Source: https://www.ottawapublichealth.ca/fr/public-health-topics/harm-reduction-services-in-ottawa.aspx
Timestamp: 2019-12-11 09:57:21+00:00
Document Index: 236015821

Matched Legal Cases: ['art 1300', "l'article 56", "l'article 56", "l'article 56", 'CSC ', '§ 0', 'arrêt ']

Services de réduction des méfaits à Ottawa - Santé publique Ottawa
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Les services de réduction des méfaits tel que le Programme sur les aiguilles et les seringues SITE de SPO contribuent à réduire les méfaits causés aux personnes qui utilisent des drogues et à protéger notre communauté.
La réduction des méfaits consiste à distribuer aux clients du matériel (p. ex., des aiguilles)et à sensibiliser la clientèle sur une consommation plus sûre de drogues et à référer au besoin vers d'autres services de santé et services sociaux.
Programme sur les aiguilles et les seringues
Le Programme sur les aiguilles et les seringues du programme Site de la Ville d'Ottawa est un programme de santé efficace et obligatoire , qui est en vigueur depuis 1991. L'accès à de tels programmes s'est avéré une mesure de santé publique nécessaire pour prévenir la propagation des maladies transmissibles, principalement le VIH et le virus de l'hépatite C, et pour réduire au minimum les risques associés à la consommation de drogues dans la société.
Information et contexte de programme
À la fin des années 1980, le taux d'infection au VIH, au virus de l'hépatite B et au virus de l'hépatite C a atteint des proportions épidémiques parmi les utilisateurs de drogues injectables. Le ministère de la Santé a reconnu l'urgente nécessité de mettre en place des stratégies de réduction des méfaits afin de lutter contre cette épidémie. Les coûts humains de l'infection au VIH ainsi que le fardeau financier qu'elle imposait au système de santé constituaient une importante source de préoccupation.
« Le conseil de santé doit s'assurer que les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse puissent se procurer du matériel d'injection stérile par le biais de programmes d'échange de seringues et d'aiguilles, de manière à prévenir la transmission du VIH, de l'hépatite B et C, et d'autres infections transmissibles par le sang et des maladies qui leur sont associées dans les zones où l'usage des drogues constitue un problème reconnu. La stratégie doit également inclure des activités de sensibilisation et des services d'orientation vers les services de santé primaires et les services de traitement et de désintoxication. Le conseil de santé doit préparer un rapport annuel sur les activités du programme et en faire parvenir un exemplaire au ministère de la Santé. »
Buts du Programme Site
Offrir une éducation en santé, un échange d'aiguilles ainsi que des condoms, favoriser une meilleure estime de soi parmi les utilisateurs de drogues et les autres clients de même qu'une sensibilisation aux questions de santé en :
Accroître le degré de sensibilisation au VIH, à l'hépatite B et à l'hépatite C en tant que problèmes de santé et offrir des services de dépistage.
Fournir des services d'éducation en santé, de dépistage anonyme du VIH et de dépistage confidentiel de l'hépatite B et C, de la gonorrhée, Chlamydia syphilis ainsi que des servicesde vaccination contre l'hépatite A/B, de counseling sur le VIH et l'hépatite C et de suivi auprès des partenaires.
Orienter les utilisateurs de drogues vers des services médicaux, de désintoxication ou de counseling ainsi que vers d'autres services sociaux.
Offrir des services de counseling en cas de crise et d'orientation vers les organismes communautaires et les programmes de désintoxication.
Distribution de fournitures de réduction des méfaits (fournitures d'injection et d'inhalation)
Prévention des overdoses pas les pairs (POPP) (pour plus d'information consulter la section POPP ci-bas)
Services cliniques offerts
Tests anonymes et confidentiel de dépistage du VIH
Contraception d'urgence (Plan B)
POPP (Prévention des overdoses par les pairs)
Risquez-vous de faire une overdose/surdose d'opiacés?
N'importe qui peut faire une overdose (consommateurs réguliers ou personnes pour qui c'est la première expérience, jeunes et moins jeunes).
Le fentanyl se présente souvent sous forme de poudre mélangée avec d'autres substances. Il est aussi compressé sous forme de comprimés. Il est de 50 à 100 fois plus toxique que la morphine, ce qui rend le risque d'overdose accidentelle beaucoup plus élevé.
Le risque d'overdose augmente après une période de cessation suite à un emprisonnement, à une hospitalisation ou à un hébergement dans un centre de traitement, par exemple, ou à une incapacité à se procurer des drogues.
Comment peut-on réduire ses risques d'overdose?
Conseils pour la prévention des overdoses
Évitez de consommer seul. Consommez avec un ami et laissez la porte déverrouillée.
Évitez de mélanger les drogues avec des médicaments d'ordonnance et des médicaments en vente libre, de l'alcool, des benzodiazépines, d'autres opiacés ou des stimulants comme la cocaïne ou le crack.
Si vous mélangez les produits, n'en consommez qu'un à la fois et faites une pause entre chacun.
Injectez-vous, reniflez ou fumez d'abord une très petite quantité de drogue pour en vérifier la puissance.
Le fentanyl illicite est beaucoup plus toxique que les autres opiacés pharmaceutiques.
Il n'existe pas de moyen facile de savoir si du fentanyl a été ajouté aux drogues que vous consommez. Vous ne pouvez pas le voir, le sentir ou le goûter.
Le fentanyl est coupé (mélangé) avec des drogues opioïdes et non opioïdes.
Si vous vous sentez malade ou si vous n'êtes pas dans votre assiette, réduisez la quantité et soyez plus prudent.
Consommez moins quand votre tolérance est faible (par exemple, lorsque vous n'avez pas consommé depuis trois jours ou plus).
Indiquez à votre organisme communautaire si vous observez des changements dans vos drogues.
Une overdose est une urgence médicale ! En cas d'overdose, n'hésitez pas à APPELER LE 911.
Qu'est-ce que la naloxone?
La naloxone est un médicament qui peut inverser temporairement les effets d'une overdose d'opiacés. Les opioïdes sont des drogues comme l'héroïne, la morphine, le fentanyl, la méthadone et la codéine.
En Ontario, la naloxone est distribuée gratuitement dans le cadre de programmes tels que l’initiative POPP (Prévention des overdoses par les pairs), et peut être obtenue auprès des pharmacies locales, des organismes communautaires, des refuges, des programmes de gestion de consommation. La naloxone est disponible pour les personnes à risque de surdose ainsi qu’à leurs amis et à leurs proches.
La respiration d'une personne qui fait une surdose d'opiacés ralentit ou s'arrête. La naloxone bloque les effets des opiacés sur le cerveau. Elle inverse temporairement les effets qui touchent la respiration. L'administration de naloxone peut prévenir un décès ou la survenue de dommages au cerveau consécutifs à un manque d'oxygène.
La naloxone ne fonctionne que dans les cas d'overdoses liées aux opioïdes. Il est important de se rappeler que beaucoup d'autres drogues sont coupées avec du fentanyl. Si la personne a consommé des drogues et montre des signes d'une overdose d'opiacés, composez le 911 et administrez de la naloxone.
La naloxone commence habituellement à être efficace après un délai de deux à trois minutes. Il peut être nécessaire d'administrer de nouvelles doses si la victime continue de montrer des signes d'overdose.
La naloxone peut rester active dans le corps jusqu'à 2 heures, mais il est important de savoir que la plupart des opioïdes restent actifs plus longtemps que 2 heures! Si l'opiacé demeure dans l'organisme après que les effets de la naloxone s'estompent, les effets de l'overdose peuvent réapparaître. C'est pourquoi il est crucial de toujours composer le 911 en cas d'overdose!
Y a-t-il une limite d'âge pour l'administration de la naloxone? Est-elle sécuritaire pour les adolescents?
La naloxone est un médicament très sûr utilisé pour les personnes de tous les âges. La naloxone peut contrecarrer temporairement les effets d'une surdose d'opioïdes qui pourrait être fatale. Voilà donc pourquoi vous donneriez à votre adolescent de la naloxone - quel que soit son âge - s’il faisait une surdose. C’est également pourquoi vous administreriez également de la naloxone à votre adolescente si elle était enceinte ou si elle allaitait, ou si votre enfant souffrait d’une maladie cardiaque ou respiratoire, ou bien d’une insuffisance hépatique ou rénale.
Le seul cas où vous n’administreriez pas de naloxone serait s’il y avait des antécédents d’allergie connus à la naloxone ou à ses ingrédients. Si vous ne savez pas si la victime est allergique à la naloxone (ce qui est probable dans le cas d’une urgence médicale), administrez ce médicament.
Appelez toujours le 9-1-1 si une personne fait une surdose ou dans un cas de surdose présumée, et ce même si de la naloxone a déjà été administrée.
Est-ce que je peux nuire à la santé de mon enfant si je lui donne de la naloxone et qu'il s'avère qu'il ne faisait pas une surdose?
Non. Le principal « risque » associé à l'administration de la naloxone à quelqu'un qui est dépendant aux opioïdes est que ce médicament provoque des symptômes de sevrage. Ces symptômes sont temporaires et ne mettent pas la vie en danger, mais ils peuvent être désagréables. Ils disparaissent une fois que les effets de la naloxone se sont estompés.
Regardez cette vidéo pour en apprendre d'avantage sur la Naloxone
Si vous savez reconnaître les signes d'une overdose rapidement et que vous avez une trousse de naloxone sous la main, vous pourriez sauver une vie. La naloxone peut acheter un temps pendant que vous attendez l'arrivée de l'ambulance. Les trousses de naloxone à emporter ne remplacent pas la nécessité d'administrer des soins d'urgence ou ne réduisent pas l'importance de composer le 911.
Vous pouvez obtenir gratuitement une trousse de naloxone à emporter dans les pharmacies et auprès d'autres organismes d'Ottawa. Avec votre trousse, vous recevrez aussi une formation sur les overdoses : comment les prévenir, comment les reconnaître et comment intervenir. Voici la liste des endroits à Ottawa où vous procurer cette trousse:
téléphoner à la Ligne d'aide sur la drogue et l'alcool au 1 800 565-8603;
consulter la liste des pharmacies offrant de la naloxone dressée par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée. S'il manque une pharmacie à la liste, veuillez communiquer avec le Ministère;
Santé publique Ottawa vous recommande de téléphoner à la pharmacie avant de vous y rendre afin de vous assurer que de la naloxone y est toujours disponible.
Le Programme sur les aiguilles et les seringues propres de Santé publique Ottawa offre des trousses gratuites et une formation à ses clients, aux membres de leur famille ou à leurs amis. Rendez-vous :
au bureau du Programme, au 179, rue Clarence (dans le marché By), de 9 h à 21 h, sept jours sur sept;
à la fourgonnette mobile du Programme (qui offre des services dans l'ensemble de la Ville d'Ottawa), de 17 h à 23 h 30, sept jours sur sept (613-232-3232).
Pour de plus amples renseignements à ce sujet, visitez notre section sur les Services de réduction des méfaits à Ottawa.
Vous pouvez obtenir une trousse dans de nombreuses pharmacies d'Ottawa (pour trouver une pharmacie participante près de chez vous, composez la Ligne d'aide sur la drogue et l'alcool au 1-800-565-8603).
L'hôpital d'Ottawa offre de la formation et des trousses de naloxone aux patients enregistrés de l'hôpital qui sont à risque de surdose.
Quoi faire en cas d'overdose d'opiacés
5 étapes pour sauver une vie
Que faire en cas de surdose?
Secouer la personne et crier pour tenter d'obtenir une réaction.
En l'absence de réaction, composer le 9-1-1.
Donner de la naloxone
Faites de la respiration de sauvetage et/ou des compressions thoraciques ou de la RCR selon la formation.
Est-ce que ça fonctionne? Continuer les compressions ou la RCR jusqu'à l'obtention d'une réaction ou jusqu'à l'arrivée des SMU. Si l'inconscience dure plus de trois minutes, administrer une deuxième dose de naloxone. Rester sur place.
Si jamais vous devez laisser la personne seule, placez-la en position de rétablissement. La position de rétablissement aide à garder ouvertes les voies respiratoires de la personne afin que celle-ci puisse respirer et ne s'étouffe pas dans ses vomissures ou ses crachats :
Le répondant place l'autre bras de la victime à travers la poitrine de celle-ci, et plie le genou le plus loin de lui. Le répondant tourne ensuite la victime vers lui pour la positionner sur le côté.
La personne pourra être confuse et effrayée lorsqu'elle se réveillera. Vous devrez lui dire ce qui s'est passé.
De nombreux opioïdes peuvent demeurer plus longtemps dans l'organisme que la naloxone. Les effets de l'overdose pourraient donc revenir. Il est important de s'assurer que la personne sache qu'elle ne doit pas prendre d'autres drogues!
La naloxone peut provoquer des symptômes de sevrage chez les personnes qui ont consommé des opioïdes. Cela pourra inciter la personne à consommer de nouveau. Le fait de continuer à consommer pendant que les effets de la naloxone s'estompent augmentera le risque d'overdose.
Ces symptômes peuvent être très inconfortables pour la personne, mais sa vie n'est pas en danger. Voici quelques symptômes de sevrage possibles :
Pour une formation complète sur la façon d'administrer la naloxone, visitez les endroits énumérés ci-dessus!
Consultez nos conseils sur la façon de réagir aux surdoses (disponible en anglais seulement) d'un stimulant comme la cocaïne, la méthamphétamine en cristaux, la MDMA ou le Ritalin.
Qu'est-ce que le programme POPP?
Prévention des overdoses par les pairs
Éducation sur la naloxone.
Information sur les risques d'overdose et les mythes au sujet des overdoses.
Formation pour la prévention des overdoses.
Étapes de l'intervention en cas d'overdose.
Certification par le programme POPP.
Comment puis-je participer au programme POPP?
Il vous suffit de vous rendre au bureau du Programme ou d'appeler le personnel affecté à la fourgonnette du Programme pour obtenir gratuitement la formation, la certification et la trousse associées au programme POPP. Vous pouvez également obtenir une trousse de naloxone gratuite auprès des pharmacies avec une carte d'Assurance-santé de l'Ontario.
Bureau du Programme : 179, rue Clarence
Fourgonnette du Programme : 613-232-3232*
17 h - 23 h 30
*appels à frais virés acceptés
Services de consommation supervisée, Site, Fourgonnette mobile et autres services
Programme sur les aiguilles et les seringues et services de consommation supervisée
179, rue Clarence, Ottawa
613-580-6744 poste 29047
Les Bergers de l'espoir (SIS)
230, rue Murray, (Roulotte)
613-241-6494
Centre de santé communautaire Côte-de-Sable et Oasis
8 h à 20 h 613-569-3488 poste 2101
poste 2246
Organismes partenaire / Pharmacies partenaires
Le personnel du Programme Site et celui des organismes partenaires profites des possibilités qui s'offrent à eux d'éduquer les clients à l'utilisation sécuritaire des seringues et tubes de verre et de l'ensemble du matériel permettant une consommation de drogue plus sûre.
Comité du sida d'Ottawa Ottawa 19, rue Main 613-238-5014
Centre de santé communautaire Carlington 900, ch. Merivale 613-722-4000 poste 260
Centre 454 454, rue King Edward, 613-235-4351
Centre 507 507, rue Bank, 613-233-5626
Centre de santé communautaire du Centre-ville 420, rue Cooper, 613-233-4697
Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable 221, rue Nelson, 613-789-6309
Centre de santé communautaire Somerset-Ouest 55, rue Eccles, 613-238-1220 Camionnette NESI 613-761-0003
Centre de Santé Communautaire du sud-est d'Ottawa 1355 Bank Street, suite 600, 613-737-5115
Minwasshin Lodge - camionnette STORM, 424 rue Catherine, 613-265-7558
Onyx Community Service 265 chemin Montréal, 613-422-2294
Elizabeth Fry Society of Ottawa 311-211, avenue Bronson, 613-237-7427
230, rue Murray, 613-241-6494
256, avenue King-Edward, 613-562-7845
150, rue Gloucester, 613-230-4663
Ligne de soutien, 24 heures sur 24 : 1-800-668-4663
Centre de santé communautaire Pinecrest-Queensway 1365, chemin Richmond, 2e étage, 613-820-2001
Site Programme d'échange d'aiguilles et de seringues 179, rue Clarence 613-234-4641
Camionette Site 613-232-3232
401, rue Somerset Ouest 613-233-1114
1318 Ave Carling 613-627-0856
263 chemin Montréal 613-749-9666
Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville 40, rue Cobourg 613-789-3930
Bureau des services à la jeunesse 147 rue Besserer, 613-241-7788 poste 300
Riverside Drugstore 1919 promenade Riverside 613-523-3066
Trust Care Pharmasave 1020 boul. St Laurent 613-749-8577
Palmyra Guardian 1013 chemin Merival 613-729-7117
First Care Pharmacy 4 promenade Lorry Greenberg 613-248-8000
Parkway Pharmacy 311 avenue McArthur 613-749-2324
Shoppers Drug Mart 1300 rue Stittsville Main 613-831-0901 – Veuillez parler avec le ou la pharmacien(ne) pour des fournitures.
Centre Town Pharmacy 326 rue Bank 613-422-2900
En 2017, santé publique Ottawa (SPO) lançait un projet pilote, l’installation de quatre (4) distributrices de matériel pour la réduction des méfaits à divers endroits à Ottawa. Les services et les programmes de réduction des méfaits font partie intégrante du travail de première ligne de Santé publique Ottawa dans la ville. Les distributrices viennent combler le manque actuel de ressources qui fournissent du matériel de consommation sécuritaire de drogues lorsque les services en personne ne sont pas accessibles.
Qu'est-ce qu'une distributrice de matériel pour la réduction des méfaits?
Une distributrice de matériel pour la réduction des méfaits est une machine qui fournit du matériel pour la consommation sécuritaire de drogues, comme des aiguilles stériles et d'autre matériel d'injection sécuritaire ainsi que du matériel d'inhalation sécuritaire. L'idée est de prévenir la réutilisation et le partage d'aiguilles et d'autre matériel dans le but de réduire la transmission de maladies infectieuses telles que le VIH et l'hépatite C.
Où les distributrices sont-elles installées?
Les distributrices se situent dans quatre endroits d'Ottawa :
Programme d'échange d'aiguilles SITE de Santé publique Ottawa - 179, rue Clarence
Centre de santé communautaire Côte-de-Sable - 221, rue Nelson
Centre de santé communautaire Somerset Ouest - 55, rue Eccles
Centre de santé communautaire Carlington - 900, chemin Merivale
Les distributrices, qui visent à prévenir la transmission de maladies et à réduire les risques potentiels pour la santé dus à la consommation de drogues, contiennent le matériel à usage unique suivant :
Des aiguilles stériles et d'autres matériels d'injection sécuritaire, du matériel d'inhalation sécuritaire, ainsi que de l’information sur comment accéder les services de réduction des méfaits
Tout le matériel d'injection sécuritaire sera emballé dans un petit contenant pour matériels contaminés, qui servira à l'élimination sécuritaire du matériel;
Des tampons d'alcool, des aiguilles stériles, des chauffoirs de marque Stericups, de l'eau stérile et un tourniquet (fournis dans chaque trousse d'injection sécuritaire).
Tout le matériel d’inhalation sécuritaires sera emballé dans une enveloppe blanche
Des tiges de verre, des paquets de grilles de métal, des poussoirs, des embouts et un jeton (fournis dans chaque enveloppe d'inhalation sécuritaire).
Les distributrices remplacent-elles les services de première ligne offerts par Santé publique Ottawa?
Non, les distributrices viennent plutôt compléter les services de première ligne. Santé publique Ottawa est consciente de l'importance d'un contact direct, qui permet notamment l'offre de soutien et d'aiguillage vers d'autres services (par exemple, en santé mentale et de traitements). L'ajout de distributrices vise à ce que le matériel de réduction des méfaits soit accessible même hors des heures d'ouverture des points de services.
Pourquoi installer des distributrices?
Plusieurs études locales examinant les besoins des consommateurs de drogues d'Ottawa ont mis en évidence la nécessité d'améliorer l'accès aux services de réduction des méfaits dans la ville. Le 20 juin 2016, le Conseil de santé a approuvé un rapport intitulé Amélioration des services de réduction des méfaits à Ottawa - Données, principes directeurs et prochaines étapes et, le 19 juin 2017, il a reçu un rapport de mise à jour, Réduction des méfaits et prévention des surdoses - Aperçu et mise à jour.
Des distributrices de matériel pour la réduction des méfaits ont été implantées dans bon nombre de pays d'Europe, dont la Suisse, l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas et l'Autriche, ainsi qu'en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il a été prouvé que, grâce à leur nature anonyme et confidentielle, elles joignent efficacement des clientèles avec lesquelles il est difficile de communiquer et qui sont exposées à un risque élevé. Actuellement, Vancouver est la seule autre ville au Canada où vous pouvez trouver des distributrices.
Comment peut-on obtenir le matériel des distributrices?
Les distributrices fonctionnent selon un système de jetons. Les jetons sont remis par le personnel de programme travaillant dans les organismes partenaires où se trouvent les distributrices. Les personnes qui se présentent aux points de services pour demander un jeton reçoivent aussi de l'enseignement sur la consommation sécuritaire de drogues et les façons sécuritaires de disposer du matériel, ainsi que des renseignements sur les services de santé, les services sociaux et les traitements offerts.
Services de consommation supervisée à Santé publique Ottawa (SPO)
Services de consommation supervisés provisoires
Le 22 septembre 2017, SPO a reçu la confirmation que Santé Canada accordait une exemption en vertu de l'article 56.1 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS) autorisant l'exploitation d'un Service d'injection supervisé (SIS) sur une base intérimaire par Santé publique Ottawa au 179, rue Clarence à Ottawa. Le SIS était fourni par Santé publique Ottawa en vertu de l'exemption accordée au Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable.
Le 10 mai 2018, la SPO a obtenu une exemption de la LRCDAS pour exploiter un site de consommation supervisée (SCS) en vertu de l'article 56.1, valide pour un an.
Ces exemptions de Santé Canada permettent d'offrir des services de santé qui fournissent un environnement hygiénique et sécuritaire pour les gens s’injectent, ingèrent ou inhalent des drogues pré-obtenus sous surveillance.
Le SCS provisoire sera doté de travailleurs en santé publique et de bénévoles possédant de l'expérience en réduction de méfaits, formés dans le domaine et autorisés à fournir des services d'injection supervisés.
Le SIS provisoire fournira des services étendus de réduction des méfaits en avance de l'ouverture du SIS prévue à la fin d'octobre 2017 dans le Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable de la rue Nelson. Même si les SIS constituent un volet important de toute stratégie globale d'intervention auprès de personnes qui s'injectent des drogues, ils ne règleront pas à eux seuls la crise actuelle des opioïdes.
SPO travaille en étroite collaboration avec le Service de police d'Ottawa, la Sécurité municipale et Logement communautaire d'Ottawa pour assurer la sécurité du personnel, des clients et du voisinage et s'engage à poursuivre le dialogue avec la communauté.
SPO continuera de surveiller la situation et de travailler aux côtés et en appui de ses partenaires, y compris les refuges locaux, les autres fournisseurs locaux de services de réduction des méfaits, les services dirigés par des pairs et le Groupe de travail d'Ottawa sur la prévention des surdoses et les interventions en la matière, qui visent tous à protéger les personnes et à éviter des décès attribuables aux surdoses.
Qu'entend-on par service de consommation supervisée?
SPO a amélioré ses services de réduction des méfaits en ajoutant un site de consommation supervisée (SCS) aux services proposés aux personnes qui s'injectent des drogues (programme SITE de SPO, au 179, rue Clarence). Les sites de consommation supervisée sont des services de santé qui offrent un cadre hygiénique aux personnes qui s'injectent, ingèrent ou inhalent sous supervision, les drogues qu'ils se sont procurées.
En règle générale, ces centres visent quatre objectifs principaux : (1) (2)
réduire la transmission des maladies infectieuses (VIH et hépatite C);
réduire le nombre de décès attribuables à une surdose;
mettre les consommateurs qui s’injectent, ingèrent ou inhale des drogues , en contact avec d'autres services sociaux, de santé et de traitement;
réduire certains problèmes dans la ville, comme la consommation de drogue en public et les seringues jetées dans les lieux publics.
En plus des services de consommation supervisée, les personnes se voient offrir du matériel d'injection stérile, de la fournitures d’inhalation propres, de l'information sur la consommation sécuritaire, des services de prévention des surdoses et d'intervention, des services médicaux et de counseling, un aiguillage vers des services de traitement de la toxicomanie, de l'aide au logement, un soutien du revenu et d'autres services.
Quelle est la différence entre les services de consommation supervisée et les services de prévention des overdoses?
La permanence et la gamme de services offerts sur chaque site sont les principales différences entre les deux.
Services de prévention des overdoses (SPO) :
Les services de prévention des overdoses sont une expansion des programmes existants de réduction des risques qui offrent des services de réduction des méfaits faciles d'accès et vitaux dans un environnement sans stigmatisation, pour aider à réduire le nombre croissant de décès par overdoses liés aux opioïdes. Les sites fourniront:
Supervision des injections
Fournitures de réduction des risques, y compris l'élimination des fournitures utilisées
Les sites peuvent également fournir des services supplémentaires en fonction des besoins et de la capacité locale, y compris la supervision de consommation de drogues par voie orale et intranasale et la distribution de bandelettes pour tester la présence de fentanyl (service de contrôle des drogues). Les SPO qui répondent aux critères nécessaires seront approuvés pour opérer dans un délai limité, généralement de trois à six mois (avec possibilité de prolongation), par la province de l'Ontario. Les SPO peuvent agir comme des services « provisoires », car ils sont mis en place assez rapidement (quelques semaines seulement) pour répondre à un besoin immédiat dans la communauté en attendant d'établir des services de consommation supervisée. Pour plus d'information sur les critères de la SPO et le processus de demande, veuillez visiter http://www.health.gov.on.ca/fr/news/bulletin/2018/hb_20180111.aspx.
Services de consommation supervisée (SCS):
Un SCS est conçu pour être un site permanent avec des services de support intégrés. À ce titre, le processus de demande d'un SCS à Santé Canada est plus complexe et comporte plusieurs étapes. Le processus peut prendre des mois, car il inclut des consultations exhaustives avec la communauté, les partenaires et les participants, ainsi que la sélection et la rénovation d'un emplacement permanent. Santé Canada accorde une exemption d'un an et, une fois expirée, une demande de renouvellement est examinée pour une autre année d'exemption. Les SCS doivent avoir des infirmières autorisées afin de fournir des interventions médicales telles que l'administration d'oxygène. Une autre exigence pour SCS est d'avoir un réseau de services de soutien sur leurs sites pour les clients, tels que les programmes de traitement de la toxicomanie, de conseil et de soutien pour le logement permanent. Au 179 Clarence, le SCS offre des liens directs vers ce type de services et permet la consommation par injection, par voie orale ou intranasale.
Pourquoi avons-nous besoin de services de consommation supervisée à Ottawa?
Des recherches ont démontré qu'Ottawa tirerait parti de la multiplication des services de consommation supervisée (SCS) qui sont intégrés aux services de santé intervenant déjà auprès des consommateurs de drogues. Les conditions en vigueur à Ottawa appuient la nécessité des SCS.
Les consommateurs de drogue à Ottawa affichent des taux de VIH (10 %) et d'hépatite C (70 %) beaucoup plus élevés que la population générale.(3) En outre, 25 % des personnes qui consomment des drogues injectables le font généralement ou toujours en public et 19 % affirment le faire parfois en public.(4)
Au total, 48 résidents d'Ottawa sont morts d'une surdose involontaire en 2015; 29 (60 %) de ces décès étaient attribuables aux opioïdes, tels que le fentanyl, l'oxycodone et la morphine.(5) De 2000 à 2015, le taux de décès attribuables aux surdoses involontaires (toutes drogues confondues) a augmenté de 23 % à Ottawa. Le nombre de décès par surdose involontaire d'opioïdes a été 2,7 fois plus élevé entre 2009 et 2015 (24 par an) qu'entre 2003 et 2008 (9 par an). Pour découvrir d'autres statistiques sur la consommation de drogues et les surdoses, consultez le site Web de SPO. Les renseignements anecdotiques récemment fournis par des groupes communautaires et des organismes de services indiquent une augmentation du nombre de surdoses et de décès. Même si de nombreuses surdoses ne sont pas examinées par les services d'urgence, on compte près de 700 visites à l'urgence liées à des cas de surdose au cours du premier semestre 2017.
Existe-t-il d'autres services d'injection/de consommation supervisée à Ottawa?
Voici les autres sites d’injection à Ottawa :
Ottawa Inner City Health –La Roulotte
Chaque organisme doit 'obtenir une exemption en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances fédérales pour pouvoir offrir de tels services.
Pourquoi avons-nous besoin d'un centre d'injection supervisée à Santé publique Ottawa à ce moment-ci? Pourquoi avons-nous besoin de services d'injection supervisée si nous avons déjà des services de réduction des méfaits, comme un programme d'échange d'aiguilles et de seringues?
SPO collabore avec une vingtaine d'organismes communautaires pour fournir des services de réduction des méfaits à Ottawa. SPO collabore activement avec les municipalités et les organismes communautaires pour s'attaquer à la crise des opioïdes dans notre collectivité, ce qui suppose de mieux soutenir les pairs qui assistent à des cas de surdose dans la collectivité et de faire en sorte que la naloxone soit facilement accessible pour le traitement des surdoses.
Les services de consommation supervisés offrent un endroit intérieur salubre et sécuritaire où les personnes peuvent s'injecter de la drogue, être sensibilisées à la sécurité en matière de consommation et recevoir une aide en prévention des surdoses. En l'absence d'endroit sécuritaire où consommer de la drogue, les consommateurs peuvent s'isoler pour le faire et courir ainsi un risque accru de surdose mortelle ou se rabattre sur l'injection dans les lieux publics. Notons que ce risque ne touche pas seulement les sans-abri, mais aussi les personnes qui vivent en cohabitation ou dans un refuge et qui, par crainte de perdre leur logement s'ils consomment de la drogue sur place, se tournent alors vers les lieux publics.(6)Des études ont démontré que les consommateurs de drogue ne se déplacent que sur de courtes distances (c'est-à-dire quelques pâtés de maisons) pour recevoir des services de santé, y compris de consommation supervisés. (7) (8)
Cette réaction rapide permettra à SPO de s'attaquer au problème de santé publique qui ne cesse de croître et de répondre au besoin constant de services de prévention des surdoses d'opioïdes.
Comment le centre de consommation supervisée fonctionnera-t-il à SPO?
Un bon nombre de personnes qui recoure à ce service sont déjà des clients actuels du programme SITE de SPO. Les clients se rendent au programme avec des drogues qu'ils se sont déjà procurées . Chaque personne est évaluée afin de vérifier son admissibilité au programme. Le client reçoit du matériel de consommation stérile et des instructions sur les pratiques de consommation sécuritaires. Puis une infirmière ou un infirmier supervise pendant la consommation de la drogue dans une salle réservée à cette fin et peut intervenir en cas d'urgence médicale. Après avoir consommé la drogue, la personne est dirigée vers une aire d'attente et encouragée à y rester 15 minutes en observation afin de déceler toute réaction négative à la drogue. Le client reçoit également des renseignements sur les autres services de soutien médicaux et sociaux. Ce service à petite échelle comprend deux isoloirs de consommation et est situé dans les locaux actuels du programme SITE, au 179, rue Clarence. Le programme Site et les services de consommation supervisée sont ouverts 7 jours sur 7 de 9h00 à 21h00.
Le SCS est doté d'infirmières en santé publique formées pour supervisée les consommation et intervenir en cas de surdose, de travailleurs sociaux, d’intervenants communautaires et de pairs éducateurs aussi expérimentés et formé sur la réduction des méfaits.
Quels sont les avantages des services de consommation supervisée?
Des études canadiennes et internationales montrent que les services de consommation supervisée offrent différents avantages aux personnes qui y recourent et à la collectivité et permettent notamment de :
réduire les facteurs de risque pouvant entraîner des maladies infectieuses comme le VIH et l'hépatite;
améliorer l'utilisation des services de désintoxication et de traitement de la toxicomanie;
sensibiliser les gens à l'existence d'autres services médicaux et sociaux;
réduire le nombre d'aiguilles jetées dans les lieux publics;
sont efficients;
ne mènent pas à une augmentation de la criminalité ou de la toxicomanie dans les communautés locales.
Les services de consommation supervisée sont-ils légaux?
Oui. Au Canada, les services de consommation supervisée peuvent être offerts en raison d'une exemption à l'article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, qui autorise les services de santé à fonctionner sans risquer que leurs clients et employés ne soient accusés de possession de drogue. C'est le ministre de la Santé du Canada qui accorde les exemptions lorsque des « raisons d'intérêt public, notamment des raisons médicales ou scientifiques, le justifient »(9)
Ces services ne vont-ils pas encourager la toxicomanie?
Les gens ne se mettent pas à consommer de la drogue en raison de la disponibilité des services de consommation supervisée. Rien ne prouve que les services de réduction des méfaits favorisent la consommation de drogues. Ce sont surtout les personnes ayant une longue histoire de consommation de drogues qui utilisent les services de consommation supervisée. Des études ont également démontré que les services d'injection supervisée ne provoquent pas de rechutes (p. ex., reprise de la consommation de drogues après une période d'abstinence) et n'empêchent pas non plus les toxicomanes d'arrêter tout à fait leur consommation de drogues.
Le centre de consommation supervisée mènera-t-il à une augmentation de la criminalité dans le quartier ou menacera-t-il la santé et la sécurité publiques?
Des études ont montré que les programmes de réduction des méfaits ne troublent pas l'ordre public et ne menacent pas la sécurité de la population. En fait, ils tendent à avoir l'effet inverse. Les centres de consommation supervisée sont situés dans des quartiers où les besoins sont manifestes, en général ceux où les effets de la consommation de drogues se font déjà ressentir. Les programmes de réduction des méfaits entraîneraient des répercussions positives sur la santé et la sécurité publique :
ils préviennent les infections transmises par le sang comme le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et l'hépatite C chez les consommateurs de drogues;
ils font en sorte qu'un nombre accru d'aiguilles et de seringues souillées sont éliminées de façon sécuritaire dans le cadre de programmes, plutôt que d'être jetées dans les lieux publics;
ils favorisent les ententes entre les services de police et les services de réduction des méfaits et appuient ainsi l'application des lois contre le trafic de drogue, ce qui dissuade le trafic ouvert et encourage les consommateurs à obtenir les services dont ils ont besoin.
Comment SPO assurera-t-elle la sécurité publique et communautaire des personnes dans le quartier qui ne sont pas clients du SCS?
SPO travaille étroitement avec le Service de police d'Ottawa, la Sécurité municipale et la Société de logement communautaire d'Ottawa afin de veiller à la sécurité du personnel, de la clientèle et du voisinage.
La population aura-t-elle l'occasion de s'exprimer?
SPO a mené un sondage consultatif à l'été 2016 (consulter le rapport sur les résultats de l'enquête). Selon les résultats du sondage :
66 % des répondants croient qu'il serait avantageux d'offrir des services d'injection supervisée.
60 % des répondants croient qu'il serait avantageux d'offrir des services de réduction des méfaits dans plus de secteurs de la ville;
Les rétroactions, les observations et les questions du public sont toujours bienvenues, quel que soit le moyen de communications retenu. Vous trouverez les coordonnées ici.
Données sur les sites de consommation supervisée
Sommaire des services de consommation et de traitement à Ottawa - avril à juin 2019
Drogues les plus signalées
les opioïdes (notamment le fentanyl, l’héroïne et autres) et les stimulants (dont les amphétamines, la méthamphétamine en cristaux et le crack)
Nombre de surdoses traitées uniquement par l'administration d'oxygène, la respiration de sauvetage et la stimulation
Nombre de surdoses traitées par la naloxone
Nombre de clients transportés aux urgences pour des raisons liées à une surdose
Nombre total d’aiguillages vers des services*
Nombre total d'aiguillages vers des services de counseling en matière de toxicomanie, un programme de désintoxication , un soutien au sevrage des opioïdes ou un traitement (p. ex. méthadone, suboxone)*
Données combinées d'Ottawa Inner City Health, du Centre de santé communautaire (CSC) Somerset Ouest, du CSC Côte-de-Sable et de Santé publique Ottawa
*On y trouve des données provenant du Centre de santé communautaire Somerset Ouest, du Centre de santé communautaire Côte-de-Sable et de Santé publique Ottawa.
Données sur les sites de consommation supervisée à Santé publique Ottawa - 2019
Visites*,†
Administrations de naloxone
Administrations d'oxygène
Appels au 9-1-1 pour une surdose de drogue
2019-01-07 189 1 1 0
2019-01-14 177 1 1 1
2019-01-21 208 0 0 0
2019-01-28 218 3 3 1
2019-02-04 188 0 0 0
2019-02-11 163 0 0 0
2019-02-18 155 0 0 0
2019-02-25 118 0 1 0
2019-03-04 163 0 1 0
2019-03-11 196 0 0 0
2019-03-18 234 1 1 1
2019-03-25 230 0 2 0
Données sur les sites de consommation supervisée à Santé publique Ottawa - 2018
Administrations d’oxygène
2018-01-01 158 0 0 0
2018-01-08 172 0 0 0
2018-01-15 184 0 0 0
2018-01-22 178 0 0 0
2018-01-29 232 2 2 2
2018-02-05 229 0 1 0
2018-02-12 264 0 1 0
2018-02-19 209 1 2 1
2018-02-26 224 0 0 0
2018-03-05 200 0 0 0
2018-03-12 193 0 1 1
2018-03-19 159 0 0 0
2018-03-26 178 0 1 0
2018-04-02 177 1 1 1
2018-04-09 180 0 1 0
2018-04-16 183 0 0 0
2018-04-23 208 1 2 1
2018-04-30 225 0 0 0
2018-05-07 191 0 1 1
2018-05-14 211 0 0 0
2018-05-21 214 0 0 0
2018-05-28 197 2 3 3
2018-06-04 187 3 4 2
2018-06-11 188 1 1 0
2018-06-18 198 0 1 0
2018-06-25 223 1 1 1
2018-07-02 230 0 2 1
2018-07-09 223 0 0 0
2018-07-16 236 1 1 0
2018-07-23 206 0 2 0
2018-07-30 285 4 6 3
2018-08-06 275 0 0 0
2018-08-13 242 1 5 0
2018-08-20 225 1 2 1
2018-08-27 271 0 1 0
2018-09-03 241 0 2 0
2018-09-10 209 2 4 0
2018-09-17 186 1 2 0
2018-09-24 213 2 8 0
2018-10-01 213 1 6 0
2018-10-08 243 2 5 0
2018-10-15 251 0 3 0
2018-10-22 259 0 1 1
2018-10-29 245 1 4 0
2018-11-05 227 2 4 0
2018-11-12 215 1 2 1
2018-11-19 177 2 4 1
2018-11-26 241 4 6 0
2018-12-03 188 0 1 0
2018-12-10 212 0 3 0
2018-12-17 248 2 4 2
2018-12-24 211 1 1 0
2018-12-31 216 0 1 0
Données sur les sites de consommation supervisée à Santé publique Ottawa - 2017
2017-09-25 50‡ 0 0 0
2017-10-02 41 0 1 0
2017-10-09 110§ 0 0 0
2017-10-16 159 0 1 0
2017-10-23 196 0 1 0
2017-10-30 254 0 0 0
2017-11-06 190 0 0 0
2017-11-13 154 0 1 1
2017-11-20 124 0 0 0
2017-11-27 216 0 0 0
2017-12-04 217 0 0 0
2017-12-11 174 1 1 1
2017-12-18 142 0 0 0
2017-12-25 153 0 2 0
* Les données de SPO correspondent au nombre de visites et non au nombre de clients. Seules les visites visant à recevoir des services d’injection supervisée ont été comptées. (Les visites visant l’obtention de matériel d'injection ne sont pas comprises.)
† L’injection n’a pas toujours lieu au cours de la visite pour des services d’injection supervisée. De septembre à décembre 2018, une injection a été effectuée au cours de 99 % des visites.
‡ SPO a commencé à offrir des services d’injection supervisée le 26 septembre 2017, à raison de six heures par jour et de sept jours par semaine.
§ À partir du 10 octobre 2017, SPO a allongé les heures des services d’injection supervisée à 12 heures par jour, sept jours par semaine.
Données sur les sites de consommation supervisée à Ottawa Inner City Health - 2018
2018-04-23 967 2 2 0
2018-04-30 875 3 4 0
2018-05-07 865 10 10 0
2018-05-14 850 13 13 0
2018-05-21 684 7 7 0
2018-05-28 835 6 6 0
2018-06-04 631 7 7 1
2018-06-11 684 0 0 0
2018-06-18 586 5 5 0
2018-06-25 945 10 10 0
2018-07-02 725 3 3 0
2018-07-09 765 6 7 0
2018-07-16 781 3 3 0
2018-07-23 901 6 5 1
2018-07-30 918 24 24 1
2018-08-06 1027 11 11 0
2018-08-13 1058 20 20 1
2018-08-20 897 14 14 0
2018-08-27 790 16 16 1
2018-09-03 1034 18 18 1
2018-09-10 1020 16 16 1
2018-09-17 1122 16 16 1
2018-09-24 1155 12 12 0
2018-10-01 1044 13 13 2
2018-10-08 1112 11 11 0
2018-10-15 1075 8 8 0
2018-10-22 1036 13 13 1
2018-10-29 340 30 30 0
2018-11-05 332 9 9 1
2018-11-12 777 8 8 1
2018-11-19 725 5 5 0
2018-11-26 745 25 25 2
2018-12-03 773 19 19 0
2018-12-10 908 20 20 0
2018-12-17 916 15 15 1
2018-12-24 761 6 6 0
Données sur les sites de consommation supervisée à Somerset West Community Health Centre - 2018
July - September 2018 1051 7 2 1
October - December 2018 3451 N/A N/A N/A
Données sur les sites de consommation supervisée à Sandy Hill Community Health Centre - 2018
2018-04-16 16 0 0 0
2018-04-23 18 0 0 0
2018-04-30 52 0 0 0
2018-05-07 31 0 0 0
2018-05-14 34 0 0 0
2018-05-21 52 0 0 0
2018-05-28 77 1 0 0
2018-06-04 36 0 0 0
2018-06-11 57 0 0 0
2018-06-18 38 0 1 1
2018-06-25 69 1 0 0
2018-07-02 44 0 0 0
2018-07-09 40 1 0 0
2018-07-16 36 0 0 0
2018-07-23 51 0 0 0
2018-07-30 70 0 0 0
2018-08-06 46 1 0 0
2018-08-13 51 1 0 0
2018-08-20 57 0 0 0
2018-08-27 79 1 0 0
2018-09-03 84 0 1 0
2018-09-10 81 1 0 0
2018-09-17 76 0 0 0
2018-09-24 103 1 1 1
2018-10-01 128 0 0 0
2018-10-08 82 0 0 0
2018-10-15 113 1 0 0
2018-10-22 138 1 0 1
2018-10-29 169 7 1 0
2018-11-05 178 3 0 0
2018-11-12 148 3 1 0
2018-11-19 164 0 0 0
2018-11-26 220 2 0 0
2018-12-03 166 3 1 1
2018-12-10 154 1 0 0
2018-12-17 177 4 2 1
2018-12-24 61 1 1 0
Évaluation des services d’injection supervisée provisoires de SPO
Pour répondre à une situation d’urgence à Ottawa, ainsi que pour améliorer les services de réduction des méfaits et aider à prévenir les surdoses dans la communauté, Santé publique Ottawa (SPO) offre des services d’injection supervisée (SIS) provisoires dans ses locaux de la rue Clarence. De septembre à décembre 2017, nous avons évalué la mise en œuvre et les activités de son centre d’injection supervisée (CIS) provisoire. Nous avons surveillé l’utilisation des services (données des clients, services fournis) et l’expérience de quatre groupes distincts : les clients, les employés, les voisins (résidents et commerces) et les partenaires communautaires. Nous avons recueilli des renseignements en consultant des formulaires cliniques et des fiches de commentaires des clients, en organisant des séances de discussion avec les partenaires et les employés et en effectuant des sondages par porte-à-porte auprès des clients et des voisins. Nous avons également fait appel à des sources de données secondaires (p. ex. fichiers policiers, appels au 3-1-1 et au centre d’appels de SPO).
Les SIS de SPO en chiffres (26 septembre 2017 – 22 janvier 2018)
174 clients uniques servis
Plus de 1 800 services de santé fournis sur place
85 % des clients ont bénéficié des services de santé sur place
25 % des clients ont été aiguillés vers d’autres services
Plus de 70 aiguillages (soins de santé : 83 %, santé mentale : 28 %, logement : 21 %, traitement de substitution aux opioïdes : 14 %)
Nos intervenants nous ont dit que…
De façon générale, les clients sont satisfaits des différents services reçus. Ils nous ont dit qu’ils :
se sentent plus en sécurité lorsqu’ils consomment au CIS (93 %);
s’injectent de la drogue en public moins souvent (87 %);
envisagent plus souvent de réduire leur consommation ou d’y mettre un terme (60 %);
s’injectent moins souvent de la drogue seuls (77 %);
trouvent que leur consommation est plus stable, moins chaotique (77 %);
recommanderaient très probablement le service à d’autres consommateurs de drogues injectables (97 %);
trouvent que le personnel les soutient bien (97 %);
trouvent que le personnel leur a permis d’en savoir plus sur d’autres services et les a aidés à y avoir accès (70 %).
« J’ai fait au moins cinq surdoses dans ma vie; depuis l’ouverture, je n’en ai pas fait une seule. »
« Je me sens soutenu et accepté, même si je suis toxicomane. J’ai l’impression de compter. »
« Je n’ai jamais eu l’impression de pouvoir parler si ouvertement de ma consommation de drogues à des professionnels de la santé. Je peux aussi parler des autres difficultés que je vis. L’autre jour par exemple, ils m’ont aidé à communiquer avec des services de santé mentale. Globalement, ils m’ont beaucoup aidé. »
Les employés adorent aider les clients des SIS et ils aiment les relations thérapeutiques qu’ils entretiennent avec eux.
Ils collaborent étroitement les uns avec les autres et sont généralement satisfaits de leurs rôles et responsabilités supplémentaires au CIS.
Les employés ont fait les recommandations suivantes :
mettre en place un programme de soutien par les pairs au travail pour les employés;
élaborer un plan de formation officiel;
concevoir un modèle durable et plus complet qui intègre les pratiques exemplaires.
Les voisins (résidents, commerces)
Les voisins ont exprimé des opinions divergentes quant à leur appui aux SIS et à leur incidence sur eux :
51 % sont pour les SIS;
37 % sont contre;
12 % sont indécis.
Concernant les conséquences de la mise en place du CIS provisoire dans le quartier par SPO :
44 % ont indiqué qu’elles sont « négatives » ou « très négatives »;
39 %, qu’elles sont « positives » ou « très positives »;
17 % ont dit être « neutres ».
Les résidents s’inquiètent entre autres des menaces à la sécurité personnelle, des dommages à la propriété publique ou privée et de l’augmentation des comportements dérangeants et nuisibles dans le quartier. Ils se disent également mécontents de la façon dont les autorités règlent les problèmes signalés et répondent à leurs inquiétudes.
La plupart ont déclaré que les SIS provisoires de SPO n’avaient aucune incidence sur leur organisation. Ceux qui ont signalé des conséquences négatives remarquent une augmentation de la consommation en public. Les partenaires ont parlé de l’injection de drogues en public, mais ils avaient des opinions partagées sur l’augmentation ou la diminution de ce phénomène depuis l’implantation des nouveaux SIS. Ceux qui ont conseillé SPO sur ses SIS provisoires sont satisfaits de leur participation.
Quelques facteurs externes à SPO pourraient avoir influencé la mise en œuvre et l’expérience de ceux qui ont participé aux SIS et de ceux qui en ont subi les conséquences. Ces facteurs comprennent la mise en place, puis l’arrêt des activités de la tente « pop-up » d’Overdose Prevention Ottawa dans le parc Raphaël-Brunet, l’ouverture de la remorque de SIS des Bergers de l’espoir, les modifications des tendances en matière de consommation de drogues, et le nombre croissant de surdoses dans la communauté. Les partenaires communautaires s’entendent sur le fait que de nombreux facteurs indépendants des SIS de SPO pourraient avoir touché la communauté; il est donc difficile d’établir un lien de causalité entre les SIS provisoires de SPO et toute conséquence sur la communauté ou les activités des organismes partenaires.
Consultez le rapport de suivi sur la réduction des méfaits et la prévention des surdoses reçu et approuvé par le Conseil de santé d’Ottawa le 5 février 2018.
1. Strike, C et al. (2012), « Toronto and Ottawa Supervised Consumption Assessment Study »; disponible (en anglais) à l'adresse : http://www.stmichaelshospital.com/pdf/research/SMH-TOSCA-report.pdf
2. Fischer, B et al. (2002). « Safer injection facilities (SIFs) for injection drug users (IDUs) in Canada », Canadian Journal of Public Health, vol. 93, no 3, p. 336-338
3. I-Track, « HIV & HCV Prevention Research Team », Université d'Ottawa, 2015.
4. « Findings of the Ottawa Harm Reduction Needs Assessment Report », Santé publique Ottawa, 2014
5. Bureau du coroner en chef de l'Ontario, données extraites le 7 juin 2017.
6. Toronto Public Health. (2013). Supervised Injection Services Toolkit; disponible (en anglais) à l'adresse : http://www.toronto.ca/legdocs/mmis/2013/hl/bgrd/backgroundfile-59914.pdf
7. Toronto Public Health. (2013). Supervised Injection Services Toolkit; disponible (en anglais) à l'adresse : http://www.toronto.ca/legdocs/mmis/2013/hl/bgrd/backgroundfile-59914.pdf
8. Strike, C et al. (2012). Toronto and Ottawa Supervised Consumption Assessment Study; disponible (en anglais) à l'adresse : http://www.stmichaelshospital.com/pdf/research/SMH-TOSCA-report.pdf
9. Loi réglementant certaines drogues et autres substances. L.C. 1996, ch.19).