Source: http://www.appa-asso.org/mon-statut/interne/statut-detaille/
Timestamp: 2019-06-27 10:28:36+00:00
Document Index: 57257669

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 8', 'art. 1', 'art. 7', 'art. 10', 'art. 1', 'art. 7', 'art. 14', 'art. 15', 'art. 16', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 19', 'art. 20', 'art. 21', 'art. 22', 'art. 23', 'art. 24', 'art. 25', 'art. 26', 'art. 27', 'art. 28', 'art. 29', 'art. 30', 'art. 31', 'art. 4', 'art. 33', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 7', 'art. 8', 'art. 1', 'art. 9', 'art. 10', 'art. 13', 'art. 11', 'art. 12', 'art. 13', 'art. 14', 'art. 15', 'art. 16', 'art. 2', 'art. 17', 'art. 18', 'art. 19', 'art. 16', 'art. 20', 'art. 21', 'art. 22', 'art. 23', 'art. 56', 'art. 57', 'art. 24', 'art. 25', 'art. 26', 'art. 27', 'art. 3', 'art. 17', 'art. 8', 'art. 30', 'art. 31', 'art. 32', 'art. 33', 'art. 3']

Statut Détaillé - Interne des hôpitaux - APPA
CODE DE LA SANTE PUBLIQUE –
(Nouvelle partie Réglementaire) –
Internes et étudiants en médecine et en pharmacie –
Statut des internes et des résidents en médecine
Modifié par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 1
I. – L’interne est un agent public.
II. – En stage, l’interne est sous la responsabilité du praticien responsable de l’entité d’accueil. Ses obligations de service comprennent huit demi-journées par semaine, cette durée étant calculée en moyenne sur le trimestre.
IV. – L’interne bénéficie d’un repos de sécurité immédiatement à l’issue de chaque garde et à l’issue du dernier déplacement survenu pendant une période d’astreinte.
Le temps consacré au repos de sécurité ne peut donner lieu à l’accomplissement des obligations de service en stage et hors stage.
V. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté conjoint des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et de la défense.
Article R6153-2-1
Créé par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 2
La formation en stage ainsi que la demi-journée de formation hors stage mentionnée au 1° du III de l’article R. 6153-2 ne peuvent excéder quarante-huit heures par période de sept jours, cette durée étant calculée en moyenne sur le trimestre.
Article R6153-2-2
Créé par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 3
I.-Un tableau de service nominatif prévisionnel organise le temps à accomplir au titre de la formation en stage et hors stage de l’interne.
Le praticien responsable de l’entité d’accueil en lien avec le coordonnateur de la spécialité élabore le tableau de service suivant les règles fixées à l’article R. 6153-2. Ce tableau est ensuite arrêté mensuellement par le directeur de la structure d’accueil ou du centre hospitalier universitaire de rattachement.
II.-L’accomplissement des obligations de service donne lieu à récupération au cours du trimestre afin qu’au terme de celui-ci ces obligations n’excédent pas huit demi-journées hebdomadaires au titre de la formation en stage et deux demi-journées hebdomadaires au titre de la formation hors stage. Chacune de ces durées est calculée en moyenne sur le trimestre.
III.-Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté conjoint des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et de la défense.
Article R6153-2-3
Créé par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 4
Le directeur de la structure d’accueil ou le responsable du stage extrahospitalier met à la disposition de l’interne et du coordonnateur de la spécialité le relevé trimestriel de la réalisation des obligations de service de l’interne.
Ce relevé est communiqué à la structure qui assure le versement de la rémunération de l’interne si elle n’est pas la structure d’accueil de celui-ci.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté conjoint des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et de la défense.
Article R6153-2-4
Créé par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 5
En cas de désaccord individuel sur l’application des dispositions des articles R. 6153-2 à R. 6153-2-3 et R. 6153-10, l’interne saisit, pour examen de sa situation individuelle, le directeur de sa structure d’accueil ou le responsable de son stage extrahospitalier, le directeur de l’unité de formation et de recherche et le président de la commission médicale d’établissement de la structure d’accueil.
Si le désaccord persiste, l’interne peut saisir le directeur général de l’agence régionale de santé de la région dans laquelle se situe son unité de formation et de recherche d’inscription.
Les internes et les assistants des hôpitaux des armées saisissent l’autorité militaire compétente.
Article R6153-2-5
Créé par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 6
En cas de difficultés dans l’application, au sein d’un service agréé, des dispositions des articles R. 6153-2 à R. 6153-2-3 et R. 6153-10, les représentants des internes de la commission médicale d’établissement de l’établissement concerné ou de la commission régionale paritaire saisissent le directeur général de l’agence régionale de santé de la région dans le ressort de laquelle se situe l’établissement. Celui-ci peut demander un réexamen de l’agrément du service.
L’interne en médecine en cours de formation de biologie médicale, participe, en outre, à l’étude du métabolisme des substances médicamenteuses et toxiques ainsi qu’à l’élaboration et à la validation des analyses biologiques concourant à la prévention, au diagnostic et à la surveillance des traitements.
L’interne en pharmacie participe à l’ensemble des activités de l’entité dans laquelle il accomplit son stage, par délégation et sous la responsabilité du praticien ou du pharmacien auprès duquel il est placé.
1° De participer à la préparation, au contrôle et à la dispensation des médicaments, produits ou objets mentionnés à l’article L. 4211-1 et des dispositifs médicaux stériles ainsi qu’à l’étude du métabolisme des substances médicamenteuses et toxiques ;
2° De participer à l’élaboration et à la validation des analyses biologiques concourant à la prévention, au diagnostic et à la surveillance des traitements ;
3° D’assurer la liaison entre l’entité dans laquelle il accomplit son stage et les structures de soins.
Entrée en fonctions, gestion, rémunération et avantages sociaux
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 8
Il atteste en outre qu’il remplit les conditions d’immunisation contre certaines maladies fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Les internes relèvent du service de santé au travail de l’entité où ils effectuent leur stage. A défaut, ils relèvent du service de santé au travail de leur centre hospitalier universitaire d’affectation.
Modifié par Décret n°2013-73 du 23 janvier 2013 – art. 1
A l’issue de la procédure nationale de choix, les internes sont affectés par arrêté du directeur général du Centre national de gestion publié au Journal officiel de la République française. Les internes en médecine sont affectés dans une subdivision et une discipline. Les internes en odontologie sont affectés dans une interrégion, une spécialité et un centre hospitalier universitaire. Les internes en pharmacie sont affectés dans une interrégion, une spécialité et un centre hospitalier universitaire.
Les affectations semestrielles sont prononcées par le directeur général de l’agence régionale de santé.
Les internes sont rattachés administrativement par décision du directeur général de l’agence régionale de santé à un centre hospitalier universitaire, selon des modalités fixées par un arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé.
Après sa nomination, l’interne relève, quelle que soit son affectation, de son centre hospitalier universitaire de rattachement pour tous les actes de gestion attachés à ses fonctions hospitalières notamment la discipline, la mise en disponibilité, les congés ainsi que le versement des éléments de rémunération mentionnés à l’article R. 6153-10 à l’exception du 3° et des charges sociales afférentes.
Toutefois, lorsque l’interne est affecté dans un autre établissement de santé, un établissement du service de santé des armées, auprès d’un praticien agréé-maître de stage des universités, un organisme ou un laboratoire, un centre de santé ou une structure de soins agréée alternative à l’hospitalisation différent du centre hospitalier universitaire de rattachement ayant versé la rémunération, le remboursement à ce dernier des sommes ainsi versées et des charges afférentes fait l’objet d’une convention dont les modalités sont précisées par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé, de la sécurité sociale et, le cas échéant, de la défense.
Lorsque l’interne est affecté dans un établissement de santé, la convention peut prévoir que celui-ci assure directement le versement à l’interne des éléments de rémunération mentionnés à l’article R. 6153-10.
Modifié par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 7
L’interne en activité de service perçoit, après service fait, conformément aux dispositions des articles R. 6153-2 à R. 6153-2-3 :
1° Des émoluments forfaitaires mensuels dont le montant, qui varie suivant une ancienneté calculée en fonction du nombre de stages semestriels accomplis et dans laquelle n’entre pas en compte le temps passé en disponibilité ou dans la position spéciale dite sous les drapeaux, est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé. Ces émoluments suivent l’évolution des traitements de la fonction publique constatée par le ministre chargé de la santé ; ils sont majorés, pour les internes chargés de famille, d’un supplément dont le montant est calculé selon les règles fixées à l’article 10 du décret du 24 octobre 1985 relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat et des personnels des collectivités territoriales pour le supplément familial de traitement.
Ne sont pas pris en compte pour le calcul de l’ancienneté les stages semestriels au cours desquels l’activité effective a eu une durée inférieure à quatre mois du fait de l’accomplissement du service national ou d’une disponibilité.
Lorsqu’un ou plusieurs stages ont été interrompus pendant plus de deux mois au titre des articles R. 6153-13 à R. 6153-18 ou R. 6153-25 les émoluments versés au cours de chaque stage supplémentaire correspondant effectué en application de l’article R. 6153-20 demeurent identiques à ceux du stage le précédant immédiatement.
Lorsqu’un ou plusieurs stages supplémentaires sont effectués en application de l’article R. 6153-20 pour des raisons autres que celles mentionnées à l’alinéa précédent, les émoluments versés varient de la façon suivante :
pour le premier semestre supplémentaire, ils demeurent identiques à ceux du stage le précédant immédiatement ;
pour les autres semestres supplémentaires, ils ne varient pas en fonction de l’ancienneté des intéressés et sont fixés dans l’arrêté mentionné ci-dessus à un montant qui ne peut être inférieur à celui des émoluments dus pour le premier stage du troisième cycle des études médicales ;
2° S’il ne bénéficie pas dans l’établissement ou l’organisme d’affectation du logement, de la nourriture, du chauffage et de l’éclairage, une indemnité représentative, selon le cas, de tout ou partie de ces avantages, fixée dans les conditions prévues au 1° du présent article ;
3° Le cas échéant, des indemnités liées au service des gardes et d’astreintes selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé ;
4° Une prime de responsabilité, versée aux internes de médecine générale lorsqu’ils accomplissent un stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé et aux internes de médecine, pharmacie et odontologie à partir de leur quatrième année d’internat, dont le montant est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé ;
5° Des indemnités pour participation, en dehors des obligations de service, à des enseignements et aux jurys de concours, à l’enseignement et à la formation des personnels des établissements hospitaliers. Le montant et les conditions d’attribution de ces indemnités sont fixés par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé ;
6° Le remboursement de ses frais de déplacements temporaires engagés à l’occasion de leur mission dès lors qu’ils ne peuvent utiliser un véhicule de l’établissement, dans les conditions prévues par la réglementation applicable en la matière aux personnels relevant de la fonction publique hospitalière ;
7° Les internes de première et deuxième année perçoivent une indemnité de sujétion dont le montant est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé ;
8° Une indemnité forfaitaire de transport, versée aux internes qui accomplissent un stage ambulatoire dont le lieu est situé à une distance de plus de quinze kilomètres, tant du centre hospitalier universitaire auquel ils sont rattachés administrativement que de leur domicile. Cette indemnité n’est cumulable avec aucun dispositif de prise en charge totale ou partielle de frais de transport directement versé à l’intéressé. Un arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé en fixe le montant et les modalités de versement.
Modifié par Décret n°2016-675 du 25 mai 2016 – art. 10
L’année de recherche, prévue aux articles R. 632-14 , D. 633-13 , R. 634-13 et R. 634-24 du code de l’éducation, ne peut être réalisée que lorsqu’un contrat d’année de recherche a été conclu entre l’étudiant de troisième cycle intéressé, le directeur général de l’agence régionale de santé, le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement et le président de l’université d’inscription de l’étudiant. Un arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé fixe les modalités de déroulement de l’année de recherche ainsi que les clauses types du contrat.
L’étudiant perçoit une rémunération égale à la moyenne des émoluments de deuxième et troisième années d’internat prévus au 1° de l’article R. 6153-10. Le centre hospitalier universitaire de rattachement assure la rémunération de l’étudiant. Il est remboursé par l’Etat au vu des justificatifs nécessaires.
Congé – Avantages sociaux
Modifié par Décret n°2009-699 du 16 juin 2009 – art. 1
L’interne a droit à un congé annuel de trente jours ouvrables, le samedi étant décompté comme jour ouvrable ; au cours de ce congé, il perçoit les rémunérations mentionnées aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10. La durée des congés pouvant être pris en une seule fois ne peut excéder vingt-quatre jours ouvrables.
Modifié par Décret n°2016-1552 du 18 novembre 2016 – art. 7
L’interne bénéficie d’un congé de maternité, d’adoption ou paternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale. Est garanti, pendant la durée de ce congé, le maintien de la rémunération mentionnée aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10.
Un congé de solidarité familiale est accordé dans les conditions prévues par les articles L. 3142-6 à L. 3142-15 du code du travail et aux dispositions réglementaires prises pour leur application à l’interne dont un ascendant, un descendant, un frère, une sœur ou une personne partageant le même domicile souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause. La durée de ce congé est assimilée à une période de services actifs. Elle ne peut être imputée sur la durée du congé annuel.
Est garanti à l’interne en congé de maladie le versement, pendant les trois premiers mois de ce congé, de la rémunération mentionnée aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10 et de la moitié de celle-ci pendant les six mois suivants.
Un congé sans rémunération de quinze mois au maximum peut être accordé, sur sa demande, après avis du comité médical prévu à l’article R. 6152-36, à l’interne qui ne peut, à l’expiration d’un congé de maladie de neuf mois consécutifs, reprendre ses fonctions pour raison de santé.
L’interne que le comité médical a reconnu atteint de tuberculose, de maladie mentale, de poliomyélite, d’une affection cancéreuse ou de déficit immunitaire grave et acquis a droit à un congé de trente-six mois au maximum pendant lequel lui est garanti, au cours des dix-huit premiers mois, le versement des deux tiers de la rémunération mentionnée aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10 et, pendant les dix-huit mois suivants, le versement de la moitié de cette rémunération.
L’interne atteint d’une affection qui figure sur la liste mentionnée à l’article 28 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, à l’exception des pathologies mentionnées à l’article R. 6153-15 et qui exigent un traitement ou des soins coûteux et prolongés, a droit à un congé de longue maladie d’une durée de trente-six mois au maximum pendant lequel lui est garanti, au cours des douze premiers mois, le versement des deux tiers de la rémunération mentionnée aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10 et, durant les vingt-quatre mois suivants, le versement de la moitié de cette rémunération.L’interne qui a obtenu un congé de longue maladie ne peut bénéficier d’un autre congé de même nature que s’il a repris ses activités pendant une année au moins.
En cas de maladie ou d’accident imputable à l’exercice des fonctions exercées dans le cadre de sa formation ou en cas de maladie contractée ou d’accident survenu à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, l’interne bénéficie, après avis du comité médical, d’un congé pendant lequel il perçoit la totalité de la rémunération mentionnée aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10.
A l’issue d’une période de douze mois de congé, l’intéressé est examiné par le comité médical qui, suivant le cas, propose la reprise de l’activité ou la prolongation du congé, avec maintien des deux tiers de la rémunération mentionnée aux 1°, 2° et 4° de l’article R. 6153-10 jusqu’à guérison ou consolidation pour une période qui ne peut excéder vingt-quatre mois.
L’interne contraint de cesser ses fonctions pour raisons de santé peut bénéficier, à l’issue des congés mentionnés aux articles R. 6153-14 à R. 6153-17, d’un congé supplémentaire non rémunéré d’une durée maximale de douze mois s’il est reconnu par le comité médical que son incapacité est temporaire.
Article R6153-18-1
Créé par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 14
1° L’interne peut être autorisé à accomplir un temps partiel thérapeutique :
a) Après un congé de longue maladie ou de longue durée, pour une période de trois mois renouvelable dans la limite d’un an par affection ayant ouvert droit à un congé de longue maladie ou de longue durée ;
b) Après un congé pour accident de service ou maladie contractée dans l’exercice de leurs fonctions, pour une période maximale de six mois renouvelable une fois ;
a) Soit parce que la reprise des fonctions à temps partiel est reconnue comme étant de nature à favoriser l’amélioration de l’état de santé de l’intéressé ;
b) Soit parce que l’intéressé doit faire l’objet d’une rééducation ou d’une réadaptation à ses fonctions compatible avec son état de santé ;
3° Les internes autorisés à travailler à temps partiel pour raison thérapeutique perçoivent la totalité des émoluments forfaitaires prévus au 1° de l’article R. 6153-10, de l’indemnité prévue au 4° de l’article R. 6153-10 ainsi que, le cas échéant, des indemnités compensatrices d’avantages en nature prévues au même article.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 15
Pour l’application des articles R. 6153-14 à R. 6153-18, le comité médical est saisi soit par le directeur général de l’agence régionale de santé de la subdivision d’affectation, soit par le directeur de l’établissement de santé d’affectation, soit par le directeur général du centre hospitalier universitaire, dans ces deux derniers cas, la saisine est effectuée après avis du président de la commission médicale d’établissement.
Article R6153-20
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 16
Lorsque, au cours d’un semestre, un interne interrompt ses fonctions pendant plus de deux mois au titre des articles R. 6153-13 à R. 6153-18, R. 6153-25, R. 6153-26 ou R. 6153-40 ou s’absente pendant plus de deux mois dans des conditions qui lui font encourir les sanctions disciplinaires prévues au deuxième alinéa de l’article R. 6153-6, le stage n’est pas validé.
Un stage semestriel qui, soit en application de ces dispositions, soit par décision des autorités universitaires compétentes, n’a pas été validé, est comptabilisé au titre de la durée maximale pour effectuer la formation du troisième cycle. Il entraîne l’accomplissement d’un stage semestriel supplémentaire.
L’interne conserve pendant ses congés son droit à la totalité du supplément familial mentionné à l’article R. 6153-10.
En application de l’article 1er du décret nº 70-1277 du 23 décembre 1970 portant création d’un régime de retraites complémentaires des assurances sociales en faveur des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités, ils bénéficient également du régime de retraite géré par l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques.
L’accomplissement de l’internat est suspendu pendant la durée légale du service national pendant laquelle l’intéressé est placé dans une position spéciale dite sous les drapeaux.
Modifié par Décret n°2014-291 du 4 mars 2014 – art. 2
1° Accident ou maladie grave du conjoint, d’une personne avec laquelle il est lié par un pacte civil de solidarité, d’un enfant ou d’un ascendant :
La durée de l’interruption ne peut, en ce cas, sauf dérogation, excéder une année renouvelable une fois ;
La durée de l’interruption ne peut, en ce cas, excéder une année renouvelable une fois sauf dans le cas de la préparation d’une thèse de doctorat, pour laquelle la durée d’interruption est de trois ans ;
3° Stage de formation ou de perfectionnement en France ou à l’étranger :
La durée de l’interruption ne peut, en ce cas, excéder une année renouvelable une fois ;
4° Convenances personnelles, dans la limite d’un an renouvelable une fois.
La mise en disponibilité au titre des 2° et 3° du présent article ne peut être accordée qu’après six mois de fonctions effectives de l’interne. Elle ne peut être accordée qu’après un an de fonctions effectives au titre du 4° de ce même alinéa.
L’intéressé formule auprès de l’établissement ou de l’organisme dans lequel il exerce ses fonctions la demande qui est, le cas échéant, transmise pour décision au directeur de l’établissement public de rattachement, au moins deux mois avant la date de début envisagée.
L’interne placé en disponibilité au titre du 2° du présent article peut effectuer des gardes d’internes dans un établissement public de santé, après accord du directeur de cet établissement et sous la responsabilité du chef de pôle ou, à défaut, du praticien responsable de la structure interne où il effectue sa garde. Il en est de même pour l’interne placé en disponibilité au titre du 3° dans le cadre d’un stage de formation.
Modifié par Décret n°2014-291 du 4 mars 2014 – art. 3
Les internes qui accomplissent un stage relevant de leur formation à l’étranger, le cas échéant dans le cadre d’une mission humanitaire, sont placés dans une position spéciale pendant laquelle ils cessent de bénéficier des indemnités et remboursement prévus aux 3°, 4°, 5°, 6° et 8° de l’article R. 6153-10 et des dispositions prévues aux articles R. 6153-11 à R. 6153-18 et R. 6153-25.
Les stages accomplis dans cette position sont pris en compte, s’ils sont validés, pour le calcul de la durée des fonctions accomplies par les internes.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 19
Les internes peuvent également participer, dans la limite d’une durée maximale de deux mois par an, à l’encadrement médical de séjours d’activités physiques, sportives et culturelles, organisées pour des personnes atteintes de pathologie lourde, dans le cadre de leur traitement.
Cette participation est subordonnée à l’accord de leur chef de pôle ou, à défaut, le responsable de la structure interne dont ils relèvent et est régie par une convention entre l’organisme organisateur du séjour et le centre hospitalier universitaire de rattachement. Les stipulations de cette convention sont conformes à la convention type établie par arrêté du ministre chargé de la santé.
Garanties disciplinaires.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 20
Sans préjudice des peines que les juridictions universitaires pourraient infliger à l’intéressé par application des dispositions du décret n° 92-657 du 13 juillet 1992 relatif à la procédure disciplinaire dans les établissements publics d’enseignement supérieur placés sous la tutelle du ministre chargé de l’enseignement supérieur, les sanctions disciplinaires applicables à un interne pour des fautes commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses activités au titre des stages pratiques sont :
3° L’exclusion des fonctions pour une durée qui ne peut dépasser cinq ans.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 21
Les sanctions mentionnées aux 1° et 2° de l’article R. 6153-29 sont prononcées par le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement de l’interne, après consultation du praticien ou du pharmacien sous la responsabilité duquel l’intéressé est placé pendant son stage et après procédure écrite contradictoire pour la sanction prévue au 2° de l’article R. 6153-29. Le président de l’université et le directeur de l’unité de formation et de recherche où est inscrit l’interne sont avisés de la sanction dans les quinze jours qui suivent la notification de celle-ci à l’intéressé.
L’exclusion des fonctions mentionnée au 3° de l’article R. 6153-29 est prononcée par le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement de l’interne, après consultation du praticien ou du pharmacien sous la responsabilité duquel celui-ci est placé pendant son stage et au vu de l’avis émis par le conseil de discipline de la région sanitaire dans le ressort de laquelle se sont produits les faits reprochés.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 22
Le conseil de discipline est présidé par le directeur général de l’agence régionale de santé qui en nomme les autres membres.
Le secrétariat du conseil de discipline est assuré par les services de l’agence régionale de santé.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 23
La première section, compétente à l’égard des internes et des résidents en médecine, comprend :
1° Le directeur général de l’agence régionale de santé, président ou son représentant ;
2° Un directeur d’établissement public de santé de la région, choisi sur une liste de trois noms proposés par la Fédération hospitalière de France ;
3° Deux membres du personnel enseignant et hospitalier titulaire, relevant du décret n° 84-135 du 24 février 1984 portant statut des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers universitaires et nommés sur une liste d’au moins quatre noms proposés par les commissions médicales d’établissement des centres hospitaliers universitaires de la région ;
4° Deux praticiens hospitaliers relevant de la section 1 du chapitre II du présent titre parmi les noms proposés par les commissions médicales d’établissement de chacun des établissements de la région, chaque commission médicale d’établissement ne pouvant proposer qu’un nom ;
5° Six internes en médecine relevant en priorité de la discipline de l’intéressé, ou six résidents lorsque l’intéressé appartient à cette catégorie ; les six internes ou résidents, affectés dans la région, sont proposés par leurs organisations syndicales représentatives respectives.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 24
La deuxième section, compétente à l’égard des internes en pharmacie, comprend :
1° Le général de l’agence régionale de santé, président ou son représentant ;
3° Deux enseignants des unités de formation et de recherche de pharmacie de la région exerçant des fonctions hospitalières, nommés sur une liste d’au moins quatre noms proposés par les commissions médicales d’établissement des centres hospitaliers universitaires de la région ;
4° Un pharmacien des hôpitaux et un biologiste des hôpitaux relevant du décret n° 84-135 du 24 février 1984 portant statut des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires, choisis parmi les noms proposés par les commissions médicales d’établissement de chacun des établissements de la région, chaque commission médicale d’établissement ne pouvant proposer qu’un nom ;
5° Six internes en pharmacie affectés dans la région et proposés par les organisations syndicales représentatives des intéressés.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 25
La troisième section, compétente à l’égard des internes en odontologie, comprend :
3° Deux membres titulaires du personnel enseignant et hospitalier en odontologie relevant soit du décret n° 90-92 du 24 janvier 1990 portant statut des personnels enseignants et hospitaliers des centres de soins, d’enseignement et de recherche dentaire des centres hospitaliers et universitaires, soit du décret n° 65-803 du 22 septembre 1965 portant statut du personnel particulier des centres de soins, d’enseignement et de recherche dentaires des centres hospitaliers et universitaires, nommés sur une liste d’au moins quatre noms proposés par la ou les commissions médicales d’établissement du ou des centres hospitaliers universitaires de la région ;
4° Deux praticiens hospitaliers odontologistes exerçant leur activité hospitalière soit à temps plein et relevant de la section 1 du chapitre II du présent titre, soit à temps partiel et relevant de la section 2 du chapitre II du présent titre, choisis parmi les noms proposés par les commissions médicales d’établissement de la région, chaque commission ne pouvant proposer qu’un nom ;
5° Six internes en odontologie proposés, quel que soit leur centre hospitalier universitaire de rattachement, par les organisations représentatives des intéressés ou, à défaut de telles propositions, désignés par tirage au sort par le directeur général de l’agence régionale de santé parmi les internes en fonctions. Les modalités de ce tirage au sort sont définies par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 26
1° Le conjoint de l’interne concerné, une personne avec laquelle il est lié par un pacte civil de solidarité ou une personne ayant avec l’interne un lien de parenté ou d’alliance jusqu’au quatrième degré inclus ;
2° La personne qui est à l’origine de l’instance disciplinaire ;
3° L’interne qui est en cause dans l’affaire et plus généralement les personnes qui sont directement intéressées par celle-ci.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 27
Le conseil de discipline est saisi par le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement à la demande, éventuellement, du directeur de l’établissement ou de l’organisme où l’interne accomplit son stage.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 28
L’avis du conseil est motivé ; il est adressé par son président au directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement qui informe l’interne de sa décision.
L’avis est également notifié au directeur général de l’agence régionale de santé, au responsable de l’organisme ou établissement où se sont déroulés les faits litigieux, le cas échéant au responsable de l’organisme ou établissement dans lequel l’interne exerce ses fonctions au moment de la notification, au ministre chargé de la santé, ainsi qu’au président de l’université et au directeur de l’unité de formation et de recherche où est inscrit l’interne.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 29
Sans préjudice des dispositions des articles R. 6153-29 à R. 6153-39, le responsable de l’organisme ou établissement dans lequel l’interne exerce ses fonctions peut suspendre l’activité de celui-ci lorsqu’elle est de nature à compromettre le bon fonctionnement du service ; le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement en est avisé sans délai.
Pendant la période où il fait l’objet d’une suspension, l’interne bénéficie des éléments de rémunération prévus aux 1° et 2° de l’article R. 6153-10.
Personnes faisant fonction d’interne
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 30
Dans le cas où un poste, dans une structure agréée, susceptible d’être offert à un interne ou à un résident n’a pu être mis au choix des internes ou des résidents, ou s’il n’a pas été choisi, le directeur de l’établissement de santé peut, sur proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable de service, de l’unité fonctionnelle ou de toute autre structure interne intéressée, décider de faire appel, pour occuper provisoirement ce poste en tant que faisant fonction d’interne, à un médecin, un étudiant en médecine, un pharmacien ou à un étudiant en pharmacie appartenant à l’une des catégories mentionnées à l’article R. 6153-43.
La liste des postes non pourvus d’internes ou de résidents situés dans des pôles ou structures agréés en application de l’article 30 du décret n° 2004-67 du 16 janvier 2004 relatif à l’organisation du troisième cycle des études médicales ou de l’article 3 du décret n° 88-996 du 19 octobre 1988 relatif aux études spécialisées du troisième cycle de pharmacie est communiquée au directeur général de l’agence régionale de santé, qui peut autoriser l’affectation sur ces postes de personnes appartenant aux catégories mentionnées aux 1° et 2° de l’article R. 6153-42.
L’affectation est décidée par le directeur de l’établissement de santé, sur proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable de service, de l’unité fonctionnelle ou de toute autre structure interne intéressée. Le directeur de l’établissement de santé informe le médecin ou le pharmacien de l’agence régionale de santé désigné par le directeur général de l’agence régionale de santé.
Les étudiants ou praticiens faisant fonction d’interne sont nommés pour une durée allant de la prise de fonctions des internes jusqu’à la date correspondant à la fin de leur période de stage. Cette durée peut être ensuite renouvelée tous les six mois.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux postes d’interne en odontologie.
Peuvent être désignés en tant que faisant fonction d’interne :
1° Les médecins ou pharmaciens titulaires d’un diplôme de docteur en médecine ou en pharmacie permettant l’exercice dans le pays d’obtention ou d’origine qui effectuent des études en France en vue de la préparation de certains diplômes dont la liste est fixée par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé ;
2° Les étudiants en médecine ou en pharmacie ressortissants d’un des Etats membres de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant respectivement validé les six premières années des études médicales ou les cinq premières années des études pharmaceutiques dans un de ces Etats, ou les étudiants en pharmacie ayant été admis au concours de l’internat prévu par le décret n° 88-996 du 19 octobre 1988 relatif aux études spécialisées du troisième cycle de pharmacie, dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l’enseignement supérieur et ministre chargé de la santé.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 31
Modifié par Décret n°2013-73 du 23 janvier 2013 – art. 4
Les dispositions du deuxième et troisième alinéas de l’article R. 6153-2 et celles des articles R. 6153-3 à R. 6153-7, R. 6153-12 à R. 6153-19 et R. 6153-21 à R. 6153-24 sont applicables aux étudiants faisant fonction d’interne et aux anciens résidents qui accomplissent un ou deux semestres supplémentaires dans les établissements publics de santé.
Les dispositions des articles R. 6153-29 à R. 6153-40 s’appliquent aux étudiants faisant fonction d’interne mentionnés au 1° et au 2° de l’article R. 6153-40 et aux anciens résidents mentionnés à l’article R. 6153-43. Dans le cas où le conseil de discipline prévu à l’article R. 6153-32 se réunit afin d’examiner le cas d’un étudiant faisant fonction d’interne ou d’un ancien résident, les six internes ou résidents qui siègent respectivement à la première et à la deuxième section mentionnées à ce même article sont remplacés en nombre égal par des étudiants faisant fonction d’interne ou d’anciens résidents proposés dans les mêmes conditions ou, à défaut de telles propositions, tirés au sort parmi les étudiants faisant fonction d’interne ou les résidents en poste dans la région. Les modalités de ce tirage au sort sont fixées par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé.
Les dispositions de l’article R. 6153-10, à l’exception des quatre derniers alinéas du 1° et du 4°, leur sont applicables.
Toutefois, les émoluments forfaitaires mensuels mentionnés au 1° de l’article R. 6153-10 ne varient pas, pour les étudiants faisant fonction d’interne, en fonction de leur ancienneté.
Les étudiants nommés faisant fonction d’interne à l’issue de leur internat conservent le bénéfice du montant des émoluments qu’ils perçoivent au cours de leur dernière année d’internat.
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 33
Leur sont cependant applicables les dispositions des articles R. 6153-2 à R. 6153-6, du 3° de l’article R. 6153-10 et des articles R. 6153-29 à R. 6153-40.
Le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement avise l’autorité compétente du service de santé des armées de la procédure disciplinaire qu’il a décidé d’engager contre l’interne ou l’assistant des hôpitaux des armées et lui transmet le dossier de l’intéressé. Un représentant de ce service peut assister avec voix consultative aux séances du conseil de discipline.
Lorsqu’une sanction a été prononcée par le directeur général du centre hospitalier régional universitaire de rattachement de l’interne ou de l’assistant des hôpitaux des armées, elle est communiquée à l’autorité compétente du service de santé des armées, en même temps et dans les mêmes formes qu’au président de l’université dont relève l’intéressé.
Article R6153-46 En savoir plus sur cet article…
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 1
A partir de la première année du deuxième cycle des études médicales et jusqu’à leur nomination en qualité d’interne, les étudiants hospitaliers en médecine, qu’ils soient étudiants en médecine en formation approfondie ou auditeurs en application du 2° de l’article R. 632-10 du code de l’éducation, participent, dans les conditions définies par la présente section, à l’activité hospitalière et ambulatoire et perçoivent, dans les conditions prévues à l’article R. 6153-58, une rémunération versée par le centre hospitalier universitaire de rattachement lié par convention à l’unité de formation et de recherche médicale dans laquelle ils sont inscrits.
A ce titre, ils ont la qualité d’agent public et sont notamment soumis au secret professionnel et à l’obligation de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance à l’occasion de l’exercice de leur activité hospitalière.
Les dispositions de la présente section sont applicables aux auditeurs mentionnés au 2° de l’article R. 632-10 du code de l’éducation, à l’exception du dernier alinéa de l’article R. 6153-58.
NOTA : Décret n° 2014-674 du 24 juin 2014, article 34 : Les dispositions relatives à la centralisation de la rémunération des étudiants en médecine, en odontologie et en pharmacie par les centres hospitaliers universitaires de rattachement respectivement prévues aux articles R. 6153-46, R. 6153-59, R. 6153-63, R. 6153-73, R. 6153-77 et R. 6153-90 sont applicables à compter de la rentrée universitaire 2014-2015.
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 2
Au cours de la période définie à l’article R. 6153-46, les étudiants en médecine accomplissent trente-six mois de stages, incluant les congés annuels prévus à l’article R. 6153-58, dont les modalités sont déterminées par arrêté conjoint des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense.
Les auditeurs mentionnés au 2° de l’article R. 632-10 du code de l’éducation accomplissent, en sus de ces trente-six mois, douze mois de stage, incluant les congés annuels prévus à l’article R. 6153-58, dans les conditions définies par ce même article.
Les étudiants en médecine accomplissent, au cours du deuxième cycle des études médicales, au moins un stage ambulatoire qui se déroule chez un ou plusieurs praticiens agréés-maîtres de stage des universités, selon des modalités prévues par arrêté des ministres chargés de la santé, de l’enseignement supérieur, et, le cas échéant, de la défense.
Les étudiants hospitaliers ont la possibilité d’accomplir une période d’études à l’étranger dans le cadre de conventions conclues par l’université ainsi qu’un stage de recherche dans le cadre d’un parcours personnalisé, selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé, et, le cas échéant, de la défense.
En cas de redoublement au cours du deuxième cycle, les étudiants accomplissent à nouveau douze mois de stage incluant les congés annuels et les stages dont la validation n’a pas été obtenue.
Les étudiants hospitaliers accomplissent un stage obligatoire entre la validation du deuxième cycle des études médicales et leur nomination en qualité d’interne. A ce titre, ils peuvent accomplir :
1° Soit un stage choisi à leur initiative, après accord conjoint du directeur de l’unité de formation et de recherche médicale et du directeur de leur établissement d’affectation, au cours duquel ils conservent leur qualité d’étudiant hospitalier en médecine ;
2° Soit un stage en milieu hospitalier au cours duquel ils peuvent être désignés en qualité de faisant fonction d’interne dans les conditions prévues à l’article R. 6153-41, à l’exception de son quatrième alinéa, au 2° de l’article R. 6153-42 et à l’article R. 6153-44, à l’exception de son dernier alinéa.
Article R6153-47-1
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 3
Ils participent, le cas échéant, au service de garde. Toutes les gardes ainsi effectuées ont un caractère formateur. Les étudiants en médecine prennent part aux cours, contrôles et examens sur leur temps de présence universitaire. Ils ne peuvent pas participer aux gardes la veille d’un examen.
Les étudiants hospitaliers en médecine bénéficient d’un repos de sécurité d’une durée de onze heures intervenant immédiatement à l’issue de chaque garde de nuit et entraînant une interruption totale de toute activité hospitalière, ambulatoire et universitaire.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé, et, le cas échéant, de la défense.
Article R6153-51
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 4
Durant les stages hospitaliers, organisés au sein des centres hospitaliers universitaires de rattachement, des hôpitaux des armées ou des établissements de santé liés par convention à ces centres hospitaliers universitaires, les étudiants hospitaliers en médecine participent à l’activité hospitalière.
Ces stages sont accomplis sous la responsabilité des médecins référents de stage désignés par le responsable pédagogique du lieu de stage ou, le cas échéant, sous la responsabilité du praticien responsable de l’entité d’accueil, selon des modalités prévues par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé, et, le cas échéant, de la défense.
Article R6153-52
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 5
Les étudiants hospitaliers en médecine exécutent les tâches qui leur sont confiées par le médecin référent ou le praticien responsable de l’entité d’accueil, à l’occasion des visites et consultations externes, des examens cliniques, radiologiques et biologiques, des soins et des interventions. Ils peuvent exécuter des actes médicaux de pratique courante, sont chargés de la tenue des observations et participent aux services de garde.
Au cours de chacun des stages, ils participent aux entretiens portant sur les dossiers des malades et suivent les enseignements dispensés dans l’établissement de santé.
Article R6153-53 En savoir plus sur cet article…
Les étudiants en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 justifient, avant leur première affectation, par un ou des certificats médicaux adressés au directeur de l’unité de formation et de recherche dont ils relèvent, qu’ils remplissent les conditions exigées par la réglementation en vigueur relative à l’immunisation obligatoire de certaines personnes contre certaines maladies.
Article R6153-54
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 6
Les étudiants hospitaliers en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 ne peuvent être affectés plus de deux fois dans la même entité de stage. La durée totale d’affectation est fixée par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé et de la défense.
Article R6153-55
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 7
Les étudiants hospitaliers en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 sont soumis au règlement intérieur de l’établissement d’affectation qui précise notamment leurs obligations à l’égard des malades, du personnel médical et de l’administration hospitalière.
Ils sont tenus d’accomplir les tâches qui leur sont confiées durant leur stage et d’exécuter les obligations qui en découlent.
Les obligations de présence de ces étudiants sont portées à la connaissance des intéressés par le responsable de l’entité où se déroule le stage.
Article R6153-57
Les étudiants hospitaliers en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 sont soumis au régime disciplinaire applicable aux étudiants. En cas d’infraction à la discipline commise par un de ces étudiants à l’intérieur de l’établissement d’affectation, le directeur de l’établissement en avertit le directeur de l’unité de formation et de recherche ainsi que, si l’établissement en cause n’est pas le centre hospitalier universitaire, le directeur général de ce centre.
Le directeur de l’établissement peut exclure de son établissement tout étudiant dont le comportement est de nature à compromettre le bon fonctionnement du service. Il en informe immédiatement le directeur de l’unité de formation et de recherche en vue d’un examen conjoint de la situation.
Au vu des conclusions de cet examen, le directeur de l’établissement d’affectation, si celui-ci n’est pas le centre hospitalier universitaire, peut toujours remettre l’étudiant intéressé à la disposition du directeur général de ce centre en informant de sa décision le directeur de l’unité de formation et de recherche.
Le directeur de l’établissement de santé est informé de toute sanction disciplinaire prononcée à l’encontre d’un étudiant affecté à son établissement.
Article R6153-58
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 8
A compter de leur inscription en première année du deuxième cycle, les étudiants hospitaliers en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 perçoivent une rémunération dont le montant annuel est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé et revalorisé suivant l’évolution des traitements de la fonction publique par arrêté du ministre chargé de la santé.
Cette rémunération est versée mensuellement après service fait, quelle que soit la structure d’affectation.
Les dispositions des alinéas précédents ne s’appliquent pas pendant la période d’études à l’étranger et le stage réalisé en qualité de faisant fonction d’interne prévus respectivement aux quatrième et huitième alinéas de l’article R. 6153-47.
Les étudiants hospitaliers en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 ont droit :
2° En cas de maladie ou d’infirmité dûment constatée les mettant dans l’impossibilité d’exercer leurs fonctions, au maximum à un mois de congé pendant lequel ils perçoivent la totalité de leur rémunération et à un mois pendant lequel ils perçoivent la moitié de cette rémunération. Dans tous les cas, ils conservent leurs droits à la totalité des suppléments pour charges de famille ;
3° A un congé de maternité ou d’adoption ou de paternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale pendant lequel les intéressés perçoivent l’intégralité de la rémunération prévue au premier alinéa du présent article ;
4° Au cours du deuxième cycle, les étudiants en médecine peuvent, sur leur demande, après accord de l’unité de formation et de recherche et du directeur du centre hospitalier universitaire de rattachement, bénéficier d’un congé supplémentaire de trente jours ouvrables, non rémunéré.
Article D6153-58-1
Modifié par Décret n°2014-319 du 11 mars 2014 – art. 1
Les étudiants en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46 perçoivent, le cas échéant :
1° Des indemnités liées au service de garde selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et de la défense ;
2° Une indemnité forfaitaire de transport, lorsqu’ils accomplissent un stage en dehors de leur centre hospitalier universitaire de rattachement, si le lieu de stage est situé à une distance de plus de 15 kilomètres de l’unité de formation et de recherche dans laquelle est inscrit l’étudiant. Lorsque le stage est organisé à temps plein, il doit être situé à une distance de plus de 15 kilomètres, tant de l’unité de formation et de recherche dans laquelle est inscrit l’étudiant que de son domicile. Cette indemnité n’est cumulable avec aucun dispositif de prise en charge totale ou partielle de frais de transport directement versé à l’intéressé. Les élèves médecins des écoles du service de santé des armées ne perçoivent pas cette indemnité. Un arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé en fixe le montant et les modalités de versement.
Article R6153-59
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 9
Les centres hospitaliers universitaires de rattachement, qui ont en charge la rémunération de l’ensemble des étudiants hospitaliers en médecine mentionnés à l’article R. 6153-46, leur versent un salaire tout au long de leur formation à l’exception de la période d’études à l’étranger et du stage réalisé en qualité de faisant fonction d’interne prévus respectivement aux quatrième et huitième alinéas de l’article R. 6153-47.
Article R6153-60
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 10
Les stages mentionnés à l’article R. 6153-47, à l’exception de la période d’études à l’étranger et du stage réalisé en qualité de faisant fonction d’interne, effectués en dehors du centre hospitalier universitaire de rattachement, sont organisés par des conventions conclues selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense.
Article R6153-62
Les dispositions des articles R. 6142-4 et R. 6142-30 ne sont pas applicables aux conventions relatives à l’organisation des stages hospitaliers prévues à l’article R. 6153-60.
Ces conventions déterminent leur durée d’application et les conditions de leur révision. Elles font l’objet d’une évaluation périodique par les parties signataires.
Article R6153-62-1
Créé par Décret n°2013-73 du 23 janvier 2013 – art. 13
Pour l’exercice du droit syndical, qui leur est reconnu en leur qualité d’agents publics, les étudiants en médecine peuvent créer des organisations syndicales, y adhérer et y exercer des mandats. Ils ne peuvent subir aucun préjudice ou bénéficier d’avantages en raison de leurs engagements syndicaux.
Des autorisations spéciales d’absence sont accordées par le directeur de l’établissement et le directeur de l’unité de formation et de recherche, dans les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé de la santé, aux représentants syndicaux élus des étudiants en médecine, à l’occasion de la participation de ceux-ci à des réunions syndicales.
Article R6153-63
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 11
Les étudiants hospitaliers en odontologie, qu’ils soient étudiants en odontologie en formation approfondie pendant leur deuxième cycle ou étudiants du troisième cycle court des études en vue du diplôme d’Etat de docteur en chirurgie dentaire, participent, dans les conditions définies par la présente section, à l’activité hospitalière et ambulatoire et perçoivent, dans les conditions prévues à l’article R. 6153-72, une rémunération versée par le centre hospitalier universitaire de rattachement lié par convention à l’unité de formation et de recherche d’odontologie dans laquelle ils sont inscrits.
Article R6153-64
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 12
Au cours de la période définie à l’article R. 6153-63, qui inclut les congés annuels prévus à l’article R. 6153-72, les étudiants hospitaliers en odontologie accomplissent une formation pratique.
Ils accomplissent au moins un stage auprès d’un praticien maître de stage agréé au cours du troisième cycle court.
Les étudiants hospitaliers en odontologie ont la possibilité d’accomplir une période d’études à l’étranger dans le cadre de conventions conclues par l’université ainsi qu’un stage de recherche dans le cadre d’un parcours personnalisé, selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense.
En cas de redoublement lors du deuxième cycle ou du troisième cycle court, les étudiants n’accomplissent à nouveau que les stages non validés afférents à l’année redoublée.
Article R6153-64-1
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 13
Le temps de présence en formation pratique des étudiants hospitaliers en odontologie est fixé à cinq demi-journées par semaine en moyenne sur douze mois. Ils prennent part aux cours, contrôles et examens sur leur temps de présence universitaire.
Article R6153-68
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 14
Les étudiants hospitaliers en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63 participent à l’activité hospitalière sous la responsabilité du praticien référent désigné par le responsable pédagogique du lieu de stage ou, le cas échéant, sous la responsabilité du praticien responsable de la structure d’accueil selon des modalités prévues par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense.
Ils peuvent également être affectés dans d’autres établissements dans le cadre des conventions conclues en application de l’article L. 6142-5 ou dans un établissement du service de santé des armées.
Ils exécutent les tâches et les actes odontologiques qui leur sont confiés par le praticien référent ou le praticien responsable de la structure d’accueil.
Article R6153-69
Les étudiants en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63 justifient, avant leur première affectation, par un ou des certificats médicaux adressés au directeur de l’unité de formation et de recherche dont ils relèvent, qu’ils remplissent les conditions exigées par la réglementation en vigueur relative à l’immunisation obligatoire de certaines personnes contre certaines maladies.
Article R6153-70
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 15
Les étudiants hospitaliers en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63 sont soumis au règlement intérieur de l’établissement d’affectation, qui précise notamment leurs obligations à l’égard des patients, du personnel médical et de l’administration hospitalière.
Les obligations de présence de ces étudiants sont portées à la connaissance des intéressés par le responsable de l’entité de stage où ils sont affectés.
Article R6153-71
Les étudiants hospitaliers en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63 sont soumis au régime disciplinaire applicable aux étudiants. En cas d’infraction disciplinaire commise par un de ces étudiants à l’intérieur de l’établissement d’affectation, le directeur de l’établissement en avertit le directeur de l’unité de formation et de recherche ainsi que, si l’établissement en cause n’est pas le centre hospitalier universitaire, le directeur général de ce centre.
Au vu des conclusions de cet examen, le directeur de l’établissement d’affectation, si celui-ci n’est pas le centre hospitalier universitaire, peut remettre l’étudiant intéressé à la disposition du directeur général de ce centre en informant de sa décision le directeur de l’unité de formation et de recherche.
Le directeur de l’établissement est informé de toute sanction disciplinaire prononcée à l’encontre d’un étudiant affecté dans son établissement.
Article R6153-72
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 16
A compter de leur inscription en première année du deuxième cycle, les étudiants hospitaliers en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63 perçoivent une rémunération dont le montant annuel est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé, et revalorisé suivant l’évolution des traitements de la fonction publique par arrêté du ministre chargé de la santé.
Cette rémunération est versée mensuellement après service fait, quelle que soit la structure d’affectation, à l’exception de la période d’études à l’étranger prévue à l’article R. 6153-64.
Les étudiants redoublants ou triplants perçoivent la rémunération prévue par la présente section pour toute période de stage accomplie, à l’exception de la période d’études à l’étranger prévue à l’article R. 6153-64.
Les étudiants mentionnés aux alinéas précédents ont droit :
2° En cas de maladie ou d’infirmité dûment constatée les mettant dans l’impossibilité d’exercer leurs fonctions, au maximum à un mois de congé pendant lequel ils perçoivent la totalité de leur rémunération et à un mois pendant lequel ils perçoivent la moitié de cette rémunération.
3° A un congé de maternité, d’adoption ou de paternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale, pendant lequel l’intégralité de la rémunération prévue au premier alinéa du présent article est versée.
Les prestations en espèces dues aux intéressés au titre de la sécurité sociale viennent en déduction de la rémunération ou de la demi-rémunération servie durant le congé de maladie, de maternité, d’adoption ou de paternité ;
4° En outre, les étudiants, au cours du deuxième cycle, peuvent, sur leur demande après accord de l’unité de formation et de recherche et du directeur du centre hospitalier universitaire de rattachement, bénéficier d’un congé supplémentaire de trente jours ouvrables non rémunéré.
Article D6153-72-1
Créé par Décret n°2014-319 du 11 mars 2014 – art. 2
Les étudiants hospitaliers en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63 perçoivent, le cas échéant, une indemnité forfaitaire de transport lorsqu’ils accomplissent un stage en dehors de leur centre hospitalier universitaire de rattachement, si le lieu de stage est situé à une distance de plus de 15 kilomètres de l’unité de formation et de recherche dans laquelle est inscrit l’étudiant. Lorsque le stage est organisé à temps plein, il doit être situé à une distance de plus de 15 kilomètres, tant de l’unité de formation et de recherche dans laquelle est inscrit l’étudiant que de son domicile. Cette indemnité n’est cumulable avec aucun dispositif de prise en charge totale ou partielle de frais de transport directement versé à l’intéressé. Les élèves chirurgiens dentistes des écoles du service de santé des armées ne perçoivent pas cette indemnité. Un arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé en fixe le montant et les modalités de versement.
Article R6153-73
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 17
Les centres hospitaliers universitaires de rattachement, qui ont en charge la rémunération de l’ensemble des étudiants hospitaliers en odontologie mentionnés à l’article R. 6153-63, leur versent un salaire tout au long de leur formation, à l’exception de la période d’études à l’étranger prévue à l’article R. 6153-64.
Article R6153-74
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 18
Les stages mentionnés à l’article R. 6153-64, à l’exception de la période d’études à l’étranger, effectués en dehors du centre hospitalier de rattachement, sont organisés par des conventions conclues selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense.
Article R6153-76
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 19
Les dispositions des articles R. 6142-3 et R. 6142-5 ne sont pas applicables aux conventions relatives à l’organisation des stages prévues à l’article R. 6153-74.
Article R6153-76-1
Créé par Décret n°2013-73 du 23 janvier 2013 – art. 16
Pour l’exercice du droit syndical, qui leur est reconnu en leur qualité d’agents publics, les étudiants en odontologie, peuvent créer des organisations syndicales, y adhérer et y exercer des mandats. Ils ne peuvent subir aucun préjudice ou bénéficier d’avantages en raison de leurs engagements syndicaux.
Des autorisations spéciales d’absence sont accordées par le directeur de l’établissement et le directeur de l’unité de formation et de recherche, dans les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé de la santé, aux représentants syndicaux élus des étudiants en odontologie, à l’occasion de la participation de ceux-ci à des réunions syndicales.
Article R6153-77
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 20
Les étudiants hospitaliers en pharmacie de la deuxième année du deuxième cycle des études pharmaceutiques, en formation approfondie, participent à l’activité hospitalière dans les conditions définies par la présente section.
Au cours du troisième cycle court des études pharmaceutiques, les étudiants en pharmacie, sous réserve qu’ils participent à l’activité hospitalière, ont également la qualité d’étudiants hospitaliers en pharmacie.
Les étudiants hospitaliers en pharmacie perçoivent, dans les conditions prévues à l’article R. 6153-90, une rémunération versée par le centre hospitalier universitaire de rattachement lié par convention à l’unité de formation et de recherche dans laquelle ils sont inscrits dans les conditions définies par la présente section.
Au cours de la deuxième année du deuxième cycle, les étudiants hospitaliers en pharmacie ont la possibilité d’accomplir une période d’études à l’étranger dans le cadre de conventions conclues par l’université ainsi qu’un ou deux stages de recherche dans le cadre d’un parcours personnalisé, selon des modalités fixées par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense.
En cas de redoublement de la deuxième année du deuxième cycle ou du troisième cycle court, les étudiants n’accomplissent à nouveau que les stages non validés afférents à l’année redoublée.
Article R6153-77-1
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 21
Article R6153-78
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 22
Les étudiants hospitaliers en pharmacie mentionnés à l’article R. 6153-77 participent à l’activité hospitalière sous la responsabilité du référent prévu par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la santé et, le cas échéant, de la défense, et du personnel médical et pharmaceutique.
Article R6153-79
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 23
Les étudiants hospitaliers en pharmacie participent à l’activité hospitalière dans les entités du centre hospitalier universitaire et des établissements publics de santé auxquelles ils sont affectés et dans les structures analogues des hôpitaux des armées.
Ils peuvent également être affectés dans des établissements de santé privés agréés, liés aux centres hospitaliers universitaires par convention en application de l’article L. 6142-5.
Article R6153-80
Les étudiants hospitaliers en pharmacie justifient, avant leur première affectation, par un ou des certificats médicaux adressés au directeur de l’unité de formation et de recherche dont ils relèvent, qu’ils remplissent les conditions exigées par la réglementation en vigueur relative à l’immunisation obligatoire de certaines personnes contre certaines maladies.
Article R6153-81
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 56
Les étudiants hospitaliers en pharmacie sont affectés dans les entités de stage par le directeur de l’unité de formation et de recherche dont ils relèvent, en fonction des listes des postes disponibles qui lui sont communiquées par chacun des directeurs d’établissement où l’étudiant est susceptible d’être affecté.
Article R6153-82
Modifié par Décret n°2010-1187 du 8 octobre 2010 – art. 57
Les étudiants hospitaliers en pharmacie ne peuvent être affectés plus de deux fois dans la même entité de stage. La durée d’affectation dans une même entité ne peut être inférieure à deux mois ni supérieure à quatre mois.
L’affectation des intéressés, les fonctions qui leur sont confiées, les enseignements théoriques et pratiques qui leur sont dispensés tiennent compte des connaissances acquises et du déroulement des études.
Article R6153-83
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 24
Les étudiants hospitaliers en pharmacie sont soumis au règlement intérieur de l’établissement d’affectation. Ils sont tenus d’accomplir les tâches qui leur sont confiées durant leur stage et d’exécuter les obligations qui en découlent.
Sauf cas de force majeure, toute absence non autorisée par le responsable de l’entité de stage et le directeur de l’établissement fait l’objet d’une mise en garde. En cas de récidive, la procédure disciplinaire prévue aux articles R. 6153-88 et R. 6153-89 est engagée.
Article R6153-84
Les étudiants hospitaliers en pharmacie ont droit à un congé annuel de trente jours ouvrables, le samedi étant décompté comme jour ouvrable. Au cours de ce congé, ils perçoivent la rémunération prévue à l’article R. 6153-90.
Article R6153-85
En cas de maladie dûment constatée ou d’infirmité les mettant dans l’impossibilité d’exercer leurs fonctions, les étudiants hospitaliers en pharmacie ont droit à un congé d’un mois pendant lequel ils perçoivent la totalité de leur rémunération et à un congé d’un mois pendant lequel ils perçoivent la moitié de cette rémunération.
Article R6153-86
Les étudiants hospitaliers en pharmacie bénéficient d’un congé de maternité, d’adoption ou de paternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale et perçoivent l’intégralité de leur rémunération.
Article R6153-87
Article R6153-88
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 25
L’étudiant hospitalier en pharmacie est soumis au régime disciplinaire applicable aux étudiants.
En cas d’infraction commise par un étudiant hospitalier en pharmacie à l’intérieur de l’établissement hospitalier d’affectation, le directeur de l’établissement en avertit le directeur de l’unité de formation et de recherche dont relève l’étudiant ainsi que, le cas échéant, le directeur général du centre hospitalier universitaire.
Si une sanction disciplinaire est prononcée à l’encontre d’un étudiant affecté dans son établissement, le directeur de l’établissement en est obligatoirement informé.
Article R6153-89
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 26
Le directeur de l’établissement d’affectation peut exclure un étudiant dont le comportement est incompatible avec le bon fonctionnement et la continuité du service. Il en informe immédiatement le directeur de l’unité de formation et de recherche dont relève l’étudiant auquel il adresse un rapport motivé en vue d’un examen conjoint de la situation.
Article R6153-90
Modifié par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 27
Les étudiants hospitaliers en pharmacie, à l’exception des élèves pharmaciens du service de santé des armées, perçoivent, après service fait et quelle que soit la structure d’affectation, une rémunération dont le montant annuel est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé, et revalorisé suivant l’évolution des traitements de la fonction publique par arrêté du ministre chargé de la santé.
Les centres hospitaliers universitaires de rattachement, qui ont en charge la rémunération de l’ensemble des étudiants hospitaliers en pharmacie, leur versent un salaire.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas pendant la période d’études à l’étranger prévue à l’article R. 6153-77.
Article D6153-90-1
Créé par Décret n°2014-319 du 11 mars 2014 – art. 3
Les étudiants hospitaliers en pharmacie mentionnés à l’article R. 6153-77 perçoivent, le cas échéant, une indemnité forfaitaire de transport lorsqu’ils accomplissent un stage en dehors de leur centre hospitalier universitaire de rattachement, si le lieu de stage est situé à une distance de plus de 15 kilomètres de l’unité de formation et de recherche dans laquelle est inscrit l’étudiant. Lorsque le stage est organisé à temps plein, il doit être situé à une distance de plus de 15 kilomètres, tant de l’unité de formation et de recherche dans laquelle est inscrit l’étudiant que de son domicile. Cette indemnité n’est cumulable avec aucun dispositif de prise en charge totale ou partielle de frais de transport directement versé à l’intéressé. Les élèves pharmaciens des écoles du service de santé des armées ne perçoivent pas cette indemnité. Un arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé en fixe le montant et les modalités de versement.
Article R6153-91-1
Créé par Décret n°2013-73 du 23 janvier 2013 – art. 17
Pour l’exercice du droit syndical, qui leur est reconnu en leur qualité d’agents publics, les étudiants en pharmacie peuvent créer des organisations syndicales, y adhérer et y exercer des mandats. Ils ne peuvent subir aucun préjudice ou bénéficier d’avantages en raison de leurs engagements syndicaux.
Des autorisations spéciales d’absence sont accordées par le directeur de l’établissement et le directeur de l’unité de formation et de recherche, dans les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé de la santé, aux représentants syndicaux élus des étudiants en pharmacie, à l’occasion de la participation de ceux-ci à des réunions syndicales.
Section 5 : Indexation des indemnités liées à la permanence et aux astreintes
Article D6153-92
Le montant des indemnités des gardes médicales et des astreintes effectuées dans les établissements publics de santé par les membres du personnel médical, les internes et les étudiants hospitaliers désignés pour occuper provisoirement un poste d’interne varient en fonction de l’évolution des traitements de la fonction publique constatée par le ministre chargé de la santé.
Article R6153-93
Modifié par DÉCRET n°2015-225 du 26 février 2015 – art. 8
Sans préjudice du respect des obligations prévues par le statut général des militaires et des dispositions spécifiques prévues au présent chapitre, les dispositions des articles R. 6153-2 à R. 6153-6, du 3° de l’article R. 6153-10 et des articles R. 6153-29 à R. 6153-40 leur sont applicables.
Sans préjudice du respect des obligations prévues par le statut général des militaires et des dispositions spécifiques prévues au présent chapitre, les dispositions des articles R. 6153-2 à R. 6153-2-5 leur sont applicables dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service.
Le directeur général du centre hospitalier universitaire de rattachement avise le commandant de l’Ecole de santé des armées de la procédure disciplinaire qu’il a décidé d’engager contre l’interne ou l’assistant des hôpitaux des armées et lui transmet le dossier de l’intéressé. Un représentant du service de santé des armées peut assister avec voix consultative aux séances du conseil de discipline.
Lorsqu’une sanction a été prononcée par le directeur général du centre hospitalier régional universitaire de rattachement de l’interne ou de l’assistant des hôpitaux des armées, elle est communiquée au commandant de l’Ecole de santé des armées, en même temps et dans les mêmes formes qu’au président de l’université dont relève l’intéressé.
Article R6153-94
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 30
Les élèves médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes des écoles du service de santé des armées ayant la qualité d’étudiants hospitaliers restent soumis à leur statut et continuent de percevoir leur solde.
Sans préjudice du respect des obligations prévues par le statut général des militaires et des dispositions spécifiques prévues au présent chapitre, sont applicables :
a) Aux élèves médecins les dispositions de la section 2 du présent chapitre, à l’exception des articles R. 6153-58, R. 6153-59, R. 6153-62-1 ;
b) Aux élèves chirurgiens-dentistes les dispositions de la section 3 du présent chapitre, à l’exception des articles R. 6153-72, R. 6153-73, R. 6153-76-1 ;
c) Aux élèves pharmaciens les dispositions de la section 4 du présent chapitre, à l’exception des articles R. 6153-84 à R. 6153-87, R. 6153-90 et R. 6153-91-1.
Article R6153-95
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 31
Pour l’application du sixième alinéa de l’article R. 6153-47, les élèves médecins des écoles du service de santé des armées peuvent accomplir :
1° Soit un stage choisi à leur initiative, après accord conjoint du directeur de l’unité de formation et de recherche médicale, du directeur de leur établissement de formation et du commandant de l’Ecole de santé des armées au cours duquel ils conservent leur qualité d’étudiant hospitalier ;
2° Soit un stage en milieu hospitalier, le cas échéant dans un hôpital des armées, au cours duquel ils peuvent, après accord du commandant de l’Ecole de santé des armées, exercer les fonctions prévues à l’article R. 6153-44 dans les conditions prévues pour les internes et les assistants des hôpitaux des armées à l’article R. 6153-93.
Article R6153-96
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 32
Pour l’application des articles R. 6153-57, R. 6153-71, R. 6153-88 et R. 6153-89 aux élèves médecins, chirurgiens-dentistes ou pharmaciens des écoles du service de santé des armées, le service de santé des armées reçoit du directeur de l’établissement d’affectation le dossier de l’intéressé et le représentant de ce service est associé à l’examen de la situation. Le commandant de l’Ecole de santé des armées est informé de toute décision ou sanction concernant l’intéressé, dans le même temps et dans les mêmes formes que le directeur de l’établissement et le directeur de l’unité de formation et de recherche.
Article R6153-97
Créé par DÉCRET n°2014-674 du 24 juin 2014 – art. 33
Les conventions prévues au présent chapitre concernant les élèves médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes des écoles du service de santé des armées ne peuvent être signées qu’après accord du commandant de l’Ecole de santé des armées.
Article R6153-98
Créé par Décret n°2016-1335 du 7 octobre 2016 – art. 3
Les étudiants hospitaliers en maïeutique, en formation approfondie pendant les deux années du second cycle, participent, dans les conditions définies par la présente section, à l’activité hospitalière et extrahospitalière. A ce titre, ils ont la qualité d’agent public.
Ils sont notamment soumis au secret professionnel et à l’obligation de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance à l’occasion de l’exercice de leur activité hospitalière et extrahospitalière.
Article D6153-99
Au cours du second cycle, y inclus les congés annuels prévus à l’article R. 6153-106, les étudiants hospitaliers en maïeutique accomplissent une formation pratique, comportant plusieurs stages.
Les étudiants hospitaliers en maïeutique ont la possibilité d’accomplir une période d’études à l’étranger dans le cadre de conventions conclues par la structure de formation ainsi qu’un stage de recherche dans le cadre d’un parcours personnalisé.
En cas de redoublement au cours du second cycle, ils accomplissent à nouveau douze mois de stage incluant les congés annuels et les stages dont la validation n’a pas été obtenue.
Article D6153-100
Les étudiants hospitaliers en maïeutique sont présents en formation pratique au moins à mi-temps en moyenne sur la durée du second cycle. Ils prennent part aux cours, contrôles et examens sur leur temps de présence en formation théorique.
Article R6153-101
Les étudiants hospitaliers en maïeutique participent à l’activité hospitalière et extrahospitalière sous la responsabilité du praticien référent désigné par le responsable pédagogique du lieu de stage de la structure d’accueil. Ils exécutent les tâches et les actes qui leur sont confiés par le praticien référent.
Article R6153-102
Avant leur première affectation, les étudiants en maïeutique justifient qu’ils remplissent les conditions exigées par la réglementation en vigueur relative à l’immunisation obligatoire de certaines personnes contre certaines maladies.
Article R6153-103
Les étudiants hospitaliers en maïeutique sont soumis au règlement intérieur de l’établissement d’affectation.
Article R6153-104
Les étudiants hospitaliers en maïeutique sont soumis au régime disciplinaire applicable aux étudiants défini par le règlement intérieur de la structure de formation en maïeutique.
Le directeur de la structure d’accueil peut exclure tout étudiant dont le comportement est de nature à compromettre le bon fonctionnement du service.
Article R6153-105
Les étudiants hospitaliers en maïeutique perçoivent une rémunération annuelle dont le montant est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé et revalorisé suivant l’évolution des traitements de la fonction publique par arrêté du ministre chargé de la santé.
Cette rémunération est versée mensuellement après service fait, à l’exception de la période d’études à l’étranger prévue à l’article R. 6153-99. Elle est versée par l’établissement support lié par convention à la structure de formation dans laquelle les intéressés sont inscrits.
Article R6153-106
Les étudiants hospitaliers en maïeutique ont droit :
1° A un congé annuel de trente jours ouvrables pendant lequel ils perçoivent la rémunération prévue à l’article R. 6153-105 ;
3° A un congé de maternité, d’adoption ou de paternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale, pendant lequel l’intégralité de la rémunération prévue à l’article R. 6153-105 est versée.
Les prestations en espèces dues aux intéressés au titre de la sécurité sociale viennent en déduction de la rémunération ou de la demi-rémunération servie durant le congé de maladie, de maternité, d’adoption ou de paternité.
En outre, les intéressés peuvent, sur leur demande et après accord de la structure de formation en maïeutique et du directeur de l’établissement support de la structure de formation, bénéficier d’un congé supplémentaire de trente jours ouvrables non rémunéré.
Article D6153-107
Les étudiants hospitaliers en maïeutique qui accomplissent un stage en dehors de l’établissement de rattachement de la structure de formation dans laquelle ils sont inscrits perçoivent une indemnité forfaitaire de transport, lorsque le lieu de stage est situé à une distance de plus de quinze kilomètres de cette structure.
Lorsque le stage est organisé à temps plein, cette indemnité n’est due que si le lieu de stage est en outre situé à une distance de plus de quinze kilomètres du domicile de l’étudiant.
Cette indemnité n’est cumulable avec aucun dispositif de prise en charge totale ou partielle de frais de transport directement versé à l’intéressé.
Un arrêté des ministres chargés du budget, de l’enseignement supérieur et de la santé fixe le montant et les modalités de versement de cette indemnité.
Article D6153-108
Les stages mentionnés à l’article R. 6153-99, à l’exception de la période d’études à l’étranger, accomplis en dehors de l’établissement de rattachement de la structure de formation dans laquelle l’étudiant en maïeutique est inscrit, sont organisés par des conventions. Celles-ci déterminent notamment leur durée d’application et les conditions de leur révision. Elles font l’objet d’une évaluation périodique par les parties signataires.
Article R6153-109
Pour l’exercice du droit syndical, des autorisations spéciales d’absence sont accordées par le directeur de l’établissement support et le directeur de la structure de formation en maïeutique, dans les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé de la santé, aux représentants syndicaux élus des étudiants en maïeutique à l’occasion de la participation de ceux-ci à des réunions syndicales.
Article R6153-110
Sous réserve des dispositions des articles R. 6153-105, R. 6153-107 et R. 6153-109, les modalités d’application de la présente section sont précisées par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé.
Article R6153-98 En savoir plus sur cet article…