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Timestamp: 2019-09-19 03:41:55+00:00
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MedeSpace.Net - Nouvelles: Arrêt de la consommation de tabac
Le tabac demeure un fléau inégalé de santé publique qui tue un fumeur régulier sur deux et fait perdre 20 à 25 ans d’espérance de vie. C’est la première cause de mortalité évitable en France.
Les professionnels de santé - au premier rang desquels les médecins généralistes - doivent devenir de véritables partenaires anti-tabac des fumeurs qui veulent arrêter.
L’objectif de cette recommandation de bonne pratique est d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients fumeurs. Cette recommandation de bonne pratique traite deux questions principales :
le dépistage individuel de l’usage du tabac en pratique médicale ;
la prise en charge de l’arrêt de l’usage du tabac, du sevrage au maintien de l’abstinence au long cours.
Des conseils d’arrêt :
• « Arrêter de fumer est la décision la plus importante que vous pouvez prendre pour protéger votre
santé. Je peux vous aider si vous le souhaitez. »
• « Il est important que vous arrêtiez de fumer, et je peux vous aider. »
• « Je peux vous aider à arrêter de fumer. Ce sera sûrement plus facile que d’essayer tout seul.»
• « Arrêter de fumer pendant que vous êtes malade est une bonne décision, ce peut être l’occasion de reprendre votre liberté face au tabac. »
• « Fumer occasionnellement ou en faible quantité est encore dangereux. »
• « Il n’est jamais trop tard pour arrêter et c’est encore mieux si on arrête tôt. »
• « Continuer à fumer aggravera votre bronchite ou votre asthme […], en revanche, arrêter de fumer pourra améliorer votre santé de façon importante. »
• « La fréquence des infections respiratoires des enfants est supérieure dans un environnement
fumeur. »
Administrateur le février 18 2014 14:20:41 · 8 Commentaires · 8622 Lecture(s) ·
#1 | slaouti le février 18 2014 21:21:23
En comparant 26 études, Gemma Taylor et son équipe ont établi qu'après quelques semaines d'arrêt, les signes du manque de nicotine disparaissaient: les fumeurs qui avaient réussi à arrêter de fumer étaient moins déprimés, moins anxieux et plus optimistes que ceux qui avaient repris la cigarette. Les mêmes bénéfices liés à l'arrêt du tabac ont été perçus chez les personnes atteintes de troubles mentaux - les auteurs ne précisant toutefois pas quels types de troubles psychiatriques étaient pris en compte.
L'aide du suivi psychologique
«Lorsqu'un fumeur n'a pas fumé pendant un moment, il est anxieux et stressé, il pense que c'est la cigarette qui va le soulager, qu'elle va lui être bénéfique, affirme Gemma Taylor, coordinatrice de l'étude et chercheuse à l'Université de Birmingham. Beaucoup de fumeurs ont peur de perdre le soutien psychologique qu'est à leurs yeux la cigarette s'ils l'abandonnent». Or c'est la cigarette, et notamment le manque de nicotine, qui provoque ces effets négatifs. L'une des études utilisées par les auteurs, une étude japonaise publiée en 2007, montre qu'après trois semaines d'arrêt du tabac, le nombre de récepteurs nicotiniques présents dans le cerveau des fumeurs chroniques revient au même niveau que celui des non-fumeurs. En effet, un consommateur régulier possède en moyenne 50 % de récepteurs nicotinique en plus par rapport à un non-fumeur*. Ce retour à la normal semble permettre aux symptômes du manque de diminuer.
L'étude relève aussi que les fumeurs suivis psychologiquement rechutent moins. «La prise en charge psychologique permet de renforcer la motivation du fumeur. Il faut mettre en évidence les éléments positifs comme la diminution de l'angoisse pour que le fumeur se rende compte des bénéfices liés à l'arrêt du tabac», affirme au Figaro le professeur Jean Adès, psychiatre-addictologue à l'hôpital Louis-Mourier à Colombes (Hauts-de-Seine). Cependant, «savoir que l'arrêt du tabac entraîne une meilleure qualité de vie ne suffit pas: il faut une réelle motivation pour arrêter de fumer», tempère-t-il.
D'après le Baromètre santé de 2010 de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, plus de 75 % des ex-fumeurs déclarent avoir eu envie d'arrêter pour préserver leur santé. Les autres raisons sont ensuite l'entourage, le prix du tabac ou encore la grossesse. En 2013, plus de 2,1 millions fumeurs ont acheté des traitements médicamenteux tels que des patchs ou des gommes à mâcher. Mais selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, le nouveau moyen privilégié par les fumeurs pour arrêter de fumer est la cigarette électronique : entre 8 et 9 millions de Français l'auraient déjà essayée et «plus de 80 % de fumeurs estiment avoir complètement arrêté de fumer par ce biais».
#2 | limala le février 19 2014 16:26:14
Tu es une correspondante du figaro santé, slaouti?
#3 | slaouti le février 19 2014 20:48:35
La nicotine doit être considérée comme une drogue.
La nicotine est une drogue, c’est une drogue à « renforcement », c'est-à dire que les fumeurs en veulent quels que soient les effets secondaires. Elle entraîne des changements chimiques et biologiques dans le cerveau. On parle d'effet psycho actif.
Elle est responsable d'une dépendance à la nicotine qui est avant tout une dépendance physique considérée comme importante. Les symptômes de sevrage sont sévères et la plupart des fumeurs n'arrivent pas à cesser de fumer lors de leur première tentative à cause de la force de cette dépendance.
L'organisme humain s'habitue à la nicotine et l'effet de la nicotine s'atténue avec le temps.
Les gros fumeurs peuvent inhaler de plus grandes quantités de fumée, de plus en plus de toxines sans avoir d’effets négatifs. Avec le temps, l'organisme s'habitue à la nicotine et, par conséquent, les fumeurs fument davantage.
La fumée de cigarette, acide, est absorbée par les poumons. La fumée issue de la pipe et du cigare est alcaline et la nicotine est cette fois absorbée par la bouche.
Les poumons absorbent la nicotine très efficacement, laquelle se déplace ensuite dans la circulation sanguine, le cerveau et les autres organes du corps.
La nicotine atteint le cerveau seulement 10 secondes après l'inhalation, avec de nombreuses réactions physiologiques :
*augmentation aigue du rythme cardiaque et de la tension artérielle;
*constriction des vaisseaux sanguins et chute de température corporelle aux extrémités, mains et pieds
*relaxation musculaire.
#4 | slaouti le février 20 2014 21:40:20
Les méthodes d'aide au sevrage.
Il existe divers méthodes et moyens pour aider à l’arrêt du tabac :
- les substituts nicotiniques qui donnent la sensation d’avoir une dose de nicotine et permettent de maîtriser la sensation de manque. Ils peuvent être utilisées avec ou sans ordonnance.
les gommes à mâcher (Nicorette® gomme, Nicorette® gomme Plus)
les timbres transdermiques ou patchs (Habitrol®, Nicoderm®)
certains inhalateurs (Nicorette® inhalateur).
- les thérapies comportementales qui agissent sur les comportements qui conduisent à fumer : programmes autodidactes, counseling antitabagique individuel, thérapies de groupe, groupes d’entraide et support social, techniques de modifications des habitudes tabagiques.
- les médicaments psychotropes qui permettent d’améliorer le bien être mais toujours dans le cadre d’un suivi médical.
Différentes méthodes -acupuncture, mésothérapie, homéopathie, hypnose, laser, auriculothérapie- n’ont jamais fait la preuve scientifique et médicale de leur efficacité. Néanmoins elles sont d'une réelle efficacité lors de certaines tentatives d’arrêt du tabac et peuvent être employées si on en ressent le besoin car elles sont sans danger particulier.
- le bupropion à libération prolongée : son efficacité comme aide antitabagique est prouvé mais il présente de nombreux effets indésirables.
#5 | slaouti le février 22 2014 13:39:41
La réponse la plus simple serait de dire que le tabac est la substance la plus addictive parmi celles connues actuellement ; le potentiel addictif du tabac se situe en effet au-dessus de celui de l'alcool et même de celui de l'héroïne ou de la cocaïne. Puisque le tabac est très addictif, il est logique que l'on n'arrive que difficilement à s'arrêter de fumer. Cette réponse n'est évidemment suffisante qu'après avoir tenté d'expliquer ce qu'est l'addiction et surtout ce qui la crée. Le terme d'addiction, à la mode mais sans doute utilisé à l'excès, provient d'une expression juridique du XIIIe siècle. Il signifiait « être contraint de rembourser ses dettes ». Il désigne maintenant l'impossibilité pathologique qu'ont certains usagers à se passer d'une substance, y compris si ces usagers reconnaissent que cette substance a des conséquences négatives sur leur santé ou leur vie familiale et professionnelle. Par analogie avec l'idée contenue dans le terme de vieux français, l'addict serait contraint de rembourser le plaisir qu'il a pris en continuant à prendre les substances qui le lui ont procuré.
On a effectivement longtemps pensé que l'addiction à une substance provenait du plaisir intense qu'elle permet d'obtenir, comme peuvent le faire l'héroïne ou la cocaïne. Schématiquement, le plaisir que procurent ces deux substances vient de ce qu'elles libèrent dans le cerveau une molécule, appelée dopamine, qui active un circuit cérébral, dit « de la récompense », qui nous indique à tout instant l'état physique et psychique dans lequel nous nous trouvons. Quand ce circuit est activé par la dopamine, nous éprouvons du plaisir, ou tout au moins une certaine satisfaction, même si par ailleurs tout va mal pour nous. Certains consommateurs deviendraient alors peu à peu dépendants de ce plaisir et ne pourraient plus s'en passer. Or, paradoxalement, le tabac, qui, comme nous l'avons mentionné, est une des substances la plus addictive, se situe très bas dans l'échelle des plaisirs. Il fallait donc trouver une autre explication à l'addiction, une explication qui permettrait de dissocier l'addiction et le plaisir.
Deux circuits de neurones
Il a été montré récemment que deux autres ensembles de cellules nerveuses interviennent aussi dans l'addiction. Ces neurones synthétisent et libèrent de la noradrénaline ou de la sérotonine. Ces neuromédiateurs contribuent pour le premier à réguler l'attention, les émotions, le sommeil et l'apprentissage et pour le second à diverses fonctions comme la régulation de la température, du sommeil, de l'humeur, de l'appétit et de la douleur. Le premier ensemble intervient dans la mise en valeur des événements extérieurs, l'autre est chargé de réguler les impulsions. Chez quelqu'un qui n'a jamais pris de drogue, ces deux circuits de neurones se contrôlent mutuellement. Il a été montré que la prise répétée de drogues d'abus, comme les psychostimulants (amphétamines, cocaïne), opiacés (morphine, héroïne) ou l'alcool, fait disparaître cette régulation mutuelle, les deux ensembles se trouvant ainsi découplés. Le désir, en lien avec le premier ensemble, n'est plus canalisé par le second ensemble qui contrôle les impulsions. Ce déséquilibre semble responsable des processus d'addiction, les personnes dépendantes ne pouvant plus refréner leur attirance vers le produit ; elles ressentent les stimuli environnementaux de façon plus intense (y compris le désir du produit) et perdent la possibilité de contrôler leurs impulsions.
Lorsque des études ont cherché à retrouver ce découplage pour le tabac, les résultats ont été surprenants. La nicotine, qui est pourtant le produit considéré comme responsable de l'addiction due au tabac, n'entraînait aucun découplage. En fait, le tabac et sa fumée contiennent plus de 3 000 composés parmi lesquels figurent, outre la nicotine, des produits qui bloquent la dégradation de certains neurotransmetteurs cérébraux appelés inhibiteurs de monoamines oxydases (IMAO). De façon intéressante, l'association d'IMAO avec la nicotine entraîne le découplage, ce qui permet de mieux comprendre le potentiel addictif du tabac. Notons que ces données expliqueraient aussi la faible efficacité des substituts nicotiniques comme les chewing-gums et les patchs.
Pour être efficace, un produit de substitution doit avoir une action similaire à celle du composé qu'il est censé substituer. En l'occurrence la nicotine seule ne peut remplacer le tabac. Elle ne le peut que durant les premières semaines qui suivent l'arrêt, pendant la période où l'action des IMAO se maintient dans l'organisme.
#6 | slaouti le février 22 2014 22:04:37
#7 | slaouti le février 23 2014 13:51:37
Le système cardiovasculaire est exposé dans sa globalité aux effets négatifs du tabagisme.
Le risque est présent sur toutes les artères du corps mais plus important dans certaines localisations :
- Au niveau des artères du cœur, le risque d’infarctus du myocarde et d’angine de poitrine est majoré. Le tabagisme est un facteur de risque important et arrêter de fumer après un accident cardiaque est essentiel pour le pronostic.
- Au niveau des artères des membres inférieurs, le risque est majeur pour l’artérite oblitérante et l’arrêt du tabac est le premier traitement proposé.
- Au niveau des artères du cerveau, le risque d’accident vasculaire cérébral est réel tout en étant moins fréquent que pour les artères du coeur et des jambes.
L’arrêt du tabac est fortement recommandé en présence de toute symptomatologie cardiovasculaire ou de tout antécédent .
Les artères ont une capacité à se dilater ou à se contracter en fonction des circonstances auxquelles se trouve confronté l’organisme. On parle de vasodilatation et de vasoconstriction, deux fonctions essentielles à notre survie.
#8 | slaouti le février 23 2014 14:01:42
LE TABAGISME ET SES EFFETS
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