Source: https://aveniruniversites.com/motions/
Timestamp: 2017-12-13 14:45:50+00:00
Document Index: 250434303

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Motions – Universités : préparer l'avenir
Figurent dans cette rubrique des motions votées par les composantes de Paris 3, Paris 5, Paris 7 et Paris 13.
Motion du Conseil d’UFR de GHES, Paris 7, le 22 juin 2016
Suite à l’arrêt de l’IdEx SPC, l’UFR Géographie Histoire Économie et Sociétés réaffirme son attachement à l’Université Paris-Diderot, université pluridisciplinaire à taille humaine. Considérant que rien ne saurait justifier un processus de fusion à l’image de ce que nous avons expérimenté dans l’IdEx en termes de gouvernance, nous affirmons notre opposition à toute décision qui engagerait dans la précipitation l’avenir de l’Université Paris-Diderot, et nous rappelons à la présidence ses engagements électoraux à l’encontre de la fusion. Le contexte actuel offre l’opportunité de réfléchir à un projet d’établissement qui pourrait se fonder d’une part, sur un bilan de l’IdEx, d’autre part sur la volonté d’améliorer l’exercice de nos missions. Enfin, il conviendrait de s’interroger sur l’impact de ce projet d’établissement sur les personnels et leurs conditions de travail. Nous demandons que toutes les possibilités d’avenir soient explorées puis étudiées sérieusement et en profondeur, de manière concertée entre les UFR, en y associant l’ensemble des acteurs. L’UFR GHES s’engage à jouer un rôle actif dans cette réflexion.
Assemblée Générale des personnels de l’UFR LLCSE, Paris 3, le 23 juin 2016
Les membres du personnel de l’UFR LLCSE réunis en AG le 23 juin 2016 tiennent à faire entendre leur voix dans le débat suscité par la non-reconduction de l’Idex pour USPC. La fusion, qui avait été écartée lors des dernières élections aux conseils centraux par le président actuel, semble aujourd’hui très clairement envisagée sans que ce revirement ait fait l’objet d’une circulation d’informations, d’un débat organisé impliquant l’ensemble des personnels et étudiant-e-s et d’un vote de l’ensemble de la communauté universitaire. Un changement de politique de cette ampleur doit impérativement être précédé d’un débat véritable, transparent et informé et d’une évaluation préalable et transparente du coût humain, organisationnel et financier et des éventuels bénéfices qu’elle entraînerait. L’ensemble de la communauté universitaire devra être clairement informée également du calendrier des opérations et des alternatives à la fusion. Une éventuelle fusion ne pourra être envisagée sans être soumise au préalable au vote de l’ensemble de la communauté universitaire dûment informée.
Assemblée générale, département de mathématiques, Paris 13, le 16 juin 2016
Suite à l’arrêt de l’Idex de Sorbonne Paris Cité (SPC), la présidence a demandé aux établissements de la Communauté d’universités et d’établissements (Comue) de rentrer dans un processus de fusion rapide. Des discussions sont en train de s’engager au sein de l’Université Paris 13 et de ses conseils afin de construire, selon le diktat à la mode du « big is beautiful », un mastodonte à même d’apparaître dans le classement de Shanghai et de déposer au plus vite une nouvelle candidature à l’Idex.
Comme par ailleurs :
– jusqu’à présent l’apport financier de l’Idex à Université Paris 13 ne contribuait que pour 1 % de son budget (hors masse salariale),
– que l’attribution d’un 4ème Idex en île-de-France est hautement improbable,
– et que les motivations autour du classement de Shanghai ne peuvent constituer l’alpha et l’omega d’une politique scientifique et d’une offre de formation,
il nous semble indispensable de peser les contreparties pour l’ensemble des membres de SPC et pour l’Université Paris 13 en particulier.
Les économies espérées d’un tel regroupement, au regard du coût non négligeable d’une couche administrative supplémentaire, augurent mal des évolutions du nombre de personnels administratifs, enseignants et chercheurs. Alors que l’Université Paris 13 est largement déficitaire en personnels (un déficit qu’on peut évaluer à plusieurs centaines de postes), nous nous retrouverons dans une superstructure excédentaire (selon le même modèle, autour d’une centaine de postes).
Est-il raisonnable d’espérer des transferts de personnels des partenaires vers l’Université Paris 13 pour compenser ce déficit ? Nous n’y croyons pas et pensons qu’il sera demandé à l’Université Paris 13 de se délester de certaines missions d’enseignement (par exemple d’une partie de ses masters, de l’école d’ingénieurs…). Plus que jamais l’Université Paris 13 a une mission fondamentale à assurer sur le territoire nord francilien et ce n’est certainement pas en l’affaiblissant qu’elle pourra la mener dans les meilleures conditions.
L’éloignement d’avec les services administratifs et d’accompagnement de la recherche, aussi bien pour les enseignants/chercheurs que pour les étudiants, signera la fin d’un service de proximité nécessaire au bon fonctionnement d’une UFR, alors dispersée sur plusieurs sites.
Pourquoi alors se lancer à la hâte dans un projet si définitif pour l’avenir de tous les personnels alors que des collaborations réfléchies au sein de SPC, pour peu qu’elles soient élaborées dans le respect des traditions universitaires de collégialité, auraient les avantages de la simplicité et de l’efficacité ?
Devant un tel constat le LAGA et le département de mathématiques de l’Institut Galilée, réunis en assemblée générale ce jeudi 16 juin 2016, ont voté (56 voix pour, 2 voix contre), la présente motion réclamant l’arrêt du processus de fusion et demandant que l’Université Paris 13 concentre énergie et temps disponibles à la résolution des problèmes de fond de notre université comme les conditions d’accueil et des débouchés des étudiants ainsi que les conditions de travail des personnels administratifs, enseignants et chercheurs.
Motion de l’UFR Math-Info de Paris 5, votée à l’unanimité le 20 juin 2016
Suite à l’arrêt de l’IdEx SPC, l’UFR de mathématiques et informatique réaffirme son attachement à l’Université Paris Descartes, université pluridisciplinaire à taille humaine. Considérant que rien ne saurait justifier un processus de fusion dans l’urgence, elle affirme son opposition à toute décision qui engagerait dans la précipitation l’avenir de l’Université Paris Descartes. Elle demande un examen approfondi du bilan de l’IdEx, et que toutes les possibilités d’avenir soient explorées puis étudiées sérieusement et en profondeur, de manière concertée entre les UFR, en y associant l’ensemble des acteurs.
Assemblée Générale de l’UFR Arts & Médias, Paris 3, le 7 juin 2016
Réunis en Assemblée Générale le mardi 7 juin 2016, nous prenons acte de la non-reconduction de l’IDEX pour USPC et de la nécessité de repenser le projet dans lequel s’inscrit l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, université de Lettres, Arts et Sciences Humaines. Nous considérons que le délai fixé pour que notre Université se prononce pour ou contre la fusion d’USPC – en décembre 2016 – ne permet pas de prendre une décision informée, cohérente et fondée. Nous souhaitons au contraire mettre à profit ce délai pour élaborer des propositions tant sur le plan pédagogique que scientifique et institutionnel, associant l’ensemble des personnels et des usagers de notre Université. Nous proposons d’engager la discussion avec les autres UFR et de constituer au sein de notre composante et entre nos départements des groupes de travail qui remettront leurs conclusions en janvier 2017.
Motion votée à l’unanimité des présents (49).
Assemblée Générale de l’UFR d’études anglophones de Paris 7, le 6 juin 2016
– immobilisme (on ne fait rien en espérant que l’impact soit mineur)
– démembrement sauvage
– démembrement organisé
– fusion (en espérant re-postuler à l’IDEX)
Le débat de l’AG d’études anglophones a d’abord porté sur la manière dont l’impact de la non-obtention de l’IDEX est différemment ressenti par le secteur LSH et le secteur des sciences. Pour certains secteurs scientifiques (Médecine, Sciences de la Vie, entre autres) ne pas obtenir l’IDEX et le label d’excellence a un impact immédiat et profond.
Lors de certaines AG d’UFRs des collègues chercheurs auraient évoqué la possibilité de rejoindre Paris 6. D’autres collègues des UFRs scientifiques envisagent des scénarios de fusion progressive (avec Paris 5 dans un premier temps), ou d’organisation en réseau de campus (quatre campus autonomes mais avec une instance centrale unique).
Motion du LIPN et du département informatique de l’Institut Galilée, Paris 13, le 22 juin 2016
La fusion n’est pas une réponse à l’échec de l’Idex de la Comue Université Sorbonne Paris Cité (USPC).
A la suite de l’arrêt de l’Idex de la Comue Université Sorbonne Paris Cité (USPC), le président d’USPC, dans une lettre diffusée par la présidence de Paris 13, a demandé aux établissements de la communauté d’universités et d’établissements (Comue) d’entrer dans un processus de fusion rapide.
Les raisons affichées de la fusion à marche forcée sont infondées :
– Classement de Shanghai : rappelons que la taille de l’université n’est pas un facteur décisif ni un projet de politique scientifique et de formation.
– Fusion préalable nécessaire pour l’obtention d’un nouvel Idex : c’est un engrenage infernal sans vision à long terme.
– Gain pour Paris 13 : toutes les universités d’USPC n’ont pas les mêmes moyens, il est reconnu que Paris 13 est en déficit de plusieurs centaines de postes, nous ne croyons pas que la fusion amène à des transferts de personnels des partenaires vers l’Université Paris 13.
Nous contestons l’urgence qui nous est imposée et nous pensons fondamental de se donner du temps pour définir un véritable projet pour USPC qui concerne tant les formations que les laboratoires. Nombres de voix : Oui : 34. Non : 3. Ne se prononce pas : 3.
Assemblée générale du Département LLFL de Paris 3, le 26 mai 2016
Le Président de l’université et son équipe ayant invité les membres de l’université à discuter de la « fusion » et des configurations possibles à l’intérieur desquelles Paris 3 pourrait s’inscrire, nous nous sommes réunis en Assemblée générale le jeudi 26 mai à 9 h.30.
Rapport d’évaluation du jury Idex — Nous sommes choqués par l’indigence du rapport qui ne présente aucune évaluation du travail accompli avec le financement de l’Idex et indignés de devoir prendre dans l’urgence des décisions capitales pour notre avenir à partir d’un tel texte. L’Assemblée générale demande un bilan interne et chiffré des actions menées au sein de Paris 3 grâce à l’Idex, ainsi que des dépenses engendrées par sa mise en œuvre. Elle demande également de connaître le coût induit, pour Paris 3, par le maintien administratif de la structure de la COMUE, une fois le financement stoppé.
Des solutions hors des cadres actuels — La « fusion » telle qu’elle est proposée, l’absence d’information, la démesure du projet et la précipitation dans laquelle la décision devra être prise nous amènent à nous prononcer majoritairement contre => vote : 27 contre ; 4 abstentions ; 3 pour.
Nous souhaitons que ce rapport nous permette de rediscuter de la configuration du paysage universitaire de Paris-centre-Île-de-France, de manière approfondie et collégiale => vote : 30 pour ; 4 abstentions.
P.S. : nous demandons la traduction en français et la diffusion à tout le personnel du rapport d’évaluation.
Assemblée Générale de l’UFR LCAO de Paris 7, 31 mai 2016
L’Assemblée générale de l’UFR LCAO, réunie le 31 mai 2016, réagit aux propositions et discussions visant à engager SPC dans un processus accéléré de fusion. L’AG de l’UFR rappelle tout d’abord qu’au sein de l’UPD l’actuelle équipe présidentielle a été élue sur un programme rejetant explicitement une fusion pendant la durée de son mandat. Si l’équipe actuelle décide finalement d’engager l’Université dans un projet de fusion, l’AG demande qu’elle se représente au préalable devant les électeurs avec un nouveau programme énonçant clairement ses intentions. L’AG de l’UFR estime que réflexion engageant l’avenir de l’Université ne saurait se faire dans la précipitation et sans concertation avec la communauté universitaire. La réflexion sur l’avenir de l’Université à 5-10 ans nous semble constituer le cadre propice à cette réflexion sur les fusions ou autres modes de structurations et de gouvernance de SPC. Enfin et surtout, l’AG demande instamment que les questions de production et de transmission de connaissances reviennent au centre de tous les débats institutionnels sur l’avenir de l’Université.
Conseil du département du Monde Anglophone, Paris 3, le 20 juin 2016
Conseil d’UFR d’informatique de Paris 7, 1er juin 2016
Nous sommes inquiets des rumeurs concernant une éventuelle fusion dans l’urgence des universités au sein de USPC. Aujourd’hui nous réaffirmons notre attachement à l’Université Paris-Diderot, université pluridisciplinaire à taille humaine, et notre opposition à la fusion des universités de USPC.
Assemblée Générale des personnels de l’UFR de linguistique, Paris 7, le 23 juin 2016
Lors de la réunion du conseil des Directeurs de Composantes du 4 mai 2016, la présidente a présenté les 3 options qui s’ouvrent à Paris Diderot suite à l’arrêt de l’Idex :
– attentisme qui pourrait déboucher sur un démembrement non consenti
– un démembrement consenti et négocié
– la fusion des quatre universités au sein de SPC dans l’espoir que l’USPC soit de nouveau éligible à l’Idex.
L’UFR Linguistique, réunie en Assemblée Générale le 23 juin 2016, souhaite se prononcer par rapport à ces trois options.
L’UFR Linguistique rappelle son attachement à une université pluridisciplinaire à taille humaine, et rejette l’idée d’un démantèlement de Paris Diderot ou d’une fusion à marche forcée, dont rien ne garantit qu’elle permette l’obtention de l’IdEx et du label d’excellence.
L’UFR Linguistique se déclare ouverte à l’idée d’une fusion réfléchie et concertée, dans une démarche innovante favorisant la mise en place d’une gouvernance collégiale et respectant les spécificités de chaque campus. Le modèle de fusion présenté par François Métivier a retenu tout particulièrement son attention.
AG de l’UFR de mathématiques, Paris 7, le 7 juin 2016
Suite à l’arrêt de l’IdEx SPC, l’UFR de mathématiques réaffirme son attachement à l’Université Paris-Diderot, université pluridisciplinaire à taille humaine. Considérant que rien ne saurait justifier un processus de fusion dans l’urgence, elle affirme son opposition à toute décision qui engagerait dans la précipitation l’avenir de l’Université Paris-Diderot, rappelant au passage à la présidence ses engagements électoraux pris contre la fusion. Elle demande un examen approfondi du bilan de l’IdEx, et que toutes les possibilités d’avenir soient explorées puis étudiées sérieusement et en profondeur, de manière concertée entre les UFR, en y associant l’ensemble des acteurs. L’UFR de mathématiques s’engage à jouer un rôle actif dans cette réflexion.
Motion du Conseil d’UFR de Sciences du Vivant de Paris 7, le 7 juillet 2016
Le conseil de l’UFR SDV réuni le 7 juillet a discuté des conséquences liées à la perte de l’IDEX. Nous constatons que le modèle confédéral proposé par USPC n’a convaincu ni le CGI, ni le jury IDEX, ni le gouvernement.
Nous partageons l’analyse faite par la présidence sur les conséquences particulièrement négatives de la perte du Label IDEX. Cela conduira à court et à moyen terme à une diminution des crédits nécessaires à nos activités de recherche et à nos plateformes scientifiques et diminuera la visibilité et l’attractivité nationale et internationale de nos activités de recherche et de formation avec un risque fort de conduire à terme au départ de nos personnels, équipes et/ou UMR.
Nous soutenons les démarches engagées par la présidence visant à étudier les modalités de création d’une nouvelle université. Nous pensons qu’il faut s’attacher rapidement à définir une trajectoire et les grandes lignes d’un modèle d’organisation permettant d’entrer à nouveau dans une période probatoire pour l’obtention de l’IDEX. La poursuite de ce projet restera conditionnée aux engagements de l’État sur cette période probatoire attendus en 2017.
Compte tenu des enjeux, de la position de l’UFR SDV dans le secteur Sciences et à l’interface avec le secteur Santé, nous tenons à être acteur de la réflexion sur ce projet, qui devra prendre en compte et préserver l’identité du campus Paris-Diderot, du secteur Sciences et de l’UFR SDV.
Comme l’ensemble de la communauté universitaire, nous sommes attachés à ce que les décisions prises à l’issue de cette période de construction d’un projet émanent d’une large consultation aux étapes clefs.
Motion adoptée par 21 voix pour et 2 abstentions.
Conseil scientifique et conseil d’UFR de Physique, Paris 7, le 2 juin 2016
L’UFR de physique, suite à l’arrêt de l’IdEx porté par USPC, s’exprime contre toute décision qui engagerait dans la précipitation l’avenir de l’Université Paris Diderot, sans un examen approfondi du bilan de l’IdEx, et sans que toutes les possibilités d’avenir n’aient été explorées puis étudiées sérieusement. Dans le prolongement de la position formulée contre la fusion lors de la consultation organisée en octobre 2012, ainsi que de celles exprimées par les personnels lors de son Assemblée Générale du 26 mai 2016, et après avoir rappelé à la présidence ses récents engagements électoraux pris contre la fusion, l’UFR de Physique considère, qu’à ce stade, rien ne saurait justifier un processus de fusion dans l’urgence, et demande un délai suffisant pour une réflexion collective de fond, concertée entre les UFR, sur le devenir de l’ensemble de notre université. L’UFR de physique, comme elle l’a toujours fait, y jouera pleinement son rôle et sera force de propositions.
Motion des personnels des UFR d’Informatique et de Mathématiques de l’université Paris Diderot (une liste comportant 112 signatures au 21 juillet 2016 continue à circuler)
Nous, personnels BIATSS, enseignants-chercheurs et chercheurs des UFR d’Informatique et de Mathématiques, nous sommes réunis en assemblée générale le 7 juillet 2016 pour discuter du projet de fusion que Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot, a présenté le 28 juin dans une lettre aux personnels comme la seule voie possible dans la nouvelle situation créée par l’arrêt de l’IdEx.
Nous tenons tout d’abord à protester contre la méthode utilisée par la présidence : qu’il s’agisse du vote de nos instances fin 2016 ou du travail « en profondeur » annoncé pour 2017 et 2018, l’hypothèse de la création d’une nouvelle université résultant de la fusion est la seule envisagée dans le courrier du 28 juin. Ceci est en contradiction flagrante avec la lettre du 6 juin où la présidente nous écrivait : « Nous devons étudier toutes les possibilités et leurs conséquences. Je sais que les choix ne sont pas binaires ici comme on voudrait nous amener à le penser », et « Quoi qu’il en soit, rien ne sera conçu sans impliquer notre communauté. Une fois nos options clarifiées et quand le temps des décisions sera venu, vous serez consultés. Mais il est clair que nous n’en sommes pas là et qu’il nous faudra un long processus de travail pour y parvenir ».
Il est ensuite utile de rappeler que Christine Clerici a été élue présidente suite à la victoire de la liste qu’elle conduisait pour les élections aux conseils de l’université du 27 mars 2014 et qui affirmait dans un tract largement diffusé « Notre liste est opposée à la fusion des universités ». La profession de foi de cette liste est encore plus édifiante. On peut y lire (le passage en caractère gras l’était déjà dans le texte d’origine) :
« En s’inscrivant dans la COMUE, notre université restera au centre stratégique de SPC. Elle veillera sur ses orientations et imprimera ses valeurs sans être engagée dans un processus de fusion. Membre de la COMUE, l’université Paris Diderot conservera sa personnalité morale son autonomie pédagogique et scientifique, administrative et financière au travers du contrat. Paris Diderot gérera donc intégralement sa subvention d’État, masse salariale comprise, et déterminera la répartition des ressources entre ses composantes (UFR, services, départements, laboratoires, instituts et écoles). »
D’autre part nous ne sommes nullement convaincus que la fusion dans Sorbonne-Paris-Cité soit le seul avenir possible ou souhaitable pour l’université Paris Diderot. La présidence estime que la fusion est inévitable et qu’il faut la mener dans l’urgence. Les deux seuls arguments avancés ne sont pas étayés et ne résistent pas à l’examen. Le maintien d’une partie de la dotation financière qui était associée à l’IdEx est un vœu pieux : il n’y a pas le début du commencement d’un engagement de l’État à ce sujet et, de toute façon, les montants dont il s’agit ne compenseraient sans doute même pas les coûts qu’engendre le fonctionnement de la superstructure que l’on veut nous imposer. Ils sont surtout sans commune mesure avec les bouleversements induits par le processus annoncé. Quant au « label d’excellence » que nous risquerions de perdre, il n’a aucune existence officielle, et il est bien triste que notre présidence accrédite l’idée que la qualité de notre recherche, qui est reconnue par tous les experts scientifiques, serait remise en cause par un cabinet ministériel.
Au contraire, nous avons plusieurs raisons d’être opposés à la fusion proposée : menace sur les ressources humaines, regroupements artificiels, risque sérieux pour les collaborations existantes, taille démesurée, coût incontrôlable, perte d’identité et de diversité de notre université et de ses composantes.
La proposition de fusion s’inscrit en fait dans une démarche qui veut substituer une logique purement bureaucratique et managériale à un fonctionnement historique dont le moteur a principalement été jusqu’ici le progrès scientifique et le souci d’un enseignement de qualité.
La priorité de nos dirigeants devrait être de mettre en valeur l’excellent travail qui se fait dans l’université ainsi que les collaborations multiformes qui dépassent largement les frontières artificielles des COMUEs. Par exemple, les mathématiciens et informaticiens ont aussi des collaborations fructueuses avec de nombreux partenaires extérieurs à SPC.
Nous nous inscrivons ainsi dans un pôle attractif, pour les étudiants et pour les chercheurs du monde entier, que la Fondation des Sciences Mathématiques de Paris soutient sans se soucier des découpages administratifs. Ce réseau relie aujourd’hui des entités aussi diverses que les universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Descartes, Pierre et Marie Curie, Paris Diderot, Paris-Dauphine et Paris Nord, l’École Normale Supérieure, le Centre National de la Recherche Scientifique, le Collège de France et l’INRIA.
Renforcer et rendre plus visible à l’échelle européenne et mondiale le potentiel que représentent ces collaborations serait infiniment plus profitable que de le mettre en péril par des montages bureaucratiques absurdes.
Nous demandons à la présidence que dès la rentrée universitaire soient organisés des débats publics, où pourront être présentés tous les points de vue sur l’avenir de Paris Diderot, et que nos instances ne soient en aucun cas saisies de cette question avant que l’ensemble des personnels ait pu s’exprimer par une véritable consultation démocratique.