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Timestamp: 2018-02-18 08:28:45+00:00
Document Index: 314163302

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Site BASOL numéro : 33.0314
Date de publication de la fiche : 14/12/2016
Nom usuel du site : ESSO Raffinerie de Bègles
Adresse : 213, Cours Victor Hugo
LAMBERT93 418656 6418206 Adresse (rue)
LAMBERT II ETENDU 370846 1982576 Adresse (rue)
Bègles 10/10/2016 AM 968 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
Bègles 10/10/2016 AM 971 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
Bègles 10/10/2016 AM 972 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
Bègles 10/10/2016 AM 973 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
Bègles 10/10/2016 AM 974 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
Bègles 10/10/2016 AM 970 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
Bègles 10/10/2016 AM 969 Parcellaire parfait actuel cadastre.gouv.fr
plan-cartographique-33.0314.pdf
plan-cartographique-33.0314--1.pdf
plan-cartographique-33.0314--1.pdf : plan cadastral 29 02 2016
plan-cartographique-33.0314.pdf : plan zones travaux et points surveillance
Nom : ESSO SAF
Caractérisation du site à la date du 12/10/2016
Ancien site de la raffinerie ESSO à Bègles. Le site, d'environ 4 ha se situe au coeur de la vile de Bègles, dans une zone essentiellement résidentielle. Il est bordé par l'avenue Saint Paulin au sud et le Cours Victor Hugo, puis la rUe Ferdinand Buisson à l'est.
Ce site très ancien a accueilli :
- des activités de raffinage du milieu du XIXème siècle jusqu'aux années 1950, date à laquelle le site est transformé en dépôt pétrolier,
- un dépôt pétrolier remplacé peu à,peu (vers 1960 - 1970) par du stockage et du nettoyage de matériel de forage,
- depuis les années 1970, le site n'accueille plus que des bureaux (siège social d'ESSO REP), puis, après une période d'inoccupation, des entreprises extérieures.
En 2010, ESSO envisage de vendre le site à la Mairie de Bègles pour un usage d'activités commerciales et industrielles.
1.1 - Les différentes études et diagnostics réalisés sur l'ancien site ESSO de Bègles, entre 2001 et 2012,ont montré la présence d'impacts :
- par des métaux dans les sols : Arsenic avec des maximum de 270 à 780 mg/kg et Plomb avec des maximum de 340 à 3800 mg/kg,
- par des hydrocarbures lourds dans les sols avec des maximum de 820 à 14000 mg/kg,
- par des HAP (essentiellement Benzo(a)pyrène) dans les sols avec des maximum de 0,1 à 7,9 mg/kg,
- par des métaux dans dans la nappe : Arsenic avec un maximum de 870 µg/l et Plomb avec un maximum de 40 µg/l en amont du site,
- par des Hydrocarbures dans la nappe avec un maximum de 1200 µg/l au droit du site,
- par du Benzène dans la nappe avec un maximum de 210 µg/l au droit du site,
- par des composés OHV, notamment en amont hydraulique, tels que le Chorure de Vinyle : 1,3 µg/l et le 1,2 dichloréthane : 5 µg/l,
- par l'impact des hydrocarbures à l'aval immédiat hors liste : 1100 à 4000 µg/l (produits lourds),
- par un risque de migration vers l'aval hydraulique d'un panache de pollution des eaux souterraines des hydrocarbures. Les résultats montrent que la pollution des eaux souterraines notée au droit du site migre vers l’aval hydraulique, avec en particulier des concentrations en hydrocarbures supérieures à la limite de qualité des eaux brutes destinées à la production d’eau potable (1 100 µg/l en Pz H). Cependant, la migration est limitée à l’aval immédiat du site, les résultats des analyses en PzI et dans les puits privés n’ayant pas montré d’anomalies particulières en hydrocarbures.
Les résultats d’avril 2009 confirment cette tendance à la propagation vers l’aval de la pollution puisque l’on retrouve des concentrations notables en hydrocarbures sur Pz H (850 µg/l).
- par la présence, à l'aval du site, de puits privés captant l'eau de la nappe phréatique à des fins d'arrosage,
- par la présence dans les gaz du sol à proximité des bureaux inoccupés en 2010, de fortes teneurs en hydrocarbures volatils,
1.2 - Contexte hydrogéologique
L’ensemble du site est recouvert par une couche de remblais d’une épaisseur comprise entre 1 m et 2,8 m pouvant localement contenir des scories et mâchefers probablement issus des opérations anciennes de remblaiement du secteur.
Le site de Bègles est situé sur une terrasse alluviale ancienne de la Garonne, à l’altitude +12 m NGF environ, soit à peu près 9 m au-dessus du niveau des rives de la Garonne distante de 2 km environ. Le substratum des alluvions est constitué par les calcaires du Stampien (Calcaires à Astéries) caractérisés par une très forte karstification et une altération de sa partie supérieure en argile de décalcification de couleur ocre/marron.
Au droit du site, la première nappe rencontrée est la nappe des calcaires oligocènes, à écoulement régional orienté d’Ouest en Est, c’est-à-dire en direction de la Garonne. Le niveau d’eau est rencontré vers 6-7 m de profondeur au droit du site.
Le sens d'écoulement global de la nappe superficielle est Nord-Nord-Est.
1.3 - Schéma conceptuel
Les métaux Arsenic et Plomb sont très peu mobilisables. Les concentrations des tests de lixiviation sont proches ou inférieures à la limite de quantification du laboratoire. Un impact est toutefois observé sur la nappe en amont et au droit du site, mais faible en limite aval du site.
La présence de métaux en surface dans les zones non recouvertes (dites gravillons) présente un risque potentiel par inhalation/ingestion de poussières.
Les hydrocarbures de type lourds se situent en profondeur. Ils engendrent peu d'impact sur la nappe. La présence d'hydrocarbures légers et volatils en surface présente un risque potentiel par inhalation.
A l’aval du site, des puits privés captant l’eau de la nappe phréatique à des fins d’arrosage.
Une Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS) a été menée sur la base des mesures d’air ambiant (réalisés dans les bâtiments H, I et J au Nord-Est), pour un usage industriel (présence d’adultes uniquement) et pour la voie d’exposition par inhalation de vapeurs.
Les analyses d'air ambiant mesurées à l'intérieur des bâtiments occupés ont montré des teneurs faibles en composés organiques volatils.
Les calculs de risques montrent des résultats inférieurs aux valeurs de référence pour les effets toxiques et cancérigènes.
Toutefois, la durée d’exposition prise en compte est de 9 ans, correspondant à la durée de location du site avant sa vente, ce qui n'est pas conforme à la méthodologie qui prévoit une durée de 30 ans d'exposition pour la population générale.
C'est la raison pour laquelle, et à titre de précaution, il est prévu un système de traitement des gaz du sol (SVE), réduisant ainsi les concentrations de la source de pollution et coupant la voie de transfert des vapeurs vers les usagers et supprimant par conséquent tout risque sanitaire lié à l’inhalation de vapeurs d’hydrocarbures par les usagers des bâtiments.
L'analyse des risques Résiduels (ARR) sera à mener en fin de traitement.
3 - PLAN DE GESTION
Dans le cadre de la cession des terrains à la Ville de Bègles, cette dernière souhaite conserver les milieux et les zones à enjeux écologiques dans le cadre du redéveloppement du site en Parc de l’Intelligence Environnementale.
Le bilan coûts-avantages des mesures de gestion proposées pour la problématique des hydrocarbures lourds dans les sols met par ailleurs en évidence des contraintes importantes en terme :
- d’emprise au sol des travaux,
- de travaux de démolition préalables à l’excavation,
- de nécessité d’engager des techniques de soutènement importantes pour maintenir les bâtiments existants dans des conditions de sécurité satisfaisantes,
- de perturbations importantes pour l’activité des entreprises présentes,
- de trafic routier dans le centre-ville de Bègles,
- de coût au regard du volume de terres impactées à traiter.
3.1 - pour les sols (problématique métaux) :
excavation des spots métaux dans la zone « Gravillons » (suppression de la source, environ 80 m3) et remblaiement. Par souci d'équité et de cohérence, ESSO a proposé des objectifs d'excavations des spots de métaux en surface des zones découvertes, basés sur la moyenne des teneurs rencontrées dans les remblais noirâtres de sub-surface de la région (CUB), à savoir : 23 mg/kg pour l’arsenic et 350 mg/kg pour le plomb.
maintien des pelouses / aires de stationnement en l’état (voie de transfert coupée),
mise en place de restrictions d’usage sur les zones de pelouse (surface).
3.2 - pour les sols (problématique hydrocarbures lourds) :
maintien des sols en place,
mise en place de 2 piézomètres en position aval du site (sud-est),
suivi semestriel de la qualité des eaux souterraines sur site et hors site (2 ouvrages amont, 2 ouvrages sur site et 3 ouvrages aval avec analyses des paramètres HCT C5-C40, CAV, métaux) durant 4 ans (bilan quadriennal),
mise en place de servitudes d’usages sur site.
3.3 - pour les sols et les gaz du sol (problématique hydrocarbures légers) :
absence de risque sanitaire pour les usagers adultes en intérieur (bâtiment H, I et J) sur une durée de 9 ans, maintien des sols en place,
mise en place d’un système de traitement des gaz du sol (bâtiments H, I et J).
3.4 - pour la nappe souterraine (problématique hydrocarbures) :
mise en place d’essai pilotes durant 2 ans pour la réalisation éventuelle d’une barrière hydraulique
mise en place de 2 piézomètres en position aval du site (sud-est) : Pz J et Pz K,
suivi semestriel de la qualité des eaux souterraines sur site et hors site durant 4 ans (bilan quadriennal).
4 -TRAVAUX
Le plan de gestion proposé par ESSO recueille globalement l'aval de la DREAL. Il peut être mis en œuvre pour rendre les terrains compatibles avec l'usage industriel et commercial prévu.
Pour ce qui concerne les métaux dans les sols, les concentrations sont nettement supérieures à celles des remblais anthropiques indifférenciés rencontrés ailleurs sur le territoire de la CUB.
La distorsion avec l'environnement naturel et anthropique est toutefois plus grande sur l'arsenic qui résulte probablement de la qualité des remblais utilisés sur le site lors de sosn développement et/ou des pollutions génériques héritées de la raffinerie du XIXème siècle.
Par souci d'équité et de cohérence, les objectifs d'excavations des spots de métaux en surface des zones découvertes, sont basés sur la moyenne des teneurs rencontrées dans les remblais noirâtres de sub-surface de la région (CUB), à savoir : 23 mg/kg pour l’arsenic et 350 mg/kg pour le plomb.
Les zones laissées en l'état seront maintenues confinées, soit sous une couche de terre ou de matériaux sains recevant les espaces verts, soit sous les bâtiments, les voiries, les parkings, etc.
La mesure de couverture de l’ensemble de la zone de « gravillons », n’est pas proposée et n’a aucune justification particulière, les risques résiduels après travaux étant d’ores et déjà démontrés comme conformes aux seuils de risque en vigueur.
Le traitement des composés volatils sera mis en œuvre au droit des 3 bâtiments occupés.
Dans la mesure où le transfert de pollution de la nappe est confirmé à l'aval hydraulique, ce transfert sera supprimé par l'installation d'une barrière hydraulique qui fera l'objet, au préalable, d'un essai pilote pendant une durée de 2 ans. L'objectif est également de faire diminuer les concentrations sur site et d'obtenir des concentrations inférieures à 1 mg/l en limite de site.
Sur proposition de l'inspection du 05/04/2012, l'arrêté préfectoral du 08/06/2012 prescrit les mesures de gestion ci-dessus.
Les travaux d'excavation des spots d'Arsenic et de Plomb ont été effectués dans la zone "Gravillons" de novembre à décembre 2012, 492 tonnes de terres pollués ont été excavées sur 50 cm de profondeur et envoyés au centre de stockage OCCITANIS 1 Graulhet. Les objectifs de dépollution ( As 23 mg/kg et Pb 350 mg/kg) ont été largement atteintes ont été remblayées par des matériaux d'apport sains.
Le système de dépollution par SVE (Soil Vapour Extraction) mis en place est composé :
- de 37 aiguilles d’extraction ;
- d’une unité d’extraction et de traitement des gaz du sol.
Ce dispositif fonctionne depuis le 2 mai 2013.
Rapport de juillet 2013 :
Le débit d’air global extrait et traité par l’ensemble de l’installation est d’environ 1 072 m3/h en moyenne
sur les trois lignes. Le système a fonctionné 66 jours entre mai et juillet 2013 soit un taux de
fonctionnement de l’ordre de 80 %. La période a notamment été marquée par 2 phases d’arrêt de
l’installation pour des raisons techniques.
En entrée de traitement, le flux extrait de polluants est constitué à 99% d’hydrocarbures HC C5-C12
(analyse en entrée d’unité). Les teneurs sont variables, comprises entre 75,61 et 528,85 mg/m3 soit en
moyenne 212 mg/m3. Au total, 359 kg de composés organiques volatils ont été fixés par le charbon
actif. Il est également à noter un abattement du flux entrant de l’ordre de 85 % entre l’état 0 et juillet
En sortie de traitement, les teneurs sont inférieures au seuil de rejet fixé. Toutefois, on note une
concentration en hydrocarbures HC C5-C12 de 340 mg/m3 lors de la phase de réglages et d’essais du
venting ayant entraîné un changement immédiat de la charge de charbon actif.
6.2. Suivi mensuel au droit des aiguilles les plus impactées du site
Des campagnes de suivis des ouvrages au PID et des prélèvements d’air ont été réalisées en avril (état
0), mai et juin 2013. La campagne de juillet 2013 n’a pas pu être réalisée pour des raisons techniques.
Ces campagnes d’analyses ont permis de mettre en évidence :
- pour toutes les aiguilles de Venting, la présence majoritairement d’hydrocarbures HC C5-C12
dans les gaz du sol associés parfois sur certaines aiguilles à des BTEX ;
- de faibles teneurs sur les ouvrages du bâtiment I sur les 3 campagnes ;
- des fortes concentrations sur 19 % des aiguilles situées majoritairement sur les bâtiments H et
J avec une teneur maximale de 9 038 mg/m3 en HC C5-C12 sur H8 en mai 2013 ;
- une évolution des teneurs moyennes sur les 10 aiguilles à la baisse entre avril et mai 2013 (de
1 300 à 1 000 mg/m3), puis une augmentation de cette teneur moyenne entre mai et juin 2013
(de 1 000 à 1 500 mg/m3).
Il est également constaté sur ce premier trimestre de fonctionnement une corrélation entre la baisse des
valeurs mesurées au PID et les conditions climatiques, en particulier les épisodes pluvieux ; ce
phénomène est très marqué sur le bâtiment H.
Les prochaines campagnes mensuelles sont programmées en août, septembre et octobre 2013.
Le traitement se poursuit.
Le dispositif exploité en phase pilote pour une période de 2 ans, comprend :
- Une barrière hydraulique installée en limite intérieure aval est du site comprenant 7 puits de
- Une unité de traitement des eaux pompées constituée d’un séparateur d’hydrocarbures avec à
son aval, 2 filtres à charbon actif « eau » installés en série.
Les travaux réalisés sur le site ESSO de Bègles ont permis d’extraire environ 1,8 kg d’hydrocarbures.
Le suivi de la qualité des eaux souterraines sur les ouvrages de contrôle indique :
Pour les ouvrages de surveillance :
- Des concentrations inférieures ou proches de la limite de quantification du laboratoire
sur l’ensemble des paramètres en amont et latéral hydraulique de la barrière (PzC et
PzG) ;
- Des anomalies en HC Totaux C10-C40 sur PzJ en aval du site : 1 900 Gg/l en juillet ;
- Des fortes concentrations en HC volatils C5-C10 en aval du site sur PzK (3 900 Gg/l en
juin et 3 000 Gg/l en juillet) et PzJ (890 Gg/l en juin et 860 Gg/l en juillet) ;
- L’absence d’impact en BTEX sur l’ensemble des ouvrages ;
Pour les ouvrages de la barrière hydraulique :
- La moyenne des concentrations en HC Totaux C5-C40 (calculée à partir des
concentrations mesurées au droit des 7 puits) est inférieure à la valeur-seuil fixée par
l’arrêté préfectoral (1 000 μg/l) pour les campagnes de mai, juin et juillet 2013 ;
- Il n’est pratiquement pas ou peu détecté de CAV-BTEX dans les puits de la barrière.
Le suivi du traitement des eaux pompées indique que :
Les teneurs de l’ensemble des paramètres mesurées en aval du traitement sont conformes aux valeurs
de rejet définies par la CUB entre mai et juillet 2013.
Sur le prélèvement du 11 juillet 2013, une concentration en hydrocarbures HC C5-C10 (200 Gg/l) au rejet
annonce un changement du charbon actif du fait de l’impact des MES et du Fer dissous limitant
l’absorption des hydrocarbures.
Le changement est programmé en août 2013.
Recommandations et poursuite des travaux :
Compte-tenu des problèmes rencontrés lors du traitement des eaux de la barrière hydraulique (MES et
Fer dissous), le système est actuellement à l’arrêt depuis le 31 juillet et une solution de traitement
complémentaire des MES et du Fer dissous est à l’étude et devrait être mise en place pour le début
d’année 2014, afin de relancer au plus vite le fonctionnement de la barrière hydraulique.
Toutefois au cours du prochain trimestre, le suivi mensuel de la qualité des eaux souterraines sera
Etat d'avancement février - avril 2014 :
Barrière hydraulique :
- arrêt de juillet 2013 à mars 2014 : colmatage par le fer, mise en place d'une unité de déferrisation,
- remise en route du pompage : confinement de la nappe confirmée en limite de site,
- présence d'HCTX en phase libre en P4, PZA et P5,
- faible résiduel, épaisseurs mm à cm,
- faible récupération (1 litre),
- concentrations aval site supérioeures aux valeurs fixées par l'arrêté,en PZJ 580 M Est site) et en PZK (120m Sud-ESt site), origine incertaine.
Gaz du sol : soil vapour extraction (SVE) autour des bâtiments H, I et J
- taux de fonctionnement 89%,
- faibles valeurs PID (quelques ppmv),
- 10 puits sur les 37 installés restent légèrement productifs,
aucun effet "rebond" dans les puits fermés depuis octobre 2013 (seul le puits J1 a été remi en service),
- 55 kg de COV récupérés (890 kg depuis le début du traitement).
Etat d'avancement mai - juillet 2014 :
- reprise du pompage depuis mars 2014,
- confinement de la nappe confirmée en limite de site,
- absence de de phase libre en P5,
- épaisseurs résiduelles 1 à 3 cm en P4 et PzA,
- faible récupération, 1 litre en 5 mois,
- aval site : concentrations supérieures à l'arrêté en Pzj et en Pzk (origine non établie pour ce dernier),
Gaz du sol : soil vapour extraction (SVE) autour des bâtiments H, I et J :
- taux de fonctionnement : 86 %,
- absence d'effet "rebond" en juin 2014 en I,
- quasi absence de gaz en H et J, toutefois 27% des puits > 10 ppm V,
- poursuite du pompage.
Etat d'avancement octobre 2014 :
- depuis mai 2013, 23891 m3 d'eau ont été pompées et traités,
- pas de phase libre en limite de site, 2 points avec 0,5 cm,
- faible récupération de phase libre
- taux de fonctionnement : 84 %,
- augmentation des valeurs PID dans les puits productifs,
- 3400 kg de COV ont été extraits depuis le début,
Etat d'avancement avril 2015 :
- depuis mai 2013, 32600 m3 d'eau ont été pompées et traités,
- phase libre observée en limite du site sur 3 suivis sur 6 en P4, mais épaisseur millimétrique et 5 fois sur PZA avec 30 cm maxi en décembre 2015.
- Environ 1 litre de phase pure a été collectée sur 13 mois de focntionnment.
- aval site : concentrations supérieures à l'arrêté en Pzj et en Pzk (uniquement HCTX en C9),
- taux de fonctionnement : 91 %,
- diminution des valeurs PID dans les puits productifs,
- 4100 kg de COV ont été extraits depuis le début, passage de collecte de 20 KG/j à 6 kg/j
Etat d'avancement juillet 2015 :
- depuis mai 2013, 36900 m3 d'eau ont été pompées et traités,
- phase libre observée en limite du site une seule fois en mai 22015, mais épaisseur millimétrique,
- Environ 1 litre de phase pure a été collectée sur 13 mois de fonctionnement,
- constat de la faible efficacité de la barrière (100 kg récupérés en 2 ans de pilote),
- absence de risques sanitaires inacceptables pour les usagers à l'aval du site,
arrêt de la barrière hydraulique en accord avec la DREAL LE 26/08/2015.
- taux de fonctionnement : 54 %,
- 4200 kg de COV ont été extraits depuis le début, passage de collecte de 20 KG/j à 3,4 kg/j
- absence d'effet rebond dans les puits après 5 semaines d'arrêt,
fux massique journalier résiduel témoignant de l'épuisement de la source,
- arrêt de l'installation en accord avec la DREAL le 26/08/2015
ARRET DES TRAITEMENT SOLS ET NAPPE.
Bilan Gaz du sol : soil vapour extraction (SVE) autour des bâtiments H, I et J :
- taux de fonctionment en août 2015 : 94%,
- concentrations du m^me ordre de grandeur qu'en juillet 20015,
- aucun effet rebond relevé pendant le mois d'août 2015,
- 2kg/j ont été extraits au mois d'août 2015 à comparer aux 20 kg/j extraits pendant l'été 2014,
- 60 kg de COV ont été extraits et traités en août 2015,
- 4200 kg ont été traités depuis le début du traitement,
L'unité de venting a été arrêté définitivement le 1er septembre 2015.
La surveillance périodique des eaux souterraines est assurée par les ouvrages suivants :
Amont du site : PZC,
Aval sur site : P1, PZA, PZG,
Aval hors site : PZI,
Deux piézomètres complémentaires, nommés PZJ, PZK sont installés à l’aval hors site.
Les autres piézomètres non mentionnés sont, soient conservés en l’état et mis en sécurité, soit bouchés dans les règles de l’art. Dans ce cas un rapport de bouchage doit être transmis à l'inspection des installations classées et au BRGM.
Il est procédé, par un laboratoire agréé, à deux campagnes annuelles de prélèvements et d'analyses en période de basses et hautes eaux.
Les prélèvements, les conditions d'échantillonnage et les analyses doivent être réalisés selon les règles de l'art et les normes en vigueur.
Les paramètres à analyser sont : hydrocarbures totaux, C5-C10 et C10-C40, Composés Aromatiques Volatils, Arsenic et Plomb.
Le niveau piézométrique, la température, la conductivité, le pH et le potentiel d’oxydo-réduction doivent être relevé et mesurés à chaque campagne.
Pendant le fonctionnement de la barrière hydraulique, la fréquence est mensuelle.
La campagne d'août 2015 confirme la diminution généralisée des concentrations en hydrocarbures, absence d'impact pour les coupes C10-C40 et traces pour les coupes C5-C10 (360 µg/l sur site et 130 µg/l aval hors site immédiat). En PK, aval latéral éloigné du site, la concentration de 2800 µg/l observée uniquement en coupe hydrocarbures C9 ne provient pas du site ESSO.
Suite à l'arrêt de la barrière hydraulique en septembre 2015, la surveillance des eaux souterraines est poursuivie à fréquence semestrielle en période de basses et hautes eaux sur les piézos PZ1, PZA, PZG, PZI et PZJ.
Les résultats figurent en page 6.
6 - SERVITUDES
Les solutions proposées sont des alternatives à la solution initiale envisagée (excavation complète du site). Ces solutions sont moins onéreuses, leur mise en œuvre plus aisée, et génèrent moins de nuisances environnementales, ce qui permettra une utilisation sans risques du site pour un usage industriel et/commercial.
Toutefois, afin de tenir compte des impacts résiduels sur ces terrains et d'en conserver la mémoire, des restrictions d’usages ont été instituées par l'arrêté préfectoral du 21/08/2013.des restrictions d'usages :
l’utilisation de la nappe pour quelque usage que ce soit,
les affouillements, autre que ceux nécessaires aux fondations de bâtiments,
les cultures potagères et les arbres fruitiers,
la création d’aires de jeux pour les enfants,
toutes les canalisations et notamment les canalisations d’eau potable dans des encaissements remblayés sains ou dans tout système équivalent de façon à supprimer le contact direct avec les sols impactés,
la construction de bâtiments conçus de telle sorte que les composés volatils ne puissent être transférés du sol vers l’intérieur des bâtiments : sous-sol ventilé, barrière imperméable, drainage des gaz sous les fondations, vide sanitaire ventilé, etc.
Sont maintenus de façon pérenne :
le confinement des sols par les espaces verts, les bâtiments, les voiries, etc.
le libre accès à tous les ouvrages de surveillance de l’environnement.
Cette friche industrielle, actuellement propriété de Esso, est retenue pour accueillir le parc de l'intelligence environnementale (hébergeant notamment une pépinière d'entreprises spécialisées dans l'ingénierie verte). Le montage envisagé consiste en une cession du terrain de Esso à la commune de Bègles qui le rétrocèderait ensuite à l'Etablissement Public d'Aménagement Bordeaux-Euratlantique pour qu'il réalise ce projet.
Travaux de traitement 08/06/2012 Site traité avec restrictions d'usages, travaux réalisés, restrictions d'usages ou servitudes imposées ou en cours 15/09/2015
doc-depollution-33.0314--1.pdf : arrêté préfectoral de travaux de dépollution du 08/06/2012
doc-depollution-33.0314--2.pdf : plan zones de travaux de dépollution et de surveillance des milieux
doc-depollution-33.0314--3.pdf : rapport bilan venting mai - juillet 2015
doc-depollution-33.0314--4.pdf : rapport bilan barrière hydraulique mai - juillet 2015
doc-depollution-33.0314--5.pdf : rapport bilan venting août 2015
doc-depollution-33.0314--6.pdf : rapport récolement venting ARCADIS 19/11/2015
doc-depollution-33.0314--7.doc : synthèse données et mesures de gestion ANTEA mai 2011
doc-depollution-33.0314--8.pdf : bilan eaux souterraines 2012 - 2015
doc-depollution-33.0314--9.pdf : implantation des piézomètres de la surveillance périodique de la nappe
doc-depollution-33.0314--10.pdf : Repli des installations de traitement SERPOL sept.-déc. 2015
doc-depollution-33.0314--1.pdf
doc-depollution-33.0314--10.pdf
doc-depollution-33.0314--2.pdf
doc-depollution-33.0314--3.pdf
doc-depollution-33.0314--4.pdf
doc-depollution-33.0314--5.pdf
doc-depollution-33.0314--6.pdf
doc-depollution-33.0314--7.doc
doc-depollution-33.0314--8.pdf
doc-depollution-33.0314--9.pdf
Résultat de la surveillance à la date du 31/08/2015 : 2 LA SITUATION S'AMELIORE
Résultat de la surveillance, autre : On observe un léger impact en hydrocarbures légers en P1 (limite val nord du site) (360 µg/l) et un impact en hydrocarbures spécifiques C9 en PK à l'aval latéral Est. Ces hydrocarbures C9 ne sont pas spécifiques à l'activité de l'ancienne raffinerie Esso (origine extérieure ?). Voir bilan des résultats 2012 - 2005 en page 4.
Date de l'arrêté préfectoral : 21/08/2013
Document : arrete-prefectoral-sup-33.0314.pdf