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Timestamp: 2020-08-13 14:39:04+00:00
Document Index: 307612902

Matched Legal Cases: ["l'article 18", "l'article 56", "l'article 6", "l'article 18", "l'article 18", "l'article 18", "l'article 48", "l'article 18", "l'article 18", "l'article 6", "l'article 8", "l'article 18"]

finor-commentaire-de-loi-des-finances-pour-l année-2016-1-1 par Faycal.Derbel - Fichier PDF
finor commentaire de loi des finances pour l année 2016 1 1 .pdf
Nom original: finor-commentaire-de-loi-des-finances-pour-l_année-2016-1-1.pdfTitre: Commentaire LF 2016 V3Auteur: Faycal.Derbel
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FISCALES PREVUES PAR LA LOI
N° 2015-53 DU 25 DECEMBRE
2015 PORTANT LOI DE
FINANCES POUR LA GESTION
Dispositions fiscales prévues par la loi de finances pour la gestion 2016 - Analyses &amp; commentaires explicatifs
DISPOSITIONS FISCALES PREVUES
1. ADOPTION DE LA DECENTRALISATION DANS L’EMISSION
DES DECISIONS DE RETRAIT DU REGIME FORFAITAIRE
2. REPORT DE L’APPLICATION DE LA GENERALISATION DE
L'EXONERATION DE LA TRANCHE DE REVENU NE
DEPASSANT PAS 5.000 DINARS A TOUTES LES PERSONNES
REF.LF
3. EXTENSION DU CHAMP D’APPLICATION DE L’IMPOT SUR LE
4. LIMITATION D’APPLICATION DU TAUX DE L’IS DE 10%
AUX BENEFICES PROVENANT DE L'ACTIVITE PRINCIPALE
5. ASSOUPLISSEMENT DES CONDITIONS DE DEDUCTION DES
CREANCES ABANDONNEES DONT LE NOMINAL NE DEPASSE
PAS 100 DINARS
6. AMELIORATION DU RECOUVREMENT DE L’IMPOT DU SUR
LES DISTRIBUTEURS DES MARCHANDISES ET DES PRODUITS
7. ASSOUPLISSEMENT DE LA DEDUCTION DES CREANCES
DOUTEUSES DE L’ETAT ET DES ETABLISSEMENTS PUBLICS
8. MAITRISE DU BENEFICE DU REGIME FORFAITAIRE
9. ASSOUPLISSEMENT DE L’ADHESION DES PERSONNES
SOUMISES AU REGIME FORFAITAIRE AU REGIME REEL
ALLEGEMENT DE LA CHARGE FISCALE DES PERSONNES
PHYSIQUES TENANT UNE COMPTABILITE
RATIONALISATION DE L’ASSIETTE FORFAITAIRE DE
REDUCTION DU TAUX DE L’AVANCE DUE PAR LES
SOCIETES DE PERSONNES DE 25% A 10% POUR LES
REVENUS ET LES BENEFICES AYANT UN REGIME FISCAL
PRIVILEGIE AU TITRE DE L’EXPORTATION
IMPOSITION DES ETABLISSEMENTS STABLES TUNISIENS
DES ENTREPRISES ETRANGERES QUI NE DEPOSENT PAS UNE
DECLARATION D’EXISTENCE A UNE RETENUE A LA SOURCE
LIBERATOIRE AU TAUX DE 15%
1. INSTITUTION D’UN REGIME FISCAL PRIVILEGIE POUR LES
ENTREPRISES PILOTES EN FISCALITE
2. CLARIFICATION DE L’OBLIGATION DE FACTURATION
POUR LES PERSONNES EXERÇANT DES PROFESSIONS
L’UTILISATION DE LA FACTURATION ELECTRONIQUE
3. DETERMINATION DE LA BASE DE LA TVA POUR LES
ACQUISITIONS DES COMMERÇANTS ASSUJETTIS A LA
TVA AUPRES DES NON ASSUJETTIS
4. ELARGISSEMENT DU CHAMP D’APPLICATION DE LA TVA
5. REDUCTION DU TAUX DE LA RETENUE A LA SOURCE AU
TITRE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE DE 50% A
25% ET EXONERATION DES COMMISSIONS REVENANT
ART 30, 31
AUX DISTRIBUTEURS AGREES DES OPERATEURS PUBLICS
RESEAUX DES TELECOMMUNICATIONS
6. RATIONALISATION DE LA REPARTITION DE LA TAXE SUR
LES ETABLISSEMENTS ENTRE LES COLLECTIVITES LOCALES
1. MISE A JOUR DU DROIT EN CONTREPARTIE DE LA
PRESTATION DU SERVICE DE LA FORMALITE DE
DECLARATIONS DE SUCCESSION
2. DISPENSE DE L’AGENCE FONCIERE INDUSTRIELLE ET DE
FONCIERE TOURISTIQUE DE LA
PRESENTATION DE LA DECISION D'APPROBATION DU
4. EXONERATION DES ECRITS SE RAPPORTANT AUX PRETS
ACCORDES PAR LA BANQUE TUNISIENNE DE SOLIDARITE
DU DROIT D’ENREGISTREMENT ET DU DROIT DE TIMBRE
5. OCTROI DE L’ENREGISTREMENT AU DROIT FIXE AUX
DONATIONS D’HABITATIONS ACCORDEES AU PROFIT DES
EPOUX, DES ASCENDANTS ET DESCENDANTS DES
MARTYRS DE LA NATION DE L’ARMEE, DES FORCES DE
SECURITE INTERIEURE, DE LA GARDE NATIONALE ET DES
6. EXTENSION DU PRIVILEGE DE L’ENREGISTREMENT AU
DROIT FIXE AUX
ACQUISITIONS DES LOGEMENTS EN
DEVISES PAR LES TUNISIENS NON RESIDENTS
7. EXTENSION DE L’EXONERATION DES DROITS
D’ENREGISTREMENT AUX CONTRATS CONSTATANT LES
OPERATIONS DE FILIALISATION DES UNIONS DES
1. ENCOURAGEMENT DE LA CREATION DES PETITES ET
2. MESURE POUR LE FINANCEMENT DE L'INVESTISSEMENT
3. AUGMENTATION DE LA PRIME D’INVESTISSEMENT POUR
LES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LES ACTIVITES
PROMETTEUSES ET A TAUX D’INTEGRATION ELEVE
4. LIMITATION DE L'AGE DU MATERIEL ROULANT
BENEFICIANT DES AVANTAGES FISCAUX ACCORDES AUX
TUNISIENS A L'ETRANGER A L'OCCASION DES PROJETS
QU'ILS REALISENT EN TUNISIE
PROCEDURES &amp; CONTROLE
1. ASSOUPLISSEMENT
REGULARISATION DE LA SITUATION DES MARCHANDISES
CONSTITUEES EN DEPOT DE DOUANE
2. ASSOUPLISSEMENT DES PROCEDURES D'OCTROI DE
L'AGREMENT DE COMMISSIONNAIRE EN DOUANE
3. RENFORCEMENT DU CONTROLE DE L’OBLIGATION DE LA
FACTURATION ET EXTENSION DE LA SANCTION FISCALE
PENALE APPLICABLE AUX OPERATIONS DE FRAUDE FISCALE
ET AUX OPERATIONS DE FRAUDE EN MATIERE DES
4. HABILITATION
REGIONAUX DES DOUANES A METTRE EN MOUVEMENT
TRANSPARENCE DANS LE DOMAINE DE L’ECHANGE DE
APPLICABLE AU NON-RESPECT DU SECRET PROFESSIONNEL
6. ADAPTATION DES DISPOSITIONS DU CODE DE LA
COMPTABILITE PUBLIQUE AVEC LE CODE DES DROITS ET
PROCEDURES FISCAUX RELATIVES A LA NOTIFICATION DES
ARRETES DE TAXATION D’OFFICE
7. LUTTE CONTRE L’EXERCICE OCCULTE DES ACTIVITES ET
RENFORCEMENT DES REGLES DE LA CONCURRENCE LOYALE
ENTRE LES OPERATEURS ECONOMIQUES
8. RENFORCEMENT DE LA SIMPLIFICATION DE LA
SUSPENSION D’EXECUTION DES ARRETES DE TAXATION
9. ASSOUPLISSEMENT DE L’EXERCICE DES SERVICES FISCAUX
DE LEUR DROIT DE COMMUNICATION
OCTROI D’UNE REMISE DES DETTES FISCALES ET
DOUANIERES CONSTATEES
MORALES A LEURS DIRIGEANTS DE FAIT
GARANTIE DES DROITS DES CONTRIBUABLES ET
OBLIGATION DES USAGERS AU RESPECT DES OBLIGATIONS
RELATIVES A LA RETENUE A LA SOURCE
OPERATIONS DE CONTROLE FISCAL
AMELIORATION DU RECOUVREMENT DES TAXES DE
MISE EN PLACE DE LA CAISSE ENREGISTREUSE POUR
LES SERVICES DE CONSOMMATION SUR PLACE
DROITS DE DOUANE &amp; DROIT DE CONSOMMATION
1. REDUCTION DES DROITS DE DOUANES DUS A
L’IMPORTATION DES MATIERES PREMIERES, DES
41, 42 ET
2. REFONTE DU DROIT DE CONSOMMATION
3. MAITRISE DE L’ASSIETTE DU DROIT DE CONSOMMATION
PRODUITS SEMI FINIS ET DES EQUIPEMENTS
A- DISPOSITIONS RELATIVES A LA FINANCE ISLAMIQUE
1. ADAPTATION DU REGIME FISCAL AUX SPECIFICITES DES
MECANISMES DE FINANCE ISLAMIQUE
OPERATIONS D’EMISSION DE SUKUK ISLAMIQUES AUX
OPERATIONS D’EMISSION REALISEES SUR LE MARCHE
B- ADAPTATION DE LA LEGISLATION AUX DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION
1. ADAPTATION DE LA LEGISLATION EN VIGUEUR AVEC LES
1. TRAITEMENT DE L’ENDETTEMENT DU SECTEUR DE
L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE
3. RATTACHEMENT AU MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES
DE LA COMMISSION INSTITUEE AUPRES DE LA PRESIDENCE
DU GOUVERNEMENT CHARGEE D’EXAMINER LES DOSSIERS
D’OCTROI DES AVANTAGES ALLOUES PAR LA LOI AU
PERSONNEL DES FORCES DE SURETE INTERIEURE, AUX
MILITAIRES ET AU PERSONNEL DES DOUANES AYANT SUBI
DES BLESSURES SUITE A DES AGRESSIONS TERRORISTES A
PARTIR DU 28 FEVRIER 2011
4. NON EXIGIBILITE DES TAXES DUES SUR LES VEHICULES
AUTOMOBILES EN CAS DE JUSTIFICATION DE LEUR NON
5. EXTENSION DU CHAMP D’APPLICATION DES AVANTAGES
ACCORDES AUX HOTELS TOURISTIQUES AUX AUTRES
OPERANT DANS LE SECTEUR DE L’ARTISANAT ET AUX
SOCIETES DE GESTION DE ZONE PORTUAIRE RESERVEE AU
6. ALIGNEMENT DE LA FISCALITE EN MATIERE DE TAXE POUR
LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT POUR CERTAINS
SIMILAIRES IMPORTES
7. PROLONGATION DES DELAIS DE PAIEMENT DES TAXES DE
CIRCULATION POUR LES
VEHICULES DESTINES A LA
LOCATION ET CEUX ACQUIS DANS LE CADRE DES
CONTRATS D’IJARA OU DE LEASING
8. REDUCTION DE LA TAXE DE CIRCULATION SUR LES
MOTOCYCLES ET VELOCIPEDES AVEC MOTEUR AUXILIAIRE
D’UNE CYLINDREE SUPERIEURE A 125 CM
9. POURSUITE DE LA PROCEDURE D’INSERTION DES
OUVRAGES EN METAUX PRECIEUX NON POINÇONNES
DANS LE CIRCUIT ECONOMIQUE
10. SUPPRESSION DE LA TAXE DE DEPART DE TUNISIE ET SON
11. INSTITUTION D’UN REGIME FISCAL PRIVILEGIE POUR LES
DONS ACCORDES DANS LE CADRE DE LA COOPERATION
D’ENREGISTREMENT ET D’AUTRES TAXES SUR LE CHIFFRE
12. MESURES DE SOUTIEN DES ASSOCIATIONS D'AIDE AUX
ENFANTS ATTEINTS DE XERODERMAPIGMENTOSUM, DES
HANDICAPES PHYSIQUES, DES PATIENTS SOUFFRANT
D’UNE INSUFFISANCE MOTRICE D’ORIGINE CEREBRALE ET
CEUX SOUFFRANT D'UNE INSUFFISANCE RENALE
Dans un contexte orageux marqué par une montée sans précédent des idéologies séparatistes, la
Tunisie a malheureusement été la cible de plusieurs attentats terroristes faisant des dizaines de morts, et
dont le but était de compromettre l’impressionnante transition politique et de la faire dérailler à l’instar de
ce qui s’est passé chez le voisin libyen.
Ces attentats n’ont pas tardé à plonger l’économie dans une atonie très aigue et à susciter des
inquiétudes face à des fréquentations touristiques qui s’érodent, à des investissements qui chutent et à
un volume d’endettement qui s’envole.
A cela, il faut ajouter que le climat social fébrile et tendu a fortement contribué à compromettre toute
embellie économique espérée ; les certaines de milliers de jours de travail perdus, le rang très avancé du
pays dans l’indice du «taux de grève » en sont meilleurs, mais non les seuls, témoignages.
La situation s’est davantage empestée par une politique publique qui, pour acheter la paie sociale et
éviter une « grève historique » s’est offerte la munificence et la magnificence de doper les rémunérations
publiques au point où leur part dans le PIB a effleuré un record mondial selon les dires de la directrice
générale du FMI.
Dans cette conjoncture économique singulièrement tumultueuse, les réalisations de l’année se sont
notoirement et largement écartées des prévisions faites en début d’année et ajustées par la loi de
finances complémentaire du mois d’Août 2015 :
Avec trois trimestres consécutifs de croissance négative, l’acquis de croissance au titre
de toute l’année serait de 0,3% alors que les lois de finances initiale et complémentaire
prévoyaient des taux respectivement de 3% et de 1% ;
L’endettement a enregistré en 2015 une envolée remarquable estimée à 2,7% en
passant de 40.621 MDT (49,2%) à 45.400 MDT (51,9%) ;
Après une « trêve » de deux années de suite, le chômage a repris sa tendance
haussière pour atteindre 15,3% et franchir le cap des 620.000 chômeurs.
La situation aurait été chaotique n’eut été la saison agricole exceptionnelle qui a basculé la balance
alimentaire d’une couverture de 53,8% à fin octobre 2014 à une couverture de 104,6% à la même date
de l’année écoulée, et qui a été jumelée à une baisse considérable du prix du pétrole.
L’année 2016 s’annonce semble-t-il, économiquement meilleure, du moins selon les estimations et les
Malgré une année agricole qui s’annonce nettement moins bonne que celle de l’année passée au vu des
retards des pluies, la détérioration de la productivité du travail et la persistance des menaces terroristes,
les données budgétaires de 2016 prévoient un ensemble d’indicateurs qui laissent augurer d’un profilage
économique trop optimiste, basé essentiellement sur :
Un taux de croissance de 2,5% (contre 0,3% en 2015) ;
Un déficit budgétaire de 3,9% (contre 4,8% en 2015) ;
Une mobilisation d’emprunt de 6,6 Md DT (contre 6,7 Md DT en 2015) ;
Des recettes fiscales de 20,6 Md DT (contre 18,5 Md DT en 2015) ;
Une rémunération publique de 13 Md DT (contre 11,6 Md DT).
Ce dernier indicateur démontre, si besoin est, l’option prise pour une prééminence de la paix sociale sur
l’efficacité économique. Loin d’être judicieux, ce choix pourrait à la limite être justifié, s’il sera réellement
mis fin aux grèves et autres formes de contestations sociales. Ajoutée à une éradication totale de la
gangrène terroriste, ainsi qu’à un «repêchage » climatique en se rattrapant sur le restant de la saison, la
paix sociale contribuerait à la réalisation des objectifs budgétaires précités ou du moins à s’en rapprocher
sensiblement et dont les principales composantes s’analysent ainsi qu’il suit :
ANALYSE DU BUDGET : LES COMPOSANTES
DEP.DE DEVELOPPEMENT
AVANCE TRESORERIE
DEP.FONCTIONNEMENT
RECETTES FISCALES (+11,3%)*
TOTALES DES RESSOURCES PROP.
% TOTAL RECETTES
* malgré la baisse des taux des droits de consommation, le maintien inchangé du barème de l’IR, et la
non reconduction de la redevance de compensation.
LES RESSOURCES PROPRES : RECETTES FISCALES
IR/Traitements &amp; salaires
IR/Autres revenus
Impôt/sociétés Pétrolières
AUTRES (y compris FST)
LES RESSOURCES PROPRES : RECETTES NON FISCALES
Revenus participations
Dons extérieurs (UE 70 M€)
Produits confiscation
Recouvrement créances (P&amp;I)
EMPRUNTS INTERIEURS
EMPRUNTS EXTERIEURS
EMPRUNTS RETROCEDES
INSTITUTIONS FINANCIERES (BM-U.E-FMI-FMA-BAD)
LES DEPENSES : DEPENSES DE FONCTIONNEMENT
REMUNERATIONS PUBLIQUES
1.510(1)
INTERVENTIONS HORS SUBV.
(1) Soutien des familles nécessiteuses (542) – Bourses et prêts universitaires (145 MD) - soutien des collectivités
locales (385) - ISIE (60).
L’augmentation espérée des recettes fiscales (+11.3%) résulterait de la rationalisation des modes et des
régimes d’imposition envisagée dans le cadre des nouvelles mesures fiscales prévues par la loi de
finances pour l’année 2016 que nous analyserons et commenterons dans les développements qui
1. ADOPTION DE LA DECENTRALISATION DANS L’EMISSION DES DECISIONS DE RETRAIT DU REGIME FORFAITAIRE (ART
Selon les dispositions fiscales en vigueur au 31/12/2015, le régime forfaitaire est retiré par décision
motivée du ministre des finances ou toute personne déléguée par celui-ci à cet effet ayant la qualité
de chef d'administration centrale ou régionale des impôts et ce, dans le cas de non-respect de l'une
des conditions prévues pour le bénéfice du régime précité autres que celles relatives au chiffre
Apport de la loi de finances pour la gestion 2016
La loi de finances pour la gestion 2016 a attribué le pouvoir de retrait du régime forfaitaire au directeur
général des impôts ou au chef de centre régional de contrôle des impôts.
2. REPORT DE L’APPLICATION DE LA GENERALISATION DE L'EXONERATION DE LA TRANCHE DE REVENU NE DEPASSANT
PAS 5.000 DINARS A TOUTES LES PERSONNES PHYSIQUES (ART 26)
Afin de réduire la pression fiscale sur les personnes à revenus limités, l’article 73 de la loi de
finances pour la gestion 2014 a prévu, pour les revenus réalisés à compter du 1er janvier 2014,
l’exonération desdits revenus lorsque leur montant annuel net après déduction des abattements au
Régime en vigueur au 31/12/2015
titre de la situation et des charges de famille, ne dépasse pas 5.000 dinars, provenant
exclusivement des traitements, salaires, émoluments, indemnités et autres avantages s’y
rattachant ainsi que les pensions et rentes viagères.
La note commune n°14/2014 précise que le montant de 5.000 dinars couvert par l’exonération de
l’impôt sur le revenu et de la retenue à la source englobe le salaire de base fixé conformément à la
législation et aux réglementations en vigueur ou conformément aux statuts des entreprises, majoré
des primes et des rémunérations régulières et après déductions :
- des cotisations sociales obligatoires,
- de 10% au titre des frais professionnels ;
et des abattements au titre de la situation et charges de famille.
Ne sont pas prises en compte pour le calcul du montant de 5.000 dinars, les rémunérations et les
primes occasionnelles et irrégulières telles que les rémunérations des heures supplémentaires et
des heures de nuit, la prime de présentéisme, la prime de bilan, la prime de rendement, la prime de
productivité, la prime de fin d’année et les primes des fêtes.
Afin de résoudre les difficultés d’application des dispositions précitées et de favoriser l’équité fiscale, la loi
de finances complémentaire pour la gestion 2015 a généralisé l’exonération de l’imposition de la tranche de
revenu ne dépassant pas 5.000 dinars à toutes les personnes physiques, et ce, pour l’ensemble des
revenus réalisés à compter du premier janvier 2016.
La loi de finances pour la gestion 2016 a reporté l’application de l’exonération de l’imposition de la tranche
de revenu ne dépassant pas 5.000 dinars à toutes les personnes physiques, au premier janvier 2017.
3. EXTENSION DU CHAMP D’APPLICATION DE L’IMPOT SUR LE REVENU (ART 19 ET 20)
Conformément aux dispositions de l’article 36 du code de l’IRPP-IS, les autres revenus sont
Régime en vigueur au
constitués des revenus de source étrangère n'ayant pas été soumis au paiement de l'impôt dans le
Ainsi, les revenus provenant des jeux ainsi que les revenus déterminés selon les dépenses
ostensibles et notoires et selon l’accroissement du patrimoine ne figurent dans aucune catégorie de
revenus, telles que prévues par le code de l’IRPP-IS et échappent donc à toute imposition à ce
La loi de finances pour la gestion 2016 a élargi le champ d’application de l’impôt sur le revenu par :
A- L’extension du champ de la catégorie des autres revenus :
Font également partie de la catégorie des autres revenus :
Les revenus réalisés des jeux de pari, de hasard et de loterie,
Les revenus déterminés selon les dépenses personnelles ostensibles et notoires et selon
l’accroissement du patrimoine en cas de non réalisation de revenus dans la catégorie des bénéfices
industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non commerciales ou des bénéfices de
l’exploitation agricole ou de pêche.
Le revenu net correspondant au montant brut provenant des jeux de pari, de hasard et de loterie et par le
revenu déterminé selon les dépenses personnelles ostensibles et notoires et selon l’accroissement du
Par ailleurs, les revenus réalisés des jeux de pari, de hasard et de loterie font l'objet d'une retenue à la
source libératoire aux taux de 25% et ce à partir du 1er janvier 2016.
La pénalité de retard est calculée pour les revenus déterminés selon les dépenses personnelles
ostensibles et notoires et selon l’accroissement du patrimoine à partir du 1er janvier de l’année qui suit celle
de l’accroissement du patrimoine.
B- L’imposition de la Plus-value sur cession des droits dans des sociétés et groupements de
L’article 19 de la loi de finances pour la gestion 2016 a également prévu l’imposition, à titre personnel, des
associés des sociétés en nom collectif, des sociétés de fait, des sociétés en commandite simple, les
coparticipants des sociétés en participation et les membres des groupements d'intérêt économique,
personnes physiques ou sociétés de personnes ainsi que les membres des sociétés civiles qui ne revêtent
pas les caractéristiques des sociétés de capitaux au titre de la plus-value de cession de leurs droits dans
lesdites sociétés ou lesdits groupements.
Cette disposition s’applique aux plus-values des opérations de cession réalisées à partir du 1er janvier
Par ailleurs selon l’article 20 de la loi de finances pour la gestion 2016, le prix de cession ou de
rétrocession désigne :
Le prix de cession pratiqué à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis à la date de la cession et ce,
pour les actions côtés en bourse,
Le prix de cession ou de rétrocession déclaré dans le contrat ou celui redressé par les services fiscaux
et ce en cas de preuve de l’accord ou du paiement d’un montant supérieur au montant déclaré pour
les opérations de cession ou de rétrocession des parts sociales ou des actions non cotées à la Bourse
des Valeurs Mobilières de Tunis et les opérations de cession des parts des fonds prévues par la
législation les régissant ou leur rétrocession.
Eventuellement, et sur demande de la partie la plus diligente, un recours à l’expertise peut être fait sur la
base d’une ordonnance du tribunal compétent.
DE L’APPLICATION DU TAUX DE L’IS DE
Conformément à la législation en vigueur, les avantages fiscaux accordés aux revenus et bénéfices
provenant de l’exploitation sont étendus aux revenus et bénéfices exceptionnels et ce, comme suit :
Teneur de l’avantage
Conformément aux dispositions du § I bis de l’article 11 du code de l’IRPP-IS, les revenus et les bénéfices
exceptionnels liés à l'activité principale des entreprises sont déductibles dans les mêmes limites et
conditions prévues par la législation en vigueur pour les revenus et les bénéfices provenant de
Bénéfices exceptionnels couverts par l’avantage
Les primes1
Primes d’investissement accordées dans le cadre de la législation relative à l’incitation
Primes de mise à niveau accordées dans le cadre d’un programme de mise à niveau
Primes accordées dans le cadre d’encouragement à l’exportation ;
Primes accordées aux entreprises dans le cadre des interventions du fonds national
b- Plus-values provenant de la cession des éléments d’actif immobilisé
Il s’agit des plus-values provenant des opérations de cession des éléments de l’actif immobilisé affectés à
l’activité principale des entreprises à l’exception des immeubles bâtis, des immeubles non bâtis et des
c- Gains de change
Il s’agit des gains de change relatifs aux ventes et aux acquisitions réalisées par les entreprises dans le
cadre de l’exercice de l’activité principale.
d- Abandon de créances
L’avantage concerne toutes les créances des entreprises liées à l’activité et abandonnées à son profit par
ses fournisseurs, ses actionnaires, ses bailleurs de fonds ou tout autre débiteur.
La même mesure a été également prévue par l’article 21 de la loi n°2007- 69 du 27 décembre 2007 relative à
NB : Pour que les entreprises exportatrices puissent bénéficier des dispositions précitées, il faut que :
la cession des éléments de l’actif soit réalisée à l’étranger ou au profit des entreprises totalement
exportatrices au sens de la législation fiscale en vigueur en ce qui concerne la plus-value
provenant de la cession des éléments de l’actif ; et
les autres bénéfices exceptionnels sus-visés soient liés à l’opération d’exportation.
Entreprises concernées par l’avantage
L’avantage concerne toutes les entreprises bénéficiaires du droit de déduction, totale ou partielle, des
revenus ou bénéfices provenant de l’exploitation avec ou sans minimum d’impôt.
Afin d’harmoniser le traitement fiscal des bénéfices provenant de l’activité principale et des bénéfices exceptionnels
liés à ladite activité, la loi de finances pour la gestion 2016 a limité l’application du taux d’imposition réduit de 10%
aux bénéfices provenant de l’activité principale et aux bénéfices exceptionnels prévus par le paragraphe I-bis de
l’article 11 du code de l’IRPP/IS.
5. ASSOUPLISSEMENT DES CONDITIONS DE DEDUCTION DES CREANCES ABANDONNEES DONT LE NOMINAL NE DEPASSE
PAS 100 DINARS (ART 24)
Conformément à la législation fiscale en vigueur, ne sont pas déductibles pour la détermination du
bénéfice imposable, les pertes résultant de l’abandon total ou partiel par l’entreprise de ses créances
puisqu’il s’agit d’un abandon volontaire de créances.
Toutefois, demeurent déductibles pour la détermination du résultat imposable des entreprises autres
que les établissements de crédit :
Les créances douteuses dont le nominal par client ne dépasse pas 100 dinars, sous réserve que :
• l'entreprise ne continue pas à entretenir des relations d'affaires avec le débiteur ;
• leur échéance remonte à plus d'un an ; et
• l'entreprise présente à l'administration un état nominatif des débiteurs concernés joint à la déclaration
Les créances en principal et en intérêts abandonnées totalement ou partiellement au profit des
entreprises en difficultés économiques dans le cadre du règlement amiable ou du règlement judiciaire
prévu par la loi n° 95-34 du 17 avril 1995 telle que modifiée et complétée par les textes subséquents.
Le bénéfice de la déduction est subordonné pour ce cas à la satisfaction des conditions suivantes :
• l’entreprise bénéficiaire de l’abandon doit être légalement soumise à l’audit d’un commissaire aux
• les comptes de l’entreprise qui a abandonné ainsi que ceux de l’entreprise bénéficiaire de l’abandon au
titre des exercices précédant l’exercice de l’abandon et non préscrits doivent avoir été certifiés sans que
la certification comporte des réserves ayant une incidence sur l’assiette de l’impôt2,
• l’entreprise qui a abandonné les créances doit joindre à la déclaration de l’impôt sur les sociétés un état
détaillé des créances abandonnées indiquant le principal de la créance, les intérêts, l’identité du
bénéficiaire et les références des jugements ou des arrêts en vertu desquels a eu lieu l’abandon.
En cas de recouvrement des créances abandonnées et ayant été déduites conformément à la législation
fiscale en vigueur, les montants recouvrés sont à réintégrer aux résultats de l’exercice au cours duquel a eu
lieu le recouvrement.
Dans le souci d’assainir les bilans des entreprises prêtant des services au public, la loi de finances pour la
gestion 2016 a supprimé la condition relative à la non continuation par l'entreprise à entretenir des relations
d'affaires avec le débiteur pour la déductibilité des charges relatives aux créances douteuses dont le
nominal par client ne dépasse pas 100 dinars. Peuvent être concernées par cette mesure, la STEG, la
SONEDE, Tunisie Télécom, etc.
6. AMELIORATION DU RECOUVREMENT DE L’IMPOT DU SUR LES DISTRIBUTEURS DES MARCHANDISES ET DES PRODUITS
Afin d’améliorer les modalités de perception de l’impôt auprès des distributeurs de marchandises, de
produits et de services ne réalisant pas des bénéfices industriels ou commerciaux au titre d’une autre
activité, la loi de finances pour la gestion 2016 a instauré un taux sur les ventes de marchandises ou de
services par les entreprises de production industrielle et les entreprises exerçant dans le secteur de
commerce au profit de ces derniers dans les conditions suivantes :
1- Conditions d’application
Ventes réalisées au profit des intervenants sus-visés, dont la valeur totale ne dépasse pas 20.000
dinars par an.
Cette condition exige que les résultats de toutes les années concernées ne doivent pas faire l’objet de réserves
ayant une incidence sur l’assiette de l’impôt.
Le taux appliqué est de 3%.
Le taux est calculé sur le montant figurant sur la facture toutes taxes comprises.
Le montant ainsi calculé est libératoire de l’impôt sur le revenu pour les intervenants l’ayant subi.
2- Déclaration et paiement
Lesdits intervenants sont dispensés du dépôt de la déclaration d'existence prévue par l’article 56 du code
de l’IRPP et de l’IS.
La déclaration du montant sus-mentionné et son paiement ont lieu au cours du mois qui suit celui au cours
duquel il a été appliqué, et ce, dans les délais prévus pour la retenue à la source.
Les entreprises soumises à l’obligation d’appliquer le taux de 3%, sont tenues de le porter sur la déclaration
de l’employeur à déposer dans un délai n’excédant pas le 28 février de chaque année avec mention de
l’identité complète des personnes ayant supportés le taux.
Contrôle, constatation des infractions et contentieux
Le contrôle et la constatation des infractions et le contentieux afférents à l’imposition de 3% s’effectuent
conformément aux procédures en vigueur en matière de retenue à la source. Il est ainsi fait application :
• Des dispositions prévues par l’article 83 du code des droits et procédures fiscaux, et ce, en cas de non
application de l’imposition de 3%. A cet effet, toute personne qui n’a pas appliqué l’imposition de 3%
ou qui l’a appliqué d’une manière insuffisante, est tenue de payer une amende égale au montant de
ladite imposition non appliquée ou insuffisamment appliquée.
Cette amende est doublée en cas de récidive dans une période de deux ans.
• Des sanctions fiscales pénales prévues par l’article 92 dudit code, et ce, en cas d’application du taux
et de non paiement des sommes dues au trésor dans un délai de six mois à compter du premier jour
qui suit l’expiration du délai légal imparti pour leur paiement, et ce, en sus des pénalités de retard
exigible conformément à la législation en vigueur.
3- Extension du champ d’application de la retenue à la source au taux de 15%
Le taux de retenue à la source de 15% s’applique aux rémunérations payées en contrepartie de la
performance dans la prestation des services pour le compte d’autrui.
Par ailleurs, ne sont pas admises en déduction pour la détermination du bénéfice imposable, les
rémunérations servies en contrepartie de la performance si elles ne sont pas portées sur la déclaration
7. ASSOUPLISSEMENT
DE LA DEDUCTION DES CREANCES DOUTEUSES DE L’ETAT ET DES ETABLISSEMENTS PUBLICS
En vertu des dispositions des articles 12 et 48 du code de l’IRPP-IS, la déduction des provisions au
titre des créances douteuses est subordonnée au respect de la condition relative à l’engagement
d’une action en justice.
Cette condition ne s’applique pas aux provisions constituées par les établissements de crédit.
La loi de finances pour la gestion 2016 a permis aux entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés de
déduire les provisions au titre des créances douteuses de l’Etat, des collectivités locales et des
établissements et entreprises publics sans que la condition relative à l’engagement d’une action en justice
ne soit exigée.
8. MAITRISE DU BENEFICE DU REGIME FORFAITAIRE (ART 17)
Conformément à la législation en vigueur au 31 décembre 2015, le régime forfaitaire de l’impôt sur le
revenu s’établit comme suit :
Le régime forfaitaire s’applique aux entreprises individuelles qui réalisent des revenus de la catégorie
des bénéfices industriels et commerciaux dans le cadre d'un établissement unique, lorsqu'il s'agit
Non rémunérées par des commissions à l’exception des distributeurs agréés des opérateurs
de réseaux des télécommunications3,
La loi de finances pour la gestion 2015 a prévu la possibilité d’exercice de cette activité par les personnes
physiques réalisant des revenus relevant de la catégorie BIC et soumises à l’impôt selon le régime forfaitaire et ce,
sans préjudice des conditions de bénéfice dudit régime.
Ne possédant pas plus d'un véhicule de transport en commun de personnes ou de transport
de marchandises dont la charge utile ne dépasse pas 3 tonnes et demi,
Dont les exploitants ne réalisent pas des revenus de la catégorie des bénéfices des
professions non commerciales,
N'ayant pas été soumises à l'impôt sur le revenu des personnes physiques selon le régime
réel suite à une vérification fiscale,
Dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas :
* 100.000 dinars pour les activités d'achat en vue de la revente, les activités de transformation et la
consommation sur place, et
* 50.000 dinars pour les activités de services.
Cependant, sont exclues du bénéfice de ce régime les entreprises qui exercent dans les zones
communales les activités fixées par l’article 2 du décret n°2014-2939 du 1er août 2014 et ce, à partir du
premier janvier 2015.4
Dans le cas où l'entreprise exerce plus d'une activité, le chiffre d'affaires global de toutes les activités ne
doit pas dépasser 100.000 dinars sans que le chiffre d'affaires provenant des activités de services ne
dépasse 50.000 dinars.
2- Tarif de l’impôt forfaitaire
Le taux de l'impôt forfaitaire5 est déterminé sur la base du chiffre d'affaires annuel selon le secteur d'activité
- 2% pour les activités d'achat en vue de la revente et les activités de transformation,
- 2,5% pour les autres activités.
Toutefois, l'impôt forfaitaire annuel ne peut être inférieur à 75 dinars pour les entreprises implantées en
dehors des zones communales et à 150 dinars pour les autres entreprises.
La liste des activités exercées par les entreprises dans les zones communales exclues du bénéfice du régime
forfaitaire figure en annexe 9 du présent document.
L’impôt forfaitaire, y compris le minimum sus-indiqué :
- est libératoire de l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux,
- est libératoire de la taxe sur la valeur ajoutée au régime réel, et
- comprend la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel.
Par ailleurs, l’impôt forfaitaire payé par les personnes qui ont été classées au régime réel suite à un contrôle fiscal
est déductible de l’impôt sur le revenu au régime réel ou de la taxe sur la valeur ajoutée. La taxe sur les
établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel est également déductible de la même taxe due
L’impôt dû selon le régime forfaitaire est majoré de 50% en cas de dépôt de la déclaration annuelle de
l’impôt après 30 jours de l’expiration des délais légaux.
3- Avance sur l’impôt
Les entreprises de production industrielle et les entreprises exerçant l’activité de commerce de gros sont
tenues de facturer une avance au taux de 1% sur leurs ventes au profit des personnes physiques soumises
à l’impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire dans la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux6.
Sont exclues de l’avance, les ventes des produits soumis au régime de l’homologation des prix.
Dans le cadre de la simplification de leurs obligations fiscales,les personnes soumises à l’impôt forfaitaire :
sont exemptées du paiement des acomptes provisionnels,
peuvent payer une avance au titre de l’impôt forfaitaire sur la base d’une déclaration à déposer au cours du
mois qui suit le premier semestre de l’année en question, à déduire, lors du dépôt de la déclaration
annuelle de l’impôt forfaitaire sur le revenu.
La retenue à la source supportée par les personnes concernées au taux de 1,5% sur leurs ventes ainsi que
l’avance facturée au taux de 1% et mentionnée sur les factures relatives aux opérations d’acquisition7 sont
imputables au niveau de la déclaration de l’avance optionnelle précitée.
L’avance optionnelle, la retenue à la source au taux de 1,5% ainsi que l’avance au taux de 1% sont
imputables, s’il y a lieu, sur l’impôt forfaitaire annuel.
En cas d’excédent, il est imputable sur l’impôt forfaitaire dû au titre des exercices ultérieurs, il peut aussi
faire l’objet d’une demande de restitution conformément à la législation fiscale en vigueur.
Dans le cadre de la réforme du régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu, la loi de finances pour la gestion
2016 a procédé à une refonte du régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu comme suit :
L’avance de 1% est soumise aux mêmes règles de la retenue à la source prévues par la législation en vigueur
relatives aux délais de la déclaration de l’avance, à son paiement ainsi qu’au contrôle des infractions et du
L’avance facturée au taux de 1% et mentionnée sur les factures relatives aux opérations d’acquisition n’est
déductible de l’impôt sur le revenu dû par les personnes physiques concernées par l’avance, que pour leurs
acquisitions nécessaires à l’activité. La déduction a lieu sur la base de la facture.
Au niveau des conditions d’éligibilité au régime :
Le seuil maximum du chiffre d’affaires pour bénéficier du régime forfaitaire a été unifié pour l’ensemble des
activités à 100.000 dinars.
De surcroit, le bénéfice du régime forfaitaire a été limité à une période de 3 ans, à compter de la date de la
déclaration d’existence, renouvelable en cas de présentation des données nécessaires concernant l’activité
et justifiant l’éligibilité au bénéfice dudit régime. Conformément aux dispositions de l’article 59 du code de
IRPP-IS, il s’agit notamment :
du montant des achats de marchandises, de services et autres ;
de la valeur des stocks de marchandises ;
des moyens d’exploitation et leur mode de financement ;
de la superficie de l’immeuble destiné à l’exploitation et le montant du loyer en cas de location
dudit immeuble.
Pour le décompte de la période de 3 ans, les entreprises en activité au 1er janvier 2016 sont considérées
créées à cette date.
Au niveau du tarif de l’impôt forfaitaire :
La loi de finances pour la gestion 2016 a abrogé les tarifs de l’impôt forfaitaire en vigueur jusqu’au
31/12/2015 déterminés sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaires annuel selon la nature des
activités, et les a remplacé comme suit :
Entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas les 10.000 dinars
75 dinars pour les entreprises implantées en dehors des zones communales,
100 dinars pour les autres entreprises.
Entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 10.000 dinars et 100.000 dinars
3% du chiffre d’affaires annuel quelque soit la nature de l’activité exercée et le lieu d’implantation.
En outre, la loi de finances pour la gestion 2016 a supprimé :
Le minimum de l’impôt forfaitaire de 50 dinars pour les entreprises implantées en dehors des
zones communales et de 100 dinars pour les autres entreprises.
L’avance optionnelle au titre de l’impôt forfaitaire prévue par l’article 51 quinquies du code IRPPIS.
9. ASSOUPLISSEMENT DE L’ADHESION DES PERSONNES SOUMISES AU REGIME FORFAITAIRE AU REGIME REEL (ART 18)
Les personnes soumises au régime forfaitaire sont dispensés de la tenue d’une comptabilité.
Cependant, elles demeurent soumises à la tenue obligatoire d’un registre coté et paraphé par les
services du contrôle fiscal sur lequel sont portées au jour le jour les recettes et les dépenses.
Elles sont tenues d’appuyer leurs dépenses par les pièces justificatives ; soit par des factures ou tout
autre document en tenant lieu y compris les reçus délivrés par les personnes non soumises à
l’obligation d’établir des factures à condition de comporter les mentions obligatoires suivantes :
- Date de l’opération ;
- Identité du client, son adresse et le numéro de sa carte d’identité ;
- La nature des services ou des marchandises avec leurs quantités et leurs prix.
Nonobstant les obligations comptables en vigueur au 31 décembre 2015, la loi de finances pour la gestion
2016 a prévu la possibilité pour les personnes soumises au régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu qui
optent pour l’imposition selon le régime réel ou celles classées dans le régime réel et dont le chiffre
d’affaires annuel ne dépasse pas 150.000 dinars, de tenir une comptabilité simplifiée pour la détermination
de leur bénéfice net, basée sur la tenue :
D’un registre coté et paraphé par les services fiscaux compétents sur lequel sont inscrits au jour le jour, les
produits bruts et les charges sur la base de leurs pièces justificatives ;
D’un livre d’inventaire coté et paraphé par les services fiscaux compétents sur lequel sont portés
annuellement les actifs immobilisés et les stocks.
Par ailleurs, elles sont tenues de joindre à leurs déclarations annuelles :
Un compte de résultat selon un modèle établi par l’administration ;
Un relevé détaillé des amortissements.
Par ailleurs, ne sont pas admises en déduction du résultat net déterminé à partir de la comptabilité
simplifiée, les provisions pour créances douteuses y compris les impôts indirects qu'elles ont subies, les
provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente ainsi que les provisions pour dépréciation des
actions cotées en bourse.
En outre, les personnes sus-visées ne peuvent pas bénéficier des avantages fiscaux au titre de bénéfices
provenant de l’exploitation et des bénéfices réinvestis.
10. ALLEGEMENT DE LA CHARGE FISCALE DES PERSONNES PHYSIQUES TENANT UNE COMPTABILITE (ART 21)
La loi de finances pour la gestion 2016 a étendu le champ de déduction de l’assiette imposable dans la
limite des deux tiers, des revenus provenant des opérations d’exportation, telle que prévue par les
dispositions du § V de l’article 39 du code de l’IRPP-IS, aux revenus et bénéfices provenant :
D’une activité artisanale, agricole, de pêche ou d'armement de bateaux de pêche ;
De projets à caractère industriel ou commercial bénéficiant du programme de l'emploi des jeunes
ou du fonds national de la promotion de l'artisanat et des petits métiers.
Cet avantage est subordonné à la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des
11. RATIONALISATION DE L’ASSIETTE FORFAITAIRE DE L’IMPOT SUR LES REVENUS FONCIERS (ART 21)
Conformément aux dispositions de l’article 28 du code de l’IRPP et de l’IS, le revenu net des
propriétés bâties est déterminé en déduisant du revenu brut8 30% au titre des charges de gestion,
des rémunérations de concierge, d'assurances et d'amortissement, ainsi que les frais de réparation
et d'entretien justifiés et la taxe sur les immeubles bâtis acquittée.
La loi de finances pour la gestion 2016 a ramené le taux de déduction sus-visée de 30% à 20%.
Le revenu brut des immeubles ou parties d'immeubles donnés en location est constitué par le montant des recettes
brutes perçues par le propriétaire, augmenté d'une part, du montant des dépenses incombant normalement à ce
dernier et mises par convention à la charge du locataire diminué d'autre part, du montant des dépenses supportées
par le propriétaire pour le compte du locataire.
Dans les recettes brutes de la propriété sont comprises notamment celles qui proviennent de la location du droit
d'affichage, de la concession du droit de propriété ou d'usufruit.
12. REDUCTION DU TAUX DE L’AVANCE DUE PAR LES SOCIETES DE PERSONNES DE 25% A 10% POUR LES REVENUS
ET LES BENEFICES AYANT UN REGIME FISCAL PRIVILEGIE AU TITRE DE L’EXPORTATION (ART 27)
Portée de l’avance
En application des dispositions des articles 4 et 45 du code de l'lRPP et de l'IS, les bénéfices réalisés par
les sociétés de personnes et assimilées sont soumis à l'IR ou à I'IS entre les mains des associés chacun à
raison de la part lui revenant.
Ces bénéfices sont soumis à l'IR ou à l'IS au niveau des associés ou des membres au titre de l'année qui
suit celle de leur réalisation, même s'ils sont mis en réserves ou capitalisés.
Cependant, les sociétés en nom collectif, les sociétés de fait, les sociétés en commandite simple, les
sociétés en participation et les groupements d’intérêt économique, ainsi que les sociétés civiles qui ne
revêtent pas en fait les caractéristiques des sociétés de capitaux, sont soumis au paiement d’une avance
au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou de l'impôt sur les sociétés dû sur les revenus
de leurs associés ou membres9.
Assiette et taux de l’avance
L'avance due par les sociétés de personnes au taux de 25% est calculée sur la base des bénéfices réalisés
par la société en question au titre de l'année précédente.
Payement et sort de l’avance
La déclaration de l'avance et son paiement s'effectuent dans les délais prévus pour le dépôt de la
déclaration annuelle de l'impôt sur les sociétés10.
L'avance en question est déductible des acomptes provisionnels et de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt
sur les sociétés dus par chacun des associés. En cas d'excédent non imputé, ce dernier peut faire l'objet
soit d'un report soit d'une restitution sur demande11.
Aux termes de l’article 51 Bis du code de l’IRPP et de l’IS, les fonds communs de créances prévus par la loi
n°2001-83 du 24 juillet 2001 ne sont pas soumis à l’avance au titre de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques ou de l’impôt sur les sociétés dû sur les revenus de leurs associés.
Soit un délai n'excédant pas le 25 mars de chaque année ou dans un délai n'excédant pas le vingt cinquième
jour du troisième mois qui suit la date de clôture de l'exercice si celui-ci est arrêté à une date autre que le 31
Les déclarations comportant liquidation de l’impôt sur les sociétés pour les sociétés soumises légalement à
l’audit d’un commissaire aux comptes lorsqu’elles sont déposées avant la réunion de l’assemblée générale des
associés devant approuver les comptes dudit exercice ou avant la certification des comptes de l’année concernée
par un commissaire aux comptes pour les sociétés unipersonnelles à responsabilité limitée, conservent un
caractère provisoire et sont susceptibles de modifications dans les 15 jours qui suivent la date d’approbation ou
de la certification des comptes selon le cas et au plus tard le vingt cinquième jour du troisième mois suivant la
date limite fixée ci-haut.
La DGELF a rappelé aussi que les retenues à la source supportées par les sociétés de personnes et assimilées
ainsi que l’avance de 10% au titre de l’importation de produits de consommation demeurent imputables sur
l’avance de 25%.
La loi de finances pour la gestion 2016 a réduit à 10% le taux de l’avance sus-indiquée et ce, au titre :
• des bénéfices soumis à l’IS au taux de 10% au niveau des associés ou des membres ;
• des bénéfices revenants aux associés ou des membres personnes physiques bénéficiant, de la
déduction de l’assiette imposable, des revenus ou bénéfices provenant de l’exportation, conformément
aux dispositions du § V de l’article 39 du code de l’IRPP-IS.
13. IMPOSITION DES ETABLISSEMENTS STABLES TUNISIENS DES ENTREPRISES ETRANGERES QUI NE DEPOSENT PAS
UNE DECLARATION D’EXISTENCE A UNE RETENUE A LA SOURCE LIBERATOIRE AU TAUX DE 15% (ART 28)
Conformément à la législation en vigueur au 31 décembre 2015, les modalités d’imposition des
établissements stables tunisiens des entreprises étrangères peuvent se résumer comme suit :
Principe : Paiement de l’impôt par voie de déclaration sur la base des bénéfices nets dégagés par la
Le résultat imposable de l’établissement stable est en principe déterminé sur la base d’une comptabilité
conforme à la législation comptable des entreprises.
S’agissant d’établissements stables, toutes les obligations de déclaration et de paiement de tous les impôts
et taxes doivent être respectées (TFP, FOPROLOS, TCL,…).
Exception : Acquittement de l’impôt par voie de retenue à la source libératoire
Les établissements stables des entreprises non résidentes dont la période d’activité en Tunisie ne dépasse
pas 6 mois sont dispensés de la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des
entreprises ; ils sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés par voie de retenue à la
source libératoire au taux de :
Toutefois, ils demeurent soumis au respect de toutes les autres obligations fiscales en vigueur.
Lesdits établissements peuvent opter pour le paiement de l’impôt par voie de déclaration sur la base des
bénéfices nets dégagés par la comptabilité tenue à cet effet12.
L’option est exercée par une demande à déposer à cette fin au bureau de contrôle des impôts compétent
lors du dépôt de la déclaration d’existence.
La loi de finances pour la gestion 2016 a prévu l’application d’une retenue à la source libératoire au taux de
15% sur les montants bruts perçus par les non résidents établis en Tunisie qui ne déposent pas une
déclaration d’existence telle que prévue par l’article 56 du code de l’IRPP et de l’IS.
En cas de régularisation de leur situation fiscale conformément à al législation en vigueur, ladite retenue est
déduite de l’impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés dû au titre de leurs activités réalisées en
Tunisie et peut, le cas échéant, être restituée conformément à la législation en vigueur.
En cas d’option pour le paiement de l’IR ou de l’IS sur la base des revenus ou des bénéfices nets réalisés en
Tunisie, la retenue à la source est effectuée dans ce cas, par le débiteur des sommes selon les taux fixés par
l’article 52 du code de l’IRPP et de l’IS en fonction de la nature de la rémunération.
TITRE II : TAXES SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES
1. INSTITUTION D’UN REGIME FISCAL PRIVILEGIE POUR LES ENTREPRISES PILOTES EN FISCALITE (ART 47)
Nonobstant les dispositions prévues par la législation fiscale en vigueur, et dans le cadre de l'institution
d'une expérience pilote au profit des entreprises transparentes fiscalement, la loi de finances pour la
gestion de l'année 2016 a institué un régime fiscal privilégié au profit desdites entreprises, et ce, en leur
permettant de bénéficier du système de remboursement automatique et instantané du crédit de TVA et des
autres droits sur le chiffre d'affaires affectés au profit des fonds spéciaux de trésor.
L’adhésion à ce régime, donne lieu pour les entreprises bénéficiaires du régime suspensif de la taxe sur la
valeur ajoutée et des droits exigibles sur le chiffre d’affaires à l’abandon dudit régime suspensif.
Bénéficient de ce régime, les entreprises :
- dont la situation fiscale et douanière est en règle ;
- légalement soumises à l'audit d'un commissaire aux comptes et dont les comptes sont certifiés pour les
trois exercices qui précèdent l’année de l’option sans que la certification ne comporte des réserves ; et
- ayant adhéré au système de télé-déclaration ;
Pour le bénéfice de ce régime, l’entreprise concernée est tenue de déposer une demande à cet effet auprès
du service fiscal compétent dans un délai ne dépassant pas le 31 janvier 2016.
Le régime de restitution automatique et instantanée est applicable pour une année. Il est possible
d’abandonner ce régime au cours de la même année et de revenir au régime applicable avant la date de
l’adhésion par le biais d’une demande déposée à cet effet auprès du service fiscal compétent avant la fin de
l’année selon un modèle établi par l’administration.
Ce régime est institué à titre expérimental pour une période d’une année (2016) à charge de le reconduire ou de
l’abandonner dans le cadre de prochaine loi de finances.
DE L’OBLIGATION DE FACTURATION POUR LES PERSONNES EXERÇANT DES PROFESSIONS NON
COMMERCIALES ET ENCOURAGEMENT A L’UTILISATION DE LA FACTURATION ELECTRONIQUE (ART 22)
Obligations de facturation à la charge des assujettis à la TVA :
Conformément à l'article 18 du code de la TVA, les assujettis à la TVA sont tenus, sauf dans le cas où le
contrat fait foi, d'établir une facture pour chacune des opérations qu'ils effectuent.
En vertu du paragraphe II de l'article précité, la facture doit comporter :
- La date d'opération ;
- L'identification du client et son adresse ainsi que le numéro de sa carte d'identification fiscale pour le
client soumis à l'obligation de la déclaration d'existence prévue par l'article 56 du code de l'impôt sur le
revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés ;
- Le numéro de la carte d'identification fiscale d'assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée délivrée par
- Les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée sont également tenus :
- De mentionner sur les factures le montant de la taxe sur la valeur ajoutée ayant fait l'objet de
suspension en application de la législation en vigueur ;
- De communiquer au bureau de contrôle des impôts compétent durant les vingt-huit jours qui suivent
chaque trimestre civil une liste détaillée des factures émises en suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée selon un modèle établi par l'administration comportant notamment le numéro de la facture
objet de l'avantage, sa date, le nom et prénom ou la raison sociale du client, son adresse, son numéro
de carte d'identification fiscale, le prix hors taxe, le taux et le montant de la taxe sur la valeur ajoutée
ayant fait l'objet de suspension et le numéro et la date de la décision administrative relative à
l'opération de vente en suspension de taxe.
Ces dispositions s'appliquent aux ventes réalisées par les commerçants détaillants avec l'Etat, les
établissements publics à caractère administratif, les collectivités locales, les assujettis à la taxe sur la valeur
ajoutée, les personnes morales et les personnes physiques soumises à l'impôt sur le revenu au titre des
bénéfices industriels et commerciaux et des bénéfices des professions non commerciales ainsi qu'aux
autres ventes réalisées par les commerçants détaillants chaque fois que le client demande la facture. Pour
les ventes réalisées à des personnes, autres que celles précitées, le commerçant détaillant est tenu
quotidiennement d'établir une facture globale.
Par ailleurs, et conformément au numéro 11 de l'article 6 du code de la TVA, la TVA due au titre de chaque
taux sera liquidée pour les ventes réalisées par les commerçants détaillants assujettis à la TVA et qui
réalisent un chiffre d'affaires annuel global égal ou supérieur à 100.000 dinars :
Sur la base du chiffre d'affaires mensuel provenant des ventes pour lesquelles des factures ont été
délivrées conformément aux dispositions du paragraphe II de l'article 18 précité ;
Sur la base d'une assiette résultant de l'application de pourcentages au chiffre d'affaires mensuel
relatif aux ventes pour lesquelles il a été délivré des factures globales conformément aux
dispositions du paragraphe II de l'article 18 précité. Ces pourcentages sont fixés sur la base des
achats soumis à chaque taux par rapport au montant global des achats mensuels
En outre, et en vertu du paragraphe III nouveau de l'article 18 précité, les assujettis à la TVA sont tenus :
De déclarer au bureau de contrôle des impôts de leur circonscription les noms et adresses de leurs
fournisseurs en factures.
Sanctions fiscales pénales en matière de factures et des titres de mouvements :
à l'obligation d'établir des
factures au titre des ventes ou des prestations de
comportant des montants insuffisants lorsque
l'établissement des factures est requis par la
L'achat sans factures ou avec des factures
comportant des montants insuffisants par les
légalement d'établir des factures au titre de leurs
Article 94 du ventes ou de leurs prestations de services.
Une amende de 1.000 dinars à 50.000
dinars et un emprisonnement de 16
L'établissement ou l'utilisation de factures jours à 3 ans.
comportant des montants exagérés dans les cas
prévus par l'article 48 septies du code de l'impôt
sur le revenu des personnes physiques et de
L'établissement ou l'utilisation de factures portant
sur des ventes ou prestations de services fictives
dans le but de se soustraire totalement ou
partiellement au paiement de l'impôt ou de
bénéficier d'avantages fiscaux ou restitution
Une amende de 250 dinars à 10.000
L'établissement de factures non conformes aux
dispositions du paragraphe II de l'article 18 du
code de la TVA.
dinars doublée en cas de récidive dans
deux ans. Cette sanction s'applique à
chaque infraction constatée, et ce,
factures objet de l'infraction.
Article 95 du Le défaut de déclaration au bureau de contrôle Une amende de 250 dinars à 10.000
des impôts compétent, de l'identité et adresses dinars doublée en cas de récidive dans
des fournisseurs en factures.
Le transport de marchandises non accompagnés
de factures ou de documents en tenant lieu au
sens de l'article 18 du code de la TVA ou non
accompagnées de titres de mouvement prescrits
Une amende de 250 dinars doublée en
cas de récidive dans deux ans.
L'impression de factures non numérotées ou Une amende de 1.000 dinars à 50.000
numérotées dans une série irrégulière ou dinars, doublée en cas de récidive dans
Article 96 du interrompue.
L'utilisation de factures non numérotées ou Une amende de 50 dinars à 1.000
numérotées dans une série irrégulière ou dinars par facture, doublée en cas
derécidive dans deux ans.
I- Mesures relatives aux notes d'honoraires
Obligations des assujettis à la TVA :
La loi de finances pour la gestion 2016 a mis à la charge des personnes qui réalisent des revenus dans la
catégorie des bénéfices des professions non commerciales, l'obligation d'émettre des notes d'honoraires au
titre des services qu’elles réalisent. Les obligations relatives aux mentions obligatoires et à la liste détaillée
des factures émises en suspension de TVA sus-indiquées sont applicables aux notes d’honoraires.
Sont également applicables aux services réalisés par ces personnes au profit de l’Etat, des établissements
publics à caractère administratif, des collectivités locales, des assujettis à la TVA, des personnes morales
et des personnes physiques soumises à l'impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et
commerciaux et des bénéfices des professions non commerciales chaque fois que le client demande la
note d'honoraires. Pour les services réalisés à des personnes, autres que celles précitées, le professionnel
est tenu quotidiennement d'établir une note d'honoraires globale.
En outre, l’article 22 de la loi de finances pour la gestion 2016 a étendu le champ d’application des
dispositions du numéro 11 de l'article 6 du code de TVA relatives aux modalités de liquidation de la TVA au
titre de chaque taux, sus-indiquées, aux services effectués par les personnes qui réalisent des revenus
dans la catégorie des bénéfices des professions non commerciales.
Il en est de même pour les conditions de formes précitées, notamment en matière de numérotation dans
une série ininterrompue et d’impression desdites notes.
A l’instar des factures établies en bonne et due forme conformément aux dispositions de la réglementation
en vigueur, les notes d’honoraires sont soumises aux mêmes conditions de déductibilité et de suspension
de la TVA, tels que prévus respectivement par les articles 9 et 11 du code de la TVA.
Par ailleurs, le même article de la loi de finances pour la gestion 2016 a élargi l'obligation de communication
du contribuable prévue par l'article 8 du CPDF aux notes d’honoraires, documents et contrats en tenant
Sanctions fiscales pénales en matière de notes d'honoraires :
En vertu de la loi de finances pour la gestion 2016, les infractions fiscales pénales relatives aux factures et
aux titres des mouvements telles que, prévues par les articles 94, 95 et 96 sus-indiquées du CDPF, sont
également applicables aux notes d'honoraires.
II- Mesures relatives à la facturation électronique
La loi de finances pour la gestion 2016 a accordé aux assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée la
possibilité d'émettre des factures électroniques comportant les mêmes mentions obligatoires prévues par
le paragraphe II précité de l'article 18 du code de TVA.
Ces factures électroniques doivent être formées d’un ensemble de lettres et de chiffres ayant un contenu
compréhensible et enregistrées sur un support électronique qui garantit leur lisibilité et leur disponibilité en
La facture électronique doit :
Comporter les signatures électroniques du vendeur ou du prestataire de service ;
Etre enregistrée auprès de l’organisme autorisé à cette fin ;
Comporter une référence unique délivrée auprès de l’organisme autorisé à cette fin.
Les conditions et les procédures de l’émission des factures électroniques et de leur sauvegarde sont fixées
La facturation électronique est obligatoirement utilisée par les entreprises qui relèvent de la direction des
grandes entreprises pour les opérations effectuées avec l’Etat, les collectivités locales et les établissements
et les entreprises publics.
Les personnes, qui émettent des factures électroniques conformément aux dispositions sus-mentionnées,
peuvent continuer à émettre des factures conformes aux dispositions du paragraphe II de l’article 18 du
code de la TVA au titre des autres opérations qu’elles effectuent.
Les personnes assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée, qui émettent des factures électroniques, sont
tenues de déposer une déclaration auprès des services compétents de l’administration fiscale jointe d’une
attestation délivrée par l’organisme autorisé qui prouve leur adhésion dans le réseau de facturation
Les personnes, qui émettent des factures électroniques sont autorisées à émettre une copie sur support
papier de leurs factures électroniques à condition qu’elles comportent les mentions suivantes :
NB : Les dispositions précitées portant sur les obligations relatives aux notes d’honoraires et à la
facturation électronique s'appliquent aux personnes morales et aux personnes physiques soumises à
l’obligation de dépôt de la déclaration d’existence, à l’exception des personnes soumises au régime
forfaitaire et ce, pour leurs opérations dont la valeur ne dépasse pas 500 dinars chacune.
DETERMINATION DE LA BASE DE LA TVA POUR LES ACQUISITIONS DES COMMERÇANTS ASSUJETTIS A LA TVA AUPRES
DES NON ASSUJETTIS (ART 33)
Conformément aux dispositions de l’article 6-I-9 du code de la TVA, l’assiette de la TVA due sur les
ventes réalisées par les commerçants assujettis à la TVA et portant sur des produits acquis auprès des
personnes soumises au régime forfaitaire visées par l’article 44 bis du code de l’IRPP-IS, est constituée
par la différence entre le prix de vente et le prix d'achat.
Par ailleurs, la TVA sur les ventes réalisées par les commerçants assujettis à la TVA et portant sur des
produits acquis auprès des personnes non assujetties à la TVA est liquidée sur le prix de vente.
Afin de garantir le principe de neutralité de la TVA, la loi de finances pour la gestion de 2016 a élargi le
champ de la liquidation de la TVA sur la base de la différence entre le prix de vente et le prix d’achat, aux
ventes réalisées par les commerçants assujettis à la TVA et portant sur des produits acquis auprès de
toutes personnes non assujetties à la TVA (forfaitaires ou non).
4. ELARGISSEMENT DU CHAMP D’APPLICATION DE LA TVA (ART 30, 31 ET 32)
La loi de finances pour la gestion de 2016 a élargi le champ d’application de la TVA à travers :
L’imposition à la TVA au taux de 6% de certains produits et services qui étaient exonérés jusqu’au 31
L’imposition à la TVA aux taux de 6% et 12% de produits, activités et services qui étaient exonérés ou
soumis à un autre taux (voir annexe 5 de la présente note).
L’imposition à la TVA au taux de 6% la vente par les commerçants détaillants des médicaments et des
produits pharmaceutiques (qui étaient exonérés de la TVA jusqu’au 31/12/2015).
L’entrée en vigueur des dispositions du numéro 6 du paragraphe II du Tableau « B » nouveau annexé
au code de la TVA à compter du 1er septembre 2016.
La suppression des exonérations de la TVA accordées au titre des activités de :
L'Office National de l'Assainissement (ONAS) (Article 15 de la loi n° 93-41 du 19 Avril 1993 relative
à l'Office National de l'Assainissement).
L’Agence Nationale de Protection de l’Environnement (ANPE) (Article 15 de la loi n° 88-91 du 02
Aout 1988 portant création de l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement).
L’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGS) (Article 16 de la loi n° 2005-106 du 19
décembre 2005, portant loi de finances pour l’année 2006).
L’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME) (Article 22 de la loi n° 90-62 du 24 Juillet
1990 relative à l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie).
Cette refonte a donné lieu à une mise à jour du tableau A (Exonérations), du tableau B (Imposition au taux
de 6%) et du tableau B-bis (Imposition au taux de 12%). Ces tableaux figurent respectivement en annexes
1, 2 et 3 de la présente note.
5. REDUCTION DU TAUX DE LA RETENUE A LA SOURCE AU TITRE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE DE 50% A 25%
ET EXONERATION DES COMMISSIONS REVENANT AUX DISTRIBUTEURS AGREES DES OPERATEURS PUBLICS DE
RESEAUX DES TELECOMMUNICATIONS DE LA RETENUE (ART 34)
Conformément aux dispositions de l’article 19 bis du code de la TVA, les services de l’État, des
collectivités locales, des entreprises et établissements publics sont tenus d'effectuer une retenue à la
source au taux de 50 % sur le montant de la taxe sur la valeur ajoutée applicable aux montants égaux
ou supérieurs à 1.000 dinars y compris la taxe sur la valeur ajoutée, payés au titre de leurs acquisitions
de marchandises, matériel, biens d’équipements et services.
Dans le cadre des abonnements de téléphone, d'eau, d'électricité et de gaz,
Au titre des contrats de leasing et des contrats d’ijàra, de vente murabha, d’istisna’a et de vente
Au titre de l’acquisition des produits et services soumis au régime d’homologation administrative des
prix et dont la marge bénéficiaire brute ne dépasse pas 6% conformément à la législation et aux
Afin de soulager la trésorerie des entreprises, la loi de finances pour la gestion 2016 a ramené le taux de la
retenue de 50% à 25%.
En outre, elle a dispensé les commissions revenant aux distributeurs agrées des opérateurs publics des
réseaux des télécommunications, de ladite retenue.
6. RATIONALISATION
DE LA REPARTITION DE LA TAXE SUR LES ETABLISSEMENTS ENTRE LES COLLECTIVITES LOCALES
En vertu des dispositions fiscales en vigueur au 31/12/2015, la taxe sur les établissements à caractère
industriel, commercial ou professionnel est payée sur la base d'une déclaration selon un modèle fourni
par l'administration comportant notamment :
l'adresse du siège social de l'établissement et son matricule fiscal,
le cas échéant, le nombre de filiales situées dans le périmètre de chaque collectivité locale, leurs
adresses et leurs superficies,
le chiffre d'affaires brut,
la catégorie de l'immeuble.
La déclaration est déposée à la recette des finances dans les quinze premiers jours du mois suivant
celui au cours duquel a été réalisé le chiffre d'affaires pour les personnes physiques et dans les vingthuit premiers jours du même mois pour les personnes morales.
En ce qui concerne les établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel dont
l'activité s'étend sur plusieurs collectivités locales, le gérant de chaque agence située dans une
collectivité locale est tenu de conserver une copie de la déclaration précitée, pour la faire valoir en cas
Les personnes soumises à la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou
professionnel sur la base de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés13, acquittent ladite taxe
dans les mêmes délais prévus pour le paiement de l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou
Le défaut de présentation des informations citées ci-dessus, ou lorsque les informations présentées
sont insuffisantes ou inexactes, la collectivité locale concernée met à la charge de la filiale située dans
sa circonscription territoriale la taxe sur les immeubles bâtis, non susceptible de restitution même en
cas de justification du paiement de la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou
Il s’agit des personnes soumises au régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu ainsi que des établissements qui
enregistrent une perte justifiée par une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises.
Dans un souci de rationalisation de la répartition de la taxe sur les établissements entre les collectivités
locales, la loi de finances pour la gestion 2016 a exigé, en outre, de porter sur la déclaration en
question « les superficies et adresses des carrières ou des immeubles non couverts ou non bâtis situés
dans chaque collectivité locale ».
Elle a, par ailleurs, instauré une amende égale à 1.000 dinars au titre de chaque carrière ou immeuble non
couvert ou non bâtis non déclaré et ce, même en cas de justification du paiement de la taxe sur les
établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel.
finor-commentaire-de-loi-des-finances-pour-l_année-2016-1-1.pdf (PDF, 1000 Ko)
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