Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/gemcitabine-38mg-ml-ebw-pdr-1g-1-204414
Timestamp: 2019-03-22 02:57:39+00:00
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GEMCITABINE 38MG/ML EBW PDR 1G 1 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
GEMCITABINE 38MG/ML EBW PDR 1G 1
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La gemcitabine est indiquée dans le traitement des patients atteints :
- de cancer bronchique non à petites cellules, localement avancé ou métastatique,
- d'adénocarcinome du pancréas localement avancé ou métastatique,
- de cancer de la vessie, au stade invasif,
- de cancer du sein métastatique, en rechute après une chimiothérapie adjuvante/néoadjuvante, en association au paclitaxel. La chimiothérapie antérieure doit avoir comporté une anthracycline sauf si celle-ci est cliniquement contre-indiquée.
CANCER BRONCHIQUE NON A PETITES CELLULES :
- En monochimiothérapie :
. La gemcitabine en association avec le cisplatine peut être administrée selon deux schémas posologiques ; l'un est basé sur des cycles de trois semaines, l'autre sur des cycles de quatre semaines.
. Le cycle de quatre semaines comprend une administration de 1000 mg/m² de gemcitabine en perfusion intraveineuse de 30 minutes, les Jours 1, 8 et 15 suivie d'une semaine de repos pour un cycle de 28 jours. Ce cycle de quatre semaines sera alors renouvelé. Une réduction ou un report de la dose avant chaque administration de la chimiothérapie pourra être envisagé en fonction de la tolérance individuelle des patients.
ADENOCARCINOME DU PANCREAS :
La dose recommandée est de 1000 mg/m², administrée en perfusion IV de 30 minutes. L'administration doit être répétée une fois par semaine pendant 7 semaines consécutives suivies d'une semaine de repos. Puis, à partir du cycle suivant, l'administration doit être répétée une fois par semaine pendant 3 semaines consécutives suivie d'une semaine de repos. Les doses pourront être réduites avant chaque administration de la chimiothérapie, en fonction de la tolérance individuelle des patients à la gemcitabine.
CANCER DE LA VESSIE, AU STADE INVASIF :
. La dose recommandée de gemcitabine, en association avec le cisplatine, est de 1000 mg/m² en perfusion intraveineuse de 30 minutes, les Jours 1, 8 et 15 suivie d'une semaine de repos pour un cycle de 28 jours. Le cisplatine est donné à la dose recommandée de 70 mg/m² à J2. Ce cycle de quatre semaines sera alors renouvelé. Une réduction ou un report de la dose avant chaque administration de la chimiothérapie pourra être envisagé en fonction de la tolérance individuelle des patients.
. Dans une étude clinique, en association au cisplatine à la dose de 100 mg/m², la myélosuppression a été plus importante.
Utilisation en association avec le paclitaxel :
QUELLE QUE SOIT L'INDICATION :
Les patients recevant de la gemcitabine doivent être soumis, avant chaque administration, à une surveillance hématologique : numération formule sanguine et plaquettes. Si nécessaire, la dose de gemcitabine sera adaptée comme indiqué ci-dessous.
Nombre absolu de granulocytes x 10puissance6/L Nombre de plaquettes x 10puissance6/L : % de la dose totale.
. > 1000 et > 100000 : 100.
. 500-1000 ou 50000-100000 : 75.
. < 500 ou < 50000 : 0.
Un examen clinique et des contrôles périodiques des fonctions hépatique et rénale devront être faits afin de détecter une toxicité non hématologique. Les doses pourront être réduites avant chaque administration de la chimiothérapie, en fonction de la tolérance individuelle des patients.
La gemcitabine a été étudiée chez les enfants dans des études limitées de phase I et de phase II dans différents types de tumeur. Les données de ces études ne permettent pas de définir le rapport bénéfice/risque et la dose de la gemcitabine chez les enfants.
- Voie intraveineuse pour perfusion.
- Après reconstitution, la solution est incolore ou légèrement jaune.
- La gemcitabine est bien tolérée au cours de la perfusion et est généralement facile à administrer. Les cas de réaction au site de l'injection sont rares ; aucun cas de nécrose cutanée n'a été rapporté.
- Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
- Après reconstitution :
- La gemcitabine s'est avérée mutagène dans un test de mutation génétique in vitro et dans un test des micronoyaux sur moelle osseuse in vivo. Il n'existe pas d'études de longue durée menées chez l'animal pour évaluer le potentiel cancérogène de la gemcitabine.
- Les études de la toxicité sur la reproduction menées dans plusieurs espèces ont montré des effets tératogènes et foetotoxiques (fentes palatines, fusion de l'artère pulmonaire, absence de vésicule biliaire, diminution de la viabilité foetale) à des doses inférieures aux doses thérapeutiques humaines. Dans des études concernant la fertilité, la gemcitabine a provoqué une hypospermatogenèse réversible chez les souris mâles. Aucun effet n'a été décelé sur la fertilité des souris femelles.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination : solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%).
- Hypersensibilité connue à la gemcitabine et aux excipients.
- Association concomitante de la gemcitabine et de la radiothérapie, en raison du risque de radiosensibilisation, d'apparition de fibroses pulmonaires et oesophagiennes sévères.
- Association gemcitabine/cisplatine chez l'insuffisant rénal sévère.
- L'utilisation de la gemcitabine devra être évitée chez la femme enceinte ou allaitante : l'innocuité de la gemcitabine chez la femme enceinte n'a pas été établie. Le médicament s'étant révélé embryotoxique, foetotoxique et tératogène dans les expérimentations animales, l'utilisation de la gemcitabine doit être évitée au cours de la grossesse et de l'allaitement à cause du risque potentiel pour le foetus et l'enfant.
- Ce médicament est déconseillé avec les vaccins vivants atténués (sauf anti-amaril), la phénytoïne ou la fosphénytoïne (voir rubrique interactions).
L'innocuité de la gemcitabine chez la femme enceinte n'a pas été établie. Le médicament s'étant révélé embryotoxique, foetotoxique et tératogène dans les expérimentations animales, l'utilisation de la gemcitabine doit être évitée au cours de la grossesse et de l'allaitement à cause du risque potentiel pour le foetus et l'enfant.
- En cas d'utilisation successive, la possibilité de radiosensibilisation grave justifie qu'un intervalle d'au moins 4 semaines sépare la chimiothérapie par la gemcitabine de la radiothérapie. Ce délai peut être raccourci si l'état clinique du patient l'exige.
- Une toxicité accrue a été démontrée en cas d'allongement du temps de perfusion et d'augmentation de la fréquence d'administration.
- Comme d'autres agents cytotoxiques, la gemcitabine peut induire une aplasie médullaire qui se traduit par une anémie, une leucopénie et une thrombocytopénie. Cette thrombocytopénie est souvent sévère et nécessite parfois le recours aux transfusions plaquettaires. Toutefois, la myélosuppression est de courte durée et ne nécessite généralement pas de réduction de la dose et rarement l'arrêt du traitement.
- Hypersensibilité : de rares cas de réaction anaphylactique ont été rapportés.
- Ce médicament est déconseillé avec les vaccins vivants atténués, la phénytoïne ou la fosphénytoïne (voir rubrique interactions).
- Les patients recevant de la gemcitabine doivent faire l'objet d'un suivi attentif. Les paramètres biologiques doivent être contrôlés par un laboratoire d'analyses médicales. Le traitement de l'éventuelle toxicité du médicament peut être requis.
- Le traitement doit être instauré avec prudence chez les patients dont la fonction médullaire est déficiente. Comme pour d'autres cytolytiques, il convient d'envisager la possibilité d'aplasie médullaire cumulée en cas de chimiothérapie combinée ou séquentielle.
- Les patients recevant de la gemcitabine doivent faire l'objet, avant chaque administration, d'un suivi hématologique avec numération formule sanguine et plaquettes. Une suspension ou une modification du traitement doit être envisagée chaque fois qu'une toxicité médullaire induite par le médicament est décelée (voir rubrique posologie et mode d'administration). Les numérations globulaires peuvent continuer à diminuer après l'arrêt du traitement.
- La gemcitabine sera utilisée avec prudence chez les insuffisants hépatiques en l'absence d'étude. Une insuffisance rénale avec une clairance de la créatinine comprise entre 30 ml/mn et 80 ml/mn n'a pas d'effet significatif sur la pharmacocinétique de la gemcitabine.
- L'utilisation de la gemcitabine devra être évitée chez la femme enceinte ou allaitante (voir rubrique grossesse et allaitement).
- Ce médicament contient 0,7 mg de sodium par ml de solution reconstituée. A prendre en compte chez les patients suivants un régime hyposodé strict.
- Enfants : la gemcitabine a été étudiée chez les enfants dans des études limitées de phase I et de phase II dans différents types de tumeur. Les données de ces études ne permettent pas de définir le rapport bénéfice/risque et la dose de la gemcitabine chez les enfants.
En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulants est fréquent. La grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulant oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
PRODUIT DONT L'USAGE CONCOMITANT EST CONTRE-INDIQUE :
Vaccin anti-amaril (la fièvre jaune) :
Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle (voir rubrique contre-indications).
PRODUITS DONT L'USAGE CONCOMITANT EST DECONSEILLE :
- Hématologiques :
La gemcitabine peut induire une aplasie médullaire, entraînant une anémie, une leucopénie et une thrombocytopénie. La myélosuppression est généralement modérée, elle est plus prononcée pour la lignée granulocytaire. La thrombocytémie est un autre effet fréquemment rapporté.
- Hépatiques :
Des augmentations des transaminases hépatiques sont observées. Elles sont habituellement faibles, transitoires et ne nécessitent que rarement l'arrêt du traitement. La prudence s'impose toutefois chez les patients dont la fonction hépatique est altérée.
- Oeso-gastro-intestinaux :
Nausées, parfois accompagnées de vomissements. Ces effets secondaires justifient des mesures thérapeutiques dans approximativement 20% des cas, mais n'imposent que rarement la diminution de la dose et sont faciles à traiter par les anti-émétiques classiques. Diarrhées, toxicité buccale à type de mucite.
- Pulmonaires :
. Dans les heures qui suivent l'injection de gemcitabine, les patients peuvent présenter une dyspnée qui est généralement d'intensité faible et de courte durée. Elle nécessite rarement une réduction de la posologie et disparaît habituellement sans traitement spécifique. Son mécanisme est inconnu et sa relation avec la gemcitabine n'est pas claire.
. Des cas d'oedème pulmonaire, de pneumopathies interstitielles et de syndrome de détresse respiratoire de l'adulte (SDRA), d'étiologie inconnue ont été rapportés au cours du traitement par gemcitabine. Dès leur survenue, l'arrêt de la gemcitabine doit être envisagé.
- Rénaux :
. Une protéinurie et une hématurie modérées surviennent chez près de la moitié des patients, mais sont rarement significatives sur le plan clinique ; elles ne sont habituellement pas associées à des modifications de la créatinine sérique ou de l'urémie. On a cependant rapporté quelques cas d'insuffisance rénale d'étiologie incertaine.
. Aucune toxicité rénale cumulative n'a été observée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Des manifestations cliniques compatibles avec un syndrome hémolytique et urémique ont été rapportées chez les patients recevant de la gemcitabine. Le traitement par gemcitabine doit être interrompu dès les premiers signes d'anémie hémolytique micro-angiopathique tels qu'une chute brutale de l'hémoglobine avec thrombocytopénie concomitante, élévation de la bilirubine sérique, de la créatinine sérique, de l'urée sanguine ou de la LDH. L'insuffisance rénale peut ne pas être réversible même à l'arrêt du traitement et une dialyse peut être nécessaire.
- Allergiques :
. Des éruptions peuvent survenir et s'accompagner de prurit. L'éruption est habituellement faible, ne nécessite pas de réduction posologique et répond à un traitement local. Une desquamation, une vésiculation et une ulcération sont des effets secondaires rapportés occasionnellement.
. Un bronchospasme a parfois été rapporté. Ce bronchospasme est habituellement d'intensité modérée et passager, mais il peut requérir un traitement parentéral. La gemcitabine ne doit pas être administrée aux patients ayant une hypersensibilité connue à ce produit. De rares cas de réaction anaphylactique ont été rapportés.
- Cardiaques :
. Des cas d'infarctus du myocarde, d'insuffisance cardiaque congestive et d'arythmie ont été observés.
. On a rapporté quelques cas d'hypotension.
- Cutanés :
Des manifestations cutanéo-musculaires sévères à type de dermato-polymyosite, au niveau du site antérieurement irradié, ont été rapportées après administration successive de radiothérapie et gemcitabine.
. Un syndrome grippal rarement sévère peut survenir. Il est généralement de courte durée et nécessite rarement une diminution de la posologie. Fièvre, céphalées, dorsalgie, frissons, myalgies, asthénie et anorexie sont les symptômes les plus communément rapportés.
. De même, une toux, une rhinite, des malaises, des sueurs et une insomnie sont couramment signalés. La fièvre et l'asthénie sont également rapportées comme symptômes isolés. Le mécanisme à la base de cette toxicité est inconnu. Le paracétamol peut en atténuer les symptômes.
. Oedème périphérique, très rarement oedème facial. L'oedème périphérique est habituellement modéré et n'impose que rarement une réduction de la posologie, mais peut être douloureux ; il est généralement réversible après l'arrêt de la gemcitabine. Le mécanisme à la base de cette toxicité est inconnu. Il n'y a aucune association avec des signes d'insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale.
. Les effets secondaires suivants sont aussi couramment rapportés : alopécie (en général minime), somnolence.
- Il n'y a pas d'antidote connu à la gemcitabine. Des doses uniques allant jusqu'à 5,7 g/m² ont fait l'objet de perfusion IV en 30 minutes toutes les deux semaines avec une toxicité acceptable sur le plan clinique.
- Si on suspecte un surdosage, le patient fera l'objet d'un suivi comprenant les numérations globulaires appropriées et recevra, si nécessaire, un traitement d'appoint.