Source: http://preghieracontrotratta.org/more-on-trafficking?lang=fr
Timestamp: 2017-06-25 03:26:16+00:00
Document Index: 76814719

Matched Legal Cases: ['art. 3', 'art. 3', 'art.3', 'art. 3', 'art. 3', 'art. 9']

QU'EST-CE QUE C'EST LA TRAITE?
La définition de la traite est reconnue internationalement dans le Protocole des Nations Unies visant à prévenir, réprimer et combattre la traite des personnes, en particulier les femmes et les enfants, ajoutés à la Convention contre la criminalité transnationale organisée, où il est écrit à l'art. 3:
Le consentement d’une victime de la traite des personnes à l’exploitation envisagée, telle qu’énoncée à l’alinéa (1) du présent article, est indifférent lorsque l’un quelconque des moyens énoncés à l’alinéa (1) a été utilisé;
Le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil d’un enfant aux fins d’exploitation sont considérés comme une “traite des personnes” même s’ils ne font appel à aucun des moyens énoncés à l’alinéa (a) du présent article;
Le terme “enfant” désigne toute personne âgée de moins de 18 ans.
Toutes les victimes de la traite sont protégées, et pas seulement celles qui peuvent prouver qu'elles ont été forcées (art. 3a et 3b).
La définition garantit que la victime ne doit pas porter le fardeau de la preuve (art.3b)
Le consentement d'une victime de la traite est sans importance (art. 3b)
La définition présente un examen complet des moyens de mise en œuvre de la traite, y compris pas la force, la coercition, l'enlèvement, la tromperie ou l'abus de pouvoir, mais aussi des moyens moins explicites, comme l'abus de vulnérabilité de la victime (Art. 3a)
L'exploitation de la prostitution et la traite ne peut pas être séparés. Le Protocole reconnaît qu’une bonne partie de la traite a pour but la prostitution ou d'autres formes d'exploitation sexuelle (art. 3a)
Il n'est pas nécessaire que la victime traverse une frontière. Sont également protégés ceux qui sont victimes de la traite dans leur propre pays pour la prostitution ou le travail forcé dans leur patrie.
L'élément clé de la traite est le but de l'exploitation, non pas le déplacement d'un pays vers un autre. (Art. 3a)
Le Protocole est le premier instrument des Nations Unies adressée à la question qui est la cause de la traite des femmes, des enfants et des hommes, et appelle toutes les nations à prendre des mesures, législatives et en autres domaines, ou à les renforcer, pour dissuader cette demande qui alimente toutes les formes d'exploitation, en particulier des femmes et des enfants (art. 9.5)
IMMENSITE DU PROBLÈME
La «traite des personnes» aujourd'hui touche en fait chaque nation. Les femmes et les enfants sont les principales victimes sont trafiqués principalement pour l'exploitation sexuelle. C'est l'une des activités criminelles en plus forte croissance, après la drogue et les armes. Étant donné la nature clandestine du phénomène, il est difficile de faire des statistiques, mais nous avons des estimations fiables. Les dernières estimations publiées par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) en 2014 indiquent que dans le monde, il y a environ 21 millions de personnes dans la situation de traite des personnes.
On estime que chaque année 700.000 à 2.000.000 personnes sont victimes de la traite.
La plupart des victimes sont originaires d'Asie
Qui est victime de la traite?
Les femmes et les enfants constituent le groupe principal en raison de leur vulnérabilité, de leurs ressources financières limitées et leur prédominance dans des emplois irréguliers "invisibles".
Les gens qui proviennent des familles pauvres ou à faible revenu, des zones rurales ou des quartiers urbains pauvres, en particulier les femmes engagées en agriculture familiale, dans le petit commerce, dans la vente, comme ouvrières agricoles, nettoyeurs de rue et d'autres types de travail et services faiblement rémunérés.
Les minorités ethniques, les personnes indigènes, les tribus des montagnes, les exilés, les immigrants illégaux.
Les analphabètes, les personnes ayant un faible niveau d'éducation.
Les adolescents ayant échappés de la maison ou les jeunes filles dont les familles attendent une contribution économique.
Les gens qui ne connaissent pas leurs droits reconnus par la loi, qui ne réalisent pas qu'ils sont dans des conditions d'exploitation, qui n'ont pas les moyens d'obtenir une indemnisation.
Dans quel but les personnes sont-elles victimes de la traite?
Pour des fins diverses: la plupart des victimes de la traite sont exploitées sexuellement; le reste est victime de la traite aux fins d'exploitation du travail, des adoptions illégales d'enfants, du prélèvement d'organes, des mariages forcés, des mariages par correspondance, des travaux ménagers, ( dans la construction, par exemple) du trafic de la drogue et d’autres pratiques criminelles, mendicité et d’autres formes d’exploitation.
La promesse de gains pour améliorer leur situation économique, aider financièrement leur famille, fuir situations de conflits et la pauvreté, qui n’ont pas de perspectives pour l'avenir.
Conditions déplorables; les conditions physiques sont souvent en deçà des normes acceptables et sont souvent similaires à l'esclavage ou à la captivité: de longues heures de travail, peu de repos et de temps libre, les bas salaires ou inexistants. L'accès aux services sociaux et de santé est presque inexistant. Rarement les travailleurs voient leurs gains, qui sont souvent détenus par les trafiquants pour le paiement de la nourriture, du logement ou d'autres dépenses, soutenant ainsi le soi-disant esclavage pour dettes. Les victimes sont soumises à des travaux dangereux, très commune aussi l'utilisation de la violence physique et sexuelle.
En regardant les facteurs de l'offre et de la demande qui alimentent la propagation de la traite, nous pouvons identifier quelques-unes des causes de ce phénomène en conformité avec les dimensions socio-culturelles, économiques et la politique de la vie.
ASPECTS DE L'OFFRE:
Socio-culturels:
L’analphabétisme et les opportunités d'instruction et de l'emploi inadéquats; le manque de perspectives du genre dans l'éducation.
Le patriarcat (système dominé par les hommes), qui est la principale cause de la discrimination des femmes et des filles.
L'érosion des valeurs familiales traditionnelles et la poursuite de la consommation encouragent la vente des femmes et des enfants.
La discrimination raciale, le racisme et l'intolérance qui lui est lié rendent les femmes dans ces communautés plus vulnérables à la traite.
Les nouvelles technologies et les médias, qui, par leur publicité et avec le marketing du sexe présentent le corps féminin seulement comme un objet pour le plaisir sexuel.
Les disparités économiques au sein d'un pays, et entre les nations et les régions, est l'une des principales causes de la traite des femmes.
La féminisation de la pauvreté, car 70% des pauvres du monde sont des femmes, et elles maintiennent leurs familles avec des emplois précaires dans le secteur irrégulier en pleine croissance.
La mondialisation et son impact différentiel sur les femmes avec la restructuration et la transition économique et avec des coupures dans les dépenses sociales qui touchent les femmes.
La libéralisation économique, qui desserre les contrôles et ouvre des frontières, facilitant la mobilité de la population et l'immigration clandestine.
Une entreprise très rentable, puisque les femmes sont vendues et revendues plusieurs fois. En outre, il y a moins de risque d'être arrêté et cela attire les organisations criminelles.
La féminisation de la migration internationale avec les femmes qui entrent sur le marché du travail, et le manque de régulation des migrations de la main-d'œuvre qui offre plus de possibilités et de canaux de trafic.
Les conflits militaires et civils, qui poussent les gens à fuir leur pays.
L’augmentation de la criminalité transnationale et l’expansion du réseau de trafic de drogue source d'autres formes d'exploitation.
Les mécanismes d'application des lois et des mesures contre les transgresseurs sont inefficaces.
La corruption de la police, des fonctionnaires et des artisans de la paix.
L'attitude des hommes et de la perception des femmes dans la société et le statut socio-économique inégal des femmes
La pornographie et son rôle dans l'augmentation de la demande du sexe. A cela est relié la croissante utilisation d'Internet comme son véhicule et comme un moyen utilisé par les trafiquants pour le commerce des personnes.
Le patriarcat, qui provoque des relations de pouvoir inégales entre les hommes et les femmes et la discrimination.
Le comportement consumériste, la marchandisation et à la commercialisation du sexe, qui porte à considérer le corps comme une marchandise et comme un objet.
La demande des employeurs d’une main-d’œuvre non qualifiée et peu coûteuse.
Le modèle de développement qui propose des grands projets qui dépendent des travailleurs migrants précaires.
Les bases militaires du passé et ceux d'aujourd'hui créent une énorme infrastructure pour la prostitution.
Les relations politiques et économiques basées sur l'exploitation et l'inégalité, imposée par le «Nord» sont à l'origine de la détérioration des conditions de vie du «Sud».
Les plans restrictifs d'émigration ont réduit la possibilité de l'émigration régulière.
La vente d'armes et l'augmentation des conflits au sein des nations ou entre les nations font croitre le nombre de personnes déplacées et des réfugiés, qui deviennent la proie des trafiquants.