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Mandats d’arrêt contre les assassins présumés de l’opposant algérien Mecili · Algérie-Politique
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Mandats d’arrêt contre les assassins présumés de l’opposant algérien Mecili
26 décembre, 2007 Posté dans Actualités Algérie
Deux mandats d’arrêt internationaux ont été récemment délivrés par un juge parisien contre les assassins présumés de l’opposant algérien Ali Mecili, assassiné le 7 avril 1987 à Paris, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier.
Ces mandats d’arrêt ont été signés le 7 décembre dernier par le juge Baudoin Thouvenot, contre l’avis du parquet de Paris selon lequel la délivrance de ces mandats « ne s’impose pas ».
Ils visent Abdelmalek Amellou, exécutant présumé de l’assassinat, et le capitaine de la sécurité algérienne Mohamed Ziane Hassani, qui en aurait été le commanditaire, a-t-on précisé de même source confirmant une information de l’hebdomadaire parisien Le Canard enchaîné à paraître mercredi.
M. Amellou serait en Algérie et M. Hassani en poste au consulat d’Algérie à Bonn en Allemagne.
Le 7 avril 1987, l’avocat d’origine algérienne, Ali Mecili, 47 ans, était assassiné de trois balles dans le hall de son immeuble à Paris.
Dès l’annonce du décès, Hocine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques de l’indépendance algérienne, alors exilé en Suisse, avait accusé « les services spéciaux » algériens d’avoir commandité l’assassinat. Ali Mecili, réfugié en France depuis 1965, faisait office de porte-parole de M. Ait Ahmed.
Deux mois plus tard, les policiers disposant de renseignements arrêtaient à Paris l’auteur présumé de l’assassinat, Abdelmalek Amellou, un petit truand sur lequel était retrouvé un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne signé du capitaine Hassani.
Mais à l’issue de sa garde à vue, le suspect sera expulsé de France vers l’Algérie avec sa concubine Fatima Beliati, en vertu de la procédure « d’urgence absolue », à la demande du ministère de l’Intérieur alors dirigé par Charles Pasqua et Robert Pandraud.
En 2003, le juge Thouvenot a recueilli le témoignage accablant d’un ancien officier de la sécurité algérienne réfugié politique en Allemagne, le colonel Mohammed Samraoui, qui affirme avoir assisté en Algérie à la remise, par le capitaine Hassani, d’une grosse somme d’argent à Amellou pour l’assassinat d’Ali Mecili.
« La délivrance aujourd’hui des deux mandats d’arrêt représente le début de la réparation de la forfaiture française qui a consisté à renvoyer l’assassin à ses commanditaires », a expliqué à l’AFP Me Antoine Comte, avocat d’Annie Mecili, la veuve de l’opposant algérien.
Interrogé sur les chances de voir les mandats exécutés, l’avocat a rappelé que ces mandats valaient mises en examen: « Normalement, si la procédure va à son terme, les deux hommes seront un jour jugés par une cour d’assise à Paris, qu’ils soient présents ou non (par contumace, ndlr) ». AFP
Salah-Eddine sSIDHOUM dit :
26 décembre, 2007 à 15:28
NUL DROIT NE SE PERD TANT QU’EXISTE UN REVENDICATEUR (ما ضاع حقّ و راءه طالب )est une devise que m’avait enseigné mon regretté grand-père et qui m’est très chère. Encore une fois, et après des décennies de silence et de tentatives d’étouffement de l’affaire pour raison d’Etat (?), la procédure reprend son cours, timidement certes, mais elle a le mérite de reprendre, pour déchirer le voile du mensonge et mettre à nu les méthodes criminelles du régime d’Alger qui utilise des proxenètes pour faire taire les Consciences Libres avec la complicité de certaines reliques nostalgiques de la France coloniale à l’image du VOYOU de Pasqua et de son acolyte Pandraud.
J’ai eu à animer une conférence à Alger en avril 2006 sur les liquidations politiques à l’occasion du 19e anniversaire de l’assassinat d’Ali Mécili, sur invitation de mes amis de la direction du FFS . Je tiens à saluer respectueusement à l’occasion, la famille Mecili qui n’a cessé de poursuivre avec courage et abnégation ce long combat pour la vérité et la justice . Votre combat est le nôtre.
26 décembre, 2007 à 15:43
Enfin. « El hamdoullah !!! ». Ce n’est donc pas une fatalité. Le sacrifice corps et âme d’un militant du FFS pour la démocratie et les Droits de l’Homme, son engagement militant pour une Algérie démocratique, n’est donc pas inéluctablement destinée à renforcer le catalogue des rubriques de « pertes et profits » !!! Pourvu que Cette procédure aille à son terme. Il y a là une vraie lueur d’espoir.
Mais, derrière le symbole que représente Ali Mecili, la liste d’attente est longue. Mahiou , Aissat et nombre de militants moins connus, attendent que vérité et justice leur soit rendues… Vivement que le FFS reprenne du poil de la bête pour porter dignement et fortement cette quête de vérité. C’est le moindre que peuvent attendre de nous les familles et amis de nos camarades disparus ………..Arezki