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Timestamp: 2020-07-13 10:35:36+00:00
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Information professionnelle sur Sertragen®: Streuli Pharma AG
Lactosum monohydricum (79.65 mg), Cellulosum microcristallinum (E 460), Povidonum K 30, Carmellosum natricum conexum (corresp. 0.52 mg Natrium), Magnesii stearas.
Enrobage: Hypromellosum, Titanii dioxidum (E 171), Talcum (E 553b), Propylenglycolum (E 1520).
Sertragen est indiqué pour le traitement des symptômes de la dépression légère à modérée, de même que pour la prévention d'une rechute de l'épisode dépressif initial ou de l'apparition de nouveaux épisodes (prévention des récidives) chez des patients ambulatoires.
Les données chez les patients hospitalisés présentant une dépression grave et un risque élevé de suicide sont insuffisantes.
Sertragen est indiqué pour le traitement et la prévention (secondaire) des troubles obsessionnels compulsifs chez les adultes, les adolescents et les enfants à partir de 6 ans. En présence de troubles obsessionnels compulsifs ayant initialement répondu au traitement, on a constaté une efficacité, une sécurité et une tolérance durables au cours d'un traitement par sertraline d'une durée allant jusqu'à deux ans.
Sertragen est indiqué pour le traitement des attaques de panique, avec ou sans agoraphobie.
Sertragen est indiqué pour atténuer les symptômes de l'état chronique de stress post-traumatique.
Sertragen est indiqué pour le traitement de la phobie sociale. L'efficacité à long terme (plus de 24 semaines) pour le traitement de la phobie sociale n'est pas encore établie.
Sertragen doit être pris une fois par jour, soit le matin soit le soir, pendant ou en dehors des repas. Les comprimés pelliculés présentent une rainure et peuvent être divisés pour réduire la posologie de moitié.
L'effet thérapeutique du médicament peut apparaître en l'espace de 7 jours, mais il faut généralement 2 à 4 semaines de traitement pour que l'effet maximal soit atteint (et souvent davantage en cas de troubles obsessionnels compulsifs).
Compte tenu de la demi-vie d'élimination de la sertraline, environ 24 heures, les modifications de la posologie ne devraient pas avoir lieu plus souvent qu'une fois par semaine.
Lorsque la réponse thérapeutique optimale a été atteinte, le traitement doit être poursuivi à la dose efficace la plus faible.
La dose journalière est déterminée par la réponse individuelle du patient. Habituellement, les doses suivantes sont recommandées:
L'administration de 50 mg de sertraline une fois par jour (un comprimé pelliculé) est recommandée au début du traitement de la dépression, ainsi que comme dose thérapeutique usuelle. Si la réponse est insuffisante, mais le médicament bien toléré, la dose pourra être augmentée par paliers ne dépassant pas 50 mg par semaine, jusqu'à la dose maximale de 200 mg par jour.
Dans le cadre d'études cliniques sur la dépression, des doses quotidiennes allant jusqu'à 200 mg ont été administrées. L'effet d'une dose quotidienne de 50 mg était cependant similaire à celui de doses journalières plus élevées.
La dose initiale usuelle est de 50 mg/jour (un comprimé pelliculé). Si la réponse est insuffisante mais le médicament bien toléré, la dose pourra être augmentée par paliers ne dépassant pas 50 mg par semaine, jusqu'à la dose maximale de 200 mg par jour.
Pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs, la dose efficace minimale recommandée est de 50 mg/jour.
Le traitement devra débuter par une dose de 25 mg/jour (un ½ comprimé pelliculé) qui sera augmentée à 50 mg/jour après une semaine. Si la réponse est insuffisante, mais le médicament bien toléré, la dose pourra être augmentée par paliers ne dépassant pas 50 mg par semaine, jusqu'à la dose maximale de 200 mg par jour.
Pour le traitement des troubles paniques, la dose efficace minimale recommandée est de 50 mg/jour.
L'expérience acquise dans le traitement médicamenteux à long terme de l'état chronique de stress post-traumatique est encore limitée.
Il convient donc de vérifier périodiquement chez chaque patient le bénéfice du traitement par Sertragen.
Le traitement devra débuter par une dose de 25 mg/jour (un ½ comprimé pelliculé) qui sera augmentée à 50 mg/jour après une semaine. Si la réponse est insuffisante mais le médicament bien toléré, la dose pourra être augmentée, par paliers ne dépassant pas 50 mg par semaine, jusqu'à la dose maximale de 200 mg par jour.
Chez les insuffisants rénaux ou hépatiques, Sertragen devra être administré avec prudence (voir «Mises en garde et précautions»).
Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère à modérée (Child Pugh Class A+B), la posologie sera réduite de moitié au moins. Chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère (Child Pugh Class C), l'administration de Sertragen est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).
La posologie sera la même que celle recommandée pour l'adulte.
Chez les adolescents de 13 à 17 ans souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, la dose initiale recommandée est de 50 mg/jour (un comprimé pelliculé). Chez les enfants de 6 à 12 ans souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, la dose initiale recommandée est de 25 mg/jour (un ½ comprimé pelliculé) qui sera augmentée à 50 mg/jour après une semaine. Si la réponse à une dose de 50 mg/jour est insuffisante, la dose peut être augmentée par palier de 50 mg pour atteindre 200 mg par jour. Lorsque la dose est augmentée à plus de 50 mg/jour, il convient cependant de tenir compte du poids corporel de l'enfant, inférieur à celui de l'adulte, afin d'éviter une posologie trop élevée. Compte tenu de la demi-vie d'élimination qui est d'environ 24 heures, l'intervalle entre les augmentations de la dose ne doit pas être inférieur à une semaine.
La sécurité d'emploi et l'efficacité n'ont été étudiées en pédiatrie que chez des patients ayant des troubles obsessionnels compulsifs.
Le risque potentiel doit être évalué par rapport au bénéfice clinique avant l'administration de Sertragen chez l'enfant ou l'adolescent (voir «Mises en garde et précautions»).
La sécurité et l'efficacité de Sertragen n'ont pas été étudiées chez les enfants de moins de 6 ans. L'utilisation pour cette classe d'âge n'est de ce fait pas recommandée.
Pour le traitement d'une dépression, l'utilisation de Sertragen n'est pas recommandée chez les patients de moins de 18 ans du fait d'un risque de suicide potentiellement élevé dans cette classe d'âge (voir «Mises en garde et précautions»).
Il est recommandé de ne pas arrêter le traitement brutalement, mais de diminuer, autant que possible, la dose progressivement (voir «Mises en garde et précautions»).
Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des composants (voir «Composition»).
Prise concomitante de sertraline et d'inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) (voir «Mises en garde et précautions»).
Utilisation simultanée de pimozide (voir «Interactions»).
Épilepsie instable.
Insuffisance hépatique sévère (Child Pugh Class C).
Allongement de l'intervalle QTc/torsades de pointe (TdP)
Après mise sur le marché, des cas d'allongement de l'intervalle QTc et de torsades de pointes (TdP) ont été observés avec un traitement par sertraline. La majorité des cas est survenue chez les patients présentant d'autres facteurs de risques d'allongement de l'intervalle QTc/TdP. La sertraline ne doit de ce fait être utilisée qu'avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risques d'un allongement de l'intervalle QTc (par ex. syndrome du QT long congénital, hypokaliémie). Le risque d'un allongement de l'intervalle QTc et/ou d'arythmie ventriculaire (par ex. TdP) est également accru en cas de prise simultanée d'autres médicaments qui peuvent provoquer un allongement de l'intervalle QTc (par ex. certains antipsychotiques et antibiotiques). Voir «Propriétés/Effets – Pharmacodynamie».
Syndrome sérotoninergique ou syndrome neuroleptique malin
Des cas de développement d'un syndrome potentiellement fatal tel que le syndrome sérotoninergique (SS) ou le syndrome neuroleptique malin (SNM) ont été rapportés avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), y compris la sertraline. Le risque de SS ou de SNM sous ISRS est augmenté en cas d'utilisation concomitante d'autres médicaments sérotoninergiques (comme par ex. l'amphétamine, le méthylphénidate, le dextrométhorphane, le fentanyl, la méthadone, le tapentadol, le tramadol ou les triptans), de médicaments influençant le métabolisme de la sérotonine (comme le millepertuis, les inhibiteurs de l'IMAO, voir la rubrique s'y rapportant), d'antipsychotiques ou d'autres antagonistes de la dopamine. Les symptômes de SS comprennent des modifications de l'état psychique (par ex. agitation, hallucinations, coma), une instabilité autonome (par ex. tachycardie, labilité de la pression artérielle, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (par ex. hyperréflexie, manque de coordination) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (par ex. nausées, vomissements, diarrhées). Certains signes d'un SS, comme l'hyperthermie, la raideur musculaire, l'instabilité végétative avec de possibles oscillations rapides des signes vitaux et des modifications de l'état psychique, ressemblent à ceux d'un SNM. Les patients devraient être surveillés à la recherche de signes ou de symptômes de SS ou de SNM.
Des réactions graves, parfois fatales, ont été observées chez des patients recevant simultanément sertraline et des IMAO, y compris la sélégiline, un IMAO-B sélectif, le moclobémide, un IMAO-A réversible, et d'autres IMAO (par ex. linézolide [un antibiotique, IMAO réversible non sélectif] ou bleu de méthylène). Dans quelques cas sont apparus des signes de syndrome sérotoninergique dont les symptômes regroupent hyperthermie, rigidité, crampes musculaires, labilité végétative avec d'éventuelles variations rapides des signes vitaux, modifications de l'état de conscience, y compris confusion mentale, irritabilité et agitation extrême susceptible de progresser vers le délire et le coma.
En conséquence, la sertraline ne sera pas administrée en même temps qu'un IMAO ou dans les 14 jours qui suivent l'arrêt d'un traitement par un IMAO. De même, on respectera un délai d'au moins 14 jours entre l'arrêt d'un traitement par sertraline et le début du traitement par l'IMAO (voir «Contre-indications»).
En raison d'une éventuelle interaction pharmacodynamique, la prudence s'impose lors de l'administration concomitante de sertraline et d'autres médicaments qui renforcent l'effet de la transmission neuronale sérotoninergique, comme d'autres ISRS, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), l'amphétamine, la fenfluramine, le fentanyl, le lithium, la sibutramine, les agonistes de la 5-HT (triptans), le L-tryptophane, ou le millepertuis (Hypericum perforatum). Il convient de renoncer à une telle association chaque fois que c'est possible (voir «Interactions»).
En cas de pathologie dépressive chez l'adulte de même qu'en pédiatrie, le risque de suicide est toujours augmenté, avec ou sans traitement, tant qu'une amélioration significative de la symptomatologie dépressive n'est pas survenue. En conséquence, le patient doit être surveillé étroitement pendant le traitement, et en particulier au début et en cas de modification de la posologie, à la recherche de modifications du comportement et/ou de signes de pensées suicidaires ou de comportement suicidaire (suicidalité) ou de tout autre signe d'aggravation clinique. Aucune relation de causalité entre les pensées suicidaires ou le comportement suicidaire et le traitement par sertraline n'a été démontrée. De même, les patients doivent également être surveillés étroitement après l'arrêt du traitement, les symptômes pouvant réapparaître.
Les patients ayant des antécédents de tentatives de suicide ou les patients avec des idées suicidaires au début du traitement doivent faire l'objet d'une surveillance particulière.
Une méta-analyse regroupant des études cliniques randomisées contre placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez des adultes atteints de troubles psychiatriques a montré que les patients de moins de 25 ans sous antidépresseurs présentaient un risque de comportement suicidaire plus élevé que ceux sous placebo.
L'attention des patients et des personnes qui les encadrent doit être attirée sur l'apparition d'une éventuelle suicidalité dans le cadre d'un traitement antidépresseur. Ils doivent être informés du fait qu'en cas de constatation de tout signe d'une détérioration clinique et de modifications inhabituelles du comportement ainsi qu'en particulier en cas d'apparition d'idées suicidaires ou de comportement suicidaire, il faut contacter le médecin traitant.
Compte tenu de la comorbidité prouvée entre la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles paniques, les stress post-traumatiques et la phobie sociale, il est recommandé, lors du traitement des patients présentant ces troubles d'appliquer les mêmes mesures de précaution que lors du traitement de patients atteints de dépression.
Pour réduire le risque de surdosage dans une intention suicidaire, une quantité aussi réduite que possible de comprimés pelliculés, mais toutefois adaptée au patient, doit être prescrite.
Risque de comportement suicidaire chez l'enfant et l'adolescent
La sertraline n'est pas recommandée pour le traitement d'une dépression chez les patients de moins de 18 ans. Dans des études cliniques menées avec des antidépresseurs, une suicidalité (tentatives de suicide et pensées suicidaires) ainsi qu'une attitude d'hostilité (principalement un comportement agressif et oppositionnel ainsi que des accès de colère) ont été observées plus fréquemment chez l'enfant et l'adolescent sous traitement par des antidépresseurs que sous placebo. Une telle attitude d'hostilité a été également rapportée chez l'enfant ayant des troubles obsessionnels compulsifs.
Activation d'une manie/hypomanie
Au cours des études cliniques, des états maniaques ou hypomaniaques se sont manifestés chez environ 0,4% des patients traités par sertraline.
Durant les études portant sur la dépression, une crise d'épilepsie a été rapportée chez 3 patients sur environ 4000 patients dépressifs (environ 0,08%). Aucune crise d'épilepsie n'a été observée chez les patients sous sertraline inclus dans le programme de développement clinique pour le traitement du trouble panique. Dans le cadre du programme de développement clinique pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs, 4 patients sur près de 1800 exposés à sertraline (environ 0,2%) ont présenté des crises d'épilepsie. Trois de ces patients étaient des adolescents, dont deux souffraient de crises d'épilepsie, et un patient présentait une anamnèse familiale de crises d'épilepsie. Aucun de ces patients n'était traité par des antiépileptiques.
Les patients dont l'épilepsie est contrôlée doivent être surveillés soigneusement. Le traitement par sertraline doit impérativement être arrêté dès l'apparition d'une crise épileptique.
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) peuvent entraîner des dysfonctions sexuelles (voir «Effets indésirables»). Des cas de dysfonctions sexuelles durables ont été rapportés, dont les symptômes ont persisté malgré l'arrêt du traitement par des ISRS.
Une hyponatrémie peut être la conséquence d'un traitement par les ISRS (y compris par la sertraline) ou par les IRSN. Dans bien des cas, l'hyponatrémie semble être due au syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH). Des cas avec un taux sérique inférieur à 110 mmol/l ont été décrits. Chez les patients âgés, le risque d'hyponatrémie peut être augmenté sous ISRS ou IRSN. Ce risque est également augmenté chez les patients qui prennent des diurétiques ou qui présentent une réduction du volume extracellulaire d'autre origine. Chez les patients avec une hyponatrémie symptomatique, l'arrêt du traitement par sertraline devrait être envisagé et des mesures médicales adéquates devraient être mises en œuvre. Les symptômes de l'hyponatrémie sont les céphalées, les perturbations de la concentration, les troubles de la mémoire, la confusion mentale et une sensation de faiblesse pouvant être à l'origine de chutes. Dans les cas sévères ou aigus, des hallucinations, des syncopes, des crises comitiales, un coma, un arrêt respiratoire ou le décès peuvent survenir.
Risque de saignements
Des cas de saignements anormaux tels qu'ecchymoses et purpura ont été rapportés sous ISRS, en passant par les saignements gastrointestinaux et gynécologiques jusqu'à des événements fatals. La prudence est de mise chez les patients prenant des ISRS, surtout en cas d'utilisation concomitante de médicaments connus pour leurs effets sur la fonction plaquettaire (par ex. antipsychotiques atypiques et phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, l'acide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ou AINS) ainsi que chez les patients avec anamnèse de perturbations de la coagulation.
Diabète/Tolérance réduite au glucose
Des nouveaux cas de diabète sucré ont été rapportés chez les patients traités par des ISRS, y compris par sertraline. En outre, une tolérance au glucose déréglee, incluant aussi bien l'hyperglycémie que l'hypoglycémie, a été rapportée chez certains patients, indépendamment du fait qu'ils aient été atteints d'un diabète préexistant ou pas. Les patients doivent donc être surveillés pour déceler les signes potentiels de fluctuations de la glycémie. Les patients diabétiques doivent étroitement surveiller leur glycémie, car la posologie de l'insuline et/ou des antidiabétiques oraux doit éventuellement être ajustée.
Au cours des études épidémiologiques, réalisées principalement chez des patients âgés de 50 ans ou plus, un risque accru de fractures osseuses a été observé chez les patients traités par des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), y compris la sertraline, ou par des antidépresseurs tricycliques (ADT). Le mécanisme à l'origine de ce risque est inconnu.
La sertraline est fortement métabolisée par le foie. Une étude de pharmacocinétique a montré que, lors d'administration de doses répétées de sertraline à des insuffisants hépatiques des classes Child Pugh A et B, la demi-vie d'élimination était prolongée, et l'AUC ainsi que la Cmax environ trois fois plus élevées par rapport aux valeurs observées chez les volontaires sains. La liaison aux protéines plasmatiques n'était pas significativement différente entre les deux groupes. La sertraline doit être administrée avec prudence aux patients atteints de troubles de la fonction hépatique. Chez les patients avec insuffisance hépatique légère à modérée (Child Pugh Class A+B), la posologie sera réduite de moitié au moins (voir «Posologie/Mode d'emploi, Instructions spéciales pour le dosage»). Chez les patients avec une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh Class C), la sertraline ne doit pas être utilisée (voir «Contre-indications»).
La sertraline étant fortement métabolisée par le foie, l'excrétion urinaire sous forme inchangée constitue une voie d'élimination négligeable.
La prudence s'impose toutefois chez les insuffisants rénaux (voir également «Pharmacocinétique, Cinétique pour certains groupes de patients»).
Les ISRS, y compris la sertraline, peuvent influer sur la taille des pupilles et provoquer une mydriase. L'effet mydriatique peut potentiellement réduire l'angle de l'œil, ce qui peut entraîner une augmentation de la pression intraoculaire et un glaucome à angle fermé, en particulier chez les patients prédisposés. En conséquence, la sertraline doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un glaucome à angle fermé ou des antécédents de glaucome.
Dans une étude randomisée en double aveugle contre placebo, dont l'objectif était de comparer le risque de pharmacodépendance de sertraline, de l'alprazolam et de la D-amphétamine, la sertraline n'a pas induit, contrairement aux deux autres substances, d'effets subjectivement positifs tels que l'euphorie ou une préférence pour un médicament qui feraient craindre un risque d'abus. Avant la mise sur le marché de sertraline, l'expérience clinique n'a montré aucune tendance en faveur d'un syndrome de sevrage ou d'un besoin impérieux du médicament («drug seeking behavior», par ex. se faire établir des prescriptions par plusieurs médecins). Dans des études réalisées chez l'animal, la sertraline n'a pas montré non plus de risque d'abus semblable à celui des stimulants ou des barbituriques (sédatifs).
Tout comme pour les autres médicaments agissant sur le SNC, le médecin devrait soigneusement étudier les antécédents du patient concernant un abus de médicaments et, le cas échéant, surveiller le patients, afin de détecter des signes d'abus de sertraline (par ex. augmentation de la tolérance, augmentation de la dose, «drug seeking behavior»).
Passage à la sertraline après traitement par d'autres ISRS, par des antidépresseurs ou par des médicaments contre les troubles obsessionnels
L'expérience issue d'études cliniques contrôlées concernant le moment optimal pour passer d'autres ISRS, antidépresseurs ou médicaments contre les troubles obsessionnels à sertraline est limitée. Un jugement médical précis s'impose, en particulier lors du passage d'un traitement par antidépresseur à action prolongée à un traitement par sertraline.
La durée de la période intermédiaire sans traitement éventuellement nécessaire lors du passage d'un traitement par un autre inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine à sertraline n'a pas été établie.
Il n'existe aucune étude clinique établissant les bénéfices ou les risques liés à l'administration de sertraline associée à des électrochocs.
Un arrêt brutal de sertraline peut entraîner des symptômes tels que vertiges, céphalées, troubles du sommeil, paresthésies, agitation, anxiété, confusion mentale, tremblements, nausées et sueurs. Pour éviter ces symptômes, il convient d'arrêter progressivement le traitement, sur une période d'une à deux semaines. Les symptômes décrits ne représentent pas des signes de dépendance.
Des réactions allergiques aiguës (par ex. urticaire, bronchospasme, angiœdème) ont été rapportées après utilisation d'ISRS.
Les données cliniques concernant la sécurité à long terme chez les enfants et les adolescents y compris les effets sur la croissance, la maturation sexuelle et le développement cognitif et comportemental ne sont que limitées. Dans les études menées chez les jeunes animaux, des retards de croissance et de développement ont été observés (voir «Données précliniques»). Les patients d'âge pédiatrique doivent être surveillés sur le plan des anomalies de la croissance et du développement en cas d'utilisation à long terme.
Plus de 500 patients âgés (de plus de 65 ans) ont été traités dans le cadre d'études cliniques, au cours desquelles l'efficacité de sertraline dans ce groupe de patients a aussi pu être démontrée.
Le type et la fréquence des effets indésirables sont comparables à ceux observés chez les patients plus jeunes.
Afin de réduire autant que possible le risque de surdosage, il convient de prescrire la dose minimale efficace.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimés pelliculés, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».
Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique de la sertraline
Inhibiteurs de l'enzyme cytochrome P450 (CYP): la prise simultanée d'inhibiteurs de l'enzyme CYP pourrait augmenter la concentration plasmatique de la sertraline.
Lors de l'administration concomitante de cimétidine et de sertraline, l'AUC de la sertraline a augmenté de 50% en moyenne, la Cmax de 24% et la demi-vie t½ de 26%. La signification clinique de cette interaction pharmacocinétique n'est pas connue.
Pour les patients traités par cimétidine ou d'autres principes actifs, connus comme inhibiteurs aussi bien du CYP2D6 que du CYP3A4/5, il est cependant recommandé de contrôler strictement la posologie de sertraline.
Inducteurs du CYP3A4: la prise simultanée d'inducteurs du CYP3A4 (comme par ex. la phénytoïne) pourrait réduire la concentration plasmatique de la sertraline.
Influence de la sertraline sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
Médicaments métabolisés par CYP2D6: De nombreux antidépresseurs comme par ex. les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (y compris sertraline) et la plupart des antidépresseurs tricycliques inhibent l'activité biochimique de l'isoenzyme CYP2D6 métabolisant les médicaments (débrisoquine-hydroxylase). Cet effet peut entraîner une élévation des concentrations plasmatiques des médicaments administrés de façon concomitante et qui sont métabolisés essentiellement par le CYP2D6. L'ampleur de l'inhibition de l'isoenzyme CYP2D6 est variable pour les différents antidépresseurs. Sa signification clinique dépend du degré d'inhibition et de l'index thérapeutique du médicament co-administré. Dans le cas des antidépresseurs tricycliques tels que la clomipramine et la désipramine comme dans celui des antiarythmiques de classe 1C tels que la propafénone et le flécaïnide, il s'agit de substrats du CYP2D6 dont l'index thérapeutique est étroit.
Dans des études d'interaction, on n'a observé qu'une faible augmentation des concentrations plasmatiques de désipramine de 23-37% à l'état d'équilibre (un marqueur de l'activité de l'isoenzyme CYP2D6) chez des volontaires recevant 50 mg/jour de sertraline pendant une longue période.
Substrats du CYP3A4: dans les études d'interaction, l'administration chronique de 200 mg de sertraline par jour n'inhibe pas le métabolisme de la carbamazépine ou de la terfénadine. En outre, l'administration chronique de 50 mg de sertraline par jour n'inhibe pas le métabolisme de l'alprazolam qui passe par le CYP3A3/4. Les résultats de ces études suggèrent que la sertraline n'inhibe pas de manière cliniquement significative le CYP3A3/4.
Substrats du CYP2C9: le fait que les effets de l'administration au long cours de 200 mg de sertraline par jour sur la concentration plasmatique de la phénytoïne ne se traduisent pas par des manifestations cliniques significatives suggère que la sertraline n'entraîne pas d'inhibition cliniquement significative de CYP2C9.
Dans le cas d'une première prescription d'un traitement avec sertraline, un contrôle du taux de phénytoïne est toutefois recommandé.
Substrats du CYP2C19: le fait que les effets de l'administration au long cours de 200 mg de sertraline par jour sur la concentration plasmatique du diazépam ne se traduisent pas par des manifestations cliniques significatives suggère que la sertraline n'entraîne pas d'inhibition cliniquement significative du CYP2C19.
Substrats du CYP1A2: des études in vitro indiquent que le potentiel d'inhibition du CYP1A2 par sertraline est faible.
Substrats du CYP2C: La sertraline est un faible inhibiteur de la sous-famille des enzymes du CYP2C.
Des taux élevés de pimozide ont été mesurés au cours d'une étude portant sur l'administration concomitante de sertraline et d'une dose unique faible de pimozide (2 mg). Ces taux augmentés n'étaient pas associés à une modification du tracé électrocardiographique (ECG). Le mécanisme de cette interaction est inconnu. L'administration concomitante de sertraline et de pimozide est contre-indiquée en raison de l'étroitesse de la fenêtre thérapeutique du pimozide (voir «Contre-indications»).
Interactions sur la glycoprotéine p: lors d'études cliniques, aucune interaction n'a été observée en cas d'administration concomitante de digoxine et de sertraline (200 mg/jour).
Interactions sur la liaison aux protéines: Médicaments liés aux protéines: La sertraline étant liée aux protéines plasmatiques, il faut prendre en considération une éventuelle interaction avec d'autres médicaments qui se lient aux protéines plasmatiques (diazépam, tolbutamide et warfarine).
La sertraline ne doit pas être prise en même temps que des IMAO ou dans les 14 jours qui suivent l'arrêt d'un traitement par un IMAO (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Dans le cadre de la surveillance post-marketing, de rares cas d'asthénie, de surréflectivité, de diminution des capacités de coordination, de confusion mentale, d'anxiété et d'agitation ont été notifiés après la prise concomitante de sertraline et de sumatriptan. Cette symptomatique est révélatrice d'un syndrome sérotoninergique. Lorsque l'utilisation concomitante de sertraline et de sumatriptan se justifie sur le plan clinique, une surveillance appropriée du patient est recommandée (voir «Mises en garde et précautions, Autres médicaments sérotoninergiques»).
D'autres médicaments sérotoninergiques (par ex. d'autres ISRS, les IRSN, le lithium, les triptans, le L-tryptophane, le millepertuis (Hypericum perforatum)) ne devraient être administrés en même temps que sertraline qu'avec prudence. Chaque fois que c'est possible, il convient de renoncer à une telle association (voir «Mises en garde et précautions, Autres médicaments sérotoninergiques»).
Dans une étude contrôlée contre placebo réalisée chez des volontaires sains, l'administration concomitante de sertraline et de lithium n'a pas modifié de manière significative les paramètres pharmacocinétiques du lithium. Par contre, par rapport au groupe placebo, les tremblements étaient plus fréquents dans le groupe sertraline, ce qui suggère une éventuelle interaction pharmacodynamique. Comme pour les autres ISRS, la prudence est de rigueur et les patients doivent être surveillés en conséquence lors de l'administration concomitante de sertraline et de médicaments susceptibles d'agir par des mécanismes sérotoninergiques, comme par ex. le lithium (voir «Mises en garde et précautions, Autres médicaments sérotoninergiques»).
Depuis la mise sur le marché, des cas isolés d'augmentation du taux de lithium ont été constatés sous traitement par sertraline, sans que l'on puisse néanmoins en expliquer le mécanisme.
Sédatifs du SNC et alcool
L'administration concomitante de sertraline (200 mg par jour) n'a pas potentialisé les effets de l'alcool, de la carbamazépine, de l'halopéridol ou de la phénytoïne sur les fonctions cognitives et psychomotrices de volontaires sains. Néanmoins, l'absorption simultanée d'alcool et de sertraline est déconseillée.
Dérivés coumariniques
L'administration concomitante de sertraline (200 mg par jour) et de warfarine a entraîné une élévation légère mais statistiquement significative du temps de prothrombine (environ 7.9%). La signification clinique de cet effet est inconnue. Le temps de prothrombine doit être scrupuleusement surveillé au début ou à la fin d'un traitement par sertraline.
Aténolol: la sertraline n'a aucune influence sur les effets bêta-adrénergiques de l'aténolol.
Glibenclamide: lors d'études cliniques, aucune interaction n'a été observée en cas d'administration concomitante de glibenclamide et de sertraline (200 mg/jour).
Depuis la mise sur le marché, des cas spontanés d'événements indésirables ont été rapportés, qui pourraient vraisemblablement être liés à des interactions médicamenteuses. On ne sait toutefois pas si ces événements indésirables sont imputables au traitement par sertraline, à une interaction médicamenteuse entre sertraline et l'une des substances mentionnées ci-dessous ou à d'autres causes: amiodarone, bupropion, clonazépam, digoxine, dihydroergotamine, hydroxychloroquine, ibuprofène, protoxyde d'azote, méthylphénidate, métoclopramide, naproxène, paracétamol, paroxétine, phénobarbital, phénytoïne, propranolol, zolpidem.
Toutefois, les études cliniques n'ont pas mis en évidence d'effets cliniquement significatifs sur les concentrations plasmatiques de phénytoïne suite à l'administration au long cours de 200 mg de sertraline par jour (voir ci-dessus) et ont montré l'absence d'interaction entre l'administration de 200 mg de sertraline par jour et la digoxine.
La sertraline ne devrait être utilisée qu'en cas d'indication impérieuse chez les femmes en âge de procréer, et accompagnée d'une méthode de contraception appropriée.
Il n'existe pas d'études cliniques contrôlées chez la femme enceinte. Des études de reproduction chez le rat et chez le lapin n'ont mis en évidence aucun indice suggérant un effet tératogène; toutefois, un retard de l'ossification a été observé chez le fœtus. Ces troubles sont probablement dus à des effets toxiques pour la mère.
Etant donné qu'un risque augmenté de naissances prématurées et d'autres complications périnatales au cours du dernier trimestre a été observé lors d'un traitement par un autre inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, cette éventualité doit également être prise en compte avec sertraline. Dans des cas où de la sertraline ou d'autres inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine avaient été pris au cours de la grossesse et de l'allaitement, les symptômes de sevrage suivants ont été observés chez quelques nouveau-nés: troubles de l'alimentation ou du sommeil, difficultés à respirer, crises convulsives, variations de la température corporelle, hypoglycémie, tremblements, anomalies du tonus musculaire, surréflectivité, vomissements, irritabilité anormale et pleurs permanents.
L'exposition à un ISRS lors de la phase tardive de la grossesse peut augmenter le risque d'hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAPP) chez le nouveau-né. Dans la population générale, une HTAPP survient lors de 1 à 2 naissances d'enfant vivant sur 1000 et est associée à une morbidité et une mortalité néonatales importantes. Au cours d'une étude cas-témoins rétrospective ayant porté sur 377 femmes ayant accouché d'un enfant atteint d'HTAPP et 836 femmes ayant accouché d'un enfant en bonne santé, le risque d'HTAPP était environ 6 fois plus élevé chez les nourrissons dont les mères avaient pris des ISRS après les 20 premières semaines de la grossesse que chez ceux dont les mères n'avaient pas pris d'antidépresseurs. Au cours d'une étude de population prospective incluant 831'324 nourrissons nés en Suède entre 1997 et 2005, le risque relatif (RR) d'HTAPP s'est élevé à 2.4 (IC 95% 1.2–4.3) en cas d'utilisation maternelle d'ISRS lors de la «phase précoce» de la grossesse. Dans l'analyse de sous-groupes comparant la prise d'un ISRS lors de la «phase précoce» de la grossesse et la prescription d'un ISRS lors de la «phase tardive» de la grossesse, le risque relatif (RR) d'HTAPP s'est élevé à 3.6 (IC 95% 1.2–8.3).
La sertraline est excrétée dans le lait maternel. Lorsqu'un traitement par sertraline est indiqué, il faut arrêter l'allaitement.
Des études pharmacodynamiques ont montré qu'en règle générale, la sertraline n'altérait pas le comportement psychomoteur. Un traitement par Sertragen pouvant provoquer de la somnolence et des vertiges, la prudence est de mise lors de la conduite d'un véhicule ou de l'utilisation d'une machine. L'attention des patients doit être attirée sur ce danger.
Les effets indésirables présentés ci-dessous proviennent d'études cliniques sur la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs, le trouble panique, l'état chronique de stress post-traumatique et la phobie sociale portant sur un total de 3000 patients. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient l'insomnie, les céphalées et les nausées.
Le profil d'effets indésirables observé de manière générale chez les patients inclus dans les études réalisées en double aveugle contre placebo et souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, de trouble panique, d'état chronique de stress post-traumatique ou de phobie sociale était similaire à celui observé chez les patients dépressifs.
Ci-dessous figure la liste des effets indésirables survenus dans le cadre du programme d'étude clinique, indépendamment de leur causalité, classés par système d'organes et fréquence (très fréquent [≥1/10], fréquent [≥1/100 à <1/10], occasionnel [≥1/1000 à <1/100], rare [≥1/10'000 à <1/1000], très rare [<1/10'000]).
Des effets indésirables provenant de l'expérience post-marketing sont également mentionnés: l'expérience post-marketing regroupe des événements indésirables et inattendus, qui sont survenus lors de l'utilisation de sertraline indépendamment de leur causalité et à une fréquence indéterminée après la mise sur le marché. Ils sont signalés par (*) dans la liste ci-dessous.
Rare: leucopénie*, thrombopénie*, test anormal de la fonction des plaquettes*.
Occasionnel: réactions d'hypersensibilité (voir «Mises en garde et précautions»).
Rare: hyperprolactinémie*, syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique* (SIADH), hypothyroïdie.
Fréquent: diminution de l'appétit, augmentation de l'appétit*, prise de poids.
Occasionnel: perte de poids.
Rare: hyponatrémie* (dans certains cas associée à des symptômes d'un œdème cérébral dans le SIADH), hyperglycémie*, augmentation des triglycérides sanguins*, hypoglycémie, diabète sucré, hypercholestérolémie.
Très fréquent: insomnie (18.97%).
Fréquent: anxiété (y compris nervosité), agitation, diminution de la libido, symptômes dépressifs (y compris apathie), cauchemars*, bruxisme.
Occasionnel: confusion mentale, idées suicidaires/comportement suicidaire*, agression, humeur euphorique, hallucinations.
Rare: troubles psychotiques*.
Très fréquent: céphalées (23.38%), vertiges (10.71%).
Fréquent: somnolence, tremblements, paresthésie, hypertonie, troubles moteurs (y compris symptômes extrapyramidaux tels qu'acathisie, dystonie*, hyperkinésie).
Occasionnel: contractions musculaires involontaires, hypoesthésie, troubles du goût, migraine, syncope.
Rare: crises épileptiques. De même, des symptômes en rapport avec un syndrome sérotoninergique* ont également été rapportés qui, dans certains cas, étaient liés à la prise concomitante de médicaments sérotoninergiques: agitation, confusion mentale, diaphorèse, diarrhée, fièvre, hypertension, rigidité et tachycardie, coma (parfois associé à une hyponatrémie et un SIADH).
Occasionnel: mydriase, œdème périorbitaire.
Rare: diplopie, photophobie, glaucome.
Fréquent: acouphènes.
Fréquent: palpitations, douleurs thoraciques (avec, dans certains cas isolés, modifications de l'ECG).
Rare: torsades de pointes*, allongement de l'intervalle QT sur le tracé électrocardiographique*.
Occasionnel: hypertension, saignements.
Rare: spasme cérébro-vasculaire* (y compris syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible et syndrome de Call-Fleming).
Occasionnel: dyspnée, épistaxis, bronchospasme.
Rare: dysphonie.
Très fréquent: nausées (22.05%), diarrhée (17.22%).
Fréquent: bouche sèche, dyspepsie, douleurs abdominales, constipation, vomissements, flatulence.
Occasionnel: hémorragies gastro-intestinales.
Rare: pancréatite*.
Occasionnel: alanine aminotransférase augmentée, aspartate aminotransférase augmentée.
Rare: lésions hépatiques* (dont hépatite, jaunisse et insuffisance hépatique).
Fréquent: hyperhidrose, éruption cutanée.
Occasionnel: prurit, purpura, dermatite*, urticaire, sécheresse de la peau, alopécie.
Rare: angioœdème*, réaction de sensibilité à la lumière (photosensibilité)*, dermatites exfoliatives sévères telles que syndrome de Stevens-Johnson*, érythème multiforme* ou nécrolyse épidermique*.
Fréquent: myalgies, arthralgies.
Rare: rhabdomyolyse, trismus, fractures osseuses.
Occasionnel: polyurie, pollakiurie, troubles de la miction, incontinence urinaire, rétention urinaire, hématurie.
Rare: énurésie*, nycturie.
Fréquent: troubles de l'éjaculation (y compris éjaculation impossible et éjaculation retardée), dysfonctionnement sexuel (voir «Mises en garde et précautions»), perturbations du cycle menstruel.
Rare: galactorrhée, gynécomastie*, priapisme.
Fréquent: fatigue, malaise, fièvre, asthénie.
Occasionnel: œdèmes périphériques, troubles de la marche.
Rare: œdème facial.
Rare: les symptômes suivants, qui ne peuvent pas toujours être distingués de ceux de la maladie traitée, ont été rapportés après l'arrêt de Sertragen*: agitation, anxiété, vertiges, céphalées, nausées, troubles du sommeil, paresthésies.
La sertraline présente une marge de sécurité en cas de surdosage qui dépend des caractéristiques des patients ainsi que du traitement d'accompagnement. Des rapports font état d'un surdosage allant jusqu'à 13.5 g, sans symptômes d'intoxication graves. Cependant, des patients ayant présenté des crises épileptiques après l'ingestion d'une dose de 500-1000 mg ont également été décrits dans la littérature. Les décès observés après un surdosage de sertraline seule ou en combinaison avec d'autres médicaments et/ou de l'alcool sont surtout survenus lors d'une association avec d'autres médicaments et/ou de l'alcool. Une prudence particulière est de rigueur en cas d'intoxications mixtes avec d'autres substances à action sérotoninergique (p.ex. antidépresseurs tricycliques) car des évolutions sévères s'inscrivant dans le cadre d'un syndrome sérotoninergique sont alors possibles.
Les symptômes d'intoxication possibles sont des nausées et des vomissements, une sécheresse buccale, une mydriase, une obnubilation, des vertiges, des tremblements, une somnolence, une agitation, des crises épileptiques, des symptômes extrapyramidaux ainsi qu'une tachycardie, une hypotension ou une hypertension et des modifications de l'ECG (allongement de l'intervalle QT, torsades de pointe) (voir «Mises en garde et précautions» et «Propriétés/Effets – Pharmacodynamie»). Des hallucinations, une hyperthermie, une augmentation du taux de CK, une hyponatrémie et un coma ont été décrits dans de rares cas.
Il n'existe pas d'antidote spécifique à la sertraline. Il est recommandé de surveiller la vigilance, les fonctions cardiovasculaires et la température corporelle, et aussi de mettre en œuvre des mesures symptomatiques et des mesures de soutien générales. Il faut assurer la liberté des voies respiratoires, veiller à un apport d'oxygène approprié et, si nécessaire, ventiler le patient. Si on s'attend à des symptômes sévères, du charbon activé à la posologie de 1 g/kg de poids corporel doit être administré aux patients éveillés dans l'heure qui suit l'ingestion. Les vomissements provoqués ne sont pas recommandés. Le bipéridène peut être utilisé comme mesure spécifique en cas de symptômes extrapyramidaux.
En raison du grand volume de distribution de la sertraline, une hémodialyse ou une hémoperfusion sont inefficaces. Certains éléments indiquent qu'une perfusion intraveineuse de lipides pourrait être efficace en présence de symptômes menaçant le pronostic vital.
La sertraline inhibe in vitro la recapture neuronale de la sérotonine (5-hydroxytryptamine, ou 5-HT). Aux doses utilisées en clinique, la sertraline inhibe la capture de la sérotonine dans les thrombocytes humains.
In vitro, la sertraline ne présente aucune affinité pour les récepteurs cholinergiques, sérotoninergiques, dopaminergiques, adrénergiques, histaminergiques, acide gamma-aminobutyrique (GABA)-ergiques ou benzodiazépinergiques.
Aucun effet stimulant, sédatif, anticholinergique ou cardiotoxique n'a été démontré chez l'animal.
L'expérimentation animale a démontré que l'administration au long cours de sertraline induit une réduction («down regulation») de la sensibilité des récepteurs cérébraux noradrénergiques, ce qui a également été observé avec d'autres médicaments efficaces et utilisés en clinique pour le traitement de dépressions, de troubles obsessionnels compulsifs et d'attaques de panique.
Des études contrôlées ont montré que la sertraline n'entraîne pas de sédation et n'influence pas le comportement psychomoteur. En vertu de son action inhibitrice sélective sur la recapture de la sérotonine, la sertraline ne provoque aucun accroissement de l'activité catécholaminergique.
Électrocardiophysiologie
Dans une étude unique de phase I contrôlée par placebo et moxifloxacine, les effets de la sertraline sur la repolarisation cardiaque à l'état d'équilibre lors d'expositions suprathérapeutiques (traitement de 400 mg/jour, c.-à-d. deux fois la dose quotidienne recommandée) ont été testés chez des volontaires sains (étude QTc). Sous sertraline, la limite supérieure de l'intervalle de confiance à 90% bidirectionnel de l'écart des moindres carrés QTcF moyen ajusté dans le temps entre la sertraline et le placebo (11.666 ms) a été supérieure au seuil préétabli de 10 ms enregistré 4 heures après l'administration. L'analyse de la réponse à l'exposition a révélé une corrélation légèrement positive entre l'intervalle QTcF et les concentrations plasmatiques de sertraline [0.036 ms/(ng/ml); p<0.0001]. Sur la base du modèle exposition-réponse, le seuil pour un allongement de l'intervalle QTcF cliniquement significatif (correspondant au dépassement de l'intervalle de confiance à 90% préétabli de 10 ms) est d'au moins 2.6 fois la Cmax moyenne (86 ng/ml) après administration de la dose maximale recommandée de sertraline (200 mg/jour), voir également «Mises en garde et précautions», «Effets indésirables» et «Surdosage».
Pour des doses de sertraline comprises entre 50 et 200 mg, les paramètres pharmacocinétiques varient proportionnellement à la dose administrée.
Après 14 jours d'administration orale de sertraline à raison d'une dose quotidienne unique de 50 à 200 mg, les pics de concentration plasmatique (Cmax) surviennent 4,5 à 8,4 heures après la prise de sertraline. Après une prise unique de 50 mg de sertraline, le pic plasmatique était en moyenne de 12 ng/ml.
La nourriture n'a pas d'influence notable sur la biodisponibilité des comprimés pelliculés.
État stable: en concordance avec la demi-vie d'élimination terminale, il se produit une accumulation, équivalente environ au double, jusqu'à l'état d'équilibre; ce dernier est atteint après environ une semaine lorsque la sertraline est administrée une fois par jour.
La substance circulante est liée à près de 98% aux protéines plasmatiques.
Il ressort de l'expérimentation animale que le volume de distribution de la sertraline est important.
La sertraline est métabolisée par les isoenzymes 2D6 et 3A4 du cytochrome P450. La sertraline inhibe faiblement le CYP2D6 et le CYP3A4.
Une grande partie de la sertraline subit un important effet de premier passage dans le foie. La N-desméthylsertraline, le métabolite plasmatique le plus important de la sertraline, est nettement moins active in vitro que la sertraline (environ 20 fois moins). Dans des études pharmacologiques in vivo utilisant un modèle de dépression, il s'est avéré que la N-desméthylsertraline est considérablement moins efficace que la sertraline.
La sertraline et la N-desméthylsertraline sont essentiellement métabolisées par désamination oxydative, suivie d'une réduction, d'une hydroxylation et d'une glucuroconjugaison.
Chez les sujets jeunes et les personnes âgées (hommes et femmes), la demi-vie d'élimination terminale moyenne de la sertraline varie de 22 à 36 heures.
La demi-vie d'élimination plasmatique terminale de la N-desméthylsertraline se situe entre 62 et 104 heures. Les métabolites qui en résultent sont excrétés en quantités égales dans les selles et les urines. Moins de 0.2% de la dose appliquée sont excrétés par le rein sous forme de sertraline inchangée.
La sertraline est largement métabolisée par le foie. Une étude de pharmacocinétique a montré que des doses répétées de sertraline administrées à des patients atteints d'une cirrhose stable de nature légère, prolongeaient la demi-vie d'élimination et augmentaient l'AUC, par rapport aux valeurs observées chez les volontaires sains (voir «Mises en garde et précautions»).
L'excrétion urinaire sous forme inchangée constitue une voie d'élimination négligeable.
Dans une étude contrôlée réalisée sur un échantillon de 42 patients atteints d'insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine 30–60 ml/min) ou modérée à grave (clairance de la créatinine 10–29 ml/min), les paramètres pharmacocinétiques (AUC0–24 et Cmax) observés après administrations répétées n'étaient pas significativement augmentés par rapport au groupe témoin, et les demi-vies d'élimination étaient semblables. Par contre, chez les patients dialysés, une diminution de ces paramètres a été observée. Par rapport au groupe témoin, aucune différence quant à la liaison aux protéines plasmatique n'a été observée dans tous les groupes étudiés.
La pharmacocinétique de la sertraline chez les patients âgés est semblable à celle des patients plus jeunes. Toutefois, la clairance plasmatique peut être diminuée chez les patients âgés.
Le profil pharmacocinétique de la sertraline chez l'enfant souffrant de troubles obsessionnels compulsifs est comparable à celui de l'adulte (bien que les enfants métabolisent la sertraline un peu plus rapidement). Pour des doses non adaptées au poids, une augmentation significative de la Cmax a été observée chez l'enfant de moins de 12 ans. En conséquence, en raison d'un poids corporel plus bas, il est conseillé d'administrer des doses moins élevées aux enfants âgés de 6 à 12 ans pour éviter des taux plasmatiques trop élevés (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Dans des études cliniques, le profil pharmacocinétique de la sertraline chez des patients âgés de 13 à 17 ans souffrant de dépression et de troubles obsessionnels compulsifs était semblable à celui des adultes.
Des études de longue durée exhaustives portant sur la sécurité à long terme de la sertraline chez l'animal montrent qu'elle est généralement bien tolérée à des doses correspondant à plusieurs fois la dose cliniquement efficace. Elles ont également montré que la sertraline ne possède pas d'effets mutagènes.
Des études de reproduction chez le rat et chez le lapin n'ont mis aucun indice suggérant un effet tératogène en évidence; toutefois, à des doses (en mg/kg) environ 2,5 à 10 fois supérieures à la dose quotidienne maximale recommandée chez l'être humain, la sertraline a été associée à un retard de l'ossification chez le fœtus. Ces troubles sont probablement dus à des effets toxiques pour la mère.
Une diminution de la survie néonatale a été observée suite à l'administration péri- ou postnatale maternelle de sertraline à des doses moins élevées (environ 5 fois supérieures – en mg/kg – à la dose maximale recommandée chez l'être humain). Un effet similaire sur la survie néonatale a été décrit pour d'autres antidépresseurs également. La signification clinique de cet effet n'est pas connue.
Études menées chez des animaux adolescents
Une dose de 0, 10, 40 ou 80 mg de sertraline par kg a été administrée quotidiennement à des rats Sprague-Dawley adolescents du jour 21 au jour 56 postnatal, suivi par une phase de récupération jusqu'au jour 196 postnatal. L'administration de 80 mg/kg/jour de sertraline a induit dans des cas isolés, la mort, une déshydratation, une chromorhinorrée, une diminution de la prise de poids moyenne et une diminution de la prise de nourriture. Les animaux mâles (sous 80 mg/kg/jour) comme les femelles (sous ≥10 mg/kg/jour) ont présenté un retard de la maturation sexuelle, sans que les critères d'évaluation concernant la reproduction tels que l'accouplement, la fertilité, les paramètres concernant le sperme, le cycle ovarien, ou les paramètres touchant les ovaires ou l'utérus ne soient influencés par les effets liés à la sertraline. De plus, aucun effet lié à la sertraline n'a été observé sur les paramètres comportementaux (apprentissage, mémoire, reflexe de sursaut provoqué par le bruit et activité locomotrice) chez les animaux mâles alors qu'on a observé chez les animaux femelles à partir de 40 mg/kg/jour, un ralentissement du réflexe de sursaut provoqué par le bruit. Sur la longueur fémorale, le poids cérébral et les résultats de pathologie micro- et macroscopiques, aucun effet n'a été constaté. Tous les effets nommés ci-dessus ont été réversibles au cours de la phase de récupération sans médicament de l'étude. La valeur NOAEL (No Observed Adverse Effect Level) chez les animaux mâles était de 40 mg/kg/jour (correspondant à environ 10 fois la dose maximale thérapeutique, à une Cmax de 262 ng/ml et à une AUC0-t jusqu'à 3170 ng h/ml au jour 56 postnatal), alors qu'aucun NOAEL n'a été pu être estimé chez les animaux femelles. Dans une autre étude menée chez les rats nouveau-nés, la sertraline administrée par voie sous-cutanée du jour 1 au jour 21 postnatal a déjà provoqué, à des doses thérapeutiques, des ralentissements du développement physique et des réflexes. Une signification clinique de ces résultats n'est pas exclue.
Études sur la fertilité chez l'animal
Une réduction significative de la fertilité a été observée dans une étude chez le rat à la dose de 80 mg/kg/j de sertraline, ce qui correspond à 4 fois la dose maximale thérapeutique en mg/m². La cause de la réduction de fertilité est inconnue. Cependant, dans une autre étude de fertilité (également à une dose de 80 mg/kg/j) chez des rats, aucune altération de la fertilité n'a été observée. On ignore la pertinence de ces résultats pour l'humain.
Chez les patients prenant de la sertraline, des tests immunoenzymatiques de dépistage urinaire ont donné de faux résultats positifs pour les benzodiazépines. Cela est dû au manque de spécificité des tests de dépistage. Les faux résultats positifs peuvent se produire plusieurs jours après l'arrêt de la sertraline. Des tests de confirmation, tels que la chromatographie en phase gazeuse ou la spectrométrie de masse, permettent de distinguer les benzodiazépines de la sertraline.
Sertragen comprimés pelliculés ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Conservé à température ambiante (15-25 °C) dans l'emballage original et tenir hors de portée des enfants.
Sertragen 50 mg (sécable): 10, 30 et 100 comprimés pelliculés [B].