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Timestamp: 2016-10-25 21:08:32+00:00
Document Index: 67288791

Matched Legal Cases: ['art. 72', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 75', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 105', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 29', 'art. 29', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 446', 'art. 314', 'art. 446', 'art. 106', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 9', 'art. 310', 'art. 5', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 310', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 310', 'art. 307', 'art. 310', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 307', 'art. 313', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 64']

5A_621/2014 (11.11.2014)
5A_621/2014 � � Arr�t du 11 novembre 2014
case postale 75, 1211 Gen�ve 8,
retrait du droit de garde et droit de visite,
recours contre la d�cision de la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 1er juillet 2014.
C.________, D.________ et E.X.________, n�s respectivement en 2007, 2009 et 2013, sont issus de l'union libre entre A.X.________ (1988) et B.________ (1981). A ce jour, seuls les deux a�n�s ont �t� reconnus par leur p�re et celui-ci s'est engag� � reconna�tre la benjamine.
A.a.�Le 29 f�vrier 2012, le Service de protection des mineurs��������� (ci-apr�s : SPMi) a d�pos� une requ�te en retrait de la garde � cause des probl�mes du couple, singuli�rement des �pisodes de violence r�p�t�es entre concubins devant les enfants.
�Par ordonnance du 20 avril 2012, le Tribunal tut�laire (devenu depuis le 1
er�janvier 2013 le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant) a suspendu la proc�dure en retrait de la garde, au vu des engagements pris par la m�re.
�Le 22 ao�t 2013, le SPMi a signal� au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant que les relations entre les parents se transformaient de mani�re chronique en pugilat, avec de la violence verbale, psychologique et physique devant les enfants mineurs. Lors d'une dispute le 19 ao�t 2013, l'a�n�e avait cherch� � s'interposer et calmer ses parents et avait �t� repouss�e par son p�re contre un mur. A la suite de ces �v�nements, le p�re a �t� plac� en d�tention pr�ventive. Il est sorti de prison le 5 novembre 2013 et soumis depuis lors � une mesure de probation et d'insertion jusqu'en 2018, ainsi qu'� une obligation de soins pour les probl�mes d'alcool et de violence.
�Lors de l'audience du 20 septembre 2013 devant le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, les parents ont reconnu qu'ils devraient entamer une th�rapie de couple.
�Par ordonnance du 26 septembre 2013, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant a renonc� en l'�tat � prononcer une mesure de retrait de la garde au regard des engagements pris par les parents, tout en leur faisant instruction d'entreprendre sans d�lai un suivi individuel ax� sur la violence et une th�rapie de couple.
�Dans un rapport du 14 mars 2014, le SPMi a indiqu� que les mesures mises en place s'�taient r�v�l�es inefficaces, que toutes les conditions �taient r�unies pour qu'une nouvelle explosion de violences physiques survienne devant les enfants - malgr� le fait que le p�re vivait en foyer depuis d�but mars 2014 - et qu'au mois de janvier les conflits du couple avaient �t� d'une virulence telle que les voisins avaient appel� la police. Le SPMi a relev� que le d�veloppement de E.X.________ �tait menac� par une interaction m�re-b�b� inad�quate, la m�re refusant part ailleurs l'int�gration du b�b� en p�diatrie. Le SPMi a ainsi pr�avis� un retrait de la garde et un placement de E.X.________ � l'unit� des b�b�s au sein de la p�diatrie des H�pitaux universitaires de Gen�ve (ci-apr�s : HUG) et de C.________ et D.X.________ aupr�s de leur p�re.
�La m�re a refus� les placements propos�s par le SPMi.
�Lors de l'audience du 4 avril 2014 du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, le SPMi a relev� que la m�re avait suivi presque toutes les prescriptions de l'ordonnance du 26 septembre 2013, mais que cela n'avait pas �t� suffisant pour rem�dier de mani�re notable aux probl�mes constat�s, en particulier la violence dans le couple, m�me si les parents �taient actuellement s�par�s. Selon le SPMi la m�re disposait de capacit�s parentales partielles sur certains plans, notamment �motionnel, car elle ne parvenait pas � �couter les besoins de ses enfants et les insultes � leur �gard �taient continues. Le p�re s'est ralli� au pr�avis du SPMi.
�Lors de cette audience, la m�re a confirm� que le p�re ne vivait plus au domicile familial depuis mars 2014, pr�cisant que le climat s'�tait apais�, et d�clar� avoir conscience que sa relation avec celui-ci ne fonctionnait pas et pr�t�ritait le d�veloppement des enfants. Elle a contest� les propos et faits de maltraitance et s'est oppos�e au retrait de la garde et au placement des mineurs.
A.b.�Par ordonnance du 4 avril 2014, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant a notamment retir� la garde des trois enfants � leur m�re, ordonn� le placement en observation de E.X.________ au sein de l'unit� des b�b�s de la p�diatrie des HUG, ordonn� le placement des deux a�n�s au Foyer Y.________ en Valais, et r�serv� aux parents un droit de visite s'exer�ant s�par�ment.
�Le 17 avril 2014, la m�re a recouru contre cette d�cision, requ�rant, � titre de mesures provisionnelles, la restitution en sa faveur du droit de garde sur ses enfants et la r�int�gration de ceux-ci au domicile familial.
�La demande de restitution de l'effet suspensif form�e par la m�re a �t� refus�e par d�cision du 5 mai 2014.
�Par courrier du 5 juin 2014, la m�re a produit une �valuation du 6 mai 2014 effectu�e par le Service de p�diatrie g�n�rale des HUG, montrant que l'enfant E.X.________ ne pr�sentait aucun trouble pouvant compromettre son bon d�veloppement.
�Par courrier du 13 juin 2014, le SPMi a pr�conis� une expertise psychiatrique familiale afin d'�tablir les besoins et les possibilit�s d'un retour au domicile, a propos� le placement de E.X.________ au Foyer Piccolo et le placement des deux a�n�s dans un foyer genevois pour la rentr�e scolaire du mois d'ao�t 2014.
A.c.�Par d�cision du 17 avril 2014, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant a modifi� les modalit�s du droit de visite des parents avec les deux enfants a�n�s, pr�voyant que ce droit s'exerce dans une villa attenante au foyer o� sont plac� C.________ et D.X.________.
�La m�re a �galement interjet� un recours contre cette d�cision, demandant � ce que les modalit�s d'exercice des relations personnelles en sa faveur fix�es par l'ordonnance du 4 avril 2014 soient maintenues.
�Par d�cision du 13 mai 2014, la demande de restitution de l'effet suspensif a �t� refus�e.
�Le SPMi, par courrier du 21 mai 2014, a conclu � la confirmation des modalit�s d'exercice des relations personnelles d�finies dans l'ordonnance querell�e, a rappel� que les engagements successifs des deux parents de cesser la violence ou de se s�parer n'avaient jamais �t� suivis d'effets durables et a relev� que le p�re n'avait pas de domicile fixe, en sorte qu'il n'�tait pas exclu que celui-ci retourne un jour vivre " m�me en d�pannage " chez la m�re.
�Lors de l'audience du 18 juin 2014, la m�re a persist� dans ses deux recours, mais n'a pas contest� l'existence d'un climat de violences et des d�bordements devant les enfants. Elle a toutefois expos� que la situation avait chang� car elle �tait s�par�e du p�re depuis d�but mars, avait demand� de suivre une th�rapie parentale et repris des consultations chez un psychiatre.
A.d.�Par arr�t du 1
er�juillet 2014, communiqu� aux parties le 11 juillet 2014, la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Gen�ve a rejet� les recours et confirm� les d�cisions attaqu�es.
Par acte du 12 ao�t 2014, A.X.________ exerce un recours au Tribunal f�d�ral. Elle conclut � l'annulation de l'arr�t entrepris et principalement � sa r�forme en ce sens que la garde des trois enfants lui est restitu�e, que les enfants sont r�int�gr�s au domicile familial, et qu'il est r�serv� au p�re un droit de visite sur les deux a�n�s, � raison de deux heures par semaine au Point rencontre, subsidiairement au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente. Au pr�alable, la recourante sollicite le b�n�fice de l'assistance judiciaire pour la proc�dure f�d�rale et requiert, � titre de mesures provisionnelles, la restitution de son droit de garde sur les trois enfants et leur r�int�gration � son domicile.
�Invit�s � se d�terminer sur la requ�te form�e par la recourante tendant � la restitution du droit de garde sur les enfants, le p�re s'en est rapport� � justice, l'autorit� pr�c�dente a d�clar� n'avoir aucune observations � formuler et le SPMi s'y est oppos�.
er�septembre 2014, le Pr�sident de la IIe Cour de droit civil du Tribunal f�d�ral a rejet� la requ�te de mesures provisionnelles.
L'arr�t entrepris, qui statue sur une mesure de retrait du droit de garde de trois enfants n�s hors mariage et sur le placement de ceux-ci, est une d�cision prise en application de normes de droit public dans une mati�re connexe au droit civil, � savoir en mati�re de protection de l'enfant (art. 72 al. 2 let. b ch. 6 LTF; arr�ts 5A_939/2012 du 8 mars 2013 consid. 1.1; 5A_701/2011 du 12 mars 2012 consid. 1.1). Comme la question soumise au Tribunal f�d�ral est de nature non p�cuniaire, le recours est ouvert ind�pendamment de la valeur litigieuse (arr�t 5A_378/2014 du 30 juin 2014 consid. 1). Le recours a par ailleurs �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF) par une partie ayant qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF) prise par un tribunal sup�rieur statuant sur recours en derni�re instance cantonale (art. 75 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable.
Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF, y compris les droits constitutionnels (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382 s.). Le Tribunal f�d�ral n'examine, en g�n�ral, que les questions juridiques que la partie recourante soul�ve conform�ment aux exigences l�gales relatives � la motivation du recours (art. 42 al. 2 LTF; ATF 135 I 91 consid. 2.1). Afin de satisfaire � cette obligation, celle-ci doit discuter les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi elle estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit. Il faut qu'� la lecture de son expos�, on comprenne clairement quelles r�gles de droit auraient �t�, selon elle, transgress�es par l'autorit� cantonale (ATF 134 II 244 consid. 2.1; 134 V 53 consid. 3.3). De plus, le Tribunal f�d�ral n'entre en mati�re sur les moyens fond�s sur la violation de droits fondamentaux ou de dispositions de droit cantonal que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s de mani�re claire et pr�cise ("principe d'all�gation"; art. 106 al. 2 LTF).
�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� constat�s de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influencer le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui soutient que les faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 III 268 consid. 1.2), doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (�
cf. supra�"principe d'all�gation"; art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.2).
Le recours a pour objet le retrait du droit de garde des enfants n�s hors-mariage � la m�re et le droit de visite octroy� � celle-ci.
La recourante se plaint de la violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH), en ce sens que la cour cantonale a viol� son obligation de motiver la d�cision afin que les parties puissent la comprendre et l'attaquer utilement. Selon elle, la "pr�tendue motivation de la Cour de justice est totalement contradictoire ", en sorte qu'elle ne peut ni la comprendre, ni exercer ses droits de recours � bon escient. Elle conteste le climat de violences domestiques, rappelant que le p�re et elle sont s�par�s depuis d�but mars 2014 et insiste sur le fait qu'elle n'entend plus vivre avec celui-ci. La recourante d�clare donc que le retrait de la garde est incompr�hensible. Quant au droit de visite, la recourante soutient que le fait qu'il se d�roule correctement selon les modalit�s pr�vues dans l'ordonnance du 17 avril 2014, ne permet nullement de conclure qu'elles correspondent � l'int�r�t des enfants. Elle consid�rent que ces modalit�s restrictives n'ont aucune raison d'�tre. Elle critique en outre le manque d'instruction concernant cet aspect.
4.1.�La jurisprudence a d�duit du droit d'�tre entendu le devoir pour le juge de motiver sa d�cision, afin que le destinataire puisse en saisir la port�e, le cas �ch�ant, l'attaquer en connaissance de cause et que l'autorit� de recours puisse exercer son contr�le (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445 s. et les arr�ts cit�s). Pour r�pondre � ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid� et sur lesquels il a fond� sa d�cision; il n'est pas tenu de discuter tous les arguments soulev�s par les parties, mais peut se limiter � ceux qui lui apparaissent pertinents (ATF 136 I 229 consid. 5.2 p. 236; 136 V 351 consid. 4.2 p. 355 et les r�f�rences).
4.2.�En tant qu'elle critique l'�tablissement des faits s'agissant des violences domestiques et l'instruction de la cause s'agissant du droit de visite, les critiques de la recourante sont d'embl�e irrecevables, faute de griefs soulev�s en relation avec ces reproches, en particulier l'arbitraire (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF;�
cf. supra�consid. 2). Quant � la motivation de l'arr�t entrepris, la recourante cite un passage tronqu� de cette d�cision et le qualifie ensuite de contradictoire. L'autorit� pr�c�dente a certes relev� que la m�re avait entrepris certaines d�marches et s'�tait s�par�e du p�re, mais a �galement retenu que les engagements pris par le pass� n'avaient pas �t� tenus, en sorte qu'il s'imposait - en l'�tat - de confirmer le retrait de la garde, bien qu'une restitution du droit de garde � la m�re serait peut-�tre envisageable � moyen terme, si les d�marches prises par celle-ci s'av�raient tenues. Il suit de ce qui pr�c�de que la motivation de l'arr�t entrepris concernant le retrait du droit de garde discute les arguments des parties et, lue�
in extenso,est claire et non contradictoire. Quant au droit de visite, l'arr�t attaqu� retient que les modalit�s d'exercice de ce droit ont �t� modifi�es le 17 avril 2014 en raison du fait que le p�re �tait de retour au domicile familial et qu'il convenait d'�viter que les mineurs ne soient mis en pr�sence de leurs deux parents en m�me temps. Il ressort de la confirmation des modalit�s d'exercice du droit de visite repose sur une justification explicite et non seulement sur une phrase d�clarant ces modalit�s correctes. Mal fond�, le grief de violation du droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.) doit �tre rejet�.
La recourante soutient que l'autorit� pr�c�dente a viol� son droit � la preuve, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Elle expose qu'elle a sollicit� en vain l'audition du p�diatre des enfants, de la p�dopsychiatre des deux a�n�s, des enseignants et des responsables de cr�che, afin de d�montrer que le d�veloppement psychologique des enfants n'�tait pas menac� aupr�s d'elle, qu'elle disposait des capacit�s et comp�tences pour s'occuper de ses enfants et �tre � l'�coute de leurs besoins. Elle reproche � la cour cantonale de n'avoir proc�d� � aucun acte d'instruction et de n'avoir pas mentionn� cette requ�te,�
a fortiori�de ne pas avoir statu� sur ce point, dans son arr�t, alors que l'audition de ces t�moins �tait d�cisive pour d�terminer l'int�r�t des enfants. La recourante juge d'autant plus choquant cette absence d'instruction, alors que l'autorit� pr�c�dente requiert une expertise psychiatrique familiale pour d�terminer les mesures ad�quates.
5.1.�Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'�tre entendu comprend notamment le droit pour l'int�ress� de s'exprimer sur les �l�ments pertinents avant qu'une d�cision touchant sa situation juridique ne soit prise, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donn� suite � ses offres de preuves pertinentes, de participer � l'administration des preuves essentielles ou � tout le moins de s'exprimer sur son r�sultat, lorsque cela est de nature � influer sur la d�cision � rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 s.; 127 III 576 consid. 2c p. 578). Le droit � la preuve ne s'oppose pas � ce que l'autorit� mette un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de forger sa conviction et que, proc�dant d'une mani�re non arbitraire � une appr�ciation anticip�e des preuves qui lui sont encore propos�es, elle a la certitude que ces derni�res ne pourraient l'amener � modifier son opinion (ATF 138 III 374 consid. 4.3.2 p. 376; 136 I 229 consid. 5.3 p. 236 s.; 134 I 140 consid. 5.3 p. 148; 115 Ia 97 consid. 5b p. 101). Ce principe vaut m�me lorsque la maxime inquisitoire s'applique (ATF 130 III 734 consid. 2.2.3 p. 735 et les arr�ts cit�s). Dans les affaires relatives � la protection de l'enfant, le juge est li� � la maxime inquisitoire en ce qui concerne l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves (art. 446 CC applicable par renvoi de l'art. 314 al. 1 CC). Le tribunal, qui a le devoir d'administrer les preuves, n'est cependant pas li� par les offres de preuves des parties, il d�cide au contraire selon sa conviction, quels faits doivent encore �tre �tablis et quels sont les moyens de preuves pertinents pour d�montrer ces faits (arr�ts 5A_378/2014 du 30 juin 2014 consid. 3.1.2; 5A_877/2013 du 10 f�vrier 2014 consid. 4.1.1; AUER/ MARTI, Basler Kommentar, Erwachsenenschutz, 2011, n� 8
ad�art. 446 CC).
5.2.�La recourante se m�prend lorsqu'elle soutient que la cour cantonale a jug� n�cessaire la remise d'une expertise psychiatrique familiale, voire aurait confirm� la n�cessit� de cette expertise, puisqu'il n'a jamais �t� ordonn� la reddition d'un rapport d'expertise psychiatrique familiale dans le cadre des d�cisions entreprises. Pour le surplus, il appara�t que l'autorit� pr�c�dente a proc�d� � une appr�ciation des preuves disponibles et a consid�r� celles requises par la recourante comme n'�tant pas pertinentes, d�s lors qu'elle a jug� qu'il �tait �tabli que les parents n'avaient pas adopt�s ces derni�res ann�es un comportement ad�quat. La cour cantonale a ainsi implicitement refus� l'administration de moyens de preuves concernant cet aspect. La critique de la recourante ne permet pas de retenir que la cour cantonale aurait vers� dans l'arbitraire en consid�rant qu'elle �tait suffisamment renseign�e et que le dossier �tait en �tat d'�tre jug�, d�s lors qu'elle se borne � exposer son point de vue selon lequel les mesures probatoires qu'elle sollicite sont n�cessaires au jugement de la cause, sans d�montrer que l'appr�ciation anticip�e des preuves � laquelle s'est livr�e l'autorit� cantonale serait arbitraire, c'est-�-dire manifestement insoutenable. Insuffisamment motiv� (�
cf. supra�consid. 2; art. 106 al. 2 LTF), le grief appara�t ainsi irrecevable.
La recourante critique l'appr�ciation arbitraire (art. 9 Cst.) des preuves, en ce qui concerne sa s�paration d'avec le p�re des enfants. Elle estime qu'il est insoutenable de retenir " qu'il semble que les parents n'aient plus dor�navant l'intention de revivre ensemble ". En se r�f�rant au rapport du 24 avril 2014 de la p�diatre des enfants et au rapport du 6 mai 2014 des HUG, la m�re expose que les enfants �voluent bien et qu'elle est soucieuse de leur sant� et de leur d�veloppement, ainsi qu'� l'�coute de leurs besoins. Estimant qu'il est �tabli qu'elle a de bonnes capacit�s parentales, notamment au vu d'un courrier du SPMi du 23 juin 2014 l'autorisant � prendre ses deux a�n�s au foyer durant 6 heures, elle consid�re l'arr�t entrepris arbitraire, en ce sens qu'il se fonde - selon elle - sur les seules all�gations du SPMi, document�es par aucune pi�ce, mais rapport�es par le p�re.
6.1.�De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re de constatation des faits et d'appr�ciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re aux autorit�s cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 104 Ia 381 consid. 9 p. 399 et les arr�ts cit�s) et n'intervient que si l'autorit� cantonale n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 137 III 226 consid. 4.2 p. 234; 136 III 552 consid. 4.2 p. 560; 134 V 53 consid. 4.3 p. 6). La partie qui se plaint d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits doit motiver son grief d'une mani�re correspondant � l'exigence de l'art. 106 al. 2 LTF ("principe d'all�gation",�
6.2.�En l'occurrence, il ressort de l'arr�t cantonal que la m�re a certes pris des mesures, mais que les engagements successifs des parents de cesser toute violence ou de se s�parer n'ont jamais �t� suivis d'effets durables. L'autorit� pr�c�dente a �galement constat� que les parents avaient reconnu l'existence d'un climat de violence lors de leur comparution personnelle du 18 juin 2014. Quant aux rapports du SPMi, il appara�t que les mesures pr�conis�es par ce service reposent sur des constatations factuelles, notamment le fait que les voisins ont appel�s la police en janvier 2014 � la suite de virulents conflits du couple et que la p�diatre de l'enfant E.X.________ a sugg�r� � la m�re l'hospitalisation du b�b� le 28 mars 2014, mais aussi sur des renseignements fournis par des tiers. Le SPMi a ainsi contact� le p�dopsychiatre des deux enfants a�n�s qui leur avait fait part de sa grande inqui�tude de voir les enfants �voluer dans un climat de violences psychologiques peu propices au d�veloppement d'un attachement s�cure. De surcro�t, il appara�t que le rapport du SPMi reconna�t que la m�re avait suivi presque toutes les prescriptions de l'ordonnance du 26 septembre 2013, mais que cela n'�tait pas suffisant pour rem�dier de mani�re notable aux probl�mes constat�s, bien que celle-ci disposait de bonnes capacit�s parentales dans certains domaines. Vu ce qui pr�c�de, il appara�t que les rapports du SPMi ne se fondent pas sur de simples all�gations non document�es et que les constatations d�duites des preuves tiennent compte de l'ensemble des circonstances, sans omettre de prendre en consid�ration des preuves pertinentes. La recourante tend en d�finitive � substituer sa propre appr�ciation des preuves - en �cartant les rapports du SPMi - � celle effectu�e par l'autorit� pr�c�dente, sans d�montrer en quoi cette appr�ciation serait entach�e d'arbitraire ( art. 9 Cst.). Autant qu'il est recevable (�
cf. supra�consid. 2 et 6.1; art. 106 al. 2 LTF), le grief d'appr�ciation arbitraire des preuves doit �tre rejet�.
La recourante soul�ve ensuite, sans plus de pr�cisions, le grief de la violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Elle expose que sa situation a �volu� favorablement, qu'elle est en mesure d'offrir � ses enfants un cadre de vie stable, une meilleure hygi�ne de vie, que le climat de violences domestiques n'existe plus et qu'elle a compris que la pr�sence du p�re �tait n�faste pour les enfants. Compte tenu de ces �l�ments, la recourante consid�re que le retrait de son droit de garde est choquant et injustifiable.
�Le grief est d'embl�e irrecevable. La recourante se limite � pr�senter de mani�re appellatoire sa propre appr�ciation globale de la cause, sans dire en quoi l'arr�t attaqu� violerait le droit, se bornant � contester l'appr�ciation de l'autorit� pr�c�dente et � juger le r�sultat insoutenable et choquant. La critique ne r�pond donc manifestement pas � l'exigence minimale de motivation (�
cf. consid. 2 ci-dessus; 106 al. 2 LTF).
La recourante soul�ve enfin la violation des art. 310 CC, 8 CEDH et du principe de proportionnalit� (art. 5 Cst.). Elle conteste le retrait de son droit de garde, exposant que la gravit� de cette mesure ne se fondait sur aucun �l�ment objectif et v�rifi� aupr�s de professionnels de la sant� ou de l'�ducation, et qu'aucun �l�ment nouveau depuis 2012 ne justifiait de mani�re imp�rieuse et dans l'urgence, le retrait du droit de garde et le placement des enfants. Elle rel�ve que le danger de violence a �t� d�finitivement �cart� par le d�part du p�re de son domicile et que l'autorit� pr�c�dente ne pouvait se contenter des seules all�gations du SPMi et des pr�tendues craintes du p�re pour prononcer une mesure aussi incisive. La m�re affirme qu'elle a fait preuve de "compliance", en sorte que la situation a �volu� positivement et a d�bouch� sur une am�lioration des condition de vie des enfants, partant que la confirmation de la mesure de retrait de la garde est insoutenable. La recourante d�plore �galement que la cour cantonale n'ait pas discut� le principe de proportionnalit�, et n'ait jamais envisager de mesure moins incisive.
8.1.�L'art. 8 par. 1 CEDH garantit notamment le droit � la vie priv�e et familiale. La suppression du droit de garde des p�re et m�re constitue une atteinte grave au droit au respect de la vie priv�e et familiale au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (arr�t 5A_378/2014 du 30 juin 2014 consid. 4.1 et les r�f�rences). En droit suisse, cette ing�rence des autorit�s publiques dans l'exercice des droits parentaux est pr�vue par l'art. 310 CC. Dans ce domaine, la r�glementation du Code civil suisse est conforme � l'art. 8 CEDH (arr�t 5A_378/2014 du 30 juin 2014 consid. 4.1). Pour qu'une telle ing�rence soit licite, encore faut-il que cette r�glementation ait �t� correctement appliqu�e; le crit�re essentiel qui doit guider les autorit�s est le bien, autant physique que psychique, de l'enfant (ATF 136 I 178 consid. 5.2 p.180; 120 Ia 369 consid. 4b p. 375; 107 II 301 consid. 6 p. 304 et les arr�ts cit�s). Le principe de proportionnalit� doit en outre �tre respect�: le retrait de l'enfant de son milieu familial doit �tre le seul moyen de garantir ses droits. C'est � la lumi�re de l'ensemble des circonstances que la pertinence et la suffisance des motifs invoqu�s pour justifier la restriction aux droits parentaux doit �tre analys�e (arr�t 5A_378/2014 du 30 juin 2014 consid. 4.1).
�Selon l'art. 310 al. 1 CC, lorsqu'elle ne peut �viter autrement que le d�veloppement de l'enfant ne soit compromis, l'autorit� de protection de l'enfant retire l'enfant aux p�re et m�re ou aux tiers chez qui il se trouve et le place de fa�on appropri�e. Cette mesure de protection a pour effet que le droit de garde passe des p�re et m�re � l'autorit�, qui d�termine d�s lors le lieu de r�sidence de l'enfant et, partant, choisit son encadrement (arr�ts 5A_335/2012 du 21 juin 2012 consid. 3.1; 5A_238/2010 du 11 juin 2010 consid. 4, publi�
in�FamPra.ch 2010 p. 713). Le danger doit �tre tel qu'il soit impossible de le pr�venir par les mesures moins �nergiques pr�vues aux art. 307 et 308 CC; la cause de la mesure doit r�sider dans le fait que le d�veloppement corporel, intellectuel ou moral de l'enfant n'est pas assez prot�g� ou encourag� dans le milieu de ses p�re et m�re ou dans le milieu o� ceux-ci l'ont plac� (arr�ts 5A_378/2014 du 30 juin 2014 consid. 4.2; 5A_729/2013 du 11 d�cembre 2013 consid. 4.1). Comme l'application des art. 310 ss CC suppose une pes�e d'int�r�ts de la part des autorit�s cantonales, le Tribunal f�d�ral fait preuve de retenue en revoyant leurs d�cisions (ATF 120 II 384 consid. 5b p. 387); il n'intervient que si la d�cision attaqu�e s'�carte des r�gles �tablies par la doctrine et la jurisprudence en mati�re de libre appr�ciation. Il incombe � la partie recourante de d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi la d�cision attaqu�e repose sur une appr�ciation du bien de l'enfant manifestement insoutenable; il ne peut se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en proc�dure d'appel, o� l'autorit� jouit d'un libre pouvoir d'examen (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.; 117 Ia 10 consid. 4b p. 11 s. et les arr�ts cit�s).
8.2.�Au vu des faits retenus, � propos desquels la recourante n'�tablit aucun arbitraire (art. 9 Cst.;�
cf. supra�consid 5 et 6), la Chambre de surveillance ne saurait se voir reprocher d'avoir viol� le droit f�d�ral et conventionnel et, en particulier le principe de proportionnalit�, en consid�rant, sur la base des rapports et suggestions - document�s - du SPMi, que le retrait du droit de garde de la recourante est encore actuellement la seule mesure susceptible de r�pondre � l'int�r�t des enfants en leur offrant un milieu s�cure pour se d�velopper. Proc�dant � une pes�e des int�r�ts en pr�sence - soit une question d'appr�ciation que le Tribunal f�d�ral ne revoit qu'avec retenue -, les juges cantonaux ont tenu compte de mani�re ad�quate des �l�ments susceptibles d'entrer en consid�ration pour appr�cier l'int�r�t des enfants. Ils ont en particulier pris en compte les engagements pris par la m�re, mais aussi le fait que ceux-ci n'�taient jamais suivis d'effets durables. Ils ont ainsi r�serv� la possibilit� que tel soit pourtant le cas, en n'excluant pas de pr�voir � moyen terme un retour des enfants au domicile de leur m�re, sachant que les mesures de protection de l'enfant (art. 307 ss CC) peuvent �tre modifi�es en tout temps en cas de changement des circonstances (art. 313 al. 1 CC; ATF 120 II 384 consid. 4d p. 386). L'�volution de la situation pourra conduire, au besoin, � une adaptation des mesures qui ont �t� prises, ce que les juges pr�c�dents ont clairement r�serv�. Vu ce qui pr�c�de, l'autorit� pr�c�dente a pris en consid�ration l'inaptitude - actuelle - de la recourante de conserver le droit de garde, vu ses acc�s de violence, qu'elle a d'ailleurs reconnus en comparution personnelle le 18 juin 2014. La pes�e des int�r�ts effectu�e par la cour cantonale ne pr�te pas le flanc � la critique. Le grief est mal fond�.
En conclusion, le recours doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. La recourante, qui succombe, supportera les frais de la pr�sente proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). Ses conclusions �tant d'embl�e d�nu�es de chances de succ�s, sa requ�te d'assistance judiciaire ne saurait �tre agr��e (art. 64 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer d'indemnit� de d�pens � l'intim� qui s'en est remis � justice s'agissant de la requ�te de mesures provisionnelles et n'a pas �t� invit� � d�poser de r�ponse sur le recours.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, au Service de protection des mineurs par Mmes F.________ et G.________, au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de Gen�ve et � la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Gen�ve.