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Timestamp: 2019-09-16 06:17:06+00:00
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Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 1', '§ 1', '§2', '§1', '§2', '§3', '§4', 'art. 2', '§ 1', '§ 1', '§ 3', '§2', '§ 3', '§ 1', '§ 1', '§2', '§ 1', '§ 1', "l'article 5", '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 2', '§2', '§3']

Pie XII 1947 - CONSTITUTION APOSTOLIQUE « PROVIDA MATER ECCLESIA » AU SUJET DES DIVERS ÉTATS CANONIQUES ET DES INSTITUTS SÉCULIERS DE PERFECTION CHRÉTIENNE
LOI PARTICULIÈRE DES INSTITUTS SÉCULIERS 17
17 Traduction de la Documentation Catholique du 11 mai 1947.
Article premier. — Les associations de clercs ou de laïques dont les membres, en vue d'atteindre la perfection chrétienne et d'exercer pleinement l'apostolat, pratiquant dans le siècle les conseils évangéliques, sont désignés sous le nom propre d'Instituts séculiers, afin d'être nettement distinguées des autres associations communes de fidèles (Pars Tertia, Lib. II, C. I. C). Ces Instituts sont soumis aux prescriptions de cette Constitution apostolique.
Art. 2. § 1. — N'admettant pas les trois voeux publics de religion (Canons 1308, § 1, et 488, 1°), n'imposant pas à tous leurs membres conformément au Droit canonique (Canons 487 et suivants et 673 et suivants) la vie commune ou le séjour sous le même toit, les Instituts séculiers :
1° En droit et selon la règle, ne sont ni ne peuvent être, à proprement parler, appelés Religions (Canon 487 et 488, 1°) ou Sociétés de vie commune (Canon 673, § 1).
2° Ces mêmes Instituts ne sont pas soumis à la législation propre et particulière qui régit les Religions ou les Sociétés de vie commune ; ils ne peuvent en être les bénéficiaires, sauf si une prescription quelconque de cette législation, de celle principalement qui régit les Sociétés sans voeux publics, leur est, par exception, légitimement adaptée et appliquée.
§2. — Les Instituts séculiers, outre les règles communes du Droit canonique qui les concerne, sont régis, comme par un droit propre répondant plus étroitement à leur nature particulière et à leur condition, par les ordonnances qui suivent :
1° Les prescriptions générales de la Constitution Provida Mater Ecclesia qui constituent comme le statut particulier de tous les Instituts séculiers ;
2° Les normes que la S. Congrégation des Religieux, selon que la nécessité le demandera et que l'expérience le conseillera, jugera à propos d'édicter pour tous ces Instituts et pour certains d'entre eux, soit en la complétant ou en l'appliquant ;
3° Les Constitutions particulières approuvées (conformément aux articles 5-8 qui suivent) qui adapteront avec prudence aux buts, aux nécessités, à la situation, peut-être assez différente, de chaque Institut, les prescriptions générales du Droit canon et les règles spéciales indiquées ci-dessus (nn. 1° et 2°).
Art. 3, §1. — Pour qu'une pieuse association de fidèles puisse être érigée, conformément aux articles ci-après, en Institut séculier, il est nécessaire qu'elle remplisse, outre les autres conditions communes, les suivantes :
§2. — En ce qui concerne la consécration de la vie et la profession de perfection chrétienne :
Les associés qui désirent appartenir à l'Institut comme membres au sens strict, doivent, outre les exercices de piété et de renoncement auxquels tous les fidèles qui aspirent à la perfection de la vie chrétienne s'adonnent nécessairement, tendre efficacement à cette perfection également par les moyens particuliers suivants : 1° par la profession faite devant Dieu du célibat et de la chasteté parfaite, profession qui sera, conformément aux Constitutions, sanctionnée par un voeu, un serment, une consécration obligeant en conscience ; 2° par le voeu ou la promesse d'obéissance, de telle sorte que liés par un lien stable ils soient consacrés entièrement à Dieu et aux oeuvres de charité et d'apostolat, et qu'en toutes choses ils soient sous la dépendance et la conduite moralement continue des supérieurs, selon les prescriptions des Constitutions ; 3° par le voeu ou la promesse de pauvreté qui leur enlève le libre usage des biens temporels, leur donnant seulement un usage défini et limité selon les Constitutions.
§3. — Pour ce qui concerne le rattachement des membres proprement dits à leur Institut et le lien qui en résulte :
Le lien par lequel l'Institut séculier et ses membres proprement dits seront unis, doit être : 1° stable, selon les Constitutions, soit perpétuel, soit temporaire, et alors à renouveler à l'échéance du temps fixé (Canon 488, 1°) ; 2° mutuel et plénier, de telle sorte que, selon les Constitutions, le membre se donne totalement à l'Institut et que ce dernier prenne soin du membre et en réponde.
§4. — Pour ce qui concerne les résidences et les maisons communes des Instituts séculiers :
Quoiqu'ils n'imposent pas à tous leurs membres (art. 2, § 1), conformément au Droit, la vie commune ou l'habitation sous le même toit, les Instituts séculiers doivent cependant, pour des raisons de nécessité ou d'utilité, avoir une ou plusieurs maisons communes où : 1° puissent résider les supérieurs de l'Institut, principalement les supérieurs généraux ou régionaux ; 2° où les membres de l'Institut puissent demeurer ou bien venir soit en vue de leur formation à faire et à compléter, soit pour les retraites et pour d'autres exercices de ce genre ; 3° où l'on puisse recevoir les membres qui, à cause de leur mauvais état de santé ou en raison d'autres circonstances, ne sont pas en mesure de se suffire ou bien auxquels il n'est pas avantageux de demeurer en privé, soit chez eux, soit chez d'autres personnes.
Art 4, § 1. — Les Instituts séculiers dépendront de la S. Congrégation des Religieux, les droits de la S. Congrégation de la Propagande étant respectés conformément au canon 252, § 3, s'il s'agit de sociétés et de séminaires destinés au service des missions.
§2. — Les associations qui ne réalisent pas la définition ou ne se proposent pas pleinement le but dont il est question à l'article premier, celles également qui sont dépourvues d'un des éléments énu-mérés dans les articles 1 et 3 de la présente Constitution apostolique, sont régies par le droit propre aux associations de fidèles dont il est question dans le canon 684 et suivants ; elles dépendent de la S. Congrégation du Concile, compte tenu de la prescription du canon 252, § 3, quand il s'agit de territoires des missions (alors elles dépendent de la S. Congrégation de la Propagande).
Art. 5, § 1. — Les évêques, non les vicaires capitulaires ou généraux, sont compétents pour fonder des Instituts séculiers et les ériger en personnes morales, conformément au canon 100, §§ 1 et 2.
§2. — Cependant, les évêques ne doivent pas fonder ces Instituts ou en permettre la fondation sans avoir consulté la S. Congrégation des Religieux, conformément au canon 492, § 1, et à l'article suivant.
Art. 6, § 1. — Pour que la S. Congrégation des Religieux donne aux évêques qui l'ont consultée auparavant, conformément à l'article 5, § 2, au sujet de l'érection des Instituts séculiers, l'autorisation de les ériger, elle doit être renseignée sur les points spécifiés (nn. 3-5) dans les Normae émanant de cette même Congrégation, et relatives à l'érection des Congrégations ou des Sociétés de vie commune de droit diocésain, en faisant les adaptations convenables selon le jugement de la S. Congrégation ; elle doit être également renseignée sur les autres points qui ont été introduits ou qui s'introduiront à l'avenir dans l'usage et la pratique de cette même S. Congrégation des Religieux.
En possession de l'autorisation de la S. Congrégation des Religieux, rien ne s'oppose à ce que les évêques puissent librement user de leur droit propre et procéder à l'érection de l'Institut. Qu'ils n'omettent pas d'avertir officiellement la S. Congrégation des Religieux de l'érection qui a été faite.
Art. 7, § 1. — Les Instituts séculiers qui auront obtenu du Saint-Siège l'approbation ou le décret de louange, deviennent des Instituts de droit pontifical (ce. 488, § 3 ; 673, § 2).
§2. — Pour que les Instituts séculiers de droit diocésain puissent obtenir le décret de louange ou celui d'approbation, en général sont exigées, en faisant d'après les indications de la S. Congrégation des Religieux les adaptations convenables, toutes les choses que les Normae (nn. 6 et suivants), l'usage et la pratique de la même Congrégation indiquent et prescrivent ou pourront indiquer à l'avenir, quand il s'agit d'obtenir le décret de louange ou d'approbation pour les Congrégations et les Sociétés ayant la vie commune.
§3. — Pour ce qui regarde soit la première approbation, soit la suivante si le cas le comporte, soit l'approbation définitive, on procède de la façon suivante : 1° la cause ayant été préparée de la façon habituelle et éclaircie par le rapport et le votum d'au moins un consulteur, on la discutera en premier lieu au sein de la commission des consulteurs, sous la direction du secrétaire de la S. Congrégation des Religieux ou de son remplaçant ; 2° ensuite, sous la présidence de l'éminentissime cardinal préfet de cette même Congrégation et après avoir invité, si la nécessité ou l'utilité le suggèrent, des consulteurs compétents ou plus compétents à examiner plus à fond toute l'affaire, cette dernière sera soumise à l'examen et à la décision de l'assemblée plénière de la Congrégation ; 3° dans une audience pontificale, le cardinal préfet ou le secrétaire de la S. Congrégation des Religieux fera rapport au Saint-Père sur la décision de l'assemblée plénière et soumettra cette décision à son jugement suprême.
Art. 8. — Les Instituts séculiers, outre leurs propres lois présentes et futures, sont soumis aux Ordinaires de lieux, conformément à ce que le droit en vigueur fixe pour les congrégations non exemptes et pour les sociétés ayant la vie commmune.
Art. 9. — Le gouvernement intérieur des Instituts séculiers, selon la nature, les buts et les particularités de chacun, peut être organisé hiérarchiquement à la ressemblance du gouvernement des Religions et des sociétés ayant la vie commune, après avoir fait les adaptations qui s'imposent selon l'estimation de la S. Congrégation des Religieux.
Art. 10. — Rien n'est changé par la présente Constitution apostolique aux droits et aux obligations des Instituts déjà fondés et qui ont été approuvés par le Saint-Siège lui-même ou par les évêques après consultation du Saint-Siège.
Nous proclamons, déclarons et ordonnons ces choses, décrétant également que cette Constitution apostolique soit et reste toujours ferme, valable, efficace, et qu'elle sorte et obtienne entièrement tous ses effets, nonobstant n'importe quelles choses contraires, même dignes d'une mention très spéciale. Qu'il ne soit permis à personne d'enfreindre ou d'attaquer dans une audace téméraire cette Constitution que Nous avons promulguée.
LETTRE DE LA SECRÉTAIRERIE D'ÉTAT INSTITUANT LA VIERGE DE CASTELLAZZO PATRONNE PRINCIPALE DES MOTOCYCLISTES D'ITALIE
(11 février 1947) 1
L'ardente piété envers la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu et des hommes doit être cultivée toujours et avec zèle par tous les chrétiens fidèles : elle mérite certes qu'en vertu de Notre charge apostolique, Nous l'encouragions dans les âmes des fidèles. Or les nouvelles que nous a apprises Notre Vénérable Frère Pierre-Joseph Gagnor, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, évêque d'Alexandrie de Statielles, ont apporté à Notre coeur paternel une joie qui n'est pas minime. Dans la ville de Gasmonium, appelée aujourd'hui vulgairement Castellazzo Bormida, où naquit Grégoire Grassi, de l'Ordre des Frères Mineurs, évêque titulaire d'Orthosie en Phénicie, décoré en terre chinoise de la palme du martyre pour la foi du Christ et mis très récemment par Nous-même au nombre des bienheureux, existe un temple célèbre, dédié à la gloire de la bienheureuse Vierge Marie. Les foules dévotes y affluent en grand nombre, qui appellent la Vierge Marie « a Gratia et a Creta » presque familièrement et amicalement en italien la Madonnina di Castellazzo.
Mais en ces derniers temps, une sorte nouvelle de fidèles commença à honorer cette même image de la Mère de Dieu : les groupes d'usagers de véhicules à essence appelés motocyclistes. Chaque année, en effet, venant de nombreuses régions de l'Italie et même de Suisse et de France, un nombre considérable d'entre eux s'assemblent à Gasmonium pour implorer ardemment le secours de la Vierge Marie. Loin de paraître en recul avec les années, leur piété se manifeste de plus en plus depuis la fin récente de la très funeste guerre. Ils ont coutume, surtout en la fête de la Mère des grâces, de s'arrêter avec leurs engins devant la sainte image et de passer ensuite devant elle, pendant qu'un prêtre ou même l'évêque donne solennellement la bénédiction ; celle-ci reçue joyeusement et gaîment, ils se retirent promptement et, parcourant à grand et bruyant fracas les très antiques voies romaines, ils s'en vont à toute allure.
A plusieurs reprises les motocyclistes, montrant une foi ardente en Dieu et une fervente piété envers la Vierge Marie dont ils portent ouvertement l'image sur leurs machines en signe d'heureux présage, demandèrent au curé de ce sanctuaire et à l'évêque lui-même que la Mère de Dieu de Castellazzo Bormida en Piémont fût déclarée par Nous patronne céleste première et principale des motocyclistes pour toute l'Italie. L'évêque d'Alexandrie de Statielles nous ayant présenté et recommandé chaudement ce voeu et cette demande, Nous avons pensé qu'il fallait récompenser d'une faveur spéciale une foi et une piété si grandes. C'est pourquoi, accordant de très grand coeur cette grâce au même pontife, après avoir entendu Notre Vénérable Frère Charles Salotti, cardinal de la Sainte Eglise Romaine, évêque de Palestrina et préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, en pleine connaissance, après mûre délibération et en vertu de la plénitude de Notre pouvoir apostolique, Nous déclarons et constituons par la teneur de la présente lettre et à perpétuité la bienheureuse Vierge Marie Mère des grâces, appelée couramment « Madonnina di Castellazzo », dans le diocèse d'Alexandrie de Statielles, patronne céleste principale, pour l'Italie, des motocyclistes, avec tous et chacun des privilèges liturgiques qui appartiennent aux patrons principaux. Nous déclarons et prescrivons ceci, décrétant que cette lettre subsiste et dure à perpétuité ferme, valable et efficace, sorte et obtienne ses effets pleins et entiers et favorise pleinement ceux qu'elle concerne et pourra concerner ; qu'il faut donc ainsi juger et régler ; est cassé dès maintenant et annulé tout ce qui pourrait être attenté de contraire à ce sujet, par quiconque, de quelque autorité, sciemment ou par ignorance. Nonobstant toutes dispositions contraires.
DISCOURS A S. EXC. M. WU CHING HSIUNG ENVOYÉ EXTRAORDINAIRE ET MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE DE LA RÉPUBLIQUE CHINOISE
(16 février 1947) i
Présentant ses lettres de créance, S. Exe. M. Wu Ching Hsiung, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République de Chine, dit au Saint-Père la conscience profonde qu'il a de l'importance de la tâche qui lui a été confiée : consolider toujours davantage les relations existant entre la plus grande puissance spirituelle du monde et un peuple qui possède la culture orientale la plus antique. Il exprima aussi à Sa Sainteté la reconnaissance de sa patrie pour tout ce que la Sainte Eglise catholique a fait pour son peuple et souligne, entre autres, que le président Chiang, dans son livre « The Destiny of China » a expressément rappelé combien le P. Matthieu Ricci, le vénérable Paolo Hsu et d'autres de leurs coreligionnaires ont collaboré au progrès scientifique de la Chine.
Le Souverain Pontife a répondu comme suit :
Dans la décision de S. Exc. le président de la République chinoise qui vous a confié la haute charge d'envoyé extraordinaire et de ministre plénipotentiaire auprès du Saint-Siège, Nous discernons un geste dont le sens profond ne peut échapper à personne.
C'est un geste tout particulier, qui ne sera pas seulement apprécié selon son importance par le monde catholique tout entier, mais pardessus tout sera salué par les catholiques de Chine avec une profonde et une vive gratitude.
C'est pourquoi Nous accueillons cordialement Votre Excellence comme un fils et un représentant d'un peuple de plus de 400 millions d'habitants et dont le pays fut le berceau de la civilisation d'Asie orientale. Après des milliers d'années et en dépit de toutes sortes d'épreuves et de malheurs, votre peuple a gardé toute sa vigueur et toute sa jeunesse, ce pourquoi plusieurs autres nations pourraient lui porter envie, et, conscient des réserves matérielles et de l'énergie spirituelle qu'il possède, envisage l'avenir avec le calme et la sécurité qui caractérisent les peuples forts et courageux.
Nous saluons en même temps Votre Excellence comme un fils loyal de l'Eglise dont la venue à la foi catholique a été illuminée par la Divine Comédie de Dante et dont la pensée et les actions témoignent d'une manière exemplaire de l'union qui existe chez vous entre l'amour de Dieu et le dévouement à votre pays natal.
Les nobles paroles que vous venez de prononcer en présentant vos lettres de créance révèlent en même temps que vos sentiments religieux et patriotiques, une connaissance profonde et sincère des devoirs urgents communs à toute l'humanité.
Il n'est pas de place où de telles affirmations ne puissent trouver un écho plus vrai que dans la maison du Père de la chrétienté, qui professe une égale bienveillance envers tous les peuples, ne tenant compte d'aucune distinction de temps ou de lieu, d'origine ou de langue, de race ou de culture.
Aujourd'hui, la discorde et des intérêts opposés divisent encore les nations, conséquence tragique des terribles années de guerre. Mais dans chaque pays les esprits les plus nobles, les plus clairvoyants et les plus mûrs ont appris à l'école de la souffrance dans un passé récent que malgré tous leurs différends ils ont tous un élément commun si essentiel que personne ne peut le méconnaître sans mettre en péril les fondations mêmes de la prospérité de son propre peuple.
Pour cette raison, Nous considérons les sentiments élevés exprimés par Votre Excellence comme le reflet de la pensée d'un peuple qui, après de tristes expériences dans le passé, s'élève à une connaissance plus large et plus vraie des fonctions et des devoirs réciproques, qui est décidé à adapter sa pensée, sa volonté et son action, dans le domaine international, au concept moral précisant que chaque membre de la grande famille des nations doit être assuré de posséder ce qui lui revient : suum cuique tribuere.
En tant que juriste eminent et membre actif de commissions législatives et de conférences internationales, Votre Excellence est mieux placée que beaucoup d'autres pour juger combien les résultats actuels acquis par les chefs d'Etat concernant les fondements d'une paix certaine et durable ont satisfait ou déçu l'attente légitime de l'humanité.
Nous remarquons que Votre Excellence, qui est une autorité dans les questions internationales d'après-guerre, affirme que des principes de fraternité et d'amour doivent régir les relations entre les nations comme des facteurs indispensables pour fonder la justice internationale et c'est une raison pour Nous de voir grandir Notre espoir. Que de tels sentiments se réalisent et qu'ils puissent surpasser les forces adverses qui visent à enrayer ou à freiner l'avènement de la paix véritable.
Le fait que, en présence de représentants du monde entier et pour la première fois dans l'histoire de l'Eglise, Nous avons décidé d'élire un fils de Chine comme membre du Sacré Collège, l'établissement dans ce pays de la hiérarchie episcopale, le privilège que Nous avons eu d'élever aux honneurs des autels une glorieuse équipe de martyrs chinois, l'envoi dans votre cher pays d'un internonce apostolique et aujourd'hui la venue de Votre Excellence! en tant que premier ministre catholique plénipotentiaire et nanti d'une si importante mission au centre de la chrétienté, tout cela montre le progrès et l'heureux développement des relations entre le Saint-Siège et la Chine. Nous ne doutons pas que le sens de ces relations favorisera la prospérité de toute la nation et que même ceux qui n'appartiennent pas à l'Eglise catholique le reconnaîtront.
La mission de Votre Excellence consiste maintenant à promouvoir et à étendre ce qui a été entamé avec tant de succès. Pour accomplir cette tâche, vous apportez des dons précieux d'esprit et de coeur, en même temps qu'une expérience acquise et développée par de nombreuses années de travail constant. Vous commencez votre tâche en exprimant des sentiments tellement élevés que Nous éprouvons un plaisir particulier à vous assurer que dans l'exercice de vos hautes fonctions, vous trouverez toujours auprès de Nous l'appui le plus prompt et le plus bienveillant.
Tandis que Nous répondons avec une égale cordialité aux bons voeux que vous Nous avez apportés de la part de S. Exc. le président de la République chinoise, Nos pensées s'en vont avec une affection paternelle vers Nos fils et filles bien-aimés de Chine à qui Nous accordons avec amour Notre Bénédiction apostolique.
Et comme la colonnade de la basilique vaticane ouvre largement ses bras vers l'Est, ainsi à l'instant Nous levons Nos mains vers l'Orient et Nous invoquons la protection du Tout-Puissant sur la route dure et ardue du peuple chinois qui le mène du crépuscule à l'aube, laquelle, Nous l'espérons, brillera bientôt dans une paix stable tant intérieure qu'extérieure.
RADIOMESSAGE AUX ÉLÈVES DES ÉCOLES CATHOLIQUES DES ETATS-UNIS
(19 février 1947) 1
Dans l'après-midi du 19 février, le Saint-Père s'adressa, en un radio-message aux enfants des écoles catholiques des Etats-Unis, en préparation à la collecte proposée à leur charité en faveur des enfants d'Europe et d'Orient. Voici la traduction de ce message prononcé en anglais :
Nos salutations cordiales vont à vous, chers enfants des écoles catholiques d'Amérique. Vous êtes plus de deux millions dans les écoles primaires. Ajoutez à votre nombre un autre demi-million de vos aînés, frères et soeurs, dans les écoles supérieures et les collèges. Quel témoignage massif vous présentez de la foi de vos mères et de vos pères, de leur esprit de sacrifice et de générosité dans la sauvegarde de cette foi pour vous, leurs trésors les plus chers. Vous ne pourrez jamais remercier assez vos parents de vous avoir envoyés à l'école catholique où on vous enseigne comment devenir de bons citoyens de votre pays et des enfants fidèles et saints de votre Eglise.
C'est la première fois que Nous vous adressons la parole, chers garçons et filles, et il y a un motif spécial de le faire aujourd'hui. Laissez-Nous vous en donner la raison. Vous êtes très heureux dans vos splendides écoles, les unes petites, les autres très imposantes. Vous jouissez de lumière et de chauffage, ainsi que de tous les livres dont vous avez besoin pour étudier convenablement vos leçons. Quand la classe est finie, vous endossez vos chauds manteaux, vous vous emmitouflez pour aller jouer, même dans la neige parce que vos souliers et vos bas sont solides et vous protègent sûrement contre le froid et l'humidité. Quand vient le soir, vous vous trouvez assis devant un souper chaud, que votre mère a préparé afin que vous grandissiez en bonne santé et dans la joie.
misère des enfants en Europe.
Mais vous devez savoir qu'il y a d'autres millions d'enfants ici en Europe et là-bas en Extrême-Orient, dont la vie est très différente. Ce sont des jeunes, garçons et filles, exactement de votre âge, et eux aussi devraient grandir en pleine santé et heureux. Au lieu de cela, ils sont victimes d'un mal terrible, ils ont faim ; certains d'entre eux sont mourants et plusieurs vont mourir dans leur enfance. Ils tremblent de froid, leurs vêtements sont déchirés et usés, certains n'ont que des loques pour couvrir leurs faibles corps; ils n'ont ni bas, ni souliers. Et leurs mères, qui les aiment autant que vos mères vous aiment, ne peuvent leur donner le soir que peu de chose à manger.
Ce qui est plus triste encore, c'est que des milliers de ces enfants n'ont ni père ni mère pour prendre soin d'eux. Leurs parents sont morts durant cette terrible guerre et, maintenant, ces enfants errent dans les rues des villes ou sur les chemins de campagnes peu conscients des dangers qui les menacent. Le soir ils doivent trouver abri dans des caves froides, ou encore, ils sont entassés dans des baraques sordides, pour recommencer le lendemain, dès que le soleil se lève, une nouvelle journée solitaire, sans but, dangereuse.
Quels périls les attendent ! Souvent il n'y a aucune école qui les accueille. Ils ne reçoivent pas comme vous une éducation donnée par de pieux religieux, Soeurs ou Frères, qui enseignent toutes les merveilles du royaume de Dieu : comment il les a créés pour Lui-même, comment il les aime et a envoyé son Fils unique bien-aimé pour les sauver et les aider à atteindre le ciel, comment ils doivent aimer Dieu, être bons et obéir aux commandements de Dieu et à tout ce que l'Eglise enseigne. Ils sentent qu'ils ont été abandonnés et combien facilement ils apprennent à faire ce qui est mal.
Vous vous souvenez de cette scène charmante de la vie de Jésus, quand les enfants rassemblés autour de lui ne voulaient pas qu'il s'en aille et que certains de ses amis voulaient les chasser ; il dit : « Non, laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir près de moi », et avec amour il mit sa main sacrée sur leurs têtes pour les bénir.
mission de bienfaisance du Pape.
Aujourd'hui les millions d'enfants qui souffrent regardent avec des yeux de pitié le vicaire de Jésus-Christ. Laissez-les venir à Nous ; que personne ne les écarte. Nous les aimons tous de l'amour même du Christ et Nous ne pourrons trouver de repos aussi longtemps que les angoisses de la faim les feront crier au secours, et que leurs âmes immortelles seront en danger d'être accaparées par l'ennemi de Dieu.
Des bienfaiteurs charitables du monde entier et spécialement des catholiques d'Amérique Nous ont envoyé des milliers de tonnes de vivres et de vêtements que Nous avons distribués à ceux qui étaient dans la plus grande détresse.
Des fonds abondants ont été mis à Notre disposition pour sauver les enfants de la rue et de tous ses maux et pour leur procurer un logement convenable et un foyer où ils pourraient être éduqués et devenir des citoyens honnêtes et craignant Dieu. Mais il y a encore beaucoup de nécessités. C'est pourquoi vos évêques et vos prêtres, dans leur générosité sans défaillance, vous demandent à tous de faire encore un effort pour combattre la maladie et la faim, ainsi que la mort des âmes qui sont sans foyer, sans appui, chez les peuples ruinés d'Europe et d'Asie. On Nous a dit que vous, chers garçons et filles des écoles primaires, vous voulez apporter votre petite part dans cette splendide mission de bienfaisance. C'est pourquoi Nous avons désiré vous parler aujourd'hui. Nous voudrions vous remercier pour vos nobles aspirations et vous encourager à faire de votre mieux pour couronner cette campagne par un grand succès.
Le carême commence aujourd'hui et vous serez désireux d'offrir quelque petite pénitence au Seigneur que vous aimez tendrement et que vous ne voudriez jamais offenser. Cette pénitence vous permettra d'épargner vos sous et vos dix sous et vous pourrez acheter le pain ou les médicaments qui permettront de sauver la vie d'enfants moins fortunés et de les protéger contre la tentation de pécher contre Dieu. Et combien Dieu vous aimera pour ce geste, vous bénira, vous et votre avenir et tous vos proches !
Comme preuve de Notre grande joie en voyant votre sainte résolution de partager une part de votre confort et de votre bonheur avec des enfants qui en sont privés, et comme gage de Notre affection pour chacun de vous, Nous vous donnons ainsi qu'à vos chers parents, à vos maîtres dévoués et à tous ceux qui apportent leur concours à cette campagne vraiment chrétienne, la Bénédiction apostolique.
MESSAGE AU FRONT DE LA FAMILLE
(23 février 1947) 1
A l'issue du premier Congrès national du Front de la Famille, qui a réuni à Rome, autour de la commission centrale, les membres du comité romain et les représentants d'environ 60 comités locaux, S. Exc. Mgr Mon-tini, Substitut de la Secrétairerie d'Etat, donna lecture du message du Saint-Père, dont voici la traduction de l'italien :
Nous accueillons avec une particulière satisfaction l'hommage dévoué des dirigeants nationaux et locaux du Front de la Famille qui, à la naissance de leur providentielle association, pleinement conscients de la gravité de l'heure présente, se rassemblent pleins de bonne volonté autour de leur programme établi pour porter, dans le champ de l'action, Nos fraternelles exhortations sur l'organisation chrétienne de la famille. Nous faisons le voeu que leur activité, commencée sous de si bons auspices, se répande rapidement pour le plus prompt et le plus heureux succès d'une cause aussi sainte. En invoquant sur leur premier congrès l'assistance divine, Nous leur accordons de tout coeur à eux et à tous les adhérents du Front de la Famille la Bénédiction apostolique.
1 D'après le texte italien de l'Osservatore Romano, du 24-25 février 1947.
RADIOMESSAGE AU PREMIER CONGRÈS EUCHARISTIQUE NATIONAL DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA
(24 février 1947) 1
Clôturant le premier Congrès eucharistique de la République de Cuba qui a eu lieu à La Havane sous la présidence de S. Em. le cardinal Emanuele Arteaga y Betancourt, archevêque de cette ville et légat pontifical, le Souverain Pontife s'adressa aux participants en ces termes :
La conscience de Notre devoir pastoral et l'amour paternel qui Nous poussent constamment à vouloir prendre part aux joies et aux peines de tous et de chacun de Nos fils ont été plus que suffisants pour Nous faire accéder à la demande de vous adresser quelques paroles à l'occasion de la clôture de votre premier Congrès eucharistique national.
Mais dans le cas présent il Nous a paru que les motifs étaient nombreux. La première raison, avant tout autre, c'est que ce congrès ouvre pour Cuba la série des Congrès eucharistiques nationaux et Nous qui souhaitons le développement de ces réunions publiques, appelées, comme un incendie de salut, à allumer de nouveau dans les âmes l'ardeur divine, Nous ne pouvons que saluer avec joie l'apparition d'un nouveau feu. De plus, il s'agit d'un congrès doublement précieux et prometteur puisque, dans une occasion si heureuse, non seulement vous avez uni votre voix au choeur universel qui aspire à voir briller une couronne de plus sur le front de la Mère de Dieu et pour cela demande la définition dogmatique de son Assomption glorieuse dans le ciel, mais encore, avec une détermination que jamais Nous ne louerons assez, vous avez consacré votre patrie aux Coeurs très doux de Jésus et de Marie, c'est-à-dire que vous êtes passés avec résolution dans le parti de ceux qui veulent se nourrir non de haine athée mais d'amour fraternel, vous vous êtes engagés à vivre à partir d'aujourd'hui et pour l'avenir une vie de chrétiens fervents, de fils excellents de l'Eglise, de citoyens respectueux et fidèles, car c'est cela que suppose une telle consécration lorsqu'on la met sérieusement en pratique.
Quels thèmes, quelles émotions et quels enseignements !
Le Seigneur, fils très aimés de la République de Cuba, vous a gratifiés d'une patrie belle comme un jardin splendide enfermé dans une mer enchanteresse où le ciel est toujours bleu, où la terre, quasi spontanément, offre avec un sourire ses fruits doux et aromatisés.
Vous qui venez des collines de Pinar dei Rio ou de la plaine de Colon, de même que ceux qui sont venus de la savane de Sancti Spiritus ou de la plaine sereine de Camagùey ou des hauts pics de l'Orient, tous, oui tous, vous vous êtes sentis fiers d'avoir vu le jour, comme quelqu'un l'a si bien dit, « dans la terre la plus belle que les yeux humains aient jamais vue » et vous rendez grâces à Dieu parce que vous êtes des fils de la Perle des Antilles !
Dangers de son charme.
Mais précisément dans cette placidité et cette douceur de la vie facile, dans cette incantation éternelle et quasi irrésistible d'une nature lumineuse et exubérante, dans cette prospérité joyeuse et confiante se cache peut-être l'ennemi ; sur le tronc gracieux de votre palmier que le souffle suave de la brise fait se balancer gracieusement, il Nous semble voir que paresseusement se glisse le serpent tentateur : « Pourquoi ne mangez-vous pas ? vous dit-il, vous serez comme des dieux » (cf. Gn 3,1-5). Si toute la splendeur de cette puissante attraction purement naturelle n'est pas compensée par une vie surnaturelle puissante et robuste, la défaite sera certaine.
Voici, dès lors, l'opportunité de votre congrès qui doit laisser une impression définitive dans votre histoire religieuse. Ce n'est pas que Nous ignorions que, par l'infinie miséricorde du Seigneur, il y a de nombreuses années que dans votre patrie s'est levé un nouveau printemps prometteur des âmes, printemps que Nous-même avons voulu stimuler et orner en faisant luire parmi vous pour la première fois la rose brillante d'une pourpre romaine, appelée à être un ornement de votre patrie, des Antilles et de toute l'Amérique centrale.
Utilité du rappel de la doctrine eucharistique.
Mais aujourd'hui votre Congrès vous a donné la suprême leçon en vous rappelant qu'une vie surnaturelle robuste et puissante doit toujours avoir comme centre de gravité et comme source la sainte Eucharistie. C'est elle effectivement qui, en stimulant la ferveur de la charité, en unissant les âmes au Christ — in me manet et ego in illo (Jn 6,57) — et les transformant en Lui, produit dans la vie surnaturelle des effets semblables à ceux qui sont produits par des aliments matériels dans le corps 2 ; elle conserve la vraie vie — * qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem, habet vitam aeternam » (Jn 6,54) — en la fortifiant spirituellement et en la marquant du signe qui éloigne les assauts de l'ennemi ; elle l'augmente et la perfectionne en multipliant les divines énergies des âmes et en les unissant à Dieu, leur fin ultime, au moyen de cette union qui est le chemin et le gage de l'éternité — et futurae gloriae nobis pignus datur — ; c'est elle enfin qui restaure nos forces diminuées et les inonde de joies mystiques, prélude de la félicité sans fin.
Courez, fils bien-aimés, à ce banquet mystique, à cet éternel sacrifice, à ce perpétuel Deus vivens in medio vestri (Jn 3,10), si vous ne voulez pas vous voir submergés par les flots du matérialisme, si vous ne voulez pas voir votre palmier étouffé par les mauvaises herbes, sous les chardons et les épines. Et si vous cherchez une main qui vous soutienne et vous guide, voyez celle qui vous est tendue par cette Dame qui a reçu comme mission de mettre le pain spirituel des anges à notre portée en le faisant chair et sang dans ses entrailles très pures; elle qui tous les jours nous répète l'invitation de la Sagesse — et a generationibus meis implemini (Si 24,18) — pour que nous nous rassasions de ses fruits ; accourez auprès de la Mater divinae gratiae parce que si « Eve a mangé un fruit qui nous a privés du festin éternel, Marie nous en a présenté un autre qui nous ouvre les portes du banquet céleste » 3.
2 S. Thomas, Summa theol., III 79,4 in c.
3 S. Pierre Dam., Serm. 45 in Nat. B. V. M. ; Migne, P. L., t. 144, 743.
Grandeurs spirituelles de Cuba.
L'an de grâce 1511 touchait à sa fin ; Cuba, qui avait déjà vu son sol consacré par l'offrande pour la première fois du Saint Sacrifice lors du second voyage du grand Amiral, allait compter la première population stable à Baracoa ; lorsque Diego Velasquez chercha un nom à lui donner, il la nomma Nuestra Senora de la Asuncion. Aujourd'hui, après des siècles écoulés, les fils de Cuba demandent, l'âme remplie de jubilation, la définitiion dogmatique du mystère, parce qu'ils pensent sans doute, avec celui qui avec raison a été nommé « docteur eminent » que hoc privilegium... ad gloriam Dei spectat, Christique Domini, et dignitatem Virginis, summamque innocentiam puritatem et caritatem maxime decet, que ce privilège., à la très haute dignité, à l'innocence, à la pureté et à la charité de la Vierge 4.
Cuba est la terre de la Mère de Dieu parce que sur elle règne comme patronne, depuis presqu'un demi-siècle, Notre-Dame de la Caridad dei Cobre ; Cuba fut l'arène d'où sortit un vénérable apôtre, le bienheureux Antonio Maria Claret, qui consacra son oeuvre principale au Coeur immaculé de Marie, laissant ce titre comme étendard de victoire à ses fils zélés. Que par son intercession et par les prières et les enseignements de ce congrès, le Dieu eucharistique vous accorde de rester à l'abri du fléau universel ; quoiqu'une fois encore les effets du matérialisme et du néo-paganisme aient montré au monde avec une macabre éloquence de quoi est capable l'homme lorsqu'il pense qu'il n'est que matière, Nous sommes malheureusement bien loin d'avoir l'impression que la leçon a été profitable et Nous craignons de voir succéder à ce matérialisme un autre non moins fatal et pernicieux.
En ce grand jour, clôturant votre Congrès et commémorant pour vous les gloires nationales historiques, Nous voulons vous bénir avec toute l'effusion de Notre coeur paternel, avec le désir que cette bénédiction apostolique atteigne non seulement les présents : Notre très digne cardinal légat, l'épiscopat et tout le clergé, toutes les autorités et tous les fidèles, mais encore qu'elle se répande sur toute l'île, sur toute la mer, sur tous les continents, pour la diffusion du règne de l'Esprit qui est le royaume du Christ, « royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d'amour et de paix » B.
Suarez, Opera omnia, Paris, 1866, t. 19, p. 318. Préface de Jésus-Christ-Roi.