Source: https://fr.scribd.com/document/53506378/Plan-Regionale-de-developpement-Region-Analamanga-Region-Analamanga-2005
Timestamp: 2017-10-17 15:17:30+00:00
Document Index: 143537418

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Description: Dans la mise en oeuvre de ce Plan de Développement, la Région Analamanga se dote de certains principes directeurs qu’elle jalouse à défendre :
Dans la mise en oeuvre de ce Plan de Développement, la Région Analamanga se dote de certains principes directeurs qu’elle jalouse à défendre :
************** REGION ANALAMANGA
Préface 1. Contexte et cadre réglementaire ................................................................. 2. Méthodologie de l’élaboration du PRD ...................................................... 2.1. Etape 1 : Recueil et synthèse des référentiels de base....................................... 2.2. Etape 2 : Elaboration des axes stratégiques........................................................ 2.3. Etape 3 : Présentation et validation du Plan Régional de Développement d’Analamanga......................................................................................... 3. Présentation de la Région ........................................................................... 3.1. Localisation .……….……………………………………………………... 3.2. Population………………………………………………………………… 3.2.1. Evolution de la population ………………………………………... 3.2.2. Répartition par classe d'âge et par sexe ……………………………. 3.3. Climat .……….……………………………………………………….….. 3.3.1. La température ……………………………………………………. 3.3.2. La pluviométrie …………………………………………………… 3.4. Milieu édaphique ………………………………………………………….. 3.4.1. Les relief et topographie …………………………………………... 3.4.2. L’hydrologie …….……………………………………………....…. 3.4.3. La pédologie .……….……………………………………………... 3.4.4. La géologie .……….………………………………………………. 3.4.5. Les formations végétales .……….…………………………………. 3.4.6. Les ressources minières …………………………………………… 3.4.7. Occupations des sols………………………………………………. 4. Contraintes et potentialités de développement .……….…………………… 4.1. Situation socio-économique ………………………………………………. 4.1.1. Les infrastructures sanitaires ……….………………………….…... 4.1.2. Les infrastructures scolaires ……….………………………………. 4.1.3. Les sports et loisirs .……….……………………………………… 4.1.4. L’aspect économique ……………………………………………… 4.2. Communications et échanges .……….……………………………………. 4.2.1. Les infrastructures routières ……….………………………………. 4.2.2. Le trafic aérien .……….…………………………………………… 4.2.3. Le commerce .……….……………………………………………. 4.2.4. Communication……………………………………………………. 4.3. Sécurité .……….…………………………………………………………. 4.4. Problématique régionale …………………………………………………... 4.4.1. L’insuffisance de la production agricole…….……………….……… 4.4.2. Les problèmes fonciers .……….……………………………….…. 4.4.3. La dégradation de l’environnement …….………………………….. 4.4.4. L’insuffisance des infrastructures routière…….……………………. 4.4.5. L’accès au financement difficile …. …….………………………….. 4.4.6. Le tourisme, l’artisanat et l’exploitation minière peu valorisés .……. 4.4.7. Insuffisance de l’électrification rurale et de l’adduction d’eau ….….. 4.4.8. Administration peu performante ne traduisant pas la bonne gouvernance ……………………………………………………... 4.4.9. Systèmes sanitaires et scolaires non performants ……………….…. 2 4 5 5 6 7 8 10 11 11 13 13 13 14 14 15 15 16 17 17 17 20 21 21 25 27 28 33 33 33 33 33 34 34 34 35 35 35 35 36 36 36 36
5. Les axes stratégiques de développement ……………………………….….. 5.1. Cadre stratégique …………………………………………………………. 5.1.1. Les objectifs et les résultats attendus……………………………….. 5.1.2. Objectif de développement de la Région Analamanga ……………... 5.2. Le Cadre logique et budget d’intervention ………………………………...
6. Schéma de développement ……………………… …………………………. 65 ANNEXE : - Analamanga en photo…………………...…………… .………… 76 - Autres cartes thématiques des districts…..……...……………… 80 INDEX Index des Cartes Carte 1 : La Région Analamanga, districts, superficie et nombre de communes par district …………………………………………… Carte 2 : Répartition de la population par district …………………………... Carte 3 : Végétation ……………………………………………………........ Carte 4 : Cadastre minier …………………………………………………... Carte 5 : Situation agricole par district…….………………………………... Carte 6 : Cartes thématiques des districts : socio-économiques……………... Index des Graphes Répartition de la superficie ………………………………………………… Répartition de la population ………………………………………………... Evolution de la population ………………………………………………… Variations de température ………………………………………………….. Répartition des formations sanitaires ………………………………………. Répartition des centres de santé publics ……………………………………. Répartition des centres de santé privés …………………………………….. Répartition des établissements scolaires par niveau ………………………… Répartition des enseignants ………………………………………………... Répartition des élèves ……………………………………………………… Répartition des investissements ……………………………………………. Importance de l’élevage à Analamanga …………………………………….. Répartition par type d’élevage……………………………………………… Répartition par type d’établissements industriels …………………………… Importance du secteur tertiaire …………………………………………….. Index des Tableaux Personnel soignant du secteur public ………………………………………. Personnel soignant du secteur privé ………………………………………... Ratio Population/Médecins ………………………………………………... Principales productions de la région ……………………………………….. Situation agricole de la région……………………………………………….
8 10 18 19 68 69 9 10 11 13 21 22 22 25 26 26 28 29 30 31 32 23 23 24 29 68
PREFACE ~~~~~
Le Gouvernement de Madagascar a opté pour la décentralisation et la responsabilisation des 22 régions par la gestion de proximité des affaires publiques. Pour stimuler la croissance économique et acheminer tous les intervenants vers une direction convergente, une vision décrivant l’horizon 2015 a été élaborée, partagée et diffusée à tous les échelons. Faisant de sa situation géopolitique un atout à valoriser, la Région Analamanga s’approprie ce cadre stratégique gouvernemental et concrétise par le présent exercice son adhésion à la réalisation de la vision Madagascar naturellement. En effet, ses huit districts – incluant la capitale de Madagascar – et ses 134 Communes s’engagent à élargir les bases d’une économie moderne. La population de la région, la diversité écologique, la facilité d’accès aux centres de décision, les retombées socio-économiques des entreprises et des industries, l’étendue des superficies arables et mécanisables ainsi que la liberté des échanges commerciaux, constituent autant de potentiels que la région entend renforcer, voire intensifier. Dans la mise en œuvre de ce Plan de Développement, la Région Analamanga se dote de certains principes directeurs qu’elle jalouse à défendre : La participation active citoyenne : la région est convaincue que sans une appropriation par la population, la durabilité des réalisations reste précaire et qu’il faudra alors impliquer activement les représentants élus et nommés décentralisés dans les mécanismes de prise de décision et aussi pour la clarification des décisions aux citoyens ; L’intégrité des actions telle que répondant aux normes de la bonne gouvernance, et qui devra être ressentie dans l’allocation des ressources comme dans tout le mode opératoire des responsables à tous les échelons ; La création d’un environnement favorable aux initiatives, cadre d’épanouissement économique et humain ; Le partenariat soutenu : la pauvreté favorise des stratégies personnelles et des comportements individualistes. La croissance économique que la Région Analamanga ambitionne de réussir, passe par le renforcement et la diversification de ses partenaires, tout en inscrivant parmi ses premiers partenaires les leaders traditionnels ainsi que les élus locaux. Confiante des appuis qu’elle a reçus et qu’elle en bénéficiera certainement encore, la Région Analamanga remercie déjà les engagements de ses partenaires gouvernementaux, privés et internationaux et les invite à vivre ensemble l’opérationnalisation de ce plan, à en diffuser les résultats et les meilleures pratiques.
PLAN REGIONAL DE DEVELOPPEMENT REGION ANALAMANGA
1. CONTEXTE ET CADRE REGLEMENTAIRE
PLAN REGIONAL DE DEVELOPPEMENT
Se referant aux données du rapport Mondial sur le Développement Humain 2003, Madagascar occupe le 149ème rang sur 175 pays dans le monde, avec un seuil de pauvreté monétaire évalué à 199.700 Ariary par an et par individu en 2001, ce qui confère une proportion de 69,6% de malgaches en situation de pauvreté. La lutte contre la pauvreté constitue un défi à relever pour les dirigeants lesquels ont défini à travers le Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté les grands axes des activités pour développer l’économie malgache. Le DSRP a reçu l’aval des partenaires techniques et financiers et constitue un document de référence pour tout projet de développement à Madagascar. La mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) a permis à Madagascar de bénéficier de l’Initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) avec une réduction du service de la dette. Le DSRP et la Vision Madagascar Naturellement ou VINA, récemment dévoilé par Son Excellence Monsieur le Président de la République, sont les références de base de tout programme de développement. Les objectifs de base sont : Réduction de la pauvreté de 50% en 2015 Etat de droit et une société bien gouvernancée Sécurisation humaine et matérielle et protection sociale élargie Protection de l’environnement
Le Gouvernement a également confirmé sa volonté d’appliquer une politique à une base plus élargie. Les Régions ont été mises en place depuis Juillet 2004 La mise en place des régions correspond à la mise en œuvre de la politique de décentralisation, et est conforme au Titre IV, article 126 de la Constitution qui stipule que : Les provinces autonomes organisées en collectivités territoriales décentralisées comprennent des régions, et des communes, qui sont dotées chacune d’un organe délibérant et d’un organe exécutif. La loi N°93-005 du 26 Janvier 1994, modifiée et complétée par la loi N° 94-039 du 03 Janvier 1995 porte sur l’orientation générale de la politique de décentralisation à Madagascar. Cette loi stipule que : La décentralisation s’inscrit dans le cadre de la politique générale de l’Etat en matière de développement économique et social Elle constitue un plan d’action délibérée et coordonnée en vue du développement équilibré et harmonieux du territoire de la République Elle vise à donner à l’espace géographique national une organisation rationnelle du territoire pour servir de cadre institutionnel : de participation effective des citoyens à la gestion des affaires publiques de pôles de croissance économique Elle recherche ; une plus grande intégration et mobilisation de la population dans les actions de développement, la responsabilisation de la population dans la définition et la réalisation de toute action à entreprendre. Les régions ont été créées par la loi n° 2004-01 du 17 juin 2004.
Les Régions sont à la fois des Collectivités Territoriales Décentralisées et des Circonscriptions Administratives Elles disposent de la personnalité morale et de l’autonomie financière Elles s’administrent librement par des conseils régionaux élus Ce sont des collectivités publiques à vocation essentiellement économique et sociale Elles dynamisent, coordonnent et harmonisent le développement économique et social de l’ensemble de leur ressort territorial Elles assurent à ce titre la planification, l’aménagement et la mise en œuvre de toutes les actions de développement. Entre autres domaines de compétence, ceux de la Région ont trait à :
l’identification des axes prioritaires de la région l’établissement d’un programme-cadre et/ou plan régional de développement
Le décret n° 2004-859 du 17 septembre 2004 fixe les règles d’organisation, de fonctionnement et d’attributions des régions. Le Plan Régional de Développement (PRD) repose donc sur des bases juridiques et institutionnelles qui lui donnent une assise indiscutable et une cohérence avec le contexte qui sont nécessaires à sa mise en œuvre.
2. METHODOLOGIE DE L’ELABORATION DU PRD
Le principe de la participation a été adopté lors de l’élaboration du PRD d’Analamanga en faisant intervenir toutes les catégories socioprofessionnelles par leurs représentants dès la préparation jusqu’à la finalisation du document. Trois grandes étapes ont permis d’élaborer le présent document du Plan Régional de Développement d’Analamanga.
Etape1 : RECUEIL ET SYNTHESE DES REFERENTIELS DE BASE
Différents documents (PTA des ministères, PCD, PUDI, DSRP, VINA, textes réglementaires , …) ont été recueillis afin d’établir l’état des lieux et le diagnostic. En parallèle, des consultations et entretiens ont été entrepris auprès des personnes ressources (services étatiques, organismes publics et internationaux, associations professionnelles), mais également auprès des maires des communes et des services déconcentrés lors des réunions mensuelles par district. Des mini ateliers ont été également organisés pour recueillir des informations et la perception sur le développement à certaines catégories de citoyen, comme le cas des opérateurs économiques, les organismes ayant une vocation ou des intérêts pour le reboisement, et les directions régionales, interrégionales ou provinciales de l’Etat. Les Maires de toutes les communes ont pris une part importante dès cette première étape de l’élaboration. Des canevas leur ont été distribués afin de mettre à jour les données, et afin que les communes puissent établir la priorisation des activités, en présence des conseillers communaux et des représentants de la population. Les données et informations ainsi recueillies furent synthétisées pour l’élaboration d’un Document de Synthèse de l’état des lieux et du diagnostic.
Etape 2 : ELABORATION DES AXES STRATEGIQUES
A partir de cette étape, la suite de l’élaboration du PRD a mis en contribution des représentants de différentes entités. Sans prétendre à une représentativité absolue, les participants lors des ateliers ont regroupé toutes les tendances et groupements socioprofessionnels. Deux ateliers ont été organisés, le 22 janvier 2005 pour les 133 maires des communes rurales, et le 7 février 2005 pour les maires dans le Grand Antananarivo, afin de : Valider les données du document de synthèse de l’état des lieux, Identifier les forces, atouts, faiblesses, contraintes et opportunités par district, Etablir les axes stratégiques et identifier les activités.
Lors de ces deux ateliers, outre les maires, d’autres invités y ont aussi participé de manière active comme les : parlementaires, responsables des services techniques représentants de la société civile
représentants des groupements professionnels responsables des projets de développement nationaux et internationaux. Les résultats des travaux lors de ces ateliers furent validés en séance plénière.
Etape 3 : PRESENTATION ET VALIDATION DU PLAN REGIONAL DE DEVELOPPEMENT D’ANALAMANGA
Les produits de ces ateliers ont permis d’élaborer une version provisoire du PRD d’Analamanga. Un résumé a été distribué à chaque participant (parlementaires, maires, services techniques, société civile, groupements professionnels, projets et programmes de développement nationaux et internationaux) lors de l’Atelier de Présentation et de Validation. Le présent document a tenu compte des observations et recommandations émises lors de ce dernier atelier.
3. PRESENTATION DE LA REGION
La Région Analamanga se situe au centre de Madagascar et compte parmi ses districts, la Capitale de Madagascar Antananarivo, qui est la principale porte d’entrée du pays par voie aérienne, en disposant de l’Aéroport International d’Ivato. Compte tenu de sa situation géographique, la Région ne dispose pas de sortie sur la mer. Elle est délimitée au Nord par la Région Betsiboka, à l’Ouest par Bongolava et Itasy, à l’Est par Alaotra Mangoro et au Sud par Vakinankaratra. La Région Analamanga compte huit (8) districts composés de 134 communes. Elle s’étend sur une superficie de 17445 km2, soit environ 3 % de la superficie de Madagascar.
ANJOZOROBE 18 COMMUNES
7 574 Km2
4 292Km2
1 418Km2
1 718Km2
25 COMMUNES ANTANANARIVO RENIVOHITRA 6 ARRONDISSEMENTS ANTANANARIVO ATSIMONDRANO
ANTANANARIVO AVARADRANO 14 COMMUNES
ANDRAMASINA 12 COMMUNES
1 416Km2
379Km2
Carte1: La Région Analamanga, districts, superficie et nombre de communes par district
REPARTITION DE LA SUPERFICIE
1% 2% 3% Antananarivo-Renivohitra Antananarivo Atsimondrano Antananarivo Avaradrano Andramasina Anjozorobe Manjakandriana Ambohidratrimo Ankazobe 8% 10% 43% 25% 8%
Le District d’Ankazobe occupe la plus grande superficie de la région (43%). Antananarivo Renivohitra, seule commune urbaine, dotée de statut spécial, représente 1% de la région en superficie. Les districts d'Antananarivo Atsimondrano et Antananarivo Avaradrano n’occupent que 5% de la superficie totale de la Région Analamanga.
La carte ci-après montre la répartition de la population par district de la Région. ANJOZOROBE ~155 000 habitants
~130 000 habitants MANJAKANDRIANA AMBOHIDRATRIMO ~310 000 habitants ~216 000 habitants
ANTANANARIVO RENIVOHITRA ~930 000 habitants
ANTANANARIVO AVARADRANO ~221 000 habitants
ANTANANARIVO ATSIMONDRANO ~311 000 habitants
ANDRAMASINA ~148 000 habitants
Carte 2: Répartition de la population par district
5% 13% 39% 9%
Antananarivo-Renivohitra Andramasina Ambohidratrimo
Antananarivo-Atsimondrano Anjozorobe Ankazobe
Antananarivo Avaradrano Manjakandriana
Avec ses 2 6500 000 habitants, Analamanga abrite 14% de la population nationale répartie sur ses 3% de la superficie de l’Ile. Cette population est fortement concentrée dans la Capitale, avec 39 % de la population de la région, environ 5 % de la population nationale. A l’opposé, les districts d’Andramasina, Anjozorobe et Ankazobe comptent le moins d’habitants, avec respectivement 6%, 6% et 5% de la population d’Analamanga.
La densité globale de la de la population de la Région est de l’ordre de 138 habitants au Km2 si la densité nationale n’est que de 29 habitants au Km2. La répartition inégale de la population de la Région Analamanga se traduit par une densité de 8687 habitants au Km2 à Antananarivo Renivohitra, qui représente plus de 300 fois la moyenne nationale, alors qu’à Ankazobe, celle-ci est de 17 habitants au km².
Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la population de 1975 à 2001.
0 RGP H 19 7 5 19 9 1 19 9 2 RGP H 19 9 3 19 9 4 19 9 5 19 9 6 19 9 7 19 9 8 19 9 9 2001
Antananarivo-Renivohitra Antananarivo Avaradrano Anjozorobe Ambohidratrimo Antananarivo-Atsimondrano Andramasina Manjakandriana Ankazobe
Source : RGPH 1993 et DDSS- INSTAT 1999
De 1975 à 1993, la population de la Région a fortement augmenté, elle est passée de 1 099 042 à 1 758 927 habitants, soit une croissance de plus de 60% en moins de 20 ans. Avec le chiffre communément admis de 2 650 000 habitant en fin décembre 2004, l’augmentation de la population de 1993 (année de recensement général) et 2004, le taux d’accroissement de la population en 12 ans atteint les 66%. Ces chiffres indiquent une immigration importante dans la Région Analamanga ces dix dernières années.
Répartition par classe d’âge et par sexe
Les graphes ci-dessous montrent la répartition par classe d’âge et par sexe de la population de la Région Analamanga, en milieu urbain et rural.
8,00 7,00 POURCENTAGE 6,00 5,00 4,00 3,00 2,00 1,00 0,00 00- 05- 10- 15- 20- 25- 30- 35- 40- 45- 50- 55- 60- 65- 70- 75- 80 04 09 14 19 24 29 34 39 44 49 54 59 64 69 74 79 & + AGES Masculin Féminin
10,00 9,00 8,00 7,00 6,00 5,00 4,00 3,00 2,00 1,00 0,00 00- 05- 10- 15- 20- 25- 30- 35- 40- 45- 50- 55- 60- 65- 70- 75- 80 04 09 14 19 24 29 34 39 44 49 54 59 64 69 74 79 & +
Les mêmes tendances se retrouvent en milieu urbain et en milieu rural. Elles montrent une forte présence de jeunes dans la population d’Analamanga. La population de moins de 16 ans représente environ 50% de l’ensemble. L’âge moyen de la population est estimé à 21 ans. Les femmes sont sensiblement plus nombreuses que les hommes en milieu urbain. En milieu rural, pour les tranches d’age de moins de 40 ans, on constate que les hommes sont plus nombreux que les femmes. Cette population nombreuse et relativement jeune est capable de fournir les mains d’œuvre nécessaires au développement de la Région, et de participer au développement du pays tout entier.
Située dans la zone intertropicale, Analamanga présente les caractéristiques d’un climat tropical d’altitude présentant deux saisons bien distinctes : Une saison pluvieuse et chaude s’étalant de Novembre à Avril. Une saison fraîche et relativement sèche sur le reste de l’année. Néanmoins, quelques districts comme Anjozorobe et Manjakandriana présentent des sous climats ou encore des microclimats dans quelques zones.
Le graphe ci-dessous représente les variations de la température observées dans la Région entre 2000 et 2002.
VARIATIONS DE LA TEMPERATURE
30 25 20 °C 15 10 5 0 Année 2000 T° max Année 2000 T° min Année 2001 T° max Année 2001 T° min Année 2002 T° max Année 2002 T° min
M ar s Av ril M ai Ju in Ju i lle t
Source : Direction des exploitations météorologiques, 2003
La température moyenne de la région est de 19 °C pour une température moyenne maximale de 24,5°C et une température moyenne minimale de 14°C. La température est assez régulière et sans excès, la variation annuelle étant d’environ 6°C.
Dans l’ensemble de la région, la moyenne des précipitations annuelles dépasse le 1100mm avec un maximum de 1456.3mm enregistré dans le District de Manjakandriana où il n’existe pratiquement aucun mois sec.
Se pt O ct N ov
Plus de 80% des pluies tombent durant la saison chaude et pluvieuse, le reste tombe sous forme de brume, de brouillard ou de crachin plus ou moins persistant durant la période fraîche. La pluviométrie, au point de vue quantité de précipitation annuelle, ne présente pas de grande différence sur les relevés des trois années de 2000 à 2002 ; la répartition dans l’année comporte parfois des mois secs trop longs (année 2001). L’ensemble de ces facteurs, à savoir le climat, la température et la pluviométrie, permet la culture de spéculations agricoles variées lesquelles s’y adaptent facilement.
MILIEU EDAPHIQUE
Cette partie va décrire de manière synthétique le relief et topographie, l’hydrologie, la pédologie et la géologie de la Région Analamanga.
Les relief et topographie
La Région d'Analamanga appartient en totalité aux Hautes Terres Centrales Malgaches. Elle occupe une partie de la zone septentrio-occidentale de la Province d'Antananarivo à la limite de la zone du moyen ouest et celle de la partie centrale. La géomorphologie générale de la région est marquée par deux aspects contrastés: au nord, en particulier à l'ouest, elle est dominée par le plateau du Tampoketsa d'Ankazobe qui correspond à des surfaces d'aplanissement tabulaires jurassiques d'altitude autour de 1600m résultant de l'altération polycyclique d'un mélange de migmatites, gneiss, granite et/ou charnockite archéens. Vers le sud, à ces plateaux succèdent des reliefs rocheux alignés est-ouest en gradin devenus caractéristiques de cette partie. Sur le plateau, les vallées sont moins importantes en dimension pour devenir de vastes prairies; ces dernières sont rares; les vallées deviennent de plus en plus encaissées du plateau jusqu'au fleuve de l'Ikopa; les vallées se limitent très souvent à des vallons occupés par de forêts galeries; au sud et à l'est, l'altitude diminue mais les reliefs deviennent plus accidentés. Mise à part la région de Manjakandriana où le relief est mou, marqué par les reliefs du granite porphyroïde de Carion, on assiste à une morphologie à reliefs plus accidentés alignés de direction nord-sud, qui sont soulignés par le mélange de gneiss, migmatites, granites et charnockite. De vastes étendues de plaines plus ou moins importantes, d'altitude autour de 1200 m, se distribuent un peu par tout autour des zones habitées ou des cours d'eau: les plaines de Betsimitatatra, Manjakandriana, Mahitsy, entre Anjozorobe et Manjakandriana, environ d'AmbatomangaAnjeva, Ambohimiadana, Ambohimanambola, en bordure de l'Ikopa, de Varahina, de Sisaony,… Ces plaines correspondent à d'anciennes zones lacustres d'âge quaternaire. Partout sur les flancs de la plupart des collines apparaissent les lavaka en général en pleine activité plus ou moins importante en dimension entraînant la destruction d'importantes surfaces cultivables sur ces milieux ou produisant d'important ensablement ou envasement sur les vallées ou sur les vallons.
Deux grandes étendues d'eau artificielles constituent les réservoirs d'eau de la région : Mantasoa et Tsiazompaniry. Elles se trouvent sur la partie sud-est de la Région d'Analamanga. Ce secteur fait partie de la zone la plus arrosée d'Analamanga. De ces deux zones partent en général la plupart des cours d'eau de la Région d'Analamanga. Ils s'orientent suivant deux principales directions : d'une part, vers l'ouest où ils sont très longs dont le principal est le fleuve de l'Ikopa; ce dernier traverse et draine entièrement la partie occidentale de la région d'Analamanga; sauf sur les vastes plaines, il montre toujours des lits rocheux constituant les bed-rock régionaux avec à certains endroits des chutes ( Farahantsana, Andranomafanan'Andriana, Kiangara … ) à d'importante potentialité hydroélectrique non exploitée au profit des moteurs et groupes thermiques à gasoil, très chers (comme à Ambohimanambola, à Kiangara); la plupart des autres cours d'eau provenant des autres altitudes dans cette partie rejoignent toujours ce fleuve et en constituent ses affluents dont les rôles sont si importants pour le drainage de cette partie occidentale d'Analamanga. d'autre part, l'autre direction est vers l'est où les cours d'eau sont plus courts. De Tsiazompaniry partent la Varahina, la Sisaony qui vont rejoindre le principal fleuve Ikopa Analamanga dispose d’un réseau hydrographique relativement dense et assez bien réparti dans l’ensemble de la région. Toutefois, ces potentialités sont faiblement utilisées pour l’irrigation ou encore pour la production d’énergie électrique par un central hydraulique en faveur du développement.
Les altérites (latérites) couvrent une grande partie la région. Elles sont d'évolution très diverses, allant des argiles latéritiques, relativement fertiles, jusqu'aux cuirasses ou carapaces bauxitiques des Tampoketsa, imperméables, dépouillées d'éléments utiles, crevassées et criblées de lavaka. Dans l'ensemble, ces sols sont compacts, fragiles, difficiles à travailler. Néanmoins, convenablement amendés, ils peuvent supporter le maïs et le manioc. Ils peuvent également se prêter à d'autres cultures ne nécessitant pas de besoin exigeant: arachide, … Les sols alluviaux, n'occupant que de surface restreinte, se rencontrent dans les cuvettes ou de part et d'autre du lit de la plupart des cours d'eau, et en particulier de l'Ikopa ou dans des zones soulignées par de grandes fractures comme la grande faille de Mahitsy ou celle de Niadiana. Ces sols correspondent aux dépôts pendant les saisons de pluie et en période de crue. Partout, par sa fertilité, ils constituent le milieu préférentiel des gens pour la culture du riz et, en intersaison, pour les pommes de terre ou les cannes à sucre. Dans sa partie orientale, en particulier autour de Manjakandriana, Ambatomanga, Anjeva, Mantasoa correspondant à la zone occupée par le granite de Carion, les collines sont constituées par du sol plus alumineux tendant vers la bauxitisation; tandis que les zones basses sont dominées par des argiles grises plus fertiles provenant probablement des sédiments enrichis en permanence en Ca, K et Mg de l'altération du granite riche en ces éléments, différents de l'environnement migmatitique.
Pourtant, des amendements organiques sont nécessaires. Dans cette partie la présence des anjavidy marquerait la forte dégradation de ces sols. Les sols de tanety en table, sont reconnus pour leur bonne capacité d'échange et donnent en général de bons rendements aux cultures pluviales. Mais, la faible profondeur de l'horizon organique nécessite un apport d'engrais. Ils sont de deux types : soit du type ferralitique brun jaune développés sur les surfaces d'aplanissement, soit du type ferralitique brun rouge formés à partir des glacis. Ce terroir de plateaux à forte dominance en graminée subit de façon chronique des feux de brousse. Les sols de bas fonds sont du type hydromorphes minéraux à moyennement organiques aptes avant tout à la riziculture irriguée, puis aux cultures de contre saison (légumineuses, cultures maraîchères et fourragères), sous réserve d'une possibilité d'irrigation.
La Région Analamanga occupe la partie septentrionale du Bloc Structural d'Antananarivo, et une partie de la bordure méridionale de la Nappe de Tsaratanana avec celle d'Andriamena. Cet ensemble est supposé d'être d'âge archéen qui a été affecté par différentes orogenèses successives dont celle des 550 MA, l'Orogenèse Est Africaine, est la plus marquée. Deux directions majeures dominent les foliations des différentes formations: globalement, la direction N-S domine; mais au nord de la ville d'Antananarivo, cette direction devient E-O ; elle est matérialisée par les lignes de crête de différentes collines parallèles à celle de l'Andringitra au Nord de Mahitsy. Ce changement de direction marque la virgation d'Antananarivo. Les roches sont surtout dominées par les migmatites (orthogneiss), gneiss et granites d'anatexie rose, des faciès amphiboliques supérieurs aux faciès granulites. Cet ensemble correspond à une partie du groupe défini comme des grands axes anticlinoriaux de la zone central. Par endroit, des enclaves ou des "charnockites incipients" ou "arrested" plus ou moins importantes en dimension sont aussi observées, associées à cet ensemble (Tampoketsa, Ilafy, Ambohimahitsy, Andranomandry…); tandis que dans les zones synclinoriales se développent des formations alumineuses constituées par la succession de gneiss à biotite, sillimanite, grenat, corindon, graphite, rarement à cordiérite, micaschiste et quartzite correspondant à la série khondalitique du groupe d'Ambatolampy de l'ancien système de graphite. A cet ensemble, sont interstratifiées des veines de quartz aurifères qui sont à l'origine des gisements alluvionnaires le long des cours d'eau de la Région.
La zone de Manjakandriana est caractérisée par l'intrusion orogénique du granite porphyroïde de Nandihizana marquant la fin de cette orogenèse. Les plaines sont surtout constituées par des formations d'origine lacustre dominées par les argiles dont l'épaisseur peut atteindre dans certains secteurs plus de 15 mètres. Elles sont, avec des intercalations de petits niveaux, gréseux et/ou tourbeux. Ces zones d'alluvions lacustres, généralement fertiles, jouent un rôle important pour l'occupation humaine. Elles sont surtout utilisées pour la riziculture; mais dans les parties où l'eau est difficilement maîtrisable, ces argiles et tourbes, en particulier sur la capitale, sont exploitées pour la fabrication des briques cuites.
De types variés, les végétations rencontrées dans la Région Analamanga présentent des sols à faible couverture végétale constituée de savanes herbeuses à quelques forêts. La forêt primaire occupe une faible partie de la région. Il ne reste plus que quelques lambeaux de forêts dans la limite Est et Sud de la région et quelques forêts galeries dans la limite Ouest. La Réserve spéciale d’Ambohitantely est la seule aire protégée de la Région. Toutefois, le besoin en bois d’énergie de la capitale et de ses environs a eu un effet positif sur le reboisement. Une grande partie du District de Manjakandriana est recouverte de forêt de reboisement (eucalyptus sp, pinus sp) pour satisfaire le besoin de ce centre de consommation. Par contre, d’autres districts comme Ambohidratrimo, Antananrivo Atsimondrano ou Ankazobe manquent visiblement de couverture ligneuse.
La Région Analamanga dispose de gisements de pierres précieuses localisés dans le District d’Ankazobe, dans les communes de Kiangara et Tsaramasoandro. Toutefois, la population signale des localités où on a pu trouver des gemmes. D’ailleurs, la carte de la situation des permis miniers montre d’autres localités pour différents types de permis.
La Région Analamanga présente une occupation des sols dominés par les savanes arborée et herbeuse. Les mosaïques de culture occupent également une partie notable de sa superficie. La carte de la page suivante montre une concentration des forêts (primaire, dégradée, reboisement) dans le District de Manjakandriana et dans la partie Est de celui d’Anjozorobe. Les plans d’eau, constitués par les lacs et étangs, occupent une surface de 4927 ha. Les plus connus d’entre eux sont les lacs de Mantasoa et Tsiazompaniry, avec respectivement 1375 ha et 2333 ha. Les surfaces bâties, quant à elles, sont localisées dans les chefs lieu de district, et plus particulièrement, une grande partie d’Antananarivo Renivohitra.
4. CONTRAINTES ET POTENTIALITES DE DEVELOPPEMENT
Cette partie décrit les infrastructures socio-économiques dont dispose la Région Analamanga.
Les graphiques suivants synthétisent la répartition des infrastructures sanitaires entre le privéet celui public.
REPARTITION DES INFRASTRUCTURES
PRIVE 45%
Le secteur privé s’occupe en moyenne, de 45% de l’ensemble des formations sanitaires à Analamanga. Cependant, le secteur privé prend une participation importante à Antananarivo Renivohitra avec 77% des infrastructures sanitaires sous son contrôle.
Source : DPSAN 2004
REPARTITION PAR TYPE DE FORMATION SANITAIRE
180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 CHU CHD2 CHD1 CSB2 CSB1 8 52 PUBLIC PRIVE
La région Analamanga dispose de tous les niveaux de centres médicaux. Il en existe 392 dont 10 CHU, 9 CHD2, 7 CHD1, 306 CSB2 et 60 CSB1. On note également que les privés sont beaucoup plus présents dans les CSB2.
REPARTITION DES CENTRES DE SANTE PUBLICS
Les centres de santé publics sont assez bien répartis sur l’ensemble de la région. C’est le district de Manjakandriana qui dispose du plus grand nombre avec 18% de l’ensemble des centres de santé de la Région tous types confondus.
ANTANANARIVO RENIVOHITRA ANDRAMASINA ANKAZOBE AVARADRANO
AMBOHIDRATRIMO ANJOZOROBE ATSIMONDRANO MANJAKANDRIANA
REPARTITION DES CENTRES DE SANTE PRIVE
50% 2% 9%
Pour les centres privés, environ 50% officient à Antananarivo Renivohitra
9% 1% 2% 0% 3% 24%
ANTANANARIVO RENIVOHITRA ANDRAMASINA ANKAZOBE AVARADRANO TOTAL
La Région Analamanga est relativement mieux loti en infrastructures sanitaires par rapport à d’autres régions de Madagascar. Toutefois, quelques communes, surtout celles nouvellement créées, ont exprimé des demandes d’implantation d’autres centres de santé à cause de l’éloignement par rapport à certaines villages de leurs circonscriptions. En ce qui concerne le personnel, les centres de santé de la région comptent 3 personnels soignants par formation sanitaire dans le public contre 4 personnels par formation sanitaire dans le privé comme le montre le tableau qui suit.
Personnel soignant du secteur public
POPULATION TOTALE 903450 47214 28709 35350 38747 53163 65683 9202 1181518 Sage femmes 73 22 20 3 4 10 24 4 160 25% 0,75 Aides soignants 7 7 4 10 18 15 10 8 79 12% 0,37
Sous-Préfecture Antananarivo-Renivohitra Antananarivo-Atsimondrano Antananarivo Avaradrano Andramasina Anjozorobe Manjakandriana Ambohidratrimo Ankazobe Total Pourcentage Personnel / Centre
Source : SSD Antananarivo 2000
Médecins Dentistes 76 38 27 11 14 32 34 17 249 39% 1,16 6 4 1 1 1 13 2% 0,06
Infirmiers 34 16 11 12 11 17 30 14 145 22% 0,68
Total 196 87 63 36 47 74 99 44 646 100% 3,02
Si les médecins occupent plus du tiers du personnel soignant dans le public (39%), les dentistes eux ne représentent que 2% de l’effectif.
Personnel soignant du secteur privé
POPULATION TOTALE 903450 47214 28709 35350 38747 53163 65683 9202 1181518
Médecins Dentistes 309 58 13 4 2 14 21 2 423 62% 2,86 nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd
Sage femmes 28 3 0 0 0 0 3 0 34 5% 0,23
Infirmiers 121 13 2 0 0 2 4 0 142 21% 0,96
Aides soignants 73 3 1 0 1 0 2 1 81 12% 0,55
Total 531 77 16 4 3 16 30 3 680 100% 4,59
Dans le privé, plus de la moitié du personnel soignant sont des médecins, et environ 80 % du personnel soignant dans le privé exerce à Antananarivo Renivohitra. En matière de couverture sanitaire, le tableau ci-dessous montre la Ratio Population / Médecin dans les huit districts de la Région. Ratio Population / Médecins
Sous-Préfecture Antananarivo-Renivohitra Antananarivo-Atsimondrano Antananarivo Avaradrano Andramasina Anjozorobe Manjakandriana Ambohidratrimo Ankazobe Total
Population totale 903 450 47 214 28 709 35 350 38 747 53 163 65 683 9 202 1 181 518
Médecin 385 96 40 15 16 46 55 19 672
Ratio 2347 492 718 2357 2422 1156 1194 484 1758
Dans l’ensemble, la région compte 1 médecin pour 1758 habitants. Même si c’est Antananarivo Renivohitra qui compte le plus de médecin, le District d’Ankazobe, et celui d’Antananarivo Atsimondrano présentent les meilleurs ratios avec, respectivement, 484 et 492 habitants pour 1 médecin en 2000. On doit cependant noter l’importance de la médecine traditionnelle dans la culture Malagasy. Ce recours à la médecine traditionnelle est surtout remarqué dans les agglomérations relativement éloignées des centres médicaux. Par contre, les médecines dites « douces » (aromathérapie, phytothérapie, kinésithérapie, réflexothérapie...) commencent également à avoir leurs partisans dans les centres urbains, et plus particulièrement dans la capitale. Malgré de tels dispositifs, la population surtout en milieu rural estime être mal encadré en matière de suivi médical. Il faut noter également que la plupart des infrastructures des centres de santé dans les communes rurales sont dans un état de vétusté et nécessitent des réhabilitations voire une reconstruction.
Les graphiques qui suivent résument la situation en matière d’infrastructures scolaires. On dénombre plus de 22 000 établissements scolaires, tout niveau confondu, publics et privés, sur l’ensemble de la région. Environ 90 % de ces infrastructures sont des Ecoles primaires et 10% des écoles secondaires.
REPARTITION DES ETABLISSEMENT PAR NIVEAU
Primaire Secondaire 1er cycle
Secondaire 2° cycle
Source : Annuaire Statistique 2003 2004 MENRES
Privé 24%
Privé 51%
Privé 70%
Outre Antananarivo Renivohitra et Antananarivo Atsimondrano, où la participation des établissements privés est très importante, aussi bien dans le primaire que dans l’éducation secondaire, on compte en moyenne plus d’établissement public que de privé dans les écoles primaires. Le nombre des établissements secondaires 1er cycle est à peu près identique pour le privé et pour le public. Le nombre des établissements privés est par contre très important pour le secondaire 2nd cycle avec près de 70% contre 30% pour le public. Les établissements primaires sont assez bien repartis sur l’ensemble de la région à l’exception des lycées qui sont très concentrés à Antananarivo Renivohitra. En ce qui concerne le personnel dans les établissements scolaires, Les graphes ci-dessous synthétisent la répartition des enseignants et des établissements selon les différents cycles par rapport à celles nationales.
REPARTITION DES ENSEIGNANTS
Madagascar Analamanga
70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2° cycle
25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2° cycle
Le ratio du nombre des enseignants travaillant à Analamanga sur le total des effectifs du corps enseignant montre une tendance à la hausse au fur et à mesure qu’on monte de niveau. Ainsi, 33% des enseignants dans les écoles primaires travaille à Analamanga, 48% pour le niveau secondaire 1er cycle et la majorité des enseignants en secondaire 2nd cycle enseigne à Analamanga. La répartition des enseignants et celle des établissements scolaires suivent la même tendance, ce qui peut indiquer que les enseignants sont plus ou moins bien répartis dans les établissements scolaires. Néanmoins, on constate une insuffisance du personnel enseignant dans la Région, surtout dans les communes éloignées. La population de ces communes a recruté par l’intermédiaire des associations des parents d’élèves ou Fikambanan’ny Raiamandreny ny Mpianatra (FRAM) des instituteurs, ou encore des enseignants dans les CEG. Le salaire de ces enseignants est supporté par le FRAM. Concernant la couverture scolaire, les données recueillies avancent un taux des enfants scolarisés de 22,6% par rapport à la population totale de la Région. Le graphique suivant montre la répartition des effectifs entre les établissements publics et ceux privés.
PRIVE F 20%
40% des effectifs sont dans l’enseignement public et 60% dans le privé.
PUBLIC M 27%
PRIVE M 40%
PUBLIC F 13%
Les garçons sont plus favorisés que les filles en matière d’éducation pour l’ensemble de la région avec respectivement 67% et 33% de l’effectif.
AntananarivoRenivohitra AntananarivoAtsimondrano
ELEVES MASCULINS ECOLE PUBLIC
ETUDIANTS FEMININS ECOLE PUBLIC
Antananarivo Avaradrano Ambohidratrimo Andramasina Anjozorobe Ankazobe
Primaire 1er Cycle 2nd Cycle
Antananarivo Avaradrano Ambohidratrimo Andramasina Anjozorobe Ankazobe Manjakandriana
Manjakandrian a
ELEVES MASCULINS ECOLE PRIVEE
AntananarivoRenivohitra AntananarivoAtsimondrano Antananarivo Avaradrano Ambohidratrimo Andramasina Anjozorobe Ankazobe
ETUDIANTS FEMININS ECOLE PRIVEE
80 000 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Primaire 1er Cycle 2nd Cycle
La tendance générale des courbes montre que la déperdition scolaire après l’école primaire est très élevée. En effet, seulement 6% des élèves inscrits en primaire arrivent au niveau secondaire second cycle dans le secteur public, il en est de même pour le secteur privé où seulement 7% des inscrits en primaire atteignent le secondaire second cycle. Pour le niveau études supérieures, la Région Analamanga dispose de centres de formation supérieurs très développés grâce notamment à l’Université d’Antananarivo, et à l’émergence des établissements de formation supérieurs privés qui se spécialisent dans des domaines divers embrassant différentes spécialisations. Ces établissements privés délivrent des diplômes de techniciens supérieurs à ceux d’ingéniorat. Toutefois, et malgré une multiplication de tels types d’établissement, seuls treize (13) d’entre eux ont reçu l’homologation du Ministère chargé de l’enseignement supérieur. L’enseignement professionnel est également très développé, mais il est surtout présent à Antananarivo Renivohitra. Ce type d’enseignement est sensé préparé les étudiants à la vie professionnelle pour différents niveaux allant de spécialisation pour les ouvriers au technicien supérieur.
Outre l’aspect économique, le manque de loisir en milieu rural est cité par la population comme un des facteurs de l’exode des forces de travail vers le centre urbain. Des tranompokonolona sont implantés dans les communes ou dans les chefs lieu de district. Ils font office de salle polyvalente et servent de salles de réunion, de fêtes, d’exposition et de spectacles. Toutefois, aucunes activités de loisir et d’éducation n’y sont organisées pour la population rurale.
Pour les autres installations, à l’exception d’Antananarivo Renivohitra, les équipements socioculturels et sportifs sont pour la plupart des terrains de football plus ou moins aménagés. Ces installations sont le plus souvent rattachées aux infrastructures scolaires existantes. Les sports et loisirs sont plus ou moins délaissés, faute de moyens, d’installation et d’équipements adéquats.
L’activité économique de la région est dominée par l’importance des entreprises individuelles dans tous les secteurs d’activités comme le montre le graphique ci-dessous.
REPARTITION DES INVESTISSEMENTS 1% 6% 2%
91% des entreprises dans la région sont constitués d’entreprise individuelle ou unipersonnelle. Les Sociétés anonymes n’occupent que 1% de l’ensemble.
Source : INSTAT/DSE/Direction régionale de la Statistique
Cette situation traduit une assise relativement faible des entreprises implantées dans la Région. Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont dans la plupart des cas les plus répandues. a) Le secteur primaire L’agriculture, comme dans l’ensemble de l’île, constitue l’activité principale de la population rurale de la région.
Tableau des principales productions de la région
District Avaradrano Atsimondrano Ambohidratrimo Ankazobe Manjakandriana Anjozorobe Andramasina Analamanga Madagascar Pourcentage Riz Riz 1ere saison 2è saison 1880 13514 1522 3910 79 89 20994 669703 3% 12470 19716 51387 58182 25486 60518 13846 241605 2129578 11% Maïs 226 139 1834 1473 404 539 784 5399 317861 2% Manioc 13697 40844 41001 70120 24812 42167 17912 250553 1992199 13% Patate douce 4308 9289 1966 3409 9529 3866 7199 39566 492939 8% Pomme de terre 364 5904 1151 3014 10274 2183 20142 43032 255143 17%
Source : Enquête annuelle sur production agricole 2002-2003 (service des statistiques agricoles)
Malgré ces ressources, la Région a un déficit de l’ordre de 90 000 tonnes par an en riz qu’elle est obligée d’importer d’autres régions ou même de l’extérieur. En terme de production, celle de la Région reste très marginale par rapport à celle nationale. Quant à l’élevage, son importance est retracée dans le graphe qui suit.
IMPORTANCE DE L'ELEVAGE A ANALAMANGA
2500000 2000000 1500000 1000000 500000 0 Bovin Porcin Volailles
Source : Enquête annuelle sur la production agricole 2002-2003 (service des statistiques agricoles)
Les élevages bovin, porcin et avicole représentent respectivement 8%, 17% et 9% du cheptel total de Madagascar. Compte tenu de l’importance démographique d’Analamanga (14%) de la population nationale, cette situation entraîne un déséquilibre entre l’offre et la demande. Analamanga est donc obligé de se ravitailler en viande venant d’autres régions. La répartition par type d’élevage est résumée dans les graphes suivants.
REPARTITION DE L'ELEVAGE BOVIN
10% Avaradrano Atsimondrano Ambohidratrimo 19% Ankazobe Manjakandriana Anjozorobe 17% Andramasina
REPARTITION DE L'ELEVAGE PORCIN
11% 11% Avaradrano
En général, l’élevage est plus ou moins bien reparti dans le milieu rural. Mais c’est Ambohidratrimo qui représente, en terme de « tête » la plus importante zone d’élevage de la région.
16% 24% 20%
Atsimondrano Ambohidratrimo Ankazobe Manjakandriana Anjozorobe Andramasina
REPARTITION DE L'ELEVAGE DE VOLAILLE 9% 10% 12% 17% 23% 14%
Avaradrano Atsimondrano Ambohidratrimo Ankazobe Manjakandriana Anjozorobe Andramasina
La filière pêche, quant à elle, reste une activité peu développée dans la Région. La pêche est pratiquée essentiellement autour du lac Tsiazompaniry (2333 ha) dans le District d’Andramasina, et à Mantasoa (1375 ha) dans le District de Manjakandriana. Toutefois, la productivité de ces plans d’eau est relativement moindre par rapport à d’autres plans d’eau à Madagacar. En ce qui concerne l’exploitation forestière, la région est caractérisée par un faible taux de couverture forestière, toutefois suivant une répartition inégale. Les seules masses de forêt de la Région sont concentrées dans la partie Est (Partie Est de Manjakandriana et Andramasina). Ambohitantely, dans le District d’Ankazobe, est la seule aire protégée dans la Région. Les essences de reboisement (eucalyptus sp., pinus sp.) sont les plus significatives. Le District de Manjakandriana a bénéficié d’un reboisement intense d’eucalyptus pour l’approvisionnement des locomotives à vapeur en leur temps. Actuellement, ce district est devenu le premier fournisseur de la capitale en bois d’énergie ou en charbon.
Economiquement, la filière « BOIS » occupe une place importante. Antananarivo Renivohitra est un gros consommateur de bois, dont une grande partie en bois d’énergie. Cette situation provient.d’ une bonne organisation de l’approvisionnement de la capitale à partir des plantations d’eucalyptus, exploités en taillis à très court terme. b) Le secteur secondaire La région d’Analamanga, avec ses 2,65 millions d’habitant, et plus particulièrement la partie "GRAND TANA " occupe une place importante en terme de marché de consommation. Quatre zones industrielles peuvent être distinguées. Elles sont situées aux alentours de la capitale : A l’Ouest, le long de la route digue, du coté d’Andranomena et d’Ambohimanarina, du coté d’Ivato et d’Ambohidratrimo; Au sud, le long de l’avenue Général Ratsimandrava, le lotissement Forello à Tanjombato; Au Nord, sur la route des hydrocarbures et le long de la RN3. Actuellement, des unités industrielles, principalement des zones franches, commencent à s’implanter vers d’autres axes tels la RN2, et au delà d’Ambohidratrimo, dans la Commune d’Anosiala.
REPARTITION PAR TYPE DES ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS
On constate la dominance des entreprises individuelles dans toutes les branches d’activités.
METALLURGIQUES ET CERAMIQUES
L’industrie est fortement marquée par : L’explosion des zones franches principalement axées dans la filière textile. La multiplication des entreprises oeuvrant dans le domaine du bâtiment et travaux publics suite à la politique routière du gouvernement et à l’explosion des demandes en bâtiments industriels et commerciaux Le renforcement des entreprises agro alimentaire (TIKO, JB, Chocolaterie Robert, STAR…..) grâce notamment à l’augmentation de la demande.
L’industrie du bois et ses dérivés allant de la simple scierie aux grosses unités travaillant pour l’exportation en passant par la seule papeterie de la grande île et les imprimeries Selon les acteurs dans l’industrie, le développement de leurs activités est limité par le coût estimé trop onéreux des services (transport, eau, électricité, taux d’intérêt, ...), et des taxes et impôts limitant leur capacité de concurrence face aux produits importés.
c) Le secteur tertiaire Analamanga est la région où la densité de la population est la plus élevée du pays et le réseau routier le plus important. Cette situation exceptionnelle a facilité les échanges dans la région et a fait développer le secteur tertiaire.
IMPORTANCE DU SECTEUR TERTAIRE
160000 140000 120000 100000 80000 60000 40000 20000 0 EI SA SARL AUTRES SECONDAIRE TERTIAIRE
On note une forte dominance des entreprises oeuvrant dans le secteur tertiaire quel que soit le type d’entreprise dans la région.
COMMUNICATION ET ECHANGE
Bénéficiant de la présence de la Capitale dans la Région, cette dernière dispose d’infrastructures routières relativement dense. Tous les chefs lieu de district sont reliés à Antananarivo Renivohitra par route nationale. Néanmoins, seule la route reliant le chef lieu du district d’Andramasina à la RN 7 est en terre battue. En saison de pluie, cette route est impraticable par moments. Les impacts sur le plan économique se traduisent par des prix d’achat dérisoires des produits auprès des paysans, alors que de district produit une grande quantité des pommes de terre des marchés de la capitale. Dans l’ensemble, toutes les communes sont reliées à leur chef lieu de district par des routes en terre. Le manque d’entretien systématique a détérioré l’état de ces axes de liaison rendant difficile l’évacuation des produits ou encore l’approvisionnement en PPN de certaines localités. Le transport dans la région est fortement marqué par la dominance du trafic routier. Cette situation est due à l’inexistence de trafic fluvial, et à l’abandon depuis plusieurs années du trafic ferroviaire.
La Région dispose de l’Aéroport International d’Ivato, une porte d’entrée importante pour les éventuels investisseurs étrangers. Le trafic est destiné autant pour l’interrégional que l’international.
Le marché est le lieu de transactions directes ou indirectes entre producteurs, collecteurs, détaillants et consommateurs. Les transactions portent sur tous les produits (agricole, textile, métallurgie…). Pratiquement, chaque commune a son marché hebdomadaire, à l’exception de celles nouvellement créées. Les places de marché, outre leur rôle économique, constituent également des lieux de rencontre pour la population environnante.
En matière de télécommunication, les districts d’Ankazobe, Anjozorobe et Andramasina ne sont joignables que par BLU soit celui de la gendarmerie ou celui des districts. L’installation de la téléphonie mobile à Anjozorobe et Ankazobe est en cours de négociation. Pour les informations audiovisuelles, la Télévision Nationale Malagasy (TVM) est captée dans tous les chefs lieu de district par l’utilisation d’antenne parabolique et réémission. Les Radio Nationale Malagasy (RNM), Radio Don Bosco (RDB) et Radio Vakiniadiana à elles trois couvrent l’ensemble de la Région, sauf dans des cas isolés.
La sécurité publique est assurée par : Les quartiers mobiles s’occupant de la sécurité des communes rurales au niveau des Fokontany ; La police municipale d’Antananarivo Renivohitra rattachée à la Commune Urbaine ; La police Nationale chargée de la sécurité publique urbaine, avec un commissariat central, dix commissariats d’arrondissement dont huit à Antananarivo Renivohitra, et deux à Antananarivo Atsimondrano ; La gendarmerie nationale assurant la sécurité publique rurale avec des brigades et des postes avancés. Le corps des sapeurs pompiers d’Antananarivo Renivohitra, le seul service assurant la sécurité civile opérationnelle de la région. Un autre corps est installé à Tanjombato, District d’Antananarivo Atsimondrano mais dont l’opérationnalité n’est pas vraiment effective. Malgré ce déploiement des services de sécurité, la population l’estime insuffisant, surtout en milieu rural où les demandes de poste avancé de la gendarmerie sont nombreuses.
PROBLEMATIQUE REGIONALE
La Région Analamanga peut être subdivisée globalement en deux, à savoir : Zone urbanisée ; Zone rurale. Chaque zone dispose de ses propres potentialités qui sont complémentaires permettant d’assurer le développement rapide et durable de la Région. Si la zone urbanisée, constituée par Antananarivo Renivohitra et une grande partie des communes des districts d’Antananarivo Avaradrano, Antananarivo Atsimondrano et Ambohidratrimo, constituent les centres de consommation et les zones industrielles, les zones rurales fournissent les produits agricoles et artisanaux, ainsi qu’une grande partie des matières premières. La problématique régionale se résume aux grands points ci-après.
L’insuffisance de la production rizicole
La Région n’est pas autosuffisant en riz. Elle est obligée d’importer environ 90 000 tonnes de cette denrée d’autres régions ou de l’étranger. Cette situation est due à une faible productivité des rizières (rendement de 2t/ha), à une technique de culture désuète, à des réseaux hydroagricoles déficients ou mal exploités par la non maîtrise de l’eau, et la non maîtrise de l’approvisionnement des intrants (semence, produits phytosanitaires).
Ces problèmes touchent autant la zone urbaine que celle rurale. Une faible superficie des terrains est titrée, surtout en milieu rural. Cette situation génère des problèmes fonciers provoquant des conflits sociaux, mais plus encore ne sécurise pas les investissements. Or les investisseurs étrangers exigent comme une des condition de leur intervention les papiers en règle des titres fonciers.
Cette dégradation se manifeste par des pollutions dues à la circulation des véhicules insuffisamment contrôlés sur des routes encombrés surtout à dans la capitale, et la pollution dues aux fumées et des eaux de rejet des établissements industriels. La gestion des ordures ménagères constitue également un des problèmes de l’environnement à Antananarivo Renivohitra. Le dépôt d’Andralanitra n’est pas suffisamment exploité pour produire du compost ou encore de l’énergie par un processus de biogaz. En milieu rural, la surexploitation des forêts de reboisement pour la fabrication de charbon de bois, ou encore l’insuffisance des périmètres reboisés sur les bassins versants, entraînent l’envasement des bas fonds ou la diminution de la fertilité des tanety par la perte des terres arables.
L’insuffisance des infrastructures routières
Bien que doté d’infrastructures relativement denses par rapport à d’autres régions, les routes et pistes sont estimées insuffisantes, autant pour la zone urbaine que celle rurale. A Antananarivo Renivohitra, elle se manifeste par des embouteillages à toutes les entrées de la ville et à l’intérieur de la Commune aux heures de pointe. En milieu rural, les routes et pistes ne sont pas dans un état satisfaisant faute d’entretien régulier. Certaines localités productrices ont des difficultés à exporter leur production.
L’accès au financement difficile
En milieu rural, malgré la présence des institutions mutualistes, les paysans estiment que les taux d’intérêt sont trop élevés. Par contre, dans les zones urbanisées, l’octroi de financement par les banques primaires n’est accessible dû également à un taux d’intérêt jugé trop élevé par les investisseurs nationaux. La plupart des paysans attendent que des projets de développement, l’état ou des ONG les aident à financer leurs activités. Les opérateurs industriels et de service rencontrent également des difficultés à l’accès au financement auprès des banques primaires. Comme solution ils avancent la suppression, ou du
moins la réduction de certaines taxes pour les matières premières pour pouvoir concurrencer les produits manufacturés importés.
Le tourisme, l’artisanat et l’exploitation minière peu valorisés
Ces trois secteurs d’activité ne génèrent que peu de revenus dans la Région. Ils constituent des secteurs de prédilection de l’informel. Peu de produits dans ces secteurs arrivent à satisfaire les normes exigées par les consommateurs.
Insuffisance de l’électrification rurale et de l’adduction d’eau
Malgré l’existence de deux projets concernant l’électrification et l’adduction en eau potable, leurs réalisations sont insuffisantes. De nombreuses communes n’en disposent pas freinant la possibilité d’installation de PME/PMI dans les zones rurales. En particulier, la population en milieu rural associe le défaut d’électrification à l’insécurité dans les communes rurales.
Administration peu performante ne traduisant pas la bonne gouvernance
L’administration à tous les niveaux est estimée peu performante par la population. Cette situation est due à une lenteur administrative ne satisfaisant pas les usagers. On constate également la vétusté des matériels et infrastructures dans les services publics, surtout au niveau déconcentré. Il faut citer également une coordination insuffisante entre les acteurs de développement (directions centrales, services techniques, collectivités, organismes de développement privés), et la non disponibilité de données statistiques suffisantes et fiables.
Systèmes sanitaires et scolaires non performants
Malgré des infrastructures plus fournies, et un effectif de personnel plus nombreux que ceux d’autres régions, les systèmes sanitaires et scolaires ne satisfont pas la population d’Analamanga. Les coûts élevés à l’accès au soin et à l’éducation scolaire sont les principales raisons évoquées. Des cas d’éloignement pour certains villages de quelques communes rurales sont également cités. Il faut admettre que des établissements manquent ostensiblement de personnel et de moyens matériels.
5. LES AXES STRATEGIQUES DE DEVELOPPEMENT
Ce Plan Régional de Développement ou PRD vise à concrétiser dans la Région Analamanga, la volonté politique des autorités malgaches et l’engagement des partenaires pour combattre la pauvreté. Ce Plan tire son originalité dans le fait qu’il traduit en dimension régionale le Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) et place Analamanga, au même titre que les autres régions, à l’avant-garde du développement durable. Il reprend les axes stratégiques définis dans le DSRP, il met en pratique la vision 2015 ″Madagascar naturellement″ et les déclinaisons des objectifs spécifient la manière dont la région Analamanga y contribuera pour les cinq prochaines années, conciliant ainsi les considérations nationales et le contexte régional. En tant qu’outil de référence, le PRD d’Analamanga se veut un cadre dynamique dans lequel les objectifs sont appelés à évoluer eu égard aux acquis et aux progrès enregistrés. Axe stratégique 1 : Restaurer un Etat de droit et une société bien gouvernancée Axe stratégique 2 : Susciter et promouvoir une croissance économique à base sociale Axe stratégique 3 : Susciter et promouvoir des systèmes de sécurisation humaine, matérielle et de protections sociales équitables. Objectif Stratégique 3.1. Soutenir et favoriser les mesures permettant l’accès à la santé de la population Objectif Stratégique 3.2. S’engager dans des actions permettant l’accès à l’éducation de tous
Objectif Stratégique 1.1. Instaurer un environnement institutionnel reflètant l’Etat de droit. Objectif Stratégique 1.2. Opérationaliser le processus de décentralisation en véhiculant la bonne gouvernance
Objectif Stratégique 2.1. Renforcer et encourager les initiatives visant le développement durable du monde rural Objectif Stratégique 2.2 Instituer des conditions motivantes encourageant les investissements et favorisant le passage à l’économie de marché Objectif Stratégique 2.3 Justifier la dénomination « Analamanga » par la conservation du potentiel et de la richesse écologiques de la région
Objectif Stratégique 3.3 Améliorer les conditions de vie de la population à travers des stratégies de développement et de protection sociales efficaces
Les objectifs et les résultats attendus
A chaque Objectif Stratégique ou OS correspondent des Résultats Attendus (RA) bien précis comme décrits dans les tableaux qui suivent. Axe stratégique 1 : Restaurer un Etat de droit et une société bien gouvernancée Définition DSRP : Assurer à la population un cadre de vie serein, favorisant sa motivation à produire et contribuant à son épanouissement, à travers le maintien de l’Etat de droit, l’assurance de la sécurité et la maîtrise de la décentralisation effective.
OBJECTIFS STRATEGIQUES RESULTATS ATTENDUS
OS 1.1. : Instaurer un environnement institutionnel reflétant l’Etat de droit.
RA 1.1.1. La consolidation de la démocratie et le respect des droits fondamentaux des citoyens sont effectifs RA 1.1.2. Des mesures idoines permanentes existent et sont appliquées pour assurer la sécurité publique RA 1.2.1. Les assises organisationnelles et institutionnelles de la région sont fonctionnelles RA1.2.2. Les valeurs et actes montrant la bonne gouvernance sont vécus, démontrés et défendus au niveau de la région
OS 1.2 : Opérationnaliser le processus de décentralisation en véhiculant la bonne gouvernance
Susciter et promouvoir une croissance économique à base sociale Définition DSRP : Accélérer la croissance par l’augmentation d’investissements efficaces et par l’ouverture à l’économie mondiale.
OS 2.1. Renforcer et encourager les initiatives visant le développement durable du monde rural
RA 2.1.1 Des mesures accompagnant la diversification et l’amélioration de la qualité de la production agricole sont prises et régulièrement mises à jour RA 2.1.2 Les actions visant la sécurisation et la professionnalisation des métiers ruraux sont renforcées RA 2.2.1. Un mécanisme efficace de sécurisation foncière est mis en place RA 2.2.2. Les infrastructures socio-économiques accompagnateurs du développement sont opérationnelles RA 2.3.1. L’équilibre écologique régional est maintenu grâce aux programmes de prévention de la déforestation RA 2.3.2. Des alternatives en faveur de la gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables sont favorisées
OS 2.2. Instituer des conditions motivantes encourageant les investissements et favorisant le passage à l’économie de marché OS 2.3. Justifier la dénomination « Analamanga » par la conservation du potentiel et de la richesse écologiques de la région
Susciter et promouvoir des systèmes de sécurisation humaine, matérielle et de protections sociales équitables. Définition DSRP : Assurer à la population un cadre de vie serein, favorisant sa motivation à produire et contribuant à son épanouissement.
OS 3.1. Soutenir et favoriser les mesures permettant l’accès à la santé de la population OS 3.2. S’engager dans des actions permettant l’accès à l’éducation de tous
RA 3.1.1 L’accessibilité des centres de santé à la population est améliorée et le professionnalisme de leurs prestations est reconnu
RA 3.1.2. La région Analamanga participe activement aux différents programmes de santé RA 3.2.1. Les conditions socio-éducatives permettant l’amélioration de la scolarisation sont mises en place RA 3.2.2. Des initiatives pour rehausser la qualité de l’éducation sont entreprises RA 3.3.1. L’engagement des autorités régionales dans les
OS 3.3. Améliorer les conditions programmes de développement et de protection sociaux est effectif de vie de la population à travers des stratégies de développement RA 3.3.2. La région Analamanga veille constamment à et de protection sociales efficaces l’épanouissement de sa population et à l’amélioration de son cadre
Objectif de développement de la Région Analamanga
En se référant au contexte national actuel, la stratégie basée sur la notion de développement rapide et durable trouve sa raison d’être pour deux raisons majeures : Le phénomène de pauvreté qui sévit avec acuité sur la majorité de la population ; L’absence de stratégie d’ensemble en matière de développement et de protection sociale. Ce contexte traduit l’objectif de développement sur le plan national et qui se définit dans le DSRP comme suit: ″ Promotion d’un développement rapide et durable pour réduire de moitié en 10 ans le taux de pauvreté″ Pour la Région Analamanga et en gardant toujours la notion de conformité avec le DSRP, l’objectif de développement se traduit de la manière suivante : ″Accroissement de la productivité par la répartition de la Région Analamanga en trois sous-régions ayant des vocations socio-économiques respectives bien distinctes et des rôles de développement précis pour réduire de moitié le taux de pauvreté en moins de 10 ans″ La notion de productivité est ici définit au sens large et peut alors concerner tous les différents secteurs porteurs : filière agricole, gestion des ressources naturelles (forestière, minière, halieutique,…), secteur industriel,… .
___________________________________________________________________________________________ Plan Régional de Développement ANALAMANGA
LE CADRE LOGIQUE ET BUDGET D’INTERVENTION
A. Axe Stratégique 1 : Restaurer un Etat de droit et une société bien gouvernancée.
Objectif Stratégique 1.1. Instaurer un environnement institutionnel reflétant l’Etat de droit.
Résultat Attendu 1.1.1. La consolidation de la démocratie et le respect des droits fondamentaux des citoyens sont effectifs dans la région Analamanga
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
L’accessibilité des services judiciaires aux citoyens reste limitée du fait de : - L’éloignement des centres judiciaires, - La peur et l’inconfiance des citoyens générées d’abord par un manque d’information sur les procédures, puis par des expériences de partialité de la justice, - Une non disponibilité d’esprit d’aller vers le citoyen
Niveau d’implication des medias et taux d’écoute et de Engagement de toutes les parties concernées participation des citoyens Ressources humaines et financières disponibles Nombre de Tribunaux de Première Instance opérationnels et Nombre de maisons de détention construites ou réhabilitées
Précarité des conditions d’intervention de la Justice : crédit alloué, charges liées au transfert des détenus, motivation de l’Administration pénitentiaire Activités principales Description Information et sensibilisation de la population sur les procédures pénales en utilisant les medias Ouverture de tribunaux dans les districts Amélioration des infrastructures et Humanisation des
Coût estimatif US$ 25,000 800,000 400,000 150,000 150,000 25,000
Source de financement % Région Ministères Bailleurs 10 10 10 10 10 5
Années d’exécution 2005 2006 2007 2008 2009
Rendre la population confiante en la conditions de détention Justice et l’en rapprocher
Organisation de missions pour une justice de proximité : audiences foraines, jugements supplétifs Dotation des moyens matériels et Renforcement de la collaboration entre les forces de l’ordre Elaboration et Soumission de propositions d’amélioration des textes juridiques
Cadre logique et Budget d’intervention
Résultat Attendu 1.1.2. Des mesures idoines permanentes existent et sont appliquées pour assurer la sécurité publique
Insécurité urbaine et rurale marquée par la recrudescence des Bilan des interventions des différents corps Disponibilité des ressources délinquances et renforcée par l’insuffisance des moyens Existence d’une gestion coordonnée de la Fluidité des informations Tendance à réagir plutôt qu’à anticiper face aux cataclysmes et sécurité publique aux urgences Niveaux et temps d’intervention en cas d’urgences et cataclysmes Activités principales Description Coût Source de financement estimatif % Région Ministères Bailleurs US $ Redistribution des rôles et modes d’intervention des différents corps de sécurisation (Gendarmerie, Police nationale, police communale et municipale, EMMO) 500,000 10 X X et renforcement de leurs effectifs et de leurs capacités (moyens, formations et recyclages, motivations) Renforcement structure de coordination et d’intervention du DAS (Détachement Autonome de Instaurer une stratégie de Sécurité) sécurisation motivante et Rapprochement des citoyens et des forces de l’ordre par l’information et la sensibilisation sur les missions confiante des différents corps de sécurisation, par l’ouverture de dialogue et par la mise en fonction des quartiers mobiles Célérité des interventions (actions et rapports) pour les populations en situation de vulnérabilité (cataclysmes naturels, incendies,…) Assurer une prévention et une Mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Gestion des Risques et Catastrophes (SNGRC) gestion efficaces des urgences Renforcement des capacités pour des interventions professionnelles des Comités Régionaux de Secours dont la création d’un Fonds d’urgence
Années d’exécution 2006 2007 2008
Objectif Stratégique 1.2. Opérationnaliser le processus de décentralisation en véhiculant la bonne gouvernance
Résultat Attendu 1.2.1. Les assises organisationnelles et institutionnelles de la région sont fonctionnelles
Performances réduites des services et des différentes Taux d’opérationnalité de l’administration Stabilité de la structure institutionnelle instances à satisfaire les attentes des administrés du fait des régionale compétences limitées, de la vétusté des moyens et d’une précarité des ressources Appréciation positive des administrés Activités principales Description Coût estimatif US $ Sources de financement % Région Présid./Minist. Bailleurs 30 10 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Mettre en place les différentes Installation et mise en fonction du Comité Régional institutions régionales Nomination et mise en fonction des chefs de districts et d’arrondissements Formations sur les missions et responsabilités, dotation de moyens, motivations et appuis : - aux élus communaux - aux services techniques Renforcer les capacités des - aux agents des différentes collectivités différentes instances Création du siège de la région, guichet unique régionales dans la gestion des des transactions administratives Marketing du PRD, appuis à la mise à jour des affaires publiques PCD et mise en fonction de l’équipe opérationnelle régionale Valorisation de l’intercommunalité et du rôle de coordination des Maires Ouverture de certains services à l’échelon local
1,500,000 500,000 50,000 25,000 15,000
5 50 5 5 3
Rendre effective la déconcentration
Extension existantes
mission des structures
Résultat Attendu 1.2.2. Les valeurs et actes montrant la bonne gouvernance sont vécus, démontrés et défendus au niveau de la région
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Engagement de tous les acteurs concernés et à tous les niveaux
Les ressources financières de la région sont limitées par la Taux de pression fiscale communale et régionale faiblesse du niveau des recettes fiscales, elles-mêmes issues Niveau de réduction du secteur informel d’une évasion fiscale des contribuables, de l’éloignement des centres mais aussi de la prolifération du secteur informel L’absence ou la méconnaissance d’une déontologie du service public entache les performances de l’administration et inhibe Performances positives de tous les échelons de les relations avec les citoyens l’administration régionale Les formes manifestes ou cachées de corruption constituent des obstacles à la liberté des citoyens, au recouvrement fiscal Nombre et opérationnalité des organes de contrôle et partant au développement de la région Réduction du nombre de dossiers de corruption enregistrés auprès de BIANCO Activités principales Description Organisation d’actions favorisant l’augmentation de la pression et des recettes fiscales Création de centres fiscaux Education de la population sur les obligations des contribuables, le civisme fiscal et l’utilisation des impôts Appui à la formalisation et à l’informatisation des activités fiscales Application de toutes les règles de transparence : Coût estimatif US $ 50,000 100,000 25,000 100,000 25,000 100,000
Sources de financement % Région Ministères Bailleurs
Développer des initiatives visant la diversification des ressources et l’autonomie financière des différentes
20 10 20 20 10 15
Viser la qualité de prestation affichages et publications, rétroinformations auprès des populations des services administratifs
Renforcement des capacités des différents postes : analyse profil- besoin, formations sur la déontologie de la qualité, appuis au respect des procédures, dotation de moyens
Résultat Attendu 1.2.2. Les valeurs et actes montrant la bonne gouvernance sont vécus, démontrés et défendus au niveau de la région (suite)
Les formes manifestes ou cachées de corruption constituent Nombre et opérationnalité des organes de contrôle Engagement de tous les acteurs concernés et à tous les des obstacles à la liberté des citoyens, au recouvrement fiscal Réduction du nombre de dossiers de corruption enregistrés et niveaux et partant au développement de la région prouvés auprès de BIANCO Activités principales Description Coût estimatif US $ 50,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Elaboration et vulgarisation d’un manuel de Encourager toutes les initiatives procédures décrivant le mode de fonctionnement de toutes les instances régionales et actions en faveur de Respect du principe de contrôle interne et de la l’assainissement des services et séparation des fonctions par le renforcement des organes de contrôle (commission mixte de de la lutte contre la corruption contrôle des finances publiques, commission de passation de marchés) Information et éducation des citoyens sur les formes et sanctions de la corruption ainsi que sur les organes de recours Promulgation, diffusion et application de lois, textes et règlements sur la corruption
___________________________________________________________________________________________ Plan Régional de Développement ANALAMANGA B. Axe stratégique 2 : Susciter et promouvoir une croissance économique à base sociale élargie
Objectif Stratégique 2.1. Renforcer et encourager les initiatives visant le développement durable du monde rural
Résultat Attendu 2.1.1 Des mesures accompagnant la diversification et l’amélioration de la qualité de la production agricole sont prises et régulièrement mises à jour
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Attachement aux modes traditionnels de mise en valeur et Taux annuel croissant d’augmentation de la production Volonté politique soutenue de prioriser le développement baisse de la productivité Superficies mécanisées en rapport à aux superficies mécanisables rural Augmentation de la production rizicole La région accuse un déficit annuel en riz de 88.410 tonnes. Sa production rizicole s’évalue à 21,44 % seulement de celle de la province d’Antananarivo Activités principales Description Coût estimatif US $ Amélioration et diffusion des techniques de production agricoles, animales, piscicoles éprouvées et 150,000 Encourager l’extension et appropriées l’intensification de la Renforcement de la liaison entre la recherche et la 75,000 production production rurale par le Prophylaxie animale et protection des végétaux 100,000 Accessibilité permanente des intrants (disponibilité et recours aux techniques 250,000 coût) aux groupements paysans améliorées Promotion et développement de la mécanisation 500,000 rurale Inventaire, études et évaluation des infrastructures 150,000 hydroagricoles existantes, à créer/réhabiliter Améliorer spécifiquement Analyse des potentialités rizicoles en comparaison avec les besoins en consommation : traitement 200,000 l’organisation de la filière "riz" d’images satellites / cartographie Aménagements hydro- agricoles pour augmenter la 2,000,000 production surtout rizicole Appuis des zones à haut potentiel rizicole 250,000 Mise en valeur des savanes par la création de Zones 3,000,000 d’Investissement Agricoles ou ZIA
Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 10 10 10 10 10 10 10 5 10 5
Problématique adressée (suite) Indicateurs Hypothèses
Spéculations rurales traditionnelles avec une baisse de Nombre de nouvelles initiatives de diversification et de Implication et volonté réelle des partenaires rendement financement rural étudiées et/ou introduites à l’essai et/ou faisant l’objet de vulgarisation Plusieurs mécanismes de financement existent dans le monde rural mais leurs systèmes sont peu ou pas adaptés aux besoins Activités principales Description Identification permanente, étude et valorisation de nouvelles filières porteuses et montage de stratégies de développement de ces filières Création de zones de spécialisation et de valorisation des savanes : Zone d’Investissement Agricole ou ZIA Amélioration des races animales et des espèces agricoles Renforcement de la collaboration avec les ministères et les différents projets de développement Développement de l’agriculture biologique Evaluation des mécanismes de financement existant et proposition d’amélioration des systèmes Revalorisation du crédit agricole et de l’avance sur campagne (fonds de commercialisation) Coût estimatif US $ 1,500,000 2,000,000 350,000 100,000 150,000 20,000 750,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 5 5 10 5 10 10 10 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Diversifier la production rurale
Résultat Attendu 2.1.2 Les actions visant la sécurisation et la professionnalisation des métiers ruraux sont renforcées
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Accessibilité, en termes de disponibilité et de coût, des institutions d’appui et d’encadrement Volonté et engagement responsable de tous les intervenants de la chaîne de commercialisation 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Malgré la proximité relative des sources d’appui et Nombre de réseaux professionnels ruraux d’encadrement, les ruraux de la région restent désorganisés et vulnérables face aux spéculateurs La désorganisation de la collecte et de la commercialisation des produits affecte la sécurité alimentaire de la région Activités principales Nombre de collecteurs accrédités par les instances régionales Coût estimatif US $ 50,000 75,000 75,000 25,000 5,000 5,000 500,000 50,000
Organisation et structuration des producteurs en bureaux professionnels Renforcer les capacités Encadrement socio - professionnel des producteurs organisationnelles des ruraux Promotion de la démarche et du label qualité des produits et Diffusion des normes de qualité Organisation d’échanges et de partage entre producteurs pour susciter les émulations Inventaire et création d’un annuaire des collecteurs locaux et régionaux Apporter une meilleure Mise en place d’un mécanisme d’accréditation de organisation de la ces collecteurs Organisation de la collecte et plafonnement des commercialisation des produits quantités à collecter pour parer aux périodes de soudure Appui dans l’étude des prix et surveillance des ristournes
5 5 5 5 50 50 5 20
Objectif Stratégique 2.2. Instituer des conditions motivantes encourageant les investissements et favorisant le passage à l’économie de marché
Résultat Attendu 2.2.1. Un mécanisme efficace de viabilisation des investissements est mis en place
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Engagement des partenaires gouvernementaux, nationaux et internationaux
Litiges fonciers fréquents dus à une méconnaissance et à la Existence Plan Local d’Occupation Foncière (PLOF) non transparence des procédures Recul des investisseurs potentiels dû à l’inaccessibilité des Stratégie et procédure d’accès foncier validées terrains, laissés alors en friche Les actes de banditisme liés à l’extension des villes démotivent Existence de Plans d’aménagement annexés au Schéma de et freinent le développement Développement et d’Aménagement Régional (SDAR) Activités principales Description Coût estimatif US $ 75,000 150,000 50,000 50,000 20,000 400,000 500,000 3,500,000 400,000 300,000
Mise en place et opérationnalisation d’un guichet unique foncier à couverture intercommunale Coordonner la sécurisation du Elaboration et mise à jour d’une carte d’occupation des sols système foncier Dotation et renforcement des effectifs des géomètres assermentés Faciliter l’accès à la terre et Identification, diffusion et vulgarisation d’une stratégie et procédure d’accès au foncier attirer de nouveaux exploitants Implication des communes dans les opérations cadastrales professionnels Ouverture d’infrastructures sociales : écoles, centres de santé, Viabiliser et sécuriser les zones Mise en place de corps de sécurisation publique (gendarmerie,…) Electrification et adduction d’eau d’investissement Intensification des infrastructures hydro agricoles Aménagements de sites et construction d’habitations
30 10 10 10 10 2 2 1 2 2
Problématique adressée Capacité limitée d’identification des formes multiples de financements s’adressant à une gamme variée de bénéficiaires ( simples paysans, gros exploitants, individus, groupements, sociétés, …) et de mobilisation Activités principales Description Coût estimatif US $ 100,000 200,000 500,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009 Indicateurs Hypothèses
Densification des réseaux d’épargne et de mutuelle de crédit Faciliter l’accès au financement Promotion du financement des infrastructures
Mobilisation de partenariats pour la constitution d’un Fonds Régional d’Investissement et de Développement
Résultat Attendu 2.2.2. Les infrastructures socio-économiques accompagnateurs du développement sont opérationnelles
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Disponibilité des ressources Années d’exécution 2006 2007 2008
Existence de plusieurs tronçons en mauvais état, rendant Longueur de routes en bon état plusieurs zones isolées Nombre de communes facilement accessibles Activités principales Description Ouverture/Réhabilitation d’axes routiers Coût estimatif US $ 17,000,000 25,000 4,000,000
Désenclaver procéder à
l’ouverture/ leur respect Régularité des entretiens routiers réhabilitation d’axes routiers
Installation de barrières de pluies et éducation à
Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Le cadre légal permet la réglementation de nouvelles approches commerciales
Les déficits en riz de la région proviennent de la non-maîtrise Réduction des périodes critiques en riz des besoins exacts de la population de façon à pouvoir ainsi gérer la collecte et le stock Les informations sur les nouveaux produits demandés sur le Nombre de nouveaux circuits commerciaux identifiés marché sont souvent inaccessibles
Le potentiel de développement industriel de la région n’est pas Nombre de nouvelles entreprises et industries implantées suffisamment exploité au détriment de son développement économique Activités principales Description Coût estimatif Sources de financement US $ % Région Ministères Bailleurs Réorganisation et professionnalisation de la 5,000,000 2 X X collecte et de la commercialisation du paddy Création / Réhabilitation de silos à grande 500,000 5 X X Innover les circuits de capacité et communautaires
partenaires (ex. BAMEX) Intensification partenariat avec CCIAA Antananarivo Valorisation et extension des centres de foires régionales à titre de centrale de ventes et d’achats de parcs technologiques Favoriser le développement des Création intercommunaux entreprises et des industries Promotion des industries de transformation
les Valorisation des centres de ressources des
50,000 50,000 300,000 500,000 2,000,000 50,000
1 1 10 10 2 10 X X X
Résultat Attendu 2.2.2. Les infrastructures socio-économiques accompagnateurs du développement sont opérationnelles (suite)
Problématique adressée Transport en milieu rural difficile l’approvisionnement et l’évacuation des produits Eclairage public et accès à l’eau potable insuffisants Indicateurs affectant Nombre et types de structures et moyens de transport Taux d’électrification régionale et taux de disponibilité en eau potable Hypothèses Disponibilité des ressources Engagement effectif des partenaires
La plupart des districts et des arrondissements de la région sont isolés en termes de moyens de télécommunication et les Taux de couverture téléphonique et de communication autorités travaillent de manière isolée avec des régional communications limitées autant avec les administrés qu’entre les collectivités Activités principales Description Appui à la Mairie de la CUA pour le désengorgement de la capitale et l’installation des gares routières régionales excentrées Création d’un réseau de transport régional reliant les districts Promotion des Moyens Intermédiaires de Transports Améliorés (MITA) Extension de l’électrification villageoise et intensification des programmes d’adduction d’eau potable Intensification de l’exploitation ressources en eau Promotion de l’innovation des sources d’énergie (kits photovoltaïques, éoliennes, production éthanol,…) Promotion des TIC et disponibilité d’un site web Analamanga Production et mise à disponibilité d’un système d’information régional (SIR) Mise en place OPCI Extension de la téléphonie (mobile et TELMA) et ouverture de cabines publiques Dotations informatiques des arrondissements et des communes et liaisons par courriers électroniques Coût estimatif US $ 5,000,000 50,000 50,000 12,000,000 75,000 100,000 25,000 150,000 100,000 250,000 150,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
1 10 10 1 2 5 5 5 5 2 1
organisation du transport périurbain et régional
Energie, électrification et eau
d’information, de communication et de télécommunication fiable
Résultat Attendu 2.2.2. Les infrastructures socio-économiques accompagnateurs du développement sont opérationnelles (suite) Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Le secteur tourisme est peu développé et la région n’est qu’un Augmentation du nombre de visiteurs touristiques nationaux Implication et volonté des partenaires transit pour les autres destinations touristiques et internationaux Urbanisation anarchique des zones Activités principales Niveau de réalisation du SDAR Description Inventaire du patrimoine et des opportunités et spécificités touristiques Concrétisation de partenariats pour la promotion des sites touristiques Appuis aux opérateurs touristiques et marketing du produit « Séjour Analamanga » Procéder programmes Elaboration et mise en œuvre d’un Schéma de Développement et d’Aménagement Régional d’aménagements urbains (SDAR) Etude et Mise en œuvre du Plan d’Urbanisme aux Coût estimatif US $ 25,000 50,000 10,000 35,000 50,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Mettre en valeur le potentiel touristique de la région
Objectif Stratégique 2.3. Justifier la dénomination « Analamanga » par la conservation du potentiel et de la richesse écologiques de la région
Résultat Attendu 2.3.1. L’équilibre écologique régional est maintenu grâce aux programmes de prévention de la déforestation Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Reboisements non entretenus, sans diversification d’espèces. Taux de surfaces reboisées sur surfaces en friche Le déboisement abusif a dénaturé l’appellation renommée « Analamanga » Feux de brousse répétés, avec des zones de forte intensité Activités principales Diminution nette des surfaces brûlées Coût estimatif US $ 50,000 10,000,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Identification des sites prioritaires de reboisement Elaboration, diffusion et exécution d’un programme régional de reboisement à grande Intensifier les campagnes de échelle et de sylviculture, avec implication des forces armées dans les zones sensibles reboisement Recherche d’espèces innovantes de reboisement alliant conservation et production Appuis aux communes dans la production de jeunes plants et dans la formation de pépiniéristes Attribution de zones de responsabilité par fokontany Renforcement de capacités et Formation des Promouvoir l’implication des autorités locales sur les textes en vigueur et leur rôle dans la prévention des feux de brousse leaders dans la lutte contre les feux Identification participative avec les communes et de brousse districts d’une approche commune de prévention des feux de brousse basée sur une éducation et une responsabilisation plutôt que sur une répression
75,000 200,000 10,000 200,000 15,000
Résultat Attendu 2.3.1. L’équilibre écologique régional est maintenu grâce aux programmes de prévention de la déforestation Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Disponibilité des partenaires de la recherche Années d’exécution 2006 2007 2008
Surexploitation et utilisation abusive des produits forestiers Nombre de nouvelles alternatives énergétiques identifiées par les ménages Activités principales Description Coût estimatif US $ 150,000 150,000 30,000 35,000
Promotion de l’utilisation des charbons écologiques et de fours améliorés Encourager la recherche Appuis à la recherche d’essences à croissance rapide à vulgariser en tant que parcelles familiales d’alternatives en matière d’énergie de reboisement et de sources de bois de chauffe et d’utilisation des produits Renforcement de toutes les initiatives de recherche et appuis aux chercheurs organisés et forestiers individuels Intensification de la sensibilisation sur la protection de l’environnement
Résultat Attendu 2.3.2. Des alternatives en faveur de la gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables sont favorisées Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Les populations riveraines ne sont pas suffisamment Nombre et surface totale des sites de conservation dans la Existence d’opérateurs de conservation responsabilisées quant à la valeur des aires de conservation région Activités principales Description Coût estimatif Sources de financement Années d’exécution US $ % Région Ministères Bailleurs 2005 2006 2007 2008 Intensification des activités de conservation de 150,000 1 X X l’aire protégée d’Ambohitantely, et du site Promouvoir les programmes de d’Anjozorobe conservation de la biodiversité Identification et création de nouveaux sites 250,000 1 X X terrestres et lacustres de conservation Promotion de l’écotourisme et appuis aux 75,000 1 X X opérateurs privés gérant des sites écotouristiques Intensification des activités d’éducation 50,000 5 X environnementale, notamment pour les jeunes en milieu scolaire et non scolaire
Résultat Attendu 2.3.2. Des alternatives en faveur de la gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables sont favorisées (suite) Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Ressources humaines et financières disponibles
Erosion des collines entraînant l’apparition fréquente des Taux de stabilisation des « lavaka » « lavaka » et l’ensablement des bas-fonds - Pâturages naturels en diminution - Dégradation de la fertilité des sols La proximité des zones industrielles et l’absence de rigueur Niveau de respect des réglementations dans le suivi et l’application des normes portent atteinte à recommandations environnementales l’environnement Activités principales Description Vulgarisation des dispositifs anti-érosifs dans les pratiques culturales Appuis aux Communes dans le renouvellement des aires de pâturage et Incitation aux cultures fourragères dans ces zones Collaboration et partenariats avec les projets de développement pour la promotion de l’agroforesterie Recherche de partenariats pour la gestion des ordures ménagères Etude et identification de programme pour la gestion des déchets des industries et des déversements industriels polluants Elaboration et diffusion du Tableau de Bord Environnemental de la région Vulgarisation et application rigoureuse des procédures de Mise En Compatibilité des Investissements et de l’Environnement (MECIE) et d’Evaluation d’Impact Environnemental (EIE), touchant notamment les rejets des eaux usées des industries, l’utilisation des pesticides, les mouvements de terre, … Coût estimatif US $ 200,000 150,000 100,000 25,000 50,000 25,000 50,000 et des
1 1 2 5 2 2 5
Prévenir les phénomènes d’érosion
Favoriser les initiatives en faveur de la gestion des déchets
Diffuser et rendre accessibles les informations et les procédures en vigueur sur la protection de l’environnement
___________________________________________________________________________________________ Plan Régional de Développement ANALAMANGA C. Axe stratégique 3 : Susciter et promouvoir des systèmes de sécurisation humaine, matérielle et de protections sociales équitables.
Objectif Stratégique 3.1. Soutenir et favoriser les mesures permettant l’accès à la santé de la population
Résultat Attendu 3.1.1 L’accessibilité des centres de santé à la population est améliorée et le professionnalisme de leurs prestations est reconnu Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Les infrastructures connexes à l’accessibilité des centres de Eloignement des centres de santé, vétusté des infrastructures Nombre de centres opérationnels Nombre de populations vulnérables bénéficiant de soins santé (routes, transport, moyens financiers) sont en place et code de santé vétuste gratuits Activités principales Description Coût estimatif 50,000 10,000 50,000 50,000 75,000 350,000 200,000 10,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 5 X X 2 2 2 2 1 1 5 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Vulgarisation et mise en œuvre du mécanisme FANOME Formulation de politique de prise en charge des populations vulnérables : personnes âgées, veuves, orphelins, démunis Proposer et soutenir des politiques Participation dans la mise à jour des législations sanitaires en faveur de la santé Contribution dans l’élaboration et la mise à jour d’un programme national de santé Participation et contribution dans la collecte et la diffusion des informations et données sanitaires (Enquête Démographique et de Santé – EDS) Couverture sanitaire des arrondissements par des Rapprocher les centres de santé structures publiques et privées : réhabilitations et constructions des populations Disponibilité de moyens pour le transport des malades Collaboration avec les tradipraticiens
Le personnel de santé est souvent livré à lui-même, Appréciation qualitative positive des prestations de santé par Moyens en place notamment dans les zones reculées, coupé des informations à les usagers temps et réagissent plus qu’anticipent Activités principales Description Coût estimatif 100,000 1,000,000 25,000 200,000 20,000 50,000 10,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2 X X 1 2 2 5 2 5 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Diffusion, formations et recyclages réguliers sur les normes de qualité en matière de service sanitaire Renforcer les capacités des Mise aux normes des installations, équipements et matériels personnels de santé pour Création d’un environnement propice au dialogue professionnaliser leurs services entre usagers et personnel de santé Appuis aux COSAN dans leur mission Mise en place d’une organisation sanitaire efficace entre communes, arrondissements et districts Diffusion d’informations et de rétroinformations à temps pour une meilleure prise de décision Identification de formes de motivation, notamment pour le personnel dans les zones reculées
Résultat Attendu 3.1.2. La région Analamanga participe activement aux différents programmes de santé Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Les divers programmes de santé sont menés de façon épars Qualité des activités de santé publique née de la qualité des Engagement des toutes les parties concernées dans les communes et les arrondissements, érigeant une comités de santé pléthore de comités regroupant les mêmes personnes et dont il faudra coordonner, rationaliser, voire réaménager Activités principales Description Santé Maternelle et Infantile (SMI) et Prise en charge intégrée de la mère et de l’enfant (PCIME) Santé de la Reproduction (SR), Planning familial et les lutte contre la propagation des IST et du VIH/SIDA Nutrition améliorée Intensification de Vaccination Lutte contre la tuberculose Lutte contre la lèpre Divers programmes et projets de santé Responsabilisation des autorités à tous les niveaux Mobilisation de partenaires financiers et techniques Renforcer les capacités de la région Participation citoyenne effective par la prise de dans le suivi et la coordination de responsabilité dont la réorganisation et la révision des rôles et composition des comités villageois de ces programmes santé Formation de ces comités pour améliorer leurs performances Coût estimatif 150,000 200,000 250,000 200,000 50,000 50,000 75,000 100,000 15,000 100,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 2 X X 5 5 2 2 2 1 10 5 2 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
OS 3.2. S’engager dans des actions permettant l’accès de tous à l’éducation
Résultat Attendu 3.2.1. Les conditions socio-éducatives permettant l’amélioration de la scolarisation sont mises en place Problématique adressée Indicateurs Hypothèses Les ressources financières sont disponibles Années d’exécution 2006 2007 2008
Faible taux de fréquentation scolaire et déperdition scolaire Taux de scolarisation des enfants et des jeunes des jeunes Nombre d’établissements scolaires opérationnels Activités principales Description Coût estimatif 70,000 150,000 50,000 25,000 600,000 3,500,000 25,000 700,000
Concertations sur l’adaptation de la politique sectorielle aux contextes local et régional Concevoir de façon participative Identification et mise en œuvre de mesures une stratégie régionale d’incitation d’incitation à la scolarisation des enfants Renforcement du Partenariat Public Privé pour à la scolarisation appuyer et financer les initiatives régionales et locales Appuis dans l’obtention des documents administratifs d’inscription des enfants Poursuite de la dotation en kits scolaires Renforcer les initiatives pour le rapprochement de l’éducation à la Ouvertures et/ou réhabilitations de bâtiments scolaires basées sur une capacité optimale population d’accueil Accélération des démarches administratives pour l’obtention des diverses autorisations (autorisation d’ouverture, autorisation d’enseigner) Recrutement et Dotation de nouveaux enseignants
Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 1 X X 5 2 5 2 1 2 1
Résultat Attendu 3.2.2. Des initiatives pour rehausser la qualité de l’éducation sont entreprises Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Formation éducative très académique, peu professionnalisante Nombre nouveaux établissements et nouvelles filières ouverts Engagement de toutes les parties prenantes impliquées Nombre de bénéficiaires du Fonds Régional d’Incitation Activités principales Description Coût estimatif Sources de financement Années d’exécution % Région Ministères Bailleurs 2005 2006 2007 2008 2009 Promotion de l’ouverture d’établissements 1,500,000 1 X X spécialisés répondant aux besoins régionaux et nationaux (écoles professionnelles, formations techniques, …) Diversification des filières d’étude, orientées vers 50,000 2 X X Encourager la participation à la les besoins inhérents à l’économie de marché mise en œuvre d’une éducation de Renforcement de la démarche formation - emploi 75,000 2 X X Amélioration des capacités des enseignants à 100,000 2 X X qualité travers des mécanismes de motivation Concertations sur des normes de qualité de 30,000 5 X X l’enseignement Création d’un Fonds Régional d’Incitation 50,000 10 X X allouant des bourses aux meilleurs élèves, des primes aux enseignants et des subventions aux établissements répondant aux normes de qualité définies Création de centres d’information, de 1,250,000 5 X X documentation et d’échanges
OS 3.3. Améliorer les conditions de vie de la population à travers des stratégies de développement et de protection sociales efficaces
Résultat Attendu 3.3.1. L’engagement des autorités régionales dans les programmes de développement et de protection sociaux est effectif Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
La proximité des centres urbains et la densité de la population Nombre de programmes sociaux nouveau ou relancés Disponibilité des ressources Engagement des responsables dans et autour des centres urbains augmentent les facteurs de fonctionnels fragilité sociale de la population : migration incontrôlée, infrastructures d’accueil insuffisantes, emplois limités,… Activités principales Description Elaboration participative d’un programme régional déclinant l’application de cette stratégie Promotion de l’utilisation des animateurs sociaux formés Etude sur les opportunités d’ouverture d’Institut du Travail Social et sur les possibilités d’intégrer des bureaux d’assistance sociale dans les districts Réinsertion socio-économique des sans abris Appuis sociaux aux personnes du troisième âge (carte verte, facilités diverses,…) Identification de stratégie de résorption du chômage et/ou d’intégration des chômeurs et toute autre tranche de population en situation de vulnérabilité dans les activités de développement rural Création de centres pour les groupes vulnérables Identification et application de mesures de réduction des mouvements de personnes Construction de logements sociaux Participation dans tous les évènements touchant le développement social (Journées mondiales, manifestations diverses) Relance et intensification des activités d’alphabétisation Promotion des Programmes d’Appuis aux Initiatives de Quartiers (PAIQ) Coût estimatif 25,000 10,000 10,000 1,000,000 250,000 150,000 Sources de financement % Région Ministères Bailleurs 5 X X 5 5 2 1 2 2005 Années d’exécution 2006 2007 2008 2009
Mettre en œuvre la Stratégie Nationale de Protection Sociale
Intensifier les programmes de protection sociale des populations vulnérables
80,000 400,000 1,000,000 100,000 40,000 75,000
Continuer les actions visant le développement social
Résultat Attendu 3.3.2. La région Analamanga veille constamment à l’épanouissement de sa population et à l’amélioration de son cadre de vie Problématique adressée Indicateurs Hypothèses
Certains programmes de population ne se répercutent pas Nombre de programmes spécifiques menés aux divers Effectivité des divers partenariats échelons de la région jusqu’au niveau de la base Nombre de bénéficiaires des filets de sécurité Les infrastructures d’assainissement restent insuffisantes Nombre d’infrastructures d’assainissement existantes en rapport au nombre de population Activités principales Description Coût estimatif Sources de financement % Région Ministères Bailleurs Promotion des initiatives s’adressant aux jeunes et 100,000 2 X X aux enfants : création d’associations et fédérations, maisons des jeunes, Construction d’infrastructures sportives et 350,000 1 X X culturelles répondant aux normes et réhabilitation des CAPJ Dotation d’équipements et matériels sportifs et 5,000 10 X X culturels Education et sensibilisation contre toutes les 10,000 10 X X Soutenir les programmes en faveur formes de délinquance (drogue, criminalité) Vulgarisation de l’éducation civique de masse 125,000 2X X X de la population s’adressant aux jeunes et enfants et pour les préparer à la relève Appuis aux programmes pour l’émancipation des 250,000 2 X X femmes et pour l’amélioration de leur statut socioéconomique : initiatives genre et développement, alphabétisation et économie familiale, revenus et santé Diffusion des informations complètes sur le 5,000 10 X X mécanisme d’octroi des filets de sécurité Accroître les infrastructures socio Mise en place d’une cellule de gestion et 5,000 10 X X économiques d’organisation des filets de sécurité Construction des infrastructures d’assainissement : 175,000 1 X X latrines, WC, douches publiques, bacs à ordures, centres de transformation des ordures Acquisition d’équipements : bennes, bacs à ordure 1,500,000 1 X X métallique
TABLEAU RECAPITULATIF DU BUDGET
A- Restaurer Etat de droit et une société bien gouvernancée Etat de droit Consolidation démocratie et respect des droits Mesures idoines permanentes Processus décentralisation Assises organisationnelles et institutionnelles Valeurs et actes de bonne gouvernance 4 290 000 510 000 1 550 000 1 250 000
Coût estimatif US $
B-Susciter et promouvoir une croissance économique à base sociale élargie Développement durable monde rural Diversification et amélioration qualité production agricole Sécurisation et professionnalisation métiers ruraux Conditions motivantes investissements Viabilisation investissements Infrastructures socio-économiques Condition potentiel et richesse écologiques « ANALAMANGA » Prévention déforestation Gestion rationnelle ressources naturelles renouvelables
11 545 000 785 000 6 245 000 47 595 000
10 915 000 1 125 000
C- Susciter et promouvoir des systèmes de sécurisation humaine, matérielle et de protections sociales équitables Accès à la santé Centres de santé améliorés professionnels Programmes de santé Accès à l’éducation Amélioration scolarisation Qualité de l’éducation Stratégies de développement et protections sociales Programmes de développement et de protection sociaux Epanouissement population et amélioration cadre de vie TOTAL C
2 200 000 3 065 000 5 120 000 3 055 000
3 140 000 2 525 000
19 105 000 104 915 000
dont part région 2 997 850 US $
6. SCHEMA DE DEVELOPPEMENT
De par les contacts directs et fréquents avec la population, un schéma de développement a pu être dressé pour la Région Analamanga. D'autant plus que ces contacts s’avèrent toujours indispensables pour raviver la volonté d’agir tant de la part des gouvernants que des gouvernés, et de se mettre main dans la main pour éradiquer à terme la pauvreté. Ainsi l’économie doit décoller et profiter en premier lieu aux producteurs directs. Le social sera amélioré pour favoriser l’amélioration des contextes de l’environnement de base qu’est la famille. Le contexte favorisant le développement durable restera toujours prioritaire, il s’agit de la réfection des routes, de l’aménagement hydro-agricole, de l’électrification rurale, de l’adduction d’eau potable, etc. Des Sous-régions seront mises en place pour subdiviser la Région Analamanga en trois grandes parties distinctes avec des vocations respectives bien diversifiées tout en restant complémentaires. Divers programmes intégrés vont y être menés dont parmi tant d’autres, la mise en œuvre de Zones d'Investissement Agricole ou ZIA pouvant accueillir des opérateurs exploitants agricoles professionnels, notamment dans les Districts d’Ankazobe et d’Anjozorobe. La viabilisation immédiate de ces ZIA s’avère prioritaire en commençant par la mise en place d'infrastructures sociales (santé, éducation, sécurité,…) et de production (aménagement de protection, système d’irrigation, …). Ce seront les futures zones d’accueil des investisseurs potentiels tant nationaux qu’internationaux et qui vont se transformer progressivement en nouvelles villes de production à grande échelle. La subdivision de la Région Analamanga se définit comme suit : • • La Sous-région Antananarivo Renivohitra qui demeure le principal centre de commercialisation et de transaction de la Région Analamanga ; La Sous-région ‘’Site d’Accueil’’ constituée par les trois Districts périphériques respectivement d’ Ambohidratrimo, d’Antananarivo Atsimondrano ainsi que d’Antananarivo Avaradrano ; La Sous-région ‘’Zone de production’’ formée par les quatre Districts ceinturant la Région Analamanga dont au Nord Ouest le District d’Ankazobe, au Nord Est celui d’Anjozorobe, à l’Est se trouve le District de Manjakandina et au Sud celui d’Andramasina.
Ces trois Sous-régions ont leurs vocations respectives définies d'une manière sommaire sur les cartes de synthèse qui suivent et pour démontrer les principales particularités ainsi que la situation socio-économique de la Région Analamanga.
REGION ANALAMANGA SCHEMA DE DEVELOPPEMENT
Mahintsy
Talatavolonondry Sabotsy Namehana Ankadikely Ambohimalaza Manjakandriana
Ivato Ambohibao
Ambohimangakely Alasora
Ampitatafika Fenoarivo
La Région d'Analamanga se répartit en trois grandes zones avec les vocations respectives et les rôles précis ci-après définis: Antananarivo : Développement urbain / Ordre et Sécurité Publique Centre principal de commercialisation de produits et de transaction Communes périphériques : Sites d'accueil : Amélioration de l'habitat Agglomération : Extension d'Antananarivo Centre secondaire de commercialisation Centre de transformation agricole et industrielle Education environnementale Zone secondaire de développement agricole Districts périphériques : Développement rural : zone de production agricole Valorisation de la biodiversité (Sites biologiques) Protection de l'environnement / Reforestation
Revenu agricole: 107.900.620.000 Fmg Riz : 39.455 T Pomme de terre: 2.740 T Maïs : 6.732 T Manioc : 118.415 T Pop.Tot : 126.514 Pop.Agr: 80.172
Revenu agricole: 219.304.205.000 Fmg Riz : 46.599 T Pomme de terre: 2.740 T Manioc : 25.270 T Pop.Tot : 164.649 Pop.Agr : 110.077
Revenu agricole: 89.744.630.000 Fmg Riz : 13.533 T Manioc : 15.888 T Pop. Tot : 263.248 Pop.Agr : 63.539
Revenu agricole: 102.511.640.000 Fmg Riz : 26.332 T Manioc : 24.140 T Pop.Tot : 301.277 Pop.Agr: 78.961
ANKAZOBE ANJOZOROBE
AMBOHIDRATRIMO TSIROANOMANDIDY
ANTANAN ARIVO AVARADRANO ANTANAN ARIVO RENIVOHITRA ANTANAN ARIVO ATSIMON DRA NO
ANTANANARIVO ATSIMONDRANO enu agricole: Rev
243.451.815.000 Fmg Riz : 56.233 T Maïs : 3.615 T Manioc : 92.058 T Pop.Tot : 363.453 Pop.Agr: 71.283
ARIVONIMAMO SOAVINANDRIANA ANDRAMASINA FARATSIHO AMBATOLAMPY
Revenu agricole: 139.961.860.150 Fmg Riz : 30.755 T Pomme terre : 8.005 T Manioc : 33.351 T Pop. Tot : 202.813 Pop.Agr : 109.966
Revenu agricole: 102.511.640.000 Fmg Riz : 26.332 T Manioc : 24.140 T Pop. Tot : 150.689 Pop.Agr : 92.267
Population Totale Population Agricole Revenu agricole Revenu moyen (agricole) par habitant Production rizicole Besoin annuel en riz Pomme de terre Manioc Maïs Superficie Totale 2 650 350 habitants 619 768 personnes 1 067 561 392 650 Fmg 402.855 Fmg 229 590 tonnes 318.000 tonnes 25 091 tonnes 337 039 tonnes 10 931 tonnes 17 464 Km²
50,84 % de la Population Totale de la Province d’Antananarivo 23,38 % de la Population Totale de la Région d'Analamanga * Revenu potentiel généré par 23,38 % de la Population Totale Régionale. * 19,77 % du revenu agricole provincial Largement inférieur au Seuil de Pauvreté de 1.050.000 Fmg au niveau national 21,44 % de la production rizicole provinciale Un déficit annuel de 88.410 tonnes 8,05 % de la production provinciale 25,46 % de la production totale provinciale 5,57 % de la production provinciale 29,74 % de la superficie de la Province
DISTRICT D'AMBOHIDRATRIMO
INDICE DE COUVERTURE SANITAIRE
DONNEES SOCIO-ECONOMIQUES PAR COMMUNE
INDICE DE SCOLARITE INDICE DE RICHESSE RELATIVE
Anjanadoria Ambato Avaratsena
Antsahafilo Manjakavaradrano Ambohipihaonana Ampanotokana
Antsahafilo Manjakavaradrano Ambohipihaonana
Antsahafilo Manjakavaradrano Ambohipihaonana Ambohimanjaka Merimandroso Anosiala
Antanetibe Ampanotokana
Ambohimanjaka Merimandroso Mahitsy Anosiala
Ambohimanjaka Merimandroso Mahitsy Mananjara Anosiala
Ivato Aeroport Ivato Firaisana
Ivato Aeroport Ivato Firaisana Ambohidratrimo Antehiroka Talatamaty
Ivato Aeroport Ivato Firaisana Antehiroka Talatamaty
Ampangabe Ambohitrimanjaka Mahereza Fiadanana
Antehiroka Talatamaty
Couverture sanitaire [ 0 - 2 [ : Faible [ 2 - 7 [ : Moyen [ 7 et + ] : Fort
Indice de scolarité [ 0 - 25 [ : Faible [ 25 - 50 [ : Moyen [ 50 et + ] : Fort
Indice de richesse relative
[ 0 - 1.5 [ : Faible [ 1.5 - 3 [ : Moyen [ 3 et + ] : Fort
NIVEAU DE CONTRAINTES ET DE POTENTIALITES
Echelle : 1 / 750 000 15 0 Kilomètres 15
Source : Monographie 2002
Ambohi drat ri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohit ra Antananarivo Atsim ondrano
Ambohimanjaka Merimandroso Mahitsy Anosiala Ambatolampy
INDICE DE PROGRES RELATIF
[ 0 - 4 [ : Faible [ 4 - 8 [ : Moyen [ 8 et + ] : Fort
DISTRICT D'ANDRAMASINA
Mandrosoa Andramasina Sabotsy Manjakavahoaka Anosibe Trimoloharano Andramasina
Mandrosoa Sabotsy Manjakavahoaka Anosibe Trimoloharano Andramasina
Mandrosoa Sabotsy Manjakavahoaka Anosibe Trimoloharano
Alarobia Vatosola Ambohimiadana
Alatsinainy Bakaro Tankafatra
Echelle : 1 / 650 000
Sabotsy Manjakavahoaka
Anosibe Trimoloharano
Ambohi drat ri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohit ra Antananarivo At simondrano
DISTRICT D'ANJOZOROBE
Amparat anjona
Amparatanjona
Amboasary Ambohibary Beronono Betatao Ambohimanarina
Ambohimirary Ambatomanoina Antanetibe Androvakely BelanitraAnalaroa
Ambongamarina Anjozorobe
Ambohimirary Ambatomanoina Antanetibe Androvakely Analaroa Belanitra
Alakamisy Tsarasaotra
[ 0 - 2 [ : Faible [ 2 - 7 [ : Moyen [ 7 et + ] : Fort
Indice de scolarité
[ 0 - 25 [ : Faible [ 25 - 50 [ : Moyen
[ 50 et + ] : Fort
[ 0 - 1.5 [ : Faible
[ 1.5 - 3 [ : Moyen
[ 3 et + ] : Fort
Echelle : 1 / 1 250 000
Ambohibary Beronono
Betatao Ambohimanarina
Ambohi dratri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohitra Antananarivo Atsim ondrano
Tsaramasoandro Kiangara Antakavana Fiadanana Talata Angavo Fiadanana Kiangara
Tsaramasoandro Kiangara Antakavana Fiadanana Talata Angavo
Ambohitromby Mahavelona
Echelle : 1 / 1 500 000
Fiadanana Talata Angavo
Ambohi dratri mo Antananarivo Avaradrano Manjakandriana Antananarivo Renivohitra Antananarivo Atsimondrano
Fihaonana Miantso
DISTRICT D'ANTANANARIVO ATSIMONDRANO
Fiombonana Ankadimanga
INDICE DE SCOLARITE
Ambohidrapeto Bemasoandro
Itaosy Fenoarivo
Ambavahaditokana
Andranonahoatra Anosizato Andrefana Tanjombato
Ampitatafika Alatsinainy Ambazaha
Andranonahoatra Anosizato Andrefana
Ampitatafika Soavina Ampanefy
Ampitatafika Soavina Alatsinainy Ambazaha Ampanefy
Soavina Ampanefy
Ankaraobato Alatsinainy Ambazaha
Andoharanofotsy Soalandy Ambohijanaka Androhibe Bongatsara Ampahitrosy
Andoharanofotsy Soalandy Ambohijanaka Androhibe Bongatsara Ampahitrosy Androhibe
Andoharanofotsy Soalandy Ambohijanaka
Bongatsara Ampahitrosy
Tsiafahy Antanetikely
Ambalavao Ambatofahavalo
Echelle : 1 / 450 000
INDICE DE PROGRES RELATIF [ 0 - 4 [ : Faible [ 4 - 8 [ : Moyen [ 8 et + ] : Fort
Talata Volonondry Ambohimanga Rova Vilihazo
Sabotsy Namehana Ankadikely Ilafy
Sabotsy Namehana Ankadikely I lafy
Ambohimalaza Miray Ambohimangakely Ambohimanambola Alasora Mas indray
Ambohimalaza Miray Ambohimangakely Ambohimanambola
Ambohimalaza Miray Ambohimangakely
Mas indray
Vilihazo
Ambohimalaza Miray Ambohimangakely Ambohimanambola Alasora
Ambohi dratri mo Antananarivo Avaradrano Manjakandriana Antananarivo Renivohit ra Antananarivo Atsim ondrano
Ambohitrolomahitsy Ambohitrony
Ambohibao Sud
Ambohitrolomahit sy Ambohitrony
Ampaneva Ambatomena # Betoho
Ants ahalalina Ambohitseheno Ranov ao Ambohibary
Ampaneva Ambatomena Betoho
Nadihizana
Ambat olaona
Sambaina Nadihizana
Mantasoa Miadanandriana
Ambohitrandriamanitra Merikanjaka
Echelle : 1 / 1 000 000
Ants ahalalina
Ranov ao Ambohibary Anjepy
Ambohi dratri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohitra Antananarivo Atsimondrano
ANALAMANGA EN PHOTO
Vue partielle du palais de la Reine
Balade en canot à Mantasoa
Une partie du Rova d’Ambohidratrimo
Pose d’une stèle dans la réserve d’Ambohitantely
Culture sur tanety et riz irrigué
Amélioration de l’habitat CR Fiadanana
Infrastructure routière CR Fiadanana
Centre Hospitalier de District de Manjakandriana
Bureau de la Région Analamanga à Nanisana
AUTRES CARTES THEMATIQUES DES DISTRICTS
INDICE DE SUFFISANCE ALIMENTAIRE DE BASE
DONNEES THEMATIQUES PAR COMMUNE
TAUX D'ACTIVITE DU SECTEUR PRIMAIRE
INDICE DE COUVERTURE DES BESOINS EN RIZ
Antsahafilo Manjakavaradrano
Antsahafilo Manjakavaradrano Ambohipihaonana Ambohimanjaka Merimandroso Ambatolampy
Antanetibe Ambohipihaonana Ampanotokana
[ 0 - 12 [ : Faible [ 12 - 18 [ : Moyen [ 18 et + ] : Fort
Couverture des besoins en riz [ 0 - 4 [ : Faible [ 4 - 9 [ : Moyenne [ 9 et + ] : Fort
Taux d'activité du secteur primaire
[ 0 - 56 [ : Faible [ 56- 71 [ : Moyen [ 71 et + ] : Fort
Echelle : 1 / 750 000
15 0 Kilomètres
LISTE DES COMMUNES 15
1 Ambato 2 Ambatolampy 3 Ambohidratrimo 4 Ambohimanjaka 5 Ambohipihaonana 6 Ambohitrimanjaka 7 Ampangabe 8 Ampanotokana 9 Anjanadoria 10 Anosiala 11 Antanetibe 12 Antehiroka 13 Antsahafilo
Avaratsena Fiadanana Iarinarivo Ivato Aéroport Ivato Firaisana Mahabo Mahereza Mahitsy Mananjara Manjakavaradrano Merimandroso Talatamaty
Mandrosoa Andramasina Sabotsy Manj akavahoaka Anosibe Trim oloharano
Alarobia Vatosola Sabotsy Ambohit rom by
Ambohi miadana
Alatsi nai ny Bakaro Andohariana
Tankaf atra
Ambohi dratri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohitra Antananarivo At simondrano
1 Alarobia Vatosola 2 Alatsinainy Bakaro 3 Ambohimiadana 4 Andohariana 5 Andramasina 6 Anosibe Trimoloharano 7 Antotohazo 8 Fitsinjovana Bakaro 9 Mandrosoa 10 Sabotsy Ambohitromby 11 Sabotsy Manjakavahoaka 12 Tankafatra
Amboasary Ambohibary Betatao Ambohimanarina
Ambohimirary Ambatomanoina Antanetibe Androvakely
Analaroa Belanitra
1 Alakamisy 2 Ambatomanohina 3 Amboasary 4 Ambohibary 5 Ambohimanarina 6 Ambohimirary 7 Ambongamarina 8 Amparatanjona 9 Analaroa 10 Androvakely 11 Anjozorobe 12 Antanetibe 13 Belanitra
Beronono Betatao Mangamila Marotsipoy Tsarasaotra
Ambohi drat ri mo Antananarivo Avaradrano Manjakandriana Antananarivo Renivohit ra Antananarivo Atsimondrano
1 Ambohitromby 2 Ambolotarakely 3 Ankazobe 4 Antakavana 5 Antotohazo 6 Fiadanana 7 Fihaonana 8 Kiangara 9 Mahavelona 10 Marondry 11 Miantso 12 Talata - Angavo 13 Tsaramasoandro
Andoharanofotsy Ambohijanaka Soalandy Androhibe Bongatsara Ampahitrosy
Andoharanofotsy Soalandy Ambohijanaka Bongatsara Ampahitrosy
Ambohi drat ri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohitra Antananarivo Atsim ondrano
1 Alakamisy Fenoarivo 2 Alatsinainy Ambazaha 3 Ambalavao 4 Ambatofahavalo 5 Ambavahaditokana 6 Ambohidrapeto 7 Ambohijanaka 8 Ampahitrosy 9 Ampanefy 10 Ampitatafika 11 Andoharanofotsy 12 Andranonahoatra 13 Androhibe
14 Ankadimanga 15 Ankarahobato 16 Anosizato Andrefana 17 Antanetikely 18 Bemasoandro 19 Bongatsara 20 Fenoarivo 21 Fiombonana 22 Itaosy 23 Soalandy 24 Soavina 25 Tanjombato 26 Tsiafahy
Echelle : 1 / 650 000 LISTE DES COMMUNES
Ambohi dratri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohit ra Antananarivo Atsim ondrano
1 Alasora 2 Ambohimalaza Miray 3 Ambohimanambola 4 Ambohimanga - Rova 5 Ambohimangakely 6 Anjeva Gara 7 Ankadikely Ilafy 8 Ankadinandriana 9 Fieferana 10 Manandriana 11 Masindray 12 Sabotsy Namehana 13 Talata Volonondry 14 Villihazo
15 0 Kilomètres 15
Ambohi drat ri mo Antananarivo Avaradrano Antananarivo Manjakandriana Renivohitra Antananarivo At sim ondrano
14 1 Alarobia 15 2 Ambanitsena 16 3 Ambatolaona 17 4 Ambatomanga 18 5 Ambatomena 19 6 Ambohibao Sud 20 7 Ambohibary 8 Ambohitrandriamanitra 21 22 9 Ambohitrolomahitsy 23 10 Ambohitrony 24 11 Ambohitseheno 25 12 Ampaneva 13 Anjepy
Ankazondandy Antsahalalina Betoho Manjakandriana Mantasoa Merikanjaka Miadanandriana Nandihizana Ranovao Sadabe Sambaina Soavinandriana
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