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Timestamp: 2016-10-21 15:01:17+00:00
Document Index: 302376575

Matched Legal Cases: ['ATF ', 'art. 86', 'ATF ', 'art. 3', 'art. 86', 'art. 86', 'art. 88', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 88', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 35', 'art. 88', 'art. 1', 'art. 88', 'ATF ', 'art. 84', 'art. 90', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 93', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 4', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 156', 'art. 159']

2P.9/2006 (16.05.2006)
2P.9/2006/svc
Arr�t du 16 mai 2006
recourante, repr�sent�e par Me St�phane Riand, avocat,
recours de droit public contre l'arr�t de la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais
du 25 novembre 2005.
Au bout d'un an d'engagement provisoire, X.________ a �t� nomm�e � titre d�finitif, le 6 f�vrier 1985, par le Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-apr�s: le Conseil d'Etat) en qualit� de secr�taire � mi-temps aupr�s du Service administratif du D�partement de l'instruction publique, actuellement le D�partement de l'�ducation, de la culture et du sport, du canton du Valais (ci-apr�s: le D�partement cantonal). Apr�s avoir �t� affect�e en juillet 1997 � l'Office Jeunesse et Sport/Sport-Toto du D�partement cantonal, elle a �t� transf�r�e, par d�cision du 27 octobre 2004, � l'Ecole W.________ o� elle a travaill� d�s le 1er novembre 2004 en tant que secr�taire � temps partiel.
A la suite d'un rapport d'�valuation du 11 mars 2005, qui a �t� soumis pour d�termination � X.________, l'Ecole W.________ a �tabli un pr�avis de non-renouvellement des fonctions de l'int�ress�e. Ce pr�avis a �t� ent�rin� le 31 mars 2005 par le Service de la formation professionnelle du D�partement cantonal.
Le 15 juin 2005, le Conseil d'Etat a d�cid� de ne pas renouveler les rapports de service de X.________ pour la p�riode administrative 2006-2009. Il a notamment relev� que le comportement et les prestations de l'int�ress�e ne donnaient pas satisfaction.
Saisie d'un recours contre la d�cision du Conseil d'Etat du 15 juin 2005, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-apr�s: le Tribunal cantonal) l'a rejet�, par arr�t du 25 novembre 2005. Le Tribunal cantonal a retenu en substance que X.________ n'avait pas pu ma�triser l'ensemble des op�rations qui lui avaient �t� confi�es, que ses lacunes compromettaient le bon fonctionnement du secr�tariat de l'Ecole W.________ et que le Conseil d'Etat avait proc�d� � une appr�ciation correcte de ses prestations, qui justifiaient le non-renouvellement des relations de travail.
Agissant par la voie du recours de droit public, X.________ demande au Tribunal f�d�ral, sous suite de d�pens, d'annuler l'arr�t du Tribunal cantonal du 25 novembre 2005, de renvoyer le dossier � l'autorit� judiciaire cantonale comp�tente pour "nouveau jugement" dans le sens des consid�rants et de renoncer � la perception de frais en application de la loi f�d�rale du 24 mars 1995 sur l'�galit� entre femmes et hommes (loi sur l'�galit�; LEg; RS 151.1) ou, subsidiairement, de mettre les frais � la charge du canton du Valais. Elle se plaint de violations du droit d'�tre entendu, de l'interdiction de l'arbitraire et du principe de l'�galit�.
Le Tribunal cantonal a renonc� � se d�terminer sur le recours. Le Conseil d'Etat conclut au rejet du recours dans la mesure o� il est recevable.
Sans y avoir �t� invit�e, X.________ a encore d�pos� une �criture accompagn�e d'annexes, le 10 mars 2006.
1.1 Sous r�serve d'exceptions non r�alis�es en l'esp�ce, le recours de droit public est de nature purement cassatoire et ne peut donc tendre qu'� l'annulation de l'acte attaqu� (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176). La conclusion de la recourante tendant au renvoi du dossier � l'autorit� judiciaire cantonale comp�tente pour nouvelle d�cision est en cons�quence irrecevable.
1.2 Le recours de droit public n'est recevable que contre les d�cisions prises en derni�re instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Cela a pour cons�quence que le Tribunal f�d�ral n'examine que les moyens qui, pouvant l'�tre, ont �t� pr�sent�s � l'autorit� cantonale de derni�re instance (ATF 118 III 37 consid. 2a p. 39; 117 Ia 1 consid. 2 p. 3).
La recourante conclut � la gratuit� de la proc�dure devant le Tribunal f�d�ral en invoquant la loi sur l'�galit�. Elle soutient qu'une partie de ses pr�tentions repose sur l'existence de discriminations � raison du sexe et que l'autorit� intim�e a refus� de tirer les cons�quences financi�res d'une violation de la loi sur l'�galit� en raison d'un harc�lement psychologique, moral et sexuel. Citant en outre les art. 3 � 6 LEg, elle fait valoir que le Tribunal cantonal aurait �t� amen� � en faire application s'il n'avait pas viol� son droit d'�tre entendue. Enfin, elle se plaint d'une in�galit� de traitement du fait que, dans une autre cause qui lui avait �t� soumise, le Tribunal cantonal avait renvoy� le dossier au Conseil d'Etat pour qu'il compl�te l'instruction du dossier sur la r�alit�, voire l'ampleur, d'actes de mobbing alors qu'il n'a pas proc�d� de la sorte dans son cas.
Dans son recours du 20 juillet 2005 au Tribunal cantonal, la recourante n'a pas pris de conclusions p�cuniaires et n'a pas all�gu� de faits propres � �tablir l'existence d'un comportement discriminatoire � raison du sexe ou d'un harc�lement sexuel � son �gard. Elle s'est born�e � faire �tat d'une d�t�rioration des relations de travail avec son sup�rieur au Service administratif du D�partement cantonal, d'une consultation en automne 2004 aupr�s de la responsable de la consultation sociale au cours de laquelle elle a fait part de difficult�s sur son lieu de travail et de sa demande de transfert dans un autre poste de l'administration, ainsi que d'un certificat m�dical du 1er juillet 2005 attestant des pressions ressenties dans son travail. On cherche en vain dans cette �criture de la recourante la mention m�me de la loi sur l'�galit� et la seule audition formellement requise est celle du Directeur de l'Ecole W.________ qui, � l'�vidence, n'aurait pas pu se prononcer sur le harc�lement sexuel invoqu� actuellement devant le Tribunal f�d�ral. En l'absence de conclusions p�cuniaires, l'autorit� intim�e ne pouvait donc pas tirer des cons�quences financi�res d'un harc�lement sexuel, au surplus non all�gu�. L'audition du Directeur de l'Ecole W.________ ne pouvait pas porter sur les pressions ressenties par la recourante dans son activit� ant�rieure. Les moyens de la recourante tir�s de la loi sur l'�galit� sont enti�rement nouveaux et auraient pu �tre pr�sent�s � l'autorit� intim�e. Il en va de m�me de la pi�ce dat�e du 25 novembre 2004, que la recourante produit pour la premi�re fois devant l'autorit� de c�ans; en effet, l'int�ress�e n'explique pas pourquoi elle a attendu le 16 d�cembre 2005 - date post�rieure � l'arr�t attaqu� - pour la demander au D�partement cantonal, alors que rien ne l'emp�chait apparemment de la requ�rir � temps pour la d�poser dans le cadre de la proc�dure devant le Tribunal cantonal. Partant, ces moyens et cette pi�ce sont irrecevables au regard de l'art. 86 al. 1 OJ.
En revanche, l'�l�ment nouveau d'in�galit� de traitement que la recourante tire de l'arr�t que le Tribunal cantonal a rendu dans l'affaire A.________ et la pi�ce nouvelle (ledit arr�t A.________ du 15 f�vrier 2002) qu'elle produit � ce sujet sont recevables par rapport � l'art. 86 al. 1 OJ. En effet, c'est l'arr�t pr�sentement attaqu� qui justifie ce nouveau grief de la recourante qui consid�re que le Tribunal cantonal a trait� son cas diff�remment de celui qu'elle invoque puisque, dans cette affaire ant�rieure, l'autorit� intim�e aurait d'elle-m�me abord� la question d'un �ventuel mobbing. Ce moyen n'est toutefois pas fond�, car, dans la pr�sente esp�ce, la recourante n'a pas all�gu� le mobbing dans la proc�dure cantonale contrairement � ce qui s'est pass� dans la cause A.________ (cf. arr�t A.________ du Tribunal cantonal du 15 f�vrier 2002, sp�c. p. 3).
1.3 Selon la jurisprudence relative � l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement � celui qui est atteint par l'acte attaqu� dans ses int�r�ts personnels, actuels et juridiquement prot�g�s (ATF 130 I 306 consid. 1 p. 309). Le recours form� pour sauvegarder l'int�r�t g�n�ral ou ne visant qu'� pr�server des int�r�ts de fait est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44, 81 consid. 3b p. 85). Sont des int�r�ts personnels et juridiquement prot�g�s ceux qui d�coulent d'une r�gle de droit f�d�ral ou cantonal ou directement d'une garantie constitutionnelle sp�cifique pour autant que les int�r�ts en cause rel�vent du domaine que couvre ce droit fondamental (ATF 129 I 113 consid. 1.2 p. 117, 217 consid. 1 p. 219). La protection contre l'arbitraire inscrite � l'art. 9 Cst. - qui doit �tre respect�e dans toute l'activit� administrative de l'Etat - ne conf�re pas � elle seule la qualit� pour agir au sens de l'art. 88 OJ (ATF 131 I 366 consid. 2.6 p. 371; 126 I 81 consid. 3-6 p. 85 ss). Enfin, il incombe au recourant d'all�guer les faits qu'il consid�re comme propres � fonder sa qualit� pour recourir, lorsqu'ils ne ressortent pas de fa�on �vidente de la d�cision attaqu�e ou du dossier (ATF 120 Ia 227 consid. 1 p. 229; 115 Ib 505 consid. 2 in fine p. 508).
S'agissant de la fonction publique, la jurisprudence consid�re qu'en mati�re de refus de prolonger l'engagement d'un fonctionnaire dans un syst�me o� il n'est nomm� que pour une p�riode d�termin�e et o� le droit cantonal n'accorde pas un droit � la prolongation des rapports de service, l'autorit� est en principe libre de renouveler le contrat d'engagement ou d'y mettre fin. Il faut en d�duire que, sauf dispositions contraires du droit cantonal, le fonctionnaire ne jouit d'aucun droit au renouvellement des rapports de service et qu'en cons�quence, il n'a pas qualit� pour d�poser un recours de droit public contre la d�cision refusant un tel renouvellement (ATF 126 I 81 consid. 3 p. 85; 120 Ia 110 consid. 1a p. 112; 107 1a 182 consid. 2 p. 184).
Dans un arr�t du 21 octobre 1998 (2P.57/1998), le Tribunal f�d�ral a laiss� ouverte la question de savoir si l'art. 35 al. 1 de la loi du 11 mai 1983 fixant le statut des fonctionnaires et employ�s de l'Etat du Valais (ci-apr�s: le Statut), selon lequel le rapport de service est renouvel� tacitement pour la prochaine p�riode administrative sauf d�cision contraire de l'autorit� de nomination � la fin de la p�riode administrative, laissait ou non une totale libert� d'appr�ciation � cette autorit� et s'il fallait reconna�tre aux fonctionnaires concern�s la qualit� pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. Dans la mesure o� l'art. 1 al. 2 lettre c de l'arr�t� valaisan du 17 novembre 2004 relatif au renouvellement des rapports de service des fonctionnaires de l'administration cantonale pour la p�riode administrative 2006-2009 pr�voit que le non-renouvellement est r�serv� aux seuls fonctionnaires qui ne satisfont pas aux exigences de la fonction quant � leurs prestations et � leur comportement, il faut admettre qu'en l'esp�ce, le droit cantonal soumet le renouvellement des rapports de service des fonctionnaires � des conditions mat�rielles, de sorte que la recourante a qualit� pour agir au sens de l'art. 88 OJ (ATF 126 I 33 consid. 1 p. 34 et la jurisprudence cit�e; cf. aussi arr�t 2P.318/2003 du 24 mars 2004, consid. 1.1).
1.4 Au surplus, d�pos� en temps utile et dans les formes prescrites par la loi, le pr�sent recours est en principe recevable au regard des art. 84 ss OJ, de sorte que le Tribunal f�d�ral peut entrer en mati�re.
1.5 Selon l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit - sous peine d'irrecevabilit� - contenir un expos� des faits essentiels et un expos� succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques viol�s, pr�cisant en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal f�d�ral n'a donc pas � v�rifier, de lui-m�me, si l'acte attaqu� est en tout point conforme au droit et � l'�quit�; il n'examine que les moyens de nature constitutionnelle, invoqu�s et suffisamment motiv�s dans le m�moire de recours (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31, 258 consid. 1.3 p. 261/262; 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4). En outre, dans un recours pour arbitraire, le recourant ne peut pas se contenter de critiquer l'acte entrepris comme il le ferait dans une proc�dure d'appel o� l'autorit� de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit pr�ciser en quoi l'acte attaqu� serait arbitraire (ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312).
C'est � la lumi�re de ces principes que doivent �tre appr�ci�s les moyens soulev�s par la recourante.
Comme un second �change d'�critures au sens de l'art. 93 al. 3 OJ n'a pas �t� ordonn�, l'�criture et les pi�ces - au demeurant, sans pertinence - d�pos�es spontan�ment par la recourante apr�s l'�ch�ance du d�lai de recours sont irrecevables.
La recourante se plaignant de violations de son droit d'�tre entendue et de l'interdiction de l'arbitraire, il convient de d�finir ces notions.
3.1 Le droit d'�tre entendu garanti constitutionnellement comprend le droit pour l'int�ress� de prendre connaissance du dossier, de s'exprimer sur les �l�ments pertinents avant qu'une d�cision ne soit prise touchant sa situation juridique, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donn� suite � ses offres de preuves pertinentes, de participer � l'administration des preuves essentielles ou, � tout le moins, de s'exprimer sur son r�sultat lorsque cela est de nature � influer sur la d�cision � rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504/505; 127 III 576 consid. 2c p. 578/579). A lui seul, l'art. 29 al. 2 Cst. ne conf�re pas le droit d'�tre entendu oralement (cf., au sujet de l'art. 4 aCst., ATF 122 II 464 consid. 4c p. 469; Alfred K�lz/Isabelle H�ner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e �d., Zurich 1998, n. 150, p. 53), ni celui d'obtenir l'audition de t�moins (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428/429). Au surplus, la jurisprudence admet que le droit d'�tre entendu n'emp�che pas l'autorit� de mettre un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de former sa conviction et que, proc�dant d'une mani�re non arbitraire � une appr�ciation anticip�e des preuves qui lui sont encore propos�es, elle a la certitude que ces derni�res ne pourraient l'amener � modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et la jurisprudence cit�e).
3.2 Une d�cision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut� ou qu'elle heurte d'une mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. A cet �gard, le Tribunal f�d�ral ne s'�carte de la solution retenue par l'autorit� cantonale de derni�re instance que si elle appara�t insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adopt�e sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. De plus, pour qu'une d�cision soit annul�e, il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; il faut encore que cette d�cision soit arbitraire dans son r�sultat. En outre, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution - en particulier une autre interpr�tation de la loi - que celle de l'autorit� intim�e para�t concevable, voir pr�f�rable (ATF 131 I 217 consid. 2.1 p. 219; 129 I 173 consid. 3.1 p. 178; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373). Enfin, lorsque le recourant s'en prend � l'appr�ciation des preuves et � l'�tablissement des faits, la d�cision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison s�rieuse, de tenir compte d'un moyen important propre � modifier la d�cision attaqu�e ou encore si, sur la base des �l�ments recueillis, il a fait des d�ductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9).
La recourante reproche au Tribunal cantonal d'avoir viol� son droit d'�tre entendue, en ne donnant pas suite � sa requ�te d'�tre entendue personnellement ainsi qu'� sa demande d'audition des t�moins B.________, son sup�rieur hi�rarchique aupr�s du Service administratif du D�partement cantonal, et C.________, Directeur de l'Ecole W.________. D'apr�s la recourante, si ces mesures d'instruction avaient �t� ordonn�es, elles auraient conduit l'autorit� intim�e � reconna�tre qu'elle avait �t� victime d'actes de harc�lement psychologique de la part de B.________ et que les critiques prof�r�es � son encontre dans ses activit�s professionnelles aupr�s de l'Ecole W.________ �taient infond�es.
La recourante n'a pas express�ment sollicit� l'audition de B.________ dans la proc�dure cantonale de recours. A l'all�gu� 5 de son recours cantonal du 20 juillet 2005 concernant la d�t�rioration des relations de travail dans son emploi pr�c�dent, elle a indiqu� l'interrogatoire des parties comme mode de preuve. Or, B.________ n'�tait pas partie � la proc�dure. A supposer que la recourante ait voulu d�signer B.________ par le terme de partie, force est de constater que l'audition de celui-ci ne se justifiait pas puisque le Conseil d'Etat a purement et simplement admis l'all�gu� 5 pr�cit� dans ses observations du 28 septembre 2005 sur le recours cantonal. Pour le m�me motif, l'audition de la recourante elle-m�me ne s'imposait pas. De plus, dans la subdivision III de son recours cantonal du 20 juillet 2005, intitul�e "Moyens de preuves", la recourante n'a requis l'audition que de C.________ et sa r�plique du 24 octobre 2005 ne contient que des d�terminations sommaires sur les all�gu�s du Conseil d'Etat. C'est dire que la recourante entendait d�velopper son argumentation principalement sur la contestation des reproches qui lui �taient adress�s dans le cadre de son activit� professionnelle aupr�s de l'Ecole W.________ et non pas sur les circonstances du conflit qui l'avait oppos�e � B.________.
Pour ce qui est de l'audition de C.________, le Tribunal cantonal �tait fond� � y renoncer en vertu du principe de l'appr�ciation anticip�e des preuves. En effet, C.________ avait particip� � la s�ance du Comit� de direction de l'Ecole W.________ du 17 f�vrier 2005, au cours de laquelle il avait personnellement fait �tat des grandes difficult�s de la recourante � assumer son travail, collabor� � l'�laboration du rapport d'�valuation du 11 mars 2005 sur la qualit� du travail de la recourante et sign� le pr�avis de non-renouvellement des rapports de service de la recourante du 29 mars 2005. Ces diff�rentes interventions de C.________ ont toutes fait l'objet de documents �crits qui ont �t� vers�s au dossier, de sorte que le Tribunal cantonal �tait suffisamment renseign� au sujet de l'appr�ciation de C.________ sur les prestations de la recourante. Dans ces conditions, il pouvait sans arbitraire mettre un terme � l'instruction sans entendre ce t�moin.
Le grief de la recourante tir� de la violation du droit d'�tre entendu doit en cons�quence �tre �cart�.
La recourante se plaint que le Tribunal cantonal soit tomb� dans l'arbitraire. Pour l'essentiel, elle soutient que l'autorit� intim�e a omis de tenir compte de son dossier personnel et a fait fi de plus de vingt ans de bons et loyaux services pendant lesquels ses �valuations annuelles apportaient la preuve qu'elle avait toujours donn� enti�re satisfaction dans son travail. Il �tait donc �tabli qu'elle disposait de qualifications professionnelles �lev�es et que les critiques �mises apr�s quelques mois seulement sur son activit� aupr�s de l'Ecole W.________ �taient d�nu�es de fondement.
Les appr�ciations favorables auxquelles la recourante se r�f�re concernaient son activit� professionnelle ant�rieure � son entr�e en fonction aupr�s de l'Ecole W.________. Elle ne sont donc pas d�cisives pour juger de ses prestations dans ce dernier emploi. Il n'est au demeurant pas rare qu'un collaborateur donne satisfaction dans une activit� d�termin�e et qu'il �prouve des difficult�s � ex�cuter correctement son travail dans un autre poste dont les t�ches seraient plus vari�es et les exigences plus �lev�es.
Apr�s un peu plus de deux mois d'activit� au sein de l'Ecole W.________, la recourante a confirm� � son directeur son intention de retrouver un poste de secr�taire � mi-temps � Sion. Elle a fait �tat de certains inconv�nients li�s � son poste, comme la distance g�ographique s�parant son domicile de son lieu de travail, des dates de vacances impos�es, incompatibles avec celles de son mari, et des horaires non flexibles. Il est dans l'ordre des choses que la recourante n'ait plus gu�re �t� motiv�e pour s'investir totalement dans son travail apr�s avoir pris la d�cision de quitter l'Ecole W.________, au d�but de l'ann�e 2005. Dans sa s�ance du 17 f�vrier 2005, � laquelle la recourante a particip�, le Comit� de Direction de l'Ecole W.________ a relev� que l'int�ress�e �tait tendue dans son travail, qu'elle manquait de concentration, qu'elle craignait de se tromper et que la diversit� ainsi que la quantit� des t�ches � assumer provoquaient de grandes difficult�s dans l'accomplissement de son travail. Le rapport d'�valuation du 11 mars 2005 souligne en outre que la recourante a commis de nombreuses erreurs qui ont contraint la Direction de l'Ecole W.________ � lui retirer des t�ches pr�vues initialement pour lui en confier d'autres, plus simples et r�p�titives. Il retient que la recourante passe beaucoup de temps � contr�ler et "recontr�ler" le travail effectu� et qu'elle n'est pas capable d'assumer toutes les t�ches du secr�tariat. Il mentionne �galement que la recourante n'a particip� � aucune des quatre s�ances d'un groupe de travail pour l'introduction d'un "Syst�me Qualit�" auquel elle �tait rattach�e. Ce rapport a �t� soumis � la recourante lors d'une s�ance du 11 mars 2005. Bien qu'affect�e par son contenu, la recourante ne l'a pas vraiment contest� mais a expliqu� qu'elle avait besoin d'un temps d'adaptation pour conna�tre le monde de l'apprentissage. Il lui a �t� reproch� � cette occasion une erreur de comptabilit�. Le 18 mars 2005, la recourante a r�dig� une prise de position qui a fait l'objet, le m�me jour, d'une discussion avec le Comit� de Direction de l'Ecole W.________. La recourante a ainsi reconnu avoir commis quelques erreurs dans l'ex�cution de ses t�ches et rappel� l'accord selon lequel elle n'�tait pas tenue de se rendre aux r�unions de travail li�es � l'introduction d'un syst�me qualitatif, compte tenu de son horaire de travail; elle a �galement relev� qu'elle avait �t� confront�e, pendant les douze derniers mois, � une situation priv�e douloureuse qui avait pu affecter sensiblement ses capacit�s professionnelles et ajout� qu'elle �tait tr�s pein�e par certains qualificatifs utilis�s dans le rapport d'�valuation du 11 mars 2005.
Il ressort ainsi des pi�ces du dossier que la recourante, contrari�e par certains inconv�nients pratiques li�s � son nouveau poste, n'a pas pu s'adapter aux exigences de sa fonction au sein de l'Ecole W.________. Soucieuse de nature, elle a �t� d�pass�e par l'ampleur et la vari�t� des t�ches qui lui �taient confi�es, ce qui l'a amen�e � commettre certaines erreurs et � consacrer beaucoup trop de temps � des op�rations de contr�le. Dans ces conditions, l'autorit� intim�e �tait fond�e � consid�rer que les lacunes constat�es pouvaient entraver le bon fonctionnement de l'Ecole W.________ et justifier un non-renouvellement des fonctions de la recourante, ind�pendamment de la qualit� des services rendus par celle-ci dans ses activit�s ant�rieures.
Le moyen que la recourante tire de la violation de l'interdiction de l'arbitraire est donc infond�.
La loi sur l'�galit� n'�tant pas applicable, la recourante, qui succombe, doit supporter les frais judiciaires (art. 156 al. 1, 153 et 153a OJ) et n'a pas droit � des d�pens (art. 159 al. 1 OJ).
Le pr�sent arr�t est communiqu� en copie au mandataire de la recourante, au Conseil d'Etat et � la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais.