Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/amiodarone-200mg-actavis-cpr-sec30-219679
Timestamp: 2019-03-21 00:28:33+00:00
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AMIODARONE 200MG ACTAVIS CPR SEC30 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
AMIODARONE 200MG ACTAVIS CPR SEC30
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troubles conductifs de haut degré non appareillés;
hypersensibilité connue à l'iode ou à l'amiodarone;
les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse;
associations avec les médicaments donnant des torsades de pointes:
L'association avec les bêta-bloquants autres que le sotalol (association contre-indiquée) et l'esmolol (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), le vérapamil et le diltiazem (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) ne sera envisagée que dans la prévention des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital.
Perturbations électrolytiques, en particulier hypokaliémie: il est important de prendre en compte les situations pouvant être associées à une hypokaliémie, cette dernière pouvant favoriser la survenue d'effets proarythmiques.
L'amiodarone peut entraîner des anomalies thyroïdiennes(voir rubrique Effets indésirables).
La surveillance régulière de la fonction hépatique (transaminases) est utile au dépistage des hépatopathies de l'amiodarone (voir rubrique Effets indésirables).
En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne "dissociée" (augmentation de T4,T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du traitement.
Les hypothyroïdies revêtent une forme classique: prise de poids, apathie, somnolence; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois; cet arrêt n'est pas impératif: si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L-thyroxine, la TSH constituant un guide posologique.
L'administration prolongée d'amiodarone peut être à l'origine de neuropathies périphériques sensitives, motrices ou mixtes et de myopathies. Elles peuvent survenir seulement après quelques mois de traitement mais parfois après plusieurs années de traitement. Elles sont généralement réversibles à l'arrêt du traitement. Cependant, cette récupération peut être incomplète, très lente et ne se manifester que plusieurs mois après l'arrêt du traitement.
Autres troubles rapportés: tremblements ou autres symptômes extrapyramidaux, ataxie cérébelleuse, hypertension intracrânienne bénigne exceptionnelle, troubles du sommeil dont cauchemars.
Hépatopathie aiguë exceptionnelle (quelques cas isolés) avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement.
De rares cas d'hépatopathie chronique lors des traitements prolongés. L'histologie est celle d'une hépatite pseudo-alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique. Une hypertransaminasémie, même modérée, survenant après un traitement de plus de 6 mois doit faire évoquer le diagnostic d'hépatopathie chronique. Les troubles cliniques et biologiques régressent habituellement après arrêt du traitement. Quelques cas d'évolution irréversible ont été rapportés.
Troubles digestifs bénins (nausées, vomissements, dysgueusie) habituellement contemporains du traitement d'attaque et disparaissant avec la réduction de posologie. Quelques observations d'épididymites ont été rapportées. La relation avec le produit n'apparaît pas établie. Quelques cas d'alopécie ont été observés.
Quelques cas isolés, d'expression diverse, ont été observés dans un contexte évoquant une réaction d'hypersensibilité: vascularite, atteinte rénale avec élévation modérée de la créatinine, thrombopénie.