Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/voriconazole-200mg-frk-pdr-iv-fl-1-229382
Timestamp: 2019-02-18 19:27:39+00:00
Document Index: 150623642

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

VORICONAZOLE 200MG FRK PDR IV FL 1 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
VORICONAZOLE 200MG FRK PDR IV FL 1
3005633
Le voriconazole est un antifongique triazolé à large spectre et est indiqué chez les adultes et les enfants âgés de 2 ans et plus dans les indications suivantes:
• Traitement des aspergilloses invasives ;
• Traitement des candidémies chez les patients non neutropéniques ;
• Traitement des infections invasives graves à Candida (y compris C. krusei) résistant au fluconazole ;
• Traitement des infections fongiques graves à Scedosporium spp. ou Fusarium spp.
VORICONAZOLE FRESENIUS KABI doit être principalement administré aux patients, atteints d'infections évolutives, pouvant menacer le pronostic vital.
Il est recommandé d'administrer VORICONAZOLE FRESENIUS KABI à une vitesse maximale de 3 mg/kg/heure pendant 1 à 3 heures.
Le voriconazole est aussi disponible en comprimés pelliculés dosés à 50 mg et 200 mg.
Le traitement doit être débuté avec la dose de charge spécifique soit de la forme intraveineuse VORICONAZOLE FESENIUS KABI ou d'une forme orale de voriconazole, afin d'obtenir le premier jour des concentrations plasmatiques proches de l'état d'équilibre. Compte tenu de la biodisponibilité orale élevée (96 % ; voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), le relais par la forme orale peut se faire quand le tableau clinique le permettra.
Patients de 40 kg et
Patients de moins de
(pendant les 24
premières heures)
6 mg/kg toutes les 12
400 mg toutes les 12
200 mg toutes les 12
(après les 24
4 mg/kg deux fois par
200 mg deux fois par
100 mg deux fois par
Les données cliniques concernant la sécurité de l'hydroxypropylbétadex administré par voie intraveineuse au cours d'un traitement à long terme sont limitées (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
9 mg/kg deux fois par jour (dose
maximale de 350 mg deux fois par
Tous les autres adolescents (de 12 à 14 ans et ≥ 50 kg ; de 15 à 17 ans sans condition de poids) : La dose de voriconazole est la même que chez les adultes.
L'utilisation du voriconazole en prophylaxie pendant plus de 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice-risque (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques). Les données cliniques concernant la sécurité de l'hydroxypropylbétadex administré par voie intraveineuse au cours d'un traitement à long terme sont limitées (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Chez les patients présentant une dysfonction rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 50 ml/min), il se produit une accumulation du véhicule intraveineux, l'hydroxypropylbétadex. Chez ces patients, le voriconazole par voie orale doit être privilégié, sauf si l'évaluation du rapport risque/bénéfice justifie l'administration de la forme intraveineuse pour le patient. Il convient de surveiller étroitement les taux sériques de créatinine de ces patients et, en cas d'augmentation, il convient d'envisager le relais par la forme orale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). ). L'utilisation chez les patients qui ne sont pas sous hémodialyse n'est pas recommandée.
Le véhicule intraveineux, l'hydroxypropylbétadex, est hémodialysé à une clairance de 37,5 ± 24 ml/min.
Les données cliniques concernant la sécurité de l'hydroxypropylbétadex administré par voie intraveineuse dans la population pédiatrique sont limitées.
VORICONAZOLE FRESENIUS KABI doit être reconstitué et dilué (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination) avant d'être administré en perfusion intraveineuse. Ne pas injecter en bolus.
Pour les modalités de reconstitution et de dilution du produit avant administration, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
Remboursement en fonction de l’indication (JO du 25/10/2016) :
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge en sus par l'assurance maladie sont, chez les adultes et les enfants âgés de 2 ans :
- Traitement des aspergilloses invasives.
- Traitement des candidémies chez les patients non neutropéniques.
- Traitement des infections invasives graves à Candida (y compris C. krusei) résistant au fluconazole.
- Traitement des infections fongiques graves à Scedosporium spp. ou Fusarium spp.
Avant ouverture du flacon : 36 mois.
La stabilité chimique et physico-chimique du produit reconstitué a été démontrée pendant 24 heures à 2-8°C.
La stabilité chimique et physico-chimique du produit dilué a été démontrée pendant 7 jours à 2-8°C.
D'un point de vue microbiologique, une fois reconstitué ou dilué le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, la durée et les conditions de conservation avant administration relèvent de la responsabilité de l'utilisateur et ne doivent en principe pas dépasser 24 heures à 2-8°C (au réfrigérateur) à moins que la reconstitution et la dilution n'aient été réalisées dans des conditions aseptiques validées.
Avant ouverture : ce médicament ne nécessite pas de précaution particulière de conservation.
Les études de reproduction, ont montré que le voriconazole est tératogène chez le rat et embryotoxique chez le lapin après des expositions systémiques équivalentes à celles obtenues chez l'homme aux doses thérapeutiques. Dans les études de développement pré- et postnatal menées chez le rat à des expositions moindres que celles obtenues chez l'homme aux doses thérapeutiques, le voriconazole a prolongé la durée de la gestation et du travail, et a entraîné une dystocie avec une mortalité maternelle importante, et a réduit la survie périnatale des jeunes rats. Les effets sur la parturition sont probablement médiés par des mécanismes spécifiques aux espèces, impliquant une diminution des taux d'estradiol et correspondent à ceux observés avec d'autres antifongiques azolés. L'administration de voriconazole n'a pas entraîné d'altération de la fertilité de rats mâles ou femelles à des expositions similaires à celles obtenues chez l'homme aux doses thérapeutiques.
VORICONAZOLE FRESENIUS KABI ne doit pas être perfusé via la même ligne ou le même cathéter simultanément à d'autres produits injectables. Lorsque la perfusion de VORICONAZOLE FRESENIUS KABI est terminée, la ligne peut être utilisée pour l'administration d'autres produits injectables.
Les perturbations électrolytiques telles que hypokaliémie, hypomagnésemie et hypocalcémie doivent être corrigées avant d'initier un traitement par le voriconazole (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi) VORICONAZOLE FRESENIUS KABI ne doit pas être administré simultanément à un produit sanguin ou à une solution concentrée d'électrolytes en perfusion de courte durée, même si les deux perfusions sont administrées via deux lignes séparées.
Une perfusion de nutrition parentérale totale (NPT) ne doit pas être interrompue quand elle est prescrite avec VORICONAZOLE FRESENIUS KABI, mais elle doit être perfusée via une ligne séparée. Si une perfusion est administrée via un cathéter multiple lumières, la perfusion de nutrition parentérale doit être administrée via une lumière différente de celle utilisée pour VORICONAZOLE FRESENIUS KABI.
VORICONAZOLE FRESENIUS KABI ne doit pas être dilué avec une perfusion de bicarbonate de sodium à 4,2 %. La compatibilité avec des concentrations différentes est inconnue.
- Solution pour perfusion à 9 mg/ml (0,9 %) de chlorure de sodium.
- Solution de Ringer Lactate pour perfusion intraveineuse.
- Solution à 5 % de glucose pour perfusion intraveineuse.
- Solution à 0,45 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse.
Le voriconazole ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si les bénéfices escomptés pour la mère sont clairement supérieurs aux risques encourus par le foetus.
L'excrétion du voriconazole dans le lait maternel n'a pas été étudiée. L'allaitement doit être interrompu dès le début du traitement par voriconazole.
Il convient d'être prudent en cas d'administration de VORICONAZOLE FRESENIUS KABI chez des patients ayant présenté des réactions d'hypersensibilité à d'autres azolés (voir aussi rubrique Effets indésirables).
La durée du traitement par voie intraveineuse ne doit pas dépasser 6 mois (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
Le voriconazole, a été associé à un allongement de l'intervalle QTc. De rares cas de torsades de pointes ont été rapportés chez des patients traités par voriconazole présentant des facteurs de risque ayant pu y contribuer tels que des antécédents de chimiothérapie cardiotoxique, de cardiomyopathie, d'hypokaliémie et la prise de médicaments concomitants. Le voriconazole doit être administré avec prudence chez les patients présentant des conditions potentiellement pro-arythmogènes, telles que :
• Allongement du QTc congénital ou acquis ;
• Cardiomyopathie, en particulier en présence d'une insuffisance cardiaque ;
• Bradycardie sinusale ;
• Présence d'arythmie symptomatique ;
• Médicament concomitant connu pour allonger l'intervalle QTc. Les perturbations électrolytiques telles qu'une hypokaliémie, une hypomagnésémie et une hypocalcémie doivent être surveillées et corrigées, si nécessaire, avant le début et au cours du traitement par voriconazole (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Une étude a évalué chez des volontaires sains l'effet sur l'intervalle QTc de doses uniques de voriconazole allant jusqu'à 4 fois la dose journalière usuelle. Aucun patient n'a présenté d'intervalle dépassant la valeur seuil de 500 msec, valeur pouvant être cliniquement significative (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Des réactions liées à la perfusion, majoritairement des bouffées de chaleur et nausées, ont été observées au cours de l'administration de la formulation intraveineuse de voriconazole. En fonction de la sévérité des symptômes, l'arrêt du traitement pourra être envisagé (voir rubrique Effets indésirables).
Au cours des essais cliniques, des cas peu fréquents de réactions hépatiques sévères sont survenus lors du traitement par voriconazole (y compris hépatite clinique, cholestase et insuffisance hépatique fulminante, incluant des décès). Les cas de réactions hépatiques ont été observés principalement chez des patients présentant d'autres affections sous-jacentes graves (principalement hémopathies malignes). Des réactions hépatiques transitoires, comme des hépatites et des ictères sont survenues chez des patients ne présentant pas d'autre facteur de risque identifiable. Les troubles hépatiques ont généralement été réversibles à l'arrêt du traitement (voir rubrique Effets indésirables).
Les patients, particulièrement les enfants, qui présentent des facteurs de risque de pancréatite aiguë (par exemple chimiothérapie récente, greffe de cellules souches hématopoïétiques [GCSH]), doivent être étroitement surveillés pendant le traitement par voriconazole. La surveillance de l'amylase ou de la lipase sérique est à envisager dans cette situation clinique.
A de rares occasions, certains patients ont développé des réactions cutanées exfoliatives, telles que le syndrome de Stevens-Johnson, lors d'un traitement par voriconazole. En cas d'éruption cutanée, le patient doit être étroitement surveillé et le voriconazole doit être interrompu si les lésions progressent.
Le voriconazole a également été associé à des cas de phototoxicité et de pseudo-porphyrie. Il est recommandé à tous les patients, y compris les enfants, de ne pas s'exposer au soleil pendant le traitement par voriconazole et de prendre des mesures appropriées telles que le port de vêtements pour se protéger ou l'utilisation d'écrans solaires ayant un indice de protection (IP) élevé.
Une exposition au long cours au voriconazole (traitement curatif ou prophylactique) sur une durée supérieure à 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice-risque. Les médecins doivent par conséquent envisager la nécessité de limiter l'exposition à voriconazole (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacodynamiques). Les événements indésirables graves suivants ont été rapportés lors d'un traitement au long cours par voriconazole :
Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC) ont été rapportés chez des patients, certains d'entre eux avaient rapporté des réactions phototoxiques auparavant. En cas de survenue de réactions phototoxiques, un avis pluridisciplinaire doit être demandé, et le patient doit être adressé à un dermatologue. L'arrêt de voriconazole et le recours à d'autres agents antifongiques doivent être envisagés. Un bilan dermatologique doit être pratiqué de façon systématique et régulière, si le traitement par voriconazole est poursuivi malgré l'apparition de lésions associées à une phototoxicité, afin de permettre le dépistage et la prise en charge précoces de lésions précancéreuses. voriconazole doit être arrêté en présence de lésions cutanées précancéreuses ou d'un carcinome épidermoïde de la peau.
Des cas de périostite non infectieuse avec élévation des taux de fluorure et de phosphatases alcalines ont été rapportés chez des patients transplantés. Si un patient développe une douleur du squelette et présente des clichés radiologiques compatibles avec une périostite, l'arrêt de voriconazole doit être envisagé après avis pluridisciplinaire.
La sécurité et l'efficacité chez les enfants de moins de deux ans n'a pas été établie (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques). Le voriconazole est indiqué chez les enfants à partir de deux ans. La fonction hépatique doit être surveillée chez les enfants et les adultes. La biodisponibilité orale peut être limitée chez les enfants âgés de 2 à < 12 ans qui souffrent de malabsorption et qui présentent un très faible poids corporel pour leur âge. Dans ce cas, l'administration du voriconazole par voie intraveineuse est recommandée.
Phénvtoine (substrat de l'isoenzvme CYP2C9 et inducteur puissant du CYP450)
Une réduction de la dose d'alfentanil, de fentanyl et des autres opiacés d'action rapide, de structure similaire à l'alfentanil et métabolisés par le CYP3A4 (par exemple sufentanil) doit être envisagée lors de l'administration concomitante avec le voriconazole (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Puisque l'administration concomitante de l'alfentanil avec le voriconazole prolonge la demi-vie de l'alfentanil de 4 fois et que d'après la publication d'une étude indépendante, l'administration concomitante de voriconazole et de fentanyl a entraîné une augmentation de l'ASC 0-∞ moyenne du fentanyl, une surveillance fréquente des effets indésirables associés aux opiacés (incluant une plus longue période de surveillance respiratoire) peut être nécessaire.
L'administration orale concomitante du voriconazole et du fluconazole a entraîné une augmentation significative de la Cmax et de l'ASCƬ du voriconazole chez des sujets sains. La réduction de la dose et/ou de la fréquence du voriconazole et du fluconazole qui permettrait d'éliminer cet effet n'a pas été établie. Une surveillance des effets indésirables associés au voriconazole est recommandée lorsque le voriconazole est administré à la suite du fluconazole (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient jusqu'à 3 mmol (ou 69 mg) de sodium. A prendre en compte pour les patients suivant un régime hyposodé strict.
Les interactions entre le voriconazole et d'autres médicaments sont mentionnées dans le tableau ci- dessous. La direction de la flèche pour chaque paramètre pharmacocinétique est basée sur la valeur de l'intervalle de confiance à 90 % du ratio de la moyenne géométrique, située à l'intérieur (↔), en- dessous (↓) ou au-dessus (↑) de la fourchette 80-125 %. L'astérisque (*) indique une interaction réciproque. AUCƬ, AUCt et AUC0-∞ représentent respectivement une aire sous la courbe sur un intervalle de dosage, du temps 0 à un temps avec une mesure détectable et du temps 0 à l'infini.
Recommandations en cas
Carbamazépine et barbituriques d'action longue (p.ex., phénobarbital, méphobarbital)
[puissants inducteurs du cytochrome P450]
Efavirenz 400 mg une fois par jour, administré avec 200 mg de voriconazole deux fois par jour*
Efavirenz 300 mg une fois par jour administré avec 400 mg de voriconazole deux fois par jour*
Efavirenz ASCƬ ↑ 44%
Voriconazole ASCƬ ↓ 77%
Comparativement à 600 mg d'Efavirenz une fois par jour,
Efavirenz ASCƬ ↑ 17%
Comparativement à 200 mg de voriconazole deux fois par jour, Voriconazole Cmax ↑ 23%
Voriconazole ASCƬ ↓ 7%
L'utilisation des doses standards de voriconazole avec des doses d'éfavirenz de 400 mg une fois par jour ou plus est contre- indiquée (voir rubrique Contre-indications).
Le voriconazole peut être administré avec l'éfavirenz, si la dose d'entretien du voriconazole est augmentée à 400 mg deux fois par jour et la dose défavirenz est diminuée à 300 mg une fois par jour. Lorsque le traitement par voriconazole est arrêté, la dose initiale d'éfavirenz doit être rétablie (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).
Alcaloïdes de l'ergot de seigle (par exemple ergotamine et dihydroergotamine)
(adminisstré avec 350 mg de
voriconazole deux fois par
Voriconazole ASCƬ ↓ 78%
Voriconazole ASCƬ ↓ 32%
Rifabutine Cmax ↑ 195%
Rifabutine ASCƬ ↑ 331%
Voriconazole ASCƬ ↑ 87%
concomitante de voriconazole et de rifabutine doit être évitée sauf si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru.
La dose d'entretien du voriconazole peut être augmentée à 5mg/kg par voie intraveineuse deux fois par jour ou de 200 mg à 350 mg par voie orale deux fois par jour (100 mg à 200 mg par voie orale deux fois par jour chez les patients de moins de 40 kg) (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Voriconazole ASCƬ ↓ 96%
Ritonavir (inhibiteur de la protéase)
Dose élevée (400 mg deux
Ritonavir Cmax and ASCƬ ↔
Voriconazole ASCƬ ↓ 82%
Ritonavir ASCƬ ↓ 13%
Voriconazole ASCƬ ↓ 39%
inducteur de la glycoprotéine
Voriconazole ASC0-∞↓ 59%
L'administration concomitante de voriconazole et d'évérolimus n'est pas recommandée car le voriconazole augmente significativement les concentrations d'évérolimus.
Voriconazole ASCƬ ↑ 79%
Fluconazole ASCƬ non déterminée
Voriconazole ASCƬ ↓ 69%
Phénytoïne ASCƬ ↑ 81% Comparativement à 200 mg de voriconazole deux fois par jour, Voriconazole Cmax ↓ 34%
Voriconazole ASCƬ |39%
concomitante de voriconazole et de phénytoïne doit être évitée, sauf si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru.
unique, administré avec 300
mg de voriconazole deux fois
Autres coumarines orales (par exemple phenprocoumone, acénocoumarol)
[substrats du CYP2C9 et du CYP3A4]
Benzodiazépines (par exemple, midazolam, triazolam, alprazolam)
Bien que n'ayant pas fait l'objet d'études, le voriconazole est susceptible d'augmenter les concentrations plasmatiques des benzodiazépines qui sont métabolisées par le CYP3A4 et d'induire une action sédative prolongée.
Sirolimus (dose unique de
2 mg)
Tacrolimus (dose unique de
0,1 mg/kg)
Sirolimus ASC0-∞ ↑ 11 fois
Ciclosporine Cmax ↑ 13%
Ciclosporine ASCƬ ↑ 70%
Tacrolimus ASCƬ ↑ 221%
Lorsqu'un traitement par voriconazole est initié chez un patient déjà traité par ciclosporine, i↑ est recommandé de diviser par deux la dose de ciclosporine et de surveiller étroitement les concentrations de ciclosporine. Des concentrations élevées de
ciclosporine ont été associées à une néphrotoxicité.
Lorsqu'un traitement par voriconazole est initié chez un patient déjà traité par tacrolimus, i↑ est recommandé de diviser par trois la dose de tacrolimus et de surveiller étroitement les concentrations du tacrolimus. Des concentrations augmentées de tacrolimus ont été associées à une néphrotoxicité.
Oxycodone (dose unique de
Oxycodone Cmax ↑ 1,7%
Une réduction de la posologie de l'oxycodone et des autres opiacés d'action longue métabolisés par CYP3A4 (par exemple hydrocodone) doit être envisagée. Une surveillance fréquente des effets indésirables associés aux opiacés peut être nécessaire.
R-méthadone (active) ASCƬ ↑ 47%
S-méthadone ASCƬ ↑ 103%
Anti-inflammatoires Non-Stéroïdiens (AINS)
Ibuprofène (dose unique de
S- Ibuprofène Cmax ↑ 20%
S- Ibuprofène ASC0-∞ ↑ 100%
Diclofénac Cmax ↑ 114%
Diclofénac ASC0-∞ ↑ 78%
Une surveillance fréquente des effets indésirables et de la toxicité liés à l'administration des AINS est
Oméprazole (40 mg une fois
Oméprazole ASCƬ ↑ 280%
Voriconazole ASCƬ ↑ 15%
Voriconazole ASCƬ ↑ 41%
[substrats du CYP3A4 ; inhibiteur du CYP2C19] Noréthisterone/éthinylestradiol (1 mg/0,035 mg une fois par jour)
Ethinylestradiol ASCƬ ↑ 61%
Noréthisterone ASCƬ ↑ 53%
Voriconazole ASCƬ ↑ 46%
Alfentanil ASC0-∞ ↑ 6 fois
Fentanyl ASC0-∞ ↑ 1,34 fois
Statines (p.ex. lovastatine) [subtrat du CYP3A4]
(p.ex.tolbutamide, glipizide, glyburide)
Bien que n'ayant pas fait l'objet d'études cliniques, le voriconazole est susceptible d'augmenter les concentrations plasmatiques des sulfonylurées et donc de provoquer une hypoglycémie.
Alcaloïdes de la pervenche (p.ex. vincristine et vinblastine)
Bien que n'ayant pas fait l'objet d'études cliniques, le voriconazole est susceptible d'augmenter les concentrations plasmatiques des alcaloïdes de la pervenche et provoquer une neurotoxicité.
Autres inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex., saquinavir, amprenavir et nelfinavir)*
Des études in vitro ont montré que le
voriconazole pouvait inhiber le métabolisme des inhibiteurs de la protéase du VIH et que le métabolisme du voriconazole pouvait être inhibé par les inhibiteurs de la protéase du VIH.
Une surveillance étroite des signes de toxicité
médicamenteuse et/ou perte d'efficacité et un ajustement de la dose peuvent être nécessaires.
Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI)(p.ex.delavirdine, névirapine)*
Une surveillance étroite des signes de toxicité médicamenteuse et/ou perte d'efficacité et un ajustement de la dose peuvent être nécessaires.
Voriconazole ASCƬ ↑ 23%
Aucune adaptation posologique.
Digoxine ASCƬ ↔
Indinavir ASCƬ ↔
Voriconazole ASCƬ ↔
Voriconazole Cmax ↔ et ASCƬ ↔
Acide mycophénolique ASCƬ ↔
Prednisolone ASC0-∞. ↑ 34%
Le profil de sécurité du voriconazole est fondé sur une banque de données globale incluant plus de 2000 sujets (dont 1603 patients inclus dans des essais cliniques et 279 dans des essais sur la prophylaxie). Il s'agit d'une population hétérogène, avec des patients présentant des hémopathies malignes, des patients infectés par le VIH et présentant des candidoses oesophagiennes et des infections fongiques réfractaires, des patients non neutropéniques avec candidémie ou aspergillose et des volontaires sains. Chez sept cent cinq (705) patients, la durée de traitement a dépassé 12 semaines dont 164 ont reçu du voriconazole pendant plus de 6 mois.
Comme la plupart des études a été réalisée en ouvert, le tableau ci-dessous reprend tous les effets indésirables ayant un lien de causalité possible, par classe d'organes et par fréquence.
Gastro-entérite, sinusite, gingivite
Colite pseudomembraneuse, lymphangite péritonite
Agranulocytose, pancytopénie, thrombocytopénie, anémie
Coagulation intravasculaire disséminée défaillance de la moëlle osseuse, leucopénie lymphadénopathie, éosinophilie
Convulsion, tremblements, paresthésie hypertonie, somnolence, syncope étourdissements
Œdème cérébral, encéphalopathie, syndrome extrapyramidal, neuropathie périphérique, ataxie, hypoesthésie, dysgueusie, nystagmus
Encéphalopathie hépatique, syndrome de Guillain-Barré
Atteintes visuelles (incluant vision trouble [voii rubrique Mises en garde et précautions d'emploi], chromatopsie et photophobie)
Crise oculogyre, oedème papillaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), neuropathie optique (incluant névrite optique voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), sclérite, blépharite, diplopie
Arythmie supraventriculaire, tachycardie bradycardie
Fibrillation ventriculaire, extrasystoles ventriculaires tachycardie supraventriculaire, tachycardie ventriculaire
Affections respiratoires, thoraciques el médiastinales
Douleurs abdominales, nausées, vomissements diarrhée
Dyspepsie, constipation, chéilite
Pancréatite, duodénite, glossite, oedème de le langue
Anomalies des tests de la fonction hépatique (y compris taux d'ASAT, d'ALAT, de phosphatase alcaline, de gamma-glutamyl transpeptidase [GGT] de lactate déshydrogénase [LDH], de bilirubine)
Ictère, ictère cholestatique, hépatite
Insuffisance hépatique, hépatomégalie cholécystite, cholélithiase
Dermatite exfoliative, éruption maculo-papuleuse prurit, alopécie, érythème
Nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, angio-oedème, psoriasis, urticaire, dermatite allergique, phototoxicité, éruption maculaire, éruption papuleuse, purpura, eczéma
Pseudo-porphyrie, érythème pigmenté fixe
Lupus érythémateux cutané*
Affections musculo-squelettiques el systémiques
Douleurs thoraciques, oedème facial, asthénie syndrome pseudogrippal, frissons
Allongement de l'intervalle QTc, augmentation de l'urée sérique, augmentation du taux de cholestérol
* Effets indésirables rapportés lors de l'utilisation après commercialisation.
Dans les essais cliniques, les atteintes visuelles survenues avec le voriconazole ont été très fréquentes.
Dans les études thérapeutiques, les troubles visuels liés au voriconazole ont été très fréquents. Dans ces études aussi bien pour un traitement court terme que long terme, environ 21 % des sujets ont présenté une perception visuelle soit altérée soit renforcée, une vision trouble, des changements de la perception des couleurs ou une photophobie. Ces troubles visuels étaient transitoires et totalement réversibles, la majorité d'entre eux ayant disparu spontanément en 60 minutes et aucun effet visuel cliniquement significatif n'a été observé. Il a semblé que ces effets s'atténuaient en cas d'administration répétée de voriconazole. Les troubles visuels étaient généralement d'intensité légère; ils n'ont que rarement entraîné un arrêt du traitement et n'étaient pas associés à des séquelles à long terme. Les troubles visuels peuvent être dus à des concentrations plasmatiques et / ou à des doses plus élevées.
Les réactions dermatologiques étaient très fréquentes chez les patients traités par voriconazole dans les essais cliniques. Toutefois, ces patients souffraient d'affections sous-jacentes graves et recevaient de nombreux médicaments simultanément. La plupart de ces éruptions étaient d'intensité légère à modérée. Dans de rares cas, des réactions cutanées graves ont été observées sous voriconazole, y compris syndrome de Stevens-Johnson (peu fréquent), érythrodermie bulleuse avec épidermolyse et érythème polymorphe.
Le patient qui développe une éruption cutanée doit être étroitement surveillé ; le traitement par le voriconazole doit être interrompu si les lésions progressent. Des réactions de photosensibilité ont été signalées, en particulier lors des traitements prolongés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés ont été rapportés chez les patients traités par le voriconazole au long cours ; le mécanisme n'a pas été établi (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Au cours du programme clinique de voriconazole, l'incidence globale des anomalies cliniquement significatives portant sur les transaminases était de 13,5 % (258/1918) des sujets traités par voriconazole. Les anomalies des tests de la fonction hépatique peuvent être dues à des concentrations plasmatiques et / ou à des doses plus élevées. La majorité de ces tests anormaux a été résolue au cours du traitement soit sans adaptation posologique, soit après adaptation posologique ou après arrêt du traitement.
Dans des cas peu fréquents, chez des patients présentant d'autres affections sous-jacentes sévères, le voriconazole a été impliqué dans des cas de toxicité hépatique sévère, y compris des cas d'ictère, de rares cas d'hépatite et d'insuffisance hépatique ayant entraîné la mort (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Dans une étude multicentrique, comparative menée en ouvert, comparant le voriconazole à l'itraconazole dans la prophylaxie primaire chez des adultes et des adolescents receveurs d'une GCSH allogénique sans antécédents d'IFI prouvée ou probable, l'arrêt définitif du voriconazole du fait de la survenue d'EI a été rapporté chez 39,3 % des sujets, contre 39,6 % dans le bras traité par itraconazole. Les El hépatiques apparus sous traitement ont conduit à l'arrêt définitif du médicament de l'étude chez 50 sujets (21,4 %) traités par voriconazole et chez 18 sujets (7,1 %) traités par itraconazole.
La sécurité du voriconazole a été étudiée chez 285 enfants âgés de 2 à moins de 12 ans qui ont été traités avec le voriconazole dans le cadre d'études pharmacocinétiques (127 enfants) et de programmes d'usage compassionnel (158 enfants). Le profil des effets indésirables de ces 285 enfants était similaire à celui des adultes. Les données obtenues depuis la commercialisation suggèrent que les réactions cutanées (particulièrement les érythèmes) pourraient être plus fréquentes chez les enfants que chez les adultes. Chez 22 patients âgés de moins de 2 ans ayant reçu du voriconazole dans le cadre d'un programme d'usage compassionnel, les effets indésirables suivants (pour lesquels une relation avec le voriconazole ne pouvait être exclue) ont été rapportés : réaction de photosensibilité (1), arythmie (1), pancréatite (1), augmentation de la bilirubine sanguine (1), élévation des enzymes hépatiques (1), rash (1) et oedème papillaire (1).
Le voriconazole est hémodialysé à une clairance de 121 ml/min. Le véhicule intraveineux, l'hydroxypropylbétadex, est hémodialysé à une clairance de 37,5± 24 ml/min. En cas de surdosage, l'hémodialyse peut aider à éliminer le voriconazole et l'hydroxypropylbétadex de l'organisme.
Hydroxypropylbétadex
VORICONAZOLE 200MG OHRE PDR IV FL1