Source: http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=61403425&typedoc=R
Timestamp: 2020-01-20 00:26:05+00:00
Document Index: 201635974

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Résumé des caractéristiques du produit - EFFEXOR L.P. 75 mg, gélule à libération prolongée - Base de données publique des médicaments
EFFEXOR L.P. 75 mg, gélule à libération prolongée - Résumé des caractéristiques du produit
Gélule de gélatine opaque de couleur pêche portant, en rouge, l’inscription « W » et « 75 », taille 1 (19,4 mm x 6,91 mm).
La posologie initiale recommandée de venlafaxine à libération prolongée est de 75 mg en une prise quotidienne. Les patients ne répondant pas à la posologie initiale de 75 mg/jour peuvent bénéficier d’une augmentation de posologie jusqu’à une posologie maximale de 375 mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers de 2 semaines ou plus. Si cela se justifie sur le plan clinique en raison de la sévérité des symptômes, la posologie peut être augmentée à intervalles de temps plus rapprochés, en respectant un minimum de 4 jours.
En raison du risque d’effets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée qu’après une évaluation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efficace doit être maintenue.
Les patients doivent être traités pour une durée suffisante, généralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué régulièrement au cas par cas. Un traitement à plus long terme peut également être justifié pour la prévention des récidives des épisodes dépressifs majeurs (EDM). Dans la plupart des cas, la posologie recommandée dans la prévention des récidives des EDM est la même que celle utilisée pendant l’épisode actuel.
La posologie initiale recommandée de venlafaxine à libération prolongée est de 75 mg en une prise quotidienne. Les patients ne répondant pas à la posologie initiale de 75 mg/jour peuvent bénéficier d’une augmentation de posologie jusqu’à une posologie maximale de 225 mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers de 2 semaines ou plus.
La posologie recommandée de venlafaxine à libération prolongée est de 75 mg en une prise quotidienne. Il n’ a pas été démontré que des posologies plus élevées permettaient d’obtenir un bénéfice additionnel.
Cependant, chez certains patients qui ne répondent pas à la posologie initiale de 75 mg/jour, une augmentation de la dose peut être envisagée jusqu’à une posologie maximale de 225 mg/jour. La posologie peut être augmentée par paliers de 2 semaines ou plus.
Il est recommandé d’utiliser une posologie de 37,5 mg/jour de venlafaxine à libération prolongée pendant 7 jours. La posologie doit ensuite être augmentée à 75 mg/jour. Les patients ne répondant pas à la posologie de 75 mg/jour peuvent bénéficier d’une augmentation de posologie jusqu’à une posologie maximale de 225 mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers de 2 semaines ou plus.
Aucun ajustement spécifique de la dose de venlafaxine n’est considéré comme nécessaire sur le seul critère de l’âge du patient. Cependant, la prudence s’impose au cours du traitement de patients âgés (ex : en raison du risque d’insuffisance rénale, de l’éventualité de modifications liées à l’âge de la sensibilité et de l’affinité des neurotransmetteurs). La posologie minimale efficace devra toujours être utilisée et les patients devront être attentivement surveillés lors de toute augmentation de posologie.
Les études cliniques contrôlées chez les enfants et les adolescents présentant un épisode dépressif majeur n’ont pas permis de démontrer l’efficacité de la venlafaxine et ne soutiennent pas son utilisation chez ces patients (voir rubriques 4.4 et 4.8).
L’efficacité et la sécurité d’emploi de la venlafaxine dans d’autres indications chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans n’ont pas été établies.
D’une manière générale, une réduction de la posologie de 50% doit être envisagée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée. En raison de la variabilité interindividuelle de la clairance, une adaptation individuelle de la posologie parait néanmoins souhaitable.
Bien qu’aucune adaptation posologique ne soit nécessaire chez les patients présentant un taux de filtration glomérulaire (GRF) entre 30 et 70 ml/minute, la prudence est conseillée. Chez les patients hémodialysés et chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (GFR < 30 ml/min), la posologie devra être réduite de 50%. Du fait de la variabilité interindividuelle de la clairance chez ces patients, il est souhaitable d’adapter la posologie au cas par cas.
L’arrêt brutal du traitement doit être évité. Lors de l’arrêt du traitement par la venlafaxine, la posologie devra être progressivement diminuée sur une durée d’au moins une à deux semaines afin de réduire le risque de survenue de réactions de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8).
En cas de symptômes mal tolérés après une diminution de dose ou lors de l’interruption du traitement, le retour à la posologie précédemment prescrite peut être envisagé. Par la suite, le médecin pourra reprendre la diminution de la posologie, mais à un rythme plus progressif.
Il est recommandé de prendre les gélules à libération prolongée de venlafaxine au cours d’un des repas, si possible à heure fixe. Les gélules doivent être avalées avec un peu de liquide, et ne doivent être ni coupées, ni écrasées, ni croquées ou dissoutes.
L’association à un traitement par inhibiteurs irréversibles de la monoamine-oxydase (IMAO) est contre-indiquée en raison du risque de survenue d’un syndrome sérotoninergique, se manifestant notamment par une agitation, des tremblements et une hyperthermie. La venlafaxine ne doit pas être débutée dans les 14 jours suivant l’arrêt d’un traitement par un IMAO irréversible.
La venlafaxine doit être arrêtée au moins 7 jours avant le début d’un traitement par un IMAO irréversible (voir rubriques 4.4 et 4.5).
L’utilisation d’EFFEXOR L.P. est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentative de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo.
Comme avec d’autres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital, peut survenir sous traitement par venlafaxine, en particulier en cas d’utilisation concomitante avec d’autres substances susceptibles d’affecter le système de neurotransmission sérotoninergique (notamment les triptans, les ISRS, les IRSN, les amphétamines, le lithium, la sibutramine, le millepertuis [Hypericum perforatum], le fentanyl et ses analogues, le tramadol, le dextrométhorphane, le tapentadol, la pethidine, la méthadone et la pentazocine), avec les médicaments altérant le métabolisme sérotoninergique (tels que les IMAO ex. : le bleu de méthylène), avec les précurseurs de la sérotonine (comme les suppléments contenant du tryptophane) ou avec les antipsychotiques ou d’autres antagonistes de la dopamine (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Dans l’expérience acquise depuis la commercialisation, des cas d’allongement de l’intervalle QTc, de torsade de pointe (TdP), de tachycardie ventriculaire et d’arythmie cardiaque fatale ont été rapportés avec la venlafaxine, en particulier lors de surdosage ou chez les patients présentant d’autres facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QTc/ TdP. Les risques encourus doivent être soupesés au regard des bénéfices attendus avant de prescrire la venlafaxine chez des patients présentant un risque élevé d’arythmie cardiaque sévère ou d’allongement de l’intervalle QTc (voir rubrique 5.1).
Les médicaments inhibant la recapture de la sérotonine peuvent altérer l’agrégation plaquettaire. Les évènements hémorragiques liés à l’utilisation des ISRS et des IRSN peuvent varier d’ecchymoses, hématomes, épistaxis et pétéchies à des hémorragies gastro-intestinales engageant le pronostic vital. Le risque d’hémorragie peut être augmenté chez les patients sous venlafaxine.
Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (ou norépinéphrine) (IRSN) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4.8). Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt du traitement par des IRSN ont été rapportés.
Comme avec d’autres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique, pouvant engager le pronostic vital, peut survenir sous traitement par venlafaxine, en particulier en cas d’utilisation concomitante avec d’autres substances susceptibles d’affecter le système de neurotransmetteurs sérotoninergiques (notamment les triptans, les ISRS, les IRSN, les amphétamines, le lithium, la sibutramine, le millepertuis [Hypericum perforatum], le fentanyl et ses analogues, le tramadol, le dextrométhorphane, le tapentadol, la péthidine, la méthadone et la pentazocine), avec les médicaments altérant le métabolisme sérotoninergique (tels que les IMAO ex. : le bleu de méthylène), avec les précurseurs de la sérotonine (comme les suppléments contenant du tryptophane) ou avec les antipsychotiques ou d’autres antagonistes de la dopamine (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Le risque d’allongement de l’intervalle QTc et/ou d’arythmie ventriculaire (par exemple TdP) est augmenté avec l’utilisation concomitante d’autres médicaments allongeant l’intervalle QTc. L’administration concomitante de ces médicaments doit être évitée (voir rubrique 4.4).
· les médicaments antiarythmiques de classe Ia et III (par exemple la quinidine, l’amiodarone, le sotalol, le dofétilide)
· certains macrolides (par exemple l’érythromycine)
La liste ci-dessus n’est pas exhaustive et d’autres médicaments connus pour augmenter significativement l’intervalle QT doivent être évités.
Une étude pharmacocinétique avec le kétoconazole chez des métaboliseurs lents (ML) et rapides (MR) du CYP2D6 a mis en évidence une augmentation de l’ASC (aire sous la courbe) de la venlafaxine (de respectivement 70% et 21% chez les patients ML et MR du CYP2D6) et de l’O-déméthylvenlafaxine (de respectivement 33% et 23% chez les patients ML et MR du CYP2D6) après administration de kétoconazole. L’usage concomitant d’inhibiteurs du CYP3A4 (ex : atazanavir, clarithromycine, indinavir, itraconazole, voriconazole, posaconazole, kétoconazole, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, télithromycine) et de venlafaxine peut accroître les concentrations de venlafaxine et d’O-déméthylvenlafaxine. Par conséquent, la prudence est conseillée si le traitement d’un patient comprend une association d’un inhibiteur du CYP3A4 et de venlafaxine.
La venlafaxine n’a pas modifié la pharmacocinétique de l’imipramine et du 2-OH-imipramine. Lors de l’administration de 75 à 150 mg par jour de venlafaxine, une augmentation dose-dépendante de 2,5 à 4,5 fois de l’ASC du 2-OH-désipramine a été observée. L’imipramine n’a pas affecté la pharmacocinétique de la venlafaxine et de l’O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction n’est pas connue. L’administration concomitante de venlafaxine et d’imipramine doit être faite avec prudence.
L’administration concomitante de venlafaxine et de métoprolol à des volontaires sains dans une étude d’interaction pharmacocinétique de ces deux médicaments a révélé une augmentation des concentrations plasmatiques de métoprolol d’environ 30-40%, sans modification des concentrations plasmatiques de son métabolite actif, l’alpha-hydroxymétoprolol. La pertinence clinique de cette observation chez les patients hypertendus n’est pas connue. Le métoprolol n’a pas modifié le profil pharmacocinétique de la venlafaxine ou de son métabolite actif, l’O-déméthylvenlafaxine. La prudence est recommandée en cas d’administration concomitante de venlafaxine et de métoprolol.
Une étude pharmacocinétique avec l’indinavir a montré une réduction de 28% de l’ASC et une réduction de 36% de la Cmax pour cette substance. L’indinavir n’a pas affecté la pharmacocinétique de la venlafaxine et de l’O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction n’est pas connue.
Des études in vivo indiquent que la venlafaxine est un inhibiteur relativement faible du cytochrome CYP2D6. La venlafaxine n’a pas inhibé le CYP3A4 (alprazolam et carbapazépine), le CYP1A2 (caféine), le CYP2C9 (tolbutamide) ni le CYP2C19 (diazépam) dans les études in vivo.
Depuis la commercialisation, des grossesses non désirées ont été rapportées chez des patientes sous venlafaxine prenant des contraceptifs oraux. Cependant, il n’existe pas de preuve évidente indiquant que ces grossesses sont le résultat d’interactions médicamenteuses avec la venlafaxine. Aucune étude d’interaction avec des contraceptifs hormonaux n’a été réalisée.
Comme avec d’autres inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS/IRSN), des symptômes de sevrage peuvent apparaître chez les nouveau-nés si la venlafaxine est utilisée jusqu’à la naissance ou juste avant. Certains nouveau-nés exposés à la venlafaxine tardivement au cours du troisième trimestre ont développé des complications nécessitant une alimentation par sonde, une assistance respiratoire ou une hospitalisation prolongée. Ces complications peuvent survenir immédiatement après l’accouchement.
Des données épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation d’ISRS pendant la grossesse, particulièrement en fin de grossesse, pouvait augmenter le risque d’hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAP). Bien qu’aucune étude n’ait étudié l’existence d’une association entre HTAP et traitement par IRSN, ce risque potentiel ne peut être exclu avec la venlafaxine, compte tenu du mécanisme d’action impliqué (inhibition de la recapture de la sérotonine).
La venlafaxine et son métabolite actif, l’O-déméthylvenlafaxine, sont excrétés dans le lait maternel. Des cas de nourrissons allaités qui présentaient un tableau associant pleurs persistants, irritabilité et troubles du sommeil ont été rapportés depuis la commercialisation. Des symptômes évoquant un syndrome de sevrage en venlafaxine ont également été rapportés après l’arrêt de l’allaitement. Un risque pour l’enfant allaité ne peut être exclu. Par conséquent, une décision de poursuivre/arrêter l’allaitement ou de poursuivre/arrêter le traitement par EFFEXOR L.P. doit être prise, en tenant compte des bénéfices de l’allaitement pour l’enfant et de ceux du traitement par EFFEXOR L.P. pour la mère.
Une diminution de la fertilité a été observée lors d’une étude dans laquelle des rats mâles et femelles ont été exposés à l’O-déméthylvenlafaxine. La pertinence de ces résultats pour l’homme n’est pas connue (voir rubrique 5.3).
Au cours des études cliniques, les réactions indésirables rapportées comme très fréquentes (> 1/10) ont été les nausées, la sécheresse buccale, les céphalées et l’hypersudation (incluant les sueurs nocturnes).
Les réactions indésirables sont énumérées ci-après, par classe anatomico-fonctionnelle, par catégorie de fréquence et dans l’ordre décroissant de gravité médicale pour chaque catégorie de fréquence.
Sécrétion inappropriée de l’hormone antidiurétique*
Manie, Hypomanie, Hallucination,Déréalisation, Troubles de l’orgasme, Bruxisme*,Apathie
Syncope, Myoclonies,Trouble de l’équilibre*, Trouble de la coordination*,, Dyskinésie*
Diminution de la vision, Trouble de l’accommodation, incluant vision trouble, Mydriase
Torsade de pointes*, Tachycardie ventriculaire*, Fibrillation ventriculaire, Allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme*
Urticaire*, Alopécie*, Ecchymoses, Angiœdème *, Réaction de photosensibilité
Ménorragies*, Métrorragies*, Dysfonctionnement érectileb, Trouble de l’éjaculationb
a* Des cas d’idées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant un traitement par la venlafaxine ou peu de temps après son arrêt (voir rubrique 4.4).
c*** Dans les analyses cumulées d’études cliniques, l’incidence des céphalées était similaire dans le groupe venlafaxine et dans le groupe placebo.
Les données acquises depuis la commercialisation montrent que le surdosage en venlafaxine a été essentiellement rapporté en association avec la prise d’alcool et/ou d’autres médicaments. Les événements les plus fréquemment rapportés au cours d’un surdosage comportent une tachycardie, des modifications du niveau de conscience (allant d’une somnolence à un coma), une mydriase, des convulsions et des vomissements. Les autres événements rapportés incluent des modifications électrocardiographiques (ex. : allongement de l’intervalle QT, bloc de branche, allongement du QRS (voir rubrique 5.1)), une tachycardie ventriculaire, une bradycardie, une hypotension, des vertiges, et des décès.
Des études rétrospectives publiées rapportent qu’un surdosage en venlafaxine peut être associé à un risque accru de décès par rapport à celui observé avec les antidépresseurs de type ISRS, mais inférieur à celui observé avec les antidépresseurs tricycliques.
Des études épidémiologiques ont montré que chez les patients traités par venlafaxine, le poids des facteurs de risque de suicide est supérieur à celui des patients traités par ISRS. Concernant le risque accru de décès observé, la part de responsabilité de la toxicité de la venlafaxine en cas de surdosage, par rapport à certaines caractéristiques des patients traités par venlafaxine, n’est pas clairement établie. Afin de réduire le risque de surdosage, les prescriptions de venlafaxine devront se limiter à la plus petite quantité de médicament compatible avec une bonne prise en charge du patient.
Des mesures générales de maintien des fonctions vitales et un traitement symptomatique sont recommandées; la fréquence cardiaque et les constantes vitales doivent être contrôlées. En cas de risque d’inhalation, l’induction de vomissements n’est pas recommandée. Le lavage gastrique peut être indiqué s’il est effectué peu après l’ingestion ou chez les patients symptomatiques. L’administration de charbon activé peut également limiter l’absorption de la substance active. La diurèse forcée, la dialyse, l’hémoperfusion et l’exsanguino-transfusion sont peu susceptibles de présenter un intérêt. Il n’existe pas d’antidotes spécifiques connus de la venlafaxine.
Le mécanisme de l’action antidépressive de la venlafaxine chez l’homme semble être associé à la potentialisation de l’activité des neurotransmetteurs au niveau du système nerveux central. Les études précliniques ont montré que la venlafaxine et son principal métabolite, l’O-déméthylvenlafaxine (ODV), sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline. La venlafaxine est également un inhibiteur faible de la recapture de la dopamine. La venlafaxine et son métabolite actif réduisent la sensibilité ß-adrénergique après administration aigüe (dose unique) et chronique. En ce qui concerne l’action globale sur la recapture de neurotransmetteurs et la liaison aux récepteurs, la venlafaxine et l’ODV sont très similaires.
In vitro, la venlafaxine n’a virtuellement aucune affinité pour les récepteurs cérébraux muscariniques, cholinergiques, histaminergiques H1 ou α1-adrénergiques du rat. L’activité pharmacologique au niveau de ces récepteurs peut être liée aux divers effets indésirables, tels que les effets anticholinergiques, sédatifs et cardio-vasculaires, observés avec d’autres antidépresseurs.
La venlafaxine ne possède pas d’activité inhibitrice de la monoamine-oxydase (MAO).
Les études in vitro ont révélé que la venlafaxine n’a aucune affinité pour les récepteurs sensibles aux opiacés ou aux benzodiazépines.
L’efficacité de la venlafaxine à libération immédiate dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs a été démontrée dans cinq études à court terme, de 4 à 6 semaines, contrôlées contre placebo, en double insu, randomisées, et à des posologies allant jusqu’à 375 mg/jour. L’efficacité de la venlafaxine à libération prolongée dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs a été établie dans deux études à court terme, de 8 à 12 semaines, contrôlées contre placebo, à des posologies allant de 75 à 225 mg/jour.
Dans une étude à plus long terme, des patients adultes ambulatoires ayant répondu à un traitement en ouvert de 8 semaines par la venlafaxine à libération prolongée (75, 150, ou 225 mg) ont été randomisés, soit pour poursuivre le traitement à la même posologie de venlafaxine à libération prolongée, soit pour recevoir un placebo, pour une durée d’observation des rechutes pouvant atteindre 26 semaines.
Dans une seconde étude à plus long terme, l’efficacité de la venlafaxine dans la prévention des récidives d’épisodes dépressifs a été démontrée sur une période de 12 mois dans une étude en double insu, contrôlée contre placebo, chez des patients adultes ambulatoires présentant des épisodes dépressifs majeurs récurrents et ayant répondu au traitement par venlafaxine (100 à 200 mg/jour, en deux prises par jour) lors de leur dernier épisode de dépression.
L’efficacité des gélules à libération prolongée de venlafaxine dans le traitement de l’anxiété généralisée (TAG) a été établie dans deux études contrôlées versus placebo de 8 semaines à dose fixe (75 à 225 mg/jour), dans une étude contrôlée versus placebo de 6 mois à dose fixe (75 à 225 mg/jour) et dans une étude contrôlée versus placebo de 6 mois à dose variable (37,5, 75 et 150 mg/jour), chez des patients adultes ambulatoires.
Malgré l’existence de preuves en faveur de la supériorité d’une posologie de 37,5 mg/jour sur le placebo, cette posologie n’a pas été systématiquement aussi efficace que les posologies plus élevées.
L’efficacité des gélules à libération prolongée de venlafaxine dans le traitement de la phobie sociale a été établie dans quatre études en double insu et groupes parallèles, de 12 semaines, multicentriques, contrôlées versus placebo, à dose variable, et dans une étude en double insu et groupes parallèles, de 6 mois, contrôlée versus placebo, à dose fixe/variable conduites chez des patients adultes ambulatoires. Les patients avaient reçu des doses allant de 75 à 225 mg/jour. Dans l’étude à 6 mois, aucune démonstration n’a été faite d’une efficacité supérieure dans le groupe ayant reçu des doses allant de 150 à 225 mg/jour par rapport à celui ayant reçu des doses de 75 mg/jour.
L’efficacité des gélules à libération prolongée de venlafaxine dans le traitement du trouble panique a été établie dans deux études en double insu de 12 semaines, multicentriques, contrôlées contre placebo, chez des patients adultes ambulatoires présentant un trouble panique avec ou sans agoraphobie. Dans les études dans le trouble panique, la posologie initiale était de 37,5 mg/jour pendant 7 jours. Les patients recevaient ensuite des doses fixes de 75 ou 150 mg/jour dans une étude et de 75 ou 225 mg/jour dans l’autre étude.
L’efficacité a également été établie dans une étude long-terme en double insu, contrôlée versus placebo, en groupes parallèles sur la sécurité d’emploi, l’efficacité et la prévention des rechutes à long terme chez des patients adultes ambulatoires qui avaient répondu à un traitement en ouvert. Les patients continuaient à être traités à la même posologie de venlafaxine qu’en fin de phase ouverte (75, 150 ou 225 mg/jour).
Dans une étude rigoureuse consacrée à l’intervalle QTC menée chez des sujets sains, la venlafaxine n’a pas prolongé l’intervalle QT de façon cliniquement significative par la prise d’une dose supra-thérapeutique de 450 mg/jour (administrée en 225 mg deux fois par jour).
Cependant, des cas de prolongation de l’intervalle QTc/TdP et d’arythmie ventriculaire ont été rapportés après la commercialisation, en particulier en cas de surdosage ou chez les patients ayant d’autres facteurs de risque de prolongation de l’intervalle QTc/TdP (voir rubriques 4.4, 4.8 et 4.9).
La venlafaxine est fortement métabolisée, essentiellement en son métabolite actif, l’O-déméthylvenlafaxine (ODV). Les demi-vies plasmatiques moyennes ± Ecart Type de la venlafaxine et de l’ODV sont respectivement de 5 ± 2 heures et 11 ± 2 heures. Les concentrations à l’état d’équilibre de la venlafaxine et de l’ODV sont atteintes en 3 jours de traitement oral à doses répétées. La venlafaxine et l’ODV présentent une cinétique linéaire pour des doses comprises entre 75 mg et 450 mg/jour.
Au moins 92% de venlafaxine sont absorbés après administration de doses orales uniques de venlafaxine à libération immédiate. La biodisponibilité absolue est de 40 % à 45 % en raison d’un métabolisme présystémique. Après administration de venlafaxine à libération immédiate, les concentrations plasmatiques maximales de venlafaxine et d’ODV sont atteintes respectivement en 2 et 3 heures. Après administration de gélules à libération prolongée de venlafaxine, les concentrations plasmatiques maximales de venlafaxine et d’ODV sont atteintes dans les 5,5 heures et 9 heures, respectivement. Quand des posologies quotidiennes équivalentes de venlafaxine sont administrées en comprimé à libération immédiate ou en gélule à libération prolongée, la gélule à libération prolongée présente un taux d’absorption plus lent mais le même niveau final d’absorption que le comprimé à libération immédiate. Les aliments n’affectent pas la biodisponibilité de la venlafaxine et de l’ODV.
Aux concentrations thérapeutiques, la venlafaxine et l’ODV sont à peine liées aux protéines plasmatiques humaines (respectivement 27 % et 30 %). Le volume de distribution de la venlafaxine à l’état d’équilibre est de 4,4 ± 1,6 L/kg après administration par voie intraveineuse.
La venlafaxine subit un important métabolisme hépatique. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est métabolisée par le CYP2D6 en son principal métabolite actif, l’ODV. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est métabolisée en un métabolite mineur moins actif, la N-déméthylvenlafaxine, par le CYP3A4. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est un faible inhibiteur du CYP2D6. La venlafaxine n’inhibe pas le CYP1A2, le CYP2C9, ni le CYP3A4.
La venlafaxine et ses métabolites sont essentiellement éliminés par voie rénale. Environ 87 % d’une dose de venlafaxine sont retrouvés dans les urines en 48 heures sous forme inchangée (5 %), d’ODV non conjugué (29 %), d’ODV conjugué (26 %), ou d’autres métabolites inactifs mineurs (27 %). Les clairances plasmatiques moyennes ± Ecart Type à l’état d’équilibre de la venlafaxine et de l’ODV sont respectivement de 1,3 ± 0,6 L/h/kg et 0,4 ± 0,2 L/h/kg.
Les concentrations plasmatiques de venlafaxine sont supérieures chez les métaboliseurs lents du CYP2D6 comparés aux métaboliseurs rapides. Dans la mesure où l’exposition totale (ASC) de venlafaxine et d’ODV est similaire chez les métaboliseurs lents et rapides, il n’est pas nécessaire d’utiliser des schémas posologiques différents pour ces deux groupes.
Chez les patients de stade A (insuffisance hépatique légère) et de stade B (insuffisance hépatique modérée) de la classification de Child-Pugh, les demi-vies de la venlafaxine et de l’ODV sont allongées par rapport aux sujets ayant une fonction hépatique normale. La clairance aussi bien de la venlafaxine que de l’ODV est réduite. Une importante variabilité interindividuelle est à noter. Les données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère sont limitées (voir rubrique 4.2).
Chez des patients dialysés, la demi-vie d’élimination de la venlafaxine est allongée d’environ 180 % et la clairance réduite d’environ 57 %, par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale, tandis que la demi-vie d’élimination de l’ODV est allongée d’environ 142 % et la clairance réduite d’environ 56 %. Un ajustement posologique est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère et chez les patients nécessitant une hémodialyse (voir rubrique 4.2).
Des études menées sur la venlafaxine chez des rats et des souris n’ont pas révélé de carcinogénicité. La venlafaxine n’était pas mutagène dans une large gamme de tests in vitro et in vivo.
Des études animales de toxicité sur la reproduction chez les rats ont révélé une diminution du poids des petits, une augmentation des mort-nés et une augmentation des décès des petits au cours des 5 premiers jours d’allaitement. La cause de ces décès est inconnue. Ces effets sont survenus à 30 mg/kg/jour, soit 4 fois la posologie quotidienne (calculée en mg/kg) de 375 mg/jour de venlafaxine chez l’homme. La dose seuil pour l’apparition de ces évènements a été de 1,3 fois la dose utilisée chez l’homme. Le risque potentiel chez l’homme n’est pas connu.
Une réduction de la fécondité a été observée dans une étude exposant des rats mâles et femelles à l’ODV. Cette exposition était environ 1 à 2 fois supérieure à la posologie humaine de venlafaxine de 375 mg/jour. La pertinence de cette observation chez l’homme n’est pas connue.
· 34009 276 168 3 9 : 7 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 171 4 0 : 10 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 376 270 4 7 : 14 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 176 6 9 : 15 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 178 9 8 : 20 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 346 555 0 0 : 28 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 346 556 7 8 : 30 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 346 557 3 9 : 50 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 187 8 9 : 56 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 189 0 1 : 60 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 191 5 1 : 84 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 193 8 0 : 98 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 276 195 0 2 : 100 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 585 753 8 9 : 500 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 585 755 0 1 : 1000 gélules en plaquette(s) PVC-Aluminium.
· 34009 273 149 8 8 : Boite de 14 gélules en conditionnement unitaire sous plaquettes en PVC/Aluminium.
· 34009 273 150 6 0 : Boite de 28 gélules en conditionnement unitaire sous plaquettes en PVC/Aluminium.
· 34009 273 151 2 1 : Boite de 84 gélules en conditionnement unitaire sous plaquettes en PVC/Aluminium.
· 34009 273 152 9 9 : Boite de 100 gélules en conditionnement unitaire sous plaquettes en PVC/Aluminium.
· 34009 273 153 5 0 : 14 gélules en flacon de polyéthylène haute densité (PEHD).
· 34009 273 154 1 1 : 20 gélules en flacon de polyéthylène haute densité (PEHD).
· 34009 273 155 8 9 : 50 gélules en flacon de polyéthylène haute densité (PEHD).
· 34009 273 156 4 0 : 100 gélules en flacon de polyéthylène haute densité (PEHD).
· 34009 585 424 4 2 : 500 gélules en flacon de polyéthylène haute densité (PEHD).
· 34009 585 425 0 3 : 1000 gélules en flacon de polyéthylène haute densité (PEHD).