Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F06-03-2007-4C-380-2006
Timestamp: 2016-10-21 20:07:16+00:00
Document Index: 210833295

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 2', 'art. 132', 'art. 57', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 1', 'art. 394', 'art. 57', 'ATF ', 'art. 57', 'art. 54', 'art. 55', 'art. 63', 'art. 64', 'ATF ', 'art. 55', 'art. 1', 'art. 18', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 156', 'art. 159', 'art. 1', 'art. 6', 'art. 394', 'art. 394', 'art. 18', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 1', 'art. 394', 'art. 394', 'art. 8', 'art. 394', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 156', 'art. 159']

4C.380/2006 (06.03.2007)
4C.380/2006
demandeur et recourant, repr�sent� par Me Olivier Brunisholz,
tous deux repr�sent�s par Me Jean-Pierre Garbade.
recours en r�forme [OJ] contre l'arr�t rendu le
15 septembre 2006 par la Chambre civile de la Cour
de justice du canton de Gen�ve.
A.a V.________ est d�c�d� en Russie en 1997. Z.________, son �pouse, et Y.________, leur fils commun, qui sont ses deux seuls h�ritiers, ont alors quitt� le pays pour s'�tablir � Gen�ve.
Cadre sup�rieur au sein de la soci�t� russe A.________ Company (ci-apr�s: A.________), le d�funt a laiss� une importante fortune que ses deux h�ritiers ont entrepris de r�cup�rer. Ses biens comprenaient notamment un certain nombre d'actions de la soci�t� A.________ d�pos�es aupr�s de la banque russe B.________ (ci-apr�s: B.________), � Moscou.
N'�tant plus domicili�s en Russie, Z.________ et Y.________ ont eu recours aux services de diff�rentes personnes afin d'identifier, de localiser et de r�cup�rer les avoirs successoraux. Ils se sont ainsi fait conseiller et aider par C.________, homme d'affaires ukrainien �tabli � Gen�ve, et par le neveu de celui-ci, D.________.
En mars 1998, Z.________ et Y.________ ont constitu� la soci�t� W.________ SA, avec si�ge � Gen�ve, dont le but �tait l'acquisition et la gestion de patrimoines, en particulier celui de la famille. Dissoute le 5 mars 2003, cette soci�t� est actuellement en liquidation.
A.b En mars 2000, � Gen�ve, C.________ a pr�sent� � Y.________ et Z.________ un ami russe domicili� � Moscou, X.________. Propri�taire de la banque E.________, sise dans la capitale russe, cette personne est aussi actionnaire de F.________ Inc., une soci�t� off shore disposant de bureaux � Moscou et � New York, dont le pr�sident est G.________, citoyen russe domicili� � Moscou.
Le 18 avril 2000, Z.________ et Y.________ ont sign�, � Gen�ve, deux procurations autorisant G.________ � effectuer toutes les d�marches utiles et n�cessaires au transfert des actions A.________ de la banque B.________, � Moscou, � la banque H.________ (ci-apr�s: H.________), � Moscou �galement.
Durant le m�me mois, une r�union s'est tenue � Gen�ve, � la banque I.________ SA (ci-apr�s: � la banque I.________). Y ont pris part un repr�sentant de la banque, G.________, Y.________ et Z.________, assist�s d'un avocat, ainsi que C.________ accompagn� de D.________, agissant en qualit� d'interpr�te. L'objet de la r�union �tait l'ouverture d'un compte au nom de W.________ SA. Toutefois, ce compte n'a jamais servi et a �t� rapidement cl�tur�.
Le 17 mai 2000, X.________ a pay�, via sa propre banque, les frais de d�p�t des actions de Y.________ et Z.________ � la banque B.________ au moyen d'un montant de 98'000 US$ que ceux-ci lui avaient vers� la veille. G.________ est alors parvenu � transf�rer les actions A.________ aupr�s de H.________ � Moscou. De l�, les titres ont �t� d�pos�s sur un compte aupr�s de H.________ � Zurich et ils ont �t� vendus, le 18 mai 2000, pour le prix de 9'919'121 US$.
A.c En juin 2000, G.________ a r�dig� un projet de "contrat d'agence" par lequel W.________ SA confiait � F.________ Inc. la gestion de ses avoirs moyennant une r�mun�ration de 25% du b�n�fice net en r�sultant. Ce document n'a jamais �t� sign� par W.________ SA. Y.________ et Z.________, contestant s'�tre engag�s � faire g�rer leurs avoirs par F.________ Inc., ont �galement refus� de le signer.
Par lettre du 4 septembre 2000, G.________ a reproch� � W.________ SA d'avoir rompu les accords pass�s avec F.________ Inc. Il entendait, d�s lors, que les services rendus par cette derni�re fussent compens�s par un paiement direct d'un montant de 500'000 US$, correspondant � 5% des valeurs transf�r�es, et invitait, en cons�quence, ladite soci�t� � virer ce montant sur un compte d'une soci�t� K.________ Ltd ouvert aupr�s de I.________.
A une date non sp�cifi�e, mais se situant entre les mois d'ao�t 2000 et juin 2001, une facture de 65'900 US$, intitul�e "facture pour les services rendus � W.________ SA, travail effectu� et frais encourus", �tablie par G.________, a �t� envoy�e � Z.________ et Y.________. Dans une note manuscrite du 29 ao�t 2001, X.________ a indiqu� � ceux-ci qu'il y avait lieu de verser le montant pr�cit� sur un compte dont il �tait titulaire aupr�s de I.________, � Gen�ve, ce qu'ils ont fait.
En septembre 2001, G.________ a �tabli un projet de contrat entre W.________ SA et F.________ Inc. L'art. 1er de ce texte rappelle les circonstances du transfert des actions A.________ de Moscou � Zurich et de la vente de ces titres. Il souligne ensuite que, selon un pr�c�dent accord conclu entre W.________ SA et F.________ Inc., la premi�re s'est engag�e � r�mun�rer les services de la seconde � hauteur de 500'000 US$ payables soit en une seule fois, soit sous forme d'honoraires pour la gestion, durant deux ann�es, des 10'000'000 US$ que celle-l� avait promis de d�poser sur un compte ouvert � Gen�ve, aupr�s de I.________, avec l'assistance de celle-ci. Le projet de contrat rel�ve qu'en violation de cet accord, W.________ SA n'a pas d�pos� les fonds aupr�s de I.________ et n'a vers� aucune r�mun�ration � F.________ Inc. Aussi pr�voit-il, � son art. 2, qu'elle versera � cette derni�re la somme de 500'000 US$ pour solde de toutes pr�tentions. G.________ a sign� ce document pour F.________ Inc. et X.________ l'a paraph� en qualit� de t�moin. En revanche, W.________ SA ne l'a pas sign�. Y.________ et sa m�re ont �galement refus� de le faire.
A.d Par lettre recommand�e du 2 mai 2003, adress�e � W.________ SA, � l'attention de Z.________ et Y.________, X.________ a mis ces derniers en demeure de lui verser la somme de 500'000 US$ avant le 19 du m�me mois � titre de r�mun�ration pour les services qu'il avait rendus dans le cadre de la r�cup�ration et du transfert de leurs actions A.________ en Suisse. En date du 3 juin 2003, il s'est vu opposer une fin de non-recevoir �crite.
Le 8 ao�t 2003, � la requ�te de X.________, des commandements de payer la somme de 643'250 fr., contre-valeur de 500'000 US$, avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 1er mai 2001, ont �t� notifi�s � Y.________ et Z.________ qui y ont fait opposition.
B.a Par demande du 22 octobre 2003, X.________ a ouvert action, � Gen�ve, � l'encontre de Z.________, de Y.________ et de W.________ SA en liquidation. Il a conclu � ce qu'ils soient condamn�s � lui payer la somme susmentionn�e et les int�r�ts y aff�rents. Le demandeur a all�gu� avoir �t� mandat� oralement par Z.________ et Y.________, en mars 2000, aux fins de d�bloquer les actions A.________ et de les transf�rer de la banque B.________, � Moscou, � H.________, � Moscou �galement. Il avait sous-d�l�gu� en partie cette t�che � G.________, d'entente avec les d�fendeurs. Il avait �t� convenu entre les parties que les actions seraient ensuite transf�r�es sur un compte ouvert au nom de W.________ SA aupr�s de I.________, � Gen�ve, compte qui serait g�r� par F.________ Inc. Quant � la r�mun�ration du demandeur, en cas de succ�s du d�blocage des actions, elle devait consister dans le paiement par les d�fendeurs de 500'000 US$ en un seul versement ou sous la forme d'honoraires pour la gestion dudit compte. Ayant accompli sa mission avec succ�s, le mandataire avait droit au paiement de cette somme au titre de la r�mun�ration promise ou, sinon, en vertu de l'usage.
Y.________ et Z.________ ont conclu � lib�ration, en contestant la l�gitimation active du demandeur. A les suivre, ils avaient mandat� G.________ et avaient r�mun�r� l'int�gralit� des services rendus par cette personne en payant la facture de 65'900 US$. Les d�fendeurs contestaient, en outre, s'�tre engag�s � d�poser leurs fonds sur un compte ouvert aupr�s de I.________ et � les faire g�rer par F.________ Inc. ou ses animateurs.
Le Tribunal de premi�re instance a entendu les parties ainsi que plusieurs t�moins. Lors de son audition, X.________ a d�clar� avoir re�u des consorts Y.________ et Z.________ un montant total de 374'000 US$, via deux de ses soci�t�s.
B.b Par jugement du 5 septembre 2005, le Tribunal a condamn� solidairement Z.________ et Y.________ � payer au demandeur la somme de 643'250 fr., avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 20 mai 2003, et lev� d�finitivement, � due concurrence, les oppositions form�es aux deux commandements de payer notifi�s aux d�fendeurs. Il a retenu, en substance, que ceux-ci avaient confi� au demandeur le soin de r�cup�rer les actions A.________ contre une r�mun�ration de 500'000 US$, G.________ n'ayant agi qu'en qualit� de sous-mandataire. Comme ce mandat avait �t� ex�cut� fid�lement, le demandeur avait droit � cette somme. En revanche, l'action en paiement devait �tre rejet�e en tant qu'elle visait W.________ SA en liquidation, car cette soci�t� n'�tait pas partie au contrat de mandat.
C.a Statuant par arr�t du 15 septembre 2006, sur appel de Y.________ et Z.________ qui concluaient � lib�ration, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve a annul� le jugement de premi�re instance, condamn� solidairement les deux d�fendeurs � payer au demandeur le montant de 197'799 fr. 30, avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 20 mai 2003, et lev�, dans cette mesure, les oppositions aux commandements de payer notifi�s � ces d�biteurs.
Dans un premier temps, la Chambre civile a mis en �vidence un certain nombre de faits pertinents sur le vu des diff�rents �l�ments de preuve figurant au dossier. Apr�s quoi, elle a tenu le raisonnement juridique r�sum� ci-apr�s.
C.b L'attitude des parties en cours de proc�s d�montre leur volont� de voir le litige qui les oppose �tre r�gl� au regard du droit suisse.
Les d�fendeurs ne contestent plus avoir confi� au demandeur le mandat de les aider � r�cup�rer et � transf�rer leurs actions A.________ d'une valeur de quelque 10'000'000 US$ depuis la banque B.________, dont la licence avait �t� retir�e, sur un compte aupr�s de H.________, � Moscou, puis sur un compte bancaire en Suisse. Ils reconnaissent, en outre, que ce mandat a �t� fid�lement ex�cut� et qu'il rev�tait un caract�re on�reux. Le diff�rend porte sur le montant de la r�mun�ration due au mandataire. Celle-ci est d'abord fix�e par la convention; � ce d�faut, il y a lieu de recourir � l'usage.
En l'esp�ce, les parties n'ont pas conclu de convention �crite. Le demandeur, qui en avait la charge, n'a pas non plus �tabli qu'elles se seraient mises d'accord sur le montant de 500'000 US$ pour la r�mun�ration de ses services. Ses d�clarations sur ce point ont par trop fluctu� pour �tre probantes. Celles des t�moins divergent. Quant aux d�fendeurs, ils ont toujours refus� de signer les projets allant dans ce sens, qui leur ont �t� pr�sent�s.
Le demandeur a certes all�gu�, mais pas d�montr�, qu'il aurait de toute fa�on droit, en vertu de l'usage, aux 500'000 US$ qu'il r�clame. Il convient donc de fixer sa r�mun�ration, suivant les principes pos�s par la jurisprudence, de mani�re � ce qu'elle corresponde aux services rendus et leur soit objectivement proportionn�e, eu �gard � toutes les circonstances.
En l'occurrence, le dossier fournit un �l�ment de comparaison raisonnable pour appr�cier la valeur des services du demandeur. Il s'agit de la d�position d'un avocat au barreau de New York et administrateur de banque - le d�nomm� J.________ - qui s'est vu confier le m�me genre de mission par les d�fendeurs. Selon les d�clarations, non contredites par les parties, de cet homme de loi, les mandants s'�taient engag�s � lui verser 1% du montant de l'h�ritage effectivement r�cup�r�, frais en sus. Toutefois, le mandat confi� au demandeur a rev�tu des difficult�s particuli�res que le t�moin J.________ n'a pas �voqu�es au sujet de sa propre mission et dont les d�fendeurs minimisent l'importance. Le recouvrement des actifs du de cujus a, en effet, n�cessit� un travail cons�quent. Il a fallu notamment convertir les actions libell�es en roubles en papiers-valeurs am�ricains. La crise �conomique survenue en Russie en 1998 et le retrait de la licence de la banque B.________ ont encore compliqu� les op�rations, car il y avait un risque de perdre les actifs. Or, selon les t�moins, c'est bien le demandeur qui s'est occup� du transfert et de la conversion des actions en papiers-valeurs AIDAR. Il a de plus jou� un r�le important dans le cadre de la r�cup�ration des actions des d�fendeurs, en effectuant des paiements en faveur de la banque B.________ par le truchement de la banque dont il est propri�taire � Moscou et en faisant intervenir ses relations qui ont �t� utilis�es ensuite par G.________. Par cons�quent, il se justifie de doubler la r�mun�ration due au demandeur par rapport � celle promise � l'avocat J.________ et de la fixer � 2% de la valeur des actions r�cup�r�es, soit � 200'000 US$.
Les d�fendeurs voudraient imputer sur la r�mun�ration du demandeur le montant de 374'000 US$ que l'int�ress� a reconnu avoir re�u dans le cadre de l'ex�cution du mandat. L'imputation requise doit �tre refus�e en tant qu'elle a trait aux 98'000 US$ et aux 4'000 US$ que les d�fendeurs, de leur propre aveu, ont pay�s en remboursement de frais du mandataire. Il en ira de m�me pour ce qui est des montants de 35'500 US$, 50'000 US$, 100'000 US$, 10'000 US$ et 12'000 US$, vers�s entre le 20 avril 2000 et le 27 f�vrier 2001 par les d�fendeurs, ces derniers n'ayant pas all�gu� ni d�montr� que lesdits montants �taient destin�s � r�mun�rer les services du mandataire. L'imputation sera �galement refus�e dans la mesure o� elle se rapporte � la partie de la facture pr�cit�e de 69'500 US$, incluse dans ces 374'000 US$, qui concerne des frais consentis pour l'ex�cution du mandat, � savoir 23'250 US$. Le solde de cette facture, soit 46'250 US$, devra, en revanche, �tre d�duit de la dette d'honoraires.
En d�finitive, la r�mun�ration due au demandeur s'�l�ve � 153'750 US$ (200'000 US$ ./. 46'250 US$), ce qui �quivaut � 197'799 fr. 30. Partant, ce dernier montant, avec les int�r�ts qui s'y rapportent, sera mis � la charge solidaire des d�fendeurs.
Les deux parties ont d�pos� chacune un recours de droit public et un recours en r�forme contre l'arr�t de la Chambre civile.
Dans son recours de droit public, le demandeur conclut � l'annulation dudit arr�t. Les d�fendeurs en font de m�me dans le leur.
Le demandeur reprend, dans son recours en r�forme, les conclusions auxquelles le Tribunal de premi�re instance avait fait droit. De leur c�t�, les d�fendeurs invitent la juridiction f�d�rale de r�forme � rejeter int�gralement la demande.
Chaque partie propose le rejet des deux recours de son adversaire. La Chambre civile se r�f�re, quant � elle, aux motifs �nonc�s dans son arr�t.
Par arr�t s�par� de ce jour, la Cour de c�ans a rejet�, dans la mesure o� il �tait recevable, le recours de droit public du demandeur (4P.278/2006).
La loi sur le Tribunal f�d�ral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) est entr�e en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 p. 1242). L'acte attaqu� ayant �t� rendu avant cette date, la proc�dure reste r�gie par la loi f�d�rale d'organisation judiciaire (OJ; art. 132 al. 1 LTF).
2.1 Aux termes de l'art. 57 al. 5 OJ, il est sursis en r�gle g�n�rale � l'arr�t sur le recours en r�forme jusqu'� droit connu sur le recours de droit public. La jurisprudence d�roge toutefois � cet ordre de traitement dans des situations particuli�res, qui justifient l'examen pr�alable du recours en r�forme. Il en va notamment ainsi lorsque la d�cision sur le recours de droit public ne peut avoir aucune incidence sur le sort du recours en r�forme (ATF 123 III 213 consid. 1 p. 215; 122 I 81 consid. 1 p. 82/83; 120 Ia 377 consid. 1 p. 379), ce qui sera le cas, entre autres hypoth�ses, lorsque le recours en r�forme para�t devoir �tre admis ind�pendamment des griefs soulev�s dans le recours de droit public (ATF 122 I 81 consid. 1; 120 Ia 377 consid. 1 et les arr�ts cit�s).
2.2 Dans son recours de droit public (4P.278/2006), le demandeur soutenait principalement que les juges d'appel avaient appr�ci� les preuves de mani�re arbitraire pour exclure l'existence d'un accord des parties pr�voyant que ses services seraient r�mun�r�s par un montant de 500'000 US$. C'est � la m�me conclusion qu'il s'en prend dans son recours en r�forme connexe, mais au titre de la violation des art. 1er et 18 CO. Le demandeur y soul�ve, en outre, le moyen pris de la violation de l'art. 394 al. 3 CO, sans qu'il ait toutefois attaqu�, dans son recours de droit public parall�le, les constatations faites � ce sujet par la Chambre civile.
Il ne se justifiait pas, dans ces conditions, de d�roger � l'ordre de traitement �tabli par l'art. 57 al. 5 OJ, raison pour laquelle le recours de droit public du demandeur a �t� trait� en premier lieu. En effet, comme l'interpr�tation subjective a le pas sur l'interpr�tation objective (ATF 125 III 305 consid. 2b p. 308; 121 III 118 consid. 4b/aa), il fallait v�rifier d'abord si les juges genevois avaient constat� arbitrairement l'absence de volont� interne des parties quant au montant de la r�mun�ration des services du demandeur. Dans l'affirmative, il n'e�t pas �t� n�cessaire de rechercher, en appliquant les r�gles d'interpr�tation pr�vues par le droit f�d�ral, si elles avaient pass� un accord sur ce point, ni d'examiner, a fortiori, la question de la r�mun�ration usuelle de pareils services. Le recours en r�forme connexe du demandeur serait ainsi devenu sans objet.
2.3 La situation est diff�rente en ce qui concerne le recours de droit public et le recours en r�forme interjet�s par les d�fendeurs.
Dans leur recours de droit public (4P.276/2006), ceux-ci n'articulent que des griefs se rapportant � la r�mun�ration que le demandeur pourrait r�clamer � d�faut d'une convention qui en fixerait le montant. Or, dans leur recours en r�forme connexe, les d�fendeurs reprochent � la Chambre civile d'avoir viol� le droit f�d�ral en ne retenant pas que les parties s'�taient finalement mises d'accord pour r�mun�rer les services du demandeur par un montant de 65'900 US$. Si cet argument devait �tre retenu, il entra�nerait l'admission dudit recours, que les constatations ou l'application du droit de proc�dure cantonal critiqu�es dans le recours de droit public r�sistent ou non au grief d'arbitraire. Par ailleurs, les d�fendeurs font valoir, dans leur recours en r�forme, un autre moyen touchant lesdites constatations - � savoir la violation de la charge de la motivation en fait - qui, s'il �tait admis, impliquerait, lui aussi, la r�forme de l'arr�t attaqu�, ind�pendamment du sort qui pourrait �tre r�serv� aux griefs formul�s dans leur recours de droit public � l'encontre des m�mes constatations.
Il se justifie, partant, de d�roger � l'ordre pr�vu par l'art. 57 al. 5 OJ et de commencer par traiter successivement le recours en r�forme du demandeur et celui des d�fendeurs avant d'examiner, au besoin, le recours de droit public pendant.
I. Recours en r�forme du demandeur
3.1 Interjet� en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ) par la partie qui a succomb� partiellement dans ses conclusions condamnatoires, le recours du demandeur est recevable. Demeure r�serv� l'examen de la recevabilit� des moyens qui y sont soulev�s.
3.2 Saisi d'un recours en r�forme, le Tribunal f�d�ral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la d�cision attaqu�e, � moins que des dispositions f�d�rales en mati�re de preuve n'aient �t� viol�es, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compl�ter les constatations de l'autorit� cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, r�guli�rement all�gu�s et clairement �tablis (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2; 127 III 248 consid. 2c).
La Chambre civile a examin� le cas sous l'angle du droit suisse. Le demandeur ne lui en fait pas grief, les d�fendeurs pas davantage. Aussi n'y a-t-il pas lieu d'examiner plus avant cette question, quand bien m�me elle a trait � l'application du droit f�d�ral (art. 55 al. 1 let. c OJ).
5.1 En premier lieu, le demandeur fait grief aux juges d'appel d'avoir viol� les art. 1er et 18 CO, s'agissant du montant de la r�mun�ration de ses services. Sans doute admet-il que ce montant ne ressort d'aucun document �crit liant les parties au contrat de mandat. Cependant, � l'en croire, les �l�ments de preuve figurant au dossier cantonal, en particulier plusieurs t�moignages concordants, �tabliraient la volont� r�elle des parties � ce sujet.
5.2 Pour fixer le montant de la r�mun�ration dont les parties sont cens�es �tre convenues, le juge doit chercher, tout d'abord, � d�terminer leur commune et r�elle intention (art. 18 al. 1 CO; ATF 132 III 268 consid. 2.3.2 p. 274; 131 III 606 consid. 4.1 p. 611). Le r�sultat de cette recherche - d�nomm�e interpr�tation subjective -, qu'il soit positif ou n�gatif, rel�ve du domaine des faits et �chappe, partant, � la connaissance de la juridiction f�d�rale de r�forme (ATF 132 III 268 consid. 2.3.2 p. 274; 129 III 118 consid. 2.5; 128 III 419 consid. 2.2 et les arr�ts cit�s).
Sur le vu de cette jurisprudence, l'irrecevabilit� du grief examin� est patente. Le demandeur ne s'en prend, en effet, qu'au r�sultat - en l'occurrence n�gatif - de l'interpr�tation subjective � laquelle les juges du fait ont proc�d�. Il ne leur reproche pas, � titre subsidiaire, d'avoir m�connu le principe de la confiance, qui ressortit, lui, au droit f�d�ral (ATF 132 III 268 consid. 2.3.2 p. 275; 131 III 606 consid. 4.1 p. 611; 130 III 417 consid. 3.2 p. 425).
Dans un second moyen, le demandeur soutient que la Chambre civile, en r�duisant sa r�mun�ration de 5% � 2% des fonds r�cup�r�s, a viol� les principes g�n�raux pos�s par la jurisprudence f�d�rale relative � la r�mun�ration usuelle du mandataire.
La recevabilit� du grief en question, tel qu'il est pr�sent�, est sujette � caution. Ce grief ne tient, en effet, pour l'essentiel, que dans cette seule affirmation, �tay�e en partie par des all�gations ne correspondant pas � des faits constat�s dans l'arr�t entrepris, telles que le pourcentage des fonds retrouv�s en Russie que C.________ aurait obtenu des d�fendeurs comme r�mun�ration de ses services (25%).
Quoi qu'il en soit, pour les motifs indiqu�s ci-apr�s, � propos du recours en r�forme des d�fendeurs, ce grief est sans objet.
Vu le sort r�serv� � ses conclusions, le demandeur devra payer l'�molument judiciaire aff�rent � son recours en r�forme (art. 156 al. 1 OJ) et indemniser les d�fendeurs (art. 159 al. 1 OJ).
II. Recours en r�forme des d�fendeurs
8.1 Les d�fendeurs reprochent, tout d'abord, � la cour cantonale d'avoir viol� l'art. 1er al. 1 CO, en liaison avec les art. 6 et 18 al. 1 CO, en ne retenant pas l'existence, en l'esp�ce, d'un accord final au sujet de la r�mun�ration des services du demandeur. Selon eux, l'envoi de la facture de 65'900 US$ et son r�glement, au mois de septembre 2001, constituaient une convention de r�mun�ration, au sens de l'art. 394 al. 3 CO, pour l'ensemble du mandat ex�cut� par le demandeur. A tout le moins, les r�gles de la bonne foi permettaient-elles aux mandants de consid�rer qu'en payant cette facture, ils avaient conclu, avec le mandataire, un accord concernant la r�mun�ration de tous les services rendus dans le cadre du mandat. La conclusion inverse, � laquelle ont abouti les juges d'appel, reposerait, de l'avis des d�fendeurs, sur une constatation, faite manifestement par inadvertance, voulant que le demandeur se serait occup� en personne du transfert et de la conversion des actions en papiers-valeurs AIDAR.
8.2.1 En droit suisse, la r�mun�ration due au mandataire ob�it, en r�gle g�n�rale, au principe de la libert� contractuelle (Walter Fellmann, Commentaire bernois, n. 428 ad art. 394 CO). Pour en d�terminer le montant, il faut examiner, en premier lieu, si les parties se sont mises d'accord sur ce point. Le juge doit s'efforcer, tout d'abord, de d�terminer la commune et r�elle intention des parties (art. 18 al. 1 CO). Si l'intention r�elle des parties ne peut pas �tre �tablie ou si leurs volont�s intimes divergent, le juge doit interpr�ter les d�clarations et les comportements selon la th�orie de la confiance. Il recherchera comment une d�claration ou une attitude pouvait �tre comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances (interpr�tation dite objective; ATF 132 III 24 consid. 4 p. 28, 268 consid. 2.3.2 p. 275; 131 III 606 consid. 4.1 p. 611). Il convient de rappeler � ce sujet que le principe de la confiance permet d'imputer � une partie le sens objectif de sa d�claration ou de son comportement, m�me s'il ne correspond pas � sa volont� intime (ATF 130 III 417 consid. 3.2; 129 III 118 consid. 2.5; 128 III 419 consid. 2.2 et les r�f�rences doctrinales).
8.2.2 En l'esp�ce, la Chambre civile a jug� que les parties n'avaient pas conclu d'accord au sujet du montant de la r�mun�ration du demandeur. Ce dernier a attaqu� sans succ�s ce point de l'arr�t cantonal, aussi bien dans son recours de droit public que dans son recours en r�forme. Il n'est ainsi pas �tabli que les parties se seraient entendues pour fixer � 500'000 US$ la r�mun�ration de ses services. Cependant, les d�fendeurs soutiennent qu'en payant la facture de 65'900 US$, en septembre 2001, ils ont pass� avec le demandeur un accord fixant la r�mun�ration pour tous les services rendus par le mandataire, respectivement qu'ils pouvaient donner � cette facture, selon les r�gles de la bonne foi, le sens d'une note d'honoraires finale r�mun�rant l'ensemble des d�marches ex�cut�es dans le cadre du mandat confi� au demandeur.
Il est vrai qu'un accord de r�mun�ration peut �tre conclu jusqu'� l'extinction de la relation de mandat (Fellmann, op. cit., n. 429). Rien ne s'opposait donc, en l'occurrence, � ce qu'il f�t pass� post�rieurement � l'ex�cution des services promis par le mandataire. Encore faudrait-il, pour que l'on puisse en admettre l'existence, que les parties aient, r�ciproquement et d'une mani�re concordante, manifest� leur volont� d'arr�ter la r�mun�ration de l'ensemble des services du demandeur aux 65'900 US$ pr�cit�s (art. 1er al. 1 CO). Cela suppose que l'une d'entre elles ait formul� une offre allant dans ce sens et que l'autre ait accept� cette offre de mani�re expresse ou tacite. L'envoi, par le mandataire, de la note d'honoraires portant ce montant constituait-il une offre, adress�e aux mandants, de conclure un accord de r�mun�ration et le paiement dudit montant l'acceptation tacite de cette offre? La question, en tant que telle, est controvers�e. Certains auteurs consid�rent que ce serait effectivement le cas (voir not.: Bruno von B�ren, Schweizerisches Obligationenrecht, Besonderer Teil, p. 136). Pour d'autres, au contraire, la note d'honoraires envoy�e n'est pas une offre, car elle n'attend pas une acceptation pour constituer un contrat, ni l'exercice d'un droit formateur, car elle ne cr�e pas un autre droit; elle ne repr�sente qu'une simple pr�tention (Anspruch) �lev�e par le mandataire, comme n'importe quelle facture (Philippe Abravanel, La note d'honoraires conditionnelle de l'avocat vaudois, in JdT 1979 III p. 2 ss, 9 n. 12; Franz Werro, Le mandat et ses effets, n. 777; le m�me, in Commentaire romand [CR], n. 52 ad art. 394 CO; Philipp Gm�r, Die Verg�tung des Beauftragten, th�se Fribourg 1993, n. 424), �tant pr�cis� que la formulation de cette pr�tention lie le mandataire, sous r�serve d'une erreur essentielle (Pierre Tercier, Les contrats sp�ciaux, 3e �d., n. 4786; Werro, CR, ibid.). Il n'est pas n�cessaire de trancher cette question dans le cas pr�sent pour les motifs indiqu�s ci-apr�s.
Que l'on y voie une offre de conclure un contrat de r�mun�ration faite aux mandants par le mandataire apr�s l'ex�cution de sa mission ou bien la simple notification par le second aux premiers du montant de sa pr�tention de ce chef, la facture concernant les 65'900 US$ pr�cit�s �tait une manifestation de volont� sujette � interpr�tation. Le probl�me, d'ailleurs correctement pos� par les d�fendeurs dans leur recours en r�forme (p. 9, 1er par.), est donc de savoir si, au regard des circonstances du moment, les mandants, � r�ception de cette facture, pouvaient admettre de bonne foi que la pr�tention mentionn�e dans cet �crit par le mandataire couvrait l'int�gralit� des services que celui-ci leur avait rendus. Dans l'affirmative, le demandeur devra se laisser opposer le sens objectif de sa d�claration de volont�, m�me s'il ne correspond pas � ce qu'il voulait r�ellement, et la r�mun�ration � laquelle il aura droit sera celle qu'il avait indiqu�e aux d�fendeurs dans la facture litigieuse.
A l'appui de leur recours en r�forme, les d�fendeurs avancent de solides arguments pour �tayer leur th�se selon laquelle ils pouvaient comprendre, de bonne foi, que la facture de 65'900 US$ rev�tait un caract�re final. Comme ils le soulignent, la facture leur a �t� envoy�e entre ao�t 2000 et juin 2001 et le demandeur les a invit�s � la r�gler par une note manuscrite du 29 ao�t 2001. Les actions des d�fendeurs ayant �t� vendues le 18 mai 2000, apr�s avoir �t� transf�r�es de Russie en Suisse, l'envoi tant de la facture que de cette invitation est donc intervenu apr�s l'ex�cution compl�te du mandat. En outre, il ressort de son �nonc� m�me que ladite facture, couvrant la p�riode de mars 2000 � ao�t 2000, comprend toutes les d�marches effectu�es en vue du transfert des actions de la banque B.________, � Moscou, � H.________, � Zurich, puis de la vente des titres. Il en appert �galement que ces d�marches ont �t� le fait de G.________, qui agissait en qualit� d'auxiliaire ou de substitut du demandeur, via la soci�t� F.________ Inc., et en vertu d'une procuration que les d�fendeurs lui avaient donn�e � cette fin. A ce faisceau d'indices concordants, il faut toutefois opposer une autre circonstance, qui est de nature � infirmer la th�se des d�fendeurs. Il s'agit de la lettre, dat�e du 4 septembre 2000, dans laquelle G.________ invite ceux-ci � verser la somme de 500'000 US$ � titre de r�mun�ration des services rendus, en pr�cisant que ce montant correspond � 5% des valeurs transf�r�es. Il va de soi que, si les d�fendeurs ont re�u cette lettre apr�s avoir pris connaissance de la susdite facture, mais avant qu'ils aient pay� celle-ci, ils ne pouvaient plus consid�rer de bonne foi que les 65'900 US$ indiqu�s dans cette facture correspondaient � ce que le mandataire leur r�clamait pour solde de tout compte. Or, du propre aveu des d�fendeurs, pour qui la lettre pr�cit�e aurait �t� antidat�e, "il n'est pas �tabli si ce courrier est ant�rieur ou post�rieur � la facture de 65'900 US$" (recours en r�forme, p. 11, ch. 5). Les int�ress�s n'excluent donc pas que l'hypoth�se sus-indiqu�e, qui s'opposerait � leur interpr�tation de la facture litigieuse, ait pu se v�rifier en l'occurrence. C'�tait pourtant bien � eux qu'il e�t appartenu d'�tablir l'�l�ment de fait propre � �carter semblable hypoth�se, � savoir qu'ils avaient re�u cette facture apr�s la lettre dat�e du 4 septembre 2000. Quant au double argument qu'ils avancent en partant du texte m�me de ce courrier, il n'appara�t en rien d�terminant: d'abord, il n'importe que les 500'000 US$ soient formellement r�clam�s par F.________ Inc. et non par G.________, d�s lors qu'il ressort � l'�vidence des constatations de la cour cantonale que ce dernier a ex�cut� le mandat indiff�remment en personne ou par le truchement de cette soci�t�, de m�me que les d�fendeurs ont agi soit eux-m�mes soit par l'interm�diaire de W.________ SA. Ensuite, il est r�ducteur de pr�tendre que ledit montant a �t� r�clam� en compensation pour le manque � gagner r�sultant du refus de cette derni�re soci�t� de confier la gestion de ses avoirs � F.________ Inc., dans la mesure o� les d�fendeurs oublient de relever que, selon l'opinion du demandeur, une partie des honoraires aff�rents � cette gestion �tait destin�e � r�mun�rer les services rendus aux mandants, i.e. le transfert de leurs actions en Suisse.
Dans ces conditions, la Cour de c�ans �cartera la th�se des d�fendeurs quant � l'existence d'un accord de r�mun�ration portant sur la somme de 65'900 US$ ainsi que celle qui leur permettait de consid�rer que la facture correspondante r�mun�rait l'ensemble des d�marches effectu�es dans le cadre du mandat.
9.1 Les autres moyens soulev�s dans le recours en r�forme ont trait � la fixation, par la cour cantonale, de la r�mun�ration du demandeur � 200'000 US$.
A cet �gard, les d�fendeurs reprochent, tout d'abord, � la Chambre civile d'avoir viol� l'art. 394 al. 3 CO en estimant que les 65'900 US$ factur�s par le demandeur ne constituaient pas une r�mun�ration suffisante. Ils lui font grief de n'avoir pas tenu compte de deux crit�res essentiels, � savoir le temps consacr� � l'ex�cution du mandat et la dur�e du mandat, et d'en avoir pr�f�r� un autre - la valeur des int�r�ts en cause - alors que rien ne justifiait de le retenir dans la pr�sente esp�ce. De surcro�t, � les en croire, la cour cantonale aurait fait une application totalement erron�e de ce crit�re, �tant donn� les circonstances, qu'il s'agisse des difficult�s que comportait le mandat, de l'activit� d�ploy�e par le demandeur dans l'ex�cution de celui-ci ou encore du taux de r�mun�ration retenu par elle.
Dans ce contexte, les d�fendeurs font encore valoir que la Chambre civile a viol� l'art. 8 CC et le droit f�d�ral en retenant, sans �l�ment de preuve, les all�gations - contest�es - du demandeur, ainsi que des faits n'ayant pas �t� all�gu�s du tout ou pas �t� all�gu�s avec une pr�cision suffisante par lui en cours de proc�dure.
9.2 Lorsque les parties ne sont convenues ni du montant, ni du mode de calcul de la r�mun�ration, le mandataire a droit � une r�mun�ration usuelle. S'il n'existe ni r�gle l�gale ni usage en la mati�re, le juge doit fixer cette r�mun�ration suivant des principes g�n�raux, de mani�re � ce qu'elle corresponde aux services rendus et leur soit objectivement proportionn�e. Il tiendra compte pour cela de toutes les circonstances, notamment du genre et de la dur�e du mandat, du travail accompli, de l'importance et de la difficult� de l'affaire, des responsabilit�s en jeu ainsi que de la situation du mandataire, en particulier son genre d'activit�s (arr�t 4C.158/2001 du 15 octobre 2001, consid. 1b et les r�f�rences, publi� in SJ 2002 I p. 204).
Le fardeau de la preuve de l'ad�quation entre les services rendus et la r�mun�ration r�clam�e incombe au mandataire (Rolf H. Weber, Commentaire b�lois, n. 41 ad art. 394 CO). Celui-ci doit donc all�guer et, en cas de contestation, prouver les circonstances de fait pertinentes � cet �gard. C'est le droit f�d�ral qui d�termine si les faits, all�gu�s en la forme prescrite et en temps utile selon le droit de proc�dure cantonal applicable, sont suffisamment pr�cis pour que la partie adverse puisse les contester en connaissance de cause et, le cas �ch�ant, administrer la preuve du contraire et pour que le juge puisse statuer sur la pr�tention litigieuse, fond�e sur le droit f�d�ral (ATF 127 III 365 consid. 2b et les r�f�rences; au sujet de cette notion de charge de la motivation en fait, plus connue sous sa d�nomination allemande [Substanzierungspflicht], cf. parmi d'autres: Fabienne Hohl, Proc�dure civile, tome I, n. 795 ss). Aussi le droit f�d�ral est-il viol� lorsque l'autorit� cantonale admet � tort une demande dont la motivation en fait est insuffisante au regard de la norme de droit mat�riel f�d�ral invoqu�e (arr�t 4P.263/2003 du 1er avril 2004, consid. 3.2.1) ou si elle rejette une demande bien qu'elle soit suffisamment motiv�e en fait (arr�t 4C.28/2002 du 6 mai 2002, consid. 3.1). Par ailleurs et sur un plan plus g�n�ral, le droit f�d�ral est viol� si le juge tient pour exactes les all�gations non prouv�es d'une partie, nonobstant leur contestation par la partie adverse (ATF 130 III 591 consid. 5.4; 114 II 289 consid. 2a p. 291). Agir ainsi revient, en effet, � �luder l'art. 8 CC en tant qu'il r�git le fardeau de la preuve et les cons�quences d'une absence de preuve (cf. Bernard Corboz, Le recours en r�forme au Tribunal f�d�ral, in SJ 2000 II 1 ss, 41).
9.3 Force est d'admettre, avec les d�fendeurs, que la cour cantonale a m�connu ces principes dans la pr�sente esp�ce.
D'abord, elle n'a pas tenu compte des deux crit�res importants que sont le temps consacr� � l'ex�cution du mandat et la dur�e du mandat. Concernant le premier crit�re, les juges d'appel ne pouvaient d'ailleurs pas poser de constatations un tant soit peu pr�cises � son sujet, faute d'all�gations concr�tes du demandeur. Pour ce qui est du second crit�re, il ressort de l'arr�t attaqu� que les d�fendeurs ont d�livr� des procurations � G.________ le 18 avril 2000 et que les actions A.________ ont �t� vendues le 18 mai 2000. La dur�e du mandat n'a ainsi pas exc�d� un mois.
Ensuite, la Chambre civile souligne certes que le mandat confi� au demandeur comportait des difficult�s particuli�res que les d�fendeurs sous-estiment. Ces derniers r�torquent toutefois, avec raison, qu'il importe peu que tel ait �t� le cas, �tant donn� que le mandat a �t� ex�cut� par G.________, l'auxiliaire ou le substitut du mandataire, lequel leur a pr�sent�, pour ce travail, une facture d�taill�e, comportant 46'250 US$ d'honoraires, qu'ils ont r�gl�e. Quant � l'activit� propre du demandeur, la seule qui soit �tablie et qui ait �t� all�gu�e consiste � avoir pay� � la banque B.________, le 17 mai 2000, par l'interm�diaire de sa banque E.________, les frais de d�p�t des actions au moyen d'un montant de 98'000 US$ que les d�fendeurs lui avaient vers� la veille. Pour le surplus, comme les d�fendeurs le d�montrent notamment sous chiffres 18 � 20 de leur m�moire de recours ( p. 21 � 25), les constatations faites par les juges d'appel ne correspondent pas � des all�gations suffisamment pr�cises du demandeur, qu'il s'agisse des relations que ce dernier aurait fait intervenir pour l'ex�cution de sa mission, de la n�cessit� de convertir les actions libell�es en roubles en papiers-valeurs AIDAR, du fait que la perte de la licence de la banque B.________ avait compliqu� les op�rations ou encore des difficult�s particuli�res auxquelles le demandeur aurait �t� confront� en comparaison avec celles que J.________ avait pu rencontrer dans l'ex�cution d'une mission du m�me genre.
Pour ce qui est, enfin, du crit�re retenu pour la fixation de la r�mun�ration litigieuse, on peut s'�tonner que la cour cantonale ait fond� ses calculs sur les seuls int�r�ts financiers en cause, en tenant compte d'un certain pourcentage de la valeur des actions transf�r�es en Suisse. L'utilisation d'un tel crit�re appara�t, en effet, critiquable d�s lors que la personne qui s'�tait occup�e concr�tement de l'ex�cution du mandat, c'est-�-dire G.________, avait, elle, factur� ses services en fonction du temps qu'elle avait consacr� � cette mission et d'un tarif horaire. Quoi qu'il en soit, sur ce point aussi, la cour cantonale a fait fond sur un simple t�moignage en l'absence de toute all�gation correspondante. Il est, en effet, �tabli que le demandeur n'a jamais rien all�gu� au sujet de la mission confi�e par les d�fendeurs � l'avocat J.________. L'int�ress� l'admet du reste express�ment dans sa r�ponse au recours, en pr�cisant qu'il n'a fait entendre ce t�moin qu'en vue de d�montrer que les d�fendeurs auraient coutume de ne pas r�mun�rer r�guli�rement les services des diff�rentes personnes mandat�es par eux pour r�cup�rer leur h�ritage en Russie. La mani�re d'agir de la Chambre civile est d'autant plus contestable qu'elle prive les d�fendeurs de la possibilit� de faire valoir leurs arguments contre un fait non all�gu�, lequel fait a �t� retenu, de surcro�t, sur la base d'un t�moignage �manant d'une personne avec qui ils sont actuellement en proc�s.
Il appert de ces consid�rations que les juges d'appel ont viol� le droit f�d�ral en admettant partiellement une demande qui n'�tait pas suffisamment motiv�e en fait et en n'appliquant pas correctement les crit�res auxquels ob�it la fixation de la r�mun�ration des services du mandataire.
Partant, le recours doit �tre admis, l'arr�t d�f�r� annul� et la demande rejet�e dans sa totalit�. Il y a lieu, en outre, de renvoyer la cause aux juges pr�c�dents afin qu'ils statuent � nouveau sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale.
Le demandeur, qui succombe, devra payer l'�molument judiciaire (art. 156 al. 1 OJ) et verser des d�pens aux d�fendeurs (art. 159 al. 1 OJ).
Le recours du demandeur est irrecevable dans la mesure o� il n'est pas sans objet.
Le recours des d�fendeurs est admis, l'arr�t attaqu� est annul� et le demandeur est d�bout� de toutes ses conclusions.
Un �molument judiciaire de 14'000 fr. est mis � la charge du demandeur.
Le demandeur versera aux d�fendeurs, cr�anciers solidaires, une indemnit� de 16'000 fr. � titre de d�pens.