Source: https://fr.scribd.com/document/62397027/Cours-F6KGL-v0903
Timestamp: 2020-01-28 11:50:49+00:00
Document Index: 34605531

Matched Legal Cases: ['§ 0', '§ 12', 'arrêt ', "l'article 226", 'art.7', '§ 2', '§ 4', '§ 9', '§ 9', '§ 9', '§ 9', '§ 10', '§10', '§ 10', '§ 11', 'arrêt ']

Cours F6KGL v0903 | Modulation | Radioamateur
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Port de Plaisance Chemin de l’écluse F-93330 Neuilly sur Marne
PRÉPARATION aux CERTIFICATS D’OPÉRATEUR du SERVICE AMATEUR de CLASSE 2 et 3
Février 2009 Nouvelle Réglementation
Ce cours s’adresse essentiellement aux Radio-Clubs dispensant des cours de préparation à l’examen. Il couvre le programme des examens français des certificats d’opérateur du service amateur de classe 2 et 3. La partie Réglementation de l’examen ne nécessite aucune connaissance technique préalable. En revanche, pour la partie technique, les candidats se préparant seul devront avoir quelques connaissances en algèbre et en électricité.
Intro - 1) En France, les classes du certificat d’opérateur sont : Novice (classe 3), Radiotéléphoniste
(classe 2) et Radiotélégraphiste (classe 1). Seules les classes 1 et 2 sont des équivalents CEPT : les titulaires de ces certificats d’opérateur peuvent émettre sans formalité particulière dans la plupart des pays européens. Bien qu’il existe une classe CEPT Novice depuis 2005, le certificat de classe 3 n’a pas d’équivalent CEPT.
Puissances et modes autorisés
10 W sur la bande 144-146 MHz - Modes autorisés : CW (A1A, A2A), AM (A3E), FM (G3E, F3E), BLU (J3E)
(Novice) F0
Classe 2 (Téléphoniste) F4 ou F1
Réglementation + Technique ou Classe 3 + Technique
Toutes bandes et tous modes sauf en télégraphie auditive (A1A, A2A, F1A, F2A, J2A) sur les bandes inférieures à 29,7 MHz ; 120 W au dessus de 30 MHz ; 250 W de 28 à 30 MHz ; 500 W en dessous de 28 MHz
Classe 1 (Télégraphiste) F8 ou F5
Régl.+Technique+Morse ou Classe 3+Technique+Morse ou Classe 2 + Morse
Toutes bandes et tous modes avec :
120 W au dessus de 30 MHz ; 250 W de 28 à 30 MHz ; 500 W en dessous de 28 MHz
Intro - 2) Les différentes parties de l'examen sont indépendantes. Il faut nécessairement réussir l'épreuve de réglementation pour obtenir un certificat d’opérateur et donc un indicatif d’appel. En revanche, le bénéfice des parties réussies est conservé pendant un an. Ainsi, un candidat se présentant pour la classe 2 (Réglementation + Technique) qui ne réussit que la partie Technique n'a à repasser que la Réglementation, la partie Technique lui étant acquise pour un an. Par contre, le même candidat ayant réussi l'épreuve de Réglementation aura un certificat d’opérateur de classe 3 (Novice) tant qu'il n'aura pas réussi la partie Technique. Les différents cas de figures selon les modules acquis lors de l'examen sont :
Classe 3 : Réglementation = indicatif d’appel de type F0 :
Il faut nécessairement obtenir ce module, obligatoire pour toutes les classes de certificat d’opérateur. Une fois obtenu, cet examen n’a pas à être repassé quand l’opérateur change de classe. Classe 2 : Réglementation + Technique = indicatif d’appel de type F4 :
- Si la Technique est obtenue mais pas la Réglementation, le candidat repart sans certificat d’opérateur mais la Technique est conservée pendant un an. Le candidat peut repasser la Réglementation un mois après.
- Si la Réglementation seule est obtenue, un certificat d’opérateur de classe 3 est délivré.
- Si les épreuves de Technique et de CW sont réussies mais pas la Réglementation, le certificat d’opérateur n’est pas délivré mais les deux modules réussis (Technique et Morse) sont conservés pendant un an. Le candidat peut repasser la Réglementation un mois après.
- Si les épreuves de Réglementation et de CW sont réussies mais pas l’épreuve de Technique, un certificat d’opérateur de classe 3 est délivré et l’épreuve de CW est conservée pendant un an. Le candidat peut repasser la partie Technique un mois après l'examen.
- Si les épreuves de Réglementation et de Technique sont réussies mais pas la CW, un certificat d’opérateur de classe 2 est délivré. Le candidat peut repasser l’épreuve de CW un mois après l'examen. Toutes les épreuves des différents certificats d’opérateur (Réglementation, Technique et code Morse) se passent sur micro-ordinateur. Les épreuves de Réglementation et de Technique comporte 20 questions à choix multiples (une seule réponse possible pour chacune des questions) auxquelles il faut répondre dans le temps imparti. Le décompte des points est le même pour ces deux épreuves : 3 points pour une bonne réponse, -1 point pour une réponse fausse, aucun point pour aucune réponse. Pour chacune des deux épreuves, il faut obtenir au moins 30 points (soit une moyenne de 30/60).
Épreuve de Réglementation :
L’épreuve sur "La Réglementation des radiocommunications et les conditions de mise en oeuvre des installations du service amateur" dure 15 minutes et comporte 20 questions. ATTENTION : malgré son nom, l’épreuve de « Réglementation » nécessite quelques connaissances de base en matière de radioélectricité (notions sur brouillages et protections, antennes et lignes de transmission, gains et affaiblissements). Dans les examens, en moyenne, près du quart des questions porte sur cette partie du programme : ne la négligez pas.
L’épreuve de "Technique portant sur l'électricité et la radioélectricité" dure 30 minutes et comporte 20 questions. Épreuve de code Morse :
La vitesse de l'épreuve de lecture au son (ou télégraphie auditive, nommée CW par les radioamateurs) est de 12 mots/minute (soit 60 caractères/minute ou 720 mots/heure). L'examen porte sur les 26 lettres de l'alphabet (pas de caractères accentués), les 10 chiffres, les 7 signes de ponctuation suivants : =, +, /, ?, ,(virgule) ,. (point), '(apostrophe) ainsi que les signes VA (Fin de transmission), AS (Attente) et Erreur ( L'épreuve de télégraphie auditive comporte la lecture de 36 groupes de 5 lettres, chiffres ou signes suivis d'un texte en clair d'une durée de 3 minutes plus ou moins 5%, soit exactement la longueur de ce paragraphe. Les candidats devront avoir commis 4 fautes au maximum à chacune des deux parties. Certains certificats militaires peuvent être convertis afin de dispenser les titulaires de l’épreuve de télégraphie (annexe 2 de l’arrêté du 21/09/00). Les épreuves de réglementation et de technique restent obligatoires.
Intro - 3) L’examen
Jusqu’en octobre 2008, les épreuves de Réglementation et de Technique se passaient sur un Minitel. Ce système, mis en fonction en 1985, a été abandonné au profit de micro-ordinateurs fonctionnant dans un environnement « Web » avec un usage systématique de la souris. L’ANFR (Agence Nationale des Fréquences), qui organise les examens, propose une présentation du logiciel utilisé sur son site Internet (voir coordonnées en annexe). La base de données des questions, tant en réglementation qu’en technique, est réduite (une cinquantaine de questions pour chacune des épreuves) et peu représentative des difficultés. On ne peut donc pas qualifier cette présentation de logiciel d’entraînement.
Intro - 4) Stratégie pour passer le certificat d’opérateur de classe 2 et 3
Compte tenu du calcul des points lors de l'examen, il faut « assurer » un certain nombre de réponses.
- Si on ne répond qu’à 10 ou 11 questions, aucune faute n’est permise : (10 x 3) –1 = 29 < 30 ;
- Si on répond à 12 questions, une seule faute est possible : (11 x 3) –1 = 32
- Si on répond à 13 questions, deux fautes sont permises : (11 x 3) – 2 = 31
- Si on répond à 14 questions, trois fautes sont autorisées : (11 x 3) – 3 = 30
C’est l’objectif de 13 questions au minimum dont on est certain de la réponse qu’il faut viser. Passez les questions qui vous semblent difficiles et revenez dessus une fois l’ensemble du questionnaire parcouru. Un clic sur « Récapitulatif » vous affiche un tableau indiquant les questions auxquelles vous avez répondu.
Il ne faut pas répondre aux questions dont on n’est pas certain de la réponse.
Pour passer l’examen, il n’y a plus d’âge minimum depuis l’arrêté du 21/09/00. Les examens se passent dans des centres d’examens qui dépendent des SRR (Services Régionaux de Radiocommunication de l’ANFR). Il faut prendre un rendez-vous en téléphonant au centre d’examen que vous avez choisi. Les coordonnées des centres d’examen sont dans les annexes du cours. Pour confirmer le rendez-vous, le SRR vous envoie un dossier qu’il faut lui retourner accompagné d’un chèque (en 2008, taxe d’examen = 30 €, tarif inchangé depuis 1991 et quel que soit le nombre d’épreuves à passer). Le chèque doit avoir été encaissé pour pouvoir passer l’épreuve. Le jour de l’examen, pensez à amener vos papiers d’identité ainsi que votre calculette (non programmable) et un crayon. Le papier brouillon est fourni par le centre d’examen. Si le candidat a un taux d’invalidité (IPP) supérieur ou égal à 70%, les épreuves sont adaptées à son handicap et le temps de l’examen est triplé (45 minutes en réglementation, 1h30 en technique). Dans ce cas, l’épreuve peut se dérouler au domicile du candidat (se renseigner auprès du centre d’examen pour les modalités pratiques). L’examen du certificat d’opérateur débute par l’épreuve de réglementation puis continue par celle de la technique. Les résultats de ces deux épreuves ne sont connus qu’à la fin de l’examen : ne vous laissez pas dérouter par cette particularité et restez concentré. Avant de commencer l’examen, prenez quelques secondes pour noter sur la feuille de brouillon qui vous a été fournie les principales formules (triangles de la loi d’ohm, rapports de transformation, etc.) et les tables de conversion (dB, multiples et sous multiples) : elles seront ainsi toujours sous vos yeux. En cas de problème lors de l’examen (problème matériel ou question litigieuse), prévenez aussitôt le surveillant qui, seul, peut arrêter le décompte de temps et éventuellement permet de recommencer l’épreuve. Aucune contestation ne sera recevable après la fin du décompte de temps ou après l’épreuve. En cas de question litigieuse, notez la référence de la question (en haut à gauche de l’écran). Toutefois, le surveillant vous laisse rarement sortir de la salle d’examen avec vos notes et brouillons. Le personnel présent sur le lieu de l’examen est en général disponible et compréhensif.
L’épreuve de télégraphie est indépendante et dure environ 10 minutes. Avant l’épreuve, un texte d'essai en clair de 2 à 3 minutes permet de se familiariser avec la tonalité et l'ensemble du matériel. Puis commence l'épreuve de télégraphie auditive avec ses deux parties de 3 minutes chacune. A la fin des épreuves, le candidat est informé immédiatement du résultat. En cas de réussite, l’Arcep envoie rapidement (souvent la semaine suivante) au domicile du candidat le certificat d’opérateur et un dossier de demande d’indicatif à retourner au CGR (la référence du dossier comporte les 3 lettres de votre futur indicatif). Le dossier doit être accompagné du règlement de la taxe annuelle (46 € en 2008, tarif inchangé depuis 1991). L’indicatif d’appel, seul document permettant d’émettre, est envoyé au bout d’environ un mois après la réception du dossier par le CGR. Si vous avez déjà un indicatif d’appel et que l’examen vous a permis de changer de classe d’opérateur, aucune formalité n’est à remplir : vous recevrez rapidement du CGR votre nouvel indicatif d’appel. En cas d'échec à l'une des épreuves, le candidat doit attendre un mois avant de repasser l'examen mais il peut se réinscrire tout de suite (ce que nous conseillons de faire compte tenu du délai d’attente).
Intro - 6) Présentation du cours :
Ce cours se présente en deux parties réparties en sections, chapitres et paragraphes. La première partie concerne la réglementation et est scindée en deux sections :
- la réglementation proprement dite (ensemble des textes français et internationaux) est subdivisée en 4 chapitres référencés R-1 à R-4
- les connaissances de base de technique sont regroupées dans le chapitre R-5. Les références de ce chapitre, notées entre parenthèses, sont celles des chapitres consacrés à la technique, objet de la deuxième partie.
Les mots-clés sont en gras souligné. Ces mots-clés permettent de repérer les notions importantes. Les paragraphes ou les parties de texte en italique ne sont pas au programme de l’examen. Toutefois, des questions d’examen portant sur ces sujets ont été recensées. La seconde partie traite de la technique. Cette seconde partie est divisée en trois sections et treize chapitres numérotés de 0 à 12. Les connaissances à avoir pour passer l’examen se repèrent aux polices de caractères utilisées. Le texte définissant le programme de l’examen est parfois très vague et sujet à controverse. Quelques formules sont citées mais pas toutes : lors de l’examen, des questions peuvent être posées sur des formules non citées explicitement dans le texte. Ainsi, dans le cours, des polices de caractères différentes sont utilisées :
- les formules à connaître sont en gras. Les formules qui ne sont pas en gras ne sont pas à connaître mais permettent saisir mieux que par des phrases certaines notions et grandeurs.
- des exemples d’application sont signalés en retrait et présentés dans une police de caractères différente.
- les mots-clés sont en gras souligné. Ces mots-clés permettent de repérer les notions à connaître pour l’examen.
- les paragraphes ou les parties de texte en italique ne sont pas à apprendre pour l’examen : ce sont des connaissances supplémentaires qui, à notre opinion, sont hors programme. Les mots-clés de ces parties sont en italique souligné, les formules en italique gras et les exemples d’application en Arial italique.
De plus, en annexe à la fin du cours, les formules à connaître pour la partie technique sont reprises : il faut connaître et savoir utiliser non seulement ces formules mais aussi leurs variantes. Ainsi, les formules U = R x I et
= U x I doivent être maîtrisées ainsi que leurs variantes comme I = U / R, I = P / U ou P = U² / R.
la suite du cours, un recueil de 500 exercices permet de mettre en application les différents sujets abordés dans
cours dans l'esprit des questions posées le jour de l'examen. Les sujets abordés sont séparés entre la technique
et la réglementation (sauf dans les séries Progression), ce qui permet aux candidats se présentant au certificat d’opérateur Novice de se préparer. Le recueil d’exercices est composé de trois sections :
- Chapitre par chapitre (21 séries numérotées 1 à 21) ;
- Progression (11 séries numérotées 22 à 32) ;
- Réglementation (9 séries numérotées 33 à 41) et Technique (9 séries numérotées de 42 à 50) ; A la fin de ce recueil, des calculs en notation ingénieur sont présentés (1 feuille hors série).
En complément de ce fascicule, la page Formation du site du radio-club (http://f6kgl.f5kff.free.fr/page04.html) met à votre disposition des outils complémentaires. Entre autres, vous trouverez :
- un fichier nommé « Reglementation.pdf » contient les extraits des textes réglementaires français et internationaux en vigueur. Ce document permet de revenir à la source de l’information. Dans le cadre d’un radio-club, une seule édition de ce document pour l’ensemble du groupe est suffisante car l’essentiel de ces textes (ce qui est au programme de l’examen) est repris dans ce cours ;
- une feuille de calcul Excel nommée « formules.xls » s’adresse plus particulièrement aux candidats travaillant seul la partie Technique. Le premier onglet permet de vérifier les calculs effectués à partir d’une calculette. Le deuxième onglet convertit en puissance de 10 des valeurs exprimées en multiple ou sous multiple et inversement ;
- un lien vers le site http://fr.groups.yahoo.com/group/examen_f0_f4/messages qui met à disposition des comptes rendus d’épreuves communiqués par des candidats ayant passé l’examen. Une synthèse des questions d’examen F4 issues de cette liste de diffusion est disponible sur cette page au format PDF ; - un lien vers le site http://www.f5axg.org pour télécharger le logiciel d’entrainement Exam’1
Intro - 7) Conseils aux formateurs et aux candidats :
Les formateurs doivent, dans la mesure du possible, préparer leur intervention. Dans le cadre du radio-club F5KFF-F6KGL, l’ensemble de ce cours est dispensé en une année au rythme d’un soir par semaine pendant 1 heure ½ : c’est déjà un rythme assez soutenu pour des candidats n’ayant aucune connaissance. Commencez par la Réglementation : les candidats seront prêts pour l’examen de classe 3 au bout de trois mois. En débutant en septembre, l’objectif d’un indicatif F0 pour Noël est raisonnable. La partie Technique du cours est moins « linéaire » que la partie Réglementation : si la première section du cours de technique est longue et, pour certains, décourageante, la seconde section est beaucoup plus simple car il y a peu de formules à apprendre. Quant à la dernière section, elle est, de loin, la plus intéressante et c’est celle qui amène le plus de questions : les formateurs devront souvent recentrer les débats. Pendant le cours, faites des exercices et expliquez les réponses au tableau. Au besoin, revenez sur un chapitre ou une partie du cours. Enfin n’insistez pas sur les paragraphes en italique : ils sont là pour les candidats et les formateurs qui veulent aller plus loin et peu de questions, voire aucune, portent sur ces points. En ce qui concerne les calculettes, optez pour des modèles de type collège et, si possible, non programmable car le jour de l’examen, même si la mémoire de la calculette est « vide », le responsable du centre d’examen pourrait vous interdire de vous en servir et, dans ce cas, vous fournira une autre calculette que vous ne connaissez pas. Choisissez une calculette qui accepte l’affichage en mode Ingénieur et la saisie en écriture naturelle. Mais combiner ce choix avec l’absence de mémoire programmable rend la recherche du matériel assez difficile… A titre d’information, la TI 30 X II B (Texas Instr.) et la FX-92 (Casio) répondent à ces critères. D’autres marques moins connues proposent des calculettes convenant parfaitement à notre usage et pour des prix souvent inférieurs. Chacun peut avoir une calculette différente mais chacun doit connaître parfaitement toutes les touches de fonction et la manière d’utiliser son matériel. Pour le fonctionnement des calculettes, se reporter au § 0.3. Pour l’épreuve de réglementation, la calculette n’est théoriquement pas nécessaire mais elle sera bien utile pour les quelques calculs demandés qui devraient, en toute logique, pouvoir s’effectuer « de tête ».
Intro – 8) Plan du cours :
Section A : Réglementation
R-1) Classes d'émission et conditions techniques R-1.1) environnement réglementaire R-1.2) classes d'émission R-1.3) conditions techniques d'émission
R-2) Fréquences et les puissances autorisées R-2.1) fréquences attribuées R-2.2) puissances et classes d’émission autorisées
Deuxième Partie - TECHNIQUE
0) Rappel de mathématique et d'algèbre 0.1) transformation d'équations 0.2) puissances de 10, multiples et sous-multiples 0.3) utilisation d’une calculette
Section A : Bases d’électricité et composants passifs
1) Lois d'Ohm et de Joule 1.1) bases de l'électricité 1.2) lois d'Ohm et de Joule 1.3) autres unités 1.4) résistivité 1.5) code des couleurs 1.6) loi des nœuds et des mailles 1.7) groupements série et parallèle (ou dérivation) 1.8) autres exemples d’application avec des résistances
2) Courants alternatifs, bobines et condensateurs 2.1) courants alternatifs 2.2) valeur maximum, efficace, moyenne, crête à crête 2.3) bobines et condensateurs 2.4) charge, décharge et constante de temps pour les condensateurs 2.5) calcul de l'impédance des bobines et condensateurs non parfaits
3) Transformateurs, piles et galvanomètres 3.1) transformateur 3.2) transformateur non parfait 3.3) piles et accumulateurs 3.4) galvanomètre, voltmètre et ampèremètre 3.5) qualité des voltmètres 3.6) ohmmètre et wattmètre 3.7) microphone, haut-parleur et relais électromécanique
4) Décibel, circuits R-C et L-C, loi de Thomson 4.1) décibel (dB) 4.2) circuits R-C 4.3) circuits L-C 4.4) circuits bouchon et série RLC 4.5) filtre en pi 4.6) autres calculs à partir des formules de ce chapitre
Section B : Les composants actifs et leurs montages
5) Les diodes et leurs montages 5.1) diodes 5.2) courbes et caractéristiques de fonctionnement des diodes 5.3) montages des diodes 5.4) alimentation
6) Les transistors 6.1) transistors 6.2) gain des transistors 6.3) montages des transistors 6.4) transistors FET 6.5) diodes thermoïoniques 6.6) autres tubes thermoïoniques
7) Amplificateurs, oscillateurs et mélangeurs 7.1) classes d'amplification 7.2) résistance de charge 7.3) liaisons entre les étages 7.4) amplificateurs radiofréquences (R.F.) 7.5) oscillateurs 7.6) multiplicateurs de fréquence 7.7) mélangeurs
8) Amplificateurs opérationnels et circuits logiques 8.1) caractéristiques des amplificateurs opérationnels 8.2) montage fondamental des amplificateurs opérationnels 8.3) autres montages des amplificateurs opérationnels 8.4) circuits logiques 8.5) système binaire
Section C : Radioélectricité
9) Propagation et antennes 9.1) relation longueur d'onde/fréquence 9.2) propagation 9.3) propagation en ondes réfléchies 9.4) antenne doublet demi-onde alimenté au centre (dipôle) 9.5) antenne quart d'onde (ground plane) 9.6) antenne Yagi 9.7) gain d'une antenne 9.8) puissance apparente rayonnée 9.9) angle d'ouverture 9.10) compléments sur les antennes
10) Lignes de transmission et adaptations 10.1) lignes de transmissions (feeders) 10.2) impédance et coefficient de vélocité 10.3) adaptation, désadaptation et ondes stationnaires 10.4) lignes d'adaptation et symétriseurs
11) Les synoptiques 11.1) récepteur sans conversion de fréquence (amplification directe) 11.2) récepteur avec fréquence intermédiaire (FI) 11.3) fréquence image 11.4) sensibilité d'un récepteur 11.5) émetteur 11.6) compatibilité électromagnétique (CEM) 11.7) intermodulation, transmodulation et bruit
12) Les différents types de modulations 12.1) schématisation des différents types de modulations 12.2) modulateurs et démodulateurs 12.3) modulation d'amplitude (AM) 12.4) modulation de fréquence (FM) 12.5) manipulation par coupure de porteuse (CW) 12.6) bande latérale unique (BLU)
Troisième Partie – ANNEXES et EXERCICES principales formules à connaître pour passer l’examen feuille d’évaluation bibliographie, adresses et coordonnées recueil d’exercices (50 séries de 10 exercices)
Présentation du recueil d’exercices
Liste des thèmes par séries et des questions par références
Programme de l’examen de classe 2 et de classe 3
- Chapitre par chapitre (21 séries numérotées 1 à 21)
- Progression (11 séries numérotées 22 à 32)
- Réglementation (9 séries numérotées 33 à 41) et Technique (9 séries numérotées 42 à 50)
- Hors série : calculs en notation ingénieur
1) CLASSES D'ÉMISSION et CONDITIONS TECHNIQUES
R-1.1) Environnement réglementaire : trois niveaux réglementaires se superposent et se complètent.
L’Union Internationale des Télécommunications (UIT), dont le siège est à Genève, est chargée des télécommunications par les Nations Unies (ONU). Au sein de l’UIT, la normalisation des télécommunications est traitée par l’UIT-T, leur développement par l’UIT-D et les radiocommunications par l’UIT-R. L'UIT-R édite le Règlement des Radiocommunications (RR, Radio Regulations en anglais), traité international ratifié par la France, qui constitue la base des réglementations nationales et européennes. L’édition 2004 du RR comprend 58 articles (S1 à S59) subdivisés en dispositions, 24 appendices (A1 à A40), les recommandations qui orientent les travaux des commissions et les résolutions prises en assemblée plénière. L’article S1 définit la terminologie utilisée. En particulier, la disposition S1-56 définit le service amateur ainsi : « Service de radiocommunication ayant pour objet l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques, effectué par des amateurs, c'est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire ». La disposition S1-57 définit le service d'amateur par satellite ainsi : « Service de radiocommunication faisant usage de stations spatiales situées sur des satellites de la Terre pour les mêmes fins que le service d'amateur ». L’article S25 définit les conditions d'exploitation des stations du service amateur. Les dispositions de cet article précisent notamment : l'indicatif d’appel est attribué par l'administration de chaque pays après vérification des aptitudes des opérateurs ; les communications se font en langage clair ; il est interdit de transmettre des communications pour les tiers sauf en cas d’urgence. La Résolution 644, adoptée en 1997, traite des « moyens de télécommunications pour l’atténuation des effets de catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophes ». Cette résolution fait référence à la Résolution 36 sur les télécommunications au service de l’aide humanitaire (Kyoto 1994) et a servi de base à la Convention de Tampere (ICET-98) sur la mise à disposition de ressources de télécommunication (coopération entre les états). Dans la résolution 644, l’UIT engage ses membres à étudier « les aspects des radiocommunications appropriées aux opérations d’atténuation des effets des catastrophes, tels que des moyens de communications décentralisés appropriés et généralement disponibles, y compris les équipements de radioamateur ». La Recommandation UIT-RM.1042-1 (Communications en cas de catastrophe) rappelle ce que l’UIT attend des radioamateurs (mise en œuvre de réseaux souples et fiables). La Résolution 646, adoptée en 2003, recommande pour ces réseaux l’utilisation de fréquences UHF et une harmonisation par région. La disposition S25-9A du RR résume, sans les citer, l’esprit de ces textes : « les administrations sont invitées à prendre les mesures nécessaires pour autoriser les stations d'amateur à se préparer en vue de répondre aux besoins de communication pour les opérations de secours en cas de catastrophes ». Tous les 3 ou 4 ans, l’UIT-R organise une Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR ou WRC en anglais) pour mettre à jour le RR et, en particulier, le plan de fréquences (article S5 du RR). L’article S4 (attribution et utilisation des fréquences) détermine les règles d’affectation des fréquences. Lors des WRC, chaque utilisateur du spectre radioélectrique et chaque administration envoie ses représentants pour négocier. Au sein de l'UIT-R et lors des conférences, les radioamateurs sont représentés par l'IARU qui défend une position commune définie au préalable par les associations nationales de radioamateurs (le REF pour la France). La première conférence eut lieu à Washington en 1927. Puis Madrid (1932) et Le Caire (1938) accueillirent une conférence. La conférence d’Atlantic City (1947) décida du transfert du siège de l’UIT de Berne à Genève et remania profondément le RR et le plan d’attribution des fréquences. La WRC-97 (édition 1998 du RR) a renuméroté les articles et dispositions du RR. La WRC-03 a décidé de ne plus exiger la connaissance du code Morse pour émettre sur les fréquences inférieures à 30 MHz. La dernière WRC a eu lieu en octobre 2007 à Genève et la prochaine WRC est programmée en 2010 (lieu à définir).
La Conférence Européenne des administrations des Postes et Télécommunications (CEPT), créée en 1959, rassemble les autorités réglementaires des pays de l'Union Européenne et au-delà. L’Office Européen des Radiocommunications (ERO, basé à Copenhague) est l’organe permanent de la CEPT qui assure la logistique des réunions. Le Comité des Communications Électroniques (ECC) regroupe depuis 2001 les comités ERC (Comité Européen Radiocommunications) et ECTRA (Comité Européen des Affaires de Normalisation des Télécommunications) et adopte les recommandations et les décisions préparées par les groupes de travail. Une recommandation n’est qu’une incitation pour les États membres à adopter un comportement particulier alors qu’une décision est applicable sans transposition dans le droit national. Les radioamateurs, représentés par l’IARU, participent avec un statut d’observateur aux groupes de travail traitant des radiocommunications.
La recommandation T/R 61-01, signée en 1985, établit la libre circulation des radioamateurs sans formalité administrative dans les pays membres de la CEPT. La recommandation T/R 61-02 date de 1990 et fixe une harmonisation des réglementations nationales en matière de certificats d’opérateur du service amateur. Ce texte préconise notamment un programme détaillé de réglementation et de technique (HAREC). Ces recommandations ont déjà été révisées plusieurs fois : les dernières révisions (Vilnius pour T/R 61-02 et Nicosie pour T/R 61-01) sont liées à la suppression de l’examen de CW et reconnaissent un seul niveau de certificat d’opérateur au lieu de deux précédemment (CEPT A et CEPT B). Le rapport ERC 32 (signé à Helsinki en septembre 2005) traite du programme du certificat d’opérateur CEPT Novice. La recommandation ECC (05) 06 (signée en octobre 2005) établit la libre circulation des radioamateurs novices dans les pays membres de la CEPT. A ce jour, peu de pays européens ont mis en application ces textes et la France ne les applique pas : le certificat d’opérateur de classe 3 n’est pas un certificat CEPT Novice.
Notre activité est régie par le Code des Postes et Communications Électroniques (CP&CE), nouvelle dénomination du Code des Postes et Télécommunications depuis la Loi sur les Communications Électroniques (LCE) de 2004. Ce code, très ancien, a été plusieurs fois remanié ces dernières années. L’article L33-3 du CP&CE définit 3 catégories de réseaux indépendants par opposition aux réseaux ouverts au public définis au L33-1. Les installations de radioamateurs relèvent de la 1 ère catégorie définie ainsi :
« installations radioélectriques n'utilisant pas des fréquences spécifiquement assignées à leur utilisateur ». Parmi les 5 catégories d’installations utilisant des fréquences radioélectriques définies à l’article D406-7 du CP&CE, la 3 ème catégorie correspond exclusivement aux installations de radioamateurs. L'article L41-1 du CP&CE indique que « l'utilisation de fréquences radioélectriques en vue d'assurer soit l'émission, soit à la fois l'émission et la réception de signaux est soumise à autorisation administrative » et que « l’utilisation (…) de fréquences radioélectriques (…) constitue un mode d’occupation privatif du domaine public de l’État ». L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP, anciennement ART jusqu’en mai 2005) est un organe indépendant (art L130 du CP&CE) composé de 7 membres non révocables et nommés pour 6 ans en raison de leur qualification. L’Arcep est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et des postes et participe à leur mise en oeuvre. En vertu de l’article L41 du CP&CE, le Premier Ministre arrête le partage du spectre radioélectrique dans le Tableau National de Répartition des Bandes de Fréquences (TNRBF) qui définit les fréquences dont l’assignation est confiée au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, chargé de la gestion des chaines de TV et
des radio FM), aux services de l’État (Défense, aviation civile,
d’amateur). L’Arcep assigne aux utilisateurs les fréquences nécessaires à l’exercice de leur activité et veille à leur
bonne utilisation (art L36-7 du CP&CE). De plus, l’Arcep fixe les conditions techniques d’utilisation des fréquences dont l’assignation lui a été confiée (art L42 du CP&CE). Ces deux missions sont les fondements de la décision ARCEP 08-0841, un des deux textes principaux régissant notre activité. Avant 2008, la décision 97- 452 définissait les fréquences, les classes d’émission et les puissances autorisées tandis que la décision 00-1364 précisait les conditions d’utilisation des installations de radioamateurs. En vertu de l’article L42-4 du CP&CE, le ministre chargé des communications électroniques (actuellement, le secrétaire d’état chargé de l’industrie et de la consommation qui dépend du ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi) fixe les conditions d’obtention du certificat d’opérateur et les modalités d’attribution des indicatifs utilisées par les stations radioélectriques. En fait, c’est le Premier Ministre qui a signé l’arrêté du 21/09/00 fixant les conditions d’obtention des certificats d’opérateur du service amateur. Ce second texte fondamental a été modifié par un arrêté daté du 30/01/09 qui précise les conditions d’attribution et de retraits des indicatifs. Ces conditions étaient définies auparavant par l’Arecp dans sa décision 00-1364. Au sein du ministère délégué à l'industrie, la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS, à prononcer DG6), créée début 2009, a repris les missions précédemment confiées à la DGE (et auparavant, jusqu’en 2005, à la DiGITIP) et, en particulier, la mission de conseil auprès du ministre pour toutes les questions touchant aux communications électroniques. L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) est un établissement public à caractère administratif créé en 1997, en même temps que l’ART (devenue ARCEP), et est issu du regroupement des entités DGPT, CCT et SNR, rattachées auparavant à différents ministères. L’ANFR « a pour mission d’assurer la planification, la gestion et le contrôle d’utilisation (…) des fréquences radioélectriques » (art L43 du CP&CE). « L’ANFR organise les examens (…) et gère les indicatifs » (art R20-44-11 14° du CP&CE). Ces deux missions sont assumées respectivement par les Services Régionaux des Radiocommunications (SRR) et le Centre de Gestion des Radiocommunications (CGR), services qui dépendent de l’ANFR. La loi 86-1067 relative à la liberté de communication précise, dans son article 22, que le CSA « prend les mesures nécessaires pour assurer une bonne réception des signaux [de radiodiffusion] ». A la demande de tiers ou de l’autorité affectataire (dans ce cas, le CSA), l’ANFR a pour mission d’instruire les dossiers des cas de brouillages (art R20-44-10 10° du CP&CE).
) ou à l’Arcep (autres utilisateurs dont le service
R-1.2) Les classes d'émission sont définies à l’appendice A1 du RR par trois caractères : le 1 er caractère est une lettre indiquant le type de modulation ; le 2 ème caractère est un chiffre indiquant la nature du signal modulant ; enfin, le 3 ème caractère est une lettre indiquant le type d’information transmis. Des informations concernant la bande passante nécessaire (préfixe à 4 caractères) et des compléments sur le type d’information transmis (suffixe à 2 lettres) sont prévus mais ne sont ni utilisés par les radioamateurs ni à connaître pour l’examen.
Première lettre Type de modulation de la porteuse
Chiffre Nature du signal modulant
Deuxième lettre Type d’information transmis
Amplitude (double bande latérale)
Une seule voie sans sous por- teuse modulante (tout ou rien)
A Télégraphie auditive
Amplitude (bande latérale résiduelle)
B Télégraphie automatique
Une seule voie avec sous porteuse modulante
C Fac-similé (image fixe)
D Transmission de données
Amplitude-BLU porteuse supprimée
E Téléphonie
Amplitude-BLU porteuse réduite
Numérique (plusieurs voies)
F Télévision (vidéo)
définition d’une classe d'émission ne se dit pas dans l’ordre des caractères qui la composent. La classe
d’émission est définie en indiquant d’abord le type d’information (deuxième lettre, 3 ème caractère), puis la modulation (première lettre, 1 er caractère) et enfin la nature du signal modulant (chiffre, 2 nd caractère) si celui-ci n’est pas « analogique » : la téléphonie ne peut être qu’analogique. Par contre, la télégraphie auditive peut ou non utiliser une sous-porteuse modulante contenant l’information.
La modulation de fréquence et la modulation de phase sont si proches que, souvent, il est difficile de faire la différence. Lorsque la nature du signal modulant est codée 1 ou 2, il s’agit d’« une seule voie contenant de l’information numérique ou quantifiée avec (ou sans) emploi de sous porteuse modulante ». En CW, l’information est quantifiée car la longueur des traits est trois fois plus grande que la longueur des points. Dans les modes digitaux, l’information est numérique et l’utilisation d’une sous-porteuse modulante (code 2) permet de distinguer les 0 et les 1 transmis à la suite les uns des autres. L’emploi du code 7 signifie que les données numériques sont transmises « en parallèle » sur deux voies ou plus. Enfin, une distinction est faite entre les images fixes (fac-similé, C) et la vidéo (télévision, F).
Exemples de définition de classe d'émission :
A1A = Télégraphie auditive ; modulation d'amplitude par tout ou rien sans emploi de sous porteuse modulante (= CW manipulée avec une « pioche ») A1B = Télégraphie automatique ; modulation d'amplitude par tout ou rien sans emploi de sous porteuse modulante (= CW générée par une machine comme, par exemple, un micro-ordinateur) F2A = Télégraphie auditive ; modulation de fréquence ; une seule voie avec sous porteuse modulante (= CW en FM : classe d’émission utilisée pour un récepteur FM car la sous porteuse restitue la tonalité CW) A3E = Téléphonie ; modulation d'amplitude double bande latérale (= AM) F3E = Téléphonie ; modulation de fréquence (= FM) J3E = Téléphonie ; modulation d'amplitude BLU, porteuse supprimée (= BLU, sans différenciation BLI / BLS) J2B = Télégraphie automatique ; modulation d’amplitude BLU ; une seule voie avec sous porteuse modulante (par exemple : PSK31 qui n’est pas une classe d’émission mais un mode opératoire utilisant la classe J2B)
Fac-similé ; modulation d'amplitude BLU, porteuse supprimée (par exemple : SSTV en BLU car, malgré
J3C =
son nom, la SSTV transmet des images fixes et non pas des images vidéo au sens du code F)
Conformément à l’annexe 2 de la décision ARCEP 08-0841, les opérateurs de classe 1 et 2 peuvent émettre dans les 36 classes d'émission récapitulées dans le tableau ci-dessous. Les opérateurs de classe 3 n’ont droit qu’aux 6 classes d'émission éditées en gras souligné. Les modes digitaux sont donc interdits aux Novices. La télégraphie auditive (terminant par A) est autorisée pour tous dans les bandes attribuées sauf aux opérateurs de classe 2 sur les fréquences inférieures à 30 MHz (renvoi 5 de l’annexe 2 à la décision ARCEP 08-0841).
B : Télégraphie automatique
A : Télégra- phie auditive
C : Fac- similé
E : Télé- phonie
F : Télé- vision
A3F - C3F F3F - G3F
Fréquence/Phase
F1D-G1D
F2D-G2D
F3C - G3C J3C - R3C
F3E - G3E J3E - R3E
Amplitude–BLU
(2 voies
Nature du signal modulant
ou +)
une seule voie contenant de l’information quantifiée ou numérique avec/sans sous porteuse modulante
La classe d’émission G1F est autorisée uniquement dans les bandes de fréquences supéreures à 430 MHz
D’autres types de modulation existent (bande latérale unique avec porteuse entière, trains d’impulsions, amplitude en quadrature, …) et des combinaisons autres que celles ci-dessus peuvent être envisagées. L’Arcep peut autoriser ces autres classes d'émission en tant qu’émissions expérimentales et temporaires sous réserve de présenter une demande d’autorisation personnelle. Les informations sur les logiciels et protocoles utilisés doivent être transmises à la demande de l’ANFR (renvoi 3 de l’annexe 2 et annexe 4-1 à la décision ARCEP 08-0841).
Dans la partie réglementation de l’examen, aucune notion de ce qu’est une modulation n’est demandée, ni la connaissance technique des classes d’émission en général. Toutefois, quelques questions portent sur la représentation des modulations. Les modulations peuvent se représenter en fonction du temps (oscillogramme) en observant les variations du courant à l’aide d’un oscilloscope ou en fonction de la fréquence (spectrogramme), ce qui permet de visualiser la bande passante occupée par la modulation. Ces questions, à notre opinion hors programme, sont détaillées dans la partie technique du cours au § 12.1.
AM (A et C)
CW (A)
BLU (J)
FM (F et G)
Représentation en fonction du temps (oscillogramme)
La BLU ne peut pas être représentée par un oscillogramme
Représentation en fonction de la fréquence
La CW ne peut pas
être représentée par un spectrogramme
R-1.3) Conditions techniques (article 4 et annexes 2 et 3 de la décision ARCEP 08-0841). A l’examen, de nombreuses questions portent sur ce paragraphe mais peu de calculs sont demandés. Le matériel d’émission doit avoir les caractéristiques suivantes :
- La fréquence émise doit être connue et repérée avec une précision de ± 1 kHz pour les fréquences
inférieures à 30 MHz ou de ± 10 -4 (= 1/10.000) de la fréquence au dessus de 30 MHz. La précision sera au moins équivalente pour les fréquences supérieures à 1.260 MHz, selon l'état de la technique du moment. En l’absence d’un fréquencemètre affichant la fréquence d’émission avec la précision indiquée, le vernier de l’oscillateur sera gradué selon la bande utilisée (tous les kHz en dessous de 30 MHz).
- La stabilité des fréquences émises doit être telle que la dérive de fréquence ne doit pas excéder 5 x 10 -5 (= 1/20.000) de la valeur initiale au cours d’une période de fonctionnement continu de 10 minutes après 30 minutes de mise sous tension ininterrompue (durée de chauffe).
- L’excursion de fréquence dans toutes les modulations (AM, FM, BLU) ne doit pas dépasser ± 3 kHz en dessous de 30 MHz et ± 7,5 kHz au delà. La largeur de bande transmise (ou bande occupée, égale au double de l’excursion de fréquence) ne doit pas excéder celle nécessaire à une réception convenable.
En limite de bande, il faut tenir compte des trois paramètres précédents (précision relative du repérage, dérive possible des oscillateurs et largeur de bande transmise) pour que l’émission reste dans la bande attribuée.
- Les rayonnements non essentiels admissibles au-dessus de 40 MHz, mesurés à l'entrée de la ligne d'alimen-
tation de l'antenne, doivent être inférieurs à -50 dB pour une puissance de moins de 25 W et -60 dB au delà. L’Institut Européen des Normes de Télécommunications (ETSI) édite la norme EN 301 783 qui définit les caractéristiques techniques à respecter pour les équipements radioamateurs (en émission et en réception) mis sur le marché. Des valeurs limites selon la fréquence sont définies et la méthode à utiliser pour les mesurer est décrite : rayonnements non essentiels maximum, immunité à un niveau de perturbation électromagnétique,
Exemple : pour une émission sur 144 MHz, quelles doivent être la précision, la stabilité et la bande occupée ? Réponse :
La précision de l’affichage au dessus de 30 MHz doit être au moins de ± 144 / 10000 = 0,0144 MHz = 14,4 kHz La stabilité doit être meilleure que : 144 / 20000 = 0,0072 MHz = 7,2 kHz L’excursion au dessus de 30 MHz doit être au plus de ± 7,5 kHz (si bien que la bande occupée par un tel signal est au plus de 15 kHz). Attention aux transformations des multiples du hertz : 1 kHz = 1.000 Hz ; 1 MHz = 1.000 kHz = 1.000.000 Hz
La station doit être équipée des matériels et instruments de mesure suivants :
- Les émetteurs doivent être équipés d'au moins un indicateur de la puissance fournie à l'antenne (wattmètre) et d’un indicateur du rapport d’ondes stationnaires (ROS-mètre, aussi appelé réflectomètre).
- Les stations doivent également disposer d'une charge non rayonnante (appelée aussi antenne fictive) au
moyen de laquelle les émetteurs doivent être réglés. Notez que le terme de « charge fictive », souvent utilisé, est
impropre car la charge ne doit pas être fictive mais bien réelle ; en revanche, la charge ne doit pas rayonner.
- Pour régler les émetteurs en classe J3E ou R3E (BLU), la possession d’un générateur deux tons est
obligatoire. En revanche, la possession de matériel pour vérifier que l’émetteur est bien réglé et ne génère pas
d’harmoniques (appareil de mesure nommé « analyseur de spectre ») n’est pas obligatoire…
- Le filtrage de l'alimentation de l'émetteur est obligatoire. Les perturbations réinjectées dans le réseau de
ne devront pas dépasser 2 mV pour
des fréquences entre 0,15 et 0,5 MHz et 1mV entre 0,5 et 30 MHz. Les valeurs définies ci-dessus sont issues de la norme EN 55 011 classe B : Instruments Scientifiques et Médicaux (appelés aussi « appareils ISM ») à usage domestique - caractéristiques des perturbations radioélectriques - limites et méthodes de mesure. La classe A de cette norme européenne est plus contraignante et concerne les appareils à usage professionnel.
distribution électrique et mesurées aux bornes d’un réseau fictif en V de 50
2) FRÉQUENCES et PUISSANCES AUTORISÉES
R-2.1) Fréquences attribuées :
Le tableau présenté à la page suivante est une synthèse de la décision ARCEP 08-0841, de l’arrêté du 30/01/09 fixant les conditions d’utilisation dans les TOM non gérés par l’ARCEP, du Registre des Utilisations de Fréquences édité par l’Arcep et du chapitre 3 de l’arrêté du 25 mars 2004 du Premier Ministre relatif au tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF).
Le RR (art. S5-2 à S5-9) découpe le globe terrestre en 3 régions : Région 1 = Europe, Afrique, Proche Orient et pays de l’ex-URSS ; Région 2 = Amériques et Pacifique Nord ; Région 3 = Reste du Monde (Asie sauf Proche Orient et ex-URSS, Océanie et Pacifique Sud). L’antarctique et l’arctique sont découpés dans le prolongement des méridiens séparant les zones. Certains DOM-TOM sont en Région 2 ou 3 et les fréquences attribuées ne sont pas les mêmes qu'en métropole. Les Départements d'Outre-Mer situés en Région 2 sont la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe. La Réunion est en Région 1, comme la France continentale et la Corse. L’Arcep ne gère que la France métropolitaine, les DOM et quelques TOM, tous situés en région 1 ou 2. Voir aussi au §R-4.6 les régions de tous les TOM.
Pour l’examen, il faut connaître les bandes allouées dans les 3 régions de l’UIT avec leurs statuts et les bandes allouées au service d’amateur par Satellite. Peu de questions sur les bandes supérieures à 1300 MHz ou sur les régions 2 et 3 sont recensées. En revanche, de nombreuses questions portent sur les limites de bandes en Région 1, leur statut, leur largeur et les bandes « Satellite ». Le service d’amateur (noté AMA dans le tableau d’affection des fréquences du RR) est toujours différencié du service d’amateur par satellite. Les bandes attribuées au service amateur par satellite sont aussi attribuées au service amateur avec le même statut (sauf bandes des 70, 13 et 9 cm : différenciation région 1 / région 2 et 3). Les liaisons bilatérales (notées AMS dans le RR) sont distinguées des liaisons unilatérales de la Terre vers l’Espace (notées AMT dans le RR et “ T>E ” dans le tableau ci-dessous) ou de l’Espace vers la Terre (notées AME dans le RR et “ E>T ” dans le tableau ci-dessous). Le trafic par satellite est autorisé sur toutes les bandes à partir du 40 m (sauf pour les bandes des 30 m, 6 m, 1,35 m et 2,4 mm) mais souvent pas sur la bande entière et parfois (bandes des 70, 23 et 5 cm) dans un sens seulement (E>T ou T>E).
Attention à la présentation des nombres (ne pas confondre le point de séparation de milliers et la virgule décimale) et aux multiples utilisés (pièges fréquents) : kHz (kilohertz), MHz (mégahertz, 1 MHz = 1000 kHz) ou GHz (gigahertz, 1 GHz = 1000 MHz). Une bande peut être désignée par une fréquence (« bande des 7 MHz ») ou une longueur d’onde («bande des 40 mètres »), voir au §R-5.2 pour la transformation de la longueur d’onde en fréquence et inversement.
Des questions portent sur les gammes d’ondes (nom, plages de fréquences ou de longueur d’onde, initiales de la gamme d’onde en anglais). Ces dernières questions sont, à notre opinion, hors programme ; c’est pourquoi cette information est donnée en italique dans le tableau présenté à la page suivante. Les titulaires d’un certificat d’opérateur de classe 3 (Novice) ne peuvent utiliser que la bande 144 – 146 MHz, même en région 2 ou 3 où la bande est plus large. Les titulaires d’un certificat d’opérateur de classe 1 et 2 peuvent utiliser toutes les bandes. Toutefois, les opérateurs de classe 2 ne peuvent pas émettre en télégraphie auditive (classe d’émission terminant par A) sur les fréquences inférieures à 30 MHz (voir aussi § R-2.2). Depuis 1997, l'administration n'impose plus de bandes de fréquences pour les classes d’émissions particulières, ce qui ne doit pas empêcher les stations de respecter les plans de bandes définis par l’IARU. L’attribution des fréquences de 9 kHz à 275 GHz entre les différents services est gérée par l’UIT. De 275 à 3.000 GHz, bande peu explorée couvrant le début des infra-rouges lointains (IR C ), l’UIT ne fait que des recommandations pour protéger les travaux de recherche en mode passif (radioastronomie et recherche spatiale). L’UIT devrait préciser l’attribution d’une partie de ce spectre (jusqu’à 1.000 GHz) lors de WRC10. L’attribution des bandes au service amateur jusqu’à 10 GHz est issue, à quelques modifications près, de la conférence d’Atlantic City (1947). Les bandes des 10, 18 et 24 MHz (dites « bandes WARC ») ont été attribuées en 1982 et la bande des 135 kHz a été attribuée en 1999. La conférence de Genève (WRC03) a entériné l’extension de la bande des 40 mètres en statut primaire jusqu’à 7,200 MHz pour les régions 1 et 3 au plus tard le 29 mars 2009. Quelques pays européens ont anticipé cette extension en attribuant dès à présent la bande 7,1-7,2 MHz avec un statut secondaire. Une décision de l’Arcep transcrira cette résolution en droit français (au 16/02/09, seul le texte concernant les TOM 3 est paru).
Statut des bandes noté entre parenthèses après les limites de la bande (en MHz) dans le tableau ci-dessous :
A Bande attribuée en exclusivité au service d'amateur avec une catégorie de service primaire conformément au RR (disposition S5-25). Un service est primaire dès qu’une bande est attribuée en exclusivité à ce service :
exclusif implique donc primaire. Toutefois, de 10,45 à 10,50 GHz, la bande est attribuée aussi à un autre service primaire à égalité de droits (voir le commentaire F après le tableau).
B Bande partagée avec d'autres services de radiocommunication primaires : service d'amateur avec une catégorie de service primaire à égalité de droits avec les autres services conformément au RR (disposition S4-8) qui prévoit que « le service [à égalité de droits] ne doit pas causer de brouillage préjudiciable et ne peut pas prétendre à la protection contre les brouillages préjudiciables causés par un autre service ». Seules 4 bandes ont ce statut, les autres bandes ont un statut soit exclusif soit secondaire.
C Bande partagée avec d'autres services de radiocommunication primaires ou secondaires : services d'amateur avec une catégorie de service secondaire conformément au RR (dispositions S5-28 à S5-31) qui prévoit que « les stations d’un service secondaire (…) ne doivent pas causer de brouillage préjudiciable aux stations d’un service primaire (…) et ne peuvent pas prétendre à la protection contre les brouillages préjudiciables causées par les stations d’un service primaire (…) mais ont le droit à la protection contre les brouillages préjudiciables causées par les stations de ce service (…) ou des autres services secondaires ».
Ondes/Bandes
Région 1 (en MHz)
Région 2 (en MHz)
Région 3 (en MHz)
Satellite (en MHz)
VLF – myriamétrique – longueur d’onde supérieure à 10 km - pas de bande attribuée au service amateur
LF-km
0,1357 - 0,1378 (C et E)
MF-hm
1,810 - 1,850 (A)
1,800 - 1,850 (A) 1,850 - 2,000 (B)
1,830 - 1,850 (A) 1,850 - 2,000 (B)
(=1 dam) à 100 m
10 m décamétrique
3,500 - 3,800 (B)
3,500 - 3,750 (A) 3,750 - 4,000 (B)
3,500 - 3,900 (B)
7,000 - 7,100 (A)
7,000 - 7,300 (A)
7,000 - 7,200 (A et J)
10,100 - 10,150 (C)
14,000 - 14,350 (A)
14,000 - 14,250 (A)
18,068 - 18,168 (A)
21,000 - 21,450 (A)
24,890 - 24,990 (A)
28,000-29,700 (A et G)
28,000 - 29,700 (A)
1 à VHF
50,200 - 51,200 (C et D)
50,000 - 54,000 (A)
144-146 (A et G) Novice
144-146 (A et G) Novice 146 - 148 (A)
144-146 (A et G) Novice 146 - 148 (B et H)
144 - 146 (A)
220 - 225 (B)
(= 1 dm) à 1 m
- 434 (C)
430 - 433,750 (C)
T>E 435 - 438 (C et I) en région 1 et T>E 435 - 440 (C et I) en région 2 et 3
- 440 (B)
434,250 - 440 (C)
- 1.300 (C)
1.240 - 1.300 (C)
T>E 1260-1300 (C et I)
2300 - 2450 (C, H et *)
- 2.450 (C, I et *) en région 1 et
- 2.450 (C, I et *)
en région 2 et 3
- 3.500 (C)
3.400 - 3.500 (C et I)
1 cm SHF
- 5.850 (C)
- 5.925 (C)
T>E 5650-5725 (C et I) E>T 5830-5850 (C)
- 10.450 (C)
10.450 - 10.500 (A et F)
10.450-10.500 (A et F)
- 10.500 (A)
- 24.050 (A)
- 24.250 (C)
- 47.200 (A)
mm à 10 mm
1 millimétrique
- 77.500 (C)
- 78.000 (A)
- 81.500 (C)
- 123.000 (C)
- 136.000 (A)
- 141.000 (C)
- 248.000 (C)
- 250.000 (A)
Commentaires sur certaines bandes (notés dans la parenthèse après le statut dans le tableau ci-dessus)
D En Région 1, la bande de fréquences 50,2 – 51,2 MHz, est ouverte sous le régime dérogatoire conformément
à la disposition S4-4 du RR. Cette dérogation est accordée à titre précaire et révocable par le CSA à qui est confiée l’assignation aux utilisateurs primaires. La dérogation s'applique dans des zones géographiques limitées et aux conditions particulières suivantes (renvoi D de l’annexe 1 de la décision ARCEP 08-0841) :
- toutes les classes d'émission autorisées à la classe de l’opérateur sont utilisables ;
- l'utilisation est autorisée uniquement en station fixe ou portable (et est donc interdite en mobile) ;
- l'installation de stations répétitrices (relais et nodes, voir §R-4.2) n'est pas autorisée. Le CSA détermine les seules zones ouvertes au trafic avec une PAR (puissance apparente rayonnée, voir § R-5.2) maximum de 5 watts ou de 100 watts. En dehors de ces zones, l’émission est interdite.
Liste des 8 départements ouverts au trafic avec une puissance apparente rayonnée (PAR) maximum de 100 watts : les Côtes d'Armor, la Loire-Atlantique, le Maine et Loir, la Manche, les Deux Sèvres, la Vienne, la Haute Vienne, la Réunion.
Liste des 34 départements ouverts au trafic avec une puissance apparente rayonnée (PAR) maximum de 5 watts : l'Aisne, les Ardennes, l'Aube, le Calvados, le Cantal, la Charente, la Charente Maritime, le Cher, la Creuse, la Dordogne, l'Eure, l'Eure et Loir, la Gironde, l'Ille et Vilaine, l'Indre, le Loir et Cher, le Loiret, le Lot, le Lot et Garonne, la Marne, la Mayenne, le Morbihan, la Nièvre, le Nord, l'Oise, l'Orne, le Pas de Calais, la Sarthe, la Savoie, la Haute Savoie, la Seine-Maritime, la Somme, le Tarn, l'Yonne.
Liste des 17 départements ouverts partiellement au trafic avec une puissance apparente rayonnée (PAR) maximum de 5 watts : l'Ain (sauf l'arrondissement de Bourg-en-Bresse), l'Allier (uniquement les arrondissements de Montluçon et de Moulins), les Hautes-Alpes (sauf les cantons de Laragne-Montéglin et Serres), l'Ardèche (sauf les cantons de Chomérac, Saint-Péray et la Voulte-sur-Rhône), l'Aveyron (uniquement l'arrondissement de Millau), la Corrèze (sauf le canton d'Ussel), la Drôme (sauf les cantons de Crest, Loriol et Portes-les-Valence), le Finistère (sauf le canton de Quimperlé), l'Indre et Loire (sauf le canton de Chinon), l'Isère (uniquement l'arrondissement de Grenoble), la Haute-Loire (sauf l'arrondissement d'Yssingeaux), la Lozère (uniquement l'arrondissement de Mende), la Haute-Marne (sauf l'arrondissement de Langres), le Puy-de-Dôme (uniquement l'arrondissement de Riom), le Haut-Rhin (sauf les arrondissements de Colmar et Ribeauvillé), la Saône et Loire (sauf les arrondissement de Charolles et Mâcon), la Vendée (sauf le canton de la Roche-sur-Yon).
Avant 1997, des autorisations individuelles d’utilisation de cette bande avaient été notifiées à titre personnel à certaines stations. Ces autorisations continuent d’être valables dans les conditions et à l’adresse notifiées à l’origine.
E La bande 135,7 kHz à 137,8 kHz, dite bande des 2222 mètres, est ouverte au service amateur à titre secondaire avec une puissance maximum PAR (Puissance Apparente Rayonnée) de 1 watt, conformément à la recommandation CEPT ERC/REC/62-01 (renvoi E de l’annexe 1 de la décision ARCEP 08-0841).
F Les installations de radioamateurs ne doivent pas causer de brouillage préjudiciable aux stations étrangères du service de radiolocalisation qui ont, selon le RR sur cette bande, un staut primaire à égalité de droits
G Le Ministre de la défense peut utiliser ces bandes pour des « besoins intermittents pour son service mobile en secondaire avec une puissance rayonnée maximale de 12 dBW », soit environ 15 watts PAR (note F017 du tableau des fréquences ouvertes au service d’amateur - arrêté du 25/03/04)
H De 2300 à 2310 MHz, une autorisation au cas par cas accordée par l'Arcep est requise. De 2310 à 2400 MHz en région 1, de 2310 à 2360 MHz en région 2 et de 146 à 148 MHz en région 3, l’émission est autorisée sous réserve d'autorisation précaire et révocable du Ministère de la Défense. (notes 2, 3, 4 et 5 du tableau des fréquences ouvertes au service d’amateur - arrêté du 25/03/04)
I Le service d'amateur par satellite peut fonctionner dans les bandes 435-438 MHz (435-440 en région 2 et 3), 1260-1270 MHz, 2400-2450 MHz, 3400-3410 MHz (allouée seulement dans les régions 2 et 3) et 5650- 5670 MHz, à condition qu'il n'en résulte pas de brouillage préjudiciable aux autres services utilisateurs. Dans ces bandes, le service d’amateur a un statut secondaire et tout brouillage préjudiciable causé par les émissions d'un satellite doit être immédiatement éliminé (disposition S5-282 du RR reprise dans le TNRBF)
J En région 1 et 3, la bande des 7 MHz est ouverte à titre primaire à compter du 29/03/09
* Le TNBRF et le Registre des Utilisations de Fréquences étend la bande des 13 cm jusqu’à 2.460 GHz en Région 2 et 3, à la Réunion et à Mayotte (y compris pour le trafic satellite) avec un statut secondaire.
** La décision ARCEP 08-0841 attribue la bande 81 - 81,5 GHz aux services d’amateur et d’amateur par satellite alors que cette bande est ignorée du Registre des Utilisations de Fréquences et du TNRBF.
R-2.2) Puissances et classes d’émission autorisées (annexe 2 de la décision ARCEP 08-0841) :
Classe 1 et Classe 2 (CEPT)
Toutes les bandes des services d'amateur et d'amateur par satellite
< 28 MHz : 500 W 28 à 30 MHz : 250 W > 30 MHz : 120 W
Toutes classes (voir liste au §R-1.2) sauf pour les « classe 2 » : A1A, A2A, F1A, F2A, J2A en dessous de 30 MHz
Puissance maximum : il s'agit de la puissance en crête de modulation (PEP) donnée par la recommandation UIT-R SM.326-6 en modulant l'émetteur à sa puissance de crête par deux signaux sinusoïdaux dans le cas de la BLU (générateur 2 tons) et en puissance porteuse pour les autres types de modulations (AM, FM), voir § R-5.1.
Les opérateurs titulaires d’un certificat de Classe 2 ne sont pas autorisés à utiliser les classes d’émission en télégraphie auditive (classe d’émission terminant par A : A1A, A2A, F1A, F2A et J2A) en dessous de 30 MHz. En revanche, ils peuvent utiliser les autres classes d’émission (en particulier la classe A1B : télégraphie automatique = télégraphie générée par un micro-ordinateur). En France, l’examen de CW n’a pas été supprimé pour des raisons de réciprocité avec les pays CEPT exigeant toujours la connaissance du code Morse pour émettre en dessous de 30 MHz. Les opérateurs de classe 1 ont un certificat de niveau supérieur aux opérateurs de classe 2 et doivent, selon la règle de droit, avoir des privilèges supplémentaires : celui d’émettre en télégraphie auditive. La réglementation limite la puissance mais pas le gain des antennes, sauf sur les bandes des 50 MHz et 136 kHz et pour les fréquences supérieures à 1.300 MHz où des limitations PIRE peuvent être imposées. Le décret 2002- 775 pris en vertu du 12° de l’article L32 du CP&CE (exigences essentielles) fixe selon la fréquence les valeurs
aux champs électromagnétiques. Toutefois, compte tenu des puissances
autorisées, les rayonnements de nos antennes sont souvent très inférieurs à ces valeurs limites définies en V/m. En cas de perturbation radioélectrique, les puissances autorisées peuvent être réduites à titre personnel temporairement par notification de l'Arcep. L’article L57 du CP&CE instaure des « servitudes pour la protection des réceptions radioélectriques » des services de l’État. Ces services peuvent être gérés par des entreprises privées assurant un service public. Les décrets d’application (articles R27 à R30 du CP&CE), pris en Conseil d’État, reconnaissent 3 catégories d’installations. Aux abords de ces installations, il est institué une zone de protection et, à l’intérieur de celle-ci, une zone de garde. Dans la zone de protection, il est interdit de produire des perturbations supérieures à la valeur compatible avec l’exploitation du centre. Dans la zone de garde, il est interdit de mettre en service du matériel électrique susceptible de perturber les réceptions radioélectriques du centre sans l’autorisation du ministre dont les services exploitent le centre ou exercent leur tutelle sur celui-ci. Pour les installations de 1 ère catégorie (les plus contraignantes), la distance séparant les limites du centre de réception radioélectrique et le périmètre de la zone de garde ne peut excéder 1000 mètres. La commission consultative des sites et servitudes (Comsis, ex- Coresta) instruit les dossiers d'implantation, de transfert ou de modification des stations radioélectriques protégées en liaison avec l’ANFR, le CSA et l’ARCEP. L’article L421-1 du CU prévoit que toutes les constructions doivent être précédées de la délivrance d’un permis de construire sauf s’il s’agit d’ouvrage de faible importance (art L421-4). Dans ce cas, une déclaration préalable prévue à l’article L422-2 du CU doit être déposée. L’article R421-9 limite cette déclaration préalable aux « constructions (…) dont la hauteur au dessus du sol est supérieure à 12 mètres et qui n’ont pas pour effet de créer de surface hors œuvre brute ». L’alinéa e de l’article R422-2 précise que sont concernés les « poteaux et pylônes de plus de 12 mètres et les installations qu’ils supportent ». Avant octobre 2007, l’article R421-1 ajoutait à cette obligation de déclaration les antennes de plus de 4 mètres ou dont le réflecteur mesure plus d’un mètre. Aujourd’hui, les antennes, quelles que soient leurs dimensions, ne sont soumises à aucune formalité. Toutefois, les installations suivantes sont soumises à des procédures particulières nécessitant un avis favorable de l'architecte des Bâtiments de France qui sera joint au dossier :
- pour les installations situées sur un immeuble classé inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, le CU prévoit que ces installations restent soumises à permis de construire. - pour les installations situées dans un périmètre classé (immeubles situés dans le champ de visibilité d'un immeuble classé et situé dans un périmètre n'excédant pas 500 mètres), dans un secteur sauvegardé ou dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, l’article L621-31 du Code du Patrimoine impose de déposer une demande d’autorisation de travaux (et non pas la déclaration préalable prévue au CU). L’étendue de ces zones (zone de garde, périmètre classé, secteur sauvegardé et zone de protection) est annexée au Plan Local d’Urbanisme (PLU, ex-POS) et est consultable au service de l’urbanisme de la Mairie concernée. En cas de trafic en portable, aucune déclaration d’urbanisme n’est à prévoir : les installations temporaires (moins de 3 mois) ne sont soumises à aucune déclaration. En revanche, les zones de servitudes restent valables pour tout trafic, même en portable ou en mobile. La loi 66-457 reconnaît le « droit à l’antenne » pour les radioamateurs habitant en immeuble collectif. En effet, selon l’article 1, « le propriétaire d'un immeuble ne peut s'opposer, sans motif sérieux et légitime, à l'installation, au remplacement ou à l'entretien des antennes individuelles, émettrices et réceptrices, nécessaires au bon fonctionnement de stations du service amateur (…). Les bénéficiaires (de ce droit) sont responsables, chacun en ce qui le concerne, des travaux d'installation, d'entretien ou de remplacement et des conséquences que pourrait comporter la présence des antennes en cause ». L’article 4 prévoit que « la présente loi est applicable aux immeubles qui se trouvent en indivision ou qui sont soumis au régime de la copropriété ». La circulaire du 15 avril 1988 précise que « lorsqu'il n'est pas lui-même le propriétaire, (…) le déclarant (qui habite l’immeuble) est réputé posséder un titre l’habilitant à exécuter les travaux ». Cette loi s’applique donc aux propriétaires comme aux locataires ou à tout autre occupant. - 18 -
3) CODE Q et ALPHABET INTERNATIONAL
R-3.1) Table d'épellation international et code Morse : (annexe I de l’arrêté du 21/09/00) le code Morse
est donné à titre d'information, il n'est pas à connaître pour les certificats d’opérateur de classe 2 ou 3 (novice ou radiotéléphoniste). Les caractères accentués ne sont pas à connaître pour l’examen. La table d’épellation étant internationale, ce sont l’orthographe et la prononciation anglaise des mots qui sont utilisées.
- – - - – – –
2
3
– – - - - – – – – –
– - - - –
- – - – - - – - - -
fin de transmission - - - – - –
point erreur
– – - - – –
Cette table d’épellation (Appendice A14 du RR) a été adoptée par l’UIT en 1956. Auparavant, les analogies d’épellation avaient été définies en 1932 lors de la conférence de Madrid. Ces analogies correspondaient à des noms de villes ou de pays : America pour A, Baltimore pour B, Florida pour F, Guatemala pour G, Santiago pour S, Yokohama pour Y, Zanzibar pour Z, etc. Seul le Q de Quebec a été repris dans la nouvelle table d’épellation. Le texte français donne, pour la lettre Z, l’orthographe française (zoulou) alors que les textes internationaux et européens utilisent l’orthographe anglaise (zulu, prononcé « zoulou »). Pour les chiffres et la ponctuation, aucun code d’épellation n’est à connaître.
R-3.2) Abréviations en code Morse et en code Q (annexe I de l’arrêté du 21/09/00)
Abréviations code Morse : (uniquement pour l’examen du certificat d’opérateur radiotélégraphiste)
AR (collé)
Break : invitation à répondre
Émission en code Morse
Your : votre
VA (collé)
AS (collé)
Liste des 22 abréviations en code Q international à connaître pour tous les certificats d’opérateur :
Le nom de ma station est
Voulez-vous m'indiquer ma fréquence
exacte (ou la fréquence exacte de
kHz (ou MHz)
Quelle est l'intelligibilité de mes signaux (ou des signaux de …) ?
L'intelligibilité de vos signaux (ou des signaux de est : 1 : mauvaise ; 2 : médiocre ; 3 : assez bonne ; 4 : bonne ; 5 : excellente
: Je ne suis nullement brouillé ; 2 : faiblement ;
: modérément ; 4 : fortement ; 5 : très fortement
: Je ne suis nullement troublé par des parasites ; 2 : faiblement ; 3 : modérément ; 4 : fortement ; 5 : très fortement
Je vous rappellerai à
h (sur
kHz [ou MHz]).
Vous êtes appelé par
Quelle est la force de mes signaux (ou
La force de vos signaux (ou des signaux de
1 : à peine perceptible ; 2 : faible ; 3 : assez bonne ; 4 : bonne ; 5 : très bonne
Pouvez-vous communiquer avec directement (ou par relais) ?
Je puis communiquer avec
directement (ou par
Voulez-vous retransmettre à gratuitement ?
Je peux retransmettre à
Passez à la transmission sur une autre fréquence (ou
longitude (ou d'après
tout autre indication).
L'heure exacte est
Les abréviations à connaître sont celles utilisées pour les communications officielles. Elles peuvent avoir une autre signification dans le trafic radioamateur. Peu de questions à l’examen portent sur ces abréviations. Cette liste est issue de la recommandation T/R 61-02 (programme HAREC – partie réglementation). Attention aux abréviations QRA, QSO, QSP et QTH dont la définition est plus restrictive que dans le trafic radioamateur et aux abréviations QRK et QSA dont le sens n’est pas celui utilisé dans le trafic radioamateur. Le code RST permet de définir la qualité de la réception d’un signal en code Morse sur trois critères :
« Readibility, Strength, Tone » ou en français « Lisibilité, Force, Tonalité ». La valeur du T est omise si l’émission n’est pas en code Morse. La variable R peut prendre des valeurs de 1 à 5 et la variable S est, de nos jours, la valeur lue par le S-mètre (de 1 à 9). La première codification du RST, appelé à l’époque RWT, a été établie lors de la conférence de Madrid de 1932. L’IARU adopte aussi ce système de notations. Mais, en 1938, la conférence du Caire modifie les notations du RWT (qui devient le RST) et intervertit la signification des abréviations QRK et QSA, toutes deux notées dorénavant de 1 à 5. C’est ce dernier code qui est effectif dans les services officiels mais pas chez les radioamateurs qui ont conservé le code d’origine. Bien entendu, c’est la codification UIT de 1938 (pas celle en usage chez les radioamateurs) qu’il faut connaître le jour de l’examen… QRA et QTH s’adressent plus au service radio maritime. Quant à QSO et QSP, tout leur sens est donné dans un contexte professionnel où transmettre des messages n’est pas un loisir (contact entre deux personnes partageant la même passion) mais un travail rémunéré (transmettre un message entre deux clients au moindre coût). D’autres abréviations en code Q sont définies par l’UIT (recommandation M-1172 du RR) mais ne sont pas à connaître pour l’examen. Enfin, il existe aussi le code Z que les militaires utilisent. En 1859, la Western Union établit la norme du "code 92" : une liste de nombres de 1 à 92 représentait des phrases complètes utilisées par les opérateurs télégraphistes à l’instar du futur code Q. Dans ce code, le nombre 73 signifie "Veuillez accepter mes hommages respectueux" qui se transformera dans le monde radioamateur par "Amitiés" ; le nombre 88 signifie "Affectueusement". Proposé par Marconi en 1904 et généralisé dès 1908 dans le trafic radiomaritime, le code CQ demandait l’attention de tous les navires (CQ pour « Sécurité », mot français toujours en vigueur dans les procédures internationales de sécurité et de détresse, voir Appendice 13 du RR). Les radioamateurs anglophones, qui y ont entendu « Seek You » (je vous cherche), ont repris ce code en lui donnant la signification "Appel à tous". Une abréviation du code Q est formulée comme une question si elle est suivie d'un point d'interrogation. Sinon, il s'agit d'une réponse (ou d’un avis) qui peut être suivie d'une information complémentaire.
QRG ? : Voulez-vous m'indiquer ma fréquence exacte ? QRG 14050 : Votre fréquence exacte est 14050 (kHz).
Veuillez augmenter votre puissance d'émission.
QSA ? : Quelle est la force de mes signaux ? QSA 5 : La force de vos signaux est très bonne.
R-3.3) Déroulement d'un contact :
fois au plus l’indicatif appelé
3 fois au plus l’indicatif appelé en utilisant la table d’épellation internationale "ICI" 3 fois au plus l’indicatif de sa propre station "RÉPONDEZ" S'il n'y a pas de réponse, attendre 5 minutes avant de recommencer l'appel
DE (– - -
fois au plus l’indicatif de sa propre station cette séquence peut être répétée 10 fois
+ K (- – - – -
– - –)
S'il n'y a pas de réponse, attendre 5 minutes avant de recommencer l'appel.
(– - – -
Idem ci-dessus sauf que « APPEL A TOUS" à la place de l’indicatif appelé
– – - –) à la place de l’indicatif appelé
Indicatif de la station qui a appelé ou "QRZ" (Qui m'appelle?) "DE" Indicatif de sa propre station "+ K"
"QUI M'APPELLE ?" "ICI" Indicatif de sa propre station ;"RÉPONDEZ"
Indicatif de sa propre station suivi du signe
Indicatif de sa propre station "TERMINÉ"
VA (- - - – - –)
Identique à l’appel d’une station sauf que SOS (- - - – – – - - -) à la place de l’indicatif appelé
Identique à l’appel d’une station sauf que"MAYDAY" à la place de l’indicatif appelé (vient du français « Venez m’aider » mal compris par les anglophones lors du premier signal de détresse émis en téléphonie)
Aucun texte international n’indique ces procédures. Seules les procédures de détresse existent (Appendice A13 du RR) et utilisent en téléphonie des expressions en français. Le programme de l’examen ne cite d’ailleurs que les signaux de détresse. A l’examen, aucune question ne porte sur les procédures ci-dessus qui sont issues de l’arrêté du 1/12/83, abrogé par la décision ARCEP 97-454. L’article 4 de la décision ARCEP 08-0841 impose à l’utilisateur d'une installation de radioamateur de :
- S'assurer que ses émissions ne brouilleront pas des émissions déjà en cours (article 4-f) ;
- S’identifier, par son indicatif personnel, au début et à la fin de toutes périodes d'émission de son installation (article 4-g) ;
- Ne pas utiliser une fréquence en permanence (article 4-h) ;
- Ne pas brouiller volontairement des émissions en cours (article 4-i) ;
- Effectuer ses transmissions en langage clair ou dans un code reconnu par l'UIT, les émissions qui nécessitent des installations dédiées sont interdites (article 4-d) ;
- Ne pas procéder à des émissions effectuées selon des procédés spéciaux ne permettant pas à l'administration la réception et la compréhension des messages. Dans ce but, l’ANFR peut demander des informations concernant les logiciels et protocoles utilisés (renvoi 3 annexe 2 à la décision 08-0841). Seuls les signaux entre les satellites et les stations terriennes de commande peuvent être codés (disposition S25.2A du RR). L’utilisation de deux fréquences différentes, l’une pour l’émission, l’autre pour la réception (trafic via relais ou transpondeur, trafic dans les modes « split » sur la même bande ou « cross-band » sur une bande différente) est autorisée sous réserve d’émettre dans les conditions autorisées par la classe d’opérateur (classe d’émission, puissance et bande) et de préciser le mode de transmission et la fréquence utilisée par le correspondant (en général, la fréquence que l’on écoute) avec une précision suffisante (annexe 4-1 à la décision ARCEP 08-0841).
R-3.4) Teneur des messages : la disposition S25.2 du RR limite les messages transmis aux « communications en rapport avec l'objet du service d'amateur (…) et à des remarques d'un caractère purement personnel ». L’article 6 de la décision ARCEP 08-0841 précise que « sauf en cas de catastrophe, les installations de radioamateurs ne peuvent être utilisées pour établir des radiocommunications de secours. Les radioamateurs bénévoles participant ne reçoivent aucun dédommagement sous quelque forme que ce soit». Le secret des correspondances captées volontairement ou non doit être conservé. L’article L226 du Code Pénal (atteinte à la personnalité) prévoit qu’« est puni d'un an d'emprisonnement et de 45.000 € d'amende le fait (…) de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui en captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ». L’édition 1989 du « Guide du radioamateur » limitait les messages aux sujets suivants : radioélectricité, informatique, astronomie et météorologie, contenu d'une revue technique (sans faire de publicité pour ladite revue), réglementation, vie associative, adresse et numéro de téléphone personnels (sauf ceux des tiers), radioguidage (toutefois, le radioguidage est interdit sur les relais sauf, occasionnellement, pour les manifestations amateurs). Pour les transmissions en Fax, SSTV ou TV, l’annexe 5-9 de l’arrêté du 01/12/83 (abrogé en 1997) imposait que tout document transmis comporte l'indicatif de la station. Les seules images dont la transmission était autorisée concernaient celles représentant le titulaire de l’autorisation d’émettre, des pièces ou des schémas techniques, une mire portant l'indicatif de la station ou la reproduction d'une image déjà reçue pour comparaison.
4) CONDITIONS D'EXPLOITATION et INDICATIFS D’APPEL
R-4.1) Carnet de trafic : le titulaire d’une autorisation d’émettre est tenu de consigner dans un journal de trafic (ou carnet de trafic) les renseignements relatifs à l'activité de sa station : date et heure de communication (UTC ou heure légale mais toujours la même), indicatif (correspondant ou relais), fréquence d’émission, classe d'émission. Éventuellement : lieu d'émission (en portable ou en mobile) ; modifications apportées à l'installation. Le carnet de trafic doit être constamment à jour, présenté à toutes réquisitions des fonctionnaires chargés du contrôle. Il doit être conservé pendant un an à compter de la dernière inscription. Le journal de trafic peut être soit à pages numérotées et non détachables, soit tenu à jour informatiquement, ou par d'autres procédés adaptés pour les handicapés ou les non-voyants (article 8 et annexe 4-1 de la décision ARCEP 08-0841).
R-4.2) Cas particuliers d'exploitation : une station fixe est utilisée depuis le domicile fiscal principal de l’opérateur. L’ANFR (plus précisément, le CGR qui gère le dossier administratif des radioamateurs) doit être informé de tout changement de domicile dans les 2 mois (article 4-c de la décision ARCEP 08-0841). Le document présenté à l’annexe V de l’arrêté du 21/09/00 modifié (modèle de notification d’indicatif d’appel) indique que « pour une utilisation en portable, mobile ou maritime mobile, l’indicatif d’appel est complété de la lettre /P, /M ou /MM » sans plus de précision.
- une station transportable est une station construite de manière à être déplacée mais ne peut pas fonctionner pendant son transport. Le titulaire de l’autorisation d’émettre utilise son indicatif d’appel suivi du suffixe « / P » en CW ou « Portable » en téléphonie. Ainsi, un radioamateur émettant en CW depuis sa résidence secondaire utilisera un indicatif d’appel sous la forme « F5ABC / P »
- une station mobile peut fonctionner pendant les déplacements. La station ne peut pas être montée sur un aéronef (avion, ballon atmosphérique, …) car une telle activation est du ressort de l’aviation civile (DGAC et non pas de l’Arcep). Le titulaire de l’autorisation d’émettre utilise son indicatif d’appel suivi du suffixe « / M » en CW ou « Mobile » en téléphonie. Ainsi, un radioamateur émettant en téléphonie et se promenant à pied ou en vélo épellera son indicatif d’appel sous la forme « Foxtrot 5 Alpha Bravo Charlie Mobile ».
- une station installée à bord d’un bateau situé hors des eaux territoriales (à plus de 12 milles nautiques des côtes) utilisera le suffixe « /MM » ou « Maritime Mobile ». Une station installée sur un bateau situé dans les eaux territoriales et, a fortiori, sur un fleuve ou à quai dans un port est assimilée à une station mobile (/M). Une station répétitrice est une balise de fréquence fonctionnant obligatoirement en classe d’émission A1A, F1A ou F2A (plus exactement A1B, F1B et F2B, voir § R-1.2) ou toute autre installation automatique (Relais). La station pourra être établie sur un autre site que celui de la station de l’utilisateur, titulaire d’un certificat de classe 1 ou 2. Celle-ci ne doit pas être installée pour un usage personnel ou un groupe restreint. Elle ne doit transmettre que des informations conformes à la Réglementation : son indicatif d’appel, données relatives à sa position, à son fonctionnement et aux conditions locales intervenant sur les conditions de propagation radioélectrique. Un dispositif d’arrêt d’urgence doit être prévu et, en cas de brouillages persistants, des mesures appropriées proposées par l’ANFR peuvent être imposées (article 7 et annexes 3 et 4-2 de la décision ARCEP 08-0841). L’article L34-9 du CP&CE impose que « les équipements radioélectriques doivent faire l'objet d'une évaluation de leur conformité aux exigences essentielles ». L’article 5-k de la décision ARCEP 08-0841 rappelle que la station d’un radioamateur doit être conforme aux exigences essentielles. La conformité du matériel, indiquée par le marquage « CE », sera éprouvée par un laboratoire indépendant et certifié. Toutefois, l’article R20-3 précise que cette exigence ne s'applique pas aux constructions personnelles réalisées « par des radioamateurs (…) non disponibles dans le commerce ; les ensembles de pièces détachées à assembler [kits] par des radioamateurs, pour leur usage, et les équipements modifiés par eux ne sont pas considérés comme des équipements disponibles dans le commerce ». Cette exception est confirmée par le décret n° 2006-1278 relatif à la compatibilité électromagnétique des appareils électriques et électroniques et par la directive européenne 2004/108/CE (dite Directive CEM). L’article 5 de l’arrêté du 17/12/07 modifié prévoit que les installations dont la puissance apparente rayonnée (PAR) est supérieure à 5 watts sont soumises à déclaration. Les informations relatives à l’installation (coordonnées géographiques « WGS84 » de l’installation et PAR en HF, VHF, UHF et SHF) sont à transmettre à l’ANFR dans les 2 mois suivant l’installation. Dans le format WGS84, la latitude et la longitude sont exprimées en degrés décimaux (6 chiffres après la virgule) ; les latitudes Sud et les longitudes Ouest sont négatives. De plus, dans la liste des appareils prévue par l'article 226-15 du code pénal (atteinte au secret des correspondances), la détention d’« appareils permettant l'analyse du spectre radioélectrique ou son exploration manuelle ou automatique en vue de la réception et de l'écoute des fréquences n'appartenant pas aux bandes de fréquences attribuées (…) au service de radiodiffusion ou au service radioamateur (…) » est soumise à autorisation du premier ministre. Plus précisément, une autorisation de détention valable 3 ans doit être obtenue auprès du Service Général de la Défense Nationale (SGDN). En revanche, la vente de tels appareils à usage grand public (« scanners ») est libre…
L’article 6 de la décision ARCEP 08-0841 précise que « les installations de radioamateur ne doivent pas être connectées à un réseau ouvert au public [Internet par exemple], à un réseau indépendant ou à toute installation radioélectrique n'ayant pas le caractère d'installation de radioamateur ». L’article 32 du CP&CE qualifie un réseau indépendant de « réservé à l'usage d'une ou plusieurs personnes constituant un groupe fermé d'utilisateurs » (« Echolink », par exemple).
R-4.3) Une station peut être manoeuvrée par le titulaire de l’autorisation d’émettre ou un opérateur occasionnel (titulaire d'une autorisation française d’émettre, à titre exceptionnel) ; l'opérateur occasionnel ne peut pas contacter sa propre station, doit communiquer son indicatif après celui de la station utilisée (« Foxtrot 5 Alpha Bravo Charlie opéré par Foxtrot 5 Delta Echo Foxtrot » en téléphonie ou « F5ABC/F5DEF » en CW). Les conditions de manœuvre d’une station par un opérateur occasionnel sont issues de l’arrêté du 1 er décembre 1983 (abrogé en 1997). Aucun texte français en vigueur n’a repris ces dispositions sauf pour les radio-clubs. Les installations de radio-club sont utilisées sous la responsabilité du titulaire de l’indicatif d’appel du radio- club. Le responsable des installations du radio-club doit être titulaire d’un certificat d’opérateur de classe 1 ou 2. Le radio-club peut être exploité par tout opérateur occasionnel titulaire d’un indicatif d’appel, en utilisant l’indicatif du radio-club suivi de son indicatif personnel (F6KGL/F6GPX en CW ou « Foxtrot 6 Kilo Golf Lima opéré par Foxtrot 6 Golf Papa X-ray »). L’utilisateur doit émettre sur une bande, dans un mode et avec une puissance autorisés à sa classe d’opérateur. Le journal de trafic du radio-club indique les indicatifs des opérateurs et leurs périodes d’utilisation. Le journal est contresigné par le responsable du radio-club (annexe 4-2 de la décision ARCEP 08-0841). En tant qu’opérateur occasionnel, l’utilisateur de la station du radio-club reportera les contacts effectués sur son propre carnet de trafic. La notion d’opérateur supplémentaire a disparu en 1997.
R-4.4) Sanctions : le nouvel article 7-3 de l’arrêté du 21/09/00 modifié a rétabli les sanctions et prévoit qu’« En cas de manquement (…), l’indicatif attribué par l’administration peut être suspendu pour une durée maximum de trois ans ou révoqué. La décision de suspension ou de révocation est motivée, proportionnelle à la gravité du manquement et notifiée à l’intéressé. Elle est prise, dans le cadre d’une procédure contradictoire, par l’autorité administrative qui a délivré l’indicatif à son initiative, sur proposition de l’ANFR, de l’ARCEP, des départements ministériels chargé de la sécurité publique, de la justice, de la défense nationale ou à la vue de rapports d’infractions transmis par des administrations étrangères ou des organismes internationaux spécialisés ». La sanction ne peut donc pas être prise à la demande directe d’une personne ou d’une association. En complément de cette sanction prise par le Ministre, il peut y avoir des sanctions pénales (prises par un tribunal après dépôt d’une plainte). L’article L39-1 du CP&CE prévoit qu’« est puni de six mois d'emprisonnement et de 30.000 € d'amende le fait (…) de perturber, en utilisant une fréquence, un équipement ou une installation radioélectrique (…) ou d'utiliser une fréquence en dehors des conditions prévues à l'article L33-3 ». En cas de récidive, la peine peut être doublée (L39-5). Le tribunal peut prononcer la confiscation du matériel ou ordonner sa destruction (L39-6) mais ne peut pas retirer l’indicatif de l’opérateur condamné. Enfin, « toute personne qui effectue des transmissions radioélectriques en utilisant sciemment un indicatif d'appel de la série internationale attribué à une station de l'État ou à une autre station autorisée, est punie d'un an d’emprisonnement » (L39-8). « Outre les officiers et agents de police judiciaire agissant conformément aux dispositions du code de procédure pénale, les fonctionnaires et agents de l'administration des télécommunications (…) peuvent rechercher et constater par procès-verbal les infractions » (art L40 du CP&CE). Dans la pratique, les agents habilités de l’administration des télécommunications, de l’Arcep et de l’ANFR qui disposent d'un pouvoir de police judiciaire en vertu de l’article L40 du CP&CE ne peuvent intervenir seuls que dans des lieux à usage professionnel entre 8h00 et 20h00 et pendant les heures d’ouverture lorsque le local est ouvert au public. En cas d’intervention dans un lieu à usage privé (comme l’est l’habitation d’un radioamateur ou le local d’un radio-club), les agents de l'administration chargée des télécommunications interviennent en tant qu'assistant technique d’un Officier de Police Judiciaire agissant sur commission rogatoire délivrée par un juge. En cas de fraude à l'examen, l’arrêté du 1 er décembre 1983 (abrogé en 1997) prévoyait l'annulation de l’épreuve, le candidat ne pouvant se représenter avant un an. Depuis 1997, aucun texte ne punit la fraude… En cas de plainte pour brouillage (TV en particulier), l’ANFR peut intervenir en tant qu’expert pour déterminer si les torts viennent du radioamateur (brouillage) ou de l’installation de la personne perturbée (non conformité). L’intervention de l’ANFR coûte 450 € (depuis 2003) à la charge du responsable des désordres. L’ANFR n’a pas vocation à intervenir en cas de plainte pour usurpation d’indicatif ou autres infractions à la réglementation.
R-4.5) Examen : les modalités de l’examen sont fixées par l’article 3 de l’arrêté du 21/09/00. Quelques questions portent sur le déroulement de l’examen, y compris celui de télégraphie. Pour passer l’examen, il n’y a plus d’âge minimum depuis l’arrêté du 21/09/00. L'épreuve de télégraphie auditive comporte un texte de 36 groupes de 5 lettres, chiffres ou signes suivi d'un texte en clair d'une durée de 3 minutes plus ou moins 5%. Les candidats devront avoir commis 4 fautes maximum à chacune des 2 épreuves. La vitesse de manipulation est de 12 mots par minute.
Si le candidat a un taux d’incapacité permanente (IPP) supérieur ou égal à 70%, les épreuves sont adaptées à son handicap et le temps de l’examen est triplé et l’épreuve peut se dérouler au domicile du candidat. En cas d'échec à l'une des épreuves, le candidat doit attendre un mois avant de repasser l'examen. Le candidat conserve pendant un an le bénéfice de l'épreuve dans laquelle il a obtenu une note au moins égale à 30/60. Après avoir réussi l’examen, il faut attendre de recevoir l’indicatif d’appel, seul document autorisant l’émission. Les frais d’examen sont de 30 € (tarif inchangé depuis 1991 quel quesoit le nombre d’épreuves à passer).
R-4.6) Formation des indicatifs d’appel : tous les indicatifs d’appel français sont formés selon les règles de la disposition S19-68 du RR et de l’annexe 4 (grille de codification des indicatifs des services d’amateur) de l’arrêté du 21/09/00 modifié. Le domicile fiscal principal du titulaire de l’indicatif détermine le préfixe de la station.
Le préfixe des stations domiciliées en France continentale est la lettre F.
Le préfixe des stations domiciliées en Corse et dans les DOM-TOM est composé de 2 lettres propres au
département ou au territoire ; la région UIT (voir § R-2.1) de la localisation est précisée entre parenthèses :
FG : Guadeloupe (DOM - 2)
FM : Martinique (DOM - 2)
FY : Guyane (DOM - 2) TK : Corse (1) FP : St Pierre & Miquelon (2)
FR : Réunion (DOM - 1) (y compris Glorieuse, Juan de Nova et Tromelin)
FH : Mayotte (1) FS : St Martin (2)
FJ : St Barthélemy (2)
FX : Satellites français du service amateur
FT : Terres Australes Antarctiques Françaises : Crozet (1), Kerguelen, St Paul & Amsterdam et Terre Adélie (3)
FK : Nouvelle Calédonie (3) FO : Polynésie Française (3) et Clipperton (2) FW : Wallis & Futuna (3) Dans les TOM en italique de cette liste, les indicatifs d’appel et les licences « CEPT » sont délivrées :
- par le Haut Commissaire de la République (HCR) en Nouvelle Calédonie et en Polynésie Française, - par l’Administrateur supérieur à Wallis & Futuna et dans les Terres Australes Antarctiques Françaises. Le suffixe, propre à chaque station, commence par un chiffre indiquant la classe de l’opérateur :
0 = opérateur de classe 3 ;
1 et 4 = opérateur de classe 2 ;
5, 6 et 8 = opérateur de classe 1. 2, 3, 7 et 9 restent en réserve, une partie ayant déjà été affectée à des indicatifs individuels avec un suffixe à deux lettres pour des opérateurs de classe 1. Pour les indicatifs d’appel individuels des DOM-TOM et de la Corse, seuls les chiffres 0 (classe 3), 1 (classe 2) et 5 (classe 1) sont attribués. Après le chiffre, le suffixe attribué à chaque station comporte deux à quatre lettres :
AAA à UZZZ et AA à ZZ sont affectés aux indicatifs individuels ; KAA à KZZ sont affectés aux radio-clubs (et KA à KZ pour les radio-clubs de Corse et des DOM-TOM); VAA à VZZ sont affectés aux amateurs de la CEE installés pour plus de trois mois en France ; WAA à WZZ sont affectés aux amateurs hors CEE installés pour plus de trois mois en France ; XAA à XZZ étaient réservés aux balises (voir conditions d’exploitation au § R-4.2) ; YAA à YZZ étaient réservés aux stations répétitrices numériques (Nodes) ; ZAA à ZZZ sont affectés aux stations répétitrices analogiques (Relais). Les suffixes des stations des DOM-TOM et de Corse sont composés de 2 lettres sauf ceux des relais et balises (suffixes XAA à ZZZ) et parfois des radio-clubs qui peuvent comporter 3 lettres. Ainsi, les indicatifs individuels d’appel de France continentale se présentent sous les formes suivantes : F0AAA, F1AA, F1AAA, F2AA, F3AA, F4AAA, F4AAAA (si le besoin est constaté par l’administration), F5AA, F5AAA, F6AAA, F8AA, F8AAA et F9AA. Les indicatifs d’appel des DOM-TOM et de Corse se présentent sous les formes suivantes : TK0AA, FY1AA, FG5ZAA. Des indicatifs spéciaux peuvent être attribués sur demande motivée pour une durée maximum de 15 jours non consécutifs pendant une période de 6 mois. Un indicatif spécial peut être réattribué et sera composé du préfixe TM pour la France continentale, TK en Corse, TO dans les DOM et à St Pierre & Miquelon, Mayotte, St Martin et St Barthélemy ou TX dans les autres TOM. Le préfixe est suivi de 4 caractères au choix du demandeur dont le premier est un chiffre. (art.7 de l’arrêté du 21/09/00 modifié., 24 € par demande en 2007 et depuis 1991).
Exemples : un indicatif d’appel du type FM1AB est attribué à un radioamateur de classe 2 résidant en Martinique. Un indicatif d’appel du type F5VAA est attribué à un radioamateur de la CEPT installé plus de 3 mois en France. A la demande d’une station lyonnaise lors d’un salon, l’administration délivrera un indicatif spécial du type TM9A.
Un radioamateur français qui n’émet pas depuis le territoire pour lequel son indicatif d’appel lui a été attribué doit utiliser un indicatif d’appel formé du préfixe de la localisation géographique du lieu d’émission (F, FY, TK, etc.) suivi d'une barre de fraction, de son indicatif d’appel individuel (sans suffixe /P ou /M depuis 2008).
Exemples : un radioamateur novice domicilié en région parisienne et émettant à bord de son véhicule en Corse utilisera un indicatif d’appel du type TK/FØABC. Un radioamateur guyanais de classe 1 émettant depuis un hôtel à Paris s’identifiera ainsi : F/FY5AB.
L’attribution des indicatifs est subordonnée au paiement préalable des taxes en vigueur (taxe annuelle : 46 € en 2007, tarif inchangé depuis la loi de finances rectificative de 1991). Les indicatifs d’appel restent la propriété de l’État et ne sont pas transmissibles. Sauf nécessité constatée par l’administration, les indicatifs à suffixe de deux lettres devenus disponibles ne sont pas réattribués (article 7 de l’arrêté du 21/09/00 modifié). Le titulaire qui ne souhaite plus utiliser son indicatif d'appel peut demander la suspension volontaire à l’ANFR (article 7-4 de l’arrêté du 21/09/00 modifié). Après 10 ans de suspension volontaire, l’indicatif pourra être réattribué. Lorsque le titulaire souhaite réutiliser son indicatif, il joint à sa demande le règlement de la taxe annuelle et le courrier accusant réception de sa demande de suspension. L’ANFR gère et publie sur son site Internet l’annuaire des radioamateurs qui comporte les noms, prénoms, indicatifs et adresses des radioamateurs autorisés. Ces derniers peuvent s’opposer à tout moment à ce que figurent dans cet annuaire les informations nominatives les concernant à l’exception de leur indicatif personnel. Dans cette hypothèse, si les renseignements sont est déjà publiques au moment de la demande, un nouvel indicatif ayant la même structure alphanumérique peut être attribué. (article 7-5 de l’arrêté du 21/09/00 modifié).
R-4.7) Utilisation de l’autorisation d’émettre dans les pays de la CEPT : pour les radioamateurs
originaires des pays appliquant la recommandation CEPT T/R 61-01 ou originaires des pays ayant conclu un accord de réciprocité avec la France, l’article 7-2 de l’arrêté du 21/09/00 modifié prévoit que, pour un séjour de moins de 3 mois, l'indicatif utilisé sera formé du préfixe français selon la localisation géographique (F, FY, TK, etc.) suivi d'une barre de fraction, de son indicatif d’appel délivré par son administration (sans suffixe /P ou /M).
Exemple : F/I9AAA est une station italienne émettant depuis la France continentale.
Pour les séjours de plus de 3 mois, les radioamateurs étrangers titulaires d’un certificat d’opérateur conforme à la recommandation CEPT T/R 61-02 (HAREC) doivent demander un indicatif auprès de l’administration (article 7- 2 de l’arrêté du 21/09/00 modifié) et payer la taxe annuelle correspondante. Le suffixe de cet indicatif sera de la série VAA à VZZ ou WAA à WZZ (annexe 4 de l’arrêté du 21/09/00 modifié, voir § R-4.6). De même pour les radioamateurs français titulaires d'une autorisation d’émettre de classe 1 ou 2 se déplaçant pour un séjour de moins de 3 mois dans un pays appliquant la recommandation CEPT T/R 61-01 ou ayant conclu un accord avec la France, l'indicatif utilisé sera formé du préfixe du pays visité suivi d'une barre de fraction, de son indicatif d’appel français et du suffixe /P ou /M selon le cas (§ 2.3 de l’annexe I à la T/R 61-01).
Exemple : un radioamateur français émettant en CW depuis son véhicule en Belgique s’identifiera ainsi : ON/F6ABC/M Le même radioamateur s’identifiera en téléphonie avec le code d’épellation international : « Oscar November Barre de fraction (ou « stroke » en anglais) Foxtrot Six Alpha Bravo Charlie Mobile ».
Liste des 40 pays membres de la CEPT appliquant la recommandation T/R 61-01 avec les préfixes à utiliser entre parenthèses : Allemagne (DL), Autriche (OE), Belgique (ON), Bosnie Herzégovine (E7), Bulgarie (LZ), Chypre (5B), Croatie (9A), Danemark (OZ), Îles Féroé (OY), Groenland (OX), Espagne (EA), Estonie (ES), Finlande (OH), France et DOM-TOM (voir liste au §R-4.6), Grèce (SV), Hongrie (HA, HG), Irlande (EI), Islande (TF), Italie (I), Lettonie (YL), Liechtenstein (HB0), Lituanie (LY), Luxembourg (LX), Macédoine (Z3), Malte (9H), Monaco (3A), Norvège (LA), Spitzberg (JW), Pays Bas (PA) Pologne (SP), Portugal (CT), Açores (CU), Madère (CT), Roumanie (YO), Angleterre (M), Île de Man (MD), Irlande du Nord (MI), Jersey (MJ), Écosse (MM), Guernesey (MU), Pays de Galles (MW), Fédération de Russie (R), Saint Marin (T7), Slovaquie (OM), Slovénie (S5), République Tchèque (OK), Suède (SM), Suisse (HB9), Turquie (TA), Ukraine (UT), Cité du Vatican (HV). Dans certains pays, il faut ajouter un chiffre correspondant à la localisation géographique. La CEPT comprend 48 pays. Or, les 8 pays suivants n’ont jamais donné à la CEPT d’informations sur l’application de la T/R 61-01 : Albanie (ZA), Andorre (C3), Azerbaïdjan (4K), Biélorussie (EW), Géorgie (4L), Moldavie (ER) Monténégro (4O), Serbie (YU). Le Kosovo, ancienne province de Serbie, qui a proclamé unilatéralement son indépendance le 17 février 2008, ne fait pas encore partie de la CEPT. Bien évidemment, pour tout trafic à l’étranger, il faudra se renseigner sur la réglementation propre à chaque pays (limites de bande, puissance, classe d’émission autorisées). De plus, quelques pays membres de la CEPT continuent d’exiger la connaissance du morse pour accéder aux bandes inférieures à 30 MHz sur leur territoire. Liste des 8 pays non membres de la CEPT mais appliquant la recommandation T/R 61-01 : Australie (suffixe VK) Afrique du Sud (ZS), Antilles néerlandaises (PJ), Canada (VE suivi d’un chiffre selon localisation, Terre Neuve et Labrador : VO, Yukon et Île du Prince Édouard : VY), États-Unis (selon la localisation W, KH ou KP suivi d’un chiffre), Israël (4X), Pérou (suffixe OA), Nouvelle-Zélande (ZL). Liste des 4 pays ayant conclu un accord de réciprocité avec la France : Brésil (PY), Côte d'Ivoire (TU), Japon (JA), Kenya (5Y). Les recherches sur Internet donnent peu d’informations sur le contenu de ces accords. Ces tris listes, mises à jour au 17/05/08 à partir de documents disponibles sur Internet, sont à connaître : des questions portant sur celles-ci à l’examen (en particulier, préfixe à utiliser lors de trafic dans les pays concernés).
Bien que, depuis 2005, il existe une « licence CEPT de radioamateur Novice » (recommandation ECC (05)06 et rapport ERC 32), la mise en application de ces textes n’est pas prévue pour le certificat français d’opérateur de classe 3. Peu de pays de la CEPT ont mis en application ces textes et le préfixe à utiliser est parfois différent de celui utilisé pour l’application de la recommandation T/R 61-01.
R-4.8) Histoire de la réglementation du radioamateurisme en France (pas de question à l’examen).
Tout au long du XIX ème siècle, les théories sur la lumière, le courant électrique et les ondes sont développées : Fresnel émet la théorie vibratoire de la lumière en 1818 ; en 1827, Ohm découvre les lois fondamentales de l’électricité et Ampère imagine le galvanomètre ; en 1831, Faraday décrit l’induction électromagnétique tandis que Henry découvre l’auto- induction et que Ruhmkorff invente la bobine d’induction. L'invention du télégraphe électrique, en 1832, est due à Samuel Morse dont le fameux code servira pour réaliser les premières liaisons radio. Le lien entre les phénomènes électriques et magnétiques est établi par Maxwell en 1864. A la fin du XIX ème siècle, les ondes radioélectriques sont un vaste champ d’expériences : en 1887, Heinrich Hertz met en évidence les ondes grâce à ses sphères et son éclateur ; en 1890, Édouard Branly met au point son cohéreur ; Alexandre Popov invente un système d’antennes verticales et améliore le cohéreur en
Mais l’aventure de la radio commence réellement avec Guglielmo Marconi qui, en combinant les différents systèmes existants, réalise le premier système efficace de radiocommunication : expériences à Bologne en 1896 puis liaisons commerciales régulières trans-Manche à partir de 1899. Enfin, en décembre 1901 après des essais infructueux, Marconi, situé à Terre Neuve, perçoit une série de S en code Morse en provenance de son correspondant de Poldhu (Sud Ouest de l’Angleterre), à près de 3540 km, montrant que la rotondité de la Terre n’est pas un obstacle.
En France, après la première liaison radio effectuée par Eugène Ducretet le 15 novembre 1898 entre le sommet de la Tour Eiffel et le Panthéon (4 km), Gustave Eiffel prend contact en 1901 avec le capitaine Ferrié, polytechnicien, officier du 8 ème Régiment du Génie et chef des transmissions de l’armée française, pour faire de la Tour un support d’antenne de communication à longue distance. Ferrié met au point en 1903 un détecteur électrolytique, nettement plus performant que le cohéreur de Branly (mais pas autant que la galène utilisée à partir de 1910). Avec ce système, une liaison est établie avec les forts des environs de Paris, et un an plus tard avec l'Est de la France. En 1904, Flemming met en évidence l’effet diode de la lampe à incandescence d’Edison et, deux ans plus tard, Lee de Forest invente la triode, premier système d’amplification. En 1906, une station radio militaire permanente est installée dans un baraquement en bois sur le Champ de Mars, entre l’École Militaire et la Tour Eiffel, ce qui la sauve de la démolition car l’antenne est tendue entre le baraquement et le sommet de la Tour.
Le premier contact français entre amateurs qui n’avaient, à cette époque, pas encore d’indicatifs d’appel eut lieu en 1907 à Orléans. Dans les années suivantes, les techniques se fiabilisent et les expérimentations se développent. Lorsque la guerre éclate en 1914, la télégraphie militaire devient primordiale : les rapports et les ordres circulent rapidement et, dans les tranchées, les radiocommunications sont préférées aux lignes téléphoniques qu’il faut constamment maintenir. Pendant la guerre, les émissions d’amateur sont interdites et le Génie militaire a besoin de ces opérateurs et de ces techniciens. Ils se retrouvent pour la plupart au 8 ème Génie basé au Mont Valérien (à Suresnes, près de Paris) où Ferrié, qui est promu Général, coordonne les recherches pour améliorer les télécommunications sans fil. A la fin de la guerre, la technique a largement évolué puisque la fameuse « triode TM » est d’utilisation courante.
Dès 1921, un réseau d’émission d’amateur fonctionne dans la région de Marseille et chacun s’identifie avec un indicatif personnel de son choix : presque tous les nouveaux amateurs utilisent “ 8xxx ” (chiffre 8 suivi de 3 lettres), signe de l’influence des anciens du 8 ème Génie. Sous la pression des amateurs, l’administration des postes délivre le 13 juillet 1921 la première autorisation d’émission d’amateur sous l’indicatif “ 8AA ” à André Riss de Boulogne sur Mer. Le préfixe de nationalité F n’existe pas. C’est un chiffre qui, en Europe, indique la nationalité (en France, c’est le chiffre 8 ; 1 pour l’Italie, 4 pour l’Allemagne, 9 pour la Suisse, …). Pour les autres continents, il n’y a pas de préfixe de nationalité. Le premier contact intercontinental amateur a lieu le 28 novembre 1923, entre 8AB (Nice) et 1MO (Hartford - Connecticut) sur 100 m de longueur d’onde. Jusqu’à cette date, une longueur d’onde de moins de 200 mètres était considérée comme inexploitable…
Le décret du 24/11/23 et l’arrêté du 12/12/23 fixent les conditions de délivrance du certificat d’opérateur (CW à 8 mots/mn sans technique) et précisent les conditions d’utilisation d’une station amateur. Les personnes autorisées antérieurement doivent subir l’examen avant le 31/3/24. Avec la création à Paris (amphithéâtre de la Sorbonne) de l’IARU (Union Internationale des RadioAmateurs) le 24 avril 1925 (et du REF le 30 mai), l’émission d’amateur se structure. Le développement des contacts intercontinentaux amène l’IARU à instaurer à partir du 1er février 1927 un système de préfixe à deux lettres, où la première lettre indique le continent et la deuxième lettre le pays (eF pour la France), suivi d’un chiffre. L’administration française donne le chiffre 8 suivi de deux lettres pour tous les opérateurs (Métropole et colonies). Ce qui explique que, de nos jours, dans de nombreux pays francophones, le chiffre 8 suit le préfixe de nationalité. Lors de la conférence de Washington (novembre 1927), un système international de préfixe de nationalité est défini : la France obtient la lettre F. Dès 1928, l’administration délivre des indicatifs F8xx pour les personnes autorisées en France Métropolitaine.
Les conditions techniques des stations et de délivrance des certificats d’opérateur sont précisées dans deux arrêtés publiés le 10 novembre 1930. Ces deux textes resteront en vigueur jusqu’en 1983. En 1932, la conférence de Madrid procède à la refonte des préfixes de nationalité avec des sous-localisations. A partir du 1/1/34, la France et les trois autres pays fondateurs de l’UIT (USA, Royaume-Uni et Italie), obtiennent la possibilité de n’utiliser qu’une seule lettre de préfixe pour leurs indicatifs nationaux. Rien ne change pour les radioamateurs de France Métropolitaine mais pas pour ceux des colonies et d’outre-mer. Au 1/1/35, l’ensemble des indicatifs utilisés dans les colonies et protectorats français est mis en conformité avec la conférence de Madrid : le préfixe de localisation comporte deux lettres suivi du chiffre 8. En 1933, la série des F8xx étant épuisée, des indicatifs F3xx sont attribués. En 1934, un certificat d’opérateur phoniste est créé et les indicatifs attribués sont de la série F3xxx (3 lettres). En 1939, des indicatifs F9xx sont attribués.
Le 28 août 1939, la guerre approche et l’administration informe chaque radioamateur qu’il doit cesser immédiatement tout trafic et mettre sa station hors d’état de fonctionner en démontant l’antenne, débranchant l’alimentation et en enlevant les
lampes. Lors de la mobilisation de septembre 1939, 250 membres du REF rejoignent les rangs du 8 ème Génie comme opérateurs radio.
L’émission d’amateur est à nouveau autorisée le 14 juin 1946 mais les opérateurs doivent être obligatoirement des télégraphistes alors qu’avant 1939, il y avait des phonistes et des graphistes. Certains phonistes continuent néanmoins d’émettre avec leurs anciens indicatifs F3xxx : ce sont les « noirs » qui seront sévèrement réprimés. Les conditions d’exploitation des stations sont limitées (puissance limitée à 50 W d’alimentation de l’étage final, émission en mobile interdite, …). A partir de 1946, les F7 sont attribués aux militaires alliés et les F0 aux étrangers civils présents en France. En 1947, Brattain, Bardeen et Shockley inventent le transistor qui, peu à peu, va détrôner les lampes. Vers 1950, l’administration réattribue les indicatifs F8 et F3 abandonnés par les anciens titulaires. A partir de 1957, des indicatifs F2xx sont attribués. En 1959, le RR est modifié et stipule la dispense de l’examen de graphie pour les fréquences supérieures à 144 MHz. Ce n’est qu’en 1961 que cette disposition est transcrite en droit français avec la création du nouveau certificat d’opérateur “ Téléphoniste ” qui se voit attribué la série F1xx (à 2 lettres). En 1965, lorsque la série F2 fut épuisée, des indicatifs F5xx sont attribués puis des indicatifs F6xxx (à trois lettres) à partir de 1967. En 1968, la série F1xx étant épuisée, la série F1xxx (trois lettres) est attribuée aux téléphonistes. Lorsque le téléphoniste devient télégraphiste (examen à 10 mots/mn en lecture et manipulation), il change d’indicatif (F1ABC devient F6DEF). En 1973, lors de la conférence de Malaga-Torremolinos, l’exemption de l’examen de morse est étendue à toutes les fréquences supérieures à 30 MHz, ce qui ne change pas grand-chose pour les radioamateurs français car aucune bande n’est autorisée de 30 à 144 MHz. En 1982, un vent de liberté souffle sur les ondes françaises : les radio libres (bande FM) sont légalisées et la bande CB, en pleine explosion, est enfin autorisée.
L’arrêté du ministre des télécommunications du 1/12/1983 modifie le déroulement des épreuves : les examinateurs qui faisaient passer l’examen à domicile ou dans les radio-clubs sont remplacés par une épreuve se déroulant dans un centre d’examen (sur un Minitel à partir de mai 1985 et sur un magnétophone pour l’épreuve de CW, sans manipulation). L’enquête administrative préalable au passage de l’examen est supprimée et les bandes WARC (10, 18 et 24 MHz) sont ouvertes au trafic. La France applique dès 1985 la recommandation CEPT T/R 61-01 (libre circulation). En 1986, la tutelle, exercée depuis l’origine par le ministère des postes et télécommunications ou une de ses directions (DTRI puis DTRE), est confiée à la CNCL (Commission Nationale de la Communication et des Libertés). La loi du 17/01/1989 crée le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en remplacement de la CNCL : la tutelle est donc transférée au CSA.
1989 voit la création des premiers certificats d’opérateur novice (avec réglementation et technique allégée et, pour les graphistes novices, CW à 5 mots/mn). Il y a 5 classes d’opérateur (A : novice téléphoniste, B : novice télégraphiste, C :
téléphoniste, D : télégraphiste, E : télégraphiste confirmé après 3 ans de classe D). Le préfixe de l’indicatif passe à 2 lettres pour tous les radioamateurs de France continentale : F suivi de la lettre indiquant la classe de l’opérateur (F6DEF devient FE6DEF). En 1990, la recommandation CEPT T/R 61-02 (programme HAREC) voit le jour, elle ne sera réellement appliquée en France qu’à partir de 1997. Début 1991, la tutelle revient à la DRG (Direction de la Réglementation Générale) qui devient, en 1993, la DGPT (Direction Générale des Postes et Télécommunications), toutes deux rattachées au ministère de l’industrie. En mai 1993, le préfixe pour la France continentale revient à la lettre F (sauf indicatifs spéciaux) suivie d’un chiffre déterminant la classe de l’opérateur. Ainsi, le téléphoniste F1ABC devient FC1ABC en 1989 ; ayant réussi l’examen de télégraphie, il devient FD1ABC puis, trois ans après, FE1ABC et enfin F5ABC en 1993.
En décembre 1997, l’harmonisation européenne conduit à la refonte complète des textes régissant notre activité et à la création de l’ART à qui est confiée la tutelle : les missions confiées jusque là à la DGPT sont transférées à l’ANFR et à l’ART, nouvellement créées ; la DiGITIP (Direction Générale de l'Industrie, des Technologies de l'Information et des Postes, rattachée au ministère de l’économie, des finances et de l’industrie – Minéfi) a une mission de conseil auprès du ministre chargé des télécommunications. 3 décisions sont publiées par l’ART : 97-452 : fréquences et puissances autorisées, 97-453 :
conditions techniques, 97-454 : organisation des examens. Ces textes apportent deux changements majeurs : il y a dorénavant 3 classes d’opérateur, dont une novice (classe 3, sans technique) avec des indicatifs d’appel de la série FØxxx ; les novices de la réglementation de 1989 dont le préfixe était FA ou FB étant reclassés respectivement en F1 ou F5. De plus, la vitesse de l’examen de CW passe à 12 mots/mn, comme le recommande le texte CEPT.
Lorsque la série F1/F5 fut épuisée, en 1998, la série F4/F8 est attribuée. En 2000, un recours en Conseil d’Etat conduit à l’annulation des décisions ART concernant les examens et les condistions techniques. Elles sont remplacées par la décision ART 00-1364 (conditions technqiues) et l’arrêté du Premier Ministre du 21/09/00 (organisation des exmanens). Pendant la procédure qui dura près d’un an, les centres d’examen furent fermés.
En 2003, l’UIT modifie le S25 du RR et, pour les pays qui le souhaitent, supprime l’obligation de connaître le code Morse pour l’accès aux bandes inférieures à 30 MHz. En mai 2004, après la modification des textes européens, les opérateurs de classe 2 sont autorisés à trafiquer en dessous de 30 MHz sauf en télégraphie auditive. En 2005, l’ART est renommée Arcep avec de nouvelles compétences dans les activités postales et la DGE (Direction Générale des Entreprises, rattachée au Minéfi, devenu après mai 2007 Minefe, l’Emploi ayant remplacé l’Industrie) reprend les missions de la DiGITIP.
En octobre 2008, après 23 ans de bons et loyaux services, le Minitel est abandonné. L’examen se déroule désormais sur ordinateur à partir d’un navigateur internet. Début 2009, la DGCIS (Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services, rattachée au Minefe) reprend les missions confiées à la DGE. Des textes « toilettés » pour être en conformité avec les autres textes français et internatioanux sont publiés au JO le 11/02/09. Ils se composent de l’arrêté du Premier Ministre du 21/09/00 modifié le 30/01/09 par le Ministre de l’économie, d’un arrêté fixant les conditions d’utilisation des stations radioamateurs dans les TOM et d’un avis d’homologation de la décision ARCEP 08-0841 du 24/07/08.
Section B et 5) Connaissances techniques de base
Attention : cette section est la cause de nombreux échecs à l’examen de classe 3 : ne la négligez pas.
R-5.1) Puissances, rapports de puissance et décibels (dB) - voir aussi Technique § 4.1
L’unité d’énergie est le joule, dont le symbole est J. L’énergie est notée E et est aussi exprimée en wattheures (Wh), avec la relation suivante : 1 Wh = 3600 J. La puissance est notée P et est l’énergie mise en jeu par unité de temps (noté t), c’est-à-dire par seconde. L’unité de puissance est le watt que l’on note W. On a la relation :
P = E / t ou encore E = P x t avec P la puissance en watts, E l’énergie en joules et t le temps en secondes. Le décibel (dB) est une unité permettant d'exprimer un rapport entre deux grandeurs de même nature. Pour l’examen de classe 3, seuls sont à connaître les 9 rapports en puissance suivants :
Gain exprimé en décibel (dB)
Rapport de puissance Sortie / Entrée
Exemple : un amplificateur a un gain de 6 dB. Sa puissance d’entrée est de 15 W Quelle est sa puissance de sortie ? Réponse : 6 dB correspond à un rapport de 4. Pour une puissance d'entrée de 15 W, la puissance de sortie sera de : Puissance d’entrée x Rapport = 15 x 4 = 60 W.
Un amplificateur ayant un gain de 6 dB multiplie par 4 la puissance présente à son entrée. Un gain de 0 dB signifie que le signal de sortie a la même puissance que le signal d’entrée (aucune amplification). Les décibels, lorsqu’ils sont négatifs, indiquent des pertes : une perte de 6 dB est notée -6 dB et la puissance est divisée par 4 à la sortie d'un tel circuit atténuateur. Les gains successifs s’additionnent et les pertes successives se soustraient (voir le 1 er exemple du § R-5.3). Les décibels expriment des niveaux relatifs : le gain d'une antenne se définit par rapport à une antenne de référence (le doublet par exemple). Dans ce cas, la puissance rayonnée dans la direction la plus favorable est supérieure à la même puissance appliquée à l'antenne de référence.
Dans les schémas, le triangle représente un circuit amplifi- cateur ou atténuateur dont le gain est indiqué en dB
Réponse : rapport = 8 / 4 = 2, soit 3 dB Réponse : -6 dB correspond à un rapport de 1/4 ; P = 20 / 4 = 5 W
Si le gain exprime un rapport de tensions, le gain est doublé par rapport aux mêmes valeurs exprimées en watts. Ainsi, un rapport de tension de 2 donnera un gain de 6 dB (le double d’un rapport de puissance de 2).
Exemples : si les valeurs ci-dessus étaient en volts, gain = 6 dB (= 3 x 2) et U (au lieu de P) = 10 V (= 20/[4/2] = 20 / 2)
Le rendement détermine la qualité du transfert de puissance. Le rendement, exprimé en % et toujours inférieur à 100%, est le rapport obtenu en divisant la puissance utile (puissance émise) par la puissance consommée totale. Rendement (%) = (Puissance utile x 100) / Puissance consommée
Exemple : un émetteur consomme 120 watts. Sa puissance de sortie est 80 watts. Quel est son rendement ? Réponse : Rendement = (Puissance utile x 100) / Puissance consommée = (80 x 100)/120 = 8000 / 120 = 66,7% La puissance consommée mais non émise est dissipée (perdue en chaleur) et est égale à 40 W (= 120 – 80).
R-5.2) Types et caractéristiques des antennes - voir aussi Technique § 9.4 à 9.10
La longueur d’onde (mesurée en mètres et notée , lettre grecque minuscule lambda) est la distance parcourue dans le vide (ou dans l’air) par l’onde au cours d’une durée égale à la période du signal. Dans le vide, les ondes radio se déplacent à la vitesse de la lumière. La fréquence (notée F et mesurée en hertz, Hz) est le nombre de période du signal par seconde. La fréquence peut aussi être donnée dans un multiple du hertz : 1 kHz (kilohertz) = 1000 Hz, 1 MHz (mégahertz) = 1000 kHz, 1 GHz (gigahertz) = 1000 MHz. Pour transformer une fréquence donnée en MHz en longueur d’onde donnée en mètres ou inversement, les formules suivantes seront utilisées :
F(MHz) = 300 / (m)
(m) = 300 / F(MHz)
Exemples : Quelle est la longueur d’onde de la fréquence 144 MHz ? A quelle fréquence correspond la longueur d’onde 14,2 mètres ?
Réponse : 300 / 144 = 2,083 mètres Réponse : 300 / 14,2 = 21,1 MHz
Quelle est la fréquence d’une longueur d’onde de 3 cm ?
3 cm = 0,03 m ; 300 / 0,03 = 10.000 MHz = 10 GHz
L’antenne doublet demi-onde (ou dipôle) est l’antenne de base. Elle est constituée d’un fil d’une longueur égale à une demi longueur d’onde alimenté en son milieu. Ainsi, chaque brin mesure un quart d’onde (= / 4). L’antenne idéale est isolée dans l’espace ou dans l’air, loin de toutes masses et du sol.
L'impédance (notée Z et donnée en , ohms ; : lettre grecque oméga ma- juscule) au point d’alimentation varie en fonction de l'angle que forment les brins : s'ils sont alignés,
l'impédance est de 73
; s'ils forment un angle de 120°, Z = 52
; s'ils forment un angle droit (90°), Z = 36 .
Dans une antenne doublet demi-onde replié (aussi appelée trombone), les extrémités libres du dipôle sont reliées par un fil parallèle et proche du doublet si bien que la longueur totale du fil est égale à une longueur d’onde. Cette antenne a une impédance d’environ 300 au point d’alimentation lorsqu’il est placé au milieu de l’antenne.
Doublet demi-onde replié
Exemple : un dipôle mesure 7,04 mètres de long. Sur quelle fréquence (en MHz) résonne-t-il ? Réponse : l’antenne résonne sur une longueur d’onde de 7,04 x 2 = 14,08 m, soit 300 / 14,08 = 21,3 MHz
L’antenne quart d'onde verticale (GP, Ground Plane en anglais) est
constituée d’une moitié de dipôle et nécessite un plan de sol (radiants
fixés à la base de l’antenne) ou une masse (la terre ou la carrosserie d’un
véhicule) afin de reconstituer électriquement le deuxième brin de
l'antenne. L’impédance de cette antenne est de 36 si le plan de sol ou la
masse est perpendiculaire au brin rayonnant (schéma ci-contre). Si les
radiants (ou la masse) forment un angle de 120° avec le brin rayonnant,
l’impédance de cette antenne est de 52 .
Un brin plus court que le quart d'onde peut être utilisé, mais il faut dans ce cas rallonger
artificiellement l'antenne grâce à une bobine (habituellement positionnée à la base du brin
ou au milieu de celui-ci) ou par une capacité terminale (au sommet de l’antenne). Le quart
d'onde raccourci présente une impédance plus faible à la résonance.
reconstitué par
L(m) = / 4
Exemple : Quelle est la longueur (en centimètres) d’une antenne quart d’onde fonctionnant sur 144 MHz ? Réponse : la longueur d’onde de la fréquence 144 MHz est : 300 / 144 = 2,083 m. L’antenne quart d’onde fonctionnant sur cette fréquence aura pour longueur : 2,083 m / 4 = 0,52 m = 52 cm
Dans la pratique, la longueur théorique calculée d’une antenne est diminuée d’environ 5%. Ce coefficient varie
selon le matériau utilisé. Dans l’exemple ci-dessus, l’antenne quart d’onde mesurera : 52 cm x 95% = 49,4 cm. Ce coefficient de raccourcissement est aussi valable dans le cas du dipôle mais pas dans le cas du trombone qu’il faudra rallonger. De plus, l’impédance de l’antenne, donnée ici en espace libre, varie en fonction du sol
(proximité et qualité) et de son environnement immédiat (élément métallique, bâtiment, arbre,
Antenne Yagi ou Beam : l'antenne doublet est l'antenne de base. Son diagramme de rayonnement ressemble à un tore traversé par le brin de l'antenne. Le rayonnement est maximum perpendiculairement aux brins. Il est nul dans le prolongement des brins. Si les deux brins ne sont pas alignés ou si le sol est trop près de l'antenne, le diagramme de rayonnement se déforme. En ajoutant des éléments près du brin, le lobe principal est déformé et l'énergie est concentrée dans une direction. Les éléments directeurs sont plus courts que le brin rayonnant, les éléments réflecteurs sont plus longs. Lorsque le nombre d'éléments augmente sur ce type d'antenne, son gain (son effet directif) augmente et l’impédance du brin rayonnant diminue. Le gain obtenu par l’antenne dépend à la fois du
nombre d’éléments et de la distance entre ces éléments. Le gain d'une antenne se mesure dans la direction maximum de rayonnement. Le gain se calcule en dB par rapport à l'antenne doublet (dB d ) ou par rapport à l'antenne isotropique (dB iso ). Celle-ci est une antenne idéale :
un point qui rayonne et dont le lobe de rayonnement est une sphère. Le doublet a un gain de 2,14 dB par rapport à l'antenne isotropique. Les lobes de rayonnement se représentent dans le plan vertical (on fait une « coupe » du diagramme de rayonnement selon l’axe du rayonnement maximum) ou horizontal (le diagramme de rayonnement est représenté comme si on était au-dessus de l’antenne). Les diagrammes de rayonnement se représentent aussi par des volumes. Les volumes de chacun des diagrammes de rayonnement représentés ci-dessous doivent être égaux car le volume représente la puissance émise qui est répartie différemment selon le type d’antennes. Dans les diagrammes ci-dessous, le plan de sol, les éléments parasites et le sol sont représentés en gris. Les caractéristiques des antennes (impédance, gain) sont identiques à l’émission et à la réception.
Élément rayonnant = dipôle
Direction du rayonnement maximum
Rayonnement horizontal (vu du dessus)
Antenne isotropique
Beam Yagi
La puissance apparente rayonnée (P.A.R.) est la puissance d'alimentation de l'antenne multipliée par le rapport arithmétique correspondant au gain de l’antenne par rapport au doublet (il faut transformer les dBd en rapport). Cette puissance correspond à la puissance qu'il faudrait appliquer à un dipôle pour avoir la même puissance rayonnée dans la direction la plus favorable de l'antenne (pour application avec des calculs, voir le 1 er exemple du R-5.3). La puissance isotrope rayonnée équivalente (PIRE) prend pour référence l'antenne isotropique. L'angle d'ouverture d'une
antenne est l’écart d'angle entre les directions pour lesquels la puissance rayonnée est la moitié (–3 dB) de la puissance rayonnée dans la direction la plus favorable. Le gain avant /
transformé en dB, obtenu en divisant la puissance rayonnée dans la direction la plus favorable par la puissance
rayonnée dans la direction opposée à 180°. Polarisations : selon la position du brin rayonnant, l’onde rayonnée est polarisée verticalement ou horizontalement. Certaines configurations d'antennes permettent des polarisations circulaires (rotation Droite ou Gauche). La polarisation des antennes joue un rôle important dans la faisabilité d'une liaison, surtout au delà de 100 MHz. Il est important de ne pas confondre polarisation et directivité qui sont deux paramètres différents.
antenne doublet (ou dipôle) ne peut fonctionner que sur une fréquence (ou une bande de
fréquences). En reliant plusieurs dipôles par leur centre, un multi-doublet est obtenu. Il fonctionne sur autant de fréquences qu’il y a de doublets accordés. Pour éviter de multiplier le nombre de
doublets, ce qui complique la mise au point, des antennes comportant des trappes sont utilisées. Les trappes sont des circuits qui bloquent une bande de fréquences. Les brins situés après une trappe sont raccourcis artificiellement. Ces deux techniques peuvent évidemment être combinées comme ci-dessus. La répartition des tensions et intensités le long d’un brin rayonnant et le couplage d’antennes ne sont pas au programme de l’examen de classe 3. Toutefois, quelques questions ont été relevées. Elles sont étudiées au § 9.4 (dipôle), § 9.5 (quart d’onde) et § 9.10 (couplage parfait de deux antennes identiques amenant un gain de 3 dB).
Réflecteurs paraboliques : certaines antennes, utilisées dans les très hautes fréquences emploient des réflecteurs paraboliques (ou paraboles) qui réfléchissent les ondes et concentrent les rayonnements sur un foyer, où est placé l'antenne (généralement un doublet). La distance entre le foyer et la parabole est appelée la focale (F). D étant le diamètre de la parabole, le rapport F/D détermine l'angle d'illumination de l'antenne située dans le foyer et la forme du réflecteur (plus ou moins concave).
Antenne (brin
rayonnant)
Atténuation de 3 dB par
Angle d'ouverture à –3 dB
Puissance dans la direction la plus
favorable du rayonnement
Doublet en polarisation horizontale
Doublet en
Multidoublet
(bloquant la bande 1)
Multidoublet à trappes 3 bandes (bandes 1, 2 et 3)
R-5.3 ) Lignes de transmission - voir aussi Technique § 10.1 à 10.4
La ligne de transmission asymétrique (coaxial), symétrique (twin-lead ou « échelle à grenouille ») ou encore guide d'onde (utilisé dans les micro-ondes) est un dispositif utilisé pour transférer l'énergie de l'émetteur vers l'antenne ou de l'antenne vers le récepteur. Le transfert d’énergie (ou de puissance) est maximal lorsque la valeur absolue de la résistance de charge (en , ohms) d’un circuit est strictement égale à la valeur absolue de la résistance interne du générateur L’une des propriétés de la ligne de transmission est sa perte exprimée en décibels par mètre de longueur (dB/m). Cette perte est appelée affaiblissement linéique car elle est proportionnelle à la longueur du câble. L’affaiblissement est donné par le constructeur du câble pour une fréquence et augmente avec cette dernière.
Exemple : soit un câble de 50 mètres ayant une perte de 0,04 dB/m, quel est l’affaiblissement de ce câble ? Réponse : perte dans le câble = longueur du câble x affaiblissement linéique = 50 m x 0,04 dB/m = 2 dB
Si ce morceau de câble alimente une antenne dont le gain est de 8 dBd, le gain de l’ensemble sera de 6 dB (gain de l’antenne de 8 dB – perte dans le câble de 2 dB : 8 – 2 = 6) Si cet ensemble (câble + antenne) est alimenté par une puissance de 50 W, la puissance apparente rayonnée de l’antenne sera de 200 W (6 dB correspondent à un rapport de 4, voir § R-5.1 : 50 x 4 = 200). Enfin, si le gain de l’antenne est exprimé en dB iso (et non pas en dB d comme dans l’exemple ci-dessus), le terme de puissance isotrope rayonnée équivalente (PIRE) est alors employé. Notez que ce genre de question est fréquent. Toutefois, la question ne pourra pas porter sur le calcul de la puissance à la sortie du câble puisque -2 dB n’est pas un des 9 rapports en puissance à connaître. En revanche, le calcul de la PAR peut être demandé puisque le rapport de puissance correspondant à 6 dB doit être connu.
L'impédance caractéristique d’une ligne est fonction de ses dimensions et du matériau utilisé pour le diélectrique (isolant). L’impédance est notée Z, est donnée en et n'a aucun rapport avec l’affaiblissement linéique. Si un signal provenant d’un générateur alternatif est appliqué à l’entrée d’une ligne de transmission, le même signal (même amplitude et même phase) se retrouvera sur ses bornes de sortie (pertes déduites) à condition que cette sortie soit bouclée sur une charge résistive ayant la même valeur que son impédance caractéristique. TOS et désadaptation : lorsque la ligne de transmission et la charge (l'antenne, par exemple) n’ont pas le même impédance, le transfert d’énergie n’est pas optimal : il apparaît des ondes stationnaires sur la ligne et une partie de l’énergie émise retourne à l’émetteur. Cette désadaptation se mesure par le coefficient de réflexion, noté (rhô), qui est le rapport du courant (tension ou intensité) réfléchi divisé par le courant émis (ou courant incident), ces deux valeurs étant exprimées dans la même unité (volt ou ampère). Si la mesure est exprimée en watts, le calcul fera intervenir une racine carrée (ce qui rend, à notre opinion, cette formule hors programme de la classe 3 car elle nécessite l’emploi d’une calculette). Le TOS (Taux d’Ondes Stationnaire) est égal à 100 fois :
= U réfléchie (V) / U émise (V) = I r (A) / I e (A) = ÷÷÷÷[P r (W) / P e (W)]
TOS (%) = 100 x
Exemple : À l’entrée d’un câble, on mesure une tension incidente de 20 V et une tension réfléchie de 5 V. Quel est le TOS présent dans le câble ? Même question avec 20 W de puissance émise et 5 W de puissance réfléchie
= U réfléchie (V) / U émise (ou incidente) (V) = 5/20 = 0,25 ; TOS (%) = 100 x
= 100 x 0,25 = 25 %
= ÷[P r (W) / P e (W)] = ÷[5 / 25] = ÷[0,25] = 0,5 ; TOS (%) = 100 x = 100 x 0, 5 = 50 %
Cette désadaptation se mesure aussi par le Rapport d'Ondes Stationnaires (ROS). Ce nombre est le rapport des impédances caractéristiques de la ligne (câble) et de la charge (antenne). Si ces deux impédances sont des résistances pures, le ROS est égal au rapport obtenu en divisant ces résistances (en ) calculé de telle manière que le rapport soit supérieur à 1, c’est-à-dire en mettant la valeur la plus forte au numérateur (en haut) :
ROS = Z plus forte ( ) / Z plus faible ( )
Exemple : soit une antenne de 36
alimentée par un câble de 50
d’impédance, quel ROS mesure-t-on ?
Réponse : ROS = Z plus forte / Z plus faible = 50 / 36 = 1,388 / 1 1,4 / 1
Le ROS n’est pas au programme de l’examen : dans le texte, seul le TOS est cité. Cependant, des questions sur le ROS et le TOS sont posées. Bien qu’il y ait quelques questions, la transformation ROS> n’est pas, à notre opinion, au programme de l’examen de classe 3. On verra au §10-3 que ROS = (1+ )/(1- ) et que = (ROS-1)/(ROS+1). Notez que les appareils de mesure indiquent rarement le TOS et il y a parfois confusion entre le TOS et le taux de puissance réfléchie qui se définit par la formule suivante : (Pr / Pe) x 100 L’adaptation entre l’émetteur et l’ensemble Ligne de transmission + Antenne s’obtient grâce à une boîte de couplage (ou boîte d’accord). Pour adapter les impédances, une « ligne quart d’onde » peut être utilisée (voir § 10-4). L’impédance de la ligne de transmission utilisée est égale à : Z ligne = ÷÷÷÷ (Z entrée x Z sortie )
Z ligne = ?
Réponse : Z ligne = ÷ (Z entrée x Z sortie ) = ÷ (25 x 100) = ÷ (2500) = 50
R-5.4) Brouillage et protections des équipements électroniques - voir aussi Technique § 11.6
La directive européenne 2004/108/CE donne une définition de la Compatibilité ElectroMagnétique (CEM) :
« aptitude d’équipements à fonctionner dans leur environnement électromagnétique de façon satisfaisante sans produire eux-mêmes de perturbations électromagnétiques intolérables pour d’autres équipements dans cet environnement. (…) Un équipement est un appareil ou une installation [ensemble d’appareils] mis dans le commerce en tant qu’unité fonctionnelle indépendante. (…) Une perturbation électromagnétique peut être un bruit électromagnétique, un signal non désiré ou une modification du milieu de propagation lui-même. » En radio, la CEM est donc la faculté d'un émetteur de ne pas perturber son environnement, en particulier un récepteur, ou la faculté d'un récepteur de ne pas être perturbé par un émetteur ou son environnement. Un matériel électrique ou électromécanique ou électronique (et a fortiori radioélectrique) a un certain niveau d'immunité. Lorsque les perturbations dépassent ce niveau, son seuil de susceptibilité est atteint. Il faut alors prendre des mesures de durcissement pour atteindre un meilleur niveau d'immunité.
On parle d'émission lorsqu'il s'agit du générateur de perturbations électromagnétiques et de susceptibilité lorsqu'il s'agit de matériel perturbé. Les installations radioamateurs sont souvent confrontées à ces problèmes vis à vis de leur voisinage. Une perturbation (émission ou susceptibilité) est conduite lorsqu'elle est véhiculée par
Une perturbation est rayonnée
l'intermédiaire des conducteurs (fils, câbles, pistes de circuits imprimés,
lorsqu'elle se propage dans l'espace environnant par un champ électromagnétique.
Le filtrage de l'alimentation secteur doit être particulièrement soigné afin de ne pas perturber les autres appareils susceptibles d'être brouillés. Mais le secteur n'est pas la seule cause de brouillage. Les blindages, en particulier ceux des étages de puissances, devront être efficaces. Le métal va jouer un rôle de réflecteur pour le champ électromagnétique de haute fréquence. Des filtres passe-bas seront utilisés pour bloquer les harmoniques indésirables d’un émetteur et si, par exemple, des problèmes apparaissent lors de l’utilisation des VHF, un filtre passe-haut sera inséré dans la ligne coaxiale des téléviseurs pour prévenir les risques de perturbations. Un filtre passe-bande relié à la masse et dont la fréquence de résonance sera centré sur la bande d’émission peut aussi être inséré dans la ligne de réception. A puissance égale, la FM provoque des perturbations moindres. Dans les montages réalisés par les radioamateurs, les découplages seront particulièrement soignés car ils préviennent la "remontée" de la H.F. (Haute Fréquence) par la ligne d'alimentation. Le passage des lignes de transmission aux aériens sera aussi soigné. Ils sont souvent une source de brouillage quand ils sont parallèles à
Le défaut de masse de l'émetteur est quelquefois à l'origine des
d'autres câbles (secteur, téléphone, TV, problèmes de brouillages.
Au niveau de la susceptibilité des appareils brouillés, le brouillage peut provenir soit de l'alimentation secteur,
soit du circuit d'entrée dans le cas de récepteurs radioélectriques (T.V., Chaîne HI FI,
soit des circuits
internes de l'appareil (étage de détection par exemple) par couplage ou rayonnement direct. A ce dernier stade, la
susceptibilité sera d'autant plus difficile à être durcie. Tout produit d'intermodulation est créé par un mélange de fréquences au niveau d'un étage (ou d'un composant)
non linéaire aussi bien à la sortie d'un émetteur que sur l'entrée d'un récepteur. Les mélanges correspondent à la somme et la différence des fréquences fondamentales et de leurs harmoniques. Soient A et B, deux fréquences utilisées ; à la sortie de l’étage défaillant, les fréquences [A + B] et [A – B] seront présentes mais aussi des mélanges comme [(2 x B) – A] et [(2 x A) – B], produit du troisième ordre, d'autant plus difficile à éliminer que
A et B seront des fréquences voisines.
Lorsqu’un signal de fréquence voisine du signal que l’on veut recevoir est un signal puissant de forte amplitude,
celui-ci va provoquer une surcharge de l’étage d’entrée du récepteur qui va alors manquer de linéarité (le signal à
la sortie n’est plus proportionnel au signal d’entrée). Ce signal puissant, non désiré, va alors interférer avec le
signal que l’on veut recevoir et moduler ce dernier. En conséquence, sera entendue non seulement la modulation
du signal désiré mais également la nouvelle modulation : c’est l’effet de transmodulation.
R-5.5) Protection électrique - pas de référence à la partie Technique
La protection des personnes doit toujours être présente à l'esprit. La Haute Fréquence, en particulier dans la gamme des SHF et EHF, peut être dangereuse (ne jamais passer devant le champ d’une parabole lors d’émission). De même, la tension présente dans l'antenne pendant l'émission peut être dangereuse. La construction et l'entretien des aériens et des supports d'aériens (mâts et pylônes) doivent s’effectuer avec toutes les règles de sécurité (baudrier ou harnais, longe attachée par un mousqueton à une ligne de vie). Le courant électrique continu (ou 50 Hz) est d’autant plus dangereux que la tension est élevée. Les normes de sécurité considèrent qu’en milieu sec, une tension inférieure à 50 volts n’est pas dangereuse (24 V en milieu humide ou à l’extérieur et 12 V en immersion). Pour les tensions supérieures, il faut prévoir des compartiments fermés et munis de systèmes de coupure de tension à l’ouverture afin d'éviter tous risques d'électrocution, en particulier sur les alimentations en haute tension nécessaires au fonctionnement des amplificateurs à tubes. La couleur de la gaine des fils permet de repérer la nature du courant 50 Hz : jaune-vert pour la terre (protection) ; bleu pour le neutre ; rouge, marron ou noir pour la phase (fil le plus dangereux). Les risques liés au courant électrique sont les brûlures et l’électrocution qui comprend plusieurs niveaux : la contraction locale des muscles, la contraction des muscles respiratoires avec risque d’asphyxie, la fibrillation du cœur qui peut entraîner un arrêt circulatoire. Ces risques apparaissent lorsqu’une personne est en contact direct avec le fil de phase et le fil de neutre, de terre ou le sol, ou que cette personne, tout en étant en contact avec le sol, touche la carrosserie métallique d’un appareil présentant un défaut d’isolation de son circuit électrique (contact indirect). Les moyens de protection sont la mise à la terre de toutes parties métalliques risquant d’être mise accidentellement à un potentiel dangereux. Il est interdit d’utiliser comme prise de terre les canalisations d’eau, de gaz ou de chauffage central. Au niveau de l’installation électrique, il est préférable d’utiliser des disjoncteurs différentiels (à la place de simples fusibles, même s’ils sont rapides). La foudre est une décharge électrique qui se produit lorsque de l’électricité statique s’accumule entre des nuages ou entre des nuages orageux et la terre. Par temps orageux, une antenne peut accumuler des charges statiques et être le siège de courants induits lors de la production d’un éclair. La protection contre la foudre est aussi un élément à prendre en compte lors de l'installation d'antennes et de pylônes en particulier. La foudre cherchant toujours à passer par le chemin le plus court et le plus droit, le câble coaxial sera disposé de manière à faire des coudes, ce qui réduira le risque de foudroiement. Lorsque le bâtiment sur lequel est installé l’antenne est pourvu d’un paratonnerre, un parafoudre relié au plus court à l’antenne pourra être monté. En cas d'orage, il est prudent de cesser d'émettre et de débrancher les câbles de l'installation pour éviter que l'antenne ne se transforme en paratonnerre, ce pour quoi elle n'est pas prévue, ni le pylône qui la soutient, ni le câble qui l’alimente.
0) RAPPELS de MATHÉMATIQUES et d’ALGÈBRE
Ce chapitre préliminaire rappelle les principes mathématiques et algébriques nécessaires à la compréhension et au traitement des formules énoncées dans ce cours. Ce rappel est succinct mais doit permettre de répondre à tous les cas de figures. Il est important de comprendre ces principes et de les appliquer à l'aide d'une calculatrice dans des exemples concrets (voir exercices à la fin des séries de questions).
0.1) Transformation d'équation : une équation est une expression mathématique qui indique que les deux termes de chaque côté du signe = sont de même valeur. Chacun des deux termes est composé de données (notées A, B, C ou D dans les exemples ci-dessous) et d'une inconnue (notée X). La transformation d'équation permet de calculer l’inconnue à partir des données. La transformation des équations s'effectue différemment selon l'opération et est récapitulée dans le tableau ci-dessous :
A x B = C / D
A² = B ou C = ÷D
Changement de signe quand le terme passe de l'autre côté (opposé) : + ⇒ - et - ⇒ +
Changement d’opérateur quand le terme passe de l'autre côté (inverse) : x ⇒ / et / ⇒x
Changement de puissance des 2 côtés à la fois : ² ⇒÷ et ÷ ⇒²
Exemples avec X = inconnue A,B,C,D = données
X + A = C – D
ou X – A = 0
X x A = C x D ou X / A = B
X² = B ou ÷X = D
= C – D – A
X = ÷B
X = D²
Le résultat de l’addition des termes est une somme ; le résultat d’une soustraction est une différence ; le résultat d’une multiplication est un produit ; le résultat d’une division (ou fraction) est un quotient. Dans une fraction, le terme du haut (ou placé avant le /) est appelé numérateur et celui du bas (après le /) est appelé dénominateur. Dans une fraction, les deux termes sont l’un au dessus de l’autre séparés d’un trait ou sur la même ligne séparés par le signe / (barre de fraction). Dans une multiplication, le signe de multiplication (x) placé entre les deux termes peut être remplacé par un point (exemple : A . B = A x B) ou par rien (exemple : AB = A x B).Le signe ² (carré) placé après un nombre signifie que ce nombre est multiplié par lui-même (exemple : A² = A x A). Le signe ÷ (racine carrée) placé devant un nombre signifie que le résultat de l’opération multiplié par lui-même donne le nombre (exemple : ÷A x ÷A = A).