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Timestamp: 2017-05-29 13:09:48+00:00
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A l'exception des dépêches et articles de journaux qui restent placés sous le copyright des auteurs et éditeurs, nos articles peuvent être reproduits, sans autorisation, à la seule condition de citer la source: "http://www.ardhd.org" (Merci de respecter ce point) 03/10/06 (B364) Revue de presse (1/2) complète des articles parus depuis deux jours sur la délivrance des mandats d'arrêt lancés à l'encontre d'Hassan Saïd et de Djama Souleiman. __________________________ AP
PARIS (AP) -- La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a émis des mandats d'arrêt internationaux contre le procureur général de Djibouti et le chef des services secrets djiboutiens dans le cadre d'une enquête pour subornation de témoin ouverte en marge de celle sur la mort du juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti. Convoqués en octobre 2005, les deux hommes, Djama Souleiman Ali et Hassan Saïd Khaireh, avaient refusé de venir s'exprimer devant le juge d'instruction saisi de ce dossier. "Ces données n'ont pas changé. Que la chambre d'instruction ait cru devoir engager une épreuve de force avec Djibouti ne m'apparaît pas la solution la plus appropriée pour parv ir à la manifestation de la vérité", a déclaré lundi leur avocat, Me Francis Szpiner. Bernard Borrel, magistrat français détaché à Djibouti, a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 à 80km de la capitale djiboutienne. Ce dossier empoisonne les relations entre Paris et Djibouti qui accueille une importante base militaire française. Sa veuve, Elisabeth Borrel, soutient que son mari a été assassiné et accuse le président Ismaël Omar Guelleh d'être le commanditaire du crime. Une version contestée par Djibouti. Elle a déposé plainte pour assassinat. L'enquête, instruite à Paris depuis 1997, a vu se succéder quatre juges d'instruction. "L'assassinat est reconnu", a affirmé Mme Borrel sur LCI. "Simplement, il faut rechercher les vrais auteurs parce qu'il y a des empreintes génétiques au dossier et qu'il n'y a pas simplement des témoignages". Le dossier instruit à Versailles concerne une tentative de subornation d'un témoin, Mohamed Saleh Alhoumekani. Celui-ci dit avoir assisté, dans la nuit du 19 au 20 octobre 1995, dans les jardins du palais présidentiel, à une conversation sur l'élimination du "juge fouineur" entre plusieurs officiels, dont Ismaël Omar Guelleh, l'actuel chef d'Etat, Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani, deux terroristes supposés être en prison. MM. Souleiman et Saïd sont soupçonnés d'avoir fait pression pour que M. Alhoumekani revienne sur ses déclarations. Il avait par ailleurs indiqué la présence cette nuit-là d'un restaurateur dont l'établissement a été en 1987 la cible d'un attentat perpétré par Hamouda Hassan Adouani. L'enquête a montré que cet homme, originaire de Corse, était hors de Djibouti en octobre 1995. La famille Borrel accuse aussi la juge d'instruction Marie-Paule Moracchini, chargée à l'époque de l'enquête sur la mort du juge, d'avoir incité Mohamed Saleh Alhoumekani à revenir sur ses propos. Ce qu'elle nie. Dans le dossier principal instruit à Paris, la juge Sophie Clément a demandé au parquet des réquisitions de mandats d'arrêt internationaux c tre les deux terroristes, Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani, a précisé à l'Associated Press, Me Olivier Morice, l'un des avocats de Mme Borrel. Cette décision marque, selon lui, une volonté de la justice de "passer à la vitesse supérieure". Deux ADN masculins ont été retrouvés sur le short que portait Bernard Borrel le jour de sa mort. Ces deux empreintes pourraient être celles des assassins du juge ou de leurs complices, selon Me Morice. AP ________________________________________ 20 Minutes
Dix ans après l'assassinat du juge Borrel, la cour d'appel de Versailles a ordonné la diffusion de mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti pour une éventuelle « subornation de témoins » dans l'enquête sur la mort du juge français, a-t-on appris hier. Il s'agit des premiers mandats d'arrêt délivrés dans cette affaire depuis la découverte, le 19 octobre 1995, du corps à demi calciné de Bernard Borrel, au bas d'une falaise à quelque 80 km de la capitale de Djibouti, où se trouve la plus grande base militaire française à l'étranger.
Parallèlement, la juge d'instruction parisienne, Sophie Clément, a transmis jeudi au procureur de la République de Paris une demande de réquisition concernant la dé- livrance de deux autres mandats d'arrêt visant les principaux suspects de l'assassinat du juge Borrel, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani. _____________________________________ Le Nouvel Obs
"Ces mandats d'arrêts valent mises en examen" Par Me Olivier Morice, avocat d'Elisabeth Borrel Que reproche-t-on concrètement au procureur de la République et au chef des services secrets de Djibouti ?
(le lundi 2 octobre 2006) _________________________________________ L'Express
La cour d'appel de Versailles a lancé des mandats d'arrêt contre le procureur de la République et le chef des services secrets de Djibouti. Mais ceux-ci ont déjà annoncé qu'ils refusaient de se présenter devant la justice française Le procureur général de Djibouti et le chef de ses services secrets, visés par deux mandats d'arrêt en marge de l'enquête sur la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel, annoncent qu'ils ne se présenteront pas devant la justice française. "A partir du moment où la France a refusé d'entretenir avec Djibouti une coopération judiciaire régulière, [...] le procureur de la République de Djibouti et le chef des services secrets avaient dit qu'ils ne déféreraient pas aux convocations. Ces données n'ont pas changé", a affirmé leur avocat Me Francis Szpiner. "Je réaffirme avec force que les autorités de Djibouti n'ont rien à voir, ni de près ni de loin, avec la mort du juge Borrel", a-t-il ajouté.
Me Szpiner dément ces accusations. "Que la chambre d'instruction ait cru devoir engager une épreuve de force avec Djibouti ne m'apparaît pas la solution la plus appropriée pour parvenir à la manifestation de la vérité", dit-il. Sur le fond, il souligne que les deux personnes désignées par le témoin Alhoumekani étaient en prison au moment des faits, et qu'elles ont été condamnés pour des attentats par la justice de Djibouti. Le réci du témoin serait donc "absurde", selon lui. Me Olivier Morice, avocat de la veuve du magistrat, a souligné lundi que les mandats d'arrêts de deux officiels djiboutiens valaient mise en examen. "S'ils ne viennent pas, ils seront renvoyés devant le tribunal correctionnel et jugés", a affirmé l'avocat. Selon lui, la juge parisienne Sophie Clément, en charge de l'instruction principale, a engagé auprès du parquet de Paris les démarches préparatoires pour la délivrance de deux autres mandats d'arrêts contre Awalleh Guelleh et Hamouda Adouani. Un autre témoignage versé au dossier, délivré cette fois par un ex-gardien de prison de Djibouti, montrerait en effet selon Me Morice que les deux suspects ont pu sortir de détention le jour du crime. Le dossier Borrel est crucial pour la France sur le plan diplomatique, Djibouti accueillant la principale base militaire française en Afrique. ________________________________________ Reuters
France has issued arrest warrants for two top Djibouti officials in connection with the mysterious death of a French judge in 1995. Djibouti Chief Prosecutor Djama Souleiman and security chief Hassan Said are accused of interfering with witnesses in the investigation. The burnt body of Bernard Borrel was found in just a T-shirt and underpants. Djibouti authorities initially said his death was a suicide, but his widow says he was assassinated. At the time of his death, Borrel was acting as a consultant to the Djibouti justice ministry. France and Djibouti are close allies, with Djibouti hosting France's largest overseas military base, as well as a US anti-terror task force. "The magistrates are showing that they are not afraid to seek the truth even if it is displeasing to the political authorities of France and Djibouti," said Olivier Morice, a lawyer for the Borrel family. Earlier this year, Djibouti asked the International Court of Justice to rule that French investigators did not have the right to summon high-level witnesses, as they enjoyed diplomatic immunity. _______________________________ Metro
Le parquet général dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cet arrêt, rendu mercredi, à l'encontre du procureur, Djama Souleiman, et du chef des services secrets, Hassan Saïd. Il s'agit des premiers mandats d'arrêt depuis l découverte, le 19 octobre 1995, du corps à demi calciné du juge Borrel, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti, où se trouve la plus grande base militaire française à l'étranger.
Parallèlement, la juge d'instruction parisienne Sophie Clément, a transmis jeudi au procureur de la République une demande de réquisition concernant la délivrance de deux autres mandats d'arrêt visant les principaux suspects de l'assassinat, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani. "La justice passe maintenant à la vitesse supérieure. Les magistrats montrent qu'ils n'ont pas peur de rechercher la vérité, quitte à déplaire aux autorités politiques françaises et djiboutiennes", s'est félicité Me Olivier Morice, l'un des deux avocats, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.
Au centre des deux procédures, menées à Paris et Versailles, se trouve le témoignage d'un ancien officier de la garde présidentielle de Djibouti, Mohammed Saleh Aloumekani. Il a affirmé devant la juge Clément avoir surpris le 19 octobre 1995, jour ou lendemain de l'assassinat du juge, dans le jardin du palais présidentiel de Djibouti une conversation entre six hommes, dont l'actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon, Hassan Said, chef des services de sécurité et les deux suspects Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani. Selon ses déclarations, les interlocuteurs d'Ismaël Omar Guelleh seraient venus lui rendre compte de "l'élimination du juge fouineur" et de la disparition des traces du crime. Le procureur de Djibouti est soupçonné d'avoir tenté de faire pression sur M. Aloumekani pour qu'il revienne sur son témoignage et le chef des services secret d'être intervenu pour que le capitaine Iftin, chef de la garde présidentielle de Djibouti en 1995, rédige une attestation discréditant le témoin.
Par Pierre ROCHICCIOLIPARIS (AFP) ordre des brosses à reluire