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Timestamp: 2019-05-24 08:57:30+00:00
Document Index: 84980461

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Information professionnelle sur Haldol®: Janssen-Cilag AG
Principe actif: halopéridol.
Solution injectable: Acidum Lacticum, Aqua ad iniectabilia q.s. ad solut. pro 1 ml.
Comprimés à 1 mg: Lactose monohydraté, huile de coton hydrogénée (fabriquée à partir de graines de coton génétiquement modifiées), Excip. pro compresso.
Comprimés à 10 mg: Color.: E 104, Excip. pro compresso.
Gouttes à 2 mg/ml: Conserv.: E 218, Excip. ad solut. pro 1 ml.
Solution injectable: 5 mg d'halopéridol pour 1 ml.
Comprimés à 1 mg (blancs, ronds, biconvexes, avec barres de cassure en croix*, gravés «JANSSEN» sur une face): 1 mg d'halopéridol.
Comprimés à 10 mg (jaunes, ronds, biconvexes, avec barre de cassure, gravés «JANSSEN» sur une face et «H/10» sur l'autre): 10 mg d'halopéridol.
Gouttes à 2 mg/ml (limpide, incolore): 2 mg d'halopéridol pour 1 ml correspondant à 20 gouttes.
* Les barres de cassure servent uniquement à casser les comprimés afin d'en faciliter l'absorption et non pas à les diviser en parts égales.
Schizophrénie aiguë et chronique;
syndromes paranoïdes hallucinatoires;
manies et états maniaques;
états d'agitation psychomotrice;
états d'agitation liés à une sclérose cérébrale;
éréthisme des oligophrènes;
états d'agitation liés au sevrage alcoolique.
Hyperkinésies
Tics nerveux très handicapants;
chorée de Huntington, chorée de Sydenham;
Nausées et vomissements d'étiologies diverses, comme par ex. vomissements postopératoires ou liés aux cytostatiques, lorsque les autres médicaments contre les nausées et les vomissements ne sont pas suffisamment efficaces.
Il est recommandé d'utiliser la solution injectable d'Haldol seulement par voie i.m.
Les données posologiques qui suivent sont purement indicatives. La posologie doit être ajustée à chaque patient de manière individuelle. Ce qui exige souvent une augmentation graduelle pendant la phase aiguë et une réduction progressive au cours du traitement d'entretien, jusqu'à ce que la dose efficace minimale soit établie. Les doses élevées ne doivent être administrées qu'aux patients ne répondant pas suffisamment aux doses faibles.
Poussées schizophréniques aiguës et manies
1 ampoule (= 5 mg) par voie i.m. Au besoin, renouveler cette dose toutes les heures jusqu'à ce que la poussée soit jugulée ou jusqu'à une dose maximale de 20 mg par jour. Passer le plus rapidement possible à la forme orale.
Psychoses chroniques chez l'adulte
Exemple d'ajustement posologique personnalisé:
1 à 3 mg per os 3 fois par jour. Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 20 mg par jour, répartis en plusieurs prises.
Psychoses chez les patients âgés, agitation liée à une sclérose cérébrale
Augmenter très prudemment la dose. Chez les patients âgés, une dose journalière réduite de 1 à 1,5 mg per os est souvent suffisante, réparti en plusieurs prises (voir «Posologies spéciales»).
Dose d'entretien en cas d'abus chronique d'alcool: 2 mg per os 2 à 3 fois par jour.
Doses faibles, augmentant progressivement jusqu'à env. 1–1,5 mg/jour per os.
Per os: 1 à 1,5 mg 2 fois par jour.
Voie parentérale: ½ à 1 ampoule (= 2,5 à 5 mg) par voie i.m.
Un arrêt progressif du traitement est recommandé.
Haldol étant essentiellement métabolisé dans le foie, il convient d'être prudent en cas d'insuffisance hépatique. Réduire éventuellement la posologie des patients traités à long terme.
Débuter le traitement par la moitié de la dose pour adulte (0,5 mg) et l'ajuster selon l'effet obtenu.
Haldol ne doit pas être administré aux enfants de moins de 3 ans.
La posologie sera ajustée au cas par cas. Des posologies même faibles pouvant déclencher chez l'enfant des troubles moteurs, on n'administrera que la dose minimale efficace.
Les posologies recommandées ci-après correspondent à une dose totale approximative de 0,03 à 0,15 mg/kg de poids corporel, en cas d'administration orale 2 à 3 fois par jour.
La dose initiale recommandée est au total de 0,5 mg par jour, administré de préférence par voie orale en plusieurs doses.
La fourchette posologique recommandée est de 1 à 4 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
La dose maximale recommandée est de 6 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
La fourchette posologique recommandée est de 1 à 6 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
La dose maximale recommandée est de 10 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
Dans les manies et les maladies des tics (comme par ex. le syndrome de Gilles de la Tourette), des doses plus faibles suffisent pour traiter les pathologies.
Maladies des tics (comme par ex. le syndrome de Gilles de la Tourette)
Chez l'enfant à partir de 3 ans, la posologie débutera à 0,025 mg/kg/jour et pourra être augmentée jusqu'à maximum 0,2 mg/kg/jour, en utilisant les formes d'administration appropriées.
Pour des posologies plus faibles, on aura recours à Haldol comprimés à 1 mg ou à Haldol gouttes.
Etats d'agitation chez l'enfant
Les posologies recommandées ci-après correspondent à une dose totale approximative de 0,02 à 0,075 mg/kg de poids corporel, en cas d'administration orale 2 à 3 fois par jour.
La dose initiale recommandée est au total de 0,25 mg par jour, administré par voie orale en plusieurs doses.
La fourchette posologique recommandée est de 0,5 à 3 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
La dose maximale recommandée est de 3 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
La dose initiale recommandée est au total de 0.25 mg par jour, administré par voie orale en plusieurs doses.
La fourchette posologique recommandée est de 2 à 6 mg par jour, administrés par voie orale en plusieurs doses.
Le flacon en plastique de 30 ml de Haldol gouttes 2 mg/ml avec un compte-gouttes incorporé est également muni d'une fermeture sécurité enfants. Les flacons s'ouvrent de la façon suivante: appuyer sur le bouchon en plastique en le tournant simultanément dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Le mode d'emploi précis des flacons est décrit dans l'information destinée aux patients.
Etats comateux, grave dépression toxique du système nerveux central due à l'alcool ou à des dépresseurs centraux, syndrome parkinsonien, lésion des noyaux gris centraux ou hypersensibilité connue à l'un des composants d'Haldol.
De rares cas de mort subite ont été rapportés chez des patients psychiatriques traités par l'halopéridol.
Chez le patient âgé présentant une psychose associée à une démence et qui est traité par des antipsychotiques, le risque de décès est accru. Une analyse de 17 études contrôlées contre placebo (durée modale de 10 semaines), menée principalement auprès de patients sous antipsychotiques atypiques, a montré que le risque de décès chez les patients traités par le médicament étudié était de 1,6 à 1,7 fois plus élevé que chez les patients sous placebo. Au cours d'une étude contrôlée typique d'une durée de 10 semaines, la mortalité était d'environ 4,5% chez les patients traités par le médicament étudié, tandis qu'elle était d'environ 2,6% dans le groupe sous placebo. Bien que les décès aient eu des causes diverses, la plupart des cas de décès semblaient être dus à des causes cardiovasculaires (par ex. défaillance cardiaque, mort subite) ou à des infections (par ex. pneumonie). Des études observationnelles indiquent que le traitement par des antipsychotiques classiques peut accroître la mortalité de la même manière qu'un traitement par des antipsychotiques atypiques. Il n'est guère possible de déterminer si la mortalité accrue constatée dans les études observationnelles s'explique par la prise de l'antipsychotique ou par certaines caractéristiques du patient.
En dehors des cas rares de mort subite, il n'a été fait état que très rarement d'un allongement de l'intervalle QT et/ou d'une arythmie ventriculaire sous halopéridol. Ces événements devraient survenir plus fréquemment à fortes doses et chez des patients prédisposés.
Etant donné que des allongements de l'intervalle QT ont été observés pendant le traitement par Haldol, la prudence est de mise chez des patients présentant une prédisposition à l'allongement de l'intervalle QT (syndrome du QT long, hypokaliémie, hypomagnésémie, déséquilibre électrolytique, médicaments connus pour allonger l'intervalle QT [voir «Interactions»], affections cardiovasculaires, hypothyroïdie, antécédents familiaux d'allongement de l'intervalle QT).
Le risque d'un allongement de l'intervalle QT et/ou d'arythmies ventriculaires peut être accru avec des posologies plus élevées (voir «Interactions», «Effets indésirables» et «Surdosage») et en cas d'administration parentérale, en particulier par voie intraveineuse.
Un ECG continu doit être effectué lorsque Haldol est administré par voie intraveineuse de manière à pouvoir détecter un allongement de l'intervalle QT et des troubles sévères et malins du rythme cardiaque (comme par ex. des torsades de pointes).
Tachycardie et hypotension artérielle ont également été observées occasionnellement.
Dans des études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo menées chez des patients atteints de démence, le risque d'événements vasculaires cérébraux au cours de l'utilisation de certains antipsychotiques atypiques était multiplié par 3 environ. Des études observationnelles menées dans le but de comparer le risque de survenue d'un accident vasculaire cérébral chez des patients de plus de 65 ans ont montré que le risque d'accident vasculaire cérébral pour ces patients traités par des antipsychotiques était multiplié par environ 1,6 à 1,8 par rapport aux patients qui n'avaient reçu aucun traitement par de tels médicaments. Le risque accru peut être plus prononcé chez des patients ayant été traités par des antipsychotiques typiques (tels que des butyrophénones, y compris l'halopéridol).
On ignore la nature du mécanisme sous-jacent à ce risque élevé. Il n'est pas à exclure que ce risque soit également élevé pour d'autres groupes de patients.
Chez les patients qui présentent des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral, Haldol doit être utilisé avec prudence, tout en évaluant soigneusement les risques et les bénéfices.
Tout comme d'autres antipsychotiques, Haldol a été associé au syndrome malin des neuroleptiques, une pathologie pouvant engager le pronostic vital: une réaction idiosyncrasique rare qui se manifeste par de l'hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, des troubles dysautonomiques et des fluctuations de la conscience. L'hyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Il est impératif de suspendre immédiatement le traitement antipsychotique et de mettre en route un traitement de soutien approprié doublé d'une surveillance attentive du patient.
Comme c'est le cas avec tous les antipsychotiques, une dyskinésie tardive peut survenir chez certains patients sous traitement de longue durée ou après arrêt du médicament. Ce syndrome est principalement caractérisé par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou des mâchoires. Ces manifestations peuvent être irréversibles chez certains patients. La reprise du traitement, une augmentation de la dose ou encore un changement d'antipsychotique peuvent masquer le syndrome. Le traitement doit être interrompu dès que possible.
Comme c'est le cas avec tous les médicaments antipsychotiques, des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir, entre autres: tremblements, rigidité, sialorrhée, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë.
Les antiparkinsoniens anticholinergiques ne doivent être prescrits qu'en cas de besoin. Ils ne sauraient l'être à titre préventif de manière routinière. Si un traitement antiparkinsonien concomitant est nécessaire, celui-ci devra être poursuivi le cas échéant après l'arrêt de la prise d'Haldol si son excrétion est plus rapide que celle d'Haldol, afin d'exclure l'apparition ou l'aggravation de symptômes extrapyramidaux. Le médecin envisagera une possible augmentation de la pression intra-oculaire en cas d'administration concomitante d'Haldol et d'anticholinergiques, antiparkinsoniens compris.
Des posologies même faibles pouvant déclencher chez l'enfant des troubles moteurs, la prudence est de mise chez les enfants jusqu'à l'âge de 12 ans traités par Haldol.
Crises convulsives/convulsions
Haldol peut abaisser le seuil épileptogène. Il est donc recommandé d'être prudent chez les patients épileptiques et dans les situations épileptogènes (par ex. sevrage alcoolique ou encéphalopathie).
Haldol étant métabolisé dans le foie, la prudence est de mise chez les patients atteints d'insuffisance hépatique. Des cas isolés d'altération des fonctions hépatiques ou d'hépatite, le plus souvent cholestatiques, ont été rapportés.
La thyroxine peut favoriser la toxicité d'Haldol. Un traitement antipsychotique ne sera donc prescrit qu'avec la plus grande prudence chez les patients présentant une hyperthyroïdie et devra être associé à un traitement thyréostatique concomitant.
De très rares cas d'hypoglycémie et de syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique ont été rapportés.
Effets sur la prolactine
Parmi les effets hormonaux pouvant être provoqués par les antipsychotiques neuroleptiques, on compte l'hyperprolactinémie, pouvant elle-même entraîner une galactorrhée, une gynécomastie, une oligoménorrhée ou une aménorrhée. Des études non cliniques suggèrent que, chez l'être humain, la croissance cellulaire dans les tumeurs mammaires peut être stimulée par la prolactine. Une association claire avec l'administration d'antipsychotiques n'a cependant pas encore été établie à ce jour par des études cliniques et épidémiologiques. La prudence s'impose donc chez des patients ayant des antécédents dans ce domaine. Haldol doit être utilisé avec prudence chez des patients présentant des antécédents d'hyperprolactinémie et chez ceux atteints d'une tumeur susceptible d'être prolactino-dépendante.
Des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés en rapport avec l'utilisation d'antipsychotiques. Les patients traités par des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tout facteur de risque potentiel de TEV doit être identifié avant et pendant le traitement par Haldol et des mesures préventives doivent être mises en œuvre.
Il se peut que les patients schizophrènes répondent avec un certain retard au traitement antipsychotique. De même, après l'arrêt des médicaments, il se peut que les symptômes ne réapparaissent que plusieurs semaines ou mois plus tard.
Des symptômes aigus de sevrage (comprenant nausées, vomissements et insomnies) ont été rapportés dans de rares cas suite à un arrêt brutal d'un antipsychotique à fortes doses. Une rechute étant possible, il est recommandé de procéder à un arrêt progressif et lent du médicament.
Certaines données suggèrent qu'une réduction de l'activité physique est associée à une augmentation du risque thrombotique. Or, les médicaments antipsychotiques, de par leur action sédative, peuvent diminuer l'activité physique des patients. En conséquence, ces derniers seront spécialement interrogés sur les signes d'une thromboembolie veineuse et encouragés à rester physiquement actifs.
En cas d'état dépressif prédominant, ne pas administrer Haldol ou un autre antipsychotique en monothérapie, mais y adjoindre des antidépresseurs (voir «Interactions»).
La prudence s'impose lors de la prescription d'halopéridol et de médicaments dont on sait qu'ils provoquent un allongement de l'intervalle QT.
L'halopéridol est métabolisé par plusieurs voies dont la glucuronoconjugaison et par le système du cytochrome P450 (notamment les isoenzymes CYP 3A4 ou CYP 2D6). L'inhibition de ces voies de métabolisation par d'autres médicaments ou une activité réduite de l'isoenzyme CYP 2D6 (chez les «métaboliseurs lents») peut provoquer l'augmentation de la concentration d'halopéridol et l'élévation du risque de survenue d'effets indésirables, y compris l'allongement de l'intervalle QT.
Dans des études de pharmacocinétique, des concentrations faibles ou légèrement plus élevées d'halopéridol ont été observées lorsque celui-ci était administré avec d'autres médicaments connus comme substrats ou inhibiteurs des isoenzymes CYP 3A4 ou CYP 2D6, comme par ex. l'itraconazole, la néfazodone, la buspirone, la venlafaxine, l'alprazolam, la fluvoxamine, la quinidine, la fluoxétine, la sertraline, la chlorpromazine et la prométhazine. Une activité réduite de l'isoenzyme CYP 2D6 peut conduire à des concentrations élevées d'halopéridol. Des élévations du QTc ont été observées lorsque l'halopéridol était administré avec les substances inhibitrices du métabolisme comme le kétoconazole (400 mg par jour) et la paroxétine (20 mg par jour). Il peut être recommandé de réduire la dose d'halopéridol.
La prudence est recommandée en cas d'association avec des médicaments pouvant provoquer un déséquilibre électrolytique.
Effet de l'halopéridol sur d'autres médicaments
Haldol peut renforcer l'action d'autres substances à effet central, tels que l'alcool, les hypnotiques, les sédatifs ou les analgésiques puissants (les opioïdes en particulier). L'association d'un antipsychotique à d'autres dépresseurs centraux peut augmenter la sédation et entraîner, parfois, un risque accru de dépression respiratoire. En outre, l'association à la méthyldopa a donné lieu à des effets secondaires centraux et psychiques.
Haldol peut atténuer l'action antiparkinsonienne de la lévodopa.
Haldol peut antagoniser l'effet de l'adrénaline et d'autres sympathomimétiques et inverser les effets antihypertenseurs de substances anti-adrénergiques comme la guanéthidine.
L'halopéridol est un inhibiteur de l'isoenzyme CYP 2D6. Haldol peut inhiber la métabolisation des antidépresseurs tricycliques, et augmenter ainsi leur taux plasmatique. Leur toxicité peut s'en trouver augmentée (effets anticholinergiques, toxicité cardiovasculaire, baisse du seuil épileptogène).
Effet d'autres médicaments sur l'halopéridol
Un traitement au long cours associant Haldol à des inducteurs enzymatiques comme la carbamazépine, le phénobarbital ou la rifampicine peut réduire de façon significative la concentration plasmatique d'Haldol. Il peut donc être nécessaire d'ajuster la posologie d'Haldol lorsqu'il est prescrit en association à l'une de ces substances. Lorsque l'administration de ces substances est arrêtée, il pourra s'avérer nécessaire de réduire la posologie d'Haldol.
Le valproate sodique, un inhibiteur connu de la glucuronoconjugaison, n'a aucune influence sur la concentration plasmatique d'halopéridol.
Dans de rares cas, les symptômes suivants ont été décrits au cours de traitement associé au lithium:
encéphalopathie, symptômes extrapyramidaux, dyskinésie tardive, syndrome malin des neuroleptiques, symptômes au niveau du tronc cérébral, syndrome aigu du tronc cérébral et coma. Ces symptômes se sont le plus souvent avérés réversibles. Ils pourraient constituer un tableau clinique particulier, bien que cette hypothèse ne soit pas encore vérifiée. En tout cas, il faut interrompre immédiatement le traitement associant Haldol et lithium chez les patients présentant de tels symptômes.
Chez l'animal, l'halopéridol a montré un effet tératogène, et, à hautes doses, des effets embryotoxiques.
Les nouveau-nés dont les mères ont pris des antipsychotiques (dont l'halopéridol) pendant le troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque de symptômes extrapyramidaux moteurs et/ou de symptômes de sevrage après la naissance. Ces symptômes chez le nouveau-né peuvent comprendre agitation, augmentation ou diminution inhabituelle du tonus musculaire, tremblements, somnolence, difficultés respiratoires ou problèmes d'alimentation.
Ces complications peuvent avoir un degré de sévérité variable. Dans certains cas, ils ont été autolimitants; dans d'autres cas, les nouveau-nés ont nécessité une surveillance en service de soins intensifs ou une hospitalisation prolongée.
Aucune étude clinique contrôlée n'a été effectuée chez la femme enceinte. Une augmentation significative d'anomalies fœtales n'a toutefois pas été observée lors d'études chez la femme enceinte. Des malformations congénitales sporadiques ont été observées après exposition fœtale à Haldol, le plus souvent lorsque celui-ci était associé à d'autres médicaments. Haldol ne doit donc pas être administré pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue.
Si un arrêt du traitement s'avère nécessaire pendant la grossesse, celui-ci devra, dans la mesure du possible, ne pas être brutal.
L'halopéridol passe dans le lait maternel. Des symptômes extrapyramidaux ont été observés chez des enfants nourris au sein par des femmes prenant Haldol. Si Haldol doit être pris pendant la période de lactation, il conviendra d'interrompre l'allaitement.
Sédation et réduction des capacités de réaction peuvent s'observer, surtout à hautes doses et en début de traitement. Ces effets sont renforcés par l'alcool. On conseillera donc aux patients de ne pas conduire de véhicule ni d'utiliser de machine pendant le traitement, jusqu'à ce que leurs réactions soient connues.
Les effets indésirables sont présentés dans la section qui suit. Les effets indésirables sont des événements indésirables pour lesquels un lien possible, probable ou certain avec l'utilisation d'halopéridol est supposé, sur la base d'une évaluation approfondie des informations disponibles au sujet de l'événement indésirable. Comme les études cliniques sont exécutées dans des conditions variées, la fréquence des effets indésirables qui ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec un certain médicament ne peut pas être directement comparée à la fréquence observée au cours d'études cliniques menées avec un autre médicament contenant le même principe actif, et elle ne correspond pas forcément à la fréquence de leur survenue observée en cas d'utilisation clinique après la commercialisation.
La sécurité d'emploi d'Haldol a été évaluée auprès de 284 patients traités par halopéridol dans le cadre de trois études contrôlées contre placebo, ainsi qu'auprès de 1295 patients traités par halopéridol dans le cadre de 16 études cliniques contrôlées contre médicament actif et menées en double aveugle. La sécurité d'emploi d'Haldol decanoas a été évalué auprès de 410 patients qui ont participé à trois études comparatives (une étude comparative portant sur l'halopéridol vs la fluphénazine et deux études comparant la formulation décanoate à la formule orale), à neuf études en ouvert et à une étude de détermination des doses. Sur la base de l'analyse des données regroupées sur la sécurité d'emploi obtenues dans ces études cliniques, les effets médicamenteux indésirables les plus souvent rapportés (incidence en %) étaient: troubles extrapyramidaux (34), insomnie (19), agitation (15), hyperkinésie (13), céphalées (12), troubles psychotiques (9), dépressions (8), prise de poids corporel (8), hypotension orthostatique (7) et somnolence (5).
Y compris les effets médicamenteux indésirables mentionnés ci-dessus, les effets médicamenteux indésirables suivants ont été constatés dans des études cliniques sous Haldol et Haldol decanoas et les observations suivantes ont été faites après la mise sur le marché de ces substances. Les données sur la fréquence correspondent à la convention suivante:
Très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), occasionnel (≥1/1000 à <1/100), rare (≥1/10'000 à <1/1000), très rare (<1/10'000).
Effet médicamenteux indésirable
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Leucopénie.
Très rare (<1/10'000): Eosinophilie, agranulocytose, neutropénie, pancytopénie, thrombocytopénie.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Hypersensibilité.
Très rare (<1/10'000): Réactions anaphylactiques.
Rare (≥1/10'000 à <1/1000): Hyperprolactinémie.
Très rare (<1/10'000): Sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique.
Très rare (<1/10'000): Hypoglycémie.
Très fréquent (≥1/10): Agitation, insomnie.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Dépressions, troubles psychotiques.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Etat confusionnel, baisse ou perte de la libido, inquiétude.
Très fréquent (≥1/10): Troubles extrapyramidaux, hyperkinésie, céphalées.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Dyskinésie tardive, crise oculogyre, dystonie, dyskinésie, akathisie, bradykinésie, hypokinésie, tonus musculaire inhabituellement élevé, somnolence, faciès figé, tremblements, obnubilation, vertiges.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Convulsions, parkinsonisme, akinésie, phénomène de la roue dentée, sédation, contractions musculaires involontaires.
Rare (≥1/10'000 à <1/1000): Troubles moteurs, syndrome malin des neuroleptiques, nystagmus.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Troubles de la vision.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Vision floue.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Tachycardie.
Très rare (<1/10'000): Fibrillation ventriculaire, torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, extrasystoles.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Hypotension orthostatique, hypotension artérielle.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Dyspnée.
Rare (≥1/10'000 à <1/1000): Bronchospasme.
Très rare (<1/10'000): Œdème du larynx, laryngospasme.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Constipation, sécheresse buccale, sialorrhée, nausées, vomissements.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Manque d'appétit, pyrosis.
Très rare (<1/10'000): Iléus paralytique.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Tests hépatiques anormaux.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Hépatite, ictère.
Très rare (<1/10'000): Défaillance hépatique aiguë, cholestase.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Eruptions cutanées.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Réactions de photosensibilité, urticaire, prurit, transpiration excessive.
Très rare (<1/10'000): Angio-œdème, vascularite leucocytoclasique, dermatite exfoliatrice.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Torticolis, rigidité musculaire, crampes musculaires, rigidité musculo-squelettique.
Rare (≥1/10'000 à <1/1000): Trismus, secousses musculaires.
Très rare (<1/10'000): Rhabdomyolyse.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Rétention d'urine.
Très rares: symptômes extrapyramidaux moteurs et/ou phénomènes de sevrage chez le nouveau-né. Une exposition in utero a été associée à des effets indésirables chez le nouveau-né, tels qu'agitation, augmentation ou diminution inhabituelle du tonus musculaire, tremblements, somnolence, difficultés respiratoires ou problèmes d'alimentation.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Dysfonctionnement érectile.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Aménorrhée, dysménorrhée, galactorrhée, troubles mammaires, douleurs mammaires.
Rare (≥1/10'000 à <1/1000): Ménorragie, troubles menstruels, troubles de la fonction sexuelle.
Très rare (<1/10'000): Gynécomastie, priapisme.
Occasionnel (≥1/1000 à <1/100): Troubles de la marche, hyperthermie, œdèmes.
Très rare (<1/10'000): Mort subite, œdème facial, hypothermie.
Fréquent (≥1/100 à <1/10): Prise de poids, perte de poids.
Rare (≥1/10'000 à <1/1000): Allongement de l'intervalle QT sur l'ECG.
Syndrome malin des neuroleptiques: Haldol peut provoquer un syndrome malin des neuroleptiques. Cette complication idiosyncrasique rare associe hyperthermie, rigidité musculaire généralisée, troubles dysautonomiques, CPK élevée et confusion. Les signes de dysfonctionnement végétatif tels que tachycardie, pression artérielle instable et transpiration peuvent précéder l'apparition de l'hyperthermie et constituer des signes d'alarme précoces. En cas de survenue d'un syndrome malin des neuroleptiques, interrompre immédiatement le traitement antipsychotique et instaurer un traitement symptomatique adéquat doublé d'une surveillance attentive.
Les symptômes d'un surdosage d'halopéridol se manifestent par une exacerbation des effets pharmacologiques et indésirables connus. Les symptômes les plus révélateurs sont: réactions extrapyramidales sévères, hypotension, sédation. Une réaction extrapyramidale se caractérise par une rigidité musculaire ainsi que par des tremblements locaux ou généralisés. Une hypertension artérielle est également possible. Dans les cas extrêmes, le patient peut apparaître comateux, en dépression respiratoire et hypotendu. L'intensité de ces manifestations peut parfois provoquer une condition comparable à un état de choc. Des crises épileptiques peuvent également survenir.
Prendre également en compte le risque d'arythmie ventriculaire (torsades de pointes, par ex.), probablement lié à un allongement de l'intervalle QT.
Il n'existe pas d'antidote spécifique. Le traitement est essentiellement symptomatique. L'effet thérapeutique du charbon activé en cas de surdosage d'halopéridol par voie orale n'est pas établi. Chez les patients comateux, il faut assurer la perméabilité des voies aériennes par intubation oropharyngienne ou endotrachéale. La respiration artificielle est indiquée en cas de dépression respiratoire. Surveiller en permanence les signes vitaux et l'ECG, jusqu'à ce que ce dernier retourne à la normale. Traiter les arythmies sévères par les moyens antiarythmiques appropriés.
La chute de la pression artérielle et le collapsus peuvent se traiter par l'administration de solutions perfusables, de plasma ou d'albumine concentrée, ainsi que par un vasopresseur comme la dopamine ou la noradrénaline (norépinéphrine). Ne pas utiliser d'adrénaline (épinéphrine), car elle peut provoquer une forte hypotension en présence d'Haldol.
En cas de réactions extrapyramidales graves, administrer un antiparkinsonien de type anticholinergique par voie parentérale. Il sera ensuite diminué très prudemment pour éviter un rebond des réactions extrapyramidales.
Code ATC: N05AD01
L'halopéridol est un antipsychotique de la classe des butyrophénones. Sa forte action antidopaminergique centrale le place parmi les antipsychotiques puissants.
L'halopéridol possède de faibles propriétés antihistaminiques ou anticholinergiques. Il exerce un effet marqué sur les délires et les hallucinations, probablement par blocage des récepteurs dopaminergiques mésocorticaux et limbiques. Il agit en outre sur les noyaux gris centraux (système nigro-strié), ce qui expliquerait probablement ses effets moteurs extrapyramidaux (dystonies, akathisie et parkinsonisme).
L'halopéridol provoque un puissant ralentissement psychomoteur, qui agit de façon bénéfique sur les accès maniaques et les états d'agitation.
Les effets antidopaminergiques périphériques de l'halopéridol expliquent son action contre les nausées et les vomissements (via la zone chémoréceptrice bulbaire), ainsi que la relaxation des sphincters gastro-intestinaux et la sécrétion accrue de prolactine (inhibition du facteur inhibant la sécrétion de la prolactine dans l'adénohypophyse) qu'il provoque.
La concentration plasmatique maximale d'halopéridol est atteinte en 3 à 6 heures après une prise orale et en moyenne en 20 minutes après une administration par voie intramusculaire. La biodisponibilité des comprimés et des gouttes Haldol se situe entre 60% et 70%.
Haldol franchit facilement la barrière hémato-encéphalique. L'halopéridol est lié à 92% aux protéines plasmatiques. Le volume de distribution à l'état d'équilibre (VDss) est de 7,9 ± 2,5 l/kg.
Pour obtenir un effet thérapeutique, il est nécessaire d'atteindre une concentration plasmatique située entre 4 µg/l et 20–25 µg/l (au maximum). Le taux plasmatique ainsi que la plupart des paramètres pharmacocinétiques connaissent une forte variabilité interindividuelle mais une faible variabilité intra-individuelle.
L'halopéridol est métabolisé principalement au niveau du foie par glucuronoconjugaison (50 à 60%), par réduction et ré-oxydation (20 à 30%), par oxydation formant le métabolite pyridine et par N-déalkylation. L'halopéridol réduit est transformé en halopéridol. Les processus d'oxydation sont catalysés par le CYP 3A4 et dans une moindre mesure par le CYP 2D6.
Polymorphisme du CYP 2D6: Bien que in vitro l'implication de l'enzyme CYP 2D6 soit limitée, des études cliniques ont montré que chez les patients à faible activité CYP 2D6 la clairance de l'halopéridol et de l'halopéridol réduit était inférieure d'environ 30% à celle observée chez des métaboliseurs dits rapides.
En moyenne, la demi-vie d'élimination terminale est de 24 heures (intervalle: 12 à 38 heures) après prise orale et de 21 heures après administration i.m. (intervalle: 13 à 36 heures).
Les métabolites sont éliminés à parts à peu près égales dans les urines (40%) et dans les fèces (60%). Environ 1% de la dose est éliminée par voie urinaire sous forme inchangée.
Les concentrations plasmatiques d'halopéridol considérées comme nécessaires pour obtenir une réponse thérapeutique sont comprises entre 4 µg/l et 20 à 25 µg/l (maximum).
Les effets aigus d'ordre toxicologique de l'halopéridol concernent principalement le système nerveux central et le système cardiovasculaire. Des études sur la toxicité chronique chez le rat et le chien n'ont pas mis en évidence d'effets toxiques cliniquement importants.
Il a été prouvé dans des tests réalisés in vitro que l'halopéridol bloque les canaux hERG exprimés. D'autres études conduites in vivo ont montré que l'administration d'halopéridol par voie intraveineuse provoquait dans quelques modèles animaux un allongement significatif de l'intervalle QTc, sans toutefois entraîner d'arythmies. Dans des études au cours desquelles des doses élevées d'halopéridol ont été injectées, des allongements de l'intervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires ont été observés. Les concentrations plasmatiques étaient dans ce cas 19 à 68 fois plus élevées que la Cmax chez l'être humain.
Des tests sur la mutagénicité d'halopéridol réalisés in vitro et in vivo n'ont pas apporté d'indication pertinente d'un effet mutagène. Des études sur la carcinogénicité conduites sur une courte durée (6 à 12 mois) dans différents modèles sur la souris n'ont pas mis en évidence un potentiel carcinogène. Des études de longue durée (18 à 24 mois) sur un potentiel carcinogène de l'halopéridol n'ont pas donné chez le rat d'indication de cancérogénicité. Toutefois, on a constaté chez la souris femelle une augmentation des tumeurs de la glande mammaire et (seulement dans le cas de doses élevées) de l'hypophyse, ainsi qu'une augmentation du risque global de formation de néoplasies. Le développement de tumeurs mammaires peut être la conséquence de l'élévation des concentrations de prolactine dans le sang. De nombreux antipsychotiques provoquent une hyperprolactinémie également chez l'être humain.
Il a été constaté que l'administration d'halopéridol chez des rongeurs entraînait une diminution de la fertilité, une tératogénicité limitée, ainsi qu'un effet embryotoxique. Dans un modèle chez les rongeurs, l'administration d'halopéridol a montré des effets à la fois tératogènes, embryo- et fœtotoxiques. Le traitement par halopéridol durant la phase péri-/postnatale s'est soldé chez le rat par des modifications du comportement. L'administration d'halopéridol a provoqué des altérations de la fertilité de souris et rats femelles, ainsi que de la fertilité de chiens et de rats mâles.
Ne pas mélanger les solutions injectables de Haldol avec des solutions alcalines ou tamponnées.
Prière d'observer la date de péremption imprimée sur l'emballage.
Conserver les comprimés, gouttes et ampoules de Haldol à température ambiante (15 à 25 °C).
Les ampoules doivent être conservées à l'abri de la lumière. Ne pas congeler les gouttes.
Haldol solution injectable 5 mg/ml: 5× 1 ampoule ambrée (B)
Haldol comprimés 1 mg: 50 comprimés (avec barres de cassure en croix) (B)
Haldol comprimés 10 mg: 20 comprimés (avec barre de cassure) (B)
Haldol gouttes 2 mg/ml: 30 ml (flacon en plastique) (B)