Source: http://ufdc.ufl.edu/AA00000796/00001
Timestamp: 2018-07-18 20:35:03+00:00
Document Index: 114904741

Matched Legal Cases: ["l'article 2", "l'article 55", "l'article 3", "l'article 13", "l'article 21", "l'article 2", "l'article 77", "l'article 2", "l'article 13", "l'article 17", "l'article 1", "l'article 925", "l'article 10", "l'article 754", "l'article 24", "l'article 1168", "l'article 19", "l'article 8", "l'article 6", "l'article 58", "l'article 68"]

﻿ Un Siècle de législation sur la presse et la communication en Haïti, 1885-1985
http://ufdc.ufl.edu/AA00000796/00001
1 online resource (188 p.) : ;
Haiti -- Ministère de l'information et de la coordination. -- Direction de la recherche et de la documentation
Ministère de l'information et de la coordination
Press law -- Haiti ( lcsh )
Freedom of the press -- Haiti ( lcsh )
Freedom of speech -- Haiti ( lcsh )
Presse -- Droit -- Haïti ( ram )
Liberté de la presse -- Haïti ( ram )
Liberté d'expression -- Haïti ( ram )
Ministère de l'information et de la coordination, Direction de la recherche et de la documentation.
oclc - 664732479
AA00000796:00001
Ministre de l'Information et de la Coordination Direction de la Recherche et de la Documentation
UN SIECLE DE LEGISLATION SUR LA PRESSE ET LA COMMUNICATION EN HATI
1885 1985
@'et MR mm bri esiiiin lipiiisi i if@ @6 pitii m miM ai liili i8uiu* fmi@iriir g R8 esRffii i li iiiii ggiilg % parle m l pufeiietiSR i fS iiEfcg Bi fcii-
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irfes* l''8uv iu8iqHS fSvuS gtfliilliffiiRt
coRtifit es lacunes vSf fevlirll Sais 8Sl ne diminue pas pour autant sa valeur de piste ou de flche indicatrice pour des chercheurs soucieux de vrit et de connaissances prcises sur cette tranche de notre histoire palpitante.
Fidle ses promesses d'oeuvrer ds le dpart la promotion sans cesse grandissante du journalisme dans la cit, le Ministre de l'Information et de la Coordination, MIC, s'estime heureux de formuler l'endroit des militants engags dans la Presse et la Communication ses voeux les meilleurs dans la foule d'un printemps qui se veut sans fin. AD MULTOS AN0S.
Ministre de l'Information et de la Coordination.
La finalit et la nature des lois, hatiennes ne .peuvent tre saisies en dehors,d'une .interprta.-hhS* .W* ^eT^Lnlesi lumires !odeno^fvsmol^e
xdachronique, le, ,, phnomne juridique, ipris,dans ses rapports avec tous les lments qui de.f ^.nis.pent le fait national, outre qu'il est appel rgemen-
k$fiVYffit Hof^es^i dont \'oi??$?tf u^^lite^f ser "avec les exigences de la Paix Publique et
l'existence des Institutions ^national^s^f.-,.n espace politique idal pour l'essor collectif et l'panouissement individuel. , r
.-...... ., + ^ > f >-, t, ; qrp f ;\93? B
Une remarque s'impose l'analyse sommaire
des diffrentes lois sur la Presse et la Communie^-
tipn en .gnral adoptes ,par nos.,, lgislateur^
loin de vouloir ,1a prise en charge ou dison^s-
le-1 'asservissement, de r,la Presse ou de toute autre
publication, les pouvoirs Executif et lgislatif,
ne. "semMient *'souhaiter que l'avnement d'une,,, race
de journalistes, d'crivains, d'artistes .restitues
a leur fonction sociale, d eclaireurs de ,1a .conscience
nationale. Alor^s .1^ensemble des mesures ^juridiques,
prises et comprises dans leur, cheminement, historiquet
ne "se justifierait, tout compte fait, quer par,,,la
volont.de favoriser la naissance de 5ces, prof ession-
nels_.de la plume et de l'art. : ( v f "af
L'anne 1985 amne le Centenaire de la Premire Lgislation Haitienne sur le f onct'ionneme'rt de la';Presse; 1 C'est, en effet, par la loi du ^'27! aot 1885>que le Gouvernement du Prsident;LysiusrFlicit Salomon 'Jeune a confirm solennellement'F les droits
fiiitigfil iiifitix i i'-ispraiF p ee neyeni Ainsiv i HR ggftlifl P8iRt i Ri* la p RitiRR, fciiR p5illi R'-iit pi ittiRti e^ ?fieraR%a= ti8fl g8Bf ixiitf i PU', g-fie @llf faRgfli? HRi R8Uv"illi tipi itif ttR t?iiet8iF gui n'a pas t8H38Hfi t fiGtiliffli r aee?: Be plus,
lRs5 HRi vii8R pi li fait heRRU, le P?iiRt li8ffl8R; e8H8iitix i pf8ffl8H8if li SUlfcUe Ri@Rle, i BOTHlp li l8i ti i 88t8fef l la pp*i
litifiifg it iftistipt:
B'iHtfii ifliffliRtiti8R allaient Sttiwe, lii HRii P8RF S8fflplitF 'autF pu? lirait?, P8Bf fiviiF 8U P8RF feep 8rtiiR ipsitiRs
pfieiiRtig; sa iR8ri peu? er e intitutins
iPPf8pfiii I HRi ffHi8R %8\i\i plus lrS i l!flf8r!it8R R R8tfi milieu-.
h li niti i l8i lmfif un fpeirti-e iil ifflg8rtRt i'iit tiss? et nu tfvn li 181 iHf li p?ii au 1 eerafee liii, la li a 22 iiR^iif 123 ffl8ifi^ l'atiele il la p?re= iRti: Bi ffliffli li ffcleles 8* 1?, i8 ie ett ffllffli l8i i 1122 iP8Rt lu tu meifis pa? li 181 H 2? itiiR 1923: R 1914, 1 lgislateur i 6EH i8r" fippiliFj pa? l 1 u 4 t, 1 RiGiiiiti i pFRtif l'iRipenanee et la seufit i li iR pf8tiisR% r texte veau afet=
^iiRt lii pfSiifitS: ffiU=fflnfe, fit* .
1922 it 1924* fifltRt UR pie i'instabilit iH RiiR i li lgislatiea et taiuisent la situa= ti8R 'HRi pfi fcitiRR la ehhe sa 8ii: itti tiRiR va e peusuivf eine; ans PF; li l8i u l iRVi 1911 ffliifif le ehapi= t? i eille 1 esRfefe lii?
Plus tif R8llf fleroeR%atin plus 8H R8R lfitifflgs 8B efflia m aa% pi\%% Fgstfietif (psf iaie ig tes itaUns i
6FS8) lliRt .8iE_l if: i SR%, R@%mfflRt,
le dcret-Loi du 13 juin 1950 de l mt ffliltf! de gouvernement et celui du 21 l y 8Rii
Militaire de gouvernement renforant 1 ip8it8R du prcdent en vue de sauvegard? l paix 86iili et la scurit de l'Etat durant la fflgffl l6t8F= le.
Dans un autre domain, le Bf, Fffif8 HiF a sign le 9 janvier 1968 un dft 8f i F8Jti d'auteur d'oeuvres littraire, ifljfigygf artistiques en vue d'harmonif i gFi8R de la loi du 6 octobre 1885 sur i ?t sHHtiHF avec les stipulations de la eonvflti@fl ifilf-fflFi-caine de Washington du 22 juin f4 t i RRti8R universelle de Genve du 6 septfflfer 1II:
Au cours du rgime de Buviif, 1 Ftffli de changement a t acclr In effetf ftfFRt pris coup sur coup, la loi du ii gtfflkr" i7 et le dcret du 31 mars 1980 qui i'kff.-
De plus le dcret du 12 etfef 177 6g8F l'Etat haitien avec le drit 'etF8F des concessions ou des permis d'*ptti@H des tiers le monopole des servi d @ffiRHRi" cation (y compris la radiodiffuifl), & Ft du 22 mars 1977 cre la Radio Ntifli, l fFt= loi du 24 janvier 1979 cre la fiviifl NRif le dcret du 16 juillet 1981 pl l Nationales et le Journal Officiel MfiitHr" sous la tutelle du Ministre de 1'fiffffltifi t des Relations Publiques.
Plus tard, aprs la eratien i'HAffA; institut National Haitien de la euitWF % Arts, le dcret du 2 octobre if84 fFffli i Archives nationales et celui du 20 @tfef i4, restructure la Bibliothque Nationale
A la lecture des textes, on ffflfUf/ fl ce qui concerne les lois sur la pf fp?fRftt
di,te, et les amendements qui leur ont ete apportes, que le nombre et la nature des causes de dlit varient d'une lgislation a une autre et tendent
a diminuer. 1 r *
-pi.: io3i-< snDsqss's:.) & isrta I f 9ii20093 si la
A partir de la loi du 15 dcembre 1922, (gouv?-r^eme%t0dea porn;o>] a,r1jic-^e ^ts&o^t 9k-e,nu, pa^nexem-B^ticparmi -3rles rfsdljLts^ ^J.n3yreas{-1 ^oujyag^ia la,
d. i,f f apaj^-iiOA,+n jt( &di plumt que ac-ape(^i^ BJ&SuidU gquv,ecnemj^ntijde?8L^f Rpublique >l-b i,q dlife e-n -i^-f-Qrwijtni.aivec3vl-^ar %ircle fco#s Sfcfce 0o4
e. sfc puni d'une amende de- cent L, tjgg^aijgnftSodoaEs et d'un empstQnnjtffle^qbi un Lois-9ie3Ui3baIl3*fevlQ du 19 janvier 1929 tend ces mmes sanctions au ca-js:fp cep d^^t^vSQntggoinm^gpXJpnt^e u^j^J^ef td'Etat
q^o-iiui .gQU^ernement-^SS^Bge-Tf rco51flura9RMo 1% gQ^vernem.entq9feai;tdeijb Ge.? peine^0ser-nj: ^djLfi^e^
par les dcr^,4u j30LTju^,193Anielt ^ *&:&SBt?!b5 1979. Sont aussi codifies la profession de I^rAalis^)! lexsi0i*genees CJtde:J,;pIre1sse.sI najtfipnaje et qt^angra,.; sla :i jbJL^liQthqu.e,, _lesll9 BSftivf H lleS
Wliimeiessciqxs E?-a a iwi^l%SOITOnic.^^3onoo ^etif^ati.qns.b a9^1>^e^n^iJ3iJ^S3I civiJJ-es^ ae
Pnales 9ldu ^^9M^b^x4'iorianecfI"ic^Hi3 ^^"tiox^ l'3au1;e,ur sde 13'aqr-ijt, ,en .ques^ipm e^^. irrei 31Bm s oE}
^J^lgeVs^'^t^ $PX coMWnt ^ie^abl^ntPi a )Jignit ds pe'rsohnes^ ofs'u"utoftstycons>^f,PuN4rsV les manquements a la vente. .Elle formule des conditions appeles faciliter"
C'est a ce niveau que le,Ministre de 1 Informa-tion et de la Coordination est devenu Ministre de l'Information et des Relations Publiques. On a vu s'accrotre galement les organes de presse indpendants.
Il importe de rappeler que le souci de voir prendre en charge par les journalistes eux-mmes la destine de leur corporation se manifeste par la loi du 19 septembre, 1979 sur la presse, laquelle, en son article II, stipule qu'une association nationale de journalistes assurera la discipline professionnelle des membres de cette Corporation. la Loi de 1980 sera moins formelle en dclarant (article 10) que une association nationale reprsentative de leur corporation est institue pour la dfense de leurs intrts professionnels.
Cependant, bien avant ces deux Ici 5,, cette Association existait en fait, et c'est elle qui a pris l'initiative en 1963, la suite d'une proposition du feu Victor Nevers Constant, de consacrer la date du 5 mai de chaque anne Jour de la Presse):.
La Presse haitienne et la communication er gnral, ont leur histoire, leur itinraire, en un mot leur dynamique. Notre propos n'a pa- f'tt de faire une analyse exhaustive de ces diffrente textes de loi. C'est simplement, dans le but de renseigner les secteurs intresss que le Finistre de l'Information et des Relations Publiques prend plaisir publier Un sicle de lgislation &ur la presse et la communication, en gnral, en Haitix.
Puissent les intellectuels le parcourir et en tirer le meilleur profit.
Direction de la Recherche Et de la Documentation Ministre de l'Information Et de la Coordination.
fcei iu 27 aot 1885 sur la libert de la Presse.
Moniteur du 24 octobre 1885 No. 44
aloffien Prsident d'Hati.
Vu 1'article 25 de la Constitution, considrant qu'au prescrit du 3 alina de cet article et sans perter aucun atteint la libert de la presse, il importe d la rglementer, afin de rprimer quand ila s prsentent, les abus que pourrait enfendrer 1'usage de ce droit, considr juste titre comme une des conqutes les plus prcieuses d'un citoyen libre et indpendant;
Sur le rapport du Secrtaire d'Etat de l'intrieur et de l'avis du Conseil des Secrtaires d'Etat.
It le Corps lgislatif a vot la loi suivante:
article 1 L'imprimerie et la librairie sont libres.
Article 2.- Tout imprim rendu public, l'exception des ttes de lettres, des cartes d'adresse des billets de faire-part, des factures, des connaissements des circulaires commerciales et industrielles ou autres ouvrages dits de ville, indiquera le nom et le domicile de l'imprimeur, qui est astreint avant toute distribution d'en faire un dpt de cinq exemplaires destins aux collections nationales.
3b j-iadil El ioe 5981 jftos Y rjb ioJ
Article 3.- Ce dpT se fera, pour ~ P6F-
au-Prince, la Seprt^rgga ^'JTjfo 4% io^oHrioM' pour les autres vilies de la Rpublique" aux bureaux des conseils communaux, charge pour ceux-l de les acheminer sans retard au dpartement de l'Intrieur. L'acte de dpt mentionnera toujours le titre de l'imprim et 1 fe^ i jlft 1$ f%& batifli r aqay I agt il en sera donn rcpiss sans frais 11impiimeur. b.xa-oo ,no-* 4-o si _>b 2S sloi-iis'I rr r Art.i cle1 1 4. > Les fa dl sposiiiotfcs 1 qiDar pi cdern-t sont ^applicables i t'oiis*' 1 e!&<
Article 5.- L'Imprimeur qui contreviendra aux prsentes dispositions sera passible d'une amende de deux gourdes et de cinq en cas a rcidive.
bl d'une >voixo. fe rec]
J...,:!'b s'iisJ'Oiosa 06 ^loqqsT si io2 CHAPITRER, 5 w x 3 e ?j a c, 5 xxsaaoD ub a i v s 1 sb J s r o r
De la Presse pr i od i que .,^c^Cj A
PARAGRAPHE I fii ,.JjjV fi 3Ufi[aiI 8qlo3 sI i3
Art.i cle 6. Tout journal ou crit ^gr^pd^gjje aura un grant responsable.
Ce grant, devrar tFrfe 'rtaP&iWt&fni-mirIl?Q jouissance pleine et entire de ses droits civils et poli tiques r1 e '^iMiiqwJM 1 BtoliA
.zoidii Jiciri
Article 7.- Avant la publication de tout f> journal' uaou ui'yS&^i t -'p^rrirb6i q'9T il" sera 'fadt': la Scrta irer 5 ""5 -grnt^respon-J^a)j%XsroeRf8flaani^iBfu%*o*P no&P&at < -<2*) 'e-^YIitr dui5jofr?a?lVt?t %Wu%iod> d'~publication ^wlfTli^rndlcaT^orr5Xd9 MV&imprdmrM e^OfS -*1 rdo&tp i tre "m'pi jrfV^^1^'"'*- 5 9*003 Jnsvs Jfiis^l-f ipo M > ^jc. enc;taeb r'OTilqaraxa pnio sb i.t!i? nu
dclaration pralable, le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur dlivrera l'autorisation deipublication.
si ySPtfi0'1^- rToue^m6di fi cation qui pourra sQ^nSS Wtfs 9ies5%ondPrfs^ ci'-'ds-su s numres slf^F^WTO? \M>8> qW n'-xc^rafpa^^quinze
JjQur|B3'b 891X6^91093 89b >' o ?: H O o OS 90 7f-M.1
- I :ioM rj r eo .f Article 9.- Le dpt prescrit l'article 2iegr^f> oB3f#gaWi-t^3parc#haqt numro du ^journal G'J^&r itl^ribSiquer9rf@t?ia%isqcin"q iYfnVos1 -''dposer devront porter la signature aut c^-WpTifnrdu grant responsable outre son nom imprim sur chaque exemplaire1?) noxitsis [ob b! sb .-Tfi no 4 tnsnoixBbxIoa sononoiq ,abiu
obncwArtkfcl-f^KJ?* ) LoJfPant sera tenu d'insrer gratuitement en tte sd't'op\s ;prbchin numro du journal ou crit priodique toutes les rectifications qui sCPit"rontixcafir-esfees ipa>r& un/b dpositaire de 1 'autorit publqelOTau9sufjtf9^
qui auront t inexactement rapports par le dit 1 uSfi ^ u^ ecr ^ tmoro99 q^e Wni Ce s^b r e t i c t i on s fie^ngpae8fr $at> 1%^ d8&B^& de ^ 1 '%^t:i cle1 auquel elles rpondent. i .y s/ni iqm 1
9& 9to&ie(0ii.alox4is) sefQX^5Sgi'>tefi^d>;insrer gra t Q^ffint ^ndn
, r Si elles .le dpassent, le prix, sera d pour
le, siirplusr seulement calcule, a raison de cinquante ae&ii/otf xx.b sb ebrt9m 1*1 alox^is) .fit: centimes la ligne.
Cette dernire disposition concerne galement les* rli &#posfi3 ai re-e^ 1 des il la ut or i t p%M3'que?3;tib3U3 aej[ siom xxa sb -tV t' -* -
iBaitsoi si snisonoo xt/p 90 ns 3o
Article 12.- L'entr, la eifeulfcien, l vente d'un journal tranger dani le paye pUJ?gflfe tre interdites par une dcision euvernfflRtl* dlibre au conseil des Ste?fei 'Itfe % publie au Moniteur.
Article 13.- Les contravention! ttM iipi= tions du chapitre II paragraphe 1, t, lll, ifftfe punies comme suit:
Omission ou fausset de l d@ltin (ftiel 7) amende de vingt gourdes, prenene seliifmflt contre le grant responsable et le propritaire
Omission des modifications (article ) ftifll de 10 gourdes contre les mmes.
Omission du dpt obligatoire (article 9) amende de dix gourdes contre les mmes.
Omission de l'impresion du nom du grant responsable (article 9) amende de dix gourdes contre 1'imprimeur.
Omission d'insertion (article 10) amende de vingt gourdes prononce solidairement contre le grant responsable et le propritaire.
Omission d'insertion (article 2) amende de dix gourdes prononce /solidairement contre les mmes.
Entre, circulation, vente d'un journal rgulirement interdit (article 12) amende de dix gourdes contre les contrevenants.
Article 14.- En cas de rcidive aprs une condamnation date de six mois les susdites amendes seront doubles, et en ce qui concerne le journal
ou crit priodique haitien l'administration ne, pourra arrter la publication irrgulire jusqu' ce qu'il se conforme strictement aux dispositions qui lui sont applicables et qu'il acquitte le montant des condamnations prononces contre lui.
Article 15.- L'affichage, le colportage, la vente des imprims sur la voie publique, quand ils comporteront des dlits prvus par le Code Pnal en vigueur continueront tre rgis par les articles du dit code.
Article 16.- Il en sera de mme de tous crimes ou dlits commis par la voie de presse ou par tout autre moyen de publication comme critiques, censures, provocations, contre les agents de l'autorit, diffamations, calomnies, injures, outrages, etc, etc, et en gnral de tous faits dlictueux prvus par le mme code.
Article 17.- Continuera aussi tre suivie, pour la poursuite et la rpression de ces crimes, dlits, infractions et contraventions, la procdure dcrte par les lois en vigueur.
Article 18.- Seront dfrs aux tribunaux correctionnels les dlits et infractions prvus par les articles 7, 8, 10 et 12 de la prsente loi. Et aux Tribunaux de simple police les contraventions prvues par ces articles 5, 9 et 11.
Article 19.- Les grants ou propritaires des journaux ou crits priodiques en cours de publication seront tenus de se conformer dans un
dlaindiuni moa irai*' preaGription^u^Utooi^qConjc^r^nti^j ediotrs dansi diiipr sejnjkec ol<$tiu^onsi pej. jn^-j;~&>' Yb bMq ] ;gatlfenien xfon feca i n.t ($me j o x i j a amolnoo sa Ix'up 90
.-fn6?no,'J 9I sJiiypojB Ix'up J9 aeideoxlqqe .7 no a lui xwp
Article 20^- ^a^rWe^^^ publie et excute la diligence des Secrtaires d'Etat de 1 Intrieur et de la Justicei^hJISn-^W ce qui le concerne.
33JAH3W33 3WITI3CHaia
Donn au Palais National de Port-au-Prince,
re'WWt?;i88$,x an^rS^i^d^Hlnd-pe^anc^?1^ bneup ovpilduq siov el iuz amxiqmx asb anav si
sbc<3 sAioMOrl'^ a^viq aixlb 39b jnoiojioqmoo ail isq api au? s ^nosuniinoo iU9upxv ne fsn*3 Par le Prsident: 'eb6 iib ub ^^Hir asl
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loo-j ttsq uo eaasj^qgj^b ^Rv^ ^IR^E ^"^os ajxlb 00 aoii/8nsie, ^Bcfare^a^e^^W^rurrVom s^ub
%ix'iortus I sb -yr'artf^oisaM^NIC&Vno anoijBoovoiq 0.79 .aspBi-iuo a93U[ni ,39inmol6o anoxTsme 'iib aoviq xt/etjrl'DxIb a.txB auo j ob Is^conp ns je od-a
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DU 6 OCTOBRE 1885 SUR LA PROPRIT LITTRAIRE ET ARTISTIQUE (Moniteur # 42, 1885)
SALOMON PRSIDENT D'HATI
Considrant que notre lgislation rglementant la proprit des oeuvres littraires et artistiques dj consacre dans le code pnal et dans la loi du 25 octobre 1884, demande tre modifie et largie;
Sur la proposition du Secrtaire d'Etat de l'Intrieur et de la l'Instruction publique et de l'avis du Conseil des Secrtaires d'Etat,
Article 1.- L'expression "oeuvres littraires et artistiques" comprend les livres, brochures, crits de toute nature, les oeuvres dramatiques de tout genre, les compositions musicales avec ou sans parole et les arrangements de musique, les oeuvres de dessin, de peinture, de sculpture, de gravure, les lithographies, les cartes gographiques, les plans, les croquis scientifiques et en gnral, toute oeuvre quelconque littraire, scientifique/ artistique pouvant tre publie par un systme quelconque d'impression ou de reproduction.
Article 2.- Les auteurs de ces ouvrages jouiront du droit de proprit ci-aprs indiqu et du privilge de poursuivre les contrefacteurs ou dbitants de leurs oeuvres sous la seule condition
d'en dposer la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur cinq exemplaires rpartir dans les diffrentes bibliothques publiques par les soins du Chef de ce dpartement.
Article 3.- Ce dpt s'effectuera: 1) pour tout ouvrage publi par un hatien en Haiti, ou l'tranger dans l'anne mme, de sa publication.
2) Pour tout ouvrage publi par un haitien en Haiti ou l'tranger avant la promulgation de la prsente loi, dans un dlai de deux ans.
Article 4.- Les propritaires d'ouvrages posthumes par succession ou d'autres titres sont assimils leurs auteurs et jouiront des mmes droits et des mmes privilges sous l'obligation de les imprimer sparment en se conformant aux dispositions de la prsente loi.
Article 5.- Les auteurs ont le droit exclusif, durant leur vie de vendre, faire vendre, distribuer, reprsenter, traduire ou faire traduire dans un autre idiome leurs ouvrages gnralement quelconques, d'en cder la proprit en tout ou en partie en employant les procds appropris la reproduction de chaque catgorie d'ouvrages.
Article 6.- Le mme privilge qui s'tend aux veuves durant leur vie se transmet aux enfants pendant vingt ans, et dans le cas o il n'y aurait pas d'enfant, pendant 10 ans aux autres hritiers ou propritaires aprs quoi, les ouvrages tombent dans le domaine public.
Article 7.- Quiconque aura publi, reproduit, expos ou fait reprsenter sans tre muni du consentement crit de l'auteur ou de ses ayants-cause une oeuvre artistique ou littraire dont il n'aurait pas acquis la proprit, est coupable du dlit
de contrefaon et sera puni conformment au code pnal et aux prsentes dispositions.
Article 8.- L'autorit comptente est tenue de confisquer premire rquisition des auteurs, de leurs hritiers ou autres propritaires et leur profit tous les exemplaires^ ou toutes copies ou rductions de l'oeuvre imprime ou grave ou peinte ou dessine par un procd quelconque ou sculpte sans le consentement dont il est parl l'article prcdent.
Article 9.- Le contrefacteur sera de plus condamn par le Tribunal comptent en faveur du propritaire et sa requte une somme quivalente au prix de mille exemplaires de l'dition originale.
Article 10.- Le vendeur d'ditions contrefaites s'il n'est pas reconnu contrefacteur sera condamn toujours en faveur du propritaire, une somme quivalente au prix de deux cents exemplaires de l'dition originale.
Article 11.- La prsente loi abroge toutes lois et toutes dispositions de lois qui lui sont contraires et sera excute la diligence der Secrtaires d'Etat de l'Intrieur et de la Justice chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais National de Port-au-Prince, le 27 aot 1885, an 82me de l'Indpendance.
Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur:
Franois MANIGAT Le Secrtaire d'Etat de la Justice: Icent MICHEL PIERRE
DU 15 DECEMBRE 1922, SUR LA PRESSE, (Moniteur No. 96)
LOUIS BORNO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Vu l'article 55 de la Constitution;
Considrant que, sans porter atteinte au principe de la libert de la Presse garantie par la Constitution, il importe d'adopter un systme de rpression plus efficace pour certains dlits qui pourraient tre commis par ce moyen ou par tout autre mode de publication;
Considrant qu'il est aussi urgent de prvoir des pnalits en cas d'inobservance des mesures de police dites dans la prsente loi.
Sur le rapport des Secrtaires d'Etat de la Justice et de l'Intrieur,
Et le Conseil d'Etat a rendu la loi suivante:
Article 1.- Tout imprim rendu public, l'exception des ouvrages dits de ville, indiquera le nom et le domicile de l'imprimeur. Au moment d'en oprer la distribution au public, l'imprimeur sera tenu d'en faire pour les collections nationales, contre reu, un dpt de cinq exemplaires la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur pour Port-au-
Prince, bureaux des Prfets, pour les chefs ~lieux des arrondissements financiers et aux bureaux des Conseils Communaux pour autres villes de la Rpublique. Ce dpt obligatoire est contre chaque dition d'un journal ou crit priodique.
Article 2.- L'imprimeur qui n'aura pas satisfait l'une des formalits prvues en l'article ci-dessus sera passible d'une amende de vingt dollars sans prjudice de toutes peines prvues au Code Pnal contre toute personne qui aura sciemment contribu la publication ou distribution.
Article 3.- Le propritaire de tout journal ou crit priodique sera tenu de faire la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur une dclaration indiquant tant en ses nom et demeure que ceux du Grant responsable, le titre du journal ou du priodique, son mode de publication, l'indication de l'imprimerie o il doit tre dit. Cette dclaration sera faite sur un timbre de quinze gourdes et sign tant du propritaire que du grant responsable.
Article 4.- Aucun journal ou crit priodique ne pourra tre rendu public avant l'autorisation du Secrtaire d'Etat de l'Intrieur telle qu'elle est prvue l'article suivant.
Article 5.- Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur pourra donner cette autorisation dans les trente jours de la demande qui lui en sera faite. Ce dlai chu sans qu'une autorisation formelle soit intervenue, le journal ou crit priodique pourra tre publi.
Arfinl* 6.- Toute contravention aux articles 3 et 4 sera pour chaque dition, puni d'un emprisonnement de quinze jours un mois et d'une amende de 20 dollars 100 avec confiscation des exemplaires saisis.
Article 7.- Les changements qui pourront survenir dans les conditions numres dans l'article 3 seront notifis la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur dans un dlai qui n'excdera pas 15 jours, sous les peines prvues l'article prcdent.
Article 8.- Tout journal ou crit priodique aura un grant responsable haitien ayant l'exercice plein et entier de ses droits civils et politiques.
Article 9.- Le grant sera tenu d'insrer gratuitement en tte du plus prochain numro du journal ou crit priodique toutes rectifications qui lui seront adresses par un dpositaire de l'autorit au sujet des actes de sa fonction qui auront t rapports par le dit journal ou crit priodique sous peine d'une amende de vingt cent dollars. Dans tous les cas, les rectifications ^demandes par un agent de l'autorit doivent tre pralablement approuves par le Gouvernement.
Article 10.- Il sera aussi tenu d'insrer gratuitement, dans le plus prochain numro la mme place et dans les mmes caractres que l'crit incrimin, les rponses de toutes personnes ou dsignes. L'insertion sera gratuite tant pour les dpositaires de l'autorit que pour les simples particuliers, sous les peines prvues l'article prcdent.
Nanmoins lorsque les rponses des particuliers dpasseront le double de l'article qui les aura provoques, l'insertion sera paye pour les surplus seulement, raison de dix centimes de gourde la ligne.
Article 11.- L'entre, la circulation, la vente dans le pays, d'un journal ou crit priodique tranger subversif de l'ordre public et contraire aux bonnes moeurs, pourront tre interdites par dcision prise en Conseil des Secrtaires d'Etat.
Toute contravention aux prsentes prescriptions sera punie d'une amende de 10 50 dollars.
DES OFFENSES ENVERS LES AUTORITS CONSTITUES COMMISES PAR LA VOIE DE LA PRESSE
Article 12.- Toutes injures, tous outrages ou diffamations commis par la voie de la Presse, envers le Prsident de la Rpublique, un Secrtaire d'Etat, un membre du pouvoir lgislatif ou du Tribunal de Cassation dans l'exercice ou l'occasion de l'exercice de leurs fonctions seront punis d'une amende de 200 500 dollars et d'un emprisonnement de six mois trois ans.
Article 13.- Toutes injures, tous outrages ou diffamations commis par la voie de la Presse envers soit un Tribunal, autre que de Cassation, une administration publique, un corps constitu, en vue d'un service public, soit un ou plusieurs membres, dans l'exercice ou l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, seront punis d'une amende de 100 300 dollars et d'un emprisonnement d'un mois un an.
Article 14.- Lorsqu'il s'agira de diffamation commise par la voie de la Presse, envers toute autre autorit que le Prsident de la Rpublique, l'auteur sera admis pour sa dfense, fournir la preuve de l'imputation, celle contraire tant rserve au plaignant.
Cette preuve ne sera admise qu'autant que la diffamation sera relative des faits de fonctions.
Article 15.- L'injure, l'outrage, la diffamation commis par la voie de la Presse contre un Reprsentant ou Agent Diplomatique accrdit
prs du Gouvernement de la Rpublique, ou contre les Ministres des Cultes reconnus, seront punis conformment l'article 13 ci-dessus.
La poursuite ne commencera que sur la plainte de l'intress l'autorit comptente.
Article 16.- L'imputation lgalement prouve met le prvenu l'abri de sanctions pnales.
Article 17.- Les peines prvues par ls lois existantes pour dlit de Presse sont applicables au Grant de tout journal ou priodique. S'il n'existe pas de Grant ou s'il est inconnu, seront applicables l'auteur de l'crit ou de l'ouvrage, au propritaire, si ce dernier l'est galement, l'imprimeur; en cas que ces diffrents responsables soient encore inconnus, toutes personnes qui auront sciemment contribu la publication ou diffusion des crits ou ouvrages.
Article 18.- Les propritaires des journaux ou crits priodiques, les auteurs, les imprimeurs sont solidairement responsables des condamnations pcuniaires en matire de dlit de presse.
Article 19.- Ne seront jamais considrs jomme dlits politiques les injures, outrages commis par la voie de la presse ou autrement.
Article 20.- Dans tous les cas o il s'agira d'injures, d'outrages ou de diffamations commis par la voie de la Presse contre soit le Prsident de la Rpublique, soit tout dpositaire de l'autorit dsign dans la prsente loi, soit un individu assimil un tel dpositaire, le Commissaire du Gouvernement et ses auxiliaires procderont conformment aux articles 30 et suivants, 39 et suivants des chapitres 4 de la loi No. 2 du Code d'Instruction Criminelle.
Article 21.- Lorsque le titre de l'inculpation comportera une injure, un outrage ou une diffamation commis par voie de la Presse, soit contre le Prsident de la Rpublique, soit contre un dpositaire de l'autorit dsign dans la prsente, soit un individu assimil un tel dpositaire, la libert provisoire ou la main leve d'un mandat de dpt ne pourra tre accorde que moyennant une caution de 200 500 dollars en espce, et sur les conclusions conformes du Ministre Public.
Article 22.- Sont assimils aux dlits commis par la voie de la Presse tous ceux commis l'aide de dessin, gravures, peintures et autres modes d'expression matrielle de la pense injurieux ou outrageants, rendus publics.
Article 23.- S'il est reconnu des circonstances attnuantes en faveur du prvenu il lui sera appliqu l'une ou l'autre des deux peines prvues pour chaque cas dans la prsente loi.
Article 24.- La prsente loi abroge toute loi, disposition de loi, arrt, rglement qui lui sont contraires et spcialement la loi du 26 octobre 1885 sur la Presse. Elle sera excute la diligence des Secrtaires d'Etat de la Justice et de l'Intrieur chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais Lgislatif Port-au-Prince, le 15 dcembre 1922, an 119eme de 1 *Independance.
Le Prsident: J.M. GRANDOIT Les Secrtaires: Delabare Pierre Louis,. Rouzier Charles
DU 22 JANVIER 1923 Modifiant l'article 21 de la Loi du 15 dcembre 1922 sur la Presse (Moniteur No. 8 du 25 janvier 1923)
Considrant qu'il y a lieu de modifier la loi su 15 dcembre 1922 sur la Presse;
Sur le rapport des Secrtaires d'Etat de la Justice et de l'Intrieur et de l'avis du Conseil des Secrtaires d'Etat,
Et le Conseil d'Etat en ses attributions lgislatives, a rendu d'urgence la loi suivante:
Article 1.- L'article 21 de la loi sur la Presse est ainsi modifi:
Lorsque le titre de l'inculpation comportera une injure, un outrage ou une diffamation commis par la voie de la Presse soit contre le Prsident de la Rpublique soit contre un dpositaire de l'Autorit dsign dans la prsente loi, soit contre un individu assimil un tel dpositaire, la libert provisoire ne pourra tre accorde que moyennant un cautionnement de deux cents cinq cents dollars en espce et sur les conclusions conformes du Ministre public.
Dans les mmes cas sus-exprims, la mainleve d'un mandat de dpt ne pourra tre accorde que sur les conclusions conformes du ministre public.
Article 2.- La prsente loi sera publie et excute la diligence des Secrtaires d'Etat
de la Justice et de l'Intrieur, chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais Lgislatif, Port-au-Prince, le 23 janvier 1923, an 120me de l'Indpendance.
Le Prsident: J. M. GRANDOIT
Les Secrtaires: Delabarre Pierre Louis, Charles Rouzier
Au Nom de la Rpublique, le Prsident de la Rpublique ordonne que la loi ci-dessus soit revtue du sceau de la Rpublique, imprime, publie et excute.
Par le Prsident: Louis BORNO
Le Secrtaire d'Etat de la Justice:
Arthur RAMEAU Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur: Ch. FOMBRUN
du 27 juin 1923 modifiant les articles 8, 17, 20 de la loi du 15 dcembre 1922 sur la Presse (Moniteur du 28 juin 1923, No. 52)
Considrant que l'exprience a dmontr qu il est ncessaire d'apporter certaines modifications la loi du 15 dcembre 1922 sur la presse;
Sur le rapport des Secrtaires d'Etat de la Justice et de l'Intrieur;
Et de l'avis du Conseil des Secrtaires d'Etat
Et le Conseil d'Etat a vot la loi suivante:
Article 1.- Les articles 8, 17 et 20 de la loi sur la presse du 15 dcembre 1922 sont ainsi modifis :
Si le grant est lgalement inculp d'un dlit de presse, le propritaire du Journal ou l'crit priodique doit en dsigner un autre 24 heures au moins avant toute nouvelle publication ce, sous peine d'une amende de cinq cents dollars pour chaque dition. Le nouveau grant doit runir les conditions prvues au premier alina de cet irticle.
Article 17.- Les peines prvues pour dlits de presse sont applicables aux grants de tout journal ou publication priodique ainsi qu' l'auteur
de l'crit incrimin et toutes autres personnes qui auront sciemment contribu sa publication.
Article 20.- Les dlits d'injures, d'outrage, ou de diffamation commis par la voie de la presse contre soit le Prsident de la Rpublique, soit tout dpositaire de l'autorit dsign dans la prsente loi, soit un individu assimil un tel dpositaire, seront considrs comme flagrants dlits. En consquence, le commissaire du Gouvernement et ses auxiliaires procderont en ce qui concerne ces dlits, conformment aux articles 22 et suivants 30, 32 et suivants 39 et suivants des chapitres 4 et 5 de la loi numro 2 du Code d'Instruction criminelle.
Article 2.- Lorsque plus de deux des dlits prvus aux articles 12 et suivants de la loi du 15 dcembre 3 922 auront t commis dans le cours d'un mme semestre, le Dpartement de l'Intrieur aura la facult d'interdire l'imprimeur du Journal ou du priodique incrimin d'diter aucun journal ou .crit priodique jusqu' dcision judiciaire dfiritive sur les diverses inculpations. Si l'imprirr:eur contrevient la dfense du Dpartement de l'Intrieur il sera puni d'une amende de deux cents dollars ou d'un emprisonnement d'un six mois pour chaque contravention.
Article 3.- La prsente loi abroge toutes lois ou dispositions de loi qui lui sont contraires et sera excute la diligence des Secrtaires d'Etat de l'Intrieur et de la Justice chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais Lgislatif, Port-au-Prince, le 27 juin 1923, an 120me de l'Indpendance.
Le Prsident: J. M. GPANDOIT
Les Secrtaires: D. Pierre-Louis, Charles Rouzier
Donn au Palais National, Port-au-Prince, le 28 juin 1923, an 120me de l'Indpendance.
Chs. FOMBRUN Le Secrtaire d'Etat de la Justice: Arthur RAMEAU
Du 4 aot 1924 garantissant l'Indpendance et la scurit de la presse (Moniteur du 11 aot 1924, No. 63)
Borno, Prsident de la Rpublique
Vu les lois des 15 dcembre 1922 et 27 juin 1923 sur la Presse;
Vu les articles 2, 57, et suivants, 77, 217 et 218 du Code Pnal;
Considrant que la paix publique est le fondement de tout progrs social qu'elle est la condition primordiale pour la ralisation de l'oeuvre d'organisation conomique, administrative et politique poursuivie actuellement par les pouvoirs publics ;
Considrant que l'Indpendance et la scurit de la Presse doivent tre garanties, mais qu'elles ne peuvent l'tre utilement qu'en tant qu'elles sont rendues compatibles avec les exigences de la paix publique et l'existence des institutions nationales ;
Sur le rapport des Secrtaires d'Etat de l'Intrieur et de la Justice;
Et le Conseil d'Etat a vot d 'urgence la loi suivante:
Article 1.- La publication ou reproduction de nouvelles fausses, de pices fabriques, falsifies ou mensongrement attribues des tiers sera punie d'une amende de 1000 Gdes 2000 Gdes et d'un emprisonnement de six mois un an ou de l'une de ces peines seulement, lorsque la publication ou reproduction sera de nature troubler la paix publique.
Article 2.- Seront punis comme complices d'une action qualifie crime ou dlit ceux qui, soit par discours, cris ou menaces profrs dans des lieux ou runions publics, soit par des crits, des imprims vendus, ou distribus, mis en vente ou exposs dans des lieux ou runions publics, soit par des placards ou affiches exposs au regard du public, auront directement provoqu l'auteur ou les auteurs commettre la dite action, si la provocation a t suivie d'effet. Cette disposition sera lgalement applicable, lorsque la provocation n'aura t suivie que d'une tentative de crime prvue par l'article 2 du Code Pnal.
Article 3.- Ceux qui par les moyens noncs en l'article prcdent auront directement provoqu commettre les crimes de meurtre, de pillage, et d'incendie ou l'un des crimes contre la sret de l'Etat, prvus par les articles 57 et suivants, jusques et y compris l'article 77 du code Pnal, seront punis dans le cas o cette provocation n'aurait pas t suivie d'effet de six mois deux ans d'emprisonnement et de G. 1.000 G. 2.000 d'amende. Tous cris ou chants sditieux profrs dans des lieux ou runions publics seront punis d'un emprisonnement d'un mois huit mois, et d'une amende de G. 200 1.000.
Article 4.- Toute provocation par l'un des
moyens noncs en l'article 2 adresse des
militaires ou des Agents de police dans le but
de les dtourner de leurs fonctions et de
1'obissance qu'ils doivent leurs chef s dans
tout ce qu'ils leur commandent pour l'excution
des lois et rglements militaires et autres sera
punie d'un emprisonnement de six mois un an et d'une amende de G. 200 G. 1.000.
Article 5.- Il est interdit d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes, frais et dommages-intrts prononcs par des condamnations judiciaires en matires criminelle et correctionnelle sous peine d'un emprisonnement d'un mois un an et d'une amende de G. 200 G. 1.000 ou de l'une de ces deux peines seulement.
Article 6.- La publication ou reproduction de pices ou de tous crits comportant 1'usurpation de titres ou fonctions publics prvus par les articles 217 et 218 du Code Pnal, sera, si elle a t faite dans une intention subversive de l'ordre public, punie de six mois un an d emprisonnement et de G. 500 G. 1.000 d amende peines qui seront prononces contre toutes personnes responsables de la publication ou reproduction, en y comprenant les auteurs de ces pices ou crits.
Article 7. Les dlits prvus dans la prsente loi seront poursuivis conformment 1'article 20 de la loi du 27 juin 1923 modifiant celle du 15 dcembre 1922 sur la Presse.
Article 8.- La prsente loi abroge toutes lois ou dispositions de loi qui lui sont contraires et sera excute la diligence des Secrtaires d'tat de l'Intrieur et de la Justice.
Donn au Palais Lgislatif, Port-au-Prince, le 4 aot 1924, an 121me de 1'Indpendance.
Les Secrtaires : D. Pierre-Louis, Charles Rouzier
Au Nom de la Rpublique, le Prsident de la Rpublique ordonne que la loi ci-dessus soit revtue du Sceau de la Republique, imprime, publie et excute.
Donn au Palais National, Port-au-Prince, le 6 aot 1924, an 121me de l'Indpendance.
Luc THEARD Le Secrtaire d'Etat de la Justice: Luc DOMINIQUE
du 19 janvier 1929 modifiant le chapitre 2 de la loi
du 15 dcembre 1922 sur la presse (Moniteur du lundi 21 janvier 1929 No. 6 (84me anne)
LOUIS BORNO PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Vu les lois des 15 dcembre 1922, 27 juin 1923, 18 juin 1924 sur la presse;
Et le conseil d'Etat a vot d'urgence la loi suivante :
Article 1.- Le chapitre 2 de la loi du 15 dcembre 1922 sur la Presse est ainsi modifi:
Article 14.- L'injure, l'outrage, la diffamation commis par la voie de la Presse contre soit un reprsentant ou agent diplomatique accrdit prs du Gouvernement haitien, soit contre les Ministres des Cultes lgalement reconnus exerant leur Ministre en Haiti, soit contre un Chef d'Etat ou un Gouvernement tranger reconnu par le Gouvernement d'Haiti seront punis conformment aux dispositions de l'article 13 ci-dessus.
Dans les cas prvus au prsent article, le Ministre Public n'entamera de poursuites que sur l'ordre exprs du Secrtaire d'Etat de la Justice.
Tant qu'il ne sera pas intervenu un jugement dfinitif sur le fond de l'inculpation, le Secrtaire d'Etat de la Justice pourra ordonner l'abandon des poursuites et le retrait de l'affaire.
Article 15. Lorsqu'il s'agira de diffamation commise par la voie de la presse envers toute autre Autorit que le Prsident de la Rpublique, l'auteur sera admis pour sa dfense fournir la preuve de l'imputation, la preuve contraire tant rserve au plaignant. Ces preuves ne seront admises qu'autant que la diffamation sera relative des faits de fonction.
L'imputation lgalement prouve met le prvenu l'abri des sanctions pnales.
Article 16.- Les peines prvues pour dlits de presse sont applicables aux grnts de tout journal ou crit priodique, ainsi qu' l'auteur de l'crit incrimin et toutes autres personnes qui auront sciemment contribu sa publication.
Tous ceux qui, comme auteurs ou complices se seront rendus coupables hors du territoire d1Haiti d'un des dlits de presse mentionns aux articles 12, 13 de la prsente loi, seront poursuivis et jugs en Haiti conformment aux dispositions des lois hatiennes.
Article 17.- Les propritaires-grants et imprimeurs des journaux ou crits priodiques, les auteurs de 1'crit incrimin sont solidairement responsables des condamnations pcuniaires en matire de dlit de presse.
Article 18.- Ds que les personnes responsables des sus-dits dlits auront t lgalement inculpes par le Ministre Public ou ses auxiliaires, le Pouvoir excutif pourra suspendre la publication du Journal ou crit priodique jusqu' dcision dfinitive du Tribunal comptent.
S'il y a condamnation, le pouvoir excutif aura la facult soit d'interdire la publication pendant la dure de la peine, soit fermer dfinitivement le journal ou crit priodique. Ces dfenses seront notifies l'imprimeur, au grant et au propritaire.
Le Secrtaire d'Etat au Dpartement de l'Intrieur pourra refuser l'autorisation de publier un journal ou crit priodique toutes personnes condamnes deux fois pour injures, outrages, diffamation commis par la voie de la Presse.
Pour chaque infraction l'une des mesures sus-indiques. l'auteur sera puni d'une amende de Mille gourdes ou d'un emprisonnement de un six mois et des deux peines la fois en cas de rcidive.
Article 2.- La prsente loi abroge toutes lois ou dispositions de loi qui lui sont contraires notamment celles de la loi du 27 juin 1923. Elle sera excute la diligence des Secrtaires d'Etat de l'Intrieur et de la Justice chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais Lgislatif, Port-au-Prince, le 18 janvier 1929, an 126me de l'Indpendance
Le Prsident A. C. SANSARICK
Les Secrtaires:
Em. S. TRIBIE Dr. Gesner BEAUVOIR
Au Nom de la Rpublique:
Xe Prsident de la Rpublique ordonne que la loi ci-dessus soit revtue du Sceau de la Rpublique, imprime, publie et excute.
Donn au Palais National, Port-au-Prince, le 19 janvier 1929, an 126me de l'Indpendance.
Arthur RAMEAU Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur: Lonce BORNO
Du 13 juin 1950 sur la Presse (Moniteur du 19 juin 1950, # 73)
La Junte de Gouvernement de la Rpublique d'Haiti;
Vu la Proclamation en date du 10 mai 1950 de la Junte de Gouvernement de la Rpublique d1Haiti;
Vu les articles 313, 323 du Code Pnal;
Considrant que la libert d'expression constitue l'une des Normes de la dmocratie, dont l'Institution rpond aux aspirations du Peuple Haitien et se trouve conditionne par les engagements internationaux ;
Considrant que, dans une communaut dmocratique, la Presse reprsente en dfinitive, un instrument de formation et de direction de l'opinion et contribue l'dification des citoyens sur les mesures adoptes en vue d'une heureuse gestion de la chose publique et de la recherche du bien-tre social;
Considrant, cependant, que toutes les liberts garanties au citoyen doivent se concilier avec les exigences de la stabilit et de la Paix de l'Etat et que l'exercice du droit d'expression ne saurait, sans appeler de justes sanctions, tourner l'abus contre la dignit des personnes, l'oubli de l'obissance et du respect d aux autorits constitues, la ngation de la ncessit de sauvegarder l'ordre public et les bonnes moeurs;
Considrant qu'il y a lieu, en consquence, de rapporter la loi du 15 dcembre 1922 et les autres lois qui l'ont modifie dans la suite, et de la remplacer par une lgislation plus conforme notre rgime essentiellement dmocratique et aux tendances librales du monde moderne;
Et de 1'avis du Conseil des Secrtaires d'Etat ;
Article 1.- Tout imprim, rendu public 'exception des ouvrages dits de ville, indiquera 1 f nom et le domicile de 1 imprimeur. Au moment d'en oprer la distribution au public, ou dans les vingt quatre heures de cette distribution si elle a lieu un jour de chmage, l'imprimeur sera tenu d'en faire, pour les collections nationales contre reu, un dpt de cinq exemplaires la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur pour Port-au-Prince; aux Bureaux des Prfets pour les Chefs-lieux de Dpartements ou d'arrondissements; aux bureaux des Conseils Communaux ou des Administrations locales pour les villes de la Rpublique qui ne se trouveront pas tre des siges de prfectures. Ce dpt obligatoire concerne chaque dition d'un jounal ou crit priodique.
Article 2.- L'Imprimeur qui n'aura pas satisfait l'une des formalits prvues l'article prcdent sera passible d'une amende de cent gourdes (Gdes 100.00)
Article 3. Tout journal ou crit priodique aura un grant responsable majeur, de nationalit hatienne. Si le grant est lgalement inculp, d un dlit de presse, le propritaire du Journal ou de l'crit priodique doit en dsigner un autre avec toute nouvelle publication. Le dfaut d'indication dans une dition de journal ou d'crit priodique, des noms et prnoms d'un grant responsable runissant les conditions prvues au prsent article entranera contre le propritaire de l'organe de publicit une amende de cinq cents gourdes (Gdes 500.00)
Article 4.- Le grant sera tenu d'insrer gratuitement en tte du plus prochain numro du Journal ou crit priodique toutes rectifications qui lui seront adresses par un dpositaire ou agent de l'Autorit au sujet des actes de sa fonction qui auront t rapports par le dit journal ou crit priodique, sous peine d'une amende de cent cinq cents gourdes.
Article 5.- Il sera, sous les peines prvues l'article prcdent, tenu d'insrer gratuitement, dans le plus prochain numro, la mme place et dans les mmes caractres que l'crit incrimin, les rponses de toutes personnes nommes ou dsignes.
Nanmoins, lorsque les rponses des particuliers dpasseront le double des crits qui les auront provoques, l'insertion sera paye pour le surplus seulement, raison de quinze centimes de gourde la ligne.
Article 6.- L'entre, la circulation, la vente, dans le pays, d'un journal ou crit priodique tranger, subversif de l'ordre public ou contraire aux bonnes moeurs, pourront tre interdites par dcision prise en Conseil des Secrtaires d'Etat.
Toute contravention une dcision de cette nature sera punie d'une amende de cinquante Deux cents gourdes.
Article 7.- Toutes injures, tous outrages ou diffamations commis par la voie de la Presse envers le prsident de la rpublique seront punis d'une amende de cinq cents deux Mille cinq cents gourdes et d'un emprisonnement de six mois deux ans.
Article 8.- Toutes injures, tous outrages ou diffamations commis par la voie de la Presse
envers un membre du Pouvoir Excutif autre que le Prsident de la Rpublique, un membre du Pouvoir Lgislatif, un membre du Tribunal ou du Parquet du Tribunal de Cassation dans l'exercice de leurs fonctions, seront punis d'une amende de cinq cents deux mille cinq cents gourdes et d'un emprisonnement de six mois deux ans.
Article 9.- Toutes injures, tous outrages ou diffamations commis par la voie de la Presse envers un Tribunal ou un Parquet de Tribunal autres que le Tribunal ou le Parquet du Tribunal de Cassation, une Administration Publique, un corps constitu en vue d'un service public, soit un ou plusieurs de leurs membres dans l'exercice de leurs fonctions seront punis d'une amende de trois cents mille cinq cents gourdes et d'un emprisonnement d'un mois un an.
Article 10.- Toutes injures, tous outrages ou diffamations commis par la voie de la Presse envers un Chef d'Etat ou un Gouvernement tranger reconnu par le Gouvernement de la Rpublique d'Haiti, envers un reprsentant ou un agent diplomatique accrdit prs le Gouvernement Haitien seront punis d'une amende de Trois cents mille cinq cents gourdes et d'un emprisonnement d'un mois un an.
Article 11.- L'article 316 du Code Pnal est ainsi modifi:
Article 316: "Le diffamateur sera puni des peines suivantes:
"Si le fait imput est de nature mriter la peine de mcrt eu les travaux forcs perptuit, le coupable sera puni d'un emprisonnement d'un an trois ans et d'une amende de Trois cents Mille cinq cents Gourdes"
"Dans tous les autres cas, l'emprisonnement sera de six mois un an et l'amende de cent cinq cents gourdes.
Article 12.- L'article 320 du Code Pnal est ainsi modifi:
Article 320 : "Quant aux injures ou aux expressions outrageantes qui ne renfermeraient 1'imputation d'aucun fait prcis mais celle d'un vice dtermin, si elles ont t profres dans les lieux ou runions publics, ou insres dans les crits imprims ou non, qui auraient t rpandus ou distribus la peine sera un emprisonnement d'un mois un an et une amende de cent cinq cents gourdes".
Article 13.- Lorsqu'il s'agira de diffamation commise par la voie de la Presse ou tous autres modes d'expression prvus l'article 17 ci-dessous envers toute autre personne que le Prsident de la Rpublique, l'auteur sera admis, pour sa dfense, fournir la preuve de l'imputation, la preuve contraire tant rserve au plaignant. Ces preuves ne seront admises qu'autant que la diffamation sera relative des faits de fonction.
Article 14.- Le Directeur et le Grant de tout journal ou crit priodique, ainsi que l'auteur de l'crit incrimin sont solidairement responsables des condamnations civiles et individuellement passibles des peines prvues par le prsent dcret.
Article 15.- Tous individus de nationalit Haitienne qui, comme auteurs ou complices, se seront rendus coupables, hors du territoire d'Haiti, d'un dlit de Presse de la nature de ceux qui sont mentionns aux articles 7,8,9, et 17 ci-dessous,
seront poursuivis et jugs en Haiti, conformment aux dispositions des lois hatiennes.
Article 16.- Les injures, outrages et diffamations commis par la voie de la Presse ne constituent point des dlits politiques.
Article 17.- Sont assimils aux dlits commis par la voie de la Presse tous dlits commis l'aide de dessins, gravures, peintures, tous autres modes d'expression matrielle de la pense^ rendus publics, missions radiophoniques, injurieux ou outrageants.
Article 18.- S'il est reconnu des circonstances attnuantes en faveur du prvenu, il lui sera appliqu une seule des deux peines ci-dessus prvues.
Article 19.- Les dlits viss par le prsent dcret seront ports au Tribunal Correctionnel qui y statuera toutes affaires cessantes, sans remise ni tour de rle.
Article 20.- En cas de rcidive quel que soit le laps de temps coul entre la perptration du premier dlit et celle des dlits qui l'auront suivi, le Directeur, ni le grant responsable ne pourront reprendre aucune publication avant un dlai de six mois compter de la date o ils auront purg leur dernire condamnation.
Article 21.- Le prsent dcret abroge toutes lois ou dispositions de lois, tous dcrets-lois ou dispositions de dcrets-lois, tous arrts ou rglements qui lui sont contraires, notamment les lois des 15 dcembre 1922, 27 juin 1923, 18 juin 1924 et 19 janvier 1929. Il sera publi et excut la diligence des Secrtaires d'Etat de l'Intrieur et de la Justice, chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais National, Port-au-Prince, le 13 juin mil neuf cent cinquante, An 147me de 1 Indpendance.
Franck Lavaud: Gnral de Brigade, Arme d'Haiti Prsident de la Junte de Gouvernement.
Antoine Levelt: Colonel, Arme d'Haiti Membre de la Junte de Gouvernement
Paul E. Magloire: Colonel Arme d1Haiti Membre de la Junte de Gouvernement.
Par la Junte de Gouvernement:
Le Secrtaire d'Etat de la Justice et du Travail Emile ST LOT Le Secrtaire d'Etat de 1'Intrieur et de la Dfense Nationale Paul E. MAGLOIRE. Le Secrtaire d'Etat des Travaux Publics: Luc E. FOUCHE Le Secrtaire d1 Etat des Finances : Franois GEORGES Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures, des Cultes et du Tourisme : Antoine LEVELT Le Secrtaire d'Etat du Commerce : Marcel FONBRUN Le Secrtaire d Etat de la S ai A. "-'-blicue et de 1'Education 1 on Dr. Joseph LOUBEAU Le Secrtaire d'Etat de 1 Agriculture et de l'Economie Nationale: Georges CADET
Du 26 aot 1957 renforant les dispositions du Dcret du 13 juin 1950 sur la Presse (Moniteur du 27 aot 1957, No. 90)
Le Conseil Militaire de Gouvernement
Vu la Proclamation du 14 juin 1957 du Conseil Militaire de Gouvernementj
Vu les articles 313 et suivants du --Cpde Pnal.
Vu le Dcret du 13 juin 1950 de la Junte de Gouvernement sur la Presse.
Considrant que l'exercice du droit d'expression de la pense par la voie de la radio et de la Presse ne doit jamais porter atteinte la vie des personnes, au respect qui est d aux Institutions Nationales ou compromettre la stabilit politique de l'Etat;
Considrant que l'abus du droit d'expression de la pense qui entend l'excitation des esprits a t l'une des causes du bouleversement qu'a connu le pays de dcembre 1956 l'instauration de ce gouvernement.
Considrant qu'il importe de sauvegarder l'ordre et la Paix publique particulirement durant la campagne lectorale, qu'il y a lieu par consquent
de renforcer les dispositions du dcret du 13 juin 1950 sur la presse;
Sur le rapport de l'Officier charg du Dpartement de l'Intrieur et aprs dlibration en conseil des Officiers chargs des diffrents parlements ministriels ?
Article 1.- Les injures, les diffamations et les outrages commis par la voie de la Radio ou de la Presse soit envers les Membres des pouvoirs de l'Etat, soit envers les autorits militaires
ne sont pas infractions politiques et sont passibles des peines de droit commun.
Article 2.- L'autorit militaire se saisira sur le champ de la Presse de qui conque aura perptr l'une quelconque des infractions cites l'article premier ci-dessus pour le faire juger par le Tribunal comptent. S'il s'agit de l'une des infractions prvues par le Dcret du 13 juin 1950 la peine applicable sera toujours le double de celle prvue au dit dcret.
Article 3.- Lorsque les dessins, les gravures, les peintures, ou tout autre mode d'expression de la pense, ont pour but de nuire l'autorit d'un ou de plusieurs membres des Corps constitus leurs auteurs seront passibles des peines portes aux articles 7, 8, 9 du dcret du 13 juin 1950 selon le cas.
Article 4.- La propagande lectorale ne pourra tre faite par la voie de la Radio qu'en dehors des heures de travail des bureaux de l'Administration Publique. Elle pourra commencer ds 8 heures du matin les dimanches et les jours fris. En aucun cas elle ne pourra se prolonger au-del de 9 heures
Les in jures, les expressions outrageantes lances par la voie de la radio l'adresse des particuliers seront, en raison de leur publicit, assimiles l'outrage public la pudeur.
Les infractions la limitation de la propagande lectorale ou l'interdiction de lancer les injures et les outrages par la Radio entraneront, de plein droit, la fermeture de la station de radiodiffusion de laquelle manent les dites injures ou expressions outrageantes sans prjudice des peines prvues aux articles 7, 8 ou 9 du susdit dcret du 13 juin 1950.
Article 5.- L'autorit militaire, procdera avec le concours de l'Officier de justice comptent la fermeture de toute station de radiodiffusion, de tout journal, la confiscation de tout SOUND TRUCK qui auraient servi la diffusion de propos subversifs de l'Ordre public, ce jusqu' dcision judiciaire.
L'entre, la circulation ou la vente dans le Pays des journaux ou crits priodiques dits l'tranger et tendant rpandre les dits propos subversifs de l'Ordre public sont galement interdites. Toute infraction cette interdiction sera punie d'un mois six mois d'emprisonnement et d'une amende pouvant s'lever de deux cent vingt cinq (225) deux mille cinq cents (2.500.000) gourdes.
Article 6.- Le prsent Dcret sera publi et excut la diligence des officiers chargs des Dpartements de 1'Intrieur et de la Justice chacun en ce qui le concerne.
Donn au Quartier Gnral du Conseil Militaire de Gouvernement Port-au-Prince, ce 26 aot 1957, An 154me de l'Indpendance.
Antonio Th. KEBREAU Gnral de Brigade A. d'H. Prsident Emile ZAMOR Colonel A. d'H. Membre
Adrien VALVILLE Colonel A. d'H. Membre
Par le Conseil Militaire de Gouvernement
Gaston Georges Colonel A. d'H. charg des Dpartements de l'Intrieur et de la Dfense Nationale. Capitaine Andr FAREAL) A. d'H. charg des Dpartements de la Justice et du Travail Colonel Maurepas ALCINDOR A. d'H. charg du Dpartement des Finances Colonel Louis ROUMAIN A. d'H. charg des Dpartements des Relations Extrieures et des Cultes-Capitaine Oswald HYPOLITE, Ing. A. d'H. charg des Dpartements des Travaux Publics et de l'Agriculture Capitaine Christophe MERVILUS A. d'H. charg des Dpartements du Commerce
et de l'Economie Nationale Capitaine Grard BOYER, SS A. d'H. charg des Dpartements de la Sant Publique et de l'Education Nationale
du 9 janvier 1968 sur les Droits d'auteur d'oeuvres littraires, scientifiques et artistiques (harmonisant les prvisions de la loi du 6 octobre 1985 avec les stipulations des Conventions internationales) (Moniteur du 18 janvier 1968)
DOCTEUR FRANOIS DUVALIER Prsident Vie de la Rpublique
Vu les articles 16, 19, 21, 22, 26, 34, 93 et 177 de la Constitution;
Vu la Loi du 6 octobre 1885 sur la proprit des oeuvres littraires et artistiques;
Vu la Convention Interamricaine de Washington du 22 juin 1946 sur les Droits d'auteur d'oeuvres littraires, scientifiques et artistiques;
Vu la Convention Universelle de GeneVe du 6 septembre 1952 sur le Droit d'Auteur;
Vu le Dcret de la Chambre Lgislative en date du 19 septembre 1967, suspendant les garanties prvues aux articles 17, 18, 19, 20, 25, 31, 34, 48, 70, 71, 72, 93 (7me alina) 97, 109, 110, 112 (2me alina), 126, 147, 148, 151, 152 190, 195 de la Constitution; et accordant Pleins Pouvoirs au Chef du Pouvoir Excutif pour lui permettre de prendre jusqu' la rentre de la Chambre Lgislative le deuxime lundi d'avril 1968, par dcrets ayant force de Lois toutes les mesures qu'il aura juges ncessaires la sauvegarde de l'intgrit du Territoire National et la Souverainet de l'Etat, la consolidation de l'ordre et de la Paix, au
maintien de la stabilit politique, financire et conomique de la Nation, l'approfondissement du bien-tre des populations, la dfense des intrts gnraux de la Rpublique^.
Considrant qu'il convient d'harmoniser les prvisions de la Loi haitienne du 6 octobre 1885 avec les stipulations des Conventions internationales ci-dessus indiques;
Considrant qu'au surplus le concept juridique de la patrimonialit des droits de l'esprit s'affirmant chaque jour davantage, il y a galement lieu de tenir compte des impratifs des temps nouveaux et de l'volution significative qui s'est produite, un peu partout, dans le sens de l'extension et du renforcement des droits privatifs des auteurs sur leurs oeuvres littraires, scientifiques et artistiques ;
Considrant que les droits sur les lettres nissives doivent tre, en mme temps, rglements;
Sur le rapport du Secrtaire d'Etat de la Justice ;
Et aprs dlibration en Conseil des Secrtaires 3'Etat;
Article 1.- Sous l'appellation de Droit d'auteur, des prrogatives ayant trait l'exploitation exclusive de sa cration, embrassant l'ensemble des modalits de la protection laquelle il peut prtendre pour elle sont reconnues celui sous le nom de qui est rendue publique une oeuvre littraire, scientifique ou artistique, en constituant cet effet son profit, au moins pour un temps, un monopole lgal.
Article 2. La notion des droits de l'auteur implique par elle-mme une forme particulire d'appropriation complte. Elle donne naissance, indpendamment de toute ide d'intgration matrielle dans les ouvrages de l'esprit qui en font l'objet, au concept juridique des proprits incorporelles ou intellectuelles sur lequel repose la proprit littraire et artistique, protge par la loi.
Article 3.- Les droits d'auteur confrent leur titulaire le maximum d'avantages. A leur caractre d'exclusivit, qui fait obstacle toute prtention rivale, sur les mmes oeuvres, s'ajoute leur opposabilit, laquelle est susceptible, 1'occasion, de s'imposer tous.
Article 4. Toutefoi s, les droi ts subjectifs tabli s par rapport 1 ensemble des valeurs positi-ves ou ngatives, ressortissant une mme personne se divi sant en droi ts patrimoniaux et extrapatrimoniaux 1e monopole d'exploitation, indiqu l'article 1er et dont 1'aut eur d'une oeuvre est investi, ne rsume que ses droits patrimoniaux, sans pouvoir porter atteinte au privilge hors du commerce qui lui chet de conserver la matrise de sa pense et de son oeuvre, de dcider, au besoin, de sa publication ou de sa non publicati on. Ce droit, qui n'appartient qu' lui seul, est absolu : il est discrtionnaire.
Article 5. Faisant partie des attributs de la personnalit, ce droit moral ou extrapatrimonial, non susceptible d'valuation pcuniaire, demeure intangible et est inalinable et insaisissable.
Article 6. L'auteur a au surplus la facult de choisir entre la publication de son oeuvre sous son nom, ou sous un autre nom ou d'une faon anonyme.
Article 7. Tant que 1 'auteur n a pas pris le parti de publier son oeuvre, la reproduction
quel qu'en soit le mode, en est strictement prohibe. Nul ne peut contraindre ] 'crivain ou ] 'artiste livrer sa personnalit intellectuelle ou morale au public. |
Article 8.- Ainsi l'oeuvre ne peut pas e-tr< 1 'objet de saisie de la part des cranciers de l'crivain ou de l'artiste. ,
Article 9.- Si l'auteur consent laisser publier son oeuvre suivant un mode dtermin, elle ne peut l'tre que suivant ce mode. Les conventions tablies cet effet, sous forme de contrat d'dition, de reproduction, de reprsentation, tiennent lieu de loi aux parties, conformment l'article 925 du Code Civil.
Article 10.- Les droits d'auteur comprennent la facult exclusive pour l'auteur d'une oeuvre littraire, scientifique ou artistique de faire usage de son oeuvre et d'en autoriser l'utilisation, en totalit ou en partie, de disposer de ses droits un titre quelconque en totalit ou en partie et les transmettre par testament ou par opration de la loi. L'utilisation de l'oeuvre pourra tre faite selon la nature de celle-ci par l'un quelconque des procds suivants ou d'autres qui peuvent se prsenter dans l'avenir.
L'auteur pourra:
a) la publier, soit sous forme imprime, soit sous toute autre forme;
b) la reprsenter, la rciter, l'exhiber, ou l'excuter publiquement;
c) la reproduire, l'adapter ou la prsenter par la cinmatographie;
d) ] 'adapt er et autoriser son adaptation gnrale ou spoi a] e aux atpareil s qu i servent Ja reproduire mcaniquement ou c']ect t iquemetit ou ] excut er en public au moyer. desdits appareils.
e) la diffuser par phot ogi ai hi e, tlphotographie, tlvision, radiodiffusion, ou n'importe quel autre procd prsentement connu, ou qui pourrait tre ultrieurement invent et qui serve la reproduction des signesydes sons et des images.
f) la traduire, la transposer, l'arranger, l'instrumenter, la dramatiser, 1'adaptei et en gnral 1 a transformer d'une manire quel conque ;
g) la reproduire, sous une forme quelconque, en totalit ou en partie.
Arti cle 11.- Les oeuvres littraires, scientifiques et artistiques, protges par le prsent Dcret, comprennent: les livres, manuscrits, brochures de t ous genres, quelle que soit 1eur longueur, les textes manuscrits ou imprims des confrences, discours, leons, sermons et autres ouvrages de mme nature, les oeuvres thtrales ou les drames musicaux, les chorgraphies et les pantomimes dont la scne est fixe par crit ou sou une autre forme, les compositions musicales avec ou sans paroles, les dessins, les illustrations, les peintures, les sculptures, les gravures, les lithographies, les oeuvres pnotographiques et cinmatographiques, les sphres astronomiques ou gographiques, les cartes, plans, croquis ou travaux plastiques relatifs la gographie, la gologie, la topographie, l'architecture, ou toute autre science, et enfin toutes les productions littraires, scientifiques ou artistiques susceptibles d'tre publies ou reproduites.
Article 12.- Sont galement reconnus et protgs les droits d'auteur relativement aux oeuvres indites ou non publies.
Article 13.- La mme protection est aussi bien accorde aux oeuvres d'art excutes principalement des fins industrielles, sans qu'elle puisse s'tendre l'utilisation industrielle des thories sci ent i fi ques.
Article 14.- Les traductions, adaptations, compilations, arrangements, abrgs, dramatisations ou autres versions d'oeuvres littraires, scientifiques et artistiques, y compris les adaptations \ photographiques et cinmatographiques, jouissent de la protection institue par le prsent Dcret, comme oeuvres originales sans prjudice des droits de l'auteur sur l'oeuvre utilise.
Article 15.- Lorsque les travaux indiqu en l'article prcdent se rapportent des oeuvres tombes dans le domaine public, ils sont encore protgs comme oeuvres originales. Cette protection n'entrane pas cependant le droit exclusif d'utiliser ] 'oeuvre primitive.
Article 16.- Les oeuvres littraires, scientifiques et artistiques, bnficiant de la protection lgale et qui sont publies dans les journaux et. revues ne pourront pas tre reproduites sans autorisation, quelle que soit la nature du sujet.
article 17.- Les articles d'actualit, publis dans les journaux et revues, pourront tre reproduits dans la presse, moins que la reproduction n'en soit interdite par une rserve spciale ou gnrale qui en est incluse. Dans tous les cas devra tre indique, de manire prcise, la source d'o ils proviennent. Toutefois, la simple signature de l'auteur quivaudra une mention de rserve.
Article 18.- La protection de la loi ne s'applique pas aux informations contenues dans les nouvelles du jour publies dans la presse.
Article 19.- Le droit la paternit, sur une oeuvre littraire ou artistique, est le droit qu'a l'auteur de la publier sous son non. Etant une cration de l'esprit, l'oeuvre est lie l'auteur par un rapport de filiation spirituelle. Ainsi, s'il appartient l'auteur seul de dcider si son oeuvre doit tre ou non publie, c'est lui qu'il appartient seul, aussi, de dcider si elle doit l'tre ou non sous son nom.
Article 20.- L'auteur est galement investi du droit de dfendre son nom. Non seulement il peut poursuivre quiconque donne un faux nom ses oeuvres et lui interdire de les publier sous un nom autre que le sien, il peut poursuivre ceux qui usurpent son nom.
Article 21.- L'usage frauduleux du nom d'un auteur est une contrefaon et toute contrefaon est un dlit. Dans ce cas, outre les peines d'amende et de confiscation prvue suivant l'espce, aux articles 349, 350, 351 du Code pnal, qui seront appliques par le Tribunal correctionnel comptent, la victime de l'infraction, en se constituant partie civile pourra aussi rclamer des dommages-intrts, devant la juridiction rpressive, en conformit des articles 3 C.I.C., 11 C.P., 1168 et 1169 du Code Civil.
Article 22.- Le complice de la contrefaon est punissable dans les conditions de droit commun. Il peut tre poursuivi, mme si l'auteur principal est inconnu et n'a pas t mis en cause.
Article 23.- Les auteurs ont le droit exclusif, durant leur vie, de vendre, faire vendre, distribuer, reprsenter, traduire ou faire traduire dans un autre idiome, leurs ouvrages gnralement quelconques, d'en cder la proprit, en tout ou partie, en employant les procds appropris la reproduction de chaque catgorie d'ouvrages,
compte tenu des nonciations de l'article 10 du prsent Dcret.
Article 24.- A la mort d'un auteur, les mmes prrogatives passent ses hritiers qui en bnficient, comme titulaires de ses droits patrimoniaux, pendant vingt-cinq ans compter de son dcs, dans l'ordre pour les successions. Aprs quoi, les ouvrages protgs tombent dans ]e domaine public.
Article 25.- Pendant cette priode de vingt-cinq ans, le conjoint survivant, commun en biens l'exclusion de ses hritiers personnels, de ses lgataires ou ayants-cause, a droit en dehors des autres avantages que lui confre la loi la moiti des recettes provenant de l'exploitation des oeuvres de l'esprit de l'auteur dfunt, lorsqu'elles ont t cres durant le mariage. Tout dsaccord entre les parties intresses rendrait les tribunaux juges de l'espce.
Article 26.- Ce partage de produits pcuniaires n'a pas lieu en cas de jugement dfinifif de sparation de corps ou de divorce prononc entre les poux et cesse, si ledit conjoint contracte un nouveau mariage.
Article 27.- Quiconque aura publi, reproduit, expos ou fait reprsenter, sans tre muni du consentement crit de l'auteur ou de ses hritiers ou des ayants-cause, une oeuvre artistique, littraire ou scientifique, dont il n'aurait pas acquis la proprit, est coupable du dlit de contrefaon et sera poursuivi et puni, conformment aux dispositions des articles 347, 348, 349, 350 et 351 du Code Pnal.
Article 28.- Le juge de paix comptent est tenu de confisquer, premire rquisition des auteurs, de leurs hritiers ou autres propritaires,
et leur profit, tous les exemplaires ou toutes copies ou reproductions de l'oeuvre imprime ou grave, ou peinte, ou destine par un procd quelconque, ou sculpte sans le consentement dont il est question l'article prcdent.
Article 29.- le contrefacteur sera, de plus, condamn par le Tribunal comptent des dommages-intrts .
Article 30.- Le vendeur d'ditions contrefaites sera galement condamn des dommages-intrts, en faveur du propritaire, mme s'il n'est pas reconnu contrefacteur.
Article 31.- La parodie ou le pastiche ne sont pas considrs comme contrefaon. Ils sont licites condition qu'ils ne constituent pas une reproduction de l'oeuvre originale et ne puissent induire en erreur en crant une confusion.
Article 32.- Il y a galement lieu de distinguer la contrefaon du plagiat. Moralement blmable, le plagiat n'entrane des sanctions qu'en cas d'abus qui le font alors assimiler la contrefaon. Il en est ainsi quand les emprunts faits l'oeuvre d'autrui, sans mention d'origine, sont notables et dommageables. Les tribunaux jouissent cet gard d'un large pouvoir d'apprciation.
Article 33.- La traduction publie sans autorisation de l'auteur constitue une contrefaon, si l'oeuvre est encore dans le domaine priv.
Article 34.- Tous les moyens de preuve du droit commun sont admis pour tablir la contrefaon en matire littraire et artistique.
Article 35.- Le Doyen du Tribunal Civil pourra, sur requte rpondue par ordonnance, autoriser
la saisie-contrefaon. Sous rserve de toute action civile ou pnale approprie, son intervention cesse d'tre facultative pour s'imposer quand elle doit avoir pour effet de suspendre des reprsentations ou des excutions publiques d'oeuvres thtrales ou de compositions musicales faites en violation des droits d'auteur. Statuant en rfr, en application de l'article 754 C.P.C., le Doyen du tribunal Civil sera comptent, dans les cas d'urgence dment justifis, pour ordonner la mainleve ou le cantonnement de la saisie, contrefaon sur des considrations motives, et sans prjudice au principal.
Article 36.- Lorsque le Tribunal Civil, sigeant en ses attributions ordinaires, est saisi du Fond du procs, la requte du contrefacteur prtendu, il est comptent pour ordonner la main leve de la saisie et il peut ventuellement condamner le saisissant qui succombe des dommages-intrts. Il est comptent, galement, pour prononcer la contrefaon la requte de l'auteur ou de ses ayants-droit. Toutefois, l'action du contrefacteur prtendu, l'auteur a aussi le droit de riposter par une citation donne directement en police correctionnelle.
Article 37.- Mme dfaut de plainte de la partie lse, le Ministre Public peut, d'office, requrir la saisie et poursuivre les contrefacteurs.
Article 38.- Tant que l'auteur ne s'est pas
rvl, en dvoilant son identit, les poursuites
peuvent tre valablement engages par l'diteur pour les oeuvres anonymes.
Article 39.- Les auteurs ayant un pseudonyme ont, cet gard, les mmes droits que les auteurs | publiant sous leur nom rel.
Article 40.- Le dlit. de contrefaon se prescrit par trois ans suivant ]es distinctions d'poque tablies aux articles 466 et 467 C.T.C.
Article 41.- La proprit littraire, sur une oeuvre de l'esprit, existe de plein droit, du fait de sa cration, indpendamment de toute formalit.
Article 42.- Sont protgs, sous le bnfice de la rciprocit reconnue par leur loi interne, l'gal des droits attribus aux auteurs haitiens, les droits des auteurs trangers ressortissant d'un Etat li par les mmes conventions internationales qu'Haiti, sur tous les ouvrages, fruit de l'intelligence, quelles qu'en soient la nature, la valeur, l'tendue ou la destination. Cependant, pour tout ouvrage publi ^n Haiti, l'auteur ou le titulaire de ce droit, est astreint, avant sa mise en vente, en dposer six exemplaires la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale, rpartir dans les bibliothques publiques par ]es soins du Chef de ce Dpartement. De plus, lorsqu'il s'agira d'ouvrages caractres didactiques et de publications intressant la jeunesse, trois exemplaires supplmentaires de ceux-ci devront tre dposs au Dpartement de l'Education Nationale aux fins de contrle, sans prjudicier aux dispositions qui prcdent.
Article 43.- Ce dpt lgal s'effectuera, pour les ouvrages mis en vente en Haiti publis l'tranger, par un Hatien ou par un tranger domicili en Haiti, dans les trois mois de leur publication.
Article 44.- Faute par le titulaire du droit d'auteur de s'excuter, une mise en demeure lui sera notifie, par exploit d'huissier, la requte du Commissaire du Gouvernement, sur la plainte crite des Dpartements ministriels intresss.
Si le dpt dont il s'agit n'est pas accompli dans les trente jours qui suivent cette sommation, le contrevenant encourrera une peine de deux cent cinquante gourdes d'amende qui sera prononce contre lui par la juridiction comptente, sur les diligences du Ministre public. Cette amende sera double en cas de rcidive.
Article 45.- En vue de faciliter l'utilisation des oeuvres littraires, scientifiques et artistiques, il est recommand l'emploi de l'expression Droits Rservs ou de l'abrviation de celle-ci D.R. ou du symbole C (entour d'un cercle) que l'on fera suivre de l'indication de l'anne dater de laquelle la protection commence, avec le nom et l'adresse du titulaire des droits, et le lieu d'origine de l'oeuvre au verso de la page de garde, s'il s'agit d'une oeuvre crite, ou tout autre endroit appropri, selon la nature de l'oeuvre, comme par exemple, en marge, au verso, sur la base permanente, le pidestal ou la substance sur laquelle elle est appose. Il est entendu, toutefois que le fait de rserver les droits sous la forme ci-dessus, ou sous toute autre forme, ne sera pas interprt comme condition pour la protection de l'oeuvre en application du prsent Dcret.
Article 46.- L'auteur d'une oeuvre quelconque, qui est protge, conserve, lorsqu'il dispose de ses droits d'auteur, par vente, cession ou d'autre manire, la facult de revendiquer la paternit de son oeuvre et de s'opposer toute modification ou utilisation de celle-ci qui pourrait tre prjudiciable sa rputation d'auteur, moins que, par consentement antrieur, contemporain ou postrieur cette modification, il n'ait cd cette Facult ou qu'il n'ait renonc.
Article 47.- Le titre d'une ^euvre protge qui, en raison de la rputation internationale
de celle-ci, a acquis un caractre tellement distinctif qu'il lui donne une identit particulire, ne pourra pas tre reproduit dans une autre oeuvre sans le consentement de l'auteur. Cette interdiction ne s'tend pas l'emploi d'un titre relativement aux oeuvres d'une nature si diffrente que toute possibilit de confusion est limine. Quand il y a lieu, il peut tre ordonn par justice la suppression du titre, avec condamnation de l'usurpateur des dommages-intrts vis--vis de la victime.
Article 48.- Les propritaires d'ouvrages posthumes, par succession ou un autre titre, sont assimils leurs auteurs et jouissent des mmes droits et des mmes privilges, sous l'obligation de les imprimer sparment.
Article 49.- Lorsqu'elles prsentent un caractre original, les lettres missives c'est--dire les crits qu'une personne adresse une autre et qui constituent la correspondance change entre elles, jouissent, elles-aussi, de la mme protection acquise la proprit littraire.
Article 50.- A cet effet, il y a lieu de distinguer entre, d'une part, le corps de la lettre, l'instrument matriel, et, d'autre part, l'oeuvre elle-mme ou le contenu de l'instrument.
Article 51.- Tandis que la proprit matrielle de la lettre appartient au destinataire, ds sa rception, le droit d'auteur rside en la personne de celui qui l'a crite et passe, son dcs, ses hritiers ou ayants-droit qui le conservent leur tour pendant vingt cinq ans, conformment aux nonciations de l'article 24.
Article 52.- Si, selon les principes gnraux, l'auteur d'une lettre peut disposer en toute libert de son oeuvre et en particulier, l'aliner, soi-
titre onreux, soit titre gratuit, il ne peut la publier, toutefois, qu' la condition de ne mentionner le nom du destinataire qu'avec l'autorisation de celui-ci et de ne lui causer aucun prjudice, mme moral.
Article 53.- Nanti de la propriti matrielle de la lettre, le destinataire a, de son ct, le droit de la conserver par devers lui et de se refuser la restituer l'expditeur. Il a aussi le droit d'en rclamer la restitution au cas ou elle serait dtenue indment par un tiers.
Article 54.- Nanmoins, les droits de l'auteur de la lettre, comme ceux du destinataire, sont limits par le droit au secret. Le secret inclus dans la missive est inviolable, mais ce principe n'intervient que pour les lettres qui ont un caractre confidentiel. Et c'est au juge du fait qu'il appartient d'tablir le dpart entre les missives, destines demeurer secrtes et celles qui peuvent tre divulgues impunment.
Article 55.- Toute violation du secret d'une lettre missive, non justifie par un intrt srieux et lgitime, est un abus du droit de proprit et peut donner lieu une action en dommages-intrts, taye sur les prescriptions de l'article 1168 du Code Civil.
Article 56.- Le prsent Dcret abroge toutes Lois ou dispositions de Lois, tous Dcrecs ou dispositions de Dcrets, tous Dcrets-Lois ou dispositions de Dcrets-Lois qui lui sont contraires et sera publi et excut la diligence des Secrtaires d'Etat de la Justice, de l'Intrieur et de la Dfense Nationale, des Affaire Etrangres et de l'Education Nationale, chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais National, Port-au-Prince, le 9 janvier 1968, An 165me de l'Indpendance.
Simon DESVARIEUX Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale: Dr. Aurle A. JOSEPH Le Secrtaire d'Etat des Affaires Etrangres et des Cultes: Ren CHALMERS Le Secrtaire d'Etat de l'Education Nationale: Lonce VIAUD Le Secrtaire d'Etat des Affaires Sociales: Max A. ANTOINE Le Secrtaire d'Etat des Finances et des Affaires Economiques: Clovis M. DESINOR Le Secrtaire de la Coordination et de l'Information: Paul BLANCHET Le Secrtaire d'Etat du Commerce et de l'Industrie: Lebert JEAN PIERRE Le Secrtaire d'Etat de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Dveloppement rural: Louis BLANCHET Le Secrtaire d'Etat des Travaux Publics, Transports et Communications: Raoul LESPINASSE Le Secrtaire d'Etat de la Sant Piublique et de la Population: Dr. Fritz AUDOIN
du 22 mars 1977 crant la Radio Nationale (Radio d'Etat) (Moniteur du 2 juin 1977)
JEAN CLAUDE DUVALIER Prsident Vie de la Rpublique
Vu les articles 61, 68, 94, 160, 180 et 181 de la Constitution;
Vu le Dcret du 16 septembre 1935 modifi par celui du 10 dcembre 1936 portant rglementation de la cration, l'identification, les buts, les frquences et le fonctionnement des stations de radiodiffusion ;
Vu le Dcret du 27 septembre 1969 portant cration d'un organisme de contrle dnomm CONSEIL NATIONAL DE TELECOMMUNICATIONS;
Vu les articles 3, 4 et 5 de la loi du 8 septembre 1965 sur le budget et la comptabilit publique;
Vu le Dcret de la Chambre Lgislative en date du 21 aot 1976 suspendant les garanties prvues aux articles 17, 18, 19, 20, 25, 31, 34, 48, 70, 71, 72, 93 (dernier alina) 95, 112, 113, 122 ( 2me alina) 125 (2me alina) 150, 151, 155, 193 et 198 de la Constitution et accordant pleins pouvoirs au Chef du Pouvoir Excutif pour lui permettre de prendre jusqu'au deuxime lundi d'Avril 1977, par Dcrets ayant force de Lois toutes les mesures qu'il jugera ncessaires la sauvegarde de l'intgrit du Territoire National et de la Souverainet de l'Etat, la consolidation de l'Ordre et de la Paix, au maintien de la stabilit conomique et financire de la Nation l'approfondissement
du bien-tre des populations rurales et urbaines, la dfense des intrts gnraux de la Rpublique;
Considrant qu'il importe d'intensifier la conscientisation, la motivation et l'ducation formelle et informelle des masses rurales et urbaines en vue de la ralisation des objectifs de la Politique de dveloppement du Gouvernement de la Rpublique;
Considrant qu'il est ncessaire de sauvegarder et promouvoir les valeurs culturelles d'Haiti par tous les moyens jugs efficaces, notamment au moyen de la radiodiffusion;
Considrant qu'il importe de faire entendre la voix d'Haiti travers le monde et informer les familles hatiennes vivant l'extrieur sur l'volution gnrale du pays sous l'gide de la Rvolution conomique-Sur le rapport du Secrtaire d'Etat de la Coordination et de l'Information;
STATUTS ET OBJECTIFS CHAPITRE I STATUT
Article 1.- Il est cr, Port-au-Prince, sous le nom de 4VRD, Radio Nationale, un organisme autcwde>dot de la personnalit civile et de l'autonomie financire, plac sous la tutelle de la Secr-tairerie d'Etat de la Coordination et de l'Information.
Article 2.- La 4VRD, Radio Nationale est un organisme sans but lucratif caractre fondanen-tal*cn*pt. ducatif.
CHAPITRE II- OBJECTIF
Article 3. La 4VRD, Radio Nationale a pour mission de:
a) participer la conscientisation, la motivation et l'ducation formelle et informelle des masses rurales et urbaines, en vue de la ralisation des objectifs de la Politique de Dveloppement.
b) sauvegarder et promouvoir les valeurs culturelles d'Haiti, travers les contes et lgendes, la musique, le thtre.
c) faire entendre la voix d'Haiti travers le monde et informer les familles hatiennes vivant l'extrieur sur l'volution gnrale du pays.
Article 4.- La 4VRD, Radio Nationale est dirige par un Directeur Gnral et administre par un Conseil de Direction. La direction gnrale est assiste, en matire de programmation gnrale, par une commission nationale de programmes dont les avis motivs sont examins suivant les dispositions de l'article 19 du prsent Dcret.
CHAPITRE III- DU DIRECTEUR GENERAL
Article 5.- Le Directeur gnral de la 4VRD, Radio Nationale, Prsident du Conseil de Direction, est nomm par commission du Prsident Vie de la Republique aprs avis du Secrtaire d'Etat de tutelle.
Article 6.- Il est charg de la Direction et de l'animation gnrale de la 4VRD. A ce titre, il s'assure que les activits des divers directions et services annexs s'exercent avec efficacit et dans le respect des orientations dfinies pour la Radio Nationale.
Article 7.- Il labore le rglement intrieur de la 4VRD et a autorit sur l'ensemble du personnel. Il engage le personnel dont la nomination n'est pas rserve une autre autorit.
Article 8.- Il est l'ordonnateur des recettes et des dpenses de la 4VRD. Il reprsente la 4VRD en justice, tant en demande qu'en dfense et dans tous les actes de la vie civile. Il signe la correspondance gnrale de la 4VRD.
Article 9.- En cas d'empchement ou d'absence, il peut par note de service donner dlgation de signature ou de reprsentation tel membre du Conseil de Direction dont le choix est approuv par l'autorit de tutelle.
Article 10.- Le Directeur gnral recueille l'avis du Conseil de Direction sur le projet de programmation gnrale de la 4VRD, compte tenu des avis motivs de la commission Nationale Consultative .
CHAPITRE IV A) DU CONSEIL DE DIRECTION
Article 11.- Le Conseil de direction de la 4VRD comprend:
a. Le Directeur de Programmation
b. Le Directeur de Radio ducative
c. Le Directeur des ralisations culturelles et artistiques
d. Le Directeur technique
e. Le Directeur du Personnel et du matriel
Article 12.- Le Conseil de Direction est prsid par le Directeur Gnral de la 4VRD et en cas d'absence ou d'empchement par un membre dsign dans les conditions prvues l'article 8 du prsent dcret.
Article 13.- Le Conseil de Direction se runit l'ordinai re chaque semestre sur convocation du Directeur Gnral et l'extraordinaire aussi souvent que de besoin.
Article 14.- L'ordre du jour des runions est arrt par le Prsident du Conseil. Le Conseil donne son avis sur le projet de budget annuel de la 4VRD avant la prsentation du dit projet aux autorits de tutelle et sur toutes autres questions qui lui sont soumises par le Directeur Gnral.
Article 15.- Il est consult sur les rglements intrieurs de la 4VRD ainsi que sur le rapport annuel des activits de la Station avant de le transmettre aux autorits de tutelle et la Commission Nationale Consultative.
Article 16.- Fait galement partie du Conseil de Direction le service commun d'valuation et de supervision des groupes d'coute organise. Le dit service relve directement du Directeur Gnral. Le responsable du service d'valuation et de supervision des groupes d'coute organise participe aux runions du Conseil de Direction sur convocation expresse du Directeur Gnral.
CHAPITRE V B) DE LA COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE
Article 17.- La Commission Nationale Consultative comprend titre de membres de droit les reprsentants des principales instances gouvernementales, notamment :
a. La Secrtairerie d'Etat de la Coordination et de 1'Information
b. La Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale
c. La Secrtairerie d'Etat de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Dveloppement rural.
d. La Secrtairerie d'Etat des Affaires Etran gres et des Cultes
e. La Secrtairerie d'Etat des Affaires Sociales.
f. L'Assemble Nationale
g. L'Universit
i. L'Administration communale de Port au -Prince
j. L'Office National du Tourisme et des Relations publiques
k. La Commission Nationale de 1'UNESCO
Article 18.- Elle peut galement s'adjoindre les reprsentants des principaux courants de la pense, des arts et de la culture:
a. Un (ou deux) directeur de troupe thtrale;
b. Deux reprsentants de la musique classique et folklorique ;
c. Un Directeur d'orchestre
e. Un reprsentant des crivains;
f. Un reprsentant de 1'Association des journalistes ;
g. Un reprsentant de la Fdration Nationale de Football;
h. Certains chercheurs en Sciences Sociales et certaines personnalits connues pour leur autorit intellectuelle et morale.
Article '19.- La commission consultative nationale de Programmation conseille sur 1'orientation de la politique gnrale des programmes de la 4VRD.
Elle se runit une fois par an sur convocation du Directeur gnral et sous la prsidence de 1'autorit de tutelle.
Article 20.- Les avis motivs de la commission consultative nationale en matire d'ducation sont examins au sein d'un comit interministriel des programmes ducatifs.
CHAPITRE VI DU COMITE INTERMINISTERIEL Article 21.- Le comit interministriel des programmes ducatifs comprend les reprsentants de :
L'enseignement rural? L'enseignement urbain; L'Institut pdagogique national; L'ONAAC
L'animation rurale; 4
La sant et le centre d'hygine familiale ;
Le BUNAFAN ci-devant PRONUDERU
L'extension agricole
Coopratives;
CONADEP:
Les mouvements fminins.
Article 22.- Le comit interministriel des programmes ducatifs se runit chaque semestre, au local de la 4VRD, sous la prsidence du Directeur gnral de la dite station.
Au cours de chaque runion, le Directeur gnral rend compte des ralisations en cours, enregistre les propositions des diffrents services utilisateurs et recueille les avis et suggestions des membres du comit sur la grille prvisionnelle des missions ducatives, formelles et informelles et culturelles, retenue pour le prochain semestre.
Article 23.- A cet effet, le comit labore chaque semestre une programmation commune l'ensemble des secrtaireries, organismes et services d'Etat vocation ducative, compte tenu des priorits du plan de dveloppement national.
Article 24.- L'application des programmes ducatifs formels retenue par le comit est assure par la Direction de la Radio ducative charge de la conception et de la ralisation des missions scolaires et extra-scolaires ainsi que de l'organisation des groupes d'coute.
Article 25.- L'organisation et le fonctionnement des directions prvues dans le cadre d i prsent
Dcret font l'objet des rglements internes de la 4VRD, Radio nationale.
TITRE III REGIME FINANCIER
Article 26.- la gestion financire et comptable de la 4VRD, Radio Nationale est assure conformment aux dispositions de la loi du 8 septembre 1965 sur le budget et la comptabilit publique applicable aux tablissements publics autonomes.
Article 27.- Le budget de la 4VRD, Radio nationale est aliment par :
1) les subventions de l'Etat
2) les produits de la vente des publications;
3) les dons et les legs;
4) les contributions des Secrtaireries et autres organismes d'Etat
Article 28.- Les dpenses budgtaires comprennent :
1) les frais de fonctionnement en matriel et en personnel;
2) les frais de correspondance et de reprsentation ;
3) les frais d'investissement en quipement et d'extension en provinces.
TITRE IV DISPOSITIONS SPECIALES
Article 29.- La 4VRD, Radio Nationale a. l'exclusivit de la production et de la diffusion des missions caractre ducatif, tant scolaires qu'extra-scolaires, ainsi que celle de leur exploitation sous forme d'coute organise.
Article 30.- La 4 VRD peut passer des accords avec des organismes nationaux ou trangers vocation
similaire pour la production et l'exploitation des missions ducatives, culturelles...
Article 31.- La 4VRD, Radio Nationale peut assurer la conception, la ralisation et la diffusion de certaines de ses missions ducatives en collaboration avec les divers secteurs d'Etat et organismes autonomes sur des programmes spcifiques les concernant .
Article 32.- La 4VRD Radio Nationale est relaye par toutes les stations de la capitale et des provinces l'occasion des manifestations nationales ou officielles dont elle assure la retransmission.
Ces mmes stations peuvent en tant que de besoin tre requises de manire expresse de la relayer pour une meilleure couverture du territoire national des heures arrtes aprs concertation.
Article 33.- Fait partie intgrante de la 4VRD, Radio Nationale compter de la date de promulgation du prsent dcret, la Radio ducative de la Secrtairerie d'Etat de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du dveloppement rural.
Article 34.- Le prsent Dcret abroge toutes lois ou dispositions de Lois, tous Dcrets ou dispositions de Dcrets, tous Dcrets-Lois ou dispositions de Dcrets-Lois qui lui sont contraires et sera publi eL excut la diligence des Secrtaires d'Etat de la Coordination et de l'Information, de l'Intrieur et de la Dfense Nationale, des Travaux Publics, Transports et Communications, des Finances et des Affaires Economiques, chacun en ce qui le concerne.
Donn au Palais National, Port-au-Prince, le 22 mars 1977, An 174me de l'Indpendance.
Le Secrtaire d'Etat de la Coordination
et de l'Information: Pierre GOUSSE
Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale: Pierre BIAMBY Le Secrtaire d'Etat des Travaux Publics, Transports et Communications: Ing. Fernand LAURIN Le Secrtaire d'Etat des Finances et des Affaires Economiques: Emmanuel BROS Le Secrtaire d'Etat du Commerce et de l'Industrie: Wilner PIERRE LOUIS Le Secrtaire d'Etat de l'Agriculture des Ressources Naturelles et de Dveloppement rural: Remillot LEVEILLE Le Secrtaire d'Etat de la Sant Publique et de la Population: Dr. Willy VERRIER Le Secrtaire d'Etat des Affaires Etrangres et des Cultes: Edner BRUTUS Le Secrtaire d'Etat de l'Education Nationale: Dr. Raoul PIERRE LOUIS Le Secrtaire d'Etat de la Justice: Me. Aurlien C. JEANTY Le Secrtaire d'Etat des Affaires Sociales: Achille SALVANT Le Secrtaire d'Etat sans Portefeuille: Henri P. BAYARD
du 12 octobre 1977 accordant l'Etat Hatien le monopole des services de tlcommunications (y compris la radiodiffusion) (Moniteur du 21 novembre 1977 No. 80-A)
DECRET Jean-Claude Duvalier Prsident Vie de la Rpublique
Vu les articles 90, 92, 93 de la Constitution;
Vu les conventions en date des 16 juillet 1890 et 25 aot 1890, relatives 1'tablissement
et 1'exploitation des signes tlgraphiques,
sanctionnes par les lois des 25 et 26 septembre 1890;
Vu la loi du 29 septembre 1895 organisant le rseau tlgraphique terrestre;
Vu la loi du 8 juillet 1907 sur le tarif et les rglements du 10 avril 1895 et celles des 23 aot 1918 et 5 aot 1947 fixant un nouveau tarif ;
Vu le dcret du 20 juillet 1927, sanctionnant la convention tlgraphique de Saint Petersbourg;
Vu l'arrt d'autorisation de la Tl-Radio S.A. en date du 9 avril 1951;
Vu les dcrets du 15 janvier 1951 et du 13 septembre 1956, sanctionnant les Conventions Internationales des tlcommunications;
Vu la loi du 11 octobre 1954, relative au Service des tlgraphes, tlphones et radio communi-(cations ;
Vu le dcret du 29 janvier 1959 rglementant les stations de radio amateur sur de Meilleures bases ;
Vu l'arrt du 5 dcembre 1960 approuvant des modifications apportes aux statuts de la socit Haitienne de Tlcommunications S.A.;
Vu le dcret du 27 septembre 1969 crant un organisme dnomm "Conseil National de Tlcommunications" ;
Vu l'arrt du 10 novembre 1969 organisant la structure technique et administrative du Conseil National de Tlcommunications;
Vu le dcret du 30 septembre ]Q71, rectifiant la Convention Internationale- ds Tlcommunications siqne "MONTPEUX" en 1^5 par l'Etat Haitien;
Vu le dcret du 2 oc-tohre 1973, modifiant la structure crqanique du Conseil National de Tlcommun icat ions;
Vu la loi ornan-'que du Dpartement des Travaux Publics, Transports et Communicat i cns en date du 37 juin 1971 ;
Vu la loi or gar. : c/je du Dpartement des Finances et des Affaires Economique en date du 13 septembre 1971 ;
Vu la loi organique du Dpartement de l'Intrieur et de la Dfense Nationale en date du 30 septembre 1971;
Vu la loi organique du dpartement de la Coordination et de l'Information en date du 16 Dcembre 1957;
Vu l'arrt du 7 septembre 1976 formant le nouveau Conseil National de Tlcommunications;
Vu le Dcret du 14 octobre 1976 crant sous la haute direction du Prsident Vie de la Rpubli-
que un organisme Technique Permanent et Indpendant sous le nom de Conseil National de Dveloppement et de Planification (CONADEP);
Vu le Dcret du 29 Novembre 1976 modifiant la structure organique du Conseil National de Tlcommunications ;
Vu le Dcret de la Chambre Lgislative en date du 21 Aot 1977 suspendant les garanties prvues aux articles 17, 18, 19, 20, 25, 31, 34, 48, 71, 72, 93 (dernier alina), 95, 112, 113, 123 (deuxime alina). 150, 151, 155, 193, et 198 de la Constitution et accordant pleins Pouvoirs au Chef du Pouvoir Excutif, pour lui permettre de prendre jusqu'aux deuxime lundi d'Avril 1978 par dcrets ayant force de Lois, toutes les mesures qu'il jugera ncessaires la sauvegarde de l'intgrit du Territoire National et de la Souverainet de l'Etat, la consolidation de l'Ordre et de la Paix, au maintien de la stabilit politique, conomique et financire de la nation, l'approfondissement du bien-tre des populations rurales et urbaines, la dfense des intrts gnraux de la Rpublique.
Considrant que les Tlcommunications facilitent les rapports et changes de communications entre les diffrents Etats, qu'elles constituent non seulement une source prcieuse d'acclration des dits changes, mais encore un moyen d'information et de civilisation d'intrt universel propre lever le niveau culturel des Peuples, exalter les valeurs nationales, renforcer les principes moraux, la dignit de la personne humaine ainsi que l'amiti et la Coopration internationale;
Considrant qu'il convient d'organiser, de faon rationnelle, les divers services de tlcommunications d'Haiti, de leur donner une structure adquate qui leur permette de rpondre aux aspirations et ralits du milieu et aux fins sus-dites ;
Sur le rapport des Secrtaires d'Etat des Travaux Publics, Transports et Communications, de l'Intrieur et de la Dfense Nationale, de la Justice, de la Coordination et de l'Information;
TITRE I SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
Article 1.- L'Etat haitien a le monopole des services de Tlcommunications dans l'exercice de ce privilge. Il peut s'adjoindre ou se substituer des personnes civiles ou morales par l'octroi de concession ou permis d'exploitation.
Article 2.- L'Etat a le droit de restreindre le nombre de concession ou permis qu'il peut accorder une seule et mme personne.
Article 3.- Les conventions et accords internationaux des tlcommunications peuvent tre appliqus en attendant la promulgation de la loi y affrente.
Article 4.- On adopte comme dfinitions des services celles qui sont tablies ou qui peuvent tre tablies par les conventions internationales et celles qui figurent dans les diffrents rglements.
Article 5.- Toute personne peut utiliser les moyens de correspondance du service des tlcommunications par l'entremise des bureaux qui le fournissent conformment aux classes et catgories que fixe la rglementation en vigueur,
laquelle dfinit galement les priorits d1 acheminement.
Article 6.- Les tlcommunications susceptibles de troubler l'ordre public, la scurit nationale, les relations internationales, la morale et les bonnes moeurs ou la vie normale de la socit et ses institutions ne sont pas achemines.
Article 7.- La correspondance des tlcommunications est inviolable et ne peut tre intercepte que sur ordre de l'autorit comptente. L'Inviolabilit s'entend de 11 interdiction faite toute personne non qualifie d'ouvrir, de soustraire, d1 intercepter, d'interfrer, de modifier, de dtourner, de publier, d'utiliser le contenu de toute communication confie ceux qui assurent la prestation du service, de s'efforcer d en prendre connaissance ou encore d offrir des moyens et occasions de commettre ces actes.
Article 8. Le personnel des
tlcommunications est tenu de garder secrets l'existence et le contenu de la correspondance.
Article 9.- Toute personne qui a connaissance de l'existence ou du contenu de la correspondance des tlcommunications est oblige de garder le secret, sauf dans les cas prvus l'article 6.
Article 10.- Les services publics de tlcommunications utilisent les moyens appropris pour assurer une prestation de service efficace.
Article 11.- L'change de trafic avec 1'tranger se fait par 11intermd iaire du centre international de commutation avec intervention du systme national de tlcommunications. Le trafic frontalier peut s'changer par 1'intermdiaire de liaisons tablies.
Article 12.- En vue d'obtenir l'efficacit et le rendement maximum pour la prestation de services, des accords peuvent tre conclus pour la rpartition des rseaux, quipements et btiments entre services publics de mme nature ou de nature diffrente, sous rserve de l'approbation de la Secrtairerie d'Etat des Travaux Publics, Transports et Communications.
Article 13.- Seuls ont le droit d'exploiter des installations des tlcommunications, ceux qui dtiennent l'autorisation octroye cet effet.
Article 14.- Les installations utilises pour les services de tlcommunications sont vrifies par l'Autorit comptente avant leur mise en service. Elles ne peuvent tre modifies qu'avec l'autorisation du CONATEL ou des fournisseurs de service selon le cas.
Article 15.- Toute installation de tlcommunications doit tre relie aux rseaux de service intrieur ou international dans les conditions dtermines par le CONATEL.
Article 16.- Tout appareil risquant de gner ou de compromettre les tlcommunications doit tre dot du dispositif adquat pour supprimer les dites perturbations.
Article 17.- L'utilisateur en titre d'un service de tlcommunications est responsable de l'usage qui en est fait, ainsi que du paiement des frais correspondants.
Article 18.- Nul ne peut transfrer, ni cder en partie ou en totalit, ni louer le droit d'utiliser des concessions ou permis affrent un service de tlcommunications. Cette prohibition ne cesse que sur dcision de l'autorit comptente.
Article 19.- Toute installation de moyens ou systmes de tlcommunication est soumise l'autorisation pralable, l'exception des installations ou systmes en fils qui ne font pas usage des biens du domaine public et des rcepteurs de radiodiffusion usage priv.
Sont considrs comme clandestins les quipements ou installations qui fonctionnement sans autorisation.
Article 20.- La suspension, le retrait, l'extinction du droit un service ainsi que le rtablissement s'effectuent dans les conditions et modalits fixes par le prsent Dcret et les rglements.
Article 21.- Tous les services de tlcommunications sont tenus de collaborer avec l'Etat sous la forme que dfinit le prsent dcret et les rglements et de faciliter la surveillance qui incombe l'Etat.
Article 22.- Les fournisseurs des services publics de tlcommunications ont la facult exclusive et l'obligation de publier, de distribuer les annuaires et les listes de leurs usagers.
Article 23.- La documentation des tlcommunications est mise aux archives dans les dlais que fixent les rglements. A l'expiration des dlais fixs, la documentation est dtruite.
Article 24.- Le sol, le sous-sol et l'espace arien du domaine public peuvent tre utiliss aux fins de prestation du service public des tlcommunications, sous rserve du consentement de l'autorit comptente. S'agissant de services publics, ceux-ci sont exempts de toute redevance.
Article 25.- La mise en place ou le renforcement des installations des services publics des
tlcommunications, n1 entraine aucune compensation lorsqu'il s'agit de simples restrictions au domaine public et qu'il n'est pas port aucun prjudice l'usage et la destination des biens affects.
Article 26.- Les services publics de tlcommunications ont le droit d'tablir leurs installations dans des immeubles privs ou de faire passer leurs installations travers ces immeubles, sous rserve d'une juste et pralable indemnit fixe entre les deux parties. Les installations ne doivent pas porter nuisance l'utilisation laquelle sont destins les immeubles. Dans le cas contraire, les fournisseurs de service sont tenus d'enlever les installations en prenant leur charge les frais ainsi causs. Si un accord n'intervient pas et s'il n'est pas possible de rsoudre le problme par des moyens techniques, les fournisseurs du service ont le droit de solliciter l'expropriation de la partie de l'immeuble qui leur est indispensable.
Article 27.- Si les installations sont mises en place sans que les propritaires en aient connaissance et qu'un accord n'intervienne entre les parties intresses, les propritaires s'adresseront l'autorit comptente dans la priode de six mois qui suit 1'achvement de 1 installation.
Article 28. Les services publics de tlcommunications ont le droit d'utiliser la proprit publique ou prive pour la conservation et 1'inspection de leurs installations en prenant les prcautions et garanties ncessaires pour causer le moin.' d'inconvients possibles.
Article 29. Lorsque, pour effectuer des travaux, il est ncessaire de dplacer ou de modifie] une installation des services publics de tlcommunications utilisant le domaine public, la dpense cause est la charge exclusive de celui qui excut les travaux.
Article 30. Lorsque le retrait de supports ou d'installations situs soit en terrain dcouvert, soit dans des constructions ou btiments privs se rvle indispensable pour des raison propres au propritaire (dmolition, agrandissement ou modification) celui-ci est exonr de toutes les dpenses causes. Dans ce cas comme dans celui qui est prvu l'article prcdent, les intresss doivent, trois mois l'avance, demander le retrait des installations qui gnent l'excution des travaux.
CHAPITRE II TELEGRAPHIE
Article 31.- Les bureaux ouverts la correspondance tlgraphique publique sont tenus d'accepter les messages qu'on leur prsente pour expdition, l'exception de ceux qui ne sont pas conformes aux dispositions du prsent dcret et des rglements y relatifs. Les bureaux sont obligs de fournir un accus de rception pour la correspondance accep-, te, conformment aux rglementations en vigueur sauf dans les cas o la modalit du service justifie 1 exception.
Les bureaux peuvent toujours exiger la justification de l'identit de l'expditeur.
Article 32.- L'expditeur peut demander l'annulation du message avant sa remise au destinataire.
Article 33.- La correspondance tlgraphique est remise au destinataire ou son reprsentant' sous la forme et dans les conditions que fixent les rglements, moins que des dispositions contraires ne soient prises par l'autorit comptente.
Si pour des raisons indpendantes de la volont des fournisseurs du service, le message ne peut tre remis, il est dtruit dans les conditions fixes par les rglements.
Article 34.- Lorsque pour des raisons imputables aux fournisseurs de service, la correspondance ne rpond pas son objet, par suite d'altration ou de retard, l'expditeur a le droit de demander le remboursement des frais qu'il a acquitts. On considre qu'il y a retard si, dans les conditions normales, la correspondance n'est pas remise dans un dlai compatible avec la caractristique du service.
Article 35.- Compte tenu des dlais de mise aux archives de la correspondance tlgraphique, ^expditeur et le destinataire ont le droit de demander qu'on leur montre les originaux et qu'on leur fournisse des copies certifies conformes.
Article 36.- L'abonnement au service tlex et d'autres services tlgraphiques ayant les mmes caractristiques est octroy conformment aux normes qui sont fixes pour l'octroi du service tlphonique.
CHAPITRE III TELEPHONIE
Article 37.- Le service tlphonique est dit urbain lorsqu'il est tabli entre les usagers d'une mme zone de service; il est dit interurbain lorsque des zones distinctes sont en cause.
Article 38.- Le service domicile est fourni pour une dure indfinie; l'abonn est oblig d'acquitter les redevances avec ponctualit.
Article 39.- Le service destin au public est fourni depuis les bureaux, cabines, appareils pr-paiement ou autres installations. Il peut aussi tre exploit par un systme d'agence conformment aux dispositions des rglements.
Article 40.- Les communications tlphoniques s'tablissent de poste poste ou de personne
personne. Les employs chargs du service ne peuvent intervenir dans la communication, ni raliser de retransmission.
Article 41.- L'installation du service dans les limites de chaque zone est assure sans frais supplmentaire par rapport au tarif fix. S'il s'agit d'installations et de travaux spciaux pour relier des services situs en dehors de la zone considre, on applique un rgime diffrentiel.
Article 42.- Quand deux ou plusieurs zones de service urbain se sont tendues jusqu' leur fusion, on applique automatiquement un seul tarif.
Article 43.- En cas d'interruption du service, pour une cause indpendante de l'usager, celui-ci peut rclamer le remboursement aux rglements.
Article 44.- L'entreprise qui fournit le service domicile ne peut le suspendre ou le supprimer que sur ordre de l'autorit comptente ou en raison du dfaut de paiement des redevances dues par l'abonn.
Article 45.- Un reu est dlivr pour toute communication paye sur demande de l'intress.
Article 46.- L'abonn dont le nom n'est pas indiqu correctement dans l'annuaire la suite d'une erreur commise par l'entreprise qui fournit le service, a le droit de demander celle-ci une rduction de 50% sur le montant de son abonnement en attendant que l'erreur soit corrige.
Article 47.- Les centraux qui fournissent les services urbains ou interurbains doivent prvoir pour les usagers l'installation d'au moins une cabine dans des conditions permettant d'assurer le secret des communications.
Article 48.- L'ordre de priorit fix pour l'installation du service domicile est tabli conformment la date de prsentation de la demande et des moyens techniques disponibles.
A cet effet, chaque zone de service tient un registre o figurent jour par jour, les demandes dans l'ordre chronologique.
CHAPITRE IV RADIODIFFUSION
DEFINITON ET OBJET
La radiodiffusion qui comprend, la transmission sonore, tlvisuelle et la transmission d'autres types d'missions constitue un service d'information d'intrt public ayant pour objet de permettre toutes les personnes habitant une certaine zone et possdant un appareil dit "Rcepteur" de recevoir, d'couter ou de voir une production mise conformment un programme dres l'avance, le support utilis pour assurer la diffusion tant une radiation lectromagntique.
Elle permet la diffusion des valeurs culturelles travers le monde en mme temps que se situe comme facteur politique et social d'une importance considrable.
Au point de vue politique elle constitue un puissant instrument de gouvernement assurant le contact direct des dirigeants avec les populations de l'arrire-pays; un puissant instrument de propagande l'intrieur et hors des frontires.
Au point de vue social elle se comporte comme un moyen efficace d'information, de distraction et-d* ducation gnrale.
Ces deux aspects politique et social sont insparables.
ORGANISATION DE LA RADIODIFFUSION NATIONALE
L1organisation de la radiodiffusion nationale tant lie comme partout ailleurs la structure conomique et politique du milieu, son fonctionnement dans les limites du territoire national sera rgi dans les termes indiqus par la procdure suivante :
Article 49.- La Radiodiffusion Nationale comprend :
1- La Radiodiffusion d'Etat
2- Les radiodiffusions prives dont :
a) celles caractres publicitaire et commercial
b) celles caractre culturel ou religieux
3- La Tlvision "radiodiffusion visuelle" par cble coaxial ou par faisceau hertzien.
Article 50.- Les transmissions s1 effectuent dans la langue officielle du pays, en franais aussi bien qu'en crole ou en langues trangres, conformment aux normes prvues par les rglements.
Article 51. La radiodiffusion transmet des
informations, vulgarise des ides sans censure
pralable, dans les limites tablies par les lois de la Rpublique.
les informations diffuses doivent tre exactes, objectives et impartiales; elles doivent provenir de sources autorises indiquer au moment de la transmission.
Les responsables des missions contrlent les programmes pour viter que des informations mmes exactes ne puissent nuire la population
ou l'alarmer par leurs forme, leur prsentation ou opportunit.
Article 52.- Les missions doivent tre adaptes la morale et ne rien contenir qui puisse troubler le dveloppement normal et harmonieux de la jeunesse.
L'horaire des missions sera fix en fonction du mode de vie des auditeurs et adapt au milieu haitien.
Article 53.- Le programme des missions commerciales doit comprendre journellement un pourcentage de numros nationaux avec la participation d'artistes haitiens. Des normes seront fixes cet etfet.
Article 54.- La publicit ne doit pas, par sa forme et son intensit affecter la qualit des programmes.
La publicit effectue suivant le procd de la perception sublimale n'est pas autorise.
Article 55.- Les stations mettrices constituent une chaine pour l'mission de programmes officiels, lorsque les pouvoirs publics le requirent.
Article 56.- Les stations mettrices commerciales sont tenues de raliser gratuitement des missions dans les cas suivants:
a) dsastre, danger national, guerre ou trouble de l'ordre public.
b) Diffusion ou avis intressant la sauvegarde de la vie humaine, d'aronefs ou engins maritimes ou ariens en pril.
c) Diffusion de programmes civiques et d'alphabtisation
d) Annonces d'intrt gnral, en dehors de toute
considration commerciale, jusqu' deux (2) minutes par heure non accumulable, sur simple requte du CONATEL.
Article 57.- La transmission des programmes destins l'tranger est rserve l'Etat. Les stations prives ne peuvent fournir ce service que sous l'autorisation du Pouvoir Excutif de l'avis favorable du CONATEL.
Article 58.- L'exploitation des stations commerciales de radiodiffusion prives s'effectue sous forme individuelle, 1'autorisation tant accorde, une personne ou une socit. Les concessions octroyes par l'Etat ceux qui offrent les meilleures garanties sur le plan moral, technique et conomique.
La licitation se fait par l'intermdiaire du Secrtaire d'Etat des Travaux Publics, Transports et Communications, de l'Intrieur et de la Dfense Nationale; l'adjudication est la charge de la Secrtairerie d'Etat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale et celle de la Coordination et de 11 Information.
Article 59.- Chaque concessionnaire ne peut tre titulaire que d'une seule licence, pour les diffrents services de radiodiffusion tablis dans la mme zone.
Les relations commerciales entre stations prives sont officiellement dfinies par crit; elles doivent au pralable faire l'objet d'une autorisation du CONATEL compte tenu du principe de l'exploitation individuelle.
Article 60.- La concession permettant l'exploitation d'une station commerciale de radiodiffusion est exclusivement octroye des ressortissants
haitiens ou des socits commerciales composes ; en majorit d'haitiens.
Ces dernires socits ont un statut propre \ et ne peuvent tre des filiales ou des socits j subsidiaires d'entreprises nationales ou trangres. | Les capitaux doivent tre rels et effectivement verss par les associs.
Article 61.- Les socits constitues pour 1'exploitation d'une concession de radiodiffusion doivent se soumettre aux dispositions dfinies par le prsent dcret et les rglements y relatifs, sous peine d'annulation. Tout document additionnel, modificatif des conditions dfinies dans l'acte constitutif de ladite socit est nul de plein droit.
Article 62. L'exploitation des stations de radiodiffusion est strictement limite aux normes techniques spcifies sur la licence y affrente et sujette aux amendements d'aprs les normes techniques en vigueur et suivant les besoins rels des rgions couvrir.
Article 63.- A de rares exceptions prs (reportage ) faisant 1'objet d'accords avec les socits d'auteurs et de composition, nulle oeuvre ne peut tre diffuse sans accord pralable de 1'auteur qui peroit chaque fois des droits spciaux. Toutefois les oeuvres enregistres peuvent tre diffuses sans aucune autorisation spciale.
Article 64.- Les bandes rserves la radiodiffusion sonore sont rparties comme prvues par les rglements des radiocommunications pour la rgion 2 du COMITE INTERNATIONAL D'ENREGISTREMENT DES FREQUENCES (I.F.R.B.)
Groupe I- bandes Moyennes : 535 1605 khz
Groupe II- Radiodiffusion dans la zone tropicale : 2300 2495 KHz 3200 3400 KHz
4750 4995 KHz 5005 5060 KHz
Groupe III- Radiodiffusion Ondes Dcamtriques (rservation la radiodiffusion d'Etat, voir article 57)
5950 6200 KHz 9500 9775 KHz 11700 11975 KHz
15100 15450 KHz 17700 17900 KHz 21450 21750 KHz 25600 26100 KHz
IV- Radiodiffusion par modulation de frquen-
88 V-
Liaisons 217.050 -219.050 -450.000 -455.650 -920.000 -
studios vers 217.750 MHz 219.550 MHz 450.750 MHz 456.225 MHz 930.000 MHz
VI- radiodiffusion visuelle et sonore
54.000 72.000 MHz
76.000 88.000 MHz 174.000 216.000 MHz 884.000 890.000 MHz
ASSIGNATION DES FREQUENCES
Article 65.- Toutes les frquences utilisables en radio-communication sont proprits de l'Etat qui seul incombe leur distribution et la rglementation de leur utilisation.
Article 66.- Les frquences sont assignes dans les conditions suivantes et en fonction de la puissance de sortie des stations mettrices et de la disponibilit du tableau ou plan gnral des distributions des frquences.
La bande de (500kc/s 1500kc/s) rserve la radiodiffusion permet de rpartir environ 110 frquences spares par lOkc/s.
Article 67.- Les demandes ou licences d'exploitation peuvent partir de la date de leur dpt et l'issue d'un dlai de trente jours ouvrables, tre contestes par d'autres soumissionnaires, particulirement en ce qui concerne la qualit morale et les garanties conomiques des candidats.
Article 68.- Les licences d'exploitation des stations de radiodiffusion commerciale sont octroyes pour une priode de cinq (5) ans minimum quinze ans (15 ) maximum compter de leur date. Ces dlais peuvent tre prolongs par priodes successives de cinq ans (5) condition que les concessionnaires observent les dispositions lgales rglementaires. Le total des prrogatives ne peut dpasser la dure originale de la concession. Nanmoins,
a) Dans le cas d'une nouvelle station, un dlai de dix huit mois (inclus dans la priode de concession) est accord au concessionnaire pour la mise en service de cette nouvelle station;
b) Dans le cas d'une station existante, un dlai de six mois (6) est accord au concessionnaire pour la mise en service d'une station dont l'interruption est due des causes techniques.
Article 69.- Lorsqu'ils sont proposs par les concessionnaires, les noms des stations de radiodiffusion approuvs par la Secrtairerie d'Etat des travaux Publics, Transports et Communications selon avis de la Secrtairerie d'tat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale ne sont pas reconnus comme droits intellectuels.
Article 70.- La Secrtairerie d'Etat des Travaux Publics, Transports et Communications en accord avec celle de l'Intrieur et le la Dfense
Nationale peut autoriser l'implantation de stations relais rpteurs de radiodiffusion dans des zones o il n'existe pas d'autres stations du mme service et o l'installation d'une nouvelle station ne se justifie pas. L'exploitation de station-relais n'affecte en rien le principe du caractre individuel dfini l'article 58.
Article 71.- La concession d'exploitation d'un service de radiodiffusion s'etteint pour les raisons suivantes:
a) expiration d la priode pour laquelle porte la concession
b) dissolution dclare ou perte de la personnalit juridique de la socit
c) dclaration d'interdiction ou dcs du titulaire sans hritier. Si le titulaire laisse des hritiers, la succession reste soumise aux dispositions lgales rgissant la matire
d) chance des dlais accords l'article 68 alinas a et b.
Article 72.- Le pouvoir excutif peut autoriser l'installation et l'exploitation de stations destines des fins culturelles et ducatives, sans diffusion publicitaire commerciale, ce, pour une dure qui ne peut tre suprieure cinq (5) ans. Cette autorisation peut tre renouvele condition que les stations aient atteint leurs objectifs.
Article 73.- Le plan gnral d'assignation des frquences sera affich au bureau central du CONATEL la section de contrle et d'assignation de frquence, ce, afin que nul n'en ignore.
LICENCE D'OPRATEURS
Article 74.- Les licences d'oprateurs sont accordes en tenant compte du niveau de qualification de chaque candidat et selon les catgories suivantes:
Ingnieur spcialis 2me classe:
Technicien avanc dans le domaine de l'Electronique
3me classe A:
Technicien travaillant sous la supervision d'un technicien de 1re classe ou de 2me classe et ayant accs aux quipements 3me classe B:
Oprateur non technicien ayant un accs partiel aux quipements 3me classe C:
(collective): dlivre pour l'exploitation d'une station ou d'un rseau un groupe d'oprateurs de 3me classe C travaillant sous la supervision d'un technicien de 2me classe ou 3me classe A. Les responsabilits de cette forme d'opration sont endosses par le rcipiendaire de la licence. 3me classe C:
Oprateur non-technicien ayant accs seulement la manipulation du microphone ou d'un interrupteur pour la mise en onde d'un quipement ou d'un systme exploit sous la supervision d'un technicien.
SERVICES SPCIAUX
Article 75.- Le service de "Musique dirige" par ondes radiolectriques fait l'objet de concession d'exploitation octroyes dans des conditions analogues celles qui sont dfinies au chapitre prcdent. Quand le service s'effectue par circuits en fils, l'autorit comptente octroie l'autorisation. En aucun cas ce service ne peut diffuser de la publicit ou des expressions verbales.
Article 76.- Le service d'antenne communautaire peut tre assur avec l'autorisation de l'autorit comptente.
Ce service doit accorder le mme traitement aux diverses stations dont les installations permettent la rception et la diffusion de signaux techniquement compatibles.
Article 77.- i.e service de diffusion (son et tlvision) en circuit ferm peut tre assur avec l'autorisation de l'autorit comptente; il doit se conformer aux dispositions prvues au chapitre prcdent.
Article 78.- Les moyens de transport haitiens -ou trangers qui se trouvent sur le territoire national sont dots de stations radiolectriques dans la mesure o l'exigent les conventions et rglements nationaux et internationaux.
Le CONATEL n'autorise pas la circulation des vhicules, vaisseaux, aronefs, qui ne sont pas conformes ces dispositions.
Article 79.- Les services spciaux qui ne r sont pas mentionns dans le prsent chapitre sont soumis aux normes rglementaires pertinentes.
' SERVICE DE RADIO-AMATEUR
Article 80.- Le service de Radio-amateur est de nature mondiale; il constitue outre, une
1 activit d'intrt national, par son apport spcifique la comprhension sur le plan international la recherche fondamentale, la formation professionnelle, l'ducation et l'oeuvre universelle
\ de secours des organisations de la Croix-Rouge grce aux interventions rapides qu'il facilite dans les cas de sinistres ou des catastrophes de tous ordres qui peuvent se prsenter au niveau
. individuel ou collectif.
Article 81.- Sont considres comme stations de radio-amateur, celles destines exclusivement
aux travaux de recherches ou exprimentales, l'tude de la technique de la radio-communication.' en gnral et dans un but non lucratif. |<
Article 82.- Toutes les frquences utilisables* en radio-communication sont proprits de l'Etat i qui seul incombe leur distribution et la rglemen 1 tation de leur utilisation conformment aux normes- 1 tablies par l'Union Internationale des Tlcommuni i cations (U.I.T.) ; I
Article 83.- Toute station de radio-amateur-; doit tre couverte par une autorisation du CONATELi sur demande pralable adresse la Secrtairerie; d'Etat de l'Intrieur et de la Dfense Nationale, avant son installation. 1
Article 84.- Les licences de radio-amateur seront concdes seulement aux ressortissants hatiens. Ce privilge pourra s'tendre aux nationaux des pays amis rsidant en Haiti pourvu que la rciprocit soit accorde chez eux aux haitiens. Nanmoins l'amateur tranger pourra exceptionnellement bnficier de ce droit, s'il fournit des services au Pays aux termes d'un contrat personnel titre de membre d'un organisme international oprant dans le pays.
Article 85.- Les licences d'oprateurs de postes de radio-amateur seront accordes en fonction des qualifications de chaque postulant et sujettes aux conditions suivantes:
1re classe Ingnieur spcialis en tlcommunication
2me classe Technicien avanc dans le domaine
de l'lectronique ayant prouv son habilet
3me classe A Technicien ayant prouv:
1) son habilet transmettre recevoir des messages I
en code Morse une vitese de 12 mots/minutes chaque