Source: http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/887-PGP
Timestamp: 2017-04-28 21:38:44+00:00
Document Index: 316878177

Matched Legal Cases: ["l'article 164", "l'article 154", "l'article 200", "l'article 200", 'art. 150', 'art. 150', 'art. 150', "l'article 163", 'art. 150', 'art. 163', 'art. 150', '§ 49', "l'article 168", 'art. 1649', 'art. 1649', "l'article 1649", "l'article 344", "l'article 1649", '§ 300', '§ 45', "l'article 163", "l'article 164", "l'article 167", '§ 80', "l'article 196", "l'article 196", "l'article 196", "l'article 154", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 17", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 154", "l'article 125", "l'article 125", 'art. 154', "l'article 244"]

BOI-IR-BASE-20-20-20160613
Version en vigueur du 13/06/16 à aujourd'hui. Version en vigueur du 20/03/15 au 13/06/16
Seules les modalités de déductibilité partielle de la contribution sociale généralisée (CSG) sur
les revenus du patrimoine et sur les produits de placement sont commentées dans le présent chapitre.
Remarque 1 : L'ensemble des développements relatifs à la CSG est
exposé, pour les revenus du patrimoine et les produits de placement, au BOI-RPPM-PSOC et, pour les revenus d'activité et de remplacement, au BOI-RSA-BASE-30-30.
Remarque 2 : La CSG sur les revenus du patrimoine et sur les produits de
placement payée au cours de l'année n'est pas déductible du revenu global des personnes dont le domicile fiscal est situé hors de France au cours de cette période,
l'article 164 A du code général des impôts (CGI) excluant pour ces personnes la déduction des charges du revenu global.
En application du II de
l’article 154 quinquies du CGI, la CSG au taux de 8,2 % assise sur certains revenus du patrimoine est partiellement
admise en déduction du revenu imposable de l’année de son paiement, à hauteur de 5,1 points (5,8 points pour les revenus de l’espèce versés jusqu'au 31 décembre 2011).
La fraction restante de la CSG, soit 3,1 points, demeure non déductible, comme la contribution
pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et les autres prélèvements sociaux.
l'article 154 quinquies du CGI, sont visés les revenus du patrimoine imposés à l’impôt sur le revenu selon le barème
progressif, mentionnés aux a, b, c, e et f du I de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale (CSS) à
l'exception des gains et avantages imposés dans les conditions prévues au 5 de l'article 200 A du CGI et aux 6 et 6 bis de
l'article 200 A du CGI dans leur rédaction applicable aux options sur titres et actions gratuites attribuées avant le 28
- aux plus-values, gains en capital et profits (notamment les plus-values de cession de
valeurs mobilières ou de droits sociaux, les profits réalisés sur les instruments financiers à terme, etc.) soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu ;
- aux distributions d'une fraction des actifs d'un fonds commun de placement à risques, d'un
fonds professionnel spécialisé relevant de l'article L. 214-37 du code monétaire et financier (CoMoFi), dans sa
rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2013-676 du 25 juillet 2013 modifiant le cadre
juridique de la gestion d'actifs ou d'un fonds professionnel de capital d'investissement (CGI, art. 150-0 A, II-7) ;
- aux distributions de plus-values réalisées par les organismes de placement collectif en
valeurs mobilières (OPCVM) et certains placements collectifs (CGI, art. 150-0 A, 7 bis) ;
- aux distributions de plus-values de cession de titres effectuées par des fonds de placement
immobilier (FPI) [CGI, art. 150-0 F] ;
- aux distributions de plus-values de cession de titres effectuées par des sociétés de
capital-risque (SCR) mentionnées à l'article 163 quinquies C du CGI ;
- aux distributions de plus-values nettes de cession de titres effectuées par les SCR et les
entités européennes et les distributions de plus-values nettes de cession d’éléments d’actifs par un FCPR, d'un fonds professionnel spécialisé relevant de l'article L. 214-37 du CoMoFi, dans sa
rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2013-676 du 25 juillet 2013 modifiant le cadre juridique de la gestion d'actifs, ou d'un FPCI et aux distributions d'une fraction des actifs de ces mêmes fonds,
afférentes à des parts ou actions dites de « carried interest » (CGI, art. 150-0 A, II-8 et CGI, art. 163 quinquies C, II-1) ;
- aux gains constatés lors de dons de titres de sociétés admis aux négociations sur un marché
réglementé au profit de certains organismes d'intérêt général, ouvrant droit à une réduction d'impôt de solidarité sur la fortune
(CGI, art. 150 duodecies) ;
- aux revenus qui entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC),
des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices agricoles (BA) au sens du CGI.
- aux gains d'acquisition gratuites dont l'attribution a été autorisée par une
décision de l'Assemblée générale extraordinaire à compter du 8 août 2015 (BOI-RSA-ES-20-20-20 au I-A-1-a-2°-c° § 49).
Sont également visés les revenus soumis à la CSG comme des revenus du patrimoine mentionnés au
II de l’article L. 136-6 du CSS, c’est-à-dire :
- les sommes soumises à l’impôt sur le revenu en application de
l’article L. 69 du livre des procédures fiscales (LPF) ;
- les revenus dont l’imposition est attribuée à la France par une convention internationale
relative aux doubles impositions et qui n’ont pas supporté la contribution sur les revenus d’activité ou de remplacement ;
- les revenus taxés forfaitairement, en cas de disproportion marquée entre le train de vie
d'un contribuable et ses revenus, d'après certains éléments de train de vie (régime de taxation défini à l'article 168 du CGI)
- les revenus taxés forfaitairement, en fonction de certains éléments du train de vie liés à
des activités occultes ou illégales du contribuable (CGI, art. 1649 quater-0 B bis et
CGI, art. 1649 quater-0 B ter) ;
- les sommes, titres ou valeurs transférés à l’étranger ou en provenance de l’étranger, par
l’intermédiaire de comptes non déclarés (transferts de capitaux par l’intermédiaire de comptes non déclarés dans les conditions mentionnées au deuxième alinéa de
l’article 1649 A du CGI).
Remarque : Depuis l'imposition des revenus de l'année 2012,
sont également visés les versements faits à l'étranger ou en provenance de l'étranger par l'intermédiaire de contrats d'assurance-vie non déclarés dans les conditions mentionnées au premier alinéa de
l'article 1649 AA du CGI ;
- les sommes, titres ou valeurs transférés à l'étranger ou en provenance de l'étranger, sans
l'intermédiaire d'un établissement de crédit, ou d'un organisme ou service mentionné à l'article L. 518-1 du CoMoFi, et
en l'absence de déclarations en douane dans les conditions mentionnées à l'article R. 152-6 du CoMoFi, à
l'article R. 152-7 du CoMoFi, à l'article R.
152-8 du CoMoFi, à l'article R. 152-9 du CoMoFi et à
l'article 344 I bis de l'annexe III au CGI (périmé au 31 août 2004) [transferts physiques de capitaux pour des
montants supérieurs ou égaux à 10 000 euros visés à l'article L. 152-1 du CoMoFi et à
l'article 1649 quater A du CGI]. Dans cette dernière hypothèse, les prélèvements ne seront bien évidemment exigibles
qu'à la condition que l'auteur de l'infraction soit domicilié en France ;
- les sommes soumises à l’impôt sur le revenu en application du 1° de
l’article L. 66 du LPF, sous réserve qu’elles n’y soient pas soumis sur un autre fondement légal. Cette disposition vise
tous les revenus imposés dans le cadre d’une taxation d’office pour défaut de production de la déclaration d’ensemble, lorsque le contribuable n’a pas régularisé sa situation dans les trente jours de
la notification d’une mise en demeure d’avoir à déposer cette déclaration.
La CSG afférente aux revenus du patrimoine soumis à l’impôt sur le revenu à un taux
proportionnel est exclue du champ d’application de la déductibilité partielle.
Sont notamment visés les revenus d’activités non commerciales non professionnelles et les
plus-values à long terme soumis à la CSG sur les revenus du patrimoine et à l’impôt sur le revenu à un taux proportionnel.
Il s'agit également des gains nets réalisés en cas de retrait, de rachat ou de clôture d'un
plan d'épargne en actions (PEA) ou d'un plan d'épargne en actions destiné au financement des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (PEA-PME) avant
l'expiration de la cinquième année suivant l'ouverture du plan.
Remarque : Ces gains nets sont imposés au taux de 22,5 % si le retrait ou le
rachat intervient avant l'expiration de la deuxième année ou au taux de 19 % s'il intervient entre l'expiration de la deuxième année et celle de la cinquième année.
De même, la CSG sur les revenus du patrimoine due sur le gain de levée des options sur titres
attribuées jusqu'au 27 septembre 2012 (BOI-RSA-ES-20-10-20-20 au III-C-1 § 300) et sur le gain d'acquisition d'actions gratuites attribuées jusqu'à la même date
(BOI-RSA-ES-20-20-20 au I-A-1-a-2°-a° § 45) n'est pas déductible, quand bien même le bénéficiaire aurait opté pour l'imposition du gain
correspondant selon les règles des traitements et salaires.
Il en est également ainsi de la CSG sur les revenus du patrimoine due sur le gain net réalisé
lors de la cession des titres souscrits en exercice des bons de souscriptions de parts de créateur d'entreprise (BSPCE) mentionné à
l'article 163 bis G du CGI.
N'est pas non plus déductible la CSG sur les revenus du patrimoine due en application du I bis
de l'article L. 136-6 du CSS à laquelle sont assujetties les personnes physiques qui ne sont pas domiciliées fiscalement
en France à raison du montant de certains revenus immobiliers de source française, visés au a du I de l'article 164 B du
Remarque : Cette CSG n'est pas déductible que la personne ait été domiciliée
fiscalement ou non en France au moment du fait générateur ou du paiement de la CSG.
Enfin, n'est pas déductible la CSG due en application du e bis du I de
l'article L. 136-6 du CSS au titre des plus-values et créances imposées en cas de transfert du domicile fiscal hors de
France (dispositif d'exit tax prévu à l'article 167 bis du CGI).
La déduction de la CSG afférente aux revenus du patrimoine s’opère l’année de
La déduction s’effectue sur le revenu imposable correspondant à la somme algébrique des
revenus catégoriels, majorée des sommes à ajouter au revenu global, diminuée des déficits reportables des années antérieures, et avant déduction des autres charges déductibles du revenu global et des
abattements spéciaux (abattement accordé aux personnes âgées ou invalides, abattement pour enfants mariés ou pacsés ou chargés de famille rattachés).
Le montant de CSG admis en déduction figure sur l’avis d’imposition. Il est pré-imprimé sur la
déclaration d'ensemble des revenus n° 2042 (CERFA n° 10330), accessible en ligne sur le site
La fraction de CSG déductible qui, le cas échéant, ne peut s’imputer soit en totalité, soit
partiellement sur le revenu imposable défini au I-B-1 § 80, ne peut en aucun cas créer un déficit reportable sur le revenu imposable des années ultérieures ou donner lieu à
Enfin, lorsque le montant total du rôle est inférieur à 61 €, il n'est pas mis en
recouvrement. Aucune déduction ne peut dès lors être pratiquée.
La déduction s’effectue sur le revenu imposable du foyer fiscal qui a acquitté la
contribution. La notion de foyer fiscal s’entend du contribuable, ce qui inclut le conjoint dans le cas des couples soumis à imposition commune et, éventuellement, des enfants et personnes à charge en
application de l'article 196 du CGI, de l'article 196 A
bis du CGI et de l'article 196 B du CGI.
Par suite, si, l’année du paiement de la CSG, la personne à charge titulaire des revenus du
patrimoine constitue un foyer distinct de celui au nom duquel est émis le rôle afférent à la contribution, la fraction déductible de celle-ci s’impute sur le revenu imposable du foyer fiscal qui
constitue le redevable légal de la CSG.
Exemple : Au titre de l'année N, un contribuable déclare à
l’impôt sur le revenu 5 000 € de revenus nets fonciers au nom d’un enfant majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents.
Le rôle afférent à la CSG (5 000 € x 8,2 % = 410 €) est émis en N+1 au nom du foyer fiscal des
parents. C’est donc ce foyer qui bénéficiera de l’imputation de la fraction de CSG déductible (5 000 € x 5,1 % = 255 €).
a. Plafonnement de la déductibilité de la CSG afférente aux plus-values de cession d'actions, parts ou droits réalisées
par les dirigeants de sociétés à l'occasion de leur départ à la retraite et bénéficiant de l'abattement fixe de 500 000 €
Conformément aux dispositions du deuxième alinéa du II de
l'article 154 quinquies du CGI, la fraction de CSG déductible afférente aux gains de cession d'actions, parts ou
droits réalisés par les dirigeants de sociétés à l'occasion de leur départ à la retraite qui bénéficient de l'abattement fixe de 500 000 €, prévu au 1 du I de
l'article 150-0 D ter du CGI, est plafonnée au montant imposable de ces gains.
Ainsi, le montant de la fraction de CSG déductible (5,1 points) qui excède le montant du gain
imposable à l'impôt sur le revenu, soit le montant du gain après application de l'abattement fixe de 500 000 € et, pour le surplus éventuel, de l'abattement proportionnel pour durée de détention prévu
au 1 quater de l'article 150-0 D du CGI, n'est pas déductible.
Le montant de CSG admis en déduction qui figure sur l'avis d'imposition tient automatiquement
compte de cette règle de plafonnement.
Pour plus de précisions sur les abattements prévus à l'article 150-0 D ter du CGI (abattement
fixe de 500 000 €) et au 1 quater de l'article 150-0 D du CGI (abattement proportionnel pour durée de détention renforcé) applicables aux gains nets de cession de titres ou droits d'une PME réalisés
par les dirigeants à l'occasion de leur départ à la retraite, il convient de se reporter aux BOI-RPPM-PVBMI-20-30-30 et
BOI-RPPM-PVBMI-20-30-40.
Cette règle, qui résulte du 2° du J du I de
l'article 17 de la
loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013 de finances pour 2014, s'applique aux gains réalisés à compter du 1er janvier 2014 et, par suite, à la CSG sur ces gains acquittée à compter de
Exemple : En 2014, à l'occasion de son départ à la retraite, un dirigeant de PME
réalise une plus-value de 600 000 € lors de la cession de titres qu'il détient depuis plus de huit ans. Les conditions d'application des abattements (abattement fixe et abattement proportionnel
renforcé) prévues à l'article 150-0 D ter du CGI sont réputées remplies.
Au titre de l'imposition des revenus de l'année 2014, cette plus-value mobilière est notamment
- à la CSG, au taux de 8,2 %, sur le montant total de la plus-value (600 000 €) ; la CSG payée en
2015 est égale à 49 200 € (soit 600 000 x 8,2 %) ;
- et au barème progressif de l'impôt sur le revenu après application de l'abattement fixe de
500 000 € prévu au 1 du I de l'article 150-0 D ter du CGI et, pour le surplus éventuel, de l'abattement proportionnel pour durée de détention renforcé, au taux de 85 %, mentionné au 1 quater de
l'article 150-0 D du CGI.
Le montant imposable de la plus-value est alors égal à 15 000 € (soit [600 000 € - 500 000 €] x
En application de la règle spécifique de plafonnement prévue au deuxième alinéa du II de
l'article 154 quinquies du CGI, le montant de CSG déductible est limité à la fraction de CSG qui n'excède pas le montant de plus-value effectivement imposé à l'impôt sur le revenu, soit 15 000 €.
En cas de décès du contribuable, la déduction de la CSG s’opère sur le revenu net global du
contribuable au nom duquel a été établi le rôle de CSG, c’est-à-dire le couple ou l’un ou l’autre des époux ou partenaires.
Cependant, compte tenu des modalités de paiement de la CSG sur les revenus du patrimoine,
l’application de cette règle peut conduire à des solutions inéquitables. Aussi sera admise de manière alternative, à titre de règle pratique, la répartition prorata temporis de la CSG déductible.
Cette répartition est effectuée sur demande expresse et conjointe des contribuables concernés par note rédigée sur papier libre, jointe à leur déclaration de revenus. Cette déclaration doit faire
apparaître le calcul détaillé de la ventilation de la CSG déductible sur chacune des déclarations établies au titre de l’année du décès. La répartition prorata temporis s’effectue par mois entiers, le
mois du décès étant rattaché à la période d’imposition commune. Le résultat de la répartition prorata temporis est arrondi à l'euro le plus voisin.
a° CSG portant sur des revenus du patrimoine réalisés l’année précédant le décès et déductible du revenu imposable de
Conformément aux dispositions des 1 et 8 de
l’article 6 du CGI, deux impositions distinctes sont à établir l’année du décès de l’un des époux ou partenaires.
Dans cette situation, la CSG déductible du revenu imposable de l’année du décès, afférente à
des revenus du patrimoine réalisés au cours de l’année précédente, doit être répartie prorata temporis sur chacune des deux déclarations.
Exemple : Un couple marié a déclaré au titre de l’imposition
des revenus de l'année N un revenu net foncier de 10 000 €. Le mari décède le 18 avril N+1.
1- Imposition à la CSG des revenus du patrimoine réalisés en N : en N+1, le conjoint survivant a
acquitté la CSG sur le revenu net foncier de N pour un montant de 10 000 € x 8,2 % = 820 € dont 5,1 % déductible du revenu imposable de l’année du paiement de la CSG, soit 510 €.
Le conjoint survivant doit établir deux déclarations distinctes d’impôt sur le
revenu pour N+1.
La CSG déductible acquittée en N+1 doit être répartie prorata temporis sur
chacune des deux déclarations de la manière suivante :
- déclaration souscrite pour la période antérieure au décès : CSG déductible à reporter sur la
déclaration de revenus n° 2042 (CERFA n° 10330), accessible en ligne sur le site
www.impots.gouv.fr : 510 € x 4/12 = 170 € ;
- déclaration souscrite pour la période postérieure au décès : CSG déductible à
reporter sur la déclaration de revenus n° 2042 : 510 € - 170 € = 340 €.
b° CSG portant sur des revenus du patrimoine réalisés l’année du décès et déductible du revenu imposable de l’année
La CSG déductible portant sur les revenus du patrimoine réalisés l’année du décès est
mentionnée sur chacun des avis d’imposition.
La CSG déductible doit être globalisée et le montant total porté par le conjoint survivant sur
sa déclaration de revenus pour venir en déduction de son revenu imposable de l’année suivant celle du décès.
Dans cette hypothèse, les ayants droit du contribuable sont tenus d’acquitter la CSG pour le
compte du défunt sur les revenus du patrimoine acquis jusqu’à la date du décès. En revanche, la partie de la CSG déductible afférente à ces revenus ne peut être imputée en l’absence de revenu
imposable du défunt l’année du paiement de la CSG par les ayants droit. Cette CSG non déduite n’est ni imputable sur les revenus des ayants droit, ni restituable.
La CSG afférente à ces revenus est déductible du revenu imposable de l’année du décès. Elle
s’impute à hauteur de ce revenu.
En cas d’insuffisance du revenu imposable, la CSG déductible non imputée n’est
ni remboursable, ni déductible des revenus des ayants droit.
Les développements relatifs à la CSG sur les produits de placement sont exposés aux
BOI-RPPM-PSOC et suivants.
l’article 154 quinquies du CGI, la CSG au taux de 8,2 % assise sur certains produits de placement mentionnés au
premier alinéa et au 1° du I de l'article L.
136-7 du CSS est admise en déduction du revenu imposable de l’année de son paiement.
Acquittée à la source, la CSG prélevée en application du premier alinéa du I de l'article L.
136-7 du CSS sur les produits de placement à revenu fixe ou sur les bons ou contrats de capitalisation ou d'assurance-vie imposables à l'impôt sur le revenu au barème progressif est admise en
déduction (lorsque l'établissement payeur est établi en France), à hauteur de 5,1 points, du revenu imposable de l'année de son paiement, c'est à dire de l'année de déclaration des produits concernés.
La CSG prélevée en application du 1° du I de l'article L. 136-7 du CSS sur les revenus
distribués imposables à l'impôt sur le revenu au barème progressif ouvre droit à la même déduction.
Le montant de cette CSG déductible n'a pas à être reporté sur la déclaration d'ensemble des
revenus n° 2042 (CERFA n° 10330), accessible en ligne sur le site
www.impots.gouv.fr, de l'année de la déclaration des revenus concernés. Il sera
calculé et déduit automatiquement du revenu brut global de l'année considérée en fonction des éléments mentionnés sur la déclaration de revenus.
En revanche, n'est pas déductible la CSG acquittée sur des produits exonérés totalement ou
partiellement d'impôt sur le revenu ou soumis à cet impôt à un taux proportionnel.
- de la CSG acquittée sur des produits qui ont fait l'objet des prélèvements libératoires
prévus au II de l'article 125-0 A du CGI (pour les produits attachés aux bons ou contrats de capitalisation et
d'assurance-vie) et aux I bis, II, III, second alinéa du 4° et deuxième alinéa du 9° du III bis de l'article 125 A du CGI
(pour, respectivement, les produits de placement à revenu fixe, sous condition de ne pas excéder un plafond annuel de 2 000 €, pour lesquels l'option pour une imposition à taux forfaitaire a été
exercée, les produits d'épargne solidaire, les produits de placement à revenu fixe payés dans un État ou territoire non coopératif et les produits placés sous le régime fiscal de l'anonymat)
[CGI, art. 154 quinquies] ;
- de la CSG acquittée sur les plus-values immobilières, y compris celles soumises au
prélèvement prévu à l'article 244 bis A du CGI ;
- de la CSG afférente aux gains nets réalisés en cas de retrait, de rachat ou de clôture
d'un plan d'épargne en actions (PEA) ou d'un plan d'épargne en actions destiné au financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire (PEA-PME) au-delà de la cinquième année suivant
l'ouverture du plan ;
- de la CSG afférente aux plus-values réalisées dans le cadre d'un accord de participation
des salariés aux résultats de l'entreprise ou d'un plan d'épargne salariale, notamment d'un plan d'épargne d'entreprise (PEE), ou encore de dispositifs d'actionnariat réservés aux salariés.
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