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Timestamp: 2017-03-30 20:43:34+00:00
Document Index: 238265963

Matched Legal Cases: ['art. 319', 'arrêt ', 'ATF ', 'art. 81', 'art. 41', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66']

6B_363/2015 (01.06.2015)
6B_363/2015 Arrêt du 1er juin 2015
Ordonnance de classement (calomnie, diffamation),
1. Par ordonnance du 22 janvier 2015, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a classé la plainte déposée par X.________ contre A.________ pour calomnie, subsidiairement diffamation, au sens de l'art. 319 al. 1 let. a et b CPP. Par arrêt du 16 février 2015, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours formé par X.________ et confirmé l'ordonnance de classement.
X.________ forme un recours en matière pénale auprès du Tribunal fédéral contre cet arrêt. Il conclut, avec suite de frais et dépens, à son annulation ainsi qu'à l'annulation de l'ordonnance de classement et au renvoi de la cause au Ministère public en ce sens que A.________ soit condamné pour injure et diffamation.
2. Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 139 III 252 consid. 1.1 p. 252).
2.1. Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41 ss CO (ATF 138 IV 86 consid. 3 p. 88).
Indépendamment des conditions posées par cette disposition, la partie recourante est aussi habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 4 et les références citées).
2.2. En l'espèce, le recourant se contente d'indiquer qu'il formulera ultérieurement des conclusions civiles. S'il se plaint d'avoir fait l'objet d'injures et de diffamation, il n'en déduit aucun dommage dont il requiert la réparation, ni tort moral. Pareille déclaration d'intention ne permet pas de comprendre en quoi résiderait le préjudice moral subi, en particulier son importance. L'absence de toute explication sur ces différents points exclut sa qualité pour recourir sur le fond de la cause.
3. Le recourant, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). L'intimé qui n'a pas été invité à se déterminer ne saurait prétendre à des dépens.