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Timestamp: 2016-09-30 08:21:01+00:00
Document Index: 313690313

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 105', 'art. 98', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 58', 'art. 58', 'ATF ', 'art. 9', 'in fine', 'ATF ', 'art. 179', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 334', 'art. 75', 'art. 98', 'art. 179', 'art. 66', 'art. 68']

5A_865/2015 (26.04.2016)
5A_865/2015 � � Arr�t du 26 avril 2016
repr�sent�e par Me Carole Seppey, avocate,
du Tribunal cantonal du canton du Valais du 23 septembre 2015.
A.A.________ (1981) et B.A.________ (1983) se sont mari�s le 3 juin 2005. Ils ont eu deux enfants: C.________, n� le 9 avril 2006 et D.________, n�e le 30 ao�t 2008. Leur s�paration est intervenue le 8 juillet 2014.
L'�pouse a introduit une requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale le 9 septembre 2014. Par d�cision du 17 novembre 2014, le Juge du district de Sierre a notamment attribu� la garde des enfants � la m�re, un large droit de visite �tant r�serv� au p�re. En substance, il a condamn� le p�re � verser, d�s le 1er septembre 2014, une contribution d'entretien mensuelle de 730 fr. en faveur de D.________ et de 865 fr. en faveur de C.________, la contribution �tant port�e � 885 fr. (recte: 865 fr.) pour D.________ d�s ses 7 ans r�volus, et � 1'135 fr. par enfant d�s leurs 13 ans r�volus, le tout allocations familiales en sus. A.A.________ a aussi �t� condamn� � s'acquitter d'une pension mensuelle en faveur de son �pouse de 2'600 fr. par mois du 1er septembre 2014 au 30 novembre 2014, de 2'435 fr. du 1er d�cembre 2014 au 31 ao�t 2018, de 1'970 fr. du 1er septembre 2018 au 31 mars 2019, de 1'675 fr. du 1er avril 2019 au 31 ao�t 2021, puis de 830 fr. d�s le 1er septembre 2024.
Statuant le 23 septembre 2015 sur appel des deux parties, le Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a fix� les contributions d'entretien mensuelles � 730 fr. en faveur de D.________ et 895 fr. en faveur de C.________, d�s le 1er septembre 2014; ces contributions d'entretien ont �t� port�es � 865 fr. pour D.________ d�s ses sept ans r�volus (1er septembre 2015), � 1'135 fr. par enfant d�s leurs 13 ans r�volus (1er mai 2019 pour C.________, respectivement 1er septembre 2021 pour D.________) et � 985 fr. par enfant d�s leurs 16 ans r�volus (1er mai 2022 pour C.________, respectivement 1er septembre 2024 pour D.________). Les contributions d'entretien pr�cit�es s'entendent allocations familiales en sus et portent int�r�t � 5% d�s chaque �ch�ance. Concernant la contribution d'entretien en faveur de l'�pouse, elle a �t� fix�e � 3'530 fr. du 1er septembre au 30 novembre 2014, 3'410 fr. du 1er au 31 d�cembre 2014, 2'555 fr. du 1er janvier au 31 ao�t 2015, 2'485 fr. du 1er septembre au 30 novembre 2015, 2'300 fr. du 1er au 31 d�cembre 2015, 2'140 fr. du 1er janvier 2016 au 31 ao�t 2018, 1'700 fr. du 1er septembre 2018 au 30 avril 2019, 1'565 fr. du 1er mai 2019 au 31 ao�t 2021, 1'430 fr. du 1er septembre 2021 au 30 avril 2022, 1'505 fr. du 1er mai 2022 au 31 ao�t 2024, et 705 fr. d�s le 1er septembre 2024, avec int�r�ts � 5% d�s chaque �ch�ance. Les frais judiciaires (2'200 fr.) ont �t� mis � la charge de l'�poux � raison de 1'690 fr. et de l'�pouse � raison de 510 fr., l'�poux �tant au surplus condamn� � verser � l'�pouse 1'980 fr. � titre de d�pens et 350 fr. � titre de remboursement d'avances, l'�pouse devant pour sa part rembourser � l'�poux 350 fr. � titre de d�pens pour la proc�dure d'appel.
Par m�moire du 28 octobre 2015, l'�poux exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut, avec suite de frais et d�pens, � l'annulation de la d�cision entreprise en tant qu'elle concerne les contributions d'entretien en faveur de son �pouse et de ses enfants ainsi que la r�partition des frais et d�pens, et � sa r�forme, en ce sens que les contributions d'entretien sont fix�es � 865 fr. pour C.________ et 730 fr. pour D.________, allocations familiales en sus, la pension en faveur de son �pouse �tant fix�e � 720 fr. par mois d�s le 1er septembre 2014, avec int�r�ts " � 5% d�s chaque date d'�ch�ance "; il sollicite en outre que les montants d�j� vers�s � titre de contribution d'entretien " pour les mois de septembre et les mois suivants " puissent �tre port�s en d�duction des contributions pr�cit�es.
Il n'a pas �t� requis de d�terminations sur le fond du recours.
Par ordonnance pr�sidentielle du 17 novembre 2015, la requ�te d'effet suspensif de l'�poux a �t� admise en ce qui concerne les contributions d'entretien dues � l'�pouse jusqu'� la fin du mois de septembre 2015, et rejet�e pour le surplus.
L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 p. 395 s.) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur les contribution d'entretien en faveur de l'�pouse et des enfants ainsi que sur la r�partition des frais et d�pens cantonaux, � savoir une affaire p�cuniaire, dont la valeur litigieuse requise est atteinte (art. 51 al. 1 let. a et ch. 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant, qui a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), a agi dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) pr�vu par la loi, de sorte que le recours en mati�re civile est en principe recevable.
2.2.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels, conform�ment au principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 2.1). Le recourant ne peut pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.; 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.). Le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). Cette retenue est d'autant plus grande lorsque, comme en l'esp�ce, le juge n'examine la cause que d'une mani�re sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3 p. 325).
Le recourant se plaint du fait que la cour cantonale aurait statu�
ultra petitaen allouant � son �pouse une contribution d'entretien mensuelle sup�rieure au montant que celle-ci avait r�clam�; elle aurait, ce faisant, " viol� gravement " l'art. 58 al. 1 CPC.
3.1.�Aux termes de l'art. 58 al. 1 CPC, le tribunal ne peut accorder � une partie ni plus ni autre chose que ce qui est demand�, ni moins que ce qui est reconnu par la partie adverse. Lorsqu'une demande tend � l'allocation de divers postes d'un dommage reposant sur la m�me cause, le tribunal n'est li� que par le montant total r�clam�. Il peut donc - dans des limites � fixer de cas en cas, sur le vu des diff�rentes pr�tentions formul�es par le demandeur - allouer davantage pour un des �l�ments du dommage et moins pour un autre (ATF 123 III 115 consid. 6 p. 119; 119 II 396 consid. 2 p. 397 et les r�f�rences). Cette jurisprudence est �galement applicable � l'entretien apr�s divorce (arr�t 5A_667/2015 du 1er f�vrier 2016 consid. 6.1 et les r�f�rences). Pour d�terminer si le juge reste dans le cadre des conclusions prises, il faut par cons�quent se fonder sur le montant global r�clam� (arr�t 5A_667/2015 du 1er f�vrier 2016 consid. 6.1 et les r�f�rences).
3.2.�En l'esp�ce, dans le cadre de son appel, l'�pouse a conclu � ce qu'il lui soit allou� une contribution d'entretien mensuelle de 3'410 fr. d�s le 1er septembre 2014, puis de 3'350 fr. par mois d�s le 1er d�cembre 2014 (cf. arr�t entrepris, p. 4). En fixant la pension � 3'530 fr. du 1er septembre au 30 novembre 2014, puis � 3'410 fr. du 1er au 31 d�cembre 2014, la cour cantonale a allou� au total 420 fr. de plus � l'�pouse pour cette p�riode (quatre mois) que ce qu'elle avait r�clam�. En revanche, � compter du 1er janvier 2015 et jusqu'au 1er septembre 2024 (soit pour une p�riode de plus de neuf ans), elle a fix� la pension alimentaire � un montant tr�s inf�rieur � celui r�clam� par l'�pouse. Les juges cantonaux sont ainsi rest�s dans le cadre des conclusions prises par l'�pouse, lui allouant au total moins que le montant global qu'elle avait r�clam�; pour le surplus, il n'est pour le moins pas insoutenable d'appliquer la jurisprudence cit�e�
supra�au consid�rant 3.1 � l'entretien fix� en faveur du conjoint dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale.
Le recourant se plaint d'�tablissement arbitraire (art. 9 Cst.) des faits.
4.1.�Tout d'abord, il fait valoir que son salaire mensuel net global ne s'�l�ve pas � 9'140 fr. 35, mais � 5'076 fr. 80.
4.2.�La cour cantonale a retenu que le revenu global net de l'�poux s'�levait jusqu'au 30 avril 2015 � 9'140 fr. 35, � savoir 5'326 fr. 75 pour son activit� aupr�s de E.________ SA (ci-apr�s: E.________), 3'448 fr. 45 pour son activit� aupr�s de F.________ et 365 fr. 15 tir�s de l'exploitation de sa raison individuelle " A.________ ".
4.2.1.�Concernant l'activit� d�ploy�e pour E.________, le montant retenu par la cour cantonale correspond � l'addition du salaire mensuel net moyen (4'751 fr. 75) et d'une partie de l'indemnit� per�ue � titre de " frais forfaitaires de repr�sentation ", � hauteur de 6'900 fr. (14'204 fr. - 7'304 fr.). Lors de son interrogatoire par le premier juge, l'�poux avait d�clar� que ses " d�bours effectifs " s'�taient �lev�s � 7'304 fr. en 2013. La juridiction d'appel a pr�cis� que s'il a certes parcouru, durant l'ann�e, 31'643 km, il n'a pas all�gu�, ni a fortiori rendu vraisemblable le nombre de kilom�tres n�cessit�s par son activit� professionnelle, le document remis par son employeur � l'autorit� fiscale et qui fait �tat, � ce titre, de 20'000 km, soit le maximum admis par celle-ci, n'�tant pas suffisant. M�me rapproch� de l'attestation relative � son secteur d'activit�, il n'�tait pas propre � rendre vraisemblable le nombre de kilom�tres indiqu�s. En d�finitive, les pi�ces produites �taient, dans ces circonstances, insuffisantes � d�montrer l'effectivit� des frais de d�placement, et aucune indemnit� n'�tait vers�e � ce titre. Dans ces circonstances, la diff�rence entre l'indemnit� forfaitaire et les " d�bours effectifs ", � savoir 6'900 fr. par an, constituait un salaire.
Selon le recourant, le fait d'avoir ainsi ajout� � son salaire de base un montant de 6'900 fr. rel�verait de l'arbitraire. C'est � tort que la cour cantonale aurait consid�r� que sur les 14'204 fr. 30 d'indemnit� pour frais forfaitaires de repr�sentation, seuls 7'304 fr. correspondraient � des frais effectifs, le reste (6'900 fr.) devant �tre consid�r� comme salaire. En r�alit�, le montant de 7'304 fr. correspondrait aux d�bours effectifs, auxquels il faudrait encore ajouter les frais de voiture; il faudrait � cet �gard " lire le certificat salaire en corr�lation avec son compl�ment ". Si la cour cantonale avait examin� plus minutieusement le document de E.________ d�crivant son secteur d'activit�, elle l'aurait admis comme v�ritable moyen de preuve, les trajets des lieux indiqu�s s'�levant entre 13 et 33,5 km pour un aller simple (F.________ - G.________ 13 km, H.________ 15,5 km, I.________ 16,8 km, J.________ 20,7 km, K.________ 20,3 km, L.________ 24,8 km, M.________ 33,5 km, N.________ 13,3 km, O.________ 15,6 km, P.________ 30,6 km). Conform�ment � ce qu'il a d�clar� lors de son interrogatoire, il faudrait encore y ajouter le loyer de son bureau par 250 fr. par mois.
Contrairement � ce que pr�tend le recourant, le seul fait que le fisc valaisan tienne compte de certains frais professionnels ne saurait d�montrer le caract�re arbitraire de la d�cision entreprise, en tant que celle-ci refuse de les prendre en consid�ration faute pour le recourant d'en avoir rendu vraisemblable le caract�re effectif. Il ne conteste au demeurant pas ne pas avoir all�gu� le nombre de kilom�tres que n�cessite son activit� professionnelle. On rel�vera � cet �gard que la seule indication d�taill�e de son secteur d'activit� ne permet pas de savoir quels seraient les kilom�tres effectivement parcourus en une ann�e. Enfin, en tant qu'il fait valoir, en se r�f�rant � sa d�claration lors de son interrogatoire, un loyer de 250 fr. par mois pour la location de son bureau, il ne d�montre pas qu'il serait insoutenable de ne pas tenir compte de cette all�gation. Autant que recevable, la critique relative au montant de ses revenus d�coulant de son activit� aupr�s de E.________ doit ainsi �tre rejet�e.
4.2.2.�Concernant le salaire per�u pour l'activit� d�ploy�e aupr�s de F.________, l'arr�t querell� retient que pour la saison 2013-2014, le revenu net du recourant s'est �lev� � 15'284 fr. (� savoir 1'273 fr. 65 par mois), auquel il faut ajouter l'indemnit� de 7'625 fr. pour les frais de repr�sentation, et 13'875 fr. qu'il re�oit pour l'utilisation de son v�hicule priv� � des fins professionnelles. En effet, il n'a ni all�gu� ni a fortiori rendu vraisemblable le nombre de kilom�tres parcourus pour son activit�, ni indiqu� les frais de repr�sentation effectifs qu'il supporte. En revanche, l'indemnit� annuelle de 10'000 fr. vers�e sous forme de bons d'achat n'a pas �t� compt�e au titre de salaire.
Selon le recourant, la cour cantonale aurait, ce faisant, arbitrairement omis de tenir compte de frais qui seraient pourtant l�gitimes et approuv�s par le fisc valaisan, celui-ci lui ayant accord�, apr�s n�gociation, un forfait pour les kilom�tres parcourus, sur la base de son exp�rience et des quittances qui lui sont remises. Elle aurait ainsi retenu � tort, pour la saison 2013-2014, que les indemnit�s de 7'625 fr. pour les frais de repr�sentation et le montant de 13'875 fr. pour l'utilisation de son v�hicule priv� � des fins professionnelles constituaient des composantes du salaire. En ajoutant ces indemnit�s au salaire mensuel net de 1'273 fr. 65 et en augmentant l'entier de ce salaire global (y compris les indemnit�s) de 12,5%, le Tribunal cantonal aurait arbitrairement �tabli son revenu. Or, " le contrat de travail avec F.________ explique bel et bien une augmentation de Fr. 5'000.- pour 2013/2014, mais (...) " et ne mentionne pas que des indemnit�s sont comprises dans ce montant ". Le salaire mensuel net serait en r�alit� de 1'432 fr. 85 (1'273 fr. 65 + 159 fr. 20).
S'agissant des frais professionnels, on rel�vera � nouveau que le recourant n'�tablit pas avoir all�gu� et d�montr� leur effectivit�. Partant, sa critique ne permet pas de convaincre la Cour de c�ans que l'arr�t cantonal serait arbitraire sur ce point. Pour le surplus, son argumentation est peu compr�hensible. En effet, contrairement � ce qu'il expose, il ne ressort pas de l'arr�t cantonal que la juridiction d'appel aurait augment� son salaire de 12,5%. Comme indiqu� dans les consid�rants de l'arr�t attaqu�, elle a simplement tenu compte, pour 2013-2014, des montants figurant sur le certificat de salaire 2013 du recourant, � savoir 15'284 fr. de salaire net, 7'625 fr. de frais de repr�sentation et 13'875 fr. d'indemnit� pour frais de voiture. L'augmentation de salaire pr�vue contractuellement n'est �voqu�e par la cour cantonale qu'en relation avec la p�riode 2014-2015, p�riode pour laquelle le recourant ne formule pas explicitement de critique. Sur ce point, le recours doit ainsi �tre rejet� dans la faible mesure de sa recevabilit�.
4.3.�Le recourant expose que l'autorit� d'appel a arbitrairement omis de tenir compte, dans le calcul de son minimum vital, de ses frais d'assurance v�hicule (79 fr. 20), alors qu'il les aurait all�gu�s et qu'il aurait produit des pi�ces destin�es � confirmer l'utilit� de son v�hicule pour sa profession. Il renvoie � ce sujet � son interrogatoire par le premier juge, ainsi qu'aux certificats de salaire de E.________, � la " confirmation du domaine d'activit� par E.________ " et au " compl�ment au certificat de salaire par E.________ ".
La cour cantonale a consid�r� que le recourant n'avait pas rendu vraisemblable le caract�re effectif de ses frais de d�placement professionnel (arr�t entrepris, p. 13), constatation qui r�siste au grief d'arbitraire (cf. supra consid. 4.2). Partant, on ne discerne pas pour quels motifs il aurait fallu tenir compte des frais d'assurance v�hicule du recourant.
4.4.�Le recourant conteste le montant pris en compte � titre de prime d'assurance-maladie de son �pouse.
La m�me critique avait �t� formul�e en appel (cf. arr�t entrepris, p. 17 in fine). La cour cantonale a relev� que l'�pouse avait sollicit� la subvention pour les cotisations d'assurance-maladie en 2015. La Caisse de compensation, � r�ception de la demande, ne lui a pas indiqu� qu'elle percevait des subventions, de sorte que la requ�te �tait sans objet. Dans ces circonstances, il apparaissait d'une vraisemblance confinant � la certitude qu'elle ne b�n�ficiait pas de subventions lorsqu'elle en a fait la demande. L'�poux avait certes fait valoir que les parties disposaient des subventions durant la vie commune, mais n'avait produit aucun titre propre � rendre vraisemblable cet all�gu�. La copie de l'ordre permanent vers�e au dossier r�v�lait qu'il a pay�, � titre de cotisations d'assurance-maladie, 656 fr. 85 le 1er septembre 2014. On ignorait en revanche la p�riode concern�e par ce montant. Dans sa d�claration d'appel, l'�poux avait d'ailleurs chiffr� le co�t de sa propre prime d'assurance-maladie � 282 fr. 80, sans d�duire un quelconque montant � titre de subvention cantonale. Au terme de la proc�dure probatoire ordonn�e par la cour cantonale, la caisse de compensation n'avait pas encore statu�. Dans ces circonstances, il a �t� retenu que la prime d'assurance-maladie de l'�pouse devait �tre compt�e � hauteur de 368 fr. 95.
Renvoyant � une page internet de la Caisse de compensation du canton du Valais, le recourant soutient que, dans la mesure o� il a �t� retenu que son �pouse per�oit un salaire de 875 fr. par mois (soit 10'500 fr. par ann�e), il serait insoutenable de tenir compte, dans son minimum vital, de 368 fr. 65 � titre de cotisation d'assurance-maladie. Le fait qu'en Valais, les personnes seules avec des enfants qui per�oivent un revenu annuel de 37'500 fr. sont b�n�ficiaires de 80% de subventions constituerait un fait notoire. Ainsi, le montant � prendre en consid�ration � titre de primes d'assurance-maladie serait de 73 fr. 75 (� savoir 368 fr. 65 x 80%).
Le recourant ne peut �tre suivi dans son argumentation. En effet, la perception de subventions cantonales pour les primes d'assurance-maladie ne saurait �tre consid�r�e comme un fait notoire (sur cette notion cf. ATF 135 III 88 consid. 4.1 p. 89). On rel�vera au demeurant que le recourant part du principe que la Caisse de compensation tiendra compte, dans sa d�cision, des seuls revenus r�alis�s personnellement par son �pouse, sans y ajouter la pension alimentaire qu'il est astreint � lui verser, ce dont on peut pour le moins douter. Le raisonnement de la cour cantonale, tout � fait circonstanci� sur ce point, r�siste pour le surplus au grief d'arbitraire. En cas de modification notable et durable des circonstances, le recourant pourra toujours agir en modification des mesures protectrices de l'union conjugale (art. 179 CC).
4.5.�L'�poux s'en prend au principe de la prise en compte de frais de v�hicule dans les charges de son �pouse.
Il ressort de l'arr�t querell� que l'autorit� d'appel a tenu compte, dans les charges de l'�pouse, d'un montant de 312 fr. par mois � titre de frais de v�hicule (54 fr. 10 d'assurance, 10 fr. 90 de taxe et 247 fr. 70 de leasing jusqu'� fin novembre 2014). Aux all�gations de l'�poux selon lesquelles un v�hicule n'appara�t pas n�cessaire, puisque le trajet entre le domicile et le travail de son �pouse comprend 1,8 km et dure environ 23 minutes � pied, la cour cantonale a r�pondu que selon ses d�terminations relatives � l'all�gu� n� 12 de son �pouse, il avait pourtant admis l'utilit�, pour elle, de disposer d'un v�hicule " notamment pour se rendre � son travail ", que la d�claration d'appel contredit sur ce point ses all�gations ant�rieures, ce qui est contraire au principe de la bonne foi en proc�dure et qu'au demeurant, les motifs du premier juge - � savoir que l'�pouse doit concilier ses activit�s professionnelles avec la charge de deux enfants et qu'elle ne fait pas valoir de frais de cr�che ou d'unit� d'accueil - sont convaincants. Enfin, elle a ajout� que l'int�gralit� du co�t d'un leasing doit �tre prise en compte dans le minimum vital s'agissant d'un objet de stricte n�cessit� d'un prix raisonnable, et que le montant en question n'est en l'esp�ce pas excessif.
Le recourant consid�re ce raisonnement comme choquant, en tant qu'il retient qu'il aurait admis l'utilit� du v�hicule pour le travail de son �pouse, ajoutant que les juges pr�c�dents ont reconnu ces frais " en ignorant que les enfants n'ont pas besoin de cr�che puisqu'ils vont r�guli�rement chez les grands-parents ". Or, il ressort du dossier que dans ses d�terminations du 26 septembre 2014, l'�poux a " admis " l'all�gu� n� 12 formul� par son �pouse dans sa requ�te du 9 septembre 2014, selon lequel " ce v�hicule lui est utile, en particulier pour se rendre � son travail et pour v�hiculer les enfants, notamment C.________ qui pratique r�guli�rement le hockey sur glace, ainsi que le patinage et la piscine de D.________ ". Par ailleurs, la cour cantonale n'ignorait pas que les enfants ne fr�quentent pas de cr�che, puisqu'elle a fait siennes les consid�rations du premier juge, selon lesquelles l'�pouse n'avait pas fait valoir de frais de cr�che ou d'accueil. En d�finitive, la critique n'est pas de nature � d�montrer le caract�re insoutenable de l'arr�t entrepris sur ce point.
4.6.�Le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait d� imputer un revenu hypoth�tique � son �pouse, correspondant � ce qu'elle gagnerait en travaillant douze mois par ann�e, et non onze mois comme elle le fait actuellement. Elle ne pouvait pas, selon lui, accepter que son �pouse ne soit pay�e que 11 mois par ann�e, alors qu'elle avait d�j� pris en compte la jurisprudence relative � la reprise d'une activit� lucrative en lui permettant de travailler � 25%. Par ailleurs, il conteste le montant retenu au titre de salaire de l'�pouse, exposant qu'il aurait fallu retenir un montant de 1'056 fr. 30 par mois, sur la base de treize salaires annuels, non pas de onze salaires. La cour cantonale aurait ignor� le certificat de salaire de l'�pouse pour l'ann�e 2013 et se serait bas�e " sur un taux d'activit� de 25%, en prenant en compte son salaire annuel brut de 15'248 fr., alors que pour Monsieur A.________, le Tribunal se serait bas� sur son salaire net ".
A ce sujet, la juridiction pr�c�dente a confirm� le raisonnement du premier juge, selon lequel l'�pouse travaille 10 heures et demie par semaine, ce qui correspond � un taux de quelque 25%. Son revenu brut s'�l�ve � 1'071 fr. par mois, 13�me salaire compris; il est vers� onze fois l'an, puisque l'�tablissement dans lequel elle travaille est ferm� le douzi�me mois. Vu l'�ge des enfants, il n'y avait pas lieu d'exiger de l'�pouse qu'elle augmente son activit�, du moins avant que la cadette ait atteint l'�ge de 10 ans. Cependant, d�s le 1er septembre 2018 (10 ans de D.________), elle pourra exercer une activit� � 50% et pr�tendre � un salaire de 1'750 fr., et d�s le 1er septembre 2024, elle pourra travailler � 100% et gagner 3'500 fr.
Contrairement � ce que pr�tend le recourant, le raisonnement de la cour cantonale est conforme � la jurisprudence selon laquelle, en principe, on ne peut exiger d'un �poux la prise ou la reprise d'une activit� lucrative � un taux de 50% avant que le plus jeune des enfants n'ait atteint l'�ge de 10 ans r�volus, et de 100% avant qu'il n'ait atteint l'�ge de 16 ans r�volus (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 p. 108). Il n'est donc a fortiori pas arbitraire. Quant � la critique relative au montant du salaire effectivement per�u par son �pouse, elle demeure peu compr�hensible et ne satisfait pas aux exigences de motivation requises (cf. supra consid. 2.2). On soulignera que l'on ne discerne pas en quoi le recourant subirait un pr�judice dans l'hypoth�se o�, comme il le pr�tend, la juridiction pr�c�dente aurait tenu compte du salaire brut de son �pouse et non de son salaire net.
4.7.�Le recourant conteste le montant figurant dans le dispositif au titre de contribution d'entretien en faveur de l'enfant C.________ (895 fr.), exposant que celui-ci ne correspond pas � ce qui est indiqu� dans les consid�rants (865 fr.).
Conform�ment � l'art. 75 al. 1 LTF, le recours en mati�re civile n'est ouvert qu'� l'encontre d'une d�cision rendue par une autorit� cantonale de derni�re instance. Le Tribunal f�d�ral interpr�te largement cette condition, qui comprend " toutes les voies de droit qui sont ouvertes au recourant lui-m�me afin de faire dispara�tre le pr�judice juridique all�gu� et qui sont de nature � obliger l'autorit� saisie � statuer " (arr�ts 5A_678/2007 du 8 janvier 2008 consid. 3.1; 5A_625/2008 du 27 juillet 2009 consid. 3.2). Dans l'hypoth�se o�, comme le pr�tend le recourant, l'arr�t attaqu� souffre d'une contradiction manifeste entre le dispositif et les motifs, un tel vice pourrait �tre r�par� dans le cadre d'une proc�dure d'interpr�tation (art. 334 CP); or, il s'agit l� d'une voie de droit avant l'�puisement de laquelle le recours est irrecevable au regard de l'art. 75 al. 1 LTF (arr�ts 5A_589/2012 du 13 d�cembre 2012 consid. 3.2 et les r�f�rences; 5A_99/2010 du 15 mars 2010 consid. 1.3 et la jurisprudence cit�e).
Le recourant fait valoir qu'il ne fallait pas tenir compte du minimum vital�
�largi�des parties, puisque le revenu global du couple s'�l�ve � 6'133 fr. (1'056 fr. 30 + 5'076,80), ce qui ne correspond pas � une situation financi�re favorable; il en r�sulte que certains postes de charge n'auraient pas d� �tre pris en compte (primes d'assurance 3�me pilier, assurance RC/m�nage, charges fiscales). Fond�e sur la circonstance selon laquelle les revenus globaux des parties s'�l�veraient � 6'133 fr., la critique du recourant se base sur des faits qui ne ressortent pas de l'arr�t attaqu�, partant, irrecevables (cf. supra consid. 2.2).
Vu ce qui pr�c�de, il n'y a pas lieu d'examiner les nouveaux calculs des contributions d'entretien propos�s par le recourant. Quant au fait que, selon lui, la cour cantonale aurait " omis de mentionner dans ses conclusions que les montants d�j� pay�s par Monsieur A.________ doivent �tre port�s � d�duction sur les contributions d'entretien futures ", on rel�vera qu'il ne s'agit pas d'une critique satisfaisant aux exigences accrues de motivation d'un recours soumis � l'art. 98 LTF (cf. supra consid. 2.1).
Le recourant se plaint de la r�partition des frais et d�pens de la proc�dure cantonale. Il ne soul�ve toutefois, � cet �gard, aucun grief de nature constitutionnelle (cf. supra consid. 2.1).
A titre indicatif, il sied de rappeler que dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugales, le juge n'examine la cause que de mani�re sommaire et provisoire, celle-ci pouvant toujours �tre revue en cas de modifications des circonstances (art. 179 CC); l'arr�t querell�, s'il r�siste certes aux griefs soulev�s, complexifie inutilement la pr�sente cause en d�taillant au centime pr�s chaque poste de charge et chaque �l�ment des revenus des parties, et en distinguant diverses p�riodes - parfois tr�s courtes - jusqu'en 2024. En outre, il appara�t souvent difficilement intelligible, le style de r�daction utilis� (" vu que... ", " consid�rant que... ") �tant particuli�rement lourd, partant inadapt�, lorsque, comme en l'esp�ce, il est utilis� pour un arr�t comportant 26 pages (cf. aussi arr�t 8C_248/2014 du 29 ao�t 2014 consid. 4).
En conclusion, le recours est rejet� dans la mesure o� il est recevable, aux frais du recourant (art. 66 al. 1 LTF). Celui-ci versera en outre � l'intim�e - qui a partiellement obtenu gain de cause s'agissant de l'effet suspensif, mais n'a pas �t� invit�e � se d�terminer sur le fond - une indemnit� de d�pens r�duite (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Une indemnit� de 200 fr., � verser � l'intim�e � titre de d�pens, est mise � la charge du recourant.