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Timestamp: 2019-02-23 17:42:01+00:00
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Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) : Pour la libération des citoyens retenus à la Maison d’arrêt sans titre de détention
Publié le mardi 28 août 2018 12:14
Sous les auspices de M. Loamba-Moké, son président, l’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) a animé, lundi 27 août 2018 à Brazzaville, en partenariat avec d’autres organisations de la société civile en République du Congo, une conférence presse au cours de laquelle les conférenciers se sont préoccupés de la situation des personnes détenues préventivement pour détournement des deniers publics, notamment: Bernard Ovoulaka, Maxime Palessonga et Joachim Ndinga.
Pour les organisations de la société civile, de nombreuses atteintes aux droits de l’homme sont enregistrées contre les hommes. Qui, «jusqu’à la date d’aujourd’hui, sont détenus arbitrairement à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville, parce qu’ils n’ont aucun titre de détention», alors que leur mandat de dépôt a été levé par l’arrêt de la chambre d’accusation rendu le 2 août dernier. Cet arrêt prononce la mise en liberté provisoire avec assignation à résidence des inculpés Palessonga Maxime, Ndinga Joachim et Ovoulaka Bernard, s’ils ne sont pas «détenus pour autres causes».
L’ADHUC et ses partenaires ont constaté qu’après sept mois, «leur détention devient illégale».
Ce faisant, ils ont recommandé au ministère de la Justice de «corriger cette forme de remise en cause de l’effectivité de l’Etat de droit»; de respecter les lois et règlements de la République, des conventions régionales et internationales relatives aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales auxquelles le Congo a librement souscrit et qu’il est tenu de respecter, ainsi que l’exécution de la décision de la chambre d’accusation rendue le 2 août 2018.
En outre, les organisations de la société civile congolaise exigent l’ouverture d’une enquête indépendante pour débusquer les auteurs de cette «séquestration» et de les punir conformément à la loi notamment aux dispositions de l’article 341 et suivants du code pénal, ceci dans le cadre des antivaleurs décriées par le président de la République.