Source: https://patcox21.wordpress.com/2012/08/30/la-cpi-renouvelle-sa-demande-la-rdc-appelee-a-arreter-sylvestre-mudacumura-le-chef-des-fdlr/
Timestamp: 2018-12-18 19:12:12+00:00
Document Index: 24705475

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La CPI renouvelle sa demande, la RDC appelée à arrêter Sylvestre Mudacumura, le chef des FDLR – Patcox21
La CPI renouvelle sa demande, la RDC appelée à arrêter Sylvestre Mudacumura, le chef des FDLR
Le greffe de la Cour pénale internationale (CPI) demande au gouvernement congolais d’exécuter, dans le meilleur délai, le mandat d’arrêt lancé contre Sylvestre Mudacumura, le chef des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Celui-ci est poursuivi pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’il aurait commis en RDC entre 2009 et 2010.
Les rebelles des FDLR sont actifs dans plusieurs localités de la partie orientale de la RDC, précisément au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où ils commettent des exactions de tous genres, allant des viols, vols, pillages aux incendies des villages entiers et autres atrocités les plus odieuses.
Le 13 juillet dernier, la Cour pénale internationale a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Sylvestre Mudacumura. Le chef de l’Unité de sensibilisation de la CPI en Ituri, Nicolas Kuyaku, affirme que la Cour a officiellement demandé au gouvernement congolais d’exécuter ce mandat au début du mois d’août.
Sylvestre Mudacumura, né au Rwanda et âgé de 58 ans, a été cité parmi les personnes responsables des atrocités commises ces dernières années dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il est suspecté d’avoir commis neuf crimes de guerre, notamment attaques contre la population civile, meurtres, mutilations, traitements cruels, viols, torture, destructions de biens, pillages, atteintes à la dignité humaine. Des crimes qu’il est soupçonné d’avoir commis entre le 20 janvier 2003 et fin septembre 2010, dans les deux Kivu.
Après que les juges eurent débouté le 31 mai une première demande du procureur contre Sylvestre Mudacumura considérant qu’elle n’avait pas le niveau de spécificité requis, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé deux mois plus tard qu’il avait renouvelé sa demande d’un mandat d’arrêt contre le chef des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda.
Cette nouvelle demande a fait suite à la décision des juges de la CPI de rejeter la demande antérieure.
Un autre chef de guerre, Bosco Ntaganda, est, depuis août 2006, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis dans le territoire de l’Ituri, en Province Orientale, où les enfants mineurs avaient participé massivement à l’enrôlement forcé dans les Forces patriotiques pour la libération (FPLC).
La CPI a délivré le 13 juillet un deuxième mandat d’arrêt contre lui. Le porte-parole de la CPI en RDC a récemment rappelé que « la prérogative d’arrêter un suspect ne revient pas à la Cour pénale internationale, mais plutôt à l’Etat partie ». Dans le cas de Bosco Ntaganda, à la RDC. « En l’occurrence, [il appartient] à la RDC de l’arrêter et l’amener devant la Cour pénale internationale pour qu’il soit jugé », a-t-il souligné.
Pour rappel, en août 2006, ladite Cour avait délivré un premier mandat d’arrêt contre Bosco, suite aux crimes commis, en demandant en même temps à Kinshasa de le livrer. Mais Le gouvernement congolais a refusé de le livrer, évoquant » sa contribution dans la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés de l’Est en 2009 « . Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, intervenant sur RFI, les » chicaneries autour des poursuites à engager sans délai à l’encontre de M. Ntaganda sont de nature à infliger au Congo un remède pire que le mal « . Donc, pour le gouvernement congolais le choix était clair : la paix et la sécurité au Nord-Kivu passaient avant toute chose.
Il a fallu attendre 3 ans plus tard. En avril dernier, alors que, cédant à la pression internationale, Kinshasa avait finalement décidé d’arrêter le général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale, une mutinerie apparut parmi les troupes opérant au Kivu, et dirigées par des officiers tutsis liés au Rwanda.
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