Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/oxaliplatine-5mg-ml-hospi-10ml-o-1-204527
Timestamp: 2019-06-27 02:58:30+00:00
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OXALIPLATINE 5MG/ML HOSPI 10ML+O 1 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
OXALIPLATINE 5MG/ML HOSPI 10ML+O 1
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L'oxaliplatine associé au 5-fluorouracile (5-FU) et à l'acide folinique (AF) est indiqué dans :
le traitement adjuvant du cancer du côlon au stade III (stade C de Dukes) après résection complète de la tumeur initiale ;
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés dans des conditions assurant l'intégrité du médicament, la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, conformément aux procédures de l'établissement. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, manger ou boire dans ce local, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
La dose recommandée d'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m2, par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).
La dose recommandée d'oxaliplatine dans le traitement des cancers métastatiques colorectaux est de 85 mg/m2, par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines à moins qu'une progression de la maladie ou une toxicité inacceptable apparaissent.
La dose devra être ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
L'oxaliplatine devra toujours être administré avant les fluoropyrimidines, c'est-à-dire avant le 5-fluorouracile (5-FU).
L'oxaliplatine est administré en perfusion intraveineuse de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution glucosée à 5 % (50 mg/ml) afin d'obtenir une concentration comprise entre 0,2 mg/ml et 0,70 mg/ml ; 0,70 mg/ml correspond à la concentration la plus élevée observée en pratique clinique pour une dose d'oxaliplatine de 85 mg/m2.
L'oxaliplatine ne doit pas être administré chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique Contre-indications et Propriétés pharmacocinétiques).
Chez les patients présentant une altération légère à modérée de la fonction rénale, la dose d'oxaliplatine recommandée est de 85mg/m2 (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
Il n'existe aucune indication pertinente d'utilisation de l'oxaliplatine chez les enfants. L'efficacité des monothérapies par oxaliplatine n'a pas été établie au sein des populations pédiatriques souffrant de tumeurs solides (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
L'administration d'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation.
L'oxaliplatine, dilué dans 250 à 500 ml de solution glucosée à 5% (50 mg/ml) afin d'obtenir une concentration supérieure à 0,2 mg/ml, doit être perfusé soit par voie veineuse centrale soit par voie veineuse périphérique sur une durée de 2 à 6 heures. La perfusion d'oxaliplatine doit toujours précéder celle du 5-fluorouracile.
En cas d'extravasation, la perfusion sera interrompue immédiatement.
L'oxaliplatine doit être dilué avant utilisation. Seule une solution glucosée à 5% (50 mg/ml) doit être utilisée comme diluant pour diluer la solution à diluer pour perfusion (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
Médicament dans son emballage d'origine : 18 mois.
En cas d'utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre + 2°C et +8 °C.
Conserver le flacon dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière. Ne pas congeler.
Les organes cibles identifiés dans les espèces animales utilisées en préclinique (souris, rat, chien et/ou singe) dans des études à dose unique et à doses répétées comprenaient la moelle osseuse, l'appareil digestif, les reins, les testicules, le système nerveux et le coeur. Les toxicités sur les organes cibles chez l'animal sont similaires à celles observées avec les autres platines et les autres agents cytotoxiques qui interagissent avec l'ADN utilisés dans le traitement des cancers chez l'homme sauf au niveau du coeur. Les effets sur le coeur, comprenant des anomalies électro-physiologiques avec une fibrillation ventriculaire létale, n'ont été observés que chez le chien. La cardiotoxicité est considérée comme spécifique au chien, non seulement car elle n'a été observée que chez le chien, mais aussi parce que des doses similaires aux doses létales chez le chien (150 mg/m2) ont été bien tolérées chez l'homme. Les études précliniques effectuées sur des neurones sensitifs de rats suggèrent que les symptômes neurosensoriels aigus dus à l'oxaliplatine pourraient être reliés à une interaction avec les canaux Na+ voltage-dépendants.
L'oxaliplatine est mutagène et clastogène sur des cellules de mammifères et a montré une toxicité embryo-foetale chez le rat. Bien qu'aucune étude du pouvoir carcinogène n'ait été réalisée, l'oxaliplatine est considéré comme étant probablement carcinogène.
Ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés à la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination. L'oxaliplatine peut être administré en même temps que l'acide folinique (AF) en utilisant une tubulure de perfusion en Y.
NE PAS mélanger à des médicaments ou à des milieux alcalins, en particulier le 5-fluorouracile, les produits à base d'acide folinique contenant du trométamol en tant qu'excipient et les sels de trométamol d'autres substances actives. Les médicaments ou les milieux alcalins affectent de manière indésirable la stabilité de l'oxaliplatine (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
NE PAS diluer avec des solutions salines ou d'autres solutions contenant des ions chlorure (notamment le chlorure de calcium, le chlorure de potassium ou le chlorure de sodium).
NE PAS mélanger avec d'autres médicaments dans la même poche ou tubulure de perfusion (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination pour les instructions concernant l'administration simultanée avec l'acide folinique).
· les patients ayant un antécédent d'hypersensibilité connu à l'oxaliplatine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition;
· les patientes qui allaitent ;
· les patients présentant une insuffisance médullaire avant le premier cycle de traitement objectivée par un nombre de neutrophiles < 2 x 10puissance9/l et/ou de plaquettes < 100 x 10puissance9/l ;
· les patients présentant une neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement ;
· les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant le traitement par l'oxaliplatine. L'oxaliplatine pourrait avoir un effet négatif sur la fertilité (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
L'oxaliplatine ne devra être utilisé que dans des services spécialisés en oncologie et administré sous le contrôle d'un oncologue expérimenté.
Les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée doivent faire l'objet d'une surveillance particulière pour les effets indésirables et la dose doit être ajustée en fonction de la toxicité (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
En cas d'extravasation de l'oxaliplatine, la perfusion devra être immédiatement interrompue et un traitement symptomatique local habituel entrepris.
La tolérance neurologique de l'oxaliplatine doit faire l'objet d'une surveillance étroite, notamment en cas d'association avec des médicaments présentant une toxicité neurologique particulière. Un examen neurologique doit être pratiqué avant chaque administration et périodiquement.
Chez les patients ayant présenté des dysesthésies laryngopharyngées aiguës (voir rubrique Effets indésirables) durant ou dans les heures suivant une perfusion de 2 heures, l'administration ultérieure d'oxaliplatine s'effectuera sur une durée de 6 heures.
En cas de survenue de symptômes neurologiques (paresthésies, dysesthésies), il est recommandé d'ajuster les doses d'oxaliplatine en fonction de la durée et de la sévérité de ces symptômes :
si les symptômes durent plus de sept jours et sont douloureux, la dose d'oxaliplatine pour le cycle suivant doit être réduite de 85 à 65 mg/m2 (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant) ;
si les paresthésies sans gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, la dose suivante d'oxaliplatine doit être réduite de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant) ;
si les paresthésies avec gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, le traitement par l'oxaliplatine doit être interrompu ;
si une amélioration des symptômes est constatée à la suite de l'interruption du traitement par l'oxaliplatine, sa reprise peut être envisagée.
les patients doivent être informés de l'éventualité de la persistance des symptômes de neuropathie sensitive périphérique après la fin du traitement. Des paresthésies localisées modérées ou des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles peuvent persister plus de trois ans après l'arrêt du traitement adjuvant.
Des cas de syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés chez des patients recevant de l'oxaliplatine en association avec une chimiothérapie. Le SLPR est rare, réversible et évolue rapidement en une affection neurologique pouvant inclure des convulsions, une hypertension, des céphalées, une confusion, une cécité et d'autres troubles visuels et neurologiques (voir rubrique Effets indésirables). Le diagnostic de SLPR repose sur une confirmation par imagerie cérébrale, de préférence une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique).
La toxicité gastro-intestinale de type nausées et vomissements justifie un traitement antiémétique prophylactique et/ou curatif (voir rubrique Effets indésirables).
Des cas d'ischémies intestinales, incluant des issues fatales, ont été rapportés lors de traitements avec oxaliplatine. En cas d'ischémie intestinale, le traitement par oxaliplatine doit être arrêté et des mesures appropriées doivent être initiées (voir rubrique Effets indésirables).
En cas d'atteinte hématologique (neutrophiles < 1,5 x 109/l ou plaquettes < 50 x 109/l), retarder l'administration du cycle de traitement suivant jusqu'au retour à des valeurs acceptables. Un hémogramme avec différentiel en globules blancs devra être pratiqué avant initiation d'un traitement par l'oxaliplatine ainsi qu'avant chaque nouveau cycle.
Les patients doivent être parfaitement informés du risque de survenue de diarrhées/vomissements, de mucites/stomatites et de neutropénie après l'administration d'oxaliplatine et de 5-fluorouracile, et contacter d'urgence leur médecin traitant pour une prise en charge adaptée. En cas de survenue de mucites/stomatites, avec ou sans neutropénie, l'administration suivante sera reportée jusqu'à ce qu'à la récupération des mucites/stomatites à un grade inférieur ou égal à 1 et/ou un taux de neutrophiles ≥ 1,5 x 109/l.
La survenue d'une diarrhée de grade 4, d'une neutropénie de grade 3 ou 4 (neutrophiles < 1,0 x 109/l), de neutropénie fébrile (fièvre d'origine inconnue sans infection documentée sur le plan clinique ou microbiologique, avec un taux de neutrophiles < 1,0 x 109/L, une température isolée > 38,3°C ou une température > 38°C persistant pendant plus d'une heure) ou d'une thrombocytopénie de grade 3 ou 4 (plaquettes < 50 x 109/l), nécessitera, en plus de l'adaptation de la dose de 5-flurouracile, de réduire la dose d'oxaliplatine de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant).
Devant l'apparition de symptômes respiratoires inexpliqués, tels qu'une toux non-productive, une dyspnée, des râles crépitants ou des infiltrats pulmonaires radiologiques, le traitement par l'oxaliplatine doit être interrompu jusqu'à ce que l'exploration pulmonaire ait éliminé une pneumopathie interstitielle ou une fibrose pulmonaire (voir rubrique Effets indésirables).
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est un effet secondaire qui met en jeu le pronostic vital (fréquence indéterminée). L'oxaliplatine doit être arrêté aux premiers signes évocateurs d'une anémie hémolytique microangiopathique, telles qu'une diminution rapide d'hémoglobine avec une thrombopénie concomitante, une augmentation de la bilirubinémie, de la créatinémie, de l'urée sanguine ou du LDH. L'insuffisance rénale peut ne pas être réversible à l'arrêt du traitement et une dialyse est requise.
Un allongement de l'intervalle QT peut conduire à un risque accru d'arythmies ventriculaires, y compris des torsades de pointes, potentiellement fatales (voir rubrique Effets indésirables). L'intervalle QT doit être étroitement et régulièrement surveillé avant et après administration d'oxaliplatine. Les patients ayant des antécédents ou une prédisposition à l'allongement de l'intervalle QT, ceux qui prennent des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, et ceux qui présentent des troubles électrolytiques tels qu'une hypokaliémie, hypocalcémie ou hypomagnésémie, doivent faire l'objet d'une surveillance particulière (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables). En cas d'allongement de l'intervalle QT, oxaliplatine doit être arrêté.
Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés chez des patients traités avec l'oxaliplatine, incluant des cas d'évolution fatale. Le traitement par oxaliplatine doit être interrompu en cas de douleur ou gonflement musculaire, associé à une faiblesse, de la fièvre ou des urines foncées. Des mesures appropriées doivent être prises si le diagnostic de rhabdomyolyse est confirmé.
Une surveillance particulière est recommandée si des médicaments susceptibles d'être associés à la survenue de rhabdomyolyse sont administrés de façon concomitante à l'oxaliplatine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions. et Effets indésirables).
Le traitement par oxaliplatine peut provoquer un ulcère gastrointestinal et de possibles complications telles qu'un ulcère duodénal, une hémorragie et une perforation, potentiellement fatals. En cas d'ulcère duodénal, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu et des mesures appropriées doivent être prises (voir rubrique Effets indésirables).
En cas de tests fonctionnels hépatiques anormaux ou en cas d'hypertension portale non liés objectivement à des métastases hépatiques, il convient d'envisager la possibilité d'une atteinte hépatique vasculaire provoquée par le médicament, bien que cela soit très rare.
Des effets génotoxiques ont été observés avec l'oxaliplatine lors d'études précliniques. Par conséquent, il est conseillé aux hommes traités avec l'oxaliplatine de ne pas procréer pendant le traitement et ce jusqu'à 6 mois après la fin du traitement ainsi que de demander conseil pour une conservation de sperme préalablement au traitement, car l'oxaliplatine peut avoir un effet négatif sur la fertilité. Les femmes ne doivent pas tomber enceintes durant le traitement par l'oxaliplatine et doivent utiliser une méthode de contraception efficace. (Voir rubrique Grossesse et allaitement).
Chez les patients ayant reçu une dose unique de 85 mg/m2 d'oxaliplatine immédiatement avant l'administration de 5-fluorouracile, aucune modification du niveau d'exposition au 5-fluorouracile n'a été observée.
In vitro, aucun déplacement significatif de la fixation aux protéines plasmatiques de l'oxaliplatine n'a été observé avec les produits suivants : l'érythromycine, les salicylés, le granisétron, le paclitaxel et le valproate de sodium.
Les effets indésirables les plus fréquents de l'oxaliplatine administré en association avec le 5-fluorouracile/acide folinique (5-FU/AF) sont gastro-intestinaux (diarrhées, nausées, vomissements et mucites), hématologiques (neutropénie, thrombocytopénie) et neurologiques (neuropathie périphérique sensitive aiguë et dose-cumulative). Globalement, ces effets indésirables ont été plus fréquents et sérieux avec l'association oxaliplatine et 5-FU/AF qu'avec le 5-FU/AF seul.
Les fréquences rapportées dans le tableau suivant proviennent des études cliniques dans le traitement métastatique et le traitement adjuvant (ayant inclus respectivement 416 patients et 1108 patients, inclus dans le bras oxaliplatine + 5-FU/AF), et de l'expérience depuis la mise sur le marché.
Troubles du système immunitaire*
Diminution transitoire de l'acuité visuelle, Trouble du champ visuel, Névrite optique, Perte transitoire de la vision (réversible à l'arrêt du traitement)
Allongement de l'intervalle QT 4
Hoquet, Embolie pulmonaire
Dyspepsie, Reflux gastro-oesophagien, Hémorragie rectale, Hémorragie gastro-intestinale
Fatigue, Fièvre 6, Asthénie, Douleurs, Réaction au niveau du site d'injection 7, Rigidités
* Voir données détaillées dans la rubrique suivante
3 Réactions allergiques/ allergies très fréquentes se produisant pendant la perfusion avec d'éventuelles issues fatales. Réactions allergiques fréquentes telles que : éruption cutanée (notamment urticaire), conjonctivite et rhinite. Réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes fréquentes dont bronchospasme, une sensation de douleur thoracique, un angioedeme, une hypotension et un choc anaphylactique.
4 Allongement de l'intervalle QT pouvant mener à des arythmies ventriculaires incluant des Torsade de Pointes, pouvant être fatales (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
6 Fièvre très fréquente, frissons (tremblements) soit due à une infection (avec ou sans neutropénie fébrile) soit fièvre isolée due à une réaction immunologique.
7 Une réaction au site d'injection incluant une douleur locale, une rougeur, un gonflement et une thrombose ont été rapportés. L'extravasation peut causer une douleur locale ainsi qu'une inflammation pouvant être sévère et entraîner des complications y compris une nécrose, notamment lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
La toxicité dose-limitante liée à l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie sensitive périphérique caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités accompagnée ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent jusque chez 95 % des patients traités. La durée des symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, augmente avec la répétition de ceux-ci.
La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose voire l'arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Cette gêne fonctionnelle qui comprend des difficultés à exécuter certains gestes fins est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m2 (10 cycles) est d'environ 10 %, et de 20 % pour une dose cumulée de 1020 mg/m2 (12 cycles).
Dans la majorité des cas, la symptomatologie neurologique s'améliore ou disparaît complètement à l'arrêt du traitement. Dans le cadre d'un traitement adjuvant du cancer du côlon, 6 mois après l'arrêt du traitement, 87% des patients n'ont plus de symptôme ou que des symptômes modérés. Après plus de 3 ans de suivi, environ 3% des patients présentent soit des paresthésies localisées persistantes d'intensité modérée (2,3%) soit des paresthésies pouvant interférer avec des activités fonctionnelles (0,5%).
Des manifestations neurosensorielles aiguës ont été rapportées (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Elles débutent dans les heures suivant l'administration du médicament et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent habituellement par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypoesthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée touche 1 à 2 % des patients et est caractérisé par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/sensation de suffoquement, sans signe objectif de détresse respiratoire (sans cyanose ni hypoxie) ou par un laryngospasme ou bronchospasme (sans stridor ou sifflement). Une dysesthésie linguale, une dysarthrie et une sensation d'oppression thoracique ont également été observées. Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible même en l'absence de tout traitement. L'allongement de la durée de perfusion favorise la diminution de l'incidence de ces symptômes (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
D'autres symptômes comme une contracture de la mâchoire/des spasmes musculaires/des contractions musculaires/des contractions involontaires/des soubresauts musculaires, une myoclonie, des troubles de la coordination, une démarche anormale, une ataxie, des troubles d'équilibre, une contraction, oppression, gêne, douleur de la gorge ou du thorax ont été occasionnellement observés. Des atteintes des nerfs crâniens peuvent aussi être associées aux effets mentionnés ci-dessus ou survenir de façon isolée telle que ptose des paupières, diplopie, aphonie/dysphonie, enrouement parfois décrit comme une paralysie des cordes vocales, une sensation anormale au niveau de la langue ou dysarthrie parfois décrit comme une aphasie, une névralgie essentielle du trijumeau/une douleur faciale/une douleur oculaire, une diminution de l'acuité visuelle, des troubles du champ visuel.
D'autres symptômes neurologiques comme une dysarthrie, la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte ont été rapportés pendant le traitement par l'oxaliplatine. Des cas isolés de névrite optique ont été rapportés.
Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique ou une atteinte rénale peuvent être provoqués par des diarrhées ou des vomissements sévères, notamment en cas d'association avec le 5-fluorouracile (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Une surveillance hématologique doit être instaurée ainsi qu'un traitement symptomatique.