Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F09-01-2006-4C-205-2005
Timestamp: 2016-10-23 09:39:10+00:00
Document Index: 131766008

Matched Legal Cases: ['ATF ', 'art. 48', 'art. 46', 'art. 54', 'art. 55', 'art. 43', 'art. 55', 'ATF ', 'art. 63', 'art. 64', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 55', 'ATF ', 'art. 18', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 63', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 63', 'art. 373', 'art. 373', 'art. 156', 'art. 159']

4C.205/2005 (09.01.2006)
4C.205/2005 /ech
repr�sent� par Me Fid�le Joye,
tous deux repr�sent�s par Me David Lachat.
recours en r�forme contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 13 mai 2005.
A.a L'Entreprise G�n�rale X.________ S�rl (ci-apr�s: X.________ S�rl) avait trois associ�s, dont le g�rant, B.________, et le p�re de celui-ci, A.________. En 2000, ce dernier a fait inscrire une entreprise sous la forme d'une raison individuelle et ses pouvoirs dans la soci�t� � responsabilit� limit�e ont �t� radi�s.
A.b En 1998, un projet de construction, � Z.________, de huit villas jumelles, livrables cl�s en main, a �t� �labor�. La promotion devait �tre r�alis�e par B.________. Les travaux de construction seraient ex�cut�s, pour l'essentiel, par Z.________ S�rl. Cependant, la banque appel�e � financer le projet a refus� que B.________ agisse comme promoteur et elle a exig� que l'architecte C.________ assure la direction du chantier. Le pr�nomm� s'est, d�s lors, retir� de la promotion contre paiement de ses honoraires de pilotage.
Le 9 mai 1999, C.________ a �tabli un devis g�n�ral pour chacune des huit villas. Les travaux de gros oeuvre � effectuer par "Z.________" y �taient mentionn�s, sous la rubrique n� 211, pour un total de 157'862 fr. Une s�rie d'autres travaux, � ex�cuter par "Z.________", y �taient �galement indiqu�s.
Sous le titre "Villas Z.________", A.________ a dress� un tableau, dat� de mai 1999, �num�rant 61 postes pour un total de 140'800 fr. Ce tableau ne comporte ni signature ni r�f�rence � son auteur. Il n'est pas �tabli qu'il ait �t� port� � la connaissance des acqu�reurs des villas. On ne sait pas non plus quand il a �t� remis � l'architecte et rien ne prouve que celui-ci l'aurait accept� � titre de soumission.
Le 10 septembre 1999, un contrat d'entreprise SIA, portant sur la construction des huit villas et devant lier C.________, en tant que repr�sentant des ma�tres de l'ouvrage, d'une part, ainsi que Z.________ S�rl, en qualit� d'entrepreneur, d'autre part, a �t� r�dig�. Selon ce contrat, qui renvoyait syst�matiquement au devis g�n�ral du 9 mai 1999, les travaux �num�r�s sous la rubrique n� 211 �taient adjug�s � cette entreprise pour un prix de 157'862 fr. par villa. Le contrat en question n'a pas �t� sign� par les parties. Toutefois, Z.________ S�rl a sign� le cahier des charges sp�ciales et A.________ les plans, toutes pi�ces faisant partie int�grante du contrat d'entreprise.
A.c Par acte notari� du 7 juillet 1999, I.________ et J.________ ont acquis la propri�t� d'une parcelle sur laquelle devait �tre construite l'une des huit villas.
Le 23 ao�t 1999, C.________ a conclu avec J.________ un contrat d'architecte SIA auquel �tait annex� le devis g�n�ral du 9 mai 1999. Les travaux de ma�onnerie figuraient sur ce contrat, sous le poste n� 211, pour le montant de 157'862 fr., avec r�f�rence au devis du 9 mai 1999.
En cours d'ex�cution de l'ouvrage, les parties se sont mises d'accord pour modifier l'attribution de certains travaux mentionn�s dans le devis g�n�ral.
A titre de travaux compl�mentaires, A.________ a r�alis�, outre l'agrandissement du sous-sol, dont le co�t a �t� fix� d'accord entre les parties � 10'150 fr., le cr�pissage des fa�ades, devis� � 16'800 fr. L'ex�cution de cette partie de l'ouvrage s'est r�v�l�e d�fectueuse.
A.d I.________ et J.________ ont emm�nag� dans leur villa en ao�t 2000.
A.________ s'est lui-m�me port� acqu�reur de l'une des villas en novembre 2000. Il a alors sign� le devis g�n�ral du 9 mai 1999 qui lui a �t� communiqu� � cette occasion.
A.e A.________ a �tabli diff�rentes factures qu'il a envoy�es, jusqu'en avril 2001, � l'architecte C.________. Une seule d'entre elles, la premi�re, dat�e du 20 juillet 1999, mentionnait la somme de 140'800 fr. comme montant de l'adjudication.
Les premi�res factures ont toutes �t� adress�es par Z.________ S�rl � l'architecte qui envoyait ensuite des bons de paiement � I.________ et J.________, en faisant correspondre les prestations de l'entrepreneur aux postes contenus dans le devis g�n�ral, avec r�f�rence syst�matique � ce devis. Les ma�tres de l'ouvrage ont sign� tous ces bons et ont vers� la totalit� des montants y relatifs.
Le 6 avril 2001, A.________ a adress� � C.________ une facture de 159'280 fr. et fix� � 16'000 fr. le solde d� apr�s imputation des acomptes vers�s. Il lui a envoy�, le m�me jour, une seconde facture, d'un montant global de 15'000 fr., pour d'autres travaux.
Apr�s avoir mis I.________ et J.________ en demeure, le 19 juin 2001, de payer le solde de ses factures, A.________ a �tabli, le 25 septembre 2001, un d�compte final faisant appara�tre un montant total � payer de 175'580 fr. et un solde d� de 32'648 fr. 95.
A.f Sur requ�te de A.________ du 18 juillet 2001, l'autorit� comp�tente a ordonn�, en date du 3 octobre 2001, l'inscription provisoire d'une hypoth�que l�gale des artisans et entrepreneurs sur la parcelle propri�t� de I.________ et de J.________ .
B.a Le 12 novembre 2001, A.________ a assign� I.________ et J.________ devant les tribunaux genevois en vue d'obtenir le paiement du montant de 31'148 fr. 95, avec int�r�ts � 5% d�s le 11 avril 2001, somme r�duite ult�rieurement � 21'649 fr., ainsi que l'inscription d�finitive de l'hypoth�que l�gale � due concurrence.
Les d�fendeurs ont conclu au rejet de la demande et, reconventionnellement, au paiement de 29'406 fr. plus int�r�ts � 5% d�s le 15 d�cembre 2003.
Par jugement du 16 septembre 2004, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a rejet� la demande principale et condamn� le demandeur � verser aux d�fendeurs la somme de 22'097 fr. 50 avec int�r�ts � 5% d�s le 15 d�cembre 2003.
B.b Statuant par arr�t du 13 mai 2005, sur appel du demandeur, la Cour de justice a annul� le jugement de premi�re instance, rejet� la demande principale, admis partiellement la demande reconventionnelle et condamn� le demandeur � verser aux d�fendeurs la somme de 12'297 fr. 50 avec int�r�ts � 5% d�s le 15 d�cembre 2003. Pour ce faire, elle s'est fond�e sur les motifs r�sum�s ci-apr�s.
Lorsque le prix a �t� fix� � forfait, l'entrepreneur est tenu d'ex�cuter l'ouvrage pour la somme fix�e. Demeurent r�serv�es les prestations suppl�mentaires, r�sultant des modifications de commande, dont le prix doit �tre d�termin� d'apr�s la valeur du travail et les d�penses de l'entrepreneur. Le fardeau de la preuve est support� par le ma�tre dans le premier cas et par l'entrepreneur dans le second.
En l'esp�ce, Z.________ S�rl, dont le demandeur a repris tous les droits et obligations se rapportant au contrat d'entreprise litigieux, s'est vu confier les travaux pr�vus dans ce contrat pour un prix forfaitaire de 157'862 fr. par villa. Telle est, en effet, la conclusion qui s'impose eu �gard aux circonstances du cas concret. Les documents pr�contractuels de m�me que le comportement des diff�rents protagonistes, avant et apr�s la conclusion du contrat, d�montrent clairement que le devis g�n�ral du 9 mai 1999 constituait la pierre angulaire des relations juridiques �tablies entre les diff�rents int�ress�s et que le contrat d'entreprise SIA, qui se r�f�rait � ce devis, m�me s'il n'a pas �t� sign�, refl�tait la commune intention des parties de fixer un prix ferme. L'analyse chronologique des pi�ces vers�es au dossier confirme, du reste, que le tableau dress� le 4 mai 1999 par le demandeur n'a jamais �t� admis par quiconque comme base de calcul du prix de l'ouvrage.
Le demandeur, qui a encore effectu� l'agrandissement du sous-sol et le cr�pissage des fa�ades, a droit, pour ces travaux hors devis, � une r�mun�ration suppl�mentaire de 10'150 fr. et de 16'800 fr. S'agissant des autres travaux ex�cut�s par lui, il n'a pas all�gu� de mani�re suffisante qu'ils ne seraient pas inclus dans le devis g�n�ral. Le prix global th�orique de l'ouvrage doit ainsi �tre arr�t� � 184'812 fr. Il y a lieu d'en d�duire la somme de 28'000 fr. pour divers travaux, mentionn�s dans ce devis, qui n'ont pas �t� r�alis�s par le demandeur. D'o� un solde de 156'812 fr.
Les enqu�tes ont d�montr� l'existence de d�fauts dans le cr�pi de la fa�ade de la villa des d�fendeurs. Le devis d'un entrepreneur, produit sous pi�ce n� 46, dont le demandeur requiert � tort qu'il n'en soit tenu aucun compte, permet de chiffrer � 16'178 fr. 50 le co�t des travaux de r�fection. Ce montant sera d�duit de la r�mun�ration de l'entrepreneur, qu'il convient de ramener � 140'633 fr. 50.
Apr�s imputation des acomptes de 152'931 fr. vers�s par les d�fendeurs, il subsiste un solde de 12'297 fr. 50 en faveur de ceux-ci. Par cons�quent, les conclusions principales du demandeur seront rejet�es et la conclusion reconventionnelle des d�fendeurs sera admise dans cette mesure.
B.c Parall�lement � un recours de droit public qui a �t� rejet�, dans la mesure o� il �tait recevable, par arr�t s�par� de ce jour, le demandeur interjette un recours en r�forme. Il y reprend les conclusions qu'il avait soumises aux juges cantonaux et requiert, � titre subsidiaire, le renvoi de la cause � la Cour de justice pour nouveau jugement dans le sens des consid�rants de l'arr�t f�d�ral.
Les d�fendeurs concluent principalement � l'irrecevabilit� du recours et, subsidiairement, � son rejet.
Selon la jurisprudence, un recours de droit public et un recours en r�forme ne peuvent, en principe, pas �tre r�unis dans un seul acte de recours, car ces deux moyens de droit, soumis � des r�gles de proc�dure diff�rentes, se distinguent clairement par le type de griefs que chacun permet de soulever; une exception ne se justifie que si les deux recours sont s�par�s dans leur pr�sentation et ne sont pas non plus confondus quant � leur contenu, mais que le recourant expose s�par�ment et distinctement pour chaque recours ce qu'il entend y faire valoir (ATF 115 II 396 consid. 2a; 103 II 218 consid. 1a et les arr�ts cit�s).
En l'esp�ce, l'acte de recours soumis � l'examen du Tribunal f�d�ral est admissible, d�s lors qu'il pr�sente s�par�ment les conclusions prises dans le recours de droit public et dans le recours en r�forme, ainsi que les moyens soulev�s � l'appui de chacune de ces conclusions distinctes.
2.1 Interjet� par la partie qui a succomb� dans ses conclusions condamnatoires et s'est oppos�e sans succ�s � la demande reconventionnelle, le pr�sent recours, dirig� contre un jugement final rendu en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), est recevable, puisqu'il a �t� d�pos� en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ).
Demeure r�serv� l'examen des diff�rents griefs articul�s par le demandeur.
2.2 Le recours en r�forme est ouvert pour violation du droit f�d�ral, mais non pour violation d'un droit constitutionnel (art. 43 al. 1 OJ) ni pour violation du droit cantonal (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c). Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la d�cision attaqu�e, � moins que des dispositions f�d�rales en mati�re de preuve n'aient �t� viol�es, qu'il y ait lieu � rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compl�ter les constatations de l'autorit� cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, r�guli�rement all�gu�s et clairement �tablis (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2, 136 consid. 1.4; 127 III 248 consid. 2c). Dans la mesure o� une partie recourante pr�sente un �tat de fait qui s'�carte de celui contenu dans la d�cision attaqu�e, sans se pr�valoir avec pr�cision de l'une des exceptions qui viennent d'�tre rappel�es, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 102 consid. 2.2 p. 106, 136 consid. 1.4). Il ne peut �tre pr�sent� de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en r�forme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appr�ciation des preuves et les constatations de fait qui en d�coulent (ATF 130 III 136 consid. 1.4; 129 III 618 consid. 3).
Dans un premier moyen, le demandeur reproche aux juges cantonaux d'avoir proc�d� � une appr�ciation erron�e des faits selon le principe de la confiance pour aboutir au constat que le devis g�n�ral du 9 mai 1999 refl�tait la volont� concordante des parties sur les travaux � effectuer et le prix de ceux-ci.
3.1 En pr�sence d'un litige sur l'interpr�tation d'un contrat, le juge doit tout d'abord s'efforcer de d�terminer la commune et r�elle intention des parties, sans s'arr�ter aux expressions ou d�nominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, soit pour d�guiser la nature v�ritable de la convention (art. 18 al. 1 CO; ATF 128 III 419 consid. 2.2 p. 422; 127 III 444 consid. 1b). D�terminer ce qu'un cocontractant savait et voulait au moment de conclure rel�ve des constatations de fait qui lient le Tribunal f�d�ral (ATF 128 III 419 consid. 2.2 p. 422; 118 II 58 consid. 3a). Si la cour cantonale parvient � se convaincre d'une commune et r�elle intention des parties, il s'agit d'une constatation de fait qui, sous r�serve des exceptions pr�vues aux art. 63 al. 2 et 64 OJ, ne peut �tre remise en cause dans un recours en r�forme (ATF 128 III 419 consid. 2.2 p. 422; 126 III 25 consid. 3c, 375 consid. 2e/aa). La recherche de la volont� r�elle des parties est qualifi�e d'interpr�tation subjective (ATF 125 III 305 consid. 2b p. 308). Si la volont� r�elle des parties ne peut pas �tre �tablie ou si les volont�s intimes divergent, le juge doit interpr�ter les d�clarations et les comportements selon la th�orie de la confiance, en recherchant comment une d�claration ou une attitude pouvait �tre comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances (interpr�tation dite objective; ATF 128 III 419 consid. 2.2 p. 422; 127 III 444 consid. 1b; 126 III 59 consid. 5b p. 68, 375 consid. 2e/aa p. 380; 125 III 305 consid. 2b p. 308). L'application du principe de la confiance est une question de droit que le Tribunal f�d�ral, saisi d'un recours en r�forme, peut examiner librement (ATF 128 III 419 consid. 2.2 p. 422; 127 III 248 consid.3a; 126 III 25 consid. 3c, 59 consid. 5a, 375 consid. 2e/aa).
3.2.1 En l'esp�ce, quoi qu'en dise le demandeur, la Cour de justice n'a pas cherch� � d�terminer quel sens chacune des parties pouvait et devait raisonnablement pr�ter aux d�clarations de volont� de l'autre pour arriver � la conclusion qu'un accord avait �t� conclu entre elles sur la base du devis g�n�ral du 9 mai 1999. Elle s'est, au contraire, employ�e � d�montrer, en mettant en �vidence une s�rie de circonstances � la fois ant�rieures (le d�roulement de la phase promotionnelle et pr�contractuelle) et post�rieures (les modalit�s de la facturation, la signature du devis par le demandeur et la r�f�rence expresse faite par ce dernier � ladite pi�ce dans sa requ�te en inscription provisoire d'une hypoth�que l�gale) � l'�tablissement de ce document, que le contrat d'entreprise, qui se r�f�rait audit devis, devait �tre consid�r� "comme le reflet de la commune intention des parties". Or, comme on l'a soulign� plus haut, �tablir la commune et r�elle intention des parties est une question de fait. Par cons�quent, la conclusion � laquelle a abouti la cour cantonale �chappe � l'examen de la juridiction f�d�rale de r�forme (art. 63 al. 2 OJ).
3.2.2 Au demeurant, m�me s'il fallait admettre, avec le demandeur, que la cour cantonale a cherch� � d�terminer la volont� pr�sum�e des parties, en appliquant le principe de la confiance, il n'y aurait pas mati�re � intervention de la Cour de c�ans au titre d'une pr�tendue appr�ciation juridique erron�e des faits pertinents.
Sans doute le demandeur a-t-il raison d'observer que le principe de la relativit� des conventions commande en soi de distinguer entre les diff�rents rapports contractuels nou�s � l'occasion de la mise en oeuvre d'un projet immobilier (cf. arr�t 4C.215/2004 du 23 novembre 2004, consid. 3.1 et les r�f�rences). La pr�sente esp�ce se caract�rise, toutefois, par une �troite imbrication de ces rapports, impliquant une certaine opacit� dans leur am�nagement, circonstance � laquelle les d�fendeurs sont totalement �trangers et dont ils ne doivent, d�s lors, pas p�tir.
En l'occurrence, les d�fendeurs ont conclu formellement trois contrats ou s�ries de contrats distincts pour l'acquisition de leur villa: une vente immobili�re avec le propri�taire de la parcelle nue sur laquelle devait �tre construite la villa; un contrat de mandat avec l'architecte C.________, qui devait s'occuper notamment de la confection des plans et de la direction des travaux; des contrats d'entreprise avec les divers corps de m�tier appel�s � oeuvrer sur le chantier, au nombre desquels figurait Z.________ S�rl. La plaquette de promotion - le nom de cette entreprise y appara�t en regard de la rubrique "Construction" et sous le titre "Vos Partenaires" - indiquait un prix de vente global pour chaque villa et contenait un descriptif pr�cis des travaux � ex�cuter par les diff�rentes entreprises, sous l'en-t�te "Villa cl� en mains Z.________". En outre, le contrat d'architecte pass� avec chaque acqu�reur renvoyait au devis annex�, dat� du 9 mai 1999, o� �taient list�s et chiffr�s les travaux de construction � ex�cuter et o� �taient �galement indiqu�s le prix d'achat du terrain ainsi que les honoraires de l'architecte C.________. Par la suite, un contrat d'entreprise devant lier les ma�tres de l'ouvrage, repr�sent�s par cet architecte, et Z.________ S�rl a �t� �tabli, qui se r�f�rait au devis en question. Il n'importe que ce contrat n'ait pas �t� sign�, d�s lors que la forme �crite n'est pas exig�e pour la conclusion d'un contrat d'entreprise et qu'il n'est pas soutenu qu'elle aurait �t� r�serv�e en l'esp�ce. Sur le vu de ces documents, et singuli�rement du dernier nomm�, les d�fendeurs pouvaient admettre de bonne foi que les travaux qui y �taient �num�r�s seraient ex�cut�s par les entreprises d�sign�es pour le prix forfaitaire indiqu�. En admettant que ces documents univoques l'emportaient sur un document ant�rieur - le tableau dress� le 4 mai 1999 par le demandeur - "dont il n'est pas �tabli qu'il a �t� communiqu� � qui que ce soit avant la fin du chantier et n'a re�u l'aval de personne", les juges cantonaux n'ont pas viol� les r�gles pr�cit�es touchant l'interpr�tation des manifestations de volont�.
Dans la mesure o� le demandeur, par des arguments de type appellatoire du reste, se pr�vaut d'actes qu'il a ou n'a pas accomplis lui-m�me avant et apr�s la conclusion du contrat d'entreprise pour soutenir que le devis g�n�ral du 9 mai 1999 ne refl�tait pas la volont� pr�sum�e de l'entrepreneur telle qu'elle pouvait �tre comprise de bonne foi par les ma�tres de l'ouvrage, il fait fausse route. En raisonnant ainsi, il oublie, en effet, que le contrat d'entreprise n'a pas �t� conclu par lui personnellement mais par Z.________ S�rl, dont il a ensuite repris les droits et les obligations. Or, et cela seul importe, il est manifeste que le comportement adopt� par cette soci�t� dans la mise en oeuvre du projet immobilier ne permettait pas aux d�fendeurs de penser raisonnablement que le prix fix� pour la r�alisation de l'ouvrage ne rev�tait qu'un caract�re approximatif.
Au demeurant, il ne ressort pas de l'arr�t attaqu� que B.________, le fils du demandeur, ait manifest� l'intention clairement reconnaissable de n'agir envers les d�fendeurs qu'� titre personnel, en tant que pilote du projet, et sans avoir l'intention d'engager la soci�t� �ponyme dans une quelconque relation contractuelle avec les ma�tres de l'ouvrage.
A le supposer recevable, le moyen serait donc, de toute fa�on, infond�.
4.1 A teneur de l'art. 373 CO, lorsque le prix a �t� fix� � forfait, l'entrepreneur est tenu d'ex�cuter l'ouvrage pour la somme fix�e, et il ne peut r�clamer aucune augmentation, m�me si l'ouvrage a exig� plus de travail ou de d�penses que ce qui avait �t� pr�vu (al. 1). A l'inverse, le ma�tre est tenu de payer le prix int�gral, m�me si l'ouvrage a exig� moins de travail que ce qui avait �t� pr�vu (al. 3). En ce sens, on admet que le prix forfaitaire ou prix ferme fixe une limite � la fois maximale et minimale pour la r�mun�ration de l'entrepreneur. La partie qui pr�tend � l'existence de prix ferme a la charge de la preuve (arr�t 4C.23/2004 du 14 d�cembre 2004, consid. 3.1 et les r�f�rences).
Le caract�re ferme du prix forfaitaire n'est pas absolu. L'art. 373 al. 2 CO pr�voit une premi�re exception lorsque l'ex�cution de l'ouvrage est emp�ch�e ou rendue difficile � l'exc�s par des circonstances extraordinaires, impossibles � pr�voir, ou exclues par les pr�visions des parties. Une seconde exception est r�alis�e quand intervient une modification de commande par rapport � l'objet du contrat initialement convenu; le prix ferme arr�t� par les parties n'est, en effet, d�terminant que pour l'ouvrage alors projet�, sans modifications qualitatives ou quantitatives (arr�t cit�, consid. 4.1 et les r�f�rences).
4.2 Dans la pr�sente esp�ce, les juges cantonaux ont fait une saine application de ces principes en indiquant quels �taient les travaux vis�s par l'accord de prix forfaitaire et quels �taient ceux qui devaient �tre r�mun�r�s � part.
Pour l'essentiel, le demandeur reprend ici les arguments qu'il avait d�velopp�s dans son premier grief en vue de d�nier tout caract�re forfaitaire � la r�mun�ration convenue. Il n'y a donc pas lieu de revenir sur ce qui a d�j� �t� dit plus haut au sujet de ces arguments.
Contrairement � ce que soutient l'int�ress�, la question du fardeau de la preuve ne se pose plus ici du moment que la cour cantonale a conclu � l'existence d'un prix ferme.
Le demandeur essaie, par ailleurs, de d�montrer que le devis g�n�ral du 9 mai 1999 n'�tait qu'estimatif. Cependant, cette tentative est d'embl�e vou�e � l'�chec, car elle ne repose pas sur les seules constatations des juges pr�c�dents, mais se fonde sur une appr�ciation appellatoire de d�clarations ou pi�ces extraites du dossier cantonal.
Enfin, les consid�rations g�n�rales �mises par le demandeur en vue de d�montrer que la d�cision attaqu�e porterait atteinte au sentiment de la justice sont d�nu�es de pertinence. Si les d�fendeurs ont pay�, pour l'ouvrage livr�, un prix sup�rieur � celui qui avait �t� convenu, ils sont en droit de r�clamer au demandeur la restitution du trop-per�u. On ne voit pas en quoi pareille d�marche heurterait le sentiment de la justice.
Cela �tant, le pr�sent recours doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. Par cons�quent, son auteur sera condamn� � payer les frais de la proc�dure f�d�rale (art. 156 al. 1 OJ) et � indemniser les intim�s (art. 159 al. 1 OJ).
Le recourant versera aux intim�s, cr�anciers solidaires, une indemnit� de 2'000 fr. � titre de d�pens.