Source: https://fr.scribd.com/doc/24458364/POEL-Mod3-fr
Timestamp: 2019-06-16 23:15:13+00:00
Document Index: 80726790

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt\n', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

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Instruction Abandon
2-ARMEMENTDESECURITE
POEL_Mod6_fr
Guide Instructeur VHF
Manuel Crr
POEL_Mod7_fr
GuideSecuriteEvenementsNautiquesAquatiques
Q.C.M SECURITE.doc
1__SECURITE_MARITIME_CHAP_1.DOC
Manuel Moniteur activité aquatique
Assistance Maritime Au Maroc Par Najib CHERFAOUI
HYPOTHERMIE depnoy
Les_ports
Course Contents Certificat de sauvetage en embarcation légère
Toutes les activités nautiques nécessitant l’utilisation de bateaux de sauvetage doivent être menées dans le respect le plus strict des règles de sécurité. Le milieu marin constitue un environnement présentant des risques élevés tant pour les stagiaires que pour les instructeurs. Le Certificat de sauvetage en embarcation légère (CSEL) a été conçu pour répondre à un besoin de formation en matière de sauvetage sur l’eau mettant l’accent sur l’utilisation de bateaux. Tous les instructeurs du Certificat de sauvetage en embarcation légère doivent détenir un certificat valide de la Société canadienne de sauvetage de niveau bronze ou de niveau supérieur.
2. Conditions préalables pour les stagiaires
Les pré-requis pour ce cours sont indiqués dans les Normes de Qualifications du POEL (A-CR-050-
SC0/PC-001).
3. Objectif de la formation pour le CSEL
La formation entourant le Certificat de sauvetage en embarcation légère vise à permettre aux conducteurs de canots de sauvetage de répondre aux situations d’urgence sur l’eau à l’aide de leur embarcation. Le programme de CSEL n’accorde pas de priorité aux compétences en matière de natation puisque tous les conducteurs sont formés pour mener, dans la mesure du possible, les opérations de sauvetage à partir de leur embarcation.
4. Répartition de la formation
La formation est divisée en quatre sections pour un total de 1010 minutes ou environ 21 périodes de 50 minutes. La formation est divisée comme suit:
Section 1 – 190 minutes
Section 2 – 230 minutes
Section 3 – 360 minutes
Section 4 – 230 minutes
Pour la formation à terre, le rapport instructeur/stagiaires doit être de 1 pour 10.
Pour la formation sur l’eau, le rapport instructeur/stagiaires doit être de 1 pour 5.
Module 3 - Introduction
5. Renseignements sur les examens
Évaluations sur l’eau
L’évaluation s’effectue sur une série de scénarios concrets. Les stagiaires doivent réussir tous les scénarios obligatoires avant de pouvoir obtenir un Certificat de sauvetage en embarcation légère. Les examens ne doivent jamais comporter un contact direct entre un bateau à moteur et une victime réelle. L’utilisation d’un V.F.I. ou de tout autre dispositif adéquat est recommandé pour simuler la victime. Un stagiaire qui conduit un bateau doit, en tout temps être accompagné par un instructeur accrédité du programme CSEL.
Le contrôle des connaissances est effectué à l’aide d’un examen écrit de 30 questions à choix multiples ou auxquelles on doit répondre par vrai ou faux. Il doit être administré par un instructeur accrédité du programme CSEL après révision de la théorie. La note de passage est de 75 % ou 22,5 sur 30.
6. Équipement requis – évaluation sur l’eau
Dans la mesure du possible, on doit disposer de canots, d’embarcations à voiles et de bateaux à
moteur pour la formation. Bouées repères munies d’ancres.
Accessoires (V.F.I., gaffe, pagaies, ligne d’attrape, etc.)
7. Matériel didactique – en classe
Marqueurs de couleur (au moins 6 couleurs différentes)
Section 1 – Revue des mesures de premiers soins
Leçon 1.1 – Prise en charge d’une situation d’urgence
1. Principe des premiers soins
Maintenir la victime en vie.
Empêcher les blessures de s’aggraver.
Favoriser le rétablissement de la victime.
2. Examen de la situation
Prendre la situation en main, évaluer les dangers et rendre les lieux sûrs.
Évaluer le nombre de victimes et déterminer ce qui est arrivé.
Évaluer les réactions de la victime (ou des victimes).
En cas de danger, de blessures évidentes ou d’absence de réaction de la victime,
DEMANDER DE L’AIDE. Une fois que la victime est dans le bateau de sauvetage ou sur le quai, s’identifier en tant que secouriste et offrir son aide.
3. Examen primaire
Dans la mesure du possible, effectuer l’examen primaire de la victime dans la position où celle-ci a été trouvée.
a. La victime réagit
Voies respiratoires (Point A) – comme la victime réagit, les voies respiratoires sont
libres. Respiration (Point B) – vérifier le rythme et la qualité de la respiration.
Circulation (Point C) – vérifier la température et l’état de la peau.
Vérifier rapidement s’il y a des hémorragies externes graves ou d’autres blessures.
Prendre les mesures de premiers soins appropriés en cas d’état de choc :
rassurer souvent la victime;
desserrer les vêtements trop serrés;
couvrir la victime pour maintenir sa température corporelle;
placer la victime dans la meilleure position compte tenu de sa blessure ou de son affection.
Module 3 – Document de référence
Prendre soin de la victime jusqu’à l’arrivée des secours médicaux :
surveiller l’état de la victime et noter tout changement;
ne rien administrer par la bouche;
protéger les effets personnels de la victime;
ne pas quitter la victime;
confier la victime au personnel médical de secours et donner un compte rendu de l’accident en mentionnant l’état de la victime et les premiers soins qui lui ont été administrés.
b. La victime ne réagit pas
Voies respiratoires – dégager les voies respiratoires en penchant la tête en arrière et
en soulevant le menton, s’il n’y a pas apparence de blessures au cou ou à la colonne vertébrale, ou en déplaçant la mâchoire inférieure en avant, si de telles blessures sont à craindre. Respiration – observer, écouter et sentir les signes de la respiration pendant
10 secondes au plus.
Si la victime respire :
Continuer l’examen primaire.
Commencer la respiration artificielle immédiatement.
4. Recours au personnel de secours médical d’urgence (PSMU)
Si la situation est dangereuse, si des blessures graves sont à craindre ou si la victime
ne réagit pas, on doit demander du secours médical. Si l’on se trouve seul en présence d’une victime inconsciente et qu’il y a un téléphone à proximité, placer la victime dans la position latérale de sécurité avant de la quitter pour
aller téléphoner. Dans la mesure du possible, envoyer une autre personne téléphoner. S’assurer que cette personne sait comment appeler une ambulance (en composant le 911 dans la plupart des régions), qu’elle raconte ce qui est arrivé et à quel endroit, qu’elle mentionne le nombre de victimes et qu’elle précise si les victimes sont conscientes ou non. La personne doit également demander dans combien de temps l’ambulance sera sur les lieux et revenir faire un compte rendu de son intervention.
5. Respiration artificielle (RA)
Libérer les voies respiratoires en penchant la tête en arrière et en soulevant le menton
(ou en déplaçant la mâchoire inférieure en avant si des blessures à la colonne vertébrale sont à craindre)
Placer la joue près de la bouche de la victime, OBSERVER le mouvement de sa poitrine, ÉCOUTER le bruit de sa respiration et essayer de SENTIR le souffle de sa respiration avec la joue. EFFECTUER CETTE VÉRIFICATION PENDANT
S’il n’y a aucun signe de respiration,
pincer les narines de la victime, faire le bouche à bouche et donner 2 insufflations
lentes (en observant le soulèvement et l’affaissement de la poitrine); vérifier le pouls carotidien pendant 10 secondes;
si le pouls est perceptible, effectuer une insufflation toutes les 5 secondes pendant environ une minute.
Si le pouls n’est pas perceptible, commencer immédiatement la RCR
Vérifier le pouls à nouveau à des intervalles de quelques minutes.
(Si la victime vomit, la tourner sur le côté vers soi, lui nettoyer la bouche, puis la remettre de nouveau sur le dos. Vérifier la respiration et le pouls avant de recommencer la RA.)
Continuer à donner la RA jusqu’à ce que les secours médicaux arrivent, qu’un autre secouriste prenne la relève, que la victime commence à respirer d’elle-même ou qu’on soit trop fatigué pour continuer.
(Si la respiration est rétablie, poursuivre l’examen primaire.)
Leçon 1.2 – Traitement d’une victime
1. Réanimation cardio-respiratoire Si le pouls de la victime n’est pas perceptible, il faut procéder immédiatement à une RCR.
S’agenouiller à côté de la victime, face à sa poitrine.
Repérer le point approprié pour effectuer les compressions thoraciques.
Effectuer des cycles de 15 compressions et de 2 insufflations pendant environ 1 minute.
(Compter à voix haute afin de faciliter le maintien d’un rythme régulier)
Après chaque série de 15 compressions, dégager les voies respiratoires, pincer le nez
et effectuer 2 insufflations. Après 4 cycles de 15 compressions et de 2 insufflations (environ une minute), vérifier
de nouveau s’il y a des signes de respiration et de circulation. S’il n’y a aucun signe de respiration et de circulation, poursuivre la RCR et vérifier de nouveau à des intervalles de quelques minutes.
Une fois qu’on a commencé la RCR, on doit continuer jusqu’à ce que les secours médicaux arrivent, qu’un autre secouriste prenne la relève, qu’on décèle des signes de retour de la circulation ou qu’on soit trop fatigué pour continuer.
Le meilleur remède contre l’hypothermie est la PRÉVENTION.
L’hypothermie est un abaissement de la température du corps en dessous de 35 o C. Lorsque celle-ci survient en eau froide, il s’agit d’hypothermie par immersion. Les effets peuvent se faire sentir rapidement, par exemple lors d’une chute accidentelle en eau froide ou lentement dans le cas d’une personne qui se baigne trop longtemps dans un lac.
a. Signes de l’hypothermie
Une personne en état d’hypothermie peut présenter les symptômes suivants par ordre de gravité croissante :
i. Hypothermie légère
respiration et pouls normaux
tremblements et difficulté d’élocution
la personne est consciente mais recluse
ii. Hypothermie moyenne
pouls lent et faible
respiration lente et peu profonde
tremblements violents et perte de coordination musculaire
la personne est confuse, somnolente et irrationnelle
iii. Hypothermie grave
pouls lent, irrégulier ou absent
les tremblements cessent
b. Premiers soins à administrer en cas d’hypothermie
manipuler la victime avec soin en la bougeant le moins possible;
sortir la victime du milieu froid (p. ex. de l’eau) et la mettre à l’abri du vent;
lui enlever ses vêtements mouillés et l’envelopper dans des couvertures;
lui donner des boissons chaudes et sucrées SI ELLE EST PLEINEMENT
CONSCIENTE; surveiller sa respiration et son pouls et être prêt à donner les premiers soins;
appeler les secours médicaux.
Hypothermie par immersion
(causée par une immersion dans l’eau froide)
Pendant que la victime est encore dans l’eau, ne pas lui enlever ses vêtements et lui dire de bouger le moins possible (les vêtements aident à conserver la chaleur et le fait
de bouger entraîne une perte de chaleur). Faire adopter la position fœtale à la victime lorsqu’on la sort de l’eau et la manipuler avec soin en la maintenant en position horizontale si possible.
Administrer les premiers soins appropriés en cas d’hypothermie.
Choses à ne pas faire en cas d’hypothermie
Ne pas donner d’alcool, de café ou d’autres boissons contenant de la caféine à la
Dans le cas d’une victime inconsciente pouvant souffrir d’hypothermie, ne pas vérifier le
victime, ni lui permettre de fumer (afin d’éviter une plus grande perte de chaleur et une perturbation du rythme cardiaque). Ne pas frictionner la victime pour tenter d’améliorer la circulation (le frictionnement
aurait pour effet de faire circuler le sang froid vers le centre du corps et aggraverait le refroidissement).
pouls pendant seulement 10 secondes (le cœur peut battre très faiblement, de sorte qu’il faut continuer à vérifier le pouls pendant une minute ou deux). Ne pas commencer la RCR si le pouls est perceptible – même s’il est très faible – ou si la RCR ne peut pas être poursuivie jusqu’à ce que la victime soit confiée aux secours médicaux.
3. État de choc
L’état de choc résulte d’une circulation inadéquate qui entraîne un manque d’oxygène dans les tissus du corps, au cerveau et aux autres organes vitaux. L’état de choc peut accompagner toute blessure ou affection.
a. Symptômes de l’état de choc
peau pâle, froide et moite;
niveau de conscience réduit;
respiration peu profonde et irrégulière;
pouls faible et rapide.
b. Premiers soins en cas d’état de choc
administrer rapidement et efficacement les premiers soins appropriés pour la blessure
ou l’affection en cause; rassurer souvent la victime;
desserrer les vêtements trop serrés à la hauteur du cou, de la poitrine et de la taille;
placer la victime dans la meilleure position compte tenu de son état;
vérifier les points ABC et noter tout changement.
4. Malaises causés par la chaleur
Les crampes de chaleur, l’épuisement par la chaleur et les coups de chaleur sont attribuables aux facteurs suivants :
incapacité du corps à maintenir une température normale de 37 o C;
exposition prolongée à la chaleur;
surexposition au soleil;
manque de liquides pour remplacer les liquides organiques;
exercices violents ou travail intense dans un milieu chaud.
exposer graduellement le corps au milieu chaud;
protéger la tête des rayons directs du soleil;
boire suffisamment de liquide pour compenser les pertes provoquées par la
transpiration; éviter de travailler ou de faire des exercices dans un milieu chaud pendant de longues périodes.
b. Crampes de chaleur
Les crampes de chaleur sont des spasmes musculaires douloureux – le plus souvent aux jambes et à l’abdomen – causés par une perte excessive de sel et d’eau par transpiration. Cette affection est sans gravité si elle est traitée adéquatement.
placer la victime au repos dans un endroit frais;
lui faire boire de l’eau – autant qu’elle peut;
Appeler les secours médicaux si les douleurs musculaires persistent.
c. Épuisement par la chaleur
Malaise plus grave que les crampes de chaleur, l’épuisement par la chaleur peut se produire lorsque qu’une transpiration excessive entraîne une perte de liquides organiques et que le corps ne peut plus se refroidir par transpiration dans un milieu chaud et humide. La victime peut présenter des signes d’état de choc et de transpiration excessive.
Traitement - Si la victime est consciente :
la placer dans un endroit frais;
traiter l’état de choc;
lui faire boire beaucoup d’eau;
si la victime vomit, ne rien lui donner par la bouche, s’assurer que les voies respiratoires sont dégagées et appeler les secours médicaux immédiatement.
ii. Traitement - Si la victime est inconsciente :
appeler les secours médicaux immédiatement;
placer la victime dans la position latérale de sécurité;
vérifier les points ABC et prendre les mesures de premiers soins requises pour lui
sauver la vie; confier la victime aux secours médicaux.
d. Coups de chaleur
On distingue les coups de chaleur classiques, qui sont causés par une élévation de la température du corps, et les coups de chaleur à l’effort résultant d’une activité physique intense dans un milieu où la température est élevée. Les deux types de coups de chaleur mettent la vie de la victime en danger.
i. Traitement
Faire immédiatement appel aux secours médicaux.
Abaisser rapidement la température du corps de la victime en lui retirant ses vêtements
et en l’immergeant dans un bain d’eau fraîche, en lui passant de l’eau fraîche sur le corps avec une éponge, en lui plaçant des poches de glace dans la région des aisselles, du cou et de l’aine, en la couvrant de draps humides ou en la plaçant dans un courant d’air frais produit par un ventilateur. Si la victime est inconsciente, la placer dans la position latérale de sécurité, et si elle est consciente, dans la position du sujet en état de choc.
Blessures aux os, aux articulations et aux tissus mous.
Une fracture est une cassure ou une fêlure d’un os. Elle peut être fermée si la peau est
intacte, ou ouverte lorsque la peau est déchirée et que l’os fait ou non saillie à l’extérieur. Toutes les fractures doivent faire l’objet d’un traitement médical. Une entorse est une élongation ou un arrachement complet ou partiel des ligaments
autour d’une articulation. Une luxation est une perte de contact entre deux surfaces articulaires résultant du déplacement de l’extrémité d’un ou de plusieurs os.
b. Premiers soins en cas de blessures aux os et aux articulations
But : Empêcher l’aggravation des blessures et réduire la douleur.
Traiter la blessure sur le lieu de l’accident si possible.
Réduire le saignement si la blessure est ouverte.
Si on peut obtenir des secours médicaux rapidement, stabiliser et soutenir la
partie blessée dans la position la plus confortable pour la victime. S’il faut déplacer la victime, immobiliser la fracture.
Appliquer de la glace sur les fractures fermées afin de réduire la douleur et l’enflure
(appliquer pendant 15 minutes et retirer pendant 15 minutes). Appliquer une faible pression/compression à l’aide d’un bandage afin de réduire
l’enflure consécutive à une entorse. Soulever la partie blessée si possible.
Surveiller attentivement la victime pour détecter tout changement dans son état.
Traiter l’état de choc.
6. Soins à apporter aux plaies
Une plaie est une lésion des tissus mous du corps qui peut être soit :
ouverte – lésion de la couche extérieure de la peau donnant lieu à un saignement et permettant l’entrée des germes qui causent l’infection, soit
fermée – aucune lésion de la couche externe de la peau, pas de saignement à l’extérieur et peu de risque d’infection. La lésion affecte les tissus mous sous la peau, comme dans le cas d’une ecchymose par exemple.
b. Premiers soins pour les hémorragies graves But : arrêter l’hémorragie et prévenir la contamination et l’infection. Exercer une pression directement sur la partie qui saigne. Élever la partie blessée. Placer la victime dans une position de repos et traiter l’état de choc.
c. Premiers soins pour les plaies ne mettant pas la vie de la victime en danger
Nettoyer la plaie et son pourtour.
Appliquer un pansement pour prévenir la contamination.
Leçon 1.3 – Questionnaire dichotomique
Leçon 1.4 – Scénario concret
Section 2 – Compétence des opérateurs d’embarcations de sauvetage
Leçon 2.1 – Connaissances à quai
1. Revoir la liste de contrôle avant le départ
a. Bulletin météorologique
b. Fournir un plan de route
c. Vérification de l’embarcation
2. Procédures de démarrage
• Mettre le moteur de l’embarcation au neutre pour le démarrage. • Remplir la poire de la conduite d’essence. • Activer l’étrangleur de démarrage. • Tourner la clé ou tirer sur la corde de lancement.
3. Vérification de l’équipement
• Tout l’équipement requis par les lois fédérales est à bord et arrimé. • Amarres de poupe et de proue. • Gaffe. • Deux couvertures de laine (scellées dans des contenants étanches). • Deux couvertures thermiques. • Écope manuelle supplémentaire. • Remorque de longueur appropriée. • Deux VFI supplémentaires. • Trousse de premiers soins (complète, dans un contenant étanche). • Trousse d’outils et pièces de rechange. • Téléphone cellulaire (avec piles supplémentaires). • Clé de rechange et coupe-circuit arrimés à l’embarcation. • Radio VHF (vérification effectuée et piles chargées).
4. Responsabilités d’un patron d’embarcation
Le patron d’embarcation est maître à bord. Il est l’ultime responsable de la sécurité et des dommages causés par l’embarcation ainsi que des actions de ses occupants. Le patron d’embarcation applique les règles suivantes dans l’embarcation.
Agir en conducteur responsable.
Suivre les règles et le code de navigation.
S’assurer que tous les occupants portent un VFI approprié.
Adopter une vitesse de croisière raisonnable et adaptée à la situation et l’emplacement.
5. Caractéristiques d’une bonne embarcation de sauvetage
• Taille suffisante pour transporter un opérateur, un assistant et plusieurs victimes. • Faible tirant d’eau. • Direction à distance (volant). • Puissance suffisante pour naviguer à contre-courant pendant le remorquage. • Dispositif pour faciliter l’embarquement si le franc-bord dépasse 0,5 mètre.
6. Amarrage au quai
• Bien fermer toutes les écoutilles et les points d’entrée de l’embarcation. • Débarquer tout l’équipement non arrimé. • Amarrer l’embarcation au quai avec une chaîne ou un câble. • Laisser du mou pour les changements de marées. • Aligner et arrimer correctement toutes les défenses. • Prévoir les changements de pression et de température dans les contenants hermétiques. • Couvrir les zones pouvant être affectées par la pluie.
• Débarquer tous déchets et nettoyer l’embarcation.
Leçon 2.2 – Opérations pratiques
1. Types de remorquages
a. En couple
Cette méthode procure les meilleurs résultats en eau calme et est recommandée
sur de courtes distances. L’embarcation en remorque est placée sur le flanc du remorqueur, le tableau
arrière légèrement sur l’avant Les passagers de l’embarcation en remorque se tiennent au plat-bord du
remorqueur L’embarcation en remorque oriente son gouvernail vers le remorqueur afin que
celui-ci puisse diriger les deux embarcations. Le conducteur du remorqueur doit faire route à basse vitesse et veiller à ce que personne ne se coince les doigts entre les deux embarcations.
i. Variante – remorquage multiple Cette méthode peut être utilisée pour remorquer deux embarcations à la fois en les plaçant de chaque côté du remorqueur. Le tableau arrière des embarcations remorquées doit être légèrement sur l’avant du remorqueur. Le remorquage multiple est plus complexe parce que chacune des embarcations remorquée doit suivre le même cap que le remorqueur. Une communication continuelle entre les trois embarcations permettra d’assurer une plus grande sécurité durant le remorquage. Le conducteur du remorqueur doit diriger les embarcations en remorque avant de procéder à un changement de cap.
b. Remorquage en patte d’oie
Cette méthode est utilisée sur de longues distances et lorsque le plan d’eau est
houleux. La patte d’oie est constituée de deux cordages. La bride et la remorque.
L’installation peut prendre un peu plus de temps si la bride n’est pas arrimée au
préalable. La bride permet d’équilibrer la charge de remorquage sur chaque côté du
remorqueur. Par conséquent, les embarcations peuvent faire route à plus haute vitesse. La bride est un cordage d’environ une fois et demi la largeur du remorqueur dont
les extrémités sont arrimées aux anneaux de chaque côté du tableau arrière. Une second cordage, la remorque, s’attache à la bride au moyen d’un nœud de
chaise. La remorque est ensuite arrimée le plus bas possible à une partie renforcée de l’embarcation remorquée.
Le conducteur du remorqueur reçoit les messages gestuels transmis par les
occupants de l’embarcation remorquée par le biais d’une vigie. C’est la personne chargée de surveiller l’embarcation en remorque. L’embarcation en remorque peut faciliter le remorquage en maintenant le cap sur
la poupe du remorqueur. Cette méthode de remorquage ne permet pas d’ajuster facilement la longueur de
la remorque. C’est pourquoi, en cas de mauvais temps, il importe d’utiliser une très longue remorque par mesure de précaution. Veiller à ce que l’embarcation remorquée ne dépasse pas le remorqueur lorsque le plan d’eau est houleux.
i. Variante :
Ce type de remorquage peut être utilisé pour plusieurs
embarcations à la fois à l’aide d’une même remorque ou de plusieurs remorques. Dans le premier cas, les amarres des embarcations remorquées
sont arrimées de part et d’autre de la remorque au moyen d’un nœud de fouet. Dans le second cas, la remorque est attachée à l’amarre de la
première embarcation par un nœud d’écoute simple ou arrimée à un point d’attache solide. Les autres embarcations s’arriment ensuite les une derrière les
autres au tableau de l’embarcation qui se situe devant elles. Cette « chaîne d’embarcations » est la forme la plus courante de remorquage en patte d’oie.
c. Remorquage par la hanche
Cette méthode s’utilise sur une moyenne distance et est particulièrement efficace
Veiller à ce que l’embarcation en remorque ne dépasse pas le remorqueur.
lorsque le conducteur de l’embarcation remorquée est en mesure de maintenir le cap. Une remorque est fixée à un anneau sur le tableau du remorqueur.
Il n’est pas recommandé d’apporter des modifications à ce type de remorquage.
2. Conseils sur le remorquage
Ajuster la longueur des remorques de façon que l’embarcation remorquée et le
remorqueur arrivent en même temps aux crêtes de vagues. Au début du remorquage, demander à quelqu’un de surveiller la remorque pour
éviter qu’elle ne s’enroule autour du moteur et de l’hélice. Tous les occupants doivent être assis et répartis de manière à équilibrer
l’embarcation. Si c’est possible, maintenir le cap de l’embarcation remorquée vers les points d’attache de la remorque sur le remorqueur.
Remorquer à vitesse sécuritaire en accélérant graduellement de sorte que
l’embarcation remorquée s’adapte à la vitesse. Demander à quelqu’un à bord du remorqueur de s’assurer que l’embarcation
remorquée ne rencontre pas de difficulté. Veiller à ce que le point d’attache de l’embarcation remorquée soit aussi bas que
possible et arrimé à une partie renforcée de l’embarcation. Les deux embarcations perdront en manœuvrabilité.
Les grosses embarcations remorquées peuvent réduire passablement la
manœuvrabilité du remorqueur. La distance d’arrêt est plus grande lors d’un remorquage.
b. Remorquage d’une embarcation à voile
La marche à suivre ci-dessus s’applique également aux embarcations à voile.
La dérive centrale doit être descendue à moitié. Les voiles doivent être abaissées si on ne remorque pas dans le vent.
c. Remorquage d’un canot
Les remorques utilisées sont longues.
En amont, la remorque doit être installée en patte d’oie et se fixer sur la pointe
du canot. La remorque doit s’enrouler autour de la pointe du canot. Elle est maintenue en
place par un nœud de chaise placé sous la coque. De cette manière, la pointe est plus élevée durant le remorquage et la remorque risque moins de céder sous l’effet du courant. Cette méthode est préconisée au chapitre huit du « Basic Canoe Instructor Reference Manual » de l’URSC (Pacifique).
3. Manœuvre des embarcations
a. Distance d’arrêt
Définition – Distance requise pour qu’une embarcation n’ait plus d’erre après que les gaz aient été coupés. La distance d’arrêt est fonction de la taille et du poids de l’embarcation et est donc différente pour chaque embarcation.
La méthode préconisée par l’Association Canadienne de Yachting pour déterminer la distance d’arrêt d’une embarcation est la suivante :
Naviguer à vitesse moyenne suivant un cap constant
Passer subitement au mode ralenti
Embrayer ensuite au point mort
La distance que parcourra l’embarcation avant de s’immobiliser complètement est la distance d’arrêt.
Une variante peut être apportée à cette manœuvre en suivant les deux premières étapes, puis en embrayant en marche arrière à l’étape trois.
b. Accostage/appareillage
Préparer les défenses et les amarres avant d’arriver le long du quai.
S’approcher à basse vitesse suivant un angle de 45°.
Placer l’embarcation en parallèle avec le quai lorsque la proue est à une distance
de 2 ou 3 pieds. Embrayer le moteur en marche arrière pour amener la poupe vers le quai.
Effet de brouette.
Point de pivotement arrière.
S’éloigner du quai en marche avant ou en marche arrière.
Il est habituellement plus facile de manœuvrer l’embarcation en marche arrière pour quitter le quai.
c. Virages en huit
Les virages en huit sont une bonne manière de développer les aptitudes à
manœuvrer une embarcation à moteur dans différentes situations. Ils permettent également de mieux comprendre la notion de cercle minimal de virage et comment celui-ci affecte les manœuvres sur l’eau. Afin de permettre aux stagiaires de développer leurs aptitudes à effectuer des virages en huit, installer un parcours sur l’eau constitué de deux bouées à une distance raisonnable. Demander ensuite aux stagiaires de circuler entre les bouées en effectuant des virages en huit. Pour simuler différentes situations de sauvetage, modifier la distance entre les bouées ou leur orientation par rapport au vent ou aux vagues.
d. Conduite en marche arrière
Il faut toujours regarder vers l’arrière chaque fois que les moteurs sont en
marche arrière ou que l’embarcation a de l’erre vers l’arrière. L'eau peut monter sur le tableau si la vitesse en marche arrière est trop grande.
Les caractéristiques de manœuvre de l’embarcation seront différentes que l’on
avance ou que l’on recule du fait de la conception de l’hélice et de la forme de la coque. Cela affectera la capacité à arrêter en cas d’urgence. La poupe se dirigera dans la direction où sont orientés les moteurs.
Section 3 – Opérations de sauvetage en milieu nautique
Leçon 3.1 – Connaissances des procédures
1. Reconnaissance du type de victime
Les personnes en danger de noyade peuvent être classées en deux catégories : les nageurs en détresse et les victimes en train de se noyer.
1. Caractéristiques d’un nageur en détresse (débutant, épuisé, blessé)
Position du corps près de la verticale.
Avance peu.
Détresse évidente sur le visage.
Respire, est donc en mesure d’appeler ou de faire des gestes pour avoir de l’aide.
Si blessé, peut tenir la partie du corps qui lui fait mal.
Fait face à un point qu’il considère « sécuritaire » (plage, embarcation, quai).
Victime en train de se noyer (inconsciente, ne sait pas nager)
Probablement en position verticale dans l’eau, n’utilise pas ses jambes pour se
propulser. Expression de peur et de panique sur le visage.
Peut sembler être en train de jouer dans l’eau (à cause du mouvement des bras).
Ne peut appeler à l’aide (a besoin de tout l’air qu’elle respire pour demeurer en vie).
Ne peut contrôler sa réaction de lutte.
Peut ne pas tenir compte des instructions du sauveteur.
Représente un danger pour le sauveteur, car elle s’agrippera à lui dans le but de se
sauver. Peut ne pas bouger du tout.
Peut ne pas être visible (parce que submergée).
2. Méthode de l’échelle
La méthode de l’échelle indique les options qu’a le sauveteur (en ordre de niveau de risque) pour aider une personne à l’eau. Il faut toujours choisir la méthode qui présente le moins de danger. On monte un barreau de l’échelle (donc on augmente le risque) seulement dans les cas suivants.
On possède les connaissances, le jugement, l’habileté et la condition physique pour
prendre un plus grand risque. L’état de la victime empire de façon significative.
Des accessoires appropriés pour le sauvetage sont disponibles.
Les conditions environnementales changent.
1. Sauvetage par la voix
À partir d’un emplacement sec et sécuritaire, donner des encouragements verbaux
avec des instructions claires, simples et positives. En position accroupie, dire à la victime : « Regarde-moi, garde la tête en l’air, bats
des pieds, attrape le bord ». Le contact visuel et les encouragements peuvent entraîner des résultats immédiats chez une victime peu éloignée sans mettre le sauveteur en danger.
2. Sauvetage avec un accessoire tendu
Si un accessoire adéquat est à la portée du sauveteur, l’étendre vers la victime pour la haler vers un lieu sécuritaire.
Si la victime est assez proche, une serviette peut convenir. Pour les victimes plus éloignées, un poteau ou une branche peut fonctionner également. On peut même couvrir une plus grande distance en attachant une corde à un accessoire flottant. Les accessoires flottants sont habituellement plus adéquats parce qu’ils supportent la victime hors de l’eau. Cela signifie que la victime n’a pas à se redresser et à tirer. Garder son centre de gravité aussi bas que possible. Se retenir à quelque chose de solide à l’aide de sa main libre pour éviter d’être entraîné dans l’eau.
3. Sauvetage avec un accessoire lancé
Si la victime est à faible distance et qu’un accessoire adéquat est disponible, lancer
cet accessoire pour que la victime l’attrape pour se soutenir. Faire bien attention de ne pas atteindre la victime avec l’accessoire.
Encourager verbalement la victime et la diriger vers un lieu sécuritaire.
Se rappeler que le vent et les vagues diminuent la justesse du lancer.
4. Sauvetage à gué
Lorsque la victime est hors de portée, marcher dans l’eau avec un accessoire
adéquat et tendre celui-ci à la victime. Réduire le risque au maximum en gardant ses pieds sur le fond solide en tout temps
ou en se retenant à quelque chose de solide de sa main libre. Si plusieurs sauveteurs sont sur place, ceux-ci peuvent former une chaîne humaine en se tenant les poignets. Le sauveteur le plus près de la victime s’étire et l’encourage. Un autre sauveteur dirige les autres et guide la chaîne jusqu’à la plage.
5. Sauvetage en embarcation
Essayer de diriger l’embarcation pour approcher la victime sous le vent. Cela réduit
les risques que l’embarcation soit poussée sur la victime et la blesse. Mettre en œuvre les principes de la méthode de l’échelle à partir de l’embarcation,
de la même manière qu’à terre. Commencer par parler à la victime, puis lui lancer un accessoire. Si la victime a besoin de plus d’aide, tirer sur l’accessoire pour ramener la victime à bord ou lui tendre une rame ou une amarre. Lorsque la victime tient fermement l’accessoire, retourner à quai en remorquant la
victime ou la faire monter à bord, selon ce qui est le plus approprié. La décision est fonction de l’état et de la taille de la victime, de la stabilité de l’embarcation, de la distance à parcourir, de la température de l’eau, des habiletés de conduite du pilote et du nombre de sauveteurs. EAUX LIBRES + PETITE EMBARCATION = DANGER ACCRU.
6. Sauvetage à la nage
Entrer dans l’eau avec un accessoire flottant et nager jusqu’à la victime.
Minimiser le risque personnel en poussant l’accessoire vers la victime, en position
d’attente. Éviter même tout contact indirect avec la victime. Reculer en position d’attente, garder le contact visuel et encourager la victime jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.
7. Sauvetage par remorquage
Si le sauvetage à la nage a été essayé mais que la victime ne peut se rendre d’elle- même en lieu sûr seulement en tenant un accessoire, tirer sur l’autre extrémité de l’accessoire et « remorquer » la victime jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité.
8. Sauvetage par transport
Lorsque la victime ne peut pas se tenir à un accessoire et se faire remorquer ou
lorsqu’elle est inconsciente. Le contact direct avec les victimes ne doit avoir lieu qu’en dernier recours, après l’essai et l’échec de toutes les autres options de l’échelle Ne tenter ce type de sauvetage que si l’on a suivi la formation et que si l’on possède
la forme physique pour le faire. Parler à la victime tout au long du sauvetage pour la calmer et la rassurer autant que
possible. Expliquer à la victime ce qui est fait et ce qui sera fait. Garder le contact visuel avec la victime au moment de l’approche et bien l’observer
en tout temps. Autant que possible, arriver à la victime par l’arrière (plus sécuritaire). Agir rapidement et prendre la maîtrise totale de la victime.
3. Étapes du sauvetage dans l’eau
Ces étapes ont été développées par la Société de Sauvetage afin de servir comme outil pour aider les sauveteurs à approcher une situation d’urgence de façon systématique et contrôlée.
a. Reconnaissance – Le sauveteur identifie une situation d’urgence basé sur le type de victime et les conditions environnementales.
b. Détermination – Le sauveteur détermine le risque du sauvetage, les dangers présents, le matériel de sauvetage à portée de main et décide du matériel à utiliser et des méthodes d’approche et d’entrée dans l’eau.
c. Action – Le sauveteur met son plan en action et le met en œuvre de la manière la plus sécuritaire et efficace afin que la victime ne soit plus en danger.
d. Suivi – Une fois la victime éloignée du danger, le sauveteur évalue l’état de la victime et commence les premiers soins appropriés. Les Services Médicaux d’Urgences sont appelés, si nécessaire.
e. Évaluation – Le sauveteur détermine si le sauvetage a été mis en œuvre de manière efficace et décèle toute amélioration pouvant être mis en place, par
rapport à la méthode de sauvetage. Il détermine la cause de l’incident et met en œuvre les mesures de prévention nécessaires.
4. Liste de vérification pour les sauveteurs
Cette liste est un outil développé par la Société Canadienne de Sauvetage pour aider les sauveteurs à prendre des décisions appropriées lorsqu’il met son plan de sauvetage en action.
a. Accessoires – Le sauveteur doit toujours avoir un accessoire pour l’aider lorsqu’il entre dans l’eau afin de réduire le risque. Les accessoires flottants sont préférables, mais n’importe quel accessoire adéquat convient. Choisir des accessoires portables de taille appropriée.
b. Entrée dans l’eau – La manière d’entrer dans l’eau change selon la profondeur de l’eau ainsi et selon l’emplacement et l’état de la victime. Elle change également selon la connaissance qu’a le sauveteur du fond de l’eau et des accessoires disponibles.
c. Approche – Si la victime peut entendre le sauveteur, crier des encouragements. Si le sauveteur doit nager, utiliser un style de nage où la tête est relevée pour maintenir le contact visuel et verbal avec la victime.
d. Retourner, préparer, réévaluer – Lorsque le sauveteur arrive à deux ou trois mètres de la victime, il doit se retourner et se mettre en position d’attente (avec un pied sorti de l’eau). Pousser l’accessoire vers la victime avec le pied qui est sorti de l’eau et parler à la victime pendant la réévaluation de la situation.
e. Parler, remorquer ou transporter – À partir de la position d’attente, déterminer si la victime peut se mettre elle-même en sécurité en se servant de l’accessoire flottant et avec des encouragements. Si c’est impossible, intervenir et utiliser la méthode du remorquage ou du transport. Choisir la méthode la plus sécuritaire selon l’état de la victime et les conditions environnementales. N’entrer en contact avec la victime que si elle ne peut tenir l’accessoire ou si elle est inconsciente.
f. Repêchage – Retirer les victimes de l’eau aussitôt que possible et utiliser la méthode de repêchage comportant le moins de risque pour le sauveteur et la victime.
g. Suivi – Une fois la victime hors de tout danger physique, il faut évaluer son état et amorcer les procédures de suivi. Si possible, obtenir de l’aide pour déplacer la victime vers un emplacement confortable. Appeler des secours médicaux d’urgence si nécessaire.
5. Choix du mode d’entrée dans l’eau
Dans les circonstances suivantes, il faudra entrer dans l’eau pour effectuer un sauvetage.
L’état de la victime empire gravement.
La victime est trop loin pour qu’on lui lance un accessoire.
On a essayé sans succès de lancer un accessoire à la victime.
Aucun bateau ou canot approprié n’est disponible.
Les facteurs suivants doivent être pris en considération lorsqu’on choisit une manière d’entrer dans l’eau.
L’état et l’emplacement de la victime.
Les habiletés du sauveteur.
Les conditions de l’eau (profondeur, clarté, courant, vagues, température).
L’état du fond.
La nécessité de garder la victime à vue.
Les accessoires disponibles.
La hauteur du point de départ.
a. Types d’entrée dans l’eau
i. Entrée en glissant (fond et profondeur inconnus)
Mettre en pratique ce type d’entrée lorsque l’eau est trop profonde pour un
sauvetage à gué et que l’on n’est pas certain des conditions de fond et de la profondeur de l’eau. Se laisser glisser lentement dans l’eau, les pieds en avant, en gardant un contact visuel/verbal avec la victime.
ii. Saut d’arrêt (fond et profondeur connus)
Non indiqué si le point de départ est plus élevé que 1 mètre.
Garder un contact visuel/verbal avec la victime en maintenant la tête hors
de l’eau. Sauter du quai en prenant un élan et en gardant la partie supérieure du
corps penchée vers l’avant et les bras étendus sur les côtés. Une fois dans l’eau, utiliser le battement en ciseaux et plonger les bras devant dans l’eau pour éviter de s’enfoncer trop dans l’eau.
iii. Plongeon en surface (fond et profondeur connus)
Non indiqué si le point de départ est plus élevé que 0,5 mètre.
de l’eau. En vol, le corps est dans une position diagonale. Commencer à nager dès que possible.
6. Techniques de repêchage d’une personne avec des embarcations à franc-bord peu élevé
a. Repêchage à une personne
Une fois en contrôle de la situation, passer une courte amarre sous les bras de la
victime. Rassurer la victime.
Poser un genou sur le plat-bord.
Se protéger le dos.
Tenir l’amarre à deux mains, aussi près de la poitrine de la victime que possible.
Faire le bouchon quelques fois, puis tirer droit vers le haut jusqu’à ce que les
hanches de la victime parviennent à la hauteur du plat-bord. Continuer à tirer en reculant jusqu’à être assis dans l’embarcation. La victime est alors face vers le bas sur les cuisses du sauveteur, les pieds dans
l’eau. À l’aide d’un autre membre de l’équipage, faire pivoter la victime pour qu’elle soit sur
le bord de l’embarcation, dans le sens de la longueur. Avec un mouvement de soulèvement et de retournement contrôlé, placer doucement la victime sur le pont.
b. Repêchage à deux personnes
L’équipier avant soutient la victime et passe une courte amarre sous les bras de
celle-ci. L’équipier avant dirige le repêchage tout en rassurant la victime.
Les deux équipiers doivent poser un genou sur la lisse ou sur le plat-bord.
Les deux équipiers tiennent l’amarre à deux mains, aussi près de la poitrine de la
victime que possible. Après avoir compté jusqu’à 3 puis ils tirent droit vers le haut jusqu’à ce que les
hanches de la victime soient à la hauteur du plat-bord. Ensuite, ils continuent à tirer; l’équipier avant maîtrise la tête de la victime et l’équipier arrière lui prend les pieds. Ensemble, les équipiers tournent la victime pour que sa tête soit orientée vers la
proue. Ils déposent ensuite doucement la victime sur le pont.
c. Trévirage/repêchage horizontal (indiqué pour les canots pneumatiques à coque
rigide)
Cette technique est utilisée pour sortir les victimes de l’eau à l’horizontale. Elle fonctionne mieux si on est à bord d’un canot pneumatique à coque rigide, mais peut être utilisée à bord de toute embarcation à franc-bord peu élevé.
Faire en sorte que la victime flotte sur son dos.
Attacher deux amarres au plat-bord : une vis-à-vis les genoux de la victime et l’autre vis-à-vis un point médian entre son épaule et son coude. Si un choix doit être fait relativement au deuxième point d’attache, opter pour le point plus près du coude pour éviter que l’amarre ne glisse et entoure le cou de la victime.
L’équipier arrière soutient la victime le long du bord pendant que l’équipier avant
passe l’amarre au point médian mentionné précédemment, ramène l’amarre du côté extérieur. L’équipier avant soutient la victime pendant que l’équipier arrière passe l’amarre
sous les genoux de la victime et la ramène vers l’extérieur. L’équipier à la tête de la victime dirige le repêchage. Cet équipier n’est pas
nécessairement le patron d’embarcation, mais plutôt la personne la plus qualifiée en matière de premiers soins. Rassurer la victime. L’équipier qui dirige le repêchage doit communiquer
continuellement avec l’autre équipier. Compter jusqu’à 3, puis commencer à tirer.
La victime effectuera une rotation complète et arrivera sur le dos sur le plat-bord.
Les équipiers affectés au repêchage doivent garder leurs genoux et la partie
inférieure de leurs jambes contre le plat-bord pour mieux immobiliser la victime. Descendre la victime doucement sur le pont.
c. Repêchage sous les bras i. Victime consciente
Maintenir la victime en position stable de façon qu’elle soit dos au sauveteur. Par derrière, soutenir fermement la victime sous les aisselles. Bien placer ses mains sur le torse de la victime. Lever la victime à la verticale jusqu’à ce qu’elle soit au-dessus de la surface où se tient le sauveteur. S’assurer de ne pas érafler le dos de la victime. Reculer doucement et descendre la victime pour qu’elle soit en position assise ou couchée. La victime doit être assez loin du bord pour ne pas qu’elle retombe à l’eau.
ii. Victime inconsciente – 2 e sauveteur disponible – 2 options Option 1 : Le premier sauveteur procède de la manière décrite ci dessus. Le second sauveteur se place devant la victime, dans l’eau. Après avoir placé la victime en position assise, le second sauveteur tient les cuisses de la victime sur ses épaules. À un signal donné, les deux sauveteurs lèvent la victime en même temps jusqu’à ce que son dos soit dégagé. Option 2 : Les deux sauveteurs se trouvent sur la même surface et la victime est dos à eux. Chaque sauveteur soutient une des aisselles de la victime par derrière, puis tous deux la tirent loin du bord de la surface. Ils doivent faire attention pour ne pas érafler le dos de la victime.
7. Petites embarcations et sauvetages
a. Canots – Un canot peut être très instable, c’est pourquoi seuls des canotiers expérimentés doivent se servir de ce type d’embarcation pour les sauvetages. Il est difficile de monter une victime à bord d’un canot lorsque l’eau est calme, et il est presque impossible de le faire en eau agitée.
b. Canots pneumatiques – Les canots pneumatiques ont une stabilité variable. Ceux qui sont munis de moteurs hors-bord se manœuvrent facilement dans diverses conditions d’eau et de température. Ils simplifient le sauvetage pour le sauveteur et la victime.
c. Kayaks, yoles, embarcations à pagaies - Ces types d’embarcations possèdent habituellement une stabilité limitée. Les victimes peuvent s’y accrocher et être remorquées jusqu’à un endroit sécuritaire; les sauveteurs peuvent les utiliser comme accessoire flottant pour aider la victime dans l’eau.
d. Embarcations à moteur – Les petits moteurs hors-bord offrent une puissance adéquate et sont suffisamment maniables pour rendre une petite embarcation utile pour un sauvetage. Il faut cependant arrêter le moteur à l’approche de la victime pour éviter de la blesser.
e. Chaloupes – Faciles à manœuvrer et très stables, les chaloupes munies d’un arrière carré sont les embarcations plus adéquates pour les sauvetages parce qu’il est facile d’aider une personne consciente à monter à bord.
f. Voiliers – Manœuvrer un voilier pour effectuer un sauvetage requiert de l’expérience et de l’habileté. Habituellement, la poupe est l’emplacement idéal pour remonter une victime.
Leçon 3.2 – Choix d’un accessoire
1. Types d’accessoires courants
2. Choix d’un accessoire
Disponibilité – L’accessoire doit être disponible sur-le-champ.
Flottabilité – Les accessoires flottants soutiennent les victimes hors de l’eau et leur
permettent de se reposer au besoin. Maniabilité – L’accessoire doit être facile à manipuler à terre et dans l’eau et ne doit pas
gêner les mouvements du sauveteur. Solidité – L’accessoire doit être assez solide pour l’utilisation prévue.
Forme physique et force du sauveteur – Le sauveteur doit s’assurer qu’il peut transporter et utiliser l’accessoire efficacement.
3. Utilisation d’un accessoire lancé
Lorsqu’on utilise un une ligne d’attrape, veiller à ce que l’extrémité soit attachée ou sous le pied du sauveteur avant de le lancer.
Lover correctement 1/3 des tours dans la main qui lance (image requise).
Viser de façon que l’accessoire arrive devant la victime. Toutefois, il vaut mieux
lancer plus loin derrière la victime que trop loin devant. Éviter de heurter la victime avec l’accessoire. Garder son centre de gravité le plus bas possible en ramenant la victime.
Leçon 3.3 – Débrouillardise
1. Auto-sauvetage
L’auto-sauvetage est la technique qui permet au sauveteur de s’éloigner du danger.
2. VFI ou gilet de sauvetage?
Moins susceptible de retourner le visage de l’utilisateur vers le haut.
Plus susceptible de retourner le visage de l’utilisateur vers le haut.
Niveau de confort supérieur pour l’utilisateur.
Tendance à être encombrant dans la région du cou.
Veste à fermeture éclair avec flottaison répartie également.
Davantage de matériel flottant devant le gilet.
Flottaison minimale de 15,5 livres.
Flottaison minimale de 22 livres.
Grand choix de couleurs et de styles disponibles.
Rétention de la chaleur augmentée par les matériaux placés dans le dos et sur les côtés.
3. Position fœtale
Position diminuant la perte de chaleur.
La position fœtale double la durée de survie lorsqu’elle est adoptée correctement.
La position fœtale requiert le port d’un VFI ou d’un gilet de sauvetage si l’on veut demeurer stable et est utile lorsqu’on doit rester dans l’eau longtemps.
Raisons pour lesquelles la position fœtale diminue la perte de chaleur
a. La tête est hors de l’eau.
b. Les gros vaisseaux sanguins sont protégés de l’exposition à l’eau froide (par la position groupée).
Position caucus
La position caucus est utilisée lorsque deux personnes ou plus sont dans l’eau.
Comment former la position caucus
a. Se faire face mutuellement et enlacer les bras dans le dos du voisin. Se placer de sorte que les côtés des poitrines soient près les uns des autres.
b. Les enfants et ceux en danger de perte de chaleur doivent être placés au milieu du cercle, où la température est plus élevée et où ils seront protégés des vagues.
Nage debout
La nage debout est utilisée lorsqu’on ne porte pas de vêtement de flottaison.
Trois types de battements peuvent être utilisés en nage debout :
a. coup de pied fouetté modifié;
b. coup de pied rotatif alternatif;
c. battement en ciseaux.
Retrait des chaussures et des vêtements
Ne jamais enlever ses vêtements et ses chaussures lorsqu’on porte un VFI ou un gilet de
sauvetage offrant suffisamment de soutien. Retirer le moins de vêtements possible pour retenir la chaleur du corps qui sera retenue
par les couches d’eau entre les vêtements. Dans l'eau froide, ne retirer que les vêtements qui menacent la survie. Retirer les
chaussures ou les bottes en premier lieu et tout vêtement pouvant nuire à la flottabilité. Retirer les vêtements un à un pour éviter les risques de couler en enlevant un vêtement
pesant. Certains vêtements peuvent être gonflés pour servir d’accessoire d’auto-sauvetage.
Enfilement d’un VFI dans l’eau
Tenter de capter l’attention de quelqu’un en appelant à l’aide ou de la manière suivante :
Agiter les mains en faisant des mouvements exagérés.
Envoyer des signaux répétitifs avec un sifflet.
Leçon 3.4 – Scénarios concrets Personne par-dessus bord
a) Demander à l’équipage et aux passagers de garder le centre de gravité le plus bas possible et de se tenir à l’embarcation.
b) Ne pas se lever ou s’asseoir sur les côtés ou à l’étrave.
c) Le conducteur doit informer les occupants de tout changement dans les mouvements de l’embarcation.
d) Revoir régulièrement la marche à suivre si une personne passe par-dessus bord. Tout le monde à bord devrait connaître cette procédure et être prêt à réagir rapidement.
2. Marche à suivre si une personne passe par-dessus bord
a) Donner l’alarme et demander à un membre de l’équipage de garder un contact visuel avec la victime.
b) Lancer un accessoire flottant pour aider la victime et pour signaler son emplacement.
c) Si d’autres embarcations se trouvent à proximité, leur faire savoir qu’il y a une personne à l’eau pour qu’ils puissent l’éviter ou prêter main forte.
d) Veiller à ce que la communication entre les membres d’équipage et la victime soit efficace.
e) Tourner dans la direction où la victime est tombée pour éviter que le moteur ne la blesse. Par exemple, tourner à bâbord si la victime est tombée de ce côté.
f) Approcher de la victime sous le vent.
g) Pour une gouverne efficace, l’étrave de l’embarcation doit être orientée dans le vent. Une approche avec l’étrave dans le vent permet à l’embarcation de s’éloigner de la victime pendant le sauvetage plutôt que de dériver vers elle et la heurter.
h) Approcher de la victime du côté sous le vent en utilisant la commande des gaz pour garder la position. La victime doit repêchée du côté au vent de l’embarcation. Lorsqu’un membre de l’équipage entre en contact avec la victime, il crie « OK! » ou quelque chose du genre pour signaler le contact à l’opérateur.
i) Utiliser un accessoire pour entrer en contact.
j) Faire des mouvements lents et contrôlés pour éviter d’avoir à recommencer l’opération.
k) Arrêter le moteur lorsque personne n’est à la barre.
l) Repêcher la victime avec précaution; il peut être nécessaire de procéder à un repêchage horizontal (penser à l’hypothermie et aux blessures).
m) Un dispositif d’aide à l’embarquement peut être nécessaire si le franc-bord est plus élevé que 0,5 mètre.
3. Perte d’un membre de l’équipage
a) Appeler à l’aide si le contact avec la victime est perdu depuis plus de 60 secondes (noter l’heure à laquelle la victime est passée par-dessus bord).
b) Indiquer l’emplacement (flotteur, etc., si possible).
ÉTAPES D’UN SCÉNARIO DE SAUVETAGE EN MILIEU NAUTIQUE Du début à la fin
1. Entrer dans l’eau seulement s’il apparaît qu’un sauvetage à partir de l’embarcation n’est pas sécuritaire ou possible.
2. La communication bidirectionnelle est la clé d’un sauvetage réussi.
a) Établir un contact visuel direct.
b) Prononcer le nom de la victime et attendre une réponse avant de transmettre le message.
c) Confirmer la compréhension de toutes les instructions en répétant l’information ou en disant que c’est compris.
3. Résister à l’envie de faire face immédiatement aux situations inconnues.
a) Sortir de la zone de l’événement – On se trouve dans cette zone dans les cas suivants. • On peut regarder dans les yeux des victimes et leur parler. • On se sent obligé d’oublier l’évaluation et de « faire quelque chose. » • Si quelque chose va mal, on devra reculer. • On doit bouger/se déplacer pour s’orienter et rester en sécurité. • Évaluer la situation – Tout le monde observe et discute de ce qu’il voit. Utiliser les mots : « Je vois, j’entends ». • Organiser – Tout le monde participe à l’élaboration du plan, mais le patron d’embarcation a le dernier mot. Le patron d’embarcation assigne les tâches et clarifie les rôles.
4. La respiration artificielle doit être donnée aussitôt que possible, mais une fois
commencée, celui ou celle qui la donne doit être prêt à continuer, car il faudra le faire jusqu’à ce la victime soit entre les mains d’autorités médicales, jusqu’à ce que la victime puisse respirer par elle-même ou jusqu’à ce que ça soit dangereux pour le sauveteur de continuer.
Section 4 –Utiliser son embarcation pour le sauvetage d’une autre embarcation
Leçon 4.1 – Sauvetage – embarcation motorisée et voilier
Approche d’un dériveur léger en position de dessalage
Faire attention aux cordages présents dans l’eau.
Approcher sous le vent, car les cordages dérivent dans le vent et peuvent s’enrouler autour
de l’hélice. Maintenir une communication et un contact visuel avec les victimes se trouvant dans l’eau
(rôle de l’observateur). Évaluer les dangers.
Évaluer le niveau de conscience des victimes.
Éviter de positionner l’embarcation motorisée sur la voile ou le voilier.
2. Positionnement de l’embarcation motorisée
Positionner la vedette d’entraîneurs à la poupe ou à la proue du voilier pour voir les
victimes et communiquer avec celles-ci. Observer le cockpit et la dérive centrale.
Respecter une distance d’au moins une longueur entre la vedette d’entraîneurs et le voilier.
Position perpendiculaire
a) Cette position est préférable lorsque le voilier en position de dessalage est vent de travers (par vents violents).
b) Cette position permet de réduire au minimum les risques de contact entre la vedette d’entraîneurs et les victimes ou le voilier si le moteur est embrayé involontairement.
c) Cette position permet de manœuvrer la vedette d’entraîneurs dans un mouvement de va-et-vient pour observer le cockpit et la dérive centrale du voilier en position de dessalage.
d) Cette position n’est pas aussi efficace que la position à la poupe ou à la proue pour communiquer avec les victimes se trouvant dans l’eau (le bruit du moteur étant plus près).
e) Cette position n’est pas aussi efficace que la position à la poupe ou à la proue pour intervenir rapidement afin d’aller repêcher une victime.
Position à la poupe ou à la proue
a) Améliore la communication parce que le bruit du moteur est à distance des victimes.
b) Permet d’intervenir rapidement pour aller repêcher une victime.
c) Peut rendre difficile le maintien d’une position d’observation satisfaisante.
d) Cette position est particulièrement efficace lorsque la vedette doit effectuer un sauvetage par la poupe.
e) Il est préférable de se positionner à la proue si les conditions de sauvetage obligent l’opérateur de la vedette d’entraîneurs à saisir la proue du voilier.
f) Cette position permet de tenir l’hélice aussi loin que possible des victimes, bien que le moteur puisse embrayer accidentellement alors que la vedette d’entraîneurs est orientée en direction des victimes et du voilier.
Récupération d’un voilier en position de dessalage
Redressement du mât
L’équipage de l’embarcation de sauvetage sort la tête du mât de l’eau et la pousse à la verticale pour faciliter le redressement du voilier.
Si le mât est trop lourd ou le voilier ne se redresse pas immédiatement, l’équipage peut donc, en progressant main sur main sur le mât, redresser le voilier à mesure en avançant vers la coque.
Halage du hauban/de l’étai main sur main
L’équipage de l’embarcation de sauvetage prend la bas hauban ou l’étai, le hale main sur main en avançant vers le pont et en redressant le voilier.
Récupération d’un voilier en cloche à l’aide d’une embarcation motorisée
Attacher le cordage au hauban éloigné, le passer par-dessus la coque et le tirer lentement
en se servant de l’embarcation motorisée (image – ACY p. 7-12). Attacher le cordage au hauban rapproché, le passer sous la coque, devant le hauban
éloigné, par-dessus la coque et le tirer lentement en se servant de l’embarcation motorisée (image – p. 7-13). Se servir d’un cordage lesté muni d’une attache ou d’une manille à son extrémité que l’on attache au hauban rapproché et que l’on immerge le long de celui-ci. Lorsque l’attache ou la manille est au sommet du hauban (le plus près possible du mât), on doit filer autant de cordage que possible. Tirer lentement sur le cordage à la main (image – p. 7-13).
4. Révision des notions sur le remorquage d’un dériveur léger
a) Trois types de remorquage (se reporter à la section 2).
En patte d’oie (arrimage à une remorque, embarcations multiples)
Par la hanche
b) Attache de la remorque.
c) Longueur de la remorque.
d) Instructions à donner aux personnes à bord de l’embarcation remorquée.
NOTA : La section 2 donne plus de détails sur le remorquage.
Leçon 4.2 – Sauvetage – embarcation motorisée et canot
Sauvetage en T
Former un « T » avec le canot, à savoir amener sa proue/poupe au milieu de l’embarcation,
est la procédure d’approche la plus sécuritaire. S’assurer que les victimes à l’eau se trouvent à une distance sécuritaire du moteur de
l’embarcation. Couper le moteur lorsque les deux embarcations se touchent.
Restabilisation du canot
Les sauveteurs et les victimes peuvent vider le canot ensemble.
Les sauveteurs maintiennent le canot en position stationnaire pendant la remontée à bord des victimes.
S’il est impossible de vider le canot, les sauveteurs doivent le soulever et le monter à bord de l’embarcation. Pour ce faire, ils doivent :
a. soulever une extrémité du canot et l’appuyer sur le plat-bord de l’embarcation pour le vider;
b. glisser le canot sur les plats-bords de l’embarcation de manière à former une croix;
c. retourner le canot à l’endroit et le remettre à l’eau en le glissant sur les plats-bords et le maintenant en position stationnaire pendant la remontée à bord des victimes.
2. Révision des notions sur le remorquage d’un canot
Types de remorquage.
Attache de la remorque.
Longueur de la remorque.
Instructions à donner aux personnes se trouvant à bord du canot.
Certificat de sauvetage en embarcation légère
Introduction Section 1 – Revue des mesures de premiers soins
Diap. Nº
Principes des premiers soins
Diap. Nº 2
Diap. Nº 3
Examen primaire – la victime réagit
Diap. Nº 4
Examen primaire – la victime ne réagit pas
Diap. Nº 5
Recours au personnel médical d’urgence
Diap. Nº 6
Diap. Nº 1
Degrés d’hypothermie Premiers soins en cas d’hypothermie
Hypothermie par immersion – position fœtale État de choc
Diap. Nº 7
État de choc – premiers soins
Diap. Nº 8
Affections causées par la chaleur – causes et prévention
Diap. Nº 9
Premiers soins en cas d’affections causées par la chaleur
Diap. nº 10
Premiers soins en cas de blessures aux os et aux articulations
Diap. nº 11
Premiers soins pour les plaies
Matériel didactique nº 1
Questionnaire dichotomique
Matériel didactique nº 2
Leçon 1.4 – Scénario pratique
Cartes de scénario
Module 3 – Contenu du cours
Leçon 3.1 – Connaissance des procédures
Document de cours nº 1
Document de cours nº 2
Cartes de jeux de rôles Cartes de l’échelle (Termes et définitions)
Document de cours nº 3
Cartes de la liste de vérification des
n os 1, 2, 3 et 4
sauveteurs (termes et définitions) Repêchage
5 paires d’accessoires courants
Matériel didactique nº 3
Cartes des situations de sauvetage Accessoires lancés
Lancer une amarre
Diap. 3.3.3 nº 1
Diap. 3.3.3 nº 2
VFI et gilets de sauvetage Position fœtale
Diap. 3.3.3 nº 3
5 types de dispositifs de flottaison
Leçon 3.4 – Scénarios pratiques – personne par-dessus bord/sauvetage en milieu nautique
Feuille d’évaluation du repêchage d’une personne passée par-dessus bord
Feuille d’évaluation du sauvetage nautique
Section 4 – Utiliser son embarcation pour le sauvetage d’une autre embarcation
Leçon 4.1 – Embarcation motorisée utilisée pour le sauvetage d’un voilier
Diap. 3.4.1 nº 1
Positionnement de l’embarcation motorisée
Diap. 3.4.1 nº 2
(perpendiculaire) Positionnement de l’embarcation motorisée (à la poupe ou à la proue)
Leçon 4.2 – Embarcation motorisée utilisée pour le sauvetage d’un canot
Diap. 3.4.2 nº 1
1 REVUE DES PREMIERS SOINS
Les stagiaires seront être en mesure d’administrer les premiers soins dans différentes situations d’urgence sur l’eau.
Leçons Prise en charge d’une situation d’urgence
Traitement d’une victime
Questionnaire Vrai ou Faux
Les stagiaires doivent être en mesure d’expliquer les principes de
la prise en charge d’une situation d’urgence axée sur la sécurité des personnes. Les stagiaires doivent être en mesure de reconnaître les signes
d’un arrêt respiratoire et d’un arrêt cardiaque et d’expliquer les techniques de la respiration artificielle (RA) et de la réanimation cardio-respiratoire (RCR). Les stagiaires doivent être en mesure de reconnaître les signes et
les symptômes de l’état de choc, de l’hypothermie et des affections causées par la chaleur et de décrire les méthodes de prévention et de traitement. Les stagiaires doivent être en mesure d’expliquer les premiers soins à administrer en cas de blessures aux os, aux articulations et aux tissus mous.
Sécurité des personnes – être un secouriste et non une
victime. Traiter immédiatement les urgences mettant la vie des victimes en danger; prévenir l’aggravation des blessures et promouvoir la guérison.
L’instructeur et
doivent détenir
Saint-Jean et en
constitue une
contenue dans
cette section a
été extraite du
l’Instructeur des
Module 3 – Section 1 – Revue des premiers soins
Points importants : La sécurité personnelle est primordiale.
Endroit : Salle de classe
Principaux points d’enseignement :
1. Principes des premiers soins
2. Prise en charge d’une situation d’urgence (PCSU)
a. Examen de la situation
b. Recours au personnel de secours médical d’urgence (PSMU)
c. Examen primaire
ABC pour une victime qui réagit
ABC pour une victime qui ne réagit pas
Respiration artificielle pour une personne qui ne respire et ne réagit pas
d. Continuer les soins jusqu’à l’arrivée du personnel médical
Module 3, Leçon 1.1
Exercices proposés Partie A
1. Réviser les principes des premiers soins.
Diap. 1.1 n o 1
2. Prise en charge d’une situation d’urgence – réviser
Diap. 1.1
les points essentiels.
n os 2, 3, 4 et
3. Respiration artificielle – réviser les points
a. Insister sur le fait que le cerveau peut subir des lésions irréversibles s’il est privé d’oxygène pendant seulement 4 minutes
Diap. 1.1 n o 6
b. Mentionner qu’un traitement adéquat accroîtra les chances de rétablissement rapide de la victime.
c. Rappeler aux candidats qu’il est important de porter un masque protecteur pour donner la respiration artificielle, pour leur propre sécurité.
Les stagiaires doivent démontrer qu’ils peuvent appliquer les étapes de la PCSU dans toutes les situations d’urgence. Ils doivent aussi démontrer qu’ils possèdent les connaissances nécessaires pour administrer les premiers soins dans des
situations où la vie des victimes est en danger.
• Maintenir la victime en vie • Empêcher les blessures ou la condition de s’aggraver • Favoriser le rétablissement de la victime
3.1.1 n o 1
Prendre la situation en charge, évaluer les dangers et rendre les lieux sécuritaires
Évaluer le nombre de victimes et déterminer ce qui est arrivé
Vérifier si la victime réagit
Examen primaire – Voies respiratoires, respiration, circulation (ABC)
Diap. 3.1.1 n o 2
Vérifier les voies respiratoires
Demander à la victime ce qui est arrivé. D’après la façon dont celle-ci répondra, on pourra déterminer si les voies respiratoires sont dégagées.
Vérifier la respiration
Demander à la victime si elle respire normalement.
C Vérifier la circulation
Arrêter tout saignement évident.
Déterminer si la victime est en état de choc en vérifiant la température et l’état de la peau.
S’assurer, par un examen rapide du corps, qu’il n’y pas d’hémorragie externe grave dissimulée ni de signes d’hémorragie interne.
Diap. 3.1.2 n o 3
Dégager les voies respiratoires en renversant la tête et en soulevant le menton ou en déplaçant la machoire inférieure en avant si des blessures à la
colonne vertébrale sont à craindre.
Observer, écouter et sentir les signes de la respiration.
SI LA VICTIME RESPIRE
Arrêter toute hémorragie évidente.
S’assurer, par un examen rapide du corps, qu’il n’y pas de saignement externe grave ni de signes d’hémorragie interne.
Diap. 3.1.1 n o 4
SI LA VICTIME NE RESPIRE PAS
COMMENCER LA RESPIRATION ARTIFICIELLE
RECOURS AU PERSONNEL DE SECOURS MÉDICAL D’URGENCE (PSMU)
1. Nature de l’accident
2. Nombre de victimes
3. Blessures soupçonnées
4. Endroit de l’accident
Ce qu’il faut demander:
1. Dans combien de temps les secours arriveront-ils?
Diap. 3.1.1 n o 5
RESPIRATION ARTIFICIELLE (RA)
1. Dégager les voies respiratoires
2. Observer, écouter et sentir les signes de la respiration pendant 10 secondes
3. Si la victime ne respire pas, lui pincer le nez et donner deux insufflations lentes (observer le soulèvement et l’affaissement de la poitrine)
4. Vérifier le pouls carotidien pendant 10 secondes
5. Si le pouls est perceptible, effectuer une insufflation toutes les 5 secondes pendant environ une minute
6. Si le pouls n’est pas perceptible, commencer la RCR
7. Vérifier le pouls à nouveau à des intervales de quelques minutes
3.1.1 n o 6
Points importants : La sécurité personnelle est primordiale. Maintenir la victime en vie, empêcher toute blessure ou condition de s’aggraver et favoriser le rétablissement de la victime
Endroit : Salle de classe Principaux points d’enseignement :
1. Étapes pour effectuer la réanimation cardio-respiratoire (RCR)
2. Connaître les aspects suivants de l’hypothermie :
a. Définition de l’hypothermie et de l’hypothermie par immersion
b. Signes de l’hypothermie
c. Premiers soins en cas d’hypothermie
3. Connaître la définition, les signes et les traitements de l’état de choc.
4. Connaître la définition, les signes et les traitements pour les malaises causés par la chaleur, incluant :
a. Crampes de chaleur
b. Épuisement par la chaleur
Traitement d’une victime consciente
Traitement d’une victime inconsciente
c. Coups de chaleur
5. Connaître les définitions et les traitements pour les blessures aux os, aux articulations
et aux tissus mous suivantes :
a. Fracture • Ouverte • Fermée
c. Dislocation
6. Connaître les définitions et les soins à apporter aux plaies ouvertes et fermées ainsi
a. le traitement pour des saignements graves
b. le traitement de plaies le mettant pas la vie de la victime en danger
Module 3, Leçon 1.2
Réviser vos habiletés
1. En utilisant les diapositives, l’instructeur doit
a. les étapes de la Réanimation cardio- respiratoire
b. Définition, signes et traitements de l’état de choc
c. Définition, signes et traitements de l’hypothermie
d. Définition, causes et traitement pour les malaises causés par la chaleur
e. Définition et traitement des blessures aux os, aux articulations et aux tissus mous
2. L’instructeur devrait laisser du temps aux élèves
pour poser des questions sur tout aspect qui doit être