Source: https://juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19960221-142886
Timestamp: 2020-01-25 17:58:47+00:00
Document Index: 96988739

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 97", "l'article 1", "l'article 31", "l'article 22", "l'article 20", "l'article 97", "l'article 4", "l'article 97", "l'article 20", 'art. 97', 'art. 1', 'art. 31', 'art. 4', 'art. 22']

France, Conseil d'État, 6 ss, 21 février 1996, 142886
Numéro d'arrêt : 142886
Numéro NOR : CETATEXT000007875898
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1996-02-21;142886
Vu la requête enregistrée le 23 novembre 1992 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Anne-Marie X... demeurant ... ; Mme X... demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule le jugement en date du 15 septembre 1992 par lequel le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté sa demande d'annulation de la décision du directeur du Centre hospitalier général Emile Roux en date du 16 décembre 1991 lui refusant le versement du supplément familial de traitement pour la période antérieure à l'intervention de la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 ;
Considérant que, si l'article 97 de l'acte dit loi du 14 septembre 1941, modifié par l'article 1er de la loi du 25 septembre 1942, a été abrogé par l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental, il a été rétabli par l'ordonnance n° 45-14 du 6 janvier 1945 ; que les dispositions de cet article selon lesquelles "dans un ménage de fonctionnaires, les avantages prévus au présent article ne se cumulent pas ..." n'ont été abrogées, expressément ou implicitement, ni par l'article 31 de la loi du 19 octobre 1946 relative au statut général des fonctionnaires, ni par l'article 22 de l'ordonnance du 4 octobre 1959 relative au statut général des fonctionnaires, ni par l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 actuellement en vigueur, ni par aucune autre disposition antérieure à la loi du 26 juillet 1991 susvisée ; que la circonstance que l'article 97 de la loi du 14 septembre 1941 modifié ne soit pas visé par lesdits textes est sans influence sur sa validité ; que par suite, cette règle applicable aux agents titulaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, est restée en vigueur jusqu'à l'intervention de l'article 4 de ladite loi du 26 juillet 1991 ; que la circonstance que les dispositions relatives aux modalités de calcul et de versement, et au taux du supplément familial de traitement ont été modifiées depuis l'ordonnance susvisée du 6 janvier 1945, notamment par la loi du 26 septembre 1948 relative à diverses dispositions d'ordre financier, ne saurait signifier que les dispositions de l'article 97 de l'acte dit loi du 14 septembre 1941 ont été abrogées ;
Considérant que les dispositions de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires aux termes desquelles "les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire" doivent être interprétées comme ouvrant à l'ensemble des fonctionnaires de l'administration de l'Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics, y compris hospitaliers, un droit au supplément familial de traitement dans les conditions où cet élément de rémunération avait été précédemment défini pour les fonctionnaires de l'Etat, notamment en ce qui concerne le non-cumul dans un ménage de fonctionnaires ; qu'il en va de même pour les magistrats, pour les militaires à la solde mensuelle, et en particulier pour les agents non titulaires de la fonction publique de l'Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, dont la rémunération est fixée par référence aux traitements des fonctionnaires ou évaluée en fonction des variations de ces traitements, et auxquels le bénéfice du supplément familial de traitement a été accordé dans les mêmes conditions ; que, par suite, pour l'ensemble desdits agents, le bénéfice du supplément familial de traitement ne peut être accordé qu'une fois au titre du même enfant ;
Considérant que M. X... a bénéficié, en application des dispositions susvisées du supplément familial de traitement pour les deux enfants du ménage ; que Y... DELMAS qui est au nombre des agents publics énumérés ci-dessus, ne peut percevoir également ce supplément ; qu'elle n'est dès lors pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision susvisée du directeur du Centre hospitalier général Emile Roux du Puy-en-Velay ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Anne-Marie X..., au directeur du Centre hospitalier général Emile Roux du Puy-en-Velay et au ministre du travail et des affaires sociales.
Loi 1941-09-14 art. 97
Loi 1942-09-25 art. 1
Loi 46-2294 1946-10-19 art. 31
Loi 48-1516 1948-09-26
Loi 91-715 1991-07-26 art. 4
Ordonnance 1944-08-09
Ordonnance 45-14 1945-01-06
Ordonnance 59-244 1959-02-04 art. 22
Proposition de citation: CE, 21 février 1996, n° 142886