Source: http://avocat-fauroux.agence-presse.net/2010/10/20/execution-forcee-immobiliere-alsace-moselle/
Timestamp: 2020-06-05 10:40:54+00:00
Document Index: 244344728

Matched Legal Cases: ['art. 11', 'art. 41', 'art. 41', 'art. 54', 'art. 1', 'art. 34', 'art. 155', 'art. 26', 'art. 152', 'art. 326', 'art. 11', 'art. 41', 'art. 41']

Les règles de l’exécution forcée immobilière en Alsace-Moselle | Denis FAUROUX, avocat au Barreau de MULHOUSE - 38, av. Roger Salengro 68100 MULHOUSE - tél. 03 89 45 41 43 - courriel dfauroux@gmail.com
Les règles de l’exécution forcée immobilière en Alsace-Moselle
par Denis FAUROUX le	20 octobre 2010
Vous trouverez ci-joint la mise à jour arrêtée au 8 mai 2010 des articles 141 et suivants de la loi du 1er juin 1924 sur l’exécution forcée immobilière en droit local d’Alsace-Moselle.
A Mulhouse, le Tribunal de l’exécution forcée immobilière, qui est la juridiction compétente pour engager la procédure, est située dans le tribunal d’instance, 44 avenue Robert Schuman, et regroupe désormais les anciens ressorts territoriaux de HUNINGUE et ALTKIRCH suite à la refonte de la carte judiciaire.
Denis FAUROUX, avocat
Chapitre I : De l’exécution forcée sur les biens immeubles.
· Modifié par Décret 75-1122 1975-12-05 art. 11, art. 41 JORF 9 décembre 1975 en vigueur le 1er janvier 1977
· Modifié par Décret n°75-1122 du 5 décembre 1975 - art. 41 (Ab) JORF 9 décembre 1975 en vigueur le 1er janvier 1977
La demande qui tend à faire ordonner l’exécution forcée sur les biens immeubles doit être présentée au tribunal cantonal, dans le ressort duquel ils sont situés, soit par écrit, soit par déclaration prise en procès-verbal par le greffier. Si les immeubles sont situés dans le ressort de plusieurs tribunaux, le tribunal compétent est désigné sur requête par le tribunal de grande instance dans le ressort duquel il se trouve en tout ou en partie.
1° L’expédition en forme dûment exécutoire du titre de la créance ;
2° La preuve des circonstances à l’existence desquelles est subordonnée l’ouverture de l’exécution forcée ;
4° La déclaration d’une mise à prix pour chaque article ;
5° Les conclusions éventuelles dur créancier au sujet de l’époque, du lieu, du mode et des conditions de l’adjudication, ainsi que la personne du notaire qui en sera chargé.
· Modifié par Ordonnance n°2006-346 du 23 mars 2006 - art. 54 (V) JORF 24 mars 2006
Contre un tiers détenteur, l’exécution forcée ne peut être poursuivie qu’après qu’on lui aura signifié, avec la sommation mentionnée à l’article 2464 du code civil, une copie du titre de la créance à exécuter, et que, depuis cette signification, il se sera écoulé un délai d’un mois.
La sommation doit être réitérée si, dans l’année, la demande aux fins d’exécution n’a pas été déposée.
Le tribunal d’exécution rejette les demandes non fondées et ordonne la régularisation de celles qui sont incomplètes.
Lorsque plusieurs créanciers ont été admis à poursuivre l’exécution forcée sur le même immeuble, on considère comme partie poursuivante celui qui le premier a déposé sa demande ; les autres créanciers peuvent, en tout état de cause, reprendre l’instance lorsque la procédure est négligée ou abandonnée par le créancier poursuivant.
Si la demande est fondée, le tribunal ordonne l’exécution forcée.
L’ordonnance d’exécution forcée doit contenir :
3° L’ordonnance de mise en vente et la nomination d’un notaire chargé de procéder à l’adjudication.
Ce dernier doit être choisi autant que possible parmi les notaires du ressort du tribunal d’instance et, si les immeubles sont situés dans les ressorts différents, parmi les notaires de ces divers ressorts.
L’ordonnance d’exécution est signifiée d’office au débiteur et au tiers détenteur et inscrite d’office au livre foncier.
Si le domicile du débiteur ou tiers débiteur est inconnu, la signification se fait entre les mains d’un curateur désigné par le tribunal d’exécution sur requête du créancier poursuivant.
Dans le délai d’une semaine après l’accomplissement des formalités prescrites aux deux premiers paragraphes de l’article précédent, les pièces de la procédure doivent, en tant qu’elles sont nécessaires pour procéder à l’adjudication, être transmises au notaire chargé de l’adjudication.
Le tribunal transmet également à ce notaire toutes ordonnances ultérieures, ou toutes pièces ultérieurement parvenues, qui peuvent avoir quelque influence sur l’adjudication ou sur l’inscription du procès-verbal d’adjudication.
Le notaire convoque d’abord par lettre recommandée le créancier poursuivant, le débiteur et le tiers détenteur, pour débattre les points à examiner, notamment la mise à prix, les conditions, l’époque, le mode et le lieu de l’adjudication.
1° La teneur de l’ordonnance d’exécution forcée et la mention de la signification et de l’inscription de cette ordonnance ;
2° L’énonciation du titre exécutoire de la sommation notifiée au tiers détenteur ;
4° Le mode, le lieu, jour et heure de l’adjudication.
Les conditions de vente résultant tacitement, soit du droit civil, soit de la présente loi, ainsi que les dispositions de cette dernière au sujet du mode d’adjudication, ne figurent pas au cahier des charges.
Le délai entre le jour où l’adjudication a été fixée et celui auquel elle a lieu ne peut dépasser trois mois.
· Modifié par Décret n°89-511 du 20 juillet 1989 - art. 1 JORF 25 juillet 1989
· Modifié par Décret n°89-511 du 20 juillet 1989 - art. 34 (V) JORF 25 juillet 1989
Le notaire rédige sur la base du cahier des charges une annonce de l’adjudication et la fait publier.
1° La date de l’ordonnance du tribunal d’exécution décidant la vente, les indications désignées aux 1° et 2° de l’article 144, la mise à prix, le mode, les lieu, jour et heure de l’adjudication.
2° L’avis que le cahier des charges et les actes de procédure complets sont déposés en son étude et que chacun peut en prendre connaissance sans frais ;
3° Un renvoi à la disposition de l’alinéa 1er de l’article 159 ;
4° La sommation aux créanciers hypothécaires ou autres intéressés inconnus d’avoir à faire valoir leurs droits par une inscription avant l’inscription du procès-verbal d’adjudication.
L’annonce de l’adjudication est publiée :
1° Par l’affichage d’un exemplaire au tableau du tribunal d’exécution, ainsi qu’aux endroits destinés aux publications officielles dans les communes de la situation des biens ;
2° Par une insertion dans la feuille désignée pour les publications officielles au siège du tribunal d’exécution ;
3° Par l’envoi d’exemplaires aux créanciers et autres titulaires de droits inscrits sur le livre foncier, ainsi qu’aux créanciers à hypothèques légales connus. Ces envois sont effectués sous pli recommandé.
L’affichage, l’insertion et l’envoi aux créanciers intéressés ont lieu au plus tôt deux mois et au plus tard deux semaines avant l’adjudication.
L’affichage au tableau du tribunal est constaté par une attestation du greffier. L’affichage aux endroits destinés aux publications officielles est constaté par l’attestation du maire ou d’un huissier.
L’insertion est constatée par la production d’un exemplaire du journal et l’envoi aux intéressés par une attestation du notaire et de la poste.
Le notaire peut faire procéder à d’autres publications, notamment à son de caisse ou de cloche et par voie d’insertion d’extraits sommaires de l’annonce.
Si le créancier poursuivant ne se présente pas à l’adjudication, ni personnellement, ni par fondé de pouvoir, la procédure est close, sous réserve du droit que peut avoir un autre créancier de la reprendre.
Si le créancier a été empêché de comparaître sans qu’il y ait eu négligence de sa part, le tribunal d’exécution ordonne la reprise de la procédure, sur la demande qu’en fait le créancier dans les deux semaines. La nouvelle fixation qui est faite par le notaire est publiée conformément à l’article précédent et porte à la connaissance du débiteur et du tiers détenteur par lettre recommandée. Dans ce cas, l’affichage, l’insertion et l’avis ont lieu au plus tôt un mois et au plus tard deux semaines avant le jour de l’adjudication.
Avant l’ouverture des enchères, les pièces de la procédure et les procès-verbaux des débats sur les contestations sont tenus à la disposition de tout intéressé et portés à la connaissance des personnes présentes.
Les enchères se font à l’extinction des feux ; l’article mis en vente est adjugé aussitôt que trois bougies, dont chacune aura brûlé au moins pendant une minute, se seront successivement éteintes sans nouvelle enchère.
Si la mise à prix n’est pas couverte, le créancier poursuivant est déclaré adjudicataire.
Un enchérisseur cesse d’être tenu à sa mise, lorsqu’une mise supérieure aura été faite sans être immédiatement déclarée irrecevable par le notaire ou contestée par un intéressé, dans les conditions de l’article 154.
Le juge du tribunal d’instance, le greffier et le notaire ne peuvent enchérir, ni directement, ni par intermédiaire, à peine de nullité. Le débiteur est exclu des enchères.
A la requête d’un intéressé, l’adjudicataire est tenu de fournir immédiatement une caution convenable ou une autre garantie. S’il ne le fait pas ou s’il n’est pas autorisé à enchérir, il est procédé à de nouvelles enchères sur la mise encore valable d’un précédent enchérisseur ou, à son défaut, sur la mise à prix.
Dans les trois jours qui suivent l’adjudication, l’adjudicataire ou son représentant peut déclarer par-devant le notaire chargé de la vente qu’il a enchéri pour le compte d’un tiers, et si, dans le même délai et dans la même forme, cette déclaration est confirmée par ce tiers, ce dernier est réputé adjudicataire direct, tandis que le premier adjudicataire devient codébiteur solidaire.
Les frais de l’enregistrement, du timbre, de l’expédition et de l’inscription au livre foncier, ainsi que les émoluments revenant au notaire pour l’adjudication tombent à la charge des adjudicataires proportionnellement à leur prix d’adjudication ; en sus de cette quote-part, chaque adjudicataire supporte les frais de son extrait d’adjudication. Les autres frais de procédure sont à la charge de la masse, y compris ceux du curateur nommé par application du paragraphe 2 de l’article 145.
Le procès-verbal d’adjudication doit contenir, outre une mention de l’ordonnance d’exécution forcée et du cahier des charges :
2° La date de l’annonce de l’adjudication et de sa publication ;
3° La constatation que toutes les pièces de la procédure ont été exposées et portées à la connaissance des personnes présentes à conditions de l’adjudication ;
4° La constatation qu’il a été donné lecture des conditions de l’adjudication ;
5° La désignation de chaque immeuble mis en adjudication par renvoi au cahier des charges ; l’indication des plus forts enchérisseurs ; la constatation de l’adjudication faite dans la forme prescrite l’article 153 ; enfin la désignation de la garantie fournie, ainsi que des fondés de pouvoir que les adjudicataires peuvent avoir chargés de recevoir les signification ;
6° La déclaration que l’acquisition a été faite pour des tiers (art. 155).
Le tribunal d’exécution statue sur les conclusions, objections et observations présentées dans la procédure d’exécution forcée, sans préjudice des dispositions des articles 737, 767 à 771, 781, 796 et 797 du code local de procédure civile.
Il y a qualité pour ordonner les mesures mentionnées à l’article 732, alinéa 2, dudit code.
· Modifié par LOI n°2007-1787 du 20 décembre 2007 - art. 26 (V)
Les objections et observations concernant la procédure antérieure à l’adjudication, notamment la fixation des mises à prix et des conditions de l’adjudication, doivent, à peine de déchéance, être produites au tribunal d’exécution au plus tard une semaine avant le jour de l’adjudication. Les objections et observations concernant la procédure de l’adjudication même doivent être produites au plus tard deux semaines après l’adjudication. La production en est faite soit par écrit, soit par déclaration prise en procès-verbal par le greffier.
Les infractions aux prescriptions sur la procédure en entraînent la nullité complète ou partielle, selon l’importance des prescriptions enfreintes, l’étendue des infractions et le préjudice vraisemblablement causé aux parties intéressées.
Les dispositions de l’article 698 du code de procédure civile sont applicables au notaire chargé de l’adjudication.
Le notaire prépare une expédition du cahier des charges et du procès-verbal d’adjudication en vue des inscriptions à faire au livre foncier. Les adjudicataires en reçoivent des extraits qui ne leur sont délivrés, toutefois, que s’ils justifient qu’ils ont satisfait aux conditions préalables.
S’il n’y a pas eu d’objections contre la procédure, ou si les objections élevées ont été définitivement écartées, l’adjudicataire est tenu de remplir ses obligations et le débiteur ou le tiers détenteur de délaisser l’immeuble. En cas de besoin, le tribunal d’exécution ordonne l’expulsion du débiteur ou du tiers détenteur au profit de l’adjudicataire, qui a le droit d’entrer en possession.
L’adjudicataire peut, sans offres de paiement préalables, se libérer par la consignation du prix avec les intérêts et par le paiement des frais tombant à sa charge.
A la requête du créancier poursuivant, du débiteur ou du tiers détenteur, le tribunal d’exécution peut ordonner la consignation du prix exigible. Copie de cette ordonnance est transmise d’office à la Caisse des dépôts et consignations.
Dans le délai d’une semaine après la consignation, l’adjudicataire remet au tribunal l’original ou une copie du certificat de consignation ; faute de quoi, il n’est libéré qu’à partir du jour de la remise.
Dans le cas de l’alinéa 3 ou si la procédure d’ordre est déjà ouverte, l’adjudicataire ne peut plus retirer la somme consignée qu’avec le consentement des autres intéressés.
Quand les frais d’inscription ont été avancés par le créancier poursuivant celui-ci peut, si l’adjudicataire omet de lui rembourser ces frais ou de les payer au greffe, en faire fixer le montant par le tribunal d’exécution et en poursuivre le remboursement contre l’adjudicataire.
L’adjudicataire est l’ayant cause du débiteur.
L’inscription au livre foncier entraîne la purge de toutes les hypothèques en ce sens que les droits des créanciers portent sur le prix d’adjudication.
Après l’adjudication, les objections qui concernent la délivrance de la formule exécutoire ou la créance elle-même ne peuvent plus être élevées au préjudice de l’adjudicataire. Si elles ont été élevées avant l’adjudication, elles n’ont effet à l’égard de l’adjudicataire que si elles l’ont été par déclaration devant le notaire ou, tant que celui-ci n’était pas encore désigné, par déclaration au tribunal d’exécution, soit par écrit, soit par déclaration prise en procès-verbal par le greffier.
A partir de la notification de l’ordonnance d’exécution forcée, le débiteur et le tiers détenteur sont considérés comme séquestres judiciaires des immeubles saisis. Toutefois, le tribunal d’exécution peut, à la requête d’un intéressé, commettre un tiers pour l’administration générale ou pour la perception des revenus et fruits des immeubles. Il peut également faire défense aux locataires et fermiers de payer au débiteur ou au tiers détenteur. Sitôt que l’une ou l’autre décision aura été notifiée aux locataires ou fermiers, ceux-ci ne peuvent plus se libérer qu’en payant à l’administrateur, aux créanciers désignés par lui, ou à la caisse des consignations.
Les fruits perçus ou loyers et fermages échus après l’inscription de l’ordonnance d’exécution forcée sont, vis-à-vis des créanciers, assimilés aux immeubles et le montant en est distribué avec le prix de ces biens d’après le rang des hypothèques.
Les aliénations, charges, hypothèques, baux et locations consentis par le débiteur après l’inscription de l’ordonnance d’exécution forcée ne sont opposables ni au créancier poursuivant, ni aux créanciers hypothécaires antérieurement inscrits, ni au futur adjudicataire.
L’aliénation consentie postérieurement à cette date peut être validée, si l’acquéreur consigne une somme suffisante tant pour désintéresser les créanciers dont s’agit, que pour couvrir les frais et fait, auprès du notaire chargé de l’adjudication, opposition à cette dernière avant l’ouverture des enchères (art. 152).
Toutes les décisions du tribunal d’exécution peuvent être rendues sans débat oral préalable. Elles sont susceptibles de pourvoi immédiat.
Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux autres objets et droits qui, par rapport à l’exécution forcée, sont assimilés aux biens immeubles.
1° A la requête aux fins d’exécution forcée doit être jointe une copie de l’acte de concession légalisée par l’administration supérieure des mines ou par un notaire ;
2° L’annonce de l’adjudication doit contenir l’indication du nom de la mine, du minerai qui fait l’objet de la concession, de l’arrondissement et des communes où elle se trouve et de son étendue.
Si, à l’époque de l’ouverture de la faillite, une procédure d’exécution forcée dirigée contre le failli, par un créancier non nanti d’un gage ou privilège sur l’immeuble, est encore pendante, elle peut être continuée à la diligence du syndic de la faillite.
Chapitre II : De l’administration forcée des immeubles.
L’administration forcée d’un immeuble est ordonnée par le tribunal d’exécution. L’ordonnance est soumise aux mêmes règles que celle ordonnant la vente forcée aux enchères, sous réserve des dispositions ci-après. Elle doit être notifiée d’office à tous les intéressés inscrits au livre foncier.
Par la saisie résultant de l’inscription de l’ordonnance au livre foncier, le débiteur est dessaisi de l’administration et de la jouissance de l’immeuble.
Le débiteur habitant l’immeuble au moment de la saisie doit être laissé dans les locaux indispensables à son ménage.
Si le débiteur ou une personne habitant avec lui met en péril l’immeuble ou entrave l’administration, le tribunal ordonne, sur requête, l’évacuation de l’immeuble.
L’administrateur est nommé par le tribunal qui lui fait remettre l’immeuble par un huissier ou l’autorise à se mettre lui-même en possession.
La saisie devient effective à l’égard des tiers débiteurs aussitôt que la défense de payer au débiteur leur a été notifiée par le tribunal ou par l’administrateur.
L’administrateur a le droit et le devoir d’effectuer toutes les opérations nécessaires au maintien de l’immeuble dans son état d’exploitation et à sa gestion normale ; il fait valoir des créances comprises dans la saisie et convertit en espèces les produits qui ne sont pas indispensables à l’administration.
Tout bail conclu avant la saisie est opposable à l’administrateur.
· Modifié par Loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 - art. 326 (V) JORF 23 décembre 1992 en vigueur le 1er mars 1994
Le tribunal, après audition du créancier et du débiteur, donne à l’administrateur les instructions nécessaires, fixe sa rémunération et surveille sa gestion ; le cas échéant, il a recours à un expert.
Le tribunal peut exiger de l’administrateur une caution, lui infliger des amendes punies des peines d’amende prévues pour les contraventions de la 1ère classe relevant du 1° de l’article 131-13 du code pénal ; il peut aussi le congédier.
L’administrateur est responsable envers tous les intéressés. Il doit rendre des comptes au tribunal qui les communique au créancier et au débiteur.
Sont prélevés sur les produits de l’immeuble les dépenses d’administration et les frais de la procédure, à l’exception de ceux qui sont occasionnés par l’ouverture de la procédure ou par l’intervention d’un créancier.
Les contributions et autres charges publiques venant à échéance pendant l’administration sont à régler sans délai.
S’il est à prévoir que des fonds seront disponibles pour effectuer des paiements sur d’autres créances, le tribunal fixe un jour auquel un état de distribution est établi pour toute la durée de l’administration. La fixation de ce jour est notifiée à tous les intéressés.
A l’audience de distribution, le juge dresse l’état, après audition des intéressés présents, et, le cas échéant, avec l’assistance d’un expert.
Sont admises sur l’état les créances résultant du livre foncier. Les délais, les pourvois et la mise à exécution de l’état sont réglés par les articles 876 à 882 du code local de procédure civile l’opposition du débiteur contre une créance exécutoire est soumise aux règles des articles 767, 769 et 770 du même code.
Après l’établissement de l’état de distribution, le tribunal ordonne le paiement, conformément à cet état, des différentes sommes aux intéressés ; cette décision doit être complétée si, postérieurement, l’intervention d’un créancier est admise. Les versements sont faits par l’administrateur à leur échéance dans la mesure des disponibilités.
Pour les paiements à faire sur le principal d’une hypothèque, le tribunal doit fixer une date, sur la demande de l’administrateur. Quand le titulaire de l’hypothèque est désintéressé, le tribunal requiert la radiation au livre foncier.
Tout intéressé peut, par voie d’assignation, demander la modification de l’état de distribution. Cette modification ne donne pas lieu au remboursement des paiements effectués conformément à l’état primitif.
La distribution par le tribunal n’a pas lieu si les intéressés se sont mis d’accord sur la distribution et si la preuve en est fournie par acte authentique.
Les dispositions du chapitre IV du présent titre sont applicables par analogie, en tant qu’elles ne sont pas contraires à celles du présent chapitre.
La procédure en matière de purge des hypothèques est réglée par les dispositions des articles 2476 à 2487 du code civil et les avis du Conseil d’Etat du 1er juin 1807 et du 8 mai 1812.
La publication prescrite par l’avis du Conseil d’Etat du 1er juin 1807 se fait conformément aux dispositions de l’article 150, n. 2, de la présente loi.
Article 189 (abrogé)
· Abrogé par Décret 75-1122 1975-12-05 art. 11, art. 41 JORF 9 décembre 1975 en vigueur le 1er janvier 1977
· Abrogé par Décret n°75-1122 du 5 décembre 1975 - art. 41 (Ab) JORF 9 décembre 1975 en vigueur le 1er janvier 1977
La notification dont parle l’article 2480 du code civil doit contenir copie de l’acte authentique de cautionnement, ainsi que la déclaration que les documents prouvant la solvabilité de cette caution ont été déposés au greffe du tribunal d’instance. Si, dans le cas prévu à l’article 2318 du code civil, la garantie est donnée moyennant la consignation de valeurs en numéraire ou en titres, est signifiée une copie du certificat de consignation.
Les objections contre la surenchère ou celles concernant l’insuffisance de la garantie offerte doivent, sous peine de déchéance, être élevées dans les deux semaines qui suivent la signification.
Le tribunal d’instance statue sur les conclusions, objections et observations qui concernent soit la procédure, soit la suffisance de la surenchère ou de la garantie offerte. L’article 167 est applicable.
Le créancier surenchérisseur doit, dans le délai fixé par l’article 2480 du code civil pour la signification de la surenchère, présenter requête au tribunal cantonal comptent aux fins de revente sur surenchère.
Faute par lui de présenter ladite requête dans ce délai, la revente sur surenchère peut, dans un nouveau délai d’un mois, être demandée par tout autre créancier hypothécaire.
Si, dans le délai fixé par l’article 190, alinéa 2, il n’a pas été élevé d’objections contre la surenchère ou la suffisance de la garantie offerte, ou si les objections élevées ont été rejetées par une décision passée en force de chose jugée, le tribunal cantonal rend l’ordonnance de vente. Sont applicables à cette ordonnance les dispositions de l’article 144 relatives à l’ordonnance d’exécution forcée.
En cas de vente par suite de surenchère, on applique les dispositions concernant l’exécution forcée sur les immeubles.
Lorsqu’une vente sur exécution forcée ou une revente sur surenchère est devenue définitive, le notaire chargé de l’adjudication doit transmettre au préposé du livre foncier une expédition du cahier des charges et du procès-verbal d’adjudication et requérir l’inscription du droit de propriété des adjudicataires. Dans le cas de l’article 2484 du code civil, l’inscription première du droit de propriété est confirmée par une note marginale.
Les intéressés peuvent s’entendre à l’amiable sur la distribution devant le notaire chargé de l’adjudication.
A défaut d’entente amiable, le notaire ouvre la procédure de distribution et en dresse procès-verbal. Il fait sommation, signifiée d’office, au créancier poursuivant et aux créanciers inscrits, d’avoir à produire et à justifier leurs créances en principal, intérêts, frais et accessoires, dans le délai d’un mois, à partir de la signification, sous peine de forclusion.
Si l’adjudicataire a consigné volontairement le prix d’adjudication, il est donné avis à la Caisse des dépôts et consignations de l’ouverture de la procédure de distribution.
La production se fait soit par une déclaration prise en procès-verbal par le notaire soit par la remise d’un acte signé d’un avocat ou notaire.
Le délai pour la production des créances commence à courir, pour chaque créancier en particulier, à partir de la signification de la sommation : dans le cas de l’article 196, alinéa 2, à partir de la remise à la poste.
Le notaire doit, d’une manière précise, indiquer dans le procès-verbal l’époque de la production et en délivrer au créancier une attestation sur sa demande.
Si, contrairement aux prescriptions de l’article 196, la signification ou communication de la sommation n’a pas eu lieu, l’intéressé peut faire la production de ses prétentions jusqu’à l’expiration du délai fixé à l’article 206, alinéa 2.
La faculté de faire valoir, par voie d’assignation, un droit de propriété contre des créanciers à qui il a été ainsi délivré un bordereau de collocation inexact n’est éteinte ni par le fait que la production n’a pas eu lieu à temps, ni par la mise à exécution de l’état de collocation.
Dans le délai d’un mois après expiration des délais de production, le notaire dresse un état de collocation.
1° La déclaration que les créanciers qui n’ont pas produit à temps leurs prétentions demeurent forclos ;
2° L’état de la masse à distribuer avec indication du taux de l’intérêt et du jour à partir duquel courent les intérêts ;
3° L’état du passif comprenant :
a) Les frais à la charge de la masse, sous réserve d’un arrêté de compte ultérieur ;
b) Les créances admises d’après leur rang, les intérêts, les frais et autres accessoires ; pour les intérêts et les rentes, la désignation du taux et du jour à partir duquel ils courent, ainsi que la mention qu’ils sont colloqués jusqu’à la clôture de l’état.
Si plusieurs immeubles ont été vendus en bloc, le notaire détermine au besoin dans l’état de collocation la portion du prix total devant échoir proportionnellement à sa valeur, à chaque immeuble en particulier. Il peut au préalable prendre l’avis d’un ou de trois experts. L’avis est inséré au procès-verbal.
Après l’établissement de l’état de collocation, le notaire le tient à la disposition des intéressés qui peuvent en prendre communication ; il fixe un jour auquel doivent être produites les contestations contre l’état.
Le notaire fait ensuite sommation aux intéressés désignés à l’article 196, ainsi qu’au débiteur et au tiers détenteur, de prendre communication de l’état de collocation, et de comparaître au jour fixé pour fournir leurs observations sur cet état, et de présenter au plus tard audit jour leurs contestations, sous peine d’être forclos. En même temps il est donné avis à l’adjudicataire du jour fixé.
Les sommations et avis doivent être signifiés et notifiés conformément aux dispositions de l’article 196. Il y a un délai d’au moins deux semaines entre la signification et le jour fixé.
Les contestations concernant l’état de collocation, si elles sont élevées avant le jour fixé, le sont par une déclaration prise en procès-verbal du greffier, ou par la remise d’un acte signé d’un avocat ou notaire. La disposition de l’article 198, alinéa 2, est applicable.
Au jour fixé, l’état de collocation dûment complété est lu et expliqué.
S’il s’élève une contestation, chacun des intéressés doit fournir séance tenante, ses observations. Si la contestation est reconnue fondée par les intéressés ou s’il s’établit quelque autre accord entre les parties, l’état de collocation doit être rectifié dans ce sens.
L’opération est consignée dans un procès-verbal qui est lu aux intéressés ou leur est présente pour qu’ils en prennent connaissance. Mention de cette lecture ou communication est faite dans le procès-verbal ; il y est dit également si le procès-verbal a été adopté ou quelles contestations ont été élevées.
S’il ne s’élève aucune contestation contre l’état de collocation, ou bien si les contestations élevées ont été vidées au jour fixé, l’état de collocation est clos.
Pour faire la clôture, le notaire établit le calcul de la masse à distribuer, des frais à la charge de la masse et du montant de la créance de chaque créancier colloqué ; il délivre aux créanciers colloqués des bordereaux contenant délégation sur les adjudicataires ou sur la Caisse des dépôts et consignations ; il requiert que la radiation des inscriptions des créanciers non colloqués, ainsi que de ceux colloqués sur ladite caisse, en tant qu’elles concernent les immeubles vendus.
Les frais à la charge de la masse sont, outre ceux désignés à l’article 156, les frais de procédure de distribution, y compris ceux de la radiation des inscriptions des créanciers non colloqués. Les frais à la charge de la masse sont colloqués de préférence à toutes autres créances.
Sont colloquées, au rang des créances, les sommes qu’un créancier colloqué a eu à payer à un mandataire dans la procédure de distribution ou pour la confection des actes désignés aux articles 197 et 202, si ces frais sont estimés nécessaires.
Si une contestation n’est pas vidée, le notaire clôt l’état de collocation pour les créances antérieures à celles contestées et délivre des bordereaux de collocation à ces créanciers. Il le peut même en ce qui concerne les créances postérieures à celles contestées, pourvu qu’il réserve une somme suffisante pour couvrir les créances contestées.
La clôture de l’état de collocation doit avoir lieu au jour fixé ou au plus tard dans la semaine qui suit. Après la clôture de l’état, les intéressés peuvent en prendre connaissance en l’étude du notaire, pendant une semaine, à partir du jour qui a été désigné lors de la discussion de l’état.
Pendant cette semaine, les intéressés sont admis à se pourvoir contre la clôture de l’état devant le tribunal d’exécution. La décision de ce tribunal est susceptible d’un nouveau pourvoi dans la semaine qui suit la signification.
Si, avant l’expiration du délai fixé à l’article précédent, une créance est produite après coup en vertu de la disposition de l’article 199, il est fixé un nouveau jour pour s’expliquer sur cette créance et pour rectifier, s’il y a lieu, l’état de collocation.
Au jour fixé, le créancier produisant peut élever, sans aucune restriction, des contestations contre l’état ; les autres intéressés ne le peuvent qu’autant qu’ils risquent de ne pas être satisfaits pour leurs créances par suite de la production tardive.
Il est donné avis aux intéressés du nouveau jour fixé. En même temps, il est fait sommation aux personnes désignées à l’article 201, alinéa 2, de comparaître audit jour pour fournir leurs observations sur la créance tardivement produite et présenter, sous peine d’être forclos, les contestations qu’ils peuvent avoir à élever contre le nouvel état, en tant que ces contestations sont recevables d’après la disposition de l’alinéa 2 ci-dessus.
S’il n’a pas été formé de pourvoi ou si le pourvoi a fait l’objet d’une décision définitive, le notaire transmet sans retard au préposé du livre foncier un extrait de l’état renfermant les collocations et la requête en radiation ; le préposé procède à la radiation des inscriptions des créanciers non colloqués, ainsi que des créanciers colloqués sur la Caisse des dépôts et consignations.
Si une contestation contre l’état de collocation n’a pas été vidée au jour fixé pour la discussion de l’état de collocation, celui qui a élevé la contestation doit, dans le délai d’un mois, à partir de ce jour, fournir au notaire la preuve qu’il a actionné les intéressés. Si, à l’expiration de ce délai, cette preuve n’est pas fournie l’état est clos, sans égard à la contestation, mais sans préjudice pour l’opposant du droit de faire valoir par voie d’assignation sa priorité à l’égard du créancier colloqué à tort.
Si la preuve visée à l’article précédent est fournie à temps, la clôture de l’état est ajournée jusqu’à ce que le jugement statuant sur le paiement de la portion litigieuse de la masse ait acquis l’autorité de la chose jugée.
A la demande de la partie ayant obtenu gain de cause, les frais mis par le jugement à la charge d’un créancier colloqué sont prélevés sur le montant colloqué au profit de ce créancier.
Les dispositions de l’article 206, alinéas 2 et 3, sont applicables ; le notaire désigne aux intéressés, par lettre recommandée, le jour à partir duquel court le délai d’une semaine.
Le créancier non colloqué, ainsi que le débiteur ou le tiers débiteur, ont un recours contre ceux qui ont élevé une contestation non fondée, pour le dommage leur résultant de cette contestation, notamment pour la perte d’intérêts.
Le créancier qui reçoit paiement sur sa collocation est tenu de consentir jusqu’à concurrence du montant payé, la radiation de son inscription ; les frais de la radiation sont à la charge de l’adjudicataire.
Après la clôture de l’état, l’adjudicataire qui a consigné le prix avec les intérêts échus, peut demander la radiation des inscriptions existantes.
La demande de radiation doit être formée par écrit ou par une déclaration prise en procès-verbal du notaire. Sommation est faite par celui-ci aux créanciers intéressés, aux débiteurs et aux tiers détenteurs d’avoir à présenter leurs objections à un jour fixé à cet effet. La signification de cette sommation doit être faite au moins deux semaines avant le jour fixé.
Si, au jour fixé, il n’est élevé aucune objection, le notaire joint le certificat de consignation au dossier, déclare la consignation valable et requiert la radiation des inscriptions avec maintien de leur effet en ce qui concerne le prix consigné.
S’il est élevé une objection, elle est jugée par le tribunal d’exécution, sur requête de l’opposant présentée dans le délai d’une semaine. La décision donne ouverture au pourvoi immédiat.
Les frais de consignation sont supportés par l’adjudicataire. Quant aux autres frais de la procédure, il en est fait distraction en faveur de l’adjudicataire sur le montant du prix et ils sont assignés sur la Caisse des dépôts et consignations, en tant que l’état en a été produit avant la clôture de la procédure de distribution. Il en est de même en faveur de la partie qui a eu gain de cause en ce qui concerne les frais occasionnés par une contestation, sous réserve du recours visé à l’article 211.
En cas d’aliénation volontaire d’un immeuble non suivie de surenchère, l’ouverture de la procédure de distribution peut être demandée par chaque créancier hypothécaire, par l’acquéreur, et en tant que le prix de vente est exigible, par le vendeur.
La demande doit être présentée au tribunal d’instance compétent, soit par écrit, soit par déclaration prise en procès-verbal du greffier.
Les dispositions de l’article 161, alinéas 2 et 3, et de l’article 213 sont applicables à l’acquéreur après l’ouverture de la procédure de distribution. Il est fait distraction en sa faveur, sur le montant du prix, des frais de la procédure prescrite par les articles 2478 et 2479 du code civil, en tant que l’état en a été produit au plus tard au jour fixé pour la discussion de l’état de collocation.
La désignation d’un fondé de pouvoir chargé de recevoir les significations dans la procédure d’exécution forcée ou de purge des hypothèques est encore valable pour la procédure de distribution.
En cas de désignation d’un fondé de pouvoir chargé de recevoir les significations, c’est à lui que doivent être adressées toutes les significations et communications.
Article 217 (abrogé)
Les ordonnances d’expulsion dans la procédure d’exécution forcée ou en cas de revente sur surenchère, ainsi que les bordereaux de collocation délivrés dans la procédure de distribution, sont exécutoires conformément aux dispositions des articles 724 à 793 et 797 du code local de procédure.
Après la clôture de la procédure, les pièces relatives à la procédure d’exécution forcée, de purge des hypothèques et de distribution sont remises au tribunal d’exécution, y compris une expédition sur papier libre du cahier des charges, du procès-verbal d’adjudication et de l’état de collocation.
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