Source: http://robertfaurisson.blogspot.fr/1988_11_01_archive.html
Timestamp: 2017-03-23 00:14:00+00:00
Document Index: 38438297

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

En insinuant que je suis un « escroc », ce n’est pas moi que vous injuriez, mais les membres de la Commission de Physiologie au CNRS, le Directeur du CNRS et les Ministres de l’Education Nationale et des Universités, qui m’ont jugé autrement que vous, sans parler des membres de l’Académie des Sciences et de l’Académie Nationale de Médecine qui m’ont attribué des prix. En effet, je ne me suis pas attribué moi-même le titre de « Maître de Recherches » au CNRS ni les grades de l’échelle hiérarchique normale, précédents celui-ci au cours d’une longue carrière, pas plus que l’honorariat, après ma mise à la retraite par limite d’âge.
Croyez à mes sentiments de profond mépris. _______
Votre réponse du 21 octobre à ma question du 15 octobre témoigne d’une méprise de votre part. Je n’ai pas mis en doute que vous ayez fait une carrière universitaire. Je vous demandais quels diplômes universitaires vous possédiez. A trois reprises, j’ai souligné le mot de diplôme(s) (lignes 2, 5 et 7).
Aussi vous demanderais-je de vouloir bien me répondre. Bien à vous.
A une question idiote, une réponse intelligente : pour savoir quels diplômes il faut posséder pour faire une carrière honorable au CNRS, il faut s’adresser au Directeur du CNRS. Je me permets de vous dire que je ne suis pas intéressé par la question de « savoir quels diplômes il faut posséder pour faire une carrière honorable au CNRS » ; ce qui m’intéresse, c’est de savoir quels diplômes vous possédez.
Aussi vous demanderai-je de bien vouloir me répondre. Bien à vous.  [Publié dans les AHR, n° 6, hiver 1988-89, p. 172-175.]
"Les dossiers de l’écran",
Paris, le 14 novembre 1988 Aux Président et Juges composant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris
Pour : Monsieur Pierre Guillaume, éditeur, de nationalité française, né le 22 décembre 1940 à Rambervillers (Vosges) et demeurant... à Paris, Prévenu, ayant pour avocat Me Delcroix, du Barreau de Paris, Contre : le Ministère public, pris en la personne de M. le procureur de la République.
PLAISE AU TRIBUNAL Attendu que, selon exploit de Me Genna, huissier de Justice à Paris, en date du 3 juin 1988, le Ministère public a cité Pierre Guillaume à comparaître en qualité de prévenu, du chef de diffamation publique envers un groupe de personnes (article 32, deuxième alinéa, de la loi du 29 juillet 1881, modifié par celle du 1er juillet 1972) ;
Attendu que ces cinq passages sont les suivants : 1) – (p. 137, dernier alinéa, jusqu’à la fin de la p. 138) :
Chez les juifs américains, l’holocauste est devenu à la fois une affaire florissante et une sorte de nouvelle religion. Dans son livre The Longest War, l’auteur juif [argentin] Jacobo Timerman, journaliste-éditeur, s’exprime ainsi : « Bien des Israéliens sont choqués par la manière dont l’Holocauste est exploité dans la Diaspora. Ils ont même honte que l’Holocauste soit devenu une religion civile pour les juifs aux États-Unis. Ils respectent les travaux d’Alfred Kazin, d’Irving Howe et de Marie Syrkin. Mais des autres écrivains, directeurs de publication, historiens, bureaucrates et universitaires, ils disent, en utilisant le mot Shoah qui signifie Holocauste en hébreu : "Il n’y a pas de business qui vaille le Shoah-business". » Un autre écrivain juif, Leon A. Jick, a fait ce commentaire : « La pique dévastatrice selon laquelle "Il n’y a pas de business qui vaille le Shoah-business" est, il faut bien le dire, une vérité incontestable. ». Eh bien au moins y a-t-il quelques juifs perspicaces pour reconnaître cette vérité, même s’il y a beaucoup de non-juifs qui ne la reconnaissent pas. 2) – (les trois dernières lignes de la p. 159) : « il n’y a pas d’autres vérités que celles estampillées « Kasher » par le judaïsme officiel »
dénoncer une imposture perpétrée par ceux qui, avides de propagande à n’importe quel prix, ont exploité les situations troubles et inévitables de la guerre 4) – (p. 158, au début de l’alinéa commençant par : « Et je pensais à Kadmi-Cohen [...] » :
la grande majorité des accusateurs du professeur Faurisson étaient juifs 5) – (p. 186, dans le dernier alinéa) : les prétendues chambres à gaz homicides du IIIe Reich sont un mensonge historique.
Attendu qu’ainsi le procureur poursuit Pierre Guillaume pour avoir fait paraître 5 textes dont le total est de 505 mots (441 + 16 + 25 + 10 + 13) tandis que le total des mots composant l’ouvrage en question est d’environ 66.000 mots, si bien que 99,2 % de cet ouvrage serait en conformité avec la loi tandis que seulement 0,8 % contreviendrait à la loi ; Attendu que P. Guillaume aurait ici commis le délit de diffamation publique envers un groupe de personnes, en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée mais qu’à aucun moment ni d’aucune façon le procureur ne précise ni de quel groupe de personnes il s’agit, ni si la diffamation est faite en raison de l’origine de ce groupe indéterminé (et alors de quelle origine il s’agit), ni si la diffamation est faite en raison d’une appartenance ou d’une non-appartenance à quatre entités différentes, lesquelles peuvent s’exclure mutuellement ou ne pas s’exclure, ni quelle peut être cette ethnie ou bien cette nation ou encore cette race ou cette religion ; Attendu que, par l’effet de cette sorte de livraison en vrac d’éléments disparates, le procureur (qui a le devoir de discerner avec prudence, vigilance et scrupule ce qui, en l’espèce, caractérise un délit que le législateur lui demande de déterminer exactement) s’est livré avec imprudence, légèreté et négligence à une forme de pratique qui, dans le monde du commerce, s’appelle de nos jours une « livraison en kit », étant entendu par là que c’est à qui le voudra de procéder librement à tel ou tel type de montage : ici, un montage accusatoire contre l’éditeur d’un ouvrage de critique historique ; Attendu que le procureur n’a fourni aucune des précisions élémentaires propres à éclairer le tribunal et à permettre au prévenu de se défendre ; Attendu que toute précision de sa part rendrait manifeste que l’accusation de diffamation n’est pas fondée, vu que le concluant ne critique aucun groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ; Attendu que, pour sa part, le concluant tient, par déférence pour le tribunal, à lui apporter des analyses, des commentaires et surtout des éléments d’appréciation de nature, espère-t-il, à éclairer son jugement ; Attendu que le concluant développera les trois points suivants :
I. – Les cinq fragments, pris un à un, n’ont rien de diffamatoire ; II. – La thèse générale (critique du Shoah-business et de ses prétentions totalitaires) n’a rien de diffamatoire ; III. – Les tribunaux français admettent la légitimité des recherches et des publications révisionnistes ; Pour mieux appeler l’attention du tribunal sur ce que le concluant estime important dans une citation, certains mots ou groupes de mots seront ci-dessous reproduits en caractères gras ;
– I – Les cinq fragments
Celui qui se prétend lésé par une publication ne peut isoler, pour la retenir seule, une partie de celle-ci, ce qui pourrait en dénaturer le véritable sens et la portée : l’écrit doit être envisagé dans son ensemble comme un tout indivisible [...] [Dijon, 25 février 1931, D.H. 1931, 214] ; Attendu, cependant, qu’on peut légitimement extraire d’un ouvrage ne fût-ce qu’une phrase, à condition toutefois de respecter le véritable sens et la portée de cette phrase ;
Attendu qu’en la circonstance le procureur n’a respecté ni la loi, ni la jurisprudence la plus constante, ni les règles de la probité et qu’il a eu recours à des procédés qui s’analysent ainsi : dans cette publication des AHR, il a isolé, pour les retenir seuls, cinq fragments dont le total représente 0,8 % de ladite publication ; par suite de manipulations diverses – qui vont être démontrées ci-dessous – il a prélevé cinq fragments différents dans quatre articles différents, fragments qui forment un ensemble obscur, disparate, décousu, chacun des cinq fragments étant le résultat de diverses coupures qui altèrent ou dénaturent le sens des textes ; Attendu que, pour en faire la démonstration, le concluant va, pour commencer, reproduire ces cinq fragments avec leur contexte immédiat, c’est-à-dire en se contentant d’insérer lesdits fragments dans l’ensemble de mots dont il ne fallait pas les détacher si on voulait les comprendre dans leur véritable sens et leur portée ;
Attendu que, pour ne prendre d’ores et déjà qu’un exemple, le fragment n° 3, tel qu’il a été délimité par le procureur n’a aucun sens logique, sinon grammatical, faute d’être inséré dans la phrase d’origine ; que ce groupe de mots commençant ici par l’infinitif « dénoncer » n’a aucun sens par lui-même et qu’il est donc indispensable de reproduire ce qui le précède et ce qui le suit ; Attendu qu’en se limitant de manière stricte à la reproduction des seuls mots indispensables, pour tout le monde, à la compréhension du contenu des cinq fragments, on se trouve devant les cinq extraits suivants :
Mais ce septième argumentaire pose un problème grave : comme il faut bien reconnaître que les travaux du professeur Faurisson s’attaquent à des mythes encouragés par le judaïsme officiel, faut-il comprendre que tous ceux qui osent contredire les thèses officielles du judaïsme ne sont que des suppôts du cléricalisme, voire du nazisme ? L’inconvénient de ce genre d’accusation, c’est qu’elle revient à frapper d’anathème toute conclusion contraire à celles du judaïsme officiel et donc à affirmer qu’il n’y a pas d’autres vérités que celles estampillées « Kasher » par le judaïsme officiel, comme au Moyen Âge il n’y avait pas de vérité en dehors de la « Sainte Église » ! Cette Sainte Église qui dictait au monde entier des « vérités » en fonction de « l’Histoire Sainte », c’est-à-dire d’une histoire arrangée par le judaïsme à son profit, et il faudrait recommencer aujourd’hui avec une néo-Histoire Sainte ? 3) – (sous la plume d’Henri Roques ; à la p. 124, de la ligne 4 à la ligne 9 du premier alinéa) :
La patience ? Je l’ai exercée pendant quarante ans, en attendant qu’une occasion me soit offerte de dénoncer une imposture perpétrée par ceux qui, avides de propagande à n’importe quel prix, ont exploité les situations troubles et inévitables de la guerre. 4) – (Sous la plume, à nouveau, de F. Thencrey ; p. 158, de la ligne 1 à la ligne 5 du troisième alinéa) :
Et je pensais à Kadmi-Cohen en constatant, en ce dimanche de juin, que la grande majorité des accusateurs du professeur Faurisson étaient juifs et voulaient nous imposer « l’autorité de la chose jugée »... par le tribunal de Nuremberg. 5) – (Sous la plume de Robert Faurisson ; le dernier alinéa de la p. 186) : Pour nous révisionnistes, les prétendues chambres à gaz homicides du IIIe Reich sont un mensonge historique, ce qui signifie que le nombre des menteurs est dérisoire par rapport au nombre des victimes de ce mensonge. J’ai moi-même, jusqu’en 1960, compté parmi ces victimes. Attendu que, si on compare les cinq fragments du procureur avec les cinq extraits dont il a tiré ces fragments, on aboutit aux constatations suivantes : 1) Du premier extrait, qui compte 609 mots formant un tout, le procureur n’a retenu qu’un fragment de 441 mots, décapitant ledit extrait de ses 168 premiers mots ; 2) Du deuxième extrait, qui compte 152 mots formant un tout, le procureur n’a retenu qu’un fragment de 16 mots, décapitant ledit extrait de ses 82 premiers mots et le mutilant ensuite d’un ensemble final de 54 mots ; 3) Du troisième extrait, qui compte 43 mots formant un tout, le procureur n’a retenu qu’un fragment de 25 mots, décapitant ledit extrait de ses 18 premiers mots ; 4) Du quatrième extrait, qui compte 38 mots formant un tout, le procureur n’a retenu qu’un fragment de 10 mots, décapitant ledit extrait de ses 13 premiers mots et le mutilant ensuite d’un ensemble final de 15 mots ; 5) Du cinquième extrait, qui compte 45 mots formant un tout, le procureur n’a retenu qu’un fragment de 13 mots, décapitant ledit extrait de ses trois premiers mots et le mutilant ensuite d’un ensemble final de 29 mots.
– le deuxième fragment a été prélevé à la p. 159, dans une lettre de F. Thencrey à propos d’un congrès, à Paris, de l’Union des Athées où le révisionnisme avait fait l’objet d’une vive controverse ; – le troisième fragment a été prélevé à la p. 124, dans la traduction en français d’une communication d’Henri Roques sur l’affaire Gerstein au congrès tenu en 1987 à Los Angeles par l’Institute for Historical Review ; rien n’explique pourquoi le procureur, allant d’abord de la p. 137 (premier fragment) à la p. 158 (deuxième fragment), a ici rétrogradé à la p. 124 ;
Le raisonnement de F. Thencrey est le suivant : Le professeur Faurisson s’attaque à des mythes encouragés par le judaïsme officiel (le procureur ne conteste pas cette affirmation) ou bien le professeur Faurisson ose contredire les thèses officielles du judaïsme (autre affirmation non contestée par le procureur) ; en conséquence de quoi, ses adversaires, un certain jour de juin 1987, lors d’un congrès de l’Union des Athées, ont vu en lui (comme en Paul Rassinier, comme en chaque révisionniste) un suppôt du cléricalisme, voire du nazisme. F. Thencrey critique cet amalgame sans en déduire pour autant que le professeur est effectivement frappé d’anathème et qu’il n’y a d’autres vérités que celles estampillées « Kasher » par le judaïsme officiel. Il déplore ce genre d’accusation ; il en souligne l’« inconvénient » ; pour lui, l’inconvénient de ce genre d’amalgame et d’accusation, c’est que cela revient à frapper d’anathème toute conclusion contraire à celles du judaïsme officiel et que donc cela revient à affirmer qu’il n’y a pas d’autres vérités que celles estampillées « Kasher » par le judaïsme officiel. Puis, il utilise une comparaison puisée dans l’histoire : loin d’isoler cette éventuelle intolérance du judaïsme officiel, il rapproche celle-ci d’une intolérance effective : celle du christianisme officiel dans un lointain passé. Autrefois, pour le christianisme officiel, il n’y avait pas de vérité en dehors de la Sainte Église ; cette Sainte Église dictait au monde entier des « vérités » en fonction d’une histoire qu’elle déclarait « sainte » ; elle traitait de suppôts du diable ceux qui n’acceptaient pas ces vérités-là ; F. Thencrey n’ajoute pas, mais il aurait pu le dire aussi, que la Sainte Église n’autorisait l’impression, la diffusion et la vente que des produits qui avaient reçu son estampille (dans le cas des ouvrages de l’esprit, cette estampille s’appelait l’imprimatur). Il ne faut pas perdre de vue que la lettre de F. Thencrey s’adresse tout entière au président de l’Union des Athées et que les références à l’intolérance des chrétiens y sont nombreuses ; F. Thencrey met en garde contre un retour à cette intolérance ; christianisme et judaïsme ont des points communs ; il ne faudrait pas qu’aujourd’hui, ou dans l’avenir, le judaïsme officiel nous dicte ce qu’il faut croire ou ne pas croire comme au Moyen Âge l’avait fait le christianisme officiel. L’adjectif « Kasher » fait image. Peut-être, de l’avis d’un procureur mué en scrutateur des consciences et en détecteur de péchés mortels ou véniels, ce mot fleure-t-il le soufre. Peut-être le procureur succomberait-il à la tentation d’invoquer ici un récent arrêt de la cour de Paris condamnant François Brigneau pour avoir parlé de « sœur Sinclair-Levaï, la pulpeuse charcutière casher ». Dans l’un de ses considérants, la cour prononce :
Considérant que le caractère injurieux du mot charcutière, renforcé comme il vient d’être dit du qualificatif pulpeuse, s’attache également au mot casher en ce que ce terme au-delà de son sens strictement technique qui se trouve ici hors de cause, donne à l’expression injurieuse une résonance raciste parce qu’elle peut faire naître dans l’esprit du lecteur mal informé le plus souvent des préceptes religieux israélites, l’image de pratiques ésotériques, voire à la limite déplaisantes ou inquiétantes... [2]. En ce cas, il conviendrait de remarquer que ce considérant n’est pas en lui-même d’une clarté parfaite et que le contexte immédiat du mot « Kasher » est sensiblement différent chez F. Brigneau. La cour pose en principe qu’elle en sait plus sur les préceptes religieux israélites que le commun des lecteurs, qui, lui, est « mal informé le plus souvent » ; ensuite, elle évoque ce qu’elle appelle la « résonance » d’un mot, ce qui est plutôt du domaine de la subjectivité ; enfin, elle affirme que cette « résonance » peut faire naître telle ou telle image. Rien de cela n’est bien clair. En revanche, ce qui ne fait pas de doute, c’est que la cour, examinant l’ensemble « pulpeuse charcutière casher » a commencé par conclure que « pulpeuse » était injurieux et que « charcutière » l’était aussi ; il lui était, par conséquent, difficile, sur une telle lancée, de ne pas trouver à « casher » une « résonance » d’injure : ici une injure raciste. C’est le 5 avril 1986 que F. Brigneau avait employé ce mot de « charcutière » accompagné des adjectifs « pulpeuse » et « casher ». C’est le 30 septembre 1987 que F. Thencrey emploie, dans un autre contexte, l’adjectif « Kasher ». Entre ces deux dates, le mot avait fait florès, probablement non à cause de son emploi par F. Brigneau mais simplement parce que, dans le monde du commerce, en France, on avait assisté à une spectaculaire envolée des produits « casher » (bordeaux casher, champagne casher, conserves casher dans les magasins à grande surface, etc.). Les lexicologues de l’avenir apporteront sans doute la preuve qu’à la fin des années quatre-vingt la langue française s’est enrichie de nombreux vocables hébraïques tandis que d’autres vocables de même origine et depuis longtemps notés dans le Petit Larousse ont repris force et vie : c’est le cas de l’adjectif « casher » devenu si courant qu’il est synonyme de « juif » ; aux États-Unis et au Canada, l’emploi du mot est depuis longtemps aussi répandu que les produits « kosher » (viandes, laitages, tabac, boissons, détergents, cirage, papier d’aluminium,...) ; le produit « kosher » a cours forcé mais il est prévu que, si l’on ne veut pas acquitter de « taxe religieuse » sur un tel produit, on peut obtenirle remboursement de cette taxe ; et, pour dire « c’est O.K. », les Nord-Américains, juifs ou non juifs, disent couramment « it’s kosher » ; l’expression est familière (voy. Le Robert-Collins, 1978). Albert Vorspan, vice-président de l’« Union of American Hebrew Congregations », écrit au sujet de la politique d’Israël en Palestine :
Certains d’entre nous s’inquiètent de la position de la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations. Son président général, Morris Abram, semble mettre une estampille casher (seems to be putting a kosher stamp) sur tout : tirs à vue, déportations, excès [3]. Cela dit, le mot tel qu’il est employé par F. Thencrey a indéniablement la même implication que « Shoah-business » (voy. ci-dessous). Sur le fond, la mise en garde de F. Thencrey s’apparente à celle de Théo Klein, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et, à ce titre, président du Congrès juif européen (CJE), déclarant à propos d’éventuelles sanctions pénales contre les révisionnistes :
Le sens du troisième fragment (arbitrairement et abusivement découpé par le procureur) est tout à fait obscur, puisque, aussi bien, il consiste en une proposition infinitive qui s’énonce ainsi : dénoncer une imposture perpétrée par ceux qui, avides de propagande à n’importe quel prix, ont exploité les situations troubles et inévitables de la guerre.
L’infinitif est le mode du verbe qui « exprime l’action de manière indéterminée ». Le procureur n’a pas déterminé qui exerce ici l’action de «dénoncer une imposture», ni où, ni quand, ni de quelle manière. Il n’indique pas non plus en quoi l’ensemble formé par les mots « ceux qui, avides de propagande [...] » concernerait «un groupe de personnes » diffamées en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, à une nation, une race ou une religion déterminée. Pour saisir la pensée d’Henri Roques, auteur de ces lignes, il faut remonter au début de la proposition principale où cet infinitif ne fait que s’insérer. Ainsi lit-on :
On ne peut trouver d’explication au comportement de nos adversaires que si l’on a pleinement conscience qu’il s’agit chez eux d’un comportement religieux. Une religion repose sur un dogme ; un dogme a l’impérieux besoin de s’appuyer sur de Saintes Écritures. Or, le « Gerstein Bericht » est considéré comme une Sainte Écriture. En conséquence, l’exercice de mon esprit critique à l’égard du « Gerstein Bericht » est apparu comme une sorte de profanation. A la suite d’une campagne médiatique et politique, H. Roques a vu annuler son grade de docteur pour des motifs de forme ; le fond de la thèse n’a pu être sérieusement mis en cause ; la démonstration est dirimante : le prétendu témoignage écrit de Gerstein n’a aucune valeur et l’on était donc en présence d’une imposture.
Pour nous révisionnistes, les prétendues chambres à gaz homicides du IIIe Reich sont un mensonge historique, ce qui signifie que le nombre des menteurs est dérisoire par rapport au nombre des victimes de ce mensonge. J’ai moi-même, jusqu’en 1960, compté parmi ces victimes. R. Faurisson ne fait ici que répéter ce qu’il a eu souvent l’occasion d’écrire : il ne faut pas confondre un banal mensonge avec un mensonge historique. Dans le premier cas, on a affaire à un ou des menteur(s), tandis que, dans le second cas, le nombre des éventuels menteurs devient avec le temps de plus en plus dérisoire par rapport au nombre toujours croissant de ceux qui, reprenant de bonne foi à leur propre compte ce mensonge, ne sont tout au plus que des victimes d’un mensonge. R. Faurisson ne traite pas de menteurs ceux qui affirment que Néron a incendié Rome ou que Napoléon a incendié Moscou. Pour sa part, jusqu’en 1960 il lui arrivait de dire que les Allemands avaient utilisé des chambres à gaz homicides ; aujourd’hui, il ne considère pas pour autant qu’en agissant ainsi il mentait : il était la victime d’un mensonge historique. Si les révisionnistes n’avaient pour tous adversaires que des menteurs, leur combat pour l’exactitude historique en serait facilité ; en fait, les révisionnistes pensent qu’ils ont en face d’eux des croyants et que rien n’est dangereux et difficile comme de lutter contre une croyance communément reçue : une religion.
(Mark Weber agressant les juifs spontanément et sans raison) Les juifs ont inventé la légende de l’Holocauste pour leur intérêt personnel afin d’en tirer un profit médiatique, politique, religieux et financier. (François Thencrey agressant les juifs spontanément et sans raison) Les juifs sont parvenus à ce résultat qu’aujourd’hui il n’y a pas d’autres vérités que celles estampillées « Kasher » par le judaïsme officiel.
(François Thencrey à nouveau agressant les juifs spontanément et sans raison) La grande majorité des accusateurs du professeur Faurisson étaient juifs. (Robert Faurisson agressant les juifs spontanément et sans raison) Les juifs, qui sont des menteurs, ont inventé l’histoire des chambres à gaz.
Ce que les révisionnistes ONT RÉELLEMENT DIT (d’après les EXTRAITS d’où le procureur a tiré ses fragments) 1) (Mark Weber répondant à une attaque injustifiée) Quels sont les avantages personnels recherchés et obtenus par les révisionnistes ? Ceux-ci ont terriblement souffert. Mais, au fait, en matièred’avantages personnels, les adversaires du révisionnisme, gardiens et défenseurs de la croyance en l’Holocauste, sont abondamment pourvus ; qu’ils soient non pas exclusivement juifs (car de toute façon des juifs dénoncent eux-mêmes cet état de fait) mais politiciens, hommes d’affaires, gens d’Église, juifs, ils peuvent avoir honneurs, argent, considération (tous avantages que n’ont certes pas les révisionnistes).
3) (Henri Roques, ne parlant nullement des juifs mais de l’imposture, patente, du « document Gerstein ») Cette imposture a été perpétrée par la propagande de guerre (des vainqueurs de 1945). 4) (François Thencrey assistant à un congrès d’athées le 17 juin 1987 et faisant une constatation) Ce jour-là, la grande majorité des accusateurs du professeur Faurisson étaient juifs (constatation qui ne saurait être diffamatoire vu qu’on se fait généralement un point d’honneur d’accuser ce faussaire, ce nazi ou ce fou).
Attendu qu’à force de guillotiner tous les écrits des révisionnistes, le procureur en est venu à présenter ces derniers en dangereux antisémites comme ledit imprimeur en était venu (mais, lui, par étourderie sans doute) à présenter le plus doux des hommes en apôtre enthousiaste de la guillotine ; Attendu que les pratiques du procureur ressemblent à s’y méprendre à celle de l’avocat Bernard Edelman, disciple du professeur Vidal-Naquet et qui, chargé par les responsables du Recueil Dalloz-Sirey de reproduire et de commenter, en une note sous jugement, un jugement rédigé par M. Pierre Drai et condamnant le professeur Faurisson (TGI, 8 juillet 1981), avait écrit que ce dernier apparaissait comme un adepte de « la méthode du mensonge absolu » ; attendu qu’afin d’accréditer ce propos et quelques autres de même nature Me B. Edelman avait pris soin de ne reproduire le texte du jugement qu’au prix de toutes sortes d’adultérations et, en particulier, au prix de 5 (cinq !) amputations ; Attendu que, par un véritable tour de force, il était même parvenu à ne reproduire que 47 % du jugement (et à remplacer 317 lignes par 7 lignes), ce qui est proche des performances du procureur ne retenant que 58 % de ce qu’il aurait dû retenir ;
– à la première ligne de la p. 5, l’article « le » dans la phrase « le spectre du révisionnisme [...] » ; – à la première ligne de la p. 156, le mot « procureur » dans la phrase commençant par « un autre procureur [...] » ;– à la première ligne de la p. 80, les mots « a pu écrire » dans la phrase commençant par « Alain Daniélou a pu écrire » ; – à la p. 174, dans la lettre d’Hubert Picard, président du Comité de pensée juive, les phrases suivantes :
et ainsi poursuivre M. P. Guillaume pour diffamation d’un magistrat dans l’exercice de sa fonction ; Attendu que cette poursuite serait abusive comme l’est la présente poursuite, toutes deux étant fondées sur des propos imaginaires ;
– II – La thèse générale (critique du Shoah-business et de ses prétentions totalitaires) n’a rien de diffamatoire
Attendu que le Shoah-business est une réalité aisément démontrable comme telle, qui ne représente qu’un aspect parmi d’autres des conséquences politico-financières de l’Holocauste ou Shoah ; Attendu que, pour bien saisir la signification du Shoah-business, il convient d’avoir une idée des « réparations financières » versées par la RFA soit à l’État d’Israël, soit aux soixante-dix communautés juives réparties à travers le monde et regroupées au sein du Congrès juif mondial, soit aux juifs ou à leurs ayants cause qui sont considérés comme victimes du IIIe Reich, et vu qu’il convient de rappeler au moins les faits suivants :
Attendu qu’à s’en tenir à l’« Accord de Luxembourg », le seul gouvernement de la R.F.A. aura versé d’ici l’an 2000 environ cent milliards de DM et qu’il versera encore des « réparations » au-delà de cette date ; Attendu que, selon la formule consacrée, « l’Allemagne paiera » et qu’encore au-delà de l’an 2000 le jeune Allemand devra expier et payer pour les fautes réelles ou supposées de ses aïeux ;
Attendu qu’il faut également savoir ceci : – que, d’après The Canadian Jewish News (11 décembre 1981, p. 4), le gouvernement de la RFA avait déjà versé des « réparations », à la date du 1er janvier 1981, à 4.344.378 personnes victimes du nazisme ; parmi ces personnes, 40 % se trouvaient en Israël, 20 % en RFA, 40 % dans le reste du monde ; – que les organisations juives réintroduisent des demandes d’indemnisations auprès de toutes les firmes qui, pendant la guerre, ont employé de la main-d’œuvre juive (voy. récemment les cas du groupe Flick et de Daimler-Benz) ; – que l’usage s’est établi pour tout pays de l’Est qui souhaite obtenir faveurs ou avantages économiques des États-Unis de satisfaire au préalable les exigences financières du Congrès juif mondial (voy. récemment le cas de la République démocratique allemande) ; – que le fait qu’un pays quelconque ait signé un accord censé mettre un terme au paiement de « réparations » n’exclut pas qu’au bout d’un certain temps cet accord ne soit remis en cause par les organisations juives ou israéliennes désireuses d’obtenir un complément financier (voy. récemment le cas de la Suisse obligée de réexaminer l’accord d’indemnisation de 1974 pour les dépôts sous comptes numérotés, le système de ces comptes ayant été institué avant la guerre au profit des juifs qui transféraient leurs capitaux d’Allemagne en Suisse) ; – que, de façon chronique, des scandales financiers révèlent l’ampleur des sommes versées de toutes les façons possibles aux victimes juives (voy. récemment le scandale Werner Nachmann et Alexander Ginsburg ; le contrôle des sommes par les agents du fisc allemand ayant été rendu pratiquement impossible par le fait que les documents comptables étaient entreposés dans une synagogue) ; – qu’on est en droit de considérer que la solidité du DM est garantie par l’intérêt que portent à la bonne santé de cette devise les bénéficiaires principaux des « réparations » (voy. la déclaration de David Horowitz, directeur de la Banque d’Israël, à l’occasion de l’une des nombreuses réévaluations du DM : « La majorité des devises d’Israël est composée de marks [...]. Après la réévaluation, ce montant sera augmenté de 8,50 % » – La Tribune des Nations, 31 octobre 1969) ; – qu’on est en droit d’établir ainsi le bilan, pour la RFA, des « réparations » : sur le plan économique, financier et politique, il est probable que la RFA y a, d’une certaine façon, trouvé son compte, mais, sur le plan moral, le résultat est le suivant : une partie de l’argent versé va à des organismes juifs, sionistes ou israéliens, dont la principale activité est d’entretenir le mythe de l’Holocauste, c’est-à-dire, en l’espèce, de la culpabilité de l’Allemagne, de la monstruosité, sans aucun précédent, de ses crimes, et, enfin, de la nécessité morale de poursuivre devant les tribunaux, encore aujourd’hui, au nom de lois rétroactives, des soldats, des officiers, des fonctionnaires allemands ; ainsi l’argent allemand sert-il à entretenir ou à réinjecter constamment le poison de la haine de l’Allemand et de l’esprit de vengeance ;
Attendu que M. Weber a raison de parler des avantages personnels trouvés par des politiciens ainsi que par des organisations puissantes et influentes ; Attendu que, même en France, ces avantages se traduisent quelquefois par de véritables privilèges moraux ou matériels dont il suffira de prendre deux exemples, à savoir :
Attendu que les faits allégués par M. Weber sont exacts et que toutes ses citations sont également exactes et ne dénaturent pas la pensée de leurs auteurs ; Attendu que la première citation provient de The Jewish Journal (New York) du 27 juin 1986, p. 23 ; que ce journal dit effectivement que le gouvernement israélien a fourni 850.000 dollars pour la production de Shoah ; qu’il précise que la décision est venue de M. Begin en personne parce que celui-ci voyait en ce film «un intérêt national juif » : propos rapporté par Eliahu Ben Elissar, membre de la Knesset et proche collaborateur de M. Begin ; que M. Ben Elissar avait d’ailleurs, par la suite, fait appel pour le financement du film à d’autres sources, non gouvernementales ; que l’article de The Jewish Journal ajoute que, dans certains cercles israéliens, on s’est étonné de ce que C. Lanzmann n’ait pas mentionné l’État d’Israël dans la longue liste des remerciements qui paraît au début de son film ;
et que ce propos révèle que, pour Me Jouanneau, l’antisémitisme peut éventuellement se trouver justifié, ce que P. Guillaume conteste ; Attendu que la troisième citation est tout aussi exacte et ne dénature pas la pensée du journaliste-éditeur américain [argentin, NDE] Jacobo Timerman, lequel dénonce le fait que des directeurs de publication, des historiens, des bureaucrates et des universitaires exploitent, chacun dans son domaine, le Shoah-business (il convient d’insister ici sur le fait que, pour lui, des historiens et universitaires s’adonnent à ce business) ;
– dans le Wall Street Journal du 12 juillet 1985, p. 20, Damon Darlin consacre un article au musée de l’Holocauste de Detroit ; il dit quele rabbin Rosenzweig avait autrefois le plus grand mal à rassembler des fonds pour ce musée mais, heureusement, alors même que les rangs des survivants s’éclaircissaient, est apparu le phénomène révisionniste, ce qui lui a permis de se procurer les sept millions de dollars nécessaires ; – en première page de The Jerusalem Post du 26 novembre 1987 paraissait un article sur une prise de position du grand rabbin de Grande-Bretagne, Sir Immanuel Jakobovits, dénonçant en particulier l’« industrie de l’Holocauste » :
Sir Immanuel ajoutait que des rabbins et des théologiens étaient parties prenantes dans ce « big business » ; – dans Tribune Juive du 3 décembre 1982, p. 18-19, sous le titre « Contre le mauvais usage de l’Holocauste », il était fait état de déclarations du rabbin Schulweis, de Los Angeles ; selon ce dernier :
[...] cela ne demande aucun courage de se joindre à ce « monde merveilleux » de gens riches et importants qui cautionnent les richissimes comités, conseils et centres holocaustiques qui parsèment le pays et d’ajouter que l’Holocauste est à la fois une affaire florissante et une sorte de nouvelle religion ; c’est vrai des États-Unis, mais c’est aussi vrai de bien d’autres pays ainsi que l’illustre à lui seul le congrès holocaustique d’Oxford et de Londres qui s’est tenu en juillet 1988 sous le titre de « Remembering for the Future » (« Se souvenir pour l’avenir ») ; ce congrès, rassemblant plus de deux cent cinquante auteurs de communications diverses, sous l’égide de Mme Maxwell, épouse du magnat Robert Maxwell (né Avram Ludvik Hoch), était préparé depuis huit ans au moins et a manifestement nécessité de considérables dépenses ; le professeur Faurisson a pu, sur place, constater un énorme déploiement de moyens dont un article de la revue Regards (périodique de la communauté laïque juive de Bruxelles) rend partiellement compte (n° 213, p. 26-27) sous la plume de Bernard Suchecky qui écrit :
Attendu la connexion qui s’est établie entre le Shoah-business, le Charity business et le Télévangélisme à grand spectacle comme dans le cas de Jimmy Swaggart, champion exacerbé de la Shoah et de l’État d’Israël ; Attendu que le magnat du Shoah-business ou, en tout cas, l’un de ses commis-voyageurs les plus actifs n’est autre qu’Edgar Bronfman, président du Congrès juif mondial : sa fortune personnelle est évaluée par la revue Fortune à 36 milliards de dollars ; il est l’«empereur de l’alcool » dans le monde ; Attendu que, pour s’en tenir à l’exemple de la France, le contribuable français, bon gré mal gré, contribue de différentes façons à la propagation de la pensée antirévisionniste : au sein du secrétariat d’État chargé des Anciens Combattants, tout un service, celui de la Direction de l’information historique, dépense efforts et argent pour essayer de contrecarrer l’avancée du révisionnisme ; attendu que récemment (voy. Le Monde, 30-31 octobre 1988, p. 8) le budget du secrétariat d’État, bien que réduit de 2,5 % – ce qui a provoqué un fort mécontentement des anciens combattants – prévoit pour ladite direction un supplément d’un million et demi de francs :
Attendu que M. Ovadia Soffer a, aux côtés de Mme Mitterrand, tenu à honorer de sa présence le colloque de la Sorbonne 1987 où les révisionnistes ont été traités (voy. ci-dessus) d’« excréments » et de « clowns » ; Attendu que la chambre à gaz et la Shoah font l’objet d’un véritable culte religieux et que M. Weber est on ne peut plus fondé à parler à ce propos d’une « religion » et qu’à ce point de vue on voudra bien prendre en considération les quelques éléments suivants :
[...] un secret, un mystère à comparer avec la Délivrance de la Loi sur le Mont Sinaï et qu’il définit la Shoah comme « le royaume de la Nuit, avec sa théologie propre » (The Jewish Chronicle [Londres], 30 juin 1978) ; – que Seymour Siegel, directeur du Conseil pour l’Holocauste des États-Unis, dit que le monument de l’Holocauste prévu à Washington sera édifié pour « sanctifier » les victimes du « martyre » juif (The Jewish Monthly, avril 1983, p. 13) ; – que Michel Sarazin écrit que chaque rencontre entre survivants est :
Hourban, Shoah, Holocauste. Est-il possible de donner un nom à l’indicible, à l’innommable ? [...] Le langage courant se dérobe et débouche sur la mystique [p. 8] ; En plus, il faut constater qu’après des années de tâtonnements, s’est élaborée une véritable liturgie de la Shoah [p. 9] ;
– qu’au colloque susmentionné d’Oxford et de Londres le nombre des communications délivrées par des religieux, ou sur des sujets religieux, a été considérable, ainsi qu’on peut s’en rendre compte à la seule lecture de la table des matières où les mots de « Dieu », de « théologie » et de « christologie » sont d’un emploi courant ; que dans l’article de Regards déjà mentionné et où se trouve résumé le colloque on rencontre les mots suivants : « théologie », « théologies », « théologiens », « théologies », « théologies », « théologiques », « théologies », « théologiens », « christianisme substitutionniste », le « substitutionnisme et le triomphalisme chrétiens, qui contribuèrent à tracer les voies ferrées menant aux centres d’extermination », « théologiens », etc. ; Attendu qu’il y avait donc indécence et impudence chez le pasteur Herbener à prétendre que les révisionnistes sont inspirés dans leurs travaux par la recherche d’avantages personnels et qu’il n’y a pas moins d’indécence et d’impudence chez un procureur français à venir accuser les révisionnistes de diffamation ;
Attendu qu’il importe de rappeler les faits suivants qui prouvent que les révisionnistes ne sont certes pas « inspirés par la recherche d’un avantage personnel » : – qu’en France Maurice Bardèche a effectivement accompli une peine de onze mois de prison pour avoir publié le chef-d’œuvre intitulé Nuremberg, terre promise (Les Sept Couleurs, 1948) ;
– que, toujours en France, le Dr Marc Aron, président du Comité de coordination des institutions et des organisations juives de Lyon, a pris la tête de manifestants juifs qui sont venus à l’université Lyon-II, jour après jour, pour empêcher le professeur Faurisson de dispenser ses cours, pour le poursuivre et le frapper, pour exiger qu’il soit définitivement chassé de son université ; – que, toujours en France, Henri Roques a été dépossédé de son grade de docteur et les trois professeurs constituant son jury de doctorat ont été sanctionnés de différentes manières, sans compter qu’ils ont été la cible d’une campagne de presse exacerbée ;
et que le mieux, pense J. D. Sarna, est un mélange de ces quatre éléments : « un peu de battage, un peu de silence, un peu d’instruction, un peu d’obstruction » ; Attendu que l’Américain Noam Chomsky, petit-fils d’un rabbin, intellectuel prestigieux, était intervenu en 1980 pour réclamer en faveur des révisionnistes le droit au doute et à la recherche ; que, depuis huit ans, il doit faire face à de constantes attaques, bien plus graves que toutes celles que lui avaient jusqu’ici values ses prises de position contre l’impérialisme américain ; que, quant au professeur Butz, il a chèrement payé l’excellence de son travail sur « Le Mythe du siècle » ;
Attendu que d’autres pays, en particulier les Pays-Bas, l’Autriche, l’Australie luttent à leur façon contre le révisionnisme ; Attendu que, pour en revenir à la France, le cas du professeur Faurisson est significatif ; que, dès que ce dernier est apparu comme un révisionniste, il a été la cible d’incessantes attaques physiques, de campagnes médiatiques forcenées, de condamnations judiciaires exorbitantes ; que depuis dix ans il n’a pu tenir aucune réunion publique et certaines des rares réunions privées qu’il a tenues ou essayé de tenir n’ont pu avoir lieu normalement, soit à cause de pressions sur les propriétaires des salles de réunion, soit par l’effet d’annulations abusives (à Bordeaux, sur intervention de M. Chaban-Delmas ; à Périgueux sur intervention de M. Guéna,...) alors que, pourtant, une décision de la cour de Paris avait stipulé en 1983 que, sur « le problème des chambres à gaz »,
Attendu que, pour bien mesurer combien le cas du professeur Faurisson est significatif, il faut avoir connaissance des faits suivants : – En novembre 1978, des milliers de manifestants étaient descendus dans les rues des grandes villes de France pour associer dans la même réprobation M. Darquier de Pellepoix et R. Faurisson qui « assassinait les morts ». Toutes les tentatives de ce dernier pour obtenir dans la presse lyonnaise un droit de réponse allaient se heurter au refus des tribunaux. A cette époque et pour quelques années encore, aussi bien à Paris qu’à Lyon, les tribunaux et cours estimaient que le simple fait de mettre des guillemets à l’ensemble « chambre à gaz » constituait une atteinte à des tiers ou une atteinte à l’ordre public ou même une atteinte à « l’ordre moral ». Invariablement, les directeurs de publications qui avaient violemment attaqué le professeur tout en déformant sa pensée étaient implicitement ou explicitement déclarés « de bonne foi » ;
– III – Les tribunaux français admettent la légitimité des recherches et des publications révisionnistes
Attendu qu’il y a lieu d’observer avec un soin particulier le sort du révisionnisme devant les tribunaux français à partir du tournant du 26 avril 1983 ; Attendu qu’il sera question ci-dessous d’abord de cet arrêt, puis des décisions judiciaires qui lui ont fait suite, et, enfin, du projet d’une éventuelle répression légale du révisionnisme, ou projet d’une « Lex Faurissonia » ;
Attendu que la première question à examiner est donc celle de l’arrêt du 26 avril 1983 et qu’on peut en dire ceci : – En 1979, neuf associations conduites par la LICRA de Jean Pierre-Bloch avaient porté plainte contre le professeur Faurisson pour dommage à autrui par « falsification de l’histoire ». Par un jugement en date du 8 juillet 1981 (M. Caratini, P. Drai, Mme Martzloff ; rédaction : P. Drai), le professeur était condamné pour dommage à autrui mais le tribunal récusait l’idée d’une « falsification de l’histoire ». P. Drai, rédacteur du jugement, écrivait :
[M. Faurisson a permis], avec une légèreté insigne mais avec conscience claire, de laisser prendre en chargepar autrui son discours dans une intention d’apologie des crimes de guerre ou d’incitation à la haine raciale ; – Ce jugement allait paraître sous une forme falsifiée d’abord dans Le Monde (voy. 18 juillet 1981, p. 10 et 23 juillet 1981, p. 10) comme s’il s’agissait d’une publication judiciaire forcée, ce qui n’était pas le cas, puis dans le Recueil Dalloz-Sirey sous une forme également falsifiée qui allait entraîner la condamnation des responsables dudit recueil (voy. ci-dessus) ; – R. Faurisson, pour les motifs exposés plus haut, n’avait pas pu assister à l’audience extrêmement houleuse de son propre cas et n’avait pas pu, en conséquence, s’expliquer sur la phrase de soixante mots, qu’il avait entre-temps prononcée en décembre 1980 ; aussi, dans ses conclusions en cause d’appel, décidait-il de s’en expliquer par écrit. On trouvera ci-dessous d’abord le texte de cette phrase, puis son exégèse en 1982 :
• une seule preuve de l’existence d’une seule chambre à gaz ; • un seul exemple d’une seule falsification de la part de R. Faurisson.
- aucune trace de légèreté, - aucune trace de négligence, - aucune trace d’ignorance délibérée, - aucune trace de mensonge ;
la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur le problème des chambres à gaz] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. – Si le professeur était néanmoins condamné, c’était en somme pour sa dangerosité ; il avait notamment agi avec malveillance en résumant ses thèses sous la forme de « slogans » et il n’avait jamais su trouver un mot pour marquer son respect pour la souffrance des déportés, en conséquence de quoi il était condamné à payer au moins soixante mille francs pour des publications forcées ;
TRAITER FAURISSON DE FAUSSAIRE, C’EST LE DIFFAMER MAIS « DE BONNE FOI » (arrêt du 16 janvier 1985) Attendu que, de façon non moins arrogante, Georges Wellers, dans Le Monde Juif (janvier-mars 1985, p. 25-29) publiait cet arrêt (11e chambre : MM. Dupuy, Schewin, Florio) sans un mot de présentation ni de commentaire comme s’il s’agissait d’une publication judiciaire forcée, payée par R. Faurisson ;
Attendu que la « bonne foi » des adversaires, en particulier celle de Jean Pierre-Bloch, était dès lors judiciairement inépuisable ; Attendu que, pendant des années, l’équation « Faurisson = Faussaire » allait proliférer dans une certaine presse, le professeur n’ayant plus aucun recours contre une calomnie qui avait maintenant force de loi ;
et que, soit dit en passant, cet outrage à magistrat ne suscitera aucune réaction d’aucun procureur ; Attendu qu’appel était interjeté de ce jugement sur la demande des adversaires de P. Guillaume ; que, le 27 juin 1988, la cour de Paris décidait une confirmation partielle du jugement et, pour le surplus, un sursis à statuer ; et que l’affaire devrait connaître son dénouement dans quelques mois, « le pénal tenant le civil en l’état » ;
Attendu qu’il convient de savoir au préalable quelle suite sera donnée au dépôt d’une plainte, en juillet 1987, par le procureur d’Auch (Gers) contre le même numéro 1 des AHR, le 16 novembre 1988, la chambre d’accusation de la cour d’appel d’Agen se voyant soumettre la procédure d’information suivie au parquet d’Auch contre MM. Guillaume, Mattogno et Faurisson du chef d’apologie de crimes de guerre et de propagation de fausses nouvelles ; Attendu que le juge d’instruction a introduit une requête en annulation d’acte de procédure vu le caractère indéterminé des motifs de cette inculpation, ce cas ressemblant donc au présent cas d’inculpation du concluant pour une présumée diffamation d’un groupe de personnes... indéterminé, par l’effet d’écrits mal déterminés par le procureur ou fallacieusement déterminés ;
Attendu que, pour chacune de ces deux catégories, il est possible d’établir un échantillonnage d’une demi-douzaine de personnalités, à savoir que : – se sont déclarés pour une loi à l’allemande visant les révisionnistes :
- Claude Malhuret, Libération, 16 septembre 1987, p. 4 ; - Charles Pasqua, 20 septembre 1987, rapporté dans Le Figaro du lendemain, p. 7 (le professeur Faurisson devrait être en prison) ; - Michel Hannoun, dans le Rapport Hannoun, p. 100-101 mais avec quelques réserves provisoirement ; - Pascal Arrighi ; - Georges Sarre et le groupe socialistes et apparentés, proposition de loi du 2 avril 1988 ; - Jean Pierre-Bloch, Le Droit de vivre, mai-juin 1988, p. 6 ;
– se sont déclarés contre une loi à l’allemande visant les révisionnistes : - Simone Veil et Joseph Rovan, L’Express, 25 septembre 1987, p. 23 et 26 ; - Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 25 septembre 1987, p. 39 ;- Philippe Boucher, Le Monde, 27 septembre 1987, p. 8 ; - Théo Klein, Le Monde, 30 septembre 1987, p. 2 ; - Yves Jouffa, Le Monde, 10 octobre 1987, p. 6, et dans « Lettre au ministre de l’Intérieur », Après-demain (organe de la Ligue des Droits de l’Homme), non paginé ;- Jacques Chirac, Le Monde, 10 novembre 1987, p. 11, et L’Arche, novembre 1987, p. 46 ; Attendu que le cas d’Albin Chalandon est particulier ; que, dans une déclaration rapportée par Le Figaro du 24 septembre 1987, p. 42, le Garde des Sceaux se déclarait hostile à la création d’une loi antirévisionniste alors à l’étude en arguant de son attachement personnel à la liberté d’expression ; Attendu que, quelques semaines plus tard, il se révélait que, lors de ladite déclaration, Albin Chalandon avait à l’esprit un autre moyen de répression contre le révisionnisme, puisque, dans la nuit du 9 au 10 octobre 1987, devant une Assemblée nationale largement dépeuplée, il glissait à l’intérieur d’une loi « contre la toxicomanie » deux amendements, non soumis à la commission des lois, permettant la saisie administrative des écrits révisionnistes ; ce faisant, le Garde des Sceaux dessaisissait les tribunaux du droit de juger ces écrits car, à son gré, ces tribunaux avaient :
L’on exploite ainsi sans vergogne la mauvaise conscience des Européens à qui l’on fait croire, selon la plus pure tradition colonialiste, que l’on doit expier indéfiniment les crimes d’Hitler aux dépens des Arabes ; qu’il est plus loin question d’
Attendu que la seconde affaire portait sur un texte de M. Laurent Wetzel mettant en cause M. Marcel Paul ; que le texte s’inscrivait dans la tradition du révisionnisme français inauguré par les écrits de Paul Rassinier, lequel, en son temps, avait dû soutenir une longue et rude bataille devant les tribunaux français avant d’être relaxé sur des poursuites intentées par la FNDIRP ; Attendu que, trente ans plus tard, M. L. Wetzel voyait confirmer par un tribunal le droit de réviser l’histoire même sur un point particulièrement sensible de l’historiographie des camps de concentration et même à l’occasion de la mise en cause d’une personne déterminée ;
Attendu que le tribunal concluait en ces termes : Attendu, en conclusion, que rentrer en voie de condamnation envers Wetzel équivaudrait à dire qu’il existe en France une thèse « officielle » de l’histoire ; que la France s’honore d’être un pays démocratique où la liberté d’expression, surtout lorsqu’elle repose sur une recherche historique, doit pouvoir jouer sans contrainte, [attendu que] la critique est indispensable à la liberté de pensée dans une démocratie véritable ;
Attendu, en conclusion, que les cinq fragments incriminés n’ont rien de diffamatoire ; Attendu qu’à traiter du sujet de l’Holocauste ou de la Shoah on en vient obligatoirement à parler des juifs ;
Attendu, cependant, que dans les cinq fragments les juifs ne sont aucunement diffamés : – dans le premier fragment, M. Weber dénonce chez les juifs américains une exploitation de l’Holocauste que certains juifs américains dénoncent eux- mêmes ; il critique les sionistes ; il loue certains juifs pour leur perspicacité ; s’il s’en prend à quelqu’un, c’est à un pasteur protestant, le révérend Herbener, qui l’avait attaqué ;
– dans les autres fragments (le troisième et le cinquième), on ne mentionne ni les juifs, ni les chrétiens, ni en particulier les protestants, ni les athées ; Attendu que, la thèse générale (critique du Shoah-business et de ses prétentions totalitaires) n’ayant rien de diffamatoire, on ne voit pas pourquoi un tribunal français sanctionnerait ce qui, en la circonstance, est autorisé aux États-Unis (voy. Christian News, 27 avril 1987, p. 1, 12-13) ;
Attendu que les tribunaux français admettent la légitimité des recherches et des publications révisionnistes ; Attendu, en effet, que pour citer la cour de Paris (arrêt du 26 avril 1983) « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur le problème des chambres à gaz] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public » et que, pour citer un jugement du tribunal de Paris (jugement du 16 décembre 1987), celui-ci estime que :
Attendu qu’il recherche le dialogue avec l’adversaire et vient encore de publier un article intitulé « Les Révisionnistes proposent un débat public » (AHR n° 4, p. 9-24) ; Attendu que, à l’inverse, le fait d’en appeler à l’autorité judiciaire pour condamner, par tel ou tel subterfuge, l’expression des idées révisionnistes trahit chez les défenseurs de la théorie de l’Holocauste à la fois trop de confiance en leur propre jugement et trop peu de confiance dans le jugement des autres : « nous voyons la vérité mais nous voyons aussi que les autres ne la voient pas ; par conséquent, nous demandons la censure » ;
Attendu qu’il ne faudrait pas inverser les rôles ; Attendu que P. Guillaume serait en droit d’attendre des excuses au moins de la part de ceux qui l’ont accusé de mentir ou d’être un nazi quand il concluait de ses multiples recherches que les chambres à gaz homicides du camp d’Auschwitz sont un mythe, ce qui vient d’être démontré par le rapport technique de l’ingénieur américain Fred Leuchter ; Attendu que plus le temps passe et plus se confirme l’exceptionnel rayonnement du révisionnisme français ;
Dire irrecevables et en tous cas non fondées les poursuites intentées à l’encontre de Pierre Guillaume ; Libérer M. Guillaume des liens de la prévention, et en tout cas, prononcer sa relaxe ;
Dire que les dépens resteront à la charge du Trésor. SOUS TOUTES RÉSERVES
14 novembre 1988 ____________________
Notes [1] Quadrant (Balmain, Australie), septembre 1979, p. 27[2] 15 février 1988, d’après Le Droit de Vivre, sept.-oct. 1988, p. 4.[3] New York Times Magazine, 8 mai 1988, p. 40. [4] Le Monde, 30 septembre 1987, p. 2.[5] É. Wiesel, « Appointment with Hate » [Rendez-vous avec la haine], in Legends of Our Time, New York, Avon Books, 1968, p. 177-178. [6] V. Jankélévitch, Le Je ne sais quoi et le Presque rien, Paris, Presses universitaires de France, 1986, p. 99.[7] Washington, Office of the Secretary of Defense, Days of Remembrance, avril 1988, p. 85. [8] Le Quotidien de Paris, 11 février 1986, p. 6. [9] Le Monde, 7 mars 1986, p. 8.[10] Quadrant, septembre 1979, p. 27. [11] Nation Review (Melbourne, Australie), 21 juin 1979, p. 639. [12] La Croix, 23 septembre 1987, p. 2. [13] L. Jick, « The Holocaust : Its Use and Abuse within the American Public », Jérusalem, Yad Vashem Studues, XIV (1981), p. 316.[14] Directory of Holocaust Institutions, Washington, Government Printing Office, février 1988.[15] Genocide, p. 79.[16] Ministère de l’Éducation Nationale (Belgique), Bulletin, n° 12, décembre 1982, p. 8.
l’arrêt du 26 avril 1983,
Shoah-business,