Source: http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/medicaments/professionnels-de-sante/bon-usage-par-les-professionnels/article/le-bon-usage-des-benzodiazepines-par-les-professionnels-de-sante
Timestamp: 2017-04-25 14:38:17+00:00
Document Index: 44335839

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Le bon usage des benzodiazépines par les professionnels de santé - Bon usage par les professionnels - Ministère des Affaires sociales et de la Santé //	...
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Troubles sévères du sommeil : insomnie occasionnelle, insomnie transitoire.
Quelques jours à 4 semaines, y compris la période de réduction de posologie.
La durée globale du traitement ne devrait pas excéder 8 à 12 semaines, y compris la période de réduction de la posologie.
Effets indésirables neuropsychiatriques : amnésie antérograde, qui peut survenir aux doses thérapeutiques, le risque augmentant proportionnellement à la dose, troubles du comportement, modifications de la conscience, irritabilité, agressivité, agitation, dépendance physique et psychique (y compris à doses thérapeutiques) avec syndrome de sevrage ou un effet rebond à l’arrêt du traitement, sensations ébrieuses, céphalées, ataxie, confusion, baisse de la vigilance voire somnolence (particulièrement chez le sujet âgé), insomnie, cauchemars, tension, modifications de la libido.
Effets indésirables cutanés : éruptions cutanées, prurigineuses ou non. Effets indésirables généraux : hypotonie musculaire, asthénie, risque de chutes. Effets indésirables oculaires : diplopie.
Un arrêt progressif nécessaire Un arrêt progressif du traitement est nécessaire pour éviter un syndrome de sevrage, un effet rebond ou une rechute. En usage chronique, les BZD créent une dépendance physique et mentale. Un arrêt brutal, accidentel ou non (oubli, hospitalisation, etc.), expose tout consommateur chronique de BZD à un syndrome de sevrage, un risque de rebond, ou à une rechute.
Apparition de signes nouveaux dus à l’arrêt ou la diminution de la prise.
Signes généraux fréquents : anxiété, insomnie, céphalées.
Apparition possible pendant la réduction de posologie pouvant durer jusqu’à quelques jours après la dernière prise. Atténuation progressive.
Réapparition de signes cliniques antérieurs au traitement dont l’intensité est augmentée.
Le plus souvent : anxiété et insomnie.
Apparition quelques heures à quelques jours après la dernière prise.
Réapparition de signes cliniques antérieurs au traitement.
Anxiété, insomnie, attaques de panique, phobies, etc.
Apparition plusieurs jours à plusieurs semaines après la dernière prise.
La sévérité et la durée du syndrome de sevrage varient en fonction du patient, du type de BZD et de la vitesse de décroissance de la posologie. Les facteurs pronostiques suivants sont associés à la sévérité du syndrome de sevrage : rapidité de la diminution posologique ; posologie élevée de BZD ; demi-vie courte d’élimination du médicament ; existence d’une anxiété importante au début de l’arrêt progressif ; existence d’une dépression associée ; surconsommation régulière d’alcool ( 3 verres/jour pour les hommes et 2 verres/jour pour les femmes) ou d’autres substances psychoactives.
L’arrêt doit être progressif. Pendant la réduction des doses, le médecin programmera des consultations de suivi lui permettant : d’analyser les symptômes liés à l’arrêt ou d’autres symptômes nouveaux ; d’évaluer l’adhésion au protocole d’arrêt ; d’encourager le patient à poser des questions ; de rechercher une augmentation de la consommation d’alcool, de tabac ou d’autres substances psychoactives pendant la phase d’arrêt ; de vérifier la réduction de la posologie (en demandant par exemple au patient d’apporter les comprimés non utilisés) ; d’encourager le patient à poursuivre sa démarche de diminution posologique.
En bref : Les benzodiazépines sont efficaces sur de courtes durées, au-delà elles exposent le patient à des effets indésirables et à une dépendance physique et psychique Envisager avec le patient la mise en place de règles hygiéno-diététiques pour éviter d’avoir recours à une instauration de traitement (voir la rubrique relative au bon usage par les patients de ce dossier) Lors de l’instauration du traitement, expliquer au patient sa durée, ses effets indésirables, le risque de dépendance et les modalités de son arrêt Lors du renouvellement du traitement, s’interroger sur la mise en œuvre d’un arrêt du traitement et aborder la question avec le patient L’arrêt doit toujours être progressif, sur une durée de quelques semaines à plusieurs mois Le pharmacien peut être un acteur important pour aider le patient dans son sevrage
Dans cet article Les benzodiazépines : efficaces sur de courtes durées Les effets indésirables des benzodiazépines Un arrêt progressif nécessaire Rappel sur le syndrome de sevrage, l’effet rebond et la rechute Prévention du syndrome de sevrage
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