Source: http://denismerlin.blogspot.fr/2013/10/
Timestamp: 2017-07-23 08:50:27+00:00
Document Index: 56281802

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 6", "l'article 30", "l'article 34", "l'article 10"]

juridique et culturel: 10/13
Arrêt du 23 octobre 2013 sur la notion d'ordre public français
La Cour de cassation a rendu un arrêt le 23 octobre 2013 signalé par le Jurisclasseur.
Voici l'arrêt tel qu'il est publié sur le site de la Cour de cassation :
« Arrêt n° 1147 du 23 octobre 2013 (12-21.344) - Cour de cassation - Première chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2013:C101147
Demandeur(s) : Mme X..., épouse Y...
Défendeur(s) : M. Y...
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que M. Y... et Mme X..., de nationalité algérienne, se sont mariés en Algérie, où ils ont vécu les premières années de leur vie commune, avant de s’installer en France où sont nés leurs deux derniers enfants ; que, par jugement du 29 mars 2005, le tribunal d’Annaba (Algérie), saisi par l’époux, a prononcé la dissolution du mariage sur le fondement de l’article 48 du code de la famille algérien ; que l’épouse ayant saisi un juge français d’une requête en divorce, déposée le 8 mars 2010, l’époux a soulevé l’exception tirée de l’autorité de la chose jugée attachée à cette décision étrangère ;
Vu l’article 1134 du code civil ;
Attendu que, pour déclarer irrecevable la requête en divorce de l’épouse, l’arrêt retient que le divorce demandé par l’époux devant le tribunal algérien a été prononcé pour faute après l’énoncé de motifs précis ;
Qu’en statuant ainsi, alors, qu’après avoir rappelé, dans l’exposé des faits, les motifs de la demande de l’époux, la décision algérienne, relevait pour prononcer la dissolution du mariage, que le requérant avait démontré son attachement à cette dissolution par sa volonté unilatérale et que, tant que la volonté du mari persistait, sa requête était fondée légalement, ce qui imposait l’acceptation de sa demande, la cour d’appel a dénaturé les termes clairs et précis de cette décision étrangère ;
- Et sur la deuxième branche :
Vu l’article 1er, d), de la Convention franco-algérienne, du 27 août 1964, ensemble l’article 5 du protocole, du 22 novembre 1984, n° VII, additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
Attendu qu’il résulte du premier de ces textes que les décisions gracieuses ou contentieuses rendues par les juridictions algériennes n’ont de plein droit l’autorité de la chose jugée que si elles ne contiennent rien de contraire à l’ordre public et du second que les époux jouissent de l’égalité de droits et de responsabilité lors de la dissolution du mariage ;
Attendu que, pour retenir que la décision algérienne n’était pas contraire à la conception française de l’ordre public international, l’arrêt, après avoir constaté que l’épouse avait été dûment convoquée à l’audience de conciliation, et précisé que le code de la famille algérien prévoit trois procédures de divorce, tout d’abord, à la demande de l’époux, ensuite, par consentement mutuel et, enfin, à la demande de l’épouse, en cas de faute ou de désaccord persistant entre les époux, en déduit que c’est à tort que Mme X..., qui avait la possibilité d’agir elle-même en justice et de faire valoir ses observations et ses demandes au cours de la procédure, allègue une inégalité entre les sexes ;
Qu’en statuant ainsi, alors que la décision algérienne, prise en application de l’article 48 du code de la famille algérien, non modifié par la réforme de 2005, constatait la répudiation unilatérale et discrétionnaire par la seule volonté du mari, pour des motifs que ce dernier n’était tenu ni de révéler, ni de justifier, sans donner d’effet juridique à l’opposition de l’épouse, fût-elle dûment convoquée, ce qui rendait cette décision contraire au principe de l’égalité des époux lors de la dissolution du mariage, quelles que soient les nouvelles voies de droit ouvertes à l’épouse pour y parvenir, la cour d’appel, dès lors que l’épouse était domiciliée en France, a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS, sans qu’il y ait lieu de statuer sur les autres branches :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 28 septembre 2011, entre les parties, par la cour d’appel d’Orléans ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Paris ; »
L'arrêt fait référence au protocole n° VII (article 5) qui prévoit que les époux sont égaux dans leurs droits et responsabilités lors de la dissolution du mariage.
Cette disposition n'est qu'une application générale du principe selon lequel les êtres humains sont égaux dans leurs droits fondamentaux. Or aucune raison ne milite pour octroyer des droits contingents au mari plutôt qu'à la femme dans le mariage. Les inégalités ne peuvent provenir que de la division des tâches dues à la maternité qui est une donnée de la nature (la femme a droit à une protection légale particulière de ce fait). Les époux, en vertu de la liberté, étant évidemment libres de s'organiser, dans la mesure des droits fondamentaux de l'homme, à leur guise dans le fonctionnement de la famille et chacun pouvant se donner le rôle qui lui convient dans sa sphère d'autonomie.
La Cour stipule toutefois que le jugement était inopposable à l'épouse parce que « l’épouse était domiciliée en France ».
Or, selon moi, l'ordre public en question n'est pas un ordre public français, ordre public auquel les étrangers seraient autorisés à déroger, mais un ordre public universel découlant de l'égalité fondamentale de tous les êtres humains. Il n'est donc pas licite de limiter l'application de cet ordre public aux seules personnes domiciliées en France.
Message du Pape François aux pélerins Summorum pontificum
http://unacumpapanostro.com/2013/10/29/le-message-du-pape-francois/
« À son Éminence Révérendissime, le cardinal Darío Castrillón Hoyos, à l’occasion du pèlerinage à Rome du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum dans le cadre de l’Année de la Foi, Sa Sainteté le pape François adresse son cordial salut, souhaitant que la participation au pieux itinéraire auprès des tombes des apôtres suscite une fervente adhésion au Christ, célébré dans l’Eucharistie et dans le culte public de l’Église, et procure un élan renouvelé au témoignage évangélique.Le Souverain Pontife, invoquant les dons de l’Esprit Saint et la maternelle protection de la Mère de Dieu, adresse de tout cœur à Votre Éminence, aux prélats, aux prêtres et à tous les fidèles présents à cette sainte célébration Sa bénédiction apostolique implorée, propitiatrice de paix et de ferveur spirituelle.Mgr Parolin, Secrétaire d’État de Sa SaintetéSamedi 26 octobre 2013 »
Ce message (signalé par monsieur Daoudal) est un bon message. Ce que je remarque est l'allusion au "culte public de l'Église". Cette forme particulière du culte est donc partie intégrante du "culte public de l'Église", voilà qui confirme bien la valeur publique (donc s'adressant à tous) du culte selon la forme prévue aux missels de saint Pie V et du bx Jean XXIII.
C'est un message de justice.
La France n'est pas coupable de la Shoah
Monsieur Soral fait observer dans une de ses vidéos que de 1940 à 1944, la France n'était pas libre.
Il n'est que de voir la carte de France de l'Occupation sous ce lien.
MM. Chirac, Sarkozy et Hollande ont commis un crime contre la France en prétendant que les Français et la France furent coupables de la Shoah est non seulement manifestement faux, mais encore injurieux pour un pays blessé et vaincu très durement traité par un ennemi féroce. Monsieur Soral rappelle que 2 000 000 de prisonniers sont restés en Allemagne de 1940 à 1945 ! Ce n'est qu'une exemple du martyr de la France qui était réduite en esclavage. Les habitants de Montgenèvre furent déportés parce qu'ils étaient Français et personne n'est venu à leur secours. Je l'ai raconté sur mon blog.
Aujourd'hui s'ajoute les diffamations comme l'accusation d'avoir jeté des Algériens dans la Seine etc.
Le martyr de la France continue, mais elle est martyrisée par ses dirigeants marxistes ou influencés par le marxisme.
« Droit naturel de l'État »
Trouvée cette citation de Mgr Arquillière dans l'ouvrage de monsieur Paul Dubouchet :
« [Le concept de] « Droit naturel de l’État » se trouve chez Mgr Arquillière « Si l’on analyse cette formule, pleine de substance, elle signifie que tout État, païen, chrétien ou neutre [sans doute veut-il écrire laïciste], a le droit d’exister, antérieurement à l’Église et indépendamment de l’Église [si l’on veut, en un sens]. Pourquoi ? Parce que ce droit est fondé sur al naturel même de l’homme. C’est un droit naturel, primitif, comme pour chaque être humain, le droit à la vie et le droit à son développement normal [On préférerait dire aujourd’hui en une formule plus précise et de plus grande porté : son « développement intégral »]. Dieu en effet, a créé l’homme essentiellement sociable : il ne peut développer ses aptitudes que par la vie en société…. Dieu a voulu du même coup, les conditions indispensables à la vie sociale : l’autorité du chef et l’obéissance des subordonnés, puisqu’il n’y a pas d’État, même informe, sans commandement et sans obéissance. C’est sur ce fondement, voulu par Dieu, que reposent les États et les nations – bien avant l’existence de l’Église » (p. 37) »
Droit et philosophie, un critique des sciences humaines de monsieur Paul Dubouchet 2009, L'Harmattan extrait lu sur google book. (Les commentaires entre crochets sont de moi).
L'État a en effet, historiquement du moins, précédé l'Église. Il est fondé sur le droit naturel. L'Église ne peut exercer son pouvoir, d'ailleurs fondé sur la foi et sur son expertise sociale bimillénaire qu'en le respect du droit naturel. (Voir sur ce point Contra Gentes de saint Thomas : seule la raison est le langage commun à toute l'humanité).
Cela dit, il faut toujours garder à l'esprit que l'État est toujours transcendé par les individus humains qu'il régit. En raison de leur capacité à la vérité métaphysique, intemporelle, les humains par leur destinée, doivent recevoir de l'État les conditions de leur développement intégral, y compris donc de leur développement spirituel en ce qui regarde l'État. La raison nous désigne l'Église comme un agent éminent du bien commun (qui est la mise en œuvre des conditions intégrales du développement des individus). Ce dont l'État doit tenir compte parce que c'est rationnel.
L'obéissance au Pape : exemple avec l'abolition des jésuites
Monsieur Alain Besançon prétend dans un des ses ouvrages que ce fut la Révolution française qui sauva la papauté que les rois "catholiques" voulaient abolir.
Peut-être songeait-il à l'affaire des jésuites au XVIIIè siècle. Cette affaire est racontée par Michel Chevalier dans un article de la Revue des deux mondes t. 89 1870 :
« L’infant d’Espagne, duc de Parme, ayant jugé à propos de suivre l’exemple des cours de France, d’Espagne, de Naples et de Portugal, en chassant les jésuites de sa principauté, le pape crut pouvoir l’en punir par un acte qu’il n’aurait osé se permettre vis-à-vis des grandes monarchies de France ou d’Espagne, ou d’hommes d’état résolus comme l’était Pombal. Il eut recours aux foudres, alors rouillées, avec lesquelles autrefois on soumettait infailliblement l’orgueil des plus grands potentats. Un bref du mois de janvier 1768 excommunia le prince de Parme, ainsi que tous ceux qui avaient coopéré à sa détermination, et délia ses sujets du serment de fidélité. Le duc de Parme était proche parent du roi d’Espagne, du roi de France, du roi des Deux-Siciles ; aussi à cette nouvelle les rois de France et d’Espagne se déclarèrent personnellement insultés, et demandèrent que le bref fût retiré. Le roi de France, en attendant, mit la main sur Avignon. Pombal ; lui, réunit sur-le-champ le conseil d’état pour qu’il donnât son avis sur un acte qui intéressait tous les trônes. L’avis, dicté par Pombal, fut de faire cause commune avec la France et l’Espagne pour obtenir l’annulation du bref et l’abolition de la compagnie de Jésus, et, en cas de refus, d’occuper avec les forces des trois nations les états du pape. Il parut tout naturel alors aux puissances intéressées de faire près de la cour de Rome la démarche relative à l’abolition. L’ambassadeur de France, M. d’Aubeterre, en fut chargé. Il demanda une audience au saint-père, et lui remit un mémoire où les trois cours de la maison de Bourbon, France, Espagne et Naples, exigeaient l’abolition de l’ordre. Clément XIII, saisi de stupeur, resta, dit M. Gomès, sans parole, sans regard ; quelques jours après, il mourut subitement. Son successeur fut Ganganelli, qui prit le nom de Clément XIV. Le 23 juillet 1773, il publia le bref Dominus redemptor, qui abolissait la société de Jésus ; mais ce ne fut pas sans peine qu’on l’y décida. Des trois ambassadeurs qui étaient supposés agir de concert, celui qui aurait dû avoir plus d’influence que les autres, parce qu’il représentait la puissance prépondérante, le cardinal de Bernis, se comporta comme un esprit léger et vain qu’on satisfaisait avec des flatteries et des caresses ; mais celui d’Espagne, Monino, plus connu sous le titre de comte de Florida-Blanca qui lui fut conféré plus tard, était un homme d’une grande fermeté. Clément XIV n’ignorait pas que c’étaient les cardinaux espagnols qui avaient fait son élection, et Monino sut le lui rappeler sans le blesser. C’est donc Monino plus que personne qui détermina le saint-père à signer le bref d’abolition. Le ministre portugais, à la dernière heure, resta sur le second plan » Il y fut forcé par le cardinal ambassadeur de France, qui se refusa à l’admettre aux conférences sans fin tenues par les représentans de la maison de Bourbon. Il s’en consola en homme d’esprit. Il dit à Monino qu’il aimait mieux rester chez lui que d’y assister pour entendre constamment dire d’un côté : Per omnia sœcula sœculorum, et de l’autre : Amen. »
Alors que les pays du sud de l'Europe avaient été les fervents défenseurs de la chrétienté, donc du pouvoir du Pape, même après la conversion de l'Europe du nord au schisme ou à l'hérésie, les Bourbon devinrent au XVIIIe siècle, des fidèles d'une catégorie particulière : la catégorie du catholique opposé au Pape. Le "pacte de famille" signé entre les Bourbon (France, Espagne et Parme) en 1761 unissait ces curieux souverains catholiques. L'autre maison catholique régnant en Europe, les Habsbourg, se livrait dans le même temps au joséphisme (1753). Le joséphisme tendait à soumettre le Pape au souverain laïc.
Il n'est donc vraisemblable que la Révolution sauva la papauté que les familles régnantes "catholiques", au mépris de la liberté religieuse, auraient voulu anéantir (selon monsieur Alain Besançon). Ces faits sont à rapprocher de l'idéologie traditionaliste qui n'en sort pas renforcée.
Romanus pontifex et la doxa sur l'esclavage
La bulle Romanus pontifex fut prise le 8 janvier 1454, soit quelques mois après la chute de Constantinople (29 mai 1453).
Elle fait l'objet d'un traitement spécial car elle autoriserait l'esclavage des "Sarazins".
Voici ce qu'en écrit wikipedia :
« Romanus pontifex est une bulle pontificale fulminée le 8 janvier 1454 par le pape Nicolas V, écrite dans le contexte de l'essor de l'Empire ottoman, qui ferme aux chrétiens l'accès terrestre à l'Extrême-Orient et aux Indes1, et de la chute de Constantinople en 1453.
Elle concède au Portugal l'exclusivité du commerce avec l'Afrique2 et encourage Henri le Navigateur à soumettre au christianisme, éventuellement par la force, les « sarrasins et autres infidèles »3, comptant sur les progrès des conquêtes pour obtenir des conversions4. »
Ce "résumé" est fantaisiste.
Je n'ai pu me procurer la version originale en latin de cette bulle qui n'est, à ma connaissance, accessible sur Internet qu'en traduction anglaise. Mon ami monsieur Massimo Introvigne m'en a fourni un extrait en italien dont je retraduis un passage en français.
Le Pape concède certains territoires nouveaux inconnus (il tient à préciser qu'il le fait librement et sans demande préalable).
Il attribue ces territoires à un roi du Portugal (Henri dit le Navigateur) ainsi que tous les biens des Sarrazins et autres ennemis du Christ (il fallait donc qu'ils soient ennemis du Christ, il n'est nullement précisé une race). Il lui permet de réduire lesdits Sarrazins et autres ennemis du Christ et en tant qu'ennemis du Christ, à l'esclavage perpétuel (du moins si l'en croit le traducteur). La réduction des prisonniers de guerre (non chrétiens en l'occurrence) en esclavage faisait partie du droit de la guerre.
C'est au titre de l'autorité apostolique que Nicolas V attribue ces territoires et autoriserait la mise en esclavage des ennemis du Christ.
1) Contrairement à ce que l'on pourrait croire ce n'est pas de l'« augustinisme politique », mais usage de l'autorité apostolique.
2) Contrairement à ce que l'on dit, il n'est nullement fait mention de race. D'ailleurs Nicolas V mentionne les nombreuses conversions et baptêmes conférés comme un bon résultat des conquêtes portugaises précédentes et ne parle évidemment pas de mettre en esclavage les nouveaux baptisés qui n'étaient et n'avaient jamais été des ennemis du Christ.
3) Ce n'est pas la faute du Pape si les souverains laïcs ont ultérieurement pratiqué un trafic d'esclaves (et non une mise en esclavage fondée sur de tout autres critères).
Vatican II a rappelé cela :
36 « En effet, le Seigneur désire étendre son règne également avec le concours des fidèles laïcs ; son règne qui est règne de vérité et de vie, règne de sainteté et de grâce, règne de justice, d’amour et de paix [115], règne où la création elle-même sera affranchie de l’esclavage de la corruption pour connaître la liberté glorieuse des fils de Dieu (cf. Rm 8, 21). Grande vraiment est la promesse, grand le commandement donné aux disciples : « Tout est à vous, mais vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 23). »
36 « car aucune activité humaine, fût-elle d’ordre temporel, ne peut être soustraite à l’empire de Dieu. »
( Dei Verbum)
D'autre part, je rappelle que j'ai établi (dans un post précédent) que le Pape avait, selon le droit canon actuellement en vigueur, un empire immédiat sur l'ensemble des fidèles (donc des chefs d'États et des simples citoyens). C'est donc la soumission au Pape, représentant de Dieu sur terre, fondée sur la foi et la raison (donc respectueuse des droits universels de l'homme) qui fait la chrétienté.
Il paraît que Renan disait que la doctrine catholique était une construction faite de blocs de granit retenus entre eux par des crampons d'acier... Elle n'a changé, ni avant, ni après Vatican II.
François Mitterrand est né en 1916 (non en 1906 Salon beige)
Depuis peu, le Salon beige commémore des événements historiques.
Au 26 octobre il a commémoré la naissance de François Mitterrand. Selon le Salon beige François Mitterrand serait né le 26 octobre 1906. Or François Mitterrand est né le 26 octobre 1916.
Je l'ai fait observé au Salon beige, en vain. Je publie donc le présent post pour que mes lecteurs ne soient pas induits en erreur.
Dieudonné met en cause les magistrats qui vont le juger
(Via Altermedia)
Dieudonné rend compte d'une audience où il était jugé comme prévenu. Je ne partage pas toutes les opinions de Dieudonné, par exemple quand il prétend un descendant des esclaves transatlantiques pour stigmatiser les Français juifs et chrétiens.
Cependant un élément me frappe dans cette interview (à partir de 3'57) : au cours de cette vidéo, il rappelle qu'il figurait sur le "mur des cons" du Syndicat de la magistrature (d'obédience marxiste). Il a donc légitimement demandé à ses juges s'ils adhéraient audit syndicat. Selon lui, les magistrats ont refusé de répondre. Toujours selon lui, il semble que les trois magistrats composant la cour adhéraient tous trois au syndicat en question.
Dès lors il y a manifeste violation de l'article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des liberté fondamentales :
« Article 6 – Droit à un procès équitable
Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. »
Comment un membre d'un syndicat qui a affiché son mépris, voire son hostilité à l'égard une partie, peut-il se présenter comme un juge impartial ?
Comment des individus partiaux, professant une idéologie selon laquelle la loi est [le résultat d'un] rapport de forces et la société le théâtre d'une guerre perpétuelle dans laquelle il faut choisir son camp, peuvent-ils être établis comme juges impartiaux ?
Quand les juges composant la cour refusent de répondre, ils découvrent que le secret sur l'appartenance des magistrats à un groupement politique ou syndical est injustifiable. Les responsabilités des magistrats devraient rendre obligatoire la révélation de leurs adhésions à des groupements sectaires (franc-maçonnerie, Syndicat de la magistrature, groupements marxistes ainsi qu'à toute organisation professant une idéologie fragmentant l'humanité en théorie ou en pratique).
Comme tout droit de l'homme, le droit à la vie privée s'insère dans l'ordre public de la justice, de la vérité et des droits de l'homme. La jurisprudence contraire de la Cour européenne des droits de l'homme demeure injustifiable au regard de l'ordre public et des droits de l'homme. Il n'y a pas de droit de l'homme contre les droits de l'homme (article 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme).
Mise à jour sur l'"augustinisme politique"
Après deux posts consacrés à la notion d'"augustinisme politique", en voici un nouveau.
A. Roul, docteur et théologie et en philosophie a écrit un volume intitulé L'Église catholique et le droit commun 1931 Éditions Doctrine et vérité 551 pp.
C'est un représentant de l'école traditionaliste dont un des maîtres est le comte de Maistre, franc-maçon notoire.
A. Roul distingue très vigoureusement l'Ancien Régime de la République. Il pourfend le laïcisme au nom de la « cité de Dieu ». Voici comment il conclut son chapitre premier de sa première partie intitulé « Analyse historique et logique de la formule du droit commun »
« 1790, 1870, 1905.
Dates culminantes, et maîtresses de l'histoire religieuse et de l'histoire tout court, en ces derniers siècles.
Étapes décisives de cette « grande guerre religieuse », dont parle quelque part M. Bourget, et de ce duel dans la France actuelle, et partout « entre deux formes, deux civilisations, deux mondes » :
Entre les deux cités ;
Entre l'ordre social chrétien et l'ordre social révolutionnaire ;
Entre le droit ancien et le droit nouveau. »
C'est sans doute à des textes comme celui-là que pensait Mgr Arquillière lorsqu'il dénonçait l'« augustinisme politique » qui n'est pas de saint Augustin et qui ne fut jamais la doctrine de l'Église.
Ce n'est pas parce que certains invoquaient, à tort, saint Augustin en invoquant La Cité de Dieu qu'il s'agit d'augustinisme.
De plus, en réalité, il n'y a pas véritablement de "droit nouveau" qui serait mauvais alors que le "droit ancien" serait bon. Les erreurs doctrinales étaient fréquentes sous l'Ancien Régime (voir mon post sur le Code noir). Il n'est pas besoin d'énoncer les problèmes que les rois "très chrétiens" ont souvent causé à la papauté. Le "droit nouveau" a permis un certain nombre de progrès, même s'il est souvent invoqué, à tort, par les laïcistes.
C'est une des gloires de Vatican II et des papes d'avoir permis d'analyser la situation juridique plus clairement.
Monsieur Asselineau parle du droit pénal international
Ne partageant pas toutes les opinions de monsieur Asselineau, ni toutes les appréciations historiques sur l'action des Européens par exemple, je partage cette vidéo sur mon blog en raison de la richesse d'informations, notamment juridiques internationales qu'elle donne.
Monsieur Asselineau est malheureusement marqué par le relativisme et les hoax anti-chrétiens, ainsi que d'une certaine doxa répandue dans les "grandes écoles" françaises anti-fasciste, gaullo-communiste et injuste. Je le considère à ce titre comme un adversaire politique et n'incite personne à adhérer à son mouvement dont on peut se demander s'il n'est pas influencé par une puissance étrangère.
Mise à jour du 29 octobre 2013 : la vidéo sur la conférence de monsieur Asselineau au sujet de l'euro dénote un certain manque de sérieux. Monsieur Asselineau y explique que l'euro n'est pas une monnaie unique, mais un système monétaire garantissant une parité fixe entre diverses monnaies différentes. Toutefois, il passe sous silence le rôle et les pouvoirs de la Banque centrale européenne. Il se permet également de prétendre que les créances sur les "pays du sud", comme il dit élégamment, seraient sans aucune valeur. Ce qui révèle un esprit passionné.
Pourquoi l'Église n'a pas "renoncé à l'augustinisme politique" Dans le cadre de ce blog, je vais tenter une brève synthèse de mes recherches sur la notion d'augustinisme politique.
La notion d'"augustinisme politique" est apparue dans un ouvrage de Mgr Arquillière en 1934. C'est donc une notion très récente qui, sauf erreur, ne se trouve pas sur le site du Vatican, donc dans aucune encyclique papale publiée sur le site (un grand nombre d'encycliques ne sont pas publiées sur le site du Vatican).
Selon un auteur (article de Wikipedia sur l'Augustinisme politique) Mgr Arquillière voit dans l'augustinisme politique médiéval une déformation de la pensée authentique de saint Augustin. Cet augustinisme politique serait suppression de la distinction par extension du droit ecclésiastique au droit positif laïque. Quant à lui, Gilson dans l'édition de 1943 page 240 de Introduction à saint Augustin note:
« Bien qu'il n'en ait jamais expressément formulé le principe, l'idée d'un gouvernement théocratique n'est pas inconciliable avec sa doctrine, car si l'idéal de la Cité de Dieu n'implique pas cette idée, elle ne l'exclut pas non plus. (1) Il ne s'agit ici que de la doctrine d'Augustin, non de ce qu'elle devait devenir au moyen âge (...) [Cependant] La doctrine qui confond la Cité de Dieu avec un empire théocratique, bien que ce soit un vrai contresens, était inévitable dès lors que les circonstances politiques (…) en favoriseraient l'éclosion. »
Gilson est donc d'accord avec Arquillière pour constater que l'empire théocratique ne serait pas dans saint Augustin. Ils ajoutent que cet empire théocratique aurait toutefois existé au moyen âge, sans plus s'expliquer, du moins à ma connaissance. Si possible, il faudrait apporter la preuve de ces fait sociaux prétendus.
Le Père de Lubac (selon cette étude de monsieur Blaise Dufal) a fait observer que cette notion n'est pas dans l'œuvre de saint Augustin telle qu'elle nous est parvenue. D'ailleurs Mgr Arquillière ne prétendait pas que l'augustinisme politique se trouvât dans saint Augustin, mais que cela avait été un développement indu des commentateurs de saint Augustin du Moyen Âge.
Monsieur Blaise Dufal dans son étude fait très justement observer que cette notion nouvelle est née dans le contexte d'une polémique entre ce que je me permets d'appeler les "intégristes" approuvés par les maurrassiens et ceux que je me permets de nommer les « laïcistes chrétiens ».
À cette polémique s'ajoute les différences d'appréciations entre le Père de Lubac et Mgr Arquillière et que résume monsieur Dufal :
« Arquillière fait l’étude d’une pensée qu’il souhaite morte, alors que le cardinal jésuite Henri de Lubac (1896-1991) dénie cette mort en expliquant qu’il y a eu erreur dans l’identification du cadavre et que celui-ci n’est pas si laid qu'on le dit, bien au contraire, et que la théocratie n'est pas une implication nécessaire de saint Augustin. De Lubac48 refuse de faire de l'augustinisme politique une conséquence lointaine de saint Augustin, car cela reviendrait à admettre que le plus grand docteur de l'Église n'avait pas conçu la notion d'État. Pour lui, il y a place chez Augustin pour une justice naturelle autonome, la justice surnaturelle étant essentiellement d’ordre spirituel. Néanmoins De Lubac et Arquillière cherchent tout deux à montrer que la doctrine théocratique, gênante pour une Église en voie de modernisation, n’est pas inscrite au coeur du dogme. »
À mon avis, il est nécessaire d'opérer certaines distinctions avant de conclure ce très rapide exposé de la question.
D'abord avec l'unanimité des auteurs on ne peut que constater que l'augustinisme politique n'est pas dans saint Augustin. Il est donc vain de le chercher dans son œuvre.
Ensuite avant d'aborder le fond qui est la question de savoir si l'Église a renoncé, voire condamné l'augustinisme politique, il y a lieu de tenter de voir, au point de vue historique ce qui a conduit l'historien qu'était Mgr Arquillière à prétendre avoir trouvé dans les commentateurs du Moyen Âge la notion d'augustinisme politique.
Je vois trois cas : le cas de Charlemagne tel que le rapporte monsieur Dufal, et le cas d'Henri IV d'Allemagne dans ses démêlées avec saint Grégoire VII pape, le cas de Philippe-Auguste qui, ayant divorcé de sa femme légitime, fut obligé de la reprendre du fait que le Pape par une décision qui avait de très importantes conséquences politiques, avait délié les sujets du roi de leur devoir d'obéissance et jeté l'interdit sur le royaume en raison de l'acte du roi (sanction très lourde atteignant l'ensemble des catholiques du pays).
Dans le cas d'Henri IV, le pape saint Grégoire donne un ordre à l'empereur qui n'en tient aucun compte et tente même de démettre le pape en réunissant les évêques à sa botte, contre le Pape, et prétendant le déposer ! Finalement le Pape déliera les sujets de d'Henri IV de leur devoir d'obéissance. De ce fait Henri IV se soumettra (à Canossa), puis se révoltera de nouveau.
C'est dans ces événements et dans les théories de certains auteurs que l'on pourrait trouver cette notion d'augustinisme politique. Le Pape donne un ordre à un laïc en l'occurrence un chef d'État. Cet ordre est disciplinaire. On peut en conclure que l'autonomie des laïcs, donc du droit laïc, serait niée par pareil ordre.
Le fondement de cette discipline se trouve dans la doctrine du Christ-Roi qui concerne aussi l'État et les individus
Voici ce qu'en dit Quas Primas accessible sur le site du Vatican :
« Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus: Il n'existe de salut en aucun autre; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés (31) »
Or le Christ sur la terre est représenté par son vicaire le Pape. Ce Pape a un pouvoir direct sur l'ensemble des fidèles. Ce pouvoir est fondé non directement sur le droit naturel, mais sur la foi.
Le code de droit canon de 1983 dispose dans son article 331 :
« Can. 331 - L'Évêque de l'Église de Rome, en qui demeure la charge que le Seigneur a donnée d'une manière singulière à Pierre, premier des Apôtres, et qui doit être transmise à ses successeurs, est le chef du Collège des Évêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l'Église tout entière sur cette terre; c'est pourquoi il possède dans l'Église, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu'il peut toujours exercer librement. »
Personne ne peut donner un ordre au Pape, il exerce son pouvoir librement. Donc il peut donner un ordre ou ne pas le donner. Aujourd'hui, il semble avoir renoncé (sous réserve de plus ample informé) à donner des ordres aux chefs d'État, même se disant catholiques. Mais l'Église n'y a pas renoncé doctrinalement. Ce pouvoir, fondé sur la foi catholique, s'exerce dans le respect de la raison universelle de l'homme fondant les droit universels de l'homme (voir sur ce point les notions préalables nécessaires de logique mise en évidence par le manuel de logique de monsieur Thibaudeau).
C'est pourquoi l'Église n'a en rien renoncé à l'« augustinisme politique » dans le sens que semble lui avoir donné son inventeur, Mgr Arquillière en 1934. Dans ce sens que d'une part elle prêche le pouvoir du Christ sur les États, qu'elle prêche le pouvoir plénier et immédiat du Pape sur l'universalité des fidèles et même des infidèles. Il faut cependant ajouter que Dignitatis humanæ enseigne complémentairement et implicitement que ce pouvoir s'exerce toujours dans le respect de la liberté religieuse. Le Pape respecte le droit naturel, il ne va donc en aucun cas imposer le baptême à la pointe de l'épée, même s'il peut prêcher la guerre comme il prêcha les croisades dans le but de rétablir la justice naturelle (et non surnaturelle). De même elle n'impose pas que l'État reconnaisse le pouvoir surnaturel du Christ, elle le propose comme doctrine morale universelle obligatoire et universellement bénéfique. Elle ne se reconnaît en aucun cas et ne s'est jamais reconnu un droit d'imposer par la force sa doctrine surnaturelle (la foi ne se commande pas juridiquement, seule la raison s'impose à tous).
Elle peut cependant demander à un individu ou à un groupe politique se déclarant catholiques d'être cohérents avec leurs professions de foi.
Elle prêche que les peuples sont libres évidemment de confesser collectivement leur foi catholique, qu'ils peuvent juridiquement en conséquence, respectueux de leurs cultures propres, intégrer à celle-ci la doctrine catholique du Christ-Roi à leur ordre public national.
Finalement cette notion d'« augustinisme politique » n'est utile que pour condamner certaines exagérations ou certains textes ambigües et ne distinguant pas suffisamment les ordres de la connaissance les devoirs et les droits. Mais son apparition est très marquée historiquement et ne semble pas tout à fait exempte d'arrière-pensées laïcistes. Concluons : on pourrait sans dommage abandonner cette notion qui ne rend compte de rien d'existant dans la réalité, en dehors, peut-être, de cas marginaux et d'autant plus que saint Augustin n'a jamais professé l'augustinisme ! En tous cas l'Église n'a pas renoncé à l'augustinisme puisqu'elle ne l'a jamais professé, même pas au Moyen Âge !
(Sur tous ces points de foi, je soumets par avance mes opinions au jugement de l'Église hiérarchique).
[ Voir sur un sujet voisin les posts que j'ai consacrés à la séparation de l'Église et de l'État, situation moins injuste, moins grave moralement que celle où l'État, se met à enseigner une doctrine surnaturelle ou à bafouer la liberté religieuse, ou à vouloir régenter disciplinairement l'Église : par exemple avec la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790), à laquelle j'ai consacré un ou des posts ; mais aussi du fait du gallicanisme Pragmatique sanction de Bourges 1438: lire avec réserves wikipedia rédigé avec hostilité à la foi catholique, voir aussi : bulle Unam sanctam de 1302). ]
Note du 8 janvier 2015: j'ai posté d'autres textes sur l'augustinisme dont un sur la primauté de la raison par rapport à la foi.
Saint Grégoire VII (photo de son cadavre)
On peut voir sur wikipedia une photographie de la châsse (et non de la tombe) contenant le corps de saint Grégoire VII (cathédrale de Salerne, sud de l'Italie) :
À cette adresse : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Salerno_PopeGregoriousVIITomb.JPG
On pourra admirer le corps du saint. Il est intact et lui qui est mort âgé, il a un visage de jeune homme. C'est un miracle permanent.
Décret Crémieux : mensonges et manipulations à l'extrême-droite
http://www.contre-info.com/cetait-un-24-octobre-1870-le-decret-cremieux
Le post du blog Contre-info reprend à son compte les vieilles manipulations antisémites contre les juifs d'Algérie.
Le décret Crémieux (dont le nom était véritablement Crémieux) n'est pas du tout ce que l'on dit. Je l'ai déjà établi sur mon blog à partir des documents authentiques et pas de la littérature mensongère d'extrême-droite.
Voir mes posts sur ce sujet. http://denismerlin.blogspot.fr/search?q=cr%C3%A9mieux
Au contraire, le décret Crémieux qui n'avait rien d'inégalitaire et ne conférait aucun privilège aux juifs par rapport aux musulmans, laissait aux juifs d'Algérie la possibilité de choisir entre leurs lois coutumières et l'ordre public français. Ils ont choisi massivement l'ordre public français (qui à l'époque ignore le divorce). Au lieu de se féliciter de l'amour de la France et de l'adhésion des juifs d'Algérie à la culture française et catholique, les manipulateurs- manipulés de l'extrême-droite reprennent les vieux hoax anti-français et antisémites.
Ce n'est pas la faute des juifs algériens si les musulmans ont très massivement choisi la chariah.
La raison comme absolu, la foi relative disparaîtra (Jean-Paul II sur saint Augustin)
Du texte sur saint Augustin de Jean-Paul II, à ma connaissance non traduit en français :
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_26081986_augustinum-hipponensem_it.html
« Comprese che ragione e fede sono due forze destinate a cooperare insieme per condurre l'uomo alla conoscenza della verità, che ognuna di esse ha un suo primato: temporale la fede, assoluto la ragione - «per importanza viene prima la ragione, in ordine di tempo l'autorità (della fede)» -. Comprese che la fede per essere sicura richiede un'autorità divina, che questa autorità non è altro che quella di Cristo, sommo maestro - di questo Agostino non aveva mai dubitato -, che l'autorità di Cristo si ritrova nelle sacre Scritture, garantite dall'autorità della Chiesa cattolica. »
Proposition d'une traduction personnelle :
« Il [saint Augustin] comprit que la raison et la foi sont deux forces destinées à coopérer ensemble (sic) pour conduire l'homme à la connaissance de la vérité, que chacune d'elles a sa primauté: la foi, primauté temporaire, la raison primauté absolue - « par ordre d'importance vient en premier la raison, dans l'ordre du temps, l'autorité (de la foi). Il comprit que la foi pour être sûre requiert une autorité divine, que cette autorité n'est pas autre chose que celle du Christ, maître suprême - de cela Augustin n'avait jamais douté - que l'autorité du Christ se retrouve dans les Saintes Écriture, garantie par l'autorité de l'Église. »
La raison ne s'impose donc pas par autorité, mais par l'évidence (ou par l'autorité de l'évidence). La foi, qui n'est pas éternelle, est donc fondée sur la rationabilité, la cohérence possible ou probable avec la raison. Jean-Paul II vient d'écrire dans ce texte que saint Augustin a eu son moment de rationalisme (qui exclut la foi comme critère de vérité) dont il est sorti lorsqu'il donne les résultats de ses réflexions sur les relations de la raison et de la foi avec la vérité.
La vérité c'est donc que la raison nous donne un accès immédiat à la vérité, alors que la foi (qui est un acte raisonnable) nous donne un accès média mais non moins certain en raison de l'être pourvu de l'autorité (Dieu, en l'occurrence). Individuellement la foi est donc une source de vérité indirecte alors que la raison est une source absolue.
Mais pour ce qui intéresse le sujet de mon blog, socialement donc juridiquement, seule la raison est un moyen de communication universel (alors que la foi n'est qu'un moyen de communication avec les croyants: voir sur ce point Contra gentiles de saint Thomas d'Aquin).
À partir du 1er janvier 2014 : plafonnement des "commissions d'intervention" bancaires
http://www.lexisnexis.fr/depeches/index2.jsp?depeche=24-10-2013/02#top
Selon une dépêche lexisnexis, le Parlement a voté une loi plafonnant les "commissions d'intervention" bancaires lors d'un découvert non-autorisé.
« Deux types de plafonds ont été retenus par le législateur : d'une part, un plafond par mois et par opération pour tous les clients (8 euros par opération et 80 euros par mois) ; d'autre part, un plafond spécifique pour les populations qui se trouvent en situation de fragilité. Ce plafond, plus bas que le précédent (4 euros par opération et à 20 euros par mois), est appliqué aux personnes souscrivant une offre adaptée de nature à limiter les incidents de paiement prévue au même article ainsi qu'à celles bénéficiant des services bancaires de base [liste énoncée par l'article que je mets en lien] définis à l' article L. 312-1 du code monétaire et financier . »
C'est la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 de "séparation et de régulation des activités bancaires" en son article 52 qui traite de ce sujet.
Être catholique, un choix, un droit pour les Français
Lu sur François Desouche à propos d'un fait divers :
« L’Eglise a peut-être bcp de défaut, mais il me semble que ceux qui sont élevés dans la foi catholique ont plus rarement ce genre de comportement…je pense que l’enseignement de la foi catholique devrait être obligatoire, comme religion pour ceux qui veulent, mais surtout comme ciment social et pour apprendre le respect de l’autre…afin d’endiguer le retour de l’homme à l’état primitif (même si pour bcp c’est déjà fait!) »
Le petit problème c'est que bien souvent la foi catholique n'est plus enseignée par les diocèses qui oublient trop que la foi catholique défend et promeut les droits universels de l'homme. La liberté religieuse est le socle de la liberté d'être catholique.
Cette liberté s'étend à la société politique.
Être catholiques et français ? C'est notre choix, c'est notre droit. Ce choix et ce droit s'exerce collectivement.
Par une étrange coincidence inaperçue tant des "républicains" que des "traditionalistes" contrerévolutionnaire, la France se proclame judéo-chrétienne dans sa devise :
Car si la liberté et l'égalité des êtres humains dans leurs droits fondamentaux sont des données de la raison universelle de l'homme présupposant la valeur de justice ; en revanche c'est Moïse, que Jésus-Christ confirma, qui révéla la fraternité universelle. Cette fraternité universelle, bien que convenant très bien à la raison humaine, est une donnée de la foi. Donc la République française confesse sa foi. C'est la liberté française d'être catholique au niveau de l'État. C'est une liberté que la France exerce et nul ne peut lui contester ce droit fondamental de la société politique française. La liberté, c'est une des données du bien commun.
Allons plus loin: en conséquence de la devise française, l'ordre public français comprend la foi judéo-chrétienne.
Cassez le langage… il n'y a plus de droit: application à l'affaire d'Arcangues
(Via François Desouche)
Cette loi d'inspiration marxiste (voir un de mes posts sur le sujet) est dirigée contre l'ordre public français et chrétien et universel.
La « loi » Taubira permet en effet de considérer que se moquer du mariage est un droit de l’homme. Dès lors refuser d'organiser une cérémonie pour faire semblant de célébrer un « mariage » impossible entre deux individus de même sexe devient une faute morale. L'ordre public devient arbitraire.
Le subvertissement de l’ordre moral et juridique est tellement important qu'il constitue, selon moi, un crime contre l'humanité. Parce que la vérité de l'homme établie par la raison universelle de l'homme et confirmée par la révélation judéo-chrétienne prophétisée par Moïse (Gen 1,27) n'est pas facultative.
Le droit au mariage est un droit de l'homme. L'État n'a aucun titre à s'immiscer dans la volonté de se marier. Il ne peut que contrôler que les conditions spéciales au mariage soient respectées (réalité du consentement, âge des époux, inceste, monogamie, la différence des sexes à l'exclusion de toute considération raciale ou de religion etc. Mais aussi respect de l'autorité morale et spirituelle de l'Église) Le droit universel au mariage, comme tout droit de l'homme, n'est pas absolu, il s'insère dans un ordre public juste (article 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme). Le droit au mariage suppose à l'évidence que la notion de mariage ne soit pas dénaturée.
Dès lors qu'une loi nie l'ordre public universel juste par un cynique et brutal mensonge, elle perd toute force.
Cet ordre public universel est proclamé par le Pacte relatif aux droits civils et politique, d'ordre public en France :
« Article 23
1. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
2. Le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l'homme et à la femme à partir de l'âge nubile.
3. Nul mariage ne peut être conclu sans le libre et plein consentement des futurs époux.
4. Les Etats parties au présent Pacte prendront les mesures appropriées pour assurer l'égalité de droits et de responsabilités des époux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. En cas de dissolution, des dispositions seront prises afin d'assurer aux enfants la protection nécessaire. »
En mentionnant les enfants, ce pacte promouvant la vérité de l'homme condamne, de ce seul fait, le prétendu "mariage" homosexuel marxiste. Car les relations homosexuelles sont infécondes par nature. Alors que les relations sexuelles véritables, soient les relations entre un seul phallus et un seul vagin sont ordonnées par la nature à la perpétuation de l'espèce, à la génération des générations qui suivront. Et la différence des sexes à l'éducation complète des enfants.
Les droits de l'homme bafoués par leurs défenseurs
Les droits de l'homme sont universels. La déportation des populations, spécialement la déportation discriminatoire fondée sur l'ethnie ou la culture reste un crime contre l'humanité, car il tend à faire disparaître une partie de l'humanité.
Ainsi la déportation de huit millions de personnes et l'extermination de deux millions de ces personnes parce qu'elles étaient d'ethnie et de culture allemandes est un crime contre l'humanité commis par ceux qui proclamaient leur horreur de ces crimes.
D'autre part, le refus pathologique de tout dialogue est également contraire aux droits universels de l'homme à la liberté d'expression et à la justice. Les "révisionnistes" ou "négationnistes" (injure faisant référence à une pathologie mentale) tend à nier son humanité à l'adversaire.
Indemnisez !
Si monsieur Brossat est l'héritier des Communards, qu'il paie donc les dommages causés au patrimoine français par ces fanatiques francs-maçons et marxistes !
Le palais des Tuileries, les documents d'état civil déposés à l'hôtel de ville perdus à jamais, l'hôtel de ville etc.
Indemnisez le peuple français, s'il-vous-plaît. La propriété est imprescriptible.
La démolition de Sacré-Cœur serait une violation des droits de l'homme
Brossat : "Je n'accepte pas les ghettos de... par lejdd (via François Desouche)
D'une part, le Sacré-Cœur de Montmartre est dédié au Sacré-Cœur. Donc à la Miséricorde. Il remémore, entre autre, une sainte française: sainte Marguerite-Marie Alacoque qui reçut des révélations du Sacré-Cœur. Ce n'est pas un monument politique contrairement à ce que la propagande communiste serine mensongèrement depuis longtemps. Il est dédié à celui qui a ordonné de se comporter comme on voudrait que les gens se comportent pour soi. En fait de solidarité on ne peut pas faire mieux.
D'autre part, le droit de l'homme à la propriété interdit la démolition de la basilique du Sacré-Cœur. En 1905, les laïcistes qui dominaient (et dominent encore) le gouvernement français ont nationalisé sans indemnité cette basilique catholique.
La propriété est imprescriptible. Le terrain doit donc être restitué à l'Église en application du Pacte relatif aux droits civils et politiques conclu sous l'égide de l'ONU et ratifié par la France.
Lisant le Code noir
On peut lire le "code noir" à l'adresse suivante :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86086055/f13.image.r=Code%20Noir.langFR
Je l'ai lu. L'esclavage dont il est question n'est pas l'esclavage antique. Après avoir constaté cela, on ne peut pas ne pas constater que ce "code noir" bafoue gravement les droits universels de l'homme. Environ dix générations se sont succédées sur la terre depuis ce texte de 1724 (Louis XV).
Le peuple français n'est pour rien dans ce "code noir" qui partait de Versailles comme un oukase.
Ce texte de "loi" m'inspire ces quelques réflexions :
1) La décadence de la laïcité politique chrétienne et française. Elle avait perdu la foi tout en se présentant comme catholique. (Jésus-Christ nous a enseigné que nous étions tous frères et tous faits pour Dieu)
2) Un reste de conscience concernant l'humanité dans cette "législation" d'Ancien Régime : interdiction des traitements inhumains. À cette époque le droit pénal prévoyait le supplice de la roue. Damien fut écartelé en 1757. On infligea la roue pour la dernière fois en 1790 (!)
3) Les aspects positifs de la Révolution et de la Déclaration de 1789 (malgré ses défauts). Les Lumières rappelaient au monde qu'avant la foi, existe la nature que tout le monde doit respecter quelle que soit la foi qu'il professe, que la foi ne peut servir de prétexte à la fragmentation de l'humanité. La Révolution abolit l'esclavage (1791) sous l'influence de Robespierre qui n'était donc pas le monstre que l'on dit.
4) L'histoire n'est pas univoque. L'histoire bégaie, l'histoire hésite, l'histoire mêle le bien et le mal dans le même peuple, dans les mêmes personnes.
5) Il ne faut pas profiter des fautes de l'ancien temps, même graves, pour fragmenter l'humanité et tenter de condamner les personnes nées aux XXème et XXIème siècle, en en exaltant d'autres nées également à la même période. Les hommes naissent libres et égaux dans leurs droits fondamentaux. Il est illicite de brandir les droits universels de l'homme pour fragmenter l'humanité et de continuer les crimes du passé sous n'importe quel prétexte. La culpabilisation comme le sentiment de culpabilité sont mauvais conseillers (voir la loi Taubira de 2001)
6) Il est inutile de disserter à longueur de pages sur les consécrations de la France au Sacré Cœur tant que l'on a pas mis l'ordre des droits de l'homme dans son cœur. Ou alors prions pour que le Sacré-Cœur mette l'ordre des droits de l'homme dans nos cœurs (Mathieu 7,12 : Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites le pour eux.)
7) Il est injuste de vouer aux gémonies tous les révolutionnaires. Paul VI avait raison lorsqu'il recommandait que l'Église se préoccupe des droits universels de l'homme dans ses relations avec les gouvernements. Malheureusement, environ 35 ans après sa mort, la cause des droits de l'homme et de la liberté, même dans l'Église, a peu avancé, voire a reculé (la licence n'est pas la liberté, elle opprime la liberté religieuse).
8) La consécration au Sacré Cœur oblige. Malheur à celui par qui le scandale arrive. On peut croire et espérer que la consécration au Sacré-Cœur, dans ce sens, aurait obligé à des réformes et aurait évité les folies révolutionnaires et la honte de l'esclavage pratiqué par les rois "très chrétiens" (sic).
9) Il existe un progrès de la culture juridique. Il est injuste de juger les hommes du passé avec notre culture.
Sous couvert de défense de la "neutralité" du service public, la franc maçonnerie s'en prend à l'enseignement libre
Dans son communiqué sur la neutralité du service public qui devrait, selon la "fraternelle" des francs-maçons parlementaire (réunissant tous le FM quelle que soit leur "obédiance"), interdire tout signe religieux on peut lire dans l'article du Figaro:
« Selon lui [le franc-maçon porte parole de sa secte], "si la Cour d'appel de Paris ne validait pas la décision d'interdiction, il faudrait légiférer comme le propose le texte adopté par le Sénat à travers la proposition de loi Laborde et comme l'avait exprimé auparavant le président de la République qui déclarait, en mars dernier: 'Là où il y a une mission d'intérêt général, il doit y avoir une règle' ". »
Notons que la formule du Président est si large qu'elle ne signifie en rien qu'il faille interdire les signes religieux dans les écoles.
Ensuite, la proposition de loi Laborde interdirait les signes religieux dans les établissements s'occupant de la petite enfance. Ce qui bafouerait les droits universels de l'homme tels qu'ils sont énoncés et protégés par la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 18) signé et promulgué par la France.
Quand le Vatican cite Rabelais... sans le citer
Rabelais, cet auteur catholique et français de la Renaissance fut à prêtre et curé de paroisse, moine pendant un temps, et médecin de la faculté de Montpellier, comme mon père. Comme cela ne suffisait à sa nature bouillonnante, il fut aussi écrivain.
Comme écrivain-médecin habitué des descriptions crues, il parsema son œuvre de descriptions que la postérité condamna. On lui reprocha de parsemer son œuvre de "flaque de boue" que l'on traverse en "se bouchant le nez". On a dit également de ses passages qu'ils avaient le "charme de la canaille".
Il fut aussi l'auteur de formules géniales dont "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme."
Lisant l'instruction Donum vitæ je relève cette formule :
« Le rapide développement des découvertes technologiques rend plus urgente cette exigence de respect des critères rappelés: la science sans conscience ne peut que conduire à la ruine de l'homme. »
Rabelais ne semble pas mentionné dans les références de ce document. Un oubli peut-être, mais une dette non réglée (involontairement certainement car la formule est passée en proverbe) car c'est bien un prêtre catholique qui est l'auteur de la formule
« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. » Les « flaques de boue » parsemant l'œuvre de notre auteur catholique romain, prêtre, curé et moine en sont peut-être la cause. Chi lo sa ?
De Nürnberg à l'esclavage transatlantique
Selon wikipedia, la définition du crime contre l'humanité fut donnée pour la première fois à l'occasion des procès de Nürnberg (violant ainsi le principe fondamental du droit pénal de la non-rétroactivité de la loi pénale) :
« l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime entrant dans la compétence du tribunal ou en liaison avec ce crime18 ». (Définition de Wieworka selon wikipedia)
De plus, les puissances qui organisaient le procès définissaient une infraction qu'elles avaient commise elles-mêmes massivement (par exemple déportation des populations allemandes, des populations tchétchènes, extermination des Ukrainiens, etc.)
L'imprescriptibilité de cette infraction et cette définition semble permettre aujourd'hui de condamner la France à propos de la déportation transatlantique. (Voir un article de Riposte laïque sur la question) Alors que "la France" (?) n'a pas "réduit en esclavage" ; mais les trafiquants achetaient des esclaves et ne déportaient pas à travers l'Atlantique des populations civiles, mais des individus.
Hitler ? - un "rien du tout" !
Selon la rubrique wikipedia concernant "Montoire" (la lecture de cette rubrique laisse l'impression que son histoire n'a pas été écrite), il semble que le maréchal Pétain a déclaré (en privé, bien sûr) après son entrevue avec Hitler qu'il avait rencontré un "rien du tout", un "médiocre". C'est sans doute ce qui explique l'attitude de von Paulus (1) (ou plutôt Paulus selon la notice wikipedia le concernant), le vaincu de Stalingrad, lorsqu'il conseillait, à juste titre, aux Allemands de cesser la lutte.
En écoutant le discours de Hitler diffusé sur youtube par monsieur Reynouard, moi aussi je me suis dit que Hitler était un minable en même temps qu'un malhonnête.
Hitler n'aurait jamais dû avoir les responsabilités qu'il a eues. Ces responsabilités le dépassaient très, très largement. Dans cette perspective on peut légitimement s'interroger sur la raison du financement du parti national-socialiste allemand par les banques new-yorkaises sans lesquelles Hitler ne serait jamais parvenu au pouvoir en Allemagne. En considération de ces faits, il semble possible de dire que les adeptes des "coups de billard" particulièrement élaborés et très cyniques ont réussi leur coup.
(1) Paulus n'était pas le traître que l'on dit, car il milita après la guerre pour la libération des prisonniers de guerre allemands survivants et contre la partition de l'Allemagne. Attitude qui le fit mettre à l'écart par les autorités soviétiques et Est-allemande. De fait, il aurait mieux valu pour tout le monde, et en particulier pour les Allemands, de cesser les hostilités bien avant avril 1945.
Le Pr. Faurisson et Nürnberg (appréciation critique)
L'athée Faurisson pose des questions pertinentes.
Sa comparaison avec un match de boxe n'est pas tout à fait adéquate, car le vainqueur a pris soin de ne pas invoquer l'arbitraire. Il a invoqué des principes universels parfaitement valables. Mais en les utilisant au profit d'une cause en les mêlant de mensonges, d'allégations ridicules et injustes, il bafouait lui-même les principes universels qu'il invoquait. Par exemple en prétendant stupidement qu'il ne tiendrait pas compte des règles de procédure pénale et d'établissement des preuves, il se disqualifiait lui-même et, bien plus grave, il disqualifiait aux yeux de ses ennemis les principes vrais qu'il invoquait.
Quant dire que le "crime contre l'humanité" ne concernait que les juifs, c'est faux et c'est faire le jeu de l'adversaire.
Par exemple lorsqu'à Nürnberg est défini le "crime contre l'humanité" :
« l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime entrant dans la compétence du tribunal ou en liaison avec ce crime18 ».
On peut se demander si ce sont des juristes qui ont rédigé ce texte. En effet une infraction ne dépend pas des circonstances historiques. Préciser pour définir "avant ou pendant la guerre" dénonce le mobile des rédacteurs. Ce n'est pas la justice que l'on recherchait, mais l'agression des vaincus et d'eux seuls.
De plus les puissances qui organisaient le procès définissaient une infraction qu'elles avaient commise elles-mêmes massivement avant, pendant et après la guerre, (par exemple déportation des populations allemandes, des populations tchétchènes, extermination des Ukrainiens, etc.)
Cela dit, ce qui est le plus grave dans ces épisodes de la condamnation de l'Allemagne et de la France, c'est le détournement du droit pénal. Le droit pénal est un droit exceptionnel car il n'est pas normal qu'un homme s'élève contre un autre homme pour le punir en lui faisant du mal (d'où le principe de la présomption d'innocence, de la non-rétroactivité des lois pénales, de la prescription etc.)
Or par l'imprescriptibilité de certaines infractions le droit pénal devient pervers. Au lieu d'être un droit de réparation et d'apaisement, il devient un acte de guerre par d'autres moyens. Au lieu de défendre l'ordre public (vérité, justice, droits de l'homme, liberté) et de garantir la sécurité des personnes, le droit pénal devient un instrument au service d'un parti. Faisant fi de la vérité, de l'équité, du droit de l'homme à l'oubli, à la liberté et à l'égalité de naissance des hommes, le droit pénal se retourne contre l'ordre public et contre la sécurité qui est due à TOUS, tous, oui tous, y compris aux "nazis".
Le pire dans la propagande c'est qu'elle disqualifie des principes vrais en les utilisant pour fragmenter l'humanité. Ce sont des crimes, pires que ceux perpétrés par les "nazis".
Les ruses de la maçonnerie à propos de la neutralité
La crèche Babyloup avait licencié une personne se présentant au travail avec le "foulard islamique". Ce foulard signifie que les femmes non voilées peuvent être violées. C'est une manifestation de conviction hostile aux droits universels de l'homme à la liberté du costume et à l'intégrité physique. C'est pourquoi, il doit être interdit. Cette affaire médiatisée fait l'objet de procès.
La franc-maçonnerie saisit l'occasion pour communiquer ainsi (extrait) :
« C'est en fermant les yeux sur ces réalités, au prétexte que regarder en face les problèmes ferait monter les extrêmes, que les républicains de toutes sensibilités laisseraient s'installer une société multiculturelle, mosaïque de communautés, en lieu et place d'une République de citoyens libres et égaux", avertit le député du Nord. »
C'est la thèse de madame Le Pen et du Front national.
La FM veut brider la liberté au nom de la liberté. Maline ! Elle agite le spectre d'une société "multiculturelle" pour rallier les "droitiers" français. Mais cela n'est pas la question. Il peut y avoir différentes confessions. Tout être humain doit respecter la liberté religieuse inhérente à l'être humain, liberté s'exerçant dans le cadre de l'ordre public juste. Il ne doit pas y avoir de loi pour interdire les signes religieux, ce serait contraire à la liberté religieuse et à la liberté de manifester ses convictions.
Il ne peut y avoir de limitation de la liberté au nom de la neutralité de l'État qui peut et doit juger rationnellement de la valeur des religions. La faute de raisonnement des francs-maçons (parfaitement calculée) poursuit le but caché d'interdire la France catholique en se présentant comme neutre et libertaire (ce qu'elle n'est pas).
Les signes religieux ne violent pas la laïcité, ni la neutralité du service public. Ce qui violerait la neutralité du service public serait de ne pas reconnaître aux usagers les mêmes droits selon leurs convictions. Les agents du service public peuvent donc arborer des signes religieux dans la mesure de l'ordre public juste (qui peut comporter également des considérations esthétiques, le voile est laid). Cet ordre public a une portée universelle et doit être universellement reconnu et observé. Un deuxième ordre public plus spécial peut intégrer la culture française, il aura alors une portée nationale. C'est dans ce cadre de l'ordre public juste et valable pour tous que s'exerce la liberté religieuse. (Voir Dignitatis humanæ et mes posts sur l'ordre public inspiré du Compendium et des écrits de Jean XXIII (sur l'"ordre juridique ferme", de Jean-Paul II et du cardinal Bertone)
Pour le Conseil constitutionnel la "neutralité", c'est... obéir comme une machine
« le législateur a entendu assurer l'application de la loi relative au mariage et garantir ainsi le bon fonctionnement et la neutralité du service public de l'état civil »
Le Conseil constitutionnel dans sa décision d'aujourd'hui relative au "mariage" pour tous a ainsi validé l'absence de clause de conscience.
Mais la neutralité du service public n'est pas la neutralité d'une machine ou la neutralité d'un animal. L'homme n'est ni une machine, ni un animal. Une machine ne sait pas si l'on utilise sa voiture pour une mauvaise ou une bonne action. Un chien sert les malfaiteurs comme les gens dévoués au bien public.
Pour l'homme, ce n'est pas pareil.
La neutralité du service public, c'est la neutralité dans le respect des droits de l'homme. Le service public est neutre parce qu'il respecte les droits de tous, quelles que soient les convictions ou les non-convictions de chacun. La neutralité, c'est donc de respecter les consciences, dans une deuxième intention, lorsqu'une loi ne respecte pas le droit fondamental de l'homme à la vérité. La conscience édicte la liberté de dire qu'il n'existe de mariage qu'entre un homme et un femme.
Ceux qui, à l'exemple de monsieur Daoudal (qui de plus donne aux évêques des conseils contre le respect de la loi positive), vont en disant que la décision du soi-disant Conseil constitutionnel est conforme au droit républicain sont des auxiliaires de la franc-maçonnerie et plus généralement des relativistes et des positivistes juridiques.
L'ordre public, la loi, la neutralité du service public, ce n'est pas n'importe quoi. Il y a une vérité objective de ces termes, éclairée en l'occurrence par le préambule de la Déclaration de 1789. Voir mon précédent post sur cette question.
La liberté religieuse, liberté de parler de Dieu
Jean Madiran prétendait (si mes souvenirs sont bons, car je n'ai plus le volume à ma disposition) que les droits de l'homme sont les "droits de l'homme sans Dieu". Les droits de l'homme seraient athées. C'est faux pour la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, comme je l'ai démontré.
Mais c'est faux pour toute déclaration fondée sur la liberté religieuse.
La liberté religieuse, droit fondamentalement fondamental de l'homme, est l'affirmation de la liberté pour l'homme d'affirmer Dieu, vérité métaphysique certaine. Donc les droits de l'homme sont fondés sur cette capacité humaine exprimée juridiquement par la liberté religieuse.
Vincent Reynouard se définit toujours d'après la propagande adverse
Comme d'habitude, monsieur Reynouard infère des prétentions de ses adversaires, la vérité de ses propositions.
Il ne s'aperçoit pas de la contradiction interne à cette habitude intellectuelle qui se définit "par rapport à" au lieu de se définir librement .
Le Pape en sa doctrine et la doctrine sociale de l'Église en lesquels nous devons avoir foi, démontrent à la raison que les droits de l'homme ne sont pas absolus (à l'inverse de ce que prêchent avec ruse les adversaires de monsieur Reynouard).
Lisons simplement l'article 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme :
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. »
Monsieur Reynouard (à qui j'ai fait remarquer ce texte dans une lettre) m'a répondu. Il prend prétexte de ce texte pour accuser les rédacteurs d'hypocrisie (selon lui cet article permettrait d'anéantir les droits de l'homme en les invoquant). Alors qu'en réalité, ce texte établit la vérité des droits de l'homme. Les droits de l'homme sont une vérité qui s'impose à tous. Les droits de l'homme s'exercent dans le contexte d'un ordre public et dans un ordre public (ordre public = valeurs = vérité, justice, liberté). L'affirmation relativiste détruit les droits de l'homme. L'affirmation de la vérité de l'homme et en conséquence l'affirmation de la dignité transcendante de l'homme fonde les droits de l'homme. Cela condamne les théories de Jean-Paul Sartre ainsi que celles de tous les relativistes et cela condamne également les idées de monsieur Reynouard et de Jean Madiran.
Jean Madiran et ses droits de l'homme sans Dieu
Jean Madiran a écrit un livre sur les "droits de l'homme sans Dieu". Il reproche aux droits de l'homme d'être arbitraires et de ne pas reconnaître les droits de Dieu.
Avait-il lu le "préambule" de la Déclaration de 1789 qui proclame :
« En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être-Suprême, les droits suivants de l'Homme et du citoyen : »
La République française proclame donc à la fois sa croyance en Dieu (ce qui condamne le marxisme et le communisme) et que les droits de l'homme sont fondés en Dieu.
La République française agit "sous les auspices", c'est-à-dire (voir le wikitionnaire) :
« Sous la conduite, avec l'appui, (…) la protection » de l'« Être Suprême ».
Les contradictions du Conseil constitutionnel (décision du 18 octobre 2013)
Par une décision du 18 octobre 2013, le Conseil constitutionnel a refusé d'appliquer la clause de conscience aux officiers d'état civil à propos du prétendu "mariage pour tous" qui est en réalité une "loi" de dénaturation du mariage.
Voici le "considérant" décisif :
« 10. Considérant qu'en ne permettant pas aux officiers de l'état civil de se prévaloir de leur désaccord avec les dispositions de la loi du 17 mai 2013 pour se soustraire à l'accomplissement des attributions qui leur sont confiées par la loi pour la célébration du mariage, le législateur a entendu assurer l'application de la loi relative au mariage et garantir ainsi le bon fonctionnement et la neutralité du service public de l'état civil ; qu'eu égard aux fonctions de l'officier de l'état civil dans la célébration du mariage, il n'a pas porté atteinte à la liberté de conscience ; »
Moi dans la salle commune du Laus en 2009
Les motifs sont tellement elliptiques que cela ressemble beaucoup à de l'arbitraire, un déni de justice constitutionnelle.
Car voici les considérants précédant le "considérant" décisif :
« 6. Considérant que, selon les requérants, l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe heurte les convictions personnelles de nombreux maires et adjoints ; qu'en omettant de prévoir une « clause de conscience » permettant aux maires et aux adjoints, officiers de l'état civil, de s'abstenir de célébrer un mariage entre personnes de même sexe, ces dispositions porteraient atteinte tout à la fois à l'article 34 de la Constitution et à la liberté de conscience ; que seraient également méconnus le droit de ne pas être lésé dans son travail ou son emploi en raison de ses opinions ou de ses croyances, le principe de pluralisme des courants d'idées et d'opinions et le principe de la libre administration des collectivités territoriales ; »
« 7. Considérant qu'aux termes de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » ; que le cinquième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 rappelle : « Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances » ; que la liberté de conscience, qui résulte de ces dispositions, est au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit ; »
Après avoir constaté ce fait, le Conseil "constitutionnel" prend une décision contraire sans explication suffisante.
Or l'"ordre public établi par la loi" n'est pas, ne peut être arbitraire puisqu'il est pris en considération du préambule de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 :
« Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des Droits de l'Homme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les Droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être-Suprême, les droits suivants de l'Homme et du citoyen (…) »
Si les droits de l'homme sont "sacrés", c'est que l'homme et la vérité de l'homme sont sacrés. La loi devra donc respecter cet ordre public premier établi par le préambule à la Déclaration.
Ce préambule condamne donc la positivisme juridique du Conseil prétendument "constitutionnel".
La décision prise par ce Conseil constitutionnel le condamne.
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