Source: http://actuagencebiomed.blogspot.fr/2010/04/
Timestamp: 2018-05-27 11:55:06+00:00
Document Index: 163169932

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Ethics, Health and Death 2.0: The News: avril 2010
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 30.4.10 2 commentaires:
Commencement des travaux de l'Observatoire de la fin de vie
"L'Observatoire de la fin de vie, inauguré le 22 février 2010 par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot va entrer en activité au début du mois de mai 2010 (Cf. Synthèse de presse du 10/02/10). Créé à la suite d'une proposition de Jean Leonetti dans son rapport d'évaluation de la loi sur la fin de vie remis en 2008, cet observatoire vise à faire l''état des lieux des situations et des besoins à l'approche de la mort'. Alors que les informations à ce sujet sont rares et que les conditions de décès en France, en particulier à domicile, sont mal connues, l'observatoire de la fin de vie permettra de répondre à de multiples questions : comment évoluent les pratiques médicales depuis la loi du 22 avril 2005 qui interdit l'acharnement thérapeutique et autorise les malades en fin de vie à demander l'arrêt de leurs traitements ? Quand décider la mise en oeuvre des soins palliatifs ? De quelle manière évaluer le nombre d'euthanasies clandestines, proscrites par la loi ?
Le journal officiel du 20 avril 2010 a publié un arrêté fixant la composition du comité de pilotage de l'observatoire pour cinq ans. Auprès de son président, le Dr. Régis Aubry, directeur de l'unité de soins palliatifs au CHU de Besançon, figure plusieurs pionniers des soins palliatifs : la psychologue Marie de Hennezel, le Dr. Michèle Salamagne, le philosophe Emmanuel Hirsch, directeur de l'espace éthique des Hôpitaux de Paris, ou encore le cancérologue Christophe Tournigand. On trouve également des représentants d'associations de professionnels (la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs), de bénévoles (Jusqu'à la mort accompagner la vie), ou d'usagers (Collectif interassociatif sur la santé). Les partisans de l'euthanasie récusent cette initiative 'à laquelle ils reprochent de ne pas avoir été associés'.
Une équipe de salariés mènera les travaux de l'Observatoire qui publiera chaque année un rapport susceptible d'éclairer les 'débats récurrents et toujours passionnels sur la fin de vie'."
La Vie.fr (Claire Legros) 29/04/10 - France24.com (22/02/10)
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Espagne : la première greffe "totale" d'un visage, l'exploit chirurgical
"La première greffe totale d'un visage humain a été réalisée le 29 mars dernier à l'hôpital Vall d'Hebron de Barcelone. Trois semaines après cette première, l'équipe chirurgicale catalane vient, pour la première fois, d'en parler: l'état de son patient évolue favorablement et il commence à (re)communiquer avec son entourage.
Agé d'une trentaine d'années, le malade greffé à Barcelone avait été totalement défiguré il y a cinq ans dans des circonstances mal connues : accident de la circulation automobile ou après usage (in)volontaire d'une arme à feu ? Il avait depuis perdu son nez et ses fosses nasales, présentait de graves déformations des maxillaires supérieur et inférieur, de la région ethmoïdale, des pommettes, des lèvres, de la bouche ainsi que des parties souples du visage. Il ne pouvait plus ni respirer, ni s'alimenter normalement pas plus qu'il ne pouvait parler. Neuf interventions chirurgicales à visée restauratrice avaient déjà été pratiquées chez lui sans succès.
Avant de tenter ce qui constituait une première mondiale, ses chirurgiens l'avaient informé qu'il pouvait ne pas survivre à l'intervention. Cette dernière a duré vingt-quatre heures et a mobilisé trente personnes. Les chirurgiens ont d'abord pratiqué à la fois l'ablation de la face du donneur décédé (peau, parties molles, muscles, nerfs et structures osseuses) et -moment hautement critique- celle du receveur. Puis la revascularisation du greffon a été rétablie en urgence suivie de la transplantation des maxillaires, de la mandibule et du nez. Vinrent ensuite les sutures musculaires et nerveuses précédant la phase finale des sutures cutanées. De 'son' visage, ne restent plus que la langue et les yeux. 'Pleinement conscient', le jeune malade recommence à communiquer. Plusieurs semaines seront toutefois nécessaires avant qu'il ne puisse respirer et s'alimenter normalement.
'Le patient évolue favorablement mais à partir de maintenant, nous n'allons plus donner aucune autre information ni sur l'opération, ni sur le patient, a déclaré une porte-parole de l'hôpital barcelonais. Nous verrons plus tard si nous ferons une nouvelle présentation sur l'intervention, éventuellement en présence du patient lui-même.' Une attitude qui tranche avec la médiatisation qui, ces derniers temps avait le plus souvent fait suite aux dix premières greffes partielles de la face pratiquées en France, aux Etats-Unis, en Chine ou en Espagne.
En des temps pas si éloignés, cet exploit aurait été salué comme il se doit : une formidable prouesse chirurgicale ouvrant l'espoir de retrouver un visage à tous ceux qui (pour des raisons médicales et non religieuses) doivent se voiler une face devenue un symbole de l'horreur. Les chirurgiens auraient été perçus comme des héros à l'image du docteur Christiaan Barnard après ses premières tentatives -infructueuses- de greffes du cœur en 1968. Tel n'est plus le cas. En dépit de son caractère hautement spectaculaire, l'intervention pratiquée à Barcelone semble n'être plus perçue aujourd'hui que comme la suite, à la fois logique et quelque peu banale, des progrès chirurgicaux réalisés depuis une trentaine d'années dans le domaine de la transplantation d'organes. Elle marque pourtant bel et bien une étape historique de la pratique chirurgicale ; une étape qui semble a priori comme indépassable.
La première mondiale réalisée à Barcelone s'inscrit dans le droit fil de travaux menés pour une large part en France par le Pr Jean-Michel Dubernard et ses nombreux collaborateurs ; travaux qui ont depuis une douzaine d'années alimentés de nombreuses polémiques plus ou moins confraternelles. Aucun chauvinisme ici. Ce chirurgien lyonnais a en effet été le premier à franchir une étape que beaucoup jugeaient par trop dangereuse, exposant les malades à des risques supérieurs aux bénéfices escomptés. Le Pr Dubernard estimait quant à lui, à la fin des années 1990 que le moment était venu de passer des pratiques alors bien codifiées des greffes d'organes (cœur, rein, poumons, foie, pancréas) ou de tissu (peau, cornée) à celle de fragments de membres.
De nombreuses transplantations de ce type avaient certes déjà été effectuées avec succès ; mais toujours en urgence chez des personnes amputées et ce à partir de leur propre fragment (doigt ou main notamment) correctement conservé (autogreffes). Il s'agissait cette fois, vieil espoir du Pr Dubernard, de greffer des fragments prélevés chez des personnes décédées (allogreffes) ce qui, du fait de la nature 'composite' des greffons soulevait a priori de redoutables difficultés immunologiques : comment faire pour que le greffon ne soit pas rapidement rejeté par l'organisme greffé ?
Moins d'un siècle après les premières fulgurances (expérimentales et conceptuelles) d'un autre médecin lyonnais hautement controversé [à cause de ses opinions en faveur de l'eugénisme, Ndlr.] (Alexis Carrel) la première tentative eut lieu en septembre 1998 à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon : greffe de la main et d'une fraction de l'avant-bras (prélevées chez un donneur en état de mort cérébrale) chez un homme de nationalité néo-zélandaise âgé de 48 ans, amputé depuis 1989. Le défi était plus immunologique que chirurgical : il tenait à la qualité du nouveau traitement immunosuppresseur antirejet devant, en théorie, être administré à vie au malade ; un traitement l'exposant de ce fait à diverses possibles complications médicales (infections et cancers). Cette première fut d'abord un succès. Puis le patient néo-zélandais présenta quelques signes de rejet (sans que l'on sache s'il suivait ou non correctement le traitement médicamenteux antirejet) et choisit, vingt-huit mois après l'intervention, de se faire amputer de son greffon.
En janvier 2000, le Pr Dubernard innovait à nouveau : cinquante intervenants, une intervention de dix-sept heures pour une double allogreffe chez un homme de 33 ans dont les mains avaient été amputées quatre ans auparavant à la suite de l'explosion d'une fusée artisanale. Nouvelles polémiques. En 2005, le chirurgien lyonnais assurait que cette double greffe était un succès : aucune complication ou presque, reprise d'une activité professionnelle en 2003 et traitement immunosuppresseur du même type que celui qui est administré aux personnes greffées d'un coeur ou d'un rein.
Toujours en 2005, et cette fois en collaboration étroite avec son collègue Bernard Devauchelle (CHU d'Amiens), le Pr Dubernard passait des mains au visage. Nouvelle première mondiale : greffe partielle de visage 'triangle nez-lèvres-menton' chez une femme de 38 ans en partie défigurée, six mois auparavant, par des morsures de chien. Nouvelles et méchantes polémiques, les deux chirurgiens oeuvrant dans des hôpitaux publics, étant alors la cible de procureurs les accusant, en substance, d'autoglorifications médiatiques. Affaires sans suites. En 2006, un paysan chinois de 30 ans défiguré par les griffes d'un ours bénéficiait à son tour d'une allogreffe partielle du visage réalisée à l'hôpital Xijing de Xian. Aucune controverse, cette fois.
En 2007, une deuxième greffe partielle de visage était pratiquée en France, dirigée par le Pr Laurent Lantieri (CHU Henri-Mondor, Créteil). Elle concernait cette fois un homme souffrant de la maladie de Friedrich Daniel von Recklinghausen, du nom du médecin allemand qui l'a décrite pour la première fois en 1882. Une affection génétique pouvant conduire à d'insupportables défigurations ; affection rendue célèbre via le formidable Elephant Man de David Lynch daté de 1980.
Ensuite parce que de telles pratiques, dont les indications sont rarissimes, minent immanquablement le principe - sacralisé en France comme dans de nombreux pays occidentaux - de l'anonymat entre 'donneur' et 'receveur'. Les proches du premier sauront immanquablement qu'ils auront donné leur aval à une transplantation qui dépasse, de très loin, celle d'un rein, d'un foie ou d'un cœur. Ils savent (ou découvriront très vite) qu'ils auront offert bien plus qu'un fragment corporel : un visage qu'un homme perçoit, à Barcelone et pour la première fois dans l'histoire humaine, comme étant désormais non pas celui d'un autre mais bien comme étant devenu le sien propre."
http://www.slate.fr/story/20395/premiere-greffe-totale-visage
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 29.4.10 Aucun commentaire:
Greffes d'organes : comment répondre aux demandes croissantes ?
"Dans le Quotidien du médecin, le Pr. Claude Huriet fait part de ses réflexions concernant le prélèvement d'organe sur donneur vivant. Le Pr. Huriet résume les différentes mesures mises en place pour essayer d'inverser l'écart qui se creuse entre la demande croissante d'organes et l'offre : optimiser l'organisation du don d'organes, développer les prélèvements sur donneurs en état de mort encéphalique par l'adaptation du recueil du consentement, et ceux effectués sur donneur décédé après arrêt cardiaque (Cf. Synthèse de presse du 24/03/10), ou encore utiliser des organes 'marginaux'.
Toutefois, explique-t-il, il est tout à fait improbable que 'ces différentes sources suffiront à mettre un terme à la pénurie, car la demande d'organes continuera, à travers le monde, de croître plus vite que le nombre d'organes disponibles, et cela constitue d'ailleurs une forte incitation à développer les prélèvements d'organes sur donneur vivant'. Le Pr. Huriet s'interroge sur les différences de comportement entre les pays : est-ce dû à la capacité de générosité des personnes ou aux conditions dans lesquelles le consentement du donneur est obtenu ? Attachée au principe d'indisponibilité et de non-patrimonialité du corps humain, la France a une exigence importante en la matière. De plus, avec l'augmentation croissante des demandes d'organes, il sera à terme, 'impossible de s'opposer au développement d'un marché noir international dont les prémices apparaissent déjà, avec comme conséquence une marchandisation des organes humains'. Aujourd'hui le prix d'un rein se situe entre 80 000 et 100 000 euros. Un donneur africain reçoit 500 euros pour la vente de son rein, et un Turc 5000 euros. L'OMS rapporte que pas moins de 10 pour cent des transplantations effectuées dans le monde en 2005 concernaient des organes acquis par ce trafic.
Devant cette perspective inexorable d'une demande toujours plus importante, le Pr.Claude Huriet propose des pistes pour mieux s'y préparer : investir et encourager les recherches sur les xénogreffes, explorer les perspectives qu'ouvrent les technologies nouvelles, et les potentielles applications des nanotechnologies concernant les organes artificiels. Le Pr. Huriet termine en proposant deux thèmes de recherche au programme d'un prochain séminaire : l'étude des facteurs permettant de distinguer les pays où offre et demande s'équilibrent et le développement des nouveaux traitements et technologies."
Le Quotidien du médecin (Pr. Claude Huriet) 26/04/10
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Libellés : ETHIQUE ET LOI, TRAFIC D'ORGANES, TRANSPLANTATION ET SOCIETE
"Le Panorama du médecin a publié un dossier intitulé 'L'affirmation de la bioéthique à la française'. A l'approche du projet de loi de bioéthique, la réflexion éthique s'avère nécessaire pour 'savoir si et comment la science peut influer sur les valeurs de notre société pluraliste et laïque' affirme Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Certains se demandent si l'on est déjà 'entré dans l'ère du transhumanisme', un courant de pensée technoscientiste né aux Etats-Unis dont l'objectif est 'de repousser les limites biologiques de l'espèce humaine pour parvenir, à terme, à une autre espèce'. En France, lors des Etats généraux de la bioéthique, les citoyens ont affirmé les valeurs phares qu'ils souhaitent voir respecter : le 'développement des sciences au service de l'humain, et notamment des plus vulnérables', le rejet des dérives eugénistes que peut engendrer l'usage inadéquat et non maîtrisé des techniques biomédicales, le refus de l'exploitation biologique du corps humain, et la mise en place de moyens ou 'garde-fous' pour garantir le respect de la dignité de chaque personne. Dans le cadre de cette réflexion bioéthique, de nombreuses interrogations surgissent : le rôle de la médecine est-il de répondre au désir d'enfant, quel qu'en soit le prix ? Jusqu'où est-il légitime d'aller pour avoir un enfant en bonne santé ? Ou, plus fondamentalement, est-ce la fonction du droit de 'répondre à des demandes en s'adaptant à leur évolution ou bien de structurer l'offre techniquement disponible en fonction de principes clairement identifiés ?'
Bien que certains aient dénoncé la 'terminologie hypocrite' des préconisations concernant la recherche sur l'embryon humain, le texte du projet de loi à venir ne sera pas 'un chamboule-tout législatif' rompant 'l'équilibre global d'un édifice protecteur' a assuré le ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Jean Leonetti explique que cette révision de la loi permet d'affirmer une fois de plus 'une bioéthique à la française' où 'le collectif prime sur l'individu et l'intérêt général sur l'intérêt individuel'. Le texte de loi de 2010 conservera les grands principes qui l'ont précédemment fondé - indisponibilité du corps humain, consentement, anonymat et gratuité - et prendra en considération une nouvelle notion : l'intérêt de l'enfant à naître. Les arbitrages de Matignon et de l'Elysée sont attendus ainsi que l'avis du Conseil d'Etat pour ce projet de loi qui, bien qu'annoncé avant l'été, pourrait n'arriver qu'en septembre 2010.
Le Panorama du médecin dresse le portrait de Jean Leonetti, rapporteur de la mission d'information parlementaire sur la bioéthique. Celui-ci se définit comme 'profondément laïc' et 'très inquiet des gens qui sont certains'. L'hebdomadaire publie également une interview du Dr. Véronique Fournier, directrice du Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin à Paris, qui a récemment publié un livre intitulé 'Le bazar bioéthique' (Cf. Synthèse de presse du 19/03/10). Elle y relate des histoires singulières, des cas-limites de demandes d'AMP, et à l'inverse de Jean Leonetti, plaide pour une législation 'au service des personnes plutôt qu'au service de l'intérêt collectif'."
Panorama du médecin (Gaëlle Desgrées du Loû) 26/04/10
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 24.4.10 Aucun commentaire:
LE POINT, "A votre santé", Anne JEANBLANC
"Initiée dès les années 1950 pour les maladies incurables du rein, la transplantation d'organes peut être considérée à bien des égards comme la plus grande avancée thérapeutique de la fin du XXe siècle. Après des décennies pendant lesquelles les chirurgiens se sont heurtés aux problèmes de rejet des organes reconnus comme étrangers par le système immunitaire, la transplantation sauve aujourd'hui de plus en plus de vies. 'Mais elle met en jeu une nouvelle ressource sociale, le greffon', écrit dans son dernier livre Philippe Steiner*, professeur de sociologie à la Sorbonne. 'Cette ressource étant essentiellement produite par la mort, c'est la mort elle-même qui est ainsi devenue une ressource et qu'il a fallu optimiser en commençant par la redéfinir légalement comme mort encéphalique.'
La technique des greffes place le monde médical et celui social devant un fait complexe : le malade ne reçoit pas seulement le secours de professionnels de la santé, aidés des moyens proposés par l'industrie (autant pharmaceutique que celle qui fabrique toutes sortes de prothèses). La transplantation suppose que des organes passent d'un corps à un autre, en général d'un individu décédé à un malade, parfois à l'article de la mort. C'est d'ailleurs pourquoi, dès les années 1960, cette pratique a fait l'objet d'intenses débats. 'Pour transplanter, insiste le sociologue, il faut le plus souvent décider de la mort de la personne prélevée tant que ses organes conservent leur capacité de régénérer la vie.'
Le commerce social entre les êtres humains qu'engendre la transplantation d'organes a déjà entraîné le passage de deux frontières qui semblaient jusqu'ici ne pas devoir être franchies et, surtout, pas simultanément, estime l'auteur : celle entre la vie et la mort ainsi que celle de la peau. Elle suggère maintenant d'en traverser une troisième, celle du marché. 'Ce qui pose la question des frontières politiques dans le monde globalisé qu'est le nôtre.' Philippe Steiner rappelle que l'Iran a déjà légalisé le commerce marchand d'organes et que la Chine exporte des greffons prélevés sur les condamnés à mort exécutés. Il se pose donc la question de notre humanité."
* "La Transplantation d'organes. Un commerce nouveau entre les êtres humains", Nrf éditions Gallimard, 342 pages, 24,90 euros
"La greffe totale de la face réalisée le 29 mars dernier à Barcelone (hôpital Vall d’Hebron) est présentée comme une première mondiale par l’équipe de Joan Pere Barret. Elle a consisté, en effet, en une transplantation de la peau et des muscles du visage, du nez, des lèvres, du maxillaire supérieur, des dents, du palais, des pommettes et de la mandibule. Elle vient d’être révélée après 3 semaines de réserve prudente de la part des chirurgiens.
Au bout d’une semaine, après accord des psychologues, le patient a été autorisé à se revoir dans un miroir. Il se montre satisfait et juge qu’il ne ressemble pas au donneur."
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Un Espagnol a reçu une greffe totale de visage, présentée comme une première
MADRID (AFP) - 22.04.2010
"Un homme espagnol a reçu une greffe totale du visage au mois de mars et a commencé à communiquer, a déclaré jeudi le responsable du service de l'hôpital de Barcelone (nord-est) qui a mené l'opération et l'a revendiquée comme une première mondiale."
"Un homme espagnol a reçu une greffe totale du visage au mois de mars et a commencé à communiquer, a déclaré jeudi le responsable du service de l'hôpital de Barcelone (nord-est) qui a mené l'opération et l'a revendiquée comme une première mondiale.
Selon l'hôpital Vall d'Hebron de Barcelone (nord-est), il s'agit de la première greffe totale de visage au monde, les 11 précédentes n'ayant été que partielles.
Le jeune homme a demandé à pouvoir se regarder dans un miroir une semaine après l'opération. Il a 'réagi avec tranquillité, satisfaction et a écrit qu'il était très reconnaissant', a déclaré lors d'une conférence de presse le médecin Joan Pere Barret.
Jusqu'ici onze greffes du visage ont eu lieu dans le monde, en France, aux Etats-Unis, en Chine et en Espagne. La première mondiale a eu lieu en France en 2005."
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 23.4.10 1 commentaire:
Libellés : INSTITUT FAIRE FACES, TRANSPLANTATION ET SOCIETE
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 22.4.10 Aucun commentaire:
"Fear of Rejection — Monitoring the Heart-Transplant Recipient"
==> Read the NEJM article
"Gene-Expression Profiling for Rejection Surveillance after Cardiac Transplantation"
Chine : le Guangdong va établir un système de don d'organes et de tissus humains
"La province du Guangdong a mis en route un système expérimental de don d'organes et de tissus humains le 20 avril.
Selon Xu huozhou, directeur adjoint de la Croix rouge provinciale du Guangdong, la province créera une Commission pour le don d'organes et de tissus humains et deux banques de données, l'une sur les donneurs et l'autre sur les receveurs d'organes et de tissus humains.
Ces dons pourront être effectués à titre d'essai dans 10 villes dont Guangzhou et Shenzhen. Un service de don sera établi dans chacune de ces villes pilotes.
Du fait que les accidents de la route ont fait beaucoup de morts dans cette province, on espère vivement que les conducteurs deviendront donneurs.
Selon Liao Xinbo, directeur adjoint de l'Administration provinciale de la Santé, chaque année 10 000 patients en Chine subissent la transplantation d'organes, ce chiffre est moins important qu'aux Etats-Unis. Mais la demande chinoise s'élève chaque année à 1,5 millions. Les chiffres sont éloquents.
En outre, le nombre de patients qui ont subi une transplantation d'organes diminue d'année en année dans cette province. En 2004, on a recensé 2 034 cas de transplantation d'organes, mais ce chiffre a baissé jusqu'à 1 118 en 2009.
Le don d'organes et de tissus humains se fera selon le principe du libre consentement, sans contrepartie. Le don d'organes et de tissus se fera après le décès des citoyens dont la conduite et les actes de leur vivant se conformaient à la loi et qui ont rempli un formulaire d'autorisation de don qu'ils n'ont pas retiré par la suite. Le don d'organes et de tissus pourra également se faire après le décès des citoyens qui n'ont pas exprimé de leur vivant leur refus de ce don, mais dont le conjoint, les enfants adultes et les parents sont tous d'accord pour le don.
En mars dernier, la Société chinoise de la Croix-rouge et le ministère chinois de la Santé publique ont organisé une conférence nationale sur le don d'organes et de tissu humains au cours de laquelle ils ont annoncé que les dons s'effectueront à titre d'essai dans 10 provinces et municipalités du pays."
http://fr.showchina.org
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 22.4.10 1 commentaire:
Une étude financée par l'UE s'intéresse au potentiel de régénération du rein
"Un article publié par The Lancet dans le cadre d'une série d'études sur la médecine rénale s'interroge sur les possibilités d'une régénération rénale chez les humains, à l'instar des poissons et d'autres vertébrés inférieurs. Les travaux s'inscrivent dans le cadre d'un projet de recherche financé par l'UE sur les possibilités de régénération des reins; ils ont été menés par une équipe de l'institut Mario Negri de recherche pharmacologique à Bergame, en Italie.
L'étude fait partie du projet STAR-T REK ('Set up and comparison of multiple stem cell approaches for kidney repair') de trois ans et comprenant 10 partenaires, lequel a reçu un financement de 3 millions d'euros au titre du thème Santé du septième programme-cadre (7e PC). L'objectif de ce projet est d'étudier comment on pourrait déclencher la régénération des reins, ce qui devient impératif face à la croissance du nombre d'insuffisances rénales terminales.
On trouve des exemples de régénération d'organes aussi bien dans le règne végétal que dans le règne animal. Les poissons peuvent régénérer un rein, et l'axolotl, une sorte de salamandre que l'on trouve au Mexique, peut régénérer l'intégralité d'un membre perdu en transformant un tissu adulte près de la zone amputée en des cellules progénitrices qui reconstruisent l'organe.
Les reins humains, cependant, ont une capacité restreinte à se régénérer. L'objectif du projet STAR-T REK est donc d'étudier les traitements possibles pour provoquer la régénération des reins, en utilisant des cellules souches dérivées de moelle osseuse, des cellules souches adultes des reins et des cellules souches foetales des reins.
'Une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine de la régénération des reins a conduit les chercheurs à étudier si des cellules injectées dans un rein gravement atteint pourraient contribuer à réparer et régénérer les tissus endommagés, et ainsi accélérer et renforcer le processus naturel de cicatrisation', écrivent les auteurs dans leur article. 'Les cellules souches adultes, dérivées de la moelle osseuse ou d'origine rénale, pourraient participer à la réparation cellulaire et à la remodélisation tissulaire après une blessure rénale grave'.
Cependant, l'étude se demande dans quelle mesure les dommages rénaux chroniques, qui ont différentes causes, peuvent être réparés. Elle évoque les mérites relatifs des divers traitements médicamenteux destinés aux dommages rénaux, et notamment l'importance d'utiliser des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) et des bloqueurs des récepteurs AT1 de l'angiotensine II (ARA II) pour la prévention de ce problème.
Des recherches récentes menées en parallèle à cette étude ont montré qu'un traitement sur huit ans par des inhibiteurs de l'ECA avait stabilisé la fonction rénale chez six patients atteints de diabète de type 1 qui auraient sinon progressé vers une néphropathie terminale dans les six mois. Cela confirme qu'un traitement par les inhibiteurs de l'ECA pourrait être fort utile dans la réparation et de la régénération du rein.
Les auteurs expliquent également que ce traitement pourrait être renforcé en utilisant les inhibiteurs de l'ECA 1 à des doses beaucoup plus élevées que celles recommandées normalement pour le contrôle de la tension artérielle avec un ARA et un diurétique. Ce traitement a été testé sur un groupe de 56 patients et un groupe témoin de même taille. Dans le premier groupe, 2 patients ont évolué vers une néphropathie terminale, contre 17 dans le second.
Les auteurs concluent: 'Les études sur l'homme amélioreront notre compréhension des facteurs génétiques gouvernant la progression et la régression des néphropathies chroniques et de ceux qui sont associés à une issue favorable. Par ailleurs, le fait de mieux comprendre les mécanismes d'action des rénoprotecteurs déjà disponibles ouvrira de nouvelles voies potentielles de réparation des reins.'
'Des indices sur la génétique humaine associés aux études mécanistes sur la protection des reins contribueront à développer des molécules ciblées sur les gènes importants pour la pathophysiologie de la régénération, dans l'objectif de parvenir à la régénération des reins plutôt que d'avoir recours à la dialyse ou la greffe.'"
Revue The Lancet:
Projet STAR-T REK:
Institut Mario Negri de recherche pharmacologique:
Prélèvements d'organes : les critères comprendront l'arrêt cardiocirculatoire
QUEBÉC - "La mort cérébrale pourrait bientôt ne plus être le seul critère permettant le prélèvement d'organes au Québec. Les patients ayant subi un arrêt cardiocirculatoire seront eux aussi admissibles à cette mesure, selon ce qu'écrit Le Soleil, mercredi.
Ce nouveau critère devrait permettre d'accroître de 20 à 30 pour cent le nombre de donneurs potentiels.
Le directeur médical adjoint de Québec-Transplant, l'anesthésiste Stéphane Langevin, souligne que la décision n'est pas encore officielle mais ajoute que les résultats d'un projet pilote mené depuis 2007 dans quatre hôpitaux du Québec sont positifs et incitent la communauté scientifique à aller de l'avant.
Un nombre croissant de pays tendent à revenir à cette forme de dons.
Dans la mort neurologique, l'activité cérébrale qui cesse complètement, alors que le coeur continue à battre. Les organes doivent alors être oxygénés jusqu'au prélèvement. Lors de l'arrêt cardiocirculatoire, la personne cesse de respirer alors que le cerveau présente encore un certain niveau d'activité.
Il y a toujours au moins 1200 personnes en attente d'une greffe au Québec. Le Dr Langevin prône une meilleure promotion du don vivant, notamment pour le rein et le foie car à peine 4 ou 5 pour cent des greffes rénales réalisées au Québec se font à partir d'une personne vivante, comparativement à 50 pour cent dans certains pays.[les USA, Ndlr.]"
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 21.4.10 Aucun commentaire:
"The circulatory-respiratory determination of death in organ donation."
De nouveaux standards pour les prélèvements "à coeur arrêté" aux USA. La grande question que l'on se pose pour un potentiel donneur d'organes (reins,foie) dans cette situation, c'est : "Est-ce que le cerveau est détruit ?" Les auteurs de cet article scientifique proposent de nouveaux standards pour s'assurer de la destruction du cerveau au préalable du prélèvement. Mais ces nouveaux standards requièrent des gestes techniques invasifs sur le patient, qui ne peuvent être effectués sans avoir recueilli un consentement de proche au préalable. Notons qu'en France, les mesures invasives sont mises en place avant de recueillir le consentement des proches, dans une situation de prélèvement ou d'éventuel prélèvement "à coeur arrêté" ("Donation under Cardiac Death" est le terme américain équivalent). "Les exigences spécifiques de prélèvement d’organes avec donneur à 'cœur arrêté' font émerger des questions devant faire l’objet de développements et d’approfondissement :
• Comment réfléchir l’accompagnement et le recueil du témoignage des proches de la personne décédée, quand le temps imparti à cette démarche est considérablement restreint par la nécessité de mettre en place des moyens de conservation des organes ?
• Quelles sont les conditions de respect du corps de la personne juste après son décès lorsqu’on pratique sur lui des gestes techniques invasifs ?
• Comment envisager une pédagogie spécifique du grand public que suppose la notion de consentement présumé au don d’organes ? …
Une réflexion éthique sur les pratiques qui entourent le prélèvement, et les modalités de mise en œuvre cohérente et respectueuse des principes affirmés par notre société semble aujourd’hui indispensable." (Dr. Marc Guerrier, Espace Ethique de l'AP-HP)
Crit Care Med. 2010 Mar;38(3):963-70.
Authors: Bernat JL, Capron AM, Bleck TP, Blosser S, Bratton SL, Childress JF, DeVita MA, Fulda GJ, Gries CJ, Mathur M, Nakagawa TA, Rushton CH, Shemie SD, White DB. Neurology Department, Dartmouth-Hitchcock Medical Center, Lebanon, NH, USA. bernat@dartmouth.edu
Crit Care Med. 2010 Mar;38(3):1011-2.
"Death statutes permit physicians to declare death on the basis of irreversible cessation of circulatory-respiratory or brain functions. The growing practice of organ donation after circulatory determination of death now requires physicians to exercise greater specificity in circulatory-respiratory death determination. We studied circulatory-respiratory death determination to clarify its concept, practice, and application to innovative circulatory determination of death protocols."
"It is ethically and legally appropriate to procure organs when permanent cessation (will not return) of circulation and respiration has occurred but before irreversible cessation (cannot return) has occurred because permanent cessation:
1) is an established medical practice standard for determining death;
2) is the meaning of "irreversible" in the Uniform Determination of Death Act; and 3) does not violate the 'Dead Donor Rule.'
"The use of unmodified extracorporeal membrane oxygenation in the circulatory determination of death donor after death is declared should be abandoned because, by restoring brain circulation, it retroactively negates the previous death determination. Modifications of extracorporeal membrane oxygenation that avoid this problem by excluding brain circulation are contrived, invasive, and, if used, should require consent of surrogates. Heart donation in circulatory determination of death is acceptable if proper standards are followed to declare donor death after establishing the permanent cessation of circulation. Pending additional data on 'auto-resuscitation,' we recommend that all circulatory determination of death programs should utilize the prevailing standard of 2 to 5 mins of demonstrated mechanical asystole before declaring death."
Libellés : BRAIN DEATH, c, DCD, MORT CEREBRALE, MORT ENCEPHALIQUE
Perturbation du trafic aérien : "L’activité de greffe d’organes s’adapte"
"L’arrêt pendant plusieurs jours du trafic aérien n’empêche pas, heureusement, les greffes d’organes de se poursuivre. La répartition des greffons et la mobilisation des équipes sont organisées en conséquence, explique le Dr Alain Atinault, de l’Agence de la biomédecine. Compte tenu de la pénurie d’organes en France comme dans les pays voisins, les transports internationaux sont rares."
==> http://www.rtl.fr/fiche/5938988564/les-greffes-d-organes-epargnees-par-la-crise-du-trafic-aerien.html
"La mort frôlée par Steve Jobs aboutit à une loi sur le don d'organes"
Steve Jobs souhaite-t-il ouvrir un droit opposable à la greffe ? Rappelons que les organes sont prélevés après la mort légale du donneur, mais à sa mort physiologique. Les organes d'un mort ne soignent personne ... Le don d'organes pose la question de la fin de vie du donneur. D'où le problème sur le plan de l'éthique posé par la volonté d'ouvrir un droit opposable à la greffe ...
"Il y a des choses futiles dans la vie, dont on parle beaucoup trop. Et des choses beaucoup plus importantes dont on ne parle presque jamais. La sortie de l'iPad ou la perte d'un iPhone 4G inédit par un ingénieur d'Apple ont fait le tour de la presse ces dernières semaines. Même la très sérieuse Agence France Presse a jugé utile de sortir une dépêche sur ce dernier évènement interplanétaire. En revanche, la campagne menée par Steve Jobs en Californie pour obtenir au plus vite une réforme favorable aux dons d'organes n'a pas traversé l'Atlantique, alors qu'elle servirait aussi de piqûre de rappel en Europe et en France. Une leçon de choses sur les priorités médiatiques.
Le magazine américain Business Insider raconte ainsi ce mardi avec force détails le combat pour la vie mené l'an dernier par Steve Jobs, lorsqu'il a quitté provisoirement les commandes de la firme de Cupertino et que les rumeurs d'une mort imminente se faisaient pressantes. En fait, comme il l'a lui-même raconté à son retour, Jobs a bénéficié d'une greffe de foie sans laquelle il serait décédé. 'J'ai maintenant le foie d'une personne d'une vingtaine d'années qui est morte dans un accident de voiture et qui a été assez généreux pour donner ses organes, et je ne serais pas là pas cette générosité', avait ainsi expliqué Steve Jobs lors de sa première apparition publique en septembre 2009, cinq mois après sa greffe.
Mais pendant que lui bénéficiait d'une greffe, plus de 3.400 californiens attendaient une greffe l'an dernier, 671 en ont bénéficié, et 400 personnes sont mortes.
Pour survivre, Steve Jobs n'a bénéficié d'aucun passe-droit dû à sa notoriété ni à sa richesse, mais sa richesse lui a bel et bien sauvé la vie. Car à partir du moment où il a su qu'il lui faudrait un don d'organe pour ne pas mourir, le patron d'Apple a passé des semaines à parcourir les Etats-Unis pour se rendre de centres hospitaliers en centres hospitaliers, et se faire inscrire sur les listes d'attente de chacun. L'inscription est un processus coûteux, qui demande à chaque fois des examens approfondis, et les assurances médicales ne remboursent qu'une seule inscription. Pour le commun des Américains, la liste sur laquelle ils s'inscrivent est donc leur unique chance. Steve Jobs, lui, a multiplié ses chances.
En mars 2009, il recevait un appel d'un hôpital de Memphis. Un foie était disponible, et il était enfin en haut de la liste des receveurs compatibles. En milliardaire, il fait acheter immédiatement une maison de luxe dans le quartier le plus huppé de Memphis où il résidera pendant plusieurs semaines après l'opération, pour ne pas s'éloigner de la surveillance médicale requise. Quelques mois plus tard, son énergie était à nouveau retrouvée pour s'occuper à temps plein de la sortie de l'iPad.
Mais Steve Jobs a gardé de cette expérience le sentiment que quelque chose n'allait pas dans le système des dons d'organes américain. En décembre, alors qu'il rencontre lors d'un dîner la femme du sénateur Arnold Schwarzenegger, Jobs lui demande de convaincre son mari de modifier la loi. Ce qui fut fait. Le mois dernier, ce qui restait depuis longtemps rangé dans les tiroirs est devenu officiellement un projet de loi déposé par l'Etat de Californie. Désormais, à chaque fois qu'un citoyen californien voudra renouveler son permis de conduire, il déclarera son souhait de faire ou non don de ses organes en cas de décès. Jusqu'à présent, ils pouvaient uniquement déclarer leur intention, sans y être invités.
'Poser cette simple question pourrait doubler le nombre d'organes disponibles pour une greffe en Californie. Une seule petite question. C'est un très fort retour sur investissement', s'est félicité Steve Jobs, venu lui-même officialiser le dépôt du projet de loi en compagnie d'Arnold Schwarzenegger. 'Ce que j'aime chez Steve, a salué l'ancien acteur d'Hollywood, c'est que c'est un homme riche, et nous savons tous que ça l'a aidé à avoir la greffe. Mais il ne veut pas ça, que seuls les gens riches puissent avoir la greffe et un jet privé qui les attendent pour les amener là où c'est nécessaire. Il veut que chaque être humain, que vous n'ayiez pas d'argent ou que vous soyiez la personne la plus riche du monde, que chacun puisse avoir le droit d'avoir une greffe immédiate'.
En France, et depuis 1976, les personnes sont présumées consentantes au prélèvement d'organes. Mais le problème reste important puisque le doute éventuel issu de la consultation obligatoire des proches équivaut toujours à une opposition. Les personnes qui souhaitent manifester de leur vivant leur souhait de donner des organes peuvent le faire en portant par exemple une carte de donneur, qui n'a pas de valeur légale, mais qui constitue un indice de non opposition. A l'inverse, les personnes qui souhaitent formaliser leur refus peuvent s'inscrire au registre national des refus."
http://www.numerama.com/magazine
UK: Public to have say on organ donation incentives
"Cash incentives and the payment of funeral expenses are two ideas being put forward to encourage people to donate human organs and tissue.
As well as cash payments or contributions towards funeral costs, other options include priority for the donor if they require a transplant later in life, the payment of more generous expenses and the sending of certificates or 'thank you' letters to the donor or donor's family.
It will be interesting to see what people really think. Will they be willing to pay for some things and not others?
Mr Keith Rigg, transplant surgeon: 'Demand for organ donors has increased in recent years and now far exceeds supply. This is due to an ageing population and improvements in medicine that mean more people could benefit from transplants.'
Demand for sperm and egg donations has also risen due to new treatments and procedures to help infertility.
She said: 'We need to think about the morality of pressing people to donate their bodily material.
Offering payment or other incentives may encourage people to take risks or go against their beliefs in a way they could not have otherwise done,' she said.
Women can already get free IVF treatment from private clinics to encourage them to donate eggs. Sperm and egg donors are paid a nominal sum just to cover expenses.
But, on the whole, the current system relies on people donating altruistically, to help society or a loved one.
There is also demand for approximately 1,200 more egg donors and 500 more sperm donors. Scientists also need people to donate human tissue for research.
Joyce Robins of Patient Concern: 'The consultation will look at all kinds of donation including whole organs, blood, skin, corneas, bone, sperm, eggs and embryos, as well as clinical trials that test the safety of new medicines.
The aim is to bring all donations under one ethical framework.'
Keith Rigg, a transplant surgeon from Nottingham University Hospitals NHS Trust and a member of the Nuffield Council on Bioethics' working party, said: 'It will be interesting to see what people really think. Will they be willing to pay for some things and not others?'
As a result of the high demand for organs, he said, 30 people a year travel abroad for transplants, mostly kidney operations. And around 50 women per month are thought to go abroad for fertility treatment.
Mr Rigg said there was a whole range of different consent systems in different countries and that it would be part of the Council's remit to look at how well those work.
'The idea of paying living donors for organs is abhorrent as this would be tempting the poor to risk their lives.
Offers of payment to the family of someone who has just died could tempt them to go against the wishes of their loved ones at a time when they are most vulnerable,' she said."
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 20.4.10 Aucun commentaire:
Wrong organs wound up being removed in some cases
LONDON - "Britain's transplant authority said Saturday that it was investigating several hundred thousand errors in its organ donor list stretching back about a decade.
The National Health Service Blood and Transplant organization said a proportion of its 14 million-strong organ donor list has been affected by technical errors since 1999 — and that as a result a small group of people may have had organs removed without proper authorization.
The programming error meant that, for example, people who wanted to donate organs such as their lungs or their skin were incorrectly identified as people who wanted to donate their corneas or heart.
The Sunday Telegraph newspaper said the glitch affected about 800,000 people — 45 of whom have since died and donated organs. Just under half of those are thought to have made donations based on the erroneous data, the paper said.
An official at the National Health Service did not dispute the paper's figures although she did not confirm them either, saying an investigation was ongoing. She spoke anonymously because officials were still gathering information before contacting affected families.
She stressed that everyone on the register was a willing donor of some kind.
'There's no suggestion that people have been signed up to the register who didn't want to be there,' she said, adding that no data had been lost and the problem had since been contained.
'There's no possibility of any incorrect data being used today,' she said.
Push to increase donation rate
The revelation comes at an awkward time for the government, which has been pushing to increase Britain's rate of organ donation, one of the lowest in Europe. Officials have poured millions of pounds (dollars) into an awareness campaign and floated the idea of automatically designating every person a donor unless they or their survivors opt out.
Currently, every Briton is automatically considered a non-donor unless they register as one or their family decides to donate their organs after death.
The glitch also comes atop a series of information technology mishaps, raising questions over the government's ability to handle its citizens' data. Officials have misplaced data on 3 million driving test candidates, 600,000 army applicants, and 5,000 prison officers over the past few years.
Those were dwarfed by the loss, in 2007, of computer disks carrying information — including banking records — on nearly half the U.K. population.
The latest mistake came to light late last year when the Blood and Transplant organization wrote to new donors thanking them for joining the register and outlining what they had agreed to donate.
Some respondents wrote back to complain that the information was wrong.
Joyce Robins, the co-director of patient watchdog group Patient Concern, said the transplant errors were 'a disaster.'
'The trouble is that it happens so often. We're constantly being told that our data is safe, and it's rubbish. Every time we're told that it'll all be tightened up, it'll never happen again, and it never does.'"
http://www.msnbc.msn.com/id/36370834/ns/health-more_health_news/
09 Apr 2010 - "Paperwork, or documentation, takes up as much as a third of a physician's workday; and for many practicing doctors, these administrative tasks have become increasingly intolerable, a source of deteriorating professional morale. Having become physicians in order to work with patients, doctors instead find themselves facing piles of charts and encounter and billing forms, as well as the innumerable bureaucratic permutations of dozens of health insurance companies."
President Obama Announces Key Bioethical Commission Appointees
Washington, D.C. (Apr 7) – "Appointments to the Presidential Commission for the Study of Bioethical Issues have been announced by the Obama administration. Major roles have been extended to a wide range of individuals, with the intention of addressing potential bioethical issues through advancements in biomedicine and 'related areas of science and technology.' The Commission for the Study of Bioethical plays a key role in keeping the President informed about these issues.
President Obama stated, 'I am grateful that these impressive individuals have decided to dedicate their talent and experience to this important Commission. I look forward to their recommendations in the coming months and years.'
The Commission appointees are:
Lonnie Ali, an outspoken advocate working to raise awareness of Parkinson’s disease as well as increase funding for research.
Anita L. Allen, Henry R. Silverman Professor of Law and Professor of Philosophy at the University of Pennsylvania Law School. She also serves as Deputy Dean for Academic Affairs, and is Senior Fellow in the Bioethics Department, School of Medicine.
Barbara Atkinson, Executive Vice Chancellor of the University of Kansas Medical Center. She concurrently serves as the Executive Dean of the University of Kansas School of Medicine since 2002.
Nita A. Farahany, Associate Professor of Law and Philosophy at Vanderbilt University.
Dr. Alexander Garza, Assistant Secretary for Health Affairs and Chief Medical Officer for the Department of Homeland Security. His background includes an impressive career in medicine and public health issues in both civilian and military roles, specializing in emergency medicine.
Christine Grady, Acting Chief of the Department of Bioethics at the National Institutes of Health Clinical Center. She focuses on research subject recruitment, incentives, vulnerability, and international research ethics.
Stephen L. Hauser, M.D., Robert A. Fishman Distinguished Professor and Chair of the Department of Neurology at the University of California – San Francisco.
Dr. Raju Kucherlapati, Ph.D., Paul C. Cabot Professor in the Harvard Medical School Department of Genetics, and Department of Medicine at Brigham and Women’s Hospital Professor.
Dr. Nelson Michael, Director of the Division of Retrovirology at the Walter Reed Army Institute of Research and the Director, U.S. Military HIV Research program (MHRP).
Dr. Daniel Sulmasy, a Franciscan Friar, holds the Kilbride-Clinton Chair in Medicine and Ethics in the Department of Medicine and Divinity School and is associate director of the MacLean Center for Clinical Medical Ethics at the University of Chicago.
The objective of the Commission is to identify and promote policies and practices thus ensuring scientific research, technological innovations, and health care delivery are 'conducted in an ethically responsible manner.'
The current Chair is held by Amy Gutmann. James Wagner is Vice-Chair."
http://worldnewsvine.com
Le prélèvement et la greffe d'organes : compatibilité, conservation des organes, effets secondaires des médicaments immunosuppresseurs (dosage), etc. :
http://nereja.free.fr/files/Transplantation_organes.pdf
http://www.fichier-pdf.com/telecharger-ebook-coeur-rein-gratuit-convertir-pdf-2.htm
Merci à Michel Raoult, de l'association Ligue Rein et Santé, pour ce numéro plébiscité par les professeurs hospitaliers spécialistes de l'insuffisance rénale ! Voici donc l'info - la vraie, la bonne - sur le thème "insuffisance rénale et diabète" !
http://nereja.free.fr/files/ReinEchos_8v2.pdf
Ecole d'infirmières (IFSI) de Toulouse (cours 2e année) :
http://nereja.free.fr/files/transplantation_renale_nephropathies.pdf
http://ifsitoulouse.free.fr/2eme%20annee/urologie/transplantation_renale_nephropathies.pdf
Espagne : "bourse aux organes pour sauver des vies"
"Une crème antirides contenant des cellules de foetus humain, fabriquée par l'entreprise suisse Neocutis et commercialisée aux Etats-Unis pour 120 dollars (90 euros) provoque de nombreuses polémiques. Les cellules ayant servi à l'élaboration de la crème ont en effet été obtenues sur un foetus avorté. 'Il se trouve qu'une patiente qui avait avorté nous a fait don de quelques cellules de peau de son foetus. [...] Ensuite, nous avons reproduit ces cellules en laboratoire afin de faire nos crèmes. En aucun cas, nous n'encourageons l'avortement' a expliqué Frédéric-Edouard Koehn, dirigeant de Neocutis.
L'idée est née au sein du service de gynécologie-obstétrique et génétique du CHU de Lausanne. Des chercheurs avaient constaté qu'après des opérations in utero, les bébés, une fois nés, ne présentaient pas de cicatrices. 'Ils se sont donc dit que les cellules de foetus devaient avoir des vertus régénératrices qui pouvaient servir à soigner les grands brûlés' a affirmé Frédéric-Edouard Koehn. Pour financer le développement de traitements médicaux et utiliser les propriétés régénératrices des cellules foetales, les chercheurs ont décidé de créer la start-up Neocutis et 'd'oser le commerce des crèmes antirides'. 'Il a toujours été clair qu'il faudrait passer par cette étape commerciale' a affirmé le Pr. Patrick Hohlfeld, l'un des père du projet.
La Suisse interdisant toute 'utilisation de cellules, tissus ou produits d'origine humaine dans la composition des cosmétiques', c'est la branche américaine de Neocutis qui a commercialisé cette crème depuis les Etats-Unis, laquelle est aisément accessible via Internet. Pierre-Yves Maillard, chef du Département de la santé du Canton de Vaud, a confirmé que les chercheurs n'ont pas 'respecté la règle qui exige de passer par la Commission d'éthique pour les prélèvements faits sur des foetus'."
Le Parisien.fr (Alexandra Echkenazi) 16/04/10 - Marieclaire.fr (Marie Loulier) 16/04/10 - obstyles.nouvelobs.com 16/04/10 - Sante-plus.org 27/03/10 - Le Matin.ch (Patrick Hohlfeld, propos recueillis par Ludovic Rocchi) 25/03/10 - Hebdo.ch (Sabine Pirolt) 24/02/10
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 19.4.10 Aucun commentaire:
"Le quotidien La Croix rapporte que le gouvernement vient de finaliser la rédaction du projet de loi de bioéthique. Bien que rien ne semble s'être passé ces trois derniers mois, le projet de loi est 'quasiment bouclé. Un texte court, ramassé, qui tiendrait en moins d'une dizaine d'articles, a été élaboré au sein du ministère de la santé'. Son examen par le Parlement n'a cependant pas encore été programmé. Certains considèrent que les députés devraient s'en emparer fin juillet prochain car dès la rentrée, ils 'seront pris par les débats sur les retraites et par le budget, qui vont embouteiller la session d'automne'. Ce projet de loi a encore plusieurs étapes à franchir : 'arbitrages de Matignon et de l'Elysée, avis du Conseil d'Etat, passage en conseil des ministres, dépôt sur le bureau de l'Assemblée, examen par les commissions compétentes (lois et affaires sociales), voire par une commission spéciale'. Si ces étapes ne sont pas parcourues 'aux environs du 10 mai [2010], il sera difficile de boucler le programme dans les temps...'
Le Pr. Arnold Munnich, conseiller de Nicolas Sarkozy affirme que 'les échéances seront respectées'. Bien qu'il y ait des 'encombrements parlementaires, on sait très bien où on veut aller' explique-t-il : 'vers une loi courte, avec trois ou quatre points fondamentaux : le maintien de l'interdit de la recherche sur l'embryon, avec possibilité de dérogation ; la fin du réexamen de la loi tous les cinq ans ; le maintien de l'interdit de la gestation pour autrui'. De plus, la pratique du diagnostic préimplantatoire resterait exceptionnelle. Arnold Munnich confirme également que la volonté politique est bien réelle, tout comme Jean Leonetti qui assure qu''il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre le gouvernement et nous'. Selon lui, 'la première lecture peut être faite en une semaine, car il n'y a pas de désaccord profond entre la majorité et l'opposition. On ne se dirige pas vers une guerre de tranchée'. Le projet de loi, dans ce cas, pourrait être rendu pour le mois de septembre. Un autre scénario est évoqué : que les députés s'emparent eux-mêmes du problème en déposant une proposition de loi. 'Je ne suis pas demandeur, mais pourquoi pas, si cela permet de respecter les échéances' indique Jean Leonetti."
La Croix (Marianne Gomez) 15/04/10
Publié par Ethics, Health and Death 2.0 le 16.4.10 1 commentaire: