Source: http://archives-bofip.impots.gouv.fr/bofip-A/g3/g1/g16/19917-AIDA.html
Timestamp: 2019-01-20 06:52:55+00:00
Document Index: 254163819

Matched Legal Cases: ['art 1609', "l'article 1609", "l'article 293", "l'article 287", "l'article 9", "l'article 5", "l'article 287", "l'article 287"]

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3 P-3-04
TAXE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE DANS LES MÉTIERS DU BATIMENT ET
ANNULE ET REMPLACE L'INSTRUCTION 3 P-3–04
(C.G.I., art 1609 quinvicies)
NOR : BUD F 04 30007 J
L'article 53 de la loi de finances rectificative pour 2002, a institué, à compter du 1 er janvier 2004, une taxe fiscale dont le produit est affecté au comité central de coordination de l'apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP), pour le financement de la formation professionnelle dans ce secteur d'activités.
Cette taxe, codifiée à l'article 1609 quinvicies du code général des impôts se substitue à la taxe parafiscale jusqu'alors perçue par cet organisme.
1. Entreprises imposables
La taxe est due par les entreprises appartenant aux professions du bâtiment et des travaux publics.
Les entreprises exerçant une activité de bâtiment et /ou de travaux publics à titre accessoire, sont redevables de la taxe sur la quote-part des salaires versés à l'occasion de cette activité accessoire.
La taxe n'est pas due par les entreprises placées sous le régime de la franchise en base en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), prévue à l'article 293 B du code général des impôts (CGI), soit s'agissant d'entreprises réalisant des prestations de services, celles dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe n'excède pas 27 000 euros.
La taxe n'est pas applicable dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.
• Pour celles des entreprises qui relèvent du régime réel normal en matière de taxe sur la valeur ajoutée, la taxe sera acquittée sur la déclaration mensuelle souscrite au titre du premier mois entier échu à compter de la date de création, ou sur la déclaration trimestrielle souscrite au titre d'un trimestre civil comportant au moins un mois entier échu à compter de la date de création. Le montant de taxe dû est mentionné ligne 69 de l'annexe n° 3310A. Ce montant éventuellement augmenté de celui des autres taxes dont l'entreprise pourrait également être redevable est reporté à la ligne 29 de la déclaration CA3 afférente à cette période
b/ cas des cessions ou cessations d'activité
En cas de cession ou de cessation d'activité, les redevables reportent le montant de taxe due sur la déclaration prévue en pareil cas par l'article 287-4 du code général des impôts (CGI), soit pour les redevables soumis au régime réel normal, sur la déclaration déposée dans les 30 jours de l'évènement. Pour les redevables soumis au régime simplifié d'imposition, ce délai est porté à 60 jours.
La taxe est assise sur le montant des salaires, au sens de l'article L 242-1 du code de la sécurité sociale, versés au cours du mois, du trimestre ou de l'année échu.
En particulier, il est précisé que l'article 9 de l'arrêté du 20 décembre 2002 relatif aux frais professionnels déductibles pour l'assiette des cotisations de sécurité sociale (Journal officiel du 27 décembre 2002) a reconduit, pour l'assiette des cotisations de sécurité sociale, le régime des déductions forfaitaires spécifiques pour les professions mentionnées à l'article 5 de l'annexe IV au CGI dans sa rédaction en vigueur au 31 décembre 2000, notamment pour les ouvriers du bâtiment (10 %). Aussi, et sauf refus exprès des salariés concernés ou de leurs représentants, les employeurs ont la possibilité d'appliquer une déduction forfaitaire spécifique pour l'assiette des cotisations de sécurité sociale qui comprend alors, en principe, l'ensemble des sommes versées aux salariés concernés en compensation de frais professionnels.
Afin de prendre en compte les indemnités de congés payés et la prime conventionnelle de vacances dont le versement au salarié est effectué par l'intermédiaire des caisses de congés payés, mais dont l'employeur n'a pas toujours connaissance, il sera admis de majorer forfaitairement de 13,14 % le montant des salaires déclarés au titre de chaque période considérée.
Cette référence forfaitaire constitue une simple règle pratique, les employeurs conservant la possibilité de rapporter à la masse salariale imposable, les indemnités de congés payés et la prime conventionnelle de vacances versées par les caisses pour leur montant réel.
Pour celles des entreprises qui exercent une activité du bâtiment et/ou des travaux publics à titre accessoire, la base d'imposition est constituée par la quote-part des salaires versés à l'occasion de cette activité accessoire, c'est-à-dire le montant des salaires à partir duquel sont calculées les cotisations à une caisse de congés payés du bâtiment ou des travaux publics.
Le taux d'imposition applicable dépend d'une part du niveau de l'effectif moyen employé, et, d'autre part, du secteur d'activités auquel est rattachée l'entreprise redevable.
1/ Période de référence pour la détermination de l'effectif moyen
Pour les redevables soumis au régime réel normal de la TVA, le nombre de salariés pris en compte pour la détermination du taux applicable est celui de l'année précédant celle au titre de laquelle la taxe est due.
Pour les redevables soumis au régime simplifié d'imposition à la TVA, le nombre de salariés pris en compte pour la détermination du taux applicable est celui de l'année au titre de laquelle la taxe est due. En effet, dans ce dernier cas, le redevable est en mesure de connaître le nombre de salariés employés au cours de l'année de référence au moment du dépôt de la déclaration récapitulative.
Pour ceux de ces redevables relevant du régime simplifié d'imposition qui cessent ou cèdent leur activité en cours d'année, le nombre de salariés à prendre en considération lors de la souscription de la déclaration prévue à l'article 287-4 du CGI, est celui de l'année précédant celle du dépôt de cette déclaration
2/ Taux applicable
a/ Entreprises employant 10 salariés ou plus
Pour les entreprises dont l'effectif moyen au cours de l'année de référence est supérieur ou égal à 10 salariés, le taux de la taxe varie en fonction du secteur professionnel de rattachement. Il est fixé comme suit :
• 0,16 % pour les entreprises relevant du secteur du bâtiment
• 0,08 % pour les entreprises relevant du secteur des travaux publics
b/ Entreprises employant 10 salariés ou plus et relevant simultanément des deux secteurs du bâtiment et des travaux publics
Certaines entreprises employant 10 salariés ou plus, exercent une ou plusieurs activités relevant du secteur du bâtiment, et une ou plusieurs activités relevant de celui des travaux publics.
Pour ces entreprises exerçant leur activité dans les deux secteurs, il est admis, à titre de règle pratique, que la convention collective appliquée dans l'entreprise détermine le rattachement à l'un des deux secteurs et partant, le taux applicable pour le calcul de la taxe. Le taux applicable est fixé comme suit :
• 0,16 % pour les entreprises relevant de la convention collective du secteur du bâtiment
• 0,08 % pour les entreprises relevant de la convention collective du secteur des travaux publics
c/ Entreprises employant moins de 10 salariés
Pour les entreprises dont l'effectif moyen au cours de l'année de référence est inférieur à 10 salariés, le taux de la taxe varie en fonction du secteur professionnel de rattachement. Il est fixé comme suit :
• 0,30 % pour les entreprises relevant du secteur du bâtiment et des travaux publics
• 0,10 % pour les entreprises relevant du sous-groupe 34-8 (entreprises d'installations électriques d'extérieur), de la nomenclature de 1947 des entreprises, établissements et toutes activités collectives, codifiée par le décret du 30 avril 1949.
V - Obligations déclaratives
La taxe est déclarée et acquittée auprès de la recette des impôts compétente en matière de TVA.
Pour les redevables soumis au régime réel normal de la TVA, la taxe est calculée sur les salaires versés au cours du dernier mois échu. Le montant dû est inscrit sur la ligne 69 de l'annexe 3310 A à la déclaration mensuelle de TVA, déposée au cours du mois suivant. Cette annexe doit impérativement être déposée en même temps que la déclaration 3310 CA3 (à laquelle elle doit être agrafée) y compris dans le cas où aucune autre opération ne serait déclarée sur la CA3. Ce montant ainsi mentionné sur l'annexe 3310 A, augmenté de celui des autres taxes annexes dont l'entreprise est éventuellement également redevable, est reporté ligne 29 de la déclaration CA3.
Pour ceux des redevables soumis au régime normal qui sont autorisés à déposer une déclaration trimestrielle, la taxe est calculée sur les salaires versés au cours du dernier trimestre échu. Le montant dû est inscrit sur la ligne 69 de l'annexe 3310 A à la déclaration trimestrielle de TVA déposée au cours du mois suivant la fin de chaque trimestre civil. Ce montant, augmenté de celui des autres taxes annexes dont l'entreprise est éventuellement également redevable, est reporté ligne 29 de la déclaration CA3.
Les redevables qui ne sont pas déjà destinataires de l'annexe 3310A (ce qui est le cas de ceux qui ne sont redevables d'aucune autre taxe annexe à la TVA) sont invités à se procurer ce formulaire sur Internet ( www.impots.gouv.fr ) ou auprès de leur service local des impôts. L'annexe n° 3310A leur sera par la suite adressée automatiquement.
2/ Régime simplifié d'imposition
Pour les redevables soumis au régime simplifié d'imposition (RSI) de la TVA, le montant de taxe dû est porté sur la déclaration annuelle mentionnée à l'article 287-3 du CGI (CA 12 ou CA 12 E).
Lorsque l'exercice est clos en cours d'année, la taxe est calculée sur les salaires versés au cours de l'année civile précédant celle de la clôture de l'exercice. Ainsi, à titre d'exemple, pour une entreprise clôturant son exercice au 30 juin, la déclaration CA12E déposée dans les trois mois suivant le 30 juin 2005 servira de support à la liquidation de la taxe due au titre de l'année civile 2004, les redevables n'étant pas en mesure de connaître à la date du dépôt de la déclaration, le montant des salaires effectivement versés au cours de l'année 2005.
Le montant porté sur la déclaration récapitulative sert de base à la détermination des acomptes à verser l'année suivante.
Ces acomptes sont versés en avril, juillet, octobre et décembre au moyen des bordereaux 3514 K utilisés pour le paiement des acomptes de TVA. Ils sont égaux au quart de la taxe due au titre de l'année civile précédente, à l'exception de l'acompte de décembre qui est égal au cinquième de ce montant. Le complément de taxe éventuellement exigible est versé lors du dépôt de la déclaration annuelle de TVA qui intervient avant le 30 avril (CA12), ou dans les trois mois suivant la clôture d'un exercice en cours d'année (CA 12 E) .
Pour l'année 2004 et le premier trimestre 2005, ces acomptes sont déterminés selon les modalités prévues au VI ci-dessous.