Source: http://www.espace.cfwb.be/sippt/Vega_III.php?consult=1687
Timestamp: 2018-04-24 14:40:23+00:00
Document Index: 291681010

Matched Legal Cases: ['art. 33', 'art. 35', 'art. 36', 'arrêt ', 'art. 243', 'art. 359', 'art.52']

La distance minimale recommandée est de : · 0,80 m si on travaille d'un côté ; · 1,50 m si on travaille aux deux côtés de l'espace libre. La largeur minimale des passages est de 0,80 m. Les tables de travail doivent posséder un revêtement anti-acide (par ex. en grès émaillé de type Buchtal) et présenter une bonne réaction au feu (être difficilement inflammables). Les joints doivent également être résistants aux bases et acides et présenter une bonne réaction au feu.
Les tables de travail doivent posséder un revêtement anti-acide (par ex. en grès émaillé de type Buchtal) et présenter une bonne réaction au feu (être difficilement inflammables). Les joints doivent également être résistants aux bases et acides et présenter une bonne réaction au feu.
Les tables de travail doivent avoir une surface lisse, non poreuse et facilement lavable. Il est conseillé de munir les tables d'un rebord afin d'éviter un éventuel écoulement de liquides sur la partie verticale de la table et sur le sol. Ce rebord permet également d'éviter la chute de matériel.
Les locaux de travail doivent être convenablement éclairés (art. 33 du Code du Bien-être - Titre III, Chapitre 1, Section III).
Un éclairement de 300 lux est recommandé. L'employeur détermine sur base des résultats d'une analyse de risques les conditions auxquelles l'éclairage des postes et doivent répondre afin d'éviter les accidents par présence d'objets ou d'obstacles ainsi que la fatigue des yeux. (art. 35 du Code du Bien-être - Titre III, Chapitre 1, Section III).
Tout éclairage général ou local devra être conçu et disposé de manière à éviter les éblouissements dangereux ou gênants, les phénomènes de stroboscopie, le sur-chauffage des locaux et la viciation de l'air.
L'introduction d'air neuf ainsi que l'évacuation de l'air vicié sont assurés à raison de minimum 30 m³/h et par personne présente dans les locaux (art. 36 du Code du Bien-être - Titre III, Chapitre 1, Section III). Ce débit minimal de 30 m³/h ne vise que la prévention de l'asphyxie dans les enceintes confinées. Il est totalement insuffisant pour garantir l'hygiène et la qualité de l'ambiance de travail. La concentration des polluants émis dans l'atmosphère du local doit être maintenue la plus basse possible et en deçà des valeurs limites d'exposition. Il est à remarquer que certaines expériences peuvent nécessiter une ventilation complémentaire. L'humidité relative de l'air doit être comprise entre 40 et 70 % ou tout au moins approcher ces limites dans la mesure où les conditions climatiques le permettent. Vu les activités, le laboratoire doit être aéré efficacement en permanence (naturellement par ouverture des fenêtres ou artificiellement).
Le dégagement dans l'atmosphère des lieux de travail de poussières, gaz, vapeurs, buées ou fumées doit être empêché par les moyens les mieux appropriés aux circonstances. Ces nuisances sont éliminées à la source par un système local d'aspiration. Elles doivent être évacuées dans l'atmosphère sans qu'il en résulte un quelconque inconvénient pour le voisinage et à l'écart des prises d'air. Il est indispensable de travailler sous une hotte à chaque utilisation de produits qui : · sont irritants/nocifs ; · dégagent une odeur désagréable ; · peuvent s'attaquer aux appareils de laboratoire. La vitesse de tirage de la hotte doit être une vitesse minimale de 0,35 m/s (max. 1,0 m/s). Lorsque la vitre à glissière (fabriquée en verre de sécurité) qui ferme l'espace de travail de la hotte est complètement abaissée, il doit subsister un espace de 3 à 5 cm. Le système de suspension de la vitre à glissière doit être protégé par un système anti-chute. Les hottes doivent être entretenues par une firme spécialisée qui assurera la maintenance de toutes les parties du dispositif, y compris des zones non directement accessibles, telles que gaines et conduits d'évacuation. La périodicité de ces entretiens est fonction de l'usage et doit être demandée au fournisseur.
Néanmoins, ces hottes doivent être entretenues au moins 1X/an. Le manque d'entretien régulier peut faire perdre jusqu'à 50 % de leur efficacité et entraîner une détérioration rapide. Les raccords de gaz et d'eau doivent être manipulables de l'extérieur.
Les becs Bunsen ne doivent être utilisés qu'en cas de stricte nécessité et d'installation conforme. On privilégiera plutôt un brûleur de type électrique. Tout brûleur à cartouche (" camping-gaz ", ... ) est interdit (risques d'inflammation du gaz, de brûlure froide, d'explosion, ...). Il est recommandé de contrôler régulièrement le bon état du flexible. Les tuyaux détériorés ou usés doivent être immédiatement remplacés. Pour prévenir cette détérioration, évitez le contact avec des agents chimiques et la proximité de sources de chaleur (radiation directe du soleil). Pour les installations au butane/propane (LPG), il est strictement défendu d'utiliser d'autres flexibles que ceux qui sont agréés. Il est conseillé de les remplacer tous les 5 ans. Ces tuyaux peuvent être obtenus au Centre Technique. Pour les installations au gaz naturel, il n'y a pas d'exigences particulières pour le flexible (car celui-ci est précédé d'un robinet et donc est toujours hors gaz à l'arrêt du bec Bunsen). Il est conseillé de vérifier régulièrement l'état du flexible. Les flexibles pour LPG peuvent donc convenir pour ces installations. Pour mémoire, les installations de gaz doivent être réceptionnées par un organisme spécialisé et un contrôle annuel est à faire exécuter par un SECT (Service Externe pour les Contrôles Techniques sur le lieu de travail) pour les installations alimentées au LPG ou par un organisme spécialisé et accrédité pour les installations alimentées au gaz naturel.
Le frigo doit être anti-déflagrant s'il contient des produits inflammables. Son boîtier thermostatique est à l'extérieur de l'enceinte, sans lampe d'éclairage intérieure. Le frigo doit contenir uniquement des produits chimiques (pas de denrées alimentaires). Il ne faut pas stocker de récipients ouverts. Un inventaire de son contenu doit être effectué et mis à jour régulièrement. Il doit être nettoyé une fois par an et dégivré selon les nécessités.
Tout matériel cassé, fêlé, étoilé ou présentant un défaut visible pouvant fragiliser le verre doit être immédiatement jeté dans la poubelle réservée aux verres. Ramasser les éventuels morceaux de verre avec la brosse et la ramassette ou avec une pince. Il ne faut jamais chauffer des récipients en verre qui présentent des griffes, fêlures ou éclats.
Il faut proscrire le pipetage par aspiration à la bouche (utilisation d'une propipette/poire). Il faut toujours tenir la pipette contenant le liquide au-dessus de la table de travail.
L'étuve doit être munie d'un limitateur de température interrompant ou réduisant le chauffage avant qu'une température dangereuse ne soit atteinte (art. 243 du RGIE). Ce dernier permet donc d'éviter les surchauffes. L'étuve doit être construite en matériau ininflammable et installée loin des substances et matériaux combustibles. Régulièrement, il faut s'assurer que l'étuve est en bon état et qu'elle n'a pas subi de corrosion.
Le matériel et les agents chimiques doivent être rangés et déposés dans les armoires, rayonnages, tiroirs et autres endroits destinés à cette fin. La table de travail n'est pas un lieu de stockage. Plus elle sera dégagée, plus les opérations en cours seront sûres et aisées. L'ordre et le rangement doivent être assurés à la fin de chaque journée avec retour des produits dans l'armoire adéquate. Aucun matériel ou substance ne peut être laissé sur les tables de laboratoire après usage. Les appuis de fenêtre et les radiateurs ne doivent pas servir pour le dépôt ou l'empilement du matériel, des livres, des produits,…. Il est recommandé de ne pas déposer sur le sol des cordons électriques, des tuyaux,…
Les postes d'activités sont à ranger et à nettoyer soigneusement à la fin de chaque activité ou manipulation, voire en cours d'exécution si le besoin se présente. Il faut prendre un chiffon ou du papier absorbant, manipulé avec des gants de protection ou éventuellement tenu par une pince, pour éviter tout contact avec les doigts. En cas de renversement d'acides, on neutralise préalablement en utilisant un neutralisant universel (phosphate de sodium ou solution d'hydrogénocarbonate de sodium), un neutralisant commercial ou du sable imbibé de bicarbonate de soude en solution ou du phosphate de sodium. L'espace souillé doit être rincé à l'eau puis asséché. En cas de déversement de bases, on neutralise en utilisant soit un neutralisant commercial, un neutralisant universel ou encore de l'acide citrique (tartrique) dilué. Du simple sable évite les risques d'incompatibilité. Les mêmes précautions doivent être prises pour le nettoyage du sol. Les absorbants utilisés doivent être éliminés dans le respect de la législation sur les déchets dangereux. L'intérieur des armoires doit être nettoyé régulièrement (en fonction de l'état d'empoussièrement et/ou de salissure). Les détergents utilisés seront de préférence biodégradables.
Un contrôle annuel doit être effectué, en fonction de l'importance des installations, soit par du personnel formé, soit par le SEPPT, soit par un organisme spécialisé accrédité suivant l'AR du 12/08/1993 relatif à l'utilisation des équipements de travail, en vue de: · effectuer un contrôle du matériel existant (étuves, becs Bunsen, matériel électrique, statifs, etc…) afin de s'assurer qu'il ne présente pas de risques décelables pour les utilisateurs; · faire déclasser ou modifier le matériel présentant des risques; · vérifier l'affichage des consignes de sécurité.
Il ne peut être accepté dans le laboratoire des bonbonnes contenant du butane, propane, des gaz inflammables ou toxiques. Il faut éviter les bonbonnes contenant de l'oxygène. Sont donc acceptés les gaz inertes tels que He, CO2, air comprimé, N2, etc… Les bouteilles de gaz dangereux doivent être stockées à l'extérieur dans un local spécifique et approprié. Les bonbonnes de gaz doivent être protégées contre les chutes (art. 359/E du RGPT). Il est recommandé qu'elles soient entourées d'une chaîne fixée à un mur ou à tout autre emplacement fixe et solide. Les bonbonnes de gaz doivent être protégées des rayons du soleil et autres sources de chaleur (art.52.8.5 du RGPT). Fermez toujours les récipients hermétiquement après usage et avant tout transport. Ouvrez toujours lentement le robinet et gardez la clef sur le robinet durant l'utilisation. Les bonbonnes de gaz ont une durée de vie limitée. La date d'échéance pour l'utilisation des bonbonnes est donnée par le fournisseur. La date indiquée sur les bonbonnes indique la date d'épreuve (vérification de la résistance à la pression).