Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19960731-144751
Timestamp: 2017-04-28 02:37:53+00:00
Document Index: 246908211

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 97", "l'article 1", "l'article 31", "l'article 22", "l'article 20", "l'article 97", "l'article 4", "l'article 97", "l'article 20", 'art. 97', 'art. 1', 'art. 31', 'art. 20', 'art. 4', 'art. 22']

France, Conseil d'État, 6 ss, 31 juillet 1996, 144751
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 144751Numéro NOR : CETATEXT000007943798 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1996-07-31;144751 Analyses : FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - REMUNERATION.Texte : Vu la requête enregistrée le 27 janvier 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le CENTRE COMMUNAL D'ACTION SOCIALE DE NANTES ; le CENTRE COMMUNAL D'ACTION SOCIALE DE NANTES demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule le jugement en date du 17 novembre 1992 par lequel le tribunal administratif de Nantes a annulé, à la demande de M. X..., la décision du vice-président du CENTRE COMMUNAL D'ACTION SOCIALE DE NANTES lui refusant le versement du supplément familial de traitement pour la période antérieure à l'intervention de la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 ;
- les conclusions de M. Piveteau, Commissaire du gouvernement ;Considérant que, si l'article 97 de l'acte dit loi du 14 septembre 1941, modifié par l'article 1er de la loi du 25 septembre 1942, a été abrogé par l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental, il a été rétabli par l'ordonnance n° 45-14 du 6 janvier 1945 ; que les dispositions de cet article selon lesquelles : "dans un ménage de fonctionnaires, les avantages prévus au présent article ne se cumulent pas ..." n'ont été abrogées, expressément ou implicitement, ni par l'article 31 de la loi du 19 octobre 1946 relative au statut général des fonctionnaires, ni par l'article 22 de l'ordonnance du 4 octobre 1959 relative au statut général des fonctionnaires, ni par l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 actuellement en vigueur, ni par aucune autre disposition antérieure à la loi du 26 juillet 1991 susvisée ; que la circonstance que l'article 97 de la loi du 14 septembre 1941 modifié ne soit pas visé par lesdits textes est sans influence sur la validité ; que par suite, cette règle applicable aux agents titulaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, est restée en vigueur jusqu'à l'intervention de l'article 4 de ladite loi du 26 juillet 1991 ; que, la circonstance que les dispositions relatives aux modalités de calcul et de versement, et au taux du supplément familial de traitement ont été modifiées depuis l'ordonnance susvisée du 6 janvier 1945, notamment par la loi du 26 septembre 1948 relative à diverses dispositions d'ordre financier, ne saurait signifier que les dispositions de l'article 97 de l'acte dit loi du 14 septembre 1941 ont été abrogées ;
Considérant que les dispositions de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires aux termes desquelles "les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire" doivent être interprétées comme ouvrant à l'ensemble des fonctionnaires de l'administration de l'Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics, y compris hospitaliers, un droit au supplément familial de traitement dans les conditions où cet élément de rémunération avait été précédemment défini pour les fonctionnaires de l'Etat, notamment en ce qui concerne le non-cumul dans un ménage de fonctionnaires ; qu'il en va de même pour les magistrats, pour les militaires à solde mensuelle, et pour les agents non titulaires de la fonction publique de l'Etat et de la fonction publique territoriale dont la rémunération est fixée par référence aux traitements des fonctionnaires ou évaluée en fonction des variations de ces traitements, et auxquels le bénéfice du supplément familial de traitement a été accordé dans les mêmes conditions ; que, par suite, pour l'ensemble desdits agents, le bénéfice du supplément familial de traitement ne peut être accordé qu'une fois au titre du même enfant ;Considérant que Mme X... a bénéficié, en application des dispositions susvisées, du supplément familial de traitement pour les deux enfants du ménage ; que M. X..., employé dans un restaurant universitaire, qui est au nombre des agents publics énumérés cidessus, ne peut percevoir également ce supplément ; que le CENTRE COMMUNAL D'ACTION SOCIALE DE NANTES est dès lors fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugementattaqué, le tribunal administratif de Nantes a annulé à la demande de M. X... sa décision refusant à celui-ci le bénéfice du supplément familial de traitement ;
Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Nantes en date du 17 novembre 1992 est annulé.
Article 3 : La présente décision sera notifiée au CENTRE COMMUNAL D'ACTION SOCIALE DE NANTES, à M. X... et au ministre du travail et des affaires sociales.Références : Loi 1941-09-14 art. 97Loi 1942-09-25 art. 1Loi 46-2294 1946-10-19 art. 31Loi 48-1516 1948-09-26Loi 83-634 1983-07-13 art. 20Loi 91-715 1991-07-26 art. 4Ordonnance 1944-08-09Ordonnance 45-14 1945-01-06Ordonnance 59-244 1959-02-04 art. 22Publications :Proposition de citation: CE, 31 juillet 1996, n° 144751Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. BenassayagRapporteur public : M. PiveteauOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 31/07/1996Fonds documentaire : Legifrance Haut de page