Source: https://www.pfizermedicalinformation.ca/fr-ca/xanax-ts
Timestamp: 2019-08-23 06:54:19+00:00
Document Index: 17128298

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XANAX (comprimés d’alprazolam, USP) | Information Médicale Pfizer - Canada
XANAX (comprimés d’alprazolam, USP)
Comprimés dosés à 0,25 mg, à 0,5 mg et à 1,0 mg
Silice colloïdale, amidon de maïs, docusate sodique, benzoate de sodium, monohydrate de lactose, stéarate de magnésium
Le comprimé dosé à 0,5 mg contient également un colorant jaune sur substrat d’aluminium.
Le comprimé dosé à 1 mg contient également du colorant bleu sur substrat d’aluminium et de l’érythrosine sur substrat d’aluminium.
Comprimé à trois rainures dosé à 2 mg
XANAX et XANAX TS (alprazolam) sont indiqués pour le traitement des troubles anxieux ou le soulagement à court terme des symptômes d’anxiété excessive. L’anxiété ou la tension associée au stress de la vie quotidienne ne justifie pas en règle générale l’administration d’un anxiolytique.
XANAX et XANAX TS sont indiqués dans le traitement du trouble anxieux généralisé (TAG). Le TAG se caractérise par une anxiété et une inquiétude irréaliste ou excessive (appréhension) au sujet d’au moins 2 facteurs de la vie quotidienne, se maintenant au moins 6 mois, plus de 1 jour sur 2. Au moins 6 des 18 symptômes suivants sont souvent présents chez ces patients : tension motrice (tremblements, spasmes ou impression de secousses, tension, douleurs ou endolorissements musculaires; agitation ou impatience, fatigabilité); hyperactivité neurovégétative (impression de suffocation; palpitations ou rythme cardiaque accéléré; transpiration ou mains froides et moites; sécheresse buccale; étourdissements ou sensation ébrieuse; nausées, diarrhée et autres gênes abdominales; bouffées de chaleur ou frissons; mictions fréquentes; difficulté à avaler ou sensation de « boule dans la gorge »); exploration hypervigilante de l’environnement (sensation d’être survolté, réaction de sursaut exagéré; trouble de la concentration ou « trous de mémoire » dus à l’anxiété; difficulté à s’endormir ou à rester endormi; irritabilité). Ces symptômes ne doivent pas être secondaires à un autre trouble psychiatrique et ne doivent avoir aucune cause organique.
XANAX et XANAX TS sont aussi indiqués pour le traitement du trouble panique, avec ou sans agoraphobie. Le trouble panique se caractérise par des crises de panique récurrentes.
Les crises de panique sont des périodes discontinues d’inconfort ou de peur intense caractérisées par au moins 4 des symptômes suivants : dyspnée, étourdissements, sensation d’instabilité ou d’être au bord de l’évanouissement, tachycardie, tremblements ou secousses musculaires, sueurs, suffocation, nausées ou gêne abdominale, dépersonnalisation ou déréalisation, paresthésie, bouffées de chaleur ou frissons, douleur ou gêne thoracique, peur de mourir, peur de devenir fou ou peur de commettre un acte non contrôlé.
Les crises ne durent habituellement que quelques minutes, mais peuvent, plus rarement, durer jusqu’à quelques heures.
On diagnostique le trouble panique lorsque le patient a au moins 4 crises en l’espace de 4 semaines ou une ou plusieurs crises suivies d’une période d’au moins un mois de peur persistante d’une nouvelle crise. Les symptômes ne doivent pas être attribuables à des causes organiques connues.
Les crises de panique sont inattendues, du moins au début. Plus tard, après évolution de la maladie, certaines situations, par exemple conduire une automobile ou se déplacer dans une foule, peuvent être associées aux crises de panique. Celles-ci ne sont pas déclenchées par des situations dans lesquelles le sujet est observé attentivement par autrui (comme dans la phobie sociale).
Durant le cours normal de la maladie, le patient commence souvent à présenter des symptômes d’agoraphobie. L’agoraphobie est la peur de se trouver dans des situations où il pourrait être difficile de s’échapper ou d’obtenir de l’aide en cas de crises de panique inattendues. En raison de cette crainte, le patient limite souvent ses déplacements ou doit être accompagné lorsqu’il s’éloigne de son domicile, ou encore, il endure des situations agoraphobiques malgré une anxiété intense. L’intensité varie de légère (le patient peut travailler ou faire son magasinage) à sévère (le patient ne sort plus de chez lui).
Les démonstrations de l’efficacité de l’alprazolam se limitent à des études cliniques systématiques de 4 mois pour les troubles anxieux généralisés et de 4 à 10 semaines pour le trouble panique. Cependant, des personnes souffrant de trouble panique ont été traitées dans le cadre d’une étude ouverte pendant un maximum de 8 mois, sans perte apparente de bienfaits thérapeutiques. Le médecin doit réévaluer à intervalles réguliers l’utilité du traitement médicamenteux chez tous les patients.
Étant donné que les personnes âgées peuvent être particulièrement sensibles aux effets des benzodiazépines, il est recommandé de leur prescrire de faibles doses de XANAX et de XANAX TS (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE – Pharmacocinétique; MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières – Personnes âgées; et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique, Troubles anxieux – Personnes âgées ou affaiblies).
L’emploi de XANAX et de XANAX TS n’est pas recommandé chez les patients de moins de 18 ans (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières – Enfants).
XANAX et XANAX TS (alprazolam) sont contre-indiqués chez les personnes hypersensibles à ce composé ou aux autres benzodiazépines. Ils sont également contre-indiqués chez les personnes souffrant de myasthénie grave, d’une insuffisance hépatique ou respiratoire sévère, du syndrome d’apnée du sommeil ou de glaucome aigu à angle fermé. Toutefois, on peut les administrer aux personnes atteintes de glaucome à angle ouvert traité adéquatement.
L’administration de XANAX et de XANAX TS avec le kétoconazole et l’itraconazole est contre‑indiquée, car ceux-ci entravent grandement la biotransformation de l’alprazolam par la CYP3A4 (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES – Interactions médicament-médicament).
L’utilisation concomitante de XANAX ou de XANAX TS et d’opioïdes peut entraîner une sédation profonde, une dépression respiratoire, le coma et le décès (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Risques liés à l’utilisation concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines).
XANAX et XANAX TS (alprazolam) sont inefficaces chez les personnes atteintes de troubles de la personnalité. Il est déconseillé de les utiliser après un diagnostic de troubles de l’humeur ou psychotiques.
L’utilisation concomitante de benzodiazépines, y compris XANAX et XANAX TS, et d’opioïdes peut entraîner une sédation profonde, une dépression respiratoire, le coma et le décès. Compte tenu de ces risques, il faut réserver l’emploi concomitant de ces médicaments aux patients chez qui les autres options thérapeutiques s’avèrent inadéquates.
S’il est décidé de prescrire XANAX ou XANAX TS avec un opioïde, les deux médicaments doivent être prescrits aux doses efficaces les plus faibles pour une période minimale. Chez les patients qui reçoivent déjà un analgésique opioïde, la dose initiale de XANAX ou de XANAX TS doit être plus faible que la dose indiquée en l’absence d’un opioïde et doit être augmentée selon la réponse clinique. Si l’administration d’un analgésique opioïde est amorcée chez un patient qui prend déjà XANAX ou XANAX TS, la dose initiale de l’analgésique opioïde doit être plus faible et doit être augmentée selon la réponse clinique. Il faut surveiller étroitement les patients afin de déceler d’éventuels signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).
Il faut aviser les patients et les soignants du risque de dépression respiratoire et de sédation lié à l’utilisation de XANAX et de XANAX TS avec des opioïdes.
Risque de dépendance : Les benzodiazépines, y compris XANAX et XANAX TS, peuvent entraîner une dépendance physique et psychologique. Certains effets indésirables, dont quelques‑uns menaçant le pronostic vital, sont une conséquence directe de la dépendance physique à l’alprazolam. Le risque de dépendance augmente en fonction de la dose et de la durée du traitement. Les patients qui sont portés à abuser des médicaments ou des drogues doivent être surveillés attentivement pendant le traitement par XANAX ou XANAX TS. Les patients ayant des antécédents d’alcoolisme ou de toxicomanie sont plus susceptibles de ressentir une dépendance psychologique. L’abus de médicaments étant un risque inhérent à l’emploi de benzodiazépines, y compris l’alprazolam, le traitement par cet agent commande une surveillance adéquate. L’alprazolam peut faire l’objet d’un détournement. On a signalé des cas de surdosage mortel liés à l’emploi concomitant d’alprazolam et d’autres dépresseurs du système nerveux central, dont les opioïdes, d’autres benzodiazépines et l’alcool. Il faut tenir compte de ces risques au moment de prescrire ou d’exécuter une ordonnance d’alprazolam. Pour réduire ces risques, il faut prescrire la plus petite quantité de médicament appropriée et indiquer au patient comment entreposer le médicament et disposer des comprimés inutilisés de façon appropriée.
Dépendance et symptômes de sevrage, y compris crises épileptiques : Les symptômes de sevrage peuvent se produire à la suite de l’arrêt d’un traitement avec des benzodiazépines chez une personne ayant une dépendance physique. Ils peuvent être sévères (p. ex., épilepsie) en cas d’arrêt brusque du traitement ou de réduction rapide de la dose (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique – Arrêt du traitement). Même une utilisation relativement brève (p. ex., quelques semaines) de benzodiazépines aux doses recommandées pour le traitement d’une anxiété passagère et d’un trouble anxieux (c’est‑à‑dire 0,75 mg à 3 mg/jour) comporte un certain risque de dépendance; des symptômes de sevrage, y compris des crises épileptiques, ont été signalés après un traitement de courte durée par XANAX. Des résultats d’études de pharmacovigilance semblent indiquer que le risque de dépendance et sa sévérité augmentent chez les patients recevant des doses relativement élevées (plus de 4 mg/jour) ou traités pendant de longues périodes (plus de 8 à 12 semaines).
Les symptômes de sevrage vont de l’insomnie et la dysphorie légères à un syndrome important pouvant comprendre irritabilité, nervosité, insomnie, agitation, diarrhée, crampes abdominales, vomissements, transpiration, tremblements et convulsions. Certains symptômes pouvant être semblables à ceux que le patient présentait avant le traitement, il peut être difficile de distinguer la rechute du sevrage lors de l’arrêt du traitement.
Arrêt brusque du traitement à éviter (même dans le cas d’un traitement de courte durée)
Comme l’apparition de symptômes de sevrage est plus probable après l’interruption soudaine du traitement, celle-ci doit être évitée. Même si le traitement n’a été que de courte durée, l’arrêt doit se faire par réduction graduelle de la dose quotidienne pour réduire au minimum les réactions de sevrage.
Pour mettre fin au traitement chez des patients recevant XANAX et XANAX TS, il faut réduire la posologie lentement, conformément à la pratique médicale courante (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique – Arrêt du traitement).
Risque de symptômes de sevrage associé aux réductions posologiques : Une réaction de sevrage peut faire suite à toute réduction posologique qu’elle soit intentionnelle ou involontaire (p. ex., oubli de la part du patient, hospitalisation du patient). Il faut donc procéder graduellement pour réduire la dose ou cesser le traitement par XANAX (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique – Arrêt du traitement).
L’état épileptique et son traitement : Le système de signalement volontaire des événements médicaux révèle que des crises épileptiques ont été associées à l’arrêt de XANAX. Dans la plupart des cas, on a signalé une seule crise, mais des crises multiples et des états épileptiques ont été aussi signalés. À l’accoutumée, le traitement de l’état épileptique, quelle qu’en soit l’étiologie, comprend l’administration intraveineuse de benzodiazépines et de phénytoïne ou de barbituriques, le maintien de voies aériennes supérieures libres et une hydratation adéquate. Pour plus de détails sur le traitement, il peut être indiqué de consulter un spécialiste.
Symptômes de sevrage et de rebond dans le traitement du trouble panique : Étant donné que le trouble panique nécessite souvent l’administration de doses quotidiennes de XANAX de plus de 3 mg, le risque de dépendance chez ces patients peut être plus élevé que dans les cas d’anxiété moins sévère. Après avoir étudié l’arrêt du traitement dans le cadre d’essais randomisés contrôlés par placebo, on a constaté que les symptômes de rebond et de sevrage étaient plus fréquents chez les patients recevant XANAX que dans le groupe témoin.
La rechute ou le retour de la maladie a été définie comme le retour des symptômes caractéristiques du trouble panique (principalement les crises de panique) à des niveaux comparables à ceux que l’on avait observés avant le traitement. Le rebond fait référence au retour des symptômes du trouble panique, mais à une intensité ou à une fréquence accrues. Les symptômes de sevrage sont ceux qui n’étaient pas habituellement caractéristiques du trouble panique et qui survenaient pour la première fois et plus souvent durant l’arrêt du traitement qu’avant le début du traitement.
Lors d’un essai clinique contrôlé dans lequel on a réparti au hasard 63 patients dans des groupes recevant XANAX, on a identifié les symptômes de sevrage suivants : perception sensorielle accrue, trouble de la concentration, dysosmie, obnubilation, paresthésie, crampes et contractions musculaires, diarrhée, vision brouillée, perte d’appétit et perte de poids. D’autres symptômes, notamment l’anxiété et l’insomnie, ont été observés fréquemment pendant l’arrêt du traitement, mais il a été impossible de déterminer s’ils étaient dus à une rechute, à un rebond ou au sevrage.
Dans une base de données plus vaste, composée d’études contrôlées et non contrôlées dans lesquelles 641 patients ont reçu XANAX, voici les symptômes associés à l’arrêt du traitement et survenus à une fréquence de plus de 5 % chez les patients recevant XANAX et à une fréquence supérieure à celle du groupe placebo :
Fréquence des symptômes associés à l’arrêt du traitement
Pourcentage de patients recevant XANAX ayant signalé le symptôme
Ces études n’ont pas permis de déterminer avec certitude si les symptômes susmentionnés étaient liés à la dose et à la durée du traitement par XANAX chez les patients atteints de trouble panique. Deux essais contrôlés d’une durée de 6 à 8 semaines ont permis de mesurer la capacité des patients de cesser le traitement : 71 à 93 % des patients recevant XANAX ont réussi à arrêter complètement le traitement, contre 89 à 96 % des patients recevant le placebo. Les essais n’ont pas permis de déterminer avec certitude la capacité des patients de cesser le traitement après l’administration à long terme de XANAX.
Des crises épileptiques attribuables à XANAX ont été observées après l’arrêt du traitement ou la réduction de la dose chez 8 des 1980 patients atteints de trouble panique ou ayant reçu des doses de XANAX de plus de 4 mg/jour pendant plus de 3 mois dans le cadre d’essais cliniques. Cinq de ces crises se sont produites à la suite d’une réduction rapide des doses ou de l’arrêt d’un traitement comportant des doses quotidiennes de 2 à 10 mg. Trois de ces crises se sont produites dans des situations où il était impossible de les lier directement à une réduction de dose ou à un arrêt brusque du traitement. Dans l’un de ces cas, la crise s’est produite après l’élimination d’une seule dose de 1 mg faisant suite à une diminution progressive par paliers de 1 mg tous les 3 jours, à partir d’une dose initiale de 6 mg. Dans les deux autres cas, le lien entre la crise et la diminution progressive du traitement est indéterminé, les deux patients ayant reçu des doses de 3 mg/jour avant la crise. La durée de l’utilisation de XANAX dans les 8 cas susmentionnés s’échelonnait entre 4 et 22 semaines. On a signalé volontairement des cas de crises apparemment associées à une réduction progressive des doses de XANAX. Le risque de crises d’épilepsie semble plus élevé entre 24 et 72 heures après l’arrêt du traitement (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique – Arrêt du traitement et RÉACTIONS INDÉSIRABLES – Effets indésirables signalés après la commercialisation du produit).
Symptômes interdoses dans le traitement du trouble panique
Symptômes interdoses : L’anxiété matinale et l’apparition de symptômes d’anxiété entre les doses de XANAX ont été signalées chez des personnes atteintes de trouble panique prenant les doses d’entretien recommandées de XANAX. Ces symptômes peuvent signaler le début d’une tolérance ou un intervalle entre les doses qui est plus long que la durée d’action clinique de la dose administrée. Dans les deux cas, on estime que la dose prescrite ne suffit pas à maintenir les concentrations plasmatiques nécessaires pour prévenir les symptômes de rechute, de rebond ou de sevrage pendant toute la durée de l’intervalle séparant les doses. Dans une telle situation, il est recommandé de conserver la même dose quotidienne, mais de la diviser en fractions plus nombreuses (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
Dépression et suicide : Les troubles liés à la panique ont été associés à d’importants troubles dépressifs primaires et secondaires et à des taux accrus de suicide chez les patients non traités. Ainsi, lors de l’administration de doses élevées de XANAX ou de XANAX TS à des patients souffrant de troubles liés à la panique, il faut exercer les mêmes précautions que lors de l’administration d’un médicament psychotrope à des patients traités pour une dépression ou ayant des tendances suicidaires, soit prescrire la plus faible quantité possible de comprimés XANAX ou XANAX TS, conformément aux bonnes pratiques de prise en charge.
Manie : Des épisodes d’hypomanie et de manie ont été associés à la prise de XANAX chez des patients atteints de dépression. Des cas d’hypomanie ou de manie d’apparition nouvelle ont également été signalés durant un traitement par l’alprazolam chez des patients qui n’avaient pas d’antécédents de troubles psychiatriques importants et ne prenaient pas d’autres médicaments.
Insuffisance hépatique : En présence d’une insuffisance hépatique, commencer le traitement avec des doses très faibles et augmenter la posologie en tenant compte de la capacité résiduelle de l’organe affecté. Une étroite surveillance et des contrôles périodiques de laboratoire sont nécessaires (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).
Insuffisance rénale : En présence d’une insuffisance rénale, commencer le traitement avec des doses très faibles et augmenter la posologie en tenant compte de la capacité résiduelle de l’organe affecté. Une étroite surveillance et des contrôles périodiques de laboratoire sont nécessaires (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).
L’emploi de XANAX ou de XANAX TS n’est pas recommandé durant la grossesse.
Effets tératogènes : Les benzodiazépines peuvent nuire au fœtus. En raison de l’expérience acquise avec d’autres agents de la classe des benzodiazépines, on présume que l’administration de l’alprazolam durant le premier trimestre de la grossesse entraîne une augmentation du risque accru d’anomalies congénitales. Comme le recours à l’alprazolam est rarement urgent, son emploi est rarement justifié chez la femme apte à concevoir. S’il faut y recourir, on doit avertir la patiente de consulter son médecin si elle désire devenir enceinte ou croit l’être, car les risques pour le fœtus commandent l’arrêt du traitement (voir TOXICOLOGIE).
Effets non tératogènes : Il convient de noter que l’enfant né d’une mère recevant des benzodiazépines risque de présenter quelques symptômes de sevrage pendant la période postnatale. De plus, on a signalé des problèmes respiratoires et une certaine flaccidité chez des enfants nés de mères ayant reçu des benzodiazépines à la fin du troisième trimestre de la grossesse ou pendant le travail.
L’effet de XANAX et de XANAX TS sur le travail et l’accouchement n’a pas été déterminé.
Femmes qui allaitent : Chez le rat, l’alprazolam et ses métabolites sont retrouvés dans le lait. Les benzodiazépines, y compris l’alprazolam, se retrouvent également dans le lait humain, en faibles concentrations. Par conséquent, il faut s’abstenir d’allaiter durant un traitement par XANAX ou XANAX TS.
Enfants (< 18 ans) : L’innocuité et l’efficacité de XANAX et de XANAX TS n’ont pas été établies chez les patients de moins de 18 ans; par conséquent, l’emploi de ces médicaments n’est pas recommandé chez cette population de patients (voir TOXICOLOGIE).
Personnes âgées (≥ 65 ans) : Même avec de faibles doses, les personnes âgées ou affaiblies sont plus sensibles aux effets neurodépresseurs des benzodiazépines sur le SNC, lesquels se manifestent par de l’ataxie, une sédation excessive et de l’hypotension. La prudence est donc de rigueur, particulièrement si une baisse de la tension artérielle risque de causer des complications cardiaques. Pour éviter une hypersédation, des troubles neurologiques et d’autres réactions indésirables, les doses initiales seront faibles et les augmentations, faites par paliers et adaptées à la tolérance individuelle (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Populations particulières – Personnes âgées et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE – Pharmacocinétique).
Emploi en présence d’une affection concomitante
Il est recommandé d’administrer la dose la plus faible possible, afin de prévenir l’ataxie et l’hypersédation, lesquelles peuvent être particulièrement problématiques chez les patients âgés ou affaiblis (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION). Les précautions habituelles doivent être prises lorsqu’on traite des patients dont la fonction rénale, hépatique ou pulmonaire est altérée. De rares cas de décès ont été signalés peu de temps après l’amorce d’un traitement par XANAX chez des patients qui souffraient d’une maladie pulmonaire sévère. Une diminution du taux d’élimination systémique de l’alprazolam (p. ex., augmentation de la demi-vie plasmatique) a été observée chez des patients atteints d’une maladie hépatique alcoolique de même que chez des patients obèses traités par XANAX (voir PHARMACOLOGIE CLINIQUE).
Des numérations globulaires et des contrôles périodiques de la fonction hépatique sont recommandés lors de traitements répétés par XANAX ou XANAX TS.
Afin d’assurer l’utilisation sécuritaire et efficace de XANAX et de XANAX TS, le médecin doit fournir les conseils suivants au patient.
Votre médecin doit être informé de vos habitudes de consommation d’alcool ou des médicaments que vous prenez actuellement, y compris ceux que vous achetez sans ordonnance. De façon générale, il est déconseillé de consommer de l’alcool durant la prise de benzodiazépines.
Ce produit ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Par conséquent, prévenez votre médecin si vous planifiez une grossesse, si vous êtes enceinte ou encore si vous le devenez pendant votre traitement.
Attendez de voir comment vous réagissez au médicament avant de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine potentiellement dangereuse, etc.
N’augmentez jamais la dose parce que vous croyez que le médicament « n’est plus efficace » sans d’abord consulter votre médecin. Même lorsqu’elles sont utilisées conformément aux recommandations, les benzodiazépines peuvent entraîner une dépendance psychologique et/ou physique.
Vous ne devez pas arrêter de prendre ce médicament de façon abrupte ni en diminuer la dose sans consulter votre médecin, car vous pourriez éprouver des symptômes de sevrage.
Pour certains patients, il peut être très difficile d’arrêter le traitement par XANAX ou XANAX TS en raison d’une dépendance psychologique et physique intense. Des symptômes liés à l’arrêt du traitement, y compris des convulsions, peuvent survenir, quelle que soit la dose utilisée, mais le risque est plus important avec l’emploi prolongé de doses supérieures à 4 mg/jour, particulièrement si l’on cesse de prendre le médicament trop brusquement. Il est important que vous consultiez votre médecin pour savoir comment arrêter votre traitement de façon sûre. Cesser le traitement de la bonne manière contribuera à diminuer le risque de réactions de sevrage, qui peuvent être légères, mais aussi plus sévères, comme des crises convulsives.
Les effets indésirables de XANAX ou de XANAX TS (alprazolam), le cas échéant, s’observent généralement au début du traitement et disparaissent habituellement dès l’arrêt du traitement ou la diminution de la posologie.
Comme les autres benzodiazépines, l’alprazolam peut produire des réactions paradoxales, par exemple excitation, agitation, rage, comportement agressif ou hostile, spasticité musculaire accrue, troubles du sommeil, hallucinations et autres troubles comportementaux. Ces réactions paradoxales sont rares et surviennent de façon aléatoire. En leur présence, il faut mettre fin au traitement.
Les données présentées dans les tableaux suivants sont des estimations de la fréquence des événements cliniques indésirables survenus chez des patients qui ont participé à des études cliniques dans les conditions suivantes :
Tableau sur les troubles anxieux : études cliniques relativement courtes (4 semaines), contrôlées par placebo avec posologie maximale de 4 mg/jour de XANAX (pour le traitement des troubles anxieux ou le soulagement à court terme des symptômes de l’anxiété);
Tableau sur le trouble panique : études cliniques contrôlées par placebo à court terme (maximum de 10 semaines) à posologie maximale de 10 mg/jour de XANAX chez des patients souffrant de trouble panique, avec ou sans agoraphobie.
Fréquence des symptômes associés au traitement
% de cas signalés par les patients
Dermatite/allergie
Sensation ébrieuse/étourdissements
Modification de la libido (non précisée)
Perturbations vasomotrices
Anomalies oniriques
Difficultés de la miction
Effets indésirables peu courants du médicament observés au cours des essais cliniques (< 1 %)
Outre les événements indésirables relativement courants (fréquence > 1 %) énumérés dans les tableaux, les événements suivants ont été associés à l’alprazolam et à d’autres benzodiazépines : crises d’épilepsie, perte de coordination, troubles de la concentration, troubles de mémoire/amnésie passagère, hallucinations, dépersonnalisation, dysgueusie, dystonie, irritabilité, anorexie, fatigue, somnolence, difficultés d’élocution, faiblesse musculosquelettique, modification de la libido, menstruation irrégulière, incontinence, rétention d’urine, dysfonctionnement hépatique, élévation des taux des enzymes hépatiques, hyperbilirubinémie, jaunisse, prurit, diplopie et hyperprolactinémie. On a signalé de rares cas d’augmentation de la pression intra-oculaire.
Divers effets indésirables ont été associés à la prise de XANAX depuis sa mise sur le marché. La majorité des réactions ont été signalées au moyen d’un système de déclaration volontaire. Vu la nature spontanée des déclarations et l’absence de témoins, il est impossible de confirmer l’existence d’un lien entre le traitement par XANAX et ces manifestations, à savoir : abus de médicament, dépendance au médicament, syndrome de sevrage médicamenteux, troubles gastro-intestinaux, hypomanie, manie, hépatite, œdème angioneurotique, œdème périphérique, élévation des taux des enzymes hépatiques, insuffisance hépatique, syndrome de Stevens‑Johnson, gynécomastie, galactorrhée, agressivité, colère, troubles de la libido, hyperactivité psychomotrice, dystonie, déséquilibre du système nerveux autonome, dermatite et réaction de photosensibilité.
Dans certains signalements spontanés d’effets comportementaux indésirables, tels excitation, agitation, trouble de la concentration, confusion et hallucinations, les patients avaient reçu simultanément d’autres médicaments agissant sur le SNC ou présentaient des affections psychiatriques sous-jacentes. Chez les patients ayant des troubles de la personnalité ou des antécédents de comportement violent ou agressif, d’abus d’alcool ou de toxicomanie, le risque est plus élevé. Des cas d’irritabilité, d’hostilité et de pensées envahissantes ont été signalés à la suite de l’arrêt du traitement avec l’alprazolam chez des patients en état de stress post-traumatique.
Des convulsions ont été signalées lors de l’arrêt du traitement chez des patients recevant uniquement XANAX.
Médicaments agissant sur le SNC
Les benzodiazépines, y compris l’alprazolam, risquent de potentialiser les effets d’autres médicaments psychotropes, dont l’alcool, les narcotiques, les barbituriques, les antihistaminiques ou les anticonvulsivants, ou de produire des effets neurodépresseurs supplémentaires si elles sont administrées en association avec ce type de médicament. Avant d’associer XANAX ou XANAX TS (alprazolam) à un autre médicament agissant sur le SNC, il importe donc d’étudier soigneusement l’action pharmacologique de ce produit pour éviter le risque d’effets additifs ou de potentialisation. Prévenir les patients à ce sujet et leur déconseiller la consommation d’alcool durant le traitement au XANAX ou au XANAX TS.
En raison d’effets dépresseurs additifs sur le SNC, l’utilisation concomitante de benzodiazépines, y compris XANAX et XANAX TS, et d’opioïdes augmente le risque de sédation profonde, de dépression respiratoire, de coma ou de mort. Il faut réserver l’emploi concomitant de ces médicaments aux patients chez qui les autres options thérapeutiques s’avèrent inadéquates et administrer les plus petites doses possible des deux médicaments durant la période la plus courte possible. Il faut également surveiller étroitement les patients afin de déceler d’éventuels signes de dépression respiratoire et de sédation (voir et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Risques liés à l’utilisation concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines).
L’alprazolam peut entraîner des interactions pharmacocinétiques lorsqu’il est administré en même temps que d’autres médicaments qui interfèrent avec son métabolisme. Les composés qui inhibent certains enzymes hépatiques (en particulier la CYP3A4) peuvent augmenter la concentration sérique d’alprazolam et renforcer son action. Des données provenant d’études cliniques sur l’alprazolam, d’études in vitro sur ce même produit et d’études cliniques sur des produits subissant le même type de métabolisme que l’alprazolam fournissent la preuve d’interactions médicamenteuses d’importance variable et d’interactions possibles entre l’alprazolam et un certain nombre de médicaments.
Le kétoconazole et l’itraconazole sont des inhibiteurs puissants de la CYP3A. L’administration concomitante d’alprazolam et de kétoconazole, d’itraconazole et d’autres antifongiques azolés est déconseillée (voir CONTRE-INDICATIONS). Cette recommandation se fonde sur des données résultant d’études sur les interactions entre des benzodiazépines subissant un métabolisme similaire à celui de l’alprazolam (triazolam et midazolam) et le kétoconazole et l’itraconazole. Par ailleurs, une étude in vitro a montré que le kétoconazole est un inhibiteur puissant du métabolisme de l’alprazolam.
On recommande d’être prudent et d’envisager une réduction de la dose lorsque l’alprazolam est administré en même temps que la néfazodone, la fluvoxamine ou la cimétidine.
Lorsque XANAX (1 mg 2 f.p.j.) était administré en même temps que la néfazodone (200 mg 2 f.p.j.) à l’état d’équilibre, le pic de concentration, l’ASC et la demi-vie de XANAX étaient augmentés par un facteur de 2 environ. La concentration plasmatique de la néfazodone n’était pas modifiée par l’administration de XANAX, mais le taux plasmatique de son métabolite mCPP était augmenté. L’administration concomitante de XANAX et de néfazodone a également été associée à une exagération du ralentissement psychomoteur, dont on pense qu’elle est due à une élévation du taux plasmatique de XANAX.
Lorsque XANAX est administré en même temps que la néfazodone, il faut parfois diminuer la posologie de XANAX; il n’est pas nécessaire d’ajuster celle de la néfazodone. Les interactions de ces 2 produits à fortes doses, comme c’est le cas des posologies élevées de XANAX utilisées dans le traitement du trouble panique, n’ont pas fait l’objet d’études.
Lorsque l’alprazolam (1 mg) était administré en même temps que la fluvoxamine (50 mg 1 f.p.j. pendant 3 jours, puis 100 mg 1 f.p.j. pendant 7 jours), son ASC était augmentée d’environ 100 %, sa Cmax d’environ 50 %, et sa demi-vie plasmatique passait de 19,8 heures à 33,9 heures. La Cmax et l’ASC de la fluvoxamine étaient diminuées d’environ 25 %. Après 10 jours, on a noté une baisse notable des résultats aux tests psychomoteurs.
On a administré à des volontaires en bonne santé une dose unique de 1 mg d’alprazolam avec et sans cimétidine (300 mg) toutes les 6 heures. La cimétidine a entravé significativement la clairance de l’alprazolam, prolongé sa demi-vie et réduit significativement sa clairance métabolique totale (1,05 contre 1,66 mL/min/kg). L’administration concomitante d’alprazolam et de cimétidine a entraîné une augmentation d’environ 100 % de la Cmax de l’alprazolam, ainsi qu’une augmentation statistiquement significative de son ASC. La demi-vie plasmatique de l’alprazolam est passée de 12,2 heures à 14,2 heures.
On a étudié l’effet des contraceptifs oraux sur la pharmacocinétique d’une dose unique de 1 mg d’alprazolam chez des femmes en bonne santé. La clairance de l’alprazolam était plus faible chez les femmes prenant des contraceptifs oraux (0,95 mL/min/kg) que dans le groupe témoin (1,21 mL/min/kg), et sa demi-vie était prolongée (12,4 heures contre 9,6 heures). La prudence s’impose lors de l’administration concomitante d’alprazolam et de contraceptifs oraux.
Les interactions entre l’alprazolam et les inhibiteurs de la protéase du VIH (comme le ritonavir) sont complexes et fonction du temps. L’administration de faibles doses de ritonavir inhibe de façon importante la clairance de l’alprazolam, ce qui se traduit par un prolongement de sa demi‑vie d’élimination et une accentuation de ses effets cliniques. Même si l’induction de l’isoenzyme CYP3A observée lors de l’exposition prolongée au ritonavir vient contrebalancer cette inhibition, il faut régler la dose d’alprazolam ou cesser l’administration de ce produit pendant le traitement par le ritonavir.
On a observé une interaction pharmacocinétique entre l’alprazolam et la carbamazépine; la concentration d’alprazolam diminuait notablement après le début d’un traitement avec de la carbamazépine. Aucune interaction pharmacocinétique n’a été observée entre l’alprazolam et la phénytoïne.
Imipramine et désipramine
Les concentrations plasmatiques d’imipramine et de désipramine à l’état d’équilibre auraient augmenté en moyenne de 31 % et de 20 %, respectivement, à la suite de l’administration simultanée de comprimés d’alprazolam à des doses pouvant atteindre 4 mg/jour. L’importance clinique de ces changements demeure inconnue.
Trois doses de 0,5 mg d’alprazolam par jour, pendant 14 jours, n’ont pas affecté le temps de prothrombine ni les taux plasmatiques de warfarine chez des volontaires de sexe masculin ayant reçu de la warfarine sodique par voie orale.
On recommande d’être prudent lorsqu’on administre l’alprazolam en même temps que la fluoxétine, le propoxyphène, le diltiazem ou des macrolides (antibiotiques), comme l’érythromycine ou la troléandomycine.
On a signalé des cas d’élévation de la concentration de digoxine par suite de l’administration concomitante d’alprazolam et de digoxine, en particulier chez les personnes âgées (> 65 ans). Par conséquent, il faut surveiller les patients qui reçoivent de l’alprazolam et de la digoxine afin de déceler tout signe ou symptôme de toxicité lié à cette dernière.
Ne jamais prendre d’alcool pendant le traitement par XANAX ou XANAX TS (voir Médicaments agissant sur le SNC ci-dessus).
Conduite d’un véhicule et activités dangereuses : Avertir les patients qu’avec XANAX ou XANAX TS, comme d’ailleurs avec tout médicament neurodépresseur, il ne faut pas s’engager dans des activités exigeant une parfaite acuité mentale, un bon jugement et de la coordination physique, comme la conduite d’un véhicule ou l’utilisation de machines, particulièrement au cours de la période d’ajustement posologique et jusqu’à ce qu’il ait été déterminé que le médicament ne cause pas, chez eux, somnolence ou étourdissements.
Alcool et autres médicaments dépresseurs du SNC : Ne jamais prendre d’alcool ni de neurodépresseurs pendant le traitement par XANAX ou XANAX TS.
Pour un traitement optimal, individualiser la posologie. Comme le risque de dépendance peut augmenter avec la dose et la durée du traitement, utiliser la plus petite dose efficace possible, le moins longtemps possible, et réévaluer fréquemment la nécessité de poursuivre le traitement. En général, la dose à administrer est relativement plus faible chez les patients n’ayant jamais reçu de psychotropes que chez ceux qui ont déjà pris des sédatifs légers, des antidépresseurs ou des hypnotiques.
XANAX et XANAX TS sont des préparations à libération immédiate. XANAX TS est présenté sous forme de comprimé sécable à trois rainures pouvant être brisé en quatre sections égales dosées à 0,5 mg chacune.
Au début, l’adulte reçoit 0,25 mg de XANAX (alprazolam), 2 ou 3 f.p.j. Si nécessaire, augmenter la dose par paliers de 0,25 mg, selon la gravité des symptômes et la réaction du patient au traitement. On recommande d’augmenter d’abord la dose du coucher plutôt que les doses prises durant la journée. L’angoisse très intense peut impliquer l’utilisation de plus fortes doses initiales. La posologie optimale est celle qui permet de soulager les symptômes d’anxiété excessive sans altérer les fonctions mentales et motrices. Dans les cas exceptionnels, elle peut être portée au maximum de 3 mg/jour, en prises fractionnées.
Personnes âgées ou affaiblies : Le principe général visant à prescrire la plus petite dose efficace possible doit être respecté, en particulier chez les personnes âgées ou affaiblies, de sorte à prévenir l’ataxie et l’hypersédation. La posologie initiale est de 0,125 mg, 2 ou 3 f.p.j. Elle peut graduellement être augmentée, au besoin, selon la tolérance et la réaction au traitement. Les personnes âgées peuvent être particulièrement sensibles aux effets des benzodiazépines.
Insuffisance rénale ou hépatique : Chez les patients souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique, la dose habituelle est de 0,125 mg à 0,25 mg, 2 ou 3 f.p.j. Elle peut être augmentée progressivement, au besoin, si elle est tolérée.
La dose initiale habituelle est de 0,5 mg à 1 mg au coucher, ou de 0,5 mg, 3 f.p.j. Elle doit être ajustée jusqu’à ce que le patient ne présente plus de crises de panique. Ne pas augmenter la dose de plus de 1 mg tous les 3 ou 4 jours. Pour réduire les symptômes éventuels entre chaque crise, dont la survenue suggère une concentration plasmatique insuffisante, utiliser la même dose, mais avec un schéma posologique comportant 3 ou 4 prises quotidiennes.
Lors d’essais contrôlés visant à établir l’efficacité de XANAX dans le traitement du trouble panique, on a utilisé des doses de 1 à 10 mg/jour. La posologie moyenne employée a été d’environ 5 ou 6 mg/jour. Parmi les quelque 1700 patients ayant participé au programme, environ 300 ont reçu des doses de XANAX maximales de plus de 7 mg/jour, et environ 100 d’entre eux ont reçu des doses maximales de plus de 9 mg/jour. Quelques patients ont eu besoin de 10 mg/jour pour obtenir un soulagement adéquat.
Étant donné que le trouble panique nécessite souvent l’administration de doses quotidiennes de XANAX de plus de 3 mg, le risque de rebond ou de symptômes de sevrage chez ces patients peut être plus élevé que chez ceux traités pour l’anxiété (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS – Symptômes de sevrage et de rebond dans le traitement du trouble panique).
On ignore encore la durée nécessaire du traitement du trouble panique. Après une période prolongée sans crise de panique, on peut tenter un arrêt progressif du traitement, sous surveillance.
Pour mettre fin au traitement des patients recevant XANAX ou XANAX TS, il faut réduire la posologie lentement, conformément à la pratique médicale courante. Il est recommandé de ne pas réduire la posologie quotidienne de XANAX ou de XANAX TS de plus 0,5 mg tous les 3 jours. Pour certains patients, la réduction doit se faire encore plus lentement. Une diminution de 0,5 mg toutes les 2 ou 3 semaines est plus appropriée si la posologie quotidienne est de 6 mg ou plus, même si le traitement n’a duré que quelques mois. Une fois la dose quotidienne réduite à 2 mg, la réduction subséquente doit se faire par paliers de 0,25 mg, toutes les 2 ou 3 semaines. Les essais n’ont pas permis de déterminer avec certitude la capacité des patients de cesser le traitement après l’administration à long terme de XANAX (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS – Dépendance/tolérance).
Le surdosage de XANAX ou de XANAX TS (alprazolam) accroît son activité pharmacologique, soit les effets neurodépresseurs qui se manifestent, à différentes intensités, par de la somnolence, de la confusion, des difficultés d’élocution, des troubles de la coordination, un amoindrissement des réflexes, une dépression respiratoire et le coma. Comme pour n’importe quel autre surdosage, il faut tenir compte du fait que plusieurs agents peuvent être en cause.
Les séquelles graves sont rares, à moins de l’administration concomitante d’autres médicaments et/ou d’éthanol. Des décès ont été associés à des surdosages d’alprazolam et d’autres benzodiazépines, utilisés seuls. On a aussi signalé des surdosages fatals chez des patients qui avaient associé une benzodiazépine, par exemple l’alprazolam, à l’alcool; les taux d’alcool mesurés chez certains de ces patients étaient inférieurs aux taux habituellement observés lors de décès dus à l’alcool.
Si la personne est pleinement consciente, la faire vomir. Surveiller les signes vitaux et appliquer les mesures générales de soutien. Effectuer un lavage gastrique dès que possible. Administration éventuelle de liquides intraveineux et maintien du fonctionnement des voies aériennes.
Les expériences animales indiquent que des doses intraveineuses massives d’alprazolam peuvent causer un collapsus cardio-pulmonaire. Ceci a pu être inversé par le respirateur à pression positive et une perfusion intraveineuse de lévartérénol. Ces expériences ont également révélé que l’hémodialyse et la diurèse forcée sont probablement de peu d’utilité.
Le traitement du surdosage consiste essentiellement à soutenir les fonctions respiratoire et cardiovasculaire.
Le flumazénil, un antagoniste des récepteurs benzodiazépiniques, peut servir d’adjuvant au rétablissement des fonctions respiratoire et cardiovasculaire.
L’alprazolam, un analogue des triazolobenzodiazépines 1-4, se lie avec une forte affinité au complexe récepteur des benzodiazépines et de l’acide gamma‑aminobutyrique. Des preuves considérables indiquent que les actions pharmacologiques/thérapeutiques centrales de l’alprazolam sont liées à l’interaction avec ce complexe récepteur.
Absorption : Chez l’homme, les doses orales sont bien absorbées. Les concentrations plasmatiques sont proportionnelles aux doses : pour les posologies entre 0,5 et 3 mg, les concentrations de pointe varient entre 8 et 37 ng/mL. La demi-vie d’élimination moyenne de l’alprazolam est d’environ 11 heures chez les adultes en santé. Après des doses multiples, administrées 3 fois par jour, l’équilibre dynamique est atteint en 7 jours ou moins.
Biotransformation / Excrétion : Chez l’homme, l’alprazolam subit une biotransformation importante, principalement sous l’effet de la CYP3A4. L’alprazolam se dégrade principalement par oxydation, entraînant la formation des métabolites primaires : l’alpha-hydroxy-alprazolam et un dérivé benzophénonique. Le métabolite alpha-hydroxy est ensuite transformé en déméthylalprazolam. Les métabolites alpha-hydroxy et déméthylalprazolam sont actifs, et leur demi-vie semble similaire à celle du produit, mais ils ne se retrouvent qu’en faibles quantités dans le plasma. L’urine est la principale voie d’excrétion des métabolites de l’alprazolam.
Le tableau ci-dessous résume quelques-uns des paramètres pharmacocinétiques observés sur des adultes et des personnes âgées en bonne santé (âge moyen de 70 ans, variant entre 62 et 78), ainsi que sur des sujets souffrant d’obésité ou d’insuffisance hépatique ou rénale. La clairance a diminué et les demi-vies ont augmenté chez toutes les populations de patients spéciaux, à l’exception des patients sur hémodialyse. La concentration plasmatique de pointe était atteinte plus tardivement chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique et ceux sous DPCA (dialyse péritonéale continue ambulatoire).
aDPCA : Dialyse péritonéale continue ambulatoire
Cmax : Concentration plasmatique de pointe
Tmax : Délai d’obtention de la concentration de pointe
C1 : Clairance totale
Pharmacocinétique de l’alprazolam chez les populations de patients spéciaux après l’administration de doses orales uniques.
Les valeurs présentées sont des moyennes, les valeurs entre parenthèses étant les limites.
Maladie hépatique liée à l’alcool
Insuffisance rénale dépassée
(8,5-29,5)
(12,4-36,3)
(8,6-26,0)
(5,9-14,4)
(0,25-6,0)
(0,5-8,0)
C1 (mL/min/kg)
(0,90-2,23)
(0,40-1,84)
(0,17-1,46)
(6,3-15,8)
(9,0-26,9)
(9,9-40,5)
(5,8-65,3)
(7,1-19,1)
(8,8-33,8)
Fraction plasmatique non liée (%)
(25,0-32,8)
(25,0-35,4)
(26,4-35,4)
(16,9-32,8)
(22,7-30,7)
(28,0-34,2)
XANAX et XANAX TS (alprazolam) peuvent être conservés à une température ambiante contrôlée (entre 15 et 30 °C).
XANAX (alprazolam) est présenté sous forme de comprimés sécables : 0,25 mg (blanc, «UPJOHN 29 »), 0,5 mg (orange pâle, « UPJOHN 55 ») et 1 mg (lavande, «UPJOHN 90 »), en flacons de 100 et de 1000 comprimés.
XANAX TS est présenté sous forme de comprimé blanc sécable à trois rainures dosé à 2 mg, portant l’inscription « U94 » d’un côté et pouvant être brisé en 4 sections égales dosées à 0,5 mg chacune. Flacons de 100 comprimés.
Chaque comprimé XANAX dosé à 0,25 mg renferme 0,25 mg d’alprazolam ainsi que les excipients suivants : silice colloïdale, amidon de maïs, docusate sodique, benzoate de sodium, monohydrate de lactose et stéarate de magnésium.
Chaque comprimé XANAX dosé à 0,5 mg renferme 0,5 mg d’alprazolam ainsi que les excipients suivants : silice colloïdale, amidon de maïs, docusate sodique, benzoate de sodium, monohydrate de lactose, stéarate de magnésium et colorant jaune sur substrat d’aluminium.
Chaque comprimé XANAX dosé à 1 mg renferme 1 mg d’alprazolam ainsi que les excipients suivants : colorant bleu sur substrat d’aluminium, silice colloïdale, amidon de maïs, docusate sodique, benzoate de sodium, érythrosine sur substrat d’aluminium, monohydrate de lactose et stéarate de magnésium.
Chaque comprimé XANAX dosé à 2 mg renferme 2 mg d’alprazolam ainsi que les excipients suivants : silice colloïdale, amidon de maïs, docusate sodique, benzoate de sodium, monohydrate de lactose et stéarate de magnésium.
Numéro de contrôle : 223422
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