Source: http://www.unssmada.com/pages/anims-secourisme/dossier-press.html
Timestamp: 2018-11-20 12:37:26+00:00
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Le Sam 08 Déc 2018 de 08:18 à :
Formation PSC1 ouvert à tous
SECOURS "LA POSITION LATÉRALE DE SÉCURITÉ"
Selon une récente étude, la mise en PLS est susceptible de retarder la détection de l’arrêt respiratoire si la situation de la victime inconsciente venait à se dégrader.
Actuellement, les moniteurs enseignent que les victimes inconscientes qui respirent doivent être mises en position latérale de sécurité (PLS) pour permettre de maintenir la liberté des voies aériennes. Mais récemment un débat a été ouvert pour savoir si cette mise en PLS ne risque pas de retarder la détection d’un arrêt cardioventilatoire postérieur en raison d’une surveillance insuffisante, et ainsi retarder le commencement de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
L’étude, publiée dans la revue scientifique Resuscitation de juin 2017, avait pour but de comparer l’efficacité de la surveillance de la victime inconsciente, selon deux positions d’attente différentes. La première méthode est la mise en PLS classique, et la seconde est le maintien à plat dos avec la tête basculée en arrière avec le menton surélevé. Les chercheurs ont mesuré le temps nécessaire pour détecter un arrêt ventilatoire et commencer la RCP en utilisant l’une ou l’autre de ces positions d’attente.
Des étudiants, formés dans leur université aux gestes de premiers secours de base, devaient suivre une formation continue. Ils ont été divisés en deux groupes. Le premier groupe a suivi la formation classique avec l’enseignement de la PLS, alors que le second était entraîné à maintenir en permanence la bascule de la tête menton surélevé en remplacement.
Une semaine après ce recyclage, les étudiants ont été évalués sur leur capacité à détecter l’évolution vers un arrêt ventilatoire d’une victime initialement inconsciente qui respire.
Au total, 59 participants, en moyenne âgés de 22 ans, ont fait le test. Seulement 14 sur 27 (52 %) de ceux qui avaient appris la PLS ont reconnu l’arrêt ventilatoire en moins de deux minutes. Dans l’autre groupe, ayant appris la bascule de la tête menton surélevé, 23 sur 28 (82 %) ont détecté l’arrêt.
Les chercheurs ont conclu que la PLS retarde la détection de l’arrêt ventilatoire et le commencement de la RCP, et même augmente les chances de ne pas réaliser du tout de RCP.
Si cette étude ne remet pas en cause dans l’immédiat l’enseignement de la PLS, elle doit attirer notre attention sur la question de la surveillance des victimes en PLS. En mission, celle-ci doit rester constante. En formation grand public, il faut insister sans doute de manière plus insistante sur la nécessité de toujours rester focalisé sur la respiration de la victime en attendant l’arrivée des secours, le risque étant de ne pas détecter immédiatement un arrêt cardioventilatoire.