Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/quetiapine-lp-400mg-eg-cpr-30-232815
Timestamp: 2019-03-19 06:50:08+00:00
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QUETIAPINE LP 400MG EG CPR 30 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
QUETIAPINE LP 400MG EG CPR 30
Prix de vente : 39,92 € Taux de remboursement : {65} %
QUETIAPINE EG LP est indiqué dans :
o dans la prévention des récidives d'épisodes maniaques ou dépressifs chez les patients présentant un trouble bipolaire ayant déjà répondu au traitement par la quétiapine ;
le traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs chez des patients présentant un Trouble Dépressif Majeur (TDM), et ayant présenté une réponse sous-optimale à un antidépresseur en monothérapie (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Avant de débuter le traitement, le prescripteur devra prendre en compte le profil de sécurité de la quétiapine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
QUETIAPINE EG LP doit être pris au moins une heure avant un repas. La posologie quotidienne de départ est de 300 mg au jour 1 et 600 mg au jour 2. La posologie quotidienne recommandée est de 600 mg, mais elle peut être augmentée jusqu'à 800 mg par jour suivant les besoins cliniques.
Traitement des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires
QUETIAPINE EG LP doit être pris au moment du coucher. La dose quotidienne totale pendant les 4 premiers jours de traitement est de : 50 mg (jour 1), 100 mg (jour 2), 200 mg (jour 3) et 300 mg (jour 4). La dose recommandée est de 300 mg par jour.
Dans les essais cliniques, aucun bénéfice additionnel n'a été observé dans le groupe de patients traités avec 600 mg par rapport au groupe traité avec 300 mg par jour (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Certains patients peuvent tirer bénéfice d'une dose de 600 mg. Les doses supérieures à 300 mg ne doivent être instaurées que par des médecins expérimentés dans le traitement des troubles bipolaires. Les études cliniques ont montré qu'une réduction de la dose à un minimum de 200 mg peut être envisagée au cas par cas en présence de problèmes de tolérance.
Pour la prévention des récidives des épisodes maniaques, mixtes ou dépressifs dans les troubles bipolaires, les patients ayant répondu à QUETIAPINE EG LP dans le traitement aigu des troubles bipolaires doivent continuer le traitement par QUETIAPINE EG LP à la même dose, administrée au moment du coucher. La dose de QUETIAPINE EG LP peut être ajustée au cas par cas en fonction de la réponse clinique et de la tolérance du patient dans l'intervalle de dose de 300 mg à 800 mg par jour. Il est important d'utiliser la dose minimale efficace dans le traitement d'entretien.
Traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs dans le TDM
QUETIAPINE EG LP doit être administré avant le moment du coucher. La posologie quotidienne de départ est de 50 mg aux jours 1 et 2, et de 150 mg aux jours 3 et 4. Un effet antidépresseur a été constaté à des doses de 150 et 300 mg/jour au cours d'essais à court terme en traitement adjuvant (avec l'amitriptyline, le bupropion, le citalopram, la duloxétine, l'escitalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline et la venlafaxine - voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques) et à la dose de 50 mg/jour lors d'essais à court terme en monothérapie.
Le risque d'effets indésirables augmente avec la dose. Le prescripteur doit donc s'assurer que la dose minimale efficace est utilisée pour le traitement, en commençant à la posologie de 50 mg/jour. La nécessité d'augmenter la dose de 150 à 300 mg/jour reposera sur une évaluation au cas par cas.
Relais de la quétiapine en comprimés à libération immédiate
Les patients actuellement traités par des prises séparées de quétiapine en comprimés à libération immédiate peuvent, en vue de simplifier la prise, passer à QUETIAPINE EG LP, en prenant la même dose quotidienne totale en une seule prise par jour. Des ajustements posologiques peuvent être nécessaires au cas par cas.
Comme avec les autres antipsychotiques et antidépresseurs, QUETIAPINE EG LP doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés, en particulier lors de l'instauration du traitement. Il peut s'avérer nécessaire d'augmenter la dose de QUETIAPINE EG LP plus progressivement et d'utiliser une dose thérapeutique quotidienne plus faible, que chez des patients plus jeunes. Chez les patients âgés, la clairance plasmatique moyenne de la quétiapine est diminuée de 30 à 50 % par comparaison à des patients plus jeunes. Chez les patients âgés, la dose de départ sera de 50 mg/jour. La dose peut être augmentée par paliers de 50 mg/jour jusqu'à l'obtention d'une dose efficace, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance de chaque patient.
Chez les patients âgés présentant des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre d'un TDM, la posologie initiale sera de 50 mg/jour pour les trois premiers jours, augmentée à 100 mg/jour au jour 4 et 150 mg/jour au jour 8.
La dose minimale efficace devra être utilisée, en commençant avec 50 mg/jour. Si, à titre individuel, une augmentation de la dose à 300 mg/jour est cliniquement justifiée, elle ne pourra se faire avant le 22ème jour de traitement.
QUETIAPINE EG LP n'est pas recommandé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, en raison du manque de données pour étayer son utilisation chez ce groupe de patients.
Les informations disponibles issues d'études cliniques contrôlées versus placebo sont présentées dans les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques.
La quétiapine est largement métabolisée par le foie. QUETIAPINE EG LP doit dès lors être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique connue, en particulier lors de l'instauration du traitement. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, la dose initiale sera de 50 mg/jour. La posologie sera ensuite augmentée par paliers de 50 mg/jour jusqu'à obtention d'une posologie efficace, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance de chaque patient.
QUETIAPINE EG LP doit être administré en une seule prise quotidienne, en dehors des repas. Les comprimés doivent être avalés entiers et ne doivent pas être divisés, mâchés ou écrasés.
Différentes études in vitro et in vivo n'ont démontré aucune génotoxicité. Des animaux de laboratoire, lors d'une exposition à un niveau cliniquement significatif, ont montré les anomalies suivantes, qui n'ont à ce jour pas encore été confirmées lors des études cliniques prolongées : chez le rat, une pigmentation de la thyroïde ; chez le singe Cynomolgus, une hypertrophie folliculaire de la thyroïde, une diminution des valeurs plasmatiques de T3, une diminution de la concentration d'hémoglobine ainsi que du nombre de globules rouges et blancs ; et chez le chien, une opacité du cristallin ainsi qu'une cataracte (pour cataracte et opacité du cristallin, voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Dans une étude de toxicité embryo-foetale chez le lapin l'incidence des courbures du carpe/tarse chez le foetus était augmentée. Cet effet est apparu en présence de signes maternels évidents tels qu'une réduction de la prise de poids corporel. Ces effets étaient visibles à des niveaux d'exposition maternelle similaires ou légèrement supérieurs à ceux des humains à la dose thérapeutique maximale. La pertinence de cette observation pour l'homme est inconnue.
Dans une étude de fertilité menée chez le rat, une légère diminution de la fertilité des mâles, des pseudo-gestations, des périodes prolongées de dioestrus, un allongement de l'intervalle pré-coïtal et une diminution du taux de grossesse ont été observés. Ces effets sont liés à l'augmentation des taux de prolactine et ne sont pas directement transposables à l'homme en raison des différences du contrôle hormonal de la reproduction entre les espèces.
La quantité modérée de données publiées sur les grossesses exposées (entre 300 et 1000 résultats de grossesse connus), y compris les rapports individuels et quelques études observationnelles ne suggèrent pas un risque accru de malformations dues au traitement. Cependant, sur la base de toutes les données disponibles, une conclusion définitive ne peut être tirée. Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Par conséquent, la quétiapine ne doit être utilisée pendant la grossesse que si les bénéfices justifient les risques potentiels.
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (y compris la quétiapine) au cours du troisième trimestre de la grossesse présentent un risque d'effets indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, et troubles de l'alimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
Sur la base des données très limitées issues des rapports publiés concernant l'excrétion de la quétiapine dans le lait maternel humain, le degré d'excrétion à des doses thérapeutiques semble variable. En raison du manque de données fiables, une décision doit être prise soit d'interrompre l'allaitement soit d'arrêter le traitement par la quétiapine en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.
Comme QUETIAPINE EG LP est indiqué dans plusieurs indications, son profil de sécurité devra être considéré en fonction du diagnostic de chaque patient et de la dose reçue.
La quétiapine n'est pas recommandée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, en raison du manque de données pour étayer son utilisation chez ce groupe de patients. Des études cliniques avec la quétiapine ont montré qu'en plus du profil de sécurité connu identifié chez les adultes (voir rubrique Effets indésirables), certains effets indésirables se produisaient à une plus grande fréquence chez les enfants et les adolescents que chez les adultes (augmentation de l'appétit, augmentation de la prolactine sérique, vomissements, rhinite et syncope) ou pouvaient avoir différentes implications chez les enfants et les adolescents (symptômes extrapyramidaux et irritabilité) ; par ailleurs, un effet indésirable qui n'avait pas été vu antérieurement dans les études chez l'adulte a été identifié. Il s'agit de l'augmentation de la pression sanguine. De plus, des modifications des tests de la fonction thyroïdienne ont également été observées chez les enfants et les adolescents.
Les implications sur la sécurité à long-terme du traitement par la quétiapine sur la croissance et la maturation n'ont pas été étudiées au-delà de 26 semaines. Les implications à long terme sur le développement cognitif et comportemental ne sont pas connues.
Lors d'études cliniques contrôlées versus placebo chez des enfants et des adolescents, l'administration de quétiapine a été associée à une augmentation de la fréquence de survenue de symptômes extrapyramidaux par rapport au placebo chez des patients traités pour schizophrénie, manie bipolaire et dépression bipolaire (voir rubrique Effets indésirables).
La dépression est associée à une augmentation du risque de pensées suicidaires, d'auto-mutilation et de suicide (événements liés au suicide). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative.
De plus, les médecins doivent considérer le risque potentiel d'événements liés au suicide après l'arrêt brutal du traitement par la quétiapine, en raison des facteurs de risque connus pour la maladie traitée.
Lors d'études à court terme contrôlées versus placebo chez des patients présentant des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre de troubles bipolaires, une augmentation du risque d'événements liés au suicide a été observée chez les jeunes adultes (moins de 25 ans) traités par la quétiapine par comparaison avec ceux sous placebo (3,0 % versus 0 %, respectivement). Lors d'études cliniques chez des patients présentant un TDM, la fréquence des événements liés au suicide chez les jeunes adultes (de moins de 25 ans) était de 2,1 % (3/144) pour la quétiapine et 1,3 % (1/75) pour le placebo.
Etant donné l'observation d'un risque de dégradation du profil métabolique y compris des variations de poids, de la glycémie (voir hyperglycémie) et des lipides au cours des études cliniques, le profil métabolique du patient doit être étudié lors de l'initiation du traitement et ces paramètres doivent être régulièrement contrôlés pour détecter tout changement pendant toute la durée du traitement. Toute dégradation de ces paramètres devra être prise en charge de manière cliniquement appropriée (voir aussi rubrique Effets indésirables).
Lors d'études cliniques contrôlées versus placebo chez des patients adultes, la quétiapine a été associée à une augmentation de la fréquence des symptômes extrapyramidaux par rapport au placebo chez les patients traités pour des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre de troubles bipolaires et de trouble dépressif majeur (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).
Il a été observé avec la quétiapine l'apparition d'une akathisie, caractérisée par une agitation subjectivement désagréable ou inquiétante et la nécessité de bouger souvent liée à une incapacité à rester tranquillement assis ou debout. Ce tableau survient principalement au cours des premières semaines du traitement. Une augmentation de la dose peut s'avérer nuisible chez les patients qui développent ces symptômes.
Le traitement par la quétiapine peut être à l'origine d'une somnolence et de symptômes apparentés, tels qu'une sédation (voir rubrique Effets indésirables).
Lors d'études cliniques relatives au traitement de patients présentant une dépression bipolaire ou un trouble dépressif majeur, l'apparition des symptômes a été généralement observée dans les 3 premiers jours du traitement et était principalement d'intensité faible à modérée.
Le traitement par la quétiapine a été associé à une hypotension orthostatique et des sensations vertigineuses apparentées (voir rubrique Effets indésirables) apparaissant, tout comme la somnolence, notamment au cours de la période d'adaptation posologique initiale. Cela peut augmenter la survenue de blessures accidentelles (chute), particulièrement dans la population âgée. Dès lors, les patients doivent être avertis de la nécessité d'être prudents jusqu'à ce qu'ils soient familiarisés avec les effets possibles du médicament.
La quétiapine doit être administrée avec précaution chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire connue, une maladie cérébrovasculaire ou tout autre facteur prédisposant à l'hypotension. En cas d'hypotension orthostatique, il convient d'envisager une réduction de la dose ou une augmentation plus progressive particulièrement chez les patients présentant une affection cardiovasculaire sous-jacente.
Un syndrome d'apnée du sommeil a été rapporté chez des patients utilisant la quétiapine. Chez les patients qui ont des antécédents ou présentant un risque d'apnée du sommeil, et qui reçoivent de façon concomitante des dépresseurs du système nerveux central, tels que les patients en surpoids/obèses ou les patients de sexe masculin, la quétiapine doit être utilisée avec prudence.
Dans des études cliniques avec la quétiapine, des cas de neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 0,5 x 109/L) ont été rapportés. Dans la plupart des cas, la neutropénie sévère s'est manifestée dans les deux mois après l'instauration du traitement par la quétiapine. Il n'existait pas de lien évident avec la dose. Au cours de l'expérience après la commercialisation, plusieurs cas ont été mortels. Les possibles facteurs de risque de neutropénie comprennent une faible numération leucocytaire pré-existante et des antécédents de neutropénie d'origine médicamenteuse. Toutefois, des cas sont apparus chez des patients sans facteurs de risque préexistants. La quétiapine doit être arrêtée chez les patients dont le nombre de neutrophiles est < 1,0 x 109/L. Ces patients doivent être suivis de près afin de déceler tout signe ou symptôme d'infection et le nombre de neutrophiles doit être contrôlé (jusqu'à ce que le nombre dépasse 1,5 x 109/L) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
La neutropénie doit être considérée chez les patients présentant des infections ou de la fièvre, particulièrement en l'absence de facteurs prédisposant évidents, et devra être prise en charge de manière cliniquement appropriée.
Les patients doivent être avertis de la nécessité de rapporter immédiatement l'apparition de tout signe ou symptôme suggérant une agranulocytose ou une infection (par ex., fièvre, faiblesse, léthargie, ou maux de gorge) à tout moment au cours du traitement par quétiapine. Le nombre de leucocytes et le nombre absolu de neutrophiles (NAN) de ces patients doivent être rapidement analysés, notamment en l'absence de facteurs de prédisposition.
La norquétiapine, un métabolite actif de la quétiapine, possède une affinité modérée à forte pour plusieurs sous-types de récepteurs muscariniques. Cela contribue aux effets indésirables qui reflètent des effets anticholinergiques lorsque la quétiapine est utilisée aux doses recommandées, lorsqu'elle est utilisée en association avec d'autres médicaments ayant des effets anticholinergiques, et dans le cadre d'un surdosage. La quétiapine doit être utilisée avec prudence chez les patients recevant des médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques). La quétiapine doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant ou ayant eu des antécédents de rétention urinaire, une hypertrophie de la prostate cliniquement significative, une occlusion intestinale ou des affections apparentées, une augmentation de la pression intraoculaire ou un glaucome à angle fermé. (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions, Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques et Surdosage).
L'utilisation concomitante de quétiapine et d'un puissant inducteur des enzymes hépatiques, comme la carbamazépine ou la phénytoïne, diminue significativement les concentrations plasmatiques de quétiapine, ce qui peut affecter l'efficacité du traitement par la quétiapine. Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, le médecin ne prescrira la quétiapine que s'il estime que les bénéfices de la quétiapine l'emportent sur les risques liés à l'arrêt de l'inducteur des enzymes hépatiques. Il est important que tout changement du traitement inducteur soit graduel et qu'il soit remplacé si nécessaire par un médicament non inducteur (par ex. le valproate de sodium).
Une hyperglycémie et/ou l'apparition ou l'exacerbation d'un diabète parfois associée à une acidocétose ou à un coma ont été rarement rapportées, dont quelques cas fatals (voir rubrique Effets indésirables). Dans certains cas, une augmentation antérieure du poids corporel a été rapportée, ce qui peut être un facteur prédisposant. Une surveillance clinique appropriée est préconisée conformément aux recommandations sur l'utilisation des antipsychotiques.
Les patients traités par un antipsychotique, y compris la quétiapine, doivent faire l'objet d'un suivi pour détecter tout signe ou symptôme d'hyperglycémie (tel que polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients présentant un diabète ou des facteurs de risque de diabète doivent être contrôlés régulièrement afin de dépister toute détérioration du contrôle de la glycémie. Le poids doit être contrôlé régulièrement.
Des augmentations des triglycérides, du cholestérol LDL et du cholestérol total, et des diminutions du cholestérol HDL ont été observées au cours d'études cliniques avec la quétiapine (voir rubrique Effets indésirables). Toute variation des paramètres lipidiques devra être pris en charge de manière cliniquement appropriée.
Lors des essais cliniques et en cas d'utilisation conforme au RCP, la quétiapine n'a pas entraîné un allongement persistant de l'intervalle QT en valeur absolue. Après la commercialisation, un allongement de l'intervalle QT a été rapporté avec la quétiapine administrée aux doses thérapeutiques (voir rubrique Effets indésirables) et lors de surdosages (voir rubrique Surdosage). Comme c'est le cas pour d'autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lorsque la quétiapine est prescrite à des patients présentant une maladie cardiovasculaire ou des antécédents familiaux d'allongement de l'intervalle QT. La prudence est également recommandée lorsque la quétiapine est prescrite soit avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, soit avec des neuroleptiques, en particulier chez les personnes âgées, chez les patients avec un syndrome du QT long congénital, et chez ceux atteints d'insuffisance cardiaque congestive, d'hypertrophie cardiaque, d'hypokaliémie ou d'hypomagnésémie (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Des cas de cardiomyopathie et de myocardite ont été rapportés au cours des études cliniques et après la commercialisation ; néanmoins, l'imputabilité à la quétiapine n'a pas été établie. Le traitement avec la quétiapine doit être réévalué lorsqu'une cardiomyopathie ou une myocardite sont suspectées chez un patient.
Lors d'essais cliniques randomisés contrôlés versus placebo chez des patients atteints de démence, le risque d'effets indésirables cérébrovasculaires était presque triplé avec certains antipsychotiques atypiques. Le mécanisme responsable de cette augmentation du risque n'est pas connu. Une augmentation du risque d'effets indésirables ne peut être exclue avec d'autres antipsychotiques ou dans d'autres populations de patients. La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.
Une méta-analyse a signalé que les patients âgés atteints de psychose liée à une démence ont un plus grand risque de décès sous antipsychotiques atypiques que sous placebo. Dans deux études contrôlées versus placebo d'une durée de 10 semaines portant sur l'administration de quétiapine à la même population de patients (n = 710, âge moyen : 83 ans, extrêmes : 56-99 ans), l'incidence de décès chez les patients traités par la quétiapine a été de 5,5 % contre 3,2 % dans le groupe placebo. Les patients inclus dans ces études sont décédés pour des raisons diverses qui étaient attendues dans cette population.
La constipation est un facteur de risque d'obstruction intestinale. Des cas de constipation et d'obstruction intestinale ont été rapportés avec la quétiapine (voir rubrique Effets indésirables), y compris des cas fatals chez des patients présentant des risques plus élevés d'obstruction intestinale, parmi lesquels les patients recevant plusieurs traitements en même temps réduisant la motilité intestinale et/ou pouvant masquer les symptômes de constipation. Les patients souffrant d'obstruction intestinale ou d'iléus doivent être pris en charge en urgence et bénéficier d'un suivi rapproché.
Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec des antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque potentiels de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par quétiapine, et des mesures préventives doivent être prises.
Des cas de pancréatite ont été rapportés lors des études cliniques et après la commercialisation. Parmi les cas rapportés après la commercialisation, bien que des facteurs de risque déterminants n'aient pas été retrouvés dans tous les cas, de nombreux patients présentaient des facteurs connus pour être associés à des pancréatites, tels qu‘un taux de triglycérides élevé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), des calculs biliaires et la consommation d'alcool.
QUETIAPINE EG LP, comprimé à libération prolongée contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladie héréditaires rares).
Des cas de mésusage et d'abus ont été rapportés. Des précautions doivent être prises lors de la prescription de quétiapine à des patients ayant des antécédents d'alcoolisme ou d'abus de substances.
La prudence est de mise lorsque l'on traite des patients recevant d'autres médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Le cytochrome P450 (CYP) 3A4 est la principale enzyme responsable du métabolisme de la quétiapine médié par le cytochrome P450. Dans une étude d'interaction chez des volontaires sains, l'administration concomitante de quétiapine (à la dose de 25 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP3A4, a provoqué une augmentation de 5 à 8 fois de l'ASC de la quétiapine. Par conséquent, l'administration concomitante de quétiapine et d'inhibiteurs du CYP3A4 est contre-indiquée. Il est également déconseillé de consommer du jus de pamplemousse pendant le traitement par la quétiapine.
Lors d'une étude à doses multiples chez des patients, afin d'évaluer la pharmacocinétique de la quétiapine, administrée avant et pendant un traitement par la carbamazépine (un inducteur des enzymes hépatiques connu), la prise concomitante de carbamazépine augmentait la clairance de la quétiapine de façon significative. Cette augmentation de la clairance réduisait l'exposition systémique à la quétiapine (mesurée par l'aire sous la courbe (ASC)) jusqu'à en moyenne 13 % de l'exposition correspondant à une administration de quétiapine seule ; néanmoins, chez certains patients un effet plus fort a été observé. Cette interaction peut aboutir à des concentrations plasmatiques plus basses, pouvant affecter l'efficacité du traitement par quétiapine.
L'administration concomitante de quétiapine et de phénytoïne (un autre inducteur enzymatique microsomal) a provoqué une forte augmentation de la clairance de la quétiapine d'environ 450 %. Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, l'instauration d'un traitement par quétiapine ne sera possible que si le prescripteur estime que les bénéfices de la quétiapine l'emportent sur les risques liés à l'arrêt de l'inducteur enzymatique. Il est important que les changements apportés au traitement inducteur soient graduels et qu'il soit remplacé si nécessaire par un médicament non inducteur (p. ex. le valproate de sodium) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
L'administration concomitante des antipsychotiques que sont la rispéridone et l'halopéridol n'a pas modifié significativement la pharmacocinétique de la quétiapine. L'utilisation concomitante de quétiapine et de thioridazine a augmenté la clairance de la quétiapine de 70 % environ.
Lors d'une étude de 6 semaines, randomisée, conduite avec du lithium en association avec la quétiapine à libération prolongée versus un placebo en association avec la quétiapine à libération prolongée chez des patients adultes atteints de manie aigüe, des effets extrapyramidaux (en particulier tremblements), une somnolence et une prise de poids ont été observés avec une plus grande fréquence dans le groupe lithium que dans le groupe placebo (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Les profils pharmacocinétiques du valproate de sodium et de la quétiapine ne subissent pas de modification cliniquement significative en cas d'administration concomitante. Une étude rétrospective chez des enfants et des adolescents traités par du valproate, de la quétiapine ou les deux associés, a montré une incidence plus élevée de leucopénie et de neutropénie dans le groupe recevant l'association par rapport à ceux traités par monothérapie.
La prudence est recommandée lorsque la quétiapine est utilisée simultanément avec des médicaments susceptibles de causer un déséquilibre électrolytique ou d'allonger l'intervalle QT.
Des cas de résultats faux positifs ont été rapportés lors de dosages immuno-enzymatiques de la méthadone et des antidépresseurs tricycliques chez les patients ayant pris de la quétiapine. Il est recommandé de confirmer les résultats des dosages immuno-enzymatiques ambigus par une technique chromatographique appropriée.
Les effets indésirables (EI) les plus fréquemment rapportés avec la quétiapine (≥ 10 %) sont : somnolence, sensations vertigineuses, bouche sèche, céphalées, symptômes de sevrage (à l'arrêt du traitement), augmentation du taux de triglycérides sériques, augmentation du cholestérol total (principalement du cholestérol LDL), diminution du cholestérol HDL, prise de poids, diminution des symptômes extrapyramidaux et du taux d'hémoglobine.
Les fréquences des effets indésirables associés à un traitement par quétiapine sont présentées ci-dessous sous forme de tableau (Tableau 1), selon le format recommandé par le « Conseil des Organisations Internationales des Sciences Médicales » (groupe de travail CIOMS III, 1995).
Les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Leucopénie1,28, diminution du nombre de neutrophiles, augmentation des éosinophiles27
Neutropénie1, thrombopénie, anémie, diminution du nombre de plaquettes13
Elévation des concentrations sériques de triglycérides10,30, élévations du cholestérol total (principalement du cholestérol LDL)11,30, diminution du cholestérol HDL17,30, prise de poids8,30
Augmentation de l'appétit, élévation de la glycémie jusqu'à des valeurs hyperglycémiques6,30
Hyponatrémie19, diabète1,5, exacerbation d'un diabète pré-existant
Sensations vertigineuses4,16, somnolence2,16, céphalées, symptômes extrapyramidaux1,21
Convulsions1, syndrome des jambes sans repos, dyskinésie tardive1,5, syncope4,16
Thromboembolie veineuse1
Elévation de l'alanine aminotransfé rase sérique (ALAT)3, élévation des taux de gamma GT3
Elévation de l'aspartate aminotransfé rase sérique (ASAT)3
Symptômes de sevrage (à l'arrêt du traitement)1,9
Légère asthénie, oedème périphérique, irritabilité, pyrexie.
3 Des élévations asymptomatiques (modifications de la normale à 3 x LSN (limite supérieure de la normale) à un moment quelconque) des taux de transaminases sériques (ALAT, ASAT) ou de gamma-GT ont été observées chez quelques patients traités par la quétiapine. Ces élévations étaient habituellement réversibles avec la poursuite du traitement par la quétiapine.
5 Le calcul de la fréquence de ces effets indésirables a été fait sur la seule base des données post-commercialisation concernant la quétiapine en comprimé à libération immédiate.
6 Glycémie à jeun ≥ 126 mg/dL (≥ 7,0 mmol/L) ou glycémie non à jeun ≥ 200 mg/dL (≥ 11,1 mmol/L), au moins une fois.
9 Les symptômes de sevrage suivants ont été observés le plus fréquemment au cours d'études cliniques à court terme contrôlées versus placebo et en monothérapie, qui évaluaient les symptômes à l'arrêt de traitement : insomnie, nausées, céphalées, diarrhée, vomissements, sensations vertigineuses, et irritabilité. L'incidence de ces réactions avait significativement diminué une semaine après l'arrêt du traitement.
11 Cholestérol ≥ 240 mg/dL (≥ 6,2064 mmol/L) (patients ≥ 18 ans) ou ≥ 200 mg/dL (≥ 5,172 mmol/L) (patients < 18 ans) au moins une fois. Une augmentation du cholestérol LDL ≥ 30 mg/dL (≥ 0,769 mmol/L) a été très fréquemment observée. La variation moyenne chez les patients qui ont présenté cette augmentation était de 41,7 mg/dL (≥ 1,07 mmol/L).
15 Concentrations de prolactine (patients > 18 ans) : > 20 microgrammes/L (> 869,56 pmol/L) chez les hommes ; > 30 microgrammes/L (> 1304,34 pmol/L) chez les femmes, à un moment quelconque.
17 Cholestérol HDL : < 40 mg/dL (1,025 mmol/L) chez les hommes ; < 50 mg/dL (1,282 mmol/L) chez les femmes, à un moment quelconque.
18 Incidence des patients ayant présenté une variation de l'intervalle QTc de < 450 msec à ≥ 450 msec avec une augmentation ≥ 30 msec. Lors d'études contrôlées versus placebo avec la quétiapine, la variation moyenne et l'incidence des modifications cliniquement significatives de l'intervalle QT sont similaires pour la quétiapine et le placebo.
19 Variation de > 132 mmol/L à ≤ 132 mmol/L au moins une fois.
22 Une diminution du taux d'hémoglobine jusqu'à des valeurs ≤ 13 g/dL (8,07 mmol/L) chez les hommes, ≤ 12 g/dL (7,45 mmol/L) chez les femmes est survenue au moins une fois chez 11 % des patients traités par quétiapine dans tous les essais cliniques y compris les extensions en ouvert. Chez ces patients, la diminution maximale moyenne du taux d'hémoglobine à un moment quelconque était de -1,50 g/dL.
24 D'après des variations (observées à un moment quelconque dans tous les essais cliniques) de la valeur initiale à une valeur potentiellement cliniquement significative. Les variations des taux de T4 et T3 totales ou libres sont définies comme < 0,8 x LIN (limite inférieure de la normale) (pmol/L) et celles du taux de TSH comme > 5 mUI/L à un moment quelconque.
26 Variation du nombre de neutrophiles de ≥ 1,5 x109/L en valeur de base à < 0,5 x 109/L à un moment quelconque durant le traitement et sur la base des patients présentant une neutropénie sévère (< 0,5 x 109/L) et une infection pendant les essais cliniques avec la quétiapine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
27 D'après des variations de la valeur initiale à une valeur potentiellement cliniquement significative, à un moment quelconque dans tous les essais cliniques. Les variations des taux d'éosinophiles sont définies comme > 1 x 109 cellules/L à un moment quelconque.
28 D'après des variations de la valeur initiale à une valeur potentiellement cliniquement significative, à un moment quelconque dans tous les essais cliniques. Les variations des taux de globules blancs sont définies comme ≤ 3 x 109 cellules/L à un moment quelconque.
30 Chez certains patients, une aggravation de plus d'un des paramètres métaboliques que sont le poids, le taux de glucose sanguin et le taux de lipides a été observée dans les essais cliniques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
32 Peut survenir au début ou peu après le début du traitement et être associée à une hypotension et/ou une syncope. Fréquence basée sur les rapports d'événements indésirables de bradycardie et les événements apparentés dans l'ensemble des essais cliniques avec la quétiapine.
Des cas d'allongement de l'intervalle QT, d'arythmie ventriculaire, de mort subite inexpliquée, d'arrêt cardiaque et de torsades de pointes ont été rapportés au cours de l'utilisation de neuroleptiques, et ces effets sont considérés comme des effets de classe.
Le tableau suivant résume les effets indésirables survenant plus fréquemment chez les enfants et adolescents (de 10 à 17 ans) que dans la population adulte, ou les effets indésirables qui n'ont pas été identifiés dans la population adulte.
Tableau 2 -Effets indésirables chez les enfants et les adolescents associés au traitement par la quétiapine se produisant à une fréquence plus élevée que chez les adultes, ou non identifiés chez les adultes
Symptômes extrapyramidaux3,4
1 Concentration de prolactine (patients < 18 ans) : > 20 microgrammes/L (> 869,56 pmol/L) chez les sujets de sexe masculin ; > 26 microgrammes/L (> 1130,428 pmol/L) chez les sujets de sexe féminin, à un moment quelconque. Moins de 1 % des patients ont eu une augmentation de la concentration de prolactine à une valeur > 100 microgrammes/L.
2 D'après les passages au-dessus du seuil de significativité clinique (adapté d'après les critères du National Institute of Health [NIH]) ou des augmentations > 20 mmHg pour la pression artérielle systolique ou > 10 mmHg pour la pression artérielle diastolique, à un moment quelconque au cours de 2 études à court terme (3 à 6 semaines) contrôlées versus placebo chez des enfants et des adolescents.
Un surdosage peut entraîner les effets suivants : allongement de l'intervalle QT, convulsions, état de mal épileptique, rhabdomyolyse, dépression respiratoire, rétention urinaire, confusion mentale, délire et/ou agitation, coma et décès.
Les patients présentant une maladie cardiovasculaire sévère préexistante peuvent présenter un risque accru de survenue des effets associés à un surdosage (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi : « Hypotension orthostatique »).
Il n'existe pas d'antidote spécifique de la quétiapine. En cas de symptômes sévères, la possibilité d'une implication de plusieurs médicaments doit être envisagée ; des soins intensifs sont recommandés, y compris assurer et maintenir la perméabilité des voies aériennes, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates, ainsi qu'une surveillance et des mesures de soutien du système cardiovasculaire.
D'après la littérature publiée, les patients présentant un délire, une agitation et un syndrome anticholinergique évident peuvent être traités avec 1 à 2 mg de physostigmine (sous surveillance ECG continue). Ce traitement n'est pas recommandé en tant que traitement de référence, en raison de l'effet négatif potentiel de la physostigmine sur la conduction cardiaque. La physostigmine peut être utilisée en l'absence d'anomalies de l'ECG. La physostigmine ne doit pas être utilisée en cas de dysrythmie, de bloc cardiaque de tout degré, ou d'élargissement du complexe QRS.
En cas de surdosage par la quétiapine, l'hypotension réfractaire doit être traitée par des mesures appropriées tels que remplissage vasculaire et/ou agents sympathomimétiques. L'adrénaline et la dopamine devront être évitées car une stimulation bêta peut aggraver une hypotension induite par un blocage des récepteurs alpha par la quétiapine.
Une surveillance médicale étroite et un suivi devront être assurés jusqu'à la guérison du patient.