Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/azote-monoxyde-800ppm-msr-bout-2l-203708
Timestamp: 2019-04-22 04:48:01+00:00
Document Index: 305180988

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AZOTE MONOXYDE 800PPM MSR BOUT 2L : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
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MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé est indiqué, en association à la ventilation assistée et au traitement conventionnel
dans le traitement des nouveau nés d'âge gestationnel ≥ 34 semaines présentant une détresse respiratoire hypoxémiante associée à des signes cliniques ou échocardiographiques d'hypertension artérielle pulmonaire, dans le but d'améliorer l'oxygénation et éviter le recours à l'oxygénation par circulation extracorporelle sur oxygénateur à membrane (ECMO) ;
pour le traitement des poussées d'hypertension artérielle pulmonaire peri et postopératoire dans le cadre de la chirurgie cardiaque chez l'adulte et les nouveau nés, nourrissons, enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans, dans le but de diminuer la pression artérielle pulmonaire de façon sélective pour améliorer la fonction ventriculaire droite et l'oxygénation tissulaire.
Traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau né (HTAPPN)
La prescription de monoxyde d'azote en néonatologie doit être supervisée par un médecin expérimenté en soins intensifs néonataux. La prescription sera limitée aux services de néonatalogie dans lesquels le personnel soignant est formé à l'utilisation d'un système d'administration de monoxyde d'azote. MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être administré uniquement sur prescription d'un spécialiste en néonatalogie.
MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé sera utilisé chez les nouveaux nés ventilés susceptibles de nécessiter une assistance respiratoire pendant plus de 24 heures. Il ne doit être utilisé qu'après optimisation de l'assistance respiratoire comprenant l'optimisation des réglages pressions/volume courant et du recrutement alvéolaire (utilisation de surfactant, ventilation haute fréquence et ventilation avec pression positive en fin d'expiration).
Traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire associée à une chirurgie cardiaque
La prescription de monoxyde d'azote doit être supervisée par un médecin expérimenté en anesthésie-réanimation et soins intensifs dans le domaine de la chirurgie cardio-thoraciques. La prescription sera limitée aux services de soins intensifs cardio-thoraciques dans lesquels le personnel soignant est formé à l'utilisation d'un système d'administration de monoxyde d'azote. MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être administré uniquement sur prescription d'un médecin anesthésiste ou spécialiste en soins intensifs.
Hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau né (HTAPPN)
La dose maximale recommandée de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé est de 20 ppm (parties par million) et cette dose ne devra pas être dépassée. Dans les études cliniques pivots, la dose initiale était de 20 ppm. Dès que possible, et dans les 4 à 24 heures suivant le début du traitement, la dose doit être diminuée à 5 ppm, sous réserve du maintien d'une oxygénation artérielle suffisante avec cette dose plus faible. Le traitement par le monoxyde d'azote inhalé doit être maintenu à 5 ppm jusqu'à ce que la FiO2 (fraction d'oxygène dans l'air inspiré) nécessaire pour assurer une oxygénation artérielle satisfaisante soit inférieure à 0,60.
Le traitement peut être maintenu pendant une durée allant jusqu'à 96 heures ou jusqu'à restauration de la saturation artérielle en oxygène et la possibilité d'envisager une épreuve de sevrage du traitement par le monoxyde d'azote. La durée du traitement est variable, mais généralement inférieure à quatre jours. En cas d'absence de réponse au traitement par le monoxyde d'azote inhalé, voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.
Les tentatives de sevrage du traitement par monoxyde d'azote doivent être effectuées lorsque l'assistance respiratoire est diminuée de façon importante ou après 96 heures de traitement. La dose sera alors diminuée de 1 ppm par intervalle de 30 minutes à une heure. En l'absence de modification de l'oxygénation pendant l'administration de monoxyde d'azote à la dose de 1 ppm, la FiO2 doit être augmentée de 10 % et l'administration de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé sera arrêtée en surveillant étroitement l'état clinique du nouveau-né et l'oxygénation sanguine. Si l'oxygénation diminue de plus de 20 %, le traitement par le monoxyde d'azote doit être repris à 5 ppm et l'arrêt du traitement ne sera réenvisagé qu'après 12 à 24 heures. Si le sevrage du traitement par le monoxyde d'azote n'est pas possible après 4 jours, des investigations complémentaires doivent être réalisées à la recherche d'une pathologie intercurrente.
Hypertension artérielle pulmonaire associée à une chirurgie cardiaque
MONOXYDE D'AZOTE MESSER ne doit être utilisé qu'après optimisation de l'assistance respiratoire conventionnelle. Dans les études cliniques, le monoxyde d'azote a été utilisé en complément des autres traitements conventionnels péri-opératoires comprenant des médicaments inotropes et vasoactifs. MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être administré sous surveillance étroite de l'état hémodynamique et de l'oxygénation sanguine du patient.
Nouveau nés, nourrissons, enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans
La dose initiale de monoxyde d'azote inhalé préconisée est de 10 ppm. Elle peut être augmentée jusqu'à 20 ppm si les effets cliniques ne sont pas suffisants avec une dose plus faible. Il convient d'administrer la dose minimale efficace en essayant, si la pression artérielle pulmonaire et l'oxygénation artérielle systémique le permettent, de diminuer la dose jusqu'à 5 ppm.
Les données cliniques permettant d'étayer la dose recommandée dans la tranche d'âge de 12 à 17 ans sont limitées.
La dose initiale de monoxyde d'azote inhalé préconisée est de 20 ppm. Si l'effet clinique obtenu n'est pas suffisant, la dose peut être augmentée jusqu'à 40 ppm. Il convient d'administrer la dose minimale efficace en essayant, si la pression artérielle pulmonaire et l'oxygénation artérielle systémique le permettent, de diminuer la dose jusqu'à 5 ppm.
Les effets du monoxyde d'azote inhalé sont rapides et la diminution de la pression artérielle pulmonaire et l'amélioration de l'oxygénation sont observées en 5 à 20 minutes. En cas de réponse insuffisante, la dose peut être augmentée après un délai d'au moins 10 minutes.
L'arrêt du traitement doit être envisagé s'il n'est pas observé d'effets physiologiques bénéfiques après avoir une durée de traitement de 30 minutes.
Le traitement peut être instauré à tout moment dans la période péri-opératoire pour diminuer la pression artérielle pulmonaire. Dans les études cliniques, le traitement a été débuté le plus souvent avant l'arrêt de la circulation extracorporelle. Le monoxyde d'azote inhalé a été administré pendant des durées allant jusqu'à 7 jours en péri-opératoire, mais la durée de traitement habituelle est de 24 à 48 heures.
Les tentatives de sevrage du traitement par monoxyde d'azote doivent débuter dès que l'état hémodynamique est stabilisé, et de façon conjointe avec le sevrage de l'assistance respiratoire et des traitements inotropes. L'administration du monoxyde d'azote inhalé doit être arrêtée progressivement par paliers successifs. La dose sera diminuée progressivement jusqu'à 1 ppm maintenue pendant 30 minutes en surveillant étroitement la pression systémique et la pression centrale, avant d'arrêter l'administration. Le sevrage doit être tenté toutes les 12 heures au moins lorsque le patient est stable avec une dose faible de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé.
Un sevrage trop rapide du traitement par monoxyde d'azote inhalé entraîne un risque d'augmentation de la pression artérielle pulmonaire par effet rebond et l'instabilité hémodynamique qui en résulte.
La sécurité et l'efficacité de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé chez les nouveaux nés prématurés de moins de 34 semaines d'âge gestationnel n'ont pas encore été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique Propriétés pharmacodynamiques mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Le monoxyde d'azote est administré par ventilation mécanique après dilution dans un mélange air/oxygène, à l'aide d'un système d'administration de monoxyde d'azote homologué (avec marquage CE). Avant le début du traitement par le monoxyde d'azote, vérifier que le réglage du dispositif d'administration correspond à la concentration de la bouteille de gaz utilisée.
Le système d'administration doit permettre l'inhalation d'une concentration constante de monoxyde d'azote, quel que soit le respirateur utilisé. Avec un ventilateur néonatal à débit continu, cela peut être obtenu en administrant un faible débit de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé dans le circuit inspiratoire. La ventilation néonatale à débit discontinu peut entraîner des pics de concentration de monoxyde d'azote. Le système d'administration du monoxyde d'azote conçu pour la ventilation à débit discontinu doit permettre d'éviter ces pics de concentration.
La concentration de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être mesurée en continu dans la partie inspiratoire du circuit proche du patient. La concentration en dioxyde d'azote (NO2) et la FiO2 doivent également être mesurées au même site en utilisant un équipement de monitorage étalonné et homologué (marquage CE). Pour la sécurité du patient, des seuils d'alarme appropriés doivent être paramétrés pour MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé (± 2 ppm de la dose prescrite), le NO2 (1 ppm) et la FiO2 (± 0,05). La pression dans la bouteille de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être affichée afin de prévoir le remplacement rapide d'une bouteille vide sans interruption brutale du traitement. Des bouteilles de rechange doivent être tenues à disposition à proximité. Le traitement par MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé doit être disponible pour la ventilation manuelle, par exemple en cas d'aspiration, de transport du patient ou de réanimation.
En cas de défaillance du système ou de panne d'alimentation électrique, une alimentation par batterie de secours et un système d'administration du monoxyde d'azote de réserve doivent être disponibles. L'alimentation électrique de l'équipement de monitorage doit être indépendante de celle du dispositif d'administration.
La valeur limite d'exposition professionnelle (exposition moyenne) au monoxyde d'azote établie par la législation du travail est de 25 ppm pendant 8 heures (30 mg/m3) dans la plupart des pays, et la valeur limite correspondante pour le NO2 est de 2 à 3 ppm (4 à 6 mg/m3).
Formation des utilisateurs à l'administration du monoxyde d'azote :
Les principaux éléments qui doivent être abordés dans la formation du personnel hospitalier sont les suivants :
Installation et branchements corrects :
- Branchements à la bouteille de gaz et au circuit de respiration du patient ventilé.
- Procédure de contrôles à effectuer avant utilisation (série d'étapes requises immédiatement avant le début du traitement de chaque patient, afin de vérifier que le système fonctionne correctement et que le circuit est purgé de tout résidu de NO2).
- Réglage du dispositif pour la concentration appropriée de monoxyde d'azote à administrer.
- Réglage des seuils d'alarme minimaux et maximaux des moniteurs de NO, NO2 et O2.
- Utilisation du système d'administration manuelle de secours.
- Procédures pour le remplacement correct des bouteilles de gaz et la purge du système.
- Alarmes en cas de défaillance du système.
- Etalonnage du moniteur de NO, NO2 et O2.
Après inhalation, les composés terminaux de monoxyde d'azote retrouvés dans la circulation systémique sont principalement la méthémoglobine et des nitrates. Les nitrates sont éliminés essentiellement par voie urinaire et la méthémoglobine est réduite par la méthémoglobine réductase.
L'activité de la MetHb réductase est diminuée chez les nouveau nés et nourrissons par rapport aux adultes. Le taux de méthémoglobine doit être mesuré dans l'heure suivant le début du traitement par MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé en utilisant un analyseur permettant de différencier de façon fiable l'hémoglobine foetale et la méthémoglobine. Si le taux est supérieur à 2,5 %, la dose de monoxyde d'azote inhalé doit être diminuée et l'administration de médicaments réducteurs tels que le bleu de méthylène peut être envisagée. Bien qu'une augmentation significative de la méthémoglobinémie soit peu fréquente si le taux initial est faible, il est prudent de répéter le dosage de la méthémoglobine tous les un ou deux jours.
En cas de chirurgie cardiaque chez l'adulte, le taux de méthémoglobine doit être déterminé dans l'heure suivant le début du traitement par MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. Si la fraction de méthémoglobine augmente à une valeur susceptible de compromettre une oxygénation adéquate, la dose de monoxyde d'azote inhalé doit être diminuée et l'administration de médicaments réducteurs tels que le bleu de méthylène peut être envisagée.
Du dioxyde d'azote (NO2) se forme rapidement dans les mélanges gazeux contenant du monoxyde d'azote et de l'oxygène. Le monoxyde d'azote réagit avec l'oxygène pour former du dioxyde d'azote (NO2) en quantités variables, en fonction des concentrations de NO et d'O2. Le dioxyde d'azote est un gaz toxique qui peut provoquer une réaction inflammatoire dans les voies respiratoires et sa formation doit donc être surveillée étroitement.
Immédiatement avant le début du traitement de chaque patient, le système doit être purgé de tout résidu de NO2 en utilisant une procédure adéquate. La concentration en NO2 doit rester aussi faible que possible et toujours inférieure à 0,5 ppm. Si elle est supérieure à 0,5 ppm, le système d'administration doit être vérifié afin de détecter un dysfonctionnement, l'analyseur de NO2 doit être ré étalonné et la concentration de monoxyde d'azote inhalé et/ou la FiO2 doivent être diminuées si possible. En cas de modification inattendue de la concentration de monoxyde d'azote, le système d'administration doit être contrôlé pour détecter tout dysfonctionnement et l'analyseur doit être ré étalonné.
A conserver à une température ne dépassant pas 50°C.
Toutes les réglementations concernant la manipulation des récipients sous pression doivent être respectées.
Conserver dans la bouteille d'origine. Ne pas transférer le contenu de la bouteille d'origine dans une autre bouteille.
Les bouteilles de gaz doivent être entreposées à l'intérieur dans des locaux bien ventilés ou à l'extérieur dans des abris ventilés, à l'abri de la pluie et du soleil direct.
Protéger les bouteilles de gaz des chocs, des chutes, des substances oxydantes et inflammables, de l'humidité et des sources de chaleur ou d'ignition.
Les bouteilles de gaz doivent être conservées dans un local aéré, propre et fermé à clé, réservé au stockage des gaz à usage médical, où un emplacement séparé doit être réservé au stockage des bouteilles de monoxyde d'azote.
Stockage dans le service médical
Les bouteilles de gaz doivent être installées à un emplacement disposant d'un équipement approprié pour les maintenir en position verticale.
Les bouteilles de gaz doivent être transportées à l'aide de matériel approprié, pour les protéger des risques de chocs et de chutes.
Lors du transfert inter ou intra hospitalier des malades traités par le monoxyde d'azote les bouteilles de gaz doivent être séparées et bien arrimées de manière à les maintenir en position verticale et d'éviter le risque de chute ou une modification intempestive du débit. Une attention toute particulière doit également être portée à la fixation du manodétendeur afin d'éviter les risques de ruptures accidentelles.
Des effets n'ont été observés chez l'animal qu'à des expositions considérées comme suffisamment supérieures à l'exposition maximale observée chez l'homme, et ont peu de signification clinique.
La toxicité aiguë est liée à l'anoxie résultant des taux élevés de méthémoglobine.
Le monoxyde d'azote est génotoxique dans certains tests. La faible incidence d'adénocarcinomes utérins observés chez la rate après une exposition quotidienne pendant deux ans à la dose humaine recommandée a été considérée comme pouvant être liée au traitement.
Il n'a pas été réalisé d'études de toxicité sur la reproduction.
Les équipements et les dispositifs suivants ne peuvent pas être utilisés simultanément : butylcaoutchouc, polyamide et polyuréthane. Tout le matériel, y compris les raccords, les tubulures et les circuits, utilisé pour administrer le monoxyde d'azote doit être composé de matériaux compatibles avec le gaz.
Déficit congénital ou acquis en méthémoglobine réductase (MetHb réductase) ou en glucose 6 phosphate déshydrogénase (G6PD).
Nouveau nés dépendants d'un shunt droit gauche, ou chez qui il a été mis en évidence un canal artériel « malin » gauche-droit.
Il n'y a pas de données suffisantes concernant l'utilisation du monoxyde d'azote chez la femme enceinte. Le risque potentiel en clinique humaine n'est pas connu.
Le passage du monoxyde d'azote dans le lait maternel n'est pas connu.
MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou l'allaitement.
Il n'a pas été réalisé d'études sur la fertilité.
Réponse clinique insuffisante
Si la réponse clinique reste insuffisante après 4 à 6 heures d'administration de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé, il convient de prendre en considération les points suivants.
En cas de transfert des patients traités vers un autre hôpital, il convient de s'assurer que du monoxyde d'azote est disponible durant le transport afin d'éviter une aggravation de l'état clinique que pourrait entrainer l'arrêt brutal du traitement par MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. L'absence d'amélioration ou la dégradation de l'état clinique doivent faire envisager le recours à l'oxygénation par circulation extracorporelle si cette option est accessible et que le cas clinique répond aux critères de ses indications.
Dans les études cliniques, l'efficacité de l'administration de monoxyde d'azote inhalé n'a pas été démontrée chez les patients présentant une hernie diaphragmatique congénitale.
Le traitement par le monoxyde d'azote inhalé peut aggraver l'insuffisance cardiaque en cas de shunt gauche droite. Cela est dû à l'effet vasodilatateur pulmonaire délétère causé par le monoxyde d'azote inhalé, qui entraîne une augmentation supplémentaire de l'hyperperfusion pulmonaire préexistante, pouvant provoquer une insuffisance cardiaque globale. Il est donc recommandé de contrôler l'hémodynamique centrale par cathétérisme de l'artère pulmonaire ou échocardiographie avant l'administration de monoxyde d'azote. Le monoxyde d'azote inhalé doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une malformation cardiaque complexe, lorsque le maintien d'une pression artérielle élevée dans l'artère pulmonaire joue un rôle critique sur la stabilisation hémodynamique
Le monoxyde d'azote inhalé doit également être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance ventriculaire gauche et une pression capillaire pulmonaire (PCP) de base élevée en raison du risque accru de développement d'une insuffisance cardiaque (par exemple : oedème aigu du poumon).
L'administration de monoxyde d'azote inhalé ne doit pas être interrompue brutalement en raison du risque d'augmentation de la pression artérielle pulmonaire (PAP) et/ou de la diminution de l'oxygénation artérielle (PaO2) par effet rebond. Une détérioration de l'oxygénation et une élévation de la PAP peuvent également survenir chez les nouveaux nés chez qui il n'a pas été observé de réponse à l'administration de MONOXYDE D' AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé. Le sevrage du traitement par monoxyde d'azote inhalé doit être effectué avec précaution. En cas de transfert de patients nécessitant l'administration continue de monoxyde d'azote inhalé vers d'autres centres de soin, les dispositions doivent être prises afin de garantir l'administration continue pendant le transport. Le médecin doit avoir accès à un système d'administration de monoxyde d'azote de secours au lit du patient.
Une grande partie du monoxyde d'azote administré par voie inhalée est absorbée par voie systémique. Les produits finaux du monoxyde d'azote qui entrent dans la circulation systémique sont essentiellement la méthémoglobine et des nitrates. Le taux sanguin de méthémoglobine doit être surveillé (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Formation de dioxyde d'azote (NO2)
Du dioxyde d'azote (NO2) se forme rapidement dans les mélanges gazeux contenant du monoxyde d'azote et de l'oxygène (O2) et le monoxyde d'azote formé ainsi peut provoquer une inflammation et des lésions des voies respiratoires. La dose de monoxyde d'azote administrée doit être réduite si la concentration de NO2 dépasse 0,5 ppm.
Les études sur des modèles animaux ont montré que le monoxyde d'azote peut interférer sur l'hémostase en entraînant une augmentation du temps de saignement. Les données chez l'homme adulte sont contradictoires. Il n'a pas été observé d'augmentation des complications hémorragiques dans les études randomisées contrôlées menées chez des nouveaux nés à terme et des prématurés proches du terme présentant une détresse respiratoire hypoxémiante.
Il est recommandé de surveiller régulièrement l'hémostase et le temps de saignement en cas d'administration de monoxyde d'azote inhalé pendant plus de 24 heures chez les patients présentant des anomalies plaquettaires fonctionnelles ou quantitatives, un taux faible de facteur de coagulation ou recevant un traitement anticoagulant.
Sur la base des données disponibles, une interaction cliniquement significative avec d'autres traitements de l'insuffisance respiratoire aigue ne peut être exclue. L'effet des produits dits « donneurs de NO » tels que le nitroprussiate de sodium et la nitroglycérine peuvent potentialiser le risque de méthémoglobinémie.
Des effets synergiques ont été rapportés lors de l'administration de prostacycline, d'inhibiteurs de la phosphodiestérase et de vasoconstricteurs (almitrine, phényléphrine), sans augmentation des effets indésirables.
L'administration de monoxyde d'azote inhalé avec la tolazoline, la dopamine, la dobutamine, des corticoïdes, des surfactants et en ventilation haute fréquence a été bien tolérée.
L'utilisation concomitante d'autres vasodilatateurs (par exemple sildénafil) n'a pas été étudiée de façon approfondie. Les données disponibles semblent indiquer des effets additifs sur la circulation centrale, la pression artérielle pulmonaire et la fonction ventriculaire droite. La prudence est recommandée en cas d'utilisation concomitante du monoxyde d'azote inhalé avec les autres vasodilatateurs agissant sur les systèmes GMPc et AMPc.
Le risque de formation de méthémoglobine est augmenté en cas d'administration concomitante de substances méthémoglobinisantes avec le monoxyde d'azote (par exemple nitrites d'alkyles et sulfamides). Les produits connus pour entraîner une augmentation du taux de méthémoglobine doivent donc être utilisés avec prudence pendant le traitement par le monoxyde d'azote inhalé. La prilocaïne, qu'elle soit administrée sous forme de préparations orales, parentérales ou topiques, peut provoquer une méthémoglobinémie. Des précautions s'imposent en cas d'administration concomitante de MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé avec des médicaments contenant de la prilocaïne.
En présence d'oxygène, le monoxyde d'azote est rapidement oxydé pour former des dérivés toxiques pour l'épithélium bronchique et la membrane alvéolo capillaire. Le dioxyde d'azote (NO2) est le principal composé formé. Il peut provoquer une inflammation et des lésions des voies respiratoires. Des données chez l'animal semblent également indiquer une sensibilité accrue aux infections respiratoires après l'exposition à de faibles concentrations de NO2. La concentration de NO2 doit être inférieure à 0,5 ppm pendant l'administration de monoxyde d'azote à des doses inférieures à 20 ppm. Si à tout moment, la concentration de NO2 est supérieure à 1 ppm, la dose de monoxyde d'azote doit immédiatement être diminuée (voir rubrique Posologie et mode d'administration « Surveillance de la formation de dioxyde d'azote (NO2) »).
L'arrêt brutal du traitement par monoxyde d'azote inhalé peut provoquer un effet rebond avec diminution de l'oxygénation sanguine et augmentation de la pression centrale entraînant une diminution de la pression artérielle systémique. L'effet rebond est l'effet indésirable le plus fréquemment rapporté lors de l'utilisation de monoxyde d'azote inhalé. Il peut être observé aussi bien en début qu'en fin de traitement.
Dans une étude clinique (NINOS), l'incidence et la sévérité des événements indésirables : hémorragie intracrânienne, hémorragie de grade IV, leucomalacie périventriculaire, infarctus cérébral, crises convulsives nécessitant un traitement anticonvulsivant, hémorragie intra-pulmonaire ou hémorragie digestive ont été comparables entre les groupes de traitement (monoxyde d'azote versus placebo).
Le tableau ci dessous présente les effets indésirables rapportés lors de l'utilisation de monoxyde d'azote inhalé dans l'étude CINRGI conduite chez 212 nouveaux nés ou décrits chez des nouveaux nés (âgés de moins d'un mois) depuis la commercialisation. Les catégories de fréquence de survenue sont présentées selon la convention suivante :
Fréquent : (≥ 1/100, < 1/10)
Peu fréquent : (≥ 1/1 000, < 1/100)
Rare : (≥ 1/10 000, < 1/1 000)
Thrombopéniea
Méthémo-globinémiea
Sensations vertigineusesc
(consécutive à un arrêt brutal du traitement)
Gêne thoraciquec
Sécheresse de la gorgec
a rapportés dans l'étude clinique
b rapportés depuis la commercialisation
c rapportés depuis la commercialisation, au cours d'une exposition accidentelle du personnel soignant
d données de pharmacovigilance, effets liés au sevrage brutal du traitement et/ou à des défaillances du système d'administration. Des cas d'effets rebond se manifestant notamment par l'augmentation rapide de la vasoconstriction pulmonaire et une hypoxie pouvant précipiter la survenue d'un collapsus cardio-vasculaire ont été décrits après interruption brutale d'un traitement par le monoxyde d'azote inhalé.
Le traitement par le monoxyde d'azote inhalé peut entraîner une augmentation du taux sanguin de méthémoglobine.
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance . Site internet: www.ansm.sante.fr.
Un surdosage en MONOXYDE D'AZOTE MESSER 800 ppm (V/V) gaz médicinal comprimé entraine une augmentation des taux sanguins de méthémoglobine et de NO2. Un taux élevé de NO2 peut provoquer des lésions pulmonaires aiguës. Une méthémoglobinémie élevée diminue la capacité de transport de l'oxygène dans le sang circulant.
Au cours des études cliniques, des concentrations de NO2 > 3 ppm ou les taux sanguins de méthémoglobine > 7 % ont régressés avec la diminution de la dose de monoxyde d'azote inhalé ou l'interruption du traitement.
En cas de persistance d'une méthémoglobinémie malgré la réduction ou l'interruption du traitement, l'injection intraveineuse de vitamine C ou de bleu de méthylène ou une transfusion sanguine seront envisagées en fonction de l'état clinique du patient.