Source: http://jesusmarie.free.fr/1a2ae_q083.htm
Timestamp: 2017-10-18 20:21:55+00:00
Document Index: 4709168

Matched Legal Cases: ['art. 3', 'art. 1', 'art. 3', 'art. 3', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1']

Question 83 : Du sujet du péché originel
Nous avons maintenant à nous occuper du sujet du péché originel. — A cet égard quatre questions se présentent : 1° Le péché originel est-il dans la chair plus qu’il n’est dans l’âme ? (Cet article et ceux qui suivent sont une conséquence de ce qui a été établi dans les questions précédentes.) — 2° Est-il dans l’essence de l’âme ou dans ses facultés ? (Le péché originel existe dans l’essence de l’âme, comme la grâce habituelle doit y résider. Il se trouve dans les puissances ou les facultés en raison de ses propriétés ou de ses effets, comme la grâce habituelle réside elle-même dans les puissances selon les propriétés qui découlent d’elle.) — 3° Corrompt-il la volonté avant de corrompre les autres facultés ? — 4° Y a-t-il des puissances de l’âme qu’il souille spécialement, telles que la puissance générative, l’appétit concupiscible et le sens du tact ?
Article 1 : Le péché originel existe-t-il dans la chair plus que dans l’âme ?
Objection N°1. Il semble que le péché originel existe dans la chair plus que dans l’âme. Car la lutte de la chair contre l’esprit vient de la corruption du péché originel. Or, la racine de cette opposition réside dans la chair ; car l’Apôtre dit (Rom., 7, 23) : Je vois dans mes membres une autre loi qui combat la loi de mon esprit. Donc le péché originel consiste principalement dans la chair.
Réponse à l’objection N°1 : Comme le dit saint Augustin (Retr., liv. 1, chap. 26), l’Apôtre parle en cet endroit de l’homme déjà racheté qui a été délivré de la faute, mais qui est encore soumis à la peine, en raison de laquelle il est dit que le péché habite dans la chair. Il ne suit donc pas de là que la chair soit le sujet de la faute, mais il en résulte seulement qu’elle est le sujet de la peine.
Objection N°2. Une chose existe plutôt dans sa cause que dans son effet. Ainsi la chaleur se trouve dans le feu qui échauffe plutôt que dans l’eau qui est échauffée. Or, l’âme contracte la souillure du péché originel par la génération de la chair. Donc le péché originel existe dans la chair plus que dans l’âme.
Réponse à l’objection N°2 : Le péché originel vient du sang, comme de sa cause instrumentale. Mais il n’est pas nécessaire qu’une chose existe dans sa cause instrumentale plus que dans son effet ; seulement il faut qu’elle existe davantage dans sa cause principale. Et c’est ainsi que le péché originel a été dans Adam d’une manière plus grave que dans ses descendants, puisqu’il y a été à l’état de péché actuel.
Objection N°3. Notre premier père nous transmet le péché originel, parce que nous avons été en lui sous le rapport de la génération. Or, ce n’est pas l’âme, mais c’est la chair seule qui a été en lui de la sorte. Donc le péché originel n’existe pas dans l’âme, mais dans la chair.
Réponse à l’objection N°3 : L’âme de l’enfant qui naît n’a pas été séminale ment dans Adam prévaricateur, comme dans son principe efficient, mais comme dans le principe qui a préparé sa production ; parce que le sang qui vient d’Adam ne produit pas par sa vertu l’âme raisonnable, mais il est une disposition à sa création.
Objection N°4. L’âme raisonnable est créée de Dieu et unie au corps. Si donc le péché originel souillait l’âme, il s’ensuivrait qu’elle aurait été souillée par le fait de sa création et de son union avec le corps, et par conséquent Dieu serait la cause du péché, puisqu’il est l’auteur de la création de l’âme et de son union avec le corps.
Réponse à l’objection N°4 : La souillure du péché originel n’est nullement produite par Dieu, mais elle vient uniquement du péché du premier homme par la génération charnelle. C’est pourquoi, la création n’impliquant que le rapport de l’âme avec Dieu, on ne peut pas dire que l’âme soit souillée par suite de sa création. Mais son union ou son infusion se rapportant tout à la fois à Dieu qui en est le principe et à la chair qui en est le terme ; il s’ensuit que, par rapport à Dieu, on ne peut pas dire que l’âme soit souillée par cette opération, elle ne peut l’être que par rapport au corps dans la société duquel elle entre.
Objection N°5. Aucun homme sage ne verserait une liqueur précieuse dans un vase souillé, du moment qu’il saurait que la liqueur serait gâtée elle-même. Or, l’âme raisonnable est plus précieuse qu’une liqueur quelle qu’elle soit. Par conséquent si l’âme par suite de son union avec le corps pouvait contracter la souillure du péché originel, Dieu, qui est la sagesse elle-même, ne la placerait pas dans le corps pour l’animer. Puisqu’il l’y place, la chair ne la souille donc pas, et par conséquent le péché originel n’existe pas dans l’âme, mais dans la chair.
Réponse à l’objection N°5 : Le bien général l’emporte sur le bien particulier. Par conséquent, l’ordre universel exigeant que telle âme anime tel corps, Dieu dans sa sagesse n’y déroge pas pour éviter la souillure particulière qui doit s’attacher à l’âme, surtout quand on observe que cette âme est de telle nature qu’elle ne peut commencer à exister que dans un corps, ainsi que nous l’avons vu (1a pars, quest. 118, art. 3). D’ailleurs il lui vaut mieux d’exister ainsi dans cet état que de n’exister d’aucune manière ; surtout puisqu’elle peut échapper à la damnation par la grâce.
Mais c’est le contraire. Le sujet de la vertu est le même que le sujet du vice ou du péché qui lui est contraire. Or, la chair ne peut pas être le sujet de la vertu. Car l’Apôtre dit (Rom., 7, 18) : Je sais que le bien ne se trouve pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Donc la chair ne peut pas être le sujet du péché originel, mais il n’y a que l’âme qui le soit.
Conclusion Puisque le péché originel est une faute, il ne peut exister subjectivement que dans l’âme qui est seule le sujet de la vertu et du vice mais il existe dans Adam comme dans sa cause principale, et il existe dans la chair et le sang comme dans l’instrument.
Il faut répondre qu’une chose peut être dans une autre de deux manières. Elle peut y être : 1° comme dans sa cause principale ou instrumentale ; 2° comme dans son sujet. Le péché originel de tous les hommes a donc été dans Adam, comme dans sa première cause principale, suivant cette expression de l’Apôtre (Rom., 5, 12) : C’est en lui que tous ont péché. Il est dans le sang, comme dans sa cause instrumentale, parce que c’est par la vertu active du sang qu’il passe dans les enfants simultanément avec la nature humaine. Mais subjectivement le péché originel ne peut exister d’aucune manière dans la chair, il n’existe que dans l’âme. La raison en est que, comme nous l’avons dit (quest. 81, art. 1), le péché originel est passé de la volonté du premier homme dans ses descendants par le mouvement de la génération, comme la volonté d’un individu étend le péché actuel aux autres parties de lui-même. Il est à remarquer que dans cette dernière circonstance, toutes les parties de l’individu qui sont soumises au mouvement de la volonté et qui peuvent participer de quelque manière à son péché, soit à titre de sujet, soit à titre d’instrument, sont coupables. C’est ainsi que dans l’acte de gourmandise, l’appétit concupiscible qui désire la nourriture, la main qui la saisit, la bouche qui la reçoit, sont portés au mal par la volonté et sont des instruments du péché. Quant aux conséquences du péché qui atteignent la puissance nutritive de l’âme et les organes intérieurs du corps qui ne sont pas naturellement placés sous l’empire de la volonté, il n’y a rien en cela de criminel. Ainsi donc puisque l’âme peut être le sujet de la faute, tandis que la chair n’a pas d’elle-même ce qu’il faut pour remplir ce rôle, toutes les suites du premier péché qui touchent à l’âme ont la nature d’une faute, au lieu que toutes celles qui touchent à la chair ont la nature non d’un péché, mais d’une peine. Par conséquent c’est l’âme et non la chair qui est le sujet du péché originel.
Article 2 : Le péché originel existe-t-il dans l’essence de l’âme avant d’être dans ses facultés ?
Objection N°1. Il semble que le péché originel n’existe pas dans l’essence de l’âme avant d’être dans ses facultés. Car l’âme est naturellement apte à être le sujet du péché, relativement à ce qui peut être mû par la volonté. Or, l’âme n’est pas mue par la volonté selon son essence, mais seulement selon ses facultés. Donc le péché originel n’existe pas dans l’âme selon son essence, mais seulement selon ses facultés.
Réponse à l’objection N°1 : Comme le mouvement de notre volonté se rapporte, aux puissances de l’âme et non à l’essence elle-même ; de même le mouvement de la volonté de notre premier père arrive par voie de génération à l’essence de notre âme avant que de toucher à ses puissances (L’âme n’est pas mue par sa propre volonté selon son essence, mais elle peut l’être par la volonté du premier homme.), comme nous l’avons dit (dans le corps de l’article.).
Objection N°2. Le péché originel est opposé à la justice originelle. Or, la justice originelle était dans la puissance de l’âme qui est le sujet de la vertu. Donc le péché originel est dans une puissance de l’âme plutôt que dans son essence.
Réponse à l’objection N°2 : La justice originelle appartenait primordialement à l’essence de l’âme. En effet, c’était un don que Dieu avait fait à la nature humaine à laquelle l’essence de l’âme se rapporte plutôt que ses facultés. Car les facultés paraissent appartenir plutôt à la personne, parce qu’elles sont les principes des actes personnels. C’est pourquoi elles sont les sujets propres des péchés actuels qui sont des péchés personnels.
Objection N°3. Comme le péché originel vient de la chair à l’âme, de même il vient de l’essence de l’âme à ses puissances. Or, le péché originel existe dans l’âme plus que dans la chair. Donc il existe plus dans les puissances de l’âme que dans son essence.
Réponse à l’objection N°3 : Le corps est à l’âme ce que la matière est à la forme. Quoique la forme soit postérieure à la matière dans l’ordre de la génération, cependant elle a sur elle la priorité dans l’ordre de la perfection et de la nature. Mais l’essence de l’âme est à ses puissances ce que les sujets sont aux accidents qui leur sont propres, et ces accidents sont postérieurs à leur sujet dans l’ordre de génération et dans l’ordre de perfection. Il n’y a donc pas de parité.
Objection N°4. Le péché originel est la concupiscence, comme nous l’avons dit (quest. 82, art. 3). Or, la concupiscence existe dans les puissances de l’âme. Donc le péché originel aussi.
Réponse à l’objection N°4 : La concupiscence se rapporte matériellement au péché originel, et elle n’en est qu’une suite, comme nous l’avons dit (quest. 82, art. 3).
Mais c’est le contraire. On dit que le péché d’origine est le péché de nature, comme nous l’avons vu (quest. 81, art. 1). Or, l’âme est la forme et la nature du corps selon son essence et non selon ses puissances, comme nous l’avons dit (1a pars, quest. 76, art. 1). Donc l’âme est le sujet du péché originel principalement selon son essence.
Conclusion Puisque l’âme est la chose première que l’origine atteint dans son essence comme le terme de la génération, elle est le premier sujet du péché originel.
Il faut répondre que dans l’âme le sujet principal d’un péché est la partie à laquelle appartient directement la cause motrice de ce péché. Par exemple, si la cause qui nous porte à pécher est la délectation sensuelle qui appartient à l’appétit concupiscible, comme son objet propre, il s’ensuit que l’appétit concupiscible est le sujet propre de ce péché. Or, il est évident que le péché originel a l’origine pour cause ; par conséquent la partie de l’âme que l’origine humaine atteint la première est le premier sujet de cette faute. L’origine atteignant l’âme, comme terme de la génération, selon qu’elle est la forme du corps, ce qui lui convient selon sa propre essence, ainsi que nous l’avons vu (1a pars, quest. 66, art. 1), il en résulte que l’âme est selon son essence le sujet premier du péché originel.
Article 3 : Le péché originel souille-t-elle la volonté avant de souiller les autres puissances ?
Objection N°1. Il semble que le péché originel ne souille pas la volonté avant de souiller les autres puissances. Car tout péché appartient principalement à la puissance dont l’acte le produit. Or, le péché originel est produit par l’acte de la puissance génératrice. Donc c’est surtout à cette puissance qu’il paraît appartenir.
Réponse à l’objection N°1 : Le péché originel n’est pas produit dans l’homme par la puissance générative de l’enfant, mais par l’acte de la puissance générative du père. Il n’est donc pas nécessaire que la puissance générative de l’enfant en soit le premier sujet.
Objection N°2. Le péché originel est transmis par le sang. Or, il y a d’autres puissances de l’âme qui sont plus rapprochées de la chair que la volonté, comme cela est évident pour toutes les puissances sensitives qui se servent d’un organe corporel. Donc le péché originel existe plutôt en elles que dans la volonté.
Réponse à l’objection N°2 : Le péché originel renferme deux mouvements : l’un va de la chair à l’âme ; l’autre de l’essence de l’âme à ses facultés. Le premier de ces mouvements est selon l’ordre de génération, le second selon l’ordre de perfection. C’est pourquoi, bien que les autres puissances, comme les puissances sensitives, soient plus rapprochées de la chair, néanmoins la volonté se trouvant, à titre de puissance supérieure, plus proche de l’essence de l’âme, la tache du péché originel l’atteint avant toutes les autres.
Objection N°3. L’entendement est avant la volonté, car la volonté a pour objet le bien perçu. Si donc le péché originel souille toutes les puissances de l’âme il semble qu’il souille l’entendement avant toutes les autres, comme étant la première de toutes.
Réponse à l’objection N°3 : L’entendement précède d’une manière la volonté en ce sens qu’il lui propose son objet ; mais sous un autre rapport la volonté précède l’entendement, quand il s’agit d’imprimer un mouvement pour agir, et c’est cette impulsion qui appartient au péché.
Mais c’est le contraire. La justice originelle se rapporte avant tout à la volonté, puisque saint Anselme la définit : la droiture de la volonté (Lib. de conc. virg., chap. 3). Donc le péché originel qui lui est contraire se rapporte avant tout à cette faculté.
Conclusion Puisque la volonté est la racine première du mérite et du démérite, le péché originel, considéré selon l’inclination qui nous pousse au péché, se rapporte à la volonté immédiatement après l’essence de l’âme qui est son premier sujet.
Il faut répondre que dans la tache du péché originel il y a deux choses à considérer : 1° Son adhérence au sujet ; sous ce rapport il touche avant tout à l’essence de l’âme, comme nous l’avons vu (art. préc.). 2° Il faut considérer son inclination à l’acte du péché. A ce point de vue il se rapporte aux puissances de l’âme. Il faut donc qu’il se rapporte avant tout à la puissance qui est la première portée à pécher, et c’est la volonté (Il est en effet démontré par l’expérience que l’homme est ordinairement droit dans son intelligence, mais qu’il ne l’est pas dans sa volonté. Quand l’intelligence s’égare, c’est toujours volonté qui est cause de son égarement.), comme nous l’avons dit (quest. 74, art. 1 et 2). Par conséquent le péché originel se rapporte tout d’abord à cette faculté.
Article 4 : La puissance générative, l’appétit concupiscible et le tact sont-ils plus souillés que les autres puissances de l’âme ?
Objection N°1. Il semble que les puissances précitées ne soient pas plus souillées que les autres. Car la tache du péché originel paraît surtout appartenir à cette partie de l’âme qui peut être avant tout le sujet du péché. Or, telle est la partie raisonnable et surtout la volonté. Donc c’est la volonté qui est la faculté la plus souillée par le péché originel.
Réponse à l’objection N°1 : Le péché originel, selon qu’il incline aux péchés actuels, appartient principalement à la volonté, comme nous l’avons vu (art. préc.) ; mais, selon qu’il est transmis du père aux enfants, il appartient d’une manière prochaine aux puissances que l’on vient d’énumérer, tandis qu’il ne se rapporte à la volonté que d’une manière éloignée.
Objection N°2. Une puissance de l’âme n’est souillée par une faute qu’autant qu’elle peut obéir à la raison. Or, la puissance générative ne peut pas lui obéir, comme le dit Aristote (Eth., liv. 1, chap. ult.). Donc ce n’est pas cette puissance qui a été le plus souillée par le péché originel.
Réponse à l’objection N°2 : La souillure du péché actuel n’appartient qu’aux puissances qui sont mues par la volonté de celui qui pèche ; mais la tache du péché originel ne vient pas de la volonté de celui qui la contracte, elle est produite par l’origine de sa nature, et c’est à cela que sert la puissance générative. C’est pour ce motif que cette tache réside en elle.
Objection N°3. La vue est le sens le plus spirituel et celui qui approche le plus de la raison, parce qu’il montre dans les objets une foule de différences, comme l’observe Aristote (Met., liv. 1, chap. 1). Or, la souillure du péché existe tout d’abord dans la raison. Donc la vue a été plus souillée que le tact.
Réponse à l’objection N°3 : La vue n’appartient pas à l’acte de la génération, sinon comme disposition éloignée, en ce sens que la vue perçoit ce qui excite la concupiscence. Mais, la délectation se consomme par le tact, et c’est pour cela qu’on attribue cette souillure au tact plutôt qu’à la vue.
Mais c’est le contraire. Saint Augustin dit (De civ. Dei, liv. 14, chap. 16 et suiv.) que la tache du péché originel se montre surtout dans le mouvement des organes générateurs, qui n’est pas soumis à la raison. Or, ces organes servent la puissance générative dans l’union des sexes, où il y a une délectation qui résulte du tact et qui excite tout particulièrement la concupiscence. Donc la souillure du péché originel appartient surtout à ces trois choses : à la puissance générative, à l’appétit concupiscible et au tact.
Conclusion Quoique toutes les puissances de l’âme soient souillées par le péché originel, cependant la puissance générative, l’appétit concupiscible et le tact sont des puissances plus souillées que les autres, parce qu’elles concourent à l’acte par lequel la tache se transmet.
Il faut répondre qu’on a coutume de donner le nom d’infection, principalement à la corruption qui est de nature à se transmettre. Ainsi on appelle infection les maladies contagieuses, comme la lèpre, la teigne, etc. La corruption du péché originel se transmettant par l’acte de la génération, ainsi que nous l’avons dit (quest. 81, art. 1), il s’ensuit que les puissances qui concourent à la production de cet acte sont celles qui sont le plus infectées. Or, cet acte est soumis à la puissance générative, puisqu’elle a la génération pour but ; il a en soi la délectation du tact, qui est le principal objet de l’appétit concupiscible. C’est pourquoi, bien qu’on dise que toutes les parties de l’âme ont été corrompues par le péché originel, néanmoins on regarde ces trois puissances comme ayant été tout particulièrement souillées et infectées.