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Timestamp: 2019-12-07 06:11:58+00:00
Document Index: 188648839

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DTU 68.1 Installations de ventilation mécanique contrôlée - Règles de conception et de dimensionnement | CSTB DTU | download
Main DTU 68.1 Installations de ventilation mécanique contrôlée - Règles de conception et de dimensionnement
ISBN: 213212022017
Bruce E. Rittmann and Perry L. McCarty
Document : XP P50-410 (DTU 68.1) (juillet 1995) : Installations de ventilation mécanique contrôlée - Règles de conception et de dimensionnement
(Indice de classement : P50-410 )
XP P 50-410
Installations de ventilation mécanique contrôlée Règles de conception et de dimensionnement
E : Controlled mechanical ventilation systems - design and dimensioning rules
D : Kontrollierte Wohnungslüftung - Regein für die Dimensionierung und Auslegung
Norme expérimentale publiée par l'AFNOR en juillet 1995.
Les observations relatives à la présente norme expérimentale doivent être adressées à l'AFNOR avant le
30 mai 1998.
A la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux européens ou internationaux
Ce document définit les critères de conception et de dimensionnement des installations de ventilation
mécanique contrôlée (VMC et VMC gaz) en immeuble collectif et permet le calcul d'installations
permettant d'assurer une ventilation des logements conformes aux exigences de la réglementation
Thésaurus International Technique : bâtiment à usage collectif, logement d'habitation, ventilation
mécanique contrôlée, appareil à gaz, installation, raccordement, règle de conception, règle de calcul,
• 1.1 Cas des installations individuelles de VMC sans appareil à gaz raccordé
• 1.2 Cas des installations individuelles de VMC-Gaz
• 1.3 Cas des installations collectives de VMC ou de VMC-Gaz
• 1.4 Terminologie
• 2 Références normatives
• 3 Règles de conception
• 3.1 Conception générale
• A) cas des conduits collectifs
• B) cas des conduits individuels avec
• C) cas des conduits individuels avec des appareils à gaz autres que ceux mentionnés au b)
• D) cas des conduits de fumée équipés d'une extraction mécanique
• 3.2 Dispositions particulières
• 3.2.1 Conduit de raccordement des appareils à gaz
• 3.2.2 Bouches d'extraction
• 3.2.3 Hottes de cuisine
• 3.2.4 Conduit de liaison
• 3.2.5 Clapets pare-flamme
• 3.2.6 Gaine verticale
• 3.2.7 Organes d'équilibrage
• 3.2.8 Dispositifs atténuateurs de bruit
• 3.2.9 Réseau horizontal
• 3.2.10 Dispositions concernant les installations de VMC-Gaz
• 4 Composants
• 4.1 Entrées d'air
• 4.2 Bouches d'extraction
• 4.3 Extracteurs
• 4.3.1 Spécifications
• 4.3.2 Performances
• 4.4 Autres composants
• 4.4.1 Clapets pare-flamme
• 4.4.2 Hottes de cuisine raccordées à la VMC
• 4.4.3 Organes d'équilibrage
• 5 Implantation et dimensionnement des entrées d'air et passages de transit
• 5.1 Entrées d'air
• 5.1.1 Performances aérauliques et acoustiques
• 5.1.2 Exigence générale
• 5.1.3 Cas particulier - présence d'un vide-ordures
• 5.1.4 Répartition des entrées d'air selon les pièces
• 5.1.5 Dimensionnement type
• 5.1.6 Disposition des entrées d'air
• 5.1.7 Cas particulier d'entrées d'air asservies
• 5.2 Passages de transit
• 6 Dimensionnement de l'installation
• 6.1 Principe de dimensionnement
• 6.2 Caractéristiques des bouches d'extraction
• 6.2.1 Débits nominaux
• 6.2.2 Limites d'utilisation en pression
• 6.3 Détermination des valeurs extrêmes de la différence de pression
• 6.3.1 Situation de fonctionnement de l'installation correspondant à des valeurs élevées de la différence de pression
• 6.3.2 Situation de fonctionnement de l'installation correspondant à des valeurs faibles de la différence de pression aux
• 6.3.3 Autres exigences
• 7 Calcul des pertes de charge
• 7.1 Généralités
• 7.1.1 Notations
• 7.1.2 Masse volumique de l'air
• 7.1.3 Débits extraits
• 7.2 Pertes de charge linéiques des conduits rigides
• A) cas des conduits cylindriques
• B) cas des conduits rectangulaires
• 7.3 Pertes de charge singulières
• 7.3.1 Expression générale
• 7.3.2 Expressions du coefficient de perte de charge
• 7.4 Modalités de calcul
• 7.4.1 Perte de charge du conduit de liaison
• 7.4.2 Collecteur vertical
• 7.4.3 Té-souche
• 7.4.4 Extracteur et conduit de refoulement
• 7.4.5 Autres composants
• 8 Dossier technique
• Annexe A (informative) exemple de méthode de dimensionnement
• A.1 préambule
• A.2 principe de dimensionnement
• A.3 méthode de dimensionnement
• A.3.1 rappel des limites de fonctionnement des bouches
• A.3.2 premier choix de l'extracteur
• A.3.3 première détermination du diamètre de chaque tronçon
• A.3.4 calcul des pertes de charge du réseau
• A.3.5 calcul itératif
• A.3.6 réglage de l'extracteur
• Annexe B (informative) débit d'extraction à considérer pour le dimensionnement des entrées d'air
• Annexe C (normative) caractéristiques aérauliques et acoustiques des bouches d'extraction
• C.1 débit nominal
• C.2 limites d'utilisation en pression des bouches
• C.2.1 exigences aérauliques
• C.2.2 exigences acoustiques
• Annexe D (normative) prise en compte des effets du vent et du tirage thermique
• D.1 calcul de la dépression maximale aux bouches d'extraction
• D.2 calcul de la dépression minimale aux bouches d'extraction
• Annexe E (informative) cadre réglementaire
• E.1 cas des installations en construction neuve
• E.2 cas des installations nouvelles en habitat existant
Président : M BERTOLO
Secrétariat : M MILLET - BNTB
• M ASFAUX CMC
• ATTIA PREFECTURE DE POLICE
• AYEL CAPEB
• BARBARIN ANJOS
• BAREAU UCF
• BARLES CETIAT
• BAUDY UFPVC
• BERTOLO CSTB
MME BIANCHINA VIM AEROPLAST
• M BIENFAIT TUNZINI CO-REDACTEUR
• BOURGOIN GIFAM
• BRIDIER SNM PVC
• CALLIES AIMCC
• CARDONNEL CARDONNEL INGENIERIE
• CARRE ADEME VALBONNE
• CHAIGNOT SYNASAV
• CHANARD UNM
• CHIESA ELGE
• CLAIN UCF
• COMPIN UNFCMP
• CLOISEAU SOCOTEC
• DEMANGE CTBA-BNBA
• DESLANDRES CSNE
• DIAZ UFPVC
• DRAN CERIB
• DUIGOU VERITAS
• DUPRE GDF DEC
• FEUGUEUR GIFAM
• FLEURY AEROPLAST
• FOLEMPIN UNICLIMA
• FOURSIN BE SOGETI
• GAILLARD CETIAT
MME GIOUSE GDF/DETN
• M GIROT AFNOR
• GOUNON ALDES
• HOFFMANN COSTIC
• HRABOVSKY FNB
• JARDINIER AERECO
• LABARDE FNPC
MLLE LEGENT AFNOR
M LOUVIGNE CATED
• MME MAHE GIFAM
• MICHEL CTTB
• MOREAU UCF
• M MOREAU CEP
• MOZER TEC HABITAT
• ORZONI MINISTERE DU LOGEMENT
MME PONCET ALDES
• M PRIEUX ALDES
• PERRON VERITAS
• RAPANOELINA DHC
• RIFAI CAPEB
• RIVAIN UCF
• ROLAND CSTB
• ROUSSEL INGENIEUR CONSEIL
• SEMIK SNEC
• VILLENAVE CSTB
• VONNER BUREAU VERITAS
Ce document définit les règles de conception et de dimensionnement applicables aux installations d'extraction mécanique de l'air
vicié, communément appelées installations de VMC, ou, si des appareils à gaz sont raccordés, de VMC-Gaz, et définit le dossier
Les présentes règles visent les installations nouvelles de VMC y compris les systèmes asservis (par exemple de type
hygroréglable) dans les bâtiments à usage d'habitation, tant en construction neuve qu'en réhabilitation ou rénovation.
Ces règles ne visent pas les installations utilisent des conduits d'extraction existants, tels que les conduits collectifs à
raccordements individuels de hauteur d'étage (généralement dits « shunts ») ou individuels transformés par adjonction d'un
dispositif d'extraction mécanique.
Les conduits collectifs à raccordements individuels de hauteur d'étage (généralement dits « shunts ») ou individuels peuvent en
effet présenter des caractéristiques d'étanchéité à l'air ou de perte de charge notablement différentes de celles des conduits
habituellement utilisés pour la réalisation des installations de VMC.
Le domaine d'application est le suivant :
1.1 Cas des installations individuelles de VMC sans appareil à gaz raccordé
Les règles ne visent que la conception et le dimensionnement des entrées d'air et passages de transit.
Les ensembles d'extraction pour maisons individuelles sont caractérisés selon la norme NF E 51-706 .
1.2 Cas des installations individuelles de VMC-Gaz
Les règles visent l'ensemble constitué par les entrées d'air, les passages de transit et le réseau d'extraction jusqu'au refoulement
1.3 Cas des installations collectives de VMC ou de VMC-Gaz
Si l'extraction d'air est assurée par l'emploi de plusieurs extracteurs, il y a lieu de considérer qu'on est en présence d'autant
d'installations distinctes qu'il y a d'extracteurs.
Le cadre réglementaire relatif au domaine d'application est rappelé à titre indicatif en annexe E du présent document.
On se rapportera à l' annexe A de la norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2) et à la norme NF E 51-700 .
Ce document comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces références normatives sont
citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-après. Pour les références datées, les
amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publications ne s'appliquent à ce document que s'ils ont été
incorporés par amendement ou révision. Pour les référence non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait
référence s'applique.
NF D 35-332
Appareils de chauffage indépendants utilisant les combustibles gazeux et raccordés à un conduit ou à un dispositif spécial
Chauffage - Appareils de chauffage continu ou intermittent, appareils d'agrément fonctionnant au bois, mixtes ou transformables Terminologie - Caractéristiques - Essais.
D 35-377
Appareils de chauffages indépendants utilisant les combustibles gazeux à foyer fermé, à encastrer, à effet décoratif de
D 35-378
Appareils décoratifs à foyer ouvert ou destinés à être installés dans un foyer ouvert utilisant les combustibles gazeux.
NF E 51-700
Composants de ventilation mécanique contrôlée - Terminologie.
NF E51-701
Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC) - Code d'essais aérauliques et acoustiques des bouches d'extraction.
NF E 51-704
Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC) - Code d'essais aérauliques et acoustiques des hottes de cuisine
raccordées à un circuit VMC.
NF E 51-705
Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC) - Code d'essais aérauliques et acoustiques des groupes motoventilateurs extracteurs en caisson.
NF E 51-706
Composants de ventilation mécanique contrôlée - Code d'essais aérauliques et acoustiques des ensembles d'extraction pour
maisons individuelles - Simple flux.
NF E 51-711
Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC) - Bouches d'extraction pour VMC gaz - Spécifications - Contrôle de la
conformité aux spécifications.
NF E 51-713
Composants de ventilation mécanique contrôlée (VMC) - Bouches d'extraction pour VMC - Spécifications et contrôle de la
E 51-732
DTU P 23-201
Menuiseries en bois (Référence DTU 36.1).
NF P 24-203
Travaux de bâtiment - Menuiseries métalliques - Partie 1 : Cahier des clauses techniques - Partie 2 : Cahier des clauses
spéciales (Référence DTU 37.1).
NF P 45-204
Installations de gaz (Référence DTU 61.1).
NF P 50-411-1
Travaux de bâtiment - Exécution des installations de ventilation mécanique - Partie 1 : Cahier des clauses techniques (Référence
DTU 68.2).
P 50-413
Ventilation - Conduits de ventilation naturelle et conduits de fumée - Code d'essai et classement des extracteurs statiques.
DTU P 50-704
Règles de calcul du coefficient GV des bâtiments d'habitation et du coefficient G1 des bâtiments, autres que d'habitation
(Référence DTU Règles Th-G).
NF P 51-202
Travaux de bâtiment - Cheminées à foyer ouvert, équipées ou non d'un récupérateur de chaleur, utilisant exclusivement le bois
comme combustible - Cahier des clauses techniques (Référence DTU 24.2.1).
NF P 51-203
Travaux de bâtiment - Cheminées équipées d'un foyer fermé ou d'un insert utilisant exclusivement le bois comme combustible Cahier de clauses techniques (Référence DTU 24.2.2).
NF P 51-204-1
Travaux de bâtiment - Cheminées équipées d'un foyer fermé ou d'un insert conçu pour utiliser les combustibles minéraux solides
et le bois comme combustibles - Partie 1 : Cahier de clauses techniques (Référence DTU 24.2.3).
NF P 81-201
Travaux de bâtiment - Installations de vide-ordures - Cahier des clauses techniques (Référence DTU 63.1)
X 10-236
Distribution d'air - Degré d'étanchéité à l'air dans les réseaux de distribution d'air en tôle.
3 Règles de conception
Le réseau est conçu et dimensionné conformément aux dispositions de l' article 5 de façon à assurer les débits réglementaires
dans les conditions exigées par le règlement acoustique de la construction.
La limitation du nombre de coudes et de dévoiements permet de faciliter le dimensionnement ; dans le cas de certaines
architectures (immeubles pyramidaux, etc.), le recours à des installations de VMC inversées permet de simplifier le tracé du
Les bouches d'extraction desservant un même logement ne peuvent être raccordées à des extracteurs distincts que si le
fonctionnement de l'ensemble de ces extracteurs est, en cas d'arrêt accidentel de l'un d'entre eux, interrompu par un
asservissement (voir article 10 de l'arrêté du 24 mars 1982) .
La coexistence d'une installation de VMC et d'un conduit d'évacuation de produits de combustion n'est admise qu'aux conditions
spécifiées ci-après.
En effet, les installations doivent être conçues de façon à éviter les inversions de tirage qui pourraient être à l'origine d'intoxications
oxycarbonées.
Les conduits de fumées desservant ces appareils doivent être :
• soit munis d'un extracteur statique de classe B au sens de la norme P 50-413 , les prescriptions données en b) doivent alors
être respectées ;
• soit raccordés à un appareil situé dans un local spécifique, les prescriptions données en c) doivent alors être respectées ;
• soit munis d'un dispositif d'extraction mécanique, les prescriptions données en d) doivent alors être respectées.
A) cas des conduits collectifs
Le raccordement d'appareils à combustion à des conduits collectifs d'évacuation par tirage naturel n'est pas compatible avec
l'installation de VMC visée par le présent document.
La transformation de tels conduits en réseau de VMC est possible. Elle n'est pas visée parce document (voir article 1) .
B) cas des conduits individuels avec
• des foyers ouverts traditionnels ;
• ou des foyers visés par la norme NF D 35-376 ;
• ou des appareils polycombustibles ;
• ou des appareils à gaz (de type B) visés par les normes NF D 35-332 , D 35-377 et D 35-378 (respectivement appareils de
chauffage indépendants, appareils à encastrer à foyer fermé et appareils décoratifs à foyer ouvert).
Les foyers doivent être alimentés par une amenée d'air indépendante et complémentaire des amenées d'air réglementaires, et
permettant une alimentation suffisante en air comburant ; toute autre disposition visant à prévenir la possibilité de refoulement (par
exemple : installations de VMC individuelle équipées d'une sonde de température avec temporisateur interrompant
automatiquement l'extraction d'air en cas d'allumage du foyer) peut être également utilisée à condition d'avoir fait l'objet d'une étude
Les dispositions relatives à cette amenée d'air complémentaire sont précisées dans les normes NF P 51-202 (Référence DTU
24.2.1), NF P 51-203 (Référence DTU 24.2.2), NF P 51-204-1 (Référence DTU 24.2.3). Dans l'état actuel de ces documents,
elles se résument comme suit, voir tableau 1 .
Lorsqu'il est prévu de raccorder un appareil à charbon, une entrée d'air conforme au tableau 1 ci-dessus doit également être
C) cas des conduits individuels avec des appareils à gaz autres que ceux mentionnés au b)
a lorsqu'un immeuble est équipé d'une installation de ventilation mécanique non prévue pour l'extraction mécanique des
produits de la combustion des générateurs à gaz, le raccordement de ceux-ci sur l'installation est interdit ;
b lorsqu'un immeuble est équipé d'une VMC - Gaz (qui assure simultanément l'extraction mécanique des produits de la
combustion des générateurs à gaz, et la ventilation mécanique des logements), les appareils à gaz raccordés placés à
l'intérieur des logements sont normalement raccordés à cette installation ;
c pour les autres cas, on doit s'assurer que la dépression créée dans le logement par l'évacuation mécanique de l'air ne puisse
entraîner le refoulement des produits de combustion.
• les appareils étanches peuvent coexister avec une installation de VMC ;
• les appareils non étanches raccordés à un conduit de fumée à tirage naturel peuvent coexister avec une installation de VMC
si l'appareil est situé dans un local séparé par une porte non perméable des locaux ventilés par VMC et muni d'une entrée d'air
(conforme à l' arrêté du 2 août 1977 ).
D) cas des conduits de fumée équipés d'une extraction mécanique
Lorsque l'extraction des fumées est assurée au moyen d'un dispositif mécanique, l'une des dispositions suivantes doit être
• l'arrêt du fonctionnement de l'extraction mécanique doit entraîner l'arrêt de la combustion ; ou
• l'arrêt du fonctionnement de l'extraction mécanique des fumées doit entraîner l'arrêt de l'installation de VMC et l'évacuation
des produits de combustion doit alors s'effectuer par tirage naturel suivant les règles visant ce type de fonctionnement.
Evacuation des produits de combustion de certains appareils à gaz non raccordés.
L'installation de chauffe-eau non raccordés n'est pas autorisée dans les logements desservis par des installations de VMC (voir
article 17-11 de l'arrêté du 2 août 1977) . Les appareils à gaz dispensés de l'obligation de raccordement (appareils de cuisson,
etc.), sont ceux définis de façon limitative aux points 1 à 5 de l' article 17-1 de l'arrêté précité .
Les évacuations d'air raccordées au réseau de VMC (bouche d'extraction, coupe-tirage d'un appareil raccordé, hottes de cuisine
non équipées de ventilateur, etc.) sont telles que le point de sortie d'air le plus élevé dans un même local soit situé à au moins 1,80
m au-dessus du sol.
On applique le titre IV Conduits et Gaines » de l' arrêté du 31 janvier 1986 modifié .
Pour les immeubles de grande hauteur, les textes applicables sont :
• immeuble à usage d'habitation : arrêté du 31 janvier 1986 modifié ;
• autres immeubles : arrêté du 18 octobre 1977 .
3.2.1 Conduit de raccordement des appareils à gaz
Les conditions d'autorisation que le conduit de raccordement traverse une pièce autre que celle où est établi le foyer qu'il dessert
sont précisées dans le Règlement Sanitaire Départemental.
3.2.2 Bouches d'extraction
Les bouches d'extraction doivent être accessibles et déposables afin d'en permettre le nettoyage et l'entretien.
Cette disposition vise notamment le cas des bouches d'extraction dissimulées par un faux plafond ou des éléments de cuisine.
Les bouches doivent être distantes d'au moins 10 cm des angles de la paroi.
Cette prescription e pour objet de faciliter la mesure du débit extrait lors des opérations de contrôle.
Les bouches équipées d'une commande manuelle de débit (cordelette, etc.) sont choisies et disposées de façon à permettre une
manoeuvre aisée du dispositif de commande.
Une solution consiste à utiliser des dispositifs à commande délocalisée.
Les bouches équipées d'une commande par cordelette ne peuvent être disposées au-dessus d'un ouvrant (porte ou baie) ou d'un
passage ou d'un appareil à gaz raccordé (se reporter à la figure 1 pour ce dernier cas).
Figure 1 Exemple de position convenable de la bouche d'extraction et de l'appareil à gaz en cas de commande du débit par
3.2.3 Hottes de cuisine
Les caractéristiques aérauliques et acoustiques des hottes de cuisine assurant la fonction de bouches d'extraction doivent être
prises en compte pour le dimensionnement au même titre que celles des autres bouches d'extraction.
Selon l' arrêté du 24 mars 1982 (article 14) , le raccordement de dispositifs mécaniques individuels équipés d'un ventilateur (par
exemple hotte, sèche-linge) au conduit d'extraction est interdit.
3.2.4 Conduit de liaison
A) bouches desservies
Un même conduit de liaison peut desservir plusieurs bouches d'extraction, à condition qu'elles fassent partie du même logement.
Des pièces de confluence doivent alors être utilisées.
Cette disposition est applicable, que les bouches desservent ou non des appareils à gaz raccordés.
B) conception acoustique
Le raccordement à un même étage et sur un même conduit vertical de deux conduits de liaison desservant des logements
différents est admis si la distance verticale entre les raccordements est supérieure à 1,20 m et sous réserve de respecter les
exigences réglementaires limitant les transmissions phoniques entre logements.
Le raccordement à un même niveau demandera en général une étude spécifique complétée éventuellement par des essais.
C) tracé du conduit de liaison
Le tracé du conduit de liaison doit permettre les opérations de vérification de sa vacuité :
Cette disposition vise notamment les cas où la pièce desservie est éloignée du collecteur vertical.
Si ce tracé comporte des dévoiements, on doit utiliser des coudes et conduits rigides, avec présence d'une ou plusieurs trappes de
visite si la longueur est supérieure à 2 m.
3.2.5 Clapets pare-flamme
Il est rappelé que l'emploi de clapets pare-flamme est réglementé par l' arrêté du 31 janvier 1986 .
3.2.6 Gaine verticale
Une trappe de visite accessible doit être ménagée norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2) paragraphe 6.3.1] au pied de
chaque colonne verticale.
Lorsque la longueur du conduit de liaison situé en partie basse d'une colonne est inférieure à 30 cm, ce conduit de liaison peut tenir
lieu de trappe de visite du collecteur vertical à condition que le fond du conduit collecteur soit situé à (301 10) cm au-dessous du
niveau du conduit de liaison et sans dévoiement.
3.2.7 Organes d'équilibrage
L'emploi d'organes d'équilibrage dans les installations de VMC-Gaz n'est pas admis sur le parcours des produits de combustion.
On peut, sous réserve des limitations définies ci-après, utiliser des organes d'équilibrage. Compte tenu de la modulation des débits,
cette correction ne peut, le plus souvent, être qu'imparfaite.
Les organes d'équilibrage, s'il y est fait recours, ne peuvent être disposés que sur les parties accessibles du réseau horizontal de
collecte. En vue de faciliter les opérations d'entretien, ces organes sont disposés à proximité des tés-souches.
Si de tels organes sont prévus, leurs caractéristiques doivent être déterminées par le calcul.
En aucun cas ils ne doivent être prévus comme moyen de corriger des erreurs de dimensionnement ou des défauts de mise en
Ces organes doivent être indéréglables après leur mise en service.
3.2.8 Dispositifs atténuateurs de bruit
Les présentes règles visent à assurer le respect des exigences réglementaires en matière de confort acoustique sans avoir recours
à des dispositifs atténuateurs de bruit. De tels dispositifs peuvent toutefois être utilisés pour répondre à certains cas particuliers.
La norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2) précise les conditions d'emploi de ces dispositifs.
3.2.9 Réseau horizontal
3.2.9.1 Généralités
Les extracteurs, tés-souches, purges éventuelles d'eau et organes de réglage doivent être accessibles depuis les parties
communes de l'immeuble.
Les extracteurs ne peuvent être installés en combles sous toiture inclinée que si des dispositions sont prises en vue d'en permettre
L'implantation du réseau horizontal doit permettre les opérations normales d'entretien de ce réseau.
Cette disposition vise notamment les tés-souches et l'extracteur qui doivent être disposés de façon à ménager un espace suffisant
pour l'accès et le remplacement des composants.
Dans le cas d'une implantation en terrasse, les distances minimales des extracteurs, souches et supports de conduits par rapport
aux émergences sont celles indiquées à la figure 2 où est représentée la distance d » en fonction de la plus grande dimension I »
en vis-à-vis : soit la dimension de l'émergence, soit la dimension de l'ouvrage de VMC.
Figure 2 Cas des réseaux en terrasse : implantation par rapport aux émergences
Cette disposition vise à rendre possible la réalisation et l'entretien courant des ouvrages d'étanchéité. Lorsque cette distance
minimale ne peut être respectée, des dispositions particulières sont à envisager : ouvrages en maçonnerie solidarisant plusieurs
émergences, etc.
Les reliefs linéaires filants perpendiculaires à la pente, autres que ceux situés en faîtage, doivent être de longueur inférieure ou
égale à 10 m, afin de permettre l'évacuation des eaux pluviales et une circulation plus aisée lors des travaux et de l'entretien.
La norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2) ainsi que les DTU de la série 43 précisent les règles d'exécution à respecter en
particulier pour ce qui concerne :
• la nécessité de fourreau ou conduit rigide pour les traversées ;
• la reprise du poids des équipements lourds ;
• le recueil et l'évacuation des eaux de condensats ;
• la définition des zones réservées à la circulation.
3.2.9.2 Extracteur
On distingue les extracteurs dont la vitesse de rotation est réglable (à entraînement direct ou non) et ceux dont la vitesse de
rotation n'est pas réglable.
Les extracteurs à vitesse de rotation non réglable ne sont admis qu'en couronnement de conduit vertical sans dévoiement ou pour
les installations desservant au plus deux logements.
L'extracteur peut être équipé d'un second moteur, dit de secours.
La présence d'un moteur de secours est plus particulièrement utile pour les installations de grande taille ou de VMC-Gaz.
Dans le cas d'installations avec forte modulation des débits une attention particulière doit être portée au choix de l'extracteur.
3.2.9.3 Rejet de l'air extrait
L'air extrait doit être rejeté à l'extérieur de l'immeuble, soit directement depuis le groupe d'extraction, soit par l'intermédiaire d'un
conduit de refoulement, et de façon à éviter la reprise d'air vicié par les ouvrants et les entrées d'air.
Les conduits de refoulement sont notamment utilisés dans le cas de VMC inversée, ou pour assurer la traversée de toiture lorsque
l'extracteur est implanté en combles.
Lorsque l'air est évacué par l'intermédiaire d'un conduit de refoulement, ce conduit doit être disposé de façon à ce qu'il ne puisse y
avoir, en cas de défaut d'étanchéité, refoulement d'air vers les locaux.
Une solution consiste à disposer le conduit de refoulement dans une gaine sans communication avec l'air intérieur et débouchant
sur l'extérieur du bâtiment.
Le rejet d'air ne doit pas constituer une gêne pour le voisinage.
On rappelle également que la réglementation applicable en matière de sécurité contre l'incendie impose dans certains cas des
restrictions à l'implantation du rejet d'air (voir article 61 de l'arrêté du 31 janvier 1986).
B) Effet du vent
Le rejet de l'air extrait doit s'effectuer de façon à ce que le vent ne crée pas de surpression dans le réseau.
Cette exigence est réputée satisfaite si l'orifice de rejet (conduit de refoulement, ou grille de rejet de l'extracteur) est situé dans un
plan horizontal de façon à ce que le jet soit dirigé vers le haut. Cette disposition ne vise pas les tourelles d'extraction.
En règle générale, on cherchera à respecter les distances minimales entre le point de rejet et les obstacles en toiture distants de
moins de 8 m (souches de cheminées, machinerie d'ascenseurs, murs mitoyens, etc.) spécifiées à la figure 3 .
Figure 3 Règle de calcul des distances minimales entre l'orifice de rejet et les obstacles en toiture
Si ces distances ne peuvent être respectées (présence d'immeubles mitoyens plus élevés, etc.), il y a alors lieu, dans le calcul de
dimensionnement ( voir 5.1.5 ) de tenir compte des surpressions dues au vent.
3.2.9.4 Dispositions complémentaires dans le cas d'installations de VMC inversée
La norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2) définit les règles d'accessibilité des réseaux.
On rappelle que, dans les bâtiments à usage d'habitation, l'extracteur doit être disposé dans un local exclusivement réservé à cet
usage (voir article 62 de l'arrêté du 31 janvier 1986).
3.2.10 Dispositions concernant les installations de VMC-Gaz
A) dispositifs de sécurité collective
Les cas où il y a lieu d'installer un dispositif de sécurité collective sont définis réglementairement ( arrêté du 30 mai 1989 complété
par les règles interprofessionnelles précisées dans le document COPREC en vigueur).
Ces dispositifs sont conformes aux exigences définies dans l' arrêté du 30 mai 1989 relatif à la sécurité collective des installations
de VMC-Gaz.
Les dispositifs de sécurité collective sont destinés, en particulier, à provoquer l'arrêt des appareils raccordés en cas d'arrêt de
B) cas des Installations avec chaudières à condensation
L'installation doit être conçue de façon à permettre la réalisation des dispositifs d'écoulement des condensats, voir la norme NF P
50-411-1 (Référence DTU 68.2).
Il convient de ménager des évacuations d'eau à proximité des points de rejet (appareils à gaz, etc.)
Dans le cas de réseaux de collecte horizontaux de grande longueur, la réalisation de plusieurs installations disjointes peut
permettre, en diminuant la longueur de chaque réseau, d'éviter sur le parcours horizontal du collecteur les points bas nécessitant
une évacuation de l'eau condensée
4.1 Entrées d'air
Les entrées d'air doivent être conformes à la norme E 51-732 .
Elles sont caractérisées par leur nature fixe ou autoréglable, par leur module, et pour les entrées d'air destinées à être utilisées en
zone de bruit, par leur isolement acoustique Dn,e.
Selon la norme E 51-732 , le module d'une entrée d'air est égal au débit, exprimé en mètres cubes par heure, traversant cette
entrée d'air lorsqu'on lui applique une différence de pression de 20 Pa.
En vue d'assurer une protection contre les courants d'air gênants, ces entrées d'air doivent être :
• soit de type autoréglable ;
• soit conformes à un Avis Technique spécifiant qu'elles offrent vis-à-vis des courants d'air gênants une protection au moins
équivalente à celle d'entrées d'air autoréglables.
4.2 Bouches d'extraction
Les bouches d'extraction desservant des appareils à gaz raccordés à la VMC doivent être conformes à la norme NF E 51-711 .
Les bouches d'extraction ne desservant pas des appareils à gaz raccordés, et qui ne sont pas des bouches asservies à la mesure
d'un polluant atmosphérique, doivent être conformes à la norme NF E 51-713
Les bouches d'extraction non visées par les normes ci-dessus doivent faire l'objet d'un Avis Technique.
Selon ces normes, les bouches sont caractérisées par leur(s) débit(s) nominal(aux), exprimé(s) en mètres cubes par heure, et les
limites d'utilisation en pression. Ces bouches doivent être également caractérisées par leur isolement acoustique Dn,e et leur
puissance acoustique en fonction de la dépression.
Pour ces bouches (mais aussi, dans l'attente de la parution d'une norme les concevant, pour les autres bouches) on se reportera à
l' annexe C pour les modalités pratiques d'évaluation des caractéristiques des bouches d'extraction.
Les bouches participant à la satisfaction des exigences réglementaires en matière d'incendie (article 61 de l'arrêté du 31 janvier
1986) doivent en outre avoir fait l'objet d'un essai de tenue au feu par un laboratoire agréé par le ministère de l'Intérieur selon le
protocole d'application de l' arrêté du 21 avril 1983 , approuvé par le CECMI le 17 octobre 1984.
4.3 Extracteurs
4.3.1 Spécifications
Les dispositions ci-après visent, en l'absence, à la date de parution de ce document, de normes de qualité portant sur les
extracteurs, à définir des règles minimales concernant la nature des matériaux employés.
A) visserie
La visserie servant au démontage du caisson lors des opérations d'entretien ne doit pas être sensible à la corrosion.
Le matériau du caisson doit être réalisé dans un matériau résistant à la corrosion.
La norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2), paragraphe 6.5, précise les règles de mise en oeuvre des extracteurs desservant
des chaudières à gaz à condensation selon les dispositions adoptées pour l'évacuation des condensats.
L'extracteur est caractérisé selon la norme NF E 51-705 par la (ou les) courbe(s) donnant la différence de pression, dite PVMC,
en fonction du débit extrait.
La nature du caisson et des accessoires (conduit de refoulement couronnement, etc.) utilisée lors des essais de caractérisation doit
être précisée dans le rapport d'essai.
Dans le cas d'extracteurs comportant plusieurs oues d'aspiration, la courbe débit-pression est donnée pour des débits équilibrés.
Les extracteurs participant à la satisfaction des exigences réglementaires en matière d'incendie (article 60 de l'arrêté du 31 janvier
1986) sont, en outre, caractérisés par leur classement au feu (classement effectué par un laboratoire agréé par le ministère de
l'Intérieur) selon le protocole d'application de l' arrêté du 21 avril 1983 ou par la valeur des pertes de charge à l'arrêt.
4.4.1 Clapets pare-flamme
Les clapets pare-flamme sont associés à une bouche d'extraction ; les caractéristiques aérauliques et acoustiques de l'ensemble
sont déterminées de la même façon que pour les bouches d'extraction.
Leur classement au feu est caractérisé par leur degré pare-flamme (classement effectué par un laboratoire agréé par le ministère
de l'Intérieur).
Le classement de résistance au feu est prononcé à l'issue d'un essai effectué selon les modalités de l' arrêté du 21 avril 1983 .
4.4.2 Hottes de cuisine raccordées à la VMC
Les hottes de cuisine sont caractérisées par leurs caractéristiques aérauliques et acoustiques déterminées suivant la norme NF E
51-704 .
L'essai d'efficacité de captation défini au paragraphe 4.1.2 de la norme NF E 51-704 n'est pas nécessaire pour l'application des
4.4.3 Organes d'équilibrage
Le concepteur spécifie la perte de charge de ces organes dans les conditions de fonctionnement de l'installation.
5 Implantation et dimensionnement des entrées d'air et passages de transit
5.1.1 Performances aérauliques et acoustiques
5.1.1.1 Détermination du Module et de l'isolement acoustique
Par application de la norme E 51-732 , l'ensemble constitué par l'entrée d'air et ses accessoires (auvent, manchon de traversée de
paroi, etc.) est caractérisé aérauliquement par un Module égal au débit sous 20 Pa. Il est caractérisée acoustiquement par
l'isolement acoustique noté Dn,e. Les entrées d'air asservies devront faire l'objet d'un Avis Technique précisant les Modules à
prendre en compte pour les calculs de dimensionnement.
5.1.1.2 Cas où l'air chemine dans les éléments de la construction
Les caractéristiques aérauliques et acoustiques de l'ensemble dépendent des conditions de percement des passages d'air. Compte
tenu des aléas de réalisation sur chantier, la conformité de ces caractéristiques n'est assurée que si les percements sont effectués
lors de la fabrication et non sur chantier ; ces percements sont en général fonction du modèle d'entrée d'air utiliser.
Lorsque la traversée de l'élément de construction s'effectue sans diminution de section ni changement du sens et de la direction de
l'écoulement, la perte de charge supplémentaire introduite par l'élément de construction peut être négligée et il suffit de caractériser
l'entrée d'air séparément par son module et son isolement acoustique Dn,e.
Dans le cas contraire, le module et l'isolement acoustique doivent être déterminés par un essai portant sur l'ensemble constitué par
l'entrée d'air, les accessoires et les éléments de construction, soit, dans le cas d'éléments (fenêtres en PVC, fenêtres en aluminium
à coupure thermique, etc.) faisant l'objet d'un Avis Technique, en se reportant aux indications figurant dans cet Avis et ses
Il est rappelé que, dans ce cas, la perte de charge supplémentaire induite par l'élément de construction peut diminuer les débits
dans l'entrée d'air, ce qui nécessitera alors une augmentation du nombre d'entrées d'air à mettre en place, tout en respectant les
5.1.2 Exigence générale
Le calcul du dimensionnement des entrées d'air présentes dans un même logement est mené pour une dépression DP égale au
maximum à 20 Pa, au débit d'air maximal, QM, susceptible d'être extrait du logement.
Ce débit d'air est pris égal à la somme des valeurs nominales maximales des débits d'air extraits à chaque bouche (voir
paragraphe 6.2.l) . Sa valeur est donnée en annexe B dans le cas où les débits sont strictement conformes aux exigences
réglementaires en vigueur à la date de parution du présent document (arrêté du 24 mars 1982) .
En règle générale, les entrées d'air sont dimensionnées (voir ci-après 5.1.6 ) sur la base de différences de pression égales soit à
10 Pa, soit à 20 Pa.
Le dimensionnement pour une différence de pression égale à 20 Pa permet de réduire les déperditions thermiques par ventilation
transversale (voir Règles Th - G). Il présente en contrepartie l'inconvénient (voir article 6) de rendre plus difficile (nécessité de
prévoir des diamètres plus importants, etc.) le dimensionnement du réseau et le fonctionnement des foyers ouverts ou fermés.
En pratique, le respect de cette exigence s'apprécie en tenant compte de la perméabilité à l'air de l'ensemble de l'enveloppe : la
somme, S, des modules des entrées d'air présentes dans le logement doit satisfaire l'inégalité suivante :
• 1 cas : la valeur maximale de la différence de pression DP est fixée à 10 Pa :
• S ; 1,4 QM - Qf
• 2e cas : la valeur maximale de la différence de pression DP est fixée à 20 Pa :
• S ; QM - Qf
inégalités dans lesquelles Qf est le débit de fuite sous 20 Pa de l'ensemble de l'enveloppe, qu'il est convenu de prendre égal, selon
les cas, aux valeurs figurant dans le tableau 2 ci-dessous :
Tableau 2 Valeurs du débit de fuite Qf
Les valeurs figurant dans ce tableau sont basées sur des mesures de perméabilité à l'air effectuées en immeubles collectifs et
maisons individuelles ; elles correspondent aux valeurs minimales susceptibles d'être rencontrées dans le cas d'immeubles de
construction courante. Dans certains cas, et notamment en réhabilitation, les défauts d'étanchéité peuvent être plus importants. On
peut alors, sur justifications particulières, retenir des valeurs plus élevées.
5.1.3 Cas particulier - présence d'un vide-ordures
Dans le cas d'un logement équipé d'un vide-ordures intérieur, l'installation doit faire l'objet d'une étude spéciale visant à éviter, en
régime normal de fonctionnement, l'introduction d'air en provenance de ce vide-ordures.
La ventilation des locaux vide-ordures n'étant pas traitée dans la norme NF P 81-201 (Référence DTU 63.l), on trouvera des
indications concernant leur conception dans les recommandations de l'association EPEBAT, et dans l'article Solutions préconisées
pour la ventilation des vide-ordures » (Promoclim n° 2 mars/avril 1993).
5.1.4 Répartition des entrées d'air selon les pièces
Chaque pièce principale doit être équipée d'au moins une entrée d'air. La somme des modules de ces entrées d'air doit être égale
ou supérieure à 22 lorsque la dépression maximale du logement est égale à 20 Pa, et à 30 lorsque cette dépression est égale à 10
Les pièces de service ou de dégagement ne comportent pas d'entrées d'air sauf dispositions particulières précisées ci-dessous.
Cette disposition vise à respecter le principe de ventilation du logement par balayage depuis les pièces principales jusqu'aux pièces
de service, et à limiter en période ventée les refoulements d'air vicié des pièces de service vers les pièces principales.
Dans le cas où une, ou des entrées d'air additionnelles sont prévues dans les pièces de service, des dispositions doivent être
prises pour assurer leur obturation automatique en régime réduit d'extraction tout en évitant les courants d'air gênants. Une telle
conception doit faire l'objet d'un Avis Technique.
5.1.5 Dimensionnement type
Le tableau 3 ci-après donne un exemple de dimensionnement permettant, aussi bien en logement individuel que collectif, de
satisfaire les exigences précédentes dans les cas les plus courants (les configurations des appartements sont précisées en
annexe B ).
5.1.6 Disposition des entrées d'air
A) protection contre les courants d'air gênants
Les entrées d'air doivent être disposées et aménagées de façon à éviter les courants d'air gênants.
Pour ce faire, les entrées d'air sont généralement disposées en partie haute du local.
B) présence d'obstacles
Les entrées d'air doivent être disposées de façon à ce qu'aucun élément de la construction, tel qu'orifices de passage d'air, volets
pleins, doubles fenêtres, etc., ne puisse diminuer de façon sensible le débit les traversant.
Les entrées d'air ne pourraient alors être utilisées qu'à condition d'avoir fait l'objet, associées à l'élément considéré, d'un essai de
caractérisation mené dans les conditions définies en 5.1.1 .
Dans le cas de doubles fenêtres, on peut installer deux entrées d'air en série, à condition de tenir compte de la diminution des
débits résultant de la mise en série des entrées d'air.
Pour ce qui concerne les portes intérieures, il convient de se reporter au paragraphe 5.2 .
Les entrées d'air doivent, lorsque la classe d'exposition au vent (voir annexe D) de la construction est Ex2, Ex3 ou Ex4, être
choisies et disposées de façon à éviter les pénétrations d'eau à l'intérieur du logement.
Une solution consiste à implanter l'entrée d'air en décrochement de façade d'au moins 15 cm, ou en sous-face du linteau.
Les entrées d'air étant prévues par ailleurs, on veillera à éviter les entrées d'air parasites, notamment autour de la porte palière et
des coffres de volets roulants.
Dans tous les cas, le percement éventuel des menuiseries de façon à permettre la pose des entrées d'air devra être effectué lors
de leur fabrication, conformément aux prescriptions du fabricant, ce qui exclut tout percement sur chantier.
Les menuiseries doivent avoir, en particulier, des exigences de perméabilité à l'air et d'étanchéité à l'eau indiquées dans les
normes P 23-201 (Référence DTU 36.l) et NF P 24-203 (Référence DTU 37.1) et sont conçues et posées pour une bonne
durabilité selon les DTU ou Avis Techniques correspondants. Tout percement est susceptible d'avoir des conséquences négatives
5.1.7 Cas particulier d'entrées d'air asservies
Dans le cas de mise en oeuvre d'entrées d'air asservies, et de présence d'appareils à gaz raccordés, la somme des Modules
minimaux tels que définis dans l'Avis Technique des entrées d'air doit vérifier l'exigence :
S ; 3,1 P - Qf
est la puissance utile, en kilowatts, de l'appareil à gaz.
En cas de présence d'entrées d'air additionnelles dans les pièces de service (voir 5.1.4) , l'Avis Technique devra préciser les
conditions de prise en compte de ce dispositif dans le calcul de la somme des Modules minimaux des entrées d'air.
5.2 Passages de transit
Les passages de transit sont assurés au droit des portes intérieures de l'une ou l'autre des façons suivantes :
• utilisation d'une grille de transit ;
• utilisation de blocs-portes présentant, de construction, des passages d'air sur leur périphérie ;
• rehaussement des huisseries de porte de manière à ménager un passage d'air en partie basse de l'ouvrant.
Ces dispositions excluent toute retaille sur chantier pour satisfaire aux prescriptions du présent document
Ils doivent être dimensionnés de façon à ce que la différence de pression de part et d'autre de la (ou des) porte(s) en position
fermée soit inférieure à :
• portes desservant les pièces de service : 5 Pa pour le débit maximal de la bouche d'extraction ;
• autres portes : 2,5 Pa pour un débit d'air égal à la somme des modules de(s) entrée(s) d'air équipant la pièce.
Les exigences relatives au dimensionnement des passages de transit sont réputées satisfaites si leur dimensionnement est
effectué conformément au tableau 4 ci-dessous :
La réalisation du passage d'air s'effectue préférentiellement en partie supérieure car la section offerte au passage d'air réalisé en
partie inférieure (par exemple, par rehaussement des huisseries) est susceptible d'être réduite lors d'une éventuelle réfection du
revêtement de sol. La hauteur à prendre en compte pour un passage d'air en partie inférieure est calculée par rapport au sol fini.
6 Dimensionnement de l'installation
6.1 Principe de dimensionnement
L'installation est dimensionnée de façon à satisfaire les exigences réglementaires en matière de débits extraits et d'acoustique
(limitation du bruit propre des bouches, du bruit du ventilateur transmis par les conduits) et de la transmission acoustique entre
logements. En particulier, la différence de pression de part et d'autre de chaque bouche doit rester comprise, quelles que soient les
conditions de fonctionnement de l'installation, dans la plage de différence de pression définie en 6.2.2 .
Dans la méthode définie ici, on considère les deux situations extrêmes définies en 6.3 , l'une favorisant les différences de pression
élevées, l'autre les différences faibles, puis on effectue les calculs de perte de charge comme indiqué à l' article 7 , de façon à
vérifier que, dans chacun de ces deux cas, le dimensionnement prévu permet de respecter la plage de différence de pression
Les différences de pression de part et d'autre des bouches d'extraction sont influencées par les effets climatiques (pressions de
vent et tirage thermique) mais aussi par le foisonnement des débits extraits qui rend compte de la faible probabilité que dans un
même réseau toutes les bouches à débit variable soient simultanément en position de débit extrême (maximal ou minimal).
Les effets climatiques tendent à accentuer les fluctuations de différence de pression de part et d'autre des bouches d'extraction.
Inversement le foisonnement des débits tend à diminuer ces fluctuations.
La prise en compte de ces facteurs qui jouent en sens contraire conduirait à une plus grande complexité des calculs, ce qui, dans
la majorité des cas n'est pas justifié. Aussi n'en est-il pas tenu compte dans ce document. Toutefois, pour certains cas particuliers,
tels qu'immeubles de grande hauteur, zones ventées ou ventilation inversée, il peut être jugé nécessaire de tenir compte des effets
climatiques. Des Indications à ce sujet figurant en annexe D .
6.2 Caractéristiques des bouches d'extraction
Les modalités de caractérisation des bouches font l'objet de 4.2 et de l' annexe C .
6.2.1 Débits nominaux
Si les Documents Particuliers du Marché ne fixent pas la valeur du (ou des) débit(s) nominal(aux) de chaque bouche, on appliquera
les valeurs minimales prévues à l' arrêté du 24 mars 1982 .
Ces débits doivent être supérieurs ou égaux aux valeurs fixées par la réglementation en vigueur à la date de parution ce document
(arrêté du 24 mars 1982) .
Si des bouches raccordées à des appareils à gaz sont employées, les débits réglementaires doivent pouvoir être atteints, que
l'appareil à gaz soit à l'arrêt ou qu'il soit en fonctionnement.
6.2.2 Limites d'utilisation en pression
des bouches Pour chaque bouche, ces limites sont définies dans le rapport d'essai.
6.3 Détermination des valeurs extrêmes de la différence de pression
Pour les extracteurs habituellement utilisés (extracteur dont la PVMC décroît pour un débit croissant) les valeurs les plus élevées
de la dépression aux bouches sont obtenues pour les valeurs minimales des débits extraits et les valeurs les plus faibles pour les
valeurs maximales des débits extraits. Ceci pourrait ne plus être vrai dans l'hypothèse où serait utilisé un extracteur dont la PVMC
croîtrait fortement avec le débit. Un calcul plus complet que celui-ci défini en 6.3.1 et 6.3.2 doit alors être mené afin de préciser les
différences de pression minimales et maximales obtenues.
6.3.1 Situation de fonctionnement de l'installation correspondant à des valeurs élevées de la différence de
pression aux bouches
En règle générale, cette situation correspond au cas où toutes les bouches sont en position de débit minimum.
6.3.1.1 Conventions de calcul
A) entrées d'air et passages de transit
Leur perte de charge est négligée.
B) taux de fuite du réseau
En règle générale, les défauts d'étanchéité du réseau sont supposés localisés au droit de chaque bouche d'extraction et
correspondre à une valeur forfaitaire fixée à 10 % du débit nominal maximal de la bouche.
Ceci suppose que l'étanchéité à l'air du réseau est réalisée conformément aux spécifications de la norme NF P 50-411-1
(Référence DTU 68.2).
Pour les réseaux faisant l'objet d'une procédure normalisée, le taux de fuite du réseau pourra être celui résultant de ce document,
pour autant que soit assurée la conformité de la réalisation des installations aux prescriptions du fabricant, en particulier pour ce qui
concerne la réalisation des joints.
La norme X 10-236 distingue ainsi trois classes de réseaux A,B, C correspondant aux valeurs suivantes de K :
• classe A K = 0,027 10 ;
• classe B K = 0,009 10 ;
• classe C K = 0,003 10 .
Le débit de fuite, exprimé en mètres cubes par seconde, ayant pour valeur :
qvl = A K psm
est la surface du réseau, exprimée en mètres carrés ;
est la moyenne arithmétique des valeurs maximales et minimales de la dépression à l'intérieur du conduit, exprimée en pascals.
C) débits extraits aux bouches d'extraction
Le débit extrait est pris égal au débit nominal » de la bouche d'extraction ; dans le cas d'une bouche à plusieurs débits nominaux,
on retient le plus petit de ces débits sauf pour les systèmes asservis bénéficiant d'un Avis Technique précisant le mode de calcul
du débit total minimal susceptible d'être atteint.
6.3.1.2 Principes de calcul
On calcule les dépressions de la bouche dite la plus favorisée aérauliquement (c'est-à-dire, la plus proche de l'extracteur au sens
des pertes de charge) et de la bouche dite la plus défavorisée aérauliquement (c'est-à-dire la plus éloignée au sens des pertes de
charge), et on vérifie que ces dépressions sont compatibles avec les limites d'utilisation en pression (voir 6.2.2) .
Si les bouches ne sont pas toutes identiques, on effectue les calculs pour chaque famille de bouche, et, à l'intérieur de chaque
famille, pour la bouche la plus favorisée et la bouche la plus défavorisée.
6.3.2 Situation de fonctionnement de l'installation correspondant à des valeurs faibles de la différence de
En règle générale, cette situation correspond au cas où toutes les bouches sont en position de débit maximal.
6.3.2.1 Conventions de calcul
La perte de charge des entrées d'air et passages de transit est déterminée pour la valeur nominale du débit maximal extrait du
logement. Elle est (voir article 5) égale à 10 Pa ou 20 Pa selon l'option retenue. Les portes intérieures pouvant être ouvertes, il
n'est pas tenu compte de la perte de charge des passages de transit.
Comme en 6.3.1.1 , les défauts d'étanchéité sont supposés localisés au droit de chaque bouche, et correspondre à 10 % du débit
nominal maximal de chaque bouche.
C) débit extrait aux bouches
A chaque bouche, le débit extrait est pris égal au débit nominal » ; dans le cas d'une bouche à plusieurs débits, on retient le plus
grand de ces débits.
6.3.2.2 Principes de calcul
Si les bouches ne sont pas toutes identiques, on effectue les calculs pour chaque famille de bouche, et à l'intérieur de chaque
6.3.3 Autres exigences
6.3.3.1 Bruit provenant de l'extracteur
Le bruit transmis dans la pièce desservie est fonction des caractéristiques de l'extracteur et de son régime de fonctionnement, de
l'atténuation acoustique du réseau, et des caractéristiques de la bouche d'extraction. Il convient pour cela de respecter les
a cas des extracteurs avec turbine à action : la vitesse périphérique de rotation de la roue doit être inférieure à 12,5 m/s, ou la
pression totale inférieure à 220 Pa ;
b autres cas : les extracteurs autres que ceux avec turbine à action relèvent, pour ce qui concerne l'évaluation du niveau de
bruit, de la norme NF E 51-705 .
Ce type d'extracteur est rarement utilisé pour la réalisation d'installations de VMC.
6.3.3.2 Bruit créé par la circulation de l'air dans les conduits
La vitesse moyenne de l'air dans les conduits ne doit pas excéder les valeurs suivantes :
• conduits de collecte horizontaux : 6 m/s ;
• conduits verticaux : 5 m/s.
Il est rappelé que ces limitations correspondent aux seules exigences acoustiques et ne peuvent tenir lieu de règles de
dimensionnement en vue de l'obtention des débits extraits dans le réseau.
7 Calcul des pertes de charge
Cet article normalise les calculs pour les éléments les plus courants. Pour les autres éléments, les coefficients retenus devront être
7.1.1 Notations
est la vitesse moyenne d'air dans le conduit, exprimée en mètres par seconde ;
est la différence de pression totale, exprimée en pascals ;
est le débit d'air, exprimé en mètres cubes par seconde ;
est le diamètre du conduit, exprimé en millimètres ;
est la longueur du conduit, exprimée en mètres ;
est le coefficient de perte de charge.
7.1.2 Masse volumique de l'air
Les relations figurant dans la suite du document ont été établies en retenant, dans tous les cas, une masse volumique de l'air égale
à 1,2 kg/m.
L'incidence des variations de température de l'air véhiculé sur les pertes de charge est faible. Elle peut normalement, compte tenu
de la précision requise pour le calcul des pertes de charge, être négligée.
7.1.3 Débits extraits
Les débits extraits à chaque bouche sont pris égaux aux débits nominaux spécifiés en 6.2.1 .
7.2 Pertes de charge linéiques des conduits rigides
A) cas des conduits cylindriques
Les pertes de charge dans les sections droites du réseau sont calculées par application de la relation suivante :
Cette expression est déduite de la relation de Colebrook pour les plages de vitesse d'air habituellement rencontrées dans les
installations de VMC, et en considérant des conduits en tôle métallique spiralée ou agrafée longitudinalement, pour lesquels on a
retenu une rugosité égale à 0,09 mm en moyenne. Elle ne peut être transposée à des conduits présentant une rugosité différente.
B) cas des conduits rectangulaires
Les conduits rectangulaires sont utilisés pour des applications spéciales, par exemple en réhabilitation.
On utilise la relation correspondant au cas des conduits cylindriques en retenant un diamètre équivalent, D, défini en fonction des
dimensions a et b de la section rectangulaire par l'expression :
7.3 Pertes de charge singulières
7.3.1 Expression générale
Les pertes de charge singulières s'expriment en fonction de la vitesse V représentée sur les figures 4 à 7 , et du coefficient de
perte de charge x, par la relation :
En pratique, les données accessibles sont le débit Q, exprimé en mètres cubes par heure, et le diamètre D, exprimé en millimètres.
Dans ce système d'unités, la perte de charge DP a pour expression :
7.3.2 Expressions du coefficient de perte de charge
7.3.2.1 Élargissements
A) cas des élargissements brusques (voir figure 4)
Figure 4 Elargissement brusque
B) cas des élargissements coniques (voir figure 5)
Figure 5 Elargissement conique
Cette expression est applicable pour les élargissements coniques centrés lorsque l'angle au sommet du cône est supérieur ou égal
à 45°. Pour les angles inférieurs à 45° et les élar gissements coniques excentrés, on pourra soit appliquer la même formule, soit
utiliser des coefficients justifiés.
7.3.2.2 Coudes (figure 6)
Figure 6 Coude
Tableau 5 Valeurs de
Les coefficients de perte de charge des coudes peuvent varier de façon importante en fonction notamment de la nature du coude,
des fabrications, et de son rayon de courbure.
7.3.2.3 Confluences (figure 7)
Figure 7 Confluence
Les pertes de charge par confluence sont données dans le cas où les deux branches amont déterminent un angle soit de 90°, soit
de 45°. Les confluences correspondant à des écoulem ents amont de même direction, mais de sens opposé, présentent des pertes
de charge très élevées et ne sont pas traitées ici.
A) formulation générale
Les coefficients de perte de charge x s'expriment en fonction du rapport a des débits dans la branche 1 et dans la branche aval :
a = (Q1 /Q)
cas Confluences à 90° :
• branche rectiligne :
• = 1,55 a - a
• branche latérale :
• Tableau 6 Valeurs de A
2 cas Confluences à 45° :
Pour toutes les formules du paragraphe 7.3.2.3 :
• si la valeur est supérieure à 10, on prendra = 10 ;
• si la valeur est inférieure à - 5, on prendra = -5.
Cas où plusieurs piquages sont raccordés à un même niveau (voir figure 8) :
Figure 8 Confluence (cas où plusieurs piquages sont raccordés à un même niveau)
Dans ce cas, le calcul de la différence de pression dans la branche latérale est inchangé ; le calcul de la différence de pression
dans la branche rectiligne s'effectue en considérant que les piquages latéraux, de diamètre D11 , D12 et traversés par des débits
Q11 , Q12 sont équivalents à un piquage unique dont le diamètre D1 et le débit Q1 seraient donnés par les expressions suivantes
7.4 Modalités de calcul
Le calcul des pertes de charge s'effectue depuis l'aval immédiat de la bouche d'extraction jusqu'au débouché à l'air libre. Il intègre
• conduit de liaison ;
• collecteur vertical et confluences ;
• té-souche ;
• collecteur horizontal et confluences ;
• conduit de refoulement éventuel.
7.4.1 Perte de charge du conduit de liaison
Le Dossier Technique spécifie la longueur maximale ainsi que le nombre maximal de coudes du conduit de liaison.
Dans les cas où il y a confluence (voir 3.2.4) , la perte de charge supplémentaire est calculée par application de 7.3.2.3 .
A) 1 cas : le conduit de liaison est réalisé en tube rigide
La perte de charge est calculée par application de 7.1. Il est toutefois admis de ne pas effectuer ce calcul et de négliger la perte
de charge si le conduit ne comporte pas de coude et si sa longueur n'excède pas 2 m.
B) 2 cas : le conduit de liaison est réalisé en tube flexible
Ces tubes sont métalliques voir la norme NF P 50-411-1 (Référence DTU 68.2)].
La perte de charge est négligée si le conduit est de longueur inférieure à 1 m. Dans le cas contraire, on retient, en l'absence de
procédure de qualification, la valeur majorante ci-après :
Dans cette expression, D est le diamètre intérieur du conduit, et L est la longueur du conduit (voir figure 9) , majorée de 2 m pour
chaque coude.
Figure 9 Conduit flexible
7.4.2 Collecteur vertical
La perte de charge est calculée, par application de 7.1 , entre l'aval immédiat de la bouche d'extraction et l'amont immédiat du tésouche ; ces points sont représentés par les lettres A et D sur la figure 10 .
Figure 10 Colonne verticale
Les bouches d'extraction sont caractérisées selon la norme NF E 51-701 en configuration dite de piquage long, c'est-à-dire que
les caractéristiques aérauliques déterminées suivant la norme n'intègrent pas la perte de charge dans la confluence.
7.4.3 Té-souche
Coefficient de perte de charge : = 2
Cette valeur correspond aux tés de fabrication courante, pour lesquels le diamètre D3 est supérieur d'au moins 100 mm au
diamètre D2 et que si le diamètre D4 est supérieur ou égal au diamètre D2 .
7.4.4 Extracteur et conduit de refoulement
L'extracteur est caractérisé, selon la norme NF E 51-705 , par sa courbe débit-pression établie lorsque les débits aux différentes
oues d'aspiration sont équilibrés.
A) Correction à effectuer lorsqu'il y a non-équilibrage des débits
Pour les extracteurs comportant deux oues d'aspiration, la pression Pvmc à l'aspiration peut être différente de celle mesurée dans
les conditions normalisées (équilibrage des débits). L'écart est d'autant plus important que les débits aux oues d'aspiration sont
différents : si le rapport entre le plus grand et le plus petit de ces débits est supérieur à 1,5, on effectue la correction ci-après :
est le débit nominal, exprimé en mètres cubes par heure, à l'oue considérée ;
est le débit total nominal, exprimé en mètres cubes par heure, au refoulement ;
PVMC0
est la valeur mesurée de la différence de pression lorsqu'il y a équilibrage des débits à l'aspiration ;
est le diamètre de l'oue d'aspiration, exprimé en millimètres.
B) Prise en compte du conduit de refoulement
Les essais de caractérisation aéraulique de l'extracteur portent (voir 4.3.2) sur un appareil pouvant être équipé d'un dispositif de
raccordement au refoulement. Dans ce cas, ce dispositif, dont les caractéristiques dimensionnelles sont spécifiées dans le rapport
d'essai, fait partie intégrante de l'extracteur soumis aux essais et ne doit pas faire l'objet d'un calcul spécifique de perte de charge.
La configuration des lieux notamment en cas d'extracteur disposé en comble, peut rendre nécessaire l'emploi d'un conduit de
refoulement différent du conduit spécifié au rapport d'essai. Si les modifications ne concernent pas les extrémités du conduit
(extrémité aval à l'air libre ou pièce de raccordement à l'oue d'aspiration de l'extracteur) on peut utiliser les résultats d'essai à
condition d'effectuer une correction pour tenir compte de la variation de pertes de charge.
7.4.5 Autres composants
Il doit être tenu compte, sur la base de rapports d'essais, de la perte de charge induite par d'autres composants tels que clapets
pare-flamme, dispositifs atténuateurs de bruit, conduit de refoulement ou organes d'équilibrage du débit (voir article 4) .
On ne tient pas compte de la perte de charge des composants (amortisseurs acoustiques, etc.) dont la section de passage est
égale à celle du conduit sur lequel il sont disposés.
Lorsque le conduit de refoulement est équipé, à son extrémité aval, d'un dispositif de protection contre les eaux de pluie, il doit être
tenu compte de la perte de charge induite par ce dispositif.
Cette perte de charge peut être négligée si ce dispositif ménage sur tout le pourtour du conduit une section libre de hauteur égale
au moins à 1,6 fois le diamètre du conduit.
8 Dossier technique
Le dossier technique est le document dans lequel sont consignés les résultats des études de conception et de dimensionnement de
l'installation et qui permet de vérifier le respect de ce document. Il spécifie les éléments suivants :
a identification des composants utilisés : les composants dont la liste suit doivent être identifiés par leur référence commerciale
c Cette identification doit être suffisamment précise pour distinguer le composant retenu parmi l'ensemble de la gamme du
• bouches d'extraction ; dans le cas de bouches devant être réglées sur site, le Dossier Technique spécifie la position de
• extracteur ; le dossier technique spécifie la nature du conduit de refoulement et identifie le couronnement devant être
utilisé ; il spécifie, dans le cas d'extracteurs réglables, la position de réglage ou la vitesse de rotation prévue au calcul, ainsi
que la vitesse de rotation maximale qui, pour des raisons acoustiques, ne peut être dépassée lors des opérations de
réglage de l'installation ;
• dispositifs d'alarme et de mise en sécurité des appareils à gaz en cas de défaut de fonctionnement de l'extracteur ;
• et s'il y en a, les éléments suivants :
• dispositifs atténuateurs de bruit ;
• organes de réglage du débit ;
• hottes non motorisées ;
f implantation et dimensionnement : le dossier technique doit comporter les éléments suivants :
• schéma filaire du réseau ;
• implantation, nature (fixe, autoréglable, etc.) et module des entrées d'air ;
• implantation, nature et dimensionnement des passages de transit ;
• implantation des bouches d'extraction ;
• nature des conduits de liaison : flexibles ou rigides ;
• longueur et diamètre des éléments de conduit, y compris le conduit de liaison ;
• emplacement des tés, coudes, élargissement de section, dispositifs atténuateurs de bruit, organes de réglage de débit et
autres accessoires ;
• plan coté en vue de dessus, du réseau horizontal avec indication des distances par rapport aux émergences ;
g les éléments de calcul :
• pour chaque bouche d'extraction : débit nominal minimal et débit nominal maximal ;
• pour les bouches d'extraction dites les plus favorisées, et celles dites les plus défavorisées, (voir 6.3.2.2) valeurs des
débits exprimés en mètres cubes par heure, et des dépressions totales (à l'aval immédiat de la bouche) atteintes dans les
conditions extrêmes de fonctionnement définies à l' article 6 ;
• valeur de la pression totale à grand débit et petit débit Pvmc à l'amont de chacun des orifices d'entrée de l'extracteur.
Annexe A (informative) exemple de méthode de dimensionnement
A.1 préambule
Les règles définies dans ce document fixent les critères permettant d'apprécier si une installation, dont on connaîtrait toutes les
caractéristiques, satisfait les exigences acoustiques et aérauliques.
Dans la pratique, avant de vérifier si un projet satisfait ces exigences, il est nécessaire d'en déterminer le dimensionnement : en
général, le tracé du réseau et la gamme d'extracteurs et de bouches sont choisis avant tout calcul de dimensionnement. Les
calculs visent alors essentiellement à déterminer le diamètre des différents tronçons du réseau ainsi que le modèle et le réglage de
l'extracteur permettant de satisfaire les exigences aérauliques et acoustiques.
On donne ici un exemple de méthode pouvant être utilisée pour la conduite des calculs du point de vue des exigences aérauliques
à partir des hypothèses simplificatrices de l' article 6 de ce document (non-prise en compte des effets du vent et du tirage
thermique, extracteur à courbe descendante pour un débit croissant). Cette méthode n'est pas partie intégrante de ce document et
ne dispense pas de vérifier l'ensemble des exigences de ce dernier.
En règle générale, une remontée locale de moins de 10 Pa entre la courbe caractéristique de l'extracteur et une courbe
descendante pourra être négligée (voir figure A.1) .
Figure A.1 Critères de tolérance d'assimilation à une courbe descendante
A.2 principe de dimensionnement
Le principe retenu est de choisir l'extracteur et de dimensionner le réseau de façon à ce que les variations de perte de charge
induites par les variations de débit extrait (entre le débit minimal et le débit maximal), n'excédent pas une certaine valeur, fonction
de la courbe caractéristique de l'extracteur et des dépressions admissibles de part et d'autre des bouches.
On procède de manière itérative en modifiant le dimensionnement du réseau et le choix de l'extracteur jusqu'à ce que cette
condition soit remplie.
A.3 méthode de dimensionnement
A.3.1 rappel des limites de fonctionnement des bouches
On doit maintenir la différence de pression totale de part et d'autre de chaque bouche d'extraction à l'intérieur des limites de bon
fonctionnement (DPmin , DPmax ) spécifiée en 6.2.2 .
A.3.2 premier choix de l'extracteur
Un premier choix de l'extracteur est fait, par exemple suivant la règle suivante :
• extracteur double oue
• extracteur simple oue
est le diamètre de la roue du ventilateur, exprimé en millimètres ;
est le débit nominal maximal, exprimé en mètres cubes par heure.
On note PVMC1 la dépression totale délivrée par l'extracteur au débit total maximal susceptible d'être atteint.
On note PVMC2 la dépression totale délivrée par l'extracteur au débit total minimal susceptible d'être atteint.
Pour cela on retient comme courbe caractéristique de l'extracteur celle correspondant à la vitesse telle que PVMC2 Soit égal à
DPmax .
Ceci est justifié par le fait que la différence PVMC2 - PVMC1 dépend peu de la vitesse de réglage dans une gamme de vitesses
A.3.3 première détermination du diamètre de chaque tronçon
Les diamètres de chaque tronçon sont déterminés de façon à ce que leur perte de charge linéaire (compte tenu du taux de fuite de
10 % des débits maximaux susceptibles d'être atteints) ne dépasse pas une certaine valeur. On propose la valeur de 0,7 Pa/m, ce
qui conduit à la correspondance suivante entre le diamètre D et le débit Q, compte tenu par ailleurs de la vitesse limite de 5 m/s
(voir 6.3.3.2) .
A.3.4 calcul des pertes de charge du réseau
On considère d'une part la bouche d'extraction dite la plus favorisée aérauliquement (c'est-à-dire, la plus proche de l'extracteur au
sens des pertes de charge), et d'autre part la bouche d'extraction dite la plus défavorisée aérauliquement (c'est-à-dire la plus
éloignée au sens des pertes de charge).
Si l'installation comporte plusieurs modèles différents de bouches (au sens des limites de bon fonctionnement DPmin , DPmax ), il y a
lieu de considérer autant de couples de bouches qu'il y a de modèles différents.
On calcule alors, conformément aux indications de l' article 7 , la perte de charge du réseau depuis chacune des bouches
considérées jusqu'au point de rejet.
On exclut de ce calcul la perte de charge de la bouche et celle du caisson d'extraction.
On désigne par DP1 la perte de charge du réseau pour la bouche la plus défavorisée calculée au débit total maximal susceptible
d'être atteint additionnée à la perte de charge des entrées d'air (10 Pa ou 20 Pa). On désigne par DP2 la perte de charge du réseau
calculée pour le débit minimal susceptible d'être atteint pour la bouche la plus favorisée (la perte de charge des entrées d'air est
alors négligée).
DP1 PVMC1 - PVMC2 + DP2 + DPmax - DPmin
cela signifie que le dimensionnement du réseau et le choix de l'extracteur sont corrects (sous réserve de satisfaction des exigences
acoustiques de l' article 6.3.3 ) et qu'il ne reste qu'à déterminer la vitesse de rotation de ce dernier (voir A.3.6) . Dans le cas
contraire, on applique la procédure itérative de A.3.5 .
A.3.5 calcul itératif
Si l'inégalité précédente n'est pas respectée, DP1 est trop élevé. Pour réduire la différence (DP1 - DP2 ), on augmente les
diamètres des tronçons correspondant aux valeurs élevées de DP1 , on détermine alors pour ces tronçons et les tronçons amont,
les nouvelles valeurs de DP1 et DP2 et on recommence ce calcul jusqu'à obtention du résultat (inégalité de 4.4) . Si le calcul
n'aboutit pas, on choisit un extracteur de valeur (PVMC1 - PVMC2 ) inférieure et l'on recommence l'ensemble de la procédure.
A.3.6 réglage de l'extracteur
La vitesse de rotation de l'extracteur est déterminée de façon à ce que :
• à débit maximal : PVMC1 DP1 + DPmin ;
• à débit minimal : PVMC2 DP2 + DPmax .
Annexe B (informative) débit d'extraction à considérer pour le dimensionnement des
Le dimensionnement des entrées d'air est conditionné par la valeur QM du débit total extrait du logement lorsque toutes les
bouches d'extraction sont en position d'ouverture maximale.
Le tableau B.1 ci-après donne les valeurs de ce débit dans le cas d'un dimensionnement strictement conforme aux exigences
réglementaires (arrêté du 24 mars 1982) .
Annexe C (normative) caractéristiques aérauliques et acoustiques des bouches d'extraction
C.1 débit nominal
Les bouches d'extraction sont caractérisées par leur(s) débit(s) nominal(aux), exprimés en mètres cubes par heure.
Les bouches asservies ou à commande accessible l'usager, et, pour certains modèles, les bouches desservant des appareils à gaz
raccordés, sont caractérisées par plusieurs débits nominaux.
Le ou les débits nominaux sont exprimés en mètres cubes par heure ramenés à 20 °C.
C.2 limites d'utilisation en pression des bouches
Les caractéristiques aérauliques et acoustiques des bouches sont fonction de la différence de pression entre l'amont et l'aval de la
Les limites d'utilisation sont exprimées en pascals ; elles correspondent à la plus grande plage à l'intérieur de laquelle il y a
simultanément respect des exigences aérauliques et acoustiques.
Les limites d'utilisation sont spécifiées par le fabricant et reproduites dans le rapport d'essai
C.2.1 exigences aérauliques
Les débits extraits doivent rester dans les plages définies par les normes NF E 51-711 et NF E 51-713 .
C.2.2 exigences acoustiques
C.2.2.1 rappel des exigences réglementaires
A la date de rédaction de ce document, les exigences acoustiques sont les suivantes :
L' arrêté du 14 juin 1969 , modifié le 12 décembre 1975, fixe comme suit les valeurs maximales du niveau de pression acoustique
engendré par les bouches de ventilation, le bruit du ventilateur pouvant être négligé dès lors que les exigences de 6.3.3 sont
a bruit propre des bouches :
• 30 dB(A) dans les pièces principales ;
• 35 dB(A) dans les cuisines lorsque toutes les bouches sont au débit minimal ;
b interphonie : le niveau de pression acoustique ne doit pas excéder 38 dB(A) dans les cuisines, salles d'eau ou cabinets
d'aisance, pour un niveau de pression acoustique à l'intérieur des autres locaux du bâtiment d'habitation de 80 dB(A) par
octaves par gamme de fréquences.
C.2.2.2 interprétation
En cuisine, le niveau de pression acoustique dû au bruit propre des bouches ne doit pas excéder :
• 30 dB(A) pour les bouches desservant des cuisines lorsqu'il n'y a pas de séparation entre cette cuisine et l'une quelconque
des pièces principales ;
• 35 dB(A) pour les bouches desservant des cuisines séparées des pièces principales du logement.
La réglementation ne fixe pas d'exigences relatives au bruit propre des bouches en WC et salles d'eau. Toutefois, le bruit produit
dans ces pièces ne doit pas conduire, en pièces principales à un niveau de pression acoustique supérieur à la valeur réglementaire
de 30 dB(A).
En règle générale, et compte tenu d'une atténuation par une porte fermée de 10 dB(A), on peut considérer qu'une limitation à 40
dB(A) du niveau de pression acoustique des bouches en WC et salles d'eau permet de satisfaire à cette exigence.
L'isolement acoustique normalisé entre cuisines, salles d'eau ou cabinets d'aisance superposés ne doit pas être inférieur à 48
dB(A) pour un bruit propre à l'émission.
C.2.2.3 caractérisation des bouches
Les bouches d'extraction sont caractérisées par leur isolement acoustique normalisé Dn,e et leur niveau de puissance acoustique,
Lw, mesurés conformément aux spécifications de la norme NF E 51-701 .
Les normes NF E 51-711 et NF E 51-713 relatives aux bouches d'extraction distinguent trois classes de bouche : A, B ou C,
correspondant chacune à des spécifications différentes en matière de caractéristiques acoustiques.
C.2.2.4 règles pratiques
Le niveau de bruit dépend de la durée de réverbération du local. Pour établir les règles pratiques, on admet que cette durée est de
0,5s s dans les pièces de service.
Les exigences acoustiques pour le bruit propre de la bouche sont satisfaites si, pour les limites d'utilisation en pression spécifiées
est le volume, exprimé en mètres cubes, de la pièce de service ;
est le niveau maximal de pression acoustique défini en 3.2.1.
Les exigences en matière d'interphonie sont satisfaites si, pour les limites d'utilisation en pression spécifiées par le fabricant on a
l'inégalité :
Cette inégalité a été établie en admettant que l'isolement acoustique normalisé entre pièces de service est, en l'absence de
conduits de ventilation, égal à 49,5 dB(A), ce qui correspond à l'exigence réglementaire entre pièces principales diminuée de 1,5
dB(A) pour tenir compte de la présence de gaines techniques.
Les valeurs limites définies dans les formules (C.l) et (C.2) pourront éventuellement être majorées par la réglementation
acoustique pour prendre en compte la dispersion des performances d'un même produit.
A titre informatif, les valeurs de 10 log (V/12,5) sont indiquées dans la figure C.1 suivante.
Annexe D (normative) prise en compte des effets du vent et du tirage thermique
Dans certains cas particuliers (immeubles de grande hauteur ou zones ventées), les Documents Particuliers du Marché peuvent,
pour le calcul des valeurs extrêmes de la dépression aux bouches (voir article 6) , spécifier la prise en compte des effets du tirage
thermique et des pressions de vent.
Cette prise en compte peut alors s'effectuer de la façon suivante.
D.1 calcul de la dépression maximale aux bouches d'extraction
Il y a lieu de compléter le paragraphe 6.3.1 comme suit :
a prise en compte du tirage thermique : en maison individuelle, il n'est pas tenu compte du tirage thermique.
c On admet en effet que, dans le cas des maisons individuelles, le tirage thermique n'est pas suffisamment important pour,
compte tenu de la perte de charge entre le bas et le haut de la colonne, créer de fortes dépressions en pied de colonne
e En immeuble collectif, la correction est effectuée pour les seules bouches de l'étage le moins élevé. Pour ces bouches, la
dépression est augmentée de la valeur du tirage thermique calculée de la façon suivante.
f Le tirage thermique, exprimé en pascals, est pris égal au produit de la dénivellation h du collecteur vertical, exprimée en
mètres, par un coefficient égal à :
• 1 en zone H1 ;
• 0,85 en zone H2 ;
• 0,75 en zone H3 .
Les zones H1 H2 H3 sont celles définies dans le décret n° 88-319 du 5 avril 1988 relatif aux équipements et aux
caractéristiques thermiques des bâtiments d'habitation.
La dénivellation h est égale à la différence de hauteur entre le rejet de l'extracteur et la bouche d'extraction. En VMC
inversée, cette différence peut être négative.
g surpression due au vent : il n'est pas tenu compte de l'augmentation des débits pouvant résulter des effets du vent.
Il peut, en cas de vent, y avoir gêne acoustique par augmentation du débit aux bouches d'extraction ; cette gêne, surtout sensible
dans certaines zones géographiques, est en tout état de cause limitée aux périodes ventées.
D.2 calcul de la dépression minimale aux bouches d'extraction
Il y a lieu de compléter le paragraphe 6.3.3 comme suit :
a prise en compte du tirage thermique : il n'y a pas lieu de tenir compte du tirage thermique sauf en VMC inversée : pour ces
installations le calcul porte sur les bouches situées à l'étage le plus élevé et le tirage thermique, qui prend alors une valeur
négative, est calculé de la même façon que ci-dessus [ voir D.1 a) ] ;
b prise en compte de la surpression due au vent :
Cette surpression est égale à la différence de pression créée par le vent entre le débouché de l'extracteur et la façade au niveau
des entrées d'air
On ne tient pas compte de la surpression due au vent.
Cette simplification est justifiée par les spécifications ( voir 3.2.9.3 b ) concernant le rejet de l'air extrait. Dans le cas où ces
spécifications ne pourraient être respectées, il y aurait lieu de retenir comme surpression due au vent les valeurs données dans le
tableau D.1 ci-après, en fonction de la classe d'exposition au vent de la construction et du nombre d'étages.
Les classes d'exposition Ex sont celles définies dans le DTU P 50-704 (Référence DTU règles Th-G).
Annexe E (informative) cadre réglementaire
E.1 cas des installations en construction neuve
Selon la législation, sont assimilées aux constructions neuves, les surélévations de bâtiments d'habitation anciens ou les additions
à de tels bâtiments (article R111.1 du Code de la Construction).
A la date de rédaction du présent document les exigences réglementaires relatives à l'aération des logements en construction
neuve sont essentiellement formulées dans les textes suivants :
• arrêté du 14 juin 1969 , modifié le 22 décembre 1975, relatif à l'isolation acoustique des bâtiments d'habitation ;
• arrêté du 2 août 1977 , modifié le 23 novembre 1992 et le 28 octobre 1993, relatif aux installations de gaz situées à l'intérieur
des bâtiments d'habitation ;
• arrêté du 24 mars 1982 , modifié le 28 octobre 1983, relatif à l'aération des logements ;
• arrêté du 31 janvier 1986 , modifié le 18 août 1986, relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation ;
• arrêté du 18 octobre 1977 , relatif aux immeubles de grande hauteur ;
• arrêté du 30 mai 1989 , relatif aux dispositifs de sécurité collective ;
• arrêté du 25 avril 1985 , modifié le 30 mai 1989 relatif à la vérification et à l'entretien des installations collectives de VMC-gaz
(ce document doit permettre d'assurer l'entretien exigé).
E.2 cas des installations nouvelles en habitat existant
Les travaux de réhabilitation sont soumis au règlement sanitaire départemental et à l' arrêté du 2 août 1977 , relatif aux installations
de gaz. Il est toutefois recommandé (voir circulaire du 13 décembre 1982 ) que les travaux n'aient pas pour effet de diminuer le
niveau de sécurité antérieur.
En cas de modulation des débits, les débits minimaux doivent en tout état de cause satisfaire aux exigences réglementaires
applicables aux constructions neuves.
#1 - NF P50-411-1 (DTU 68.2) (mai 1993) : Exécution des installations de ventilation mécanique - Partie 1 : Cahier des clauses
techniques (Indice de classement : P50-411-1)
#2 - NF P24-203-1 (DTU 37.1) (mai 1993) : Travaux de bâtiment - Menuiseries métalliques - Partie 1 : Cahier des clauses
techniques (Indice de classement : P24-203-1)
#3 - NF DTU 61.1 P2 (décembre 2001) : Travaux de bâtiment - Installations de gaz dans les locaux d'habitation - Partie 2 : Cahier
des clauses techniques - Dispositions générales + Amendement A1 (août 2006) (Indice de classement : P45-204-2)
#4 - NF DTU 61.1 P3 (août 2006) : Travaux de bâtiment - Installations de gaz dans les locaux d'habitation - Partie 3 : Cahier des
clauses techniques - Dispositions particulières hors évacuation des produits de combustion (Indice de classement : P45-204-3)
#5 - NF DTU 61.1 P4 (août 2006) : Travaux de bâtiment - Installations de gaz dans les locaux d'habitation - Partie 4 : Cahier des
clauses techniques - Dispositions particulières à l'évacuation des produits de combustion (Indice de classement : P45-204-4)
#6 - NF P81-201 (DTU 63.1) (mai 1993) : Travaux de bâtiment - Installations de vide-ordures - Partie 1 : Cahier des clauses
techniques + Amendement A1 (juin 1999) (Indice de classement : P81-201)
#7 - NF P84-204-1 (DTU 43.1) (juillet 1994) : Travaux d'étanchéité des toitures-terrasses avec éléments porteurs en maçonnerie Cahier des clauses techniques + Amendement A1 (mars 2001) (Indice de classement : P84-204-1)
#8 - NF P23-201-1 (DTU 36.1) (novembre 2000) : Travaux de bâtiment - Menuiserie en bois - Partie 1 : Cahier des clauses
techniques (Indice de classement : P23-201-1)
#9 - Règles Th-G (DTU P50-704) (avril 1991) : Règles de calcul du coefficient GV des bâtiments d'habitation et du coefficient G1
des bâtiments autres que d'habitation (Retirées de la liste des règles DTU)
Tableau 6 Valeurs de A