Source: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/9/29/DEVT1514209D/jo/texte
Timestamp: 2018-03-22 04:40:50+00:00
Document Index: 304220386

Matched Legal Cases: ["l'article 25", "l'article 2", "l'article 3", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 7"]

Décret n° 2015-1202 du 29 septembre 2015 relatif à l'indemnisation de la femme enceinte exerçant la profession de marin ne pouvant bénéficier d'un reclassement à terre | Legifrance
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Décret n° 2015-1202 du 29 septembre 2015 relatif à l'indemnisation de la femme enceinte exerçant la profession de marin ne pouvant bénéficier d'un reclassement à terre
DEVELOPPEMENT DURABLE , ECOLOGIE , TRANSPORT MARITIME , TRANSPORT FLUVIAL , MARIN , SECURITE SOCIALE , ASSURE SOCIAL , SECURITE SOCIALE DES MARINS , REGIME SPECIAL , FEMME MARIN , FEMME ENCEINTE , ACTIVITE PROFESSIONNELLE , MARIN INAPTE A LA NAVIGATION , CONTRAT D'ENGAGEMENT MARITIME , SUSPENSION , GARANTIE DE REMUNERATION , TRAITEMENT , REMUNERATION , INDEMNISATION , ATTRIBUTION , VERSEMENT , BENEFICIAIRE
JORF n°0227 du 1 octobre 2015 page 17576
NOR: DEVT1514209D
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/9/29/DEVT1514209D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/9/29/2015-1202/jo/texte
Publics concernés : assurées salariées relevant du régime spécial de sécurité sociale des marins.
Objet : modalités d'indemnisation de la femme enceinte exerçant la profession de marin ne pouvant bénéficier d'un reclassement à terre.
Notice : aux termes de la loi, la femme marin enceinte doit bénéficier d'une garantie de rémunération pendant la suspension du contrat d'engagement maritime en résultant, composée d'une allocation à la charge du régime de protection sociale des marins et d'une indemnité complémentaire versée par l'employeur. Le décret précise les modalités suivant lesquelles cette garantie est assurée pour les femmes marins qui, déclarées temporairement inaptes à la navigation du fait de leur grossesse, n'ont pas pu être reclassées dans un emploi à terre. Le texte fixe le montant minimum de l'indemnisation totale.
Références : le décret est pris pour l'application de l'article 25 de la loi n° 2013-619 du 16 juillet 2013 portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne dans le domaine du développement durable. Il peut être consulté sur le site Légifrance (www.legifrance.gouv.fr).
Vu la directive 92/85/CEE du Conseil du 19 octobre 1992 concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail, notamment ses articles 5 et 11 ;
Vu le code des transports, notamment ses articles L. 5521-1, L. 5542-37-1 et L. 5554-1 ;
Vu le code du travail, notamment le chapitre V du titre II du livre II de sa première partie ;
Lorsque l'employeur est dans l'impossibilité de proposer à la salariée enceinte un reclassement dans un emploi à terre, la suspension du contrat d'engagement maritime ouvre droit à l'intéressée, à compter de la constatation de l'inaptitude temporaire à la navigation par le médecin des gens de mer, à une garantie de rémunération composée d'une allocation journalière, déterminée à l'article 2, servie par le régime spécial de sécurité sociale des marins, et d'une indemnité complémentaire à la charge de l'employeur, déterminée à l'article 3.
L'allocation journalière mentionnée à l'article 1er est servie par le régime spécial de sécurité sociale des marins dans les conditions fixées au décret du 17 juin 1938 susvisé.
L'indemnité complémentaire mentionnée à l'article 1er à la charge de l'employeur est versée jusqu'à la date de prise d'effet du congé légal de maternité de l'intéressée, déterminée selon le cas aux articles L. 1225-17 à L. 1225-23 du code du travail et éventuellement dans le cas du 2° de l'article L. 1225-12 du même code, pendant un délai d'un mois après son retour de congé légal de maternité.
Le montant cumulé de l'allocation journalière et de l'indemnité complémentaire mentionnées aux articles 2 et 3 est égal à au moins 90 % du salaire forfaitaire défini à l'article 7 du décret du 17 juin 1938 susvisé.
Un accord maritime de branche peut prévoir et organiser la mutualisation de l'indemnité complémentaire à la charge de l'employeur.