Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19960403-158129
Timestamp: 2017-07-26 21:31:58+00:00
Document Index: 178785802

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 15", "l'article 15", "l'article 15", 'art. 15', 'art. 15']

France, Conseil d'État, 10 / 7 ssr, 03 avril 1996, 158129
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Recours en cassationNumérotation : Numéro d'arrêt : 158129Numéro NOR : CETATEXT000007941241 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1996-04-03;158129 Analyses : ETRANGERS - REFUGIES ET APATRIDES.Texte : Vu la requête et le mémoire complémentaire enregistrés les 27 avril et 29 août 1994, au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat présentés pour M. Suranga X...
Y... demeurant chez M. Perera B..., ... ; M. AKURADOGA Z...
Y... demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision du 25 février 1994 par laquelle la Commission de recours des réfugiés a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 5 janvier 1993 par laquelle le directeur de l'office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'admission au statut de réfugié ;
Vu le décret n° 92-732 du 30 juillet 1992 ;
- les observations de la SCP Monod, avocat de M. Suranga X...
- les conclusions de Mme Denis-Linton, Commissaire du gouvernement ;Sur la régularité de la décision de la commission des recours des réfugiés :
Considérant, en premier lieu, qu'aux termes du I de l'article 15-1 du décret du 2 mai 1953 susvisé, dans sa rédaction issue du décret du 30 juillet 1992 : "A tout moment de la procédure, le président de la commission des recours ou la section à laquelle une affaire est attribuée peuvent renvoyer le jugement du recours à la formation définie au II" ; qu'aux termes du II du même article 15-1 : "Cette formation dite "sections réunies" comprend la section saisie du recours et deux autres sections, désignées selon un tableau établi annuellement. Cette formation est présidée par le président de la commission des recours et, en cas d'empêchement, par le plus ancien des présidents de section. Le moins ancien des présidents de section, autre que le président de la section saisie du recours, ne siège pas" ; que, si le président de la section VII de la commission des recours des réfugiés a, postérieurement au délibéré de cette section relatif à l'examen du recours formé par le requérant contre la décision du 5 janvier 1993 par laquelle le directeur de l'office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'admission au statut de réfugié, demandé au président de la commission des recours de renvoyer à la formation des "sections réunies" le jugement de ce recours, la décision de renvoi, prise par le président de la commission dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, n'a pas, quels qu'aient été les motifs de la proposition qui lui était soumise par le président de la section VII, méconnu les dispositions précitées de l'article 15-1 du décret du 2 mai 1953 modifié ;
Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 15 du décret du 2 mai 1953 modifié notamment par le décret du 3 septembre 1980 : " ... Les représentants du conseil de l'office sont désignés chaque année par ce conseil soit parmi ses membres, soit en dehors de ceux-ci. Tout membre titulaire peut être remplacé par un membre suppléant désigné dans les mêmes conditions que lui ..." ; qu'il est constant que M. A..., qui remplaçait M. de Geyer d'Orth lors de la séance des "sections réunies" du 28 janvier 1994, avait été régulièrement désigné par le conseil de l'office ; que la juridiction ayant statué sur le recours était ainsi régulièrement composée et n'avait pas à viser la délibération du conseil de l'office au cours de laquelle le représentant de ce conseil a été désigné ;
Considérant qu'en estimant que ni les documents versés au dossier par M. AKURADOGA Z...
Y..., ni les déclarations faites en séance devant la commission ne permettaient de tenir pour établis les faits allégués et pour fondées les craintes énoncées, la commission des recours des réfugiés, dont la décision est suffisamment motivée et à laquelle ilappartenait de former sa conviction à partir de l'ensemble des éléments qui lui étaient soumis, s'est livrée, ainsi qu'il lui appartenait de le faire, à l'appréciation de la valeur probante des documents produits ; que, dans cette recherche, qui s'est étendue à l'examen, dans le contexte politique et familial, des événements et circonstances venant à l'appui des prétentions du requérant, elle n'a ni dénaturé les faits, ni commis d'erreur de droit ;Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. AKURADOGA Z...
Y... n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision en date du 25 février 1994 par laquelle la commission des recours des réfugiés a rejeté sa demande d'admission au statut de réfugié ;
Article 1er : La requête de M. AKURADOGA Z...
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Suranga X...
Y... et au ministre des affaires étrangères.Références : Décret 53-377 1953-05-02 art. 15-1, art. 15Décret 80-683 1980-09-03Décret 92-732 1992-07-30Publications :Proposition de citation: CE, 03 avril 1996, n° 158129Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. RousselleRapporteur public : Mme Denis-LintonOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 10 / 7 ssrDate de la décision : 03/04/1996Fonds documentaire : Legifrance Haut de page