Source: http://www.doctissimo.fr/medicament-EFAV-EMT-TEN-SANDOZ.htm
Timestamp: 2019-09-21 22:49:02+00:00
Document Index: 6050025

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EFAV/EMT/TEN SANDOZ - Efavirenz - Posologie, Effets secondaires, Grossesse - Doctissimo
Dans quels cas le médicament EFAV/EMT/TEN SANDOZ est-il utilisé ?
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est une association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil, indiquée pour le traitement de l'infection par le virus-1 de l'immunodéficience humaine (VIH-1) chez les adultes âgés de 18 ans et plus contrôlés virologiquement (avec un taux d'ARN-VIH 1 < 50 copies/mL) par une association d'antirétroviraux en cours depuis plus de trois mois. Les patients ne doivent pas avoir présenté d'échec virologique avec un traitement antirétroviral antérieur et il doit être établi que ces patients n'ont pas d'historique, avant l'initiation de leur premier traitement antirétroviral, de souches virales mutantes conférant une résistance significative à l'un des trois composants d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).
La démonstration du bénéfice de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil est principalement basée sur les données à 48 semaines d'une étude clinique dans laquelle les patients présentant un contrôle virologique stable, traités par association d'antirétroviraux, ont changé leur traitement pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Aucune donnée issue d'études cliniques n'est actuellement disponible avec l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil chez les patients naïfs de tout traitement ou lourdement prétraités.
Il n'y a pas de données disponibles sur l'association d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil avec d'autres agents antirétroviraux.
Mode d’administration et posologie du médicament EFAV/EMT/TEN SANDOZ
La dose recommandée d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est d'un comprimé à prendre une fois par jour par voie orale.
Si un patient oublie de prendre une dose d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et s'en aperçoit dans les 12 heures suivant l'heure de prise habituelle, il doit prendre EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ dès que possible, et poursuivre le traitement normalement. Si un patient oublie de prendre une dose d'EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et s'en aperçoit plus de 12 heures après, et que l'heure de la dose suivante est proche, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée mais simplement poursuivre le traitement normalement.
Si le patient vomit dans l'heure suivant la prise d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, il doit prendre un autre comprimé. Si le patient vomit plus d'une heure après la prise d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, il est inutile qu'il prenne une autre dose.
Il est recommandé de prendre EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ à jeun, car la prise concomitante de nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables). Afin d'améliorer la tolérance de l'éfavirenz en termes d'effets indésirables sur le système nerveux, il est recommandé de prendre le médicament au coucher (voir rubrique Effets indésirables).
Il est attendu qu'après administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ à jeun, l'exposition au ténofovir (ASC) sera inférieure d'environ 30 % à celle du composant individuel ténofovir disoproxil pris avec de la nourriture (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). On ne dispose pas de données sur les conséquences cliniques de la diminution de l'exposition pharmacocinétique. Chez les patients virologiquement contrôlés, on peut s'attendre à ce que la pertinence clinique de cette diminution soit limitée (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Si l'arrêt de l'administration de l'un des composants d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est indiqué ou si une modification de dose est nécessaire, des formulations individuelles d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil sont disponibles. Veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.
En cas d'arrêt du traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, il faut tenir compte de la longue demi-vie de l'éfavirenz (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques) ainsi que des longues demi-vies intracellulaires du ténofovir et de l'emtricitabine. En raison de la variabilité interindividuelle de ces paramètres et en raison de la possibilité du développement de résistances, les recommandations actuelles pour la prise en charge thérapeutique du VIH doivent être consultées, et le motif de l'arrêt du traitement doit être pris en considération.
Adaptation posologique : Une administration supplémentaire d'éfavirenz de 200 mg/jour (800 mg au total) peut être envisagée lorsque la rifampicine est co-administrée avec EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ chez les patients pesant 50 kg ou plus (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être administré avec prudence chez les patients âgés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine (ClCr) < 50 mL/min). Les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère nécessitent une adaptation de l'intervalle d'administration de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenue avec le comprimé de l'association fixe (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
La pharmacocinétique de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil n'a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les patients présentant une maladie hépatique légère (Child-Pugh-Turcotte (CPT), classe A) peuvent être traités par la posologie habituellement recommandée d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Les effets indésirables, notamment ceux liés à l'éfavirenz affectant le système nerveux, devront être suivis avec attention chez ces patients (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).
Si EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est arrêté chez des patients co-infectés par le VIH et le VHB, ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d'exacerbation de l'hépatite (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les comprimés d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doivent être avalés en entier avec de l'eau, une fois par jour.
Flacon en polyéthylène haute densité (PEHD) muni d'une fermeture de sécurité enfant en polypropylène, contenant 30 comprimés pelliculés et une capsule plastique (HDPE) de gel de silice.
Comprimé pelliculé rose, en forme de gélule, lisse des deux côtés, de dimensions 11 mm x 22 mm.
Composition du médicament EFAV/EMT/TEN SANDOZ
Excipients: Comprimé nu : Cellulose microcristalline , Croscarmellose sodique Type A , Hydroxypropylcellulose , Sodium laurylsulfate , Magnésium stéarate , Poloxamère 407 , Fer oxyde rouge , Pelliculage : Polyvinyl alcool , Titane dioxyde , Macrogol 3350 , Talc , Fer oxyde rouge , Fer oxyde noir
Co-administration avec du voriconazole. L'éfavirenz diminue significativement les concentrations plasmatiques du voriconazole et le voriconazole augmente significativement les concentrations plasmatiques de l'éfavirenz. EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ étant une association fixe, la dose d'éfavirenz ne peut être modifiée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
En tant qu'association médicamenteuse fixe, EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant les mêmes composants actifs que la préparation, à savoir l'emtricitabine ou le fumarate de ténofovir disoproxil.
Ce médicament ne doit pas être co-administré avec des médicaments contenant de l'éfavirenz à moins qu'une adaptation posologique ne soit nécessaire, par exemple avec la rifampicine (voir rubrique Posologie et mode d'administration). En raison de similarités avec l'emtricitabine, EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être co-administré avec d'autres analogues de la cytidine, tels que la lamivudine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Ce médicament ne doit pas être co-administré avec l'adéfovir dipivoxil ni avec des médicaments contenant du ténofovir alafénamide.
La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de didanosine n'est pas recommandée étant donné que l'exposition à la didanosine est significativement augmentée en cas de co-administration avec le ténofovir disoproxil, ce qui peut augmenter le risque d'effets indésirables liés à la didanosine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Dans de rares cas, des pancréatites et des acidoses lactiques, parfois fatales, ont été rapportées.
La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de sofosbuvir/velpatasvir n'est pas recommandée étant donné que la concentration plasmatique de velpatasvir pourrait diminuer en cas de co-administration avec l'éfavirenz, entraînant une diminution de l'effet thérapeutique de sofosbuvir/velpatasvir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Les données actuellement disponibles montrent que, chez les patients recevant un traitement antirétroviral à base d'IP, le changement de traitement pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil pourrait entraîner une diminution de la réponse thérapeutique (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Ces patients doivent être surveillés attentivement à la recherche d'une augmentation de la charge virale et d'effets indésirables, puisque le profil de sécurité d'emploi de l'éfavirenz diffère de celui des inhibiteurs de protéase.
Le développement d'infections opportunistes ou d'autres complications liées à l'infection par le VIH reste possible sous EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ou tout autre traitement antirétroviral. Une surveillance clinique étroite par un médecin expérimenté dans le traitement de l'infection par le VIH et les maladies associées demeure donc nécessaire.
L'administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec de la nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques) et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir rubrique Effets indésirables). Il est recommandé de prendre EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ à jeun, de préférence au coucher.
La pharmacocinétique, la sécurité d'emploi et l'efficacité de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil n'ont pas été établies chez les patients présentant des troubles sous-jacents significatifs de la fonction hépatique (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique Contre-indications) et n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. Étant donné que l'éfavirenz est principalement métabolisé par le système cytochromes (CYP), EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être administré avec prudence chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique légère. Ces patients doivent être surveillés attentivement à la recherche d'effets indésirables liés à la prise d'éfavirenz, en particulier les symptômes affectant le système nerveux. Des examens de laboratoire devront être effectués à intervalles réguliers pour évaluer la fonction hépatique de ces patients (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique y compris une hépatite chronique active ont, au cours d'un traitement par association d'antirétroviraux, une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. En cas d'aggravation confirmée de l'atteinte hépatique ou d'élévation persistante des transaminases sériques au-delà de cinq fois la limite supérieure de la normale, l'intérêt de maintenir un traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être réévalué en prenant en compte le risque potentiel de toxicité hépatique. Chez de tels patients, l'interruption ou l'arrêt définitif du traitement doit être envisagé (voir rubrique Effets indésirables).
La sécurité d'emploi et l'efficacité de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil n'ont pas été étudiées dans le traitement de l'infection chronique à VHB. Des études pharmacodynamiques ont montré que l'emtricitabine et le ténofovir, administrés seuls et en association, étaient actifs sur le VHB (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Une expérience clinique limitée suggère que l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil ont une activité anti-VHB quand ils sont administrés dans le cadre d'une association antirétrovirale pour contrôler l'infection par le VIH. L'arrêt du traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ chez les patients co-infectés par le VIH et le VHB peut être associé à des exacerbations aiguës sévères de l'hépatite. Les patients co-infectés par le VIH et le VHB arrêtant le traitement par ce médicament doivent être étroitement surveillés aux plans clinique et biologique pendant au moins quatre mois après l'arrêt d'un traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. Si nécessaire, une reprise du traitement contre l'hépatite B pourra s'imposer. Chez les patients atteints d'une maladie hépatique avancée ou de cirrhose, l'arrêt du traitement n'est pas recommandé car l'exacerbation post-traitement de l'hépatite pourrait entraîner une décompensation hépatique.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 50 mL/min). Les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère ont besoin d'une adaptation de posologie pour l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenue avec le comprimé de l'association fixe (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques). L'utilisation de ce médicament doit être évitée en cas d'utilisation concomitante ou récente d'un médicament néphrotoxique. Dans le cas où l'utilisation concomitante d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et d'un médicament néphrotoxique (par exemple, les aminosides, l'amphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir, l'interleukine-2) est inévitable, la fonction rénale doit être surveillée chaque semaine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Des cas d'insuffisance rénale aiguë faisant suite à l'instauration d'un traitement par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à forte dose ou associant plusieurs AINS ont été rapportés chez des patients traités par le ténofovir disoproxil et présentant des facteurs de risque d'altération de la fonction rénale. Si EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est administré avec un AINS, il convient d'effectuer une surveillance adéquate de la fonction rénale.
Il est recommandé de calculer la clairance de la créatinine chez tous les patients avant l'initiation du traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et également de surveiller la fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphate sérique) après deux à quatre semaines de traitement, après trois mois de traitement et tous les trois à six mois par la suite chez les patients ne présentant pas de facteurs de risque rénaux. Chez les patients présentant un antécédent ou à risque d'altération de la fonction rénale, une surveillance plus fréquente de la fonction rénale est nécessaire.
Si le taux de phosphate sérique est < 1,5 mg/dL (0,48 mmol/L) ou si la clairance de la créatinine est diminuée à < 50 mL/min chez un patient recevant EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, l'évaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine, et devra comporter des dosages de la glycémie, de la kaliémie et de la glycosurie (voir rubrique Effets indésirables, tubulopathie proximale). EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ étant une association de médicaments et l'intervalle posologique des composants individuels de l'association ne pouvant être modifié, le traitement par ce médicament doit être interrompu chez les patients qui présentent une clairance de la créatinine confirmée inférieure à 50 mL/min ou le taux de phosphate sérique inférieur à 1,0 mg/dL (0,32 mmol/L). L'interruption du traitement par ce médicament doit aussi être envisagée en cas de dégradation progressive de la fonction rénale si aucune autre cause n'a été identifiée. Si l'arrêt de l'administration de l'un des composants d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est indiqué ou si une modification de dose est nécessaire, des formulations individuelles d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil sont disponibles.
Des rashs légers à modérés ont été rapportés avec les composants individuels de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil. Les rashs associés à l'éfavirenz, régressent généralement avec la poursuite du traitement. L'usage d'antihistaminiques et/ou de corticostéroïdes appropriés est susceptible d'améliorer la tolérance et d'accélérer la résolution des rashs. Des rashs sévères accompagnés de phlyctènes, de desquamation ou d'ulcérations ont été rapportés chez moins de 1 % des patients traités par l'éfavirenz (voir rubrique Effets indésirables). L'incidence de l'érythème polymorphe ou du syndrome de Stevens-Johnson a été de 0,1 % environ. Le traitement par EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être interrompu chez les patients présentant un rash sévère accompagné de phlyctènes, de desquamation, de lésions muqueuses ou de fièvre. L'expérience, chez des patients ayant reçu l'éfavirenz après avoir cessé d'utiliser d'autres antirétroviraux de la classe des INNTI, est limitée.
Ce médicament n'est pas recommandé chez les patients ayant un antécédent de réaction cutanée menaçant le pronostic vital (par exemple syndrome de Stevens-Johnson) alors qu'ils prenaient un INNTI.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être évité chez les patients porteurs de souches du VIH-1 présentant la mutation K65R, M184V/I ou K103N (voir rubriques Indications thérapeutiques et Propriétés pharmacodynamiques).
L'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil n'a pas été étudiée chez les patients âgés de plus de 65 ans. Les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une fonction hépatique ou rénale diminuée. L'administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
L'éfavirenz est un INNTI du VIH-1. L'éfavirenz inhibe de manière non compétitive la transcriptase inverse (TI) du VIH-1 et il n'inhibe pas de manière significative la transcriptase inverse du virus de l'immunodéficience humaine-2 (VIH-2), et les acides désoxyribonucléiques (ADN) polymérases α, β, γ et δ cellulaires.
L'éfavirenz a montré une activité antivirale contre la plupart des isolats de sous-type non B (soustypes A, AE, AG, C, D, F, G, J et N), mais a présenté une activité antivirale réduite contre les virus du groupe O. L'emtricitabine a présenté une activité antivirale contre les sous-types A, B, C, D, E, F et G du VIH-1. Le ténofovir a présenté une activité antivirale contre les sous-types A, B, C, D, E, F, G et O du VIH-1. L'emtricitabine et le ténofovir ont tous deux montré une activité spécifique de la souche contre le VIH-2 et une activité antivirale contre le VHB.
Résistance in vivo (patients naïfs de tout traitement antirétroviral) : Au cours d'une étude clinique, en ouvert, randomisée de 144 semaines (GS-01-934) chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, dans laquelle l'éfavirenz, l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil étaient utilisés sous leur forme individuelle (ou utilisés comme éfavirenz et une association fixe d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil de la semaine 96 à la semaine 144), un génotypage a été effectué sur des isolats plasmatiques de VIH-1 provenant de tous les patients ayant un ARN-VIH-1 > à 400 copies/mL confirmé à 144 semaines ou ayant dû arrêter le médicament en cas de sortie d'étude prématurée (voir le paragraphe Expérience clinique). Au cours des 144 semaines :
· la mutation M184V/I est survenue pour 2 isolats sur 19 (10,5 %) analysés, provenant de patients du groupe éfavirenz+emtricitabine+ténofovir disoproxil, et pour 10 isolats sur 29 (34,5 %) analysés provenant du groupe éfavirenz+lamivudine/zidovudine (p < 0,05, test exact de Fisher comparant le groupe emtricitabine+ténofovir disoproxil au groupe lamivudine/zidovudine parmi tous les patients),
· une résistance génotypique à l'éfavirenz, avec de façon prédominante la mutation K103N, s'est développée pour les virus de 13 patients sur 19 (68 %) du groupe éfavirenz+emtricitabine+ténofovir disoproxil, et pour les virus de 21 patients sur 29 (72 %) du groupe éfavirenz+lamivudine/zidovudine. Le Tableau 3 résume le développement de mutation de résistance.
Efavirenz+ emtricitabine+ ténofovir disoproxil (N=244)
1Les autres mutations de résistance à l'éfavirenz comprenaient les mutations A98G (n=1), K103E (n=1), V179D (n=1) et M230L (n=1).
2Les mutations associées aux analogues de la thymidine (TAMs) comprenaient les mutations D67N (n=1) et K70R (n=1).
Dans la phase d'extension en ouvert de l'étude GS-01-934, dans laquelle les patients ont reçu l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil à jeun, 3 cas supplémentaires de résistance ont été observés. Les 3 patients avaient tous reçu préalablement une association fixe de lamivudine et zidovudine et de l'éfavirenz pendant 144 semaines avant de changer pour un traitement par l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil. Deux patients présentant un rebond virologique confirmé ont développé des substitutions associées à une résistance à l'éfavirenz, dont les substitutions de la transcriptase inverse K103N, V106V/I/M et Y188Y/C à la semaine 240 (96 semaines sous l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil) et 204 (60 semaines sous l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil). Un troisième patient présentait à l'entrée dans la phase d'extension de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil des substitutions préexistantes associées à une résistance à l'éfavirenz et la substitution de la transcriptase inverse M184V associée à une résistance à l'emtricitabine.
Ce patient a présenté une réponse virologique suboptimale, et a développé les substitutions K65K/R, S68N et K70K/E associées à une résistance aux INTI à la semaine 180 (36 semaines sous l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil).
Dans une étude clinique, en ouvert, randomisée de 144 semaines (GS-01-934), des patients infectés par le VIH-1 et naïfs de tout traitement antirétroviral ont reçu soit éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil une fois par jour, soit une association fixe de lamivudine et zidovudine deux fois par jour associée à l'éfavirenz une fois par jour (veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit de l'association fixe d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil). Les patients ayant terminé les 144 semaines de traitement dans l'étude clinique GS-01-934, quel que soit leur groupe de traitement, se sont vus proposer l'option de continuer leur traitement avec l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil à jeun, dans une phase d'extension en ouvert de l'étude. Des données sont disponibles chez 286 patients ayant changé pour un traitement par l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil : 160 d'entre eux avaient reçu préalablement éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil, et 126 avaient reçu préalablement lamivudine, zidovudine (comme association fixe) et éfavirenz. Des taux élevés de contrôle virologique ont été maintenus chez les patients qui ont reçu l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil dans la phase d'extension en ouvert de l'étude, quel que soit le groupe de traitement initial. Après 96 semaines de traitement par l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil, les concentrations plasmatiques d'ARN-VIH-1 sont restées < 50 copies/mL chez 82 % des patients et < 400 copies/mL chez 85 % des patients (analyse en intention de traiter [ITT, intention to treat], donnée manquante = échec).
L'étude AI266073 était une étude clinique, en ouvert, randomisée de 48 semaines menée sur des patients infectés par le VIH, comparant l'efficacité de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil à celle d'un traitement antirétroviral associant au moins deux inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTIs) à un inhibiteur de protéase ou un inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI), mais toutefois pas un traitement contenant tous les composants (éfavirenz, emtricitabine et ténofovir disoproxil). L'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil a été administré à jeun (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Les patients n'avaient jamais présenté d'échec virologique lors d'un traitement antirétroviral antérieur, n'avaient pas de mutations du VIH-1 connues conférant une résistance à l'un des trois composants de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil, et étaient virologiquement contrôlés depuis au moins trois mois à l'initiation du traitement. Les patients devaient soit changer pour un traitement par l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (N=203), soit poursuivre leur traitement antirétroviral en cours (N=97). Les données recueillies sur 48 semaines ont montré que les niveaux élevés de contrôle virologique, comparables à ceux observés avec le traitement original, étaient maintenus chez les patients ayant changé leur traitement pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (voir Tableau 4).
Tableau 4 : Données d'efficacité à 48 semaines de l'étude AI266073 dans laquelle l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil était administré à des patients virologiquement contrôlés sous traitement par association d'antirétroviraux
Association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (N=203)
Différence entre l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil et le traitement original
Lorsque les deux strates ont été analysées séparément, le taux de réponse dans la strate correspondant au traitement préalable par IP était numériquement plus bas pour les patients ayant changé leur traitement pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil [RVP i.e. Réponse Virologique Pure (analyse de sensibilité) de, respectivement, 92,4 % et 94,0 % pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil et pour les patients ayant conservé leur traitement original ; soit une différence (IC 95 %) de -1,6 % (-10,0 %, 6,7 %)]. Dans la strate correspondant au traitement préalable par INNTI, le taux de réponse était, respectivement, de 98,9 % et 97,4 % pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil et pour les patients ayant conservé leur traitement original ; soit une différence (IC 95 %) de 1,4 % (-4,0 %, 6,9 %).
Tableau 5 : Maintien d'une réponse virologique pure (% Kaplan Meier (erreur type) [IC 95 %]) en fonction du type de traitement antirétroviral antérieur, à la semaine 48 chez des patients pré- traités, qui présentaient un taux d'ARN-VIH-1 < 75 copies/mL à l'initiation du traitement et qui ont changé leur traitement pour l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (base de données patient Kaiser Permanente)
Traitement antérieur par les composants de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (N=299)
Aucune donnée issue d'études cliniques n'est actuellement disponible avec l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil chez les patients naïfs de tout traitement ou lourdement prétraités. Il n'y a aucune expérience clinique avec l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil chez des patients connaissant un échec virologique lors d'un traitement antirétroviral de première intention ou en association avec d'autres agents antirétroviraux.
La sécurité et l'efficacité de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies.
Étant donné qu'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ contient de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil, toutes les interactions qui ont été identifiées avec ces agents de façon individuelle peuvent se produire avec ce médicament. Les études d'interaction avec ces agents n'ont été réalisées que chez l'adulte.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ étant une association fixe, le médicament ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant ses composants, à savoir l'emtricitabine ou le ténofovir disoproxil. Ce médicament ne doit pas être co-administré avec des médicaments contenant de l'éfavirenz à moins qu'une adaptation posologique ne soit nécessaire, par exemple avec la rifampicine (voir rubrique Posologie et mode d'administration). En raison de similarités avec l'emtricitabine, ce médicament ne doit pas être co-administré avec d'autres analogues de la cytidine tels que la lamivudine. EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être co-administré avec l'adéfovir dipivoxil ni avec des médicaments contenant du ténofovir alafénamide.
L'éfavirenz est un inducteur in vivo du CYP3A4, du CYP2B6 et UGT1A1. Les composés qui sont des substrats de ces enzymes sont susceptibles de voir leurs concentrations plasmatiques diminuer lorsqu'ils sont co-administrés avec l'éfavirenz. L'éfavirenz peut être un inducteur du CYP2C19 et du CYP2C9 ; toutefois, une inhibition a également été observée in vitro et l'effet réel lors de coadministration avec les substrats de ces enzymes n'est pas clairement défini (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être administré en association avec terfénadine, astémizole, cisapride, midazolam, triazolam, pimozide, bépridil, ou les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par exemple, ergotamine, dihydroergotamine, ergonovine et méthylergonovine) car l'inhibition de leur métabolisme peut donner lieu à des événements graves, pouvant mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique Contre-indications).
Voriconazole : La co-administration de doses standards d'éfavirenz et de voriconazole est contre-indiquée. EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ étant une association fixe, la dose d'éfavirenz ne peut être modifiée ; en conséquence, le voriconazole et ce médicament ne doivent pas être co-administrés (voir rubrique Contre-indications et Tableau 1).
Millepertuis (Hypericum perforatum) : La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de millepertuis ou de préparation à base de plantes contenant du millepertuis est contre-indiquée. Les concentrations plasmatiques d'éfavirenz peuvent être diminuées par l'utilisation concomitante de millepertuis en raison d'une induction par le millepertuis des enzymes métabolisant les médicaments et/ou des protéines de transport. Si le patient prend déjà du millepertuis, celui-ci doit être arrêté, une vérification de la charge virale doit être faite ainsi que, si possible, un dosage des concentrations d'éfavirenz. Les concentrations d'éfavirenz peuvent augmenter à l'arrêt du millepertuis. L'effet inducteur du millepertuis peut persister au moins 2 semaines après l'arrêt du traitement (voir rubrique Contre-indications).
Atazanavir/ritonavir : Les données disponibles permettant de faire une recommandation posologique pour atazanavir/ritonavir en association avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ sont insuffisantes. Par conséquent, la coadministration d'atazanavir/ritonavir et d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée (voir Tableau 1).
Didanosine : La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de didanosine n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi et Tableau 1).
Sofosbuvir/velpatasvir : La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de sofosbuvir/velpatasvir n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi et Tableau 1)
Médicaments éliminés par voie rénale : Étant donné que l'emtricitabine et le ténofovir sont principalement éliminés par le rein, la co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de médicaments qui réduisent la fonction rénale ou exercent une compétition pour la sécrétion tubulaire active (par exemple, le cidofovir) peut augmenter les concentrations sériques d'emtricitabine, de ténofovir et/ou des médicaments co-administrés.
L'utilisation de ce médicament doit être évitée en cas d'utilisation concomitante ou récente d'un médicament néphrotoxique. Certains exemples incluent, entre autres, les aminosides, l'amphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir ou l'interleukine-2 (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les interactions entre l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil ou ses composants individuels et d'autres médicaments sont listées dans le Tableau 1 ci-dessous (« ↑ » représente une augmentation, « ↓ » une diminution, « ↔ » l'absence de changement, « b.i.d. » signifie deux fois par jour, « q.d. » une fois par jour et « q8h » toutes les 8 heures). S'ils sont disponibles, les intervalles de confiance à 90 % sont indiqués entre parenthèses.
Tableau 1 : Interactions entre EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ou ses composants individuels et d'autres médicaments.
Recommandation concernant la co- administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ (éfavirenz 600 mg, emtricitabine 200 mg, ténofovir disoproxil 245 mg)
La co-administration d'atazanavir/ritonavir et EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée.
Atazanavir/ritonavir/éfavirenz (400 mg q.d./200 mg q.d./600 mg q.d., tous administrés avec de la nourriture.
L'administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ en association avec le darunavir/ritonavir 800/100 mg une fois par jour peut entraîner une Cmin suboptimale du darunavir. Si EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être utilisé en association avec le darunavir/ritonavir, il convient d'utiliser le traitement darunavir/ritonavir 600/100 mg deux fois par jour. Le darunavir/ritonavir doit être utilisé avec prudence en association avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. Voir la ligne « Ritonavir » ci-dessous.
Interaction non étudiée. Aucune interaction n'est attendue car les voies d'élimination sont différentes
Une surveillance de la fonction rénale peut être indiquée, en particulier chez les patients atteints d'une maladie systémique ou rénale sous-jacente ou chez ceux prenant des médicaments néprhotoxiques.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et le fosamprénavir/ritonavir peuvent être co-administrés sans ajustement posologique. Voir la ligne « Ritonavir » ci-dessous.
Fosamprénavir/ritonavir/ emtricitabine
Une baisse similaire de l'exposition à l'indinavir a été observée lorsque 1 000 mg d'indinavir ont été administrés q8h avec 600 mg d'éfavirenz q.d. (induction du CYP3A4)
Les données disponibles sont insuffisantes pour faire une recommandation posologique pour l'administration d'indinavir avec l'association fixe d'efavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil. Bien que la signification clinique de la diminution des concentrations d'indinavir ne soit pas établie, l'ampleur de l'interaction pharmacocinétique observée doit être prise en considération lorsque le traitement associe l'éfavirenz, un composant d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, et l'indinavir.
Les données disponibles sont insuffisantes pour faire une recommandation posologique pour l'administration de lopinavir/ritonavir avec l'association fixe d'efavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil. La co- administration de lopinavir/ritonavir et d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée.
Matin Cmax : ↑ 24 % (↑ 12 à ↑ 38) Soir Cmax : ↔
La co-administration de ritonavir à une dose de 600 mg et d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée. Lors de l'utilisation d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec de faibles doses de ritonavir, la possibilité d'une augmentation de l'incidence des effets indésirables liés à l'éfavirenz doit être prise en compte du fait de possibles interactions pharmacodynamiques.
Les données disponibles sont insuffisantes pour faire une recommandation posologique pour l'administration de saquinavir/ritonavir avec l'association fixe d'efavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil. La co- administration de saquinavir/ritonavir et d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée. L'utilisation d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ en association avec le saquinavir comme unique inhibiteur de protéase n'est pas recommandée.
(100 mg b.i.d /600 mg q .d)
Veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit du médicament contenant le maraviroc
Maraviroc/ Ténofovir disoproxil (300 mg b.i.d/245 mg.q .d)
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et le raltégravir peuvent être co-administrés sans ajustement posologique.
C12h : : ↑ 3 %
Aucune étude d'interaction spécifique n'a été réalisée avec l'éfavirenz et des INTIs autres que la lamivudine, la zidovudine et le ténofovir disoproxil.
Aucune interaction cliniquement significative n'a été identifiée ni n'est attendue puisque les INTIs sont métabolisés par une autre voie que l'éfavirenz et ne devraient pas entrer en compétition avec les mêmes enzymes métaboliques et voies d'élimination.
En raison de la similitude entre la lamivudine et l'emtricitabine, un composant d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être co- administré avec la lamivudine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Étant donné que l'utilisation de deux INNTIs n'a pas montré de bénéfice en termes d'efficacité et de sécurité d'emploi, la co- administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et d'un autre INNTI n'est pas recommandée.
La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et de didanosine n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Bocéprévir/efavirenz (800 mg q8h/600 mg q.d.)
Les concentrations plasmatiques minimales de bocéprévir ont été diminuées en cas de co-administration avec l'éfavirenz, un composant d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. Le résultat clinique de cette diminution n'a pas été évalué directement.
L'administration concomitante de l'association fixe d'efavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil et de sofosbuvir/velpatasvir pourrait diminuer la concentration plasmatique de velpatasvir. La co- administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec sofosbuvir/velpatasvir n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Éfavirenz /emtricitabine/ténofovir disoproxil
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et le sofosbuvir peuvent être co-administrés sans adaptation de la posologie.
Si EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et le télaprévir sont co-administrés, il convient d'utiliser une dose de télaprévir de 1 125 mg q8 h.
L'absence d'effet (↔) correspond à une diminution de l'estimation du rapport moyen ≤ 20 % ou à une augmentation de l'estimation du rapport moyen ≤ 25 %. (induction du CYP3A4)
L'administration concomitante de siméprévir avec l'éfavirenz, un composant d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, a entraîné une diminution significative des concentrations plasmatiques du siméprévir en raison de l'induction du CYP3A par l'éfavirenz, pouvant aboutir à une perte de l'effet thérapeutique du siméprévir
La co-administration du siméprévir avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée.
Métabolite14-hydroxy clarithromycine :
Un traitement alternatif à la clarithromycine (par exemple azithromycine) peut être envisagé. D'autres antibiotiques macrolides, comme l'érythromycine, n'ont pas été étudiés en association avec l'association fixe d'efavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil.
La dose journalière de rifabutine doit être augmentée de 50 % si elle est administrée en association avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. Il faudra envisager de doubler la dose de rifabutine lorsqu'elle est administrée 2 ou 3 fois par semaine en association avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. L'effet clinique de cet ajustement posologique n'a pas été évalué de façon appropriée. Lors de l'ajustement posologique, il faut prendre en compte la tolérance et la réponse virologique individuelle (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
En cas de prise concomitante d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec la rifampicine chez les patients pesant 50 kg ou plus, une administration supplémentaire de 200 mg/jour (soit 800 mg au total) d'éfavirenz pourrait entraîner une exposition comparable à une posologie journalière de 600 mg d'éfavirenz prise sans rifampicine. L'effet clinique de cet ajustement posologique n'a pas été évalué de façon appropriée. Lors de l'ajustement posologique il faut prendre en compte la tolérance et la réponse virologique individuelles (voir rubriquePropriétés pharmacocinétiques). Aucun ajustement posologique de rifampicine n'est recommandé lors de la co-administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ.
Aucune recommandation posologique ne pouvant être faite pour l'itraconazole utilisé en association avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, un autre traitement antifongique devra être envisagé.
L'utilisation concomitante de posaconazole et d'EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être évitée, à moins que les bénéfices ne l'emportent sur le risque.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ étant une association fixe, la dose d'éfavirenz ne peut être modifiée ; en conséquence, le voriconazole et EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doivent pas être co- administrés.
Artéméther/luméfantrine/ éfavirenz
Etant donné que la diminution des concentrations d'arthémether, de dihydroartémisinine ou de luméfantrine peut entraîner une diminution de l'efficacité antipaludique, la prudence est recommandée lorsqu' EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et les comprimés d'artéméther/ de luméfantrine sont co-administrés.
Artéméther/luméfantrine/ ténofovir disoproxil
L'administration concomitante d'atovaquone/proguanil avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être évitée autant que possible.
Aucune recommandation posologique ne peut être faite pour l'utilisation d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec la carbamazépine. Un autre traitement anticonvulsivant devra être envisagé. Les concentrations plasmatiques de carbamazépine devront être surveillées régulièrement.
Lorsqu'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est co-administré avec un anticonvulsivant qui est un substrat des isozymes CYP, des contrôles réguliers des concentrations d'anticonvulsivants devront être effectués.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et l'acide valproïque peuvent être co-administrés sans ajustement posologique. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance visant à prévenir les épisodes épileptiques.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et la vigabatrine ou la gabapentine peuvent être co-administrés sans ajustement posologique.
Vigabatrine/ ténofovir disoproxil Gabapentine/ ténofovir disoproxil
Un ajustement posologique de la warfarine ou de l'acénocoumarol peut être nécessaire en cas de co- administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ.
En cas de co-administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ, l'augmentation de la dose de sertraline doit être guidée par la réponse clinique.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et la paroxétine peuvent être co-administrés sans ajustement posologique.
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et la fluoxétine peuvent être co-administrés sans ajustement posologique.
Inhibiteurs de recapture de la noradrénaline et de la dopamine
[150 mg en dose unique (libération prolongée)/600 mg q.d
Les augmentations de la posologie du bupropion doivent être guidées par la réponse clinique, mais la dose maximale recommandée de bupropion ne doit pas être dépassée.
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire pour l'efavirenz.
Un ajustement posologique du diltiazem en cas de co- administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être guidé par la réponse clinique (se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du diltiazem).
Un ajustement posologique des inhibiteurs des canaux calciques en cas de co- administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doit être guidé par la réponse clinique (se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de l'inhibiteur des canaux calciques).
Inhibiteurs de l'HMG CoA-réductase
Les taux de cholestérol devront être surveillés régulièrement. Des ajustements posologiques de l'atorvastatine peuvent être nécessaires en cas de co-administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de l'atorvastatine).
Les taux de cholestérol devront être surveillés régulièrement. Des ajustements posologiques de la simvastatine peuvent être nécessaires en cas de co-administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de la Simvastatine).
Simvastatine sous forme acide : ASC : ↓ 58 % (↓ 39 à ↓ 68)
Interaction non étudiée. La rosuvastatine est en grande partie excrétée sous forme inchangée dans les fèces. Par conséquent, aucune interaction avec l'éfavirenz n'est attendue
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ et la rosuvastatine peuvent être co-administrés sans ajustement posologique.
Rosuvastatine/ténofovir disoproxil.
Norelgestromine (métabolite actif) : ASC : ↓ 64 % (↓ 62 à ↓ 67)
Norgestimate/éthinyloestradiol/ Emtricitabine
Acétate de médroxyprogestérone en dépôt (DMPA)/éfavirenz
Etonorgestrel/éfavirenz
Etonorgestrel/ténofovir disoproxil
Etonorgestrel/emtricitabine
Un ajustement posologique de l'immunosuppresseur peut être nécessaire. Il est recommandé de surveiller étroitement les concentrations de l'immunosuppresseur pendant au moins deux semaines (jusqu'à ce que des concentrations stables soient atteintes) lors de l'instauration ou de l'arrêt du traitement avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ.
Les patients recevant conjointement de la méthadone et EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doivent être surveillés pour l'apparition de symptômes de sevrage et leur dose de méthadone doit être augmentée de façon adaptée afin d'atténuer ces symptômes.
Malgré la diminution de l'exposition à la buprénorphine, aucun patient n'a présenté de symptômes de sevrage. Un ajustement posologique de la buprénorphine peut ne pas être nécessaire en cas de co-administration avec EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ.
Buprénorphine/naloxone/ fumarate de ténofovir disoproxil
EFAV/EMT/TEN SANDOZ: Grossesse, allaitement et fertilité
Les femmes traitées par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ doivent éviter toute grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent effectuer un test de grossesse avant l'initiation du traitement par ce médicament.
Une méthode de contraception mécanique devra toujours être utilisée en association avec d'autres méthodes contraceptives (par exemple contraceptif oral ou autre contraceptif hormonal, voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) pendant le traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. En raison de la longue demi-vie de l'éfavirenz, il est recommandé d'utiliser des mesures contraceptives adéquates pendant 12 semaines après l'arrêt du traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ.
Emtricitabine et ténofovir disoproxil : Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1 000 grossesses) n'a mis en évidence aucune malformation ni effet toxique pour le foetus ou le nouveau-né associé à l'emtricitabine et au ténofovir disoproxil. Les études effectuées chez l'animal sur l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil n'ont pas mis en évidence de toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme ne justifie le traitement par éfavirenz/emtricitabine/ténofovir disoproxil.
Il a été montré que l'éfavirenz, l'emtricitabine et le ténofovir sont excrétés dans le lait maternel. Il n'existe pas de données suffisantes sur les effets de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir chez les nouveau-nés/nourrissons. Un risque pour les nourrissons ne peut être exclu. Par conséquent, EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.
Aucune donnée relative à l'effet de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil sur la fertilité chez l'être humain n'est actuellement disponible. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères de l'éfavirenz, de l'emtricitabine ou du ténofovir disoproxil sur la fertilité.
Effets indésirables possible du médicament EFAV/EMT/TEN SANDOZ
La combinaison de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil a été étudiée chez 460 patients soit avec le comprimé de l'association fixe (étude AI266073), soit avec les composants individuels (étude GS-01-934). Les effets indésirables correspondaient de manière générale à ceux observés dans les études précédemment effectuées avec chacun des composants individuels. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés et dont la relation au traitement par l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil a été considérée comme possible ou probable parmi les patients traités jusqu'à 48 semaines dans l'étude AI266073 étaient des affections psychiatriques (16 %), des affections du système nerveux (13 %) et des affections gastro-intestinales (7 %).
De rares cas d'effets indésirables de type insuffisance rénale, atteinte rénale et des événements peu fréquents de tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi), entraînant parfois des anomalies osseuses (pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), ont également été rapportés. Il est recommandé de surveiller la fonction rénale chez les patients recevant l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
L'arrêt du traitement par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ chez les patients co-infectés par le VIH et le VHB peut être associé à des exacerbations aiguës sévères de l'hépatite (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
L'administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec de la nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
Les effets indésirables provenant des études cliniques et de l'expérience après commercialisation avec l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil et chacun des composants individuels dans des associations d'antirétroviraux figurent dans le Tableau 2 ci-dessous par classe d'organes, par fréquence et par composant de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil auquel les effets indésirables sont imputables. Au sein de chaque groupe de fréquence classe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. On distingue les effets indésirables très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100) ou rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000).
Effets indésirables associés à l'utilisation de l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil : Les effets indésirables considérés comme possiblement ou probablement liés à l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil au cours de l'étude AI266073 (sur 48 semaines ; n=203), et qui n'ont pas été associés à l'un des composants individuels d' l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil, comprennent :
· incohérence du discours,
Tableau 2 : Effets indésirables associés à l'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil listés par composants auxquels les effets indésirables sont imputables
Dépression (sévère dans 1.6 % des cas)3, anxiété3, rêves anormaux3 , insomnie3 .
Tentative de suicide3, idée suicidaire3, psychose3, manie3, Paranoia 3, hallucination3, euphorie3, labilité émotionnelle3, état confusionnel3, comportement agressif3
Augmentation de l'amylase y compris de l'amylase pancréatique, augmentation de la lipase sérique, vomissements, douleur abdominale, dyspepsie.
Douleur abdominale, distension abdominale, flatulence.
Augmentation du taux d'aspartate aminotransférase (ASAT), augmentation du taux d'alanine aminotransférase (ALAT), augmentation du taux de gamma-glutamyltransférase (GGT).
Éruption vésiculo- bulleuse, éruption pustuleuse, éruption maculo-papuleuse, rash, prurit, urticaire, dyschromie cutanée (augmentation de la pigmentation)1
Rash : Dans les études cliniques avec l'éfavirenz, les rashs ont été généralement de type maculo- papuleux d'intensité légère à modérée, et apparaissent lors des deux premières semaines du traitement par l'éfavirenz. Chez la plupart des patients, ces rashs ont disparu au bout d'un mois malgré la poursuite de l'éfavirenz. Il est possible de réadministrer EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ après une interruption du traitement pour cause de rash. Il est recommandé d'utiliser des antihistaminiques et/ou des corticostéroïdes appropriés lors de la reprise d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ.
Symptômes affectant le système nerveux : Les symptômes affectant le système nerveux sont fréquents avec l'éfavirenz, l'un des composants d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ. Dans les études cliniques contrôlées avec l'éfavirenz, des symptômes affectant le système nerveux d'intensité modérée à sévère ont été observés chez 19 % (intensité sévère 2 %) des patients ; 2 % des patients ont interrompu leur traitement en raison de ces symptômes. Ils apparaissent généralement durant les deux premiers jours du traitement avec l'éfavirenz et disparaissent souvent après les 2 à 4 premières semaines de traitement. Ils peuvent survenir plus fréquemment lorsqu'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ est pris concomitamment avec de la nourriture, du fait d'une possible augmentation des concentrations plasmatiques d'éfavirenz (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). La prise au coucher semble améliorer la tolérance à ces symptômes (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Insuffisance rénale : EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ pouvant provoquer une toxicité rénale, il est recommandé de surveiller la fonction rénale (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables Résumé du profil de sécurité d'emploi). La tubulopathie rénale proximale s'est généralement résolue ou améliorée après l'arrêt du ténofovir disoproxil. Cependant, chez certains patients, la diminution de la clairance de la créatinine ne s'est pas totalement résolue malgré l'arrêt du ténofovir disoproxil. Les patients présentant un risque d'insuffisance rénale (comme les patients présentant déjà des facteurs de risque rénaux, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou ceux recevant un traitement concomitant par des médicaments néphrotoxiques), présentent un risque plus élevé de récupération incomplète de la fonction rénale malgré l'arrêt du ténofovir disoproxil (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Interactions avec la didanosine : La co-administration d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/ TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ avec la didanosine n'est pas recommandée car elle entraîne une augmentation de 40 à 60 % de l'exposition systémique de la didanosine pouvant majorer le risque d'effets indésirables liés à la didanosine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Dans de rares cas, des pancréatites et des acidoses lactiques, parfois fatales, ont été rapportées.
Les données de sécurité d'emploi actuellement disponibles chez les enfants âgés de moins de 18 ans sont insuffisantes. L'utilisation d'EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ n'est pas recommandée dans cette population (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Personnes âgées : L'association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil n'a pas été étudiée chez les patients âgés de plus de 65 ans. Les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une fonction hépatique ou rénale diminuée. L'administration d'EFAVIRENZ/ EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Patients présentant une insuffisance rénale : Le ténofovir disoproxil pouvant provoquer une toxicité rénale, il est recommandé de surveiller étroitement la fonction rénale chez les patients présentant une insuffisance rénale légère traités par EFAVIRENZ/EMTRICITABINE/TENOFOVIR DISOPROXIL SANDOZ (voir rubriques Posologie et mode d'administration, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
Patients VIH co-infectés par le VHB ou le VHC : Seul un nombre limité de patients étaient co-infectés par le VHB (n=13) ou le VHC (n=26) dans l'étude GS-01-934. Le profil des effets indésirables de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du ténofovir disoproxil chez les patients co-infectés par le VIH/VHB ou le VIH/VHC était comparable à celui observé chez les patients infectés par le VIH sans co-infection. Toutefois, comme attendu pour cette population de patients, les élévations des taux d'ASAT et d'ALAT ont été plus fréquentes que dans la population générale infectée par le VIH.
Code Identifiant de Spécialité (CIS): 61814540
Laboratoire titulaire AMM: Sandoz (16/11/2017)