Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F01-12-2011-4A_649-2011
Timestamp: 2016-10-25 22:41:57+00:00
Document Index: 72455615

Matched Legal Cases: ['art. 3', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 108', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'in fine', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 97', 'art. 99', 'art. 3', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 3', 'art. 1', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 4', 'art. 4', 'art. 4', 'art. 3', 'art. 5', 'art. 5', 'ATF ', 'art. 3', 'art. 3', 'ATF ', 'art. 3', 'art. 5', 'art. 3', 'art. 5', 'art. 147', 'art. 64']

4A_649/2011 (01.12.2011)
{T�0/2} 4A_649/2011 � � Arr�t du 1er d�cembre 2011
repr�sent� par Me Nicolas Saviaux, avocat,
repr�sent�e par Me Bernard de Chedid, avocat,
acceptation d'un r�glement transactionnel,
recours contre l'arr�t rendu le 25 mai 2011 par
la Chambre des recours du Tribunal cantonal
A.a.�A.________, B.________ et C.________ sont des professionnels de la construction. A la fin des ann�es 1980, ils ont obtenu un cr�dit de 1'270'000 fr. que la banque X.________ (ci-apr�s: la banque) leur a octroy� comme d�biteurs solidaires pour financer la construction de deux villas jumelles � W.________, comportant un garage s�par� pour deux v�hicules. Le cr�dit �tait garanti par quatre c�dules hypoth�caires grevant la parcelle sur laquelle sont �rig�es les villas, par l'int�gralit� du revenu locatif de celles-ci ainsi que par le produit de la vente �ventuelle de ces immeubles.
�D�s le d�but des ann�es 1990, les pr�cit�s ont �prouv� des difficult�s � amortir le pr�t. En 1993, la banque a consolid� le cr�dit en question � hauteur de 1'350'000 fr. sous la forme d'une avance � terme fixe renouvelable de six mois en six mois.
�Le 15 octobre 1998, la banque a accept� de renouveler le cr�dit jusqu'au 30 juin 1999, tout en pr�cisant aux d�biteurs qu'ils devaient s'efforcer de vendre les deux villas avant ce terme.
�Le 2 d�cembre 2002, une des deux villas a �t� vendue, de sorte que les d�biteurs ont pu rembourser partiellement la dette contract�e, l'avance � terme �tant r�duite de 1'350'000 fr. � 730'000 fr. Apr�s avoir renouvel� plusieurs fois l'avance � terme fixe, la banque a inform� les d�biteurs, qui ne parvenaient pas � vendre la seconde villa, qu'elle d�non�ait le pr�t et les titres hypoth�caires au remboursement, les mettant en demeure de r�gler le montant de 730'000 fr. avec int�r�ts � 5,125% d�s le 1er avril 2003.
�Le 5 mars 2004, la seconde villa a �t� vendue, ce qui a permis � la banque, compte tenu des loyers per�us, de r�cup�rer la somme de 695'416 fr.90.
�Le 3 d�cembre 2004, la dette des d�biteurs s'�levait � 87'318 fr.25. Afin de recouvrer cette cr�ance, la banque a invit� ces derniers � lui faire des propositions de remboursement.
�Le 19 mai 2005, la faillite de C.________ a �t� prononc�e. La banque, qui avait produit dans celle-ci une cr�ance de 92'117 fr.35, n'a rien pu r�cup�rer.
A.b.�La banque a ensuite entrepris des n�gociations avec A.________ et B.________. Aucun accord de remboursement n'ayant �t� trouv�, la banque a fait notifier � chacun d'eux des poursuites les 6 juillet 2006 et 16 ao�t 2007, auxquelles les poursuivis ont fait opposition totale. Le 10 juillet 2008, la banque a avis� les deux d�biteurs de son intention d'ouvrir action en reconnaissance de dette � leur encontre.
�Par courrier du 8 septembre 2008, le conseil de la banque �crit ce qui suit � A.________ et B.________:
�� (...)
Lors de notre rendez-vous de juillet, j'avais prononc� un chiffre m�dian de fr. 50'000. De votre c�t�, vous aviez articul� le chiffre de fr. 40'000.-. D�s lors, la banque n'accepte pas votre proposition pour solde de compte. Elle rel�ve, au demeurant, que vous ne fixez pas de calendrier de paiement, alors que vous vous �tiez engag�s � le faire avant le 31 ao�t 2008.
�Cela �tant, ou bien je re�ois de votre part un engagement clair et net de r�gler fr. 50'000.-, au plus tard d'ici au 31 ao�t 2009 ou bien j'ai re�u mission de d�poser la proc�dure, qui est du reste d�j� pr�te. Ma mandante n'entend plus perdre davantage de temps en discussions. J'attends, par cons�quent, votre r�ponse ces tout prochains jours. A d�faut de trouver un accord d'ici mi-septembre, je ne pourrai plus retenir l'action judiciaire qui sera engag�e.
�Le 9 septembre 2008, A.________, invoquant l'absence de B.________, a demand� � la banque de reporter � la fin septembre ou au d�but octobre son � ultimatum de mi-septembre �.
�Par lettre du 10 septembre 2008, le conseil de la banque a r�pondu � A.________ de la mani�re suivante:
�� La banque est lasse de devoir toujours repousser les d�lais, dans l'hypoth�tique espoir d'un arrangement amiable (...).
Il vous faut contacter Monsieur B.________ o� il est avant le 15 septembre prochain. A d�faut, je proc�derai, ce qui ne nous emp�che pas �videmment de rechercher une transaction en cours de proc�s.
�Je dois toutefois vous aviser que ma mandante va tr�s probablement durcir sa position et demander, en tout cas, en sus le remboursement de ses frais d'avocat et de justice.
�Dans l'espoir que nous parviendrons, n�anmoins, in extremis � une solution amiable, je vous prie de croire, Monsieur, � l'assurance de mes sentiments distingu�s. �.
�Par pli dat� du 20 septembre 2008, A.________ et B.________ ont accept� la proposition de la banque en ces termes:
Bien malgr� nous, nous nous plions � la contrainte de la banque pour le montant de frs. 50'000.- au 31 ao�t 2009 �.
B.a.�Le 24 f�vrier 2009, la banque a ouvert action en reconnaissance de dette contre A.________ et B.________ devant le Tribunal d'arrondissement de Lausanne, concluant � ce que ces derniers lui doivent solidairement paiement de 87'318 fr.25 avec int�r�ts � 5,125% d�s le 4 mai 2004.
�Les d�fendeurs ont conclu principalement � lib�ration, subsidiairement � ce qu'ils soient condamn�s � verser � la demanderesse la somme de 50'000 fr. � d'ici au 30 ao�t 2009 �.
�Le 18 ao�t 2009, le conseil des d�fendeurs a �crit ce qui suit � la banque:
Je me r�f�re � la convention que nos clients ont conclue et par laquelle MM. B.________ et A.________ s'engageaient � verser � la banque un montant de fr. 50'000.- au 31 ao�t 2009 pour solde de tout compte et tout (sic) pr�tention.
�Mes clients vous proposent d'ex�cuter leur prestation sur le compte bancaire que vous leur indiquerez; la banque retirera sa demande en prenant en charge les frais de la proc�dure, chaque partie renon�ant � des d�pens. Cette proposition est limit�e au 25 ao�t 2009 et ne constitue pas une reconnaissance d'une quelconque obligation dans le cadre du proc�s qui les oppose.
�Vu son contenu, mes clients se r�servent de faire usage de la pr�sente en proc�dure.
�Dans l'attente de votre r�ponse, je vous prie de croire, cher Confr�re, � l'assurance de mes sentiments d�vou�s. �.
�Le 19 ao�t 2009, la banque, par l'entremise de son conseil, a r�pondu en ces termes aux d�fendeurs:
Vos clients ne sont pas coh�rents. Ils soutiennent qu'une convention a �t� conclue l'an dernier et que celle-ci pr�voit le paiement de Fr. 50'000.- d'ici au 31 ao�t 2009, pour solde de tout compte.
�Si tel est le cas, ils n'ont pas � poser de conditions pour l'ex�cution de leurs engagements. A contrario, en ne versant pas le montant de Fr. 50'000.-, ils reconnaissent ipso facto l'absence de la convention qu'ils all�guent.
�Aucun paiement n'est intervenu le 31 ao�t 2009.
B.b.�Les 16 et 18 d�cembre 2009, la banque et B.________ ont conclu la transaction suivante:
�� I.�������B.________ se reconna�t d�biteur de la banque X.________ d'un montant de Fr. 50'000.- (...), qu'il s'engage � r�gler d'ici au 22 d�cembre 2009 sur le compte no ... aupr�s de cet �tablissement.
�II.�������Moyennant ex�cution du chiffre I ci-dessus, la banque X.________ abandonne � B.________ le solde de la dette mentionn�e dans le pr�ambule, objet du pr�sent proc�s et lui donne quittance de ce chef.
�III.�������La banque X.________ r�duira les conclusions prises dans ledit proc�s, qui se poursuit contre A.________, du montant de Fr. 50'000.- � recevoir, � la valeur du jour du paiement.
�IV.�������La banque X.________ et B.________ renoncent r�ciproquement � des d�pens.
�V.�������La pr�sente transaction sera communiqu�e au pr�sident du tribunal d'arrondissement de Lausanne, pour qu'il prenne acte de l'accord partiel intervenu, l'annexe au proc�s-verbal pour valoir jugement, d�clare B.________ hors de cause et de proc�s, celui-ci se poursuivant entre la banque X.________ et A.________. �.
�B.________ a vers� 50'000 fr. � la banque le 22 d�cembre 2009.
�Le 24 d�cembre 2009, le Tribunal d'arrondissement de Lausanne a annex� la transaction susmentionn�e au proc�s-verbal des op�rations pour valoir jugement entre la banque et B.________, d�clar� ce dernier hors de cause et dit que le proc�s se poursuivrait entre la banque et le seul d�fendeur A.________.
�A l'audience de jugement qui s'est tenue le 14 juin 2010, la banque a pr�cis� ses conclusions en ce sens que A.________ est son d�biteur du montant de 87'318 fr.25, plus int�r�ts � 5,125% l'an d�s le 5 mai 2004, sous d�duction de 50'000 fr., valeur au 22 d�cembre 2009, vers� par B.________ en ex�cution de la transaction judiciaire conclue les 16 et 18 d�cembre 2009.
�A.________ a conclu � sa lib�ration.
B.c.�Par jugement du 12 juillet 2010, le Tribunal d'arrondissement de Lausanne a condamn� le d�fendeur A.________ � payer � la banque la somme de 87'318 fr.25, plus int�r�ts � 5,125% l'an d�s le 5 mai 2004, sous d�duction du montant de 50'000 fr., valeur au 22 d�cembre 2009, vers� par B.________ en ex�cution de la transaction judiciaire conclue les 16 et 18 d�cembre 2009 dans le cadre de ce proc�s.
B.d.�Statuant sur le recours interjet� par A.________ contre ce jugement, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, par arr�t du 25 mai 2011, l'a rejet�, la d�cision attaqu�e �tant confirm�e.
A.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t cantonal. Invoquant la violation des art. 3, 5 et 18 CO, le recourant conclut au rejet entier des conclusions de la demanderesse.
�Le recourant sollicite le b�n�fice de l'assistance judiciaire pour la proc�dure f�d�rale.
�Par ordonnance du 14 novembre 2011, la Pr�sidente de la Ire Cour de droit civil a accord� l'effet suspensif requis par le recourant.
1.1.�Interjet� par la partie d�fenderesse qui a enti�rement succomb� dans ses conclusions lib�ratoires et qui a ainsi la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), dirig� contre un arr�t final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF) dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. de l'art. 74 al. 1 let. b LTF, le recours est par principe recevable, puisqu'il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
1.2.�Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit f�d�ral (art. 95 let. a LTF), y compris le droit constitutionnel (ATF 136 I 241 consid. 2.1 p. 247; 136 II 304 consid. 2.4 p. 313). Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est pas limit� par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut donc admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont �t� articul�s, ou � l'inverse, rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (ATF 135 III 397 consid. 1.4 et l'arr�t cit�). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 II 384 consid. 2.2.1 p. 389; 135 III 397 consid. 1.4). Par exception � la r�gle selon laquelle il applique le droit d'office, il ne peut entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal que si le grief a �t� invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine).
1.3.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les constatations factuelles de l'autorit� cantonale ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire telle que l'entend l'art. 9 Cst. (ATF 136 II 304 consid. 2.4; 135 III 127 consid. 1.5 p. 130, 397 consid. 1.5) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF).
�La partie recourante qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui contenu dans la d�cision attaqu�e (ATF 136 I 184 consid. 1.2 p. 187; 133 IV 286 consid. 1.4 et 6.2). Une rectification de l'�tat de fait ne peut �tre demand�e que si elle est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF).
�En l'occurrence, le recourant ne s'en prend pas aux faits retenus par la cour cantonale. Il n'appara�t d'ailleurs pas que l'�tat de fait a �t� arr�t� de mani�re arbitraire ou en violation du droit. L'examen des moyens soulev�s se fera ainsi sur la base des faits constat�s par la Chambre des recours.
La cour cantonale a retenu que l'offre transactionnelle de l'intim�e du 8 septembre 2008 �tait soumise � une dur�e de validit� limit�e. Comme l'acceptation du recourant et de B.________ �tait parvenue cinq jours apr�s le terme fix� pour accepter la proposition, aucun contrat n'avait �t� pass� entre parties sur la base de l'offre du 8 septembre 2008. Les magistrats vaudois ont encore consid�r� que si l'intim�e et B.________ avaient transig� en cours de proc�s les 16 et 18 d�cembre 2009, une transaction judiciaire n'avait pas �t� conclue entre le recourant et l'intim�e. Ils en ont d�duit que le recourant ne pouvait rien d�duire de ce r�glement transactionnel, qui ne le concernait pas. En cons�quence, la banque �tait fond�e � lui demander paiement de la somme litigieuse, en capital et int�r�ts.
Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir transgress� les art. 3, 5 et 18 CO. Il pr�tend que lui-m�me et B.________, par lettre du 20 septembre 2008, ont accept� l'offre de l'intim�e du 8 septembre 2008, de sorte qu'un accord est intervenu pour solde de tout compte entre parties. Comme B.________ a pay� � la banque le montant restant d� selon cette transaction, par 50'000 fr., celle-ci ne pouvait plus rien lui r�clamer.
�Le recourant soutient que l'offre de l'intim�e, qui attendait acceptation, portait sur l'engagement clair de r�gler 50'000 fr. au plus tard le 31 ao�t 2009 et que cette offre ne pr�cisait pas qu'elle serait caduque � d�faut d'�tre accept�e dans un d�lai d�termin�. En indiquant qu'une action judiciaire serait engag�e si un accord n'�tait pas trouv� d'ici � mi-septembre 2008, l'intim�e a seulement voulu inciter vivement les d�biteurs � payer, mais nullement fixer un d�lai d'acceptation de l'offre.
�Selon le recourant, cette offre a �t� accept�e au moyen du pli adress� � la banque le 20 septembre 2008 par le recourant et B.________. Il fait valoir que l'intim�e n'a pas r�agi � la r�ception de ce pli pour pr�tendre que l'acceptation serait arriv�e tardivement, alors que la bonne foi et la loyaut� en affaires imposaient qu'elle inform�t notamment le recourant si elle estimait qu'aucun accord transactionnel n'�tait survenu en raison de la r�ponse tardive � son offre. L'intim�e n'a ainsi pas �crit imm�diatement au recourant et au susnomm� pour leur faire part de la tardivit� de l'acceptation, ni ouvert sans d�lai action � leur encontre. La banque, en attendant plus de cinq mois pour d�poser sa demande en justice, a laiss� croire au recourant qu'une transaction avait �t� conclue. Et le recourant de conclure que le versement de 50'000 fr. op�r� par B.________ au profit de la banque l'a lib�r� de sa dette.
3.1.�Il a �t� constat� en fait (art. 105 al. 1 CO) qu'au 3 d�cembre 2004 le recourant �tait d�biteur � l'endroit de l'intim�e, solidairement avec B.________, d'une dette atteignant la somme de 87'318 fr.25 en capital. D�s cette �poque, des n�gociations se sont engag�es entre la banque et les d�biteurs solidaires pour le r�glement total de cette dette. Comme les tractations n'avaient pas abouti, l'intim�e a fait notifier des poursuites aux deux d�biteurs solidaires, les 6 juillet 2006 et 16 ao�t 2007, puis les a avis�s, le 10 juillet 2008, de son intention de d�poser prochainement une action en reconnaissance de dette.
�Vers la fin juillet 2008, la banque a rencontr� les deux d�biteurs solidaires pour d'ultimes discussions. A cette occasion, la premi�re a demand� aux seconds de lui verser 50'000 fr. pour solde de toute pr�tention, alors que ceux-ci ont propos� un paiement de 40'000 fr. pour liquider la querelle.
�Par pli du 8 septembre 2008, la banque a �crit au recourant et � B.________ qu'elle ne pouvait accepter leur proposition de r�gler le montant de 40'000 fr. pour solde de tout compte, sans m�me que soit fix� un calendrier de paiement; l'intim�e leur a en cons�quence fait savoir sans d�tour que seul l'engagement clair de leur part de payer la somme de 50'000 fr. au plus tard le 31 ao�t 2009 ferait obstacle � l'ouverture d'une action en justice � leur encontre, pour autant qu'un accord en ce sens puisse �tre trouv� � d'ici mi-septembre �.
�Le 9 septembre 2008, le recourant a inform� la banque qu'il souhaitait un report � la fin septembre ou au d�but octobre 2008 de l' � ultimatum de mi-septembre �, au motif que B.________ �tait absent.
�Le 10 septembre 2008, l'intim�e a r�pondu au recourant qu'elle �tait d�sormais lasse de � toujours repousser les d�lais � fix�s pour parvenir � un arrangement � l'amiable; elle a ainsi indiqu� au recourant qu'il lui fallait contacter B.________ avant le 15 septembre prochain et qu'� ce d�faut elle proc�derait en justice.
�Par un pli dat� du 20 septembre 2008, le recourant et B.________ ont d�clar� � l'intim�e qu'ils acceptaient, � contrecoeur, la proposition de verser � celle-ci 50'000 fr. au 31 ao�t 2009.
3.2.1.�Il r�sulte de l'encha�nement des faits relat�s ci-dessus que les parties, qui �taient en litige depuis la fin 2004 quant au r�glement � la banque d'une somme de 87'318 fr.25 en capital, ont eu l'intention de mettre fin � ce diff�rend en faisant r�ciproquement des concessions. L'intim�e a propos� d'abandonner la cr�ance pr�cit�e contre le paiement d'une somme de 50'000 fr., int�r�ts compris, alors que le recourant et B.________ ont affirm� consentir � payer � la banque non plus 40'000 fr. comme ils l'avaient propos� en juillet 2008, mais bien un montant augment� � 50'000 fr.
�Autrement dit, le recourant et B.________, d'un c�t�, et l'intim�e, de l'autre, sont entr�s en discussion en vue de conclure une transaction. D'apr�s la jurisprudence, la transaction ou r�glement transactionnel constitue un contrat sui generis par lequel les parties mettent fin par des concessions r�ciproques � un litige ou � une incertitude dans laquelle elles se trouvent au sujet d'un rapport de droit (ATF 130 III 49 consid 1.2 p. 51 et la jurisprudence cit�e).
�La n�gociation d'une transaction en cas de litige, � l'instar de celle de tout contrat, est soumise en particulier aux dispositions ancr�es aux art. 3 � 10 CO, qui r�glent le m�canisme de la conclusion du contrat.
�A teneur de l'art. 1 al. 1 CO, le contrat est parfait lorsque les parties ont, r�ciproquement et d'une mani�re concordante, manifest� leur volont�. En d'autres termes, le contrat n'est conclu qu'� partir du moment o� les parties contractantes ont �chang� des manifestations de volont� concordantes.
�La loi distingue ainsi deux manifestations de volont�, qui se suivent dans le temps et sont distinctes: il s'agit de l'offre (ou pollicitation) et de l'acceptation.
3.2.2.�L'offre constitue la proposition ferme de conclure un contrat, qui lie son auteur (cf. par ex. PIERRE ENGEL, Trait� des obligations en droit suisse, 2e �d., 1997, p. 194; PIERRE TERCIER, Le droit des obligations, 4e �d., 2009, ch. 605 � 609, p. 137/138). La perfection de la convention ne d�pend alors plus que de l'acceptation par l'autre partie.
�La dur�e de validit� de l'offre diff�re selon que la n�gociation a lieu � entre pr�sents � (cf. titre marginal de l'art. 4 CO) ou � entre absents � (cf. titre marginal de l'art. 5 CO).
�L'offre est faite entre pr�sents lorsque les parties sont en contact direct, lors d'un entretien ou d'une s�ance par exemple (art. 4 al. 1 CO), ou � l'occasion d'une conversation t�l�phonique (art. 4 al. 2 CO). Dans ce cas, l'acceptation doit �tre imm�diate, � d�faut de quoi l'offre perd tout effet (art. 4 al. 1 CO), � moins que les parties aient convenu autre chose.
�Si l'offre est faite entre absents, elle a une certaine dur�e de validit�, toutefois n�cessairement limit�e (art. 3 al. 1 et 5 CO; BRUNO SCHMIDLIN, Berner Kommentar, 1986, n� 1-5 ad art. 5 CO).
�In casu, il est indubitable que l'offre de l'intim�e de conclure une transaction avec le recourant et B.________ a �t� op�r�e entre absents, d�s l'instant o� elle a �t� communiqu�e aux int�ress�s par courrier du 8 septembre 2008.
3.2.3.�Lorsqu'il y a une offre entre absents, elle peut �tre faite sans limite de temps, auquel cas son auteur est li� jusqu'au moment o� il peut s'attendre � l'arriv�e d'une r�ponse exp�di�e � temps et r�guli�rement (art. 5 al. 1 CO), compte tenu d'un d�lai de r�flexion ad�quat dont la dur�e est fonction des circonstances du cas particulier et du type d'affaires concern� (ATF 134 II 297 consid. 4.3.1 et l'arr�t cit�).
�L'offre entre absents peut �galement avoir une dur�e de validit� limit�e, qui est fix�e librement par le pollicitant (art. 3 al. 1 CO; ALFRED KOLLER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, 3e �d., 2009, � 7, ch. 27/28 p. 113/114). L'acceptation de l'offre de contracter doit parvenir au pollicitant avant l'expiration du d�lai de validit� de l'offre que ce dernier a d�termin� (th�orie de la r�ception consacr�e par l'art. 3 al. 2 CO; ATF 84 II 187 consid. 4 p. 197). L'auteur de l'offre est d�li� si l'acceptation ne lui parvient pas avant l'expiration dudit d�lai (art. 3 al. 2 CO); l'offre est alors caduque, sans que le pollicitant ait besoin de la d�clarer telle ( ENGEL, op. cit., p. 197 en haut; KOLLER, op. cit., � 7, ch. 46, p. 117).
�Le recourant soutient que l'offre transactionnelle de l'intim�e a �t� effectu�e sans fixation d'un d�lai pour l'accepter. Il a tort. Dans son courrier du 8 septembre 2008, l'intim�e a d�clar� au recourant et � B.________ qu'elle entendait recevoir de leur part l'engagement � clair et net � de lui payer la somme de 50'000 fr. jusqu'au 31 ao�t 2009, qu'elle attendait leur r�ponse ces prochains jours et que si un accord n'�tait pas trouv� � d'ici mi-septembre �, elle d�poserait une action en reconnaissance de dette.
�Le recourant a parfaitement compris que l'intim�e lui avait imparti un d�lai d'acceptation au 15 septembre 2008, puisque, par lettre du 9 septembre 2008, il a demand� � la banque un report de deux � trois semaines de ce qu'il a qualifi� lui-m�me d' � ultimatum de mi-septembre �. Le contenu de cette d�claration du recourant met � n�ant sa th�se que l'offre de la banque a �t� op�r�e sans limite de temps.
3.2.4.�Il a �t� retenu que l'acceptation du recourant et de B.________ a �t� envoy�e � l'intim�e par un pli portant la date du 20 septembre 2008.
�Cette acceptation, �crite cinq jours apr�s l'expiration du d�lai de validit� de l'offre - d�lai que l'intim�e a explicitement refus� de prolonger par courrier du 10 septembre 2008 - est manifestement tardive. Le recourant n'a pas prouv�, alors que la charge lui en aurait incomb� (cf. SCHMIDLIN, op. cit., n� 28 ad art. 5 CO), que la date port�e sur la d�claration d'acceptation serait inexacte et que l'acceptation serait parvenue � temps (i.e. jusqu'au 15 septembre 2008) en mains de la banque.
�Le recourant pr�tend toutefois que la banque, si elle n'entendait pas �tre li�e par son offre de transaction, se devait de r�agir en informant les destinataires de l'offre que leur acceptation �tait tardive.
�Il n'en est rien. Ce n'est que si l'acceptation d'une offre avec fixation d'un d�lai pour accepter a �t� envoy�e � temps, mais est parvenue trop tard chez le pollicitant que ce dernier a le devoir de r�agir rapidement pour n'�tre pas li� par le contrat ( SCHMIDLIN, op. cit., n� 87 ad art. 3 CO; EUGEN BUCHER, Basler Kommentar, Obligationenrecht I, 5e �d., 2011, n� 22 ad art. 5 CO).
�Or, dans le cas pr�sent, l'acceptation, ainsi qu'on l'a vu, n'a pas �t� envoy�e � temps.
3.2.5.�Du moment que l'offre transactionnelle de l'intim�e n'a pas �t� accept�e dans le d�lai imparti, le recourant et B.________ sont rest�s, d�s le 16 septembre 2008, d�biteurs solidaires de la banque de la somme de 87'318 fr.25 en capital. Apr�s que la banque a ouvert action contre les pr�cit�s par demande du 24 f�vrier 2009, B.________ et la banque ont conclu une transaction judiciaire les 16 et 18 d�cembre 2009, par laquelle le premier consentait � verser � la seconde la somme de 50'000 fr. jusqu'au 22 d�cembre 2009. B.________ s'est ex�cut� le 22 d�cembre 2009 et a �t� d�clar� hors de cause par le tribunal d'arrondissement le 24 d�cembre 2009.
3.2.6.�Ce versement a lib�r� le recourant de sa dette � l'endroit de la banque � concurrence de 50'000 fr. (art. 147 al. 1 CO). C'est donc en parfaite conformit� avec le droit f�d�ral que la cour cantonale a confirm� le jugement du tribunal d'arrondissement, qui a condamn� le recourant � payer � la banque la somme de 87'318 fr.25, plus int�r�ts � 5,125% l'an d�s le 5 mai 2004, sous d�duction du montant de 50'000 fr., valeur au 22 d�cembre 2009.
�Les moyens dirig�s contre l'arr�t attaqu� sont sans fondement.
Il suit de l� que le pr�sent recours doit �tre rejet�.
�Comme le recours �tait vou� � l'�chec, la requ�te d'assistance judiciaire du recourant doit aussi �tre rejet�e (art. 64 al. 1 LTF).
�A consid�rer la situation �conomique pr�caire du recourant, qui r�sulte des pi�ces qu'il a produites, l'�molument de justice sera arr�t� � 500 fr.