Source: http://www.techouvot.com/matanot_laevyonim_avant_pourim-vt17436.html
Timestamp: 2018-05-26 23:45:33+00:00
Document Index: 158403115

Matched Legal Cases: ['§694', '§695', '§595', '§207', '§56', '§38', '§102', '§69', '§694', '§595', '§595', '§694', '§381', '§80', '§14', '§86', '§298', '§87', '§123', '§95', '§694', '§694', '§694', '§694', '§695', '§694', '§695', '§695', '§51', '§36', '§56', '§80', '§86', '§38', '§33', '§404', '§352', '§21']

matanot laévyonim avant pourim - Techouvot.com
matanot laévyonim avant pourim Voir le sujet suivant
davidazoulay2002@yahoo.fr
Posté le: Dim 09 Mars 2014, 22:10
En faisant un don à l'avance en guise de matanot laévyonims pour pourim (plusieurs jours ou semaines avant ) à un organisme réputé qui va le redistribuer ce jour là, suis -je quitte de la mitsva même si je ne donne rien le jour de pourim ? ou alors je peux compter sur ces organismes et ils deviennent mandatés pour le jour J et c'est comme si je l'avais fait moi-même ? cette dernière idée me parait théoriquement valable mais me semble gênante à l'idée de ne "rien faire" le jour de pourim...
Posté le: Dim 05 Mars 2017, 13:27
Le Biour Halakha (§694) cite le Maguen Avraham (§695, sk.1) (au nom du Baal Hamaor ) pour qui on ne doit pas donner les matanot laevyonim à l’avance de peur que les pauvres les dépensent/consomment avant Pourim.
On en déduit donc que si le don n’arrive aux mains du pauvre que le jour de Pourim, il n’y a pas de problème au fait qu’on l’ait envoyé avant cette date.
Cf. Maharsham (Daat Tora §595, 4),
Shout Mahari Aszod (§207),
Shout Tfila Lemoshé (IV, §56),
Divrei Moshé (I, §38),
‘Helkat Yaakov (I, §102),
Divrei Eliahou (§69),
Eshel Avraham (§694),
Baer Hetèv (§595, sk.7) ,
Kaf Ha’haim (§595, sk.15) ,
Yad Aharon (§694),
Shout Beit SHearim (§381).
Voir aussi Az Nidberou (VI, §80) et Hilkhot ‘Hag Be’hag (Pourim §14, 1 –p.175 note 2).
Certains vont jusqu’à permettre de donner la somme au pauvre (à l’avance) en lui interdisant de s’en servir d’ici Pourim (ou : si ce n’est pour Pourim).
Cf. Shout Kinian Torah Bahalakha (IV, §86),
Divrei Yatsiv (O’’H II, §298),
Mishné Halakhot (IV, §87), (VI, §123) et (VII, §95).
Voir aussi le Piroush Hamishnayot et le Tosfot Yom Tov sur Meguila (I, 3) (cités par rav Schwartz dans Adar Vepourim p.152 et par plusieurs autres a’haronim)
Il est vrai que le Piskei Tshouvot (§694, note 46) cite le ‘Hida (Birkei Yossef –Shiyourei Brakha, fin de §694) qui s’oppose à ce stratagème, selon lui, on ne peut pas « envoyer » la somme à l’avance, il faut le faire pendant Pourim.
Néanmoins, il prouve sa position du fait que le Shoul’han Aroukh (O’’H §694, 4) parle du cas de la ville où il n’y a pas de pauvres et indique de mettre l’argent de côté et de le donner lorsqu’on rencontrera un pauvre.
Le 'Hida en déduit que l’option d’envoyer –à l’avance- un don afin qu’il arrive à Pourim n’est pas retenue par le Rav Yossef Karo .
Cette preuve est fortement discutable, il n’est pas toujours possible de mettre en place une telle organisation, d’autant qu’on n’a aucune garantie que la somme n’arrivera pas APRES Pourim !
Il est aussi possible que cette solution n’ait pas été retenue comme idéale étant donné que selon le Arizal (cité par le Kaf Ha’haim §694, sk.17 ), il faut procéder aux Mitsvot de Pourim uniquement après avoir lu la Meguila du matin (et pas avant)…
Voilà ce qui élimine l’option d’envoyer son don à l’avance.
Mais au niveau Halakhique, nous ne sommes pas tenus de suivre cette idée du Arizal .
De plus, selon le Tsofnat Panéa’h (hil. Meguila §II, 4) , la mitsva de Matanot Laevyonim ne doit PAS s’accomplir par l’intermédiaire d’un Shalia’h, dès lors, la preuve du ‘Hida tombe à l’eau (car c’était peut-être aussi la raison pour laquelle le Rav Karo ne mentionne pas cette possibilité) (on pourrait alors se dire que s’il en est ainsi, cela revient tout de même à dire que selon le rav Karo il n’est pas possible d’avoir recours à un shalia’h. C’est vrai. Mais nous ne sommes pas liés à toute pensée du rav Karo, nous suivons « Les Poskim » et puisque la très grande majorité autorise le shalia’h, nous le permettons aussi, sans s’inquiéter d’une absence de précision dans le Shoul’han Aroukh).
J’ajouterais encore, qu’en lisant le Birkei Yossef en question, je ne vois pas vraiment où il (le Piskei Tshouvot ) a vu ça.
Il semble plutôt dire qu’on n’est pas TENU d’envoyer le don avant Pourim, mais on peut le faire.
Toujours selon le Piskei Tshouvot , le Aroukh Hashoul’han (§695, 17) s’opposerait aussi au fait d’envoyer le don à un pauvre à l’avance par la poste -mais tout en admettant (§694, 2 et §695, 16) de le faire par un envoyé ayant le statut de Shalia’h.
[Il importe qu’un « prélèvement » soit opéré durant le jour de Pourim et le Shalia’h peut le faire « pour le Meshaléa’h ».]
Là encore, en vérifiant, on constate que le Aroukh Hashoul’han (§695, 17) ne parle pas de Matanot Laevyonim mais de Mishloa’h Manot.
Donc les deux avis opposés (à l’envoi de matanot laevyonim à l’avance) que le Piskei Tshouvot cite, ne sont pas justes.
J’ai vu que le Shout Birkat Yehouda (IV, O’’H §51 –p.157) le souligne déjà.
De toute façon, au niveau de la Halakha, nous suivons la grande majorité qui autorise d’envoyer (même par la poste) ses Matanot Laevyonim (si l’on est sûr que ça arrivera à temps), car on ne nécessite pas un « prélèvement » le jour de Pourim, on se contente d’une réception le bon jour.
D’aucuns vont jusqu’à autoriser l’envoi du don avant Pourim (qui est le 14 Adar dans sa ville) pour qu’il arrive le 15 Adar aux mains d’un pauvre hiérosolomytain [Ikrei Hadat (§36, sk.24) et Shout Tsits Hakodesh (§56)] et à plus forte raison si l’envoi s’effectue le 14 Adar (son jour de Pourim) [Az Nidberou (VI, §80), Shout Kinian Torah Bahalakha (IV, §86), Divrei Moshé (I, §38)].
Mais ce n’est pas unanimement admis étant donné que le pauvre n’aura pas reçu le don durant le jour de Pourim de celui qui donne. [Kné Bossem (II, §33), Tshouvot Vehanhagot (I, §404) et (II, §352), ‘Hazon Ish (Dinim Vehanhagot O’’H §21, 9)].
S’il est préférable de donner sur place (et soi même) les matanot Laevyonim, on ne pourra pas interdire d’avoir recours à un envoyé.
Néanmoins il faudra faire attention à ce que le don ait lieu durant le jour de Pourim (il faut éviter le cas où il est distribué en Israël tôt le matin et que ce n’est pas encore la « journée » de Pourim en France. Ou pire encore, si le don est distribué après que Pourim soit passé en France, par exemple durant l’après-midi de Pourim aux Etats-Unis).
De plus, il ne faut pas oublier qu’il y a une priorité pour les dons aux pauvres locaux – Aniyei Irkha Kodmin.
Posté le: Lun 06 Mars 2017, 11:23