Source: http://www.senat.bi/?p=2715
Timestamp: 2018-12-16 04:49:56+00:00
Document Index: 182955752

Matched Legal Cases: ['art 85', 'art. 20', 'art. 25', 'art. 62', 'arrêt ', 'art. 9', 'art 68']

COMPTE RENDU INTEGRAL DE LA SEANCE PLENIERE DU 28 AVRIL 2016 RELATIVE A L’ANALYSE ET L’ADOPTION DE DEUX PROJETS DE LOI L’UN RELATIF A LA PROTECTION DES VICTIMES, DES TEMOINS ET D’AUTRES PERSONNES EN SITUATION DE RISQUE ET L’AUTRE PORTANT REVISION DU CODE FORESTIER | SENAT DU BURUNDI
L’an deux mille seize, le vingt-huitième jour du mois d’avril, les sénateurs se sont réunis en séance plénière sous la houlette du Premier Vice-Président du Sénat, Honorable Spès-Caritas NJEBARIKANUYE pour analyser et adopter deux projets de loi à savoir le projet de loi portant protection des victimes, des témoins et d’autres personnes en situation de risque et le projet de loi portant révision du code forestier.
Les travaux de la séance ont vu la participation de deux ministres représentant le Gouvernement. Il s’agit de la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Madame Aimée Laurentine KANYANA et du Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme, Honorable Emmanuel NIYONKURU.
La séance qui a débuté à 9 heures 15 minutes a réuni 33 sénateurs.
Voici en intégralité le déroulement de la séance.
Nyakwubahwa Cegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bakenguzamateka mwitavye bino bikorwa, nyakwubahwa mushikiranganji w’ubutungane watugendeye uno musi, banyakwubahwa bakozi bakuru bakuru mukora mu Nama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bakozi bakuru bakuru mukora mu bushikiranganji bw’ubutungane, banyakwubahwa bashikirizamakuru, banyakwubahwa mujejwe umutekano muri ngaha, banyakwubahwa umwe umwe wese mu cubahiro ciwe, tugire amahoro ya Kristu. Dukoraniye ngaha uno musi kugira ngo dushobore kwiga integuro z’amabwirizwa zibiri.
Ariko, muri aka kanya tugira dutangurire kw’itegeko rya mbere riza gushikirizwa n’umushikiranganji w’ubutungane. Naryo akaba ari le projet de loi portant protection des victimes, des témoins et d’autres personnes en situation de risque. Hariho abakenguzamateka bariko baravuga ko atavyo bafise ku ma mails yabo, barabe kuko bayaduhereye rimwe. Ntivyuguruka ! Nibaza ko les informaticiens bari ngaha bogerageza kubafasha. Nta ma modem mwazanye ?
Ariko nibaza ko na twebwe vyatugoye kuko la fois passée baziduhereye kimwe kandi bari badusavye ko twoza turazishira, ugaca uzishira kuri bureau z’iwacu pour éviter ko misi yose twama turiko turakoresha ama téléchargements, rero ko mbere twari twashoboye kuzironka, jewe ndazifise kubera nazuguruye la fois passée, ugaca uzishira kuri bureau canke kuri mes documents. Urumva rero, ngira karatugoye gatoyi, nibaza ko bitazosubira.
Le document si niniya cane, ariko ikiza kutugora ni loi ikurikira. Sinzi ko bashoboye kuyifotokopiya (photocopier) biza gukunda kuko ni kininiya cane, bace banyarutsa. Ariko, iri tegeko ryoryo ni ritoya murabona ko rifise ama articles matoya. Nibaza ko, ressources humaines, Eric, nibaza ko wobitwara bakatugirira aga copies mu kurindira. Sinzi rero ko umushikiranganji yoca arindira batugirire ama copies kugira ngo mushobore gukurikira.
Ngira yokwihangana gatoyi, mugabo mu kurindira nibaza ko ashobora kuba aradusigurira kugira ngo ibibazo bize kuza les documents zamaze kuza. Twagira rero nyakwubahwa mushikiranganji mushike hano gatoya kugira mube murasigura itegeko mukurindira yuko baronka les documents de travail.
Nyakwubahwa Cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, nyakwubahwa cegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bakenguzamateka, mbanje kubaramutsa nongera ndabashimira ko mumpaye kano kanya mukantera iteka kugira nje kubashikiriza rino tegeko rigenga ivyerekeye gukingira abashikiwe n’ivyago, abakorewe ivyaha, ivyabona vyabo n’abandi bantu bashobora kuba bari mubihe bituma ubuzima bwabo budakingiwe neza. Iri tegeko riri mu rurimi rw’igifaransa. Munkundiye, nosoma imvo n’imvano yaryo ariyo exposé des motifs mu gifaransa canke ndabivuge mumajambo makeyi mukirundi.
Ariko vyoba vyiza mbanje kubivuga uko biri mu gifaransa nkaja kubisigura mukirundi, munyemereye. Murakoze.
PROJET DE LOI PORTANT PROTECTION DES VICTIMES, DES TEMOINS ET DES AUTRES PERSONNES EN SITUATION DE RISQUE
L’impunité des crimes laissant place à des formes de justices privées est décriée à travers le monde. Au Burundi, à la faveur des différentes crises que le pays a connu, les crimes graves ont été commis et demeurent non élucidés. Conscient de la gravité de la situation, le Burundi s’est engagé à lutter contre l’impunité.
Comme d’aucun le savent, toute procédure pénale, pour bien aboutir, requiert l’audition des plaignants, des suspects et des témoins à charge et décharge. Toutefois, la procédure est souvent paralyser par les menaces et les pressions exercées par les victimes et les témoins. Ce qui peut compromettre gravement la manifestation de la vérité. Il s’avère donc indispensable de mettre sur pieds un cadre légal de protection des victimes, des témoins et des autres personnes en situation de risque.
Par ailleurs, lors des états généraux de la justice tenus à Gitega du 05 au 09 août 2013, la problématique de l’impunité a été abordée et il a été recommandé de mettre en place une loi relative à la protection des victimes et des témoins. La déclaration des principes fondamentaux de la justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus aux pouvoirs adoptée par l’assemblée générale des Nations Unis dans la résolution 4044 du 29 novembre 1985 recommande que la capacité de l’appareil judiciaire et administratives de répondre aux besoins des victimes soit améliorée en prenant des mesures pour limiter autant que possible les difficultés rencontrées par les victimes, protéger au besoin leurs vies, assurer leurs sécurités ainsi que celles de leurs familles et de leurs témoins en leurs préservant des manœuvres d’intimidation et des représailles.
En matière de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, la déclaration de GOMA sur l’élimination des violences sexuelles et la lutte contre l’impunité dans la région des grands lacs du 18 juin 2008 recommande aux Etats participants à la rencontre de veiller à ce que lors des procès portant sur les cas des violences sexuelles et sexospécifiques des garanties de poursuites pénales efficaces et de confidentialité de procédures judiciaires à huis clos et de protection des victimes et des témoins soient prises en compte. Ils mettront en place un mécanisme de protection pour les victimes qui sont près à témoigner en justice contre les auteurs présumés, recommandation n°3 et 13 de la déclaration.
Le principe de la protection des victimes et des témoins est déjà énoncé par la loi n°1/18 du 15 mai 2014 portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission Vérité et Réconciliation en son article 48 alinéa 2. La mise en place de cette loi permettra à cette commission de démarrer effectivement ses activités.
2. La structure de l’avant projet de loi
L’avant projet de loi est structuré en 5 chapitres et comprend 32 articles. Le 1er chapitre relatif aux dispositions générales est subdivisé en 3 sections consacrées respectivement à l’objet, aux définitions et aux obligations générales.
Le chapitre 2 traite des mesures de protection. Il est subdivisé en 2 sections relatives respectivement aux mesures de protections à caractères juridictionnelles et aux mesures de protections non juridictionnelles.
Le chapitre 3 concerne l’unité de protection des victimes, des témoins et d’autres personnes en situation de risque. Il est reparti en 3 sections intitulées respectivement comme suit : L’unité de protection au cours d’une procédure judiciaire, l’unité de protection et d’assistance des victimes et des témoins devant une commission d’enquête, de la réinsertion des personnes protégées.
Le chapitre 4 est relatif à la coopération internationale. Enfin, le chapitre 5 énonce des dispositions finales classiques. Murakoze. Iyo niyo mvo n’imvano y’iri tegeko.
Murakoze. Musubire mukibanza canyu. Twagira duhe ijambo abo muri commission bakoze kuri iri tegeko, ariko murazi yuko uwutwara iyo commission atari ngaha ari murugendo. Twagira duhe ijambo icegera ciwe honorable Salvator.
Umukenguzamateka Salvator BIGIRIMANA
Murakoze nyakwubahwa cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka. Avec votre autorisation, iri tegeko na twebwe nkuko ryanditse mu rurimi rw’igifaransa. Ngira ngo twobishikiriza nkuko ryanditse rero, ni kuvuga mu rurimi rw’igifaransa.
QUESTIONS POSEES AU REPRESENTANT DU GOUVERNEMENT
ET LES REPONSES DONNEES
Insérer la définition des termes : « réinstallation des personnes protégées ». La définition est formulée comme suit :
« le fait de déplacer les personnes protégées de leur résidence habituelle vers un autre situé dans une circonscription où leur sécurité est assurée. »
Ajouter le groupe de mots « Officiers de Police Judiciaire » avant Ministère Public et la phrase devient : « Les mesures susceptibles d’être prises par les autorités ou les commissions d’enquête ainsi que par le Ministère Public et les officiers de police judiciaire…. »
Art. 15 et 23, point 4
Supprimer le groupe de mots : « des violences basées sur le genre et des violences sexuelles. »
Prendre en compte les violences en général et éviter les discriminations.
Remplacer le groupe de mots « ainsi que » par le groupe de mots « et le cas échéant »
Vu l’importance et l’urgence du présent projet de loi, les Sénateurs recommandent au gouvernement sa mise en application aussitôt après sa promulgation.
Ainsi, au regard de l’importance de ce projet de loi, la Commission permanente chargée des questions institutionnelles, juridiques et des droits et libertés fondamentaux qui fait d’abord siens les amendements de l’Assemblée Nationale demande à l’assemblée plénière du Sénat d’adopter à l’unanimité le présent projet de loi moyennant les amendements proposés par la commission permanente saisie au fond. Je vous remercie.
Merci à vous. Nagira tubanze imbere yuko tubandanya ibikorwa, twumvikane ingene dukora bino bikorwa. Nagira ndabasabe abafise ibibazo kuri iyi nteguro y’ibwirizwa bakirize babe enregistrés. Uwutaza kujamwo muri abo baza kubaza ntayindi série dutora. Dutora série imwe, murazi ko dufise irindi tegeko hanyuma. Rero uyu ni umwanya wuko umuntu wese afise ikibazo yokiriza, nitwabona ari benshi, turaza turatanga batatu, hanyuma ahejeje kwishura ivyo bibazo bitatu, turaheza dutange ibindi bitatu. Mugabo, avant, tugira la série imwe kugira twumve abakeneye kubaza des questions d’éclaircissements. Murakoze.
Nibaza ko botwandikira. Hariho uwa mbere le 2ème vice-président yakirije. Uwundi afise ikibazo ni inde ? Twavuze ko tugira ingunga imwe y’ibibazo. Uwundi afise ikibazo kuri iyi nteguro y’iri bwirizwa. Nibaza yuko banyuzwe nivyavuye, hari honorable Célestin. Abasigaye nibaza ko banyuzwe. Twagira rero duhe umwanya icegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka kugira ashikirize ikibazo ciwe.
Murakoze nyakwubahwa cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka. Nagomba mbanze gushima ko iri tegeko ryateguwe na Reta kuko ryari rikenewe, cane cane dans le cadre de l’application de la loi portant mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation. Ariko, birakenewe na même dans d’autres cadres.
Hanyuma, ikibazo mfise kimwe kijanye na l’article 3 ivuga ko et je cite : « dans l’exercice de leurs missions de protection, l’officier de police judiciaire, l’officier du ministère public, le juge, les membres d’une commission ou toute autorité compétente chargée d’enquête, tout membre de l’unité de protection et d’assistance des victimes et des témoins s’assure que les mesures prises préservent suffisamment la sécurité, le bien être physique et psychologique, la dignité et le respect de la vie privée des victimes, des témoins et des autres personnes en situation de risque sérieux ».
Ndavye rero les mesures zitegekanijwe, bavuga ko zizokingira la sécurité, le bien être physique et psychologique, la dignité, le respect de la vie privée des victimes et des témoins et des autres personnes en situation de risque sérieux. Nagira mbaze umushikiranganji, mbere na commission saisie au fond, ko mutategekanije la protection des victimes des témoins des autres personnes en situation de risque sérieux dans leurs biens.
Kuko umuntu ari muri iyi situation, ntanze akarorero, barashobora kumutoteza bakamutwara itongo, je sais que la commission nationale chargée des questions de terres et autres biens itegekanya gukingira cane cane les victimes des différents conflits sociopolitiques zabaye mu Burundi.
Mugabo nibaza ko nk’umu témoin CNTB utamukingira ! Nk’umu témoin yogenda mu rubanza nkuru canke yokwitaba muri Commission Vérité et Réconciliation, sindi sûr ko amategeko agenga CNTB yomukingira nka hamwe baciye bamutoteza bakamutwara itongo bakamwomora. Nibaza ko hari ico iri tegeko ryari kubivugako d’autant plus que muri chapitre 3, section 3 guhera kuri article 24 et suivant bavuga ibintu vya réinstallation.
Nk’umuntu bagiye kureyensitara (réinstaller) ahandi, ni uko baba babona yuko aho yaba adashobora kuhaguma. None nk’itongo yahoramwo agiye kuba réinstallé ahandi quel est le sort yiryo tongo. Nashaka numve ko madame la représentant du Gouvernement na commission saisie au fond ataco bavyiyumviriyeko, la protection des victimes, des témoins et d’autres personnes en situation de risque dans leurs biens. Navuze akarorero k’itongo, ishobora kuba inzu canke ikindi kintu. Murakoze.
Murakoze. Duhe ijambo honorable Célestin.
Murakoze nyakwubahwa cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka. Nanje nari mfise akabazo gatoya gusa. Ariko ngiye numva nyakwubahwa icegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka agiciye kumayange. Mugabo, ko nari naciyumviriye, sinogenda ntavuze ukuntu nari nagifashe. Nabonye, iri tegeko riteguye neza.
Ariko, mu mico y’abarundi, ukwimuka canke ukwimurwa ntibiri mu kamere kabo. Naho baja kudandaza, aradandaza agataha. Kwimuka ntibiri mumico y’abarundi. Hanyuma rero, twashaka kubaza rero yakwubahwa umushikiranganji, hariho processus de réinstaller aba victimes, aba témoins dans d’autres localités, nyakwubahwa icegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, yavuze les biens, hariho na la famille.
Burya abarundi bari très attaché à la famille. Hariho ukuntu uhinduye na gatonya aho uba uca umenga uranasambuye urugo wubatse. Kandi natwe mu Burundi gusambura ingo murabizi ico bivuga. Ntituri mu bihugu vyemera polygamie, naho utoba ugiye guharika baca bibaza ngo ugiye guharika.
Hanyuma hariho rero ibintu vyinshi mu mico y’abarundi bica bivunika. Twashaka tumenye rero mécanismes ziteguwe kugira ngo la réinstallation des victimes et des témoins ntibigire ico bitosekaza mumico yacu no mu buzima bw’imiryango hamwe n’iterambere ry’igihugu kuko iterambere rihera mu ngo no mumirimo abanyagihugu bariko barakora. Ni ivyo nashaka gushikiriza. Murakoze.
Murakoze. Duhe ijambo, nibaza ko atayindi série tuza gusubira kwakira, duhe ijambo nyakwubahwa umushikiranganji w’ubutungane kugira ngo aduhe umuco, nihaba uwateguye muri commission afise nawe ico aza kumwunganira, araheza aze gufata ijambo amwunganire.
Murakoze Nyakwubahwa Cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka kunyongera ijambo. Ikibazo ca mbere cabajijwe, nyakwubahwa icegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka yavuze ati itegeko ni ryiza kandi ko rije gukingira abantu, vyoba vyiza rikingiye n’ivyabo. Mu bisanzwe, ati mwari gutegerezwa kuraba ingene mwobishiramwo muri iryo tegeko bikaboneka neza yuko n’umuntu ivyiwe bitegerezwa kuzokingirwa.
Ico ni ikintu gikomeye cane twagerezwa kwitwararika. Dusazwe tuzi yuko igihugu gitegerezwa gukingira abantu kubijanye n’ubuzima bwabo mugabo kandi kigakingira n’ivyabo, la sécurité des personnes et des biens, vyama bigendana. Kuko iyo umuntu akubwiye ngo ndagukingiye nkubu wagomba upfe hanyuma agaca akujana ahantu utazoronka ico ufungura, naho nyene uca upfa. Canke bakakujana aho utagira naho uba, uca wicwa n’imbeho.
Ni kuvuga yuko rero, naho tutabivuze ngo tubitomore, uyu murwi uzoba ujejwe kuraba ukuntu ucungera ubuzima bw’aba bantu utegerezwa kuraba ibijanye n’ubuzima bwabo, vyose. Ni ukuvuga ikibazo ko gishobora kuba kiri posée umwanya uwariwo wose, hashobora kuza umuntu avuga ati jewe uretse yuko ubuzima bwanje bushobora kuba butageramiwe, ivyanje birageramiwe.
Dufate ariko aravuga ivyerekeye nko mwi komine aho yahora aba ivyo yabonye mugabo akaba wewe yarimutse akaja kuba muyindi komine kandi ataco bimutwaye, ariko ivyo bikoresho vyiwe vyose, uwo muryango wiwe, inzu yiwe, ibintu vyose vyiwe bikaba vyasigaye muri iyo quartier yindi canke muri iyo komine yindi. Ni kuvuga uwo murwi navyo nyene uzoca ubiraba ingene vyocungerwa kugira ngo uwo muntu ntakire ngo akijije ikibiribiri mugabo n’umutima wiwe ntihagire ingorane ziba. Rero, turinze kubishiramwo ngaha muri iri tegeko, ntitwonabimara kubera yuko biri kwinshi ivyo tuzoba dutegerezwa gukingira ku muntu.
Hari ubwo uwo murwi ushobora kuzobona ati nkuyu muntu kugira turabe yuko twocungera ubuzima bwiwe tugacungera n’ivyiwe, bisaba yuko dukurikirana nk’urubanza rwiwe, nk’akarorero uti ruri nko muri CNTB kugira ngo ntagire ivyabona vyiwe biriko birashikiriza ico bizi kuri ivyo bizi kuri ivyo bintu muri CNTB vyogira ingorane canke k’urubanza rwicaha yagiriwe bakavuga bati uyu reka nawe nyene turabe ko urubanza rwokurikiranwa neza, nimba akeneye umu avocat, nimba akeneye ibiki, kugira ngo kuvy’ukuri ibintu vyiwe bitomoke kandi ntihagire umuntu aja kwonona ikintu iki canke kiriya c’uwo muntu.
Ni kuvuga, ama institutions yose ari muri iki gihugu, uyu murwi uzomufasha kuyashikira kuko uyu murwi hari ivyo utazishoboza, ashobora kurwara uwo murwi ukiga ingene aronka umuganga amuvura. Rero ntitwobishiramwo vyose, ariko igikuru ni uko, c’est la protection yabo bantu dufata d’une façon globale, générale. Kukijanye n’umuryango murabona ngaha bavuga bati c’est la protection des témoins et d’autres personnes en situation de risques.
Mu ma définitions mwabonye ko muri rino tegeko baca berekana rero abo bantu, les autres personnes en situation de risques abo aribo. Ni ukuvuga abantu bo mu muryango bashobora kuba bamwegereye hanyuma rero l’unité de protection des victimes, témoins et d’autres personnes en situation de risques bakabona bati aba bantu nabo nyene d’une manière ou d’une autre barashobora gushikirwa kubera izi ngorane z’uyu muntu arimwo bagaheza bakavyiga babonye babikwiye bagaheza bakaronka iyo protection. Ico rero kirimwo ndabaremesheje.
Murakoze. Icegera c’umukuru w’umurwi.
Icegera c’umukuru w’Umurwi
Murakoze Excellence. Ngira ngo nunganiye umushikiranganji. Mwoca muraba kuri article 27 barakivuga neza bavuga bati « la mise ne œuvre de la mesure de réinstallation est exécutée par l’unité de protection ». Bagaca bavuga bati « à cet effet, l’unité de protection peut recourir à l’assistance des points focaux et peut requérir la participation d’autres autorités nationales, provinciales ou locales ainsi que les organisations de la société civile dans l’exécution de cette tâche ».
Muravye ikibazo ca 3 twari twabajije Nyakwubahwa Umushikiranganji yari iyo kumenya ngo mbega abo les autorités l’unité de protection izokwikorako ni bande ? Aca avuga ati raba inzego zose ziriho mu gihugu haba ku rwego rw’intara, mbere twebwe twari twavuze tuti bishobotse à la longue gushika mbere no ku mutumba. Nkuko umushikiranganji abivuze, izo nzego zishobora gufasha uwo muntu na zimwe za CNTB zose zica zijamwo. Abasitanteri barimwo abakuru b’imitumba donc abantu bose bazoba bariko barakorana n’urwo rwego ruzoba rwashizweho. Iyo unité de protection. Niko nagira nongereko murakoze.
Urakoze twari twavuzeko twafatiye ikivuga ibibazo, arico gituma imbzere yuko tuja ku ma amendements turabe ko abitavye igitigiri gikwiye kugira ngo ibindi bikorwa bibandanye.
Umukozi wo gisata kijejwe gutunganya ivy’amanama mu Nama Nkenguzamateka
Hariho abakenguzamateka 33 bose hamwe.
Ama procurations ni angahe ?
Murakoze. Dufise ama procurations atanu. Hari Honorable Révérien NDIKURIYO Président du Sénat yahaye procuration Honorable Spès Caritas NJEBARIKANUYE, Premier Vice-Président du Sénat. Hari Honorable Evelyne BUTOYI yahaye procuration Honorable Pascal NTAHONZIGAMIYE niho ari. Hari Honorable Martin NITERETSE yahaye procuration Honorable Victoire NAHIMANA.Niho ari. Hari Honorable Gloriose HAKIZIMANA yahaye procuration Honorable Célestin NDAYIZEYE nawe niho ari. Hanyuma iya nyuma ni Honorable Jeniffer KANKINDI yahaye procuration Honorable Agnès GAHWAYI nawe nyene niho ari. Zitanu.
Murakoze. Le quorum irakwiye. Tuje ku ma amendements de forme. Article ya mbere. Article 16 alinéa 1, point 4, écrire « demander aux autorités compétentes de la police » à la place de demander aux autorités de police compétentes pour la meilleure formulation.
Amendement ya kabiri ni au niveau des titres des sections du deuxième chapitre. Interchanger les sections et leurs contenus. La première section devient la deuxième et vice versa. Les articles 10 et 11 deviennent respectivement 5 et 6, l’ancien article 5 devient 7 et les autres articles suivent le même ordre. Comme motivation, la phase juridictionnelle vient compléter la phase pré-juridictionnelle. Ni izo zibiri kuri amendements de forme.
Tuje kuri amendements de fond. Murakoze twagomba tubaze ko les deux amendements de forme zoba zemejwe. Tubandanye no kuri amendement de fond. Nibaza ko twovyemeza en bloc. Ndagenda mvuga imwe imwe hanyuma muraheza mugire réaction tubandanye kugira ntidusubire inyuma. Mbonye ata réaction bisigura ko muzoba muyemeje.
Amendements de fond. Iya mbere ijanye na la section des définitions. Insérer la définition des termes « réinstallation des personnes protégées ». comme motivation, c’est pour faciliter la compréhension. Ok Nyakwubahwa Icegera ca kabiri arafise ico abivugako.
Murakoze. La commission saisie au fond nous a proposé de mettre un amendement mukwinjizamwo réinstallation des personnes protégées ce qui est une bonne chose mugabo amendement ntayirimwo. Nimuyivuge. Muca muvuga iyo définition tukayibona. Oui ? Quelque part nabonye mu bibazo mwabajije umushikiranganji hariho ahantu yasiguye réinsatallation mugabo ngaha tugira tuyemeze turinda kuyibona iyo amendement. Merci.
Turabaza abari muri commission nuwoba afise iyo définition kugira ngo dutere imbere ni ngoga. Abari muri commission uwufise ico aterera adufashe, egome. Icegera c’Umukuru wa Commission.
Icegera c’Umukuru w’umurwi wize iteguro y’ibwirizwa
Murakoze. Tel que le ministre a donné la définition, avuga yuko la réinstallation est définie comme le fait de placer quelqu’un dans une circonscription autre que celle dans laquelle il réside habituellement. Donc, dans ce contexte, celui sur qui pèsent des menaces sérieuses pourra s’il le demande être placer dans une autre circonscription pour y résider.
C'est-à-dire c’est la définition dans le contexte de ce projet de loi. Ni co en fait twari twashatse gutandukanya réinstallation tel que le terme est défini généralement mugabo le terme ibe défini muri cadre de ce projet de loi. Donc la définition Nyakwubahwa Umushikiranganji yatanze ni définition contextuel dans le cadre de ce projet de loi.
Nyakwubahwa Cegera ca kabiri uranyuzwe ?
Ego kuko nari nabonye nanje ko umushikiranganji yabisiguye mugabo dutegerezwa kubivuga. Il faut formuler quelque part peut-être mukavuga ko la réinstallation des personnes protégées est le fait de les déplacer de leurs résidences habituelles à une autre résidence située dans une autre circonscription où leur sécurité est assurée. Quelque chose comme ça. Je ne sais pas mais il faut quand même dire quelque chose. Sinon ntitworengana. On va tenter ensemble avec la commission saisie au fond et Madame la Ministre.
Je reprends : la réinstallation des personnes protégées est le fait de les déplacer de leur résidence habituelle vers un autre lieu situé dans une circonscription où leur sécurité est assurée. Tuvuge sécurité au sens large kuko ça peut être leur sécurité physique mais aussi la sécurité dans leurs biens et tout ça.
Amendement ya kabiri yerekeye article 10 devenu article 5. Ajouter le groupe de mots officier de police judiciaire après ministère public et la phrase devient « les mesures susceptibles d’être prises par les autorités ou par les commissions d’enquête ainsi que par le ministère public et les officiers de police judiciaire. » Comme motivation : les officiers de police judiciaire interviennent également dans la phase pré-juridictionnelle. Egome Icegera ca kabiri.
Je suis d’accord avec l’amendement mugabo nagomba nsabe la commission saisie au fond et Madame la Ministre bavyemeye offocier de police judiciaire ntikije après ministère public ahubwo kije avant ministère public kuko ubundi iyo hari une affaire ibanza guca ku ba officiers de police judiciaire iri en instruction imbere yuko ica ija kwa Officier du ministère public. Ntaco vyica biri uko mugabo c’est plus cohérent tubanje officier de police judiciaire avant le ministère public kuko uravye ingene bikurikirana instruction des dossier niyo itangura. Murakoze.
Ego tubandanye. Abariko bararaba urutonde nibaza ko bariko barabifata uko biriko biragenda avec les amendements bariko baratanga. Hanyuma amendement ya gatatu yerekeye article 12 alinéa premier. Ajouter une ligne formulée comme suit : « cette unité peut disposer des points focaux provinciaux, cvommunaux et collinaires. » Comme motivation, c’est pour permettre à toutes les couches de la population d’accéder au service de cette unité de protection. Hari ufise ico aryunganirako ? Apparamment ntawuhari turabandanya.
Alinéa ya 4 ariyo ya nyuma yerekeye article 27 alinéa 2, remplacer le groupe de mots « ainsi que » par le groupe de mots « et au cas échéant ». Comme motivation, c’est pour élargir les pouvoir de cette unité de protection. Nyakwubahwa Icegera ca Kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka arafise ico yunganira.
Murakoze Nyakwubahwa Cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka. Ni akantu gatoya cane de forme mugabo ni amendement de forme nagira nanje bashiremwo akantu gatoya. Aho kuvuga « et au cas échéant » bavuge « et le cas échéant ». Ni igifaransa. « Le cas échéant » et non « et au cas échéant ». Murakoze.
Amendements ziraheze. Nagira rero mbaze abavukanyi bari ngaha ko atawundi yoba afise iyindi amendement à proposer duce twemeze ino nteguro y’iri bwirizwa. Icegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka arafise ico aryongerako comme amendement. Ica iba iya gatanu.
Murakoze. Nagomba turabire hamwe na la représentante du Gouvernement na la commission saisie au fond n’abandi bakenguzamateka kuri ari article 16 ivuga ngo l’unité de protection élabore et met en œuvre un programme de perfectionnement de son personnel notamment dans les domaines de la sécurité, de la prise en charge psycho traumatique des victimes des violences basées sur le genre et violences sexuelles, de la déontologie ainsi que des droits des victimes et des témoins.
Kuri iyi aspect de la prise en charge psychotraumatique, jewe nagomba gusaba ko twokuramwo des victimes des traumatismes basés sur le genre, des violences sexuelles kuko hari abantu bakeneye la prise en charge psycho traumatique si abantu victimes des violences basées sur le genre et des violences sexuelles gusa.
Noshobora kubaha akarorero. Nk’umwana akiri muto d’ailleurs n’abantu bakuze birabashikira, yabonye aho bica umuvyeyi wiwe canke aho bica uwundi muntu arashobora guca agira traumatisme psychologique. Uwo muntu aca akenera iyo prise en charge psycho traumatique. Ni akarorero kamwe kuko ahri n’ubundi bwinshi. Tuvuze rero tuti la prise en charge psycho-traumatiques des violences basées sur le genre et des victimes des violences sexuelles tuba tubaye top limitatifs kandi hariho abandi bantu benshi bashobora kugirira prise en charge psycho traumatique. Nagomba tugakuremwo kigire aspect général kize gifashe bose. Murakoze.
Nyakwubahwa Mushikiranganji harico wodufasha ? Ubonye ko twobifata uko canke bisaba un débat gatoya. Murakoze kuko…..Ego.
Muri ico gihe babibkundiye duca tubigira même à l’article 23 point 4 tugakuramwo des victimes des violences basées sur le genre et des violences sexuelles kuko naho nyene ni la prise en charge psycho-traumatique. Donc gica kiba valable kuri article 16 no kuri article 23. Babkinkundiye. Murakoze.
Murakoze. Nibaza ko ataco cica n’akarorero watanze karumvikana cane. Usanga atayindi amendement twoshiramwo igira gatandatu twoheza tugatora izi amendements zitanu zibonetse kugira ngo iyi nteguro y’ibwirizwa izoheze yemezwe ibe ibwirizwa. Murakoze ngira ngo muribuka abahawe ama procurations. Twagira tubaze abemeye ko iri bwirizwa ryobandanya ryemejwe mukirize turabe.
Umukozi wo mu gisata kijejwe gutunganya ivy’amanama mu Nama Nkenguzamateka
Iyi nteguro y’ibwirizwa yemejwe n’abakenguzamateka 38 bose hamwe.
Murakoze. Integuro y’ibwirizwa iremejwe. Twagira dusabe abari muri protocole baheze baherekeze umushikiranganji. Twongera tugushimira ko igikorwa mwakoze mwagikoze neza neza murabonye ko n’abakenguzamateka vyaboroheye kugikurikira bivuga yuko iyi nteguro yateguwe neza mugire ibikorwa vyiza bikurikira.
Twagira tubamenyeshe kandi ko umushikiranganji wundi yashitse nta pause tugira twihangane gatoya ntibiza guteba ni nka une heure ou une heure et demi. Nasaba abo muri service bace bamushikana kuègira ngo tubandanye. Arashitse.
Nyakwubwahwa Cegera ca Kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bakenguzamateka, Nyakwubahwa Mushikiranganji w’ibidukikije, Banyakwubahwa ba cadres bakurubakuru mu Nama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bamenyeshamakuru, banyakwubahwa ba cadres mukora mu bushikiranganji bw’ibidukikije, aha imbere dufise integuro y’ibwirizwa qui porte sur la revision du code forestier. Nayo nyene nkuko duhejeje kugira integuro y’ibwirizwa duhejeje kwemeza twagira tuyice irya n’ino kugira ngo turabe ko nayo nyene hari ivyo twokwunganiramwo hanyuma nitwarigomùwa duheze turyemeze. Rero iyi nteguro yarungitswe n’Umukuru w’Inama Nshingamateka bahejeje kuryiga natwe turabe ko hari ico tworyunganirako.
Twagira duhe ijambo Umushikiranganji kugira ngo aridusigurire tunyurwe. Nihaba hari ivyo twongerako tuvyongereko mugabo hagati yahoo turaza guha akaryo abo muri commission baryize umukuru wawo siho ari mugabo icegera niho ari. Araheza Honorable Apollinaire atubwire ingene baryize muri Commission. Twagira dusabe protocole bazane umushikiranganji aze atubwire ido n’ido ivy’iri bwirizwa.
Umushikiranganji w’amatongo, ibidukikije no gutunganya ibisagara
Nyakwubahwa Cegera ca Mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, Nyakwubahwa cegera ca kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bakenguzamateka mukaba muri bagenzanje kuko na jewe ndi umukenguzamateka, Banyyakwubahwa murangura imirimo inyuranye ngaha mu Nama Nkenguzamateka, banyakwubahwa bamenyeshamakuru namwe bahinga twagendanye, nagira ngo kw’izina rya Reta ndabashikirize imvo nkuru nkuru zatumye mu bushikiranganji tubicishije muri Reta duhinyanyura iri bwirizwa ryerekeye ibitara. Ariko Nyakwubahwa Cegera ca Mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka kubera ko iri tegeko risanzwe ryanditse mu gifaransa nagira ndabasaba uruhusha rwuko izo mvo nozishikiriza mu gifaransa.
“La conférence de Rio de Janeiro qui s’est tenue au Brésil sur l’environnement et le développement durable à l’instar des réunions qui l’ont préparé, a reconnu la gravité des maux qui affectent les forêts ainsi que leurs conséquences sur le plan écologique en général. Bien que les forêts n’aient guère fait objet d’un instrument juridique dans le cadre de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, les écosystèmes forestiers sont considérés comme le grand thème que la convention sur la diversité biologique, la convention des nations unies sur les changements climatiques ont fondamentalement en commun.
En effet, les forêts qui jouent un rôle important notamment dans le maintien de la diversité biologique et la régulation du climat à l’échelle mondiale. La transformation et la dégradation des forêts ne cause pas seulement l’extinction des espèces et la disparition des fonctions et des services essentiels des écosystèmes, elle contribue également à la libération du carbone stocké dans des écosystèmes forestiers ; un phénomène qui contribue aux changements climatiques qui, à leur tour ont des effets directs sur le processus de désertification.
Le Burundi a souscrit et ratifié plusieurs conventions et textes fondamentaux internationaux sur l’environnement. Mais les efforts fournis par rapport au cadre légal et réglementaire régissant l’environnement biophysique semblent à ce stade incomplets.
Lors de la déclaration de Yaoundé, les Chefs d’Etat Membres de la COMIFAC se sont engagé notamment à, ici je précise que la COMIFAC c’est la conférence qui regroupe les pays membres de la CEEAC, Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, et dont le Burundi joue actuellement le rôle de Président en exercice de la Conférence des Ministres. C’est moi-même qui suis Ministre Président en exercice jusqu’en décembre 2016. Et lors de cette déclaration les chefs d’Etat se sont engagés à :
- Accélérer le processus de création des aires protégées transfrontalières entre les pays de l’Afrique centrale,
- Développer une fiscalité forestière adéquate,
- Renforcer les actions à accroitre la participation rapide des populations rurales dans la planification du secteur forestier, de la gestion durable des écosystèmes et enfin mettre en place dans chaque Etat membre des mécanismes durable de financement du développement secteur forestier.
A la lecture du code forestier de 1985 actuellement en vigueur, il ressort que cette loi ne permet pas au Burundi de répondre à ces engagements et bien d’autres encore qui ne sont pas cités ici. La mise en place de l’actuelle loi portant Code forestier du Burundi a été dictée par le souci de pouvoir public de mettre en terme aux lacunes qui étaient constatées dans le domaine de gestion des ressources forestières et dont les plus saillantes étaient les suivantes :
Les principes de la bonne gouvernance forestière en termes de responsabilité, en termes de participation, en termes de transparence et bien d’autres.
Les principales options fondamentales de la politique forestière nationale étaient absentes, la notion d’aménagement de règle d’exploitation prévue à l’avance était absente, l’approche participative et concerté dans la gestion des ressources forestière était absente, les structures consultatives chargées d’aider à la prise de décision concernant la gestion des ressources forestières faisaient défaut, les droits et les pouvoirs de l’administration forestière pour l’application des textes forestier n’étaient pas précisés.
Actuellement la législation forestière du Burundi comporte de nombreux vide et parfois de graves incohérences au regard des préoccupations environnementales.
Les dispositions du Code forestier de 1985 en matière de cession de boisement sont contraires à l’esprit et à la lettre de la loi numéro 1/o10 du 30 juin 2000 portant Code de l’environnement du Burundi plus spécialement en son article 72.
Par ailleurs, la mise en place des instruments juridique des écosystèmes forestiers burundais doit désormais mettre d’introduire dans l’ordre juridique interne burundais les prescriptions pertinentes contenues dans les différentes conventions internationales ratifiées par le Burundi en matière de gestion des ressources forestières plus particulièrement la convention sur la diversité biologique, la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatique.
En termes d’innovation, tout d’abord le nouveau texte insiste sur un certain nombre d’aspects qui avaient été omis dans le Code forestier actuel et portant notamment sur la politique forestière nationale constitue désormais un outil de travail important pour tout gestionnaire d’écosystème forestier.
L’idée de renforcement des pénalités à l’endroit des délinquants portant atteinte à la gestion des ressources forestières doit bénéficier d’une attention particulière de la part du législateur.
Le principe d’approche participative prenait par les nouveaux Codes actuels et devant les gestionnaires sociaux du développement durable des ressources forestières.
La mise en place des commissions consultatives forestière pour une gestion concertée des ressources forestières.
Les modalités de reconstitution du couvert forestier sont désormais intégrées dans la nouvelle législation forestière.
Le fond forestier national est institutionnalisé dans le souci de doter l’autonomie financière à l’administration forestière et lui permettre de procéder à l’extension ou au renforcement du domaine forestier national.
Enfin, la révision de l’actuel Code forestier vient à l’impératif exprimée par les dispositions de l’article 161 de la loi numéro 1/o10 du 30 juin 2000 portant Code de l’environnement de la République du Burundi sur l’harmonisation avec les perceptions du Code de l’environnement et ce projet de loi en délibération.
En termes de structure et orientation du présent projet de loi, dans sa structure, le projet de loi est composé de 23 chapitres et 8 titres d’importances inégales.
Dans son premier titre consacré aux dispositions générales, le présent projet de loi précise les champs d’application, l’objet et donne les définitions des concepts clés pour une meilleure compréhension de ce projet de loi au niveau du chapitre premier.
Le chapitre deux développe les principes fondamentaux et ici je préciserai que ces principes sont décris parmi les directives de la FAO sur la gestion des ressources forestières.
Le deuxième titre consacré à la politique forestière nationale, aux instruments et institutions de gestion des ressources forestières constitue une innovation de ce projet de loi.
Dans le chapitre premier traitant de la politique forestière nationale, les principales options fondamentales sur lesquelles est fondée la politique forestière nationale sont énoncées.
Dans le chapitre deux, les principaux instruments de gestion forestière y sont précisés. Il s’agit principalement du plan forestier national, des normes officielles d’intervention en milieu forestier, de l’inventaire forestier national et du système informatique pour la gestion de l’information forestière.
Dans le chapitre trois consacré aux institutions de gestion et d’administration forestière, la principale innovation c’est la mise en place d’une inspection générale des forêts, des commissions consultatives des ressources forestières devant aider dans la prise de décision.
Le troisième titre composé de quatre chapitres est consacré aux statuts des forêts dont il est question dans ce projet de loi en délibération.
Dans le premier chapitre réservé au domaine forestier de l’Etat, les éléments constitutifs du domaine forestier, la délimitation, les procédures de déclassement et de classement ainsi que l’interdiction d’installation y sont développées.
Le deuxième, le troisième et le quatrième chapitre sont respectivement consacrés aux domaines forestiers des communes, des établissements publics et aux domaines forestiers privés.
Le quatrième titre composé de quatre chapitres est consacré aux droits d’usage forestier.
Le chapitre premier parle de la nature du contenu des droits d’usage alors que les chapitres deux, trois et quatre sont consacrés respectivement aux droits d’usage dans le domaine forestier de l’Etat, dans le domaine forestier des communes et des établissements publics, puis dans le domaine forestier des privés.
Le cinquième titre est consacré à la gestion forestière sous toutes ces formes. Il est composé de cinq chapitres.
Le premier chapitre énonce le principe d’une bonne gestion des ressources forestières, alors que le chapitre deux est consacré à l’aménagement forestier et comprend quatre sections.
La section première développe les dispositions communes de l’aménagement forestier. Ainsi par exemple l’aménagement forestier doit être précédé d’une étude d’impact environnemental et social.
La section deux traites des dispositions particulières en l’aménagement du domaine forestier de l’Etat. Ainsi par exemple le plan d’aménagement forestier élaboré avec la participation des populations riveraines définit les objectifs à la forêt et les moyens permettant de les atteindre, il est basé sur le principe d’une gestion participative et d’une production soutenue.
La section trois développe les dispositions particulières en l’aménagement des domaines forestiers des communes et des établissements publics alors que la section quatre parle des dispositions particulière en l’aménagement du domaine forestier privé.
Le chapitre trois consacré à la protection des forêts avec beaucoup d’innovations est divisé en huit section relatives aux généralités, aux défrichements, à la protection du sol et peuplement du domaine forestier, au contrôle du feu de brousse, à la divagation des animaux domestiques dans les domaines forestiers de l’Etat, communes et aux établissements publics aux heures de protection, à la protection de la faune, à la protection des personnes et des biens.
Le chapitre quatre consacré à l’exploitation des produits forestiers est divisé en trois section consacrées respectivement aux règles communes d’exploitation forestière, à l’exploitation des produits forestiers ligneux et à l’exploitation des produits forestiers non ligneux. Ici c’était pour nous conformer aux directives de la commission des forêts de l’Afrique central et des pays membres de la CEAC pour pouvoir faire une certaine harmonisation avec des textes qui existe au niveau des autres membres de la COMIFAC.
Le chapitre cinq relatif aux mesures d’accroissement des ressources forestières est divisé en cinq section.
La section première relative aux incitations au reboisement possède beaucoup d’innovations.
La section deux parlant de l’agro pastori est tout à fait originale. Les propriétaires des droits fonciers sont désormais soumis aux obligations d’agro foresterie.
La section trois développe la foresterie urbaine.
La section quatre est consacré à la recherche forestière, une section tout à fait originale et la cinquième section et dernière consacré à l’amélioration des essences forestières a été revue et renforcé. Ici c’est une disposition qui cadre bien avec la nouvelle politique de 2012 mais aussi qui est conforme aux dispositions de l’accord de paris sur les changements climatique qui a été signé le 12 décembre 2015 dont la délégation burundaise était conduite par un membre du sénat qui était mo même et le texte a été négocié avec succès et signé en cette date. Merci.
Le sixième titre consacré au développement du secteur financier est tout à fait original. Il est composé de trois chapitres.
Le chapitre premier est consacré au fait de conversion de boisement sur les superficies forestières définitivement affectées à d’autres usages.
Le deuxième chapitre est réservé au fond forestier national. Il s’agit là aussi d’une innovation par rapport à l’ancien Code.
Le chapitre trois est également originale, il est consacré à la fiscalité forestière, il précise la répartition et la destination des divers produits et recettes de l’exploitation forestière. Ici aussi c’est une directive que nous avons reçue qui a été signé dans le cadre des conventions avec la commission forestière africaine de l’Afrique central.
Le septième titre composé de deux chapitres est consacré à la répression des infractions et le premier chapitre parle de la procédure. La section première est consacrée à la recherche et la constatation des infractions. Les sections deux, trois et quatre étant consacré respectivement à la saisie et la confiscation fiscale, aux actions et poursuites, aux transactions et l’exécution des jugements.
Le deuxième chapitre est consacré exclusivement aux dispositions finales. Les diverses sanctions sont revues, complétées et renforcées pour être beaucoup plus dissuasifs. Ici nous avons voulu insisté beaucoup sur les sanctions parce que les infractions se multiplient surtout dans la situation actuelle.
Le huitième et dernier titre relatif aux dispositions finales n’appelle aucun commentaire particulier.
Ngivyo rero nyakwubahwa cegera ca mbere c’umukuru w’Inama Nkenguzamateka ibintu vyatumye twiyumvira ku gwego rwa Reta yuko iri tegeko ryari risanzwe ririho kuva muri mirongo umunani na gatanu tworihindura ku mvo mpejeje kubasigurira hanyuma ngasaba nkuko mwanabibonye no mu gitondo umukuru wa commission twiganye iritegeko hirya yejo yadusabiye yuko iritegeko mworyemeza ataguhigimanga. Murakoze.
Murakoze namwe, nagira mbanze ntumire abakenguzamateka kugushimira kuko urumvako wabitanguye ukiri ngaha hama noneho ubu watubwiye ko ari wewe ujejwe COMIFAC, urumva ko ari iteka ridasanzwe kuba kenguzamateka kuko ni promotion yacu. Hama twibazako n’ibindi bizakugenda neza ukagenda iritegeko ryemejwe. Rero nagomba ntumire, icegera ca commission décentralisation ni twari twagize kugirango bashobore gutegura neza iri bwirizwa. Tumuhe akajambo nawe agire ico abivuzeko imbere yuko tuza gutumira ibibazo vya twese.
Icegera c’uwari arongoye commission y’ize integuro y’itegeko
Murakoze kumpa ijambo, nkuko iyi rapport twayiteguye mu rurimi gw’igifaransa reka ndayisome muri ugwo rurimi nyene.
En date du 26 avril 2016, les Sénateurs membres de la commission permanente chargée des questions administratives, de décentralisation et du contrôle de la représentativité dans les institutions, se sont réunis pour analyser le projet de loi dont l’objet est repris ci-haut.
La séance a été marquée par la présence du Ministre de l’environnement qui avait représenté le Gouvernement pour éclairer les Sénateurs membres de la Commission permanente saisie au fond dudit projet, sur certains aspects de ce texte de loi. Lors de l’analyse du projet de loi, les documents ci-dessous ont été utilisés :
- le décret loi no 1/6 du 3 mars 1980 portant création des parcs nationaux et réserves naturelles ;
- La loi no1/02 du 25 mars 1985 portant code forestier du Burundi ;
- La loi no1/010 du 30 juin 2000 portant code de l’environnement de la République du Burundi;
- la loi no 1/35 du 4 décembre 2008 relative aux finances publiques;
- la loi no1/05 du 22 août 2009 portant révision du code pénal;
- La loi no 1/10 du 30 juin 2011 portant création et gestion des aires protégées au Burundi;
- La loi no 1/13 du 09 août 20111 portant code foncier du Burundi;
- La loi no 1/02 du 26 mars 2012 code de l’eau au Burundi;
- la loi no1/33 du 28 novembre 2014 portant révision de la loi no 1/02 du 25 janvier 2010 portant organisation de l’administration communale;
- la loi no1/16 du 25 mai 2015 portant modalités de transfert de compétences de l’Etat aux communes du Burundi;
- Le projet de loi sous sa version gouvernementale et son exposé des motifs ;
2. L’intérêt du projet de loi;
3. Le contenu du projet de loi;
4. Les amendements proposés ;
5. Les questions posées au représentant du Gouvernement et les réponses données ;
Le présent projet de loi a pour intérêt de mettre fin à la réduction du couvert forestier en pratiquant une gestion forestière durable, notamment grâce à la protection des forêts, à leur régénération, au boisement et au reboisement, à des efforts accrus en vue de prévenir la dégradation des forêts ; de renforcer les avantages économiques des forêts y compris l’amélioration des moyens de subsistance des populations tributaires des forêts.
Ce projet de loi permettra d’accroitre sensiblement la superficie des forêts protégées et celles des forêts gérées de façon durable et augmentera la proportion des produits forestiers provenant de forêts en gestion durable.
Le projet de loi est composé de 227 articles repartis sur 23 chapitres et 8 titres d’importance inégale.
Le premier titre consacré aux dispositions générales comprend deux chapitres en rapport avec :
¨ Le champ d’application, de l’objet et des définitions
¨ Les principes fondamentaux
Le deuxième titre relatif à la politique forestière nationale, aux instruments et aux institutions de gestion et de l’administration forestière comporte trois portant respectivement sur :
¨ La politique forestière
¨ Les instruments
¨ Les institutions de gestion et d’administration des forêts
Le troisième titre est consacré au statut des forêts et il comprend quatre chapitres portant sur :
¨ Le domaine forestier de l’Etat
¨ Le domaine forestier communal
¨ Le domaine forestier des établissements publics
¨ Le domaine forestier privé
Le quatrième titre consacré aux droits d’usage forestiers est composé de quatre chapitres en rapport avec :
¨ La nature et le contenu des droits d’usage
¨ Le droit d’usage dans le domaine forestier de l’Etat
¨ Le droit d’usage dans le domaine forestier des communes et des établissements publics
¨ Les boisements privés
Le cinquième titre est consacré à la gestion forestière et il est fait de cinq chapitres portant sur :
¨ Les principes de gestion
¨ L’aménagement forestier
¨ La protection des forêts
¨ Exploitation des produits forestiers
¨ Les mesures d’accroissement de ressources forestières
Le sixième titre est consacré au financement du secteur forestier et compte trois chapitres qui s’articulent sur :
¨ Les taxes de conversion du secteur forestier
¨ Le fonds forestier national
¨ La fiscalité forestière
Le septième titre consacré à la répression des infractions est composé de deux chapitres en rapport avec :
¨ La procédure
¨ Les dispositions pénales
Le huitième et dernier titre est relatif aux dispositions finales.
IV. QUESTIONS POSEES AU REPRESENTANT DU GOUVERNEMENT ET REPONSES DONNEES
Dans le contexte et justification à la page 3 quatrième paragraphe « les dispositions du code forestier de 1985 en matière de cession de boisement sont contraires à l’esprit et à la lettre de la loi no 1/010 du 30 juin 2000 portant code de l’environnement du Burundi plus spécialement en son article 72 ».
a) Monsieur le Ministre, quelle est la différence fondamentale entre le code forestier et le code de l’environnement ?
b) Ne trouvez-vous pas qu’il pourrait y avoir des éventuels chevauchements entre ces deux codes au moment où les forêts font partie de l’environnement?
c) Quels sont les champs d’application et les limites de l’un ou de l’autre ?
d) Au sein de la gestion intégrée des forêts n’est ce pas qu’il y a trop d’organes de gestion qui risqueraient de l’handicaper et de gaspiller les ressources financières de l’Etat et freiner le développement de ce secteur?
a) La différence fondamentale est que tout d’abord le Code de l’Environnement fixe les règles fondamentales destinées à régir le milieu dans lequel l’homme évolue, ce milieu incluant l'air, l'eau, le sol, leurs interfaces, les ressources naturelles, la faune, la flore, les champignons, les microbes et les êtres humains, les écosystèmes et la biosphère.
Donc le Code de l’environnement est plus global alors que le Code Forestier, quant à lui, fixe l’ensemble des règles particulières régissant l’administration, l’aménagement, l’exploitation ; la surveillance et la police des forêts seulement.
b) Il ne peut y avoir d’éventuels chevauchements entre ces deux codes dans la mesure où le Code de l’Environnement pose seulement les règles de base pour la bonne gestion des forêts et laisse le soin au Code Forestier de développer davantage les règles relatives à l’administration, l’aménagement, l’exploitation, la surveillance et la police des forêts.
c) Comme déjà indiqué au point a) le Code de l’Environnement a un champ d’application plus vaste puisque il comprend des règles qui régissent l’air, l’eau, le sol, la faune, les forêts, etc. alors que le Code Forestier, quant à lui, fixe l’ensemble des règles particulières régissant l’administration, l’aménagement, l’exploitation, la surveillance et la police des forêts seulement.
d) Au sein de la gestion intégrée des forêts, il n’y a pas trop d’organes de gestion qui risqueraient de l’handicaper et de gaspiller les ressources financières de l’Etat et freiner le développement de ce secteur.
Les organes qui sont prévus dans ce Code ont chacun des missions qui lui sont propres.
En effet, les commissions forestières sont des cadres de rencontre des différentes parties prenantes pour donner des orientations sur des questions clés relevant du secteur des forêts et proposer des solutions qui seront prises en compte par les services techniques.
L’observatoire, quant à lui, est chargé de collecter régulièrement les données statistiques, de la gestion des unités cartographiques forestières, de l’inventaire forestier national et du système informatique pour la gestion de l’information forestière.
Enfin, l’inspection générale forestière qui est rattachée au cabinet du Ministre a des missions de contrôle quant à la mise en œuvre en œuvre de la politique forestière.
L’article 3 de ce projet de loi en son 3 point stipule que l’objet de cette loi est d’accroitre sensiblement la superficie des forêts protégées, celle des forêts gérées de façon durable et accroitre la proportion des produits forestiers provenant des forêts en gestion durable.
Monsieur le Ministre, quelle est la différence entre la forêt protégée et la forêt gérée d’une façon durable ?
La protection des forêts et la gestion durable des forêts sont deux notions différentes. En effet, la protection entre en jeu dans la gestion durable des forêts, c’est donc une composante de la gestion durable.
La protection des forêts est une des techniques de conduite et de traitement des forêts à laquelle fait recours l’aménagement forestier. C’est l’ensemble des opérations de surveillance, d’entretien, de régénération et de conservation du patrimoine forestier (art 85) menées aux fins de le pérenniser et d’en tirer un maximum de profit. Les forêts sont protégées contre toute forme de dégradation ou de destruction.
La gestion durable des forêts est un système de gestion et d'utilisation des forêts et des terrains boisés d'une manière et à une intensité telle qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial, et qu'elles ne causent pas de préjudices à d'autres écosystèmes.
Au Burundi, le système de gestion forestière en vigueur repose sur le principe de l’intégration de la protection du patrimoine forestier. Ce système de gestion garantit la préservation des forêts au profit des générations futures tout en assurant la satisfaction socio-économique, environnementale et culturelle des générations présentes.
Monsieur le Ministre, à l’article 18 alinéa 1, il est stipulé que l’administration forestière travaille constamment en collaboration et en concertation avec les autres ministères dont les attributions ont une incidence sur le secteur forestier. Pourriez- vous préciser les types d’incidences qui peuvent avoir lieu ?
L’administration forestière travaille constamment en collaboration et en concertation avec les autres ministères dont les attributions peuvent avoir une incidence sur le secteur forestier.
Il s’agit principalement des ministères en charge de l’Agriculture et l’Elevage ; l’Energie et les Mines ; l’Intérieur et la Formation patriotique ; les Relations extérieures et la Coopération internationale ; les Finances, le Budget et la Privatisation ; l’Education, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique ; le Commerce, l’Industrie et le Tourisme et la Fonction publique, le Travail et l’Emploi etc.
Les types d’incidence qui peuvent avoir lieu c’est notamment la diminution des espaces forestiers par des activités agricoles encadrés normalement par le Ministère de l’Agriculture. Ainsi par exemple, l’on remarque que certains services dépendant du Ministère de l’Agriculture notamment l’OTB, la COGERCO ont tendance à accroitre leurs espaces au détriment des espaces protégés ainsi que la SOSUMO du ministère du commerce et industries.
L’autre type d’incidence est la dégradation des forêts suite aux activités minières et à ce niveau, notre Ministère doit collaborer étroitement avec le Ministère en charge des mines pour veiller à ce qu’il y ait chaque fois des études d’impact environnementaux et surtout en veillant à ce qu’il y ait mise œuvre du plan de gestion environnemental arrêté.
Ces incidences ne sont pas que négatives : ils peuvent contribuer à l’augmentation de la couverture forestière par exemple. En effet, les projets relevant du MINAGRIE qui installent des boisements ont une incidence positive sur le secteur forestier. C’est le cas du PAIVAB, qui, depuis 2011 a installé plus de 1000 ha de boisements dans 4 provinces du pays à savoir Gitega, Karusi, Kayanza et Cibitoke.
Monsieur le Ministre, si on observe cette loi dans ses différents articles, on trouve qu’il y a une structure lourde (observatoire forestier, la commission nationale forestière, l’inspection générale forestière, ….). En plus, on y trouve beaucoup d’ordonnances ministériels et décret. N’est –ce pas que ces derniers viennent alourdir la mise en application dudit code notamment dans les articles 32, 34, 35, 85, 98, 116, 124.
La mise en place d’une inspection générale des forêts (art. 20), des commissions consultatives forestières pour une gestion concertée des ressources forestières (art. 25) constitue une des innovations du projet de loi sous analyse, au niveau des institutions de gestion et d’administration forestière.
Ces structures ne viennent pas alourdir la mise en application de ce Code car elles ont des missions tout à fait différentes comme nous l’avons montré à la première question.
Concernant les projets d’ordonnances ministériels et décrets prévus dans ce projet de Code à travers les articles 32, 34, 35, 85, 98, 116, 124, ils ne viennent pas du tout alourdir la mise en application de ce Code mais viennent plutôt en faciliter la mise en application dans la mesure où ce projet de Code n’entre pas en détail pour certaines questions.
Donc, les questions de détails vont se retrouver dans ces textes d’application et ce sont ces derniers qui en facilitent l’application.
L’article 62 de ce projet de loi stipule que le développement et l’aménagement des forêts, la valorisation des ressources forestières, la conservation des ressources génétiques et de la biodiversité sont assurés par une gestion durable pour les générations actuelles et futures. Concrètement en quoi consiste cette gestion durable ? Pourriez-vous énumérer quelques exemples qui vont entrer en jeux ?
C’est vrai, le développement et l’aménagement des forêts, la valorisation des ressources forestières et la conservation des ressources génétiques et de la biodiversité sont assurés par une gestion durable pour les générations actuelles et futures (art. 62).
Concrètement, une gestion durable est caractérisée par : (i) l’extension des ressources forestières, (ii) la diversité biologique forestière, (iii) la santé et la vitalité des forêts, (iv) les fonctions de production des ressources forestières, (v) les fonctions de protection des ressources forestières, (vi) les fonctions socio-économiques des forêts et (vii) le cadre juridique, politique et institutionnel (ONU, 2008)
La notion de « gestion durable des forêts » regroupe habituellement les opérations effectuées pour administrer et exploiter les forêts de manière à ce qu'elles remplissent durablement certaines fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes. Donc, la gestion durable d’une forêt fait intervenir les facteurs écologiques ou environnementaux ainsi que les facteurs économiques et sociaux.
Voici quelques exemples qui vont entrer en jeux : un cadre politique, juridique institutionnel approprié, celui qui nous occupe aujourd’hui est le cadre juridique.
a) La politique forestière déjà adoptée par le Gouvernement prône dans son objectif stratégique n°2 une gestion rationnelle des ressources forestières. Elle propose de porter le couvert forestier (actuellement à 7%) à 20% de la superficie du Pays à l’horizon 2025.
La sauvegarde du patrimoine forestier existant n’est possible que si les forêts cessent d’être sollicitées au profit d’autres spéculations notamment l’agriculture.
L’intensification de ce dernier secteur, prônée déjà dans la Stratégie nationale agricole, contribuera donc au maintien des forêts.
De même, le taux de couverture proposé ne pourra pas être atteint si les forêts naturelles dégradées ne sont pas restaurées, ensuite bien protégées.
b) Les textes fixant les règles et normes de gestion durable (conformes aux directives sous régionales).
(i) Code forestier (ii) Code de l’environnement de 2000, (iii) Loi n°1/10 du 30 mai 2011 portant création et gestion des aires protégées au Burundi, (iv) Ordonnance ministérielle du 21 juin 2010 portant instauration de la gestion participative des boisements domaniaux au Burundi, etc.
L’article 82 alinéa 1 stipule que tout propriétaire d’un boisement d’une superficie supérieure ou égale à un demi-hectare est tenu de présenter pour l’agrément de l’administration forestière un plan simple de gestion. Quelles sont les mesures d’accompagnement pour aider la population à bien concevoir ce plan simple de gestion qui exige un minimum de formation ?
Les mesures d’accompagnement pour aider la population à bien concevoir un plan simple de gestion se retrouvent dans la politique forestière déjà adoptée par le Gouvernement. En effet, il est prévu en faveur de la population œuvrant dans le domaine forestier, des séances de formation et de sensibilisation ainsi que des échanges d’expériences permettant d’améliorer le niveau de leurs compétences en matière de gestion forestière.
L’Article 140 stipule qu’en vue de renforcer le contrôle des produits forestiers au frontière et de lutter contre les pratiques illégales dans les zones transfrontalières, des accords de coopération sont conclus ou renforcés entre le Burundi et les Etats voisins.
Monsieur le Ministre, pourriez-vous nous faire un point sur ces Accords ?
Les études déjà menées en rapport avec le contrôle des produits forestiers aux frontières montrent qu’il y a un flux important des produits forestiers qui passent illégalement au niveau des frontières. Alors pour juguler ce flux, il y a des accords qui existent sur lesquels on peut se baser :
- La Convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction). Etant partie à cette convention, le Burundi doit coopérer avec les autres parties pour lutter contre le commerce illégal de certaines espèces au niveau des frontières (cas du prinus africana et ses écorces et d’autres espèces)
- Le traité instituant la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique Centrale). Etant partie à ce traité, il doit coopérer avec la RDC dans la gestion des ressources forestières transfrontières comme moyen de réduire les activités illégales.
- Le Traité de l’EAC à travers ses articles 111, 112 et 114 invite les parties à prendre des mesures concertées pour encourager la coopération dans la gestion conjointe des ressources naturelles pour la conservation des écosystèmes et l’arrêt de dégradation de l’environnement.
Conformément à ces dispositions, le Burundi peut conclure par exemple un accord particulier avec la Tanzanie pour juguler le commerce illégal des produits forestiers entre la Tanzanie et le Burundi.
V. Amendements proposés
1. Amendements de forme
Art. 60, al. 2
mettre « aux » entre « dommage et culture » et « s » sur « culture » la phrase devient « dommage aux cultures »
Art. 99, 2ème ligne
Enlever « s » sur « forestiers »
Art. 115 al. 2
Ecrire le chiffre« 1000 » en lettres
Eviter les chiffres numériques dans le texte
Ajouter le « point » à la fin de l’article
Art. 134 première ligne
Remplacer « prévus » par « prévues »
Art. 157 al. 2
Ajouter « s » sur le mot « forestière »
Art. 164 dernière ligne
Ajouter la conjonction « et » entre « palais nationaux et des hôtels » et la phrase devient « des palais nationaux et des hôtels »
Pour bien clore l’énumération
Art. 172, al. 1
Remplacer « dans » par « sur » avant le groupe de mots « le territoire » et la phrase devient « sur le territoire »
Art. 187 alinéa 1
Remplacer « abattus » par « abattues »
Art. 198 dernière ligne
Ajouter « s » sur « franc »
Art. 205 première ligne
Ajouter les signes de ponctuation dans « Toute personne physique ou morale qui se livre dans un but lucratif aux opérations d’abattage , de sciage et d’entreposage de bois…» pour avoir « Toute personne physique ou morale , qui, se livre dans un but lucratif aux opérations d’abattage , de sciage et d’entreposage de bois, sans payer les frais d’autorisation et les redevances y afférant prévues par la présente loi , …»
Meilleure disposition de mots
Ajout les visas suivants
- « vu la loi no 1/05 du 22 avril 2009 portant révision du code pénal du Burundi » ;
- « vu la loi no1/33 du 28 novembre 2014 portant révision de la loi no 1/02 du 25 janvier 2010 portant organisation de l’administration communale ».
- « vu la loi no1/16 du 25 mai 2015 portant modalités de transfert des compétences de l’Etat aux communes » ;
Pour mieux se situer dans les textes de référence
Utiliser les expressions : « d’une part » et « d’autre part » ; l’article devient : « La présente loi vise en particulier à établir une articulation harmonieuse entre la nécessité de protection des écosystèmes et des ressources forestières d’une part, et la satisfaction des besoins économiques, environnementaux, culturels et sociaux de la population d’autre part».
Art. 5 alinéa 2
Reformuler l’alinéa 1 comme suit « la gestion rationnelle et équilibrée des forêts est fondée essentiellement sur les principes suivants »
supprimer le groupe de mots « est calculé sur base de la valeur réelle des arbres coupés » par « équivaut à celui des arbres coupés et de même essence »
rendre l’article plus claire
Titre du chap. II avant art. 9
Compléter le titre « Des instruments » par le groupe de mots: « de gestion et d’administration des forêts » et il devient « Des instruments de gestion et d’administration des forêts »
Complément pour plus de précision
Art. 18 al. 1
Remplacer « peuvent avoir » par « ont »
Remplacer «de l’environnement » par« des forêts »
une des qualités d’une loi est d’être précise, pour éviter l’arbitraire et le doute
Art. 27 al1
ajouter après le mot « protégées » le groupe de mots « les galeries forestières »
ajouter après le mot « provinciales »
le groupe de mots «portant ou non les arbres d’alignement sur une bande de six mètres »
omission par mégarde
Art. 34 première ligne
Remplacer « doit indiquer » par « indique »
remplacer « doit réglementer » par « règlemente »
Mettre un espace entre les 2 phrases pour en faire 2 alinéas. Le 2ème alinéa est ainsi libellé : « Le Ministre ayant les forêts dans ses attributions règlemente l’exercice des activités non interdites sur ces zones par le décret de classement évoqué à l’alinéa précédent »
La loi porte en elle-même le caractère impératif
Le sens de « activités compatibles » n’est pas clair
remplacer « peuvent être classées » par « sont classées » ?
C’est une forme indécise qui engendre parfois des difficultés d’application d’une loi
Remplacer « doit faire l’objet » par « fait l’objet »
Art. 44 al.2
Remplacer « doivent être enregistrées » par « sont enregistrées »
Art 46, al. 3
Remplacer « …qu’elles ont légalement acquises ou qu’elles ont légalement plantées » par «…qu’elles ont légalement acquises ou plantées »
Meilleure formulation pour éviter la tautologie
Remplacer « qu’elles ont légalement acquis ou qu’elles ont légalement réalisés ou fait réaliser »par « qu’elles ont légalement acquis, réalisés ou fait réaliser »
art 68 al1
remplacer le mot « décret » par « ordonnance du Ministre ayant les forêts dans ses attributions »
Art 89, 2°, 6ème tiret
Supprimer le groupe de mots « la nécessité d’assurer » et commencer le sixième tiret par : « le ravitaillement national … »
Art 98, 2ème ligne
Remplacer « pour la prévention et la lutte » par « en vue de la prévention et de la lutte »
Art 102, première ligne
remplacer« feux sauvages » par « feux de brousse »
remplacer le groupe de mots « ne doit pas dépasser » par « ne dépasse pas »
Pour ne pas tuer les animaux sous prétexte de légitime défense
Art.164 dernière ligne
Ajouter après le mot « hôtels » le groupe de mots « de fonctions des »
Fusionner deux articles « article 168 et 169 »pour en faire un seul article 168 libellé comme suit :
« en vue de promouvoir l’amélioration des essences forestières, l’administration forestière prend, en collaboration avec les Ministres et les organismes concernés, des mesures nécessaires et met en œuvre des programmes visant à favoriser le développement de la recherche forestière.
Celle-ci porte notamment sur la gestion, l’inventaire, l’aménagement, la conservation, l’exploitation, la transformation, les ressources phytogénétiques, la sylviculture, la technologie du bois et la commercialisation des produits forestiers. »
Les deux articles se complètent
Art. 177, 5°
Remplacer « Ministre ayant en charge les ressources forestières » par« Ministre ayant les forêts dans ses attributions»
Pour harmoniser avec tout le texte
Art. 213 al. 2
reformuler l’alinéa comme suit « s’il en résulte de pertes en vies humaines, la peine est de cinq ans à dix ans de servitude pénale. »
éviter la tautologie
Art. 217, 3ème ligne
Remplacer « seront punis» par « sont punis »
Légistique, on légifère dans le temps présent
Supprimer la virgule après le mot « vivants, des trophées » et mettre le groupe de mots « ou les » et la phrase devient « vivants ou les trophées »
Il est question de 2 éléments seulement qu’il faut lier par « ou » au lieu d’une virgule
Remplacer « l’auteur du délit » par «son auteur »
C’est l’auteur des infractions évoquées précédemment
Il a été recommandé au Ministre ayant l’environnement dans ses attributions d’établir la liste de toutes les personnes qui se sont arrogé le droit d’exploiter la forêt de la Rukoko à des fins personnelles pour qu’elles subissent la rigueur de la loi.
Le projet de loi sous analyse, une fois mis en application, permettra d’établir une articulation harmonieuse entre la nécessité de protection des écosystèmes et des ressources forestières et la satisfaction des besoins économiques, environnementaux, culturels et sociaux de la population. Pour toutes ces raisons, la Commission permanente chargée des questions administratives, de décentralisation et du contrôle de la représentativité dans les institutions trouve que le projet de loi est d’une importance capitale. En conséquence, elle fait siens les amendements formulés par l’Assemblée Nationale et demande à l’assemblée plénière du Sénat d’adopter à l’unanimité le présent projet de loi moyennant les amendements proposés.
Murakoze cane murabona yuko igikorwa cakozwe neza kandi cafashe umwanya muremure kuko le projet de loi ifise 227 articles nicogituma mubona n’ibibazo vyabaye vyinshi cane. Hama ikindi ni ukwo iyi projet de loi ari purement technique, ngira mwumvise yuko irimwo ibintu cane technique. Rero twagomba du cadré notre séance kuko uwayizanye murazi ko dusanzwe dufise n’ibindi bibazo vyinshi twomubaza kuko ajejwe vyinshi, rero nagira nkuko twatanguye ubwambere dufate ibibazo. Abashaka kubaza bose tubafatira rimwe hama ni twabonaari vyinshi turaza gufata bitatu bitatu ariko nkabasaba yuko ibibazo vyose vyoraba iki gikorwa turiko, muraziko twavuzeko umusi umwe tuzomuhamagara kuvyerekeye navyo ibindi ajejwe, amatongo n’ibindi.
Uno munsi jewe nibaza yuko ibibazo vyoraba iyi forêt, ibiti n’ibindi mugabo ntiduhave duca tuja muri vyabindi vyose murazi ko ajejwe vyinshi kandi biduhanze kuko nk’abatowe hariho vyinshi dutegerezwa kuraba mu makomine nahandi rero nibazoko tworaba ivyerekeye iyi code forestiier. Ntarandiriye ntumiriye abafise ibibazo kugirango tubandike hama nitwaheza la série tuzoba twatoye ntituja kuyindi série duca tuja ku ma amendements de fond et de forme.
Abafise ibibazo mukirize. Ego hariho nyakwubahwa icegera cakabiri c’umukuru w’Inama Nkenguzamateka, hariho na Honorable Immaculée, hariho na Honorable Rémy, hariho Honorable Bède, turafise ibibazo bine duhejeje turaheza duhe ijambo umushikiranganji w’ibidukikije, twongere duhe n’ijambo icegera c’umukuru w’umugwi wa commission kugirango nawe agire ico abivuzeko. Sinzi ko twotangurira kuri nyakwubahwa icegera cakabiri c’umukuru w’Inama Nkenguzamateka, yamaze gufata ijambo.
Icegera ca kabiri c’umukuruw’Inama Nkenguzamateka
Murakoze Nyakwubahwa Cegera ca mbere c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka. Iri tegeko portant révision du code forestier mbona ari itegeka, ryanditse neza, ryanditse neza cane kandi rirafise akamaro cane uravye akamaro k’amashamba mu gihugu mugabo Nyakwubahwa Ministre kugira tuzoshobore gura réussite ya mise en œuvre de cette loi une fois promulguée kandi twebwe turayemera ntakibazo kandi izoba promulguée.
Bisosaba beaucoup de fond pour la mise en œuvre de cette loi, n’abo muri commission saisie au fond nabonye ko basa nababivuze, bizosaba kandi une administration forestière très moderne et très performante kuko kuronka ama textes ni kimwe, kuyashira mu ngiro ni ikindi, abantu mufise babijejwe murabazi, n’abazobafasha mu yandi ma ministères, bizosabako baba très performant, très rigoureux, kandi namwe ko mubakwirikirana de manière très sereins, très soutenue, nagira muhave mutugirira commentaire y’ingene mwibaza mufise les ressources cane cane les ressources humaines et les ressources financières tuzozironka kugirango dushire mu ngiro iritegeko, iyi organisation yose dushobore kuyishira mu ngiro.
Ni ikibazo d’ordre général, hariho akabazo d’ordre particulier mfise. Ni kuri article 96 mugabo mu Nama Nshingamateka bamaze kuryiga muri projet de loi baturungikiye ni article 82 ariko le contenu ni imwe, ni kuvyerekeye des dispositions particulières à l’aménagement du domaine forestier privé, bavuga muri article 96, nsoma akantuze kambere gusa, alinéa yambere gusa.
Tout propriétaire d’un boisement d’une superficie supérieur ou égale à un demi-hectare est tenu de présenter à l’agrément de l’administration forestière un plan simple de gestion. Un demi-hectare si ikintu kinini cane si gito ni vyo ku matongo yaraze ariko si ikintu kinini. Nk’ubu nka jewe mw’itongo ry’iwanje rya ruguru nibazako un demi-hectare irimwo ibiti nshobora kuba ndayifise. Jewe hariho n’abandi benshi abanyagihugu twese tuzoca dutanga à l’administration forestière un plan simple de gestion y’ivyo dufise, nogira effort kumbure nobishobora mugabo hariho abanyagihugu benshi.
Nabonye ko hariho ahantu muvuga yuko abanyagihugu bazoronka formation kugira ngo abantu bari mu gihugu bose bafise un demi hectare y’ibiti d’abord bizosaba ko mubamenya mugabo nabonye ko hariho inventaire muri iri tegeko ensuite bizosaba ko mubigisha abanyagihugu bose n’abatazi kwandika n’ugusoma, hanyuma bakabaha un plan simple de gestion forestière.
Nibaza ko nshaka ko umbwira ukungene bizogenda kuko jewe numva umenga vyotugora. Birakenewe mugabo ngira bizotugora ni bimwe navuga ko bisaba une admnistration performante, mugabo bisaba ko n’abantu mu gihugu muba mudukwirikirana neza mukamenya ibiti dufise uwubiciye hatageze atabindi yateye ico muzomugira, mwarabitegekanye (…) nagomba mubidusigurire neza. Murakoze.
Icegera ca Mbere c’ Umukuru w’Inama Nkenguzamateka
Ica kabiri tugihe Honorable Immaculée.
Urakoze excellence kumpa ijambo. Naje nari guhera aho yashitse mugabo… ngira ministre araza kuduha umuco tumenye ko aho dufitiye titre de propriété baduhaye en bonne et due forme avec certificat de conformité yatanzwe na ministère yuko tuzorinda gusaba iyindi agrément. Murakoze cane. Mugabo ikibazo nfise n’iki : Nyakubahwa mushikiranganji la loi n° 1/ 10 du 30 juin 2011 portant création et gestion des aires protégés au Burundi a été promulguée en 2011. Jewe ikibazo canje kijanye na forêt Rukoko. Muri forêt de la Rukoko ça fait partie des aires protégés canke harimwo des exceptions, je fais semblant de ne pas le savoir pour que j’ai la réponse qu’il faut. Iyo forêt de la Rukoko narabonye abantu bo muri INCN, sinzi umenga ubu yitwa ukundi, baragiye barayikinzura, barayiraba kugirango bashobore vraiment kuyi proteja (protéger) nabonye menga baragize ibibazo kuko gushika ubu ntakiraboneka.
Hanyuma rero iyo forêt de la Rukoko kandi abafise mwo amatongo n’abantu benshi bo ngaha mu gisagara ca Bujumbura. Twaragize Imana kubera ibibazo vy’umutekano vyari bike ministre de la défense mu mwaka wa 2015 yarafashe itegeko ryokwirukana aba éleveurs bose, mugabo n’ubu hariho abakihari. Hanyuma hakaba na question ya cimetière. Cimetière iguma yaguka yaguka. Iyo aire protégée finalement tuzohava dusanga iri cimetère yo nyene. Ico n’ikindi kintu. Ica gatatu Cogerco yo mwayivuze yoyo ibona itarimiye harya ko bitokunda yuko yimbura. Hakabamwo ibikaju, ibikaju navyo nyene vyaragiye muri aire protégée. Sinzi rero ikibazo ingene kizotora inyishu. Concrètement murashobora kutubwira ingene ico kibazo kizotora inyishu ?
Hanyuma kandi iyo turiko turavuaga les aires protégée, la forêt tout ça… mu Burundi hari ikibazo c’uguteka, abantu bose batekesha inkwi. None izo nkwi bategerezwa kuzikura muri izo forêt turiko tura proteja (protéger) ; est-ce que il ya un palliatif iriko irategurwa kugira ngo abantu baronke inkwi batekesha canke muratubwira ivyo arivyo mubitubwire. Hanyuma nagomba mbaze iyi police des forêts izoba ari différente de la police de l’environnement yitwa ko ihari uyu munsi mais dont les performances ne sont pas très élevées ? Pour dire qu’elles sont faibles. Ni ivyo bibazo nagomba mbaze ngira umushikiranganji arabidushikirako, murakoze.
Ego nabonye ari bike nibaza ko twobibariza icarimwe kuko dufise bane(4) gusa babaza. Duhe ikindi kibazo Honorable Rémy.
Umukenguzamateka Rémy BARAMPAMA
Murakoze excellence pour cette opportunité de parole. Pratiquement ma préoccupation vient d’être prise en compte par les prédécesseurs, cependant juste des petits ajouts, vyose banabivuze, c’est spécialement kuri iyo réserve naturelle de Rukoko. J’ai eu à mener les descentes sur terrain dans la législature passée, je conduisais une délégation ; naragenzuye karya karere kose et un rapport très consistant a été produit par rapport aux différentes observations formulées. Ngomba rero ku liya (lier) abanjije kubaza pour la faisabilité, uravye la teneur y’iri tegeko nirihari. Juste un aspect nagomba ku releva, zibiri(2) : la réserve naturelle de Rukoko fait partie des aires protégées, kandi ino nteguro ihari irabivugako neza. Ariko winjiye en réalité rien de protection usangayo. Rien de protection pour plusieurs facteurs zibisigura.
Zimwe zimwe ziri ko abarenga ku mategeko agenga les aires protégées n’abantu bafise une force idasanzwe kuburyo abitwa les gardiens de la réserve, uno munsi mubajije ikibazo ca police, batubwiye bati nta force nimwe kuko abaza binjira tubona kandi ubakomwe, ahubwo ni twebwe tugira ibibazo. Deux l’aspect dégradation iri très poussé tufatiye kuri l’élevage errant usangayo, en plus cette fois ci, na conquête y’abantu uno munsi bafata ibibanza binini binini muri irya réserve pour la palmeraie. La palmeraie s’il vous plait ija ku remplaça le palmier’ « Ifaéné » uno munsi twita Rukoko,- espèce yo mu Rukoko c’est le palmier Ifaéné,- i seda (céder) ikibanza kuri ivyo bindi bigazi bashirayo kandi benevyo n’abantu bakomeye.
Na barya baraba ako karere ubakomye bavuga bati twobigenzante ko tubabujije canke tubibukije ivyo itegeko rivuga ntakwirikizi ihaba. Impamvu ya gatatu natanze nuko une grande spéculation particulièrement du coté kwagwema aho tout le monde afflut de l’autre coté bavuga bati il paraitrait que avec les résultats de prospection on croit que d’ici peu on pourra peut être y trouver du pétrole etc.… l’exploitation éventuelle. Hanyuma effectivement ils se passent pour des latifundiaires, kandi les gardiens les gestionnaires ils sont là bavuga bati twobigenzante ko dukoma induru ntagikorwa.
Alors je voudrais juste savoir excellence Monsieur le Ministre quelle est la force qu’apporte maintenant cette révision kugira abo bantu tubibateshe ? Birahari biri installés est ce qu’il ya une stratégie yuko franchement abo bantu avec les plantes, les cultures pérennes bariko bashiraho nk’ibigazi, c’est vraiment une culture pérenne, exploitation yaya kugira itangure kuba caduque ni 20 ans après, mutegekanya iki ? N’ukuri mpereje kuri aka kantu le palmier ifaéné semble être actuellement une espèce menacée d’extinction.
Si ivyo tubona vyobandanya uko biri uno munsi ni espèce endémique vous le savez, excellence Monsieur le Ministre irya espace iri réservé vraiment ntahandi musangaho iyo espace ya le palmier efaéné. Ariko uno munsi iri menacée sous plusieurs ordres nkuko bariko babivuga n’abandi : cimetière, élevage, agriculture etc. Mutegekanya iki ? Reka ngeze hano murakoze.
Murakoze ikibazo ca nyuma ni ca Honorable Bède.
Umukenguzamateka MBAYAHAGA Bède
Ego murakoze kumpa ijambo nyakubahwa cegera ca mbere murongoye Inama Nkenguzamateka. Narinfise utubazo nagomba mbaze umushikiranganji, naho mwatubariye ngo ntitubaze, kuko ubwo bushikiranganji turazi yuko bufise ibibazo vyinshi mugabo turagerageza turabe yuko ino nteguro ya rino tegeko yoba itegeko. Ikibazo ca mbere twarumvise cane igiti cavuzwe mu Kirundo, ndibagiye nom propre adéquat yaco mugabo citwa Umuvyi.
Ico giti twarumvise yuko bacirutseko cane, mugabo tukumva yuko gitanga amahera y’agaciro. Rero twagomba tubaze umushikiranganji : banyakubahwa mushikiranganji nta vyigwa vyokorwa koko nimba gifitiye akamaro igihugu, mukatubwira gikifitiye akamaro yuko two ki militipliya (multiplier) ico giti ? Ikibaza ca kabiri n’itegeko muri article 119 havugwa ko « lorsque des animaux sauvages constituent un danger ou causent des dommages, l’administration des ressources forestières prend des mesures nécessaires pour la protection des cultures et des populations riveraines. »
Inyuma yaho gato baravuga ngo l’évaluation des dégâts est réalisée par le comité forestier collinaire en collaboration avec l’administration forestière et elle est approuvée par le comité forestier communal ».
Mugabo nta nahamwe mwanditse yuko uyo muntu yahitanywe nico gikoko canke ivyo bintu vyononywe nico gikoko mbega bovyishuza nde ? Ko ata assurance tuzi ishobora kwendaminiza (indemniser) uwo muntu la victime en soi. Ego akandi kabazo gato ni kucerekeye iyi réserve naturelle uja mu gatumba kuko narigeze kuja muri commission y’amatongo, twarabonye yuko, biri muri article 102 hariho zone tampon. Mwavuze yuko irya zone tampon ifise largeur ya 100 mètre.
Hariho na 6 mètres pour les autres forêts. Mugabo tukaba twabonye yuko abantu barahiyagiye iyo zone tampon ngira presque à 50 mètres. Sinzi rero ubushikiranganji musanzwe murongoye ikintu mwoba muriko murakora kugira abantu bashoboye kurengerera iyo réserve naturelle kugira bashobore kuhasubiza. Murakoze cane
Murakoze twagira abo muri protocole bakore akazi kabo kugira ngo umushikiranganji aze kugerageza kwishura ibibazo.
Umushikiranganji w’amazi, ibidukiije n’ugutunganya ibisagara
Murakoze nyakubahwacegera ca Mbere c’Umukuru W’Inama Nkenguzamateka gusubira kumpa ijambo kugira ngo ntange umuco ku bibazo bimwe bimwe vyagiye birabazwa n’Abakenguzamateka mpereye kuri nyakubahwa cegera ca Kabiri c’Umukuru w’Inama Nkenguzamateka. Yatanguye gushima yuko iri tegeko ari ryiza. Kandi ryanditse neza rije gufasha abanyagihugu muri iki gisata co gutunganya ibitara.
Ariko naho yadushimiye yibajije ibibazo bimwe bimwe na cane cane ivyerekeye ibitegekanijwe kugirango iri tegeko rije mu ngiro, na cane cane kuvyerekeye uburyo bw’amafaranga n’ivyerekeye uburyo ico no kwita ressources humaines. Nibaza ko Reta niyo yateguye iyi projet de loi. Kubera rero Reta ariyo ishaka ko abanyagihugu bo kworohererezwa mugutunganya ibitara vyabo eka mbere n’ibitara vya Reta n’ibitara vy’amashirahamwe yegukira Reta nibaza ko Reta izoca irondera ubwo buryo kuri budget ya Reta iri tegeko ni ryamara gutorwa.
Ariko si na Reta yonyene ndiko ndavuga imvo zatumwe iri tegeko dusaba ko ryohindurwa kugirango abanyagihugu boroherwe, navuze yuko dusanzwe dufitaniye imigenderanire, dusanzwe dufitaniye ama conventions, ama traités, ama accords dusanzwe dufitaniye n’ibindi bihugu muri domaine ya gestion forestière. Nibaza ko nivyaba ngombwa, mbere ntibizoba ngombwa kuko uburyo igihugu gifise ntibukwiye kugira dushobore kwifasha twebwe nyene gushira en application iri tegeko. Nkuko dusanzwe tubigira mu bindi bisata tuzohava twambambira nos partenaires techniques et financiers kugira ngo badufashe en plus y’uburyo bwa Reta.
Ku vyerekeye abakozi nabo nibaza yuko ntuzeye, ikibazo ni ciza, twari dusanzwe abakozi tubafise babijejwe actuellement sinogira ntuzeye une évaluation yabo mvuge ngo bayikora neza canke ntibayikora neza, mugabo bariho. Iri tegeko rero niryamarwa gutorwa kubera yuko hariho ama innovations menshi nkuko nabivuze vyumvikana yuko abo bakozi bategerzwa kwongerezwa. Bigaca bijana na bwa buryo twavuga ko abakozi ubashizeho utegerezwa kubahemba. Twebwe tuzobashiraho hanyuma dusabe Reta yuko nayo yoduha uburyo bukwiye kugirango dushobore kubahemba. Si n’ukubahemba gusa kuko harabo usanga atanabo dufise, tuzoshiraho politike (politique) yo kubigisha. Kugira tubigishe ingene ibi bitara vyoshobora kuba bien gérés.
Dusanzwe actuellement, ico novuga dufise des problèmes au niveau de la gestion des réserves nkuko babivuze, hariho abavuze réserve yo mu Rukoko, bavuze ku vya Rusizi, novuga harihi n’ama réserves yandi nka za Parc national yo ku Ruvubu. Dusanzwe twarabonye yuko hariho ingorane au niveau y’aba gardes forestiers. Aba gardes forestiers baterwa n’abantu baza guhiga ibikoko, kubera ko abo ba gardes forestiers badafise ubuhunga bukwiye bunonosoye bwo kugira ngo bashobore gutunganya neza imirimo bajejwe yuguproteja (protéger) ayo ma réserves.
Ubu turiko turaraba au niveau ya office burundais pour la protection de l’environnement dusabe nos partenaires abo ba gardes forestiers tubarungike kwiga ubwo buhinga hanze. Twaramaze mbere no gusibla (cibler) igihuga ca Kenya ko arico, au nuveau de la EAC gifise ntuzeye aba gardes forestiers bari compétents kugirango uburyo bubonetse dushobore kubarungikayo hanyuma baheze bagaruke baze kudufasha kurangura iyo mirimo.
Yavuze ivyerekeye au niveau de l’article 96 qui est devenu article 82 après amendement par l’Assemblée, ivyerekeye les plans de gestion kubantu bafise ibitara vya un demi hectare (½ hectare). Harya muravye nka mwebwe mugendera abanyagihugu mwe mwatowe mwategerezwa kuba muri impande y’abanyagihugu mukaja muraraba harya turafise tendance yuko abanyagihugu tutabafata uko bari. Aya ma plans de gestion asanzwe ariho, mwebwe ngirango ko mwibera i Bujumbura ngira ntayo mufise, mugabo harya ugiye ukaraba hariho abanyagihugu benshi aya ma plans de gestion bayafise kuko basanzwe babizi. Turafise des encadreurs bari hariya kandi bazobandanya babafasha kugira ayo ma plans. Ni ivyo birashobora kuba bisaba uburyo, ugasanga benshi ubwo buryo ntabwo bafise.
Nico gitima muri iri tegeko ngirango twavuze yuko bazoshiraho irya fond forestier national. Nivyaba ngombwa dusanze umuntu adafise ubwo buryo akatwitura tuzoheza turabe ingene twokwikora kuri iyo fond forestier national kugira ngo tumufashe. Ariko ivyo bintu n’ibintu bikenewe mbere na bwebwe tuzohava tubafasha kugirango aho muza muragenda muze murasansibiliza (sensibiliser) abantu kugira ngo pour la bonne gestion des forêts ivyo bintu muvyumvishe abanyagihugu bategerezwa gushiraho ayo ma plans. Mukanabasigurira na l’importance d’avoir une forêt ingene ifise mukutukingira iidukikije n’ibindi.
Hariho ikibazo cabajijwe na Honorable Immaculée coco mbere gifise ama facettes menshi. Ariko ngarutse kuri ico nawe nyene yari yavuze ati nk’umuntu amaza kuronka certificat de conformité environnemental ku gitara yari afise, ivyo biri complémentaires, ufise certificat de conformité ntibibuza yuko ugira n’iyo plan. Alors kuri réserve ya Rukoko yavuze ivyerekeye irya cimétière ihari aravuga n’ivy’ ipampa ya Cogerco, n’ibikaju. Nibaza ko avuga ibikaju vyo kwa Nahum.
Mubisanzwe la réserve de la Rukoko irafise une certaine circonscription, irafise ce qu’on appelle la zone originale, la zone elle-même ikagira na zone tampon. Muri iyo zone twasanze effectivement yariho irya cimetière, harimwo nirya ya Cogerco. Twaragize une descente sur terrain jewe na ministre wa agriculture, turikumwe na buramatari wa Bubanza n’abatwara COGERCO. Kandi iki kibazo kiramaze no kugaruka no muri conseil des ministres twaracize dusanga yuko rirya tegeko ryagiyeho atamwumvikano ubaye hagati y’ama ministères yari concernés notamment le ministère ya environnement jewe ndongoye na ministère ya agriculture, na ministère ya intérieure pour ce qui est de la gestion ya cimetière.
Twibaza ko rero iri tegeko tuzohava turaba ingene twicara hamwe tukarisubiramwo kugira ngo umwe umwe wese atore uruhara rwiwe. Ariko kuvyerekeye environnement agriculture hoho twasanze la réserve de Rukoko igituma elle est protégée n’ukugira nk’ingezi ziza batuzanire ama devises ; ngira ngo ikigega ca Reta kubomboke.
Mugabo COGERCO nayo iterayo ipampa, ipampa naryo nyene n’igiterwa njabuka mazi naco nyene kizana ama devises. Il faudra ko tuzoraba nitwamara kwicara hamwe turiko turaraba iryo tegeko yuko tuto konsiliya (concilier) ivyo bibiri. Bidashobotse naho iryo pampa ryari muri réserve Rukoko tubaronderere ikindi kibanza baziimuriramwo notamment vers Cibitoke nibaza ko dushobora kuronka espace boshobora kurimwamwo iryo pampa. Ninaho nyene niyo cimetière nayo nyene tumaze twicara hamwe na ministre wa intérieur turabe ingene ico kibazo twogitorera inyishu kuko tant que tutararonka ahantu duhamba abantu bacu bapfuye aha hantu bazobandanya baza kuhahamba. Mugabo nitwamara gutora inyishu, nibaza ko tuzohava duhindura.
Honorable Immaculée nyene yabajije ikibazo kijanye n’abanyagihugu amikoro yabo mugukinjika canke mukugira ibindi, ari ibiti. Ni vyo muri iki gihe abanyagihugu ni vyo bakoresha ibiti mu guteka, turiko turaraba au niveau de notre politique ingene tokwadopta (adopter) ce que nous appelons en français les énergies renouvelables. Ya nama nababwira najamwo ya Conférence de Paris sur la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ico kibazo twebwe abanyafrika twagifashe nk’ikibazo c’iwacu, twaragisumese (soumettre) au niveau de la conférence yuko twodevelopa (développer) ce qu’on appelle les énergies renouvelables kugirango dusibititiwe (substituer) l’utilisation du bois par ces énergies. Hanyuma baratwemereye d’ici 2020 baremeye ko bazoba baduhaye une enveloppe d’à peu près 100 milliards de dollars kugira ngo dushobore ku développa ico gisata c’ama énergies renouvelables. Ni enveloppe global au niveau mondial. Ubu rero la balle est dans notre camp au niveau des pays en voie de développement kugira ngo dushobore kugira des projets à soumettre kuri aba ba partenaires bashobore ku dufinansa ( financer).
Ariko hari n’iyindi entreprise ija yarabitanguye ngaha ibintu vy’ama briques bakorera hariyamuri Sodeco biza en peu pour réduire l’utilisation ya charbon de bois. Turiko turashiraho na politique de la réduction y’ama effets ya carbone ivyo vyo gukoresha ibiti tukabigabanura tukabatorera ayo ma énergies renouvelables. Ico n’ikibazo turiko turiko turiga, turiko turashiraho ama textes yavyo n’ama projets turiko turayiga nk’ubu nobabwira ko au niveau ya ministère aho baja gusinya (signer) l’Accord de Paris à New York le 22 avril hariho un certain nombre de projets umenga zashika kw’icenda (9)twari tumaze gutegura dans le cadre de la mise en application y’ama engagements twafashe par rapport ya c qu’on appelle les contributions prévues , déterminées au niveau national twajanye i Paris , kandi bashize muri iyo accord twasinye ( signer). Ubu rero turiko turaraba ayo ma projets ingene twoyagira.
Honorable Rémy nawe nyene yagarutse kuri réserve naturel ya Rukoko ngashima intervention kuko yavuze ko iri un peu violé itakiri protégée ko abantu bayiviola ari aba autorités qui sont plus forts que nos gardiens. Ivyo nivyo turabizi. Twebwe la force dufise au niveau du ministère ni abo ba gardiens urumva mwebwe les sénateurs mugiye kubagora canke abandi bantu bafise inguvu gusumba twebwe nta kundi duca dukora. Tworaba ingene mwebwe mujejwe guhimiriza abanyagihugu ingene mwodufasha mukumvisha abantu ko izo aires protégée zoba protégées réellement. Mwavuze igiterwa ca palmerais kiri muri iyo zone mbere n’ahandi. Iki kibazo nivyo murazi ko muri iki kiyaya hariho ibigazi bitari bike.
Mugabo uravye akamaro ivyo bigazi bifitiye abanyagihugu par rapport yuko twoharimye ibindi bintu akamaro ni gato. Mbere umukuru w’igihugu yaraduhaye des recommandations au niveau du ministère ya environnement na agriculture yuko tworaba ingene iyo zone aho ibigazi bigeze bitoharenga à défaut yo kubirandura kugirango duprivireje (privilégier) igiterwa c’umuceri. Ni isi yimbuka ishobora kugaburira abanyagihugu benshi tuharimye umuceri mbere n’ikigega ca Reta kikabomboka. Uravye ama miriyaridi Reta ikoresha mukugura umuceri uva hanze, umuceri uja mu gipolisi no mu gisirikare, mu banyeshure na mu bitaro ngirango n’amahera menshi.
Ubu rero turiko turaraba ingingo twofata kugira ngo ivyogutera ibigazi muri ico gihande bihagarare. Uno munsi nyene ka kanya mwampa hamwe mwavuga ngo nacerewe naciye ngenda ndabonana na ministre de l’Aménagement du territoire ikibazo turacigira hamwe ubu ariko arantegurira ikete ryo kugirango ivyo bigazi tubihagarike abantu ntibasubire kubitera. Yavuze ko ngirango hoba hari probabilité ko hariyo ipeterori ariko niyo twasanga hariyo ipeterori tuzoheza tuvyige ukundi kuko murazi ko ipeterori nayo nyene ifise akamaro kanini mukuzana amafaranga y’agaciro mu gihugu.
Hariho rero icanyuma cabajijwe na honorable Bède ku vyerekeye igiti citwa umuvyi ngorango kitaronse un traitement imeze neza au niveau de l’administration. Ivyo yavuze nivyo. Birakwiye ko muri Reta tworaba ivyirwa vyogirwa kugirango ico giterwa tugiteze imbere. Ivyo vyirwa twarabitanguye turiko turakigerageza ariko nti vyoroshe. Ariko niyo twasanga ico giti gifise akamaro mu gihugu no mu banyagihugu tuzoraba ingene ivyo vyirwa twobibandanya. Nivyo mbere turiko turagira no ku bindi biti. Ndibuka ko no muri assemblée nationale bambajije ibibazo nk’ibi bijanye n’igiti c’umukaratusi. Harya igiti c’umukaratusi kirakenewe ko tukigirira ivyirwa kuko umengo ntikibana neza n’ibindi biterwa.
Ariko nico giti utera kikanyaruka gukura kandi nico abanyagihugu bikorako cane. Ivyirwa biriko birabandanya twarabitanguye kugirango turabe ko ico giti twogisubiriza ikindi. Ariko aho ivyirwa bigeze abahinga bari batubwiye ko hariho possibiivyirwa rero biriko birabandanyalité ko tworonka umukaratusi ushobora kubana n’ibindi biterwa. Ivyirwa biriko birabandanya nibaza ko no kuri iki kibazo honorable Beda yabajije naco nyene kizotora inyishu. Mbaye ndagejeje ngaho nyakwubahwa cegera ca mbere c’umukuru w’Inama Nkenguzamateka.
Urakoze Nyakwubahwa Mushikiranganji ukaba n’umushingamateka ku nsiguro uhejeje gutanga nagiye ndanaraba n’abakenguzamateka babajije nabona umengo banyuzwe. Nyakwubahwa cegera ca kabiri c’umukuru w’Inama Nkenguzamatekaarafise ico yongerako ahejeje duca duha ijambo uwo mu murwi.
Murakoze kumpa ijambo. Jewe ibibazo namubajije n’umva umengo nanyuzwe ariko ndiko ndumviriza inyishu ku bibazo vy’abandi numva umengo hariho agahaze. Nko ku bibazo vyabajijwe na honorable Immaculée na honorable Rémy ku vyerekeye la réserve de la Rukoko notamment yuko abantu baja ku viola la reéserve bashiramwo inka canke ibindi nk’imirima ari abantu bakomeye gusumba les gardes forestiers birashoboka. Mugabo ingene bigenda nyakwubahwa mushikiranganji turabibona. Nivyo barashobora kuba aria bantu bafise amabanga akomeye mu gihugu bagiye umu garde forestier agaca agira ati reka ndabivemwo ariko aca ahora. Nko mugihe yoca ababwiranamwe muri abategetsi hari naho mwomufasha ariko aca abirekera aho ugasanga abivuga ku munwa ariko ata rapport yabahaye.
None twagomba tugutume bazogire liste yabo bantu. None hari ikibazo ? bazogire liste yabo bantu bahororera canke baharima canke ibindi bikorwa bakorera muri réserve iyo liste bayiguhe ubabuze bakunaniye urafise abagukurira utange rapport wewe uba quite mugabo bizobe bizwi. Abo bantu naho ari abategetsi murashobora kubabwira muti ivyo muriko murakora sivyo mubivemwo mwebwe nyene Reta ataco irabagira. Erega barashobora kubivamwo bo nyene. Ico tukigutume kandi tuzokubaze hanyuma ko mwakidukoreye.
Hanyuma ikibazo Bède yabajije caciye kinyibutsa akantu ntari nibitse naciye nsubira kuraba mu nteguro yarino tegeko. Hariho article 120 kuri iyi projet de loi amendé par l’Assemblée Nationale ivuga iti aucune poursuite ne peut être engagée contre quiconque abat un animal sauvage et apporte la preuve de sa légitime défense ou de secours de la personne en danger. Toutefois, si l’animal est tué, il est présenté à l’administration forestière qui en décide ressort. Mu bindi bihugu barakingira cane ibikoko kuko navyo birafise akamaro cane.
Singomvye kuvuga ko twokunda ibikoko gusumba abantu ariko iyi article iri muri iri tegeko izoha abanyagihugu kuko barazi umbwenge ils sont même malins bazovyica bace bavuga ko vyagomba kubarya. Ico c’est sûr. Déjà hariya muri parc de la Ruvuu hama hariho ivyo bibazo vy’uko igikoko kigiweinyuma gatoyi usanga bacishe. Barya bantu bose bica imvubu ntibazobeshe ngo ziba zari zije kubarya. Turabizi kuva mu Rumonge, Nyanza-Lac gushika kuri Rusizi.
Iyi article rero jewe iranteye amakenga. Hariho kandi amategeko menshi akingira les espèces sauvages mwavuze ashobora kuba atokwemera yuko iyi article twoyemera uku yanditse kandi nibaza ko tuyikuyemwo ata copfa muri iri tergeko. Abantu ibikoko barabimara kandi ngo mu Burundi kera hariho inzovu i Musigati no mu Rukoko. Ubu nta nzovu tukigira. Jewe nibaza ko iyi article ataco yokwica tuyikuyemwo. None erega abantu barazi ubwenge ariko ibikoko nta bwenge bizi. Bazovyica bavyice hanyuma washaka azane n’umuntu comme témoin ngo yarabibonye cari kije kundya. Jewe simbona iyi article akarusho izana, murakoze.
Ego murako nyakwubahwa cegera ca kabiri c’mukuru w’Inama Nkenguzamateka iyi article nukuri twagire tubaze umshikiranganji ko uwo yikuramwo hari ico yokwica kuko muraziko abantu bazi ubwenge gusumba ibikoko, bazifata babisomborotse hama kirohe bace bavuga ngo cagire kindye. Twagire twumve ico umushikiranganji yovuga kuri iyi article 120.
Umushikiranganji w’amazi, ibidukikije no gutunganya ibisagara
Murakoze gusubira kumpa ijambo. Nagomba nshimire honorable deuxième vice présidente kuri iyi intervention ya mbere yerekeye abantu biyadukiza muri réserve Rukoko abantu qui sont plus fortes que nos gardes. Nivyo iyi proposition yatanze niyo. Mubisanzwe turabizi baraduha rapport. Nibaza ko kuri irya proposition mwatanze twogira liste y’abantu bananiranye ni ukuvuga intagondwa zanse guhanurwa hanyuma tugaheza tukayishikriza abadukurira kugira barabe ingingo bofata. Ngirango mwaravyumvise mu minsi iheze ingingo twafashe ku matongo yo mu Maramvya. Naho nyene vyari bimeze uko ugasanga umuntu azanye imodaka yuzuye abaporisi akarengera kw’itongo ry’umuntu akubaka ico kibazo turaheza tugishikiriza abadukurira kandi ingingo zibereye zarafashwe nibaza ko no kubijanye na réserve ya Rukoko iyo liste tuyigize mwakoze rero kuri iyo ntererano.
Ku vyerekeye article 120 ntiyavuye muri ministère canke muri Reta. Yatanzwe n’ashingamateka bavuga ko boba bayikuye muma doléances y’abanyagihugu. Kuri twebwe nta copfa muyikuyemwo kuko si twebwe twayitanze. Mwebwe muraza ku vyiga murabe ikibereye hanyuma muzobisigurire benewanyu bo muri Assembléé nationale. Murakoze.
Ego honorable Immaculée ariko uwutari ya yasavye ijambo murazi ko ataja kubaza ariko intererano oui.
Inyoshu umushikiranganji atanze niyo ariko natwe ku ruhande rwa Sénat ni tubishire muri recommandation ivyo deuxième vice président avuze kuko nayahandi bizoherera ngaha muri délibération kuko nta suite tuzobona ariko bigiye muri recommandation il y aurait une suite.
C’est déjà noté kuko iyo liste itegerezwa kuboneka kuko nakare muri commission nta recommandation bari bashizemwo. Ni ukuvuga muri commission batugirira liste y’abantu bariko bara bararenga amategeko mu Rukoko ko bategerezwa kumenyekana kugira tubakorereko ndetse twumve ico bishimirije kugira tubihagarikire ngaha. Iyi article 120hariho intererano ya honorable Alexis imbere yuko ngira ico mvuze.
Umukenguzamateka BAREKEBAVUGE Alexis
Hari ico nagomba gushikiriza kuri iyi article 120. Mu vy’ukuri ntabwo vyari vyiza ko abanyagihugu biha uburenganzirz bwo kwica ibikoko, ufatiye nko kuco icegera ca kabiri ahejeje gushikiriza ivyarivyo vyose hari igihe abantu bica ibikoko bavyiciye ubusa ataco vyariko bironona. Ariko jewe ndafise uturorero twinshi aho imvubu nivyo ni ibikoko vyo kingirwa kuko bigize itunga ry’igihugu ariko kenshi imvubu zironona. Jewe mvuka ahantu bita mu Nyamitanga.
Jewe aho mba no ku Rusizi ni imetero nkeya cane. Imirima yeze imvubu zirashobora ku yona yose zigaheza. Mbere ngaca nibaza yuko n’iki ciyumviro co gushiraho iyi article effectivement cavuye muri doléances z’abanyagihugu. Imvubu iwacu uvyutse uzisanga mw’ikaburimbo imvubu ariho zaraye. Ukabona hirya no hino ibirenge vyazo canke sinzi ko ariko novyita amase yazo. Ni ukuri imirima zirayona.
Ugaca usanga rero abanyagihugu bariko barimba ibinogo kugira bakingire imirima abandi bageregeze kuizibira n’intsinga ariko bidakunda. Jewe nkavuganti ariko ntibaze bazice ariko mukaraba ico mwofadikanya co kunganira iyo article uburyo bwo kubuza abanyagihugu uburyo bokwivuna umwansi hamwe n’ukuntu utwabo tugomba kuba protégé.
Ivyo ndabivuze uko kuko mukunda kugira les descentes igihe mwaronse akanya muze mushike ahantu bita mu Nyamitanga muri komine Buganda murabe ko imvubu zidaca mu mihana y’abantu. Imvubu rero zironona hari n’igihe abanyagihugu bakoma n’induru bavuga bati tugire gute ? Kubona warimye ama hectares y’imirima ugasanga mw’ijoro yazindutse igaterama ugasanga yahejeje vyose hamwe usanga ata na kimwe zasigiye abanyagihugu. Murakoze.
Honorable Rémy.
Jewe ni intererano kuri article 120. Ndibuka neza muri législature iheze harabaye débat isa nk’iyi. Non seulement ku mvubu ariko ku bikoko vyose. Ni ukuri iyi article ukuntu iri formuler le danger ne porte pas sur les biens mais le danger porte sur l’individu en personne. Ce qui est différent mugihe ari les biens zononekaye.. ivyo ni ukubitandukanya. Ica kabiri muri ico gihe nimba ndavyibuka neza bavuga ko ari ukuraba les emplacements. Amategeko arerekana les zones de retrait par rapport aux lacs et par rapport aux rivières. Les zones de retrait zirahari zirategekanijwe.
Iyo umuntu rero yinjiye muri zone de retrait agashiraho inzu canke ibiterwa vy’iwe be n’ibindi vyose vous allez muri domaine iri réservé ku nyamanswa nk’izo. Bakavuga bati rero ni uguhanahana ivyiyumviro ni ukumenya ko imvu ari herbivore. Ntirya amafi. Rero iyo ugiye ukarima juste kuri rive n’uko uba ushaka ko zibirya nyene. Ni uko biri. Zirabifungura neza kandi ntuze uvuge ko zaje kukononera. Débat yabaye niniya cane kandi vyagaruka kuri iyo zone nyene. Iyo rero winjiye muri irya zone nta kundi. Kandi muri ico gihe n’ubuzima bwawe buba buri menacé. En bref, il est question du respect des prescrit de la loi. Murakoze.
Ego murakoze ibibazo birarangiye twagomba turabe ko le quorum ikwiye kugira tubanze turabe abemeje ko iyi article 120 iba supprimé.
Hari abakenguzamateka 33.
Abari bashatse kubaza umengo baracafise ibibazo? Honorable Immaculée na Victoire muraza kuyagira hanze. Abakenguza ni 33 ama procurations ni yayandi nyene. Tubanze turabe abemeje iyi article ko ivamwo turabe ingene bangana kugira kije muri amendement.
Umukozi wo gisata kijejwe gutegura amanama mu Nama Nkenguzatemateka
Ni mirongo ibiri na bane.
Babaye 24 sur 35. Abatemeye ko iba supprimé? Harura ni bangahe ?
Hariho abataritse amaboko mugihe mwariko muravuga.
Reka dusubiremwo. Abemeje ko article 120 iba supprimé bamanike amaboko. Abatemeje ko article itaba supprimé ?
Umukozi wo mu Nama Nkenguzatemateka
Ni umunani.
Article 120 irabaye supprimé. Mutwihanganire ni muri démocratie. Tuje ku ma amendements de fond et de forme. Amendements de forme. Iya mbere ni kuri article 60 alinéa 2. Mettre « o » entre dommage et culture et « s » sur culture. La phrase devient « dommage sur les cultures ». Comme motivation meilleure formulation.
N’ubu ni même procédure ata mugize observation turabandanya. Amendement ya kabiri yerekekeye article 99 deuxième ligne, enlever « s » sur forestier. C’est une erreur de frappe. Iya gatatu ni kuri article 115 alinéa 2 : écrire le chiffre 1000 en lettres. Eviter les chiffres numériques dans le texte comme motivation. Article 126 : ajouter le point A la fin de l’article, c’est l’erreur de frappe. Article 134 première ligne.
Remplacer « prévus » par « prévues », c’est aussi l’erreur de frappe. Article 157 alinéa 2, ajouter « s » sur le mot « forestière ». Comme motivation, c’est l’erreur de frappe. Article 164 dernière ligne, ajouter la conjonction « et » entre palais nationaux et des hôtels, la phrase devient « des palais nationaux et des hôtels ». Comme motivation pour bien clore les numérotations.
Le huitième point concerne l’article 172 alinéa 1, c’est remplacer « de » par « sur » avant le groupe de mots « le territoire » et la phrase devient « sur le territoire ». Comme motivation c’est une meilleure formulation. Article 187 alinéa 1, remplacer « abattus » par « abattues » dans le sens d’accord.
Article 198 dernière ligne ajouter « s » sur front. C’est l’erreur de frappe. Article 205 première ligne, ajouter les signes de ponctuations dans toute personne physique ou morale qui se livre dans but lucratif aux opérations d’abattage, de sciage et d’entreposage de bois. Pour avoir toutes personnes physiques ou morales qui se livrent dans un but lucratif aux opérations d’abattage, de sciage et d’entreposage de bois sont payés les frais d’autorisation et les redevances y afférant prévu par la présente loi. Comme motivation, c’est meilleur disposition des mots.
Nibaza ko atakindi kibaye, les amendements de forme zibaye adoptés. Hama tuje kuri amendements de fonds. Iyambere ni visa. Ajouts les visas suivants. Ni nyinshi mukurikire. Vu la loi n°1/05 du 22ème avril 2009 portant révision du code pénal du Burundi. Vu le décret loi n°1/6 du 03 mars 1980 portant création des parcs nationaux et réservés naturels.
Troisième visa, Vu la loi n°1/35 du 04 décembre 2008 relative aux finances publics. Vu la loi n° 1/05 du 22 août 2009 portant révision du code pénal. Vu la loi n°1/16 du 25 mai 2015 portant modalité de transfert des compétences de l’Etat aux communes.
Dernière visa, vu la loi n°1/ 33 du 28 novembre 2014 portant révision de loi n°1/02 du 25 janvier 2010 portant organisation de l’administration communale et comme motivation c’est pour mieux se situer dans les textes de références. Hariho uwufise ico abivugako nyakubahawa icegera ca kabiri c’umukuru w’Inama Nkenguzamateka.
Murakoze. Mfise utuntu tubiri ndabivugako. Ndemera ko aya mategeko bayongeramwo mu ma visas mugabo raba iryambere n’irya kane c’est la même loi mugabo bayahaye amatariki ataramwe hamwe bayihaye 22 avril 2009 ahandi 22 aôut 2009. D’abord ni ukuyivuga rimwe hanyuma ni ukuraba itariki y’ukuri. Nibaza ko ari iyi ya avril niba ntihenze, code pénal umenga hari muri avril.
Ica kabiri aya ma textes, aya ma loi, décret loi la commission saisi au fond twoyisaba ko boja hamwe na le représentant du gouvernement kumbure na directeur législatif bakaraba ingene bayorodona (ordonner) kuko pour ordonner bararaba la hiérarchie des textes juridiques bakaraba na ancienneté ya rimwe rimwe par rapport y’irindi kuyanganya hiérarchie. Murakoze.
Murakoze cane. Honorable Immaculée.
Urakoze nanje kumpa ijambo. Nagomba nsabe umuco kuri visa ya kabiri. Vu le décret loi n°1/6 du 03 mars 1980 portant création des parcs nationaux et réservés naturels. Est-ce qu’il n’a pas été remplacé par la loi de 2011 ?
Oui, nibaza ko référence atariyo baca bayiraba muri dans le même sens yo kuziclasa (classer) n’ingene zikurikirana. Rero nibaza ko atabindi aya ma observation dushizemwo arabaye retenus.
Article 2 : utiliser les expressions d’une part et d’autres parts l’article devient la présente loi vise en particulier à établir une articulation harmonieuse entre nécessité de protection des écosystèmes et des ressources forestières d’une part à la satisfaction des besoins économiques environnementaux, culturels, sociaux de la population d’autres parts. Comme motivation, pour faciliter la lecture. Merci.
Article 5 alinéa 2 : reformuler l’article n°1 comme suit : la gestion rationnelle et équilibré des forêts est fondé essentiellement sur les principes suivants : pour une meilleure formulation, supprimer le groupe de mots « est calculé sur base de la valeur réelle des arbres coupés » par « équivaut à celui des arbres coupés et des mêmes essences » aha ni kuri alinéa 3. Comme motivation, rendre l’article plus clair. Pas d’observation.
Le suivant compléter le titre des instruments par le groupe de mots « de gestion et d’administration des forêts ». Il devient « des instruments de gestion et d’administration des forêts ». Comme motivation, c’est le complément pour plus de précision.
Article 18 alinéa 1 : remplacer « peuvent avoir » par « on ». Alinéa 2 : remplacer « de l’environnement » par « des forêts ». Et comme le premier était l’une des qualités du miroir et d’être précise pour éviter l’arbitrage et le doute. Pour iyi on twashizeho, iya kabiri nayo c’est pour plus de précision kuko environnement mwumvise ko gisigura vyinshi.
Article 27 alinéa 1 : ajouter après le mot « protéger » le groupe de mot « les galeries forestières ». Ajouter après le mot « provincial » le groupe de mot « portant ou non les arbres d’alignement sur une bande de 6m ». izi zibiri zose bari bavuze ko ari omission par mégarde.
Article 34 première ligne : remplacer « doit indiquer » par « indique », hagakurikira remplacer « doit réglementer » par « réglemente », mettre en espace izi zambere comme motivation la loi porte à eux-mêmes le caractère impératif. Hama mettre en espace entre les deux phrases pour en faire des alinéas. Le deuxième alinéa est ainsi libellé : « le ministre ayant les forêts dans ces attributions réglemente ». Comme motivation le sens de l’activité compatible n’est pas clair.
Turabandanya article 36 : remplacer « peuvent être classé » par « sont classés ». C’est une forme indécise qui engendre des difficultés d’application d’une loi.
Article 42 : remplacer « doit faire l’objet » par « fait l’objet ». La loi porte en elle-même le caractère impératif.
Article 44 alinéa 2 : remplacer « doivent être enregistré » par « sont enregistrés ». La loi porte en elle-même le caractère impératif. C’est idem pour motivation gushika kuri article 46 alinéa3. Remplacer « doivent être enregistré » par « sont enregistrés ». Même motivation.
Article 49 : remplacer « qu’elles ont légalement acquise ou qu’elles ont légalement planté » par « qu’elles ont légalement acquise ou planté ». Comme motivation meilleur formulation pour éviter la tautologie.
Article 60 : remplacer « qu’elles ont légalement acquis ou qu’elles ont légalement réalisé ou fait réaliser » par « qu’elles ont légalement acquis, réalisé ou fait réaliser ». Meilleure formulation comme motivation.
Article 68 alinéa 1 : remplacer le mot « décret » par « ordonnance du ministre ayant les forêts dans ces attributions ». Comme motivation, facilité la mise en œuvre.
Article 89 sixième tiret : supprimer le groupe de mot « la nécessité d’assurer » et commencer le sixième tiret par « le ravitaillement national ». C’est aussi une meilleure formulation.
Article 98 deuxième ligne : remplacer « pour la prévention et la lutte » par « en vue de la prévention et de la lutte ». C’est aussi une meilleure formulation.
Article 102 première ligne : remplacer « des faux sauvages » par « des faits de brousses ». Comme motivation, terminologie approprié. Remplacer le groupe de mots « ne doit pas passer » par « ne dépasse pas ». Meilleure formulation.
Article 164 dernière ligne ni 164 kubera 168 nibaza yuko kubera hari akantu dutegerezwa kwefasamwo (effacer) yaje kabiri 168. 168 ya mbere ije yabaye incomplet mugabo ije inyuma ya 164 yabaye complet. Ajouter après le mot “hôtel” le groupe de mot « de fonction de ». Pour plus de clarté.
Turabandanya article 168 : fusionner les articles 168 et 169 pour en faire un seul article 168 libellé comme suit : en vue de promouvoir l’amélioration des essences forestières, l’administration forestières prend en collaboration avec les ministres et les organismes concernés des mesures nécessaires et met en œuvre des programmes visant à favoriser le développement de la recherche forestière.
Ceux-ci portent notamment sur la gestion, l’inventaire, l’aménagement, la conservation, l’exploitation, transformation, les ressources phylogénétiques, la sylviculture, la technologie du bois et la commercialisation des produits forestiers. Comme motivation, les articles se complètent.
Hariho une observation. Turahaye ijambo nyakubahwa icegera ca kabiri c’umukuru w’Inama Nkenguzamateka.
Ni ukubaza kugira bansigurire kuko mbonye ikintu ni ressources phylogénétiques canke phytogénétiques sinzi Monsieur le Ministre.
Ni phytogénétiques.
Ni phyto rero ni ugukorija (corriger) kuko no mu Nama Nshingamateka bari banditse pylo. Ni ugukosora rero « phytogénétique ».
Murakoze. Nibaza ko l’observation yabaye fondé kandi yabaye retenue. Turaja kuri article 177, 5ème point : remplacer ministre ayant en charge des ressources forestières par le ministre ayant les forêts dans ces attributions. Comme motivation, pour harmoniser avec tout le texte.
Article 213 alinéa 2 : reformuler l’alinéa comme suit : s’il en en résulte de pertes en vies humaines, la peine est de 5 ans à 10 ans de servitude pénal. Comme motivation, c’est pour éviter la tautologie.
Article 217 3ème ligne : remplacer « seront punis » par « sont punis », comme motivation, on légifère dans le temps présent.
Article 219 : supprimer la virgule après le mot « vivant des trophées » et mettre le groupe de mot « ou les » et la phrase devient « vivant ou les trophées ». Comme motivation, il est question de deux éléments surement qu’il faut lier par ou au lieu d’une virgule. C’est compréhensible.
Article 225 : remplacer « l’auteur du délit » par « son auteur ». Comme motivation, c’est l’auteur des inflations évoqué précédemment.
Banyakwubahwa bakenguzamateka ng’aya ama motivation 24, amendements yabaye ushizemwo ushizemwo na ya yindi twamaze kwemeza, nibaza ko atawagiye hanze kuko twari duhejeje gutora ya amendement de supprimer l’article 120, munkundire turabe abemeje ko iyi projet de loi ibaye adopté au niveau du Sénat. Mukirize turabe.
Integuro y’ibwirizwa yemejwe n’abakenguzamateka 38 bose hamwe.
Le projet de loi Adopté. Murakoze cane. Twagire dushimire cane umushikiranganji n’aba expert bazananye. Dushimire cane kandi commission de la décentralisation yadufashije iyi nteguro y’iri bwirizwa.
Dushimire na cane cane abakenguzamateka mwabonye ko kiretse abari muri mission ata mukenguzamateka n’umwe yasivye, ibi vyerekana yuko mwategereye kandi mwanyuzwe n’imirimo yanyu hama twagira dusabe muri protocole baherekeze umushikiranganji twongera tumukeza yumvise ko ibibazo ari vyinshi mu bushikiranganji bwiwe abe aritegura, nibaza ko tuvuye mu buruhuko tuzobatumako kugira ngo mudusigurire bimwe bimwe. Murakoze. Mugire umunsi mwiza.
Hariho amatangazo abiri. Irya mbere ni iryo kwibutsa ko ejo dufise clôture de la session. Irya kabiri na ryo ni ukubapibiriya (publier) une communication ngira noyiha icegera ca kabiri akatubwira umunsi mukuru wa le 02 Mai 2016.
Murakoze. Communication en rapport avec la fête du travail et des travailleurs. Dispatching des VIP. Son Excellence Monsieur le Président de la République azoba ari mu Kayanza. Azoba ari ku wa mbere le 2. Murazi yuko la fête internationale du travail et des travailleurs iba le 1er Mai. Le 1er Mai izoba ku wa mungu, bakurikije amategeko agenga ivy’iminsi mikuru la célébration izoba ku wambere.
Donc son Excellence Monsieur le Président de la République azoba ari mu Kayanza. Très Honorable le Président de l’Assemblée Nationale azoba ari muri Bujumbura Mairie. Très Honorable Président du Sénat azoba ari mu ntara ya Bururi. Son Excellence le Premier Vice-Président de la République azoba ari mu ntara ya Rumonge.
Son Excellence le Deuxième Vice-Président de la République azoba ari mu ntara ya Gitega. L’Honorable Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale azoba ari mu ntara ya Ngozi. L’honorable Deuxième Vice-Président du Sénat azoba ari mu ntara ya Bujumbura.
Ngira mwumvise ko l’Honorable Première Vice-Présidente du Sénat tutamuvuze azoba ari muri mission à l’extérieur du pays na Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale certainement muzojana. Oui. Alors, ica kabiri tous les honorables sénateurs sont priés d’aller célébrer la fête internationale du travail et des travailleurs dans leur circonscription respective d’origine.
Ubwa gatatu, chaque institution ou ministère fera défiler un nombre de 50 personnes aha ni muri Mairie certainement. Hanyuma en Mairie de Bujumbura les honorables sénateurs et tout le personnel du Sénat se rencontreront au Best Outlook Hotel pour une réception offerte par le Sénat après les festivités.
Hanyuma intara mwumvise tutavuze les VIP hariho les ministres encadreurs baca baja muri izo ntara. Musanzwe mubazi. Murakoze.
Ibikorwa vy’uno munsi bigarukiye ngaha mugire umunsi mwiza. Duce dusaba Honorable Charlotte asubire akengurukire UHORAHO ku bikorwa vyiza twakoze. Murakoze.
La séance s’est clôturée dans une ambiance de parfaite harmonie.