Source: https://www.irdes.fr/documentation/2018/1129-actualites-sante-et-protection-sociale.html
Timestamp: 2020-02-18 05:11:45+00:00
Document Index: 204733271

Matched Legal Cases: ["l'article 3", "l'article 7", 'art 12', "l'article 29", 'arrêt ', "l'article 51", "l'article 51", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Actualités santé et protection sociale : 29 novembre 2018 - IRDES
RAC 0 ou 100 % santé : le projet de décret dévoilé
12/11/18 - Le projet de décret modifiant le cahier des charges des contrats responsables pour la mise en oeuvre de la réforme du 100 % santé ou RAC 0 concerne principalement l'optique et les prothèses auditives. Une seconde version vient d'être proposée par la direction de la Sécurité sociale. Ce texte s'appliquera aux contrats « souscrits ou renouvelés à compter du 1er janvier 2020 » pour l'optique et le dentaire et « à compter du 1er janvier 2021 « pour les aides auditives. Le premier article du projet de décret concerne les dispositions touchant à l'optique et les prothèses auditives, à savoir principalement les obligations de prise en charge et les plafonds de remboursement. L'article 2 porte sur la création et les modalités de fonctionnement du comité de suivi de la réforme. Enfin l'article 3 abroge le décret du 18 novembre 2014. Le texte devait être soumis pour avis aux caisses, à la mi-novembre.
> L'Argus de l'assurance, 9 novembre 2018
> Protection Sociale Informations, 14 novembre 2018
Classement mutuelles 2018 : le top 10
Année de contrastes pour le monde mutualiste au cours de l'exercice écoulé, entre concentration toujours ininterrompue et essor de certaines mutuelles sur la collective. L'année 2017 aura été paradoxale pour le monde des mutuelles. Pour la première fois, la part de marché des mutuelles sur la santé est passée sous la barre des 50 % – une nouveauté toutefois attendue depuis plusieurs années, la décrue de cette part de marché étant progressive. L'Argus de l'Assurance nous propose le Top 10 des mutuelles selon leurs chiffres d'affaires.
> Site de l'Argus de l'assurance
Quelques jours avant la Journée mondiale contre le sida, la ministre de la Santé a annoncé le remboursement des préservatifs sur prescription médicale à compter du 10 décembre. Cela concerne notamment une marque de préservatif à coût faible, évalué la HAS : marque Eden, du laboratoire français Majorelle. Mais les associations attendent surtout de nouvelles mesures du gouvernement pour le dépistage et la prévention. Environ 6.000 cas de séropositivité sont rapportés en France chaque année. Un chiffre quasiment stable, malgré l'apparition de nouveaux outils de prévention comme la Prep (prophylaxie pré-exposition, un médicament préventif à prendre avant une relation à risque), mais aussi le Tasp (le traitement au plus tôt de toute personne séropositive pour qu'elle ne soit plus contaminante), voire les autotests. Sur le dépistage, l'association Vers un Paris sans sida vient d'ailleurs d'annoncer un nouveau dispositif gratuit. "À partir de 2019, toute personne pourra aller dans n'importe quel laboratoire privé [de Paris] pour se faire dépister du VIH, et cela sans ordonnance et gratuitement".
> Libération, 28 novembre 2018
Ce que prévoit la nouvelle COG AT-MP
La feuille de route 2018-2022 de la branche AT-MP, signée le 5 septembre dernier, vient d'être mise en ligne. Elle s'articule autour de trois axes stratégiques : développer l'accompagnement des différents publics (assurés et entreprises) et renforcer la relation de service, maîtriser les risques pour assurer l'équilibre, mieux piloter les leviers pour agir et gagner en efficience. La COG prévoit notamment de simplifier la procédure AT/MP pour s'assurer de sa lisibilité et de poursuivre la refonte des barèmes. L'offre de services aux entreprises sera structurée et développée, en particulier via les outils digitaux. La branche achèvera également le déploiement du "signal/prime" (diminution du taux de cotisation pour les entreprises mettant en place des mesures de prévention d'une part, hausse du taux de cotisation pour celles présentant une récurrence anormale d'AT d'autre part). Enfin, les gains d'efficience impliqueront une adaptation du système d'information des risques professionnels (Sirp). Pour respecter sa feuille de route, l'assurance maladie risques professionnels mise notamment sur de nouveaux partenariats, avec les organismes complémentaires par exemple, et renforcera ses liens avec les acteurs institutionnels de la prévention (Direccte, réseau Anact/Aract, OPPBTP, SST). L'animation et le pilotage de l'ensemble du réseau seront aussi renforcés.
> COG-AT-MP
France, portrait social : Édition 2018
Cet ouvrage transversal de la collection « Insee Références » propose d'abord un éclairage sur les personnes de 65 ans ou plus. Deux dossiers analysent ensuite de manière approfondie les effets des réformes sociales et fiscales sur le revenu des ménages et les inégalités. Enfin, une quarantaine de fiches synthétiques, présentant les données essentielles et des comparaisons européennes, complètent ce panorama social.
Le PLFSS pour 2019 en examen chez les sénateurs
14/11/18 - Après un examen du texte du 12 au 16 novembre, l'ensemble du projet de loi sera soumis mardi 20 novembre 2018 à un vote solennel.
Le Sénat a adopté sans modification les articles de la première partie du PLFSS relative à l'exercice 2017 et de la deuxième partie relative à l'exercice 2018. Il apporté des modifications dans la troisième partie du PLFSS, relative aux recettes pour 2019. Il a notamment retiré l'article 7 bis, introduit par amendement lors de la lecture à l'Assemblée nationale. Il prévoit de soumettre aux cotisations sociales les cadeaux et bons d'achats distribués par les comités d'entreprises ou les employeurs tels que les chèques-vacances et chèques-cadeaux au-delà d'un certain montant accordé chaque année pour un salarié (331 euros dans le cas des aides aux vacances par exemple). Les sénateurs ont instauré une hausse de 40 % de la taxe de solidarité additionnelle (TSA) pour l'année 2019. Une taxe qui a pour but de garantir l'équilibre des comptes de la Sécurité sociale (art additionnel après l'art 12). Cette augmentation du taux de la TSA pour 2019 de 13 à 18 %, qui a peu de chance de survivre à l'Assemblée nationale, représente 1,5 milliard d'euros pour les OC qui sera répercutée sur les assurés, préviennent Agnès Buzyn et Jean-Martin Cohen Solal, délégué général de la Mutualité Française. Le gouvernement avait annoncé un geste pour une fraction des retraités touchés par la hausse de CSG, effective depuis le 1er janvier 2018. Sa mesure a été traduite dans le projet de financement adopté à l'Assemblée nationale. La mesure a fait des émules du côté des sénateurs qui ont voulu, contre l'avis d'Agnès Buzyn, que le mécanisme s'applique aux deux seuils de CSG en vigueur. Lors de l'examen des articles de la quatrième partie du PLFSS, relative aux dépenses pour 2019, les sénateurs ont modifié le texte, notamment en supprimant l'article 29 inséré par l'Assemblée nationale, qui tend à autoriser les établissements de santé à facturer une prestation d'hospitalisation pour la réorientation des patients par les services et unités d'accueil et de traitement des urgences, sous la forme d'une expérimentation d'une durée de trois ans, et en attribuant un pouvoir général de prescription médicamenteuse aux médecins coordonnateurs des EHPAD. Suivant l'avis du rapporteur de la branche vieillesse, René-Paul Savary, le Sénat a décidé de reporter l'âge minimum légal de départ à la retraite de 62 à 63 ans à compter du 1er mai 2020, pour les générations d'assurés nées à compter du 1er mai 1958 et de rejeter la mesure de sous-revalorisation des pensions et autres prestations sociales (retraites et allocations familiales notamment). L'ensemble des prestations serait ainsi réindexé dès 2019 sur l'indice des prix hors tabac prévu par le projet de loi de finances de l'année. Le président LR de la commission des affaires sociales, Alain Milon, a expliqué que la majorité sénatoriale avait "décidé de réindexer l'évolution des retraites sur l'inflation", ce qui représente un coût de 2 milliards d'euros. "Il fallait trouver une solution", d'où le passage à la retraite à 63 ans. La FNI salue l'adoption par le Sénat d'un amendement qui ouvre la possibilité d'expérimenter la désignation d'infirmières ou infirmiers de famille, reprenant ainsi l'une des revendications qu'elle a portées et qui est saluée par l'Ordre infirmier. Il s'agit d'une avancée majeure pour la qualité des soins et la coordination qui permet de donner une visibilité au triptyque médecin traitant/ Infirmier de famille/ pharmacien correspondant autour du patient.
> Le dossier législatif et le détail des principales modifications adoptées par les sénateurs lors de la discussion
PLF pour 2019 - L'Assemblée nationale adopte les crédits de la mission "Solidarité" et de la mission "Santé"
09/11/18 - Dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2019, l'Assemblée nationale a adopté, le 8 novembre, les crédits de la mission "Solidarité, insertion et égalité des chances", ainsi que ceux de la mission "Santé". Ces deux missions bénéficient d'une forte croissance de leurs crédits : +7 % pour la mission Solidarité et +3,5 % pour la mission Santé. La progression des crédits de ces deux missions s'explique notamment par la concrétisation de deux engagements du chef de l'État, portant sur l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et sur la prime d'activité. Les députés de la majorité ont également voté jeudi 8 novembre dans le cadre de la mission "Santé" l'augmentation du budget de l'Aide Médicale d'État (AME) de 53 millions d'euros, qui passera en 2019 à 943 millions d'euros. Une hausse qui ne passe pas auprès de l'opposition de droite et d'extrême-droite. Dans le même temps, la politique de prévention en santé voit ses crédits diminuer de 5,5 millions d'euros, pour s'établir à 480,6 millions d'euros.
> Dossier du PLF 2019 sur le site de l'Assemblée nationale avec le compte rendu de la séance du 8 novembre 2018
> L'Assemblée Nationale augmente le budget de l'AME malgré les critiques, JIM du 9 novembre 2018
Ce que mijote le gouvernement pour sortir du paiement à l'acte : les pistes du rapport Aubert
Le directeur de la DREES, Jean-Marc Aubert a remis son rapport sur les modes de financement et de régulation dans le cadre de la stratégie nationale de transformation du système de santé. Il préconise une évolution progressive des modes de financement au cours des trois prochaines années. L'objectif affiché est d'inciter davantage les acteurs à développer la prévention, à s'assurer d'un standard élevé de qualité, à rechercher une plus grande pertinence des soins et à prendre le temps d'une meilleure coordination.
> Egora, 15 novembre 2018
> Le Quotidien du médecin, 14 novembre 2018
> Rapport Aubert sur le site du ministère chargé de la santé
Budget Sécu : Les mutuelles demandent le retrait de nouvelles taxes votées au Sénat
La Mutualité française a demandé le retrait de deux articles augmentant les taxes sur les complémentaires santé, du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019. Ces textes ont été adoptés par le Sénat afin de revaloriser les pensions de retraite. Les sénateurs ont ainsi voté une augmentation de la taxe de solidarité additionnelle (TSA) pesant sur les complémentaires santé, censée rapporter 1,5 milliard d'€ l'an prochain. Ils ont aussi adopté une majoration de TSA visant les complémentaires santé appliquant des remboursements différenciés pour les assurés passant ou non par leurs réseaux de soins. "Les amendements votés par le Sénat auraient pour conséquence d'augmenter mécaniquement le prix des mutuelles", met en garde Thierry Beaudet, président de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF).
> Le Figaro, 21 novembre 2018
Le coût caché de l'absentéisme au travail coûte : 108 milliards d'euros chaque année selon une étude de l'Institut Sapiens
Selon une étude de l'institut Sapiens, rapportée par le Parisien, l'absentéisme au travail coûte chaque année 108 milliards d'€. Une somme faramineuse, largement due à une dégradation des relations humaines au sein des entreprises. L'étude pointe également le coût en hausse des indemnités journalières (IJ) versées par l'Assurance maladie aux salariés en arrêt de travail. En octobre dernier, il a atteint 984 millions d'€, en hausse de 6,1% en un an. Depuis le début de l'année, les dépenses de la Sécu pour les arrêts maladie ont déjà augmenté de 5%, à 10,7 milliards.
> Le Parisien, 21 novembre 2018
> Site de l'Institut Sapiens
Cette publication rassemble les principales données chiffrées concernant l'ensemble des branches de la Sécurité sociale (recettes, dépenses, prestations, etc.) de l'année 2017. Elle présente également les programmes de qualité et d'efficience et les principaux indicateurs de la performance du service public de la Sécurité sociale.
> Securite-sociale.fr
Jusqu'à 20 % des dépenses de santé sont "inutiles" en Europe d'après le Panorama santé Europe 2018 de l'OCDE
Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la Santé, a présenté hier le nouveau rapport sur "l'état de santé dans l'Union européenne" de l'OCDE. Il comporte notamment un focus sur deux problèmes communs à de nombreux pays: la santé mentale et les dépenses inefficaces. "Il ne s'agit certainement pas de dépenser moins pour la santé", a toutefois insisté le Dr Andriukaitis, mais de procéder à une "réaffectation intelligente des financements". Jusqu'à 20% des dépenses de santé pourraient ainsi être mieux employées, selon l'UE. D'abord, "des ressources pourraient être employées plus efficacement dans les hôpitaux". Une partie des admissions serait ainsi "évitable", en particulier pour les patients atteints de diabète, d'hypertension ou d'asthme. Le rapport pointe aussi un recours parfois "excessif" aux accouchements par césarienne et, au contraire, parfois insuffisant à la "chirurgie ambulatoire" (sans hospitalisation), par exemple pour les opérations de la cataracte ou des amygdales. Un autre gisement d'économies réside dans les "sorties tardives" des patients hospitalisés, que certains pays du nord de l'Europe sanctionnent d'une pénalité financière à la charge des établissements. Par ailleurs, l'OCDE liste ses propositions pour réduire le coût global du médicament: moins d'antibiotiques, plus de génériques et une meilleure observance des traitements par les malades.
ComPaRe, une cohorte qui donne la parole au patient
La cohorte ComPaRe, pilotée par l'AP-HP, réunit déjà 15.851 participants, qui souffrent tous d'au moins une maladie chronique. L'ambition est de suivre au total 100.000 patients, pendant dix ans, pour mieux connaître leur vécu de la maladie et des soins associés. "Beaucoup de patients ayant une maladie chronique n'en ont pas qu'une seule", explique au Figaro le Dr Viet-Thi Tran, co-investigateur de ComPaRe avec le Pr Philippe Ravaud, directeur du centre d'épidémiologie clinique de l'AP-HP. Mais les spécialistes peinent parfois à dialoguer entre eux, et l'on connaît mal les difficultés spécifiques rencontrées par ces patients particuliers et quels moyens permettraient de mieux les prendre en charge.
> Site de ComPaRe
> Le Figaro, 19 novembre 2018
La pollution fait perdre 1,8 an d'espérance de vie dans le monde : Étude de l'EPIC
Un résident de la capitale indienne New Delhi perd en moyenne dix années d'espérance de vie à cause de la suffocante pollution de l'air. En 2016, la mégapole de 20 millions d'habitants a connu une concentration annuelle de particules fines (PM2,5) de 113 microgrammes par mètre cube d'air, soit le score le plus mauvais enregistré par l'institut de politique énergétique de l'université de Chicago (EPIC). En Chine, cette pollution fait chuter de 2,89 ans la longévité de chaque habitant en moyenne, et de 5,7 ans pour un Pékinois. La situation tend cependant à s'améliorer. Entre 2013 et 2016, les rejets de particules fines ont baissé de 12% sous l'effet de restriction de l'utilisation du charbon et du nombre de véhicules en circulation. Résultat: l'espérance de vie a progressé de six mois en seulement trois ans. L'Inde et la Chine représentent toutefois 36% des 5,5 milliards d'individus, qui respirent un air non conforme aux préconisations de l'OMS. Et totalisent à eux seuls 73% des décès prématurés dus à ces particules fines. "Les gens peuvent arrêter de fumer pour se prémunir contre les maladies, mais ils ne peuvent pas faire grand-chose à titre individuel pour se protéger de l'air qu'ils respirent", souligne Michael Greenstone, le directeur de l'EPIC. Au niveau mondial, estime l'étude américaine, la pollution atmosphérique réduit l'espérance de vie de 1,8 an en moyenne en 2016. Ce chiffre la place comme le principal danger à la santé des humains, devant le tabac (1,6 an).
> Les Echos, 20 novembre 2018
Étude sur le burnout des étudiants en médecine
17.431 étudiants en médecine ont été interrogés entre 2010 et 2018. Le résultat de cette revue est sans appel : 1 étudiant sur 2 souffre de burnout entre sa 1ère et 6ème année de médecine. 7 588 étudiants ont été interrogés concernant la forme de cette maladie et 3 sous-ensembles ont été définis : l'épuisement émotionnel, la dépression et l'accomplissement personnel.
La ligue contre le cancer publie un livre blanc des premiers États généraux de la prévention des cancers.
Ce livre blanc, a été élaboré à l'occasion des 1ers États généraux de la prévention des cancers. L'objectif était de proposer un plan
d'actions cohérent et ambitieux permettant de développer et d'intensifier la prévention des cancers. Il formule 11 propositions, issues des différents ateliers, parmi lesquelles la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) pour les filles et les garçons, et la hausse des taxes sur l'alcool ou encore la création d'un « Toxi-Score » sur le modèle du Nutri-Score.
> Site de la ligue contre le cancer
> Les Echos, 21 novembre 2018
Le réseau Euro-Peristat, coordonné par l'Inserm vient de publier un nouveau rapport européen sur la santé périnatale, intitulé "Indicateurs fondamentaux de la santé et des soins des femmes enceintes et des bébés en Europe en 2015". Ce nouveau rapport est basé sur des données couvrant plus de cinq millions de naissances en 2015 et compilées à partir de systèmes statistiques nationaux publics des États membres de l'UE, de l'Islande, de la Norvège et de la Suisse.
> Communiqué de presse de l'Inserm
> rapport Europeristat (en anglais)
Le manque de progrès sur la prévention freine l'espérance de vie en France : Panorama de la santé Europe 2018 de l'OCDE
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié hier son panorama annuel de la santé. Avec une espérance de vie à la naissance de 82 ans et 8 mois en 2016, la France se retrouve troisième en Europe, juste derrière l'Espagne et l'Italie. Une bonne performance qui reflète un mode de vie plutôt sain, et un système de santé performant. Toutefois, après des décennies de hausse rapide de l'espérance de vie à travers l'Europe - deux ans et demi gagnés tous les dix ans -, plusieurs pays de l'ouest du continent, dont la France, marque le pas. Entre 2011 et 2016, le gain a été inférieur à six mois. Surtout, l'espérance de vie a reculé en 2012 dans huit pays et, en 2015, dans 19 pays de l'Union européenne dont la France. En cause, des épidémies de grippe prononcées qui ont frappé les populations âgées. L'OCDE pointe également l'impact de la mortalité liée aux infarctus et aux accidents vasculaires cérébraux, qui n'a pas reculé au même rythme qu'auparavant. Ces progrès de la prévention et du soin étaient l'un des principaux facteurs de progression de l'espérance de vie, puisque les maladies cardiovasculaires sont la cause numéro un des décès en Europe (40% de la mortalité féminine et 34 % de la mortalité masculine). La deuxième principale cause de décès en Europe est le cancer: 29% de la mortalité chez les hommes (poumon et colorectal), et 22% chez les femmes (sein et poumon).
Faut-il limiter la liberté d'installation des médecins libéraux ?
Dans un rapport publié fin 2017, la Cour des comptes proposait, dans l'idée de rendre l'accès aux soins plus équitable, de limiter la liberté d'installation des médecins libéraux par le biais d'un système de conventionnement sélectif, qui serait fonction de la zone géographique d'installation et des besoins de santé sur ce territoire.
> Schmitt, Yannick ; Barnay, Thomas ; in Cahiers français (les), n°406, septembre-octobre 2018, pp.102-115.
Evénements indésirables graves associés aux soins : la déclaration individuelle pour un bénéfice collectif - Rapport de la HAS
Les soins sont une activité technique et humaine complexe à laquelle est associé un risque important, parfois lourd de conséquences pour le patient. Connaitre et analyser les causes à l'origine d'un évènement indésirable est dès lors indispensable afin d'éviter qu'il ne se reproduise. C'est la raison pour laquelle chaque professionnel a l'obligation de déclarer la survenue d'un événement indésirable grave associés aux soins (EIGS). La HAS publie son premier rapport annuel sur les événements qui lui sont transmis. Ce rapport comporte des recommandations pour améliorer le fonctionnement du dispositif de déclaration et pour réduire certains risques.
Le premier rapport de la Commission d'évaluation des pratiques de refus de soins : Conseil national de l'Ordre des médecins.
Les membres de la Commission constatent ne disposer que de données statistiques lacunaires sur cette question dans notre pays limitées à celles produites par la Cnam et celles recensées par l'Ordre. Elle ne dispose pas de moyens pour mettre en œuvre par elle-même des études quantitatives, les demandes adressées quant à l'attribution de moyens étant restées sans réponse des deux ministres successives. Ses actions, pour la production de recommandations destinées à la prévention des pratiques de refus de soins identifiées, ne seront efficaces que si le problème et le diagnostic ont été bien posés. La commission a identifié les causes possibles de ces refus de soins et a proposé quelques pistes de solution. en attendant de recueillir des données quantitatives et qualitatives. Elle a été informée par la Directrice du fonds CMU-C de la réalisation prochaine en commun avec les services du Défenseur des droits de tests de situations concernant les attributaires de l'ACS et l'AME.
La délivrance de titres de séjour aux étrangers malades baisse de 39 % entre 2016 et 2017
Ce chiffre reflète la réforme de la procédure de délivrance des titres pour soins, initiée en 2016, qui renforce notamment le contrôle de l'identité du demandeur les examens médicaux supplémentaire et le transfert des traitements des dossiers de l'ARS à des médecins rattachés à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Si les pathologies à l'origine des demandes et les nationalités des demandeurs ont peu varié, le sens des avis a évolué, passant d'environ trois quarts d'avis favorables à la moitié, aussi bien pour les premières demandes de titres de séjour que pour leur renouvellement.
> Rapport au parlement de l'OFII
> Le Monde, 16 novembre 2018
Comment 2 millions de foyers ont disparu des chiffres sur la précarité énergétique : Rapport de l'ONPE
Si le nombre de foyers victimes de la précarité énergétique est passé de 5,6 millions en 2016 à 3,3 millions en 2018, selon les données de l'Onpe, ce n'est malheureusement pas grâce à un effort sans précédent d'isolation des bâtiments. C'est tout simplement parce que l'on a changé de thermomètre. Dans le nouveau rapport de l'Onpe, seul un indicateur de mesure a été retenu, contre trois initialement;
> Site de l'ONPE
> Alternatives économiques, 23 novembre 2018
Consommation d'antibiotiques et résistance aux antibiotiques en France : « une infection évitée, c'est un antibiotique préservé ! »
À l'occasion de la semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, du 13 au 18 novembre, Santé publique France publie – en collaboration avec l'ANSM, l'Anses, l'Assurance Maladie et l'équipe de recherche Inserm U1092 – la 3e édition de la synthèse annuelle sur la consommation d'antibiotiques et l'antibiorésistance en France. La progression de l'antibiorésistance est un problème de santé publique important en France. Elle pourrait devenir l'une des principales causes de mortalité dans le monde, en remettant en question la capacité à soigner les infections, même les plus courantes, en médecine de ville, hospitalière ou vétérinaire. La France est le 6e pays européen le plus affecté par la résistance aux antibiotiques avec 125 000 infections et plus de 5 000 décès attribuables. La synthèse rapporte les résultats obtenus par les plans d'actions successifs conduits par la France en santé humaine et animale. Santé publique France juge ces résultats encourageants pour l'année 2017 bien qu'il reste encore des pistes d'amélioration notables, en particulier en santé humaine. Deux nouveautés s'ajoutent cette année dans la synthèse : la présentation des données disponibles sur la présence d'antibiotiques et de gènes de résistance dans l'environnement et des exemples d'actions visant à améliorer le bon usage des antibiotiques, en collaboration avec la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf). La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, a annoncé le 14 novembre, lors d'un colloque interministériel sur l'antibiorésistance, le déblocage de 40 millions d'euros supplémentaires pour la recherche sur de nouveaux antibiotiques et la lutte contre la résistance à ces médicaments. Pour lutter contre la surconsommation des antibiotiques, le ministère de la Santé a choisi de diffuser un nouveau slogan sur les réseaux sociaux et apposé dans tous les documents officiels. "Les antibiotiques, ils sont précieux, utilisons-les mieux" succède au célèbre : "Les antibiotiques, c'est pas automatique".
> Communiqué Santé publique France, ANSM, Anses, Assurance maladie, 14 novembre 2018 avec accès à la synthèse 2018
Les « Pharma Papers ». Lobbying et mégaprofits : tout ce que les labos pharmaceutiques voudraient vous cacher
13/11/18 - Les magazines BastaMag et l'Observatoire des multinationales, en partenariat avec le collectif EurosForDocs, viennent de lancer les « Pharma Papers » "pour mettre en lumière la toile d'influence tissée par les laboratoires pharmaceutiques, à coups de millions d'euros, autour de la profession médicale et des législateurs".
"À travers des données inédites, des enquêtes et des reportages, les « Pharma Papers » mettent en lumière tout ce que les labos pharmaceutiques préféreraient que les patients et les citoyens ne sachent pas : les immenses profits qu'ils amassent chaque année aux dépens de la sécurité sociale et des budgets publics en instrumentalisant médecins et décideurs", peut-on lire sur la page d'accueil. Depuis 2012 les laboratoires pharmaceutiques semblent avoir tissé 14 millions de liens d'intérêts en France avec divers professionnels de santé. Le tout pour plus de 3 milliards et demi d'euros, affirme le site Basta Mag. Ces « Pharma Papers » seront publiés par volets successifs au cours des mois de novembre et décembre 2018. Le premier volet comprenant une série d'articles est sorti le 13 novembre.
> Le site des pharma papers
> Faut-il lyncher les médecins payés par les laboratoires pharmaceutiques ? Lettre de Galilée, 13 novembre 2018
Bilan de médication : mission possible !
Certains pharmaciens hésitent encore à s'aventurer dans les bilans partagés de médication. Ils craignent des difficultés dans le recrutement des patients, l'engagement de leur responsabilité et le manque de temps pour réaliser cette nouvelle mission. Tour d'horizon des freins qui subsistent et des pistes pour les lever.
> Le Quotidien du pharmacien, 15 novembre 2018
"Implant files" : le scandale sanitaire mondial des implants médicaux
Un consortium international de plus de 250 journalistes d'investigation et 59 médias, dont « Le Monde », a enquêté sur les carences du contrôle des dispositifs médicaux. Aux Etats-Unis, elles ont causé 82 000 morts et 1,7 million de blessés en dix ans. Le dossier du monde, paru le 26 novembre en révèle les principaux résultats. En Europe et notamment en France, l'enquête révèle que l'absence de suivi rigoureux des incidents, l'opacité du recueil d'informations ou la non-publicité des données recueillies rendent impossible toute évaluation sérieuse des risques liés à ces implants.
> Le Monde, 26 novembre 2018
La HAS abroge sa recommandation sur les dyslipidémies suite aux soupçons de conflit d'intérêt
"La HAS a publié en mars 2017 une recommandation sur les stratégies de prise en charge des principales dyslipidémies. A l'occasion du recours devant le Conseil d'État de l'association Formindep demandant son abrogation, la HAS a constaté qu'elle n'avait pas eu à l'époque connaissance de l'ensemble des liens d'intérêts de certains des experts. Ce non-respect des règles déontologiques de l'institution conduit à abroger cette recommandation. "
> Communiqué de presse de la HAS, 22 novembre 2018
Enquête de l'Autorité de la concurrence : la contribution du CNOP
Les pharmaciens ont été sollicités par l'Autorité de la concurrence dans le cadre d'une enquête sectorielle sur le fonctionnement de la concurrence dans les secteurs de la distribution du médicament en ville et de la biologie médicale. Ils avaient un mois pour donner leur avis avec une date buttoir au 18 novembre. De son côté, le CNOP a produit un rapport détaillé sur le sujet. Dans ce rapport, l'Ordre reconnait les difficultés des grossistes-répartiteurs et se montre très favorable aux nouvelles missions du pharmacien, nouveaux entretiens, bilans personnalisés, proposant même d'étendre les prérogatives du pharmacien à la prescription des examens de biologie médicale nécessaire au suivi d'un traitement, la réalisation des entretiens sur la vaccination, l'incontinence, ou encore les conseils aux voyageurs avec possibilité de dispenser, sur dérogation, des antipaludéens en cas de voyage en zone endémique de paludisme. Concernant la dispensation des médicaments au sein des officines, il s'agit pour l'Ordre d'un gage de sécurité sanitaire et de bon usage du médicament pour les Français. La pleine propriété du capital des sociétés d'officines par les pharmaciens assure leur indépendance professionnelle et si vente en ligne de médicaments il y a, l'Ordre insiste sur le maintien d'un cadre réglementaire approprié et sécurisé, pour éviter la diffusion de faux médicaments. Autre point à l'agenda de ce rapport, celui de la publicité. L'Ordre insiste sur le respect des règles de déontologie dans le cadre des ouvertures qui seront prochainement proposées.
> Celtipharm, novembre 2018
Santé : le point sur la consommation et la résistance aux antibiotiques - Dossier de Vie publique
La 3e édition de la synthèse annuelle sur les antibiotiques publiée par Santé publique France dresse un bilan de l'évolution de la consommation d'antibiotiques en France. Elle met en lumière l'augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques, phénomène dénommé antibiorésistance.
Des recommandations pour sécuriser les prescriptions hors AMM : Rapport des Académies de médecine et de pharmacie
Les Académies nationales de médecine et de pharmacie appellent à améliorer la régulation, la sécurisation, et l'harmonisation des prescriptions hors AMM. Selon les deux institutions, 20% des prescriptions sont dites hors AMM ou "non conformes". Face à cette situation, les Académies ont élaboré une série de recommandations visant à prendre en considération les circonstances où le strict respect de l'AMM "ne coïncide pas avec la meilleure prise en charge thérapeutique du patient". Le rapport invite ainsi les pouvoirs publics à plus de souplesse sur le sujet, en éloignant l'interdiction systématique. Les auteurs du rapport appellent également, pour les maladies rares, à une rationalisation et à une simplification du circuit de remboursement, relevant actuellement d'un fonds de solidarité. Enfin, les Académies déplorent le manque d'incitations données par les autorités de santé aux industriels pour engager de nouvelles demandes d'AMM ou d'extension, "dès lors qu'il existe des données robustes sur des médicaments déjà recommandés ou en cas d'usage médical bien établi reconnu par les sociétés savantes".
> Le Quotidien du médecin, 28 novembre 2018
> Le rapport des Académies
Pourquoi la prescription de biosimilaires peine à décoller
Les biosimilaires représentent un potentiel d'économie majeur. Cependant, si les prescriptions apparaissent en hausse à l'hôpital, elles restent encore timides en ville. Une première rencontre nationale des biosimilaires a permis de faire le point sur cet enjeu.
> Egora, 24 novembre 2018
Santé publique et système de santé - transitions et transformations : un nouveau MOOC proposé par l'EHESP
Au moment où est annoncée une évolution majeure avec le plan « Ma santé 2022 », ce MOOC répond aux besoins des étudiants et professionnels qui souhaitent comprendre les évolutions actuelles et leurs impacts sur les principes fondamentaux, les caractéristiques et les enjeux de la santé publique. Le cours propose trois objectifs: Comprendre les enjeux et défis de la santé publique et de l'organisation de notre système de santé en France (état de santé, qualité des soins, financement du système de santé, inégalités d'accès aux soins, démocratie sanitaire et place des usagers, la spécificité des territoires ultra-marins); Définir et maîtriser les concepts de la santé publique ainsi que les déterminants de santé avec une perspective de santé globale ; S'approprier les approches populationnelles en santé publique (handicap et perte d'autonomie, personnes âgées, maladies chroniques, addictions, migrations, populations vulnérables).
> Sur fun-mooc.fr
Dispositifs e-santé pour le télésuivi des patients sous anticancéreux oraux : Bonnes pratiques, préconisations - Étude de l'Anap
Cette publication permet de définir un cadre commun d'implémentation des dispositifs e-santé innovants (applications, plateformes web, portails internet, jeux éducatifs...) sur les volets suivants : organisationnel, pilotage et conduite de projet, technique, évaluation des dispositifs.
Numérique & santé : quels enjeux éthiques pour quelles régulations? : Rapport du groupe de travail commandé par le comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE)
Ce rapport constate la diffusion rapide du numérique dans la santé et s'interroge sur les moyens de la réguler.
> Site du CCNE
> Le quotidien du médecin, 19 novembre 2018
Amazon poursuit son développement dans la santé aux Etats-Unis avec la commercialisation d'un nouveau logiciel à destination des médecins, hôpitaux et professionnels de la santé. Ce programme, baptisé "Amazon Comprehend Medical", a été conçu pour exploiter les données médicales de millions de patients, telles que les ordonnances, les notes médicales, les rapports de pathologie ou encore les radios. Puis d'extraire, à partir de ces sources hétéroclites, des éléments clés nécessaires au diagnostic ou au choix des doses et des médications, explique le Wall Street Journal, dans un article rapporté par Les Echos. Ce nouveau service est une "aide à la décision clinique, la rationalisation [...] des revenus et la gestion des essais cliniques", prône l'entreprise sur son blog.
> Les Echos, 28 novembre 2018
Stratégie IA : le volet recherche se précise
Le gouvernement par l'intermédiaire de Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique, a précisé les contours du volet recherche de la stratégie nationale en matière d'Intelligence Artificielle (IA). Au global, une enveloppe de près de 665 M€ (60% budget ministériel - 40% plan investissement), étalée sur 4 ans viendra soutenir les mesures suivantes :
- Création de 4 Instituts Interdisciplinaires de l'Intelligence Artificielle (3IA) sur le territoire ;
- Montée en puissance du nombre de chaires (objectif : dépasser à terme les 500 doctorats) et d'accès à des doctorats spécialisés ;
- Mobiliser et cadrer les fonds consacrés aux projets de recherche IA. Le gouvernement veut dépasser le seuil des 100 M€ et surtout ne pas définir de thèmes précis. Objectif : soutenir ce qui marche, ce qui est porteur.
- Création d'un supercalculateur à Saclay (Ile de France) pour un coût global de 115 M€. Ce "super" ordinateur devra être en capacité de gérer et d'accélérer la puissance de calcul des données traitées par les chercheurs. Pour comparaison, l'an dernier les chinois sur un de leur site dédié (celui de Shenzen) ont investi près de 397 M€.
- Création de 50 "labcoms", laboratoires publics/privés, financés à hauteur de 60 M€ par l'Etat en attendant la mobilisation des acteurs privés.
> Lettre d'Espace social européen, 29 novembre 2018
RGPD : 6 mois après, où en est-on ?
La Cnil vient de publier un nouveau bilan, après l'entrée en vigueur du RGPD le 25 mai dernier. "La lisibilité du cadre juridique national sera améliorée par une ordonnance prise avant la fin de l'année", rappelle l'autorité administrative indépendante. Concernant la mise en application, 32 000 organismes ont désigné un délégué à la protection des données et 1000 notifications de violations ont été reçues, soit environ 7 par jour.
L'outil PIA, destiné à l'accompagnement, a été téléchargé 130 000 fois. Le gendarme des données personnelles pointe "une sensibilité en nette augmentation et une dimension plus collective de l'action" chez les particuliers. Depuis le début de l'année 9 700 plaintes ont ainsi été enregistrés (+34% par rapport à l'année précédente) , dont 6 000 depuis fin mai. Par ailleurs, d'après un sondage Ifop réalisé pour la Cnil 66% des Français se disent plus sensibles à la protection de leurs données personnelles. 65% ont déjà entendu parler du RGPD et 54% estiment comprendre son impact du règlement sur les droits des personnes et les obligations des professionnels.
> Lettre d'Espace social européen, 28 novembre 2018
> Cublic, 26 novembre 2018
Agnès Buzyn lance sa réforme du système de santé
La ministre de la Santé Agnès Buzyn donne ce lundi le coup d'envoi du plan "Ma Santé 2022", en présence de 120 professionnels de santé. Doté de 3,4 milliards d'€ de crédits, il doit permettre de désengorger les hôpitaux à bout de souffle. Mais aussi d'améliorer l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire, ou encore adapter le système de santé au vieillissement de la population et aux maladies chroniques. A ce stade, le plan compte 60 projets répartis en 9 chantiers. La ministre de la Santé va notamment détailler les 5 dossiers prioritaires: l'installation de 400 médecins généralistes en zone sous-dense, avec un exercice partagé ville/hôpital; la création de 1.000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), chargées d'assurer en réseau les urgences de ville; le recrutement de 4.000 assistants médicaux pour les médecins; la création de 500 à 600 hôpitaux de proximité et la fin du numerus clausus à la rentrée 2020. La question du financement des actes à l'hôpital sera également abordée. "La tarification à l'activité a montré ses limites. Aujourd'hui, il nous faut un financement plus tourné vers la qualité et la pertinence, un financement lié à la prise en charge d'une population ou sous forme de forfait. Nous proposerons différents modèles selon les activités et commencerons par un financement forfaitaire pour deux pathologies, le diabète et l'insuffisance rénale chronique, à l'hôpital en 2019 et chez les libéraux en 2020", explique Agnès Buzyn.
Le ministère de la santé dresse un premier bilan de la mise en œuvre de l'article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018
Introduit par l'article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale de 2018, le dispositif des expérimentations innovantes en santé s'inscrit dans le cadre d'une démarche de transformation de l'offre en santé et de ses modes de financements pour améliorer la pertinence et la qualité des prises en charges. Il permet aux acteurs de santé de déroger à des règles de droit pour tester des organisations et modèles de financement innovants. 9 mois après la promulgation de la loi ayant introduit ce droit à l'expérimentation, un peu plus de 270 lettres d'intention sur des projets à l'initiative des acteurs de santé, ont été déposés auprès des ARS (250 lettres d'intention) ou auprès de la rapporteure générale (environ une vingtaine de lettres d'intention). 7 cahiers des charges, correspondant à des projets finalisés, ont également été transmis à la rapporteure générale par les ARS. Les thèmes les plus fréquemment proposés par les porteurs de projets portent sur la prise en charge de l'obésité, la prise en charge du cancer et la santé mentale.
HAS : cap sur le plan stratégique 2019-2024
La présidente de la HAS, le Pr. Dominique Le Guludec, et sa directrice générale, Katia Julienne, ont présenté les priorités du plan stratégique 2019-2024 de la Haute Autorité. Dans le cadre de la transformation du système impulsée par l'exécutif depuis plusieurs semaines, la HAS entend renforcer son rôle et son périmètre d'intervention pour "développer la qualité dans tous les champs y compris dans le médico-social et accompagner un changement des besoins qualitatifs tant au niveau des usagers que des professionnels".
> Lettre ESE, 27novembre 2018
Antibiotiques: "Ils sont précieux, utilisons-les mieux !"
Le ministère de la Santé a lancé un logo et un slogan afin d'inciter chacun à limiter sa consommation d'antibiotiques. Le logo présente un globe dans lequel semble tamponné le mot "antibiotiques". A côté, le slogan, en lettres vertes et bleues, interpelle: "Ils sont précieux, utilisons les mieux". L'objectif est d'alerter sur la surconsommation d'antibiotiques, qui fait de la France le quatrième pays européen le plus accro à ces médicaments. "Nous sommes loin des objectifs de réduction que nous nous étions fixés", déplore le Pr Christian Brun-Buisson du ministère de la Santé. Le logo et son slogan seront diffusés sur les réseaux sociaux et dans tous les documents officiels. Un grand colloque interministériel (Santé, Recherche, Ecologie, Agriculture) consacré aux défis de la recherche sur l'antibiorésistance a été par ailleurs organisé le 14 novembre 2018.
> 20 minutes, 14 novembre 2018
- Une étude menée par l'Inserm et financée par l'Institut national du cancer montre l'efficacité du paquet neutre sur les plus jeunes. En 2018, un an après la généralisation de ces emballages, seul 1 jeune sur 5 (20,8%) a expérimenté le tabac pour la première fois. C'est moins que l'année précédente, où le score était de 1 jeune sur 4 (26,3%). "Cette baisse est plus marquée chez les jeunes filles: 1 sur 10 (13,4%) contre 1 sur 4 (25,2%)",
> Article de Tobacco control
Activité physique et pratique sportive pour toutes et tous : rapport de France Stratégie
Avis HCAAM relatif à « La prévention dans le système de soins : organisation, territoires et financement – à partir de l'exemple de l'obésité »
Cet avis s'inscrit dans le prolongement de la contribution du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie du 24 mai 2018 à la Stratégie de transformation de notre système de santé, proposant la constitution de réseaux de proximité portant la responsabilité populationnelle en matière de santé publique, prévention et promotion de la santé. Il définit les conditions de déploiement de la prévention et de son financement dans un cadre de droit commun au sein de la nouvelle organisation à mettre en place. Il s'agit d'inscrire la prévention dans l'activité courante des professionnels de santé et d'articuler leur intervention avec celle des autres acteurs dans les territoires. Le développement concomitant des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et des contrats locaux de santé (CLS) dans un format rénové doit être mobilisé au service de cette priorité. La prévention est à cette intersection : « santé dans toutes les politiques » portée par les CLS et mobilisation des professionnels de santé au plus près des besoins. L'application concrète de ces propositions est illustrée à partir de l'exemple de l'obésité.
La HAS abroge ses recommandations sur les dyslipidémies
La Haute Autorité de santé (HAS) a annoncé vendredi 23 novembre l'abrogation de ses recommandations sur la prise en charge des principales dyslipidémies (cholestérol, excès de triglycérides...), publiées en mars 2017. Cette abrogation fait suite au recours, en septembre, devant le Conseil d'Etat, de Formind. L'association de lutte contre la corruption Anticor a elle aussi adressé une plainte contre X, accusant six médecins d'un groupe d'experts de la HAS d'avoir négligé de déclarer les liens financiers qu'ils entretenaient avec des laboratoires pharmaceutiques.
Les troubles de la santé mentale représentent un lourd fardeau économique pour les pays européens : Panorama de la santé Europe 2018 de l'OCDE
Selon le Panorama de la Santé : Europe 2018, les troubles de la santé mentale, comme la dépression, les troubles anxieux et les problèmes liés à la consommation d'alcool et de drogues, touchent plus d'une personne sur six dans l'Union européenne chaque année. Outre l'impact sur le bien-être de ces personnes, le rapport estime que les problèmes de santé mentale engendrent un coût total supérieur à 600 milliards EUR – soit plus de 4 % du PIB – dans les 28 pays de l'UE. Pour une grande part, ces coûts sont liés aux taux d'emploi et à la productivité moins élevés des personnes atteintes de troubles de la santé mentale (1.6 % du PIB ou 260 milliards EUR) et aux dépenses plus importantes consacrées aux programmes de sécurité sociale (1.2 % du PIB ou 170 milliards EUR), le reste correspondant aux dépenses directement allouées aux soins de santé (1.3 % du PIB ou 190 milliards EUR).
Une personne en emploi sur cinq (26% des femmes et 19% des hommes) présente "une détresse orientant vers un trouble mental" selon une étude de la Fondation Pierre-Deniker
Selon une étude épidémiologique de la Fondation Pierre-Deniker pour la recherche et la prévention en santé mentale, une personne en emploi sur cinq (26% des femmes et 19% des hommes) présente "une détresse orientant vers un trouble mental". "Au travail, les maladies mentales sont extrêmement fréquentes, mais toujours taboues. Plus on en parle, plus on banalise et facilite l'accès aux soins", explique au Monde Raphaël Gaillard, psychiatre, président de la Fondation Pierre-Deniker.
> Site de Santé mentale
Dans de nombreux hôpitaux psychiatriques, les soignants se plaignent de leurs conditions de travail. Un dossier paru dans La Croix fait le point sur les raisons de ce profond malaise.
> La Croix, 27 novembre 2018
Arrêté du 12 novembre 2018 modifiant les paramètres de marge des pharmaciens pour les médicaments remboursables, JO du 15/11/18
Ces nouveaux paramètres correspondent à l'évolution de la rémunération prévue dans l'avenant n° 11 à la convention pharmaceutique signé en juillet 2017 entre l'USPO et l'Assurance maladie. Ils seront applicables à partir du 1er janvier 2019. Nouveaux paramètres : 0,51 euro par ordonnance, 2,04 euros pour les dispensations de médicaments spécifiques (stupéfiants, hypnotiques…) et 0,51 euro pour les ordonnances des patients âgés de 70 ans et plus, et les enfants de moins de trois ans. Une modification de la marge dégressive lissée (MDL) est également prévue pour 2019 et 2020.
Résultats de la 8e vague de l'Observatoire sociétal du médicament du Leem : enquête Ipsos
Ipsos publie le 13 novembre les résultats de la 8e vague de l'Observatoire sociétal du médicament du Leem. L'enquête dresse un bilan contrasté. D'un côté, on constate un regain de confiance dans le médicament et dans la place qu'occupent les entreprises du médicament au sein du système de santé. Et d'un autre côté, épinglés surtout pour leur supposé manque d'éthique (66 %) et de transparence (84 %), les laboratoires paient les conséquences des affaires sanitaires qui viennent régulièrement ternir, à tort ou à raison, le blason de certains d'entre-eux (affaires Mediator, Levothyrox, Dépakine, etc.). Après une baisse continue depuis 2015, le niveau de confiance dans les médicaments se stabilise. 8 Français sur 10 ont confiance dans les médicaments en général (77 %), surtout dans ceux qu'ils prennent (83 %). Même tendance pour les vaccins où le niveau de confiance progresse de 2 points en 2017 à 71 % dont 22 % de tout à fait confiance.
Les infirmiers libéraux et salariés sont appelés à manifester ce mardi 20 novembre. Hier, lors d'une conférence de presse, les représentants de la profession ont expliqué que les infirmiers se sentaient négligés, alors que leurs prérogatives sont distribuées à d'autres professions de santé, sans faire progresser les leurs. La généralisation de la vaccination antigrippale par les pharmaciens inquiète. L'expérience menée dans deux régions a en effet fait reculer l'activité vaccinale des infirmiers. Autre motif d'exaspération : la création de 4.000 postes d'assistants médicaux pour seconder les médecins libéraux dans le cadre du plan santé. Ils réclament de leur côté le renforcement de leur profession, à travers un élargissement du diplôme d'infirmier en pratique avancée (IPA), qui ne sera attribué qu'à 1.300 infirmiers. Ou encore un élargissement de leur droit à prescription. "Aujourd'hui, nous avons toutes les compétences nécessaires pour prescrire des pansements ou soulager la douleur d'un patient en lui délivrant des antalgiques de palier 1", indique Nathalie Depoire, présidente de la Coordination nationale infirmière. "Mais même pour cela, on doit avoir une ordonnance. Résultat, on perd parfois des heures à courir après un médecin alors que d'autres patients nous attendent."
Parcours de soins autour du médecin traitant : état des lieux - Les dossiers du Quotidien du médecin
Le parcours de soins autour du généraliste n'est pas une invention française. Notre pays s'y est converti il y a tout juste deux décennies. Il convient de le revisiter aujourd'hui à l'aune de la pénurie de médecins et des innovations technologiques. Ce dossier fait aussi le point sur cinq ans de PAERPA (c'est plutôt une déception), quinze ans d'Asalée (avec des résultats encourageants) et de Prado, qui connaît un développement exponentiel pour faciliter les sorties d'hospitalisation.
> Le Quotidien du médecin, octobre 2018
Les généralistes consacrent en moyenne 7 heures par semaine à l'administratif selon une étude de la Mutuelle des médecins
Les généralistes déclarent travailler en moyenne 50 heures par semaine, dont sept heures consacrées uniquement aux tâches de paperasse, et 3 heures pour les autres tâches.
Sur ces sept heures hebdomadaires, la rédaction de dossiers administratifs de type CMU ou CMDPH est la plus chronophage pour 24 % des interrogés. Viennent ensuite les démarches de comptabilité et finances (23 %), les dossiers patients (21 %), les comptes rendus (13 %) et la prise de rendez-vous (13 %). Les problématiques administratives divergent cependant selon l'âge du médecin. Ainsi, la prise de rendez-vous est moins chronophage pour les médecins de moins de 40 ans (5 %) que chez les plus de 50 ans (11 %). A contrario, les généralistes expérimentés perdent moins de temps à la rédaction de comptes rendus (11,6 % jugent cette activité chronophage contre 13 % chez les moins de 40 ans).
> Le Généraliste, 22 novembre 2018
Erreurs médicales en ville
L'ANSM et le Collège de la médecine générale (CMG) ont organisé hier à Paris une journée consacrée aux erreurs médicamenteuses en ville. En 2017, l'ANSM a enregistré 2.234 signalements d'erreurs médicamenteuses. L'objectif de cette journée était de sensibiliser les différents acteurs concernés (médecins, pharmaciens, infirmiers et représentants de patients) à cette problématique de manière constructive, sans critiquer tel ou tel "fautif". Depuis 2005, le nombre de déclarations a été multiplié par cinq. Les principales cibles de ces erreurs sont les personnes âgées et les enfants.
> Le Généraliste, 28 novembre 2018
> Sciences & Avenir, septembre 2018
Panorama de la santé en Europe 2018 : Étude de l'OCDE et de la Commission européenne
Ce rapport propose des analyses comparatives de 36 pays européens portant sur l'état de santé de leur population, les facteurs de risque, les dépenses de santé, l'accès aux soins et la qualité de ces derniers. L'édition 2018 comprend également des chapitres sur la santé mentale, avec de nouvelles estimations des coûts qui y sont liés, ainsi que sur la nécessité de lutter contre le gaspillage dans les hôpitaux et avec les produits pharmaceutiques.
> Site de l'Union européenne
> Les Echos, 22 novembre 2018
Coordination des systèmes de Sécurité sociale dans l'UE : le rapport Balas adopté au Parlement européen
Guillaume Balas, député européen membre du mouvement Génération-s, a livré un rapport portant sur la révision des règlements de coordination des systèmes de Sécurité sociale dans l'Union européenne. Le député a émis 3 propositions principales : Limiter la durée de détachement, étendre la durée de transfert des allocations chômage et donner aux frontaliers le libre choix d'affiliation au régime de Sécurité sociale. Ce rapport a été adopté ce mardi 20 novembre en commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen.
> Prévissima, 21 novembre 2018
> Dossier de presse de Guillaume Balas
Mal de dos au travail : L'Assurance Maladie mobilise les entreprises
12/11/18 - Quatre actifs sur cinq déclarent avoir déjà eu des problèmes de dos. Une lombalgie sur cinq entraîne un arrêt de travail et 30 % des arrêts de plus de 6 mois sont liés à une lombalgie. À l'occasion de l'édition 2018 du salon Expoprotection, du 6 au 8 novembre, les branches maladie et risques professionnels de la Sécurité sociale ont lancé une nouvelle campagne de prévention visant les entreprises. Baptisée « Employeurs : faites du bien à votre entreprise, agissez contre le mal de dos », elle vise la prévention des lombalgies au travail et le maintien dans l'emploi des salariés concernés. La part des lombalgies dans les accidents du travail a en effet augmenté de 13 % en 2005 à 20 % en 2017, pour un coût de plus d'un milliard d'euros. Les entreprises seront encouragées à mettre en place des démarches de prévention et à inciter au maintien en emploi des personnes souffrant de mal de dos. La campagne est assortie d'un kit de communication : brochure, fiches spécifiques aux secteurs les plus touchés, affiches...
> Communiqué de presse, 6 novembre 2018
L'Assurance Maladie – Risques professionnels et le GIP-MDS ont choisi la voie dématérialisée pour mettre à disposition des entreprises leurs décisions de taux de AT/MP, envoyée aux établissements par courrier en début d'année par les CARSAT. Accessible depuis net-entreprises.fr, le compte accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) est un service en ligne gratuit, ouvert à toutes les entreprises cotisantes à la branche risques professionnels du régime général de la Sécurité sociale. Il offre une visibilité complète sur les risques professionnels, permettant ainsi aux entreprises d'agir de manière plus efficace et rapide en prévention. La notification de la décision de taux AT/MP est désormais disponible, tout au long de l'année, par voie dématérialisée dans le compte AT/MP.
Une personne sur quatre a été blessée au travail au cours de sa carrière : Étude de l'Insee
En 2013, sur l'ensemble de leur vie professionnelle, 26 % des personnes travaillant ou ayant travaillé se souviennent avoir eu au moins un accident au travail, hors accident de trajet, ayant entraîné une blessure. Ces accidents sont plus fréquents chez les hommes (35 %), les ouvriers (40 %), les agriculteurs (32 %) et dans la construction (42 %). Les personnes exposées à une accumulation des conditions de travail pénibles (bruit, vibrations, tensions au travail…) subissent plus souvent de tels accidents. En se restreignant aux accidents survenus dans les 12 derniers mois, les jeunes travailleurs sont plus souvent victimes que les plus âgés.
Un arrêt maladie sur quatre n'est pas suivi par les salariés selon une étude de Malakoff Médéric
Selon l'étude de Malakoff Médéric, la durée moyenne des arrêts longs, ceux de plus de 30 jours, a augmenté de 10% entre 2012 et 2016. Ce sont justement ces arrêts longs que le gouvernement a dans son collimateur et qui coûtent le plus cher à la Sécurité sociale. La deuxième tendance révélée par l'étude est que de nombreux salariés ne respectent pas les arrêts maladie qui leur sont prescrits. Près d'un arrêt maladie sur quatre (23%) n'est pas suivi par le salarié. Soit il reprend avant, soit il ne s'arrête pas du tout. C'est un chiffre en hausse de quatre points.
> France Info, 28 novembre 2018
Le Haut-commissaire à la réforme des retraites va lancer en février un troisième round de négociation consacré à l'architecture financière du système
16/11/18 - La future réforme des retraites est en route. Après 5 mois de consultations et de débats en ligne ou dans le cadre des ateliers en région, la consultation citoyenne vient de prendre fin le 31 octobre dernier. "Une synthèse de l'ensemble des contributions déposées sur la plateforme et dans le cadre des ateliers en région fera l'objet d'une présentation publique d'ici la fin de l'année" (a priori le 13 décembre), souligne un communiqué d'Agnès Buzyn et de Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites. Cette restitution sera accompagnée de la remise officielle d'un "avis citoyen", rédigé par un groupe représentatif de la société française et traitant de la confiance dans le système de retraite. Le Haut-commissaire ne rendra pas ses recommandations fin janvier 2019 comme prévu, préférant ouvrir une troisième phase de concertation avec les partenaires sociaux en février prochain. Ce troisième round de négociation devrait être consacré à l'architecture financière du système - compensations démographiques, réserves des régimes, détourage de ce qui relève de la solidarité... Jean-Paul Delevoye compte produire des simulations chiffrées sur des cas concrets, afin de mieux mesurer l'impact de la réforme, explique le quotidien. Le calendrier de présentation du projet de loi réformant les retraites reste donc indéfini : au plus tôt à la fin du premier semestre 2019.
> Le site des Rendez-vous de la retraite
Dans la dernière édition de "France, portrait social", l'Insee apporte un éclairage sur les 65 ans et plus.
Aujourd'hui, ces seniors représentent 20% de la population soit 13,1 millions de personnes. Leur part pourrait grimper à 29% d'ici 2070, à 21,9 millions. L'Insee confirme également l'augmentation de leur taux d'emploi, de 1,1 % en 2006 à 3 % en 2017. Quatre profils se dégagent "les employées peu diplômées à temps partiel, les très diplômés et très qualifiés urbains, les commerçants et enfin les agriculteurs âgés". Si le niveau de vie des 65 ans et plus a stagné de 2010 à 2015, il reste 3 % supérieur à celui des 25-64 ans, dont les ressources sont plus sensibles à la conjoncture économique et ont légèrement baissé. En 2015, moins de 2 % des 65-74 ans résident en institution, cette part augmente logiquement avec l'âge et atteint 21 % chez les 85 ans ou plus. En moyenne, 6 % des 65 ans et plus vivent en établissement, majoritairement des femmes de 85 ans ou plus. Mais à 90 ans encore 3 personnes sur 4 résident encore à leur domicile. Dans ce cas, l'état de santé se dégrade nettement avec l'âge. La déclaration de restrictions d'activité sévères concerne 9 % des 65-74 ans et 39 % des 85 ans ou plus. Mais l'Insee relève une amélioration de la santé perçue ces dernières années pour les personnes âgées restant chez eux. La part des personnes en ALD, en nette augmentation depuis 2008, atteint 43 % des seniors à domicile et 75 % de ceux en institution.
A noter également l'importance de la consommation de psychotropes. Ainsi, 25 % des seniors ont reçu au moins 3 délivrances d'une boîte de médicaments psychotropes au cours des douze mois précédant l'enquête, et 74 % de ceux en institutions.
L'évolution de la prise en charge des personnes âgées en établissement et le financement des maisons de retraite : Études de la Drees
La Drees publie trois études sur cette thématique.
- « Les soins de suite et de réadaptation entre 2008 et 2016 ». Dossiers de la DREES n°30. Novembre 2018.
- « L'Ehpad, dernier lieu de vie pour un quart des personnes décédées en France en 2015 ». Études et Résultats n°1094. Novembre 2018.
- « Comment les seniors financent-ils leur maison de retraite ? ». Études et Résultats n°1095. Novembre 2018.
Gilles Bloch succède à Yves Lévy à la tête de l'Inserm
Médecin et biophysicien, Gilles Bloch est président depuis 2015 de l'université Paris-Saclay, une communauté de 19 universités et établissements d'enseignement supérieur et de recherche. Ce polytechnicien était auparavant directeur des sciences du vivant au CEA (Commissariat à l'énergie atomique), poste qu'il avait pris en 2009. Avant cela, il avait été le premier directeur de l'Agence nationale de la recherche (ANR), entre 2005 et 2006, puis avait été nommé directeur général de la Recherche et de l'Innovation au sein du ministère de la Recherche en 2006.
> Le quotidien du médecin, 22 novembre 2018