Source: http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3362-PGP.html?identifiant=BOI-ENR-DMTG-20-20-20-20150513
Timestamp: 2017-04-28 21:51:08+00:00
Document Index: 42624270

Matched Legal Cases: ["l'article 793", '§ 170', "l'article 793", "l'article 793", "l'article 793", "l'article 1039", "l'article 790", 'art. 413', 'art. 413', 'art. 413', 'art. 413', '§ 200', "l'article 779", "l'article 790", "l'article 790", 'art. 784', 'art. 635', 'art. 650', "l'article 16", "l'article 757", "l'article 757", "l'article\n793", "l'article 257", "l'article 790", '§ 10', "l'article 257", "l'article 790", '§ 390', '§ 390', "l'article 790", '§ 510', '§ 540', '§\n440', "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article\n790", '§ 560', "l'article 790", '§ 440', "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 779", "l'article 790", "l'article 779", "l'article 779", "l'article 790", "l'article 779", "l'article 790", "l'article 779", "l'article 790", "l'article 779", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", '§ 390', "l'article 790", "l'article 1840", "l'article 1727", "l'article 790", "l'article 1840", "l'article 1840", "l'article\n790", "l'article 790", "l'article 779", "l'article\n790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 784", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", '§ 350', '§ 360', "l'article 790", "l'article 790", '§ 700', '§ 450', '§ 640', "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", "l'article 790", '§ 350', "l'article 790", '§ 640', '§ 500', "l'article 790", '§ 620', "l'article 790", "l'article 1840", "l'article 1727", "l'article 1840", "l'article 1840", "l'article 790", '§ 530', "l'article 790", '§ 540', "l'article 790"]

ATTENTION: 3362-PGPENR - Mutations à titre gratuit - Donations - Exonérations4
BOI-ENR-DMTG-20-20-20-20150513
Version en vigueur du 24/02/17 à aujourd'hui. Version en vigueur du 30/05/16 au 24/02/17
2015-05-13T17:09:24.000+02:002016-05-30T11:56:16.000+02:00
La plupart des exonérations prévues en faveur des successions sont également applicables aux
donations sous les mêmes conditions (BOI-ENR-DMTG-10-20).
Concernant la transmission des parts ou actions de sociétés ayant une activité industrielle,
commerciale, artisanale, agricole ou libérale ainsi que la transmission de biens meubles et immeubles affectés à l'exploitation d'une entreprise individuelle ayant une activité industrielle,
commerciale, artisanale, agricole ou libérale, il peut être utile de se reporter au BOI-ENR-DMTG-10-20-40.
Remarque : Néanmoins, les exonérations motivées
par la qualité du défunt ou successeur sont elles strictement applicables aux successions (BOI-ENR-DMTG-10-20-10).
Une exception concerne l'exonération visée au 6° du 1 de
l'article 793 du code général des impôts (CGI) [BOI-ENR-DMTG-10-20-10
au VI § 170 à 190] qui ne s'applique qu'aux transmissions par décès du bénéfice du contrat de travail à salaire différé dont la dévolution est régie par
l'article L. 321-14 du code rural et de la pêche maritime.
Par ailleurs, les régimes d'exonération définis au 4° du 1 de
l'article 793 du CGI (parts de groupements fonciers agricoles [GFA] ; BOI-ENR-DMTG-10-20-30-30) et
au 3° du 2 de l'article 793 du CGI (biens ruraux loués à long terme ; BOI-ENR-DMTG-10-20-30-20), d'une part et aux 4°, 5° et 6° du 2 de l'article 793 du CGI (première
transmission de constructions nouvelles ou de logements anciens ; BOI-ENR-DMTG-10-20-30-90, BOI-ENR-DMTG-10-20-30-100 et
BOI-ENR-DMTG-10-20-30-110), d'autre part, incluent certaines dispositions particulières aux donations.
L'article 793 bis du
CGI dispose que l'exonération partielle des mutations à titre gratuit de biens ruraux loués par bail à long terme, de parts de GFA et de parts de groupements fonciers ruraux ne s'applique pas
lorsque le bail a été consenti depuis moins de deux ans :
- que la condition d'antériorité de deux ans imposée au bail pour que le régime de faveur
puisse bénéficier à la transmission des biens ruraux n'est pas exigée en cas de transmission par décès ;
- que les baux consentis depuis moins de deux ans au donataire, à son conjoint, à ses
descendants ou à une société contrôlée par une de ces personnes privent la donation de la possibilité de bénéficier du régime de faveur.
La computation du délai de deux ans s'effectue à compter de la date à laquelle le bail a
acquis date certaine (date de l'acte s'il s'agit d'un acte authentique, date de l'enregistrement en cas d'acte sous seing privé présenté à la formalité). C'est cette date qu'il convient de prendre en
compte, au jour de la donation, pour apprécier si la condition de durée minimum est remplie.
Les dispositions appliquées en matière de succession au profit des collectivités publiques et
personnes morales françaises ou étrangères (BOI-ENR-DMTG-10-20-20) sont communes aux donations.
En outre, les dispositions de
l'article 1039 du CGI concernant certaines transmissions au profit d'établissements reconnus d'utilité publique ou
d'établissements publics s'appliquent aux donations.
Pour les donations consenties depuis le 22 août 2007,
l'article 790 G du CGI instaure un dispositif pérenne d'exonération de droits de mutation à titre gratuit, des dons de sommes
d'argent consentis, sous certaines conditions.
L’exonération de droits de mutation à titre gratuit s’applique aux seuls dons de sommes
d’argent réalisés en pleine propriété.
Sont admis au bénéfice de l’exonération les dons effectués par chèque, par virement, par
mandat ou par remise d’espèces.
Ce dispositif est réservé aux dons de sommes d’argent effectués au profit d’un enfant, d’un
petit-enfant, d’un arrière-petit-enfant ou pour le donateur n'ayant pas d'enfant, de petit-enfant ou d'arrière-petit-enfant, au profit d’un neveu ou d'une nièce ou, par représentation, d'un
petit-neveu ou d'une petite-nièce.
Il est précisé que, par neveu ou nièce, il convient d’entendre les seuls enfants des frères et
sœurs du donateur, à l'exclusion, le cas échéant, de ceux du conjoint de ces derniers. Ainsi, sous réserve de cette condition, chaque oncle et tante peut donner à chacun de ses neveux et nièces le
montant maximum en franchise de droits.
Par ailleurs, le bénéficiaire du don doit être majeur c’est-à-dire âgé de 18 ans révolus ou
avoir fait l’objet d’une mesure d’émancipation au jour de la transmission. A cet égard, il est précisé qu’un mineur est émancipé de plein droit par le mariage
(code civil [C. civ.], art. 413-1) ou par décision du juge des tutelles (C. civ.,
art. 413-2, C. civ., art. 413-3 et C. civ., art. 413-4).
- le grand-père (branche maternelle ou paternelle) ou la grand-mère (branche maternelle ou
paternelle) ;
- l’arrière-grand-père (branche maternelle ou paternelle) ou l’arrière-grand-mère (branche
maternelle ou paternelle) ;
- un oncle ou une tante ou un grand-oncle ou une grande-tante. A cet égard, il est précisé que
lorsque la somme d’argent donnée est prélevée sur la communauté des époux, cette libéralité sera considérée comme consentie pour sa totalité par l’oncle ou la tante pour son compte personnel, sous
réserve que son conjoint n’intervienne pas comme co-donateur à la donation ou à la déclaration du don. Ainsi, sur le plan fiscal, cette libéralité bénéficiera, dans la limite prévue par la loi (cf.
I-B-4 § 200) d’une exonération totale.
L’exonération de droits de mutation à titre gratuit est limitée à la transmission d’une somme
d’argent d’un montant qui s'élève, pour les donations consenties à compter du 1er janvier 2012, à 31 865 €.
Ce montant s’apprécie pour chaque bénéficiaire à raison de la libéralité qui lui est consentie
par chacun de ses parents, grands-parents, arrières-grands-parents, oncles, tantes, grands-oncles ou grandes-tantes.
Dès lors, quel que soit le nombre de donations consenties par un même donateur à un même
bénéficiaire, l’avantage fiscal est limité à 31 865 € à compter du 1er janvier 2012.
En cas de pluralité de petits-neveux ou de petites-nièces venant en représentation de leur
auteur, le montant se divise entre eux.
En présence d'une donation-partage conjonctive, c'est-à-dire lorsque les deux parents
confondent leurs biens respectifs pour les partager entre leurs enfants, il y a lieu d'appliquer le bénéfice de l'exonération de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à hauteur de 31 865 € aux
seuls bénéficiaires de sommes d'argent et de la refuser aux enfants qui ne sont effectivement pas attributaires de telles sommes
(RM Fromion n°107473, JO AN du 19/12/06 p.13256).
L’exonération des dons de sommes d’argent consentis en pleine propriété se cumule avec les
abattements prévus aux I, II et V de l'article 779 du CGI, à
l'article 790 B du CGI et à l'article 790 D du
Ainsi, lorsqu’un don de somme d’argent est effectué en franchise de droits en application du
présent dispositif, le bénéficiaire conserve le bénéfice de son abattement personnel pour des donations ultérieures consenties entre les mêmes parties.
Dans l’hypothèse où le don dépasse le montant de l'exonération, les droits de mutation à titre
gratuit seront liquidés au-delà de ce montant précité dans les conditions de droit commun et en appliquant, le cas échéant, les abattements personnels.
L'exonération est désormais applicable tous les quinze ans entre un même donateur et un même
Exemple : Un oncle ayant consenti un don à son neveu le 19 septembre N pourra de
nouveau lui consentir un don en franchise de droits à compter du 19 septembre N+15.
Pour l’application de ce dispositif, les règles fiscales relatives au rappel des donations
passées depuis moins de quinze ans ne sont pas applicables.
Ainsi, un donataire ayant d’ores et déjà reçu d’un même donateur une première donation dans la
limite de son abattement personnel peut bénéficier du dispositif d’exonération des dons familiaux, quelle que soit la date de la donation initiale.
Ces dons exonérés et enregistrés ou déclarés dans les conditions prévues ci-après ne seront
pas pris en compte pour la liquidation des droits dus à raison des mutations à titre gratuit consenties postérieurement entre les mêmes personnes
(CGI, art. 784).
L’administration fiscale n’étant pas juge de la validité des actes, la forme de la donation
n’a aucune influence sur l’exigibilité des droits de mutation à titre gratuit.
Ainsi, d’une manière générale, le régime fiscal applicable à une libéralité est le même quel
que soit l’acte qui la constate (acte notarié ou acte sous seing privé, et même en l’absence d’un tel acte) les droits étant liquidés sur une déclaration de dons manuels enregistrée auprès de
Ainsi, l’exonération est susceptible de s’appliquer quel que soit le support qui constate le
don : acte notarié, acte sous seing privé c’est-à-dire réalisé entre les parties à la donation, ou déclaration de don manuel.
Dans l’hypothèse de la rédaction d’un acte de donation, notarié ou sous seing privé, c’est
cet acte portant transmission qui devra faire l’objet d’un enregistrement.
En l’absence d’acte, le don de sommes d’argent devra faire l’objet d’une déclaration auprès
de l’administration fiscale par la souscription en double exemplaire de l’imprimé n° 2731-SD « Déclaration de dons de sommes d’argent » (CERFA n° 13427). Cet imprimé est mis à la
disposition des usagers uniquement en version dématérialisée, sur le site internet
www.impots.gouv.fr, à la rubrique "Recherche
de formulaires". Il est précisé qu’une fois rempli cet imprimé peut être adressé au service des impôts par voie postale.
Dans un souci de simplification, il est admis que, dans l’hypothèse où un don est effectué
pour un montant supérieur à celui exonéré, le donataire souscrive une déclaration de don manuel sur l' imprimé n° 2735 (CERFA n° 11278), disponible en ligne sur le site
de formulaires". Dans ce cas, une mention doit être portée dans la déclaration n° 2735 indiquant expressément que le donataire entend bénéficier du régime d’exonération prévu à
l’article 790 G du CGI.
Pour les actes notariés, le droit commun est applicable. Les notaires doivent faire
enregistrer leurs actes au service des impôts dans le ressort duquel ils ont leur résidence dans un délai d’un mois à compter de leur date
(CGI, art. 635, 1-1° et CGI, art. 650, 1).
Pour les actes sous seing privé, les actes constatant une transmission à titre gratuit de
sommes d’argent ne sont pas soumis obligatoirement à la formalité de l’enregistrement. Pour le bénéfice de l’exonération en faveur des dons de sommes d’argent, ces actes devront faire l’objet d’un
enregistrement au service des impôts du domicile du donataire dans un délai d’un mois à compter de la date du don.
Pour les déclarations de dons de sommes d’argent, la déclaration doit être déposée au
service des impôts des entreprises du domicile du donataire. Cette déclaration doit être déposée dans le mois qui suit la date du don.
16 de la loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA) a institué une réduction d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en faveur des
redevables qui effectuent des dons à certains organismes d'intérêt général. Ce dispositif est codifié sous l'article
Le V de l'article 16 de la loi n° 2007-1223 précitée prévoit que les dons pris en compte
pour la détermination de cette réduction d'ISF ne sont pas soumis aux droits de mutation à titre gratuit. Cette exonération est codifiée sous
l'article 757 C du CGI.
L'ensemble de ces dispositions est commenté au
BOI-PAT-ISF-40-40-10, auquel il convient donc de se reporter pour les commentaires relatifs à l'exonération prévue à l'article 757 C du CGI.
A. Exonération de la première transmission d'immeubles ou droits immobiliers dont les titres de propriété sont
reconstitués entre le 1er octobre 2014 et le 31 décembre 2017
Le 8° du 2 de l'article
793 du CGI tel qu'il résulte de
Cette exonération partielle s'applique aux donations dans les mêmes conditions
que pour les successions.
Pour plus de précisions sur les conditions d'application de cette exonération
partielle, il convient de se reporter au BOI-ENR-DMTG-10-20-30-140.
L'article 8 de la loi n° 2014-1654 du
29 décembre 2014 de finances pour 2015 prévoit, sous certaines conditions, une exonération temporaire de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) pour les donations entre vifs, réalisées en
pleine propriété et constatées par un acte authentique signé entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015 de terrains à bâtir définis au 1° du 2 du I de
l'article 257 du CGI.
Ce dispositif est codifié sous
l'article 790 H du CGI.
Le dispositif concerne les donations entre vifs, c'est-à-dire les donations consenties entre
personnes physiques vivantes, qu'elles aient ou non un lien de parenté entre elles. Les donations à cause de mort (legs testamentaires) sont donc exclues du bénéfice de cette mesure. Par ailleurs, le
dispositif s'applique, toutes autres conditions étant par ailleurs remplies, quelle que soit la nature de la donation : donation, donation-partage, etc.
Seules les donations consenties en pleine propriété peuvent bénéficier du dispositif. Les
donations peuvent être réalisées indivisément au profit de plusieurs donataires ou consenties indivisément par plusieurs donateurs, s'ils sont propriétaires indivis du bien ainsi donné.
Les transmissions de droits démembrés de propriété immobilière sont exclues du champ
d'application de l'exonération. Le dispositif ne bénéficie donc ni aux donations en nue-propriété avec réserve d'usufruit, ni aux donations d'usufruit de terrains à bâtir.
Il est, en outre, précisé que les transmissions concomitantes ou successives,
par un donateur de la nue-propriété d'un terrain à bâtir à un premier donataire et de l'usufruit de ce même bien immobilier à un second donataire ne peuvent être considérées comme une donation en
pleine propriété du terrain à bâtir. Ces donations sont placées hors du champ d'application de l'exonération de DMTG prévue à
La donation doit porter sur un terrain à bâtir au sens du 1° du 2 du I de
Sont considérés comme terrains à bâtir, les terrains sur lesquels des constructions peuvent
être autorisées en application d'un plan local d'urbanisme, d'une carte communale opposable aux tiers, d'un autre document d'urbanisme en tenant lieu, ou des dispositions de
l'article L. 111-1-2 du code de l'urbanisme. Cette définition inclut les terrains pour lesquels les documents d'urbanisme
prévoient qu'une construction est possible au moment de la donation, y compris ceux pour lesquels la constructibilité est limitée mais à l'exclusion de ceux pour lesquels la constructibilité est
subordonnée à une modification préalable de ces documents.
Pour plus de précisions sur la définition des terrains à bâtir, il convient de
se référer aux commentaires figurant au BOI-TVA-IMM-10-10-10-20 au I-A § 10 à 120.
Il est précisé que les donations en pleine propriété de parts ou d'actions de
sociétés, notamment de sociétés civiles immobilières, détenant des terrains à bâtir au sens du 1° du 2 du I de l'article 257 du
CGI sont exclues du dispositif.
Les donations doivent être constatées par acte authentique signé entre le
1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015.
L'exonération de DMTG prévue à
l'article 790 H du CGI est subordonnée à la condition que l'acte de donation contienne l'engagement par le donataire, pris
pour lui et ses ayants cause, de réaliser et d'achever des locaux neufs à usage d'habitation dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'acte. L'acte doit donc mentionner expressément cet engagement.
Dans l’hypothèse d’une indivision, il est précisé que l’engagement de réaliser et d'achever
des locaux neufs à usage d'habitation doit être pris par chacun des coïndivisaires.
L'ayant cause mentionné au II-B-2 § 390 désigne toute personne qui détient
des droits de son auteur, le donataire, et qui agit en tant que son successeur à titre particulier ou universel.
L'ayant cause se trouve ainsi placé dans la même situation juridique que son auteur pour
avoir repris ses droits.
Les locaux neufs à usage d'habitation mentionnés au II-B-2 § 390
s'entendent des immeubles à usage d'habitation dont la construction a été achevée et qui n'ont jamais été habités, ni utilisés sous quelque forme que ce soit.
Par ailleurs, l'exonération de DMTG prévue à
l'article 790 H du CGI est également subordonnée à la condition que le donataire ou, le cas échéant, ses ayants cause
justifient, à l'expiration du délai de quatre ans, de la réalisation et de l'achèvement des locaux destinés à l'habitation.
Une absence de justification entraîne la remise en cause de l'exonération dont a bénéficié
la transmission à titre gratuit du terrain à bâtir en pleine propriété et, par suite, l'exigibilité du complément de DMTG (cf. II-B-4 § 510 et
La date d'achèvement des locaux neufs à usage d'habitation s'entend de celle à laquelle
l'état d'avancement des travaux de construction est tel qu'il permet une utilisation du local conforme à l'usage prévu, c'est-à-dire, s'agissant d'une construction affectée à l'habitation, lorsqu'elle
est habitable et utilisée à des fins personnelles ou familiales.
La preuve de l'achèvement de la construction des locaux neufs à usage
d'habitation peut être apportée par la déclaration d'achèvement et de la conformité des travaux prévue à l'article L.462-1 du code de
L'exonération s'applique, dans la limite de la valeur déclarée des terrains à bâtir, à
- 100 000 € en cas de donation consentie au profit d'un descendant ou ascendant en ligne
directe, du conjoint ou du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ;
L'exonération s'applique dans la limite de la valeur déclarée des terrains à
Ainsi, en cas de rehaussement par l'administration fiscale de la valeur
déclarée du bien transmis, et dans l'hypothèse où le montant d'exonération n'aurait pas été intégralement utilisé par le donataire, la valeur ainsi rehaussée ne saurait ouvrir droit à un complément
d'exonération. Il en est ainsi, en cas de rehaussement, lorsque la valeur déclarée du bien est inférieure au montant d'exonération auquel pouvait prétendre le donataire compte tenu, d'une part, de son
lien de parenté avec le donateur, d'autre part, du montant de l'exonération que les parties à l'acte ont, le cas échéant, entendu librement consentir (donateur) et dûment accepter (donataire) lors de
la donation (cf. II-B-5 § 540 et suivants).
Par ailleurs, en sus du plafond d'exonération mentionné au II-B-3 §
440 variable en fonction du lien de parenté entre le donateur et le donataire, s'applique également un plafond global de 100 000 € pour l'ensemble des donations consenties par un même
donateur en application des dispositions de l'article 790 H du CGI.
Le plafond global de 100 000 € s'apprécie donc au niveau du donateur, au regard de
l'ensemble des donations que ce dernier a consenties sous les dispositions prévues à l'article 790 H du CGI.
Ce plafond global de 100 000 € par donateur est distinct de celui, également
fixé à 100 000 € prévu à l'article 790 I du CGI (pour plus de détails sur le dispositif prévu à l'article prévu à l'article
790 I du CGI, se reporter au II-C § 560 et suivants). Les deux dispositifs et les deux plafonds globaux d'exonération prévus par les articles 790 H et 790
I du CGI peuvent donc se cumuler pour un même donateur.
En pratique, les parties devront mentionner dans l'acte de donation le
montant d'exonération appliqué, conformément aux dispositions de l'article 790 H du CGI et selon la volonté des parties à
l'acte. Ce montant est fixé :
- dans la limite des plafonds mentionnés au II-B-3 § 440, variables en
fonction du lien de parenté entre le donateur et le donataire ;
- et dans la limite du plafond global de 100 000 € par donateur mentionné au II-B-3
Par ailleurs, l'acte pourra, à titre informatif, également mentionner le solde du plafond
global d'exonération restant « disponible » pour toute donation ultérieure éventuellement consentie par le même donateur en application du dispositif prévu à l'article 790 H du CGI.
Il est précisé, qu'en cas de donation-partage avec soulte, l'exonération de DMTG prévue à
l'article 790 H du CGI bénéficie au donataire qui reçoit le terrain à bâtir et sur lequel il prend expressément dans ce même
acte l'engagement pour lui et ses ayants cause de réaliser et d'achever des locaux neufs destinés à l'habitation dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'acte.
Dans chacun des exemples suivants, il est précisé qu'aucune donation antérieure n'a été
consentie par un même donateur à un même donataire au cours des quinze années précédant chacune des donations.
Par actes authentiques du 01/01/2015, du 01/02/2015 et 01/03/2015, M. D consent respectivement
à chacun de ses trois enfants A, B et C des donations en pleine propriété de terrains à bâtir d'une valeur vénale de 60 000 € pour A et B et de 200 000 € pour C.
1er cas : les parties conviennent d'appliquer successivement les
montants d'exonération maximum à chaque donation jusqu'à « épuisement », dans la limite de l'abattement global de 100 000 € par donateur.
- Pour A : la donation du 01/01/2015 est exonérée en totalité, soit à hauteur de 60 000 €
correspondant à la limite de la valeur déclarée du bien. Il n'y a pas de DMTG à payer. L'acte de donation doit mentionner le solde du plafond global d'exonération « disponible » au titre du dispositif
prévu à l'article 790 H du CGI pour les donations éventuelles futures consenties par M. D, soit 40 000 € (100 000 € - 60 000
- Pour B : la donation du 01/02/2015 est exonérée à hauteur de 40 000 € correspondant au solde
du plafond global d'exonération « disponible » de 40 000 € au titre du dispositif prévu à l'article 790 H du CGI. Le reliquat de l'assiette taxable aux DMTG s'élève donc à 20 000 € (soit 60 000 € - 40
000 €), avant tout abattement personnel prévu à l'article 779 du CGI. La liquidation des DMTG sur ce reliquat d'assiette est
réalisée dans les conditions de droit commun.
- Pour C : la donation du 01/03/2015 ne peut bénéficier de l'exonération partielle de DMTG
prévue par l'article 790 H du CGI, le plafond global d'exonération de 100 000 € ayant été « épuisé » lors des deux précédentes donations consenties par M. D (soit 60 000 € + 40 000 €). L'assiette
taxable aux DMTG s'élève à 200 000 € avant tout abattement personnel prévu à l'article 779 du CGI. La liquidation des DMTG sur cette assiette est réalisée dans les conditions de droit commun.
2ème cas : les parties aux actes conviennent que chaque enfant
donataire bénéficie du même montant d'exonération, soit environ 33 333 € (100 000 €/ 3), dans la limite de l'abattement global de 100 000 € par donateur.
- Pour A : la donation du 01/01/2015 est exonérée à hauteur de 33 333 € (arrondis). Les DMTG
sont liquidés, dans les conditions de droit commun, sur la base de 60 000 € - 33 333 €, soit 26 667 €, avant tout abattement personnel prévu à
l'article 779 du CGI. L'acte de donation doit mentionner le solde du plafond global d'exonération « disponible » au titre du
dispositif prévu à l'article 790 H du CGI, soit 66 667 € (100 000 € - 33 333 €) ;
- Pour B : la donation du 01/02/2015 est exonérée à hauteur de 33 333 € (arrondis). Les DMTG
sont liquidés, dans les conditions de droit commun, sur la base de 60 000 € - 33 333 €, soit 26 667 €, avant tout abattement personnel prévu à l'article 779 du CGI. L'acte de donation doit mentionner
le solde du plafond global d'exonération « disponible » au titre du dispositif prévu à l'article 790 H du CGI, soit 33 334 € (66 667 € - 33 333 €) ;
- Pour C : la donation du 01/03/2015 est exonérée à hauteur de 33 334 € (arrondis). Les DMTG
sont liquidés, dans les conditions de droit commun, sur la base de (200 000 € - 33 334 €), soit 166 666 €, avant tout abattement personnel prévu à l'article 779 du CGI. L'acte de donation doit
mentionner que le plafond global d'exonération de 100 000 € par donateur prévu à l'article 790 H du CGI, est épuisé (33 334 € - 33 334 € = 0 €).
Exemple 2 : Cas d'une donation au profit de deux bénéficiaires n'ayant pas le même lien
de parenté avec le donateur.
Par acte authentique du 01/01/2015, M. V consent à son neveu W une donation d'un terrain à
bâtir d'une valeur vénale de 100 000 € et, à sa fille X, une donation d'un terrain à bâtir d'une valeur vénale de 50 000 €, soit une masse de biens transmis d'un montant total de 150 000 €.
- Pour W, au regard de son lien de parenté avec M. V, peut bénéficier d'un montant
d'exonération de 35 000 €. La masse taxable aux DMTG est de 65 000 € (soit 100 000 € - 35 000 €), avant tout abattement personnel prévu à
l'article 779 du CGI. La liquidation des DMTG sur cette assiette (65 000 €) est réalisée dans les conditions de droit commun.
L'acte de donation doit mentionner le solde du plafond global d'exonération « disponible » au titre du dispositif prévu à
l'article 790 H du CGI, soit 65 000 € (100 000 € - 35 000 €).
- Pour X, au regard de son lien de parenté avec M. V, pourrait bénéficier d'un montant
d'exonération de 100 000 € limitée à la valeur déclarée du bien transmis, soit 50 000 € au cas d'espèce. Dans cette situation, la donation est totalement exonérée. Sous le plafond de 100 000 € dont il
dispose, M. V, et dans le cas où il choisit de faire bénéficier la donation consentie à W de 35 000 € d'exonération (exonération maximale en fonction du lien de parenté), peut encore disposer de
65 000 € pour d'autres donations. Ainsi, une donation de 50 000 € à sa fille, X, ne sature ni le plafond spécifique applicable en fonction du lien de parenté, ni le plafond global dont dispose M. V.
L'acte de donation doit mentionner le solde du plafond global d'exonération « disponible » au titre du dispositif prévu à l'article 790 H du CGI pour les donations éventuelles futures consenties par
M.V, soit 15 000 € [65 000 € (reliquat suite à la donation à W) - 50 000 € (montant exonéré de la donation à X)].
Le bénéfice des dispositions de
l'article 790 H du CGI est subordonné au respect des conditions mentionnées au
II-B-2 § 390 et suivants.
En cas de non-respect des conditions prévues à l'article 790 H du CGI, conformément au I de
l'article 1840 G ter du CGI, le donataire ou, le cas échéant, ses ayants cause, deviennent redevables du complément de DMTG, assortis de l'intérêt de retard au taux de
0,40 % prévu par l'article 1727 du CGI, décompté du 1er jour du mois suivant la date d'expiration du délai légal de
l'enregistrement de l'acte.
Par ailleurs, en cas de non-respect des conditions prévues à
l'article 790 H du CGI, le III de l'article 1840 G ter du CGI prévoit l'application d'un
droit complémentaire de 15 % du montant des droits exigibles, hors intérêts de retard.
Le deuxième alinéa du III de l'article 1840 G ter du CGI prévoit toutefois que ce droit
complémentaire n'est pas applicable en cas de licenciement, d'invalidité correspondant aux 2° et 3° de l'article L.341-4 du
code de la sécurité sociale, de décès du donataire ou de l'une des personnes soumises à imposition commune avec lui ou lorsque le donataire ne respecte pas les conditions mentionnées à l'article
790 H du CGI en raison de circonstances exceptionnelles indépendantes de sa volonté.
Les circonstances exceptionnelles indépendantes de la volonté du donateur et de ses ayants
cause correspondent à des cas dits « de force majeure ».
Constitue un cas de force majeure d'après la jurisprudence de la Cour de cassation, tout
événement imprévisible, insurmontable et totalement étranger au donataire ou, le cas échéant, à ses ayants cause, à la condition qu'il ait un lien de causalité directe avec le non-respect de
l'engagement. A titre d'exemples, peuvent constituer un cas de force majeure après la transmission à titre gratuit du terrain à bâtir : la contestation par voie contentieuse de la légalité du permis
de construire, la mise en liquidation de l'entreprise chargée de construire les locaux à usage d'habitation, le recensement de la commune, sur laquelle est cadastré le terrain à bâtir, en état de
catastrophe naturelle par arrêté publié au Journal officiel.
La question de savoir si l'on se trouve en présence d'un cas de force majeure est une
question de fait qui ne peut être résolue qu'après examen de l'ensemble des circonstances propres à chaque situation.
Le dispositif prévu à
l'article 790 H du CGI est constitutif d'une exonération attachée à un bien donné dont le montant est déterminé en fonction
du lien de parenté entre le donateur et le donataire et en tenant compte du plafond global d'exonération par donateur de 100 000 €.
Il ne fait donc pas obstacle à l'application, le cas échéant, des
abattements prévus à l'article 779 du CGI, à l'article
790 B du CGI, à l'article 790 D du CGI, à
l'article 790 E du CGI et à l'article 790 F du
Ainsi, lorsqu’une donation d'un terrain à bâtir est effectuée en franchise
de DMTG en application du dispositif prévu à l'article 790 H du CGI (ex : cas d'une donation d'un terrain à bâtir à son enfant d'une valeur de 80 000 €), le bénéficiaire conserve le bénéfice de son
abattement personnel pour des donations ultérieures consenties entre les mêmes parties.
Dans l’hypothèse où la valeur du bien donné excède le montant de
l'exonération, les DMTG sont liquidés sur la base restant à taxer dans les conditions de droit commun et en appliquant, le cas échéant, les abattements personnels.
Il est précisé que l'application des dispositions de
l'article 790 H du CGI ne fait pas obstacle à l'application de l a règle dite du « rappel fiscal » prévue à
l'article 784 du CGI qui impose le rappel des donations antérieures consenties à titre gratuit.
Ainsi, il est rappelé que les parties sont tenues de faire connaître, dans l'acte de la
donation bénéficiant des dispositions de l'article 790 H du CGI, l'existence et le montant des donations antérieurement consenties, sous quelque forme que ce soit, par le donateur
au(x) donataire(s) ainsi que, le cas échéant, les noms, qualités et résidences des officiers ministériels qui ont reçu les actes de donation et la date d'enregistrement de ces actes.
Dans ce cas, et sans préjudice de l'application de l'exonération prévue à
l'article 790 H du CGI, la perception des DMTG s'effectue en ajoutant à la valeur des biens compris dans la donation celle des biens qui ont fait l'objet de donations antérieures, à l'exception de
celles passées depuis plus de quinze ans. Pour l'application du tarif progressif, il y a lieu de considérer ceux de ces biens dont la transmission n'a pas encore été assujettie aux DMTG comme inclus
dans les tranches les plus élevées de l'actif imposable.
Par ailleurs, les donations de terrains à bâtir qui bénéficient d'une
exonération prévue à l'article 790 H du CGI sont également soumises à la règle du rappel fiscal pour la fraction de leur valeur taxable.
pleine propriété d'immeubles neufs à usage d'habitation pour lesquels un permis de construire a été obtenu entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016 constatées par un acte
authentique signé au plus tard dans les trois ans suivant l'obtention de ce permis.
l'article 790 I du CGI.
Le dispositif concerne des donations entre vifs, c'est-à-dire des donations consenties entre
personnes physiques vivantes, qu'elles aient ou non un lien de parenté entre elles. Les donations à cause de mort (legs testamentaires) sont donc exclues du bénéfice de cette disposition (cf.
II-B-1-§ 350).
Seules les donations consenties en pleine propriété peuvent bénéficier du dispositif. Pour
plus de précisions sur la notion de donations consenties en pleine propriété, il convient de se reporter au II-B-1-§ 360).
Il est précisé que les donations en pleine propriété de parts ou d'actions
de sociétés, notamment de sociétés civiles immobilières détenant des immeubles neufs à usage d'habitation sont exclues du dispositif.
La donation doit porter sur un immeuble neuf à usage d'habitation qui
s'entend de celui dont la construction a été achevée et qui n'a jamais été habité ni utilisé sous quelque forme que ce soit.
La donation doit être constatée par acte authentique signé à compter du 1er
janvier 2015 et au plus tard dans les trois ans de l'obtention du permis de construire, laquelle devant être intervenue entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016.
l'article 790 I du CGI concerne les donations en pleine propriété d'immeubles neufs à usage d'habitation pour lesquels un
permis de construire a été obtenu entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016.
A cet égard, les parties devront indiquer dans l'acte de donation la date d'obtention du
permis de construire afférent à l'immeuble.
L'exonération de DMTG est subordonnée à la condition, d'une part, que l'acte constatant la
donation soit appuyé de la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux prévue à l'article L.462-1 du code de
l'urbanisme, d'autre part, que l'immeuble neuf à usage d'habitation n'ait jamais été occupé ou utilisé sous quelque forme que ce soit au moment de la donation.
Le non-respect de ces conditions prévues par
l'article 790 I du CGI entraîne la remise en cause de l'exonération dont a bénéficié la transmission à titre gratuit de
l'immeuble neuf à usage d'habitation en pleine propriété et par suite, l'exigibilité du complément de DMTG (cf. II-C-4 § 700 et suivants).
Le montant de l'exonération s'applique, dans la limite de la valeur déclarée des immeubles à
usage d'habitation, à concurrence de :
directe du conjoint ou du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ;
L'exonération s'applique dans la limite de la valeur déclarée des immeubles
à usage d'habitation. Le montant de l'exonération qui bénéficie au donataire ne peut donc excéder la valeur déclarée dans l'acte du bien transmis.
A cet égard, il est également précisé, qu'en cas de rehaussement de
l'administration fiscale de la valeur du bien transmis, et dans l'hypothèse où le montant d'exonération n'avait pas été intégralement utilisé par le donataire, la valeur ainsi rehaussée ne saurait
ouvrir droit à un complément d'exonération (cf. II-B-3-§ 450).
Par ailleurs, en sus du plafond d'exonération mentionné au
II-C-3 § 640 variable en fonction du lien de parenté entre le donateur et le donataire, s'applique également un plafond global de 100 000 € pour l'ensemble des
donations consenties par un même donateur en application des dispositions de l'article 790 I du CGI.
l'ensemble des donations que ce dernier a consenties sous les dispositions prévues à l'article 790 I du CGI.
Ce plafond global de 100 000 € par donateur est distinct du plafond global
de 100 000 € prévu à l'article 790 H du CGI (pour plus de détails sur le dispositif prévu à l'article 790 H du CGI, se
reporter au II-B § 350 et suivants ). Les deux dispositifs et les deux plafonds globaux d'exonération prévus aux articles 790 H et
790 I du CGI peuvent donc se cumuler pour un même donateur.
montant d'exonération qui a été appliqué conformément aux dispositions de l'article 790 I du CGI et selon la volonté des parties à l'acte. Ce montant est fixé :
- dans la limite des plafonds mentionnés au II-C-3 § 640, variables en
- et dans la limite du plafond global de 100 000 € par donateur mentionné au II-C-3
Par ailleurs, l'acte devra également mentionner le solde du plafond global
d'exonération restant « disponible » pour toute donation ultérieure éventuellement consenties par le même donateur en application du dispositif prévu à
Pour l'établissement de l'assiette des DMTG, il convient de se reporter aux
exemples du II-B-3 § 500.
l'article 790 I du CGI est subordonné au respect des conditions mentionnées au
II-C-2 § 620 et suivants.
En cas de non-respect des conditions prévues à l'article 790 I du CGI conformément au I de
l'article 1840 G ter du CGI, le donataire devient redevable du complément de DMTG, assortis de l'intérêt de retard au
taux de 0,40% prévu par l'article 1727 du CGI , décompté du 1er jour du mois suivant la date d'expiration du délai
légal de l'enregistrement de l'acte.
Par ailleurs, le III de l'article 1840 G ter du CGI prévoit également l'application d'un
Le deuxième alinéa du III de l'article 1840 G ter du CGI stipule toutefois que ce droit
code de la sécurité sociale, de décès du donataire ou de l'une des personnes soumises à imposition commune avec lui ou lorsque le donataire ne respecte pas les conditions mentionnées à
l'article 790 I du CGI en raison de circonstances exceptionnelles indépendantes de sa volonté.
Sur cette notion de circonstances exceptionnelles indépendantes de la volonté, il convient
de se reporter au II-B-4 § 530.
l'article 790 I du CGI est constitutif d'une exonération attachée à un bien donné dont le montant est déterminé en fonction
L'ensemble des précisions apportées au
II-B-5 § 540 et suivants sont applicables mutadis mutandis au dispositif prévu à l'article 790 I du CGI.
/bofip/3362-PGP.html?identifiant=BOI-ENR-DMTG-20-20-20-20150513