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Timestamp: 2018-11-14 16:07:34+00:00
Document Index: 83724600

Matched Legal Cases: ['CSC ', 'art.44', 'art. 44', 'art.44', 'art 15', 'art 3']

Guide méthodologique de l audit externe des SFD dans les pays de la zone UEMOA. A destination des auditeurs et des experts comptables - PDF
Guide méthodologique de l audit externe des SFD dans les pays de la zone UEMOA. A destination des auditeurs et des experts comptables
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1 Guide méthodologique de l audit externe des SFD dans les pays de la zone UEMOA A destination des auditeurs et des experts comptables
3 Avertissement : Le présent guide fait à de nombreuses reprises référence aux instructions de la BCEAO. Au moment de la rédaction de ce projet de guide, les instructions ne sont pas encore validées. Les auteurs de ce guide se réservent le droit d amender le texte en fonction des changements qu apportera la BCEAO. Octobre 2010
4 Table des matières Tables et Figures Introduction Destinataires du guide Les objectifs de l ouvrage Les enjeux Limites du guide Les spécificités des SFD Segmentation fonctionnelle : SFD Unitaire, Intermédiaire et Art Forme juridique des SFD : S.A./S.à r.l., mutuelles/coopératives, associations Obligation du recours à un Commissaire aux Comptes La conformité légale de l organisation et du fonctionnement du SFD : les conditions de gouvernance Les principaux acteurs partenaires du développement des SFD Cadre légal Historique du développement institutionnel de la microfinance dans la zone UEMOA Liste des mécanismes actuels de supervision de la loi Microfinance Réglementation prudentielle Référentiel et plan comptable applicable Acceptation, préparation et planification des audits Outils et applications des normes et référentiels Rappel des normes ISA Plan d action pour vérifier que le nouveau référentiel est bien appliqué Outil de cartographie et d évaluation du cadre de contrôle interne Définition et objectifs du contrôle interne Définition des composantes du contrôle interne Les principes du contrôle interne Les acteurs du contrôle interne Objectifs des contrôles Tester les contrôles Mode d emploi de l outil (cf. Annexe 5) Illustration de l utilisation de l outil Système de Contrôle Interne et Système d Information de Gestion Audit des postes de crédit Problématique Approche d audit proposée pour les postes de crédit Description du cycle crédit Tests de procédures sur le cycle du crédit Vérification de la validité de l information Revue de conformité Revue analytique Octobre 2010
5 6.8 Présentation et objectifs des Tests de détails Tests de détails : Echantillonnage Tests sur les parties liées Tests sur la demande Tests sur l évaluation Tests sur l approbation Tests sur le déblocage Tests sur les remboursements Tests sur la Gestion du dossier de crédit Tests sur les procédures de recouvrement Epargne Particularités des comptes d épargne dans les SFD Analyse et description du cycle d épargne Tests de procédures Tests de conformité Revue analytique sur les comptes d épargne Tests substantifs sur l ouverture du compte Tests substantifs sur le suivi des comptes Tests substantifs sur les versements Tests substantifs sur la fermeture des comptes Tests spécifiques sur les intérêts Tests spécifiques sur les dépôts à terme Tests spécifiques sur l épargne obligatoire Tests des autres postes (Liquidités, Fonds Propres) Liquidités et comptes assimilés Fonds propres Certification des comptes Champ d application Timing de la certification Processus de certification Contenu et format du rapport de certification Octobre 2010
6 Sigles et abréviations AC AG AR BCEAO CA CC CGAP CIC CNSS COOPEC CSC DRH DRS/SFD FCFA FMI GEC GIE GRH IMCEC IMF ISO LPF MEC OHADA OMD ONG ONU PAR PARMEC PASNAM Agent de Crédit Assemblée Générale Agent de Recouvrement Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest Conseil d Administration Comite de Crédit Groupe Consultatif d Assistance aux plus Pauvres Comite interne de Crédit Caisse Nationale de Sécurité Sociale Coopérative d Epargne et Crédit Comite de Surveillance et de Contrôle Direction des Ressources Humaines Direction de la Réglementation et de la Supervision des SFD Franc de la Communauté Financière Africaine Fond Monétaire International Groupement d'epargne et de Crédit Groupement d Intérêts Economiques Gestion des Ressources Humaines Institut Mutualiste ou Coopérative d'epargne et de Crédit Institution de Microfinance Institutions Isolées Loan PerFormer Mutuelle d'epargne et de Crédit Organisation pour l Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires Objectifs du millénaire pour le développement Organisation Non Gouvernementale Organisation des Nations Unies Portefeuille A Risque Projet d Appui à la Réglementation sur les Mutuelles d Epargne et de Crédit Programme d Appui à la Stratégie Nationale de Micro finance Octobre 2010
7 PCA PME PMI PNUD PV SCI SCIE SFD SIG SNMF UEMOA Président du Conseil d Administration Petites et Moyennes Entreprises Petites et Moyennes Industries Programme des Nations Unies pour le Développement Procès Verbal Système de Contrôle Interne Système de Contrôle Interne et Externe Système Financier Décentralisé Système d'information et de Gestion Stratégie Nationale de Microfinance Union Economique et Monétaire Ouest Africaine Octobre 2010
8 Tables et Figures Table 1 : Liste des 9 nouvelles instructions de la BCEAO en projet 16 Table 2 : Liste des mécanismes actuels de supervision de la loi Microfinance 24 Table 3 : Tableau de correspondance normes ISA 80 Table 4 : Etapes pour la vérification de l application du nouveau référentiel 81 Table 5 : Exemples de tests de procédure sur le portefeuille d un SFD 107 Table 6 : Tableau des erreurs types lies aux données du portefeuille crédit 108 Table 7 : Etapes de préparation à l audit des données du portefeuille crédit 109 Table 8 : Type de tests sur le portefeuille crédit 114 Table 9 : Exemple de présentation de la concentration des crédits 116 Table 10 : Exemple de stratification de la concentration des crédits 116 Table 11 : Exemple de documents constitutifs d un dossier de crédit 121 Table 12 : Questions à se poser par l auditeur sur les pièces du dossier crédit 122 Table 13 : Tests de procédures sur l'epargne 134 Octobre 2010
9 1. Introduction 1.1. Destinataires du guide Ce guide méthodologique de l audit externe est destiné en priorité aux auditeurs externes mais également à tous les acteurs du secteur de la microfinance, tels que les SFD, les investisseurs extérieurs, les bailleurs et les autorités de tutelle, dans le cadre du renforcement de l environnement de contrôle des SFD Les objectifs de l ouvrage Les objectifs de ce guide sont de sensibiliser les cabinets d audit et les autres acteurs aux spécificités de l audit externe de SFD et d offrir une approche pratique et spécifique des rôles et responsabilités de l auditeur externe. Les SFD opèrent dans un environnement spécifique, régit par un cadre légal propre, et un référentiel comptable dédié. Les relations entre contrôle interne et audit externe sont développées dans ce guide afin de pointer les synergies possibles et souhaitables entre ces deux niveaux de contrôle. L audit externe des SFD est conforme aux normes ISA, mais suit une préparation et une approche d audit particulière. Ainsi, les activités de crédit et d épargne reçoivent une attention particulière. Enfin, l audit externe a une vocation de proposer des recommandations pour améliorer le contrôle interne des SFD ; cet aspect a été mis en évidence dans l ouvrage Les enjeux L audit externe assure trois fonctions principales : 1. Certification des comptes ; 2. Vérification et évaluation des opérations et des contrôles en place ; 3. Recommandations sur bases des exceptions notées. Les chapitres de ce guide ont été rédigés pour répondre aux attentes multiples des destinataires et souligner l utilité de l audit externe aux différents acteurs du secteur. L audit externe apporte une perspective indépendante sur les comptes et sur l organisation opérationnelle des services qui permet aux conseils (CA et CS) d avoir une vision plus claire des comptes et de la gestion opérationnelle ; Les rapports d audit externe sont envoyés aux autorités de supervision et permettent ainsi un suivi global et panoramique du secteur de la microfinance ; Enfin, la revue des rapports d audit externe permet aux investisseurs extérieurs, tels que les bailleurs de fonds, d obtenir l assurance nécessaire leur permettant de décider, en connaissance de cause, des investissements dans les différents SFD. Octobre
10 1.4. Limites du guide Guide méthodologique d audit externe Les SFD se doivent d avoir mis en place le nouveau référentiel comptable (en vigueur à partir du 1 er janvier 2010), leurs manuels de procédures et leur système de contrôle interne afin de pouvoir profiter pleinement de la valeur ajoutée d un audit externe ; Ce guide intègre les notions comptables rencontrées dans le cadre des tests mais il n a pas vocation à être un manuel comptable ; Il reprend les principes d audit externe mais n a pas la prétention d être un manuel d audit externe ; Il ne vient pas en remplacement des nombreux guides d audit existants pour le secteur mais en complément de ceux-ci ; L efficacité de ce guide est également tributaire de l avancement des adoptions du projet de loi dans la zone UEMOA et à la publication définitive des instructions de la BCEAO. Cependant ce guide apporte aux étapes de l audit externe, un éclairage spécifique aux SFD et tend à préciser les étapes pratiques à considérer et à mettre en place lors de l audit externe. Octobre
11 2. Les spécificités des SFD Les SFD présents en Afrique de l Ouest dans la zone UEMOA sont de tailles et de nature diverses. De la caisse unique au plus grand réseau, tous se doivent d appliquer les principes généraux de contrôle interne. L hypothèse d une solution universelle, applicable quel que soit le système financier décentralisé semble peu réaliste. Pour être en ligne avec la réalité du terrain, ce guide propose de tenir compte du facteur de taille, repris dans trois catégories de SFD : les SFD unitaires, intermédiaires et art L ensemble des éléments contenus dans le présent guide s articule autour de ces trois catégories. Par ailleurs, la nature juridique du SFD donne un cadre à la structure des organes de gouvernance de celui-ci. La loi du 6 avril 2007 réglementant les SFD («la loi SFD») Microfinance portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés formulée par la BCEAO et édictée par le Conseil de l UEMOA précise la forme juridique que peut prendre tout SFD. Association ; S.A. ou S.à r.l. (ou leur équivalent pour les pays ou ces formes ne portent pas les mêmes noms) ; Institution mutualiste ou coopérative d épargne et de crédit Segmentation fonctionnelle : SFD Unitaire, Intermédiaire et Art.44 Les caractéristiques de la segmentation fonctionnelle sont les suivantes : Le niveau de couverture du territoire ; La taille et le volume d activité (encours des crédits et des dépôts). L ensemble des SFD de la zone UEMOA peut être rattaché à l une des trois catégories présentées dans le tableau ci-après (les valeurs en italique sont données à titre indicatif et ne servent pas directement à la classification). Catégorie I Catégorie II Catégorie III N Critères Institutions unitaire Institutions intermédiaires Institutions art.44 1 Encours des dépôts < ou = > et = > (en FCFA) 2 Encours de crédits (en FCFA) < ou = < > et < OU = > Nombre d agences et/ou de structures de base (Mutuelles d Epargne et de crédit ou coopérative) 1 ET Plus de 1 N/a 4 Nombre de clients / membres < = Plus de N/a 1 En référence à l Article 44 du Projet de loi portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés, édicté par la BCEAO et décidée le 06 avril Octobre
12 La clé de lecture du tableau est la suivante 1. Critères 1 & 2 Encours des dépôts ou des crédits : Tout SFD dont les encours de dépôts OU de crédits atteignent au moins deux milliards ( ) de FCFA appartient d office à la catégorie III «Institutions art. 44», quelles que soient les valeurs des autres indicateurs. Les SFD qui n appartiennent pas à cette catégorie poursuivent leur auto-positionnement. 2. Critère 3 Nombre d agences et/ou de structures de base & Critère 4 Nombre de clients/membres : Tout SFD, qui ne répond pas positivement aux critères 1 & 2, qui ne possèderait qu une agence ET qui a moins de clients/membres, appartient d office à la catégorie I «Institutions unitaires». 3. Par défaut, les SFD qui n ont pas pu se positionner en catégorie III ou en catégorie I appartiennent à la catégorie II. Exemple 1 1 Encours des dépôts (en F CFA) Art 44? 4 2 Encours de crédits (en F CFA) Art 44? 8 3 Nombre d agences et/ou de structures de base 14 Critères cat. I? N/a 4 Nombre de clients/membres Critères cat. I? N/a Catégorie Identifiée : III - Institutions art.44 Exemple 2 1 Encours des dépôts (en F CFA) Art 44? 8 2 Encours de crédits (en F CFA) Art 44? 8 3 Nombre d agences et/ou de structures de base 1 Critères cat. I? 4 4 Nombre de clients/membres Critères cat. I? 8 Catégorie Identifiée : II - Institutions intermédiaires Exemple 3 1 Encours des dépôts (en F CFA) Art 44? 8 2 Encours de crédits (en F CFA) Art 44? 8 3 Nombre d agences et/ou de structures de base 1 Critères cat. I? 4 4 Nombre de clients/membres Critères cat. I? 4 Catégorie Identifiée : I - Institutions unitaires Octobre
13 2.2 Forme juridique des SFD : S.A./S.à r.l., mutuelles/coopératives, associations Dans la loi SFD édictée par la BCEAO, trois formes juridiques sont possibles (art 15): Association ; Société Anonyme (S.A.) ou société à responsabilité limitée (S.à r.l.) ; Société Coopérative ou Mutualiste. Les associations Les SFD peuvent adopter le statut associatif, plus souple en matière d organisation interne que la société coopérative d épargne et de crédit. Le SFD peut ainsi être plus proche du milieu social environnant, notamment en intégrant les autorités coutumières dans le fonctionnement de la caisse ou peut, au contraire, opter pour une professionnalisation complète des fonctions techniques (comme la gestion du crédit et le contrôle interne). La loi SFD définit à l article premier ce qu il faut entendre par association : «Groupement de personnes qui répond à la définition donnée par la loi nationale y afférente». Les institutions mutualistes ou coopératives d épargne et de crédit La définition précisée à l article premier de la loi SFD précise qu il s agit d un «groupement de personnes, doté de la personnalité morale, sans but lucratif et à capital variable, fondé sur les principes d union, de solidarité et d entraide mutuelle et ayant principalement pour objet de collecter l épargne de ses membres et de leur consentir du crédit». Les S.A. ou S.à r.l. Enfin, les SFD qui ont choisi la forme de sociétés commerciales : elles répondent alors également aux dispositions du droit OHADA. 2.3 Obligation du recours à un Commissaire aux Comptes Le recours aux services d un Commissaire aux Comptes pour la certification annuelle concerne deux types de SFD dans le cadre de cette segmentation fonctionnelle : Les SFD entrant dans le cadre de l article 44 de la loi SFD (encours de crédit et/ou d épargne > 2 Milliards XOF) ; Octobre
14 Les SFD ayant adopté une forme SA Les SFD ayant adopté une forme SARL dans le cas où une des conditions suivantes est satisfaite : - Capital social > 10 Millions XOF ; - Chiffre d affaires > 250 Millions XOF (pour les SFD, comme pour les banques, la notion de CA est à rapprocher de celle de Produit Net Bancaire) ; - Effectif employé ETP > 50. (Conditions applicables OHADA) 2.4 La conformité légale de l organisation et du fonctionnement du SFD : les conditions de gouvernance Comme indiqué dans la section précédente, les SFD de la sous-région peuvent recourir à plusieurs types de statuts juridiques, avec des différences importantes : Les sociétés coopératives ou mutualistes ; Les associations; Les sociétés commerciales (notamment Sociétés Anonymes ou sociétés à responsabilité limitée) ; Le mode et les conditions d exercice de la gouvernance sont entièrement déterminés par le statut juridique adopté : Les IMCEC, qui ressortent essentiellement de la loi SFD, voient leur gouvernance organisée et partagée autour d un Conseil d Administration, d un Conseil de Surveillance (organe de contrôle), d un ou de plusieurs Comités de Crédit (organe de décision sur l application opérationnelle de la politique de crédit et sur l octroi des financements), et d une direction exécutive responsable de l implémentation de la politique de développement de l institution. Cette distribution des pouvoirs (d orientation et de suivi, de contrôle, de décision sur les engagements, et de management opérationnel) se décline de façon homothétique à chaque échelon des IMCEC structurées en «réseau» : Caisse Locale, Union, Fédération («faîtières») ; Les Associations ou ONG sont structurées autour d un Conseil d Administration et d une Direction ou d un Secrétariat Général ; Les SA, assujetties aux règles OHADA de droit commercial, ont une organisation du pouvoir clairement distribuée entre le CA et la Direction exécutive. Le fonctionnement de la gouvernance, tel que défini dans la loi et dans les statuts et règlements intérieurs constitue un facteur de risque central de la plus haute importance, notamment dans les SFD à forme mutualiste ou associative. Il appartient donc à l auditeur externe d être particulièrement vigilant sur la réalité de l exercice des pouvoirs au sein des organes dirigeants de ces SFD. Mais au-delà de ces aspects relatifs au respect des textes et procédures juridiques, il appartient à l auditeur de s assurer que chacun des types d organe dirigeants est bien constitué conformément à son «objet» et exerce pleinement les compétences et responsabilités qui lui reviennent sans interférences abusives, notamment de la Direction exécutive de Octobre
15 l institution. Le risque de fonds à évaluer porte clairement sur la possibilité que le pouvoir effectif au niveau stratégique et opérationnel soit concentré de fait entre les mains d un petit nombre de dirigeants s exonérant de tout contrôle effectif de la part des partenaires de l institution (membres associés, sociétaires et leurs représentants, actionnaires ) avec des dangers de dérive pouvant avoir des impacts financiers très importants. 2.5 Les principaux acteurs partenaires du développement des SFD Catégories d acteurs Quatre catégories principales d institutions entretiennent avec les SFD des relations professionnelles et contribuent à leur développement, selon une configuration qui est à peu près analogue dans les 8 pays de la sous-région : Politique nationale et de promotion de la micro finance Apport de fonds propres refinancement Banques commerciales Investisseurs privés MIF Bailleurs de fonds Agences de développement Auditeur externe Prestataires spécialisés Association Professionnelle SFD Agence de rating Direction nationale Micro finance Ministère(s) Développement économique/social Cellule de Contrôle et Suivi Direction de la Micro finance Ministère des finances BCEAO Contrôle de Régulation / Supervision Audit externe Figure 1 : Les principaux acteurs partenaires du développement des SFD Les Autorités monétaires (BCEAO & Commission bancaire) et les ministères des finances qui assurent la surveillance du secteur (au même titre que pour les banques et les établissements financiers) ; Les acteurs qui viennent en appui aux SFD dans le cadre de la politique nationale de la promotion de la microfinance dirigée par un ministère fonctionnel et par les associations professionnelles ; Les opérateurs de financement plus spécifiquement orientés vers la microfinance ; Les opérateurs d audit externe ou de rating. Octobre
16 Rôle de chacun des acteurs Guide méthodologique d audit externe La politique nationale de la microfinance est assurée par les structures d appui et de promotion du secteur. On citera: En premier lieu les Directions Nationales de la Microfinance au sein de Ministères fonctionnels orientés vers le développement économique et social. Elles ont en charge la conception et le suivi gouvernemental de la politique nationale de développement de la microfinance mentionée dans les Lettres Sectorielles ou les Plans stratégiques, eux-mêmes partie des Stratégies de Lutte contre la Pauvreté. En tant que telles, elles mènent les actions nécessaires pour réunir les financements nécessaires à la mise en œuvre des Plans d actions nationaux «Microfinance», en relation avec les Agences internationales de coopération mutli ou bilatérales et en assurer le suivi. A titre d exemple: la DMF au sein du Ministère de la Famille, la Solidarité nationale, l entreprenariat et la microfinance au Sénégal ou la Direction du Crédit décentralisé au sein du Ministère de l'aménagement du Territoire et des collectivités locales au Niger. Les Associations professionnelles nationales de Microfinance Leurs adhérents sont constitués des principaux SFD de chaque Etat membre. Leur vocation est de représenter le secteur vis-à-vis de l Administration et de tous les partenaires de la microfinance, d apporter des appuis mutualisés aux SFD sur le plan technique et en matière de formation professionnelle, de mener les efforts de «moralisation» de la profession (codes de déontologie), d assurer un suivi des besoins du secteur en coordination avec les DNM. Le montage institutionnel de la plupart des AP/SFD a été appuyé depuis le début des années 2000 par des projets des Ministères de tutelle et sur financement d Agences de coopération internationales. La loi SFD du 6 avril 2007 modifie sensiblement le paysage des AP/SFD dans la mesure où, son article 23 rend obligatoire l adhésion pour tous les SFD ayant reçu agrément des autorités de tutelles. Cette disposition élargira sensiblement le cercle des adhérents, mais imposera également une charge de participation (cotisation) à de nombreux SFD (notamment de petite taille) qui jusqu à présent n étaient pas associés. Les prestataires spécialisés dans l appui aux SFD ONG, projets liés à des agences de coopération, bureaux d études, GIE, structures dédiées au conseil et à l assistance technique aux SFD sont présents dans plusieurs des 8 pays UEMOA. Les opérateurs de financement plus spécifiquement orientés vers la microfinance : Trois grands types d acteurs sont rangés dans cette catégorie : 1. Les Agences de Développement coopération Nord Sud ou bailleurs de fonds, qui depuis 15 ans ont investi dans le secteur de la microfinance dans le cadre de leur appui aux stratégies de lutte contre la pauvreté et de soutien aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Les plus présentes dans la sous-région à ce titre sont la Banque Mondiale, mais également le PNUD, le FENU la BAD, la Coopération danoise et le FIDA. Le FMI est également intervenu au travers de sa filiale AFRITAC. Parmi les Agences bilatérales, les rôles de l Agence Française de Développement a été historiquement important, de même que celui de GTZ KFW dans la plupart des 8 pays. Sont également très présents sur le financement des politiques MF l agence Lux Développement, et la Coopération Technique Belge. L ACDI au titre du Canada a soutenu la structuration institutionnelle du secteur au travers du projet PARMEC, puis PRAFIDE. Les coopérations des Pays-Bas et de Suède Octobre
17 (SIDA) sont également actives de façon significative, notamment sur des projets de développement à volet crédits. Les apports financiers des Agences au secteur prennent de multiples formes allant du soutien aux politiques globales, aux financements des SFD eux-mêmes sous forme de subventions d investissement et/ou d équilibre et de lignes de crédit destinées à refinancer la distribution de crédits aux ménages et TPE formelles ou informelles. 2. Les Banques commerciales se constituent progressivement en interlocuteurs significatifs pour les SFD sur le registre du «refinancement». La problématique de l accès à des ressources de financement complémentaires à celles qu apporte la collecte d épargne (tant en quantité qu en maturité), dans un contexte où les Agences de Développement raréfient leurs offres de nouvelles lignes de crédit, et que les besoins liés à la croissance dynamique du secteur sont en forte et constante progression, se pose de plus en plus fortement. Certaines des banques spécialisées fortement orientées sur le financement de l Agriculture se sont intéressées au secteur depuis de nombreuses années, en trouvant des accords avec des réseaux SFD leur permettant d optimiser la distribution de petits crédits aux producteurs dans des périmètres spécifiques. Désormais les principales banques commerciales de la sous-région dans chacun des pays montrent leur intérêt pour de telles démarches en passant des accords de refinancement avec de grands réseaux SFD. Dans ce domaine, la fondation des Banques Régionales de Solidarité, sous l impulsion de la BCEAO dès 2004 participe de cette logique. Ces institutions, qui ont vocation à être des banques universelles implantées dans chacun des pays, ont pour objectif de développer une collecte d épargne auprès des catégories urbaines moyennes et de trouver sur le marché financier des ressources à moyen et long terme qu elles peuvent affecter à un portefeuille de crédits de refinancement aux SFD. 3. Les Fonds d Investissement Microfinance (Microfinance Investment s Funds ou Vehicles) sont des acteurs relativement neufs pour la plupart d entre eux, notamment dans la zone UEMOA. La plupart se sont développés dans les pays du Nord dans le but spécifique d investir en fonds propres ou quasi fonds propres dans les IMF du Sud. Ils relèvent de deux catégories complémentaires : - FIM à vocation purement commerciale : compte-tenu de la montée en puissance des capacités Capital dans les SFD qui leurs paraissent les plus prometteurs en termes de profitabilité potentielle ; - FIM à vocation «éthique» dont l activité s inscrit dans la coopération Nord Sud avec le but d accompagner les SFD non seulement sur leurs besoins en FP, mais également sur le plan technique (professionnalisation/bancarisation). Les critères d intervention s appuient sur des considérations qui vont au-delà de la simple viabilité financière, s intéressant à l impact économique et social des entités sur leurs zones d intervention. Les opérateurs d audit externe et de rating Deux catégories pour rappel: 1. Les cabinets d expertise comptable inscrits au tableau de l ordre de chaque Etat, habilités à procéder à des services de commissariat aux comptes et à des prestations d audit comptable et financier ; Octobre
18 2. Les opérateurs de rating accentuent progressivement leur présence auprès du secteur. Leur objet social est d apporter aux SFD des prestations de services de notation (sur leur situation financière, mais aussi plus récemment sur leur impact social), dans le même esprit que celui des grandes agences de notation internationales vis-à-vis des entreprises à la recherche de partenaires de financement. Pour les SFD demandeurs, pour qui le service est payant, il s agit de mettre en avant leur souci de transparence et leur volonté de présenter auprès de leurs partenaires techniques et financiers un outil d évaluation crédible de leur situation et de leur capacité de développement. La plupart des 50 grands réseaux SFD de l UEMOA ont fait procéder une ou plusieurs fois à leur notation (parfois avec l appui financier d un de leur partenaire bailleur de fonds). Les principaux intervenants sur le rating d IMF dans la sous région sont Planet Rating, Microfinanza et Microrate. 2.6 Cadre légal Le modèle dominant de SFD dans les 8 pays de l UEMOA est celui des IMCEC (Institutions Mutualistes ou Coopératives d Epargne et de Crédit). Cependant nombre de SFD recourent à d autres types de statuts sur des bases relativement diversifiées : Association, ONG, Sociétés de nature commerciale Ainsi, le tableau suivant, qui répertorie le cadre légal global dans lequel évolue le secteur de la microfinance fait un rappel des différents dispositifs légaux auxquels les différentes catégories de SFD peuvent être assujetties sur le plan des conditions statutaires. Le cadre légal régissant le secteur de la microfinance est la loi PARMEC. Le projet de loi portant règlementation des SFD adopté par le conseil des ministres de l UEMOA du 6 avril 2007 se substitue à la loi PARMEC aussitôt qu il est transposé en droit national. A la date de rédaction du guide, trois pays (Sénégal, Guinée Bissau et Burkina-Faso) ont adopté la loi microfinance. Il faut souligner que le nouveau cadre légal introduit par l acte uniforme UEMOA du 6 avril 2007 se traduira dans son application stricte par l obligation pour tout SFD d obtenir l agrément des autorités de surveillance avant toute activité opérationnelle. Il en découle qu un grand nombre de SFD non ou peu formalisés en tant que tel (volets crédits de projets de développement, Groupement d Epargne et de Crédit isolés ) se verront dans l obligation d obtenir cet agrément avant Dans le cas contraire, ils devront cesser leurs activités, ou fusionner avec des SFD existants ayant l agrément. Octobre
19 Intitulé du texte Date d adoption Contenu légal Loi portant réglementation des institutions coopératives ou mutualistes d épargne et de crédit (PARMEC) Décrets portant réglementation des institutions mutualistes ou Coopec Convention-cadre régissant les structures ou organisations non constituées sous forme mutualiste ou coopérative et ayant pour objet la collecte de l épargne et/ou l octroi de crédit Instructions relatives à l application de la réglementation régissant les Systèmes Financiers Décentralisés Instruction N 01 Instruction N 02 Instruction N 03 Instruction N 04 Instruction N 05 Instruction N 06 Conseil des ministres UMOA 30 décembre 1993 Conseil des ministres UMOA 30 décembre 1993 Conseil des ministres UMOA 3 juillet 1996 BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 Droit financier réglementant des SFD (statuts, agrément, organisation, contrôle, normes comptables et prudentielles, supervision, procédures préventives et collectives ) ; Pour les IMCEC (Institutions Mutualistes ou Coopératives d Epargne et de Crédit) la loi intègre de façon substitutive le droit des Sociétés Coopératives, qui ne s applique que par dérogation. ; La loi (article 8) exclu les SFD du champ d application de la loi bancaire). Texte d application de la loi. Dispositions particulières s appliquant aux SFD associatives et ONG. Relative à l'obligation pour les systèmes financiers décentralisés de produire des états financiers. Relative au regroupement des postes de la situation patrimoniale. Relative à la classification des crédits sains selon la durée initiale de remboursement. Relative au déclassement des crédits en souffrance et à leur provisionnement. Relative aux créances et dettes rattachées. Relative aux modalités de détermination des ratios prudentiels. Octobre
20 Intitulé du texte Date d adoption Contenu légal Instruction N 07 Instruction N 08 Projet de loi relative à la Réglementation des SFD uniforme. Décrets portant réglementation des SFD Instructions relatives à l application de la réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés BCEAO 10 mars 1998 BCEAO 10 mars 1998 Conseil des Ministres UEMOA 6 avril 2007 Conseil des ministres UEMOA 6 avril 2007 Octobre 2009 En attente Relative à l obligation pour les institutions mutualistes ou coopératives d épargne et de crédit à produire un rapport annuel. Relative à l'obligation pour les structures ou organisations non constituées sous forme mutualiste ou coopérative et ayant pour objet la collecte de l'épargne et/ou l'octroi de crédit de produire un rapport annuel. Droit financier concernant la réglementation des SFD (statuts, agrément, organisation, contrôle, normes comptables et prudentielles, supervision, procédures préventives et collectives ) ; Pour les IMCEC (Institutions Mutualistes ou Coopératives d Epargne et de Crédit), la loi intègre de façon substitutive le droit des Sociétés Coopératives, qui ne s applique que par dérogation (art 3) ; Processus de transposition en cours. Texte d application de la loi ; Processus de transposition en cours. Les instructions BCEAO viendront se substituer aux 8 instructions existantes dans les différents domaines couverts. Référentiel comptable spécifique des SFD Loi portant réglementation bancaire BCEAO 2008 Conseil des ministres UEMOA BCEAO Nouveau référentiel se substituant au plan de compte inclus dans l instruction N 01 du 10 mars 1998 principes comptables et plan de compte détaillé ; Applicable à compter de l exercice Application aux structures faîtières de réseaux IMCEC doté d un organe financier ; Art 120 de la loi du 6 avril 2007 «Toute structure faîtière peut se doter d un Organe Financier. L OF est crée sous forme de Société à Capital Variable obéissant aux règles d action mutualiste ou coopérative. Il a le statut de Banque ou d Etablissement Financier et est régi, sauf dérogation, par les dispositions de la loi portant réglementation bancaire». Octobre
21 Intitulé du texte Date d adoption Contenu légal Décret-cadre relatif au calcul du taux effectif global Loi portant définition et répression de l'usure Directive N 07/2002/CM/UEMOA relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux dans les Etats membres de l UEMOA Institution n 01/2007/RB relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux au sein des organismes financiers Règlement n 14/2002/CM/UEMOA relatif au gel des fonds et autres ressources financières dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme dans les Etats membres de l'union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) - Décision N 04/2004/CM/UEMOA portant modification de la Décision N 06/2003/CM/UEMOA du 26 juin 2003 relative à la liste des personnes, entités ou organismes visés par le gel des fonds et autres ressources financières, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme dans les Etats membres de l UEMOA, Conseil des ministres UEMOA BCEAO Conseil des ministres UEMOA BCEAO Conseil des ministres UEMOA Juillet 2002 BCEAO 2 juillet 2007 Conseil des ministres UEMOA 2002 Conseil des ministres UEMOA 5 juillet 2004 Normes de calcul du TEG sur les crédits et conditions d affichage à respecter. Modalités spécifiques d applications pour les SFD. Obligation de déclaration sur les opérations atypiques. Obligation de déclaration sur les opérations atypiques. Obligation de déclaration sur les opérations suspectes et leurs auteurs. Obligation de déclaration sur les opérations suspectes et leurs auteurs. Octobre
22 Intitulé du texte Date d adoption Contenu légal OHADA Acte Uniforme Traité relatif à l harmonisation du droit des affaires en Afrique 17 octobre 1993 Le traité institue la primauté des Actes Uniformes sur le droit national et leur applicabilité directe. 1. Droit commercial général, 2. Droit des sociétés commerciales et du groupement d intérêt économique, 3. Droit des sûretés, 4. Procédures simplifiées de recouvrement et des voies d exécution, 5. Procédure collective d apurement du passif, 6. Droit de l arbitrage, 7. L organisation et l harmonisation de la comptabilité des entreprises, 8. Les contrats de transport de marchandises par route. Décret d application 6 avril 2007 : Les SFD non constitués sous forme mutualiste ou coopérative demeurent soumis aux législations spécifiques qui régissent leur constitution, organisation et fonctionnement Art 36 de la loi SFD du 6 avril 2007 Un SFD peut créer, si besoin, des sociétés de service en vue de satisfaire les besoins de ses membres et de réaliser ses objectifs, sous réserve de se conformer aux dispositions légales régissant la constitution et le fonctionnement de telles sociétés. Art 126 de la loi SFD du 6 avril 2007 Les dispositions de droit commun relatives au règlement préventif, au redressement judiciaire et à la liquidation des biens sont applicables aux SFD tant qu il n y est pas dérogé par les dispositions de la présente loi. Art 130 de la loi SFD du 6 avril 2007 Les procédures de redressement judiciaire et de liquidation ne peuvent être ouvertes qu après avis conforme des autorités monétaires. Octobre
23 Intitulé du texte Date d adoption Contenu légal Code CIMA et Règlements associés Traite instituant une organisation intégrée de l'industrie des assurances dans les états africains 15 février 1995 Ce code constitue la réglementation unique qui remplace les réglementations nationales en matière d'assurances dans les Etats Africains de la Zone Franc Art 36 de la loi SFD du 6 avril 2007 Un SFD peut souscrire des contrats d assurance en vue de couvrir les risques liés à ses activités et souscrire également toute assurance au profit de ses membres ou de sa clientèle à titre individuel ou collectif. Réglementation des Mutuelles de santé et de prévoyance Cadre légal statut associations et ONG Législations nationales disparates Législations nationales disparates Les SFD commercialisant des solutions d assurance sont tenus de respecter certaines des dispositions CIMA, notamment en qualité d intermédiaire en opérations d assurance Sénégal : loi 2003 Mali : loi 1996 Contraintes réglementaires à intégrer par les SFD offrant des services «couverture santé» par le biais de mutuelles liées Les SFD sous statut associatif ou d ONG sont assujettis au statut légal correspondant pour tous les aspects non couverts par la loi SFD du 6 avril Octobre
24 Intitulé du texte Date d adoption Contenu légal Réglementation Conseil Régional de l'epargne Publique et des Marchés Financiers CREPMF Instruction du CREPMF de l UEMOA n 01/97, article 1 décision du Conseil des Ministres de l'umoa 3 juillet 1996 Les SFD peuvent être habilités à émettre : - des Titres de Créance Négociables ; - des obligations par placement privé sur le marché financier ; - ou par appel public à l épargne (diffusion de titres audelà de 100 personnes). Application de la réglementation édictée par le CREPMF ; Dans le cas d émission de TCN, agrément de la BCEAO6 nécessaire ; Dans l UEMOA, les TCN sont constitués des bons du trésor (BT), des bons des institutions financières régionales (BIFR), des certificats de dépôts (CD), des BEFI et des billets de trésorerie. Ces trois catégories sont susceptibles d être émises par les IMF. Instruction N 01/2006/SP 31 juillet 2006 Instruction relative aux Emissions de la monnaie électronique et aux établissements de monnaie électronique qui concernent aussi les SFD qui après obtention de l agrément de la Banque Centrale peuvent exercer les activités de monnaie électronique conformément à l article 10 de l instruction Table 1 : Liste des 9 nouvelles instructions de la BCEAO en projet 1. Instruction n... relative aux données périodiques à transmettre par les systèmes financiers décentralisés au ministre charge des finances, à la banque centrale et à la commission bancaire de l'union monétaire ouest africaine (Umoa) + annexe : données périodiques à transmettre 2. Instruction n relative au commissariat aux comptes au sein des systèmes financiers décentralisent des états membres de l'union monétaire ouest africaine (UMOA) 3. Instruction n relative à la mise en place d'un fonds de sécurité ou de solidarité au sein des réseaux d'institutions mutualistes ou coopératives d'épargne et de crédit des états membres de l UMOA 4. Instruction n relative à la mise en œuvre du contrôle dans les systèmes financiers décentralisent des états membres de l'union monétaire ouest africaine (l UMOA) 5. Instruction n relative à l'obligation pour les systèmes financiers décentralisent des états membres de l'union monétaire ouest africaine (l UMOA) de produire un rapport annuel Octobre
25 6. Instruction n relative au retrait de la reconnaissance des groupements d'épargne et de crédit en activité dans les états membres de l'union monétaire ouest africaine (l UMOA) 7. Instruction n déterminant les éléments constitutifs du dossier de demande d'agrément des systèmes financiers décentralisés dans les états membres de l'union monétaire ouest africaine (l UMOA) 8. Instruction n relative aux règles prudentielles applicables aux systèmes financiers décentralisé des états membres de l'union monétaire ouest africaine (Umoa) 9. Projet d'instruction n../2009/rb fixant les modalités de contrôle et de sanction des systèmes financiers décentralisent par la banque centrale des états de l'afrique de l'ouest et la commission bancaire de l'union monétaire ouest africaine Octobre
26 2.7 Historique du développement institutionnel de la microfinance dans la zone UEMOA La situation globale du secteur de la microfinance dans la zone UEMOA résulte d un double mouvement : D une part, au cours des années se sont structurées dans la plupart des 8 pays des Coopec (Coopératives d épargne et de crédit) sur le modèle des grands réseaux mutualistes existants en France (Crédit Agricole, Crédit Mutuel). Les coopératives étaient rassemblées au sein de mouvements contrôlés par l Etat et affiliés à une Caisse Nationale publique. Dans la lignée de ce modèle institutionnel initial, très orienté sur la collecte de l épargne et le financement du secteur rural, se situent par exemple des institutions comme les RPCB au Burkina (1972), la FUCEC au Togo (1983), les CREP/BNDA en Cote d Ivoire (1976) Ces institutions étaient soumises pour partie à la loi bancaire (pour leur organe financier central) et pour partie à la législation nationale applicable aux coopératives. L échec financier de nombre des Caisses Centrales publiques a fortement mis en cause ce modèle dans les années D autre part, dans la seconde moitié des années 80 on a assisté à l émergence, dans la lignée d un phénomène en cours dans nombre de pays en développement, de nouvelles institutions aux activités clairement orientées vers les populations urbaines ou rurales exclues de tout service financier par les établissements existants (banques, Caisses d Epargne postales), qui allaient incarner la «microfinance» en UEMOA. Pour certaines, elles se rattachaient à la philosophie mutualiste et coopérative (le CMS au Sénégal en 1988, ACEP en 1993 ou Kafo Jiginew au Mali en 1987, pour d autres elles étaient structurées sur une base associative (comme les Caisses Villageoises exemple : les CVECA du pays Dogon en 1986), pour d autres enfin, elles étaient rattachées à des projets de développement rural gérés par des ONG avec un volet crédit. D emblée, ces IMF se sont distinguées par deux approches différentes : - les unes, dans la logique «Grameen bank» se positionnant en «distributrices» de microcrédits (essentiellement solidaires), - les autres axant leur démarche sur la logique de l épargne comme préalable à l accès au crédit (mutualistes). L effervescence du secteur conduisit au début des années 90 les Autorités monétaires (la BCEAO) à mettre en place un processus de création d une réglementation applicable au secteur, avec l appui technique de l ACDI et de la DID (coopération canadienne). Le résultat en fut la loi PARMEC et ses textes d application, transposés dans le droit des 8 pays de la sous-région dans les années 94 à 96. Le cadre légal mis en place, sous forme de décret uniforme du conseil des ministres de l UEMOA était très fortement orienté vers les IMF de type Coopec. Ainsi, les IMF sont essentiellement désignées comme SFD (Systèmes Financiers Décentralisés) par référence aux dispositifs mutualistes composés de Caisses Locales regroupées en Union, Fédérations et Confédérations. Cependant, les débats menés autour du dispositif PARMEC lors de sa préparation entre les Autorités monétaires (AM), les Ministères des Finances nationaux, les partenaires techniques et financiers concernés, les structures professionnelles en émergence ont aboutit à élargir le concept aux autres formes juridiques d IMF de type «para mutualiste» (réseaux associatifs), sociétés commerciales, institutions non mutualistes diverses de type «fondations» ou associations «d utilité publique» en leur ouvrant la possibilité de reconnaissance et d agrément dans le contexte de la «convention cadre». Octobre
27 Au total, sur environ 2000 IMF intervenant à ce jour dans les 8 pays (dont une cinquantaine de grands réseaux mutualistes et une multitude de micro-institutions), environ 75% relèvent de la logique coopérative (IMCEC), le reste se rattachant au régime de la convention cadre. Les nouvelles dispositions proposées par l acte uniforme du 6 avril 2007 ont pour résultat premier d unifier le régime réglementaire de l ensemble des IMF de la sous-région, indépendamment de leur nature juridique, exonérant donc les IMF non IMCEC de la contrainte anxiogène de la «convention cadre», qui n est valable que 5 ans et renouvelable sous examen des Autorités monétaires (AM). Dans le même temps, elles sont très fortement incitatives à un renforcement de la professionnalisation du secteur, obligeant les IMF de toute catégorie à obtenir un agrément en bonne et due forme des AM (suppression du régime de la reconnaissance simple), à rapporter à la tutelle et aux AM et à adhérer aux Associations professionnelles nationales. Elles devraient entraîner à terme une disparition des groupements de fait d épargne et de crédit et une tendance forte à la concentration du secteur. Le cadre général du dispositif de supervision des SFD dans l UEMOA La supervision des SFD répond aux objectifs généraux de surveillance qui incombent aux Autorités monétaires régionales et nationales de l UEMOA : - gestion de la masse monétaire ; - contrôle prudentiel ; - protection de la stabilité du système financier ; - protection de l épargne publique. Les modalités d organisation du dispositif de supervision des SFD ont été définies dans le cadre de la loi PARMEC (1993) et de ses textes d application. Le principe retenu a été que la supervision incombe aux Autorités monétaires de chacun des états membres, représentées par les Ministères des Finances, en collaboration avec la Commission bancaire de l UEMOA et la BCEAO. La fonction de supervision sectorielle couvre les fonctions suivantes : - Agrément des institutions - Contrôle sur pièces et sur place o o Le contrôle sur pièces s appuie notamment sur les obligations de transmission périodique d états financiers et d indicateurs standards. Le contrôle sur place porte sur la conformité du SFD avec l ensemble de la réglementation spécifique existante et sur la régularité de son fonctionnement - Suivi du respect des ratios prudentiels définis par la BCEAO pour le secteur - Suivi des équilibres financiers globaux du secteur - Autorisations et actions portant sur toute procédure de restructuration (fusion/scission) ou de mise en administration provisoire/liquidation et retrait d agrément. Le schéma suivant décrit l architecture globale du dispositif mis en place pour l exercice des fonctions de contrôle et qui est progressivement monté en puissance jusqu à ce jour. Octobre
28 Ministère des Finances Cellule de suivi/contrôle des SFD Autorités de tutelle BCEAO Direction de la Micro Finance Commission Bancaire Secrétariat de la CB Contrôle sur pièce Coordination annuelle et suivi trimestriel pour le contrôle sur place Contrôle sur pièce Contrôle sur pièce Rapports de contrôle internes transmis aux autorités de surveillance IM CEC Faîtière IM CEC Organe Financier SFD sous convention cadre GEC, Associations IM CEC non affiliés Unions/Fédérations IM CEC Union IM CEC Institution de Base Contrôle interne sur pièce et sur place IM CEC Institution de Base Contrôle sur pièce = remontée périodique d états financiers et d indicateurs + toute information requise par les autorités Source : Arthur GOUJON IDLO Dans un contexte où le nombre total de SFD identifiés dans la sous-région était encore assez réduit (un peu plus d une centaine) et où leur poids financier était faible (quelque pourcents de la masse monétaire), cette organisation du dispositif de contrôle présentait deux grands avantages : - Elle permettait une approche de contrôle sur pièce et sur place et de suivi financier du secteur au plus près des réalités locales, - Elle concentrait principalement les interventions de la BCEAO, dont la Direction de la Microfinance est située à Dakar, sur un nombre limité d entités, i.e. les faîtières des IMCEC organisées en réseau. La loi leur fait en effet obligation d assurer le contrôle interne de leurs unités de base et c est sur les résultats de ce dernier que les travaux de contrôle des Autorités monétaires peuvent s appuyer dans leur mission propre. Concernant les procédures d agrément, les décisions de sanction vis-à-vis des SFD non conformes ou en irrégularité de gestion et les décisions portant sur les opérations de restructuration et/ou de redressement/liquidation, les Ministère des Finances, en tant qu Autorités monétaires nationales, sont également en première ligne. Par ailleurs, au-delà de la fonction de surveillance du secteur, les Ministères des Finances se sont également vus attribuer dans les différents pays la compétence de définition et de promotion de la politique nationale sectorielle microfinance. Les cellules de suivi et de contrôle mises en place ont donc pris en charge, en plus de leur fonction de surveillance, l accompagnement du développement du secteur, le suivi statistique de ses évolutions, des actions de promotion et d appui à la structuration interprofessionnelle Octobre
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