Source: http://scc-csc.lexum.com/scc-csc/news/fr/item/3880/index.do
Timestamp: 2016-04-30 07:09:24+00:00
Document Index: 126681001

Matched Legal Cases: ['art. 606', 'art. 54', 'art. 241', 'art. 15', 'art. 1', 'art. 413', 'art. 54', 'art. 10', 'art. 2']

SUPREME COURT OF CANADA -- JUDGMENTS TO BE RENDERED IN
LEAVE APPLICATIONS OTTAWA, 2012-01-09. THE SUPREME COURT OF CANADA ANNOUNCED TODAY THAT JUDGMENT IN THE FOLLOWING APPLICATIONS FOR LEAVE TO APPEAL WILL BE DELIVERED AT 9:45 A.M. EST ON THURSDAY, JANUARY 12, 2012. THIS LIST IS SUBJECT TO CHANGE.
COUR SUPRÊME DU CANADA -- PROCHAINS
JUGEMENTS SUR DEMANDES D’AUTORISATION OTTAWA, 2012-01-09. LA COUR SUPRÊME DU CANADA ANNONCE QUE JUGEMENT SERA RENDU DANS LES DEMANDES D’AUTORISATION D’APPEL SUIVANTES LE JEUDI 12 JANVIER 2012, À 9 H 45 HNE. CETTE LISTE EST SUJETTE À MODIFICATIONS.
995-4330
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1. Éric Lamontagne c. Sa
Majesté la Reine (Qc)
(Criminelle) (Autorisation) (34487)
2. Johannes Cornelis Sturkenboom v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Civil) (By Leave) (34485)
3. Denis Émond c. Patrick
Richard, ès qualités de syndic adjoint du Barreau du Québec (Qc) (Civile) (Autorisation) (34407)
4. 10105457 Saskatchewan Ltd. et
al. v. Provincial Mediation Board
(Sask.) (Civil) (By Leave) (34379)
5. Donald LeBlanc v. Her Majesty the Queen (N.B.) (Criminal) (By Leave) (34442)
6. Acadia Subaru et autres
c. Pierre Michaud (Qc) (Civile)
(Autorisation) (34383)
7. Maxine Collins v. Elizabeth Heneghan (Ont.) (Civil) (By
Leave) (34492)
8. Gilles Patenaude c. Ville de Longueuil et autre (Qc)
(Civile) (Autorisation) (34390)
9. Darcy Kim v. Her Majesty the Queen (Sask.) (Criminal) (By Leave) (34436)
10. Erika S. Tiedemann v. Agence du Revenu du Québec (Que.)
(Criminal) (By Leave) (34343)
11. Fédération des
travailleurs et travailleuses du Québec et autres c. Procureur général du Québec
et autre (Qc) (Civile) (Autorisation)
12. Mike Shields et al.
v. GetSet Communications Inc. et al. (B.C.) (Civil) (By Leave) (34161)
13. Van-Thang Nguyen c.
Jean-Pierre Chiasson et autres (Qc) (Civile) (Autorisation) (34233)
14. Chem-Trend Limited
Partnership v. Tom Mason
(Ont.) (Civil) (By Leave) (34342)
15. Elizabeth Frothingham
v. R. Charles Perez et al.
(N.S.) (Civil) (By Leave) (34428)
16. Priya Singh v.
University of British Columbia (B.C.) (Civil) (By Leave) (34424)
17. David Conroy v.
College of Physicians and Surgeons of Ontario (Ont.) (Civil) (By Leave) (34422)
Éric Lamontagne v. Her Majesty the Queen
Criminal law — Appeals — Sufficiency of reasons —
Guilty plea — Validity of guilty plea — Whether Court of Appeal erred in law
in rendering judgment with insufficient reasons — Whether Court of Appeal
erred in law and in fact in holding that applicant’s guilty plea was entered
freely and voluntarily in particular circumstances of case — Whether Court of
Appeal erred in law in denying applicant’s request to withdraw plea when
situation clearly amounted to denial of justice — Criminal Code,
R.S.C. 1985, c. C‑46 , s. 606 .
The applicant was charged with the first degree
murder of his father. A jury found him guilty of second degree murder and
conspiracy to commit murder, but on appeal a new trial was ordered for the
charge of second degree murder. At the pre‑hearing conference for the
second trial, the applicant announced that he wanted to plead guilty. The
judge accepted the guilty plea and convicted the applicant on the second
degree murder charge. The applicant appealed the conviction. He submitted
that the judge should have put the question of his fitness to stand trial to
a jury and that his guilty plea was invalid. The Court of Appeal dismissed
the appeal. January 11, 2007
Court of Québec (Judge Bellavance)
Guilty plea recorded on charge of second degree
murder and applicant convicted of second degree murder
2011 QCCA 1486
Motion to introduce new evidence granted; appeal
Éric Lamontagne c. Sa Majesté la Reine
Droit criminel — Appels — Suffisance des motifs —
Plaidoyer de culpabilité — Validité du plaidoyer de culpabilité — La Cour
d’appel a‑t‑elle erré en droit en rendant un jugement
insuffisamment motivé? — La Cour d’appel a‑t‑elle erré en droit
et en fait en concluant que le plaidoyer de culpabilité du demandeur était
libre et volontaire dans les circonstances particulières de l’espèce? — La
Cour d’appel a‑t‑elle erré en droit en refusant la demande de
retrait de plaidoyer du demandeur, alors que la situation constituait
manifestement un déni de justice? — Code criminel, L.R.C. 1985,
ch. C‑46 , art. 606 .
Le demandeur est accusé du meurtre au premier degré
de son père. Il est reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et de
complot de meurtre par un jury mais un nouveau procès est ordonné en appel
quant à l’accusation de meurtre au deuxième degré. Lors de la conférence
préparatoire au deuxième procès, le demandeur annonce qu’il désire plaider
coupable. Le juge accepte le plaidoyer de culpabilité et une déclaration de
culpabilité est prononcée pour l’accusation de meurtre au deuxième degré. Le
demandeur porte la déclaration de culpabilité en appel. Il soutient que le
juge devait présenter à un jury la question de son aptitude à subir son
procès, et que son plaidoyer de culpabilité n’est pas valide. La Cour
d’appel rejette l’appel.
Cour du Québec (Le juge Bellavance)
Enregistrement du plaidoyer de culpabilité à
l’accusation de meurtre au deuxième degré et déclaration de culpabilité de
Requête pour production de nouvelle preuve
accueillie; appel rejeté
Johannes Cornelis Sturkenboom v. Her Majesty the
Procedural law — Applications for habeas corpus and
certiorari in aid and other relief dismissed — Whether lower courts erred in
The applicant was unsuccessful in his applications
for habeas corpus and certiorari to review and quash judicial dispositions of
criminal charges, and a decision to suspend his driver’s license. The Court
of Appeal for Ontario dismissed his appeal.
(O'Neill J.)
Applications for habeas corpus and certiorari in aid
and other relief dismissed
(Winkler C.J.O. and Moldaver and Simmons JJ.A.)
Motion to extend time for leave to appeal and motion
to adduce additional evidence filed
Johannes Cornelis Sturkenboom c. Sa Majesté la Reine
Procédure — Demandes d'habeas corpus avec certiorari
auxiliaire et autres redressements rejetées — Les juridictions inférieures
ont‑elles commis des erreurs dans la façon dont elles ont statué sur
Le demandeur a été débouté de ses demandes de brefs
d'habeas corpus avec certiorari pour réviser et annuler la manière dont les
tribunaux ont statué sur les accusations au criminel et la décision de
suspendre son permis de conduire. La Cour d'appel de l’Ontario a rejeté son
Cour supérieure de justice de l'Ontario (Juge O'Neill)
Demandes d'habeas corpus avec certiorari auxiliaire
et autres redressements, rejetées
(Juge en chef Winkler, juges Moldaver et Simmons)
Cour suprême du Canada Requête en prorogation du délai d'autorisation
d'appel et requête en vue de déposer des éléments de preuve supplémentaires,
Denis Émond v. Patrick Richard, in his capacity as
Assistant Syndic of the Barreau du Québec
Law of professions — Jurisdiction — Whether council
had jurisdiction over complaint even though complaint had no legal basis —
Interpretation of s. 56 of Professional Code, R.S.Q., c. C‑26.
The applicant, Mr. Émond, was a notary when he
applied for admission to the École de formation professionnelle du Barreau du
Québec for the 1991-92 academic year. He filled out a questionnaire in which he stated
that he had never declared bankruptcy or had a civil proceeding brought
against him. However, these statements were false, as he had recently
assigned his property and been sued by a creditor. In 1992, he applied to be entered on the Roll of the
Order of Advocates. In addition to repeating these lies, he failed to
disclose a lawsuit for nearly $1 million that had just been brought
against him. He also declared under oath that no other professional order
had ever imposed a sanction against him. However, the year before, the
disciplinary committee of the Chambre des notaires had found him guilty of
11 charges related to improperly prepared loan instruments. Thirteen years later, the Syndic of the Barreau du
Québec learned the truth. After conducting an investigation, the Syndic
lodged a disciplinary complaint. May 10, 2007
(Hallée J.)
(Chamberland J.A.)
(Nadeau J.)
Motion for judicial review dismissed January 13, 2010
(Judges Provost, Lavergne and Veilleux)
(Turcotte J.)
(Thibault, Rochette and Kasirer JJ.A.)
Denis Émond c. Patrick Richard, ès qualités de
syndic adjoint du Barreau du Québec
Droit des professions — Compétence — Le conseil
était‑il compétent pour se saisir de la plainte alors que celle‑ci
est sans fondement juridique? — Interprétation de l’article 56 du Code
des professions, L.R.Q. c. C‑26.
Le demandeur, M. Émond, est notaire lorsqu’il
fait une demande d’admission à l’École de formation professionnelle du
Barreau du Québec pour l’année scolaire 1991‑1992. Il remplit un questionnaire où il déclare n’avoir
jamais fait faillite ni avoir fait l’objet d’une poursuite civile. Toutefois, ces affirmations sont fausses car peu de temps auparavant, il a
fait cession de ses biens et a été poursuivi par un créancier. En 1992, il remplit une demande d’inscription au
Tableau de l’Ordre des avocats. En plus de réitérer ces mensonges, il omet
de divulguer qu’une poursuite de près d’un million de dollars vient d’être
intentée contre lui. Il déclare aussi sous serment ne pas avoir fait l’objet
d’une sanction disciplinaire de toute autre corporation professionnelle. Pourtant, le comité de discipline de la Chambre des notaires l’a, un an
auparavant, reconnu coupable de onze (11) chefs d’accusation relatifs à des
actes de prêts irrégulièrement traités. Treize ans plus tard, le syndic du Barreau du Québec
apprend la vérité. Après avoir fait enquête, ce dernier porte une plainte
disciplinaire. Le 10 mai 2007
(La juge Hallée)
Requête introductive d’instance en révision
judiciaire rejetée.
(Le juge Chamberland)
Permission d’appel rejetée.
(Le juge Nadeau)
(Les juges Provost, Lavergne et Veilleux)
(La juge Turcotte)
Requête pour révision judiciaire rejetée.
(Les juges Thibault, Rochette et Kasirer Nicholas)
Permission d’appel hors délai rejetée.
10105457 Saskatchewan Ltd., Gunner Industries Ltd.
v. Provincial Mediation Board
Statutes — Interpretation — Whether lower courts had
jurisdiction to render decision that intervenes in the statutory code
governing the assessment appeal process under the Cities Act — Scope
of the duty of the respondent Mediation Board — Whether Board’s duty can take
priority over tax proceedings — Is there a priority of rights under the
various acts — Test to guide judicial tribunals in determination of the
priorities. The applicants own two properties in Regina on which
taxes arrears have accumulated. The city is seeking to take title to the
properties to satisfy the tax debts. Before the city can do that, the
respondent Board has to give its consent. The applicants brought an
application for an order of prohibition restraining the respondent Board from
issuing its consent, and for an order of mandamus to compel the respondent
Board to inquire into the validity of the tax claims, their ability to pay
those taxes and to try to effect a settlement of the tax debt. In the
alternative, the applicant sought an order pursuant to Rule 674 of the
Queen’s Bench Rules directing the respondent to so act. The applications for
mandamus and prohibition were dismissed in the Court of Queen’s Bench. The
Court of Appeal for Saskatchewan dismissed the appeal.
(Gerein J.)
Neutral citation: 2009 SKQB 152
Applications for mandamus and prohibition dismissed.
(Richards, Caldwell, and Herauf JJ.A.)
Neutral citation: 2011 SKCA 73
c. Provincial Mediation Board
(Sask.) (Civile) (Autorisation)
Lois — Interprétation — Les juridictions inférieures
ont‑t‑elles compétence pour rendre une décision qui intervient
dans l’ensemble des mesures législatives régissant le processus d'appel des
évaluations sous le régime de la Cities Act? — Portée de l'obligation
du conseil de médiation intimé — L'obligation du conseil peut‑elle
avoir préséance sur l'instance fiscale? — Y a‑t‑il une priorité
de droits sous le régime des diverses lois? — Critère pour guider les
tribunaux judiciaires dans la détermination des priorités?
Les demanderesses sont propriétaires de deux
immeubles à Regina à l'égard desquels des arriérés de taxes se sont
accumulés. La ville cherche à prendre possession des immeubles pour
acquitter les dettes fiscales. Avant que la ville puisse le faire, le
conseil intimé doit donner son consentement. Les demanderesses ont présenté
une demande d'ordonnance d'interdiction empêchant le conseil intimé de donner
son consentement et une demande d’ordonnance de mandamus pour obliger le
conseil intimé à s'enquérir de la validité des créances fiscales et leur
capacité de payer ces taxes et à tenter de faire conclure un règlement sur la
dette fiscale. À titre subsidiaire, la demanderesse a sollicité une
ordonnance fondée sur la règle 674 des règles de la Cour du Banc de la Reine
sommant l'intimé d'agir en ce sens. La Cour du Banc de la Reine a rejeté les
demandes de mandamus et d’interdiction. La Cour d'appel de la Saskatchewan a
rejeté l'appel.
(Juge Gerein)
Référence neutre : 2009 SKQB 152
Demandes de mandamus et d’interdiction, rejetées.
(Juges Richards, Caldwell et Herauf)
Référence neutre : 2011 SKCA 73
Donald LeBlanc v. Her Majesty the Queen
(N.B.) (Criminal) (By
law – Offences against person - Assault causing bodily harm – Kidnapping,
abduction and unlawful confinement – Threats and intimidation – Trial judge’s
duties – Jury charge – Whether the Applicant was maliciously prosecuted –
Whether the lower courts showed bias and fabricated evidence – Whether the
trial judge misled the jury – Whether the applicant’s right to a fair trial
and to make full answer and defence were violated.
Mr. Leblanc was charged with uttering a death threat, assault
causing bodily harm and unlawful confinement against the complainant, his
wife. The events giving rise to the charges took place within a 9-hour
period. The Crown's case revolved around the evidence of the complainant who
alleged she was tied up and severely beaten by Mr. Leblanc who threatened to
take her life. Her evidence was corroborated to some extent by one of Mr.
Leblanc's friend and by photographs depicting her injuries The complainant’s injuries required replacement of a partial plate in her mouth, knee surgery,
and she suffered hearing loss.
of Queen’s Bench of New Brunswick
(Rideout
for uttering a death threat, unlawful confinement, and assault causing bodily
of Appeal of New Brunswick
(Deschênes,
Robertson and Richard JJ.A.)
from conviction dismissed, application for leave to appeal sentence allowed
and sentence varied to take into account actual time spent in pre-sentence
custody .Sentence varied to 8 years and 10 1/2
months to account for pre-trial custody.
to extend time to file and serve leave application and for leave to appeal
Donald LeBlanc c. Sa Majesté la Reine
(N.-B.) (Criminelle) (Sur autorisation)
Droit criminel – Infractions contre la personne –
Voies de fait causant des lésions corporelles – Enlèvement et séquestration –
Menaces et intimidation – Obligations du juge du procès – Exposé au jury – Le
demandeur a‑t‑il été poursuivi abusivement? – Les tribunaux
inférieurs ont‑ils fait preuve de partialité et ont‑ils fabriqué
des éléments de preuve? – Le juge du procès a‑t‑il induit le jury
en erreur? – Le droit du demandeur à un procès équitable et à une défense
pleine et entière a-t-il été violé?
M. Leblanc a été accusé d’avoir commis
les infractions suivantes contre la plaignante, son
épouse : menaces de mort, voies de fait ayant causé des lésions
corporelles et séquestration. Les événements qui ont donné lieu aux
accusations se sont produits au cours d’une période de neuf heures. Le dossier
du ministère public portait sur le témoignage de la plaignante qui prétendait
avoir été ligotée et sauvagement battue par M. Leblanc qui a menacé de
la tuer. Son témoignage a été corroboré dans une certaine mesure par l’un
des amis de M. Leblanc et par des photos montrant ses blessures. Les
blessures de la plaignante ont nécessité le remplacement d’une prothèse
dentaire partielle, une intervention chirurgicale au genou et on entraîné une
(Juge Rideout)
Déclaration de culpabilité relativement à des
accusations de menaces de mort, séquestration et voies de fait ayant causé
Cour d’appel du Nouveau‑Brunswick
(Juges Deschênes, Robertson et Richard)
Appel interjeté à l’encontre de la déclaration de
culpabilité rejeté, demande d’autorisation d’appel de la sentence accueillie
et sentence modifiée afin de tenir compte du temps passé en détention
présentencielle. Sentence modifiée et ramenée à une peine d’emprisonnement
de 8 ans et 10 mois et demi afin de tenir compte de
la détention présentencielle.
Demande de prorogation du délai prévu pour le dépôt
et la signification de la demande d’autorisation de pourvoi et demande
d’autorisation de pourvoi, déposées
Acadia Subaru, Acura Optima, Audi Ste-Foy, Auto
Frank & Michel inc., Auto Frank & Michel (Portneuf) inc., Automobiles
A. Gosselin inc., Automobile B.G.P. inc, Automobile Dalton inc., Automobiles
Deschaillons (1986) inc., Automobiles du Boulevard Kia, Automobiles Guy
Beaudoin inc., Automobiles Sittelle inc., B., Hyundai St-Raymond, Infiniti
Québec Inc., J.L. Cliche automobiles ltée., Kennebec Dodge Chrysler inc., Kia
Beauport, Kia Cap-Santé, Kia Lévis, Kia Québec, Kia Ste-Foy, Lallier Ste-Foy,
Langlois Volkswagen, Lapointe automobile inc., Laquerre Pontiac Buick inc.,
Laurier Pontiac Buick GMC Cadillac Hummer Ltée, Laval Volkswagen, Nouveau
J.D. Dodge Chrysler Jeep, Nouveau J.D. Suzuki, Automobiles Degiro inc.,
Leviko Hyundai, Lévis Chrysler Dodge Jeep inc., Lévis Mazda, Lévis Subaru
enr., Lévis Suzuki automobiles, Lévis Toyota, Lévy Honda, M. Lessard ltée,
Maison Chrysler Charlesbourg, Marlin Chevrolet inc., Mazda Chatel, Montmagny
Hyundai, Montmagny Mazda, Option Subaru, Paquet Mitsubishi, Paquet Nissan
inc., Paré Chevrolet inc., Plamondon autos inc., Premier Mazda, Québec
Mitsubishi, Qué-bourg auto ltée, Rinfret Volkswagen, Royal Suzuki
automobiles,, Saturn Saab de Québec inc., Ste-Foy Hyundai, Ste-Foy Toyota,
St-Georges Chevrolet Pontiac Buick Cadillac GMC inc., St-Georges Nissan inc.,
St-Georges Toyota, St-Raymond Plymouth Chrysler inc., St-Raymond Toyota,
Vachon auto ltée, Vallée automobile ltée, Volvo de Québec v. Pierre Michaud
Civil procedure – Improper use of procedure – Vulgar
comments critical of automobile dealers made on air – Defamation proceedings
against commentator by 93 dealers in broadcast region – Whether Court of
Appeal misinterpreted burden of proof applicable in case of improper use of
procedure – Whether Court of Appeal wrongly included security for costs among
consequences of appearance of improper use of procedure – Code of Civil
Procedure, R.S.Q., c. C-25, arts. 54.1 to 54.4.
The respondent Michaud, an automobile expert, is
often invited to take part in broadcasts. On March 2, 2009, the day
before the opening of the Quebec City auto show, he said on the air that
automobile dealers were taking advantage of consumers. Although he subsequently
apologized for the specific language he had used, the applicants from the
region brought a joint action in defamation for a total of nearly
$1 million. December 3, 2009
(Judge Grenier)
Neutral citation: 2009 QCCQ 14458
Proceedings declared to be improper with regard to
amounts claimed for punitive damages; claims reduced from $5,000 to $200 per
(Hilton, Kasirer and Bouchard JJ.A.)
Neutral citation: 2011 QCCA 1037
Appeal allowed for purpose of striking out reduction
of claims; incidental appeal allowed for purpose of ordering security for
costs of $65,000 as consequence of appearance of improper use
Application for leave to cross-appeal filed
Acadia Subaru, Acura Optima, Audi Ste-Foy, Auto Frank & Michel
inc., Auto Frank & Michel (Portneuf) inc., Automobiles A. Gosselin inc.,
Automobile B.G.P. inc, Automobile Dalton inc., Automobiles Deschaillons
(1986) inc., Automobiles du Boulevard Kia, Automobiles Guy Beaudoin inc.,
Automobiles Sittelle inc., B., Hyundai St-Raymond, Infiniti Québec Inc., J.L.
Cliche automobiles ltée., Kennebec Dodge Chrysler inc., Kia Beauport, Kia
Cap-Santé, Kia Lévis, Kia Québec, Kia Ste-Foy, Lallier Ste-Foy, Langlois
Volkswagen, Lapointe automobile inc., Laquerre Pontiac Buick inc., Laurier
Pontiac Buick GMC Cadillac Hummer Ltée, Laval Volkswagen, Nouveau J.D. Dodge
Chrysler Jeep, Nouveau J.D. Suzuki, Automobiles Degiro inc., Leviko Hyundai,
Lévis Chrysler Dodge Jeep inc., Lévis Mazda, Lévis Subaru enr., Lévis Suzuki
automobiles, Lévis Toyota, Lévy Honda, M. Lessard ltée, Maison Chrysler
Charlesbourg, Marlin Chevrolet inc., Mazda Chatel, Montmagny Hyundai,
Montmagny Mazda, Option Subaru, Paquet Mitsubishi, Paquet Nissan inc., Paré
Chevrolet inc., Plamondon autos inc., Premier Mazda, Québec Mitsubishi,
Qué-bourg auto ltée, Rinfret Volkswagen, Royal Suzuki automobiles,, Saturn
Saab de Québec inc., Ste-Foy Hyundai, Ste-Foy Toyota, St-Georges Chevrolet
Pontiac Buick Cadillac GMC inc., St-Geroges Nissan inc., St-Georges Toyota,
St-Raymond Plymouth Chrysler inc., St-Raymond Toyota, Vachon auto ltée,
Vallée automobile ltée, Volvo de Québec c. Pierre Michaud
Procédure civile – Abus de procédure – Propos
critiques formulés grossièrement en ondes contre les concessionnaires
automobiles – Poursuites en diffamation contre le commentateur par
quatre-vingt-treize concessionnaires de la région de diffusion – La Cour
d’appel a-t-elle méconnu le fardeau de preuve applicable en matière de
poursuite abusive? – La Cour d’appel a-t-elle inclus à tort la provision pour
frais parmi les conséquences de l’abus apparent de procédure? – Code de
procédure civile, L.R.Q. ch. C-25,
art. 54.1 à 54.4.
L’intimé Michaud, spécialiste de l'automobile, est
souvent invité à participer à des émissions. Le 2 mars 2009, veille de
l'ouverture du Salon de l'auto de Québec, il dit en ondes que les concessionnaires
automobiles abusent des consommateurs. Malgré des excuses subséquentes pour
les mots plus précisément utilisés, les demanderesses de la région joignent
leurs actions en diffamation pour un total de près d’un million $. Le 3 décembre 2009
(Le juge Grenier)
neutre : 2009 QCCQ 14458
Poursuites déclarées abusives au regard des sommes
réclamées en dommages-intérêts punitifs; réclamations réduites de
5 000$ à 200$ par concessionnaire.
(Les juges Hilton, Kasirer et Bouchard)
neutre : 2011 QCCA 1037
Appel principal accueilli aux fins d’annuler la
réduction des réclamations; appel incident accueilli aux fins d’accorder à
l’intimé une provision pour frais de 65 000$ comme conséquence de
l’apparence d’abus.
d'autorisation d'appel déposée.
Demande d’autorisation d’appel incident déposée.
Maxine Collins v. Elizabeth Heneghan
– Judges – Immunity – Judge referring to personal information concerning
Applicant in her reasons for judgment on a motion to strike statement of
claim – Whether judicial immunity is absolute in Canada or requires a good
faith belief of acting within jurisdiction – Whether judges are “officials”
for the purposes of s. 241 of the Income Tax Act, R.S.C. 1985, c. C-1
(5th supp.) and legislatively bound to protect the confidentiality
of taxpayer information during legal proceedings – Whether lower courts
failed to follow Supreme Court of Canada decisions.
Collins brought an action against Her Majesty the Queen seeking damages with
respect to violations of s. 241(1) of the Income Tax Act by federal
government employees. The Crown brought a motion before Justice Heneghan to
strike the statement of claim, and during argument, Crown counsel made a
statement disclosing certain personal information about Ms. Collins. Justice
Heneghan referred to this statement in her reasons for judgment. Ms. Collins
then filed an action against Her Majesty in Right of Canada and Justice
Heneghan for malicious and deliberate breach of s. 241(1) of the Income
Tax Act. Counsel for Justice Heneghan brought a motion to have all
references to her struck from the statement of claim.
(Sproat
ONSC 6542
to strike references to Respondent judge in statement of claim granted
(Goudge,
MacFarland and Watt JJ.A.)
ONCA 461 (Can LII)
Maxine Collins c. Elizabeth Heneghan
Tribunaux – Juges – Immunité – La juge a fait
mention de renseignements personnels concernant la demanderesse dans les
motifs du jugement qu’elle a rendu quant à une motion en radiation de
déclaration – L’immunité judiciaire est-elle absolue au Canada ou
exige-t-elle une croyance sincère d’agissement dans les limites de la
compétence? – Les juges sont-ils des « représentants » au sens de
l’art. 241 de la Loi de l’impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch.
C-1 (5e suppl.) et sont-ils tenus par la loi de protéger la
confidentialité des renseignements sur des contribuables au cours d’instances
judiciaires? – Les tribunaux d’instance inférieure ont-ils omis de suivre les
décisions de la Cour suprême du Canada?
Mme Collins a intenté une action en
dommages-intérêts contre Sa Majesté la Reine relativement à des violations du
par. 241(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu par des employés
du gouvernement fédéral. Le ministère public a déposé devant la
juge Heneghan une motion en radiation de déclaration, et, durant
l’argumentation, l’avocat du ministère public a révélé certains
renseignements personnels concernant Mme Collins. La juge Heneghan
a fait mention de cette déclaration dans les motifs de son jugement. Mme Collins a alors intenté contre Sa Majesté du chef du Canada et la
juge Heneghan une action pour violation malveillante et délibérée du
par. 241(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu. Les avocats de
la juge Heneghan ont présenté une motion visant à faire radier de la
déclaration toute référence à elle.
(Juge Sproat)
2010 ONSC 6542
Motion en radiation de toute référence à la juge
intimée figurant dans la déclaration, accueillie
(Juges Goudge, MacFarland et Watt)
2011 ONCA 461 (Can LII)
Demande d’autorisation de pourvoi, déposée
Gilles Patenaude v. City of Longueuil, Attorney
Municipal law – By-laws – Zoning – Acquired rights –
Applicant found guilty of contravening municipal by-laws with respect to
parking – Whether courts should have ruled that there were acquired rights –
Whether they should have ruled that municipal by-laws in question are
unconstitutional – Whether Court of Appeal should have granted leave to
In 2009, the respondent City of Longueuil issued
four statements of offence against the applicant, Mr. Patenaude,
concerning the parking of heavy-duty tractor-trailer trucks. Mr. Patenaude contested the offences in the Municipal Court, arguing
among other things that the by-laws under which the statements of offence had
been issued were contrary to s. 15 of the Canadian Charter of Rights
and Freedoms , given that the by-laws applied to only one zone, not the
entire city. Mr. Patenaude also argued that he had acquired rights,
since he had been parking his trucks in that location since 1976 and the City
had done nothing to end the situation before issuing the statements of
offence. The Municipal Court found Mr. Patenaude guilty
and ordered him to pay a fine of approximately $1,300. Mr. Patenaude
appealed to the Superior Court, where he unsuccessfully raised the same
grounds as at trial. Cohen J. held that she did not need to intervene,
because the trial judge’s verdict was not unreasonable and could be supported
on the evidence. Doyon J.A. refused leave to appeal Cohen J.’s judgment
on the basis that, in his view, the case did not raise any questions of law
that could be appealed to the Court of Appeal. December 8, 2010
(Judge Thémens)
Applicant found guilty of contravening municipal
by-laws of City of Longueil June 1, 2011
2011 QCCS 4080
Appeal dismissed July 20, 2011
2011 QCCA 1379; N° 500-10-004940-118
Gilles Patenaude c. Ville de Longueuil, Procureur
Droit municipal – Règlements – Zonage – Droits
acquis – Demandeur trouvé coupable d’avoir contrevenu à des règlements
municipaux visant le stationnement – Les tribunaux auraient-ils dû conclure à
l’existence de droits acquis? – Auraient-ils dû conclure à l’invalidité
constitutionnelle des règlements en question? – La Cour d’appel aurait-elle
dû permettre l’appel?
En 2009, la Ville de Longueuil intimée a émis quatre
constats d’infractions à l’encontre du demandeur, M. Patenaude, concernant le
stationnement de camions lourds avec tracteur et remorque. M. Patenaude a
contesté les infractions devant la Cour municipale, où il a allégué notamment
que le règlement de zonage en vertu duquel les constats avaient été émis
était contraire à l’art. 15 de la Charte canadienne des droits et libertés ,
étant donné que le règlement ne visait pas l’ensemble de la ville mais plutôt
une seule zone. De plus, M. Patenaude a plaidé qu’il avait des droits acquis,
puisqu’il stationnait ses camions à cet endroit depuis 1976 et que la Ville
n’avait rien fait pour empêcher la situation avant d’émettre les constats
La Cour municipale a conclu à la culpabilité de M.
Patenaude et a condamné celui-ci à une amende d’environ 1 300 $. En
appel devant la Cour supérieure, M. Patenaude a soulevé les mêmes motifs
qu’en première instance, mais en vain. La juge Cohen a conclu qu’aucune
intervention n’était nécessaire car le verdict du premier juge n’était pas
déraisonnable et pouvait s’appuyer sur la preuve. Le juge Doyon de la Cour
d’appel a refusé la permission d’appeler de ce jugement puisque, selon lui,
l’affaire ne soulevait aucune question de droit qui devait faire l’objet d’un
appel à la Cour d’appel.
juge Thémens)
Demandeur trouvé coupable d’avoir contrevenu à des
règlements municipaux de la Ville de Longueil Le 1 juin 2011
juge Cohen)
QCCS 4080
rejeté Le 20 juillet 2011
pour permission d’appeler rejetée
d'autorisation d'appel déposée
Darcy Kim v. Her Majesty the Queen
law — Appeal — Guilty plea — Seeking to expunge plea —
Allegation of incompetence of counsel —
Defence — Self‑defence — Admissibility of fresh evidence on
appeal — Whether the Court of
Appeal erred in law by fixing the burden of proof to expunge a plea made on
little or no information, to the point where “credible and convincing”
evidence was needed to establish an “air of reality” to applicant’s assertion
that he acted in self‑defence —
Whether there are issues of public importance raised.
applicant, Mr. Kim, was charged with aggravated assault following an
altercation in the parking lot of the Sutherland Hotel, in Saskatoon. The
applicant was intoxicated at the time of the incident and could not remember
the assault. The victim received serious injuries, especially to his face,
but also to his head and body. It was alleged that the applicant shattered a
beer bottle over the victim’s head and used the broken bottle to inflict the
other injuries. The victim also sustained stab wounds to his shoulder and
abdomen. The victim pulled out a knife after he had been severely
assaulted. The applicant and his friends began to retreat. The applicant
and his friends fled the scene. The victim was taken to the hospital. The
Crown accepted a guilty plea to assault causing bodily harm, a lesser
included offence. The applicant was sentenced to six months imprisonment. The Court of Appeal held that the applicant has failed to establish any basis
for expunging his guilty plea and ordering a new trial. The conviction
appeal was dismissed. The applicant abandoned his sentence appeal during the
course of the conviction appeal. Leave to appeal sentence was denied by the
of Queen’s Bench of Saskatchewan
(Allbright
plea entered for assault causing bodily harm; sentenced to six months
of Appeal for Saskatchewan
Smith, Ottenbreit JJ.A.)
citation: 2011 SKCA 74
appeal dismissed; leave to appeal sentence dismissed
Darcy Kim c. Sa Majesté la Reine
(Sask.) (Criminelle) (Autorisation)
Droit criminel —
Appel — Plaidoyer de
culpabilité — Demande de
radiation du plaidoyer —
Allégation d'incompétence de l'avocat - Défense - Légitime défense — Admissibilité d'un nouvel élément
de preuve en appel — La Cour
d'appel a-t-elle commis une erreur de droit en fixant le fardeau de la preuve
pour radier un plaidoyer qui s’appuyait sur peu de renseignements, voire
aucun, au point où il fallait une preuve « crédible et
convaincante » pour établir la vraisemblance de l'allégation du
demandeur comme quoi il avait agi en légitime défense? — L'affaire soulève-t-elle des questions
d'importance pour le public?
Le demandeur, M. Kim, a été accusé de voies de faits
graves à la suite d'une altercation dans le stationnement de l'hôtel
Sutherland, à Saskatoon. Le demandeur était en état d'ébriété au moment de
l'incident et il ne pouvait se rappeler de l'agression. La victime a subi
des blessures graves, surtout au visage, mais également à la tête et au
corps. Il a été allégué que le demandeur avait fracassé une bouteille de
bière sur la tête de la victime et qu'il avait utilisé la bouteille brisée
pour infliger d'autres blessures. La victime a également subi des blessures
par tesson à l'épaule et à l'abdomen. La victime a sorti un couteau après
avoir été gravement agressée. Le demandeur et ses amis ont commencé à battre
en retraite. Le demandeur et ses amis ont fui la scène. La victime a été
transportée à l'hôpital. Le ministère public a accepté un plaidoyer de
culpabilité de voies de fait causant des lésions corporelles, une infraction
moindre et incluse. Le demandeur a été condamné à une peine d'emprisonnement
de six mois. La Cour d'appel a statué que le demandeur n'avait pas établi de
fondement qui justifiait la radiation de son plaidoyer de culpabilité et la
tenue d'un nouveau procès. L'appel de la déclaration de culpabilité a été
reje té. Le demandeur a abandonné son appel de la peine pendant l'appel de
la déclaration de culpabilité. La Cour d'appel a refusé l'autorisation
d'appel de la peine.
(Juge Allbright)
Plaidoyer de culpabilité inscrit pour voies de fait
causant des lésions corporelles; condamnation à une peine d'emprisonnement de
(Juges Jackson, Smith et Ottenbreit)
Référence neutre : 2011 SKCA 74
Appel de la déclaration de culpabilité, rejeté;
demande d'autorisation d'appel de la peine, rejetée
Erika S. Tiedemann v. Agence du Revenu du Québec
law – Taxation – Whether the applicant was denied justice.
applicant was convicted of failing to comply with a demand to file a tax
return. The appeal judge upheld the decision, and the Court of Appeal denied
leave to appeal. February
Court (Penal and criminal chamber)
Q.C.J.)
Conviction: failure to file tax return on demand
Court of Quebec (Vauclair
J.C.S.) Neutral
citation: 2010 QCCS 7067
of Appeal of Quebec (Montréal)
(Chamberland,
Rochon and Duval Hesler JJ.C.A.)
citation: 2011 QCCA 851
for leave to appeal dismissed
Erika S. Tiedemann c. Agence du Revenu du Québec
(Qc) (Criminelle) (Sur autorisation)
Droit criminel – Fiscalité – La demanderesse a‑t‑elle
fait l’objet d’un déni de justice?
La demanderesse a été déclarée coupable de ne pas
s’être conformée à une demande de production d’une déclaration de revenus. Le juge d’appel a confirmé la décision et la Cour d’appel a rejeté la demande
d’autorisation d’appel. 8 février 2010
(Juge Fortin)
Déclaration de culpabilité pour ne pas s’être
conformé à une demande de production d’une déclaration de revenus
Cour supérieure du Québec (Juge Vauclair) Référence neutre : 2010 QCCS 7067
(Juges Chamberland, Rochon et Duval Hesler) Référence neutre : 2011 QCCA 851
Requête pour autorisation d’appel, rejetée
Fédération des travailleurs et travailleuses du
Québec, Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Syndicat des employés
de bureau et de loisirs de la ville de Baie‑Comeau,
local 2641-CUPE, United Steelworkers of America (FTQ), local 7649,
United Steelworkers of America (FTQ), local 7801‑A,
Communications, Energy and Paperworkers Union of Canada (CLC‑FTQ),
local 414, Communications, Energy and Paperworkers Union of Canada (CLC‑FTQ),
local 427 v. Attorney General of Quebec, Chief Electoral Officer of
(Que.) (Civil) (By Leave) Canadian Charter — Elections — Penal law —
Legislative framework for control of election expenses — Parties having sole
right to use financial resources to promote and criticize parties during
election campaigns — Unions violating this restriction by publishing partisan
materials for their members — Whether legislative restrictions on financial
investment by third parties in election campaigns constitute unjustifiable
infringement of their freedom of expression — Constitution Act, 1982 ,
ss. 1 and 2 — Election Act, R.S.Q. c. E‑3.3, ss. 413,
415, 416.
During the 2003 Quebec election campaign, the
Fédération des travailleurs du Québec was criticized by Action démocratique
du Québec. In response, it
printed a release that was a pamphlet against that party and a folder
containing information about the political parties’ programs that was
unfavourable to the ADQ. Those documents were sent to the affiliated unions’
locals, which distributed them to their members, in some cases accompanied by
partisan letters. The Chief Electoral Officer filed penal complaints for
contraventions of the Election Act, R.S.Q. c. E‑3.3. The
unions admitted that they had contravened the Act but challenged the
constitutional validity of the provisions concerned.
(Judge Bourdeau)
Neutral citation: 2009 QCCQ 17140
Legislative provisions challenged by applicants
(Buffoni J.)
Neutral citation: 2010 QCCS 956
Neutral citation: 2011 QCCA 1043
de bureau et de loisirs de la ville de Baie‑Comeau, local 2641‑SCFP,
Métallurgistes unis d'Amérique (FTQ), section locale 7649, Métallurgistes
unis d'Amérique (FTQ), section locale 7801‑A, Syndicat canadien des
communications, de l'énergie et du papier (CTC‑FRQ), section locale
414, Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (CTC‑FRQ),
section locale 427 c. Procureur général du Québec, Directeur général des
Charte canadienne — Élections — Droit pénal — Cadre
législatif de contrôle des dépenses électorales — Utilisation de moyens
financiers pour la promotion et la critique des partis réservée à ceux‑ci
pendant les campagnes électorales — Contravention à cette limite de la part
de syndicats par la publication de matériel partisan destiné à leurs membres
— Les limites législatives à l’investissement financier des tiers dans les
campagnes électorales contreviennent‑elles à la liberté d’expression de
celles‑ci d’une façon injustifiable? — Loi constitutionnelle de 1982 ,
art. 1 et 2 — Loi électorale, L.R.Q. ch. E‑3.3, art. 413, 415, 416.
Lors de la campagne électorale québécoise de 2003,
la Fédération des travailleurs du Québec fait l'objet de critiques de la part
de l'Action démocratique du Québec. En réaction, elle fait imprimer un
communiqué qui constitue un pamphlet contre ce parti, ainsi qu’une pochette
contenant des renseignements sur les programmes des partis politiques, sous
un angle défavorable à l'ADQ. Ces documents sont envoyés aux sections
locales des syndicats affiliés, qui les distribuent à leurs membres en les
accompagnant, dans certains cas, de lettres partisanes. Le directeur général
des élections dépose des plaintes pénales pour contravention à la Loi
électorale, L.R.Q. ch. E‑3.3. Les syndicats admettent avoir
contrevenu à la loi mais attaquent la validité constitutionnelle des
dispositions concernées.
(La juge Bourdeau)
neutre : 2009 QCCQ 17140
Déclaration de validité des dispositions
législatives contestées par les demandeurs.
(Le juge Buffoni)
Référence neutre : 2010 QCCS 956
neutre : 2011 QCCA 1043
Mike Shields, Cost Plus Computer Solutions Ltd. v. GetSet Communications
Inc., Tim Sattler, Gail Sattler and Randy Christie
— Commercial contracts — Remedies — Applicants commencing action for reimbursement of monies
paid for website development, for unpaid commissions and other relief —
Whether Court of Appeal overlooked evidence of why project not
completed, based decision on Applicants’ failure to plead breach of contract
and misconstrued testimony — Whether Applicants entitled to restitution based
on quantum meruit — Whether Applicants entitled to additional damages
2004, the Applicant, Mr. Shields, on behalf of his company, Cost Plus
Computer Solutions (“Cost Plus”) approached the Respondent, GetSet
Communications Inc. (“GetSet”) to work on developing a website. They executed
a memorandum of understanding on October 14, 2004 that provided GetSet
would be paid half of its fees in cash and that other half after completion
of the website in the form of shares in Cost Plus. Some of the work was done
and GetSet was paid $7,181.04, but the work was not completed. Mr. Shields also did some work for GetSet on a commission basis. Mr. Shields and his company brought an action against the Respondents, seeking reimbursement of the monies already paid for the website. They also
sought unpaid commissions and damages.
of Appeal for British Columbia (Vancouver)
Chiasson and Bennett JJ. A.)
allowed in part; Applicants awarded $3,461.23 in unpaid commissions.
Mike Shields, Cost Plus Computer Solutions Ltd. c. GetSet
Communications Inc., Tim Sattler, Gail Sattler et Randy Christie
Contrats — Contrats commerciaux — Recours — Les demandeurs ont intenté une action
pour le remboursement de sommes d’argent payées pour le développement d’un
site web, des commissions impayées et d’autres redressements — La Cour
d’appel a‑t‑elle fait abstraction de la preuve de la raison pour
laquelle le projet n’a pas été mené à terme, fondé sa décision sur l’omission
des demandeurs d’avoir plaidé la rupture de contrat et mal
interprété un témoignage? — Les demandeurs ont‑ils droit à la
restitution quantum meruit? — Les demandeurs ont‑ils le droit à
des dommages‑intérêts additionnels?
En 2004, le demandeur, M. Shields, au nom de sa
compagnie, Cost Plus Computer Solutions (« Cost Plus ») a demandé à
l’intimée, GetSet Communications Inc. (« GetSet ») de travailler
sur le développement d’un site web. Les parties ont conclu un protocole
d’entente le 14 octobre 2004 en vertu duquel GetSet allait être payée la
moitié de ses honoraires au comptant, et l’autre moitié après l’achèvement du
site web sous forme d’actions de Cost Plus. Une partie des travaux a été
exécutée et GetSet a été payée 7 181,04 $, mais le travail n’a pas
été complété. Monsieur Shields a également exécuté des travaux pour GetSet
moyennant une commission. Monsieur Shields et sa compagnie ont intenté une
action contre les intimés, demandant le remboursement des sommes d’argent
déjà payées pour le site web. Ils ont également demandé le paiement de
commissions impayées et des dommages‑intérêts.
Action des demandeurs, rejetée
(Juges Low, Chiasson et Bennett)
Appel accueilli en partie; les demandeurs se voient
accorder la somme de 3 461,23 $ en commissions impayées.
Van-Thang Nguyen v. Jean-Pierre Chiasson, Clinique
Nouveau Départ, CÉPAT (Centre d'évaluation pour alcooliques et toxicomanes)
Law of professions — Acupuncturists — Discipline —
Civil procedure — Whether medical clinic can dissociate itself from acts of
its medical director, who committed fault contrary to public order — Whether
suing medical clinic solidarily with its medical director constitutes
procedural impropriety under art. 54.1 C.C.P. — Whether agreeing,
based on third party’s mandate, to conduct medical assessment of person who
is in full possession of physical and mental capacities and, above all, who
suffers from no known illness constitutes offence under arts. 10 and 11 C.C.Q.
— Whether audi alteram partem rule and concept of fundamental
justice violated — Arts. 10 and 11 of Civil Code of Québec,
During the years prior to the applicant’s motion to
institute proceedings in this case, the applicant brought six civil suits
against the Ordre des acupuncteurs du Québec.
The applicant, Van‑Thang Nguyen, and the
Ordre des acupuncteurs du Québec (“OAQ”) were parties to a transaction within
the meaning of the Civil Code of Québec that sought to settle out of
court a dispute arising out of disciplinary proceedings brought against
Mr. Nguyen. The transaction provided for several steps to be taken by
Mr. Nguyen so he could return to the OAQ and receive his permit to
practice, including psychometric tests and a recorded assessment of his oral
communication with his patients. However, Mr. Nguyen refused to undergo
the first psychometric test. February 14, 2011
Motion to institute proceedings dismissed; applicant
Mr. Nguyen ordered to pay respondent Clinique Nouveau Départ $17,715.82
for respondent’s extrajudicial fees
(Wagner J.A.)
Van‑Thang Nguyen c. Jean‑Pierre
Chiasson, Clinique Nouveau Départ, CÉPAT (Centre d'évaluation pour
Droit des professions — Acupuncteurs — Discipline —
Procédure civile — Une clinique médicale peut‑elle se dissocier des
actes de son directeur médical qui a commis des fautes contraires à l’ordre
public? — Est‑ce que le fait de poursuivre une clinique médicale
conjointement et solidairement avec son directeur médical constitue un abus
de procédure en vertu de l’article 54.1 C.p.c.? — Est‑ce que le
fait d’accepter de faire de l’expertise médicale, selon le mandat d’une
tierce partie, sur une personne qui possède toutes ses capacités physiques et
mentales et, surtout, qui ne souffre d’aucune maladie connue, constitue‑t‑il
une infraction aux articles 10 et 11 C.c.Q.? — La règle audi
alteram partem et la notion de justice fondamentale ont‑elles été
violées? — art. 10 et 11 du Code civil du Québec, L.Q. 1991,
Au cours des dernières années à la présentation de
la requête introductive d’instance du demandeur en l’espèce, celui‑ci
intente six poursuites civiles contre l’Ordre des acupuncteurs du Québec.
M. Van‑Thang Nguyen, demandeur et l’Ordre
des acupuncteurs du Québec (« OAQ ») sont parties à une transaction
au sens du Code civil du Québec visant à régler hors cour un litige
les opposant à la suite de procédures disciplinaires prises contre M. Nguyen. La transaction prévoit plusieurs étapes à franchir par M. Nguyen pour
qu’il puisse réintégrer l’OAQ et recevoir son permis d’exercice, dont des
tests psychométriques et une évaluation enregistrée de ses communications
verbales avec ses patients. Cependant, M. Nguyen a refusé de subir le
premier test psychométrique. Le 14 février 2011
juge Caron)
Requête introductive d’instance rejetée; ordonnance
enjoignant le demandeur, M. Nguyen, de verser à l’intimée Clinique Nouveau
Départ la somme de 17 715,82$, somme représentant les honoraires extra‑judiciaires
de l’intimée.
juge Wagner)
d’appel rejetée.
Chem‑Trend Limited Partnership v. Tom Mason
Law — Contracts — Restrictive covenant — Should a knowledgeable party who
deliberately enters into a contract, and who receives the benefit of a
contract, be able to repudiate that contract and its obligations — In what
circumstances, and pursuant to what guiding principles, is a business
entitled to protect confidential information, in order to both prevent
violation of trade secrets and ensure fair competition — When should parties
be able to seek “blue‑pencil” severance of provisions of a restrictive
covenant in a situation involving a global company with global customers —
Whether employee should obtain confirmation on validity of restrictive
covenant before engaging in competitive activities.
respondent was dismissed after 17 years of employment as a technical sales
person with the applicant. While wrongful dismissal proceedings progressed,
he applied for a declaration that a restrictive covenant in his employment
contract was unenforceable. The covenant states that the respondent agrees
that, if his employment is terminated, he will not, for a period of one year
engage in any business or activity in competition with the applicant by
providing services or products to, or soliciting business from, any business
entity which was a customer of the applicant during the 17‑year period
in which he was an employee of the applicant. The applicant operates world‑wide
and many of its customers are multi‑national corporations. During his
period of employment, the respondent’s territories of responsibility were
Ontario, then eight mid‑western states in the United States, then the
whole of Canada and some mid‑Atlantic U.S. states.
(Kruzick
J.) Application
to declare restrictive covenant unenforceable dismissed
(Doherty,
Moldaver, Feldman JJ.A.)
ONCA 344, C52707
allowed, restrictive covenant declared unenforceable July
Chem‑Trend Limited Partnership c. Tom Mason
Droit de l'emploi — Contrats — Clause restrictive —
Une partie avertie qui conclut un contrat en toute connaissance de cause et
qui en tire un avantage devrait‑elle pouvoir répudier ce contrat et ses
obligations? — Dans quelles situations et en vertu de quels principes
directeurs une entreprise a‑t‑elle le droit de protéger des
renseignements confidentiels pour prévenir la violation de secrets
commerciaux et assurer une concurrence loyale? — Dans quels cas des parties
devraient‑elles pouvoir demander la divisibilité pure et simple — ou
« technique du trait de crayon bleu » — d'une clause restrictive
dans une situation impliquant une entreprise internationale ayant une
clientèle internationale? — Un employé devrait‑il obtenir la
confirmation de la validité d'une clause restrictive avant de s'adonner à des
activités concurrentielles?
L'intimé a été congédié après 17 ans de service chez
la demanderesse comme technicien‑vendeur. Pendant le déroulement de
l'instance en congédiement injustifié, il a demandé un jugement déclarant
qu'une clause restrictive stipulée dans son contrat d'emploi était non
exécutoire. La clause stipule qu’en cas de cessation d'emploi, l'intimé
renonce à s'adonner à toute activité en concurrence avec la demanderesse en
fournissant des services ou des produits à toute entreprise qui était un client
de la demanderesse au cours de la période de 17 ans pendant laquelle il était
au service de cette dernière ou en sollicitant des contrats d’une telle
entreprise. La demanderesse exerce ses activités à l'échelle mondiale et bon
nombre de ses clients sont des sociétés multinationales. Au cours de son
emploi, les territoires dont l'intimé était responsable comprenaient
l'Ontario, puis huit États du Mid West des États‑Unis, puis le Canada
au complet et quelques États américains du Moyen‑Atlantique.
Cour supérieure de justice de l'Ontario (Juge Kruzick) Demande de jugement déclarant non exécutoire la
clause restrictive, rejetée
(Juges Doherty, Moldaver et Feldman)
2011 ONCA 344, C52707
Appel accueilli, clause restrictive déclarée non
Elizabeth Frothingham v. R. Charles Perez, Wickwire Holm
and orders — Summary judgments — Fresh evidence —Whether the Court of Appeal
could refuse the fresh evidence and whether the summary judgment and the
order for costs were justified in this case.
applicant, Ms. Frothingham, filed a statement of claim against the
respondent Mr. Perez and his law firm for professional negligence
arising out of a retainer to act for her in the sale of her property. The
respondents filed for summary judgment on the grounds that Ms. Frothingham’s
pleadings did not diclose genuine issues of material fact requiring trial and
that the claim had no real chance of success.
Supreme Court of Nova Scotia granted the summary judgment application.
Warner J. held tha the cause of action arose from the failure to close
the property transaction. Ms. Frothingham had signed an agreement of
purchase and sale, but then terminated Mr. Perez’s retainer and decided
not to proceed with closing. While Ms. Frothingham had terminated
Mr. Perez on the date where the sale was scheduled to close, the
purchasers were still prepared to close. In Warner J.’s view, finally,
there was no evidence that Mr. Perez had breached the standard of care
owed to Ms. Frothingham and, in any event, even if there had been such
evidence, a breach was not the cause of the failure of the property
transaction. In a separate decision, Warner J. awarded costs to the
respondents at the top end of the scale in light of the circumstances of the
appeal, Ms. Frothingham sought to introduce a letter as fresh evidence
by way of motion. The Court of Appeal dismissed the motion and upheld the
summary judgment and the judgment on costs.
judgment granted; action dismissed April
NSSC 134
on costs issued
of Appeal of Nova Scotia
(Saunders,
Fichaud and Farrar JJ.A.)
NSCA 59
dismissed September
Frothingham c. R. Charles Perez, Wickwire Holm
(N.-É.) (Civile) (Autorisation)
Jugements et ordonnances — Jugements sommaires —
Nouvel élément de preuve — Était-il loisible à la Cour d'appel de refuser un
nouvel élément de preuve? — Le jugement sommaire et l'ordonnance quant aux
dépens étaient-ils justifiés en l'espèce?
La demanderesse, Mme Frothingham, a
déposé une déclaration contre l’intimé, Me Perez et son
cabinet d'avocat pour négligence professionnelle découlant d'un mandat de représentation
dans la vente de son immeuble. Les intimés ont déposé une demande de
jugement sommaire au motif que les plaidoiries de Mme Frothingham
ne révélaient aucune véritable question de fait importante qui requiert la
tenue d’un procès et que la demande n'avait aucune chance réelle de succès.
La Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a accueilli la
demande de jugement sommaire. Le juge Warner a statué que la cause d'action
découlait du défaut de conclure l'opération immobilière. Madame Frothingham
avait signé un contrat d'achat et de vente, mais elle a ensuite résilié le
mandat de Me Perez et a décidé de ne pas aller de l'avant avec
l'opération. Même si Mme Frothingham avait résilié le mandat
de Me Perez à la date prévue de l'opération, les acheteurs
étaient encore disposés à la conclure. Enfin, de l’avis du juge Warner, il
n'y avait en définitive aucune preuve selon laquelle Me Perez
avait manqué à l'obligation de diligence qu'il avait envers Mme Frothingham
et de toute façon, même en présence d’une telle preuve, le manquement n'était
pas la cause du défaut d'avoir conclu l'opération immobilière. Dans une
décision distincte, le juge Warner a attribué les dépens aux intimés au
maximum de l'échelle, vu les circonstances de l'affaire.
En appel, Mme Frothingham a tenté
d'introduire une lettre en tant que nouvelle preuve par voie de requête. La
Cour d'appel a rejeté la requête et a confirmé le jugement sommaire et le
jugement quant aux dépens.
Cour suprême de la Nouvelle-Écosse (Juge Warner)
Jugement sommaire accordé; action rejetée 13 avril 2010
2010 NSSC 134
Décision rendue quant aux dépens
Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse (Juges Saunders, Fichaud et Farrar)
2011 NSCA 59
Priya Singh v. University of British Columbia
law — Judicial review — Procedural fairness and Natural Justice — Evidence —
Universities and colleges — Academic councils and committees — Whether error
was made by respondent in regards to policies and procedures and whether
error should be rectified immediately upon notice or sent back to be
applicant failed four courses in a diploma program because of an anxiety
disorder. She rewrote the exam in one course without authorization and
outside the time requirements of the respondent's policy. Her faculty
refused to mark it. She appealed to the respondent’s Senate Committee on
Appeals of Academic Standing, seeking to have the exam marked and permission
to re-write the exams in the other three courses. Alternatively, she sought
to be allowed to retroactively withdraw from the three other courses. Following the committee’s appeal procedure, the respondent’s Access and
Diversity Office reviewed her case and found medical evidence of a student in
difficulty. It recommended retroactive withdrawal from the three courses. It did not agree that there had been a failure of accommodation in respect of
the re-written exam. There was a dispute in the proceedings below regarding
whether the Access and Diversity Office attempted to alter its stated
position regarding the re-written exam. At the oral
hearing before the Senate Committee on Appeals of Academic Standing, the
applicant asked for the first time that failing grades in 19 undergraduate
courses be expunged from her record. The Committee held that the applicant
should be allowed to retroactively withdraw from the three courses originally
in issue but it would not require that the re-written exam be marked or
re-open the applicant’s past academic record. February
(Adair
for judicial review of decision by respondent’s Senate Committee on Appeals
of Academic Standing dismissed
Kirkpatrick, Groberman JJ.A.)
BCCA 485; CA037940
for extension of time to serve and file application for leave to appeal and
Priya Singh c. University of British Columbia
Droit administratif — Contrôle judiciaire — Équité
procédurale et justice naturelle — Preuve — Universités et collèges —
Conseils et comités d’universitaires — L'intimée a-t-elle commis une erreur
relativement aux politiques et aux procédures et y a-t-il lieu de corriger
immédiatement l'erreur moyennant un avis ou de la renvoyer pour examen? La demanderesse a échoué quatre cours dans un
programme menant à un diplôme en raison de troubles anxieux. Elle a repris
l'examen dans un des cours sans autorisation et en dehors du délai prévu dans
la politique de l'intimée. Sa faculté a refusé de noter l'examen. La
demanderesse a interjeté appel au comité sénatorial des appels du dossier
académique de l'intimée, demandant que l'examen soit noté et demandant la
permission de reprendre les examens dans les trois autres cours. À titre
subsidiaire, elle a demandé l'autorisation d'abandonner rétroactivement les
trois autres cours. Conformément à la procédure d'appel du comité, le bureau
d'accès et de la diversité de l'intimée a examiné son dossier et a constaté
une preuve médicale comme quoi l’étudiante était en difficulté. Il a
recommandé l'abandon rétroactif des trois cours. Il n'était pas d'accord
qu'il y avait eu un manque d'accommodements relativement à la reprise d'examen.
Dans les instances devant les juridictions inférieures, la question en litige
était de savoir si le bureau d'accès et de la diversité avait tenté de
modifier l’avis qu'il avait exprimé au sujet de la reprise d'examen. À
l'audience tenue devant le comité sénatorial des appels du dossier
académique, la demanderesse a demandé pour la première fois que les notes
d'échec dans 19 cours du premier cycle soient radiées de son dossier. Le
comité a statué que la demanderesse devait être autorisée à abandonner
rétroactivement les trois cours en cause à l'origine, mais qu'il n'allait pas
obliger l'intimée à noter l'examen en reprise ou à rouvrir le dossier
académique passé de la demanderesse. 11 février 2010
Cour suprême de la Colombie-Britannique (Juge Adair) Demande de contrôle judiciaire de la décision du
comité sénatorial des appels du dossier académique de l'intimée, rejetée
(Juges Donald, Kirkpatrick et Groberman)
2010 BCCA 485; CA037940
Demande de prorogation du délai de signification et
de dépôt de la demande d'autorisation d'appel et demande autorisation
d'appel, déposées
David Conroy v. The College of Physicians and Surgeons of Ontario
Charter of Rights and Freedoms —
Procedural law — Whether the Court of Appeal erred by determining that the
motion judge was not required to perform an analysis based on legal
principles applicable to claims for violations of ss. 2 (b) and 15(1) the
Charter — Whether the Court of Appeal erred by determining that the
“College’s conduct was inconsistent with its statutory mandate without
considering the Charter in doing so —Whether the Court of Appeal erred
in dismissing the applicant’s claims for violations of the Charter by
using materials from the motions judge that were not contained in the reasons
for her decision and were privy to the Court of Appeal judges and for not
revealing the identity of these privy materials in their reasons.
brought two actions against the respondent College of Physicians and Surgeons
of Ontario, seeking damages of $10 million in the first action arising
from his referral to the Fitness to Practice Committee, the publication of
the referral on the College’s public register, and the referral of his new
application for licensing to the Registration Committee of the College; and
damages of $10 million in the second action arising from the
College’s publication on its website/public register of his referral to the
FTPC of the College. The College brought motions in each action under
Rules 20 and 21 of the Rules of Civil Procedure, R.R.O. 1990,
Reg. 194.
(Horkins
Rule 20 and Rule 21 (of the Rules of Civil Procedure) motions allowed:
statements of claim in first and second actions struck out with no leave to
fixed on a partial indemnity scale at $10,000 for both actions
(Doherty.,
Laskin and Simmons JJ.A.)
David Conroy c. Ordre des médecins et chirurgiens de
Charte canadienne des droits et libertés — Procédure — La Cour d'appel a‑t‑elle
eu tort de conclure que la juge des requêtes n'était pas tenue de faire une
analyse fondée sur les principes juridiques applicables aux demandes pour
violation des art. 2b) et 15(1) de la Charte ? — La Cour
d'appel a‑t‑elle eu tort de conclure que [traduction] « l'Ordre a agi contrairement au mandat
que la loi lui confie en ne considérant pas la Charte ce
faisant » — La Cour d'appel a‑t‑elle eu tort de rejeter les
allégations de violations de la Charte avancées par le demandeur en
s'appuyant sur des documents de la juge des requêtes, documents qui ne
faisaient pas partie des motifs de la décision de cette dernière et que
possédaient les juges de la Cour d'appel à titre confidentiel, et de ne pas
avoir révélé l'identité de ces documents confidentiels dans ses motifs?
Le docteur Conroy a intenté deux actions contre
l'intimé, l'Ordre des médecins et des chirurgiens de l'Ontario, sollicitant
des dommages‑intérêts de 10 millions de dollars dans la première
action découlant de son renvoi au Comité d'aptitude professionnelle, de la
publication du renvoi dans le registre public de l'Ordre et du renvoi de sa
nouvelle demande de permis d'exercice au Comité d'inscription de l'Ordre
ainsi que des dommages‑intérêts de 10 millions de dollars dans la
deuxième action découlant de la publication par l'Ordre, sur son site Web et
dans le registre public, de son renvoi au CAP de l'Ordre. L'Ordre a présenté
des motions dans chaque action fondées sur les règles 20 et 21 des
Règles de procédure civile, R.R.O. 1990, Règl. 194.
Cour supérieure de justice de l'Ontario (Juge Horkins)
Motions de l'intimé fondées sur les règles 20 et 21
(des Règles de procédure civile), accueillies : déclarations dans
les deux actions radiées sans autorisation de les modifier
Dépens d’indemnisation partielle fixés à
10 000 $ relativement aux deux actions 12 juillet 2011
Cour d'appel de l'Ontario (Juges Doherty, Laskin et Simmons)
Date de la dernière modification : 2016-04-29