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Timestamp: 2016-10-26 00:38:16+00:00
Document Index: 90671980

Matched Legal Cases: ['art. 132', 'art. 51', 'art. 72', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 113', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 777', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 163', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 276', 'art. 276', 'art. 285', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'art. 277', 'art. 106', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 42', 'art. 289', 'ATF ', 'in fine', 'art. 764', 'art. 764', 'art. 95', 'art. 66']

5A_57/2007 (16.08.2007)
5A_57/2007 /frs
recourante, repr�sent�e par Me Daniel A. Meyer, avocat,
intim�, repr�sent� par Me Daniel Vouilloz, avocat,
X.________, n� en 1942, et dame X.________, n�e en 1946, se sont mari�s � Gen�ve le 21 ao�t 1975. Ils sont s�par�s de biens. Deux enfants sont issus de cette union: A.________, n� le 29 janvier 1985, et B.________, n�e le 7 mars 1986.
Les �poux se sont s�par�s le 11 mars 2000. X.________ a alors quitt� le domicile conjugal pour vivre avec son actuelle compagne, Y.________, avec laquelle il a eu une fille, C.________, n�e le 18 octobre 2001. Il est usufruitier d'une maison � Gen�ve, dont sa m�re est propri�taire et sur laquelle dame X.________ a un droit d'habitation � vie.
Le 24 juin 2002, l'�pouse a ouvert action en divorce. Dans ses derni�res �critures, elle a conclu au prononc� du divorce et � ce que X.________ soit condamn� � lui verser, par mois et d'avance, allocations d'�tudes �ventuelles non comprises, pour l'entretien de chacun des enfants, une somme de 2'500 fr. jusqu'au terme de leurs �tudes ou de leur formation, mais jusqu'� 25 ans au maximum. Pour son propre entretien, elle a conclu au paiement d'un montant de 6'000 fr., sans limite dans le temps, puis de 1'000 fr. suppl�mentaires par mois d�s que l'un des enfants ne serait plus � la charge de X.________, pour atteindre finalement 8'000 fr. par mois lorsque les deux enfants auraient acquis leur ind�pendance financi�re. Enfin, elle a demand� � ce que son �poux soit condamn� � prendre en charge les frais inh�rents � tous les travaux ordinaires et extraordinaires n�cessaires � l'entretien de la villa de Gen�ve.
En dernier lieu, X.________ a confirm� sa volont� de divorcer et s'est d�clar� dispos� � verser des contributions d'entretien mensuelles de 1'100 fr. en mains de chacun des enfants majeurs jusqu'au terme de leur formation, mais au plus tard jusqu'� 25 ans et de 450 fr. � son �pouse jusqu'au 31 mai 2007, puis de 300 fr. au-del�.
Par jugement du 24 mai 2006, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a notamment prononc� le divorce des parties, ordonn� le partage des avoirs de pr�voyance professionnelle accumul�s par l'�poux durant le mariage, condamn� X.________ � verser en mains de dame X.________, par mois et d'avance, sans limite dans le temps, la somme de 4'500 fr. � titre de contribution � son entretien et � verser en mains de chacun des enfants, par mois et d'avance, allocations d'�tudes �ventuelles non comprises, une somme de 1'900 fr. jusqu'au terme de leurs �tudes, mais jusqu'� 25 ans au plus tard.
Par arr�t du 19 janvier 2007, la Cour de justice a annul� le jugement de premi�re instance. Statuant � nouveau, elle a augment� la contribution d'entretien en faveur de dame X.________ � 5'000 fr. par mois et les contributions en faveur des deux enfants A.________ et B.________ � 2'000 fr. par mois jusqu'au terme de leurs �tudes, mais jusqu'� 25 ans au plus tard.
Agissant par la voie du recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral dame X.________ conclut, avec suite de frais et d�pens, � la r�forme de l'arr�t cantonal en ce sens que X.________ soit condamn� � verser en ses mains, par mois et d'avance, allocations d'�tudes �ventuelles non comprises, pour chacun des enfants une somme de 2'500 fr. jusqu'au terme de leurs �tudes, mais jusqu'� 25 ans au plus tard; s'agissant de la contribution � son entretien, elle demande que X.________ soit condamn� � lui verser mensuellement le montant de 6'000 fr. qui sera augment� de 1'000 fr. par mois d�s que l'un des enfants communs ne sera plus � sa charge pour atteindre finalement 8'000 fr. par mois lorsque les deux enfants communs auront atteint leur ind�pendance financi�re. Elle demande en outre que X.________ soit condamn� � prendre en charge les frais inh�rents � tous les travaux d'entretien, ordinaires et extraordinaires, n�cessaires � la villa situ�e � Gen�ve. Simultan�ment, elle interjette un recours constitutionnel subsidiaire dans lequel elle r�clame l'annulation de l'arr�t entrepris.
L'intim� conclut principalement � l'irrecevabilit� et, subsidiairement, au rejet du recours en mati�re civile ainsi que du recours constitutionnel subsidiaire.
La cour cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
Le 27 juillet 2007, la requ�te de la recourante tendant � proc�der � un second �change d'�critures a �t� refus�e par la juge instructeur de la cour de c�ans.
La d�cision attaqu�e ayant �t� rendue apr�s l'entr�e en vigueur, le 1er janvier 2007 (RO 2006, 1242) de la loi f�d�rale sur le Tribunal f�d�ral (LTF; RS 173.110), le recours est r�gi par le nouveau droit (art. 132 al. 1 LTF).
1.1 La contestation, qui ne concerne que des prestations financi�res, est de nature p�cuniaire et sa valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 et 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Interjet� par la partie qui a succomb� dans ses conclusions en paiement, et dirig� contre un jugement final rendu en mati�re civile par une autorit� cantonale de derni�re instance, le recours en mati�re civile est recevable au regard des art. 72 al. 1, 75, 76 al. 1 et 90 LTF. Il est d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF). Il y a donc lieu, en principe d'entrer en mati�re sur ce recours. Par cons�quent, le recours constitutionnel subsidiaire n'est pas ouvert (art. 113 LTF).
1.2 Dans le proc�s en divorce, le parent auquel l'autorit� parentale a �t� attribu�e fait valoir, en son propre nom et � la place de l'enfant mineur, les contributions d'entretien dues � celui-ci. Lorsque l'enfant devient majeur en cours de proc�dure, cette facult� du parent perdure pour les contributions post�rieures � l'acc�s � la majorit�, pour autant que l'enfant, d�sormais majeur, y consente (ATF 129 III 55 consid. 3).
En l'esp�ce, les enfants majeurs ont approuv� les conclusions d�pos�es par leur m�re en leur faveur concernant les contributions � leur entretien post�rieures � leur majorit�. Ainsi, la m�re conserve la facult� de poursuivre elle-m�me le proc�s pour cette p�riode, de sorte que le recours en mati�re civile est �galement recevable sur ce point.
1.3 Le recours en mati�re civile permet notamment de soulever la violation du droit f�d�ral, y compris les droits constitutionnels (art. 95 let. a LTF). Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF); il n'est donc limit� ni par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont �t� invoqu�s et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (cf. ATF 130 III 136 consid. 1.4; Message du Conseil f�d�ral concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale in : FF 2001 p. 4141).
La Cour de justice a constat� que les ex-�poux et leurs enfants avaient un train de vie ais�. Elle a retenu que l'intim�, �g� de 64 ans, aurait, jusqu'� sa retraite en 2007, un revenu mensuel de l'ordre de 20'000 fr. provenant de son travail et de sa fortune mobili�re et immobili�re, et qu'ensuite son revenu baisserait � environ 17'500 fr. par mois y compris les rentes AVS et LPP. Elle a admis des charges � hauteur de 6'200 fr. par mois (montant de base : 775 fr.; montant de base pour C.________ : 125 fr.; int�r�ts hypoth�caires et charges de la villa : 1'210 fr.; assurance-maladie 320 fr.; imp�ts : 3'738 fr.), tout en pr�cisant que la compagne de l'intim� exer�ait � mi-temps la profession d'enseignante pour un salaire mensuel net de 3'335 fr. 90 par mois.
Quant � la recourante, �g�e de 60 ans, l'autorit� cantonale a constat� qu'elle n'a plus de capacit� de travail ni de fortune mobili�re. Elle est en revanche propri�taire de deux immeubles, soit une maison de vacances sur une �le grecque et un appartement � Londres, qui lui rapportent environ 2'000 fr. par mois. Elle habite une villa de 20 pi�ces � Gen�ve qui appartient � la m�re de l'intim�. La Cour de justice a estim� qu'elle pourrait r�aliser un gain de 3'000 fr. en augmentant les loyers de ses immeubles � l'�tranger et en louant une partie de la maison dans laquelle elle vit. Elle a pr�cis� que dans quatre ans, une rente AVS s'ajouterait � ce revenu. Elle a tenu compte de charges personnelles de 6'000 fr. (frais d'entretien de la maison : 2'600 fr.; assurance-maladie : 495 fr.; transport : 70 fr.; imp�ts (sans arri�r�s) : 1'250 fr.; minimum vital major� de 20% : 1'500 fr.). L'autorit� cantonale a port� la contribution d'entretien mensuelle due � l'�pouse de 4'500 fr. � 5'000 fr. par mois en expliquant que malgr� le partage des avoirs de pr�voyance de l'intim� qui apportait un capital relativement peu �lev� � la recourante (environ 84'000 fr.), une rente de 4'500 fr. ne couvrait gu�re que les charges essentielles de cette derni�re et que celle-ci n'aurait de surcro�t pas le moyen d'am�liorer les conditions de sa retraite. Par ailleurs, la Cour de justice a fix� la contribution d'entretien pour chaque enfant majeur � 2'000 fr. L'intim� se voyait ainsi imposer une charge mensuelle contributive de 9'000 fr. ce qui lui laissait, dans l'imm�diat, un disponible de l'ordre de 11'000 fr. pour son propre entretien (6'200 fr.) et pour participer � celui de sa compagne et de leur fille. Compte tenu de sa tr�s prochaine retraite qui engendrerait une diminution du montant disponible et de l'augmentation progressive de ses obligations envers l'enfant mineur, il ne se justifiait pas de majorer la contribution de la recourante en fonction de l'avancement en �ge des deux a�n�s.
La recourante se plaint d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits.
3.1 Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ceux-ci ont �t� retenus de fa�on manifestement inexacte, � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst (FF 2001 p. 4135) ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui contenu dans la d�cision attaqu�e (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF).
3.2 La recourante soutient que la cour a arbitrairement retenu qu'elle pouvait r�aliser un revenu hypoth�tique de 3'000 fr. par mois. A l'appui de ce grief, elle expose que les juges ont consid�r� � tort qu'elle pouvait, d'une part, augmenter le produit de la location de ses biens immobiliers sis � Londres et en Gr�ce et, d'autre part, mettre une partie de la maison de Gen�ve en location. Selon elle, son seul revenu provient de la location de son appartement londonien, qui s'�l�ve � 1'600 fr.
3.2.1 Concernant la maison de vacances en Gr�ce, la question de savoir si les juges pr�c�dents ont vers� dans l'arbitraire en refusant de d�duire du revenu locatif les charges all�gu�es par la recourante peut rester ouverte. En effet, la prise en compte d'un revenu locatif pr�suppose que l'on puisse exiger de la recourante et des enfants qu'ils renoncent � y passer des vacances. Tel n'est pas le cas en l'esp�ce dans la mesure o� la recourante a droit � maintenir le train de vie �lev� dont elle b�n�ficiait durant la vie commune (cf. ATF 129 III 7 consid. 3.1). En cons�quence, les juges cantonaux ont vers� dans l'arbitraire en tenant compte, dans les ressources de la recourante, d'un revenu hypoth�tique d�coulant de la location de la propri�t� en Gr�ce.
3.2.2 La recourante fait grief � l'autorit� cantonale d'avoir constat� qu'elle pouvait augmenter ses revenus par la mise en location d'une partie de la maison de Gen�ve. En l'esp�ce, d�s lors qu'elle ne dispose que d'un droit d'habitation (art. 777 CC), elle ne peut remettre � bail une partie de la maison sans l'autorisation de la propri�taire (Steinauer, Les droits r�els, III; 3e �d., 2003, n� 2498 et 2506b). Les juges pr�c�dents n'ont pas constat� l'existence d'un tel accord. Contrairement � ce qu'affirme l'intim� dans sa r�ponse, il ne ressort pas non plus de l'arr�t attaqu� que la recourante loue effectivement certaines des pi�ces de la maison. Dans ces conditions, il �tait arbitraire de tenir compte d'un revenu hypoth�tique d�coulant de la remise � bail d'une partie de l'immeuble en question.
3.2.3 Concernant l'appartement londonien, la recourante affirme que les juges pr�c�dents ont retenu � tort qu'elle pourrait en retirer un revenu plus �lev� que le loyer actuel de 1'600 fr. Cette critique tombe � faux. En effet, la cour cantonale, si elle a en premier lieu estim� que l'int�ress�e pouvait retirer des revenus locatifs mensuels de 3'000 fr., a ensuite finalement fix� la contribution compte tenu du revenu de 2'000 fr., comprenant les 1'600 fr. du loyer de Londres et 400 fr. pour la maison de vacances en Gr�ce.
En d�finitive, l'unique revenu de la recourante dont l'autorit� cantonale devait tenir compte pour la fixation des contributions d'entretien vient de la location de l'appartement londonien, ce qui repr�sente 1'600 fr. par mois.
3.3 S'agissant des revenus de l'intim�, la recourante affirme que la cour cantonale aurait d� retenir un revenu mensuel de 25'000 fr. au lieu de 20'000 fr. parce que l'intim� occulte ses revenus, qu'il est actuellement au sommet de sa carri�re et qu'il dispose de dix ans de travail devant lui. Elle reproche en outre aux juges pr�c�dents d'avoir constat� qu'� la retraite de l'intim�, les revenus de celui-ci baisseraient � 17'500 fr.; selon elle, compte tenu des rentes AVS et des 2�me et 3�me piliers qui s'ajouteront au rendement de sa fortune mobili�re et immobili�re, les revenus de l'int�ress� seront sup�rieurs � 20'000 fr. d�s cette date.
Lorsqu'elle affirme que le revenu de l'intim� avoisine actuellement les 25'000 fr., la recourante ne fait qu'opposer son appr�ciation � celle de la cour cantonale, sans d�montrer que celle-ci serait insoutenable. Elle se fonde en outre sur des faits qui ne ressortent pas de l'arr�t attaqu� (cf. consid. 3.1 supra), la cour cantonale n'ayant pas constat� que l'intim� cachait ses revenus, qu'il �tait au sommet de sa carri�re et qu'il allait continuer son activit� professionnelle encore une dizaine d'ann�es. L'autorit� pr�c�dente a au contraire constat� que ce dernier allait cesser de travailler au d�but de l'ann�e 2008 et qu'� partir de ce moment, le cumul de la rente AVS mensuelle de 1'857 fr. et de la rente LPP donnerait un montant vraisemblablement inf�rieur � 5'000 fr. Bien que le montant de la rente LPP ne soit pas pr�cis�, si l'on tient compte des revenus de la fortune mobili�re et immobili�re qui s'�l�vent � 16'500 fr. par mois et de la rente AVS, les revenus de l'intim� devraient �galement s'approcher des 20'000 fr. d�s l'�ge de la retraite. Il �tait d�s lors arbitraire de la part de la cour cantonale de retenir une baisse de revenu � 17'500 fr. pour cette p�riode.
3.4 Concernant les charges de l'intim�, la recourante reproche � l'autorit� cantonale d'avoir tenu compte d'un montant de 3'738 fr. d'imp�ts car les contributions d'entretien dues � elle-m�me et � leurs deux enfants communs auront pour effet de faire baisser cette charge fiscale. A son avis celle-ci devait �tre estim�e � 2'500 fr. Il ne peut �tre entr� en mati�re sur ce grief dans la mesure o� il est fond� sur des faits qui ne ressortent pas de l'arr�t attaqu� (cf. consid. 3.1 supra).
Concernant la fixation de ses charges, la recourante reproche � la Cour de justice de n'avoir pas inclus dans le calcul de son minimum vital le paiement d'arri�r�s d'imp�ts � hauteur de 2'363 fr. 70, ce qui repr�sente une charge mensuelle de 197 fr.
A supposer que ces charges doivent �tre prises en consid�ration dans le minimum vital, on ne saurait reprocher � l'autorit� pr�c�dente de n'en avoir pas tenu compte en l'esp�ce d�s lors que ni leur montant ni le moment auquel cette obligation prendra fin ne ressortent de l'arr�t attaqu�. Or, la recourante ne pr�tend pas qu'elle aurait all�gu� ces faits en instance cantonale et qu'ils auraient �t� arbitrairement omis (cf. consid. 3.1 supra; ATF 129 I 8 consid. 2.1 et les r�f. cit�es). Partant, sa critique est irrecevable.
Selon la recourante, l'autorit� cantonale devait tenir compte de la contribution de la compagne de l'intim� aux frais de logement et n'inclure dans le minimum vital de celui-ci que la moiti� des int�r�ts hypoth�caires relatifs � la villa qu'il occupe avec sa nouvelle compagne.
Dans le cadre de la fixation de la contribution d'entretien, il convient de prendre en consid�ration la contribution du concubin aux frais communs, dont le loyer (ATF 128 III 159 et les citations; arr�t 5P.90/2002 du 1er juillet 2002 consid. 2b, publi� in FamPra.ch 2002 p. 813). En l'occurrence, la cour cantonale a inclus dans le minimum vital de l'intim� 1'210 fr. repr�sentant le montant total des int�r�ts hypoth�caires et des charges de son logement. Les magistrats ont expos� � ce sujet que la compagne de l'intim� prenait en charge les frais de t�l�phone, d'eau, d'�lectricit� et de nourriture, en sus notamment de ses primes d'assurances et de celles de C.________, des frais de garde de l'enfant ainsi que de ses imp�ts, de ses frais de v�hicule et de loisirs. Le montant exact de la participation de l'int�ress�e aux frais communs ne ressort toutefois pas de l'arr�t attaqu�. En l'absence de plus amples pr�cisions, il �tait donc contraire au droit f�d�ral de retenir dans le calcul du minimum vital de l'intim� le loyer entier.
Les juges cantonaux devaient d�s lors fixer la contribution d'entretien en incluant, dans les charges de l'intim�, un loyer de 605 fr.
La recourante s'en prend � l'absence de prise en compte dans son minimum vital des charges relatives � l'entretien des enfants majeurs; elle explique � cet �gard qu'elle les accueille r�guli�rement pendant les vacances universitaires et, en ce qui concerne A.________, durant les week-ends. Cette critique est irrecevable dans la mesure o� elle se fonde sur des faits non constat�s dans l'arr�t cantonal sans que la recourante n'expose en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es (cf. consid. 3.1 supra).
La recourante soutient que l'autorit� cantonale a viol� l'art. 125 CC en fixant la contribution d'entretien mensuelle due par l'intim� � 5'000 fr. Elle fait valoir que ce montant ne lui permet ni de couvrir ses charges ni de maintenir le standard de vie qui pr�valait pendant le mariage.
7.1 Selon l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Cette disposition concr�tise deux principes: d'une part, celui de l'autonomie financi�re des �poux apr�s le divorce qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit acqu�rir son ind�pendance �conomique et subvenir � ses propres besoins apr�s le divorce et, d'autre part, celui de la solidarit� qui implique que les �poux doivent notamment supporter en commun les cons�quences de la r�partition des t�ches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC). Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 132 III 598 consid. 9.1; 129 III 7 consid. 3.1; 127 III 136 consid. 2a et les r�f�rences cit�es).
La mesure de l'entretien convenable est essentiellement d�termin�e par le niveau de vie des �poux pendant le mariage (art. 125 al. 2 ch. 3 CC). Il est g�n�ralement admis que le conjoint b�n�ficiaire a droit dans l'id�al � un montant qui, ajout� � ses ressources propres, lui permette de maintenir le train de vie men� durant le mariage; lorsqu'il n'est pas possible, en raison de l'augmentation des frais qu'entra�ne l'existence de deux m�nages distincts, de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier d'aliments peut pr�tendre au m�me train de vie que le d�biteur (ATF 129 III 7 consid. 3.1.1 et les r�f�rences cit�es).
Le juge peut pr�voir que la contribution d'entretien sera adapt�e � la hausse ou � la baisse � des moments d�termin�s en fonction de l'�volution pr�visible de la situation financi�re des parties (Gloor/Spycher, Commentaire b�lois, 2e �d., 2002, n. 22 ad art. 125 CC; Hausheer, Der Scheidungsunterhalt und die Familienwohnung in : Vom alten zum neuen Scheidungsrecht, n. 15 ss ad art. 125 CC).
7.2 En l'esp�ce, le mariage des parties a dur� plus de vingt ans, durant lesquels la famille avait un train de vie ais�. Il r�sulte de ce qui pr�c�de que le revenu de l'intim� s'�l�ve � 20'000 fr. duquel il faut d�duire sa part au co�t de l'entretien de son enfant mineur, lequel n'a pas �t� calcul� par la cour cantonale. Il r�sulte des recommandations de l'Office de la jeunesse du canton de Zurich que, compte tenu de l'adaptation � l'indice suisse des prix � la consommation, en mai 2006, le co�t de l'entretien moyen d'un enfant unique de quatre ans s'�levait � environ 2'000 fr. [1950 fr. x (indice mai 2006 de 112,8 pts : indice de janvier 2005 de 110 pts)], co�t qu'il assume avec sa compagne, laquelle dispose d'un revenu mensuel de 3'335 fr. 90. Par cons�quent, sa part � l'entretien de C.________ peut �tre estim� � 1'714 fr. [2'000 fr. x (20'000 fr. : 23'335 fr. 90)] Le montant arrondi des charges de l'intim� s'�l�ve � fr. 5'600 fr. [(montant de base pour couple de 1'550 fr. : 2) + 20 % : 930 fr.; frais de logement : 605 fr.; assurance-maladie : 320 fr.; imp�ts : 3'738 fr.]. Il faut relever que, d�s lors qu'une majoration de 20 % a �t� prise en compte par la cour cantonale dans le minimum vital de la recourante, il y a �galement lieu d'en faire b�n�ficier l'intim�. Celui-ci, apr�s d�duction de ses charges et du co�t d'entretien de C.________, dispose d'un solde de 12'686 fr. [(20'000 fr. - 5'600 fr.) - 1'714 fr.]. Dans ces circonstances, il est en mesure de verser la contribution de 6'000 fr. r�clam�e par la recourante; compte tenu de ses ressources propres de 1'600 fr. provenant de la location de la maison de Londres, la recourante ne disposera avec cette contribution que d'un exc�dent de 1'600 fr. apr�s couverture de ses charges (6'000 fr.), ce qui lui permet de se rapprocher du train de vie que menaient les �poux durant la vie commune. De son c�t�, l'intim� b�n�ficiera d'un exc�dent de 6'686 fr. M�me apr�s avoir subvenu � l'entretien de ses enfants majeurs, ce solde sera encore de 2'686 fr. La contribution de 5'000 fr. allou�e par l'instance pr�c�dente viole donc le droit f�d�ral en tant qu'elle n'accorde � la recourante qu'un montant l�g�rement sup�rieur � celui dont elle a besoin pour couvrir ses charges.
La contribution de 6'000 fr. ne permet cependant pas encore � la recourante d'avoir un train de vie �lev�. Or, l'intim� verra diminuer ses charges de 2'000 fr. puis de 4'000 fr. lorsque ses deux enfants majeurs auront achev� leur formation. Dans ces conditions, il para�t �quitable qu'il augmente la contribution � l'entretien de la recourante de 1'000 fr. chaque fois qu'il sera lib�r� de contribuer � l'entretien d'un de ses deux enfants majeurs. Ainsi, la recourante verra finalement sa contribution port�e � 8'000 fr., ce qui ajout� � ses propres ressources de 1'600 fr. ne para�t pas excessif eu �gard au train de vie des parties durant la vie commune. De son c�t�, l'intim� b�n�ficiera encore d'un disponible d'environ 4'700 fr. apr�s la couverture de ses charges et de la contribution d'entretien � la recourante (20'000 fr. - part � l'entretien de l'enfant mineur de 1'714 fr. - ses charges de 5'600 fr. - contribution � l'�pouse de 8'000 fr.) alors que celui de la recourante sera de 3'600 fr. (9'600 fr. - ses charges de 6'000 fr.).
La recourante reproche � la Cour de justice d'avoir viol� le droit f�d�ral en fixant la contribution d'entretien � 2'000 fr. pour chacun des enfants majeurs. Selon elle, la cour cantonale a admis un co�t d'entretien mensuel par enfant de 3'500 fr.; elle en d�duit qu'elle ne pouvait se contenter de fixer la contribution � 2'000 fr., en renvoyant les enfants � exercer une � petite activit� � pour participer � leur entretien. A ce sujet, la recourante expose que les int�ress�s n'ont pas la possibilit� de travailler parall�lement � leurs �tudes en raison de leurs horaires soutenus.
8.1 Les p�re et m�re doivent pourvoir � l'entretien de l'enfant et assumer, notamment, les frais de sa formation (art. 276 al. 1 CC). Ils sont d�li�s de leur obligation dans la mesure o� l'on peut attendre de l'enfant qu'il subvienne � son entretien par le produit de son travail ou par ses autres ressources (art. 276 al. 3 CC). La contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re, compte tenu de la fortune et des revenus de l'enfant (art. 285 al. 1 CC). L'obligation de subvenir � l'entretien de l'enfant qui n'a pas achev� sa formation � sa majorit� doit constituer une solution d'�quit� entre ce qu'on peut raisonnablement exiger des parents, en fonction de l'ensemble des circonstances, et ce qu'on peut raisonnablement attendre de l'enfant, en ce sens qu'il pourvoie � ses besoins par le produit de son propre travail ou par d'autres moyens (ATF 111 II 410 consid. 2a). Si la demande n'est dirig�e que contre l'un des parents, il faut veiller � ce que les facult�s du d�biteur soient mises � contribution de mani�re �quilibr�e par rapport � celles de l'autre parent (cf. ATF 107 II 406 consid. 2c in fine; Hegnauer, Commentaire bernois, n. 108 ad art. 277 CC; Hegnauer/Meier, Droit suisse de la filiation et de la famille, 4e �d., n. 21.15 p. 139). Si les conjoints sont s�par�s ou divorc�s, la contribution due entre �poux devra �tre prise en consid�ration dans les charges du d�birentier (arr�t 5P.384/2002 du 17 d�cembre 2002 consid. 2.1 et les r�f. cit�es).
8.2 En l'esp�ce, le co�t mensuel de chacun des enfants ne ressort pas clairement de l'arr�t attaqu�. La cour cantonale a constat� que les charges indispensables des enfants s'�levaient � 1'889 fr. 90 pour A.________ et 1'851 fr. pour B.________. Elle a ensuite relev� que la recourante all�guait des charges de 3'500 fr. par mois pour chacun d'entre eux, ce qui comprenait le logement, l'�colage, les transports, les imp�ts, l'assurance-maladie, l'entretien courant, l'argent de poche et les vacances. Elle a constat� que l'�colage de B.________, qui s'�l�ve � 300 fr. par mois est pay� par la grand-m�re maternelle de la jeune fille. En outre, la recourante prend elle-m�me en charge les imp�ts et la cotisation AVS, ce qui repr�sente 250 fr. par mois pour chaque enfant. Elle a d�s lors fix� la contribution d'entretien due par l'intim� � 2'000 fr. par mois et par enfant majeur, ce qui couvrait int�gralement leurs charges indispensables, en les renvoyant � exercer une petite activit� pour couvrir leurs frais non indispensables.
Lorsqu'elle pr�tend que les enfants n'ont pas la possibilit� d'exercer une activit� lucrative parall�lement � leurs �tudes, la recourante se heurte aux constatations de fait de l'arr�t cantonal, sans toutefois d�montrer - selon les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, qui s'inspirent de celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 130 I 258 consid. 1.3; cf. FF 2001 p. 4093 et 4135) - pourquoi ces constatations seraient manifestement inexactes (art. 105 al. 2 LTF), partant arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 120 Ia 31 consid. 4b) ou auraient �t� �tablies en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. Partant, sa critique est irrecevable. Au demeurant, il faut relever que les contributions allou�es, compte tenu de la participation de la m�re et de la grand-m�re maternelle, couvrent plus que les charges indispensables de chacun des enfants, fix�es selon le jugement attaqu� � 2'000 fr. Dans ces conditions, l'autorit� cantonale n'a pas viol� le droit f�d�ral, ni abus� de son pouvoir d'appr�ciation en consid�rant qu'une contribution de 2'000 fr. par mois pour chaque enfant majeur �tait appropri�e et que ceux-ci pouvaient pour le surplus travailler � c�t� de leurs �tudes pour participer � leur entretien.
La recourante demande que les contributions dues pour les enfants majeurs lui soient vers�es directement et non, comme l'a jug� l'autorit� cantonale, en mains de chacun d'eux.
En premier lieu, la recourante n'expose pas en quoi l'acte attaqu� viole le droit, conform�ment aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF. Suppos�e recevable, sa critique tomberait � faux puisque, lorsqu'une contribution d'entretien a �t� fix�e en faveur d'un enfant et que celui-ci acc�de � la majorit�, la contribution ne doit plus �tre vers�e � son repr�sentant l�gal (art. 289 al. 1 CC), mais doit �tre pay�e en ses mains (cf. ATF 129 III 55 consid. 3.1.5 in fine). L'argumentation de la recourante, qui fait valoir que les enfants passent l'essentiel de leur temps libre aupr�s d'elle, ne serait donc d'aucune pertinence.
La recourante fait grief � la cour cantonale d'avoir mis enti�rement � sa charge les frais d'entretien de la maison dans laquelle elle vit � Gen�ve. Elle pr�tend qu'en sus des travaux ordinaires d'entretien qui incombent � l'intim� en tant qu'usufruitier (art. 764 al. 1 CC), celui-ci doit �galement prendre en charge les travaux plus importants ou les autres mesures indispensables � la conservation de la chose. A ce sujet, elle admet que ceux-ci incombent en vertu de l'art. 764 al. 2 CC aux propri�taires qui seraient selon elle ses enfants A.________ et B.________. Elle affirme que comme ceux-ci ne disposent pas des moyens financiers, elle en d�duit que leur p�re doit prendre en charge cette obligation.
Dans la mesure o� la cour cantonale a constat� que la propri�taire de l'immeuble �tait la m�re de l'intim�, l'argumentation de la recourante est irrecevable. Elle se fonde sur des faits qui ne ressortent pas de l'arr�t attaqu�, � savoir la qualit� de propri�taires de la maison de ses enfants, sans pour autant d�montrer que la cour cantonale les aurait constat�s de mani�re arbitraire ou en violation de l'art. 95 LTF (cf. consid. 3.1 supra).
Vu le sort du recours, il se justifie de mettre l'�molument judiciaire par moiti� � la charge de chacune des parties et de compenser les d�pens (art. 66 al. 1 et 68 al. 1 LTF).
Le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable et l'arr�t attaqu� est r�form� en ce sens que l'intim� est condamn� � payer � la recourante une contribution d'entretien mensuelle de 6'000 fr., payable chaque mois d'avance en mains de la cr�anci�re; cette contribution sera augment�e de 1'000 fr. chaque fois que l'intim� sera lib�r� du paiement de la contribution � l'entretien d'un de ses enfants A.________ et B.________, pour atteindre finalement 8'000 fr.
Un �molument judiciaire de 3'000 fr. est mis par moiti� � la charge de chacune des parties.