Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/62293
Timestamp: 2020-02-26 09:32:42+00:00
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Information professionnelle sur Mirtazapine Spirig HC®: Spirig HealthCare AG
L'usage de Mirtazapine Spirig HC est indiqué:
·pour le traitement aigu des épisodes dépressifs unipolaires;
·pour le traitement d'entretien après une rémission d'un épisode dépressif unipolaire obtenue sous traitement aigu par Mirtazapine Spirig HC, pendant une durée de 4 à 6 mois selon les recommandations thérapeutiques actuelles concernant les dépressions. Dans cette situation, il faut régulièrement évaluer le rapport bénéfice/risque.
En cas de dépression unipolaire récidivante répondant initialement au traitement par mirtazapine, on a constaté une persistance de l'efficacité pendant une durée allant jusqu'à un an de traitement. Il faut régulièrement vérifier le rapport bénéfice/risque et tenir compte du fait qu'il existe aussi d'autres moyens de prévenir les récidives des épisodes dépressifs unipolaires.
La dose journalière efficace est habituellement comprise entre 15 et 45 mg. La dose initiale est de 15 ou 30 mg. En règle générale, l'effet de la mirtazapine apparaît au bout de 1 à 2 semaines de traitement. Si la posologie est adéquate, le traitement doit donner une réponse favorable au bout de 2 à 4 semaines. Si la réponse est insuffisante, il est possible d'augmenter la dose jusqu'à la dose maximale. En l'absence de réponse au cours des 2 à 4 semaines suivantes, le traitement doit être interrompu.
Il est recommandé de poursuivre le traitement jusqu'à ce que le patient soit resté totalement asymptomatique pendant 6 mois. On peut alors diminuer le traitement progressivement.
La posologie recommandée est la même que chez l'adulte. Chez les patients âgés, toute augmentation de la posologie impose une surveillance particulière pour obtenir une réponse clinique satisfaisante et sans danger.
Mirtazapine Spirig HC ne doit pas être utilisé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans (voir aussi «Mises en garde et précautions»), étant donné que l'efficacité n'a pas été prouvée dans deux études cliniques à court terme et que des réserves ont été émises sur le plan de la sécurité (voir «Mises en garde et précautions», «Effets indésirables» et «Propriétés/Effets»).
La clairance de la mirtazapine peut être altérée chez les patients atteints d'une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine <40 ml/min.). Ceci est à prendre en compte lors de la prescription de Mirtazapine Spirig HC (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
La clairance de la mirtazapine peut être altérée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique. Ceci doit être pris en compte lors de la prescription de Mirtazapine Spirig HC, en particulier chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère car ces derniers n'ont pas fait l'objet d'études spécifiques (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
La demi-vie d'élimination de la mirtazapine étant de 20 à 40 heures, Mirtazapine Spirig HC peut être administré en une prise unique. Mirtazapine Spirig HC doit être pris de préférence le soir au coucher. Mirtazapine Spirig HC peut également être administré en deux prises (une le matin et une au coucher, la dose la plus importante devant être prise au coucher).
Il est recommandé d'arrêter le traitement par mirtazapine progressivement afin d'éviter les symptômes de sevrage (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
·Si le traitement consiste en une seule prise le soir: ne pas prendre la dose qui a été oubliée le lendemain matin car la prise matinale peut provoquer une fatigue. Prendre la dose habituelle le soir suivant.
·En cas de traitement en deux prises par jour: la dose qui a été oubliée le soir ne doit pas être prise en même temps que la dose du matin suivant. Par contre, la dose qui a été oubliée le matin doit être prise avec la prochaine dose du soir. Si les deux doses de la journée ont été oubliées, il ne faut rien prendre ce jour-là, mais prendre les doses habituelles le lendemain.
Il faut avaler les comprimés pelliculés sans les croquer, avec un peu de liquide.
Hypersensibilité au principe actif (mirtazapine) ou à l'un des excipients.
La mirtazapine ne doit pas être administrée en association avec des inhibiteurs de la MAO (y compris le linézolide, un antibiotique et inhibiteur non-sélectif et réversible de la monoamine oxydase) ni dans les deux semaines qui suivent l'arrêt d'un traitement par inhibiteurs de la MAO. Inversement, il faut attendre au moins deux semaines entre l'arrêt d'un traitement par mirtazapine et le début d'un traitement par inhibiteurs de la MAO (cf. aussi «Interactions»).
Les enfants et les adolescents de moins de 18 ans ne doivent pas être traités par Mirtazapine Spirig HC. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et les adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision d'administrer Mirtazapine Spirig HC est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d'aucune donnée de sécurité à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à l'obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire est maximal au début du rétablissement.
Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé d'idées suicidaires ou de tentative de suicide et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés contre placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.
Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra donc accompagner le traitement par antidépresseurs, particulièrement en début de traitement et lors des changements de dose. Les patients et leur entourage devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées ou de comportements suicidaires et tout changement inhabituel du comportement et de demander immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.
Au vu du risque suicidaire, notamment en début de traitement, seule la plus petite quantité de comprimés pelliculés de Mirtazapine Spirig HC devra être délivrée au patient pour réduire le risque d'un surdosage en harmonie avec le bon management du patient.
Des cas d'aplasie médullaire, en général granulocytopénie ou agranulocytose, ont été rapportés au cours d'un traitement par mirtazapine. De rares cas d'agranulocytose réversible ont été rapportés au cours d'études cliniques avec mirtazapine. Depuis la commercialisation de la mirtazapine, de très rares cas d'agranulocytose ont été rapportés, le plus souvent réversibles, mais parfois avec évolution fatale. Jusqu'ici, les cas ayant entraîné le décès concernaient principalement des patients âgés de plus de 65 ans. Le médecin traitant doit être attentif à l'apparition de symptômes tels que fièvre soudaine et élevée, inflammation de la gorge, stomatite ou autres signes d'infection; si de tels symptômes survenaient, le traitement doit être interrompu et la formule sanguine doit être contrôlée.
La survenue d'un ictère impose l'arrêt du traitement.
Une adaptation posologique appropriée ainsi qu'une surveillance étroite et régulière sont nécessaires chez les patients présentant les affections suivantes:
·Epilepsie et un syndrome cérébral organique: bien que l'expérience clinique montre que les crises épileptiques sont rares au cours d'un traitement par la mirtazapine, comme les autres antidépresseurs, le traitement par Mirtazapine Spirig HC doit être instauré avec prudence chez les patients présentant des antécédents de crises d'épilepsie. Le traitement devra être arrêté chez tout patient développant des crises épileptiques ou présentant une augmentation de la fréquence des crises.
·Insuffisance hépatique: après administration d'une dose orale unique de 15 mg de mirtazapine, la clairance de la mirtazapine a diminué d'environ 35% chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, comparativement aux sujets dont la fonction hépatique était normale. La concentration plasmatique moyenne de mirtazapine a augmenté d'environ 55%.
·Insuffisance rénale: après administration d'une dose orale unique de 15 mg de mirtazapine chez des patients atteints d'insuffisance rénale modérée (10 ml/min. ≤ clairance de la créatinine <40 ml/min.) et sévère (clairance de la créatinine <10 ml/min.), la clairance de la mirtazapine a diminué respectivement de 30% et 50%, comparativement aux sujets sains. Les concentrations plasmatiques moyennes de mirtazapine ont respectivement augmenté d'environ 55% et 115%. Aucune différence significative n'est apparue entre les patients atteints d'insuffisance rénale légère (40 ml/min. ≤ clairance de la créatinine <80 ml/min.) et le groupe témoin.
·Pathologies cardiaques, telle que troubles de la conduction, angine de poitrine ou infarctus du myocarde récent: les précautions habituelles doivent être prises et les traitements concomitants administrés avec prudence.
·Diabète sucré: chez les patients diabétiques, les antidépresseurs peuvent altérer l'équilibre glycémique. Une adaptation de la posologie de l'insuline et/ou des hypoglycémiants oraux peut s'avérer nécessaire et une surveillance étroite est recommandée.
·Les patients doivent être étroitement surveillés concernant l'éventuel «switch» (virage en phase maniaque). Le traitement par mirtazapine doit être arrêté chez tout patient entrant dans une phase maniaque.
·Bien que mirtazapine n'entraîne pas de dépendance, l'expérience depuis la commercialisation montre que l'arrêt brutal d'un traitement au long cours peut parfois entraîner des symptômes de sevrage. La plupart des réactions de sevrage sont modérées et spontanément réversibles. Parmi les divers symptômes de sevrage rapportés, les plus fréquents sont: sensations vertigineuses, agitation, anxiété, céphalées et nausées. Bien que ces symptômes aient été rapportés comme étant des symptômes de sevrage, il est à noter qu'ils peuvent être liés à la pathologie sous-jacente. Comme précisé à la rubrique «Posologie/Mode d'emploi», il est recommandé d'arrêter progressivement le traitement par mirtazapine.
·Des précautions doivent être prises chez les patients présentant des troubles de la miction tels qu'une hypertrophie prostatique et chez les patients présentant un glaucome aigu à angle fermé ou une augmentation de la pression intraoculaire (bien qu'il y ait peu de risques d'effets secondaires avec mirtazapine du fait de sa très faible activité anticholinergique).
·Akathisie/agitation psychomotrice: l'utilisation d'antidépresseurs a été associée au développement d'une akathisie, caractérisée par une agitation jugée désagréable ou pénible et un besoin de bouger souvent accompagné d'une incapacité à rester assis ou debout sans bouger. Ces symptômes apparaissent le plus souvent au début du traitement. Une augmentation de la dose peut être préjudiciable chez les patients développant ces symptômes.
·Après la mise sur le marché de la mirtazapine, des cas d'allongement de l'intervalle QT, de torsades de pointes, de tachycardie ventriculaire et de décès subit ont été rapportés. La majorité de ces rapports était liée à un surdosage et concernait des patients ayant présenté d'autres facteurs de risque favorisant un allongement du QT, y compris une utilisation simultanée d'autres médicaments pouvant causer un allongement du QTc (voir «Interactions» et «Surdosage»). Les patients atteints de maladies cardio-vasculaires ou ayant des antécédents familiaux d'allongement du QT doivent être traités avec prudence, de même que les patients utilisant simultanément d'autres médicaments susceptibles de causer un allongement du QTc.
L'hyponatrémie, probablement due à une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH), a été très rarement rapportée sous mirtazapine. Des précautions doivent être prises chez les patients à risque comme les sujets âgés ou les patients déjà traités par des médicaments connus pour provoquer une hyponatrémie.
Interactions avec des substances à activité sérotoninergique: un syndrome sérotoninergique peut survenir lorsque des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont administrés en association avec d'autres médicaments sérotoninergiques (voir aussi «Interactions»). Des symptômes possibles du syndrome sérotoninergique sont: hyperthermie, rigidité, myoclonies, instabilité du système nerveux autonome, avec possibilité de fluctuations rapides des constantes vitales, modifications de l'état mental incluant confusion, irritabilité et agitation extrême allant jusqu'au délire et au coma. Lorsque ces principes actifs sont associés à la mirtazapine, la prudence est de rigueur et une surveillance clinique plus étroite est nécessaire. Lorsque de tels événements surviennent, le traitement par Mirtazapine Spirig HC doit être arrêté et un traitement supportif des symptômes doit être instauré. D'après l'expérience depuis la commercialisation, la survenue d'un syndrome sérotoninergique est très rare chez les patients traités par mirtazapine seul (voir aussi «Effets indésirables»).
·Les inducteurs de la CYP3A4, comme la carbamazépine et la phénytoïne, entraînent un doublement de la clairance de la mirtazapine, ce qui cause une diminution moyenne des concentrations plasmatiques de mirtazapine de respectivement 60% et 45%. Quand la carbamazépine ou tout autre inducteur du métabolisme hépatique (comme la rifampicine) est ajouté au traitement par la mirtazapine, il peut être nécessaire d'augmenter la dose de mirtazapine. Si le traitement par un tel médicament est arrêté, il peut s'avérer nécessaire de diminuer la dose de mirtazapine.
·L'administration concomitante de kétoconazole, un puissant inhibiteur de la CYP3A4, provoque une augmentation de 40% du taux plasmatique de mirtazapine et une augmentation de 50% de l'ASC.
·Lorsque la cimétidine (faible inhibiteur de la CYP1A2, CYP2D6 et CYP3A4) est administrée avec la mirtazapine, les concentrations plasmatiques moyennes de mirtazapine peuvent être augmentées de plus de 50%. Des précautions doivent être prises et il est éventuellement nécessaire de réduire la dose lors de l'administration concomitante de mirtazapine avec des inhibiteurs puissants de la CYP 3A4, des inhibiteurs de protéase du VIH, des antifongiques azolés, l'érythromycine, la cimétidine ou la néfazodone.
·La mirtazapine ne doit pas être administrée en association avec des IMAO (y compris le linézolide, un antibiotique et inhibiteur non-sélectif et réversible de la monoamine oxydase) ni dans les deux semaines qui suivent l'arrêt d'un traitement par inhibiteurs de la MAO. Inversement, il faut attendre environ deux semaines entre l'arrêt d'un traitement par mirtazapine et le début d'un traitement par inhibiteurs de la MAO (cf. aussi «Contre-indications»).
·La mirtazapine peut accentuer l'effet sédatif nerveux central de l'alcool; les patients doivent donc renoncer à la consommation de boissons alcoolisées pendant le traitement par mirtazapine.
·Lors de l'administration d'une dose quotidienne de 30 mg de mirtazapine, on a constaté une augmentation statistiquement significatif de l'INR (International-Normalised-Ratio) chez des patients traités simultanément par la warfarine. Étant donné qu'une majoration de cet effet à des doses plus fortes de mirtazapine ne peut pas être exclu, il faut surveiller l'INR en cas d'administration concomitante de warfarine et de mirtazapine.
Concernant l'utilisation de la mirtazapine chez la femme enceinte, il n'existe aucune donnée issue d'études cliniques contrôlées. Les données limitées concernant l'utilisation de la mirtazapine chez la femme enceinte ne montrent pas d'augmentation du risque de malformations congénitales. Des études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène cliniquement significatif, cependant une toxicité sur le développement a été observée (voir «Données précliniques»). La mirtazapine ne sera prescrite qu'avec prudence chez la femme enceinte. Si Mirtazapine Spirig HC est utilisé jusqu'à l'accouchement ou peu avant, une surveillance post-natale du nouveau-né est recommandée afin de rechercher de possibles réactions de sevrage. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception adéquate pendant le traitement par Mirtazapine Spirig HC.
Les études chez l'animal et des données limitées chez l'homme ont montré que la mirtazapine n'était excrétée dans le lait maternel qu'en très faibles quantités. Si un traitement par Mirtazapine Spirig s'avère nécessaire pendant l'allaitement, il faut arrêter ce dernier.
Mirtazapine Spirig HC peut perturber la capacité de concentration et l'attention (en particulier en début de traitement).
Les patients traités par des antidépresseurs doivent dans tous les cas éviter les activités potentiellement dangereuses qui exigent une bonne vigilance et une bonne concentration, comme par exemple la conduite d'un véhicule ou l'utilisation de machines.
Les patients dépressifs présentent des symptômes qui sont liés à la maladie elle-même. C'est pourquoi il est parfois difficile de déterminer si les symptômes sont imputables à la maladie elle-même ou au traitement par mirtazapine.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés, survenant chez plus de 5% des patients traités par mirtazapine au cours d'études randomisées contrôlées versus placebo (voir ci-dessous) incluent somnolence, sédation, sécheresse buccale, prise de poids, augmentation de l'appétit, vertiges et épuisement.
Tous les essais randomisés versus placebo menés chez des patients (y compris dans des indications autres que l'épisode dépressif majeur) ont évalué les effets indésirables de mirtazapine. La méta-analyse comporte 20 essais portant sur une durée prévue de traitement allant jusqu'à 12 semaines et incluant 1501 patients (134 années-patients) recevant des doses de mirtazapine allant jusqu'à 60 mg, et 850 patients (79 années-patients) recevant un placebo. Les phases d'extension de ces essais ont été exclues de l'analyse afin d'assurer la comparabilité avec le traitement par placebo.
La liste suivante présente l'incidence des effets indésirables survenus dans les essais cliniques avec une fréquence statistiquement significativement plus élevée sous mirtazapine que sous placebo, ainsi que les effets indésirables spontanément rapportés. Pour les effets indésirables spontanément rapportés et non observés au cours des essais cliniques randomisés contre placebo, la mention «inconnue» a été inscrite pour la fréquence.
Les catégories de fréquence suivantes ont été utilisées pour les effets indésirables observés dans des études cliniques:
très fréquent (≥1/10); fréquent (<1/10; ≥1/100); occasionnels (<1/100; ≥1/1000); rares (<1/1000; ≥1/10000).
Fréquence indéterminée: aplasie médullaire (granulocytopénie, agranulocytose, anémie aplasique, thrombocytopénie), éosinophilie.
Fréquence indéterminée: sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (ADH), hyperprolactinémie (et symptômes apparentés tels que galactorrhée et gynécomastie).
Très fréquent: prise de poids1 (11,6%), augmentation de l'appétit1 (11,1%).
Fréquence indéterminée: hyponatrémie (voir aussi troubles endocriniens, SIADH).
Fréquent: rêves anormaux, confusion, anxiété2,5, insomnies3,5.
Occasionnel: cauchemars2, manie, agitation2, hallucinations, agitation psychomotrice (y compris akathisie, hyperkinésie).
Rare: agression.
Fréquence indéterminée: pensées suicidaires6, comportement suicidaire6, somnambulisme.
Très fréquent: somnolence1,4 (22,8%), sédation1,4 (14,3%), céphalées2 (13,9%).
Fréquent: léthargie1, vertiges, tremblements.
Occasionnel: paresthésies2, syndrome des jambes sans repos, syncope.
Rare: myoclonie.
Fréquence indéterminée: convulsions (crises), syndrome sérotoninergique, paresthésies orales, dysarthrie.
Rare: infarctus du myocarde.
Fréquence indéterminée: Arythmies, allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme, torsade de pointes7.
Occasionnel: hypotension2.
Très fréquent: Sécheresse de la bouche (15,5%).
Fréquent: ausées3, diarrhée2, vomissements2, constipation1.
Occasionnel: hypoesthésie orale.
Fréquence indéterminée: œdème de la sphère buccale, salivation accrue.
Rare: augmentation des transaminases.
Fréquent: éruption cutanée2.
Fréquence indéterminée: syndrome de Stevens-Johnson, dermatose bulleuse, érythème multiforme, nécrolyse épidermique toxique.
Fréquent: arthralgies, myalgies, dorsalgies1.
Fréquence indéterminée: Rhabdomyolyse.
Fréquence indéterminée: rétention urinaire.
Fréquence indéterminée: augmentation mammaire, gynécomastie.
Fréquent: œdèmes périphériques1, épuisement.
Fréquence indéterminée: œdème généralisé, œdème local.
Fréquence indéterminée: Elévation de la créatine kinase.
1 Au cours des essais cliniques, ces évènements sont survenus avec une fréquence statistiquement significativement plus élevée au cours du traitement par mirtazapine qu'avec le placebo.
2 Au cours des essais cliniques, ces événements sont survenus plus fréquemment sous placebo que sous Mirtazepin, mais sans différence statistiquement significative.
3 Au cours des essais cliniques, ces évènements sont survenus avec une fréquence statistiquement significativement plus élevée au cours du traitement par le placebo qu'avec mirtazapine.
4 Une diminution de la dose n'entraîne généralement pas de réduction de la somnolence/sédation, mais peut compromettre l'effet antidépresseur.
5 Au cours d'un traitement par antidépresseur en général, une anxiété et une insomnie (qui peuvent être également des symptômes de la dépression) peuvent apparaître ou s'aggraver. Des cas de développement ou d'aggravation de l'anxiété et des insomnies ont été rapportés sous traitement par mirtazapine.
6 Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant le traitement par mirtazapine, ou peu après son arrêt (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
7 La majorité de ces rapports étaient liés à un surdosage ou concernaient des patients qui présentaient d'autres facteurs de risque d'allongement du QT ou de torsade de pointes, tels que prise concomitante de médicaments qui allongent le QTc ou présence de pathologies cardio-vasculaires, (voir les rubriques «Mises en garde et précautions», «Interactions» et «Surdosage»).
Les analyses de laboratoire effectuées au cours des essais cliniques ont montré des élévations transitoires des transaminases et des gamma-glutamyl-transférases (cependant, aucune augmentation de fréquence statistiquement significative des effets indésirables associés à ces élévations n'a été rapportée sous mirtazapine comparativement au placebo).
Dans l'ensemble, le profil des effets secondaires de la mirtazapine chez les enfants et les adolescents entre 7 et 18 ans était semblable à celui des adultes. Les effets indésirables suivants ont été observés très fréquemment et fréquemment chez les enfants dans des études cliniques: prise de poids (48,8% sous mirtazapine versus 5,7% sous placebo), urticaire (11,8% sous mirtazapine versus 6,8% sous placebo) et hypertriglycéridémie (2,9% sous mirtazapine versus 0% sous placebo). Concernant d'autres effets indésirables chez les enfants et les adolescents tels que suicidalité et hostilité, voir rubrique «Mises en garde et précautions».
L'expérience acquise à ce jour à propos du surdosage de mirtazapine seul permet de conclure que les symptômes sont généralement légers. On a signalé une dépression du système nerveux central, avec désorientation et sédation prolongée, s'accompagnant d'une tachycardie et d'une légère hypertension ou hypotension.
Cependant, des conséquences graves (y compris mortelles) sont également possibles après la prise de doses très largement supérieures aux doses thérapeutiques (surtout en cas de surdosage de plusieurs médicaments). Dans de tels cas, des allongements du QT et des torsades de pointes ont également été rapportés. En cas de surdosage, réaliser un lavage d'estomac et instaurer un traitement symptomatique pour soutenir les fonctions vitales.
Les patients doivent être soumis à une surveillance par ECG. L'utilisation de charbon activé peut être envisagée.
La mirtazapine est un antagoniste central des récepteurs α2 présynaptiques qui augmente la transmission noradrénergique et sérotoninergique centrale. Les récepteurs 5-HT1 sont les médiateurs spécifiques de l'augmentation de l'activité de la sérotonine car la mirtazapine bloque les récepteurs 5-HT2 et 5-HT3. On suppose que les deux énantiomères de la mirtazapine contribuent à son effet antidépresseur: l'énantiomère S(+) en bloquant les récepteurs α2 et 5-HT2 et l'énantiomère R(-) en bloquant les récepteurs 5-HT3.
L'effet antagoniste de la mirtazapine sur les récepteurs H1 de l'histamine explique ses propriétés sédatives.
Voir «Mécanisme d'action».
La mirtazapine n'a pratiquement pas d'activité anticholinergique. A des doses thérapeutiques ses effets sur le système cardiovasculaire ne sont que limités (p.ex. hypotension orthostatique).
Après l'administration orale des comprimés pelliculés de Mirtazapine Spirig HC, le principe actif (mirtazapine) est rapidement et bien absorbé. La biodisponibilité absolue est de 50% et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en l'espace de 2 heures.
La consommation d'aliments ne modifie pas la pharmacocinétique de la mirtazapine.
Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 85%.
La mirtazapine est largement métabolisée. Sa biotransformation consiste essentiellement en une déméthylation et une oxydation, qui sont suivies d'une conjugaison.
Des études menées in vitro sur des microsomes de foie humain montrent que les iso-enzymes CYP2D6 et CYP1A2 du cytochrome P 450 interviennent dans la formation du métabolite 8-hydroxy de la mirtazapine, tandis que l'iso-enzyme CYP3A4 est responsable de la formation des métabolites N-déméthylé et N-oxydé.
Le métabolite déméthylé exerce un effet pharmacologique et semble avoir le même profil pharmacocinétique que la molécule-mère.
La mirtazapine est excrétée en l'espace de quelques jours sous forme métabolisée, dans l'urine et les selles. En moyenne, la demi-vie d'élimination est de 20 à 40 heures. On a parfois observé des demi-vies plus longues, pouvant aller jusqu'à 65 heures; des demi-vies plus courtes ont été constatées chez des hommes plus jeunes. La demi-vie d'élimination est suffisamment longue pour permettre une seule prise par jour. L'état d'équilibre est atteint au bout de 3–4 jours, après quoi la mirtazapine ne s'accumule plus. Dans la fourchette des doses recommandées, la pharmacocinétique de la mirtazapine est linéaire.
La clairance de la mirtazapine peut être diminuée en cas d'insuffisance rénale et hépatique et chez les patients âgés.
Les données précliniques issues des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, de toxicologie en administration répétée, de carcinogenécité ou de génotoxicité, n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.
Dans des études de toxicité de la reproduction chez le rat et le lapin, aucun effet tératogène n'a été observé. Avec une exposition systémique correspondant à deux fois l'exposition thérapeutique humaine maximale, on a constaté une augmentation des pertes post-implantatoires, une diminution du poids de naissance de la descendance et une réduction de la survie de cette dernière pendant les trois premiers jours de lactation chez le rat.
La mirtazapine n'a fait preuve d'aucune génotoxicité dans une série d'études concernant les mutations génétiques et les lésions des chromosomes ou de l'ADN. Les études de carcinogénicité ont montré des tumeurs thyroïdiennes chez le rat et des néoplasies hépatiques chez la souris. Ces phénomènes sont spécifiques de ces espèces et constituent des réactions non-génotoxiques au traitement prolongé par des doses fortes d'inducteurs des enzymes hépatiques.
Les comprimés pelliculés sont ovales, biconvexes et rouge brun (30 mg) ou blancs (45 mg). Les comprimés pelliculés portent sur une face la lettre «A» et sur l'autre face les chiffres «0» et «9» (30 mg) ou «10» (45 mg). Les comprimés pelliculés à 30 mg portent une rainure de sécabilité, ce qui facilite leur fractionnement en deux moitiés, au besoin.
Le médicament ne doit être utilisé que jusqu'à la date de péremption indiquée sur la boîte avec la mention (EXP.).
Conserver les comprimés pelliculés à température ambiante (15–25° C), dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.
Mirtazapine Spirig HC 30 mg: emballages de 10, 30 et 100 comprimés pelliculés [B].
Mirtazapine Spirig HC 45 mg: emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés [B].