Source: https://www.scribd.com/document/332954010/206-e-Guide-Voirie-Amenagements-Publics-2
Timestamp: 2019-01-17 20:02:08+00:00
Document Index: 223640261

Matched Legal Cases: ['arrêt ', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', '§ 3', 'arrêt\n', '§ 5', '§ 5', '§ 5', '§ 4']

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Voirie et aménagements publics
réalisés à partir de pavés, dalles, bordures
et caniveaux préfabriqués en béton
Toute réalisation d’ouvrages de voirie ou d’aménagements publics,
aﬀectés ou non à la circulation ou au stationnement, physiquement
accessibles aux véhicules, nécessite une étude de conception. Selon
le type, l’importance et la complexité de l’ouvrage, cette étude peut
être limitée au choix des produits et de leurs conditions de mise en
œuvre, intégrer un dimensionnement spéciﬁque ou déﬁnir les dispositions constructives adaptées à respecter pour garantir la pérennité
Chapitre 3 : Conception détaillée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Ce guide de conception concerne les ouvrages réalisés à partir de pavés, dalles, bordures et caniveaux préfabriqués en béton.
Chapitre 1 : Types d’applications et exigences fonctionnelles . . . . . . .
Chapitre 2 : Conception générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Implantation et utilisation de l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . .
Esthétique et appareillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Choix des caractéristiques des produits . . . . . . . . . . . . . . . .
Dimensionnement structurel (pavés et dalles) . . . . . . . . . . .
Maîtrise de la qualité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Annexe 1 : Essais des produits de voirie préfabriqués en béton. . . . . . 72
Conditions d’acceptation des produits sur chantier . . . . . . .
Caractéristiques géométriques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Absorption d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance au gel/dégel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance au fendage (pavés) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à la ﬂexion (dalles, bordures) . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à l’abrasion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à la glissance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Accessibilité de la voirie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
Sommaire détaillé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Ce document sera complété en 2009 par un guide d’éco-conception renforçant la prise en compte du développement durable pour la réalisation de
voirie et d’aménagements urbains.
Les ouvrages de voirie et les aménagements publics sont destinés à de nombreuses applications. Ils doivent
répondre à diﬀérentes exigences fonctionnelles. Les produits modulaires en béton (pavés, dalles, bordures et
caniveaux) peuvent apporter des solutions intéressantes conciliant esthétique, résistance et pérennité.
Ce chapitre présente diﬀérentes applications de ces produits et les exigences fonctionnelles qui doivent être
Les pavés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L’esthétique et l’intégration dans l’environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La structuration de l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L’insertion des personnes handicapées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La sécurité des utilisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La tenue au traﬁc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La résistance aux sollicitations climatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La facilité de mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La facilité d’entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La durabilité et la pérennité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L’aptitude au recyclage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre 1 : Types d’applications et exigences fonctionnelles
Chapitre 1 : Types d’applications
1.1.1 Les pavés
Les pavés sont couramment employés comme revêtement de chaussées accueillant un
traﬁc occasionnel ou continu, de zones piétonnes, de parkings, de zones de stationnement, d’aires industrielles mais aussi pour
des ouvrages singuliers tels que passages piétons ou ralentisseurs. Ils sont utilisés comme
revêtement de surface ou pour délimiter des
zones au sol. Ils permettent, d’une façon
générale, de répondre aux trois besoins suivants : le besoin fonctionnel, le besoin architectural, le besoin structurel.
Les pavés permettent d’assurer ou de contribuer à la lisibilité de l’espace public en matérialisant des zones dédiées ou des limites
élaborées par les urbanistes, par exemple :
ou piétonnes ; itinéraires, cheminements et
minérales et surfaces végétales…
Les pavés, à travers leurs formes, couleurs,
accentuer ou atténuer les eﬀets de perspectives, permettant ainsi de changer la perception qu’a l’utilisateur de l’ouvrage et ainsi
favoriser une esthétique ou une perception
architecturale des aménagements urbains
Les pavés peuvent, de par leurs caractéristiques mécaniques résister aux sollicitations
rencontrées dans les diﬀérents usages cités
résister à des traﬁcs routiers plus ou moins
L’utilisation des dalles est pour sa part,
entièrement dédiée aux surfaces. Elle
est très répandue dans les zones piétonnes, les places ou les mails. Les dalles sont
aussi utilisées pour des voies recevant
un traﬁc léger. Comme les pavés, elles
permettent de répondre aux trois besoins
Les bordures sont employées dans un
grand nombre d’ouvrages de voirie : délimitation de routes, rues, trottoirs,
d’allées ou d’aires d’activités, îlots directionnels et de refuge, chicanes… Elles servent
délimiter les places, et autour des zones
pavées en tant que calage de rive. Les caniveaux peuvent également être employés
pour structurer l’espace sans dénivellation.
Associées à des caniveaux, les bordures permettent de récupérer et évacuer les eaux de
1.2 Types d’applications et exigences fonctionnelles
Selon le type d’application, en voirie ou en
aménagements publics, les produits modulaires, (pavés, dalles, bordures et caniveaux)
doivent permettre de répondre à une ou
l’esthétique (à court et long terme) et
lintégration dans l’environnement,
la structuration de l’espace,
la tenue au traﬁc,
la résistance aux sollicitations climatiques,
la durabilité et la pérennité,
l’aptitude au recyclage.
s’intégrer dans une démarche de développement durable.
ci-après. Le chapitre 2 « Conception Générale » présentera les solutions qu’oﬀrent les
produits modulaires en béton : pavés, dalles,
1.2.1 L’esthétique et
l’intégration dans
Les solutions esthétiques pour réaliser des
ouvrages de voirie ou des aménagements
publics sont très nombreuses. Il y a lieu de
veiller à leur intégration dans l’environnement (quartier d’aﬀaire, centre historique…),
ce qui peut être exigé. L’Article R111-4 du
code de l’urbanisme* précise que :
« le projet peut être refusé ou n'être accepté
que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa
localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur
d'un site ou de vestiges archéologiques ».
De plus, si la ville ou commune possède un
Plan Local d’Urbanisme (PLU) ou une carte
communale, d’autres exigences peuvent y
La structuration de l’espace est un vaste
champ d’étude qui touche plusieurs disciplines, notamment : l’urbanisme, l’architecture
et la sociologie. L’ouvrage de voirie ou l’aménagement urbain doit participer à la vision
globale de l’espace public. Ce dernier peut
être représenté comme un ensemble d’espaces sensoriels (visuel, sonore, tactile) dans
* Livre1, titre 1, chapitre 1, section 1, sous section 1 « Localisation et desserte des constructions, aménagements, installations et travaux »
déplacer ou agir suivant la ﬁnalité du lieu.
Il est important de résoudre la question de
cette structuration à l’échelle qui convient.
Travailler à l’échelle des objets qui doivent
composer l’espace peut rapidement saturer
la lisibilité, a contrario, il n’est souvent pas
pertinent d’agir à la dimension d’un paysage
trop vaste. Il est donc nécessaire de déﬁnir l’échelle perceptive de l’individu ou du
groupe qui évoluera dans l’espace public que
l’on souhaite aménager.
Au niveau de l’ouvrage, une notion intéressante est l’exposition (parfois appelée surexposition) qui a pour objectif de mettre en
valeur un ou plusieurs éléments de l’espace,
dans certains cas l’usager lui-même, aﬁn de
1.2.3 L’insertion des personnes
L’insertion des personnes handicapées impose la prise en compte de l’accessibilité et de
la sécurité des personnes à mobilité réduite,
Depuis déjà plusieurs années, la démarche
engagée pour rendre accessible à tous, en
toute sécurité le cadre bâti, la voirie et les
transports s’est traduit par une charte nationale de l’accessibilité, des lois, des arrêtés et
que la dénomination de personnes à mobi-
lité réduite englobe les situations permanentes (handicap, vieillesse…),
temporaires (grossesse, accidentés…) ainsi que celles liées à des équipements (poussette, paquet encombrant…).
Pour la déﬁnition du traﬁc eﬀectif sur l’ouvrage, lorsque la largeur de
la chaussée est inférieure à 6 m, il faut tenir compte du traﬁc possible
dans les deux sens et appliquer au résultat les coeﬃcients pondérateurs
suivants pour obtenir l’équivalent par sens de circulation et pour les deux
sens cumulés
1.2.4 La sécurité des utilisateurs
La sécurité des utilisateurs impose la maîtrise de la glissance des voiries
et des aménagements publics pour éviter que, même dans des conditions
défavorables, pluie par exemple, les piétons ne glissent ou les véhicules
ne dérapent sur les surfaces réalisées.
Des mesures spéciﬁques d’éveil de vigilance doivent également être prises
pour favoriser la sécurité des personnes non voyantes ou mal voyantes.
Le traﬁc détermine la plupart des choix concernant les produits modulaires de voirie (leur épaisseur et leurs caractéristiques mécaniques) et conditionne leur appareillage et leur blocage de rives. Les classes de traﬁc sont déﬁnies par la norme
S’il n’est pas possible d’obtenir un comptage pertinent du nombre de
poids lourds, l’estimation de la classe de traﬁc peut se baser sur un comptage des véhicules sans distinction de charge :
Équivalence en nombre
de véhicules sans
Type de traﬁc
0 < V ≤ 500
Voies piétonnes avec accès
de véhicules de service et/ou
Parkings résidentiels ou urbains
0 < PL ≤ 25
25 < PL ≤ 50
50 < PL ≤ 150
150 < PL ≤ 300
500 < V ≤ 700
300 < PL ≤ 750
700 < V ≤ 1500
1500 < V ≤ 3000
Coeﬃcient pondérateur
de circulation cumulés
Ce coeﬃcient prend en compte les eﬀets transversaux des voies contiguës.
Largeur chaussée Coeﬃcient pondérateur
Poids Lourds (PTAC ≥ 3,5 tonnes)
L’évaluation du traﬁc pour les ouvrages constitués de dalles est particulière et tient compte de charges de traﬁc inférieures à celles déﬁnies par
traﬁc pouvant
être assimilées
Traﬁc maximal par jour
Piétons et/ou Véhicules légers
de charge par roue ≤ 6 kN
Véhicules de livraison de charge
par roue ≤ 9 kN
≤ 25 kN*
≤ 65 kN*
occasionnelle et à
5 à vitesse
1.2.6 La résistance aux sollicitations climatiques
Les ouvrages de voirie et les espaces publics sont soumis aux intempéries.
La résistance requise au gel/dégel peut s’apprécier selon la carte ci-contre.
1.2.7 La facilité de mise en œuvre
La facilité de mise en œuvre conditionne la réalisation des ouvrages. Elle
peut conditionner leur faisabilité qui doit prendre en compte l’approvisionnement des produits et leurs conditions de pose, le délai de pose et
XF1 (sans agent de déverglaçage)
XF3 (sans agent de déverglaçage)
XF2 (avec agent de déverglaçage)
XF4 (avec agent de déverglaçage)
1.2.8 La facilité d’entretien
L’entretien conditionne la fonctionnalité et l’esthétique des ouvrages de
voirie et des espaces publics. Cette opération englobe le nettoyage, mais
également la maintenance et les réparations éventuelles, la possibilité et
la facilité de remplacement d’éléments ainsi que les travaux nécessaires à
la conservation dans le temps des caractéristiques de la surface.
1.2.9 La durabilité et la pérennité
Chaque projet d’aménagement urbain est réalisé pour une durée de service ou durée d’utilisation de projet déﬁnie dès la phase de conception.
Cela signiﬁe que l’ouvrage de voirie doit remplir son rôle pendant un
nombre d’années ﬁxé dès le départ dans le cahier des charges et intégrant
les conditions d’exploitation et d’entretien. Les produits doivent donc
répondre aux exigences fonctionnelles lors de la réalisation du projet
mais aussi conserver leurs caractéristiques à un niveau acceptable pendant toute la durée de vie de l’ouvrage.
1.2.10 L’aptitude au recyclage
Dans une démarche de développement durable et de haute qualité environnementale, le devenir des produits en ﬁn de vie doit être intégré dès
pose et de dépose. La valorisation des produits en ﬁn de vie et la réduction des déchets constituent un point essentiel.
1.2.11 Le développement durable
Les ouvrages de voirie et les aménagements publics s’inscrivent désormais dans une démarche de développement durable. Celle-ci porte sur
les trois domaines que sont le social, la protection de l’environnement et
l’économie. Les exigences fonctionnelles présentées ci-avant doivent être
évaluées et appréciées dans cette optique.
Chapitre 2 : Conception générale
Ce chapitre présente les règles de conception générale des ouvrages de voirie et des aménagements publics réalisés
en produits modulaires en béton : pavés, dalles, bordures et caniveaux. Celles-ci doivent être prises en compte dès
le stade de l’avant-projet. Elles sont complétées par les règles de Conception détaillée (présentées au chapitre 3)
pour la conception et la réalisation des ouvrages.
Implantation et utilisation de l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.1 Rayons et courbures des aménagements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.2 Pentes et diﬀérences de niveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.3 Aménagements nécessaires à la sécurité et l’accessibilité des utilisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.5 Délimitation des surfaces et blocage de rives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Esthétique et appareillage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Choix des caractéristiques des produits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.3.1 Caractéristiques géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.3.2 Résistance au gel/dégel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.3.3 Absorption d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.3.4 Résistance mécanique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.3.5 Résistance à l’abrasion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.3.6 Résistance à la glissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dimensionnement structurel (pavés et dalles) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.4.1 Choix de la classe de traﬁc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.4.3 Choix de l’assise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.5.2 Lit de pose (pavés et dalles) et fondation (bordures et caniveaux) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1 Implantation et utilisation de l’espace
L’implantation de l’ouvrage ou de l’aménagement projeté nécessite de tenir compte
d’impératifs techniques essentiels susceptibles de conditionner la faisabilité du projet.
Dès la déﬁnition de l’emprise de l’ouvrage,
il y a lieu d’identiﬁer les contraintes existantes :
rayons et courbures des aménagements ;
pentes et diﬀérences de niveaux ;
aménagements nécessaires à la sécurité et
l’accessibilité des utilisateurs ;
délimitation des surfaces et blocages de
5. Émergence
Schéma type d'un aménagement urbain
La déﬁnition géométrique et l’implantation
des diﬀérentes surfaces d’un projet nécessitent
de déﬁnir les rayons et courbures envisagés
la voirie…) et de les comparer aux solutions
communément oﬀertes par les produits.
Ainsi, pour des éléments d’un mètre de long
les rayons de courbures minimaux réalisables
peuvent varier de 12 m à 30 m selon les types
de bordures et atteindre 40 à 50 m pour certains caniveaux.
Des rayons de courbures inférieurs sont réalisables mais nécessiteront de recourir à des
coupes ou des éléments spéciaux (voir Chapitre 3  Conception détaillée ).
1. Délimitation trottoir
5. Délimitation places de parking
2.1.2 Pentes et différences de
Les cheminements conduisent à gérer des
diﬀérences de niveaux sur de courtes distances (transition trottoir/chaussée, transition
entre deux zones dédiées…). Ces dernières se
repartissent en trois catégories :
Dénivellation à
Les solutions associées à chaque catégorie
les ressauts qui peuvent être traités avec
être réalisés avec des abaissements de bordures ou au moyen de bordures raccord,
les ruptures de niveaux qui nécessitent,
quant à elles, des rampes adaptées ou des
équipements mécaniques de franchissement de niveau (doublés par une rampe
La topographie des cheminements se répercute sur les bordures et les caniveaux. Les
éléments posés doivent épouser le proﬁl du
trottoir et ainsi éviter les désaﬄeurements.
Schéma de principe de traitement des différences de niveaux
0,5 m < L ≤ 2 m
2 m < L ≤ 10 m
*Remarque – L’arrêté du 15 janvier 2007
précise que lorsqu’il y a une diﬀérence de
L ≤ 0,5 m
doit être inférieure à 5 % sur une distance
maximum de 10 m. Elle peut être exception-
nellement augmentée jusqu’à atteindre 8 %
sur une longueur inférieure ou égale à 2 m et
12 % sur une longueur inférieure ou égale à
2.1.3 Aménagements
et l’accessibilité des
Schéma de principe d’une traversée de piétons
La sécurité et l’accessibilité des utilisateurs,
nécessitent des aménagements spéciﬁques
qu’il convient d’intégrer dès l’avant-projet
car ils conditionneront l’utilisation des espaces et ils inﬂueront sur la faisabilité du
produits modulaires en béton (pavés, dalles,
bordures, caniveaux…).
Passage de traversée de piétons
L’implantation d’un passage de traversée de
piétons doit prendre en compte la sécurité
lorsque la largeur de la chaussée à traverser
est supérieure à 12 m, un îlot de refuge
doit être prévu aﬁn de permettre l’arrêt des
piétons en cours de traversée (voir Chapitre 3 « Conception détaillée ») ;
dans le cas d’une intersection de deux
un passage de traversée de piétons perpendiculaire à la voie minimise la longueur
de traversée. Toutefois, les personnes non
voyantes peuvent éprouver quelques difﬁcultés à se représenter la situation car le
niveau sonore des véhicules circulant sur
la voie non traversée indique leur rapprochement ou leur éloignement.
L’aménagement d’une zone de stationnement nécessite de prévoir un certain nombre de places aménagées pour une utilisation
par des personnes handicapées (voir Chapitre 3 « Conception détaillée »).
La circulation automobile peut nécessiter
des aménagements spéciﬁques :
îlots directionnels pour améliorer les
dispositifs de ralentissement du traﬁc par
surélévation par exemple.
rejets au milieu naturel, il peut être décidé
de mettre en place un revêtement équipé
d’un système de collecte de surface (pentes, caniveaux, avaloirs, grilles…) qui acheminera l’eau vers un système d’évacuation
(collecteur…) ou de privilégier l’inﬁltration
dans la structure. Ce choix est conditionné
par la perméabilité des sols de l’assise et de
Collecte de surface et évacuation des eaux de
L’étude hydraulique des écoulements superﬁciels doit conduire au dimensionnement, à
la quantiﬁcation et au positionnement des
éléments du système de collecte. Plusieurs
solutions sont possibles (ﬁgures ci-contre).
L’évacuation des eaux se fait généralement
dont le dimensionnement est un compromis raisonnable entre le coût de réalisation
et l’acceptation d’une inondation occasionnelle d’une surface plus ou moins étendue
de l’assise et de
Inﬁltration possible
complétée par la mise
en place d’un dispositif
Plan d'écoulement
Lorsque les conditions géotechniques le permettent, les eaux de surfaces peuvent être
évacuées par inﬁltration. Il est crucial que le
lit de pose soit drainé pour éviter que l’eau y
stagne et oﬀrir ainsi une perméabilité suﬃsante. Il en est de même des sols de l’assise et
Schéma de principe de blocage de rives
2.1.5 Délimitation des surfaces
La délimitation des diﬀérentes surfaces qui
composent l’aménagement doit tenir compte de la nécessité d’un blocage des rives. En
eﬀet, le traﬁc routier engendre des eﬀorts
horizontaux (freinage, accélération, changement de direction…). Il est donc important
de ceinturer les zones pavées ou dallées pour
éviter que les éléments ne se désolidarisent.
Ce blocage peut prendre la forme de bordures, de caniveaux, de pavés scellés ou de
longrines en béton.
Lorsque des surfaces sont revêtues de matériaux diﬀérents, la structure de chaussée doit
intégrer, si nécessaire, des zones de transition
(voir Chapitre 3 « Conception détaillée »).
2.2 Esthétique et appareillage
Les produits préfabriqués en béton couvrent
Ceci favorise la liberté de création des espaces urbains par une animation géométrique
du calepinage), le jeu des couleurs, des teintes et de la luminosité des surfaces.
Les bétons utilisés en préfabrication permettent d’obtenir un grand panel de couleurs.
Les principaux paramètres à étudier pour ce
l’ajout de pigments ;
La qualité du granulat est prépondérante
principalement pour les bétons dont la surface est traitée (lavée, désactivée, polie, grenaillée, brossée, acidée, bouchardée…). Les
diﬀérentes natures et les nombreuses provenances des granulats permettent d’obtenir
présente quelques unes :
Pierre d’Ecuelle
Voegtlinshoﬀen
Grès-quartzite
Montauté
Pigment synthétique à base de dioxyde de titane
Pigment synthétique à base d’oxyde de fer ou d’hydroxydes
L’ajout de pigments
Les pigments sont également utilisés pour
obtenir les couleurs souhaitées. Ils sont
généralement disponibles sous trois formes :
en poudre, en granulés (microbilles) ou en
suspension aqueuse (liquide ou pâteuse) et représentent 1 à 5 % de la masse du ciment. Le
tableau ci-contre en présente quelques-uns :
Pigment synthétique complexe à base de titane, nickel et antimoine
Pigment naturel à base d’ocres
Pigment synthétique complexe à base de titane, chrome et antimoine
La couleur du ciment ne vient généralement
qu’en complément de l’une ou des deux
autres solutions présentées (couleur des granulats et ajout de pigments). Plus particulièrement, lors de l’emploi de pigments jaunes,
plupart des cas utilisé. Pour les teintes rouges, brunes ou noires un ciment gris peut
Pigment naturel à base de terres ou d’ocres
Pigment naturel à base de fer ou de ferromanganèses
Pigment synthétique complexe à base de cobalt, chrome et aluminium
Pigment synthétique à base de dioxyde de chrome
Pigment synthétique complexe à base de cobalt, nickel, zinc, titane et aluminium
Pigment naturel à base de terres
Remarque – Il est important d’avoir en tête que les
pigments sont « retenus » dans le liant. L’abrasion de
Pigment synthétique à base de noir de carbone
Les surfaces des éléments préfabriqués en
béton peuvent être traitées sur béton frais ou
béton durci aﬁn de former diﬀérentes textures.
Surfaces traitées à l’état frais
Brossé, strié
Obtention et description de l’aspect
Brossage ou décapage faisant apparaître partiellement les granulats
Lavage au jet d’eau faisant apparaître partiellement les granulats
Surfaces traitées à l’état durci
Mise en place d’un désactivant sur la paroi du moule avant coulage. La
surface est ensuite décapée au jet d’eau ou brossée pour faire apparaître
Attaque plus ou moins profonde de la surface à l’acide, puis rinçage à
l’eau pour faire apparaître les grains ﬁns ou les gros granulats.
Sablage extrêmement ﬁn de la surface pour procéder à une homogénéisation de l’aspect ou à un nettoyage.
Surface attaquée à l’aide d’un jet de sable faisant apparaître plus ou
Attaque de la surface à l’aide d’une boucharde faisant éclater la surface
du béton pour oﬀrir un aspect rugueux plus ou moins prononcé.
Parement attaqué superﬁciellement à la meule abrasive, dégageant partiellement les sables.
Parement attaqué en profondeur à la meule abrasive pour faire ressortir
la texture du béton.
La surface est rugueuse et conserve les traces de l’outil.
Obtention par polissage d’une surface unie, sans rayure apparente.
Selon les granulats employés et le traitement ﬁnal, la surface peut être
Flammé ou brûlé
La surface est éclatée par l’action de la chaleur d’une ﬂamme sur quelques millimètres pour faire ressortir les granulats.
Parement cassé par fendage faisant apparaître l’ensemble des constituants avec cassure des gros granulats.
Parement artiﬁciellement vieilli par passage dans un tambour rotatif.
Les pavés préfabriqués en béton peuvent
prendre des formes très variées et s’adapter
ainsi à la spéciﬁcité de chaque aménagement. En voici quelques types :
Les dalles sont la plupart du temps carrées
Les proﬁls des bordures et caniveaux préfabriqués en béton ont été déﬁnis pour répondre à un usage (voir Paragraphe 2.3 « Choix
des produits »). La diversité des proﬁls, normalisés ou non, permet en outre de répondre
à des exigences esthétiques d’aménagement.
Exemples de mariages dalles/pavés
Les aménagements publics peuvent marier
exemple les éléments de type minéral et végétal.
Il est également possible de composer des
surfaces en associant des dalles et des pavés.
Il y a lieu toutefois de veiller à ce que les
produits soient compatibles (épaisseurs notamment).
L’appareillage représente le motif constitué
par l’assemblage des pavés ou des dalles. Il
permet de répondre à des considérations
esthétiques. Toutefois, l’appareillage a également un rôle mécanique (voir Chapitre 3 « Conception détaillée ») qui peut
conduire à exclure certaines solutions
esthétiques envisagées.
Les diﬀérents appareillages sont nombreux
et dépendent de la forme des produits. En
Des appareillages peuvent aussi être élaboeés à une échelle plus importante
Pose en écaille ou en éventail
2.3 Choix des caractéristiques des produits
Ce chapitre présente les caractéristiques que
doivent respecter les produits pour répondre
aux exigences fonctionnelles déﬁnies précédemment. Pour chaque caractéristique normative du produit, il est mentionné les exigences fonctionnelles auxquelles elle permet
de répondre, les essais prévus par les normes
NF EN 1338 pour les pavés ;
Essais prévus par la norme
Les mesures des produits se font à l’aide d’un
matériel capable d’eﬀectuer des mesurages
avec une précision de 0,5 mm.
Les épaisseurs nominales minimum des pavés et des dalles sont déﬁnies par la norme
NF P 98-335 et les référentiels des marques 
en fonction du traﬁc :
• Épaisseur nominales minimum pour les
* 80 mm sous réserve d’une étude détaillée
La géométrie du produit participe à
l’esthétique de l’ouvrage. Elle contribue à
la facilité des opérations de mise en œuvre
des éléments (mise en place, dressage…) et
donc indirectement à la sécurité des utilisateurs (planéité).
La géométrie inﬂue également sur la tenue au traﬁc (résistance mécanique induite
par l’épaisseur des produits). Il faut donc
vériﬁer deux paramètres : l’épaisseur nominale minimum pour les pavés et les dalles
ainsi que la tolérance dimensionnelle d’une
façon générale (voir annexe A.1.2).
pavés (mm)
Pour les charges de traﬁc léger, il n’est pas
déﬁni d’épaisseurs minimales des dalles mais
il convient de respecter les exigences relatives à la résistance à la ﬂexion.
Le référentiel de la marque  applicable aux pavés de voirie (NF 072) retient
deux épaisseurs nominales minimum pour
les pavés : 60 mm (classe T5) et 80 mm
Le référentiel de la marque  applicable
aux dalles de voirie (NF 187) déﬁnit six classes de dalles correspondant aux traﬁcs T5 et
T4 mais aussi aux traﬁcs légers.
Piétons et/ou Véhicules légers de charge par roue ≤ 6 kN
Véhicules de livraison de charge par roue ≤ 9 kN
par roue ≤ 25 kN
par roue ≤ 65 kN
et à vitesse réduite
5 à vitesse inférieure ou
égale à 30 km/h
5 à vitesse vitesse inférieure ou égale à 30 km/h
Classes d’appellation 
* Cette classe de traﬁc peut être assimilée aux classes T5 et T4 de la norme NF P 98-082.
Pour tenir compte des largeurs de chaussées, on peut utiliser les tableaux suivants :
Largeur de chaussée inférieure ou égale à 5 m
Caractéristiques traﬁc
Type traﬁc
Nécessite une étude détaillée
80 mm sous réserve d’une étude détaillée
de 25,5 à 30
de 75,5 à 150
de 150,5 à 375
cumulés dans les deux sens
de 301 à 750
Réduite (≤ 30km/h)
Largeur de chaussée entre 5 m et 6 m
par jour et par sens cumulés dans les deux sens
Réduite (≤ 30 km/h)
de 17 à 34
de 34 à 40
de 34 à 100
Largeur de chaussée supérieure à 6 m
Nombre de véhicules cumulés
2.3.3 Absorption d’eau
La résistance au gel/dégel répond aux exigences de résistance aux sollicitations climatiques et peut compléter l’absorption d’eau.
L’absorption d’eau répond aux exigences de résistance aux sollicitations
climatiques et de pérennité.
2.3.2 Résistance au gel/dégel
Pour évaluer la résistance au gel-dégel et, pour les produits drainants
mesurer leur aptitude à l’inﬁltration (le cas échéant au stockage) des eaux
de ruissellement. L’objectif est donc de déterminer le pourcentage d’eau
qu’un élément peut contenir (voir annexe A.1.3).
Les normes spéciﬁent (pavés, dalles, bordures et caniveaux) :
≤ 6 en moyenne
L’impact du gel/dégel est mesuré en étudiant l’écaillage d’une surface déterminée d’un échantillon dont l’âge est compris entre 28 et 35 jours (voir
Un seul niveau est déﬁni pour les pavés, dalles, bordures et caniveaux :
≤ 1 en moyenne
avec aucun résultat
La marque  reprend cette classe lorsque le risque de gel doit être
2.3.4 Résistance mécanique
La résistance mécanique des produits s’eﬀectue par fendage pour les pavés et par ﬂexion pour les dalles, bordures et caniveaux.
2.3.4.1 Résistance au fendage des pavés
La résistance au fendage répond à l’exigence de tenue au traﬁc.
Pour déterminer la résistance au fendage un essai est réalisé sur pavé (voir
La résistance en traction par fendage doit être supérieure ou égale à
3,6 MPa. Aucun test individuel ne doit être inférieur à 2,9 MPa, et
aucune charge de rupture inférieure à 250 N/mm.
Résistance Charge de Véhicules de
à la ﬂexion rupture
2.3.4.2 Résistance à la flexion des dalles, bordures et caniveaux
La résistance à la ﬂexion répond à l’exigence de tenue au traﬁc.
La résistance d’une dalle ou d’une bordure se mesure à l’aide d’un essai
de ﬂexion en 3 points sur l’échantillon (voir annexe A.1.6).
Pour les dalles, la norme NF EN 1339 déﬁnit les trois classes de résistance suivantes :
La marque  reprend les marquages qu’elle divise en catégories indiquant la charge de rupture. Cela permet d’optimiser l’utilisation, découpage plus ﬁn en catégorie d’utilisations pour une pose sur lit de sable :
5 à vitesse réduite
Pour les bordures la norme NF EN 1340 déﬁnit les trois classes de résistance suivantes :
Marquage selon Valeur caractéristique Valeur minimale
La marque  reprend les trois classes en spéciﬁant un domaine d’emploi recommandé :
de résistance caractéristique
mécanique NF
Domaine d’emploi recommandé
Lorsqu’on peut avoir la certitude que les éléments ne seront soumis qu’à des eﬀorts réduits
Voiries urbaines à circulation intense.
Chaque fois que des eﬀorts particulièrement importants sur les bordures peuvent
être escomptés
Remarque – Les seules bordures dimensionnées pour un franchissement routier sont celles de type A. Mais toutes les bordures doivent pouvoir résister à un
La résistance à l’abrasion permet de répondre à l’exigence esthétique et
de pérennité. Elle inﬂuence également indirectement l’exigence de tenue
au traﬁc puisque l’abrasion diminue l’épaisseur du produit.
L’essai de référence est celui de la machine d’abrasion à disque large (voir
annexe A.1.7). Si les conditions l’exigent un essai de remplacement peut
être envisagé : l’essai de Böhme.
Pour les pavés et les bordures, les normes déﬁnissent les classes suivantes :
Essai à la machine
Essai Böhme
≤ 20 000 mm3 / 5 000 mm2
≤ 18 000 mm3 / 5 000 mm2
Pour les dalles la norme déﬁnit les classes suivantes :
≤ 26 000 mm3 / 5 000 mm2
2.3.5 Résistance à l’abrasion
Quel que soit l’élément (pavé, dalle, bordure ou caniveau), la marque  déﬁnit une classe d’abrasion ≤ 23 mm (marquage  « H »).
Cette résistance à l’abrasion n’est pas mentionnée car elle est toujours
2.3.6 Résistance à la glissance
La résistance à la glissance permet de répondre à l’exigence de sécurité
L’essai décrit dans l’annexe E des normes NF EN 1338 (Pavés) et 1339
(Dalles), ainsi que dans l’annexe I de la norme NF EN 1340 (Bordures
résistance à la glissance (voir annexe A.1.8).
Cet essai n’est à réaliser que pour les éléments qui ont été meulés ou
polis pour obtenir une surface très lisse. Dans ce cas, il faut spéciﬁer la
valeur de résistance à la glissance au pendule. Dans tous les autres cas
les éléments en béton sont réputés posséder une résistance à la glissance
Il convient de noter que la norme NF P 98-335 précise que le risque de
glissement est avéré lorsque la valeur moyenne de résistance au glissement
mesurée au pendule SRT est inférieure à 35. On considère généralement
qu’il n’y a pas de risque de glissement pour des valeurs supérieures à 40.
2.4 Dimensionnement structurel (pavés et dalles)
La conception mécanique peut être traitée
en utilisant le logiciel VoirIB développé par
Comme expliqué au chapitre 1, le comptage du traﬁc est exprimé en nombre de
poids lourds par jour et par sens de circulation. Cependant le dimensionnement d’une
structure de chaussée est basé sur le traﬁc cumulé qui va la solliciter au cours de sa durée
de service. Ce traﬁc est exprimé en nombre
d’essieux équivalents et se calcule à l’aide de
Généralement, pour déterminer la portance
du sol support l’une des trois méthodes suivantes est utilisée :
essai à la plaque statique : module EV2
essai de Westergaard : coeﬃcient de réaction (projet de norme NF P 94-117-3);
Ne = MJA × 365 × C × CAM
Ne : Nombre d’essieux équivalents
MJA : Moyenne Journalière Annuelle initiale
C = d + t.d(d – —)
: durée de service (années)
: taux d’accroissement du traﬁc sur la
période considérée (%)
CAM : Coeﬃcient d’Agressivité Moyenne
2.4.3 Choix de l’assise
La structure de la chaussée peut être souple,
matériaux non traités (grave non traitée) ;
(grave ciment, béton de ciment, sable ciment, sable laitier, grave laitier) ;
matériaux bitumineux (grave bitume,
émulsion bitume) ;
structures mixtes (grave non traitée, matériaux bitumineux).
Les données d’entrée nécessaires à la conception sont synthétisées ci-après :
durevêtement
traﬁc(*)
del’assise
l’assise(1/2)
Le choix du type de pose est conditionné :
d’une part par le poids des produits et
une pose mécanisée ou manuelle ;
d’autre part par les sollicitations et les
conditions d’exploitation prévues pour
Le mode de pose doit être pris en compte
dès l’avant projet pour tenir compte des délais de réalisation mais aussi des emprises nécessaires au chantier et des interactions avec
les infrastructures existantes (les réseaux notamment).
La pose se fera par « plaque » d’éléments. Il
sera donc nécessaire de s’assurer que ce type
de pose est compatible avec la complexité de
l’appareillage choisi.
De plus la pose mécanisée nécessite un compactage léger (pré-compactage) du lit de
pose pour éviter un orniérage au passage de
l’engin de pose.
L’engin de pose doit toujours circuler sur les
produits posés et non sur le lit de pose.
La pose se fait en partant du point bas lorsque la pente est signiﬁcative. De plus, suivant l’appareillage, la progression de pose
sera diﬀérente.
2.5.2 Lit de pose (pavés et dalles) et fondation (bordures et caniveaux)
Les pavés se posent généralement sur un lit
de sable ou gravillons (granulométrie 2/4
Dans les situations où le risque d’entraînement des éléments constituant le lit de pose
est important, il est possible de recourir à du
sable stabilisé au ciment. Certaines pratiques
ruissellement et pente prononcée…) peuvent conduire également à utiliser du sable
Le mortier est réservé à des ouvrages très
singuliers et très ponctuels pour lesquels les
deux premières solutions ne peuvent être
Schéma de fondation minimum pour les bordures franchissables A1
Bordure modèle A1
(le cas échéant stabilisé) ou sur mortier.
Elles sont également posées parfois sur plots.
Dans ce cas, une attention particulière doit
être portée au niveau du dimensionnement
sera pas le même sur appui ponctuel (plot)
ou surfacique (sable, sable stabilisé ou « mortier adhérant »). L’annexe informative D de
la norme NF P 98-335 donne à ce sujet une
méthode de dimensionnement mécanique
des dalles posées sur plot.
Les bordures et les caniveaux sont posés sur
fondation béton (classe C16/20 minimum)
d’épaisseur minimale 10 cm de largeur au
moins égale à la largeur de la bordure +10 cm
minimum de part et d’autre.
Chapitre 3 : Conception détaillée
Ce chapitre présente les règles détaillées de conception des ouvrages à partir de pavés, dalles et bordures
préfabriqués en béton. Il reprend et complète les sujets abordés dans le chapitre 2 « Conception générale ».
Implantation et utilisation de l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Pentes et diﬀérences de niveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Aménagements nécessaires à la sécurité et l’accessibilité des utilisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Délimitation des surfaces et blocage de rives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
Esthétique et appareillage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Types de pavés et de dalles et proﬁls des bordures. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Choix des caractéristiques des produits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Lit de pose (pavés et dalles) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Largeur de joints (pavés et dalles) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Maîtrise de la qualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Travaux préalables au chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Conformité des produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Contrôles des ouvrages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Nettoyage de la surface pavée ou dallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
Démontage et remplacement des pavés et dalles en béton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Extraits de la FDES pavés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
Blocage de rives (§ 3.1.5)
Drainage (§ 3.1.4)
Appareillage (§ 3.2.2)
Dispositifs d’about (§ 3.2.2)
Lit de pose (§ 3.4.1)
Largeur des joints (§ 3.4.2)
Schéma type de dispositions constructives
Coupe de chaussée
Rayon de courbure (§ 3.1.1)
Rampes et pentes (§ 3.1.2)
Choix du proﬁl (§ 3.2.1)
Fondation (§ 3.4.3)
Système de calage (§ 3.4.4)
3.1 Implantation et utilisation de l’espace
Sur la base d’éléments d’un mètre de longueur, les rayons de courbure
Rayon : 7,5 à 31,3 m
éléments spéciﬁés, par le fascicule 31 du CCTG 1 « Bordures et caniveaux en pierre naturelle ou en béton et dispositifs de retenue en béton », et limite leur ouverture à 5 mm.
Pour réaliser des rayons de courbure plus faibles il est possible de recourir à des éléments courbes ou des éléments découpés. Cette dernière
courbure réalisable. Il faudra cependant porter une attention particulière
aux opérations de découpe qui entraîneront dans la plupart des cas des
pertes (parties de bordures inutilisables car trop petites…) des manipulations et un équipement supplémentaires.
3.1.2 Pentes et différences de niveaux
Schéma type d’un abaissement de bordures
Les ressauts (diﬀérences de niveau inférieures à 2 cm) peuvent être repris
par des chanfreins et des arrondis qui peuvent être intégrés dans le proﬁl
de la bordure. Le ressaut peut, exceptionnellement, se monter à 4 cm si
la bordure est chanfreinée dans une proportion de 1 pour 3.
≤ 2 cm (*)
Schéma de principe pour les arrondis
(*) 4 cm si la bordure est chanfreinée dans une proportion de 1 pour 3
Schéma de principe pour les chanfreins
Pour les dénivelés plus importants, par exemple pour réaliser un bateau
ou un passage de traversée de piétons, l’abaissement du niveau des bordures peut être nécessaire La dénivellation entre le haut de la bordure
abaissée et la chaussée ne doit pas dépasser 2 cm. Cette dénivellation est
traitée en ressaut (voir paragraphe précédent).
L’article 1 de l’arrêté du 15 Janvier 2007 impose un abaissement des
bordures sur une longueur d’au moins 1,20 mètre (distance nécessaire
au passage de fauteuils roulants) au niveau des passages de traversée des
piétons. En fonction de la hauteur du trottoir par rapport à la chaussée plusieurs solutions sont possibles pour la composition de la zone de
1 élément de 1 m
(*) si la bordure est chanfreinée dans une proportion de 1 pour 3
Lorsque la place manque (intersection proche…) :
bordure constituant autorisée
Un demi-élément
Une découpe de
Il existe aussi des bordures spéciales :
Bordures de raccordement (aussi appelées biaises), qui assurent la
transition entre le niveau courant de la bordure et son niveau abaissé.
Bordures basses (aussi appelées arasées suivant la hauteur apparente
de la bordure), qui permettent de réaliser un abaissement sans avoir
à impacter la fondation sous les bordures (pas de diﬀérence de niveau).
Lorsque la zone de transition peut être plus longue :
Un élément et demi
et une découpe de
découpe d’une bordure de 1 m permet d’obtenir un élément de 0,40 m pour la pente et un
élément de 0,60 m pour le palier abaissé. Celui-ci est constitué de 2 éléments de 0,60 m ce qui
permet d’obtenir la largeur minimale requise de 1,20 m.
basse ou arasée
Les ralentisseurs sont implantés sur la largeur totale de la voirie (ce qui
n’est pas le cas des coussins ralentisseurs). Les dimensions géométriques
des ralentisseurs sont déﬁnies par la norme NF P 98-300 qui déﬁnit la
hauteur à respecter, les pentes et emprises.
Ces ouvrages peuvent être réalisés en pavés, notamment pour la réalisation du plateau. Un blocage des rives transversales à la circulation est
nécessaire (voir Paragraphe 3.1.5).
Pentes maximales des ouvrages pavés et dallés
Lorsque les surfaces pavées ou dallées présentent une forte pente (de l’ordre de 10 % ou plus), une pose sur sable présente des risques de migration de matériau et de déstructuration du lit de pose. Les poses sur sable
stabilisé ou sur mortier (sous réserve d’une faible surface) peuvent alors
être utilisées. Il y a lieu de s’assurer du bon blocage des rives.
3.1.3 Aménagements nécessaires à la sécurité et
l’accessibilité des utilisateurs
Lorsque les passages de traversée de piétons sont au niveau de la chaussée, il y a lieu d’aménager des pentes permettant l’utilisation par les personnes à mobilité réduite (voir Paragraphe 3.1.2).
Sous réserve d’un calage de rive eﬃcace, il est aussi possible de réaliser
les pentes de transition en pavés. Cette disposition facilite le guidage
des personnes mal ou non voyantes à la manière des bandes d’éveil de
Schéma de passage de traversée de piétons surélevé
avec des pentes pavées
Schéma de principe d’un passage traversée piétonne
Pour la réalisation de passages de traversée de piétons, l’arrêté du 15 janvier 2007 impose la règle suivante : la bande d’éveil de vigilance (BEV)
doit être placée à une distance de 50 cm du nez du trottoir. Cette distance délimite le « pas de freinage ».
Lorsque les passages sont surélevés, l’abaissement des bordures pourra
prendre la forme décrite sur le schéma suivant :
Schéma de principe d’un passage traversée piétonne surélevée
Positionnement des Bandes d’Éveil de Vigilance (BEV)
≥1,200 m
parallèle à la chaussée. Elle doit être présente sur toute la longueur de
bordure abaissée.
à 1,400 m
2,500 m à 4,000 m
Tant que l’on n’a pas une distance supérieure à 50 cm entre les deux
BEV, l’espace intermédiaire doit être comblé avec des portions de BEV
(comme dans l’exemple ci-dessus).
3.1.3 Aménagements nécessaires à la sécurité et l’accessibilité des utilisateurs
Lorsque le passage de traversée de piétons est d’une longueur supérieure
à 12 m, un îlot de refuge doit être prévu.
la zone de refuge circulable doit avoir une longueur au moins égale à
la largeur du passage piéton matérialisé au sol (≥ 2,50 m),
la largeur de la zone de refuge doit être d’au moins deux mètres pour
qu’une personne en fauteuil roulant puisse y être en sécurité.
Cas 1 : la bande d’éveil de vigilance est parallèle au bord du trottoir
et le passage piéton n’est pas perpendiculaire au bord du trottoir
Cette implantation n’est pas autorisée par la norme NF P 98-350. Elle
ne permet pas à la personne mal ou non voyante de se rendre compte
que le passage piéton n’est pas perpendiculaire au trottoir. La personne
risque donc de ne pas retrouver le trottoir d’en face. Il existe néanmoins
des techniques permettant de réduire les risques au niveau des passages
existants (éléments de guidage).
Cas 2 : la bande d’éveil de vigilance est perpendiculaire au passage
piéton et le passage piéton n’est pas perpendiculaire au bord du
Cette conﬁguration n’est pas autorisée par la norme NF P 98-350 qui
impose une implantation de la bande d’éveil de vigilance parallèle à l’axe
L’implantation des bandes d’éveil de vigilance est normalisée et les dispositions suivantes sont proscrites :
Les places de stationnement sont généralement disposées en bataille (1),
en créneau (2) ou en épi (3).
Une place de stationnement est dite aménagée pour les personnes handicapées si elle comporte, latéralement à l’emplacement prévu pour la
voiture, une bande d’une largeur minimale ﬁxée par arrêté, libre de tout
obstacle, protégée de la circulation automobile et reliée par un cheminement praticable à l’entrée de l’installation (extrait de l’article 5 du décret
n° 78-109 du 1er Février 1978). Sa largeur est de 2,50 m auxquels s’ajoutent les 80 cm de la bande d’accès.
Les dimensions minima d’une place de stationnement standard sont :
largeur de 2,30 m et longueur 5 m. Le long d’un mur la largeur se portera à 2,50 m.
Diﬀérents dispositifs peuvent être mis en œuvre pour garantir la sécurité
de la circulation. Ceux-ci peuvent être réalisés en utilisant des produits
modulaires en béton préfabriqués.
Rappel – Les dimensions « enveloppe » d’une personne en fauteuil roulant sont d’après la norme
NF P 98-350 « Cheminement – Insertion des
handicapés » :
Ils peuvent être réalisés à partir de bordures spécialement prévues pour
cet emploi (bordure de type I). Le proﬁl des bordures peut permettre
leur emploi comme avertisseur acoustique aﬁn d’alerter les conducteurs
les chevauchant. Il peut être complété, le cas échéant, par un avertisseur
Ilots directionnels pour améliorer les conditions de circulation
Les îlots directionnels permettent de structurer les espaces de circulation
et de canaliser les ﬂux.
Dispositifs de séparation de voies
La séparation de voies de circulation automobile ou la matérialisation
de pistes cyclables en bord de voie peuvent être réalisées par l’emploi de
produits préfabriqués en béton.
Aﬁn de limiter la vitesse des véhicules des coussins ralentisseurs préfabriqués en béton peuvent être utilisés.
Les éléments de protection urbains (EPU) permettent de protéger les
piétons dans les zones de circulation dangereuse et de canaliser les véhicules en intégrant des dispositifs chasse-roues.
La conception du drainage des eaux de ruissellement se base sur les paramètres topographiques, les données pluviométriques, les décisions
d’aménagement urbain et les contraintes d’acheminement et de rejet des
eaux au milieu naturel. Pour chaque étape il est possible d’énoncer les
Identiﬁer la surface dont les eaux de ruissellement
doivent être drainées et les éventuelles zones complémentaires dont les eaux se déversent sur la surface
Déterminer les plans et les chemins de ruissellement, les sens d’écoulement,
les points bas et les exutoires. Il est possible de découper la surface
en diﬀérents secteurs indépendants.
Déterminer l’évènement pluvieux dimensionnant
Voir « Dimensionnement du système d’évacuation »
Calculer le débit à capter
Fonction de l’imperméabilité de la surface et du coeﬃcient de ruissellement
Il peut être nécessaire d’en placer à des points intermédiaires pour éviter,
dans le cas de fortes pentes, que l’eﬄuent ne produise une érosion
mécanique due à sa vitesse.
Une trop forte pente peut aussi rendre plus diﬃcile l’engouﬀrement
D’une manière générale, la résultante des pentes en long et en travers
doit en tout point être supérieure à 2 % pour permettre un bon drainage
chaussée doit être de largeur restreinte pour ne pas oﬀrir une surface
Les eaux de ruissellement peuvent être collectées par l’emploi de caniveaux préfabriqués en béton, de caniveaux à fente, de caniveaux à grilles
ou par l’emploi de pavés.
Caniveaux préfabriqués en béton
Caniveaux en pavés
Dimensionnement du système d’évacuation
En l’absence de données spéciﬁques au projet, les recommandations de
la norme EN 752 « Réseaux d’évacuation et d’assainissement à l’extérieur des bâtiments » peuvent être utilisées pour prévenir les mises en
charge des réseaux :
Fréquence de calcul des orages
Probabilité de dépasPériode de retour
sement pour 1 année
1 en « n » années
Métro, passages souterDécennal
Schéma de principe d'un système d'évacuation des eaux
Il peut être utile aussi de considérer les risques d’inondation admissibles
(recommandations de l’ancienne norme NF EN 752-4) :
Métro, passages souterrains
L’impact d’une inondation exceptionnelle de l’ouvrage de voirie à réaliser doit être pris en compte. En eﬀet l’entraînement possible du matériau
de joint peut nécessiter de prévoir un regarnissage exceptionnel.
Remarque – Une des méthodes permettant d’approcher le débit de
pointe est la méthode rationnelle :
: Débit de pointe (m3/s)
: Coeﬃcient de ruissellement (généralement compris entre 0,7 et 0,9 pour les pavages)
: Intensité de la pluie (mm/h) pendant la durée du temps de concentration *
* Temps du plus long parcours d’une goutte de l’aire de collecte pour arriver à l’exutoire choisi.
Le drainage de la structure de voirie est indispensable pour prévenir tout
risque de décompaction entraînant une perte de portance de l’assise ou
Si la perméabilité de la plate-forme n’est pas suﬃsante (inférieure à
10 –5 m/s), un dispositif de drainage est nécessaire. Il pourra être utile de
mettre en place un système ﬁltrant de type géotextile ou autre pour éviter
l’entraînement d’éléments ﬁns dans le réseau.
Perméabilité < 10-5 m/s
≥ 10-5 m/s
du sol élevée
T3 à T1
Une pente minimale des drains de 2 mm/m est nécessaire pour assurer la
3.1.5 Délimitation des surfaces et blocage de rives
En l’absence de toute circulation, la délimitation des surfaces peut s’eﬀectuer au moyen de bordures ou de bordurettes. L’appareillage des pavés et
des dalles doit être adapté au contour des surfaces pour ne pas créer de zones sensibles de résistance mécanique moindre (voir Paragraphe 3.2.2).
Lorsque les surfaces pavées jouxtent d’autres revêtements de chaussée,
des zones de transition doivent être prévues. Elles ont pour objet d’assurer une rigidité constante de la structure pour prévenir toute dégradation
à la jonction des surfaces revêtues de matériaux diﬀérents.
Le principe pour une transition entre revêtement bitumineux et revêtement modulaire (pavés) est le suivant :
Le blocage doit se faire longitudinalement dans tous les cas. Il est généralement réalisé par les bordures délimitant la surface pavée ou dallée.
Un blocage supplémentaire perpendiculaire au sens de circulation est
obligatoire en cas de traﬁc routier quelle que soit son importance.
La norme NF P 98-335 précise une section supérieure ou égale à 350 cm²
pour remplir la fonction d’élément de blocage des rives (Annexe informative G). Les bordures et caniveaux qui répondent à cette exigence ,
Modèles A1, T3, T4, I2, I4, CS3, CS4, CC1, CC2 (NF P 98-340/CN)
Le blocage de rives au moyen de bordures (le plus souvent associées à des
caniveaux), doit respecter les règles minimales suivantes :
L’emprise doit tenir compte de la section de la bordure mais également
de celle de la fondation et de l’espace nécessaire au calage
Épaisseurs nominales
sous aménagement
Les assises sont déterminées pour chacun des revêtements et la zone de
transition a une longueur de 2 à 3 m.
Lorsque les zones sont circulées, un blocage des rives doit être mis en place.
Remarque – Le calage de rives peut se traduire par le remplacement
Si le calage est réalisé à l’aide d’une longrine en béton coulé en
place, la section à décaisser est sensiblement celle de la longrine
(section ≥ 350 cm²).
Le blocage de rives des ralentisseurs est indispensable pour prévenir toute
dégradation due aux sollicitations importantes générées par l’impact et le
ralentissement des véhicules.
Il s’eﬀectue au moyen de longrines ou bordures encastrées dans un enrobage en béton.
Exemple de blocage de rives d’un ralentisseur
Sable ou mortier stabilisé
Le calage peut également se faire à l’aide de bordures complètement enterrées. Les éléments doivent être scellés ou encastrés dans une fondation
qui dépassera de 15 cm de part et d’autre de la bordure, avec une épaisseur de 10 cm au moins.
Exemple de calage de rives par bordures entérrées
3.2 Esthétique et appareillage
Le choix des types de pavés, dalles ou bordures et de leur appareillage est
eﬀectué pour répondre à une exigence esthétique. Toutefois, dans tous
les cas, il convient de vériﬁer que les produits et leur appareillage permettent de garantir la résistance mécanique de l’ouvrage.
3.2.1 Types de pavés et de dalles et profils des
Les pavés peuvent être rectangulaires ou non. Les pavés autobloquants,
de forme non rectangulaire, présentent l’avantage de multiplier les discontinuités des lignes de joints, ce qui favorise la tenue d’ensemble des
revêtements pavés. L’emploi de pavés à épaulements permet de respecter
une largeur minimale de joint favorable à la prévention des détériorations par épaufrures.
Pavés à emboîtements
Pavés à emboîtement et épaulement
Exemples de formes de pavés et d'appareillage
Pavés spéciaux formant des motifs décoratifs
Comme pour les pavés il existe diﬀérents types de dalles. Leur forme est généralement
Bordures d’accotements de routes ou
autoroutes, franchissable après réalisation
complète de la voirie
Bordures d’îlots directionnels
- simplement posées sur la chaussée
- encastrées dans la chaussée (I2 et I4)
Le choix de ces proﬁls et les niveaux de performance qui leur sont associés sont vériﬁés
Caniveaux simple pente destinés
à être utilisés :
Il existe aussi un certain nombre de bordures non normalisées : bordures de fortes
dimensions essentiellement utilisées en aménagements urbains, les bordures de calage
bordures chasse-roue…
Bordures de trottoirs plus spécialement
destinées aux voiries urbaines
allées, terrains de sport
Le proﬁl des bordures peut traduire un
choix esthétique. Toutefois, chaque proﬁl de
bordures est associé à une condition d’utilisation qu’il convient de respecter. Celleci est déﬁnie dans le complément national
L’appareillage des zones pavées est conditionné par :
le raccordement au pourtour des surfaces pavées ;
le raccordement de plusieurs surfaces pavées ;
le raccordement à des ouvrages singuliers émergents tels que regards
de visite, boite de branchement ou chambres de réseaux divers.
L’appareillage des pavés conditionne la tenue des ouvrages à la circulation, notamment dans les zones de démarrage et de freinage telles que les
approches de feux tricolores ou les arrêts de bus.
Plus la circulation est importante, plus il est important de prévenir les
déplacements des pavés par leur appareillage pour prévenir les lignes de
joints continues. Par un appareillage approprié, on prévient le déplacement par lignes ou colonnes de pavés ou dalles (voir schéma ci-dessous)
engendré par la continuité des joints. La discontinuité permet à l’élément sollicité de se mettre en butée sur plusieurs éléments disposés en
Pavés sollicités
Pavé mis en butée
Déplacement par ligne
Cet appareillage (pose à joints croisés), le plus simple, n’est possible qu’en
l’absence de traﬁc routier.
Ce type d’appareillage convient aux zones où la circulation est canalisée
Ils peuvent comprendre, suivant l’orientation du motif, des éléments
d’about particuliers pour le raccordement aux rives appelés mitres (ou
Le raccordement d’about se fait généralement avec des éléments plus
petits (produit découpé) ou plus grands (boutisse).
L’association de plusieurs tailles de pavés rend possible la réalisation d’appareillages plus complexes. Il est intéressant de retenir les principes suivants :
Ces appareillages (pose en épi, chevron…) minimisent les longueurs
de joints (la longueur du joint est égale à la largeur additionnée à la
longueur de l’élément posé). Ils sont adaptés aux zones de circulation
Remarque – Il est possible pour un traﬁc plus important de poser cet
Classe de traﬁc T5
Classe de traﬁc T4
Classe de traﬁc T3
Raccordement rectiligne au pourtour des surfaces pavées
L’ajustement des largeurs pavées aux emprises à revêtir s’eﬀectue au
moyen de boutisses * ou en procédant à des coupes de pavés.
Il est recommandé de limiter le nombre de coupes ou de boutisses. Les
deux exemples présentés ci-dessous illustrent le fait que, quelle que soit
la conﬁguration, on peut se limiter à une coupe ou une boutisse par ligne
Exemples de rangées de stabilisation
La pose en chevron peut donner lieu à plusieurs conﬁgurations des zones
de rives. Deux exemples sont présentés ci-dessous.
Longueur équivalente : 8 pavés et demi
Exemples d'agencements pavés/mitres
Longueur équivalente : 9 pavés
Il est aussi possible de poser une ou deux rangées d’éléments, entiers de
préférence, dans les zones de rives puis de réaliser l’appareillage approprié. Ceci permet de réaliser la zone d’interface plus résistante mécaniquement en évitant les éléments de géométrie et de taille variables.
de grande longueur (dans notre exemple la longueur de la boutisse est égale à une fois et demi la
longueur du pavé standard)
La découpe de pavés est pratiquement inévitable, sauf cas très simples.
La partie du pavé découpé que l’on pose doit représenter plus de la moitié d’un pavé complet. De plus, les angles aigus engendrés par la découpe
ne doivent pas être trop prononcés. Il est aussi possible d’utiliser des
éléments particuliers (par exemple des boutisses). Il faudra prévoir un
supplément de pavés pour pouvoir répondre aux remplacements ultérieurs ainsi que pour absorber les pertes qu’induira la découpe.
Raccordement courbe au pourtour des surfaces pavées
éléments de petites dimensions ou les angles aigus de coupe en adaptant
Raccordement en as de carreau de deux surfaces pavées en point haut
Appareillages des raccordements de plusieurs surfaces pavées
Selon l’appareillage choisi il est possible de raccorder deux zones pavées
dans des directions diﬀérentes en utilisant l’une des techniques suivantes :
Raccordement en passerelle de deux voies à angle aigu
Dans la passerelle, les rangées de pavés sont parallèles à la bordure de
trottoir de l’une des rues.
Raccordement en œil de bœuf de deux surfaces pavées en point bas
Raccordement à des ouvrages singuliers émergents
Le détail de l’appareillage doit permettre de prendre en compte les règles
réduire au minimum le nombre d’éléments de petites dimensions ;
la taille des plus petits éléments doit être au moins égale à la moitié
d’un produit entier ;
éviter les angles trop aigus (fragilisation de l’élément).
Voici quelques exemples de traitement d'un tampon émergent d'une
zone pavées :
Exemple de surface dalée
Un mortier ou un béton adaptés pour s’accorder avec la couleur et le traitement de surface des éléments préfabriqués est parfois coulé pour éviter
des découpes trop complexes. Il y a lieu néanmoins de tenir compte du
retrait de ces produits qui est susceptible de créer des ﬁssures en rives.
Le schéma en coupe ci-dessous précise le mode de réalisation du raccordement à une chambre d’inspection ou un regard, carré d’une part,
circulaire d’autre part.
Exemples de surfaces pavées
Regard ou boîte d’inspection
3.3 Choix des caractéristiques des produits
Le choix des produits a été traité dans le Chapitre 2 « Conception générale ». Le détail des essais se trouve en annexe 1 de ce document.
Le choix des pavés et des dalles dépend des conditions de traﬁc, du type
Pour le choix des épaisseurs de pavés :
Produits Pavés(2)
Pavés d’épaisseur nominale 6 cm posé sur
sable (classe d’appellation T5)
Pavés d’épaisseur nominale 8 cm posé sur
sable (classe d’appellation T3-4)
Pavés d’épaisseur nominale 10 cm posé
sur sable (classe d’appellation T3-4
épaisseur > à 100 mm)
Traﬁc PL ≥ 35 kN de PTAC(1)
26 à 50 51 à 150 151 à 300 301 à 750
Pour le choix des épaisseurs de dalles :
Épaisseur nominale 5 cm pose sur sable
Épaisseur nominale 5 cm pose sur mortier ou béton
Épaisseur nominale 8 cm pose sur sable
Épaisseur nominale 8 cm pose sur mortier ou béton
Épaisseur nominale 10 cm pose sur sable
Épaisseur nominale 10 cm pose sur mortier ou béton
Compatibilité assises, mode de pose, jointoiement
Souples (non traitées)
Joints souples (sables, sables stabilisés, produits bitumeux, etc, joints rigides interdits)
(déﬂexion < 50/100 mm)
Joints souples (sables, sables stabilisés, mélange bitumeux, etc, joints rigides interdits)
Mortier ou béton
Mortier ou béton spécial,
Mortier spécial de jointement
(déﬂexion < 40/100 mm)
(déﬂexion < 15/100 mm)
Le traﬁc à prendre en compte est fonction de la largeur de la chaussée,
si L ≤ 5 m 100 % du traﬁc des deux sens (MJA : moyenne journalière
annuelle), si 5 < L < 6 m 75 % et si L ≥ 6 m 50 %.
2) L’appareillage retenu devra lutter eﬃcacement contre les eﬀorts de
traﬁc (joints rompus, arceaux, chevrons, emplois d’éléments autobloquants, etc.).
3) Ou sable stabilisé en cas de forte pente ou de techniques de nettoyage
agressives, ou gravillons pour des revêtements en pavés drainants.
4) Une étude de conception particulière doit justiﬁer le choix des produits modulaires. Elle précise notamment les appareillages, les blocages de rives et les blocages longitudinaux, la vériﬁcation de dimensionnement des produits, les conditions de drainage, les conditions
d’exploitation, etc. Elle atteste de la cohérence et de la qualité du système global (assises, lit de pose, revêtements, conditions d’exécution)
et déﬁnit le processus qualité de la mise en œuvre.
5) Charge de rupture caractéristique minimale : 25 kN (classe U25 pour
les dalles en béton).
Les prescriptions détaillées concernant la pose des produits modulaires
préfabriqués en béton sont présentées dans les carnets de chantier édités
par le CERIB (téléchargement sur le site du CERIB, www.cerib.com).
Les éléments complémentaires qui suivent sont à prendre en compte
3.4.1 Lit de pose (pavés et dalles)
Nous rappellerons simplement que l’épaisseur d’un lit de pose en sable
est de 3 cm ± 1 cm. Le respect de cette épaisseur conditionne la pérennité
des ouvrages circulés.
3.4.2 Largeur de joints (pavés et dalles)
Les joints entre les pavés et dalles doivent transmettre les eﬀorts horizontaux générés par le traﬁc routier : accélération, freinage, manœuvres. Ils
préviennent aussi le risque d’épaufrure qui surviendrait si les éléments
étaient directement en contact les uns avec les autres.
L’épaisseur du joint doit se choisir en fonction du sable de garnissage et
de la complexité de l’appareillage. Dans le cas de couche drainante, il
faut minimiser les éléments ﬁns pour le remplissage du joint.
Pour s’assurer d’obtenir l’espacement correct entre les pavés, il est possible de choisir des pavés à épaulement. Ces derniers possèdent des tenons d’écartement qui garantissent un espacement minimum entre les
Les dimensions et caractéristiques des fondations présentées au Chapitre 2 « Conception générale » sont généralement applicables aux ouvrages.
Dans certains cas spéciﬁques, lorsque les bordures sont posées sur des
sols de faibles portances et soumises à des circulations lourdes, il peut
être nécessaire de vériﬁer le dimensionnement de la fondation (le béton
étant de classe minimale C16/20).
Le dimensionnement de la fondation se fait en trois étapes :
Le sol de fondation étant connu, on détermine la contrainte de
calcul admissible du sol. Celle-ci est égale à la contrainte ultime de
ce sol divisée par un coeﬃcient de sécurité, généralement égal à 2 :
σc = —
σc : contrainte admissible du sol (MPa)
σu : contrainte ultime du sol (MPa)
La contrainte ultime peut être approchée par un essai au pénétromètre.
Les contraintes de calcul déduites de l’expérience pour les fondations
superﬁcielles (DTU 13-12) sont rappelées ci-dessous :
Contrainte appliquée sur le sol (MPa)
Roches peu ﬁssurées saines non
désagrégées et de stratiﬁcation
Terrains non cohérents
à bonne compacité
à compacité moyenne
0,75 à 4,5
0,35 à 0,75
0,20 à 0,40
0,10 à 0,30
L’épaisseur de fondation en béton est déterminée au moyen des courbes
Les hypothèses de dimensionnement sont les suivantes :
La charge appliquée est égale à 65 KN (surface d’application :
25 cm × 25 cm) majorée d’un coeﬃcient dynamique routier valant
La diﬀusion des contraintes dans les matériaux est bitriangulaire (angle de 45° dans la bordure et de 33° dans le béton de fondation). La
charge est appliquée sur une des extrémités de la bordure en considérant le joint contigu vide.
* Certaines argiles très plastiques ne sont pas visées dans ce tableau.
La largeur de la fondation est déterminée sur la base de son épaisseur
pour permettre la diﬀusion des charges.
Le calage des bordures a pour objet de prévenir tout basculement lors de
leur franchissement ou en cas de contact par les roues des véhicules.
l’épaulement au niveau des joints.
La hauteur du solin ou de l’épaulement doit être supérieure ou égale à la
moitié de la hauteur de la bordure.
3.5 Maîtrise de la qualité
La maîtrise de la qualité des ouvrages de voirie ou des aménagements
publics doit être intégrée à la conception du projet.
Elle est conditionnée par le respect de tous les maillons de la chaîne de
La maîtrise de la qualité des ouvrages a des conséquences directes sur la
planiﬁcation des opérations, notamment pour prendre en compte :
les travaux préalables au chantier ;
la vériﬁcation de la conformité des produits ;
les contrôles des ouvrages ;
La formalisation des points clés de la réalisation et des points d’arrêt
contribue à la maîtrise de la qualité.
Le PAQ (Plan d’Assurance Qualité) de l’entrepreneur déﬁnit et décrit
tous les éléments généraux du système qualité mis en place en termes
de moyens, d’organisation et de procédures. Il reprend et complète le
SOPAQ (Schéma Organisationnel du Plan d’Assurance Qualité) ou le
Manuel qualité de l’entrepreneur.
Le CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) précisera s’il
impose ou non la fourniture d’un PAQ. Pour les petits chantiers (inférieurs à 15 jours par exemple), le PAQ peut être constitué par des extraits
du Manuel qualité de l’entrepreneur. Le Manuel Qualité de l’entrepreneur peut avoir été établi dans le cadre d’une démarche de certiﬁcation
de son Système de Management de la Qualité selon la norme NF EN
Le contrôle extérieur est réalisé par le maître d’œuvre, indépendamment
3.5.1 Travaux préalables au chantier
Les travaux préalables à la mise en œuvre des matériaux modulaires (pavés, dalles) peuvent comprendre notamment :
la mise en place, éventuelle, de dispositifs de protection de la zone
la vériﬁcation du nivellement et la réalisation du piquetage de la zone
les travaux éventuels de réparation et de reprise des assises ;
le repérage des joints de construction des assises et supports (retrait,
dilatation et isolement) et la vériﬁcation que la continuité de ces dispositifs constructifs pourra être assurée dans le revêtement ;
la réalisation des dispositifs de drainage ;
la vériﬁcation des dispositifs de drainage et leur raccordement avec
les ouvrages de collecte pour s’assurer qu’ils éviteront des départs de
matériaux (notamment pour la pose de lit de sable, sable stabilisé et
plus généralement sur matériaux drainants non ou peu liés) ;
la préparation des aires de stockage des matériaux et produits.
Dans le cadre d’un projet global d’aménagement, il y aura lieu d’identiﬁer les travaux préalables applicables à l’opération et leur incidence sur la
planiﬁcation du chantier.
3.5.2 Conformité des produits
Les caractéristiques techniques des produits modulaires (pavés, dalles,
bordures, caniveaux) doivent être déﬁnies au CCTP (Cahier des Clauses
Techniques Particulières) du marché. Lorsque des choix de modèles, de
teintes ou de texture doivent intervenir après passation du marché, ils
s’eﬀectuent par le maître d’œuvre sur présentation des Fiches Techniques
des Produits accompagnés, le cas échéant, d’échantillons.
En phase de réalisation, la vériﬁcation de la conformité des produits
Pour les produits disposant de la marque , et qui sont donc contrôlés
régulièrement par un organisme tierce partie (généralement le CERIB),
la vériﬁcation porte uniquement sur la conformité à la commande, le
marquage, l’aspect, l’intégrité des produits et les quantités.
La réception des produits  sur chantier n’impose donc pas de délais
Pour les produits ne disposant pas de la marque , l’acceptation des
produits repose sur l’acceptation par le maître d’ouvrage devant se baser
sur une réception par lots consistant à vériﬁer par des essais les spéciﬁcations des normes (tolérances dimensionnelles, résistance mécanique,
résistance à l’abrasion, résistance au gel-dégel…). L’ensemble des contrôles devant être réalisés est déﬁni par les annexes A (pavés), B (dalles) et
C (bordures) de la norme NF P 98-335 (voir Annexe 1 du présent document). Il est à noter que la réception des produits ne disposant pas de la
marque  peut être longue (supérieure à 28 jours).
3.5.3 Contrôles des ouvrages
La qualité des ouvrages de voirie et d’espaces publics est conditionnée
par la mise en œuvre de contrôles à chaque étape de la réalisation. Les
contrôles peuvent être formalisés dans un plan d’assurance qualité soumis au maître d’œuvre.
L’essentiel des contrôles à mener est déﬁni par la norme NF P 98-335
pour la mise en œuvre des produits modulaires et repris dans les carnets
de chantier édités par le CERIB (voir Paragraphe 3.4 du présent document). Ils portent sur :
la planimétrie des ouvrages ;
la propreté du revêtement ;
l’intégrité des produits ;
le respect du calepinage et de l’appareillage ;
la qualité du remplissage des joints ;
la régularité, la largeur et le désaxement des joints ;
l’écoulement correct des eaux de ruissellement.
Ces contrôles doivent être complétés par les opérations de réception des
La mise en service des ouvrages nécessite que ceux-ci permettent leur
utilisation sans dommage notamment par une mise en circulation prématurée.
Les délais suivants sont à prendre en compte pour les pavés et les dalles :
pose sur lit de sable et joints en sable (ou sable stabilisé ou gravier) : la
mise en service peut être immédiate ; une opération de regarnissage
des joints dans un délai d’un mois après la mise en service doit être
exécutée par l’entreprise ;
pose sur mortier ou béton et joints mortier : la mise en circulation
doit intervenir après un délai de dix jours à une température ambiante supérieure à 10 °C pour les mortiers et bétons traditionnels.
après un délai de sept jours à une température ambiante supérieure à
Les pavés et les dalles en béton présentent de très bonnes caractéristiques de résistance mécanique, de résistance aux agressions climatiques
(gel-dégel) et à l’abrasion. Ces caractéristiques font l’objet d’un contrôle
régulier dans le cadre de la certiﬁcation , garantissant l’aptitude à
l’emploi des produits certiﬁés et permettant ainsi un entretien réduit.
Les principales tâches d’entretien peuvent se répartir dans les trois catégories suivantes :
nettoyage de la surface pavée ou dallée ;
démontage et remplacement des pavés et dalles en béton.
3.5.6 Nettoyage de la surface pavée ou dallée
La fréquence et la méthode de nettoyage (manuelle ou mécanisée) de
l’ouvrage pavé ou dallé dépend de l’importance de sa surface, de ses
conditions d’exploitation (traﬁc routier ou piéton, marché hebdomadaire, artères principales, axes secondaires…) et dans une moindre mesure
de sa position géographique (bord de mer, montagne…). Les conditions
météorologiques ainsi que les contraintes saisonnières (évacuation des
feuilles mortes, de la neige) sont aussi à prendre en compte.
Les principales techniques employées sont le nettoyage par balayeuse
Aﬁn de limiter le dégarnissage des joints en sable, le nettoyage des zones
pavées ne doit être réalisé initialement que par brossage manuel. Les
balayeuses mécaniques ne doivent être employées que lorsque les joints
se sont stabilisés, surtout si celles-ci sont équipées d’un système d’aspiration. Une stabilisation chimique (par liant polyuréthanne par exemple)
permet l’emploi plus rapide de ce type de matériel d’usage courant.
Lorsqu’un lavage à l’eau sous pression est pratiqué, la pression doit être
au plus de 4 à 5 MPa et l’angle d’attaque doit être inférieur à 30 degrés
par rapport à la surface aﬁn de limiter le plus possible le dégarnissage des
L’utilisation de jets d’eau ou de jets de vapeur sous haute pression (supérieure à 10 MPa) sur des revêtements à joints sensibles (sable, sable
stabilisé, joints mortier ﬁssurés) doit être limitée sous peine de les détériorer rapidement.
A titre préventif et après un nettoyage soigneux de l’ensemble d’une
surface pavée ou dallée, il peut être opportun de procéder à son imperméabilisation au moyen de produis spéciaux. Ces produits d’étanchéité
sont en général utilisés pour des raisons esthétiques et fonctionnelles. Ils
améliorent en eﬀet l’esthétique du revêtement en intensiﬁant sa couleur
et même en lui donnant un aspect brillant.
D’un point de vue fonctionnel, ils contribuent à empêcher la pénétration des taches, à stabiliser le sable de jointoiement entre les pavés ou
dalles soumis à des techniques de nettoyage agressives, à maintenir le
sable dans les joints soumis à d’importants ﬂux d’eau et à empêcher la
Ces produits spéciaux, généralement à base de silane, de siloxane, de
résine acrylique ou d’uréthane, sont appliqués selon les instructions du
fournisseur en respectant les règles minimales suivantes :
attendre un minimum de deux mois et de préférence laisser passer
un hiver avant d’imperméabiliser une surface aﬁn de permettre aux
éventuelles eﬄorescences de remonter à la surface (une application
trop hâtive comporte en eﬀet le risque de voir ces eﬄorescences
apparaître sous la surface du produit) ;
s’assurer que la surface est parfaitement nettoyée ;
la durée de vie de ces produits est souvent limitée, s’assurer que la
couche précédente soit complètement usée avant de répéter le traitement.
Le logiciel VoirIB répertorie les diﬀérents modes de traitement des salissures les plus fréquentes.
3.5.8 Démontage et remplacement des pavés et
Lors d’une intervention de voirie (pose ou réparation d’un réseau ou
d’une canalisation par exemple) il peut être nécessaire de déposer le revêtement de la chaussée ou du trottoir pour accéder à la zone d’intervention.
Deux rangées de pavés au minimum
sont à enlever depuis le bord de la tranchée
Réseau à réparer
Les joints contenant du sable doivent être vériﬁés régulièrement et regarnis le cas échéant pour qu’ils continuent à assurer le contact entre les
Un regarnissage périodique des joints peut être à prévoir en fonction des
conditions d’utilisation et d’entretien du revêtement. Il se pratique de la
même façon que lors de la pose initiale.
La granulométrie du sable de joint doit être inférieure à celle du lit de :
généralement 0/2 ou 0/4.
Lorsque le mode de nettoyage est intensif, des joints en sable stabilisé
au mortier ou avec des liants organiques (polyuréthanne par exemple)
peuvent être utilisés. Les joints doivent restés souples et par conséquent
le dosage en ciment ne doit pas excéder 100 kg/m3 comme spéciﬁé dans
La nature démontable des revêtements modulaires tels que les pavés et
les dalles permet de les enlever et de les stocker aﬁn de pouvoir les remettre en place une fois les travaux achevés. Dans ce cas il est possible
d’appliquer la méthode suivante :
Méthode non destructive d'enlèvement d'un pavé
1 - Outils adéquats
2 - Faire levier du côté droit
4 - Répéter 2 et 3
3 - Faire levier du côté gauche
5 - Élément extrait
La repose des pavés nécessitera de respecter l’ensemble des spéciﬁcations
de pose à neuf (planéité des assises, lit de pose, joints, damage après pose,
Il peut être nécessaire de casser les premiers pavés, notamment lors d’une
pavés dans l’ordre présenté ci-après :
Préalablement à leur ré-emploi, les pavés seront brossés si nécessaire pour
retirer tous débris ou particules de sol ﬁxés sur le produit.
Pavés pouvant nécessiter d’être cassés pour les produits autobloquants ou la pose en chevrons.
Aﬁn de réaliser ces interventions, il pourra être utile de prévoir un pourcentage de pavés supplémentaires pour tenir compte des remplacements
ponctuels d’éléments ou de désordres exceptionnels.
Les pavés déposés doivent être stockés à au moins 50 cm du bord de
l’emprise déposée :
3.6 Développement durable
La conception des voiries et aménagements publics peut s’intégrer dans
une démarche de développement durable combinant les approches économiques, sociales et environnementales. Cette approche est globale et
Les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) des
produits (pavés, dalles, bordures, caniveaux…) constituent un des
éléments d’appréciation.
3.6.1 Fiche de Déclaration Environnementale et
Des Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) ont
été élaborées pour les produits préfabriqués en béton et plus particulièrement les pavés, conformément à la norme NF P 01-010.
Une FDES est une étude de l’impact environnemental et sanitaire du
produit étudié (pavé, dalle, mur de soutènement…) lors de la totalité de
son cycle de vie. L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) comprend diﬀérentes
étapes : obtention des matières premières, fabrication du produit, transport, mise en œuvre, vie en œuvre, dépose et recyclage éventuel.
L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) peut être synthétisée par la ﬁgure ciaprès :
Acquisition des matières
3.6.2 Extraits de la FDES pavés
L’analyse de cycle de vie des pavés a été menée pour l’unité fonctionnelle
1 mètre carré de pavé de voirie de 6 cm conforme à la NF EN 1338
posé sur sable selon la norme NF P 98-335 avec une Durée de Vie
Synthèses des indicateurs environnementaux de la FDES
Consommation de ressources énergétiques :
dont énergie récupérée(2)
de revêtement(2)
Indicateur d'épuisement des ressources (ADP)
Déchets non dangereux (DIB)
Acidiﬁcation atmosphérique
(1) Les valeurs sont exprimées pour l’unité fonctionnelle (U.F.), c’est à dire 1 m2 de revêtement pavé pour une annuité sur la base d’une durée de vie typique de 50 ans.
(2) Les valeurs sont exprimées pour 1 m2 de revêtement pavé pendant toute sa durée de vie.
kg équivalent
kg éq. SO2
kg CFC-11 éq.
kg d'éthylène éq.
Les informations complémentaires sont apportées :
Plus de 99 % en masse des ressources non énergétiques consommées
correspondent à des matériaux minéraux extraits pour la production des
granulats du béton, pour le lit de pose (d’origine alluvionnaire, roche
sédimentaire ou éruptive) et pour la production de ciment (calcaire et
Les consommations d’eau correspondent à l’eau totale puisée dans le
milieu. L’eau est consommée à 73 % durant la phase de production et à
19,5 % durant la phase de mise en œuvre. Une grande partie de cette eau
(54 %) est utilisée en carrière pour le lavage des granulats. Cette eau est
restituée au milieu naturel après épuration des éléments « polluants » qui
ne sont pour l’essentiel que des matières minérales en suspension.
Le tableau ci-dessous présente l’impact respectif (en %) sur les émissions
dans l’air, de la production, du transport, de la mise en œuvre, de la vie
en œuvre et de la ﬁn de vie.
Demande Chimique en Oxygène (DBO) : 75 % des émissions ont lieu
lors de la phase de production, 22 % lors de la phase de ﬁn de vie.
Matière En Suspension (MES) : 41 % des émissions ont lieu lors de la
phase de production, 57 % lors de la phase de ﬁn de vie.
Métaux : 49,5 % des émissions ont lieu lors de la phase de production,
œuvre et 8 % lors de la phase de ﬁn de vie.
Production de déchets valorisés
La majorité des déchets valorisés (82 %) correspond au sable du lit de
pose comptabilisé comme matière récupérée après la dépose des pavés.
Production de déchets éliminés
Les déchets sont, pour plus de 99 %, des déchets inertes de béton correspondant à l’élimination du produit en ﬁn de vie. Ne nécessitant pas
d’opérations de tri, ces déchets inertes de béton peuvent être aisément
recyclés, après traitement, comme granulats secondaires. Dans le cadre
de cette ﬁche, ces déchets de ﬁn de vie sont considérés comme partant
intégralement en décharge de classe 3. Ceci est conforme à la norme
NF P 01-010, puisque la part des déchets traités actuellement par les
ﬁlières de recyclage est encore limitée.
En France, la ﬁlière de traitement et de recyclage des déchets inertes
de démolition est toutefois en fort développement. Il est à noter que
les tableaux de valeur comportent des déchets radioactifs. Ces derniers
ont pour origine le processus de production d’électricité en centrales
Annexe 1 : Essais de produits de voirie préfabriqués en béton
Cette annexe présente les conditions d’acceptation des produits de voirie préfabriqués en béton (pavés, dalles, bordures
et caniveaux) sur chantier et les principes des essais réalisés.
Le détail des modes opératoires et des exigences est mentionné dans les normes de produits :
NF EN 1338 : Pavés en béton - Prescriptions et méthodes d'essai, AFNOR, Février 2004.
NF EN 1339 : Dalles en béton - Prescriptions et méthodes d'essai, AFNOR, Février 2004.
NF EN 1340 : Éléments pour bordures de trottoir en béton - Prescriptions et méthodes d'essai, AFNOR, Février
NF P 98-340/CN : Éléments pour bordures de trottoir en béton - Prescriptions et méthodes d'essai - Complément
national à la NF EN 1340 : produits industriels en béton - Bordures et caniveaux – Proﬁls, AFNOR, Mars 2004.
Conditions d’acceptation des produits sur chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A.1.2 Caractéristiques géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A.1.2.1 Pavés et dalles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A.1.3 Absorption d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A.1.3.1 Pavés et dalles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance au gel/dégel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance au fendage (pavés). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A.1.6 Résistance à la ﬂexion (dalles, bordures). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à l’abrasion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à la glissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Selon la norme NF P 98-335, les conditions d’acceptation des produits sur
chantier à vériﬁer lorsqu’ils ne disposent pas de la marque  sont :
En chevrons ou à lignes de joints discontinues, sur sable ou sable stabilisé
Sur sable ou sable stabilisé
Tableau 1 – Classes d'appellation des pavés en béton
A.1.1 Conditions d’acceptation des produits sur chantier
§ 5.4 de NF EN 1338
- pour les pavés d’épaisseur < 100 mm : ± 2 mm
- pour les pavés d’épaisseur ≥ 100 mm : ± 3 mm
- pour les pavés d’épaisseur < 100 mm : ± 3 mm
aucun résultat < 57 mm pour les pavés
de classe d’appellation T5
aucun résultat < 77 mm pour les pavés
de classe d’appellation T3-4
- pour les pavés d’épaisseur ≥ 100 mm : ± 4 mm
Diﬀérence entre 2 mesurages
de l’épaisseur sur un même pavé
Planéité et courbure si longueur
Diﬀérence entre 2 diagonales ≤ 3 mm (classe K de NF EN 1338)
Valeur caractéristique : 3,6
Aucun résultat < 250 N/mm
≤ 6 % en masse (classe B de NF EN 1338)
≤ 23 mm (classe H de NF EN 1338)
et au dérapage
polis ou meulés
Déclaration de la valeur obtenue par l’essai
Résistance renforcée au gel/dégel avec sels de déverglaçage
Perte de masse gel/dégel + sel ≤ 1,0 kg/m2 en moyenne
avec aucun résultat individuel > 1,5 kg/m2
Tableau 2 – Spéciﬁcations des pavés en béton
à la ﬂexion
Usage modéré sur
Véhicules de charge par roue
circulant à vitesse
réduite et à raison de
40 véhicules/jour/sens
stationnement,…)
Tableau 3 – Classes d'appellation des dalles en béton
§ 5.4 de NF EN 1339
- pour les dalles d’épaisseur ≤ 600 mm : ± 2 mm
- pour les dalles d’épaisseur > 600 mm : ± 3 mm
Diﬀérence entre 2 mesurages de la
l’épaisseur d’une même dalle
Planéité et courbure si longueur et/
Diﬀérence entre 2 diagonales ≤ 3 mm
Résistance à la ﬂexion (MPa)
6 classes telles que déﬁnies au tableau 3
≤ 6 % en masse (classe B de NF EN 1339)
≤ 23 mm (classe H de NF EN 1339)
* Une usine titulaire du droit d’usage pour un modèle de dalle dans une classe de résistance donnée peut, en cas de résultats non conformes à cette classe, déclasser la production concernée sans requête particulière
auprès de l’organisme certiﬁcateur, à condition que les produits répondent à la nouvelle classe visée.
Tableau 4 – Spéciﬁcations des dalles en béton
§ 5.4 de NF EN 1340
Déﬁnition des proﬁls
§ 4 et Annexe A de NF P 98-340/CN
+ 1 % avec : ± 4 mm pour L < 0,4 m
et ± 10 mm pour L > 1 m
± 3 % avec : ± 3 mm pour dimensions < 100 mm
et ± 5 mm pour dimensions > 170 mm
± 5 % avec : ± 3 mm pour dimensions < 60 mm
et ± 10 mm pour dimensions > 200 mm
d’une même dimension
Emboîtement chanfrein dépouille
Valeurs à déclarer et tolérancer par le fabricant
Possibilité de vériﬁcation
à l’aide de gabarits
Perte de masse gel/dégel
résultat individuel > 1,5
Tableau 5 – Spéciﬁcations éléments de bordures en béton
Perte de masse par gel/dégel + sels :
A.1.2 Caractéristiques géométriques
A.1.2.1 Pavés et dalles
Les normes ne préconisent pas d’essai concernant l’épaisseur des produits cependant elles imposent une résistance au fendage (pavés) et une
résistance à la ﬂexion (dalles). Cela induit une épaisseur minimum en
fonction du traﬁc que les produits vont devoir supporter.
L’essai consiste à mesurer au millimètre près les dimensions caractéristiques de l’élément (longueur, largeur, épaisseur, diagonales, chanfreins), au dixième de millimètre près les planéités et courbures. Pour les
éléments ayant un parement il faudra mesurer ce dernier.
Il y a quatre catégories de mesures : les dimensions hors-tout (longueur,
largeur, hauteur), la dépouille, le proﬁl en creux, la planéité et la courbure, la couche de parement.
Remarque Générale – Une arête décrite comme à angle droit peut être biseautée ou arrondie, ses dimensions horizontales et verticales ne doivent pas excéder 2 mm. Une arête biseautée de plus de 2 mm
doit être décrite comme chanfreinée. Ses dimensions doivent être déclarées par le fabricant.
Tolérances dimensionnelles pour les pavés
Épaisseur pavé (mm)
La diﬀérence entre deux mesurages d’épaisseur sur un même pavé doit être ≤ à 3 mm.
Les diﬀérences maximales admissibles entre la mesure de deux diagonales d’un pavé
rectangulaire lorsque ces dernières excèdent 300 mm sont :
Diﬀérence maximale (mm)
Les écarts admissibles au niveau de la planéité et la courbure sont :
Longueur du calibre Écart maximal de convexité
Lorsque la forme du pavé n’est pas rectangulaire les tolérances doivent être données par
Tolérances dimensionnelles pour les dalles
fabrication(1) vériﬁée
La diﬀérence entre deux mesurages de la longueur, la largeur,
l’épaisseur sur une même dalle doit être ≤ 3 mm.
Dimension spéciﬁée par le fabricant.
Les diﬀérences maximales admissibles entre la mesure de deux diagonales
d’une dalle rectangulaire lorsque ces dernières excèdent 300 mm sont :
Diﬀérence maximale
Écart maximal de
convexité (mm)
concavité (mm)
Tolérances dimensionnelles pour les bordures et les caniveaux
Les tolérances sur les sections transversales des proﬁls sont données dans
l’annexe A du complément national NF P 98-340/CN.
Faces vues : ± 3 % au millimètre près avec au moins 3 mm sans
dépasser 5 mm.
Faces cachées : ± 5 % au millimètre près avec au moins 3 mm sans
dépasser 10 mm.
Diﬀérence entre deux mesurages d’une même dimension sur un seul
élément : ≤ 5 mm.
A.1.3 Absorption d’eau
A.1.3.1 Pavés et dalles
Pour connaître le pourcentage d’eau qu’un élément peut contenir il faut
prendre un échantillon de 5 kg maxi, immergé pendant au moins 3 jours
(Phase 1) et pesé toutes les 24 h jusqu’à ce que sa masse n’augmente
plus (Phase 2). L’échantillon est ensuite séché dans une étuve pendant
au moins trois jours (Phase 3) et pesé toutes les 24 h jusqu’à ce que sa
masse ne diminue plus (Phase 4). Une formule donne ensuite l’absorption d’eau en fonction des deux masses mesurées.
L’essai consiste à mesurer la quantité d’eau que l’élément peut absorber.
Pour cela deux échantillons, dont la masse doit être comprise entre 2,5 et
de 5 kg sont prélevés à chaque extrémité de l’élément (Phase 1). Ils sont
immergés pendant au moins 3 jours (Phase 2) et pesés toutes les 24 h
jusqu’à ce que leur masse n’augmente plus (Phase 3). Ils sont ensuite
séchés dans une étuve pendant au moins trois jours (Phase 4) et pesés
toutes les 24 h jusqu’à ce que leur masse ne diminue plus (Phase 5).
Une formule donne ensuite l’absorption d’eau en fonction des masses
Remarque – Les échantillons ne doivent pas être en contact pendant les
phases d’immersion et de séchage.
A.1.4 Résistance au gel/dégel
L’impact du gel/dégel est mesuré en étudiant l’écaillage d’une surface déterminée d’un échantillon dont l’âge est compris entre 28 et 35 jours. Ce
dernier est placé dans un système isolant et des joints sont réalisés pour
que seule la surface supérieure soit sollicitée. Il doit être immergé dans
une solution spéciﬁque puis soumis à 28 cycles d’environ 24 heures. On
pèse ensuite la matière écaillée.
Surface sollicitée
L’essai se déroule selon les étapes qui suivent :
Ajout d'un film étanche
tiè e écaillée
L’essai consiste à placer un pavé, préalablement immergé environ 24 h,
en tenaille entre deux appuis alignés verticalement (un au-dessus et un
en-dessous). Les appuis seront placés parallèlement à la plus grande longueur aﬁn d’obtenir la section de rupture la plus grande.
Les deux appuis se rapprochant l’un de l’autre font travailler l’échantillon en compression jusqu’à la rupture.
Essai de fendage sur un pavé
A.1.4 Résistance au gel / dégel - A.1.5 Résistance au fendage (pavés)
A.1.5 Résistance au fendage (pavés)
A.1.6 Résistance à la flexion (dalles, bordures)
La résistance d’une dalle se mesure à l’aide d’un essai de ﬂexion en
3 points (2 points d’appui, 1 point de chargement) sur l’échantillon.
L’échantillon est une dalle ou un morceau de dalle scié pour obtenir deux
bords rectilignes parallèles. Le chargement augmente de façon régulière
L’essai décrit dans l’annexe F de la NF EN 1340 est un essai de ﬂexion
en trois points qui doit être exempt de torsion. Il permet d’obtenir la
résistance aux sollicitations auxquelles sera soumise la bordure (chocs,
charges routières pour les bordures franchissables…).
Il y a trois cas de ﬁgures :
si L ≥ 4H + 200 mm alors D = 100 mm ;
si 4H + 200 mm > L ≥ 5H alors D = H/2 ;
L’élément est immergé au moins 24 h dans l’eau. Il est sorti et essuyé
juste avant l’essai. On applique la charge sur la plus grande longueur
de la section. Nous augmentons la contrainte de façon régulière jusqu’à
rupture de l’élément. Une formule nous donne alors la résistance de
l’élément testé
si L < 5H alors l’essai est irréalisable.
Portée (P)
P×L×y
de gravité et la ﬁbre de
A.1.7 Résistance à l'abrasion
L’essai de référence est celui de la machine d’abrasion à disque large présentée ci-contre. Si les conditions l’exigent un essai de remplacement
peut être envisagé : l’essai de Böhme.
Machine d'abrasion à disque large
Disque en acier (Ø 200 mm)
L’essai consiste à faire tourner environ 75 fois un disque en acier en
l’espace d’une minute. Ce dernier est en contact avec l’échantillon testé.
Pendant tout l’essai un abrasif (corindon par exemple) est, de façon gravitaire, introduit au niveau de la surface de contact entre le disque et
l’échantillon. Nous mesurons ensuite la largeur (I) de l’empreinte qui
s’est creusée dans l’échantillon.
Échantillon de mesures
L’essai décrit dans l’annexe I de la NF EN 1338 et NF EN 1339 fait
appel à un pendule de frottement qui permet de mesurer la résistance
à la glissance. Il se base sur l’atténuation du mouvement pendulaire,
généré lors de l’essai, qui sera fonction du frottement entre le patin en
caoutchouc et l’échantillon. L’échantillon doit être immergé au moins
30 minutes dans l’eau juste avant l’essai. L’essai se fait cinq fois et le résultat est une moyenne des trois dernières mesures. L’échantillon et le patin
sont humidiﬁés entre chaque mesure. La valeur USRV est la moyenne
Patin / échantillon
La mesure est simple : le balancier est placé à l’horizontal au niveau
de la partie droite du pendule (Phase 1). Il est ensuite lâché (Phase 2).
Le mouvement généré le fait entrer en contact avec l’échantillon puis
remonter dans la partie gauche du pendule entrainant avec lui l’aiguille
qui était positionnée à la verticale de l’échantillon. Le balancier redescend après avoir positionné l’aiguille au point maximum de sa remontée
Remarque – Il faut l’attraper lorsqu’il redescend pour éviter tout contact
superﬂu avec l’échantillon.
A.1.7 Résistance à l’abrasion - A2.1.8 Résistance à la glissance
A.1.8 Résistance à la glissance
A.2.2 Accessibilité de la voirie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
NF P 98-351 : Cheminements - Insertion des handicapés - Éveil de
vigilance - Caractéristiques et essais des dispositifs podotactiles au sol
d'éveil de vigilance à l'usage des personnes aveugles ou mal voyantes,
AFNOR, Février 1989.
Référentiel de certiﬁcation pour la marque  pavés de voirie en
béton (NF 072).
Référentiel de certiﬁcation pour la marque  dalles de voirie et
toiture en béton (NF 187).
Référentiel de certiﬁcation pour la marque  bordures et caniveaux en béton (NF 043).
NF EN 1338 : Pavés en béton - Prescriptions et méthodes d'essai,
AFNOR, Février 2004.
NF EN 1339 : Dalles en béton - Prescriptions et méthodes d'essai,
NF EN 1340 : Éléments pour bordures de trottoir en béton Prescriptions et méthodes d'essai, AFNOR, Février 2004.
NF P 98-340/CN : Éléments pour bordures de trottoir en béton - Prescriptions et méthodes d'essai - Complément national à la
NF EN 1340 : produits industriels en béton - Bordures et caniveaux Proﬁls, AFNOR, Mars 2004.
NF P 98-335 : Chaussées urbaines - Mise en œuvre des pavés et dalles en béton, des pavés en terre cuite et des pavés et dalles en pierre
NF P 98-350 : Cheminement - Insertion des handicapés - Cheminement piétonnier urbain, conditions de conception et d’aménagement des cheminements pour l’insertion des personnes handicapées,
AFNOR, Février 1988.
A.2.2 Accessibilité de la voirie
Décret du 21 décembre 2006.
Arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret
n° 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics.
« Recommandations concernant les surfaces tactiles au sol pour
personnes aveugles ou malvoyantes », CERTU, Février 2003.
Choix des caractéristiques des produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.1.1 Les pavés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.1 L’esthétique et l’intégration dans l’environnement . . . . . . . . .
1.2.2 La structuration de l’espace. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.3 L’insertion des personnes handicapées. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.4 La sécurité des utilisateurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.5 La tenue au traﬁc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.6 La résistance aux sollicitations climatiques . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.7 La facilité de mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.8 La facilité d’entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.9 La durabilité et la pérennité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.10 L’aptitude au recyclage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.11 Le développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Caractéristiques géométriques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance au gel/dégel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Absorption d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à l’abrasion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à la glissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dimensionnement structurel (pavés et dalles). . . . . . . . . . . . . 28
Choix de la classe de traﬁc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Choix de l’assise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Implantation et utilisation de l’espace. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.1.1 Rayons et courbures des aménagements . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.2 Pentes et diﬀérences de niveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.3 Aménagements nécessaires à la sécurité et l’accessibilité
2.1.5 Délimitation des surfaces et blocage de rives . . . . . . . . . . . . . .
Esthétique et appareillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.5.2 Lit de pose (pavés et dalles) et fondation
Implantation et utilisation de l’espace. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.1.2 Pentes et diﬀérences de niveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3.1.3 Aménagements nécessaires à la sécurité et l’accessibilité
3.1.5 Délimitation des surfaces et blocage de rives . . . . . . . . . . . . . .
Esthétique et appareillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
3.2.1 Types de pavés et de dalles et proﬁls des bordures . . . . . . . . . . 50
Choix des caractéristiques des produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Lit de pose (pavés et dalles). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Largeur de joints (pavés et dalles) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Maîtrise de la qualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
Travaux préalables au chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Conformité des produits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Contrôles des ouvrages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nettoyage de la surface pavée ou dallée. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Démontage et remplacement des pavés et dalles en béton. . . .
Développement durable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
3.6.1 Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) . . 68
3.6.2 Extraits de la FDES pavés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
Conditions d’acceptation des produits sur chantier. . . . . . . . .
Résistance au fendage (pavés) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Résistance à la ﬂexion (dalles, bordures) . . . . . . . . . . . . . . . . .
A.2.2 Accessibilité de la voirie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
BP 30059 - 28231 Épernon cedex - France
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