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Timestamp: 2016-12-09 00:39:20+00:00
Document Index: 8785674

Matched Legal Cases: ['art. 22', 'art. 94', "l'article 1", "l'article 1", 'art. 94', "l'article 1", 'art. 96', "l'article 1", "l'article 1", 'art. 206', "l'article 1", "l'article 23", 'art. 94', "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 26", 'art. 75', "l'article 1", "l'article 26", 'art. 75', "l'article 6", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", 'art. 97', 'art. 75', 'art. 94', "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", 'art. 103', 'art. 99', 'art. 75', "l'article 1", "l'article 7", "l'article 8", "l'article 1", 'art. 98', 'art. 76', "l'article 1", "l'article 6", 'art. 94', "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", 'art. 94', "l'article 11", "l'article 1", 'art. 99', "l'article 2", "l'article 4", 'art. 95', 'art. 103', 'art. 103', 'art. 94', "l'article 7", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 7", 'art. 94', "l'article 1", "l'article 1", 'art. 94', 'art. 76', "l'article 1", "l'article 29", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 7", "l'article 5", "l'article 1", "l'article 4", "l'article 1", "l'article 7", "l'article 6", "l'article 1", "l'article 3", "l'article 7", "l'article 13", "l'article 1", "l'article 6", "l'article 9", "l'article 2", "l'article 1", 'art. 94', 'art. 76', "l'article 11", "l'article 1", "l'article 7", "l'article 11", "l'article 6", "l'article 1", "l'article 3", "l'article 11", "l'article 1", "l'article 6", 'art. 94', "l'article 11", "l'article 1", "l'article 7", "l'article 11", "l'article 11", 'art. 94', "l'article 1", "l'article 1", 'art. 94', 'art. 103', 'art. 77', 'art. 99', 'art. 76', "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 7", "l'article 1", "l'article 11", 'art. 102', "l'article 2", "l'article 2", 'art. 102', "l'article 20", "l'article 20", "l'article 1", "l'article 20", "l'article 20", "l'article 1", "l'article 26", "l'article 20", "l'article 26", 'art. 102', 'art. 102', "l'article 20", "l'article 20", "l'article 2", "l'article 20", "l'article 2", "l'article 20", "l'article 20", 'art. 102', "l'article 25", "l'article 22", "l'article 22", "l'article 21", 'art. 102', "l'article 20", "l'article 25", 'art. 102', "l'article 20", 'art. 102', "l'article 20", "l'article 3", "l'article 27", "l'article 78", "l'article 16", 'art. 1', "l'article 10"]

⭐Loi n du 12 juillet 1983 Loi réglementant les activités privées de sécurité
Loi n du 12 juillet 1983 Loi réglementant les activités privées de sécurité
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1 Loi n du 12 juillet 1983 Loi réglementant les activités privées de sécurité Publication loi initiale : Journal Officiel de la République Française du 13 juillet 1983 Version actualisée au 06 août 2009 Modifiée par la loi n du 18 mars 2003 (JO RF 21 mai 2005). Modifiée par Loi n du 23 janvier 2006 (JO RF 24 janvier 2006) Modifiée par Loi n du 3 mars 2007 (JOR F n 56 du 7 mars 2007) Modifiée par la loi n du 3 août 2009 (JOR F du 6 août 23009)2 Titre Ier : Des activités privées de surveillance et de gardiennage, de transport de fonds et de protection physique des personnes3 Titre Ier : Des activités privées de surveillance et de gardiennage, de transport de fonds et de protection physique des personnes Article 1 Modifié par Loi n du 20 mai 2005 art. 22 ( JORF 21 mai 2005). Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : 1 A fournir des services ayant pour objet la survei llance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ; 2 A transporter et à surveiller, jusqu'à leur livra ison effective, des bijoux représentant une valeur d'au moins euros, des fonds, sauf, pour les employés de La Poste ou des établissements de crédit habilités par leur employeur, lorsque leur montant est inférieur à euros, ou des métaux précieux ainsi qu'à assurer le traitement des fonds transportés ; 3 A protéger l'intégrité physique des personnes. Seules peuvent être autorisées à exercer à titre professionnel, pour elles-mêmes ou pour autrui, les activités énumérées aux 1 à 3 : a) Les personnes physiques ou morales immatriculées au registre du commerce et des sociétés ; b) Les personnes physiques ou morales non immatriculées au registre du commerce et des sociétés, qui sont établies dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou un autre des Etats parties à l'accord sur l'espace économique européen et qui exercent une ou plusieurs de ces activités. Article 2 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). La dénomination d'une personne morale exerçant pour autrui une activité mentionnée à l'article 1er doit faire ressortir qu'il s'agit d'une personne de droit privé et éviter toute confusion avec un service public, notamment un service de police. L'exercice d'une activité mentionnée aux 1 et 2 d e l'article 1er est exclusif de toute autre prestation de services non liée à la sécurité ou au transport de fonds, de bijoux ou de métaux précieux. L'exercice de l'activité mentionnée au 3 de l'arti cle 1er est exclusif de toute autre activité. Article 3 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les agents exerçant une activité mentionnée au 1 d e l'article 1er ne peuvent exercer leurs fonctions qu'à l'intérieur des bâtiments ou dans la limite des lieux dont ils ont la garde. A titre exceptionnel, ils peuvent être autorisés, par le préfet du département ou, à Paris, par le préfet de police, à exercer sur la voie publique des missions, même itinérantes, de surveillance contre les vols, dégradations et effractions visant les biens dont ils ont la garde.4 Article 3-1 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 96 I, II, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les personnes physiques exerçant l'activité mentionnée au 1 de l'article 1er peuvent procéder à l'ins pection visuelle des bagages à main et, avec le consentement de leur propriétaire, à leur fouille. Les personnes physiques exerçant l'activité mentionnée au 1 de l'article 1er, spécialement habilitées à cet effet et agréées par le préfet du département ou, à Paris, par le préfet de police dans les conditions prévues par décret en Conseil d'etat, peuvent, en cas de circonstances particulières liées à l'existence de menaces graves pour la sécurité publique, procéder, avec le consentement exprès des personnes, à des palpations de sécurité. Dans ce cas, la palpation de sécurité doit être faite par une personne de même sexe que la personne qui en fait l'objet. Ces circonstances particulières sont constatées par un arrêté du préfet qui en fixe la durée et détermine les lieux ou catégories de lieux dans lesquels les contrôles peuvent être effectués. Cet arrêté est communiqué au procureur de la République. Article 3-2 Modifié par Loi n du 9 mars 2004 art. 206 (JORF 10 mars 2004). Pour l'accès aux enceintes dans lesquelles est organisée une manifestation sportive, récréative ou culturelle rassemblant plus de spectateurs, les personnes physiques exerçant l'activité mentionnée au 1 de l'article 1er, agréées par le préfet dans les conditions prévues par décret en Conseil d'etat, ainsi que celles, membres du service d'ordre affecté par l'organisateur à la sécurité de la manifestation sportive, récréative ou culturelle en application des dispositions de l'article 23 de la loi n du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité, titulaires d'une qualification reconnue par l'etat et agréées par le préfet, peuvent procéder, sous le contrôle d'un officier de police judiciaire et avec le consentement exprès des personnes, à des palpations de sécurité. Dans ce cas, la palpation doit être effectuée par une personne de même sexe que la personne qui en fait l'objet. Elles peuvent, ainsi que les agents de police municipale affectés sur décision du maire à la sécurité de la manifestation, procéder à l'inspection visuelle des bagages à main et, avec le consentement de leur propriétaire, à leur fouille. A Paris, les pouvoirs conférés au préfet par le présent article sont exercés par le préfet de police. Article 4 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Il est interdit aux personnes exerçant une activité mentionnée à l'article 1er ainsi qu'à leurs agents de s'immiscer, à quelque moment et sous quelque forme que ce soit, dans le déroulement d'un conflit du travail ou d'événements s'y rapportant. Il leur est également interdit de se livrer à une surveillance relative aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou aux appartenances syndicales des personnes. Article 5 Modifié par Loi n du 23 janvier 2006 art (JORF 24 janvier 2006). Nul ne peut exercer à titre individuel une activité mentionnée à l'article 1er, ni diriger ou gérer une personne morale exerçant cette activité, s'il n'est titulaire d'un agrément délivré selon des modalités définies par décret en Conseil d'etat. L'agrément est délivré aux personnes qui satisfont aux conditions suivantes :5 1 Etre de nationalité française ou ressortissant d' un Etat membre de la Communauté européenne ou d'un des Etats parties à l'accord sur l'espace économique européen ; 2 Ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation à u ne peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n 2 du casier judiciaire ou, pour les res sortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; 3 Ne pas avoir fait l'objet d'un arrêté d'expulsio n non abrogé ou d'une interdiction du territoire français non entièrement exécutée ; 4 Ne pas avoir fait l'objet d'une décision, pronon cée sur le fondement des dispositions du chapitre V du titre II du livre VI du code de commerce ou prise en application des textes antérieurs à ce code et ne pas avoir fait l'objet d'une décision de nature équivalente dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou un autre Etat partie à l'accord sur l'espace économique européen ; 5 (Abrogé) 6 Ne pas exercer l'une des activités, énumérées pa r décret en Conseil d'etat, incompatibles par leur nature avec celles qui sont mentionnées à l'article 1er ; 7 Ne pas exercer l'activité d'agent de recherches privées ; 8 Justifier d'une aptitude professionnelle dans de s conditions définies par décret en Conseil d'etat lorsque ces personnes exercent effectivement les activités mentionnées à l'article 1er. L'agrément ne peut être délivré s'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 26 de la loi n du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes moeurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées. L'agrément peut être retiré lorsque son titulaire cesse de remplir l'une des conditions prévues au présent article. Il peut être suspendu immédiatement en cas d'urgence ou de nécessité tenant à l'ordre public. Article 6 Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 75 (JORF n 56 du 7 mars 2007). «Art Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article 1er : «1 S'il a fait l'objet d'une condamnation à une pe ine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissan ts étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; «2 S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 26 de la loi n du 6 janvier 1978 précitée, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes moeurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; «3 S'il a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion non abrogé ou d'une interdiction du territoire français non entièrement exécutée ; «4 S'il ne justifie pas de son aptitude profession nelle selon des modalités définies par décret en Conseil d'etat.6 «Le respect de ces conditions est attesté par la détention d'une carte professionnelle délivrée selon des modalités définies par décret en Conseil d'etat. «La carte professionnelle peut être retirée lorsque son titulaire cesse de remplir l'une des conditions prévues aux 1, 2 et 3» ; Article 6-1 Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 75 (JORF n 56 du 7 mars 2007) «Art I. - L'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle est soumis à la délivrance d'une autorisation préalable, fondée sur le respect des conditions fixées aux 1, 2 et 3 de l'articl e 6. «II. - Par dérogation à l'article 6, une autorisation provisoire d'être employé pour participer à une activité mentionnée à l'article 1er est délivrée à la personne non titulaire de la carte professionnelle, sur sa demande, au vu des conditions fixées aux 1, 2 et 3 de l'arti cle 6. «Toute personne physique ou morale exerçant une activité mentionnée à l'article 1er concluant un contrat de travail avec une personne titulaire de cette autorisation lui assure la délivrance sans délai d'une formation en vue de justifier de l'aptitude professionnelle. La personne titulaire de l'autorisation provisoire susvisée ne peut pas être affectée à un poste correspondant à une activité mentionnée à l'article 1er. «La période d'essai du salarié est prolongée d'une durée égale à celle de la période de formation visée à l'alinéa précédent, dans la limite maximale d'un mois, à défaut de stipulation particulière d'une convention ou d'un accord collectifs étendus.» ; Article 6-2 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 97 (JO RF 19 mars 2003) Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 75 (JORF n 56 du 7 mars 2007) Sous réserve des dispositions transitoires fixées par le décret en Conseil d'etat prévu au 4 de l'artic le 6, le contrat de travail du salarié qui cesse de remplir les conditions posées aux 1 à 3 de cet article es t rompu de plein droit. Cette rupture ouvre droit au versement, par l'employeur, de l'indemnité légale de licenciement dans les conditions prévues à l'article L du code du travail, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Le salarié a également droit au revenu de remplacement dans les conditions prévues à l'article L de ce code. Article 7 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). L'exercice d'une activité mentionnée à l'article 1er est subordonné à une autorisation distincte pour l'établissement principal et pour chaque établissement secondaire. I. - Lorsque l'activité doit être exercée par une personne physique mentionnée au a de l'article 1er, la demande d'autorisation est faite auprès du préfet du département où cette personne est immatriculée au registre du commerce et des sociétés ou, à Paris, auprès du préfet de police. Lorsque l'activité doit être exercée par une personne morale mentionnée au a de l'article 1er, la demande est présentée par le dirigeant ayant le pouvoir d'engager cette personne et déposée auprès du préfet du département où celle-ci a son établissement principal ou secondaire ou, à Paris, auprès du préfet de police. La demande mentionne le numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Pour une personne physique, elle indique l'adresse de celle-ci. Pour une personne morale, elle comporte la dénomination, l'adresse du siège social et, s'ils sont distincts, de l'établissement principal et de l'établissement secondaire, les statuts, la liste nominative des fondateurs, administrateurs, directeurs ou gérants et des membres du personnel employé ainsi que la répartition du capital social et les participations financières détenues dans d'autres sociétés.7 II. - Lorsque l'activité doit être exercée par une personne mentionnée au b de l'article 1er, la demande d'autorisation est déposée auprès du préfet de police. Pour une personne physique, la demande indique l'adresse de celle-ci. Pour une personne morale, elle comporte la dénomination, l'adresse du siège social et, le cas échéant, celle de l'établissement que cette personne envisage de créer en France, les statuts, la liste nominative des fondateurs, administrateurs, directeurs ou gérants et des membres du personnel employé ainsi que la répartition du capital social et les participations financières détenues dans d'autres sociétés. Elle est accompagnée, le cas échéant, de l'autorisation d'exercice délivrée dans l'etat membre de la Communauté européenne ou l'etat partie à l'accord sur l'espace économique européen dans lequel la personne est établie. III. - L'autorisation est refusée si l'exercice d'une activité mentionnée à l'article 1er par la personne intéressée est de nature à causer un trouble à l'ordre public. IV. - Toute modification, suppression ou adjonction affectant l'un des renseignements mentionnés aux I et II et tout changement substantiel dans la répartition du capital de la personne morale font l'objet d'une déclaration dans un délai d'un mois auprès du préfet ou, à Paris, auprès du préfet de police. Article 8 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 103, 105 (JORF 19 mars 2003). L'autorisation administrative préalable ne confère aucun caractère officiel à l'entreprise ou aux personnes qui en bénéficient. Elle n'engage en aucune manière la responsabilité des pouvoirs publics. Article 9 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 99, 103, 105 (JORF 19 mars 2003) Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 75 (JORF n 56 du 7 mars 2007). Tout document qu'il soit de nature informative, contractuelle ou publicitaire, y compris toute annonce ou correspondance, émanant d'une entreprise visée à l'article 1er, doit reproduire l'identification de l'autorisation administrative prévue à l'article 7 ainsi que les dispositions de l'article 8. En aucun cas il ne pourra être fait état de la qualité d'ancien fonctionnaire de police ou d'ancien militaire que pourrait avoir l'un des dirigeants ou employés de l'entreprise. Toute personne physique ou morale ayant recours aux services d'une entreprise exerçant une activité mentionnée à l'article 1 er peut demander communication des références de la carte professionnelle de chacun des employés participant à l'exécution de la prestation. Le prestataire lui communique ces informations sans délai. Article 9-1 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 98 (JO RF 19 mars 2003) Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 76 (JORF n 56 du 7 mars 2007). Pour l'application des dispositions des articles 5 et 7 à l'une des personnes mentionnées au b de l'article 1er ou des dispositions de l'article 6 à l'un de leurs agents, l'autorité administrative délivre l'autorisation, l'agrément ou la carte professionnelle au vu des conditions et garanties exigées, pour l'exercice des mêmes activités, par la législation et la réglementation de l'etat membre de la Communauté européenne ou de l'etat partie à l'accord sur l'espace économique européen dans lequel cette personne est établie, dès lors que les justifications produites en vertu de cette législation et de cette réglementation sont regardées comme équivalentes à celles qui sont exigées en vertu du présent titre. Lorsqu'il est fondé sur la méconnaissance des conditions et garanties visées à l'alinéa précédent, le retrait de l'autorisation ou de l'agrément prononcé par les autorités de l'etat membre de la Communauté européenne ou de l'etat partie à l'accord sur l'espace économique européen dans lequel la personne est établie entraîne le retrait de l'autorisation ou de l'agrément accordé sur le fondement du présent titre.8 Article 10 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). I. - Sauf dérogations pour certaines modalités de transport de fonds, de bijoux ou de métaux précieux définies par décret en Conseil d'etat, les agents exerçant une activité mentionnée aux 1 et 2 de l'article 1er doi vent porter, dans l'exercice de leurs fonctions, une tenue particulière. Celle-ci ne doit entraîner aucune confusion avec les tenues des agents des services publics, notamment de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et des polices municipales. II. - Les agents exerçant les activités mentionnées au 1 de l'article 1er peuvent être armés dans des conditions fixées par décret en Conseil d'etat. Les agents exerçant les activités mentionnées au 2 de l'article 1er sont armés, sauf lorsque les fonds sont placés dans des dispositifs garantissant qu'ils peuvent être détruits ou rendus impropres à leur destination et transportés dans des véhicules banalisés. Un décret en Conseil d'etat fixe les conditions de ce transport. Les agents exerçant les activités mentionnées au 3 de l'article 1er ne sont pas armés. Le décret en Conseil d'etat visé au premier alinéa du présent II précise les catégories et types d'armes susceptibles d'être autorisés, les conditions de leur acquisition et de leur conservation par la personne titulaire de l'autorisation, les modalités selon lesquelles cette personne les remet à ses agents, la formation que reçoivent ces derniers et les conditions dans lesquelles les armes sont portées pendant le service et remisées en dehors du service. Article 11 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Sans préjudice des dispositions de l'article 11-1 et des dispositions prévues par des lois spéciales, l'entreprise dont certains salariés sont chargés, pour son propre compte, d'une activité mentionnée à l'article 1er n'est pas soumise aux dispositions des articles 2, 5 et 9. Article 11-1 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 99, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Sans préjudice des dispositions prévues par la loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer, la Société nationale des chemins de fer français et la Régie autonome des transports parisiens sont autorisées à disposer d'un service interne de sécurité. Les services internes de sécurité de la Société nationale des chemins de fer français et la Régie autonome des transports parisiens sont chargés, dans les entreprises immobilières nécessaires à l'exploitation du service géré par l'établissement public et dans ses véhicules de transport public de voyageurs, dans le cadre d'une mission de prévention, de veiller à la sécurité des personnes et des biens, de protéger les agents de l'entreprise et son patrimoine et de veiller au bon fonctionnement du service. Les agents des services internes de sécurité de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens peuvent exercer sur la voie publique les missions définies au présent article, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'etat. Les services internes de sécurité de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens sont soumis aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 2 et de l'article 4.9 Article 11-2 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 95, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les agents des services internes de sécurité de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens qui ont fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n 2 du casie r judiciaire ou, pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent ne peuvent être affectés ou maintenus dans ce service interne de sécurité. Il en va de même : 1 Si l'agent a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion non abrogé ou d'une interdiction du territoire français non entièrement exécutée ; 2 S'il a commis des actes, éventuellement mentionné s dans les traitements automatisés et autorisés de données personnelles gérés par les autorités de police, contraires à l'honneur, à la probité ou aux bonnes moeurs ou de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'etat. L'affectation d'un agent est subordonnée à la transmission par le préfet de ses observations relatives aux obligations mentionnées aux alinéas précédents. Article 11-3 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 103, 105 (JORF 19 mars 2003). La tenue et la carte professionnelle dont les agents des services internes de sécurité de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens sont obligatoirement porteurs dans l'exercice de leurs fonctions ne doivent entraîner aucune confusion avec celles des autres agents des services publics, notamment des services de police. Dans des cas exceptionnels définis par décret en Conseil d'etat, ils peuvent être dispensés du port de la tenue. Article 11-4 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les agents des services internes de sécurité de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens peuvent être nominativement autorisés par l'autorité préfectorale à porter une arme, au maniement de laquelle ils reçoivent une formation. Un décret en Conseil d'etat précise les catégories et les types d'armes susceptibles d'être autorisés, leurs conditions d'acquisition et de conservation par l'entreprise, les modalités selon lesquelles cette dernière les remet aux agents de son service interne de sécurité et les conditions dans lesquelles ces armes sont portées pendant le service et remisées en dehors du service.10 Article 12 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). I. - L'autorisation prévue à l'article 7 peut être retirée : 1 A la personne physique qui, titulaire de l'agréme nt prévu à l'article 5, ne remplit plus les conditions exigées à cet article ou dont l'agrément a été retiré ; 2 A la personne morale qui conserve comme dirigeant ou gérant une personne titulaire de l'agrément mais ne remplissant plus les conditions exigées à l'article 5, ou une personne dont l'agrément a été retiré ; 3 A la personne morale dont la direction ou la gest ion est exercée en fait par une personne agissant directement ou par personne interposée en lieu et place des représentants légaux ; 4 A la personne morale dont tout ou partie du capit al social est constitué par des fonds apportés directement ou indirectement par l'auteur d'un crime ou d'un délit dans les conditions prévues à l'article du code pénal ; 5 A la personne physique ou morale qui ne se confor me pas aux dispositions du présent titre, à celles de la législation relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers ou à celles des titres II et IV du livre Ier, des titres Ier et II du livre II, des titres II et IV du livre III et du livre VI du code du travail. Sauf dans le cas prévu au 4, le retrait ne peut êtr e prononcé qu'après une mise en demeure restée sans effet. II. - Dans les cas prévus aux 1 à 4 du I, l'autor isation peut être suspendue pour six mois au plus. L'autorisation peut être également suspendue lorsque la personne physique ou l'un des dirigeants ou gérants de la personne morale titulaire de l'autorisation prévue à l'article 7 fait l'objet de poursuites pénales. Il est mis fin à la suspension dès que l'autorité administrative a connaissance d'une décision de l'autorité judiciaire intervenue sur le fond. III. - Sauf urgence ou nécessité tenant à l'ordre public, la suspension ou le retrait intervient au terme d'une procédure contradictoire. IV. - L'autorisation devient caduque en cas de cessation définitive d'activité de son titulaire. Article 13 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les commissaires de police, les officiers de police et les officiers et sous-officiers de la gendarmerie nationale assurent, pour le compte de l'autorité administrative, le contrôle des personnes exerçant une activité mentionnée à l'article 1er. Sans préjudice des compétences des inspecteurs et contrôleurs du travail, ils peuvent demander la communication du registre unique du personnel prévu à l'article L du code du travail et de tous autres registres, livres et documents mentionnés à l'article L du même code ainsi que recueillir, sur convocation ou sur place, les renseignements et justifications nécessaires. En présence de l'occupant des lieux ou de son représentant, ils peuvent, entre 8 heures et 20 heures, accéder aux locaux dans lesquels est habituellement exercée une activité mentionnée à l'article 1er ; ils peuvent également y accéder à tout moment lorsque l'exercice de cette activité est en cours. Ils ne peuvent accéder à ceux de ces locaux qui servent de domicile. Un compte rendu de visite est établi, dont une copie est remise immédiatement au responsable de l'entreprise, et adressé au préfet du département ou, à Paris, au préfet de police.11 Article 14 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003) Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 76 et 77 (JORF n 56 du 7 mars 2007). I. - Est puni de trois ans d'emprisonnement et de Euros d'amende : 1 Le fait, sauf pour les personnes mentionnées au b de l'article 1er et sous réserve des dispositions de l'article 29 du code de procédure pénale, d'exercer pour autrui, à titre professionnel, les activités mentionnées aux 1 à 3 de l'article 1er sans être immatriculé au registre du commerce et des sociétés ; 2 Le fait d'exercer l'une des activités mentionnée s aux 1 et 2 de l'article 1er et d'avoir en outre soit une activité qui n'est pas liée à la sécurité ou au transport de fonds, de bijoux ou de métaux précieux, soit l'activité d'agent privé de recherches ; 3 Le fait d'exercer l'activité mentionnée au 3 de l'article 1er et d'avoir une autre activité ; 4 Le fait d'exercer l'une des activités mentionnée s à l'article 1er sans être titulaire de l'autorisation prévue à l'article 7 ou de continuer à exercer l'une de ces activités alors que l'autorisation est suspendue ou retirée ; 5 Le fait d'exercer à titre individuel, en violati on des dispositions de l'article 5, une activité mentionnée à l'article 1er, ou de diriger ou gérer, en violation de ces dispositions, une personne morale exerçant une telle activité, ou d'exercer en fait, directement ou par personne interposée, la direction ou la gestion d'une telle personne morale, en lieu et place de ses représentants légaux ; 6 Le fait de commettre l'un des agissements mentio nnés à l'article 4 ; 7 Le fait de sous-traiter l'exercice d'une activit é mentionnée à l'article 1er à une entreprise dépourvue de l'autorisation prévue à l'article 7. II. - Est puni de deux ans d'emprisonnement et de Euros d'amende :] «1 Le fait d'employer une personne non titulaire de la carte professionnelle visée à l'article 6, en vue de la faire participer à l'une des activités mentionnées à l'article 1er ; 2 Le fait d'exercer ou de faire exercer des foncti ons de surveillance sur la voie publique sans l'autorisation prévue au second alinéa de l'article 3. III. - Est puni d'une peine d un an d'emprisonnement et de Euros d'amende : 1 Le fait de ne pas avoir souscrit l'une des décla rations prévues au IV de l'article 7 ; 2 Le fait de mettre obstacle à l'accomplissement d es contrôles exercés, dans les conditions prévues à l'article 13, par les agents mentionnés au premier alinéa de cet article ; 3 Le fait de conclure un contrat de travail en tan t que salarié d'une entreprise exerçant une activité mentionnée à l'article 1er, en vue de participer à l'une des activités mentionnées à cet article sans être titulaire de la carte professionnelle visée à l'article 6. IV. - Est puni d'une amende de Euros : 1 Le fait de ne pas reproduire les mentions exigée s à l'article 9 dans tout document visé à cet article ou de faire état de la qualité d'ancien fonctionnaire ou d'ancien militaire éventuellement détenue par la personne titulaire de l'autorisation ou l'un de ses dirigeants ou employés ; 2 Le fait de ne pas mentionner, comme l'exige le p remier alinéa de l'article 2, dans la dénomination de la personne morale exerçant une activité mentionnée à l'article 1er, son caractère de personne de droit privé.12 Article 14-1 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 94 (JO RF 19 mars 2003) Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 76 et 77 (JORF n 56 du 7 mars 2007). I. - Est puni de trois ans d'emprisonnement et de Euros d'amende le fait, pour les personnes mentionnées à l'article 11 : 1 De commettre l'un des agissements mentionnés à l 'article 4 ; 2 De sous-traiter l'exercice d'une activité mentio nnée à l'article 1er à une entreprise dépourvue de l'autorisation prévue à l'article 7. II. - Est puni de deux ans d'emprisonnement et de Euros d'amende le fait, pour les personnes mentionnées à l'article 11 1 D'employer une personne non titulaire de la cart e professionnelle visée à l'article 6, en vue de la faire participer à l'une des activités mentionnées à l'article 1er ; 2 D'exercer ou de faire exercer des fonctions de s urveillance sur la voie publique sans l'autorisation prévue au second alinéa de l'article 3. III. - Est puni d'une peine d'un an d'emprisonnement et de EUR d'amende le fait de conclure un contrat de travail en tant que salarié d'une entreprise mentionnée à l'article 11, en vue de participer à l'une des activités mentionnées à l'article 1er sans être titulaire de la carte professionnelle visée à l'article 6. Article 14-2 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 94 (JO RF 19 mars 2003). I. - Est puni de trois ans d'emprisonnement et de Euros d'amende le fait, pour les personnes mentionnées à l'article 11-1 : 1 De commettre l'un des agissements mentionnés à l 'article 4 ; 2 De sous-traiter l'exercice d'une activité mentio nnée à l'article 1er à une entreprise dépourvue de l'autorisation prévue à l'article 7. II. - Est puni d'un an d'emprisonnement et de Euros d'amende le fait, pour les personnes mentionnées à l'article 11-1, d'employer une personne en violation de l'article III. - Est puni de six mois d'emprisonnement et de Euros d'amende le fait d'être l'employé d'un service mentionné à l'article 11-1 en violation des dispositions de l'article Article 15 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les personnes physiques déclarées coupables de l'une des infractions aux dispositions du présent titre encourent les peines complémentaires suivantes : 1 La fermeture, à titre définitif ou pour une duré e de cinq ans au plus, du ou des établissements exerçant une activité mentionnée à l'article 1er qu'elles dirigent ou qu'elles gèrent ;13 2 L'interdiction, à titre définitif ou pour une du rée de cinq ans au plus, d'exercer une activité mentionnée à l'article 1er ; 3 L'interdiction, pour une durée de cinq ans au pl us, de détenir ou de porter une arme soumise à autorisation en vertu des dispositions réglementaires en vigueur. Article 16 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 94, 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Les personnes morales peuvent être déclarées responsables, dans les conditions prévues à l'article du code pénal, des infractions prévues aux articles 14, 14-1 et Les personnes morales encourent les peines suivantes : 1 L'amende, dans les conditions prévues à l'articl e du code pénal ; 2 Les peines mentionnées aux 1, 2, 4, 7, 8 et 9 de l'article de ce code. L'interdiction mentionnée au 2 de cet article porte sur les activités dans l'ex ercice ou à l'occasion de l'exercice desquelles l'infraction a été commise." Article 16-1 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 103, 105 (JORF 19 mars 2003). Est injustifié tout appel des services de la police nationale ou de la gendarmerie nationale par les personnes physiques ou morales exerçant des activités de surveillance à distance des biens meubles ou immeubles qui entraîne l'intervention indue de ces services, faute d'avoir été précédé d'une levée de doute consistant en un ensemble de vérifications, par ces personnes physiques ou morales, de la matérialité et de la concordance des indices laissant présumer la commission d'un crime ou délit flagrant dans les locaux surveillés. L'autorité administrative peut prononcer à l'encontre des personnes physiques ou morales mentionnées à l'alinéa précédent qui appellent sans justification les services de la police nationale ou de la gendarmerie nationale une sanction pécuniaire d'un montant qui ne peut excéder 450 Euro par appel injustifié. La personne physique ou morale à l'encontre de laquelle est envisagée la sanction pécuniaire prévue au précédent alinéa est mise en mesure de présenter ses observations avant le prononcé de la sanction et d'établir la réalité des vérifications qu'elle a effectuées mentionnées au premier alinéa. Cette sanction pécuniaire est recouvrée comme les créances de l'etat étrangères à l'impôt et au domaine. Elle est susceptible d'un recours de pleine juridiction. Article 17 Abrogé par Loi n du 18 mars 2003 art (JORF 19 mars 2003). Article 18 Abrogé par Loi n du 3 mars 2007 art. 77 ( JORF n 56 du 7 mars 2007).14 Article 19 Modifié par Loi n du 18 mars 2003 art. 99, 103, 105 (JORF 19 mars 2003) Modifié par Loi n du 3 mars 2007 art. 76 (JORF n 56 du 7 mars 2007). Des décrets en Conseil d'etat détermineront les modalités d'application du présent titre, et notamment les conditions dans lesquelles il est procédé à la demande, à l'instruction, à la délivrance et au retrait de la carte professionnelle prévue à l'article 6, de l'autorisation préalable prévue au I de l'article 6-1 et de l'autorisation provisoire prévue au II de l'article 6-1, ainsi qu'à la demande, à l'instruction, à la délivrance, à la suspension et au retrait de l'autorisation administrative préalable prévue à l'article 7. Ces décrets fixeront par ailleurs les conditions du recrutement des personnels des entreprises visées à l'article 1er ; ils réglementeront l'utilisation de matériels et documents à caractère administratif et professionnel ainsi que le port d'uniformes et d'insignes ; ils adapteront, en tant que de besoin, les modalités d'application de la présente loi aux entreprises visées à l'article 11.15 Titre II : Des activités des agences de recherches privées.16 Titre II : Des activités des agences de recherches privées. Article 20 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). Est soumise aux dispositions du présent titre la profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l'objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts. Seules peuvent être autorisées à exercer à titre professionnel l'activité mentionnée à l'alinéa précédent : a) Les personnes physiques ou morales immatriculées auprès de l'organisme visé par le deuxième alinéa de l'article 2 de la loi n du 11 février 1994 relative à l'initiative et à l'entreprise individuelle ; b) Les personnes physiques ou morales non immatriculées auprès de l'organisme visé par le deuxième alinéa de l'article 2 de la loi n du 11 février 1994 précitée, qui sont établies dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou un autre des Etats parties à l'accord sur l'espace économique européen et qui exercent cette activité. NDLR1 : il convient de préciser ici que le Parlement a souhaité, par cette définition, expressément autoriser les filatures aux enquêteurs privés ainsi qu il ressort du rapport n 508 du 18 décembre 2002, ASSEMBLÉE NATIONALE - Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation et de l'administration Générale de la République, mis en distribution le 26 décembre 2002 qui stipule que : «Cet article définit les activités de recherches privées comment étant celles qui consistent, pour une personne, à recueillir, même sans faire état ni révéler l objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts. Il peut s agir de la classique mission de filature dans le cadre d un différend conjugal, mais aussi de la recherche, plus sophistiquée de renseignements à caractère économique, dans la droite ligne de la recherche des débiteurs honnêtes par les bureaux d affaires du XIXe siècle, voire d activités d intelligence industrielle». NDLR2 du : un «projet de loi d orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure» n 1697 adopté en Conseil des Ministre du mercredi 27 mai 2009 et enregistré, à cette même date, à la Présidence de l Assemblée Nationale, prévoit, dans son article 21, de modifier cet article en complétant le 1 er alinéa par les dispositions suivantes : «à l exclusion des activités régies par le titre III». Ce projet de loi porte création d un titre III, actuellement inexistant dans la loi, qui règlementerait l activité privée d intelligence économique qui ne relèverait donc pas du Titre II mais du nouveau titre III. Pour le moment il ne s agit que d un projet, dénué de valeur juridique, qui devra être débattu et voté par le Parlement. Ce projet au 10/08/2009 Article 21 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003 modifiée par la l article 18 de la loi n du 3 août 2009 (JORF 6 août 2009). La dénomination d'une personne morale exerçant l'activité mentionnée à l'article 20 doit faire ressortir qu'il s'agit d'une personne de droit privé et éviter toute confusion avec un service public, notamment un service de police. L'exercice de l'activité mentionnée à l'article 20 est exclusif de celui de toute activité mentionnée à l'article 1er. Les fonctionnaires de la police nationale et les officiers ou sous-officiers de la gendarmerie nationale ne peuvent exercer l'activité mentionnée à l'article 20 durant les cinq années suivant la date à laquelle ils ont cessé définitivement ou temporairement leurs fonctions que sous réserve d'avoir obtenu au préalable l'autorisation écrite du ministre de l'intérieur. Les officiers ou sous-officiers n'appartenant pas à la gendarmerie nationale qui étaient affectés dans l'un des services mentionnés par arrêté du ministre de la défense sont soumis aux mêmes règles.17 Article 22 Modifié par Loi n du 23 janvier 2006 art (JORF 24 janvier 2006). Nul ne peut exercer à titre individuel l'activité mentionnée à l'article 20, ni diriger ou gérer une personne morale exerçant cette activité, s'il n'est titulaire d'un agrément délivré selon des modalités définies par décret en Conseil d'etat. L'agrément est délivré aux personnes qui satisfont aux conditions suivantes : 1 Etre de nationalité française ou ressortissant d' un Etat membre de la Communauté européenne ou d'un des Etats parties à l'accord sur l'espace économique européen ; 2 Ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation à u ne peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n 2 du casier judiciaire ou, pour les res sortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; 3 Ne pas avoir fait l'objet d'un arrêté d'expulsio n non abrogé ou d'une interdiction du territoire français non entièrement exécutée ; 4 Ne pas avoir fait l'objet d'une décision, pronon cée sur le fondement des dispositions du chapitre V du titre II du livre VI du code de commerce ou prise en application des textes antérieurs à ce code et ne pas avoir fait l'objet d'une décision de nature équivalente dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou un autre des Etats parties à l'accord sur l'espace économique européen ; 5 (Abrogé) 6 Ne pas exercer l'une des activités mentionnées à l'article 1er ; 7 Détenir une qualification professionnelle défini e par décret en Conseil d'etat. L'agrément ne peut être délivré s'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 26 de la loi n du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes moeurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées. L'agrément peut être retiré lorsque son titulaire cesse de remplir l'une des conditions prévues au présent article. Il peut être suspendu immédiatement en cas d'urgence ou de nécessité tenant à l'ordre public. Article 23 Modifié par Loi n du 23 janvier 2006 art (JORF 24 janvier 2006). Nul ne peut être employé pour participer à l'activité mentionnée à l'article 20 : 1 S'il n'a fait l'objet, préalablement à son embauc he, d'une déclaration auprès du préfet du département ou, à Paris, auprès du préfet de police ; 2 S'il a fait l'objet d'une condamnation à une pein e correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissant s étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ;18 3 S'il a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion non a brogé ou d'une interdiction du territoire français non entièrement exécutée ; 4 S'il résulte de l'enquête administrative, ayant l e cas échéant donné lieu à consultation des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 26 de la loi n du 6 janvier 1978 précitée, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes moeurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; 5 S'il ne justifie pas de son aptitude professionne lle selon des modalités définies par décret en Conseil d'etat. La conclusion du contrat de travail est subordonnée à la transmission par le préfet de ses observations relatives aux obligations visées aux 2, 3 et 4. Le contrat de travail conclu en violation des 2 à 5 est nul. Article 24 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). Sous réserve des dispositions transitoires fixées par le décret en Conseil d'etat prévu au 5 de l'artic le 23, le contrat de travail du salarié qui cesse de remplir les conditions posées aux 2 à 5 de cet article es t rompu de plein droit. Cette rupture ouvre droit au versement, par l'employeur, de l'indemnité légale de licenciement dans les conditions prévues à l'article L du code du travail, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Le salarié a également droit au revenu de remplacement dans les conditions prévues à l'article L de ce code. Article 25 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). L'exercice de l'activité mentionnée à l'article 20 est subordonné à une autorisation distincte pour l'établissement principal et pour chaque établissement secondaire. I. - Lorsque l'activité doit être exercée par une personne physique mentionnée au a de l'article 20, la demande d'autorisation est faite auprès du préfet du département où cette personne est immatriculée auprès de l'organisme visé par le deuxième alinéa de l'article 2 de la loi n du 11 février 1994 précitée ou, à Paris, auprès du préfet de police. Lorsque l'activité doit être exercée par une personne morale mentionnée au a de l'article 20, la demande d'autorisation est déposée par le dirigeant ayant le pouvoir d'engager cette personne auprès du préfet du département où celle-ci a son établissement principal ou secondaire ou, à Paris, auprès du préfet de police. La demande mentionne le numéro d'immatriculation auprès de l'organisme visé par le deuxième alinéa de l'article 2 de la loi n du 11 février 1994 précitée. Pour une personne physique, elle indique l'adresse de celle-ci. Pour une personne morale, elle comporte la dénomination, l'adresse du siège social de l'entreprise et, s'ils sont distincts, de l'établissement principal et de l'établissement secondaire et le statut, la liste nominative des fondateurs, administrateurs, directeurs ou gérants et des membres du personnel employé ainsi que la répartition du capital social et les participations financières détenues dans d'autres sociétés.19 II. - Lorsque l'activité doit être exercée par une personne mentionnée au b de l'article 20, la demande d'autorisation est déposée auprès du préfet de police. Pour une personne physique, la demande indique l'adresse de celle-ci. Pour une personne morale, elle comporte la dénomination, l'adresse du siège social et, le cas échéant, celle de l'établissement que cette personne envisage de créer en France, les statuts, la liste nominative des fondateurs, administrateurs, directeurs ou gérants et des membres du personnel employé ainsi que la répartition du capital social et les participations financières détenues dans d'autres sociétés. Elle est accompagnée, le cas échéant, de l'autorisation d'exercice délivrée dans l'etat membre de l'union européenne dans lequel la personne est établie. III. - L'autorisation est refusée si l'exercice de l'activité mentionnée à l'article 20 par la personne intéressée est de nature à causer un trouble à l'ordre public. IV. - Toute modification, suppression ou adjonction affectant l'un des renseignements mentionnés aux I et II et tout changement substantiel dans la répartition du capital de la personne morale font l'objet d'une déclaration dans un délai d'un mois auprès du préfet ou, à Paris, auprès du préfet de police. Article 26 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). I. - L'autorisation prévue à l'article 25 peut être retirée : 1 A la personne physique qui, titulaire de l'agréme nt prévu à l'article 22, ne remplit plus les conditions exigées à cet article ou dont l'agrément a été retiré ; 2 A la personne morale qui conserve comme dirigeant ou gérant une personne titulaire de l'agrément mais ne remplissant plus les conditions exigées à l'article 22 ou une personne dont l'agrément a été retiré ; 3 A la personne morale dont la direction ou la gest ion est exercée en fait par une personne agissant directement ou par personne interposée en lieu et place des représentants légaux ; 4 A la personne morale dont tout ou partie du capit al social est constitué par des fonds apportés directement ou indirectement par l'auteur d'un crime ou d'un délit dans les conditions prévues à l'article du code pénal ; 5 A la personne physique ou morale dont l'activité porte atteinte à la sécurité publique, à la sûreté de l'etat ou aux intérêts fondamentaux de la nation dans les domaines économique, scientifique, industriel ou commercial ; 6 A la personne physique ou morale qui ne se confor me pas aux dispositions du présent titre, à celles de la législation relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers ou à celles des titres II et IV du livre Ier, des titres Ier et II du livre II, des titres II et IV du livre III et du livre VI du code du travail. Sauf dans les cas prévus aux 4 et 5, le retrait ne peut être prononcé qu'après une mise en demeure restée sans effet. II. - Dans les cas prévus aux 1 à 5 du I, l'autor isation peut être suspendue pour six mois au plus. L'autorisation peut être également suspendue lorsque la personne physique ou l'un des dirigeants ou gérants de la personne morale titulaire de l'autorisation prévue à l'article 21 fait l'objet de poursuites pénales. Il est mis fin à la suspension dès que l'autorité administrative a connaissance d'une décision de l'autorité judiciaire intervenue sur le fond. III. - Sauf urgence ou nécessité tenant à l'ordre public, la suspension ou le retrait intervient au terme d'une procédure contradictoire. IV. - L'autorisation devient caduque en cas de cessation définitive d'activité de son titulaire.20 Article 27 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). Tout document informatif, publicitaire ou contractuel, toute correspondance, émanant d'une personne exerçant l'activité mentionnée à l'article 20 doit comporter le numéro de l'autorisation prévue à l'article 25 et la mention du caractère privé de cette activité. En aucun cas, il ne peut être fait état de la qualité d'ancien fonctionnaire ou d'ancien militaire éventuellement détenue par la personne titulaire de l'autorisation ou par l'un de ses dirigeants ou employés. Article 28 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). Pour l'application des dispositions des articles 22 et 25 à l'une des personnes mentionnées au b de l'article 20, l'autorité administrative délivre l'autorisation ou l'agrément au vu des conditions et garanties exigées, pour l'exercice de la même activité, par la législation et la réglementation de l'etat membre de la Communauté européenne ou de l'etat partie à l'accord sur l'espace économique européen dans lequel cette personne est établie, dès lors que les justifications produites en vertu de cette législation et de cette réglementation sont regardées comme équivalentes à celles qui sont exigées en vertu du présent titre. Lorsqu'il est fondé sur la méconnaissance des conditions et garanties visées à l'alinéa précédent, le retrait de l'autorisation ou de l'agrément prononcé par les autorités de l'etat membre de la Communauté européenne ou de l'etat partie à l'accord sur l'espace économique européen dans lequel la personne est établie entraîne le retrait de l'autorisation ou de l'agrément accordé sur le fondement du présent titre. Article 29 Créé par Loi n du 18 mars 2003 art. 102 ( JORF 19 mars 2003). Sans préjudice des dispositions des articles 73 du code de procédure pénale et du code pénal, il est interdit aux personnes physiques ou morales qui exercent l'activité mentionnée à l'article 20 de recourir à quelque forme que ce soit d'entrave au libre usage des biens et de coercition à l'égard des personnes. Montrer encore
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