Source: http://laveuveguillotine.pagesperso-orange.fr/08.html
Timestamp: 2019-03-21 03:40:25+00:00
Document Index: 279043593

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Les prisons des Ardennes
Prisons départementales des Ardennes
Charleville Maison d'arrêt, de justice et de correction Carnot 21, place Winston Churchill (ex-place Carnot) En service depuis 1791 79 places, 18 surveillants (1962) Comme sa voisine Mézières, Charleville disposait d'une cité judiciaire. Sur la base d'un ancien couvent de capucins construit en 1620 et rasé sous Louis XV, le lieu accueille gendarmerie, tribunal et maison d'arrêt dès 1791. Si les gendarmes finissent par obtenir jouissance d'une nouvelle caserne en 1873, ce n'est qu'en 1960 que le nouveau palais de justice de Charleville est construit. La prison, elle, demeure toujours en activité. Malgré son ancienneté, elle bénéficie d'un label (!) depuis l'ouverture d'un quartier arrivant en 2008. Ce fut devant sa porte qu'en 1938 eut lieu la dernière exécution publique de la région. Une exécution en 1938
Mézières Maison de justice 1, rue de la prison - actuelle 1, rue des Liégeois -1940 Formant comme souvent bloc avec le palais de justice et la gendarmerie, la maison de justice de Mézières occupe la partie ouest de la cité judiciaire locale, la façade du palais de justice donnant sur la rue Saint-Julien (actuelle rue Monge). L'entrée de la prison est construite dans l'angle d'une ruelle, ce qui rend d'autant plus facile le travail des forces de l'ordre quand une exécution capitale est prévue. Jusqu'en 1886, c'est à 500 mètres de là, place Saint-Julien, que les bourreaux font leur office. A trois reprises au XXe siècle, la guillotine servira devant la prison. Les bombardements du 14 mai 1940 détruiront complètement les lieux. Désormais, l'emplacement est occupé par une placette arborée et une école maternelle. Trois exécutions en 1914, 1921 et 1922
Rethel Maison d'arrêt 4, rue Jean-Baptiste-Clément 1844-1958 Après avoir pendant de nombreuses années incarcéré ses détenus dans les anciens couvents de la ville, Rethel fait construire dès 1840 une maison d'arrêt moderne. Se basant sur les modèles américains, le bâtiment en forme de T utilise le système de l'enfermement individuel : 114 cellules de 6m², réparties sur trois niveaux, équipées d'un lit, d'une table et d'une chaise, d'un lavabo... Première étape d'une nouvelle cité judiciaire, elle se voit flanquée en 1871 d'un Tribunal sur son aile Ouest et puis d'une caserne de gendarmerie au Nord. Evitant de justesse la fermeture en 1936, de par sa modernité, la prison figure en juillet 1939 comme étant le seul établissement susceptible d'accueillir la guillotine dans le département des Ardennes. Une cellule pour condamnés à mort est aménagée en ce sens, même si elle ne recevra ses premiers occupants qu'en 1948 - sur quatre condamnés à mort, deux y seront exécutés. Utilisée sous l'Occupation pour la détention et la torture de Résistants, la prison de Rethel demeure en service, ce jusqu'en 1958, année de sa fermeture. Les bâtiments seront démolis en février 1966 pour laisser la place à une résidence. Deux exécutions en 1949
Ardennes (08) Rocroi Maison d'arrêt 5, rue de Nevers 1861-1926 A sa place se trouve un immeuble d'habitant, la "résidence de Nevers". Aucune exécution
Sedan Maison d'arrêt et de correction 41, rue du Rivage -1926 Devenu le commissariat de police. A sa fermeture, le mobilier est vendu aux enchères : la vente ne rapporte que 650 francs quand la qualité des meubles était médiocre ! Aucune exécution
Ardennes (08) Vouziers Maison d'arrêt 100, rue Bournizet 1826-1926 Construite tout près de la gendarmerie, six cellules, destinée à l'incarcération de très courtes peines (un mois maximum). Parmi les pensionnaires, on peut retenir Paul Verlaine, qui y fut détenu du 13 avril au 13 mai 1885. Un parking à son emplacement, fait face à une concession automobile. Aucune exécution capitale