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Timestamp: 2018-03-17 04:38:17+00:00
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Matched Legal Cases: ["l'article 2", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 3", "l'article 2"]

Tableau comparatif - Densité - ° Plato - % Alcool
La dénomination de la bière
La classification de la bière
La 'reinheitsgebot'
La CAMRA
Depuis la création de la bière, de nombreux textes, édits ou lois ont été promulgués pour en règlementer le commerce et la consommation, qu'il s'agisse de textes destinés à la collecte de taxes (droits de 'gruyt' ou droits de brassage du moyen-âge, droits d'accise de nos jours), ou de textes relatifs à la protection de la santé (l’alcool sur les lieux de travail ou vente de boissons alcoolisées aux mineurs), etc ...
Ainsi, au fil du temps, chaque pays s'est doté d'une législation propre règlementant la bière, sa dénomination et sa classification. L'élément de comparaison étant le plus souvent sa teneur en alcool :
- soit estimée à partir de la densité du moût avant fermentation.
- soit mesurée sur le produit fini avant distribution.
La densité avant fermentation, dite 'primitive', a une influence essentielle sur la teneur en alcool de la bière élaborée. En effet, sous l'action des levures pendant la fermentation d'un mélange contenant du sucre fermentescible, ce sucre se transforme en alcool (éthanol) et en gaz carbonique. En mesurant la densité avant et après la fermentation, on peut en déduire la quantité de sucre transformée en alcool, et à l'aide de tables établies dans ce but, on peut en déterminer de manière relativement précise la teneur en alcool de la bière finale.
Jusque dans les années 1990 (Décret n° 91-187 du 19 février 1991 pour la France), il n'y avait aucune obligation d'indiquer la teneur en alcool de la bière sur les étiquettes des bouteilles commercialisées. Et, lorsque parfois certaines valeurs étaient mentionnées, comme la densité primitive, elles étaient exprimées dans des unités qui n'avaient pas la même valeur d'un pays à l'autre, ce qui pouvait créér la confusion chez les consommateurs non informés.
Aujourd'hui, il existe des Directives du Parlement Européen destinées au rapprochement des législations des États membres, comme la DIRECTIVE 2000/13/CE du 20 mars 2000 qui concerne l'étiquetage et la présentation des denrées alimentaires ainsi que la publicité faite à leur égard.
Elle impose à chaque Etat membre que l'étiquetage de la bière comporte, entre autres, la mention du titre alcoométrique volumique acquis dès qu'il titre plus de 1,2 % d'alcool en volume.
Mais comme ces dispositions sont relativement récentes, vous trouverez dans ma collection de nombreuses bières sans indication de teneur en alcool. Pour certaines d'entre elles, une catégorie est mentionnée, ce qui permet d'en déduire approximativement la teneur en alcool.
Le degré Balling
Du nom de son inventeur le chimiste tchèque Karl Josef Napoléon Balling. Degré indiqué par un densimètre à flotteur, étalonné à 17.5°C permettant la mesure directe du poids du sucre d'une solution.
1°B = 1 g de sucre pour 100 g de solution sucrée à 17.5° C.
Etablie en 1870 par le savant allemand Adolf F. W. Brix (1798-1870). Degré indiqué par un densimètre à flotteur, étalonné à 15°C permettant la mesure directe du poids du sucre d'une solution.
1 °B (ou °Brix) = 1 g de sucre pour 100 g de solution sucrée à 15° C.
Echelle de mesure du taux de sucre d'une solution, identique à l'échelle de Brix mais plus précise car adaptée à la mesure d'un moût sucré, établie en 1900 par le savant allemand le Dr Plato, et utilisée en brasserie.
1 °P = 1 g de matière sèche soluble (essentiellement du sucre) pour 100 g de moût à 20° C.
L'Original Gravity
Dans les pays anglo-saxons on nomme ainsi la densité avant fermentation, notée OG.
On peut la rencontrer indiqué sur 4 chiffres, avec comme premier chiffre le 1 en référence à l'eau (par ex : 1065), mais le plus souvent elle est exprimée en degrés Plato.
Le degré Régie
Utilisé en France, c'est le degré administratif destiné à la classification des boissons alcoolisées. Il correspond à la deuxième décimale de la densité du moût avant la fermentation. Exemple : une bière à 5° Régie : le moût avait une densité de 1,050.
Le degré Régie est une mesure d'alcool par poids, alors que le degré alcool est une mesure d'alcool par volume. De ce fait, il ne devrait pas y avoir de rapport entre eux. Cependant, pour les bières classiques dont le moût contient peu de matières non fermentescibles (dextrines), le degré d'alcool avoisine le degré Régie.
Le degré alcool ou titre alcoométrique volumétrique (% vol.)
Utilisé pour définir la fraction d'alcool dans les liquides où seul l'alcool est responsable de la densité, il se mesure à l'aide d'un aréomètre.
C'est aujourd'hui l'unité courante utilisée pour indiquer la teneur en alcool des boissons alcoolisées, exprimée en % vol.
Les tables de Brix, Balling, ou Plato font la corrélation entre la densité d'une solution sucrée et le poids du sucre contenu dans cette solution. La table Plato est un peu plus précise que la table Balling, mais pour un usage général, leurs valeurs sont semblables.
Une comparaison simple entre la densité et les degrés Plato, valable jusqu'à une densité de 1.070, peut s'effectuer comme ceci :
- pour trouver le ° Plato en connaissant la densité :
il suffit de diviser le degré de densité par 4, soit ° Plato = degré densité/4 .
ex: pour une densité de 1,048, soit 48 degré de densité : 48/4 = 12° Plato.
- inversement, pour trouver la densité, connaissant le ° Plato :
il suffit de multiplier le ° plato par 4, soit Degré densité = ° Plato X 4, et reconstituer la densité .
Un calcul un peu plus précis peut être obtenu en employant les formules suivantes :
° Plato = 259-259/densité, et inversement
Densité = 259/259-° Plato.
Cette formule est donnée pour une température de 15 °C.
On remplacera 259 par 260 pour 17,5 °C et ainsi de suite.
Pour une plus grande précision, il existe des calculs plus complexes générant des courbes de précision.
Toutes ces infos proviennent du site http://www.brewingtechniques.com.
en degré
balling /Brix/Plato
(1) les valeurs ont été calculées avec la formule ° Plato = 260-260/densité,
Sur certains densimètres, cette valeur est exprimée en % de sucre.
(2) la valeur maximum théorique si tout le sucre de la solution se transformait en alcool. Ce qui est rarement le cas.
France : Extraits du Décret no 92-307 du 31 mars 1992.
1. La dénomination " bière " est réservée à la boisson obtenue par fermentation alcoolique d'un moût préparé à partir du malt de céréales, de matières premières issues de céréales, de sucres alimentaires et de houblon, de substances conférant de l'amertume provenant du houblon, d'eau potable. Le malt de céréales représente au moins 50 p. 100 du poids des matières amylacées ou sucrées mises en oeuvre. L'extrait sec représente au moins 2 p. 100 du poids du moût primitif.
2. La dénomination " bière de fermentation lactique " ou " Gueuze " est réservée à la bière qui fait l'objet d'une fermentation lactique au cours de son processus d'élaboration.
3. La dénomination " bière sans alcool " est réservée à la bière qui présente un titre alcoométrique acquis inférieur ou égal à 1,2 p. 100 en volume, à la suite d'une désalcoolisation ou d'un début de fermentation.
4. La dénomination " bière à... " complétée par la nature de la matière végétale mise en oeuvre, est réservée à la bière aromatisée par macération de fruits, de légumes ou de plantes ou par addition de jus de fruits, de jus de légumes, de jus concentré de fruits, de jus concentrés de légumes, d'extraits végétaux. Ces matières premières aromatisantes ne doivent pas excéder 10 p. 100 du volume du produit fini.
5. La dénomination " bière aromatisée à... " est réservée à la bière aromatisée par des arômes.
6. La dénomination " panaché " est réservée à la boisson présentant un titre alcoométrique inférieur ou égal à 1,2 p. 100 en volume et exclusivement constituée d'un mélange de bière et de boisson gazeuse aromatisée sans alcool.
Bénélux : Extraits de l'Arrêté royal du 31 mars 1993.
Art. 4. Les boissons visées à l'article 2 ne peuvent être mises dans le commerce que sous une des dénominations de vente suivantes :
- "bière", accompagnée ou non d'un mot indiquant le genre pour les boissons ayant une densité primitive supérieure à 4° Plato;
- "bière de table" pour les boissons ayant une densité primitive comprise entre 1 et 4° Plato;
- "geuze", "lambic" ou "geuze-lambic" pour les bières acides dont la fermentation spontanée intervient dans le processus de fabrication.
- La mention "légèrement alcoolisée" ou "pauvre en alcool" fait partie de la dénomination de vente lorsque les boissons ont une densité primitive minimale de 2,2° Plato et une teneur en alcool de plus de 0,5 et de maximum 1,2 %.
- L'indication "sans alcool" fait partie de la dénomination de vente lorsque les boissons ont une densité primitive minimale de 2,2° Plato et une teneur en alcool de maximum 0,5 %.
- Lorsque des fruits ou des jus de fruits sont utilisés en vue de l'aromatisation des boissons visées à l'article 2, le nom du ou des fruits figure dans la dénomination de vente.
- Lorsqu'un ou des arômes ont été utilisés en vue de l'aromatisation des boissons visées à l'article 2, le qualificatif "aromatisé" ou le nom du ou des arômes utilisés fait partie de la dénomination de vente.
- Pour les boissons visées à l'article 2 qui contiennent des édulcorants, l'étiquetage doit comporter la mention "édulcoré à...(dénomination spécifique de l'édulcorant)" ou une mention semblable. Cette mention doit figurer dans le même champ visuel que la dénomination de vente.
- L'indication facultative dans l'étiquetage de la catégorie ne peut se faire qu'au moyen de la mention "Cat." suivie de l'indication de l'indice de référence à la catégorie à laquelle appartient la bière en vertu de l'article 3. Il est interdit de mentionner toute autre indication concernant la densité primitive du mout.
France : Classification par la densité de la bière ( source: Brasseurs de France ).
(J'ignore s'il s'agit d'un texte législatif ou d'une classification commerciale.)
On caractérise une bière par sa densité mesurée avant la fermentation, généralement exprimée en "degrés Plato", ou pour l'administration, en "degrés Régie", ce qui permet d'établir une classification des bières :
- Bière de table : de 2 à 2,2° Régie ( 5 à 5,75° Plato ) généralement moins de 3% d'alcool/volume
- Bière bock : de 3,3 à 3,9° Régie ( 8,5 à 10° Plato ) généralement de 3 à 4% d'alcool/volume
- Bière de luxe : + de 4,4° Régie ( + de 11° Plato ) généralement plus de 4,5% d'alcool/volume
En outre, l'usage tend à réserver la dénomination "bières spéciales" aux bières dont la densité est supèrieure à 5,5° Régie
Enfin les bières dites "de spécialités" désignent des produits non standardisés, caractéristiques d'une région ou d'une brasserie: bières de fermentation haute, non filtrées, blanches, d'abbaye, etc...
Art. 3. Les boissons visées à l'article 2 peuvent être classées dans les catégories suivantes en fonction de la densité primitive du mout exprimée en degrés Plato (g par 100 g):
- "S" pour une densité primitive supérieure à 15,5°;
- "I" pour une densité primitive de 11° à 13,5° inclus;
- "II" pour une densité primitive de 7° à 9,5° inclus;
- "III" pour une densité primitive de 1° à 4° inclus.
La "reinheitsgebot" (loi de pureté) de 1516.
En 1516, le Duc Guillaume IV de Bavière promulgue une loi, la "reinheitsgebot" qui impose aux brasseurs de cette région à n'utiliser que quatre produits pour fabriquer leur bière:
l'eau, l'orge, le houblon et les levures.
Cette loi fut ensuite étendue à tout l'empire allemand en 1906.C'est la plus vieille loi sur les produits alimentaires du monde.
" Comment la bière doit être servie et brassée sur notre territoire en été et en hiver.
Nous légiférons et décrétons, avec le conseil de notre Etat, que partout dans la principauté de Bavière, dans les campagnes comme dans les villes et sur les marchés qui n'ont pas de lois qui leur soient propres, de la saint Michel à la saint Georges, qu'un Maß ou une Kopf de bière ne doit être servi pour plus d'un pfennig de monnaie frappée à Munich, et de la saint Georges à la saint Michel, qu'un Maß de bière ne doit être servi pour plus de deux pfennigs de la même monnaie, une Kopf pour plus de trois Heller, sous peine des punitions indiquées ci-dessus.
Celui qui possède ou brasse une bière autre que la bière de mars ne doit en aucun cas la servir ou la vendre pour plus d'un pfennig le Maß.
Nous voulons tout particulièrement, que partout dans nos villes, sur nos marchés et dans nos campagnes, aucun autre ingrédient que l'orge, le houblon et l'eau soit utilisés et requis dans le brassage de la bière. Celui qui devrait passer outre et violer consciemment cette règle verra, tant que cela se reproduira, son fût de bière confisqué sans indulgence par l'instance de justice.
Toutefois, seul un hôtelier qui achète à une brasserie dans nos villes, sur nos marchés, dans nos campagnes, deux ou trois Eimer de bière et les sert à la roture se voit accorder le droit de resservir cette bière un Heller plus cher que le prix indiqué ci-dessus. De même, le droit doit nous être réservé, à nous Princes, dans le cas d'un manque et d'une augmentation du prix des céréales causant de graves difficultés, de pouvoir ordonner des restrictions pour le bien-être général.
Ingoldstadt, 1516
Guillaume IV de Bavière." - Traduction T.H. d'après le texte original.
Cette loi, encore en vigueur aujourd'hui, a été jugée protectionniste en 1987 par la Cour européenne et nettement assouplie depuis 1996, permettant entre autres, l'utilisation d'un autre malt, l'ajout de sucre, de colorants, d'extraits de houblon etc ...
La CAMRA (CAMpaign for Real Ale).
Dans les années 50 et 60, grâce à l'industrialisation, les compagnies internationales qui dominaient le marché, cherchaient à fabriquer avant tout des bières universelles, satisfaisant tout le monde, et ne déplaisant à personne. Les pilsners de Carlsberg, ou Heineken en sont un exemple.
Dans le même temps, faute de moyens, les bières locales disparaissaient.
Le summum de cette banalisation fut la production aux USA de bières lite qui contenaient tout sauf du malt et du houblon !
Excédés, une poignées d'anglais, amoureux de bonne bière, avec à leur tête Michael Hardman et Graham Lees, fondèrent en 1971 la Campaign for Real Ale (CAMRA) organisation destinée à rétablir les vraies valeurs de la bière.
La 'Real Ale' (vraie bière) désigne une bière traditionnelle en tonneaux, qui poursuit sa maturation dans les caves des pubs, et qui est ni filtrée, ni pasteurisée.
La CAMRA, forte aujourd'hui de plus de 50.000 membres, publie un bulletin régulier et organise des festivals.
Le succès de cette campagne s'est d'abord propagé à travers l'Europe qui a vu la création de différentes associations ou organisations de défense des consommateurs de bières. Une des plus importantes, groupant les associations de plusieurs pays, est la European Beer Consumers Union (EBCU).
Cette organisation s'est engagée à préserver la culture européenne de la bière en soutenant les brasseries produisant des bières de qualité selon les méthodes traditionnelles.
Le mouvement se répand dans le monde entier et l'on peut observer depuis une vingtaine d'années, l'apparition régulière de nouvelles micro-brasseries artisanales.