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Timestamp: 2018-06-21 06:02:17+00:00
Document Index: 26489353

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Signature officielle le 20 décembre 2012 du Schéma Régional Climat Air Energie entre M. Nacer MEDDAH Préfet de Lorraine, Jean Pierre MASSERET Président de la Région et Daniel Béguin Vice-Président. Les priorités à horizon 2020 et 2050 sont de répondre aux enjeux du changement climatique, en définissant les orientations et objectifs en matière de demande énergétique, de lutte contre la pollution atmosphérique, de développement des énergies renouvelables, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'adaptation aux effets probables du changement climatique.
Le SRCAE s'accompagne en outre du Schéma Régional Eolien (SRE) qui recense les communs disposants de zones favorables susceptibles d'accueillir des éoliennes.
Intervention de Jacqueline Fontaine :
Les documents que nous examinons ce jour préfigurent le nouveau paysage énergétique de demain.
Il s’agit d’engager la transition énergétique de nos territoires et de nos activités dans tous les domaines de la vie.
Même si on peut regretter que le SRCAE ne soit pas opposable et que son délai soit trop court, sur une trop faible période de 6 ans, le chemin est tracé.
Pour la Lorraine les choix du SRCAE sont pertinents en ce sens qu’ils priorisent d’abord les économies d’énergie
Nous devons résolument nous engager dans la décroissance énergétique pour une qualité de vie au moins équivalente.
C’est pour nous aussi, Ecologistes, l’occasion de mettre en perspective la sortie définitive du nucléaire, prétendument moins cher, mais infiniment plus dangereux pour nos populations et pour la planète.
Nous devons nous placer à l’horizon 2030/2040 et concevoir dès à présent le paysage énergétique de la France et de la Lorraine en particulier.
Le Président le disait ce matin, nous devons consommer moins d’énergie et produire mieux et j’ajouterai, pour vivre mieux dans un environnement plus sain.
Il nous semble contrairement à ce que nous a dit Mr Roth que le développement économique ne doit pas se faire au détriment de la santé de nos compatriotes et il faut exiger que les entreprises soient vertueuses en matière de préservation de la qualité de l’air
Moins énergétivores et disposant d’une énergie sécurisée et décentralisée sur l’ensemble de nos territoires nous serons à même de vivre plus heureux des ressources que la vie nous prodigue et de l’énergie considérable que le soleil, formidable surgénérateur, déverse sans compter sur notre belle planète,
Cet avenir-là, chers collègues, est très largement à notre portée. Il nous offre aussi une opportunité extraordinaire : Faire de la transition énergétique le levier de croissance et de développement humain pour les 20 ou 30 années à venir.
Les emplois dans ces nouveaux métiers de l’isolation et de la performance énergétique seront nombreux, non dé localisables, accessibles aux petites et moyennes entreprises.
Pour cela Nous devrons utiliser toutes les techniques disponibles, et à venir pour traquer les moindres pertes d’énergie et améliorer sans cesse les process de production et de distribution.
Notre débat de ce matin est crucial.
Il est éthique car nous nous devons de réduire la facture énergétique qui pèse trop durement sur les familles les plus démunies.
Il est technique car il nous oriente résolument vers une société moins dispendieuse d’énergie utilisant au mieux les bios ressources et le génie humain.
Il est d’avenir car ces priorités vont nous amener à innover, à créer et à concevoir de nouveaux modes d’habitats, de nouveaux modes de transports et de nouveaux matériaux.
Pour la région lorraine le chemin sera plus long car le cap à franchir est plus important qu’ailleurs. Notre climat n’est pas des plus favorables et comme l’a rappelé Daniel, beaucoup de nos logements disposent d’une mauvaise isolation. Nos émissions de CO2 sont aussi très importantes et bien supérieures à la moyenne nationale.
Qu’importe ! C’est le courage qui caractérise les lorrains et qui va nous permettre de nous engager dans cette transition au plus tôt à l’instar de la politique déjà menée par le Conseil Régional.
Nous allons devoir aussi, même si le calendrier semble inversé puisque nous votons aujourd’hui le SRCAE, nous engager sans dogme ni préjugés dans le débat national et régional sur la transition énergétique prévu ce printemps.
Sans dogme, parce que nous devrons intégrer le devenir de Cattenom et l’émergence du gaz de houille dans ce débat
Et à ce sujet je voudrais aussi répondre à Mr Manoury (FN) qui craint de voir les paysages défigurés par les éoliennes,
Pour ma part le spectacle des éoliennes qui tournent m’inquiète moins que la vapeur qui sort d’une centrale nucléaire
et je préfère vivre dans une région d’où l’on peut apercevoir des éoliennes plutôt qu’habiter à côté d’une centrale nucléaire
Sans préjugés parce que nous devrons aussi être clairvoyants sur la réalité de nos ressources énergétiques et sur la pertinence de leur développement. Je pense notamment au formidable potentiel de la méthanation en Lorraine et à l’opportunité qui nous est offerte d’intégrer cette technologie novatrice au dossier ULCOS.
Nous devrons en définitive, faire feu de tout bois tout en sachant que la biomasse est bien renouvelable mais pas inépuisable.
C’est le pari du SRCAE lorrain, à la fois porteur d’avenir mais aussi précautionneux pour nos ressources.
C’est la raison pour laquelle nous voterons pour ce premier document de prospective énergétique qui en appellera bien d’autres, nous l’espérons.
intervention de Jacqueline Fontaine à la séance du 20 décembre 2012
Dans un contexte budgétaire tendu, nous n'avons plus qu'un seul instrument de fiscalité sur lequel nous pouvons intervenir : la taxe sur la carte grise.
Son produit est modeste au regard des dotations qui sont désormais systématiquement gelées.
· Pourtant, nous avons choisi de maintenir une exonération forte pour les véhicules moins polluants, c'est une belle démonstration de notre engagement dans la transition énergétique et de notre souci de la santé des Lorrains.
· Quant à l'augmentation d'1€ par cheval vapeur, elle correspond ni plus ni moins qu'à l'augmentation du coût de la vie, soit 2,8%.
Cette fiscalité pose cependant une vraie question car elle s'assoit sur une base fixe et aujourd'hui encore, les véhicules ECOLO sont chers et peu accessibles aux petits budgets
Pour aller plus loin, Il serait peut-être opportun de réfléchir à une progressivité de la taxe par cheval vapeur, pour faire payer davantage les véhicules dont les impacts écologiques sont confirmés et avoir un tarif moins élevé pour les véhicules plus modestes.
Nous formulons le vœu, monsieur le Président, de préparer par un travail d'expertise approfondie, ce chemin vertueux d'une fiscalité écologique et socialement plus juste dont la Région lorraine pourrait être le fer de lance.
Séance PLénière du 20 décembre 2012 - Intervention in extenso de Josiane Madelaine, vice-présidente du Comité Régional du Tourisme :
Je voudrais intervenir par 2 regards, à la fois le regard en tant que partie prenante comme Vice-présidente du comité régional du tourisme sur l'élaboration de ce schéma et vous dire que ce matin, Président, vous avez parlé des potentiels de la Lorraine, eh bien en voilà un ! Qui était, il y a encore quelque temps, je ne dirais pas inconnu mais mal considéré. Donc, aujourd'hui, la Lorraine s'engage sur le chemin d'un paysage touristique rénové.
La présentation et l'exploration de ce schéma aurait nécessité d'y consacrer un peu plus de temps. Pour ma part, c'est ce que je pense.
Je voudrais dire à certains qui sont déjà intervenus avant moi que la Lorraine ne se limite pas aux Vosges et qu'avec le réchauffement climatique, bientôt, la saison hivernale, on ne sait pas à quoi elle va se limiter.
Alors, le tourisme, tel qu'il est présenté au sein de notre Région depuis déjà 2004, est une véritable filière et une filière qui, en plus, est une filière de transversalité. Si vous avez observé le document comme je l'ai fait, le nouveau, vous constatez que le tourisme pour qu'il devienne un élément phare de la Lorraine et qui attire de nombreux visiteurs est vue en transversalité. Transversalité au niveau de la formation, car c'est un lieu de vie économique important et surtout pour les petites et moyennes entreprises sur les territoires qui souvent peuvent continuer à vivre avec l'apport du tourisme.
Pour elles, c'est aussi la formation, très importante, aujourd'hui. On en a parlé tout à l'heure. Et c'est vrai que c'est un petit peu un manque aujourd'hui, parce que, pour être très pointu au niveau touristique aujourd'hui, cela nécessite vraiment l'offre de formation la plus complète possible.
C'est aussi et surtout, je dirais, le fait des territoires. Et ça tombe bien puisque l'un des 3 axes majeurs de la Région Lorraine est la proximité et le développement des territoires, et le tourisme en est un des aspects.
Donc, le travail que nous avons devant nous, c'est faire en sorte que la Lorraine soit une destination attractive. Qu'elle devienne aussi une destination clairement identifiée, dégagée des images qu'elle a portées et qu'elle porte encore. Et qu'elle soit une destination reconnue, reconnue parce qu'elle est en capacité de recevoir et de proposer des services de plus en plus nombreux.
Notre devoir est aussi de faire reconnaitre la Lorraine comme une marque. On a cité l'Alsace tout à l'heure et l'Alsace utilise depuis longtemps son nom comme une marque. Pourquoi pas nous en Lorraine ?
Alors, les destinations phares et les thématiques qui sont contenues dans ce schéma ont été développées par Rachel (Thomas, vice-présidente au tourisme) et là-dessus il n'y a pas à y revenir, mais encore faut-il s'armer, et je dis bien s'armer, de toutes les bonnes volontés possibles pour que ce dispositif aboutisse, pour que tous les acteurs puissent s'emparer de cette communication, de ce marketing, comme on dit aujourd'hui, pour que la Lorraine, en son sein et aussi à l'extérieur devienne véritablement une destination reconnue et appréciée.
Autre objet qu'on doit regarder de près, ce sont les dispositifs s'orientant vers la qualité touristique. Il ne suffit pas de se proclamer "nouvelle direction touristique" parmi d'autres, il faut aussi le prouver en montrant la qualité que nous avons à offrir aux destinataires qui viendraient nous voir et, là-dessus, il y a aussi des outils, des outils qui sont actuellement au CRT (Comité Régional du Tourisme) et dans les offices de tourisme, qui sont à développer comme par exemple le site LORR. Egalement Lortour qui est un assemblement d'acteurs touristiques de Lorraine au service des destinataires, des touristes qui viendraient de l'extérieur mais aussi qui doit devenir, peut-être, un agrémenteur au service du tourisme des Lorrains entre eux. Je le dis parce que très souvent les Lorrains, en matière de tourisme, ne connaissent pas assez les possibilités de leur Lorraine.
Nos partenaires, ils sont nombreux, du plus petit aux plus important, ils étaient tous là pendant plus d'un an et demi, pour la construction de ce schéma.
Il y a des cibles à atteindre. Je le dis et je le répète, le public lorrain peut être la première cible à développer, à l'intérieur de notre région. Au niveau de l'immédiateté, il y a évidemment la Grande Région et là-dessus au niveau du marketing de la Grande Région, il y a déjà du travail à l'œuvre depuis 3 ans, grâce à un projet Interreg « marketing touristique » qui commence à porter ses fruits. Mais aussi le Grand Est, mais là nous travaillons également avec les CRT du Grand Est qui sont autour de nous pour valoriser ce Grand Est au niveau de la France mais aussi au niveau de l'étranger.
Ensuite, j'aurais quelques remarques à faire qui sont plus des remarques émanant de notre groupe politique.
Pour réussir ce fabuleux schéma touristique, c'est vraiment un défi, il faut y mettre de l'anticipation. Parce que si nous voulons accueillir un public de plus en plus nombreux, il faut anticiper. Et c'est vrai que, le schéma le montre très bien, nous avons des faiblesses et ces faiblesses, il faut réussir à les dépasser assez rapidement. Nous ne pouvons pas le faire tout seul. Je pense que nous pouvons essayer de faire venir en Lorraine des opérateurs privés travaillant à nos côtés.
Le premier point, ce serait l'organisation de la mobilité. Pour nous, c'est vraiment quelque chose de crucial. Quand on se déplace dans d'autres régions que la Lorraine, on voit bien que l'offre de mobilité pour accueillir et faire en sorte que les touristes se déplacent à l'intérieur de notre région est primordiale pour découvrir la multitude des sites.
Ensuite, au niveau de l'hébergement, nous avons vu dans les statistiques qu'aujourd'hui la gamme en hébergement de grande classe a évolué, mais nous serons attentifs à ce qu'un hébergement pour des familles dont les revenus sont d'un niveau populaire, qu'un niveau de confort certes attendu aujourd'hui par les touristes mais qui ne soit pas exclusivement un niveau 4 épis pour les gîtes et 3 étoiles pour les hôtels, soit vraiment mis en avant dans les années qui viennent.
J'aurais beaucoup d'autres choses à dire ...
DOB 2013 ; séance plénière du 20 décembre 2012
Je vais vous présenter une intervention en 3 parties :
Je m'attacherai d'abord à faire l'éloge de la méthode participative de la construction du DOB....
Ensuite, je vous inviterai à partager le constat de l'état de la Lorraine fait dans ce DOB, état difficile mais non dépourvu d'espoirs, oui, oui !....
Et enfin, je vous entrainerai sur le chemin des écolos, écolos que je m'efforce de représenter en l'instant.....
Premièrement, la méthode : un DOB qui s'est construit dans les meilleures dispositions de travail !
- pour la première fois depuis 2004 et la présence de la gauche aux affaires de la Région Lorraine, le budget a été élaboré dans un contexte national dirons-nous ... amical : c'est quand-même plus facile de travailler quand on est accompagné par des politiques nationales qu'on peut inspirer, renforcer et qui peuvent s'adapter à chaque région,
- mais cela signifie aussi une grande attente :
Quelle place pour notre institution dans la réforme de la démocratie territoriale, quelle autonomie financiere, quelle capacité d'action, pour que « politiques régionales » avec des « s » riment effectivement avec « UNE politique régionale » sans « s » avec ce qu'elle comporte de choix, donc ... de POSSIBILITES de choix. Dans la situation où nous sommes, issue de 10 ans de gouvernement de droite et donc de rognage systématique des marges de manœuvre financières des collectivités, dans la situation où nous sommes, nous attendons un PAS SIGNIFICATIF vers une autonomie réelle des Régions. (Aparté sur Florange, style : si on avait eu la même autonomie qu'un Land allemand, nous aurions peut-être pu mettre en place la reprise en main de notre sidérurgie façon Saar land)
- nous avons apprécié, monsieur le Président, que vous ayez mis en place les moyens d'une Co-construction réelle avec tous les partenaires, notamment avec les Lorrains à travers la démarche Lorraine 2020
- ne nous leurrons pas ! ... nous ne sommes pas satisfaits à 100% de ce DOB ... autrement nous serions socialistes ! Mais nous avons pu faire entendre notre petite musique et ça et là nous en trouvons des traces qui nous laissent à penser que nos points de vue convergent de plus en plus ... pour le bien des Lorrains et des Lorraines.
- cette méthode participative est la bonne , l'initiative du président Masseret qui précède de peu on l'espère le législateur en mettant en place la conférence régionale des compétences et des territoires va dans ce sens, conférence que les écolos réclament depuis longtemps, car cela correspond à une définition de la proximité qui est en fait synonyme de diversité : ce qui se passe en Lorraine n'est pas forcément reproductible en Aquitaine et ce qui fonctionne en Ile de France n'est pas forcément transposable en Lorraine.
2 –le constat de l'état de la Lorraine est partagé
« La structure de l'économie de la Lorraine qui a fait sa force et sa notoriété est devenue progressivement sa faiblesse »
=> Pour les écolos : nécessité de changement de paradigme
Pour aller plus loin : nous écolos pensons que l'état de la Lorraine doit être considéré comme une opportunité pour modifier sa structure économique en profondeur, ses priorités de développement également.
Nous apprécions donc :
- le souci de rapprochement de la recherche et des entreprises
- la remise en objectif stratégique du développement durable et de la transition énergétique : si vous avez été attentifs à nos campagnes nationales récentes vous savez que, outre leur valeur-ajouté intrinsèque, largement détaillée dans ce DOB, ces domaines recèlent de fort potentiel de création d'emplois non dé localisables.
- Nous nous impliquerons fortement pour que la formalisation de la Stratégie Régionale de Développement Durable soit à la hauteur des enjeux.
- L'emploi de termes comme « société plus économe », « il est impératif d'inventer un autre mode d'agir et de vivre ensemble », « société plus sobre et respectueuse de l'humain », sans que cela paraisse restrictif ou ringard, mais au contraire source de progrès et d'innovation
Nous insistons sur la nécessité :
- De considérer l'ESS comme une importante source d'innovation
- de considérer nos concitoyens comme partenaires
- de revoir la formulation de nouveaux indicateurs d'évaluation de nos politiques à la fois en termes de développement humain, d'égalité Femmes-hommes, de santé.
3- les écolos partie prenante de l'avenir de la Lorraine :
- énergie : nous sommes porteurs depuis toujours de la nécessité de la transition énergétique et nous porterons la voix des écolos Lorrains dans le débat national qui s'annonce en nous appuyant sur notre implication forte, implication qui a fonctionné dès notre entrée dans la majorité au Conseil Régional à travers la vice-présidence de Daniel B depuis 2004. (la possibilité d'exploiter le gaz de houille - énergie fossile- ne doit pas empêcher la mise en place rapide de la transition énergétique)
- agriculture : là encore, le changement de majorité nationale nous permet enfin de mettre en œuvre une de nos préoccupations, à savoir la valorisation de la filière « bio », à travers le dispositif « ambition bio 2017 ». Vous remarquerez que pour la plupart des projets suscités ou fortement soutenus par les écolos, les perspectives sont le long terme, car NOUS portons le changement dans la durée, NOUS anticipons pour mieux répondre aux défis. A l'échelle de la Région, cela pourra se traduire, entre autre, par le bio dans les restaurants des lycées lorrains et pour cela, nous vous assurons de l'implication à la fois de notre délégué à l'agriculture bio, Ahmed Remaoun et de notre VP à la santé, Jacqueline Fontaine
- développement des territoires et de la mobilité : Vandières et nos lignes TER sont plus que jamais d'actualité. Un jour, nous apprécierons encore mieux d'avoir un des potentiels ferroviaires les plus importants de France grâce à notre passé industriel en particulier
- Nous voulons être acteurs de la transformation nécessaire des esprits et des décisions politiques qui ont été fort bien mises en évidence dans ce DOB dans son deuxième axe stratégique « développement durable et transition énergétique » .
A la recherche d'autres indicateurs de richesse, les Ecolos vous font quelques propositions à étudier ;
- l'empreinte écologique,
- l'Indicateur de Développement Humain (IDH)
- l'Indicateur de Participation des Femmes à la Vie Politique et Economique (IPF),
- le Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté (BIP40)
- l'Indicateur de Santé Sociale (ISS)
Pour plus de précisions, je m'adresse là à nos collègues de l'opposition qui auraient eu quelque absence lors de notre dernière plénière ainsi qu'aux journalistes présents qui ne manquent pas d'être attentifs à notre apport dans la majorité, à l'excellente intervention de ma collègue, Josiane Madelaine, à la plénière de novembre .
En guise de conclusion, je voudrais insister dire, que nous, écolos insistons particulièrement sur la méthode de construction ouverte de ce budget.
Car, nous savons que c'est avec
. Une participation la plus large possible,
. De nouvelles manières d'apprécier les potentiels de la Lorraine
que la Région trouvera les recettes de ses succès futurs et sa capacité d'innovation et d'adaptation aux nouveaux temps
C'est ainsi que nous, écolos, imaginons que la Lorraine, toute entière, pourra enfin prendre la mesure des défis futurs.
Plénière du 9 novembre 2012 : Lorraine 2020
Discours de Ahmed REMAOUN
Monsieur le Président, monsieur le Conseiller Régional Délégué, chers collègues
Nous avons lu avec grand intérêt les trois cahiers présentant le programme Lorraine 2020 et nous venons d’écouter attentivement la présentation des cinq enjeux que Michel Dinet met en perspective en conclusion de sa mission. Après un examen attentif de son contenu, nous pouvons, en l’état, le valider et le soutenir.
Lorsque notre groupe a été sollicité, il a participé aux ateliers préparatoires. Nous nous sommes exprimés, nous avons écouté avec attention et entendu les propos des autres participants. En résumé, nous nous sommes investis dans la préparation de ce « projet ».
Vous comprendrez notre satisfaction lorsque nous avons constaté que la rédaction du rapport était en maints endroits tout à fait proches des propos échangés et des propositions faites. C’est ainsi notamment que sont préconisés des options politiques qui certes peuvent faire débat, mais sont largement partagées. Le large consensus des Lorraines et des lorrains, nécessaire pour assurer la réussite de l’ambition Lorraine 2020, s’en trouve renforcé.
Satisfaction, car, contrairement aux dires du Medef que j’ai pris plaisir à paraphraser en positivant les propos tenus dans leur courrier, vous l’avez compris, nous avons noté une réelle prise en compte des défis sociaux et environnementaux que la Lorraine EST EN DROIT de relever.
Nous tenons à rappeler haut et fort que l’écologie est au cœur de notre société, mais en est aussi le poumon, la tête et les jambes. C’est elle qui permet de créer l’écosystème nécessaire au lien social, cette richesse intangible du bon vivre ensemble. Elle crée le terreau pour la création de l’emploi non délocalisable, la dynamique des territoires, la durabilité des entreprises humaines.
Nous le répétons, l’écologie est le cœur de notre société et le nier c’est hypothéquer, pour ne pas dire condamner l’avenir de notre Région.
Nous sommes satisfaits que l’économie sociale et solidaire soit présentée comme une solution d’avenir pour garantir, mais aussi pour grandir l’économie de notre région, s’affranchissant de manière raisonnable des marchés internationaux et des finances. L’ESS héberge, en outre, une capacité d’innovation sociale incomparable. Cette source d’expérimentation est absolument indispensable à une Lorraine encore trop souvent victime des vielles recettes qui, malheureusement ne fonctionnent plus dans la triple crise actuelle, financière, sociale et écologique… Vieilles recettes que sont les industries lourdes, les grandes structures…
De même, certains ont trouvé qu’il était fait procès à la voiture individuelle, notamment dans le cadre des déplacements domicile-travail. Nous tenons à rappeler l’importance de la lutte contre les gaz à effet de serre et l’importance de la lutte contre la précarité énergétique, un jour très proche le tout-voiture ne sera plus accessible aux bas revenus.
A propos de la question énergétique, il semblerait que Lorraine 2020 affiche des positions radicales. Pour polémiquer je suis tenté de dire Tant mieux ! Mais sérieusement, n’est-il pas largement le temps d’organiser la sortie du nucléaire et au plus vite à Cattenom comme à Bure. La Transition Energétique doit être un levier (je vais faire le gars à la mode)de compétitivité, nous en sommes parfaitement d’accord et notre conseil l’a déjà mise en place pour une partie dans le domaine de l’aide aux énergies renouvelables ainsi que dans le plan régional d’aide à l’éco-rénovation.
Certes, nous avons remarqué, comme d’autres l’absence de l’économie agricole de ce gigantesque travail, mais pour faire court et ne pas vous encombrer des raisons supposées de cette omission, pouvons-nous en blâmer ce rapport, alors même que l’approche « Produit Intérieur Brut » ne lui donne la place que pour un malheureux ratio de 2,5% tout en occupant la moitié de la surface géographique de notre région, qu’il occupe 55000 actifs, en structurant et façonnant la quasi-totalité de notre paysage…
Voilà qui va dans le sens de la nécessité de réviser nos indicateurs de richesse… proposition de notre groupe que nous nous félicitons de voir intégrée dans Lorraine 2020 comme vous venez de l’entendre.
En l’état actuel de sa rédaction, nous ne pouvons donc que cautionner Lorraine 2020 et nous nous tenons à votre disposition, monsieur le Président, pour continuer notre partenariat, afin de définir les bases d’une ambition efficace et partagée, pour bien sûr faire gagner la Lorraine.
Discours de Josiane MADELAINE :
Le groupe EELV se félicite de ce document qui sort d’une vision court termiste. Ne regardons plus nos projets avec pour seule visibilité les budgets annuels, mais projetons-nous à plus long terme, une vision qui nous a sans doute manqué par le passé. Quoique, je me souviens d’un projet Chérèque pour la Lorraine qui n’a pas été repris. Le renforcement de la Lorraine, le retour de la confiance des citoyens, ne se construit pas par des annonces à court terme et une projection simplement annuelle, mais nécessite une vision prospective et nous nous reconnaissons dans cette ambition portée par la majorité.
Comment et par quelles voies la Région Lorraine en tant que chef de file, peut-elle engager les acteurs publics, économiques et associatifs sur un projet à vision 2020, comment les inviter à se libérer de logiciels économistes qui n’ont pas fait leurs preuves, des logiciels qui font aujourd’hui encore les yeux doux aux amoureux du profit à court terme, négligeant le bien vivre pour tous ?
Au-delà de faire connaître aux lorrains les actions qui nous sont propres, comment faire comprendre que nous ne sommes pas là pour poser des sparadraps mais que la Région a une ambition de chef de file sur ce territoire ?
Lorraine 2020 n’a pas mission d’assembler le puzzle lorrain aux forceps, mais d’encourager toutes les actions préfigurant un avenir plus radieux.
Le rapport final de Michel Dinet le souligne, il est aujourd’hui nécessaire d’envisager une nouvelle approche de la richesse à la fois dans l’espace des institutions, dans celui des entreprises et bien sûr dans celui de la société civile. Réfléchir à d’autres indicateurs de richesse, provoquer un débat civique sur ces questions en y associant les organisations financières internationales constituent un des enjeux importants des prochaines années.
Qu’est-ce que la richesse ? Comment mesurer le « progrès » ? Quels indicateurs pour évaluer dans chaque territoire quel que soit sa dimension, « la performance économique, le bien-être et la soutenabilité » ?
Permettez-moi de rappeler ici et nous l’avons maintes fois souligné, les graves insuffisances du PIB comme indicateur de référence de nos sociétés. Il nous semble qu’en complément du travail déjà accompli, la Région Lorraine devrait s’engager dans une réflexion du même type que celle initiée dès 2008 par le Forum pour d’autres indicateurs de richesse, qu’on pourrait définir comme un « Forum citoyen pour penser la richesse autrement ». Les indicateurs ne sont pas, pour ce collectif, des finalités. Ce sont seulement des outils au service d’autres politiques, pour peu que celles-ci aient préalablement fait l’objet d’un débat public. De nouvelles boussoles pour aider à changer de cap, ce qui suppose bien d’autres innovations, concernant notamment la finance et la monnaie. La démarche consiste à mesurer le développement régional dans toutes ses dimensions en prenant en compte le progrès social mais également la pression exercée par l’Homme et ses activités sur les ressources naturelles.
Quelques exemples d’indicateurs synthétiques de développement qui pourraient être étudiés :
- l’empreinte écologique,
- l’Indicateur de Développement Humain (IDH)
- l’Indicateur de Participation des Femmes à la Vie Politique et Economique (IPF),
- l’Indicateur de Santé Sociale (ISS)
Ce débat autour de nouveaux indicateurs de richesse concerne tous les citoyens et pas seulement les experts et les responsables politiques, la Région pourrait donc organiser une conférence citoyenne à l’instar d’autres Région, (RhA, Pays de Loire, NPDC) qui se sont déjà lancés dans cette expérience.
Les avis qui y ont été rendus prouvent, par leur qualité, la capacité d’un groupe de citoyens profanes à s’emparer de sujets complexes, et leur légitimité à s’exprimer sur la chose publique, pour peu qu’on leur en fournisse réellement les moyens.
Ce processus ne met pas en danger la démocratie représentative, il la complète, en renforce la légitimité, est stimulant d’une manière générale.
Notre groupe appelle donc de ses vœux pour que dès 2013, la participation directe des Lorrains et des Lorraines soit organisée pour déterminer au plus vite les nouveaux indicateurs d’évaluation de nos politiques régionales.
Je vous remercie. Josiane Madelaine
incidents à Cattenom en 2012
Au moment où la Commission Européenne publie une étude sur la sureté des centrales nucléaires européennes, les élus Europe Ecologie les Verts du Conseil régional de Lorraine propose une liste des incidents survenus à la centrale de Cattenom depuis le début de l'année.
Arrêt automatique du réacteur de la tranche 4 suite à un court-circuit provoqué par de l'humidité infiltrée dans un coffret électrique, au plus fort des intempéries de janvier.
Redémarrage le samedi 14 janvier
Alarme en salle de commandes suite à un dégagement de vapeur d'huile. Les équipes de secours d'EDF et les pompiers sont intervenus.
Pas d'impact sur les installations la sécurité du personnel et l'environnement.
Chutes de neige (10 à 15 cm) très localisées dans le périmètre de la centrale provoqué par la conjonction simultanée de l'activité industrielle et des conditions météorologiques
Casse-syphons non présents sur les réacteurs 2 et 3 : non-conformité de niveau 2
Un contrôle post-Fukushima (18 janvier) a mis au jour une anomalie de conception sur deux tuyauteries de traitement de l'eau des piscines de refroidissement des unités 2 et 3. L'ASN a classé cette non-conformité niveau 2 (très rare au niveau du parc nucléaire français) et a exigé que «Cattenom déploie, sans attendre, les mesures compensatoires nécessaires et se mette en conformité sous dix jours ».
Arrêt automatique du réacteur 2 suite à une panne d'alternateur.
Redémarrage le 19 février.
Alerte incendie en salle de commande : fumées dues à l'échauffement d'un appareil de chauffage dans le local technique où se trouvent les diesels. Pas d'impact sur les installations.
Arrêt automatique de la tranche 2 suite à la fermeture d'une vanne pneumatique pour l'appoint en eau de Moselle de l'aéroréfrigérant .
Redémarrage le 11 mars 2012.
Incident de niveau 1 (échelle Ines) sur l'unité de production 1 en arrêt depuis le 18 février pour maintenance.
Une coupure de la ligne haute tension Vigy-Cattenom a enclenché le démarrage des groupes électrogènes diesel. Mais certains matériels, comme ceux qui assurent la ventilation des locaux de la zone nucléaire, n'ont pu être remis en service que deux heures après la panne et non une heure comme prévu dans les règles d'exploitation provoquant un dégagement de fumée sur un aérotherme (radiateur ventilé à air chaud).
16 au 28 avril
Grève des salariés SPIE DEN
Réacteur 4 en arrêt automatiquement suite à une avarie électrique sur un disjoncteur. L'absence d'électricité sur cette partie du réseau alimentant des vannes, servant elles-mêmes à transporter l'eau jusqu'aux générateurs de vapeur, était à l'origine de cet arrêt automatique.
Redémarrage le 2 mai
Arrêt de l'unité 4 suite à un défaut sur l'alternateur
Redémarrage le 8 aout après réparation et travaux supplémentaires de maintenance
La tranche 1 redémarre avec 2 mois de retard dus aux interventions de maintenance supplémentaires, décidées au fur et à mesure de l'avancée des chantiers.
Arrêt automatique de la tranche 1 suite à un défaut d'alimentation sur la pompe d'un circuit primaire.
Redémarrage le 15 septembre
Arrêt manuel de la tranche 1 suite à un dysfonctionnement d'une carte électronique de régulation du circuit secondaire
Ace jour 3 des 4 réacteurs sont à l'arrêt
Unité 1 : arrêt manuel suite à un dysfonctionnement
Unité 2 : en arrêt pour rechargement
Unité 3 : après un arrêt programmé, le redémarrage a déjà un mois de retard
Unité 4 : en service
Le redémarrage de l'unité a eu lieu le 2 octobre et celui de l'unité 3 le 13 octobre.
Tambours filtrants : Unité 3 et 4 à l'arrêt
Trois jours à peine après le redémarrage de la tranche 3, la voilà à nouveau à l'arrêt, ainsi que la tranche 4. En cause: un tambour d'alimentation en eau de la Moselle défectueux. La panne a entraîné l'arrêt immédiat des deux tranches. Un deuxième tambour filtrant actuellement en maintenance devrait pouvoir reprendre du service aujourd'hui ou demain. La tranche 2 est toujours en arrêt pour maintenance programmée depuis le 29 septembre.
Seule l'Unité 1 est en fonctionnement et alimente le réseau d'électricité.