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Timestamp: 2018-07-18 18:38:42+00:00
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L’Argentine lance un mandat d’arrêt international contre des anciens membres du régime franquiste – L'Espagne désenchantée
L’Argentine lance un mandat d’arrêt international contre des anciens membres du régime franquiste
Ils sont aujourd’hui âgés de 66 à 78 ans et ne s’attendaient certainement pas à ce que la justice vienne frapper à leur porte, 38 ans après la mort de Franco. Et pourtant. Mercredi 18 septembre, la juge argentine Maria Servini de Cubria a fait ce qu’aucun juge espagnol n’avait fait avant elle, pas même le célèbre magistrat Baltasar Garzon. Elle a décidé de lancer un mandat d’arrêt international contre quatre anciens membres du régime de Franco.
Parmi les dizaines d’associations, les syndicats et les partis, cette nouvelle, connue mercredi soir tard, a suscité l’euphorie. « C’est une décision historique” qui marque “le début de la fin de l’impunité”, se réjouit, émue, Maria Arcenegui, porte-parole de la plateforme de soutien à la plainte argentine contre les crimes franquistes (AQUA).
Car après plus de 30 ans de démocratie, des milliers d’Espagnols, victimes des crimes commis par le régime de Franco, familles de disparus, parents ou frères et soeurs de bébés volés, attendent toujours que justice leur soit rendue. Non plus par l’Espagne, puisqu’en 2010 le conseil de la magistrature a décidé de suspendre le magistrat Baltasar Garzon pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, en dépit de la loi d’amnistie de 1977. Mais par l’Argentine depuis qu’à la même date, trois exilés de la dictature franquiste ont décidé de porter plainte devant les tribunal de leur pays d’adoption, suivis de milliers d’Espagnols au nom du principe de « justice universelle » en vertu duquel les crimes contre l’humanité, imprescriptibles et inamnistiables, peuvent être poursuivis hors des frontières où ils sont commis.
Après trois ans d’enquête, de complications en tous genres et d’entretiens avec les associations de victimes espagnoles et les ONG, la juge a sollicité l’arrestation de l’ancien capitaine de la garde civile Jesus Muñecas, l’ancien inspecteur de la brigade politico-sociale Celso Galvan, l’ancien commissaire de police José Ignacio Giralte et l’ancien inspecteur José Antonio Gonzalez Pacheco, alias Billy el Niño.
Âgés de 66 à 78 ans, ils sont tous poursuivis pour les tortures dont les accusent des dizaines de plaignants, souvent prisonniers politiques durant les dernières années du franquisme, et dont l’unique crime était parfois d’avoir collé des affiches contre l’inflation, participé à des manifestations d’étudiants ou diffuser des documents “subversifs” critiquant le régime.
A la juge, les victimes, – celles qui sont encore vivantes car beaucoup sont décédées depuis, – ont raconté les coups répétés sur la plante des pieds jusqu’à en arracher la peau, dans les testicules jusqu’à uriner du sang, les menaces proférés à l’encontre de leur famille. “Nous avons déposé 170 plaintes et nous espérons que de nouveaux mandats d’arrêt seront dictés prochainement contre des anciens ministres, des membres de l’Eglise, d’autres militaires ou policiers…,” explique Mme Arcenegui.
Puisque l’Espagne refuse de juger les crimes du franquisme, l’Argentine semble décidée à s’en charger. Une façon de renvoyer l’ascenseur au pays qui, grâce au travail du juge Baltasar Garzon et au nom du principe de “justice universelle”, avait entamé en 1998 des poursuites judiciaires contre les crimes commis sous les dictatures de Videla, et de Pinochet au Chili entre 1976 et 1983. Ou de donner une leçon à l’ancienne puissance colonisatrice sur le respect des droits de l’homme…
En mai dernier, le célèbre magistrat a d’ailleurs témoigné auprès de la juge Servini de Cubria pour confirmer l’impossibilité de juger en Espagne les crimes du franquisme, du fait de la loi d’amnistie de 1977.
La juge a pu aussi s’appuyer sur le dernier rapport d’Amnistie internationale sur ce sujet récurrent, publié cet été et intitulé “Le temps passe l’impunité demeure.” Et sur les dizaines de plaintes manuscrites qu’elle a reçues. En revanche elle n’a pas pu entendre les victimes par téléconférence au consulat d’Argentine en Espagne comme cela était prévu en mai. Le ministère des affaires étrangères espagnol ayant joint l’ambassadeur d’Argentine afin de lui rappeler qu’il existe un accord de collaboration judiciaire entre les deux pays et que cette procédure n’en fait pas partie.
Le Parti populaire (PP, droite, au pouvoir), dont le fondateur, Manuel Fraga était lui-même ministre sous Franco, est opposé à “rouvrir les cicatrices du passé” en jugeant les anciens responsables du régime, quand les associations parlent de les fermer. Sa position ne laisse entrevoir que peu d’espoir de voir le gouvernement répondre favorablement à la demande d’extradition formulée par l’Argentine. “Nous espérons au moins que l’Espagne soit montrée du doigt comme le pays de l’impunité des tortionnaires, et que la honte envahisse ces hommes,” assure Mme Arcenegui.
Les associations espèrent aussi que ces premiers ordres de détention donneront lieu à d’autres et que la juge enquêtera non seulement sur les cas de tortures durant le franquisme tardif, les plus simples à documenter puisque les principaux témoins et accusés sont souvent encore vivants, mais aussi sur les 150 000 disparitions et 30 000 enfants volés tout au long de la guerre civile (1936-1939) et de la dictature (1939-1975), qu’elles ont recensés.
Pour cela, elles comptent également sur l’aide du Groupe de travail sur les disparitions forcées des Nations-Unies, justement en visite en Espagne du 23 au 30 septembre, afin qu’il pousse le gouvernement à créer une Commission de la vérité.
Publié le 20 septembre 2013 20 septembre 2013 Auteur smorelCatégories Contestation sociale, Débat politique, Témoignage
55 thoughts on “L’Argentine lance un mandat d’arrêt international contre des anciens membres du régime franquiste”
bizco dit :
20 septembre 2013 à 13:08
Heureusement qu’il y a l’Argentine pour sauver le monde et redresser la justice internationale!!!
mais qu’elle s’occupe de l’impunité qui règne dans ses propres terres!!!
Maillard Gabriel dit :
20 septembre 2013 à 14:12
Il n’y a pas d’impunité en Argentine, vous être très mal renseigné, abandonnez vos préjugés néocolonialiste! L’argentine est le seul pays du monde à avoir jugé et envoyé en prison une grande partie de ses dirigeants militaires. En tout ce sont 1500 militaires, policiers et politiques qui sont en prison en instance de procès ou condamnés pour crimes de lèse humanité. L’Argentine est un exemple dont la France ferait bien de s’inspirer!
20 septembre 2013 à 15:47
Faux: L’ Uruguay a jugé et mis sous les verrous grand nombre d’ex-militaires, policiers… etc. reconnus coupables de crimes durant la dictature qu’a souffert ce pays.
20 septembre 2013 à 20:41
Max, pouvez-vous me citer une dizaine de noms de responsables de la dictature uruguayenne qui ont été condamnés pour des violations des droits de l’homme et mis sous les verrous? J’attends votre réponse. En attendant vous pouvez consulter cet article du Monde: http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/02/26/uruguay-debat-relance-sur-l-impunite-pour-les-crimes-de-la-dictature_1838927_3222.html
20 septembre 2013 à 13:25
Je ne suis pas sur de l’opportunite de juger ce genre de crimes d’etat, surtout des dizaines d’annees plus tard. Fort heureusement, apres la liberation, De Gaulle avait amnistie les crimes commis par les collabos durant la 2e guerre mondiale. Sans cette amnistie, il est probable que des accusations sans nombre auraient plonge le pays dans le chaos. Accusations a juste titre, sans doute, mais qui n’en detruisent pas moins surement un pays.
20 septembre 2013 à 13:36
Je n’aimerais pas vous avoir comme voisin en cas de conflit, de peur d’être dénoncé. À lire vos propos, on se demande de quel côté vous seriez ! Si vous trouvez cette amnistie heureuse, nous sommes nombreux à la trouver déplorable, et je préfère un chaos qui dure un petit moment, qu’une hypocrisie qui dure longtemps.
20 septembre 2013 à 14:13
Selon votre théorie il ne faudrait donc plus rechercher et condamner les anciens nazis?
Nuremberg, vous connaissez? Il n’y a jamais eu d’aministie pour les crimes contre l’humanité commis par les nazis.
21 septembre 2013 à 13:23
À Nuremberg, on n’a jugé qu’une vingtaine de très hauts responsables. La vérité, c’est que la plupart des criminels nazis ont échappé à leur châtiment, et que beaucoup d’entre eux ont fait des carrières, parfois brillantes, dans le commerce, l’administration, l’industrie, les affaires, …
Parmi ces criminels impunis, il y avait aussi de très gros poissons, et pas seulement des sous-fifres.
23 septembre 2013 à 10:57
Si seulement on s’était débarrassés des RG à la Libération !
Rien à voir. Il n’y a eu aucune poursuite contre les franquistes, alors qu’après la libération des responsables collabos ont été fusillés, beaucoup ont été condamnés, des décennies après même comme dans le cas de Papon. Il ne faut pas tout mélanger.
Myosotis8 dit :
20 septembre 2013 à 13:31
Une justice internationale pour des crimes contre l’humanité, cela semble être un minimum, non ?
Imaginons un instant que l’Allemagne suspende un magistrat allemand qui veuille enquêter sur les crimes d’anciens nazis… Ou que l’on ait défendu à la France de juger Klaus Barbie… ?
23 septembre 2013 à 14:29
+1. Bien vu
20 septembre 2013 à 13:32
Une bonne initiative, maintenant j’espère seulement que les crimes commis aussi par la République espagnole pendant la guerre civil soient aussi jugés. Car pour moi il n’existent pas des crimes républicains ou nationalistes mais crimes tout court.
20 septembre 2013 à 14:11
Ce commentaire est typique de la droite espagnole, qui fait l’amalgame volontairement entre la Guerre civile d’une part, et la dictature qui la suivie d’autre part. Si effectivement la guerre civile a été sanglante er violente des 2 côtés, la dictature etait la repression unilatérale, et Franco s’est chargé de donner une sépulture aux « Nacionaliste » et juger les « rouges » durant 40 ans.
Ce que réclame les victime de la dictature (a ne pas confondre avec les victimes de la Guerre civile), c’est de savoir ce que sont devenus leurs disparus « escamotés » comme en Argentine, et un jugement des crimes des « opresseurs ». Comme l’a fait remarqué l’auteur de l’article, ce sera difficile au vu de l’abscence de bonne volonté du PP don une partie non négligeable de l’electorat (10%?) justifie encore le bien fondé de la dictature de Franco.
20 septembre 2013 à 14:32
Ca m’etonnerait que ce soient les crimes durant la guerre qui soient en ligne de mire, mais plutot les crimes du regime qui a suivi la guerre.
20 septembre 2013 à 13:33
A quand la même chose en france après 5 ans de SARKOZYSME? Le chef SARKOZYSTE est toujours en liberté après les scandales qu’il a causé!! Honteux!
betty.bresse@orange.fr dit :
24 février 2017 à 15:14
AUCUN rapport avec sarko ça va pas non? quelle honte savez vous de quoi vous parlez? moi mon grand père , le père de ma mère a été assassiné, et ma mère et tte la famille a faillit mourir de faim, à Melilla ou tout a commencé!!c’est injurieux de comparer au sarkozysme, une telle horreur, mon autre grand père est mort dans un camp de concentration nazi, alors vous n’avez rien à faire ici, lisez si vous voulez ou vous ennuyez, mais taisez vous!!!
24 février 2017 à 15:19
quelle comparaison!!confondre le nazisme le franquisme, pour moi qui ai perdu mon grand père espanol fusillé durant la guerre civil a Melilla là ou tout a commencé, et mon grand père français en camp de concentration, c’est honteux de lire ça, lisez si vous vous ennuyez mais pour l’amour du ciel taisez vous, quelle honte!!c’est ignoble!!!le devoir de mémoire savez vous ce que c’est???
Quand on gere son pays de facon calamiteuse au point de creer une crise economique ex-nihilo, il faut bien taper sur les grands mechants colonisateurs pour garder un peu de soutiens populaire.
Un gros probleme aussi c’est qu’il y a crime, mais pas contre l’humanite, ce qui laisse la juridiction exclusive a l’Espagne. Un crime contre l’humanite c’est la tentative d’extermination d’un peuple, d’une race percue, ou d’une religion. Les massacres politiques sont meme explicitement exclus (les russes avaient un peu la trouille de ce cote). Hors ici, rien que de la politique, non ?
20 septembre 2013 à 14:26
Vous vous trompez, les crimes du franquisme sont typifiés comme crimes contre l’humanité car ils visaient l’élimination d’une catégorie de la population. Quant à vos appréciations sur la gestion de l’Argentine, il n’y que le peuple argentin qui soient en droit de l’évaluer, et comme le gouvernement en place l’est depuis plus de 2003, il faut croire qu’il est plutôt satisfait. L’Argentine aura une croissance économique de 5% en 2013 et plusieurs lois votées par le Parlement depuis 2008 qui place le pays à l’avant-garde mondiale des droits humains et libertés civiles.
20 septembre 2013 à 15:37
Je suis un argentin á Bs As, et je pourrais dire que au jour d´hui l’Argentine n’est pas a l’avant garde de rien, ni economique ni politiquement. La violence et impunité aus banliues des grand villes surpasse la violence des années 70s. Les enfants et femmes en pauvreté sont tués comme à l’Afrique subsaharienne.
20 septembre 2013 à 20:47
Vous écrivez vraiment n’importe quoi! La criminalité en Argentine est une des plus basse du continent américain. Et la criminalité n’a rien à voir avec ce que j’ai écrit. Vous devriez vous informer par d’autres médias que ceux du groupe Clarin et La Nacion, les grands propagandistes de la dictature argentine, on sent bien qu’on vous a lavé le cerveau.
20 septembre 2013 à 14:41
Vous confondez avec le crime de génocide, le crime contre l’humanité se définit comme suit: « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux » et a donc une application bien plus large, heureusement.
23 septembre 2013 à 11:02
L’économie argentine a progressé vite avec Nestor et Cristina, quand l’Europe s’enfonçait dans la crise.
Cristina a été réélue au premier tour, et presque tous les chefs d’Etat peuvent envier son soutien populaire.
20 septembre 2013 à 13:51
Réponse du berger à la bergère. L’Espagne avait bien instruit contre la dictature argentine des années 1976-1983.. Est-ce que la méthode utilisée en Afrique du Sud au début de l’ère Mandela, un grand procès suivie d’une sirte de réconcialiation n’aurait pas été plus utile à l’Espagne?
20 septembre 2013 à 15:10
C’est un débat en effet. A l’époque, les Espagnols craignaient un retour à la guerre civile et l’armée ne désirait pas retirer ses pions trop vite même si à la mort de Franco, une purge s’effectuait déjà chez les militaires en faveur des libéraux.
Encore aujourd’hui, en Espagne, on ne parle pas ouvertement de la guerre civile entre proches ni même du régime franquiste qui a quand-même duré 40 ans. Sur ce thème, l’Espagne reste très polarisée.
Le succès du PP, la longévité de Manuel Fraga, ancien ministre de Franco et ancien chef de gouvernement régional dans un régime qui renouait avec la démocratie témoignent de cette dichotomie. La loi sur la mémoire historique a été décriée et combattue par la Droite espagnole.
Les nostalgiques du Franquisme et de la Phalange ont encore pignon sur rue en Espagne, surtout le 20 novembre lors des cérémonies à la Valle de los caidos…
20 septembre 2013 à 13:52
Je vois aux premiers commentaires, que certains préfèrent tourner la page. Pas de bruit, pas de scandale. Des humains ont souffert ? S’ils sont encore vivants qu’ils oublient et ne viennent pas troubler la surface paisible des eaux dormantes de l’oubli. S’ils sont morts, que peut leur apporter la justice des hommes ? Qu’ils reposent en paix et que leur mémoire ne vienne pas déranger le consensus de la lâcheté. Quant à De Gaulle, mieux vaut nous taire pour ne pas engendrer le chaos dont la Collaboration fut pourtant la génitrice.
20 septembre 2013 à 13:58
Les accusés sont vieux, les témoins sont vieux, les faits sont vieux. Ce genre de démarche n’a jamais ressuscité quelqu’un. Par contre, il peut réveiller les vieilles disputes qui avaient mené à la guerre civile. Franco n’était pas un ambitieux sanguinaire, c’était un militaire qui a cru que son devoir était de mettre fin au pouvoir républicain qui laissait les marxistes s’installer pour préparer une révolution violente. Ensuite les crimes ont été commis des deux côtés. Les franquistes en ont commis après avoir gagné; on imagine à peine ce qu’auraient fait les républicains s’ils avaient gagné (ou plutôt, on ira voir du côté de l’Union Soviétique). Ce n’est pas une excuse, mais un bon argument pour laisser cette vieille histoire aux souvenirs de ceux qui seront bientôt morts.
Et encore, Franco au départ ne voulait pas se mêler de cette insurrection militaire, ils ont dû le payer pour qu’il y participe…
Je ne comprends pas où vous voulez en venir avec votre commentaire. Votre imagination de ce qui aurait pu se passer si l’autre camp aurait vous amène à justifier ou en tout cas relativiser les crimes de masse commis par le franquisme? On pourrait alors appliquer ce cas à tous les génocides de l’histoire non? Par exemple le nazisme, en disant si le communisme aurait pris le dessus dans l’Allemagne des années 30 on imagine à peine ce qu’il aurait fait. C’est plutôt faible comme argumentation juridique non?
20 septembre 2013 à 14:29
tous les republicains espagnols n etaient pas marxistes, surtout au debut de la guerre civile (apres, etant donne que les democratie occidentale les avaient lachés (alors qu Hitler et Mussolini eux ne se genaient pas) et que seul Staline les soutenaient, ca a evolué)
Sur un plan purement francais, une intervention aurait eut le merite de montrer que nos « brillants » generaux et leurs tactiques etaient depassees par rapport aux methodes allemandes. On aurait pu ainsi eviter la deroute de 40
Les types qui croient que leur devoir est blahblah et qui finalement torturent leurs opposants, excusez-moi mais ca me depasse.
20 septembre 2013 à 15:23
Premièrement, la 2ème République était légitime et inscrite dans la Constitution. En outre, la présidence et le gouvernement de l’époque résultaient d’élections démocratiques. Nous sommes donc loin de l’URSS ou du régime franquiste…
Deuxièmement, la justice est aveugle mais pas sénile. La justice ne s’arrête pas aux portes de la gériatrie.
Un pays qui refuse d’assumer son passé ne peut construire son avenir. Ça aide à comprendre pourquoi un parti aussi peu imaginatif et rétrograde que le PP puisse encore gagner les élections…
20 septembre 2013 à 16:45
Lire des aneries pareilles fait mal aux yeux : on sait très bien ce qu’aurais donnée une victoire des républicains puisqu’avant qu’éclate la guerre cilvile, c’était déjà la république. Et là, bizarrement, malgré qu’un front de gauche ait gouverné, pas d’assassinat politique, pas de prisonniers politiques. Mais vous avez sûrement raison, le régime franquiste et la république c’est du pareil au même
non mais!! dit :
29 janvier 2014 à 14:57
les « vieilles disputes », comme vous nommez 40 ans de dictature, ne sont pas endormies: avortement, remise en cause du droit de manifestation, atteintes systématiques aux libertés individuelles et collectives… la fracture profonde qui divise l’Espagne est toujours aussi présente: elle changé de forme, mais elle reste une dimension centrale de ce pays.
Et tout porte à croire que la violence est un « passé » qui ne demande qu’à refaire surface…
c’est honteux de penser comme cela , j’ai perdu mes deux grands père, et dont l’un était républicain , assassiné à Melilla, là ou tout à commencé, maman mourait de faim avec sa famille, je tiens moi , à faire vivre cette mémoire, que jamais on oublie…Melilla veut tout oublier, voir enterrer une deuxième fois en les oubliant, tous ces gens qui gisent à présent , dans une fosse commune!!et qu’ils dissimulent derrière une murette , vous faisant croire qu’il n’y a rien derrière cette murette, la parcelle n°19, est au cimetière, ils ont gardé la statue de FRANCO ce qui est un comble en pleine place publique centre de MELILLA , non monsieur on ne doit pas oublier …
20 septembre 2013 à 14:17
Un vrai dilemme! Laisser en liberte un criminel, le laisser mourir tranquillement dans son lit sans avoir jamais comparu devant un tribunal est une injustice pour ses victimes, et un mauvais exemple pour les jeunes generations!
D’autre part, deterrer la hache de guerre est aussi une arme a double tranchant! Les familles des criminels crient a la persecution, et puis, apres tant d’annees, certains sont meme aujourd’hui des personnalites importantes.
A mon avis, je serais de l’avis de ceux qui veulent tourner la page!
20 septembre 2013 à 14:39
Ce n’est pas parce que votre pere aura assassiner le mien que je vous hairai. Par contre vous faire admettre que votre pere etait un assassin, ce n’est pas tres agreable pour vous, mais peut etre necessaire pour moi.
20 septembre 2013 à 17:15
D’accord avec vous, Gui. Raisonnement impeccable.
Persifleur dit :
20 septembre 2013 à 14:43
Il vaut mieux poursuivre les anciens franquistes ou partisans du général Pinochet que les partisans des régimes marxistes autrement plus criminels d’hier et d’aujourd’hui, c’est plus facile et ça fera moins de monde dans les prisons.
SurcoufQuébek dit :
L’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin..C’est pour quand les premiers mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de militaires français retraités coupables des crimes AMNISTIÉS de la Guerre d’Algérie?
merlain dit :
20 septembre 2013 à 15:24
Merci la justice a fait sont boulot a cote des faible qui as souffrir pendant 40 ans on est satisfait pour ca
20 septembre 2013 à 15:43
Lisez donc The Spanish Holocaust, Inquisition and Extermination in Twentieth Century Spain de Paul Preston et vous comprendrez pourquoi il faut poursuivre ces monstres dont les crimes sont trop souvent passés sous silence.
effeme dit :
20 septembre 2013 à 16:54
Le devoir de mémoire est nécessaire et c’est plutôt bien que de mettre en face de leurs responsabilités ceux qui ont commis ces actes. Dès lors qu’un régime démocratiquement élu est renversé, il me semble normal de juger ceux qui ont perpétré ce coup d’état et les crimes qui ont suivi… Pourquoi s’horrifier de ce genre de chose et dire que ce sont de vieux messieurs, beaucoup de ceux qui ont disparu sous leurs coups auraient probablement apprécié être de vieux messieurs ou de vielles dames… Que justice soit faite.
20 septembre 2013 à 18:14
La guerre d’Espagne est un des principaux trous noirs de l’histoire du XXème siècle. Et d’un trou noir, s’il faut en croire les modèles de la physique actuelle, on ne se débarrasse pas facilement. Je suis moi-même partagé sur cette période, mais essentiellement du côté des victimes – et l’Histoire étant ce qu’elle était, avec ses grandes lâchetés, franco-anglaise surtout, du côté des victimes du franquisme, même si je n’ignore pas celles de l’autre camp. Tant que l’Espagne maintient enfouie dans le sable sa tête d’autruche (depuis la loi d’amnistie de 1977), il est impossible d’avancer vers la justice, qui de toutes façons passera un jour. Les criminels fascistes ne peuvent rester impunis, les crimes contre l’humanité étant imprescriptibles. L’Etat espagnol doit choisir son camp, une fois pour toutes.
20 septembre 2013 à 18:18
Qu’on me permette d’ajouter que j’ai un peu parlé de cette question sur mon blog CROIRE AU MONDE, http://hyperion21.blog.lemonde.fr : « Federico, soleil cou coupé » et « La Fontaine des larmes », 27/12/2009.
Justice universelle dit :
20 septembre 2013 à 21:39
Voilà une bonne chose. Mes pensées vont aussi à la Palestine.
21 septembre 2013 à 11:01
Personnellement cet article permet encore une fois, de lire les atrocites d’une guerre civile en Europe » chretienne ». Des valeurs theoriques jamais respectees par les belligerants, qui n’ont rien a envier a d’autres pays soi-disant moins civilises ( musulmans ou autres religions). Conclusion, beaucoup de dictateurs se presentent comme des » catholiques pratiquants » ( Pinochet, Franco, etc…). Un comble de l’horreur et de la honte, a ceux qui se pretendent catholiques et qui jouent la moralite avec cette religion. L’ histoire a deja demontree depuis longtemps ce que les » chretiens » peuvent faire comme » massacres, guerres, meurtres, etc…etc… ».
21 septembre 2013 à 18:05
Et si nous soulevions, nous les français si prompts à donner des leçons de dimension universelle, si nous soulevions la question de ces milliers de tortionnaires et criminels de guerre bien français, qui vivent une retraite bien paisible dans notre beau pays après ce qu’ils ont accompli en Algérie et autres anciennes colonies? Et si nous remontions aux responsabilités politiques de ces crimes: celle des Lacoste, Mollet, Mitterrand et de tant d’autres aujourd’hui disparus? Et si nous rappelions ce que doivent les dictatures militaires sud-américaines et le plan Condor au « savoir-faire » de certains officiers de l’armée française? Oui le devoir de mémoire est nécessaire partout!
22 septembre 2013 à 18:37
Le franquisme n’est pas mort, il se réveille.
« L’Audience de Castelló [Pays valencien] a condamné Carles Mateu Blay, habitant d’Almenara, à six mois de prison pour désobéissance à l’autorité pour avoir refusé de parler en castillan dans un contrôle de routine de la Guàrdia Civil » (police d’Etat).
Il avait d’abord été acquitté, puis le fiscal (procureur d’Etat) a fait appel. En plus de la prison, il perd son suffrage passif (droit d’être élu) et son permis de conduire pour un an et demi.
Source : http://www.elpuntavui.cat/noticia/article/3-politica/17-politica/679473-preso-per-haver-parlat-en-catala-a-la-guardia-civil.html
Loure dit :
Les catalans et les valenciens comme beaucoup d’autres espagnoles sont bilingues en plus de l’espagnol ils parlent la langue de leur communauté autonome. Ce monsieur a refusé de parler en espagnol (langue qu’il connaissait parfaitement) aux agents de la Guardia Civil que par ailleurs et exactement l’équivalent de la Gendarmerie Nationale en France. Ceux derniers ils parlaient seulement l’espagnol langue véhiculaire en Espagne. Alors rien à voir avec le franquisme. Ce monsieur à payer pour son refus à s’entendre avec des agents de la loi. Il faut arrêter de tergiverser ….
23 septembre 2013 à 10:54
« Donner une leçon à l’ancienne puissance colonisatrice » : ce n’est pas tellement le style des Argentins de donner des leçons.
De plus, la colonisation est loin, et les Argentins actuels sont presque tous immigrés bien après ou descendent des colons. Le sentiment diffère des pays à majorité amérindienne.
j’ai eu un enfant en 2006 en france avec un ancien militaire de l’argentine, je ne savais pas qu’il avait fait partie des services de renseignements spéciaux pendant la dictature et en particulier qu’il avait été à l’école de mécanique de buénos aires où en 1978 on torturait des femmes enceintes on les tuait après qu’elle aient accouché et qu’on volé les bébés et les faisait adopté par les gens de la dictature pendant la coupe mondiale de football en argentine. EN FRANCE j’ai été torturé de 2006 à 2010 par cet homme puis il m’a volé notre enfant avec l’aide des services sociaux, j’ai pas arrêté d’appeler au secours et une enquête de police récente a révélé qu’il avait agressé plusieurs personnes y compris notre fille de dix ans et demi, sans qu’aucune poursuite ne soit engagée contre lui, je continue à me batte pour essayer de faire protéger ma fille, et là, elle a été placée et ma fille de dix ans aurait dit au juge qu’elle ne veut plus me voir ce qui me rappelle comment les enfants kidnappé en argentine on subit une manipulation mentale afin qu’ils rejettent leur vrai famille, le juge a décidé qu’elle irait chez son père une fois tous les quinze jours et la moitié des vacances, et moi je n’ai pas le droit de voir ma fille ni d’entretenir une relation avec elle, je constaste comment les autorité française laissent le terrorisme entrer dans le pays et même l’encourage
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