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Timestamp: 2018-01-23 22:06:58+00:00
Document Index: 297096015

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 84', 'art. 21', 'art. 20', 'art. 29', 'art. 27', 'art. 1', 'art. 13', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 12', 'art. 29', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 19', 'art. 21', 'art. 29', 'art. 27', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 29', 'art. 3', 'art. 1', 'art. 29', 'art. 3', 'art. 3', 'art. 29', 'art. 10', 'art. 10', 'art. 29', 'art. 11', 'art. 21', 'art. 153', 'art. 78', 'art. 10', 'art. 27', 'art. 10', 'art. 116', 'art. 10', 'art. 116', 'art. 11', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 38', 'art. 5', 'art. 53', 'art. 123', 'art. 123', 'art. 26', 'art. 11', 'art. 21', 'art. 21', 'art. 22', 'art. 23', 'art. 153']

Chapitre III : Conseil d’administration, directeur et conseil exécutif
(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 1 III Journal Officiel du 18 janvier 2002)
(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 84 II Journal Officiel du 5 mars 2002)
(Ordonnance nº 2003-850 du 4 septembre 2003 art. 21 IV Journal Officiel du 6 septembre 2003)
(Ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 art. 20 Journal Officiel du 19 juin 2004)
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 I a Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
(Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 27 III Journal Officiel du 11 août 2004)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, II Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le conseil d’administration arrête la politique générale de l’établissement, sa politique d’évaluation et de contrôle et délibère, après avis de la commission médicale d’établissement et du comité technique d’établissement, sur :
Le projet d’établissement et le contrat pluriannuel mentionné à l’article L. 6114-1, après avoir entendu le président de la commission médicale d’établissement ;
La politique d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, ainsi que les conditions d’accueil et de prise en charge des usagers, notamment pour les urgences ;
L’état des prévisions de recettes et de dépenses prévu à l’article L. 6145-1, ses modifications, ses éléments annexes, le rapport préliminaire à cet état, ainsi que les propositions de tarifs de prestations mentionnés à l’article L. 174-3 du code de la sécurité sociale ;
Le plan de redressement prévu à l’article L. 6143-3 ;
Les comptes et l’affectation des résultats d’exploitation, ainsi que le bilan social ;
L’organisation de l’établissement en pôles d’activité et leurs éventuelles structures internes ainsi que les structures prévues à l’article L. 6146-10 ;
La politique de contractualisation interne prévue à l’article L. 6145-16 ;
La mise en oeuvre annuelle de la politique de l’établissement en matière de participation aux réseaux de santé mentionnés à l’article L. 6321-1 et d’actions de coopération mentionnées au titre III du présent livre, définie par le projet d’établissement et le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens ;
Les acquisitions, aliénations, échanges d’immeubles et leur affectation, ainsi que les conditions des baux de plus de dix-huit ans ;
Les baux emphytéotiques mentionnés à l’article L. 6148-2, les contrats de partenariat conclus en application de l’article 19 de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 et les conventions conclues en application de l’article L. 6148-3 et de l’article L. 1311-4-1 du code général des collectivités territoriales, lorsqu’elles répondent aux besoins d’un établissement public de santé ou d’une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique ;
La prise de participation, la modification de l’objet social ou des structures des organes dirigeants, la modification du capital et la désignation du ou des représentants de l’établissement au sein du conseil d’administration ou de surveillance d’une société d’économie mixte locale, dans les conditions prévues par le présent code et par le code général des collectivités territoriales ;
Nota : Ordonnance 2005-406 2005-05-02 art. 13 IV A : Pour l’application en 2005 du présent article les mots : "état des prévisions de recettes et de dépenses" ou : "état" sont remplacés par le mot : "budget".
(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 1 I Journal Officiel du 18 janvier 2002)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, III Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le projet d’établissement définit, notamment sur la base du projet médical, la politique générale de l’établissement. Il prend en compte les objectifs de formation, de recherche, de gestion et détermine le système d’information de l’établissement. Il comporte un projet de prise en charge des patients en cohérence avec le projet médical et le projet de soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques, ainsi qu’un projet social. Le projet d’établissement, qui doit être compatible avec les objectifs du schéma d’organisation sanitaire, définit, dans le cadre des territoires de santé, la politique de l’établissement en matière de participation aux réseaux de santé mentionnés à l’article L. 6321-1 et d’actions de coopération mentionnées au titre III du présent livre. Il prévoit les moyens d’hospitalisation, de personnel et d’équipement de toute nature dont l’établissement doit disposer pour réaliser ses objectifs. Il comprend également les programmes d’investissement et le plan global de financement pluriannuel.
(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 1 II Journal Officiel du 18 janvier 2002)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le projet social définit les objectifs généraux de la politique sociale de l’établissement ainsi que les mesures permettant la réalisation de ces objectifs. Il porte notamment sur la formation, l’amélioration des conditions de travail, la gestion prévisionnelle et prospective des emplois et des qualifications et la valorisation des acquis professionnels.
Le projet social est négocié par le directeur et les organisations syndicales représentatives au sein de l’établissement au sens de l’article L. 6144-4.
Le comité technique d’établissement est chargé de suivre, chaque année, l’application du projet social et en établit le bilan à son terme.
(Loi nº 2005-370 du 22 avril 2005 art. 12 Journal Officiel du 23 avril 2005)
Le projet médical comprend un volet "activité palliative des services". Celui-ci identifie les services de l’établissement au sein desquels sont dispensés des soins palliatifs. Il précise les mesures qui doivent être prises en application des dispositions du contrat pluriannuel mentionné aux articles L. 6114-1 et L. 6114-2.
Les modalités d’application du présent article sont définies par décret.
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 I b Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
(inséré par Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 IV Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation peut demander au conseil d’administration de présenter un plan de redressement lorsqu’il estime que la situation financière de l’établissement l’exige.
A défaut d’adoption par le conseil d’administration d’un plan de redressement adapté à la situation et si la dégradation financière répond à des critères définis par décret, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation peut mettre en demeure l’établissement de prendre les mesures de redressement appropriées.
(inséré par Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 V Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation peut, par décision motivée et pour une durée n’excédant pas douze mois, placer l’établissement sous l’administration provisoire de conseillers généraux des établissements de santé désignés dans les conditions prévues à l’article L. 6141-7-2 lorsque la mise en demeure prévue à l’article L. 6143-3 est restée sans effet pendant plus de deux mois ou lorsque le plan de redressement adopté n’a pas permis de redresser la situation financière de l’établissement.
Pendant la période d’administration provisoire, les attributions du conseil d’administration et du directeur, ou les attributions de ce conseil ou du directeur, sont assurées par les administrateurs provisoires. Le cas échéant, un des administrateurs provisoires, nommément désigné, exerce les attributions du directeur. Le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation peut en outre décider la suspension du conseil exécutif. Les administrateurs provisoires tiennent le conseil d’administration régulièrement informé des mesures qu’ils prennent.
Deux mois au moins avant la fin de leur mandat, les administrateurs provisoires remettent un rapport de gestion au directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation. Au vu de ce rapport, ce dernier peut décider de mettre en oeuvre les mesures prévues à l’article L. 6122-15. Il peut également proroger l’administration provisoire pour une durée maximum de douze mois. A défaut de décision en ce sens avant la fin du mandat des administrateurs, l’administration provisoire cesse de plein droit.
(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 19 III Journal Officiel du 5 mars 2002)
(Ordonnance nº 2003-850 du 4 septembre 2003 art. 21 V Journal Officiel du 6 septembre 2003)
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 I c Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
(Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 27 IV Journal Officiel du 11 août 2004)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, VI Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les délibérations autres que celles prévues aux 1º et 3º de l’article L. 6143-1 sont exécutoires de plein droit dès leur réception par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation.
Le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation défère au tribunal administratif les délibérations portant sur ces matières qu’il estime illégales dans les deux mois suivant leur réception. Il informe sans délai l’établissement et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d’une demande de sursis à exécution. Il est fait droit à cette demande si l’un des moyens invoqués paraît de nature à justifier l’annulation de la délibération attaquée.
Les délibérations portant sur les matières mentionnées au 1º de l’article L. 6143-1, à l’exclusion du contrat pluriannuel, et au 3º du même article, à l’exclusion du rapport préliminaire et des annexes de l’état des prévisions de recettes et de dépenses, sont réputées approuvées si le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation n’a pas fait connaître son opposition dans des délais et pour des motifs déterminés par voie réglementaire.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, VII Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le conseil d’administration des établissements publics de santé comprend trois catégories de membres :
Des représentants du personnel médical, odontologique et pharmaceutique, de la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques prévue à l’article L. 6146-9 et des représentants du personnel relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires ;
Des personnalités qualifiées et des représentants des usagers.
Dans les établissements comportant des unités de soins de longue durée ou gérant des établissements d’hébergement pour personnes âgées mentionnés au 6º du I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, un représentant des familles de personnes accueillies dans ces unités ou établissements peut assister, avec voix consultative, aux réunions du conseil d’administration.
Les catégories mentionnées au 1º et au 2º comptent un nombre égal de membres. Les représentants mentionnés au 1º sont désignés en leur sein par les assemblées des collectivités territoriales. Les personnalités qualifiées mentionnées au 3º comportent au moins un médecin et un représentant des professions paramédicales non hospitaliers.
Le président de la commission médicale d’établissement est membre de droit du conseil d’administration de l’établissement, au titre de la catégorie mentionnée au 2º.
Dans les centres hospitaliers universitaires, le directeur de l’unité de formation et de recherche médicale ou le président du comité de coordination de l’enseignement médical est membre de droit du conseil d’administration.
La présidence du conseil d’administration des établissements communaux est assurée par le maire, celle du conseil d’administration des établissements départementaux par le président du conseil général.
Toutefois, le président du conseil général ou le maire peut renoncer à la présidence du conseil d’administration pour la durée de son mandat électif. Dans ce cas, son remplaçant est élu par et parmi les membres mentionnés au 1º et au 3º ci-dessus.
Le président du conseil d’administration désigne, parmi les représentants des catégories mentionnées au 1º et au 3º, celui qui le supplée en cas d’empêchement.
Dans les établissements intercommunaux et interdépartementaux, le président du conseil d’administration est élu par et parmi les représentants des catégories mentionnées au 1º et au 3º.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, VIII Journal Officiel du 3 mai 2005)
Nul ne peut être membre d’un conseil d’administration :
A plus d’un titre ;
S’il encourt l’une des incapacités prévues par les articles L. 5 et L. 6 du code électoral ;
S’il a personnellement ou par l’intermédiaire de son conjoint, de ses ascendants ou descendants en ligne directe un intérêt direct ou indirect dans la gestion d’un établissement de santé privé ; toutefois, cette incompatibilité n’est pas opposable aux représentants du personnel lorsqu’il s’agit d’établissements de santé privés qui assurent, hors d’une zone géographique déterminée par décret, l’exécution du service public hospitalier dans les conditions prévues aux articles L. 6161-6 et L. 6161-9 ;
S’il est lié à l’établissement par contrat ; toutefois, cette incompatibilité n’est opposable ni aux personnes ayant conclu avec l’établissement un contrat mentionné aux articles L. 1110-11, L. 1112-5 et L. 6134-1, ni aux membres prévus au 2º et au huitième alinéa de l’article L. 6143-5 ayant conclu un contrat mentionné aux articles L6142-3, L. 6142-5, L. 6145-16, L. 6146-10, L. 6152-4 etL. 6154-4 ;
S’il est agent salarié de l’établissement ;
S’il est membre du conseil exécutif à l’exception du président de la commission médicale d’établissement, du directeur de l’unité de formation et de recherche médicale intéressée ou, en cas de pluralité d’unités de formation et de recherche, du président du comité de coordination de l’enseignement médical ;
S’il exerce une autorité sur l’établissement en matière de tarification ou s’il est membre de la commission exécutive de l’agence régionale de l’hospitalisation.
Toutefois, l’incompatibilité résultant de la qualité d’agent salarié n’est pas opposable aux représentants du personnel médical, pharmaceutique et odontologique, aux représentants du personnel titulaire de la fonction publique hospitalière, au représentant de la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques et au directeur de l’unité de formation et de recherche ou au président du comité de coordination de l’enseignement médical.
Au cas où il est fait application de ces incompatibilités au président de la commission médicale d’établissement, au directeur de l’unité de formation et de recherche médicale ou au président du comité de coordination de l’enseignement médical, la commission médicale d’établissement, le conseil de l’unité ou le comité de coordination élit en son sein un remplaçant.
(inséré par Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 IX Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le directeur et des membres de l’équipe de direction désignés par celui-ci ;
Le président de la commission médicale d’établissement et des praticiens désignés par celle-ci, dont au moins la moitié doivent exercer les fonctions de responsables de pôles d’activité, ainsi que, dans les centres hospitaliers universitaires, le directeur de l’unité de formation et de recherche médicale ou, en cas de pluralité d’unités de formation et de recherche, le président du comité de coordination de l’enseignement médical.
En outre, dans les centres hospitaliers universitaires, le président du comité de la recherche en matière biomédicale et de santé publique prévu à l’article L. 6142-13 assiste avec voix consultative aux séances du conseil exécutif.
Lorsque le président de la commission médicale d’établissement est en même temps directeur de l’unité de formation et de recherche médicale ou président du comité de coordination de l’enseignement médical, la commission médicale d’établissement désigne un de ses membres pour le remplacer.
Prépare les mesures nécessaires à l’élaboration et à la mise en oeuvre du projet d’établissement et du contrat pluriannuel et, à ce titre, les délibérations prévues à l’article L. 6143-1. Il en coordonne et en suit l’exécution ;
Prépare le projet médical ainsi que les plans de formation et d’évaluation mentionnés aux 2º et 3º de l’article L. 6144-1 ;
Contribue à l’élaboration et à la mise en oeuvre du plan de redressement prévu à l’article L. 6143-3 ;
Donne un avis sur la nomination des responsables de pôle d’activité clinique et médico-technique et des chefs de services ;
Désigne les professionnels de santé avec lesquels la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques prévue à l’article L. 6146-9 peut conduire des travaux conjoints dans les matières relevant de ses compétences.
Le nombre de membres du conseil exécutif est fixé par décision conjointe du directeur et du président de la commission médicale d’établissement dans des limites fixées par décret.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, X Journal Officiel du 3 mai 2005 en vigueur le 1er janvier 2006)
Il prépare les travaux du conseil d’administration et lui soumet le projet d’établissement. Il est chargé de l’exécution des décisions du conseil d’administration et met en oeuvre la politique définie par ce dernier et approuvée par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation. Il est compétent pour régler les affaires de l’établissement autres que celles qui sont énumérées à l’article L. 6143-1. Il assure la gestion et la conduite générale de l’établissement, et en tient le conseil d’administration informé. A cet effet, il exerce son autorité sur l’ensemble du personnel dans le respect des règles déontologiques ou professionnelles qui s’imposent aux professions de santé, des responsabilités qui sont les leurs dans l’administration des soins et de l’indépendance professionnelle du praticien dans l’exercice de son art.
(inséré par Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 XI Journal Officiel du 3 mai 2005)
La protection prévue à l’article 11 de la loi nº 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires est mise en oeuvre au bénéfice des personnels de direction des établissements mentionnés au 1º de l’article 2 de la loi nº 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 1 I, XII Journal Officiel du 3 mai 2005)
Sont déterminées par décret en Conseil d’Etat les mesures réglementaires prévues aux articles L. 6143-4 et L. 6143-5, et, sauf dispositions contraires et en tant que de besoin, les modalités d’application des autres dispositions du présent chapitre.
(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 1 IV Journal Officiel du 18 janvier 2002)
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 II a Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 3 I Journal Officiel du 3 mai 2005)
I. - Dans chaque établissement public de santé, il est créé une commission médicale d’établissement dotée de compétences consultatives et appelée à prendre des décisions dans des matières et dans des conditions fixées par voie réglementaire.
II. - La commission médicale d’établissement comporte au moins une sous-commission spécialisée, créée par le règlement intérieur de l’établissement, en vue de participer par ses avis à l’élaboration de la politique d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, notamment en ce qui concerne :
Le dispositif de vigilance destiné à garantir la sécurité sanitaire des produits de santé mentionnés à l’article L. 5311-1 ;
La lutte contre les infections nosocomiales mentionnée à l’article L. 6111-1 ;
La définition de la politique du médicament et des dispositifs médicaux stériles et l’organisation de la lutte contre les affections iatrogènes mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 5126-5 ;
La prise en charge de la douleur mentionnée à l’article L. 1112-4.
Cette sous-commission ou ces sous-commissions spécialisées comportent, outre des membres désignés par la commission médicale d’établissement, les professionnels médicaux ou non médicaux dont l’expertise est nécessaire à l’exercice de ces missions.
(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 1 V Journal Officiel du 18 janvier 2002)
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 II b Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 3 II Journal Officiel du 3 mai 2005)
Dans chaque établissement public de santé, il est créé un comité technique d’établissement doté de compétences consultatives dans des matières et dans des conditions fixées par voie réglementaire.
Le comité technique d’établissement est présidé par le directeur ou son représentant, membre du corps des personnels de direction de l’établissement ; il est composé de représentants du personnel relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires, élus par collèges définis en fonction des catégories mentionnées à l’article 4 de ce titre sur des listes présentées par les organisations syndicales représentatives au sein de chaque établissement pour chaque catégorie de personnel.
La représentativité des organisations syndicales s’apprécie d’après les critères suivants :
- l’expérience et l’ancienneté du syndicat.
Tout syndicat affilié à une organisation représentative sur le plan national est considéré comme représentatif dans l’établissement.
Un représentant du comité technique d’établissement et un représentant de la commission médicale d’établissement assistent, avec voix consultative, à chacune des réunions respectives de ces deux instances, dans des conditions fixées par décret.
Les modalités d’application des articles L. 6144-3 et L. 6144-4 et notamment le nombre de membres titulaires et suppléants des comités techniques d’établissement ainsi que les règles de fonctionnement de ces comités sont fixés par voie réglementaire.
Un décret définit les moyens dont disposent la commission médicale d’établissement et le comité technique d’établissement pour remplir leurs missions.
Les personnels des établissements publics de santé bénéficient soit des dispositions prévues à l’article L. 6146-2, soit, pour les personnels qui ne relèvent pas de ces dispositions, d’un droit à l’expression directe et collective sur le contenu, les conditions d’exercice et l’organisation de leur travail, dont les modalités d’exercice sont définies par voie réglementaire.
(inséré par Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 3 III Journal Officiel du 3 mai 2005)
Le conseil d’administration peut décider, après avis conforme de la commission médicale d’établissement et du comité technique d’établissement, de constituer à titre expérimental, pour une durée de quatre ans, un comité d’établissement se substituant à ces deux instances pour donner un avis sur les projets de délibération mentionnés à l’article L. 6143-1. Le comité d’établissement est composé à parité de représentants désignés par la commission médicale d’établissement, d’une part, de représentants désignés par le comité technique d’établissement proportionnellement au nombre de sièges détenus dans cette instance par les organisations syndicales et d’un collège des cadres, d’autre part. Le directeur préside le comité d’établissement.
Sont déterminées par décret en Conseil d’Etat les mesures réglementaires prévues aux articles L. 6144-2, L. 6144-5, L. 6144-6 et, sauf dispositions contraires et en tant que de besoin, les modalités d’application des autres dispositions du présent chapitre.
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 III 1º Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 10 I Journal Officiel du 3 mai 2005)
L’état des prévisions de recettes et de dépenses est établi, d’une part, en tenant compte des tarifs nationaux des prestations prévus au lº du I de l’article L. 162-22-10 du code de la sécurité sociale, de ceux des consultations et actes mentionnés à l’article L. 162-26 du même code, de ceux des médicaments et produits et prestations mentionnés à l’article L. 162-22-7 du même code, des forfaits annuels prévus à l’article L. 162-22-8 du même code, de la dotation de financement des activités d’intérêt général et d’aide à la contractualisation prévue à l’article L. 162-22-14 du même code et, le cas échéant, des dotations annuelles prévues aux articles L. 162-22-16 et L. 174-1 du même code, ainsi que de l’activité prévisionnelle de l’établissement et, d’autre part, en cohérence avec les objectifs et les orientations du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. L’état des prévisions de recettes et de dépenses donne lieu à révision du plan global de financement pluriannuel mentionné à l’article L. 6143-2. Il est présenté par le directeur de l’établissement au conseil d’administration et voté par ce dernier.
Dans le cas où l’état des prévisions de recettes et de dépenses n’est pas approuvé par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation, le directeur de l’établissement présente au conseil d’administration un nouvel état des prévisions de recettes et de dépenses tenant compte des motifs du refus opposé par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation.
Si un nouvel état n’est pas adopté ou si ce nouvel état ne tient pas compte des motifs du refus opposé par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation, ce dernier arrête l’état des prévisions de recettes et de dépenses de l’établissement dans les conditions prévues à l’article L. 6145-3.
Les modifications de l’état des prévisions de recettes et de dépenses sont établies dans les mêmes conditions.
Le suivi et l’analyse de l’exécution de l’état des prévisions de recettes et de dépenses sont présentés périodiquement au conseil d’administration et transmis à l’agence régionale de l’hospitalisation.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 10 III Journal Officiel du 3 mai 2005)
Si l’état des prévisions de recettes et de dépenses n’est pas adopté par le conseil d’administration à une date fixée par voie réglementaire, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation arrête l’état des prévisions de recettes et de dépenses. Cet état a alors un caractère limitatif.
En cas de carence de l’ordonnateur, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation peut, après mise en demeure restée sans suite au terme d’un délai fixé par voie réglementaire, procéder au mandatement d’office d’une dépense ou au recouvrement d’une recette régulièrement inscrite à l’état des prévisions de recettes et de dépenses initial et aux décisions modificatives éventuelles.
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 29 III 2º Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
I. - Pour permettre le respect de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie ou des autres objectifs mentionnés au code de la sécurité sociale, en cas de révision de leur montant, ou en cas de révision des tarifs des prestations mentionnées au 1º du I de l’article L. 162-22-10 du code de la sécurité sociale, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation demande aux établissements de délibérer sur une modification de leur état des prévisions de recettes et de dépenses prenant en compte, le cas échéant, les éléments suivants :
Une modification des éléments mentionnés aux 1º à 3º du I de l’article L. 162-22-10 du code de la sécurité sociale ;
Une modification de la dotation mentionnée à l’article L. 162-22-14 du même code ;
Une modification de la dotation mentionnée à l’article L. 174-1 du même code.
II. - Lorsqu’il apparaît que l’évolution de l’activité réelle de l’établissement ou du niveau de ses dépenses constatées sont manifestement incompatibles avec le respect de son état des prévisions de recettes et de dépenses, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation demande à l’établissement de délibérer sur une modification de cet état tenant compte de l’écart entre l’activité réelle et l’activité prévisionnelle ou de l’écart entre les dépenses constatées et les dépenses prévisionnelles prises en compte lors du vote de l’état des prévisions de recettes et de dépenses.
III. - A défaut d’adoption par le conseil d’administration de la décision modificative mentionnée au I ou II ci-dessus, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation modifie l’état des prévisions de recettes et de dépenses.
Dans le cadre des marchés publics les conditions de règlement des intérêts moratoires sont fixés conformément à l’article 55 de la loi nº 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques. Le comptable assignataire informe l’ordonnateur de la date de mise en paiement du principal et lui rappelle ses obligations de mandater les intérêts moratoires dans un délai de trente jours à compter de la date de mise en paiement du principal.
En cas de carence de l’ordonnateur, le comptable informe le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation, qui engage alors la procédure de mandatement d’office dans des conditions fixées par voie réglementaire.
Si, dans le délai dont il dispose pour mandater les intérêts moratoires, l’ordonnateur notifie un refus d’exécution motivé par l’insuffisance des crédits disponibles, le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation, après avoir constaté cette insuffisance, met en demeure l’établissement d’adopter une décision modificative de l’état des prévisions des recettes et des dépenses. En cas de carence du conseil d’administration, il modifie l’état des prévisions des recettes et des dépenses et procède ensuite au mandatement d’office.
(Loi nº 2001-1168 du 11 décembre 2001 art. 11 II Journal Officiel du 12 décembre 2001)
(Ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 art. 21 Journal Officiel du 19 juin 2004)
(Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 153 I Journal Officiel du 11 août 2004)
(Loi nº 2004-1343 du 9 décembre 2004 art. 78 XXII Journal Officiel du 10 décembre 2004)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 10 IV Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les baux conclus en application de l’article L. 6148-2, les marchés et les contrats de partenariat et les contrats de partenariats des établissements publics de santé sont exécutoires dès leur réception par le représentant de l’Etat. Celui-ci défère au tribunal administratif, dans les deux mois suivant cette réception, les décisions qu’il estime illégales. Il informe sans délai le président du conseil d’administration et lui communique toute précision sur les illégalités invoquées. Il peut assortir son recours d’une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l’un des moyens invoqués paraît en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué.
Toutefois, les marchés passés selon la procédure adaptée sont dispensés de l’obligation de transmission au représentant de l’Etat prévue au premier alinéa. Ces marchés sont exécutoires dès leur conclusion.
(Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 27 V Journal Officiel du 11 août 2004)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 10 V Journal Officiel du 3 mai 2005)
Sans porter préjudice à l’exercice de leurs missions, les établissements publics de santé peuvent :
A titre subsidiaire, assurer des prestations de service, valoriser les activités de recherche et leurs résultats, exploiter des brevets et des licences dans le cadre de services industriels et commerciaux ;
Prendre des participations dans le capital et participer aux modifications de capital des sociétés d’économie mixte locales mentionnées à l’article L. 1522-6 du code général des collectivités territoriales. La participation de chaque établissement public de santé ne peut excéder ni une fraction du capital de la société d’économie mixte locale, ni une fraction de l’actif ou des fonds propres de l’établissement, fixées par décret en Conseil d’Etat.
Le déficit éventuel de ces activités n’est pas opposable aux collectivités publiques et organismes qui assurent le financement de l’établissement.
(Loi nº 2003-1311 du 30 décembre 2003 art. 116 II 2º finances pour 2004 Journal Officiel du 31 décembre 2003)
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 10 VI Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les comptables des établissements publics de santé sont des comptables directs du Trésor ayant qualité de comptable principal.
D’insuffisance de fonds disponibles ;
De mauvaise imputation comptable des dépenses ;
D’absence de justification de service fait ou de défaut de caractère libératoire du règlement ;
De dépenses mandatées sur des crédits irrégulièrement ouverts ou insuffisants lorsque ces crédits ont un caractère limitatif.
L’ordre de réquisition est porté à la connaissance du conseil d’administration de l’établissement et notifié au trésorier-payeur général du département qui le transmet à la chambre régionale des comptes.
Le comptable assiste avec voix consultative au conseil d’administration de l’établissement lorsque celui-ci délibère sur des affaires de sa compétence.
(inséré par Loi nº 2003-1311 du 30 décembre 2003 art. 116 II 1º finances pour 2004 Journal Officiel du 31 décembre 2003)
Les dispositions de l’article L. 1618-2 du code général des collectivités territoriales relatives aux dérogations à l’obligation de dépôt auprès de l’Etat des fonds des collectivités territoriales et de leurs établissements publics sont applicables aux établissements publics de santé sous réserve des dispositions suivantes :
Les établissements publics de santé peuvent déroger à l’obligation de dépôt auprès de l’Etat pour les fonds qui proviennent des recettes perçues au titre des activités définies à l’article L. 6145-7 du présent code ;
Les décisions mentionnées au III de l’article L. 1618-2 du code général des collectivités territoriales relèvent de la compétence du directeur de l’établissement public de santé, qui informe chaque année le conseil d’administration des résultats des opérations réalisées.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 11 IV Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les créances des établissements sont recouvrées comme il est dit à l’article L. 1611-5 et à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Lorsque, par suite d’un changement de circonstances, l’exécution des conditions et charges grevant une donation ou un legs fait à un établissement public de santé devient soit extrêmement difficile, soit sérieusement dommageable, la révision de ces conditions et charges peut être autorisée par arrêté du représentant de l’Etat dans le département si l’auteur de la libéralité ou ses ayants droit acceptent les mesures envisagées ; dans les autres cas, la révision est autorisée dans les conditions prévues aux articles 900-2 à (900-3 , 900-4 , 900-5, 900-6, 900-7) 900-8 du code civil.
Les établissements publics de santé peuvent toujours exercer leurs recours, s’il y a lieu, contre les hospitalisés, contre leurs débiteurs et contre les personnes désignées par les articles 205, 206, 207 et 212 du code civil.
Les effets mobiliers, apportés par les personnes décédées dans les établissements publics de santé après y avoir été traitées gratuitement, appartiennent auxdits établissements publics de santé à l’exclusion des héritiers et du domaine en cas de déshérence.
Les héritiers et légataires des personnes dont le traitement et l’entretien ont été acquittés de quelque manière que ce soit peuvent exercer leurs droits sur tous les effets apportés dans les établissements publics de santé par lesdites personnes malades ou valides ; dans le cas de déshérence, les mêmes effets appartiennent aux établissements publics de santé.
Le présent article n’est pas applicable aux militaires et marins soignés dans les établissements publics de santé.
L’Etat doit aux établissements publics de santé une allocation égale aux frais qui leur incombent par suite du traitement des malades militaires.
La dépense des travaux de construction ou d’appropriation, reconnus nécessaires pour l’établissement, dans les établissements de santé, des services hospitaliers des garnisons est exclusivement à la charge de l’Etat. Nul travail ne peut être exécuté sans l’assentiment du conseil d’administration de l’établissement et sans l’accord préalable des ministres chargés de la défense et de la santé.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 5 Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les établissements publics de santé mettent en place des procédures de contractualisation interne avec leurs pôles d’activité, qui bénéficient de délégations de gestion de la part du directeur. Le contrat négocié puis cosigné entre le directeur et le président de la commission médicale d’établissement, d’une part, et chaque responsable de pôle d’activité, d’autre part, définit les objectifs d’activité, de qualité et financiers, les moyens et les indicateurs de suivi des pôles d’activité, les modalités de leur intéressement aux résultats de leur gestion, ainsi que les conséquences en cas d’inexécution du contrat. La délégation de gestion fait l’objet d’une décision du directeur.
Les conditions d’exécution du contrat, notamment la réalisation des objectifs assignés au pôle, font l’objet d’une évaluation annuelle entre les cosignataires selon des modalités et sur la base de critères définis par le conseil d’administration après avis du conseil de pôle, de la commission médicale d’établissement et du conseil exécutif.
Des mesures réglementaires déterminent en tant que de besoin les modalités d’application des dispositions du présent chapitre. Sauf dispositions contraires, elles sont prises par décret en Conseil d’Etat.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 6 I, II Journal Officiel du 3 mai 2005)
Dans les établissements autres que les hôpitaux locaux, le conseil d’administration définit l’organisation de l’établissement en pôles d’activité sur proposition du conseil exécutif. Les pôles d’activité peuvent comporter des structures internes.
Les pôles d’activité clinique et médico-technique sont définis conformément au projet médical de l’établissement. Les structures internes de prise en charge du malade par les équipes médicales, soignantes ou médico-techniques ainsi que les structures médico-techniques qui leur sont associées peuvent être constituées par les services et les unités fonctionnelles créés en vertu de la législation antérieure à celle issue de l’ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 simplifiant le régime juridique des établissements de santé.
Pour les activités psychiatriques, le secteur peut constituer un pôle d’activité.
Par délégation du pôle d’activité clinique ou médico-technique, les services ou autres structures qui le constituent assurent, outre la prise en charge médicale des patients, la mise au point des protocoles médicaux, l’évaluation des pratiques professionnelles et des soins et le cas échéant l’enseignement et la recherche.
Dans chaque pôle d’activité, il est institué un conseil de pôle dont les attributions, la composition et le mode de fonctionnement sont fixés par voie réglementaire.
Peuvent exercer les fonctions de responsable d’un pôle d’activité clinique ou médico-technique les praticiens titulaires inscrits par le ministre chargé de la santé sur une liste nationale d’habilitation à diriger un pôle.
Ils sont nommés par décision conjointe du directeur et du président de la commission médicale d’établissement. Dans les centres hospitaliers universitaires, cette décision est prise conjointement avec le directeur de l’unité de formation et de recherche ou le président du comité de coordination de l’enseignement médical. En cas de désaccord, les responsables de pôle sont nommés par délibération du conseil d’administration. Il peut être mis fin à leur mandat dans les mêmes conditions.
Le conseil d’administration définit la durée du mandat des responsables de pôle clinique et médico-technique et des responsables de leurs structures internes, ainsi que les conditions de renouvellement de leur mandat, dans des limites et selon des modalités fixées par décret.
Les conditions d’inscription sur la liste nationale d’habilitation à diriger un pôle sont fixées par voie réglementaire.
Les responsables des autres pôles d’activité, choisis parmi les cadres de l’établissement ou les personnels de direction, sont nommés par le directeur.
Peuvent exercer la fonction de chef de service les praticiens titulaires nommés par le ministre chargé de la santé sur une liste nationale d’habilitation à diriger les services mentionnés au troisième alinéa de l’article L. 6146-1. Les conditions de nomination sur la liste nationale d’habilitation à diriger un service sont fixées par voie réglementaire. Ils sont affectés par décision conjointe du directeur et du président de la commission médicale d’établissement. Dans les centres hospitaliers universitaires, cette décision est, en outre, cosignée par le directeur de l’unité de formation et de recherche après avis du conseil restreint de gestion de l’unité de formation et de recherche.
Les praticiens titulaires responsables des structures internes cliniques et médico-techniques autres que les services sont nommés par les responsables de pôles d’activité clinique et médico-technique. Il peut être mis fin à leur mandat dans les mêmes conditions.
(inséré par Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 6 II Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les praticiens mentionnés aux articles L. 6146-4 et L. 6146-5 assurent la mise en oeuvre des missions assignées à la structure dont ils ont la responsabilité et la coordination de l’équipe médicale qui s’y trouve affectée.
Le praticien responsable d’un pôle d’activité clinique ou médico-technique met en oeuvre au sein du pôle la politique générale de l’établissement et les moyens définis par le contrat passé avec le directeur et le président de la commission médicale d’établissement afin d’atteindre les objectifs fixés au pôle. Il organise avec les équipes médicales, soignantes et d’encadrement du pôle, sur lesquelles il a autorité fonctionnelle, le fonctionnement technique du pôle, dans le respect de la déontologie de chaque praticien et des missions et responsabilités de structure prévues par le projet de pôle. Il est assisté selon les activités du pôle par une sage-femme cadre, un cadre de santé pour l’organisation, la gestion et l’évaluation des activités qui relèvent de leurs compétences, et par un cadre administratif.
Le praticien responsable élabore avec le conseil de pôle un projet de pôle qui prévoit l’organisation générale, les orientations d’activité ainsi que les actions à mettre en oeuvre pour développer la qualité et l’évaluation des soins.
Les éléments d’activité et d’évaluation fournis, notamment au directeur et au président de la commission médicale d’établissement, dans le cadre de la contractualisation interne précisent l’état d’avancement du projet et comportent une évaluation de la qualité des soins. Les projets de pôle comportent des objectifs en matière d’évaluation des pratiques professionnelles. Ces objectifs et leur suivi sont approuvés par les chefs de service du pôle.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 6 I Journal Officiel du 3 mai 2005)
Les sages-femmes sont responsables de l’organisation générale des soins et des actes obstétricaux relevant de leur compétence. Elles participent, dans les conditions prévues à l’article L. 6146-5, à leur évaluation et aux activités de recherche en collaboration avec les praticiens du service, du département ou d’une structure médicale telle que définie à l’article L. 6146-8.
(Ordonnance nº 2005-406 du 2 mai 2005 art. 6 I, IV Journal Officiel du 3 mai 2005)
Dans chaque établissement, la coordination générale des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques est confiée à un directeur des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques, membre de l’équipe de direction et nommé par le directeur.
(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 38 15º Journal Officiel du 5 mars 2002 en vigueur le 5 septembre 2002)
(Ordonnance nº 2003-850 du 4 septembre 2003 art. 5 X Journal Officiel du 6 septembre 2003)
Dans le respect des dispositions relatives au service public hospitalier édictées au chapitre II du titre Ier du présent livre, et dans les conditions et sous les garanties fixées par voie réglementaire, les centres hospitaliers autres que les centres hospitaliers régionaux peuvent être autorisés à créer et faire fonctionner une structure médicale dans laquelle les malades, blessés et femmes enceintes admis à titre payant peuvent faire appel aux médecins, chirurgiens, spécialistes ou sages-femmes de leur choix autres que ceux exerçant leur activité à titre exclusif dans l’établissement.
Par dérogation aux dispositions de l’article L. 162-2 du code de la sécurité sociale, les intéressés perçoivent leurs honoraires, minorés d’une redevance, par l’intermédiaire de l’administration hospitalière.
Sans préjudice des dispositions de l’article L. 6122-1, la création ou l’extension d’une telle structure est soumise à l’autorisation du directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation après avis du comité régional de l’organisation sanitaire. L’autorisation est accordée pour une durée déterminée. Elle peut être suspendue ou retirée en cas de non-respect par l’établissement de la réglementation applicable à ces structures.
Pour chaque discipline ou spécialité, l’établissement ne peut réserver à cette structure plus du tiers de la capacité d’accueil, en lits et places, dont il dispose pour ladite discipline ou spécialité.
Sont déterminées par décret en Conseil d’Etat les mesures réglementaires prévues à l’article L. 6146-2, L. 6146-3, L. 6146-5, L. 6146-9, L. 6146-10 et, en tant que de besoin, les modalités d’application des autres dispositions du présent chapitre.
Les conditions d’application du chapitre II du titre Ier et celles du présent titre à l’Assistance publique - hôpitaux de Paris, aux hospices civils de Lyon, à l’assistance publique de Marseille et aux établissements publics nationaux sont déterminées par voie réglementaire.
Les compétences de l’agence régionale énumérées aux articles L. 6114-1 et L. 6114-2, au 3º de l’article L. 6115-4 et aux 7º et 8º de l’article L. 6115-3 sont, en ce qui concerne l’Assistance publique - hôpitaux de Paris, exercées par les ministres chargés du budget, de l’intérieur, de la santé et de la sécurité sociale, après avis de la commission exécutive de l’agence régionale de l’hospitalisation et après examen par un conseil de tutelle dont le directeur de l’agence régionale est membre. Les conditions d’application du présent alinéa sont déterminées par voie réglementaire.
Les missions exercées au sein d’unités distinctes par l’établissement public de la ville de Paris à caractère social et sanitaire, dénommé "centre d’accueil et de soins hospitaliers" et situé à Nanterre, comprennent :
L’accueil, la réadaptation sociale des personnes sans abri orientées par le préfet de police de Paris ainsi que l’hébergement et la réadaptation sociale des personnes mentionnées à l’article L345-1 du code de l’action sociale et des familles et dans la limite des capacités autorisées par le représentant de l’Etat dans la région conformément aux dispositions de la loi nº 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales ;
Le service public hospitalier tel que défini au présent livre ;
L’hébergement et les soins de personnes âgées et des personnes handicapées qui y résident.
La composition du conseil d’administration, dont la présidence est assurée par le préfet de police de Paris et où sont notamment représentés, d’une part, la ville de Paris et, d’autre part, le département des Hauts-de-Seine et la ville de Nanterre, est fixée par voie réglementaire.
Le centre d’accueil et de soins hospitaliers est soumis, en ce qui concerne son budget et son fonctionnement, aux dispositions du présent livre. Il est soumis à la tutelle de l’Etat. Les modalités d’application des dispositions du présent titre sont adaptées par voie réglementaire aux conditions particulières de fonctionnement de cet établissement.
A l’exception des dispositions concernant le budget, l’administration et le fonctionnement, la loi nº 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales est applicable à l’établissement pour ses activités sociales et médico-sociales.
En cas de cessation d’activité totale ou partielle, le patrimoine immobilier sera restitué, pour tout ou partie, selon le cas, à la ville de Paris.
(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 53 Journal Officiel du 5 mars 2002)
(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 123 III Journal Officiel du 5 mars 2002)
L’établissement public de santé territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon est chargé d’une mission générale de prévention et de soins comportant ou non hébergement.
Cet établissement reçoit le concours de l’Etat pour les services d’hébergement non pris en charge par l’assurance maladie.
Il exerce les missions définies aux chapitres Ier et II du titre Ier du livre Ier de la présente partie, notamment le diagnostic et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes. Il dispense également les soins à domicile aux personnes qui en font la demande. Il assure les transports sanitaires définis au titre Ier du livre III de la présente partie à l’exception des transports vers des destinations extérieures au territoire de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Il assure les missions dévolues au département dans les domaines définis par l’article L. 1423-1.
De la vente au détail des médicaments, produits et objets mentionnés aux articles L. 4211-1 et L. 5111-1 ainsi que les dispositifs médicaux définis à l’article L. 5211-1. Par dérogation aux dispositions de l’article L. 5126-2, l’autorisation de vente au public est permanente ;
Du contrôle sanitaire aux frontières défini au chapitre V du titre Ier du livre Ier de la partie III ;
Des examens et contrôles nécessaires à la protection de la santé publique prévus au livre III de la partie I.
Il concourt à l’éducation sanitaire.
L’établissement public de santé de Saint-Pierre-et-Miquelon est administré par un conseil d’administration et par un directeur. Ce dernier est nommé par l’autorité administrative supérieure. Il peut appartenir soit au corps médical, soit au corps du personnel de direction des établissements mentionnés aux 1º, 2º et 3º de l’article 2 du titre IV du statut général des fonctionnaires.
Le conseil d’administration comprend des représentants des collectivités locales intéressées, du personnel médical et pharmaceutique, de la caisse de prévoyance sociale, du personnel titulaire n’appartenant pas au corps médical et des personnes qualifiées désignées par le représentant de l’Etat dans la collectivité territoriale.
La commission médicale est obligatoirement consultée sur le fonctionnement des services médicaux.
Le comité technique paritaire est obligatoirement consulté sur le fonctionnement des services, et notamment sur les conditions de travail dans l’établissement.
Un décret détermine la composition du conseil d’administration et les incompatibilités s’appliquant à ses membres.
(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 123 IV Journal Officiel du 5 mars 2002)
(Loi nº 2003-1199 du 18 décembre 2003 art. 26 X Journal Officiel du 19 décembre 2003 en vigueur le 1er janvier 2005)
L’établissement public de santé territorial reçoit une subvention de l’Etat pour les missions prévues aux 2º et 3º de l’article L. 6147-3, qu’il exerce pour le compte de l’Etat.
Les missions mentionnées au 1º de l’article L. 6147-3 constituent une activité subsidiaire au sens de l’article L. 6145-7. Le prix de vente des médicaments et des dispositifs médicaux est déterminé respectivement dans les conditions de l’article L. 5123-1 du présent code pour les premiers et, dans les conditions de l’article L. 165-3 du code de la sécurité sociale, pour les seconds.
Dans l’établissement public de santé territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, la part des dépenses prises en charge par les régimes obligatoires d’assurance maladie est financée par une dotation annuelle. Cette dotation est incluse dans l’objectif défini à l’article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale. Son montant ainsi que le montant total annuel des dépenses hospitalières autorisées sont fixés par les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale en fonction de l’objectif des dépenses d’assurance maladie défini au même article, des besoins de santé de la population, des orientations du schéma d’organisation sanitaire de Saint-Pierre-et-Miquelon et des priorités nationales ou locales en matière de politique sanitaire en tenant compte de l’activité et des coûts de l’établissement. Le montant des dépenses hospitalières autorisées représente la part des dépenses de l’établissement prises en compte pour la fixation de la dotation annuelle et des tarifs de prestations. Ce montant a un caractère limitatif.
La dotation globale mentionnée à l’alinéa précédent couvre, pour les missions mentionnées au troisième alinéa de l’article L. 6147-3, la part des dépenses prises en charge par l’assurance maladie.
Pour l’application des dispositions du présent code à Saint-Pierre-et-Miquelon, les compétences dévolues au directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation sont exercées par le préfet.
Par dérogation aux dispositions de l’article L. 174-2 du code de la sécurité sociale, la dotation globale est versée par la caisse de prévoyance sociale mentionnée à l’article 3 de l’ordonnance nº 77-1102 du 26 septembre 1977 portant extension et adaptation au département de Saint-Pierre-et-Miquelon de diverses dispositions relatives aux affaires sociales. La contribution de l’Etablissement national des invalides de la marine au financement de la dotation globale versée par la caisse de protection sociale est fixée par accord entre les deux régimes. A défaut d’accord, la contribution de l’Etablissement national des invalides de la marine est fixée par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale.
Sont déterminées par décret en Conseil d’Etat les mesures réglementaires prévues aux articles L. 6147-1 et L. 6147-2 et, sauf dispositions contraires et en tant que de besoin, les modalités d’application des autres dispositions du présent chapitre.
(inséré par Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 11 III 1º Journal Officiel du 18 janvier 2002)
Les hôpitaux des armées, placés sous l’autorité du ministre de la défense, outre leur mission prioritaire de soutien sanitaire des forces armées assurée avec les autres éléments du service de santé des armées, concourent au service public hospitalier. Ils dispensent des soins remboursables aux assurés sociaux dans les conditions fixées à l’article L. 174-15 du code de la sécurité sociale.
Le ministre de la défense et le ministre chargé de la santé arrêtent conjointement, tous les deux ans, la liste des hôpitaux des armées qui peuvent, à ce titre, dispenser les soins définis au 1º de l’article L. 6111-2 à toute personne requérant leurs services.
Cette liste précise, pour chacun de ces hôpitaux, les installations, y compris les équipements matériels lourds et les structures de soins alternatives à l’hospitalisation, ainsi que les activités de soins, correspondant à celles visées à l’article L. 6121-2 qu’il met en oeuvre.
Ces hôpitaux doivent répondre aux conditions techniques de fonctionnement mentionnées à l’article L. 6122-2.
Il est tenu compte des installations des hôpitaux des armées, y compris les équipements matériels lourds et les structures de soins alternatives à l’hospitalisation, ainsi que des activités de soins, mentionnées à la liste prévue à l’article L. 6147-7, lors de l’établissement du schéma d’organisation sanitaire prévu à l’article http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?code=CSANPUNL.rcv&art=L6121-3.
Les hôpitaux des armées figurant sur la liste mentionnée à l’article L. 6147-7 peuvent faire l’objet de l’accréditation prévue à l’article L. 6113-3, à l’initiative du ministre de la défense.
Ils peuvent participer aux réseaux de soins prévus à l’article L. 6121-5 et aux communautés d’établissements de santé prévues à l’article L. 6121-6.
(inséré par Ordonnance nº 2003-850 du 4 septembre 2003 art. 21 III Journal Officiel du 6 septembre 2003)
Les biens du domaine public des établissements publics de santé et des structures de coopération sanitaire dotées de la personnalité morale publique sont inaliénables et imprescriptibles. L’occupation ou l’utilisation par des personnes privées des dépendances immobilières de ce domaine ne confère pas à ces dernières de droit réel, sous réserve des dispositions de l’article L. 6148-2. Les dispositions des articles L. 1311-5 et L. 1311-6 du code général des collectivités territoriales s’appliquent à ce domaine.
(Ordonnance nº 2003-850 du 4 septembre 2003 art. 21 III Journal Officiel du 6 septembre 2003)
(Ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 art. 22 Journal Officiel du 19 juin 2004)
Un bien immobilier appartenant à un établissement public de santé ou à une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique peut faire l’objet d’un bail emphytéotique prévu à l’article L. 451-1 du code rural, en vue de l’accomplissement, pour le compte de l’établissement ou de la structure, d’une mission concourant à l’exercice du service public dont ils sont chargés ou en vue de la réalisation d’une opération d’intérêt général relevant de leur compétence.
Un bien immobilier appartenant à un établissement public de santé ou à une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique peut également faire l’objet d’un bail emphytéotique en vue de la réalisation d’une opération répondant aux besoins d’un autre établissement public de santé avec lequel ils conduisent une action de coopération.
Préalablement à la conclusion d’un des baux mentionnés aux précédents alinéas, l’établissement public de santé ou, le cas échéant, la structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique définit dans un programme fonctionnel les besoins que le preneur à bail doit s’engager à satisfaire.
Ces baux satisfont aux conditions particulières énumérées à l’article L. 1311-3 du code général des collectivités territoriales. Ils peuvent comporter une clause permettant à l’établissement public de santé ou, le cas échéant, la structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique d’acquérir, avant le terme fixé par le bail, les installations rénovées ou édifiées par le titulaire.
Un bail emphytéotique passé par une collectivité territoriale, dans les conditions prévues à l’article L. 1311-2 du code général des collectivités territoriales, pour répondre aux besoins d’un établissement public de santé ou d’une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique est obligatoirement accompagné d’une convention liant le titulaire du bail, propriétaire des équipements, et l’établissement public de santé ou la structure de coopération sanitaire. Cette convention fixe les engagements respectifs du propriétaire et de l’établissement public de santé ou de la structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique et, notamment, la durée et les modalités de la location et les conditions dans lesquelles le loyer est révisé, les obligations respectives des parties en matière d’entretien et d’adaptations éventuelles des locaux au respect des conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé ainsi que le régime de responsabilité des parties.
Préalablement à la conclusion du bail emphytéotique mentionné au précédent alinéa, la collectivité territoriale et l’établissement public de santé ou, le cas échéant, la structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique définissent dans un programme fonctionnel les besoins que le preneur à bail doit s’engager à satisfaire.
(Ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 art. 23 Journal Officiel du 19 juin 2004)
Les opérations mentionnées aux articles L. 1311-2 et L. 1311-4-1 du code général des collectivités territoriales, lorsqu’elles répondent aux besoins d’un établissement public de santé ou d’une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique, celles mentionnées à l’article L. 6148-2, ainsi que les contrats de partenariat conclus en application du titre Ier de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 respectent, lorsqu’ils concernent les missions prévues aux articles L. 6111-1 et L. 6111-2 du code de la santé publique, les objectifs du schéma régional d’organisation sanitaire tels que définis aux articles L. 6121-1 à L. 6121-3.
Les contrats passés en application de l’article L. 1311-2 du code général des collectivités territoriales, lorsqu’ils répondent aux besoins d’un établissement public de santé ou d’une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique et de l’article L. 6148-2, respectent les dispositions du présent article et des articles L. 6148-5-1 à L. 6148-5-3.
La passation d’un contrat visé au premier alinéa est soumise aux principes de liberté d’accès, d’égalité de traitement des candidats et d’objectivité des procédures. Elle est précédée d’une publicité permettant la présentation de plusieurs offres concurrentes dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 3 de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat.
Ne peuvent soumissionner à un contrat visé au premier alinéa les personnes mentionnées à l’article 4 de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 précitée.
Les dispositions des articles 6 et 9, à l’exception du quatrième alinéa, de ladite ordonnance sont applicables aux contrats visés au premier alinéa.
Si, compte tenu de la complexité du projet, la personne publique est objectivement dans l’impossibilité de définir les moyens techniques pouvant répondre aux besoins et aux objectifs poursuivis ou d’établir le montage juridique ou financier du projet, elle indique dans l’avis qu’il sera recouru à une phase de dialogue dans les conditions prévues au I de l’article 7 de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 précitée.
Si tel n’est pas le cas, elle indique dans l’avis qu’il sera recouru à une procédure d’appel d’offres dans les conditions prévues par le II de l’article 7 de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 précitée.
La personne publique peut restreindre le nombre de candidats appropriés qu’elle invitera à participer au dialogue défini au I de l’article 7 ou à la procédure mentionnée au II du même article de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 précitée, à condition qu’un nombre suffisant de candidats appropriés soit disponible. Elle indique alors dans l’avis de marché les critères ou règles objectifs et non discriminatoires qu’elle prévoit d’utiliser, le nombre minimal de candidats qu’elle prévoit d’inviter et, le cas échéant, le nombre maximal. En tout état de cause, le nombre de candidats invités doit être suffisant pour assurer une concurrence réelle.
(inséré par Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 153 I Journal Officiel du 11 août 2004)
Le contrat est attribué au candidat qui a présenté l’offre économiquement la plus avantageuse, par application des critères définis dans l’avis d’appel public à la concurrence ou le règlement de la consultation et, le cas échéant, précisés dans les conditions prévues à l’article 7 de l’ordonnance nº 2004-559 du 17 juin 2004 précitée.
Les critères d’attribution sont pondérés. Si la personne publique démontre qu’une telle pondération est objectivement impossible, ils sont hiérarchisés.
Parmi les critères d’attribution figurent nécessairement le coût global de l’offre et des objectifs de performance définis en fonction de l’objet du contrat. La personne publique peut, en outre, faire figurer la part du contrat que le titulaire attribuera à des architectes, des concepteurs, des petites ou moyennes entreprises et des artisans.
Le contrat peut également prévoir que la personne publique contrôle les conditions dans lesquelles cette part sera attribuée et l’exécution des contrats qui s’y rattachent.
La répartition des risques entre chacune des parties aux baux et conventions doit être clairement identifiée.
Les baux doivent, à peine de nullité, comporter des clauses portant sur :
leur durée, strictement adaptée à l’objet du contrat ;
la transparence et les règles de contrôle relatives aux modalités et aux éléments de calcul de l’assiette de la rémunération de l’emphytéote et leur évolution, en distinguant l’investissement, le fonctionnement et le coût financier ;
le montage financier et les garanties financières prévues ;
le contrôle de la qualité et le lien entre cette qualité et la rémunération du cocontractant, ainsi que les conditions d’application d’éventuelles sanctions ;
les modalités de contrôle des opérations ;
les moyens d’assurer la continuité du service.
Par dérogation aux dispositions des articles 7 et 18 de la loi nº 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d’oeuvre privée, un établissement public de santé ou une structure de coopération sanitaire dotée de la personnalité morale publique peut confier à une personne ou à un groupement de personnes, de droit public ou privé, une mission portant à la fois sur la conception, la construction, l’aménagement, l’entretien et la maintenance de bâtiments ou d’équipements affectés à l’exercice de ses missions ou sur une combinaison de ces éléments. L’offre des candidats identifie la qualification et la mission de chacun des intervenants en charge d’un ou de plusieurs de ces éléments ; pour la conception, elle fait apparaître la composante architecturale du projet. L’exécution de cette mission résulte d’un marché passé entre l’établissement public de santé ou la structure de coopération sanitaire et la personne ou le groupement de personnes selon les procédures prévues par le code des marchés publics. Si le marché est alloti, les offres portant simultanément sur plusieurs lots peuvent faire l’objet d’un jugement global. Parmi les critères d’attribution, l’établissement public de santé peut faire figurer la part du contrat que le titulaire attribuera à des architectes, des concepteurs, des petites et moyennes entreprises et des artisans ainsi que les modalités de contrôle des engagements pris par le titulaire à cet effet. Le contrat distingue, au sein de son montant global, les parts respectives de l’investissement, du fonctionnement et des coûts financiers.
Des décrets en Conseil d’Etat fixent les modalités d’application des dispositions du présent chapitre.