Source: https://www.docavenue.com/info-medicament/amiodarone-200mg-biog-fl-cpr-sec30
Timestamp: 2020-08-08 06:00:30+00:00
Document Index: 29777047

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Fiche du médicament : AMIODARONE BIOGARAN 200 mg, comprimé sécable, boîte de 1 flacon de 30 | Docavenue
AMIODARONE BIOGARAN 200 mg, comprimé sécable, boîte de 1 flacon de 30
· tachycardies supraventriculaires documentées lorsque la nécessité d'un traitement est établie en cas de résistance ou de contre‑indication aux autres thérapeutiques ;
Ce médicament est contre‑indiqué dans les situations suivantes :
· bradycardie sinusale et blocs sino‑auriculaires non appareillés ;
§ autres médicaments tels que : arsénieux, bépridil, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dolasétron IV dompéridone, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, torémifène, vincamine IV (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Les effets indésirables ont été classés par système‑organe et par fréquence selon les conventions suivantes :
Micro‑dépôts cornéens, quasiment constants chez l'adulte, restant habituellement localisés à l'aire sous‑pupillaire et ne contre‑indiquant pas la poursuite du traitement. Exceptionnellement, ils peuvent s'accompagner de perception de halos colorés en lumière éblouissante, ou de sensation de brouillard. Constitués de dépôts lipidiques complexes, les micro‑dépôts cornéens sont toujours entièrement réversibles à l'arrêt du traitement.
· réactions cutanées sévères parfois fatales comme la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) et le syndrome de Stevens‑Johnson ;
En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne " dissociée " (augmentation de T4, T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du traitement.
Les hypothyroïdies revêtent une forme classique : prise de poids, frilosité, apathie, somnolence ; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois ; cet arrêt n'est pas impératif : si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L‑thyroxine, la TSH constituant un guide posologique.
Les hyperthyroïdies sont plus trompeuses : pauci‑symptomatiques (léger amaigrissement inexpliqué, atténuation de l'efficacité antiangoreuse et/ou antiarythmique) ; formes psychiatriques du sujet âgé, voire thyréotoxicose.
L'effondrement de la TSH ultrasensible permet d'affirmer le diagnostic. L'arrêt de l'amiodarone est impératif : il suffit habituellement à amorcer, dans un délai de 3‑4 semaines, la guérison clinique. Les cas graves pouvant entraîner le décès du patient, nécessitent une mise en route en urgence d'un traitement adapté.
Lorsque la thyréotoxicose est préoccupante, en elle‑même ou du fait de son retentissement sur un équilibre myocardique précaire, l'efficacité inconstante des antithyroïdiens de synthèse conduit à préconiser une corticothérapie franche (1 mg/kg) et suffisamment prolongée (3 mois). Des cas d'hyperthyroïdies ont été rapportés jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt de l'amiodarone.
· tremblements ou autres symptômes extra‑pyramidaux ;
· hypertension intracrânienne bénigne, céphalées. L'apparition de céphalées isolées impose la recherche d'une pathologie sous‑jacente.
L'histologie est celle d'une hépatite pseudo‑alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique.
Bradycardie généralement modérée, dose‑dépendante.
Troubles de la conduction (blocs sino‑auriculaires, blocs auriculo‑ventriculaires de différents degrés).
Des cas d'angio‑oedème et/ou d'urticaire ont été rapportés.
Granulome essentiellement rapporté au niveau de la moelle osseuse.
Affections musculo‑squelettiques et systémiques :
Dysfonctionnement primaire du greffon potentiellement mortel après transplantation cardiaque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
En conséquence, l'utilisation de ce médicament est contre‑indiquée à partir du 2ème trimestre.
L'amiodarone et son métabolite, ainsi que l'iode, passent dans le lait à des concentrations supérieures au plasma maternel. En raison du risque d'hypothyroïdie chez le nourrisson, l'allaitement est contre‑indiqué en cas de traitement par ce médicament.