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Timestamp: 2016-10-24 16:05:27+00:00
Document Index: 228493840

Matched Legal Cases: ['art. 47', 'art. 123', 'art. 134', 'art. 42', 'art. 107', 'art. 47', 'art. 47', 'art. 47', 'art. 42', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 47', 'art. 47', 'art. 8', 'art. 47', 'art. 47', 'art. 49', 'art. 47', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 122', 'art. 123', 'art. 122', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 426', 'art. 135', 'art. 135', 'art. 135', 'art. 64', 'art. 66']

6B_353/2012 (26.09.2012)
6B_353/2012
tous les trois repr�sent�s par Me Jean-Luc Addor, avocat,
Fixation de la peine (art. 47 CP); pr�tentions civiles; d�pens,
recours contre le jugement du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour p�nale II, du 3 mai 2012.
A.a Le 4 octobre 2008, X.________, n� 13 f�vrier 1990, s'est rendu � la Foire du Valais � Martigny accompagn� d'une douzaine d'amis alors mineurs. Il s'�tait entendu avec l'un d'eux dans l'apr�s-midi pour que celui-ci prenne des armes, soit un couteau papillon, remis � X.________, ainsi qu'une matraque t�lescopique et un pistolet � billes, afin de pouvoir se d�fendre en cas de bagarre.
A.b A la sortie de la Foire du Valais, entre 21h00 et 22h00, X.________ et ses amis ont crois� un groupe compos� de A.________, B.________, C.________ et D.________, qui marchaient sur le m�me trottoir, en sens inverse. Arriv� � leur hauteur, X.________ - qui avait d�j� eu, plut�t dans la soir�e, une altercation avec un tiers auquel il avait essay� de donner un coup de couteau - a ass�n� un violent coup d'�paule � D.________. Alors que celle-ci avait protest�, X.________ et ses camarades se sont ru�s sur elle et ses trois amis. Chacun d'eux a re�u plusieurs coups de poing et de pied, certains violents, � la t�te et au corps, alors qu'ils �taient debout ou couch�s au sol. L'un des agresseurs a fait usage de la matraque t�lescopique et un autre a tir� � une dizaine de reprises avec le pistolet � billes, en l'air et sur les victimes, et a donn� des coups de crosse. Les assaillants ont cess� leurs coups lorsqu'ils ont �t� inform�s de l'arriv�e de la police et ils se sont enfuis.
A.c Les quatre victimes ont �t� emmen�es dans les h�pitaux de Martigny et de Sion.
A.________ pr�sentait une h�morragie occipitale du cuir chevelu qui a n�cessit� la pose de trois points de suture. Il a consult� le Dr E.________ le 13 octobre 2008 qui a constat� la pr�sence d'une plaie occipitale du cuir chevelu d'une longueur de 4 centim�tres ainsi qu'un h�matome r�tro-auriculaire gauche de la taille d'une pi�ce de 2 francs. A.________ a expliqu�, lors des d�bats de premi�re instance, qu'il �tait beaucoup plus m�fiant lorsqu'il sortait avec sa petite amie, �prouvant surtout de la crainte lorsqu'il fr�quentait un �tablissement public.
B.________ a souffert de contusions lombaires et d'un saignement discret de l'oreille gauche. Il a consult� le Dr F.________ le 6 octobre 2008 qui a constat� un h�matome de p�riosit� sur le tibia gauche et des douleurs � la palpation para-lombaires gauches ainsi qu'� la pression de deux vert�bres thoraciques. Ces l�sions ont entra�n� une incapacit� de travail de 100% du 4 au 9 octobre 2008 et de 50% du 10 au 19 octobre 2008. B.________ a expliqu� que depuis le 4 octobre 2008, il avait tout le temps peur lorsqu'il y avait du monde.
C.________ a subi, � teneur du constat du Dr E.________ du 6 octobre 2008, des contusions multiples au niveau du cr�ne, de l'omoplate gauche, du coude gauche et du poignet gauche ainsi qu'une plaie occipitale droite, un h�matome au bras droit et � l'omoplate droite, un h�matome en lunette marqu� surtout sous l'?il gauche et un h�matome pari�to-temporal gauche. En raison de c�phal�es d'intensit� moyenne et de douleurs dorsales para-v�rt�brales, il a b�n�fici� d'un arr�t de travail du 4 au 20 octobre 2008. Il n'a pas conserv� de s�quelles physiques, mais souffre d'angoisse quand il sort.
D.________ a souffert de contusions multiples, en particulier occipitales, dorsales et au poignet gauche. En formation d'�b�niste, elle a �t� en incapacit� de travail du 4 octobre au 2 novembre 2008. Le 2 mars 2009, elle a subi une op�ration en raison de la l�sion du ligament triangulaire du carpe gauche. Le Dr G.________ a pr�conis�, aux termes de son rapport du 31 mai 2010, un reclassement professionnel dans une activit� n'exigeant pas le port de charges sup�rieures � 10 kilos, ni de sollicitations soutenues de la main et du poignet gauche. D.________ a renonc� � la profession d'�b�niste et a entrepris une r�insertion professionnelle avec le soutien de l'assurance invalidit�. Elle porte en permanence une attelle au poignet gauche. Elle a en outre b�n�fici� d'un suivi de 3 s�ances chez un psychologue. Selon le rapport du 23 septembre 2010 du Dr H.________, psychiatre, elle souffre d'un �tat de stress post-traumatique en r�mission partielle.
Par jugement du 19 avril 2011, rendu sur opposition de X.________ et du Minist�re public � l'ordonnance p�nale du Juge d'instruction du 15 janvier 2010, le Juge II des districts de Martigny et Saint-Maurice a reconnu l'int�ress� coupable de l�sions corporelles simples (art. 123 ch. 1 CP) et d'agression (art. 134 CP). Il l'a condamn� � une peine privative de libert� de 12 mois, sous d�duction de la d�tention subie avant jugement, avec sursis et d�lai d'�preuve de deux ans, et a rejet� les pr�tentions civiles de A.________, B.________ et C.________, alors que celles de D.________ ont �t� r�serv�es et renvoy�es au for civil.
La Cour d'appel II du Tribunal cantonal valaisan a, par jugement du 3 mai 2012, admis l'appel du Minist�re public contre le jugement de premi�re instance, a partiellement admis celui de A.________, B.________ et C.________ et a rejet� celui de X.________. Celui-ci a �t� condamn� � une peine privative de libert� de 15 mois, sous d�duction de la d�tention avant jugement, avec sursis et d�lai d'�preuve de trois ans, ainsi qu'� une amende de 5'000 francs, prononc�e en vertu de l'art. 42 al. 4 CP, laquelle a toutefois �t� convertie, selon l'art. 107 al. 1 CP, en un travail d'int�r�t g�n�ral de 200 heures. X.________ a par ailleurs �t� condamn� � verser � A.________, B.________ et C.________ une indemnit� pour tort moral de 2'000 francs chacun avec int�r�ts � 5% d�s le 4 octobre 2008, les droits des int�ress�s �tant r�serv�s pour le surplus, de m�me que les pr�tentions de D.________.
X.________ interjette un recours en mati�re p�nale contre le jugement du 3 mai 2012. Il conclut, principalement, � la r�forme de celui-ci en ce sens qu'il soit condamn� � une peine cl�mente assortie du sursis, � ce que les pr�tentions de A.________, B.________ et C.________ soient rejet�es, et � ce qu'une �quitable indemnit� lui soit allou�e � titre de d�pens. Subsidiairement, il conclut � l'annulation du jugement et au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouveau jugement dans le sens des consid�rants et, en tout �tat de cause, � ce que les frais de justice ainsi qu'une �quitable indemnit� de d�pens soient mis � la charge du "fisc". Il a en outre sollicit� le b�n�fice de l'assistance judiciaire.
Le recourant conteste la quotit� de la peine qui lui a �t� inflig�e � plusieurs �gards.
1.1 Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'apr�s la culpabilit� de l'auteur. Il prend en consid�ration les ant�c�dents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilit� est d�termin�e par la gravit� de la l�sion ou de la mise en danger du bien juridique concern�, par le caract�re r�pr�hensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu �viter la mise en danger ou la l�sion, compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances ext�rieures (al. 2).
1.2 La cour cantonale a consid�r� que l'atteinte commise par le recourant �tait grave, qu'il avait agi de mani�re gratuite et que le mode d'ex�cution �tait brutal. Les victimes de l'agression n'avaient pas adopt� une attitude hostile qui aurait pu expliquer ses agissements et le recourant avait pleinement le choix d'adopter un comportement licite. Pr�c�demment, il n'avait pas h�sit� � s'en prendre � un tiers qu'il avait tent� de blesser avec son couteau papillon. Il avait violemment frapp� deux victimes se trouvant � terre, sans aucune possibilit� de se d�fendre, � coups de pied et de poing notamment. Certains de ses comparses avaient utilis� des armes, ce que le recourant savait pertinemment. Il n'avait cess� ses agissements que lorsqu'il avait �t� inform� de l'arriv�e de la police. Plusieurs agresseurs avaient reconnu la violence inou�e de leurs agissements. Le recourant �tait par ailleurs � l'origine de l'agression puisque c'est lui qui avait heurt� l'�paule de D.________, donnant le signal du d�but de l'assaut. Trois fois plus nombreux que leurs victimes, les assaillants avaient fait preuve d'une l�chet� crasse et d'un manque total de scrupules. Ils avaient frapp� pour blesser et faire mal de mani�re totalement gratuite. Seul majeur de la bande au moment des faits, le recourant avait la r�putation d'�tre celui qui cherchait le plus la bagarre de l'�quipe. Il �tait consid�r� comme l'un des chefs de la bande car il �tait le plus courageux. Il avait d'abord ni� les faits, qu'il n'avait admis que lors de son quatri�me interrogatoire. Il �tait cependant revenu par la suite sur ses aveux partiels, reprochant � la police et au juge d'instruction de lui avoir escroqu� certaines confessions. Le concours d'infraction devait �galement �tre retenu comme facteur d'augmentation de la peine. La cour cantonale rel�ve toutefois �galement que le recourant avait agi sous l'emprise de l'alcool puisqu'une heure environ apr�s les faits, son alcool�mie s'�levait � 1,63o/oo, que son casier judiciaire �tait vierge et qu'il s'�tait convenablement comport� depuis le mois d'octobre 2008.
1.3.1 Le recourant fait valoir en premier lieu qu'il a �t� arbitrairement retenu qu'il �tait le chef de la bande form�e avec ses amis et que la cour cantonale a viol� l'art. 47 CP en retenant cet �l�ment dans le cadre de la fixation de la peine. Il soutient qu'il n'avait pas de position de garant � l'�gard des intim�s et que le droit suisse ne conna�t pas la responsabilit� p�nale pour le fait d'autrui. La cour cantonale avait ainsi consid�r� � tort qu'il �tait responsable des agissements de ses comparses et que sa peine devait �tre alourdie de ce fait. Il n'avait pas donn� les coups de matraque, il n'�tait pas prouv� que les �v�nements se seraient d�roul�s diff�remment s'il n'avait pas �t� l� et il ne s'�tait pas particuli�rement d�marqu� au cours de la bagarre.
1.3.2 La cour cantonale n'a pas constat� qu'il �tait le chef de la bande, mais uniquement qu'il �tait consid�r� comme l'un des chefs de celle-ci, ce qui est diff�rent. La cour cantonale s'est fond�e sur les d�clarations du cousin du recourant, qui a indiqu� qu'il �tait le plus courageux, mais �galement qu'il �tait "un peu le chef" (cf. jugement du 3 mai 2012 consid. 3b p. 11). Le recourant conteste que les dires de son cousin pouvaient �tre retenus au motif qu'il a �galement particip� � la bagarre et avait int�r�t � rejeter la faute sur lui. Une telle argumentation est purement appellatoire et, partant, irrecevable. Au demeurant, le r�le pr�pond�rant jou� par le recourant dans l'agression pouvait �galement �tre d�duit du fait que c'est notamment lui qui a pr�vu, avec l'un des autres participants, d'�tre arm� et qui a d�clench� la bagarre en donnant un coup d'�paule � D.________. A.________ l'a par ailleurs d�crit comme �tant son principal agresseur et le t�moin I.________, comme �tant "le pire chercheur de l'�quipe" avec un autre.
Le fait que le recourant �tait consid�r� comme l'un des chefs de la bande qu'il formait avec ses comparses d�montre l'implication particuli�re de l'int�ress� dans la bagarre, ce qui constitue un �l�ment pertinent dans le cadre de la fixation de la peine, dont la cour cantonale pouvait tenir compte sans violer l'art. 47 CP. La cour cantonale n'a par ailleurs nullement consid�r� que le recourant avait une position de garant � l'�gard des intim�s ou qu'il devait �tre tenu responsable des agissements des autres agresseurs. Elle n'a pas davantage tenu compte qu'il aurait lui-m�me caus� l'ensemble des l�sions corporelles subies par les intim�s. Au surplus, le recourant ne peut soutenir que les �v�nements ne se seraient pas produits de mani�re fonci�rement diff�rente s'il n'avait pas �t� pr�sent le jour des faits puisque c'est lui qui a d�clench� la bagarre et qu'il y a pris une part active, ce qu'il a d'ailleurs reconnu. Enfin, c'est de mani�re purement appellatoire que le recourant affirme que tout laisse � penser qu'il a pay� pour les autres participants � la bagarre qui, du fait qu'ils �taient mineurs au moment des faits, ont �t� condamn�s � de faibles peines. Le grief doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable.
1.4 Le recourant invoque qu'il a �t� jug� quatre ans apr�s les faits et que la cour cantonale ne pouvait se pr�valoir de l'imm�diatet� de la sanction qui permettait une prise de conscience chez lui pour justifier la lourdeur de la peine.
Il ne ressort pas de la d�cision attaqu�e que la cour cantonale aurait motiv� la quotit� de la peine prononc�e par le fait qu'elle intervenait peu de temps apr�s les faits. L'autorit� pr�c�dente a uniquement indiqu� que le prononc� d'une sanction ferme accompagnant la peine privative de libert� prononc�e avec sursis devait amener le recourant � s'amender. Il n'avait pas v�ritablement pris conscience de la gravit� de ses actes. Il en minimisait la port�e et les reconnaissait � peine. En tant que le recourant conteste le prononc� m�me d'une amende en vertu de l'art. 42 al. 4 CP, il convient de relever ce qui suit.
Selon la jurisprudence, la combinaison de peines pr�vue par l'art. 42 al. 4 CP se justifie lorsque le sursis peut �tre octroy�, mais que, pour des motifs de pr�vention sp�ciale, une sanction ferme accompagnant la sanction avec sursis para�t mieux � m�me d'amener l'auteur � s'amender. Elle doit contribuer, dans l'optique de la pr�vention tant g�n�rale que sp�ciale, � renforcer le potentiel coercitif de la peine avec sursis. Cette forme d'admonestation adress�e au condamn� doit attirer son attention (et celle de tous) sur le s�rieux de la situation en le sensibilisant � ce qui l'attend s'il ne s'amende pas (ATF 134 IV 60 consid. 7.3.1 p. 75). La motivation selon laquelle l'amende prononc�e devait permettre au recourant de prendre conscience de la gravit� de ses actes ne viole ainsi pas le droit f�d�ral. Il ne peut par ailleurs pas �tre d�duit de la jurisprudence que le prononc� d'une amende en vertu de l'art. 42 al. 4 CP serait exclu si la condamnation n'intervient pas imm�diatement apr�s les faits. Enfin, la cour cantonale a justement indiqu� que les peines combin�es �taient ad�quates pour r�primer les infractions commises par le recourant. L'amende, convertie en travail d'int�r�t g�n�ral, ne constitue donc pas une aggravation de la peine ou une peine suppl�mentaire (cf. ATF 134 IV 1 consid. 4.5.2 p. 8). Pour le surplus, le recourant ne critique pas le montant de l'amende prononc�e, ni sa conversion en une peine de 200 heures de travaux d'int�r�t g�n�ral. Le grief doit �tre rejet�.
1.5 Le recourant soutient qu'il n'a pas �t� suffisamment tenu compte de sa situation personnelle. Son casier judiciaire �tait vierge avant les �v�nements faisant l'objet de la pr�sente proc�dure et il s'�tait bien comport� depuis. Il �tait d�sormais int�gr� professionnellement puisqu'il �tait employ� dans l'entreprise dans laquelle il avait fait son apprentissage. La peine prononc�e mettait clairement en p�ril son avenir professionnel.
La cour cantonale a d�j� tenu compte du fait que le casier judiciaire du recourant �tait vierge, �tant pr�cis� que, selon la jurisprudence, cet �l�ment a un effet neutre sur la fixation de la peine et n'a donc pas � �tre pris en consid�ration dans un sens att�nuant (ATF 136 IV 1). Elle a �galement relev� que celui-ci s'�tait convenablement comport� depuis le mois d'octobre 2008. Elle n'a donc pas omis cette circonstance, qui ne peut, en tout �tat de cause, avoir qu'une influence limit�e dans le cadre de la fixation de la peine puisqu'il peut �tre attendu de tout citoyen qu'il ne commette pas d'infraction. Le recourant ne peut ainsi se pr�valoir des �l�ments pr�cit�s pour r�clamer une r�duction de sa peine. De plus, il est in�vitable que l'ex�cution d'une peine ferme d'une certaine dur�e (un travail d'int�r�t g�n�ral en l'occurrence, la peine privative de libert� ayant �t� assortie du sursis) a des r�percussions sur la vie professionnelle et familiale. Ces cons�quences ne peuvent conduire � une r�duction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arr�t 6B_488/2010 du 4 octobre 2010 consid. 2.2). Le recourant n'invoque toutefois en l'esp�ce aucune autre circonstance que le fait qu'il est employ�. Sa situation ne diff�re ainsi pas de celle de nombreux autres condamn�s et ne peut justifier une r�duction de la peine. Il a par ailleurs donn� son accord pour effectuer un travail d'int�r�t g�n�ral, lequel peut, en principe, �tre effectu� durant son temps libre, et ne menace donc pas son emploi. Le grief doit �tre rejet�.
1.6 En d�finitive, le recourant ne cite aucun �l�ment important, propre � modifier la peine, qui aurait �t� omis ou pris en consid�ration � tort par la cour cantonale. Il n'appara�t pas que la peine inflig�e soit exag�r�ment s�v�re au point de constituer un abus du large pouvoir d'appr�ciation dont dispose le juge et ce, alors m�me que la peine prononc�e par le Juge d'instruction aux termes de l'ordonnance p�nale du 15 janvier 2010 n'�tait que de six mois, comme le rel�ve le recourant qui ne d�veloppe toutefois aucune argumentation conforme aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF pour d�montrer qu'une telle diff�rence violerait le droit f�d�ral. Le grief de violation de l'art. 47 CP doit �tre rejet�.
Le recourant invoque une violation de l'art. 47 CO. Il conteste sa condamnation � payer aux intim�s une indemnit� � titre de r�paration du tort moral. Les int�ress�s n'avaient produit aucun certificat m�dical attestant d'un �tat de stress post-traumatique et leurs seules d�clarations n'�taient pas suffisantes � l'�tablir, comme ils en avaient l'obligation en vertu de l'art. 8 CC.
2.1 En vertu de l'art. 47 CO, le juge peut, en tenant compte de circonstances particuli�res, allouer � la victime de l�sions corporelles une indemnit� �quitable � titre de r�paration morale. Les circonstances particuli�res � prendre en compte se rapportent � l'importance de l'atteinte � la personnalit� du l�s�, l'art. 47 CO �tant un cas d'application de l'art. 49 CO. Les l�sions corporelles, qui englobent tant les atteintes physiques que psychiques, doivent donc en principe impliquer une importante douleur physique ou morale ou avoir caus� une atteinte durable � la sant�. Parmi les circonstances qui peuvent, selon les cas, justifier l'application de l'art. 47 CO, figurent une longue p�riode de souffrance et d'incapacit� de travail, de m�me que les pr�judices psychiques importants (arr�t 4A_373/2007 du 8 janvier 2008 consid. 3.2, non publi� in ATF 134 III 97; 132 II 117 consid. 2.2.2 p. 119; arr�t 6B_970/2010 du 23 mai 2011 consid. 1.1.2). Des l�sions corporelles, m�me si elles sont objectivement de peu d'importance, justifient en principe l'allocation d'une indemnit� pour tort moral lorsqu'elles ont �t� inflig�es de mani�re volontaire dans des circonstances traumatisantes. Cela est d'autant plus le cas lorsqu'elles ont des cons�quences psychiques � long terme (arr�t 6S.334/2004 du 30 novembre 2004 consid. 4.2; 6S.28/2003 du 26 juin 2003 consid. 3.2).
L'art. 8 CC est applicable au l�s� qui fait valoir des conclusions civiles d�duites de l'infraction par adh�sion � la proc�dure p�nale (Anette Dolge, in: Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 2010, n. 25 ad art. 122 CPP; Nicolas Jeandin/Henry Matz in: Commentaire romand, Code de proc�dure p�nale, 2010, n. 2 ad art. 123 CPP) dans la mesure o� il s'agit d'un proc�s civil dans le proc�s p�nal (Viktor Lieber, Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 2010, n. 3 ad art. 122 CPP; cf. aussi ATF 127 IV 215 consid. 2d p. 218). Cette disposition pr�voit que chaque plaideur doit, si la loi ne prescrit le contraire, prouver les faits qu'il all�gue pour en d�duire son droit. Lorsque le juge ne parvient pas � constater un fait dont d�pend le droit litigieux, il doit statuer au d�triment de la partie qui aurait d� prouver ce m�me fait (ATF 126 III 189 consid. 2b p. 191/192; voir aussi ATF 132 III 689 consid. 4.5 p. 701/702; 129 III 18 consid. 2.6 p. 24). L'art. 8 CC ne d�finit en revanche pas comment le juge doit appr�cier les preuves (ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25; 127 III 248 consid. 3a p. 253, 519 consid. 2a p. 522).
2.2 La cour cantonale a indiqu� que les douleurs physiques endur�es par les intim�s n'avaient �t� que passag�res, mais qu'elles �taient d'autant moins supportables qu'elles provenaient d'un comportement particuli�rement brutal d'une bande de jeunes qui avait fondu sur eux pour les frapper sans raison, de mani�re totalement gratuite. Les intim�s conservaient des s�quelles psychiques des �v�nements survenus le 4 octobre 2008 puisqu'ils expliquaient de mani�re cr�dible avoir peur et souffrir d'angoisses lorsqu'ils sortaient de leur domicile pour se m�ler � la foule ou pour fr�quenter des �tablissements publics.
2.3 La cour cantonale a consid�r� que l'existence de s�quelles �taient suffisamment �tablie sur la base des d�clarations des intim�s. Une telle appr�ciation ne rel�ve pas de l'art. 8 CC, mais uniquement d'une �ventuelle violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits (art. 9 Cst.; sur la notion d'arbitraire, cf. ATF 138 I 49 consid. 7.1 p. 51; 138 V 74 consid. 7 p. 82). Le recourant n'invoque toutefois pas un tel moyen. Il se borne � affirmer qu'il n'�tait pas tol�rable de se fonder sur les dires des intim�s. Une telle affirmation n'est pas suffisante pour d�montrer de mani�re conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF - qui exige une argumentation claire et d�taill�e (ATF 134 I 83 consid. 3.2; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287) - qu'au vu des circonstances dans lesquelles l'agression s'est produite, il serait manifestement insoutenable de retenir l'existence de s�quelles psychiques chez les intim�s, et cela m�me s'ils n'avaient pas �t� suivis sur le plan psychologique.
D�s lors, en se fondant sur la constatation selon laquelle les intim�s souffraient de s�quelles psychologiques d�coulant de l'agression commise par le recourant et compte tenu du fait que celle-ci a �t� particuli�rement violente, purement gratuite et que ses cons�quences physiques pour les intim�s auraient pu �tre consid�rablement plus graves, la cour cantonale pouvait consid�rer, sans violer le droit f�d�ral, que les int�ress�s �taient fond�s � r�clamer une indemnit� pour tort moral. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas la quotit� du montant allou�. Le grief doit �tre rejet�.
Le recourant r�clame qu'un montant sup�rieur lui soit allou� � titre de d�pens. Les intim�s s'�taient vu allouer une somme de 10'000 francs alors que son conseil n'avait re�u que 4'100 francs pour une activit� qui avait �t� similaire.
Le recourant n'a pas �t� d�fendu par un avocat de choix, mais a b�n�fici� de l'assistance judiciaire pour la proc�dure cantonale et par ce biais d'un d�fenseur d'office. Les frais aff�rents � la d�fense d'office sont en principe support�s par l'Etat (cf. art. 426 al. 1 CPP). Il appara�t d�s lors que le recourant n'a pas lui-m�me support� de frais pour sa d�fense. Il ne saurait donc pr�tendre personnellement � une indemnit� � ce titre (cf. arr�t 6B_753/2011 du 14 ao�t 2012, destin� � la publication, consid. 1). Selon le dispositif du jugement attaqu�, l'indemnit� � titre de d�pens est d'ailleurs vers�e par l'Etat du Valais au conseil du recourant. Le recourant ne peut donc r�clamer qu'un montant plus �lev� lui soit allou� � titre de d�pens.
En outre, selon l'art. 135 al. 3 CPP, le d�fenseur d'office peut recourir devant l'autorit� de recours contre la d�cision du minist�re public et du tribunal de premi�re instance fixant l'indemnit� (let. a) ou devant le Tribunal p�nal f�d�ral, contre la d�cision de l'autorit� de recours ou de la juridiction d'appel du canton fixant l'indemnit� (let. b). Dans la mesure o� le d�fenseur d'office est touch� dans ses propres droits, il est seul l�gitim� � se plaindre du montant des honoraires qui lui sont allou�s, et non pas le condamn� (Niklaus Schmid, Schweizerische Prozessordnung, Praxiskommentar, 2009, n. 5 ad art. 135 CPP; Viktor Lieber, Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung (StPO), 2010, n. 16 ad art. 135 CPP). Le recourant n'est d�s lors pas recevable � se plaindre dans le cadre du pr�sent recours du fait que le montant de l'indemnit� allou�e � son d�fenseur d'office par la cour cantonale est trop faible. Le grief est irrecevable.
Le recours est rejet� dans la mesure o� il est recevable. Le recourant a requis le b�n�fice de l'assistance judiciaire. Comme ses conclusions �taient d�pourvues de chance de succ�s, celle-ci ne peut �tre accord�e (art. 64 al. 1 LTF). Le recourant devra donc supporter les frais (art. 66 al. 1 LTF), dont le montant sera toutefois arr�t� en tenant compte de sa situation financi�re.