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Timestamp: 2016-10-22 11:51:30+00:00
Document Index: 358120

Matched Legal Cases: ['art. 137', 'art. 404', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 100', 'art. 76', 'art. 98', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 98', 'art. 95', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 297', 'art. 176', 'art. 137', 'art. 273', 'art. 297', 'art. 137', 'art. 276', 'ATF ', 'art. 137', 'art. 297', 'art. 176', 'art. 176', 'art. 297', 'art. 106', 'art. 285', 'art. 176', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68']

5A_271/2012 (12.11.2012)
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 9 mars 2012.
A.a M. A.X.________, n� en 1964, et Mme B.X.________, n�e en 1966, se sont mari�s le 8 juin 1994 � Gen�ve. Trois enfants sont issus de cette union: C.________, n�e le 8 f�vrier 1998, D.________, n� le 30 janvier 1999 et E.________, n� le 31 octobre 2001.
Les conjoints se sont s�par�s le 3 novembre 2008.
Par requ�te d�pos�e le 16 juin 2009, l'�pouse a sollicit� des mesures protectrices de l'union conjugale avec mesures pr�provisoires urgentes.
Par ordonnance du 8 juillet 2009, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve, statuant sur mesures pr�provisoires urgentes, a notamment autoris� les �poux � vivre s�par�s et attribu� � la m�re la jouissance exclusive du domicile conjugal et la garde des enfants, un droit de visite �tant r�serv� au p�re.
A.b Dans le cadre de la proc�dure sur mesures protectrices de l'union conjugale, le Service de protection des mineurs (SPMi) a rendu un rapport le 29 janvier 2010. Il rel�ve, en substance, que la situation des enfants est pr�occupante compte tenu du contexte familial conflictuel dans lequel ils se trouvent pris � t�moins. Bien que les parents soient conscients de la n�cessit� de pr�server leurs enfants du conflit qui les oppose, la communication entre eux est inexistante et leur relation tr�s tendue. Selon le SPMi, il est conforme � l'int�r�t des enfants d'en confier la garde � la m�re, d'accorder au p�re un droit de visite devant s'exercer un week-end sur deux, du vendredi apr�s l'�cole au dimanche soir � 18 heures, chaque mercredi de 18 heures � 20 heures 30 ainsi que pendant la moiti� des vacances scolaires, et d'instaurer une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite.
Vu les tensions existant entre les �poux, une expertise psychiatrique du groupe familial a en outre �t� ordonn�e et confi�e au Centre universitaire romand de m�decine l�gale (CURML), qui a �tabli son rapport le 20 janvier 2011. Il en r�sulte que, compte tenu de l'impossibilit� de garantir des contacts se d�roulant correctement entre les parents et des cons�quences sur les enfants, qui ressentent les inqui�tudes de leurs parents, il convient d'attribuer au p�re un droit de visite usuel, soit � raison de deux week-ends par mois et durant la moiti� des vacances scolaires. Pour des raisons d'organisation et pour prot�ger les enfants des conflits parentaux, le p�re ne devrait par ailleurs plus les rencontrer le mercredi soir, mais aller les chercher le vendredi apr�s-midi directement apr�s l'�cole et les y ramener le lundi matin. Si cette solution se r�v�le impossible, il pourrait aller chercher les enfants le vendredi soir dans un lieu neutre (par exemple dans un centre d'accueil). Une curatelle d'organisation du droit de visite semble en outre indispensable, dans l'attente et l'espoir de relations moins conflictuelles entre les parents.
Statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale par jugement du 26 mai 2011, le tribunal a, entre autres points, attribu� � la m�re l'autorit� parentale et la garde des enfants et r�serv� au p�re un droit de visite ordinaire. Il a en outre mis � la charge de celui-ci, allocations familiales non comprises, une contribution � l'entretien de la famille d'un montant de 10'000 fr. par mois d�s le 16 juin 2009, sous d�duction de toute somme d�j� vers�e � ce titre, et prononc� la s�paration de biens des parties.
Par arr�t du 4 novembre 2011, la Cour de justice a r�duit le montant de la contribution � 8'500 fr. par mois. Le jugement du Tribunal de premi�re instance a �t� confirm� pour le surplus.
A.c Parall�lement � la proc�dure de mesures protectrices de l'union conjugale, le SPMi a rendu, le 29 juillet 2011, une d�cision urgente de �clause p�ril� ordonnant la suspension des relations personnelles entre le p�re et sa fille, celle-ci ayant d�clar� que celui-ci aurait exerc� sur elle des violences physiques au cours d'une dispute au sujet de la r�partition des vacances entre les parents.
Le 4 ao�t 2011, le SPMi a rendu une deuxi�me d�cision urgente de �clause p�ril� ordonnant la suspension des relations personnelles entre le p�re et ses deux fils, au motif qu'il les aurait menac�s de mort s'ils ne passaient pas les vacances du mois d'ao�t avec lui.
Le p�re a contest� ces accusations. Il a d�clar� avoir donn� une gifle � sa fille, qui s'�tait montr�e insolente lors d'une discussion concernant les vacances d'�t� 2011. La proc�dure en ratification de ces d�cisions de �clause p�ril� serait actuellement pendante devant le Tribunal tut�laire.
Le 7 d�cembre 2010, l'�pouse avait form� une requ�te unilat�rale en divorce, avec demande de mesures provisoires. Par jugement sur mesures provisoires du 29 juin 2011, le Tribunal de premi�re instance avait, notamment, attribu� � la m�re l'autorit� parentale et la garde des enfants (ch. 2), r�serv� au p�re un droit de visite devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, � raison d'un week-end sur deux, du vendredi d�s 18 heures au lundi matin, chaque mercredi de 18 heures � 20 heures 30, ainsi que durant la moiti� des vacances scolaires (ch. 3), condamn� le mari � verser en faveur de ses trois enfants, allocations familiales non comprises, une contribution d'entretien d'un montant global de 11'000 fr. par mois d�s le 7 d�cembre 2010, sous d�duction de tout paiement effectu� � ce titre dans l'intervalle (ch. 6), enfin, prononc� la s�paration de biens des parties et r�serv� la liquidation de leur r�gime matrimonial ant�rieur (ch. 7).
Par arr�t du 9 mars 2012, la Cour de justice du canton de Gen�ve a annul� les chiffres 3, 6 et 7 �1er paragraphe� du dispositif de ce jugement. Statuant � nouveau sur ces points, elle a r�serv� au p�re un droit de visite devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, � raison de deux jours par quinzaine pendant un mois, puis un week-end sur deux, du vendredi � partir de 18 heures au lundi matin, suivant notification du pr�sent arr�t, chaque mercredi de 18 heures � 20 heures 30, ainsi que durant la moiti� des vacances scolaires. L'autorit� cantonale a par ailleurs condamn� le mari � verser � titre de contribution d'entretien pour les enfants, allocations familiales en sus, une somme globale de 8'500 fr. par mois du 7 d�cembre 2010 au 31 ao�t 2011, puis de 10'500 fr. par mois d�s le 1er septembre 2011, sous d�duction de tout paiement effectu� � ce titre dans l'intervalle. Pour le surplus, elle a confirm� le chiffre 7 �2�me paragraphe� du dispositif du jugement attaqu�.
Par acte du 12 avril 2012, le mari exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t du 9 mars 2012. Il conclut � ce que le montant de la contribution d'entretien soit maintenu � 8'500 fr. par mois � partir du 1er septembre 2011, allocations familiales non comprises, et demande le r�tablissement de l'autorit� parentale conjointe sur les enfants.
1.1 Le recours est dirig� contre une d�cision de mesures provisionnelles selon l'art. 137 al. 2 aCC (applicable d�s lors que l'instance a �t� introduite avant le 1er janvier 2011 [art. 404 al. 1 CPC]), soit une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par l'autorit� de derni�re instance cantonale statuant sur recours (art. 75 LTF). Comme il concerne l'autorit� parentale et la contribution � l'entretien des enfants, l'ensemble du litige est, par attraction, de nature non p�cuniaire (arr�t 5A_278/2012 du 14 juin 2012 consid. 1 et la jurisprudence cit�e). Le recours a par ailleurs �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 LTF), de sorte qu'il est en principe recevable.
1.2 D�s lors que la d�cision attaqu�e porte sur des mesures provisionnelles, seule peut �tre d�nonc�e la violation de droits constitutionnels (art. 98 LTF). Le Tribunal f�d�ral n'examine un tel grief que s'il a �t� d�ment invoqu� et motiv� (art. 106 al. 2 LTF), � savoir expos� de mani�re claire et d�taill�e (ATF 134 I 83 consid. 3.2 et les arr�ts cit�s). Lorsque le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne saurait en particulier se contenter d'opposer sa th�se � celle de la juridiction pr�c�dente, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision se fonde sur une application du droit ou une appr�ciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 134 II 349 et les r�f�rences). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2). L'arbitraire prohib� par l'art. 9 Cst. ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable, voire pr�f�rable; la violation est r�alis�e lorsque la d�cision est manifestement insoutenable, viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice ou de l'�quit�. Il ne suffit pas que la motivation de cette d�cision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire dans son r�sultat (ATF 133 I 149 consid. 3.1; 133 II 257 consid. 5.1; 133 III 462 consid. 4.4.1).
1.3 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� cantonale. Les art. 95 et 97, ainsi que l'art. 105 al. 2 LTF ne s'appliquent donc pas directement puisqu'ils ne sont pas des droits constitutionnels (ATF 133 III 393 consid. 7.1; 133 III 585 consid. 4.1). Toutefois, l'application de l'art. 9 Cst. aboutit pratiquement au m�me r�sultat: le Tribunal f�d�ral ne corrige les constatations de fait que si elles sont arbitraires et ont une influence sur le r�sultat de la d�cision (arr�t 5A_909/2010 du 4 avril 2011 consid. 2.2).
Dans le domaine de l'appr�ciation des preuves et de la constatation des faits, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv�, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 118 Ia 28 consid. 1b et les r�f�rences cit�es). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis, sans motifs objectifs, de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 136 III 552 consid. 4.2; 134 V 53 consid. 4.3; 129 I 8 consid. 2.1); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause.
Se plaignant d'une application insoutenable de l'art. 297 al. 2 CC, le recourant conteste l'attribution exclusive de l'autorit� parentale � l'intim�e.
2.1 Selon l'art. 176 al. 3 CC relatif � l'organisation de la vie s�par�e, auquel renvoie l'art. 137 al. 2 aCC, lorsque les �poux ont des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires, d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (cf. art. 273 ss CC); il peut ainsi, notamment, confier l'autorit� parentale � un seul des parents (art. 297 al. 2 CC). Il ressort des travaux pr�paratoires de la r�vision du droit de la filiation que l'hypoth�se vise aussi bien la suspension de la vie commune d�coulant de l'introduction d'une action en divorce que celle li�e � l'application des mesures protectrices de l'union conjugale, de sorte que l'on ne saurait contester au juge des mesures provisoires la comp�tence de confier l'autorit� parentale � un seul parent pour la dur�e de l'instance d�j� (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 4e �d. 2009, n. 519 p. 306 et la note de bas de page 1131). Il ne faut toutefois pas perdre de vue le caract�re provisoire des mesures fond�es sur l'art. 137 al. 2 aCC (actuellement: art. 276 CPC). Pendant la proc�dure de divorce, le juge doit autant que possible �viter d'ordonner des mesures qui cr�eraient une situation irr�versible ou pr�jugeraient d�finitivement des d�cisions � prendre dans le jugement au fond (cf. ATF 111 II 223), ce qui n'est cependant pas toujours �vitable en mati�re d'attribution des enfants, la stabilit� �tant un crit�re important dans ce domaine (DENIS TAPPY, Commentaire romand, Code civil I, n. 18 ad art. 137). Si l'attribution du droit de garde � un seul des parents appara�t suffisante pour garantir le bien de l'enfant, il n'y a pas lieu de modifier aussi l'exercice de l'autorit� parentale. Par cons�quent, il ne suffit pas que les parents entretiennent des relations conflictuelles ensuite de la s�paration pour faire application de l'art. 297 al. 2 CC (arr�t 5A_456/2010 du 21 f�vrier 2011 consid. 3.1 et les auteurs cit�s). La suppression de l'autorit� parentale conjointe ne peut se justifier que si les conditions essentielles pour une responsabilit� commune des parents ne sont plus donn�es, de telle sorte que le bien de l'enfant exige que l'autorit� parentale ne soit confi�e qu'� un seul des deux; cela peut se produire si la volont� de coop�ration des parents a disparu (arr�t 5A_271/2009 du 29 juin 2009 consid. 5.1). Ainsi, l'attribution exclusive de l'autorit� parentale � l'un des parents peut notamment se justifier lorsque le conflit qui les oppose est trop important pour qu'il soit encore possible d'envisager un minimum de collaboration entre eux, que la proc�dure de divorce risque de tra�ner en longueur et que le bien de l'enfant est menac� par la poursuite de l'exercice commun de l'autorit� parentale (MEIER/STETTLER, op. cit., n. 520-521; VETTERLI, FamKommentar Scheidung, 2e �d., 2011, vol. I, n. 1 ad art. 176 CC et les r�f�rences, notamment HAUSHEER/REUSSER/GEISER, Commentaire bernois, n. 44d ad art. 176 CC).
2.2 En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a consid�r� que le Tribunal de premi�re instance avait confi� l'autorit� parentale � la m�re en se fondant sur le rapport d'expertise familiale rendu dans la proc�dure sur mesures protectrices de l'union conjugale, selon lequel il �tait dans l'int�r�t des enfants de les pr�server des conflits parentaux. Pour les juges pr�c�dents, il n'y avait pas lieu de s'�carter de cette d�cision. Les parties pr�sentaient certes toutes deux des capacit�s �ducatives suffisantes et les comp�tences n�cessaires � l'exercice de l'autorit� parentale. Toutefois, leur conflit s'�tait encore intensifi� depuis l'�t� 2011, au point que leur incapacit� � communiquer pouvait avoir de graves cons�quences sur les enfants. Leur attitude dans les diff�rentes proc�dures qui les opposaient, tant devant le Tribunal de premi�re instance que la Cour de justice et le Tribunal tut�laire, r�v�lait leur incapacit� � maintenir, dans l'int�r�t des enfants, un dialogue serein et une concertation r�guli�re. Dans ce contexte, il �tait impossible d'attendre des parties qu'elles parviennent � exercer une autorit� parentale commune. Partant, c'�tait � juste titre que le Tribunal de premi�re instance avait attribu� l'autorit� parentale exclusive � la m�re, conform�ment au rapport d'expertise pr�cit�; cette solution s'imposait, d�s lors que les enfants r�sidaient avec celle-ci, qui en avait la garde.
2.3 Selon le recourant, la Cour de justice a estim� � tort que le conflit entre les parties �tait tel qu'il les rendait incapables de communiquer entre elles, ce qui pouvait entra�ner de graves cons�quences pour les enfants, et qu'il �tait impossible d'attendre d'elles qu'elles parviennent � g�rer ensemble l'autorit� parentale: ce faisant, il se contente d'opposer son opinion � celle de l'autorit� pr�c�dente, ce qui ne suffit pas � en d�montrer l'arbitraire. Il en va de m�me dans la mesure o� il pr�tend que la cour cantonale a tir� des conclusions inexactes du rapport d'expertise familiale, d�s lors qu'il se contente d'affirmer, sans pr�ciser ni �tayer ses all�gations, que cette autorit� n'a examin� aucun des griefs formul�s contre ledit rapport; il est par ailleurs sans incidence que la recommandation des experts d'attribuer l'autorit� parentale � la m�re ait �t� faite pour une p�riode d'une ann�e seulement.
L'arr�t attaqu� retient que, compte tenu des tensions entre les �poux, une expertise psychiatrique familiale a �t� ordonn�e et confi�e au Centre universitaire romand de m�decine l�gale (CURML). Il ressort du rapport �tabli le 20 janvier 2011 par trois m�decins de ce centre que, vu l'impossibilit� de garantir des contacts se d�roulant correctement entre les parents et les cons�quences qui en r�sultent pour les enfants, une autorit� parentale commune n'est pas r�alisable. Dans son rapport du 29 janvier 2010, le SPMi relevait au demeurant d�j� que la situation des enfants �tait pr�occupante compte tenu du contexte familial conflictuel, que la communication entre les parents �tait inexistante et leur relation tr�s tendue: le recourant n'avance aucun �l�ment tendant � d�montrer que ces constatations seraient insoutenables ou, du moins, que la situation aurait �volu� favorablement. Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas arbitrairement enfreint l'art. 297 al. 2 CC, ni la jurisprudence y relative, en consid�rant qu'il ne s'agissait pas, en l'esp�ce, d'une simple m�sentente entre les parties, habituelle en proc�dure de divorce, mais, bien plut�t, d'une situation dans laquelle la capacit� et la volont� de coop�rer des parents n'existaient plus, de sorte que l'int�r�t des enfants commandait d'attribuer, au stade des mesures provisoires d�j�, l'autorit� parentale � un seul des parents. Contrairement � ce que pr�tend le recourant, il importe peu que l'�tendue de l'autorit� parentale puisse varier en fonction, notamment, de l'�ge et de la maturit� des enfants. On ne voit pas non plus en quoi le projet du Conseil f�d�ral visant � inscrire dans le code civil le principe de l'autorit� parentale conjointe ind�pendamment de l'�tat civil des parents, soit notamment apr�s le divorce, aurait une incidence dans le cas particulier, ce projet pr�voyant du reste que l'attribution de l'autorit� parentale exclusive � l'un des parents doit rester possible si elle est n�cessaire pour prot�ger les int�r�ts des enfants (cf. Message du 16 novembre 2011 concernant la modification du Code civil [autorit� parentale], in FF 2011 8315 ss, 8316). Autant que le grief est suffisamment motiv� (art. 106 al. 2 LTF), l'arr�t attaqu� n'appara�t donc pas arbitraire sur ce point.
Le recourant s'en prend aussi � l'augmentation, de 8'500 fr. � 10'500 fr. par mois d�s le 1er septembre 2011, de la contribution � l'entretien des enfants. S'il admet devoir supporter 60% des frais mensuels relatifs � ceux-ci, il conteste en revanche que leurs charges s'�l�vent � 10'300 fr. au total, comme l'a retenu la Cour de justice. Il critique en particulier la somme de 3'000 fr. par mois admise au titre de �participation au loyer�, qui r�sulterait d'une appr�ciation insoutenable des preuves. Il soutient par ailleurs que les contributions mises � sa charge d�passent de 167%, respectivement de 149% d�s le 1er f�vrier 2012, les besoins d'entretien des enfants pr�vus par les �tabelles zurichoises�, ce qui serait arbitrairement contraire au droit f�d�ral.
3.1 En vertu de l'art. 285 al. 1 CC (applicable par renvoi de l'art. 176 al. 3 CC), la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de ce dernier. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. Ainsi, les besoins de l'enfant doivent �tre examin�s en relation avec les trois autres �l�ments �voqu�s et la contribution d'entretien doit toujours �tre dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacit� contributive du d�birentier (ATF 116 II 110 consid. 3a). La loi n'impose pas de m�thode de calcul de la contribution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2).
3.2 La cour cantonale a estim� que le revenu et la fortune des conjoints �taient comparables et qu'ils disposaient d'un train de vie tr�s ais�. Partant, il convenait de s'�carter des indications propos�es par les �tabelles zurichoises� et de se fonder sur le budget �tabli par l'�pouse, dont certains postes devaient toutefois �tre r�duits. La somme de 3'000 fr. par mois all�gu�e par celle-ci au titre de �participation au loyer� pouvait cependant �tre admise, ce montant correspondant � environ 45% des charges hypoth�caires et des frais d'entretien du domicile familial. Un montant total d'environ 10'300 fr. par mois devait ainsi �tre retenu � titre de charges relatives aux enfants.
3.2.1 Dans la mesure o� le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir fix� des contributions d'entretien exag�r�ment �lev�es par rapport au co�t d'entretien des enfants pr�vus par les �tabelles zurichoises�, la jurisprudence et la doctrine admettant au plus une majoration de celles-ci de 25% en cas de situation financi�re favorable, il m�conna�t que les juges pr�c�dents se sont fond�s sur les besoins concrets des enfant et non sur lesdites tabelles, ce qui ne saurait constituer une violation arbitraire du droit f�d�ral (cf. supra, consid. 3.1). La critique tombe d�s lors � faux.
3.2.2 En ce qui concerne la participation des enfants aux frais de logement de leur m�re, la cour cantonale a retenu que les int�r�ts hypoth�caires et les frais d'entretien du domicile familial - propri�t� de l'�pouse - s'�levaient en moyenne � 78'545 fr. par an (73'692 fr. + 9'306 fr. en 2008; 48'125 fr. + 9'306 fr. en 2009; 24'854 fr. + 70'353 fr. en 2010), soit 6'545 fr. par mois en arrondissant. Sur la base de ces constatations, elle a admis qu'un montant de 3'000 fr. par mois (soit environ 45% de 6'545 fr.) pouvait �tre inclus dans le co�t d'entretien des enfants.
Le recourant ne critique pas les chiffres susmentionn�s, tir�s des d�clarations d'imp�ts produites par l'�pouse. Il conteste toutefois la moyenne effectu�e par l'autorit� cantonale. Selon lui, d�s lors qu'il r�sulte de la d�claration fiscale de l'intim�e pour 2010 que ses charges hypoth�caires annuelles se sont �lev�es � 24'854 fr., il convient de s'en tenir � ce montant. Il est vrai que cette m�me d�claration indique des frais d'entretien de 70'553 fr. Ce montant est toutefois sans rapport avec ceux des deux ann�es pr�c�dentes (9'306 fr.), de sorte qu'il y a lieu d'admettre qu'il s'agit de frais d'entretien extraordinaires. La charge hypoth�caire �tant d�sormais de 24'854 fr. et les frais d'entretien usuels de 9'306 fr. par an, le co�t annuel total de la maison s'�l�verait donc � 34'160 fr. et la participation des enfants, de 45%, repr�senterait une somme maximale de 15'372 fr. par an ou 1'281 fr. par mois. L'autorit� cantonale aurait ainsi arbitrairement appr�ci� les preuves en retenant � ce titre un montant de 3'000 fr. par mois.
S'agissant des contributions dues d�s le 1er septembre 2011, qui font l'objet de la pr�sente proc�dure, cette critique appara�t fond�e. Aucun �l�ment ne permet en effet de consid�rer que la charge hypoth�caire de l'�pouse augmentera durant la proc�dure de mesures provisoires; quant aux frais d'entretien de 70'553 fr. en 2010, contre 9'306 fr. en 2009 et 2008, ils pr�sentent � l'�vidence un caract�re extraordinaire et devraient vraisemblablement �tre tr�s inf�rieurs par la suite.
Il convient d�s lors de limiter la participation des enfants aux frais de logement � 1'281 fr. par mois, comme l'expose le recourant, selon le calcul suivant:
- int�r�ts hypoth�caires en dernier lieu (soit en 2010) : 24'854 fr.
34'160 fr. soit 2'846 fr. 65 par mois, dont le 45% = 1'281 fr.
Le montant total du co�t d'entretien des trois enfants s'�l�ve ainsi � 8'581 fr. par mois, et non � 10'300 fr. par mois comme le retient arbitrairement l'arr�t attaqu�, qui inclut 3'000 fr. de �participation au loyer� (10'300 fr. - 3'000 fr. + 1'281 fr.). Il convient ainsi d'admettre la conclusion du recourant tendant � ce que la contribution d'entretien reste fix�e � 8'500 fr. par mois d�s le 1er septembre 2011 �galement, nonobstant l'augmentation des frais d'�colage � partir de cette date, sans qu'il soit n�cessaire d'examiner ses autres arguments.
En conclusion, le recours doit �tre partiellement admis et l'arr�t attaqu� r�form� en ce sens que le montant de la contribution mensuellement due en faveur des enfants doit �tre fix� � 8'500 fr. par mois �galement � partir du 1er septembre 2011. Les frais judiciaires seront d�s lors r�partis par moiti� entre les parties (art. 66 al. 1 LTF) et les d�pens compens�s (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours est partiellement admis et l'arr�t attaqu� r�form� en ce sens que le recourant est condamn� � verser mensuellement � l'intim�e, � titre de contribution � l'entretien des enfants, la somme de 8'500 fr. �galement apr�s le 1er septembre 2011.