Source: http://wetten.overheid.nl/BWBV0005617/geldigheidsdatum_23-05-2013
Timestamp: 2014-09-02 01:56:15+00:00
Document Index: 282863040

Matched Legal Cases: ["l'article 43", "l'article 63", "l'article 45", "l'article 45", "l'article 54", "l'article 92"]

wetten.nl - Wet- en regelgeving - Verdrag voor de vreedzame beslechting van internationale geschillen, 's-Gravenhage, 18-10-1907 - BWBV0005617 Start van deze paginaSkip navigatie, ga direct naar de Inhoud De wegwijzer naar informatie en diensten van alle overheden Hoog contrast Laag contrast Tekstgrootte — + HoofdnavigatieHomeParticulierenOndernemersOverheidsinformatie ServicemenuOver deze siteContactEnglishHelpSitemap Kruimelpad Home Overheidsinformatie Zoeken Regeling Wet- en regelgeving Instellingen (nu: volledige regeling), opent een nieuw venster Zoek opnieuwVorigeVolgendeVerdrag voor de vreedzame beslechting van internationale geschillen, 's-Gravenhage, 18-10-1907Geldend op 23-05-2013 Wetstechnische informatie Afdrukken Opslaan Titel verdrag Authentiek-FR (Artikelen 1 - 97) CONVENTION POUR LE RÈGLEMENT PACIFIQUE DES CONFLITS INTERNATIONAUX (Artikelen 1-97) Preambule Titre I Du maintien de la paix générale(Artikel 1) Article 1 Titre II Des bons offices et de la médiation(Artikelen 2-8) Article 2 Article 3 Article 4 Article 5 Article 6 Article 7 Article 8 Titre III Des Commissions internationales d'enquête(Artikelen 9-36) Article 9 Article 10 Article 11 Article 12 Article 13 Article 14 Article 15 Article 16 Article 17 Article 18 Article 19 Article 20 Article 21 Article 22 Article 23 Article 24 Article 25 Article 26 Article 27 Article 28 Article 29 Article 30 Article 31 Article 32 Article 33 Article 34 Article 35 Article 36 Titre IV De l'arbitrage international(Artikelen 37-90) Chapitre I De la Justice arbitrale(Artikelen 37-40) Article 37 Article 38 Article 39 Article 40 Chapitre II De la Cour permanente d'arbitrage(Artikelen 41-50) Article 41 Article 42 Article 43 Article 44 Article 45 Article 46 Article 47 Article 48 Article 49 Article 50 Chapitre III De la procédure arbitrale(Artikelen 51-85) Article 51 Article 52 Article 53 Article 54 Article 55 Article 56 Article 57 Article 58 Article 59 Article 60 Article 61 Article 62 Article 63 Article 64 Article 65 Article 66 Article 67 Article 68 Article 69 Article 70 Article 71 Article 72 Article 73 Article 74 Article 75 Article 76 Article 77 Article 78 Article 79 Article 80 Article 81 Article 82 Article 83 Article 84 Article 85 Chapitre IV De la procédure sommaire d'arbitrage(Artikelen 86-90) Article 86 Article 87 Article 88 Article 89 Article 90 Titre V Dispositions finales(Artikelen 91-97) Article 91 Article 92 Article 93 Article 94 Article 95 Article 96 Article 97 Slotformulering Vertaling-NL (Artikelen 1 - 97) Verdrag
geschillen (Artikelen 1-97) Preambule TITEL I HANDHAVING
VREDE(Artikel 1) Artikel 1 TITEL II GOEDE DIENSTEN EN
ONDERZOEKSCOMMISSIES(Artikelen 9-36) Artikel 9 Artikel 10 Artikel 11 Artikel 12 Artikel 13 Artikel 14 Artikel 15 Artikel 16 Artikel 17 Artikel 18 Artikel 19 Artikel 20 Artikel 21 Artikel 22 Artikel 23 Artikel 24 Artikel 25 Artikel 26 Artikel 27 Artikel 28 Artikel 29 Artikel 30 Artikel 31 Artikel 32 Artikel 33 Artikel 34 Artikel 35 Artikel 36 TITEL IV INTERNATIONALE
ARBITRAGE(Artikelen 37-90) HOOFDSTUK I DE
RECHTSPRAAK(Artikelen 37-40) Artikel 37 Artikel 38 Artikel 39 Artikel 40 HOOFDSTUK II HET PERMANENTE HOF VAN
ARBITRAGE(Artikelen 41-50) Artikel 41 Artikel 42 Artikel 43 Artikel 44 Artikel 45 Artikel 46 Artikel 47 Artikel 48 Artikel 49 Artikel 50 HOOFDSTUK III DE
ARBITRAGEPROCEDURE(Artikelen 51-85) Artikel 51 Artikel 52 Artikel 53 Artikel 54 Artikel 55 Artikel 56 Artikel 57 Artikel 58 Artikel 59 Artikel 60 Artikel 61 Artikel 62 Artikel 63 Artikel 64 Artikel 65 Artikel 66 Artikel 67 Artikel 68 Artikel 69 Artikel 70 Artikel 71 Artikel 72 Artikel 73 Artikel 74 Artikel 75 Artikel 76 Artikel 77 Artikel 78 Artikel 79 Artikel 80 Artikel 81 Artikel 82 Artikel 83 Artikel 84 Artikel 85 HOOFDSTUK IV HET
ARBITRAAL KORT
GEDING(Artikelen 86-90) Artikel 86 Artikel 87 Artikel 88 Artikel 89 Artikel 90 TITEL V SLOTBEPALINGEN(Artikelen 91-97) Artikel 91 Artikel 92 Artikel 93 Artikel 94 Artikel 95 Artikel 96 Artikel 97 Slotformulering Verdrag voor de vreedzame beslechting van internationale geschillen (authentiek: fr) CONVENTION POUR LE RÈGLEMENT PACIFIQUE DES CONFLITS INTERNATIONAUX Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne, Roi de Prusse; le Président des États-Unis d'Amérique; le Président de la République Argentine; Sa Majesté l'Empereur d'Autriche, Roi de Bohême etc. et Roi Apostolique de Hongrie; Sa Majesté le Roi des Belges; le Président de la République de Bolivie; le Président de la République des États-Unis du Brésil; Son Altesse Royale le Prince de Bulgarie; le Président de la République de Chili; Sa Majesté l'Empereur de Chine; le Président de la République de Colombie; le Gouverneur Provisoire de la République de Cuba; Sa Majesté le Roi de Danemark; le Président de la République Dominicaine; le Président de la République de l'Equateur; Sa Majesté le Roi d'Espagne; le Président de la République Française; Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande et des Territoires Britanniques au delà des Mers, Empereur des Indes; Sa Majesté le Roi des Hellènes; le Président de la République de Guatémala; le Président de la République d'Haïti; Sa Majesté le Roi d'Italie; Sa Majesté l'Empereur du Japon; Son Altesse Royale le Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; le Président des États-Unis Mexicains; Son Altesse Royale le Prince de Monténégro; Sa Majesté le Roi de Norvège; le Président de la République de Panama; le Président de la République du Paraguay; Sa Majesté la Reine des Pays-Bas; le Président de la République du Pérou; Sa Majesté Impériale le Schah de Perse; Sa Majesté le Roi de Portugal et des Algarves, etc.; Sa Majesté le Roi de Roumanie; Sa Majesté l'Empereur de Toutes les Russies; le Président de la République du Salvador; Sa Majesté le Roi de Serbie; Sa Majesté le Roi de Siam; Sa Majesté le Roi de Suède; le Conseil Fédéral Suisse; Sa Majesté l'Empereur des Ottomans; le Président de la République Orientale de l'Uruguay; le Président des États-Unis de Vénezuéla:Animés de la ferme volonté de concourir au maintien de la paix générale;Résolus à favoriser de tous leurs efforts le règlement amiable des conflits internationaux;Reconnaissant la solidarité qui unit les membres de la société des nations civilisées;Voulant étendre l'empire du droit et fortifier le sentiment de la justice internationale;Convaincus que l'institution permanente arbitrale accessible à tous, au sein des Puissances indépendantes, peut contribuer efficacement à ce résultat;Considérant les avantages d'une organisation générale et régulière de la procédure arbitrale;Estimant avec l'Auguste Initiateur de la Conférence internationale de la Paix qu'il importe de consacrer dans un accord international les principes d'équité et de droit sur lesquels reposent la sécurité des Etats et le bien-être des peuples;Désireux, dans ce but, de mieux assurer le fonctionnement pratique des Commissions d'enquête et des tribunaux d'arbitrage et de faciliter le recours à la justice arbitrale lorsqu'il s'agit de litiges de nature à comporter une procédure sommaire;Ont jugé nécessaire de reviser sur certains points et de compléter l'oeuvre de la Première Conférence de la Paix pour le règlement pacifique des conflits internationaux;Les Hautes Parties contractantes ont résolu de conclure une nouvelle Convention à cet effet et ont nommé pour Leurs Plénipotentiaires, savoir: Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne, Roi de Prusse:Son Excellence le baron MARSCHALL DE BIEBERSTEIN, Son ministre d'état, Son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Constantinople. — M. le dr. JOHANNES KRIEGE, Son envoyé en mission extraordinaire à la présente Conférence, Son conseiller intime de légation et jurisconsulte au ministère Impérial des affaires étrangères, membre de la cour permanente d'arbitrage. Le Président des Etats-Unis d'Amérique:Son Excellence M. JOSEPH H. CHOATE, ambassadeur extraordinaire. — Son Excellence M. HORACE PORTER, ambassadeur extraordinaire. — Son Excellence M. URIAH M. ROSE, ambassadeur extraordinaire. — Son Excellence M. DAVID JAYNE HILL, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à La Haye. — M. CHARLES S. SPERRY, contre-amiral, ministre plénipotentiaire. — M. GEORGES B. DAVIS, général de brigade, chef de la justice militaire de l'armée fédérale, ministre plénipotentiaire. — M. WILLIAM I. BUCHANAN, ministre plénipotentiaire. Le Président de la République Argentine:Son Excellence M. ROQUE SAENZ PEÑA, ancien ministre des affaires étrangères, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Rome, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. LUIS M. DRAGO, ancien ministre des affaires étrangères et des cultes de la République, député national, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. CARLOS RODRIGUEZ LARRETA, ancien ministre des affaires étrangères et des cultes de la République, membre de la cour permanente d'arbitrage. Sa Majesté l'Empereur d'Autriche, Roi de Bohême, etc., et Roi Apostolique de Hongrie:Son Excellence M. GAËTAN MÉREY DE KAPOS-MÉRE, Son conseiller intime, Son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. — Son Excellence M. le baron CHARLES DE MACCHIO, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Athènes. Sa Majesté le Roi des Belges:Son Excellence M. BEERNAERT, Son ministre d'état, membre de la chambre des représentants, membre de l'institut de France et des académies Royales de Belgique et de Roumanie, membre d'honneur de l'institut de droit international, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. J. VAN DEN HEUVEL, Son ministre d'état, ancien ministre de la justice. — Son Excellence M. le baron GUILLAUME, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye, membre de l'académie Royale de Roumanie. Le Président de la République de Bolivie:Son Excellence M. CLAUDIO PINILLA, ministre des affaires étrangères de la République, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. FERNANDO E. GUACHALLA, ministre plénipotentiaire à Londres. Le Président de la République des Etats-Unis du Brésil:Son Excellence M. RUY BARBOSA, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. EDUARDO F. S. DOS SANTOS LISBÔA, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Son Altesse Royale le Prince de Bulgarie:M. VRBAN VINAROFF, général-major de l'état-major, Son général à la suite. — M. IVAN KARANDJOULOFF, procureur-général de la cour de cassation. Le Président de la République de Chili:Son Excellence M. DOMINGO GANA, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Londres. — Son Excellence M. AUGUSTO MATTE, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Berlin. — Son Excellence M. CARLOS CONCHA, ancien ministre de la guerre, ancien président de la chambre des députés, ancien envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Buenos Aires. Sa Majesté l'Empereur de Chine:Son Excellence M. LOU-TSENG-TSIANG, Son ambassadeur extraordinaire. — Son Excellence M. TSIEN-SUN, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Le Président de la République de Colombie:M. JORGE HOLGUIN, général. — M. SANTIAGO PÉREZ TRIANA. — Son Excellence M. MARCELIANO VARGAS, général, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris. Le Gouverneur Provisoire de la République de Cuba:M. ANTONIO SANCHEZ DE BUSTAMANTE, professeur de droit international à l'université de la Havane, sénateur de la République. — Son Excellence M. GONZALO DE QUESADA Y ARÓSTEGUI, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Washington. — M. MANUEL SANGUILY, ancien directeur de l'institut d'enseignement secondaire de la Havane, sénateur de la République. Sa Majesté le Roi de Danemark:Son Excellence M. CONSTANTIN BRUN, Son chambellan, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Washington. — M. CHRISTIAN FREDERIK SCHELLER, contre-amiral.— M. AXEL VEDEL, Son chambellan, chef de section au ministère Royal des affaires étrangères. Le Président de la République Dominicaine:M. FRANCISCO HENRIQUEZ Y CARVAJAL, ancien secrétaire d'état au ministère des affaires étrangères de la République, membre de la cour permanente d'arbitrage, — M. APOLINAR TEJERA, recteur de l'institut professionnel de la République, membre de la cour permanente d'arbitrage. Le Président de la République de l'Equateur:Son Excellence M. VICTOR RENDÓN, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris et à Madrid. — M. ENRIQUE DORN Y. DE ALSÚA, chargé d'affaires. Sa Majesté le Roi d'Espagne:Son Excellence M. W. R. DE VILLA-URRUTIA, sénateur, ancien ministre des affaires étrangères, Son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Londres. — Son Excellence M. JOSÉ DE LA RICA Y CALVO, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. — M. GABRIEL M AURA Y GAMAZO, comte de Mortera, député aux Cortès. Le Président de la République Française:Son Excellence M. LÉON BOURGEOIS, ambassadeur extraordinaire de la République, sénateur, ancien président du conseil des ministres, ancien ministre des affaires étrangères, membre de la cour permanente d'arbitrage. — M. le baron d'ESTOURNELLES DE CONSTANT, sénateur, ministre plénipotentiaire de première classe, membre de la cour permanente d'arbitrage. — M. LOUIS RENAULT, professeur à la faculté de droit à l'université de Paris, ministre plénipotentiaire honoraire, jurisconsulte du ministère des affaires étrangères, membre de l'institut de France, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. MARCELLIN PELLET, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République Française à La Haye. Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande et des Territoires Britanniques au delà des Mers, Empereur des Indes:Son Excellence the Right Honourable Sir EDWARD FRY, G. C. B., membre du conseil privé, Son ambassadeur extraordinaire, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence the Right Honourable Sir ERNEST MASON SATOW, G. C. M. G., membre du conseil privé, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence the Right Honourable DONALD JAMES MACKAY Baron REAY, G. C. S. I., G. C. I. E., membre du conseil privé, ancien président de l'institut de droit international. — Son Excellence Sir HENRY HOWARD, K. C. M. G., C. B., Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Sa Majesté le Roi des Hellènes:Son Excellence M. CLÉON RIZO RANGABÉ, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Berlin. — M. GEORGES STREIT, professeur de droit international à l'université d'Athènes, membre de la cour permanente d'arbitrage. Le Président de la République de Guatémala:M. JOSÉ TIBLE MACHADO, chargé d'affaires de la République à La Haye et à Londres, membre de la cour permanente d'arbitrage. — M. ENRIQUE GÓMEZ CARILLO, chargé d'affaires de la République à Berlin. Le Président de la République d'Haïti:Son Excellence M. JEAN JOSEPH DALBÉMAR, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris. — Son Excellence M. J. N. LÉGER, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Washington. — M. PIERRE HUDICOURT, ancien professeur de droit international public, avocat au barreau de Port au Prince. Sa Majesté le Roi d'Italie:Son Excellence le Comte JOSEPH TORNIELLI BRUSATI DI VERGANO, Sénateur du Royaume, ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Paris, membre de la cour permanente d'arbitrage, président de la délégation Italienne. — Son Excellence M. le commandeur GUIDO POMPILJ, député au parlement, sous-secrétaire d'état au ministère Royal des affaires étrangères. — M. le commandeur GUIDO FUSINATO, conseiller d'état, député au parlement, ancien ministre de l'instruction. Sa Majesté l'Empereur du Japon:Son Excellence M. KEIROKU TSUDZUKI, Son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. — Son Excellence M. AIMARO SATO, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Son Altesse Royale le Grand Duc de Luxembourg, Duc de Nassau:Son Excellence M. EYSCHEN, Son ministre d'état, président du Gouvernement Grand Ducal. — M. le comte DE VILLERS, chargé d'affaires du Grand-Duché à Berlin. Le Président des Etats-Unis Mexicains:Son Excellence M. GONZALO A. ESTEVA, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Rome. — Son Excellence M. SEBASTIAN B. DE MIER, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris. — Son Excellence M. FRANCISCO L. DE LA BARRA, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Bruxelles et à La Haye. Son Altesse Royale le Prince de Monténégro:Son Excellence M. NELIDOW, conseiller privé Impérial actuel, ambassadeur de Sa Majesté l'Empereur de Toutes les Russies à Paris. — Son Excellence M. DE MARTENS, conseiller privé Impérial, membre permanent du conseil du ministère Impérial des affaires étrangères de Russie. — Son Excellence M. TCHARYKOW, conseiller d'état Impérial actuel, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté l'Empereur de Toutes les Russies à La Haye. Sa Majesté le Roi de Norvège:Son Excellence M. FRANCIS HAGERUP, ancien président du conseil, ancien professeur de droit, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye et à Copenhague, membre de la cour permanente d'arbitrage. Le Président de la République de Panama:M. BELISARIO PORRAS. Le Président de la République du Paraguay:Son Excellence M. EUSEBIO MACHAÏN, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris. — M. le comte G. DU MONCEAU DE BERGENDAL, consul de la République à Bruxelles. Sa Majesté la Reine des Pays-Bas:M. W. H. DE BEAUFORT, Son ancien ministre des affaires étrangères, membre de la seconde chambre des états-généraux. — Son Excellence M. T. M. C. ASSER, Son ministre d'état, membre du conseil d'état, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence le jonkheer J. C. C. DEN BEER POORTUGAEL, lieutenant-général en retraite, ancien ministre de la guerre, membre du conseil d'état. — Son Excellence le jonkheer J. A. RÖELL, Son aide de champ en service extraordinaire, vice-amiral en retraite, ancien ministre de la marine. M. J. A. LOEFF, Son ancien ministre de la justice, membre de la seconde chambre des états—généraux. Le Président de la République du Pérou:Son Excellence M. CARLOS G. CANDAMO, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris et à Londres, membre de la cour permanente d'arbitrage. Sa Majesté Impériale le Schah de Perse:Son Excellence SAMAD KHAN MOMTAZOS SALTANEH, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Paris, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence MIRZA AHMED KHAN SADIGH UL MULK, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Sa Majesté le Roi de Portugal et des Algarves, etc.:Son Excellence M. le marquis DE SOVERAL, Son conseiller d'état, pair du Royaume, ancien ministre des affaires étrangères, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Londres, Son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. — Son Excellence M. le comte DE SELIR, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. — Son Excellence M. ALBERTO D'OLIVEIRA, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Berne. Sa Majesté le Roi de Roumanie:Son Excellence M. ALEXANDRE BELDIMAN, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Berlin. — Son Excellence M. EDGAR MAVROCORDATO, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Sa Majesté l'Empereur de Toutes les Russies:Son Excellence M. NELIDOW, Son conseiller privé actuel, Son ambassadeur à Paris. — Son Excellence M. DE MARTENS, Son conseiller privé, membre permanent du conseil du ministère Impérial des affaires étrangères, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. TCHARYKOW, Son conseiller d'état actuel, Son chambellan, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à La Haye. Le Président de la République du Salvador:M. PEDRO I. MATHEU, chargé d'affaires de la République à Paris, membre de la cour permanente d'arbitrage. — M. SANTIAGO PEREZ TRIANA, chargé d'affaires de la République à Londres. Sa Majesté le Roi de Serbie:Son Excellence M. SAVA GROUÏTCH, général, président du conseil d'état. — Son Excellence M. MILOVAN MILOVANOVITCH, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Rome, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. MICHEL MILITCHEVITCH, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Londres et à La Haye. Sa Majesté le Roi de Siam:MOM CHATIDEJ UDOM, major-général. — M. C. CORRAGIONI D'ORELLI, Son conseiller de légation. — LUANG BHUVANARTH NARÜBAL, capitaine. Sa Majesté le Roi de Suède, des Goths et des Vendes:Son Excellence M. KNUT HJALMAR LEONARD HAMMARSKJOLD, Son ancien ministre de la justice, Son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Copenhague, membre de la cour permanente d'arbitrage. — M. JOHANNES HELLNER, Son ancien ministre sans portefeuille, ancien membre de la cour suprême de Suède, membre de la cour permanente d'arbitrage. Le Conseil Fédéral Suisse:Son Excellence M. GASTON CARLIN, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la Confédération suisse à Londres et à La Haye. — M. EUGÈNE BOREL, colonel d'état major-général, professeur à l'université de Genève. — M. MAX HUBER, professeur de droit à l'université de Zürich. Sa Majesté l'Empereur des Ottomans:Son Excellence TURKHAN PACHA, Son ambassadeur extraordinaire, ministre de l'evkaf.— Son Excellence RECHID BEY, Son ambassadeur à Rome. — Son Excellence MEHEMMED PACHA, vice-amiral. Le Président de la République Orientale de l'Uruguay:Son Excellence M. JOSÉ BATLLE Y ORDOÑEZ, ancien président de la République, membre de la cour permanente d'arbitrage. — Son Excellence M. JUAN P. CASTRO, ancien président du sénat, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République à Paris, membre de la cour permanente d'arbitrage. Le Président des Etats-Unis de Vénézuéla:M. JOSÉ GIL FORTOUL, chargé d'affaires de la République à Berlin.Lesquels, après avoir déposé leurs pleins pouvoirs, trouvés en bonne et due forme, sont convenus de ce qui suit: Titre I. Du maintien de la paix générale Article 1En vue de prévenir autant que possible le recours à la force dans les rapports entre les Etats, les Puissances contractantes conviennent d'employer tous leurs efforts pour assurer le règlement pacifique des différends internationaux. Titre II. Des bons offices et de la médiation Article 2En cas de dissentiment grave ou de conflit, avant d'en appeler aux armes, les Puissances contractantes conviennent d'avoir recours, en tant que les circonstances le permettront, aux bons offices ou à la médiation d'une ou de plusieurs Puissances amies. Article 3Indépendamment de ce recours, les Puissances contractantes jugent utile et désirable qu'une ou plusieurs Puissances étrangères au conflit offrent de leur propre initiative, en tant que les circonstances s'y prêtent, leurs bons offices ou leur médiation aux Etats en conflit.Le droit d'offrir les bons offices ou la médiation appartient aux Puissances étrangères au conflit, même pendant le cours des hostilités.L'exercice de ce droit ne peut jamais être considéré par l'une ou l'autre des Parties en litige comme un acte peu amical. Article 4Le rôle du médiateur consiste à concilier les prétentions opposées et à apaiser les ressentiments qui peuvent s'être produits entre les Etats en conflit. Article 5Les fonctions du médiateur cessent du moment où il est constaté, soit par l'une des Parties en litige, soit par le médiateur lui-même, que les moyens de conciliation proposés par lui ne sont pas acceptés. Article 6Les bons offices et la médiation, soit sur le recours des Parties en conflit, soit sur l'initiative des Puissances étrangères au conflit, ont exclusivement le caractère de conseil et n'ont jamais force obligatoire. Article 7L'acceptation de la médiation ne peut avoir pour effet, sauf convention contraire, d'interrompre, de retarder ou d'entraver la mobilisation et autres mesures préparatoires à la guerre.Si elle intervient après l'ouverture des hostilités, elle n'interrompt pas, sauf convention contraire, les opérations militaires en cours. Article 8Les Puissances contractantes sont d'accord pour recommander l'application, dans les circonstances qui le permettent, d'une médiation spéciale sous la forme suivante.En cas de différend grave compromettant la paix, les Etats en conflit choisissent respectivement une Puissance à laquelle ils confient la mission d'entrer en rapport direct avec la Puissance choisie d'autre part, à l'effet de prévenir la rupture des relations pacifiques.Pendant la durée de ce mandat dont le terme, sauf stipulation contraire, ne peut excéder trente jours, les Etats en litige cessent tout rapport direct au sujet du conflit, lequel est considéré comme déféré exclusivement aux Puissances médiatrices. Celles-ci doivent appliquer tous leurs efforts à régler le différend.En cas de rupture effective des relations pacifiques, ces Puissances demeurent chargées de la mission commune de profiter de toute occasion pour rétablir la paix. Titre III. Des Commissions internationales d'enquête Article 9Dans les litiges d'ordre international n'engageant ni l'honneur ni des intérêts essentiels et provenant d'une divergence d'appréciation sur des points de fait, les Puissances contractantes jugent utile et désirable que les Parties qui n'auraient pu se mettre d'accord par les voies diplomatiques instituent, en tant que les circonstances le permettront, une Commission internationale d'enquête chargée de faciliter la solution de ces litiges en éclaircissant, par un examen impartial et consciencieux, les questions de fait. Article 10Les Commissions internationales d'enquête sont constituées par convention spéciale entre les Parties en litige.La convention d'enquête précise les faits à examiner; elle détermine le mode et le délai de formation de la Commission et l'étendue des pouvoirs des commissaires.Elle détermine également, s'il y a lieu, le siège de la Commission et la faculté de se déplacer, la langue dont la Commission fera usage et celles dont l'emploi sera autorisé devant elle, ainsi que la date à laquelle chaque Partie devra déposer son exposé des faits, et généralement toutes les conditions dont les Parties sont convenues.Si les Parties jugent nécessaire de nommer des assesseurs, la convention d'enquête détermine le mode de leur désignation et l'étendue de leurs pouvoirs. Article 11Si la convention d'enquête n'a pas désigné le siège de la Commission, celle-ci siégera à La Haye.Le siège une fois fixé ne peut être changé par la Commission qu'avec l'assentiment des Parties.Si la convention d'enquête n'a pas déterminé les langues à employer, il en est décidé par la Commission. Article 12Sauf stipulation contraire, les Commissions d'enquête sont formées de la manière déterminée par les articles 45 et 57 de la présente Convention. Article 13En cas de décès, de démission ou d'empêchement, pour quelque cause que ce soit, de l'un des commissaires, ou éventuellement de l'un des assesseurs, il est pourvu à son remplacement selon le mode fixé pour sa nomination. Article 14Les Parties ont le droit de nommer auprès de la Commission d'enquête des agents spéciaux avec la mission de Les représenter et de servir d'intermédiaires entre Elles et la Commission.Elles sont, en outre, autorisées à charger des conseils ou avocats nommés par elles, d'exposer et de soutenir leurs intérêts devant la Commission. Article 15Le Bureau International de la Cour permanente d'arbitrage sert de greffe aux Commissions qui siègent à La Haye et mettra ses locaux et son organisation à la disposition des Puissances contractantes pour le fonctionnement de la Commission d'enquête. Article 16Si la Commission siège ailleurs qu'à La Haye, elle nomme un Secrétaire général dont le bureau lui sert de greffe.Le greffe est chargé, sous l'autorité du Président, de l'organisation matérielle des séances de la Commission, de la rédaction des procès-verbaux et, pendant le temps de l'enquête, de la garde des archives qui seront ensuite versées au Bureau International de La Haye. Article 17En vue de faciliter l'institution et le fonctionnement des Commissions d'enquête, les Puissances contractantes recommandent les règles suivantes qui seront applicables à la procédure d'enquête en tant les Parties n'adopteront pas d'autres règles. Article 18La Commission règlera les détails de la procédure non prévus dans la convention spéciale d'enquête ou dans la présente Convention, et procèdera à toutes les formalités que comporte l'administration des preuves. Article 19L'enquête a lieu contradictoirement.Aux dates prévues, chaque Partie communique à la Commission et à l'autre Partie les exposés des faits, s'il y a lieu, et, dans tous les cas, les actes, pièces et documents qu'Elle juge utiles à la découverte de la vérité, ainsi que la liste des témoins et des experts qu'Elle désire faire entendre. Article 20La Commission a la faculté, avec l'assentiment des Parties, de se transporter momentanément sur les lieux où elle juge utile de recourir à ce moyen d'information ou d'y déléguer un ou plusieurs de ses membres. L'autorisation de l'Etat sur le territoire duquel il doit être procédé à cette information devra être obtenue. Article 21Toutes constatations matérielles, et toutes visites des lieux doivent être faites en présence des agents et conseils des Parties ou eux dûment appelés. Article 22La Commission a le droit de solliciter de l'une ou l'autre Partie telles explications ou informations qu'elle juge utiles. Article 23Les Parties s'engagent à fournir à la Commission d'enquête, dans la plus large mesure qu'Elles jugeront possible, tous les moyens et toutes les facilités nécessaires pour la connaissance complète et l'appréciation exacte des faits en question.Elles s'engagent à user des moyens dont Elles disposent d'après leur législation intérieure, pour assurer la comparution des témoins ou des experts se trouvant sur leur territoire et cités devant la Commission.Si ceux-ci ne peuvent comparaître devant la Commission, Elles feront procéder à leur audition devant leurs autorités compétentes. Article 24Pour toutes les notifications que la Commission aurait à faire sur le territoire d'une tierce Puissance contractante, la Commission s'adressera directement au Gouvernement de cette Puissance. Il en sera de même s'il s'agit de faire procéder sur place à l'établissement de tous moyens de preuve.Les requêtes adressées à cet effet seront exécutées suivant les moyens dont la Puissance requise dispose d'après Sa législation intérieure. Elles ne peuvent être refusées que si cette Puissance les juge de nature à porter atteinte à Sa souveraineté ou à Sa sécurité.La Commission aura aussi toujours la faculté de recourir à l'intermédiaire de la Puissance sur le territoire de laquelle elle a son siège. Article 25Les témoins et les experts sont appelés à la requête des Parties ou d'office par la Commission, et, dans tous les cas, par l'intermédiaire du Gouvernement de l'Etat sur le territoire duquel ils se trouvent.Les témoins sont entendus, successivement et séparément, en présence des agents et des conseils et dans un ordre à fixer par la Commission. Article 26L'interrogatoire des témoins est conduit par le Président.Les membres de la Commission peuvent néanmoins poser à chaque témoin les questions qu'ils croient convenables pour éclaircir ou compléter sa déposition, ou pour se renseigner sur tout ce qui concerne le témoin dans les limites nécessaires à la manifestation de la vérité.Les agents et les conseils des Parties ne peuvent interrompre le témoin dans sa déposition, ni lui faire aucune interpellation directe, mais peuvent demander au Président de poser au témoin telles questions complémentaires qu'ils jugent utiles. Article 27Le témoin doit déposer sans qu'il lui soit permis de lire aucun projet écrit. Toutefois, il peut être autorisé par le Président à s'aider de notes ou documents si la nature des faits rapportés en nécessite l'emploi. Article 28Procès-verbal de la déposition du témoin est dressé séance tenante et lecture en est donnée au témoin. Le témoin peut y faire tels changements et additions que bon lui semble et qui seront consignés à la suite de sa déposition.Lecture faite au témoin de l'ensemble de sa déposition, le témoin est requis de signer. Article 29Les agents sont autorisés, au cours ou à la fin de l'enquête, à présenter par écrit à la Commission et à l'autre Partie tels dires, réquisitions ou résumés de fait, qu'ils jugent utiles à la découverte de la vérité. Article 30Les délibérations de la Commission ont lieu à huis clos et restent secrètes.Toute décision est prise à la majorité des membres de la Commission.Le refus d'un membre de prendre part au vote doit être constaté dans le procès-verbal. Article 31Les séances de la Commission ne sont publiques et les procès-verbaux et documents de l'enquête ne sont rendus publics qu'en vertu d'une décision de la Commission, prise avec l'assentiment des Parties. Article 32Les Parties ayant présenté tous les éclaircissements et preuves, tous les témoins ayant été entendus, le Président prononce la clôture de l'enquête et la Commission s'ajourne pour délibérer et rédiger son rapport. Article 33Le rapport est signé par tous les membres de la Commission.Si un des membres refuse de signer, mention en est faite; le rapport reste néanmoins valable. Article 34.Le rapport de la Commission est lu en séance publique, les agents et les conseils des Parties présents ou dûment appelés.Un exemplaire du rapport est remis à chaque Partie. Article 35Le rapport de la Commission, limité à la constatation des faits, n'a nullement le caractère d'une sentence arbitrale. Il laisse aux Parties une entière liberté pour la suite à donner à cette constatation. Article 36Chaque Partie supporte ses propres frais et une part égale des frais de la Commission. Titre IV. De l'arbitrage international Chapitre I. De la Justice arbitrale Article 37L'arbitrage international a pour objet le règlement de litiges entre les Etats par des juges de leur choix et sur la base du respect du droit.Le recours à l'arbitrage implique l'engagement de se soumettre de bonne foi à la sentence. Article 38Dans les questions d'ordre juridique, et en premier lieu, dans les questions d'interprétation ou d'application des Conventions internationales, l'arbitrage est reconnu par les Puissances contractantes comme le moyen le plus efficace et en même temps le plus équitable de régler les litiges qui n'ont pas été résolus par les voies diplomatiques.En conséquence, il serait désirable que, dans les litiges sur les questions susmentionnées, les Puissances contractantes eussent, le cas échéant, recours à l'arbitrage, en tant que les circonstances le permettraient. Article 39La Convention d'arbitrage est conclue pour des contestations déjà nées ou pour des contestations éventuelles.Elle peut concerner tout litige ou seulement les litiges d'une catégorie déterminée. Article 40Indépendamment des Traités généraux ou particuliers qui stipulent actuellement l'obligation du recours à l'arbitrage pour les Puissances contractantes, ces Puissances se réservent de conclure des accords nouveaux, généraux ou particuliers, en vue d'étendre l'arbitrage obligatoire à tous les cas qu'Elles jugeront possible de lui soumettre. Chapitre II. De la Cour permanente d'arbitrage Article 41Dans le but de faciliter le recours immédiat à l'arbitrage pour les différends internationaux qui n'ont pu être réglés par la voie diplomatique, les Puissances contractantes s'engagent à maintenir, telle qu'elle a été établie par la Première Conférence de la Paix, la Cour permanente d'arbitrage, accessible en tout temps et fonctionnant, sauf stipulation contraire des Parties, conformément aux règles de procédure insérées dans la présente Convention. Article 42La Cour permanente est compétente pour tous les cas d'arbitrage, à moins qu'il n'y ait entente entre les Parties pour l'établissement d'une juridiction spéciale. Article 43La Cour permanente a son siège à La Haye.Un Bureau International sert de greffe à la Cour; il est l'intermédiaire des communications relatives aux réunions de celle-ci; il a la garde des archives et la gestion de toutes les affaires administratives.Les Puissances contractantes s'engagent à communiquer au Bureau, aussitôt que possible, une copie certifiée conforme de toute stipulation d'arbitrage intervenue entre Elles et de toute sentence arbitrale Les concernant et rendue par des juridictions spéciales.Elles s'engagent à communiquer de même au Bureau les lois, règlements et documents constatant éventuellement l'exécution des sentences rendues par la Cour. Article 44Chaque Puissance contractante désigne quatre personnes au plus, d'une compétence reconnue dans les questions de droit international, jouissant de la plus haute considération morale et disposées à accepter les fonctions d'arbitre.Les personnes ainsi désignés sont inscrites, au titre de Membres de la Cour, sur une liste qui sera notifiée à toutes les Puissances contractantes par les soins du Bureau.Toute modification à la liste des arbitres est portée, par les soins du Bureau, à la connaissance des Puissances contractantes.Deux ou plusieurs Puissances peuvent s'entendre pour la désignation en commun d'un ou de plusieurs Membres.La même personne peut être désignée par des Puissances différentes.Les Membres de la Cour sont nommés pour un terme de six ans. Leur mandat peut être renouvelé.En cas de décès ou de retraite d'un Membre de la Cour, il est pourvu à son remplacement selon le mode fixé pour sa nomination, et pour une nouvelle période de six ans. Article 45Lorsque les Puissances contractantes veulent s'adresser à la Cour permanente pour le règlement d'un différend survenu entre Elles, le choix des arbitres appelés à former le Tribunal compétent pour statuer sur ce différend, doit être fait dans la liste générale des Membres de la Cour.A défaut de constitution du Tribunal arbitral par l'accord des Parties, il est procédé de la manière suivante:Chaque Partie nomme deux arbitres, dont un seulement peut être son national ou choisi parmi ceux qui ont été désignés par Elle comme Membres de la Cour permanente. Ces arbitres choisissent ensemble un surarbitre.En cas de partage des voix, le choix du surarbitre est confié à une Puissance tierce, désignée de commun accord par les Parties.Si l'accord ne s'établit pas à ce sujet, chaque Partie désigne une Puissance différente et le choix du surarbitre est fait de concert par les Puissances ainsi désignées.Si, dans un délai de deux mois, ces deux Puissances n'ont pu tomber d'accord, chacune d'Elles présente deux candidats pris sur la liste des Membres désignés par les Parties et n'étant les nationaux d'aucune d'Elles. Le sort détermine lequel des candidats ainsi présentés sera le surarbitre. Article 46Dès que le Tribunal est composé, les Parties notifient au Bureau leur décision de s'adresser à la Cour, le texte de leur compromis, et les noms des arbitres.Le Bureau communique sans délai à chaque arbitre le compromis et les noms des autres Membres du Tribunal.Le Tribunal se réunit à la date fixée par les Parties. Le Bureau pourvoit à son installation.Les Membres du Tribunal, dans l'exercice de leurs fonctions et en dehors de leur pays, jouissent des privilèges et immunités diplomatiques. Article 47Le Bureau est autorisé à mettre ses locaux et son organisation à la disposition des Puissances contractantes pour le fonctionnement de toute juridiction spéciale d'arbitrage.La juridiction de la Cour permanente peut être étendue, dans les conditions prescrites par les règlements, au litiges existant entre des Puissances non contractantes ou entre des Puissances contractantes et des Puissances non contractantes, si les Parties sont convenues de recourir à cette juridiction. Article 48Les Puissances contractantes considèrent comme un devoir, dans le cas où un conflit aigu menacerait d'éclater entre deux ou plusieurs d'entre Elles, de rappeler à celles-ci que la Cour permanente leur est ouverte.En conséquence, Elles déclarent que le fait de rappeler aux Parties en conflit les dispositions de la présente Convention, et le conseil donné, dans l'intérêt supérieur de la paix, de s'adresser à la Cour permanente, ne peuvent être considérés que comme actes de bons offices.En cas de conflit entre deux Puissances, l'une d'Elles pourra toujours adresser au Bureau International une note contenant sa déclaration qu'Elle serait disposée à soumettre le différend à un arbitrage.Le Bureau devra porter aussitôt la déclaration à la connaissance de l'autre Puissance. Article 49Le Conseil administratif permanent, composé des Représentants diplomatiques des Puissances contractantes accrédités à La Haye et du Ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas, qui remplit les fonctions de Président, a la direction et le contrôle du Bureau International.Le Conseil arrête son règlement d'ordre ainsi que tous autres règlements nécessaires.Il décide toutes les questions administratives qui pourraient surgir touchant le fonctionnement de la Cour.Il a tout pouvoir quant à la nomination, la suspension ou la révocation des fonctionnaires et employés du Bureau.Il fixe les traitements et salaires, et contrôle la dépense générale.La présence de neuf membres dans les réunions dûment convoquées suffit pour permettre au Conseil de délibérer valablement. Les décisions sont prises à la majorité des voix.Le Conseil communique sans délai aux Puissances contractantes les règlements adoptés par lui. Il leur présente chaque année un rapport sur les travaux de la Cour, sur le fonctionnement des services administratifs et sur les dépenses. Le rapport contient également un résumé du contenu essentiel des documents communiqués au Bureau par les Puissances en vertu de l'article 43 alinéas 3 et 4. Article 50Les frais du Bureau seront supportés par les Puissances contractantes dans la proportion établie pour le Bureau international de l'Union postale universelle.Les frais à la charge des Puissances adhérentes seront comptés à partir du jour où leur adhésion produit ses effets. Chapitre III. De la procédure arbitrale Article 51En vue de favoriser le développement de l'arbitrage, les Puissances contractantes ont arrêté les règles suivantes qui sont applicables à la procédure arbitrale, en tant que les Parties ne sont pas convenues d'autres règles. Article 52Les Puissances qui recourent à l'arbitrage signent un compromis dans lequel sont déterminés l'objet du litige, le délai de nomination des arbitres, la forme, l'ordre et les délais dans lesquels la communication visée par l'article 63 devra être faite, et le montant de la somme que chaque Partie aura à déposer à titre d'avance pour les frais.Le compromis détermine également, s'il y a lieu, le mode de nomination des arbitres, tous pouvoirs spéciaux éventuels du Tribunal, son siège, la langue dont il fera usage et celles dont l'emploi sera autorisé devant lui, et généralement toutes les conditions dont les Parties sont convenues. Article 53La Cour permanente est compétente pour l'établissement du compromis, si les Parties sont d'accord pour s'en remettre à elle.Elle est également compétente, même si la demande est faite seulement par l'une des Parties, après qu'un accord par la voie diplomatique a été vainement essayé, quand il s'agit:1°. d'un différend rentrant dans un Traité d'arbitrage général conclu ou renouvelé après la mise en vigueur de cette Convention et qui prévoit pour chaque différend un compromis et n'exclut pour l'établissement de ce dernier ni explicitement ni implicitement la compétence de la Cour. Toutefois, le recours à la Cour n'a pas lieu si l'autre Partie déclare qu'à son avis le différend n'appartient pas à la catégorie des différends à soumettre à un arbitrage obligatoire, à moins que le Traité d'arbitrage ne confère au Tribunal arbitral le pouvoir de décider cette question préalable;2°. d'un différend provenant de dettes contractuelles réclamées à une Puissance par une autre Puissance comme dues à ses nationaux, et pour la solution duquel l'offre d'arbitrage a été acceptée. Cette disposition n'est pas applicable si l'acceptation a été subordonnée à la condition que le compromis soit établi selon un autre mode. Article 54Dans les cas prévus par l'article précédent, le compromis sera établi par une commission composée de cinq membres désignés de la manière prévue à l'article 45 alinéas 3 à 6.Le cinquième membre est de droit Président de la commission. Article 55Les fonctions arbitrales peuvent être conférées à un arbitre unique ou à plusieurs arbitres désignés par les Parties à leur gré, ou choisis par Elles parmi les Membres de la Cour permanente d'arbitrage établie par la présente Convention.A défaut de constitution du Tribunal par l'accord des Parties, il est procédé de la manière indiquée à l'article 45 alinéas 3 à 6. Article 56Lorsqu'un Souverain ou un Chef d'Etat est choisi pour arbitre, la procédure arbitrale est réglée par Lui. Article 57Le surarbitre est de droit Président du Tribunal.Lorsque le Tribunal ne comprend pas de surarbitre, il nomme lui-même son Président. Article 58En cas d'établissement du compromis par une commission, telle qu'elle est visée à l'article 54, et sauf stipulation contraire, la commission elle-même formera le Tribunal d'arbitrage. Article 59En cas de décès, de démission ou d'empêchement, pour quelque cause que ce soit, de l'un des arbitres, il est pourvu à son remplacement selon le mode fixé pour sa nomination. Article 60A défaut de désignation par les Parties, le Tribunal siège à La Haye.Le Tribunal ne peut siéger sur le territoire d'une tierce Puissance qu'avec l'assentiment de celle-ci.Le siège une fois fixé ne peut être changé par le Tribunal qu'avec l'assentiment des Parties. Article 61Si le compromis n'a pas déterminé les langues à employer, il en est décidé par le Tribunal. Article 62Les Parties ont le droit de nommer auprès du Tribunal des agents spéciaux, avec la mission de servir d'intermédiaires entre Elles et le Tribunal.Elles sont en outre autorisées à charger de la défense de leurs droits et intérêts devant le Tribunal, des conseils ou avocats nommés par Elles à cet effet.Les Membres de la Cour permanente ne peuvent exercer les fonctions d'agents, conseils ou avocats, qu'en faveur de la Puissance qui les a nommés Membres de la Cour. Article 63La procédure arbitrale comprend en règle générale deux phases distinctes: l'instruction écrite et les débats.L'instruction écrite consiste dans la communication faite par les agents respectifs, aux membres du Tribunal et à la Partie adverse, des mémoires, des contre-mémoires et, au besoin, des répliques; les Parties y joignent toutes pièces et documents invoqués dans la cause. Cette communication aura lieu, directement ou par l'intermédiaire du Bureau international, dans l'ordre et dans les délais déterminés par le compromis.Les délais fixés par le compromis pourront être prolongés de commun accord par les Parties, ou par le Tribunal quand il le juge nécessaire pour arriver à une décision juste.Les débats consistent dans le développement oral des moyens des Parties devant le Tribunal. Article 64Toute pièce produite par l'une des Parties doit être communiquée, en copie certifiée conforme, à l'autre Partie. Article 65A moins de circonstances spéciales, le Tribunal ne se réunit qu'après la clôture de l'instruction. Article 66Les débats sont dirigés par le Président.Ils ne sont publics qu'en vertu d'une décision du Tribunal, prise avec l'assentiment des Parties.Ils sont consignés dans des proces-verbaux rédigés par des secrétaires, que nomme le Président. Ces procès-verbaux sont signés par le Président et par un des secrétaires; ils ont seuls caractère authentique. Article 67L'instruction étant close, le Tribunal a le droit d'écarter du débat tous actes ou documents nouveaux qu'une des Parties voudrait lui soumettre sans le consentement de l'autre. Article 68Le Tribunal demeure libre de prendre en considération les actes ou documents nouveaux sur lesquels les agents ou conseils des Parties appelleraient son attention.En ce cas, le Tribunal a le droit de requérir la production de ces actes ou documents, sauf l'obligation d'en donner connaissance à la Partie adverse. Article 69Le Tribunal peut, en outre, requérir des agents des Parties la production de tous actes et demander toutes explications nécessaires. En cas de refus, le Tribunal en prend acte. Article 70Les agents et les conseils des Parties sont autorisés à présenter oralement au Tribunal tous les moyens qu'ils jugent utiles à la défense de leur cause. Article 71Ils ont le droit de soulever des exceptions et des incidents. Les décisions du Tribunal sur ces points sont définitives et ne peuvent donner lieu à aucune discussion ultérieure. Article 72Les membres du Tribunal ont le droit de poser des questions aux agents et aux conseils des Parties et de leur demander des éclaircissements sur les points douteux.Ni les questions posées, ni les observations faites par les membres du Tribunal pendant le cours des débats ne peuvent être regardées comme l'expression des opinions du Tribunal en général ou de ses membres en particulier. Article 73Le Tribunal est autorisé à déterminer sa compétence en interprétant le compromis ainsi que les autres actes et documents qui peuvent être invoqués dans la matière, et en appliquant les principes du droit. Article 74Le Tribunal a le droit de rendre des ordonnances de procédure pour la direction du procès, de déterminer les formes, l'ordre et les délais dans lesquels chaque Partie devra prendre ses conclusions finales, et de procéder à toutes les formalités que comporte l'administration des preuves. Article 75Les Parties s'engagent à fournir au Tribunal, dans la plus large mesure qu'Elles jugeront possible, tous les moyens nécessaires pour la décision du litige. Article 76Pour toutes les notifications que le Tribunal aurait à faire sur le territoire d'une tierce Puissance contractante, le Tribunal s'adressera directement au Gouvernement de cette Puissance. Il en sera de même s'il s'agit de faire procéder sur place à l'établissement de tous moyens de preuve.Les requêtes adressées à cet effet seront exécutées suivant les moyens dont la Puissance requise dispose d'après sa législation intérieure. Elles ne peuvent être refusées que si cette Puissance les juge de nature à porter atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité.Le Tribunal aura aussi toujours la faculté de recourir à l'intermédiaire de la Puissance sur le territoire de laquelle il a son siège. Article 77Les agents et les conseils des Parties ayant présenté tous les éclaircissements et preuves à l'appui de leur cause, le Président prononce la clôture des débats. Article 78Les délibérations du Tribunal ont lieu à huis clos et restent secrètes.Toute décision est prise à la majorité de ses membres. Article 79La sentence arbitrale est motivée. Elle mentionne les noms des arbitres; elle est signée par le Président et par le greffier ou le secrétaire faisant fonctions de greffier. Article 80La sentence est lue en séance publique, les agents et les conseils des Parties présents ou dûment appelés. Article 81La sentence, dûment prononcée et notifiée aux agents des Parties, décide définitivement et sans appel la contestation. Article 82Tout différend qui pourrait surgir entre les Parties, concernant l'interprétation et l'exécution de la sentence, sera, sauf stipulation contraire, soumis au jugement du Tribunal qui l'a rendue. Article 83Les Parties peuvent se réserver dans le compromis de demander la révision de la sentence arbitrale.Dans ce cas, et sauf stipulation contraire, la demande doit être adressée au Tribunal qui a rendu la sentence. Elle ne peut être motivée que par la découverte d'un fait nouveau qui eût été de nature à exercer une influense décisive sur la sentence et qui, lors de la clôture des débats, était inconnu du Tribunal lui-même et de la Partie qui a demandé la révision.La procédure de révision ne peut être ouverte que par une décision du Tribunal constatant expressément l'existence du fait nouveau, lui reconnaissant les caractères prévus par le paragraphe précédent et déclarant à ce titre la demande recevable.Le compromis détermine le délai dans lequel la demande de révision doit être formée. Article 84La sentence arbitrale n'est obligatoire que pour les Parties en litige.Lorsqu'il s'agit de l'interprétation d'une convention à laquelle ont participé d'autres Puissances que les Parties en litige, celles-ci avertissent en temps utile toutes les Puissances signataires. Chacune de ces Puissances a le droit d'intervenir au procès. Si une ou plusieurs d'entre Elles ont profité de cette faculté, l'interprétation contenue dans la sentence est également obligatoire à leur égard. Article 85Chaque Partie supporte ses propres frais et une part égale des frais du Tribunal. Chapitre IV. De la procédure sommaire d'arbitrage Article 86En vue de faciliter le fonctionnement de la justice arbitrale, lorsqu'il s'agit de litiges de nature à comporter une procédure sommaire, les Puissances contractantes arrêtent les règles ci-après qui seront suivies en l'absence de stipulations différentes, et sous réserve, le cas échéant, de l'application des dispositions du chapitre III qui ne seraient pas contraires. Article 87Chacune des Parties en litige nomme un arbitre. Les deux arbitres ainsi désignés choisissent un surarbitre. S'ils ne tombent pas d'accord à ce sujet, chacun présente deux candidats pris sur la liste générale des Membres de la Cour permanente, en dehors des Membres indiqués par chacune des Parties Elles-mêmes et n'étant les nationaux d'aucune d'Elles; le sort détermine lequel des candidats ainsi présentés sera le surarbitre.Le surarbitre préside le Tribunal, qui rend ses décisions à la majorité des voix. Article 88A défaut d'accord préalable, le Tribunal fixe, dès qu'il est constitué, le délai dans lequel les deux Parties devront lui soumettre leurs mémoires respectifs. Article 89Chaque Partie est représentée devant le Tribunal par un agent qui sert d'intermédiaire entre le Tribunal et le Gouvernement qui l'a désigné. Article 90La procédure a lieu exclusivement par écrit. Toutefois, chaque Partie a le droit de demander la comparution de témoins et d'experts. Le Tribunal a, de son côté, la faculté de demander des explications orales aux agents des deux Parties, ainsi qu'aux experts et aux témoins dont il juge la comparution utile. Titre V. Dispositions finales Article 91La présente Convention dûment ratifiée remplacera, dans les rapports entre les Puissances contractantes, la Convention pour le règlement pacifique des conflits internationaux du 29 juillet 1899. Article 92La présente Convention sera ratifiée aussitôt que possible.Les ratifications seront déposées à La Haye.Le premier dépôt de ratifications sera constaté par un procès-verbal signé par les représentants des Puissances qui y prennent part et par le Ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas.Les dépôts ultérieurs de ratifications se feront au moyen d'une notification écrite, adressée au Gouvernement des Pays-Bas et accompagnée de l'instrument de ratification.Copie certifiée conforme du procès-verbal relatif au premier dépôt de ratifications, des notifications mentionnées à l'alinéa précédent, ainsi que des instruments de ratification, sera immédiatement remise, par les soins du Gouvernement des Pays-Bas et par la voie diplomatique, aux Puissances conviées à la Deuxième Conférence de la Paix, ainsi qu'aux autres Puissances qui auront adhéré à la Convention. Dans les cas visés par l'alinéa précédent, ledit Gouvernement Leur fera connaître en même temps la date à laquelle il a reçu la notification. Article 93Les Puissances non signataires qui ont été conviées à la Deuxième Conférence de la Paix pourront adhérer à la présente Convention.La Puissance qui désire adhérer notifie par écrit son intention au Gouvernement des Pays-Bas en lui transmettant l'acte d'adhésion qui sera déposé dans les archives dudit Gouvernement.Ce Gouvernement transmettra immédiatement à toutes les autres Puissances conviées à la Deuxième Conférence de la paix copie certifiée conforme de la notification ainsi que de l'acte d'adhésion, en indiquant la date à laquelle il a reçu la notification. Article 94Les conditions auxquelles les Puissances qui n'ont pas été conviées à la Deuxième Conférence de la Paix, pourront adhérer à la présente Convention, formeront l'objet d'une entente ultérieure entre les Puissances contractantes. Article 95La présente Convention produira effet, pour les Puissances qui auront participé au premier dépôt de ratifications, soixante jours après la date du procès-verbal de ce dépôt et, pour les Puissances qui ratifieront ultérieurement ou qui adhéreront, soixante jours après que la notification de leur ratification ou de leur adhésion aura été reçue par le Gouvernement des Pays-Bas. Article 96S'il arrivait qu'une des Puissances contractantes voulût dénoncer la présente Convention, la dénonciation sera notifiée par écrit au Gouvernement des Pays-Bas qui communiquera immédiatement copie certifiée conforme de la notification à toutes les autres Puissances en leur faisant savoir la date à laquelle il l'a reçue.La dénonciation ne produira ses effets qu'à l'égard de la Puissance qui l'aura notifiée et un an après que la notification en sera parvenue au Gouvernement des Pays-Bas. Article 97Un registre tenu par le Ministère des Affaires Etrangères des Pays-Bas indiquera la date du dépôt de ratifications effectué en vertu de l'article 92 alinéas 3 et 4, ainsi que la date à laquelle auront été reçues les notifications d'adhésion (article 93 alinéa 2) ou de dénonciation (article 96 alinéa 1).Chaque Puissance contractante est admise à prendre connaissance de ce registre et à en demander des extraits certifiés conformes. EN FOI DE QUOI, le Plénipotentiaires ont revêtu la présente Convention de leurs signatures.FAIT à La Haye, le dix-huit octobre mil neuf cent sept, en un seul exemplaire qui restera déposé dans les archives du Gouvernement des Pays-Bas et dont des copies certifiées conformes seront remises par la voie diplomatique aux Puissances contractantes. (vertaling: nl) Verdrag
Majesteit de Keizer van Duitsland, Koning van Pruisen; de President van
de Verenigde Staten van Amerika; de President van de Republiek
Argentinië; Zijne Majesteit de Keizer van Oostenrijk, Koning van
Bohemen enz. en Apostolisch Koning van Hongarije; Zijne Majesteit de
Koning der Belgen; de President van de Republiek Bolivia; de President
van de Republiek van de Verenigde Staten van Brazilië; Zijne
Koninklijke Hoogheid de Prins van Bulgarije; de President van de
Republiek Chili; Zijne Majesteit de Keizer van China; de President van
de Republiek Colombia; de voorlopige gouverneur van de Republiek Cuba;
Zijne Majesteit de Koning van Denemarken; de President van de
Dominicaanse Republiek; de President van de Republiek Ecuador; Zijne
Majesteit de Koning van Spanje; de President van de Franse Republiek;
Zijne Majesteit de Koning van het Verenigd Koninkrijk van
Groot-Brittannië en Ierland en de Britse overzeese gebieden,
Keizer van Indië; Zijne Majesteit de Koning der Hellenen; de
President van de Republiek Guatemala; de President van de Republiek
Haïti; Zijne Majesteit de Koning van Italië; Zijne Majesteit
de Keizer van Japan; Zijne Koninklijke Hoogheid de Groothertog van
Luxemburg, Hertog van Nassau; de President van de Verenigde Mexicaanse
Staten; Zijne Koninklijke Hoogheid de Prins van Montenegro; Zijne
Majesteit de Koning van Noorwegen; de President van de Republiek
Panama; de President van de Republiek Paraguay; Hare Majesteit de
Koningin der Nederlanden; de President van de Republiek Peru; Zijne
Keizerlijke Majesteit de Sjah van Perzië; Zijne Majesteit de
Koning van Portugal en de Algarven, enz.; Zijne Majesteit de Koning van
Roemenië; Zijne Majesteit de Keizer aller Russen; de President van
de Republiek El Salvador; Zijne Majesteit de Koning van Servië;
Zijne Majesteit de Koning van Siam; Zijne Majesteit de Koning van
Zweden; de Zwitserse Bondsraad; Zijne Majesteit de Keizer van de
Ottomanen; de President van de Republiek ten oosten van de Uruguay; de
President van de Verenigde Staten van Venezuela:Bezield met de
internationale overeenkomst;Geleid door de wens het praktisch
functioneren van onderzoekscommissies en scheidsgerechten daartoe beter
te waarborgen en de inzet van arbitrale rechtspraak te vergemakkelijken
wanneer het geschillen betreft die aanleiding kunnen zijn voor een
arbitraal kort geding;Hebben het nodig geacht op enkele punten
het werk van de Eerste Vredesconferentie voor de vreedzame beslechting
van internationale geschillen te herzien en aan te vullen;De
hoge verdragsluitende partijen hebben besloten daartoe een nieuw
verdrag te sluiten en hebben tot hun gevolmachtigden
benoemd: Zijne Majesteit de Keizer van
Duitsland, Koning van Pruisen:Zijne Excellentie baron
MARSCHALL DE BIEBERSTEIN, zijn minister van Staat, zijn buitengewoon en
gevolmachtigd ambassadeur te Constantinopel.De heer dr.
JOHANNES KRIEGE, zijn gezant op buitengewone missie bij de huidige
Conferentie, zijn persoonlijke raadsheer op het gebied van wetgeving en
juridisch advies op het Keizerlijk Ministerie van Buitenlandse Zaken,
lid van het Permanente Hof van Arbitrage. De
President van de Verenigde Staten van Amerika:Zijne
Excellentie de heer JOSEPH H. CHOATE, buitengewoon
ambassadeur.Zijne Excellentie de heer HORACE PORTER,
buitengewoon ambassadeur.Zijne Excellentie de heer URIAH M.
ROSE, buitengewoon ambassadeur.Zijne Excellentie de heer DAVID
JAYNE HILL, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de
Republiek te ’s-Gravenhage.De heer CHARLES S. SPERRY,
schout-bij-nacht, gevolmachtigd minister.De heer GEORGES B.
DAVIS, brigadier-generaal, hoofd van de militaire justitie van het
federale leger, gevolmachtigd minister.De heer WILLIAM I.
BUCHANAN, gevolmachtigd minister. De
President van de Republiek Argentinië:Zijne
Excellentie de heer ROQUE SAENZ PEÑA, oud-minister van
Buitenlandse Zaken, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te
Rome, lid van het Permanente Hof van Arbitrage.Zijne
Excellentie de heer LUIS M. DRAGO, oud-minister van Buitenlandse Zaken
en Godsdienst van de Republiek, Afgevaardigde, lid van het Permanente
Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie de heer CARLOS RODRIQUEZ
LARRETA, oud-minister van Buitenlandse Zaken en Godsdienst van de
Republiek, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage. Zijne Majesteit de
Keizer van Oostenrijk, Koning van Bohemen, enz., en Apostolisch Koning
van Hongarije:Zijne Excellentie de heer GAËTAN
MÉREY DE KAPOS-MÉRE, zijn persoonlijke raadsheer, zijn
buitengewoon en gevolmachtigd ambassadeur.Zijne Excellentie
baron CHARLES DE MACCHIO, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd
minister te Athene. Zijne Majesteit de
Koning der Belgen:Zijne Excellentie de heer
BEERNAERT, zijn minister van Staat, lid van de Kamer van
Vertegenwoordigers, lid van het Instituut van Frankrijk en van de
Koninklijke Academiën van België en van Roemenië, erelid
van het Instituut van internationaal recht, lid van het Permanente Hof
van Arbitrage.Zijne Excellentie de heer J. VAN DEN HEUVEL,
zijn minister van Staat, oud-minister van Justitie.Zijne
Excellentie baron GUILLAUME, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd
minister te ’s-Gravenhage, lid van de Koninklijke Academie van
Roemenië. De President van de Republiek
Bolivia:Zijne Excellentie de heer CLAUDIO PINILLA,
Minister van Buitenlandse Zaken van de Republiek, lid van het
Permanente Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie de heer
FERNANDO E. GUACHALLA, gevolmachtigd minister te
Londen. De President van de Republiek van de
Verenigde Staten van Brazilië:Zijne Excellentie
de heer RUY BARBOSA, buitengewoon en gevolmachtigd ambassadeur, lid van
het Permanente Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie de heer
EDUARDO F. S. DOS SANTOS LISBÔA, buitengewoon gezant en
’s-Gravenhage. Zijne Koninklijke
Hoogheid de Prins van Bulgarije:De heer VRBAN
VINAROFF, generaal-majoor van de militaire staf.De heer IVAN
KARANDJOULOFF, procureur generaal van het Hof van
Cassatie. De President van de Republiek
Chili:Zijne Excellentie de heer DOMINGO GANA,
buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de Republiek te
Londen.Zijne Excellentie de heer AUGUSTO MATTE, buitengewoon
gezant en gevolmachtigd minister van de Republiek te
Berlijn.Zijne Excellentie de heer CARLOS CONCHA, oud-minister
van Oorlog, oud-voorzitter van de Kamer van Afgevaardigden,
oud-buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te Buenos
Aires. Zijne Majesteit de Keizer van
China:Zijne Excellentie de heer LOU-TSENG-TSIANG,
zijn buitengewoon ambassadeur.Zijne Excellentie de heer
TSIEN-SUN, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te
’s-Gravenhage. De President van de
Republiek Colombia:De heer JORGE HOLGUIN,
generaal.De heer SANTIAGO PÉREZ TRIANA.Zijne
Excellentie de heer MARCELIANO VARGAS, generaal, buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister van de Republiek te
Parijs. De voorlopige gouverneur van de
Republiek Cuba:De heer ANTONIO SANCHEZ DE BUSTAMANTE,
professor internationaal recht aan de Universiteit van Havanna, Senator
van de Republiek.Zijne Excellentie de heer GONZALO DE QUESADA
Y ARÓSTEGUI, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de
Republiek te Washington.De heer MANUEL SANGUILY, oud-directeur
van het Instituut voor middelbaar onderwijs van Havanna, Senator van de
Republiek. Zijne Majesteit de Koning van
Denemarken:Zijne Excellentie de heer CONSTANTIN BRUN,
zijn kamerheer, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te
Washington.De heer CHRISTIAN FREDERIK SCHELLER,
schout-bij-nacht.De heer AXEL VEDEL, zijn kamerheer,
afdelingshoofd op het Koninklijk Ministerie van Buitenlandse
Zaken. De President van de Dominicaanse
Republiek:De heer FRANCISCO HENRIQUEZ Y CARVAJAL,
oud-secretaris van Staat op het Ministerie van Buitenlandse Zaken van
de Republiek, lid van het Permanente Hof van Arbitrage.De heer
APOLINAR TEJERA, rector van het vakinstituut van de Republiek, lid van
het Permanente Hof van Arbitrage. De
President van de Republiek Ecuador:Zijne Excellentie
de heer VICTOR RENDÓN, buitengewoon gezant en gevolmachtigd
minister van de Republiek te Parijs en te Madrid.De heer
ENRIQUE DORN Y DE ALSÚA, chargé
d’affaires. Zijne Majesteit de Koning
van Spanje:Zijne Excellentie de heer W. R. DE
VILLA-URRUTIA, Senator, oud-minister van Buitenlandse Zaken, zijn
buitengewoon en gevolmachtigd ambassadeur te Londen.Zijne
Excellentie de heer JOSÉ DE LA RICA Y CALVO, zijn buitengewoon
gezant en gevolmachtigd minister te ’s-Gravenhage.De
heer GABRIEL MAURA Y GAMAZO, graaf van Mortera, afgevaardigde in het
parlement. De President van de Franse
Republiek:Zijne Excellentie de heer LÉON
BOURGEOIS, buitengewoon ambassadeur van de Republiek, Senator,
oud-voorzitter van de Raad van ministers, oud-minister van Buitenlandse
Zaken, lid van het Permanente Hof van Arbitrage.Baron
D’ESTOURNELLES DE CONSTANT, Senator, gevolmachtigd minister der
eerste klasse, lid van het Permanente Hof van Arbitrage.De
heer LOUIS RENAULT, professor aan de rechtenfaculteit van de
Universiteit van Parijs, honorair gevolmachtigd minister, juridisch
adviseur van het Ministerie van Buitenlandse Zaken, lid van het
Instituut van Frankrijk, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage.Zijne Excellentie de heer MARCELLIN PELLET,
buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de Franse
Republiek te
Koning van het Verenigd Koninkrijk van Groot-Brittannië en Ierland
en de Britse overzeese gebieden, Keizer van
Indië:Zijne Excellentie de Zeer Eerwaarde heer
EDWARD FRY, G. C. B., lid van de Privy Council van Zijne Majesteit,
zijn buitengewoon ambassadeur, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage.Zijne Excellentie de Zeer Eerwaarde heer ERNEST
MASON SATOW, G. C. M. G., lid van de Privy Council van Zijne Majesteit,
lid van het Permanente Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie de
Zeer Eerwaarde heer DONALD JAMES MACKAY Baron REAY, G. C. S. I., G. C.
I. E., lid van de Privy Council van Zijne Majesteit, oud-voorzitter van
het Instituut voor internationaal recht.Zijne Excellentie de
heer HENRY HOWARD, K. C. M. G., C. B., zijn buitengewoon gezant en
’s-Gravenhage. Zijne
Majesteit de Koning der Hellenen:Zijne Excellentie de
heer CLÉON RIZO RANGABÉ, zijn buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister te Berlijn.De heer GEORGES STREIT,
professor internationaal recht aan de Universiteit van Athene, lid van
President van de Republiek Guatemala:De heer
JOSÉ TIBLE MACHADO, chargé d’affaires van de Republiek
te ’s-Gravenhage en te Londen, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage.De heer ENRIQUE GÓMEZ CARILLO, chargé
d’affaires van de Republiek te
Berlijn. De President van de Republiek
Haïti:Zijne Excellentie de heer JEAN JOSEPH
DALBÉMAR, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de
Republiek te Parijs.Zijne Excellentie de heer J. N.
LÉGER, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de
Republiek te Washington.De heer PIERRE HUDICOURT,
oud-professor internationaal publiekrecht, advocaat te Port au
Prince. Zijne Majesteit de Koning van
Italië:Zijne Excellentie Graaf JOSEPH TORNIELLI
BRUSATI DI VERGANO, Senator van het Koninkrijk, ambassadeur van Zijne
Hoogheid de Koning te Parijs, lid van het Permanente Hof van Arbitrage,
voorzitter van de Italiaanse delegatie.Zijne Excellentie
Commandant GUIDO POMPILJ, Afgevaardigde in het parlement,
onder-secretaris van Staat op het Koninklijk Ministerie van
Buitenlandse Zaken.Commandant GUIDO FUSINATO, adviseur van
Staat, Afgevaardigde in het parlement, oud-minister van
Onderwijs. Zijne Majesteit de Keizer van
Japan;Zijne Excellentie de heer KEIROKU TSUDZUKI,
zijn buitengewoon en gevolmachtigd ambassadeur.Zijne
Excellentie de heer AIMARO SATO, zijn buitengewoon gezant en
Hoogheid de Groothertog van Luxemburg, Hertog van
Nassau:Zijne Excellentie de heer EYSCHEN, zijn
minister van Staat, voorzitter van de Regering van het
Groothertogdom.Graaf DE VILLERS, chargé d’affaires
van het Groothertogdom te Berlijn. De
President van de Verenigde Mexicaanse Staten:Zijne
Excellentie de heer GONZALO A. ESTEVA, buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister van de Republiek te Rome.Zijne
Excellentie de heer SEBASTIAN B. DE MIER, buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister van de Republiek te Parijs.Zijne
Excellentie de heer FRANCISCO L. DE LA BARRA, buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister van de Republiek te Brussel en te
Hoogheid de Prins van Montenegro:Zijne Excellentie de
heer NELIDOW, huidige persoonlijke Keizerlijke raadsheer, ambassadeur
van Zijne Majesteit de Keizer aller Russen te Parijs.Zijne
Excellentie de heer DE MARTENS, persoonlijke Keizerlijke raadsheer,
permanent lid van de adviesraad van het Keizerlijk Ministerie van
Buitenlandse Zaken van Rusland;Zijne Excellentie de heer
TCHARYKOW, huidige adviseur van Staat, buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister van Zijne Majesteit de Keizer aller Russen te
Koning van Noorwegen:Zijne Excellentie de heer
FRANCIS HAGERUP, oud-voorzitter van de adviesraad, oud-professor
rechten; zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te
’s-Gravenhage en te Kopenhagen, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage. De President van de Republiek
Panama:De heer BELISARIO
PORRAS. De President van de Republiek
Paraguay:Zijne Excellentie de heer EUSEBIO
MACHAÏN, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de
Republiek te Parijs.Graaf G. DU MONCEAU DE BERGENDAL, consul
van de Republiek te Brussel. Hare Majesteit
de Koningin der Nederlanden:De heer W. H. DE
BEAUFORT, haar oud-minister van Buitenlandse zaken, lid van de Tweede
Kamer der Staten-Generaal.Zijne Excellentie de heer T. M. C.
ASSER, haar minister van Staat, lid van de Raad van State, lid van het
Permanente Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie Jonkheer J. C.
C. DEN BEER POORTUGAEL, gepensioneerd luitenant generaal, oud-minister
van Oorlog, lid van de Raad van State.Zijne Excellentie
Jonkheer J. A. RÖELL, haar assistent in buitengewone dienst,
gepensioneerd vice-admiraal, oud-minister van Marine.De heer
J. A. LOEFF, haar oud-minister van Justitie, lid van de Tweede Kamer
der Staten-Generaal. De President van de
Republiek Peru:Zijne Excellentie de heer CARLOS G.
CANDAMO, buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de Republiek
te Parijs en te Londen, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage. Zijne Keizerlijke Majesteit de
Sjah van Perzië:Zijne Excellentie SAMAD KHAN
MOMTAZOS SALTANEH, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister
te Parijs, lid van het Permanente Hof van Arbitrage.Zijne
Excellentie MIRZA AHMED KHAN SADIGH UL MULK, zijn buitengewoon gezant
en gevolmachtigd minister te
Koning van Portugal en de Algarven, enz.:Zijne
Excellentie Markies DE SOVERAL, zijn adviseur van Staat, pair van het
Koninkrijk, oud-minister van Buitenlandse Zaken, zijn buitengewoon
gezant en gevolmachtigd minister te Londen, zijn buitengewoon en
gevolmachtigd ambassadeur.Zijne Excellentie Graaf DE SELIR,
’s-Gravenhage.Zijne Excellentie de heer ALBERTO
D’OLIVEIRA, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister
te Bern. Zijne Majesteit de Koning van
Roemenië:Zijne Excellentie de heer ALEXANDRE
BELDIMAN, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te
Berlijn.Zijne Excellentie de heer EDGAR MAVROCORDATO, zijn
Keizer aller Russen:Zijne Excellentie de heer
NELIDOW, zijn huidige persoonlijke raadsheer, zijn ambassadeur te
Parijs.Zijne Excellentie de heer DE MARTENS, zijn persoonlijke
raadsheer, permanent lid van de adviesraad van het Keizerlijk
Ministerie van Buitenlandse Zaken, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage.Zijne Excellentie de heer TCHARYKOW, zijn huidige
adviseur van Staat, zijn kamerheer, zijn buitengewoon gezant en
Republiek El Salvador:De heer PEDRO I. MATHEU,
chargé d’affaires van de Republiek te Parijs, lid van het
Permanente Hof van Arbitrage.De heer SANTIAGO PEREZ TRIANA,
chargé d’affaires van de Republiek te
Londen. Zijne Majesteit de Koning van
Servië:Zijne Excellentie de heer SAVA
GROUÏTCH, generaal, voorzitter van de Raad van
State.Zijne Excellentie de heer MILOVAN MILOVANOVITCH, zijn
buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te Rome, lid van het
Permanente Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie de heer MICHEL
MILITCHEVITCH, zijn buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te
Londen en te ’s-Gravenhage. Zijne
Majesteit de Koning van Siam:MOM CHATIDEJ UDOM,
majoor-generaal.De heer C. CORRAGIONI D’ORELLI, zijn
juridisch adviseur.LUANG BHUVANARTH NARÜBAL,
kapitein. Zijne Majesteit de Koning van
Zweden, Goten en Vandalen:Zijne Excellentie de heer
KNUT HJALMAR LEONARD HAMMARSKJOLD, zijn oud-minister van Justitie, zijn
buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister te Kopenhagen, lid van
het Permanente Hof van Arbitrage.De heer JOHANNES HELLNER,
zijn oud-minister zonder portefeuille, oud-lid van het Zweeds
Hooggerechtshof, lid van het Permanente Hof van
Arbitrage. De Zwitserse
Bondsraad:Zijne Excellentie de heer GASTON CARLIN,
buitengewoon gezant en gevolmachtigd minister van de Zwitserse
Bondsstaat te Londen en te ’s-Gravenhage.De heer
EUGÈNE BOREL, Staatskolonel majoor-generaal, professor aan de
Universiteit van Genève.De heer MAX HUBER, Professor
rechten aan de Universiteit van
Zürich. Zijne Majesteit de Keizer van
de Ottomanen:Zijne Excellentie TURKHAN PACHA, zijn
buitengewoon ambassadeur, minister van de evkaf.Zijne
Excellentie RECHID BEY, zijn ambassadeur te Rome.Zijne
Excellentie MEHEMMED PACHA,
vice-admiraal. De President van de Republiek
ten oosten van de Uruguay:Zijne Excellentie de heer
JOSÉ BATLLE Y ORDOÑEZ, oud-president van de Republiek, lid
van het Permanente Hof van Arbitrage.Zijne Excellentie de heer
JUAN P. CASTRO, oud-voorzitter van de Senaat, buitengewoon gezant en
gevolmachtigd minister van de Republiek te Parijs, lid van het
Permanente Hof van Arbitrage. De President
van de Verenigde Staten van Venezuela:De heer
JOSÉ GIL FORTOUL, chargé d’affaires van de Republiek
te Berlijn.Die, na hun volmachten, die in goede en behoorlijke
vorm zijn bevonden, te hebben nedergelegd, de volgende bepalingen zijn
onderling tot geweld wordt overgegaan, komen de verdragsluitende
waarborgen. TITEL II. GOEDE DIENSTEN EN
ernstige onenigheid of een geschil komen de verdragsluitende
mogendheden overeen, alvorens hun toevlucht tot de wapens te nemen, een
beroep te doen op de goede diensten of de bemiddeling van een of meer
bevriende mogendheden, voor zover de omstandigheden dit
van dit beroep, achten de verdragsluitende mogendheden het nuttig en
wenselijk dat een of meer buiten het geschil staande mogendheden uit
eigen beweging, voor zover de omstandigheden zich daartoe lenen, hun
goede diensten of bemiddeling aanbieden aan de staten in
geschil.Buiten het geschil staande mogendheden hebben het
recht goede diensten of bemiddeling aan te bieden, zelfs wanneer de
vijandelijkheden reeds zijn aangevangen.De uitoefening van dit
recht kan door beide partijen in geschil nooit als een minder
vriendschappelijke daad worden
verdragsluitende mogendheden komen overeen, in de gevallen waarin dit
mogelijk is, de toepassing van bijzondere bemiddeling aan te bevelen in
de volgende vorm:In geval van een ernstig, de vrede bedreigend
geschil kiest elk van de staten in geschil een mogendheid aan welke hij
de opdracht toevertrouwt zich rechtstreeks in verbinding te stellen met
de door de andere staat gekozen mogendheid, teneinde het verbreken van
de vreedzame betrekkingen te voorkomen.Tijdens deze opdracht,
waarvan de duur dertig dagen niet te boven kan gaan, tenzij anders is
overeengekomen, staken de staten in geschil alle rechtstreekse
betrekkingen ter zake van het geschil, die geacht worden uitsluitend
aan de bemiddelende mogendheden te zijn overgelaten. Deze dienen alles
in het werk te stellen om het geschil te beslechten.In geval
van feitelijke verbreking van de vreedzame betrekkingen, blijven deze
mogendheden belast met de gemeenschappelijke opdracht elke gelegenheid
te baat te nemen om de vrede te
feitelijke punten, achten de verdragsluitende mogendheden het nuttig en
wenselijk dat partijen die niet langs diplomatieke weg tot
overeenstemming konden komen, voor zover de omstandigheden het
toelaten, een internationale onderzoekscommissie instellen die de
opdracht krijgt de oplossing van deze geschillen te vergemakkelijken
door de feitelijke kwesties op te helderen met een onpartijdig en
onderzoeksovereenkomst worden de te onderzoeken feiten vastgesteld;
tevens worden hierin de wijze waarop en de termijn waarbinnen de
commissie samengesteld dient te zijn en de reikwijdte van de
bevoegdheden van de commissarissen bepaald.In de
onderzoeksovereenkomst wordt tevens, waar nodig, de zetel van de
commissie bepaald en of deze verplaatst mag worden, de taal waarvan de
commissie gebruikmaakt en de talen waarvan het gebruik ten overstaan
van haar is toegelaten, alsmede de datum waarop elke partij haar
uiteenzetting van de feiten dient in te dienen en in het algemeen alle
voorwaarden die de partijen zijn overeengekomen.Indien de
partijen de benoeming van bijzitters nodig achten, bepaalt de
onderzoeksovereenkomst de wijze van hun aanwijzing en de reikwijdte van
bevoegdheden. Artikel 11Indien
in de onderzoeksovereenkomst de zetel van de commissie niet is
aangewezen, zetelt zij te ’s-Gravenhage.De eenmaal
vastgestelde zetel kan door de commissie slechts met de toestemming van
de partijen worden gewijzigd.Indien in de
onderzoeksovereenkomst de te gebruiken talen niet zijn bepaald, neemt
de commissie hierover een
beslissing. Artikel 12Onderzoekscommissies
worden, tenzij anders wordt overeengekomen, samengesteld op de wijze
bepaald in de artikelen 45 en 57 van dit
Verdrag. Artikel 13In
van een van de commissarissen, of in voorkomend geval van een van de
bijzitters, wordt in zijn vervanging voorzien op de wijze vastgesteld
benoeming. Artikel 14De
partijen hebben het recht voor de onderzoekscommissie bijzondere
agenten te benoemen met de opdracht hen te vertegenwoordigen en als
tussenpersoon op te treden tussen de partijen en de
commissie.Zij zijn daarnaast gerechtigd raadslieden of
advocaten die door hen zijn benoemd te belasten met de uiteenzetting en
verdediging van hun belangen voor de
commissie. Artikel 15Het
Internationaal Bureau van het Permanente Hof van Arbitrage fungeert als
griffie voor de commissies die hun zetel te ’s-Gravenhage hebben
en stelt zijn kantoren en organisatie ter beschikking van de
verdragsluitende mogendheden ten behoeve van de
onderzoekscommissie. Artikel 16Indien
de commissie elders dan in ’s-Gravenhage haar zetel heeft,
benoemt zij een secretaris-generaal wiens kantoor als griffie voor de
commissie fungeert.De griffie is onder toezicht van de
voorzitter belast met de praktische organisatie van de zittingen van de
commissie, het opstellen van de processen-verbaal en, gedurende het
onderzoek, het bewaren van de archieven die vervolgens worden
overgebracht naar het Internationaal Bureau te
’s-Gravenhage. Artikel 17Teneinde
de instelling en het functioneren van de onderzoekscommissies te
vergemakkelijken, bevelen de verdragsluitende mogendheden de volgende
regels aan die bij de onderzoeksprocedure van toepassing zijn, voor
zover de partijen geen andere regels
aannemen. Artikel 18De
commissie regelt de bijzonderheden van de procedure die niet in de
bijzondere onderzoeksovereenkomst of in dit Verdrag zijn voorzien en
gaat over tot alle formaliteiten waarmee de bewijsvoering gepaard
gaat. Artikel 19Het
onderzoek geschiedt op tegenspraak.Op de vastgestelde data
stelt elke partij de commissie en de andere partij in kennis van de
uiteenzetting van de feiten, indien van toepassing, en in ieder geval
van de akten, stukken en bescheiden die zij van nut acht voor de
waarheidsvinding, alsmede de lijst van getuigen en deskundigen die zij
wenst te doen
horen. Artikel 20De
commissie heeft de bevoegdheid, met toestemming van de partijen, zich
tijdelijk naar de plaatsen te begeven waarvan zij het van nut acht om
op deze wijze inlichtingen in te winnen, of een of meer van haar leden
daarheen af te vaardigen. De toestemming van de staat op wiens
grondgebied deze inlichtingen moeten worden ingewonnen, dient te worden
verkregen. Artikel 21Alle
feitelijke vaststellingen en plaatselijke onderzoeken dienen te
geschieden in aanwezigheid of na behoorlijke oproeping van de agenten
partijen. Artikel 22De
commissie heeft het recht van elk der partijen de verklaringen of
inlichtingen te verzoeken die zij nuttig
acht. Artikel 23De
partijen verbinden zich ertoe de onderzoekscommissie, in de ruimste
mate die zij mogelijk achten, alle middelen en medewerking te
verschaffen die nodig zijn voor de volledige vaststelling en
nauwkeurige beoordeling van de feiten in kwestie.Zij verbinden
zich ertoe alle middelen te gebruiken waarover zij krachtens hun
nationale wetgeving beschikken om de verschijning te waarborgen van
getuigen of deskundigen die zich op hun grondgebied bevinden en voor de
commissie zijn opgeroepen.Indien deze getuigen of deskundigen
niet voor de commissie kunnen verschijnen, gaan de partijen over tot
hun verhoor voor de bevoegde autoriteiten van de
partijen. Artikel 24Voor
alle kennisgevingen die de commissie op het grondgebied van een derde
verdragsluitende mogendheid wil doen, wendt de commissie zich
rechtstreeks tot de regering van deze mogendheid. Dit geldt eveneens
indien stappen moeten worden genomen om ter plaatse bewijsmiddelen vast
te stellen.De daartoe gedane verzoeken worden uitgevoerd met
de middelen waarover de mogendheid krachtens haar nationale wetgeving
beschikt. Zij mogen slechts worden afgewezen indien de mogendheid de
verzoeken van zodanige aard acht dat zij inbreuk zouden maken op haar
soevereiniteit of veiligheid.De commissie heeft tevens te
allen tijde de bevoegdheid de tussenkomst in te roepen van de
mogendheid op wier grondgebied zij haar zetel
heeft. Artikel 25De
getuigen en deskundigen worden op verzoek van de partijen of ambtshalve
door de commissie opgeroepen en in elk geval door tussenkomst van de
regering van de staat op het grondgebied waarvan zij zich
bevinden.De getuigen worden achtereenvolgens en afzonderlijk
gehoord, in aanwezigheid van agenten en raadslieden en in een door de
commissie te bepalen
volgorde. Artikel 26De
ondervraging van de getuigen wordt geleid door de
voorzitter.De leden van de commissie kunnen niettemin elke
getuige de vragen stellen die zij gepast achten om zijn verklaring te
verduidelijken of aan te vullen of om zich op de hoogte te stellen van
al hetgeen deze getuige betreft voor zover dit noodzakelijk is voor de
waarheidsvinding.De agenten en raadslieden van de partijen
mogen de getuige tijdens zijn verklaring niet onderbreken, noch hem
rechtstreeks ondervragen, maar zij kunnen de voorzitter verzoeken de
aanvullende vragen te stellen die zij nuttig
achten. Artikel 27De
getuige dient zijn verklaring af te leggen zonder dat het hem is
toegestaan een schriftelijk document voor te lezen. Hij kan evenwel van
de voorzitter toestemming krijgen aantekeningen of documenten te
raadplegen indien de aard van de mede te delen feiten het gebruik ervan
maakt. Artikel 28Een
proces-verbaal van de verklaring van de getuige wordt tijdens de
zitting opgemaakt en aan de getuige voorgelezen. De getuige kan daarin
de wijzigingen en aanvullingen aanbrengen die hij nodig acht en die aan
het eind van zijn verklaring worden vermeld. Na voorlezing van de
gehele verklaring aan de getuige wordt deze verzocht te
tekenen. Artikel 29De
agenten zijn bevoegd in de loop of aan het einde van het onderzoek bij
de commissie en bij de andere partij de schriftelijke betogen,
verzoeken of samenvattingen van de feiten in te dienen die zij nuttig
achten voor de
waarheidsvinding. Artikel 30De
beraadslagingen van de commissie vinden achter gesloten deuren plaats
en blijven geheim. Elke beslissing wordt genomen bij meerderheid van de
stemmen van de leden van de commissie.De weigering van een lid
deel te nemen aan de stemming, dient in het proces-verbaal te worden
aangetekend. Artikel 31De
zittingen van de commissie zijn slechts openbaar en de
processen-verbaal en documenten van het onderzoek worden slechts
openbaar gemaakt krachtens een besluit van de commissie, genomen met
partijen. Artikel 32Wanneer
de partijen hun toelichtingen hebben gegeven en bewijzen hebben
overgelegd en alle getuigen zijn gehoord, sluit de voorzitter het
onderzoek en wordt de zitting van de commissie verdaagd om te
beraadslagen en haar verslag op te
stellen. Artikel 33Het
verslag wordt door alle leden van de commissie
ondertekend.Indien een van de leden weigert te ondertekenen
wordt hiervan melding gemaakt; het verslag blijft niettemin van
kracht. Artikel 34Het
verslag van de commissie wordt in openbare zitting voorgelezen in
aanwezigheid of na behoorlijke oproeping van de agenten en raadslieden
van de partijen.Een exemplaar van het verslag wordt aan elke
gegeven. Artikel 35Het
verslag van de commissie beperkt zich tot het vaststellen van de feiten
en heeft geenszins het karakter van een arbitrale uitspraak. Het laat
de partijen de volledige vrijheid ten aanzien van het aan de
vastgestelde feiten te geven
gevolg. Artikel 36Elke
commissie. TITEL IV. INTERNATIONALE
RECHTSPRAAK Artikel 37Internationale
recht.Het gebruikmaken van arbitrage brengt de verbintenis met
zich mee zich te goeder trouw aan de arbitrale uitspraak te
onderwerpen. Artikel 38Bij
wordt arbitrage door de verdragsluitende mogendheden erkend als het
opgelost.Dientengevolge zou het wenselijk zijn dat de
verdragsluitende mogendheden, in geschillen over bovengenoemde
kwesties, eventueel gebruikmaken van arbitrage, voor zover de
omstandigheden dit zouden
toelaten. Artikel 39De
categorie. Artikel 40Afgezien
van algemene of bijzondere verdragen waarin voor de verdragsluitende
mogendheden thans de verplichting is opgenomen arbitrage in te roepen,
behouden deze mogendheden zich het recht voor nieuwe algemene of
bijzondere overeenkomsten aan te gaan teneinde de verplichte arbitrage
uit te breiden tot alle gevallen die naar hun oordeel daarvoor in
komen. HOOFDSTUK II. HET PERMANENTE HOF VAN
ARBITRAGE Artikel 41Ter
verbinden de verdragsluitende mogendheden zich ertoe het Permanent Hof
van Arbitrage, zoals ingesteld door de Eerste Vredesconferentie, in
stand te houden, dat te allen tijde toegankelijk is en, tenzij
anderszins wordt overeengekomen tussen de partijen, optreedt
Verdrag. Artikel 42Het
stellen. Artikel 43Het
Permanente Hof heeft zijn zetel te ’s-Gravenhage.Een
Internationaal Bureau fungeert als griffie voor het Hof. Mededelingen
betreffende zittingen van het Hof geschieden door tussenkomst van dit
Bureau en het bewaart het archief en beheert alle administratieve
zaken.De verdragsluitende mogendheden verbinden zich ertoe het
Bureau zo spoedig mogelijk een gewaarmerkt afschrift te doen toekomen
van elke tussen hen tot stand gekomen overeenkomst inzake arbitrage en
van elke arbitrale uitspraak die hen betreft en door een bijzonder
gerecht is gedaan.Zij verbinden zich ertoe het Bureau de
wetten, reglementen en documenten te doen toekomen waarbij in
voorkomend geval mededeling wordt gedaan omtrent de uitvoering van de
uitspraken die door het Hof zijn
gedaan. Artikel 44Elke
verdragsluitende mogendheid wijst ten hoogste vier personen aan die
beschikken over bewezen bekwaamheid op het gebied van het
internationaal recht, in hoog aanzien staan en bereid zijn de functie
van arbiter te aanvaarden.De aldus aangewezen personen worden
als leden van het Hof ingeschreven op een lijst die door het Bureau aan
alle verdragsluitende mogendheden wordt medegedeeld.Elke
wijziging in de lijst van arbiters wordt door het Bureau ter kennis van
de verdragsluitende mogendheden gebracht.Twee of meer
mogendheden kunnen overeenstemming bereiken over de gezamenlijke
aanwijzing van een of meer leden.Dezelfde persoon kan door
verschillende mogendheden worden aangewezen.De leden van het
Hof worden benoemd voor een termijn van zes jaar. Hun ambtstermijn kan
worden verlengd.In geval van overlijden of aftreden van een
lid van het Hof wordt in zijn vervanging voorzien op de wijze
vastgesteld voor zijn benoeming en voor een nieuw tijdvak van zes
jaar. Artikel 45Wanneer
de verdragsluitende mogendheden zich tot het Permanente Hof wensen te
algemene lijst van leden van het Hof.Indien de partijen geen
overeenstemming bereiken omtrent de samenstelling van het
partij benoemt twee arbiters, waarvan er slechts één haar
onderdaan mag zijn of gekozen uit degenen die door de partij als leden
van het Permanente Hof zijn aangewezen.Deze arbiters kiezen
gezamenlijk een opperarbiter.Bij staking van de stemmen wordt
de keuze van de opperarbiter toevertrouwd aan een derde mogendheid, die
in gemeenschappelijk overleg door de partijen wordt
aangewezen mogendheden.Indien deze twee mogendheden binnen
twee maanden niet tot overeenstemming zijn gekomen, stelt elk van hen
twee kandidaten voor die worden gekozen uit de lijst van leden die door
de partijen zijn aangewezen en geen onderdanen van de partijen zijn.
Het lot bepaalt welke van de aldus voorgestelde kandidaten de
opperarbiter zal
zijn. Artikel 46Nadat
het scheidsgerecht is samengesteld stellen de partijen het Bureau in
kennis van hun besluit zich tot het Hof te wenden, van de tekst van hun
compromis en van de namen van de arbiters.Het Bureau deelt
onverwijld aan elke arbiter het compromis en de namen van de andere
leden van het scheidsgerecht mee.Het scheidsgerecht komt
bijeen op de door de partijen vastgestelde datum. Het Bureau draagt
zorg voor de installatie ervan.De leden van het scheidsgerecht
genieten, bij de uitoefening van hun functie en buiten hun vaderland,
diplomatieke voorrechten en
immuniteiten. Artikel 47Het
Bureau is bevoegd zijn kantoren en organisatie ter beschikking van de
verdragsluitende mogendheden te stellen ten behoeve van de uitoefening
van iedere bijzondere arbitragebevoegdheid.De rechtsmacht van
het Permanente Hof kan, onder de in het Reglement voorgeschreven
voorwaarden, uitgebreid worden tot geschillen tussen
niet-verdragsluitende mogendheden onderling of tussen verdragsluitende
mogendheden en niet-verdragsluitende mogendheden, indien de partijen
zijn overeengekomen zich tot dit Hof te
wenden. Artikel 48De
verdragsluitende mogendheden beschouwen het als een plicht, indien een
ernstig geschil tussen twee of meer van hen dreigt uit te breken, deze
handelingen die vallen onder het begrip van goede diensten.In
geval van een geschil tussen twee mogendheden kan een van hen te allen
tijde een nota aan het Bureau richten met een verklaring dat zij bereid
zou zijn het geschil aan arbitrage te onderwerpen.Het Bureau
dient deze verklaring onverwijld ter kennis van de andere mogendheid te
brengen. Artikel 49De
geaccrediteerde diplomatieke vertegenwoordigers van de verdragsluitende
het voorzitterschap zal bekleden, is belast met het beheer van en het
toezicht op het Internationaal Bureau.De Raad stelt zijn
reglement van orde alsmede alle andere nodige reglementen
vast.De Raad beslist over alle administratieve kwesties die
zouden kunnen ontstaan betreffende het functioneren van het
Hof.De Raad heeft de exclusieve bevoegdheid omtrent de
benoeming, de schorsing of het ontslag van ambtenaren en medewerkers
van het Bureau.De Raad stelt de traktementen en salarissen
vast en houdt toezicht op de algemene uitgaven.De aanwezigheid
van negen leden bij naar behoren bijeengeroepen vergaderingen is
voldoende voor de Raad om geldige besluiten te kunnen nemen. Besluiten
worden genomen bij meerderheid van stemmen.De Raad doet de
door hem vastgestelde reglementen onverwijld toekomen aan de
verdragsluitende mogendheden. De Raad doet hun ieder jaar een verslag
toekomen van de werkzaamheden van het Hof, het functioneren van de
administratieve dienst en de uitgaven. Het verslag bevat eveneens een
overzicht van de belangrijkste inhoud van de documenten die door de
mogendheden ingevolge artikel 43, derde en vierde alinea, aan het
Bureau zijn
medegedeeld. Artikel 50De
van de Wereldpostunie.De kosten die ten laste van de
toetredende mogendheden komen, worden gerekend vanaf de dag waarop hun
toetreding van kracht
wordt. HOOFDSTUK III. DE
ARBITRAGEPROCEDURE Artikel 51Teneinde
de ontwikkeling van de arbitrage te bevorderen hebben de
verdragsluitende mogendheden de volgende regels vastgesteld die van
toepassing zijn op de arbitrageprocedure, voor zover de partijen geen
andere regels zijn
overeengekomen. Artikel 52De
mogendheden die gebruikmaken van arbitrage ondertekenen een compromis
waarin het voorwerp van het geschil, de termijn waarbinnen de arbiters
dienen te worden benoemd, de vorm, de volgorde en de termijnen
waarbinnen de mededeling bedoeld in artikel 63 dient te geschieden
alsmede het bedrag dat elke partij dient te deponeren als voorschot
voor de kosten staan omschreven.Het compromis bepaalt
eveneens, indien nodig, de wijze van benoeming van de arbiters, de
eventuele bijzondere bevoegdheden van het scheidsgerecht, zijn zetel,
de taal waarvan het scheidsgerecht gebruikmaakt en de talen waarvan het
gebruik ten overstaan van hem is toegelaten en in het algemeen alle
voorwaarden die de partijen zijn
overeengekomen. Artikel 53Het
Permanente Hof is bevoegd het compromis vast te stellen indien de
partijen ermee instemmen dit aan het Hof over te laten.Het Hof
is daartoe in de volgende gevallen eveneens bevoegd, zelfs indien het
daartoe strekkende verzoek slechts door één partij is gedaan
nadat vergeefs is getracht langs diplomatieke weg tot overeenstemming
komen:1. een
geschil dat valt onder een algemeen arbitrageverdrag dat is gesloten of
verlengd nadat dit Verdrag in werking is getreden en dat voor elk
geschil een compromis voorziet en voor het opstellen van dat compromis
noch uitdrukkelijk, noch stilzwijgend de bevoegdheid van het Hof
uitsluit. Van het Hof kan evenwel geen gebruik worden gemaakt, indien
de andere partij verklaart dat het geschil naar haar mening niet
behoort tot het soort geschillen dat aan verplichte arbitrage
onderworpen dient te worden, tenzij het arbitrageverdrag aan het
scheidsgerecht de bevoegdheid toekent over deze voorvraag te
beslissen;2. een geschil dat
voortvloeit uit schulden uit overeenkomst die, als zijnde verschuldigd
aan haar onderdanen, door een mogendheid van een andere mogendheid
worden gevorderd en voor de oplossing waarvan het aanbod van arbitrage
is aanvaard. Deze bepaling is niet van toepassing indien de aanvaarding
onderworpen is aan de voorwaarde dat het compromis op andere wijze
vastgesteld. Artikel 54In
de in het voorgaande artikel voorziene gevallen wordt het compromis
vastgesteld door een commissie samengesteld uit vijf leden, aangewezen
op de wijze voorzien in artikel 45, derde tot en met zesde
alinea.Het vijfde lid is van rechtswege voorzitter van de
commissie. Artikel 55De
partijen geen overeenstemming bereiken omtrent de samenstelling van het
scheidsgerecht wordt gehandeld op de wijze aangegeven in artikel 45,
derde tot en met zesde
alinea. Artikel 56Wanneer
geregeld. Artikel 57De
voorzitter. Artikel 58Ingeval
het compromis wordt vastgesteld door een commissie als bedoeld in artikel 54, en tenzij anders wordt overeengekomen, vormt de commissie
scheidsgerecht. Artikel 59In
benoeming. Artikel 60Bij
gebreke van een aanwijzing door de partijen zetelt het scheidsgerecht
in ’s-Gravenhage.Het scheidsgerecht kan slechts met
toestemming van een derde mogendheid op haar grondgebied
zetelen.De eenmaal vastgestelde zetel kan door het
scheidsgerecht slechts met de toestemming van de partijen worden
veranderd. Artikel 61Indien
in het compromis de te gebruiken talen niet zijn bepaald, wordt
daarover door het scheidsgerecht
beslist. Artikel 62De
partijen hebben het recht bij het scheidsgerecht bijzondere agenten te
benoemen met de opdracht als tussenpersoon op te treden tussen de
partijen en het scheidsgerecht.Zij zijn bovendien bevoegd
daartoe door hen benoemde raadslieden of advocaten te belasten met de
verdediging van hun rechten en belangen voor het
scheidsgerecht.De leden van het Permanente Hof mogen de
werkzaamheden van agent, raadsman of advocaat uitsluitend uitoefenen
ten behoeve van de mogendheid die hen tot leden van het Hof heeft
benoemd. Artikel 63De
schriftelijke instructie en de debatten.De schriftelijke
instructie omvat de overhandiging door de onderscheiden agenten van de
memories, de contra-memories en, indien nodig, van de replieken aan de
leden van het scheidsgerecht en de wederpartij; de partijen voegen
daarbij alle stukken en bescheiden die in het geding zijn aangevoerd.
Deze mededeling geschiedt rechtstreeks of door tussenkomst van het
Internationaal Bureau, in de volgorde en binnen de termijnen
vastgesteld door het compromis.De door het compromis bepaalde
termijnen kunnen door de partijen in onderlinge overeenstemming of door
het scheidsgerecht, wanneer laatstgenoemde zulks nodig acht om tot een
juiste uitspraak te komen, worden verlengd.De debatten bestaan
uit de mondelinge uiteenzetting van de middelen van de partijen voor
scheidsgerecht. Artikel 64Ieder
stuk dat door een van de partijen wordt ingebracht, dient in een voor
eensluidend gewaarmerkt afschrift aan de andere partij te worden
medegedeeld. Artikel 65Behoudens
bijzondere omstandigheden komt het scheidsgerecht pas na het sluiten
van de instructie
bijeen. Artikel 66De
voorzitter zijn benoemd. Deze processen-verbaal worden door de
voorzitter en een van de secretarissen ondertekend; uitsluitend deze
processen-verbaal zijn
authentiek. Artikel 67Na
wederpartij aan hem wil overleggen, van het debat uit te
sluiten. Artikel 68Het
bevoegd de overlegging van deze stukken of documenten te gelasten en de
wederpartij daarvan kennis te
geven. Artikel 69Het
akte. Artikel 70De
zaak. Artikel 71Zij
discussie. Artikel 72De
bijzonder. Artikel 73Het
uitlegging van het compromis, alsmede van andere stukken en documenten
die in de zaak kunnen worden ingeroepen en door toepassing van de
beginselen van het
recht. Artikel 74Het
leiding van het geding, de vorm, de volgorde en termijnen te bepalen
waarbinnen iedere partij haar eindconclusies moet indienen en alle
formaliteiten die de bewijsvoering met zich meebrengt in acht te doen
nemen. Artikel 75De
partijen verbinden zich ertoe, in de ruimste mate die zij mogelijk
achten, het scheidsgerecht alle middelen te verschaffen die nodig zijn
om tot een beslissing van het geschil te
komen. Artikel 76Voor
alle kennisgevingen die het scheidsgerecht op het grondgebied van een
derde verdragsluitende mogendheid wil doen, wendt het scheidsgerecht
zich rechtstreeks tot de regering van deze mogendheid. Dit geldt
eveneens indien stappen moeten worden genomen om ter plaatse
bewijsmiddelen vast te stellen.De daartoe gedane verzoeken
worden uitgevoerd met de middelen waarover de mogendheid krachtens haar
nationale wetgeving beschikt.Zij kunnen slechts worden
afgewezen indien de mogendheid de verzoeken van zodanige aard acht dat
zij inbreuk zouden maken op haar soevereiniteit of
veiligheid.Het scheidsgerecht is tevens te allen tijde bevoegd
de tussenkomst in te roepen van de mogendheid op wier grondgebied zij
haar zetel
heeft. Artikel 77Wanneer
debatten. Artikel 78De
beraadslagingen van het scheidsgerecht vinden achter gesloten deuren
plaats en blijven geheim. Elke beslissing wordt genomen bij meerderheid
van de stemmen van zijn
leden. Artikel 79De
arbitrale uitspraak wordt met redenen omkleed. In de uitspraak worden
de namen van de arbiters vermeld. De uitspraak wordt ondertekend door
de voorzitter en de griffier of de secretaris die dienst doet als
griffier. Artikel 80De
uitspraak wordt in openbare zitting voorgelezen, in aanwezigheid of na
behoorlijke oproeping van de agenten en raadslieden van de
partijen. Artikel 81De
uitspraak, naar behoren uitgesproken en medegedeeld aan de agenten van
de partijen, vormt de onherroepelijke beslechting van het geschil,
waartegen geen beroep
openstaat. Artikel 82Elk
geschil dat tussen de partijen zou kunnen ontstaan betreffende de
uitlegging en de uitvoering van de uitspraak wordt, tenzij anders wordt
overeengekomen, ter beslissing voorgelegd aan het scheidsgerecht dat de
uitspraak heeft
gedaan. Artikel 83De
uitsluitend gegrond zijn op de ontdekking van een nieuw feit dat van
beslissende invloed op de uitspraak zou kunnen zijn geweest en dat bij
scheidsgerecht worden geopend, waarbij uitdrukkelijk het bestaan van
het nieuwe feit wordt vastgesteld, daarbij erkennend dat het feit
voldoet aan de vereisten vermeld in de vorige alinea en dat het verzoek
op die grond ontvankelijk wordt verklaard.In het compromis
wordt de termijn bepaald waarbinnen het verzoek tot herziening moet
gedaan. Artikel 84De
arbitrale uitspraak is slechts bindend voor de partijen in
geschil.Wanneer het de uitlegging van een verdrag betreft
waaraan andere mogendheden dan de partijen in geschil hebben
deelgenomen, stellen zij alle mogendheden die het ondertekend hebben
tijdig in kennis. Elk van deze mogendheden heeft het recht zich te
voegen in het geding. Indien een of meer van hen van deze bevoegdheid
gebruik hebben gemaakt is de in de uitspraak vervatte uitlegging ook
voor deze mogendheden
bindend. Artikel 85Elke
scheidsgerecht. HOOFDSTUK IV. HET
GEDING Artikel 86Teneinde
de werking van de arbitrale rechtspraak te vergemakkelijken, stellen de
verdragsluitende mogendheden voor geschillen die aanleiding kunnen
geven tot een arbitraal kort geding de volgende regels vast die bij
gebreke van andere bepalingen worden opgevolgd, en onder voorbehoud, in
voorkomend geval, van de toepassing van de bepalingen van Hoofdstuk III voor zover deze er niet mee in strijd
zijn. Artikel 87Elk
van de partijen in geschil benoemt een arbiter. De twee aldus
aangewezen arbiters kiezen een opperarbiter. Indien zij hieromtrent
niet tot overeenstemming kunnen komen, stelt elk van hen twee
kandidaten voor die worden gekozen uit de algemene lijst van leden van
het Permanente Hof, met uitzondering van de leden die door de partijen
zelf zijn aangewezen, en geen onderdanen van de partijen zijn. Het lot
bepaalt welke van de aldus voorgestelde kandidaten de opperarbiter zal
zijn.De opperarbiter is voorzitter van het scheidsgerecht dat
zijn beslissingen met meerderheid van stemmen
neemt. Artikel 88Bij
gebreke van een voorafgaande afspraak daaromtrent bepaalt het
scheidsgerecht na de samenstelling ervan de termijn waarbinnen beide
partijen hun onderscheiden memories aan hem moeten
overleggen. Artikel 89Elke
partij wordt voor het scheidsgerecht vertegenwoordigd door een agent
die als tussenpersoon fungeert tussen het scheidsgerecht en de regering
die hem heeft
benoemd. Artikel 90De
procedure vindt uitsluitend schriftelijk plaats. Elke partij heeft
evenwel het recht de verschijning van getuigen en deskundigen te
verlangen. Het scheidsgerecht heeft op zijn beurt de bevoegdheid
mondelinge uitleg te vragen aan de agenten van beide partijen alsmede
aan de deskundigen en getuigen waarvan hij de verschijning nuttig
acht. TITEL V. SLOTBEPALINGEN Artikel 91Dit
Verdrag, naar behoren bekrachtigd, vervangt in de betrekkingen tussen
de verdragsluitende mogendheden het Verdrag voor de vreedzame
beslechting van internationale geschillen van 29 juli
1899. Artikel 92Dit
bekrachtiging worden nedergelegd in ’s-Gravenhage.De
eerste nederlegging van akten van bekrachtiging wordt vastgelegd in een
proces-verbaal dat ondertekend wordt door de vertegenwoordigers van de
deelnemende mogendheden en door de Minister van Buitenlandse Zaken van
Nederland.Latere nederleggingen van akten van bekrachtiging
vinden plaats door middel van een schriftelijke kennisgeving gericht
aan de Regering van Nederland en gaan vergezeld van de akte van
bekrachtiging.Een voor eensluidend gewaarmerkt afschrift van
het proces-verbaal betreffende de eerste nederlegging van akten van
bekrachtiging, van de in de voorgaande alinea vermelde kennisgevingen
alsmede van de akten van bekrachtiging worden door de Regering van
Nederland onverwijld langs diplomatieke weg toegezonden aan de
mogendheden die zijn uitgenodigd voor de Tweede Vredesconferentie
alsmede aan de andere mogendheden die tot het Verdrag zijn toegetreden.
In de in de voorgaande alinea bedoelde gevallen stelt genoemde Regering
de mogendheden tegelijkertijd in kennis van de datum waarop zij de
kennisgeving heeft
ontvangen. Artikel 93De
niet-ondertekenende mogendheden die voor de Tweede Vredesconferentie
zijn uitgenodigd, kunnen tot dit Verdrag toetreden.De
mogendheid die wenst toe te treden, maakt haar voornemen schriftelijk
kenbaar aan de Regering van Nederland en stuurt deze de akte van
toetreding die in de archieven van deze Regering wordt
nedergelegd.Genoemde Regering doet alle andere mogendheden die
zijn uitgenodigd voor de Tweede Vredesconferentie een voor eensluidend
gewaarmerkt afschrift toekomen van de kennisgeving alsmede van de akte
van toetreding onder vermelding van de datum waarop zij de kennisgeving
ontvangen. Artikel 94De
voorwaarden waaronder de mogendheden die niet voor de Tweede
Vredesconferentie waren uitgenodigd tot dit Verdrag kunnen toetreden,
vormen het onderwerp van een nadere overeenkomst tussen de
mogendheden. Artikel 95Dit
Verdrag treedt voor de mogendheden die deelnamen aan de eerste
nederlegging van akten van bekrachtiging zestig dagen na de datum van
het proces-verbaal van deze nederlegging in werking en voor de
mogendheden die nadien de akte van bekrachtiging nederleggen of
toetreden zestig dagen nadat de kennisgeving van hun bekrachtiging of
toetreding door de Regering van Nederland is
ontvangen. Artikel 96Indien
een van de verdragsluitende mogendheden dit Verdrag wil opzeggen, wordt
deze opzegging schriftelijk ter kennis gebracht van de Regering van
Nederland die onverwijld een voor eensluidend gewaarmerkt afschrift van
de kennisgeving doet toekomen aan alle andere mogendheden onder
vermelding van de datum waarop zij de kennisgeving ontvangen
heeft.De opzegging heeft uitsluitend gevolgen voor de
mogendheid die daarvan kennis heeft gegeven en een jaar nadat de
kennisgeving bij de Regering van Nederland is
binnengekomen. Artikel 97Een
register, gehouden door het Ministerie van Buitenlandse Zaken van
Nederland, vermeldt de datum van nederlegging van akten van
bekrachtiging krachtens artikel 92, derde en vierde alinea, alsmede de
datum waarop de kennisgevingen van toetreding (artikel 93, tweede
alinea) of van opzegging (artikel 96, eerste alinea) zijn
ontvangen.Elke verdragsluitende mogendheid is bevoegd kennis
te nemen van dit register en om voor eensluidend gewaarmerkte
afschriften ervan te
verzoeken. TEN
BLIJKE WAARVAN de gevolmachtigden dit Verdrag van hun handtekeningen
hebben voorzien.GEDAAN te ’s-Gravenhage op 18 oktober
1907, in een enkel exemplaar dat nedergelegd zal blijven in het archief
van de Regering van Nederland en waarvan voor eensluidend gewaarmerkte
afschriften langs diplomatieke weg aan de verdragsluitende mogendheden
worden overhandigd.