Source: http://www.handichrist.net/t1978-fin-de-vie-au-debut-de-la-vie
Timestamp: 2018-09-25 12:53:43+00:00
Document Index: 296618583

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Fin de vie au début de la vie
Sujet: Fin de vie au début de la vie 05.10.12 9:16
Ces bébés qu'on « laisse mourir »
Créé le 05/10/2012 à 03h42 -- Mis à jour le 05/10/2012 à 03h42
Certains parents restent opposés à l'arrêt des soins. FREY / WPA / SIPA
Fin De Vie L'Elysée veut réformer la pratique controversée de l'arrêt de soins
C'est l'engagement de campagne numéro 21 de François Hollande. L'Elysée consulte, en ce moment même, des spécialistes sur la question de l'euthanasie. Philippe Bataille est ainsi attendu, ce vendredi, au palais présidentiel. Dans le livre* qu'il vient de publier, ce sociologue lève le voile sur une réalité méconnue de la fin de vie. Celle des services de néonatologie où l'on « suspend l'alimentation, l'hydratation [et les soins] pour abréger la vie de prématurés de 800 grammes » qui sont, sinon, condamnés à vivre avec de lourdes séquelles irréversibles.
Si la loi Léonetti, votée en 2005, interdit l'euthanasie active, elle autorise le « laisser mourir » des patients. Quel que soit leur âge… « Même pour des enfants, nous ne pouvons pas nous obstiner de façon déraisonnable, explique Robin Crémer, pédiatre à l'hôpital Jeanne-de-Flandre de Lille. Quand il n'y a plus d'espoir, on arrête tout et on sédate. L'alimentation est considérée comme un soin. Parfois, on l'arrête donc aussi. C'est compliqué… » La mort peut tarder à se produire. Quelques jours. Parfois quelques semaines, avant de venir libérer des petits qui n'auront pas vraiment eu le temps de connaître la vie. Très encadré, le protocole porte le nom de limitation et arrêt des traitements (LAT). « En réanimation pédiatrique, 40 % des morts d'enfants surviennent après une telle décision d'arrêt de soins », affirme une étude du Groupe francophone de réanimation et urgences pédiatriques. « Il y a 1 à 2 % des parents qui y sont opposés, poursuit Robin Crémer. D'autres nous disent que la mort est sans doute la meilleure chose qui peut arriver à leur enfant. »
Mais la pratique dérange. « Il y a toujours la notion de faute derrière un arrêt de soins, témoigne le professeur Yannick Aujard, chef du service de réanimation néonatale de l'hôpital Robert-Debré pendant vingt-trois ans. C'est épouvantable. Les psychologues interviennent autant auprès des parents que des médecins et des infirmières. On en prend plein la figure. » Auteur de la loi de 2005, Jean Léonetti semble en avoir pris conscience. Dans un entretien paru jeudi dans La Croix, il se prononce pour « une sédation terminale […] à la limite de l'euthanasie, car il n'est pas question de laisser quelqu'un mourir à petit feu. » La commission Sicard, qui a été chargée par François Hollande de réfléchir à ces questions, doit rendre ses conclusions à la mi-décembre.
Dernière édition par Admin le 22.06.15 13:24, édité 2 fois
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 05.10.12 9:33
Si on ne les laisse pas mourir,çà peut donner l'énergumène que je suis..et la question se reposera de toute façon à ma fin de vie !
C'est quoi exactement,une sédation terminale?
Quand il n'y a plus rien à faire,autant ^"pîquer avec douceur,çà va plus vite !
On arrête le coeur,tout simplement.Ils ont tous les produits qu'il faut pour çà !
On pîque bien nos chats et nos chiens !
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 15.10.12 16:16
"Mais la pratique dérange. « Il y a toujours la notion de faute derrière un arrêt de soins, témoigne le professeur Yannick Aujard, chef du service de réanimation néonatale de l'hôpital Robert-Debré pendant vingt-trois ans".
Mais pourquoi donc cette notion de faute?
Et cela ne dérange pas les réanimateurs de...fabriquer des handicapés pour la vie??? ??? ???...la notion de faute disparaît soudainement comme par enchantement...Bizarre,çà...
Sujet: Les prématurés 01.04.13 14:25
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 04.07.13 21:44
le ccne a écrit dans son avis rendu le 1er juillet 2013
""La question de la sédation profonde de nature à accélérer le processus de mort se pose d'une manière particulière dans le cas des nouveau-nés, atteints de lésions cérébrales sévères et irréversibles", note l'avis.
alors les gens de mon "espèce" n'existeront plus(du moins sur terre)...
Je fais partie des derniers survivants ! ! !
je me marre !!! raison de plus pour me garder centenaire ! ?
j'hésite franchement..
soyons logiques ! ! !puisque les nouveau-nés de mon espèce(!!!)seront "endormis"définitivement,
pourquoi les adultes avec lésions cérébrales sévères et irréversibles n'auraient pas [i]le droit[i]
d'avoir le même droit s'ils le souhaitent?
je sais bien que je pose une question embarrassante mais il faut être logique même dans l'éthique médicale...
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 04.07.13 21:52
Donc si on veut être logique,l'euthanasie et le suicide assisté doivent être légalisés
car c'est dur pour les personnes de mon espèce (!!!) d'avoir bien vécu
En fin de vie on devrait être prioritaire pour une aide,question de solidarité
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 16.10.13 0:08
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 16.10.13 0:25
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 19.10.13 18:54
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 19.10.13 19:05
Faut--il laisser vivre(obliger à vivre) un prématuré quand on est certain du poids des séquelles(pour la société,mais aussi et surtout pour lui-même) ???
Le suicide assisté en fin de vie,c'est un peu pareil... ... ...
C'est humain et digne d'accompagner dans la mort ceux et celles qui le souhaitent et qui ont vécu une existence bien difficile suite à un acharnement néo-natal... ... ..
Problème fort complexe.
Le nouveau-né ne peut pas décider alors on décide pour lui(élimination ou pas?)en fonction de l'évolution de sa pathologie et de son avenir avec cette pathologie.
Le nouveau-né devenu adulte avec sa pathologie néo-natale a,je pense,de nouveaux droits..
La société ayant essayé de l'intégrer au maximum devrait lui laisser le choix de sa fin de vie.On a décidé pour lui car on ne pouvait pas faire autrement,on l'a "normalisé" tant bien que mal,on a éduqué sa volonté pour lui donner une autonomie maximale tout au long de sa vie,ne le traitons pas comme personne vulnérable quand il sera en fin de vie.
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 20.10.13 12:14
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 20.10.13 12:54
Le professeur Pierre-Henri Jarreau est jeune. Il travaille dans le service de Médecine néonatale de Port-Royal à l’hôpital Cochin à Paris. Président de la société de médecine néonatale, il est un des représentants les plus actifs de la nouvelle génération, et très sensible aux aux questions éthiques que posent la réanimation des grands prématurés. Jeudi, est parue une vaste étude francaise qui montre que "40% des grands prématurés souffraient de séquelles pyshiques ou psychologiques" à 5 ans. Il répond à nos questions. E.F
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 05.11.13 15:19
Article publié le : mercredi 11 novembre 2009 à 15:37 - Dernière modification le : mercredi 11 novembre 2009 à 15:37
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 05.11.13 15:23
QUELLE INDIGNITE MEDICALE
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 22.12.13 12:27
je souhaite de tout mon cœur un ou plusieurs enfants polyhandicapés aux femmes pro-vies qui s'obstinent à s'acharner contre une loi en faveur de la mort dans la dignité
Je suis moi-même une handicapée moteur...suite à une réanimation néo-natale.
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 03.02.14 13:43
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 28.02.14 12:37
Créé le 28/02/2014 à 11h35 -- Mis à jour le 28/02/2014 à 11h35
Un bébé endormi. SIPA
SANTE - Le quotidien Libération rend compte d'un rapport sur la fin de vie des nouveaux-nés...
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 28.02.14 12:43
Eric FAVEREAU 27 février 2014 à 21:16
Il y a quelques années, en France, lorsqu’un nouveau-né arrivait au monde avec un cerveau en grande partie détruit - suite à une anoxie ou en raison d’une grave pathologie intra-utérine -, les équipes de réanimation néonatale, après quelques jours d’observation et de confirmation du diagnostic, pratiquaient des gestes actifs mettant ...
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 28.02.14 13:07
Bien que je n'ai aucune connaîssance médicale et juridique,je me demande pourquoi la légalisation de la fin de vie des nouveaux-nés(et seulement des nourrissons..) serait-elle plus compliquée que le reste ?
On pourrait envisager une légalisation de fin de vie des nouveaux-nés comme une sorte d'IMG post-partum ?(c'est à dire facile à faire d'un point de vue éthique)cela n'engage que moi,j'écris cela spontanément en reprécisant que c'est à propos de la fin de vie des nouveaux-nés,mais pas celle des enfants...ni des adolescents comme en Belgique.
Je me permets de préciser que les prématurés sont les victimes d'un acharnement thérapeutique(si tel est le choix des parents,après tout,pourquoi ne pas s'acharner sur eux),mais il faut bien avoir conscience du fait que l'acharnement médical fait vivre la recherche médicale,et çà fait boule de neige,on arrive alors à des problèmes éthiques que l'on a du mal à résoudre aujourd'hui en France
Encore une fois,je n'y connais rien.J'ai simplement des idées qui surgissent à l'improviste..On devrait peut-être faire une légalisation globale de la fin de vie des prématurés,des nouveaux-nés ayant une grave affection,des personnes dépendantes en situation de fin de vie.Aucun rapport entre ces situations différentes,sauf l'obstination déraisonnable ... ... ...(qu'elle soit curative ou palliative... ... ...).
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 04.03.14 0:27
Réflexions sur la fin de vie des nourrissons
La loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie est-elle applicable aux nouveau-nés sans espérance de vie ? C’est la douloureuse question posée ce matin par Libération (pages 1 à 5) à partir d’un rapport du centre d’éthique clinique de Cochin (Paris). Cette structure, qui tient une place singulière dans les rapports entre médecine et éthique, a mené une recherche auprès de trois équipes de réanimation et des parents ayant vécu cette situation insoutenable : prendre soin jusqu’à la fin d’un nourrisson qui, suite à une anoxie ou d’une grave pathologie intra-utérine, est condamné.
La loi Leonetti proscrit tout geste "actif" en n’autorisant comme "forme d’euthanasie passive" que l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation (AHA), explique le journaliste Eric Favereau, qui signe ce dossier. Mais cette AHA ne provoque-t-elle pas une "lente agonie" plutôt qu’une mort rapide ? Comment la mettre en œuvre auprès d’un nourrisson qui ne s’exprime pas ? Comment l’expliquer à des parents, alors que nourrir son enfant est au "cœur de la parentalité", pour reprendre l’expression de la psychologue Elisabeth Belghiti ?
Dans une interview, Jean Leonetti reconnaît que le cas des nouveau-nés est "le plus complexe, le plus douloureux". Mais pour considérer que si l’AHA est "symboliquement atroce", elle ne l’est pas "médicalement". L’étude du centre d’éthique, présentée par la Dre Véronique Fournier lors d’un récent congrès, met toutefois en évidence des différences de pratiques et de multiples doutes qui pèsent sur la législation actuelle. Et justifient la réouverture du débat sur la fin de vie.
John Sutton et Pascal Lelievre
http://www.mutualite.fr/L-actualite/Kiosque/Revues-de-presse/Cliniques-l-Etat-baisse-a-nouveau-les-tarifs
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 04.03.14 9:33
le 06/02/2014 à 05:00 | Élodie Bécu
http://www.lejsl.com/actualite/2014/02/06/le-cas-douloureux-des-enfants
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 04.03.14 9:46
Dans ce genre de situation,on doit exiger de la part du personnel soignant une réponse positive à une demande d'euthanasie active.
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 04.03.14 9:58
Acharnement thérapeutique sur les prématurés, des mots sur l’inconcevable...
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 05.03.14 10:32
Une réflexion spontanée de ma part
Peut-être que si on se penchait sur ce problème,on serait amené à prendre plus de distance par rapport à la fin de vie des adultes ??? à prendre plus de distance,et donc à résoudre plus facilement la légalisation de la fin de vie adulte (au niveau émotionnel )
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 06.03.14 9:15
Copié-collé SOURCE = "Famille chrétienne"... ... ...
CHRONIQUE | Tribune | 04/03/2014 | Par Laurence Henry
Laurence Henry 150x200 ©DR
La médecine joue avec les lois, avec les mots.L'Eglise fait de même.(Admin).
http://www.famillechretienne.fr/societe/bioethique/l-insupportable-agonie-des-nouveau-nes-131160
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 06.03.14 9:36
Si la médecine se contredit, l'Eglise aussi se contredit. J'en ai quelques preuves parfaitement concrètes, réelles, et actuelles.
Le commandement "Tu ne tueras pas" ne signifie pas 'Tu empêcheras de mourir" ou "Tu feras survivre".
Sous couvert de bons sentiments, on s'acharne palliativement ... ... ...
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 17.03.14 9:38
03.03.14 Mise à jour le 11.03.14
Une étude du Centre d'éthique clinique (CEC) de l'hôpital Cochin (AP-HP, Paris) se demande si le recours à l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation artificielles (AHA) en néonatologie ne serait pas "le talon d'Achille" de la loi Leonetti d'avril 2005 sur la fin de vie.
bébé néonatologie
La délicate question des soins palliatifs en néonatologie
L'étude du Centre d'éthique clinique (CEC) datant de décembre 2013, dont l'APM a eu copie et dont les conclusions ont été dévoilées par le quotidien Libération le 28 février 2014, est en cours de publication a indiqué à l'APM l'un de ses auteurs, le Dr Véronique Fournier, directrice du Centre d'éthique clinique. L'objectif de l'étude, intitulée “L'arrêt d'alimentation et d'hydratation artificielles en néonatalogie: l'épreuve du réel”, était d'analyser a posteriori le recours à l'arrêt de l'AHA vu par les équipes soignantes et par les parents des nourrissons l'ayant subi. “Notre hypothèse de travail était que les difficultés des uns et des autres à vivre la mise en oeuvre de l'arrêt de l'AHA sur le terrain étaient peut-être révélatrices du fait que cette pratique pose des questions éthiques particulières, que nous souhaitions approfondir”, expliquent les auteurs, Véronique Fournier, Elisabeth Belghiti, Laurence Brunet et Marta Spranzi.
L'étude a inclus 25 enfants, nés en moyenne à un âge gestationnel de 36 semaines. Pour deux d'entre eux, l'arrêt de l'AHA avait été décidé en anténatal. Dans six cas, il avait été décidé dès les premiers jours après la naissance, et dans 16 cas, l'arrêt de l'AHA a été décidé “dans un délai de une à six semaines après la naissance, le plus souvent du fait d'une forte incertitude diagnostique et/ou pronostique initial et de la nécessité pour l'équipe d'y voir clair avant de prendre une décision définitive”. Les chercheurs ont notamment mené 55 entretiens concernant ces 25 enfants, dont 14 avec des parents. Selon l'étude, à chaque fois, “on arrête l'alimentation et l'hydratation artificielles que l'on considère, depuis la loi Leonetti, comme des traitements actifs [...] lorsque l'état de l'enfant est jugé très préoccupant et que l'on décide qu'il est temps de ne pas poursuivre des soins déraisonnables”.
Pour autant, les chercheurs relèvent trois “modèles” d'arrêt de l'AHA.
Dans le premier, si l'arrêt de l'AHA “fait partie d'un projet dit palliatif compris comme un projet de 'soins proportionnés'”, les équipes “se défendent de toute intention de mort : l'enfant survit ou ne survit pas à l'arrêt de l'AHA, en fonction de ses propres capacités. [...] Lorsque l'alimentation et l'hydratation artificielles sont arrêtées, un biberon lui est régulièrement proposé [...] Il est aussi régulièrement vérifié qu'il est confortable et qu'il ne souffre pas”.
Le second modèle est “assez radicalement inverse” du précédent. “Les médecins ne proposent l'arrêt de l'AHA que dans des situations où ils considèrent, après en avoir longuement et mûrement discuté en équipe, qu'il vaudrait mieux pour cet enfant-là qu'il ne survive pas. Cette information est alors partagée comme telle avec les parents”. Les auteurs ajoutent que l'enfant meurt en quelques jours, trois-quatre maximum, à la fois de sédation et d'AHA. “Les médecins sont conscients d'être dans un processus moins strictement palliatif que le précédent et moins strictement respectueux de la loi”.
Le troisième modèle est “intermédiaire”. “Si les équipes assument que leur intention est bien que l'enfant ne vive pas, lorsqu'elles ont acquis la conviction que ce serait la moins pire des solutions pour lui, il leur est en même temps important de respecter l'esprit de la loi, c'est-à-dire ne rien faire qui puisse être considéré comme du 'faire mourir”'.
Les auteurs s'attachent également à décrire le ressenti des équipes et des parents. Pour les 14 enfants dont ils ont pu rencontrer les parents,“le ressenti de ces derniers a été classé plutôt bon ou très bon dans 40% des cas, et plutôt mauvais ou très mauvais dans 60% des cas”. Pour ces mêmes 14 enfants, le ressenti des soignants (médecins et non médecins) a été estimé bon ou très bon dans 60% des cas, et plutôt mauvais ou très mauvais dans 40% des cas. Ils remarquent que le modèle d'arrêt de l'AHA ne semble pas avoir été un facteur influençant le ressenti. En revanche, le sont les convictions sur la fin de vie, la conception de son rôle en contexte de fin de vie (pour les professionnels) et, pour les parents comme pour les soignants, l'attitude vis-à-vis du handicap. Deux autres éléments entrent en jeu : la durée de l'arrêt de l'AHA et le temps mis par l'enfant pour mourir (ou ne pas mourir) et la qualité de la “relation/communication avec l'équipe tout au long de ce temps”.
Sur le premier volet, parents et soignants s'accordent sur le fait que plus le temps se prolonge, plus il devient angoissant, “insupportable au-delà de trois-quatre jours, et intolérable au-delà d'une semaine”.
Sur le deuxième volet, “la communication/relation initiale est d'autant plus satisfaisante que l'équipe est claire et cohérente avec ses choix, qu'elle les exprime et les explique plusieurs fois, que les parents y souscrivent, que les médecins [...] ne fuient pas la chambre une fois les prescriptions faites et le processus entamé”, assurent les auteurs, ajoutant pour autant que “si le temps du mourir vient à se prolonger, la relation se délite vite”.
Les chercheurs expliquent aussi que l'arrêt de l'alimentation est très symbolique pour des parents : “C'est [...] la fonction nourricière, noyau dur de la parentalité, qui se trouve convoquée par l'arrêt de l'AHA”, résument-ils.
Par ailleurs, “il nous semble que l'étude met bien en lumière combien en matière d'accompagnement vers la mort, l'intention de laisser faire la nature peut facilement apparaître illusoire”, assurent les auteurs. Autrement dit, même si l'arrêt de l'AHA, “ne provoque pas la mort intentionnellement, on fait intentionnellement courir à l'enfant un risque important”. C'est en ce sens que “si l'arrêt d'alimentation et d'hydratation artificielles entre incontestablement dans le champ de la loi Leonetti, sa mise en oeuvre en néonatologie peut aboutir à une impasse éthique”. Les chercheurs estiment que “dès lors que la vie du patient est entièrement dépendante de l'artifice technique et des soins médicaux, il est difficile de soutenir qu'il puisse y avoir décision d'arrêt d'AHA sans aucune intention de faire mourir. Ensuite, la répugnance face à toute intention assumée de mort a souvent pour corollaire une dilatation du temps de celle-ci, vécue comme délétère autant par les parents que par les soignants”. Les auteurs poursuivent : “C'est ainsi que l'on en vient à se demander si l'AHA en néonatalogie ne serait pas le talon d'Achille d'un dispositif légal qui a tenté de dégager un équilibre délicat entre le refus de l'obstination déraisonnable et la condamnation de l'aide active à mourir”.
Pour autant, dans leur conclusion, les auteurs estiment “le recours à l'arrêt de l'AHA en néonatalogie, en application de la loi Leonetti, a manifestement permis d'engager les équipes soignantes à changer résolument leur mode de fonctionnement” de manière positive. Mais ils interpellent sur deux aspects. “Il serait probablement hautement dangereux de méconnaître le danger psychique pour les parents qu'ils puissent jamais imaginer que leur enfant est mort d'un arrêt d'AHA, surtout dans le contexte de dialogue dont on se réjouit qu'il existe maintenant et qui fait qu'ils ne peuvent que se sentir coresponsables de cette décision”. En outre, “c'est un leurre de penser qu'une mort par arrêt d'AHA en néonatalogie soit une mort plus naturelle et moins intentionnelle qu'une autre mort, à partir du moment où celle-ci survient après une décision de limitation des traitements actifs”.
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 10.08.14 15:06
Les couveuses pour nouveaux-nés prématurés sont déjà des " utérus artificiels" ...
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 16.09.14 9:48
" Pas d'acharnement sur notre bébé "
Les très grands prématurés comme le bébé de ce couple de Saintes représentent environ 0,5 % des naissances. - Les très grands prématurés comme le bébé de ce couple de Saintes représentent environ 0,5 % des naissances. - (Photo d'archives) Les très grands prématurés comme le bébé de ce couple de Saintes représentent environ 0,5 % des naissances. - (Photo d'archives)
Les très grands prématurés comme le bébé de ce couple de Saintes représentent environ 0,5 % des naissances. - (Photo d'archives)
Hélène (*) parvient difficilement à contenir ses sanglots. Cette jeune femme et son compagnon, installés près de Saintes (Charente-Maritime) doivent faire face à une situation insoutenable depuis quinze jours. Leur premier enfant est né le 31 août dernier à Saintes à 1 h 56. Moins de quatre heures après sa naissance, il était admis au CHU de Poitiers, au service de néonatalogie, en réanimation.
Ce bébé est un très grand prématuré. « Il pesait 865 grammes à sa naissance », dit la jeune femme. « Après vingt-cinq semaines et quatre jours de grossesse, au lieu du terme prévu vers le 18 décembre. A Saintes, les médecins ont choisi de le réanimer sans nous demander notre consentement. (NDLR : la loi dite Léonetti ne s'applique pas dans les situations d'urgence). Aujourd'hui, notre bébé est maintenu en vie par un respirateur, des apports nutritifs et sanguins. Il a eu une hémorragie cérébrale de grade IV, le plus élevé des lésions cérébrales, dans un lobe, et de grade II, dans l'autre hémisphère. Depuis vendredi, on sait que les séquelles sont irréversibles, qu'elles engendreront un handicap moyen à lourd pour lui mais les médecins ne savent pas de quel type de handicap il souffrira. »
Désemparé le couple dénonce une situation « inacceptable », « un acharnement thérapeutique » : « On ne nous demande pas notre position. Nous parents, nous ne souhaitons pas une vie de handicaps pour notre fils. Les médecins nous assurent d'une qualité de vie pour notre fils mais visiblement, ils ne savent pas de quoi ils parlent et manquent de recul face à la très grande prématurité… »
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 17.09.14 10:06
Bébé prématuré - 17/09/2014 à 06h55
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 17.09.14 10:26
16/9/14 - 17 H 58 journal La Croix
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 19.09.14 12:58
Publié le : 19 Septembre 2014 par Philippe Berrebi
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 20.09.14 10:47
Euthanasie d’un prématuré: la bioéthique sous les feux des médias
Jean-Yves Nau Slate.fr
20.09.2014 - 8 h 14
mis à jour le 20.09.2014 à 10 h 10
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 27.09.14 10:00
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 27.09.14 10:01
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 09.12.14 12:50
Interview du professeur Fabrice Pierre, Mort de Titouan : “la décision finale est restée médicale”, publiée dans La Nouvelle république
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 03.06.15 20:25
- See more at: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/06/03/sept-enquetes-sur-la-fin-de-vie-des-enfants-et-des-adolescents_758536#sthash.oXv1f739.dpuf
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 03.06.15 20:44
l'HAD l'Hospitalisation A Domicile
je suppose j'imagine, que si on y a droit, une euthanasie discrète est faisable ?
on peut déplorer l'échelonnement des dates... évidemment, c'est fait exprès !
UMP-PS dirait quelqu'un...
c'est typiquement la France
mais où donc est la République Française ?
Mitterrand s'est fait euthanasié, et il a été accompagné par Marie de Hennezel
Il y a longtemps, en France
Qu'est-ce qui s'est passé depuis pour que nous soyons dans une telle situation grotesque, ignoble et indigne ?
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 20.06.15 11:15
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 20.06.15 12:24
Angers. Ils refusent la mort programmée d'Ayana, leur bébé de 7 mois
Angers - 19 Juin
Les parents d'Ayana, bébé de sept mois, refusent l'arrêt de son aide respiratoire. La petite fille, prise en charge au CHU d'Angers et dans le coma depuis 40 jours. Les parents d'Ayana, bébé de sept mois, refusent l'arrêt de son aide respiratoire. La petite fille, prise en charge au CHU d'Angers et dans le coma depuis 40 jours. | Ouest-France
Par Zoé Baillet.
Au CHU depuis 40 jours, Ayana devait être débranchée lundi 22 juin. Ses parents, évoquent un désaccord avec l''équipe médicale. Ils ont porté l'affaire devant la justice.
Jason Rivière et Julie Pitel, les parents d'Ayana hospitalisée au CHU d'Angers, ne décolèrent pas. Ils s'opposent à la décision du médecin qui veut débrancher leur fille, âgée de 7 mois.
Séquelles irréversibles au cerveau
Depuis le début du mois de mai, Ayana est hospitalisée au CHU d'Angers. Dans le coma, elle est maintenue en vie grâce à une aide respiratoire.
Ses parents, vivent à Sées, dans le département de l'Orne. Le 5 mai dernier, leur petite fille souffrait de forte fièvre et faisait des convulsions. Après sa prise en charge aux urgences d'Alençon puis au service de réanimation pédiatrique du Mans, elle a été transférée au CHU d'Angers.
L'équipe médicale relevait alors que le bébé présentait des « séquelles irréversibles au cerveau ».
« Mercredi 17 juin, en concertation avec les parents, il a été décidé d'arrêter la ventilation mécanique d'Ayana, précise Anita Rénier, directrice de la communication du CHU. Ils étaient en train de préparer leur venue, lundi 22 juin, pour être présents à ce moment-là. »
Aujourd'hui, les parents évoquent un désaccord avec les médecins. Ils refusent que leur fille soit débranchée. Ils ont décidé de saisir la justice en urgence. Un expert examinera une nouvelle fois le bébé dimanche 21 juin.
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 22.06.15 10:57
Les parents de la petite Ayana, dans le coma depuis début mai, ont accepté l'arrêt de l'aide respiratoire après les conclusions d'un expert.
Mis à jour le 22/06/2015 | 10:43 , publié le 22/06/2015 | 10:14
Les parents de la petite Ayana se sont résignés au pire. Après plus d'un mois de combat, ils ont accepté l'arrêt de l'aide respiratoire qui maintenait en vie leur bébé de 7 mois, hospitalisée depuis le début du mois de mai au CHU d'Angers (Maine-et-Loire), après les conclusions d'un expert médical, dimanche 21 juin. Le couple se tourne maintenant vers la justice pour tenter d'établir la responsabilité de ce drame : ils soupçonnent deux vaccins, administrés à la fillette la veille de sa crise de fièvre, et reprochent au Samu de ne pas s'être déplacé cette nuit-là.
Dans la nuit du 5 au 6 mai, la température de la petite Ayana monte à 42,5°C, et l'enfant est prise de convulsions. Quelques heures plus tôt, elle a reçu, par un médecin de la Protection maternelle et infantile de Sées (Orne), une injection de deux vaccins, l'Infanrix Hexa, un vaccin contesté destiné à lutter contre la coqueluche, l'hépatite B, la polio, le tétanos et la diphtérie, et le Prevenar, contre les infections à pneumocoque.
La mère de l'enfant raconte avoir contacté le Samu de l'hôpital d'Alençon (Orne). Mais il refuse de se déplacer. "La mère a expliqué maladroitement que sa fille tremblait, ils en ont conclu qu'il n'y avait pas de convulsions, ce qui était pourtant le cas", explique Emmanuel Ludot, l'avocat des parents, au Parisien (lien abonnés). Pour lui, la forte fièvre "aurait dû les alerter". Finalement conduite dans la nuit à l'hôpital d'Alençon, elle est transférée au CHU du Mans puis à celui d'Angers. Début juin, l'état du bébé, plongé dans le coma, se détériore.
Pourquoi les parents se sont-ils d'abord opposés à l'arrêt des soins ?
Jeudi 18 juin, les parents engagent un référé pour empêcher l'arrêt des soins sur leur bébé, prévu le lundi suivant. Un changement d'avis de dernière minute, explique le responsable du service de réanimation pédiatrique du CHU d'Angers. Il assure que la décision de "ne pas mettre en œuvre de traitements qui pourraient relever d'une obstination déraisonnable" avait été prise collégialement et en accord avec les parents. "La fillette a des séquelles neurologiques gravissimes, irréversibles, avec un tableau de souffrances, de douleurs extrêmes", détaille le responsable du service.
Mais les parents demandent l'avis d'un expert pour "déterminer dans quel état est le nourrisson et quelles sont les origines de son état", explique leur avocat. "Si j'avais à débrancher ma fille et que peu de temps après j'apprends qu'il y avait une autre solution, ce serait l'effondrement total", témoigne la mère d'Ayana sur RTL.
Qu'a conclu la nouvelle expertise ?
"Il n'y a plus aucun espoir pour Ayana. Son cerveau est irrémédiablement détruit", a conclu, dimanche, le neurologue désigné par la justice comme expert médical. Un avis auquel se sont rangés les parents, explique leur avocat : "L'expertise a été très utile et a permis aux parents de comprendre la situation dans laquelle ils étaient." "La mort du bébé va être programmée d'ici six à huit jours", a précisé la mère d'Ayana.
Sur qui pèsent les reproches des parents ?
Les parents d'Ayana, tous deux âgés de 22 ans, "sont plus que jamais déterminés à comprendre les responsabilités de chacun dans le drame", a expliqué, dimanche, leur avocat, qui veut désormais "s'atteler à la responsabilité lourde du Samu d'Alençon", qui avait refusé de se déplacer. Dès le lendemain, les parents avaient déposé une plainte pour non assistance à personne en danger. "Cette enfant a eu le cerveau détruit par une hyperthermie maligne. (...) Si cette fièvre avait été traitée en temps et en heure, nous ne serions pas au chevet d'un bébé qui est sur le point de mourir", a lancé l'avocat.
Selon Le Parisien (lien abonnés), les parents d'Ayana et leur avocat sont également convaincus qu'elle a été victime de la combinaison de deux vaccins administrés quelques heures avant sa poussée de fièvre. Le journal cite un pharmacien et lanceur d'alerte, Serge Rader, qui appuie cette thèse : "Dans l'Infanrix Hexa, il y a en réalité six vaccins différents, dans le Prevenar, trois, comment voulez-vous que le système immunitaire d'un nourrisson qui n'est même pas encore formé résiste à un tel choc ?" "Depuis dix ans, l'association de ces deux vaccins ne pose pas de problème particulier", rétorque le directeur du Comité technique des vaccinations
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 22.06.15 13:16
22/6/15 - 12 H 26
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 22.06.15 18:55
Pays-Bas : l'euthanasie pour les moins de 12 ans
Par Benjamin Romei, publié le 22 juin 2015 à 10h43 | modifié le 22 juin 2015 à 16h08
24matins.fr > Santé > Enfant > Pays-Bas > Pays-Bas : l'euthanasie pour les moins de 12 ans
Santé Illustration. Un enfant sur un lit d'hôpital.
Illustration. Un enfant sur un lit d'hôpital.
Les pédiatres néerlandais souhaitent que l'euthanasie soit élargie aux moins de 12 ans. Ils ont cité la Belgique comme exemple. Ils demandent qu'avant cet âge, un enfant puisse en faire la demande.
Jusqu'à présent, il est nécessaire que la patient concerné soit âgé d'au moins 12 ans avant de pouvoir émettre une demande d'euthanasie. Mais aux Pays-Bas, des pédiatres souhaitent élargir cette limite aux enfants plus jeunes.
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 27.06.15 21:02
Timéo : mort après avoir reçu 16 fois la dose d'un médicament
Publié le 27.06.2015 à 20h00
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 17.07.15 12:45
CHU d'Angers : Ayana décède 2 semaines après son extubation APA IMAGES/SIPA
Publié le 17.07.2015 à 09h45
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 17.07.15 12:50
Pourquoi faut-il mettre QUINZE JOURS à mourir alors qu'il n'y a qu'un seul but à atteindre, la mort ?
A cause de la débilité inhumaine des pro-vie et de leur sacrée hypocrisie
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 15.11.16 18:21
[size=38]Mohamed Bouchenafa lutte pour empêcher les médecins d'interrompre les soins qui maintiennent en vie sa fille. Il a saisi en référé le tribunal administratif de Marseille. [/size]
Publié le 15.11.2016 à 18h04
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 07.12.16 9:41
06 Décembre 2016  Fin de vie
L’Observatoire national pour la fin de vie, désormais remplacé par le Centre national pour la fin de vie et les soins palliatifs, a publié une série de 7 rapports concernant la fin de vie des enfants et des adolescents (cf. L’ONFV publie les résultats d’une étude sur l’accompagnement en fin de vie des enfants et des adolescents).
http://www.genethique.org/fr/fin-de-vie-des-enfants-et-des-adolescents-quand-la-mort-sinvite-trop-vite-dans-la-vie-66652.html#.WEfLb-QzVC0
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 07.12.16 10:08
A QUI LA FAUTE ? ( ou l'erreur ? )
Sujet: Re: Fin de vie au début de la vie 17.12.16 10:05