Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19930428-136882
Timestamp: 2017-04-28 22:29:19+00:00
Document Index: 227087398

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 8", "l'article 8", "l'article 22", "l'article 8", 'art. 8', 'art. 8', 'art. 22', 'art. 22']

France, Conseil d'État, Le president de la section du contentieux, 28 avril 1993, 136882
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 136882Numéro NOR : CETATEXT000007838805 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1993-04-28;136882 Analyses : DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ETRANGERS - REFUGIES - APATRIDES - QUESTIONS COMMUNES - RECONDUITE A LA FRONTIERE - LEGALITE EXTERNE.FAMILLE - DROIT AU RESPECT DE LA VIE FAMILIALE (ARTICLE 8 DE LA CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES).POLICE ADMINISTRATIVE - POLICES SPECIALES - POLICE DES ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE - LEGALITE EXTERNE.Texte : Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 29 avril 1992, présentée par M. Mounir X...
1°) d'annuler le jugement du 31 mars 1992 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif d' Amiens a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 28 mars 1992 par lequel le préfet de l'Oise a décidé sa reconduite à la frontière ;
- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'il résulte de l'ensemble des dispositions de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée et notamment des dispositions de ses articles 22 et 22 bis qui ouvrent un recours suspensif devant le juge administratif, organisent les garanties dont bénéficie l'étranger pour pouvoir exercer utilement ledit recours et fixent les délais dans lesquels ces recours doivent être présentés et jugés, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des arrêtés de reconduite à la frontière et, par suite, exclure l'application des dispositions de l'article 8 du décret du 28 novembre 1983 selon lesquelles les dispositions qui doivent être motivées en vertu de la loi du 11 juillet 1979 ne peuvent légalement intervenir qu'après que l'intéressé ait été mis à même de présenter des observations écrites ou orales ; que M. Y... n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait intervenu sur une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir respecté la procédure instituée par l'article 8 du décret du 28 novembre 1983 ;
Considérant qu'il est constant que M. Y..., entré sur le territoire en juillet 1990 avec un visa de 30 jours, s'y est maintenu au-delà de la date d'expiration de la validité de son visa ; qu'il se trouvait dès lors dans le cas prévu au 2° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée en dernier lieu par la loi n° 92-190 du 26 février 1992 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;Considérant que si M. Y... allègue que sa mère, ses tantes et son frère résident en France et qu'il projetait de contracter mariage avec une française, il résulte des pièces du dossier que, compte-tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions du séjour de M. Y... et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, la décision prise par le préfet de l'Oise le 28 mars 1992 n'a pas porté au droit au respect de la vie familiale du requérant une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été pris ledit arrêté et n'est donc pas contraire aux dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et ne révèle d'autre part aucune erreur manifeste dans l'appréciation qui a été faite des conséquences de la mesure attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa requête dirigée contre l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Mounir X...
Y..., au préfet de l'Oise et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.Références : Convention européenne 1950-11-04 sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales art. 8Décret 83-1025 1983-11-28 art. 8Loi 79-587 1979-07-11Loi 92-190 1992-02-26Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22, art. 22 bisPublications :Proposition de citation: CE, 28 avril 1993, n° 136882Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. ChéramyRapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : Le president de la section du contentieuxDate de la décision : 28/04/1993Fonds documentaire : Legifrance Haut de page