Source: https://posomed.fr/product/47437/IOPAMIGITA-300-mg-diode-mL-solution-pour-injection-ou-pour-perfusion
Timestamp: 2018-02-20 09:19:04+00:00
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IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL, solution pour injection ou pour perfusion
AGFA HEALTHCARE IMAGING AGENTS /
Déclaration d'arrêt de commercialisation du (31/03/2017)	 1 flacon(s) en verre de 50 ml - -
Déclaration d'arrêt de commercialisation du (31/03/2017)	 1 flacon(s) en verre de 100 ml - -
Déclaration d'arrêt de commercialisation du (31/03/2017)	 1 flacon(s) en verre de 200 ml - -
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AGFA HEALTHCARE IMAGING AGENTS
IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL, solution pour injection ou pour perfusion vous sera administré avant ou pendant un examen radiologique ou d'autres techniques d'imagerie (scanner). Lorsqu'il est injecté dans le corps, il se voit très bien sur une radiographie (car l'iode arrête les rayons X) et il aide ainsi les médecins à déterminer ce qui pose problème.
Les utilisations les plus courantes de IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL, solution pour injection ou pour perfusion sont les suivantes :
Examen des vaisseaux sanguins
Examen du cur
Rehaussement du contraste d'une tomodensitométrie (TDM) telle qu'un scanner du cerveau ou du corps entier
Examen de la vessie et des voies urinaires.
Médicament destiné à l'injection ou à la perfusion par voie intraveineuse ou intra-artérielle.
IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL est un médicament à usage diagnostique destiné à être utilisé en injection unique dans les indications prévues. Des injections multiples ou des examens répétés sont possibles.
Le dosage dépend du type d'examen, de l'âge, de la masse corporelle, de la fonction cardiaque et de l'état général du patient ainsi que des techniques appliquées. Habituellement, les volumes et les concentrations d'iode administrés sont les mêmes que pour les autres produits de contraste iodés non ioniques pour rayons X. La dose à utiliser sera la plus faible dose nécessaire pour obtenir l'information diagnostique souhaitée.
En cas d'altération de la fonction rénale, d'insuffisance cardiovasculaire ainsi que de mauvais état général, le dosage des produits de contraste doit être aussi faible que possible (voir rubrique 4.4). Chez ces patients, il est conseillé de surveiller la fonction rénale au moins pendant trois jours après l'examen. Une attention particulière est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une insuffisance rénale concomitante, car ces situations majorent le risque de rétention du produit de contraste.
Le produit de contraste doit être réchauffé à température corporelle avant d'être administré. L'expérience a montré qu'un produit de contraste réchauffé est mieux toléré
Normalement, le produit de contraste doit être prélevé dans la seringue juste avant son utilisation. Afin de réduire au maximum le risque de thrombo-embolie associée à l'examen, le temps de contact entre le sang et le produit de contraste doit être aussi court que possible. Il faut veiller à appliquer une technique angiographique minutieuse et à purger fréquemment le cathéter utilisé dans une solution 9 mg/mL de chlorure de sodium pour préparations injectables (en y ajoutant de l'héparine si nécessaire).
Le produit de contraste doit être administré au patient placé en position allongée. Un repositionnement immédiat doit être possible. Un abord veineux doit être mis en place avant l'examen pour parer à toute urgence éventuelle. Comme tous les produits de contraste contenant de l'iode, IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL ne doit être utilisé dans le cadre d'un examen diagnostique que si un équipement de réanimation et un traitement médicamenteux d'urgence sont disponibles.
Après examen, le patient doit rester sous surveillance pendant au moins 30 minutes, période pendant laquelle la majorité des effets indésirables peuvent survenir. Tout le personnel de santé, médecins et infirmières, doivent être informés des effets indésirables ainsi que des mesures générales d'urgence à prendre.
Le patient doit être à jeun 2 heures avant l'examen afin de réduire le risque d'aspiration, car les nausées et les vomissements sont des réactions indésirables possibles connues.
Test préliminaire:
Un test préliminaire à faible dose, destiné à rechercher une éventuelle hypersensibilité au produit de contraste n'est pas recommandé, car ce test n'est pas significatif et entraîne occasionnellement des réactions d'hypersensibilité graves, parfois mortelles.
Sauf indication contraire, chez les enfants, la posologie dépend de l'âge et de la masse corporelle et doit être déterminée par le médecin traitant.
Ce médicament doit être exclusivement administré par le personnel autorisé.
Les recommandations posologiques suivantes sont basées sur l'expérience générale acquise avec les produits de contraste iodés non ioniques ainsi que sur les études cliniques réalisées avec le iopamidol. Le volume total administré ne doit pas excéder 250 mL.
Angiographie sur film en feuille
cérébrale, non-sélective
Adultes: 40-60 mL
Enfants : selon le poids corporel et l'âge.
Adultes: 20  30 mL
cérébrale, sélective
3  8 mL.
Artériographie pulmonaire
Adultes: 25 mL par injection; la dose totale peut aller jusqu'à 170 mL
Adultes: 250 mL max. Le volume d'une seule injection dépend de la région vasculaire à examiner.
Adultes: 30  50 mL. 250 mL max. Le volume d'une seule injection dépend de la région vasculaire à examiner.
Enfants : selon le poids corporel et l'âge
Adultes : 250 mL max. Le volume d'une seule injection dépend de la région vasculaire à examiner.
Adultes : 4 - 10 mL/artère, à répéter si nécessaire
Adultes: 50 mL, fonction de leur poids corporel et de leur âge.
Angiographie numérisée, voie I.V.
Adultes: 30 - 50 mL, à répéter si nécessaire
Adultes : 50 - 100 mL
0  1 mois 4 - 5-(6) mL/kg
1  3 mois 4 mL/kg
3  6 mois 3.5 - 4 mL/kg
6  12 mois 3  3.5 mL/kg
12  24 mois 2.5 - 3 mL/kg
2  5 ans 2.5 mL/kg
5  7 ans 2  2.5 mL/kg
7  12 ans 1.5 - 2 mL/kg
Tomodensitométrie numérique (TN)
Adultes : 1  2 mL/kg poids corporel.
La dose maximale pour 300 mg d'iode/mL est de 2 mL/kg de poids corporel.
En urographie intraveineuse, il est à noter que, chez les enfants, la capacité de concentration du néphron immature est physiologiquement basse et qu'elle implique des doses relativement élevées de produit de contraste.
Tomodensitométrie numérique
IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL peut être administré par injection intraveineuse rapide en utilisant un injecteur à pression élevée si ce matériel est disponible. Il peut également être injecté manuellement en perfusion lente, en particulier pour rehausser le contraste du système nerveux central où le délai d'attente nécessaire avant d'obtenir des images est de 5 à 10 minutes. En TDM hélicoïdale, en particulier lorsqu'on utilise une technique multi-coupes, une multitude d'informations sont acquises lorsque le patient retient sa respiration. Afin d'optimiser l'effet de l'injection d'un bolus intraveineux dans la région examinée (l'accumulation dans les tissus altérés par une pathologie dépend du temps), il est recommandé d'utiliser un injecteur automatique à pression élevée et de procéder à l'administration d'un bolus.
En TDM, les doses et la vitesse d'administration du produit de contraste dépendent des organes à examiner, du problème diagnostique et plus spécialement de l'appareil disponible (par exemple temps de balayage et d'acquisition des images). Pour les appareils lents, on recommande une administration par perfusion, pour les scanners rapides une injection en bolus.
Si ce médicament est destiné à être utilisé avec un système d'administration automatique, le fabricant du matériel médical doit avoir prouvé que ce matériel est adapté à l'utilisation prévue. Le mode d'emploi des dispositifs médicaux doit être absolument respecté. Les systèmes d'administration automatiques ne doivent pas être utilisés chez les nourrissons et les tout petits enfants.
Hypersensibilité au iopamidol ou à l'un des excipients.
Antécédent de réaction cutanée immédiate ou retardée majeure (voir rubrique 4.8) à l'injection de iopamidol.
Ce médicament contient environ 0,048 mg de sodium par mL, ce qui doit être pris en compte chez les patients prenant un régime hyposodé.
IOPAMIGITA 300 mg d'iode/mL ne doit être utilisé qu'après avoir posé une indication clinique précise tenant compte des facteurs de risque éventuels du patient examiné.
Une indication stricte et une attention spéciale sont requises chez les patients dans les cas suivants :
terrain allergique connu
thyréotoxicose latente, goitre euthyroïdien
insuffisance rénale ou dysfonctionnement hépatique sévère
maladie cardiovasculaire sévère
trouble convulsif d'origine cérébrale
athérosclérose cérébrale avancée
infarctus cérébral aigu
hémorragie intracrânienne aiguë ou affections s'accompagnant d'une altération de la barrière hémato-encéphalique et d'un dème cérébral
mauvais état général, déshydratation
dysprotéinémie ou paraprotéinémie
Une injection paravasculaire accidentelle peut entraîner un dème local, une douleur et un érythème. Ces symptômes disparaissent habituellement sans complications.
Une surélévation du membre atteint et des compresses froides se sont révélées bénéfiques.
Ceci s'applique en particulier aux patients présentant une altération préexistante de la fonction rénale, une dysprotéinémie ou une paraprotéinémie, un diabète sucré, une hyperuricémie, ainsi qu'aux nouveau-nés, aux nourrissons, aux tout jeunes enfants, aux patients âgés et aux patients en mauvais état général. Chez les patients à risque, le métabolisme hydroélectrolytique doit être contrôlé et les symptômes de diminution de la calcémie doivent être pris en charge.
Comme les diurétiques induisent un risque de déshydratation, il convient d'abord de rétablir l'équilibre hydroélectrolytique pour limiter le risque d'insuffisance rénale aiguë.
Les nourrissons de moins d'un an et les nouveau-nés sont sensibles aux troubles électrolytiques et aux variations hémodynamiques. Par conséquent, le dosage du produit de contraste, la réalisation de l'examen et l'état du patient doivent faire l'objet d'une attention particulière. Les prématurés, les nouveau-nés et les petits enfants doivent faire l'objet d'une surveillance très attentive car l'administration du produit de contraste peut entraîner une hypothyroïdie transitoire.
Chez les nouveau-nés et en particulier les prématurés, il est recommandé de contrôler la fonction thyroïdienne (habituellement en analysant la TSH et la T4) entre 7 à10 jours et 1 mois après l'administration du produit de contraste iodé en raison du risque d'hypothyroïdie due à une surcharge en iode.
Réactions de type allergique et anaphylactique (réactions d'hypersensibilité)
Comme avec tous les produits de contraste iodés, il peut apparaître des réactions d'hypersensibilité non-allergiques (pseudo-allergiques, de type allergique), indépendantes de la dose, après l'administration de IOPAMIGITA à 300 mg d'iode/mL ; leur sévérité est variable et la symptomatologie hétérogène.
Ces réactions se manifestent habituellement par des symptômes cutanés ou respiratoires mineurs tels que légères difficultés respiratoires, rougeurs de la peau (érythème), urticaire, prurit ou dème du visage. Les réactions sévères telles qu'angiooedème, dème sous-glottique, spasme bronchique et choc sont rares. Ces réactions surviennent habituellement dans l'heure qui suit l'administration du produit de contraste. Dans de rares cas, l'hypersensibilité peut apparaître de façon retardée (après quelques heures ou quelques jours).
En raison de leur survenue irrégulière, ces événements sont imprévisibles dans le cas particulier. Néanmoins, il est bien connu que les réactions de type allergique sont plus fréquentes chez les patients présentant un terrain allergique (allergies) et/ou un asthme bronchique ainsi que chez les patients présentant des réactions d'hypersensibilité connue aux produits de contraste.
Chez les patients atteints d'asthme bronchique, le risque de bronchospasme est augmenté. Toute administration de produit de contraste doit, par conséquent, être précédée d'une recherche détaillée des antécédents médicaux en rapport avec les facteurs de risque mentionnés ci-dessus. Chez les patients présentant une diathèse allergique et ceux présentant des réactions d'hypersensibilité connues, une indication très stricte est requise. Une prémédication par corticostéroïdes et antihistaminiques H1 a été proposée chez les patients présentant un risque d'intolérance. Il est néanmoins possible qu'ils n'empêchent pas la survenue d'un choc anaphylactique.
Il existe un risque d'allergie immédiate IgE-dépendante au produit de contraste.
Mesures à prendre en cas d'urgence
Quelles que soient la quantité de produit de contraste et la voie d'administration utilisée, des symptômes tels qu'angioedème, conjonctivite, toux, prurit, rhinite, éternuements et urticaire peuvent indiquer une réaction anaphylactoïde nécessitant un traitement. Les produits de contraste iodés ne doivent être utilisés qu'à condition de pouvoir mettre en uvre un traitement d'urgence. Ceci implique la disponibilité de l'équipement technique et médical nécessaire, d'une expérience médicale suffisante et d'un personnel compétent. En principe, les mesures nécessaires à un traitement immédiat des réactions graves et le matériel requis pour répondre à une urgence doivent être disponibles. Lorsqu'un état de choc est imminent, l'administration du produit de contraste doit être immédiatement arrêtée et  si nécessaire  un traitement intraveineux spécifique doit être instauré. Le maintien d'une canule souple ou d'un cathéter à demeure (afin de disposer d'un abord veineux immédiat) est recommandé pendant toute la durée de l'examen radiographique.
Après l'administration, le patient sera placé sous surveillance au moins pendant une demi-heure car l'expérience a montré que la plupart des incidents graves surviennent dans ce délai.
Altération de la fonction thyroïde
En raison de l'iode libre contenu dans les solutions et de l'iode également libéré par désiodation après l'administration, les produits de contraste iodés influencent la fonction thyroïde. Ceci peut induire une hyperthyroïdie ou même une crise thyréotoxique chez les patients prédisposés. A ce propos, les patients à risque sont ceux présentant une hyperthyroïdie manifeste qui n'a pas encore été diagnostiquée, ceux atteints d'une hyperthyroïdie latente (souvent des patients présentant un goitre nodulaire) et ceux présentant un nodule thyroïdien autonome (souvent des patients âgés, notamment dans les régions présentant un manque d'iode). Si une administration de produits de contraste iodés est programmée chez des patients présentant un risque potentiel, leur fonction thyroïdienne doit être évaluée avant la réalisation de l'examen radiologique et une hyperthyroïdie ou un nodule thyroïdien autonome doit être exclu.
Avant d'administrer un produit de contraste iodé, il convient de s'assurer que le patient ne va pas bénéficier d'une scintigraphie thyroïdienne ou de tests de la fonction thyroïdienne ou encore d'un traitement par iode radioactif, car l'administration de produits de contraste iodés, quelle qu'en soit la voie, perturbe les dosages hormonaux et la fixation de l'iode par la thyroïde ou les métastases d'un cancer thyroïdien jusqu'à la normalisation de l'excrétion urinaire de l'iode.
Le risque d'effets indésirables ou de réactions liées aux produits de contraste peut être majoré par des états d'agitation marquée, l'anxiété ou la douleur. Un traitement sédatif peut être administré dans le cas d'une anxiété marquée.
Les patients atteints de maladies cardiovasculaires ont un plus grand risque de variations sévères des paramètres hémodynamiques et électrophysiologiques cardiaques (stimulation et conduction). Ceci est spécialement vrai après une administration intracoronaire, ventriculaire gauche ou ventriculaire droite du produit de contraste (voir également rubrique 4.8).
Chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque, l'injection intravasculaire de produit de contraste peut induire un dème pulmonaire.
Il peut apparaître une insuffisance rénale réversible. Des antécédents de néphropathie, des antécédents d'insuffisance rénale après administration de produits de contraste, une insuffisance rénale préexistante, une néphropathie diabétique, un âge supérieur à 60 ans, une déshydratation, une artériosclérose avancée, une insuffisance cardiaque décompensée, de fortes doses de produit de contraste et des injections multiples, une administration directe de produit de contraste dans l'artère rénale, une exposition à d'autres substances néphrotoxiques, une hypertension sévère et chronique, une hyperuricémie et une paraprotéinémie (par ex. plasmocytome, macroglobulinémie) sont des facteurs prédisposants.
Les mesures préventives recommandées sont les suivantes : assurer une hydratation suffisante avant et pendant l'administration du produit de contraste, de préférence par perfusion intravasculaire jusqu'à élimination rénale complète du produit de contraste, éviter toute exposition supplémentaire des reins (médicaments néphrotoxiques, angioplastie de l'artère rénale, chirurgie majeure etc.), réduire la dose à son minimum.
Une nouvelle exploration radiologique avec un produit de contraste ne doit être effectuée qu'après restauration de la fonction rénale initiale.
Les patients dialysés peuvent recevoir des produits de contraste iodés car ces derniers sont éliminés par dialyse.
Chez les patients traités par metformine : Comme l'administration intravasculaire de iopamidol peut entraîner une insuffisance rénale, la metformine doit être arrêtée avant ou au moment l'examen et n'être réintroduite que 48 heures après, uniquement si l'exploration de la fonction rénale a confirmé un retour à la normale (voir rubrique 4.5).
En urgence, si la fonction rénale du patient est soit altérée soit inconnue, le médecin évaluera le rapport bénéfice/risque d'un examen avec produit de contraste et prendra toutes les précautions nécessaires : arrêt du traitement par metformine, hydratation, surveillance de la fonction rénale, du lactate sérique et du pH et recherche des signes d'acidose lactique chez le patient.
Une angiographie par cathétérisme avec produit de contraste entraîne un risque d'événements thromboemboliques. In vitro, les produits de contraste non ioniques ont un plus faible effet anticoagulant que les produits de contraste ioniques. Ceci doit être pris en compte au cours d'un cathétérisme car, en dehors des produits de contraste, de nombreux autres facteurs peuvent également favoriser le développement d'événements thromboemboliques. Ces facteurs sont les suivants : durée de l'examen, nombre d'injections, type de cathéter et de seringue, existence de maladies sous-jacentes et médicaments concomitants. Afin de minimiser le risque de thrombo-embolie lié à l'examen, il convient de respecter une technique angiographique très rigoureuse et d'irriguer fréquemment les cathéters utilisés ; en outre, la durée de l'examen devra être aussi courte que possible.
La prudence est recommandée en cas d'administration intravasculaire chez des patients présentant un infarctus cérébral aigu ou une hémorragie intracrânienne aiguë ainsi que chez ceux atteints de maladies entraînant une altération de la barrière hémato-encéphalique, les patients présentant un dème cérébral ou une démyélinisation aiguë. Des tumeurs ou des métastases intracrâniennes et une épilepsie peuvent augmenter la fréquence des crises convulsives après administration d'un produit de contraste. Les symptômes neurologiques provoqués par des métastases ainsi que les pathologies dégénératives ou inflammatoires peuvent être aggravés par l'administration de produits de contraste. L'injection intra-artérielle de produit de contraste peut induire un vasospasme responsable d'une ischémie cérébrale. Les patients présentant des maladies cérébro-vasculaires symptomatiques, des antécédents d'accident vasculaire cérébral ou de fréquents accidents ischémiques transitoires ont un risque accru de complications neurologiques dus au produit de contraste après une injection intra-artérielle.
Un alcoolisme aigu ou chronique peut augmenter la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et ainsi, éventuellement provoquer des réactions dues au produit de contraste au niveau du système nerveux central.
Une insuffisance rénale peut apparaître après administration de produit de contraste à des patients présentant un plasmocytome ou une paraprotéinémie. Une hydratation suffisante est indispensable.
Les patients présentant un phéochromocytome sévère peuvent développer une crise hypertensive parfois incontrôlable à la suite d'une administration intravasculaire de produit de contraste. Un traitement préliminaire par alpha-bloquants est donc recommandé chez ces patients.
Les symptômes de myasthénie grave peuvent être amplifiés par les produits de contraste iodés.
En cas d'insuffisance rénale sévère, une insuffisance hépatique sévère associée peut induire un retard important de l'excrétion du produit de contraste, nécessitant parfois le recours à une hémodialyse.
Les précautions et les mises en garde suivantes doivent être respectées pour les différents modes d'administration :
Chez les patients présentant une artériosclérose avancée, une hypertension sévère, une décompensation cardiaque, une sénilité ou des antécédents de thrombose ou d'embolie cérébrale ou de migraine, une attention particulière est recommandée car des réactions cardiovasculaires telles que bradycardie et élévations ou diminutions de la pression artérielle peuvent apparaître plus fréquemment.
Il doit y avoir une pulsation dans l'artère dans laquelle le produit de contraste sera injecté. En cas de thrombo-angéite oblitérante ou d'infection ascendante associée à une ischémie sévère, l'angiographie doit être réalisée avec une prudence particulière, si vraiment elle est réalisée.
Artériographie de l'aorte
En fonction de la technique appliquée, il peut apparaître une lésion de l'aorte ou des organes adjacents, une pleurocentèse, une hémorragie rétropéritonéale, une lésion de la moelle épinière et des symptômes de paraplégie.
Artériographie coronaire et ventriculographie
Au cours d'une artériographie coronaire ou d'une ventriculographie gauche, il peut apparaître une décompensation cardiaque, une arythmie grave, une ischémie ou un infarctus du myocarde.
Il est absolument nécessaire que l'examen soit réalisé par un personnel spécialisé ; par ailleurs, un électrocardiographe, un équipement de réanimation ainsi qu'un système de cardioversion doivent être à disposition. Une surveillance de l'ECG et des fonctions vitales doit être assurée pendant toute la durée de l'examen.
Angiocardiographie du ventricule droit chez des patients pédiatriques
Des précautions spéciales doivent être prises chez les nouveau-nés cyanosés présentant une hypertension artérielle pulmonaire et une dysfonction cardiaque.
Angiographie supra-aortique
Au cours d'une angiographie supra-aortique, une attention particulière doit être portée à l'introduction du cathéter. Des pressions élevées de la pompe automatique peuvent provoquer un infarctus rénal, des lésions de la moelle épinière, une hémorragie rétro-péritonéale, un infarctus intestinal ou une nécrose. La fonction rénale doit être évaluée à l'issue de l'angiographie. Chez les femmes, l'exploration angiographique doit, si possible, être réalisée au cours de la phase pré-ovulatoire du cycle.
Chez les patients chez lesquels on suspecte une thrombose, une phlébite, une ischémie sévère, une infection locale ou une occlusion veineuse totale, une prudence particulière est recommandée. Une radio-fluoroscopie est recommandée pour éviter une extravasation.
Les effets indésirables observés à la suite de l'administration par I.V. des produits de contraste iodés sont généralement légers à modérés et transitoires. Cependant, des réactions graves et dans certains cas pouvant mettre en jeu le pronostic vital peuvent se produire et demandent une prise en charge rapide et efficace par les services de réanimation.
Les réactions les plus fréquemment rapportées sont urticaire, nausées, vomissements, prurit et dyspnée.
Très fréquent si la fréquence est ³ 1/10.
Fréquent si la fréquence est ³ 1/100 et < 1/10.
Peu fréquent si la fréquence est ³ 1/1 000 et < 1/100.
Rare si la fréquence est comprise entre ³ 1/10 000 et < 1/1 000.
Très rare si la fréquence est < 1/10 000.
Inconnue (ne peut pas être estimé d'après les données disponibles)
Classification par système d'organe
Réactions anaphylactiques et/ou anaphylactoïdes :
Angio-oedème, conjonctivite, toux, prurit, rhinite, éternuement et urticaire (ces réactions, immédiates ou retardées et sans relation avec la dose administrée et le mode d'administration, peuvent être un signe de début d'état de choc).
Dysfonctionnement du métabolisme dans l'hyperthyroïdisme manifeste lors d'une crise thyréotoxique
Examens au cours desquels le produit de contraste iodé est à une concentration élevée dans le sang artériel cérébral
Agitation, confusion, amnésie, troubles du langage, troubles visuels, troubles auditifs, tremblement, paresthésies, parésie / paralysie, convulsions, coma et somnolence.
Evènements thrombmboliques pouvant aller jusqu'à une attaque.
Complications transitoires comme étourdissement et céphalées
Troubles cardiaques significatifs de la pression artérielle, des pulsations cardiaques, du rythme cardiaque, de la fonction cardiaque et arrêt cardiaque
Des effets thrombmboliques ont été mentionnés au cours d'examen angiographiques par cathéter, ayant entraîné un infarctus du myocarde.
Modifications transitoires du rythme cardiaque, dyspnée et détresse respiratoire, ainsi que toux
Bronchospasme, laryngospasme et oedème laryngé
Oedème du poumon ou arrêt respiratoire
Nausées, vomissements, troubles transitoires du goût
Hypersalivation (oreillons)
Troubles des tissus cutanés et sous-cutanés
Oedèmes, bouffées congestives, urticaire, rash, prurit et érythème
Réactions cutanées toxiques sous forme de syndrome cutanéeo-muqueux (par ex. syndrome de Stevens-Johnson ou de Lyell). A ce jour, aucun rapport causal n'a été établi.
Des troubles de la fonction rénale pouvant aller jusqu'à l'insuffisance rénale, particulièrement chez les patients dont la fonction rénale était déjà atteinte.
Réactions graves mettant en jeu le pronostic vital (allant jusqu'u décès) nécessitant une prise en charge d'urgence et associée avec les fonctions vitales du système cardio-vasculaire, généralement en lien avec des réactions respiratoires et du système nerveux central.
Sensation de chaleur, modification de la température corporelle (fièvre), céphalées, sensation de malaise, transpiration excessive, sensation de froid et réactions vagales.
Thrombophlébite et thrombose veineuse.
Troubles au site d'administration :
Réaction inflammatoire locale, voire une nécrose tissulaire.
Douleur locale et dèmes en l'absence d'extravasation du produit injecté
Les réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes sous forme de choc sont caractérisées par une chute importante de la pression sanguine, avec tachycardie, dyspnée, agitation, cyanose, pâleur, sueurs froides, étourdissement ou perte de conscience et arrêt respiratoire ou cardiaque.
La chute de la pression sanguine peut être également liée avec une bradycardie (réaction vaso-vagale), qui est le point de départ de la tachycardie qui se développe au cours du temps.
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et le réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d'informations sur la sécurité du médicament
Une thrombose artérielle a été rapportée lorsque le iopamidol était administré après de la papavérine.
L'administration de produits de contraste radiographiques peut induire une altération transitoire de la fonction rénale ce qui peut provoquer une acidose lactique chez les patients diabétiques traités par metformine. (voir rubrique 4.4).
Metformine: chez les patients diabétiques (voir rubrique 4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi - Insuffisance rénale)
Chez les patients traités par bêta-bloquants, les réactions d'hypersensibilité telles qu'une chute de la pression artérielle, une bradycardie et un bronchospasme peuvent être plus marquées, notamment en présence d'un asthme bronchique. De plus, il est à noter que les patients traités par bêta-bloquants peuvent avoir besoin de plus fortes doses d'agonistes β. Il est en effet possible qu'ils ne répondent pas aux doses standard utilisées pour le traitement des réactions d'hypersensibilité.
Les bêta-bloquants, les substances vasoactives, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine sont des médicaments qui induisent une diminution de l'efficacité des mécanismes de compensation cardiovasculaire des variations de pression artérielle. Le médecin doit donc en être informé avant l'injection du produit de contraste et un équipement de réanimation doit être à disposition.
Les médicaments qui réduisent le seuil épileptogène (par ex. dérivés de la phénothiazine, analeptiques, antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs de la monoamine oxydase, neuroleptiques) peuvent favoriser les crises convulsives notamment chez les patients souffrant d'épilepsie ou de lésion cérébrale focalisée. Chez de tels patients, si le médecin le juge nécessaire, le traitement par de tels médicaments doit être suspendu 48 heures avant et jusqu'à 24 heures après l'angiographie cérébrale
Chez les patients en cours de traitement par interférons ou interleukines, les réactions connues au produit de contraste telles qu'érythème, fièvre et/ou symptômes pseudo-grippaux peuvent être plus fréquentes, et surtout, apparaître de façon retardée. Aucune explication n'a été trouvée jusqu'à présent.
Influence sur les tests diagnostiques:
Les produits de contraste peuvent interférer avec les analyses biologiques de la bilirubine, des protéines ou des substances inorganiques (par ex. fer, cuivre, calcium, phosphate). Ces substances ne doivent pas être analysées le même jour à la suite de l'administration du produit de contraste.
En ce qui concerne le diagnostic et le traitement des maladies thyroïdiennes, les produits de contraste radiographiques à iode substitué peuvent réduire, pendant 2 à 6 semaines, la capacité de la glande thyroïde à fixer les radio-isotopes. Si une scintigraphie rénale utilisant une injection de produit radio-pharmaceutique sécrété par les tubules rénaux est planifiée, il est préférable de réaliser celle-ci avant l'injection du produit de contraste.
Il n'existe pas de données adéquates concernant l'utilisation du iopamidol chez la femme enceinte.
Pour les données de reproduction chez l'animal, voir la rubrique 5.3.
A part l'exposition du ftus aux radiations, la prise en considération du bénéfice-risque après administration d'un produit de contraste iodé devra également prendre en compte la sensibilité de la thyroïde ftale à l'iode, car la surcharge iodée ponctuelle consécutive à l'administration du produit à la mère peut entraîner une dysthyroïdie ftale.
Les produits de contraste iodés sont faiblement excrétés dans le lait maternel. Leur administration ponctuelle à la mère comporte donc un risque faible d'effets indésirables. Cependant, pour le nourrisson il est préférable de suspendre l'allaitement maternel pendant 24 heures après l'administration du produit de contraste iodé.
En cas de très forte dose accidentelle ou d'un dysfonctionnement rénal majeur, l'iopamidol est si nécessaire éliminé de l'organisme par hémodialyse. La fonction rénale doit être surveillée pendant au moins 3 jours.
Si un effet indésirable se produit, l'administration du produit de contraste doit être stoppée immédiatement. Le traitement suit les signes cliniques. A côté des mesures de réanimation normales, un traitement peut être conseillé, comme un traitement général (antihistaminique, corticostéroïdes, oxygénothérapie), un traitement des troubles cardio-vasculaires (vasopresseurs, plasma, électrolytes), un traitement des convulsions (diazépam) et un traitement de la crise tétanique (gluconate de calcium). La fonction rénale doit être surveillée au moins pendant les 3 jours suivant le surdosage. Il faut tenir compte chez les patients recevant des bêtabloquants en même temps que le produit de contraste, que l'adrénaline et le volume de substitution ont un effet mineur.
Iopamidol.................................................................................................................................. 61,24 g
Correspondant à 300 mg d'iode élément pour 1 mL
Teneur en iode par mL : 300 mg
Un flacon de 20 mL contient 12,248 g d'iopamidol, correspondant à 6 000 mg d'iode élément
Un flacon de 50 mL contient 30,620 g d'iopamidol, correspondant à 15 000 mg d'iode élément
Un flacon de 75 mL contient 45,930 g d'iopamidol, correspondant à 22 500 mg d'iode élément
Un flacon de 100 mL contient 61,240 g d'iopamidol, correspondant à 30 000 mg d'iode élément
Un flacon de 200 mL contient 122,480 g d'iopamidol, correspondant à 60 000 mg d'iode élément
Un flacon de 500 mL contient 306,200 g d'iopamidol, correspondant à 150 000 mg d'iode élément
Excipient à effets notoire : contient approximativement 0,048 mg de sodium par mL.
Solution aqueuse injectable ou pour perfusion.
Osmolalité à 37°C [mOsm/kg]
Osmolarité à 37°C [mOsm/l]
Pression osmotique à 37°C [MPa]
Viscosité à 37°C [mPa.s]
Classe pharmacothérapeutique: PRODUIT DE CONTRATE IODE, (Code ATC: V08AB04).
Produit de contraste triiodé, hydrosoluble, néphrotrope, de basse osmolalité.
Les rayons X absorbés par les atomes d'iode ont un état de liaison stable. L'effet produisant un contraste est basé sur cette absorption.
Injecté par voie intraveineuse, le produit de contraste se distribue dans le système vasculaire et l'espace interstitiel en quelques minutes, en même temps qu'une élimination rénale simultanée.
Après 120 minutes, environ 50% du produit de contraste injecté est excrété dans les urines; en cas d'insuffisance rénale, cette période est prolongée en conséquence
La proportion d'élimination hétérotrope est faible. Chez les animaux (chien et lapin), uniquement 0,07% à 0,32% de la dose administrée est retrouvée dans la bile.
Il n'existe pas de preuve de biotransformation.
La liaison aux protéines plasmatiques est négligeable.
Les valeurs de DL50-en I.V. chez plusieurs espèces animales ont été déterminées comme étant de 15 à 35 fois le dose clinique maximale.
Il n'a pas été mis en évidence de potentiel tératogène du iopamidol. Des doses supérieures à 1,5 g d'iode/kg/jour ont montré des effets embryotoxiques chez les rats ainsi que sur le nombre de ftus vivants et le poids de ces ftus. La diminution de la masse corporelle des ftus a également été observée chez les lapins à une dose de 2 g d'iode/kg/jour. la fertilité des rats ainsi que le développement péri- et post-natal de leurs portées n'a pas été affectée. Cependant des troubles de la spermatogénèse réversibles ont été observés chez les souris après une seule administration d'iopamidol.
L'iopamidol n'a montré aucun effet mutagène dans une batterie de tests in vivo et in vitro.
Trométamol, calciédétate de sodium dihydraté, eau pour préparations injectables, acide chlorhydrique 36%.
En cours d'utilisation, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 24 heures à 25°C.
D'un point de vue bactériologique, à moins que la méthode d'ouverture n'exclue le risque de contamination microbiologique, le médicament doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les temps de conservation en cours d'utilisation et les conditions de conservation appliquées sont de la responsabilité de l'utilisateur.
Le contenu non utilisé au cours d'un examen unique chez un patient doit être éliminé. De même, le contenu d'un flacon de 500 mL non utilisé chez un seul patient, au cours de deux examens successifs dans la période des 24 heures doit être éliminé.
A conserver dans son conditionnement d'origine à l'abri de la lumière. Ne pas exposer aux rayons X.
Pour les conditions de conservation du produit en cours d'utilisation se référer à la section 6.3.
Iopamigita 300 mg d'iode/mL, solution pour injection et perfusion est disponible dans les tailles de conditionnements suivants :
Flacon en verre (Type I) muni d'un bouchon en caoutchouc bromobutyl et une capsule (aluminium), pour usage unique.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 20 mL de solution injectable.
Flacon en verre (Type II) de 200 mL muni d'un bouchon en caoutchouc bromobutyl et une capsule (aluminium) pour usage unique.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 50 mL de solution injectable.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 75 mL de solution injectable.
Boites de 1, 10 ou 30 flacons contenant 100 mL de solution injectable.
Boites de 1, 10 ou 20 flacons contenant 200 mL de solution injectable.
Boites de 1 ou 6 flacons contenant 500 mL de solution injectable.
Chaque flacon est destiné à un patient unique.
Avant utilisation, la solution doit être inspectée visuellement. Seules les solutions sans signes visibles de détérioration ou de particules peuvent être utilisées.
Les produits de contraste iodés peuvent réagir avec des surfaces métalliques contenant du cuivre (par exemple du laiton). Par conséquent, il faut éviter le contact du produit avec ce type de matériaux.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l'Ansm.