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Matched Legal Cases: ['§1', '§2', '§1', '§ 2', '§1', '§2', "l'article 2", 'art. 2', 'art.2', 'art. 2', 'art. 143', 'art 2', 'art. 144', 'art. 143', 'art. 151', 'art. 143', 'art 151', 'art 143', 'art.143', 'art. 143', 'art. 2', '§1', '§2', '§1', '§2', 'art.30', 'art.84', 'art.72', 'art.75']

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MP. Ponthoreau Droits constitutionnels comparés
JL. Quermonne, Les régimes politiques occidentaux
S. Rials et J. Boudon, textes constitutionnels étrangers
G.Toulemonde, Institutions politiques comparés
M.Troper et D.Chagnollaud, traité international de droit constitutionnel en 3 tomes
Ce cours a pour objectif de nous familiariser avec les principales caractéristiques du droit constitutionnel national
dans le cadre de l'Europe. Il s'agit donc de doter d'outil d'analyse qui nous permettrons de mieux comprendre ce
qui se passe à l'étranger sur le plan des institutions politiques. La base géographique est celle du continent
européen. C'est une initiation à la comparaison des droits.
Section I- L'étude des droits étrangers et la comparaison en matière constitutionnelle en Europe
IL y a deux points importants:
- cette étude des droits étrangers et la comparaison qui en découle et un moteur du développement des
techniques constutionnelles, un moteur de la réflexion sur le meilleur gouvernement.
- c'est un élément essentiel dans la formation des juristes, même si leur activité reste essentiellement
§1- Un facteur de développement de la réflexion en matière constitutionnelle
En fait, les premières traces de comparaisons en droit que l'on est retrouvée en Europe concerne la matière
constitutionnelle au sens large, c'est à dire le bon gouvernement des cités et des Etats. Les premières traces on les
trouve à l'époque de l'antiquité grecque, ou l'on estimait qu'un bon législateur devait s'informer sur les expériences
étrangères. Deux personnages sont restés dans l'histoire pour avoir réformés l'organisation de leurs citées, après
avoir enquêté sur ce qu'il existait dans les autres citées grecques. Il s'agit du grand législateur de SPARTE --LYCURGUE (lois spartiates) et de SOLON le grand législateur d'ATHENES.
A cette époque, l'étude des droits étrangers était vue comme un outil du bon législateur.
Les premiers philosophes politiques en occident, ce qui on réfléchit sur le gouvernement idéal n'ont pas travaillés
uniquement dans l'abstrait, ils se sont appuyait dans l'analyse des institutions concrètes existant dans les cités de
leurs époques PLATON (les Lois et la République) s'est appuyé sur des comparaisons existants dans les cités de son
ARISTOTE (les politiques) a lui aussi utilisé l'étude des droits étrangers à la suite de sa théorie du bon
gouvernement. On dit qu'ARISTOTE est le père de la méthode comparative car c'est le premier qui a étudié tous les
droits politiques de son époque. Il s'est intéressait aux lois politiques des barbares.
L'étude des droits étrangers remonte à l'antiquité grecque, mais a été interrompu a plusieurs reprises. (Sous
l'empire romain, aucun effort de comparaison. De même au Moyen Age car les structures étaient instables et que le
modèle du bon gouvernement n'était pas recherché, mais plutôt dans un modèle idéal tiré des évangiles des pères
de l'Eglise).
L'Europe a renoué avec la pratique de la comparaison en matière constitutionnelle à partir des XV et XVIème
siècles. C'est une période ou la conception moderne de l'Etat commence à être cohérente et détaillé. Des auteurs
dont J. Bodin dans La République et son correspondant J. Fortescue (anglais), ont en commun à quelques années
d'intervalle de chercher à mieux comprendre les institutions de leurs pays en le comparant à ce qui existe à
l'étranger. Il y a aussi des propositions de réformes.
Ce mouvement va s'amplifier petit à petit avec parfois des difficultés et déboucher sur une version plus particulière
de la comparaison constitutionnelle (Montesquieu), puisqu'il cherche à construire une théorie complète des modes
de gouvernements nationaux en liant la technique juridique a son contexte historique, politique.
Cette manière particulière est typique du siècle des lumières (cosmopolitisme juridique), cette théorie n'est plus en
vigueur aujourd'hui, elle était basés sur l'idée que la nature humaine et identique quel que soit les régions du
monde et que l'on peut utiliser des exemples tirés du monde entier à l'appui d'analyse constitutionnelle ou
politique. Le problème de la méthode et qu'elle n'est pas assez vigoureuse.
Au XIXème siècle, apparition du droit comparé moderne, mais quand il apparait, c'est dans le droit privé (civil, des
affaires). Il y a une concurrence croissante entre les économies des Etats. En revanche, ont estimé que la
comparaison des institutions politiques n'avait pas d'intérêt, car le XIXème siècle est le moment de l'essor de la
théorie des nationalités (théorie selon laquelle a chaque nationalité doit correspondre un état spécifique, mais
cette théorie a un aspect qui permet de dire que l'organisation politique d'un Etat donné est le reflet t des
caractéristiques et des besoins de sa population. Les institutions politiques d'un pays reflété le génie propre de son
L'organisation politique des Etats est jugé trop singulière. Cette conception va être remise en question sous
l'influence de l'ouverture du Japon à l'étranger.
L'Asie fait l'objet d’entreprise de colonisation tardive et à la fin du XIXème, La Chine fait l'objet d'une pression
importante de la part de l'occident. Le Japon a expulsé tous les étrangers de son territoire. A la fin du XIXème les
Américains ont déployés des bateaux de guerres au large du Japon pour faire pression. Cette situation coïncide avec
une crise intérieure au Japon avec un nouvel empereur qui renverse le régime actuel et récupère le pouvoir, il s'agit
du MEIJI. La position de l'empereur concernant les pressions étrangères est claire, il la refuse, il va donc mettre en
place un système au sein de son pays similaire au modèle occidental.
Ils vont solliciter des spécialistes de droit privés venant de France, Allemagne, USA, envoyer des étudiants dans des
universités occidentales. Cela permettra au Japon d'échapper au contrôle us.
La comparaison des droits reprend en matière de droit constitutionnel. Les grands Etats occidentaux vont chercher
à promouvoir leur modèle au Japon.
A partir de 1868, on a un renouveau des études de droits étrangers en matière de droit constitutionnel.
Ce renouveau va se poursuivre au XXème siècle, du fait de besoin précis. Par exemple après la première guerre
mondiale, le traité de Versailles a débouché sur une complète recomposition territoriale de l'Europe central et
La décolonisation va permettre aux nouveaux Etats de se doter de système propre.
La création est le développement de la communauté de l'UE a poussé les Etats membres à s'informer sur la pratique
de leur voisins pour mieux collaborer, afin de peut-être créer un droit constitutionnel propre à l'UE.
L'étude des droits étrangers n'ont plus cessé.
§2- Un élément essentiel de la formation des juristes
Une des limites des études juridiques qui ne serait centré que sur l'étude d'un seul droit nationale. L’étude
purement nationale risque de limiter la compréhension du droit.
On a naturellement tendance à penser que telle notion ne peut être définie que d'une seule manière dont on l'a
étudié dans son pays propre.
Savoir comment la nation est conçue ailleurs peut nous aider à mieux comprendre cette notion et les
caractéristiques propres à la France.
Tout juriste formé dans un pays donné aura tendance à penser que la meilleure solution à un problème donné est
celle développé dans son propre pays et s’il estime que cette notion est critiquable, il aura tendance à la critiquer à
la base d'arguments propres à ce pays.
L'étude des droits étrangers a pour premier effet de montrer le caractère relatif des définitions juridiques, des
institutions juridiques en droit constitutionnel. En effet, pour comprendre les droits étrangers, le juriste est invité à
remettre en question ces préjugés qui résultent de sa formation initiale. C'est en effet le seul moyen de faire preuve
d'objectivité de ces analyses. On peut dire qu'il s'agit de faire un effort de décentration (on vous invite à centrer
votre raisonnement non pas sur les paramètres nationaux, mais sur les paramètres propres au pays à étudier).
Section II-L ‘intérêt de l'étude des droits constitutionnels européen
§1- Le continent européen, berceau du droit constitutionnel
Le droit constitutionnel est apparu en Europe, les notions fondamentales et les modèles sur lesquels il repose sont pour la
plupart apparut en Europe. Exception du modèle fédéral développé aux USA.
Dès l'antiquité le continent européen a été le théâtre de réflexion sur ce qu'est le politique, l'organisation de la police, de la cité.
De quelle manière les sociétés s'organisent pour se gouverner elles-mêmes au-delà du constat du fait du pouvoir; Ces réflexions
sur la nature du pouvoir ont donné lieu à des théories du bon gouvernement.
Cette réflexion s'est développée tôt, mais le cas européen n'est pas sans comparaison possible. On trouve aussi des réflexions de
ce type dans le monde chinois. La réflexion chinoise est restée que dans la région chinoise alors que les conceptions
européennes se sont extradées.
Aristote a développé la conception de la démocratie comme forme de pouvoir.
L'Europe a été également le berceau d'un changement fondamental dans la réflexion sur le pouvoir qui date de la renaissance
européenne. Ce changement tient à l'autonomisation de la sphère politique. Ce développement présente plusieurs
- la sphère politique prend son autonomie à l'égard de la morale et de la religion: l'exercice du pouvoir cesse d'être apprécié au
regard de la morale.
A la renaissance on développe une conception de l'exercice du pouvoir amorale, le champ de référence moral ne s'applique pas
à la sphère politique. Ce qui compte est l'efficacité de l'action (Machiavel). L'exercice du pouvoir est guidé par son efficacité.
La renaissance en Europe jusqu'à la fin du XVI me s. est marquée par des luttes internes, des guerres civiles qui sont en fait des
guerres de religion. C'est le moment ou apparait le clivage entre le catholicisme et le protestantisme.
Ce clivage religieux va remettre en question les théories antérieures l'organisation du pouvoir. Pour éviter de trouver une
solution aux guerres civiles, les théoriciens, comme Bodin, introduisent le principe de la séparation entre la sphère politique et la
sphère religieuse.
Cette transformation ne s'est imposée tout de suite.
- L'affirmation de la souveraineté de l'état à la fois sur le plan interne et sur le plan international. C'est un élément essentiel.
La souveraineté internationale: à partir de la renaissance se produise des efforts pour affirmer l'autonomie des entités politiques
(royaumes, cités-états) à l'égard de toutes influences extérieures. Le modèle d'organisation politique en Europe pendant le
Moyen Age était assez complexe selon les régions de l'Europe. En particulier sur les territoires s'étendant de l'est de la France et
la Pologne, une entité politique spécifique, le Saint Empire romain germanique qui se présentait comme l'héritier de l'empire de
Charlemagne. Cet empire n'exerçait qu'un pouvoir assez vague sur ses composantes, c'était avant tout une affaire de préséance.
Au sein de cet empire coexistait des royaumes, des duchés, des principautés, des cités états (Italie du Nord) qui était relié au
saint empire.
C'est contre cette organisation qu'un certain nombre de cités états italiennes du nord se sont dressées a la renaissance. Pour
justifier ce mouvement politique des théoriciens comme Bartole et son école disent qu'une entité politique souveraine
autonome ne doit rendre de compte à personne.
Peut après se sont développés des efforts pour affirmer la souveraineté interne des états. La situation à la fin du Moyen Age
dans les pays européens était celle d'entités politiques ou le pouvoir était réparti entre un champ régulier et un champ séculier
et d'autre part ou le pouvoir séculier était organisé selon les principes féodaux et en établissant des liens de vassalité entre les
Cette situation du moyen Age a commencé à subir des tensions internes pour deux raisons. La première est le fait de la papauté,
les papes pendant le Moyen Age ont cherché à établir la suprématie de l'Eglise sur toutes les facettes du pouvoir (théorie des
deux glaives).
Les chefs d'états des grandes puissances européennes vont rejeter cette tutelle ecclésiastique, ce qui va passer par la
formulation de théorie de l'état, définissant la souveraineté interne de l'Etat. Le monarque n'a à rendre de compte à personne
sur l'exercice de son pouvoir séculier.
Le second problème est celui de la féodalité avec son caractère pyramidal et ses chaines de vassalité. L'une des conséquences de
l'organisation féodale était en effet que le roi n'exerçait de pouvoir direct que sur ses vassaux immédiat. Le reste de son pouvoir
était indirect et se propageait par les chaines de vassalité.
Cette situation de chaine de vassalité fragilisait la structure féodale, car si un vassal fait défaut l'équilibre territorial pouvait
s'effondrer. Pour remédier à ce problème, les monarques des grandes puissances européennes ont cherché n moyen d'affirmer
leur souveraineté directe sur l'ensemble de leur sujet sans passer par l'intermédiaire de la féodalité.
Cette spécificité des théories européennes ne concerne pas seulement les modèles d'organisations des pouvoirs. Certaines
notions centrales en droit constitutionnel moderne résulte du développement du droit constitutionnel dans les pays européens
(notion d'état, de nation, mécanisme de séparation des pouvoirs) à partir du XVII- XVIIIème s.
§ 2- L'Europe, un échantillon représentatif de famille juridique
En droit comparé, on range les états au sein d'ensemble, des familles juridiques qui appliquent une conception commune du
droit, de ces éléments constitutifs, des règles de droit et de son fonctionnement. Ces familles juridiques regroupent des
systèmes nationaux qui peuvent être très distinct mais s'appuie sur les mêmes éléments structurants. Par exemple le droit
français, espagnol, allemand sont différent quant au contenu des règles applicables. Ces trois pays conçoivent le droit de la
même manière. Ces trois pays appartiennent à la même famille juridique qui est la famille des droits romano-germanique (droit
continentaux).
Ces conceptions seront différentes des conceptions utilisées au Royaume Uni ou en Irlande car leur système appartienne à la
famille de Common Law.
L'Europe a largement exporté ces conceptions du droit à l'occasion des mouvements de colonisations et de décolonisations.
La famille romano-germanique: cette famille est appelée de droit continental car elle est apparue sur le continent européen
contrairement aux iles britanniques. Elle repose sur des éléments qui ont été synthétisée à partir du Moyen Age. Le premier
élément est le droit romain est l'ensemble des textes qui ont survécus a la chute de l'empire romain d'occident et qui ont été
redécouvert dans les universités européennes. Ces fragments ont été réinterprétés à la lumière des conceptions médiévales.
Le second élément est les coutumes germaniques qui résultent des grandes migrations qui ont entrainé la chute de l'empire
romain d'occident.
Le troisième élément est le droit canonique, développé au sein de l'Eglise romaine. L'apport de ce droit canonique quant au fond
concerne le droit de la famille, mais il est très important au niveau de la procédure de jugement.
Le dernier élément est le droit des marchands, qui est le premier vrai grand droit européen
La synthèse de ces quatre éléments a abouties à la création d'un droit commun européen embryonnaire autour du Moyen Age,
dont les éléments fondamentaux ont persisté au travers même de l'affirmation des états modernes et de la différenciation des
droits nationaux à partir des XVII et XVIIIème s.
Première similarité: tous les droits continentaux s'appuient sur le développement de notion juridique abstraite définie a priori
par le législateur et interprété lors de leur application et de leur contrôle au terme d'un raisonnement déductif, c'est à dire qui va
Cette conception particulière s'étant aussi à la procédure applicable pour régler les litiges puisque le juge s'appuie sur un
système écrit et un raisonnement déductif.
Deuxième caractéristique: tous les droits continentaux connaissent la distinction entre droit public et droit privée. Le droit
applicable aux institutions publiques doit être différent du droit applicable aux relations entre citoyens. Cette distinction droit
public/ droit privé remonte au droit romain.
Nb: bien que tous ces états connaissent la distinction droit public/ droit privée celle-ci n'est pas toujours très nette.
Par opposition à cette famille, celle de Common Law présente des caractères distincts.
Première caractéristique: la conception de la règle de droit n'est pas définie de manière générale et abstraite, elle est au
contraire liée à des cas d'espèces. Dans la famille de droit continental, le droit est utilisé par l’état pour organiser la société, c'est
pour ça qu'il est formulé de façon abstraite. En Common Law, on estime que la société fonctionne bien toute seule, et que il faut
laisser les individus libre d'agir comme ils l'entendent, le droit consiste seulement a résoudre des litiges, trancher des problèmes.
C'est de la décision de justice que découlera la règle de droit, qui s'appliquera à la décision similaire.
LA règle de droit est toujours concrète et pas abstraite.
Cette conception est générale car même quand le législateur intervient, cette loi ne devient du droit qu'à partir du moment où
elle est appliquée dans une décision de justice à tel point que pour se référer à une règle formulée dans une loi puis appliquée
dans une décision de justice, on se réfère a la décision de justice d'&quot;application.
Du fait du poids important de l'activité du juge, la Common Law fait une place importante sur la dimension des procédures. On
dit que les procédures précèdent les lois dans le Common Law (remedies precede rights).
Deuxième caractéristique: pas de distinction entre droit public et droit privée, par principe, les personnes publiques ne doivent
pas se voir appliquer un droit particulier, donc les règles fondamentales sont les mêmes pour les personnes publiques et privées.
Avec le développement de l'état interventionniste c'est aussi développé un droit administratif.
Ce droit administratif est une série de contrainte supplémentaire permettant de mieux surveiller l'activité de l'état.
Titre I- L'organisation territorial des Etats européens
Les formes d'Etats peuvent être classées en allant d'un Etat unitaire centralisé à un Etat fédéral, c'est un continuum entre les
deux formes d'Etat. IL y a différent types d'Etats, par exemple l'Etat unitaire décentralisé, l'Etat régionaliste, L'Etat fédéral type
allemand, USA.
L'Europe est un cas d'espèces qui illustre les mutations actuelles des formes d'Etats sui sont tellement importantes, qu'une
partie de la doctrine remet en question les modèles théoriques qui séparent les Etats unitaires des Etats composés. On observe
un mouvement dans la plupart des pays européens vers la complexification des Etats unitaires d'une part et d'autre part la
recentralisation des Etats fédéraux. Il y a un mouvement de rapprochement entre le pôle de l'Etat unitaire qui est moins
centralisé, l'Etat fédéral lui se recentralise.
Il n'y a plus d'Etat unitaire pur, déconcentré. Les Etats unitaires sont tous décentralisés et tendent à accorder des pouvoirs plus
importants à leurs collectivités locales. En revanche, les Etats fédéraux eux voient les fédérations prendre de plus en plus de
poids sur le plan politique et même sur le plan institutionnel au détriment des entités fédérés.
Les critères classiques de répartitions des pouvoirs apparaissent de plus en plus comme formalistes et peu adapté à la
description de la réalité.
Dans un Etat unitaire: l'Etat a la compétence de principe et peu déléguer certaines compétences aux collectivités territoriales sur
lesquelles il va exercer une mesure de contrôle. Dans les Etats décentralisés =, le contrôle est juridictionnalisé.
Dans un Etat fédéral: les Etats fédérés ont la compétence de principe (USA) et exerce les compétences non attribuée à la
fédération, sachant que l'ensemble est réglé par la constitution fédérale.
Ce modèle est remis en question car dans les Etats unitaires, les collectivités territoriales reçoivent des compétences plus larges,
bénéficient de marges de manœuvres plus grandes dans l'exercice.
La fédération a la foi sur la plan politique et du fait de la jurisprudence des cours constitutionnelles fédérales, la fédération tant à
interpréter plus largement ses compétences d'attribution et à restreindre le champ d'application des compétences de principes.
Pour illustrer cette évolution, on va étudier une forme d'Etat à la charnière entre les deux modèles, c'est 'Etat régionaliste, qui
présente des caractéristiques fonctionnelles proches des Etats fédéraux.
Ce sont des Etats très centralisés et qui ont mis en place des formes qui pourraient amener soient au fédéralisme, soit vers la
dislocation (Espagne et le Royaume Uni).
Chapitre I- Les transformations de l'Etat unitaire: de la décentralisation à la régionalisation
Section I- L'Etat des autonomies espagnoles
§1) Origine historique
Le nœud du problème se situe à la charnière du XVII et XVIIIème s. c'est le moment ou l'Espagne a connu une crise politicodiplomatico-institutionnelle, qui l'a poussé à changer de modèle d'organisation territoriale.
L'organisation territoriale, à la fin du XVIIème s. était celle de deux royaumes et de quelques entités territoriales semiautonomes (val d'Aran, Navarre...) et ces entités politiques bénéficiaient de règles juridiques distinctes les unes des autres et
d'organisation territoriales et institutionnelles distinctes. Le seul point commun est que toutes ces entités territoriales étaient
réunies dans la personne du roi d'Espagne, on parle d'union personnelle.
Cette situation remonte à la Reconquista.
La dynastie des Habsbourg d'Espagne qui règne, or le dernier roi (Charles II) souffre de la conséquence de la consanguinité, qui
fait que le roi n’a pas eu d'enfant et est mort sans héritier d'Espagne.
Deux solutions possibles: mettre sur le trône un petit cousin de la branche des Habsbourg d'Autriche, ce qui permettrait de
reconstituer l'empire de Charles Quint et de prendre la France en tenaille. Cette solution a les faveurs de l'Angleterre.
L'autre solution est de mettre sur le trône un neveu de Charles II appartenant au Bourbon de France, Philippe d'Anjou.
Cette situation ne peut pas se régler de façon diplomatique, cela va se règles par la guerre de successions d’Espagne (17011714), avec la victoire des armées françaises et des partisans de Philippe d'Anjou.
IL monte sur le trône d'Espagne et il prend le nom de Philippe V. il part avec des conseillers formés par Louis XIV qui ont en
commun une conception de l'Etat qui présente deux caractéristique, d'une part l'Etat doit être aussi centralisé que possible, mais
il ne faut qu'un seul droit applicable sur le royaume, une seule langue et une organisation territoriale organisée et pyramidale.
Autre caractéristique, il faut que l'Etat mette en place une concentration des pouvoirs entre les mains du monarque, il faut se
replacer dans le contexte du XVIIIème s.
Ces caractéristiques de l'action de Louis XIV vont être imposées en Espagne sous le règne de Philippe V grâce à l'action des
conseillers. Cela va se traduire par une série de décrets royaux. Ces décrets se sont suivis sur plusieurs années entre 1707 et
1716 et ils vont complétement refonder l'Etat espagnol, à commencer par son organisation territoriale.
Il n'y a plus qu'une seule langue officielle en Espagne, le castillan. Tous les droits locaux disparaissent également. Seul subsiste
par exception a se mouvement quelques règles spécifiques d'application très limités dans l'espace et qui a pour but de
récompenser les alliés.
L'organisation territoriale du pays est remise à plat afin de permettre une application des décrets royaux qui soient la même sur
l'ensemble du territoire espagnol.
On cesse de distinguer royaume de castille et royaume d’Aragon, la Navarre et la catalogne. Tout le territoire est redécoupé et le
statut des différents territoires sont harmonisés.
Une nationalité juridique unique est créée. A partir de ce moment il n'y a plus de distinction de droit entre es sujets du royaume
d'Espagne, cela entraine l'abolition du servage en Catalogne.
IL y a quelques exceptions à ces domaines prévus pour certaines régions (Basques, Val d'Aran, Navarre).
Ce mouvement vers la centralisation qui s'est produit en Espagne va persister en l'état jusqu'au début du XIXème s. car une
nouvelle crise se produit, liée aux guerres napoléoniennes.
Au début du XIXème s. le roi Ferdinand VII, est déposé par Napoléon 1er qui installe à sa place son frère Joseph. Il n'est pas bien
A la chute de Napoléon les membres de sa famille tombe aussi et Ferdinand VII retrouve le trône et il est obligé dans un premier
temps de consentir à l'établissement d'une monarchie constitutionnelle afin de rétablir l'absolutisme royal à son profit.
Assez vite il arrive à ses fins et met en place une monarchie absolue qui réprime de façon féroce les libéraux. Il décède avec une
héritière, une partie des royalistes réclament l'accession au trône du frère du roi défunt à la place de sa fille. Or la fille a ses
partisans qui sont mené par la veuve du roi Marie-Christine. Cela se traduit par une guerre civile que l'on appelle la première
guerre Carliste. Il se dessine rapidement un clivage entre les partisans de Carlos, soutenu par les britanniques et les partisans
d'Isabelle qui sont plus libéraux qui vont être soutenus par les pays plus libéraux en Europe.
Cette guerre carliste abouti à la victoire des partisans d'Isabelle et comme elle est encore enfant, la régence est confiée à sa
mère qui met en place dès 1833 des réformes territoriales.
Ces réformes visent à rationaliser l'organisation territoriale du pays. Elle met en place un Etat unitaire centralisé doté d'une
administration réorganisée sur un modèle pyramidale. C'est le moment ou le modèle d'Etat efficace mis en place en France à
l'ère napoléonienne. Sur le plan territorial, les subdivisions s territoriales sont réorganisées en ignorant les héritages historiques;
Aux termes des réformes de Marie- Christine, le pays est divisé en 15 régions et 49 provinces.
Les particularismes locaux ne sont pas pris en compte. Prise en compte relative de la Navarre, du Pays Basque (GUIPUZCOA,
VIZCAYA, ALAVA).
Tout est fait pour que les décisions prises au centre puissent s'appliquer sur tout le territoire. Ces réformes parachèvent le
mouvement de rationalisation entamé au début du XVIIIème s, par les décrets royaux.
Cette organisation territoriale va persister par la suite jusqu'à la fin du XXème s. Elle va persister à travers les soubresauts
politiques que va connaitre l'Espagne (deuxième guerre carliste, républicanisme).
Cette organisation centralisée a cependant soulevé des protestations persistantes de la part des régions traditionnelles
espagnoles. Tous les particularismes locaux que les réformes centralisatrices depuis le XVIIIème s. avaient nié n'ont jamais
disparus et non jamais cessé de réclamer une reconnaissance institutionnelle.
Les luttes politiques en Espagne découlent de la question du régionalisme. Même la définition des partis politiques espagnols
s'articulent autour de cette question.
§2) Les caractéristiques de l'Etat des autonomies
C'est une forme d'Etat régionaliste difficile à classer au regard des catégories traditionnelle. Cet Etat appartient à la famille des
Etats unitaires mais se situe dans la zone la plus décentralisée. Les compétences attribuées aux communautés autonomes sont
tellement importante et entraine un tel degré d'autonomie qu'un certains membres de la doctrine considèrent que l'Etat
espagnol est un Etat unitaire à tendance fédéraliste.
CE qui empêche le passage est que la compétence de principe est attribuée à l'Etat, donc toutes les compétences qui ne sont pas
expressément attribués par la constitution ou des lois à des communautés autonomes reviennent automatiquement à l'Etat.
La Catalogne ou le Pays Basque ont des compétences assez proches d'un Land allemand.
LA constitution espagnole de 1978 à l'article 2 &quot; la constitution est fondée sur l'unité indissoluble de la nation espagnole, patrie
commune est indivisible de tous les espagnol, est reconnait et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et régions qui l'a
composé et la solidarité entre elles toutes&quot;.
Cette rédaction complexe est le fruit d'un compromis entre les rédacteurs de la constitution de 1978, ils avaient la volonté de
renoncer à la centralisation de l'Etat. Or, il y avait des désaccords entre les parties politiques et entre les représentants des
Cette rédaction s'explique par la volonté de compenser les régions historiques espagnoles, c'est à dire les territoires qui avaient
bénéficié d'un degré important de spécificité.
LA formulation de l'art. 2 est assez vague et assez ambigûe car l'art.2 fixe un objectif d'autonomie locale sans préciser les
moyens qui seront utilisé pour l'atteindre et sans préciser la structure insitutionelle de l'Etat qui résultera de ce mouvement vers
l'autonomie; On ne sait pas vraiment la structure territoriale de l'Espagne.
L'art est une petition de principe mais il laisse une marge de manoeuvre importante aux forces politiques dans la mise en oeuvre
concréte de cette réforme. C'est l'art. qui permet l'autonomie, mais son contenu devra être précisé au terme de négociation
politique loin d'être achevée en 1978.
Dans cette situation, il faut prendre en compte la procédure de mise en place de l'autonomie qui est prévue par la constitution,
cette procédure est fixée au titre VIII &quot;De l'organisation territoriale de l'Etat&quot;. cet art. commence par entériner un Etat de fait,
c'est a dire le maillage territoriale qui avait été mis en place par les reformes de Marie-Christine. IL entérine l'existence des
municipios et provincias.
Les 50 provincias crées sont maintenues, le titre VIII reconnait une autonomie administrative a ces deux niveaux d'administration
Le titre VIII prévoit que les provincias peuvent se réunir pour créer un nouveau niveau territorial, intermédiaire entre les
provincias et l'Etat: les Communidades autonomas.
C'est la que peut se réaliser la possibilité d'autonomie contenu dans l'art. 2, car les Communidades autonomas bénéficient
d'une autonomie politique.
L'art. 143 al.1er &quot; Pour exercer le droit a l'autonomie reconnut a l'art 2 de la constitution, les provincias limitrophes partageant
des caractèrisques historiques, culturelles et économiques communes, les territoires insulaires et les provinces représentant des
entités régionales historiques pourront accéder a un gouvernement propre et se constituer en communautés autonomes...&quot;. IL a
pour effet de définir quel type d'entités territoriales pourront créer des communautés autonomes.
- les provincias voisines qui partagent un certains nombres de caractères communs
- les iles ou archipels
- les provincias qui avaient déja une entité propre (Catalogne, Navarre).
Ces éléments sont potentiellement restricitf, car il y a sur le territoire espagnol des régions qui n'ont pas bénéficié d'una
autonomie dans l'histoire espagnole et qui ne peuvent pas s'associer a d'autre provincias sur la base de caractèristiques
communes et ne sont pas des îles.
La constitution a introduit a l'art. 144 une exception qui sera reconnu par le Parlement espagnol &quot;quand les trois cas prévus a
l'art. 143 ne s'appliquent pas le Parlement espagnol peut quand même autoriser la création de Communidades autonomas dans
l'intérêt de la nation.
Le titre VIII poursuit en fixant les procédures par lesquelles les provincias ou des territoires insulaires pourront demander a être
érigé en communidades autonomas. IL y a deux voies distinctintes.
Art.143, voie ordinaire, voie lente
Art. 151, voie rapide ou exceptionnelle
- Voie rapide, exceptionnelle, art. 151 &quot; des territoires remplissant les conditions posées par l'art. 143 al.1er, peuvent accéder
immédiatement a un statut de communautés autonomes dotées d'un niveau maximal d'autonomie, si elles arrivent a se
conformer une procédure assez complexe. Les provinces concernées doivent organiser un référendum au sein de leur municipios
constitutifs, en leurs posant la question de l'autonomie.
Ce référendum doit être précédé par une approbation du projet d'autonomie par les institutions des municipios elles-mêmes.
A l'étape par l'approbation du projet par les municipios, le projet doit obtenir l'accord des 3/4 des municipios concernées, plus
de la moitié de la population de chaque provinces.
Par la suite, le projet est soumis au peuple par l'intermédiaire du référendum qui doit être prononcé à la majorité absolue de
l'élèctorat.
L'art 151, prévoit une exception dans la mise en oeuvre de la voie rapide qui concerne les provincias qui avaient adoptées un
statut d'autonomie au début de la seconde rép. espagnole.
La seconde rép. espagnole avec la constitution de 1931 avait conclut déja la possibilité pour certaines provincias d'accéder a une
autonomie ( provincias de nationalité historique). Or le processus était particulierment long et trés peu de provincias on pu
arriver a l'autonomie.
3 provincias, le Pays Basque, la Galicie et la Catalogne ont pus accéder a l'autonomie.
Peuvent accéder d'embler au statut de Comuunidades autonomas les trois provincias. Or vu le caractère trés complexe de la voie
rapide, les constituants on limité la possibilité d'accession a l'autonomie pour les autres provincias.
Cette voie rapide entraine des conséquences institutionnelles; les Communidades autonomas doivent se doter d'insitutions
parlementaires, elles doivent se doter de conseils législatifs, se doter d'un chef de l'éxécutif élu au sein du conseil de
Pour ces trois communidades autonomas, des institutions parlementaires sont obligatoires.
Cela va bien au dela de l'organisation institutionnelle standard des collectivités décentralisées.
Les CC AA doivent établir un tribunal suprême de la communauté.
Ces CCAA deviennent des quasis Etats.
Ce statut des CCAA entraine aussi l'attribution immédiate du niveau maximal de compétence délégué.
- Voie lente, ordinaire: art 143, prévoit peuvent accéder au statut de CCAA, les provincias qui satisfont aux conditions de
l'art.143 al.1er , et suivent une procédure spécifique posée a l'art. 143 et 144.
Ces provincias doivent soummettre les projets de CCAA a leurs municipios en obtenant l'accord des 2/3 des ces municipios qui
doivent représenter au moins la moitié de l'électorat de chaque provincias.
Pas d'obligation de référendum.
Quand cette procédure aboutie, le statut de CCAA est attribué aux provincias concernées mais les conséquences de ce statut
d'autonomie sont différentes car il n'y a aucune obligation dans la voie lente concernant la structure institutionnelle, donc ces
CCAA peuvent choisir leurs institutions pour se gouverner, pas d'autonomisation du pouvir judiciaire.
Si les CCAA de la voie rapide deviennent des quasis Etats, il n'en est pas de même de autres CCAA qui de ce fait sont inciter de se
rapprocher de collectivités décentralisés.
Les pouvoirs transférer par l'Etat ne sont pas équivalent.
Par la voie lente, l'Etat accorde que des pouvoirs limités pour une période de 5 ans.
Se déssine donc un modéle assymétrique de régionalisme avec 3 CCAA et de l'autre côté toutes les autre CCAA qui ne
bénéficient que de compétence limitée.
L'art. 2 ne fixe pas de façon nette le cadre l'organisation territoriale.
Cette situation est validé par le tribunal constitutionnel espagnole par une sentence qui explique que l'organisation espagnole
est établie par la division verticale des pouvoirs.
La sentence n°32//1982, du 28 juillet 1981.
2) Les pactes autonomiques
On est dans le champ politique, ce sont des accords entre majorité et opposition qui vont guider la mise en oeuvre des
dispositions consitutionnelles. Des l'adoption de la constitution, il y a eu des mécontents, et en particulier l'Andalousie a
protestée face au statut privilégié de la Catalogne, Galice et Pays Basque.
L'Andalousie s'est lancée dans la voie rapide afin d'obtenir ce statut mais elle a échoué a cause du problème de majorité. Mais
avec un taux de participation et des majorité suffisante pour avoir du poids sur le gouvernements central.
Ces revendications ont été prises en compte dans le cadre de négociations entre le 1er ministre et le chef de l'opposition qui
sont parvenus a un accord pour accorder a l'Andalousie l'autonomie par le vote du Parlement.
Cet accord politique a en plus fermé la voie rapide aux autres communautés. Toutes les autres doivent passer par le voir lente.
L'accord a eu une troisième conséquence qui a été d'obliger l'intégralité des CCAA quelque soit leur voie d'accession a
l'autonomie de se doter d'institutions politiques.
Cet accord politique réduit l'assymétrie institutionnelle entre les CCAA et ne laisse subsister que l'assymétrie fonctionnelle liée
au type et au nombre de compétence déléguée par l'Etat. Ce changement résulte d'un simple accord politique, c'est le premier
des pactes autonomique (juillet 1981).
Il faut que toutes les CCAA se soit dotées de statuts avant le 1er fev. 1983.
Ce sont ces pactes qui fixent le nombre total de CCAA et leur noms, il y en a 17 en tous auxquelles s'ajoutent deux villes a statut
autonomique, Ceuta et Melilla (1995).
Il y a donc les 3 CCAA historiques + Andalousie, Navarre (a bénéficié d'une autonomie maximale en matière fiscal grâce a son
histoire) puis un certains nombres de CCAA qui sont Aragon, Castilla la Manche, Castille y Leon, Extremadura, Communidad
Valenciana puis des provincios bénéficient d'une passé, Asturias, Cantabria, Murcia, La Rioja, Madrid et enfin les îles, Baléares et
Ces premiers pactes économiques ont amélioré le statut des CCAA voie lente.
A la fin des 5 premieres années de mise en oeuvre du statut des CCAA toutes ont demandés une extension de leur pouvoirs a
l'Etat central, elles ont demandées un alignement sur les CCAA historiques.
Cela a entrainé une nouvelle serie de négociation politique au niveau central associant majorité et opposition.
Les rapports de force entre Etats et CCAA se traduit dans le fonctionnemment des partis politiques.
Les partis politiques sont le théatre de négociation.
Cette deuxième serie de négociation a été longue du fait des resistances du gouvernement central.
Elles ont abouties en 1992 avec de nouveaux pactes, les CCAA obtiennent largement satisfaction et voie leurs compétences
alignés sur les CCAA historiques.
Le mouvement se poursuit avec une troisième vague d'accord politique en 2000 qui étant encore plus les compétences des CCAA
voie lente dans le sens d'une autonomie accrut vis a vis de Madrid.
Le niveau de dépense publique dans la première moitieé de la décenie 2000, on apperçoit que les dépenses du niveau central ne
représente que 18 % des dépenses totales en Espagne, les dépenses du niveau des CCAA représentent 38% et les dépenses des
provincias et municipios representent 13% le reste sont des dépenses de la Sécurité Sociale.
Les emplois publics (2010) indiquent que sur l'ensemble des fonctionnaires plus de 50% sont employées dans les CCAA alors que
les administations étatiques ne representent que 22% du total.
Si l'organisation institutionnelle des CCAA est harmonisé depuis le début des années 80, il n'en va pas de même du niveau des
compétences, il subsiste des différences. Par exemple, si l'on regarde le cas des langues locales, elles ont dans certains CCAA le
statut de langue officielle au même titre que le castillan. DAns d'autre CCAA, elles ont le statut de langue protégée.
Au niveau de la police, certaines CCAA disposent de leur propres polices alors que la plupart n'en disposent pas.
Certaines CCAA ont un Code Civil propre ( Aragon, Baléares).
3) Des remises en question politiques et économiques
- politique: il y a de fortes tensions centrifuges qui sont a l'oeuvre dans certaines CCAA (Catalogne, Pays Basque), du fait de
problèmes financiers. On peut citer le plan IBARRETXE (2004) qui réclamait une autonomie plus large pour le Pays Basque. Plan
rejetté par l'Espagne.
2006 Catalogne révise son statut d'autonomie, par une modification du texte qui sert de constitution à la CCAA.
Si la constitution de 1978 reconnait des nationalités, elle ne reconnait pas le terme de nation pour les CCAA.
Le statut est adopté par le parlement catalan, mais Madrid a demandé de retirer le terme de &quot;nation &quot; de la constitution.
Cette situation politique a été renforcé par la crise économique du début des années 2000.
Dans le cadre de la constitution de 1978, la création des CCAA s'accompagne d'un proncipe de solidarité entres-elles.
Des mécanismes de péréquation sont établis entre ces CCAA.
Les CCAA les plus riches doivent financer les CCAA les plus pauvres.
En pratique, les régions les plus industrialisées (Pays basques, Catalogne), vont devoir financer les moins prospères.
Ceci, les CCAA prospères supportent mal cette situation.
Avec la crise, des hommes politiques catalans refusent d'aider les CCAA les moins prospères.
IL y a des problèmes financiers entre CCAA.
LA crise de 2008 a servie de révélateur a des problèmes strucurels des Etats des autonomies.
IL y a une administration centrale et autonome a chaque CCAA.
Pour le contribuable, la charge fiscale est double.
Cette crise a été conbattu par des réformes de l'appareil d'Etat, dans un sens d'allégement des administrations, diminution des
Ces réformes se sont imposées a l'Etat, mais ont eu du mal a s'imposer aux CCAA.
Une partie de la doctrine espagnole a analyser la situation comme un Etat central faible dévoré par 17 micro-Etats.
Cela a remit sur le tapis l'avenir des Etats des autonomies.
IL est possible que le système évolue vers une forme d'Etat fédéral.
-----&gt; L'Espagne est unitaire que de façon purement formel, les CCAA bénéficient d'une marge très importante d'autonomie, mais
cette autonomie n'est pas uniforme, il y a des différences entres communautés qui à la fois font la particularité de cette forme
asymétrique de régionalisation et son une source de problème et de friction entre le CCAA elles-mêmes et entre les CCAA et
l'Etat espagnol.
Section II- Le Royaume-Uni
La dévolution britannique est la forme d'organisation territoriale de l'Etat qui a été créée au Royaume Uni à partir de fait des
années 90 et pour l'essentiel en 1998.
§1) Les origines historiques
Jusqu'en 1998, la situation du Royaume Uni moderne était celle d'un Etat très centralisé contrôlé par Londres et n'accordant
qu'une faible marge d'autonomie à ses régions.
Cette centralisation est le résultat d'une évolution historique qui a emmené l'Angleterre à prendre le contrôle des territoires
voisins (Pays de Galles, Ecosse et Irlande).
La prise de contrôle a générée des tensions à l'intérieur du pays qui diffère selon les régions concernées.
Il faut distinguer les nations au sein du Royaume Uni.
- L'Angleterre: occupe le Sud et L'Est de l'île de Grande Bretagne a été créé à la fin du premier millénaire.
Ce royaume d'Angleterre va être conquis par les Normands de Guillaume de Conquérant en 1066.
Cette conquête va être à l'origine de la réorganisation territoriale pour la rationaliser.
IL va faire établir le premier cadastre du Royaume Uni.
A partir de là, le Royaume acquiert une relative autonomie.
Le royaume d'Angleterre va se développer par conquête territoriale et par alliance avec es hauts et des bas.
1) La situation du Pays de Galles
Des conflits apparaissent très tôt entre les royaumes gallois et le royaume d'Angleterre, l'Angleterre conquiert le Pays de Galles à
partir de la fin du XIIIème siècle (1282).
Cette conquête est suivie par la suppression de toutes les particularités du Pays de Galles, une loi de 1284 va imposer l'usage de
l'anglais dans tous les documents officiels du pays et qui interdit l'utilisation des règles juridiques galloises.
Cette politique d'annexion se poursuit, puisque très vite, les lois adoptées par le parlement anglais sont applicables
automatiquement aux territoires gallois.
Globalement la domination anglaise a été bien acceptée, et ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que le Pays de Galles va
réclamer davantage d'autonomie avec la recréation du gallois comme langue.
2) La situation de l'Ecosse
Le point de départ est celui de 2 royaumes rivaux.
Très tôt l'Angleterre a tenté de prendre le contrôle de territoire écossais ce qui a entrainé des guerres entre l'Angleterre et
l'Ecosse à partir du XIème siècle.
Cette situation d'hostilité entre les deux Etats a connu des périodes d'accalmie grâce à des alliances politiques.
Ex: mariage entre la fille d'Henry VII et le roi d'Ecosse en 1503.
La paix ne va pas durer, avec l'arrivée du protestantisme en Grande Bretagne.
- une différenciation croissante entre les parties religieuses en Grande Bretagne.
L'Ecosse est gagnée par l'Eglise presbytérienne et l'Angleterre crée l'Eglise anglicane.
- les questions de successions dynastiques.
Quand Henry VIII meurt, il n'a que des filles, Elizabeth 1er meurt sans enfants, et le trône passe à des cousins écossais.
Le roi d'Ecosse qui accède au trône Jacques VI d'Ecosse et Jacques 1er d'Angleterre est un monarque catholique qui règne en
Ecosse et en Angleterre.
Du fait des tensions politiques et religieuses, il décide de ne pas unifier les deux royaumes et décide au contrainte d'établir un
régime d'union personnel; un seul roi pour deux royaumes distincts.
Chaque Etats conserve ses institutions, son roi.
Une décision de la chambre des Lords anglaise décide de faire un pas vers l'union des deux royaumes avec une décision de 1608
&quot;Calvin's Case&quot; décidant que toutes personnes nées soit en Ecosse, soit en Angleterre après l'avènement du Roi Jacques aura la
double nationalité.
On n’avance pas vers une unification complète.
La situation religieuse reste une source de conflit entre les deux royaumes.
La situation se détériore sous le règne de Charles 1er (1625- 1649) il a essayé d'harmoniser les pratiques religieuses communes,
qui a débouché sur une rébellion Ecossaise &quot;COVENANTAIRES&quot; contre Charles 1er qui débouche sur des affrontements armées.
Etablissement de la République de CROMWELL.
A cette occasion, les Ecossais ont voulus récupérés leur autonomie et obtenir des garanties au niveau religieux.
Ces tentatives n'aboutiront pas puisque les anglais envoyant des troupes en Ecosse et persécute les presbytériens Ecossais.
Au rétablissement de la monarchie, la situation ne s'améliore pas vis à vis des écossais.
La dynastie des STUART n'était pas populaire en Angleterre et le dernier roi fini par être déposé et obligé de fuir en France
A la fuite de Jacques II, les Ecossais réclament la reconnaissance de leurs droits religieux et vont être persécuté par la nouvelle
dynastie des HANOVRE.
Cette répression passe par une négation des spécificités religieuses culturelles mais aussi politiques de l'Ecosse.
Cela débouche sur une situation ou le roi ne voit qu'une solution à la crise qui est de supprimer le royaume d'Ecosse en
l'assimilant au royaume d'Angleterre qui sera fait par &quot; l'Acte d'Union&quot; en 1707.
C'est la création de la Grande Bretagne en tant qu'entité politique réunissant l'Angleterre et l'Ecosse.
Cette disparition du royaume d'Ecosse passe par l'abolition du parlement écossais, en contrepartie, ils reçoivent un certains
nombres de siège dans les deux chambres du parlement.
Le port du kilt et interdit tout comme le gaélique comme langue officielle.
Les écossais parviennent à conserver leurs droits mixtes fortement marqué par le droit romano-germanique.
Ils conservent leurs tribunaux
Les écossais parviennent à faire reconnaitre le rôle de leur Eglise presbytérienne.
La spécificité des affaires écossaises sera reconnue par la création d'un poste dédié au sein du gouvernement britannique.
Au terme de cette évolution nous avons une région du royaume de Grande Bretagne qui se voit reconnaitre le statut de nation
mais n'a aucune autonomie politique.
En revanche, ces spécificités culturelles sont en parties conservés.
Les revendications se poursuivront au XIXème siècle, notamment sur le plan politique.
Sous la pression des écossais, la réforme de la dévolution a été mise en place en 1998.
3) La situation de l'Irlande
L’Irlande est une île politiquement autonome jusqu'au XII me siècle.
Or le roi d'Angleterre décide de prendre le contrôle des côtes irlandaises.
C'est un prétexte religieux car un pape anglais demande au roi d'Angleterre demande d'assurer la suzeraineté de l'Angleterre sur
Pendant longtemps, le contrôle sur l'Irlande reste limité c'est une simple suzeraineté féodale. Les choses changent petit à petit.
EN réaction à ces tentatives, les irlandais créée leur propre parlement qu'il charge d'établir des lois pour l'Irlande.
Ce parlement est tout de suite contrôlé par le roi d'Angleterre qui fait en sorte que les sièges de ces parlements soient attribués
aux colons anglais.
La première tentative d'autonomie tourne mal.
Les irlandais résistent mais le contrôle du pays reste entre les mains de l'Angleterre.
Or il n'a de contrôle réels que sur une petite partie du territoire.
Ce parlement est contrôlé par les anglais et le roi d’Angleterre estime que les lois votées par le parlement irlandais devront être
Quand Henry VIII décide du schisme, la situation se complique et cela crée une source de tensions nouvelles puisque les irlandais
se rebellent contre Henry VIII avec le soutien des espagnols, du pape et de la France de manière moins marquée.
Henry VIII décide qu'il est tant d'occuper l'ensemble de l'Irlande.
De plus, sur le plan politique, Henry VIII établit le DIRECT RULE c'est à dire le pouvoir direct du roi sur le territoire irlandais.
Les irlandais ne bénéficient d'aucune des garanties dont bénéficient les sujets anglais.
C'est Elizabeth 1ere qui parviendra à établir un contrôle complet de l'Angleterre sur le pays.
Elle établit l'anglais comme langue officielle unique et le droit anglais comme seul droit applicable en Irlande.
Le mouvement de colonisation sur poursuit en Irlande.
L'Angleterre change la composition de la population.
Les rebellions successives sont justifiée par la défense du catholicisme qui sont persécuté par les protestants.
Les déroutes successives incitent le gouvernement anglais à accélérer les mouvements de colonisations.
IL y a un redécoupage du territoire, et construction de place forte pour contrôler le territoire.
Les irlandais ont profité des problèmes de Charles 1er en Ecosse afin d'obtenir une autonomie.
Mais il a décidé de faire appel à des bailleurs de fond privé pour l’aider à monter des troupes en leur promettant des terrains
irlandais en cas de succès.
La politique s'est poursuivie après son départ.
ACT of SETTLEMENT &quot; Cromwell continue la politique de colonisation et écrase les rebellions irlandaises&quot;.
Les HANOVRE ont établie l'union entre l'Ecosse et l'Angleterre et ils vont tenter de faire la même chose avec l'Irlande.
Les choses sont retardés par des rebellions successives et le mouvement finis par aboutir en 1800 avec l'acte d'union entre
l'Irlande et l'Angleterre.
Le Roi d’Angleterre accepte de valider l’acte d’union mais refuse l’émancipation et le statut des irlandais ne sera pas égal à celui
Le premier ministre démissionne.
Institutionnellement avec une adaptation de la composition du parlement britannique, on rajoute 100 members of parliement à
la Chambre des Communes et on rajoute 28 pairs irlandais à la Chambre des Lords.
La situation de l’Irlande ne change pas, les expropriations continuent, l’accès aux universités leur est refusée.
1804, débute rapidement des conflits avec l’Angleterre, et débuts des guerres napoléoniennes.
Ces difficultés sont aggravés par la crise agricole qui frappe les pommes de terres qui sont touchés par une maladie.
L’Angleterre n’a pas envoyé de secours et la population irlandaise a été décimée (mort et exil).
Les revendications ont repris pour obtenir la possibilité de s’autogouverner.
La situation se tend suffisamment pour que le gouvernement britannique lâche un peu de lest en limitant les interdictions qui
pesaient sur les irlandais catholiques, en matière d’éducation et d’accès à la propriété immobilière.
Cette situation entraine des revoltes des irlandais protestants.
A partir des années 1830, il y a toujours des protestations et l’Angleterre lâche un peu de limitation.
A la fin du XIXème siècle , la situation s’est amélioré, mais il n’y a aucune autonomie de l’île car toutes les décisions sont prises
par Londres.
Le mécontentement irlandais qui ne porte plus sur les conditions de vie a été transféré sur l’aspect institutionnel.
Le ministre britannique pour l’Irlande est assassiné, les représentants irlandais au Parlement et en particulier à la Chambre des
communes engagent une campagne de boycott, en bloquant l’activité de la chambre pour réclamer l’autonomie pour l’Irlande.
En 1886 une solution d’autonomie limité est proposé pour l’Irlande devant la chambre des communes, le résultat aurait été
d’aligner ce statut sur celui du Canada, Australie …
Cette proposition de loi est adoptée à la chambre des communes, mais rejeté à la chambre des Lords pour des raisons fiscales.
A la suite, les relations se dégradent et des mouvements indépendantistes terroristes se développent.
1898 : United Irish League
1905 : Sinnfein
En réaction les nord irlandais ont crées leur propre milice
IRA -&gt; milice irlandais catholique.
Pendant la première guerre mondiale, un soulèvement à lieu en 1916, les nationalistes irlandais proclament l’indépendance du
pays, le soulèvement est écrasé (130 mort britannique, 300 civils).
L’armée britannique arrête des personnes dans les milieux indépendantistes et un certains nombres sont exécutés.
1919 : début de la guerre civile irlandaise qui durera jusqu’en 1921.
Au sein du RU et dans l’opinion international, des voies s’élèvent pour défendre les irlandais.
En 1920, le Parlement britannique adopte une loi « government of Irland act » qui sépare six comtés de l’Ulster, peuplés de
protestants, et établie pour l’île deux gouvernements autonomes séparés, une pour les six comtés d’Ulster et l’autre pour le
reste de l’île.
Cela revient a mettre en œuvre l’antagonisme entre les deux parties de l’île.
Cette solution est insufissante et la guerre civile se poursuit.
Le gouvernement accepte de signer un traité anglo-irlandais en 1921 qui reconnait l’indépendance de l’Irlande du Sud.
Ce traité met fin à la guerre civile, mais pas à l’appartenance de l’Irlande à la sphère d’influence britannique, l’Irlande reste une
partie du Commonwealth.
Dès 1922, la situation à l’intérieur de l’Irlande se dégrade, une guerre civile se déclare au sud mené par l’IRA qui est opposé aux
termes du traité.
Cette guerre civile se termine officiellement en 1923, l’IRA accepte de cesser les combats mais pas d’être désarmés.
Début des opérations terroristes qui ont marqués l’Irlande tout le long du XXème siècle.
1933 : Irlande du sud, le premier ministre proclame la république, il réclame l’indépendance complète de l’Irlande mais sera
accepté qu’en 1949 par l’Angleterre.
Les irlandais du sud proclame l’unité de l’île, cette constitution doit s’appliquer au nord de l’île.
Les habitants du nord refuse, et des troubles réaparaissent entre les deux parties de l’île.
1968 – 1998 : des troubles particulièrement important interviennent en Irlande du Nord, campagne d’attentats, des mesures
d’intimidations, des affrontements, des grèves…
Les causes de ces troubles sont liées à des discrimination établie en droit à l’égard des catholiques.
Des conséquences institutionnelles sont tirés des troubles civiles.
Le gouvernement britannique déclare que l’Irlande du Nord ne peut pas s’autogouverner et tous les pouvoirs sont rapatriés à
1990 : efforts importants pour trouver la situation irlandaise, en 1993, une déclaration conjointe est signée entre le premier
ministre britannique et le premier ministre irlandais qui clarifie les positions des deux pays concernant les populations
catholiques et protestantes d’Irlande du Nord.
Les catholiques d’Irlande du nord ont toujours reçus un soutien des gouvernements d’Irlande du Sud, alors que les protestants
ont été soutenus par le gouvernement britannique.
Les irlandais du sud acceptent de reconnaitre la capacité de choix des irlandais du nord, et si ils le souhaitent, les irlandais du
nord peuvent rester dans le RU.
Des négociations et un accord de paix et signé le 10 avril 1998, « Belfast agreement ».
- accord pose le principe selon lequel l’Irlande du nord reste au sein du RU, la république d’Irlande accepte de réviser
- création d’une assemblée pour l’Irlande du Nord qui comprend 108 membres et qui aura le pouvoir législatif pour le
territoire, ainsi qu’un exécutif de 12 membres qui exercera le pouvoir exécutif.
- création d’un conseil ministériel nord/sud qui traduit l’institutionnalisation les rapports entre Irlande du Nord et
république d’Irlande.
- création du conseil des îles qui comprend des représentants du gouvernement de l’EIRE, du gouvernement
britannique et des institutions nord irlandais.
- accord de désarmement de toutes les organisations paramilitaires quel que soit leurs affiliation.
ce désarmement est une condition à la poursuite du processus de dévolution à faveur de l’Irlande du Nord.
La situation de l’Irlande du Nord continuera a évoluer sur la base de ce traité, sur le sens d’une dévolution au même titre que
l’Ecosse et le Pays de Galles.
Cet accord semble fonctionner dans un premier temps.
En 1999, la dévolution des pouvoirs par le RU à l’Irlande du Nord est mise en place et les institutions prévues par le Belfast
agreement sont prévues.
La condition de désarmement est plus difficile .
Processus de dévolution suspendu par une loi de 2000 votée par le Parlement britannique « Northern Ireland act ».
2007 : situation se débloque, les institutions nord irlandaises sont établies et la dévolution des pouvoirs entre en œuvre.
2008 : reprise des tensions entre catholiques et protestants. Jusqu’en 2010.
Si ‘existence de nations n’a jamais été remis en cause, le statut politique a toujours été contesté, la reconnaissance de ce statut
passé par la participation à la politique britannique.
Comment la dévolution a-t-elle pu apparaitre ?
Des tentatives pour accorder une autonomie relative aux nations au sein du RU ont été discutés à partir des années 1960.
Une tentative a été faite à la fin des années 70 par l’organisation de référendums locaux aux Pays de Galles et en Ecosse pour
demander aux populations si elles souhaitaient bénéficier d’institutions locales d’auto gouvernement.
Ces référendums ont eu lieu en 1979 ont été un échec : participation faible et NON qui l’a emporté.
Années 1990, la situation a changé, les populations été plus favorable et le gouvernement de l’époque été disposé à accorder un
transfert de pouvoir.
§2- Les caractéristiques de l’Etat britannique dans le contexte de la dévolution
La dévolution résulte de l’adoption par le Parlement britannique d’une série de lois portant transfert de compétence du
Parlement britannique à des assemblées locales établies respectivement en Ecosse , au Pays de Galles et en Irlande du Nord.
Au RU, c’est le Parlement qui est souverain, cela signifie que tous les pouvoirs de l’Etat émane du Parlement, le Parlement peut
tout faire sauf « changer un homme en femme et une femme en homme ».
L’exécutif n’a que les pouvoirs qui découlent de son rôle d’exécutant des lois votées par le Parlement.
Les ministres sont membres du Parlement.
LE gouvernement ne peut être formé qu’avec l’aval de la majorité parlementaire et cette majorité peut censurer le
C’est donc un régime parlementaire pas rationnalisé.
Ce transfert n’implique pas que les compétences en question soient abandonnées par le gouvernement britannique.
Le parlement britannique conserve la possibilité de légiférer dans les matières dévolus s’il le juge nécessaire.
La dévolution est forcément asymétrique, il y a une loi par nation, les caractéristiques des institutions dévolus
peuvent varier et les matières peuvent aussi varier.
Le transfert de compétence n’implique pas une attribution de souveraineté aux nations concernés et ceci doit
être gardé à l’esprit.
Même l’autonomie attribué l’Ecosse n’entraine pas transfert de souveraineté.
La dévolution écossaise
Le processus suivi est passé dune part des promesses de campagnes par Toni Blair.
Organisation d’un référendum en Ecosse prélégislatif , c’est-à-dire un référendum visant à mesurer le soutien de la population à
une mesure qui fera l’objet d’un projet de loi ultérieurement.
Deux questions dans le référendum :
- Voulez-vous la création d’un Parlement écossais au sein du RU ? OUI a 74,3%
- Voulez-vous qu’il ait des compétences fiscales ?OUI a 63,5%
LA réalité de la dévolution dépend des conditions financières.
Très forte participation 60%
Toutes les circonscriptions ont dit OUI sauf deux.
Le Parlement britannique a adopté une loi de dévolution pour l’Ecosse, le Scotland act, le 19 novembre 1998.
IL comprend 5 séries de dispositions :
- création du Parlement écossais Scottish Parlment, fixation du mode d’élection des membres, règles de procédure
interne et la procédure législative à suivre pour l’adoption des lois écossaises.
Parlement écossais est le seul a pouvoir adopter des lois primaires, il légifère sur les compétences qui lui sont attribués, il n’a pas
à obtenir l’accord préalable du Parlement britannique.
- établissement de l’exécutif écossais qui prend le nom de gouvernement écossais, composé d’un premier ministre
accompagné d’un gouvernement responsable collectivement devant le Parlement écossais.
- établissement des compétences législatives du Parlement écossais, contrairement à la plupart des pays, le Scotland
act n’a pas procédé une énumération des compétences. Ce sont plus des champs de compétences plutôt que des séries précises.
Le nombre des matières dévolue est important.
Dans ce transfert, le Scotland act précise une série de loi nationale qui sont protégées contre toutes intervention du Parlement
écossais : loi d’adhésion à la CEE(1972), loi d’adhésion à la CEDH(1998).
- défini les compétences du ministre britannique chargé des affaires écossaises « Secretary of stat of Scotland », il perd
une partie de ses pouvoirs avec la dévolution, il n’a plus qu’un pouvoir d’orientation à l’égard de l’exécutif écossais. IL peut
demander de s’abstenir de prendre certaines mesures ou lui demander de prendre certaines mesures quand il estime que les
intérêts du RU sont en cause.
- mise en place de mécanismes permettant de résoudre les conflits à la foi organique et fonctionnelle.
L’institution de dernier recours est la Cour suprême du RU.
Ecosse a bénéficié petit à petit de la dévolution de nouvelle matière.
Une bonne partie des raisons qui expliquent ce bon fonctionnement tiennent à l’aspect financier de cette dévolution.
L’Ecosse en tant que nation dévolue bénéficie de ressources financières importantes du notamment aux impôts locaux et sur les
champs pétrolifères et gaziers de la mer Nord.
L’importance de ses ressources financières explique que l’Ecosse a été moins touchée par la crise.
Cette situation financière est aussi un moteur pour les revendications indépendantistes qui persistent en Ecosse.
La devolution galloise
Tout a commencé par un référendum, mais il n’a été posé qu’un seule question « Voulez-cous que soit crée une assemblée pour
le Pays de Galles bénéficiant de pouvoir dévolu ? »
A cette question, la réponse a été positive, mais avec une participation moins importante qu’en Ecosse et un majorité a peine
supérieur a 50% (50,3%).
Les analyses tendent a dire que le Pays de Galle accepte une forte migration anglaise.
A la suite de ce résultat, le parlement britannique a adopté une loi de dévolution propre au Pays de Galles (Governement of
wales act) en 1998.
Il comprend quatre points :
Il créer l’assemblée nationale galloise (national assembly of wales), c’est l’organe législatif du Pays de Galles.
Il créer un exécutif gallois qui est nommé comité exécutif de l’assemblée nationale galloise.
Cet exécutif est un émanation de l’assemblée galloise qui n’a au départ aucune dimension politique équivalente a
celle du gouvernement écossais.
Cela signifie que siège dans cette commission des membre de l’assemblée qui sont choisi en fonction de la
majorité issue des élections et dont la fonction est juste d’exécuter les textes adoptés par l’assemblée galloise.
Cependant il est responsable devant l’assemblée dont il émane pour la manière dont il exécute les textes votés
Cette loi établit les compétences transférées à l’assemblée nationale galloise.
Cette loi de 1998 ne transfère au Pays de Galles que 20 domaines de compétences éxpressement listés.
Cette loi établit les pouvoirs de l’assemblée nationale galloise dans les champs de compétence qui lui ont été
attribués. EN 1998, l’assemblée nationale galloise n’a pas de pouvoir de législation primaire (capacité de
déterminer une politique dans des domaines de façon autonome et d’adopter des projets de loi sans avoir a en
référer à une autre autorité).
EN 1998, l’assemblée nationale galloise n’a qu’un pouvoir législatif secondaire ou délégué, elle ne peut intervenir
que sur délégation du parlement britannique.
L’autorisation prend forme d’un acte de délégation.
LA situation est donc moins favorable que celle de l’Ecosse, car il y a un manque d’autonomie fonctionnelle, et les
pouvoirs de l’assemblée sont très restreints.
La classe politique galloise fait campagne pour obtenir des avantages, ce qui va aboutir avec l’adoption d’une loi en
Cette loi crée un exécutif gallois de type parlementaire, c’est-à-dire autonome politiquement, avec un premier ministre
(first minister) et une série de ministre.
Le gouvernement gallois est politiquement responsable devant l’AN galloise.
Le nombre de membre de se gouvernement est limité a 14.
La loi de 2006 prévoit que les pouvoirs de l’AN galloise sont étendus , mais pas son champ de compétence.
Désormais, la capacité législative de l’AN galloise est partiellement élargies dans les 20 domaines.
Cette loi permet à l’AN galloise d’adopter dans certains domaines de compétences des actes législatifs primaires.
Pout toutes les autres matières dévolus, le principe reste celui d’une législation secondaire.
A la suite des revendications galloises, le gouvernement britannique autorise un référendum le 3 mars 2011, la
question concerne l’élargissement des pouvoirs de l’AN galloise.
LA réponse est positive, donc en 2011, une nouvelle loi portant sur le gouvernement du Pays de Galles va élargir es
pouvoirs de l’AN galloise en lui permettant d’adopter des actes législatifs primaires dans l’ensemble de ces champs de
L’ AN galloise adopte des actes de législation primaire sans obtenir compétence de la part du parlement britannique.
En matière financière, le Pays de Galles n’a aucune marge de manœuvre, contrairement à l’Ecosse.
La dévolution Nord Irlandaise
La situation de l’Irlande du nord est particulière, car du fait de la nature particulière des conflits entre l’Irlande et la Grande
Bretagne, toutes solutions doit tenir compte à la fois des relations difficiles entre l’Irlande et Londres, ensuite du climat assez
délaitaires entre les communautés nord irlandaises, et enfin des relations difficiles entre l’Irlande du Nord et l’Eire.
LA dévolution a dû être organisé en intégrant un élément diplomatique.
L’étude doit intégrer du droit interne et du droit international.
C’est la raison pour laquelle certains analystes disent que la dévolution nord irlandaise sort du champ de la décentralisation et
Le point de départ est un accord passé entre les parties aux conflits, le Belfast agreement.
Une AN nord irlandaise est recrée sous le nom de Northern Ireland assembly, pour servir d’organe législatif dévolu.
Cette assemblée est organisé de telle manière que les communautés nord irlandaises catholiques et protestantes soient obligés
de collaborer en son sein.
A la suite du Belfast agreement est adopté par le parlement britannique une loi spécifique à la dévolution de l’Irlande du Nord.
Cette loi entérine les décisions prises dans le Belfast agreement est organise le fonctionnement de la dévolution nord irlandaise.
Le Northern ireland act de 1998 va régler la question des compétences dévolues à l’AN.
Cette loi distingue entre 3 catégories de compétences :
- Les transferred matters : compétence dévolue à l’AN d’Irlande du Nord
- Les reserved matters : compétence qui reviennent au parlement britannique
- Les excepted matters
La loi de 1998 ne donne de liste précise que pour les deux dernières, cela signifie que le gouvernement britannique dispose de
compétence d’attribution et l’AN d’Irlande du nord dispose de compétence de principe.
Le législateur prévoit que pour les reserved matters (aviation civile, SMIC…) le gouvernement britannique pourra puiser pour
augmenter les compétences dévolues à l’AN d’Irlande du nord.
Les excepted matters (sécurité nationale, défense, relations internationale, fiscalité…) resteront de façon définitive attribuée au
L’exécutif nord irlandais tel qu’il est organisé met en œuvre un modèle particulier qui ne relève pas du régime parlementaire.
Ce système s’apparente a première vue au système mis en place au Pays de Galles en 1998, or c’est uns système différent car la
manière dont les postes sont réparties au sein de cette commission exécutive est très particulière, les postes sont occupés à la
proportionnelle entre les formations représentés à l’AN .
N’échappe a cette règle que le ministre de la justice car il est choisi par accord entre les deux communautés (catholiques et
protestants).
Le modèle appliqué ici est un modèle particulier que l’on appelle modèle consociationnaliste, c’est un modèle rependu dans
certains Etats d’Asie, d’Afrique, qui est un modèle de partage du pouvoir, dans des sociétés divisées.
Arend Lijphart, qui a théorisé ce modèle.
L’idée est que l’on va limiter le recours à la violence et atteindre une certaine stabilité politique en s’appuyant sur les élites
politiques, en tant que médiateur entre les fractions de la population.
SI les représentants des fractions au sein de la société accepte de se parler puis de coopérer au sein des institutions politiques,
on pourra protéger la population contre la violence.
Le gouvernement se fera par coalition, par consultation permanente et par partage du pouvoir et des postes.
C’est une forme de démocratie particulière.
C’est ce modèle qui préside au sein de l’AN nord Irlandaise.
Pour que la dévolution nord irlandaise puisse fonctionne il fallait prévoir des mécanismes de coopération avec la république
d’Eire. Cela va marcher grace a deux institutions qui permettent de créer une solution globale au pouvoir nord irlandais.
Un conseil ministériel nord sud qui organise la collaboration entre la commission exécutive nord irlandaise et
l’Eire.
Un conseil des îles britanniques, qui permet de faire dialoguer le gouvernement britannique et les gouvernements
Ces deux conseil font parties de la dévolution nord irlandaise.
Les troubles n’ont pas cessé et le processus de dévolution a été suspendu entre le 15 octobre 2002 et le 13 octobre
En octobre 2006, est intervenu un accord, le Saint Andrews agreement, qui marque l’apaisement en Irlande du nord et
la restauration de la dévolution.
L’exécutif nord irlandais a été restauré le 8 mai, et en 2010, quelques compétences réservés ont été transmises à l’AN.
4)- Le cas anglais
L’Angleterre est la seule nation britannique a ne pas avoir bénéficié de dévolution, les affaires sont traités par le parlement
Certains anglais se demandent si il est normal que des affaires anglaises soient traités par des représentants de toutes les
nations britanniques.
On parle de la question WEST LOTHIAN.
Depuis quelques années des revendications se développent et qui a obtenu le soutien du chef su parti libéral démocrate.
Il n’y a pas de majorité qui se dégage, en revanche, les anglais seraient plus favorable à la solution que seul les élus anglais
puissent voter sur les questions proprement anglaise.
Le mouvement de dévolution a eu pour l’Angleterre a eu des conséquences particulières avec la question de Londres qui a
obtenu un statut spécifique dans le cadre de la politique de dévolution.
Une loi de 1999, le Greater London Authority Act, a abouti en 2000 a la création d’institution dévolue pour l’agglomération
londonienne, avec une assemblée locale et l’exécutif qui ont plus de pouvoir et cette loi prévoit l’attribution de compétence qui
ont été étendue par une loi de 2007.
Sur le plan fiscale, Londres bénéficie des ressources de l’impôt local britannique (Council tax), mais que l’essentiel de ses besoins
sont couvert par les dotations gouvernementales.
Chapitre II- L’Etat fédéral en Europe
Section I- Le fédéralisme allemand : un « modèle « singulier
La forme étatique de l’Allemagne est aujourd’hui fédérale et on présente le fédéralisme allemand comme une pure création des
alliés à la fin de la WWII ‘appuyant sur le modèle américain, mais c’est une simplification abusive, bien que l’Etat allemand ne
soit apparu que très tard, fin du XIXème siècle, cela ne signifie pas que l’Allemagne n’existait pas comme réalité sociale et qu’il
n’y avait pas de lien politique au sein du territoire germanique.
Ce sont ces liens politiques qui expliquent certains des aspects régionaux.
§1- Les habitudes fédérales avant la fédération allemande
Ce terme est utilisé par la doctrine allemande.
L’unité politique de l’Allemagne n’a jamais été une évidence, quand à la fin du Moyen Age les grands Etats européens ont
commencés a apparaitre sur la base de frontière naturelle, et de centres politiques économiques et culturels qui sont devenus
des capitales, l’Allemagne était à part.
C’est un immense territoire mais qui ne bénéficie pas de frontière naturelle claire, sauf au Sud, et qui est à l’époque morcelé en
une multiplicité de petite entité politique parlant plus ou moins allemand et plus ou moins fédérés au sein d’une entité
particulière, le Saint Empire Romain-germanique.
Le Saint Empire est un regroupement politique des territoires d’Europe occidentale et centrale, placé sous l’autorité de
l’empereur romain germanique depuis le fin du moyen âge.
Le Saint Empire se présente comme l’héritier direct de l’Empire de Charlemagne et il ambitionne de rivaliser avec l’Empire
C’est une institution qui se veut l’héritière de l’antiquité romaine.
Il s’agissait d’une confédération composé de principautés, mais aussi de villes libres et tous ces petits Etats se sont regroupés et
placés sous l’autorité de l’empereur romain germanique.
Sur le plan institutionnel, ce regroupement n’était pas très intégré.
Le pouvoir de l’empereur resté limité.
Ce regroupement d’entité politique diverse repose sur l’autonomie des entités constitutives qui doit être préservé autant que
Il y a très peu d’institutions impériales communes, les historiens parlent d’une organisation faîtière.
Cette organisation permet d’organiser le cadre juridique à la cohabitation des différents seigneurs, princes du plus grand Duc qui
dirigent les entités constitutives du Saint Empire.
On est dans une logique féodale, tous les chefs d’Etats acceptent la suzeraineté de l’empereur germanique, mais tiennent à
préserver une grande autonomie.
Au fil des siècles ces institutions vont se moderniser, s’adapter à la fin de l’ère féodale, mais sans jamais que ce soucis
d’autonomie des entités disparaissent.
Alors que dans le reste de l’Europe, sur les structures d’origines féodales, apparaissent des institutions monarchiques.
Or, en Allemagne, les institutions féodales évolues, mais pas dans le même sens, le principe reste celui de la conservation des
entités constitutives.
Il n’y a pas eu de centralisation contrairement à la France.
Les territoires sont très attachés à leur autonomie.
L’empereur romain germanique n’a jamais acquis d’impérium direct sur les sujets allemands, il y a toujours eu l’intermédiaire des
chefs des petits Etats.
Il y a donc un faible degré de concentration des pouvoirs.
Cette situation s’explique par les rivalités constantes entre les régions du territoire du Saint Empire, mais aussi par le mode de
désignation de l’empereur romain germanique, en effet il est élu par les chefs d’Etats des composantes du Saint Empire, qui font
office de grands électeurs, il n’y a pas de principe dynastique, ce qui permet à des jeux d’alliance, de veiller à ce que le pouvoir
des institutions impériales restera limité.
Le résultat est que dès le XIIème siècle, les caractéristiques du Saint Empire sur le plan politique se figent et on voit apparaître
cette absence d’évolution vers l’Etat moderne.
Un certains nombres d’auteurs ont dit que les institutions impériales étaient la marque de l’impuissance allemande en disant
que le territoire allemand était encadré par des Etats modernes et efficace, mais que l’Allemagne restait impuissante du fait de
son morcellement.
Cette situation a perduré :
Raison technique : le territoire allemand n’est pas si facile a organiser de façon unifiée, avec les moyens
techniques de l’époque moderne, c’est un territoire vaste sans centre géographique évident, ni culturel, pas de
frontières naturelles (sauf au Sud), et un territoire où les transports sont freinés par les contraintes naturelles
(cours d’eau, chaines montagneuses…).
L’organisation impériale présentait des avantages, son objectif était d’assurer la stabilité politique de la région
allemande, son objectif n’a jamais été d’établir une centralisation politique, seulement d’assurer la paix, d’éviter
les guerres qui ont affaiblis l’Allemagne.
Les guerres qui ont affaiblis le territoire ont disparus grâce au Saint Empire.
On parle de structure policentrique, car elle permet la cohabitation de plusieurs centres politiques au sein d’une
même entité.
Les circonstances historiques : à chaque fois que des tentatives ont été faites pour transformer les structures
impériales en les centralisant, cela à été un échec.
Quelques personnages ont cherchés à unifier l’Allemagne, mais toujours les circonstances les en ont empêchés.
Les circonstances ont toujours poussés vers le maintien de la situation.
Le résultat est donc que le pouvoir central au sein des institutions impériales ne s’est jamais renforcé et a fini petit à petit à être
marginalisé au profit de l’autonomie politique des régions allemandes.
Elles étaient autonome politiquement, mais le Saint Empire n’a jamais disparu.
Au XVIème siècle, des tentatives sont faites pour transformer le Saint Empire en Etat allemand unifié pour se baser sur le modèle
des autres Etats européens (France, Angleterre).
Cette tentative va échouer car elle coïncide avec l’émergence de la réforme et de la contre-réforme
La réforme va entrainer la conversion de plusieurs entités politiques au sein du Saint Empire.
On a appliqué le principe de « la religion du pays suit la religion du prince ».
Les résistances à l’existence d’un Etat unifié ont fait échouer toutes tentatives.
Les oppositions religieuses ont continués à modeler le fonctionnement de l’Allemagne, il y a ainsi traditionnellement 4 Etats du
sud de l’Allemagne qui sont catholiques et qui tendent à résister aux institutions fédérales.
Au XVIIIème siècle, les allemands intellectuels commencent à réfléchir à l’organisation politique du pays, mais pas de façon
Ces penseurs allemands lisent les auteurs des Lumières et notamment Montesquieu et Rousseau qui ont développés une analyse
du fédéralisme, en des termes différents et dont les idées vont servir de support aux penseurs allemands qui vont les adapter à
leurs besoins qui sont analysés sous un angle pragmatique.
Ils cherchent des institutions susceptibles d’améliorer le fonctionnement du Saint Empire et de développer son pouvoir
A cette époque, le Saint Empire persiste, mais les pouvoirs de l’empereur sont limités et les institutions sont figées ce qui
empêchent de faire face à des crises.
Les crises sont des conflits entre Etats constitutifs du Saint Empire que les institutions impériales n’arrivent plus à écarter.
Certains des Etats allemands qui commencent à se doter de structures politiques plus modernes et parmi ces Etats, deux vont
poser des problèmes car ils évoluent dans le sens de l’absolutisme monarchique.
il s’agit de la Prusse, quand Frédéric II de Prusse arrive au pouvoir, il voulait remodeler l’Allemagne.
Il y a également l’Autriche, à l’occasion de l’accession au trône de Marie-Thérèse d’Autriche, elle ne pouvait pas accéder au trône
impérial allemand, mais elle pouvait accéder au trône d’Autriche.
Or, un mouvement pour renverser la succession d’Autriche amène à une guerre entre 1740 et 1748 qui va se conclure par le
traité d’Aix-la-Chapelle qui assure la succession au trône de Marie Thérèse d’Autriche.
Cet affrontement entre la Prusse et l’Autriche va persister au cours du XVIIIème et XIXème siècle.
Il s’agit d’un affrontement entre le Nord et le Sud de l’Allemagne.
Les penseurs allemands voient dans le fédéralisme un moyen d’atteindre l’objectif initial du Saint Empire (paix en Allemagne),
puisqu’il est évident que le Saint Empire n’est plus capable de l’atteindre.
Selon les auteurs le fédéralisme est présenté comme un moyen de préserver les autonomies locales, mais aussi comme un
moyen de lutter contre l’absolutisme ou la généralisation des institutions absolutistes.
Plusieurs projets sont établis, mais ils échoueront pour deux raisons :
- les entités allemandes n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un seul projet.
- à la fin du XVIIIème siècle éclate la révolution française, et pour lutter une coalition apparait entre les Etats voisins de la France
et cette situation de conflit va freiner l’évolution politique de l’Allemagne et va déboucher sur la victoire des armées françaises et
l’invasion des territoires allemands par Napoléon.
Effondrement du Saint Empire en 1806, François II alors empereur renonce à sa couronne pour demeurer seulement empereur
Les discussions sur l’établissement d’un fédéralisme qui n’ont pas abouties vont servir de basent pour les futures discussions sur
le fédéralisme allemand.
A la chute de Napoléon intervient le congrès de Vienne le 8 juin 1815, qui va remodeler l’organisation territoriale européenne.
Cette organisation est l’œuvre de Klemens Von Metternich.
Il veut restaurer les institutions antérieures à Napoléon.
Si le Saint Empire n’est pas ressuscité à cette époque-là, il n’en reste pas moins qu’il estime qu’il faut instaurer une organisation
capable d’atteindre les objectifs initiaux du Saint Empire, c’est-à-dire la paix dans les territoires allemands, une coordination des
Etats germaniques, et une modération des rapports entre la Prusse et l’Autriche.
Il s’agit d’établir une forme d’équilibre entre les forces en présence.
Le congrès de Vienne crée la confédération germanique (Deutscher Bund). Cette confédération va persister jusqu’en 1866.
Une confédération diffère de la fédération en ce qu’elle établit des institutions moins concentrés, elle est établit par traité entre
des Etats qui choisissent de s’allier tout en préservant leur autonomie au maximum.
Ils exercent en commun un nombre limité de compétences précisées dans le Traité confédéral et établissent pour cela des
institutions confédérales dont les pouvoirs sont strictement limités à l’exercice de ces compétences.
Au nombre de ces institutions ont trouvent la diète assemblés au sein de laquelle les décisions se prennent à la majorité mais
dont les décisions doivent être acceptés par chacun des Etats confédérés.
Chaque Etats dispose d’un pouvoir de veto.
En général, les confédérations dans l’histoire sont des formes transitoires qui évoluent soit vers une fédération, ou alors vers une
La confédération Helvétique est une fédération.
L’Allemagne est donc a cette époque une confédération qui est doté de compétences essentiellement de compétences militaires,
elle est établit comme sujet de droit international, capable de conclure des traités, de déclarer la guerre et de conclure la paix et
elle est doté d’une armée confédérale à laquelle participe chacun des Etats membres dont l’objectif est uniquement défensif et
elle est doté d’une police confédérale.
Ces institutions permettent d’unir la quasi-totalité de entités allemandes, 35 principautés et 4 villes-Etats.
L’histoire de cette confédération va être mouvementé, on peut distinguer trois périodes :
1815- 1848 : période de restauration des anciens souverains sur leur trône, le rétablissement des institutions prénapoléonien. Dans cette période des besoins économiques vont être la base d’une union douanière en 1833.
période prend fin en 1848 car révolution.
1848 : révolution de « Mars », c’est un soulèvement qui se propage à toute l’Allemagne et qui est écrasé à la fin de
l’été 1849.
Cette révolution de Mars est une réaction contre les effets politiques de la restauration, c’est un soulèvement qui
a pour objectif de libéraliser les institutions politiques, mais également d’unifier le pays.
L’idée de créer un Etat allemand était totalement novatrice.
Cette révolution va aboutir à l’établissement d’un parlement allemand à Francfort qui va proposer une
constitution allemande qui établit un Etat—nation démocratique sous la forme d’une monarchie
Cette constitution est adoptée par le Parlement et le trône est proposé au roi de Prusse qui refuse et peu après la
révolution finie par être écrasée.
Ce mouvement est comparable aux soulèvements en France et en Italie à la même période.
L’idée d’une unification allemande est consacrée à ce moment-là est ne sera plus quitté.
1849- 1866 : il s’agit de l’ère de la réaction, c’est une réaction violente contre les idéaux de la révolution de Mars.
Les souverains allemands organisent une répression drastique des mouvements d’oppositions.
La vie politique en Allemagne passe au second plan, mais la paix n’est pas établie, les rivalités sont de plus en plus
marqué, la rivalité entre la Prusse et l’Autriche prend des dimensions de conflits ouverts.
Cette confédération contrairement au modèle classique, la confédération allemande est bicamérale, une chambre plénière où se
réunisse l’ensemble des composantes de la confédération, et l’autre chambre qui est le conseil restreint qui est l’endroit où ce
prennent les véritables décisions.
Les fonctions de la diète confédérale ont été divisée entre les deux chambres.
L’assemblée plénière et compétente pour les questions fondamentales engageant l’existence de la confédération ou la réforme
de la confédération, chaque états disposent d’un droit de véto.
Le conseil restreint est particulier car tous les Etats membres de la confédération n’y participent pas, seul un petit nombres y
sont réunis, il n’y a que 17 membres. Les décisions s’y prennent à la majorité simple et une disposition supplémentaire a été
intégrée au regard de l’histoire particulière de l’Allemagne en ce que aucun des deux Etats rivaux (Prusse et Autriche), ne
peuvent y obtenir seul la majorité même en concluant des alliances.
Cela oblige la Prusse et l’Autriche à collaborer au sein du conseil restreint, cela revient à reconnaitre que ces deux Etats sont des
chefs de files mais en creux, car ont leur interdit de dominer le fonctionnement du conseil restreint.
Le droit confédéral l’emporte sur le droit des états confédérés, cela signifie que dans les champs de compétences limités confiés
à la confédération, les décisions confédérales s’imposent absolument aux états confédérés.
Dans une confédération, les décisions ne s’imposent que si les Etats les ratifient les uns après les autres.
EN Allemagne, le véto existe seulement pour les décisions fondamentales de la confédération, en revanche, tout le reste des
décisions sont prises en conseil restreint, un conseil auquel ne participe que 17 composantes qui peuvent refuser
éventuellement une décision et une fois la décision prise elle s’adopte à tous.
LA structure institutionnelle de cette confédération à été une source de lourdeur dans le fonctionnement de la confédération, en
particulier du fait du quasi véto accordé à la Prusse et l’Autriche, car il avait pour but à les forcer a collaborer.
Or, les rivalités entre les deux Etats ont bloqués le processus de décisions à de nombreuses reprises.
Vers la fin de l’existence de la confédération il y avait des rencontres diplomatiques entre la Prusse et l’Autriche au préalable de
Ces rivalités se sont terminés sur une guerre Austro-Prussienne de 1866, qui a débouché sur la victoire de la Prusse.
Le traité de Prague qui conclu cette guerre dissout la confédération allemande, s’en sui t une période un peut troublée
institutionnellement puisque la Prusse prend le contrôle sur le plan politique de la plupart des Etats allemands.
Entre 1867 et 1871, la Prusse créer une confédération de l’Allemagne du Nord créée entre 22 Etats allemands à l’initiative de
Cette confédération laisse de côté les Etats du Sud pour deux raisons :
- raison stratégique : la politique prussienne doit être placé dans un cadre européen compliquée et un jeu d’alliance
entre les puissances européennes, la France s’oppose à la création d’un Etat fort en Allemagne.
- raison interne : les Etats du Sud sont les héritiers des positions de l’Autriche dans l’ancienne confédération et son
donc hostile à la domination de la Prusse.
C’est un traité d’alliance militaire avant tout, puisque l’enjeu est de faire de l’Allemagne une grande puissance européenne, il
s’agit de rompre avec la relative inefficacité de l’ancienne collaboration.
Des traités d’alliances militaires seront conclut avec des Etats du Sud de l’Allemagne qui ne font pas partis de la confédération.
L’Allemagne du Nord est dominée par la Prusse, le président est le roi de Prusse et cela se traduit dans la constitution
confédérale qui organise un législatif bicaméral avec une chambre basse dont les membres sont élus au suffrage universel
(Reichstag), n’a que très peu de pouvoirs réels.
Le conseil confédéral (Bundesrat), va prendre les décisions politiques qui représentent les Etats et dont la domination de la
Prusse qui se retrouve dans l’exécutif.
Le chancelier confédéral (premier ministre) est nommé par le roi de Prusse et responsable devant lui.
Quand l’affrontement avec la France éclate, le résultat est une victoire allemande sur les armées française.
Cette victoire débouche avec la proclamation en 1871 à Versailles, de l’Empire Allemand qui reçoit le titre de II Reich.
Cet Empire allemand traduit l’unification de l’Allemagne sous l’égide de la Prusse et le nouvel empereur est le roi de Prusse
(Guillaume II).
Pour la première fois c’est une vrai fédération crée en Allemagne.
Cet Etat fédéral à été choisi afin de préserver l’identité des composantes de l’empire, les Etats fédérés au sein de cette fédération
conserve donc une souveraineté interne qui va leur permettre de préserver leur spécificité institutionnelle, juridique et
Ce respect des identités propres aux Etats allemand est le résultat d’un calcule politique pour Bismarck, qui y a vu le moyen
d’obtenir l’adhésion de tous les Etats allemands y compris ce qui s’opposaient à la domination prussienne puisque la forme
fédérale assuré a tous les Etats une autonomie interne.
Tous ce qui touchait la vie quotidienne des allemands restait réglés au niveau des Landers.
Les Etats allemands qui deviennent des Etats fédérés perdent leur souveraineté extérieur mais maintiennent leur structure
étatique telles quelles existaient avant l’unification. (chefs d’Etat, symbole nationaux, institutions législative...)
L’empire n’impose que peut de règle unificatrice et quelques règles harmonisatrice.
Sur certains points la fédération va développer des standards d’harmonisation pour aider au fonctionnement de la fédération
(monnaie, poids et mesures), ce n’est que très lentement que la fédération développera cette standardisation au niveau fédéral
en empiétant sur l’autonomie des Etats fédérés.
Le résultat est paradoxal car le II Reich est un système autoritaire sur un plan politique dominé par l’empereur, qui connait le
suffrage universel dans l’élection des membres du Reichstag, mais au profit d’une assemblée qui n’a aucun pouvoir réel
politiquement parlant, un système qui est anti-libéral qui vise à assurer le pouvoir absolu de l’empereur.
Ce système garantit suffisamment l’autonomie des Etats fédérés pour que coexistent en son sein des systèmes politiques
étatiques opposés.
On pouvait avoir d’un coté la Prusse anti-démocratique, avec un suffrage a trois degré et à l’opposée l’Etat de Wurtemberg qui
lui avait un système beaucoup plus libéral, avec un véritable suffrage universel.
La forme fédérale à cette époque a pour but de doter l’Allemagne d’une forme politique efficace lui assurant un rang de grande
puissance en Europe, tout en apaisant les tensions en Allemagne.
Ce système fédéral de l’Empire assure l’unification de l’Allemagne vis à vis de l’extérieur et la préservation des identités locales.
Les rivalités entre France et Allemagne vont dans un contexte d’alliance entre Etats Européens, et l’assassinat du duc d’Autriche
débouchera sur le WWI.
La WWI finira sur la dissolution des empires allemands et Austro-hongrois.
Pour l’Allemagne la chute de l’empire entraine la création de la République de Weimar en 1919-1933.
La république de Weimar sur le plan de l‘organisation territoriale est aussi une fédération unissant 16 Etats et 3 villes-Etats.
La constitution de Weimar de 1919 laisse subsistait l’essentiel des structures territoriale de l’ancien Empire, car lors de
l’élaboration de la constitution des voies voulaient redessinaient la carte de l’Allemagne pour obtenir un découpage plus
Sur le plan des pouvoirs, cette fédération de Weimar a été établis dans le but de renforcer les pouvoirs de la fédération vis-à-vis
des Landers, ceci se manifeste dans la constitution elle-même et dans la mise en œuvre concrète faite ensuite.
Dés 1919, jusqu’à la chute de la république de Weimar on a assisté à un renforcement progressif.
En pratique cette évolution c’est heurté a des résistances.
Un point clés à été une réforme intervenu des 1919 en matière financière qui a fait basculé ce domaine du côté fédéral au
détriment des Etats fédérés, ces Etats se sont mis a dépendre de la fédération pour une partie du financement de leur politique
ce qui a permit à la fédération de guider les Etats fédérés.
Ce mouvement de renforcement progressif de la fédération au détriment des Etat fédérés a été assez lent durant le décennie
1920, il s’est accéléré entre 1930 et 1933 pendant la période présidentialiste de la république de Weimar.
Décision de la cour suprême allemande de 1931, qui permet au président de la fédération de prendre des décisions lui-même
dans des domaines de compétences qui normalement relèvent des Landers.
Il s’agit d’un renversement des pouvoirs puisqu’on ne donne plus d’autonomie aux Landers.
L’arrivée au pouvoir du NSDAP a été une transformation complète de l’équilibre territoriale, le régime nazi va amplifier le
mouvement déjà existant de renforcement de la fédération à telle point que la nature fédérale de l’Allemagne va être remise en
A. Hitler était hostile au fédéralisme allemand, et c’était un moyen d’affaiblir le peuple allemand.
Seul l’Etat unitaire peut restaurer la puissance allemande.
Si Hitler était hostile au fédéralisme il ne voulait pas un centralisme bureaucratique.
En 1933, quand Hitler devient chancelier, sur les 16 landers existant 4 étaient déjà contrôlés par le parti nazi et d’autres Etats
avaient des participations du NSDAP au sein de leur coalition.
Dans les mois suivants, il a cherché à placer ses pions dans toutes les institutions allemandes.
Cette prise de contrôle va affecter tous les landers y compris ceux qui lui étaient hostiles (Bavière).
Il nomme dans chaque lands un gouverneur qui représente l’Etat fédéral, c’est une nouvelle institution nouvelle qui vient se
superposé aux instituions existante.
Cela fait disparaitre l’autonomie des landers, dès la création des gouverneurs et leur pouvoir de supervisions sont très étendus,
ils prennent le contrôle des landers et ils ne répondent qu’à Hitler.
Il apparait que les nazis ont complétement bouleversés l’organisation des Etats fédérés, mais pour mettre en place des solutions
peut efficace et cela a désorganisé les administrations locales.
Une bureaucratie tentaculaire qui alourdissait et gêné tous les processus de décisions.
Les institutions fédérées sont subverties par les personnes fidèles au parti nazi.
§2- Le fédéralisme allemand dans la loi fondamentale de 1949
Les américains tenait a ce que l’Allemagne soit un Etat fédéral organisé de façon a contrôler le fonctionnement du pays, et a
contrôler ce qui se passe dans les Etats fédérés, c’est-à-dire une forme d’Etat fédéral centralisé.
Cette forme d’Etat était justifié par la volonté de tirer les leçons des formes précédentes de fédéralismes allemands, jugés trop
Mais aussi par la raison qui était liée à l’expérience américaine du fédéralisme.
Le fédéralisme américains est organisé par la constitution américaine qui est floue, peu précise qui laisse une large place à la
pratique. Cette constitution avait pour objectif de protéger les Etats fédérés contre toutes hégémonies de la fédération.
C’était un fédéralisme très peu centralisé.
Après la guerre de Sécession (1860), la pratique américaine du fédéralisme a commencée a évoluer vers une centralisation
croissante du pouvoir politique au main de la fédération, pour assurer la cohésion du pays.
Le fédéralisme allemande de 1949 accorde un poids important à la fédération est contrôle la marge de manouvre des Etats
La loi fondamentale du 23 mai 1949 qui établit sur les territoires allemands contrôlés par les alliés occidentaux une république
fédérale allemande.
La constitution allemande établie un Etat fédéral unissant onze Etats fédérés à l’origine (Länders), sachant que ce nombre va
évoluer à la suite de réorganisation territoriale pour aboutir à un nombre de dix a partir de 1957.
Le nombre évoluera qu’en 1990, car on y ajoute 5 Landers correspondants au territoire de l’Allemagne de l’Est.
Ces Etats fédérés sont organisés suivant un modèle original, qui va évoluer en deux étapes.
L’organisation institutionnelle de l’Etat fédéral allemand
Comme toutes les fédérations, la fédération allemande combine ou fait coexister le principe d’autonomie des Landers et leur
coopération au sein des entités fédérales.
Ces principes se manifestent sur un plan organique de la république fédérale allemande.
Ainsi les Etats fédérés sont représentés en tant que tel dans l’une des chambres fédérales allemandes, le Bundesrat (chambre
haute).
Le fédéralisme allemand s’écarte de la règle car en principe les chambres représentants les Etats en tant que tel repose sur un
principe de représentation égalitaire des Etats.
En Allemagne, il a été choisi un principe de représentation inégalitaire pour tenir compte des importantes disparités entre les
Etats fédérés allemands.
Ce n’est pas choquant dans le contexte allemand car toutes les expériences fédéralistes allemandes il y avait déjà cette disparité.
Ici tous les Etats sont représentés mais pas de la même manière, le nombre de représentants sera influencé par l’importance de
C’est une influence mais qui ne va pas jusqu’à la proportionnalité.
Pour éviter que les voies de chaque Lands se disperses, les représentants d’un Land sont supposés voter de la même manière.
L’intérêt de cette participation organique des Etats est de les associer aux prises de décisions fédérales et donc de leur permettre
de protéger leur intérêt.
En cas de désaccord entre la chambre basse du parlement qui représente la population allemande et le Bundesrat, normalement
le Bundestag devrait pouvoir l’emporter, mais la constitution allemande établie un certains nombres d’exception en rendant
nécessaire l’accord du Bundesrat quand une loi fédérale aura une influence sur l’administration des Landers.
Ces une protection expresse des besoins des Landers.
Dés qu’une conséquence fédérale à un impact sur l’administration des Landers, le processus est plus complexe car il faut l’accord
du Bundesrat et cela alourdi le processus de décisions, en particulier qu’en le gouvernement allemand veut mettre en œuvre une
politique innovante.
L ‘association des Landers à la fédération se manifeste aussi au travers des modalités d’élection du président de la fédération.
Ce président est élu pour cinq ans par l’assemblée fédérale composée des membres du Bundestag et des membres du
Le partage constitutionnel des compétences
Le fédéralisme allemand repose sur le modèle classique de fédéralisme que l’on voit par exemple aux USA, les Etats fédérés
garde la compétence de principe et la fédération n’a qu’une compétence d’attribution.
La loi fondamentale de 1949 vient ajouter une troisième catégorie de compétences où fédération et Etats fédérés pourront
intervenir simultanément.
Dans un fédéralisme ordinaire les Etats peuvent tout faire sauf ce qui est attribué à la fédération.
Dans le modèle allemand, il y a une liste de compétence attribué à la fédération, de plus la loi fondamentale créer une autre liste
de compétence qu’elle appelle les compétences concurrentes, sur lesquelles la fédération et les Etats sont susceptibles
Dans ce cas là le principe est que tant que la fédération n’intervient pas les Landers font ce qu’ils veulent, en revanche dés que la
fédération intervient, les Landers doivent s’aligner sur les règles fédérales.
Une liste qui est la spécificité allemande est une liste des compétences concurrentes.
Au sein de cette liste il faut distinguer plusieurs types de catégories qui déterminent des modes d’intervention différents :
- dans certains domaines, l’intervention de la fédération est libre, donc la fédération peut prendre des règles aussi
générales qu’elle le veut.
- c’est une série de compétences pour lesquelles la fédération n’a le droit d’intervenir que si cette intervention est
rendue nécessaire par les conditions de préservation de l’unité juridique ou économique du pays ou la mise en place de
conditions de vie uniforme dans l’intérêt commun.
- la compétence fédérale existe, mais les Landers peuvent déroger les règles posés par la fédération et dés lors des
règles posées au niveau fédéral peuvent bien ne pas s’appliquer au niveau du pays.
On voit que ce modèle par rapport au modèle classique du fédéralisme étant sensiblement le domaine de compétence de la
fédération, puisque une liste de compétence lui permet de guider l’activité des Landers de façon plus ou moins étroite.
En même temps, ce modèle fédéral, mis en place par le loi fédérale de 1949, laisse une importante autonomie aux LAnders et
aux municipalités sur le plan de la gestion administrative.
Au départ, ce modèle a bien fonctionné car la politique allemande s’est révélée relativement homogène.
A partir des années 1960, la situation a évolué, certains Etats fédérés commençant à revendiquer leur autonomie.
En effet, les rapports entre fédération et Etats fédérés en Allemagne sont guidés par l’art.30 de la loi fondamentale, qui pose que
le droit fédéral, brise le droit des Etats. C’est-à-dire que toutes les règles fédérales l’emportent sur les règles fédérés.
Dans les champs où la fédération à une priorité constitutionnelle d’intervention, elle a le droit d’imposer des décisions.
Dans le champ des compétences concurrentes, les choses sont discutées.
Tant que fédération et LAnders coopèrent politiquement, il n’y a pas de problème.
Mais si des Landers s’opposent à la fédération, les choses se compliquent, il y a des risques de ralentissement, voir de blocage
dans le fonctionnement des institutions, et risque de recourt systématique au juge.
Cette tension va déboucher sur une crise à la fin des années 60, et cela va entrainer une première tentative de réforme du
fédéralisme allemand.
La réforme de 1969, un effort d’assouplissement du fédéralisme allemand
Cette réforme est le fait d’une loi constitutionnelle adoptée le 12 mai 1969 qui transforme certaines des conditions de
fonctionnement du fédéralisme allemand tel que mis en place par la loi fondamentale de 1949.
Ce qui est mis en place en 1969 est le fédéralisme coopératif, ce qui est favorisé est une meilleure coopération politique entre les
Il est mis en place des conditions institutionnelles de coopération entre les ordres de gouvernement.
L’idée est d’identifier les conditions dans lesquelles les entités constitutives vont agir.
LE premier élément est que cette loi constitutionnelle introduit la notion de tache commune de la fédération et des Landers.
Pour un certains nombres de compétences, l’intérêt de l’ensemble de l’Etat fédéral implique que le niveau fédéral et le niveau
fédérés travaillent ensemble.
Ces taches communes ont pour but d’exprimer aux entités concernés que ces compétences doivent être exercée en commun.
Sont mises en place des mécanismes de coopération institutionnelle entre les institutions fédérales et les institutions des Etats
fédérés, au niveau de l’administration et non pas au niveau politique.
On met en place des conférences administratives, des réunions par domaines de compétences, afin de les forcer à se parler.
Dans un premier temps, dés la mise en œuvre de cette loi, cela marché bien, les occasions de conflits ont été désamorcées.
De la même manière on a vu que la cohérence des politiques publiques allemandes en sortait renforcée.
Mais cela a eu aussi deux conséquences qui ont été critiqués.
Le poids global de la fédération dans l’équilibre fédéral, fédéré a été renforcé.
Le rôle de direction de la fédération a été renforcé par la loi constitutionnelle de 1969.
Cette réforme de 1969 a transformé la physionomie du fédéralisme allemand en renforçant son caractère technocratique.
Le poids de l’administration en est sortie renforcer.
On parle de fédéralisme technobureaucratique.
Petit a petit il y a eu des glissements dans la pratique des institutions qui ont rendues le fonctionnement du système plus
On peut identifier deux évolutions :
- dans la manière dont la fédération conçoit l’exercice de ses compétences.
Le problème qui s’est posé a été l’interprétation de la catégorie des compétences concurrentes de façon très extensive
en grignotant sur des domaines qui jusque-là relevant de la compétence de principe.
Les Landers ont résistés pour protéger leur champ d’intervention mais ce n’a pas toujours été efficace.
- dans le fonctionnement institutionnel du fédéralisme qui s’alourdit petit à petit a cause de l’art.84 al.1 e de la loi
Cette disposition de la loi fondamentale protège les intérêts du Landers en obligeant d’obtenir l’accord du Bundesrat dés qu’un
législation fédérale à une influence sur l’administration des Landers.
Cet article s’impose dans toutes les catégories où le fédération peut intervenir.
Dans un contexte ou la fédération étend ses compétences se façon plus large cela signifie qu’un nombre croissant de loi fédérale
doivent obtenir l’accord du Bundesrat et cela donne au Bundesrat des capacités de blocage beaucoup plus importantes.
Beaucoup de désaccord devront être désamorcé sur un plan politique.
Le chancelier est contrait a négocié ses prises de décisions.
L’évolution récente du modèle allemand de fédéralisme
Le fonctionnement du fédéralisme allemand n’est pas satisfaisant car le fonctionnement des institutions est devenu trop pesant.
Dans cette perspective une commission de réflexion est mise en place pour moderniser le fédéralisme.
Cette commission comprend tous les parties de gouvernement, des représentants des institutions fédérales et des Landers.
Très vite des désaccord politique viennent au premier plan et qui empêche les discussions d’aboutir, il a fallu dès lors attendre la
constitution de la coalition pour que les deux parties principaux parviennent a s’entendre sur un texte de réforme qui va être
voté et promulgué en 2006, c’est la loi constitutionnelle du 28 aout 2006.
Cette loi est en principe une réforme très importante de la loi fondamentale dans la mesure ou elle vise de remettre à plat la
répartition des pouvoirs de décisions et d’actions au sein des pouvoirs publics allemands.
Bien que cette révision constitutionnelle est changée beaucoup de choses, elle n’a pas atteint l’ensemble de ses objectifs.
Sur le plan de ce qu’elle a fait :
- elle modifie la liste des compétences exclusives de la fédération en rétrécissant ce champ de compétences
On voit que la fédération perd la question des horaires d’ouverture des magasins, en revanche, elle gagne la lutte contre le
- révision des champs de compétences concurrentes, cette liste ne contient plus que deux catégories, une catégorie normale
(art.72 al.1er) qui est une série de compétence correspondant à la situation où la fédération intervient sans condition.
Cette première catégorie est élargie
Il y a une deuxième catégorie pour laquelle la nécessite de justifier l’intervention de la fédération.
L’ancienne troisième catégorie est reformulée car désormais les Landers ont la capacité de voter des lois dans certains champs
de compétences fédéraux, mais que cette capacité recouvre deux hypothèses.
D’abord des cas où la fédération admet que son intervention n’est plus nécessaire, dans ce cas là elle laisse les Landers intervenir,
une loi fédérés peut remplacer une loi fédérale.
Puis, dans des domaines plus largement définie, les Landers peuvent voter des lois qui s’éloignent de ce qui est prévue par la
ON reformule cette répartition pour mettre en évidence la capacité des Etats fédérés a s’écarter des règles fédérales dans les cas
- La fédération perd son droit a promulguer des lois cadres en vertu de l’art.75, les compétences de cet article sont
redistribués.
- le nombre d’Etats dans lesquels l’accord expresse du Bundesrat est exigé quand une loi fédérale affecte le
fonctionnement de l’administration fédéré diminue, ce qui devrait alléger le fonctionnement de l’administration législatif.
La révision de 2006 a alléger le fonctionnement de l’appareil législatif et certains disent que la protection des Landers a diminué.
IL est devenu de plus en plus difficile pour les citoyens d’identifier le nivaeu compétent pour contester des normes qui portent
atteinte à leur droit.
Ceci n’est pas simplifier, une nouvelle commission a été crée en 2008.
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