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Timestamp: 2020-08-05 18:37:07+00:00
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Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'art. 226', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt\n']

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Grand Oral du CRFPA : les conseils d’une élève-avocate pour le réussir
Mary-Camille FAVAREL est auteur du blog d’actualités Département Juridique et élève-avocat à Toulouse avec un parcours en droit public et en droit de la santé. Elle a réussi le CRFPA en 2018 à Toulouse en prenant le parcours « droit public ». Elle a obtenu 14 sur 20 à l’épreuve du Grand Oral du CRFPA. Dans cette interview, elle nous donne :
ses meilleurs conseils pour réussir cette épreuve
les sujets pressentis du Grand Oral de 2020
Peux-tu nous expliquer en quoi consiste le Grand Oral du CRFPA ?
L’épreuve du Grand Oral est l’épreuve maîtresse du CRFPA.
Bien entendu, il faut arriver à passer les épreuves écrites durant tout un été de sacrifices pour ensuite avoir le « privilège » de le passer.
Pourquoi Grand ? Eh bien, il ne ressemble vraiment pas aux oraux des Masters 1 et 2 … ce n’est pas un simple oral-écrit.
D’abord, le jury est composé de trois juristes : un avocat, un magistrat et un universitaire qui auront la fâcheuse tendance à descendre tout ce que vous allez dire.
Puis « grand » car il est véritablement l’aboutissement du CRFPA, avec un coefficient de 4 alors que les langues ont un coefficient 1.
Aussi, il est perçu par le jury comme l’examen clé pour accéder à la profession.
Ils peuvent mettre une note éliminatoire s’ils estiment que l’oral est une catastrophe et à l’inverse une excellente note, mais ne vous attendez pas aux notes habituelles des oraux-écrits. Les notes tournent majoritairement autour de 8 à 12 …
Donc on ne se repose pas sur ses lauriers : partez du principe que vous avez eu 10 aux écrits et battez-vous pour décrocher la meilleure note à l’oral.
De quoi est composé le Grand Oral ?
Le Grand Oral est un oral de libertés publiques.
Sujet immensément vaste car il comprend l’ensemble des libertés publiques, notamment au travers de l’actualité mais aussi des grands procès ou de l’histoire même des libertés.
Même si le programme a été arrêté par le CNB, il faut se renseigner sur les présidents (universitaires) de vos universités car ils ont toujours des sujets de prédilection. Pour l’université de Toulouse lors de mon passage en 2018, c’était notamment l’élaboration des libertés publiques (versant très historique).
Par ailleurs, le grand Oral est composé de deux parties :
Un exposé de 15 minutes sur un sujet tiré au choix avec 1 heure de préparation sur les libertés publiques
Un entretien de 30 minutes avec des questions sur le texte, sur d’autres sujets d’actualité, votre parcours …
La préparation du Grand Oral du CRFPA
Comment as-tu révisé le Grand Oral ? Quelle a été ton organisation ?
Je m’y étais préparée assez tôt, notamment avec des copains élèves-avocats et thésards qui faisaient passer l’examen en conditions réelles.
Mais une fois le marathon des écrits lancé dès juin, c’est très difficile de maintenir les révisions des libertés publiques.
J’ai eu la chance de monter mon blog DEPARTEMENT JURIDIQUE l’année de mon passage et du coup j’écrivais sur des thèmes en droit de la santé et des libertés publiques comme la GPA, l’avortement …
A côté de cela, je guettais l’actualité en relation avec les libertés publiques tous les matins pendant 10/15 minutes et je notais les sujets sur un document WORD : faits divers, procès, jurisprudence importante, déclaration du gouvernement, nouvelle loi …
Comme sources, j’avais des newsletters quotidiennes, les groupes d’entraide Facebook …
J’ai ensuite trié toutes ces actualités dans des sous-rubriques de libertés : pénal, public, santé, liberté d’aller et venir, vie privée …
J’ai véritablement commencé à réviser après les écrits. Enfin, après une semaine de repos bien méritée !
J’ai donc entrepris les révisions en étant posée et reposée, c’est capital.
Je n’ai absolument pas attendu la proclamation des résultats, pourtant j’ai eu à peine 10 aux écrits donc c’est passé juste …
J’ai donc révisé sur un livre (le plus actuel possible) toutes les libertés pour étudier les dernières jurisprudences importantes en la matière.
J’ai aussi pris des fiches synthétiques et actualisées pour essayer de couvrir l’ensemble de la matière.
Par ailleurs, j’ai rassemblé l’ensemble des questions type lors des Grands Oraux auxquels j’avais assisté telles que :
Combien de femmes ont été ministres sous la Ve République ?
Quel avocat vous inspire ?
Si Hitler vous demandait d’être son avocat, que lui répondriez-vous ?
Concernant l’actualité, l’année de mon passage, il y a eu une jurisprudence importante en matière de GPA quelques semaines avant le Grand Oral.
Or il faut savoir que les sujets sont envoyés quelques jours avant le début du Grand Oral et le jury ne sont pas les plus créatifs. Les faits marquants des 3 derniers mois sont vraiment les sujets majoritaires.
Et le jour du Grand Oral, la jurisprudence autour de la GPA que ce soit un article de presse, la jurisprudence stricto sensu, un article de doctrine… est tombée au moins 10 fois sur quelques centaines de sujets.
Il y a un sujet par élève mais les thèmes peuvent être similaires donc stratégiquement il faut connaître l’actualité de l’année.
Pour terminer sur mes révisions, j’ai également pratiqué des entraînements avec des copains qui présentaient aussi l’examen du CRFPA.
Chacun à son tour, on se donnait un sujet au hasard, l’autre le préparait pendant 1 heure puis l’oral se faisait en conditions d’examen.
C’est très instructif et ça aide à ne pas avoir peur de parler à l’oral.
On peut aussi faire une variante, qui est de préparer une thématique que l’on maîtrise à un de ses amis. J’ai par exemple présenté la GPA à une amie qui m’a présenté la garde à vue.
Si tu devais donner tes 3 meilleurs conseils pour bien réviser le Grand Oral…
Regarder l’actualité tous les matins et faire au moins une note de l’actualité toutes les semaines (le dimanche par exemple) durant l’été
Regarder les informations et les documentaires … en rapport avec les libertés publiques bien sûr
S’entraîner à parler en public
Penses-tu qu’il faut commencer à préparer le Grand Oral avant les écrits ?
Comme j’ai pu l’expliquer avant, c’est très difficile de tout faire.
Je pense qu’il faut y aller progressivement et véritablement s’y mettre après les écrits.
On prépare donc le terrain avant le combat !
Conseilles-tu de beaucoup suivre l’actualité pour réussir le Grand Oral ?
Je vais être redondante mais OUI ABSOLUMENT, c’est primordial d’être au fait de l’actualité du MONDE entier.
Le jour J d’ailleurs, écoutez la radio pour suivre le débat du moment. Un des membres du jury aura peut-être écouté ça et voudra en débattre avec vous.
Surprenez-le avec des arguments évoqués par des experts plus tôt dans la matinée, c‘est encore frais dans votre tête !
L’épreuve du Grand Oral du CRFPA
Ils sont trois donc trois personnalités et attentes différentes.
L’avocat, va vérifier que vous avez toutes les qualités d’un futur confrère. Il est le plus souvent bienveillant à votre égard.
Ne soyez pas arrogant mais soyez ferme quand vous affirmez quelque chose.
L’universitaire, veut savoir si votre formation vous a bien servi. Les questions qu’il pose sont souvent autour des principes du droit, de l’histoire … barbant mais vous devez bien répondre car ce sont les questions les plus prévisibles.
Le magistrat, ne nous le cachons pas, est le plus difficile à convaincre. Il attendra de vous un véritable débat intellectuel. Il faudra aller au-delà d’une récitation.
Comment faut-il se comporter pendant l’épreuve du Grand Oral ?
Pendant l’épreuve, vous devez démontrer votre capacité à raisonner comme un juriste.
Votre exposé doit être structuré :
Une introduction : avec accroche, contexte, problématique, annonce de plan d’environ 3 à 4 minutes
Un plan en deux parties voire même deux sous-parties de longueur égale d’environ 5 minutes chacune
Vous devez parler calmement, pas trop vite et de manière fluide.
Pensez à aérer votre diction.
Pour cela, annoncez votre plan :
Aussi pour répondre à … (problématique/thème), il conviendra d’évoquer … (I) puis … (II).
Dans un premier temps, …. (I) qui … (A) puis (B).
Aussi en quoi … (A)
Cet exemple, pour vous montrer que vous devez prendre les membres du jury par la main pour qu’ils puissent noter votre plan et savoir à tout moment de votre exposé où ils sont.
Sachez que c’est dur de suivre 15 minutes d’exposé sans relâche donc mettez un peu de tempo en indiquant votre plan.
Quels sont tes conseils pour gérer son temps pendant l’épreuve ?
Vous avez réussi les écrits, vous savez gérer votre temps. Vous devez lire votre sujet plusieurs fois avant de partir tête baissée.
Ce travail d’élaboration avec la rédaction d’une introduction prend en général 15 à 20 minutes.
Puis vous devez faire un plan construit : I A B – II A B et une légère conclusion en 10 minutes.
Ensuite, faire un plan détaillé et équilibré, de 10 à 15 minutes par parties I et II.
Enfin, relire vos notes.
Selon toi, qu’est-ce qui t’a permis d’avoir une très bonne note à cette épreuve ? Quels seraient tes meilleurs conseils pour réussir le Grand Oral du CRFPA ?
Je dirais même qu’il n’y a qu’un seul conseil : « pensez comme un avocat ». Un juriste a toujours une réflexion binaire, cherche les difficultés juridiques, trouve des solutions, débat avec lui-même … L’examen est à votre portée, soyez combattif !
BONUS : Les sujets pressentis du Grand Oral de 2020 (à connaître sur le bout des doigts …)
Violences policières (USA, France)
Le Covid et le droit :
Droit d’aller et venir
Respect de la vie privée (système de traçage)
Violences faites aux femmes durant le confinement
Système judiciaire durant le confinement : quid de la garde à vue …
Les gilets jaunes et le droit : liberté de manifestation et excès ?
Soyez également au fait de la réforme sur les retraites et de l’impact sur la profession d’avocat.
[Cliquez ici pour télécharger des fiches de révisions claires et synthétiques pour réussir le CRFPA !]
Juin 26,2020 9 commentaires sur Comment utiliser le Code civil ?
Si vous êtes étudiant en droit, vous avez peut-être du mal à utiliser votre Code civil.
Vous avez beau essayer, mais vous ne comprenez pas comment le Code civil est construit, et vous n’arrivez presque jamais à trouver les informations que vous cherchez. Peut-être même que vous évitez au maximum de l’utiliser, et que la simple vue de ce gros pavé vous donne la nausée.
Je vous comprends, car j’étais dans la même situation que vous au début de mes études de droit. J’avais beaucoup de mal à utiliser mon Code civil.
Et pourtant, il est primordial de savoir utiliser le Code civil en fac de droit !
Tout simplement car le Code civil régit de nombreuses matières étudiées à la fac, et notamment :
Et si votre université autorise l’utilisation du Code civil pendant les examens, c’est d’autant plus important !
Ça tombe bien, puisque dans cet article, je vais vous montrer comment bien utiliser votre Code civil. On va voir ensemble :
comment est construit le Code civil
comment lire le Code civil
comment chercher dans le Code civil
Je précise que je vais utiliser le Code civil Dalloz (le rouge). Vous savez, celui qui ressemble à ça :
L’autre Code civil officiel est le Code civil édité par LexisNexis (le bleu). Il ressemble à ça :
Je n’ai absolument rien contre le Code civil LexisNexis, mais je préfère celui édité par Dalloz. C’est celui que j’ai toujours utilisé, et je le trouve plus complet en terme de jurisprudence.
Ceci étant dit, c’est parti 🙂
Pour bien utiliser votre Code civil, il faut déjà que vous compreniez comment il est construit.
Le Code civil est divisé en livres, eux-mêmes divisés en titres, eux-mêmes divisés en chapitres, eux-mêmes parfois divisés en sections.
Ça paraît un peu compliqué, mais vous allez voir que c’est très simple.
Je vous ai dit précédemment que différents domaines du droit étaient régis par le Code civil. C’est ce qui explique que le Code civil soit divisé en livres. Il y a ainsi un livre dédié au droit des personnes, un livre dédié au droit des biens, etc… Plus précisément, voici la liste des livres du Code civil :
Petite astuce : si vous regardez votre Code civil de côté, vous verrez qu’il y a des petites bandes rouges. Chacune de ces bandes correspond à un livre du Code civil. Vous pouvez vous référer à ces bandes pour accéder rapidement à un livre du Code civil en particulier.
Ensuite, au sein de chaque livre, on trouve différents titres. Par exemple, le droit des personnes est vaste et englobe de nombreux concepts et notions juridiques. Dans le Code civil, le livre relatif au droit des personnes est donc divisé en différents titres qui sont les suivants :
Vous arrivez à suivre ? Très bien, parce que ça continue 🙂
On a dit que chaque livre était divisé en titres. Mais chaque titre est lui-même subdivisé en chapitres. En effet, une même notion juridique recouvre généralement plusieurs aspects.
Par exemple, la notion de nationalité française peut être abordée sous l’angle de l’acquisition de la nationalité, de la perte de la nationalité, etc… Par conséquent, à l’intérieur du livre Ier “Des personnes”, le titre relatif à la nationalité française comporte les chapitres suivants :
Chapitre II : De la nationalité française d’origine
Chapitre III : De l’acquisition de la nationalité française
Chapitre V : Des actes relatifs à l’acquisition ou à la perte de la nationalité française
Chapitre VIII : Dispositions particulières aux collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie
Et enfin, les titres sont parfois divisés en sections. Là-encore, l’idée est de distinguer les concepts pour que le Code civil soit bien organisé.
Par exemple, le chapitre III du titre Ier bis du livre Ier du Code civil traite de l’acquisition de la nationalité française. Naturellement, ce titre est divisé en deux sections :
une première section qui traite des modes d’acquisition de la nationalité française
une deuxième section qui traite des effets de l’acquisition de la nationalité française
Et ce n’est qu’au sein de ces différentes sections que vous trouverez les articles de loi… mais pas seulement !
En effet, le Code civil contient également :
des décrets d’application
des extraits d’autres codes relatifs à des matières proches du droit civil (le Code civil Dalloz contient par exemple des extraits du Code de la consommation ou encore du Code de procédure civile…)
sous les articles de loi : de la jurisprudence en rapport avec l’article et des références doctrinales
Ce dernier point est particulièrement intéressant. Vous savez sans doute que la jurisprudence désigne l’ensemble des décisions de justice qui ont été rendues sur un sujet donné. Souvent, les articles de loi sont formulés de manière générale et abstraite. Ils ne peuvent prévoir avec précision toutes les situations. C’est là que la jurisprudence entre en jeu. Elle vient préciser l’article et son application dans certains cas.
Par exemple, sous l’article 9 du Code civil qui consacre le droit au respect de la vie privée, on trouve de nombreuses jurisprudences qui précisent le droit au respect de la vie privée. On trouve notamment un arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation en date du 14 décembre 1999 selon lequel “le droit d’agir pour le respect de la vie privée s’éteint au décès de la personne concernée, seule titulaire de ce droit”.
Ainsi, vous pouvez trouver dans votre Code civil de nombreuses jurisprudences pour un sujet donné. Cela peut notamment vous permettre de :
résoudre un cas pratique
trouver des idées pour une dissertation
Lire un article du Code civil
Dans le Code civil, les articles sont présentés d’une certaine manière.
Prenons l’exemple de l’article 9 du Code civil. Voici comment cet article est présenté dans le Code civil :
En premier lieu, on remarque que l’article 9 du Code civil est précédé d’une référence : “L. n° 70-643 du 17 juill. 1970”.
Il s’agit de la loi qui a créé l’article. Tout simplement, l’article 9 du Code civil est issu de la loi n° 70-643 du 17 juillet 1970.
En second lieu, on voit que l’article 9 du Code civil se compose de deux paragraphes distincts, séparés par un saut à la ligne. Il y a :
un premier paragraphe selon lequel “chacun a droit au respect de sa vie privée” ; et
un second paragraphe selon lequel “les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s’il y a urgence, être ordonnées en référé”.
Chacun de ces paragraphes correspond à un alinéa. Ainsi, si vous devez rechercher l’article 9 alinéa 1 du Code civil, il s’agit uniquement du paragraphe selon lequel “chacun a droit au respect de sa vie privée”.
En troisième lieu, on trouve sous l’article 9 du Code civil un certain nombre de références en italique. On voit par exemple : “Sur la protection pénale de la vie privée, V. C. pén., art. 226-1 et 226-8. – C. pén.“
Ces références en italique correspondent à des lois ou règlements en rapport avec l’article du Code civil concerné. En l’occurrence, les articles 226-1 et 226-8 du Code pénal traitent de la protection pénale de la vie privée et ont donc un lien avec l’article 9 du Code civil qui consacre le droit au respect de la vie privée.
En dernier lieu, sous les références textuelles, on trouve des références doctrinales, comme par exemple “J.-P. Ancel, R. 2000, p.55”. Cet article de doctrine (comme les autres qui suivent) traite du droit au respect de la vie privée. Ainsi, si vous avez par exemple une dissertation à rendre sur le droit au respect de la vie privée, vous pouvez consulter certains de ces articles de doctrine pour vous familiariser avec le sujet.
Et c’est seulement après ces références bibliographiques qu’on trouve la jurisprudence. Mais ça, on en a déjà parlé plus tôt dans cet article 😉
Pour savoir lire le Code civil, il faut également connaître les différentes abréviations qui sont utilisées.
En effet, ces abréviations sont particulièrement utilisées sous les articles de loi, au niveau des références jurisprudentielles et doctrinales (qui sont, on le rappelle, une mine d’or).
Dans cet article, je vais vous donner les abréviations qui sont les plus souvent utilisées. Certaines sont utilisées pour désigner des revues juridiques (dans lesquelles se trouvent des notes de doctrine), tandis que d’autres servent à désigner des arrêts.
En ce qui concerne les revues juridiques
Voici les principales abréviations :
Rép. Civ. : Répertoire de droit civil Dalloz
JCP : Jurisclasseur périodique (la Semaine Juridique). JCP est suivi d’une lettre qui indique quelle édition de la semaine juridique est concernée. En particulier, « JCP G » fait référence à l’édition générale de la semaine juridique.
RLDC = Revue Lamy droit civil
En ce qui concerne les arrêts
D’abord, si seule la ville est indiquée, c’est qu’il s’agit d’un arrêt de cour d’appel.
On voit “Aix-en-Provence, 10 mai 2001”. Cela signifie qu’il s’agit d’un arrêt rendu le 10 mai 2001 par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. En l’occurrence, cet arrêt a fait l’objet d’une observation de A. Lepage dans le Recueil Dalloz 2002.
Ensuite, vous tomberez souvent sur des arrêts de la Cour de cassation. Vous devez donc bien connaître les abréviations utilisées pour désigner les différentes formations de la Cour de cassation. Ce sont les suivantes :
Civ. 1ère : première chambre civile
Civ. 2ème : deuxième chambre civile
Civ. 3ème : troisième chambre civile
Com. : chambre commerciale
Soc. : chambre sociale
Crim. : chambre criminelle
Ch. mixte : chambre mixte
Ass. plén. : assemblée plénière
Vous verrez également parfois les abréviations suivantes :
Rappr. : Cela signifie “rapprocher”. Autrement dit, la ou les décisions qui suivent sont des décisions qui statuent dans le même sens que la ou les décisions qui précèdent.
Contra : Cela signifie que la ou les décisions qui suivent statuent dans un sens contraire que la ou les décisions qui précèdent.
Comp. : Cela signifie “comparer”. Autrement dit, les éditeurs nous invitent à comparer une solution avec d’autres solutions rendues dans d’autres affaires.
Enfin, vous devez aussi connaître les abréviations qui font référence au Bulletin des arrêts de la Cour de cassation (qui paraît mensuellement et rassemble les arrêts qui ont une portée importante) :
Bull. civ. : Bulletin des arrêts des chambres civiles de la Cour de cassation. En particulier, “Bull. civ. I” désigne le bulletin de la première chambre civile, “Bull. civ. II” désigne le bulletin de la deuxième chambre civile, etc…
Bull. ass. plén. : Bulletin des arrêts d’Assemblée plénière de la Cour de Cassation
Bull. crim. : Bulletin des arrêts de la chambre criminelle de la Cour de Cassation
Pour les autres abréviations, je vous invite à consulter la liste des abréviations qui se trouve au début de votre Code civil. Voilà à quoi ça ressemble :
Cette liste est exhaustive. Dès que vous ne comprenez pas une abréviation en lisant votre Code civil, vous pouvez vous y référer.
Le plan du Code civil : l’antisèche pour se remémorer le plan du cours
Juste après la liste des abréviations, vous trouverez dans votre Code civil la table des matières. Voilà à quoi ça ressemble :
Je vous ai dit précédemment que le Code civil était divisé en livres, puis en titres, puis en chapitres, puis en sections… Eh bien la table des matières reprend l’ensemble des subdivisions du Code civil.
Et chose intéressante : la plupart des cours à l’université reprennent plus ou moins le plan du Code civil. Vous pouvez donc facilement vous remémorer votre cours en jetant un oeil au plan du Code civil.
Mais ce n’est pas sa seule utilité. Le plan du Code civil permet également de se repérer pour trouver la règle de droit applicable sur un thème particulier.
Admettons que vous ayez un cas pratique à résoudre. Dans le cadre de ce cas pratique, vous devez répondre à la question suivante : à quelles conditions les personnes étrangères peuvent-elles être naturalisées françaises ?
Vous pouvez vous référer au plan du Code civil pour trouver la réponse.
On sait qu’il s’agit d’une question de droit des personnes, et on ouvre donc la table des matières du Code civil, et plus particulièrement le livre premier qui traite du droit des personnes.
Comme on l’a dit précédemment, ce livre est divisé en différents titres. En particulier, le titre I bis traite de la nationalité française :
La réponse à la question sur la naturalisation se trouve donc probablement dans ce titre.
On voit ensuite qu’à l’intérieur de ce titre, la section I du chapitre III traite des modes d’acquisition de la nationalité française :
La naturalisation étant un mode d’acquisition de la nationalité française, il faut donc regarder dans cette section pour trouver les règles régissant la naturalisation.
Et enfin, cette section sur les modes d’acquisition de la nationalité française est divisée en différents paragraphes, qui sont les suivants :
paragraphe 5 : Acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique
paragraphe 6 : Dispositions communes à certains modes d’acquisition de la nationalité française
paragraphe 7 : De la cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française
La naturalisation n’est ni une question de filiation, ni une question de mariage. Elle ne concerne pas non plus les personnes nées en France. La naturalisation est en réalité octroyée par décret. On se réfère donc au paragraphe 5 sur l’acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique.
Et c’est dans ce paragraphe qu’on trouve :
les articles 21-16 et 21-17 du Code civil qui disposent que la naturalisation ne peut être accordée qu’aux personnes qui résident en France depuis au moins 5 ans
l’article 21-22 du Code civil selon lequel la naturalisation ne peut être accordée qu’aux personnes majeures
Et on a donc trouvé les conditions que doivent respecter les personnes étrangères pour être naturalisées françaises.
Ce n’est toutefois pas la seule manière. On peut également utiliser l’index du Code civil.
A la fin de votre Code civil, il y a un certain nombre de pages roses (si vous utilisez le Code civil Dalloz). Parmi ces pages roses, on trouve un index (également appelé “table alphabétique”). Cet index est très utile. Il s’agit d’une liste de notions juridiques, classées par ordre alphabétique. Pour chaque notion juridique, l’index vous indique les articles du Code civil correspondants.
Par exemple, si on cherche la notion de naturalisation dans l’index, on voit ça :
L’index nous indique de nous reporter à la notion de nationalité. En cherchant la notion de nationalité dans l’index, on trouve une rubrique “Naturalisation”, avec les articles 21-15 et suivants du Code civil :
Là encore, on a donc trouvé la réponse à notre question 🙂
J’espère que cet article vous aidera à bien utiliser votre Code civil 🙂
Et si vous avez aimé cet article, partagez-le ! C’est gratuit 😉
Comment réussir sa première année de droit : 9 conseils indispensables !
Comment réussir sa première année de droit ? Vaste question…
Vous vous apprêtez peut-être à rentrer en première année de droit. Ou bien vous êtes déjà dans le bain…
Quoi qu’il en soit, si vous êtes ici, c’est que vous souhaitez réussir cette première année de droit !
Ancien étudiant en droit, aujourd’hui avocat de formation, je vais dans cet article vous donner 9 conseils pour réussir votre première année de droit.
Je ne prétends pas détenir la vérité absolue. Et je ne peux pas vous garantir à 100% que vous allez réussir votre première année de droit. Mais les conseils que je vais vous donner ont marché pour moi, et m’ont permis de réussir mes études de droit.
Alors restez bien jusqu’à la fin de cet article pour ne rater aucun de ces conseils !
Conseil n°1 : Rentrer directement dans le vif du sujet
Quand on débarque à la fac de droit, il est difficile de se mettre directement au boulot.
D’abord, parce que bon nombre d’étudiants en première année de droit sont là sans trop savoir pourquoi et ne sont donc pas nécessairement dans une optique de travail sérieux.
Ensuite, parce que la fac est un tout nouvel environnement par rapport au lycée, et demande aux étudiants de s’adapter. Il faut assimiler le fonctionnement des cours en amphi, des TD, etc…
Bref, l’étudiant en première année de droit se sent souvent désorienté, et met généralement du temps avant de mettre en place de bonnes habitudes de travail.
Ceci est tout à fait compréhensible. Mais il s’agit pourtant d’une erreur classique.
Pour réussir votre première année de droit, je vous conseille de rentrer directement dans le vif du sujet.
Autant il est à mon sens inutile de travailler pendant l’été avant la rentrée. Autant vous devriez commencer à travailler sérieusement dès le mois de septembre.
En première année, vous devez assimiler le vocabulaire juridique et la méthodologie des exercices (nous y reviendrons dans la suite de cet article), en plus du contenu de vos différents cours. Si vous commencez à travailler quelques semaines avant les partiels, vous courez droit à la catastrophe.
Alors commencez à travailler régulièrement dès le début du semestre 🙂
Conseil n°2 : Se faire des amis
Ce n’est peut-être pas le conseil que vous vous attendiez à voir dans cet article. Pourtant il est assez évident.
Vous aurez beaucoup de mal à réussir votre première année de droit si vous la passez tout seul.
Comme je vous l’ai dit précédemment, la fac est un nouvel environnement que vous allez devoir apprivoiser.
Pour ne pas vous sentir perdu, il est indispensable que vous puissiez échanger avec d’autres étudiants, notamment ceux qui sont dans les mêmes groupes de TD ou cours que vous.
A la fac, il est effectivement vite arrivé de louper une information (la date d’un contrôle par exemple). Si vous n’avez personne à qui parler, cela pourrait vous mettre dans une situation délicate…
En outre, il est indispensable que vous puissiez récupérer les cours si pour une raison ou une autre vous ne pouvez pas assister à un cours.
Bien sûr, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je ne vous encourage pas à ne pas aller en cours.
Mais cela nous est tous arrivé de louper un cours ! Et cela vous arrivera probablement à un moment ou à un autre ! Dans ce genre de situations, mieux vaut pouvoir compter sur des personnes de confiance qui pourront vous passer leur cours.
Enfin, pour réussir à la fac, il vaut mieux s’y sentir bien et y avoir des amis vous aidera bien entendu grandement pour cela.
Conseil n°3 : Ecouter en cours
Ce conseil peut sembler évident.
Mais franchement, est-ce que beaucoup d’étudiants en première année de droit l’appliquent ?
Ce conseil est bien sûr plus facile à énoncer qu’à appliquer.
Pour le mettre en place, vous devez comprendre l’importance du temps en fac de droit.
Pour réussir votre première année de droit, vous avez autant de temps disponible que les autres étudiants. La différence entre les étudiants qui réussissent et ceux qui échouent est la suivante : les premiers utilisent leur temps à bon escient, tandis que les seconds perdent du temps et ne comprennent pas à quel point leur temps est précieux.
Pensez-y : si vous allez en cours et que vous n’écoutez rien pendant les 2 ou 3 heures du cours… eh bien vous avez perdu 2 ou 3 heures de votre temps ! Et vous devrez les rattraper tôt ou tard, chez vous ou à la bibliothèque, alors que vous pourriez être tranquillement installé à la terrasse d’un café avec les copains/copines !
Ce qui vous mènera à une absence d’équilibre entre votre temps de travail et votre temps de loisirs, et donc potentiellement à un dégoût de l’université, et donc éventuellement à l’échec !
Bon, j’y vais un peu fort ! Mais j’espère que vous avez compris l’idée.
Si vous allez en cours, c’est pour écouter ! Si vous n’écoutez pas, autant rester chez vous !
Conseil n°4 : Travailler tous les jours
Travailler tous les jours… cela peut sembler horrible de prime abord !
Et pourtant, cela peut énormément vous aider à réussir votre première année de droit.
Comprenez-moi bien : je ne vous encourage pas à travailler tous les jours comme un forcené 15 heures par jour !
Je vous encourage à travailler un petit peu chaque jour.
Afin d’utiliser votre temps de la façon la plus efficiente possible.
Chaque jour de la semaine, vous aurez des cours en amphi et en TD. Pendant ces cours, vous serez confronté à un certain nombre d’informations.
Le problème est qu’en général, même si vous avez l’impression que vous allez retenir ces informations, vous aurez tout oublié au bout de quelques jours.
Le cerveau ne retient généralement pas la plupart des informations qu’on lui présente.
Pour éviter cela, vous allez devoir ancrer les informations dans votre cerveau.
Pour ça, une technique très efficace est de revoir le cours le soir après y avoir assisté. Vous pouvez en profiter pour le réorganiser, le remettre en forme, surligner ou souligner certains éléments, etc…
En revoyant le cours quelques heures après y avoir assisté, vous allez permettre à votre cerveau de beaucoup mieux mémoriser les informations qui lui ont été présentées.
C’est une technique que j’ai utilisé pendant toutes mes études de droit et qui m’a énormément aidé.
Et ce n’est pas si difficile à mettre en place. Il suffit d’y consacrer 30 minutes chaque soir. La clé est la régularité.
Si vous voulez plus de conseils pour apprendre efficacement vos cours, je vous renvoie à mon article sur le sujet.
Conseil n°5 : Ne pas se disperser dans les livres
Beaucoup d’étudiants en droit sont tentés d’approfondir leurs connaissances dans des livres.
Au début du semestre, certains achètent trois livres par matière en pensant que ça les aidera à avoir de bons résultats.
Mais de manière générale, ce n’est absolument pas nécessaire pour réussir en droit ! Et encore moins pour réussir sa première année de droit !
En première année de droit en particulier, on ne vous demande absolument pas de connaître par coeur des livres de 300 pages remplis de détails !
Ces livres pourront éventuellement vous être utiles si vous passez les concours/examens pour devenir avocat/magistrat/huissier…
Mais en première année, il n’est pas utile de vous prendre pour un professionnel du droit.
Le temps que vous passez dans des livres très détaillés aurait probablement été mieux utilisé à simplement revoir, comprendre et mémoriser vos cours.
Vous devez comprendre que vos cours sont largement suffisants pour réussir votre première année de droit.
Alors ne vous dispersez pas trop 🙂
Conseil n°6 : Faire des fiches de révisions
Ce conseil est un petit peu la suite du précédent.
Je vous ai dit que les livres étaient généralement trop détaillés pour vos besoins et qu’il valait mieux se concentrer sur vos cours.
En réalité, même vos cours sont généralement trop détaillés.
Il est essentiel que vous appreniez vos cours en travaillant avec des fiches de révisions.
Quand je parle de fiches de révisions, je parle de fiches synthétiques.
Ça ne sert à rien de simplement recopier votre cours sans chercher à le résumer.
En terme de densité, vos fiches ne doivent pas représenter plus de la moitié de votre cours.
C’est ce qui vous permettra de réellement comprendre la structure et la logique du cours, et de focaliser votre apprentissage sur les éléments les plus importants de votre cours.
Beaucoup d’étudiants ne savent pas comment synthétiser. Voici quelques pistes.
Le plus important, ce sont les titres et les sous-titres (l’architecture du cours). S’il y a une chose à connaître par cœur, c’est bien celle-là.
Ensuite, il faut se concentrer sur les informations qui ont le plus de chances de vous servir à votre examen. Je m’explique. Si par exemple votre cours retrace sur 2 pages une évolution jurisprudentielle, le plus important, c’est l’état actuel de la jurisprudence (ou ça en est maintenant). Connaître toute l’évolution et les différentes étapes n’est pas inutile, mais c’est moins essentiel.
De même, le droit est souvent organisé autour de principes et d’exceptions. Connaître les principes est absolument indispensable. Connaître toutes les exceptions est utile, mais ça vient après (si vous ne connaissez pas les principes ça ne sert à rien de connaître les exceptions).
Ou encore : si votre cours donne 3 exemples pour illustrer un point, il n’est pas utile de connaître les 3 exemples.
Si vous vous lancez dans la confection de fiches de révisions, je vous recommande de vous y atteler régulièrement (par exemple au moment où vous revoyez votre cours après y avoir assisté, voir conseil n°4).
Si vous ne vous sentez pas de faire des fiches de révisions de qualité ou si vous voulez gagner du temps, je vous recommande les fiches de révisions que je propose sur ce site. Cliquez ici pour télécharger les fiches de révisions.
Conseil n°7 : Travailler toutes les matières
Comme je vous l’ai dit précédemment, beaucoup d’étudiants en droit perdent du temps dans les livres.
Cela concerne avant tout les grosses matières, les matières à TD. En première année, il s’agit généralement (selon les universités) du droit constitutionnel, de l’introduction au droit, du droit des personnes et du droit de la famille.
Les étudiants se focalisent presque exclusivement sur ces matières, et délaissent complètement les petites matières, qui ne font pas l’objet de TD.
Le fait de ne pas être suivi comme en TD n’incite effectivement pas les étudiants à travailler ces matières régulièrement.
Ces matières peuvent vous permettre d’obtenir de très bonnes notes (beaucoup plus que les matières à TD). Elles sont effectivement évaluées sous forme de questions de cours (que ce soit à l’écrit ou à l’oral), et ne nécessitent donc pas réellement de réflexion mais surtout un apprentissage consciencieux de la matière.
Même si leur coefficient est inférieur à celui des grosses matières, les petites matières peuvent vous permettre d’obtenir des notes si excellentes qu’elles peuvent réellement faire une grosse différence !
Alors ne les négligez surtout pas. Si vous appliquez le conseil n°5 (ne pas se disperser dans les livres), vous devriez avoir le temps de les travailler régulièrement 🙂
Conseil n°8 : Assimiler le vocabulaire juridique
Vous allez vite vous en rendre compte en débarquant à la fac, le droit est truffé de termes techniques qu’il vous faut impérativement connaître et comprendre si vous voulez réussir : nullité d’un contrat, règle d’ordre public, exécution forcée, sécurité juridique, rétroactivité, ordonnances, décrets, acte juridique, fait juridique, personne morale… Sans oublier les mots en latin comme intuitu personae !
Bref, il y en a des tonnes.
Si vous ne faites pas l’effort de mémoriser et comprendre ces termes, vous ne pourrez jamais réellement comprendre vos cours.
Je vous conseille de procéder comme suit : lorsque vous revoyez ou apprenez vos cours, arrêtez-vous dès que vous ne connaissez pas un mot et faites l’effort d’en chercher une définition.
Bien sûr, cela prend du temps, mais c’est réellement indispensable. Réussir sa première année de droit passe par la maîtrise du vocabulaire juridique.
Pour les années suivantes, vous aurez moins besoin de faire cet effort car c’est réellement en première année que vous serez confronté à ce nouveau monde qu’est le droit.
Bref, revenons à nos moutons. Pour les définitions des termes juridiques, vous pouvez en trouver sur Internet. Il existe de bons dictionnaires juridiques en ligne, comme celui-ci.
Mais pour éviter de vous perdre dans les méandres d’Internet pendant que vous travaillez, le mieux reste d’acheter un dictionnaire papier. S’il y a un livre à acheter en première année de droit, c’est bien un dictionnaire juridique !
Celui que je vous recommande est le “Vocabulaire Juridique” de Gérard Cornu. Il est très complet et précis.
Je l’ai utilisé pendant toutes mes études de droit et il m’a énormément aidé.
Conseil n°9 : Apprendre et comprendre la méthodologie
Pour réussir votre première année de droit, vous devez impérativement apprendre et comprendre la méthodologie des différents exercices qu’on vous demandera d’effectuer.
En première année, il s’agit surtout des exercices suivants :
la fiche d’arrêt. Vous allez en faire des dizaines et des dizaines. La première fois que vous entendrez votre chargé de TD vous demander de faire les 14 fiches d’arrêt de la plaquette de TD pour la semaine prochaine, vous penserez sans doute qu’il vous fait une mauvaise blague. Mais c’est bien réel 😉
la dissertation juridique.
le cas pratique.
Le commentaire d’arrêt est également un exercice très important des études de droit. Mais la maîtrise de cet exercice est généralement exigée à partir de la deuxième année. En première année, vous serez donc en principe épargné 🙂
Dans cet article, je ne m’étendrai pas sur la méthodologie propre à chacun des exercices précités. Il y a déjà des articles sur ce site qui traitent spécifiquement de ce sujet. Je vous renvoie donc à :
mon article sur la fiche d’arrêt
mon article la dissertation juridique
mon article sur le cas pratique
Ce que vous devez comprendre, c’est que si vous ne maîtrisez pas la méthodologie, il vous sera franchement difficile d’obtenir la moyenne. Même si vous avez des connaissances.
Les professeurs sont très à cheval sur la méthodologie. Le but des études de droit est de vous apprendre à organiser une réflexion de manière structurée et rigoureuse. L’enseignement de la méthodologie vise à vous permettre d’atteindre cet objectif. Donc si vous ne respectez pas la méthode, vous serez sanctionné. Parfois lourdement.
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Pourquoi faire du droit : 3 bonnes raisons (et 2 mauvaises)
Sep 6,2019 5 commentaires sur Pourquoi faire du droit : 3 bonnes raisons (et 2 mauvaises)
Si vous êtes étudiant en droit ou que vous vous apprêtez à rentrer en fac de droit, vous vous posez peut-être la question suivante : pourquoi faire du droit ?
Il est tout à fait normal de se poser cette question. Que vous commenciez vos études de droit ou que vous ayez déjà plusieurs années de bouteille derrière vous, c’est même plutôt bon signe. Cela signifie que vous voulez être sûr que vous êtes à votre place, que vous avez fait le bon choix et que vous vous souciez de votre avenir.
En réalité, avoir un “pourquoi” (savoir pourquoi vous faites du droit) est essentiel car c’est ce qui vous permettra de rester motivé tout au long de vos études. Quand la charge de travail sera lourde et que les notes moyennes ou mauvaises seront éventuellement au rendez-vous, c’est ce qui vous aidera à ne pas baisser les bras. Au contraire, si vous n’avez pas de but, si vous ne trouvez pas de sens dans vos études, si vous n’avez pas de “pourquoi”, il sera franchement difficile pour vous de réussir.
Mais alors pourquoi faire du droit ? Les raisons peuvent en réalité être diverses et variées.
Dans cet article, je vais vous aider à y voir plus clair. Nous verrons ensemble 3 bonnes raisons pour faire des études de droit. Nous verrons également à la fin de cet article que les étudiants font parfois du droit pour de mauvaises raisons… Si vous pensez que c’est votre cas, restez bien jusqu’à la fin de cet article car cela pourrait vous être utile.
On commence tout de suite avec la première bonne raison pour faire du droit. C’est parti !
Raison n°1 pour faire du droit : Exercer un métier du secteur juridique
La réponse la plus logique à la question “Pourquoi faire du droit ?” est sans doute la suivante : pour exercer une profession du droit.
Effectivement, il existe de nombreux débouchés dans le secteur juridique pour les étudiants en droit.
Vous pouvez devenir avocat, magistrat, notaire, huissier de justice, juriste en entreprise, etc…
Pour devenir avocat, il faut être titulaire d’un master en droit, puis réussir l’examen d’entrée au CRFPA (centre régional de formation professionnelle d’avocats). Il faut ensuite effectuer une formation en école d’avocats, avant de passer le CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat). Une fois cet examen réussi, il est possible de prêter serment et d’exercer le métier d’avocat. Pour plus d’explications, je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment devenir avocat.
Afin de devenir magistrat, il faut également un master en droit. Mais il faut surtout réussir le concours pour entrer à l’ENM (école nationale de la magistrature).
Pour devenir notaire, il existe deux possibilités :
la voie universitaire : intégrer et effectuer un master 2 de droit notarial, suivi d’un stage de deux ans dans un office notarial. Pendant le stage, il faut suivre une formation dans un CFPN (centre de formation professionnelle des notaires) avant de passer le DSN (diplôme supérieur de notariat).
la voie professionnelle : il faut être titulaire d’un master 2 en droit. Il faut ensuite effectuer une formation dans un CFPN et un stage en alternance de 30 mois dans un office notarial, avant d’obtenir le DSN.
Le métier d’huissier de justice est accessible aux diplômés d’un master de droit. Il faut ensuite effectuer deux ans de stage dans une étude d’huissier et suivre une formation pour réussir l’examen d’aptitude aux fonctions d’huissier de justice.
Enfin, il ne faut pas oublier le métier de juriste d’entreprise. Il ne s’agit pas d’une profession réglementée, à l’inverse des métiers précédemment cités. Il n’est pas nécessaire de passer un concours ou un examen spécifique. Pour autant, les juristes d’entreprise sont très demandés. En particulier, les grosses entreprises disposent aujourd’hui de services juridiques très performants, qui comptent parfois des effectifs importants. Les spécialités possibles sont nombreuses (droit des sociétés, droit des contrats, droit fiscal, propriété intellectuelle, contentieux, droit du travail, etc…). Les juristes d’entreprise ont généralement un master 2 en droit, mais il est possible d’être recruté dans une petite entreprise simplement avec un master 1 en droit.
Quoi qu’il en soit, je vous encourage vivement à vous renseigner sur les différents métiers accessibles après vos études de droit. Vous devriez même commencer à vous renseigner le plus vite possible afin de savoir ce qui vous attend par la suite et quelles sont vos possibilités. C’est en sachant où vous allez que vous pourrez donner du sens à vos études et répondre à la question “pourquoi faire du droit ?”.
Raison n°2 pour faire du droit : Passer un concours
Il existe de nombreux concours qui peuvent être présentés par les étudiants diplômés en droit.
L’avantage est que ces concours ne nécessitent pas nécessairement un cursus en droit complet, jusqu’au master, comme c’est le cas des professions citées ci-dessus.
Ainsi, il est possible de passer le concours de greffier des services judiciaires après un bac+2 en droit.
Après une licence de droit (3 ans), il existe des concours qui peuvent notamment mener aux métiers suivants :
Il est également possible de passer le concours de commissaire de police après un bac+5. Un certain nombre de diplômés d’un master en droit passent et réussissent ce concours.
Il ne faut pas non plus oublier les nombreux concours de la fonction publique.
On distingue 3 types de concours de la fonction publique :
les concours de catégorie A, qui requièrent un diplôme de niveau bac+3 au moins
les concours de catégorie B, qui requièrent un diplôme de niveau bac à bac+2
les concours de catégorie C, qui requièrent un diplôme de niveau V ou VI (CAP, BEP, brevet des collèges).
Ainsi, une licence de droit ou un bac+2 en droit peut vous permettre de passer un certain nombre de concours de catégorie A et de catégorie B.
Ces concours permettent d’accéder à des métiers variés au sein des différents services publics de l’Etat :
contrôleur des finances publiques (concours de catégorie B) ou inspecteur des finances publiques (concours de catégorie A)
contrôleur du travail (concours de catégorie B) ou inspecteur du travail (concours de catégorie A)
attaché territorial (concours de catégorie A)
administrateur territorial (concours de catégorie A), etc…
Ces métiers ne sont qu’un petit échantillon de ceux qui sont accessibles après un concours de la fonction publique.
Si la notion d’intérêt général vous est chère et que vous souhaitez travailler au sein de l’Etat, n’hésitez pas à vous renseigner sur ces concours.
Ils sont souvent méconnus des étudiants en droit, ce qui est dommage.
Enfin, après une licence de droit, il est également possible de passer les concours des écoles de commerce ou des IEP (instituts d’études politiques).
Pour celles et ceux qui ne se voient pas nécessairement exercer un métier juridique, il s’agit d’un excellent moyen d’élargir vos opportunités. Après une école de commerce, vous pouvez par exemple travailler en entreprise, dans des secteurs variés (marketing, finance, ressources humaines, etc…).
Chaque année, de nombreux étudiants en droit parviennent à intégrer une école de commerce. Alors pourquoi pas vous ?
Bref, vous l’avez compris ; de très nombreuses possibilités s’offrent à vous après vos études de droit. Alors pensez-y la prochaine fois que vous vous demandez pourquoi faire du droit 🙂
Raison n°3 pour faire du droit : Acquérir une solide culture générale
Au-delà des formations et métiers accessibles après la fac de droit, il peut également être intéressant d’apprécier les études de droit en elles-mêmes.
A ce titre, les études de droit sont très riches et vous permettront d’acquérir une vraie culture générale. En outre, vous apprendrez des choses concrètes, qui pourront vous servir dans la vie de tous les jours. Ainsi, à la fin de vos études, vous saurez :
quelles sont les règles à respecter pour qu’un contrat soit valable
quels sont les droits et libertés dont dispose chaque individu et, par conséquent, dont vous disposez (qui sait, cela pourrait un jour vous servir si vous vous retrouvez dans une situation délicate…)
comment fonctionnent des institutions comme le mariage ou le PACS
quels sont les pouvoirs dont dispose l’administration et qu’est-ce que cette dernière peut faire vis-à-vis des individus
comment créer une société ou comment exercer une activité commerciale (cela pourrait vous être utile un jour, même si vous ne l’envisagez pas actuellement)
quelles sont les règles que votre employeur doit respecter si vous êtes salarié, etc…
En réalité, il ne s’agit que d’un petit aperçu de la masse de connaissances que vous assimilerez pendant vos études de droit.
Quand on est la tête dans le guidon, on ne s’en rend pas forcément compte. Mais avoir l’opportunité d’apprendre autant de choses est une véritable chance.
Cela vous permettra de mieux comprendre comment fonctionne le monde, et quelles en sont les règles (pour pouvoir éventuellement mieux les utiliser à votre avantage).
Cette simple raison devrait vous permettre de pouvoir répondre à la question “Pourquoi faire du droit ?”. Car soyez-en sûr : les connaissances que vous assimilez en droit vous serviront tôt ou tard.
Les mauvaises raisons pour faire du droit
Vous avez pu vous en rendre compte, il existe plusieurs bonnes raisons pour faire du droit.
Mais certains étudiants sont parfois poussés à faire du droit pour de mauvaises raisons.
Bien sûr, chaque personne a ses raisons qui lui sont propres et il ne s’agit pas d’émettre un jugement de valeur sur les buts et les motivations de chacun. Mais de manière générale, les étudiants qui sont motivés par ce type de raisons échouent dans leurs études ou finissent malheureux dans leur vie professionnelle. Il s’agit donc de décrypter ces raisons afin de comprendre qu’elles ne vous mèneront peut-être pas là ou vous le pensez.
La première mauvaise raison est… l’argent !
Eh oui ! Beaucoup d’étudiants se lancent dans les études de droit car ils espèrent gagner beaucoup d’argent. C’est une réalité.
Je ne vous dirai pas qu’il n’est pas possible de bien gagner sa vie après des études de droit. Vous avez peut-être vu sur Internet ou dans des revues que certains professionnels du droit ne gagnent pas très bien leur vie. Et c’est vrai. Mais en réalité, il est possible de très bien gagner sa vie après la fac du droit. Simplement, comme dans de nombreux domaines, il y a de grandes disparités.
Alors pourquoi faire du droit pour l’argent est une mauvaise idée ?
Ce que je veux vous dire, c’est que l’argent n’est pas une raison valable de faire des études de droit. Ou plutôt : ce ne doit pas être la seule raison ! Car si c’est le cas, vous foncez droit dans le mur et vous avez de grandes chances de ne pas être très épanoui dans votre carrière.
Bien entendu, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Ce peut être une source de motivation, et il n’y a rien de mal à vouloir bien gagner sa vie. Mais encore une fois, ce ne doit pas être la seule. Parce que si vous n’aimez pas ce que vous faites ou que vous n’êtes pas intéressé par le métier que vous exercez, vous ne serez pas heureux (peu importe l’argent que vous gagnez).
Vous devriez plutôt voir ça comme un bonus, comme une source de motivation annexe à votre “pourquoi” principal (qui peut être le métier que vous comptez exercer par exemple).
Maintenant, si je devais citer une seconde mauvaise raison qui pousse les étudiants à faire du droit, ce serait : les proches !
Beaucoup d’étudiants font du droit pour faire plaisir à leurs parents, et à leur famille de manière plus générale.
Encore une fois, il n’y a rien de mal à vouloir rendre fiers ses proches. C’est même parfaitement louable. Mais comme pour l’argent, ça ne devrait pas être votre source de motivation principale.
Vivre et construire sa vie à travers le regard des autres (même ses parents) n’est jamais une bonne chose sur le long terme.
Si vous faites du droit, c’est avant tout pour vous. Parce que VOUS en avez envie. Parce que VOUS l’avez décidé.
J’espère que cet article vous aura aidé à savoir pourquoi vous faites du droit.
Et laissez un commentaire ci-dessous pour dire pourquoi vous faites du droit. Cela m’intéresserait de savoir 🙂
Mai 31,2018 Laisser un commentaire
Vaste sujet que celui de l’examen d’entrée au CRFPA.
Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être justement parce que vous êtes candidat à l’examen d’entrée au CRFPA.
Vous sortez de 4 ou 5 années de droit qui vous ont bien éprouvé. Et vous souhaitez maintenant devenir avocat.
Mais entre vous et votre rêve/vocation/objectif, se dresse un obstacle de taille : le CRFPA !
Vous vous en doutez probablement, mais cet examen, c’est tout sauf de la rigolade ! Il nécessite une grosse préparation, et le taux de réussite est assez faible : entre 15 et 40% selon les IEJ.
L’idée de cet article est de vous donner des clés pour réussir cet examen exigeant.
Mais qui suis-je pour vous parler de ça, me direz-vous ? 🙂 Eh bien, je m’appelle Maxime, et je suis actuellement élève-avocat à l’Ecole de Formation du Barreau de Paris. J’ai réussi l’examen d’entrée au CRFPA, et je souhaite partager avec vous mon retour d’expérience 🙂
Dans cet article, je vais vous donner 7 conseils pour réussir l’examen du CRFPA.
Avant d’entrer réellement dans le vif du sujet, je tiens toutefois à clarifier une chose.
Il n’y a pas de configuration idéale pour réussir l’examen du CRFPA.
Que vous soyez titulaire d’un master 2 ou au contraire d’un simple master 1, que vous ayez suivi assidument les cours à l’IEJ pendant l’année ou non, que vous fassiez une prépa estivale ou pas, vous pouvez réussir l’examen du CRFPA !
Il y’a des excellents étudiants qui le ratent, et d’autres beaucoup moins excellents qui le réussissent. Certains le travaillent d’arrache-pied pendant un an et ne l’ont pas, et d’autres l’ont en ne commençant à réviser qu’en juillet.
Pour vous dire, il y’en a même qui le réussissent sans même être des juristes (coucou les Sciences Po !).
J’ai moi-même réussi cet examen à la suite de mon master 1, sans jamais avoir mis les pieds à l’IEJ avant les épreuves écrites.
Alors gardez bien en tête que pour le CRFPA, il n’y a pas de règle. Tout peut arriver, et tout est possible !
Ceci étant dit, on peut commencer avec le premier conseil 🙂
Conseil n°1 : Choisissez des matières qui vous plaisent
Le choix des matières que vous allez passer à l’examen est absolument crucial !
A ce niveau-là, il y’a généralement deux écoles.
Ceux qui pensent qu’il est préférable de choisir des matières dans lesquelles ils sont spécialistes. Par exemple, choisir Droit pénal si vous avez fait un master 2 Droit pénal.
Et ceux qui préfèrent faire un choix “stratégique”, en privilégiant des matières réputées plus faciles.
D’après moi, il est clair qu’il vaut mieux choisir des matières dans lesquelles vous avez déjà des connaissances. Chaque année, les rumeurs vont bon train sur les matières soi-disant “bon plan”. Un tel dit qu’il faut choisir Droit social, un autre lui rétorque que “le meilleur bail c’est Droit international et européen”. Résultat : Vous avez, par exemple, des étudiants spécialisés en droit civil ou en droit des affaires qui choisissent d’autres spécialités réputées plus faciles alors qu’ils n’y connaissent souvent pas grand chose. Et bien souvent, les candidats qui ont fait ce choix échouent à l’examen.
Pourquoi ? Parce qu’en réalité il n’y a pas de meilleur plan, pas de meilleure matière ! Cela dépend des IEJ, des années, des correcteurs… bref, cela dépend de trop de choses !
La vérité, c’est que vous ne pouvez pas vous permettre de “découvrir” votre matière de spécialité pour le CRFPA. Si ça s’appelle “matière de spécialité”, ce n’est pas pour rien ! Alors choisissez des matières dans lesquelles vous vous sentez à l’aise 🙂
Mais surtout, je vous recommande de choisir des matières que vous appréciez, que vous prenez plaisir à travailler. Gardez en tête que les révisions du CRFPA, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon ! Et vous arriverez beaucoup plus facilement à vous motiver si vous prenez du plaisir dans vos révisions !
Rares sont les personnes capables de travailler à fond une matière qu’ils n’aiment pas…
Bien sûr, il est préférable de réviser toute l’année pour un examen comme le CRFPA.
Toutefois, les deux-trois derniers mois avant l’examen sont extrêmement importants, et c’est en réalité à ce moment-là que tout se joue !
Pendant cette période, vous devez être très organisé, et optimiser votre temps !
Pour cela, il est à mon sens indispensable d’avoir un planning de travail.
C’est en partie pour ça que faire une prépa privée est utile : la prépa vous fixe un cadre et vous force à travailler régulièrement puisque vous devez suivre le rythme de la prépa.
Mais pour ceux qui ne font pas de prépa, il est également possible de réviser efficacement pendant l’été. Vous devez simplement vous créer votre propre cadre de travail. Idéalement, votre planning doit prévoir avec précision vos révisions pendant les mois de juillet et août. Ainsi, vous devez prévoir, pour chaque semaine :
des plages horaires pendant lesquelles vous allez lire/ficher/apprendre telle ou telle partie du cours dans chaque matière
pour chaque matière, une plage horaire de 3 heures pendant laquelle vous allez réaliser un entraînement sur la partie du cours en question
une plage horaire de 5 heures pour faire une note de synthèse
Ecrivez votre planning, et affichez-le sur les murs de votre chambre, ou bien en fond d’écran de votre ordinateur ou de votre smartphone. L’idée est de vous obliger à le respecter.
J’en profite pour aborder une question que beaucoup de candidats se posent : faut-il commencer à réviser les libertés fondamentales avant les épreuves écrites ?
Personnellement, je suis contre. D’abord, parce que les écrits sont suffisamment difficiles pour se rajouter encore du travail. Ensuite, parce que bien qu’il s’agisse d’une matière très dense et transversale, vous aurez largement le temps de vous y consacrer après les écrits.
Alors ne vous dispersez pas 😉 Vous avez déjà suffisamment de choses à faire.
Conseil n°3 : Faites des fiches de révisions
Vous allez vite vous en rendre compte, la masse de connaissances que l’on vous demande de connaître pour l’examen du CRFPA est absolument gigantesque.
Pour ceux qui font une prépa privée, amusez-vous à additionner le nombre de pages de vos différents cours. Vous arriverez probablement à environ 1500 pages, sans compter les fascicules d’actualisation !
Je vous le dis très honnêtement, vous ne pourrez pas tout savoir sur le bout des doigts. Autant vous dire qu’il va vous falloir élaguer tout ça.
C’est pourquoi je vous recommande de réviser avec des fiches de révisions synthétiques de manière à vous concentrer sur ce qui est réellement important, sans perdre de temps sur les détails et les éléments superflus.
Pour ceux qui ne souhaitent pas utiliser les fiches que je propose sur ce site, vous pouvez très bien faire vos propres fiches de révisions. Mais gardez à l’esprit que cela prend beaucoup de temps. Si vous n’avez pas commencé à ficher vos cours avant l’été, vous risquez de manquer de temps. Alors prenez-y vous à l’avance si vous souhaitez ficher la totalité de vos cours 😉
Conseil n°4 : Travaillez intelligemment et efficacement
De manière générale, beaucoup d’étudiants confondent quantité de travail et qualité du travail. Et cela reste très vrai pour la préparation du CRFPA.
Les étudiants se rassurent en se disant qu’ils travaillent 10 heures par jour, alors que bien souvent le résultat de leur temps de travail (telles parties du cours fichées/comprises, méthodologie de la note de synthèse un peu mieux acquise, etc…) aurait pu être atteint en beaucoup moins de temps.
Retenez bien une chose : les candidats qui réussissent le CRFPA ne sont pas toujours ceux qui travaillent le plus. Mais ce sont souvent ceux qui travaillent le plus intelligemment.
Mais c’est quoi, travailler intelligemment, me direz-vous ?
Dans le cadre de la préparation du CRFPA, votre temps est limité. Travailler intelligemment, c’est donc utiliser votre temps de manière efficiente pour que vos séances de travail produisent des résultats.
Très simplement, à chaque fois que vous travaillez, vous devez faire en sorte que le travail que vous faites vous soit réellement utile le jour de l’examen.
Cela signifie, par exemple, qu’il ne sert à rien de lire de A à Z tous les arrêts qui figurent dans les fascicules d’actualisation de votre prépa alors que vous ne maîtrisez même pas votre cours.
Cela signifie également que, lorsque vous apprenez vos cours, vous ne devez pas les apprendre bêtement/machinalement, mais au contraire faire l’effort de les comprendre ! Vous n’êtes plus à la fac ! C’est fini les dissertations où on recrache son cours sans réellement savoir de quoi l’on parle.
Je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours plus rapidement si vous voulez plus d’explications sur le sujet.
En outre, pour que vos séances de travail soient productives, vous allez devoir être efficaces. Alors mettez-vous dans de bonnes conditions de travail ! Eteignez votre smartphone, et oubliez Facebook et Instagram quand vous bossez ! Oui je sais, c’est difficile, voire même une torture pour certain(e)s… Mais vous me remercierez quand vous aurez réussi le CRFPA 🙂
Conseil n°5 : Faites le plus d’entraînements possible
Il ne fait aucun doute que les entraînements sont une des clés pour réussir le CRFPA.
D’abord, parce qu’en confrontant la théorie à un cas pratique, ils vont vous permettre de mieux comprendre (et retenir) vos cours. Et ensuite, parce qu’ils vont vous aider à développer des réflexes et des habitudes qui vous serviront le jour de l’examen (comme ne pas oublier de toujours démontrer le lien de causalité dans un cas pratique de responsabilité civile par exemple).
En ce qui me concerne, il m’est arrivé à plusieurs reprises, pendant ma prépa d’été, de rater des cours. En revanche, je n’ai jamais raté un entraînement. Que ce soit un entraînement de spécialité, de procédure, de droit des obligations ou une note de synthèse.
Cela ne m’a pas porté préjudice, bien au contraire. J’avais même le sentiment que faire des entraînements était plus efficace pour apprendre ses cours que de simplement assister à un cours.
Concernant la manière d’appréhender les entraînements, il n’est pas absolument nécessaire, à mon sens, de toujours se mettre en conditions d’examen (sans vos cours/fiches, temps limité, etc…).
Au contraire, si vous ne maîtrisez pas encore votre cours et que vous faites votre entraînement sans avoir les connaissances requises, cela risque de ne pas servir à grand chose.
Personnellement, pendant tout le mois de juillet, j’ai fait mes entraînements en ayant avec moi mes cours et mes fiches de révisions. Cela ne me faisait en aucun cas culpabiliser, puisque je savais qu’il s’agissait au final d’un excellent moyen pour bien apprendre et comprendre mes cours.
Alors pas de panique si à quelques mois de l’examen, vous n’arrivez pas à faire vos entraînements sans vos cours ! C’est tout à fait normal. L’essentiel est d’être prêt le jour J !
Conseil n°6 : Entourez-vous des bonnes personnes
On a coutume de dire que l’on est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus.
Cela signifie que si vous côtoyez principalement des gens négatifs, stressés, et qui n’ont pas confiance en eux, vous allez également avoir tendance à présenter ces traits de caractère.
Et c’est tout ce que vous voulez éviter pendant cette période de révisions qui est déjà en elle-même stressante et difficile !
Pendant votre préparation du CRFPA, vous devez donc absolument vous entourer de personnes positives, qui travaillent dur sans se prendre la tête, qui ont confiance en leurs capacités de réussite et qui ont confiance en vos capacités de réussite.
Que ce soit dans le cadre de votre IEJ ou de votre prépa privée, je vous recommande de vous trouver un “groupe de travail” composé de ce type de personnes. L’idée est de pouvoir par exemple récupérer un cours que vous avez manqué, discuter d’un point de votre cours que vous avez mal compris, ou encore de vous tenir mutuellement au courant des dernières actualités.
Je m’étais moi-même fait un bon groupe de travail pendant mes révisions. Cela m’a beaucoup aidé, que ce soit en terme de motivation ou d’apprentissage.
Bien entendu, je vous conseille également de continuer à voir votre famille et vos amis pendant cette période. Il n’y a rien de mieux pour garder le moral 😉
Conseil n°7 : Ayez une hygiène de vie irréprochable
C’est un conseil qui va peut-être vous surprendre de prime abord. Qu’est-ce que ça vient faire là après tout, l’hygiène de vie ? “Ça n’a rien à voir avec le CRFPA”, pourraient me dire certains.
Mais en réalité, tout est lié. Pour maximiser vos chances de réussite, vous devez avoir une excellente hygiène de vie pendant la préparation de l’examen.
Si vous étiez sportif de haut niveau et que les jeux olympiques étaient dans trois mois, cela vous viendrait-il à l’idée de manger McDo tous les jours et de sortir en boîte jusqu’à pas d’heure ? A priori non…
Bon eh bien pour le CRFPA c’est la même chose ! Toutes proportions gardées bien sûr 😉
Je vous encourage donc à :
manger sainement (et varié)
dormir suffisamment (au moins 7 heures par nuit)
N’oubliez pas non plus de faire des pauses régulières pendant vos révisions (toutes les 2 heures par exemple). Il est indispensable de s’aérer l’esprit régulièrement pour rester efficace sur le long terme.
Avoir une bonne hygiène de vie va grandement vous aider à bien préparer le CRFPA, car en étant dans une forme optimale vous allez :
mieux mémoriser vos cours
avoir plus d’énergie, plus de motivation et un meilleur état d’esprit pour aborder l’examen
La préparation du CRFPA est une période intense et difficile.
Parce que le CRFPA, c’est un combat. Mais ce n’est pas vous contre les autres. C’est vous contre vous-même.
Vous allez être poussé dans vos retranchements, autant en terme de pression que de charge de travail.
Ceux qui réussiront seront ceux qui auront réussi à dompter cette période.
L’important est de croire en vous, de travailler dur et surtout de ne jamais abandonner !
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