Source: https://foicatholique.me/a-propos-de-la-bible/
Timestamp: 2019-01-16 15:53:38+00:00
Document Index: 185052953

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 3', 'art 2', '§ 2']

À propos de la Bible – foicatholique.me
La Vulgate latine est la seule Bible catholique canonique authentique qui doit être reçue en totalité
Sur l’édition de la Vulgate et la manière d’interpréter la sainte Écriture, Concile de Trente
Sur la révélation et les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, Concile du Vatican
Sur la traduction des Écritures, pape Grégoire XVI
Sur les sociétés bibliques, pape Grégoire XVI, pape Pie IX
Sur l’étude des Saintes Écritures, pape Léon XIII
Sur l’exégèse progressiste (ou explication et interprétation moderniste hérétique des Écritures), pape saint Pie X
Le sens littéral et le sens spirituel de l’Écriture
Le sens du décret de Trente concernant l’autorité de la Vulgate
L’authenticité juridique de la Vulgate, pape Pie XII
Personne ne doit interpréter l’Écriture sainte en s’appuyant sur son seul jugement, son sens personnel, et contre le sens de l’Église
Les philosophes et la philosophie qui interprètent les Écritures contre la sainte foi divine et catholique
Magistère solennel et Magistère ordinaire
Faux magistère des hérétiques
Règles tridentines pour l’interdiction de livres
L’Imprimatur ne garantit pas l’infaillibilité
La vieille bible latine (Latin : Vetus Latina) était traduite de La Septante grecque utilisée par les Apôtres. Au IVème siècle, le pape saint Damase demanda au moine bibliste saint Jérôme (qui deviendra père et docteur de l’Église) de traduire la Bible de l’hébreu, ce qui donna La Vulgate latine (Latin Vulgata : rendue accessible). La différence entre la vieille bible latine et la Vulgate latine de saint Jérôme est essentiellement une différence de style.
L’Église ne permettait pas la reproduction de la bible en dehors des congrégations religieuses pour éviter les interprétations privées hors de la Tradition de l’Église.
La Vulgate fut le premier livre à être imprimé (Gutenberg, 1454).
Le concile de Trente a infailliblement canonisé la Vulgate en 1546. La Vulgate doit être tenue pour authentique, c-à-d sans erreur de foi et de mœurs, ni historique et scientifique. La Vulgate doit être reçue en totalité sans mépris ni rejet délibéré sous peine d’anathème.
Seule la Vulgate latine est infaillible, pas les traductions. Seule l’interprétation de l’Écriture par l’Église catholique est infaillible étant la gardienne du dépôt de la foi reçue des apôtres du Christ (Tradition), elle a seule l’autorité pour interpréter l’Écriture (Magistère). La Bible est aussi infaillible historiquement et scientifiquement. L’interprétation privée de l’Écriture est infailliblement condamnée par l’Église.
La Douay-Rheims (avec les notes de G. Leo Haydock), ou Bible de Douai, est la traduction anglaise de la Vulgate latine, par le Collège anglais de Douai, dont le Nouveau Testament fut publié à Reims en 1582.
Suite au concile de Trente, le pape Sixte V prépara une version latine en 1590 (Vulgate sixtine) révisée et publiée par son successeur le pape Clément VIII en 1592 nommée la Vulgate Clémentine (Vulgata Clémentina).
La traduction française courante est celle de l’Abbé Glaires (Éd. DFT)
La Vulgate en français, Abbé Glaires, 1905
D’autres versions françaises aussi sont catholiques comme celle de l’abbé Fillion ou celle de l’abbé Crampon.
Les bibles modernes sont imprégnées de libéralisme et de modernisme hérétiques dans le texte et dans leurs notes également, et ne sont pas catholiques.
Les bibles protestantes ont été condamnées et interdites par l’Église aux fidèles catholiques. Voir les sections ci-dessous : Sur la traduction des Écritures ; Sur les sociétés bibliques (Pape Grégoire XVI, Inter præcipuas machinationes, 8 mai 1844, Pape Pie IX, Qui Pluribus # 14, 9 nov. 1846) ; Tous les hérétiques comprennent les Écritures en dehors de la Tradition et la révélation divine en dehors de l’Église ; Règles tridentines pour l’interdiction de livres.
a) Décret sur la réception des livres saints et des traditions
Concile de Trente, 4ème session, 8 avril 1546 ex cathedra (Ench. Symb. 783-786 / 1501-1508) : « Le saint concile œcuménique et général de Trente, légitimement réuni dans l’Esprit-Saint, … garde toujours devant les yeux le propos, en supprimant les erreurs, de conserver dans l’Église la pureté même de l’Évangile, lequel, promis auparavant par les prophètes dans les saintes Écritures, a été promulgué d’abord par la bouche même de notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu qui ordonna ensuite qu’il soit prêché à toute créature par ses apôtres comme source de toute vérité salutaire et de toute règle morale (Mt 16,15).
« Il voit clairement aussi que cette vérité et cette règle sont contenues dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous.
«C’est pourquoi, suivant l’exemple des pères orthodoxes, le même saint concile reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et le même respect tous les livres tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament, puisque Dieu est l’auteur unique de l’un et de l’autre, ainsi que les traditions elles-mêmes concernant aussi bien la foi que les mœurs, comme ou bien venant de la bouche du Christ ou dictées par l’Esprit-Saint et conservées dans l’Église catholique par une succession continue.
« Il a jugé bon de joindre à ce décret une liste des livres saints, afin qu’aucun doute ne s’élève pour quiconque sur les livres qui sont reçus par le concile. Ces livres sont mentionnés ci-dessous.
« De l’Ancien Testament cinq livres de Moïse, c’est-à-dire la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; les livres de Josué, des Juges, de Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, le premier livre d’Esdras et le second, dit Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Job, le psautier de David comprenant cent cinquante psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l’Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie avec Baruch, Ezéchiel, Daniel, les douze petits prophètes, c’est-à-dire Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, les deux livres des Maccabées, le premier et le second.
« Du nouveau Testament : les quatre évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les Actes des Apôtres écrits par l’évangéliste Luc ; les quatorze épîtres de l’apôtre Paul, aux Romains, deux aux Corinthiens, aux Galates, aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, à Tite, à Philémon, aux Hébreux, deux de l’apôtre Pierre, trois de l’apôtre Jean, une de l’apôtre Jacques, une de l’apôtre Jude et l’Apocalypse de l’apôtre Jean.
« Si quelqu’un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu’on a coutume de les lire dans l’Église catholique et qu’on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine ; s’il méprise en connaissance de cause et de propos délibéré les traditions susdites : qu’il soit anathème.
« Que tous comprennent ainsi l’ordre et la voie que le concile suivra, après avoir posé les fondements de la confession de la foi, et particulièrement les témoignages et les appuis dont il usera pour confirmer les dogmes et restaurer les mœurs dans l’Église ».
b) Décret sur l’édition de la Vulgate et la manière d’interpréter la sainte Écriture
« De plus le même saint concile a considéré qu’il pourrait être d’une grande utilité pour l’Église de Dieu de savoir, parmi toutes les éditions latines des livres saints qui sont en circulation, celle que l’on doit tenir pour authentique : aussi statue-t-il et déclare-t-il que la vieille édition de la Vulgate, approuvée dans l’Église même par un long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique dans les leçons publiques, les discussions, les prédications et les explications, et que personne n’ait l’audace ou la présomption de la rejeter sous quelque prétexte que ce soit.
« En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. …
« Mais le saint concile veut aussi, comme il est juste, imposer une règle en ce domaine aux imprimeurs… aussi décrète-t-il et statue-t-il que désormais la sainte Écriture, particulièrement cette édition ancienne de la Vulgate, soit imprimée le plus correctement possible ; qu’il ne soit permis à personne d’imprimer ou de faire imprimer tout livre traitant des choses sacrées sans nom d’auteur, ni de le vendre à l’avenir ou de le garder chez soi, si auparavant ces livres n’ont pas été examinés et approuvés par l’Ordinaire… ».
Concile du Vatican, 3ème session, ch. 2, sur la Révélation, 1870 ex cathedra : «Cette Révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Concile de Trente, 4ème sess., 8 avr. 1546 – Ench. Symb. 783-786 / 1501-1508].
« Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament tels qu’ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu’on les trouve dans l’ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties.
« L’Église les tient pour tels non point parce que, composés par le seul travail de l’homme, ils auraient été ensuite approuvés par son autorité, ni non plus seulement parce qu’ils contiennent sans erreur la Révélation, mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Église [can. 4] ».
Pape Grégoire XVI, Inter præcipuas machinationes, 8 mai 1844 : «Vous n’ignorez pas enfin quelle diligence et quelle sagesse sont requises pour traduire fidèlement dans notre langue les paroles du Seigneur, puisque aussi bien rien ne se produit plus facilement que ces erreurs très graves introduites dans les traductions multipliées par les sociétés bibliques, et qui proviennent de la sottise et de la tromperie de tant de traducteurs ; et ces erreurs, le grand nombre même et la diversité de ces traductions les occultent pendant longtemps au détriment de beaucoup. A ces sociétés elles- mêmes il importe peu ou pas du tout qu’en lisant ces bibles traduites en langue vulgaire les hommes tombent dans telles erreurs plutôt que dans d’autres, pourvu qu’ils s’accoutument peu à peu à revendiquer pour eux-mêmes un libre jugement concernant le sens des Ecritures, à mépriser les traditions divines gardées dans l’Église sur la base de la doctrine des Pères, et à rejeter le magistère de l’Église elle-même.
«Dans les règles rédigées par des pères choisis par le concile de Trente et approuvées par Pie IV [Ench. Symb. 1854] …, et qui ont été placées en tête de l’Index des livres prohibés, on lit l’ordonnance munie d’une sanction générale selon laquelle les bibles en langue vulgaire ne doivent être permises qu’à ceux pour lesquels on estime que les lire sera au bénéfice de l’accroissement de leur foi et de leur piété. A cette règle, renforcée peu après par une nouvelle sauvegarde en raison des tromperies persistantes des hérétiques, fut ajoutée enfin, en vertu de l’autorité de Benoît XIV, cette déclaration selon laquelle désormais on considérera comme permise la lecture de traductions en langue vulgaire qui ont été approuvées par le Siège apostolique, ou qui ont été éditées avec des annotations tirées des saints Pères ou d’hommes savants et catholiques».
Pape Grégoire XVI, Inter præcipuas machinationes, 8 mai 1844 : « Nous … condamnons de nouveau, en vertu de l’autorité apostolique, toutes les susdites sociétés [bibliques] déjà réprouvées par nos prédécesseurs ; et de même, par le jugement de notre suprême apostolat, nous réprouvons nominativement et nous condamnons l’association nouvelle … de l’Alliance chrétienne, constituée l’an dernier à New York, ainsi que toutes les sociétés de même genre …».
Pape Pie IX, Qui Pluribus, 9 nov. 1846 : « Mais vous connaissez bien aussi, vénérables frères, d’autres erreurs monstrueuses et tromperies par lesquelles les fils de ce siècle s’efforcent de combattre avec violence la religion catholique et l’autorité de l’Église, ainsi que ses lois, et de fouler aux pieds les droits du pouvoir sacré aussi bien que du pouvoir civil. Ces perfides sociétés bibliques qui renouvellent les anciens artifices des hérétiques et ne cessent de répandre, à un nombre immense d’exemplaires et à très grands frais, les livres des divines Ecritures traduits, contre les très saintes règles de l’Église, dans toutes les langues vulgaires, et souvent expliqués dans un sens pervers. Ces livres sont offerts gratuitement à toute sorte de personnes, même aux plus ignorants, afin que chacun rejetant la divine tradition, la doctrine des Pères et l’autorité de l’Eglise catholique, entende les oracles divins selon son jugement propre, en pervertisse le sens et tombe ainsi dans les plus grandes erreurs. Le Pontife … à qui nous succédons…, Grégoire XVI, suivant en cela l’exemple de ses prédécesseurs, a réprouvé ces sociétés par ses Lettres apostoliques ; nous voulons aussi qu’elles soient condamnées ».
Pape Léon XIII, Providentissimus Deus, Sur l’Étude des Saintes Écritures, 18 nov. 1893 : « Cette révélation surnaturelle, selon la foi de l’Église universelle, est renfermée tant dans les traditions non-écrites que dans les livres qu’on appelle saints et canoniques, parce qu’écrits sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, ils ont Dieu pour auteur et ont été livrés comme tels à l’Église (Conc. Vatican I, Sess. III, chap. 2).
«Celui qui professe l’Écriture Sainte doit aussi mériter cet éloge qu’il possède à fond toute la théologie, qu’il connaît parfaitement les commentaires des saints Pères, des Docteurs et des meilleurs interprètes. Telle est la doctrine de saint Jérôme et de saint Augustin, qui se plaint avec juste raison en ces termes : « Si toute science, quoique peu importante et facile à acquérir, demande, comme il est évident, à être enseignée par un homme docte, par un maître, quoi de plus orgueilleusement téméraire que de ne pas vouloir connaître les Livres sacrés d’après l’enseignement de leurs interprètes » (De util. cred. XVII, 35). Tel a été aussi le sentiment des autres Pères, qu’ils ont confirmé par des exemples : « Ils expliquaient les Écritures non d’après leur propre opinion, mais d’après les écrits et l’autorité de leurs prédécesseurs, parce qu’il était évident que ceux-ci avaient reçu par succession des apôtres les règles pour l’interprétation des Livres sacrés » (Rufinus, Hist. eccl. II, 9).
« Aucun désaccord réel ne peut certes exister entre la théologie et la physique, pourvu que toutes deux se maintiennent dans leurs limites, prennent garde, suivant la parole de saint Augustin, « de ne rien affirmer au hasard et de ne pas prendre l’inconnu pour le connu » (In Gen. op. imperf. IX, 30).
« Si cependant elles sont en dissentiment sur un point, que doit faire le théologien ? – Suivre la règle sommairement indiquée par le même docteur. « Quant à tout ce que nos adversaires pourront nous démontrer au sujet de la nature, en s’appuyant sur de véritables preuves, prouvons-leur qu’il n’y a rien de contraire à ces faits dans nos Saintes Lettres.
Mais pour ce qu’ils tireront de certains de leurs livres, et qu’ils invoqueront comme étant en contradiction avec ces Saintes Lettres, c’est-à-dire avec la foi catholique, montrons-leur qu’il s’agit d’hypothèses, ou que nous ne doutons nullement de la fausseté de ces affirmations« (De Gen. ad litt., I, 21, 41).
« Pour bien nous pénétrer de la justesse de cette règle, considérons d’abord que les écrivains sacrés, ou plus exactement « l’esprit de Dieu, qui parlait par leur bouche, n’a pas voulu enseigner aux hommes ces vérités concernant la constitution intime des objets visibles, parce qu’elles ne devaient leur servir de rien pour leur salut » (St Augustin, Ibid.II, 9, 20).
«Il faut donc distinguer avec soin dans leurs explications ce qu’ils donnent comme concernant la foi ou comme lié avec elle, ce qu’ils affirment d’un commun accord. En effet, pour ce qui n’est pas de l’essence de la foi, les saints ont pu avoir des avis différents, ainsi que nous-mêmes ; telle est la doctrine de saint Thomas (In sent. II, Dist. II q. 1, r. 3).
« Telle est la croyance antique et constante de l’Église, définie solennellement par les Conciles de Florence et de Trente, confirmée enfin et plus expressément exposée dans le Concile du Vatican, qui a porté ce décret absolu : « Les livres entiers de l’Ancien et du Nouveau Testament, dans toutes leurs parties, tels qu’ils sont énumérés par le décret du même Concile de Trente, et tels qu’ils sont contenus dans l’ancienne édition vulgate en latin, doivent être regardés comme sacrés et canoniques. L’Église les tient pour sacrés et canoniques non parce que, rédigés par la seule science humaine, ils ont été ensuite approuvés par l’autorité de ladite Église ; non seulement parce qu’ils renferment la vérité sans erreur, mais parce que, écrits sous l’inspiration du Saint Esprit, ils ont Dieu pour auteur » (Conc. Vatican I, Sess. III, chap. 2) ».
Pape St Pie X, Lamentabili, n° 11, 3 juil. 1907 : «L’inspiration divine ne s’étend pas de telle sorte à toute l’Écriture sainte qu’elle préserve de toute erreur, toutes et chacune de ses parties ». – Condamné [c-à-d l’inspiration divine s’étend à toute l’Écriture, toutes et chacune de ses parties]
Pape Pie XII, Humani generis, 15 août 1950 : «Certains en effet osent fausser le sens de la définition du Concile du Vatican, qui proclame Dieu Auteur des Écritures, reprenant ainsi l’opinion bien des fois condamnée selon laquelle l’inerrance de l’Écriture ne s’étendrait qu’à ce qui concerne Dieu, les choses morales et religieuses [c-à-d l’infaillibilité ne s’étend pas qu’aux choses morales et religieuses]».
Sur l’exégèse progressiste (ou explication et interprétation moderniste hérétique des Écritures), pape st Pie X
Pape st Pie X, Pascendi Dominici gregis, sur les erreurs du modernisme, 8 sept. 1907 : « … les modernistes assemblent et mélangent pour ainsi dire en eux plusieurs personnages … le philosophe, le croyant, le théologien, l’historien, le critique, l’apologiste, le réformateur …».
«15. Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent».
«23. La Conscience est l’autorité chez les Modernistes».
«32. Ils [les modernistes] posent tout d’abord ce principe général que, dans une religion vivante, il n’est rien qui ne soit variable, rien qui ne doive varier. … le point capital de leur système, savoir l’évolution. Des lois de l’évolution, dogme, Église, culte, Livres Saints, foi même, tout est tributaire, sous peine de mort. Quant à son application, quant à la mise en acte des lois de l’évolution, voici leur doctrine».
«38. La doctrine des modernistes : rien de stable, rien d’immuable dans l’Église, le progrès humain dans la religion catholique, comme si cette religion n’était pas l’œuvre de Dieu, mais l’œuvre des hommes, susceptible de perfectionnements humains».
«53. Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi».
Pascendi Dominici gregis St Pie X Doctrine des modernistes
Lamentabili St Pie X Erreurs principales du modernisme
Lettre de la Commission biblique aux évêques d’Italie, 20 août 1941 : « (1) L’auteur anonyme, tout en affirmant pour la forme que le sens littéral est « la base de l’interprétation biblique », préconise en fait une interprétation totalement subjective et allégorique… Certes, c’est un énoncé de foi, et à tenir comme un principe fondamental, que la sainte Ecriture contient, outre le sens littéral, un sens spirituel ou typique, comme cela est enseigné par la façon de faire de notre Seigneur et des apôtres ; cependant toute sentence ou tout récit biblique ne contient pas un sens typique, et ce fut un grand excès de l’école alexandrine d’avoir voulu trouver partout un sens symbolique, même au dépens du sens littéral et historique.
«Le sens spirituel ou typique, outre qu’il se fonde sur le sens littéral, doit se prouver soit par l’usage de notre Seigneur, des apôtres ou des écrivains inspirés, soit par l’usage traditionnel des saints Pères et de l’Église, spécialement dans la liturgie sacrée, parce que « la règle de la prière est la règle de la foi » (Ench. Symb. 246).
«Une application plus large des textes sacrés pourra bien se justifier par un but d’édification dans la prédication et les écrits ascétiques ; mais le sens qui résulte des accommodations les plus heureuses, quand il n’a pas été approuvé comme il est dit ci-dessus, ne peut être dit vraiment et strictement sens de la Bible, ni sens que Dieu a inspiré à l’hagiographe.
«L’auteur anonyme, au contraire, qui ne fait aucune de ces distinctions élémentaires, veut imposer les élucubrations de son imagination comme sens de la Bible, comme « la véritable communion spirituelle de la sagesse du Seigneur », et méconnaissant l’importance capitale du sens littéral, il accuse calomnieusement les exégètes catholiques de considérer « seulement le sens littéral » et de le considérer « d’une façon humaine, le prenant seulement matériellement pour ce que les paroles signifient »…
«Il rejette de cette façon la règle d’or des docteurs de l’Église, formulée si clairement par Thomas d’Aquin : « Tous les sens sont fondés sur l’unique sens littéral, et l’on ne pourra argumenter qu’à partir de lui seul » ; règle que les souverains pontifes ont approuvée et consacrée quand ils ont prescrits, avant tout, de chercher avec tout le soin possible le sens littéral. Ainsi par exemple Léon XIII … : « C’est pourquoi il faut peser avec soin la valeur des mots eux- mêmes, la signification du contexte, la similitude des passages et autres choses semblables, et associer également les éclaircissements externes par une science appropriée »… (Est cité également le précepte d’Augustin, Ench. Symb. 3284)
«De même également Benoît XV… » Nous voulons considérer par un examen attentif les paroles mêmes de l’Écriture, pour nous assurer sans nul doute possible de ce qu’a écrit l’auteur sacré ; et il… recommande aux exégètes « de s’élever avec mesure et discrétion jusqu’à des interprétations plus hautes ».
«Finalement les deux papes… insistent, avec les paroles mêmes de saint Jérôme, sur le devoir de l’exégète : « Le devoir du commentateur est d’exposer non des idées et des intentions personnelles, mais uniquement la pensée, l’idée de l’auteur qu’il commente » ».
Lettre de la Commission biblique aux évêques d’Italie, 20 août 1941 : « (2) … Le concile de Trente a voulu, contre la confusion occasionnée par les nouvelles traductions en latin et en langues vulgaires alors propagées, sanctionner l’usage public dans l’Église d’Occident de la version latine commune, en la justifiant par l’usage séculaire qu’en faisait l’Église, mais il n’a pas entendu par là diminuer en rien l’autorité des antiques versions employées dans les Églises orientales, en particulier celle de la Septante utilisée par les apôtres eux-mêmes, et encore moins l’autorité des textes originaux il a résisté à une partie des pères qui voulaient l’usage exclusif de la Vulgate, comme seul texte faisant autorité.
«L’anonyme, au contraire, juge que, en vertu du décret du concile de Trente, on possède dans la version latine un texte déclaré supérieur à tous les autres ; il blâme les exégètes de vouloir interpréter la Vulgate à l’aide des textes originaux et des autres versions anciennes. Pour lui le décret donne « la certitude du texte sacré », de sorte que l’Église n’a pas besoin « de rechercher encore la lettre authentique de Dieu », et cela non seulement en matière de foi et de mœurs, mais pour toutes les questions (y compris littéraires, géographiques, chronologiques, etc.)…
«Or pareille prétention n’est pas seulement contraire au sens commun, qui n’acceptera jamais qu’une version puisse être supérieure au texte original, mais contraire aussi à la pensée des pères du concile telle qu’elle apparaît dans les actes officiels. Le concile fut même convaincu de la nécessité d’une révision et d’une correction de la Vulgate elle-même, et en avait confié l’exécution aux souverains pontifes qui le firent, comme ils firent, conformément aux plus compétents collaborateurs du concile lui-même, une édition corrigée de la Septante,… et ensuite ordonnèrent celle du texte hébreu de l’Ancien Testament et du texte grec du Nouveau Testament…
«Et elle contredit ouvertement le précepte de l’encyclique ‘Providentissimus‘ : « Nous ne voulons pas dire cependant qu’il ne faudra pas tenir compte des autres versions que les chrétiens des premiers âges ont utilisées avec éloge, et surtout des textes primitifs ». En somme, le concile de Trente a déclaré la Vulgate « authentique » au sens juridique, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la « force probatoire en matière de foi et de mœurs », mais n’exclut pas le fait des divergences possibles d’avec le texte original et les anciennes versions…»
Pape Pie XII, Divino Afflante Spiritu, 30 sept. 1943 : «Sous l’inspiration de l’Esprit Saint les écrivains sacrés ont composé les livres que Dieu dans sa paternelle bonté a voulu donner au genre humain…
« Si le concile de Trente a voulu que la Vulgate fût la version latine « que tous doivent employer comme authentique », cela, chacun le sait, ne concerne que l’Église latine et son usage public de l’Écriture, mais ne diminue en aucune façon (il n’y a pas le moindre doute à ce sujet) ni l’autorité ni la valeur des textes originaux… Cette autorité éminente de la Vulgate ou, comme on dit, son authenticité, n’a donc pas été décrétée par le concile surtout pour des raisons critiques, mais bien plutôt à cause de son usage légitime dans les Églises, prolongé au cours de tant de siècles. Cet usage, en vérité, démontre que, telle qu’elle a été et est encore comprise par l’Église, elle est absolument exempte de toute erreur en ce qui concerne la foi ou les mœurs, une authenticité de ce genre ne doit pas être qualifiée en premier lieu de critique, mais bien plutôt de juridique ».
(Enchiridion Indulgentiarum 694)
1 – Aux fidèles qui liront les livres de la sainte Écriture pour au moins un quart d’heure ; avec le grand respect dû à la parole divine et par manière de lecture spirituelle, on accorde : Une indulgence de trois ans.
2 – Aux fidèles qui liront pieusement au moins quelques versets des Évangiles, et qui de plus, baisant le Saint Livre, réciteront une des invocations suivantes : « Que par la puissance des paroles de l’Évangile nos fautes soient effacées », « Que la lecture de l’Évangile soit notre salut et notre protection », « Que le Christ nous enseigne les paroles du Saint Évangile », on accorde : Une indulgence de 500 jours.
Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra : «…pour contenir les esprits indociles, il [le concile de Trente] décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures».
L’Église enseigne ci-dessus infailliblement que l’Écriture ne doit être interprétée que selon le sens de l’Église (Magistère, Tradition, règle de la foi, enseignement universel et constant). Aller sciemment ou obstinément interpréter les Écritures en dehors du sens donné par l’Église ou en dehors de la Tradition de l’Église est hérétique.
Tous les hérétiques interprètent les Écritures en dehors de la Tradition de l Église et la révélation divine en dehors de l’Église. Tous les hérétiques se font leur propre interprétation humaine (philosophique) de Dieu et de sa révélation.
Colossiens 2, 8-15 : «Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ; car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement…».
Pape Léon X, Concile de Latran V (Décrets 605, 606) : La philosophie NE peut dévier de la Foi Catholique.
Les anciens philosophes hérétiques ont toujours été ceux qui ont falsifié la compréhension de la vérité sur Dieu par leur propre interprétation erronée. Les hérétiques juifs se sont de même fait leur propre interprétation fausse de l’Écriture et se sont fabriqués leur propre foi en dehors de l’Esprit de Dieu. Les premiers hérétiques des temps apostoliques ont toujours été ceux qui falsifiaient la compréhension de l’Écriture et/ou des vérités révélées par leurs propres interprétations privées, comme le montre Tertullien ci-dessous :
Tertullien (2ème siècle), De praescriptione haereticorum, XXXVIII, Les hérétiques altèrent les Écritures : « 1. Là où l’on trouve divergence de doctrine, il faut donc supposer que les Écritures et les interprétations ont été falsifiées. 2. Ceux qui voulaient changer l’enseignement ont dû nécessairement disposer autrement les instruments de la doctrine. 3. Ils n’auraient pu donner un autre enseignement sans changer aussi les moyens d’enseignement. Et de même que la falsification de la doctrine n’aurait pu leur réussir sans la falsification des « instruments » de la doctrine, de même, nous, nous n’aurions pu arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner [L’intégrité des moyens qui permettent d’enseigne la doctrine c’est le Magistère et la Tradition de l’Église qui sont les deux sources de la Révélation divine : C’est la règle de la foi divine (c.-à-d. qui a pour objet la Révélation) et catholique (c.-à-d. selon la règle de l’Église]. 4. Qu’y a-t-il en effet qui nous soit contraire, dans nos Écritures ? Qu’y avons-nous introduit de notre cru, pour corriger, soit par suppression, soit par addition, soit par altération, tel passage trouvé dans ces livres, mais contraire à nos propres vues ? 5. Ce que nous sommes, les Écritures le sont depuis leur origine. Nous procédons d’elles, « avant qu’il n’y eût rien qui fut différent de nous ; qu’y avait-il en effet, avant qu’elles n’eussent été interpolées par vous » ? 6. Mais toute interpolation devant être jugée postérieure, puisqu’elle vient naturellement d’un motif de rivalité et que la rivalité ne peut être antérieure à ce qu’elle jalouse ni de la même maison, un homme sensé ne pourra donc croire que ce soit nous qui, venus d’elles les premiers, y ayons porté une plume falsificatrice, et non pas plutôt ceux qui sont venus ensuite et qui en sont les ennemis. 7. L’un a de sa main falsifié le texte ; l’autre le sens, par son mode d’interprétation. 8. Valentin a beau paraître garder intégralement l’Écriture, il n’est pas moins perfide que Marcion qui a matériellement attenté à la vérité. 9. Marcion, en effet, s’est servi ouvertement et publiquement non de la plume, mais du fer, et il a massacré les Écritures pour les adapter à son système. 10. Valentin les a épargnées, mais c’est qu’il accommodait, je ne dis pas les Écritures à son système, mais son système aux Écritures ; et cependant il a plus retranché, plus ajouté (que Marcion) en ôtant à chaque mot son sens propre, et en y ajoutant ses combinaisons d’êtres fantastiques ».
La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1) La Vérité de Jésus-Christ écrite : c’est la sainte Écriture ; 2) La Vérité de Jésus-Christ est comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3) La Vérité de Jésus-Christ non-écrite et transmise oralement : c’est la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps crue par tous.
Pour bien comprendre que la Tradition est enseignée dans la Bible et que la révélation divine n’est pas seulement écrite, voir : La Bible n’enseigne pas la sola scriptura (Écriture seule)
Le Magistère solennel ou extraordinaire (Ex cathedra) est infaillible, et c’est l’enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle :
Le Magistère ordinaire (De foi divine) est infaillible, et c’est l’enseignement de l’Église (par un vrai pape) faisant partie de la Révélation :
Le Consentement unanime des Pères
Le Consentement unanime des Pères (tous d’accord ou aucun en désaccord) fait partie du Magistère ordinaire infaillible de l’Église, et l’enseignement constant et universel des théologiens n’est De foi qu’en accord avec le consentement unanime des pères.
Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire. Donc, le consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens n’est De foi (De fide) que s’il est fondé sur le consentement unanime des Pères. L’enseignement universel et constant de l’Église est l’enseignement de l’Église. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi (De foi). Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.
Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit» (Décrets 664).
L’interprétation privée des Écritures en dehors de la règle de la foi catholique a toujours été le fondement des premières hérésies contre l’Église dès le temps des apôtres et était déjà le protestantisme sans le nom des premiers siècles.
Saint Vincent de Lérins († v. 450), père de l’Église, Commonitorium, n° 2, Comment distinguer la vérité de l’erreur ? : « Souvent je me suis enquis avec beaucoup de zèle et d’attention, auprès de nombre d’hommes éminents par leur sainteté et leur savoir. Je leur ai posé la question : « Existe-t-il une méthode sûre, générale pour ainsi dire, et constante, au moyen de laquelle je puisse discerner la véritable foi catholique d’avec les mensonges de l’hérésie ? Et de tous j’ai toujours reçu cette réponse : « Que si moi ou tout autre, nous voulions dépister la fourberie des hérétiques, éviter de tomber dans leurs pièges et demeurer dans une foi saine (avec l’aide de Dieu) sains nous-mêmes et inentamés, il nous fallait abriter cette foi derrière un double rempart : d’abord l’autorité de la loi divine, ensuite la tradition de l’Église catholique. … Dans l’Église catholique elle-même, il faut veiller soigneusement à s’en tenir à ce qui a été cru partout, toujours, et par tous».
Bien saint saint Vincent de Lérins tenait l’hérésie matérielle semi-pélagienne à d’autres endroits, il énonce ci-dessus correctement la règle de la foi : La loi divine, la Tradition, l’enseignement universel et constant de l’Église.
Origène, traité 29 sur S. Matth. : « Ou bien, toutes les fois que les hérétiques citent à l’appui de leurs erreurs des écritures apocryphes et qui ne sont pas reçues dans l’Église, ils semblent dire : «Voici que la parole de vérité est dans la solitude», tandis que lorsqu’ils s’appuient sur les Écritures canoniques, admises par tous les chrétiens, ils paraissent dire : «Voici que la parole de vérité est dans vos demeures». Mais CES PROMESSES NE DOIVENT PAS NOUS FAIRE SORTIR DES PREMIÈRES TRADITIONS REÇUES DANS L’ÉGLISE. Peut-être encore le Seigneur veut-il nous prémunir contre ceux dont la doctrine est tout à fait étrangère à l’Écriture par ces paroles : «Si l’on vous dit : Le voici dans la solitude», ne sortez pas de la règle de la foi ; contre ceux qui se couvrent en apparence de l’autorité des Écritures par ces autres : «Si l’on vous dit : Le voici dans le lieu le plus retiré, ne le croyez pas » (Catena aurea, St Thomas, Matt. 24, 23-28).
La Parole de Dieu doit être écoutée : 1° dans l’Église, c.-à-d. dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c.-à-d. dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c.-à-d. dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).
St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché» (St Thomas, Catena Aurea, Luc 8, 16).
Par conséquent, la Parole divine ne brille et donc n’éclaire que par l’Église. Même si quelqu’un pouvait recevoir la grâce à travers une parole de Dieu dite par un hérétique, c’est par la parole divine qui ne brille que sur l’Église et ne remplit que l’Église qu’il serait éclairé, et non pas par l’instrument hérétique coupé et mort.
Saint Bède, père de l’Église, sur Luc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre » (St Thomas, Catena Aurea, Luc 8, 18).
Saint Bède, ci-dessus enseigne que celui qui aime la Parole divine recevra l’intelligence pour la comprendre. L’intelligence pour comprendre la Parole divine ne se trouve que dans l’Église et est ordonnée pour l’Église et à l’Église (pour la conversion) et non pas hors de l’Église (sectes hérétiques), comme cela a déjà été dit plus haut, c’est-à-dire dans le Magistère, dans la Tradition, et dans la foi de l’Église gardienne du dépôt de la foi et de la révélation.
Premier exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :
Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 9, art. 1 : « 1. Il semble que Dieu ne soit pas absolument immuable. Car tout ce qui se meut est immuable sous un rapport. Or saint Augustin (sup. Gen. Ad litt. lib. VIII, cap. 20) : l’Esprit créateur se meut, bien que ce ne soit ni dans le temps, ni dans le lieu. Donc Dieu est muable de quelque manière. 2. Il est écrit de la sagesse (Sap., VII, 24) qu’elle est plus variable que tout ce qui est changeant. Or, Dieu est la sagesse elle-même. Donc Dieu n’est pas immuable. 3. S’approcher et s’éloigner indiquent un mouvement. Or, il est dit dans l’Écriture (Jac. IV, 8) : Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Donc Dieu n’est pas immuable.
« Mais c’est le contraire. Car il est dit (Mal. III, 6) : Je suis Dieu et je ne change point. …
« Il faut répondre au premier argument, que saint Augustin s’exprime dans ce passage à la manière de Platon, qui disait que le premier moteur se mouvait lui-même, comprenant par le mot mouvement toute espèce d’opération. Ainsi comprendre, vouloir, aimer, sont appelés dans la langue des platoniciens des mouvements. Par là même que Dieu se comprend et s’aime, on peut dire dans ce sens s’il se meut. Mais cela ne signifie pas qu’il y a en lui mouvement et changement dans le sens que nous l’entendons ici, ce qui n’est possible que dans un être existant de quelque manière en puissance.
« Il faut répondre au second, qu’on dit que la sagesse est changeante en raison de sa ressemblance qui est très variable. Ainsi elle s’imprime jusqu’au dernier des êtres, puisque rien ne peut exister qu’il ne procède de la divine sagesse et n’en reproduise une image quelconque. Elle est le premier principe de toutes choses, elle en est la cause efficiente et formelle, et tout doit lui ressembler comme l’œuvre ressemble à la pensée de l’artisan qui l’a conçue et exécutée. Or, cette ressemblance de la divine sagesse s’étendant graduellement des créatures supérieures qui y participent le plus largement, aux créatures inférieures qui y participent le moins, il y a dans cette diffusion une sorte de progression qui ressemble au mouvement de la lumière qui s’échappe du soleil et traverse l’espace pour arriver à la terre. C’est de cette manière que saint Denis comprend que toute émanation de la divine splendeur nous vient de Dieu le père des lumières (De cæl. Hier. Ch. 4).
« Il faut répondre au troisième, que l’Écriture emploie ces expressions dans un sens métaphorique. Comme on dit que le soleil entre dans une maison ou qu’il en sort pour exprimer la direction de ses rayons, de même on dit que Dieu se rapproche de nous ou qu’il s’en éloigne, suivant que nous recevons ses faveurs ou que nous en sommes privés ».
Deuxième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :
Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 1 : « 1. Il semble qu’aucune intelligence créée ne peut voir Dieu dans son essence. Car saint Chrysostome, expliquant ces paroles de saint Jean (Hom. XIV) : Personne n’a jamais vu Dieu, dit que non seulement les prophètes, mais les anges et les archanges n’ont pas vu ce qu’est Dieu. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Chrysostome … parle non de la simple vue de Dieu mais de sa compréhensibilité. … Et saint Chrysostome ajoute : Il s’agit ici d’une vision qui aurait pour objet de comprendre le Père tel que le Père comprend le Fils ».
Troisième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :
Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 2 : « 1. Il semble que l’intellect créé voie l’essence de Dieu par des images ou des ressemblances. Car il est dit dans saint Jean (I Jean III, 2) : nous savons que quand il se montrera, nous serons semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est. 2. Saint Augustin dit (De Trin. Lib. IX, cap. 11) : Quand nous connaissons Dieu, il se forme de lui en nous une ressemblance. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Jean parle de la ressemblance que la lumière de la gloire imprimera en nous. Il faut répondre au second que saint Augustin ne parle dans ce passage que de la connaissance de Dieu, telle que nous l’avons sur cette terre ».
Quatrième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :
Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 3 : « 1. Il semble qu’on puisse voir l’essence de Dieu des yeux du corps, car il est dit dans Job (Job XIX, 26 et XLII, 5) : Je verrai Dieu dans ma chair… je vous ai entendu de mes oreilles, et maintenant mon œil vous voit. Mais c’est le contraire… Il faut répondre au premier argument que quand Job dit : Je verrai dans ma chair Dieu mon Seigneur, cela ne signifie pas qu’il le verra des yeux de son corps, mais qu’il le verra après la résurrection, bien que son corps soit réuni à son âme. De même quand saint Paul dit : Maintenant mon œil vous voit, il entend parler de l’œil de l’esprit. C’est ainsi qu’il dit aux Éphésiens (Éph. I, 17) : Que Dieu vous donne l’esprit de sagesse et de révélation pour le connaître de plus en plus, qu’il éclaire les yeux de votre cœur ».
Premier exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Tite 3, 10-11
Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».
L’Église enseigne ci-dessus l’interprétation de Tite 3, 10-11 : L’hérétique est anathème pour lui-même par son hérésie (obstination dans l’hérésie). Part conséquent l’hérétique n’est pas nécessairement excommunié par rapport aux autres.
Deuxième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : II Jean 10
Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (2 Jean 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».
L’Église enseigne ci-dessus l’interprétation de II Jean 10 : Il ne saurait y avoir de communion religieuse, même seulement verbale, avec les hérétiques. Et il n’y a pas de charité sans la vraie foi. Le premier de tous les liens de l’unité est la vraie foi.
Troisième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Matthieu 18, 17
Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «… au sens plein de l’expression, seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas [excommuniés de fait par loi divine] pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés par loi ecclésiastique], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église».
L’Église enseigne ci-dessus l’interprétation de Matthieu 18, 17 : Celui qui ne professe pas la vraie foi n’est pas dans l’Église (Magistère). Celui qui n’a pas reçu le sacrement de baptême n’est pas membre de la sainte Église catholique (Florence). Celui qui refuse obstinément d’obéir à la foi de l’Église est hérétique, celui qui refuse obstinément d’obéir au gouvernement de l’Église est schismatique (Léon XIII, Satis cognitum), celui qui refuse obstinément d’obéir à la discipline universelle de l’Église est digne d’anathème (Pie IX, Quanta cura). Les hérétiques et schismatiques sont hors de l’Église (Magistère).
Ces exemples montrent que l’Écriture canonique définie par le Magistère – La Vulgate – est infaillible, mais que son interprétation peut avoir un sens différent ou s’appliquer d’une manière différente de celle interprétée humainement. Le protestantisme du 16ème siècle n’est que la pleine manifestation de cette même hérésie d’interprétation humaine des Écritures qui a existé déjà au temps des Apôtres :
Jude 3 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints».
Commentaire Abbé Calmet, saints et pères et exégètes Jude 3 : «Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs».
Comme on le voit ci-dessus, dès les temps apostoliques, la théologie protestante hérétique « une fois sauvé, toujours sauvé » était en vigueur (Voir : La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et La Bible n’enseigne pas la sola scriptura (Écriture seule) ou l’Écriture hors de la Tradition). La bible réfute par l’Écriture seule sans la Tradition). C’est la même ancienne et toujours actuelle hérésie prenant différentes formes (≈ 25000/30 000 sectes protestantes, libéralisme, modernisme, vatican 2, etc.). L’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), est hors du Magistère et de la Tradition de l’Église : C’est une fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme, le culte de l’homme, l’homme à la place de Dieu, c’est l’Antéchrist. C’est ainsi que les gens lisent la bible et comprennent ce qu’ils veulent comme ils le veulent ou plutôt comme cela les arrange tout refusant de soumettre leur intelligence à Dieu, à Son Christ et à Son Église (Son Magistère).
Jérémie 17, 5 : «Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur».
Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse (Décrets 74) ex cathedra : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.
Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit» (Décrets 664).
S’appuyer sur son propre jugement, en « refusant de réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ (II Corinth. 10, 5) », signifie refuser de se soumettre au Magistère : C’est ce refus qui rend hérétique (quand il est obstiné).
Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « … l’Église a été plantée comme un paradis dans le monde. « Tu mangeras donc du fruit de tous les arbres du paradis », dit l’Esprit de Dieu. Ce qui veut dire : Mange de toute Écriture du Seigneur, mais ne goûte pas à l’orgueil et n’ai nul contact avec la dissension des hérétiques. Car eux-mêmes avouent posséder la connaissance du bien et du mal, et ils lancent leurs pensées au-dessus du Dieu qui les a créés. Ils élèvent ainsi leurs pensées au delà de la mesure permise. C’est pourquoi l’Apôtre dit : « N’ayez pas des pensées plus élevées qu’il ne convient, mais que vos pensées soient empreintes de modération », de peur que, goûtant à leur gnose orgueilleuse, nous ne soyons expulsés du paradis de la vie. Il [le diable] dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques ».
Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 ex cathedra : « Tous ceux qui pensent [sentientes] des choses opposées et [ou]contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare étrangers [en dehors] au Corps du Christ qui est l’Église ».
Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée [Magistère], et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Discipline universelle]. Que personne donc… Si quelqu’un…».
Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».
Tous les hérétiques se rejoignent dans le protestantisme (philosophes, gnostiques, naturalistes, modernistes, vatican 2, faux traditionalistes, sédévacantistes hérétiques, etc.) et procèdent toujours pareillement : interpréter selon leur propre pensée la Vérité de Dieu.
Le Magistère ordinaire est l’enseignement faisant partie de la Révélation, et/ou condamné contraire à la révélation. RÉPÉTONS-LE :
MAGISTÈRE ORDINAIRE = ENSEIGNEMENT FAISANT PARTIE DE LA RÉVÉLATION.
Le magistère est l’autorité enseignante de la sainte Église catholique apostolique de la révélation divine écrite (Écritures interprétées par l’Église) ou transmise par Tradition orale (non-écrite). Le Magistère ordinaire est constitué des vérités de foi ou vérité révélées ou faisant partie de la révélation ou enseignement universel et constant de l’Église ; Le Magistère ordinaire ne peut absolument pas contredire le Magistère extraordinaire ou solennel (ex cathedra), donc, tous ceux qui continuent obstinément à croire en un faux magistère ordinaire, malgré que leur est présenté le Magistère, contredisent le Magistère et donc les dogmes, et par conséquent sont hérétiques. Point final.
Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «si donc il y a un point évidemment révélé par dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine. …le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi».
Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence, Décrets 578]
Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère) : « … C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».
Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décrets 571]
Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».
Pape st Pie X, Ad diem illum laetissimum, 2 fév. 1904, pour le cinquantenaire de la définition dogmatique de l’Immaculée Conception : « … c’est une perversité commune aux ennemis de la foi, surtout à notre époque, de répudier, et de proclamer qu’il les faut répudier, tout respect et toute obéissance à l’égard de l’autorité de l’Église, voire même de tout pouvoir humain, dans la pensée qu’il leur sera plus facile ensuite de venir à bout de la foi. C’est ici l’origine de l’anarchisme, doctrine la plus nuisible et la plus pernicieuse qui soit à toute espèce d’ordre, naturel et surnaturel. Or, une telle peste, également fatale à la société et au nom chrétien, trouve sa ruine dans le dogme de l’Immaculée Conception de Marie, par l’obligationqu’il impose de reconnaître à l’Église un pouvoir, devant lequel non seulement la volonté ait à plier, mais encore l’esprit. Car c’est par l’effet d’une soumission de ce genre que le peuple chrétien adresse cette louange à la Vierge : « Vous êtes toute belle, ô Marie, et la tache originelle n’est point en vous » (Grad. Miss. In festo Imm. Concept.). Et par là se trouve justifié une fois de plus ce que l’Église affirme d’elle, que, seule, elle a exterminé les hérésies dans le monde entier».
Autres exemples avec Pie XII
Le pape Pie XII redit l’enseignement de l’Église :
Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum, n° 59 et 61, 1er mars 1756 : « Ils ne tentent pas cependant d’observer les préceptes de l’ancienne loi qui, comme tous le savent, ont été révoqués par la venue du Christ. …La première considération est que les cérémonies de la loi mosaïque ont été abrogées par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être observées sans péché après la promulgation de l’Évangile ».
L’erreur condamnée n°22 ci-dessus dans le syllabus du pape Pie IX enseigne infailliblement (Magistère ordinaire) que les maîtres et écrivains catholiques ne sont pas tenus uniquement par les dogmes. En effet, tous les catholiques sont aussi tenus par le Magistère ordinaire et l’enseignement universel et constant.
Du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 4
Pape Pie IX, Vatican I, Srss. 3, ch. 3, ex cathedra : « Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel ».
Pape St Grégoire le Grand, Cit. Summo iugiter studio, 590-604 : «La sainte Église universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer vraiment Dieu sauf en elle, et affirme que tous ceux qui sont en dehors d’elle ne seront pas sauvés».
Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 déc. 1208 : «Nous croyons de notre cœur et confessons de notre bouche une seule Église, non celle des hérétiques, mais la sainte Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé».
Pape Clément VI, Super quibusdam, 20 sep. 1351 : «Nous demandons si vous croyez, toi et les Arméniens qui t’obéissent, qu’aucun homme dans la condition de pèlerin ne peut être sauvé à la fin en dehors de cette Église et l’obéissance aux
Pape St. Pie V, Bulle excommuniant la reine hérétique Elizabeth d’Angleterre, 25 fév. 1570 : «La souveraine juridiction de l’Église catholique, une, sainte et apostolique, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, a été conférée par Lui [Jésus Christ], à Qui est donné tout pouvoir au ciel et sur terre, le Roi qui règne en haut, à une seule personne sur terre, à Pierre, prince des Apôtres… Si quelqu’un venait à contrevenir à Notre décret, Nous le lions au même lien d’anathème».
Pape Léon XII, Ubi primum, 5 mai 1824 : «Il est impossible au Dieu véritable — la Vérité même, le meilleur, le plus sage Dispensateur, et le Rémunérateur des hommes bons — d’approuver toutes les sectes qui professent de faux enseignements souvent incompatibles et contradictoires entre eux, et de conférer à leurs membres des récompenses éternelles… par foi divine nous tenons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… C’est pourquoi nous professons qu’il n’y a pas de salut en dehors de l’Église».
Pape Léon XII, Quod hoc ineunte, 24 mai 1824 : «Nous nous adressons à chacun d’entre vous qui êtes encore séparés de la véritable Église et du chemin du salut. Dans cette joie universelle, une chose manque : qu’appelés par l’inspiration de l’Esprit Céleste et qu’ayant brisé tous les pièges décisifs, vous puissiez être sincèrement d’accord avec la Mère l’Église, où il n’y a pas de salut en dehors de ses enseignements».
Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Éph. 4, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Luc 11, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Credo Athanasien)».
Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : «Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle».
Pape Pie IX, Ubi primum, 17 juin 1847 : «Car “il n’existe en effet qu’une seule Église universelle incluant réguliers et séculiers, prélats et sujets, exempts et non exempts, hors de laquelle personne n’est sauvé, et pour tous il n’existe qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême”».
Pape Pie IX, Nostis et nobiscum, 8 déc. 1849 : «Il faut veiller spécialement à ce que les fidèles eux-mêmes aient profondément gravé dans l’esprit le dogme de notre sainte religion sur la nécessité de la foi catholique pour obtenir le salut [Cette doctrine reçue du Christ et soulignée par les Pères et les Conciles est également contenue dans la formule de la profession de foi utilisée par les catholiques latins, grecs et orientaux]».
Pape Pie IX, Syllabus des Erreurs Modernes, 8 déc. 1864, n° 16 : «Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut éternel dans n’importe quelle religion ». — Condamné
Pape Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus, 1er nov. 1900 : «… si pour l’homme le Christ est la voie, l’Église l’est aussi… Par conséquent, tous ceux qui veulent arriver au salut en dehors de l’Église se trompent de route et font de vains efforts».
Pape Pie IV, Règles tridentines pour l’interdiction de livres, Dominici gregis custodiae, 24 mars 1564 :
« Règle 1 : Tous les livres qui avant l’année 1515 ont condamné soit des papes soit des conciles œcuméniques, et qui ne figurent pas dans cet Index doivent être considérés comme condamnés de la même manière qu’ils l’ont été jadis.
« Règle 2 : Les livres des hérésiarques, aussi bien de ceux qui après l’année précitée ont inventé ou suscité des hérésies, que de ceux qui sont ou ont été les têtes et les chefs d’hérésie,… sont totalement prohibés. Les livres d’autres hérétiques, qui traitent explicitement de religion, sont totalement condamnés. Quant à ceux qui ne traitent pas de religion, ils sont permis s’ils ont été examinés et approuvés par des théologiens catholiques à la demande des évêques et des inquisiteurs.
« Règle 3 : Les traductions d’écrivains même ecclésiastiques qui jusqu’ici ont été publiées par des auteurs condamnés, sont permises dès lors qu’elles ne contiennent rien qui soit contraire à la sainte doctrine.
Quant aux traductions de l’Ancien Testament, elles ne pourront être permises qu’à des hommes doctes et pieux, selon le jugement de l’évêque, dès lors qu’ils utilisent ces traductions comme des explications de l’édition de la Vulgate, pour comprendre la sainte Écriture, et non comme un texte sain.
Quant aux traductions du Nouveau Testament qui sont faites par des auteurs de la première classe [Ouvrages et auteurs répartis en 3 classes selon le risque d’égarer. 1ère classe : Tous les écrits des auteurs dont les noms sont seulement énumérés, sont prohibés car suspects] de cet Index, elles ne seront permises à personne, parce que habituellement il résulte de leur lecture peu de profit, mais beaucoup de danger. Mais s’il circule des commentaires avec des traductions qui sont permises ou avec l’édition de la Vulgate, s’ils ont été expurgés des passages suspects par la faculté de théologie d’une université catholique ou par l’inquisition générale, ils pourront être permis à ceux à qui sont permises également les traductions. …
« Règle 4 : Puisque l’expérience fait apparaître clairement que lorsque la sainte Bible en langue vulgaire est permise partout sans distinction, il en résulte plus de dommage que d’utilité du fait de la témérité des hommes, il relève en ce cas du jugement de l’évêque ou de l’inquisiteur de pouvoir concéder, sur le conseil du curé ou du confesseur, la lecture de la Bible traduite en langue vulgaire par des auteurs catholiques à ceux dont ils ont constaté qu’ils peuvent retirer de cette lecture, non pas un dommage, mais un accroissement de la foi et de la piété…
« Règle 5 : Ces livres qui proviennent parfois du labeur d’auteurs hérétiques et dans lesquels rien ou peu seulement est ajouté qui leur soit propre, mais qui rassemblent les affirmations d’autres auteurs, et dont font partie les lexiques, les concordances, les apophtegmes…, s’ils contiennent quelque chose qui ait besoin d’être corrigé, ils sont permis lorsque cela aura été enlevé ou amélioré sur le conseil de l’évêque.
« Règle 6 : Les livres qui traitent en langue vulgaire de controverses entre catholiques et hérétiques de notre temps ne doivent pas être permis indistinctement, mais on observera à leur propos ce qui a été déterminé pour la Bible écrite en langue vulgaire. Quant à ceux qui ont été composés en langue vulgaire et qui traitent de la manière juste de croire, de contempler, de se confesser ou d’autres sujets semblables, s’ils contiennent la saine doctrine il n’est pas de raison de les prohiber.
« Règle 7 : Les livres qui traitent, racontent ou enseignent expressément des choses luxurieuses ou obscènes, du moment qu’il faut tenir compte non seulement de la foi mais également des mœurs qui habituellement sont facilement corrompues par la lecture de tels livres, ils sont absolument prohibés.
Les livres anciens cependant qui ont été composés par des païens, seront permis en raison de l’élégance et du caractère propre de la langue, mais en aucun cas on ne les lira aux enfants.
« Règle 8 : Les livres dont le contenu principal est bon, mais dans lesquels occasionnellement est inséré quelque chose qui relève de l’hérésie ou de l’impiété, de la divination ou de la superstition, peuvent être permis s’ils ont été expurgés par des théologiens catholiques.
« Règle 9 : Tous les livres et écrits qui traitent de divination par la terre, l’eau, l’air, le feu, d’interprétation des rêves, de chiromancie, de nécromancie, ou dans lesquels il est question de sortilèges, de la fabrication de poisons, d’augures, d’auspices, de formules magiques, sont absolument condamnés.
Les évêques cependant veilleront avec diligence à ce qu’on ne lise ou ne possède pas de livres, de traités ou d’index d’astrologie judiciaire qui, s’agissant de succès à venir, d’éventuelles infortunes, ou de ces actions qui dépendent de la volonté humaine, osent affirmer que quelque chose de déterminé arrivera.
« Règle 10 : Pour l’impression de livres ou d’autres écrits on observera ce qui a été déterminé au 5ème concile du Latran sous Léon X, 10ème session [*]. …
« Enfin, il est ordonné à tous les fidèles que personne ne doit oser lire ou posséder des livres, quels qu’ils soient, contre la prescription de ces règles ou la prohibition de cet Index. Mais si quelqu’un lit ou possède des livres d’hérétiques ou des écrits d’un auteur quelconque qui sont condamnés ou prohibés pour cause d’hérésie ou de soupçon de fausse doctrine, il encourt aussitôt une sentence d’excommunication. … ».
[*] Pape Léon X, concile Latran V, session 10, 4 mai 1515 (Décrets 633) : « Nous décidons et ordonnons donc, désormais pour tous les temps à venir, personne ne devra avoir la présomption d’imprimer ou de faire imprimer un livre ou un écrit quelconque, à Rome comme dans toutes les autres cités ou diocèses, avant qu’il n’ait d’abord été soigneusement examiné … et qu’ils n’aient été approuvés par signature de leur propre main [comme l’Imprimatur**], … sous peine d’une sentence d’excommunication. Quiconque aura la présomption d’agir autrement … sera lié par une sentence d’excommunication. Que personne donc … Si quelqu’un … »
** L’Imprimatur ne garantit pas l’infaillibilité.
Le pape saint Pie X enseigne qu’un écrit avec Imprimatur n’est pas un enseignement protégé, peut contenir des erreurs, et ne doit pas être considéré infaillible.
Pape St Pie X, Pascendi, n° 69, 1907 : « Ne vous laissez pas arrêter, Vénérables Frères, au fait que l’auteur a pu obtenir d’ailleurs l’Imprimatur : cet Imprimatur peut être apocryphe, ou il a pu être accordé sur examen inattentif, ou encore par trop de bienveillance ou de confiance à l’égard de l’auteur, ce qui arrive peut-être quelquefois dans les Ordres religieux ».
Par conséquent, considérer un texte ou livre imprimaturé comme un enseignement infaillible et/ou de foi est désobéir à la sainte Église catholique, et peut conduire à suivre des erreurs et des hérésies sur la foi et la morale. Et c’est ce justement ce qui est arrivé au 19ème et 20ème siècle (Hérésies flagrantes dans les livres pré-Vatican 2 avec imprimatur). Un catholique fonde sa foi d’abord sur le Magistère infaillible. L’enseignement faillible seul conforme à l’enseignement infaillible du Magistère, ou qui ne le contredit pas, doit être pris en compte.