Source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=B0BAEF159DB3C4CED87410DC30C74C87.tpdila12v_1?idArticle=LEGIARTI000032436054&cidTexte=LEGITEXT000006068812
Timestamp: 2017-11-20 07:25:28+00:00
Document Index: 18183491

Matched Legal Cases: ['art. 7', "l'article 25", "l'article 26", 'art. 34', 'art. 35', 'art. 6', 'art. 30', 'art. 21', 'art. 11', 'art. 23', 'art. 1', 'art. 14', 'art. 15', 'art. 19', 'art. 21', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 7', 'art. 12', 'art. 21', 'art. 22', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 7']

Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Loi dite loi Le Pors. - Article 25 septies | Legifrance
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Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Loi dite loi Le Pors. - Article 25 septies
Chapitre IV : Des obligations et de la déontologie
Article 25 septies
Créé par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 7
I.-Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit, sous réserve des II à V du présent article.
Il est interdit au fonctionnaire :
1° De créer ou de reprendre une entreprise lorsque celle-ci donne lieu à immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers ou à affiliation au régime prévu à l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale, s'il occupe un emploi à temps complet et qu'il exerce ses fonctions à temps plein ;
2° De participer aux organes de direction de sociétés ou d'associations à but lucratif ;
3° De donner des consultations, de procéder à des expertises ou de plaider en justice dans les litiges intéressant toute personne publique, le cas échéant devant une juridiction étrangère ou internationale, sauf si cette prestation s'exerce au profit d'une personne publique ne relevant pas du secteur concurrentiel ;
4° De prendre ou de détenir, directement ou par personnes interposées, dans une entreprise soumise au contrôle de l'administration à laquelle il appartient ou en relation avec cette dernière, des intérêts de nature à compromettre son indépendance ;
5° De cumuler un emploi permanent à temps complet avec un ou plusieurs autres emplois permanents à temps complet.
II.-Il est dérogé à l'interdiction d'exercer à titre professionnel une activité privée lucrative :
1° Lorsque le dirigeant d'une société ou d'une association à but lucratif, lauréat d'un concours ou recruté en qualité d'agent contractuel de droit public, continue à exercer son activité privée pendant une durée d'un an, renouvelable une fois, à compter de son recrutement ;
2° Lorsque le fonctionnaire, ou l'agent dont le contrat est soumis au code du travail en application des articles 34 et 35 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, occupe un emploi permanent à temps non complet ou incomplet pour lequel la durée du travail est inférieure ou égale à 70 % de la durée légale ou réglementaire du travail.
La dérogation fait l'objet d'une déclaration à l'autorité hiérarchique dont l'intéressé relève pour l'exercice de ses fonctions.
III.-Le fonctionnaire qui occupe un emploi à temps complet peut, à sa demande, être autorisé par l'autorité hiérarchique dont il relève à accomplir un service à temps partiel pour créer ou reprendre une entreprise et à exercer, à ce titre, une activité privée lucrative.
L'autorisation d'accomplir un service à temps partiel, qui ne peut être inférieur au mi-temps, est accordée, sous réserve des nécessités de la continuité et du fonctionnement du service et compte tenu des possibilités d'aménagement de l'organisation du travail, pour une durée maximale de deux ans, renouvelable pour une durée d'un an, à compter de la création ou de la reprise de cette entreprise.
Une nouvelle autorisation d'accomplir un service à temps partiel pour créer ou reprendre une entreprise ne peut être accordée moins de trois ans après la fin d'un service à temps partiel pour la création ou la reprise d'une entreprise.
La demande d'autorisation prévue aux deuxième et troisième alinéas du présent III est soumise au préalable à l'examen de la commission mentionnée à l'article 25 octies de la présente loi, dans les conditions prévues aux II, V et VI du même article.
IV.-Le fonctionnaire peut être autorisé par l'autorité hiérarchique dont il relève à exercer à titre accessoire une activité, lucrative ou non, auprès d'une personne ou d'un organisme public ou privé dès lors que cette activité est compatible avec les fonctions qui lui sont confiées et n'affecte pas leur exercice. Par dérogation au 1° du I du présent article, ces activités peuvent être exercées sous le régime prévu à l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale.
Il peut notamment être recruté comme enseignant associé en application de l'article L. 952-1 du code de l'éducation.
V.-La production des œuvres de l'esprit, au sens des articles L. 112-1, L. 112-2 et L. 112-3 du code de la propriété intellectuelle, s'exerce librement, dans le respect des dispositions relatives au droit d'auteur des agents publics et sous réserve de l'article 26 de la présente loi.
Les membres du personnel enseignant, technique ou scientifique des établissements d'enseignement et les personnes pratiquant des activités à caractère artistique peuvent exercer les professions libérales qui découlent de la nature de leurs fonctions.
VI.-Sans préjudice de l'engagement de poursuites disciplinaires, la violation du présent article donne lieu au reversement des sommes perçues au titre des activités interdites, par voie de retenue sur le traitement.
VII.-Les conditions d'application du présent article, notamment la liste des activités susceptibles d'être exercées à titre accessoire en application du IV, sont fixées par décret en Conseil d'Etat.
LOI n° 2000-321 du 12 avril 2000 - art. 34
LOI n° 2000-321 du 12 avril 2000 - art. 35
Code de l'éducation - art. L952-1
Loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 - art. 6 (V)
Loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 - art. 30 (V)
Loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 - art. 21 (V)
LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 11 (V)
Décret n°2016-1236 du 20 septembre 2016 - art. 23 (V)
Arrêté du 20 décembre 2016 - art. 1
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 (V)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 14 (VD)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 15 (VD)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 19 (VD)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 21 (VD)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 5 (VD)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 6 (VD)
Décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 - art. 7 (VD)
Décret n°2017-854 du 9 mai 2017 - art. 12
Décret n°2017-854 du 9 mai 2017 - art. 21
Décret n°2017-854 du 9 mai 2017 - art. 22
Arrêté du 5 juillet 2017 - art. 1 (VD)
Arrêté du 5 juillet 2017 - art. 2 (VD)
Code de l'éducation - art. L952-14-1 (V)
Code de l'éducation - art. L952-20 (V)
Code de la mutualité - art. L114-26 (V)
Code de la santé publique - art. L6152-4 (V)
Code du travail - art. R8124-17 (V)
Créé par: LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 7