en deux ou trois prises unitaires. Si nécessaire, la dose peut être augmentée à la dose maximale de 600 mg par jour après un intervalle supplémentaire de 7 jours.
Dans les études cliniques réalisées dans les polyneuropathies diabétiques, les doses de 300 mg et 600 mg ont été significativement supérieures au placebo.
Dans les études cliniques réalisées dans les névralgies postherpétiques, les doses de 150 mg, 300 mg et 600 mg ont été significativement supérieures au placebo.
En fonction de la réponse et de la tolérance du patient, la posologie peut être augmentée à 300 mg par jour après un intervalle de 1 semaine, administrés en deux ou trois prises unitaires. L'augmentation jusqu'à la dose maximale de 600 mg par jour en deux ou trois prises unitaires est également possible après un délai supplémentaire d'une semaine.
Chez les patients qui présentent des crises partielles, les doses de 300 mg et de 600 mg ont été significativement supérieures au placebo.
Chez les patients qui présentent des crises avec généralisation secondaire, seule la dose maximale de 600 mg a été significativement supérieure au placebo.
Il n'est pas nécessaire de doser la concentration plasmatique de prégabaline pour optimiser le traitement par la prégabaline.
En fonction de la réponse clinique et de la tolérance individuelle, la posologie peut être augmentée à 300 mg par jour après un intervalle d'une semaine. La dose peut être augmentée à 450 mg par jour après une semaine supplémentaire. La dose maximale de 600 mg par jour peut être atteinte après un délai supplémentaire d'une semaine.
Interruption de la prise de prégabaline
Dans la pratique clinique habituelle, il est recommandé à l'arrêt du traitement, quelle que soit l'indication, de diminuer progressivement la dose de prégabaline sur une période d'une semaine au moins.
Aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir «Pharmacocinétique»).
La prégabaline est éliminée de la circulation générale principalement sous forme inchangée, par voie rénale. La clairance de la prégabaline étant directement proportionnelle à la clairance de la créatinine (voir «Pharmacocinétique»), la posologie sera réduite individuellement chez les patients présentant une insuffisance rénale en tenant compte de la clairance de la créatinine (Clcr). Les doses indiquées dans le tableau 1 ont été calculées selon la formule suivante:
La prégabaline ne doit pas être utilisée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (Clcr <30 ml/min).
Tableau 1. Adaptation de la posologie de prégabaline selon la fonction rénale
en 2 ou 3 prises unitaires
* La quantité en mg par prise s'obtient en divisant la dose journalière totale (mg/jour) par le nombre de prises unitaires.
Une réduction de la posologie n'est nécessaire chez les patients âgés (plus de 65 ans) que s'ils présentent une insuffisance rénale (voir tableau 1).
L'innocuité et l'efficacité de la prégabaline n'ont pas été étudiées chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans. En conséquence, l'utilisation de Lyrica n'est pas recommandée dans ces tranches d'âge.
La sécurité d'emploi de la prégabaline n'a pas été étudiée dans les cas d'insuffisance rénale sévère.
La sécurité d'emploi de la prégabaline n'a pas été étudiée chez les patients présentant des troubles de la fonction hépatique (voir «Pharmacocinétique»).
Bien que l'effet d'un arrêt du traitement sur la réversibilité d'une insuffisance rénale n'ait pas été systématiquement étudié, des rapports existent sur l'amélioration de la fonction rénale après l'arrêt ou la réduction posologique de la prégabaline.
La prégabaline n'a pas été testée chez des patients présentant une insuffisance cardiaque. En conséquence, l'effet de la prégabaline favorisant les œdèmes pourrait avoir des répercussions défavorables chez ces patients.
Des rapports issus de la surveillance post-marketing font cas d'insuffisance cardiaque chez quelques patients traités par la prégabaline. Lors de traitements à court terme de patients sans maladie cardiaque ou vasculaire périphérique cliniquement significative, aucune association n'a été mise en évidence entre les œdèmes périphériques et les complications cardiovasculaires comme l'hypertension ou l'insuffisance cardiaque. Parce que les données sur les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère sont limitées, la prégabaline sera utilisée avec prudence chez ces patients (voir «Effets indésirables»).
Certains patients diabétiques chez lesquels un traitement par la prégabaline entraîne une prise de poids devront peut-être réajuster leur médication antidiabétique.
Dans le cadre de l'expérience post-marketing, des réactions d'hypersensibilité, y compris des cas d'angio-œdèmes, ont été rapportés. La prise de prégabaline doit immédiatement être arrêtée si des symptômes d'angio-œdèmes – tels que gonflement du visage, de la bouche ou des voies respiratoires supérieures – se présentent.
Au cours des études contrôlées, les patients sous prégabaline se sont plus souvent plaints d'une vision floue que les patients sous placebo. Dans la majorité des cas, cet effet indésirable a disparu avec la poursuite du traitement. Au cours des études cliniques contrôlées, des examens ophtalmologiques (comprenant des tests de l'acuité visuelle et du champ visuel, de même qu'un examen du fond d'œil en détail) ont été réalisés chez plus de 3'600 patients. Une réduction de l'acuité visuelle a été constatée chez 6.5% des patients sous prégabaline contre 4.8% des patients sous placebo. Une modification du champ visuel a été observée chez 12.4% des patients sous prégabaline contre 11.7% des patients sous placebo. Le fond d'œil a permis de constater des modifications chez 1.7% des patients sous prégabaline contre 2.1% des patients sous placebo.
Des effets indésirables au niveau de l'œil ont également été rapportés au cours des expériences post-marketing. La plupart du temps, il s'agissait de vision passagèrement floue ou d'autres troubles de l'acuité visuelle. L'arrêt de la prise de prégabaline peut dans ces cas-là entraîner la disparition ou l'amélioration des symptômes visuels.
Étourdissements, somnolence, perte de conscience, confusion et altération mentale
Le traitement par la prégabaline a été associé à des étourdissements et de la somnolence qui peuvent conduire à la survenue plus fréquente de traumatismes liés à des chutes chez les personnes âgées. Des cas de perte de conscience, de confusion et d'altération de l'état psychique ont également été rapportés dans des rapports post-marketing. En conséquence, on conseillera aux patients d'être prudents jusqu'à ce qu'ils soient habitués aux effets potentiels du médicament.
Après interruption d'un traitement à court ou à long terme par la prégabaline, des symptômes de sevrage ont été observés chez certains patients. Les événements suivants ont été rapportés: troubles du sommeil, céphalées, nausées, diarrhée, symptômes de type grippal, nervosité, dépression, anxiété, douleurs, sudation et étourdissements (voir «Effets indésirables»), lesquels peuvent également être interprétés comme une dépendance physique. Le patient doit être informé en début de traitement de ce phénomène.
Potentiel d'abus
Des cas d'abus ont été rapportés. La prudence est recommandée chez les patients ayant des antécédents d'abus de drogues; ils devront être surveillés quant aux symptômes d'abus de prégabaline (par ex. développement d'une tolérance, doses croissantes, «drug seeking behaviour»).
Des idées et un comportement suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans différentes indications. Une méta-analyse d'études randomisées contrôlées par placebo, portant sur des antiépileptiques, a aussi montré un risque légèrement accru de survenue d'idées et de comportement suicidaires. Le mécanisme du déclenchement de cet effet indésirable est inconnu et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation du risque lors de la prise de prégabaline.
Les patients devront donc être surveillés quant aux signes d'idées et de comportement suicidaires et un traitement approprié devra être envisagé. Les patients (et les personnes prenant soin d'eux) devront être avertis de la nécessité de faire appel à un médecin en cas de survenue de signes d'idées ou de comportement suicidaires.
Traitement de douleurs neuropathiques centrales dues à une lésion de la moelle épinière
Les effets indésirables en général et les effets centraux, en particulier la somnolence, ont été plus fréquents lors du traitement de douleurs neuropathiques centrales après lésion de la moelle épinière. Ceci est probablement dû à un effet additif résultant de la comédication (p.ex. spasmolytiques) nécessaire dans ces cas. Il faudra en tenir compte lors de la prescription de prégabaline pour le traitement de cette pathologie.
Administration concomitante avec des opiacés
La prudence est de mise en cas de prescription simultanée de prégabaline et d'opiacés en raison du risque de dépression du SNC. Dans une étude observationnelle incluant des utilisateurs d'opiacés, les patients qui prenaient de la prégabaline simultanément à un opiacé présentaient un risque accru de décès induit par l'opiacé par rapport à la prise d'un opiacé seul (adjusted odds ratio [aOR], 1.68 [IC à 95%, 1.19 à 2.36]).
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre Lyrica.
La prégabaline est éliminée par les reins, principalement sous forme inchangée, et n'est pratiquement pas métabolisée par l'organisme humain (<2% d'une dose sont retrouvés sous forme de métabolites dans les urines). In vitro, la prégabaline n'inhibe pas le métabolisme des médicaments et ne se lie pas aux protéines plasmatiques. Il est donc peu probable que la prégabaline provoque des interactions médicamenteuses ou en soit l'objet.
Par conséquent, aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n'a été observée dans les études in vivo entre la prégabaline et la phénytoïne, la carbamazépine, l'acide valproïque, la lamotrigine, la gabapentine, le lorazépam, l'oxycodone ou l'éthanol. De plus, des analyses ont montré que les trois classes de médicaments les plus souvent utilisés que sont les antidiabétiques oraux, les diurétiques et l'insuline, de même que les antiépileptiques souvent administrés que sont la phénytoïne, la carbamazépine, l'acide valproïque, la lamotrigine, le phénobarbital, la tiagabine et le topiramate, n'avaient pas d'effet cliniquement significatif sur la clairance de la prégabaline. De même, ces analyses ont montré que la prégabaline n'a pas d'influence cliniquement significative sur la clairance des substances suivantes: phénytoïne, carbamazépine, acide valproïque, lamotrigine, topiramate et phénobarbital.
L'administration concomitante de prégabaline avec les contraceptifs oraux à base de noréthistérone et/ou d'éthinylestradiol n'influence pas les paramètres pharmacocinétiques à l'état d'équilibre de l'une ou l'autre de ces substances.
La prégabaline peut potentialiser les effets de l'éthanol et du lorazépam. Dans des études cliniques contrôlées, l'administration de doses orales multiples de prégabaline en même temps que l'oxycodone, le lorazépam ou l'éthanol n'a pas provoqué d'effets cliniquement pertinents sur la fonction respiratoire.
Une insuffisance respiratoire, un coma et des décès ont été rapportés dans le cadre de l'expérience post-marketing chez les patients prenant simultanément de la prégabaline et d'autres médicaments à effet dépresseur sur le SNC (en particulier des opioïdes), y compris chez les patients toxicomanes.
L'altération de la fonction cognitive et motrice globale provoquée par l'oxycodone semble être accentuée par la prégabaline.
En cas d'administration simultanée de prégabaline et de médicaments pouvant provoquer une constipation (p.ex. opioïdes), une insuffisance fonctionnelle du tractus gastro-intestinal inférieur a été rapportée (p.ex. iléus, iléus paralytique, constipation) dans le cadre des expériences post-marketing.
Aucune étude pharmacodynamique spécifique n'a été conduite chez des volontaires âgés.
Aucune étude contrôlée n'a été réalisée sur l'administration de la prégabaline chez la femme enceinte.
Des études effectuées chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»). En conséquence, le produit ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement.
La prégabaline passe dans le lait maternel (voir données sous «Pharmacocinétique»). La sécurité d'emploi de la prégabaline chez les nourrissons est inconnue, il est donc recommandé de ne pas allaiter pendant le traitement. Tenant compte de l'utilité de l'allaitement pour l'enfant d'une part et la nécessité et des bénéfices du traitement pour la mère d'autre part, on décidera soit de l'arrêt de l'allaitement soit de l'interruption du traitement pendant l'allaitement.
La prégabaline peut induire des étourdissements et une somnolence. Il est donc conseillé aux patients de ne pas conduire, de ne pas utiliser de machines complexes ni d'entreprendre d'autres activités potentiellement dangereuses tant qu'ils ignorent si ce médicament altère leur capacité à effectuer ces activités.
Les effets indésirables suivants proviennent d'études cliniques portant sur plus de 8'000 patients. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été les étourdissements et la somnolence. La sévérité des effets indésirables était en règle générale légère à modérée. Le taux d'arrêt du traitement en raison d'effets indésirables dans toutes les études contrôlées se situe à 13% chez les patients sous prégabaline et à 7% chez les patients sous placebo. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ayant entraîné l'arrêt du traitement par la prégabaline étaient les étourdissements et la somnolence.
Dans les études contrôlées réalisées sur 5-12 semaines, une augmentation pondérale d'au moins 7% du poids corporel a été observée chez 5.2% des patients diabétiques traités par la prégabaline.
La fréquence des effets indésirables en général et des effets centraux, en particulier la somnolence, a été augmentée lors du traitement de douleurs neuropathiques centrales après lésion de la moelle épinière (voir «Mises en garde et précautions»).
Après interruption d'un traitement à court ou à long terme par la prégabaline, des symptômes de sevrage ont été observés chez certains patients. Les événements suivants ont été rapportés: troubles du sommeil, céphalées, nausées, diarrhée, symptômes de type grippal, nervosité, dépression, douleurs, sudation et étourdissements, lesquels peuvent également être interprétés comme une dépendance physique. Le patient doit être informé en début de traitement de ce phénomène.
On ne possède pas de données sur la fréquence et la sévérité des symptômes de sevrage observés en fonction de la durée de traitement et de la dose administrée après arrêt d'un traitement prolongé par la prégabaline.
La liste ci-dessous énumère les effets indésirables apparus dans le programme d'études cliniques, indépendamment de leur cause, classés par système d'organe et par fréquence (très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1'000 à <1/100), rares (<1/1'000)).
«Expérience post-marketing»: les données issues de l'expérience post-marketing décrivent les effets secondaires notifiés spontanément, décrits dans la littérature et notifiés par les autorités à travers le monde. L'expérience post-marketing enregistre des événements indésirables et inattendus, qui, indépendamment de leur causalité, sont survenus après la prise de Lyrica.
Les effets indésirables cités peuvent également être associés à la maladie sous-jacente et aux traitements concomitants.
Occasionnels: neutropénie.
Expérience post-marketing: Occasionnels: hypersensibilité. Rares: angio-œdème, réactions allergiques.
Fréquent: augmentation de l’appétit.
Occasionnel: anorexie, hypoglycémie, hyperglycémie.
Fréquents: euphorie, confusion, irritabilité, dépression, désorientation, insomnie, baisse de la libido.
Occasionnels: hallucinations, excitation, agitation, abattement, humeur élevée, humeur changeante, dépersonnalisation, rêves anormaux, difficulté à trouver ses mots, hausse de la libido, anorgasmie.
Rares: attaques de panique, désinhibition, apathie.
Très fréquents: étourdissements (28%), somnolence (15.7%).
Fréquents: ataxie, troubles de la coordination, tremblements, dysarthrie, amnésie, troubles de la mémoire, troubles de l’attention, paresthésies, hypoesthésies, sédation, troubles de l’équilibre, léthargie.
Occasionnels: syncopes, myoclonies, hyperactivité psychomotrice, dyskinésie, vertige orthostatique, tremblement intentionnel, nystagmus, troubles cognitifs, troubles de l’élocution, diminution des réflexes, hyperesthésies, sensation de brûlure.
Rares: stupeur, parosmie, hypokinésie, agueusie, dysgraphie.
Expérience post-marketing: Très fréquents: céphalées. Occasionnels: perte de conscience, altération de l’état psychique.
Fréquents: vision trouble, diplopie.
Occasionnels: perte de la vision périphérique (vision «en tunnel»), troubles de la vision, gonflement oculaire, pertes de champ visuel, diminution de l’acuité visuelle, douleurs oculaires, amblyopie, photopsie, xérophtalmie, larmoiement, irritations oculaires.
Rares: oscillopsie, altération de la vision spatiale, mydriase, strabisme, photosensibilité.
Expérience post-marketing: Rares: kératite.
Rare: hyperacousie.
Occasionnel: tachycardie, bloc AV du 1er degré, bradycardie sinusale.
Rares: tachycardie sinusale, arythmie sinusale.
Expérience post-marketing: Rares: insuffisance cardiaque.
Occasionnels: hypotension, hypertension, rougissement, bouffées de chaleur au visage et au cou, froideur des extrémités.
Occasionnels: dyspnée, épistaxis, toux, obstruction nasale, rhinite, ronflement.
Rares: sensation de gorge serrée, nez sec.
Expérience post-marketing: Rares: œdème pulmonaire.
Fréquents: vomissements, constipation, flatulences, météorisme, sécheresse buccale.
Occasionnels: reflux gastro-œsophagien, salivation, hypoesthésie buccale.
Rares: ascite, pancréatite, dysphagie.
Expérience post-marketing: Fréquents: nausée, diarrhée. Rares: tuméfaction de la langue.
Occasionnels: éruption papulaire, urticaire, sudation.
Rares: sueurs froides.
Expérience post-marketing: Occasionnels: tuméfaction du visage, prurit, cas de syndrome de Stevens-Johnson.
Fréquents: crampes musculaires, arthralgies, dorsalgies, douleurs des extrémités, spasmes cervicaux.
Occasionnels: tuméfactions articulaires, myalgies, spasmes musculaires, douleurs nucales, rigidité musculaire.
Occasionnels: incontinence urinaire, dysurie.
Rares: défaillance rénale, oligurie.
Expérience post-marketing: Rares: rétention urinaire.
Occasionnels: dysfonction érectile, troubles de la fonction sexuelle, éjaculation retardée, dysménorrhée.
Rares: douleur mammaire, aménorrhée, écoulement mammaire, augmentation du volume des seins.
Expérience post-marketing: Rares: gynécomastie.
Fréquents: œdèmes périphériques, œdèmes, chutes, troubles de la marche, sensation d’ébriété, trouble sensoriel, épuisement.
Occasionnels: œdèmes généralisés, sensation d’oppression thoracique, douleurs, fièvre, soif, frissons, asthénie.
Expérience post-marketing: Occasionnels: malaise.
Occasionnels: élévations de la créatine phosphokinase, de l’alanine-aminotransférase et de l’aspartate-aminotransférase; diminution du nombre de plaquettes, hypokaliémie, perte de poids.
Rares: diminution du nombre de leucocytes, élévation de la créatininémie.
Le traitement par la prégabaline a été associé à des étourdissements et de la somnolence qui peuvent conduire à la survenue plus fréquente de traumatismes liés à des chutes chez les personnes âgées.
Lors de surdosages (1.7 g jusqu'à 15 g), aucun événement indésirable inattendu n'a été rapporté.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans l'expérience post-marketing lorsque la prégabaline a été prise à doses trop élevées regroupent troubles affectifs, somnolence, états confusionnels, dépression, besoin de bouger et agitation. De rares cas de coma ont été rapportés. Des crises convulsives ont également été rapportées.
Le traitement d'un surdosage de prégabaline comprendra des mesures générales de soutien et une hémodialyse si nécessaire.
La substance active prégabaline est un analogue de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA) répondant à la dénomination chimique (S)-3-(aminométhyl)-5-acide méthylhexanoïque.
Les études réalisées in vitro ont montré que la prégabaline se lie à une sous unité (protéine α2-δ) du canal calcique voltage-dépendant dans le système nerveux central et déloge ainsi effectivement la [3H]-gabapentine. Bien que le mécanisme d'action précis ne soit pas encore élucidé, on a pu montrer que la prégabaline diminue la libération de différents neurotransmetteurs y compris le glutamate, la noradrénaline et la substance P, réduisant ainsi l'irritabilité neuronale dans le système nerveux central.
Les résultats concernant les modèles animaux atteints de neuropathies suggèrent que la prégabaline réduit la libération de neurotransmetteurs pro-nociceptifs calcium-dépendante dans la moelle épinière, éventuellement par une interruption du transport du calcium et/ou des flux de calcium. L'expérience sur d'autres modèles animaux indique que l'effet anti-nociceptif de la prégabaline est médié via une interaction avec des voies noradrénergique et sérotoninergiques descendantes.
L'efficacité de la prégabaline a été évaluée dans le traitement des douleurs neuropathiques dans 12 études multicentriques réalisées en double aveugle et contrôlées contre placebo d'une durée allant jusqu'à 13 semaines avec une administration 2 fois par jour, ou jusqu'à 8 semaines avec une administration 3 fois par jour. Au total, 2'912 patients ont été inclus dans les 12 études. Les études incluaient des patients qui présentaient des douleurs d'intensité modérée à forte.
Dans les études cliniques sur les polyneuropathies diabétiques allant jusqu'à 13 semaines, le critère de jugement moyen sur l'échelle de la douleur s'est amélioré significativement par rapport au placebo de -1.3 à -1.5 avec 300 mg/j et de -1.0 à -1.5 avec 600 mg/j. Une baisse significative des douleurs par rapport au placebo a été établie au cours de la première semaine et s'est maintenue pendant toute la durée du traitement. Le taux de sujets répondeurs (baisse de 50% sur l'échelle de la douleur) atteignait 33-46% pour une dose de 300 mg/j et 39-48% pour une dose de 600 mg/j comparé à 15-30% sous placebo.
Dans les études cliniques sur la névralgie post-herpétique pendant 13 semaines, le critère de jugement moyen sur l'échelle de la douleur s'est amélioré significativement par rapport au placebo de -0.9 à -1.2 avec 150 mg/j, de -1.1 à -1.6 avec 300 mg/j et de -1.7 à -1.8 avec 600 mg/j. Une baisse significative des douleurs par rapport au placebo a été mise en évidence au cours de la première semaine et s'est maintenue pendant toute la durée du traitement. Le taux de sujets répondeurs (baisse de 50% sur l'échelle de la douleur) atteignait 22-26% pour une dose de 150 mg/j, 26-28% pour une dose de 300 mg/j et 38-50% pour une dose de 600 mg/j comparé à 9-20% sous placebo.
Dans une étude clinique sur des lésions de la moelle épinière menée sur 12 semaines, le critère de jugement moyen sur l'échelle de la douleur s'est amélioré significativement par rapport au placebo de -1.53 sur l'échelle numérique d'évaluation de la douleur, qui compte 11 points. Le taux de sujets répondeurs (baisse de 50% sur l'échelle de la douleur) atteignait 22% chez les patients traités par la prégabaline, comparé à 7% chez les patients sous placebo.
L'efficacité de la prégabaline comme traitement adjuvant a été évaluée dans trois études multicentriques, randomisées, menées en double aveugle et contrôlées contre placebo d'une durée de 12 semaines chez 1'052 patients traités par une posologie répartie en deux et/ou en trois prises quotidiennes. Les patients présentaient des crises réfractaires partielles avec ou sans généralisation secondaire ainsi qu'initialement une fréquence moyenne de crises entre 19 et 27 crises et une fréquence médiane de crises entre 9 et 12 crises en 28 jours.
L'efficacité de la prégabaline dans l'épilepsie a été démontrée dans toutes les études par la réduction du nombre de crises par rapport au placebo. Les patients répondeurs étaient ceux qui ont vu la fréquence de leurs crises partielles réduite de ≥50% pendant le traitement par rapport à la fréquence initiale. Les taux des répondeurs étaient de 14 à 31% avec 150 mg/j, de 40% avec 300 mg/j et de 43 à 51% avec 600 mg/j comparé à 6-14% sous placebo, ce qui indique un effet dose-dépendant.
Chez les patients présentant des crises généralisées secondaires, seule la dose maximale de prégabaline de 600 mg/j était significativement supérieure au placebo.
La prégabaline a été évaluée au cours de six études contrôlées portant sur une durée de 4-6 semaines, une étude de 8 semaines chez des patients âgés ainsi qu'une étude à long terme sur la prévention des rechutes avec une phase de prévention des rechutes en double aveugle de 6 mois.
Une amélioration des symptômes des troubles anxieux généralisés sur la base de l'échelle de Hamilton (Hamilton Anxiety Rating Scale, HAM-A) a été observée pendant la première semaine.
Dans les études cliniques contrôlées portant sur une période de 4-8 semaines, 52% des patients traités par la prégabaline et 38% des patients sous placebo ont présenté une amélioration d'au moins 50% du score global HAM-A par rapport aux valeurs initiales.
La prégabaline est rapidement absorbée lorsqu'elle est administrée à jeun. Les pics plasmatiques sont atteints dans l'heure suivant l'administration d'une dose unique ou de doses multiples. La biodisponibilité orale de la prégabaline est estimée à ≥90% et est indépendante de la dose. Après administration répétée du produit, l'état d'équilibre est atteint dans un délai de 24 à 48 heures. Le taux d'absorption de la prégabaline diminue lorsque le médicament est administré pendant un repas, entraînant une diminution de la Cmax de 25-30% environ et un retard du tmax de 2.5 heures environ. Toutefois, l'administration de la prégabaline au cours du repas n'a aucun effet cliniquement significatif sur son taux global d'absorption.
Les études précliniques ont montré que la prégabaline traverse rapidement la barrière hémato-encéphalique chez la souris, le rat et le singe. La prégabaline traverse le placenta chez la rate et est présente dans le lait des rates allaitantes. Chez l'être humain, le volume de distribution après administration orale est de 0.56 l/kg environ. La prégabaline ne se lie pas aux protéines plasmatiques.
La prégabaline est métabolisée de manière insignifiante chez l'être humain. Après administration d'une dose de prégabaline radiomarquée, environ 98% se trouvent dans l'urine sous forme inchangée. Le dérivé N-méthylé, le principal métabolite de la prégabaline retrouvé dans l'urine, représente 0.9% de la dose. Aucun signe de racémisation de l'énantiomère S de la prégabaline en énantiomère R n'a été mis en évidence dans les études précliniques.
La demi-vie d'élimination de la prégabaline est de 6.3 heures en moyenne. La clairance plasmatique et la clairance rénale de la prégabaline sont directement proportionnelles à la clairance de la créatinine (voir «Cinétique pour certains groupes de patients», Troubles de la fonction rénale).
L'adaptation de la dose de prégabaline est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir «Posologie/Mode d'emploi», tableau 1).
La prégabaline présente une pharmacocinétique linéaire aux doses journalières recommandées. La variabilité pharmacocinétique interindividuelle observée avec la prégabaline est faible (<20%). Les paramètres de pharmacocinétique après dose multiple sont extrapolables à partir de ceux obtenus lors de l'administration d'une dose unique.
Les études cliniques ont montré que le sexe n'a aucune influence cliniquement significative sur les concentrations plasmatiques de prégabaline.
Aucune étude pharmacocinétique spécifique n'a été menée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Parce que la prégabaline n'est quasiment pas métabolisée et qu'elle est essentiellement excrétée sous forme inchangée dans l'urine, une insuffisance hépatique ne devrait pas modifier significativement les concentrations plasmatiques de prégabaline. Il faut cependant noter que la sécurité d'emploi de la prégabaline n'a pas été étudiée chez les patients qui présentent des troubles de la fonction hépatique.
La clairance de la prégabaline est directement proportionnelle à la clairance de la créatinine. L'administration de la moitié de la dose est indiquée chez les patients qui présentent une insuffisance rénale modérée (voir «Posologie/Mode d'emploi», tableau 1).
La clairance de la prégabaline tend à diminuer avec l'âge. Cette diminution de la clairance orale de la prégabaline correspond à la diminution de la clairance de la créatinine liée à l'âge. Une réduction de la dose de prégabaline peut s'avérer nécessaire chez les patients qui présentent une diminution de la fonction rénale due à l'âge (voir «Posologie/Mode d'emploi», tableau 1).
La pharmacocinétique de 300 mg de prégabaline par jour (150 mg toutes les 12 heures) a été étudiée chez 10 femmes qui allaitent (≥12 semaines post-partum). La lactation n'a eu qu'un effet minime ou nul sur la pharmacocinétique de la prégabaline. Dans le lait, la concentration moyenne à l'état d'équilibre représentait environ 76% de la concentration plasmatique maternelle. La dose de prégabaline quotidienne moyenne estimée chez le nourrisson (en partant d'une consommation de lait moyenne de 150 ml/kg/j) était de 0.31 mg/kg/j, ce qui représente, en se basant sur les mg/kg, environ 7% de la dose maternelle.
Dans les études de toxicité à doses répétées menées chez le rat et le singe, des effets sur le SNC ont été observés, comprenant une hypoactivité, une hyperactivité et une ataxie.
Lors d'une exposition supérieure à plus de 5 fois l'exposition humaine à la dose maximale recommandée au cours des expériences à long terme sur des rats albinos, l'incidence d'atrophie rétinienne, communément observée chez les animaux les plus âgés, a été plus élevée.
La prégabaline ne s'est pas révélée tératogène chez la souris, le rat et le lapin. Une toxicité fœtale chez le rat et le lapin est uniquement apparue lors d'exposition à des doses largement supérieures à celles administrées chez l'être humain. Dans les études de toxicité pré- et postnatales effectuées chez le rat, la prégabaline a induit une toxicité sur le développement de la descendance à des expositions 5 fois supérieures à la dose maximale recommandée chez l'être humain.
Les résultats obtenus lors d'une étude réalisée chez le rat permettent de déduire que la prégabaline ne présente aucun risque d'effets cancérigènes pour l'espèce humaine. La pertinence des hémangiosarcomes observés chez la souris ne peut actuellement être déterminée de façon concluante pour l'être humain.
Lyrica 25 mg: 14, 56 gélules. [B]
Lyrica 50 mg: 14, 84 gélules. [B]
Lyrica 75 mg: 14, 56 gélules. [B]
Lyrica 100 mg: 84 gélules. [B]
Lyrica 150 mg: 56, 168 gélules. [B]
Lyrica 200 mg: 84 gélules. [B]
Lyrica 300 mg: 56 et 168 gélules. [B]