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Timestamp: 2016-10-25 06:59:13+00:00
Document Index: 155013929

Matched Legal Cases: ['ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 4', 'art. 8', 'art. 28', 'art. 1', 'art. 16', 'art. 28', 'art. 16', 'art. 6', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 159', 'art. 135', 'art. 152', 'art. 135', 'ATF ', 'art. 152']

I 533/06 (23.05.2007)
recourante, repr�sent�e par Me Kathrin Gruber, avocate, rue de la Madeleine 33B, 1800 Vevey,
recours de droit administratif contre le jugement du Tribunal des assurances du canton de Vaud du 7 f�vrier 2006.
I.________, n�e en 1955, est couturi�re de formation. Depuis son arriv�e en Suisse, elle a repris son m�tier, d'abord comme couturi�re de retouches, puis comme couturi�re dans une fabrique de meubles, avant de perdre son travail. Apr�s une p�riode de ch�mage, elle a retrouv� un emploi de couturi�re � temps partiel. Le 19 janvier 2001, elle a pr�sent� une demande de prestations de l'assurance-invalidit�, en requ�rant l'octroi d'une rente.
Dans un rapport m�dical du 27 avril 2001, le docteur F.________, sp�cialiste en m�decine g�n�rale et m�decin traitant de l'assur�e, a pos� le diagnostic ayant des r�percussions sur la capacit� de travail de fibromyalgie et d'�tat d�pressif de degr� l�ger � moyen. Il indiquait que la patiente avait pr�sent� dans la profession de couturi�re une incapacit� de travail variant de 50 � 100 % entre le 19 octobre 1998 et le 30 juin 1999, de 20 % du 1er juillet 1999 au 18 d�cembre 2000, de 100 % du 19 au 27 d�cembre 2000 et de 50 % � partir du 28 d�cembre 2000, d'une dur�e ind�termin�e. Se fondant sur une radiographie de la colonne lombaire de septembre 1999, il signalait une discopathie L5-S1 d�butante. En annexe � son rapport, le docteur F.________ joignait une expertise rhumatologique du 28 juin 1999 du docteur B.________, sp�cialiste FMH en m�decine interne & rhumatologie, dont il ressortait que I.________ �tait capable de reprendre une activit� professionnelle � 80 % sur un poste de travail adapt�, soit en tant que couturi�re de retouches, d�s le 1er juillet 1999.
Sur proposition du docteur L.________, m�decin de l'H�pital Z.________, l'Office de l'assurance-invalidit� pour le canton de Vaud a invit� le docteur F.________ � lui donner tous renseignements sur l'�volution de la situation de l'assur�e. Dans un rapport m�dical du 1er avril 2003, ce m�decin a fait �tat d'une aggravation de l'�tat de sant� de la patiente, qui s'�tait plainte lors de la derni�re consultation du 24 mars 2003 d'un accroissement des douleurs dans les diff�rents points de fibromyalgie et ne pouvait plus assumer son travail � 50 % de couturi�re qu'avec d'�normes difficult�s.
Dans un avis m�dical du 23 mai 2003, le docteur L.________ a conclu que la seule atteinte relevante all�gu�e pour demander une rente �tait une fibromyalgie sans comorbidit� psychiatrique invalidante. Il se ralliait � l'avis du docteur G.________ et du docteur B.________, qui tous deux avaient retenu une capacit� de travail exigible de 80 % dans l'activit� exerc�e, en tenant compte des aspects physiques et psychiques de la situation.
Par d�cision du 28 mai 2003, l'office AI a rejet� la demande, au motif qu'aucune atteinte � la sant� durable ayant entra�n� une incapacit� de gain importante n'avait pu �tre mise en �vidence et que, selon l'expertise rhumatologique, la capacit� de travail exigible avait �t� estim�e � 80 % dans son activit� habituelle de couturi�re.
I.________ a form� opposition contre cette d�cision. Par courrier du 24 novembre 2003, le docteur F.________ a inform� l'office AI d'une aggravation de l'�tat de sant� de la patiente en ce qui concerne des gonalgies du c�t� droit. Il produisait un rapport IRM du genou droit du 29 octobre 2003 et un rapport m�dical du 7 novembre 2003 du docteur P.________, sp�cialiste FMH en chirurgie orthop�dique.
Le 13 avril 2004, les m�decins de l'H�pital Z.________ ont proc�d� � un examen clinique bidisciplinaire. Dans un rapport du 20 avril 2004, ils ont conclu � une capacit� de travail exigible de 100 %, au vu de l'absence de limitations fonctionnelles somatiques document�es et de l'absence de comorbidit� psychiatrique. Sur cette base, les docteurs L.________ et C.________, dans un rapport d'examen de l'H�pital Z.________ du 26 avril 2004, ont retenu une capacit� de travail exigible de 100 % dans l'activit� habituelle de l'int�ress�e et dans une activit� adapt�e.
Par d�cision du 24 mai 2004, l'office AI a rejet� l'opposition.
Dans un m�moire du 24 juin 2004, I.________ a form� recours contre cette d�cision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant, sous suite de frais et d�pens, � la r�forme de celle-ci en ce sens qu'une demi-rente au moins lui �tait accord�e avec effet r�troactif au 19 janvier 2001. A titre subsidiaire, elle concluait � l'annulation de la d�cision attaqu�e, le dossier �tant renvoy� � l'office AI pour qu'il mette en oeuvre une �valuation par le COMAI et statue � nouveau. Elle requ�rait une expertise pluridisciplinaire externe effectu�e par des personnes sp�cialis�es dans la fibromyalgie, en proposant de la confier au professeur V.________.
L'Office de l'assurance-invalidit� pour le canton de Vaud a conclu au rejet du recours.
Dans ses d�terminations du 1er d�cembre 2004, I.________ a produit une lettre du docteur F.________ du 30 juin 2004 et un rapport m�dical du 26 novembre 2004 de la doctoresse B.________, sp�cialiste FMH en psychiatrie et psychoth�rapie.
Le 28 janvier 2005, l'office AI a d�pos� ses observations. Il produisait un avis m�dical de l'H�pital Z.________ des docteurs L.________ et C.________, du 24 janvier 2005.
Dans un courrier du 26 avril 2005, I.________ a produit un rapport m�dical du 8 juillet 2004 du docteur O.________, m�decin associ� de l'Unit� X.________ du Service de rhumatologie, m�decine physique et r�habilitation de l'H�pital Y.________, ainsi qu'un compl�ment d'information de la doctoresse B.________ du 24 avril 2005.
Par d�cision du 7 septembre 2005, le juge d�l�gu� � l'instruction de la cause a inform� I.________ qu'il consid�rait que le dossier m�dical, tel que compl�t� par les rapports des docteurs O.________ du 26 novembre 2004 et de la doctoresse B.________ du 24 avril 2005, �tait complet sur le plan m�dical, tant du point de vue des probl�mes physiques que psychiques que sous l'angle de sa capacit� de travail. De nouvelles mesures d'instruction, en particulier la mise en oeuvre d'une expertise, ne se justifiaient donc pas. I.________ n'a pas fait opposition � cette d�cision.
Par jugement du 7 f�vrier 2006, le Tribunal des assurances a rejet� le recours. Il a consid�r� que ni les conclusions du docteur F.________, ni celles du docteur O.________ et de la doctoresse B.________ n'�taient � m�me d'infirmer de mani�re d�cisive les conclusions des m�decins de l'H�pital Z.________ figurant dans leur rapport du 20 avril 2004, de sorte que celles-ci devaient �tre confirm�es. D�s lors il y avait lieu de retenir sur cette base une capacit� de travail exigible de 100 % dans une activit� adapt�e.
Le 9 juin 2006, I.________ a interjet� un recours de droit administratif contre ce jugement, en concluant, sous suite de frais et d�pens, � la r�forme de celui-ci en ce sens qu'elle �tait mise au b�n�fice d'une demi-rente d'invalidit� avec effet r�troactif au jour du d�p�t de la demande. A titre subsidiaire, elle concluait � l'annulation du jugement attaqu�, la cause �tant renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouveau jugement dans le sens des consid�rants. Sollicitant l'assistance judiciaire gratuite, elle a rempli la formule de requ�te d'assistance judiciaire.
L'Office de l'assurance-invalidit� pour le canton de Vaud a conclu au rejet du recours. L'Office f�d�ral des assurances sociales a renonc� � se d�terminer.
Le litige a pour objet le droit �ventuel de la recourante � une rente d'invalidit�; singuli�rement, il porte sur la capacit� de travail exigible et sur le taux d'invalidit� � la base de cette prestation.
2.1 La loi f�d�rale sur la partie g�n�rale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) est entr�e en vigueur le 1er janvier 2003, entra�nant la modification de nombreuses dispositions l�gales dans le domaine de l'assurance-invalidit�. La d�cision sur opposition litigieuse, du 24 mai 2004, est post�rieure � l'entr�e en vigueur de la LPGA. Conform�ment au principe g�n�ral de droit transitoire, selon lequel - m�me en cas de changement des bases l�gales - les r�gles applicables sont celles en vigueur au moment o� les faits juridiquement d�terminants se sont produits, il y a lieu d'examiner le droit � une rente au regard de l'ancien droit pour la p�riode jusqu'au 31 d�cembre 2002 et en fonction de la nouvelle r�glementation l�gale apr�s cette date (ATF 130 V 445 et les r�f�rences; cf. aussi ATF 130 V 329).
2.2 Le jugement attaqu� expose correctement les dispositions l�gales et les d�finitions - ayant conserv� leur validit� sous l'empire de la LPGA (ATF 130 V 343) - de l'invalidit� (art. 4 LAI et art. 8 al. 1 LPGA) et de la m�thode de comparaison des revenus (jusqu'au 31 d�cembre 2002: art. 28 al. 2 LAI; du 1er janvier au 31 d�cembre 2003: art. 1 al. 1 LAI en corr�lation avec l'art. 16 LPGA; depuis le 1er janvier 2004: art. 28 al. 2 LAI en corr�lation avec l'art. 16 LPGA). Sur ces points, on peut y renvoyer.
On ajoutera que, selon l'art. 6 LPGA, est r�put�e incapacit� de travail toute perte, totale ou partielle, de l'aptitude de l'assur� � accomplir dans sa profession ou son domaine d'activit� le travail qui peut raisonnablement �tre exig� de lui, si cette perte r�sulte d'une atteinte � sa sant� physique, mentale ou psychique. En cas d'incapacit� de travail de longue dur�e, l'activit� qui peut �tre exig�e de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre domaine d'activit�.
3.2 Dans un arr�t du 8 f�vrier 2006 (I 336/04), paru aux ATF132 V 65, le Tribunal f�d�ral a consid�r� que la fibromyalgie pr�sente de nombreux points communs avec les troubles somatoformes douloureux, de sorte qu'il se justifie, sous l'angle juridique, et en l'�tat actuel des connaissances, d'appliquer par analogie les principes d�velopp�s par la jurisprudence en mati�re de troubles somatoformes douloureux, lorsqu'il s'agit d'appr�cier le caract�re invalidant d'une fibromyalgie.
Au moment d�terminant, soit lors de la d�cision sur opposition du 24 mai 2004, la recourante travaillait quatre jours par semaine de 9h. � 14h. dans un atelier de couture (expertise des m�decins de l'H�pital Z.________ du 20 avril 2004; lettre de la doctoresse B.________ du 24 avril 2005). Celle-ci a le statut d'une personne active, qui exercerait une activit� lucrative � plein temps si son �tat de sant� le lui permettait.
Les premiers juges ont constat� que les diagnostics pos�s par les m�decins �taient largement convergents en ce qui concerne l'existence d'une fibromyalgie. Les diagnostics sur le plan psychique �taient plut�t d'une intensit� faible � moyenne, s'agissant d'un �tat d�pressif. Suivant les conclusions des m�decins de l'H�pital Z.________, ils ont retenu que la recourante pr�sentait une capacit� de travail exigible de 100 % dans une activit� adapt�e.
5.1 La recourante reproche � la juridiction cantonale de n'avoir donn� aucune suite � la requ�te de son m�decin traitant de confier une expertise � un COMAI, alors qu'une expertise psychiatrique approfondie �tait absolument n�cessaire dans un cas de fibromyalgie. Elle met en doute l'objectivit� des m�decins de l'H�pital Z.________.
5.2 Contrairement � ce que laisse entendre la recourante, il n'y a pas eu d�ni de justice. Dans sa d�cision du 7 septembre 2005, le juge d�l�gu� � l'instruction de la cause a expliqu� pourquoi il consid�rait que le dossier �tait complet sur le plan m�dical, tant du point de vue des probl�mes physiques que psychiques que sous l'angle de sa capacit� de travail, et pourquoi de nouvelles mesures d'instruction, en particulier la mise en oeuvre d'une expertise, ne se justifiaient pas. La recourante n'a pas fait opposition � cette d�cision.
5.3 On ne saurait mettre sur le m�me pied un rapport d'expertise �manant d'un Centre d'observation m�dicale de l'AI (COMAI) - dont la jurisprudence a admis que l'impartialit� et l'ind�pendance � l'�gard de l'administration et de l'OFAS sont garantis (ATF 123 V 175) - et un rapport m�dical �tabli par le de l'H�pital Z.________; toutefois, cela ne signifie pas encore qu'en cas de divergence d'opinion entre m�decins de l'H�pital Z.________ et m�decins traitants, il est de mani�re g�n�rale, n�cessaire de mettre en oeuvre une nouvelle expertise (arr�t I 827/05 du 18 octobre 2006). La valeur probante des rapports m�dicaux des uns et des autres doit bien plut�t s'appr�cier au regard des crit�res jurisprudentiels (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) qui permettent de leur reconna�tre pleine valeur probante. A cet �gard, il convient de rappeler qu'au vu de la divergence consacr�e par la jurisprudence entre un mandat th�rapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175; arr�ts I 676/05 du 13 mars 2006 consid. 2.4, I 783/05 du 18 avril 2006 consid. 2.2, U 58/06 du 2 ao�t 2006 consid. 2.2, I 835/05 du 29 ao�t 2006 consid. 3.2, I 879/05 du 27 septembre 2006 consid. 3.3, I 633/06 du 7 novembre 2006 consid. 3, I 113/06 du 7 mars 2007 consid. 4.4), on ne saurait remettre en cause les conclusions d'une expertise ordonn�e par l'administration ou le juge et proc�der � de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs m�decins traitants ont une opinion contraire � celles-ci. Il n'en va diff�remment que si ces m�decins traitants font �tat d'�l�ments objectivement v�rifiables ayant �t� ignor�s dans le cadre de l'expertise psychiatrique et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expertise.
5.4 Dans le cas particulier, il n'y a pas lieu d'�carter le rapport des m�decins de l'H�pital Z.________ du 20 avril 2004 - ni de lui pr�f�rer les documents m�dicaux auxquels se r�f�re la recourante - pour le motif que c'est le service m�dical r�gional de l'AI qui l'a �tabli.
La recourante met en doute l'objectivit� des m�decins de l'H�pital Z.________, au motif que leur mission est de proc�der � des examens pour refuser dans la mesure du possible l'octroi d'une rente, en se pronon�ant express�ment aussi sur des questions juridiques ayant trait au droit � la rente, � savoir sur la capacit� de travail exigible, ce qui n'est pas leur r�le, mais celui des juristes.
Toutefois, ces affirmations d'ordre g�n�ral ne permettent pas de mettre en �vidence les �l�ments objectifs requis par la jurisprudence sur la r�cusation de l'expert (ATF 125 V 351 consid. 3b/ee p. 353 s., 123 V 175 consid. 3d p. 176 et l'arr�t cit�; VSI 2001 p. 106 consid. 3b/ee p. 109 s. [I 128/98]; RAMA 1999 n� U 332 p. 193 consid. 2a/bb et les r�f�rences [U 212/97]). La recourante n'invoque aucune circonstance sp�cifique qui permettrait de douter de l'impartialit� et de l'objectivit� des m�decins de l'H�pital Z.________ qui ont effectu� l'examen clinique du 13 avril 2004, au regard du contenu de leur rapport. Ses arguments sont sans pertinence, attendu que la capacit� de travail exigible n�cessite des renseignements d'ordre m�dical (ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398).
5.5 Se r�f�rant � l'avis de la doctoresse B.________, la recourante conteste la validit� du rapport de l'H�pital Z.________ du 20 avril 2004 en ce qui concerne l'aspect psychiatrique, au motif que les m�decins se sont fond�s sur une seule consultation pour �tablir leur diagnostic et qu'ils se sont content�s de reprendre les conclusions du docteur L.________, qui n'est pas psychiatre.
5.6 Le fait que les m�decins de l'H�pital Z.________ n'ont vu la recourante qu'une seule fois n'est pas d�cisif. Une consultation, m�me de courte dur�e, n'exclut pas n�cessairement une �tude fouill�e et compl�te du cas. Il suffit de renvoyer sur ce point au jugement attaqu�.
Contrairement � ce que laisse entendre la recourante, les m�decins de l'H�pital Z.________ ne se sont pas content�s de reprendre les conclusions du docteur L.________ dans ses avis m�dicaux des 20 f�vrier et 23 mai 2003. Le 13 avril 2004, ceux-ci ont proc�d� � un examen clinique aussi bien sur le plan somatique que sur le plan psychiatrique. L'appr�ciation consensuelle du cas par les m�decins de l'H�pital Z.________ constitue une synth�se convaincante de la situation m�dicale de la recourante en avril 2004, fond�e sur l'anamn�se, les constatations cliniques personnelles, le dossier radiologique et le dossier d'assurance. Ainsi que l'ont relev� les premiers juges, le status g�n�ral et le status psychiatrique reposent sur un examen complet, qui tient compte �galement des plaintes de l'assur�e, et les conclusions portant sur les limitations fonctionnelles somatiques ou psychiatriques et sur la capacit� de travail exigible sont motiv�es.
On ne d�c�le pas dans le rapport m�dical de la doctoresse B.________ du 26 novembre 2004 ni dans sa lettre du 24 avril 2005 d'�l�ments objectifs susceptibles de remettre en cause le bien-fond� des conclusions des m�decins de l'H�pital Z.________. L'avis de la doctoresse B.________ ne repose sur aucune constatation dont ces m�decins n'auraient pas d�j� tenu compte dans leur rapport d�taill� du 20 avril 2004.
6.1 La recourante pr�sente une fibromyalgie. Elle fait �tat d'une symptomatologie d�pressive (tristesse, manque d'�lan, fatigabilit�, insomnie combattue par un m�dicament anxiolytique, sensation d'une boule dans la poitrine). Elle conteste les observations des m�decins de l'H�pital Z.________, qui ont not� l'absence d'un v�ritable sentiment de d�tresse.
6.1.1 Selon la jurisprudence en mati�re de troubles somatoformes douloureux, applicable par analogie lorsqu'il s'agit d'appr�cier le caract�re invalidant d'une fibromyalgie (supra, consid. 3.2), les �tats d�pressifs (pris en tant que comorbidit� psychiatrique) constituent g�n�ralement des manifestations (r�actives) d'accompagnement des troubles somatoformes douloureux, de sorte qu'ils ne sauraient faire l'objet d'un diagnostic s�par� (ATF 130 V 358 consid. 3.3.1 in fine; Meyer-Blaser, op. cit., p. 81, note 135), sauf � pr�senter les caract�res de s�v�rit� susceptibles de les distinguer sans conteste d'un tel trouble (arr�t Y. du 5 octobre 2006 [I 582/05] et D. du 20 avril 2006 [I 805/04]; voir �galement Fauch�re, A propos de l'article de Jean Pirrotta �Les troubles somatoformes douloureux du point de vue de l'assurance-invalidit�, in SZS/RSAS 2006 p. 135).
6.1.2 Avec les m�decins de l'H�pital Z.________, il y a lieu de retenir l'absence de comorbidit� psychiatrique. M�me si, dans son rapport m�dical du 8 juillet 2004, le docteur O.________ a retenu, sous le titre "Co-morbidit�s", le diagnostic de probable �tat anxio-d�pressif, cela ne signifie pas que l'on soit en pr�sence d'une comorbidit� psychiatrique importante par sa gravit�, son acuit� et sa dur�e (ATF 132 V 65 consid. 4.2.2 p. 71).
6.1.3 Les autres crit�res consacr�s par la jurisprudence, dont l'existence permet d'admettre le caract�re non exigible de la reprise du travail, ne sont pas non plus r�alis�s. On ne voit pas que la recourante r�unit en sa personne plusieurs de ces crit�res (ou du moins pas dans une mesure tr�s marqu�e) qui fondent un pronostic d�favorable en ce qui concerne l'exigibilit� d'une reprise d'activit� professionnelle � plein temps.
Le crit�re des affections corporelles chroniques, d'un processus maladif s'�tendant sur plusieurs ann�es sans r�mission durable (symptomatologie inchang�e ou progressive) n'est pas r�alis� dans le cas particulier. Dans leur rapport du 20 avril 2004, les m�decins de l'H�pital Z.________ ont observ� une divergence entre les douleurs d�crites et le comportement observ�. Ils ont not� l'absence de demande de soins. Le fait que la recourante a consult� la doctoresse B.________ d�s le 19 juillet 2004 est post�rieur � la d�cision sur opposition du 24 mai 2004, dont la l�galit� s'appr�cie, en r�gle g�n�rale, d'apr�s l'�tat de fait existant au moment o� celle-ci a �t� rendue (ATF 121 V 362 consid. 1b d�j� cit� p. 366).
Dans son rapport m�dical du 26 novembre 2004, la doctoresse B.________ indique que la patiente est isol�e affectivement et socialement. Toutefois, une perte d'int�gration sociale dans toutes les manifestations de la vie n'est pas �tablie. En effet, la recourante va travailler quatre fois par semaine de 9h. � 14 h., ce qui suppose des contacts sociaux. Elle s'occupe �galement de son fils. Elle participe aussi aux f�tes traditionnelles avec quelques connaissances.
L'existence d'un �tat psychique cristallis�, sans �volution possible au plan th�rapeutique, r�sultant de l'�chec de traitements ambulatoires ou stationnaires conformes aux r�gles de l'art, n'est �voqu�e par aucun m�decin. Elle doit ainsi �tre ni�e.
Il appara�t ainsi que la fibromyalgie ne se manifeste pas avec une s�v�rit� telle que, d'un point de vue objectif, seule une mise en valeur limit�e de la capacit� de travail de la recourante puisse �tre raisonnablement exig�e d'elle.
6.2 Sur le plan somatique, il r�sulte des constatations des m�decins de l'H�pital Z.________ que la recourante pr�sente de discrets troubles d�g�n�ratifs cervicaux et un syndrome rotulien pr�dominant � droite.
Le docteur B.________, dans son expertise rhumatologique du 28 juin 1999, a indiqu� que la recourante �tait capable de reprendre une activit� professionnelle � 80 % sur un poste de travail adapt�, soit en tant que couturi�re de retouches.
De son c�t�, le docteur F.________, dans sa lettre du 30 juin 2004, a renvoy� � son rapport m�dical du 1er avril 2003, o� il faisait �tat d'une aggravation de l'�tat de sant� de la patiente. A la question de savoir si l'activit� exerc�e jusque-l� �tait encore exigible, ce m�decin a r�pondu par l'affirmative, dans la mesure de 50 % au maximum. Il a r�pondu par la n�gative � la question de savoir si l'on pouvait exiger de la patiente qu'elle exerce une autre activit� (annexe au rapport m�dical).
Dans son rapport m�dical du 8 juillet 2004, le docteur O.________ a pos� les diagnostics de kyste de Baker du genou gauche et de d�conditionnement physique global et focal. Ce m�decin indiquait que sur le plan strictement physique, il est clair que l'activit� actuelle, relativement l�g�re, lui paraissait adapt�e aux limitations fonctionnelles et � l'aspect structurel des probl�mes rhumatologiques de l'int�ress�e.
Les avis m�dicaux ci-dessus du docteur B.________, du docteur F.________ et du docteur O.________ ne reposent sur aucune constatation dont les m�decins de l'H�pital Z.________ n'auraient pas d�j� tenu compte dans leur rapport d�taill� du 20 avril 2004. Au vu de l'absence de limitations fonctionnelles somatiques document�es, la capacit� de travail exigible est donc compl�te.
D�s lors, on peut raisonnablement attendre de la part de la recourante qu'elle exerce son activit� professionnelle habituelle ou une activit� adapt�e avec une capacit� de travail exigible de 100 % (rapport m�dical des m�decins de l'H�pital Z.________ du 20 avril 2004, rapport d'examen de l'H�pital Z.________ du 26 avril 2004). Elle ne pr�sente donc aucune invalidit� (comparaison en pour-cent; ATF 114 V 310 consid. 3a p. 313, 104 V 135 consid. 2b p. 136 s.). Le recours se r�v�le ainsi �tre mal fond�.
La proc�dure est gratuite. La recourante, qui succombe, ne saurait pr�tendre une indemnit� de d�pens pour l'instance f�d�rale (art. 159 al. 1 en corr�lation avec l'art. 135 OJ). Repr�sent�e par une avocate, elle demande � �tre mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire gratuite. En l'�tat du dossier, on peut admettre qu'elle remplit les conditions de l'assistance judiciaire gratuite (art. 152 al. 1 et 2 en liaison avec l'art. 135 OJ; ATF 125 V 202 consid. 4a, 372 consid. 5b et les r�f�rences). L'attention de la recourante est cependant attir�e sur le fait qu'elle devra rembourser la caisse du Tribunal si elle devient ult�rieurement en mesure de le faire (art. 152 al. 3 OJ; SVR 1999 IV n� 6 p. 15).
L'assistance judiciaire est accord�e. Les honoraires de Me Kathrin Gruber, avocate � Vevey, sont fix�s � 2'500 fr. (y compris la taxe sur la valeur ajout�e) pour la proc�dure f�d�rale et seront support�s par la caisse du Tribunal.