Source: https://www.ast67.org/actualite/coronavirus-covid-19/foire-aux-questions-coronavirus-covid-19/
Timestamp: 2020-06-05 01:24:50+00:00
Document Index: 241142714

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Foire aux questions - Coronavirus Covid 19 - AST67 - Alsace Santé au Travail
Foire aux questions – Coronavirus Covid 19
Foire aux questions – Coronavirus…
Cette Foire Aux Questions (FAQ) est mise à jour aussi régulièrement que possible.
Les recommandations évoluent rapidement, c’est pour cela que, sous chaque réponse, est indiquée la date à laquelle la réponse a été rédigée.
Quelle est la responsabilité de l’employeur par rapport aux mesures mises en place ?
L’employeur a une obligation réglementaire par rapport aux mesures de prévention collectives et individuelles générales mises en place par rapport aux risques professionnels que l’activité génère.
A défaut, le salarié pourrait éventuellement faire valoir son droit de retrait.
Par contre, dans le cadre du risque biologique épidémique, la responsabilité est également individuelle pour ce qui concerne : le respect des gestes barrières, le respect des distances, la décontamination des objets manipulés, le port de masque etc.
Enfin, il n’y aura vraisemblablement pas de tableau de maladie professionnelle en dehors du milieu soignant.
Information du 4 mai 2020
Nous travaillons avec de nombreux travailleurs indépendants. Puis-je leur demander de respecter les règles sanitaires ?
Oui. Toutes les consignes s’appliquent à eux également.
Quelle est la procédure sanitaire à appliquer si un collaborateur présente des signes du COVID-19 ?
Prévoyez un protocole pour adresser sans tarder le salarié à son médecin traitant.
Le salarié, en arrêt de travail pour une raison COVID 19, doit-il en avertir son employeur ?
Chaque salarié doit mettre en œuvre tous les moyens afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celles d’autrui. Il peut prendre contact avec le médecin du travail pour évaluer les cas contact dans l’entreprise et permettre de prendre toutes les mesures nécessaires.
Pour la prise de température, pouvons-nous obliger un salarié à se faire mesurer la température à l’arrivée ?
C’est déconseillé, car il s’agit de données médicales sensibles couvertes par le dispositif RGPD.
Il faut responsabiliser les salariés et leur demander de mesurer la température chez eux le matin.
Vous pouvez vous appuyer sur l’article L. 4122-1 du Code du travail « conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ».
Que faire si un salarié ne respecte pas le protocole sanitaire après information et rappel à l’ordre ?
Cela pourrait s’analyser comme une mise en danger intentionnelle d’autrui. Vous êtes en droit d’exercer votre pouvoir de direction.
La durée de vie du virus varie en fonction de la surface :
Cuivre (pièce de monnaie) : 4 heures
Aluminium : 2-8 heures
Tissus, cheveux : 12 heures
Acier Inox : 3 jours
Verre : 5 jours
Plastique : 2-7 jours
Source : New England Journal of Medecine ; Lancet
Plus la température augmente (30° C), moins longtemps le virus se retrouve sur les surfaces.
Ces durées sont à considérer comme un ordre de grandeur. Il s’agit de les lire à titre comparatif. On ne peut pas vraiment déduire le risque de contamination à partir de ces données, car on ne connait pas la dose à partir de laquelle on peut être infecté.
Prise de température : point sur la situation
Le Haut Conseil de la Santé Publique rappelle, dans son avis du 28 avril 2020, que l’infection à SARS-CoV-2 peut être asymptomatique, et que la fièvre n’est pas toujours présente chez les malades. De plus, le portage viral peut débuter jusqu’à 2 jours avant le début des signes cliniques. La prise de température pour repérer une personne possiblement infectée serait donc faussement rassurante, le risque non négligeable étant de ne pas repérer des personnes infectées. Par ailleurs, des stratégies de contournement à ce contrôle sont possibles par la prise d’antipyrétiques.
A l’inverse, toute activité physique induit une élévation de la température qu’il sera difficile d’interpréter.
Vous trouverez sur le site Ameli la manière correcte pour mesurer la température : cliquez-ici
Lorsqu’on n’a pas de symptômes mais :
qu’on a été en contact étroit avec une personne présentant des signes cliniques (cas possible) ou dont le diagnostic COVID-19 est confirmé
qu’on a été en contact étroit sur le lieu de travail avec un cas possible
alors, il est recommandé de s’isoler pendant 14 jours minimum.
Qu’est-ce qu’un contact à risque :
Un contact en l’absence de mesure de protection efficace pendant la durée du contact :
hygiaphone ou autre séparation physique (vitre, plexi)
masque chirurgical ou FFP2 porté par l’une ou l’autre des personnes en contact
masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR, ou équivalent, porté par les deux personnes en contact
Un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre quelque soit la durée, lors d’une discussion : conversation, repas, flirt, accolades, embrassades…
Un contact dans un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule, train, avion…) pendant au moins 15 minutes avec un cas
ou un contact en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement dans un espace confiné
Des personnes croisées dans un espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes de contact à risque.
Surveillez votre température 2 fois par jour et l’apparition des symptômes (toux, fièvre, difficultés respiratoires)
Soyez en arrêt de travail, sauf si le télétravail est disponible
Si vous êtes personnel de santé : vous pouvez continuer de travailler avec un masque.
Signalez-vous auprès de votre médecin généraliste : un test PCR sera réalisé à J+7 qui permettra d’aménager votre confinement.
Lorsqu’un salarié présente les signes du COVID-19 sur son lieu de travail, doit-on isoler tous les collègues de travail qu’il aura côtoyé ?
Informez les salariés qu’un collègue a eu le Covid-19. Echangez avec ce salarié malade pour lister, dans l’entreprise, qui a été en contact à risque avec lui.
Si vous présentez les symptômes suivants, pensez COVID !
infection respiratoire aiguë avec fièvre ou sensation de fièvre
la survenue brutale :
d’une fatigue inexpliquée
de maux de tête en dehors d’une pathologie migraineuse connue
d’une perte ou modification de l’odorat, sans rhinite associée
d’une perte ou modification du goût
Alertez ces collègues car ils peuvent avoir été contaminés.
Si ce contact à risque a eu lieu il y a moins de 15 jours, conseillez à vos salariés de rester chez eux et de consulter leur médecin traitant pour un isolement jusqu’au 15ème jour, en surveillant leur température 2 fois par jour.
Information du 6 juin 2020
Distanciation sociale : point sur le sujet
Lorsque la présence sur les lieux de travail est en revanche nécessaire, le séquencement des activités et la mise en place d’horaires décalés font également partie des mesures organisationnelles qui, en limitant les risques d’affluence et de concentration des personnels, permettent de respecter les règles de distanciation physique. Ces dernières incluent en outre toutes les dispositions relatives au nombre maximal de personnes simultanément admises dans un espace ouvert ainsi que la gestion des flux de circulation dans l’entreprise.
Nous avons près de 100 salariés, très peu équipés en informatique, plutôt précarisés. Nous souhaitons les former aux gestes de sécurité en petit comité (max 8 personnes). Qu’en pensez-vous ?
Vous pouvez sensibiliser vos salariés en les réunissant physiquement, dans le respect de la distanciation sociale de 2m. A l’entrée de la salle, mettez à disposition du gel hydroalcoolique. Organisez la salle avec des chaises espacées. Aérez la salle au début et à la fin de la réunion, au moins 15 mn. Si les distances ne sont pas respectées, vos salariés devront porter un masque.
Quelles sont les préconisations pour les zones de circulation situées à proximité des postes de travail ?
Le risque de contamination existe surtout lorsqu’il y a contact étroit. Le contact étroit est défini au travail par une discussion face à face pendant 15 min ainsi que par les contacts privés.
Dans les open space, les marquages au sol des voies de circulation doivent impérativement permettre de respecter la distance sociale de 2m.
A défaut, mettez en place des écrans plexiglass ou bien imposer le port du masque.
Quel est le maximum de clients autorisé en même temps dans un magasin ?
Comptez 1 personne pour 4m2.
Retranchez à la surface totale celle qui est occupée par les rayonnages et les réserves (entre autres) pour déterminer in fine la surface résiduelle pour l’accueil des clients.
Par exemple, un établissement disposant d’une surface résiduelle de 160 m² pourrait accueillir simultanément 160/4 = 40 personnes.
Faut-il nettoyer les produits qu’on touche ?
Désinfecter les aliments est inutile.
Lavez les aliments consommés crus. Les aliments cuits ne présentent pas de risque.
après avoir manipulé les courses et les emballages
Ne portez pas les mains à la bouche pendant que vous cuisinez.
Lavez vous les mains avant de mettre la table
Le virus commencerait à se détruire dès 30°C et est détruit à 60° C. Veillez donc à les nettoyer avec des cycles de lavage correspondants.
Concernant le courrier
Mettez en place une procédure de réception du courrier et des colis. On considère que le virus peut perdurer jusqu’à 24 heures sur les cartons. Ex : mettre une caisse courrier départ et une caisse courrier arrivée, attendre 24h avant le relevé de ces caisses.
Distribuez le courrier dès le lendemain de sa réception.
Nettoyage et décontamination : comment s’y prendre ?
Au vu des données disponibles, le temps de survie des coronavirus sur les surfaces est variable et dépend du type de surface de la température et de l’humidité.
Sources : New England Journal of Medicine, The Journal of Medical Infections
Les coronavirus sont des virus faciles à éliminer :
L’enveloppe du virus est constituée en grande partie de lipides qui sont désorganisés en présence des matières grasses contenues dans les savons types savon noir et savon de Marseille et éliminées lors du rinçage. Cette particularité met à nu le noyau du virus qui ne peut pas survivre dans cet état.
En l’absence de cas de Covid 19 dans le milieu professionnel :
Il est légitime de penser qu’un simple lavage au savon ou autres détergents permet d’assainir les surfaces. Les surfaces peuvent être lavées avec les produits détergents habituels.
Dans une situation à risque, lorsqu’il y a eu des cas :
L’usage d’un désinfectant virucide est impératif.
Le produit doit répondre à la norme NF EN 14476 (virucide / dispositifs médicaux et surfaces). La fiche technique précisera la concentration et le temps de contact à respecter, en général beaucoup plus long que pour un effet bactéricide… Il est important de le vérifier rapidement sur les produits présents car si une heure de contact est nécessaire, cela risque d’être compliqué au quotidien. Un changement de référencement est peut-être à prévoir.
Les molécules désinfectantes, actives sur le COVID-19 sont des oxydants pour éliminer le germe.
Pour la désinfection des surfaces, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) recommande d’utiliser des désinfectants chimiques oxydants.
De l’eau de Javel dosé à 0,5% (1 volume de javel à 2,6° pour 4 volumes d’eau, à renouveler quotidiennement), de solvants
De l’éthanol à 75%. Si l’on souhaite utiliser des solutions à base d’alcool, celles-ci doivent au moins être composées de 70% d’alcool.
De l’acide peracétique
Le vinaigre ou l’acide acétique ne conviennent pas
Concernant la désinfection à l’ozone : à notre connaissance cela n’a pas été étudié. L’efficacité de l’ozone sur le COVID-19 n’a pas encore été démontrée.
liste des détergents efficaces des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
Parmi les gestes barrières, le lavage des mains est sûrement le plus simple mais aussi le plus efficace. Voici comment le savon élimine le virus.
Comment le savon neutralise les virus ?
L’enveloppe de certains virus ressemble à ces micelles.
Les virus enveloppés empruntent un morceau de membrane aux cellules infectées, celle-ci est aussi constituée de phospholipides, amphiphiles, en plus d’autres protéines virales, notamment celles nécessaires à l’infection (protéine S).
Le coronavirus, mais aussi les virus de la grippe, le VIH, et d’autres encore, possèdent une enveloppe lipidique.
Le coronavirus peut être résumé ainsi, un génome entouré d’une membrane lipidique hérissée de pics de protéines.
Les molécules de savon ressemblent à des petites épingles avec une tête hydrophile (attirant l’eau) et une queue hydrophobe (repoussant l’eau).
En se fixant sur la membrane lipidique du virus, les molécules de savon la désorganisent. Les molécules de savon organisées en micelle entourent les débris qui seront évacués lors du rinçage.
Que faire des machines à café, des fontaines à eau… ?
Si vous souhaitez conserver les machines à café, quelques précautions s’imposent.
Prévoyez le protocole adapté : Qui nettoie ? Quand ? À quelle fréquence ? Avec quoi ?
Soyez très prudents avec tous les outils communs dont la contamination a un impact direct sur la contamination humaine par contact avec la bouche.
De plus, la distance sociale est rarement respectée autour de la machine à café, les touches sont manipulées par plusieurs personnes…
Comment organiser la gestion sanitaire des toilettes qui accueillent du public ?
Prévoyez un protocole de nettoyage : qui nettoie ? quand ? à quelle fréquence ? avec quel produit ?
Mettez à disposition des lingettes désinfectantes pour la lunette et bouton de la chasse d’eau, un spray désinfectant pour les poignées.
Mettez un affichage responsabilisant chacun.
Est-ce que le nettoyage à la vapeur du mobilier est conseillé ?
Oui. La vapeur est à plus de 60°C. De plus, c’est un nettoyage à l’humide qui aspire donc il ne devrait pas diffuser le virus dans l’atmosphère. Par ailleurs, il est possible de le réaliser sur beaucoup de surfaces et de supports.
Puis-je prendre l’ascenseur ?
Privilégiez, si possible, les escaliers. Sinon, actionnez les boutons de l’ascenseur avec le coude ou une clé. Et nettoyez régulièrement les touches avec des lingettes désinfectantes.
Les vêtements de travail doivent ils être nettoyés par l’entreprise ?
Le virus survit 12h sur les vêtements.
Les vêtements de protection par rapport à un risque professionnel sont pris en charge par l’employeur :
Article R 233-1 : Le chef d’établissement doit mettre à la disposition des travailleurs les équipements de travail nécessaires, appropriés au travail à réaliser ou convenablement adaptés à cet effet, en vue de préserver la santé et la sécurité des travailleurs, conformément aux obligations définies par l’article L. 233-5-1 et aux prescriptions particulières édictées par les décrets prévus au 2° de l’article L. 231-2.
En outre, le chef d’établissement doit mettre, en tant que de besoin, les équipements de protection individuelle appropriés et, lorsque le caractère particulièrement insalubre ou salissant des travaux l’exige, les vêtements de travail appropriés à la disposition des travailleurs et veiller à leur utilisation effective.
Article R233-42 : Sans préjudice des dispositions de l’article L. 124-4-6, les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail visés à l’article R. 233-1 doivent être fournis gratuitement par le chef d’établissement qui assure leur bon fonctionnement et leur état hygiénique satisfaisant par les entretiens, réparations et remplacements nécessaires.
Les vêtements de travail imposés par un risque professionnel doivent rester dans les vestiaires prévus à cet effet
Ces vêtements sont mis lorsque le salarié arrive sur son lieu de travail parfois avec un vestiaire à double compartiment.
Il est recommandé que l’employeur s’occupe de l’entretien de ces tenues, il en est ainsi pour le risque chimique.
Il est recommandé de ne pas emporter les vêtements du travail chez soi. Cela évite les contaminations à domicile
Lorsque le risque professionnel est d’ordre biologique, la tenue est adaptée (NF EN 14126), hors chirurgie.
Organisez les horaires d’arrivée sur un site pour limiter le nombre de personnes au même moment dans les vestiaires.
Les boues extraites des stations d’épuration depuis le début de l’épidémie et ayant fait l’objet d’un traitement d’hygiénisation qui inactive le virus peuvent être épandues. Le contrôle de ces boues doit être renforcé.
Les boues n’ayant pas fait l’objet de ce type de traitement ne peuvent être épandues
Pour en savoir plus : Circulaire du Ministère de l’Agriculture du 2 avril 2020
Où se procurer tout le matériel nécessaire ?
Pour les EPI (masques, visières) et le gel hydroalcoolique : cliquez-ici
Depuis le 17 avril, la Région a initié la plateforme : barriere-covid19.fr
Les masques jetables doivent-ils être jetés dans une poubelle DASRI ?
Non, sauf en milieu sanitaire.
Les mettre dans des poubelles plastiques doubles et les jeter à la poubelle le lendemain.
Où peut-on trouver la liste des personnes vulnérables ?
Une personne vulnérable est une personne qui risque de faire une forme aggravée de Covid-19. L’entreprise ne peut pas disposer d’une liste nominative de ses salariés vulnérables.
En revanche, elle peut adresser un listing des pathologies à ses salariés pour les en informer
La liste du Haut Comité en Santé Publique
Que faire face à des personnes vulnérables qui souhaitent continuer de travailler ?
Chacun prend ses responsabilités :
l’employeur doit informer ses salariés de la liste de pathologies qui rendent ces personnes vulnérables. Il peut conseiller à ses salariés de se rapprocher de leur médecin du travail ou de leur médecin généraliste.
le médecin du travail doit informer le salarié et s’assurer, en cas de reprise, que le risque est maitrisé au poste qu’il occupe. Il peut recommander le télétravail ou autre aménagement de poste. Par ailleurs, à compter du 1er mai2020 , si la vulnérabilité est majeure, il peut prescrire un certificat d’isolement à transmettre à l’employeur. Sa décision prendra en compte la gravité de la pathologie, le respect de la prévention collective (distanciation sociale, gestes barrières, hygiène dans l’entreprise) et individuelle (disponibilité et port de masques)
le salarié doit respecter la distanciation sociale et porter les masques dans les règles de l’art et se laver fréquemment les mains
L’employeur peut demander une « visite à la demande de l’employeur », motivée par le contexte sanitaire et la vulnérabilité du salarié. Cette visite s’impose alors au salarié.
Pour les personnels soignants, l’employeur doit demander un avis au médecin du travail.
Rappel : toute visite en santé au travail est obligatoire pour le salarié et toute visite occasionnelle à la demande de l’employeur doit être motivée.
AST67 assure des visites en téléconsultation.
Une entreprise peut-elle faire reprendre une activité à un salarié vulnérable ?
La reprise peut se faire avec l’accord du salarié et sous réserve de l’avis du médecin du travail qui prend en compte les conditions sanitaires du travail. Il est de la responsabilité de l’entreprise d’avoir informé le salarié sur les risques.
Que faire quand un conjoint ou collègue est suspecté porteur, combien de temps est-il contagieux, quelle est la durée d’incubation pour les personnes de son environnement ?
La durée d’incubation est de 14 jours maximum. La quarantaine des personnes contact est de 14 jours.
Quelles sont les indemnisations des arrêts de travail possibles à compter du 1er mai ?
Garde d’enfants, salariés vulnérables, patients présumés atteints du COVID-19… difficile de s’y retrouver parmi les dispositifs revisités au 1er mai.
Pour en savoir plus : Délivrance et indemnisation des arrêts de travail à compter du 1er mai 2020 dans le cadre de la pandémie Covid
Retrouvez notre fiche conseil express : Ventilation et climatisation face au COVID-19
Comment faire en période de canicule ? Est-il possible d’utiliser des ventilateurs ?
Il convient d’introduire le plus d’air frais possible dans les locaux, le point clé étant ici de fournir le maximum d’air frais par personne. Les ventilateurs ne font que mobiliser un air « non frais ». Si l’air est contaminé, il fait recirculer le virus. Les ventilateurs sont donc déconseillés.
Climatisation : document guide REHVA COVID-19
HCSP : avis relatif à la réduction du risque de transmission du SARS-CoV-2 par la ventilation et à la gestion des effluents des patients COVID-19 : cliquez-ici
Les climatiseurs peuvent-ils véhiculer le virus ?
Ces climatisations correctement entretenues ne présentent pas de risque, l’air entrant étant toujours de l’air neuf. Un entretien conforme aux règles de l’art est à réaliser par des professionnels. Il faut porter la plus grande attention à la maintenance des filtres.
Comment gérer la climatisation en open space ?
Autant que possible, privilégiez l’air frais. Ouvrez les portes et/ou les fenêtres plus de 15mn plusieurs fois par jour.
Concernant l’aération des locaux, comment faire pour les pièces aveugles ?
Les pièces aveugles le sont parce qu’il n’y a pas de fenêtre mais ces pièces doivent bénéficier d’un renouvellement d’air dès lors qu’un salarié y travaille. Les lieux clos et confinés avec 2 personnes nécessitent que ces personnes portent un masque toutes les deux.
A partir de quand pourrons-nous reprogrammer les visites médicales ?
A partir de début mai, prenez contact avec les centres de votre secteur géographique qui téléconsultent : cliquez-ici
Est-ce que le médecin du travail peut prescrire un arrêt de travail ?
Non. L’ordonnance du 1 avril 2020 prévoit cette possibilité. Nous sommes en attente des décrets d’application. Donc, pour l’instant, le médecin du travail ne peut pas prescrire d’arrêt de travail.
Quels sont les délais des visites de reprise ou périodique ou autre, en période de COVID ?
Selon l’ordonnance du 1er avril 2020, certaines visites sont reportables. Pour autant, nous vous conseillons de ne pas reporter les visites non périodiques.
Quel est le suivi médical à organiser pour les salariés touchés par le COVID-19 ou les personnes vulnérables ?
En cas d’arrêt de moins de 30 jours : demandez au service de santé une visite occasionnelle à la demande de l’employeur. Motivez votre demande en raison de la crise sanitaire.
En cas d’arrêt de plus de 30 jours : demandez une visite de reprise.
Il n’est pas nécessaire de prévoir de visite pour les salariés en arrêt pour garde d’enfant ni au chômage technique
Quel est le rôle du médecin du travail vis-à-vis de l’entreprise dans cette situation si particulière de COVID ?
Il vous conseille sur vos protocoles dans le cadre de la prévention d’un risque biologique majeur.
Il vous conseille dans le cadre de votre plan de reprise d’activité.
Il répond à vos demandes de suivi individuel par téléconsultation.
Il participe au CSSCT par audio ou visioconférence.
Il conseille vos salariés.
En cas de reprise d’activité des personnes vulnérables à une forme de COVID-19 aggravé, il étudiera les conditions sanitaires du poste.
Questions propres à des métiers
Je travaille sur une activité de tri de matériel recyclable (conserves, capsules café, bouchons…). Le stock qui date du 17 mars est-il exploitable ou vaut-il mieux m’en séparer ?
Le virus ne persiste vraisemblablement pas au-delà de 10 jours, selon les matériaux.
Faites travailler votre public sur un stock « vieux » de 2 à 3 semaines pour réduire le risque.
Pensez à vous laver les mains soigneusement avant et après manipulation des objets.
Je suis infirmière d’entreprise, quels sont les conseils à suivre dans notre pratique des soins donnés aux salariés ?
Respectez la distanciation sociale de 2 m lorsque c’est possible. A défaut, portez un masque FFP2 si vous en avez ; sinon, portez un masque et faites porter un masque au salarié.
Lavez-vous les mains avant et après la manipulation du masque.
Décontaminez régulièrement les objets touchés, les mobiliers, et les sanitaires en particulier.
Mettez un affichage sur les gestes à respecter. Respectez les gestes barrières.
En termes d’EPI : portez une surblouse, des lunettes et un masque.
Les masques : point de situation
Peut-on rendre le port du masque obligatoire en entreprise ?
Oui, après échanges avec le CSE ou les délégués du personnel.
Qui fournit les masques pour les intérimaires ?
En principe, c’est l’entreprise utilisatrice qui fournit les masques aux intérimaires, adaptés aux risques.
Quels EPI sont nécessaires pour les femmes de chambre ?
S’il n’y a pas eu d’hébergement de cas de COVID-19, soyez vigilants au traitement du linge et au nettoyage des sanitaires.
Pour ce qui est des équipements : prévoyez une surblouse à manches longues, un masque, des gants et du gel hydroalcoolique.
Respectez les procédures suivantes pour la prise en charge du linge et des draps :
Ne secouez pas les draps et le linge.
Ne plaquez pas les draps et le linge contre vous.
Mettez-les immédiatement dans de grands contenants.
Transportez les draps et le linge à laver dans la machine à laver le linge sans dépose intermédiaire.
Traitez le linge dans une machine à laver par un cycle de lavage de 30 mn à 60°C minimum.
Combien de temps puis-je porter mon masque ?
En dehors des masques FFP qui peuvent être portés 8 heures, la durée d’efficacité d’un masque est limitée à 4 heures. Il convient donc de changer de masques toutes les 4 heures minimum.
Doit-on mettre à disposition des masques et du gel hydroalcoolique à nos clientes d’institut de beauté ?
Oui pour l’ensemble des soins sauf ceux du visage : placez-vous derrière votre cliente et portez un masque.
Lavez-vous les mains avant et après le soin.
Pour les masques lavables, quelle protection ?
Un masque grand public ou alternatif (masque dit « barrière » ou « tissu ») est un masque ayant démontré une efficacité de filtration de 70 à 80% / 90 à 95% pour des particules de 3 microns émises pour la personne portant le masque (tout dépend s’il s’agit des catégories 2 ou 1) répondant à la norme Afnor ou normes équivalentes.
Seul ce type de masque grand public fabriqué selon ces normes par des industriels ou des particuliers est recommandé par le Haut Comité en Santé Publique dont les règles d’utilisation et d’entretien sont à consulter dans la notice du fournisseur.
Ces masques sont réutilisables et à usage multiple.
Ces masques grand public doivent répondre à des critères de performance de filtration, de « respirabilité » et de forme. Ils sont disponibles en consultant le guide publié par AFNOR : cliquez-ici
En cas d’impossibilité d’accès à ces masques normés, il est possible d’utiliser des masques fabriqués de manière artisanale, qui n’ont pas les mêmes performances de filtration.
Les compresses ne filtrent pas.
Le port du masque est-il obligatoire pour les caissières ?
Oui, sauf si des mesures sont prise au poste.
Elles peuvent être protégées par une paroi translucide fixe qui a l’avantage de maintenir les clients à distance et d’empêcher la contamination par leurs postillons de son poste de travail.
Les écrans (ex. visières) peuvent être utilisées en complément du port d’un masque grand public par des personnes en contact étroit avec du public et non protégées par un plexiglas rigide (ex. marchand, personnel d’accueil, etc.)
Les écrans seuls ne constituent pas une protection respiratoire.
Attention, le port de masque est une mesure complémentaire de protection individuelle qui ne remplace pas les mesures de distanciation physique, des gestes barrières, d’hygiène des mains, d’aération des locaux et de nettoyage-désinfection des surfaces.
A quoi servent les lunettes de protection, les visières ?
Elles permettent que les yeux ne soient pas contaminés par des projections ou par des mains contaminées. C’est aussi la fonction de la visière que de protéger le visage et les yeux : ce n’est pas une protection dite respiratoire.
Certaines personnes ne peuvent porter un masque (ex. sportifs, les salariés qui font des efforts physiques importants etc.).
Ces écrans sont à usage multiples et peuvent être facilement désinfectées et doivent l’être.
Est-ce que les masques cousus de façon artisanale peuvent être utilisés ?
Oui, en complément des autres mesures de prévention et à condition qu’ils aient été fabriqués selon les normes de l’AFNOR : cliquez-ici
Est- ce que les visières sont autorisées au lieu des masques pour les commerciaux ?
Les visières ou écrans faciaux ne sont pas des équipements de protection respiratoire mais des équipements de protection des yeux et du visage. Ils répondent à la norme EN 166 « Protection individuelle de l’œil – Spécifications »
Pour un secrétariat téléphonique, la visière (sans masque) peut-elle être envisagée ?
Les masques n’interviennent qu’en complément des autres mesures : distanciation sociale de 2m, respect des gestes barrières et décontamination des locaux et des surfaces.
Si le secrétariat téléphonique est à 2m d’un autre poste, le port du masque n’est pas nécessaire.
Sinon, le port du masque est préférable, car la visière est une protection des yeux, mais pas une protection respiratoire.
Si j’ai les mains propres, puis-je déplacer mon masque sur le menton pour boire puis le replacer sur mon nez, sans avoir à le changer ?
Si vous n’êtes pas soignant, si vous n’avez pas été en contact étroit avec un Covid, si les autres mesures sont respectées : oui, car dans ces conditions le port de masque est accessoire.
Dans tous les autres cas, il faudra changer votre masque.
Avec une visière, faut-il porter un masque lorsqu’on est en contact avec le public ?
Donc oui, si les autres mesures de prévention collective (distanciation sociale de 2m, respect des gestes barrières…) ne peuvent pas être respectée.