Source: https://www.jurifiable.com/conseil-juridique/droit-du-travail/arret-maladie-depression-0
Timestamp: 2020-08-08 20:58:50+00:00
Document Index: 242344645

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Arrêt maladie pour dépression : guide complet
Dépression et harcèlement moral
Les sorties en cas d'arrêt maladie pour dépression
La dépression ne fait pas partie des 30 groupes de maladies qui constituent la base de prise en compte pour un arrêt de longue durée (ALD).
A l'heure actuelle, le burn-out n'est pas reconnu comme une maladie professionnelle car sa définition n'est pas clarifiée et que la fatigue peut résulter de causes multiples.
Cependant il est possible de demander une prise en charge au titre des maladies professionnelles pour des affections hors liste des 30 groupes de pathologies.
Pour être reconnue comme telle, la dépression doit être suffisamment grave pour provoquer une Incapacité Permanente Partielle (IPP) de plus de 25 %.
Il n'y a pas de durée standard car il n'y a pas de dépression standard. Selon l'origine de la pathologie, la façon dont elle est vécue par chacun, son caractère, elle ne se manifestera pas de la même manière.
Il est donc possible qu'un médecin débute par un arrêt d'une semaine ou de 15 jours, puis prolonge de quinzaine en quinzaine, parfois durant un an et plus.
Il est également possible qu'il donne un arrêt maladie pour dépression de 6 mois immédiatement.
C'est au médecin de décider si la personne souffrant de dépression est apte ou non à reprendre ses fonctions sur son lieu de travail.
Conclusion : il n'y a pas de règle précise mais une prise en compte de la souffrance individuelle.
Le harcèlement moral, a pour première conséquence la dépression. Il s'accompagne aussi d'autres manifestations physiques ou mentales.
Lorsque le harcèlement commence il n'y a pas sauf récidive enclenchement d'un épisode dépressif immédiat. Ce n'est qu'à force de brimades et de réprimandes que la victime va réagir en se repliant sur soi, en se reprochant parfois de n'être pas à la hauteur et que des manifestations générales sur la santé apparaissent :
Perte d’appétit ou appétit incontrôlable,
Angoisses injustifiées,
Comportement taciturne,
Fuite des relations de travail,
Après un absentéisme ponctuel vient le moment où les choses ne sont plus gérables et où il faut faire intervenir un spécialiste de la santé pour protéger le patient. Des tentatives de suicide peuvent en effet survenir.
C'est au médecin de juger si les sorties sont autorisées, non autorisées ou libres. Dans le cas d'un arrêt de travail pour dépression, dans la majorité des cas, être enfermé entre 4 murs n'est pas un facteur de rémission.
Reste à ce que le praticien opte pour des sorties autorisées (la présence du malade doit être effective entre 9 h et 11 h et entre 14 h et 16 h) ou une liberté totale.
Dans tous les cas c'est la mention qui en est faite sur la feuille d'arrêt de travail qui atteste de votre droit.
Il faut noter que pour avoir le droit de sortir de son département, pour aller rendre visite à de la famille ou des amis, il faut en demander l'autorisation à la sécurité sociale, qui n'est en rien obligée d'accepter.
Un mot du médecin indiquant que votre état de santé nécessite que vous vous rendiez auprès d'un proche habitant en dehors de votre département peut faciliter l'acceptation.
Une reprise complète peut être proposée à la personne qui a été arrêtée si elle se sent apte à reprendre et si le médecin juge la situation satisfaisante.
Dans les situations les plus complexes, et si cette solution convient à la personne arrêtée, un mi-temps thérapeutique peut être proposé.
Le demi-salaire est dans ce cas complété par les indemnités journalières. C'est une façon de reprendre en douceur et de se tester.
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