Source: https://juricaf.org/arret/FRANCE-COURDECASSATION-19980603-9750026
Timestamp: 2019-09-18 07:40:02+00:00
Document Index: 241784645

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 35", "l'article 35", "l'article 35", 'art. 6', 'art. 6']

France, Cour de cassation, Chambre civile 2, 03 juin 1998, 97-50026
Numéro d'arrêt : 97-50026
Numéro NOR : JURITEXT000007038669
Numéro d'affaire : 97-50026
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.cassation;arret;1998-06-03;97.50026
ETRANGER - Expulsion - Maintien en rétention - Saisine du juge - Ordonnance statuant sur l'une des mesures énumérées à l'article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 - Demandeur d'asile - Commission de recours - Convocation - Portée.
ETRANGER - Expulsion - Demandeur d'asile - Commission de recours des réfugiés - Convocation à une séance publique - Portée.
Viole le principe de la séparation des pouvoirs et l'article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 le premier président qui infirme l'ordonnance d'un juge délégué ayant prolongé la rétention d'un étranger et remet celui-ci en liberté en retenant qu'il présente un reçu de son recours devant la commission des recours mentionnant la possibilité de présenter ses explications à la séance publique au cours de laquelle sa demande sera examinée et que la mise à exécution de l'arrêté d'expulsion qui le priverait de cette possibilité contreviendrait aux dispositions des articles 6.1 et 6.3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sans relever l'existence d'une voie de fait.
Vu le principe de la séparation des pouvoirs, ensemble l'article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ;
Attendu, selon l'ordonnance attaquée rendue par un premier président que M. X... a été l'objet d'un arrêté d'expulsion ; qu'un juge délégué a prolongé son maintien en rétention ;
Attendu que pour infirmer cette décision et remettre en liberté M. X..., l'ordonnance retient que celui-ci présente un reçu de son recours devant la commission des recours mentionnant la possibilité de présenter ses explications à la séance publique au cours de laquelle sa demande sera examinée et que la mise à exécution de l'arrêté d'expulsion qui le priverait de cette possibilité contreviendrait aux dispositions des articles 6.1 et 6.3, b et c de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Qu'en se déterminant par de tels motifs qui font obstacle à l'exécution d'une décision administrative, et alors qu'il ne relevait pas l'existence d'une voie de fait, le premier président a violé le texte et principe susvisés ;
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance rendue le 13 mars 1997, entre les parties, par le premier président de la cour d'appel de Toulouse ;
Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 6.1 art. 6.3
Décision attaquée : Cour d'appel de Toulouse, 13 mars 1997
Proposition de citation: Cass. Civ. 2e, 03 juin 1998, pourvoi n°97-50026, Bull. civ. 1998 II N° 172 p. 102
Publié au bulletin des arrêts des chambres civiles 1998 II N° 172 p. 102
Rapporteur : Rapporteur : M. Mucchielli.