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Timestamp: 2016-10-28 12:23:27+00:00
Document Index: 274084817

Matched Legal Cases: ['art. 72', 'art. 74', 'art. 113', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 444', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'ATF ', 'art. 116', 'art. 121', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 337', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 337', 'art. 4', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 337', 'ATF ', 'art. 337', 'art. 337', 'art. 337', 'art. 337', 'art. 44', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 106', 'art. 4', 'art. 3', 'ATF ', 'art. 337', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 65', 'art. 65', 'art. 66', 'art. 68', 'art. 8']

1. Y.________, repr�sent� par Me Philippe Nordmann, avocat,
2. Caisse d'assurance-ch�mage Z.________, repr�sent�e par Me Olivier Carr�, avocat,
contrat de travail; licenciement avec effet imm�diat,
Tribunal cantonal vaudois du 22 avril 2009 et l'arr�t
A la suite de n�gociations, X.________ SA (ci-apr�s: l'employeuse) a engag� Y.________ (ci-apr�s: l'employ�) en qualit� de courtier d�s le 23 novembre 2004. Le contrat, qui ne pr�voyait pas de temps d'essai, devait initialement rester en vigueur pendant deux ans et pouvait ensuite �tre renouvel�, contenait notamment les clauses suivantes:
En compensation de son travail, l'Employ� recevra les paiements suivants:
b) Une avance de CHF 39'600.- payable en deux fois la premi�re ann�e et d'un montant identique la deuxi�me ann�e. Ce montant sera ajout� au salaire brut annuel du paragraphe a) pour les calculs de participation (les paiements seront faits tous les 6 mois).
c) Une contribution de 42% calcul�e sur les b�n�fices g�n�r�s par l'Employ� avec ses clients.
Cette contribution sera calcul�e tous les deux mois (ci-apr�s: � p�riode de calcul �). Si le montant de la contribution est sup�rieure au salaire fixe tel que d�crit sous a) et b) (CHF 18'000 fr.+ CHF 3'300.- = CHF 21'300.-), l'Employ� recevra la diff�rence (montant fixe minimum de contribution) dans le mois suivant la p�riode de calcul.
Si, apr�s une p�riode de douze mois, les b�n�fices g�n�r�s par l'Employ� ne couvrent pas le salaire fixe annuel brut mentionn� ci-dessus ainsi que les contributions annuelles, la Soci�t� aura le droit de r�duire le salaire fixe annuel brut jusqu'� un maximum de 20%".
Lors d'une s�ance du 25 mai 2005, les parties ont parl� des performances de l'employ�, que l'employeuse consid�rait insuffisantes; la discussion a eu pour objet la r�duction du salaire minimum garanti de 18'000 fr. � 12'000 fr. bruts par mois. D�s lors que l'employ� s'appr�tait � partir pour un cong� de cinq jours, les parties ont d�cid� de se revoir le 31 mai 2005. A cette derni�re date, l'employeuse a fait part � l'employ� de son intention de mettre fin � leurs rapports contractuels; elle lui a imm�diatement remis une confirmation �crite dont la teneur �tait la suivante:
Faisant suite � la discussion que vous avez eue avec Monsieur A.________, nous vous confirmons notre d�cision de cesser notre collaboration. Cependant, suite � certaines dispositions de votre contrat de travail et � votre refus d'accepter de nouvelles conditions de r�mun�ration, nous allons prendre contact avec notre avocat afin de r�gler cette affaire de la fa�on la plus satisfaisante pour les deux parties.
D�s lors, jusqu'� la r�solution de ce litige, vous �tre toujours employ� de X.________ S.A. et par cons�quent r�mun�r� par la soci�t�, jusqu'au terme d�finitif de votre contrat de travail. Cependant, nous vous lib�rons de votre obligation de venir travailler d�s ce jour, ce qui implique �galement que vos vacances seront comprises dans cette p�riode.
Par lettre signature du 6 juin 2005 valablement distribu�e le 8 juin 2005, l'employeuse a fait savoir ce qui suit � l'employ�:
Nous r�f�rant � nos r�cents entretiens, nous vous informons que nous r�silions le contrat de travail qui nous lie avec effet imm�diat, et ce en invoquant les justes motifs suivants:
1/ Lors des pourparlers qui ont pr�c�d� la signature de votre contrat de travail, vous nous avez donn� toute une s�rie d'indications relatives � votre exp�rience et � vos performances, ainsi qu'� la client�le et aux relations auxquelles vous aviez acc�s. Vous nous avez assur� que, de cette mani�re, vous produisiez un chiffre d'affaires qui couvrirait largement la r�mun�ration convenue. C'est ainsi sur la base de ces indications et des qualit�s de broker dont vous vous �tes vant� que nous avons d�cid� de vous engager.
2/ C'est �galement sur la base de ces informations que le syst�me de votre r�mun�ration a �t� convenu.
3/ Depuis votre entr�e au service de X.________ SA, vous avez g�n�r� par votre propre production un chiffre d'affaires total de Fr. 110'000.- en chiffres ronds en sept mois d'activit�, ce qui repr�sente une moyenne mensuelle de Fr. 15'800.-. Une telle performance est totalement incompatible avec les assurances que vous nous avez donn�es avant votre engagement et nous ne pouvons d�s lors qu'en conclure que soit nous avons �t� induits en erreur au moment de contracter, soit vous ne remplissez pas les obligations qui sont les v�tres � l'�gard de notre soci�t�. Dans le premier cas, nous nous pr�valons de l'erreur essentielle dans laquelle nous nous sommes trouv�s pour invalider le contrat de travail. Dans le second cas, nous invoquons votre inactivit� comme juste motif de r�siliation imm�diate.
4/ Le constat de votre inactivit� r�sulte de la confrontation de votre performance telle que mentionn�e ci-dessus � celle r�alis�e par vos coll�gues, dont la moyenne est de Fr. 303'000.- de production pour la p�riode de janvier � mai 2005, alors que la v�tre totalise Fr. 95'000.- pour la m�me p�riode.
5/ Vous n'avez pas �t� capable de nous donner la moindre explication raisonnable sur une telle situation et il ne peut d�s lors �tre question dans ces conditions de maintenir des rapports de travail qui s'inscrivent dans une telle disproportion entre les prestations de l'employeur que nous sommes et celles de l'employ� que vous �tes.
6/ En cons�quence de ce qui pr�c�de, vous n'�tes d�s ce jour plus employ� de X.________ SA et nous vous ferons parvenir dans les jours qui viennent un d�compte final d'une part et un certificat de travail d'autre part.
Le dernier d�compte de salaire de l'employ� remonte au 10 juin 2005, pour la p�riode du 1er au 30 juin 2005, et seul le premier des quatre montants de 19'800 fr. pr�vus dans le contrat a �t� vers�. Il a �t� admis que l'employ� a retrouv� un travail d�s le 2 mai 2006.
Par demande du 28 juillet 2005, l'employ� a ouvert action contre l'employeuse, concluant en dernier lieu au paiement de la somme de 507'927 fr., � savoir 306'000 fr. � titre de solde de salaire de base, 59'400 fr. � titre de solde de compl�ment de salaire, 127'800 fr., � titre d'indemnit� pour r�siliation injustifi�e et 14'727 fr. � titre d'indemnit� pour le solde de jours de vacances qu'il n'avait pas pris en 2005. Intervenue entre-temps � la proc�dure, la Caisse d'assurance-ch�mage Z.________ (ci-apr�s: la caisse de ch�mage) a pour sa part sollicit� sa subrogation dans les droits de l'employ� � concurrence d'un montant qui s'est finalement �lev� � 63'173 fr. 70. L'employeuse a conclu au rejet des pr�tentions de l'employ�, � ce que celui-ci soit tenu de la relever de toute condamnation dont elle pourrait faire l'objet � l'�gard de la caisse de ch�mage et � ce que le sort des conclusions de celle-ci soit fix� � dire de justice.
Par jugement du 22 avril 2009, la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a prononc� que l'employeuse devait payer � l'employ� les sommes de 365'400 fr. bruts et 18'000 fr. nets avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 9 juin 2005, sous d�duction d'un montant de 63'173 fr. 70 avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 15 f�vrier 2006 � payer directement � la caisse de ch�mage. En substance, elle a consid�r� que, faute de preuve des �l�ments d�terminants - qui reposaient uniquement sur le t�moignage de B.________, directeur adjoint de l'employeuse -, celle-ci ne pouvait pas invoquer une erreur essentielle ou un dol, ni de justes motifs li�s aux pourparlers pr�contractuels, en rapport avec la performance effective de l'employ�; par ailleurs, le rendement insuffisant de l'employ� ne constituait pas un motif de licenciement imm�diat sans avertissement pr�alable, la r�siliation du 6 juin 2005 �tant au demeurant tardive; l'employ� avait droit, � titre de dommages-int�r�ts, � un solde de dix-sept mois de salaire de base, � savoir (17 x 18'000 fr. =) 306'000 fr. bruts, ainsi qu'� un solde de compl�ment de salaire de (3 x 19'800 fr. =) 59'400 fr. bruts; en revanche, le solde de vacances pour 2005 avait �t� d�ment compens�; il convenait encore d'allouer � l'employ� une indemnit� pour licenciement imm�diat injustifi� de 18'000 fr.; enfin, la caisse de ch�mage �tant subrog�e dans les droits de l'employ� � concurrence de la somme qu'elle lui avait vers�e, elle avait droit au paiement de 63'173 fr. 70.
L'employeuse (la recourante) a successivement d�pos� d'une part un recours en nullit� aupr�s de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, d'autre part un recours en mati�re civile et recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral. Dans ce dernier cadre, elle a invoqu� une violation du droit f�d�ral ainsi qu'une violation de l'interdiction de l'arbitraire et de son droit d'�tre entendue; elle a conclu principalement � la r�forme du jugement du 22 avril 2009 en ce sens que les conclusions de l'employ� et de la caisse de ch�mage sont rejet�es, subsidiairement � l'annulation de ladite d�cision et au renvoi de la cause pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des consid�rants. Par ordonnance du 18 novembre 2009, la Pr�sidente de la Cour de c�ans a suspendu la proc�dure de recours f�d�ral jusqu'� droit connu sur le recours en nullit� cantonal.
Par arr�t du 8 janvier 2010, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a rejet� le recours en nullit� cantonal. En bref, elle a consid�r� que dans la mesure o� les t�moignages de B.________ et C.________ avaient �t� d�ment protocol�s, le droit d'�tre entendue de la recourante n'avait pas �t� viol�; par ailleurs, en ne retenant les d�clarations de B.________ que dans la mesure o� elles �taient corrobor�es par d'autres �l�ments du dossier, compte tenu de la fonction du t�moin au sein de l'employeuse, les premiers juges n'avaient pas commis arbitraire dans l'appr�ciation des preuves; au demeurant, se posait la question de l'incidence de la pr�tendue informalit� sur le jugement.
Contre cette derni�re d�cision, l'employeuse a interjet� un second recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral; se plaignant d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire et de son droit d'�tre entendue, elle a conclu � l'annulation de l'arr�t du 8 janvier 2010 et au renvoi de la cause pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des consid�rants.
L'employ� (l'intim�) a propos� le rejet des recours dans la mesure de leur recevabilit�. Dans un m�moire unique, la caisse de ch�mage (l'intim�e) a �galement conclu au rejet des recours, dans la mesure de sa recevabilit� pour ce qui est du premier.
En l'occurrence, la recourante interjette d'une part un "recours en mati�re civile et recours constitutionnel subsidiaire" contre le jugement de la Cour civile du 22 avril 2009, d'autre part un "recours en mati�re civile" contre l'arr�t de la Chambre des recours du 8 janvier 2010. Dans le premier, elle d�veloppe sous le titre "recours en mati�re civile" une argumentation li�e au principe et aux cons�quences du licenciement imm�diat, et dit qu'elle "exerce le recours constitutionnel subsidiaire en faisant valoir la violation de son droit d'�tre entendue et le caract�re arbitraire du jugement en tant qu'il n'a pas admis l'invalidation du contrat de travail pour erreur essentielle".
Le jugement de la Cour civile du 22 avril 2009 �tant une d�cision rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) et la valeur litigieuse d�passant largement le seuil de 15'000 fr. applicable en mati�re de droit du travail (art. 74 al. 1 let. a LTF), le recours en mati�re civile est ouvert. Par cons�quent, le recours constitutionnel subsidiaire - voie de droit que la recourante, dans la mesure o� elle indique l'exercer pour violation de son droit d'�tre entendue et arbitraire, semble confondre avec l'ancien recours de droit public - est irrecevable (art. 113 LTF), �tant rappel� que le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit f�d�ral (art. 95 let. a LTF), y compris les droits constitutionnels (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382).
Cela �tant, il n'est pas n�cessaire d'examiner si une conversion est possible, car les griefs susmentionn�s sont de toute fa�on irrecevables en tant qu'ils sont dirig�s contre la d�cision du 22 avril 2009, faute d'�puisement des voies de recours cantonales (cf. art. 75 al. 1 LTF). En effet, en proc�dure civile vaudoise, le jugement rendu par la Cour civile peut faire l'objet d'un recours en nullit� cantonal � la Chambre des recours pour violation des r�gles essentielles de la proc�dure, notamment pour arbitraire dans l'�tablissement des faits (art. 444 al. 3 du code de proc�dure civile [du canton de Vaud] du 14 d�cembre 1966 [CPC/VD; RSV 270.11]). Les griefs d'arbitraire et de violation du droit d'�tre entendu ne seront ainsi examin�s que dans la mesure o� ils sont formul�s dans le deuxi�me recours et dirig�s contre l'arr�t de la Chambre des recours du 8 janvier 2010, dont les motifs doivent �tre sp�cifiquement discut�s dans une motivation topique, sous peine d'irrecevabilit� (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.1).
Pour des motifs d'�conomie de proc�dure, les deux recours seront trait�s dans un seul et m�me arr�t. Il y a lieu d'examiner les diff�rents griefs dans un ordre logique, � savoir de commencer par traiter les critiques li�es � la probl�matique de l'invalidation du contrat, car si elles devaient aboutir, il ne serait plus n�cessaire de se pencher sur les questions relatives au licenciement imm�diat.
Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF), dont il ne peut s'�carter que s'ils l'ont �t� de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 135 III 397 consid. 1.5) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).
La pr�sente affaire rev�t un aspect international du fait que l'intim� est domicili� en Italie. Il s'impose d�s lors de contr�ler d'office la question du droit applicable au litige, en fonction de la loi du for, singuli�rement de la loi f�d�rale du 18 d�cembre 1987 sur le droit international priv� (LDIP; RS 291; cf. ATF 133 III 323 consid. 2.1). Il n'est pas contest� que les plaideurs ont conclu un contrat de travail. Si comme en l'esp�ce les parties ne sont pas convenues du droit applicable (cf. art. 116 et 121 al. 3 LDIP), le contrat de travail est r�gi par le droit de l'Etat dans lequel le travailleur accomplit habituellement son travail (art. 121 al. 1 LDIP). En l'occurrence, l'intim� exer�ait son activit� � Lausanne, de sorte que c'est assur�ment le droit suisse qui gouverne les relations juridiques nou�es par les parties.
La recourante tient pour arbitraire la d�cision de la Cour civile, confirm�e par la Chambre des recours, "d'�carter le t�moignage B.________".
4.1 Selon la jurisprudence, une d�cision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire pr�f�rable; pour que cette d�cision soit annul�e, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.). En mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, il n'y a arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, si, sur la base des �l�ments recueillis, il a fait des d�ductions insoutenables, ou encore s'il a omis, sans raison s�rieuse, de tenir compte d'un moyen important propre � modifier la d�cision attaqu�e (ATF 134 V 53 consid. 4.3; 129 I 8 consid. 2.1).
4.2 A cet �gard, la Chambre des recours a relev� que, dans le pr�ambule de son jugement, la Cour civile avait indiqu� que, compte tenu de leurs fonctions au sein de la recourante et de leur int�r�t dans cette proc�dure, les t�moignages de B.________ et C.________ ne seraient retenus que dans la mesure o� d'autres �l�ments du dossier confirmaient leurs dires; le t�moignage de B.________ n'avait ainsi pas �t� purement et simplement �cart�, mais uniquement dans la mesure o� il n'�tait pas corrobor� pas d'autres �l�ments, et compte tenu de la fonction de l'int�ress�, il n'y avait aucun arbitraire dans cette appr�ciation; il importait peu que celui-ci ait �t� - avec A.________ - le seul t�moin des pourparlers contractuels, cette circonstance ne pouvant justifier une appr�ciation plus favorable des dires de ce t�moin; si la Cour civile avait pris en compte le t�moignage de B.________ sur certains all�gu�s, elle n'avait en revanche pas retenu l'all�gation relative au "large r�seau" que l'intim� aurait indiqu� avoir en Italie, pas plus que celle sur la client�le importante de ce pays qu'il aurait "assur�" d'apporter � sa future employeuse; sur ce dernier point, le t�moin s'�tait d'ailleurs montr� moins affirmatif, se contentant d'indiquer que l'intim� lui avait laiss� entendre qu'il connaissait bien le march� italien et qu'il avait des opportunit�s; les premiers juges n'avaient pas non plus retenu l'affirmation de la recourante selon laquelle les "assurances" donn�es par l'intim� avaient �t� "d�terminantes" pour elle, tant en ce qui concernait le principe de l'engagement que les conditions et modalit�s de celui-ci, nonobstant les r�ponses "c'est exact" des t�moins B.________ et C.________ sur ces �l�ments; ils n'avaient pas davantage pris en compte l'all�gation selon laquelle l'intim� avait confirm� au directeur de la recourante toutes les "indications et assurances" qu'il avait donn�es � B.________ relativement aux performances qu'il �tait en mesure de garantir � cette soci�t�, ce t�moin ayant d�clar� l'ignorer; ce faisant, les premiers juges avaient appr�ci� librement les preuves selon leur intime conviction et il n'y avait rien d'arbitraire dans une telle approche; au surplus, la recourante n'indiquait pas quels autres �l�ments du dossier - qui corroboreraient le t�moignage de B.________ et feraient appara�tre globalement arbitraire l'appr�ciation des preuves par les premiers juges - n'auraient arbitrairement pas �t� pris en compte; la d�duction que la Cour civile avait tir�e de l'absence de preuve sur les �l�ments fondant le pr�tendu vice de consentement dont la recourante entendait se pr�valoir �tait quant � elle la cons�quence directe de l'appr�ciation des preuves � laquelle il avait �t� proc�d�, celle-ci �tant - comme pr�c�demment indiqu� - exempte d'arbitraire; au demeurant, se posait la question de l'incidence de la pr�tendue informalit� sur le jugement, dans la mesure o� aux termes de la premi�re phrase de sa lettre du 6 juin 2005, la recourante s'�tait elle-m�me plac�e sur le terrain de la r�siliation imm�diate pour justes motifs du contrat la liant � l'intim� et non sur celui de son invalidation pour cause d'erreur essentielle ou de dol.
4.3 D'embl�e, il y a lieu de se demander si, par cette derni�re remarque, la Chambre des recours n'a fait que soulever la question tout en la laissant ind�cise, ou a au contraire �cart� le grief d'arbitraire sur la base d'une double motivation. Dans cette hypoth�se, l'argumentation de la recourante, qui n'indique pas en quoi le deuxi�me pan de la motivation alternative violerait le droit f�d�ral, serait irrecevable (cf. ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s.). La cour cantonale n'ayant pas apport� de r�ponse claire � la seconde question, il y a n�anmoins lieu d'entrer en mati�re sur le grief d'arbitraire.
4.4 Cela �tant, force est de constater que la recourante ne fait pour l'essentiel que pr�senter ses propres vision de la situation et appr�ciation du t�moignage litigieux, dans des d�veloppements de nature g�n�rale qui ne sont pas sp�cifiquement dirig�s contre la motivation de la Chambre des recours. En particulier, elle persiste en vain � partir de la pr�misse que le t�moignage de B.________ aurait �t� purement et simplement �cart�, alors qu'il a en r�alit� �t� appr�ci� avec retenue et pris en compte uniquement dans la mesure o� il �tait corrobor� par d'autres �l�ments du dossier. Pour le surplus, la recourante ne d�montre nullement en quoi les premiers juges auraient, dans le cas particulier, commis arbitraire dans l'appr�ciation des d�clarations de B.________, son directeur adjoint, �tant rappel� que l'existence de liens professionnels entre un t�moin et une partie est un �l�ment � consid�rer dans l'appr�ciation des d�clarations faites par ce t�moin, et en outre que le fait que le t�moin ait �t� exhort� � dire la v�rit� et risque des poursuites p�nales en cas de faux t�moignage ne garantit pas encore qu'il dise effectivement la v�rit� (cf. arr�t 4P.39/2007 du 10 juillet 2007 consid. 4.3). Au demeurant, le t�moin n'a pas �t� aussi affirmatif que la recourante voudrait le faire croire, mais au contraire plus nuanc� sur certains points, ce que la Chambre des recours a d'ailleurs relev� en relation avec un certain nombre d'all�gu�s, sans que la recourante n'y revienne dans son �criture au Tribunal f�d�ral, pas plus qu'elle ne conteste l'argumentation selon laquelle il lui incombait le cas �ch�ant d'indiquer quels autres �l�ments du dossier corroborant les d�clarations de B.________ n'auraient arbitrairement pas �t� pris en compte; � cet �gard, elle se limite en effet � faire �tat d'"indices" consistant dans les "conditions pharaoniques" consenties � l'intim� par le contrat, les d�clarations de l'ancien employeur de l'int�ress� selon lesquelles les performances de ce dernier �taient insuffisantes, ainsi que la "distorsion" entre les explications donn�es par l'intim� en cours d'instance et ses performances r�elles; un tel expos� n'est derechef que l'expression du propre point de vue de la recourante. Pour le surplus, celle-ci joue vainement sur les mots lorsqu'elle soutient que B.________ n'aurait pas d'int�r�t dans la proc�dure, cette notion se confondant en l'occurrence avec l'existence de liens avec l'employeuse. L'on ne voit d�s lors pas que les pr�c�dents juges aient commis arbitraire dans l'appr�ciation du t�moignage en cause et dans ces circonstances, l'argumentation de la recourante relative � l'influence de l'arbitraire sur la d�cision entreprise est sans objet.
La recourante plaide en outre que "la d�cision d'�carter le t�moignage de B.________" constituerait une violation de son droit d'�tre entendue. Elle ne se d�termine toutefois pas sur les motifs de l'arr�t de la Chambre des recours qui a consid�r� - � juste titre - que dans la mesure o� le t�moin avait �t� auditionn� et ses d�clarations d�ment protocol�es, l'on ne voyait pas en quoi il y aurait une violation du droit d'�tre entendu. Pour le surplus, l'argumentation de la recourante se confond en r�alit� avec son grief d'arbitraire, qui ne r�siste comme pr�c�demment expos� pas � l'examen; il n'y a pas lieu de s'y pencher plus avant.
La recourante soutient que la Cour civile aurait viol� le droit f�d�ral en niant l'existence d'un juste motif de licenciement imm�diat.
6.1 Aux termes de l'art. 337 CO, l'employeur et le travailleur peuvent r�silier imm�diatement le contrat en tout temps pour de justes motifs (al. 1 1e phrase); doivent notamment �tre consid�r�es comme tels toutes les circonstances qui, selon les r�gles de la bonne foi, ne permettent pas d'exiger de celui qui a donn� le cong� la continuation des rapports de travail (al. 2).
Mesure exceptionnelle, la r�siliation imm�diate pour justes motifs doit �tre admise de mani�re restrictive. D'apr�s la jurisprudence, les faits invoqu�s � l'appui d'un renvoi imm�diat doivent avoir entra�n� la perte du rapport de confiance qui constitue le fondement du contrat de travail. Seul un manquement particuli�rement grave du travailleur justifie son licenciement imm�diat; si le manquement est moins grave, il ne peut entra�ner une r�siliation imm�diate que s'il a �t� r�p�t� malgr� un avertissement (ATF 130 III 28 consid. 4.1 p. 31, 213 consid. 3.1 p. 220 s.).
En principe, des prestations de travail mauvaises ne constituent pas un juste motif de r�siliation imm�diate du contrat de travail. Dans ce domaine, il convient de tenir compte de toutes les circonstances du cas concret, en particulier de la nature de l'activit� promise. Selon une jurisprudence d�j� ancienne, l'incapacit� professionnelle n'est un motif de renvoi abrupt que si le travailleur ne satisfait pas les exigences minimales que l'employeur est en droit d'attendre de tout collaborateur pour un poste du m�me genre et qu'une am�lioration est improbable, les exigences �tant d'autant plus grandes que le poste est �lev� et le d�lai ordinaire de r�siliation long (cf. ATF 127 III 351 consid. 4b/bb; 97 II 142 consid. 2a p. 145 s.; plus r�cemment arr�t 4C.180/2004 du 16 ao�t 2004 consid. 2.1, reproduit in JAR 2004 p. 252). La mauvaise ex�cution ou l'insuffisance du travail pourra �galement justifier un licenciement imm�diat si elle r�sulte d'un manquement grave et d�lib�r� du travailleur (cf. ATF 108 II 444 consid. 2; plus r�cemment arr�t 4C.180/2004 du 16 ao�t 2004 consid. 2.1, reproduit in JAR 2004 p. 252).
Le juge appr�cie librement s'il existe de justes motifs (art. 337 al. 3 CO). Il applique les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC). A cet effet, il prendra en consid�ration tous les �l�ments du cas particulier, notamment la position et la responsabilit� du travailleur, le type et la dur�e des rapports contractuels, ainsi que la nature et l'importance des manquements (ATF 130 III 28 consid. 4.1 p. 32; 127 III 351 consid. 4a p. 354). Le Tribunal f�d�ral revoit avec r�serve la d�cision d'�quit� prise en derni�re instance cantonale. Il intervient lorsque celle-ci s'�carte sans raison des r�gles �tablies par la doctrine et la jurisprudence en mati�re de libre appr�ciation, ou lorsqu'elle s'appuie sur des faits qui, dans le cas particulier, ne devaient jouer aucun r�le, ou � l'inverse, lorsqu'elle n'a pas tenu compte d'�l�ments qui auraient absolument d� �tre pris en consid�ration; il sanctionnera en outre les d�cisions rendues en vertu d'un pouvoir d'appr�ciation lorsqu'elles aboutissent � un r�sultat manifestement injuste ou � une iniquit� choquante (ATF 130 III 28 consid. 4.1 p. 32, 213 consid. 3.1 p. 220).
6.2 En l'occurrence, la Cour civile a consid�r� que le rendement insuffisant de l'employ� ne constituait pas un motif de licenciement imm�diat sans avertissement pr�alable; il r�sultait de l'expertise que les performances de celui-ci �taient faibles par rapport � celles des autres courtiers et en outre qu'un courtier exp�riment� et comp�tent �tait imm�diatement rentable � moins qu'il ne rejoigne une start-up; cependant, il �tait exclu de voir dans cette situation un motif de licenciement avec effet imm�diat sans avertissement pr�alable; on pouvait certes concevoir que l'employeur qui r�mun�rait un courtier de mani�re cons�quente puisse exiger de lui un certain rendement et qu'� certaines conditions, une absence de performances, malgr� un ou des avertissements, puisse conduire � un licenciement imm�diat qui soit justifi�; en l'esp�ce toutefois, l'employeuse avait convoqu� son collaborateur � une s�ance le 25 mai 2005, puis le 31 mai 2005 et le licenciement �tait intervenu en l'absence de tout avertissement; l'employ� ne s'�tait ainsi pas vu offrir la possibilit� d'am�liorer ses prestations; l'employeuse avait seulement estim� que les performances chiffr�es r�alis�es par celui-ci en six mois �taient insatisfaisantes, ce qui ne justifiait en rien le licenciement imm�diat litigieux.
Au demeurant, l'employeuse n'avait pas �tabli qu'elle avait d� effectuer diverses investigations ou op�rations de v�rifications entre la s�ance du 25 mai 2005 et celle du 31 mai 2005, ni entre cette date et l'envoi de la lettre du 6 juin 2005; la r�siliation des rapports de travail pour justes motifs avec effet imm�diat �tait donc tardive, outre qu'elle �tait infond�e.
6.3 La recourante soutient pour l'essentiel que ce serait moins une insuffisance de r�sultats qu'une prestation inexistante, respectivement une inactivit� devant �tre interpr�t�e comme un manquement particuli�rement grave � ses obligations et revenant � une inex�cution, qui l'avait conduite � licencier son collaborateur avec effet imm�diat; cet �l�ment, qu'elle avait elle-m�me invoqu� dans sa lettre de licenciement imm�diat, n'a toutefois pas �t� confirm� dans le cadre de la proc�dure; si l'expertise a certes r�v�l� que les performances de l'intim� �taient faibles, il n'a pas �t� constat� que l'intim� n'aurait d�lib�r�ment pas travaill�, ou que son rendement insuffisant r�sulterait d'une autre mani�re d'un comportement critiquable, par exemple d'absent�isme ou de d�sinvolture.
Cela �tant, l'on ne voit pas que les premiers juges aient viol� l'art. 337 CO en consid�rant que, dans les circonstances de l'esp�ce, la recourante ne disposait pas d'un juste motif de r�siliation imm�diate, en l'absence d'avertissement pr�alable. Au demeurant, le fait que la recourante, qui avait d�j� reproch� � l'intim� ses performances insuffisantes lors de la s�ance du 25 mai 2005, ait dans un premier temps, soit le 31 mai 2005, d�cid� de licencier son collaborateur pour le terme de son contrat, d�montre bien que la continuation des rapports de travail ne lui paraissait pas insupportable. Dans ce contexte, il y a encore lieu de relever que lorsque la recourante expose que le motif de licenciement imm�diat r�sidait dans le refus d'accepter des conditions salariales r�duites, elle confond les deux r�siliations successives, la premi�re signifi�e le 31 mai 2005 pour l'�ch�ance et la seconde notifi�e le 8 juin 2005 avec effet imm�diat; or, c'est uniquement sur cette derni�re, qui a entra�n� la cessation des rapports de travail, qu'il y a lieu de se pencher (cf. ATF 121 III 64 consid. 2b).
L'argumentation des premiers juges quant � l'inexistence d'un juste motif de licenciement imm�diat ne pr�tant pas le flanc � la critique, il devient superflu d'examiner le grief de la recourante dirig� contre l'argumentation subsidiaire de la cour cantonale, fond�e sur la tardivet� de l'invocation du juste motif.
La recourante �l�ve diff�rentes critiques en rapport avec le montant allou� par la Cour civile en application de l'art. 337c CO.
7.1 Aux termes de l'art. 337c al. 1 CO, lorsque l'employeur r�silie imm�diatement le contrat sans justes motifs, le travailleur a droit � ce qu'il aurait gagn�, si les rapports de travail avaient pris fin � l'�ch�ance du d�lai de cong� ou � la cessation du contrat conclu pour une dur�e d�termin�e; l'art. 337c al. 2 CO commande d'imputer sur ce montant ce que le travailleur a �pargn� par suite de la cessation du contrat de travail ainsi que le revenu qu'il a tir� d'un autre travail ou le revenu auquel il a intentionnellement renonc�; l'imputation pr�vue � l'art. 337c al. 2 CO est une expression du principe g�n�ral selon lequel celui qui subit un dommage doit faire tout ce que l'on peut raisonnablement exiger de lui pour le r�duire (art. 44 al. 1 CO).
7.2 En l'esp�ce, la Cour civile a consid�r� que l'intim� avait droit � son salaire jusqu'au moment o� le contrat devait durer, soit jusqu'� fin novembre 2006; le salaire de juin 2005 ayant �t� vers�, il restait dix-sept mois � 18'000 fr., soit 306'000 fr.; l'employeuse n'ayant pas all�gu� ni �tabli que l'employ� aurait per�u un salaire durant tout ou partie de cette p�riode aupr�s d'un autre employeur, ni le montant de cet �ventuel salaire, aucune somme n'�tait � imputer sur ce montant; s'y ajoutait un solde de compl�ment de salaire pour la m�me p�riode de 59'400 fr., correspondant au reste des avances devant selon le contrat �tre ajout�es au salaire annuel brut pour les calculs de participation.
7.3 Invoquant l'art. 8 CC, la recourante reproche d'abord � la Cour civile de n'avoir tir� aucune cons�quence de la constatation selon laquelle l'intim� avait repris un emploi le 2 mai 2006, au motif qu'elle n'avait ni all�gu�, ni �tabli qu'il aurait re�u un salaire durant tout ou partie de cette p�riode, ni le montant de celui-ci; elle estime qu'"en lui imposant l'all�gation et la preuve de faits dont elle n'avait pas la ma�trise, alors que l'intim� (...) les contr�lait totalement", les premiers juges auraient invers� le fardeau de la preuve.
Cette critique ne r�siste pas � l'examen. En effet, conform�ment � l'art. 8 CC, c'est bien � la recourante qu'il incombait de prouver, sous r�serve du devoir de collaboration de l'intim�, que celui-ci avait r�alis� un revenu aupr�s d'un nouvel employeur et, le cas �ch�ant, � combien il s'�levait. En r�alit�, la question litigieuse n'est pas tant celle du fardeau de la preuve que de l'absence d'instruction sur les points susmentionn�s. A cet �gard, il appartenait � la recourante de se plaindre soit du fait que les premiers juges n'auraient pas instruit � ce sujet alors qu'ils en auraient eu l'obligation, soit qu'ils n'auraient pas donn� suite � des r�quisitions de preuve qu'elle aurait valablement pr�sent�es. Or, ces points rel�vent du droit cantonal de proc�dure, et la recourante n'�l�ve aucun grief sous cet angle, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y pencher (cf. art. 106 al. 2 LTF); au demeurant, semblable grief aurait de toute fa�on �t� irrecevable faute d'�puisement des voies de droit cantonales (cf. consid. 1).
7.4 La recourante estime que compte tenu de l'art. 4 du contrat de travail, elle aurait eu droit de r�duire le salaire de l'intim� de 20 % d�s le mois de d�cembre 2005, ce qui entra�nerait une diminution de 51'120 fr. par rapport au montant allou� par les juges cantonaux.; elle soutient en outre que la cour cantonale n'aurait pas d� octroyer � l'intim� le montant correspondant aux avances pr�vues par l'art. 3 let. b du contrat, d�s lors qu'� teneur de celui-ci, la r�mun�ration en question n'aurait �t� acquise qu'� la condition que, additionn�e au salaire annuel de 216'000 fr., elle ait �t� couverte par le 42 % du courtage r�alis�, et que l'intim� �tait loin d'avoir atteint le seuil requis.
Ces arguments apparaissent d'embl�e d�nu�s de fondement. En effet, en r�siliant pr�matur�ment le contrat de travail, la recourante a purement et simplement priv� l'intim� de la possibilit� de travailler et, partant, de progresser jusqu'� r�aliser peut-�tre les objectifs qui lui avaient �t� assign�s; en d'autres termes, l'employ� ne saurait ainsi �tre tenu pour responsable de ne pas avoir �t� en mesure d'atteindre les chiffres pr�vus dans le contrat (en ce sens, cf. ATF 125 III 14 consid. 2c). Dans ces circonstances, l'on ne voit pas que la cour cantonale ait viol� le droit f�d�ral en d�terminant comme elle l'a fait le montant de la cr�ance en dommages-int�r�ts due � l'intim� sur la base de l'art. 337c al. 1 CO, sans en r�duire le montant compte tenu des �l�ments soulev�s par la recourante. Pour le surplus, dans la mesure o� celle-ci ne fait qu'exposer son point de vue sans d�velopper d'argumentation en rapport avec l'interpr�tation du contrat, il n'y a pas lieu d'examiner la question sous cet angle.
La recourante expose enfin que si elle ne conteste pas le principe de la subrogation de la caisse de ch�mage dans les droits de l'intim�, elle "s'�tonne en revanche de ce que la Caisse d'assurance-ch�mage a vers� des prestations � l'intim� (...) au-del� de sa prise d'emploi du 2 mai 2006". A supposer qu'elle ait ainsi entendu �lever un grief, celui-ci serait irrecevable, faute de motivation suffisante (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.; 134 V 53 consid. 3.3).
Il r�sulte des consid�rations qui pr�c�dent que les recours en mati�re civile doivent �tre rejet�s dans la mesure de leur recevabilit�.
Comme la valeur litigieuse, calcul�e selon les pr�tentions � l'ouverture de l'action (ATF 115 II 30 consid. 5b p. 41), d�passe le seuil de 30'000 fr., le montant de l'�molument judiciaire est fix� selon le tarif ordinaire (art. 65 al. 3 let. b LTF) et non r�duit (art. 65 al. 4 let. c LTF). Compte tenu de l'issue du litige, les frais judiciaires et d�pens des parties intim�es - r�duits en ce qui concerne la caisse de ch�mage qui n'a d�pos� qu'une unique et courte r�ponse - sont mis � la charge du recourant, qui succombe (art. 66 al. 1 ainsi qu'art. 68 al. 1 et 2 LTF; art. 8 al. 2 du r�glement du 31 mars 2006 sur les d�pens allou�s � la partie adverse et sur l'indemnit� pour la repr�sentation d'office dans les causes port�es devant le Tribunal f�d�ral [RS 173.110.210.3]).
Les recours en mati�re civile sont rejet�s dans la mesure o� ils sont recevables.
Des indemnit�s de 8'000 fr. � payer � l'intim� Y.________ et de 4'000 fr. � verser � l'intim�e Caisse d'assurance-ch�mage Z.________, � titre de d�pens, sont mises � la charge de la recourante.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux mandataires des parties, � la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois et � la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois.