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Timestamp: 2017-09-22 16:58:31+00:00
Document Index: 206415919

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Etienne Tshisekedi très fâché rejette l'arrêt de la Cour constitutionnelle et donne rendez-vous au peuple le 19 décembre - BANAMIKILI=WIKILEAKS POUR L'AFRIQUE
Etienne Tshisekedi très fâché rejette l'arrêt de la Cour constitutionnelle et donne rendez-vous au peuple le 19 décembre
Etienne Tshisekedi rejette l'arrêt de la Cour constitutionnelle sur l'interprétation de l'article 70 de la Constitution sur le mandat présidentiel. Cette décision autorise le président congolais à rester en fonction après 2016 si la présidentielle est reportée. Le leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) estime qu'il s'agit d'un nouveau mandat accordé au président Kabila. Il l'a fait savoir dans une déclaration écrite transmise aux instances de l'UDPS à Kinshasa.
La position est signée de la main d'Etienne Tshisekedi et rendue par le porte-parole de l'UDPS Bruno Tshibala. Dans cette déclaration politique, le leader de l'UDPS estime que l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui permet au président Kabila de rester en fonction au-delà de 2016 en cas de report de l'élection est un acte inconstitutionnel. Une révision masquée de la Constitution.
Cette décision rendue mercredi 11 mai se fonde sur une interprétation de l'article 70 de la Constitution congolaise relatif à la durée du mandat et qui stipule également que « le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation du nouveau président élu ».
Par conséquent, l'UDPS rejette cet arrêt. « L'UDPS et le peuple congolais rejettent cet arrêt inconstitutionnel rendu par une cour manipulée », a déclaré Bruno Tshibala.
Pour le président de l'UDPS, le président Kabila cessera d'être président de la République le 19 décembre prochain à minuit. « L'UDPS réaffirme que si les élections ne sont pas organisées dans le délai constitutionnel, M. Kabila quitte le pouvoir dans le meilleur des cas le 19 décembre 2016 et remet les clés du palais des nations au plus tard à minuit », a souligné le porte-parole du parti.
Mais le PPRD, le parti présidentiel, réplique. « Le peuple est déjà éclairé. Tout le reste n'est que gesticulations, jérémiades désespérées de tous ceux qui sont aux abois, sans arguments. Si les gens osent faire le contraire, nous allons faire application de l'article 64 [relative aux tentatives de coup d'Etat, ndlr] », prévient Emmanuel Ramazani Shadari.
De son côté, la Dynamique de l'opposition appelle à une marche le 26 mai prochain pour dénoncer l'arrêt de la Cour constitutionnelle.
2.Un rapport de l'ONU accuse Kabila d'avoir acheté des armes à la Corée pour réprimer sa population
Un rapport confidentiel du comité des sanctions de l'ONU affirme que Pyongyang aurait fait parvenir des armes à l'armée régulière congolaise (FARDC) et aux casques bleus congolais. Il s'agit d'une violation des sanctions qui touchent la Corée du Nord et qui lui interdisent de vendre des armes. Comment ont-elles pu se retrouver en RDC ?
C'est au cours d'une mission en République démocratique du Congo que les experts onusiens ont découvert que des armes fabriquées à Pyongyang se trouvaient dans les mains de casques bleus et de policiers congolais dépêchés en République centrafricaine. Des officiers leur ont aussi expliqué que ces pistolets nord-coréens armaient certains d'entre eux au sein de l'armée régulière congolaise.
Comment ces armes ont-elles pu rejoindre la RDC alors que la Corée du Nord est sous le coup d'une série de sanctions très sévères, l'empêchant de vendre des armes ou d'entraîner des forces armées ?
Le rapport affirme qu'un lot d'armes serait arrivé au début de l'année 2014 dans le port industriel de Matadi. Des pistolets seraient en vente au marché noir.
Les officiers congolais ont expliqué qu'une trentaine d'instructeurs nord-coréens se seraient rendus en RDC la même année pour former la garde présidentielle et les forces spéciales.
Sommés de s'expliquer, Kinshasa et Pyongyang ont refusé de livrer des informations sur cette coopération militaire interdite par le Conseil de sécurité de l'ONU.
3.Mbusa Nyamwisi ancien ministre accuse les FARDC d'être les commanditaires de 80 personnes à Beni
4.Massacres à Béni:Plus de 50 personnes tués dans l'indifférence et silence complice des FARDC&MONUSCO
5. Les populations de Béni confirment qu'ils sont massacrés par des rwandophones en uniformes FARDC
6.Le général MUNDOS qui coordonne les massacres en Ituri à fait visiter son chantier à Paluku
Un rapport remis au Conseil de sécurité de l'ONU a mis en cause le général de l'armée de la République démocratique du Congo (RDC) pour la tuerie de civils.
D'apres ce rapport dont l'agence Reuters a obtenu une copie, le General Mundos a recruté, financé et armé des membres du groupe islamiste ougandais dans le but de tuer des civils. Cela alors qu'il dirigeait une opération militaire contre ces rebelles, conclut le rapport confidentiel remis au Conseil de sécurité de l'ONU.
Pour ce comité d'experts chargé de l'examen des sanctions visant la RDC, « il est clair que des officiers des FARDC (les forces armées de la République démocratique du Congo) ont été impliqués dans le recrutement et l'armement de groupes impliqués dans les tueries (de civils) ».
Plus de 500 personnes ont perdu la vie dans des violences dans l'est de la RDC depuis octobre 2014, selon des organisations de défense des droits humains. Le gouvernement de RDC attribue la responsabilité de ces violences aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe de rebelles islamistes ougandais.
Le général de brigade Muhindo Akili Mundos était en charge entre août 2014 et juin 2015 de l'opération Sukola (« nettoyage » en lingala), une offensive contre les ADF.
Le groupe d'Experts de l'ONU "a connaissance de huit individus qui ont été approchés en 2014 par le général Mundos pour participer aux tueries », écrivent les experts de l'ONU dans le rapport que s'est procuré Reuters.
Trois membres des ADF-Mwalika, un groupe dissident des ADF, ont déclaré aux experts qu'avant le début des tueries, Mundos avait convaincu certains membres du groupe d'intégrer de nouvelles recrues.
« Selon eux, le général Mundos a financé ce groupe et lui a fourni des armes, des munitions et des uniformes des FARDC ». « Même s'il n'est pas clairement établi qu'ils connaissaient l'objectif initial, ces trois éléments des ADF-Mwalika ont bien reçu l'ordre de tuer des civils », ajoute-t-il.
L'intéressé dément
Interrogé, Muhindo Akili Mundos a rejeté samedi les accusations portées contre lui et déclaré que les tueries s'étaient poursuivies après son départ de la direction de l'opération.
Le rapport de l'ONU met aussi en cause des liens entre d'autres officiers de l'armée de RDC et les ADF. L'armée et le gouvernement de RDC n'ont pas répondu dans l'immédiat à des demandes de commentaires samedi.
Les experts de l'ONU écrivent que si le nombre de morts a diminué depuis que le général Mundos a quitté la direction de l'opération Sukola en juin 2015, « les meurtres de civils par des éléments armés ont continué jusqu'à la fin 2015 et début 2016 ».
Le nom du même Général était cité parmis les suspects dans le dossier de l'assassinat du feu Colonel Mamadou Ndala Moustapha, un officier des FARDC qui a combattu les M23/RDF et qui a été assassiné dans une embuscade pendant qu'il était en mission pour combattre les ADF dans la même zone militaire.
Pour nous c'est clair : le President Joseph Kabila en tant que "Commandant suprême des Forces armées" porte une responsabilité personnelle dans tout ça. Il ne peut pas ne pas avoir su que les officiers qu'il déployait a Beni étaient de connivence avec les meurtriers de la population. Peut-être est-il meme le donneur d'ordre principal ? Pour en avoir le c½ur net, il faut un procès. Et ce proces devra avoir lieu tôt ou tard !
# Posté le dimanche 15 mai 2016 10:24