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Timestamp: 2018-10-17 06:03:14+00:00
Document Index: 204716154

Matched Legal Cases: ['art. 92', 'art. 93', 'art. 93', 'art. 93', 'art. 93', 'art. 108']

5A_628/2018 03.08.2018
5A_628/2018
représentée par Me Nicolas Mossaz, avocat,
effet suspensif (autorité parentale; placement de l'enfant),
recours contre la décision du Président de la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève du 26 juin 2018 (C/1847/2013-CS, DAS/136/2018).
Par décision du 26 juin 2018, le Président de la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève du 26 juin 2018 a rejeté - au vu de l'intérêt de l'enfant à la mise en oeuvre immédiate de la décision - la requête de restitution de l'effet suspensif au recours formé le 13 juin 2018 par A.________ contre l'ordonnance rendue par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant le 23 avril 2018 attribuant l'autorité parentale conjointe sur le mineur C.________ (né en 2012) à ses parents A.________ et B.________, attribuant la garde de fait de l'enfant au père et réservant à la mère un droit aux relations personnelles avec l'enfant, à raison de trois week-ends par mois.
Par acte du 26 juillet 2018, A.________ exerce un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal fédéral, tendant à la restitution de l'effet suspensif à son recours cantonale à l'encontre de l'ordonnance du 23 avril 2018.
Le présent recours est dirigé contre une décision refusant de restituer l'effet suspensif à un recours, savoir, contre une décision incidente, qui ne porte ni sur la compétence ni sur une demande de récusation ( cf. art. 92 LTF), et qui tombe ainsi sous le coup de l'art. 93 LTF. Une telle décision peut faire l'objet d'un recours uniquement si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale et permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF).
En l'occurrence, la recourante - qui certes identifie la nature incidente de la décision dont est recours - soutient qu'elle subit un préjudice irréparable du fait que la garde est arrêtée pour la durée de la procédure et octroyée au père. Elle admet toutefois que son fils était jusqu'ici placé en foyer et qu'elle n'est donc pas frustrée de la garde, mais affirme, en une phrase, qu'elle avait la possibilité de voir et appeler son enfant " quand elle le voulait/pouvait ". Or, l'on ne voit pas, de manière manifeste, à quel préjudice irréparable à ses droits parentaux la recourante serait exposée par le refus de l'effet suspensif, dès lors qu'elle ne soutient pas, ni a fortiori n'établit, qu'elle serait empêchée de voir et d'appeler son fils placé sous la garde de son père.
Dans ces circonstances, le recours fondé sur l'art. 93 al. 1 LTF doit d'emblée être déclaré irrecevable, selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.