Source: http://cjpp5.over-blog.com/article-centre-palestinien-pour-les-droits-humains-pchr-rapport-sur-les-violations-israeliennes-des-dro-120920229.html
Timestamp: 2017-10-23 08:10:43+00:00
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Centre Palestinien pour les Droits Humains (PCHR) : "Rapport sur les violations israéliennes des droits humains - PCHR du 24 au 30 octobre 2013" rapport traduit et publié par Info-Palestine.eu - Le blog de CJPP
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 01:20
Centre Palestinien pour les Droits Humains (PCHR) : "Rapport sur les violations israéliennes des droits humains - PCHR du 24 au 30 octobre 2013" rapport traduit et publié par Info-Palestine.eu
jeudi 31 octobre 2013 - 20h:58
PCHR du 24 au 30 octobre 2013
Durant cette période du 24 au 30 octobre 2013 :
un enfant palestinien a été blessé durant une incursion israélienne dans Taqou’, village au sud- est de Bethléhem ;
un avion israélien a attaqué le centre d’entraînement de Bader, dans la bande de Gaza, sans causer de victimes ;
3 civils palestiniens, dont un photographe, ont été blessés lors des manifestations hebdomadaires de Bil’in et de Kofor Qaddoum ;
des dizaines de civils ont suffoqué sous les lacrymogènes ;
les FOI ont conduit 61 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et 2 limitées dans la bande de Gaza :
au moins 49 civils palestiniens, dont 2 enfants, ont été arrêtés ;
parmi ces prisonniers, 2 députés du Conseil législatif palestinien et plusieurs étudiants militants du Hamas ;
elles ont arrêté au moins 6 Palestiniens sur ces checkpoints ;
les forces navales israéliennes ont continué de prendre pour cible les pêcheurs palestiniens en mer :
elles ont ouvert le feu sur des bateaux de pêche palestiniens, sans faire de victimes et de dégâts ;
les tentatives israéliennes pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est occupée se sont poursuivies :
les FOI ont démoli 2 immeubles habités à Beit Hanina, et 2 hangars dans le quartier de Jabal al-Mukaber, rendant 33 civils palestiniens sans-abri ;
les FOI ont continué de soutenir les activités de colonisation en Cisjordanie et les colons d’attaquer les civils et les biens palestiniens :
elles ont publié des avis de démolition pour des maisons et des structures civiles en Zone C (sous total contrôle israélien selon les Accords d’Oslo) ;
les colons ont poursuivi leurs attaques contre les civils palestiniens et leurs biens ;
121 oliviers et amandiers ont été arrachés et brûlés à Naplouse et Bethléhem.
Les FOI en train de démolir une maison de 3 étages à Beit Hanina, près de Bethléhem.
Violations israéliennes du droit international et du droit humanitaire national dans les TPO durant la semaine du 24 au 30 octobre 2013
Restrictions aux mouvements (résumé)
Israël a maintenu un bouclage serré des TPO, imposant des restrictions drastiques aux déplacements des civils palestiniens dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est occupée.
Incursions dans les zones palestiniennes, agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza
1 h 30, les FOI entrent dans le secteur de Req’a, au nord de Yatta, au sud d’Hébron. Elles patrouillent dans les rues et se postent dans le centre du secteur. Elles investissent et fouillent alors la maison de Kamel Abdul Qader al-Jundi, 33 ans. Elles enferment la famille dans une pièce unique, et arrêtent Kamel.
Au même moment, incursion dans Jéricho : patrouilles dans les rues, puis retrait des soldats ;
et dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya : raids sur plusieurs maisons avec les arrestations de 3 Palestiniens, dont 2 frères : Kazem Mofid Radwan, 21 ans, Naji Mofid Radwan, 21 ans, et Amjad Nidal Hussein, 18 ans.
2 h 30, dans al-‘Ebeidiya, à l’est de Bethléhem : raid sur la maison de Mohammed Dawwod Rabay’a, 24 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue ;
et dans Qabatiya, au sud de Jénine : raid sur la maison d’Ahmed Nabil Zakarnah, 24 ans, qui est arrêté avec son frère jumeau Mohammed ; autre raid sur la maison de Zakariya Hamzah Saba’nah, 19 ans, qui est aussi arrêté ; puis sur une troisième maison, celle de Basem Fawzi ‘Alawnah, 24 ans, arrêté également ; les quatre jeunes arrêtés sont conduits vers une destination inconnue.
3 h, dans le camp de réfugiés d’al-Aroub, au nord d’Hébron.
3 30, dans Sourif, au nord-ouest d’Hébron.
13 h 30, incursion dans ‘Azoun, à l’est de Qalqilya, avec l’arrestation de Nidal Yusef Salama, 19 ans.
15 h, dans al-Jiftlek, au nord de Jéricho.
22 h, incursion dans Tulkarem, et dans le camp de réfugiés de Nour Shams ; des jeunes se regroupent et lancent des pierres sur l’occupant qui tire avec des bombes assourdissantes et des lacrymogènes ;
dans Bal’a, au nord-est de Tulkarem.
1 h, incursion dans Beitounia, à l’ouest de Ramallah.
1 h 30, dans Silet al-Harithya, au nord de Jénine.
2 h, dans Beit Awwa, au sud de Doura.
16 h, dans Beit Ummar, au nord d’Hébron : les Israéliens patrouillent dans les rues, se postent dans le secteur d’‘Asida, se déploient entre les maisons où des jeunes vont les recevoir à coups de pierres. L’occupant répond à coups de bombes assourdissantes et de lacrymogènes.
19 h, les FOI et des colons de la colonie Na’oun entrent dans al-Tawani, à l’est de Yatta, se postent dans le centre du village, puis les colons se déploient entre les maisons sous la protection de l’armée. Le tout se retire plus tard.
21 h 30, incursion dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine, avec un raid sur la maison de Khalil Mostafa Abu Baker, 41 ans. Les Israéliens se postent sur la terrasse de la maison et la transforment en poste militaire. Ils se retirent ensuite, et reviennent dans le village vers 23 h 30, pour se retirer à nouveau vers 1 h 30 le samedi.
Minuit quarante-cinq, les FOI entrent dans Kofur al-Deek, à l’ouest de Salfit : raid sur la maison de Saber Rateb Hamdan al-Deek, 52 ans, fouille de la maison qui est vandalisée par l’occupant. Saber est arrêté et les Israéliens se retirent vers 4 h.
Déclaration de son frère, Mohammed Rateb al-Deek, 35 ans, au PCHR :
« Vers minuit trente, samedi 226 octobre, les forces israéliennes ont envahi la maison de l’un de mes frères, sachant que nous sommes 4 frères et habitons les uns près des autres. Elles ont opéré sur la maison de mon frère Saber, 52 ans, qui a 13 enfants et 2 épouses. Les Israéliens ont vandalisé le contenu de la maison et l’ont perquisitionnée. Ils ont arrêté mon frère Saber et ils l’ont emmené vers une destination inconnue. »
1 h 30, incursion dans al-‘Ebeidiya, à l’est de Bethléhem : raid sur la maison d’‘Adnan Mohammed Shanayta, 25 ans, à qui les Israéliens remettent une convocation devant les Renseignements israéliens à la colonie Gosh Etzion, au sud de la ville.
2 h, dans Bani Na’im, à l’est d’Hébron : raid sur la maison de Mahmoud Walid Manasra, 13 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue.
10 h 30, dans ‘Aboud, au nord-ouest de Ramallah.
14 h, dans Beit Ummar, au nord d’Hébron : les Israéliens patrouillent comme à chaque incursion, ils se postent ensuite à l’entrée du village, grimpent sur la terrasse d’une maison qui appartient à Rashid Abu Daya. Des jeunes leur lancent des pierres ; les Israéliens lancent des bombes assourdissantes et des lacrymogènes, au point que les arbres tout proches prennent feu. Sans autres victimes.
Même moment, dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine : raid sur une maison en construction appartenant à la famille de Nadedh Abu Baker. Les Israéliens montent sur la terrasse et transforment la maison en site d’observation militaire, pour se retirer un peu plus tard.
21 h 30, dans ‘Azoun, à l’est de Qalqilya. Les Israéliens patrouillent et ratissent tout le secteur parce qu’un véhicule israélien aurait reçu des pierres.
22 h 30, dans Sheqba, au nord-ouest de Ramallah ;
dans Na’lin, au nord-ouest de Ramallah.
23 h, dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine où les véhicules israéliens percutent 3 voitures palestiniennes, mais sans gros dégâts.
23 h 30, dans Deir Debwan, au nord-ouest de Ramallah.
1 h, incursion dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine, où un accrochage va avoir lieu entre des jeunes et les soldats de l’occupation. Les jeunes lancent des pierres et des bouteilles vides sur les soldats, qui tirent des bombes assourdissantes et des lacrymogènes. En plus, les Israéliens envahissent la maison de Jehad Nasser Abu Baker, 20 ans, qui est arrêté.
1 h 30, dans Beitnounya, à l’ouest de Ramallah.
2 h, dans Sourif, au nord d’Hébron : raid sur la maison de Ziad al-‘Arja, 48 ans, dont deux fils sont arrêtés : Alaa’, 19 ans, et Shaker, 21 ans ;
et dans Halhoul, au nord d’Hébron : les soldats se postent dans le secteur d’al-Therwa, investissent la maison de Rabee’ Khaled al-Zama’ra, 23 ans, qui est arrêté.
3 h, dans Ras Karkar, au nord-ouest de Ramallah : raid sur la maison de Mohammed Saleh Mohammed N’irat, 26 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue ;
dans Kofur Ni’mah, à l’ouest de Ramallah : raids sur 3 maisons avec arrestations de 3 Palestiniens, qui sont conduits au centre de détention d’Ofer, au sud-ouest de Ramallah :
Nader Abdul Qader ‘Adi, 29 ans ;
Tha’er Nabil Abdu, 27 ans, et
Maher Mohammed Abdu, 27 ans.
19 h, dans Ethna, à l’ouest d’Hébron.
1 h, les Israéliens pénètrent sur le secteur de Senjar, au sud-ouest d’Hébron, patrouillent dans les rues, encerclent la maison de Nizar Abdul Aziz Ramadan, 53 ans, député au Conseil législatif palestinien, groupe Changement et Réforme, du Hamas. Ils investissent et fouillent son domicile, en maintenant sa famille à l’extérieur. Les Israéliens fouillent la maison pendant 4 heures, vandalisant tout son contenu. Ils arrêtent Ramadan et le conduisent vers une destination inconnue.
Même moment, incursion dans Naplouse : raids des Israéliens sur plusieurs maisons où ils arrêtent 9 civils, la plupart étant des étudiants de l’université nationale d’an-Najah :
Amjad Hussein Bushkar, 24 ans, étudiant à la fac d’Éducation et représentant du groupe islamiste ;
Amir Mohammed Ishtaiya, 24 ans, à la fac des Arts et membre du syndicat des étudiants de l’université ;
Abdul Rahman Nasouh Ishtaiya, 29 ans, à la fac d’Ingénierie de l’université ;
Mo’athe Abu Baker, 22 ans, à la fac des Sciences de l’université ;
Abdul Rahman al-Bashtawi, 23 ans, à la fac des Sciences économiques de l’université ;
Kamal Hussam Qatalouni, 25 ans, à la fac de la Shari’a de l’université ;
Amir al-Tambour, 28 ans ;
Mas’oud al-Kouni, 26 ans, et
‘Awni al-Shakhshir, 23 ans.
1 h 30, incursion dans Tamoun, au sud-est de Tubas : raids sur plusieurs maisons où les soldats arrêtent Basem Rashid Mostafa Hamdan, 35 ans, et Abdullah Bani ‘Ouda, 23 ans, étudiant à la fac des Technologies de l’information à l’université nationale an-Najah.
1 h 40, dans ‘Awarta, au sud-ouest de Naplouse : raids sur plusieurs maisons, arrestation de Sami Saleh Mousa Abu Shu’aib, 23 ans, conduit vers une destination inconnue.
2 h, dans al-Zaitoun en périphérie sud d’Hébron : les soldats se postent à proximité de l’hôpital Hamdan, se déploient entre les maisons et pénètrent chez ‘Adnan Yunis Abu Tabanah, 43 ans, dirigeant du Hamas. Ils retiennent sa famille dans une pièce et arrêtent ‘Adnan et le conduisent vers une destination inconnue.
Déclaration de son fils, Mohammed Abu Tabanah, au PCHR :
« Vers 2 h, nous avons entendu les forces israéliennes nous ordonnant d’ouvrir la porte. Mon frère a ouvert et de nombreux soldats israéliens ont investi la maison. Ils nous ont maintenus dans une pièce et ont commencé à fouiller et à saccager tout le mobilier. Un officier a interrogé mon père devant la maison, et l’a arrêté. Ils l’ont menotté et lui ont confisqué son ordinateur et son téléphone portables. »
Même moment, incursion dans Khelled al-Maghareba, à l’ouest d’Hébron : raid sur la maison de Mohammed Maher Yusef Bader, 55 ans, député au CLP au groupe Changement et Réforme, du Hamas. Bader est arrêté et conduit vers une destination inconnue.
Même moment, dans le centre d’Hébron : raid sur la maison de Mos’ab Nidal Mohammed al-Zgheer, 21 ans, qui est arrêté. Les Israéliens vont ensuite dans le quartier d’‘Essa, à l’ouest d’Hébron, où ils investissent la maison de Mos’ab Khamis Abdul Khaleq Qafisha, 19, lui aussi arrêté.
2 h 30, incursion dans Saida, au nord-est de Tulkarem : raid sur la maison d’Anas Mahmoud Dawood Radad, 23 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue.
3 h, dans Tulkarem : raid sur la maison d’Anas Manna’ Ibrahim Ghanem, 22 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue.
9 h, dans al-Nabi Elias, à l’est de Qalilya : raids sur de nombreux magasins ; arrestation de Kazem Ibrahim Radwan, 22 ans d’‘Azzoun.
10 h 30, des soldats israéliens déguisés en arabe s’infiltrent dans Deir Sharaf, au nord-ouest de Naplouse, à bord d’un minibus Volkswagen, avec une plaque d’immatriculation palestinienne. Le véhicule s’arrête devant la boucherie d’al-Amani, au carrefour vers Naplouse, Tulkarem et Jénine. Les soldats descendent de leur véhicule et pointent leurs armes sur 3 jeunes d’une vingtaine d’années. Les jeunes sont assis à l’intérieur de la boucherie, en train de déjeuner, les Israéliens les enlèvent et les conduisent vers une destination inconnue. Le représentant local du PCHR n’a pas réussi à les identifiés jusqu’à maintenant. Dans l’intervalle, les FOI confisquent des appareils photo dans la boucherie, au supermarché de Mousa et à la boucherie de Wad al-Sha’ir.
12 h, des soldats israéliens, en civil également, entrent dans Beit Luqia, au sud-ouest de Ramallah, à bord d’un même véhicule, mais avec une plaque israélienne. Ils s’arrêtent devant l’épicerie de Mohammed Saleh Bader, 24 ans, à la grande entrée du village, puis investissent son domicile privé, l’agressent et l’arrêtent ; ils s’emparent de son téléphone et de son ordinateur portables.
15 h 30, pour la deuxième fois, des soldats déguisés en arabe s’infiltrent dans Beit Luqia, cette fois dans une Mercedes 412. Ils investissent le supermarché de Jamil Bader, dans le secteur d’al-Mothallath, agressent les civils présents, l’arme au point. En outre, ils arrêtent Islam Saleh Bader, 20 ans, et confisquent une caméra de surveillance et un ordinateur portable au propriétaire.
22 h, les Israéliens reviennent dans Tulkarem, patrouillent et se dirigent vers le camp de réfugiés de Nour Shams. Dans l’intervalle, des jeunes ont pu se regrouper et canardent les Israéliens à coups de pierres, lesquels répliquent à coups de bombes assourdissantes et de lacrymogènes.
1 h 30, les Israéliens entrent à nouveau dans Tulkarem et investissent la maison de Basem Ali al-Hamshari, 28 ans, qui est arrêté.
2 h, dans Qarawet Bani Hassan, au nord-ouest de Salfit : raid sur la maison d’Othman Mahmoud Assi, 28 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue. Il faut indiquer qu’Assi est handicapé physique.
Même moment, dans Yasouf, à l’est de Salfit : raid sur la maison d’Ayoub Hassan al-Bawwab, dont le fils Osaid, 16 ans, est arrêté.
6 h, dans al-Yamoun, au nord-ouest de Jénine.
7 h 30, dans Silet al-Harithya, au nord de Jénine : les soldats patrouillent dans les rues pendant que les écoliers sont sur la route de l’école. Il y a affrontement. Les écoliers lancent des pierres sur l’occupant, lequel lance des bombes assourdissantes et des lacrymogènes sur les enfants, pour les disperser. Les soldats se postent alors près de la grande Mosquée dans le centre du village pendant quelques temps. Les soldats descendent de leurs véhicules et prennent des photos de la mosquée. Puis ils se retirent du village.
12 h 30, dans Ya’bad, à l’ouest de Ramallah : où des jeunes vont s’en prendre à l’occupant à coups de pierres ; et les soldats répliquent. Il faut indiquer que les Israéliens ont envahi ce village il y a environ 5 jours et ont transformé la maison d’Atef Khalil Abu Baker, 41 ans, en site militaire permanent. Ces incidents ont lieu après que les Israéliens ont prétendu qu’un véhicule de colon avait été touché par un cocktail Molotov sur la route de la colonie Mvuduttan, au sud de Ya’bad.
18 h 30, les FOI et les gardes-frontières entrent dans Taqou’, au sud-est de Bethléhem. Ils se postent dans le centre du village et lancent en l’air des flash bombes et des bombes assourdissantes. Des jeunes se sont regroupés et lancent des pierres sur les soldats israéliens qui tirent à balles caoutchouc sur les jeunes. Ahmed Riyadh Sabbah, 17 ans, est blessé d’une balle dans le dos. Il est conduit au siège de la Société arabe à Beit Jala puis à l’hôpital Ahli à Hébron. Selon les médecins, son état est stationnaire. Les affrontements avec l’occupant durent pendant des heures, pendant lesquelles les Israéliens ferment toutes les entrées vers le village, sauf l’entrée sud.
20 h, dans al-Burj, au sud de Doura.
22 h, dans al-Taiba, à l’ouest de Jénine.
2 h, incursion des FOI dans Battir, à l’ouest de Bethléhem : raid sur la maison de Mazen Mahmoud Qasqas, 21 ans, qui est arrêté et conduit vers une destination inconnue.
2 h 30, dans Tulkarem.
3 h 30, dans ‘Anabta, à l’est de Tulkarem.
Les soldats israéliens ont continué d’user d’une force démesurée contre ces manifestations organisées par des civils palestiniens, avec des militants des droits de l’homme, israéliens et internationaux.
(Le PCHR garde par-devers lui les noms des Palestiniens blessés, et vous prie de l’excuser de ne pas publier leurs noms, c’est dans la crainte que les FOI ne les arrêtent vu la politique répressive contre ces manifestations non violentes.)
Manifestations contre la construction du mur d’annexion et la colonisation
Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 25 octobre, après les prières, Palestiniens et militants israéliens et internationaux tiennent la manifestation hebdomadaire. Les manifestants descendent dans les rues du village brandissant des drapeaux palestiniens et se dirigent vers les territoires libérés près du mur d’annexion. Les soldats israéliens ont fermé toutes les entrées du village depuis le matin pour empêcher les militants palestiniens et internationaux, et les journalistes, de participer à la manifestation. Les manifestants longent le mur en béton et tentent de traverser la barrière mais les forces israéliennes stationnées derrière le mur, en zone occidentale, et de nombreux soldats déployés le long du mur, tirent sur eux à balles réelles, à balles caoutchouc, leur lancent des lacrymogènes et des bombes assourdissantes, et les aspergent avec de l’eau polluée et les pourchassent dans les oliveraies.
Mohammed Basman Yassin, 21 ans, photographe du Comité populaire contre le mur et les colonies à Bil’in, est blessé d’une balle caoutchouc dans le dos. En outre, de nombreux autres manifestants suffoquent sous les lacrymogènes et prennent des coups par les soldats.
Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : même jour, même manifestation non violente hebdomadaire. Les manifestants défilent dans les rues et se dirigent vers le mur d’annexion. Les Israéliens ont fermé les portes du mur avec des barbelés et empêchent les manifestants d’aller sur les terres derrière le mur ; ceux-ci lancent des pierres alors sur l’occupant. De nombreux civils souffrent de l’inhalation des lacrymogènes et des coups reçus.
Nabi Saleh, au sud-ouest de Ramallah : même jour, même manifestation. Dans les rues de la ville, les manifestants brandissent des drapeaux palestiniens, scandent des slogans contre l’occupation et en soutien à la résistance palestinienne, et ils se dirigent vers les terres que les colons convoitent, près de la colonie Halmish. Les Israéliens ont fermé les entrées du village depuis le matin pour empêcher les Palestiniens et les internationaux, comme la presse, de participer à la manifestation. Quand celle-ci arrive sur les terres, les soldats tirent, font la chasse aux manifestants jusque dans l’intérieur du village. Nombre de civils inhalent les lacrymogènes et prennent des coups.
Kafr Qaddoum, au nord-ouest de Qalqilya : même jour, vers midi et demi, Palestiniens et internationaux manifestent pacifiquement dans le centre du village et se dirigent vers l’entrée est du village, pour protester contre la fermeture de cette entrée par une porte métallique, depuis le début de l’Intifada al-Aqsa. Un affrontement a lieu entre les manifestants et les forces israéliennes qui lancent des bombes assourdissants et des lacrymogènes pour les empêcher de parvenir jusqu’à la porte. Un civil palestinien, de 34 ans, est touché par une lacrymogène dans la jambe droite, et un autre, de 54 ans, par trois lacrymogènes dans le dos et les jambes.
Ma’assara, près de Bethléhem : ce même vendredi, Palestiniens et militants internationaux et israéliens organisent une manifestation non violente. Les manifestants partent de devant le Centre culturel Candles dans le centre du village. Les manifestants défilent dans les rues avec un drapeau palestinien. Quand ils arrivent près du mur d’annexion, les Israéliens commencent à lancer des lacrymogènes pour essayer de les disperser. Ils interpellent trois internationaux pendant une heure, et empêchent les manifestants de parvenir jusqu’au mur.
Silwad, dans le nord-ouest de Ramallah : samedi 26 octobre, vers 20 h 30, des dizaines de jeunes Palestiniens se rassemblent à la grande entrée et lancent des pierres sur la clôture du camp militaire israélien, adjacent à la ville. Les soldats tirent à balles réelles, à balles caoutchouc, lancent des lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Nombre de civils inhalent les gaz. Les Israéliens arrêtent Jasser Adnan Jasser, 16 ans, et le conduisent vers une destination inconnue.
Arrestations et agressions sur les checkpoints militaires
Jeudi 24 octobre, 13 h, les FOI postées au checkpoint al-Karameh, qui sépare la Cisjordanie de la Jordanie, arrêtent Mos’ab Ghazi Ghneimat, 25 ans, de Sorif, au nord-ouest d’Hébron, alors qu’il rentre chez lui. Il est conduit vers une destination inconnue.
Même jour, dans l’après-midi, les Israéliens postés à la porte sur le mur d’annexion, à l’ouest d’‘Atil, au nord de Tulkarem, arrêtent Salim Salah Tholthein, de Kafr al-Lubad, village à l’est de Tulkarem, alors qu’il rentre de son travail en Israël. Il est conduit vers une destination inconnue.
Mardi 29 octobre, 16 h 30, les FOI montent un checkpoint sur la grande route qui relie Tulkarem et Naplouse avec Jénine, près du carrefour d’‘Arrabah, au sud de Jénine. Un taxi, où se trouvent Jihad Monir Khaled Abu Baker, 25 ans, et son cousin Ahmed Ghaleb KJhaled Abu Baker, 20 ans, de Yaa’bod, au sud-ouest de Jénine, passe le checkpoint venant de l’université nationale an-Najah à Naplouse, où ils sont étudiants. Ils sont obligés de descendre de la voiture. Les Israéliens les arrêtent et les conduisent vers une destination inconnue.
Dans l’après-midi, les soldats israéliens sur le checkpoint de Za’tarah, au sud de Naplouse, bloquent une voiture palestinienne conduite par Walid Hussein Ahmed Fayed, 43 ans, officier de la Sécurité nationale, du camp de réfugiés de Jénine, et l’arrêtent. Un témoin a affirmé au PCHR avoir vu les soldats israéliens sur ce checkpoint obliger un Palestinien à se mettre à genou pendant qu’un chien renifleur le sentait pour le fouiller. Il a été conduit vers une destination inconnue.
Lundi 28 octobre, 20 h, les Israéliens arrêtent Firas Mohammed Talab Abu Sharekh, 38 ans, d’al-Kassarah, un secteur au sud d’Hébron, alors qu’il passe un checkpoint à proximité de Naplouse. Il est conduit vers une destination inconnue.
Vendredi 25 octobre, 15 h 30, les FOI sur le checkpoint qui conduit à la cour de la mosquée Ibrahimi, dans la vieille ville d’Hébron, agressent Farahat Nader Mohammed Nabil al-Rajbi, 10 ans, après l’avoir bloqué au checkpoint alors qu’il revient de faire des achats dans une boutique. Il faut indiquer que le 21 octobre dernier, ce même enfant était agressé par des colons, il a même été touché par une pierre dans la figure lancée par un colon.
Cet enfant a déclaré au PCHR :
« J’habite avec mon père et mes 5 frères et sœurs dans le quartier d’al-Salaymah, près de la mosquée Ibrahimi, dans le centre de la vieille ville d’Hébron. Notre maison est près du bureau de police de la mosquée, derrière une barrière qui sépare la rue et le quartier palestinien. Je suis en classe de quatrième à l’école al-Ibrahimiyah, et mon père utilise un âne pour transporter des choses et labourer. Vers 15 h 30, vendredi 25 octobre, je m’en allais à une boutique pour acheter un Coca Cola et quand je suis arrivé au checkpoint, j’ai touché la porte du checkpoint à l’entrée de la Mosquée avec un bâton. Une soldate des gardes-frontières m’a poussé contre le mur et m’a frappé à plusieurs reprises. Mais je me suis mis à crier, et elle m’a frappé pour me faire taire. Elle m’a agrippé par le cou jusqu’à ce qu’un officier arrive et m’emmène au bureau de police de la mosquée Ibrahimi. Mon père est arrivé et j’ai dit à l’officier ce qu’il s’était passé. Une heure plus tard, j’étais relâché. »
Samedi 26 octobre, 13 h 30, un groupe de soldats israéliens, qui s’est déployé à proximité d’al-Waljah, village au nord-ouest de Bethléhem, s’en prend à Emad Mohammed Ibrahim al-Jundi, 35 ans, de Zeif, à l’est de Yatta, alors qu’il essaie de s’infiltrer en Israël à travers la clôture de sécurité pour y trouver du travail.
Déclaration d’Al-Jundi au PCHR :
« J’ai travaillé dans la construction en Israël pendant 12 ans, et j’ai une famille de 7 personnes à nourrir ; le plus âgé de mes enfants est Mohammed, 17 ans, et le plus jeune, Lamis, 4 ans. Je vais travailler en Israël en passant par les espaces creusés dans le mur d’annexion car il faut 2000 NIS (nouveau shekel israélien, soit 418 € environ) par mois pour avoir un permis de travail en Israël. Devant les conditions instables de l’emploi, je suis venu, vers 10 h, samedi, 26 octobre, avec un groupe de salariés à la forêt d’al-Waljah, au nord-ouest de Bethléhem, où nous avons attendu jusqu’à 13 h 30, pour être sûrs qu’il n’y avait aucune patrouille israélienne dans le secteur. Nous avons parcouru 500 mètres vers le nord de la forêt et nous sommes arrivés à une vieille maison abandonnée, où nous avons été surpris de trouver 5 soldats à environ 150 mètres de nous, qui nous ont demandé de nous arrêter. A ce moment-là, nous avons fait demi-tour et nous avons couru dans des directions différentes pour nous éloigner de l’endroit le plus possible. Je suis tombé à terre à une centaine de mètres dans la forêt à cause du sol boueux, et quand j’ai voulu me relever, 2 soldats m’ont agrippé dans le dos et m’ont replaqué au sol. Ils se sont mis à me frapper sans arrêt à coups de crosses de fusil sur le haut de mon dos. Quelques instants plus tard, trois autres soldats sont arrivés et ils se sont mis eux aussi à me donner des coups de pied, des coups de crosse et de matraques sur tout le corps. Je me suis mis les mains sur la tête pour essayer d’éviter les coups, mais en vain. L’un des soldats m’a frappé à la tête avec une matraque. J’ai perdu conscience et je ne pouvais plus me contrôler, et je suis tombé à terre. Quelques minutes plus tard, j’ai essayé à nouveau de me relever et me suis mis à marcher sans savoir ce qui s’était passé entretemps et si les soldats étaient partis. J’ai essayé de ramper, puis de me lever pour marcher debout, mais j’avais très mal dans la tête, au pied droit et dans le dos. J’ai franchi comme ça 300 mètres, jusqu’à la voiture que j’ai trouvée dans la forêt et qui transporte les travailleurs. Le conducteur m’a aidé à monter dans la voiture, et je lui ai demandé de me conduire chez moi. Il m’a interrogé sur ma famille, et j’ai appelé mon frère, ‘Ayed, 32 ans. Je lui ai dit que je serais à l’entrée nord d’Hébron, à al-Nabi Younis. Peu après la communication au téléphone, le conducteur m’y a amené, j’ai attendu quelques minutes que mon frère arrive et m’emmène avec sa voiture à l’hôpital gouvernemental d’Hébron, où j’ai reçu les premiers soins et passé des radios. Ils m’ont trouvé une blessure à la cuisse droite, une grosseur à la tête et des contusions nettes dans le dos. Je suis resté à l’hôpital deux jours, et jusque-là, j’avais mal en me levant et en marchant. J’avais aussi des vertiges et mal dans le pied droit à cause de ma blessure à la cuisse droite. »
Mercredi 30 octobre, 11 h, les Israéliens qui se sont déployés dans la vieille ville d’Hébron interpellent Mahmoud ‘Abbad Na’im al-Rajabi, 13 ans, et Nour Ahmed Shehdah al-Zarou, 12 ans, sous le prétexte qu’ils ont lancé des pierres sur des soldats israéliens. Quelques heures plus tard, ils les remettent à la Liaison militaire palestinienne au checkpoint 56, à l’entrée de la rue al-Shuhada.
Tentatives pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est occupée
Lundi matin 28 octobre, les gardes-frontières et les policiers israéliens, avec des agents municipaux, et un énorme bulldozer, entrent dans le quartier d’Ashqariya, à Beit Hanina, au nord de Jérusalem occupée. Ils encerclent un bâtiment habité appartenant à Amin Rushdi Shweiki, et le bulldozer commence la démolition de l’immeuble. Celui-ci est composé de 4 étages (4 appartements d’environ 180 m²). Vingt personnes, dont des enfants et des femmes, vivaient dans l’immeuble qui a été construit il y a dix ans. La famille avait essayé d’obtenir un permis de construire, mais en vain du fait des conditions dissuasives qu’impose la municipalité israélienne, en plus des avis que la famille a reçus à de nombreuses reprises. Les forces israéliennes prétendent que la maison de Shweiki a été construite illégalement du fait qu’il n’avait pas obtenu de permis.
Mercredi 30 octobre, les mêmes sont revenus dans Beit Hanina où ils ont encerclé un autre immeuble, appartenant à Ayman Qarrash, qui lui aussi a été démoli par le bulldozer. L’immeuble avait 3 étages, avec 4 boutiques et 3 appartements où vivaient 8 personnes au premier étage, les deuxième et troisième étages étaient toujours en construction. Qarrash a déclaré que les équipes de la municipalité étaient venus sans avertissement préalable, alors que la famille avait commencé la construction il y a un an environ, et qu’elle n’avait jamais reçu d’avis ou d’avertissement pour la démolition. Ils ont été surpris quand est arrivé le bulldozer, qu’il a commencé à démolir et qu’on a ordonné aux habitants de sortir de leur maison sans leur permettre de prendre avec eux le mobilier ou leurs affaires personnelles.
Activités d’expansion des colonies et avis de démolitions de maisons
Jeudi 24 octobre, 13 h, les FOI avec plusieurs véhicules entrent dans l’est de Barta’a, village isolé de son environnement par le mur d’annexion, à l’ouest de Jénine. Elles patrouillent dans les rues et investissent un jardin public en cours de construction, appartenant à la Société Coopérative de Barta’a, où les soldats remettent aux travailleurs un avis pour l’arrêt des travaux de construction, prétendant qu’ils n’ont pas de permis. Plus tard, les FOI se retirent, sans faire d’arrestation.
Même jour, 9 h, les FOI, avec deux véhicules de l’armée et un autre du Département de l’Urbanisme et de la Construction de l’Administration civile israélienne, entrent dans le secteur de Qanan al-Nayas, dans le sud d’al-Shoyoukh, à l’est d’Hébron. Un agent de l’Administration civile remet des avis à deux Palestiniens pour l’arrêt des travaux de constructions d’une maison de 200 m² appartenant à Adnan Khalil Halayqa, et d’une autre de 150 m² appartenant à Ahmed Muhammed Issa Qaddoum. Les deux ont jusqu’au 10 novembre pour déposer leurs conclusions devant le tribunal israélien compétent.
Il est bon de mentionner que Qanan al-Nayas est un secteur qui subit de fréquentes violations par les autorités israéliennes, notamment en remettant ces avis pour empêcher les Palestiniens d’agrandir leurs maisons, alors qu’elles autorisent les colons de la colonie Asfar d’agrandir leurs propriétés aux dépens de la terre des civils.
Lundi 28 octobre, 9 h, les FOI et l’Administration civile entrent dans Suba, secteur au nord-ouest de Dora, au sud-ouest d’Hébron. Un agent de l’Administration remet à des Palestiniens trois avis pour l’arrêt des travaux de construction d’un hangar de 470 m², en briques et en plaques de tôle, utilisé comme bâtiment agricole, d’un autre hangar de 90 m² utilisé pour stocker le fourrage, et une salle de 4 m² en briques. Il faut noter que ces structures font partie d’un projet mis en œuvre par la Société Coopérative d’Ethna, pour le développement du bétail, créé il y a trois mois et qui profite à de nombreuses familles.
Lundi 28 octobre, 10 h, les FOI et l’Administration civile entrent dans al-Deirat, à l’est de Yatta. Un agent de l’Administration remet à deux Palestiniens des avis pour l’arrêt des travaux d’une mosquée de 184 m² dans le village, et d’une maison de 200 m² appartenant à Nasser Muhammed Ibrahim al-‘Adra, 43 ans. Elles leur donnent jusqu’au 14 novembre pour déposer leurs conclusions devant le tribunal israélien compétent.
Même jour, 16 h, les FOI et l’Administration civile reviennent à al-Deirat pour remettre un même avis à Rashed Muhammed Khalil al-‘Adra pour l’arrêt de la construction d’une caravane agricole de 40 m².
Mardi 29 octobre, 10 h, les FOI et l’Administration civile entrent dans Wad Aziz, dans l’ouest d’Ethna, à l’ouest d’Hébron. Un agent de l’Administration remet à Muhammed Ahmed Hassan Farajallah, 67 ans, deux avis pour l’arrêt de la construction d’un hangar de 400 m² et un autre de 550 m² destinés à l’élevage de volaille. Ils ont jusqu’au 24 novembre pour déposer leurs conclusions devant les tribunaux israéliens.
Agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens
Vendredi matin, 25 octobre, un groupe de colons israéliens de la colonie Kiryat Arbaa, agresse la famille de Muhammed Ali al-Qeimari, 50 ans, alors qu’elle rentre chez elle, dans le secteur de Wad al-Hussain, à l’est d’Hébron.
Déclaration d’un membre de la famille au PCHR :
« J’habite dans le secteur de Wad al-Hussazin dans l’est d’Hébron, à environ 200 mètres de la colonie Kiryat Arbaa’. Ma famille est composée de 7 membres, dont Khaled, 23 ans, mon fils le plus âgé, qui souffre d’une maladie mentale, et Aya, 4 ans, la plus jeune. Notre maison est située à l’ouest de la colonie. Vendredi, 25 octobre, mes sœurs étaient chez moi. Vers 16 h, je sors pour aller chez mes sœurs, dans le centre de la ville. Mon épouse, Ramziya, 43 ans, et ma fille, sont avec moi. Nous allons au checkpoint al-Muhawwal, appelé Jaa’fat Hafoul, où je dois garer ma voiture car les Israéliens nous empêchent d’entrer dans le secteur avec nos voitures. Vers 17 h, nous rentrons à la maison, et tout en marchant, nous voyons un Israélien, d’environ 18 ans, debout près d’une tente que les colons ont montée il y a environ dix ans, devant l’entrée de la colonie. Nous sommes surpris de voir le colon s’approcher de nous, nous cracher dessus, et nous insulter. Je lui dis en hébreu : "Arrêtez cela, honte à vous", mais il ne s’arrête pas et se met à hurler. Un groupe de colons se rassemble quand un soldat israélien intervient et les empêche de venir sur nous, et un colon israélien crie : "Tape-les !". Les colons tentent de nous agresser, mais plusieurs soldats israéliens arrivent et les en empêchent. Nous poursuivons notre route vers notre maison, qui est à environ 100 mètres de la grande route, pendant que les colons nous poussent, nous donnent des coups de pied, nous crient dessus et nous insultent. Quand nous approchons de l’une des petites entrées, un des colons frappe mon épouse à la tête et elle crie de douleur. Il tente alors de lui retirer son voile, pendant que d’autres colons nous aspergent d’un gaz lacrymogène. Khaled, mon fils de 23 ans, malade, essaie de s’interposer entre les colons et nous, mais ils le jettent au sol. De nombreux colons se rassemblent sur place et plusieurs patrouilles de l’armée israélienne arrivent et empêchent les colons de nous approcher, et des femmes aident mon épouse à rester éloignée. Après l’incident, un officier israélien vient et dit : "J’ai besoin de votre fils Khaled". Je lui demande : "Pourquoi ?". Il me répond : "Je veux l’arrêter ?". "Il est là, arrêtez-le."je lui dis. Mais quand Khaled s’approche, l’officier réalise qu’il est handicapé mental, et il s’en va. Quelques soldats nous apportent quelques soins, et 45 minutes plus tard, une ambulance arrive et nous emmène à l’hôpital gouvernemental d’Hébron, où nous recevons des soins. Mon épouse souffre d’une douleur dans le cou et d’une rougeur à un œil à cause des lacrymogènes. Nous quittons l’hôpital deux heures plus tard. »
Samedi 26 octobre, 9 h, un groupe d’une dizaine de colons israéliens de l’avant-poste colonial Adi Ad, dans le nord-ouest de Maghir, au nord-est de Ramallah, agresse des agriculteurs palestiniens qui cueillent leurs olives, près de l’avant-poste. Yasser Kamal Abdullah Na’ssan, 30 ans, souffre de blessures sérieuses à la tête et à la main droite, outre des contusions à la main gauche. Sa caméra vidéo qui a filmé l’agression et le pare-brise de sa voiture ont été brisés.
Déclaration de Yasser Kamal Na’ssan au PCHR :
« Je travaillais avec six autres agriculteurs à cueillir les olives sur les terres de mon oncle, Ratib Abdullah Na’ssan, 65 ans, qui possède 50 dunums (5 ha) de terres agricoles dans le secteur de Bab al-Kharjiya, dans le nord-ouest de Maghir, à environ un kilomètre de l’avant-poste Adi Ad, monté sur des terres palestiniennes de Maghir et Turmus’ayya, villages au nord-est de Ramallah. La terre contient environ 2000 oliviers d’environ 25 à 30 ans d’âge. Vers 9 h, je vois dix colons, masqués, dont certains portent des outils tranchants et des barres de fer. Ils s’approchent de nous et s’arrêtent à environ 500 mètres de nous. Quelques instants plus tard, ils se rapprochent et nous lancent des pierres, aussi je commence tout de suite à filmer l’incident avec une caméra vidéo appartenant au Centre de B’Tselem, mon cousin se tient près de moi. Deux des colons, l’un avec une barre de fer et l’autre avec un tesson de verre, me frappent avec violence et brisent la caméra. L’attaque dure environ 5 à 10 minutes, je suis sérieusement blessé à la tête et à la main droite. Les autres colons continuent de lancer des pierres sur les agriculteurs, ils volent les échelles et le matériel que nous utilisons pour cueillir les olives. Quelques instants plus tard, les forces israéliennes arrivent avec le matériel volé et nous demandent de partir, mais nous refusons. Vingt minutes plus tard, l’armée et la Liaison israéliennes viennent, alors que je suis toujours en train de saigner. Ils me demandent de me rendre au bureau Benjamin de la police israélienne pour déposer plainte, mais ils ne procèdent à aucune investigation sur place. Mon cousin arrive alors et me conduit au centre médical à Maghir, d’où je suis emmené à celui de Turmus’ayya. Après avoir reçu les premiers soins, et passé des radios de la tête, je suis transféré au Centre médical palestinien à Ramallah. J’ai une blessure profonde et 7 sutures à la tête et 2 autres à la main droite, en plus de contusions à la main gauche. Vers 14 h, je rentre chez moi et j’apprends que les colons ont fracassé le pare-brise de la voiture de mon cousin (une Toyoto Tundra de 1996). Vers midi, le lendemain, je vais au bureau de police Benjamin et je dépose plainte ».
Toujours samedi, 9 h, un grand nombre de colons investit, sous la protection des forces israéliennes, les marchés de la vieille ville d’Hébron, provoquent les Palestiniens et les insultent. De nombreux colons se rassemblent également à proximité de la mosquée Ibrahimi pour célébrer Shaabat Shayye Sarah, pendant que les autorités empêchent les fidèles palestiniens de rentrer dans la mosquée.
Le même jour, dans la soirée, des colons de la colonie Efrat, sur les terres de Khadr, dans le sud de Bethléhem, mettent le feu à 70 oliviers, et arrachent et volent environ 15 amandiers, dans le secteur de Lamish, dans le sud de la ville. Le propriétaire, Muhammed Moussa Da’ou’, a déclaré au PCHR qu’il s’était rendu sur sa terre dimanche, 27 octobre, et qu’il avait trouvé ses arbres brûlés et arrachés par les colons.
Lundi 28 octobre, 8 h 45, trois colons de la colonie Ma’ali Labunah, dans le nord-ouest de Sanjal, au nord de Ramallah, agressent des agriculteurs qui cueillent leurs olives près de la colonie. Muhammed Ibrahim Muhammed Faqha, 48 ans, subit des contusions sous l’œil gauche et est arrêté par les forces israéliennes arrivées sur les lieux, prétendant que c’est lui qui a attaqué l’un des colons et l’a frappé à l’œil avec une scie. Il est emmené au poste de police Benjamin, mais relâché vers 15 h 30 le même jour.
Mercredi 30 octobre, 10 h 30, des dizaines de colons venant des colonies du secteur de Hab al-Thib, près d’Al-Fraidis Mountain, dans l’est de Bethléhem, encerclent des militants de la résistance populaire et des militants internationaux pour les empêcher de travailler alors qu’ils sont sur des terres civils palestiniennes. Hassan Brijiya a relaté ces faits au PCHR. Les forces israéliennes arrivent et font partir les colons.
Rapport hebdomadaire pour la période du 24 au 30 octobre 2013 : PCHR
http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14142
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