Source: http://arbredevie.net/votreParcours/FaussesCouches
Timestamp: 2020-08-15 07:33:18+00:00
Document Index: 35758483

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L'arbre de vie - Grossesses interrompues
Quel que soit le terme, les circonstances (situation subie ou décidée, le terme « choisi » n’est volontairement pas retenu il ne me semble pas approprié) interrompre une grossesse n’est pas un acte anodin que l’on balaye d’un revers de main. C’est une expérience physique et psychique éprouvante, toujours teintée de culpabilité, intime et difficile à partager.
Tous nos praticiens à L’arbre de vie sont là pour vous aider à surmonter cette expérience.
Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) ►
Légalisée il y a 42 ans grâce à l’intervention de Simone Veil qui a défendu la cause des femmes avec conviction, l’IVG est un droit en France qui reste malgré tout à protéger devant la montée de mouvements idéologiques pro vies.
Pour tout renseignement il existe un numéro national anonyme et gratuit le 0 800 08 11 11
En France l’avortement peut être pratiqué jusqu’à la fin de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines après le 1er jour des dernières règles.
Il est remboursé à 100% par la sécurité sociale (le coût réel est de 190 à 664 euros).
Toutefois, la méthode médicamenteuse n’est possible que jusqu’à la fin de la 5ème semaine de grossesse (7 semaines d’aménorrhée) si elle a lieu auprès d’un médecin ou d’une sage-femme dans un centre de santé, un centre de planification familiale ou en cabinet de ville. Si elle est pratiquée dans un établissement de santé (hôpital ou clinique) 2 semaines supplémentaires de délai sont ajoutées. La méthode par aspiration est réalisable jusqu’à la fin du délai légal de 14 SA.
Une fois votre décision prise, ne perdez pas de temps à engager les démarches car les délais peuvent être longs.
Les modalités : 2 RDV médicaux préalables sont nécessaires
Un premier pour s’informer auprès du médecin ou de la sage-femme de votre choix, qui vous remet un livret explicatif et à qui vous pouvez poser toutes vos questions. Il vous est délivré une attestation de première consultation. Si ce professionnel ne pratique pas lui-même l’IVG il a le devoir de vous donner les noms d’autres collègues qui le font.
Un second pour choisir la méthode qui sera utilisée (médicamenteuse ou aspiration), qui va dépendre du terme et des disponibilités des lieux de soin. Vous confirmez par écrit votre consentement aux soins et l’on vous remet une seconde attestation de consultation.
Si vous êtes mineure vous pouvez décider d’avorter avec ou sans l’accord de vos parents, mais vous devez être accompagnée d’une personne majeure de votre choix. La prise en charge et les modalités seront les mêmes, excepté que vous devez également vous rendre à un entretien psycho-social obligatoire entre les 2 RDV médicaux. Ce RDV est possible mais facultatif pour les majeurs.
Il peut avoir lieu dans un centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF), dans un établissement d’information et de consultation (ex : CIDFF), dans un service social ou autre service agréé, vous y rencontrerez une conseillère conjugale ou une assistante sociale pour un moment d’écoute et de dialogue.
Il consiste en la prise de 2 comprimés à 24 h ou 48 h d’intervalle
Le premier, la Mifépristone (RU 486®) à la dose de 600mg est pris durant une consultation en présence du médecin ou de la sage-femme, c’est la pilule abortive qui va stopper la grossesse (blocage de l’action de la progestérone, stimulation des contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin). Des saignements peuvent arriver mais la grossesse n’est pas encore arrêtée.
Le second médicament, le Misoprostol (Cytotec®) à la dose de 400 µg, peut se prendre en consultation ou à domicile par voie vaginale, il augmente les contractions et provoque la fausse couche qui survient à 60% des cas dans les 4h, dans 40% des cas dans les 24-72h suivantes.
Les contractions utérines induisent des douleurs comme celles des règles ou plus fortes, ne pas hésiter à prendre des antalgiques. Les saignements peuvent durer 10 jours.
C’est le médecin qui déterminera avec vous le mode d’anesthésie le mieux adapté à votre situation. Il est possible de n’endormir que le col (anesthésie locale) ou tout le corps (anesthésie générale).
L’intervention dure une dizaine de minutes au bloc opératoire et consiste à aspirer l’œuf grâce à une canule reliée à un dispositif que le médecin introduit dans l’utérus après avoir dilaté le col.
Au réveil il est possible d’avoir de petites contractions utérines soulagées par des antalgiques.
Des antibiotiques (Doxycycline®) sont prescrits à titre préventif systématique.
En cas de fièvre, hémorragie importante, fortes douleurs abdominales ou de malaise consultez en urgence.
Après l’IVG : la consultation de contrôle
Elle a lieu 14 à 21 jours après et est indispensable pour vérifier que la grossesse a été interrompue et qu’il n’y a pas de complications. Un examen médical et une échographie ou un examen sanguin sont nécessaires.
Ensuite que vous soyez majeure ou mineure, le médecin ou la sage-femme vous propose d’avoir recours à un entretien psycho-social pour parler de votre situation si vous en ressentez le besoin.
L’ensemble de la procédure comprends donc 5 RDV médicaux, en cas d’échec de la méthode médicamenteuse (5% des cas) l’IVG chirurgicale pourra être employée. À la suite d'une IVG, aucune augmentation du risque d'infertilité, de fausses-couches ou de grossesse extra-utérine n'a pu être démontrée
Fausse Couche Précoce (FCP) ►
Il s’agit d’une interruption spontanée de la grossesse survenant durant les 3 premiers mois (le plus souvent avant 6 semaines). Après 3 mois on parle de fausse couche tardive.
C’est un phénomène bien plus fréquent qu’on ne le croit qui concerne 20% des grossesses, 200 000 femmes sont concernées chaque année.
Il s'agit d'une épreuve généralement très traumatisante pour la mère mais aussi pour le père.
La survenue de saignements vaginaux et de petits caillots continus ou intermittents, associées à des douleurs pelviennes de règles (avec ou sans crampes, diarrhées, vomissements), la disparition des signes de la grossesse évoquent une fausse couche précoce et doivent vous conduire aux urgences pour examen.
Il peut s’agir d’un simple décollement partiel du trophoblaste (futur placenta) qui nécessitera du repos et sera vu à l’échographie.
Souvent les symptômes apparaissent 8 à 10 jours après l’arrêt de la grossesse, c’est pourquoi les fausses couches sont parfois découvertes lors d’échographies de contrôle.
Age maternel au-delà de 35 ans (la fréquence des fausses couches est deux fois plus élevée à 40 ans qu'à 20 ans)
Age paternel au-delà de 45 ans
Consommation excessive de café ou d’alcool, tabagisme
ATCD de fausse-couche
Elles sont souvent inconnues. Sinon on distingue
Les causes maternelles : maladie générale (diabète, insuffisance rénale, HTA) ou problème hormonal (hypothyroïdie, déficience en œstrogènes ou progestérones) ; anomalie génitale (béance du col) ; infectieuses (Listériose, toxoplasmose, rubéole, varicelle, herpès, zona, endométrite, salpingite) ; pratique sportive intensive en début de grossesse (plus de 7h/jour) ou de sports violents (ski, équitation) ; incompatibilité entre les groupes sanguins de la mère et du bébé (mère rhésus négatif, bébé rhésus positif) peut entraîner, sans injections d’immunoglobulines anti-D, la destruction des globules rouges du fœtus et l’arrêt de la grossesse
Les causes fœtales : dans 90% des cas existent plusieurs anomalies génétiques ou malformations qui empêchent son développement, il est alors expulsé selon un processus de sélection naturelle ; problème d’implantation ou expulsion d’un œuf clair (non fécondé) ; anomalies de la quantité de liquide amniotique ; grossesses multiples
Les causes externes : l’amniocentèse augmente le risque de fausse couche d'environ 0,5 à 1% ; accident de la circulation, chute dans un escalier…
La grossesse doit être évacuée rapidement pour éviter tout risque d’infection, en principe avant 8 semaines, le corps expulse tout seul le sac embryonnaire.
On peut le vérifier à l’aide d’une échographie pelvienne ou de dosages répétés de beta-HCG sanguins.
Dans l’incertitude on aura recours à une aide médicamenteuse (Cytotec®) ou chirurgicale selon le terme avec une aspiration/curetage sous anesthésie générale (voir procédure d’IVG).
La prise en charge psychologique peut s’avérer fort utile pour surmonter une épreuve comme celle-ci.
Un bilan médical est prescrit en général après trois fausses couches, après 2 si la femme a plus de 38 ans.
Mort Fœtale In Utero (MFIU) ►
Il s’agit de l’arrêt spontané de l’activité cardiaque du fœtus à un stade gestationnel supérieur à 14 semaines d’aménorrhée. Cet arrêt de la grossesse peut avoir lieu avant le travail (mort fœtale ante partum) ou en cours de travail (mort fœtale intra partum).
Malheureusement, le fœtus est rarement expulsé tout de suite et sa rétention dans l’utérus peut être longue.
Certains cependant doivent alerter : une diminution des mouvements actifs du bébé, une montée laiteuse pendant la grossesse, l’amélioration d’une pathologie liée à la grossesse comme la pré-éclampsie.
A l'examen clinique, la disparition des bruits du cœur est inquiétante. Le toucher vaginal est typique. L'échographie et le monitoring confirment ces signes, vérifient l'absence d'activité cardiaque.
Dans 30% des cas aucune cause n’est retrouvée.
Sinon les causes de la mort fœtale in utero peuvent être :
Anomalies placentaires : c’est la 1ère cause de MFIU, 30% des cas, responsables d’anomalies de la circulation fœto-placentaire pouvant aboutir au décès du fœtus
Anomalies du cordon : 9% nœuds au cordon, les cordons longs, les circulaires du cordon, les cordons spiralés
Hémorragies fœto-maternelles : 3% décollements placentaires, et les traumatismes abdominaux
Anomalies chromosomiques : quel que soit le lieu de la localisation de l’anomalie, qu’elle soit placentaire, fœtale ou mixte
Agents microbiens : 15% Tout type d’agent microbien peut être mis en cause, qu’il soit bactérien, viral ou parasitaire. Les plus courants sont le Parvovirus B19, le Streptocoque B, l’Escherichia Coli, la toxoplasmose et le Paludisme.
Anomalies congénitales : 20% (ex : trisomie 18)
Pathologies maternelles : 7% le lupus systémique, la mutation du Facteur V et le déficit en protéine S, les cardiopathies congénitales maternelles, l’HTA
Dès que le diagnostic est suspecté, la femme est hospitalisée.
Un bilan est effectué, elle voit un anesthésiste et soit l'accouchement se produit spontanément, soit il est déclenché et cela peut prendre plusieurs jours :
Administration de médicament abortif, pose de laminaires pour dilater le col, puis d’une péridurale, les contractions sont déclenchées par une perfusion d’ocytocine et vont permettre un accouchement par voie basse, la poche des eaux est rompue.
Il aura été discuté auparavant avec les parents leurs souhaits : voir ou non cet enfant, le prendre dans leurs bras, l’habiller, le nommer, permettre la prise de photos qu’ils pourront laisser à l’hôpital ou emporter avec eux, prendre des empreintes de ses mains, etc.
Selon le terme l’enfant pourra être inscrit ou non sur le livret de famille et avoir droit à des funérailles.
Après quelques jours la mère pourra quitter l’hôpital avec un inhibiteur de la lactation et un RDV de consultation à distance pour un examen clinique et des investigations.
Si votre groupe sanguin est Rhésus négatif, vous recevez une injection de gammaglobulines anti-D pour éviter des complications lors d’une prochaine grossesse.
Un soutien psychologique est nécessaire car cet accident tardif dans la grossesse est extrêmement éprouvant pour la femme et aussi pour l’homme. Culpabilité de ne pas avoir mené la grossesse à terme, anxiété de revivre ce moment lors d'une prochaine grossesse ou encore, dépression provoquée par le vide laissé par le fœtus. Ce soutien, de nombreuses maternités le proposent, individuellement ou en groupe, L’arbre de vie aussi.
Le but du bilan est triple : déterminer la cause (95% des mères le souhaitent), prévenir un éventuel risque de récidive, et vérifier l’absence de complications maternelles.
L’autopsie fœtale reste l’examen le plus contributif, elle permettrait de déterminer la cause de décès dans 20 à 75 % des cas. Elle ne peut être effectuée qu’après recueil du consentement écrit des parents. En cas de refus une analyse cytogénétique du cordon peut être réalisée.
L’examen du placenta avec étude histologique peut être également très utile
Une IRM cérébrale ou du corps entier du fœtus peut être proposée en cas de suspicion anténatale ou postnatale d’anomalie congénitale
Enfin, moins précises, des radiographies peuvent être effectuées
Que faire pour une grossesse antérieure ?
Mis à part traiter les maladies maternelles connues (thyroïde, diabète, HTA) aucune mesure préventive n’a fait ses preuves : on ne recommande donc pas de repos, de suivi rapproché, de déclenchement de l’accouchement, ou de procéder systématiquement à une césarienne.
Interruption Médicale de Grossesse (IMG) ►
Un accouchement provoqué et prématuré est envisagé uniquement si la grossesse met en jeu la vie de la mère, ou que l'enfant à naître est atteint d'une maladie incurable au moment du diagnostic.
Il peut survenir à tout moment de la grossesse et jusqu’à son terme.
Cette intervention concerne 7000 grossesses par an.
Le bilan de la pathologie doit tout d’abord être réalisé (échographie, examens complémentaires) et l’avis d’un ou plusieurs spécialistes peut être pris (généticien, pédiatre, orthopédiste, cardiologue, etc.).
A l’issu de ces bilans le couple peut demander par écrit une IMG. Il est recommandé, sauf urgence vitale immédiate, de prendre le temps de réfléchir à la situation afin d’avoir le moins de remords possibles par la suite, de pouvoir poser toutes les questions, certaines grossesses peuvent être menées jusqu’au terme avant de les interrompre ce qui permet de maturer son choix.
Le dossier est discuté en réunion du centre multidisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN). Le protocole doit être signé par au moins deux médecins du centre et doit figurer dans le dossier.
Un ou plusieurs entretiens pré-IMG avec le médecin et la sage-femme sont réalisés pour répondre aux questions de la patiente et du couple, y sont abordés :
Les aspects médicaux et administratifs : modalités pratiques de l'IMG ; informations sur l'arrêt de la vie fœtale ; consultation d'anesthésie ; accord pour l'autopsie signé par les parents ; feuille de liaison avec la chambre mortuaire ; congé postnatal ou arrêt de travail selon le terme
Les aspects humains : possibilité de voir le corps ; choix de donner un prénom à l'enfant ; prise en charge du corps et notamment l'organisation d'obsèques par le couple
L’aide d'un psychologue est systématiquement proposée
Il varie suivant le terme de la grossesse et les ATCD de la mère.
Avant 14 semaines, si l’autopsie n’est pas nécessaire (anomalie chromosomique connue), on procède à une IMG chirurgicale par aspiration dans le cas contraire c’est méthode médicamenteuse qui est choisie (cf. IVG plus haut)
Après 14 semaines, le protocole sera le même que pour la MFIU (cf. plus haut)
A partir de 22 semaines, on procède à une anesthésie du fœtus en piquant le cordon, puis on arrête son cœur, enfin le protocole antérieur est appliqué.
En salle de travail, la sage-femme ou le médecin obstétricien propose à la mère ou au couple de voir le corps du fœtus nettoyé et habillé. En général, cette étape a été discutée en amont lors des entretiens entre les parents et l'équipe médicale. Des photos et empreintes peuvent être également réalisées.
Le corps reste au minimum 2 heures en salle de travail et est ensuite rapidement acheminé vers la chambre mortuaire avec la fiche de liaison et la demande d'autopsie (lorsqu'elle est accordée par les parents)
Déclaration à l'état civil et prise en charge du corps
Dès 14 semaines d’aménorrhées il est possible d'établir un acte d’enfant né sans vie auprès de la mairie de naissance grâce au certificat d’accouchement remis par la maternité (précisant qu’il est né suite à une IMG). Après 22 semaines c’est obligatoire.
L’enfant peut/doit (selon le terme) figurer sur les registres de l’état civil et on peut lui attribuer des prénoms (mais pas un nom), désigner ses parents (mais pas d'établir un lien de filiation), l'inscrire sur le livret de famille à titre de simple mention administrative dans la parte décès.
Enfin, il donne la possibilité aux parents d'organiser des funérailles, sinon la prise en charge est assurée par l’hôpital (crémation collective auquel on ne peut assister 10 jours après la naissance le temps du délai de réflexion). Pour les parents demandant un rapatriement du corps vers l'étranger, un certificat médical de non-contagion doit être établi.
En fonction du terme de la grossesse, il est possible d'avoir accès à certains droits sociaux comme le congé maternité.
Avant 22 SA, il n'y a pas de congé maternité attribué. Cependant, la patiente peut recevoir un arrêt de travail dont la durée est à fixer par la sage-femme ou le médecin en charge.
Après 22 SA, le congé maternité est attribué dans sa totalité (16 semaines), le congé paternité également, la prime de naissance et les 4 mois d’allocation de base. Pour les patientes ayant déjà 2 enfants ou plus le congé maternité est de 26 semaines.
6 à 8 semaines après l'IMG elle permet d'aborder un éventuel projet de grossesse et de mettre en place un traitement préventif. Le compte rendu de l'autopsie est expliqué et remis aux parents qui le souhaitent. Un compte rendu d'IMG est également élaboré à l'issue de cette consultation.
Grossesses interrompues►
Association Nos petits anges au paradis
Association Aux noms des petits anges
Association l'enfant sans nom
Association spasma
Association les ailes de zelie
Retraite renaître
Le berceau vide (Marie José soubieux, Ed. Eres, 2013, 228p)
Saskia ou le deuil d'un bébé Distilbène (Anne-Françoise Lof, Ed. Frisson-Roche, 2000, 89p)
Ces bébés passés sous silence (Frédérique Authier-Roux, ed. Erès, 2013, 74p.)
Surmonter la mort de l'enfant attendu : Dialogue autour du deuil périnatal (Elisabeth Martineau, ed. Chronique sociale, 2008, 134p)
Grossesse interrompue : quand la mort nous dit la vie (Natahalie Lancelin-Huin, 2014, Mon petit Editeur)
Il fallait que je vous le dise (Aude Mermilliod, Ed. Casterman, 2019)
Le choix (Alain Frappier, Ed.La ville brûle, 2015, 80p)
L'évènement (Annie Ernaux, Gallimard, 2001, 130P)