Source: http://doczz.fr/doc/28027/les-appareils-d-automesure--fiabilit%C3%A9--validation
Timestamp: 2020-08-04 19:17:28+00:00
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Les appareils d`automesure: fiabilité, validation - France
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Les appareils d’automesure:
fiabilité, validation, disponibilité
Pour envisager le changement de méthode de mesure de
la pression artérielle, toutes les conditions de qualité
doivent être réunies. La première de ces conditions réside
bien évidemment dans la qualité métrologique des appareils
de mesure. La Société française d’hypertension artérielle,
filiale de la Société française de cardiologie, a publié en
mai 1998 une note sur les appareils pour la mesure de la
pression artérielle : il ne faut utiliser que les appareils ayant
fait l’objet d’une validation métrologique précise 1. Si le
message final est simple, la réalité est tout autre. Les critères légaux de fabrication ne sont pas assez stricts ; la
procédure de contrôle de qualité métrologique n’est pas
utilisée de façon standardisée, ni légalement obligatoire.
Ces insuffisances permettent la commercialisation d’appareils peu fiables. La première conférence internationale
de consensus sur l’automesure a heureusement largement
développé ces problèmes et a proposé des solutions 2.
LES APPAREILS D’AUTOMESURE :
Beaucoup d’appareils d’automesure commercialisés en
officine, chez les revendeurs d’appareils médicaux ou par
correspondance ne sont pas de bonne qualité métrologique 1, 3-6.
La note de la Société française d’hypertension artérielle,
publiée en mai 1998, précise que, « en dehors de directives
minimales de fabrication, aucune législation n’impose
actuellement aux constructeurs un standard de qualité et de
fiabilité. Cette carence permet la distribution d’appareils
de qualité inégale 1 ».
Il est urgent que l’ensemble des appareils de mesure,
quelle que soit leur utilisation (milieu médical, automesure
à domicile, mesure ambulatoire), fasse l’objet d’une validation métrologique. Dans le même esprit, il est important
que les appareils n’ayant pas fait l’objet d’une telle
validation soient retirés de la vente. En d’autres termes, il
apparaît souhaitable que, comme pour le médicament, une
autorisation de mise sur le marché puisse être délivrée par
un organisme public.
Validation des appareils de mesure tensionnelle :
Actuellement, il n’y a pas de procédure d’autorisation
de mise sur le marché des appareils de mesure tensionnelle
identique à celle des médicaments. Comme l’a souligné la
première conférence internationale de consensus sur l’automesure 2, les normes européennes et américaines en vigueur
sur les appareils de mesure tensionnelle ne définissent que
des critères de considération mécanique et de sécurité 7-10.
Les normes européennes ne précisent que les conditions
générales requises et la précision de la mesure de la pression
dans le brassard (± 3 mmHg à tous les niveaux de pression).
La directive européenne 93/42/CEE concernant le matériel
médical oblige les fabricants à obtenir le marquage CE. Ce
marquage certifie que l’appareil a fait l’objet d’une évaluation
d’assurance qualité en conformité avec des procédures
écrites 7-9. En revanche, il n’y a pas d’obligation de validation
de précision clinique indépendante du fabricant.
L’autorisation de mise sur le marché des appareils de
mesure tensionnelle devrait, dans chaque pays, faire partie
des responsabilités d’un organisme public ou d’une agence
d’État telle que – en France – l’AFSSAPS (Agence française
de sécurité sanitaire et des produits de santé). Pour délivrer
l’autorisation de mise sur le marché, cet organisme
devrait demander, outre les garanties minimales de fabrication permettant d’obtenir aujourd’hui le marquage CE,
une étude de validation métrologique dont une commission
jugerait de la qualité et du résultat. La méthodologie de
validation métrologique devrait auparavant avoir été définie
de façon internationale, conjointement par les sociétés
savantes et les organismes publics. Enfin, l’autorisation de
commercialisation devrait aussi avoir quelques exigences
concernant l’ergonomie des appareils et la qualité des
notices d’utilisation ou de modes d’emploi.
Des méthodologies de validation métrologique des
appareils de mesure ont été proposées, d’une part, par la
British Hypertension Society (BHS) 11, 12 et, d’autre part, par
l’Association for the Avancement of Medical Instrumentation (AAMI) 13. Ces deux organismes ont ensuite proposé
une recommandation commune 14.
Après avoir été soumis à des tests évaluant le capteur
(phase de prévalidation), l’appareil est testé (contre un
manomètre à mercure par deux observateurs) chez 85 sujets
ayant des pressions réparties sur l’échelle des valeurs tensionnelles, afin d’évaluer la fiabilité de l’algorithme qui aboutit
à l’expression des pressions systolique et diastolique. Les
résultats doivent être exprimés sous deux formes (chacune
initialement proposée par chacun des protocoles anglais et
américain). Les résultats sont exprimés séparément pour les
pressions systolique et diastolique.
Dans le protocole de la BHS, les résultats de ce test sont
exprimés en une classification à quatre niveaux (A à D),
fonction du pourcentage de mesures pour lequel la différence entre l’appareil à tester et le sphygmomanomètre à
mercure est inférieure à 5, 10 ou 15 mmHg (tableau I). Seuls
les appareils de niveau A ou B sont considérés comme
utilisables. Il faut toutefois préciser que les critères de cette
classification ont changé entre 1990 11 et 1993 12 pour
devenir moins sévères. L’interprétation des publications de
validation doit tenir compte de leur date de parution par
rapport à celle de cette évolution.
■ Tableau I
Graduation utilisant
des mesures 12
Différences entre les mesures par sphygmomanomètre
à mercure et l’appareil testé
≤ 10 mmHg ≤ 15 mmHg
moins bon que C
Pour atteindre un niveau, les pourcentages obtenus dans chaque catégorie
de différence tensionnelle (5, 10, 15 mmHg) doivent être inférieurs aux trois
valeurs d’une même ligne de ce tableau.
Dans le protocole de l’AAMI, les résultats de ce test sont
exprimés par la moyenne et l’écart type des différences de
mesures entre l’appareil à tester et le sphygmomanomètre à
mercure 13. La moyenne des différences de mesure exprime
l’exactitude de l’appareil testé et l’écart type exprime sa
précision. Par analogie, la figure I exprime ce que peuvent
être l’exactitude et la précision d’un tir sur une cible. Pour
l’AAMI, l’appareil peut être considéré comme fiable si la
moyenne et l’écart type des différences de mesure sont
respectivement inférieurs à ± 5 et ± 8 mmHg 13.
■ Figure I
de la précision et de l’exactitude
Des analyses complémentaires sont recommandées par
le protocole commun 14. La première consiste à spécifier les
résultats en fonction du niveau tensionnel. En effet, il a été
montré, dans des études de validation d’appareils de mesure
ambulatoire de pression artérielle, que les appareils oscillométriques sont moins fiables dans les niveaux tensionnels
élevés 15. Une évaluation avec des brassards de grande taille
chez l’obèse et de petites tailles chez l’enfant sont
nécessaires. En effet, il a été montré que le changement de
brassard modifie considérablement la fiabilité de l’appareil 16.
Enfin, la validation de ces appareils étant généralement
réalisée dans une population d’adultes d’âge moyen, son
résultat ne peut être extrapolé à d’autres populations (enfants,
femmes enceintes, sujets âgés ou obèses, etc.) pour lesquelles une validation spécifique est nécessaire.
La méthodologie de validation proposée par la BHS et
l’AAMI est relativement lourde. La première conférence
internationale de consensus sur l’automesure a proposé
plusieurs modifications dans le but de simplifier et de
standardiser la procédure de validation 2.
1. Les phases de prévalidation pourraient être éliminées
de la procédure, puisque tous les appareils d’automesure
doivent satisfaire aux exigences CEN pour obtenir une certification CE.
2. Les investigateurs des protocoles de validation
devraient être formés et certifiés à l’aide d’outils informatiques en cours de développement. De même, pour contrôler
le résultat des mesures comparatives, il serait souhaitable de
les enregistrer par des technologies audiovisuelles, telle que
le Sphygmocorder 17.
3. Le nombre de sujets nécessaires à l’analyse pourrait
être réduit sans altérer la fiabilité de la validation. Le processus de validation peut ainsi être divisé en deux phases : une
première phase dans laquelle trois paires de mesures sont
réalisées chez quinze sujets dans des gammes de pression
prédéfinies, et une deuxième phase dans laquelle, chez dixhuit autres sujets inclus (total trente-trois), les comparaisons
doivent satisfaire aux critères définis dans les tableaux II et III.
■ Tableau II
Première phase: 5 sujets dans chaque catégorie – 15 sujets
Deuxième phase: 6 sujets dans chaque catégorie – Total de 33 sujets
■ Tableau III
Procédure – Des mesures séquentielles sont réalisées
sur les 15 premiers sujets. Si les 45 comparaisons satisfont
au moins un des critères présentés dans le tableau, l’évaluation
est alors réalisée sur les 18 autres sujets; sinon, la validation
est arrêtée et l’appareil rejeté.
Critéres d’évaluation des appareils par la mesure séquentielle sur le même bras
Première phase (15 sujets)
• 99 comparaisons doivent satisfaire
au moins deux de ces critères
tous ces critères
• 45 comparaisons doivent satisfaire
au moins un de ces critères
Deuxième phase (15 sujets précédents
+ 18 nouveaux sujets)
4. Le recrutement de sujets aux extrémités de la
gamme de pression artérielle étant difficile, il est proposé
d’en réduire le nombre (tableaux II et III).
5. Les appareils ne satisfaisant pas aux critères de la
première phase de validation devraient être éliminés dès
cette première phase.
6. Un logiciel de programme développé par le Groupe
évaluation et mesure de la Société française d’hypertension
a été créé pour réaliser une analyse statistique complète
et pour exprimer les résultats en fonction des critères
Il est urgent que la communauté scientifique internationale se mette d’accord sur un protocole commun et
unique d’évaluation des appareils de mesure tensionnelle.
L’absence de protocole standardisé internationalement
reconnu permet la publication de résultats affirmant la
mauvaise qualité métrologique d’un appareil 18 préalablement reconnu valide lors de l’utilisation du protocole
commun BHS/AAMI.
Précisions à apporter dans les caractéristiques
du tensiomètre
Lors de l’autorisation de la mise sur le marché, il
faudrait mentionner dans les caractéristiques du tensiomètre les validations spécifiques réalisées (enfants, femmes
enceintes, sujets âgés ou obèses, arythmiques). Il ne devrait
pas être possible d’interchanger des brassards de taille
différente si la validation n’a pas été faite avec un brassard
de grande taille. La mesure en cas de rythme cardiaque
irrégulier devrait faire l’objet d’une mention particulière.
une source de confusion pour la validation
De nombreux fabricants d’appareils de mesure tensionnelle font évoluer les appareils dans le temps et en modifient les caractéristiques. Il peut s’agir de modifications
concernant la présentation, l’ergonomie, etc. Parfois, il s’agit
d’adjonction d’une imprimante, d’une mémoire, d’une
capacité de téléchargement ou de télétransmission. A priori,
ces modifications n’interfèrent pas avec la qualité de la
mesure. Toutefois, le changement de dénomination de
l’appareil qui s’en suit ne permet plus de savoir si l’appareil
est de bonne qualité métrologique. Ailleurs, et parfois de
façon insidieuse, il s’agit de modifications du capteur ou de
l’algorithme permettant de calculer les pressions systolique
et diastolique à partir de la pression moyenne, déterminée
par le capteur à partir de la plus grande oscillation. De telles
modifications ne sont pas acceptables et engendrent une
confusion supplémentaire. Pour ces raisons, l’AAMI et la
BHS avaient proposé que toute modification des appareils
conduise à une nouvelle étude de validation 14. On conçoit
facilement que si l’intégrité de l’algorithme pouvait être
prouvée, les appareils utilisant un algorithme déjà validé
puissent ne pas être soumis à une nouvelle validation. C’est
une des nombreuses propositions de la première conférence
internationale de consensus sur l’automesure 2.
Fiabilité des appareils de mesure en fonction
du temps : une question non résolue
Avec les appareils électroniques semi-automatiques,
certaines pannes (liées au vieillissement de la tuyauterie ou
de la vessie gonflable) ne permettent habituellement pas
d’obtenir de mesure. Elles sont facilement identifiables par les
utilisateurs. Tous les appareils disponibles ne se conduisent
pas de cette façon. Certains fournissent un résultat et y
adjoignent parfois un message d’erreur. Il serait préférable
que cette possibilité disparaisse.
Il n’existe pas de travaux ayant fait état d’une perte
progressive de fiabilité des appareils électroniques au cours
du temps. Dans le protocole de validation de la BHS, il est
prévu que les appareils électroniques sont de nouveau testés
après une période d’un mois d’utilisation courante et quatre
cents inflations 12. Rien n’est actuellement prévu pour vérifier que la fiabilité des appareils de mesure tensionnelle se
maintient à plus long terme, mais rien n’indique qu’une
telle surveillance est nécessaire. En conséquence, une étude
■ Tableau IV
(d’après 2)
artérielle, disponibles
sur le marché et qui ont
été soumis aux
de la BHS (**) 12
et de l’AAMI (***) 13
Classification issue de la première conférence internationale
de consensus sur l’automesure tensionnelle 2
Philips HP5308
CX-5 060020
Nissei Analogue Monitor
Omron HEM 706
Appareil validé 27 après la première conférence internationale
de consensus sur l’automesure tensionnelle
A & D UA-767
Niveaux A-D selon le protocole de la BHS ;
A = meilleure conformité, D = plus mauvaise conformité au mercure standard.
À noter que les sept premiers appareils n’ont pas été classés en grade selon
le protocole de la BHS.
(**) Critères à remplir pour le protocole de la BHS : les appareils doivent avoir
au moins le niveau B/B.
(***) Critères à remplir pour satisfaire au standard de l’AAMI : différence moyenne
< 5 mmHg/DS < 8 mmHg
Osc = méthode oscillométrique ; Aus = méthode auscultatoire ; NA = non applicable.
de contrôle de fiabilité d’appareils validés devrait être menée
pendant trois à cinq ans pour savoir s’il faut ultérieurement
imposer un contrôle annuel.
Quels sont les appareils actuellement disponibles ?
Les appareils d’automesure n’étant pas soumis à une
réglementation spéciale, ils peuvent être achetés en
pharmacie, par correspondance (on en trouve dans les catalogues les plus variés) ou désormais par Internet (voir
chapitre XIV). Hélas, l’efficacité des méthodes de vente
n’est pas synonyme de qualité.
Le tableau IV, issu de la première conférence internationale de consensus sur l’automesure tensionnelle 2, rassemble les validations des appareils d’automesure tensionnelle selon les protocoles de la BHS et de l’AAMI 14.
Comme toujours, il est préférable de se rapporter à la publication originale de validation d’un appareil dans son
ensemble et de ne pas se contenter de la lecture du titre et
du résumé. Plusieurs publications de validation d’appareils
annoncent dans leur titre et leur résumé la fiabilité d’un
appareil, mais sans la confirmer dans leurs résultats 19, 22.
Même si les publications d’évaluations complémentaires 20
ou de lettres 23 viennent ultérieurement contredire des
conclusions erronées 19, ces procédés peuvent être source
d’importantes confusions. Ainsi, les recommandations
canadiennes 24 – par ailleurs d’excellente qualité – et celles
d’un groupe d’experts de l’American Society of Hypertension 25 ont agréé un appareil sur ces seules conclusions.
La liste située à la fin de ce chapitre, rassemble les appareils
figurant dans les éditions 1998 et 2000 du catalogue de
l’OCP, société de répartition auprès des pharmaciens
d’officine 26.
En résumé, dans ce tableau, un seul appareil satisfait aux
critères de l’AAMI et de la BHS : l’Omron 705. On peut
en rapprocher l’Omron 722C commercialisé sous le nom
d’Omron M4 dont l’algorithme a été certifié identique
par le constructeur. Depuis les travaux de la première
conférence internationale de consensus sur l’automesure
tensionnelle, un autre appareil, A & D UA-767, a atteint les
critères requis 27.
Ce tableau et le rappel de la conclusion du chapitre
précédent (appareils d’automesure tensionnelle au bras,
oscillométriques, à gonflage et à dégonflage automatiques
non réglables, à écran numérique, ayant une mémorisation
automatique de toutes les mesures avec possibilité de
télétransmettre ou de télécharger les données) nous montrent que très peu d’appareils d’automesure tensionnelle à
domicile réunissent les qualités minimales d’ergonomie et
de validité métrologique. Il faut espérer que les organismes
de tutelle clarifieront un jour ce véritable jeu de piste
indigne de la santé publique.
Le catalogue de l’OCP Répartition, recense plus d’une
dizaine d’appareils d’automesure 26. Nous indiquons cidessous leurs principales caractéristiques, telles qu’elles
figurent au catalogue et sur les notices des fabricants. Nous
ne prenons pas position sur leurs qualités respectives. Ces
appareils ne sont pas tous validés et donc pas tous recommandés par la Société française d’hypertension artérielle 1 et
la première conférence internationale de consensus sur
l’automesure 2.
La Société française d’hypertension artérielle
précise (mai 1998) qu’ « en dehors de directives
minimales de fabrication, aucune législation
n’impose actuellement aux constructeurs
un standard de qualité et de fiabilité.
Cette carence permet la distribution d’appareils
de qualité inégale ».
Des méthodologies de validation métrologique
des appareils de mesure tensionnelle existent.
Les appareils d’automesure peuvent être
achetés en pharmacie, par correspondance ou
par Internet, malheureusement, quels que soient
leurs qualités ou leurs défauts.
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française de cardiologie, rédaction mars 1998. Note sur les appareils
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93400 Saint-Ouen. Tél. : 01 49 18 75 75 – Fax : 01 49 18 72 25.
27. Rogoza A N, Pavlova TS, Sergeeva MV. Validation of A & D UA-767
device for the self-measurement of blood pressure. Blood Press
Monit 2000 ; 5 : 227-31.
Cette information mise en ligne sur le site Internet automesure.com®
est extraite de l’ouvrage:
Automesure tensionnelle – Guide pratique,
G. BOBRIE, TH. DENOLLE, N. POSTEL-VINAY
Publié aux Éditions Imothep Médecine-Sciences (décembre 2000).
Diffusion Maloine (http://www.vigotmaloine.fr).
ISBN: 2-911443-13-6
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