Source: https://medzai.net/fr/substances/venlafaxine-319.php
Timestamp: 2020-05-29 17:11:54+00:00
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Venlafaxine. Propriétés pharmacologiques. Venlafaxine - dans les pharmacopées du monde - Medzai.net
VENLAFAXINE - dans les pharmacopées des pays suivants:
Formes pharmaceutiques - VENLAFAXINE:
VENLAFAXINE est produit en France dans les Formes pharmaceutiques suivantes
EFFEXOR 25 mg -
EFFEXOR 50 mg -
VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg -
VENLAFAXINE BIPHAR 225 mg -
VENLAFAXINE ACTAVIS 50 mg -
VENLAFAXINE MYLAN 25 mg -
EFFEXOR L.P. 37,5 mg -
EFFEXOR L.P. 75 mg -
ZAREDROP 75 mg/ml -
Le mécanisme de laction antidépressive de la venlafaxine chez lhomme semble être associé à la potentialisation de lactivité des neurotransmetteurs au niveau du système nerveux central. Les études précliniques ont montré que la venlafaxine et son principal métabolite, la O-déméthylvenlafaxine (ODV), sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline. La venlafaxine est également un inhibiteur faible de la recapture de la dopamine. La venlafaxine et son métabolite actif réduisent la sensibilité ß-adrénergique après administration aigüe (dose unique) et chronique. En ce qui concerne laction globale sur la recapture de neurotransmetteurs et la liaison aux récepteurs, la venlafaxine et lODV sont très similaires.
In vitro, la venlafaxine na virtuellement aucune affinité pour les récepteurs cérébraux muscariniques, cholinergiques, histaminergiques H1 ou α1-adrénergiques du rat. Lactivité pharmacologique au niveau de ces récepteurs peut être liée aux divers effets indésirables, tels que les effets anticholinergiques, sédatifs et cardio-vasculaires, observés avec dautres antidépresseurs.
La venlafaxine ne possède pas dactivité inhibitrice de la monoamine-oxydase (MAO).
Les études in vitro ont révélé que la venlafaxine na aucune affinité pour les récepteurs sensibles aux opiacés ou aux benzodiazépines.
Lefficacité de la venlafaxine à libération immédiate dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs a été démontrée dans cinq études à court terme, de 4 à 6 semaines, contrôlées contre placebo, en double insu, randomisées, et à des posologies allant jusquà 375 mg/jour. Lefficacité de la venlafaxine à libération prolongée dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs a été établie dans deux études à court terme, de 8 à 12 semaines, contrôlées contre placebo, à des posologies allant de 75 à 225 mg/jour.
Dans une étude à plus long terme, des patients adultes ambulatoires ayant répondu à un traitement en ouvert de 8 semaines par la venlafaxine à libération prolongée (75, 150, ou 225 mg) ont été randomisés, soit pour poursuivre le traitement à la même posologie de venlafaxine à libération prolongée soit pour recevoir un placebo, pour une durée dobservation des rechutes pouvant atteindre 26 semaines.
Dans une seconde étude à plus long terme, lefficacité de la venlafaxine dans la prévention des récidives dépisodes dépressifs a été démontrée sur une période de 12 mois dans une étude en double insu, contrôlée contre placebo, chez des patients adultes ambulatoires présentant des épisodes dépressifs majeurs récurrents et ayant répondu au traitement par venlafaxine (100 à 200 mg/jour, en deux prises par jour) lors de leur dernier épisode de dépression.
La venlafaxine est fortement métabolisée, essentiellement en son métabolite actif, la O-déméthylvenlafaxine (ODV). Les demi-vies plasmatiques moyennes ± Ecart Type de la venlafaxine et de lODV sont respectivement de 5 ± 2 heures et 11 ± 2 heures. Les concentrations à létat déquilibre de la venlafaxine et de lODV sont atteintes en 3 jours de traitement oral à doses répétées. La venlafaxine et lODV présentent une cinétique linéaire pour des doses comprises entre 75 mg et 450 mg/jour.
Au moins 92 % de venlafaxine sont absorbés après administration de doses orales uniques de venlafaxine à libération immédiate. La biodisponibilité absolue est de 40 % à 45 % en raison dun métabolisme présystémique. Après administration de venlafaxine à libération immédiate, les concentrations plasmatiques maximales de venlafaxine et dODV sont atteintes respectivement en 2 et 3 heures. Après administration de gélules à libération prolongée de venlafaxine, les concentrations plasmatiques maximales de venlafaxine et dODV sont atteintes dans les 5,5 heures et 9 heures, respectivement. Quand des posologies quotidiennes équivalentes de venlafaxine sont administrées en comprimé à libération immédiate ou en gélule à libération prolongée, la gélule à libération prolongée présente un taux dabsorption plus lent mais le même niveau final dabsorption que le comprimé à libération immédiate. Les aliments naffectent pas la biodisponibilité de la venlafaxine et de lODV.
Aux concentrations thérapeutiques, la venlafaxine et lODV sont à peine liées aux protéines plasmatiques humaines (respectivement 27 % et 30 %). Le volume de distribution de la venlafaxine à létat déquilibre est de 4,4 ± 1,6 L/kg après administration par voie intraveineuse.
La venlafaxine subit un important métabolisme hépatique. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est métabolisée par le CYP2D6 en son principal métabolite actif, lODV. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est métabolisée en un métabolite mineur moins actif, la N-déméthylvenlafaxine, par le CYP3A4. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est un faible inhibiteur du CYP2D6. La venlafaxine ninhibe pas le CYP1A2, le CYP2C9, ni le CYP3A4.
La venlafaxine et ses métabolites sont essentiellement éliminés par voie rénale. Environ 87 % dune dose de venlafaxine sont retrouvés dans les urines en 48 heures, sous forme inchangée (5 %), dODV non conjugué (29 %), dODV conjugué (26 %), ou dautres métabolites inactifs mineurs (27 %). Les clairances plasmatiques moyennes ± Ecart Type à létat déquilibre de la venlafaxine et de lODV sont respectivement de 1,3 ± 0,6 L/h/kg et 0,4 ± 0,2 L/h/kg.
Lâge et le sexe du sujet nont pas deffet significatif sur la pharmacocinétique de la venlafaxine et de lODV.
Les concentrations plasmatiques de venlafaxine sont supérieures chez les métaboliseurs lents du CYP2D6 comparés aux métaboliseurs rapides. Dans la mesure où lexposition totale (ASC) de venlafaxine et dODV est similaire chez les métaboliseurs lents et rapides, il nest pas nécessaire dutiliser des schémas posologiques différents pour ces deux groupes.
Chez les patients de stade A (insuffisance hépatique légère) et de stade B (insuffisance hépatique modérée) de la classification de Child-Pugh, les demi-vies de la venlafaxine et de lODV sont allongées par rapport aux sujets ayant une fonction hépatique normale.
La clairance aussi bien de la venlafaxine que de lODV est réduite. Une importante variabilité interindividuelle est à noter. Les données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère sont limitées .
Chez des patients dialysés, la demi-vie délimination de la venlafaxine est allongée denviron 180 % et la clairance réduite denviron 57 %, par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale, tandis que la demi-vie délimination de lODV est allongée denviron 142 % et la clairance réduite denviron 56 %.
Un ajustement posologique est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère et chez les patients nécessitant une hémodialyse .
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients.
Lassociation à un traitement par inhibiteurs irréversibles de la monoamine-oxydase (IMAO) est contre-indiquée en raison du risque de survenue dun syndrome sérotoninergique, se manifestant notamment par une agitation, des tremblements et une hyperthermie. La venlafaxine ne doit pas être débutée dans les 14 jours suivant larrêt dun traitement par un IMAO irréversible.
La venlafaxine doit être arrêtée au moins 7 jours avant le début dun traitement par un IMAO .
Effets indésirables - VENLAFAXINE
Système-organe Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare Fréquence indéterminée
Sensation d'altération dugoût, Acouphènes
Réactionde photosensibilité
** Des cas d'idées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant un traitement par la venlafaxine ou peu de temps après son arrêt .
L'arrêt de la venlafaxine (particulièrement lorsqu'il est brutal) conduit habituellement à des symptômes de sevrage. Les réactions les plus fréquemment observées sont: sensations vertigineuses, troubles sensoriels (y compris paresthésies), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et /ou vomissements, tremblements, céphalées et syndrome grippal. Généralement, ces symptômes sont légers à modérés et disparaissent spontanément; cependant chez certains patients ils peuvent être sévères et/ou prolongés. Par conséquent, lorsque le traitement par la venlafaxine n'est plus nécessaire, il est conseillé de diminuer progressivement la posologie .
En général, le profil d'effets indésirables de la venlafaxine (dans des études contrôlées contre placebo) chez les enfants et les adolescents (âgés de 6 à 17 ans) était similaire à celui observé chez les adultes. Comme chez les adultes, perte d'appétit, perte de poids, augmentation de la pression artérielle, et augmentation du cholestérol dans le sang ont été observés .
En raison du risque d'effets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée qu'après une évaluation clinique . La posologie minimale efficace doit être maintenue.
Les études cliniques contrôlées chez les enfants et les adolescents présentant un épisode dépressif majeur n'ont pas permis de démontrer l'efficacité de la venlafaxine et ne soutiennent pas son utilisation chez ces patients .
L'arrêt brutal du traitement doit être évité. Lors de l'arrêt du traitement par la venlafaxine, la posologie devra être progressivement diminuée sur une durée d'au moins une à deux semaines afin de réduire le risque de survenue de réactions de sevrage . En cas de symptômes mal tolérés après une diminution de dose ou lors de l'interruption du traitement, le retour à la posologie précédemment prescrite peut être envisagé. Par la suite, le médecin pourra reprendre la diminution de la posologie, mais à un rythme plus progressif.
Les données acquises depuis la commercialisation montrent que le surdosage en venlafaxine a été essentiellement rapporté en association avec la prise dalcool et/ou dautres médicaments. Les événements les plus fréquemment rapportés au cours dun surdosage comportent une tachycardie, des modifications du niveau de conscience (allant dune somnolence à un coma), une mydriase, des convulsions et des vomissements. Les autres événements rapportés incluent des modifications électrocardiographiques (ex. : allongement de lintervalle QT, bloc de branche, allongement du QRS ), une tachycardie ventriculaire, une bradycardie, une hypotension, des vertiges, et des décès.
Des études rétrospectives publiées rapportent quun surdosage en venlafaxine peut être associé à un risque accru de décès par rapport à celui observé avec les antidépresseurs de type ISRS, mais inférieur à celui observé avec les antidépresseurs tricycliques.
Des études épidémiologiques ont montré que chez les patients traités par venlafaxine, le poids des facteurs de risque de suicide est supérieur à celui des patients traités par ISRS. Concernant le risque accru de décès observé, la part de responsabilité de la toxicité de la venlafaxine en cas de surdosage, par rapport à certaines caractéristiques des patients traités par venlafaxine, nest pas clairement établie. Afin de réduire le risque de surdosage, les prescriptions de venlafaxine devront se limiter à la plus petite quantité de médicament compatible avec une bonne prise en charge du patient.
Des mesures générales de maintien des fonctions vitales et un traitement symptomatique sont recommandées; la fréquence cardiaque et les constantes vitales doivent être contrôlées. En cas de risque dinhalation, linduction de vomissements nest pas recommandée. Le lavage gastrique peut être indiqué sil est effectué peu après lingestion ou chez les patients symptomatiques. Ladministration de charbon activé peut également limiter labsorption de la substance active. La diurèse forcée, la dialyse, lhémoperfusion et lexsanguino-transfusion sont peu susceptibles de présenter un intérêt. Il nexiste pas dantidotes spécifiques connus de la venlafaxine.
La venlafaxine ne doit pas être utilisée en association avec les IMAO non sélectifs irréversibles. La venlafaxine ne doit pas être débutée dans les 14 jours suivants larrêt dun traitement par un IMAO non sélectif irréversible. La venlafaxine doit être arrêtée au moins 7 jours avant linstauration dun traitement par un IMAO non sélectif irréversible .
En raison du risque de syndrome sérotoninergique, lassociation de la venlafaxine à un IMAO réversible et sélectif, comme le moclobémide nest pas recommandée. Après un traitement par IMAO réversible, le traitement par la venlafaxine peut être débuté après une période darrêt de moins de 14 jours. Il est recommandé darrêter la venlafaxine au moins 7 jours avant linstauration dun traitement par un IMAO irréversible .
Le linézolide (antibiotique) est un IMAO faible, réversible et non-sélectif et ne doit pas être donné aux patients traités par la venlafaxine .
Comme avec dautres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique peut survenir sous traitement par venlafaxine, en particulier en cas dutilisation concomitante dautres substances susceptibles daffecter le système de neurotransmetteurs sérotoninergiques (notamment les triptans, les ISRS, les IRSN, le lithium, la sibutramine, le tramadol, le millepertuis [Hypericum perforatum]), les médicaments altérant le métabolisme sérotoninergique (incluant les IMAO), ou les précurseurs de la sérotonine (comme les suppléments contenant du tryptophane).
Si lassociation de la venlafaxine à un ISRS, un IRSN, ou un agoniste des récepteurs de la sérotonine (triptans) est cliniquement justifiée, une surveillance attentive du patient est conseillée, particulièrement lors de linstauration du traitement et des augmentations posologiques. Lutilisation concomitante de venlafaxine et de précurseurs de la sérotonine (tels que les suppléments contenant du tryptophane) nest pas recommandé .
Le risque lié à lutilisation de la venlafaxine en association avec dautres substances agissant sur le SNC na pas été systématiquement évalué. En conséquence, la prudence est conseillée lorsque la venlafaxine est prise en association à dautres substances agissant sur le SNC.
Il a été démontré que la venlafaxine ne majorait pas laltération des capacités intellectuelles et motrices induite par léthanol. Cependant, comme pour toute substance agissant sur le SNC, il doit être recommandé aux patients déviter la consommation dalcool.
Effet dautres médicaments sur la venlafaxine
Une étude pharmacocinétique avec le kétoconazole chez des métaboliseurs lents (ML) et rapides (MR) du CYP2D6 a mis en évidence une augmentation de lASC (aire sous la courbe) de la venlafaxine (de respectivement 70 % et 21 % chez les patients ML et MR du CYP2D6) et de la O-déméthylvenlafaxine (de respectivement 33 % et 23 % chez les patients ML et MR du CYP2D6) après administration de kétoconazole. Lusage concomitant dinhibiteurs du CYP3A4 (ex : atazanavir, clarithromycine, indinavir, itraconazole, voriconazole, posaconazole, kétoconazole, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, télithromycine) et de venlafaxine peut accroître les concentrations de venlafaxine et d'O-déméthylvenlafaxine. Par conséquent, la prudence est conseillée si le traitement dun patient comprend une association dun inhibiteur du CYP3A4 et de venlafaxine.
Effet de la venlafaxine sur dautres médicaments
Un syndrome sérotoninergique peut être induit par lusage concomitant de venlafaxine et de lithium (voir paragraphe « Syndrome sérotoninergique »).
La venlafaxine na aucun effet sur la pharmacocinétique et la pharmacodynamie du diazépam, ni sur son métabolite actif, le déméthyldiazépam. Le diazépam ne semble pas affecter la pharmacocinétique de la venlafaxine ni de la O-déméthylvenlafaxine. Aucune autre interaction pharmacocinétique et/ou pharmacodynamique avec dautres benzodiazépines nest connue.
La venlafaxine na pas modifié la pharmacocinétique de limipramine et du 2-OH-imipramine. Lors de ladministration de 75 à 150 mg par jour de venlafaxine, une augmentation dose-dépendante de 2,5 à 4,5 fois de lASC du 2-OH-désipramine a été observée. Limipramine na pas affecté la pharmacocinétique de la venlafaxine et de la O-déméthylvenlafaxine. Ces données doivent être prises en compte chez les patients traités par une association dimipramine et de venlafaxine. La signification clinique de cette interaction nest pas connue. Ladministration concomitante de venlafaxine et dimipramine doit être faite avec prudence.
Une étude pharmacocinétique avec lhalopéridol administré par voie orale a montré une réduction de 42 % de la clairance totale, une augmentation de 70 % de lASC, une augmentation de 88 % de la Cmax, mais aucune modification de la demi-vie de lhalopéridol. Ces observations doivent être prises en compte chez les patients traités par une association dhalopéridol et de venlafaxine. La signification clinique de cette interaction nest pas connue.
La venlafaxine a entraîné une augmentation de 50 % lASC de la rispéridone mais na pas affecté significativement le profil pharmacocinétique de la fraction active totale (rispéridone plus 9-hydroxyrispéridone). La signification clinique de cette interaction nest pas connue.
Ladministration concomitante de venlafaxine et de métoprolol à des volontaires sains dans une étude dinteraction pharmacocinétique de ces deux médicaments a révélé une augmentation des concentrations plasmatiques de métoprolol denviron 30-40%, sans modification des concentrations plasmatiques de son métabolite actif, lalpha-hydroxymétoprolol. La pertinence clinique de cette observation chez les patients hypertendus nest pas connue. Le métoprolol na pas modifié le profil pharmacocinétique de la venlafaxine ou de son métabolite actif, la O-déméthylvenlafaxine. La prudence est recommandée en cas dadministration concomitante de venlafaxine et de métoprolol.
Une étude pharmacocinétique avec lindinavir a montré une réduction de 28% de lASC et une réduction de 36% de la Cmax pour cette substance. Lindinavir na pas affecté la pharmacocinétique de la venlafaxine et de la O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction nest pas connue.
VENLAFAXINE - Composés chimiques
CIM-10 codes des maladies, dont la thérapie comprend VENLAFAXINE:
Trouble anxieux et dépressif mixte