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Timestamp: 2017-08-18 09:53:29+00:00
Document Index: 198342112

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Sécurité Privée #19 by Fluide - issuu
Sécurité Privée mars - mai 2012 #19
Le magazine d’information des acteurs de la profession
Mise à jour du décret
vidéoprotection instantanés
Premier bilan après trois mois de contrôles Commerces et sécurité
Si différents et pourtant si proches www.securite-privee.org Sécurité Privée 1
IL Y A 350�000 ENTREPRISES ADHÉRENTES CHEZ NOUS QUI ONT 350�000 RAISONS DE L’ÊTRE Vous êtes dirigeant. Nous vous apportons des solutions pour couvrir les besoins de votre entreprise et auditer votre situation personnelle. AG2R LA MONDIALE propose des produits ﬂexibles, évolutifs et personnalisables à chacune de ses 350 000 entreprises adhérentes. Quels que soient leur taille ou leur secteur, nous leur assurons la même expertise en matière d’assurance collective. Nous vous proposons de bénéﬁciez d’un audit complet de votre protection sociale en matière de prévoyance et en retraite. Autant de bonnes raisons de nous faire conﬁance. Pour plus d’informations, contactez Joël Bienassis - Direction des Accords Collectifs Tél. : 01 76 60 85 32 - dac-interpro@ag2rlamondiale.fr
2 Sécurité Privée mars / mai 2012
PRÉVOYANCE SANTÉ ÉPARGNE RETRAITE ACTION SOCIALE
éditorial éditorial
« Sans solidarité, performances ni durables ni honorables »,
e Petit Robert de la langue française définit un pacte comme une « convention de caractère solennel entre deux ou plusieurs parties (personnes ou États) » ou encore comme une « résolution par laquelle on décide de rester fidèle à un principe », un « accord constant ». Nouvelle mandature, nouvelle équipe Toutes les actions menées par l’USP vont dans ce sens. Elles ont été confirmées et concrétisées par les élections qui ont permis de mettre en place une nouvelle équipe. Une équipe élargie et organisée afin de mettre en œuvre les objectifs stratégiques de l’organisation.
Par Claude tarlet, président de l’USP, Union des entreprises de sécurité privée et vice-président de la coess, confédération européenne des services de sécurité
Renforcer le pacte républicain Entrepreneurs et citoyens, nous avons pleinement conscience de nos responsabilités. Dans un environnement difficile, nous favorisons l’insertion professionnelle de milliers de collaborateurs et construisons une filière de métiers accessibles et évolutifs. Dans une société traversée par les épreuves, nous assurons la sécurité des infrastructures économiques et, dans la complémentarité avec la puissance publique, participons à la securité intérieure du pays. Nous voulons créer de la confiance pour que les entreprises,mieux connues et mieux comprises, puissent se développer dans un climat de reconnaissance nécessaire de l’état et de la société.
Extrait du Maximes à l’usage des dirigés et de leurs dirigeants
Nous voulons créer de la valeur pour permettre le développement des emplois et la pérennité des opérateurs. C’est à ce pacte républicain que nous appelons tous les acteurs de notre profession. Jouer un rôle positif et actif dans la société Le secteur de la sécurité privée va accueillir près de 15 000 nouveaux agents en 2012. Grâce à la professionnalisation du secteur, grâce à la mise en place du CNAPS, grâce au transfert progressif de certaines missions vers le secteur privé, grâce aux passerelles de plus en plus nombreuses qui se créent entre nos différents métiers, les entreprises peuvent faire face à de nouveaux défis et offrir de réelles perspectives. Un grand projet fédérateur Depuis sa création, l’USP a initié plusieurs de ces mouvements positifs et les a tous accompagnés. Le chemin du rassemblement de toutes les énergies est difficile mais vital. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre secteur souffre de cette dispersion qui nuit,en premier lieu,à l’image des acteurs et du personnel. Loin de permettre de produire les idées dont l’état a besoin pour conduire une politique durable dans la concertation, la communication parfois desordonnée des uns et des autres détruit notre crédibilité collective. Dans un monde ou l’émotion l’emporte trop souvent sur la raison, et le « buzz » sur l’analyse objective, l’unité de parole et
d’action pour construire les métiers de demain est décisive. L’USP a donc créé trois nouveaux pôles : le pôle technologies, le pôle valeurs et le pôle conseil. Vous pouvez découvrir le nouveau visage de l’organisation et son maillage national sur le site usp-securite.org. Favoriser et encourager le développement des TPE et des PME En phase avec son époque, l’USP poursuit son ouverture aux TPE et aux PME. Cette action s’inscrit dans le renforcement de notre pacte républicain. Ce terreau entrepreneurial est une richesse. Notre ambition est de lui permettre de grandir en l’accompagnant, en le guidant et en lui offrant des supports innovants. Notre profession doit être portée par les champions nationaux et internationaux. Elle doit aussi encourager le souffle des entreprises patrimoniales. Ce n’est pas en opposant les uns et les autres que nous parviendrons à relever les défis d’une économie moderne qui s’impose. Mais, au contraire, en se nourrissant les uns et les autres de nos compétences respectives, de la richesse de nos organisations différentes, de la complémentarité de nos offres et de notre capacité à travailler en réseau. C’est donc dans un secteur uni, rassemblé, plus fort mais aussi plus solidaire que nous souhaitons poursuivre notre stratégie dans le respect de tous.
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www.verspieren.co Contact : Philippe BRIN - 01 49 64 10 56 / www.securite.verspieren.c
ISSN 1055 - 1606 Dépôt légal à parution DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Claude Tarlet Sécurité Privée “Le magazine de référence des acteurs de la profession” est un titre appartenant à l’USP (Union des entreprises de Sécurité Privée) qui le fait éditer sous ce nom depuis 2007.
24, rue Firmin Gillot 75015 Paris Tél. : 01 53 58 08 17 - Fax : 01 53 58 08 18 E-mail : contact@uspsecurite.org Site Internet : www.securite-privee.org
Si différents et pourtant si proches
COMITÉ DE RÉDACTION Dominique Legrand, Nicolas Le Saux, Sandrine Legrand-Diez, Pierre-Antoine Mailfait, Annabelle Ripoll, Claude Tarlet
cnaps Premier bilan après trois mois de contrôles
Sécurité Privée est édité par Fluide 5 rue Saint Joseph 75002 Paris Tél. : 01 78 09 68 82 - Fax : 01 72 10 00 71 E-mail : contact@fluide-com.fr Site Internet : www.fluide-com.fr RÉDACTION redaction@fluide-com.fr
dura lex, sed lex La mise à jour du décret vidéoprotection
Rédacteur en chef : Sandrine Legrand-Diez Tél. : 01 78 09 68 82 - E-mail : sld@fluide-com.fr Conception graphique : Fluide Crédits photographiques : Bodyguard, Fotolia, Fluide. Ont collaboré à ce numéro : Stéphane Bidault, Michel Eynaud, Rodolphe Lannoy, Xavier Latour, Stéphanie Macedo, Pierre Moreau, Frédéric Ocqueteau, Guy Piera, Daniel Rémy, Annabelle Ripoll, Claude Tarlet.
Instantanés Entreprises Facts&Figures Rendez-vous Innovations
PUBLICITÉ Chef de publicité : Lionel Bennegent 01 78 09 68 85 - E-mail : lb@fluide-com.fr
Tête à tête avec ...
ABONNEMENT ET DIFFUSION Le magazine est vendu par abonnement. Pour toute demande d’achat au numéro, contactez : Annabelle Ripoll 01 78 09 68 83 E-mail : ar@fluide-com.fr
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Daniel Rémy, président du Groupe Daniel Rémy
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" On ne peut plus considérer la sécurité privée comme une activité marginale " 24
Commerces et sécurité. Si différents et pourtant si proches
La mise à jour du décret vidéoprotection
Cahier spécial vidéoprotection
Vidéoprotection urbaine. Nouveauté et prespective
égypte : du tourisme à la tension géopolitique
Lu pour vous Sélection
Entreprise Instantanés NOMINATION
Nouveau Directeur Ventes & Marketing chez Samsung
L'équipe de direction de Samsung Techwin Europe, la division européenne de sécurité électronique du groupe Samsung, annonce l'arrivée de Gary Rowden, nommé directeur Ventes et Marketing. Gary Rowden était auparavant directeur des Ventes du distributeur Anixter International, spécialisé dans les réseaux ; sa nomination reflête les ambitions de Samsung dans les produits de sécurité sur réseaux IP.
La Clinique de l’Europe choisit D-Link
La polyclinique de l’Europe à Rouen fait confiance depuis près de sept ans aux solutions réseau sans fil de D-Link. Depuis novembre dernier, l’établissement de soin médical dispose d’un Wi-Fi centralisé D-Link, déployé et opéré par le fournisseur d’accès Internet Wifirst,afin d’améliorer la prise en charge et le confort des patients. D-Link a répondu au besoin d’informatisation de la Clinique de l’Europe La Clinique de l’Europe compte près de 400 salariés, dont 47 praticiens, et 350 lits répartis sur les cinq bâtiments de deux à cinq étages de l’établissement. La problématique initiale de la Clinique de l’Europe était d’équiper chacun des six services répartis sur ces bâtiments d’un réseau Wi-Fi utilisé pour la prise en charge et le suivi du patient. En effet, l’accès sans fil permet au personnel soignant, désormais équipé de terminaux mobiles, de disposer d’un accès direct et sécurisé aux données médicales des patients à leur chevet (établir
D-Link et Wifirst, partenaires pour déployer l’Internet dans la chambre des patients avec un réseau Wi-Fi centralisé Dans le cadre du programme « Hôpital Numérique », qui a été
créé en 2010 dans la continuité du projet d’informatisation des établissements de soins, la DSI de la Clinique de l’Europe avait pour objectif de rendre les systèmes d’information plus performants, en particulier en termes de qualité et de sécurité des soins. Pour ce faire, D-Link a volontairement mis en relation la Clinique de l’Europe avec le fournisseur d’accès à Internet Wifirst, du groupe Bolloré. Spécialisé dans le déploiement de réseaux en résidences (Wi-Fi, Ethernet, ADSL, Fibre...), Wifirst
TKH, nouveau géant de la fusion
TKH Group NV, le groupe néerlandais présent dans les solutions pour les télécoms, le bâtiment et l’industrie (1061 M€ de CA en 2011 et 4062 employés à fin 2011), poursuit une politique de
le diagnostic, gérer le suivi des médicaments et la commande de plateaux repas, etc.). C’est dans ce contexte d’informatisation des établissements de soins, que le DSI de la Clinique de l’Europe a choisi d’opter, il y a sept ans, pour le matériel réseau de D-Link, composé de switches et de bornes Wi-Fi.
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croissance externe depuis plusieurs années, avec pour but l'atteinte de 20 % du CA en solutions de sécurité. En 6 ans, ce sont pas moins de 17 sociétés, dont 10 en sécurité, qui ont été rachetées ou
dans lesquelles TKH a pris une participation significative. Les français retiendront notamment l'acquisition de CAE Groupe en 2007, spécialiste français du câble qui a développé une offre de systèmes de vidéosurveillance, Optelecom-NKF, spécialiste néerlandais de la vidéosurveillance en environnements critiques, très présent en France, et dernièrement, du groupe français de distribution Aasset Security International dans son intégralité avec sa filiale en Allema-
et Wifirst a donc installé en septembre 2011 un réseau Wi-Fi centralisé (switches DWS-3024L, bornes DWL-8600AP, switch POE DGS3100-24P) qui est venu s’ajouter à la quinzaine de switches D-Link déjà installés sur site (DGS-3324SR, DES-3526) ainsi que des bornes Wi-Fi actives. Les bornes et nouveaux switches ont été installés à chaque étage des cinq bâtiments principaux de la clinique. Grâce à la solution de Wi-Fi centralisé D-Link déployée et opérée par Wifirst, tous les patients admis en court séjour et en soins de suite peuvent désormais profiter de ce nouveau service leur offrant davantage d’autonomie et de confort. Ils peuvent ainsi bénéficier d’une connexion Internet en souscrivant un abonnement adapté à leur durée de séjour. De plus, cette infrastructure réseau permet aux praticiens de la clinique de bénéficier d’un réseau plus performant dans leurs actes de suivi des patients quotidiens.
sécurité gne et ses agences en Italie et Grande-Bretagne. TKH conserve son autonomie à Aasset, qui bénéficie désormais de l'appui du groupe et de certaines synergies, et sera rapprochée de l'entité Security Systems, à laquelle appartient déjà TKH Security Solutions. Celle-ci résulte actuellement de la fusion de 5 sociétés, avec des marques comme Diva, Siqura et Optelecom.
Nouveauté Acquisition
Tyco achète Visonic Le groupe Tyco International a bouclé l'acquisition du spécialiste israélien de la détection d'intrusion Visonic, pour approximativement 100M$ en cash. Les forces de Visonic sont surtout son expérience en technologies sans fil, ainsi que des produits offrant une portée et une sécurité supérieures. Visonic dispose d'une base installée de plus d'un million d'installations sans fil dans le monde, et est bien implantée en Europe. Ses produits rejoignent l'important catalogue de Tyco Security Products de produits de vidéosurveillance, de contrôle d'accès et de détection d'intrusion.
Innovation française en images mobiles
La société française Vidéo IP a rendu publics ses travaux innovants sur les algorithmes de compression utilisés en vidéoprotection. Ils ont abouti à la mise en œuvre du format eSVC dérivé de la famille des Mpeg4 et H.264 couramment employés aujourd'hui. A la différence de ceux-ci, qui fournissent des images parfois mal pixelisées ou illisibles dans des mauvaises conditions de transmission ou de réseau, la scalabilité vidéo du eSVC conserve la qualité des images, en inter-
venant plutôt sur le nombre de trames si besoin. Les applications privilégiées sont les situations de mobilité avec video live 3G sécurisant les transports, le frêt de valeurs ou les agents d'intervention. Un enregistreur numérique hybride et serveur d'alerte multi-fonctions au format eSVC a été développé et est disponible à la vente, le Mobile eSVC. NB : Vidéo IP est prête à collaborer avec tout fabricant de caméra ou d'enregistreur désirant adresser ces marchés.
Alvarion achète Wavion croissance
Alvarion, un leader du sans-fil (de nombreux utilisateurs disent « de l'alvarion » pour dire « du sans-fil »), a enrichi son portefeuille multi-technologies sans fil à haut débit avec l'intégration de Wavion et de sa plateforme WiFi innovante. Cette acquisition est en ligne avec la stratégie d'élargissement du positionnement d'Alvarion, très présent dans les solutions d'accès radio WiMax.La technologie WiFi évoluée développée par Wavion, incluant des capacités de pointe en beamforming et en MiMo, a atteint un degré de maturité et d’adoption par le
marché qui en fait une option attractive pour les applications les plus sensibles. Le segment de marché de ces technologies est un de ceux qui connaît la croissance la plus rapide sur le marché des télécoms. Aux cô-
tés de ses autres technologies 4G et DAS, Alvarion peut ainsi proposer une suite globale de solutions offrant couverture et capacité, à même de répondre aux besoins des réseaux sans fil à haut débit complexes.
Entreprise Instantanés PREMIÈRE
SERIS remporte le Trophée SFR « Best Supplier Performance Award »
Lors de la Convention Fournisseurs 2012, le jeudi 29 mars dernier, SERIS Security a remporté le trophée « Best Supplier Performance Award », décerné pour la première fois par la direction des achats de SFR. Ces trophées récompensent les meilleurs prestataires du groupe pour leurs performances évaluées à partir des critères suivants : responsabilité sociale et environnementale, finance, technologie, commercial, livraison et qualité. S’appuyant sur la meilleure performance globale des 1800 prestataires extérieurs, ce trophée salue l’expertise de SERIS choisi par SFR pour assurer les prestations de protection physique, de contrôle d’accès et de télésurveillance de tous ses sites tertiaires ainsi que la sûreté des événements du groupe.
L'espionnage industriel sera désormais puni
La carte d'identité biométrique retoquée par le Conseil constitutionnel Le Conseil constitutionnel a censuré, jeudi 22 mars, le projet de carte d'identité biométrique. Il a notamment censuré la création d'une base de données prévue par l'article 5 de la loi relative à la protection de l'identité, au nom du respect du droit à la vie privée. Il a également censuré la création d'une deuxième puce, qui aurait permis de s'identifier sur les réseaux de communication électronique, à visée commerciale.
Comme prévu, la loi Carayon sur l’espionnage industriel a été adoptée. Elle prévoit des peines allant jusqu’à 375 000 euros et trois ans d'emprisonnement pour violation du "secret des affaires". Les documents sensibles d’une entreprise seront désormais protégés par un tampon confidentiel défense. Un millier de cas auraient eu lieu en 2010.
Le décret est paru Le décret relatif à l'obligation de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale (RSE) a finalement été publié au JO le 26 avril, après plus d'un an d'attente.
Le gouvernement renforce l’intelligence économique Trois conventions ont été signées entre le ministère de l’Industrie d’une part et l’INPI (Propriété industrielle), l’AFNOR (Normes françaises) et la D2IE (Délégation à l’Intelligence économique). Elles ont pour objet de sensibiliser les entreprises aux thématiques de l’intelligence économique de propriété industrielle et de normalisation.
Certification ISO 9001 pour CASTEL CASTEL a obtenu la certification ISO 9001:2008 à l’issue de l'audit réalisé en décembre 2011 par LRQA (Lloyd's Register Quality Assurance), leader de la certification des systèmes de management à valeur ajoutée.
Laurent Indelicato, directeur d'agence SERIS pour SFR et Arnaud Jamet, président exécutif SERIS Group
CASTEL a initié en 2010 une démarche de certification. ISO (International Standards Organization) 9001 est une norme reconnue dans le monde entier qui garantit le plus haut niveau de qualité de produits et de services, par l'application de procédures établies et vérifiables.
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Cette certification reconnaît le Système de Management de la Qualité (SMQ), déployé avec succès, s’appliquant à l’ensemble des activités (conception, fabrication et vente de solutions pour la communication et la sécurité des bâtiments) du groupe.
Sécurité Privée 9
Entreprise Instantanés VISION
« Renforcement et diversification », les deux axes privilégiés par Magnus Ekerot pour Mobotix Magnus Ekerot est arrivé chez Mobotix en tant que directeur commercial il y a un an. Nous avons pu le rencontrer à l’occasion de la dernière Conférence Nationale des Partenaires (NPC) de Mobotix. Il est prévu que Magnus Ekerot devienne le directeur général de Mobotix à moyen terme, avec une vision claire du marché, de son évolution, et de la position de Mobotix. propos recueillis Par Michel Eynaud
Quand vous êtes arrivé à la tête des ventes de Mobotix, l’action de la société a presque doublé en quelques mois. Comment expliquez-vous cela ? La bourse a réagi très positivement car elle a eu confiance dans le fait que Mobotix allait désormais investir dans les ventes. De fait, nous développons actuellement notre réseau commercial à l'international ainsi que vers certains marchés comme l'informatique et les électriciens, en aidant nos distributeurs à développer une stratégie de conquête. Nous mettons en place de nouveaux outils d'assistance commerciale et de CRM, ainsi que de nouveaux concepts de formation et d'apprentissage. Quelle est votre vision du futur à court et moyen termes pour Mobotix ? Nous diversifierons notre activité et deviendrons un acteur sérieux dans d'autres domaines liés à la vidéo en réseau. Mobotix devrait continuer à croître en vidéo de 30% par an pendant les 5 prochaines années. Le marché évolue selon des cycles de renouvellement
du matériel, et une baisse globale importante du coût de possession est observée avec les caméras Mobotix, grâce à des économies en câblage, en coût d’installation et en consommation. Mobotix apporte des avantages spécifiques aux utilisateurs, comme moins de caméras nécessaires pour un coût total de possession inférieur, et des fonctionnalités comme le stockage dans la caméra et la facilité d’utilisation. La croissance de notre activité de contrôle d’accès sera plus forte, à environ 40% par an, ce qui nous permettra de croître plus vite que le marché. En vidéo, nous allons également présenter de nouvelles caméras pour de nouveaux segments de marché, pour lesquels notre technologie est parfaitement adaptée. Comment évolue la part de marché de Mobotix ? Notre chiffre d’affaires est passé l'an dernier de 54 M€ à 73 M€, soit une progression de 36%. Nous sommes leader mondial dans les hautes définitions, et, toutes catégories de caméras réseau confondues, nous sommes seconds en EMEA et parmi le top 7 dans le monde entier. Ces chiffres sont basés sur les volumes de ventes. En termes de chiffre d’affaires, c’est encore mieux.
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Quelle est votre vision sur l’évolution du marché sur le plan technique, en particulier en ce qui concerne l’analyse vidéo intelligente ? Allez-vous inclure des algorithmes dans les caméras ? Il est clair que les hautes définitions vont prendre le dessus. Dans ce domaine, il y aura l’arrivée de nouveaux acteurs, nous n’en avons vu que le début, et des consolidations auront lieu. Il y aura de plus en plus d’intelligence dans les caméras. Mobotix travaille sur des avancées très intéressantes en analyse d’image. Il semble que Mobotix ait alloué plus de ressources aux diversifications ces dernières années, avec par exemple l’arrivée en contrôle d’accès et la sortie d’intéressants accessoires, qu’à la course aux Mégapixels. Allezvous reprendre cette course ? Notre nouvelle plate-forme P3, qui dispose de plus de puissance de calcul pour plus de données traitées par seconde, permet également d’utiliser aussi bien des capteurs CMOS que CCD. Ainsi nous recherchons actuellement de bons capteurs en très hautes définitions, avec une bonne sensibilité. Notre caméra D14 à deux capteurs monte déjà à 6 Mp. Les sociétés spécialistes de l’in-
formatique et des réseaux prennent de plus en plus d’importance sur le marché de la sécurité. Comment est-ce que Mobotix adresse cette évolution ? Mobotix est très bien positionnée sur ce plan. Non seulement nous sommes spécialistes des caméras IP en réseau, mais en plus leur conception est différente du reste du marché. Une caméra Mobotix est en réalité un PC miniaturisé, avec une importante capacité de stockage interne et une charge minimisée pour les réseaux. Elles correspondent parfaitement à l’approche des spécialistes des réseaux qui considèrent souvent les caméras comme des capteurs. Les partenariats techniques sont un excellent moyen de développer les courants d’affaires, avec des approches gagnantgagnant. Quelle est votre politique en la matière ? J’en suis absolument convaincu, et le développement de notre programme de partenariat fait partie des axes stratégiques de Mobotix. Cela participera également à développer l’entreprise en tant que leader dans la conception et la fabrication de systèmes d'alarme et de sécurité, ainsi que vers le marché de la domotique, où nous avons de grandes ambitions.
Sécurité Privée 11
Facts & figures Instantanés
Premier bilan après trois CNAPS
Les premiers contrôles du CNAPS ont débuté. Sécurité Privée propose de découvrir un premier bilan établi à l’issue de ces trois premiers mois de contrôle. État des lieux.
En trois mois, 92 dossiers ont été ouverts par le service central du contrôle du CNAPS. Parmi ces dossiers, 43 sont en analyse pré-contrôle et 49 ont donné lieu à un contrôle sur place. Parmi ces derniers, 29 sont en cours de traitement et 20 ont fait l’objet d’un traitement complet par les services du CNAPS : 7 sont clôturés car ils n’ont fait l’objet d’aucune remarque et 13 sont transmis à la commission interrégionale d’agrément et de contrôle (CIAC) d’Ile-de-France qui se prononcera sur d’éventuelles sanctions. Voilà pour les résultats chiffrés. Le top 7 des manquements les plus couramment constatés Les services du CNAPS consta-
tent un nombre significatif de cas où la régularisation d’une situation intervient après le contrôle, sur proposition des contrôleurs, dans un délai relativement court, convenu entre les deux parties. Sur les 49 entreprises contrôlées, 8 se sont
mises en conformité a posteriori. Cette action correctrice spontanée ne saurait porter que sur des manquements mineurs, tels que : carte professionnelle matérialisée non détenue par l’agent ou l’absence de numéro d’agrément sur les supports de
communication. On peut à cet égard s’interroger sur la nécessité de dispositions législatives (ou réglementaires) permettant de confirmer cette possibilité de régularisation aux vertus pédagogiques évidentes.
Manquements les plus constatés au 2 avril 2012 1	2	3	4	5	6	7
Absence du numéro d’autorisation sur les documents publicitaires	Défaut de carte professionnelle matérialisée	Défaut de carte professionnelle	Défaut d’agrément dirigeants/associés	Tenue non conforme	Défaut de déclaration d’établissement secondaire	Autres : gestion de paille, non modification des statuts, …
Total des manquements constatés
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27	19	14	11	10	7	5
29% 20% 15% 12% 11% 8% 5%
mois de contrôles levé lors de 3 contrôles liés à l’événementiel). Il apparaît souhaitable à ce titre que la sous-traitance en cascade fasse l’objet d’un complément de formation pour les contrôleurs centraux afin de mieux l’appréhender. Il est à noter que l’étendue du champ des manquements couverts par les contrôles est appelée à s’accroître, grâce à l’expérience et à la formation des contrôleurs, mais surtout du fait de l’entrée en vigueur prochaine du code de déontologie qui précisera les obligations des acteurs de la sécurité privée.
Outre les manquements précités, d’autres infractions pénales ont été constatées à l’occasion des contrôles : travail dissimulé par dissimulation de salarié, infractions liées à la législation sur les étrangers, système de vidéosurveillance non déclaré, fichiers de données personnelles illégaux, … En application de l’article 40 du code de procédure pénale, ces infractions ont été signalées à l’autorité judiciaires et, pour d’autres, à la CNIL. Toutefois, les infractions constatées et relevées par les contrôleurs du CNAPS ne cessent pas nécessairement à l’issue du contrôle. De plus, plusieurs manquements et infractions ont été commis dans un contexte de sous-traitance en cascade (re-
35% des entreprises contrôlées comptent moins de 20 salariés Plus d’un tiers des entreprises contrôlées à ce jour comptent moins de 20 salariés (7 d’entre elles ont moins de 5 salariés).Le contrôle de ces petites entités a permis de déceler un grand nombre de manquements à la loi du 12 juillet 1983. Toutefois, l’impact réel de ces manquements sur la profession demeure relativement faible, sauf lorsque les entreprises intéressées interviennent en sous-traitance. C’est pourquoi il conviendra d’opérer un rééquilibrage des contrôles au profit d’entreprises de taille plus importante. 82% des contrôles sont effectués dans le secteur de la surveillance et du gardiennage La grande majorité des contrô-
les effectués à ce jour porte sur le secteur de la surveillance et du gardiennage : 40 contrôles sur 49, soit 82%. Ceci s’explique d’abord par l’importance relative de ce secteur d’activité qui représente 72,5% du chiffre d’affaire de la sécurité privée selon l’enquête de branche de septembre 2011. Par ailleurs, les entreprises de surveillance et de gardiennage sont les plus présentes sur Internet. Enfin, ce fait s’explique également par les difficultés relatives à contrôler les autres secteurs d’activité, moins représentatifs, compte-tenu des moyens actuels du CNAPS. Il est ainsi nécessaire de disposer d’une double autorisation spéciale des autorités pour pénétrer dans une zone aéroportuaire sécurisée, et un contrôle des transporteurs de fonds sur leur lieu de travail nécessite la mise au point d’un protocole adapté. Les secteurs contrôlés devraient se diversifier au fur et à mesure de la mise en place des délégations territoriales et de l’expérience acquise par les agents du CNAPS. Les premiers contrôles ciblent les facteurs sources de dérives et affirment leur dimension pédagogique Les premiers contrôles menés à ce jour par le service central du CNAPS témoignent de la préoccupation de concilier trois exigences : 1.Cibler les facteurs sources de dérives, en fonction du poids des entreprises et des activités
contrôlées dans l’ensemble du secteur de la sécurité privée, et des manquements les plus souvent constatés. La pratique permettra, à terme, d’établir une véritable cartographie des vecteurs d’infraction qui pourra servir de guide dans la détermination de la politique des contrôles. 2.Tenir compte des moyens matériels et humains du CNAPS, pour l’instant limités mais en augmentation continue. Certaines zones géographiques, certaines activités et certains types d’infractions sont pour l’instant plus difficilement accessibles (transport de fonds, zone aéroportuaire, etc.). 3. Conférer une dimension pédagogique aux contrôles, à la fois pour les entreprises et pour les contrôleurs, dont la diversité des missions choisies contribue au perfectionnement de la formation. Pour la suite, les services du CNAPS estiment que,sur la base de deux contrôles par semaine et par binôme de contrôleurs, les contrôleurs territoriaux du CNAPS pourront mener environ 300 contrôles par mois, en rythme de croisière et après avoir pris le relais des services centraux.
Synthèse réalisée à partir du rapport d'activité émis par le service central du contrôle du CNAPS
Facts & figures Instantanés TÉLÉPHONIE
CheckPhone Technologies lance la solution anti-piratage des télécoms dédiée aux TPE-PME Depuis plusieurs mois, les pirates multiplient les attaques auprès des TPE-PME. L'incidence que cela peut avoir auprès d'une entreprise (quelques dizaines de milliers d'euros en quelques heures) peut la mener vers une situation difficile à surmonter... d'autant que les recours auprès de l'opérateur ou l'intégrateur télécom restent incertains. C'est dans ce contexte que CheckPhone Technologies, spécialiste français de la sécurisation de la téléphonie d'entreprise, lance ETSS® Voice Firewall, son offre dédiée aux TPE-PME. ETSS® Voice Firewall permet de détecter automatiquement et de stopper en temps réel toute tentative de fraude à la facturation. Il n'est plus rare pour les professionnels du secteur d'entendre qu'un de leurs clients s'est fait pirater pendant le week-end. Il est difficile de donner un montant exact mais le préjudice global subi par les entreprises françaises atteindrait des millions d'euros par an ! Le piratage des télécoms en question Le pirate profite des périodes de non-activité (nuit, week-end ou congés) pour s'introduire à distance dans le système téléphonique de l'entreprise et le détourner à des fins lucratives. Les deux cas les plus fréquents sont : 1. Le renvoi vers un serveur surtaxé appartenant au pirate : concrètement, le pirate appelle un téléphone de l'entreprise ; il tombe sur la messagerie et entre dans le menu de messagerie en trouvant facilement le code d'accès (manuellement ou grâce à l'utilisation d'un automate). Le pirate program-
me ensuite un renvoi d'appel vers un serveur vocal surtaxé lui appartenant. Il n'a plus qu'à générer de nombreux appels grâce à un robot. 2. La revente de minutes à des opérateurs douteux : une personne souhaite passer une communication à l'international via un fournisseur très compétitif, et parfois peu scrupuleux. Ce fournisseur aura préalablement acheté (au pirate) des minutes d'appels à l'international à des prix défiant toute concurrence. Pour mettre son client en relation avec son interlocuteur, le fournisseur passera donc par le réseau téléphonique de l'entreprise mis à sa disposition par le pirate. Ainsi, le coût des communications à l'international sera à la charge de la société victime de la fraude. Des factures télécoms anormalement élevées Les opérateurs préviennent en général les entreprises victimes
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mais souvent trop tard... Le coût des communications ainsi piratées et facturées à l'entreprise victime peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros : - 4 000 € pour l'association départementale des infirmes moteurs cérébraux, Adimc 16 ; - entre 10 000 et 12 000 € pour le lycée Le Dantec de Lannion ; - plus de 64 000 € pour la société OpenIP ; - le cas recensé le plus important en France est de 600 000 €. Des sommes difficiles à accepter quand on se sait victime d'un hacker.
et le système téléphonique de l'entreprise (autocommutateurs PABX / IPBX) et surveille l'ensemble des communications. Les règles de sécurité prédéfinies sont personnalisables et se paramètrent à l'aide d'une interface de configuration simple d'utilisation. En cas de fraude, ETSS® Voice Firewall coupe automatiquement les communications concernées et avertit immédiatement l'entreprise. De plus, ETSS® Voice Firewall conserve les informations de traçabilité de tous les appels entrants et sortants.
La solution proposée par CheckPhone Technologies : ETSS® Voice Firewall Dédiée au TPE-PME, ETSS® Voice Firewall assure une surveillance en temps réel du système téléphonique de l'entreprise et détecte toute tentative de fraude téléphonique. ETSS® Voice Firewall se positionne entre les liens opérateurs
La solution est disponible immédiatement à partir de 1 380 € HT - prix public - ou en location à partir de 50 € HT par mois auprès des principaux intégrateurs télécoms.
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Innovations Instantanés
Les mots-clés du trimestre sont certainement flexibilité, évolutivité et polyvalence, à l'instar de Evolynx et Urmet qui proposent des systèmes très différents et pourtant bien dans l'air du temps, ainsi que de Paralax pour ses solutions de gestion du personnel adaptées au monde de la sécurité.
Cette rubrique présente les nouveautés du trimestre en sécurité, en complément de l'article sur les nouveautés du trimestre en vidéo en page 52
Par Michel Eynaud, journaliste spécialisé
Contrôle d’accès FOCUS Un portier riche en fonctionnalités de sécurité
d'accueil personnalisé. Jusqu'à 32 visiteurs sont enregistrés sur des clips vidéo de 10 secondes, sur détection de présence. Le moniteur intérieur permet de visualiser 5 caméras au total, celle de la plaque de rue pouvant être déclenchée à tout
Chez Urmet, le nouveau portier vidéo Note pour villa est mains-libres, personnalisable et évolutif, tout en intégrant des urmet note, moniteur intérieur fonctionnalités de contrôle d'accès résidentiel par badge sur la plaque de rue, pour la famille ou des prestataires de services. Une fonction d'ouverture automatique par bouton pendant une plage horaire est adaptée aux besoins de certaines professions libérales, qui pourront également enregistrer un message
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moment et en toute discrétion. Plusieurs détecteurs de présence peuvent être connectés avec déclenchement d'alarmes sonores, et un signal avertit si le portillon extérieur est resté ouvert. Des kits prêts à poser et des façades de couleurs sont disponibles.
Chez CEM du groupe Tyco, la dernière version du lecteur portable S3030 possède d'intéressantes fonctionnalités innovantes, Tyco, lecteur portable CEM s3030 comme en particulier l'affichage de la photo, du nom et de la fonction du cès, permettent aussi bien des porteur de badge afin d'aider contrôles inopinés en itinéranpar une vérification visuelle ce que des contrôles plus rapilors d'un contrôle de badge. des de groupes dans un car se Ces lecteurs, reliés en sans-fil présentant à l'entrée d'un site. à un système de contrôle d'ac-
Planning de personnel : flexibilité et gestion des imprévus
Smarti, le spécialiste slovène du contrôle d'accès multimodal biométrique, vient de présenter deux nouveaux lecteurs d’empreinte digitale à capteur optique et de badge de proximité, architecturés autour d'un DSP à 300 MHz pour une bonne rapidité de traitement. Le FP1 avec clavier intégré incorpore un écran LCD. Les lecteurs sont adressables en réseau via IP ou RS485, ou fonctionnent en autonome.
STID et HID partenaires
STID, développeur de solutions RFID innovantes à forte valeur ajoutée, a annoncé son partenariat avec HID Global, fournisseur de solutions d’identification, pour la fabrication et la commercialisation de sa gamme de tags RFID industriels Irontag. Pour se donner les moyens d’atteindre certains marchés internationaux, la PME française a fait le choix stratégique de sous-traiter la fabrication à haut volume et de permettre la distribution de ce produit innovant à la multinationale américaine. Les tags RFID passifs Irontag ont notamment été développés dans le cadre du projet RFID Aero mené par Eurocopter, et permettent l'identification sans contact de pièces métalliques en environnements difficiles, avec des distances de lecture exceptionnelles. Ils peuvent être à la base de solutions de traçabilité et de maintenance d'objets critiques comme des armes.
smarti, lecteur fp1
Le logiciel Rostar CAS de la société néerlandaise Paralax est désormais disponible en France. Il est destiné à des solutions flexibles et polyvalentes pour la planification et la gestion du personnel et des outils, et est spécifiquement conçu pour les entreprises dont les effectifs sont très variables, ou conjuguant personnel permanent et personnel flexible. Le logiciel est particulièrement bien adapté aux variations saisonnières, à la gestion imprévue d’événements comme des pannes ou des interventions. Dans la dernière version, des modules en ligne permettent d'impliquer collaborateurs et clients dans le processus de planification, dans un processus participatif d’autoplanification.Une interface existe avec des systèmes d'ERP, de gestion des RH, de paie et d'enregistrement des heures de travail.
Supervision : la flexibilité avant tout Evolynx a dévoilé la nouvelle génération de son système intégré de sûreté électronique iPerflex, robuste et flexible, qui fonctionne en web 2.0. Ainsi, toutes les actions sont réalisées via un client léger à l'intérieur d'un navigateur web, les pages contenant les fonctions nécessaires dans l'instant, et une requête n'étant transmise à la base Oracle en central que lors d'un clic. Les mises à jour n'interviennent que sur le serveur central. En web 2.0 l'affichage est dynamique, sans besoin de rafraîchir la page, et l'interface est personnalisable et s'adapte aux besoins de l'instant et aux niveaux d'autorisation des utilisateurs. Les communications sont cryptées de bout en bout, y compris sur le RS485, et les données sont hachées pour ne pas pouvoir être hackées. Par ailleurs nous avons pu remarquer une grande richesse de fonctions bien pensées lors d'une démonstration détaillée.
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Rendez-vous Instantanés
Le Congrès/Salon national pour la maîtrise des risques professionnels 30 et 31 mai, Parc des expositions du Wacken, Strasbourg
Depuis 15 ans, les Congrès/Salons Préventica sont organisés dans les régions de France, à raison de 2 éditions par an. L’événement est aujourd’hui la référence nationale pour tous les acteurs de la maîtrise des risques liés à l’homme ou à l’outil de travail. Les Congrès/Salons Préventica réunissent à chaque édition 100 conférences, 350 expo-
sants, et 8 000 à 9 000 visiteurs tant du secteur public que du secteur privé. Exposants et conférenciers apportent des solutions concrètes aux deux problématiques majeures de la santé au travail et de la sécurité des entreprises. Préserver la santé et la sécurité des salariés Préserver la santé et la sé-
curité des collaborateurs et favoriser un développement harmonieux de l’entreprise sont des préoccupations d’actualité. Le Congrès fera donc le point sur la gestion du stress et des risques psychosociaux, l’aménagement des espaces de travail (mobilier ergonomique, lumière, hygiène de l’air, cloisonnements…) ou encore la prévention de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites. Un colloque de deux jours sera consacré à la sécurité des équipements de production et de manutention, à l’hygiène des lieux de travail et à la prévention des contaminations (agroalimentaire, hôpitaux, établissements scolaires, restauration…) ainsi qu’à la maîtrise de l’utilisation des produits chimiques. Enfin, un zoom particulier sera
fait sur des secteurs d’activités à risques : le bâtiment, l’intérim, l’aide à domicile… Sécuriser les biens et les personnes Un 2ème volet s’adresse aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, entreprises du bâtiment, bureaux d’études, assureurs, installateurs, fabricants de matériels anti-intrusion et contre l’incendie… Le congrès permettra de faire le point sur les nouvelles règlementations concernant la sécurité des bâtiments : établissements recevant du public, immeubles de grande hauteur, certifications des installateurs de systèmes de sécurité, normes européennes relatives à l’incendie et à la vidéosurveillance… www.preventica.com
Nouveau lieu, nouvelle date, nouvelle formule du 4 au 7 décembre 2012, porte de versailles Pour sa 24e édition, le salon expoprotection investira le coeur de Paris et s'installera Porte de Versailles où professionnels de la sécurité et acheteurs internationaux se donneront rendez-vous du 4 au 7 décembre pour promouvoir et découvrir les nouveautés du marché. Véritable vitrine de l’innovation et des tendances en prévention et gestion des risques, Expoprotection met en valeur les nou-
veautés les plus marquantes des exposants. Une centaine de produits sera présentée avant le salon sur www.expoprotection. com, permettant ainsi d’illustrer, en un lieu unique, les développements technologiques et les principaux axes d’évolution en matière de gestion des risques. Un programme complet de conférence sera proposé gratuitement.
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Daniel Rémy Un tête à tête avec ...
« Je n'ai que des bons souvenirs : tous se valent, de la plus petite à la plus importante des affaires que j'ai eues à traiter » On pourrait dire que Daniel Rémy n’est pas un homme comme les autres. Certes, la formule peut paraître courte et banale mais je n’en ai pas trouvé d’autres pour « résumer » l’homme… qui ne l’est pas (“résumable”). Sa devise « Mieux vaut mourir debout que vivre couché » est révélatrice et les modèles qu’il évoque, « du plus ancien au plus moderne » sont autant de petits cailloux qui mènent à sa découverte. Tête à tête. Propos recueillis par Sandrine Legrand-Diez Comment définiriez-vous un manager aujourd’hui dans une entreprise de sécurité privée ? Daniel Rémy. Le manager d'aujourd'hui, dans une entreprise de sécurité privée (une PME…) est devenu un simple gestionnaire : il n'a plus le temps nécessaire pour s'occuper de ses clients et les faire bénéficier de son expertise, au regard des problématiques qui leur sont soumises. L'essentiel de son temps est consacré à la gestion des ressources humaines, à la législation sociale, à la convention collective et à la réglementation. Le peu de temps qui lui reste est absorbé par des discussions sans fin portant sur la révision des prix avec des
financiers ou des "acheteurs" qui ne savent toujours pas faire la différence entre la Sécurité (avec une majuscule…), le nettoyage industriel et les services généraux… Quant aux banquiers,plus encore depuis la crise financière et les accords "Bâle 3", il y a belle lurette que le dialogue est rompu, sauf, bien entendu, quand le temps est au beau fixe… Pourquoi avoir créé votre entreprise ? DR. J'ai créé ma première entreprise (ce n'était pas une entreprise de sécurité…) après avoir démissionné de l'Education Nationale, au lendemain de la "guerre des boutonneux" de
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Mai 68. Le métier d'instituteur (je préfère de loin cette appellation à celle, pompeuse, de "professeur des écoles"…) demeurerait sans aucun doute l'un des plus beaux métiers du monde si l'institution n'était prise en otage par ceux-là même qui ont contribué à sa destruction. Après avoir envisagé d'enseigner les mathématiques ou encore, l'éducation physique, j'ai finalement opté pour l'aventure, tout en gagnant ma liberté : «Le secret du bonheur, c'est la liberté, et le secret de la liberté, c'est le courage.» (Périclès) Avez-vous un mentor, un modèle, un exemple ? DR. Des modèles, j'en ai mille,
des plus anciens aux plus modernes : Périclès, Sénèque, Montaigne, Pascal, Paul Valéry, Einstein, Churchill, De Gaulle et Coluche, tous parfaitement compatibles… Au regard de la Sécurité, c'est incontestablement Jean Caille, ancien patron des Renseignements Généraux à la Préfecture de Police de Paris, qui m'a le plus impressionné et le plus appris par son bon sens, sa perspicacité et son professionnalisme. Pierre Ottavioli (ancien patron de la brigade criminelle) et Roger Le Taillanter (ancien patron de la BRB et de la Brigade mondaine) qui, après Jean Caille, ont œuvré à mes côtés, m'ont également beaucoup apporté au niveau
Bio Express Depuis 1993, Daniel Rémy est président du groupe éponyme qui comprend quatre sociétés : Daniel Rémy Consultants (audits/ conseil), Escorte Sécurité (protection des personnes/ gestion d'évènements), Welcome Security (protection des biens) et Formorisk (formation). Auparavant (de 1976 à 1992), Daniel Rémy a fondé et présidé la première société européenne de protection des hautes personnalités et de la sécurité des grands événements. Filiales à New-York, Genève, Londres, Rome et Madrid.Vendue en juin 1992 avec un CA de 120 MF et 400 personnes. Passionné par l’écriture, Daniel Rémy a également publié trois ouvrages : « Qui veut tuer la France? : la stratégie américaine » (1999), « La France des Talibans : République cherche repreneur …» (2001) et « Pour l'humour du risque… » (2011).
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Daniel Rémy Une tête à tête avec ...
de la compréhension du fonctionnement de l'administration. En quoi ce secteur vous parait-il différent des autres ? DR. La Sécurité n'est pas un secteur comme les autres, car il s'agit, avant toute chose, de la préservation de l'intégrité physique des personnes : la sécurité des biens, à cet égard, a toujours été, pour moi, accessoire… Un avis que ne partagent pas, bien entendu, les sociétés d'assurances, pour lesquelles les dommages causés aux biens demeurent prépondérants… La sécurité privée pour vous c’est : un choix, une rencontre, un hasard ? DR. Cette activité, s'est présentée, au départ, comme une opportunité, avant de devenir une passion, toujours vivace… Sportif accompli, depuis l'adolescence, c'est à travers la pratique du karaté puis du full-contact, chez mon ami, Dominique Valéra, que j'ai découvert ces "gisements" formidables que constituent les pratiquants de sports de combat (judo, lutte, boxe française-savate, karaté,…), des sports où les qualités humaines, mentales et morales sont au moins aussi grandes que les qualités physiques ("un esprit sain dans un corps sain…"). Après avoir, durant deux années, beaucoup fréquenté le milieu du show-business, je me suis dit que bon nombre de ces jeunes gens et jeunes filles, aux activités professionnelles souvent peu exaltantes et mal rémunérées, feraient de formidables "gardes du corps" auprès de personnalités exposées à des risques divers. Si Yves Mourousi et Thierry Le Luron, deux amis très proches, comptèrent parmi mes parrains les plus fervents,
ma rencontre avec Fréderic Legras (champion de France junior de Judo), fils de Jacques Legras (le comédien), fut déterminante : il était, à l'époque, l'un des gardes du corps de Claude François. C'est ainsi qu'est née, en 1976, ma première entreprise de sécurité, KO International, une société exclusivement dédiée à la protection des personnes (pas seulement "rapprochée"…). Quel a été votre premier « contact » avec la sécurité privée ? DR. Un commissaire de police, dans le 94, qui me confie la mission d'engager un "dialogue constructif" avec un petit caïd local dont la petite amie, mineure, voulait rompre, au motif qu'il l'obligeait à se prostituer… En cas de dépôt de plainte, le proxénète en herbe avait menacé la jeune fille de lui passer le visage au vitriol ! A cette époque, déjà, il s'agissait d'une mission de service public "déléguée" au privé ! Quelle expérience vous a particulièrement marqué dans votre parcours ? DR. L'expérience qui m'a le plus marqué, c'est lorsque j'ai trouvé deux terroristes notoires faisant les cents pas devant mon domicile : j'étais, à mon tour, devenu une cible, à titre symbolique… Quelle est votre plus belle réussite ? DR. Ma plus belle réussite, c'est d'être encore en vie et de pouvoir me regarder dans une glace, chaque matin,sans avoir à rougir de mes actes. En effet, je n'ai jamais accepté de mission contraire à la morale, même si, parfois, les moyens utilisés n'ont pas toujours été orthodoxes (on appelle
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ça "les erreurs de jeunesse" ou le manque d'expérience…). Je demeure néanmoins un fervent adepte de ce que j'appelle la "légitime défense économique" : je suis toujours du côté des victimes, jamais aux côtés des agresseurs… Mon autre réussite repose sur la qualité de mes équipes, dès l'origine. En 35 ans d'activité, je suis heureux de n'avoir compté parmi eux que quelques blessés, même si certains ont eu beaucoup de chance… Quel est votre plus beau souvenir professionnel ? DR. Je n'ai que des bons souvenirs : tous se valent, de la plus petite à la plus importante des affaires que j'ai eues à traiter. Quel est le plus mauvais ? DR. Mon plus mauvais souvenir est la disparition tragique de Frédéric Legras, dans des conditions obscures, le 2 août 1992, soit deux mois après que je lui aie cédé la totalité de mes participations au sein du Groupe VHP,un Groupe que j'avais hissé au tout premier rang de la sécurité privée "haut de gamme", en France… C'est cette disparition, suivie de celle de Marc Delachaux (PDG de la société Century), à quelques jours d'intervalle, qui m'ont conduit à revenir, à mon corps défendant, dans ce type d'activité : je n'ai pas supporté la manière dont un certain nombre d'aigrefins, familiers des milieux interlopes, se sont comportés, dans cette affaire… Quelle est votre devise ? DR. Ma devise : «Mieux vaut mourir debout que vivre couché…». Comment imaginez-vous la suite de votre carrière ?
DR. Si je ne suis pas, à mon tour, victime d'un accident, et tant que le seul "muscle" qui vaille (mon cerveau…) ne sera pas affecté d'une quelconque sénilité, je continuerai à prodiguer mes conseils et à faire bénéficier de mon expérience tous ceux (entreprises, collectivités publiques, hautes personnalités, …) qui sont confrontés à des attaques en tous genres (terrorisme, kidnapping, racket, chantage, espionnage industriel et commercial, contrefaçon, tentatives de déstabilisation, intelligence économique, …). Et s'il me reste un peu de temps, j'aimerais enfin pouvoir écrire un livre par an et rédiger des scénarios (mi-réalité/mi-fiction) pour la télévision. Et si c’était à refaire ? DR. Et si c'était à refaire, je ne changerais rien, par même une virgule, car toute ma vie fut une formidable aventure humaine…
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Décryptage Décryptage
« On ne peut plus considérer la sécurité privée comme une activité marginale » Complémentarité, coproduction, coopération,… si les acteurs publics et privés hésitent quant au terme à retenir pour qualifier le rôle croissant de la sécurité privée dans la sécurité globale, force est de constater que plus personne ne la conteste ni ne la critique. Cette évolution apparait comme un véritable phénomène de société que Frédéric Ocqueteau, directeur de recherche au CNRS-CESDIP, a bien voulu décrypter et analyser avec son regard de sociologue. Par Frédéric Ocqueteau, directeur de recherche au CNRS-CESDIP La montée en puissance des entreprises de sécurité privée s’inscrit dans un long processus ; un processus dont nous n’avions au départ qu’une vision parcellaire et biaisée dans sa contribution à la sécurité générale. Or, depuis une dizaine d’années, il s’est produit une accélération dans la prise de conscience des pouvoirs publics au sujet du caractère irremplaçable de ce secteur de services. Tout l’enjeu actuel est d’intégrer des acteurs nouveaux qui au départ ne l’étaient pas Dans un contexte où l’Etat se retire de certaines de ses mis-
sions régaliennes, nous avons reconnu le rôle irremplaçable des prestataires de services. Ces derniers représentent une ressource complémentaire avérée ; dès lors, on ne peut plus considérer la sécurité privée comme une activité marginale. Elle est devenue un acteur à part entière dans la sécurité de la nation. À partir de ce constat, il s’est produit comme une révolution de la part des pouvoirs publics : la nécessité de faire évoluer la doctrine vers une complémentarité générale. Le concept de sécurité globale permet de légitimer ce processus où de nouvelles
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forces privées prennent toute leur place. Cela pose évidemment quelques problèmes mais l’on peut se réjouir de cette évolution qui était inscrite dans une tendance européenne depuis longtemps et où la France était en retard.Aujourd’hui, il semble qu’elle le rattrape rapidement et efficacement. Une nouvelle étape à franchir : séduire et convaincre les citoyens et valoriser l’image de la sécurité privée C’est en effet une affaire d’image. Mais il est avant tout nécessaire que les pouvoirs publics relaient
des messages positifs et non plus négatifs à l’égard du coproducteur privé. Les premières lois d’encadrement de ce secteur se sont inscrites dans un contexte de défiance car on suspectait les agents concernés d’enfreindre les libertés fondamentales. Les citoyens en ont gardé une image assez négative et cette inclinaison est longue à se redresser. Il faut donc que les pouvoirs publics envoient des images positives et que s’accroisse la pédagogie auprès des citoyens.Certes, certains faits divers stigmatisent toujours le caractère négatif de la contribution privée plutôt que
de la valoriser. Mais ces phénomènes sont devenus marginaux. Valoriser le personnel et la mission de prévention Ce qui m’inquiète dans le processus de la reconnaissance, c’est que la sécurité privée est encore largement vécue comme ne regroupant que des « entreprises de main d’œuvre », c’est-àdire employant des personnels peu qualifiés de seconde zone, alors qu’ils jouent un rôle prioritaire puisqu’ils sont au cœur d’une fonction de prévention et de sécurité tout à fait noble. Le privé ne revendique plus du tout un rôle coercitif auprès des citoyens, mais un rôle de prévention. Or, la mission de prévention, c’est-à-dire la capacité d’éviter et d’empêcher la survenue de risques et de dommages, n’est pas assez valorisée, alors qu’elle représente selon moi le premier point à mettre en avant. Le chainon manquant : les syndicats de salariés Les professionnels ont également réussi à mobiliser les représentants des donneurs d’ordres, mais encore assez peu les instances représentatives des salariés. Le CNAPS n’est pas suffisamment paritaire, car si toutes les professions sont représentées, les salariés ne le sont pas vraiment. Il est vrai qu’ils sont très disséminés et assez peu organisés. Il faut dire que tant que l’image positive qu’ils pourraient avoir d’eux-mêmes et de leur contribution ne sera pas assez intériorisée, ils partageront l’image négative des populations en relation quotidiennes avec eux. Il existe des normes et des règles qui apportent un cadre aux
agents dans l’exercice de leurs missions, mais elles sont encore trop souvent inconnues voire contestées par les citoyens : « Vous n’êtes pas un agent de l’État, je ne vous reconnais pas de légitimité pour me contrôler ». Et ce n’est pas simple pour l’agent qui effectue les contrôles, d’expliquer en même temps l’utilité de son rôle. Mais cette nécessaire pédagogie collective à laquelle on doit s’atteler ne remet nullement en cause la contribution irremplaçable des acteurs privée à la sécurité globale. Je pense que le dispositif actuel du CNAPS, qui constitue une avancée très positive, sera inattaquable lorsqu’on y verra apparaître des salariés organisés en syndicats pour défendre leur cause et leurs intérêts. Tant que nous ne l’aurons pas, il y aura un chainon manquant. Les pouvoirs publics ont clairement manifesté leur intérêt de voir émerger des organisations de salariés, mais ils ne disposent pas encore d’interlocuteurs suffisamment représentatifs. Sur ce point, et sur l’importance de ces syndicats, je tiens à revenir sur
un épisode récent significatif dans le domaine de la sécurité aéroportuaire : il a suffi qu’un conflit social inopiné intervienne pour paralyser tout un système. Personne ne l’a anticipé, alors qu’il aurait pu l’être si des discussions à propos des conditions de travail avaient pu être menées avec des organisations représentatives et organisées de salariés : le conflit aurait ainsi été évité ainsi que la paralysie générale qui en a résulté. Je pense qu’on arrivera à parfaire le dispositif à partir du moment où les salariés auront intériorisé une image positive de leur profession, se seront organisés en métiers, défendront leur point de vue en entrant dans une discussion plus équilibrée avec organisations patronales, donneurs d’ordres et pouvoirs publics. Ce processus est en marche et les évolutions récentes (cartes professionnelles, professionnalisation, CNAPS…) vont dans le bon sens. Mais il reste un bon bout chemin à parcourir afin de parvenir à une forme de maturité totale dans la co-construction de la sécurité avec tous les acteurs présents.
Frédéric Ocqueteau directeur de recherche au CNRS (CESDIP), juriste et sociologue, est un spécialiste de la diversité des métiers de la sécurité et un analyste des politiques publiques de sécurité. Il est notamment l’auteur de Les défis de la sécurité privée (1997), Polices entre Etat et marché (2004), Mais qui donc dirige la police ? (2006), Une mémoire policière sale, le fichier STIC (2010). Dernier ouvrage paru : La sécurité privée en France (avec Daniel Warfman, PUF, 2011).
Il est avant tout nécessaire que les pouvoirs publics envoient des messages positifs et non plus négatifs à l’égard de leur coproducteur privé. Sécurité Privée 25
crédit photo : Joakim S. Enger
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Si différents et pourtant si proches Pharmacie ou boulangerie de quartier, dossier réalisé par fleuriste du coin de la rue, bijouterie de sandrine legrand-diez, luxe, supermarché de banlieue, centre rédacteur en chef commercial ou city-marché… Regroupés sous le terme générique de « commerces », ces entités semblent très différentes. Elles sont pourtant très proches. Du moins en matière de sécurité. Car quelle que soit leur taille, quel que soit leur secteur d’activité, quelle que soit leur zone d’implantation, ces commerces partagent tous une préoccupation : garantir la tranquillité de leurs clients. Pour mieux comprendre ces enjeux, Sécurité Privée a choisi de mettre en exergue les centres commerciaux, une espèce mutante, un espace unique qui réunit toutes les typologies de commerces ; ces pages ont été réalisées en partenariat avec le CNCC, conseil national des centres commerciaux. Le dossier propose également une immersion dans l’univers de la grande distribution ainsi qu’un avis d’expert prospectif qui permet d’explorer les technologies qui seront, demain, en tête de gondoles… Sécurité Privée 27
Le cas particulier et complexe des centres commerciaux Qu’est-ce qu’un centre commercial ? Si la réponse est connue, il n’en demeure pas moins que cette structure en voie d’évolution s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. Si la sécurité est un thème permanent de réflexion, elle ne constitue pas un sujet de préoccupation. Mais elle demeure une condition sine qua non de succès pour ces espaces polymorphes qui sont devenus de véritables lieux de vie. Par Guy Piera, Inspecteur Général (h) de la Police Nationale, Geocitis Conseil, conseiller sécurité/sûreté du CNCC.
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e terme « sécurité » est un terme générique regroupant deux missions distinctes dans leurs objectifs, leurs réglementations, leurs organisations : la sécurité des biens et des personnes en ce qui concerne la lutte contre l’incendie et l’assistance aux personnes ; la sûreté des biens et des personnes face à la malveillance, au terrorisme…. La première répond à une obligation de moyens, la seconde est plus proche de l’obligation de résultats. La césure entre ces deux missions est une des principales préoccupations du CNCC, conseil national des centres. Le centre commercial : un objet juridique complexe Un centre commercial est un Établissement privé recevant du public regroupant trois types
d’espaces aux statuts juridiques différents : - parties communes (parkings,malls), - parties privatives (magasins, enseignes…), - parties privées (arrière boutiques, réserves, bureaux). Les prestataires ou les gestionnaires de ces différents espaces en ont la responsabilité de la sécurité dans le respect des normes de police administrative édictées par le pouvoir étatique (loi, règlement, arrêté préfectoral) ou par le maire (arrêté). Pour des raisons historiques et politiques, les normes de police administratives sont beaucoup plus précises en matière de sécurité qu’en matière de sûreté. Les centres commerciaux sont devenus de vrais lieux de vie, d’échanges et de commerce Aujourd’hui, les parkings et les
malls d’un centre commercial deviennent des artères passantes, bien plus fréquentées que certaines voies publiques mais dont toute la responsabilité de la sécurité en matière préventive, et dans une moindre mesure, en matière curative et répressive incombe à des personnes morales de droit privé, aux pouvoirs limités et encadrés. Le besoin de sécurité indispensable au commerce doit se faire selon trois axes : le combat contre un sentiment d’insécurité, la lutte contre la malveillance, la gestion des mouvements de foules. Chacun de ces trois axes relève d’une approche différente et appelle la mise en œuvre de moyens spécifiques parfois complémentaires : 1. Le combat contre le sentiment d’insécurité privilégie le recours à une maintenance sans faille (éclairage, peinture,
ascenseurs et escalators, etc…), et une grande rigueur dans tout ce qui pourrait porter atteinte à l’environnement (rassemblement intempestif, incivilités, présence d’indésirables etc.). 2. La lutte contre la malveillance mobilise des moyens humains (surveillance) et techniques (vidéoprotection, détecteurs) plus ou moins exposés selon qu’il s’agit de la malveillance de droit commun ou celle relevant du terrorisme. Il est évident que ces moyens peuvent contribuer au combat contre le sentiment d’insécurité. 3. La prévention des mouvements de foules s’appuie sur des critères d’organisation et de gestion des centres et intègre la spécificité des données architecturales et la qualité des moyens d’alarme et l’alerte. La sécurisation des espaces commerciaux à l’intérieur d’un centre reste de la respon-
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Pour des raisons historiques et politiques, les normes de police administratives sont beaucoup plus précises en matière de sécurité qu’en matière de sûreté. sabilité du propriétaire ou du gestionnaire de l’enseigne. Il n’est pas rare que le service de sécurité d’un hyper soit plus important humainement et techniquement que celui propre au gestionnaire du centre (qui n’intervient que dans les parties communes). Chaque
enseigne a la possibilité de disposer de son propre service de sûreté (surveillance humaine et/ou technique). Outre des moyens humains et techniques propres, la sûreté de certains espaces particuliers (cinémas, restaurants) appelle
des prises en compte architecturales et des précisions relevant du règlement intérieur ou du cahier des charges du centre (pour tenir compte des horaires décalés). Pour toutes ces raisons (globalité de la sécurité, diversité des moyens y concourant, concours possible de plusieurs dispositifs humains et techniques, difficultés à distinguer les charges relevant de la maintenance, de l’investissement, de la gestion et de l’intervention), il est particulièrement difficile d’apprécier l’ampleur des dépenses consacrées à la sécurité dans un centre commercial. Si la sécurité est un thème permanent de réflexion, elle ne constitue pas un sujet de préoccupation. Trois évolutions sociétales impactantes Il importe de prendre aujourd’hui en compte trois évolutions « sociétales » susceptibles de peser sur la sécurité des centres commerciaux. Leur fréquentation, de plus en plus massive, peut leur donner la dimension de forums modernes où doivent se dérouler ou transiter toutes les manifestations à la recherche de caisses de réso-
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Les centres commerciaux en chiffres On recense aujourd’hui plus de 710 centres commerciaux en France qui génèrent un chiffre d’affaire d’environ 120 milliards d’euros (1/4 du commerce de détail) et induisent 400 000 emplois (1/4 également des emplois du commerce de détail). Ils regroupent 32 000 commerces (10 % de l’ensemble des commerces de France). Ces centres qui vont de 20 magasins au moins à plus de 150 reçoivent près de 3 milliards de visites par an. Des études statistiques menées dans le courant de l’année 2010 à partir d’un échantillon représentatif de 103 centres commerciaux ont fourni les indications suivantes : - vols : 0,046‰ visiteurs dans les centres commerciaux contre 28,9 ‰ au plan national ; - destructions, dégradations actes de vandalisme : 0,005‰ dans les centres commerciaux contre 6‰ au plan national ; - atteintes volontaires à l’intégrité physique 0,0037‰ dans les centres commerciaux contre 7,6‰ au plan national.
nance. Leur accès, de plus en plus facilité, par les transports en commun, peut fournir aux bandes en recherche d’affrontements et de territoires des sites propices aux « rencontres ». La déflation des services de police rend de plus en plus long les délais d’intervention surtout pour prendre en charge des personnes interpellées par les services internes de sécurité ; ces retards peuvent déboucher sur des troubles particulièrement graves. Vers une nouvelle approche de la sécurité Les moyens émergents en matière de sécurité relèvent de trois
grandes catégories. D’abord une plus grande qualité des moyens humains (formation, tenue, mais aussi coûts) ; ensuite des progrès techniques dans la vidéoprotection, les dispositifs anti-intrusion, les divers systèmes de marquage et enfin des innovations juridiques : pouvoirs de
la sécurité privée, fonction des Études de Sécurité Publique (lire article en page 36), réduction de la césure entre services de sécurité et de sûreté (lire article en page 32).
À propos du Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC)
Le Conseil National des Centres Commerciaux a intégré la sécurité parmi ses thèmes permanents de réflexion. Il a déjà organisé deux grands colloques(le dernier en octobre 2010) sur le sujet. Il a vocation à être le porte-parole de ses adhérents auprès des Pouvoirs Publics sur ce thème. Il intervient régulièrement comme analyste ou conseil (observatoire national de la délinquance se distinguant par les infractions commises dans les Centres Commerciaux, ni même celles dirigées contre les lieux de commerce en général). Pour en savoir plus : www.cncc.com
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Des attentes précises à l’égard Le CNCC et ses adhérents ont conscience que des considérations économiques, financières et sociales leur imposeront à très court terme, de nouvelles charges en matière de sécurité. Ils les assumeront avec d'autant plus de détermination que cette évolution n'apparaîtra pas uniquement comme une strate supplémentaire d'obligations mais s'accompagnera d'une réflexion plus large et d'une révision de dispositions qui, à l'évidence, obèrent aujourd'hui l’esprit d’une saine collaboration et la recherche de l’intérêt général. Note de cadrage établie par le Conseil national des centres commerciaux ayant pour thème « évolution et contrôle de la sécurité privée ».
a loi du 21 janvier 1995 a acté que les moyens – humains et techniques – des sociétés de sécurité privée sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans la mise en œuvre de la gestion des politiques de sécurité. Elle a notamment prévu que des « obligations de gardiennage peuvent être imposées pour les ensembles collectifs d’activités en fonction de leur importance et de leur localisation ».
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Cette disposition générale a déjà généré des astreintes précises pour certains lieux de commerce (décret du 15 janvier 1997). Dans le même temps, les responsables de centres commerciaux (établissements recevant du public) ont, hors ou au-delà des obligations réglementaires, pris des initiatives pour renforcer la sûreté des sites par recours aux moyens humains et techniques des sociétés de sécurité privée. Si cette tendance devait être
amplifiée, sur recommandation ou injonction des autorités publiques, le CNCC et ses adhérents souhaitent que cette évolution vers une nouvelle politique de lutte contre la délinquance s'accompagne d'une clarification et d'une révision de la réglementation qui, aujourd'hui, paraissent susceptibles d'hypothéquer la pleine réussite de l'initiative. L'intérêt de cette clarification ou révision a déjà été soutenu dans le cadre de groupes de travail institués en début d'an-
des entreprises de sécurité
née par le ministère de l'Intérieur sur le thème « Sûreté des lieux de Commerce». Il a été acté dans le compte-rendu des travaux. Les mesures préconisées concernent la crédibilité des sociétés privées de sécurité et la moralité de leurs personnels ; une mise en cohérence des moyens humains et techniques de la sécurité-incendie et de la sûreté ; À propos de la crédibilité des sociétés privées de sécurité et la moralité
de leurs personnels Il apparaît indispensable que soit mis en place un dispositif de référencement des sociétés de sécurité privée afin que ne demeurent sur le marché que celles respectant un strict cahier des charges et que soient écartées « les brebis galeuses» ou « les sociétés voyous». Ce référencement et cette labélisation, comme le cahier des charges qui les générera, seront publics afin que les donneurs d'ordres disposent d'éléments fiables dans le choix des socié-
tés prestataires, dans un contexte où leur responsabilité peut être engagée en cas de recours à des structures peu scrupuleuses. Ces éléments pourraient prendre la forme d'un guide d'achat de la prestation de sécurité privée, destiné à aider les donneurs d'ordre dans leur choix (à l'image du guide que le ministère des Finances aurait la volonté de concevoir pour les achats publics de ce genre de prestation). Concomitamment, devront être menés des contrôles beaucoup plus stricts et surtout plus
rapides concernant la moralité, la situation administrative individuelle et la capacité professionnelle des salariés des sociétés de sécurité. Une mise en cohérence des moyens humains et techniques de la sécurité-incendie et de la sûreté Aujourd'hui, un cadre juridique d’origine réglementaire précise de façon très stricte l'indispensable dispositif de prévention du risque incendie. Sans que le ton porte à contestation globale, la rigidité de ce cadre
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paraît devoir imposer la juxtaposition de deux services autonomes (sécurité-incendie et sûreté) là où l’intérêt général et la recherche de l'objectif commun (la sécurité des biens et des personnes) imposent une synergie et une forte coopération.
des travaux préparatoires à la loi de 2003 débouchent sur des interprétations contradictoires.
La mise en cohérence souhaitée passerait par trois mesures :
La thèse de l'incapacité formelle, malgré une tolérance dans les usages, place la quasitotalité des donneurs d'ordre et des sociétés prestataires de sécurité dans l'illégalité et les rend co-responsables dans 1’hypothèse de dommages.
1. la résorption du flou juridique quant à la capacité des sociétés de sécurité privée à proposer des prestations dans le domaine de la sécurité-incendie. On sait que les lectures des Art.1 et 2 de la loi du 12 juillet 1983 (revue en 2003) et
Au contraire, la reconnaissance de la capacité d'une société de sécurité à remplir la prestation de sécurité-incendie pourrait faciliter, grâce à l’unicité de responsabilité, l'émergence d'un véritable pôle sécurité que tous les acteurs souhaitent.
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2. La polyvalence fonctionnelle des agents possédant à la fois une qualification SSIAP et un certificat de qualification professionnelle de sûreté. Aujourd'hui, les dispositions réglementaires concernant les services de sécurité-incendie dans les ERP de type M, fixent de façon très stricte : - l'importance numérique et qualitative des services à mettre en place en fonction de la configuration du site et du nombre de personnes qu'il est susceptible d'accueillir ; - les missions à la charge des agents SSIAP à l'exclusion de toute autre (arrêté du 21 février 1995 - article MS 46) et notamment d'une mission sûreté.
Dans la pratique, cette réglementation génère une sensibilisation très intermittente des effectifs mobilisés. Ce risque n'a pas échappé aux auteurs de cette réglementation puisqu'elle permet qu'au-delà d'un noyau opérationnel fixe, les autres agents SSIAP présents sur le site « peuvent être employés à des taches de maintenance technique dans l'établissement à condition d’être en liaison permanente avec le poste de sécurité et de pouvoir être rassemblés dans les délais les plus brefs. » La prolongation de la mission sécurité-incendie par une mission sûreté serait, à l’évidence, plus pertinente que celle qui
privilégie sans autre précision la mission « de maintenance ». Les obligations (nécessité d'une liaison fiable et d'une mobilisation instantanée) resteraient les mêmes. Pourquoi ne pas permettre pour la sûreté ce qui est permis pour la maintenance ? Le domaine de la sûreté paraît pourtant plus proche de la sécurité-incendie notamment dans sa dimension « assistance aux personnes ». 3. Une révision des conditions matérielles d'exécution des missions sécurité­ incendie et sûreté. Aujourd'hui, l'arrêté du 26 juin 1980 (article MS 46) prévoit « qu'un poste de sécurité doit être mis à la disposition exclusive des personnes chargées de la sécurité-incendie ». Le respect de cette disposition impose donc l'aménagement d'un poste différent et indépendant pour le pôle sûreté. Au-delà des problèmes de coût, c'est l'intérêt fonctionnel de la disposition qui porte à discussion. L’interrogation devient encore plus forte à la lecture de l'article MS 45 « La surveillance des établissements (par le service de sécurité-incendie) doit être assurée pendant la présence du public ». Cela signifie que le PC de la sécurité-incendie est désactivé la nuit, comme si le risque était censé ne plus exister. À moins que son dispositif ne soit relayé vers le PC sûreté, mais dans ce cas, pourquoi exiger deux installations rigoureusement indépendantes ?
Guy Piera est Président de Geocitis Conseil SAS, société de conseil en sécurité et sûreté publique. Inspecteur Général honoraire de la Police Nationale, il est également consultant sûreté auprès du Conseil National des centres commerciaux (CNCC) et de l'Union Sociale pour l'Habitat. Licencié en droit, diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de Police, de Médecine légale et de Criminologie, il a été auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale, du Centre des hautes études de l'armement et du Centre des hautes études de l'Afrique et de l'Asie Modernes. Chef de la Section des Affaires Publiques, électoraes et des sondages à la DCRG (ministère de l'Intérieur) entre 1974 et 1983, il prend en 1985 la direction de la communication et des relations extérieures du Groupe GMF-FNAC en 1985, puis réintègre l'Intérieur en tant que Directeur central adjoint des Renseignement Généraux. En 1989, il rejoint Matignon et devient Secrétaire général adjoint du Comité Interministériel de la Sécurité Nucléaire. En 2004, il est nommé Vice-Président de Fédération française de Rugby. Guy Piera est Chevalier de la Légion d'honneur.
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Une E.S.P. pour quoi faire ?
L’Étude de Sécurité Publique a été instaurée par la loi du 21 janvier 1995, qui a généré l’article L1113-1 du Code de l’Urbanisme, et la loi du 5 mars 2007. Les modalités d’application ont été définies par les décrets du 3 août 2007 et du 24 mars 2011. C’est à partir de 2007, que l’ESP est devenue obligatoire. Par Guy Piera, Inspecteur Général (h) de la Police Nationale, Geocitis Conseil,conseiller sécurité/sûreté du CNCC
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Pour avoir méconnu le caractère obligatoire de l’ESP, quelques maîtres d’ouvrage se sont récemment vu refuser le dépôt de dossier de demandes de permis de construire au motif qu’il manquait l’ESP. Il s’agit d’une nouvelle pièce annexe de la demande de permis de construire pour tout bâtiment dont la superficie dépasse 70 000 m² dans une agglomération de plus de 100 000 habitants ; les ERP étant soumis à des dispositions plus strictes. Le préfet dispose d’un pouvoir
discrétionnaire pour imposer une ESP là où les textes ne la prévoient pas. L’ESP doit comprendre 3 parties : - Un diagnostic précisant le contexte social et urbain et l’interaction du projet et de son environnement immédiat. - L’analyse du projet au regard des risques de sécurité publique pesant sur l’opération. - Les mesures préconisées, de type architectural, technique et organisationnel pour prévenir et réduire les risques mis en évidence dans le diagnostic
d’une part ; faciliter les missions des services de police, de gendarmerie et de secours d’autre part. L’ESP doit être présentée à la sous-commission départementale de Sécurité Publique qui dispose d’un délai de 2 mois pour formuler ses observations (ce process est légèrement différent pour Paris et les trois départements de la petite couronne). La visite de réception de l’ouvrage se fera en présence d’un représentant de la souscommission qui vérifiera la concrétisation des mesures préconisées. Il ne s’agit donc pas d’une piè-
ce mineure et il convient d’être attentif aux préconisations qui figurent dans l’ESP au risque d’alourdir le montant des travaux et les coûts ultérieurs d’exploitation du bâtiment. Il est en effet très facile d’obtenir un accord d’une souscommission en proposant un ensemble de mesures d’autant plus importantes et donc coûteuses que ce ne sont pas les rédacteurs de l’ESP qui devront en assumer la charge (de nombreux bureaux d’études et consultants se sont lancés sur ce marché). Mieux vaut être prudent. Toute mesure prise par le secteur privé et tendant à "décharger" la puissance publique sera
évidemment bien accueillie ! Car il faut avoir à l’esprit que la création de l’ESP s’inscrit dans un contexte plus général de désengagement de l’État d’une partie de ses fonctions régaliennes en matière de sécurité publique. Ce désengagement s’accompagne d’ailleurs d’une volonté de "garder la main", de conserver le contrôle de la sécurité publique tout en réduisant la charge financière publique. C’est patent en ce qui concerne notamment la vidéoprotection et les conditions d’exercice de la sécurité privée.
aussi contraignante que l’est, pour les ERP, la notice de sécurité qui reprend les dispositifs et moyens de prévention et de lutte contre l’incendie, il est plus que probable que dans un avenir proche, les préconisations figurant dans l’ESP s’imposent strictement au maître d’ouvrage et ensuite au gestionnaire ou à l’exploitant de l’immeuble. La plus grande attention s’imposera alors dans la réalisation des ESP.
Si L’ESP n’est pas à ce jour
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« Le sentiment de sécurité a un impact po Par Pierre moreau,
Entretien avec Rodolphe Lannoy, responsable régional santé sécurité du Groupe DIA
par la structure du site, son implantation géographique, son effectif (un personnel commercial présent en surface de vente participe grandement au climat de sécurité pour l’œil du client) mais aussi de ses résultats économiques. Des « règles » existent au sein des grands groupes concernant des effectifs minimum à mettre en place.Mais de par le contexte économique, ces règles sont parfois difficiles à tenir. La tenue de postes jugés obligatoires dans le passé est aujourd’hui remise en question. Une préférence à des postes mobiles plutôt que fixes quand cela est possible permet aussi de « toucher » un plus grand nombre de clients. L’avancée du matériel de sécurité permet aussi aujourd’hui, suivant les cas, de remplacer une partie des contrôles effectués auparavant par de la surveillance physique. C’est plus compliqué sur les petits formats, souvent abordés comme des points moins sensibles de par leurs surfaces réduites mais qui au final ne sont pas sans risques. Que représente « l’enjeu sécuritaire » pour la grande distribution ? Le contexte économique actuel oblige les acteurs de la grande distribution à se recentrer sur des enjeux importants : relation et satisfaction client, confort d’achat… La sécurité est un point incontournable dans cette équation. Cela implique de fait des coûts de fonctionnement importants avec une structure soit intégrée, soit externalisée. Pour autant il
faut rester cohérent dans la mise en place de son dispositif. Au final, une sécurité trop présente peut nuire au commerce. Quels sont les principaux enjeux de la grande distribution en matière de sécurité ? Une étude récente démontre que le sentiment de sécurité a un impact positif sur la manière d’effectuer ses achats. Se sentir « en sécurité » favoriserait donc au final l’acte d’achat. Je reste convaincu qu’en 2012, c’est un
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critère d’importance, d’autant que les sites « web marchand », les drives, apparaissent comme des possibilités de pertes de clients pour les surfaces de ventes classiques. City marché, super marché, hyper, etc. Comment sécuriser ces espaces polymorphes ? Existet-il des solutions adaptées à l’ensemble de ces formats ? De mon point de vue, chaque format sera traité de façon différente. En premier lieu, de
Quels sont les principaux risques auxquels les espaces d’aujourd’hui sont soumis ? Les risques liés à la personne (menaces, agressions verbales, agressions physiques, voire prise d’otage...) font partie du quotidien de certains points de vente, les risques contre les biens et marchandises et le risque sur les valeurs (cambriolage, attaque à main armée..) sont autant de points à intégrer dans l’analyse de risque par point de vente.
sitif sur la manière d’effectuer ces achats » Comment réussir à sécuriser les visiteurs/clients sans toutefois véhiculer un sentiment de « surveillance » trop fort ? En appliquant un mix des différents items participant à l’obtention d’un climat de sécurité. Cela passe forcément par de la présence humaine (agents de sécurité mais aussi employés commerciaux en nombre suffisant) un matériel adapté (vidéoprotection). Je pense également qu’un point de vente tenu avec rigueur (rangement, propreté, état des actifs.) participe à l’ambiance et en finalité au ressenti client (un éclairage efficace sur un parking l’hiver, l’absence de tags, etc.).
permettre de garantir la nécessité de son emploi sur les différents sites traités. C’est d’autant plus difficile sur des périmètres à points de ventes multiples, et c’est là que le « bon choix » du prestataire prend toute sa valeur. Les moyens techniques (vidéo, détection en caisses) sont désormais incontournables également : ils permettent en effet de travailler en amont sur le préventif (effet dissuasif) ou de s’aider ensuite avec le traitement des images par exemple. Enfin la télésurveillance est également fortement employée, sans doute plus sur les moyennes et petites surfaces.
De plus, impliquer les agents de sécurité dans le fonctionnement du point de vente, sans les détourner de leur mission principale, peut faciliter l’intégration de ces derniers (renseignements clients, accompagnement, assistance diverses...).
Avez-vous identifié de nouvelles tendances, de nouveaux moyens émergents en matière de sécurité ? Les systèmes vidéo sont de plus en plus perfectionnés et, couplés à de l’alarme, peuvent aussi permettre d’effectuer de la levée de doute, évitant l’en-
Surveillance humaine, vidéoprotection, etc. Quels sont les principaux moyens utilisés pour assurer la sécurité ? Comme dit plus haut, la surveillance humaine reste un point incontournable. Mais pour que cela soit validé par tous, il faut encore plus aujourd’hui qu’hier, gagner en professionnalisme et qualité de service. Dans un contexte économique difficile, l’arbitrage se fait souvent au détriment de l’investissement sécuritaire humain. Un personnel de qualité, formé et suivi, doit par son travail et ses résultats au quotidien
voi systématique d’un intervenant physique, dans le cadre d’une gestion de site en télésurveillance par exemple. Cela représente un investissement lourd mais vraiment intéressant. Le travail effectué sur les solutions d’encaissements présente également de réels attraits surtout sur des périmètres de taille réduite. Des modifications des habitudes d’encaissement, rendant inaccessible les fonds par l’employé se trouvant en caisse, peuvent à terme réduire fortement les risques de braquage et limiter le sentiment d’insécurité tout en garantissant de meilleures conditions de travail aux salariés.
Le groupe DIA en quelques chiffres
- Plus de 6800 magasins dans 7 pays - 1er franchiseur d’Espagne et 3e en Europe dans le secteur de l’alimentaire - 42 plateformes logistiques - 11 123 milliards d’euros de CA brut en 2011 En France - 900 magasins répartis sur tout le territoire - 200 magasins franchisés - 9 entrepôts - 6 directions régionales - 2 664 milliards d’euros de CA TTC brut en 2011
Bio express Arrivé dans le secteur de la grande distribution en 1993, Rodolphe Lannoy intègre un service interne de sécurité sur un hypermarché du groupe Auchan dans le Nord de la France. Profitant du rachat des Docks de France (magasins Mammouth) par Auchan, il se voit confier en 1998 la gestion d’un site avant changement d’enseigne et travaux de refonte du centre commercial en Rhône-Alpes. En 2003 il quitte la métropole pour une ouverture d’hypermarché à la Réunion. Retour en métropole fin 2005, toujours en hypermarché. Après deux années, il décide de quitter la branche alimentaire pour la GSB (grande surface de bricolage). Depuis près d’un an, Rodolphe Lannoy est responsable régional santé sécurité pour le groupe DIA, avec un périmètre de 123 magasins et un entrepôt logistique. Il emploie actuellement 3 prestataires de sécurité, pour un volume annuel d’environ 50000 heures, mais aussi une société de télésurveillance pour les intervenants sur alarmes (une centaine d’interventions/mois).
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étude de cas étude de cas
Le Nailloux Fashion Village fait confiance aux caméras Axis Communications pour sécuriser ses commerces Récemment inauguré, le Nailloux Fashion Village est la nouvelle référence des services et commerces de la région toulousaine. Afin de garantir la bonne gestion de ses activités et la sécurité de son espace de plus de 22 000 mètres2, la direction a souhaité s’équiper des dernières technologies. L’établissement compte aujourd’hui sur la vidéo sur IP et les caméras Axis Communications pour assurer sa surveillance.
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Situé aux portes de la métropole toulousaine, Nailloux Fashion Village représente une nouvelle génération de magasins d’usine alliant luxe et démarques. Ouvert depuis fin novembre 2011, cet outlet est composé de 80 boutiques à ciel ouvert proposant des articles de grandes marques à prix réduits. Pour assurer une bonne gestion de ses activités et sécuriser les lieux, la direction a souhaité doter le village d’un équipement de vidéosurveillance pour assister le service de sécurité et sécuriser les
lieux de jour comme de nuit. Le village avait choisi d’accueillir une architecture réseau en fibre optique, dans laquelle la vidéosurveillance et d’autres applications devaient pouvoir s’intégrer. Par ailleurs, la direction recherchait un système évolutif pour développer son installation au fil des années. Enfin, elle souhaitait que l’équipement soit discret,tout en étant efficace et opérationnel, pour se fondre dans le village. Pour ce faire, l’entreprise a lancé un appel d’offres et consulté trois spécialistes de systèmes de vidéosurveillance. Parmi ces différentes propositions, la société toulousaine SupervisionIP a été sélectionnée. Un calendrier d’installation soutenu Parmi les matériels et les logiciels préconisés figurent des caméras Axis Communications et la solution de gestion de vidéosurveillance de la société Seetec. L’infrastructure de vidéosurveillance (serveur, disques, onduleur et éléments de réseaux) est intégrée dans un Rack 42u installé dans un local fortement sécurisé. Dès juin, les équipes ont commencé à travailler sur le chantier. La première étape a consisté à implanter l’infrastructure électrique et la partie réseau. La fibre optique a représenté un investissement important en termes de temps et de ressources. Au global 7 à 8 personnes sont intervenues jusque fin
juillet sous la direction de projet de SupervisionIP. De août à mi-septembre, SupervisionIP a installé les caméras et le système complet de vidéo sur IP. Fin septembre l’ensemble de l’infrastructure de vidéosurveillance était opérationnelle. Plusieurs sessions de formation ont permis à la société de sécurité (surveillance 24h/24h) d’acquérir les compétences nécessaires à l’utilisation de l’application Seetec et de l’outil de contrôle des caméras Axis T8310. Trois modèles de caméra utilisant la technique POE (Power On Ethernet) Parmi les modèles de caméras IP retenus figurent quinze caméras Axis P1344-E et trois caméras Axis P1346-E, utilisées en extérieur. Conformes à la norme IP66, elles sont protégées contre la poussière, la pluie, la neige et le soleil et peuvent fonctionner à des températures pouvant aller jusqu’à -40 °C. Elles conviennent parfaitement à la sécurisation des emplacements tels que les bâtiments recevant du public à l’image des commerces et les parkings. Ces caméras sont dotées d’une grande qualité vidéo HDTV, avec un balayage progressif en plusieurs flux individuels H.264 et Motion JPEG. Elles offrent un contrôle précis du diaphragme, le P-Iris, permettant un contraste, une clarté, une résolution et une profondeur de champ améliorés. La prise en charge du diaphragme DC assure la rétrocompatibilité. Ce type de caméra intègre un système de vidéo intelligente englobant la détection de mouvement vidéo, la détection audio et la détection des tentatives de sabotage de la caméra. Pour plus de souplesse au niveau du stockage et de l’utilisation de la bande passante, elle prend en
charge les cartes mémoire SD/ SDHC pour les enregistrements vidéo locaux. 20 caméras Axis P5534-E PTZ sont présentes dans le Village de Nailloux. Il s’agit de dômes prêts à l’emploi pour l’extérieur. Ils offrent une qualité de vidéo HDTV 720p avec une fréquence de 30 images par seconde. Ce modèle permet de surveiller des champs larges, tout en fournissant un niveau de détails élevé. En effet, celui-ci intègre une fonction unique de retournement automatique, offrant ainsi à ses utilisateurs une surveillance panoramique à 360° pour suivre un objet sans interruption. La fonction avancée de tour de garde permet à la caméra de se déplacer automatiquement vers une position prédéterminée quand un mouvement est détecté dans une zone prédéfinie. La caméra jour/nuit peut produire plusieurs flux H.264 et Motion JPEG simultanés. La technologie H.264 optimise de manière significative la bande passante et le stockage sans affecter la qualité de l’image. Ces trois modèles de caméra utilisent la technique POE (Power On Ethernet), rendant l’installation des caméras extrêmement simple puisqu’un seul câble est nécessaire pour assurer l’alimentation électrique, la vidéo et les commande PTZ. Une sécurité accrue, libérée des contraintes matérielles Ces caméras sont reliées au poste de sécurité du Village de Nailloux où des agents assurent les fonctions de vidéosurveillance. Ils disposent d’un mur d’images composé de quatre écrans, sur lesquels les 38 caméras sont réparties. Effective depuis septembre, cette infrastructure offre aux équipes de surveillance les moyens de veiller à la sécurité des biens et des personnes en temps réel.
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« Les commerces de demain bénéficieront de systèmes intelligents grâce aux technologies d’analyses d’images » Par Pierre moreau,
Entretien avec Stéphane bidault, président de teb
Il existe mille et un commerces. Quelles sont leurs principales similitudes et leurs principales disparités en matière de sûreté/ sécurité ? La vidéosurveillance dans les commerces permet de répondre à plusieurs besoins, souvent identiques pour la grande distribution et le commerce de proximité : protection des biens et des personnes, lutte contre la démarque inconnue et connue, apport de preuves en cas d’incidents, pouvoir de dissuasion La lutte contre la démarque (inconnue/connue) est une motivation importante pour les hypermarchés/supermarchés (la DI représente environ 1.36% de leur chiffre d’affaires, selon The Global Retail Theft Barometer 2010). En effet, la grande distribution alimentaire commercialise un grand nombre d’articles à forte valeur ajoutée (beauté,nouvelles technologies, culture) qui peu-
vent tenter certains individus.Les stations services sont également touchées par le vol de carburant. Souvent entourées de magasins périphériques, indépendants ou appartenant à l’enseigne, les enseignes de la distribution doivent également sécuriser les zones de galeries commerciales, elles sont le « SAS » entre le magasin et l’extérieur. Les disparités entre le commerce de proximité et la grande distribution portent à la fois sur le nombre de points vidéos installés (jusqu’à 180 caméras pour un hypermarché de 10 000m2 contre 4 caméras pour un magasin de textile) et sur le mode d’exploitation de ceuxci. En effet, les hypermarchés et grands supermarchés sont dotés d’opérateurs vidéo dédiés à la « chasse » et à une utilisation permanente des caméras et sont en relation avec les agents de sécurité dans le magasin. A l’inverse, la vidéosurveillance d’un commerce de proximité est principalement exploitée a posteriori en cas d’incidents. Les risques auxquels sont confrontés les commerces ontils évolué ? Les commerces sont confrontés à des problèmes liés au contexte économique. Au vu de la montée du cours de l’or par exemple, les bijouteries (grands distribution et centre ville) sont les premières cibles des braqueurs. Le vol de carburant est un nouveau point sensible à sécuriser fortement. Les ensei-
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gnes sont aussi vigilantes sur les complicités qui peuvent exister entre le personnel et les clients. En termes de solutions et produits, quelles sont les grandes évolutions qui se présentent sur le marché actuellement ? Des solutions vidéo innovantes apparaissent sur le marché. Par exemple, la caméra 360° qui permet de visualiser en direct a posteriori l’ensemble de la scène avec une seule caméra. Cette caméra est de plus en plus utilisée dans les bijouteries ou parapharmacies.Pour lutter contre le vol de carburant, les stations services des hypermarchés/supermarchés s’équipent de système LAPI (lecture automatique de véhicules d’immatriculation) afin d’identifier les plaques pour lesquels des fraudes ont été identifiées. Pour les grands espaces, la solution TUB camera® reste le produit phare pour lutter contre la démarque inconnue en toute discrétion et « tracker » les individus suspects. Cette solution est également prisée des entrepôts logistiques. Enfin, la haute définition fait son chemin doucement au coté de l’IP. On parle beaucoup d’interopérabilité : comment cela se traduit-il dans la sécurisation des commerces ? Les systèmes de sécurité sont interopérables afin de mutualiser toutes les ressources mises en place par les enseignes
en matière de sécurité (vidéo, alarme, incendie, antenne). Par exemple, le système de vidéosurveillance interagit avec le système d’alarme. L’ensemble des enregistreurs vidéo sont ainsi reliés à la centrale d’alarme pour permettre au télésurveilleur de lever le doute à distance et d’en informer les forces de l’ordre ou le personnel d’astreinte. La vidéo peut également être asservie au système des antennes arrière caisse et faire pointer une caméra dôme lors du déclenchement d’une alarme. Hommes, technologies, biométrie, etc. : comment, selon vous, seront sécurisés les commerces de demain ? Les commerces de demain bénéficieront de systèmes intelligents grâce aux technologies d’analyses d’images. En effet, la convergence de plusieurs technologies au service de la vidéo permettra le traitement de bien plus d’informations simultanément La vidéosurveillance aura un rôle préventif. TEB teste actuellement des nouveaux systèmes LAPI, afin d’anticiper les fraudes. Il en va de même pour les systèmes POS (Surveillance du point d’encaissement) en ligne de caisse. Ce système permet de détecter les caisses douteuses et donc d’y prêter une attention particulière. En 2012, l’analyse vidéo se voit en 3D !
Sécurité des biens et des personnes Congrès/Salons 2012
100 CONFÉRENCES • 350 EXPOSANTS SÉLECTION DE CONFÉRENCES
Face au marasme économique, comment améliorer la rentabilité d’une entreprise de sécurité ?
La prévention et la gestion Quelle surveillance des risques opérationnels pour mon entreprise ? des incivilités : état des lieux et retour d'expérience. CNPP - FACE AU RISQUE
Comment prévenir les menaces La Vidéosurveillance : un moyen intentionnelles : captation d'anticiper et de réagir face aux risques. de secrets, vols, violences ? GROUPE PREVENTIQUE La nécessaire mise en œuvre d'une approche globale de son système La nouvelle donne de la formation en de sûreté. sécurité privée à l'heure du CNAPS : FORUM OPEN-IPVIDEO du nouveau pour les entreprises de sécurité, leurs dirigeants, leurs salariés, L'innovation technologique au service leurs clients et les organismes des systèmes de protection de formation. périmétrique intelligents. ERYMA SAS
Diagnostic des installations de sécurité incendie et de sûreté. Une réponse aux doutes du maître d'ouvrage et de l'utilisateur. CNPP - FACE AU RISQUE
S o u s l e H a u t - P a t r o n a g e d u M i n i s t è r e d u Tr a v a i l , d e l ’ E m p l o i e t d e l a S a n t é
Code SECP
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Dura Lex, Sed Lex Dura Lex, Sed Lex
Mise à jour du décr et v Le décret n° 2012-112 du 27 janvier 2012 modifiant le décret n° 96-926 du 17 octobre 1996 relatif à la vidéoprotection pris pour l'application des articles 10 et 10-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 et portant application de l'article L. 1261-1 du code de la construction et de l'habitation est paru. Eclairage Par Pierre moreau, avocat spécialisé et xavier latour, maître de conférences en droit, directeur de la licence professionnelle « sécurité des biens et des peronnes »
Le développement de la vidéoprotection1, terme officiel depuis l’article 17 loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI), est une priorité affichée par les différents ministres de l’Intérieur depuis les années 1990. Les évolutions technologiques Le passage de la technologie analogique à la technologie numérique a contribué à en faciliter l’emploi, tout en améliorant la performance des systèmes qu’ils soient ou non couplés
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à un enregistrement et à un traitement automatisé d’identification des biens ou des personnes. L’Etat encourage ainsi les collectivités territoriales à s’équiper de caméras. Il mobilise à cette fin le fonds interministériel de prévention de la délinquance (environ 60%, soit une trentaine de millions d’euros). Selon le Préfet Blanchou, délégué interministériel à la sécurité privée et chargé du développement de la vidéoprotection, toutes les villes de plus de 200 000 habitants disposent de caméras et 93% des villes de plus de 100 000 habitants.
A cela s’ajoutent les caméras utilisées dans un cadre privé, en particulier dans les espaces ouverts au public. L’encadrement juridique Le droit a un rôle essentiel. Il encadre les conditions d’installation et de fonctionnement des dispositifs afin de concilier l’atteinte des objectifs assignés à la vidéoprotection et le respect des libertés2, alors même que les cas d’emploi se sont multipliés. Conçue surtout pour prévenir les actes de délinquance, la vidéoprotection connaît une extension de ses champs d’application qui englobent désor-
mais aussi bien la lutte contre le terrorisme que la prévention des risques naturels ou la défense contre l’incendie (article 18-1 de la LOPPSI). Son utilisation dans un cadre judiciaire répressif tend aussi parfois à supplanter sa finalité préventive. La loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité a posé les fondements du droit applicable aux dispositifs installés sur la voie publique et dans les lieux (privés ou publics) ouverts au public (article 10). Elle a été complétée par la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre
le terrorisme qui autorise, sous certaines conditions, l’installation d’un dispositif en urgence en cas de menace terroriste. En 2011, la LOPPSI a substantiellement modifié la loi de 1995. Au-delà de la correction sémantique relative à l’abandon du terme de vidéosurveillance, la LOPPSI étend les finalités d’emploi et aménage les modalités de contrôle a priori et a posteriori. Elle favorise, en outre, l’interconnexion des systèmes afin d’en améliorer l’efficacité, comme l’illustre son article 20. Celui-ci modifie l’article L. 126-1 du code de la construction et de l'habitation pour autoriser
« la transmission aux services chargés du maintien de l'ordre des images réalisées en vue de la protection des parties communes des immeubles collectifs à usage d'habitation lors de circonstances faisant redouter la commission imminente d'une atteinte grave aux biens ou aux personnes… ». Ces dispositions législatives sont, par ailleurs, complétées par des dispositions réglementaires d’application. Tel est l’objet du décret n° 2012-112 du 27 janvier 2012 modifiant le décret n° 96-926 du 17 octobre 1996 relatif à la vidéoprotection et qui prolongeait la loi de
1995. Il comporte deux chapitres très différents. Le premier concerne essentiellement les conditions d’installation sur la voie publique et de contrôle des dispositifs ; le second précise le transfert d'images portant sur les parties communes des immeubles à usage d'habitation vers les forces de sécurité intérieure. Sans bouleverser le droit applicable à la vidéoprotection, ce décret n’en traduit pas moins quelques évolutions notables dont la plupart des effets demeure incertaine. Il entérine, en effet, une
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volonté de clarification du droit applicable à la vidéoprotection (I.),tout en cherchant à améliorer sa performance au service de la sécurité des biens et des personnes grâce l’interopérabilité des systèmes dans le cas des immeubles à usage d’habitation (II.).
Une volonté de clarification Des modalités d’installation précisées Dans le prolongement de l’article 18, 2° de la LOPPSI, l'article 4 du décret apporte deux précisions. La première est relative aux conditions de dépôt d’un dossier d’autorisation d’un système comportant des caméras installées dans plusieurs départements. Dans cette hypothèse et par souci de simplification, le dossier est déposé à la préfecture du lieu d’implantation du siège social ou, à Paris, la préfecture de police. Cela met fin à la procédure de concertation qui devait s’établir entre les préfets pour obtenir leur accord sous la forme d’un arrêté interdépartemental. La seconde précision concerne la composition du dossier administratif et technique. Alors que la puissance publique tente d’améliorer le fonctionnement de la sécurité privée en créant par l’intermédiaire de la LOPPSI le Conseil national des activités privées de sécurité, il en tire les conséquences en matière de vidéoprotection. Si conformément à la décision du Conseil constitutionnel du 10 mars 2011, les opérateurs des centres de supervision urbains visionnant la voie publique doivent être des agents de la collectivité territoriale, il en va différemment pour les espaces ouverts au public qui relèvent d’opérateurs privés (prestataires ou services internes).Afin de mettre fin à de possibles dérives de personnels travaillant sans contrôle de leurs compétences et de leur moralité, et conformément à l’article
Le débat sur l’autorité compétente pour autoriser un système Apparemment anodin, l'article 5 du décret renvoie en réalité à un débat sensible sur l’autorité compétente pour autoriser un système. En effet, la CNIL a progressivement étendu son interprétation d’informations nominatives au point de vouloir faire entrer dans son domaine de compétence tout système numérique, sous prétexte qu’il pourrait constituer un fichier nominatif ou permettrait l’identification. Les dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifié par la loi du 6 août 2004 sur la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel entraient alors en concurrence avec celle de la LOPS de 1995. Conformément à l’article 18, 2, f de la LOPPSI, il n’est plus question des fichiers nominatifs.Comme l’avait déjà précisé la circulaire du 14 septembre 2011 relative au cadre juridique applicable à l'installation de caméras de vidéoprotection sur la voie publique et dans des lieux ou établissements ouverts au public,d'une part,et dans des lieux non ouverts au public, d'autre part, la compétence de la CNIL est clairement circonscrite aux systèmes dont les images sont organisées de manière à permettre l'identification des personnes physiques (reconnaissance faciale notamment). En revanche, « le seul fait que les images issues de la vidéoprotection puissent être rapprochées, de manière non automatisée, des données à caractère personnel contenues dans un fichier ou dans un traitement automatisé tiers (par exemple, la comparaison d'images enregistrées et de la photographie d'une personne figurant dans un fichier nominatif tiers) ne justifie pas que la CNIL soit saisie préalablement à l'installation du dispositif de vidéoprotection lui-même ».
20 de LOPPSI, les opérateurs sont soumis aux prescriptions de la loi 83-629. Par conséquent, le dossier d’autorisation d’installation comporte désormais « la copie des agréments et autorisations délivrés en application du Titre Ier de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983» devant être détenus par les opérateurs privés. Des contrôles bicéphales Le dispositif fixé par l’article 10 du décret s’inscrit dans le cadre des hésitations législatives relatives aux instances compétentes. Lors du vote de la LOPPSI, la CNIL avait plaidé pour un renforcement de ses prérogatives, soutenu en ce sens par son très actif président-sénateur Alex Turk. Le ministère de l’Intérieur n’étant pas totalement convaincu par le bien-fondé de la demande, une solution de compromis a été trouvée par l’article 18, 2, g de la loi. Tout en maintenant à l’écart la Commission nationale de vidéoprotection3, elle ne tranche pas vraiment entre la commission départementale et la CNIL. C’est ce compromis que
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le décret d’application reprend. D’un côté, la commission départementale de vidéoprotection peut procéder à des contrôles de conformité de sa propre initiative ou sur saisine d’un tiers, sans pour autant disposer d’un pouvoir de contrainte. D’un autre côté, la CNIL est investie d’une mission de supervision de la commission départementale puisqu’elle peut intervenir de sa propre autorité ou à la demande d’une commission. A cette fin, la loi attribue à l’un et à l’autre un droit de contrôle sur place, sous le contrôle du juge des libertés et de la détention. En pratique, la commission et la CNIL peuvent « déléguer un de leurs membres pour collecter, notamment auprès du responsable du système, les informations utiles relatives aux conditions de fonctionnement d'un système de vidéoprotection et visant à vérifier la destruction des enregistrements, les difficultés tenant au fonctionnement du système ou la conformité du système à son autorisation ».
L'article 11 du décret tire la conséquence du partage de compétences entre la commission départementale et la CNIL en matière de contrôle. Dorénavant, « à l'issue du contrôle qu'elles peuvent exercer sur les systèmes de vidéoprotection, la commission départementale des systèmes de vidéoprotection ou la Commission nationale de l'informatique et des libertés peuvent, après en avoir informé le maire, proposer au préfet la suspension ou le retrait de l'autorisation d'installation ». Avant la LOPPSI, seule la suspension était demandée par la commission départementale. La loi prévoit l’information du maire de la commune concernée.
X. Latour et P. Moreau, « la vidéoprotection », Fasc 719, Juriscl. Collectivités territoriales. 2 J.J Froment, « Regard juridique sur la vidéosurveillance urbaine, droit en trompe-l’œil », JCPA 2006, 1080. 3 Décret n° 2011-877 du 25 juillet 2011 relatif à la Commission nationale de la vidéoprotection. 1
CAS PARTICULIER DES CAGES D’IMMEUBLES
L’échec de la loi sur les violences de groupe déférée doit être déclaré contraire à la Constitution . » Ainsi, sans condamner a priori la possibilité d’une interopérabilité qui répond à l’objectif constitutionnel de préservation de l’ordre public, le Conseil constitutionnel exige que l’encadrement d’un tel dispositif soit placé sous la protection de la loi, et ne procède pas d’un renvoi au pouvoir réglementaire. Ce faisant, il fixe le modus operandi.
A l’origine, comme après ses modifications successives, la loi du 21 janvier 1995 repose sur le postulat que la captation d'images dans l'espace public génère des atteintes à la liberté d'aller et venir et à la liberté individuelle, et notamment le respect de la vie privée. L'article 5 de la loi 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes avait prévu de permettre aux propriétaires et exploitants d'immeubles d'adresser aux forces de police ou de gendarmerie les images provenant des systèmes de vidéoprotection installés dans les parties communes non ouvertes au public. Ces dispositions ont été censurées par le Conseil constitutionnel pour incompétence négative (Cons. const, 25 févr. 2010, déc. n° 2010-604 DC). Le Conseil Constitutionnel rappelle en effet qu’au-delà de la
nécessaire intervention du législateur, ce dernier doit fixer le cadre du dispositif de vidéoprotection avec une précision suffisante : « Considérant que le législateur a permis la transmission aux services de police et de gendarmerie nationales ainsi qu'à la police municipale d'images captées par des systèmes de vidéosurveillance dans des parties non ouvertes au public d'immeubles d'habitation sans prévoir les garanties nécessaires à la protection de la vie privée des personnes qui résident ou se rendent dans ces immeubles ; qu'à l'égard de cette situation, qui n'entre pas dans le champ d'application de l'article 10 de la loi du 21 janvier 1995 susvisée, il a omis d'opérer entre les exigences constitutionnelles précitées la conciliation qui lui incombe ; que, dès lors, il a méconnu l'étendue de sa compétence ; qu'en conséquence, l'article 5 de la loi
La copie corrigée par la Loppsi II Tirant les enseignements de cette décision, l'article 23 de loi du 14 mars 2011 a réintroduit la disposition en prenant soin de prévoir dans la loi des garanties destinées à prévenir les atteintes aux libertés individuelles. D'une part, la transmission est circonstanciée : elle suppose un risque imminent de commission d'une atteinte grave aux personnes ou aux biens et limitée : elle ne concerne ni l'entrée des habitations privées, ni la voie publique. Elle intervient en temps réel et est strictement limitée au temps nécessaire à l'intervention des forces de l'ordre ; D'autre part, elle suppose un vote à la majorité qualifiée des copropriétaires. La différence entre la précédente version censurée par le Conseil Constitutionnel et celle issue de la loi du 14 mars 2011 réside dans le fait que cette dernière loi implique le syndicat de copropriété. En effet, préalablement à tout envoi de données vidéo, une convention doit être conclue entre le syndic de l'immeuble et les services préfectoraux. Cette convention, qui doit être transmise à la commission départementale de vidéoprotection, prévoit l'information par af-
fichage sur place de l'existence du système de prise d'images et de la possibilité de leur transmission aux forces de l'ordre. L'autorisation de mise en place d'une telle convention - et donc de la transmission des images de la copropriété - doit être prise à la majorité de l'article 25 de la loi de 1965. L’article 14 du décret dessine les contours de cette convention et en prévoit les dispositions essentielles La convention conclue au titre de l'article L. 126-1-1 et relative au transfert d'images vers les services chargés du maintien de l'ordre est conclue pour une durée maximale d'un an, renouvelable par reconduction expresse. Elle porte notamment sur : - 'indication du service chargé du maintien de l'ordre, destinataire des images ; - la nature des événements faisant redouter l'imminence d'une atteinte grave aux biens ou aux personnes et pouvant justifier la transmission des images ; - les modalités de transmission et de conservation des images et les mesures de sécurité afférentes ; - les modalités d'affichage et d'information du public concernant la possibilité de transmission des images à un service chargé du maintien de l'ordre ainsi que les modalités d'accès aux images pour les personnes ayant fait l'objet d'un enregistrement ; - la durée de transmission et de conservation des images dans la limite d'un mois à compter de leur transmission sans préjudice des nécessités de leur conservation pour les besoins de la procédure pénale ; - les modalités de financement du transfert des images.
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Rien ne se perd, tout se transforme CODE DE LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE
Dès 2002, la (première) loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure de préconisait la création d'un Code de la sécurité intérieure regroupant l'ensemble des textes qui intéressent la sécurité publique et la sécurité civile, afin de recouvrir à la fois la protection contre les atteintes délibérées aux personnes, aux biens et aux institutions (sécurité publique) et la protection contre les accidents ou les catastrophes naturelles (sécurité civile).
L'article 102 de la loi LOPPSI II du 14 mars 2011 a habilité le Gouvernement à procéder par ordonnance à la codification, des dispositions législatives relatives à la sécurité publique et à la sécurité civile. C’est l’objet de l’ordonnance du 12 mars 2012, qui retient le principe de la codification à droit constant,sous la seule réserve des modifications qui seraient rendues nécessaires pour assurer le respect de la hiérarchie des normes,la cohérence rédactionnelle des textes ainsi rassemblés, harmoniser l'état du droit, remédier aux éventuelles erreurs, abroger
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les dispositions devenues sans objet et étendre, le cas échéant avec les adaptations nécessaires, les dispositions codifiées aux collectivités d'outre-mer. Comme le détaille le rapport attaché à cette ordonnance : Le livre Ier est consacré aux principes généraux et à l'organisation de la sécurité intérieure. Il est suivi de deux livres consacrés aux pouvoirs des autorités compétentes en matière de sécurité publique : - livre II : Ordre et sécurité publics - livre III : Polices administratives spéciales.
Puis de deux livres relatifs aux personnels de la sécurité publique : - livre IV : Police nationale et gendarmerie nationale ; - livre V : Services de police municipale, Et enfin d'un livre sur les activités privées de sécurité (livre VI). Et d’un dernier sur la sécurité civile (livre VII). Une table de concordance permet de « naviguer » dans le nouveau code et d’établir les passerelles nécessaires avec la loi de 1983. Les dispositions de l'ordonnance entrent en vigueur le 1er mai 2012.
L’occupation du domaine public gratuite est légale Dans un arrêt du 12 janvier 2012, la Cour administrative d'appel de Paris avait à statuer sur la légalité de la gratuité du dispositif de vidéoprotection installé par l’État sur le domaine public de la ville de Paris. Saisie par les élus verts de la ville de Paris,le juge administratif d’appel écarte leur requête pour les motifs suivants. D’une part, la convention entre la ville et l’État vaut seulement occupation du domaine public au profit de celui-ci, sans que cette occupation ne lui confère un droit de propriété, ni a fortiori sans que ce droit de propriété puisse être transféré à un partenaire privé dans le cadre d’un partenariat public-privé. D’autre part, comme le rappelle l’arrêt en visant l’article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, si toute occupation ou utilisation du
domaine public donne en principe lieu au versement d’une redevance, ce principe n’est pas absolu et des occupations ou utilisations à titre gratuit sont possibles : « Considérant, d'une part, qu'il est constant que l'installation par l'État de ces caméras vise, notamment, à améliorer la sécurité routière ; que, d'autre part, l'autorisation d'occupation et d'utilisation du domaine public litigieuse est la condition naturelle et forcée de la présence de ces équipements intéressant également le service public de la sécurité publique, qui bénéficie gratuitement à tous ; que, par suite, la circonstance que cette autorisation d'occupation et d'utilisation du domaine public soit délivrée gratuitement à l'État n'est pas contraire aux dispositions susmentionnées de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. »
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NOUVELLES CONVENTIONS DE COORDINATION EN MATIÈRE DE POLICE MUNICIPALE
Une réforme en trompe l’œil protection des centres commerciaux, lutte contre les pollutions et nuisances. L’énumération n’est pas exhaustive.
Le décret n° 2012-2 du 2 janvier 2012 relatif aux conventions types de coordination en matière de police municipale traduit le souci de l’État de rationaliser les relations entre les polices municipales et les forces nationales de sécurité intérieure (police et gendarmerie), en particulier dans un cadre intercommunal. Il met aussi en évidence la difficulté de trouver le cadre approprié au développement de ces polices municipales. Un cadre juridique rénové Depuis leur apparition, les conventions de coordination conclues entre les polices municipales et les forces nationales hésitent quant au degré de précision ou de souplesse à retenir. Trop vagues, elles ne servent à rien ; trop précises, elles ne sont pas toujours bien
perçues par les destinataires. Parce que les limites de l’ancien modèle étaient connues il était indispensable de les corriger. A cet égard, les apports du décret 2012-2 sont intéressants quoique limités. L’économie générale du dispositif proposé prend en compte le principe de réalité et les spécificités de la délinquance qui peut varier d’une commune à l’autre ainsi que l’importance également disparate des effectifs de la police municipale. Deux types de conventions sont proposés. La convention de coopération communale et la convention de coopération intercommunale. Chacun des modèles comporte une configuration à deux vitesses, l’une minimale, l’autre permettant une coordination opérationnelle renforcée.
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Le choix entre l’une ou l’autre de ces formules et l’adaptation de leur contenu procède d’un état des lieux : le diagnostic local de sécurité. Ce diagnostic local de sécurité est réalisé par les forces de sécurité de l’Etat (la police nationale dans les communes à police étatisée, la gendarmerie nationale dans les autres communes) en concertation avec la commune concernée. Le cas échéant, lorsqu’il existe, le diagnostic est effectué par le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Ce diagnostic a pour finalité de recenser et de hiérarchiser les priorités en matière de lutte contre la délinquance : sécurité routière, prévention de la violence dans les transports, lutte contre la toxicomanie, prévention des violences scolaires,
Des innovations limitées La coopération opérationnelle renforcée constitue le second étage du dispositif et l’une des (rares) innovations du décret.La portée de cette innovation doit être relativisée, elle ne concernera sans doute que quelques dizaines de communes. Elle autorise un partage d’informations en temps réel, le prêt de matériel permettant (de manière exceptionnelle) l’accueil de la police municipale sur les réseaux « Rubis » ou « Acropol », la participation de la police municipale à un poste de commandement commun ou encore la mise en place de missions conjointes. Cette coopération implique une mise à niveau des policiers municipaux réalisée dans le cadre de formations que la convention devra préciser. La durée de ces conventions est abrégée (3 ans) par rapport aux conventions intérieures (5 ans). Ce raccourcissement tient sans doute compte de l’évolution rapide de la délinquance et du souhait de ne pas figer les rapports dans une organisation qui ne serait plus adaptée aux nouvelles formes de délinquance ou aux nouvelles orientations retenues lors d’un changement d’équipe municipale. La dernière innovation concerne la création d’une mission d’évaluation associant l’Inspection Générale de l’Information et l’Association des maires de France, selon des modalités qui restent à définir.
Vidéoprotection cahier spécial
Nouveautés Innovations L'USP annonce la création du pôle "USP Technologies" Sécurité Privée 51
Nouveautés en Caméras : de bons signaux Acti a présenté sa nouvelle gamme KCM de caméras fixes en 4 Mp, se distinguant notamment par leur plage dynamique large ExDR, leur réduction de bruit numérique 2D+3D, et des fonctionnalités innovantes d’élimination du brouillard et de renforcement des contours. En particulier, la nouvelle caméra intérieure hémisphérique KCM-3911, qui offre une vue sur 360° sur plusieurs dizaines de mètres, permet la génération de jusqu’à 6 champs virtuels VGA en e-PTZ. Elle est équipée d’un vrai filtre jour/nuit et utilise un balayage progressif. Samsung a présenté une nouvelle gamme de dômes PTZ réseau H.264 en PoE, équipés de zooms 37x (SNP-3371/ TH) ou 30x (SNP-3302/H) et de processeurs et moteurs rapides suffisamment économes en énergie pour pouvoir être alimentés en PoE via le réseau Ethernet. Par ailleurs, le nouveau dôme anti-vandale plat
Ce trimestre confirme la tendance vers plus d'utilisation d'intelligence pour des signaux améliorés, par des traitements d'image chez Acti, et de poids optimisé, grâce à la détection faciale chez Tyco. La HD en IP continue sa percée, jusqu'à 29 Mp chez Avigilon. Enfin, la 3D arrive dans le monde de la sécurité, notamment chez Axone et Genetec, et ce n'est que le début. Par Michel Eynaud, journaliste spécialisé
et discret SVC-2010Fa été certifié conforme à la norme EN-50155 pour utilisation dans les transports ferroviaire. Il est basé sur le DSP W-5 de Samsung, adapté aux conditions de luminosité fréquemment rencontrées dans les trains. La nouvelle caméra Axis M3114-VE Nocap 2 mm de 1 Mp en HD 720p est si petite qu’elle est fournie avec un outil spécial pour orienter l’objectif sans utiliser directement les doigts, qui peuvent être trop gros et gênants. L’objectif grand angle Nocap de 2 mm offre un angle de vision
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Cette rubrique présente les nouveautés du trimestre en vidéo, en complément de l'article sur les nouveautés du trimestre en sécurité en page 16
de 105°, très utile dans certains magasins. Par ailleurs,Axis a renforcé son offre en thermique avec le modèle Q1922/-E en résolution VGA, disponible avec plusieurs objectifs selon la portée nécessaire.
Chez Indigovision, la gamme de caméras s'enrichit de 3 mini dômes réseau de la gamme 11000 en Full HD 1080p en compression H.264. Les 3 finitions (intérieur, anti-vandale et antivandale environnemental) sont destinées à répondre à un grand nombre de besoins. Les dômes intègrent tous des fonctionnalités de plage dynamique large WDR à double pixel, et sont destinés à fonctionner avec la suite de gestion vidéo SMS4 de IndigoVision.
Cossilys 21 : nouvelles solutions et nouveaux services
FOCUS A la tête du client
La nouvelle gamme Illustra 600 de mini dômes IP HD de American Dynamics, du groupe Tyco, intègre une détection de visage afin d’améliorer sélectivement la qualité sur la zone du visage, tout en préservant un poids léger des informations secondaires sur le reste de la scène pour un impact réduit sur la bande passante et le stockage. Ces caméras se distinguent également par leur logiciel de configuration automatique, leur autofocus et leur zoom commandé à distance. Les applications privilégiées sont la surveillance des passages de caisse, des comptoirs et des entrées.
Alliance Geutebruck et Basler
Chez Avigilon, la caméra 29MPHD-PRO-C en 29 Mp est présentée comme pouvant remplacer 95 caméras conventionnelles. Son capteur CCD de 35 mm peut générer jusqu'à 2 ips en pleine résolution et en compression progressive Jpeg 2000 sans perte, et la monture accepte les objectifs Canon EF.
Geutebruck et Basler ont annoncé un partenariat stratégique dans le but d’inclure certains modèles de caméras IP de technologie Basler dans l’offre Geutebruck. Ces caméras s’intègrent parfaitement avec les enregistreurs vidéo Geutebruck en utilisant une compression H264CCTV à base de trames P indépendantes, permettant une grande fluidité même en lecture arrière. La gamme TopLine de Geutebruck comprend des modèles de base Basler équipés de capteurs CCD ou CMOS, pour des résolutions en HD 720p et HD 1080p en 2 Mp.
Cossilys 21 propose aujourd'hui ses solutions Icare Parc, destinées à assurer la sécurité et la vidéosurveillance de plusieurs sites ou points de vente à partir d'un seul lieu en central. Icare Parc offre ainsi une interface intuitive, personnalisable et évolutive pour les réseaux de franchise. En parallèle, la société a développé pour ses clients une démarche d'accompagnement et de soutien à l'exploitation et l'administration des données.Au delà du conseil et de la diffusion des mises à jour, Cossilys 21 peut extraire à distance et analyser des séquences de données, en parfaite coordination avec les équipes informatiques des clients, ainsi que gérer les alarmes pour assurer une réponse immédiate.
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Enregistrement : local ou périphérique Le nouvel enregistreur vidéo numérique Rapid Eye Hybrid HD de Honeywell peut prendre en charge sur 16 canaux les caméras analogiques et IP des clients en phase de migration, quel qu'en soit le stade. Des caméras IP supplémentaires peuvent être installées sans licence additionnelle, leur adresse dynamique étant reconnue automatiquement. Ces DVRs s'intègrent avec les autres gammes de produits de sécurité de Honeywell, et disposent de fonctionnalités d'analyse vidéo sur 8 canaux, ainsi que d'une fonctionnalité Rapid Clip pour l'exportation de séquences sur périphérique USB.
D-Link a enrichi son offre mydlink de fonctionnalités d’enregistrement, grâce aux cartes microSD de 16 Go pré-installées dans certaines caméras, comme par exemple la nouvelle caméra sans fil DCS-942L. Ces cartes assurent une capacité d’enregistrement vidéo et audio de jusqu’à une semaine. Les images sont accessibles via le portail mydlink, tout comme celles du nouvel enregistreur réseau DNR-322L, qui enregistre en H.264 et 1080p, jusqu’à une résolution de 3Mp. Par ailleurs une nouvelle application my d i n k plus pour tablettes iPad et Android permet de contrôler jusqu’à 4 caméras.
Aasset Security a présenté la nouvelle version 4 des enregistreurs GDV de Grundig, dont l’ergonomie a été optimisée. La simplicité d’utilisation et l’intuitivité rendent le paramétrage aisé et
rapide, et des possibilités de recherche par zone Smart Search et par vignettes accélèrent ces tâches. Plusieurs écrans peuvent être pris en charge, et les systèmes sont accessibles depuis un iPhone.
Des systèmes bien intégrés DVTel a présenté ses nouvelles solutions Solus Appliance d’entrée de gamme, systèmes tout-en-un et plug&play intégrant le logiciel de supervision vidéo Latitude avec un serveur et des capacités d’enregistrement en Raid 5 pour jusqu’à 32 caméras parmi un très grand nombre sur le marché.
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Toujours dans le domaine des appliances tout intégrées, la gamme SV de Genetec comprend désormais en Amérique du Nord le système SVPro offrant vidéosurveillance et contrôle d’accès dans un même appareil
piloté par le Security Center de la société. Jusqu’à 100 caméras ou 256 lecteurs, ou encore 50 caméras et 128 lecteurs, peuvent être pris en charge.
Gestion vidéo : mobilité et 3D Milestone a présenté son application XProtect Mobile pour smartphones et tablettes, pour Android (v2.2+) et pour iOS (v5+). Destinées à fournir une meilleure réactivité en situation d’urgence, et permettant de gérer plus de sites ou de bâtiments avec des équipes plus déployées, XProtect Mobile donne un accès instantané aux images de vidéosurveillance d’un système XProtect récent, en live ou en relecture, depuis
tout endroit dans le monde disposant d'une couverture WiFi, 3G ou 4G, via un smartphone ou une tablette. La télémétrie des caméras mobiles PTZ est contrôlée, et le zoom à 2 doigts est pris en charge. Des captures d’écran peuvent être envoyées par mail ou MMS.
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FOCUS Android comme source
Chez DVTel la nouvelle version 6.2 de son superviseur vidéo Latitude apporte une toute nouvelle fonctionnalité permettant d’intégrer au système de vidéosurveillance un smartphone Android en tant que caméra IP connectée en WiFi ou réseau cellulaire 3G/4G. Le but est de transformer tout urgentiste ou agent d’intervention arrivé sur la scène d’un événement en opérateur vidéo mobile donnant accès à de très précieuses informations vidéo, en atteignant des points non couverts
Chez Genetec, la nouvelle version 5.1 du superviseur de sécurité unifiée Security Center apporte de nouvelles fonctions comme la prise en charge de plusieurs services Active Directory, aussi bien pour les utilisateurs que pour les titulaires de carte, gérés globalement, une fonction d’archivage secondaire, ainsi que la dernière version de l’application Plan Manager d’édition et de visualisation de plans interactifs. Celle-ci prend en charge des cartes immersives en 3D, créées à partir de véritables photos, et par les caméras traditionnelles, permet de visualiser les vidéos et tout en pouvant suivre l’événement au plus près. L’application TruWitness, pour smartphone Android en version 2.2 et ultérieure, permet de diffuser les images en temps réel, et également de les enregistrer, les analyser, les revoir et les exporter depuis n’importe où. Cette information supplémentaire complète et renforce la perception situationnelle de ceux qui doivent prendre des décisions à distance.
la représentation du champ de vision des caméras PTZ directement sur la carte.
Axone a mis sur le marché son hyperviseur prédictif Situation Controller qui apporte à l'utilisateur une bonne perception situationnelle à base de représentations 3D des volumes sécurisés, en plus des grandes fonctions de supervision vidéo en partenariat avec Milestone, d'analyse d'image dont la reconnaissance faciale, et d'hypervision du contrôle d'accès, de la GTB et de la détection d'incendie. Le moteur 3D puissant permet de projeter les champs vidéos animés
sur un plan vectoriel 3D, de pointer les caméras automatiquement selon un incident, ou par simples clics dans le plan, la vue 3D ou une image,et de suivre un sujet en déplacement à la fois sur le plan 3D et en vidéo. Le risque est analysé en fonction d'un événement et de la situation, et une gestion avancée des alarmes 3D permet d'identifier les évacuations à préconiser ou à contrôler,avec un codage par couleur en fonction de leur éloignement.
FOCUS Total 3D
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La nouvelle version 7.3.54 du système de gestion vidéo DS NVs de Pelco est marquée par plus d’intégration de fonctionnalités d'analyse d'image Pelco Analytics. Les utilisateurs de caméras Pelco Sarix peuvent désormais utiliser 8 algorithmes pour déclencher des analyses au sein du client logiciel ControlPoint. Une nouvelle fonctionnalité de recherche par vignette est également disponible.
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L’USP annonce la création du pôle « USP Technologies »
Fédératrice, l’USP rassemble désormais des entreprises exerçant leur activité dans les domaines du conseil, de la surveillance humaine, de la télésurveillance, de la vidéoprotection, du transport de valeurs, des nouvelles technologies. L’organisation professionnelle a donc créé de nouveaux pôles afin d’accueillir ces entreprises. Focus sur « USP Technologies ». Par sandrine legrand-diez
La complémentarité entre les actions humaines, les outils et les technologies change sensiblement les activités des professionnels de la sécurité privée. C’est pourquoi l’USP a créé «USP Technologies». Ce pôle rassemble les acteurs de la télésurveillance, de la vidéoprotection, les éditeurs de solutions informatiques et les constructeurs de matériel. L’USP souhaite aussi rassembler les acteurs de la technologie Pourquoi créer ce pôle ? « Parce que les nouvelles technologies sont partout, répond Claude Tarlet, président de l’USP. Et le secteur de la sécurité privée n’échappe pas à cette règle ! ». En contrepoint du nouveau pôle « USP Technologies », l’organisation a également créé
une commission. Elle a pour ambition de favoriser le travail et la complémentarité nécessaires entre les hommes et les technologies. Elle effectuera également un travail de veille pour garantir aux opérateurs du secteur une information à jour sur les différentes technologies et systèmes. Qui sont ces nouveaux adhérents ? Présidé par Franck Namy, président du Groupe Scutum, « USP Technologies » a d’ores et déjà séduit une dizaine d’entreprises exerçant leur activité dans les domaines de la télésurveillance, de la vidéoprotection et du contrôle d’accès. La nouvelle organisation professionnelle espère rassembler une cinquantaine d’adhérents d’ici la fin de l’année.
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Devenir le « Syntec » de la sécurité Le rassemblement de l’ensemble des acteurs du marché de la sécurité permet aussi de consolider l’ensemble des données dispersées du secteur (repères économiques, financiers et sociaux…) et de défendre, d’une seule voix les intérêts de l’ensemble de ses acteurs et par là même de voir émerger et reconnaître un secteur tout entier uni. Il semblerait d’ailleurs que les premières pistes envisagées pour la réforme de la loi de 1983 aillent dans ce sens. Car même si la sécurité privée associe des entreprises aux activités disparates, il n’en demeure pas moins que toutes servent la même cause : la protection des personnes et des biens. Utopie ? Mission impossible ?
Certains semblent douter de la concrétisation des ambitions affichées par l’USP jugeant l’ensemble des activités qui composent ce secteur trop différentes. Un constat balayé par l’exemple du Syntec qui, depuis des années, constitue un acteur reconnu, puissant et représentatif des métiers de l’ingénierie et de l’informatique. Ce positionnement répond aux enjeux du marché et aux attentes des clients qui souhaitent disposer d’un point d’entrée unique et qui demandent de plus en plus souvent à leur prestataire de leur bâtir une offre unique en s’associant avec les partenaires complémentaires et ainsi mieux répondre à leur besoin. La convergence comme outil de valorisation des marges « Cette approche globale possède le double avantage d’être plus qualitative et plus performante, analyse Claude Tarlet. Ces mouvements n’ont évidemment pas échappé à l’USP. En effet, à quoi servirait une organisation professionnelle qui serait en retard sur les changements de son époque ? À rien ! », ajoute le président de l’organisation qui s’appuie sur trois piliers (valorisation, attractivité et compétitivité) pour fonder sa stratégie et le fil directeur de son programme de travail pour les années à venir.
Le nouveau lien entre les professionnels
de la sécurité privée ! www.usp-securite.org/USPTechnologies Sécurité Privée 59
Cosmopolitis Cosmopolitis
Égypte : du tourisme à la tension géopolitique Un an après la chute du président Hosni Moubarak, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader en Égypte. Première victime de ces changements, l’industrie touristique mise à mal par la situation, particulièrement au Sinaï. Ces dernières semaines, deux touristes américains y ont été capturés alors qu’ils voyageaient en bus en direction de Sharm el-Sheikh. Le Caire a immédiatement réagi, bouclant la région et mobilisant d’importants moyens aériens. Grâce à des négociations rapidement entamées avec les chefs des tribus bédouines, les deux touristes ont pu retrouver la liberté. Quelques jours avant, deux ouvriers chinois étaient enlevés dans le nord de la même région. Mi-janvier, c’était un citoyen français qui était assassiné à Sharm el-Sheikh. Autant de mauvaises nouvelles pour la sécurité du tourisme qui représente 12% de l’économie nationale,5% des emplois et qui baisse de 30% pour l’exercice 2011. Un tournant symbolique L’Égypte change donc. Sa sécurité, mais aussi peut être, ses choix géopolitiques. L’arrestation de dixneuf Américains,membres d’ONG
ayant aidé à former l’opposition démocratique égyptienne pourrait marquer un tournant dans les relations entre Washington et Le Caire.Au-delà du fait que l’une des personnes arrêtées soit le fils d’un ministre de l’administration Obama, Le Caire prend ouvertement le risque de déplaire aux parlementaires américains qui soutiennent l’armée égyptienne à hauteur d’1,3 milliard de dollars par an. Une telle rupture ouvrirait la voie pour l’Égypte à de nouvelles alliances, notamment avec le Qatar qui pourrait dès lors gagner un allié inconditionnel,et l’Égypte un partenaire bien plus compréhensif. Un changement qui conforterait les Frères musulmans qui viennent de réaffirmer leur soutien au Conseil suprême des forces armées (CSFA), après la polémique qui a suivi la mort de 74 supporters à l’issue d’un match de foot à Port Saïd. Cet incident grave avait fait dire aux membres
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de l’opposition que l’armée avait voulu frapper l’un des viviers de la révolution dans les Ultras d'AlAhly. Il reste que l’alliance de la principale force politique du pays avec l’armée serait ainsi scellée, contribuant à la mutation rapide des équilibres régionaux. Le commentaire de Louis Caprioli, conseiller du Groupe Geos Au lendemain de la victoire écrasante aux élections législatives des islamistes (Frères musulmans et salafistes), les défis auxquels va devoir faire face l’Égypte, sont multiples et préoccupants pour la sécurité du pays et du MoyenOrient. Notons parmi eux : - l’effondrement de l'économie et notamment du tourisme du à l'insécurité croissante et aux incertitudes politiques. - les relations futures des islamistes égyptiens avec Israël et les Frères musulmans palestiniens du Hamas qui refusent de reconnaître
l’État hébreu. - la radicalisation des salafistes,qui peuvent recevoir, comme c’est le cas pour les islamistes radicaux en Tunisie, un soutien des djihadistes libyens, qui disposent dans leur pays des armes, des camps et des experts, qu’ils peuvent mettre à leur disposition. - le rejet par la “rue” du « Conseil suprême des forces armées », qui veut conserver ses privilèges après avoir sacrifié Moubarak. - les risques de représailles israéliennes contre les Bédouins du Sinaï,qui échappent actuellement à tout contrôle et parmi lesquels la mouvance radicale islamiste monte en puissance, se livrant au trafic d’armes au profit du Hamas à Gaza, aux prises d’otages et aux attentats contre les postes de police et les gazoducs. Autant de points qui seront à suivre dans les semaines à venir…
Londres prépare ses Jeux olympiques Avec un budget presque doublé pour sa sécurité, les Jeux olympiques de Londres qui auront lieu cet été sont placés sous le signe du dieu Mars. Le déploiement des forces civiles et militaires sera sans précédent dans la capitale britannique. Le renseignement intérieur, le MI-5 qui a considérablement augmenté ses échanges d’information avec ses homologues étrangers, est placé en première ligne et vérifie les activités de quelque 540 000 personnes à travers le monde, activistes, hooligans et terroristes. Un système informatique dédié a été mis en place en octobre dernier pour croiser toutes les informations sensibles. Le Security Service (MI-5) a placé l’essentiel de ses 3 800 fonctionnaires sur ce dossier. Les récents attentats en Europe ont fait passer le budget initial de 600 000 à 1 million de
livres et le nombre de personnes chargées de l’encadrement de l’événement de 10 à 20 000. Selon certaines sources, plusieurs dizaines de djihadistes auraient récemment quitté la France pour le Royaume-Uni. En plus des forces de police, 13 500 militaires, dont 4 000 ayant servi en Afghanistan, seront déployés à Londres. La Royal Navy contribuera à l’opération en déployant le porte hélicoptère HMS Ocean et le HMS Bulwark sur la Tamise. L’analyse de Geos L’événement qui accueillera plus d’une centaine de chefs d’État, verra aussi des délégations se déplaçant avec leurs propres services de sécurité. La Grande-Bretagne possède sur son sol une forte tradition de violence liée au sport, mais aussi des communautés qui ont déjà servi de base au terrorisme islamiste.
En bref INDE
Les smartphones travaillent pour les services
C’est ce que semble avoir découvert «The Lords of Dharmaraja»,un groupe de pirates indiens.Selon eux,Apple,Nokia et RIM,le fabriquant du Blackberry,ont permis au renseignement militaire indien un accès aux données de leurs smartphones en échange des droits pour leur introduction sur le marché.Le gouvernement indien a démenti. FRANCE
Mesures contre les contrefaçons de santé
Le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) qui dépend du ministère de l’Économie et des Finances, a proposé un plan global de lutte contre la contrefaçon de produits de santé. Le plan s’appuie sur une campagne de sensibilisation et la promotion internationale de la convention Médicrime. ITALIE
Arrestation d’un ressortissant marocain
La police italienne a arrêté un islamiste qui préparait une série d’attentats dans la région de Milan.L’un d’entre eux devait viser la Grande synagogue de la ville où vit l’une des plus importantes communautés juives d’Italie. Suite à cette arrestation,une femme en relation avec cet homme a été arrêtée à Londres par la police britannique.
La législation sur la cybersécurité fait débat
Alors que de nombreux parlementaires,républicains et démocrates,s’y opposent à cause des pouvoirs exorbitants qui seraient donnés aux autorités de contrôle,le secrétaire au Commerce, John Bryson est venu s’ajouter à la liste de ceux qui soutiennent l’actuel projet de loi. ABU DHABI
Saisies massives de contrefaçons en 2011
Les douanes locales ont saisi 24 000 produits contrefaits l’année dernière pour une valeur marchande estimée à 1,1 million de dollars.124 000 sociétés et commerces ont été perquisitionnés. INDONÉSIE
Les forces de sécurité tuent cinq terroristes
Deux opérations se sont soldées par la mort de cinq terroristes présumés,deux à Denpasar et trois à Sanur.Ils étaient suspectés de vouloir frapper l’île de Bali à l’occasion du nouvel an hindou. En 2002 déjà,un attentat contre une discothèque avait coûté la vie à plus de 200 personnes.
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2012, année terrible pour la sécurité C’est le pronostic fait par les experts en sécurité informatique. Les attaques contre les entreprises et les gouvernements devraient encore augmenter et les données placées dans le «nuage» être particulièrement visées. De nouveaux pays vont aussi grossir les rangs des États capables de conduire ce type d’opérations. Les secteurs pharmaceutique, minier, énergétique et des technologies seront en première ligne. Les attaques auront des motivations de plus en plus de motivations politiques, comme celles, entre autres, des Anonymous. La course est donc
ouverte entre les chasseurs et les chassés et les niveaux de protection ne vont cesser de s’accroître avec un accent mis sur la détection aux intrusions dans les réseaux. Des prospectives qui font écho à une tribune signée par trois des plus hauts ex-responsables de la communauté de renseignement américain, Mike McConnell, Bill Lynn et Michael Chertoff dans les colonnes du Wall Street Journal qui affirment que la Chine a une politique nationale d’espionnage économique dans le cyberespace. Il y a quelques jours a eu lieu
sur ce sujet une réunion à Washington réunissant ministres, sénateurs et directeurs d’agence, dont le thème était la course à l’armement dans la cyberguerre… L’analyse de Geos La guerre froide a en partie été gagnée par les États-Unis par leurs investissements dans les programmes spatiaux. La guerre économique qui s’intensifie va nécessiter, crise ou pas, des investissements pour protéger les savoir-faire des entreprises contre un pillage organisé, quel que soit sa provenance.
Menace déjouée contre le canal de Suez Des navires transitant par le canal étaient visés par des activistes. Deux hommes ont été arrêtés par le Moukhabarat al-Ammah, la Sécurité égyptienne. Ils auraient eu pour cible des navires israéliens passant par le canal de Suez. Ils auraient reçu 50 millions de livres égyptiennes des services iraniens pour frapper. Deux navires israéliens étaient rentrés mi-mars à Eilat après un déploiement en Mer Rouge, chose assez rare, ils avaient emprunté le canal en réponse à un déploiement de navires iraniens dans la zone. Ces derniers étaient aussi passés par le canal avec l’accord du Caire. Des tankers occidentaux auraient également été visés. Si les deux hommes
arrêtés nient les accusations, il demeure que des cellules du Hezbollah pro-iranien ont été identifiées en Égypte, notamment dans la région du Canal de Suez. Le Mossad israélien croit savoir que des officiers des forces spéciales iraniennes sont à leurs côtés. La question est à la hauteur de l’importance du canal qui a battu en février un record avec 1 328 navires, rapportant 381 millions de dollars au gouvernement sur les 5 milliards annuels. L’analyse de Geos Alors que les Frères musulmans ont remporté les dernières élections législatives, l’organisation se met en position de prendre la magistrature suprême. En cas
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d’installation au pouvoir, on peut s’attendre à une reprise en main de tout l’appareil sécuritaire et d’un retour au calme notamment dans le Sinaï. Une situation inverse donnerait un
autre signal, sans doute plus inquiétant puisqu’il concernerait alors toute la sécurité régionale, rappelons que le Hamas est à l’origine une branche des Frères musulmans.
Rien ne ressemble plus à une information qu’une autre information*
Sécurité Privée fait la différence !
Derrière l’aphorisme et l’impertinence, réside une réalité que tout lecteur a pu vérifier. Une réalité contre laquelle le magazine Sécurité Privée souhaite lutter afin de dispenser une information précise, claire et vérifiée. Sans parti pris et sans concession, Sécurité Privée se positionne comme un magazine professionnel destiné aux acteurs de la sécurité qu’ils soient clients ou prestataires, conseils ou conseillés, qu’ils exercent leur activité dans le secteur public ou le secteur privé.
www.securite-privee.org
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Lu pour vous Lu pour vous
Établissements financiers & cyberfraudes Myriam Quéméner, Collection Les essentiels de la banque et de la finance ; RB Édition
Vols de données bancaires, escroqueries, attaques informatiques, atteintes à l’e-réputation : les établissements financiers sont aujourd’hui légitimement inquiets face à la montée de la cybercriminalité. Comment définir cette nouvelle délinquance ? Comment évolue-t-elle et qui sont les hackers ? Quelle est la menace, quels sont les moyens de lutte à l’heure du e-commerce en constante expansion ? Comment prévenir les risques numériques en interne, comment gérer l’usage des réseaux sociaux au sein des établissements financiers ? Quelles sont
les incidences juridiques du cloud computing pour les banques qui externalisent de plus en plus leurs données ? Cet ouvrage dresse un panorama des « cyberfraudes » – aussi bien internes qu’externes – et décrypte les modes opératoires utilisés par les « cyberdélinquants ». L’auteur présente la réglementation et les acteurs de la lutte contre ce fléau et propose des solutions pragmatiques aux établissements financiers, aux professionnels et à leurs clients qui peuvent être victimes ou acteurs involontaires.
Une histoire criminelle de la France Alain Bauer et Christophe Soullez ; Éditions Odile Jacob
De la cour des Miracles à la French Connection,de Mandrin à la Brise de Mer, de Pierrot le Fou à Mesrine, des Apaches aux bandes actuelles, mais aussi de Fouché aux brigades du Tigre, cet ouvrage témoigne des figures criminelles et aussi policières qui ont marqué leur époque. Au-delà de ces personnalités mythiques et des seuls faits divers, il cherche surtout, en les replaçant dans leur contexte économique et social, à cerner les évolutions et les ruptures pour esquisser une véritable histoire sociale de la France. Condensé des imperfections humaines, le criminel, individu ou parfois incarné par
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le pouvoir, est en effet un formidable révélateur des forces et des faiblesses d’une société, nous en apprenant énormément sur nous-mêmes, par ses actes comme par la façon dont nous tentons d’y faire face. Le crime est inhérent à toute société humaine. Et pourtant, l’histoire montre bien la relativité de la criminalité et ses transformations au cours des siècles. à la persistance de certains comportements à travers le temps répond la variété des crimes,en nombre et en qualité, qui illustrent chaque période. L’histoire du crime, c’est aussi l’histoire d’un pays !
Commentaire et analyse de la loi n°2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique Jean-René Binet ; LexisNexis Le 7 juillet 2011 était promulguée la loi n° 2011-814 relative à la bioéthique, point d'aboutissement de longs débats parlementaires enrichis des contributions produites par une mission d'information et des États généraux de la bioéthique qui avaient pour ambition : de réexaminer les dispositions issues des premières lois de bioéthique de 1994 et 2004 à l'aune des progrès accomplis ou espérés dans le champ de la médecine et des sciences de la vie, d'apprécier si l'évolution des moeurs et des modes de vie imposait de modifier certains des principes structurants posés par ces lois. Sur un point comme sur l'autre, les débats ont été riches et la réforme modeste, prudente. En effet, la révision de la loi de bioéthique a permis de vérifier que les principes et l'architecture de ce droit avaient parfaitement résisté à l'épreuve du temps et ne nécessitaient pas d'être retouchés en profondeur. Ceci a conduit le législateur à autoriser la ratification de la Convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, dite convention d'Oviedo, signée par la France le 4 avril 1997. Dès lors, le 13 décembre 2011, M. Leonetti, ministre des Affaires européennes, déposait à Strasbourg les instruments de ratification de cette importante convention (reproduite en annexe de l'ouvrage). Ce livre s'attache à rendre compte des questions soulevées au cours du processus législatif et à présenter les réponses.
INSDICRÉTIONS
Confessions d'un sale flic. De la DST à l'IGS Eric Meillan, Emmanuelle Tenailleau ; La Boîte à Pandore "Par essence, le directeur de l'inspection générale des services est un homme craint et détesté. Ou alors, il est un obéissant toutou, ce qui est une autre histoire..." mais cela n'a jamais été l'histoire d'Eric Meillan. Dans ses confessions de "sale flic" comme il se nomme avec ironie, rien n'est conventionnel. Entré à la DST, le service de contre-espionnage,
Meillan, qui parle couramment le russe, entame la guerre de l'Ombre. Celle contre l'ancienne URSS. Guerre d'espions parsemée de défis, de morts et de victoires chèrement acquises. Sarkozy et Guéant feront appel à lui et à son expérience pour localiser Yvan Colonna, ce qu'il réussira comme il le dévoile dans son livre. Nommé à la tête de l'IGS, la police des polices, c'est à lui qu'est confiée l'enquête sur les policiers impliqués dans l'affaire de Clichy-
sous-Bois, celle où deux jeunes ont péri électrocutés. Dans ses confessions révélatrices, cruelles et ironiques qui n'épargnent personne, Eric Meillan raconte son parcours ; celui d'un homme formé aux techniques du contre-espionnage. En dévoilant les opérations auxquelles il a participé, il lève un voile sans concession sur les coulisses de deux institutions discrètes de la République.
Police locale et maire OPJ Muriel Trémeur ; Papyrus
L'exercice des pouvoirs de police du maire dans les campagnes est complexe : impossibilité de recruter du personnel de police, domaines d'intervention liés à la ruralité sans réel soutien de la gendarmerie, procès-verbal souvent classé sans suite, réglementation juridique complexe, méconnaissance du système judiciaire, recours accru des administrés... L'ouvrage confirme ce que les élus locaux savaient déjà : ne pas avoir toujours les moyens d'appliquer les obligations qui leur sont imposées ! Mais leur responsabilité pouvant être engagée, ils doivent connaître l'étendue et les limites des pouvoirs de police, les principes juridiques généraux à respecter, toutes les possibilités de transaction, de contributions ou de poursuites qui leur permettront d'obtenir gain de cause au-delà
du rejet d'un procès-verbal. La résolution de litiges peut différer selon la nature des manquements concernés. Aussi, l'ouvrage s'efforce de remplir trois objectifs : rappeler les obligations du maire officier de police judiciaire et titulaire de la police administrative, préalable nécessaire face aux responsabilités en jeu, aborder les problématiques des communes rurales : nuisances sonores liées aux chants du coq ou aux sonneries des églises, cheval en divagation sur une route, déjections de vache sur voie communale, déneigement..., détailler les démarches utiles et les moyens dont dispose le maire : de la diplomatie à la négociation, de la rédaction d'un arrêté municipal à son respect, de la rédaction d'un procès-verbal à l'engagement de la poursuite, de la connaissance du monde
judiciaire pour choisir la procédure la plus pertinente, de la réclamation des contributions permettant la réparation d'un dommage... Modèles de procèsverbal et d'arrêtés municipaux, schémas récapitulatifs, questions pratiques, exemples de décisions de justice, références aux textes en vigueur jalonnent c o n t i nu e l l e m e n t l'ouvrage.
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L'intérieur. Un ancien directeur générale de la police témoigne Patrice Bergougnoux, Frédéric Ploquin ; Fayard Patrice Bergougnoux est à la gauche ce que Claude Guéant est à Nicolas Sarkozy : une tour de contrôle de la Police nationale.Voilà bientôt quarante ans que ce républicain consacre à la Place Beauvau le plus clair de son temps.Après des années dans l'ombre des ministres qu'il a servis, de Pierre Joxe à JeanPierre Chevènement, il témoigne. Qui mieux que lui pouvait revisiter la politique de la gauche en matière de sécurité ? Il est aussi l'un des mieux placés pour porter un regard critique sur les dix années qui viennent
de s'écouler, durant lesquelles Nicolas Sarkozy a posé son empreinte sur l'Intérieur. Un décryptage sans concession par un professionnel de l'art qui appelle à la restauration du lien de confiance entre police et population et au sursaut éthique.
Arnaud Floc’h et Christiane Germain, d’après une histoire de Claude K. Dubois ; Futuropolis
Sophie suit des cours de djembé auprès de Pete, un professeur d’origine togolaise. Un soir, il annonce à ses élèves qu’il organise un voyage de deux semaines à Lomé. Pas un circuit touristique classique, mais bel et bien quelque chose d’authentique et de profond, une immersion totale au sien de la vie quotidienne de la population. Malgré le caractère versatile de Pete et ses propos parfois orduriers, violents et racistes, Sophie réussit à convaincre son mari Antoine, déjà tenté par une visite sur le continent où il a passé son enfance, de
participer à ce voyage. Curieusement, Pete refuse de leur donner avant leur arrivée, les contacts sur place. Autre étrangeté, à l’aéroport, ils découvrent un Pete rasta, transformé en homme d’affaires, costume et crâne rasé, qui semble les ignorer… La stupéfaction est encore plus grande quand, une fois arrivés dans un petit village, Pete s’avère être en fait le gourou d’une église sectaire ! L’endroit où ils sont logés est plus que rudimentaire : saleté, eau croupie, insectes grouillants… Le jeune couple a le sentiment d’être séquestré, et
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pour cause, ils sont de fait pris en otages par Pete et les membres de la secte. Mais comment parviendront-ils à fuir de ce lieu ? Basé sur une histoire vraie, c’est un cauchemar qui se transforme en un thriller angoissant.
La sécurité privée rassemble de nombreux métiers et de nombreuses compétences.
e r è d é f s e l P S ’U L Ensemble,bâtissons
une profession rassemblée !
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Sécurité Privée #19
Dossier central : Commerce et sécurité, si différents et pourtant si proches
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