Source: https://fi.ambafrance.org/Decembre-2016
Timestamp: 2018-10-22 18:46:28+00:00
Document Index: 169270761

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Décembre 2016 - La France en Finlande - Ambassade de France à Helsinki
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Prise de position du président sur les services en suédois
En promulguant la loi sur les hôpitaux qui concentre dans douze hôpitaux les services spécialisés, le Président a exprimé son souci sur les services de santé pour les suédophones. Selon le Président, les services spécialisés pourront être transférés de l’hôpital de Vaasa à celui de Seinäjoki si l’on s’assure que les services aux suédophones pourront être garantis à Seinäjoki.
M. Niinistö rappelle que le droit d’utiliser le finnois ou le suédois dans les services publics est garanti par la constitution.
Nouveau ministre de l’Economie
Mika lintilä a prêté serment, hier, et été nommé par le président Niinistö comme ministre de l’Economie en remplacement de Olli Rehn qui prendra ses fonctions à la Banque de Finlande en février.
M. Lintilä est député du Centre depuis 1999.
Le dossier le plus urgent de M. Lintilä sera d’assurer un financement privé pour la société Terrafame qui gère la mine de Talvivaara.
Lors de sa prise de fonction, M. Lintilä a déclaré qu’il jugeait les prévisions de croissance du ministère des Finances (0,9% pour 2017 et 1% pour 2018) sous-évaluées et que, selon lui on n’aurait pas besoin de recourir à de nouvelles économies.
« Je crois à une croissance plus forte. L’atmosphère est étonnamment positive en terme d’investissements à l’heure actuelle », a-t-il dit.
L’ancien chef de la police des stupéfiants condamné à dix ans de prison
L’ancien chef de la brigade des stupéfiants d’Helsinki, Jari Aarnio a été condamné, hier, à la peine maximale requise, soit dix ans de prison pour 22 chefs d’accusation portant notamment sur l’importation depuis les Pays-Bas de près de 800 kilos de hachich en 2011-2012.
Auparavant, M. Aarnio avait été condamné à trois ans de prison fraude et corruption agravée dans l’affaire Trevoc (société qui vendait des dispositifs de surveillance aux autorités policières finlandaises et que M. Aarnio, qui en était actionnaire, favorisait).
Par ailleurs, les complices de M. Aarnio ont aussi eu des condamnations lourdes et notamment l’ancien chef du groupe de bikers United Brotherhood.
Valio condamné
Le groupe Valio a été condamné pour abus de position dominante à verser des dizaines de millions d’euros à ses concurrents.
La procéduere avait été engagée par une plainte du groupe suédois Arla. Cinq autres petites coopératives laitières finlandaises s’étaient jointes à la plainte.
La condamnation à verser 70 millions d’euros (ce qui correspond à 4% du chiffre d’affaires du groupe) est la plus forte jamais prononcée dans une affaire d’atteinte à, la concurrence en Finlande. Précédemment Lemminkainen avait été condamné à verser 69 millions d’euros dans une affaire portant sur le BTP.
« Le PSD en route vers une victoire aux municipales » AL
Aamulehti publie un sondage à quatre mois des élections législatives. Selon ce sondage, le PSD arriverait en tête avec 20,1%, devant le Centre à 19,5% et le parti conservateur à 17,1%.
Les Vrais Finlandais sont crédités de 11,6% et les Verts de 11,2%, devant l’Alliance des Gauches 8,8%, le parti populaire suédois 4,5% et les Chrétiens-démocrates 3,7%.
Il est notable que, dans ce sondage sur les intentions de vote aux municipales, les Vrais Finlandais ont une meilleure audience que dans les sondages sur les partis politiques. Selon le politologue Petri Koikkalainen, les électeurs sont moins déçus par les Vrais finlandais pour leur politique locale qu’au niveau national.
Le Centre s’interroge sur la popularité de M. Sipilä
Le parti du Centre se demande si la baisse de popularité du premier ministre va entraîner une chute du parti dans les sondages d’opinion.
Helsingin Sanomat relève que M. Sipilä a une côte de popularité aussi mauvaise que M. Stubb à la tête du parti Kokoomus en 2015, ce qui avait précipité sa chute.
Les centristes interrogés par le journal estiment toutefois que la baisse de popularité du premier ministre est normale.
De quoi parlera-ton en 2017
Helsingin Sanomat dresse une liste des sujets d’intérêt pour l’année qui vient :
Le populisme l’emportera-t-il en Europe, notamment aux élections françaises ?
La Finlande sera-t-elle sujette à une nouvelle vague d’immigration ?
Quel sera le résultat des élections municipales ?
Qui sera le premier maire élu d’Helsinki ?
Comment évoluera l’emploi ?
Les Finlandais confiants
Les Finlandais ont plus confiance dans l’économie du pays que dans la leur
Selon un sondage réalisé pour Helsingin Sanomat, 40% des Finlandais estiment que l’économie du pays va s’améliorer en 2017. Ce chiffre est en très nette augmentation car ils n’étaient que 19% à penser cela en 2015.
Dans le même temps, seulement 17% des Finlandnais estiment que leur propre situation économique va s’améliorer en 2017 alors que 27% considèrent que leur situation économique va se dégrader l’année prochaine.
« C’est le président qui dirige » SK
Suomen Kuvalehti publie un article selon lequel le pouvoir du président Niinistö en politique étrangère semble accru par rapport à son prédécesseur Tarja Halonen.
La constitution n’a toutefois pas changé et stipule depuis 2000 : « La politique étrangère est dirigée par le président en coopération avec le gouvernement ». Comme il l’a dit lors d’une interview, le président Niinistö aime à faire un pause au milieu (après le mot président) lorsqu’il prononce cette phrase.
La constitution stipule aussi que la politique européenne relève du premier ministre. Or, il est souvent difficile de séparer la politique étrangère et la politique européenne.
Selon le professeur Jukka Tarkka, le président Niinistö use en matière de politique de sécurité de plus de pouvoir que la constitution lui confère. La présidente Halonen, qui était spécialiste du développement et des droits de l’homme n’était pas à l’aide avec les questionsd e sécurité, laisse entendre Suomen Kuvalehti.
Le journal estime que c’est surtout le premier ministre et son secrétariat général qui ont perdu du pouvoir au profit du Président et du ministère des Affaires étrangères. Le secrétariat général du gouvernement, qui a hérité du secrétariat aux affaires européennes dans les années 1990, a moins de pouvoir que sous les gouvernements précédents. Cela est du tant à la diminution de l’importance des affaires européennes qu’au manque d’appétence du Premier ministre Sipilä pour les questions internationales.
Le ministère des Affaires étrangères a aussi de relations avec le président que n’en a le secrétariat aux affaires européennes.
A l’intérieur des affaires étrangères finlandaises on apprécie le ministre Timo Soini qui obéit aux hauts fonctionnaires et abhorre les longs rapports. Si on apprécie ses compétences, il est toutefois réduit aux sujets de seconde zone : la politique de développement et des droits de l’homme.
Car les questions de sécurité ont renforcé non seulement le président mais aussi le ministre de la Défense, Sauli et Jussi Niinistö.
Les Niinistö n’ont de cesse de mettre en avant la coopération avec la Suède, en particulier en matière de défense.
Suomen Kuvalehti se demande toutefois comment trancher en cas de divergence entre le président et le gouvernement. Si le président pense qu’il aurait le dernier mot, certains considèrent que c’est alors le Parlement qui trancherait.
La Finlande attire de nouveau les Russes, selon Kauppalehti. Le renchérissement du rouble donne un nouvel élan aux voyages touristiques des Russes vers la Finlande de l’Est et la région de la capitale.
A l’occasion de la fin de l’année, les Russes ont prévu d’effectuer 5 % de voyages en train en Finlande de plus qu’il y a un an, selon la compagnie ferroviaire, VR. Au total, cela se traduit par 45 000 voyages depuis Saint-Pétersbourg et Moscou.
Les nuitées de touristes russes en Finlande ont recommencé à augmenter en septembre. Depuis octobre, ils constituent le plus grand groupe de touristes, devant les Suédois.
Chute de l’audience de M. Sipilä
Helsingin Sanomat rend compte d’un sondage sur l’action du gouvernement. M. Sipilä, qui était l’été dernier nettement plus populaire que son gouvernement, l’est aujourd’hui moins. 27 % des personnes interrogées estiment aujourd’hui qu’il réussit à son poste contre 39 % en juin. HS rappelle qu’au début de la législature en 2015, jusqu’à 58 % des Finlandais étaient contents de leur Premier ministre.
23 % des Finlandais sont satisfaits des travaux du gouvernement, contre 25 % en juin dernier.
27 % des personnes interrogées sont satisfaites de leur ministre des Affaires étrangères, M. Soini, (contre 29 % en juin 2016), et 36 % de leur ministre des Finances, M. Orpo.
Selon TNS-Gallup, qui a réalisé le sondage pour le compte de HS, le scandale concernant M. Sipilä et Yle se voit dans les résultats.
M. Grönlund, professeur à Åbo Akademi, estime que le résultat reflète le fait que les Finlandais pensent que le Premier ministre n’a pas entièrement compris la règle du jeu normale de la démocratie.
Lorsqu’il dirigeait le gouvernement, M. Stubb avait également obtenu un mauvais score dans les sondages, mais HS note que depuis 2011, aucun Premier ministre n’a suscité autant d’avis négatifs sur son action que M. Sipilä maintenant, soit 45 % des personnes interrogées.
En ce qui concerne les partis de l’opposition, 29 % des personnes interrogées ont une bonne opinion des Verts, 21 % du PSD et 15 % de l’Alliance des gauches.
Les Finlandais sont satisfaits de leur Président : 87 % estiment qu’il réussit bien dans ses fonctions.
Un changement ministériel au 1er janvier
Le ministre de l’Economie, M. Rehn, qui prendra ses fonctions au sein du Directoire de la Banque de Finlande le 1er février, sera remplacé par Mika Lintilä.
HS revient sur les autres remaniements ministériels qui ont eu lieu depuis le début de l’actuelle législature en mai 2015 et note que désormais neuf ministres encore en fonction faisaient partie de la composition d’origine du gouvernement.
Ville Niinistö nie avoir favorisé Emma Kari pour lui succéder à la tête du parti. Il encourage Mme Alanko-Kahiluoto à réfléchir encore à une éventuelle candidature.
Helsingin Sanomat rend compte des recherches effectuées par les trois grands groupes forestiers, Stora Enso, UPM et Metsäliitto, et l’Université technologique de Lappeenranta, sur les possibilités que les nouvelles technologies offrent au secteur.
Les innovations pourraient concerner par exemple le fait de remplacer le plastique, le coton, les produits chimiques fossiles, les carburants et même les métaux par du bois, et comment le rendre plus rentable.
HS/A27-28
Helsingin Sanomat relève que Mme Outi Alanko-Kahiluoto ne se présentera pas à la présidence du parti des Verts pour succéder à M. Ville Niinistö.
Ancienne présidente du groupe parlementaire du parti, Mme Alanko-Kahiluoto était citée, au cours des dernières années, parmi les quelques noms susceptibles d’assurer la présidence du parti.
Elle regrette que le président actuel fasse campagne en faveur de Mme Emma Kari pour la présidence. Ville Niinistö a promu « notamment les nouveaux députés » comme Mme Kari, Mme Alanko-Kahiluoto étant à sa troisième législature.
En dehors d’Emma Kari, HS note que Touko Aalto, Hanna Halmeenpää et Oras Tynkkynen font partie des personnes susceptibles de prendre la présidence.
Plus de la moitié des personnes ayant répondu au sondage de Helsingin Sanomat sur la présidence du Parti social-démocrate considère que M. Rinne est la meilleure option pour diriger le parti. HS a contacté les 500 délégués du parti, dont 256 se sont exprimés.
57 % des personnes qui ont répondu opteraient pour le président actuel, contre 34 % pour M. Harakka et 9 % pour Mme Tuppurainen. Mme Tuppurainen n’a pour l’heure pas annoncé sa candidature, toutefois considérée comme fort probable par beaucoup de sociaux-démocrates.
Beaucoup de ceux qui soutiennent M. Rinne arguent de l’augmentation de l’audience dans les sondages et de l’amélioration de la crédibilité du parti.
M. Harakka est qualifié de moderne par les personnes qui le soutiennent alors que Mme Tuppurainen est considérée comme politiquement expérimentée.
Concernant le choix du secrétaire du parti, 36 % se sont exprimé en faveur de Mme Kuntsi, directrice au syndicat Pam, 33 % de M. Rönnholm, lobbyiste auprès de la société Miltton, et 31 % de M. Salmi, pasteur de formation, rédacteur en chef de l’organe du parti, Demokraatti.
Le congrès du PSD aura lieu à Lahti du 3 au 5 février.
HS/24.12/ A14
Mme Anttila, doyenne des députées de tous les temps
Mme Sirkka-Liisa Anttila, députée centriste et ancienne ministre de l’Agriculture, députée européenne et vice-présidente du Parlement, est depuis le 25 décembre la députée dont le mandat est le plus long. Elle a siégé un total de 12 329 jours à cette date.
HS/24.12/A19
Yleisradio rend compte du rapport de l’Institut national d’études statistiques selon lequel la confiance des Finlandais dans l’économie se rétablit.
45 % des Finlandais, contre 24 % en décembre 2015, estiment que la situation économique du pays s’améliorera durant les douze mois à venir. Concernant leur propre situation, les Finlandais sont plus prudents, 27 % ont confiance en leur avenir, contre 23 % en décembre 2015.
Helsingin Sanomat rend compte des perspectives du secteur bois-papier et note que les trois grands groupes forestiers, UPM, Stora Enso et Metsäliitto, se portent plutôt bien, et en tout cas mieux que l’on aurait cru il y a encore quelques années lorsqu’il a fallu fermer des unités de production un peu partout en Finlande.
Le secteur emploie directement ou indirectement 160 000 personnes. Même si la Finlande n’est plus aussi dépendante du bois qu’il y a quelque temps, la disparition du secteur serait un problème plus important pour le pays que la chute de Nokia du fait que même la matière première vient de Finlande. Des dizaines de villes finlandaises vivent aujourd’hui du bois.
Après des économies et des coupes, les groupes peuvent désormais investir et plusieurs projets sont lancés : la construction d’une usine est en cours à Äänekoski et des usines sont envisagées à Kemijärvi, Kemi et Kuopio.
HS note que l’atout de la Finlande est d’avoir des conifères dont les aiguilles ont des fibres plus longues que celles des autres arbres, ce qui permet de produire un matériau plus solide.
Hufvudstadsbladet publie un article sur le stockage définitif des déchets nucléaires et note que Posiva pourrait viser le marché international avec son savoir-faire alors que cette problématique est d’actualité dans beaucoup d’autres pays.
HBL/24.12/10
Noël : Super-train
Le train le plus long depuis la guerre, composé de 15 wagons à deux étages, a transporté le 24 décembre 1500 passagers d’Helsinki vers les destinations de Finlande du Nord.
Selon l’office national des transports, c’est le plus long convoi que les gares peuvent accueillir, soit 416 mètres.
AL/24.12/A16
Le taux de natalité est exceptionnellement peu élevé. Selon Helsingin Sanomat, la population finlandaise n’augmente pratiquement que grâce à l’immigration.
48 810 enfants sont nés entre janvier et novembre 2016, soit 2 000 de moins qu’en 2015. Le nombre de décès, qui s’établit à 48 678, est de 900 plus élevé que l’année dernière.
Un faible taux de natalité est une tendance observée depuis quelques années.
30 000 personnes, dont 7 000 Finlandais, se sont installées cette année en Finlande en provenance de l’étranger. Dans le même temps, 14 000 personnes, dont 10 000 nationaux finlandais, ont quitté la Finlande.
Taxe sur les sucreries
Depuis l’introduction de la taxe sur le sucre en 2011, les Finlandais en consomment nettement moins. Ils en consomment toutefois plus que ce que recommande l’OMS, près de 30 kilos par personne et par an.
La consommation pourrait toutefois repartir à la hausse avec la suppression de la taxe au début 2017, conformément aux orientations de la Commission européenne.
Kaija Saariaho présente au festival Présences
26 œuvres de Kaija Saariaho, dont une création, seront présentés au festival de musique contemporaine Présences à Paris, du 10 au 19 février 2017.
HS/24.12/C10
Helsingin Sanomat rend compte d’une bande dessinée de Petteri Kantola qui prend son inspiration dans A la recherche du temps perdu de Proust.
Aamulehti rapporte que selon le ministre des Finances Petteri Orpo, la Finlande compte étudier la possibilité de solliciter la Banque européenne d’investissements pour financer l’acquisition finlandaise des avions de chasse.
M. Orpo était la semaine dernière à Bruxelles où il a participé au débat sur l’approfondissement de la dimension de politique de sécurité de l’Union. « Tout ce que l’Union européenne fait afin d’améliorer la sécurité commune est dans l’intérêt de la Finlande. La Finlande doit participer à tous ces projets. »
Le coût d’acquisition des avions de chasse devrait s’élever à 7-10 milliards d’euros.
« La Finlande n’est pas un pays à bas salaires »
Keskisuomalainen relève que selon une publication récente d’Eurostat sur les salaires dans les Etats membres de l’Union, c’est en Suède qu’il y a le moins de personnes à bas salaires, soit 2,6 % des salariés. La Finlande arrive en 3e position (après la Belgique) avec 5,3 % des bas salaires. La France arrive 5e, après le Danemark.
En matière de pouvoir d’achat, la Finlande arrive 8e, après le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Irlande et l’Allemagne.
KS/mer/25
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre Juha Sipilä souligne, dans une interview accordée au quotidien, que toutes les économies importantes prévues ont pratiquement été faites. Le quotidien note que le début de la législature a été tumultueux alors que M. Sipilä donne l’impression que tout s’est passé suivant son propre scénario.
L’objectif du gouvernement est de réaliser des économies de 4 milliards d’euros. Selon une estimation récente du ministère des Finances, il ne manquerait que 60 millions d’économie.
M. Sipilä se félicite de « la réussite de la réforme des services sociaux et de la santé qui est le critère le plus important du succès du gouvernement ».
M. Rehn quittera le gouvernement
Turun Sanomat publie une interview du ministre de l’Economie Olli Rehn qui quittera le gouvernement le jeudi 29 décembre pour prendre ses fonctions au sein du Directoire de la Banque de Finlande le 1er février 2017.
M. Rehn, ancien commissaire européen, souligne l’importance du pacte de compétitivité, après les longues négociations difficiles. « Un tournant est en cours dans l’économie finlandaise », souligne M. Rehn qui fait également l’éloge de la stratégie climatique et énergétique du gouvernement Sipilä.
TS/jeu/12
Hufvudstadsbladet publie un article signé Anna-Lena Laurén, correspondante à Moscou, sur les relations de la droite politique avec la Russie.
Helsingin Sanomat, Hufvudstadsbladet et Turun Sanomat publient de bonnes critiques de « Mal de pierres », film de Nicole Garcia.
HS/B6, HBL/24, TS/18
Kaleva publie un article positif sur l’exposition « Magritte, la trahison des images » au Centre Pompidou jusqu’au 23 janvier.
Kaleva/40
Editorial : « Accent sur la défense » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime qu’au niveau européen, la politique de sécurité et de défense entre dans une toute nouvelle phase : c’est un domaine qui constitue désormais une des priorités des Etats membres.
Il observe que la politique de défense de l’UE n’est plus comme avant principalement orientée vers l’assistance en cas de crise en dehors de l’Europe. La coopération de défense interne est actuellement privilégiée et l’UE se prépare à assumer une plus grande responsabilité en ce qui concerne sa propre sécurité, selon l’éditorialiste.
Avec l’OTAN, il s’est longtemps agi d’évoluer côte-à-côte, mais aujourd’hui, il s’agit d’aller main dans la main. Pour l’éditorialiste, l’UE aura toutefois toujours besoin de ses propres ressources communes, notamment pour le cas où les menaces ne seraient pas appréhendées de la même façon des deux côtés de l’Atlantique.
Une coopération plus étroite dans le cadre de l’UE convient bien à la Finlande. L’essentiel, c’est de nouer des relations bonnes et étroites avec toutes les parties. Plus les relations sont stables, moins il existe de risque en cas de crises imprévues.
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement s’est enfin mis d’accord mercredi sur la réforme des services sociaux et de la santé. Le ministre centriste de la Famille et des Services sociaux Juha Rehula a promis que la réforme faciliterait l’accès aux soins médicaux.
Le paquet de lois doit être étudié avant l’été prochain et la réforme devrait entrer en vigueur début 2019.
Le gouvernement s’est également mis d’accord sur la création de 18 régions administratives dès le début de 2019.
Analyse : « Les résultats du gouvernement dans l’économie sont modestes »
Kauppalehti, quotidien d’informations économiques, publie un article signé Kaija Ahtela, correspondante du quotidien à Bruxelles.
Selon cette analyse, « le Premier ministre Sipilä pourrait représenter un risque pour la réputation finlandaise ». La presse internationale a déjà évoqué les liens du Premier ministre avec Terrafame, ainsi que son différend avec Yle et sa façon de faire pression sur les médias.
Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung a comparé la Finlande avec la Pologne et M. Sipilä avec M. Trump.
Le gouvernement ne peut pas se vanter de sa politique économique ou de son pacte de stabilité qui n’ont pas encore donné beaucoup de résultats. Le coût de la réforme des services sociaux et de la santé est inconnu, même si la réforme devrait faire des économies de trois milliards d’euros d’ici 2029.
L’économie finlandaise croît en dépit de l’action du gouvernement mais cette croissance est la plus faible avec l’Italie dans la zone euro.
KL/mer/D28
Le Parlement a débattu du livre blanc de la politique étrangère et de défense
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement, qui a terminé mercredi sa session d’automne, a débattu pendant cinq heures du livre blanc de la politique étrangère et de défense, présenté par le gouvernement en juin dernier. Les députés ont été pratiquement unanimes sur les grandes orientations de la politique étrangère et de la défense.
Seppo Kääriäinen, député vétéran du Centre, a fait l’éloge du livre blanc et du rapport de la commission des affaires étrangères du Parlement.
Les députés ont eu des positions critiques à l’égard de la Russie. Selon le ministre des Affaires étrangères Timo Soini, la tension en Europe et en mer Baltique est due à la Russie.
Le président de la commission des affaires étrangères du Parlement Matti Vanhanen (Centre) souligne que « l’objectif de la politique étrangère et de sécurité finlandaise est d’empêcher la participation de la Finlande à tout conflit armé ».
Seuls les députés du Rassemblement national et du Parti suédois se sont exprimés en faveur d’une adhésion à l’OTAN. « Une adhésion à l’OTAN renforcerait la sécurité finlandaise et la stabilité de la mer Baltique », selon Pertti Salolainen (Rassemblement national). Le social-démocrate Erkki Tuomioja estime en revanche que « l’OTAN n’améliorerait aucunement la sécurité finlandaise ».
Hufvudstadsbladet a interviewé le Premier ministre, qui estime que l’essai concernant le caractère optionnel de l’apprentissage du suédois à l’école ne signifiera pas que tout le monde n’aurait pas le droit d’étudier la deuxième langue officielle du pays.
M. Sipilä tente de rassurer sur le maintien des prestations en suédois après la réforme des services sociaux et de la santé.
Le chômage des diplômés diminue
Le nombre de chômeurs disposant d’un diplôme d’études supérieures a diminué par rapport à l’année dernière. La confédération Akava, qui base son rapport sur les statistiques du ministère de l’Emploi et de l’Economie, relève que le chômage des diplômés était de 0,5 point inférieur à la situation en novembre 2015. Le nombre de chômeurs diplômés n’avait cessé de croître depuis décembre 2011.
M. Taulu, économiste au sein d’Akava, estime que même si le changement est minime, il va dans le bon sens. Psychologiquement, il s’agit d’un tournant important, selon lui.
La soupe populaire est devenue un phénomène permanent
Hufvudstadsbladet note que les besoins d’aide ont augmenté et que 20 000 personnes recourent à la soupe populaire toutes les semaines, en Finlande.
L’association Via Dia organise une distribution de denrées alimentaires dans 60 communes.
« Il y en a qui pensent déjà au printemps » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève qu’Helsinki a publié les nouveaux emplacements des vélos urbains dont le nombre sera triplé en 2017 par rapport à cette année. Il y aura 1500 vélos l’été prochain repartis sur 150 sites et le réseau s’étendra à Lauttasaari, Munkkiniemi, Pasila et Kumpula.
L’éditorialiste note qu’il y aurait une demande pour développer un casque facilement disponible pour les cyclistes occasionnels.
« Chaos au sein de la gauche française, car la victoire de la droite semble claire » HBL
Hufvudstadsbladet publie un article de Gunn Gestrin qui présente les dispositions arrêtés par la gauche française en vue de l’élection présidentielle.
Attentats de Berlin et Ankara
« Le terrorisme s’approche de la Finlande » HS
Helsingin Sanomat rend compte des propos des ministres qui estiment que les évènements de Berlin et d’Ankara ont un effet également sur la Finlande. Le Premier ministre, M. Sipilä, et Mme Risikko, ministre de l’Intérieur, estiment qu’il ne faut pas laisser la peur gagner de la place. M. Sipilä a dit devant le Parlement, qu’il s’agissait de l’Europe en commun et que l’état d’alerte et les ressources finlandais avaient été augmentés.
Il estime qu’il s’agit de renforcer la lutte contre le terrorisme en Europe et que les échanges d’informations y ont un rôle essentiel.
Mme Risikko estime que les Finlandais n’ont pas besoin d’avoir peur. La Finlande ne constitue une des premières cibles pour aucune organisation terroriste, mais il s’agit d’être vigilant.
Elle estime que l’attaque de Berlin motivera une évaluation des mesures de sécurité lors des évènements de grand public.
M. Soini, ministre des Affaires étrangères, estime qu’il est clair que l’attentat de l’ambassadeur russe à Ankara rendra les relations entre la Russie et la Turquie plus tendues. « C’est une mauvaise chose, y compris pour la Finlande. La situation interne de la Turquie pourrait se resserrer, ce qui pourrait se refléter sur les questions d’asile. Il faut espérer que l’accord entre l’UE et la Turquie n’est pas en danger. »
M. Soini prévient contre des effets hybrides et de propagande. Il n’exclut pas la possibilité que des méfiances augmentent, notamment concernant le fait de savoir si la situation est maîtrisée, en Finlande, en Europe, partout.
M. Soini relève que le gouvernement évoquera l’éventuelle augmentation de la menace terroriste en raison des évènements de Berlin et d’Ankara. Ces questions sont constamment travaillées entre le gouvernement, la Sûreté nationale et le renseignement, et M. Soini estime qu’elles seront probablement évoquées encore cette semaine.
Pour le ministre, l’évolution est inquiétante. Il note toutefois qu’il n’y a pas de raison de devenir hystérique. Sans aller dans le détail, il relève que la Sûreté nationale prend des mesures de protection dans des situations come cela. Il s’agit du renseignement et d’échanges d’information internationaux.
« Pas de nouvelles mesures de sécurité prévues en Finlande » HS
« La police a relevé son niveau d’alerte » Yle
M. Kilpeläinen, inspecteur de la police, relève qu’à ce point, l’attaque de Berlin n’a pas engendré de mesures particulières en Finlande. Depuis quelque temps, un état d’alerte élevé est mis en place concernant certains sites. M. Kilpeläinen note que selon les informations actuellement disponibles, les évènements de Berlin n’ont pas de lien avec la Finlande.
La Sûreté nationale n’a pas modifié son évaluation concernant les menaces après l’attaque de Berlin.
M. Helminen, commissaire de police, relève que la police d’Helsinki suit de près ce qui se passe dans le monde et en Finlande. Les évènements de Berlin et Ankara n’ont pas eu d’effet direct sur les activités de la police.
Ce genre d’évènements est toutefois pris en compte et la police a augmenté la surveillance dans les quartiers d’ambassades.
Yle a interrogé le chef de la police qui dit, lui, que la police a réactualisé ses propres plans d’alerte et réhaussé son niveau. Il y a donc plus de patrouilles en uniforme et en civil, notamment à l’aéroport et près des ambassades. De plus, les policiers en civil sont désormais armés.
HS/A11, Yle
« Le noël des loups solitaires » HBL
« Les terroristes ne sont pas à un seul endroit » HS
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet note que l’attaque de Nice qui ressemble celle de Berlin n’est pas si éloignée. Les gens sont encouragés à continuer leur vie normale, et il est facile de vite oublier les évènements qui ne nous ont pas touché personnellement. L’effet de telles attaques, et les réactions se manifestent d’autres façons : les attitudes changent, l’hostilité, la méfiance et l’effort de garder ses distances augmentent.
Les élections en Allemagne approchent. Les sondages montrent une population divisée. Mme Merkel est durement critiquée, mais en même temps, 39 % des Allemands ne pensent pas que le flux de demandeurs d’asile n’aura aucun effet négatif sur la société allemande.
L’éditorialiste rappelle qu’une grande partie des protestations et des critiques restent cachées et n’apparaissent pas dans les sondages d’opinion. Aujourd’hui, elles se manifestent dans les urnes.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat fait allusion aux propos de M. Trump en constatant que le risque de terrorisme n’est pas à un seul endroit.
HBL/20, HS/A4
Le Premier ministre ne présentera pas son rapport avant le Nouvel an
Turun Sanomat relève que les présidents des partis représentés au Parlement ont eu mardi un entretien avec le Premier ministre Juha Sipilä sur le calendrier du rapport du Premier ministre concernant les difficultés dans la préparation des lois.
Les présidents des partis ont demandé que M. Sipilä présente ce rapport devant le Parlement qui pourrait en débattre. En raison de Noël et aussi de l’arrêt maladie du Chancelier de la justice Jaakko Jonkka, cela aura lieu après le Nouvel an.
Les députés terminent la session parlementaire de l’automne
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement termine aujourd’hui sa session automnale. Les derniers votes sur le budget 2017 ont lieu pendant la matinée.
Le débat sur le livre blanc de la politique étrangère et de défense doit avoir lieu cet après-midi, ce qui irrite plusieurs députés. « Une fois tous les quatre ans nous avons l’occasion d’évoquer les grandes orientations de la politique étrangère et de défense et maintenant cela se passe vite fait avant la pause hivernale », selon Markus Mustajärvi, député de l’Alliance des gauches.
Il est possible que le gouvernement publie son paquet de lois sur la réforme des services sociaux et de la santé encore aujourd’hui.
L’ouverture de la session de 2017 aura lieu le 2 février. Les députés se réuniront le 1er février en séance plénière pour élire le président et les deux vice-présidents du Parlement.
Le Parlement a approuvé la réforme de la loi sur la santé
Selon Helsingin Sanomat, le Parlement a approuvé mardi, par 109 voix contre 65, la réforme de la loi sur la santé. Cela signifie qu’il y aura 12 hôpitaux centraux qui auront des missions élargies.
Le Parlement a rejeté, par 110 voix contre 65, la motion de censure déposée par le Parti suédois en raison de la réforme des hôpitaux centraux.
La présidente du Parti suédois Anna-Maja Henriksson déplore que la commission des lois constitutionnelles du Parlement n’ait pas pu se prononcer sur cette réforme.
Helsingin Sanomat rapporte que le comité sur l’égalité a décidé que les hôpitaux universitaires ont discriminé les couples de deux femmes lorsqu’ils leur ont refusé la procréation médicalement assistée.
La loi de 2007 a ouvert la possibilité des soins de procréation médicalement assistée aux couples de deux femmes et aux femmes seules. Les médecins en chef des hôpitaux universitaires ont toutefois estimé que la loi ne les obligeait pas à proposer des soins aux couples de même sexe.
Selon l’ombudsman à l’égalité Kirsi Pimiä, la décision du comité est très importante et concerne tous les hôpitaux.
Selon un professeur, il ne serait pas difficile d’interdire les groupements nazis
M. Halila, professeur en droit civil de l’Université de Helsinki, estime que la difficulté d’interdire le mouvement de résistance SVL a été exagérée. Il existe un paragraphe de loi explicite sur l’arrêt des activités d’une organisation.
Pour lui, si les activités d’une organisation sont essentiellement contre la loi, il n’y a aucun problème dans le fait de les interdire.
Le prix des nouveaux chasseurs pourrait augmenter considérablement
Selon une étude de l’inspection des finances de l’Etat, la coopération industrielle augmenterait le prix d’acquisition des nouveaux chasseurs de dix pourcents. L’inspection estime toutefois que le coût supplémentaire est un investissement dans une défense crédible.
Les forces aériennes testent leurs nouvelles bombes
Les forces aériennes ont testé, en juin dernier, à Rovajärvi, la solidité des structures de la base avec des nouvelles bombes Jdam lancées des Hornet.
Kim Jäämeri, commandant des forces aériennes, ne révèle pas plus de détails sur l’opération, qui s’est bien déroulée.
La Finlande perd dans tous les domaines
Kauppalehti rend compte d’un rapport d’Anholt GFK Roper Nation Brands Index qui place la Finlande 17ème parmi 50 pays. Sur les six aspects dont l’étude tient compte la Finlande se situe le plus mal pour la culture et le mieux pour l’administration.
KL estime que les ressources finlandaises sont éparpillées entre différents instances, ministères et instituts culturels sans aucun coordinateur qui soit à plein temps chargé de la promotion de la Finlande. La Suède en a 150, note KL.
KL/mar/D24
L’opposition exige un rapport sur les problèmes de la préparation des lois
Keskisuomalainen relève que le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé lundi devant le Parlement qu’il était prêt à donner un rapport concernant les difficultés dans la préparation des lois, évoquées par el Chancelier de la justice Jaakko Jonkka.
M. Sipilä dit avoir proposé à Maria Lohela, présidente du Parlement, de présenter le rapport ce vendredi ou la semaine prochaine (il a souligné que, lui, ne prenait pas de vacances). Le Premier ministre a proposé un rapport écrit ou une discussion entre les présidents des partis politiques ou les présidents des groupes parlementaires.
Les cinq partis de l’opposition ont exigé dimanche un rapport du gouvernement. Le président du PSD Antti Rinne demande un rapport déjà pour jeudi, dernier jour de travail du Parlement avant la longue pause hivernale. M. Rinne veut que le Parlement puisse débattre de ce rapport.
Mme Lohela estime que jeudi serait le meilleur moment pour l’étude de la question.
M. Sipilä, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Timo Soini et le ministre des Finances Petteri Orpo disent que le Chancelier de la justice n’a pas évoqué les problèmes lors des séances du gouvernement. « C’est une surprise pour nous tous », selon M. Sipilä.
La secrétaire générale des Vrais Finlandais Riikka Slunga-Poutsalo a critiqué lundi le Chancelier de la justice qu’elle accuse de faire de la politique.
Selon Keskisuomalainen, Annika Lapintie, présidente de la commission des lois constitutionnelles du Parlement, confirme que la commission s’inquiète de la qualité de la préparation des lois depuis 2015.
Helsingin Sanomat relève que, selon le Premier ministre Sipilä, « la coopération avec le Chancelier de la justice s’est très bien passée ».
M. Jonkka est en ce moment en arrêt maladie. « J’aimerais avoir un tête-à-tête avec lui quand il reprend son travail », a déclaré M. Sipilä.
Selon le président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman, les problèmes dans la préparation des lois sont connus mais ce qui est nouveau, c’est le soupçon selon lequel les commentaires du Chancelier de la justice n’ont pas été suivis d’effets par le gouvernement.
Dans son analyse, le journaliste Marko Junkkari estime que le gouvernement n’a pas été à l’écoute quand M. Jonkka s’est exprimé.
KS/15 HS/A6-7
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne que la constitution devrait présenter la continuité dans la société finlandaise. Le débat récent montre qu’il y a des problèmes dans la procédure législative mais il y en a aussi du côté politique.
Si les partis politiques veulent améliorer la qualité de la préparation des lois, ils devraient mieux se préparer avant les élections et les négociations gouvernementales. En même temps, il faut diminuer la dépendance de la commission des lois constitutionnelles du Parlement envers les experts extérieurs et améliorer la propre préparation des lois de la commission, conclut l’éditorialiste.
Le Parti suédois dépose une motion de censure contre le gouvernement
Helsingin Sanomat rapporte que le groupe parlementaire a déposé lundi une motion de censure contre le gouvernement de M. Sipilä, en raison de la réforme des hôpitaux centraux.
Selon la présidente du parti Anna-Maja Henriksson, « la réforme ne garantit pas les droits linguistiques de la population suédophone ».
La Finlande envisage des troupes d’action rapide
Les forces armées envisagent de mettre en place un groupement tactique composé de 500 soldats et en constant état d’alerte.
Selon Helsingin Sanomat, il est prévu d’inclure ce projet dans le livre blanc sur la politique de défense en février.
Le projet a été accéléré par la guerre en Ukraine et pas l’occupation de la Crimée. HS relève que les officiers ont commencé à évoquer la nécessité de pouvoir réagir en quelques heures.
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, a dit, la semaine dernière, qu’il s’agira d’augmenter les effectifs des troupes de temps de guerre. Tous les partis représentés au Parlement ne soutiennent pas sans réserve cette idée. Le Centre souhaiterait investir dans la capacité de réagir rapidement dans différentes situations.
Selon le président de la commission de la Défense, M. Kanerva, les groupements tactiques n’ont pas encore été évoqués en commission. Il estime qu’il est clair que la Finlande a besoin de troupes capables d’action afin de protéger les sites stratégiques.
Les forces navales entretiennent leur équipement
Les forces navales envisagent de remettre à l’état quatre navires du type Hamina, à la fin 2017. Le coût des travaux est évalué à 190 millions d’euros. Helsingin Sanomat relève que la remise à jour coûtera trois fois plus que celle effectuée en 2010-2013 concernant les navires du type Rauma.
C’est le groupe de matériel de défense Patria qui se charge de la mise à jour et conclura des contrats avec des sous-traitants. Les négociations sont en cours sur le détail des travaux qui devront prolonger la durée de vie des navires jusqu’aux années 2030.
Outre les navires Hamina, il s’agira également de mettre à jour les systèmes de deux bateaux de mines Hämeenmaa.
HS rappelle que les forces navales envisagent de faire construire quatre nouveaux bateaux de guerre (Laivue 2020) pour un prix de 1,2 milliard d’euros. Le type de missile choisi pour les navires Hamina sera également installé dans les nouveaux bateaux de guerre. Les appels d’offres les concernant ont déjà été lancés et on attend les réponses pour fin mars. Il n’est pas exclu de choisir la version plus récente des missiles Umkhonto actuellement utilisés.
Un système de torpilles est également prévu. La Finlande n’en a pas eu à sa disposition depuis des décennies, ce qui signifie qu’il faut prévoir une formation en la matière.
Une fois les bateaux Laivue 2020 terminés, les forces navales supprimeront six navires : deux bateaux de mines et quatre navires de missile Rauma. Certains systèmes et équipements pourront être récupérés et utilisés dans les autres navires.
D’autres acquisitions et travaux moins importants sont également en cours et prévus
Propos de M. Puranen du ministère de la Défense
Helsingin Sanomat publie, dans son courrier des lecteurs, une réponse du général Puranen du service de politique de ressources du ministère de la Défense, aux critiques qui avaient été émises sur la sous-évaluation du coût des nouveaux navires du projet Laivue 2020. Il relève que l’étude concernant le projet de navires pour les forces navales se fait depuis plusieurs années.
M. Puranen constate que le budget de 1,2 milliard d’euros est fixe et que l’évaluation du coût se base notamment sur les informations concernant des acquisitions internationales et sur l’évaluation du coût de la construction navale finlandaise.
Des recherches ont été effectuées en coopération avec l’Allemagne et les Etats-Unis.
Pour des raisons de sécurité d’approvisionnement, l’objectif est de faire construire les nouveaux bateaux par un chantier naval finlandais. Les systèmes de combat feront l’objet d’un appel d’offres. Il s’agira de choisir un fournisseur qui se chargera de l’intégration des différents composants du système.
Kauppalehti rend compte du rapport Amway Global Entrepreneurship concernant 45 pays et qui montre que les Finlandais de 35 à 49 ans sont moins attirés par l’entreprenariat qu’il y a un an.
Selon Ewald Kibler, professeur à l’Université Aalto, la confiance affaiblie dans leur potentiel en matière d’entreprenariat des 35 à 49 ans peut être lié à la situation économique.
Plus généralement, les Finlandais ont une attitude positive en ce qui concerne l’entreprenariat : 87 % d’entre eux le voient de façon positive, contre une moyenne mondiale de 77 %. Dans les autres pays nordiques, les attitudes sont toutefois encore plus favorables, y compris parmi les 35 à 49 ans.
Pour Kibler, les résultats concernant la Finlande montrent que les Finlandais préfèrent éviter le risque. Le professeur estime que les dirigeants devraient prendre en compte l’étude s’ils souhaitent encourager l’auto-entreprenariat.
KL/B11
Presse - Premier ministre – Yle -
« La Finlande pourrait perdre sa place de champion de la liberté de la presse » AL
Le président de Reporters sans frontières Finlande, Ilkka Nousiainen estime que l’affaire Yle pourrait faire perdre à la Finlande sa place de numéro un de la liberté de la presse dans le monde. C’est en effet RSF qui établit ce classement chaque année>. La Finlande occupe la première place depuis 2009.
M. Nousiainen estime que l’avis du Premier ministre Juha Sipilä selon qui cette affaire n’aura aucune influence sur la réputation de la Finlande est « naïve ».
M. Nousiainen considère que RSF estime que Yle a cédé à la pression du Premier ministre.
Critiques du Chancelier de la justice
Helsingin Sanomat relève que le Chancelier de la justice Jaakko Jonkka a évoqué, lors d’une interview accordée au quotidien, les problèmes liés à la piètre qualité des projets de loi présentés par le gouvernement actuel.
Le gouvernement de M. Sipilä a présenté au Parlement un nombre exceptionnel de projets de loi qui sont en contradiction avec la constitution. Le Chancelier de la justice est chargé de voir que ce que fait le gouvernement est conforme à la loi mais aussi qu’il respecte les droits fondamentaux et les droits de l’homme.
M. Jonkka souligne que les problèmes ne sont dus à ses propres services. « Le Chancelier de la justice n’a pas le droit d’empêcher le gouvernement de transmettre un projet de loi au Parlement. Nous pouvons seulement présenter nos suggestions afin d’améliorer ou corriger les projets. »
M. Jonkka prend comme exemple le projet de loi selon lequel les demandeurs d’asile en chômage auraient droit à une allocation chômage inférieure par rapport aux Finlandais. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé n’a pas pris en compte les recommandations du Chancelier de la justice qui a dit que le projet n’était pas conforme à la constitution. La commission des lois constitutionnelles du Parlement a ensuite rejeté le projet de loi. M. Jonkka déplore que des centaines d’heures de travail des hauts fonctionnaires aient été faites pour rien.
M. Jonkka estime que les ministères n’ont pas suffisamment de ressources pour la préparation de lois. Il y a aussi trop peu de temps en raison des calendriers politiques trop serrés.
HS/dim/A14-15, lun/A8
Les experts en droit sont outrés par le fonctionnement du gouvernement
Selon Helsingin Sanomat, trois professeurs en droit, spécialistes de droit constitutionnel, Tuomas Ojanen (Université d’Helsinki), Veli-Pekka Viljanen (Turku) et Juha Lavapuro (Turku), estiment que les problèmes de la préparation des lois sont sans précédent.
« Le gouvernement semble penser que le gouvernement se trouve au-dessus de la constitution et qui peut faire ce qu’il veut avec des arguments politiques », selon M. Ojanen.
Réaction du Premier ministre Sipilä
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä estime, dans son blog, que les déclarations du Chancelier de la justice sont graves. « La constitution est la base du gouvernement dans la préparation des lois. »
M. Sipilä estime que les problèmes ont commencé déjà avant la nomination de son gouvernement. Il admet que le gouvernement a été pressé pendant les 18 premiers mois de la législature. « Le programme gouvernemental est ambitieux et nous souhaitons avancer rapidement. »
M. Sipilä annonce qu’il compte avoir des entretiens avec le Chancelier de la justice et les secrétaires généraux des ministères.
Propos du président du groupe de travail
M. Kangas, professeur auprès de la sécurité sociale Kela, qui préside le groupe de travail sur le revenu universel, estime qu’il faudrait que l’essai prévu en la matière s’étende sur une période plus longue, concerne plus de personnes et dispose de plus de crédits afin qu’il puisse donner des réponses.
L’année prochaine, 2000 personnes seront concernées par l’essai de deux ans. M. Kangas estime que 10 000 personnes devraient participer, et note que dans certains pays, l’essai a duré quatre, cinq ou sept ans.
Le groupe de travail a remis son rapport à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Mme Mattila, vendredi.
HBL/sam/4
Aamulehti rend compte du fait que le déplacement des personnes blessées de Turquie dans d’autres pays européens a été évoqué à Bruxelles, et que le Premier ministre Juha Sipilä a dit que la Finlande pourrait accueillir des blessés Syriens.
AL/sam/A12
M. Heinäluoma, député social-démocrate, souhaite que l’ensemble du Parlement soit informé du projet de renforcer la coopération de défense européenne. Pour lui, il ne suffit pas que la commission des Affaires étrangères et celle de la Défense obtiennent un rapport en la matière.
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, a dit que la question pourra être évoquée, mercredi, à l’occasion du débat sur le Livre blanc sur la politique étrangère et de sécurité.
Le commandant des forces aériennes, général de division Jäämeri, qui a parlé devant de journalistes, estime que la Finlande aura besoin de forces aériennes de taille actuelle également dans l’avenir.
Pour arrêter une attaque, il faut disposer d’un certain nombre de chasseurs, rappelle-t-il. La Finlande a actuellement 62 Hornets. M. Jäämeri estime qu’il faut pouvoir défendre l’ensemble du territoire et être capable de se défendre de façon suffisamment puissante pour arrêter une attaque.
Il relève que les appareils candidats pour l’acquisition de chasseurs pour remplacer les F18-Hornet ont tous les capacités nécessaires pour les circonstances finlandaises. La possibilité de tester les avions dans des conditions climatiques hivernales, y compris glacées, a été proposée aux fabricants.
L’appel d’offres concernant les chasseurs sera lancé en 2018 pour prendre une décision sur le choix en 2021. Le coût évalué de l’achat sera de 7 à 10 milliards d’euros. Il n’est pas exclu que deux types d’avions soient choisis, même si selon M. Jäämeri, ce n’est pas l’objectif.
La Finlande devrait accueillir l’exercice Arctic Challenge en 2017.
Aamulehti rend compte du fait que depuis 2014, les activités de vols de différents Etats dans le golfe de Finlande sont à un niveau élevé.
Les F18-Hornets ont 8800 heures de vol par an.
HS/sam/A15, HBL/sam/6, AL/sam/A25
Marine Le Pen fait un appel du pied aux Vrais Finlandais
Helsingin Sanomat publie une interview de marine Le Pen réalisée par Petja pelli à Strasbourg.
Mme Le Pen parle de la fin d’une époque et appelle de ses vœux « une Europe des nations ». Elle lance un appel aux Vrais Finlandais : « Je sais que les Vrais Finlandais n’ont pas voulu avoir de relations avec notre groupe au Parlement européen. J’espère néanmoins qu’ils changeront d’avis car nous avons visiblement des objectifs communs, même si nous respections les particularités nationales de chacun. Quand on construira une Europe des nations sur les ruines de l’UE, il y aura une nécessité pur ce type de discussions ».
HS rappelle que les Vrais Finlandais ont toujours gardé leurs diustances avec le front national. Toutefois, même si les partis ne sont pas dans les mêmes groupes au Parlement européen, les ressemblances dans leurs programmes sont évidentes. Le député européen des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho en convient. « Les deux partis veulent diminuer l’immigration qui pose problème, que la priorité de l’Etat soit de promouvoir les intérêts des citoyens nationaux et se désengager de toute idéologie multiculturaliste », déclare M. Halla-aho qui précise travailler de concert avec les députés du FN dans le travail en commissions.
La C3 est une bonne française » AL
Aamulehti et Kaleva publient une bonne critique de la C3 de Citroën.
Helsingin Sanomat publie des photos couleurs de la bataille de Verdun.
Le conseil de la presse estime que le pouvoir souverain du rédacteur-en-chef est le fondement de la liberté des médias finlandais
La présidente du conseil de surveillance de la presse (organe indépendant chargé de veiller au bon fonctionnement de la presse et des médias) estime que le pouvoir dont dispose un rédacteur en chef pour établir une ligne éditoriale est un fondement du système des médias en Finlande.
Helsingin Sanomat rapporte que les différends entre le rédacteur-en-chef de Yle et le chef des magazines d’information ont suscité un débat sur l’indépendance des médias.
Le rédacteur-en-chef de Yle, Atte Jääskeläinen estime que c’est une décision de ligne journalistique qu’il a prise en demandant à ses services de diminuer les publications sur le possible conflit d’intérêt concernant le premier ministre. Le directeur des magazines d’information au contraire estime qu’il ne pouvait pas accepter que l’on lui demande de diminuer les enquêtes sur ces questions.
« Selon le Premier ministre, cette affaire n’a pas d’effet sur la réputation de la Finlande » HS
A Bruxelles, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré n’avoir rien à ajouter concernant l’affaire de ses relations avec Yle. Il déclare que « sa seule exigence était de rétablir la vérité sur les informations énoncées. Je n’ai rien d’autre à dire que le fait que je m’en réserve le droit à l’avenir ».
HS relève que le différend entre M. Sipilä et Yle a été relevé par les agences de presse internationales qui estiment que cette affaire pourrait remettre en question le fait que la Finlande est toujours classée occupe le premier rang pour la liberté de la presse.
M. Sipilä a déclaré : « Cela n’a pas d’effet sur la réputation de la Finlande à l’étranger. Personne ne m’en a parlé ».
Le directeur des magazines d’information de Yle accuse toujours le rédacteur-en chef de la chaîne de protéger le Premier ministre. « Le rédacteur-en-chef veille à ce que les hommes politiques et le premier ministre en particulier soient traités avec grande prudence », relève-t-il.
« Les journalistes finlandais aussi étaient courbés devant Moscou » HS
Helsingin Sanomat clôt sa série de reportages sur l’influence de la Russie sur les pays européens par un article consacré à la manière dont l’URSS influençait les journalistes des pays étrangers pendant la guerre froide. C’était particulièrement le cas des journalistes finlandais dont le syndicat (auquel appartenait la grande majorité des journalistes) était membre de l’Internaitonal Organisation of Journalists qui veillait à passer sous silence la révolution de Prague ou à rétablir « la vérité » sur l’intervention soviétique en Afghanistan.
Les audiences du Centre et du PSD sont à égalité
Helsingin Sanomat relève qu’à la lumière d’un sondage d’opinion sur l’audience des partis politiques, effectué pour le compte du quotidien par l’institut TNS Gallup, le Centre et le PSD sont en tête avec un score de 20,8 %. La popularité du Centre a baissé un peu et celle du PSD a augmenté de 0,4 % par rapport au sondage précédent publié en novembre.
Le Rassemblement national arrive troisième avec 18,4 %, suivi de l’Alliance verte qui obtient 11,2 %, des Vrais Finlandais (9,9 %) et de l’Alliance des gauches (8,2 %).
L’audience du Parti suédois (4,6 %) et des Chrétiens-démocrates (3,5 %) n’a pas bougé.
Il semble que le grand tollé suscité par le reportage d’Yle sur les liens de la famille du Premier ministre Juha Sipilä avec Terrafame et les propos critiques de celui-ci contre Yle n’ont pas eu d’effet sur l’audience du Centre. Il se peut aussi que les centristes sont encore en train de digérer ces évènements.
Le sondage a été effectué entre le 14 novembre et le 8 décembre auprès de 2 254 personnes. 37 % des personnes interrogées n’ont pas su ou voulu se prononcer.
Le député Timo Harakka a présenté sa candidature à la présidence du parti
Helsingin Sanomat rapporte que le président actuel du PSD Antti Rinne aura un challenger au congrès du parti à Lahti en février prochain. Le député Timo Harakka (53 ans), qui a été élu au Parlement l’année dernière pour la première fois, a annoncé hier qu’il briguait la présidence du PSD.
Selon M. Harakka, « mon adversaire n’est pas Antti Rinne mais le gouvernement actuel, surtout le ministre des Finances Petteri Orpo et le Premier ministre Juha Sipilä ». Il souligne que « le parti a besoin d’une élection ».
HS note dans son analyse que les propos de M. Harakka ne sont pas exacts : il a défié M. Rinne et non les autres présidents des partis. Cela signifie que M. Harakka estime être capable de devenir le prochain Premier ministre – si le PSD gagne les élections législatives.
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat rappelle que les spéculations sur les challengers de M. Rinne ont commencé l’été dernier. Le président du groupe parlementaire Antti Lindtman s’est retiré du jeu. Du point de vue de M. Rinne, M. Harakka est un adversaire plus facile que M. Lindtman.
Le parti, ainsi que M. Harakka, aura beaucoup de publicité avant le congrès, ce qui est bien pour les deux.
Les chances de M. Harakka peuvent être affaiblies par le fait qu’il a été antérieurement candidat de l’Alliance verte aux élections. Il a aussi été rédacteur en chef de Vihreä Lanka, journal de l’Alliance verte.
De plus en plus de familles pauvres
Selon Helsingin Sanomat, la pauvreté des familles avec enfants, qui a été en baisse depuis 2005, a commencé à repartir à la hausse dernièrement.
Selon un rapport de l’Institut de la santé et du bien-être, il y deux ans, 126 00 enfants ont habité dans des familles pauvres (dont les revenus sont moins de 60 % des revenus moyens).
« La victoire de M. Trump a donné un nouvel élan à la coopération européenne en matière d’armement » HS
Helsingin Sanomat relève que la coopération de défense a été, outre la Syrie et le Brexit, un des sujets les plus importants des dirigeants européens lors du Conseil européen. M. Sipilä a dit que, pour la première fois, la coopération était en train de prendre un bon élan. « C’est l’objectif de longue date de la Finlande, et nous attendons des progrès concrets dès ce printemps. »
Concernant la recherche dans le domaine de la défense, M. Katainen, vice-président de la Commission européenne, estime qu’il serait utile que les Etats membres puissent ensemble passer le message aux entreprises de ce secteur sur leurs besoins en matière de nouvelles capacités. Il estime qu’actuellement, il y a beaucoup de chevauchement concernant les acquisitions et la recherche des pays membres.
M. Sipilä estime que l’acquisition de chasseurs ne pourrait peut-être pas entrer dans le cadre de la coordination d’acquisitions au niveau européen, mais une telle coordination pourrait servir pour beaucoup d’autres acquisitions, et les ressources communes pourraient être mises en commun concernant le financement de la recherche.
En ce qui concerne les sanctions contre la Russie, M. Sipilä a dit qu’il conviendrait de les évoquer dans un autre forum du fait que l’UE ne dispose pas d’un grand rôle dans les efforts de résoudre la crise syrienne.
Quant au Brexit, M. Sipilä constate que l’avancement du processus a été adopté comme prévu, avec des modifications mineures.
HS/A24, KL/A5, KS/19, Yle
Dix fois plus de dons depuis vendredi dernier
La Croix rouge finlandaise et Unicef Finlande relèvent que les dons pour la Syrie ont beaucoup augmenté ces derniers jours.
Une manifestation de solidarité avec les Syriens sera organisée, aujourd’hui à 17 heures devant Kiasma.
Le groupe de travail favorable à une assistance d’urgence aux sans papiers
Le groupe de travail du gouvernement sur la migration serait prêt à envisager une aide urgente aux personnes résidant en Finlande sans documents de séjour. Il pourrait s’agit d’aide indispensable et urgente, comme l’hébergement, des coupons de denrées alimentaires pour quelques jours, des soins de santé urgents, et éventuellement un revenu minimum ponctuel.
Helsingin Sanomat rend compte du fait que définir les critères du revenu minimum urgent et temporaire a été la question la plus difficile pour ce groupe où six ministères sont représentés. La ministre de l’Intérieur, Mme Risikko s’y oppose. Le groupe estime qu’il pourrait s’agir d’une durée maximale de quelques semaines.
La Finlande prévoit que le nombre de personnes ayant obtenu une réponse négative à leur demande d’asile s’élèvera à 15 000 à la fin de l’année.
Les nouvelles orientations de l’aide concerneraient quelques centaines de personnes au début.
M. Pentti Hakkarainen nommé à la surveillance bancaire
Pentti Hakkarainen, vice-président du directoire de la Banque de Finlande, a été désigné comme un des directeurs de la surveillance bancaire au sein de la Banque centrale européenne, à compter du 1er février 2017.
M. Hakkarainen estime que cette désignation constitue également une reconnaissance pour la Banque de Finlande.
Premier ministre - Yle
Le comité de direction a accordé son soutien à la direction d’Yle
Helsingin Sanomat relève que, selon le président du comité de direction d’Yle Thomas Wilhelmsson, chancelier de l’université d’Helsinki, le directeur général Lauri Kivinen et le rédacteur en chef Atte Jääskeläinen jouissent de la confiance du comité de direction.
Selon M. Wilhelmsson, le comité de direction est satisfait du compte rendu donné oralement par MM. Kivinen et Jääskeläinen, concernant l’affaire Sipilä.
Le député Kimmo Kivelä (Vrais Finlandais), président du conseil de surveillance d’Yle, qui s’est réuni mardi, a annoncé que le conseil de surveillance avait accordé son soutien aux mesures prises par la direction d’Yle.
Selon deux membres du conseil de surveillance, les députés sociaux-démocrates Maarit Feldt-Ranta et Ilkka Kantola, le conseil de surveillance n’a pas apporté son soutien à la direction d’Yle. Selon eux, cela ne fait pas partie des compétences du conseil de surveillance.
Le quotidien n’a pas pu joindre MM. Kivinen ou Jääskeläinen pour commenter l’affaire.
Deux journalistes d’Yle ont donné leur démission
Selon Helsingin Sanomat, deux journalistes renommés d’Yle, Jussi Eronen et Salla Vuorikoski, ont donné mercredi leur démission d’Yle
M. Eronen, chef de la rédaction des magazines d’information, critique le rédacteur en chef Atte Jääskeläinen de protéger le Premier ministre Juha Sipilä. Mme Vuorikoski a fait le reportage sur les liens de la famille de M. Sipilä avec Terrafame.
Etude du projet de budget
Helsingin Sanomat rapporte que l’étude du projet de budget du gouvernement continue au Parlement. Le ministre des Finances Petteri Orpo a déclaré dans son discours que la Finlande n’était plus en récession économique. L’état de l’économie publique est toutefois faible et la croissance ne suffit pas encore pour mettre fin à l’endettement.
L’opposition a critiqué le gouvernement, notamment le Centre et le Rassemblement national, accusés de donner une image contradictoire sur l’économie. Le Premier ministre Sipilä estime que les économies supplémentaires ne sont pas nécessaires, tandis que M. Orpo a évoqué le besoin de faire des économies supplémentaires de 1 à 2 milliard d’euros au printemps prochain.
L’opposition a également critiqué le gouvernement qui a décidé d’organiser les négociations sur le cadre budgétaire et l’évaluation des résultats de la mi-législature seulement après les élections municipales du mois d’avril.
Analyse : le différend sur les hôpitaux est au centre du débat sur le suédois obligatoire
Helsingin Sanomat publie une analyse sur le différend concernant le statut et les missions des différents hôpitaux centraux et le lien de ce débat avec les études obligatoires du suédois à l’école.
Le Parti suédois s’est opposé très fermement à la décision du gouvernement d’accorder les missions élargies à l’hôpital central de Seinäjoki plutôt qu’à celui de Vaasa où la majorité de la population est suédophone.
Les politiciens suédophones, outrés de la décision du gouvernement, comptent même faire appel au Président Niinistö pour qu’il ne promulgue pas la loi. La présidente du Parti suédois Anna-Maja Henriksson exige la création d’une Cour constitutionnelle en Finlande.
Dans le différend, il s’agit aussi de la politique régionale. Un autre aspect important est le fait que la situation est nouvelle pour le Parti suédois qui n’est plus au gouvernement. Le parti a été habitué pendant très longtemps à avoir un ou deux portefeuilles dans la coalition gouvernementale.
Les suédophones ont peur de ne pas recevoir des soins dans leur langue maternelle à l’hôpital de Seinäjoki.
Osmo Soininvaara, ancien député de l’Alliance verte, a suscité un grand tollé en demandant pourquoi étudier le suédois à l’école si le suédois parlé par les finnophones ne suffit pas pour les suédophones.
« Selon le ministre Niinistö, la Finlande augmentera ses troupes du temps de guerre » HS
Le gouvernement envisage d’augmenter considérablement les effectifs du temps de guerre. Il a été question, selon Helsingin Sanomat, d’une augmentation de 50 000 soldats. Le gouvernement envisage de l’inclure dans le Livre blanc sur la défense qu’il remettra au Parlement en février.
Les effectifs des troupes s’élèvent actuellement à 230 000 soldats. Selon HS, il s’agirait d’étendre la notion de réserviste aux appelés qui sont 30 000 à être formés tous les ans.
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, estime que le changement dans l’environnement de sécurité, le vieillissement du matériel d’armement et les nouvelles menaces, dont les cyber-menaces, posent de nouvelles exigences à la capacité de défense finlandaise.
HS relève que le gouvernement envisage également de présenter un nouveau type de mine qui serait compatible avec le traité d’Ottawa. La décision sur une telle acquisition serait prise durant la législature en cours.
M. Niinistö note que la Finlande renouvellera les accords de coopération de défense conclus avec l’Estonie et la Pologne. Des accords ont été conclus avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et un accord est en cours de préparation avec l’Allemagne.
Le ministre estime qu’il faut que la Finlande se prépare au pire, même si le but de sa politique étrangère et de sécurité est de rester en dehors des crises militaires. La gamme des menaces militaires est plus diversifiée qu’avant, rappelle-t-il.
Présidence finlandaise du Conseil arctique
La Finlande souhaite organiser une réunion du Conseil arctique dès 2017
Selon l’ambassadeur arctique du ministère des Affaires étrangères, M. Härkönen, la Finlande envisage éventuellement d’organiser un sommet arctique entre les chefs d’Etat dès 2017. Le Président Niinistö l’a déjà évoqué avec le Président Obama et les chefs d’Etat et de gouvernement nordiques, au printemps dernier.
Si le sommet était organisé, les Présidents américain et russe y participeraient. M. Härkönen estime que cela serait l’occasion à MM. Poutine et Trump d’évoquer d’autres questions aussi.
Un sommet arctique entre les chefs d’Etat n’a jamais été organisé. Une réunion des ministres des Affaires étrangères est prévue pour 2019 et une réunion des ministres de l’Environnement pour 2018.
La présidence finlandaise du Conseil arctique, qui commencera en mai, mettra l’accent sur la protection de l’environnement, les télécommunications, la météorologie et la formation.
Le groupe de matériel de défense suédois, Saab, dont le Gripen E est un des candidats pour remplacer les chasseurs F-18 Hornet d’ici 2025, propose d’effectuer l’assemblage final des chasseurs en Finlande de façon à créer des centaines nouveaux emplois. Kauppalehti rend compte des propos du dirigeant de la campagne Gripen, M. Skogberg, qui estime que, dans l’affaire, il s’agirait d’un grand potentiel de coopération de défense, industriel et de recherche.
Comme l’acquisition des chasseurs devra être financée par un endettement, les lobbyistes de Saab soulignent le fait que les frais d’entretien des Gripen sont les plus compétitifs.
KL rend compte de l’étude d’IHS Janes selon laquelle les Gripen reviennent moins chers à l’usage que les F-35 américains.
Le projet de supprimer les frais d’itinérance irrite les opérateurs Finlandais
La commission européenne prévoit de supprimer les frais de roaming ou d’itinérance des utilisateurs d’appareils mobiles. Il s’agira de répartir les frais de transfert de données entre l’opérateur du client et l’opérateur du pays étranger en question.
Les opérateurs finlandais se soucient du coût supplémentaire considérable du fait que le nombre de Finlandais voyageant à l’étranger est plus important que le nombre de touristes étrangers en Finlande.
La Finlande a promu aux négociations un seuil plus limité pour la quantité de données que ce qu’envisagerait de proposer la Commission européenne.
Etude du projet de budget et différend sur les hôpitaux
Helsingin Sanomat rapporte que l’étude du projet de budget du gouvernement vient de commencer cette semaine. Les deux derniers jours – et nuits – ont été chargés pour les députés en raison d’un projet de loi spécifique, celui concernant le statut et les missions des différents hôpitaux centraux.
L’opposition, surtout le Parti suédois, s’est opposée fermement à la décision d’accorder en Ostrobotnie des missions élargies à l’hôpital central de Seinäjoki plutôt qu’à celui de Vaasa où la majorité de la population est suédophone.
Le Parti suédois estime que cela signifie que les droits linguistiques ne sont plus respectés en Finlande. Selon la constitution, les citoyens ont le droit d’obtenir des services dans leur langue maternelle, soit en finnois soit en suédois. Pour ce parti, il s’agit aussi de la politique régionale. La présidente du Parti suédois Anna-Maja Henriksson estime que la ministre de l’Intérieur Paula Risikko a favorisé Seinäjoki, qui est sa propre commune.
Le Parti suédois, qui estime aussi que le projet de loi a été mal préparé, n’exclut pas la possibilité de faire appel au Président de la République pour qu’il ne promulgue pas la loi.
Le Parti social-démocrate estime que la loi sur les missions des hôpitaux aurait dû être étudiée dans le cadre de la réforme des services sociaux et de la santé au lieu de forcer l’approbation de la loi très rapidement.
La loi a finalement été adoptée mardi lors de la séance plénière par 85 voix contre 63.
Le Parlement poursuit aujourd’hui l’étude du budget les derniers votes doivent avoir lieu mercredi 21 décembre.
Le Centre souhaite commencer déjà la réforme du congé parental
Helsingin Sanomat relève que le Centre propose que le gouvernement commence rapidement une étude sur la réforme du congé parental et de l’allocation de soins à domicile. La réforme devrait commencer encore pendant cette législature de façon que le gouvernement suivant puisse prendre des décisions sur la base de cette étude.
Le Centre est donc prêt à la réforme à partir de 2019.
La ministre de l’Education Sanni Grahn-Laasonen (Rassemblement national) souligne que le gouvernement a encore plus de deux ans avant les prochaines élections législatives et il pourrait très bien réaliser la réforme avant le printemps 2019.
Le Centre est prêt à prolonger la période de congé parental proportionnel aux gains de plusieurs mois. Les centristes tiennent à l’allocation de soins à domicile mais sont prêts à en évaluer le montant à la baisse.
Le quota de congé parental accordé à la mère, environ 4,2 mois, resterait tel quel, mais celui accordé actuellement au père, seulement 54 jours, serait prolongé, ainsi que la partie que les parents peuvent choisir librement.
Le Centre ne souhaite toutefois pas évoquer les détails à ce stade. La députée centriste Annika Saarikko, chargée du projet auprès du Centre, souligne que la durée dépend du résultat des négociations. Mme Saarikko note que la réforme coûterait plus cher que le système actuel.
Le Parti féministe a déposé son dossier pour être enregistré
Le Parti féministe a rassemblé les 5000 noms nécessaires pour déposer au ministère de la Justice une demande d’être enregistré comme nouveau parti politique. Créé à l’été 2016, le parti sera le quatorzième parti en Finlande. Il compte participer aux municipales.
Outre le statut de la femme, le parti promeut les minorités et les droits de l’homme.
Le ministre des Finances promeut la modération des salaires
M. Orpo, ministre des Finances, estime que le gouvernement ne devrait pas intervenir dans les négociations salariales. Il estime qu’imposer un modèle en la matière n’est pas indispensable si on arrive à se mettre d’accord sur la modération des augmentations salariales par d’autres moyens.
M. Orpo insiste sur l’importance que le secteur industriel qui exporte fixe le plafond des augmentations générales. Il souhaite que l’on ne gâche pas la croissance économique et la compétitivité qui s’est améliorée par des augmentations de salaire.
Le ministre note que même avec la fin de la récession, il reste un gros travail pour la Finlande au niveau de son économie. Le pacte de compétitivité devrait créer des dizaines de milliers de nouveaux emplois, selon lui.
« Les consommateurs ont vaincu la récession » HS
La Banque de Finlande estime que la récession est finie et prévoit une accélération de la croissance économique et une diminution du chômage.
La politique monétaire de la BCE et la confiance des consommateurs favorisent la consommation privée qui est le facteur le plus important pour changer la tendance. La Banque de Finlande prévoit une croissance de 1,3 % pour 2017, et de 1,2 % pour l’année d’après.
L’amélioration de l’emploi et l’inflation lente augmentent les revenus disponibles des ménages. Le ralentissement du revenu moyen en raison du pacte de compétitivité est compensé par l’allègement de la fiscalité sur les salaires.
Les investissements ont augmenté plus rapidement que prévu par rapport à 2015, et ceci concernant le bâtiment et les investissements dans la production. Les PME ont réussi à augmenter leurs exportations même plus que les grandes entreprises. Helsingin Sanomat rappelle que les investissements restent toutefois 6 points inférieurs à ceux de 2011.
La Banque de Finlande estime que les exportations repartiront avec l’amélioration de la compétitivité des entreprises et avec le renforcement de la demande extérieure qui, elle, sera accélérée par la croissance économique de la zone euro.
M. Liikanen, gouverneur de la Banque de Finlande, estime qu’il faut renforcer les possibilités de croissance de l’économie en continuant les réformes structurelles et en garantissant aux entreprises les conditions favorables. Pour lui, réformer l’économie améliore la productivité et augmente les nouveaux emplois.
Pour M. Liikanen, le nombre alarmant de chômeurs de longue durée est un des problèmes centraux de l’économie finlandaise. Leur part parmi les chômeurs est de 35 % cette année par rapport à 15 % en 2010.
La Banque de Finlande note que le problème de durabilité de longue durée de l’économie publique reste à résoudre. La part de la dette publique du PIB devra passer à 70 % en 2018.
Helsingin Sanomat relève qu’outre l’Etat, les ménages s’endettent. Par rapport à 64,3 % au début des années 2000, la part de la dette par rapport aux revenus disponibles est actuellement de 125,6 %.
La Laponie s’attend à une augmentation de touristes étrangers
Le secteur du tourisme estime que plus de touristes étrangers que jamais viennent en Laponie autour du Noël. Il y en a le plus venant d’Asie, de Grande-Bretagne et d’Israël, mais également de France, d’Italie et d’Allemagne.
Ces dernières années, 500 000 touristes visitent annuellement la région du cercle polaire, dont 60 % en hiver.
Mer Baltique, mer pacifique ?
Kansan Uutiset rend compte des propos de M. Kangaspuro, chercheur à l’institut Aleksanteri, qui estime que tout le monde aurait avantage à ce que la mer Baltique garde sa nature de mer pacifique qui lui est attribuée depuis les années 1970. Cependant, les navires militaires russes dans la région et les troupes de l’OTAN dans les pays baltes ont un peu changé l’atmosphère.
M. Kangaspuro rappelle que la mer Baltique constitue une voie marchande vitale pour les pays Baltes et la Russie, mais également pour la Finlande et la Pologne. Il estime qu’il faudrait pouvoir arrêter la logique de l’aggravation de l’armement tant qu’il est encore possible de le faire par des moyens politiques.
Pour le chercheur, on connaît actuellement une phase de démonstration militaire d’un côté et de l’autre. Des bâtiments militaires ont été déplacés, la circulation d’avions militaires a augmenté, ainsi que les violations de l’espace aérienne, des navires et avions militaires ont joué au chat et à la souris. M. Kangaspuro estime toutefois que ni les navires, ni les troupes de l’OTAN dans les pays Baltes n’ont pas vraiment modifié l’équilibre militaire de la région. Ils créent quand même une série de démonstrations et de contre-réactions qu’il faudrait pouvoir interrompre.
KU estime que les tensions de politique militaire accrues dans la région de la mer Baltique sont liées au sentiment d’insécurité militaire des Etats baltes membres de l’OTAN. Le problème s’intensifie à l’Estonie qui ne dispose pas de forces armées à proprement dit et qui demande à l’OTAN des troupes et des armes concrètes à ses frontières.
Une des raisons principales pour lesquelles que la Finlande n’a pas souhaité adhérer à l’OTAN dans les années 1900 ni dans les années 2000, est qu’elle n’a pas souhaité assumer la responsabilité, dans le cadre de l’OTAN, de la défense des pays militairement impuissants comme l’Estonie et les autres pays Baltes, notamment contre la Russie. Cette même raison était en partie derrière la position suédoise contre une adhésion à l’OTAN.
Pour M. Kangaspuro, la Finlande et la Suède participent désormais indirectement à la stratégie militaire de défense des pays Baltes sur la base de l’OTAN. Ce sont les accords « pays hôte » signés il y a deux ans et les accords bilatéraux signés cette année avec les Etats-Unis sur la coopération militaire qui le permettent. Ces accords se traduisent par un cadre technique rendant possible par exemple l’utilisation des aéroports finlandais et suédois dans la défense militaire de l’Estonie.
Pour M. Kangaspuro, on a créé une structure de politique militaire, un cadre de planification et pour les exercices permettant d’accueillir de troupes étrangères.
« La Finlande ne peut pas légalement défendre les autres »
Mme Ojanen, professeur titulaire de la chaire Jean Monnet à l’Université de Tampere, voit une contradiction entre la législation en vigueur en Finlande et le traité de Lisbonne entré en vigueur en 2009 et décrétant entre autres sur la défense commune : si un des Etats membres est attaqué, les autres sont tenus d’aider.
Mme Ojanen rappelle que, de ce fait, il n’y a pas de pays neutres dans l’UE. Seul le Danemark s’est dissocié de la coopération de défense.
Mme Ojanen note toutefois que la législation finlandaise ne prévoit toujours pas que la Finlande défende un autre Etat. Les forces armées ont comme mission la défense nationale, la gestion militaire de crise et l’aide aux autorités.
Une réforme de la législation est en cours, mais en effet, elle aurait dû être faite dès 2009 et l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
L’accord « pays hôte » avec l’OTAN est, pour Mme Ojanen, un accord de cadre technique qui ne constitue pas une carte blanche pour agir en Finlande. « Il faut toujours se mettre d’accord sur les mesures concrètes. » L’idée de l’accord est aussi que la Finlande peut accepter une assistance. Mme Ojanen rappelle que la Finlande ne s’est en revanche à aucun moment engagée à assister aux autres. Ce côté a été oublié dans le long processus de réforme législative.
Elle estime que la coopération de défense européenne sera développée indépendamment de l’OTAN. Avec le Brexit, plusieurs pays comprendront que la coopération de défense pourra être renforcée sous la direction de la France et de l’Allemagne. Mme Ojanen note que la France a constaté que son arme nucléaire était disponible y compris pour la défense des Etats membres de l’UE.
Jusqu’à présent, on s’est concentré, dans l’UE, sur les moyens d’influence diplomatiques et économiques, au lieu de moyens militaires, conclut-elle.
KU/25.11/2-3
Helsingin Sanomat publie une bonne critique de la traduction en finnois du roman de Céline, D’un château l’autre.
Paris : cours de cuisine, marchés couverts
Turun Sanomat publie un reportage de Patrick Le Louarn à Paris : il y présente l’école Escoffier qui propose des cours de cuisine à l’hôtel Ritz ainsi que les principaux marchés de Paris et notamment celui de la Place d’Aligre, Les Enfants rouges.
L’office national de l’immigration défend sa façon de s’informer sur la situation en matière de sécurité dans les pays de départ
Des représentants de l’Office national de l’immigration, Migri, se sont rendus sur place en Irak la dernière fois en 2011. Selon Mme Helinko, directrice au sein de Migri, les déplacements sur place ne constituent qu’une des façons de se renseigner sur la situation dans les pays de départ des demandeurs d’asile. Elle souligne que Migri dispose des informations à jour sur l’Irak, notamment sur la base des rapports des autres pays, comme la Suède.
Helsingin Sanomat a publié, ce week-end, un article de Sami Sillanpää, sur la situation des demandeurs d’asile rentrés à Bagdad. Pour le journaliste, les circonstances sont rarement aussi simples qu’on peut le croire selon les rapports des organisations internationales.
Une nouvelle évaluation sur la situation en Irak est prévue au début de l’année 2017.
Selon la Sûreté nationale, le nombre de personnes parties de Finlande pour des combats est parmi les plus élevés en Europe compte tenu de la population musulmane du pays
M. Portaankorva, spécialiste de la Supo en matière du terrorisme, interviewé à l’émission matinale d’Yle, relève que la Sûreté nationale n’exclut pas la possibilité d’un acte terroriste isolé en Finlande.
La Supo avait réhaussé, en juillet 2014 et en novembre 2015, son évaluation sur une menace terroriste visant éventuellement la Finlande. Les départs de combattants pour participer au conflit syrien influencent cette évaluation. Il s’agit d’un nombre important de personnes, selon M. Portaankorva. La Supo a identifié environ 80 personnes parties dans des zones de conflit, ce qui est parmi les plus élevés en Europe compte tenu de la taille de la population musulmane en Finlande. Une vingtaine sont rentrés en Finlande depuis. Les raisons derrière la radicalisation peuvent être des facteurs attrayants venant de l’étranger. La société finlandaise étant plutôt calme, elle ne pousse pas les gens à partir, selon M. Portaankorva.
Nazisme et contre-réactions
Campagne en faveur de dons à des associations humanitaires « pour chaque nazi qui défile »
La campagne pour rassembler des dons « pernatsi » (par nazi) a obtenu des dizaines de milliers d’euros pour seize organisations qui travaillent en faveur de l’égalité, de la démocratie et de la diversité des valeurs.
9400 personnes ont promis de donner une somme pour chaque nazi qui manifesterait le 6 décembre. Or, il y a eu selon la police environ 200 nazis qui ont manifesté avec le mouvement VL le 6 décembre. 3500 personnes ont déjà confirmé qu’elles ont déjà fait un virement pour une association.
Nomination de Mme Pakarinen comme conseillère aux affaires européennes
Aamulehti rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä a invité Riikka Pakarinen au poste de de conseillère aux affaires européennes.
Mme Pakarinen (35 ans) est ancienne parlementaire européenne (2009-2014) du Centre et actuelle directrice au patronat de l’industrie forestière, chargée de la coordination européenne et de la politique commerciale. Elle a été vice-présente du Centre en 2012-2014.
Mme Pakarinen prendra ses nouvelles fonctions au début de l’année prochaine.
L’industrie se méfie du budget prévu pour les navires de guerre
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement doit présenter son livre blanc sur la défense au Parlement au plus tard début février prochain. La commande de l’acquisition importante de quatre navires de guerre sera incluse dans le livre blanc.
Le prix de la commande a déjà été présenté : 1,2 milliard d’euros. Selon Olli Ruutu, directeur de l’unité des matériaux au ministère de la Défense, 1,2 milliard d’euros est le plafond de cette acquisition.
L’industrie de défense estime que le budget est trop bas. Selon Tuija Karanko, secrétaire générale de l’association de l’industrie de défense et d’aviation, « le budget est sous-évalué ».
Selon l’industrie, le projet a été planifié trop du point de vue civil, comme un projet d’acquisition de navires civils.
« Il ne faut pas oublier que la Finlande est en train de réaliser une acquisition extraordinaires, des navires qui n’existent pas encore. On ne peut pas comparer son coût avec d’autres achats », selon Mme Karanko.
Le système d’armement est la partie la plus chère de l’achat. Selon l’industrie, la part de la coque n’est que 20-30 % du prix, tandis que selon la marine, elle est 50 %.
L’accord sur l’acquisition doit être fait en 2018.
Déplacement à Helsinki du ministre des Affaires étrangères et du développement international Jean-Marc Ayrault
« Selon le Ministre français, face à la montée du populisme, il faut rassurer sur l’avenir »
« Selon le ministre français, il faut s’attaquer aux causes du populisme »
En visite à Helsinki,, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a déclaré que l’Europe devait s’attaquer aux causes de la montée du populisme. Selon M. Ayrault, la montée du populisme se constate partout en Europe.
« S’agissant de la montée des votes populistes dans toute l’Europe, je crois qu’il faut chercher les causes et s’y attaquer. C’est parfois la précarité sociale ou la question des frontières. Il faut donner aux citoyens des garanties pour l’avenir ».
Selon M. Ayrault, l’Europe doit protéger les citoyens et leur donner un avenir. Sinon, il y a le risque d’un retour en arrière en Europe.
« Et on connait l’histoire de l’Europe : les nationalismes, ce n’est pas l’avenir. C’est pour cela qu’il faut que l’Europe soit à la hauteur des attentes de nos peuples. »
Il faut protéger les frontières de l’Europe
M. Ayrault a rencontré vendredi le Ministre finlandais des Affaires étrangères Timo Soini. Les ministres des Affaires étrangères ont parlé notamment de la sécurité de l’Europe. Le Ministre français des Affaires étrangères a affirmé qu’il fallait être capable d’approfondir la politique de défense et de sécurité commune en Europe.
« La sécurité, c’est d’abord renforcer la protection des frontières extérieures de l’Union. »
« Il faut être clair, il ne s’agit pas de se substituer à l’Otan. »
M. Soini a ajouté que l’approfondissement de la coopération ne signifiait pas la création d’une armée européenne, mais « la protection des frontières, une stratégie de défense, que l’UE a adopté. Il faut maintenant la mettre en œuvre : des capacités, de l’industrie de défense, de la coordination et de la coopération », a dit M. Soini.
M. Ayrault a déclaré que les discussions avec M. Soini étaient marquées par une convergence de vues aussi sur le fait que les pays ne veulent pas regarder en spectateur ce qui se passe en Syrie, à Alep.
M. Soini a déclaré que les discussions avaient aussi abordé la question des prochaines acquisitions de l’armée finlandaise en matière d’avions de combat ainsi que le réacteur olkiluoto3.
Le Ministre français des Affaires étrangères a félicité les Finlandais pour le centenaire de la Finlande qui va débuter. De plus M. Ayrault a remercié la Finlande pour la solidarité ont elle a fait preuve après les attenants de novembre 2015 à Paris.
Dépêche reprise dans Turun Sanomat, Aamulehti, Kesksisuomalainen, Lapin Kansa, Etelä-Suomen Sanomat, Savons Sanomat.
Les Ministres inquiets pour la sécurité
Journal télévisé de MTV, vendredi 9 décembre
Et le ministre français des Affaires étrangères a lui aussi effectué une visite en Finlande. Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini l’a remercié pour le soutien de la France au partenariat de la Finlande avec l’OTAN.
Les ministres qui se sont rencontrés à Helsinki ont fait part des bonnes relatins entre les pays mais ont aussi exprimé leurs inquiétudes sur la sécurité de l’Europe.
Le ministre français estime que l’Europe risque un retour en arrière si l’on ne s’attaque pas aux causes de la montée du populisme.
Même si les ministres se rencontrent régulièrement à Bruxelles, rien ne vaut une réunion bilatérale. M. Soini a vivement remercié son homologue français : « le partenariat pour la paix avec l’OTAN est très important pour la Finlande et la France en tant que membre de l’OTAN a toujours fortement soutenu ce partenariat. C’est pourquoi j’ai exprimé à M. Ayrault la statisfaction de la Finlande et j’ai indiqué que c’était très important pour la sécurité de la Finlande ».
En Europe, on fait aujourd’hui face à la montée du populisme. La France se prépare à des élections l’année prochaine et on réfléchit aux moyens de faire refluer cette tendance. Selon le ministre français, il faut s’attaquer aux problèmes sociaux et a l’insécurité des citoyens.
Jean-Marc Ayrault : « C’est le rôle de l’Europe. L’Europe doit protéger et l’Europe doit préparer l’avenir. Car si nous ne le faisons pas, nous les Européens, alors le risque c’est le retour en arrière Et on connait l’histoire de l’Europe : les nationalismes, ce n’est pas l’avenir. C’est pour cela qu’il faut que l’Europe soit à la hauteur des attentes de nos peuples ».
Avec la Russie, la France est dans une situation où les pays ne se privent pas d’exprimer leurs divergences. Selon la France, la voie des négociations, est la seule possible.
La sécurité en Europe est toutefois un sujet d’inquiétude. Et on veut, outre l’application des sanctions, protéger plus l’Europe.
Jean-Marc Ayrault : « la sécurité des Européens, c’est d’abord renforcer la protection des frontières extérieures de l’Union. Mais face aux nouveaux risques, aux nouvelles menaces, à la nouvelle situation géopolitique, aussi bien à l’Est qu’au Sud, et à la nouvelle menace terroriste, il faut renforcer nos capacités autonomes de sécurité au niveau de l’Europe. »
Visite en Finlande du Premier ministre Medvedev
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre Juha Sipilä a eu vendredi un entretien avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev à Oulu. L’entretien a été suivi d’une conférence de presse commune.
Il s’est agi de la deuxième rencontre de MM. Sipilä et Medvedev et d’un véritable évènement médiatisé avec une quarantaine de journalistes finlandais et une trentaine russes.
Les Premiers ministres ont évoqué le câble de télécommunications du passage du Nord-Est, projet important pour la Finlande. Le coût du câble sous-marin de 14 500 km s’élèverait à 800 – 1 000 millions d’euros. L’ancien Premier ministre Paavo Lipponen et l’expert Reijo Svento ont publié en novembre un rapport sur le projet selon lequel la Russie, la Chine, le Japon et la Norvège s’y intéressent.
Selon M. Sipilä, la Russie a promis de participer à la réunion ministérielle à ce sujet en 2017. « Le câble est un projet très intéressant », selon M. Medvedev.
MM. Sipilä et Medvedev ont également évoqué la présidence finlandaise du Conseil arctique qui commencera au printemps 2017. Selon le Premier ministre russe, « la Russie est prête à coopérer aussi dans le domaine de l’environnement ».
M. Medvedev a souhaité une aide finlandaise dans le projet de gazoduc Nord Stream 2 qui avance lentement. Selon M. Sipilä, Nord Stream 2 est un projet commercial et environnemental du point de vue finlandais.
M. Sipilä a évoqué le projet de construction de la centrale nucléaire de Fennovoima à Pyhäjoki et particulièrement les problèmes de calendrier. « J’ai souligné que la sécurité nucléaire était une question essentielle pour nous. »
Les Premier ministres ont également parlé longuement sur la situation en Syrie et en Ukraine et les vues ont été très différentes. Concernant la Syrie, M. Sipilä a souligné, encore une fois, que « la Finlande n’approuvait pas les bombardements contre la population civile et que les clés de la solution étaient entre les mains de la Russie et des Etats-Unis ».
Quant à l’Ukraine, selon M. Sipilä, « la Finlande soutient à 100 % la politique des sanctions de l’Union européenne et s’inquiète du fait que la mise en œuvre de l’accord de Minsk n’avance pas ».
« M. Medvedev a été pessimiste concernant la situation actuelle en Ukraine et l’accord de Minsk », selon M. Sipilä.
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä a été interviewé samedi à l’émission de la TV1 d’Yle, Ykkösaamu.
M. Sipilä a encore une fois rejeté des informations et soupçons, présentés en public concernant ses propres investissements. Le quotidien note que le montant de la grande fortune de M. Sipilä n’est toutefois pas connu. Selon les spéculations, il s’agit de plusieurs millions d’euros.
M. Sipilä dit avoir reçu des menaces de mort concernant Terrafame et aussi concernant la politique de l’immigration sur les médias sociaux.
Quant à Yle, M. Sipilä souligne qu’il ne souhaite aucunement restreindre l’action des médias. Il note aussi avoir pensé plusieurs fois à la possibilité de quitter son poste de Premier ministre. « Je ne l’ai pas fait parce que j’ai une grande vision afin de sauver l’Etat providence finlandais. »
Concert franco-finlandais
Helsingin Sanomat publie une bonne critique du concert de l’orchestre philarmonique de la ville d’Helsinki, dirigé par Olari Elts, avec le soliste Jean-Efflam Bajouzet au piano et un programme alliant Debussy et Sibelius.
Aamulehti publie un reportage de Patrick Le Louarn à paris : il y présente l’école Escoffier qui propose des cours de cuisine à l’hôtel Ritz ainsi que les principaux marchés de Paris et notamment celui de la Place d’Aligre, Les Enfants rouges.
Acheter une 4L en France ?
Aamulehti publie un article sur les moyens d’acheter des voitures d’occasion en France et de les ramener en Finlande.
Communication téléphonique entre les présidents Niinistö et Trump
Helsingin Sanomat relève que le Président Sauli Niinistö e enfin eu jeudi une communication téléphonique avec le futur Président des Etats-Unis Donald Trump.
Selon le communiqué de la présidence, M. Trump a demandé à M. Niinistö de transmettre ses amitiés au peuple finlandais : « les Finlandais sont des gens très bien ».
Selon la présidence, MM. Niinistö et Trump ont également évoqué les relations finno-américaines, la Russie et le Conseil arctique. Les Etats-Unis assument actuellement la présidence du Conseil arctique et la Finlande en prendra la présidence au printemps prochain.
La présidence n’a pas répondu à la question d’HS de savoir si M. Trump a présenté une invitation pour un entretien au Président Niinistö.
M. Trump a appelé les Premiers ministres suédois et danois fin novembre et la Première ministre norvégienne début décembre.
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev aura un entretien aujourd’hui à Oulu avec le Premier ministre Juha Sipilä. Trois ministres, quatre vice-ministres et le gouverneur de la Carélie Aleksandr Hudilainen font partie de la délégation de M. Medvedev.
Il s’agit de la deuxième rencontre des Premiers ministres Sipilä et Medvedev. Selon Anna-Kaisa Heikkinen, conseillère des questions internationales de M. Sipilä, l’entretien portera sur les échanges commerciaux, les investissements et les perspectives de l’économie, ainsi que sur les questions environnementales et arctiques et le câble de télécommunications du passage du Nord-Est.
Selon les informations du quotidien, basées sur les propos de Sergueï Prihodko, porte-parole du Premier ministre russe, la question numéro un à l’agenda serait le nouveau gazoduc de la mer Baltique. La construction devrait commencer en été prochain mais l’autorisation de construction n’a pas encore été accordée.
Les Premiers ministres pourraient également évoquer les relations bilatérales, les sanctions de l’Union européenne, le projet nucléaire, les affaires environnementales, la coopération arctique et les questions frontalières.
La banque Nordea Finlande deviendra une succursale
La filiale finlandaise de la banque Nordea deviendra une simple succursale avec la fusion des filiales finlandaise, danoise et norvégienne à la société mère qui siège à Stockholm.
La banque sera désormais surveillée par l’équivalent suédois du Superviseur du secteur financier. Le superviseur finlandais regrette que la fusion rende plus difficile la surveillance.
Frontex cherche un équipage étranger pour le navire finlandais Merikarhu
Les gardes-frontières finlandais envisagent d’envoyer un navire dans la Méditerranée une nouvelle fois en 2017. Le navire Merikarhu a déjà participé à l’opération Poseidon Rapid Intervention pilotée par les Grecs dans la Méditerranée au début de l’année.
Frontex est en train de chercher un équipage pour le navire. Seul l’encadrement serait constitué de Finlandais. Il s’agit d’un effort pour alléger la charge sur un Etat membre en matière de ressources. La responsabilité opérative relèverait toujours des Finlandais.
Il est prévu que l’équipage étranger serait formé en Finlande. Le navire pourrait ensuite partir au début du printemps. Merikarhu resterait six mois en Méditerranée, mais les gardes-frontières se préparent à prolonger l’opération de six mois supplémentaires si les arrangements multinationaux s’avèrent bons.
La ministre de l’Intérieur rejette les critiques
Les critiques émanant des Nations-Unies à l’égard de la Finlande qui ne détecterait pas suffisamment les victimes de torture parmi les migrants ont suscité un démenti de la part de Mme Risikko ministre de l’Intérieur.
La question des retraites échauffe les esprits
L’ancien député Kimmo Kiljunen (PSD) a remis hier un projet d’initiative populaire pour modifier le système d’indexation des retraites. Cette initiative vise à augmenter les dépenses de retraites de 300 millions d’euros.
Le directeur du centre de garantie des retraites a critiqué cette initiative qui, selon lui, donne de faux espoirs.
Nordea prévoit une croissance de 1 % pour 2017
La banque Nordea estime que les perspectives économiques de la Finlande sont meilleures que depuis longtemps. La banque estime que le PIB augmentera de 1 % en 2017 et de 0,8 % en 2018.
Des facteurs d’inquiétude existent toutefois, dont notamment le protectionnisme, qui selon M. Kangasharju, économiste en chef, menace les exportations. M. Kangasharju estime que sans de nouvelles mesures telles que le pacte de compétitivité, l’augmentation de l’emploi restera faible.
Helsingin Sanomat publie une interview de l’actrice Isabelle Huppert, ainsi qu’une bonne critique de son film « Elle », mis en scène par Paul Verhoeven qui sort sur les écrans en Finlande aujourd’hui.
Visite du Premier ministre estonien à Helsinki
Helsingin Sanomat relève que le nouveau Premier ministre estonien Jüri Ratas a effectué mercredi sa première visite en Finlande à l’invitation du Premier ministre Juha Sipilä.
Lors de la conférence de presse commune, M. Ratas a souligné que la politique estonienne ne changerait pas même si le gouvernement vient de changer.
Interrogé sur les relations entre l’Estonie et la Russie, par un journaliste de l’agence de presse russe Tass, M. Ratas a souligné que l’Estonie soutenait les décisions de l’Union européenne. En tant qu’Etat membre de l’OTAN l’Estonie continue à investir au moins 2 % du PIB dans le budget de la défense.
M. Ratas se félicite de la nomination du général James Mattis au poste de ministre de la défense des Etats-Unis. « Le nouveau ministre connait bien notre région. »
Helsingin Sanomat publie une interview de Mme Maltseva, une ancienne troll de Saint-Pétersbourg. Pendant 18 mois, elle a travaillé au centre de trolls qui emploie entre 300 et 1200 personnes, son travail y consistant à la rédaction de commentaires et textes de propagande faisant l’éloge de la Russie. Elle a rédigé 12 textes de blog et 50 commentaires par jour.
Depuis, Mme Maltseva a attaqué en justice son employeur pour des allocations de maternité non payées.
La Sûreté nationale estime qu’en Finlande, compte tenu de son poids, les trolls ont attiré plus d’attention que ce qui aurait été nécessaire dans un pays de haut niveau de formation de la population. Pour la Supo, une plus grande menace est constituée, en Finlande, par les tentatives d’influencer des dirigeants, directement et indirectement. Selon la Supo, il peut s’agir par exemple de tentatives d’influencer la prise de décision en matière de politique énergétique ou bien sur l’opinion générale en la matière.
HS relève qu’aucune source n’a confirmé que des trolls seraient rédigés en finnois depuis la Russie. Les Finlandais Johan Bäckman et Janus Putkonen parlent ouvertement en faveur de la Russie, M. Bäckman représentant l’institut russe Ris en Finlande, M. Putkonen étant le porte-parole des rebelles de l’Ukraine de l’Est.
HS/A19-20
Des fausses informations ont circulé sur l’assassinat d’Imatra
La police est intervenue rapidement sur la fausse information intentionnelle qui a circulé sur les médias sociaux et selon laquelle les victimes du triple meurtre d’Imatra auraient été des ressortissants russes. Le ministère des Affaires étrangères a tweeté sur le fait que de fausses informations étaient intentionnellement diffusées en la matière.
Trois dirigeants régionaux russes ont annulé leur déplacement à Imatra après les meurtres. Le maire d’Imatra, M. Lintunen, est parti à Saint-Pétersbourg à son tour, afin de calmer les soucis éventuels.
HS/A11, A20
Kaidi ne prendra pas sa décision sur la construction de la bioraffinerie à Kemi avant la fin de l’année
Helsingin Sanomat rapporte que l’entreprise chinoise Kaidi est en train de préparer la construction d’une bioraffinerie à Kemi. Le coût de l’investissement s’élève à près d’un milliard d’euros.
La décision sur la construction ne sera toutefois pas prise cette année. Kaidi confirme être engagée dans ce projet. L’entreprise est en train de négocier avec plusieurs investisseurs et entreprises finlandais et étrangers sur le financement et la coopération industrielle.
Selon Carl Haglund, ancien ministre et directeur général de Kaidi Finland, « l’objectif est de pouvoir commencer la construction en 2017. Nous avons déjà acheté un terrain pour la bioraffinerie et il est possible que les travaux de terrassement commencent déjà au printemps prochain ».
Kaidi avait promis antérieurement de prendre la décision sur le lancement de la bioraffinerie avant la fin de l’année en cours. « Il faut encore un peu de temps pour compléter le paquet d’investissements », selon M. Haglund.
M. Haglund refuse de dire quel est l’investissement de Kaidi dans le projet. Une aide de l’UE de 88,5 millions d’euros a déjà été promise.
Il y a des doutes sur la rentabilité du projet. En 2012, Vapo et Metsä Groupe ont rejeté le projet de construction d’une bioraffinerie à Kemi.
Selon M. Haglund, la rentabilité du projet ne pose pas de problèmes.
La Finlande, meilleure au monde
L’institut national des statistiques a ouvert une page destinée à recenser les classements internationaux qui placent la Finlande en tête : Etat le plus stable, premier pour la liberté de la presse, second pour les filles….
Le Premier ministre Juha Sipilä a donné une interview àKeskisuomalainen. Il y déclare notamment qu’il regrette que « la question des accords d’entreprises ait été laissée de côté dans le pacte de compétitivité ». « J’espère que les négociaitons [entre les partenaires sociaux] sur les accords d’entreprises pourront avancer en bonne coopération ».
« Le principal pour moi serait de trouver une flexibilité du temps de travail », dit le Premier ministre qui souhaite aussi de la flexibilité sur les salaires au niveau des entreprises.
« Les accords d’entreprises reviennent principalement aux partenaires sociaux. Mon espoir est néanmoins que ces derniers puissent prendre le message du gouvernement au sérieux », dit-il.
M. Sipilä déclare aussi que le gouvernement pourrait réfléchir à une diminution de la TVA sur la presse numérique.
Il déclare être inquiet pour la santé économique des médias en Finlande, notamment en raison de la réduction des publicités. « Je suis très inquiet pour les ressources publicitaires des médias quand des multinationales comme Google peuvent fonctionner sans payer d’impôts en Finlande », dit-il.
« Il est dangereux de taire les raisons du congé maladie de M. Soini » HS
« L’arrêt maladie de M. Soini suscite les interrogations » TS
Turun Sanomat estime que le silence du ministre des Affaires étrangères sur son état de santé suscite des interrogations.
Helsingin Sanomat pour sa part écrit qu’il faut respecter l’intimité de la personne et la vie privée mais juge que le ministère aurait du informer plus largement de cet arrêt maladie.
De plus en plus de touristes à Helsinki
On a enregistré une hausse de 5% des nuitées hôtelières à Helsinki en septembre par rapport à 2015. Parmi les étrangers, les principaux clients étaient des Japonais, devant Américains, Suédois, Britanniques et Allemands.
En vingt ans, le nombre de chambres d‘hôtel à augmenté de 50% à Helsinki, passant de plus de 6000 à plus de 9000 aujourd’hui.
Le taux d’occupation a aussi augmenté car après avoir longtemps stagné autour de 70%, il était de près de 80% en septembre.
Etude Pisa : les chercheurs s’inquiètent des différences régionales
Selon Helsingin Sanomat, pour la première fois on a pu constater des différences régionales importantes dans les résultats des tests Pisa.
Les différences entre les régions ont augmenté considérablement et les meilleurs résultats ont été obtenus dans la région d’Helsinki. Les résultats les moins bons ont été constatés en Finlande de l’Est et de l’Ouest.
Le quotidien a interviewé les chercheurs qui disent que le niveau des écoles, de l’enseignement et des enseignants n’est pas différent dans les régions. Les connaissances des enfants sont surtout liées au niveau de formation des parents et à leurs ressources économiques et culturelles, selon le professeur Kimmo Jokinen.
« Les parents ont plus de formation dans la région de la capitale et ils ont une attitude plus positive envers l’école en général », selon M. Jokinen.
Le professeur Jouni Välijärvi, coordinateur de Pisa en Finlande, estime que les perspectives d’avenir ont un effet sur la motivation des jeunes. Il y a beaucoup de possibilités pour la formation et une bonne situation au marché de travail dans la région d’Helsinki.
Dans les régions périphériques, on a diminué les places dans l’enseignement professionnel. Le nombre d’emplois dans l’industrie a diminué. M. Välijärvi note que cela se voit dans les attitudes des écoliers, surtout des garçons, à l’égard de l’école.
« Les professions qui nécessitent peu ou pas de formation ont disparu surtout dans le nord et l’est du pays. S’il n’y a peu de possibilités dans la vie professionnelle l’importance de la formation diminue. »
Si les jeunes dans les régions périphériques souhaitent continuer l’école après le collège ils doivent souvent quitter la maison à l’âge de 15 ou 16 ans, ce qui est difficile surtout pour les garçons.
M. Välijärvi souligne qu’il faut oublier l’idée d’une jeunesse uniforme qui vit de la même façon partout en Finlande. Il souhaite une réforme de la législation concernant l’école.
Hufvudstadsbladet rend compte du spectacle Houellebecq ! à l’Ecole supérieure d’Art dramatique. Le spectacle évoque des thèmes autour du raisonnement de l’écrivain.
HBL/30
”Le référendum est un grand risque pour l’élite politique” Kaleva
Propos de MM. Orpo, Katainen, Mme Tiilikainen
Le ministre des Finances, M. Orpo (Rassemblement national), qui a participé à la réunion ministérielle de la zone euro, souhaite calmer les réactions concernant le résultat du référendum italien. Pour lui, l’atmosphère de la réunion n’était pas celle d’une situation de crise.
Il rappelle que les Italiens sont très pro-euro, mais admet que les facteurs créant des incertitudes sont inquiétants. La situation italienne ne peut toutefois pas être comparée au Brexit.
Selon M. Katainen, vice-président de la Commission européenne, il est encore difficile d’évaluer ce que signifiera le résultat. L’essentiel est que les institutions du système politique italien arrivent à entretenir autant de stabilité que possible.
Pour M. Katainen, toute situation politique qui augmente les incertitudes est gênante pour les investissements et pour la stabilité économique en général. L’instabilité augmente le chômage et diminue l’emploi, et pour cela, la situation inquiète tous les Européens, selon lui.
Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, estime que le résultat et le départ de M. Renzi affaiblissent la position de l’Italie au sein de l’UE, du moins momentanément. Elle estime toutefois qu’il est dans les intérêts des banques et de l’économie du pays de rester politiquement ancré le plus fortement possible au marché intérieur et à l’UE.
HS/mar/A27, Kaleva/mar/16&18, KL/mer/9
Réactions des économistes
Les économistes des banques Danske Bank, Nordea et OP estiment qu’en soi, la situation italienne à l’égard de l’euro restera inchangée.
HS/mar/A27, HBL/mar/11
Point de vue : « Renzi a perdu, et c’est une bonne chose » HS
Helsingin Sanomat publie un point de vue de Paavo Teittinen, qui estime que le résultat italien est une bonne chose du fait que les réformes envisagées par M. Renzi ne se seraient pas allées dans le bon sens.
HS/mar/A26
M. Barnier effectue une visite à Helsinki aujourd’hui
Selon un communiqué de la chancellerie du Premier ministre, Michel Bernier, négociateur en chef de la Commission chargé de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni, effectue aujourd’hui mercredi une visite à Helsinki où il a des entretiens avec le Premier ministre Juha Sipilä et le ministre des Finances Petteri Orpo.
Selon le communiqué, il est important pour la Finlande que les accords négociés avec le Royaume-Uni garantissent les intérêts de la Finlande dans toutes les questions essentielles. Il est primordial du point de vue finlandais de garantir l’unité de l’Union européenne.
Selon une étude, la Finlande est devenue plus dépendante de la Chine
Helsingin Sanomat rapporte que selon une étude effectuée par l’Etla et le secrétariat du conseil économique, la capacité des exportations finlandaises d’engendrer une croissance économique s’est affaiblie. Encore en 1995, un euro d’exportation a fait augmenter le PNB de 73 centimes, contre 62 centimes seulement en 2011. La Finlande devrait donc exporter de plus en plus afin d’obtenir le même effet sur le PIB qu’auparavant.
Selon l’étude, la Finlande est devenue plus dépendante du développement économique de certains pays, dont la Chine. En 2015, parmi les pays les plus importants pour les exportations finlandaises, la Chine n’arrive qu’en 7e position, mais la Chine est devenue le partenaire commercial le plus important si on regarde l’effet de la demande finale internationale sur le PIB.
Selon Pekka Sinko, secrétaire général du conseil économique, en 2007 environ 31 % du PIB finlandais était issu de la production en vue du marché exportateur, contre 27 % en 2011. En Suède, au Danemark et en Allemagne ce pourcentage est de plus de 30 %.
Une très grande partie des exportations finlandaises, 76 %, sont des produits intermédiaires, contre 67 % pour la moyenne des pays de l’UE.
Projet de coopération de politique de défense entre la Finlande et l’Allemagne
Yle relève que des négociations sont en cours entre la Finlande et l’Allemagne pour renforcer leur coopération au niveau de la formation, des exercices, de la lutte contre les menaces biologiques et chimiques et de l’échange d’informations.
La Finlande a signé le même type d’accord avec la Grande-Bretagne, en juillet, et avec les Etats-Unis, en octobre.
L’accord ne comprendrait pas d’engagement juridique concernant une assistance mutuelle en cas de crise, selon M. Kuusela, directeur du ministère de la Défense.
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, n’a pas souhaité commenter les négociations.
La réforme des forces armées a atteint ses objectifs
Aamulehti relève que la réforme des forces armées a atteint les objectifs d’économies qui lui avaient été fixés.
Les réformes structurelles ont permis de faire des économies annuelles de 123 millions d’euros.
AL/mer/A10
Le meeting aérien à l’occasion des 100 ans des forces aériennes sera organisé à Jyväskylä, à l’été 2018.
Le groupe de vols acrobatique de la marine américaine, Blue Angels, participera au show. Keskisuomalainen estime que, comme l’acquisition des chasseurs sera toujours en instance à cette date, il n’est pas exclu que des fabricants de chasseurs souhaitent participer au meeting.
KS/mar/7
Plusieurs manifestations ont été organisées
Helsingin Sanomat relève que plus de dix de manifestations ont été organisées à Helsinki hier lors de la fête de l’indépendance.
Plus de 3 000 personnes ont participé à la manifestation « Helsinki sans nazis ». Autant de manifestants ont participé à la manifestation 612 qui regroupait de nombreux mouvements d’extrême-droite.
La manifestation du mouvement pronazi Pohjoismainen vastarintaliike (‘mouvement nordique de résistance’) n’a rassemblé que quelques centaines de personnes.
En dépit du grand nombre de manifestations, elles se sont déroulées dans le calme puisque la police n’a arrêté que sept personnes, contre plus de 130 il y a un an.
Helsingin Sanomat relève que le président du Parti social-démocrate Antti Rinne souligne que la Finlande devrait réétudier sa politique concernant l’endettement. Il serait peut-être plus opportun de relancer l’économie au lieu de faire des économies. « Nous avons aussi besoin d’un débat à l’intérieur du PSD sur la dette. »
Selon le quotidien, M. Rinne, qui a présenté sa candidature pour un nouveau mandat de trois ans à la présidence du parti, est en train de créer une nouvelle image plus ouverte sur lui-même.
M. Rinne estime que la crise de l’euro est la raison la plus importante pour les problèmes des partis sociaux-démocrates en Europe, qui ont perdu un tiers de leur audience depuis 2008.
Etude Pisa : « La Finlande na pas à avoir honte » HS
« Des différences régionales sont importantes » HS
Selon Helsingin Sanomat, à la lumière des résultats des tests Pisa dans les sciences, la Finlande fait encore partie des meilleurs pays. Elle arrive cinquième après Singapour, le Japon, l’Estonie et Taiwan.
Les différences entre les régions ont pourtant augmenté considérablement : les meilleurs résultats ont été obtenus dans la région d’Helsinki.
Les filles ont obtenu de meilleurs résultats que les garçons. Les filles finlandaises ont été au second rang mondial après Singapour, tandis que les garçons ont été en 10e position.
« En France, M. Valls a annoncé sa candidature » TS HS
« M. Cazeneuve Premier ministre » TS HS
Editorial : « La droite française vise le vote ouvrier » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que, pour les prochaines élections, les socialistes français sont dans un position de faiblesse.
Pour l’éditorialiste, M. Fillon est conservateurs sur les valeurs. Si son mouvement, les Républicains promeut une ligne économique que l’on appelle libérale en France, il s’agit toutefois d’une politique économique dirigiste, estime HS. Quant à Mme Le Pen, elle va se profiler comme le défenseur des ouvriers contre la mondialisation. L’extrême-droite comme bouclier pour les faibles revenus – un peu la même chanson que l’on a eu de l’autre côté de l’Atlantique, conclut HS.
« Des paquets de cigarettes avec des photos trash » AL
Le Conseil arctique pourrait être une instance permettant d’augmenter la compréhension mutuelle entre la Russie et les Etats-Unis
Le Président Sauli Niinistö, interviewé par Yle, relève qu’il envisage de présenter le Conseil arctique au futur Président américain, M. Trump. Il estime que le Conseil arctique pourrait constituer un forum pour les deux grandes puissances, la Russie et les Etats-Unis, afin de leur permettre d’atténuer les tensions de la politique internationale.
La Finlande deviendra présidente du Conseil arctique en mai 2017, pour un mandat de deux ans.
M. Niinistö souhaite que le Conseil arctique puisse contribuer à créer un esprit de compréhension mutuelle entre les Etats-Unis et la Russie.
Concernant le libre-échange, M. Niinistö estime que l’on connaît actuellement une tendance consistant à une diminution de son importance. Il estime qu’en règle générale, le libre-échange permet à tout le monde d’y gagner, alors qu’un pays qui souhaite se dissocier des accords, gagnera quelque part mais perdra sur certaines questions.
M. Niinistö estime que l’instabilité de la politique internationale se reflète de façon inquiétante sur la région de la mer Baltique aussi.
Acquisition de pièces d’artillerie
Selon le ministre de la Défense, M. Jussi Niinistö, la Finlande remplacerait ses canons de fabrication soviétique actuels par des canons du Corée du Sud. Ces canons K9 Thunder de Samsung Techwin ont été testés à Rovajärvi, il y a deux semaines.
Sans révéler le prix exact de l’achat envisagé, M. Niinistö constate qu’il s’agit d’une affaire importante de centaines de millions d’euros au minimum.
La Finlande a proposé à l’Estonie la possibilité de participer à cet achat. Il y a quelques années, l’Estonie avait participé avec la Finlande à un achat de radars.
Olli Rehn autorisé à quitter le Parlement
M. Olli Rehn qui rejoindra la Banque de Finlande en février a été autorisé à quitter le Parlement à compter de la même date.
Il sera remplacé au parlement par Pekka Puska, ancien directeur de la direction nationale de la Santé publique.
M. Väyrynen va pouvoir enregistrer son parti
Le député européen Paavo Väyrynen a déclaré avoir transmis au ministère de la Justice les signatures qui lui manquaient pour faire inscrire son mouvement au registre des partis politiques.
Il faut recueillir 5000 signatures pour cela.
M. Terho pourrait se présenter à la présidence du parti
M. Sampo Terho, président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, envisage de présenter sa candidature à la tête du parti, mais seulement si M. Soini ne le fait pas.
Le congrès du parti aura lieu en juin 2017.
Mme Kiemunki
Les Vrais Finlandais ne prennent pas encore position concernant la condamnation de Mme Kiemunki, conseillère de Mme Mäkipää et présidente des Vrais Finlandais de Tampere. Mme Slunga-Poutsalo, secrétaire du parti, constate que comme Mme Kiemunki a déclaré qu’elle saisira la cour d’appel en la matière, il n’était pas d’actualité de le commenter encore.
Mme Kiemunki a été condamnée pour incitation à la haine raciale
Triple meurtre à Imatra
La présidente du conseil municipal et deux journalistes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche à Imatra. Le tueur, qui s’est rendu à la police, n’a pas motivé son geste.
Selon l’institut des statistiques, le PIB au troisième trimestre était de 1,6% supérieur à son niveau de l’année dernière.
Tant le ministère des Finances que la Banque de Finlande prédisent une croissance de 1,1% pour cette année.
La croissance est tirée par la consommation intérieure et le bâtiment.
« L’entreprise française CybelAngel a remporté la compétition Slush100 » IS
« CybelAngel, spéciisée contre les fuites a remporté le prix de Slush » Yrittäjät
« L’entreprise de cybersécurité CybelAngel remporte le concours de Slush » verkkouutiset
La startup française CybelAngel, spécialisée dans la surveillance du “dark net”, la partie cachée du Web non indexée par les moteurs de recherche, a remporté le concours de pitching Slush100 organisé par le salon Slush16 à Helsinki hier.
CybelAngel avait été sélectionnée et coachée par Business France et La French Tech.
http://www.iltasanomat.fi/digitoday/art-2000004890223.html
https://www.yrittajat.fi/uutiset/545900-tietovuotoihin-erikoistunut-cybelangel-vei-voiton-slushissa
http://www.verkkouutiset.fi/talous/slush%20voittaja-58436
Coopération de défense européenne
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le fonds d’étude de la défense proposé par la Commission européenne pour approfondir la coopération de défense, est une initiative remarquable malgré son caractère restreint. Il permettrait d’allouer un financement à une coopération qui jusqu’à présent est restée au niveau des paroles.
M. Katainen, vice-président de la Commission, a souligné qu’il ne s’agirait pas d’un financement pour créer une armée européenne ni pour acquérir des armes.
Nouveau sondage sur la politique étrangère et de sécurité
La menace russe inquiète plus
Les Finlandais toujours peu intéressés par l’OTAN
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage récent effectué pour le compte du comité de planification au centre de communication de la défense nationale MTS, 50 % des personnes interrogées estiment que la Russie a un effet négatif sur la sécurité de la Finlande, contre 28 % en 2010.
59 % estiment que les activités récentes de la Russie ont eu un effet négatif sur la sécurité finlandaise.
Seulement 25 % ont une attitude favorable à une adhésion à l’OTAN alors que 61 % s’y opposent.
En revanche, 79 % sont favorables au système actuel de service militaire obligatoire, contre 68 % en 2013.
Selon le nouveau sondage d’Yle, le PSD est encore en tête
Selon les résultats d’un sondage sur l’audience des partis politiques, effectué pour le compte du journal télévisé d’Yle par l’institut Taloustutkimus, le Parti social-démocrate a pu garder sa première position avec une popularité de 21,1 %, suivi du Centre (20,4 %) et du rassemblement national (18,9 %).
L’Alliance verte arrive quatrième avec une audience de 12,6 %, suivi de l’Alliance des gauches (8,6 %) et des Vrais Finlandais (8,5 %). Le Parti suédois a un score de 4,0 % et les Chrétiens-démocrates 3,6 %.
Selon Jari Pajunen, directeur de recherche de Taloustutkimus, l’audience du Centre a augmenté encore pendant les trois premières semaines du sondage mais a commencé à diminuer pendant la dernière semaine. M. Pajunen estime que le Centre a d’abord obtenu une publicité positive en raison de la décision du gouvernement d’accorder un financement supplémentaire à Terrafame. Pendant la dernière semaine du sondage, la popularité du parti a diminué à cause du débat sur un éventuel conflit d’intérêts du Premier ministre Sipilä dans l’affaire. On verra toutefois mieux les effets de la polémique entre M. Sipilä et Yle dans le prochain sondage dans un mois.
Selon M. Pajunen, la popularité du PSD a commencé à augmenter fin novembre quand la situation du parti s’est calmée.
Le sondage a été effectué auprès de 2 927 personnes entre le 2 et le 29 novembre. 57,3 % des personnes interrogées ont annoncé leur choix de parti.
Selon Lännen Media, l’image du Centre s’est dégradée
Turun Sanomat rapporte que selon les informations de Lännen Media sur les résultats des baromètres sur les partis politiques, les estimations données par les citoyens sur le Centre ont commencé à chuter après l’automne 2015.
Quant à l’image du Premier ministre Sipilä, en l’automne 2015, 27 % des personnes interrogées pensaient alors que les dirigeants du Centre étaient attractifs, contre 17 % en ce moment.
M. Sipilä et Yle
M. Sipilä, a-t-il fait pression sur Yle ?
La spéculation autour de la question de la réaction de M. Sipilä à l’éventuel conflit d’intérêts évoqué par les médias concerne actuellement le fait de savoir si Yle a cédé suite aux messages du Premier ministre. Plusieurs journalistes se déclarent contre les mesures de la direction rédactionnelle d’Yle qui avait décidé de restreindre et suspendre des émissions sur cette affaire.
M. Lauri Kivinen, directeur général d’Yle, souligne l’importance pour Yle de bénéficier de la confiance et de son maintien. Il est convaincu que le rédacteur en chef, M. Atte Jääskeläinen, a pris les bonnes décisions et que le public n’a pas perdu confiance en Yle.
Au Parlement, le président du PSD, M. Rinne, a interrogé le Premier ministre sur le fait de savoir si son action n’avait pas nuit la réputation de la Finlande internationalement. M. Sipilä nie avoir fait de pression sur Yle.
Des chercheurs politiques, comme M. Railo ou Mme Niemi, s’étonnent que le premier ministre ait agi de façon si peu professionnelle vis-à-vis des médias.
Au printemps dernier, Yle avait restreint les émissions concernant les placements de M. Sipilä
Des journalistes, conscients du fait que des pressions de la part des hommes politiques existent depuis toujours, expriment leur souci sur le fait de savoir si Yle ne serait pas en train de céder devant les pressions.
En mars, Yle a restreint des émissions qui auraient évoqué les actions de M. Sipilä, et l’éventualité qu’il ait fait un arrangement qui lui permette de reporter l’imposition de ses dividendes.
M. Jääskeläinen affirme qu’Yle n’a pas cédé sous des pressions politiques concernant notamment son financement. Selon lui, il n’a pas été interdit d’évoquer les arrangements de M. Sipilä concernant ses revenus de capitaux.
« Le pouvoir d’un Premier ministre réside dans le calme » HS
Helsingin Sanomat publie un billet d’Unto Hämäläinen, qui estime que les réactions et commentaires répétés sur un même sujet de la part d’une personne au pouvoir peuvent être considérés comme de la pression.
M. Hämäläinen qui a suivi comme journaliste l’action de douze Premiers ministres de suite, constate que ce n’est pas la première fois qu’un chef du gouvernement réagit auprès des médias. Il dit qu’il se demande si le Premier ministre actuel a le même genre de réactions vis-à-vis des hauts fonctionnaires, des dirigeants syndicalistes, ou d’autres hommes politiques ?
Pour M. Hämäläinen, en Finlande, le Premier ministre a beaucoup de pouvoir : suffisamment pour se permettre de maintenir son calme.
M. Hämäläinen rend également en compte d’un article de Suomen Kuvalehti selon lequel M. Sipilä a loué 14 fois un avion privé qu’il a piloté lui-même, pour des déplacements de travail. M. Sipilä s’est chargé lui-même d’en payer les frais. M. Hämäläinen ne trouve pas cela justifié et estime qu’il faut bien qu’un Premier ministre s’habitue à ce que les fonctions de l’Etat soient gérés par les moyens de l’Etat et souligne que la Finlande peut se permetre de payer les déplacements du Premier ministre, même en avion.
SK relève que selon le secrétariat du Premier ministre, la plupart de ces vols ont été vers des destinations en Finlande, mais quelques uns à l’étranger, y compris à Oulan-Bator.
HS/A8, SK/20-23
« Le Président Hollande n’est pas candidat pour un second mandat » HS
La Finlande lance une campagne pour diminuer le nombre d’arrivants
Le ministère des Affaires étrangères publie des annonces sur des réseaux sociaux en Irak, Afghanistan et Somalie
Le ministère des Affaires étrangères a lancé une campagne pour décourager ceux qui envisageraient de partir comme migrant ou réfugié pour la Finlande. Son but est de rappeler qu’il n’est pas facile d’obtenir l’asile en Finlande.
La campagne, qui se fait notamment sur Facebook et WhatsApp, cible ses messages vers les pays de départ des demandeurs d’asile, et notamment l’Irak, l’Afghanistan et la Somalie.
Le ministère a demandé à des demandeurs d’asile déjà en Finlande de participer à la campagne en faisant part de leurs expériences concernant la Finlande, les Finlandais et le processus de demande d’asile.
Selon le ministère, la campagne est destinée à ceux qui ont le choix, afin que la décision de partir puisse être basée sur des informations valables. Le ministère constate qu’il y a également des personnes qui n’ont pas le choix de rester dans leur pays d’origine.
Le Parlement a prévu 230 000 euros pour la campagne réalisée par le groupe de consultants Dingle.
Deux Irakiens poursuivis pour des actes commis en Irak
Deux Irakiens arrivés en Finlande seront poursuivis en justice pour meurtres dans un but terroriste, pour crime de guerre, pour contribution à un crime de guerre et pour violence aggravée dans un but terroriste, pour des actes commis à Camp Spêicher en Irak, en juin 2014.
Le Premier ministre russe, M. Medvedev, se rendra à Oulu, le 9 décembre, à l’invitation de son homologue finlandais, M. Sipilä.
Outre les relations bilatérales et les questions d’actualité internationale, devra être évoqué le rapport de MM. Lipponen et Svento sur le projet de câble haut débit de l’Océan arctique à la mer Baltique
Selon Helsingin Sanomat, la Commission européenne a présenté mercredi son paquet de plus de mille pages sur la politique climatique et énergétique afin de développer le marché énergétique des pays membres et de réduire les fuites des gaz à effet de serre.
Dans son communiqué, le gouvernement finlandais déclare que la proposition de la Commission est « favorable du point de vue finlandais ». En même temps les organisations environnementales ont vigoureusement rejeté le paquet à Bruxelles.
Le Parlement finlandais a débattu mercredi la stratégie énergétique et climatique du gouvernement. Les députés de l’Alliance verte et de l’Alliance des gauches ont critiqué l’objectif d’augmenter l’usage du bois et de la tourbe dans la production de l’énergie.
Helsingin Sanomat rapporte que la Commission européenne propose aux Etats membres l’approfondissement de la coopération de défense. La Commission souhaite investir 90 millions d’euros dans un fonds d’études de la défense d’ici 2020.
Les projets ont été présentés hier à Bruxelles par le haut représentant Mme Mogherini, M. Katainen, vice-président de la Commission, et Mme Bieńkowska, commissaire chargée du marché intérieur et de l’industrie.
M. Katainen souligne qu’il s’agit d’une coopération volontaire des pays membres. « Aucun pays membre n’est obligé d’augmenter son budget de défense. »
Une période sinistre qui dure depuis huit ans
Helsingin Sanomat relève que selon les statistiques, la période la plus dure dans l’histoire des exportations finlandaises a commencé en 2008 et a donc duré huit ans.
Les chiffres sur les exportations industrielles ne disent pas toute la vérité. En 2015, la valeur des exportations des biens de consommation a été de 54 milliards d’euros et celle des services de 23 milliards d’euros.
Selon Aki Kangasharju, économiste principal de la banque Nordea, les exportations devraient augmenter de 18 % pour atteindre le même niveau qu’en 2008.
Le conseil municipal d’Helsinki a rejeté le projet Guggenheim
Helsingin Sanomat relève que le conseil municipal d’Helsinki, qui s’est réuni mercredi soir pendant plus de cinq heures, a rejeté le Musée Guggenheim par 53 voix contre 32.
Le vote a divisé surtout les groupes de l’Alliance verte (10 conseillers municipaux ont voté pour, 8 contre), du Rassemblement national (12 pour, 9 contre) et du Parti suédois (2 pour, 3 contre). Tout le groupe de l‘Alliance des gauches (11 conseillers municipaux) a voté contre, tous les trois centristes ont voté pour. 12 conseillers municipaux du PSD ont voté contre et 3 pour.
HS/A2, A19-20
Affaire du conflit d’intérêts du Premier ministre
Le Premier ministre, M. Sipilä, a dû s’expliquer, hier, concernant la vingtaine de méls envoyés à des journalistes d’Yle, y compris au directeur général, M. Atte Jääskeläinen. Sa réaction a suscité la question de savoir s’il souhaitait faire pression sur Yle. Aujourd’hui, il le nie, toute en exprimant son mécontentement sur le fait qu’il n’a pas eu l’occasion de commenter la nouvelle avant qu’Yle la publie. Kansan Uutiset, organe de l’Alliance des gauches, qui avait publié sur l’affaire un peu avant, lui a gardé la possibilité de commenter. Le délai donné par Yle, n’était pas suffisant, selon lui.
Il rejette vigoureusement l’idée qu’il ait eu l’intention d’intervenir sur les choix rédactionnels d’Yle.
M. Sipilä admet qu’il a réagi de façon émotionnelle et que le fait que sa famille ait été évoquée, est pour lui un point sensible.
Selon Suomen Kuvalehti, Yle a suspendu des émissions sur ce sujet et donné un avertissement à un journaliste, Ruben Stiller. L’avertissement a été ensuite annulé.
Le rédacteur-en-chef d’Yle, M. Jääskeläinen estime que dans les critiques de M. Sipilä, il ne s’est pas agi d’une tentative de faire pression sur Yle. Pour lui, Yle n’a pas cédé devant la réaction du Premier ministre.
Organiser les législatives et les européennes en même temps irait peut-être à l’encontre de la Constitution
Helsingin Sanomat relève que la plupart des secrétaires des partis politiques seraient d’accord pour organiser les législatives et les élections européennes en même temps en juin 2019 (au lieu d’avril et juin).
Pour l’Etat, cela engendrerait des économies, l’organisation des élections coûtant environ 15 millions d’euros, selon le ministère de la Justice.
Le problème posé par cet arrangement est que la législature devrait être prolongée de six semaines, ce qui nécessiterait de consulter la commission des lois constitutionnelles. HS/A15
Ecole - Criminalité
La police enquête sur un soupçon de menace d’une attaque
La police est en train d’enquêter sur une éventuelle menace contre une école à Riihimäki. Trois jeunes filles mineures ont été arrêtées, et deux d’entre elles sont incarcérées pour soupçon de préparation d’un crime aggravé. Selon la police, il se serait agi d’une attaque dans une école.