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Timestamp: 2020-04-04 17:41:49+00:00
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OXALIPLATINE SUN 5 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
L'oxaliplatine en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF) est indiqué dans:
·le traitement adjuvant des cancers coliques de stade III (stade C de Duke), après résection complète de la tumeur initiale,
·le traitement des cancers colorectaux métastatiques.
La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers colerectaux métastatiques est de 85 mg/m2 par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines jusqu'à évolution de la maladie ou toxicité inacceptable.
L'administration de l'oxaliplatine doit toujours précéder celle des fluoropyrimidines, c'est -à-dire le 5-fluorouracile.
L'oxaliplatine est administré en perfusion I.V. de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution de glucose à 5 % (50 mg/ml) afin d'obtenir une concentration comprise entre 0,2 mg/ml et 0,70 mg/ml; 0,70 mg/ml étant la concentration la plus élevée en pratique clinique pour une dose d'oxaliplatine de 85 mg/m2.
L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile en perfusion continue.
Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma contenant le 5-fluorouracile en bolus et en perfusion continue a été utilisé.
L'oxaliplatine ne doit être administré chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubriques Contre-indications et Propriétés pharmacocinétiques).
Chez les patients présentant une altération légère à modérée de la fonction rénale, la dose recommandée d'oxaliplatine est de 58 mg/m² (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
Une étude de phase I incluant des patients présentant différents degrés d'insuffisance hépatique a montré que la fréquence et la sévérité des troubles hépato-biliaires semblaient corrélées à l'évolutivité de la maladie et aux anomalies initiales des explorations fonctionnelles hépatiques. Lors du développement clinique, aucun ajustement de la dose n'a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.
Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine en monothérapie ou en association avec le 5-fluorouracile chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.
Il n'y a pas d'indication justifiant l'utilisation de l'oxaliplatine chez les enfants. L'efficacité de l'oxaliplatine administré seul chez les enfant présentant des tumeurs solides n'a pas été établie (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5 % (50 mg/ml), afin d'obtenir une concentration supérieure à 0,2 mg/ml, doit être perfusé soit par voie veineuse périphérique soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures. La perfusion d'oxaliplatine doit toujours précéder l'administration de 5-fluorouracile.
L'oxaliplatine doit être dilué avant utilisation. Seule une solution de glucose à 5 % (50 mg/ml) doit être utilisée pour la dilution de la solution pour perfusion Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
Les événements indésirables les plus fréquents, en cas d'association avec le 5-fluorouracile/l'acide folinique (5-FU/AF) ont été de type digestif (diarrhée, nausées, vomissements et mucite), hématologique (neutropénie, thrombocytopénie) et neurologique (neuropathie sensitive périphérique aiguë et cumulée). Globalement, ces effets indésirables ont été plus fréquents et sévères sous oxaliplatine associé au 5-FU/AF que sous 5-FU/AF seul.
Liste recapitulative des effets indésirables
Les fréquences présentées dans le tableau ci-dessous sont issues d'études cliniques dans lesquelles l'oxaliplatine a été administré pour le traitement de cancers métastasés ou comme traitement adjuvant (incluant respectivement 416 et 1108 patients dans le groupe FOLFOX) et de rapports de pharmacovigilance.
Les fréquences de ce tableau sont définies selon la convention suivante: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10000 à < 1/1000), très rare (< 1/10000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
D'autres détails sont donnés après le tableau
Classe de systèmes d'organes MedDRA Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare
Infections et infestations* Infection Rhinite Infection des voies respiratoires supérieures État infectieux neutropénique + Sepsis +
Affections hématologiques et du système lymphatique* Anémie Neutropénie Thrombocytopénie Leucopénie Lymphopénie Neutropénie fébrile Thrombocytopénie immuno-allergique Anémie hémolytique
Affections du système immunitaire* Allergie/réaction allergique ++
Troubles du métabolisme et de la nutrition Anorexie Hyperglycémie Hypokaliémie Hyponatrémie Déshydratation Hyperglycémie Acidose métabolique
Affections du système nerveux* Neuropathie sensitive périphérique Troubles sensoriels Dysgueusie Céphalées Sensations vertigineuses Névrite motrice Syndrome méningé Dysarthrie Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPRou SEPR)
Affections oculaires Conjonctivite Troubles de la vision Baisse transitoire de l'acuité visuelle Anomalies du champ visuel Névrite optique Perte transitoire de la vision réversible à l'arrêt du traitement
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Dyspnée Toux Épistaxis Hoquet Embolie pulmonaire Pneumopathie interstitielle,d'évolution parfois fatale Fibrose pulmonaire**
Affections gastro-intestinales * Nausées Diarrhées Vomissements Stomatite / Mucites Douleurs abdominales Constipation Dyspepsie Reflux gastro- oesophagien Hémorragies gastro-intestinales Hémorragies rectales Iléus Obstruction intestinale Colite, y compris diarrhée à Clostridium difficile Pancréatite
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Affections cutanées Alopécie Exfoliation cutanée (syndrome mains-pieds) Eruption érythémateuse Eruption Hypersudation Atteinte unguéale
Affections musculo-squelettiques, systémiques et des os Dorsalgie Arthralgie Douleur osseuse
Affections du rein et des voies urinaires Hématurie Dysurie Anomalies de la fréquence mictionnelle
Investigations Elévation des enzymes hépatiques Elévation des phosphatases alcalines sériques Elévation de la bilirubine sérique Elévation de la déhydrogénase lactate Prise de poids (traitement adjuvant) Elévation de la créatine sérique Perte de poids (traitement des cancers métastasés)
+ incluant des cas d'issue fatale.
++ Allergies/réactions allergiques très fréquentes, se produisant essentiellement pendant la perfusion, quelquefois mortelles. Le rash cutané, en particulier l'urticaire, la conjonctivite et de la rhinite font partie des réactions allergiques fréquentes. Les réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes fréquentes incluent des cas de bronchospasme, d'angioedème, d'hypotension, de sensations douloureuses à la poitrine et de choc anaphylactique.L'hypersensibilité retardée a également été rapportée avec l'oxaliplatine et survient des heures voire des jours après la perfusion.
+++ Cas très fréquents de fièvre, frissons (tremblements) soit d'origine infectieuse (associés ou non à une neutropénie), soit éventuellement de type immunologique.
++++ Des réactions au site d'injection, incluant douleur locale, rougeur, gonflement et thrombose, ont été rapportées. L'extravasation peut aussi provoquer une douleur locale ainsi qu'une inflammation, pouvant être sévère et entraîner des complications, y compris une nécrose, particulièrement lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m2 toutes les 2 semaines Traitement des cancers métastasés Traitement adjuvant
Anémie 82,2 3 < 1 75,6 0,7 0,1
Thrombocytopénie 71,6 4 < 1 77,4 1,5 0,2
Coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), incluant des cas d'évolution fatale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Effet indésirable rapporté dans le cadre de la pharmacovigilance, de fréquence indéterminée
Syndrome urémique hémolytique, pancytopénie auto-immune
Oxaliplatine associé au 5FU/ acide folinique 85 mg/m² toutes les 2 semaines Traitement métastatique Tous grades Traitement adjuvant Tous grades
Sepsis (incluant sepsisneutropénique) 1.5 1.7
Choc septique, incluant des cas d'issue fatale
Réactions allergiques / allergie 9,1 1 < 1 10,3 2,3 0,6
La toxicité limitant la dose d'oxaliplatine est neurologique. Elle met en jeu une neuropathie périphérique sensorielle caractérisée par une dysesthésie et/ou une paresthésie des extrémités avec ou sans crampes, souvent déclenchée par le froid. Ces symptômes surviennent chez jusqu'à 95% des patients traités. La durée de ces symptômes, qui régressent en général entre les cycles de traitement, augmente avec le nombre de cycles de traitement.
L'apparition d'une douleur et/ou d'une anomalie fonctionnelle sont des indications, en fonction de la durée des symptômes, en faveur d'un ajustement de la dose, ou même d'un arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Cette anomalie fonctionnelle inclut des difficultés à exécuter les mouvements délicats et il s'agit d'une conséquence potentielle du dysfonctionnement sensoriel. Le risque d'apparition de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m2 (10 cycles) est d'environ 10% et pour une dose cumulée de 1020 mg/m2 (12 cycles), il est environ 20%.
Dans la majorité des cas, les signes et symptômes neurologiques s'améliorent ou disparaissent totalement à l'arrêt du traitement. Dans le cas du traitement adjuvant du cancer du colon, 6 mois après l'arrêt du traitement, 87% des patients avaient des symptômes légers ou n'avaient aucun symptôme. Après 3 ans de suivi, environ 3% des patients présentaient soit une paresthésie localisée persistante d'intensité modérée (2,3%) soit une paresthésie qui pouvait interférer avec les activités fonctionnelles (0,5%).
Des symptômes neurosensoriels aigus (voir rubrique Données de sécurité précliniques) ont été rapportés. Ils commencent à se manifester dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent après exposition au froid. Il s'agit en général d'une paresthésie, d'une dysesthésie et d'une hypoesthésie transitoires. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée survient chez 1% à 2% des patients, et il est caractérisé par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/d'une sensation de suffocation, sans preuve objective de détresse respiratoire (pas de cyanose ou d'hypoxie) ou de laryngospasme ou de bronchospasme (sans stridor ou respiration sifflante). Bien que dans certains de ces cas, les symptômes aient justifié l'administration d'antihistamines et de bronchodilatateurs, ces symptômes sont rapidement réversibles, même en l'absence de traitement. La prolongation de la perfusion aide à réduire l'incidence de ce syndrome (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les autres symptômes qui ont été observés de temps à autre sont notamment: spasme de la mâchoire/spasmes musculaires/contractions musculaires - mouvements musculaires convulsifs/involontaires/myoclonies, coordination anormale/marche anormale/ ataxie/ troubles de l'équilibre, gorge serrée ou oppression respiratoire/ pression / gêne/douleur. Par ailleurs, des dysfonctionnements des nerfs crâniens peuvent apparaître en relation avec le traitement, ou aussi survenir en prenant la forme d'un événement isolé tel que: ptose, diplopie, aphonie/ dysphonie/ enrouement, parfois décrit comme une paralysie des cordes vocales, sensation anormale au niveau de la langue ou dysarthrie, parfois décrit comme une aphasie, névralgie trigéminale/ douleur faciale/ douleur oculaire, perte de l'acuité visuelle, troubles du champ visuel.
D'autres symptômes neurologiques tels que: dysarthrie, perte des réflexes des tendons profonds et signe de Lhermitte ont été rapportés pendant le traitement par l'oxaliplatine. Des cas isolés de névrite optique ont été rapportés.
Allongement de l'intervalle QT, qui peut mener à une arythmie ventriculaire, incluant des torsades de pointes, potentiellement fatales (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Mucite / Stomatite 39,9 4 < 1 42,1 2,8 0,1
Une prophylaxie et/ou un traitement par des médicaments antiémétiques puissant est indiqué(e).
Une déshydratation, un iléus paralytique, une obstruction intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une insuffisance rénale peuvent être provoqués par des diarrhées/vomissements sévères, en particulier lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile (5 FU) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Ischémie intestinale, incluant des cas d'évolution fatale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Ulcère gastrointestinal et perforation d'ulcère gastrointestinal, potentiellement fatals (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Très rare (<1/10 000):
Syndrome d'obstruction sinusoïdale du foie, également connu sous le nom de maladie veino-occlusive du foie, ou les manifestations pathologiques liées à de tels troubles hépatiques, notamment péliose hépatique, hyperplasie régénérative nodulaire, fibrose périsinusoïdale. Les manifestations cliniques peuvent se traduire par une hypertension portale et/ou une augmentation des transaminases.
Rhabdomyolyse, incluant des cas d'évolution fatale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Affections de la peau et tissu sous-cuntané
Vascularite d'hypersesibilité
Très rare (≤ 1/10000)
Nécrose tubulaire aiguë, néphrite interstitielle aiguë et insuffisance rénale aiguë.
Convulsion musculaire
Sensation anormale de la langue
L'oxaliplatine est contre-indiqué chez les patients qui :
·ont des antécédents connus d'hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition
·allaitent
·ont une myélosuppression avant le premier cycle de traitement (neutrophiles < 2 x 109/l et/ou plaquettes < 100 x 109/l)
·ont une neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement
·ont une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
L'utilisation de l'oxaliplatine doit être réservée aux unités spécialisées en oncologie et l'oxaliplatine doit être administré sous le contrôle d'un médecin spécialisé en oncologie.
Les patients présentant une altération légère à modérée de la fonction rénale doivent faire l'objet d'une surveillance et la dose doit être ajustée en fonction de la toxicité (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Une surveillance particulière doit être assurée chez les patients ayant des antécédents de manifestations allergiques à d'autres produits contenant du platine. En cas d'apparition de manifestations de type anaphylactique, la perfusion doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique approprié doit être initié. La ré-administration de l'oxaliplatine chez ces patients est contre-indiquée. Des réactions croisées, parfois fatales, ont été rapportées avec tous les produits contenant du platine.
La tolérance neurologique de l'oxaliplatine doit faire l'objet d'une surveillance particulière, notamment en cas d'association avec des médicaments présentant une toxicité neurologique particulière. Un examen neurologique doit être pratiqué avant chaque administration puis périodiquement.
Chez les patients ayant présenté des dysesthésies pharyngolaryngées aiguës (voir rubrique Effets indésirables), durant ou dans les heures suivant une perfusion de deux heures, l'administration ultérieure d'oxaliplatine s'effectuera sur une durée de six heures.
·dans le cas où les symptômes durent plus de 7 jours et sont douloureux, la dose d'oxaliplatine pour le cycle suivant doit être réduite de 85 à 65 mg/m2 (traitement de cancer métastasé) ou 75 mg/m2 (traitement adjuvant),
·si les paresthésies sans gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, la dose d'oxaliplatine doit être réduite de 85 à 65 mg/m2 (traitement de cancer métastasé) ou 75 mg/m2 (traitement adjuvant),
·si les paresthésies avec gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu,
·lorsqu'une amélioration des symptômes est constatée à la suite de l'interruption du traitement par oxaliplatine, sa reprise pourra être envisagée.
Les patients devront être avertis d'une persistance possible des symptômes de neuropathie sensitive périphérique après la fin du traitement. Après administration de l'oxaliplatine en traitement adjuvant, des paresthésies modérées locales ou des paresthésies interférant sur les activités fonctionnelles peuvent persister jusque 3 ans après l'arrêt du traitement.
Des cas de syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (ou « SLPR », également connu sous la dénomination « syndrome d'encéphalopathie postérieure réversible » ou « SEPR ») ont été rapportés chez des patients chez qui l'on administre de l'oxaliplatine en association avec une chimiothérapie. Le SLPR est un trouble neurologique rare, réversible et à évolution rapide, pouvant inclure convulsions, hypertension, céphalées, confusion, cécité et d'autres troubles visuels et neurologiques (voir section Effets indésirables). Le diagnostic du SLPR s'appuie sur une confirmation par imagerie cérébrale, de préférence un IRM (imagerie par résonance magnétique).
Nausée, vomissements, diarrhée, déshydratation et altérations hématologiques
La toxicité digestive de l'oxaliplatine, à type de nausées et vomissements, justifie un traitement antiémétique prophylactique et/ou curatif (voir rubrique Effets indésirables).
Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile.
En cas d'atteinte hématologique (neutrophiles < 1,5 x 109/l ou plaquettes < 50 x 109/l), retarder l'administration du cycle suivant jusqu'au retour à des valeurs acceptables. Un hémogramme doit être pratiqué avant initiation d'un traitement par l'oxaliplatine ainsi qu'avant chaque nouveau cycle. Les effets myélosuppressifs peuvent s'ajouter à ceux de la chimiothérapie concomitante. Les patients atteints de myélosuppression sévère sont à haut risque de développer des complications infectieuses. Des cas de sepsis, de sepsis neutropénique et de choc septique (incluant des cas d'issue fatale) ont été rapportés chez les patients traités par l'oxaliplatine (voir rubrique Effets indésirables). Si l'un de ces évènements se produit, le traitement par oxaliplatine doit être arrêté.
Les patients doivent être convenablement informés du risque de survenue de diarrhées/ vomissements, de mucites/stomatites et de neutropénie, après l'administration d'oxaliplatine et de 5-flurorouracile, et doivent contacter en urgence leur médecin traitant afin de bénéficier d'une prise en charge adaptée.
En cas de survenue de mucites/stomatites avec ou sans neutropénie, l'administration suivante sera reportée jusqu'à la récupération des mucites/stomatites à un grade inférieur ou égal à 1 et/ou un taux de neutrophiles ≥ 1,5 x 109/l.
L'oxaliplatine étant associé au 5-fluorouracile (avec ou sans acide folinique), les toxicités propres au 5-fluorouracile doivent faire l'objet des modifications de doses habituellement recommandées pour ce produit.
La survenue d'une diarrhée de grade 4 (OMS), d'une neutropénie de grade 3 ou 4 (neutrophiles < 1,0 x 109/l), de neutropénie fébrile (fièvre d'origine inconnue sans infection documentée sur le plan clinique ou microbiologique, avec un taux de neutrophiles < 1.0 x 109/L, une température isolée > 38.3°C ou une température > 38°C persistant pendant plus d'une heure), ou d'une thrombopénie de grade 3 ou 4 (plaquettes < 50 x 109/l) nécessitera, en plus de l'adaptation de la dose de 5-fluorouracile, de réduire la dose d'oxaliplatine de 85 mg/m2 à 65 mg/m2 (traitement des cancers métastasés) ou 75 mg/m2 (traitement adjuvant).
Des coagulations intravasculaires disséminées (CIVD), incluant des cas d'évolution fatale, ont été rapportées avec le traitement par oxaliplatine. En cas de CIVD, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu et un traitement approprié doit être administré (voir rubrique Effets indésirables).
Un allongement de l'intervalle QT peut conduire à un risque accru d'arythmies ventriculaires, y compris des torsades de pointes, potentiellement fatales (voir rubrique Effets indésirables). L'intervalle QT doit être étroitement et régulièrement surveille avant et après administration d'oxaliplatine. Les patients ayant des antécédents ou une prédisposition à l'allongement de l'intervalle QT, ceux qui prennent des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, et ceux qui présentent des troubles électrolytiques tels qu'une hypokaliémie, hypocalcémie ou hypomagnésémie, doivent faire l'objet d'une surveillance particulière (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables).
En cas d'apparition d'anomalies des explorations fonctionnelles hépatiques ou d'hypertension portale ne résultant manifestement pas de métastases hépatiques, la survenue de troubles vasculaires hépatiques, très rares, doit être envisagée.
Pour l'utilisation chez la femme enceinte, voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement.
Des effets génotoxiques ont été observés avec l'oxaliplatine dans les études précliniques. Il est donc conseillé aux patients de sexe masculin traités par l'oxaliplatine de ne pas engendrer d'enfant pendant le traitement et dans les 6 mois après la fin de celui-ci et de demander des conseils relatifs à la conservation de leur sperme avant le traitement: l'oxaliplatine peut en effet avoir un effet stérilisant qui pourrait être irréversible.
La survenue d'une grossesse étant déconseillée pendant le traitement par l'oxaliplatine, les femmes doivent utiliser une méthode de contraception efficace (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).
Effets immunosuppresseurs / Augmentation de la sensibilité aux infections:
L'administration de vaccins vivants ou de vaccins vivants atténués à des patients dont le statut immunitaire peut être compromis par les agents chimiothérapeutiques comme l'oxaliplatine peut entraîner des infections graves voire mortelles. La vaccination avec des vaccins vivants doit donc être évitée chez les patients recevant de l'oxaliplatine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, cependant la réponse à ces vaccins peut être diminuée.
Chez des patients ayant reçu une dose unique de 85 mg/m2 d'oxaliplatine, immédiatement avant l'administration de 5-fluorouracile, aucune modification du niveau d'exposition au 5-fluorouracile n'a été observée.
In vitro, aucune variation significative de la fixation de l'oxaliplatine aux protéines plasmatiques n'a été observé avec les produits suivants: érythromycine, salicylés, granisétron, paclitaxel, valproate de sodium.
La prudence est requise lorsque le traitement par oxaliplatine est coadministré
avec d'autres médicaments connus pour allonger l'intervalle QT. En cas d'association avec de tels médicaments, l'intervalle QT doit être étroitement surveillé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
La prudence est requise lorsque le traitement par oxaliplatine est administré de façon concomitante avec d'autres médicaments susceptibles d'être associés à la survenue de rhabdomyolyse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Ce médicament dilué ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments, à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
NE JAMAIS utiliser de matériel d'injection contenant de l'aluminium.
NE JAMAIS administrer l’oxaliplatine non dilué.
Seule une solution pour perfusion de glucose à 5% (50 mg/ml) doit être utilisée pour la dilution.
NE JAMAIS diluer avec du chlorure de sodium ou une solution contenant des chlorures.
NE JAMAIS mélanger avec d'autres médicaments dans la même poche de perfusion ou administrer simultanément par la même ligne de perfusion.
NE JAMAIS mélanger avec des solutions ou des médicaments alcalins, en particulier le 5-fluorouracile, les préparations à base d'acide folinique contenant du trométamol en tant qu'excipient et les sels de trométamol d'autres médicaments. Les solutions ou médicaments alcalins ont un impact néfaste sur la stabilité de l'oxaliplatine.
Il n'y a pas d'antidote connu à l'oxaliplatine. En cas de surdosage, une exacerbation des effets indésirables peut être attendue. Une surveillance hématologique doit être instaurée, ainsi qu'un traitement symptomatique des autres toxicités.
Aucune étude relative aux effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été effectuée. Toutefois, le traitement par l'oxaliplatine étant susceptible de provoquer des sensations vertigineuses, des nausées et vomissements, et d'autres symptômes neurologiques interférant sur la démarche et l'équilibre, il peut influencer de façon minime à modérée l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Des anomalies de la vision, en particulier une perte passagère de la vision (réversible après l'arrêt du traitement), peuvent affecter l'aptitude des patients à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les patients devront par conséquent être avertis de l'effet potentiel de ces événements sur leur aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.
Il n'existe pas de données sur l'utilisationde l'oxaliplatine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
L'oxaliplatine est déconseillé durant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthodes de contraception.
L'utilisation d'oxaliplatine ne doit être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le foetus et avec son consentement.
On ne sait pas si l'oxaliplatine sont excrétés dans le lait maternel. L'oxaliplatine est contre-indiqué pendant l'allaitement (voir rubrique Contre-indications).
L'oxaliplatine peut avoir des effets stérilisants (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Étant donnés les effets génotoxiques potentiels de l'oxaliplatine, des mesures contraceptives appropriées doivent être prises pendant le traitement et après l'arrêt du traitement, pendant 4 mois pour les femmes et 6 mois pour les hommes.
Après dilution : la stabilité physico-chimique de la solution diluée dans du glucose à 5% a été démontrée pendant 24 heures à température ambiante (entre 15 et 25°C) ou pendant 48 heures au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
Toutefois, d'un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement.
En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2° C et +8° C, sauf si la dilution a été effectuée dans des conditions aseptiques dûment contrôlées et validées.
Conserver à une température ne dépassant pas 25°C..
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique Durée de conservation.
Contenance : 200 mg ou 40 ml de solution à diluer ou 1 flacon ou 0,20 g
Laboratoire Titulaire : SUN PHARMA INDUS EUR BV
Solution transparente, incolore, ne contenant aucune particule visible.
Commentaire : 40 ml de solution à diluer pour perfusion contiennent 200 mg d'oxaliplatine. Excipient à effet notoire: lactose monohydraté pH compris entre 4,0 et 7,0 L'osmolalité est comprise entre 125 mOsm/litre et 165 mOsm/litre.