Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/viraferonpeg-50mcg-05ml-sc-4-219828
Timestamp: 2020-03-30 11:02:50+00:00
Document Index: 232333995

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VIRAFERONPEG 50MCG/0,5ML SC 4 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
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VIRAFERONPEG 50MCG/0,5ML SC 4
Bienfaits de l'hypnose
3551918
Traitement des hépatites virales chroniques (JL)
MSD LIMITED
Adultes (trithérapie)
ViraferonPeg en association avec la ribavirine et le bocéprévir (trithérapie) est indiqué dans le traitement de l'hépatite C chronique de génotype 1 chez les patients adultes (âgés de 18 ans et plus) avec une maladie hépatique compensée, non préalablement traités ou en échec à un précédent traitement (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Se reporter aux Résumés des Caractéristiques du Produit (RCP) de la ribavirine et du bocéprévir lorsque ViraferonPeg est utilisé en association avec ces médicaments.
Adultes (bithérapie et monothérapie) :
ViraferonPeg est indiqué dans le traitement des patients adultes (âgés de 18 ans et plus) atteints d'hépatite C chronique ayant un ARN du virus de l'hépatite C positif (ARN-VHC), y compris les patients ayant une cirrhose compensée et/ou co-infectés avec une infection VIH cliniquement stable (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
ViraferonPeg en association avec la ribavirine (bithérapie) est indiqué pour le traitement des patients adultes atteints d'hépatite C chronique non préalablement traités y compris les patients co-infectés avec une infection VIH cliniquement stable, et les patients adultes en échec à un précédent traitement par interféron alpha (pégylé ou non-pégylé) et ribavirine en traitement combiné ou par interféron alpha en monothérapie (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
L'interféron en monothérapie, dont ViraferonPeg, est indiqué principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.
Se reporter au RCP de la ribavirine lorsque ViraferonPeg est utilisé en association avec la ribavirine.
Population pédiatrique (bithérapie) :
ViraferonPeg est indiqué, en association avec la ribavirine, pour le traitement des enfants âgés de 3 ans et plus et des adolescents, atteints d'hépatite C chronique, non préalablement traités, en l'absence de décompensation hépatique, et ayant un ARN-VHC positif.
Au moment de prendre la décision de ne pas différer le traitement à l'âge adulte, il est important de tenir compte du fait que le traitement combiné a provoqué une inhibition de la croissance. La réversibilité de l'inhibition de la croissance n'est pas certaine. La décision de traiter doit être prise au cas par cas (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Se reporter au RCP de la ribavirine gélules ou solution buvable lorsque ViraferonPeg est utilisé en association avec la ribavirine.
Le traitement doit être initié et suivi uniquement par un médecin expérimenté dans le traitement des patients ayant une hépatite C.
ViraferonPeg doit être administré en une injection sous-cutanée hebdomadaire. Chez l'adulte, la dose administrée dépend de son utilisation en traitement combiné (bithérapie ou trithérapie) ou en monothérapie.
Traitement combiné par ViraferonPeg (bithérapie ou trithérapie)
Bithérapie (ViraferonPeg avec la ribavirine) : s'applique à tous les patients adultes et à la population pédiatrique âgée de 3 ans et plus.
Trithérapie (ViraferonPeg avec la ribavirine et le bocéprévir) : s'applique aux patients adultes atteints d'hépatite C chronique de génotype 1.
Adultes - Dose à administrer
ViraferonPeg 1,5 microgrammes/kg/semaine en association avec des gélules de ribavirine.
La dose requise de 1,5 µg/kg de ViraferonPeg à utiliser en association avec la ribavirine peut être administrée en fonction du poids du patient avec le dosage adapté de ViraferonPeg conformément au Tableau 1. Les gélules de ribavirine doivent être administrées par voie orale quotidiennement en deux prises séparées au moment des repas (matin et soir).
Tableau 1 Doses à utiliser pour le traitement combiné*
ViraferonPeg
Gélules de ribavirine
Dosage de ViraferonPeg à utiliser (µg/0,5 ml)
Volume à injecter une fois par semaine (ml)
Dose quotidienne totale de ribavirine (mg)
Nombre de gélules (200 mg)
51-64
a : 2 le matin, 2 le soir
b : 2 le matin, 3 le soir
c : 3 le matin, 3 le soir
d : 3 le matin, 4 le soir
* Se reporter au RCP du bocéprévir pour plus de détails concernant la dose de bocéprévir à administrer en trithérapie.
Adultes - Durée du traitement - Patients naïfs
Trithérapie
Se reporter au RCP du bocéprévir.
Bithérapie
Prédictibilité d'une réponse virologique prolongée - Les patients infectés par un virus de génotype 1 qui n'ont pas obtenu un ARN-VHC indétectable ou qui n'ont pas démontré une réponse virologique adéquate à la 4ème ou à la 12ème semaine de traitement ont très peu de chance de devenir des répondeurs avec réponse virologique prolongée et l'arrêt de leur traitement doit être envisagé (voir aussi rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
• Génotype 1 :
- Les patients ayant un ARN-VHC indétectable à la 12ème semaine de traitement doivent poursuivre le traitement 9 mois de plus (soit une durée totale de 48 semaines).
- Les patients ayant, à la 12ème semaine de traitement, un taux d'ARN-VHC détectable mais ayant diminué de ≥ 2 log par rapport à la valeur initiale doivent être réévalués à la 24ème semaine de traitement et, si l'ARN-VHC est indétectable, ils doivent poursuivre le traitement complet (soit une durée totale de 48 semaines). Cependant, si l'ARN-VHC est encore détectable à la 24ème semaine de traitement, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
- Dans le sous-groupe de patients de génotype 1 avec une faible charge virale (< 600 000 Ul/ml) ayant un taux d'ARN-VHC indétectable à la 4ème semaine de traitement et restant indétectable à la 24ème semaine, le traitement peut soit être arrêté après ces 24 semaines de traitement soit être poursuivi 24 semaines supplémentaires (soit une durée totale de traitement de
48 semaines).Cependant, un traitement d'une durée totale de 24 semaines peut être associé à un risque plus élevé de rechute par rapport à un traitement de 48 semaines (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
• Génotype 2 ou 3 :
Il est recommandé que tous les patients soient traités par bithérapie pendant 24 semaines, à l'exception des patients co-infectés VHC-VIH qui doivent être traités 48 semaines.
• Génotype 4 :
En général, les patients de génotype 4 sont considérés comme plus difficiles à traiter et les données limitées de l'étude (n = 66) sont compatibles avec une durée de traitement par bithérapie identique à celle recommandée pour le génotype 1.
Adultes - Durée du traitement - Co-infection VHC-VIH
La durée de traitement recommandée pour les patients co-infectés VHC-VIH est de 48 semaines par bithérapie, quel que soit le génotype.
Prédictibilité d'une réponse et de l'absence de réponse chez les patients co-infectés VHC-VIH -L'obtention d'une réponse virologique précoce à la 12ème semaine, définie comme une diminution de 2 log de la charge virale ou des niveaux indétectables de l'ARN-VHC, s'est révélée être prédictive d'une réponse prolongée. La valeur prédictive négative pour l'obtention d'une réponse prolongée chez les patients co-infectés VHC-VIH traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine a été de 99 % (67/68 ; Etude 1) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Une valeur prédictive positive de 50 % (52/104 ; Etude 1) a été observée chez les patients co-infectés VHC-VIH recevant la bithérapie.
Adultes - Durée du traitement - Retraitement
Prédictibilité d'une réponse virologique prolongée - tous les patients, quel que soit leur génotype, ayant un taux sérique d'ARN-VHC en-dessous des limites de détection à la 12ème semaine doivent être traités 48 semaines par bithérapie. Les patients retraités qui n'ont pas eu de réponse virologique (c'est-à-dire un ARN-VHC inférieur à la limite de détection) à la 12ème semaine ont peu de chance de devenir des répondeurs présentant une réponse virologique prolongée après 48 semaines de traitement (voir aussi rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Une durée de retraitement supérieure à 48 semaines chez les patients non-répondeurs de génotype 1 n'a pas été étudiée avec l'interféron alfa-2b pégylé en association avec la ribavirine.
Population pédiatrique (bithérapie uniquement) - Dose à administrer
Chez les enfants âgés de 3 ans et plus et les adolescents, la posologie est déterminée en fonction de la surface corporelle pour ViraferonPeg et en fonction du poids pour la ribavirine. La posologie de ViraferonPeg recommandée est de 60 µg/m2/semaine en sous-cutané en association avec la ribavirine à 15 mg/kg/jour par voie orale en deux prises séparées au moment des repas (matin et soir).
Population pédiatrique (bithérapie uniquement) - Durée du traitement
La durée recommandée de traitement par bithérapie est de 1 an. Par extrapolation des données cliniques sur l'association avec l'interféron non-pégylé dans la population pédiatrique (valeur prédictive négative de 96 % pour l'association interféron alfa-2b/ribavirine), les patients qui n'ont pas eu de réponse virologique à la 12ème semaine de traitement ont très peu de chance de devenir des répondeurs avec une réponse virologique prolongée. Il est donc recommandé d'interrompre le traitement des enfants et adolescents recevant l'association ViraferonPeg/ribavirine si la diminution de l'ARN-VHC à la 12ème semaine est < 2 log10 par rapport à la valeur d'avant traitement ou si l'ARN-VHC est détectable à la 24ème semaine de traitement.
La durée recommandée de traitement par bithérapie est 24 semaines.
Seuls 5 enfants et adolescents de génotype 4 ont été traités dans l'essai clinique ViraferonPeg/ribavirine. La durée recommandée de traitement par bithérapie est de 1 an. Il est recommandé d'interrompre le traitement des enfants et adolescents recevant l'association ViraferonPeg/ribavirine si la diminution de l'ARN-VHC à la 12ème semaine est < 2 log10 par rapport à la valeur d'avant traitement ou si l'ARN-VHC est détectable à la 24ème semaine de traitement.
ViraferonPeg en monothérapie - Adultes
Doses à administrer
En monothérapie, la posologie de ViraferonPeg est 0,5 ou 1,0 µg/kg/semaine. Le plus faible dosage disponible de ViraferonPeg est 50 µg/0,5 ml ; par conséquent, pour les patients à qui la posologie de 0,5 µg/kg/semaine a été prescrite, les doses doivent être ajustées par volume conformément au Tableau 2. Pour la posologie de 1,0 µg/kg, des ajustements similaires de volume ou de dosage peuvent être effectués conformément au Tableau 2. ViraferonPeg en monothérapie n'a pas été étudié chez les patients co-infectés VHC-VIH.
Tableau 2 Doses à utiliser en monothérapie
0,5 µg/kg
1,0 µg/kg
57-72
73-88
107-120**
Le volume minimum délivré par le stylo est 0,2 ml.
* Nécessité d'utiliser le flacon.
** Pour les patients > 120 kg, la dose de ViraferonPeg doit être calculée en fonction du poids individuel du patient. Cela peut nécessiter d'associer divers dosages et volumes de ViraferonPeg.
Pour les patients présentant une réponse virologique à la 12ème semaine, le traitement doit être poursuivi au moins 3 mois de plus (soit une durée totale de 6 mois). La décision de poursuivre le traitement jusqu'à 1 an doit être basée sur des facteurs pronostiques (par exemple, génotype, âge > 40 ans, sexe masculin, fibrose septale).
Modification des doses chez tous les patients (monothérapie et traitement combiné)
Si des effets indésirables sévères ou des anomalies au niveau des analyses de laboratoire apparaissent
pendant le traitement par ViraferonPeg en monothérapie ou en traitement combiné, les posologies de
ViraferonPeg et/ou de la ribavirine doivent être modifiées de manière appropriée, jusqu'à ce que les
effets indésirables cessent. Une réduction de dose de bocéprévir n'est pas recommandée. Le bocéprévir
ne doit pas être administré en l'absence de ViraferonPeg et de la ribavirine.
L'observance au traitement pouvant être un facteur important de réponse, les posologies de
ViraferonPeg et de ribavirine doivent être maintenues aussi proches que possible des posologies
recommandées. Des recommandations en matière de modification de la posologie ont été développées
durant les essais cliniques.
Recommandations en matière de réduction de la posologie pour le traitement combiné
Tableau 2a
Recommandations en matière de modification de la posologie pour le traitement combiné basées sur les paramètres biologiques
Paramètres biologiques
Diminuer uniquement la
dose quotidienne de ribavirine (voir note 1) si :
Diminuer uniquement la dose de ViraferonPeg (voir note 2) si :
Interrompre le traitement combiné si :
≥ 8,5 g/dl, et < 10 g/dl
< 8,5 g/dl
Hémoglobine chez : Patients avec un antécédent de maladie cardiaque stable Enfants et adolescents : sans objet
Diminution ≥ 2 g/dl de l'hémoglobine sur toute période de 4 semaines de traitement (diminution définitive de la dose)
< 12 g/dl après 4 semaines de traitement à une dose déjà diminuée
≥ 1,0 x 109/l, et < 1,5 x 109/l
< 1,0 x 109/l
Neutrophiles
≥ 0,5 x 109/l, et < 0,75 x 109/l
< 0,5 x 109/l
≥ 25 x 109/l, et
< 50 x 109/l (adultes)
≥ 50 x 109/l, et
< 70 x 109/l (enfants et adolescents)
< 25 x 109/l (adultes) < 50 x 109/l (enfants et adolescents)
Bilirubine - directe
2,5 x LNS*
Bilirubine -indirecte
> 5 mg/dl
> 4 mg/dl (pendant >4 semaines)
Créatininémie
> 2,0 mg/dl
Clairance de la créatinine
Arrêter ribavirine si CLCr < 50 ml/min
aminotransférase (ALAT)
2 x valeurs initiales et > 10 x LNS*
Aspartate aminotransférase (ASAT)
*Limite normale supérieure
Note 1 : Chez les adultes, la première réduction de la dose de ribavirine est de 200 mg/jour (sauf pour les patients recevant une dose de 1 400 mg, dans ce cas la réduction doit être de 400 mg/jour). Si besoin, la deuxième réduction de dose de ribavirine est de 200 mg supplémentaires par jour. Les patients dont la posologie de ribavirine est abaissée à 600 mg/jour doivent recevoir une gélule de 200 mg le matin et deux gélules de 200 mg le soir.
Chez les enfants et les adolescents, la dose de ribavirine est abaissée à 12 mg/kg/jour (1ère réduction de dose), puis à 8 mg/kg/jour (2ème réduction de dose).
Note 2 : Chez les adultes, la dose de ViraferonPeg est d'abord abaissée à 1 µg/kg/semaine
(1ère réduction de dose). Si besoin, la dose de ViraferonPeg est abaissée à 0,5 µg/kg/semaine (2ème réduction de dose). Pour les patients suivant une monothérapie par ViraferonPeg : voir la rubrique des recommandations de réduction de dose en monothérapie pour la réduction de dose.
Chez les enfants et les adolescents, la dose de ViraferonPeg est abaissée à 40 µg/m2/semaine (1ère réduction de dose), puis à 20 µg/m2/semaine (2ème réduction de dose).
La réduction de dose du ViraferonPeg chez l'adulte peut être effectuée en réduisant le volume prescrit ou en utilisant un dosage plus faible conformément au Tableau 2b. La réduction de dose du ViraferonPeg chez l'enfant et l'adolescent se fait par modification de la posologie recommandée selon un schéma en deux étapes partant de la dose de départ initiale de 60 µg/m2/semaine, pour diminuer à 40 µg/m2/semaine puis à 20 µg/m2/semaine, si nécessaire.
Tableau 2b Réduction en deux étapes des doses de ViraferonPeg utilisé en traitement combiné chez l'adulte
Première réduction de dose de ViraferonPeg à 1 µg/kg
Deuxième réduction de dose de ViraferonPeg à 0,5 µg/kg
Poids corporel (kg)
Dosage de ViraferonPeg (µg/0,5 ml)
Quantité de ViraferonPeg à administrer (µg)
Volume de ViraferonPeg à administrer (ml)
51 - 64
0,5 76 - 85
86 - 105
Recommandations en matière de réduction de dose du ViraferonPeg en monothérapie chez les adultes
Les recommandations en matière de modification de dose pour les patients adultes utilisant le ViraferonPeg en monothérapie sont présentées dans le Tableau 3a.
Tableau 3a Recommandations en matière de modification de la posologie pour ViraferonPeg en monothérapie chez l'adulte, basées sur les paramètres biologiques
Diminuer la dose de ViraferonPeg de moitié si :
Interrompre ViraferonPeg si :
≥ 25 x 109/l, et < 50 x 109/l
< 25 x 109/l
Pour les patients adultes recevant 0,5 µg/kg de ViraferonPeg en monothérapie, la réduction de dose peut être effectuée en réduisant de moitié le volume prescrit conformément au Tableau 3b.
Tableau 3b Réduction des doses de ViraferonPeg (0,25 µg/kg) utilisé en monothérapie 0,5 µg/kg chez les adultes
Pour les patients adultes recevant 1,0 µg/kg de ViraferonPeg en monothérapie, la réduction de dose peut être effectuée en réduisant de moitié le volume prescrit ou en utilisant un dosage plus faible conformément au Tableau 3c.
Tableau 3c Réduction des doses de ViraferonPeg (0,5 µg/kg) utilisé en monothérapie 1,0 µg/kg chez les adultes
Volume de ViraferonPeg à administrer
ViraferonPeg doit être utilisé avec précaution chez les patients avec une insuffisance rénale modérée à sévère. Chez les patients ayant un dysfonctionnement rénal modéré (clairance de la créatinine 30-50 ml/minute), la dose initiale de ViraferonPeg doit être réduite de 25 %. Chez les patients ayant un dysfonctionnement rénal sévère (clairance de la créatinine 15-29 ml/minute), la dose initiale de ViraferonPeg doit être réduite de 50 %. Les données ne sont pas disponibles pour l'utilisation de ViraferonPeg chez les patients avec une clairance de la créatinine < 15 ml/minute (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Les patients avec une insuffisance rénale sévère, y compris les patients hémodialysés, doivent être attentivement surveillés. Si la fonction rénale diminue pendant le traitement, le traitement par ViraferonPeg doit être interrompu.
Traitement combiné
Les patients avec une clairance de la créatinine < 50 ml/minute ne doivent pas être traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine (voir le RCP de la ribavirine). Lors d'un traitement combiné, les patients ayant une altération de la fonction rénale doivent être surveillés plus attentivement quant à la survenue d'une anémie.
La sécurité et l'efficacité du traitement par ViraferonPeg n'ont pas été évaluées chez les patients présentant un dysfonctionnement hépatique sévère, par conséquent ViraferonPeg ne doit pas être utilisé chez ces patients.
Personnes âgées (≥65 ans)
L'âge n'a pas d'effet apparent sur la pharmacocinétique de ViraferonPeg. Les données des personnes âgées traitées par une dose unique de ViraferonPeg suggèrent qu'il n'est pas nécessaire de modifier la dose de ViraferonPeg en fonction de l'âge (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
ViraferonPeg peut être utilisé en association à la ribavirine dans la population pédiatrique de 3 ans et plus.
ViraferonPeg doit être administré par injection sous-cutanée. Pour les précautions particulières de manipulation, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination. Les patients peuvent s'auto-injecter ViraferonPeg, si leur médecin l'estime possible, sous le couvert d'un suivi médical approprié.
Médicament soumis à une prescription initiale semestrielle réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en gastro-entérologie, hépatologie, médecine interne ou infectiologie.
Renouvellement non restreint.
Avant reconstitution :
- La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée pour 24 heures entre 2°C et 8°C.
- D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation avant utilisation sont de la responsabilité de l'utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C et 8°C.
Pour les conditions de conservation du médicament reconstitué, voir rubrique Durée de conservation.
ViraferonPeg : Les effets indésirables non observés lors des essais cliniques n'ont pas été notés lors des études de toxicité chez le singe. Ces études étaient limitées à quatre semaines en raison de l'apparition d'anticorps anti-interféron chez la plupart des singes.
Des études de l'effet de ViraferonPeg sur la reproduction n'ont pas été réalisées. L'interféron alfa-2b a des effets abortifs chez les primates. ViraferonPeg est également susceptible d'avoir cet effet. Les effets sur la fertilité n'ont pas été déterminés. On ignore si les composants de ce médicament sont excrétés dans le lait des animaux expérimentaux ou dans le lait maternel (voir rubrique Grossesse et allaitement pour les données humaines concernant la grossesse et l'allaitement). ViraferonPeg n'a pas montré de potentiel génotoxique.
La relative non-toxicité du monométhoxy-polyéthylène glycol (mPEG), qui est libéré à partir de ViraferonPeg lors du métabolisme in vivo a été démontrée lors des études précliniques de toxicité aiguë et subaiguë chez le rongeur et le singe, les études standard de développement embryo-foetal et les tests de mutagénicité in vitro.
ViraferonPeg plus ribavirine : Lorsqu'il est utilisé en association avec la ribavirine, ViraferonPeg n'engendre pas d'effets inconnus par rapport à ceux observés pour chaque substance active administrée seule. Le principal changement relié au traitement était une anémie réversible, faible à modérée, dont la sévérité était supérieure à celle induite par chacune des substances actives administrées seules.
Aucune étude n'a été conduite chez l'animal jeune pour étudier les effets d'un traitement par ViraferonPeg sur la croissance, le développement, la maturation sexuelle et le comportement. Les résultats des études pré-cliniques de toxicité chez l'individu jeune ont montré une diminution dose-dépendante mineure de la croissance globale chez le rat nouveau-né recevant de la ribavirine (voir rubrique Données de sécurité précliniques du RCP de Rebetol si ViraferonPeg est administré en association avec la ribavirine).
Ce médicament doit être uniquement reconstitué avec le solvant fourni (voir rubrique Précautions particulières d'élimination et manipulation).En utilisant une seringue et une aiguille stériles, 0,7 ml d'eau pour préparations injectables est injecté dans le flacon de ViraferonPeg. Comme pour tous les médicaments pour préparation parentérale, la solution reconstituée doit être inspectée visuellement avant l'administration. La solution reconstituée doit être claire et incolore. En cas de coloration anormale ou de présence de particules, la solution reconstituée ne doit pas être utilisée.
- Hypersensibilité à la substance active ou à tout interféron ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ;
- Antécédents d'affection cardiaque préexistante sévère, dont les maladies cardiaques non contrôlées ou instables dans les six derniers mois (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ;
- Etat clinique sévère ;
- Hépatite auto-immune ou antécédent de maladie auto-immune;
- Insuffisance hépatique sévère ou cirrhose du foie décompensée ;
- Troubles thyroïdiens préexistants sauf s'ils peuvent être contrôlés par un traitement conventionnel ;
- Épilepsie et/ou anomalies fonctionnelles du système nerveux central (SNC) ;
- Patients co-infectés VHC-VIH porteurs d'une cirrhose et d'un score de Child-Pugh ≥ 6 ;
- Association de ViraferonPeg avec la telbivudine.
- Présence ou antécédents de troubles psychiatriques sévères, particulièrement dépression sévère, idées suicidaires ou tentative de suicide.
Voir également les RCP de la ribavirine et du bocéprévir si le ViraferonPeg est administré en traitement combiné chez les patients avec une hépatite C chronique.
Femmes en âge d'avoir des enfants/contraception chez les hommes et les femmes
L'utilisation de ViraferonPeg chez des femmes en âge de procréer est recommandée seulement si elles utilisent une contraception efficace pendant le traitement.
Traitement combiné avec la ribavirine
Toutes les précautions doivent être prises afin d'éviter la survenue d'une grossesse chez les patientes ou chez les partenaires de patients masculins traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine. Les patientes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant toute la durée du traitement et pendant les 4 mois qui suivent son arrêt. Les patients ou leurs partenaires féminines doivent utiliser une contraception efficace pendant toute la durée du traitement et pendant les 7 mois qui suivent son arrêt (voir le RCP de la ribavirine).
Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation de l'interféron alfa-2b chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Il a été montré que l'interféron alfa-2b avait des effets abortifs chez le primate. ViraferonPeg est susceptible d'avoir également cet effet.
Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. ViraferonPeg ne doit être administré pendant la grossesse que si le bénéfice attendu pour la mère justifie le risque potentiel pour le foetus.
La ribavirine provoque des malformations graves pour l'enfant lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse, par conséquent le traitement par ribavirine est contre-indiqué chez les femmes enceintes.
On ignore si les composants de ce médicament sont excrétés dans le lait maternel. En raison du risque potentiel d'effets indésirables chez le nourrisson allaité, l'allaitement doit être interrompu avant l'initiation du traitement.
Il n'y a pas de données disponibles concernant les effets potentiels du traitement par ViraferonPeg sur la fertilité masculine ou féminine.
Système Nerveux Central (SNC) et troubles psychiatriques
Des effets sévères sur le SNC, principalement dépression, idées suicidaires et tentative de suicide ont été observés chez certains patients traités par ViraferonPeg, pendant le traitement mais également après l'arrêt, et dans ce cas principalement pendant les 6 mois ayant suivi l'arrêt. D'autres effets sur le SNC comprenant comportement agressif (parfois dirigé contre autrui comme des idées d'homicide), troubles bipolaires, manie, confusion et altérations de l'état mental ont été observés avec les interférons alpha. L'apparition de tout signe ou symptôme de troubles psychiatriques doit être attentivement surveillée chez les patients. Si de tels symptômes apparaissent, le médecin prescripteur doit garder à l'esprit la sévérité potentielle de ces effets indésirables et doit évaluer la nécessité d'une prise en charge thérapeutique appropriée. Si les symptômes psychiatriques persistent ou s'aggravent, ou si des idées suicidaires sont identifiées, il est recommandé d'interrompre le traitement par ViraferonPeg, et de suivre le patient, avec une prise en charge psychiatrique appropriée.
Patients présentant ou ayant des antécédents de troubles psychiatriques sévères
Si le traitement par peginterféron alfa-2b est jugé nécessaire chez des patients adultes présentant ou ayant des antécédents de troubles psychiatriques sévères, il ne doit être initié qu'après s'être assuré d'un diagnostic individuel approprié et d'une prise en charge thérapeutique du trouble psychiatrique. - L'utilisation de ViraferonPeg chez les enfants et adolescents présentant ou ayant des antécédents de troubles psychiatriques sévères est contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications). Parmi les enfants et adolescents traités par l'interféron alfa-2b en association avec la ribavirine, des idées suicidaires ou tentatives de suicides ont été rapportées plus fréquemment que chez les adultes (2,4 % vs 1 %) au cours du traitement et pendant les 6 mois de suivi post-thérapeutique. Comme les adultes, les enfants et adolescents ont présenté d'autres effets indésirables d'ordre psychiatrique (par ex. : dépression, instabilité émotionnelle et somnolence).
Patients utilisant des substances ou ayant un usage abusif de substances
Les patients infectés par le VHC ayant une dépendance à certaines substances (alcool, cannabis, etc) ont un risque accru de développer des troubles psychiatriques ou d'aggraver des troubles psychiatriques pré-existants lorsqu'ils sont traités par interféron alpha. Si un traitement par interféron alpha s'avère nécessaire chez ces patients, la présence de co-morbidités psychiatriques et l'usage potentiel d'autres substances doivent être attentivement évalués et pris en charge de façon adéquate avant d'initier le traitement. Si nécessaire, une approche multidisciplinaire incluant une personne spécialisée dans la prise en charge des troubles psychiatriques ou un spécialiste de la dépendance doit être envisagée pour évaluer, traiter et suivre le patient. Les patients doivent être étroitement suivis au cours du traitement et même après son arrêt. Une prise en charge précoce est recommandée en cas de réapparition ou de développement de troubles psychiatriques et d'usage de substance
Croissance et développement (enfants et adolescents)
Chez des patients âgés de 3 à 17 ans ayant reçu jusqu'à 48 semaines de traitement, la perte de poids et l'inhibition de la croissance étaient fréquents (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques). Les données à plus long terme disponibles chez les enfants ayant reçu le traitement combiné par interféron non-pégylé/ribavirine montrent également un retard de croissance important (diminution > 15 percentiles du percentile de la taille par rapport à la valeur de base) chez 21 % des enfants bien que le traitement ait été arrêté depuis plus de 5 ans.
Evaluation au cas par cas du rapport bénéfice/risque chez l'enfant
Le bénéfice attendu du traitement doit être attentivement évalué au regard des données de sécurité issues des études cliniques réalisées chez les enfants et les adolescents (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).
- Il est important de garder à l'esprit que le traitement combiné a provoqué une inhibition de la croissance dont la réversibilité n'est pas certaine.
- Ce risque doit être évalué au regard des caractéristiques de la maladie de l'enfant, tels que les signes de progression de la maladie (notamment la fibrose), des co-morbidités qui pourraient affecter négativement la progression de la maladie (comme la co-infection par le VIH) ainsi que des facteurs pronostiques de réponse (génotype du VHC et charge virale).
Dans la mesure du possible, l'enfant doit être traité après le pic de croissance pubertaire afin de réduire le risque d'inhibition de la croissance. Il n'y a pas de données concernant les effets à long terme sur la maturation sexuelle.
Des états d'obnubilation et de coma plus importants, comportant des cas d'encéphalopathies, ont été observés chez certains patients, généralement âgés, traités à des doses plus élevées pour des indications en oncologie. Bien que ces effets soient généralement réversibles, chez quelques patients il a fallu jusqu'à trois semaines pour arriver à un rétablissement complet. Des crises d'épilepsie sont survenues très rarement avec de fortes doses d'interféron alpha.
Tous les patients ayant participé aux études sélectionnées relatives à l'hépatite C chronique ont eu une biopsie du foie avant l'inclusion, mais dans certains cas (i.e. patients de génotype 2 et 3) le traitement peut être envisagé sans confirmation histologique. Avant d'initier le traitement, les recommandations actuelles relatives à la prise en charge de l'hépatite C chronique devront être consultées pour savoir si une biopsie du foie est nécessaire.
Hypersensibilité aiguë
Des réactions aiguës d'hypersensibilité (tels urticaire, angio-oedème, bronchoconstriction, anaphylaxie) ont été rarement observées lors d'un traitement par interféron alfa-2b. Si une telle réaction se développe pendant le traitement par ViraferonPeg, interrompre le traitement et instaurer immédiatement un traitement médical approprié. Des rashs transitoires ne nécessitent pas l'interruption du traitement.
Comme avec l'interféron alfa-2b, les patients adultes ayant des antécédents d'insuffisance cardiaque congestive, d'infarctus du myocarde et/ou ayant souffert ou souffrant de troubles du rythme cardiaque, et recevant un traitement par ViraferonPeg doivent être étroitement surveillés. Il est recommandé que pour les patients ayant des anomalies cardiaques préexistantes des électrocardiogrammes soient réalisés avant et pendant le traitement. Les arythmies cardiaques (principalement supraventriculaires) répondent habituellement au traitement conventionnel mais peuvent nécessiter l'interruption du traitement par ViraferonPeg. Il n'y a pas de données chez les enfants et les adolescents ayant des antécédents de pathologie cardiaque.
Comme avec tous les interférons, interrompre le traitement par ViraferonPeg chez les patients qui développent un allongement des marqueurs de la coagulation pouvant indiquer une décompensation hépatique.
Bien que la fièvre puisse être associée au syndrome pseudo-grippal rapporté communément lors d'un traitement par interféron, les autres causes de fièvres persistantes doivent être écartées.
Une hydratation appropriée doit être maintenue chez les patients recevant un traitement par ViraferonPeg dans la mesure où une hypotension liée à une perte liquidienne a été observée chez certains patients traités par interféron alpha. Une réhydratation peut être nécessaire.
Atteintes pulmonaires
Des infiltrats pulmonaires, pneumopathies, et pneumonies, conduisant occasionnellement à la mort, ont été rarement observés chez les patients traités par interféron alpha. Tout patient développant fièvre, toux, dyspnée ou autres symptômes respiratoires doit subir une radiographie pulmonaire. Si la radiographie pulmonaire montre des infiltrats pulmonaires ou une preuve d'altération de la fonction pulmonaire, le patient doit être étroitement surveillé, et, si nécessaire, interrompre l'interféron alpha. Une interruption brutale de l'administration d'interféron alpha et un traitement avec des corticoïdes semblent être associés à une résolution des effets indésirables pulmonaires.
Le développement d'auto-anticorps et de maladies auto-immunes a été rapporté pendant le traitement avec les interférons alpha. Le risque peut être augmenté chez les patients prédisposés au développement de maladies auto-immunes. Les patients présentant des signes ou symptômes évocateurs d'une maladie auto-immune doivent être évalués avec attention et le rapport bénéfice-risque de poursuivre le traitement par interféron doit être reconsidéré (voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Atteintes thyroïdiennes et rubrique Effets indésirables).
Des cas de syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada (VKH) ont été rapportés chez des patients atteints d'hépatite C chronique traités par interféron. Ce syndrome est une affection granulomateuse inflammatoire touchant les yeux, le système auditif, les méninges et la peau. Si l'on suspecte un syndrome de VKH, le traitement antiviral doit être arrêté et un traitement corticoïde envisagé (voir rubrique Effets indésirables).
Atteintes oculaires
Des troubles oculaires comprenant des hémorragies rétiniennes, des exsudats rétiniens, et des occlusions de l'artère ou de la veine rétinienne ont été rarement rapportés après traitement avec les interférons alpha (voir rubrique Effets indésirables). Tous les patients traités doivent faire l'objet d'un examen ophtalmologiqueavant traitement. Tout patient se plaignant de symptômes oculaires, comprenant perte d'acuité visuelle ou de champ visuel doit faire l'objet rapidement d'un examen ophtalmologique complet. Des examens ophtalmologiques périodiques pendant le traitement par ViraferonPeg sont recommandés, particulièrement chez les patients ayant des pathologies pouvant être associées à des rétinopathies telles que le diabète sucré ou l'hypertension. Un arrêt du traitement par ViraferonPeg doit être envisagé chez les patients développant de nouveaux troubles ophtalmologiques ou lors de l'aggravation de troubles ophtalmologiques préexistants.
Atteintes thyroïdiennes
Rarement, les patients adultes traités pour une hépatite C chronique avec interféron alpha ont développé des anomalies thyroïdiennes, soit une hypothyroïdie soit une hyperthyroïdie. Approximativement 21 % des enfants traités par l'association ViraferonPeg/ribavirine ont présenté une augmentation du taux de thyréostimuline (TSH - thyroid stimulating hormone). Une diminution transitoire en-dessous de la limite normale inférieure a été observée chez environ 2 % des autres enfants. Avant l'initiation du traitement par ViraferonPeg, les taux de TSH doivent être évalués et toute anomalie de la fonction thyroïdienne détectée à ce moment doit être traitée par un traitement conventionnel. Déterminer les taux de TSH si, pendant la durée du traitement, un patient développe des symptômes évocateurs d'un possible dysfonctionnement thyroïdien. En présence d'un dysfonctionnement thyroïdien, le traitement par ViraferonPeg peut être poursuivi si les taux de TSH peuvent être médicalement maintenus dans la normale. Les enfants et les adolescents doivent être suivis tous les 3 mois afin de rechercher tout dysfonctionnement thyroïdien (par ex. TSH).
Atteintes métaboliques
Des hypertriglycéridémies et des aggravations de celles-ci, parfois sévères, ont été observées. Une surveillance du taux de lipides est donc recommandée.
Co-infection VHC-VIH
Toxicité mitochondriale et acidose lactique
Les patients co-infectés avec le VIH et recevant un traitement anti-rétroviral hautement actif (HAART) peuvent présenter un risque plus élevé de développer une acidose lactique. Des précautions doivent être prises lorsque le traitement combiné ViraferonPeg/ribavirine est associé à un traitement antirétroviral hautement actif (HAART) (voir RCP de la ribavirine).
Décompensation hépatique chez les patients co-infectés VHC-VIH présentant un stade avancé de cirrhose
Les patients co-infectés présentant un stade avancé de cirrhose et recevant un traitement antirétroviral hautement actif (HAART) peuvent présenter un risque plus élevé de décompensation hépatique et de décès. Associer un traitement par interféron alpha seul ou en association avec de la ribavirine peut augmenter le risque chez cette catégorie de patients. Les autres paramètres à l'initiation du traitement pouvant être associés à un risque plus élevé de décompensation hépatique chez les patients co-infectés incluent un traitement par la didanosine et un taux élevé de bilirubine sérique. Les patients co-infectés recevant à la fois un traitement anti-rétroviral (ARV) et un traitement pour l'hépatite doivent être étroitement surveillés en évaluant le score de Child-Pugh pendant le traitement. Chez les patients ayant une progression de leur décompensation hépatique, le traitement de l'hépatite doit être immédiatement interrompu et le traitement ARV doit être réévalué.
Anomalies hématologiques chez les patients co-infectés VHC-VIH
Les patients co-infectés VHC-VIH recevant un traitement par peginterféron alfa-2b/ribavirine et HAART peuvent présenter un risque augmenté de développer des anomalies hématologiques (comme une neutropénie, thrombocytopénie et anémie) par rapport aux patients mono-infectés VHC. Bien que la majorité d'entre eux puisse être contrôlée par des réductions de dose, un suivi attentif des paramètres hématologiques doit être mis en place dans cette population de patients (voir rubrique Posologie et mode d'administration, sous « tests de laboratoire » et rubrique Effets indésirables).
Les patients traités par l'association ViraferonPeg et ribavirine et la zidovudine présentent un risque augmenté de développer une anémie ; par conséquent, l'administration concomitante de cette association avec la zidovudine n 'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Patients avec un faible taux de CD4
Chez les patients co-infectés VHC-VIH, les données d'efficacité et sécurité (N = 25) disponibles chez les sujets avec un taux de CD4 en-dessous de 200 cellules/ul sont limitées. Des précautions sont donc nécessaires lors du traitement des patients avec un faible taux de CD4.
Veuillez vous référer au RCP respectif de chaque médicament antirétroviral administré conjointement au traitement de l'hépatite C afin de connaître et prendre en charge la toxicité spécifique de chaque produit ainsi que la potentielle accumulation des toxicités avec ViraferonPeg et la ribavirine.
Affections dentaires et parodontales
Des affections dentaires et parodontales, qui peuvent entraîner un déchaussement dentaire, ont été rapportées chez des patients recevant un traitement par ViraferonPeg en association avec la ribavirine. De plus, lors d'un traitement à long terme par ViraferonPeg en association avec la ribavirine, une sécheresse buccale pourrait avoir un effet néfaste sur la dentition et la muqueuse buccale. Les patients doivent se brosser soigneusement les dents deux fois par jour et avoir des consultations dentaires régulières. De plus, certains patients peuvent présenter des vomissements. Dans ce cas, il doit leur être conseillé de se rincer soigneusement la bouche après.
Patients transplantés
La sécurité d'emploi et l'efficacité de ViraferonPeg seul ou en association avec la ribavirine pour le traitement de l'hépatite C chez des patients transplantés du foie ou d'un autre organe n'ont pas été
étudiées. Les données préliminaires indiquent que le traitement par interféron alpha peut être associé à un risque de rejet de greffe de rein plus élevé. Un rejet de greffe du foie a également été rapporté.
En raison de la survenue de cas de réactivation de psoriasis et de sarcoïdose préexistants sous interféron alpha, ViraferonPeg ne doit être utilisé chez les patients atteints de psoriasis ou de sarcoïdose que si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru.
Des tests hématologiques standards, de chimie sanguine et un test de la fonction thyroïdienne doivent être effectués chez tous les patients avant l'initiation du traitement. Les valeurs de base acceptables avant l'initiation d'un traitement par ViraferonPeg sont :
• Plaquettes
≥ 100 000/mm3
• Neutrophiles
≥ 1 500/mm3
• Taux de TSH
doit être dans les limites normales
Les tests de laboratoire doivent être effectués aux semaines de traitement 2 et 4, puis périodiquement en fonction de l'état clinique. L'ARN-VHC doit être dosé périodiquement pendant le traitement (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Monothérapie de maintenance à long terme
Dans une étude clinique, il a été démontré que le peginterféron alfa-2b à faible dose (0,5 µg/kg/semaine) n'est pas efficace en monothérapie de maintenance à long terme (pour une durée moyenne de 2,5 ans) pour prévenir la progression de la maladie chez les non répondeurs avec une cirrhose compensée. Aucun effet statistiquement significatif n'a été observé sur le temps écoulé avant développement du premier évènement clinique (décompensation hépatique, carcinome hépatocellulaire, décès et/ou transplantation hépatique) par rapport à l'absence de traitement. Par conséquent, ViraferonPeg ne doit pas être utilisé en monothérapie de maintenance à long terme.
Informations importantes concernant certains composants de ViraferonPeg
Les patients ayant des troubles héréditaires rares d'intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose-galactose ou une insuffisance en sucrase-isomaltase ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par 0,7 ml, c'est-à-dire que le médicament est essentiellement « sans sodium ».
Les résultats d'une étude exploratoire évaluant des doses multiples de substrats du cytochrome P450 chez des patients atteints d'hépatite C chronique ayant reçu ViraferonPeg (1,5 µg/kg) une fois par semaine pendant 4 semaines ont démontré une augmentation de l'activité du CYP2D6 et CYP2C8/9. Aucun changement dans l'activité des CYP1A2, CYP3A4, ou de la N-acétyltransférase n'a été observé.
Des précautions doivent être prises lors de l'administration du peginterféron alfa-2b en association avec les médicaments métabolisés par les CYP2D6 et CYP2C8/9, en particulier ceux présentant un faible index thérapeutique, tels que la warfarine et la phénytoïne (CYP2C9) et le flécaïnide (CYP2D6).
Ces résultats peuvent être en partie liés à l'amélioration de l'activité métabolique résultant de la réduction de l'inflammation hépatique chez les patients sous traitement par ViraferonPeg. Il est recommandé de prendre des précautions lors de l'initiation d'un traitement de l'hépatite chronique par ViraferonPeg chez des patients traités par des médicaments présentant un faible index thérapeutique et susceptibles d'avoir une légère altération de leur métabolisme hépatique.
Aucune interaction pharmacocinétique n'a été notée entre ViraferonPeg et la ribavirine lors d'une étude pharmacocinétique en dose multiple.
Chez les patients ayant une hépatite C chronique stabilisés sous méthadone en traitement de maintenance et naïfs au peginterféron alfa-2b, l'addition de ViraferonPeg à la posologie de 1,5 µg/kg/semaine en sous-cutané pendant 4 semaines a augmenté approximativement de 15 % l'ASC de R-méthadone (IC 95 % pour un ratio d'ASC estimé entre 103 et 128 %). La signification clinique de ces résultats est inconnue ; cependant, ces patients doivent être surveillés pour les signes et symptômes d'un effet sédatif accru, ainsi que pour ceux d'une dépression respiratoire. En particulier chez les patients sous forte dose de méthadone, le risque de la prolongation de l'espace QT doit être pris en compte.
Analogues nucléosidiques : Des cas d'acidose lactique sont survenus lors de l'utilisation d'analogues nucléosidiques, seuls ou en association avec d'autres nucléosides. Sur le plan pharmacologique, la ribavirine augmente In vitro les métabolites phosphorylés des nucléosides de type purine. Cette activité peut potentialiser le risque d'acidose lactique induite par les analogues nucléosidiques de type purine (par ex. didanosine ou abacavir). La co-administration de la ribavirine et de la didanosine n'est pas recommandée. Il a été rapporté des cas de toxicité mitochondriale, notamment d'acidose lactique et de pancréatite, pouvant être fatals (voir le RCP de la ribavirine).
L'exacerbation de l'anémie liée à la ribavirine a été rapportée lors de l'administration de zidovudine comme traitement anti-rétroviral du VIH bien que le mécanisme exact reste non élucidé. L'utilisation concomitante de la ribavirine avec la zidovudine n'est pas recommandée du fait du risque augmenté d'anémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Dans le cas d'un traitement anti-rétroviral (ARV) déjà mis en place et comportant de la zidovudine, le remplacement de celle-ci doit être pris en compte. Cela est particulièrement important chez les patients ayant des antécédents connus d'anémie induite par la ribavirine.
Une étude clinique évaluant l'association de la telbivudine, 600 mg par jour, avec l'interféron pégylé alfa-2a, 180 microgrammes une fois par semaine en administration sous-cutanée, montre que cette association s'accompagne d'une augmentation du risque de survenue de neuropathie périphérique. Le mécanisme à l'origine de ces évènements n'est pas connu (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions du RCP de la telbivudine). De plus, la sécurité d'emploi et l'efficacité de la telbivudine en association avec les interférons dans le traitement de l'hépatite B chronique n'ont pas été établies. Par conséquent, l'association de ViraferonPeg avec la telbivudine est contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications).
Bithérapie et monothérapie
Synthèse du profil de sécurité
Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquemment rapportés chez l'adulte lors des essais cliniques avec ViraferonPeg en association avec la ribavirine, observés chez plus de la moitié des sujets de l'étude, ont été de la fatigue, des céphalées et des réactions au point d'injection. D'autres effets indésirables rapportés chez plus de 25 % des sujets comportaient nausées, frissons, insomnie, anémie, fièvre, myalgie, asthénie, douleur, alopécie, anorexie, perte de poids, dépression, rash et irritabilité. La sévérité des effets indésirables les plus fréquemment rapportés a été principalement légère à modérée et ces effets indésirables ont pu être gérés sans avoir recours à des modifications de doses ou un arrêt de traitement. La fatigue, l'alopécie, le prurit, les nausées, l'anorexie, la perte de poids, l'irritabilité et l'insomnie surviennent à un taux particulièrement plus faible chez les patients traités par ViraferonPeg en monothérapie par comparaison à ceux traités par traitement combiné (voir Tableau 4).
Tableau de synthèse des effets indésirables
Les effets indésirables suivants liés au traitement ont été rapportés chez l'adulte dans les essais cliniques ou au cours de la surveillance après la commercialisation chez les patients traités par peginterféron alfa-2b, y compris la monothérapie par ViraferonPeg ou ViraferonPeg/ribavirine. Ces réactions sont listées dans le tableau 4 par classe de systèmes d'organes et par fréquence (très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 4 Effets indésirables rapportés chez l'adulte lors des essais cliniques ou lors de la
surveillance après la commercialisation chez les patients traités par peginterféron alfa-2b, y compris la monothérapie par ViraferonPeg ou ViraferonPeg + ribavirine.
Infection virale*, pharyngite*
Infection bactérienne (y compris sepsis), infection fongique, grippe, infection du tractus respiratoire supérieur, bronchite, herpes simplex, sinusite, otite moyenne, rhinite
Infection au point d'injection, infection du tractus respiratoire inférieur
Anémie, neutropénie
Anémie hémolytique, leucopénie, thrombocytopénie, lymphadénopathie
Très rare :
Aplasie médullaire
Fréquence indéterminée :
Erythroblastopénie chronique acquise
Hypersensibilité au produit
Réactions d'hypersensibilité aiguë incluant oedème de Quincke, anaphylaxie et réactions anaphylactiques y compris choc anaphylactique, purpura thrombocytopénique idiopathique, purpura thrombocytopénique thrombotique, lupus érythémateux disséminé
Hypothyroïdie, hyperthyroïdie
Hypocalcémie, hyperuricémie, déshydratation, augmentation de l'appétit
Diabète sucré, hypertriglycéridémie
Dépression, anxiété*, instabilité émotionnelle*, concentration altérée, insomnie
Agressivité, agitation, colère, troubles de l'humeur, comportement anormal, nervosité, trouble du sommeil, baisse de la libido, apathie, rêves inhabituels, pleurs
Suicide, tentative de suicide, idées suicidaires, psychose, hallucination, attaque de panique
Idées d'homicide, manie
Céphalée, étourdissements
Amnésie, troubles de la mémoire, syncope, migraine, ataxie, confusion, névralgie, paresthésie, hypoesthésie, hyperesthésie, hypertonie, somnolence, troubles de l'attention, tremblements, dysgueusie
Neuropathie, neuropathie périphérique
Hémorragie vasculaire cérébrale, ischémie vasculaire cérébrale, encéphalopathie
Paralysie faciale, mononeuropathies
Troubles visuels, vision trouble, photophobie, conjonctivite, irritation oculaire, troubles lacrymaux, douleur oculaire, sécheresse oculaire
Exsudats rétiniens
Perte d'acuité visuelle ou de champ visuel, hémorragie rétinienne, rétinopathie, occlusion de l'artère rétinienne, occlusion de la veine rétinienne, névrite optique, oedème de la papille, oedème maculaire
Trouble/perte d'audition, acouphènes, vertiges
Douleur de l'oreille
Palpitations, tachycardie
Insuffisance cardiaque congestive, cardiomyopathie, arythmie, péricardite
Ischémie cardiaque
Epanchement péricardique
Hypotension, hypertension, bouffées vasomotrices
Dyspnée*, toux*
Dysphonie, épistaxis, trouble respiratoire, congestion du tractus respiratoire, congestion sinusale, congestion nasale, rhinorrhée, augmentation des sécrétions des voies aériennes supérieures, douleur pharyngolaryngée
Vomissement*, nausées, douleur abdominale, diarrhée, sécheresse buccale*
Dyspepsie, reflux gastro-oesophagien, stomatite, ulcération de la bouche, glossodynie, saignement des gencives, constipation, flatulences, hémorroïdes, chéilite, distension abdominale, gingivite, glossite, troubles dentaires
Pancréatite, douleur orale
Colite ischémique
Hyperbilirubinémie, hépatomégalie
Alopécie, prurit*, sécheresse de la peau*, rash*
Psoriasis, réaction de photosensibilisation, rash maculo-papulaire, dermatite, rash érythémateux, eczéma, sueurs nocturnes, hyperhydrose, acné, furonculose, érythème, urticaire, texture anormale des cheveux, troubles des ongles
Sarcoïdose cutanée
Syndrome de Stevens Johnson, syndrome de Lyell, érythème polymorphe
Myalgie, arthralgie, douleur musculo-squelettique
Arthrite, douleur dorsale, spasmes musculaires, douleur des extrémités
Douleur des os, faiblesse musculaire
Rhabdomyolyse, myosite, polyarthrite rhumatoïde
Mictions fréquentes, polyurie, urine anormale
Troubles de la fonction rénale, insuffisance rénale
Aménorrhée, douleur mammaire, ménorragie, trouble menstruel, trouble ovarien, trouble vaginal, trouble sexuel, prostatite, dysfonctionnement érectile
Réaction au point d'injection*, inflammation au point d'injection, fatigue, asthénie, irritabilité, frissons, fièvre, syndrome pseudo-grippal, douleur
Douleur thoracique, inconfort thoracique, douleur au point d'injection, malaise, oedème du visage, oedème périphérique, sentiment d'état anormal, soif
Nécrose au point d'injection
Ces effets indésirables ont été fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) chez les patients traités par ViraferonPeg en monothérapie lors des essais cliniques.
Description d'effets indésirables sélectionnés chez l'adulte
La plupart des cas de neutropénie et thrombocytopénie étaient légers (grades OMS 1 ou 2). Il y a eu des cas de neutropénie plus sévères chez les patients traités avec les doses recommandées de ViraferonPeg en association avec la ribavirine (grade OMS 3 : 39 sur 186 [21 %] ; et grade OMS 4 : 13 sur 186 [7 %]).
Dans un essai clinique, approximativement 1,2 % des patients traités avec ViraferonPeg ou interféron alfa-2b en association avec ribavirine ont rapporté au cours du traitement des effets psychiatriques affectant le pronostic vital. Ces effets comprenaient idées suicidaires et tentatives de suicide (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les effets indésirables cardio-vasculaires (CV), notamment l'arythmie, semblent la plupart du temps être corrélés à une pathologie CV préexistante et à un traitement antérieur par des substances cardiotoxiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). De rares cas de cardiomyopathie, pouvant être réversibles à l'arrêt du traitement par interféron alpha, ont été rapportés chez des patients exempts d'antécédents cardiaques.
Les troubles ophtalmologiques rarement rapportés avec les interférons alpha comprennent rétinopathies (incluant oedème maculaire), hémorragie rétinienne, occlusion de l'artère ou de la veine rétinienne, exsudats rétiniens, perte d'acuité visuelle ou de champ visuel, névrite optique, et oedème papillaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Une grande variété de maladies auto-immunes et d'origine immunologique a été rapportée avec les interférons alpha comprenant troubles de la thyroïde, lupus érythémateux systémique, arthrite rhumatoïde (nouvelle ou aggravée), purpura thrombopénique idiopathique et purpura thrombocytopénique thrombotique, vascularite, neuropathies y compris mononeuropathies et syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada (voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Patients co-infectés VHC-VIH
Chez les patients co-infectés VHC-VIH recevant ViraferonPeg en association avec de la ribavirine, les autres effets indésirables (non rapportés chez les patients mono-infectés) rapportés dans les études plus grandes avec une fréquence > 5% ont été : candidose orale (14 %), lipodystrophie acquise (13 %), lymphocytes CD4 diminués (8 %), appétit diminué (8 %), gamma glutamyl transférases augmentées (9 %), douleurs dorsales (5 %), amylase sérique augmentée (6 %), acide lactique sanguin augmenté (5%), hépatite cytolytique (6 %), lipase augmentée (6 %) et douleur dans les membres (6 %).
Description d'effets indésirables sélectionnés
Toxicité mitochondriale
Une toxicité mitochondriale et une acidose lactique ont été rapportées chez les patients VIH-positifs recevant un traitement INTI en association avec de la ribavirine pour leur co-infection VHC (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Paramètres biologiques chez les patients co-infectés VHC-VIH
Bien que les toxicités hématologiques de type neutropénie, thrombocytopénie et anémie soient survenues plus fréquemment chez les patients co-infectés VHC-VIH, la majorité a pu être contrôlée par des modifications de doses et a rarement nécessité des arrêts prématurés de traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Des anomalies hématologiques ont été plus fréquemment rapportées chez des patients recevant ViraferonPeg en association avec de la ribavirine que chez les patients recevant de l'interféron alfa-2b en association avec de la ribavirine. Dans l'Etude 1 (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), il a été observé des diminutions des taux absolus de neutrophiles en-dessous de 500 cellules/mm3 chez 4 % des patients (8/194) et des plaquettes en-dessous de 50 000/mm3 chez 4 % des patients (8/194) recevant ViraferonPeg en association avec la ribavirine. Une anémie (hémoglobine < 9,4 g/dl) a été rapportée chez 12 % des patients (23/194) traités avec ViraferonPeg en association avec la ribavirine.
Baisse des lymphocytes CD4
Le traitement par ViraferonPeg en association avec la ribavirine a été associé à des diminutions des taux absolus de cellules CD4+ au cours des 4 premières semaines sans réduction du pourcentage de cellules CD4+. La diminution des taux de cellules CD4+ a été réversible dès la réduction de dose ou l'arrêt du traitement. L'utilisation de ViraferonPeg en association avec la ribavirine n'a pas eu d'impact négatif sur le contrôle de la charge virale VIH pendant le traitement ou la période de suivi. Les données de sécurité d'emploi (N = 25) disponibles chez les patients co-infectés ayant un taux de cellules CD4+ < 200/µl sont limitées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Veuillez vous référer au RCP respectif de chaque médicament antirétroviral administré conjointement au traitement de l'hépatite C afin de connaître et prendre en charge la toxicité spécifique de chaque produit ainsi que la potentielle accumulation des toxicités avec ViraferonPeg en association avec la ribavirine.
Dans un essai clinique portant sur 107 enfants et adolescents (âgés de 3 à 17 ans) traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine, des modifications posologiques ont été nécessaires chez 25 % des patients, le plus souvent pour cause d'anémie, de neutropénie ou de perte de poids. En général, le profil des effets indésirables chez les enfants et les adolescents était similaire à celui observé chez les adultes bien qu'il existe une préoccupation spécifiquement pédiatrique concernant l'inhibition de la croissance. Pendant le traitement combiné avec ViraferonPeg et la ribavirine administré pour une durée allant jusqu'à 48 semaines, une inhibition de la croissance dont la réversibilité est incertaine est observée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). La perte de poids et l'inhibition de la croissance étaient très fréquentes au cours du traitement (entre le début et la fin du traitement, les diminutions moyennes des percentiles du poids et de la taille étaient de 15 percentiles et de 8 percentiles respectivement) et la vitesse de croissance était inhibée (< 3ème percentile chez 70 % des patients).
Entre le début du traitement et la fin des 24 semaines de suivi post-traitement, les diminutions moyennes des percentiles du poids et de la taille étaient toujours de 3 percentiles et de 7 percentiles respectivement et 20 % des enfants présentaient encore une inhibition de la croissance (vitesse de croissance < 3ème percentile). Selon les données intermédiaires issues du suivi à long terme de cette étude, 22 % (16/74) des enfants avaient une diminution > 15 percentiles du percentile de la taille, parmi lesquels 3 (4 %) enfants avaient une diminution > 30 percentiles bien que le traitement ait été arrêté depuis plus d'un an. En particulier, la diminution du percentile moyen de la taille après 1 an de suivi à long terme était plus importante chez les enfants pré-pubères (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Dans cette étude, les effets indésirables les plus fréquents observés sur l'ensemble des sujets étaient la fièvre (80 %), le mal de tête (62 %), la neutropénie (33 %), la fatigue (30 %), l'anorexie (29 %) et l'érythème au point d'injection (29 %). Seul 1 sujet a arrêté le traitement à cause d'un effet indésirable (thrombocytopénie). La majorité des effets indésirables rapportés dans l'étude était d'intensité légère à modérée. Des effets indésirables sévères ont été rapportés chez 7 % (8/107) de l'ensemble des sujets et comprenaient : douleur au point d'injection (1 %), douleur aux extrémités (1 %), mal de tête (1 %), neutropénie (1 %) et fièvre (4 %). Les effets indésirables importants suivants sont apparus pendant le traitement dans cette population : la nervosité (8 %), l'agressivité (3 %), la colère (2 %), la dépression/humeur dépressive (4 %) et l'hypothyroïdie (3 %) ; 5 sujets ont reçu un traitement par levothyroxine pour hypothyroïdie/TSH élevée.
Les effets indésirables suivants, liés au traitement, ont été rapportés dans l'étude chez les enfants et les adolescents traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine. Ces réactions sont listées dans le Tableau 5 par classe de systèmes d'organes et par fréquence (très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare
(< 1/10 000) ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)).
Tableau 5 Effets indésirables rapportés très fréquemment, fréquemment et peu fréquemment lors des études cliniques chez les enfants et les adolescents traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine
Infection fongique, grippe, herpès buccal, otite moyenne, pharyngite à streptocoque, rhinopharyngite, sinusite
Pneumonie, ascaridiase, oxyurose, zona, cellulite, infection du tractus urinaire, gastroentérite
Anémie, leucopénie, neutropénie
Thrombocytopénie, lymphadénopathie
Anorexie, diminution de l'appétit
Idées suicidaires§, tentative de suicide§, dépression, agressivité, instabilité émotionnelle, colère, agitation, anxiété, altération de l'humeur, impatience, nervosité, insomnie
Comportement anormal, humeur dépressive, trouble émotionnel, peur, cauchemar
Dysgueusie, syncope, troubles de l'attention, somnolence, sommeil de mauvaise qualité
Névralgie, léthargie, paresthésie, hypoesthésie, hyperactivité psychomotrice, tremblements
Hémorragie conjonctivale, prurit oculaire, kératite, vision trouble, photophobie
Hypotension, pâleur
Toux, épistaxis, douleur pharyngolaryngée
Respiration sifflante, inconfort nasal, rhinorrhée
Douleur abdominale, douleur abdominale haute, vomissement, nausée
Diarrhée, stomatite aphteuse, perlèche, ulcération buccale, inconfort gastrique, douleur buccale
Dyspepsie, gingivite
Hépatomégalie
Alopécie, sécheresse de la peau
Prurit, rash, rash érythémateux, eczéma, acné, érythème
Réaction de photosensibilité, rash maculo-papulaire, exfoliation cutanée, trouble de la pigmentation, dermatite atopique, décoloration cutanée
Affections musculosquelettiques et systémiques
Myalgie, arthralgie
Douleur musculo-squelettique, douleur des extrémités, douleur dorsale
Contracture musculaire, contraction musculaire
Femme : dysménorrhée
Erythème au point d'injection, fatigue, fièvre, frissons, syndrome pseudo-grippal, asthénie, douleur, malaise, irritabilité
Réaction au point d'injection, prurit au point d'injection, rash au point d'injection, sécheresse au point d'injection, douleur au point d'injection, sensation de froid
Douleur dans la poitrine, inconfort dans la poitrine, douleur du visage
Diminution du rythme de la croissance (réduction de la taille et/ou du poids par rapport à l'âge)
Elévation de la TSH sanguine, augmentation de la thyroglobuline
Anticorps anti-thyroïde positifs
§effet de classe des produits contenant de l'interféron alfa - rapporté avec le traitement standard par interféron chez les patients adultes et les enfants; rapporté chez les adultes avec ViraferonPeg.
Description d'effets indésirables sélectionnés chez l'enfant et l'adolescent
La plupart des modifications des paramètres biologiques survenues au cours de l'étude clinique ViraferonPeg/ribavirine était d'intensité légère ou modérée. La diminution de l'hémoglobine, des globules blancs, des plaquettes, des neutrophiles et l'augmentation de la bilirubine peuvent nécessiter une réduction de dose ou un arrêt définitif du traitement (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Bien que des modifications des paramètres biologiques aient été observées chez certains patients traités par ViraferonPeg en association avec la ribavirine pendant l'essai clinique, les valeurs sont revenues à leur niveau de base quelques semaines après la fin du traitement.
Il a été rapporté des doses pouvant aller jusqu'à 10,5 fois la dose prévue. La dose journalière maximale rapportée est 1 200 µg pendant une journée. En général, en cas de surdosage impliquant ViraferonPeg, les effets indésirables observés correspondent au profil de sécurité d'emploi connu pour ViraferonPeg ; cependant, la sévérité des effets peut être augmentée. L'utilité des méthodes standard afin d'augmenter l'élimination du médicament, par ex., la dialyse, n'a pas été montrée. Il n'existe pas d'antidote spécifique pour ViraferonPeg ; par conséquent, un traitement symptomatique et un suivi étroit du patient sont recommandés en cas de surdosage. Le cas échéant, il est recommandé aux médecins de consulter un centre antipoison.
Poudre :
Autres Traitement des hépatites virales chroniques (JL)
ENTECAVIR 0,5MG EG CPR 30
TENOFOVIR DISOP 245MG TEV CPR 30X1
OLYSIO 150MG GELULE 28
RIBAVOX GE 200MG CPR 168
RIBAVIRINE 200MG MYLAN GEL 140X1
EXVIERA 250MG CPR 56
PEGASYS 135MCG/0,5ML STYLO SC 1
ZEFFIX 100MG CPR 28
Autres médicaments à base de Peginterféron alfa-2b
VIRAFERONPEG 100MCG/0,5ML SC 4
VIRAFERONPEG 120MCG/0,5ML SC 1
VIRAFERONPEG 80MCG STYLO SC 4
VIRAFERONPEG 50MCG/0,5ML SC 1
VIRAFERONPEG 150MCG/0,5ML SC 1
VIRAFERONPEG 100MCG STYLO SC 1
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