Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19790501-794177
Timestamp: 2016-10-28 01:03:47+00:00
Document Index: 290431565

Matched Legal Cases: ['art. 14', 'art. 18', 'arrêt ', "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 27"]

X. et Y. c. ISLANDE
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Type d'affaire : DecisionType de recours : Violation de l'Art. 10 ; Non-violation de l'art. 14+10 ; Non-lieu à examiner l'art. 18 ; Satisfaction équitable réservéeNumérotation : Numéro d'arrêt : 7941/77Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1979-05-01;7941.77 Analyses : (Art. 10-1) LIBERTE D'EXPRESSION, (Art. 10-2) INGERENCE, (Art. 10-2) NECESSAIRE DANS UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE, (Art. 10-2) PREVUE PAR LA LOI, (Art. 11-2) PROTECTION DES DROITS ET LIBERTES D'AUTRUIParties : Demandeurs : X. et Y.Défendeurs : ISLANDETexte : APPLICATION/REQUÃTE No . 7941 /7 7 X . and Y . v/ICELAN D X . et Y . c/ISLAND E DECISION of 1 May 1979 on the admissibility of the application DÃCISION du 1Ã©r mai 1979 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 6, paragraph 1, of the Convention : The intervention of a proprietor in administrative proceedings concerning a buifding permit for'a third person does not lead to a determination of the former's civil rights and obligations, who moreover has the possibility of bringing an action in the courts himself. Article 6, paregraphe 1, de la Convention : C'intervention d'un PropriÃ©taire dans une procÃ©dure administrative d'autorisation de construire concernant un tiers ne conduit pas 2 la dÃ©cision d'une contestation sur les droits et obligations de caractÃ¨re civil de ce propriÃ©taire, qui dispose par ailleurs d'une action devant les tribunaux .
Summa ry of the relevant facts
( franÃ§ats : voir p . 90)
The spouses X and Y are owners of a dwelling-house in Reykjavik. The appficants' neighbour was granted permision to build a garage casting a shadow on pa rt of their house and in particular on their balcony. The applicants appealed to the administrative authority against the permission granted to their neighbour . After lengthy proceedings, the buifding permission was confirmed. The applicants complain that these proceedings were unfair and excessivefy long .
THE LAW (Extract ) The Commission has first considered whether the proceedings before the building authorities involved a determination of the applicants' civil rights and obligations .
The respondent Government have submitted that the matter which was before the building authorities did not concern the determination of any "civil rights" within the meaning of Article 6, paragraph 1 of the Convention . In their submission it was well known that the Convention related to human rights in the classical and narrow sense, thus excluding environmental interests of the kind to which this application relates . However, it has constantly been held by the Commission and also by the European Court of Human Rights in its recent judgment in the KBnig Case Icf . Kbnig Case, judgment of 28 June 1978, paragraph 88) that the notion of civil rights is autonomous . Whether or not a right is to be regarded as a civil one within the meaning of Article 6, paragraph 1 of the Convention must be determined by reference to the substantive content and effects of the right under the domestic law concerned . In the exercise of its supervisory functions, the Commission must also take account of the exercise of the national legal systems of other Contracting States (cf . the above-mentioned Kbnig Case judgment, paragraph 89) . In the present case the proceedings instituted by the applicants concerned their property . In the light of the European Court's judgment in the Ringeisen Case (European Court of Human Rights, Ringeisen Case, judgment of 16 July 1971, paragraph 94) they therefore concerned civil rights within the meaning of Article 6, paragraph 1 of the Convention . However, these proceedings did not involve the determination of these civil rights . Indeed, rather than bringing the matter before the civil courts on a claim that the construction of the garage by the neighbour would interfere with their property and should for that reason be prohibited or entitle them to compensation, the applicants chose to intervene in the administrative proceedings between the administrative authorities and their neighbour by challenging the legality of the decision by the Building Committee to grant a permit for the construction of the garage . Both courses of action were open to the applicants under Icelandic law, but only the first one would have brought about a determination of their civil rights . The proceedings chosen by the applicants in the present case concerned the relationship between the administrative authorities and a third person which determined the rights of that third person but not those of the applicants although they may have affected their property . However, the mere fact that certain administrative proceedings between third parties affect civil rights Of the applicants cannot be sufficient to bring them within the scope of Article 6, paragraph 1 of the Convention on the ground that they involved "the determination of his civil rights and obligations" within the meaning of that provision . It follows that the Commission has no competence 2tione mareriae to examine this part of the application which must therefore be rejected as being incompatible with the provisions of the Convention in accordance with article 2, paragraph 2 .
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RÃ©sumÃ© des faits pertinents Les Ã©poux X . et Y . sont propriÃ©taires d'une maison individuelle B Reykjavik . Leur voisin a Ã©rÃ© autorisÃ© Ã Ã©lever une construction qui porte ombre sur une partie de leur maison et en particulier sur leur terrasse . Les requÃ©rants ont fait opposition devant l'autoritÃ© administrative Ã l'aurorisation accordÃ©e Ã leur votsin . AprÃ©s une longue procÃ©dure, le perinis de construire a Ã©tÃ© confirmÃ© . Les requÃ©ranrs se plaignent que cette procÃ©dure a Ã©tÃ© inÃ©quitab/e e t d'une durÃ©e excessive .
I TRADUCTION I EN DROIT IExtiait l La Commission a tout d'abord examinÃ© si la procÃ©dure suivie devant les autoritÃ©s en matiÃ©re de police dÃ©s constructions comportait une dÃ©cision sur les droits et obligations de caractÃ¨re civil des requÃ©rants . Le Gouvernement dÃ©fendeur a soutenu que la question soumise Ã ce s autoritÃ©s n'appelait pas une dÃ©cision sur des "droits civils" au sens de l'article 6, .paragraphe 1, de la Convention . Selon le Gouvernement, chacun sait que la Convention se rapporte aux droits de l'homme au sens classique et Ã©troit du terme, ce qui exclut donc les intÃ©r@ts liÃ©s Ã des questions d'environnement du genre visÃ© par la prÃ©sente requÃªte . Toutefois, la Commission a constamment reconnu, de mÃ©me que la Cour europÃ©enne des droits de l'homme dans son rÃ©cent arrÃªt relatif Ã l'affaire KÃ´nig (cf . affaire KÃ´nig, arrÃªt du 28 juin 1978, paragraphe 88), que la notion de droit civil est autonome . La question de savoir si un droit doit Ãªtre considÃ©rÃ© comme un droit de caractÃ©re civil au sens de l'article 6, paragraphe 1, de la Convention doit Ãªtre tranchÃ©e par rÃ©fÃ©rence Ã l'essence et aux etfets de ce droit dans le droit national en cause . Dans l'exercice de ses fonctions de surveillance, la Commission doit Ã©galement tenir compte du fonctionnement des systÃ©mes juridiques nationaux des autres Etats contractants (cf . l'arrÃªt susmentionnÃ© rendu en l'affaire K6nig, paragraphe 891 . Dans le cas prÃ©sent, la procÃ©dure engagÃ©e par les requÃ©rants concernait leur propriÃ©tA . A la lumiÃ¨re de l'arrÃ¨t rÃ©ndu pÃ¢r la Cour europAenne dans l'affaire Ringeisen (Cour europÃ©enne des Droits de l'Homme, affaire Ringeisen, arrÃªt du 16 juillet 1971, paragraphe 94), elle concernait donc des droits de caractÃ©re civil au sens de l'article 6, paragraphe 1, de la Convention . Toutefois, cette procÃ©dure ne comportait pas la dÃ©cision d'une contestation portant sur'ces droits de caractÃ¨re civil . En effet, plutÃ´t que de porter
l'affaire devant les tribunaux civils en faisant valoir que la construction du garage par leur voisin porterait atteinte Ã leur propriÃ©tÃ© et devrait pour cette raison Ãªtre interdite ou leur donner droit Ã une indemnisation, les requÃ©rants ont choisi d'intervenir dans la procÃ©dure administrative entre les autoritÃ©s administratives et leur voisin en contestant la lÃ©galitÃ© de la dÃ©cision prise par la Commission des constructions d'autoriser la construction du garage . Les deux voies Ã©taient ouvertes aux requÃ©rants d'aprÃ©s le droit islandais, mais la premiÃ©re seule aurait comportÃ© une dÃ©cision sur les droits de caractÃ©re civil . La procÃ©dure choisie par les requÃ©rants dans la prÃ©sente affaire concernait les rapports entre les autoritÃ©s administratives et une tierce personne, autoritÃ©s qui prenaient une dÃ©cision concernant ceux des requÃ©rants, bien que les premiers aient pu avoir une incidence sur leur propriÃ©tÃ© . Toutefois, le simple fait que certaines procÃ©dures administratives entre des tiers influent sur des droits de caractÃ¨re civil des requÃ©rants ne saurait suffire Ã les faire rentrer dans le champ d'application de l'article 6, paragraphe 1, de la Convention comme comportant une dÃ©cision sur leurs Â« droits et obligations de caractÃ©re civil Â» au sens de cette disposition . Il s'ensuit que la Commission n'a pas compÃ©tence, ratione materiae, pour examiner cette partie de la requÃ¨te, qui doit par consÃ©quent Ã©tre rejetÃ©e comme incompatible avec les dispositions de la Convention, conformÃ©ment Ã l'article 27, paragraphe 2 .
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: .s t''~'+ . -_ ~Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Cour (plénière)Date de la décision : 01/05/1979Fonds documentaire : HUDOC Haut de page