Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F26-08-2013-5A_878-2012
Timestamp: 2016-10-22 23:53:43+00:00
Document Index: 99838914

Matched Legal Cases: ['art. 250', 'art. 7', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 7', 'art. 8', 'art. 4', 'art. 9', 'art. 18', 'art. 29', 'art. 82', 'art. 100', 'art. 90', 'art. 75', 'art. 219', 'art. 250', 'art. 72', 'ATF ', 'art. 74', 'art. 74', 'art. 74', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 260', 'art. 250', 'art. 260', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 260', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 319', 'art. 308', 'art. 74', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 82', 'art. 107', 'art. 113', 'art. 116', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 117', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 114', 'art. 75', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 29', 'art. 9', 'art. 4', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 4', 'art. 18', 'art. 18', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 4', 'art. 3', 'art. 7', 'art. 4', 'art. 4', 'art. 7', 'art. 9', 'art. 4', 'art. 9', 'art. 4', 'art. 4', 'art. 9', 'art. 4', 'art. 9', 'art. 18', 'art. 115', 'art. 4', 'art. 107', 'art. 82', 'art. 7', 'art. 82', 'art. 82', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 97', 'art. 42', 'art. 42', 'art. 9', 'art. 42', 'art. 3', 'art. 42', 'art. 42', 'art. 42', 'art. 18', 'art. 5', 'art. 267', 'art. 3', 'art. 9', 'art. 5', 'art. 267', 'art. 66', 'art. 68']

5A_878/2012 (26.08.2013)
5A_878/2012 � � Arr�t du 26 ao�t 2013
repr�sent�e par Mes Cristobal Orjales et Etienne Soltermann, avocats,
action en contestation de l'�tat de collocation
(art. 250 al. 2 LP),
A.a.�A.________ SA, sise � O._______ puis � P.________ (Suisse) depuis octobre 2011, est dirig�e par D.________ et E.________. Entre 1998 et 2000, elle a �galement �t� administr�e par F.________.
�B.________, dont l'animateur est G.________, est une soci�t� sise au Canada. H.________ SA, sise en Suisse, �tait l'une de ses filiales; elle a �t� radi�e le 26 novembre 2004 suite � sa faillite.
�I.________ SA, en faillite depuis le 14 d�cembre 2006, �tait une soci�t� sise � Q.________ (Suisse). Elle oeuvrait notamment dans le domaine du taxi a�rien en assurant les liaisons entre les stations de forages install�es dans le d�sert alg�rien. Pour ce faire, elle utilisait des avions qu'elle prenait en location aupr�s de diff�rentes soci�t�s, dont A.________ SA et H.________ SA. Le 11 septembre 2000, G.________ et J.________ ont remplac� les administrateurs D.________, le fondateur de I.________ SA, et E.________, � la t�te de cette soci�t�; au d�but de l'ann�e 2002, ils ont eux-m�mes �t� remplac�s par F.________.
A.b.�Par six contrats de location conclus en 1998 et 1999, A.________ SA a mis � disposition de I.________ SA six avions usag�s (cinq appareils�
Twinotter�immatricul�s 1, 2, 3, 4 et 5, et un appareil�
DASH-7�immatricul� 6). Le 12 octobre 2000, ces contrats ont �t� remplac�s par six�
Dry Lease Agreements, pr�voyant, r�troactivement, une p�riode de location du 1er ao�t 2000 au 31 juillet 2002.
A.c.�I.________ SA rencontrant des difficult�s financi�res, B.________, H.________ SA, A.________ SA, I.________ SA, D.________ et une soci�t� tierce, K.________ SA, ont sign� un�
Confidential Memorandum�le 15 ao�t 2000, ayant pour objectif de mettre en place un plan d'assainissement de I.________ SA.
�Ils ont conclus trois�
addenda�� cet accord, les 8 d�cembre 2000 (�
Addendum�1), 6 mars 2001 (�
Addendum�2) et 2 juillet 2001 (�
Addendum�3).
A.d.�L'�
Addendum�3 a �t� sign� par A.________ SA, agissant au nom de L.________, I.________ SA et H.________ SA, ainsi que par B.________, pour l'application de l'art. 7 de cet accord.
�Le contrat contenait les clauses suivantes: l'art. 1 r�glait le sort des pi�ces d�tach�es, l'art. 2 r�glait la restitution des avions�
Twinotter�(4, 3 et 2), ainsi qu'un loyer depuis le 1er juillet 2001 pour tout avion non d�livr� le 31 juillet 2001, l'art. 3 pr�voyait le droit de A.________ SA de r�clamer � I.________ SA le paiement des r�serves de maintenance, d'un maximum de 510'000 USD, si et dans la mesure o� la vente des avions�
Twinotter�devait rapporter une somme inf�rieure � 5'100'000 USD, l'art. 4 pr�voyait une r�duction de dette ou une conversion en capital-actions, l'art. 5 r�glait le sort de l'avion�
DASH-7�6 (paiement des frais de r�vision, exploitation de l'avion contre paiement d'un loyer), l'art. 6 concernait un pr�t accord� � un tiers, l'art. 7 contenait une d�charge et, enfin, l'art. 8 annulait la cession de cr�ances � M._________, compagnie pour le compte de laquelle I.________ SA oeuvrait.
A.e.�S'agissant des avions�
Twinotter, le 4 a �t� restitu� � X.________ (Suisse) le 28 ao�t 2001 alors que le 2 est rest� � Y.________ (Suisse), o� il se trouvait d�j� lors de la conclusion de l'�
Addendum�3. Le 3 a, quant � lui, �t� mis � la disposition de A.________ SA en Alg�rie, � partir du 23 janvier 2002, selon instruction de cette soci�t� du 14 janvier 2002. Par ailleurs, I.________ SA n'a pas pu continuer � exploiter le�
DASH-7, cette exploitation �tant soumise, selon l'�
Addendum�3, � l'accord pr�alable de N.________, financier de l'avion, que celui-ci n'a pas donn�.
A.f.�Le 23 ao�t 2001, A.________ SA et D.________ ont inform� J.________ qu'ils consid�raient que l'�
Addendum�3 �tait " totalement l�onin " et " avait comme seul but de priver A.________ SA des versements auxquels elle avait droit sur les locations d'avions et de prolonger encore davantage et de mani�re inacceptable les d�lais de versements ". Ils confirmaient que " cet avenant [�tait] nul et non avenu puisque aucune des dispositions pr�vues � la charge de I.________ SA n'[avait] �t� ex�cut� ".
�Le 30 ao�t 2001, I.________ SA a interpell� A.________ SA au sujet de l'exercice de son choix pr�vu � l'art. 4 de l'�
Addendum�3 (r�duction de dettes ou conversion en capital-actions). Apr�s l'�change de plusieurs correspondances, A.________ SA a finalement contest� la validit� de l'accord et d�clar� n'abandonner aucune cr�ance, sans pour autant demander la conversion de ses cr�ances en capital-actions.
A.g.�Le 17 septembre 2001, A.________ SA a requis la faillite sans poursuite pr�alable de I.________ SA. La faillite a �t� prononc�e le 14 d�cembre 2006.
�A.________ SA a produit dans cette faillite une cr�ance de 17'008'219 fr. B.________ a produit une cr�ance de 1'949'121 fr. 83.
�L'�tat de collocation, qui admet int�gralement ces deux cr�ances en 3
�me�classe, mentionne qu'aucun dividende n'est pr�visible pour les cr�anciers chirographaires.
B.a.�Le 25 septembre 2007, B.________ a d�pos� devant le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve une action en contestation de l'�tat de collocation contre A.________ SA. Elle a conclu � ce que le tribunal dise que A.________ SA n'est pas cr�anci�re de I.________ SA et que sa cr�ance est int�gralement �cart�e de l'�tat de collocation.
�Par jugement du 10 novembre 2011, le tribunal a ordonn� la rectification de l'�tat de collocation de la faillite de I.________ SA en admettant la cr�ance de A.________ SA � concurrence de 219'871 fr. 88 (182'935,40 USD) en 3
�me�classe, soit 126'600 USD � titre de loyers et 56'335,40 USD � titre d'int�r�ts.
B.b.�Par acte d�pos� au greffe le 15 d�cembre 2011, A.________ SA a recouru contre ce jugement en concluant au d�boutement de B.________ de toutes ses conclusions. Par arr�t du 19 octobre 2012, la Cour de justice du canton de Gen�ve a rejet� le recours.
Par acte post� le 26 novembre 2012, A.________ SA interjette un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire contre cet arr�t. Principalement, elle conclut � sa r�forme, en ce sens que B.________ est d�bout�e de toutes ses conclusions. Subsidiairement, elle conclut au renvoi de la cause � l'instance pr�c�dente, voire � l'autorit� de premi�re instance, pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. En substance, elle se plaint de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'�tablissement des faits et dans l'application des art. 18 al. 1, 20 al. 2, 42 al. 2, 97, 115, 267 al. 1 et 2 CO et 940 CC, de la violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.), ainsi que de celle des art. 82 et 107 ss CO.
�Invit�es � d�poser leurs observations, B.________ a conclu � l'irrecevabilit� du recours en mati�re civile, subsidiairement � son rejet dans la mesure o� il serait recevable, et au rejet du recours constitutionnel subsidiaire, alors que l'autorit� cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
1.1.�Le recours a �t� d�pos� dans le d�lai l�gal (art. 100 al. 1 LTF) � l'encontre d'une d�cision finale (art. 90 LTF) portant sur la contestation de l'�tat de collocation dans la faillite, rendue par une autorit� cantonale sup�rieure statuant sur recours (art. 75 LTF). Lorsque, comme en l'esp�ce, la contestation ne porte pas sur le rang auquel doit �tre colloqu�e la cr�ance litigieuse selon l'art. 219 LP, mais sur l'existence ou le montant de cette pr�tention de droit civil (art. 250 al. 2 LP), la d�cision est sujette au recours en mati�re civile en vertu de l'art. 72 al. 1 LTF (ATF 135 III 545 consid. 1 et les r�f�rences).
1.2.1.�Le proc�s de collocation porte sur des droits de nature p�cuniaire au sens de l'art. 74 al. 1 LTF. La d�cision rendue � son terme peut donc faire l'objet d'un recours en mati�re civile si la valeur litigieuse s'�l�ve au moins � 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF) ou si la contestation soul�ve une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF).
1.2.1.1.�Dans l'action en contestation de l'�tat de collocation, la valeur litigieuse n'�quivaut pas au montant de la cr�ance � colloquer. Elle se d�termine en fonction du dividende probable qui devrait revenir � la pr�tention litigieuse, soit en fonction du gain possible du proc�s (ATF 138 III 675 consid. 3.1 et les r�f�rences; 135 III 545 consid. 1). L'estimation du dividende probable, d�termin� par l'administration de la faillite, lie le juge saisi de l'action en contestation de l'�tat de collocation (ATF 138 III 675 consid. 3.2.2).
�En l'esp�ce, il est incontest� que, � teneur de l'�tat de collocation du 5 septembre 2007, le dividende de faillite pr�vu pour les cr�anciers chirographaires est nul.
1.2.1.2.�Lorsque, comme en l'esp�ce, le dividende revenant probablement � la cr�ance litigieuse est de 0% (cf.�
supra�consid. 1.2.1.1), le gain du proc�s � l'issue d'une action en contestation de l'�tat de collocation dans la faillite pendante n'a pas de valeur en argent (ATF 138 III 675 consid. 3.3; arr�ts 5A_484/2010 du 20 d�cembre 2010 consid. 4.2; 5A_720/2007 du 24 avril 2008 consid. 2.2, publi�
in�Pra 2008 (146) p. 940). Dans la faillite d'une personne morale, se pose alors la question de savoir si le recourant conserve encore un int�r�t digne de protection � ce que la contestation soit tranch�e (ATF 138 III 675 consid. 3.3 et 3.4 et les r�f�rences). A cet �gard, il est admis que, m�me si le dividende de faillite est nul pour les cr�ances du rang o� la sienne a �t� colloqu�e, le cr�ancier qui entend obtenir la cession de cr�ances en vertu de l'art. 260 LP, notamment des cr�ances en responsabilit� contre les organes de la personne morale, conserve un int�r�t � l'action de l'art. 250 al. 2 LP. En effet, le cr�ancier cessionnaire dont la cr�ance a �t� colloqu�e a la qualit� pour agir dans une action en responsabilit� (art. 260 al. 1 LP; ATF 136 III 148 consid. 2.3 et les r�f�rences). Or, dans ce proc�s, ni le bien-fond� mat�riel ni la quotit� de la cr�ance du cr�ancier cessionnaire figurant � l'�tat de collocation ne peut �tre remis en cause (ATF 132 III 564 consid. 3.3 et 6.1; 132 III 342 consid. 2.2.1; arr�t 5C.185/2002 du 31 octobre 2002 consid. 2.2) et le cr�ancier qui obtient gain de cause a un droit pr�f�rentiel � voir sa cr�ance colloqu�e pay�e sur le produit du proc�s (art. 260 al. 2 LP; ATF 132 III 342 consid. 2.4 et les r�f�rences). Il conserve donc un int�r�t � l'action en contestation de l'�tat de collocation, m�me si celui-ci n'est qu'indirect; en effet, il suppose que le cr�ancier obtienne gain de cause dans le proc�s ayant pour objet la cr�ance c�d�e, qui donne lieu � un produit sur lequel il dispose d'un droit pr�f�rentiel au moment de la r�partition, pour obtenir le paiement de sa cr�ance colloqu�e (ATF 138 III 675 consid. 3.4).
1.2.1.3.�Lorsque le cr�ancier conserve ainsi un int�r�t indirect � l'issue de l'action en contestation de l'�tat de collocation, il faut admettre que celle-ci peut avoir une valeur litigieuse. Cette valeur ne peut toutefois �tre que minime, conform�ment au caract�re plut�t symbolique de l'int�r�t prot�g�, � savoir le recouvrement hypoth�tique de la pr�tention c�d�e (ATF 138 III 675 consid. 3.4.2).
�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale, m�me si elle a admis l'int�r�t de la recourante � faire modifier la d�cision attaqu�e en raison de sa volont� exprim�e d'obtenir la cession des cr�ances de la masse, n'a pas tenu compte de ces �l�ments dans le calcul de la valeur litigieuse, qu'elle a d�s lors fix�e � 0 fr. N�anmoins, la recourante ne fait elle-m�me pas valoir une valeur litigieuse sup�rieure � 0 fr. De plus, en instance cantonale, elle a interjet� un recours au sens des art. 319 ss CPC contre la d�cision de premi�re instance, en insistant sur le fait qu'il ne fallait " pas tenir compte de la cr�ance en responsabilit� contre les organes pour calculer la valeur litigieuse ".
�Au vu de ces �l�ments, il faut donc admettre que la valeur litigieuse minimale correspondant � l'int�r�t indirect et symbolique de la recourante � l'issue de la contestation de l'�tat de collocation n'est en tout cas pas sup�rieure � 10'000 fr. (cf. art. 308 al. 2 CPC).
1.2.2.�La valeur litigieuse �tant inf�rieure � 30'000 fr., il faut encore examiner, en lien avec la recevabilit� du recours en mati�re civile, si, comme le soutient la recourante, la cause soul�ve une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF).
1.2.2.1.�La notion de question juridique de principe doit s'interpr�ter restrictivement. Une telle hypoth�se est r�alis�e lorsque la r�solution du litige implique de trancher une question juridique donnant lieu � une incertitude caract�ris�e, laquelle appelle de mani�re pressante un �claircissement de la part du Tribunal f�d�ral en tant qu'autorit� judiciaire supr�me charg�e de d�gager une interpr�tation uniforme du droit f�d�ral (ATF 137 III 580 consid. 1.1 et les r�f�rences). Il appartient au recourant de d�montrer que les conditions de l'admission d'une question juridique de principe sont remplies (art. 42 al. 2 LTF; arr�t 5A_637/2012 du 17 janvier 2013 consid. 1.2.2).
1.2.2.2.�La recourante pr�tend soulever deux questions juridiques de principe. Elle soutient que l'autorit� cantonale a fait une fausse application de l'art. 82 CO, d'une part, et des art. 107 ss CO, d'autre part, en refusant d'appliquer ces dispositions � un contrat non synallagmatique.
1.2.2.3.�En l'esp�ce, il n'y a aucune question juridique de principe dans la mesure o� les questions soulev�es par la recourante sont susceptibles de se poser dans des causes o� la valeur litigieuse de 30'000 fr. sera atteinte (arr�ts 5A_527/2012 du 21 f�vrier 2013 consid. 1.2.4 et les r�f�rences).
1.2.3.�Le recours en mati�re civile est d�s lors irrecevable. En revanche, le recours constitutionnel est recevable � titre subsidiaire (art. 113 et 117 LTF).
2.1.�Seule la violation des droits constitutionnels peut �tre invoqu�e � l'appui du recours constitutionnel subsidiaire (art. 116 LTF; ATF 133 III 439 consid. 3.2). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit constitutionnel doit satisfaire au principe d'all�gation, en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (art. 106 al. 2 LTF par renvoi de l'art. 117 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2; 133 IV 286 consid. 1.4). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 III 585 consid. 4.1; 133 II 396 consid. 3.1).
2.1.1.�Le Tribunal f�d�ral ne corrige l'application du droit mat�riel que si celle-ci est arbitraire. Pour que la d�cision soit annul�e, il ne suffit donc pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire pr�f�rable, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat (ATF 133 I 149 consid. 3.1 et les r�f�rences).
2.1.2.�En mati�re de constatation des faits et d'appr�ciation des preuves, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� vu le large pouvoir qu'il reconna�t en ce domaine aux autorit�s cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 104 Ia 381 consid. 9). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou s'il a effectu�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3; 133 II 249 consid. 1.4.3.; 129 I 8 consid. 2.1); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 et les r�f�rences).
2.2.�En vertu des principes de la bonne foi et de l'�puisement des griefs (art. 114 en relation avec l'art. 75 al. 1 LTF), l'invocation de nouveaux moyens, de fait ou de droit, est irrecevable � l'appui d'un recours constitutionnel subsidiaire, sauf dans les cas o� seule la motivation de la d�cision attaqu�e donne l'occasion de les soulever (au sujet du recours fond� sur l'art. 98 LTF: ATF 133 III 638 consid. 2; arr�ts 5A_261/2009 du 1
La recourante se plaint de la violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.), au motif que la d�cision attaqu�e serait insuffisamment motiv�e tant en fait qu'en droit.
3.1.�La jurisprudence a d�duit du droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le devoir pour le juge de motiver sa d�cision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de recours � bon escient. Pour r�pondre � ces exigences, le juge doit mentionner, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid� et sur lesquels il a fond� sa d�cision, de mani�re � ce que l'int�ress� puisse se rendre compte de la port�e de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 138 IV 81 consid. 2.2; 134 I 83 consid. 4.1 et les r�f�rences). La motivation peut �tre implicite et r�sulter des diff�rents consid�rants de la d�cision (arr�ts 1B_501/2012 du 10 octobre 2012 consid. 3.1; 1B_121/2010 du 16 juin 2010 consid. 2.1; 2C_23/2009 du 25 mai 2009 consid. 3.1, publi�
in�RDAF 2009 II p. 434).
3.2.�En l'esp�ce, la recourante soutient que l'�tat de fait extr�mement lacunaire l'emp�che de se r�f�rer aux �l�ments factuels pertinents n�cessaires � la d�monstration de ses griefs de droit et la contraint � devoir d�montrer l'arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., dans l'�tablissement des faits. Par cette argumentation, elle ne d�montre pr�cis�ment pas la violation de l'art. 29 al. 2 Cst., mais cherche � d�noncer la violation de l'art. 9 Cst.: soit la recourante estime que l'autorit� cantonale a appliqu� le droit sans que les faits n�cessaires � cette fin ne soient �tablis et elle doit alors d�noncer l'arbitraire dans l'application de la norme l�gale en cause; soit elle estime que l'autorit� cantonale a �tabli les faits de mani�re manifestement inexacte et elle doit alors d�noncer l'arbitraire dans la constatation des faits ou l'appr�ciation des preuves.
�La recourante soutient ensuite que l'autorit� cantonale n'a pas trait� les griefs qu'elle a d�velopp�s dans son recours cantonal. En r�alit�, l'autorit� cantonale a trait� la question de la volont� r�elle des parties � l'art. 4 de l'�
Addendum�3: elle l'a n�anmoins tranch�e dans le sens contraire � celui plaid� par la recourante, en exposant les motifs qui l'ont amen�e � ce r�sultat. Pour remplir son devoir de motivation, l'autorit� cantonale n'avait ensuite pas, contrairement � ce que soutient la recourante, � rejeter encore point par point tous les arguments, expos�s du reste de mani�re confuse et fastidieuse, de la recourante. Il ressort d'ailleurs pr�cis�ment de son argumentation fond�e sur l'arbitraire dans l'application du droit que la recourante a compris le sens et la port�e de la d�cision attaqu�e (ATF 134 I 83 consid. 4.1; 133 III 439 consid. 3.3; 130 II 530 consid. 4.3; 125 II 369 consid. 2c et les r�f�rences).
�Au vu de ce qui pr�c�de, le grief de la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. doit �tre rejet�.
La recourante a produit dans la faillite de I.________ SA une cr�ance totale de 17'008'219 fr. en 3
�me�classe. L'autorit� cantonale, confirmant la d�cision du premier juge, a fix� � 182'935,40 USD (219'871 fr. 88) la cr�ance de la recourante dans cette faillite, soit 126'600 USD � titre de loyers et 56'335,40 USD � titre d'int�r�ts. Dans le pr�sent recours, la recourante conteste, sans chiffrer le montant r�clam� pour chaque poste, l'exclusion des cr�ances suivantes: les cr�ances ant�rieures au 1
er�juillet 2001, ressortant de l'art. 4 de l'�
Addendum�3, qu'elle soutient n'avoir jamais abandonn�es (cf.�
infra�consid. 5), les loyers des avions (cf.�
infra�consid. 6), les r�serves de maintenance (cf.�
infra�consid. 7), les frais de r�paration des avions (cf.�
infra�consid. 8) et les frais de r�vision d'un moteur (cf.�
infra�consid. 9).
S'agissant des cr�ances ant�rieures au 1
er�juillet 2001, la recourante soul�ve en substance quatre griefs (cf.�
infra�consid. 5.1 � 5.3), les deux premiers �tant li�s de sorte qu'ils seront trait�s ensemble ci-dessous.
5.1.�Premi�rement, la recourante reproche � l'autorit� cantonale d'avoir retenu de mani�re arbitraire que la volont� r�elle des parties pouvait �tre �tablie, ce qui l'a conduite � renoncer � rechercher la volont� objective de celles-ci et, en cons�quence, � appliquer arbitrairement les art. 18 al. 1 et 115 CO.
5.1.1.�En pr�sence d'un litige sur l'interpr�tation d'une clause contractuelle, le juge doit recourir en premier lieu � l'interpr�tation subjective, c'est-�-dire rechercher la r�elle et commune intention des parties, le cas �ch�ant empiriquement, sur la base d'indices, sans s'arr�ter aux expressions ou d�nominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, soit pour d�guiser la v�ritable nature de la convention (art. 18 al. 1 CO; ATF 135 III 410 consid. 3.2 et les r�f�rences). Les circonstances survenues post�rieurement � la conclusion du contrat, notamment le comportement des parties, constituent un indice de leur volont� r�elle et doivent donc �tre prises en consid�ration dans l'interpr�tation subjective (ATF 125 III 263 consid. 4c; 118 II 365 consid. 1; 112 II 337 consid. 4a; 107 II 417 consid. 6).
�Ce n'est que si le juge ne parvient pas � d�terminer cette volont� r�elle des parties - parce que les preuves font d�faut ou ne sont pas concluantes - ou s'il constate qu'une partie n'a pas compris la volont� exprim�e par l'autre � l'�poque de la conclusion du contrat (ATF 131 III 280 consid. 3.1) - ce qui ne ressort pas d�j� du simple fait qu'elle l'affirme en proc�dure, mais doit r�sulter de l'administration des preuves (arr�t 5A_198/2008 du 26 septembre 2008 consid. 4.1) - qu'il doit recourir � l'interpr�tation objective, � savoir rechercher la volont� objective des parties, en d�terminant le sens que, d'apr�s les r�gles de la bonne foi, chacune d'elles pouvait et devait raisonnablement pr�ter aux d�clarations de volont� de l'autre (application du principe de la confiance; ATF 135 III 410 consid. 3.2; 133 III 675 consid. 3.3; 132 III 268 consid. 2.3.2, 626 consid. 3.1).
�La d�termination de la volont� r�elle, en particulier savoir ce qu'un cocontractant savait et voulait au moment de conclure, rel�ve des constatations de fait (ATF 131 III 606 consid. 4.1), qui lient le Tribunal f�d�ral (art. 105 al. 1 LTF), � moins qu'elles ne soient manifestement inexactes (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF), c'est-�-dire arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. En revanche, la d�termination de la volont� objective, selon le principe de la confiance, est une question de droit (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2, 384 consid. 4.2.2), que le Tribunal f�d�ral examine n�anmoins �galement sous l'angle de l'arbitraire dans un recours constitutionnel subsidiaire (cf.�
supra�consid. 2.1.1).
5.1.2.�L'art. 4 de l'Addendum 3, intitul� "R�duction de dette/Conversion en capital" ("�
Debt Reduction/Equity Conversion�"), pr�voit, selon la traduction du premier jugement, qu'"[i]l est convenu que H.________ SA et A.________ SA convertiront toutes leurs dettes en capital au 31.06.01 (sous r�serve de ce qui est pr�vu � l'art. 3) ou elles seront r�duites � discr�tion de H.________ SA et A.________ SA: la dette envers A.________ SA est de USD 1'250'484 (� confirmer) et la dette envers H.________ SA est env. de USD 1'200'000 (� confirmer). La p�nalit� de r�siliation, facture 0030 du 28.06.01, de USD 1'638'000 �mise par A.________ SA est annul�e (� 1). Toutes les pr�tentions et demandes reconventionnelles existantes de I.________ SA � l'encontre des membres de L.________ ou de H.________ SA sont annul�es par la pr�sente. En particulier, la pr�tention figurant dans la lettre de M. J.________ du 01.06.01 est retir�e par I.________ SA. De la m�me mani�re, toutes les pr�tentions et demandes reconventionnelles existantes des membres de L.________ ou de H.________ SA � l'encontre de I.________ SA sont annul�es par la pr�sente. Aucune partie au pr�sent contrat n'introduira de nouvelles pr�tentions contre quelconque autre partie au pr�sent contrat, ses directeurs, dirigeants ou employ�s (� 2) ".
�L'art. 7 de cet accord, intitul� "Renonciation" ("�
Disclaimer�") pr�voit, selon la traduction du premier jugement, que "[l]a renonciation suivante sera en vigueur: L.________, collectivement ou individuellement, lib�re par la pr�sente l'int�gralit� des r�clamations qu'il a ou peut avoir contre H.________ SA, B.________ et I.________ SA (except� comme pr�sent� ci-dessus) et leurs directeurs respectifs, dirigeants et employ�s � la date de cet addendum. I.________ SA, H.________ SA et B.________, collectivement ou individuellement, lib�rent L.________, ses directeurs, dirigeants et employ�s de l'int�gralit� des r�clamations qu'ils ont � son encontre � la date de cet addendum".
5.1.3.�Selon l'autorit� cantonale, le premier juge a �tabli que la volont� r�elle des parties �tait de convertir les cr�ances de la recourante et de H.________ SA contre I.________ SA en capital-actions ou d'abandonner celles-ci purement et simplement. Pour arriver � ce constat, il s'est fond� sur le texte de l'�
Addendum�3, soit, outre l'art. 4 � 1, sur l'art. 4 � 2 et sur l'art. 7 pr�cit�s, sur l'�
Addendum�1, dans lequel les parties avaient d�j� renonc� � leurs pr�tentions r�ciproques, puis sur la relation entre les parties, la situation financi�re de I.________ SA ainsi que sur les t�moignages recueillis (G.________, F.________, J.________) et le rapport de l'organe de r�vision de I.________ SA, dont il ressortait que les r�viseurs r�clamaient l'abandon des cr�ances.
�Sa cognition �tant limit�e � l'arbitraire en fait, l'autorit� cantonale a consid�r� que le premier juge n'avait ainsi pas viol� l'art. 9 Cst. dans l'�tablissement de la volont� r�elle des parties.
5.1.4.�La recourante ne parvient pas � d�montrer l'arbitraire dans l'�tablissement de la volont� r�elle des parties.
�Tout d'abord, dans la mesure o� elle se borne � faire un compte rendu des �l�ments retenus dans les d�cisions pr�c�dentes puis � porter de simples jugements de valeur sur l'appr�ciation qu'ont faite sur cette base les autorit�s pr�c�dentes, notamment en la qualifiant de " parodie d'interpr�tation syst�matique de l'accord " ou en lui opposant qu'"il saute aux yeux" qu'il aurait fallu admettre pr�cis�ment le contraire de ce qui a �t� retenu, la recourante pr�sente une argumentation purement appellatoire, qui est de ce fait irrecevable (cf.�
�Ensuite, lorsque la recourante soutient que l'interpr�tation des juges pr�c�dents est arbitraire parce que les art. 4 � 2 et 7 de l'�
Addendum�3 ne s'appliquent qu'aux pr�tentions qui n'ont pas fait l'objet d'une disposition contractuelle sp�cifique, son argumentation ne suffit pas au regard de l'art. 9 Cst. En effet, en se r�f�rant � ces autres dispositions, les juges pr�c�dents ont cherch� � �tablir l'esprit de la convention et ont retenu que cet esprit �tait bien d'assainir la soci�t� en difficult� financi�re. Ce faisant, ils n'ont en rien fait fi des particularit�s que pr�voyait l'art. 4 � 1 de l'�
Addendum�3, en vue de r�aliser cet assainissement, pour les dettes auxquelles il faisait r�f�rence, � savoir l'alternative, pour les cr�anci�res, entre la conversion en capital-actions et l'abandon de cr�ances, par opposition au seul abandon de cr�ances qu'auraient sinon permis de retenir les art. 4 � 2 et 7.
�Lorsque la recourante soutient, ensuite, qu'il est arbitraire, de la part des juges pr�c�dents, de s'�tre fond�s sur les d�clarations des administrateurs anciens ou actuels de la soci�t� faillie, au motif qu'elle entend rechercher ces personnes en responsabilit� une fois sa cr�ance colloqu�e et les droits de la masse � elle c�d�s, son argumentation ne suffit pas non plus au regard de l'art. 9 Cst. En effet, le seul fait qu'il soit envisageable que ces personnes soient recherch�es en responsabilit� par la recourante ne permet pas encore de retenir que les juges pr�c�dents, plus particuli�rement le premier juge qui les a entendues et a pu se forger une conviction sur la cr�dibilit� de leurs d�clarations, ont vers� dans l'arbitraire en se fondant notamment sur ces t�moignages. Admettre le contraire conduirait pratiquement � interdire au juge d'entendre les parties sur la clause contractuelle objet de leur litige. Or, les d�clarations des parties sont pr�cis�ment un des �l�ments de preuve sur lequel le juge peut se fonder pour forger sa conviction au sujet de leur volont� subjective.
�Lorsque la recourante soutient, en outre, que l'autorit� cantonale a omis de " relater dans la partie en fait de son arr�t la teneur du pr�ambule de l'Addendum 3" qui fait mention de " r�duire la dette ", de sorte qu'il exclurait l'existence d'un abandon des cr�ances, elle ne d�montre pas non plus l'arbitraire de la d�cision. Les juges pr�c�dents ont interpr�t� la volont� r�elle des parties en tenant compte du contexte dans lequel cet accord a �t� conclu, soit l'assainissement mentionn� dans le pr�ambule.
�Lorsque la recourante soutient, enfin, que le texte de l'art. 4 � 1 ne pr�voit pas d'abandon de cr�ances, mais seulement une r�duction de celles-ci � sa propre discr�tion, elle ne d�montre toujours pas l'arbitraire dans l'�tablissement des faits et r�p�te une �ni�me fois son argument en le formulant diff�remment. A la suivre, alors que le but de l'�
Addendum�3 �tait d'assainir la soci�t� d�bitrice afin d'�viter que celle-ci ne soit mise en mains de contr�leurs judiciaires, elle aurait pu d�cider unilat�ralement de l'�tendue de la r�duction de ses cr�ances. Une telle interpr�tation du contrat conduirait pratiquement � rendre inop�rant l'assainissement de la soci�t� en difficult�. La recourante pr�sente au demeurant une argumentation contradictoire: alors qu'elle a soutenu pr�c�demment qu'il faut se fonder sur le pr�ambule de l'�
Addendum�3 pour comprendre la clause litigieuse, elle fait ici abstraction du fait que ce pr�ambule se r�f�re � la demande de l'organe de r�vision de choisir entre la r�duction de la dette et l'augmentation du capital-actions, et non seulement d'accepter une r�duction de la dette � la discr�tion des cr�anci�res.
�Le grief de violation de l'art. 9 Cst. dans l'�tablissement des faits �tant rejet�, ceux relatifs � l'art. 18 al. 1 et 115 CO deviennent sans objet. Il sied uniquement de pr�ciser, au sujet du grief d'application arbitraire de l'art. 115 CO que, dans tous les cas, la recourante n'a pas invoqu� la violation de cette norme en instance cantonale, alors que le premier juge avait d�j� retenu l'argumentation pr�sentement attaqu�e, de sorte que le grief doit �tre consid�r� comme nouveau et, partant, irrecevable (cf.�
supra�consid. 2.2). Par ailleurs, par son argumentation qui consiste � soutenir que, en l'absence de toute action judiciaire de I.________ SA, cette soci�t� ne pouvait pas la forcer unilat�ralement � op�rer le choix pr�vu � l'art. 4 � 1 de l'�
Addendum�3, la recourante ne d�montre pas, dans son r�sultat, l'arbitraire de l'arr�t attaqu�: pour autant que cette argumentation ait encore la moindre port�e dans une action de contestation de l'�tat de collocation, il demeure que, la soci�t� �tant aujourd'hui en faillite, que l'on impose l'abandon des cr�ances ou leur conversion en capital-actions, la recourante n'en retire aucun profit.
�Il s'ensuit que le recours doit �tre rejet�, dans la mesure de sa recevabilit�, en tant que la recourante r�clame le paiement de cr�ances ant�rieures au 1
er�juillet 2001.
5.2.�Deuxi�mement, la recourante se plaint de la violation des art. 107 ss CO, en tant que l'autorit� cantonale a refus� d'appliquer ces dispositions � l'�
Addendum�3, au motif que cet accord n'�tait pas de nature synallagmatique. A cet �gard, la recourante n'invoque la violation d'aucun droit constitutionnel. D'ailleurs, elle reconna�t elle-m�me que la question de l'application de ces normes aux contrats autres que synallagmatiques fait l'objet d'une controverse en doctrine, ce qui, en soi, suffit d�j� � exclure le caract�re arbitraire de la solution retenue par l'autorit� cantonale (cf. not. arr�t 5A_758/2007 du 3 juin 2008 consid. 2.2).
�Il devient superflu d'examiner le grief d'arbitraire dans la constatation des faits relatifs � la mise en demeure de la faillie (fax du 25 juillet 2001, fax du 23 ao�t 2001).
5.3.�Troisi�mement, la recourante soul�ve deux griefs en lien avec l'art. 82 CO.
5.3.1.�Bien qu'elle se plaigne d'arbitraire dans la constatation des faits, la recourante reproche en r�alit� � l'autorit� cantonale d'avoir viol� le droit, en retenant que l'�
Addendum�3 n'est pas un contrat synallagmatique. Elle soutient que l'abandon de ses cr�ances - ou leur conversion en capital-actions - se trouve dans un rapport d'�change avec les prestations promises par I.________ SA dans cet accord.
5.3.1.1.�L'autorit� cantonale a retenu que l'�
Addendum�3 n'�tait pas de caract�re synallagmatique, au motif qu'il liait plus de deux parties et que rien n'indiquait le caract�re synallagmatique des obligations � la charge de la recourante et de la faillie, le contrat pr�voyant l'extinction, par remise ou conversion, des dettes de la seconde � l'�gard de la premi�re, � l'exception de certaines dettes d�termin�es, dont celle concernant les r�serves de maintenance, au moins, avait de surcro�t un caract�re purement conditionnel.
5.3.1.2.�Pour toute critique, la recourante se contente d'�num�rer les obligations ressortant de l'�
Addendum�3 pour elle-m�me et la faillie, sans se prononcer pr�cis�ment sur le rapport d'�change qui existerait entre elles, puis d'affirmer, sans explication, que l'obligation de H.________ SA - remise de dette ou conversion des cr�ances en capital-actions - serait promise unilat�ralement et sans contre-partie, contrairement � la sienne, dont le contenu est pourtant identique. Pour qualifier le contrat, la recourante fait de plus totalement abstraction de l'art. 7 relatif � la renonciation, qui implique l'intim�e, alors que l'argumentation de l'autorit� cantonale repose aussi sur l'implication de plus de deux parties au contrat.
�Le grief de la recourante doit donc �tre rejet�, pour autant qu'il soit recevable.
5.3.2.�Bien qu'elle n'invoque pas express�ment ce grief, on comprend que la recourante reproche aussi � l'autorit� cantonale d'avoir m�connu une jurisprudence f�d�rale selon laquelle l'art. 82 CO s'appliquerait, par analogie, � des contrats non synallagmatiques, lorsqu'il existe un rapport de connexit� entre les prestations.
5.3.2.1.�L'autorit� cantonale a jug� que rien n'indiquait qu'il existait un rapport d'�change entre la remise de dettes ou la conversion des cr�ances par la recourante, d'une part, et l'obligation de la faillie de payer les frais de r�vision d'un moteur de l'un des avions lou�s en vue de la reprise de son exploitation, soumise � l'accord d'un tiers qui a �t� refus� par la suite, d'autre part, de sorte que la recourante ne pouvait pas refuser l'ex�cution de son obligation en application de l'art. 82 CO, cette norme n'�tant applicable qu'aux contrats synallagmatiques.
5.3.2.2.�Pour toute critique, la recourante se borne � affirmer que la violation de l'art. 9 Cst. doit �tre admise au seul motif que l'arr�t attaqu� s'�carterait d'une jurisprudence f�d�rale. Or, cette violation n'est pr�cis�ment pas r�alis�e pour ce seul motif, pour autant que la solution divergente puisse s'appuyer sur des motifs objectifs (ATF 117 III 76 consid. 7c; arr�ts 5P.115/2005 du 13 mai 2005 consid. 1.1; 5P.387/2004 du 8 mars 2005 consid. 3.2). Dans tous les cas, bien qu'elle parle de " rapport de connexit� " pour affirmer que la jurisprudence qu'elle cite s'appliquerait � sa cause, la recourante ne fait que r�p�ter ses affirmations, pr�c�demment rejet�es, selon lesquelles les prestations seraient dans un rapport d'�change (cf.�
supra�consid. 5.3.1).
En ce qui concerne les loyers des avions, la recourante d�nonce l'application arbitraire des art. 97, 267 al. 2 CO et 940 al. 1 CC.
�Dans la mesure o� la recourante soul�ve des critiques ayant trait aux loyers ant�rieurs au 1
er�juillet 2001, ses griefs n'ont plus d'objet, faute pour elle d'avoir d�montr� l'�tablissement arbitraire de la volont� r�elle des parties de convertir ces cr�ances en capital-actions ou de les abandonner (cf.�
supra�consid. 5.1).
�Pour les loyers post�rieurs au 1
er�juillet 2001, la recourante ne s'attaque pas � la motivation de la cour qui a consid�r� que, s'agissant des avions 4 et 3, le premier juge avait retenu les cr�ances de loyers et que, s'agissant de l'avion 2, il n'y avait pas lieu d'attribuer de loyer, cet engin �tant simplement rest� au sol � Y.________. Ses griefs sont donc irrecevables, faute de motivation.
En ce qui concerne les r�serves de maintenance, la recourante se plaint tout d'abord de l'�tablissement arbitraire des faits, puis de l'application arbitraire de l'art. 42 al. 2 CO.
7.1.�L'autorit� cantonale a consid�r� que le nombre d'heures de vol figurant dans les factures de la recourante n'�tait pas �tabli et avait �t� express�ment contest� par l'intim�e, qui n'a �voqu� pour sa part qu'un certain nombres d'heures, approximatif et largement inf�rieur au nombre all�gu� par la recourante, de plus uniquement en rapport avec une r�paration d�termin�e d'un avion. Quant � la recourante, elle avait admis avoir proc�d� souvent par simple estimation et n'avait pas all�gu� avec pr�cision quelles factures portaient sur des heures connues et quelles factures portaient sur des heures simplement estim�es. L'autorit� cantonale a alors consid�r� que, dans ces conditions, le premier juge n'avait pas viol� l'art. 42 al. 2 CO, applicable par analogie, en renon�ant � estimer lui-m�me les heures de vol contest�es.
7.2.�Dans son grief d'arbitraire dans l'�tablissement des faits, la recourante ne fait que recopier la partie du m�moire de r�plique de l'intim�e, o� celle-ci fait une simple estimation du nombre d'heures de vol, pour en d�duire qu'il faut consid�rer cette estimation comme un aveu du nombre d'heures mensuelles de vol de chaque appareil. L'argumentation est donc appellatoire, la recourante ne faisant qu'opposer sa propre appr�ciation des preuves � celle retenue par l'autorit� cantonale.
�La recourante reproche ensuite � l'autorit� cantonale d'avoir omis de tenir compte du libell� des factures, qui permettrait de clairement distinguer les heures estim�es et les heures connues. On peut toutefois se dispenser d'examiner la pertinence de cet argument: la recourante n'�tablissant pas le nombre pr�cis des heures qui r�sulterait de cette distinction, sa critique ne r�pond pas aux exigences du principe d'all�gation auquel est soumis le recourant qui entend se plaindre de la violation de l'art. 9 Cst.
�Au vu de ce qui pr�c�de, le grief d'arbitraire dans l'�tablissement des faits est irrecevable. Dans la mesure o� la recourante reprend dans sa critique les faits dont elle vient d'�chouer � d�montrer l'�tablissement arbitraire, le grief relatif � l'application arbitraire de l'art. 42 al. 2 CO devient sans objet. Dans la mesure o� elle pr�sente un argument nouveau en lien avec l'application arbitraire de cette norme - � savoir qu'elle pourrait de toute fa�on r�clamer le montant de 510'000 USD � titre de r�serves de maintenances en vertu de l'art. 3 de l'�
Addendum�3 -, son grief est irrecevable, faute d'�puisement des instances (cf.�
En ce qui concerne les frais de r�paration des avions, la recourante se plaint tout d'abord de l'�tablissement arbitraire des faits, puis de l'application arbitraire de l'art. 42 al. 2 CO.
8.1.�A cet �gard, l'autorit� cantonale a adopt� une triple motivation. Premi�rement, les contrats de location ne pouvaient pas simplement mettre � la charge de la faillie tous les frais de r�paration, sans aucune distinction et en sus du loyer, � partir du moment o� la faillie �tait en demeure de payer ce loyer; deuxi�mement, la recourante avait �chou� dans la preuve de son dommage puisque les factures produites ne permettaient pas d'�tablir son ampleur, de sorte que le premier juge n'�tait pas tenu de l'estimer en vertu de l'art. 42 al. 2 CO; troisi�mement, les dettes de la faillie avaient �t� effac�es par l'�
Addendum�3, au moins en ce qui concerne les avions immatricul�s 5 et 6.
8.2.�Dans son recours cantonal, se fondant sur la pi�ce n� 143, la recourante avait soutenu que le premier juge avait, de mani�re arbitraire, refus� de d�duire que sa pr�tention de 2'971'985 USD � titre de frais de r�paration " n'avait rien d'exag�r� ". Dans le pr�sent recours, se r�f�rant � cette m�me pi�ce n� 143, la recourante soutient qu'il en ressort que la faillie a express�ment reconnu que les frais de r�paration des avions s'�levaient � un montant total de 2'090'000 USD, dont 260'000 USD � sa propre charge; elle reproche alors � l'autorit� cantonale d'avoir �tabli de mani�re arbitraire les faits en refusant de tenir compte de l'estimation du co�t de r�paration et de remise en �tat des a�ronefs par la faillie.
�Au vu de l'incoh�rence de ces deux argumentations, le grief d'�tablissement arbitraire des faits sur ce point doit �tre rejet�, pour autant qu'il soit recevable. Le fait que la recourante persiste � soutenir que la soci�t� faillie est responsable de l'ensemble des frais de r�paration conform�ment aux�
Dry Lease Agreements�n'y change rien: on ne comprend que tr�s difficilement ce que, en fin de compte, la recourante entend contester et les cr�ances dont elle entend obtenir le paiement. Dans tous les cas, il ne ressort pas de la pi�ce n �143 que les co�ts cit�s concerneraient uniquement des r�parations.
�Le grief d'application arbitraire de l'art. 42 al. 2 CO devient sans objet, la recourante reprenant, dans son argumentation, les faits dont elle vient d'�chouer � d�montrer l'�tablissement arbitraire.
S'agissant des frais de r�vision du moteur de l'avion�
DASH-7, la recourante se plaint tout d'abord de l'�tablissement arbitraire des faits, puis de l'application arbitraire des art. 18 al. 1, 20 al. 2 et 267 al. 1 CO.
9.1.�L'autorit� cantonale a relev� que le premier juge avait interpr�t� l'art. 5 de l'�
Addendum�3 en ce sens que les frais de r�vision du moteur n'incombaient pas � la faillie, �tant donn� que celle-ci n'avait pas pu utiliser l'avion ult�rieurement, faute d'accord du tiers financier de cet appareil, soit la soci�t� N.________. Dans une double motivation, elle a consid�r� en substance que, premi�rement, il s'agissait-l� d'une interpr�tation conforme au principe de la confiance et, secondement, que l'art. 267 al. 1 CO excluait de toute mani�re la responsabilit� du locataire pour les d�gradations de la chose dues � l'usure normale.
9.2.�Dans son grief relatif � l'�tablissement arbitraire des faits, la recourante soutient tout d'abord que l'autorit� cantonale aurait omis de prendre en consid�ration les art. 3 et 4 de l'�
Addendum�2, qui mettaient les frais de r�paration du moteur de l'avion � la charge de la faillie. Ce grief n'a plus d'objet: la recourante n'ayant pas d�montr� que l'autorit� cantonale aurait vers� dans l'arbitraire en consid�rant que l'�
Addendum�3 n'a pas �t� r�solu (cf.�
supra�consid. 5.2), seul celui-ci r�git les frais litigieux.
�La recourante soutient ensuite que l'autorit� cantonale a omis de prendre en consid�ration qu'il ressort de son fax du 25 juillet 2001 adress� � la soci�t� faillie que, si celle-ci n'a pas pu utiliser l'avion en cause faute d'accord de N.________, c'est pr�cis�ment parce qu'elle n'avait pas pay� les frais de r�vision du moteur. Si, dans son recours cantonal, la recourante a bien fait mention de ce fax, elle n'a formul� aucun grief similaire � celui qu'elle pr�sente d�sormais. D�s lors, faute d'avoir �puis� les instances sur ce grief, sa critique est irrecevable (cf.�
�Au demeurant, faute d'explication suppl�mentaire sur le contexte dans lequel ce fax a �t� r�dig� - en particulier, la recourante ne cite pas la pi�ce en r�ponse � laquelle elle a r�dig� ce fax -, il ne ressort pas de cette pi�ce que N._________ aurait refus� de donner son accord � l'exploitation de l'avion en cause pr�cis�ment en raison du fait que les frais de r�vision du moteur n'auraient pas �t� pay�s. Bien au contraire, il en ressort que l'accord de N._________ ne d�pendait pas de ce paiement. D�s lors, la recourante ne d�montre pas que l'autorit� cantonale, suivant sur ce point le premier juge, a admis de mani�re arbitraire que c'est la recourante elle-m�me qui n'a pas obtenu l'accord de N.________, raison pour laquelle la soci�t� faillie n'a plus pu utiliser le�
DASH-7.
�Le grief de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'interpr�tation objective de l'art. 5 de l'�
Addendum�3 devient sans objet, faute pour la recourante d'avoir d�montr� l'arbitraire dans l'�tablissement des faits qu'elle reprend dans son argumentation en droit. Il n'y a pas lieu d'examiner les autres arguments de la recourante au sujet de l'application arbitraire de l'art. 267 al. 1 CO, la motivation de l'autorit� cantonale relative � la volont� objective des parties permettant � elle seule de solder le sort du litige sur ce point.
En conclusion, le recours en mati�re civile est irrecevable. Le recours constitutionnel subsidiaire est rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Les frais judiciaires sont arr�t�s � 10'000 fr., au vu du travail n�cessit� par un recours confus et prolixe de 67 pages. Ils sont mis � la charge de la recourante, qui succombe (art. 66 al. 1 LTF). La recourante versera en outre une indemnit� de 10'000 fr. � l'intim�e, � titre de d�pens (art. 68 al. 1 LTF).
Une indemnit� de 10'000 fr., � verser � l'intim�e � titre de d�pens, est mise � la charge de la recourante.