Source: https://fr.scribd.com/document/347360054/2339-20170505-pdf
Timestamp: 2020-07-04 19:51:29+00:00
Document Index: 193251572

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

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8 Chaâbane 1438 - Vendredi 5 Mai 2017 - N° 16046 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287
LEPEUPLEALGÉRIENS’ESTEXPRIMÉDANS
LE CALME LA SÉRÉNITÉ
M. SELLAL ACCOMPLIT SON DEVOIR ÉLECTORAL À ALGER ET INSPECTE LA DIRECTION DES OPÉRATIONS ÉLECTORALES ET DES ÉLUS AU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
« TAUX DE
PARTICIPATION DE 33,53% À
17H »
À 11H POUR
LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA ACCOMPLIT
SON DEVOIR ÉLECTORAL.
Ph. A. Yacef
Plus de 23 millions d’électrices et d’électeurs ont été conviés, hier, pour élire les 462 députés de l’Assemblée populaire nationale pour la mandature 2017/2022. Un rendez-vous national d’une grande importance, et un scrutin transparent et pluraliste.
M. LaMaMra :
« LA PARTICIPATION ÉLÉMENT ESSENTIEL DE LA CITOYENNETÉ »
M. GrINE :
OBSERVATEURS INTERNATIONAUX UNANIMES SUR LE PROFESSIONNALISME DE LA PRESSE NATIONALE »
M. DErBaL :
« 330 SAISINES »
TIZI OUZOU LOIN D’ÊTRE INDIFFÉRENTE
aÏN EL-TUrCK (OraN) PARTICIPATION REMARQUÉE DES FEMMES
l Le scrutin pour l'élection de l’Assemblée populaire nationale a eu lieu, hier, dans le calme et la sérénité, selon les vœux et les orientations du Président de la République exprimés dans son récent message à la nation, à la veille de cette consultation nationale.
Aucun incident majeur n’est venu perturber le déroulement d’un rendez-vous politique, aussi important dans le cheminement de notre vie institutionnelle. Et les électeurs, fort nombreux, ont accompli leur devoir dans de bonnes conditions et ont pu, sans
contrainte d’aucune sorte, choisir librement leurs représentants selon leurs convictions, accompagnés d’une forte mobilisation médiatique et en présence d’observateurs internationaux conviés pour témoigner de
la transparence et de l'équité de l'élection. En attendant le verdict final des urnes, pour avoir une idée précise sur la configuration de la nouvelle Assemblée populaire nationale quant aux formations politiques qui vont l’animer, on peut dire, d’ores et déjà, que l’opération électorale a été un succès, tout simplement parce qu’elle a eu lieu dans une atmosphère apaisée et que chaque électrice et chaque électeur se sont exprimés de manière pacifique et démocratique. Oui, cela a été un beau succès, même si, comme toujours, dans de telles circonstances, des commentateurs spéculent plutôt sur le taux de participation, qu’ils présentent bien souvent d’ailleurs comme le principal enjeu de telles compétitions. Sans minimiser pour autant ce facteur, car il constitue un indicateur de la volonté du plus grand nombre de s’impliquer dans
le jeu politique et les choix du pays, il faut dire que la réponse à la question, loin d’être aisée, mérite certainement une réflexion approfondie (par des enquêtes socio-démographiques), pour l’expliquer, car certains, notamment les extrêmes, ceux qui ont appelé au boycott ou à l’abstention et refusent l’exercice démocratique, font dans la récupération et tentent de l’exploiter contre les pouvoirs publics. Au-delà, ce scrutin pluraliste et crédible est une victoire pour l’Algérie, d’autant plus que sa tenue, dans son délai constitutionnel et après une série de
réformes politiques couronnées par la révision de la Loi fondamentale qui consacre les libertés individuelles et collectives, et offre davantage de garanties pour la transparence du processus
UNBEAUSUCCÈS
électoral et des prérogatives plus larges pour l’opposition parlementaire, est un précieux gage de stabilité, fruit de nombreux efforts conjugués, à la fois, d’ordre sécuritaire, économique, social et politique. La composition de la future chambre basse du Parlement constitue un enjeu de taille, surtout dans la conjoncture financière actuelle, lourde de défis pour notre pays, celle du passage d’une économie largement dépendante des hydrocarbures, à une économie diversifiée, plus performante et plus compétitive. Les épreuves comme les défis sont là pour être surmontés, mais ensemble, unis, en consentant un effort collectif et en suivant une vision commune, celle d’appartenir à une Algérie ambitieuse, fière, moderne, juste, équitable et solidaire. EL MOUDJAHID
Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a accompli, hier matin, à l’école Ahmed-Aroua, dans la commune de Chéraga-Est (Alger), son devoir électoral pour le renouvellement de l’Assemblées populaire nationale.
ET M. OULD-KHELIFA VOTENT
Le président de l’Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi Ould- Khelifa, a accompli son devoir, hier matin, à l’établissement scolaire primaire Saâdi-1 à Ben Aknoun, à Alger.
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a accompli, hier matin, son devoir électoral pour les élections législatives 2017, à l’école Mohamed-El-Bachir-El-Ibrahimi d’El-Biar, à Alger. Le Chef de l’État est arrivé aux environs de 11h55, au centre de vote, accompagné de ses deux frères et de ses deux neveux.
A près avoir serré la main à l’ensemble du personnel chargé du déroulement de l’opération du scrutin au bureau
de vote N° 34, le Président a pris toutes les listes électorales des candidats en lice, avant d’entrer dans l’isoloir et faire son choix parmi les candidats à ces élections. Au moment où le Président Bouteflika, souriant, allait glisser le bulletin dans l’urne transparente, photographes et cameramen de la presse nationale en ont profité pour im- mortaliser le moment, et, surtout, prendre des photos et des images du Chef de l’État accomplissant son devoir électoral, pour il- lustrer leurs articles et journaux TV pour la couverture médiatique de cet événement. En outre, avec son sourire habituel, le Président de la République, a salué, d’un signe de la main, l’ensemble des médias
(écrits et audiovisuels), notamment les quelques personnes présentes pour voter au sein de cette école, en sortant. Il y a lieu de noter qu’avant l’arrivée du Chef de l’État au bureau de vote, un groupe d’observateurs de l’Union africaine était passé pour contrôler et s’assurer que tout était en ordre. Sachant que pour ces élections, considé- rées comme «une opportunité» pour le peu- ple algérien d’avancer sur la voie de la démocratie, avec sérénité et confiance le corps électoral pour ce scrutin est composé de plus de 23 millions d’électeurs appelés à élire les 462 députés de la prochaine Assem- blée populaire nationale. La communauté nationale à l’étranger, elle, a commencé à voter depuis samedi dernier, rappelle-t-on. Kafia Ait Allouache
M. SELLAL VOTE À ALGER
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a accompli , hier matin à l’école El-Ghazali (Alger) son devoir électoral. Par la suite, il a inspecté la Direction des opérations électorales et des élus au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. Accompagné du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, M. Sellal a inspecté la cellule de coordination où des explications lui ont été fournies par le Directeur des libertés et des affaires juridiques, Amara Lakhdar.
M. MEDELCI : « ÉVALUER LA SITUATION ET SONGER À L’AVENIR »
Après avoir accompli son devoir au centre de vote Saâdi-1 à Alger, pour le renouvellement de la composante de l’Assemblée populaire nationale, le président du Conseil constitutionnel, M. Mourad Medelci a qualifié les élections législatives 2017 de très importantes, car «elles permettent à l’Algérie d’ouvrir un dialogue large, pour évaluer la situation et songer à l’avenir». H. H.
« LA PARTICIPATION
DE LA CITOYENNETÉ »
Le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a indiqué que la participation aux élec- tions législatives était un «élé- ment essentiel de la citoyenneté». «La citoyenneté exige de tout Algérien et de toute Algérienne de se rendre aux urnes pour exprimer leur voix en toute liberté et transpa- rence», a précisé M. Lamamra, dans une déclaration à la presse,
après avoir accompli son devoir électoral à l'école Ahmed-Aroua à Chéraga-Est (Alger). «Le vote est à la fois un droit et un devoir», a-t-il dit, souli- gnant que chaque voix «revêt une grande importance pour les candidats qui seront choisis et qui se sont employés durant la campagne électorale à convain- cre les citoyens et les citoyennes de voter pour eux, mais aussi pour l'Algérie en tant que nation
S’EST EXPRIMÉ DANS LE CALME ET LA SÉRÉNITÉ
SON DEVOIR ÉLECTORAL
M. DERBAL :
« LA HIISE DESTINATAIRE DE 330 SAISINES »
Tout en assurant d’un climat globalement serein dans lequel se sont déroulées les légis- latives d’hier, le président de la Haute ins- tance indépendante de surveillance des élections (HIISE), M. Abdelouahab Derbal, a indiqué que cette instance a été destinataire de quelque 330 saisines à travers l’ensemble
du territoire national. Dans un point de presse qu’il a animé dans l’après-midi d’hier à Alger, peu après l’annonce par le ministre de l’Inté- rieur du taux de participation de 15,58%, il a indiqué que la plus grande majorité des sai- sines enregistrées par la HIISE ne renseignait pas sur des dépassements d’ un degré de gra- vité élevé. Ceci excepté, précise M. Derbal,
16 cas dont la gravité des faits, explique-t-il,
a rendu nécessaire leur transfert au procureur de la République. Les cas ayant fait l’objet de saisine ont été enregistrés dans quelques wi-
layas, à l’instar d’El-Tarf, d’El-Oued et de
Bouira. «Il s’agit, entre autres, d’acte de des- truction d’urnes et d’atteinte aux électeurs»,
a ajouté M. Derbal, précisant que ces cas re-
levaient du code pénal. Près de 1.000 procu- rations signées par la même partie ont également été annulées à Biskra, ajoute le
président de la HIISE. Sinon, pour le reste des dépassements signalés, ceux-ci ont été réglés, aussitôt que les membres de la HIISE répartis
à travers le pays informés. Son président, Ab-
delouahab Derbal, a assuré par ailleurs, dans la matinée d’hier, que le scrutin de législa- tives se déroulait «sereinement et normale- ment». Selon lui, l’absence d’observateurs au niveau de certains bureaux de vote est due à des «questions d’ordre organisationnel», af- firmant que ces cas ont été traités «de suite». Les membres de la HIISE, assistés des offi-
dans l'étape actuelle de notre développe- ment et de l'approfondissement des insti- tutions démocratiques et du pluralisme». Le ministre a, notamment appelé les jeunes à l'intérieur du pays et à l'étranger à «se rendre aux urnes». «Aujourd'hui,
nous façonnons l'avenir des générations montantes», a-t-il affirmé, souhaitant que «chacun mesure la valeur du bulletin de vote», et que «la participation à ce scrutin soit à la hauteur de l'événement».
ciers publics, «supervisent l’opération électo- rale», a souligné M. Derbal qui venait alors d’accomplir son devoir électoral à l’école primaire Ahmed-Aroua (Chéraga-Est). Par la même occasion, il a soutenu que la HIISE «veille sur les élections, pour rassurer les Al- gériens quant aux candidats qu’ils choisi- ront». Il a ajouté que le peuple algérien «est motivé pour l’opération électorale», quali- fiant ce rendez-vous d’«important, en ce sens qu’il intervient pour la première fois après l’amendement de la Constitution et la créa- tion de cette instance».
Les dépassements enregistrés « gérés avec sagesse »
À partir du palais des Nations (Club-des- Pins), où siège la permanence de la HIISE, M. Derbal affirme que le plus grave des dé- passements signalés ayant émaillé le scrutin d’hier a été sans doute celui enregistré dans la wilaya de Bouira. Il a indiqué, à ce propos, que des jeunes de la localité de Saharidj ont
saccagés deux bureaux de vote. Ces jeunes en question ont non seulement empêché les élec- teurs d’accéder au centre de vote; mais aussi n’ont pas hésité à affronter les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place, pour remet- tre de l’ordre. D’autres citoyens de Bouira, qui tenaient à accomplir leur devoir de vote, n’ont pas trouvé, quant à eux, leur nom sur le fichier électoral. Aussi, dans la localité de Chorfa, relevant de la même wilaya, des jeunes ont procédé à la fermeture de la Route nationale 26 menant vers Béjaïa, pour empêcher le déroulement de l’opération de vote. M. Derbal a ajouté que «nous avons géré ces problèmes avec sa- gesse». C’est aussi le cas d’un autre dépas- sement signalé à Mascara, où «un représentant de parti politique a réclamé in- dûment les listes électorales». D’autre part, dans la wilaya d’El-Oued, une urne a été détruite, jeudi après-midi, au bureau de vote 201 (hommes), relevant du centre électoral Laïd-Berka, au quartier El- Aouachir, dans la commune de Robbah (15 km d’El-Oued). Le bureau a été aussitôt fermé à la suite de cet incident, selon l’agence APS. L’une a été cassée par un des encadreurs du bureau, en l’occurrence le chef du bureau, après les protestations soulevées par des ob- servateurs représentants de partis lui repro- chant une tentative d’introduction dans l’urne en question de plusieurs enveloppes d’un coup, a précisé la source parmi ces ob- servateurs. Le coordinateur de la permanence de wilaya de la HIISE, qui a confirmé cet in- cident, s’est refusé de faire une quelconque déclaration, se contentant d’affirmer qu’il a saisi la présidence de la HIISE. Par ailleurs, un groupe de citoyens s’étaient rassemblés, mercredi soir devant le siège de la daïra de Robbah, dans un mouvement de protestation contre le «refus» de l’Administration de leur délivrer les procurations de vote de leurs proches pour leur permettre de voter. Karim Aoudia
« UNE PRESSE JEUNE ET ENTHOUSIASTE »
Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a précisé hier à Alger, que la presse est active et positive suite à sa contribution au succès des législatives, précisant qu’elle veille à informer l’opinion publique sur le déroulement des élections. Par ailleurs, les observateurs internationaux, venus à Alger dans le cadre des législatives du 4 mai 2017, étaient tous unanimes à propos de sa performance et de son professionnalisme durant la campagne électorale, laquelle n'a pas connu «de violence, ni d'invectives, ni de diffamation». Lors d’une visite au Centre international de presse (CIP) à Alger, le premier responsable du secteur de la Communication a précisé, après une visite effectuée à quelques centres de vote, puis l’agence de presse service (APS), l’ENTV et la Radio que les journalistes travaillent dans de «bonnes conditions». En ce qui concerne le traitement de la campagne électorale par la presse nationale, le ministre a souligné que «nous avons une presse jeune et enthousiaste», indiquant que les dépassements enregistrés sont «naturels». Dans ce cadre, il a rappelé sa stratégie de professionnaliser le secteur depuis sa nomination à la tête de la tutelle depuis 2014. M. Grine a appelé la presse à faire la part des choses et de distinguer entre le mauvais et le bien. Hamza Hichem
« NOUS AVONS DÉLIVRÉ UNE VINGTAINE D’ACCRÉDITATIONS AUX JOURNALISTES ÉTRANGERS »
la presse, M. Hamid Grine
a fait savoir que «nous
avons délivré une vingtaine d’accréditations aux journa- listes étrangers pour faire une couverture médiatique sur les législatives 2017», déclarant que le refus des visas est dû au retard dé- posé par les organes de presse et au non-respect au délai du dépôt. Il précisera, par ailleurs, «S'il existe des cas de rejet d'accréditation, cela relève de considéra- tions purement administra- tives, notamment le non-respect des délais rè- glementaires (au moins 15 jours) pour formuler la de- mande d'accréditation», et rappellera que «l'Etat algé- rien opte pour la politique d'ouverture sur la presse na- tionale et étrangère, afin de garantir les libertés de la presse et d'expression». H. H.
M. GRINE, MINISTRE DE LA COMMUNICATION :
« LES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX UNANIMES SUR LE
DE LA PRESSE NATIONALE »
Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a relevé, hier, «la crédibilité, le sérieux et le professionnalisme» de l'Agence nationale de presse, Algérie presse service, dans la couverture des élections législatives, notamment. M. Grine, qui effectuait une visite à l'APS, a indiqué que sur le plan de «la crédibilité, le sérieux et le professionnalisme», l'APS est «au top», dans la couverture des opérations de vote des législatives, ajoutant que «c'est réjouissant, dès lors que l'équipe de journalistes et de responsables est une équipe très jeune, ce qui lui offre encore une marge de progression importante».
«J e peux dire que le passage de témoin entre les grands journalistes d'hier et ceux d'aujourd'hui s'est fait le plus na-
turellement du monde», a-t-il relevé, car, a-t-il ajouté, «ce n'est pas facile de passer d'une géné- ration à une autre». Evoquant le fonctionnement du service technique de l'APS, M. Grine a dé- claré qu'il est doté d'outils de production «mo- derne» donnant une «visibilité» (notamment en information, images et vidéos) en matière d'élec- tion dans toute l'Algérie et même dans les pays où il y a une communauté algérienne. «Ma visite a été très informative, je suis rassuré sur l'infor- mation», a-t-il affirmé. Accompagné du direc-
teur général de l'APS, Abdelhamid Kacha, le ministre a effectué une visite à l'APS, où il s'est notamment enquis du travail de la cellule en charge de la couverture du scrutin législatif, et du travail du service technique. A cette occasion,
des explications lui ont été données sur les étapes
franchies par l'agence dans le domaine de la mo- dernisation des ses outils et supports de travail, en vue d'assurer un contenu de qualité.
La radio et la télévision nationales au fait de l’événement
Au siège de la Radio et de la Télévision na- tionales où il s’est rendu par la suite, Hamid Grine a affirmé que les premiers échos, qui lui sont parvenus de «sources officielles et non offi- cielles» quant à l'affluence des électeurs dans les bureaux de vote, étaient «positifs», estimant que le taux de participation sera plus élevé dans l'après-midi. Parti s'enquérir de la couverture de l'opération électorale, M. Grine a indiqué avoir constaté au niveau des centres et bureaux de vote qu'il a visité «une dynamique et un intérêt mani- feste de la part des citoyens», ajoutant que «les Algériens ont répondu à notre appel» d'après les échos qui lui sont parvenus de tout le territoire national. «L'Algérie est notre mère, accorder lui une demi heure de votre temps en votant car nous sommes dans une conjoncture qui appelle à la stabilité, au calme et au développement», à dé- claré le ministre sur les ondes de la Chaîne II à l'adresse des auditeurs. Lors de sa visite d'inspection aux deux mé- dias, le ministre écouté les explications du direc-
teur général de la Télévision algérienne, Toufik Kheladi qui a indiqué que l'ENTV a mobilisé
tous les moyens nécessaires pour garantir une diffusion directe de l'opération électorale de 8h00
à 00h00 à travers 40 points de transmission di-
recte couvrant les 48 wilayas, ajoutant que la couverture verra pour la première fois l'utilisation de toutes les variantes de la langue tamazight. Pour sa part, le directeur général de la Radio na- tionale, Chabane Lounakel a fait état de la mise en place, depuis le 22 janvier dernier, d'une feuille de route pour la couverture des législa- tives avec 132 heures de diffusion à la faveur de la mobilisation de 48 correspondants à travers les
wilayas du pays outre la couverture des bureaux itinérants. Au terme de sa visite, le ministre s'est dit «ras- suré de ce qu'il a vu au niveau de la Télévision algérienne et de la Radio nationale», se félicitant de «la mobilisation de tous les moyens matériels et humains pour permettre au citoyen de voir et d'entendre par lui même ce qui ce passe à travers tout le pays». «J'ai constaté le professionnalisme des journalistes, leur engagement et leur volonté
à transmettre l'information juste au téléspectateur et à l'auditeur», a ajouté a la fin M. Grine.
Les observateurs internationaux unanimes sur le bon déroulement du processus électoral
Par ailleurs, le ministre de la Communication avait eu à recevoir, la veille du scrutin, les délé- gations relevant d'institutions internationales chargées de l'observation des élections législa- tives. Une occasion pour lui d’affirmer, que la couverture médiatique de la campagne électorale était «propre et calme», indiquant que «des dé- passements de forme sans impact ont été enre- gistrés». M. Grine a déclaré lors de ses entretiens avec les délégations des Nations unies, de l'Union Africaine (UA), de la Ligue Arabe et de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI) que «l'Algérie connaît pour la première fois une couverture médiatique propre et calme de la cam- pagne électorale», ajoutant que «l'évaluation ini- tiale de cette couverture est très positive en dépit de quelques dépassements n'ayant pas impacté le déroulement du processus électoral». Le ministre
a en outre précisé qu'«avant le lancement de cam- pagne, nous appréhendions l'exploitation des mé- dias par certains détenteurs de fonds, pour faire la propagande en faveur de certains partis, cepen- dant, le travail du ministère durant ces trois der- nières années était fructueux», révélant que son département ministériel avait lancé «une action avec les médias et les journalistes depuis 2014, afin d'assurer la formation et la moralisation du métier de journaliste». En réponse aux interrogations des membres des délégations, le ministre a indiqué que «le mi- nistère de la Communication a mené une action de sensibilisation auprès des journalistes et res- ponsables des différents médias, que j'ai moi- même rencontrés avant l'entame de la campagne électorale et auxquels j'avais indiqué que la sta- bilité du pays était tributaire de ce qu'ils allaient diffuser : Les médias algériens ont été à la hau- teur». Il a également mis l'accent sur «l'impor- tance de l'information en période électorale», estimant que tout «alarmisme» était susceptible d'être médiatisée par les médias et les réseaux so- ciaux. Le ministre a cité, dans ce sens, la rumeur relayée par certains sites électroniques, selon la- quelle les autorités algériennes auraient interdit l'accès en Algérie à des journalistes étrangers pour couvrir les législatives, ajoutant que «ces rumeurs sont infondées». Pour leur part, les re- présentants des missions d'observateurs étran- gères se sont félicités «des facilités mises à leur disposition par les autorités algériennes». Ils ont salué également la création de nouvelles ins- tances dans le cadre du dernier amendement constitutionnel à l'instar de l'Autorité de régula- tion de l'audiovisuel (ARAV), et de la Haute ins- tance indépendante de surveillance des élections (HIISE), soulignant «le débat libre et sincère» perçu à travers les journaux nationaux et les chaines privées depuis leur arrivée en Algérie. L'ONU a dépêché quatre observateurs qui soumettront des rapports au Secrétaire général de l'organisation au terme du processus électoral. La délégation de la Ligue Arabe va soumettre son rapport deux mois après. Le rapport sera axé sur les résultats et les observations définitives élabo- rées par 121 observateurs de 18 nationalités
arabes. Synthèse : Amel Zemouri
DÉCLARATIONS DE CHEFS DE PARTIS POLITIQUES
DJAMEL oULD-ABBèS (FLN) :
« Pour une algérie Plus forte »
«Le FLN a fait un excellent travail pendant la campagne électorale à travers toutes les wi- layas du pays pour inciter les citoyens à voter en force pour une Algérie plus forte. Cette échéance électorale constitue une étape très im- portante dans le processus de réformes consa- crées par la nouvelle Constitution», a souligné, hier, le secrétaire général du FLN, M. Djamel ould Abbès. M. ould Abbès qui venait d’ac- complir son devoir électoral au niveau de l’école Al ghazali, à Alger, a fait part de sa «convic- tion» que le parti FLN aura le dernier mot. Re- venant ensuite sur le déroulement de la campagne électorale, et tout en concédant que «le début de campagne a été plutôt timide», il précise, cependant, que « les choses se sont net- tement améliorées » et que « les citoyens ont pris conscience de l’importance de cette échéance ». Le Sg du FLN relèvera dans ce contexte que « Plus de 17.000 militants étaient présents lors du meeting organisé à la Coupole Mohamed-Boudiaf à Alger ; ce qui explique le poids de notre formation politique », a-t-il mis en relief. A noter, par ailleurs, M. ould Abbès a appelé les citoyens à «barrer la route aux parti- sans du boycott».
AHMED oUyAHIA (RND) :
« décision au PeuPle »
Approché par la presse après avoir accompli son devoir électoral au CEM Pasteur d’Alger, le Sg du Rassemblement national démocratique
(RND) a émis le souhait de voir les résultats « à la hauteur des efforts consentis » et de voir « une bonne participation ». M. Ahmed ouyahia a également affirmé : « Il est temps que la parole et la décision reviennent au peuple ».
AMARA BENyoUNèS (MPA) :
« voter est un devoir »
Dans une déclaration accordée à la presse à l’issue de son vote effectué au niveau du centre « El Houria » d’Alger, le président du Mouve- ment populaire algérien (MPA), M. Amara Be- nyounès, a appelé les Algériens à se rendre massivement aux bureaux de vote pour accom- plir leur devoir lors des élections législatives. «Les Algériens devront se rendre massive- ment aux bureaux de vote à travers le territoire national pour élire leurs représentants à l’As- semblée populaire nationale (APN) », a en effet souligné M. Amar Benyounès après avoir effec- tué son devoir électoral.
« s’iMPliquer dans cette fête déMocratique »
Pour sa part, le président du parti Tadja- mou’e Amal Eldjazair (TAJ) et après avoir mis en relief que « voter est aussi bien un droit qu’un devoir », a émis le souhait à ce que l’ensemble des Algériennes et Algériens en âge de voter s’impliquent dans cette « fête démocratique», à travers «une participation positive et construc- tive », a mis en exergue M. Amar ghoul.
ABDELMADJID MENASRA (FC) :
« dérouleMent norMal du scrutin »
Le président du Front du changement (FC) et tête de liste à Alger de l’alliance du Mouve- ment de la société pour la paix (MSP), M. Ab- delmadjid Menasra, a appelé « les Algériens et
les Algérois, en particulier, à se rendre ‘‘massi- vement aux urnes pour les élections législa- tives’’, soutenant que « l’enjeu est important pour l’avenir du pays».
A l’issue du vote qu’il a accompli au niveau
de l’école primaire Ahmed Aroua dans la com- mune de Chéraga ouest, M. Abdelmadjid Me- nasra a déclaré que le scrutin se déroulait dans des conditions « normales ».
« resPect de la volonté du PeuPle »
« Le peuple algérien aspire à un renouveau
et souhaite exercer son libre arbitre
dans des conditions normales en toute transpa- rence et en toute démocratie », a notamment souligné la Sg du Parti des Travailleurs. S’exprimant avoir accompli son devoir élec- toral à l’école El-oumouma à Alger, M me Louisa Hanoune a également appelé au respect de la volonté de la majorité du peuple et à faire en sorte que le scrutin législatif « reflète réelle- ment » son choix. « Nous nous adressons à ceux qui ont la charge d’organiser et de suivre les élections législatives d’être prudents, car l’heure est très grave et parce que la majorité du peuple
politique (
aspire à la paix et à la fin de cette crise écono- mique », a-t-elle déclaré, notant que « la moin- dre dérive, aussi petite soit-elle, peut être une étincelle qui allume le feu ». La Sg du PT qui met en exergue que ces élections ont été, dès le départ, pour son parti,
« charnières, au regard de la situation nouvelle
de notre environnement immédiat et de la situa- tion internationale ».
MoHCINE BELABBAS (RCD) :
« esPérer beaucouP de sièges »
« Dans les wilayas où il s’est présenté, le RCD a de fortes chances d’avoir beaucoup de sièges », a déclaré à la presse, le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocra- tie, M. Mohcine Belabbas, après avoir accompli son devoir électoral au niveau de l’établissement
du Chahid Mohamed Baha, situé à Bordj El Kif- fan (Alger). « Le RCD a toujours choisi les cir- conscriptions où il est présent en force par la qualité de ses candidats et celle de la campagne électorale qu’il a menée dans plusieurs wilayas ainsi que par le nombre de ses militants », sou- tient le chef de ce parti politique. M. Mohcine Belabbas a également émis le souhait que le choix des votants soit respecté. Par ailleurs, M. Belabbas a, aussi, appelé au
« respect de la disposition des bulletins de vote attribués aux partis », déclarant avoir eu écho d’«anomalies», dit-il, dans certains centres de vote de la capitale. Soraya Guemmouri
S’il est une chose à souligner d’entrée, pour ce qui concerne Alger-Centre, en ce jeudi 4 mai, jour d’élection pour le renouvellement de la compo- sante de l’APN, c’est que cette commune « cœur palpitant de la capitale », n’a ménagé aucun effort pour embellir son environnement pour être à la hauteur d’un événement politique que d’aucuns ont qualifié de « défi à relever ». Moins d’encombrements, une circulation fluide sur les grands boulevards, et une ambiance des
grands jours, tout a été fait pour accueillir les élec- teurs dans les 193 centres de vote répartis à travers les établissements de la commune. Malgré l’affluence timide enregistrée dans la matinée, les Algérois fidèles à leurs habitudes n’ont commencé à se rendre aux urnes, que dans l’après-midi, où le taux a commencé à être de plus en plus appréciable. C’est d’ailleurs la tendance qu’on a remarquée en nous rendant au centre de vote « El Houria », sis à Telemly, où dans la mati- née, le nombre de votants n’a pas dépassé 200 sur les 4.500 inscrits, alors qu’à 14h les nombre de vo- tants avait déjà dépassé les 1.000. Rencontré sur les lieux, le président de l’As- semblée populaire de la commune d’Alger-Centre qui, lui aussi, faisait la tournée des centres de vote pour s’assurer du bon déroulement de l’opération , a assuré à El Moudjahid que le taux sera revu à la hausse. « Il dépassera les 50% avant 17h » a-t-il assuré.
M. Abdelhakim Bettache a, dans ce sens, indi-
qué que depuis 2012, « le taux de participation
d’Alger-Centre est plus important parce qu’il y a un travail qui est fait par les élus et l’administration de la commune d’Alger-Centre quant à la sensibi- lisation des électeurs ». « Tous les moyens maté- riels et humains ont été mobilisés à cet effet. Ainsi, pas moins de 1.193 cadres administratifs ont été déployés pour gérer et orienter les électeurs », a-t- il fait savoir. Au cours de la matinée, l’école primaire El- Houria, a vu aussi le passage du président du Mou- vement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès qui y a accompli son devoir électoral, créant avec lui une ambiance particulière, entre youyous et applaudissement de ses partisans. Dans une déclaration a la presse, le secrétaire générale du MPA a indiqué que sa formation poli- tique est optimiste quant au résultat de ce scrutin en estimant que le parti a toutes ses chances pour être avoir une place sur le podium « nous avons fait une bonne campagne électorale, nous avons sillonné l’ensemble de territoire national, où nous avons reçu de très bons échos », a-t-il dit, tout en ajoutant que le MPA est le seul parti à avoir pro- posé un véritable programme économique avec des propositions concrètes pour sortir de cette crise.
M. Benyounès a saisi l’occasion pour appeler
les Algériens à se rendre massivement aux bureaux de vote pour accomplir leur devoir. « Les Algériens devront se rendre massivement aux bureaux de vote à travers le territoire national pour élire leurs représentants à l’Assemblée populaire nationale », a-t-il conclu avant de remercier ses partisans pour le travail « titanesque » qu’ils ont accompli ces trois dernières semaines
Observateurs de l’UA : « S’inspirer de l’expérience algérienne »
Au cours de la même matinée, ce centre de
vote apparemment fort prisé par les collectivités locales et les médias, a reçu la visite surprise des observateurs de l’Union africaine qui sont venus pour s’enquérir des conditions du déroulement de l’opération électorale. Interrogé par nos soins, le chef de mission des observateurs de l’UA, M. Delita Mohamed Delita
a fait savoir que sa tournée au niveau des différents établissements, lui a permis de constater que les
Algérois ont voté dans le calme et dans la sérénité
« c’est ce qui augure du succès de ces élections »,
a-t-il dit. Il a affirmé dans ce sillage que toutes les dis- posions ont été prises par les autorités pour assurer le bon déroulement de l’opération «jusqu’à main- tenant aucun dépassement n’a été enregistré, les gens viennent voter librement sans aucune entrave. C’est ce genre de liberté que nous en encoura- geons», a-t-il dit. M. Delita a également indiqué que la commis- sion est présente en Algérie « non seulement pour observer, mais aussi pour s’inspirer de l’expérience algérienne. Nous sommes confiants de l’expé- rience algérienne partagée aujourd’hui dans plu- sieurs pays en Afrique », a ajouté le chef de mission des observateurs de l’UA qui a qualifié cette expérience d’évolutive d’une année à l’autre. Il s’est dit aussi rassuré sur le bon déroulement des élections qui se tiennent, selon lui, dans le
« calme », la « transparence » et surtout dans un
climat de « paix ». Plus loin, à la rue Pasteur (Alger-Centre) où un centre électoral regroupant 18 bureaux a été ouvert, la participation était relativement « faible » durant la matinée, selon les organisateurs. Ceux-ci ont été unanimes à dire qu’ « en règle général, les Algérois préfèrent voter dans l’après-midi où l’on enregistre une hausse du taux de participation », note le chef de ce centre où sont inscrits 4.200 électeurs, assu- rant que le centre s’attend à une participation mas- sive tard dans l’après-midi. Il a tout de même, tenu à saluer la mobilisation des services de sécurité et de l’administration pour assurer un déroulement optimal du scrutin. Sarah A. Benali Cherif
el-Madania, ville électorale
C’est dans une ambiance bonne en- fant que les habitants des quartiers d’El Madania se sont rendus hier, dans les centres de vote. Et comme à leur habi- tude, les hommes ont commencé dans la matinée à affluer vers les bureaux de vote, tandis que les femmes ont préféré s’y rendre dans l’après-midi, accompa- gnées de leurs enfants ou petits-enfants pour la plupart. « on profite du soleil et de cette belle journée printanière pour amener les en- fants avec nous », nous a expliqué cette enseignante de physique du CEM Fatiha Iratni, dont l’établissement de vote jouxte l’entrée supérieure de Maqam Echahid. Comme elle, de nombreuses femmes se sont donné rendez-vous, comme nous a expliqué sa collègue,
« joindre l’utile à l’agréable ». Accom-
plir son devoir électoral et permettre aux
enfants d’aller courir ou jouer au ballon sur l’immense esplanade de Riadh El Feth, qui était d’ailleurs pleine de monde en ce début d’après-midi. Aussi, bien que timide au début, l’af- fluence s’est faite plus importante au fil des heures de l’après-midi. Il faut dire que cette commune, haut bastion de la révolution durant la période du colonia- lisme, a toujours gardé ses réflexes mi- litants, et la kasma du FLN, située en plein milieu de cette localité a toujours été le lieu de prédilection de l’ancienne génération. Depuis, bien sûr, la tendance
a changé, puisque d’autres tendances po-
litiques ont émergé. En effet, le MSP et
le RND se sont partagés à tour de rôle la
direction de l’Assemblée populaire na- tionale. Il n’en demeure pas moins que le fait d’être fils de moudjahid ou de chahid a toujours son droit de cité, dans cette commune qui a été l’un des principaux théâtres des événements du 11 décembre 1960 et qui a enregistré nombre de ses enfants tombés au champ d’honneur. Il ne faut pas oublier que la réunion histo- rique des 22 a été abritée dans l’une de ses maisons et que la funeste villa Sésini
a été l’un des plus tristes lieux de torture
de l’armée française. Tout cela a fait que
la population de Salembier a toujours été
mobilisée dans tout ce qui a trait à la vie
politique du pays, y compris les consul- tations électorales, où l’on enregistre à chaque fois, d’importants taux de parti- cipation. Il faut dire aussi, que cette commune
a été très courtisée par les candidats.
D’ailleurs, pratiquement toutes les têtes de liste sont passées, soit pour un bain de foule, soit pour y tenir un meeting. Mais force est de constater que ce sont les campagnes de proximité qui ont at- tiré le plus de monde. C’est Sid-Ahmed Ferroukhi, tête de liste du FLN, qui a ouvert le bal, en s’y rendant dès le premier jour de la cam- pagne. Après moult discussions avec les habitants autour d’un café, il a sillonné les différents quartiers en saluant les commerçants et passants. Ce qui a eu l’heur de leur plaire. Pour leur part, d’au- tres partis ont préféré investir la place centrale de la commune en arrivant sous les sons de la zorna ou du karkabou. Chacun son goût ! Néanmoins, force est de constater qu’ils ont tous, fait des ef-
forts, puisque les candidats sont arrivés par groupe, afin que chacun puisse ré- pondre aux préoccupations des habitants qui affluent par curiosité, de toutes parts. Reste que cette campagne électorale a donné à la ville d’El Madania une am- biance particulière, ponctuée chaque jour par un événement électoral nou- veau. Pour ce qui est de l’opération de vote d’hier, force est de constater que les col- lectivités locales ont été à la hauteur de l’événement. Ayant égaré ma carte d’électeur, je me présente au bureau des informations spécialement mis à cet effet, au niveau de l’école Fatima gha-
zel, où a enseigné le défunt Mouloud Fe- raoun pendant la révolution. Le préposé
me demande mes papiers d’identité, confirme mon inscription sur les listes et me dirige gentiment vers le bureau où je dois voter. Là, on me redemande mes pa- piers, et après une petite vérification, on me tend une enveloppe en m’invitant à prendre l’ensemble des dix-sept listes proposées. Ce que je fais. Je rentre dans l’isoloir, où je re- marque que seuls deux ou trois partis émergent du lot, devant le flot de papiers jetés dans la corbeille. Une fois le choix fait, il faut signer le registre après avoir
mis l’enveloppe dans une urne transpa- rente, déjà à demi pleine en ce début
d’après-midi. Il faut mettre son doigt dans l’encre pour laisser son empreinte sur sa signature. on me remet un bon sur lequel est inscrit en rouge « a voté ». Un bon que j’ai gardé dans mon sac, histoire de garder un souvenir de cet événement
quinquennal. Amel Zemouri
Bureaux de vote à Bentalha. Ils sont au total 6. Seules quelques encablures les séparent. D’un côté, les votants s’y rendent en groupuscules, de l’autre, ça donne l’air que ça n’a pas encore com- mencé. Lui, tout sourire, tout fier, a accompli son «devoir». Déjà ? À chacun son moment. Sur sa carte de vote, les cachets jouent des coudes. Le nom du vainqueur à l’issue du scrutin ? «Peu m’importe», lance Abdallah, assis sur sa chaise roulante, hébété de douleur qu’il espère passagère. Arborant l’uniforme d’analyste, le natif d’El-Har- rach égrène les «points forts» de la Loi fondamen- tale amendée, et bifurque sur l’avenir politique qu’il espère meilleur. Des priorités ? Là, notre in- terlocuteur, accompagné de son épouse, chasse ses rebuffades. Et, d’une voix sereine, pense à une meilleure prise en charge de la jeunesse «davan- tage consciente», «de tout temps méritante». Les cadrans de la montre indiquent 10h30. Traversant les rues rectilignes de Bentalha, on s’arrête à l’école Ibn-Badis. À l’intérieur, les salles, avec une affluence moyenne, se ressemblent. Et nos re- gards sont braqués, non sans nostalgie, à ces des- sins aux couleurs arc-en ciel, pas forcément parfaits. Et à ces textes qui replongent tout lecteur dans sa tendre enfance, commis par des bambins, dont certains, hilares même s’il est prématuré pour eux d’en saisir l’alpha et l’oméga de la politique, collent aux basques de leurs parents. Les femmes, en voile ou en hayek, ont préféré voter d’abord, pour se charger, ensuite, des tâches ménagères. L’une d’elle, fatma-Zohra, rencontrée au centre N° 6, habituée à donner son suffrage, attend un parlement composé d’«experts en politique», et de députés «humanistes» qui se soucient des préoc- cupations des citoyens. À 11h tapantes, 472 citoyens ont déposé leur bulletin. Constat : les personnes relativement âgées composent les effectifs des votants. Du haut de ses 83 ans, Ali Mokaddem, imam, enfilant un burnous en dépit des 37 degrés qu’affiche le ther- momètre, parle d’un vote de «la raison», «du cœur». Avec les élections, il a noué une relation de fidélité. «Je n’ai jamais manqué un rendez- vous.» Et le voilà à se projeter sur la présidentielle de 2019. Rempli d’espoir, l’octogénaire prie Dieu de lui accorder longue vie. Et les jeunes ? Ab- sents ? Abstentionnistes ? Ceux rencontrés à l’ex- térieur préfèrent voter dans l’après-midi. En ce moment, la discussion bat son plein sur les matchs de foot européens qu’ils revivent minute par mi- nute. Exception, l’on distingue un adolescent, dé- marche féline, qui ne veut pas attendre la dernière minute. «Plus qu’un devoir, le vote est une obli- gation. Ceux qui s’abstiennent n’ont pas l’amour de la patrie.» De la bouche d’un étudiant, à son 20 e prin- temps, né un mois après l’horrible assassinat de son père lors du carnage de septembre 1997 qui a plongé Bentalha dans la terreur, les mots prennent tout leur sens. Même si certaines âmes sont encore inconsolables, ce massacre relève du passé. La commune vit la quiétude, la sécurité, la tranquil- lité. Qu’on ose une question embarrassante classée au chapitre des secrets personnels : pour qui vote Adel ? on aurait deviné la réponse : à la mémoire de son père, pour sa maman «que Dieu a façonné au-delà de tout art», et pour l’Algérie qu’il compte représenter dignement à l’échelle internationale. Aujourd’hui, inscrit en ingéniorat option informa- tique, l’étudiant, né génie comme les autres nais- sent blonds ou bruns, enchaîne les prouesses. L’une derrière l’autre. Toutes méritées. À Ben- talha, le vote ne faisait que commencer. Fouad Irnatene
LES éLECTEuRS S’ADRESSENT Aux fuTuRS DéPuTéS :
« Vous deVez tenir Vos promesses »
Comme à chaque rendez vous électoral, nos journalistes se sont déplacés en ce jour du scrutin du 4 mai, dans plusieurs centres de vote situés à l’est de la capitale (Réghaïa, Boudouaou, Rouiba), pour prendre la température de déroulement de l’élection.
I l est 10 h30, quand nous arrivons au chef- lieu de la daïra de Boudouaou (wilaya de Boumerdès). Première halte, l’école pri-
maire Soummam, transformée pour la cir- constance en centre de vote. La présence des citoyens dans cet établissement est faible. D’ailleurs, devant chaque bureau de vote, il n’y a pas de files d’attente. Ce qui donne déjà un aperçu sur une timide participation au début de vote dans ces régions au cours de la matinée. Mais, il faut le reconnaître, l’am- biance des grands jours est là. La majorité des électeurs rencontrés sont composés de femmes âgées, de vieux et de jeunes. «J’ai constaté que depuis l’ouverture du centre jusqu’à 11h, le nombre de citoyens venus voter est vraiment faible. Mais, à mon avis, l’affluence des électeurs va commencer à par- tir de 15h», a indiqué le chef du centre, Mou- lay Ali, tout en soulignant que «le nombre des électeurs inscrit est de l’ordre de 6.195». Alors que notre discussion n’était pas encore achevée, un homme accompagné de sa petite fille entre au centre pour accomplir son devoir électoral. L’occasion pour nous d’aborder un électeur. Il a volontiers accepté de nous livrer ses impressions : «J’ai un énorme espoir qu’à travers ces élections, il y aura certainement un changement. Nous sommes dans un pays dé- mocratique, alors chaque Algérien a le droit
d’exprimer son choix par les urnes. Il est né- cessaire d’augmenter le taux de participation afin d’éviter la fraude. Si les citoyens ne se rendent pas en masse aux centres de vote, ce sera une opportunité pour facilité la fraude.» Devant le bureau de vote numéro 22, un sexa- génaire a accompli son devoir citoyen. «Nous devons trouver le chemin de l’espoir. Si on ne vote pas, on ne peut pas faire mûrir l’espoir. En des moments pareils, l’Algérie a besoin de ses enfants», a-t-il soutenu. Il a d’ailleurs dédié un grand hommage aux chouhada, en ajoutant : «En ce moment, j’ai tout d’abord une pensée pour toutes les victimes de la guerre de Libération. J’espère que leur sacri- fice ne sera pas en vain.» Cette image, il faut le dire, confirme réellement la volonté du peu- ple algérien, et en particulier les jeunes, pour le changement à travers ces élections. Au- jourd’hui, les futurs députés sont dans l’obli- gation d’être à la hauteur de ce grand pays et à la hauteur de ses citoyens. À quelques mè- tres de l’école, devant son magasin en atten- dant des clients, Saïd, qui a préféré s’exprimer en anonyme, a indiqué que «l’As- semblée populaire nationale (APN) ne sert à rien. D’ailleurs, nous avons remarqué que toutes les lois et les avant-projets ne sont pas débattus sérieusement. Nous sommes conscients qu’il y a plusieurs candidats qui se
toyennes et républicaines. Moi, je ne rate ja- mais un tel rendez-vous, car s’y abstenir ne sert à rien, si ce n’est de créer des problèmes supplémentaires», a-t-il justifié, au sortir du bureau de vote. Dans l’autre salle mitoyenne, la responsable du centre affirme que le nombre des inscrits dans cette école dépasse les 12.000. Et lorsqu’on lui demande le taux de participation provisoire, elle hésite et tente in- compréhensiblement de se dérober comme si elle était embarrassée. «Je ne l’ai pas dans la tête. Je l’ai donné tout à l’heure, mais j’ai ou- blié le chiffre», s’est-elle justifié en premier lieu, avant de se décider en fin de compter de lâcher le morceau, aidé par un encadreur. «Je crois qu’il avoisinait les 12% vers 13h», a-t- elle finalement révélé, comme si elle se sentait responsable de ce taux.
Dans la ville de Boufarik (78.112 habi- tants), considérée comme étant le cœur de la Mitidja et véritable plaque tournante agricole de la wilaya de Blida, et avec 25 centres mo- bilisés pour les élections législatives, les mil- liers de votants ne se sont pas précipités pour accomplir leur devoir. Les citoyens de la ville des oranges se sont déplacés tôt dans la mati- née de jeudi, pour élire ses représentants à l’Assemblée populaire nationale pour un man- dat de cinq ans, mais pas en grand nombre. Le premier centre qu’on a pu visiter afin de pren- dre la température de l’affluence matinale des votants est l’école primaire Hocine-Maâziz,
servent de ce poste pour s’enrichir rapide- ment, mais pas pour être au service des ci- toyens», précise-t-il, en affirmant que, lui non plus, n’ira pas voter. Au niveau de Réghaïa et de Rouiba, nous avons constaté également le même climat qui règne. Le taux de participa- tion depuis l’ouverture de certains centres jusqu’à 12h ne dépassait pas les 5%. Notre choix se porte sur le centre de vote les frères Boudjadra, au centre de la commune de Ré- ghaïa. Déjà, à l’entrée, nous avons remarqué des hommes et des femmes accompagnées de leurs enfants et tenant entre les mains des cartes de vote. Ces derniers sont pressés d’ac- complir leur devoir. Le premier responsable, Mohamed, nous a accueillis chaleureusement. Sans tarder, il entre dans le vif de sujet : «Le nombre des inscrits est de l’ordre de 5.260. Durant cette matinée, il n’y avait pas une grande affluence, car la plupart des citoyens préfèrent accomplir leur devoir citoyen à par- tir de midi.» Tout en exprimant son plein en- thousiasme quant à l’augmentation de taux de participation à la fin de la journée, il ajoute : «Nous sommes habitués à ces faibles pour- centages durant la matinée des élections.» Au niveau de l’école chahid Mohamed-El- Hamoudi, située à la commune de Rouiba, on constate la même atmosphère. M. A. Z.
au cœur de la mitidja
À Boufarik, en ce jour de vote ensoleillé, les discussions sont plutôt portées sur le WAB, le club local de football qui va jouer sa survie en Ligue 2-Mobilis, lors de la dernière jour- née. «Ce sera dur, mais on y croit», lancent un groupe de jeunes, accostés au sortir de l’école Larbi-Tébessi où l’affluence n’était pas encore importante dans la matinée. «C’est vrai qu’on ne se bouscule pas encore au portillon, mais je crois que ça va monter crescendo. Tradition- nellement, les Algériens sont connus pour at- tendre la fin d’après-midi pour se ruer vers l’urne», fait remarquer Nadir, qui ne semble pas pressé d’exercer son droit. «En revanche, je suis inquiet pour mon équipe de Boufarik», a-t-il reconnu. Cependant, on est encore loin du verdict du foot, et en attendant, celui de l’urne est imminent, dans quelques heures seu- lement. L’engouement ne prête pourtant pas à la grande affluence, si l’on se fie au décor planté et qui est le même dans tous les centres de vote de la ville des oranges, du moins ceux que nous avons visités hier. À Aït khaled, Bendar ou Maâziz, la tendance observée au début de l’après-midi ne diffère pas. un taux moyen de 10% est affiché dans ces centres. «Il faut sou- ligner le fort engouement des militaires qui ont voté en force», nous a révélé un encadreur du centre Larbi-Tébessi qui s’attend, lui aussi, à un meilleur enthousiasme à la fin de l’après- midi. Mais, peu à peu, des électeurs pointent leur bout de nez, à l’exemple de Djamel, 67 ans, accompagné de sa petite-fille. «Il faut bien inculquer à nos enfants les valeurs ci-
dont la sécurité est assurée par trois policiers et deux agents de la Protection civile. Sous un soleil de plomb, la cour dudit centre était presque vide. À 13 heures, le taux de partici- pation n’a pu dépasser les 12% dans un centre de 9 bureaux comptant quelque 4.081 femmes inscrites, a-t-on appris auprès du chef du cen- tre Lakhdar, qui précise que l’affluence durant les premières heures était très timide, tout en affichant son optimisme quant à la période de l’après-midi. «Le taux du vote progressera au fil des heures. Le scrutin se déroule de la façon la plus normale et dans de bonnes conditions», estime la responsable du centre électoral Maâ- ziz-Hocine, connu sous le sobriquet le Rougi, situé en plein centre ville de Boufarik.Pour lui, les électrices votent sous le regard vigilant des représentants de candidats qui suivaient l’opé- ration électorale de très près. khalti Djamila, vêtue d’un hidjab couleur ciel, avoisinant les 70 ans, tout sourire, à peine pénétrant l’en- ceinte scolaire, se dirigera immédiatement vers le bureau numéro 6, pour mettre son en- veloppe blanche dans l’urne transparente. Comme à chaque fois, je vote et j’exprime ma voix. À quelques encablures du premier cen- tre, l’école primaire Djilali-Boukhtachi, située sur le grand boulevard, le vote a débuté dès la matinée, avec une affluence relativement ap- préciable. Amokrane Zoheir, chef du centre Djilali- Boukhtachi pour hommes, précise quant à lui que son centre n’a pas reçu la visite des observateurs internationaux, et aucun dé- passement n’a été constaté jusqu’à 14 heures. S. A. M. et Mohamed Mendaci
AMBIANCE DE VOTE
CES ENFANTS QUI ACCOMPAGNENT LEURS PARENTS
Accompagnant leurs parents aux bureaux de vote, ils ont les yeux écarquillés par la curiosité, le re- gard examinateur, interrogatif, scrutant le moindre détail, suivant le moindre geste, s’interrogeant sur les attitudes adoptées par l’un ou l’autre des votants, ces enfants comprennent-ils le sens et la por- tée du vote de leurs parents ? Sai- sissent-ils les conséquences d’une élection ? Savent-ils ce que c’est qu’une Assemblée nationale ?
« On se dit qu’ils ont tout le
temps de répondre à toutes ces questions plus tard, pour l’instant on essaye de leur transmettre
l’importance de ce geste pour notre pays, de leur expliquer d’abord en quoi consiste un vote sans trop rentrer dans le détails d’éveiller en eux leur
conscience citoyenne comme ça ils choisiront demain d’exercer ce droit ou pas », dira Amar venu voter au lycée Emir Abdelkader accompagné de rafik, son fils âgé de 10 ans. rafik sait-il pour qui son père a voté ?
« Non je ne sais pas, c’est bien
que mon père garde ça secret car sinon, l’isoloir, il sert à quoi ? »,
rétorque avec intelligence rafik. ils sont nombreux ces parents qui pensent à emmener leurs enfants avec eux aux bureaux de vote. C’est même devenu presque une tradition pour beaucoup d’Algé- riens de se faire accompagner aux
urnes par leurs enfants. Simple ré- flexe automatique, ou volonté réelle d’inculquer à leur progéni- ture le mouvement citoyen ? « renforcer l’éducation civique dans les manuels scolaires peut être une solution pour inciter les jeunes à accomplir leur devoirs électoral, mais on voit que ces jeunes ne s’impliquent pas par cette éducation informative qu’ils apprennent a l’école, ce qui marche c’est l’éducation par l’ exemple, les parents qui emmè- nent leurs enfants au bureau de vote, qui encouragent ceux-ci à
parler politique à la maison
nous dira Dr Samia Kacimi psy- chologue. Aux alentours du CEM Pasteur, au niveau de l’avenue Pasteur, un papa se dit fier que son fils rahim, 16 ans l’accom- pagne pour accomplir son devoir électoral. « il aura le droit d’ex- primer sa propre voix dans à peine deux ans et je veux qu’il comprenne que c’est un moment spécial, que l’enjeu est crucial, que sa participation est importante », dira le papa de rahim. Une autre maman, avo- cate, rencontrée dans le même centre de vote reconnaît qu’elle se fait accompagner à chaque élec- tion par sa fille, mais qu’elle ne débat pas trop politique avec elle car elle estime qu’à 8 ans, son jeune esprit n’assimile pas trop les rouages de la politique. « J’emmène ma fille dans le bureau de vote, lui montre l’isoloir, lui explique le déroule- ment du vote, sans livrer ni mes choix ni mes opinions », dira l’avocate. « Ce n’est pas toujours vrai que les petits ne comprennent rien à la politique, ils en parlent à l’école, ils en parlent au quartier, ils entendent leurs parents en par- ler, ils regardent la télévision, ils voient ce qui se passe sur la toile, maintenant il revient aux parents d’expliquer aux enfants la vision des différents partis politiques avec leurs mots et leurs incerti- tudes », estime Dr Kacimi. Farida Larbi
Dans la vie d’une nation, les échéances électorales sont toujours un moment à la fois déterminent et privilégié en ce qu’il met au devant de la scène publique des millions de personnes appelées, par la voie des urnes, à se prononcer sur le choix de leurs représentants parlementaires et, par là-même, sur le devenir de leur pays.
C’ est le cas aujourd’hui de l’Algérie où 23 millions d’électeurs sont appelés à
voter pour le renouvellement de l’As- semblée nationale. Ne nous privons pas toutefois de quelques préalables sur la campagne électorale durant laquelle, observa- tion faite, les plus enthousiastes, les plus démonstratifs, ont peut-être été les nouveaux «nationalistes» avides d’exemples vécus d’authenticité, qui se dévouèrent sans compter pour, selon leurs termes, la «kermesse» po- pulaire organisée à cette occasion à travers le territoire national. Les plus graves et les plus solen- nels ont été évidemment les rares
descendants des vieilles familles de chouhada, militantes comme il se doit, à qui toutefois le nombre man- qua pour réclamer tout le silence qu’eut exigé en de telles circons- tances le rappel « urbi et orbi » de ce que fut le rôle historique de leurs pa- rents. A Alger-Centre, noyau historique de la capitale, difficile d’évaluer la si- tuation en ce début de matinée : soit parce que ce n’est peut-être pas en- core le moment, vu que c’est un jour ‘‘férié’’, soit parce que les gens traî- nent encore le pas chez elles, pas pressées, en cela, de se rendre au bu- reau de vote le plus proche de leur circonscription. Toujours est-il qu’un impressionnant service d’ordre est déployé devant chaque bureau de vote, le souci étant d’assurer le maxi- mum de sécurité durant le déroule- ment du scrutin. Les choses semblent ainsi se pré- senter sous les mêmes auspices un peu partout à travers le territoire de la capitale, plus précisément au CEM Pasteur (sis avenue Pasteur), devenu bureau de vote pour la circonstance. il était en effet 8 h 30 de la matinée quand les organisateurs, déjà à pied d’œuvre, attendaient les premiers vo- tants. La participation, il est vrai, était encore très faible en ce début de ma- tinée. il faut dire que les citoyens de
la circonscription ont tout de même jusqu’à 19h pour venir voter.
Alors qu’habituellement (c’est-à- dire lors des précédents scrutins) il y
a toujours quelques personnes qui se
trouvaient déjà à l’extérieur en atten-
dant l’ouverture des portes, cette fois, le premier votant n’a été accueilli qu’à 9 h 15, soit quinze minutes après l’ouverture du bureau. Jusqu’à 10 h 30 donc, la fréquentation a été très calme avant de connaître un léger pic, pratiquement pendant une heure, jusqu’à 11 h 30. Les votants devaient attendre un peu avant de pouvoir glis- ser leur bulletin dans l’urne. L’un des assesseurs confiait même que « cela ne ressemble pas du tout aux élec- tions précédentes ». Si la participation a augmenté quelque peu au fil de la journée, le rythme était plutôt tranquille avant midi. C’est cette heure-là qu’a choisi ce soutien du FFS pour venir voter.
« On va voir où se situe le centre de
gravité de la majorité parlementaire :
FLN, rND ou les partis islamistes.
Le scrutin est certes indécis, mais le nombre de voix donnera une légiti- mité à l’un d’entre eux », analyse-t- il, en assurant qu’il composera avec les gagnants de ce scrutin, quels qu’ils soient. il y eut aussi beaucoup de simples badauds, et l’Alger des af-
faires n’a pas ralenti pour autant sa course au profit. On a même trouvé, à l’occasion de rencontres improvi- sées, des jeunes qui ne savaient pas de quoi il en retournait exactement. Mais il n’empêche, cette journée du 4 mai 2017 s’annonce aussi comme une belle occasion de renouer avec les siens, avec les voisins, avec la tolérance. Tout au début de la vague de chaleur estivale, elle va peut-être faire renaître l’espoir. L’es- poir d’aller toujours de l’avant. Comme du temps de la lutte de libé- ration nationale, lorsque les moudja- hidine trouvaient réconfort dans ses murs, la capitale algérienne a montré, bien avant l’annonce des résultats du présent scrutin, qu’elle était capable des plus grandes générosités. Sur ce
point-là au moins, elle est restée fi- dèle à sa légende. Kamel Bouslama
Les bureaux de vote ont été ouverts depuis 8 heures ce jeudi matin dans la commune de Birtouta. Tout a été bien préparé pour le bon déroulement des élections dans cette commune qui a accueilli des centaines nouveaux habitants ces trois dernières années. Le président de l’Assemblée po- pulaire communale (P/APC) de Birtouta, Elyes Hamedani
qui nous a reçus dans son bureau à la veille du jour du scru- tin, nous a expliqués qu’un travail de communication et d’information a été fait vis-à-vis des nouveaux habitants :
« ils ont été sensibilisés sur l’acte citoyen à savoir le vote pour le choix de leurs nouveaux représentants à la future Assemblée Populaire Nationale et ce en leur remettant les cartes de vote qu’ils ont reçues à domicile. Cette opération
a été accomplie avec succès et le taux de réussite avoisine les 99% au niveau des 63 bureaux de vote que compte la commune.» De leur côté certains représentants des candi-
dats rencontrés sur les lieux ont exprimé leur « satisfac- tion » quant aux « bonnes conditions réunies » pour permettre aux électeurs de voter « dans la sérénité » afin
« de choisir leurs candidats dans la transparence ». Dès les
premières heures du vote, nous avons rencontré quelques électeurs qui se sont déplacés afin d’accomplir leur devoir de citoyen et choisir leurs représentants au futur parlement. La majorité d’entre eux était des pères de familles qui sont
sortis pour faire leurs courses et sur le passage profiter pour aller voter. Un des électeurs qui venait de remplir son devoir de citoyenneté, M. Boualem, un vieux de 70 ans rencontré
à la sortie d’un bureau de vote, nous a déclaré : « J’ai voté
juste pour l’Algérie pour l’image de mon pays que je porte dans mon cœur et non pour les personnes présentes sur les listes », a-t-il précisé. Et d’ajouter « les citoyens, notam- ment les jeunes sont un peu déçus… ils ont perdu confiance et ils ne croient plus en rien… car les candidats une fois qu’on vote en leur faveur, ils tournent le dos aux préoccu- pations quotidiennes de la population. J’espère que ça ne sera pas le cas pour la future Assemblée populaire natio- nale ». Un peu plus loin des jeunes passaient devant les bu- reaux de votes, s’arrêtent et s’entretiennent entre eux sur différents sujets, certains y pénètrent pour accomplir leur devoir électoral, d’autres quittent les lieux en continuant leur chemin. Occupations diverses et travaux ménagers dans la matinée, obligent, les femmes étaient relativement nombreuses dans l’après-midi. En effet, dans un autre bu- reau de vote de la commune, M me Mamri a lancé à notre di- rection « Je suis venue, après avoir préparé le manger pour la famille et ce afin d’accomplir mon droit citoyenne avec la conviction que ma démarche est indispensable, néces- saire et utile pour le pays contrairement à ce que pensent certains.» Elle a estimé que «le droit de vote est un acquis de la démocratie, les peuples dans le monde se sont battus et ils ont donné leur vie pour ce droit et la liberté de pensée. Je vote aussi pour augmenter le taux de participation et dire devant le monde que les citoyens algériens sont engagés dans la vie politique de leur pays », a expliqué M me Mamri. Wassila Benhamed
L’URNE DE LA DÉMOCRATIE
l On dit que celui qui n’avance pas, recule.
Ça fait partie des lois de la nature. Et ce n’est certainement pas la fuite en avant, encore moins, la politique de l’autruche qui va changer notre quotidien, avec ses hauts et ses bas. Nous n’avons certainement pas d’autres alternatives que de baliser le chemin de la démocratie pour arriver à bon port. Et le seul, l’unique moyen pour y parvenir est sans doute de s’exprimer, de ne pas retenir son mot à dire qu’elles que soient les divergences qui nous séparent. La raison est toute simple : il vaut mieux faire partie de la solution que du problème. En fait, les législatives ne peuvent et ne doivent être perçues que comme un rendez-vous avec la citoyenneté, l’exercice des droits politiques et de la démocratie, au sens large. Aller voter, est beaucoup plus qu’un devoir, c’est une participation effective et réelle à la gestion des affaires du pays, aux choix décisifs et cruciaux qui nous touchent. Ce petit bulletin, a une grande importance pour préserver la paix, la stabilité et la cohésion sociale. Il faut dire aussi que personne d’autre que nous ne peuvent donner de la crédibilité à nos institutions. C’est notre rôle premier en tant que citoyen de faire bon usage de notre droit que nous procure les lois de la république, à leur tête, la Constitution. Le dernier amendement de la Constitution, sanctionné par la création de la Haute instance indépendante pour la surveillance des élections, à sa tête, un homme connu pour son intégrité et sa loyauté, en plus de sa compétence en sus de la révision de la loi organique des élections, ne fait que confirmer aujourd’hui, la volonté de rompre avec les pratiques du passé et garantir ainsi, la transparence du scrutin. La balle est dans notre camp et nous sommes tenus, en tant que citoyens, d’être à la hauteur de cet évènement aux enjeux, indéniables sur le plan non seulement politique mais également, économique, social et sécuritaire. Aujourd’hui, il n’est plus question de se contenter du rôle de spectateur quand il s’agit de choses aussi sérieuses que le devenir d’une nation, à la seule condition de bien choisir ses représentants, en fonction de leurs programmes, de leurs bagages aussi. C’est le chemin le plus court d’ailleurs pour renforcer le processus démocratique, pour protéger également, nos libertés. Une chose est sûre, aller aux urnes, est le « mode » le mieux indiqué pour barrer la route, voire éliminer carrément le pire. Samia D.
REPORTAGE PHOTOS RÉALISÉ PAR : A. HAMMADI, NESRINE T., NACERA I., WAFA B.,
LOUIZA M., T. ROUABAH, BILLEL B., Y. CHEURFI ET A. YACEF
« POUR L’ALGÉRIE »
La belle ville côtière de Tipasa s’est réveillée, en ce matin du 4 mai, avec un soleil brillant de tout son éclat, d’un printemps radieux. En effet, les habitants ont répondu, hier, présents à ce grand rendez-vous électoral si important pour l’avenir du pays.
L es bureaux de vote installés, ont tous ouvert leurs portes, à l’heure prévue, pour accueillir les premiers électeurs du jour.
une centaine d’électeurs munis de leurs cartes d’identité et de vote accomplissaient, dans le calme leur devoir électoral. a 10h00, le taux de participa- tion était selon les chiffres officiels du ministère de l’intérieur et des Collectivités locales, autour des 4%. Ce taux appelé à augmenter puisque la wilaya de Tipaza a toujours fait partie des 10 premières wi- layas votantes lors des consultations électorales. «J’ai voté pour l’algérie». Telle est la réponse la plus édifiante, en termes de patriotisme, exprimée par
Mohamed lamine, un jeune travailleur du centre universitaire de la ville, rencontré à la sortie du cen- tre de vote Boucetta-abdelkader situé au centre- ville. «les gens humbles ne font pas de calculs lorsqu’il s’agit de répondre à l’appel de la patrie»., c’est le cas de hamid, un habitant de la ville qui nous confie qu’il n’a jamais raté un rendez-vous électoral et qu’il ne pouvait laisser passer ce dernier. le centre du vote Boucetta-abdelkader, compte un nombre important d’électeurs. avec un corps électoral estimé à 5.632 électeurs. ils étaient à 9 heures déjà, plus d’une centaine à presser devant les bureaux de vote pour effectuer cette opération enca- drée par les nombreux agents affectés à l’organisa- tion. au niveau de la cité Oued Merzouk, les votants se sont dirigés vers les bureaux, domiciliés au niveau de l’école primaire qui porte le nom de la cité, pour accomplir leur devoir civique dans une ambiance conviviale. le scrutin «s’est déroulé dans de bonnes conditions», d’après des citoyens et même des repré- sentants des candidats, présents dans les bureaux de votes et veillent au grain. plus loin du chef lieu de la wilaya, plus précisément, dans la ville de Bou ismail, le centre de vote ibn Badis, où quelque 3.060 élec- teurs sont inscrits, a connu une affluence remarqua- ble des électeurs dés les premières heures du vote. Ces derniers n’ont pas failli à leur mission, puisque une participation jugée «appréciable» avait été ob- servée durant les premières heures de ce rendez- vous. a midi, le chef de centre annonce déjà, chiffre à l’appui, un taux de participation de 15%. hadj amer rencontré à la sortie du centre nous déclare :
«Je suis venu avec mes trois enfants accomplir mon devoir et leur montrer en même temps, la voie à sui- vre, parce qu’il ne faut pas laisser les autres choisir pour vous».
Mais la surprise est venue cette fois, de l’élément féminin. en cette matinée du 4 mai, des jeunes, moins jeunes, vieux et femmes âgées, sont sortis de leur domicile, pour aller voter et faire valoir leur voix. dans l’après midi, ce sont les femmes qui ont été en première ligne. Nous avons pu constater tout au long de la route menant de Tipasa jusqu’à l’entrée de la ville de Bou ismail où les restaurants et les cafés qui habituellement grouillaient de monde étaient quasiment vides. des jeunes ne désirant pas aller voter prenaient le café sur les terrasses, certains d’entre eux rencontrés, ont justifié leur abstention par la méconnaissance de la chose publique et de la politique en général. d’autres rencontrés du côté du
port de plaisance et pêche de Tipaza, ont avoué avoir oublié d’aller s’inscrire et d’avoir ainsi leur nom sur les listes électorales. ils promettent qu’ils vont y re- médier dès que c’est possible. un autre jeune nous explique son refus d’aller voter par une considération «existentielle». «Comment voulez-vous aller voter pour des candidats qui vont nous oublier juste après le vote. vous leur demanderez à être reçu pour poser un problème tel que «l’emploi ou le logement», ils ne vous répondront même pas, estime un autre qui travaille aussi comme agent de sécurité sur un chan- tier environnant. le jeune abdelkader est plutôt fa- vorable au vote. «dès que je termine le travail en fin de journée, je vais aller voter pour les personnes que je considère comme crédibles et capables de travail- ler dans l’intérêt du peuple et des «zaoualiya», dira- t-il. un autre jeune, un cafetier du coin n’affiche pas le même avis. «Tous les jeunes ont des problèmes, même s’ils travaillent. Mais ils votent pour le chan- gement et briser le cercle de vote copinage et d’inté- rêts» dit-il, avant de signaler que le travail est disponible de nos jours. «Si vous leur proposez du
travail dans le bâtiment ou l’agriculture, les jeunes refusent souvent. donc ils veulent du travail dans les bureaux ou assis sans effort et après ils disent qu’il n’ya pas de perspectives pour eux « a-t-il ajouté. Sur le chemin du retour vers alger, une foule compacte attire notre regard à l’entrée de ain Tagourait (ex- Berrard). il s’agit de l’ecole Bouaziz, un centre de vote pour femmes où sont inscrites 2.461 électrices. «Nous avons enregistré 374 femmes votantes aux environs de 11h00 ; ce qui est important lorsque l’on sait que les femmes votent généralement l’après- midi «signale le chef du centre. la première électrice est, selon le chef du centre, une femme d’une soixan- taine d’années. il faut préciser que la wilaya de Ti- paza compte 430.333 électeurs, répartis sur 205 centres de vote et 997 bureaux de vote dont 512 des- tinés pour les hommes, 480 pour les femmes et 5 bu- reaux mixtes. Ces derniers ont eu à choisir entre 24 listes de candidats représentant 18 partis politiques, 4 listes indépendantes et 2 listes ayant conclu des al- liances. Tout un programme. Salima Ettouahria
Les autorités de la commune de Réghaïa ont accompli, d’une manière exemplaire, leur mission. Tous les moyens, aussi bien humains que matériels, ont été mobilisés pour que le vote se fasse dans les meilleures conditions possibles. Sur le plan organisationnel, on peut affirmer que tout était «réglé comme sur du papier à musique». Il faut dire que dès l’ouverture des bureaux de vote, vers 8heures du matin, des électeurs munis de leurs cartes d’électeurs étaient devant les centres réservés. Il faut dire que Réghaia, avec le temps, est devenu un pôle de développement industriel et agricole. 54.617 votants sont répartis sur 15 Centres. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que les gens ont ac- compli leur devoir électoral en choisissant en toute liberté leurs représentants à l’APN. Si vers midi, le taux de participation au niveau à Réghaia n’avait pas dépassé les 11%, il a sensiblement évolué au fur et à mesure que le temps passait.
aviS d’éleCTeuRS
UN DROIT ET UN ACTE DE CITOYENNETÉ
Bien ensoleillée, la journée d’hier, n’était pas une journée ordinaire pour les algériens. les citoyens ont accompli leur devoir avec lucidité dans la pers- pective d’élire ceux qui les représenteront au niveau de la deuxième chambre du parlement en effet, malgré les campagnes de boycott l’am- biance est plutôt à l’espoir. Munis de leurs cartes de vote les électeurs ont bel et bien accompli leur acte de citoyenneté. une virée dans les rues de la capitale nous a permis de prendre le pouls de cette atmo- sphère de vote. grands et petits, en familles ou entre amis, les citoyens se sont dirigés aux bureaux de vote tôt le matin pour accomplir leur devoir électoral, créant une ambiance festive qui traduit l’attachement des algériens à leur pays et un sens patriotique qui ne se dément pas. Certains étaient accompagnés de leurs progénitures de moins de 10 ans dans le but de leurs expliquer ce que sont les élections et comment ça se déroule dans les chambres d’isolement. Ren- contrés à l’entrée de l’école primaire Yougherat, Mo- hamed et isma, jeune couple dont l’âge ne dépasse
pas les 33 ans étaient accompagnés de leur petit gar- çon Racim. l’index imprégné d’encre, isma nous dira «voter… est un acte de citoyenneté», «peu im- porte les convictions politiques chacun de nous doit accomplir cet acte qui demeure en premier lieu, à mon avis, un droit et un devoir envers le pays», ajoute-t-elle. «les électeurs et encadreurs ont créé une ambiance bon enfant au niveau des bureaux de vote… nous avons joint l’utile à l’agréable en ac- complissant notre devoir électoral», affirme Moha- med. «Comme vous le constatez, nous sommes accompagnés de notre fils Racim âgé de 6 ans… nous jugeons que les parents doivent inculquer cet amour pour la patrie à leurs enfants en accomplissant cet acte», souligne Mohamed. «et maintenant… nous allons profiter de cette belle journée et même de ce long week-end en famille», lança isma. venu d’espagne il y a, à peine, 72 heures, lotfi est un émi- gré qui a tenu à vivre ces moments et d’accomplir son devoir en algérie, il estime que «l’acte électoral est avant tout un témoignage de l’attachement au
pays que je porte dans mon cœur». Selon cette per- sonne âgée de 44 ans, «les algériens établis en es- pagne suivent de très près les évènements en algérie», tout en exprimant sa fierté des réalisations accomplies dans plusieurs domaines notamment les infrastructures routières et administratives, «l’etat a consenti tous les efforts pour nous faciliter les choses, le fait de pouvoir retirer ses papiers au niveau des consulats sans nous déplacer en algérie nous a soulagés». de son côté, Mustapha, étudiant en pharmacie a souligné que «rien ne m’aurait empêché d’accomplir mon devoir électoral». pour sa part, Farah étudiante préparant son master en droit a qualifié les législa- tives de continuité du processus démocratique en- gagé en algérie. il est évident que ce vote, au regard de ce que nous avons pu recueillir en termes d’im- pressions prises sur le vif, la réponse a été adminis- trée à ceux qui tablaient sur une renonciation ou une abstention de la part des citoyens. Sihem Oubraham
l Sur les 12.595 candidats, seuls 462
seront, par la voie de l’urne, hissés au rang de député. Une fonction hautement prestigieuse mais qui sous-entend de lourdes responsabilités. Lourde, car les citoyens qui ont pris le chemin des
centres de vote, en ce jeudi 4 mai, ont cru à leurs promesses. Militants de
partis, citoyens
donné leur voix, à ceux, qui à leur sens, méritent leur confiance. C’est tout dire. Les résultats de ce scrutin, qui a vu pour la première fois une participation importance des partis politiques, pratiquement tous (54), apporteront des éléments de réponse à beaucoup d’interrogations. La principale consiste à connaitre la nouvelle configuration de l’échiquier politique algérien. Connaîtra ou connaîtra-t-il pas de changement ? C’est là toute la question. Tout le monde s’impatiente de voir si les gros cylindrés comme le FLN préservera sa suprématie. Allons-nous voir un raz-de-marée de l’ex-parti unique comme en 2012 ? Le RND, arrivera t- il à se maintenir comme deuxième force politique du pays. Les chefs de ces deux partis n’ont pas usé de mots dans un échange d’amabilité propre aux hommes politiques dont la rivalité n’est plus à démontrer. Ce rendez-vous électoral est également un grand test pour le RCD et le FFS qui ont marqué un grand retour. Les observateurs de la scène politique s’attendent à ce que ces deux formations, qui nous ont habitués à la politique de la chaise vide et un discours qui souffle le chaud et le froid, enregistrent des scores plus qu’honorables. Les islamistes en perte de vitesse depuis 2012, ne sont pas donnés pour les favoris du scrutin. En solo ou alliance, les pronostiqueurs ne donnent pas cher de leur peau. Les dissensions qu’a connues cette mouvance ont jeté sur elle le discrédit. Cependant, il ne faut pas trop faire confiance aux prémonitions, car l’isoloir a sa raison, que la raison ignore. Il faut dire que jusque-là, même si les sondages, ont montré leurs limites ailleurs, nous n’avons aucune idée sur ce que sera la futur APN. La surprise peut venir là ou l’on s’attend le moins. On se rappelle l’entrée du FNA en 2007 et du MPA en 2012. Le parti de Abdelaziz Belaid, qui a gagné deux sièges en 2012 , est en mesure de gagner une place plus qu’honorable, au vu du discours de son chef, et de par l’intérêt qui lui été accordé par les citoyens lors de la campagne électorale. Les indépendants (163 listes), peuvent pour leur part peser sur la balance. Loin de tous les pronostics, on saura tout aujourd’hui. Nora Chergui
UNE FEMME DE 119 ANS ACCOMPLIT LE DEVOIR ÉLECTORAL
Une personne âgée de 119 ans a accompli son devoir électoral, hier, dans la commune de Guertoufa (Tiaret). El Hadja Kheira Ammari est partie de son domicile à pied jusqu’au centre de vote Abdelkader-Tayebi de Guertoufa au bureau n°1 pour glisser son bulletin dans l'urne. Elle a insisté à se rendre au bureau de vote sans être accompagnée par son fils, pour que « l’Algérie de- meure toujours prospère », a-t-elle déclaré. Née en 1898 au village de Traiche dans la commune de Oued Lily, cette femme avait voté, pour la première fois, lors du référendum sur l’autodétermination précédant l’indépendance du pays. Issue d'une famille de révolutionnaires et épouse d'un moudjahid, cette vieille dame garde toujours en mémoire les événements de la glorieuse guerre de Li- bération et les sacrifices consentis par le peuple. Des citoyens présents jeudi au bureau de vote où elle a accompli son devoir électoral ont saisi l'occasion pour prendre des photos souvenir avec elle et im- mortaliser évènement, a-t-on constaté. (APS)
DIFFICULTÉS D’ACCÈS AUX PERSONNES À MOBILITÉ RÉDUITE
De nombreux citoyens à mobilité réduite ou en situation de handicap ainsi que des personnes d’âge très avancé ont trouvé des difficultés dans l’accès aux bu- reaux de vote pour accomplir leur devoir électoral, a-t-on constaté dans des centres de vote de Ghardaïa. L’absence de voies d’accès devant les centres de vote ainsi que l’aménagement de bureaux de vote dans des écoles à étages, à l’instar du quartier Salouha, ont entravé la participation de ces personnes en situation de handicap à l’opération électorale. De nombreux citoyens âgés et d'autres obèses ont trouvé, eux aussi, des difficultés à accomplir leur devoir électoral dans des bureaux de vote ne permettant pas une mobilité aisée à ces personnes. Outre cela, l’absence de bulletins de vote en braille dans l’ensem- ble des bureaux de vote a été également un handicap pour les non-voyants dans l’accomplissement de leur devoir seuls, faute d’accompagnateur. De nombreuses personnes approchées par l’APS ont souhaité l’aménagement de centres et de bureaux de vote ainsi que des isoloirs accessibles aux per- sonnes en fauteuil roulant et à mobilité réduite, ainsi que pour les citoyens en situation de handicap visuel. Cette catégorie sociale est souvent accompagnée par des proches qui décident, à leur place, sur le choix du candidat, fait-on re- marquer. (APS)
Au-delà des résultats des élections législatives, le peuple algérien peut être fier de la victoire qu’il a réalisée hier. Non seulement les élections se sont déroulées dans de bonnes conditions, mais le pays en entier a été marqué par le calme.
Aucun incident n’a émaillé la journée d’hier pourtant particulière. Ni la compétition entre les partis ni la sortie en masse des citoyens pour aller voter n’ont conduit à un quel- conque incident. Au contraire c’est une ambiance de fête qui a caracté- risé l’opération donnant toute la mesure de l’attachement des Algé- riens à leurs pays et à leurs institu- tions. C’est une cinglante leçon à ceux qui ont douté de son unité. La wilaya de Bordj Bou-Arré- ridj a été un exemple de cette mo- bilisation citoyenne pour réussir ce rendez-vous. Pour nous enquérir de cette ambiance nous avons sillonné les cinq daïras que nous avons vi- sités pour suivre le déroulement du scrutin. Que ce soit à Sidi Mebarek, Bir Aissa, Ain Tassera, Ras El Oued, Ayadhat, Chania, Bordj Ghedir, Bellimour, El Anasser, Biata, Oued Lakhdhar, El Hamadia, El Euch, El Mdjaz qui se trouve d’ailleurs à la frontière avec la wilaya de Msila ou à Bordj Bou-Arréridj, l’état d’esprit est le même. Empressement des ci- toyens à accomplir leur devoir. Sur la route qui nous menait d’une localité à une autre, deux en- seignements nous accompagnaient pour expliquer cet état d’esprit. Le sentiment de sécurité était omnipré- sent sur les 200 kilomètres que nous avons traversés. La réconcilia- tion nationale est passée par là. Les réalisations dont ces localités ont bénéficié jalonnaient également notre parcours. La double voie en
cours de réalisation entre Sidi Me- barek et Ras El Oued doit permettre d’améliorer les conditions de trans- port des habitants des villages qui se trouvent à proximité. Les champs qui s’étendent de part et d’autre de la route peuvent trouver un client de choix avec les usines de transformation agro-alimentaire qui doivent être implantées à la zone industrielle de la seconde lo- calité. Les logements qui sont visi- bles, les poteaux électriques qui rappellent le bond réalisé par la wi- laya dans ce domaine, ces établis- sements scolaires qui sont partout montrent aux visiteurs le chemin parcouru par la wilaya en matière de développement local. La participation des citoyens qui est une preuve de leur recon- naissance pour les efforts accom- plis par l’Etat est aussi une manifestation de leur espoir pour une vie meilleure grâce aux institu- tions qu’ils veulent rendre plus fortes comme ils nous l’ont indiqué dans tous les bureaux où nous nous sommes arrêtés. Qu’ils soient vieux, ou jeunes, femmes ou hommes le désir que les nouveaux députés soient à la hauteur de leur mission est sur toutes les lèvres. Les secteurs qui restent à prendre en charge sont nombreux égale- ment. L’emploi, le logement, les loisirs, la culture, beaucoup reste à faire dans ces domaines selon les citoyens que nous avons rencon- trés. Mais c’est par le vote qu’ils veulent réaliser leurs préoccupa-
tions. C’est pour cela que le taux de participation évoluait à mesure que nous progressions dans notre péri- ple. De la présence clairsemée que nous avons constatée au chef-lieu le matin nous avons trouvé une pré- sence moyenne à midi. En début d’après-midi les bu- reaux commençaient à s’animer quand nous sommes arrivés à Bordj Ghedir. La ville qui est connue pour ses vestiges romains commen- çait à tracer une voie vers un avenir radieux. Les bâtisses modernes le montraient, ses rues larges et pro- pres aussi. Au sud de la wilaya et plus exactement à El Hamadia c’est l’effervescence habituelle des élec- tions. Les centres étaient pleins
aussi bien à l’intérieur qu’à l’exté- rieur. Les forces de l’ordre qui étaient présentes partout veillaient au grain pour qu’aucun dépasse- ment n’ait lieu.
Il faut dire que la compétition
électorale qui battait son plein est
restée dans un cadre légal. C’est le même constat qui a été d’ailleurs relevé lors de la campagne électo- rale qui s’est terminée il y a quelques jours.
A la frontière de la wilaya dans
la localité d’El Mdjaz des chaînes ont même été formées par les ci- toyens qui ne voulaient pas rater leur devoir électoral. Dans toutes ces localités qui ont été des bas- tions de la libération du pays et la lutte contre le terrorisme, la mobi- lisation n’a pas faibli. Fouad Daoud
Les électeurs dans les wilayas du Sud continuaient hier d’af- fluer, par petits groupes, vers les centres et bureaux de vote pour accomplir leur devoir civique et élire leurs représentants à l’As- semblée populaire nationale (APN). Bien qu’à un rythme crois- sant à Ouargla, même si ce n’est pas la bousculade, vu que le mercure a sensiblement grimpé en milieu de journée, des électeurs et électrices continuent d’aller voter avec l’intention de donner leur voix à ceux qu’ils estiment être « les mieux indiqués » pour les représenter. Le scrutin se déroule de façon « normale » et dans de « bonnes conditions », estime la responsable du centre électoral Djamel-Eddine-el-Afghani au quartier Mekhadma (Ouargla), mais aussi M lle H. Fatma-Zohra, représentante d’un parti en lice qui affirme n’avoir jusque-là constaté « aucun dépassement ». Toujours à Ouargla, des électeurs, dont Mohamed Tahar Rezzoug (retraité) et Skander Bouallègue (votant pour la première fois), ont exprimé à l’APS l’importance de cette élection pour « le ren- forcement de la stabilité du pays » et « la concrétisation, à travers le choix de personnes compétentes, de nouveaux acquis dans di- vers secteurs, tels que la santé, l’habitat et l’emploi ». Le wali d’Ouargla, Abdelkader Djellaoui, au sortir du bureau de vote Ibn- Rochd où il a accompli son devoir, a fait part de la mobilisation de près de 5.000 encadreurs et de moyens matériels conséquents pour assurer le bon déroulement du scrutin. Dans la wilaya d’Illizi (extrême Sud-Est), où le vote a débuté dès la matinée avec une affluence relativement bonne, Lakhdar Mefayçal (29 ans) affirme à l’APS n'avoir raté aucune opération électorale qu’il était en droit d’accomplir, appelant les jeunes à « faire de même » et à s’expri- mer en « toute liberté » sur les personnes de leur choix. B. Boua- mama (49 ans) estime, lui aussi, que tout citoyen a le devoir de voter et de participer à « l’édifice politique et institutionnel du pays qui garantit les droits et devoir du citoyen ». Un devoir que s’est pressé d’accomplir aussi Brahim Azerghaf (42 ans) pour le
choix de ses représentants à la prochaine législature qui revêt, dit- il, « une grande importance », et pour « la mise en échec des par- tisans de l’abstention ». L’avis est partagé par la gent féminine, à considérer l’opinion recueillie au bureau électoral installé au CEM Ben-Badis auprès de Keltoum Bougherari (34 ans) pour qui ces législatives 2017, dans le cadre de la nouvelle Constitution, appellent au choix de « personnes appropriées » à même de s’adapter aux évolutions et réformes introduites par le texte fon- damental révisé. Dans la wilaya de Bechar où la participation des électeurs va crescendo au fil des heures de la journée, les trois ob- servateurs internationaux des élections législatives ont entamé leur mission à travers plusieurs bureaux de vote de la commune du chef-lieu, notamment aux centres de vote de l’école Pasteur et du CEM Hassiba-Ben-Bouali où ils ont constaté de visu le dérou- lement des opérations de vote.
Les électeurs votent sous le regard vigilant des représentants de candidats
A Ghardaïa, les électeurs et électrices ont commencé, bien que timidement à l’ouverture des bureaux de vote, à accomplir leur devoir civique, sous les yeux vigilants de quelques représentants des candidats en lice pour ces législatives. Que ce soit au bureau de vote Ourida-Meddad ou au centre de vote de l’école Aicha- Oum-el-Mouminine (Ghardaïa-ville), par exemple, tout semble aller pour le mieux en matière d’organisation, dans une ambiance de calme et de sérénité, avec une remarquable présence de femmes et de personnes âgées, décidées d’accomplir leur devoir électoral dès la matinée. Parmi le lot d’électeurs et d’électrices, une dame, la cinquantaine passée, a expliqué avec force détails que « c’est une obligation d’aller exercer son devoir citoyen, sa- chant que ces élections ne changeront sans doute pas grand-chose
à notre quotidien », tandis qu'un candidat d’une liste indépendante
pense, lui, qu'« il ne faut pas sous-estimer l’intelligence de l’élec- teur ghardaoui ». Plus au Sud, dans la wilaya déléguée d’In-Salah, les élections se déroulent dans de bonnes conditions d’organisa- tion, avec une affluence croissante d’électeurs, de différents âges, au fil des heures, venus, disent certains d’entre eux, à l’instar de Hamou Ouini (85 ans) ou de Aguiba Beraâni (49 ans), s'« acquit- ter d’un droit et devoir » et de choisir « les plus compétents » parmi les candidats. Dans la wilaya de Tamanrasset, où est relevée une présence de quatre observateurs étrangers (Ligue arabe et UA), une relativement bonne affluence est relevée depuis l’ou- verture ce matin des bureaux de vote, à l’image des centres de vote n°11 Bachir-el-Ibrahimi et n°5 Mustapha-Benboulaid. Des électeurs approchés par l’APS ont fait part de la « nécessité de participer » à ces élections pour la désignation des candidats de leurs choix appelés à « bien prendre en charge et exposer leurs préoccupations ». Dans la wilaya de Laghouat, des représentants de partis en lice, ont fait part à l’APS de la bonne organisation prévalant lors de ces élections, mais aussi de la « remarquable présence » de jeunes venus accomplir leur droit électoral pour un «avenir radieux » de l’Algérie, tout en déplorant des cas d’élec- teurs ne figurant pas sur les listes. Près de 1.816.420 électeurs
étaient attendus, hier, pour prendre part à ces élections législatives
à travers neuf wilayas du sud du pays (Adrar, Laghouat, Bechar,
Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf, El-Oued et Ghardaïa) et choisir leurs représentants pour pourvoir 51 sièges accordés à ces wilayas à l’Assemblée populaire nationale. Ces élections, pour la sérénité desquelles un large dispositif sécuritaire est déployé, se sont déroulées en présence de représentants de partis en lice, avec la supervision de membres de la Haute instance indépendante de surveillance des élections et, dans certains cas, la présence d’ob- servateurs étrangers. (APS)
LOIN D’ÊTRE INDIFFÉRENTE
Les bureaux et centres de vote, au nombre respectivement de 1.200 et 670, étaient tous ouverts à l’heure pour accueillir les citoyens. Tout le personnel réquisitionné pour l’encadrement de cette opération était présent au niveau de tous les bureaux et centres de vote. Ils étaient plus de 11.000 agents à assurer l’encadrement de cette opération électorale qui s’est déroulée dans la sérénité la plus totale, a tenu à assurer le wali, Mohamed bouderbali, à sa sortie du bureau de vote Kerrad-rachid, au centre-ville où il a accompli son devoir. «Tous les moyens ont été mis en place par l’administration, pour que cette élection se déroule dans de très bonnes conditions», a-t-il également rappelé. concernant l’affluence des électeurs et électrices aux bureaux de vote, celle-ci a été timide durant les deux premières heures. À 10h, ils n’étaient que 12.412 électeurs et électrices à avoir accompli leur devoir civique, sur les 675.479 inscrits sur la liste électorale de la wilaya, soit un taux de seulement 1.84%.À 14 heures, le nombre de citoyens à s’être rendus aux urnes est passé de 12.412 électeurs, à 49.794, soit un taux de 7.37%. cette substantielle évolution du taux de participation est certainement due au vote des femmes qui préfèrent s’occuper d’abord de la maison, avant de se rendre aux urnes. selon des échos de différentes localités de la wilaya, les électeurs et électrices se rendaient normalement aux bureaux et centres de vote, pour glisser le bulletin de leur liste favorite dans l’urne. L’affluence diffère d’une localité à une autre, et le taux de participation évoluait au fil des heures. Une moyenne d’un peu plus de 8% de participation est enregistrée dans la mi-journée. À aït Khellili, daïra de Mekla, le taux de participation a atteint 11.24 % à 13h, et à Mkira, le taux était de 10.11% à la même heure. aux ath Ouacifs, le taux a atteint pas moins de 19.82 à 15h30, selon la radio locale. Les représentants des listes en lice, 11 partis politiques et 4 indépendants, qui suivaient le déroulement de l’opération à partir de leurs permanences, étaient tous optimistes quant à la participation des citoyens à cette élection, une participation qui évoluait progressivement. Le directeur du campagne de la liste du FFs, le sénateur Hocine Haroun, rencontré au siège de la permanence du parti, s’est dit globalement satisfait du déroulement du vote. «Jusqu’à présent, nous n’avons enregistré aucun dépassement ni incident», nous a-t-il indiqué, aux environs de 11h. Par ailleurs, le ministre de la Jeunesse et des sports, El-Hadi Ould-ali, s’est déplacé hier à son village natal Taqa, dans la commune d’aït Yahia, daïra d’aïn El-Hammam, pour effectuer son devoir électoral, au même titre que tous les citoyens de son village et de son pays.
En prenant la destination de la daïra de Hachem, pour couvrir le déroulement du vote et prendre le pouls des citoyens de cette bour- gade agropastorale, quant à l'enjeu des élections législatives, nous nous sommes rendus compte que l’inté- rêt pour le choix de leurs élus à l’aPn est grandissant, pour la sim- ple raison que cette échéance inter- vient à un tournant de l’histoire. La commune de Hachem, à l’est du chef-lieu de la wilaya de Mascara, compte plus de 25.000 habitants, dont 15.000 en milieu semi-urbain, avec 16 douars qui s’étendent sur une surface d’environ 264 km 2 . ar- rivés sur les lieux, nous nous sommes aperçus que la population commençait à voter dès les pre- mières heures de l’ouverture des bureaux. Les électeurs, dans leur grande majorité, entièrement mobi- lisés pour aller massivement aux urnes, vont afin s'acquitter de cette tache ô combien vitale pour les ci- toyens face aux problèmes aux-
quels ils font face dans leur com- mune, en commençant par la santé, l’état civil, la voirie, l'habitat, l’en- vironnement et tout ce qui s'ensuit, nous disent ces villageois qui nour- rissent de grands espoirs pour les futurs représentants de la wilaya, au nombre de dix, à l’assemblée popu- laire nationale. Le message est clair, et il doit être perçu cinq sur cinq par les can- didats. cela dit, cette daïra, dont les habitants nous ont chargés de dire combien ils sont heureux de vivre dans une algérie libre et indépen- dante tournée résolument vers le futur, le bien-être et le modernisme dans tous les domaines, c’est l’ex- pression d’une gratitude, de recon- naissance et de remerciements au premier magistrat du pays, M. ab- delaziz bouteflika, pour avoir ra- mené la paix sociale, la stabilité, la sécurité dans une nation unie et in- divisible, des propos qui se passent de tout commentaire. A. Ghomchi
sérénité et engouement ont marqué hier les élections lé- gislatives dans la wilaya. comme à l’accoutumée, en pa- reil évènement très important dans la vie politique du pays, les personnes âgées ont été les premières à se rendre dans les bureaux et centres de vote pour s’acquitter de leur devoir électoral avec 432510 inscrits pour élire huit députés et encadrés par 7321 agents. L’opération électo- rale a débuté timidement dans la matinée, avec un taux de participation estimé à 2,82% qui a atteint à 17 heures 23,06%.Des électeurs et électrices rencontrés au sortir du vote ont exprimé le sentiment du devoir accompli et se sont montrés satisfaits de l’accueil réservé . De l’avis de certains électeurs, l’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions et ces législatives ouvrent des perspec- tives nouvelles pour la poursuite du processus démocra- tique seul garant de la paix et de la stabilité. À
DANS LES NOUVELLES CITÉS
Comme à chaque rendez-vous électoral, et à l’instar des autres wilayas, les habitants d’Oran ont accompli, hier, leur devoir citoyen. L’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions et sans qu’aucun incident soit enregistré.
a u chef-lieu du grand groupe- ment d’Oran qui comprend trois communes Oran, bir El-
Djir et Es-sénia, l’affluence variait selon les quartiers et les secteurs ur- bains. À la différence des années pré- cédentes, où l’ambiance électorale était fortement perceptible dans les vieux quartiers populaires, cette fois, ce sont surtout les centres de vote des nou- velles cités qui ont enregistré une forte affluence. c’est le cas du nouveau groupe- ment urbain à belgaïd qui recense une population de plus de 40.000 habitants, dont une bonne partie y réside depuis quelques mois seulement. «Je viens de voter, et j’en suis ravi», dit un électeur rencontré à la sortie d’un centre de vote, avant de poursuivre : «J’ai vécu pendant des années, mes enfants et moi, sous la menace de l’effondrement du toit de notre ancienne maison vé- tuste, dans le quartier Mediouni. nous aurions pu y périr écrasés sous les dé- combres. Dieu merci, depuis quelques mois, les services de la wilaya nous ont relogés dans cette nouvelle cité. alors, oui, j’ai voté, parce que c’est mon de- voir et ma contribution en tant que ci- toyen pour que les institutions de notre État puissent être consolidées et renou- velées dans des conditions normales.»
Même sentiment d’espoir partagé par la plupart des femmes ayant voté hier. c’est El-Hadja Khadra, une grand- mère de cinq petits-enfants, qui le confirme : «Vous savez, je vote depuis des années. Les gens autour de moi ont toujours voté, et, moi, je continuerai à le faire tant qu’il s’agit de l’avenir de mes petits-enfants. c’est pour moi, aussi, une façon de vivre ma citoyen- neté.» Dans le côté ouest de la ville, précisément à aïn El-baïda qui relève de la commune d’Es-sénia, l’affluence était relativement forte, en début d’après-midi. au centre de vote ahmed-bey, nous avons relevé une forte présence de femmes .«Ça y est,
j’ai voté. comme toutes les mamans, nous prions pour la stabilité de notre pays. J’espère que les hommes et les femmes qui seront élus à l’aPn ne tourneront pas le dos aux citoyens qui ont voté pour eux, une fois élus», nous dit une femme accompagnée par son mari à la sortie de l’école où elle a voté.
Il y a lieu de souligner, par ailleurs, que
2.000 policiers ont été mobilisés pour
assurer la sécurité de l’opération. selon un communiqué rendu public par les services de la sûreté de wilaya, ces
2.000 agents de police ont été répartis
sur 191 centres recensant 1.702 bu- reaux de vote. Amel Saher
changera les choses», affirme-t-elle. samir 35 ans, qui vote dans le même centre, partage la même vision des choses. «Etant plus jeune, je n’étais pas vraiment porté sur la poli- tique. J’avais tendance à rejeter la responsabilité de ce qui ne va pas sur les autres», avoue-t-il, ajoutant que depuis quelques temps il se pose la question sur son rôle et sa res- ponsabilité dans cet état de fait. «Et si j’y suis pour quelque chose dans les choses qui ne vont pas ? ce n’est pas en res- tant passif qu’on va changer les choses. En votant je suis actif, je choisis pour ne pas laisser les autres choisir à ma place», a-t-il noté. nora, rencontrée dans un bureau de vote à bousfer, vote elle aussi pour la première fois à 43 ans. «Tous les candidats ne sont pas mauvais et opportunistes comme tendent à croire ceux qui ne veulent pas participer à ce scrutin. Il y aussi des gens honnêtes qui veulent améliorer les choses», souligne-t-elle. Pour elle, voter en donnant sa voix à une personne honnête, c'est participe à lui donner une chance pour, peut être, «changer les choses». (APS)
PARTICIPATION REMARQUÉE DES FEMMES
comme attendu, les femmes étaient au rendez-vous de- puis le début de l’après-midi, a relevé said bouterfès, chef du centre de vote de chef-lieu de la daïra, localisé à l’école primaire boumansour Mohamed, réservée à la gente fémi- nine. c’est devenu une tradition : la participation des femmes est faible le matin et plus remarquée l’après-midi, a souligné le même responsable. Plusieurs de ces femmes, en dépit de leur âge, votent pour la toute première fois. c’est le cas de Meriem, ingénieur de 37 ans, rencontrée dans le bureau de vote de cap Falcon. Elle a décidé enfin d’accom- plir le devoir qu’elle a boudé pendant tous les rendez-vous électoraux précédents. «J’ai voté. J’ai récupéré un droit, un espace que j'ai abandonné depuis des années», a-t-elle confié, ajoutant qu’elle a ressenti pour la première fois le besoin d’exprimer son opinion. «c’est peut être la maturité, mais je sens que j'ai des choses à dire et à faire. Et désor- mais, je ne vais plus faire partie de la majorité silencieuse, car taire ses opinions, ce n’est pas la bonne attitude qui
ticipation, à l’exemple de la commune de Timezrit, où le taux a atteint 16,7% à 13h. ainsi, à akfadou, aït smaïl, Taskriout, les électeurs se sont dirigés en masse vers les bureaux de vote, pour accomplir leur devoir électoral. au fil des heures, le taux s’améliore et les citoyens se dirigent vers les bu- reaux de vote. À 16h, le taux a atteint 12,77%, avec 67.594 votants sur les 529.506 électeurs inscrits. À signaler que du- rant le scrutin des législatives de 2012, le taux de participation à la même heure (16h) était de 16,89%. Toutes les conditions matérielles, humaines et lo- gistiques ont été réunies. Le registre électoral a été également mis à jour et compte 529.506 électeurs inscrits, dont 12.000 nouveaux répartis dans 335 centres de vote encadrés par 1.665 fonctionnaires et 1.227 bureaux de vote avec un encadrement de 8.689 surveillants, soit 6.135 titulaires et 2.454 encadreurs suppléants. Trois ob- servateurs étrangers, deux membres de la Ligue arabe (Égypte) et un mem- bre de l’Union africaine (Djibouti) ont
Le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions, malgré le manque d’enthousiasme enregistré durant les premières heures de la journée, où, à 10h, le taux de participation était de 2,35%, avant de passer à 13h, à 8.24%. ainsi, c’est dans les communes rurales que le vote a enregistré une bonne par-
supervisé le déroulement du scrutin à travers plusieurs centres. Lors de notre virée dans les bu- reaux de vote, les électeurs ont souli- gné leur attachement à ce devoir électoral pour consolider les institu- tions de l’État. ainsi, sur les 18 listes, soit 16 listes de formations politiques et deux listes indépendantes, les citoyens de la wi- laya éliront 12 députés. Pour les can- didats à l’élection, le scrutin constitue l’heure de vérité, à travers le choix des électeurs qui donneront le quitus à de nouveaux députés. L’espoir pour les électeurs est de voir la wilaya bien re- présentée par des élus intègres, pour que le développement tous azimuts de la région s’améliore. c’est ce que dit Mohamed, moudjahid de la première heure : «nous, les moudjahidine, avons combattu l’ennemi pour arra- cher l’indépendance pour que les al- gériens vivent libres, il appartient à ces députés de légiférer pour un cadre de vie meilleur dans une algérie unie, sta- ble et prospère.» Mustapha Laouer
l’exception de certains dépassements enregistrés dans certains bureaux de vote qualifiés de minimes par le re- présentant de la haute instance indépendante de surveil- lance des élections Labiad abdelwahab.ce dernier nous a déclaré que la permanence de ladite instance a été saisie de sept recours relatifs au déroulement du scrutin et qu’une enquêté a été ouverte. Le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions grâce au dispositif mis en place. Par ailleurs, et dans le but de permettre aux retar- dataires d’accomplir leur devoir électoral, il a été décidé de prolonger jusqu’à vingt heures les opérations de vote dans les 12 communes que compte la wilaya. Les cinq observateurs dont trois représentant l’Union africaine et
deux la Ligue arabe, ont été autorisés à se rendre dans les centres et bureaux de vote de leur choix, selon Labiad ab-
B.Guetmi
delwahab.
AU DERNIER JOUR DU SCRUTIN EN FRANCE
CONTINUAIENT À VOTER
Les Algériens établis en France continuaient à voter hier, au troisième et dernier jour du scrutin, pour les élections législatives, a constaté l’APS. À Paris, au siège du consulat général d’Algérie (rue d’Argentine), les électeurs continuaient, dans l’après-midi, à affluer vers les bureaux de vote, à quelques heures de leur fermeture à 20h (19h, heure algérienne).
L’ opération de vote se déroulait sous l’œil vigilant des représentants des partis engagés dans cette course lé-
gislative et la surveillance des membres de
la Haute instance indépendante de surveil-
lance des élections (HIISE). Des votants ap-
prochés par l’APS ont tous apprécié la qualité de l’accueil et l’organisation du scru- tin par le consulat général qui à même mis
à leur disposition une navette au cas où les
électeurs étaient inscrits dans le deuxième
centre de vote (Passy, 16 e arrondissement). Pour les personnes handicapées, le consulat
a assuré leur transport vers leur domicile
après avoir accompli leur devoir électoral.
Tous s’est passé dans le calme, la sérénité et
la transparence, ont déclaré, de façon una-
nime, les représentants des partis présents au centre de vote, rue d’Argentine. Tiko- baïne Allel (78 ans), membre de l’organisa- tion du scrutin, a souligné, pour sa part, qu’aucun incident n’a été enregistré durant
les trois jours de vote et que l’opération se déroulait dans le calme. Même déclaration de Maroc Benamar (77 ans), responsable du dépouillement, qui attendait la fermeture des bureaux pour assumer sa tâche. «Je suis venu du Cher (200 km de Paris), pour aider
à la réussite de ce scrutin», a-t-il indiqué,
déplorant l’absence de la population jeune dans les bureaux de vote. Pour lui, ces élec- teurs ont été déçus des anciens députés,
mais leur lien avec l’Algérie n’est pas coupé , a-t-il dit. Il y a lieu de rappeler que tous les bureaux de vote extra-muros ont été rapa- triés au siège du consulat et à l’annexe de Passy. Les électeurs algériens de France ont commencé à voter, rappelle-t-on, samedi et dimanche dernier. L’électorat algérien en France, au total 763.771, est réparti en deux zones. Ils sont 463.260 dans la zone nord et 300.511 dans la zone sud, pour lesquels 186 bureaux de vote ont été mis à leur disposi- tion. Quatre députés, issus des membres de la communauté, seront choisis parmi les 19 listes dans la zone nord et les 14 listes dans la zone sud. Contrairement aux scrutins an- térieurs, le vote pour les législatives de 2017
a eu lieu pour la communauté algérienne,
durant trois jours, les samedi 29 et dimanche 30 avril, ainsi que le jeudi 4 mai. En raison de la situation sécuritaire prévalant en France et l’état d’urgence en vigueur en rai- son de la menace terroriste, un dispositif a
été mis en place par les autorités françaises afin de sécuriser le déroulement du scrutin. Durant les trois jours du scrutin, l’ambas- sade a mis en place une cellule chargée d’assurer une liaison permanente avec la cellule du ministère des Affaires étrangères
à Alger, de s’enquérir sur les conditions du
déroulement du scrutin au niveau des 18 postes consulaires et informer l’administra- tion centrale.(APS)
À quelques heures de la clôture du scru-
tin, les Algériens établis dans différentes villes de la Russie continuaient jeudi à rallier le siège de l’ambassade d’Algérie
à Moscou pour accomplir leur devoir
électoral. Depuis le 29 avril, date de l’ou- verture du scrutin pour la communauté algérienne de l’étranger, les électeurs sont venus de différentes régions de la Russie, et beaucoup d’entre eux ont dû effectuer un long périple «pour exprimer leur voix, mais aussi pour témoigner leur attachement à leur patrie», comme l’a in- diqué à l’APS, un votant de la ville de Penza (Sud-Est) qui a fait 1.200 km en aller-retour pour glisser un bulletin dans l’urne. D’autres comme lui ont tenu à faire le déplacement à Moscou pour voter, malgré l’éloignement de leur lieu résidence
: Voronej (850 km), Tambov (600 km),
Smolensk (400 km), Kostrama 250 km, Tver (150 km), etc. Tant sur le plan logis- tique que sur le plan administratif, les ser-
vices de l’ambassade d’Algérie ont minu- tieusement préparé cette échéance électo- rale. Une campagne de sensibilisation de la communauté sur l’importance de cette échéance électorale a été menée à travers l’envoi de courriers personnalisés, de SMS
nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette échéance électorale. Le nombre de votants inscrits, après révision des listes électorales, est de 194 inscrits dont 168 à Nouakchott et 26 à Nouadhibou. M. Ahmed Nekrouf, chargé d’affaire et pré- sident du bureau de vote, a indiqué que l’opération de vote se déroulait dans de bonnes conditions, signalant toutefois l’ab- sence des candidats tout au long de la cam- pagne électorale, à l’exception d’un candidat indépendant qui a marqué sa pré- sence par des affiches et un résumé de son programme électoral. Les services consu-
et de courriers électroniques. Deux bu- reaux de vote ont été mis à la disposi- tion des électeurs dont le nombre dépasse les 1.500 inscrits. Le premier bureau est ouvert au siège de la chan- cellerie et le second à Saint-Péters- bourg. Toutes les conditions humaines
et matérielles ont été réunies à cet effet. La communauté nationale établie dans la circonscription consulaire de Mos- cou qui englobe la Russie, l’Arménie et la Biélorussie, est composée, notam- ment d’étudiants et de stagiaires venus poursuivre leurs études et formations dans les universités et instituts de ces pays. À cela s’ajoutent des nationaux installés en Russie depuis plusieurs an- nées. Les électeurs de la circonscription consulaire de Moscou, ont à choisir deux députés parmi les candidats des 12 listes proposées au titre de la Zone 4 (Amériques
et Europe moins la France). (APS)
Les membres de la communauté algérienne résidant en Mauritanie ont commencé à voter hier matin dans des conditions ordi- naires au niveau du bureau de vote de l’am- bassade d’Algérie à Nouakchott, en vue d’élire leurs représentants parmi les listes des candidats de la zone-3 de l’Assemblée populaire nationale. Deux bureaux ont été ouverts pour accueillir les électeurs, un dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, et l’autre au niveau du consulat d’Algérie à Nouadhibou. Les services de l’ambassade d’Algérie à Nouakchott et celles du consulat de Nouadhibou ont pris toutes les mesures
laires de Nouadhibou ont également relevé un déroulement ordinaire des élections. Huit formations politiques sont en lice pour rem- porter deux sièges à l’Assemblée populaire nationale, impartis à cette zone-3, à savoir :
les partis Front de libération nationale (FLN), Rassemblement national démocra- tique (RND), Front El-Moustakbal, TAJ (Tajamou Amal El Jazair), MSP (Mouve- ment de la société pour la paix), MPA (Mou- vement populaire algérien), PAVD (Parti algérien vert pour le développement) et la liste El Wafaa (indépendants). (APS)
AFFLUENCE AU 6 e JOUR
L’affluence des Algériens résidant au Royaume-Uni au centre de vote du consulat de Londres a été remarquablement plus im- portante, jeudi, au 6 e jour du vote pour les lé- gislatives, a-t-on constaté sur place. Le scrutin, qui a commencé samedi dernier, s’est déroulé dans des conditions «satisfaisantes», comme l’affirment les représentants des can- didats présents au centre du vote, et connaît une affluence «assez appréciable», notam- ment après les heures de travail. L’affluence, relativement timide les deux premiers jours, était déjà un peu plus importante depuis lundi. Le nombre de votants au Royaume-Uni a connu également une hausse avec l’ouverture de 6 centres de vote dans le reste du Royaume-Uni et en République d’Irlande. Il s’agit de à Birmingham et de Manchester, en Angleterre, à Glasgow, pour l’Ecosse, à Car- diff, dans le pays de Galles, à Belfast, pour l’Irlande du Nord et à Dublin, pour la Répu- blique d’Irlande. Beaucoup parmi les mem- bres de la communauté n’ont pas pu voter durant ce scrutin, car pas inscrits sur la liste électorale, lors de la révision ordinaire en oc- tobre, et exceptionnelle en février, a appris l’APS auprès des services consulaires à Lon- dres. Approchées, des personnes concernées ont souligné n’avoir pas reçu le message per- sonnalisé envoyé par le consulat, en raison du changement d’adresse ou de la ligne de télé- phonie mobile. Mouna Hamitouche, coordon- natrice de l’association Algerian British Connection (ABC), a déclaré à l’APS que le vote est «un privilège qui donne à tous la pos- sibilité d’appuyer les politiques qui concer- nent toute la population», invitant les membres de la communauté de s’assurer de leur inscription sur les listes électorales avant chaque scrutin. «Le vote est une partie essentielle du pro- cessus décisionnel, et nous devons nous rap- peler de ceux qui se sont battus tout au long de l’histoire, et qui ont donné leur vie pour ce droit», a-t-elle dit. «Pour les Algériens vivant à l’étranger, il s’agira de permettre de les prendre en compte dans tout le programme de la société», a ajouté M me Hamitouche, égale- ment élue municipale du parti britannique tra- vailliste. Le nombre de l’électorat algérien du Royaume-Uni et de la République d’Irlande est de 21.247 inscrits. 16.386 sont portés sur la liste électorale de Londres, 1.453 sur celle de Manchester, 1.189 de Dublin, 950 de Bir- mingham, 737 de Glasgow et 126 de Belfast. Deux listes de candidats prennent part aux lé- gislatives du 4 mai à partir du Royaume-Uni postulant pour les deux sièges parlementaires de la zone 4 englobant l’Europe, sans la France et les Amériques. Il s’agit de la liste du Parti des jeunes et celle de l’alliance de trois partis : Nahda, Adala et Binaa. Dix autres listes sont en lice pour la même circonscrip- tion (zone) électorale.(APS)
JEUNES LEADERS ÉMERGENTS
UNE ALGÉRIENNE LAURÉATE DU PRIX INTERNATIONAL
L’Algérienne, Amel Mohandi, a été primée, hier à Washington DC, par le Département d’État américain en tant que «jeune leader émergent» dans le monde.
A mel Mohandi, actuellement journaliste à Numidia TV, a été l’une des dix lauréats du prix « Emerging Young leaders Award »
qui honore des jeunes leaders à travers le monde, reconnus pour leurs efforts visant à impulser un changement positif de la société. Selon le dépar- tement d'Etat, les jeunes leaders bénéficient d’un programme de trois semaines de formation aux Etats-Unis destiné à renforcer leurs connais- sances, compétences et réseaux. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence de l’as- sistant adjoint intérimaire aux affaires éducatives et culturelles du Département d’Etat, M. Mark Ta- plin. Amel Mohandi, a œuvré infatigablement pour plusieurs causes, en relation avec l’enfance
et les réfugiés. Elle n’avait que 18 ans lorsqu’elle
a créé un groupe de bénévoles pour les enfants at-
teints du cancer. La lauréate a ensuite rejoint le réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant (NADA) où elle a participé au travail de promotion des droits
de l'enfant et des réfugiés, mené par ce collectif d’associations. En 2014, Amel Mohandi a crée une Web TV « Vision TV » destinée à renforcer la participation des jeunes à la vie sociale, poli- tique et économique, une initiative qui a été suivie en 2017 par le lancement d’un nouveau projet de plateforme de communication dédiée aux jeunes pour les aider à promouvoir leurs projets et acti- vités sur le Web. Le projet, baptisé « les jeunes dans la commu- nication » vise aussi à améliorer la participation citoyenne et l’intégration sociale des jeunes « Je suis très émue, très honorée de représenter l’Al- gérie ici à Washington à travers mes activités as- sociatives », a déclaré à l’APS Amel Mohandi juste après avoir été honorée par le Département d’Etat. La lauréate algérienne a indiqué que le prix qui lui a été décerné aujourd’hui par le Dé- partement d'Etat est «une reconnaissance» de l’importance et de l’impact de ces projets qu’elle souhaite mener jusqu’au bout.
RELANCE DU DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE
L’ALGÉRIE A LES CAPACITÉS
L’Algérie possède des capacités économiques pour relancer le développement en Afrique, a af- firmé mercredi le commissaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) chargé du commerce, des douanes, de la libre circulation et du tourisme, Chaibou Laouali, lors d’une visite à l’exposition des pro- duits algériens organisée à Nouakchott. Dans une déclaration à l’APS, à l’issue de sa tournée dans les différents pavillons de l’exposition en compa- gnie de l’ambassadeur de l’Algérie en Mauritanie, Noureddine Khendoudi, M. Chaibou a exprimé sa satisfaction quant au progrès industriel réalisé par l’Algérie. « Je suis impressionné par la qualité des produits algériens exposés, ce qui dénote le pro- grès industriel dans les pays africain à leur tête l’Algérie, ce qui est susceptible de soutenir la
croissance économique dans le continent », a sou- tenu M. Chaibou. Le commissaire de CEDEAO a souligné que «l’Algérie est une force au niveau du continent africain et le fait de découvrir les produits exposés renforce notre conviction quant aux capacités industrielles de l’Algérie visant à promouvoir les échanges commerciaux entre les pays africains». Il a estimé nécessaire «d’accompagner le dé- veloppement industriel et technologique par des capacités en matière de commercialisation et d’exportation en vue d’obtenir des quotas au ni- veau des marchés africains et mondiaux». Il a salué dans ce sens le rôle de l’Algérie en la ma- tière appelant à consentir davantage d’efforts dans les domaines de la communication et la commer- cialisation pour inonder les marchés africains et
autres produits algériens. M. Chaibou a encouragé l’organisation de telles manifestations écono- miques au niveau africain à l’effet de consolider la coopération entre les pays du continent, d’une part, et satisfaire aux besoins du continent, d’autre part. Une exposition de produits algériens se tient actuellement à Nouakchott du 30 avril au 7 mai en cours avec la participation de plus de 70 entre- prises nationales représentant différents secteurs économiques et commerciaux en vue de faire connaître les capacités économiques de l’Algérie, notamment en matière d’industrie. L’objectif étant d’augmenter les exportations hors hydrocarbures, conformément à la démarche du gouvernement visant à s’orienter vers les marchés africains pro- metteurs.
Les services agricoles de la wi-
laya de M’sila œuvrent actuellement à augmenter la production de lait pasteurisé pour passer de 27 millions de litres à 30 millions de litres avant la fin 2017, a-t-on appris mardi au- près de la direction locale du secteur. Les quantités transformées durant cette période représentent pas moins de 50 % du volume produit à l’échelle locale, estimé à 68 millions de litres, a indiqué la direction locale des services agricoles, notant que
PRODUCTION DE LAIT PASTEURISÉ À M’SILA
des opérations d’orientations en fa- veur des éleveurs bovins sont égale- ment prévues afin d’augmenter cette production laitière, qui est actuelle- ment d’environ 12 litres par vache alors qu’elle dépasse les 30 litres dans certains pays. En plus des opérations d’orienta- tions, une entreprise privée, spécia- lisée dans la pasteurisation du lait «Hodna», déploie tous les efforts pour augmenter le nombre de vaches laitières à travers le soutien des éle-
veurs via l’introduction de tech- niques modernes d’élevage bovin et un soutien en matière de fourrage et d’insémination artificielle, a-t-on ajouté. Selon la direction, une opé- ration d’extension des troupeaux de vaches est prévue également dans la zone d’El Maâdhar, dans la com- mune de Bousaâda, pour atteindre les 2.000 vaches. Dans la wilaya de M’sila, la pasteurisation du lait se fait par plusieurs producteurs dans deux unités relevant du secteur
privé, dont celle de Hodna qui assure jusqu’à présent la pasteurisation de 27 millions de litres, soit 100 % de la production collectée, a-t-on fait remarquer. La wilaya dispose, par ailleurs, d’un cheptel bovin laitier composé de plus de 33.000 têtes, dont l’acti- vité d’élevage est concentrée dans les zones steppiques des régions Est, Sud et Ouest de la wilaya, a signalé à la direction locale des services agricoles.
UNE DIZAINE D’ÉTABLISSEMENTS HÔTELIERS MIS EN DEMEURE
Dix établissements hôteliers de la wilaya d’Oran ont été mis
en demeure récemment pour non-respect de la réglementation
régissant cette activité, a-t-on appris mercredi de la direction du tourisme et de l’artisanat.
Ces établissements hôteliers ont été sommés de se confor-
mer à la réglementation, notamment en termes d’hygiène et de sécurité, suite à une opération de contrôle du parc hôtelier de la wilaya d’Oran, selon le chef de service gestion et suivi des
activités touristiques à la direction du tourisme et de l’artisanat. Mourad Boudjenane a indiqué que cette opération de contrôle
a été entamée il y a quelques semaines par la brigade mixte tou-
risme et commerce, en prévision de la saison estivale, ajoutant qu’elle se poursuivra jusqu’à la veille du mois de Ramadhan pour reprendre, ensuite après la fête de l’Aïd. Des insuffisances portant sur l’absence d’affichage du règlement intérieur dans les chambres d’hôtels ont été également constatés par les ser- vices de contrôle, a encore signalé le même interlocuteur, fai- sant savoir que l’administration du tourisme est en train de régulariser des situations ayant trait à l’exploitation et la ges- tion. Des établissements fonctionnent parfois sans directeur technique et sans autorisation préalable d’exploitation, a-t-il dé- ploré. Le parc hôtelier de la wilaya d’Oran est doté de 165 éta- blissements totalisant une capacité d’accueil de 15.105 lits et employant un personnel estimé à 3.430 travailleurs, selon le même responsable qui s’attend à une nette amélioration des prestations pour la saison estivale.
ADOSSÉE AU PÉTROLE
UNE NOUVELLE MONNAIE VIRTUELLE S’ATTAQUE AU BITCOIN
Une nouvelle monnaie virtuelle a été lancée mardi à Genève, avec pour ambition de concurrencer le bitcoin en adossant sa valeur sur les cours du pétrole, une pre- mière dans le secteur en développement des cryptomonnaies. La devise, baptisée «bilur» et créée par la société londonienne R FinTech, vise à offrir une option alterna- tive aux utilisateurs hésitants devant les fluctuations sauvages des monnaies numé- riques. «C’est la première cryptomonnaie avec une vraie valeur», a déclaré Ignacio M. Ozcariz, PDG de la société, lors d’une conférence de presse. Pour le lancement de cette monnaie, R FinTech et ses partenaires ont acheté un million de barils de pétrole, stockés au Texas. A chaque bilur corres- pond la valeur d’une tonne — soit 6,5 ba- rils — au cours du jour, qui s’établit actuellement à 356 dollars (326 euros). «Au fur et à mesure du développement du bilur, davantage de pétrole sera acquis, ses réserves stockées se chiffrant en milliards de barils», précise le communiqué de presse. Contrairement aux devises phy- siques telles que l’euro ou le dollar, les cryptomonnaies comme le bitcoin ne dé- pendent d’aucune banque centrale : elles
sont générées par des milliers d’ordina- teurs dans le monde (un processus baptisé «minage»), et se vendent et s’achètent en ligne. Le bitcoin, au cours très volatil, est accepté comme moyen de paiement par de nombreux sites internet et même certains commerçants physiques. Ses détracteurs lui reprochent toutefois de manquer de transparence et d’être l’instrument de tra- fics illégaux. Le cours du bitcoin a atteint récemment un plus haut de 1.400 dollars alors qu’il ne valait que quelques cents lors de son lancement en 2009. Bilur vise à sé- duire une clientèle attirée par une monnaie
virtuelle, mais qui se sentirait plus rassurée
si elle était garantie par des biens tangibles,
comme l’étalon or par exemple. «Nous res- tons une cryptomonnaie, nous ne faisons que la soutenir avec quelque chose de réel», a expliqué Usama al Ali, directeur du développement de R Fintech. La société se rétribuera en prélevant 0,01% par jour
sur le montant détenu par l’investisseur, ce qui correspond à un peu plus de 3% par an. Bilur signifie «chaîne» en basque, une al- lusion à la technologie Blockchain (chaîne de blocs) utilisée dans les cryptomonnaies,
a précisé la société.
LE BRENT À MOINS DE 51 DOLLARS
Les prix du pétrole baissaient jeudi en cours d’échanges euro- péens, les données hebdomadaires sur les réserves et la production américaines ayant déçu les inves- tisseurs et le dollar grimpant après une réunion de la Fed. Le baril de Brent de la mer du Nord pour li- vraison en juillet valait 50,39 dol- lars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 40 cents par rapport à la clôture de mercredi. Dans les échanges électro- niques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de juin cédait 37 cents à 47,45 dollars. Les cours de l’or noir approchaient de leurs plus bas depuis cinq semaines, atteints mardi à 50,14 dollars pour le Brent et mercredi à 47,30 dollars pour le WTI. «Les données publiées par le Département américain de l’Ener- gie (DoE) sur les réserves améri- caines ont conduit à une baisse car la baisse des réserves de brut est bien inférieure à celle donnée plus tôt par l’American Petroleum Ins- titute (API)», fédération privée dont les données sont jugées moins fiables par les marchés, ont expliqué les analystes de Natixis. «Le pétrole s’en est bien sorti, quand les autres matières pre- mières, comme les métaux, ont fortement reculé avec la hausse du dollar», ont argué les analystes de Commerzbank. La Réserve fédé- rale américaine (Fed) s’est mon- trée confiante mercredi sur l’économie américaine, ce qui de- vrait lui permettre de relever ses taux directeurs dans les prochains mois, ont jugé les marchés. Cette attente d’une hausse des taux fait grimper le dollar, ce qui entraîne une montée du prix du baril pour les investisseurs utilisant d’autres devises pour acheter du pétrole, li- bellé en monnaie américaine. «La production américaine de brut a augmenté pour la onzième semaine consécutive, et se situe désormais à 9,3 millions de barils par jour, à son plus haut niveau de- puis août 2015», ont néanmoins souligné les analystes de Com- merzbank. La hausse de la produc- tion américaine inquiète les investisseurs, alors qu’une de- mande mondiale en hausse modé- rée peine à absorber l’abondance de la production internationale.
Le Maroc est l’économie la plus
attractive pour investisseurs sur
le continent, selon l’édition 2017
de l’indice d’attractivité de
l’Afrique publiée par le cabinet
d’audit Ernst & Young, ce début
mai. En tout 24 pays figurent
dans ce classement. Introduite en
2016, l’AAI (Africa
Attractiveness Index) mesure
l’attrait relatif des
investissements de 46 économies
africaines sur la base d’un
ensemble équilibré de critères
ciblés à court terme et à long
Horaires des prières de la journée du vendredi 8 chaâbane 1438
correspondant au 5 mai 2017 :
- Maghreb 19h43
- Icha.……………………………21h12
- Echourouk 05h50
CONTRAIGNANTS POUR L’UE
Les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) sont juridiquement «contraignants» pour les institutions de l’UE et ses États membres, a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, assurant que la Commission examinera les possibilités de présenter au Conseil et au Parlement européen des propositions conformes à l’arrêt de cette Cour qui a conclu que les accords UE-Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental.
«L es institutions de l’Union euro- péenne et de ses États mem- bres sont liées par tous les
arrêts de la Cour de justice de l’Union eu- ropéenne, qui sont juridiquement contrai- gnants», a-t- elle souligné dans sa réponse à un groupe de parlementaires européens qui l’interpellaient sur les mesures prises pour se conformer à l’arrêt de la CJUE rendu le 21 décembre dernier. Selon la haute représentante de l’UE pour les af- faires étrangères et la politique de sécurité, la Commission «s’emploie activement» à examiner et à évaluer les «éventuelles conséquences» pratiques à tirer de cet arrêt de la Cour européenne de justice, en étroite concertation et coopération avec les autorités douanières nationales. «À l’issue du processus de concertation, la Commis- sion examinera les possibilités de présen- ter au Conseil et au Parlement européen
des propositions conformes à l’arrêt pré- cité de la Cour de justice de l’Union euro- péenne», a-t-elle ajouté dans sa réponse aux députés européens, dont Barbara Lochbihler, Jordi Solé, Bodil Valero, Klaus Buchner, Max Andersson, Olle Ludvigsson et Anna Hedh. Pour Federica Mogherini, l’arrêt de la CJUE rendu le 21 décembre dernier concerne exclu- sivement l’accord d’association avec le Maroc. «Le champ d’application des autres accords de l’UE avec le Maroc doit être défini séparé- ment», a-t-elle fait remarquer. Commentant la réponse apportée par Federica Mogherini aux députés européens, l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani a estimé qu’«il est trop tôt» pour se faire une idée sur le sens des pro- positions qui seront formulées par la Commis- sion et notamment sur le fait de savoir si ces propositions seront réellement conformes, non seulement au dispositif de l’arrêt de la Cour, mais également à l’exposé des motifs qui est es- sentiel pour éclairer, sur le plan politique, la portée véritable de l’arrêt en question. «Nous attendrons de prendre connaissance du contenu du mandat qui sera proposé prochai-
nement au parlement européen pour déterminer si les institutions européennes ont bien la vo- lonté sincère de se conformer à un arrêt contrai- gnant qui statue clairement que le territoire du Sahara occidental est distinct et séparé, qu’il ne fait pas partie du territoire souverain du Maroc et que par conséquent, les accords d’association et de libéralisation entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental sans le consentement express du peuple du Sahara occidental», a-t-il ajouté.
La Commission, invitée à détailler les mesures prises pour se conformer à l’arrêt de la CJUE
Les députés européens ont appelé la Com- mission à indiquer dans le détail les mesures prises ou quel compte prendre pour se confor- mer à l’arrêt de la CJUE en relation avec les ac- cords bilatéraux et multilatéraux conclus entre l’Union et le Maroc, qui ne peuvent s’appliquer au Sahara occidental. Ils ont rappelé, à ce titre, que la CJUE a indiqué à plusieurs reprises que
les institutions de l’Union «sont tenues de respecter non seulement le dispositif de l’arrêt, mais également les motifs qui en constituent le soutien nécessaire, en ce sens qu’ils sont indispensables pour déterminer le sens exact de ce qui a été jugé dans le dispositif». Les parlementaires européens ont exhorté également la Commission à noti- fier officiellement au gouvernement maro- cain qu’aucun des accords bilatéraux et multilatéraux conclus entre l’Union et le Maroc n’est applicable, de jure ou de facto, aux territoires sahraouis occupés sans le consentement du peuple du Sahara occi- dental. Il y a quelques semaines, la commis- saire européenne au Commerce, Cecilia Malmstrom, affirmait, dans sa réponse, au nom de la Commission européenne, aux députés européens qui l’exhortaient à ex-
clure le Sahara occidental des négociations de l’accord de libre échange complet et appro- fondi entre le Maroc et l’UE conformément à la décision de la CJUE, qu’«à l’avenir, la Com- mission tiendra dûment compte de l’arrêt du 21 décembre 2016 dans tout processus» de négo- ciation avec ce pays. Auparavant, le Commis- saire européen, chargé de l’Action pour le climat et de l’énergie, Miguel Arias Canete, a assuré, de son côté, que l’UE tiendra désormais compte du statut «distinct et séparé» du terri- toire du Sahara occidental dans ses échanges avec le Maroc en matière d’énergie renouvela- ble. «La déclaration (sur l’échange d’électricité renouvelable) sera mise en œuvre en tenant dû- ment compte du statut distinct et séparé du ter- ritoire du Sahara occidental selon le droit international», a-t-il affirmé, il y a quelques se- maines, dans sa réponse, au nom de la Commis- sion européenne, aux députés européens Florent Marcellesi, Josep-Maria Terricabras et Jill Evans qui l’exhortaient à exclure l’énergie pro- duite au Sahara occidental de ces échanges. (APS)
MACRON OUVRE LA MARCHE
Le candidat du mouvement «En Marche !», Emmanuel Macron, est, à deux jours du deuxième tour de l’élection présidentielle fran- çaise, à une marche de la fonction suprême du pays, devant la faiblesse de sa concurrente, la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, qui s’est trop investie dans l’affrontement. Le débat télévisé de l’entre-deux-tours, suivi par 16 millions de Français, a montré, mercredi soir, qu’il était, à l’instar de l’élection présiden- tielle, inédit dans le sens où il a été «le plus vio- lent de l’histoire de la présidentielle française», ont relevé hier de nombreux observateurs, le qualifiant de «navrant» et de «pas à la hauteur». «Au lieu d’expliquer son programme ou de lever les ambiguïtés qui l’entourent, la candi- date de l’extrême droite a sorti la grosse artille- rie pour tirer, sans intelligence et sans suite dans les idées», sur son adversaire qui tentait à la fois, dans un exercice pas facile, de répondre aux provocations et d’expliquer son programme aux Français, ont expliqué les mêmes observa-
teurs. Plusieurs journaux français ont largement commenté cette prestation médiatico-politique,
regrettant l’absence totale du débat politique et un dialogue de sourds qui n’apporte rien aux Français, notamment pour ceux qui restent tou- jours indécis. Fustigeant Marine Le Pen, «pre- mière responsable» d’un débat «navrant», Le Figaro a estimé que «si Emmanuel Macron se met +en marche+ dimanche, il faut souhaiter pour la France qu’il réussisse», alors que Libé- ration a relevé la «faiblesse» de la concurrente de Macron, même «s’il y a beaucoup à dire sur les projets» de ce dernier. «Plus généralement, l’un a fait preuve d’un réalisme — budgétaire,
-— au risque de paraître prudent. L’au-
tre aligne des promesses — sociales surtout —
dont il est impossible, au terme de ces échanges,
)», a estimé
d’apprécier le coût budgétaire (
pour sa part Ouest-France. Cependant, de l’avis de beaucoup d’analystes, Emmanuel Macron a remporté le débat de l’entre-deux-tours, en se montrant, tant bien que mal, dans la posture
d’un président de la République, contrairement
à la fille de Jean-Marie Le Pen qui donnait l’im-
pression d’être dans un show de campagne. Juste après le débat, un sondage Elabe pour BFMTV a indiqué que 63% des Français, ayant suivi le débat, ont jugé que le candidat d’ En Marche ! «était plus convainquant», alors que sa rivale commence à perdre le chemin de l’Elysée (35%). Mais, dans tous les sondages sur les intentions de vote de ces derniers jours, Emmanuel Macron confirme sa position de fa- vori. Selon une étude d’Ipsos, rendue publique mercredi, le candidat d’ En Marche ! emporte- rait le deuxième tour de la présidentielle face à Marine Le Pen, par 59% des voix, contre 41%, même si 60% voteront en sa faveur par défaut. Plusieurs organisations, personnalités et même des médias ont décidé, ces derniers jours, de porter leur choix, dimanche, sur le candidat Ma- cron, afin de barrer la route à la candidate qui prône «la division, la xénophobie et l’isole- ment». (APS)
ESSERADJ ET HAFTAR, POUR LA CONSTRUCTION D’UN ÉTAT DÉMOCRATIQUE CIVIL
Le président du conseil présidentiel du gou- vernement libyen d’entente nationale, Fayez Esseradj, et le maréchal Khalifa Haftar ont ap- pelé, à Abu Dhabi, à l’ouverture d’«un dialogue sociétal élargi, pour consacrer les constantes na- tionales et construire un état démocratique civil», selon un communiqué signé par Esseradj et repris mercredi par les médias. Les deux res- ponsables ont appelé, à l’issue de leur rencontre à Abu Dhabi, à «accélérer la tenue d’un réfé- rendum sur la constitution, pour sortir rapide- ment de l’étape de transition». Ils ont mis l’accent sur la nécessité d’assurer le retour des
réfugiés, d’aller vers la réconciliation nationale globale, d’unifier les rangs et de préserver les principes du changement en Libye». Les deux responsables ont, par ailleurs, appelé à «trouver des solutions à court et moyen termes aux pro- blèmes économiques et financiers et à entamer le processus de reconstruction dans les régions sinistrées». Ils ont évoqué l’importance «de conjuguer les efforts pour lutter contre les groupes terro- ristes, conformément à l’accord politique inter libyen». Ils ont appelé en outre à «apaiser la si- tuation dans le sud de la Libye, à garantir l’al-
ternance pacifique du pouvoir et à lutter contre la corruption dans toutes les institutions de l’État». Le rôle des Émirats arabes unis et de tous les pays frères et amis, notamment les pays
voisins, l’Égypte, l’Algérie et la Tunisie, qui ont contribué au rapprochement des vues entre les partis politiques libyens, a été salué par les deux responsables. Esseradj et Haftar ont également salué le rôle de l’ONU et de son secrétaire gé- néral pour faciliter la mise en œuvre de l’accord politique, ainsi que le soutien des pays arabes, de l’Union africaine et de l’Union européenne
à la Libye.
CLÔTURE DE L’OPÉRATION DE VOTE
UN SCRUTIN MARQUÉ PAR
L’opération de vote pour les élections législatives 2017, qui s’est déroulée dans de bonnes conditions et dans la sérénité, a été clôturée, hier à 20h, à travers l’ensemble du territoire national, après avoir été prolongée d’une heure dans 43 wilayas.
L’ opération de dépouillement des voix a été entamée juste après la clôture du scrutin à travers les 12 115 centres
de vote, alors que le taux de participation à ces élections avait atteint 33,53% à 17h. Il était de 15,58 % à 14h00. Les électrices et les élec- teurs avaient commencé à voter jeudi matin à
travers l'ensemble du territoire national et à l'étranger, pour accomplir leur devoir électoral et choisir leurs 462 représentants à l'Assem- blée populaire nationale (APN) pour les cinq prochaines années, soit la mandature 2017- 2022. Globalement, le scrutin s’est déroulé dans une ambiance empreinte de calme et de sérénité, à l’exception de certains incidents isolés qui n’ont pas eu d’impact majeur sur l’opération électorale. En ce sens, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nou- reddine Bedoui, a indiqué que l'opération se poursuivait de «façon ordinaire», faisant ob- server que la participation du citoyen aux lé- gislatives était nécessaire pour consacrer l'unité et la cohésion à la lumière des conjonc- tures particulières que vit l'Algérie. Pour sa part, le président de la Haute instance indé- pendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, a déclaré que les élections législatives se déroulaient «serei- nement et normalement» à travers tout le ter- ritoire national et que le nombre de saisines parvenues à la HIISE a atteint les 358 au ni- veau national et concernent dans leur globalité les aspects relatifs à l'organisation. De son côté, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a affirmé que les premiers échos qui lui sont parvenus de «sources officielles et non officielles» quant à l'affluence des électeurs dans les bureaux de vote, étaient «positifs». Il
ajouté que «les observateurs étrangers qu'il
reçus, lui ont exprimé leur satisfaction quant
la performance et au professionnalisme de
presse nationale et de son traitement de l'in-
formation sans violence, ni diffamation". Quelque 500.000 agents encadrant plus de 65.000 centres et bureaux de vote, répartis à travers les 48 wilayas du pays et les 4 zones géographiques à l'étranger, sont mobilisés pour assurer le bon déroulement de ce rendez- vous électoral, auquel étaient conviés 23.251.503 électeurs, dont 45,82% de femmes. Les 955.426 électeurs de la commu- nauté nationale établie à l'étranger étaient ap- pelés à voter depuis samedi dernier pour élire leurs représentants à l'Assemblée nationale populaire (APN). Auparavant, les hauts res- ponsables de l’Etat, à leur tête le Président de
la République, Abdelaziz Bouteflika, avaient effectué leur devoir électoral. Le Chef de l’Etat s'est acquitté de son devoir électoral à Alger, à l'école Mohamed El-Bachir El-Ibra- himi à El Biar de même que le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le président de l'APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa, le président du Conseil constitution- nel, Mourad Medelci et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui ont voté dans des cen- tres à Alger. Les chefs et leaders des partis po- litiques ont également accompli leur devoir civique, après une campagne électorale de 22 jours au cours de laquelle ils ont sillonné l’en- semble des wilayas du pays. Les élections lé- gislatives ont été suivies par plus de 300 observateurs de la Ligue des Etats arabes, de l'Union africaine (UA), de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), de l'Union eu- ropéenne (UE) et des Nations unies. Pour ce qui est de la couverture médiatique, près de 700 journalistes, dont 80 représentant la presse étrangère, ont été accrédités pour assu- rer la couverture des élections législatives, selon le ministère de la Communication. Les résultats de ces élections seront annoncés par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, demain vendredi à parti de 11 heures, à l'occasion d'une confé- rence de presse au Centre international des conférences.
Prorogation de l’opération de vote dans 43 wilayas, dont 11 partiellement
L'opération de vote a été prorogée dans 43 wilayas dont 11 partiellement. Ainsi, 32 wi- layas sont concernées par une prorogation de vote de l'ensemble de leurs communes : Adrar, Batna, Annaba, Constantine, Naama, El Bayadh, El Tarf, Tipasa, Sidi Bel Abbes, Médéa, Rélizane, Mila, Ain Témouchent, Skikda, Ghardaïa, Mascara, M'sila, Sétif, Il- lizi, Tissemsilt, Biskra, Oum El Bouaghi, Ouargla, Guelma, Tindouf, Alger, Ain Defla, Laghouat, Oran, Tlemcen, Tiaret et El Oued. Quant aux wilayas concernées par la proroga- tion partielle sont : Blida, Tébessa, Tamanras- set, Jijel, Tizi-Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Khenchela, Bouira, Béchar, Boumerdès et Bé- jaia.
Début du dépouillement dans l’ensemble du pays
Le dépouillement des bulletins de vote a commencé dès la fermeture des bureaux conformément à la loi organique relative au régime électoral adopté 2016. Habituellement, les opérations de vote débutent à 8h00 et pren- nent fin à 19h00 le même jour. Toutefois, le wali peut prendre, après autorisation du mi- nistre de l'Intérieur, des arrêtés à l'effet d'avan-
cer l'heure d'ouverture du scrutin ou de retar- der l'heure de clôture afin de faciliter aux élec- teurs l'exercice de leur droit de vote. Selon la loi organique du 25 août 2016 relative au ré- gime électoral, l'opération de dépouillement des voix doit intervenir immédiatement après la clôture du scrutin et être conduite sans in- terruption jusqu'à son achèvement. Elle doit être opérée publiquement dans les bureaux de vote par des scrutateurs, sous le contrôle des membres du bureau de vote. Ces scrutateurs sont désignés par les membres du bureau de vote parmi les électeurs inscrits à ce bureau. Pour les bureaux de vote itinérants, le dépouil- lement s'effectue exceptionnellement au ni- veau du centre de vote de rattachement. Une fois les opérations de lecture et de pointage terminées, les scrutateurs remettent au prési- dent du bureau de vote les feuilles de poin- tage, signées par eux, en même temps que les bulletins de vote dont la validité leur a paru douteuse ou a été contestée par des électeurs. Les bulletins nuls (enveloppe sans bulletin ou le bulletin sans enveloppe, plusieurs bulletins dans une enveloppe, les enveloppes ou bulle- tins comportant des mentions, griffonnés ou déchirés, les bulletins entièrement ou partiel- lement barrés et les bulletins ou enveloppes non réglementaires), ne sont pas considérés comme suffrages exprimés lors du dépouille- ment. Les résultats de dépouillement de chaque bureau de vote doit faire l'objet d'un procès-verbal, rédigé à l'encre indélébile en présence des électeurs dans le bureau de vote, et comportant les observations et/ou réserves des électeurs, des candidats ou de leurs repré- sentants dûment habilités. Après l'établisse- ment du procès-verbal de dépouillement, les résultats doivent être proclamés en public par le président du bureau et affichés dans le bu- reau de vote. Une copie du procès-verbal de dépouillement, certifiée conforme à l'original par le président du bureau de vote, est remise, séance tenante et à l’intérieur du bureau de vote, à chacun des représentants dûment man- datés des candidats ou listes de candidats, contre accusé de réception. Une autre copie du procès-verbal, certifiée conforme à l'original par le président du bu- reau de vote, doit être également remise contre accusé de réception, au représentant de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HIISE). Le taux de participation au scrutin s`établissait à 33,53% du corps électoral à 17h00, 15,58% à 14 h00 et 4,13 % à 10h00. (APS)
engager le pays sur la voie du repli sur soi. Aussi, au-delà d'une victoire des valeurs républicaines dans cette élection, il s’agit surtout de préserver et de consolider les institutions, tout en soignant le rayonnement de l’Algérie et son image de pays qui aspire à la démocratie et à la modernité, après s’être terriblement affecté par une décennie de terrorisme. Cela dit, par-delà le sujet sécuritaire, ces électeurs sont demeurés préoccupés par la problématique économique et la situation sociale, à l'échelle nationale. C'est un devoir moral mais également économique, surtout que le pays est touché par la crise induite par la chute des prix du pétrole, principale richesse de l’Algérie. Ainsi, une participation, la plus conséquente possible, sera également la meilleure affirmation de la vitalité de la démocratie algérienne pour peu que les partis
politiques en lice prennent en considération la dynamique électorale qui les portera au Parlement. Le message adressé par le Président Bouteflika à la veille de ces élections à l'ensemble des Algériens est on ne peut plus clair. En invitant les formations politiques en course au respect des principes démocratiques, il a appelé les Algériens à voter en masse tout en assurant que leur choix sera respecté et affirme que l’Histoire retiendra que ce 4 mai, le peuple a choisi de jeter les jalons dans l’édification d’un Etat fort et démocratique. A vrai dire, la guerre par projets et contre-projets électoraux interposés est finie, les électeurs ont exprimé leur préférence et choix de celui ou celle qui représente parfaitement ce qu’ils pensent être leur orientation politique personnelle. Maintenant, c'est aux différents blocs politiques d’accorder la valeur qu'elle mérite à la voix des Algériens, selon le principe que le peuple est la source de tous les pouvoirs, et que c'est lui qui demande des comptes aux députés, appelés désormais à assumer leurs responsabilités, surtout que le pays a besoin d'un redressement économique et social.
● Tout le pays a été trois semaines durant le théâtre d'une campagne électorale dont l’objectif était d’abord la mobilisation pour attirer les électeurs
convaincus ou indécis voire même déçus, tellement difficiles à persuader. En effet, après une campagne calme et dont le mot d’ordre était que chaque citoyen doit accomplir son devoir électoral, les quelques 23 millions électeurs algériens se sont présentés hier aux urnes pour voter en faveur des candidats de leur choix, au regard du principe selon lequel les élections périodiques dans une démocratie sont essentielles à la survie de la République. En ce jour très important, les responsables des partis qui ont accompli leur devoir électoral, ont appelé encore une fois les Algériens à voter quelle que soit leur tendance politique. Ils ont appelé à une mobilisation générale pour remédier à l’abstentionnisme de la seule manière possible :
la participation massive. Pour eux, il est de la responsabilité de tous les citoyens, qui croient en une Algérie stable et sereine, de repousser l’abstention aussi basse que possible lors de ce vote, tant il est vrai que la responsabilité de tous les Algériens est aussi de ne pas
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