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Timestamp: 2018-11-13 16:25:19+00:00
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Belgique | World Vision
L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre bemba, lors d’une audience de la Cour pénale internationale, à la Haye, le 21 juin 2016 / © POOL/AFP/Archives / Michael Kooren
L’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, récemment acquitté en appel de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est arrivé vendredi en Belgique, en liberté provisoire après une décennie passée dans le centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.
« Aujourd’hui, le 15 juin 2018, Jean-Pierre Bemba Gombo a été mis en liberté provisoire sous conditions spécifiques sur le territoire du Royaume de Belgique », a fait savoir la CPI dans un communiqué.
Une semaine après son acquittement surprise, le Congolais « est en chemin vers chez lui », a confirmé à l’AFP Jean-Jacques Mbungani, un responsable du parti politique de M. Bemba établi à Bruxelles.
« Il a été en possession de l’autorisation de séjour délivrée par la Belgique et il a pu partir » des Pays-Bas, a ajouté M. Mbungani.
Jeudi, les autorités belges avaient « répondu favorablement à la demande de la Cour de permettre le séjour de Monsieur Bemba en Belgique, où réside sa famille, suite à sa mise en liberté provisoire », avait annoncé le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, dans un communiqué.
« Le gouvernement du Royaume de Belgique et la CPI ont signé un accord sur la mise en liberté provisoire des détenus sur le territoire belge le 10 avril 2014 », a précisé la CPI vendredi.
M. Bemba, qui a émis le souhait de se rendre en Belgique dès la communication mardi de la décision de libération conditionnelle, « a demandé un visa de type C, de court séjour », l’autorisant dans un premier temps à séjourner jusqu’à 90 jours sur le sol belge, avait souligné jeudi à l’AFP une porte-parole du secrétaire d’Etat belge à la Migration Theo Francken.
Dates clés de l’ex-vice président de République démocratique du Congo Jean-Pierre Bemba / © AFP/Archives / Alain BOMMENEL, Sabrina BLANCHARD
– Conditions spécifiques –
M. Bemba se trouve désormais « en liberté conditionnelle en Belgique en attendant une décision finale sur sa peine dans l’affaire » de subornation de témoins dans le cadre de son principal procès et dont la procédure est toujours en cours, a précisé la CPI.
D’ici là, il doit « s’abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, ne pas changer d’adresse sans préavis, ne contacter aucun témoin et se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l’exigeait », a énuméré la CPI.
Il compte profiter de son séjour en Belgique pour « mettre sur pied son retour en RDC », selon M. Mbungani.
Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2018 23h31)
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Belgique/attaque de Liège: trois morts, dont deux policières, un juge terroriste saisi
/ © TWITTER/AFP / Victor JAY
Un homme a tué par balles trois personnes dont deux policières mardi matin à Liège, dans l’est de la Belgique, avant de prendre un otage dans un établissement scolaire et d’être finalement abattu par les forces de l’ordre, une tuerie qui a les apparences d’un acte terroriste selon la justice belge.
Le Premier ministre belge Charles Michel a dénoncé dans un tweet une « violence lâche et aveugle ».
Le dossier a été confiée à un juge d’instruction antiterroriste car « des éléments vont dans la direction d’un acte terroriste », a justifié à l’AFP Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.
La fusillade s’est produite vers 10h30 (08H30 GMT) sur le boulevard d’Avroy, une grande artère de la ville.
L’assaillant, décrit dans les médias comme « Benjamin H. », un trentenaire condamné pour des délits qui bénéficiait d’une permission de sortie de prison pour préparer sa réinsertion, a d’abord agressé au couteau deux agents de police, avant de s’emparer de leurs armes de service pour les abattre.
Ces deux femmes, employées de la police locale, ont été « agressées par l’arrière », recevant « de multiples coups de couteaux », a dit lors d’une conférence de presse le procureur de Liège, Philippe Dulieu.
– Echange de tirs –
Après avoir subtilisé les armes des policières, l’assaillant a aussi tué une troisième fois en faisant feu contre un homme de 22 ans passager d’une voiture en stationnement.
Dans un second temps, après une courte prise d’otage qui a suivi le triple meurtre, un nouvel échange de tirs a eu lieu, et « plusieurs » autres policiers ont été « blessés aux jambes », a ajouté M. Dulieu. L’assaillant a finalement été abattu par les forces de l’ordre.
Personne n’a en revanche été blessé lors de la prise d’otage d’une employée dans le complexe scolaire Athénée Léonie de Waha, mais des élèves ont dû être évacués vers d’autres écoles.
« Tous les enfants vont bien, ceux du primaire et de maternelle n’ont rien vu, ils ont été évacués par l’arrière de l’école », a dit à l’AFP Julie Fernandez, mère d’un enfant de 7 ans et par ailleurs députée fédérale.
Le bourgmestre (maire) de Liège Willy Demeyer a précisé devant la presse que l’établissement ne rouvrirait que jeudi, de manière à organiser d’ici là la prise en charge pyschologique des élèves.
Les motivations du tireur restaient floues en début d’après-midi. Une porte-parole du parquet de Liège jointe par l’AFP n’a pas pu confirmer les informations de presse selon lesquelles il aurait crié « Allah Akbar » en s’en prenant aux policiers.
Des images diffusées par la chaîne privée RTL montraient l’assaillant abattu étendu sur un trottoir, entièrement vêtu de noir, face contre le sol.
La dernière attaque considérée comme « terroriste » s’est produite le 25 août 2017 : un homme de 30 ans d’origine somalienne a agressé des soldats au couteau, blessant légèrement un d’eux, en criant « Allah Akbar » en plein coeur de Bruxelles. Il a été abattu.
Le 6 août 2016, un Algérien vivant en Belgique avait attaqué à la machette deux policières devant l’hôtel de police de Charleroi (sud) aux cris de « Allah Akbar », les blessant au visage et au cou avant d’être abattu. Le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué cette attaque le lendemain.
– « Terrible attaque » –
En septembre 2016, c’est dans la commune bruxelloise de Molenbeek que deux policiers avaient reçu des coups de couteau sans toutefois être blessés, grâce au port d’un gilet pare-balles.
Consulté mardi, l’Ocam, l’organisme chargé d’évaluer la menace terroriste en Belgique, a décidé de maintenir inchangé le niveau 2 correspondant à une menace jugée « peu vraisemblable ».
Le niveau qui était fixé à 3 –voire ponctuellement 4– depuis trois ans avait été abaissé en janvier. L’Ocam avait justifié notamment cette décision par le délitement de l’EI en zone irako-syrienne.
Le président français Emmanuel Macron a fait part de la « solidarité du peuple français à l’égard du peuple belge », après cette « terrible attaque ».
Romandie.com avec (©AFP / 29 mai 2018 15h13)
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Crise humanitaire en RDC: Kinshasa met en garde les ONG qui accepteraient l’aide de la Belgique
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Lex-président catalan Puigdemont a quitté la Finlande pour la Belgique
Le président catalan déchu Carles Puigdemont, contre qui l’Espagne a lancé un mandat d’arrêt européen, s’exprime devant le parlement finlandais, le 22 mars 2018 à Helsinki / © Lehtikuva/AFP / Martti Kainulainen
Le président catalan déchu Carles Puigdemont, contre qui l’Espagne a lancé un mandat d’arrêt européen, a quitté vendredi la Finlande pour la Belgique, a affirmé samedi un député finlandais qui avait organisé sa visite dans le pays.
Le député Mikko Karna a écrit sur Twitter qu’il avait « tout juste reçu l’information selon laquelle Carles Puigdemont a quitté la Finlande hier soir (vendredi) par un moyen inconnu en direction de la Belgique », où il s’est exilé depuis fin octobre pour échapper aux poursuites de la justice espagnole.
« Puigdemont m’a confirmé aujourd’hui qu’il coopérerait totalement avec les autorités en Belgique », a-t-il ajouté.
« Nous n’avons pas d’information officielle sur cet aspect. C’est ce que dit un parlementaire mais nous n’en avons pas confirmation », a affirmé un de ses responsables, Hannu Kautta.
Un juge espagnol chargé d’une enquête pour « rébellion, sédition et malversations de fonds » présumées, a émis ou réactivé vendredi des mandats d’arrêt européens et internationaux contre six dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne, dont Carles Puigdemont.
Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2018 18h18)
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Le président catalan déchu Carles Puigdemont à Bruxelles, le 12 janvier 2018 / © AFP / JOHN THYS
Le dirigeant indépendantiste Carles Puigdemont a assuré vendredi pouvoir diriger la Catalogne depuis la Belgique et éviter ainsi d’être emprisonné en revenant en Espagne où il est poursuivi par la justice, malgré les avertissements du gouvernement espagnol sur une investiture à distance.
« En prison, je ne pourrais pas m’adresser aux gens, ni écrire, ni recevoir de visiteurs… La seule manière est de pouvoir continuer à le faire en liberté, en sécurité. Je ne peux pas agir comme président (régional) si je suis prisonnier », a expliqué M. Puigdemont lors d’une interview à la radio catalane Catalunya Radio depuis la Belgique où il s’est exilé avec plusieurs de ses anciens ministres.
« Aujourd’hui, les grands projets d’entreprises, universitaires ou de recherche se dirigent aussi principalement en utilisant les nouvelles technologies » à distance, a-t-il ajouté.
Ses déclarations interviennent alors que le nouveau président du parlement catalan, Roger Torrent, consulte les différents partis pour proposer un candidat à la présidence régionale, après les élections du 21 décembre où les indépendantistes ont remporté la majorité absolue des sièges.
Carles Puigdemont, qui est parti pour Bruxelles peu avant son inculpation pour rébellion et sédition, entend être investi à distance, ce que les services juridiques du parlement catalan jugent illégal.
M. Puigdemont est le seul candidat au poste de président régional, après un accord entre sa formation Ensemble pour la Catalogne et l’autre grand parti séparatiste Gauche républicaine de Catalogne (ERC).
Les trois formations indépendantistes ont remporté la majorité absolue lors des élections du 21 décembre, ce qui lui donne en théorie toutes les chances de remporter le vote d’investiture prévu à la fin du mois.
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a prévenu qu’il empêcherait la nomination de Puigdemont, qui doit être signée par le roi Felipe VI, et maintiendrait la tutelle imposée à la Catalogne depuis fin octobre si M. Puigdemont se faisait investir depuis la Belgique.
– ‘Restitution démocratique’ –
« Si le parlement m’investit comme président, le chef de l’Etat n’a en aucun cas le droit d’empêcher ce mandat », a affirmé M. Puigdemont.
Le dirigeant catalan assure avoir assez de légitimité pour gouverner. « Je suis un député comme un autre, parfaitement apte à être investi comme président (…) J’ai tout le droit du monde et j’espère qu’il sera respecté », a-t-il ajouté sur Catalunya Radio.
Il compte présenter par vidéoconférence son programme de gouvernement -passage obligé de la procédure d’investiture-, ou bien le faire lire par quelqu’un d’autre.
Au final, la décision d’autoriser les députés catalans à voter pour un candidat qui n’est pas physiquement présent dans l’hémicycle reviendra au bureau du parlement, composé de M. Torrent, le président de la chambre, et de six autres membres. Parmi ceux-ci, trois sont pro-indépendance et trois y sont opposés.
Sans dévoiler sa position, M. Torrent a déclaré au journal catalan Ara que sa fonction est de « garantir qu’il y ait un candidat qui puisse être investi et un gouvernement qui puisse gouverner dès la première minute ». Interrogé sur la possibilité de gouverner depuis Bruxelles, il s’est borné à répondre « le gouvernement doit être réel ».
Président de Catalogne depuis 2016, M. Puigdemont a été destitué par M. Rajoy le 27 octobre, quelques heures après la déclaration unilatérale d’indépendance du parlement catalan.
Dans la foulée, l’autonomie de la région avait été suspendue, après plusieurs semaines d’extrême tension après le référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre, marqué par des violences policières.
Dans son interview, M. Puigdemont a promis de rétablir son précédent gouvernement, ainsi que sa politique, axée sur la désobéissance à la justice espagnole, et sur une stratégie de rupture unilatérale avec l’Espagne.
« Nous avons un plan de restitution démocratique, des institutions et des politiques (…) Le résultat des élections (du 21 décembre) est la validation de notre programme de gouvernement », a-t-il assuré.
Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 13h22)
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Belgique: tensions au gouvernement autour des expulsions de Soudanais
Bruxelles – Le bouillant secrétaire d’Etat belge à la Migration, le nationaliste flamand Theo Francken, a présenté vendredi ses « excuses » au Premier ministre Charles Michel, après avoir critiqué ses propos sur la gestion controversée du rapatriement des migrants soudanais en situation irrégulière.
Cette controverse, sur fond d’accusations de tortures que des migrants auraient subies à leur retour à Khartoum, suscite de vives tensions au sein même de la coalition au pouvoir, composée de libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes flamands de la N-VA.
Vendredi après-midi, elle a aussi donné lieu à un incident à la Chambre des députés après une demande de l’opposition (PS et Ecolo), restée sans suite, d’entendre « en urgence » Theo Francken, accusé de « mensonges ». La séance a été suspendue et une conférence des présidents de groupe a été convoquée, a rapporté l’agence Belga.
Au coeur de la polémique: une invitation lancée à la fin de l’été par Theo Francken, coutumier des positionnements clivants, pour que des officiels du régime de Khartoum viennent aider les autorités belges, sur leur sol, à identifier les Soudanais voués à être expulsés car non candidats à l’asile en Belgique. Cette nationalité est très représentée parmi les migrants en errance dans Bruxelles, en transit vers la Grande-Bretagne.
Trois fonctionnaires du ministère soudanais de l’Intérieur ont effectivement passé quelques jours en Belgique en septembre, visitant leurs ressortissants dans des centres fermés avant de délivrer leur feu vert à l’expulsion. Le gouvernement a alors été accusé par l’opposition de « collaborer avec une dictature ».
La controverse a rebondi cette semaine avec la publication dans la presse de témoignages –compilées par une ONG libérale– faisant état d’arrestations et de violences subies par plusieurs jeunes Soudanais à leur atterrissage, peu après la visite de cette « mission d’identification ».
Jeudi, devant les députés, le Premier ministre Charles Michel a décrété la suspension des expulsions vers le Soudan le temps qu' »une enquête indépendante », avec l’aide de l’ONU, fasse « la clarté » sur ces accusations.
Il avait dans un premier temps évoqué un moratoire « en tout cas jusqu’à la fin janvier », ce que Theo Francken avait qualifié d' »absurde » puisqu’aucun nouveau rapatriement n’était selon lui programmé avant cette échéance.
« Je me suis excusé », a écrit le secrétaire d’Etat vendredi matin sur son compte Twitter.
Mais en s’en prenant ainsi au Premier ministre, M. Francken aurait « menti » car il savait qu’au moins un vol vers Kharthoum était prévu, a ensuite accusé l’opposition. « Les expulsions vers le Soudan de janvier n’ont été annulées qu’hier (jeudi) », a assuré le député Ecolo Benoît Hellings dans un tweet.
Une figure de l’Open-VLD (parti libéral flamand, associé au gouvernement), l’ancien chef de la diplomatie belge Karel De Gucht, a estimé vendredi dans un journal flamand que Theo Francken (N-VA) « ne peut plus rester secrétaire d’Etat à la Migration, il est politiquement, idéologiquement et humainement inapte à cela ».
Une perspective de démission que le Conseil des ministres a toutefois écartée dans la matinée.
Romandie.com avec(©AFP / 22 décembre 2017 17h05)
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Puigdemont s’est rendu à la police belge avec ses quatre conseillers
Carles Puigdemont, président de l’exécutif catalan destitué par Madrid, s’est livré à la police belge, avec ses quatre conseillers, a indiqué dimanche le parquet de Bruxelles confirmant une information de la radio-télévision flamande (VRT). Ils seront présentés dans l’après-midi à un juge. « Ils ont été privés de liberté à 9h17″ dimanche. Un juge d’instruction sera saisi et aura 24 heures, jusqu’à lundi 9h17, pour décider de les placer en détention, de les libérer sous condition ou caution », a annoncé le parquet. La décision du juge d’instruction, qui doit décider sous 24 heures de les placer en détention ou de les libérer, sous conditions ou caution, devrait intervenir dans la soirée, a-t-il avancé.
« Ils ont honoré » le rendez-vous ».
« Nous avions des contacts réguliers avec les avocats des cinq personnes et il avait été convenu un rendez-vous au commissariat » de la police fédérale, a expliqué le parquet. « Ils ont honoré ce rendez-vous », a-t-il ajouté. Carles Puigdemont est poursuivi en Espagne pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics. Accompagné de quatre de ses anciens ministres, il a gagné la Belgique après la mise sous tutelle de la région autonome qui a suivi la déclaration unilatérale d’indépendance du Parlement catalan.
Puigdemont va s’opposer au mandat d’arrêt.
Carles Puigdemont avait écrit sur Twitter samedi après-midi qu’il se tenait à disposition des autorités belges. « Nous sommes prêts à collaborer pleinement avec la justice belge après l’émission du mandat d’arrêt européen par l’Espagne », avait-il écrit sur le réseau social, recourant pour l’occasion au néerlandais. Le mandat d’arrêt européen a été créé pour faciliter l’extradition entre Etats membres, mais c’est malgré tout probablement une assez longue procédure judiciaire qui s’ouvre. Carles Puigdemont et son avocat ont en effet déjà fait part de leur volonté de s’opposer à ce mandat.
Selon lui, il n’existe pas à Madrid les garanties d’une « sentence juste, indépendante qui puisse échapper à cette énorme pression, à cette énorme influence de la politique sur le pouvoir judiciaire en Espagne ». Selon la loi, une décision sur l’exécution du mandat d’arrêt européen doit être prise dans les 60 jours suivant l’arrestation de la personne visée.
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Œufs contaminés: perquisitions en Belgique et aux Pays-Bas
Plusieurs perquisitions sont en cours en Belgique dans le cadre de l’enquête des œufs contaminés / © ANP/AFP/Archives / Vincent Jannink
Des perquisitions étaient en cours jeudi en Belgique et aux Pays-Bas dans le cadre d’enquêtes sur l’utilisation frauduleuse de l’insecticide fipronil dans des élevages de poules pondeuses, à l’origine de la crise des œufs contaminés.
« Dans le cadre du dossier fipronil, plusieurs perquisitions sont en cours actuellement » en Belgique, a brièvement indiqué dans un communiqué le parquet d’Anvers (nord), qui s’était jusqu’ici refusé à donner toute information sur l’enquête.
« Une communication à la presse suivra dès que l’enquête le permettra, probablement plus tard cet après-midi », a-t-il ajouté.
« Des perquisitions sont en cours aux Pays-Bas, menées conjointement avec les Belges », a pour sa part indiqué Marieke van der Molen, porte-parole du parquet néerlandais.
Ce scandale alimentaire fait l’objet d’enquêtes pénales en Belgique et aux Pays-Bas. Deux sociétés sont pointées du doigt: la société néerlandaise ChickFriend, spécialisée dans le désinfection d’élevages avicoles, et son fournisseur belge Poultry-Vision.
Ces perquisitions interviennent alors que le ministre belge de l’Agriculture Denis Ducarme a accusé mercredi les Pays-Bas d’avoir traité avec légèreté des informations concernant la présence de fipronil dans les élevages du pays, l’un des plus gros exportateurs d’oeufs au monde. Il a affirmé qu’un signalement en ce sens avait été reçu par les autorités néerlandaises dès novembre 2016, ce que La Haye a contesté.
Selon le journal Het Laatste Nieuws, huit adresses en Flandre (nord de la Belgique) sont visées par les perquisitions. Le quotidien flamand affirme qu’il s’agit notamment de sociétés spécialisées dans la désinfection des exploitations avicoles.
La crise des œufs contaminés, qui trouve son origine en Belgique et aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne (Basse-Saxe) où quelques exploitations sont concernées, a eu des répercussions dans cinq autres pays d’Europe où ces oeufs ont été livrés: la France, la Suisse, la Suède, le Royaume-Uni et le Luxembourg.
Elle a mené au retrait préventif de millions d’œufs des supermarchés.
Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 15h01)
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