Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/65995
Timestamp: 2020-02-26 13:35:02+00:00
Document Index: 54100849

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Information professionnelle sur Escitalopram Sandoz®: Sandoz Pharmaceuticals AG
Comprimés pelliculés, comprimés orodispersibles, gouttes à avaler: Escitalopramum ut escitaloprami oxalas.
Comprimés pelliculés: Lactosum; excipiens pro compresso obducto.
Comprimés orodispersibles: Lactosum, Aromatica; excipiens pro compresso.
Gouttes à avaler (20 mg/ml): Ethanolum, Antiox: E310, excipiens ad solutionem.
Contient 11% vol. d'alcool.
Comprimés pelliculés à 5 mg, 10 mg, 15 mg et 20 mg d'escitalopram.
5 mg: ronds, blanc.
10 mg: ovale, blanc, avec sillon de sécabilité.
15 mg: ovale, blanc, avec sillon de sécabilité.
20 mg: ronds, blanc, avec sillon de sécabilité.
Aspect des comprimés orodispersibles
10 mg: ronds, blanchâtres.
20 mg: ronds, blanchâtres.
Gouttes à 20 mg/ml d'escitalopram, 1 ml corresp. 20 gouttes corresp. 20 mg d'escitalopram et contiennent 11% vol. d'alcool.
Aspect des gouttes à avaler:
·Traitement de la dépression dans sa phase initiale et traitement d'entretien pour la prévention des rechutes.
·Prévention de nouveaux épisodes de dépression unipolaire.
·Traitement des phobies sociales.
·L'efficacité à long terme en cas de phobie sociale a été démontrée sur une durée allant jusqu'à 36 semaines.
·Traitement des troubles anxieux généralisés.
·Troubles paniques avec ou sans agoraphobie.
·Traitement des troubles obsessionnels compulsifs.
Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz ne permettent pas de couvrir le dosage de 5 mg.
La bioéquivalence des comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz avec les comprimés pelliculés Cipralex a été démontrée.
Escitalopram Sandoz est administré en une dose unique de 10 mg par jour.
Comprimés orodispersibles 10 mg
Comprimés pelliculés 10 mg
Comprimés pelliculés 20 mg
Gouttes 20 mg/ml
La dose unique usuelle d'Escitalopram Sandoz s'élève à 10 mg par jour.
La dose initiale recommandée dans la première semaine du traitement s'élève à 5 mg, elle est ensuite augmentée à 10 mg par jour. Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz ne permettent pas de couvrir le dosage de 5 mg. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à un maximum de 20 mg une fois par jour.
L'effet à long terme chez les répondeurs (traités par Escitalopram Sandoz 10 ou 20 mg/jour) a été étudié pendant au moins 24 semaines.
La posologie initiale est 5 mg une fois par jour. Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz ne permettent pas de couvrir le dosage de 5 mg. En fonction de la réponse individuelle du patient, la posologie peut être augmentée à 10 mg une fois par jour (voir «Pharmacocinétique»). Les patients >60 ans n'ont presque pas fait l'objet d'études dans l'indication des troubles obsessionnels compulsifs.
Escitalopram Sandoz n'est pas recommandé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans (voir «Mises en garde et précautions»).
Insuffisance hépatique: Une dose initiale de 5 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines. Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz ne permettent pas de couvrir le dosage de 5 mg.
Comprimés pelliculés 5 mg
Le dosage doit être prudent. Une dose initiale de 5 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines. Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz ne permettent pas de couvrir le dosage de 5 mg.
Les comprimés pelliculés Escitalopram Sandoz et les gouttes à avaler Escitalopram Sandoz 20 mg/ml sont administrés une fois par jour et peuvent être pris indépendamment des repas.
Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz sont administrés une fois par jour et doivent être pris en dehors des repas. Le comprimé orodispersibles Escitalopram Sandoz doit être déposé sur la langue où il se dissoudra rapidement. Il peut être pris sans eau. Vu que les comprimés orodispersibles se brisent facilement, ils doivent être extraits du blister avec précaution.
Les comprimés orodispersibles conviennent également aux patients présentant des troubles de la déglutition.
Les gouttes à avaler Escitalopram Sandoz peuvent être uniquement mélangées à de l'eau, du jus d'orange ou du jus de pomme. Les gouttes ne doivent pas être mélangées avec des liquides autres que ceux mentionnés précédemment ni avec d'autres médicaments.
En cas de problèmes pour couper les comprimés pelliculés par main, il est recommandé d'utiliser un coupe-comprimés
·Hypersensibilité à l'escitalopram ou à l'un des excipients.
·L'administration simultanée d'inhibiteurs irréversibles (non sélectifs ou sélectifs) de la MAO (voir «Interactions»).
·L'association d'inhibiteurs réversibles de la MAO-A (p.ex. du moclobémide) ou du linézolide, inhibiteur réversible et non-sélectif de la MAO (voir «Interactions»).
·L'administration simultanée de pimozide (voir «Interactions»).
·L'escitalopram est contre-indiqué chez les patients sujets à un allongement de l'intervalle QT connu ou à un syndrome du QT long congénital.
·L'escitalopram est contre-indiqué lors d'utilisation simultanée de médicaments connus pour allonger l'intervalle QT (voir «Interactions»).
La préparation d'Escitalopram Sandoz gouttes à avaler 20 mg/ml contient de l'alcool (11% v/v).
Escitalopram Sandoz ne doit pas être utilisé pour traiter l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans. Dans des études cliniques menées chez l'enfant et l'adolescent, une augmentation du comportement suicidaire (tentatives de suicide et pensées suicidaires) ainsi qu'une attitude d'hostilité (principalement un comportement agressif et oppositionnel ainsi que des crises de rage) ont été observées plus fréquemment sous traitement par des antidépresseurs que sous placebo. En cas de nécessité clinique d'un traitement antidépresseur, le patient doit être étroitement surveillé à la recherche de symptômes suicidaires.
De plus, on ne dispose d'aucune donnée à long terme sur la sécurité chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
Les autres troubles psychiatriques pour lesquels Escitalopram Sandoz est prescrit peuvent également être associés à un risque accru d'évènements de type suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à une dépression. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant de troubles dépressifs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques.
Certains patients souffrant de trouble panique peuvent présenter une exacerbation des symptômes anxieux en début de traitement par antidépresseur. Cette réaction paradoxale s'estompe généralement au cours des 2 premières semaines de traitement. Il est donc conseillé de débuter le traitement à faible dose afin de réduire le risque de survenue de cet effet anxiogène (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Acathésie/agitation psychomotrice
L'utilisation des ISRS/IRSN a été associée au développement d'une agitation psychomotrice ou d'une acathésie, caractérisée par une agitation ressentie comme désagréable ou pénible et un besoin de bouger souvent, ainsi que par une impossibilité à rester assis ou debout tranquillement. Ces troubles surviennent le plus souvent au cours des toutes premières semaines de traitement. Une augmentation de posologie peut être préjudiciable aux patients ayant développé ces symptômes.
Il existe des rapports qui font état d'un allongement du temps de saignement et/ou de troubles hémorragiques (p.ex. ecchymoses, hémorragies gynécologiques, hémorragies gastro-intestinales et autres saignements cutanés et muqueux) sous thérapie aux ISRS. La prudence est recommandée chez les patients prenant des ISRS, en particulier lors d'une prise concomitante d'anticoagulants oraux et de médicaments inhibant l'agrégation plaquettaire (p.ex. l'acide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, la ticlopidine et le dipyridamol) ainsi que chez les patients avec antécédents de troubles hémorragiques.
La prudence est conseillée lorsqu'Escitalopram Sandoz est administré en même temps que des médicaments à effet sérotoninergique comme le sumatriptan ou d'autres triptanes, le tramadol et le tryptophane. La prise simultanée d'ISRS et de médicaments sérotoninergiques peut déclencher l'apparition d'un syndrome sérotoninergique. L'association de symptômes tels que l'agitation, les tremblements, la myoclonie et l'hyperthermie peut indiquer le développement d'un syndrome sérotoninergique. Dès l'apparition de tels symptômes, il faut interrompre immédiatement la prise d'ISRS et de médicaments sérotoninergiques et procéder à un traitement symptomatique.
Symptômes de sevrage/arrêt du traitement
L'arrêt du traitement par Escitalopram Sandoz doit prévoir une réduction progressive de la dose sur une période de 1–2 semaines pour éviter l'apparition de symptômes de sevrage. Même après l'interruption du traitement, les patients doivent être étroitement surveillés, car un risque de rechute en dépression (accompagné à nouveau d'un potentiel suicidaire) ou de symptômes de sevrage existe (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Effets indésirables»).
Les ISRS dont l'escitalopram peuvent avoir un effet sur le diamètre de la pupille, entraînant une mydriase. Cet effet mydriatique peut réduire l'angle de l'oeil, conduisant à une augmentation de la pression intraoculaire et à un risque de glaucome à angle fermé, en particulier chez les patients prédisposés. L'escitalopram doit donc être utilisé avec précaution chez les patients ayant un glaucome à angle fermé ou des antécédents de glaucome.
Des études chez l'animal ont montré que le citalopram affecte la qualité du sperme (voir «Données précliniques»).
Un impact sur la fertilité humaine n'a pas été observé à ce jour.
Les comprimés pelliculés d'Escitalopram Sandoz et d'Escitalopram Sandoz comprimés orodispersibles contiennent du lactose. Ce médicament ne doit pas être utilisé par des personnes présentant une maladie métabolique rare comme une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose-galactose.
L'association de l'escitalopram avec des inhibiteurs irréversibles non-sélectifs de la MAO est contre-indiquée. Un traitement par Escitalopram Sandoz doit débuter au plus tôt 14 jours après l'arrêt d'un traitement par un inhibiteur irréversible de la MAO. Un traitement par des inhibiteurs irréversibles et non sélectifs de la MAO doit commencer au plus tôt 7 jours après l'arrêt d'un traitement par Escitalopram Sandoz.
Autrement une thérapie avec Escitalopram Sandoz devrait être commencée au plus tôt 1 jour après l'arrêt du traitement par moclobémide, inhibiteur sélectif réversible de la MAO-A.
En raison du risque de syndrome sérotoninergique, aucune association d'Escitalopram Sandoz avec la sélégiline (inhibiteur sélectif de la MAO-B) ne devrait avoir lieu. L'administration simultanée de citalopram racémique et de sélégiline (jusqu'à 10 mg par jour) n'a conduit à aucune interaction de pertinence clinique. Aucune expérience à long terme n'existe sur l'administration simultanée de citalopram et de sélégiline chez des patients parkinsoniens.
Aucune étude de pharmacocinétique et pharmacodynamique n'a été effectuée sur l'utilisation de l'escitalopram simultanément avec d'autres médicaments allongeant l'intervalle QT. Un effet additif de l'escitalopram et de ces agents pharmaceutiques ne peut pas être exclu. C'est pourquoi l'administration d'escitalopram en combinaison avec des médicaments qui allongent l'intervalle QT, comme p.ex. les antiarythmiques de classe IA ou III, les antipsychotiques (p.ex. les dérivés de phénothiazine, le pimozide, l'halopéridol), les antidépresseurs tricycliques, certains agents antimicrobiens (p.ex. la moxifloxacine, l'érythromycine IV, la pentamidine, les substances antimalaria, en particulier l'halofantrine) ainsi que certains antihistaminiques (mizolastine) est contre-indiquée.
L'administration simultanée de substances comme le tramadol, le sumatriptan et d'autres triptanes peut conduire à un renforcement de l'effet associé à la 5-HT. En conséquence, la prudence est recommandée lors de la prise simultanée d'Escitalopram Sandoz et de substances sérotoninergiques.
La prise simultanée d'ISRS et d'anticoagulants peut entraver la coagulation sanguine. Chez les patients qui prennent des anticoagulants, les paramètres de coagulation doivent être surveillés au début et à la fin d'un traitement par Escitalopram Sandoz.
Effets d'autres médicaments sur la pharmacocinétique de l'escitalopram
Ritonavir, kétoconazole
La pharmacocinétique de l'escitalopram subit des modifications parfois statistiquement significatives lors de l'administration simultanée de Ritonavir (inhibiteur du CYP3A4) ou de kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) (p.ex. la Clescitalopram diminue de manière statistiquement significative lors de l'administration simultanée de kétoconazole). La pertinence clinique de cette observation est encore incertaine.
Effets de l'escitalopram sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
Des études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»). Escitalopram Sandoz sera utilisé pendant la grossesse uniquement en cas de nécessité absolue.
Le sevrage s'impose si un traitement par Escitalopram Sandoz s'avère nécessaire.
occasionnel: (≥1/1000, <1/100);
rare: (≥1/10'000, <1/1000).
Fréquence indéterminée: sécrétion inappropriée d'ADH.
Fréquent: baisse de l'appétit, augmentation de l'appétit, prise de poids.
Fréquence indéterminée: hyponatrémie, anorexie¹.
Fréquent: anxiété, inquiétude, rêves anormaux, diminution de la libido, anorgasmie chez la femme.
Occasionnel: bruxisme, agitation, nervosité, attaques de panique, état confusionnel.
Rare: agressivité, dépersonnalisation, hallucinations.
Fréquence indéterminée: manie, idées suicidaires, comportement suicidaire2.
Fréquent: insomnie, somnolence, vertige, paresthésies, tremblements.
Occasionnel: dysgueusie, troubles du sommeil, syncope.
Rare: syndrome sérotoninergique.
Fréquence indéterminée: dyskinésies, troubles du mouvement, crises épileptiques, agitation psychomotrice/acathésie¹.
Occasionnel: mydriase, troubles visuels.
Fréquence indéterminée: allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme.
Fréquent: sinusite, bâillements.
Fréquent: diarrhées, constipation, vomissements, sécheresse buccale.
Occasionnel: hémorragies gastro-intestinales (incluant des rectorragies).
Fréquence indéterminée: hépatite, tests hépatiques anormaux.
Fréquent: sudation accrue.
Occasionnel: urticaire, alopécie, éruption cutanée, prurit.
Fréquence indéterminée: ecchymose, angioedème.
Fréquent: arthralgie, myalgie.
Fréquent: troubles de l'éjaculation, impuissance.
Occasionnel: métrorragie, ménorragie.
Fréquent: fatigue, fièvre.
Occasionnel: oedème.
¹: Ces effets indésirables sont valables pour toute la classe thérapeutique des ISRS.
2: Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par escitalopram ou peu après son arrêt (voir «Mises en garde et précautions»).
Un antidote spécifique n'est pas connu. Il faut libérer les voies aériennes et les garder dégagées, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates. Le lavage gastrique et l'administration de charbon activé doivent être envisagés. Le lavage gastrique doit être effectué dès que possible après ingestion du médicament. La surveillance de la fonction cardiaque par ECG et des signes vitaux en combinaison avec les mesures de soutien générales orientées aux symptômes est conseillée.
Efficacité lors de dépressions
Efficacité lors de symptômes anxieux associés à la dépression
Efficacité lors de phobies sociales
Efficacité lors de troubles anxieux généralisés
Les données cumulées de trois études de protocole similaire, menées chez un total de 421 patients traités par l'escitalopram et de 419 patients traités par placebo ont mis en évidence un taux de répondeurs de 47,5% (escitalopram) et de 28,9% (placebo) et une rémission de 37,1% (escitalopram) et de 20,8% (placebo). La persistance de l'effet a été observée après une semaine.
Efficacité lors de troubles paniques
L'efficacité de l'escitalopram a été démontrée lors d'une étude contrôlée par placebo d'une durée de 10 semaines avec un dosage flexible d'escitalopram 5–20 mg par jour et le citalopram racémique 10–40 mg par jour.
Efficacité lors de troubles obsessionnels compulsifs
Une étude clinique randomisée, en double aveugle a montré que l'escitalopram 20 mg par jour provoque une plus grande réduction du score après 12 semaines sur les échelles suivantes par rapport au placebo: Y-BOCS (Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale) score global (différence moyenne: 3,21 points), Y-BOCS sous-échelle obsessions/rituels et NIMH-OCS (National Institute of Mental Health Obsessive Compulsive Scale) score global. Le résultat obtenu avec l'escitalopram 10 mg par jour sur le score global de l'échelle Y-BOCS après 12 semaines était numériquement différent du placebo (différence moyenne: 1,97 points), mais n'atteignait pas la signifiance statistique (p= 0,052).
Après 24 semaines, les deux doses, soit celle de 10 mg (différence moyenne: 2,56 points) et celle de 20 mg (différence moyenne: 3,55 points) d'escitalopram par jour, étaient supérieures au placebo dans les analyses statistiques (évaluation du critère primaire score global de l'échelle Y-BOCS ainsi que les sous-échelles obsessions/rituels de Y-BOCS et le score global de NIMH-OCS).
Y-BOCS Réduction ≥30%
(prédéfinie)
58,0**
56,1**
Supériorité statistiquement significative par rapport au placebo: * p <0,05; ** p <0,01
L'analyse primaire d'efficacité a montré une efficacité supérieure et statistiquement significative de l'escitalopram par rapport au placebo sur le délai jusqu'à la rechute des troubles obsessionnels compulsifs; le pourcentage de patients ayant une rechute était statistiquement significativement supérieur dans le groupe placebo (52%) par rapport au groupe escitalopram (23%). L'efficacité observée était statistiquement significative, aussi bien dans le groupe de 10 mg (10% de rechutes sous escitalopram contre 35% sous placebo) que dans le groupe de 20 mg (26% de rechutes sous escitalopram contre 54% sous placebo), p= 0,014 et p <0,001.
Dans une étude en double aveugle, contrôlée par placebo, de l'ECG chez des sujets sains, la variation par rapport à l'état initial du QTc (correction de Fridericia) a été de 4,3 ms (90% CI 2,2–6,4) à la posologie de 10 mg par jour et de 10,7 ms (90% CI 8,6–12,8) lors d'un dosage de 30 mg/jour, ce qui est au-dessus de la recommandation (voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions», «Interactions», «Effets indésirables» et «Surdosage»).
L'escitalopram est pratiquement entièrement absorbé après administration orale. La prise simultanée de nourriture n'influence pas l'absorption. Lors de l'administration de doses multiples, les taux plasmatiques maximaux sont atteints en l'espace de 4 heures.
Les comprimés orodispersibles Escitalopram Sandoz sont bioéquivalents avec les comprimés pelliculés Cipralex.
La pharmacocinétique est linéaire. Les taux plasmatiques à l'état d'équilibre sont atteints après une semaine environ. En administrant une dose quotidienne de 10 mg, la concentration moyenne à l'état d'équilibre s'élève à 50 nmol/l (intervalle 20–125 nmol/l).
Le volume de distribution s'élève à 12–26 l/kg après administration orale. Les données sur le citalopram permettent d'estimer une liaison aux protéines plasmatiques inférieure à 80% pour l'escitalopram et pour ses métabolites principaux.
L'escitalopram est métabolisé en déméthylescitalopram et didéméthylescitalopram. Les deux métabolites possèdent une action pharmacologique. L'oxyde N-escitalopram peut également être formé parallèlement. L'escitalopram et ses métabolites sont en partie éliminés sous forme de glucuronides. Dans le plasma, l'escitalopram est retrouvé en majeure partie sous forme non-modifiée. Après administration de doses multiples, 28–31% de la concentration d'escitalopram se retrouvent sous forme de déméthylescitalopram et <5% sous forme de didéméthylescitalopram. La biotransformation de l'escitalopram en métabolites déméthylés a lieu principalement par le CYP2C19, éventuellement avec une participation des CYP3A4 et CYP2D6.
La demi-vie d'élimination (t½β) après administration de doses multiples est d'environ 30 heures, la clairance plasmatique orale (Cloral) est d'environ 0,6 l/min.
On suppose que l'escitalopram et ses métabolites principaux – tout comme le citalopram racémique – sont éliminés par le foie (voie métabolique) et par les reins, la plus grande partie de la dose apparaissant sous forme de métabolites dans les urines. La clairance hépatique repose principalement sur le système enzymatique P450.
Pour cause d'expérience insuffisante en la matière, la sécurité d'emploi de l'escitalopram n'est pas suffisamment établie lors d'insuffisance rénale. Dans le cadre d'études portant sur le citalopram racémique, une demi-vie plus longue et une légère augmentation du taux plasmatique ont été mesurées chez les patients ayant une fonction rénale réduite (Clcr 10–53 ml/min). Les concentrations plasmatiques des métabolites n'ont pas été mesurées, elles sont éventuellement augmentées.
Des études d'embryotoxicité réalisées sur le rat ont révélé des effets toxiques (diminution du poids du foetus et retard réversible de l'ossification), toutefois à des AUC plus élevées que celles atteintes dans la pratique clinique. Le taux de malformations n'était pas accru. Des études périnatales et postnatales ont montré une baisse du taux de survie pendant la période de lactation à des AUC plus élevées que celles atteintes dans la pratique clinique.
Des études chez l'animal ont montré que le citalopram entraîne une diminution des indices de fécondité et de gestation, ainsi qu'une diminution du nombre de nidation, des tubes séminifères endommagés et un sperme anormal.
Aucune donnée chez l'animal relative à ce sujet n'est disponible pour l'escitalopram.
Les gouttes orales ne doivent être mélangées qu'avec de l'eau, du jus d'orange ou du jus de pomme. Les gouttes à avaler Escitalopram Sandoz 20mg/ml ne doivent pas être mélangées avec d'autres médicaments car d'autres études de compatibilité n'ont pas été menées.
Après ouverture du flacon à gouttes, les gouttes à avaler Escitalopram Sandoz 20 mg/ml sont à utiliser dans les 8 semaines.
Escitalopram Sandoz comprimés pelliculés et Escitalopram Sandoz comprimés orodispersibles: Conserver dans l'emballage original, à température ambiante (15−25 °C) et hors de la portée des enfants.
Escitalopram Sandoz 20 mg/ml gouttes à avaler: Conserver le flacon à gouttes dans l'emballage original, debout et bien fermé, à température ambiante (15–25 °C) et hors de la portée des enfants.
Indications sur la teneur en alcool
La formulation Escitalopram Sandoz 20 mg/ml gouttes à avaler contient 11% vol. d'alcool.
62641, 65995, 65625 (Swissmedic).
Escitalopram Sandoz 5 mg: 14, 28 et 98 comprimés pelliculés. [B]
Escitalopram Sandoz 10 mg: 14, 28, 50 et 98 comprimés pelliculés. [B]
Escitalopram Sandoz 15 mg: 14, 28 et 98 comprimés pelliculés. [B]
Escitalopram Sandoz 20 mg: 14, 28, 50 et 98 comprimés pelliculés. [B]
Escitalopram Sandoz 10 mg: 14, 30 et 60 comprimés orodispersibles. [B]
Escitalopram Sandoz 20 mg: 30 et 60 comprimés orodispersibles. [B]
Escitalopram Sandoz 20 mg/ml: 15 ml gouttes à avaler. [B]