Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/56845
Timestamp: 2020-02-18 03:52:03+00:00
Document Index: 53531473

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Citalopram ut Citaloprami hydrobromidum.
Maladies de nature dépressive (dépressions endogènes et non endogènes).
Prévention de nouveaux épisodes d’une dépression unipolaire.
La posologie sera déterminée individuellement et adaptée au tableau clinique et à chaque patient.
Les comprimés pelliculés de Citalopram Axapharm sont pris 1× par jour. Les comprimés pelliculés peuvent être pris, en principe, à n’importe quel moment de la journée et indépendamment des repas, avec suffisamment de liquide (par exemple 1 verre d’eau), mais il est recommandé de prendre le médicament toujours au même moment de la journée.
La dose initiale pour adultes est de 20 mg par jour. Selon l’état clinique, elle pourra être portée à 40 mg par jour, à des intervalles de 2 semaines. La dose de 40 mg ne doit pas être dépassée.
L’effet antidépresseur se fait généralement ressentir après 2 à 4 semaines. Parce que le traitement par antidépresseurs est symptomatique, il doit être poursuivi pendant une période de temps appropriée, normalement jusqu’à 6 mois après la guérison, afin d’éviter les rechutes. Chez les patients souffrant d’une dépression récidivante (unipolaire), un traitement antidépresseur d’entretien de plusieurs années peut être nécessaire afin d’éviter la survenue de nouveaux épisodes d’une dépression unipolaire.
Dose initiale: 10 mg par jour, portée après une semaine à 20 mg par jour. En règle générale, la dose optimale se situe entre 20 et 30 mg par jour. La dose peut être portée à 40 mg par jour en cas de réponse insuffisante.
Lors du traitement des troubles paniques avec ou sans agoraphobie, l’effet maximal est atteint au bout d’environ 3 mois de traitement.
La dose initiale recommandée est de 20 mg par jour. En cas de besoin, cette dose peut être portée à 40 mg.
Lors d’un traitement des troubles obsessionnels compulsifs, l’entrée en action d’un effet se ressent après 2 à 4 semaines. Le succès thérapeutique augmente avec la poursuite du traitement.
Instructions spéciales pour le dosage:
Environ la moitié de la dose usuelle, soit 10 à 20 mg par jour, sera administrée aux patients âgés de plus de 65 ans.
La dose maximale recommandée chez les patients âgés est de 20 mg par jour.
Parce que les études contrôlées par placebo et menées chez les enfants et adolescents souffrant de dépression n’ont pas démontré d’efficacité, l’usage de Citalopram Axapharm n’est pas recommandé dans cette tranche d’âge. Dans les indications de troubles paniques et de troubles obsessionnels compulsifs également, l’utilisation de Citalopram Axapharm n’est pas recommandée dans cette tranche d’âge car l’efficacité et la sécurité d’emploi n’ont pas été étudiées dans ces indications.
L’élimination de Citalopram Axapharm est ralentie chez les patients dont la fonction hépatique est réduite, ce qui se traduit par une augmentation jusqu’à 100% des taux plasmatiques du citalopram. Par conséquent, les doses journalières entre 10 et 20 mg de Citalopram Axapharm ne doivent pas être dépassées chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique.
Chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale légers à modérés, le ralentissement de l’élimination du citalopram est mineur et une adaptation posologique n’est généralement pas nécessaire chez ces patients.
Aucune expérience chez les patients présentant des troubles sévères de la fonction rénale (clairance de la créatinine <30 ml/min) n’est disponible.
Faible métabolisation par le CYP2C19
Chez les patients connus pour un déficit métabolique en CYP2C19, une dose initiale de 10 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines. En fonction de la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à un maximum de 20 mg par jour (voir «Pharmacocinétique»).
Un arrêt brutal doit être évité. Si l’arrêt du traitement est prévu, Citalopram Axapharm doit être arrêté progressivement sur quelques semaines (par palier de maximum 10 mg toutes les 1 à 2 semaines). Au terme d’un traitement de longue durée par Citalopram Axapharm, un arrêt brusque peut provoquer des symptômes de sevrage tels que vertige, céphalées, nausée, paresthésies, tremblements, anxiété, palpitations, sudation accrue, nervosité, troubles du sommeil ou d’autres symptômes. Les réactions de sevrage citées peuvent être de faible intensité et spontanément résolutives ou, chez certains patients, sévères (voir aussi «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»). Pour éviter ces symptômes, un arrêt progressif du traitement sur une période d’une à deux semaines est recommandé.
Hypersensibilité au citalopram ou à l’un des excipients contenus dans Citalopram Axapharm.
Inhibiteurs de la MAO:
Des réactions sévères et parfois fatales ont été observées chez les patients recevant simultanément des ISRS et un inhibiteur de la MAO, y compris l’inhibiteur sélectif de la MAO-B, la sélégiline, et l’inhibiteur réversible de la MAO, le moclobémide. De telles réactions ont été également observées chez les patients débutant immédiatement un traitement par inhibiteur de la MAO juste après avoir terminé un traitement par un ISRS. Certains patients ont développé des symptômes rappelant un état hypersérotoninergique (syndrome sérotoninergique). Le citalopram ne doit pas être administré en même temps qu’un inhibiteur de la MAO, y compris la sélégiline à des doses supérieures à 10 mg par jour.
Le traitement par Citalopram Axapharm ne peut être commencé que 14 jours après l’arrêt d’un traitement par inhibiteurs non-sélectifs de la MAO et au plus tôt un jour après l’arrêt d’un traitement par le moclobémide.
Un traitement par un inhibiteur de la MAO autre que la sélégiline pourra débuter 7 jours après l’arrêt d’un traitement par Citalopram Axapharm (voir «Interactions»).
L’administration simultanée de linézolide est contre-indiquée, sauf si une surveillance étroite et un contrôle de la tension artérielle sont possibles (voir «Interactions»).
L’administration simultanée de pimozide est contre-indiquée (voir «Interactions»).
L’administration de Citalopram Axapharm est contre-indiqué avec des médicaments qui allongent de façon prouvée l’intervalle QT (voir «Interactions»).
Le citalopram est contre-indiqué chez les patients qui présentent un allongement connu de l’intervalle QT ou un syndrome du QT long congénital.
La prudence est de rigueur chez les patients âgés et chez les patients présentant une insuffisance hépatique et rénale (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Réactions d’angoisse paradoxales
Chez le patient atteint de troubles paniques, l’angoisse peut s’accentuer au début d’un traitement par antidépresseur. Ces réactions d’angoisse paradoxales sont le plus marquées durant les premiers jours du traitement et s’estompent généralement en l’espace de 2 semaines.
C’est pourquoi une dose initiale faible est recommandée afin de diminuer la probabilité d’une réaction paradoxale (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Une hyponatrémie a été rapportée comme effet indésirable rare et mise en relation avec l’utilisation d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, vraisemblablement à la suite d’une sécrétion inappropriée de l’hormone antidiurétique. Elle disparaît généralement après l’arrêt du traitement. Le risque d’hyponatrémie augmente avec l’âge, principalement chez les femmes.
L’arrêt du traitement par Citalopram Axapharm doit prévoir une réduction progressive de la dose sur une période de 1-2 semaines pour éviter l’apparition de symptômes de sevrage (voir «Posologie/Mode d’emploi» et «Effets indésirables»).
Le risque de survenue de symptômes liés à l’arrêt du traitement peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la durée du traitement, la posologie et la vitesse de la réduction de la dose. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont les suivantes: sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, sudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels. Généralement, ces symptômes sont d’intensité légère à modérée, mais ils peuvent être d’intensité sévère chez certains patients. Ils apparaissent normalement au cours des premiers jours suivant l’arrêt du traitement, mais de très rares cas ont été rapportés chez des patients qui avaient par inadvertance oublié une prise. Généralement, ces symptômes régressent d’eux-mêmes et disparaissent en deux semaines. Chez quelques personnes, ils peuvent persister plus longtemps (2-3 mois ou plus).
Citalopram Axapharm ne doit pas être utilisé pour traiter l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans. Dans des études cliniques menées chez l’enfant et l’adolescent, une augmentation du comportement suicidaire (tentatives de suicide et pensées suicidaires) ainsi qu’une attitude d’hostilité (principalement un comportement agressif et oppositionnel ainsi que des crises de rage) ont été observées plus fréquemment sous traitement par des antidépresseurs que sous placebo. En cas de nécessité clinique d’un traitement antidépresseur, le patient doit être étroitement surveillé à la recherche de symptômes suicidaires.
On ne dispose d’aucune donnée à long terme sur la sécurité chez l’enfant et l’adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
La dépression est associée à un risque accru de survenue d’idées suicidaires, d’auto-agression et de suicide (événements de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu’à l’obtention d’un soulagement significatif des symptômes. Ce résultat pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients doivent être surveillés étroitement jusqu’à l’obtention d’une amélioration. L’expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter au début d’un traitement.
D’autres troubles psychiatriques pour lesquels Citalopram Axapharm est prescrit peuvent également être associés à un risque accru d’événements suicidaires. De plus, ces troubles peuvent être associés à une dépression. Les mêmes précautions que celles mentionnées pour les patients souffrant de dépression doivent donc être appliquées aux patients présentant d’autres troubles psychiatriques.
Les patients ayant des antécédents de comportement suicidaire ou d’intentions suicidaires significatives avant le traitement ont un risque accru de survenue d’idées suicidaires ou de tentatives de suicide. Ils doivent donc être surveillés avec un soin particulier au cours du traitement.
Une méta-analyse d’études cliniques contrôlées par placebo sur l’utilisation d’antidépresseurs chez l’adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportements de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans sous antidépresseurs, par rapport au placebo.
Une surveillance étroite des patients, en particulier des patients à haut risque de suicide, doit accompagner le traitement médicamenteux, surtout au début du traitement et lors d’ajustements posologiques. Les patients et les personnes qui les encadrent doivent être avertis de la nécessité d’une surveillance pour identifier toute aggravation clinique, apparition de comportements/idées suicidaires ou changement inhabituel du comportement. Si de tels symptômes apparaissent, ces personnes doivent immédiatement demander l’avis du médecin.
Surtout au début du traitement, le plus petit emballage approprié du médicament sera prescrit afin de réduire le risque d’atteinte à soi-même.
Les patients doivent être surveillés soigneusement même après l’arrêt du traitement, en raison du risque de récidive dépressive (créant à nouveau un potentiel de comportements suicidaires) ou de symptômes de sevrage (voir «Effets indésirables»).
Akathisie et agitation psychomotrice
Bien qu’aucun lien de causalité entre des symptômes d’agitation y compris l’akathisie (agitation interne, agitation psychomotrice) et les tendances suicidaires n’ait été clairement établi, les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de ces symptômes pendant un traitement antidépresseur.
Un passage vers une phase maniaque pourrait survenir chez les patients maniaco-dépressifs. L’interruption du traitement par le citalopram s’impose lors de l’apparition d’une phase maniaque.
Bien que l’expérimentation animale n’ait mis aucun potentiel épileptogène pour le citalopram en évidence, Citalopram Axapharm doit être prescrit avec prudence chez les patients avec antécédents de crises convulsives.
Comme d’autres substances psychotropes, le citalopram peut modifier la tolérance à l’insuline et au glucose, rendant un ajustement du traitement antidiabétique éventuellement nécessaire chez le diabétique. La dépression elle-même peut également influencer la tolérance au glucose.
Dans de rares cas, l’apparition d’un syndrome sérotoninergique a été rapportée lors d’un traitement par des ISRS. Une association de symptômes comprenant possiblement les symptômes ci-après peut annoncer l’apparition de ce syndrome: agitation, confusion, tremblements, myoclonie et hyperthermie (voir «Interactions»).
Dès l’apparition de tels symptômes, il faut interrompre immédiatement la prise de Citalopram Axapharm et procéder à un traitement symptomatique.
La prudence est de rigueur lors d’une utilisation de Citalopram Axapharm en association avec d’autres médicaments ayant des effets sérotoninergiques (par exemple sumatriptan ou autres triptans, tramadol et tryptophane).
On a rapporté dans de rares cas une prolongation du temps de saignement et/ou des manifestations hémorragiques (par exemple ecchymoses, hémorragies gynécologiques, hémorragies gastro-intestinales et autres hémorragies concernant la peau ou les muqueuses) dans le cadre de traitements par des ISRS. La prudence est recommandée chez les patients ayant des antécédents connus d’anomalies hémorragiques et les patients prenant simultanément des médicaments susceptibles d’accroître le risque d’hémorragies, comme en particulier des anticoagulants ou des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire (par exemple l’acide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, la ticlopidine et le dipyridamole) (voir «Interactions»).
En raison du peu de données cliniques disponibles sur l’administration d’un ISRS simultanément à une électroconvulsivothérapie, la prudence est recommandée (voir «Interactions»).
Des interactions peuvent se manifester entre les ISRS et les produits à base de millepertuis (Hypericum perforatum), se traduisant par une augmentation des effets indésirables. Par conséquent, le citalopram et les produits à base de millepertuis ne doivent pas être administrés de façon concomitante (voir «Interactions»).
Il a été démontré que le citalopram peut entraîner un allongement dose-dépendant de l’intervalle QT. Depuis la mise sur le marché du produit, des cas d’allongement de l’intervalle QT et des arythmies ventriculaires, y compris des torsades de pointes, ont été rapportés et sont survenus précisément surtout chez des patients de sexe féminin, des patients en hypokaliémie, des sujets présentant un allongement préexistant de l’intervalle QT ou d’autres maladies cardiaques (voir «Contre-indications», «Interactions», «Effets indésirables» et «Surdosage»).
La prudence est demandée chez les patients qui présentent une bradycardie importante ou un infarctus du myocarde aigu récent ou encore une insuffisance cardiaque non compensée.
Des troubles électrolytiques comme une hypokaliémie ou une hypomagnésémie augmentent le risque d’arythmie maligne et doivent être corrigés avant de commencer le traitement par le citalopram.
Chez les patients qui présentent une cardiopathie stable, un contrôle ECG doit être envisagé avant de commencer le traitement.
Lorsque surviennent des signes de troubles du rythme cardiaque sous citalopram, le traitement doit être arrêté et un ECG doit être pratiqué.
Des études chez l’animal ont montré que le citalopram affecte la qualité du sperme (voir «Données précliniques»).
Des cas rapportés chez l’homme traité par certains ISRS ont montré que l’effet sur la qualité du sperme est réversible.
Un impact sur la fertilité humaine n’a pas été observé à ce jour.
Des études testées sur des animaux ont montré une embryotoxicité légère (développement ralenti). Aucune donnée clinique contrôlée n’est disponible. Citalopram Axapharm sera utilisé pendant la grossesse uniquement en cas de nécessité absolue.
Après la prise de citalopram ou d’autres ISRS à la fin de la grossesse, les symptômes de sevrage suivants sont survenus chez les nouveau-nés: Troubles de l’alimentation et du sommeil, difficultés respiratoires, cyanose, apnée, crises convulsives, variations de la température corporelle, hypoglycémie, tremblements, tonus musculaire anormal, hyperréflexie, vomissements, irritabilité anormale, surexcitation, léthargie, somnolence et pleurs permanents.
Dans une étude épidémiologique, l’utilisation d’ISRS après les 20 premières semaines de la grossesse était associée à un risque accru d’hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (HPPN). Selon ce rapport, le risque absolu chez les femmes ayant pris un ISRS en phase tardive de grossesse était d’environ 6 à 12 cas sur 1’000 femmes, en comparaison avec 1 à 2 cas sur 1’000 femmes dans la population générale. On ne dispose actuellement pas de données confirmées d’un risque d’HPPN après la prise d’ISRS pendant la grossesse; il s’agit de la première étude ayant examiné ce risque potentiel. Les nombres de cas de prise par ISRS individuel n’étaient cependant pas assez grands pour permettre d’établir si tous les ISRS sont associés au même risque d’HPPN.
Le citalopram passe dans le lait maternel. On suppose que l’enfant allaité reçoit env. 5% de la dose de la mère. Le sevrage s’impose si un traitement par Citalopram Axapharm s’avère nécessaire.
L’influence de citalopram sur le comportement psychomoteur est mineure. Toutefois, les patients sous médicaments psychoactifs peuvent faire preuve d’une capacité de réaction diminuée. C’est pourquoi la prudence est de rigueur lors de la conduite de véhicules ou de l’utilisation de machines.
Les effets indésirables du citalopram surviennent le plus fréquemment durant la première ou les deux premières semaines de traitement et s’estompent généralement par la suite.
Les effets indésirables décrits ci-dessous, observés dans le cadre des études réalisées en double aveugle avec contrôle par placebo ou après commercialisation, sont présentés par catégories d’incidence comme suit:
Très fréquents (≥1/10).
Fréquents (<1/10, ≥1/100).
Occasionnels (<1/100, ≥1/1'000).
Rares (<1/1'000, ≥1/10'000).
Très rares (<1/10'000).
Fréquence indéterminée: réactions anaphylactiques.
Fréquence indéterminée: sécrétion inappropriée d’ADH (incidence accrue chez les patientes âgées).
Fréquents: baisse de l’appétit, perte de poids.
Occasionnels: appétit accru, prise de poids.
Fréquence indéterminée: hyponatrémie (incidence accrue chez les patientes âgées), hypokaliémie.
Fréquents: agitation, diminution de la libido, états confusionnels, rêves anormaux, nervosité, anxiété, problèmes de concentration, dysfonctionnement orgasmique chez la femme.
Occasionnels: euphorie.
Fréquence indéterminée: manie, hallucinations, dépersonnalisation, attaques de panique, agressivité, bruxisme, états d’inquiétude, idées suicidaires, comportement suicidaire1.
Très fréquents: somnolence (14%), insomnie (15%).
Fréquents: céphalées, tremblement, paresthésie, vertige, troubles de l’attention.
Rares: dyskinésies, dysgueusie.
Fréquence indéterminée: convulsions de type grand mal, crises convulsives, syndrome sérotoninergique, troubles extrapyramidaux, agitation psychomotrice/akathisie, troubles du mouvement.
Occasionnels: mydriase.
Fréquence indéterminée: troubles visuels.
Fréquence indéterminée: allongement de l’intervalle QT, arythmies ventriculaires, y compris torsades de pointes.
Depuis la mise sur le marché du produit, des cas d’allongement de l’intervalle QT et des arythmies ventriculaires, y compris des torsades de pointes, ont été rapportés et sont survenus précisément surtout chez des patients de sexe féminin, des patients en hypokaliémie, présentant un allongement préexistant de l’intervalle QT ou d’autres maladies cardiaques (voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions», «Interactions», «Surdosage» et «Propriétés/Effets»).
Rares: hémorragie.
Fréquents: bâillements, rhinite.
Occasionnels: toux, détresse respiratoire.
Fréquence indéterminée: épistaxis.
Très fréquents: sécheresse buccale (16%), nausée (19%).
Fréquents: diarrhée, vomissements, constipation, salivation accrue, douleurs abdominales.
Fréquence indéterminée: hémorragies gastro-intestinales.
Occasionnels: taux accrus d’enzymes hépatiques.
Rares: hépatite.
Très fréquents: sudation accrue (10%).
Fréquents: prurit, éruption cutanée.
Occasionnels: photosensibilité, alopécie, urticaire.
Fréquence indéterminée: réactions d’hypersensibilité, ecchymoses, angio-oedème, purpura.
Fréquence indéterminée: arthralgie, rhabdomyolyse.
Fréquents: impuissance sexuelle, troubles de l’éjaculation, absence d’éjaculation, ménorragie, métrorragie.
Fréquence indéterminée: galactorrhée, priapisme.
Fréquents: asthénie, épuisement, fatigue, apathie.
1: Des cas d’idées ou de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par citalopram ou peu après son arrêt (voir «Mises en garde et précautions»).
Dans des études comparatives réalisées en double aveugle avec des antidépresseurs tricycliques et tétracycliques, le citalopram a été associé significativement plus souvent à des nausées et des troubles de l’éjaculation, mais significativement plus rarement à des sécheresses buccales, sudations accrues, constipations, tremblements, vertiges, somnolences, troubles de l’accommodation, hypotensions orthostatiques, palpitations et des dysgueusies.
Troubles de sevrage
Vertiges, troubles sensoriels (incluant paresthésies), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation et anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, sudations, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels.
Généralement, ces événements sont d’intensité légère à modérée et sont spontanément résolutifs, néanmoins, ils peuvent être d’intensité sévère et/ou se prolonger chez certains patients. Il est donc conseillé, lorsqu’un traitement par Citalopram Axapharm n’est plus nécessaire, de diminuer progressivement les doses (voir «Posologie/Mode d’emploi» et «Mises en garde et précautions»).
Des études épidémiologiques incluant essentiellement des patients de 50 ans ou plus âgés ont révélé un risque accru de fractures sous ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) et sous ATC (antidépresseurs tricycliques). Le mécanisme à l’origine de ce risque est inconnu.
Les symptômes suivants ont été rapportés après un surdosage en citalopram: crises convulsives, tachycardie, somnolence, allongement de l’intervalle QT, coma, vomissements, tremblements, hypotension artérielle, arrêt cardiaque, nausées, syndrome sérotoninergique, agitation, bradycardie, vertige, bloc de branche, élargissement du complexe QRS, hypertension artérielle, mydriase, torsades de pointes, stupeur, sudation, cyanose, hyperventilation, arythmies auriculaires et ventriculaires.
Un antidote spécifique n’est pas connu. Il faut libérer les voies aériennes et les garder dégagées, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates. Le lavage gastrique et l’administration de charbon activé doivent être envisagés. Le lavage gastrique doit être effectué dès que possible après ingestion du médicament. La surveillance de la fonction cardiaque par ECG et des signes vitaux en combinaison avec les mesures de soutien générales orientées aux symptômes est conseillée, en particulier chez les patients qui présentent une insuffisance cardiaque/bradyarythmie, chez ceux qui prennent en même temps un médicament qui allonge l’intervalle QT ou chez les patients qui présentent un métabolisme modifié, comme par exemple une insuffisance hépatique.
Code ATC: N06AB04
Le citalopram est un dérivé bicyclique du phtalane, possédant des propriétés antidépressives. Son mécanisme d’action repose sur l’inhibition sélective de la recapture de la sérotonine.
Une accoutumance à l’inhibition de la recapture de la sérotonine ne se développe pas lors d’un traitement de longue durée par citalopram.
Le citalopram n’influence pas ou peu la recapture de la noradrénaline (NA), de la dopamine (DA) et de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA). Contrairement à de nombreux antidépresseurs tricycliques et à quelques ISRS plus récents, le citalopram ne montre pas ou peu d’affinité pour une série de récepteurs tels que les récepteurs 5-HT1A et 5-HT2, DA D1 et D2, les récepteurs alpha1-, alpha2- et bêta-adrénergiques, les récepteurs histaminiques H1, les récepteurs cholinergiques muscariniques ainsi que les récepteurs de la benzodiazépine et des opioïdes. Cette absence d’affinité pour les récepteurs a été confirmée par une série d’études fonctionnelles in vitro sur des organes isolés ainsi que par des études fonctionnelles in vivo.
La suppression du sommeil paradoxal (ou REM, rapid eye movements) est un signe de l’effet antidépresseur. Le citalopram, tout comme les antidépresseurs tricycliques, d’autres ISRS et les inhibiteurs de la MAO, supprime le sommeil paradoxal et augmente le sommeil lent.
Bien que le citalopram ne se lie pas aux récepteurs opioïdes, il accentue l’effet anti-nocicepteur des antalgiques opioïdes en expérimentation animale.
Chez l’être humain, le citalopram n’entrave que faiblement les performances cognitive (intellectuelle) et psychomotrice.
Dans le cadre d’une étude menée chez 12 volontaires, l’absorption simultanée d’une petite quantité d’alcool n’a pas provoqué une diminution supplémentaire des aptitudes psychomotrices.
Il convient néanmoins de renoncer à la prise simultanée de Citalopram Axapharm et d’alcool.
L’effet se manifeste généralement après 2 à 4 semaines.
Lors d’une étude menée chez des volontaires, la salivation n’a pas été diminuée après l’administration d’une dose unique de citalopram. Il n’avait aucun effet sur les taux sériques de l’hormone de croissance. Comme d’autres ISRS, le citalopram peut augmenter le taux plasmatique de prolactine. Cet effet repose sur l’action stimulante de la sérotonine sur la prolactine et n’a aucune répercussion clinique.
Dans une étude en double aveugle, contrôlée par placebo, de l’ECG chez des sujets sains, la modification par rapport à la valeur initiale du QTc (correction de Fridericia) était de 7.5 (IC à 90%, 5.9-9.1) ms pour une dose de 20 mg/jour et de 16.7 (IC à 90%, 15.0-18.4) ms pour une dose de 60 mg/jour (voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions», «Interactions», «Effets indésirables» et «Surdosage»).
Après administration orale, le citalopram est rapidement absorbé. Indépendamment du remplissage gastrique, la concentration plasmatique maximale est déjà atteinte après 2 à 4 heures (Tmax en moyenne de 3 h).
La biodisponibilité orale du citalopram est de 80% environ.
Chez l’être humain, les concentrations plasmatiques évoluent linéairement avec la dose. A l’état d’équilibre, qui est atteint après 1 à 2 semaines, une dose journalière orale de 40 mg prise sous forme de comprimés correspond à un taux plasmatique d’environ 300 nM de citalopram (intervalle entre 165 et 405 nM) pour les patients de moins de 65 ans. Aucune relation entre la concentration plasmatique et l’effet clinique n’a été observée. De même, une corrélation entre la concentration plasmatique et les effets indésirables ne semble pas exister.
Le volume de distribution s’élève à environ 14 l/kg (intervalle entre 12 et 17 l/kg). Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est inférieur à 80%.
Le citalopram est métabolisé en déméthylcitalopram, en didéméthylcitalopram, en citalopram N-oxyde et en dérivé désaminé de l’acide propionique. Alors que le dérivé de l’acide propionique est inactif, le déméthylcitalopram, le didéméthylcitalopram et le citalopram N-oxyde sont également des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, avec toutefois un effet beaucoup plus faible que le citalopram. Chez les patients, la forme inchangée du citalopram prédomine dans le plasma. La concentration du déméthylcitalopram se situe généralement entre 30 et 50% de celle du citalopram, la concentration du didéméthylcitalopram autour de 5 à 10% de celle du citalopram. La biotransformation du citalopram en déméthylcitalopram se fait par le CYP2C19 (environ 38%), le CYP3A4 (environ 31%) et le CYP2D6 (environ 31%).
Le citalopram est principalement éliminé par voie hépatique (85%), une petite fraction par voie rénale (15%). La demi-vie biologique s’élève en moyenne à 1.5 jour, soit 33 heures (intervalle entre 19 et 45 h). La clairance plasmatique systémique (Cls) s’élève environ à 0.3-0.4 l/min et la clairance plasmatique orale (Clorale) à environ 0.4 l/min. La clairance hépatique est d’environ 0.3 l/min, la clairance rénale se situe entre 0.05 et 0.08 l/min environ. Près de 12% (6-31%) de la dose se retrouvent dans les urines sous forme de citalopram inchangé.
Suite à une diminution du taux de métabolisation chez les personnes âgées, une demi-vie plus longue (1.5 à 3.75 jours) et des valeurs de la clairance plus basses (0.08-0.3 l/min) ont été observées dans cette population, entraînant en moyenne un doublement des taux plasmatiques du citalopram (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
L’élimination du citalopram est ralentie chez les patients dont la fonction hépatique est réduite.
La demi-vie est environ deux fois plus longue et la concentration à l’état d’équilibre est environ deux fois plus élevée que chez les patients dont la fonction hépatique est normale.
Chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale légers à modérés, le ralentissement de l’élimination du citalopram est mineur. Aucune expérience n’est disponible sur les patients présentant des troubles sévères de la fonction rénale (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Les études in vivo ont montré que les polymorphismes (d’oxydation de la spartéine/débrisoquine (CYP2D6) et d’hydroxylation de la méphénytoïne (CYP2C19)) contribuaient à la variabilité de la pharmacocinétique du citalopram lors de son métabolisme. L’importance clinique est actuellement incertaine. Une adaptation posologique est éventuellement nécessaire (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
56845 (Swissmedic).
Citalopram Axapharm 20 mg: emballages à 14, 28 et 98 comprimés pelliculés sécables. [B]
Citalopram Axapharm 40 mg: emballages à 14, 28 et 98 comprimés pelliculés sécables. [B]