Source: http://docplayer.fr/45175411-Cour-de-cassation-de-belgique.html
Timestamp: 2018-08-19 16:37:28+00:00
Document Index: 5736316

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

1 27 SEPTEMBRE 2010 S F/1 Cour de cassation de Belgique Arrêt N S F D. I. M., demandeur en cassation, admis au bénéfice de l assistance judiciaire par ordonnance du premier président du 11 septembre 2009 (n G F), représenté par Maître François T Kint, avocat à la Cour de cassation, dont le cabinet est établi à Charleroi, rue de l Athénée, 9, où il est fait élection de domicile, contre ARCELORMITTAL LIÈGE UPSTREAM, société anonyme dont le siège social est établi à Seraing (Ougrée), rue Trasenster, 21, défenderesse en cassation, représentée par Maître Jean-Marie Nelissen Grade, avocat à la Cour de cassation, dont le cabinet est établi à Bruxelles, rue Brederode, 13, où il est fait élection de domicile.
2 27 SEPTEMBRE 2010 S F/2 I. La procédure devant la Cour Le pourvoi en cassation est dirigé contre l arrêt rendu le 1 er avril 2009 par la cour du travail de Liège. Le président Christian Storck a fait rapport. Le procureur général Jean-François Leclercq a conclu. II. Le moyen de cassation Le demandeur présente un moyen libellé dans les termes suivants : Disposition légale violée Article 63 de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail Décisions et motifs critiqués Après avoir constaté que le demandeur a été engagé par la défenderesse «dans les liens d'une succession de contrats de travail temporaires d ouvrier à durée déterminée du 1 er mars 2004 au 30 juin 2006», qu à l'expiration de son dernier contrat, c'est-à-dire le 30 juin 2006, le demandeur est resté au service de la défenderesse, que celle-ci lui a proposé, après cette date, la signature d'un septième contrat à durée déterminée que le demandeur a refusé de signer, que, par courrier du 4 juillet 2006, le demandeur a été licencié par la défenderesse avec préavis de trente-cinq jours, l'arrêt, saisi de la demande du demandeur en condamnation de la défenderesse au paiement d'une indemnité pour licenciement abusif, égale à six mois de rémunération, déboute le demandeur par tous ses motifs tenus ici pour reproduits et notamment par les motifs suivants : «Le licenciement intervient en l'espèce, ce qu'admettent les deux parties, dès lors que [le demandeur] refuse de signer un septième contrat
3 27 SEPTEMBRE 2010 S F/3 temporaire à durée déterminée, alors que le précédent a pris fin et qu il se trouve engagé dans les liens d'un contrat à durée indéterminée ; Ce refus [du demandeur] est parfaitement légitime, dès lors qu'il refuse de se prêter à une fraude à la loi en signant un contrat de travail temporaire qui ne pourrait qu'être antidaté ; En dépit du caractère légitime de ce refus, il est prouvé à suffisance que le licenciement [du demandeur] est lié au comportement de celui-ci qui refuse de signer le contrat qui lui est proposé ; Comme précisé ci-dessus, il est sans incidence que ce comportement soit légitime ou non, pour l'appréciation du caractère abusif du licenciement au sens de l article 63 de la loi du 3 juillet 1978 telle que l interprète de façon constante la Cour de cassation ; [Le demandeur] n est en conséquence pas fondé à obtenir l octroi de l indemnité pour licenciement abusif sur la base des dispositions de l article 63 de la loi du 3 juillet 1978, le licenciement ne pouvant être qualifié d abusif au sens de cette disposition légale». Griefs Est abusif, notamment, le licenciement d'un ouvrier engagé pour une durée indéterminée effectué pour des motifs qui n ont aucun lien avec la conduite ou le comportement de l ouvrier. Mais la cour [du travail] a décidé que tel n'est pas le cas : même si le refus du demandeur de signer un contrat de travail temporaire qui serait nécessairement antidaté est légitime, son licenciement consécutif «est lié au comportement de celui-ci qui refuse de signer le contrat qui lui est proposé». Est cependant sans lien avec le comportement et la conduite de l ouvrier le refus de celui-ci «de se prêter à une fraude à la loi en signant un contrat de travail temporaire qui ne pourrait qu être antidaté». L arrêt ne justifie donc pas légalement sa décision que le licenciement du demandeur par la défenderesse n est pas abusif.
4 27 SEPTEMBRE 2010 S F/4 III. La décision de la Cour En vertu de l article 63, alinéa 1 er, de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail, est considéré comme abusif pour l application de cet article, le licenciement d un ouvrier engagé pour une durée indéterminée qui est effectué pour des motifs qui n ont aucun lien avec l aptitude ou la conduite de l ouvrier ou qui ne sont pas fondés sur les nécessités du fonctionnement de l entreprise, de l établissement ou du service. L arrêt tient pour le motif du licenciement du demandeur le refus de celui-ci de signer un nouveau «contrat temporaire à durée déterminée alors que le précédent a[vait] pris fin et qu il se trouv[ait] engagé dans les liens d un contrat (de travail) à durée indéterminée». Dès lors qu il considère que le demandeur a de la sorte «refus[é] de se prêter à une fraude à la loi en signant un contrat de travail temporaire qui ne pou[v]ait être qu antidaté», l arrêt n a pu légalement décider que «le licenciement [du demandeur] [était] lié au comportement de celui-ci» et n était, partant, pas abusif au sens de l article 63, alinéa 1 er, précité. Le moyen est fondé. Par ces motifs, La Cour Casse l arrêt attaqué, sauf en tant qu il reçoit l appel ; Ordonne que mention du présent arrêt sera faite en marge de l arrêt partiellement cassé ; fond ; Réserve les dépens pour qu il soit statué sur ceux-ci par le juge du Renvoie la cause, ainsi limitée, devant la cour du travail de Mons.
5 27 SEPTEMBRE 2010 S F/5 Ainsi jugé par la Cour de cassation, troisième chambre, à Bruxelles, où siégeaient le président Christian Storck, les conseillers Christine Matray, Martine Regout, Alain Simon et Mireille Delange, et prononcé en audience publique du vingt-sept septembre deux mille dix par le président Christian Storck, en présence du procureur général Jean-François Leclercq, avec l assistance du greffier Marie-Jeanne Massart. M-J. Massart M. Delange A. Simon M. Regout Chr. Matray Chr. Storck
12 AVRIL 2010 C.09.0261.F/1 Cour de cassation de Belgique Arrêt N C.09.0261.F S.D.G.H. BOVERIE, société anonyme dont le siège social est établi à Saint- Gilles, chaussée de Charleroi, 40, demanderesse
12 FEVRIER 2007 S.06.0041.F/1 Cour de cassation de Belgique Arrêt N S.06.0041.F OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI, établissement public dont le siège est établi à Bruxelles, boulevard de l Empereur, 7, demandeur
8 AVRIL 2013 S.12.0128.F/1 Cour de cassation de Belgique Arrêt N S.12.0128.F 1. Jean-Max GUSTIN, avocat au barreau de Tournai, dont le cabinet est établi à Tournai, chaussée du Pont Royal, 49, 2. Victor
22 JUIN 2012 C.11.0467.F/1 Cour de cassation de Belgique Arrêt N C.11.0467.F 1. M. B., 2. P. B., 3. K. B., demandeurs en cassation, représentés par Maître Pierre Van Ommeslaghe, avocat à la Cour de cassation,
21 DECEMBRE 2009 C.08.0106.F/1 Cour de cassation de Belgique Arrêt N C.08.0106.F TECHNO-CONFORT, société privée à responsabilité limitée dont le siège social est établi à Farciennes, rue Fontenelle, 9,
24 MARS 2011 C.I0.0267.F Cour de cassation de Belgique Arrêt N C.lO.0267.F S. D., domiciliée à demanderesse en cassation, admise au bénéfice de l'assistance judiciaire par décision du bureau d'assistance