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Timestamp: 2016-10-26 23:13:52+00:00
Document Index: 42834927

Matched Legal Cases: ['art. 9', 'art. 172', 'art. 72', 'ATF ', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 45', 'art. 76', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 277', 'art. 176', 'art. 276', 'in fine', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 133', 'art. 133', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 176', 'art. 163', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 163', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 55', 'art. 66', 'art. 68']

X.________, repr�sent� par Me Christine Marti, avocate,
Dame X.________, repr�sent�e par Me Violaine Jaccottet Sherif, avocate,
recours contre l'arr�t du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile, du 22 mars 2012.
A.a Dame X.________, n�e en 1963, et X.________, n� en 1963, tous deux de nationalit� suisse, se sont mari�s le en 1989 � Rolle (VD).
Trois enfants sont issus de cette union, � savoir: A.________, n� en 1990 et B.________, n�e en 1992, tous deux d�sormais majeurs, ainsi que C.________, n�e en 1997.
Lors de la s�paration intervenue le 19 septembre 2010, X.________ est demeur� dans la villa familiale, alors que son �pouse et ses deux filles ont d�m�nag� dans un appartement � D.________ (VD). A.________ r�side quant � lui dans un appartement mis � disposition par son p�re qui en est propri�taire.
A.b X.________ est entrepreneur ind�pendant et dirige � ce titre une entreprise de chauffage qui a g�n�r� un b�n�fice net de 192'089 fr. 30 en 2007, de 242'181 fr. 57 en 2008, de 349'776 fr. 02 en 2009 et de 241'019 fr. 76 en 2010, ce qui lui a assur� un revenu mensuel net moyen de 21'355 fr. X.________ poss�de en outre plusieurs appartements et places de parc qu'il loue � des tiers ainsi qu'� sa propre entreprise pour un revenu mensuel total de 9'945 fr.
Ses charges mensuelles ont �t� arr�t�es � 12'645 fr. 25.
A.c Apr�s avoir cess� de travailler pour s'occuper des enfants du couple, Dame X.________ a repris une activit� professionnelle en novembre 2010 en qualit� de formatrice dans le domaine informatique, � un taux d'occupation variant entre 30 et 70%, pour un revenu mensuel net moyen calcul� pour la p�riode de d�cembre 2010 � juillet 2011 de 2'977 fr. 30. Son revenu actuel, tout comme ses charges, sont toutefois contest�s par son �poux.
B.a Par requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale du 27 juin 2011, d�pos�e devant le Pr�sident du Tribunal civil de l'arrondissement de La C�te (ci-apr�s le pr�sident), Dame X.________ a conclu � ce que la garde sur sa fille C.________ lui soit confi�e (ch. I), � ce que X.________ contribue � son entretien et � celui de ses deux filles par le versement d'une contribution d'entretien, allocations familiales en sus, de 13'000 fr. payable d�s le 1er janvier 2011 (ch. II), et � ce qu'il lui verse une provisio ad litem de 2'000 fr. (ch. III).
B.b Par proc�d� sur requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale du 29 ao�t 2011, X.________ a adh�r� � la conclusion I formul�e par son �pouse, a conclu � la lib�ration des conclusions II et III et reconventionnellement, � ce que les �poux soient autoris�s � vivre s�par�s jusqu'au 30 septembre 2012 (ch. I), � ce que lui-m�me jouisse d'un libre et large droit de visite sur sa fille C.________ fix� d'entente avec cette derni�re (ch. II), � ce qu'il soit donn� ordre � Dame X.________ de restituer, dans un d�lai de cinq jours d�s r�ception de l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale, les cl�s de la villa conjugale qu'il occupe, ainsi que celles de l'appartement � E.________ (ch. III), et finalement � ce que Dame X.________ entreprenne dans le m�me d�lai toute d�marche utile pour mettre � son nom le v�hicule Audi A4 qu'elle utilise (ch. IV).
B.c A l'audience de mesures protectrices de l'union conjugale du 22 septembre 2011, les �poux ont conclu une convention partielle ratifi�e par le pr�sident pour valoir prononc� partiel de mesures protectrices de l'union conjugale. Ils se sont en particulier entendus sur l'attribution de la garde de C.________ � sa m�re, un libre et large droit de visite �tant r�serv� au p�re.
B.d Par prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale du 11 novembre 2011, le pr�sident a notamment condamn� X.________ � contribuer � l'entretien des siens par le versement en mains de Dame X.________ d'une pension de 6'800 fr. par mois, allocations familiales en sus, d�s et y compris le 1er novembre 2011 (ch. I), ainsi qu'� verser au conseil de son �pouse la somme de 2'000 fr. � titre de provisio ad litem (ch. II).
B.e Par arr�t du 22 mars 2012, le Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois (ci-apr�s le juge d�l�gu� ou l'autorit� cantonale) a partiellement admis l'appel interjet� par Dame X.________ et a port� le montant de la contribution mensuelle due par X.________ � l'entretien de sa famille � 10'000 fr., allocations familiales en sus, d�s le 1er juillet 2011.
Le 20 avril 2012, X.________ forme un recours en mati�re civile aupr�s du Tribunal f�d�ral contre cette d�cision. Il conclut principalement � ce que l'arr�t entrepris soit r�form� en ce sens que la contribution d'entretien soit r�duite � 6'800 fr. par mois d�s et y compris le 1er novembre 2011 et, subsidiairement, � ce que l'arr�t entrepris soit annul� et la cause renvoy�e � l'instance inf�rieure pour nouvelle instruction et d�cision au sens des consid�rants. A l'appui de ses conclusions, il invoque la violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.).
Invit�es � se d�terminer par ordonnance du 4 juillet 2012, l'autorit� cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t; l'intim�e a conclu au rejet du recours.
Le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC) est une d�cision en mati�re civile au sens de l'art. 72 al. 1 LTF (ATF 133 III 393 consid. 2). Elle est finale selon l'art. 90 LTF, d�s lors qu'elle met fin � l'instance sous l'angle proc�dural (ATF 133 III 393 consid. 4). Le recours a en outre pour objet une d�cision rendue par une autorit� cantonale de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une affaire de nature exclusivement p�cuniaire, dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF), et il a �t� interjet� dans le d�lai l�gal (art. 45 al. 1 et 100 al. 1 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions devant l'instance pr�c�dente (art. 76 al. 1 LTF), de sorte qu'il est recevable au regard de ces dispositions.
D�s lors que les mesures protectrices de l'union conjugale sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5), seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine un tel grief que s'il a �t� d�ment invoqu� et motiv� (art. 106 al. 2 LTF), � savoir expos� de mani�re claire et d�taill�e (ATF 134 I 83 consid. 3.2 et les arr�ts cit�s). Lorsque le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours dispose d'une libre cognition; il ne saurait se contenter d'opposer son opinion � celle de la juridiction pr�c�dente, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision se fonde sur une application du droit manifestement insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 et les arr�ts cit�s). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2).
Le recourant se plaint essentiellement de la mani�re dont les charges et revenus des parties ont �t� �tablis.
3.1 Le recourant se plaint en premier lieu du fait que, pour calculer la contribution d'entretien due par lui-m�me, l'autorit� cantonale a pris en compte dans le budget de l'intim�e les frais relatifs � sa fille majeure, B.________.
3.1.1 L'autorit� cantonale a fix� une contribution d'entretien globale due par le recourant en faveur de l'intim�e en prenant en compte autant les charges de cette derni�re que celles de ses deux filles qui vivent chez elle. L'autorit� cantonale a en effet consid�r� que, compte tenu du fait que chaque parent subvenait dans les faits � l'entretien d'un enfant majeur, il apparaissait appropri� de tenir compte dans le budget de chacun d'eux des co�ts relatifs � la prise en charge de l'enfant majeur qu'il h�berge. S'agissant de l'intim�e, le juge d�l�gu� a par cons�quent inclus dans ses charges les frais aff�rents � sa fille majeure, B.________. Le recourant n'ayant pour sa part pris aucune conclusion en ce sens, le juge s'est content� d'exclure de ses sources de revenus l'appartement mis � disposition de son fils majeur, A.________, sans toutefois prendre en compte dans le budget du recourant les charges de son fils
3.1.2 Le recourant soutient que, B.________ �tant n�e le en 1992 et ayant d�s lors atteint la majorit�, son �ventuel droit � une contribution d'entretien est r�gl� par l'art. 277 al. 2 CC, de sorte qu'elle seule �tait habilit�e � agir pour son compte et non sa m�re, qui n'est plus son repr�sentant l�gal. Il soutient que la fa�on de proc�der de l'autorit� cantonale serait arbitraire notamment du fait qu'elle l'emp�cherait de faire valoir les droits qu'il pourrait opposer � sa fille dans le cadre d'une action fond�e sur dite disposition l�gale. Il soul�ve notamment � cet �gard que le juge d�l�gu� aurait retenu que B.________ gagnait 950 fr. par mois sans aucunement tenir compte de ce montant pour calculer une �ventuelle participation de cette derni�re � ses propres frais et reproche en outre au juge d�l�gu� d'avoir omis le fait qu'il contribuait d'ores et d�j� � l'entretien de B.________ par la prise en charge d'une grande partie des postes figurant dans la rubrique "divers" mais aussi par la prise en charge d'autres montants.
L'intim�e estime, quant � elle, qu'il ne serait en l'esp�ce pas arbitraire de prendre en compte les enfants majeurs dans le budget des parents puisque chacun d'eux a dans le cas pr�sent un enfant majeur � sa charge, de sorte que leurs budgets respectifs peuvent facilement �tre mis en parall�le. Cette solution �viterait au demeurant aux enfants majeurs de devoir intenter un proc�s contre leurs parents.
3.1.3 Dans le cadre d'une proc�dure en mesures protectrices de l'union conjugale, l'art. 176 al. 3 CC pr�voit que, lorsqu'il y a des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires, d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation. Cette disposition renvoie par cons�quent notamment aux art. 276 ss CC qui r�glent l'obligation d'entretien des parents � l'�gard de leurs enfants. Ces derniers ont droit au maintien de leur niveau de vie (arr�t 5A_890/2011 du 26 avril 2012 consid. 3 in fine).
Selon une jurisprudence constante, dans le proc�s en divorce, le parent auquel l'autorit� parentale est attribu�e fait valoir en son propre nom la contribution d'entretien due � l'enfant mineur. De mani�re g�n�rale, la jurisprudence a en effet toujours admis que le d�tenteur de l'autorit� parentale peut exercer en son propre nom les droits de l'enfant mineur (ATF 136 III 365 consid. 2; 129 III 55 consid. 3.1.3 et la jurisprudence cit�e; arr�ts 5A_18/2011 du 1er juin 2011 consid. 5.1; 5A_57/2007 du 16 ao�t 2007 consid. 1.2, publi� in: FamPra.ch, 2008 p. 184). Il en va de m�me dans le cadre d'un jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale (ATF 83 II 263 consid. 1; arr�t 5A_41/2008 du 13 novembre 2008 consid. 6).
Puisque cette facult� du parent pr�suppose qu'il ait l'autorit� parentale, elle ne devrait logiquement porter que sur les pensions ant�rieures � la majorit� de l'enfant. L'art. 133 al. 1 2e phrase CC pr�voit toutefois que la contribution d'entretien peut �tre fix�e pour une p�riode allant au-del� de la majorit�. Le juge requis de fixer la pension due � un enfant mineur doit donc le faire pour la p�riode ant�rieure � la majorit�, et en a �galement la possibilit� pour la p�riode post�rieure � celle-ci. Interpr�t� selon la volont� du l�gislateur, l'art. 133 al. 1 2e phrase CC conf�re donc au parent d�tenteur de l'autorit� parentale la facult� de demander, en son propre nom et � la place de l'enfant (Prozessstandschaft ou Prozessf�hrungsbefugnis), des contributions d'entretien pour la p�riode post�rieure � la majorit�. Selon la jurisprudence, l'enfant mineur qui devient majeur au cours du proc�s en divorce ne doit pas non plus �tre forc� d'ouvrir une action ind�pendante contre son parent. Il convient donc d'admettre que la facult� d'agir du parent qui d�tient l'autorit� parentale perdure au-del� de la majorit� de l'enfant, lorsque celle-ci survient en cours de proc�dure, pour autant que l'enfant d�sormais majeur y consente. Cette solution est �galement conforme au principe d'�conomie de proc�dure et pr�sente l'avantage de permettre au juge de fixer dans le m�me proc�s toutes les contributions d'entretien, en faveur du conjoint, des enfants mineurs et des enfants devenus majeurs durant la proc�dure (ATF 129 III 55 consid. 3 et la jurisprudence cit�e; arr�t 5A_18/2011 du 1er juin 2011 consid. 5.1.2).
3.1.4 En l'esp�ce, si l'intim�e �tait effectivement habilit�e � solliciter l'octroi d'une contribution d'entretien globale pour elle-m�me et sa fille mineure, C.________, tel n'�tait de toute �vidence pas le cas s'agissant de B.________. En effet, d�s lors que la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale a �t� introduite par-devant l'autorit� de premi�re instance le 27 juin 2011, B.________, n�e en 1992, �tait d'ores et d�j� majeure � cette date. L'art. 176 al. 3 CC mentionne express�ment les enfants mineurs, de sorte que le l�gislateur n'entendait manifestement pas �tendre la protection offerte par cette disposition �galement aux enfants d�j� majeurs et la jurisprudence susmentionn�e relative aux enfants devenus majeurs en cours de proc�dure ne trouve de surcro�t pas application en l'esp�ce. Il appara�t ainsi que c'est � tort que l'autorit� cantonale a tenu compte des frais de B.________ dans les charges de l'intim�e. Partant, tous les griefs du recourant relatifs aux postes de charges de l'intim�e dans lesquels les frais aff�rents � B.________ ont �t� inclus devront �tre revus, de sorte que la cause doit �tre renvoy�e � l'autorit� cantonale pour ce faire.
3.2 Le recourant s'en prend ensuite au poste "loyer" tel qu'il a �t� arr�t� dans les charges de l'intim�e.
3.2.1 L'autorit� cantonale a retenu que, bien que l'appelante ait produit des pi�ces attestant que le loyer d'une villa avec piscine telle que celle occup�e par le recourant s'�levait � quelque 10'000 fr. par mois, elle ne pouvait toutefois pr�tendre � un tel montant au titre de frais de logement pour maintenir son train de vie ant�rieur. Elle a en effet consid�r� que l'intim�e, qui vivait d�sormais seule avec deux de ses enfants, n'avait pas besoin de la surface offerte par une villa, mais qu'il se justifiait toutefois de prendre en compte un loyer plus �lev� que celui de son appartement actuel, puisque ce dernier avait �t� lou� alors que la contribution d'entretien n'avait pas encore �t� fix�e et qu'il convenait en outre de tenir compte du fait que l'intim�e n'avait en pratique plus acc�s au logement de vacances de E.________. Compte tenu de ces �l�ments, le juge d�l�gu� a consid�r� qu'un montant mensuel de 4'000 fr. s'av�rait ad�quat.
3.2.2 Le recourant estime pour sa part que, d�s lors que l'intim�e loue un appartement pour un montant de 2'760 fr. comprenant le loyer de base, la place de parc et un suppl�ment pour le d�compte de chauffage, qu'elle n'a jamais pr�tendu vouloir d�m�nager, n'a pas r�sili� son bail, ni n'en a sign� un autre pour un loyer diff�rent, il convenait de s'en tenir au loyer r�el de l'intim�e, ce d'autant plus qu'on ne comprenait pas comment l'autorit� cantonale serait parvenue au montant de 4'000 fr. retenu au titre de loyer dans les charges de l'intim�e. Un tel montant permettrait de surcro�t � l'intim�e de faire des �conomies, entra�nant un d�placement de patrimoine anticipant sur la liquidation du r�gime matrimonial ce qui ne serait pas admis par la jurisprudence du Tribunal f�d�ral.
L'intim�e soutient qu'il n'y aurait pas lieu de tenir compte du loyer de son appartement actuel qu'elle aurait pris dans l'urgence au moment de la s�paration et sans conna�tre le montant de la pension qui lui serait allou�e. L'appartement qu'elle loue actuellement pour un montant mensuel de 2'760 fr. serait sans commune mesure avec le logement familial quitt� et correspondrait au minimum de ce que l'on serait oblig� de consacrer sur La C�te pour un logement comprenant trois chambres � coucher. Le juge des mesures protectrices devrait au contraire prendre en compte le loyer auquel a droit celui qui quitte le domicile conjugal pour maintenir son train de vie, � savoir en l'esp�ce le montant n�cessaire pour la location d'une villa telle que celles figurant aux pi�ces 16 et 17 qu'elle a produites. L'intim�e soutient en outre que le maintien de son train de vie impliquerait �galement la prise en compte dans son budget mensuel d'un montant correspondant au prix de location � la saison d'un appartement � E.________, � savoir 2'500 fr.
3.2.3 Aux termes de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge fixe la contribution p�cuniaire � verser par l'une des parties � l'autre. Tant que dure le mariage, les conjoints doivent donc contribuer, chacun selon ses facult�s (art. 163 al. 2 CC), aux frais suppl�mentaires engendr�s par l'existence parall�le de deux m�nages. Chaque �poux peut pr�tendre � participer d'une mani�re identique au train de vie ant�rieur (ATF 119 II 314 consid. 4b/aa). Le montant de la contribution d'entretien se d�termine en fonction des facult�s �conomiques et des besoins respectifs des �poux. Le l�gislateur n'a pas arr�t� de mode de calcul � cette fin. L'une des m�thodes pr�conis�es par la doctrine et consid�r�e comme conforme au droit f�d�ral en cas de situations financi�res modestes ou moyennes et tant que dure le mariage (art. 176 al. 1 ch. 1 et art. 163 al. 1 CC), est celle dite du minimum vital, avec r�partition de l'exc�dent. En cas de situation financi�re favorable, la comparaison des revenus et des minima vitaux est inopportune; il convient plut�t de se fonder sur les d�penses indispensables au maintien des conditions de vie ant�rieures (ATF 115 II 424 consid. 3; arr�ts 5A_515/2008 du 1er d�cembre 2008 consid. 2.1 publi� in: FamPra.ch 2009 p. 429; 5A_732/2007 du 4 avril 2008 consid. 2.2; 5P.138/2001 du 10 juillet 2001 consid. 2a/bb publi� in: FamPra.ch 2002 p. 331). Le train de vie men� jusqu'� la cessation de la vie commune constitue la limite sup�rieure du droit � l'entretien (ATF 121 I 97 consid. 3b; 118 II 376 consid. 20b).
3.2.4 En l'esp�ce, le juge d�l�gu� a retenu une charge de loyer de 4'000 fr. pour l'intim�e, � savoir un montant de 1'240 fr. par mois sup�rieur � son loyer effectif, arr�t� � 2'760 fr. La d�cision cantonale ne contient aucune motivation quant � la mani�re dont ce chiffre a concr�tement �t� arr�t�, si ce n'est qu'il s'av�rait "ad�quat" pour tenir compte du confort dont l'intim�e jouissait auparavant et du fait qu'elle n'avait en pratique plus acc�s au logement de vacances de E.________. Cette mani�re de proc�der est arbitraire. En effet, compte tenu du fait que le juge d�l�gu� a condamn� le recourant � verser � l'intim�e une contribution d'entretien avec effet r�troactif au 1er juillet 2011, il a ainsi, en retenant pour l'intim�e un loyer hypoth�tique largement plus �lev� que son loyer effectif, imput� � cette derni�re une charge qu'elle n'a pourtant jamais support�e. En outre, conform�ment � ce qu'all�gue le recourant, l'autorit� de premi�re instance a refus� de donner droit � sa conclusion tendant � la restitution des cl�s de l'appartement de vacances de E.________, retenant qu'il �tait au contraire �quitable que chacun des �poux puisse continuer � en faire usage jusqu'� la fin de la proc�dure de divorce, compte tenu du fait que tous deux en avaient b�n�fici� durant la vie commune. Cette d�cision n'ayant pas �t� contest�e par le recourant, l'intim�e peut par cons�quent toujours b�n�ficier dudit appartement et il �tait d�s lors arbitraire d'augmenter le montant octroy� au titre de loyer du fait qu'elle aurait �t� priv�e de cette r�sidence. Au demeurant, m�me si l'intim�e ne devait, de fait, plus b�n�ficier de ce logement, un budget pour les vacances a d'ores et d�j� �t� pris en compte dans ses charges par le juge d�l�gu�, de sorte qu'il ne se justifie pas de tenir compte d'un montant suppl�mentaire � ce titre. L'intim�e all�gue certes qu'elle aurait �t� contrainte de prendre, lors de la s�paration et alors qu'elle ignorait le montant qui lui serait octroy� � titre de contribution d'entretien, un appartement d'un loyer inf�rieur � celui auquel elle pourrait pr�tendre, compte tenu de son train de vie ant�rieur. Il lui appartenait toutefois de d�montrer � cet �gard son intention de d�m�nager, la date du d�m�nagement, ainsi que son futur loyer, afin qu'il puisse concr�tement en �tre tenu compte dans ses charges, ce qu'elle n'a pas fait en l'esp�ce. Le grief du recourant est par cons�quent fond�, de sorte que la charge de loyer de l'intim�e doit �tre arr�t�e � 2'760 fr. par mois, correspondant � son loyer effectif, incluant un suppl�ment pour les frais de chauffage et le loyer de la place de parc.
3.3.1 S'agissant ensuite du revenu d�terminant de l'intim�e, le recourant reproche au juge d�l�gu� de s'�tre fond� sur le revenu arr�t� par le premier juge, � savoir un revenu mensuel net moyen de 2'977 fr. 30, sans avoir tenu compte des pi�ces produites en seconde instance par l'intim�e, desquelles r�sultait un revenu moyen plus �lev�.
L'intim�e soutient que, pour autant que l'on se fonde sur l'ensemble de ses revenus per�us en 2011, il faudrait �galement tenir compte du fait que son emploi est al�atoire, qu'elle est pay�e � l'heure, ne per�oit pas d'indemnit�s pendant les jours f�ri�s et qu'elle n'a du travail qu'en fonction des stages de formation que son employeur peut assurer. Elle rel�ve ensuite que le calcul des revenus qu'elle a per�us en 2011 ne peut s'effectuer sur la base de son certificat de salaire pour l'ann�e 2011, d�s lors que les cotisations LPP n'avaient par erreur pas �t� d�duites cette ann�e-l� et qu'elles seront par cons�quent r�percut�es sur ses revenus en 2012.
3.3.2 En l'esp�ce, il appara�t effectivement que l'autorit� cantonale a retenu pour l'intim�e un salaire mensuel moyen de 2'977 fr. 30 qu'elle a arrondi � 3'000 fr., correspondant au revenu mensuel moyen net r�alis� par celle-ci entre le mois de d�cembre 2010 et celui de juillet 2011. Or, comme le soutient le recourant, l'intim�e avait effectivement produit devant la deuxi�me instance son certificat de salaire pour l'ann�e 2011, duquel r�sultait un revenu mensuel net moyen de 3'981 fr. 50 (47'778 fr./12), ainsi que ses fiches de salaire des mois de janvier et f�vrier 2012, laissant appara�tre un revenu mensuel net de respectivement 4'903 fr. et 4'953 fr. 30. Dans le cadre de sa r�ponse � l'appel interjet� par l'intim�e, le recourant n'a certes pas contest� le salaire retenu pour cette derni�re. En tant que les pi�ces susmentionn�es ont �t� produites par l'intim�e le 29 f�vrier 2012, soit post�rieurement � la r�ponse du recourant dat�e du 1er f�vrier 2012, il appartenait toutefois au juge d�l�gu� d'en tenir compte malgr� l'absence de prise de position du recourant � cet �gard, ce d'autant plus que la maxime inquisitoire est applicable en l'esp�ce (cf. art. 55 al. 2 et 272 CPC). Sur les pi�ces produites en seconde instance par l'intim�e, ainsi que sur le bordereau, une annotation pr�cise que la LPP n'a par erreur pas �t� d�duite de ses revenus de l'ann�e 2011, de sorte que cette d�duction sera r�percut�e sur ses revenus en 2012. Dans la mesure o� cette affirmation n'a �t� ni all�gu�e, ni d�montr�e par l'intim�e dans ses �critures en appel, il n'y a pas lieu d'en tenir compte. Le revenu d�terminant de l'intim�e sera par cons�quent arr�t� � la moyenne de l'ensemble des revenus qu'elle a per�us en 2011 seulement, � savoir 3'981 fr. 50 (47'778 fr./12), le recourant concluant � ce montant et renon�ant donc � la prise en consid�ration des revenus per�us en janvier et f�vrier 2012.
3.4.1 Tout comme le juge de premi�re instance, le juge d�l�gu� a estim� que le recourant avait retir� de son activit� d'entrepreneur ind�pendant un revenu mensuel net moyen de 21'355 fr. Le juge d�l�gu� a toutefois consid�r� qu'il devait �galement �tre tenu compte, dans la fixation du revenu effectif de X.________, des montants que celui-ci tire de la location de divers biens immobiliers qu'il poss�de et a de ce fait arr�t� son revenu mensuel d�terminant � un montant total de 31'300 fr.
3.4.2 Le recourant juge cette fa�on de proc�der arbitraire. S'il ne conteste pas la mani�re dont le revenu qu'il per�oit de son activit� d'ind�pendant a �t� calcul�, il estime toutefois qu'il �tait arbitraire de lui imputer �galement les revenus qu'il tire de la location de divers biens immobiliers sans pr�alablement d�duire les charges y aff�rentes, � savoir en particulier les charges hypoth�caires relatives � ces immeubles qui s'�l�veraient � 10'137 fr. 70 par an, ainsi que les frais d'entretien courant qui repr�senteraient "plus d'une vingtaine de milliers de francs par ann�e".
Le grief du recourant est fond�, dans la mesure o� les charges courantes des immeubles dont il est propri�taire auraient effectivement d� �tre d�duites des revenus qu'il en tire (cf. arr�ts 5A_651/2011 du 26 avril 2012 consid. 7.3; 5A_318/2009 du 19 octobre 2009 consid. 3.3), de sorte que la cause sera renvoy�e � l'autorit� cantonale afin qu'elle d�termine le montant exact des revenus du recourant, une fois ces frais d�duits.
Vu ce qui pr�c�de, le recours doit par cons�quent �tre admis, l'arr�t attaqu� annul� et renvoy� � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision. Les frais judiciaires seront support�s par l'intim�e qui succombe (art. 66 al. 1 LTF). Celle-ci versera en outre au recourant une indemnit� de d�pens (art. 68 al. 1 LTF).
Une indemnit� de 3'000 fr., � verser au recourant � titre de d�pens, est mise � la charge de l'intim�e.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile.