Source: http://www.caute.lautre.net/hyperspinoza/-Chapitre-08-L-aristocratie-
Timestamp: 2017-05-22 15:26:33+00:00
Document Index: 38806925

Matched Legal Cases: ['§44', '§46', '§46', '§42', '§44', '§ 17', '§22', '§24', '§24', '§ 13', '§ 19', '§14', '§16']

Les universités fondées aux frais de l’État sont instituées moins pour cultiver l’esprit que pour le contraindre. Dans une libre république au contraire, la meilleure façon de développer les sciences et les arts est de donner à chacun licence d’enseigner à ses frais et au péril de sa réputation. Mais je réserve pour une autre partie de l’ouvrage ces observations et d’autres semblables, car je n’ai voulu traiter ici que de ce qui concerne le seul État aristocratique. Traduction Saisset : Les académies, (...)
Ceux que la loi oblige à prêter serment, se garderont bien plus du parjure si le serment qui leur est imposé se fait sur le salut de la Patrie et la liberté, ou sur l’Assemblée suprême, que s’ils juraient devant Dieu. Qui jure devant Dieu met en jeu son bien propre dont il est le seul juge ; qui jure par la liberté et le salut de la patrie met en jeu le bien commun dont il n’est pas le juge, et s’il se parjure, il se déclare lui-même ennemi de la Patrie. Traduction Saisset : Ceux qui sont obligés (...)
Traité politique, VIII, §44 Les employés des finances seront choisis dans la plèbe et auront des comptes à rendre non seulement au Sénat, mais aux syndics. Traité politique, VIII, §46 Traduction Saisset : Les Tribuns du Trésor doivent aussi être élus parmi le peuple, et ils auront à rendre compte des deniers de l’État, non-seulement au Sénat, mais aussi aux syndics. Traité politique, VIII, §46 Aerarii tribuni ex plebe etiam eligendi sunt, qui eius rationem non tantum senatui, sed etiam syndicis (...)
Traité politique, VIII, §42 Les juges dans chaque ville devront être nommés parmi les patriciens de l’endroit. Mais il est inutile de parler d’eux plus longuement parce que cela ne concerne pas les principes fondamentaux de l’État aristocratique. Traité politique, VIII, §44 Traduction Saisset : Enfin il est entendu que les juges constitués du tribunal dans chaque ville seront choisis parmi les patriciens de cette même ville ; mais il n’est pas nécessaire d’insister plus longuement sur ces (...)
Les juges doivent être nommés par l’Assemblée suprême parmi les patriciens, c’est-à-dire parmi les auteurs des lois (§ 17 de ce chapitre), et les sentences rendues tant au civil qu’au criminel seront définitives si les formes légales ont été observées et si les juges ont été impartiaux. C’est aux syndics qu’il appartient de connaître de ce point, de porter un jugement et de prendre une décision. Traduction Saisset : Les juges doivent être élus par l’Assemblée suprême parmi les patriciens, c’est-à-dire (par (...)
Traité politique, VIII, §22 Pour que le conseil des syndics puisse s’acquitter sûrement de son office, il faut mettre à sa disposition une partie de la force armée qui recevra ses ordres. Traité politique, VIII, §24 Traduction Saisset : De plus, afin que le conseil des syndics puisse remplir son office en sécurité, il faudra mettre à sa disposition une partie de l’armée à laquelle il pourra donner tels ordres qu’il voudra. Traité politique, VIII, §24 Praeterea ut hoc concilium secure suo (...)
Nous déterminerons sans peine le nombre de ces syndics si nous observons qu’ils doivent soutenir avec les patriciens le même rapport que les patriciens réunis avec la masse de la population qu’ils ne pourraient gouverner s’ils étaient moins nombreux. Ainsi le nombre des syndics sera au nombre des patriciens comme le nombre de ces derniers à la masse de la population, c’est-à-dire (par le § 13 de ce chapitre) comme 1 à 50. Traduction Saisset : Le nombre des syndics sera facile à déterminer, si nous (...)
Ces syndics doivent être élus à vie. Car s’ils l’étaient à temps, de façon à pouvoir être appelés par la suite à d’autres fonctions de l’État, on retomberait dans l’absurdité signalée ci-dessus au § 19 de ce chapitre. Mais pour qu’une domination de trop longue durée ne les gonfle pas d’orgueil, ne devront être élus aux fonctions de syndics que des hommes parvenus à l’âge de soixante ans et ayant exercé les fonctions de sénateur (voir plus bas). Traduction Saisset : Les syndics doivent être élus à vie. Si, en (...)
Il faut arrêter en troisième lieu que tous les patriciens doivent se rassembler à certaines dates dans un lieu déterminé de la ville, et que les défaillants, sauf le cas de maladie ou d’affaire publique pressante, soient frappés d’une peine pécuniaire notable. Sans cette disposition beaucoup négligeraient les affaires de l’État pour s’occuper de leurs affaires personnelles. Traduction Saisset : En troisième lieu, il sera établi que tous les patriciens doivent à certaines époques marquées s’assembler (...)
Traité politique, VIII, §14 S’il est en outre fixé par une loi que des hommes très jeunes ne peuvent être choisis, il n’arrivera jamais qu’un petit nombre de familles aient à elles seules le pouvoir ; la loi doit spécifier en conséquence que nul ne pourra être porté sur la liste des éligibles, qui n’a pas au moins trente ans. Traité politique, VIII, §16 Traduction Saisset : Que si l’on établit en outre par une loi que nul ne soit élu avant un certain âge, il n’arrivera jamais que le pouvoir se (...)
Qu’une ville ou plusieurs villes doivent en premier lieu être fondées et fortifiées, nul ne peut en douter. Mais celle-là surtout doit être fortifiée, qui est la capitale de l’État et ensuite celles qui sont dans les limites de l’État. Celle qui est à la tête de tout l’État et dont le droit est le plus grand, doit être plus puissante que les autres. Il est d’autre part entièrement inutile que les habitants soient divisés en clans. Traduction Saisset : Premièrement, qu’il soit nécessaire de fonder et de (...)
Qu’un pouvoir absolu soit remis à l’Assemblée, cela n’entraîne pas que la plèbe ait à redouter de devenir esclave. Car la volonté d’une assemblée suffisamment nombreuse sera déterminée moins par l’appétit que par la raison : les hommes sont poussés en divers sens par les affections et ne peuvent avoir de pensée dirigeante commune que si leur désir tend au bien ou au moins à ce qui en a l’apparence. Traduction Saisset : Et il ne faut pas craindre, parce que le pouvoir appartiendra absolument à l’Assemblée (...)