Source: https://sourceinfo.ci/la-commission-independante-electorale-de-cote-divoire-risque-un-grand-danger-dans-les-jours-a-venir/
Timestamp: 2019-12-06 06:12:52+00:00
Document Index: 230901367

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la commission indépendante électorale de cote d’ivoire risque un grand danger dans les jours à venir | Source Information
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la commission indépendante électorale de cote d’ivoire risque un grand danger dans les jours à venir
la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a, dans un arrêt rendu le 18 novembre 2016, ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire de modifier la loi N° 2014-335 du 18 juillet 2014 relative à la Commission électorale indépendante (CEI). En clair, il s’agit de réformer la composition de l’institution électorale pour la rendre la plus indépendante et plus impartiale. Le 4 mai 2017, l’Etat de Côte d’Ivoire a saisi la Cour africaine des droits de l’homme en interprétation de son arrêt qui doit être exécuté dans un délai d’un an. Le gouvernement demande entre autres de lui fournir des indications plus précises sur la nomenclature de la nouvelle CEI, notamment en ce qui concerne son organisation, la provenance et le mode de désignation de ces membres, ainsi que la répartition des sièges. « L’arrêt a été prononcé le 18 novembre 2016. Avant le 18 novembre 2017, la Côte d’Ivoire doit avoir exécutée cet arrêt. La saisine en interprétation ne suspend l’exécution de l’arrêt », précise le président de l’APDH, Abraham Dénis Yaurobat.
L’organisation de défense des droits de l’homme entend saisir les organismes internationaux pour que l’arrêt de la Cour soit appliqué par les autorités. Notamment le Conseil exécutif de l’Union Africaine, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) qui doit évaluer la Côte d’Ivoire en juillet prochain, ainsi que le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui doit évaluer la Côte d’Ivoire en 2018 dans le cadre l’Examen périodique universel qui a lieu chaque quatre ans. Abraham Dénis Yaurobat prévient que l’exécution ou non de cet arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme aura un impact sur l’image du pays. « La Côte d‘Ivoire vient d’être élue membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et nous pensons que pour préserver son image de pays respectant les droits de l’homme, elle doit mettre en œuvre toutes les décisions relevant des mécanismes internationaux », invite-t-il. « Nous, nous pouvons par le plaidoyer, en saisissant des organismes diplomatiques, en saisissant tous les mécanismes qui œuvrent à l’évaluation de la Côte d’Ivoire au plan national et international à faire en sorte que notre pays puisse exécuter cet arrêt important et vital pour la stabilité de notre pays. C’est ce travail que nous allons faire », ajoute-t-il.
Previous articleLundi 4 décembre 2017, les responsables de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) et les autorités ivoiriennes procéderont, à Abidjan, à la pose de la première pierre du siège social de cette institution intergouvernementale qui regroupe 25 pays africains dont l’Angola, la Côte d’Ivoire, la Guinée Équatoriale et l’Ethiopie. L’OIAC a pour mission de développer la production, le conditionnement, la commercialisation, la vente et la consommation du café africain. En attendant la cérémonie de lancement des travaux de construction du siège, les parties prenantes au projet (secrétariat général, cabinet d’architecte et entreprise exécutrice) ont signé, vendredi 3 novembre 2017, le protocole d’accord portant financement des travaux de « la Tour Café », composée de 2 immeubles de 20 et 15 étages. Les bâtiments vont coûter 35 milliards de francs CFA. La tour sera réalisée à la Riviera Palmeraie, sur une superficie de 6.000 m² offerte par l’État de Côte d’Ivoire. Le secrétaire général de l’OIAC, Kawuma Frederick, a remercié le gouvernement ivoirien pour son geste. La construction des bâtiments devant abriter le futur siège de l’organisation est un investissement stratégique pour relancer l’OIAC avec effet induit sur l’industrie caféière africaine. Elle intervient dans un contexte où le café du continent est confronté à d’importants défis depuis le début des années 1990. En effet, 60% de part de marché mondial perdus entre 1984 et 2003, avec une régression des exportations de l’ordre de 9,49% entre 2011 et 2012 contre 30% dans les années 1970 et 1980. « Cet investissement est la preuve que les Africains sont capables de créer des projets innovants et lever des financements majeurs pour développer le continent », s’est réjoui l’expert Henri Houeto, représentant Top Modela, l’investisseur-constructeur. Une fois sa construction achevée, l’exploitation de la « Tour Café » en termes d’espaces locatifs permettra à l’OIAC de rembourser le prêt contracté. Aussi, elle garantira à la structure panafricaine une source durable de ressources propres additionnelles utiles au financement de ses missions et ambitions. Les 2 édifices seront inaugurés dans 24 mois.
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