Source: http://scc-csc.lexum.com/scc-csc/news/fr/item/3031/index.do
Timestamp: 2016-05-30 06:48:59+00:00
Document Index: 226110568

Matched Legal Cases: ['CSC ', 'CSC ', 'CSC ', 'art. 7', 'art. 102', 'arte 27', 'CSC ', 'arrêt ', 'CSC ', 'CSC ', 'art. 1', 'CSC ']

Judgments to be Rendered in Leave Applications / Prochains jugements sur demandes d'autorisation - Décisions de la CSC (Lexum)
OTTAWA, 2009-02-02. THE SUPREME COURT OF CANADA ANNOUNCED TODAY THAT JUDGMENT IN THE FOLLOWING APPLICATIONS FOR LEAVE TO APPEAL WILL BE DELIVERED AT 9:45 A.M. EST ON THURSDAY, FEBRUARY 5, 2009. THIS LIST IS SUBJECT TO CHANGE.
COUR SUPRÊME DU CANADA ‑‑ PROCHAINS JUGEMENTS
SUR DEMANDES D’AUTORISATION
OTTAWA, 2009-02-02. LA COUR SUPRÊME DU CANADA ANNONCE QUE JUGEMENT SERA RENDU DANS LES DEMANDES D’AUTORISATION D’APPEL SUIVANTES LE JEUDI 5 FÉVRIER 2009, À 9 H 45 HNE. CETTE LISTE EST SUJETTE À MODIFICATIONS.
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1. Michael Shieh v. Certified General
Accountants Association of British Columbia (B.C.) (Civil) (By Leave)
2. C.A.M. v. Her Majesty the Queen (Ont.)
(Criminal) (By Leave) (32855)
Hussain v. Attorney General of Canada (F.C.) (Civil) (By Leave) (32816)
4. Canadian Council for Refugees et al.
v. Her Majesty the Queen (F.C.) (Civil) (By Leave) (32820)
5. Her Majesty the Queen v. Robert
Badgerow (Ont.)
(Criminal) (By Leave) (32869)
6. John Arthur Frye v. Cheryl Vanessa Sylvestre et al. (Ont.) (Civil)
(By Leave) (32886)
City Savings Credit Union v. Marcia Lynne Smith (B.C.) (Civil) (By Leave)
Products International, Inc. et al. v. Sun‑Rype Products Ltd. et al. -
and between - Archer Daniels Midland Company and ADM Agri-Industries Company v.
Sun-Rype Products Ltd. et al. - and between - Tate & Lyle Ingredients
Americas, Inc. formerly known as A.E. Staley Manufacturing Company v. Sun-Rype
Products Ltd. et al - and between - Cargill, Incorporated, Cerestar USA, Inc.
formerly known as American Maize-Products Company and Cargill Limited v.
Sun-Rype Products Ltd. et al. (B.C.) (Civil) (By Leave) (32834)
Columbia Government and Service Employees’ Union v. Government of British Columbia (Represented by
the B.C. Public Service Agency) (B.C.) (Civil) (By Leave) (32878)
10. Dens Tech ‑ Dens KG v. Netdent‑Technologies
Inc. et al. (Que.) (Civil) (By Leave) (32819)
32848 Michael Shieh v. Certified General
Accountants Association of British Columbia
Administrative law - Appeals - Procedure - Whether the
Court of Appeal erred in dismissing the application for an extension of time.
On January 22, 2008, the Court of Appeal for British
Columbia ordered that the Applicant’s appeal be dismissed as abandoned. The
Applicant then applied to the Supreme Court of Canada; however his application
for leave to appeal was not accepted for filing. On June 4, 2008, the
Applicant applied to the Court of Appeal for an extension of time to file an
application to vary the January 22, 2008 order. The application was dismissed.
(Shaw J.)
Neutral citation: 2007 BCSC 202
Appeal dismissed except to the extent
that it is allowed in respect of the panel’s orders of solicitor-client costs
(Chiasson J.A.)
Neutral citation: 2008 BCCA 24 Appeal dismissed as abandoned
(Levine J.A.)
Application for an extension of time to
bring an application to vary dismissed
32848 Michael Shieh c. Certified General
Droit administratif - Appels - Procédure - La Cour
d’appel a-t-elle eu tort de rejeter la demande de prorogation de délai?
Le 22 janvier 2008, la Cour d’appel de la
Colombie-Britannique a ordonné le rejet de l’appel du demandeur pour cause
d’abandon. Le demandeur a ensuite fait une demande à la Cour suprême du Canada;
toutefois, le dépôt de sa demande d’autorisation d’appel a été refusé. Le 4
juin 2008, le demandeur a présenté à la Cour d’appel une demande de prorogation
du délai de dépôt d’une demande de modification de l’ordonnance du 22 janvier. La demande a été rejetée. 13 février 2007
Cour suprême de la Colombie Britannique
(juge Shaw)
Référence neutre : 2007 BCSC 202
Appel rejeté, sauf dans la mesure où il
est accueilli à l’égard des ordonnances de la formation condamnant aux dépens
procureur-client22 janvier 2008
(juge Chiasson)
Référence neutre : 2008 BCCA 24 Appel rejeté pour cause d’abandon
(juge Levine)
Demande de prorogation du dépôt de la
demande de modification rejetée
32855 C.A.M. v. Her
(Ont.) (Criminal) (By
ban in case) (Publication ban on party)
Criminal law (Non Charter) - Charge
to jury - Whether the Court of Appeal erred in holding that defence counsel’s failure to object excused the trial judge from
properly instructing the jury as to the limited use of evidence of the
Applicant’s discreditable conduct.
The Applicant was charged with
various offences related to the sexual assault of his daughter. The complainant
was sexually assaulted regularly over a three-year period beginning when she was
13 years old. She contracted a venereal disease from the Applicant and became
pregnant, at which time the Applicant arranged for an abortion. The Applicant
also struck her on various occasions, resulting in permanent injury to her ear.
The Applicant was found guilty of all counts by a jury and the appeal on
conviction and sentence was dismissed. April 12, 2006
(Hamilton J.)
Guilty of sexual
interference, incest, sexual assault, sexual exploitation and assault causing
(Moldaver, Sharpe and
Blair JJ.A.)
ONCA 430
of time and application for leave to appeal filed
32855 C.A.M. c. Sa
(Ont.) (Criminelle) (Sur
de non-publication dans le dossier) (Ordonnance de non-publication visant une
- Exposé au jury - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que le défaut de l’avocat
de la défense de faire objection
dispensait le juge du procès de donner des
directives adéquates au jury quant à l’utilisation limitée de la preuve de la conduite déshonorante du demandeur?
Le demandeur a été accusé de diverses infractions liées à des agressions
sexuelles contre sa fille. La plaignante a été agressée sexuellement sur une période de trois ans à compter de l’âge de treize ans. Elle a
contracté une maladie vénérienne du demandeur et
est tombée enceinte, à la suite de quoi le demandeur a pris des
dispositions pour qu’elle se fasse avorter.
Le demandeur l’a également frappée à diverses occasions, lui
causant une blessure permanente à l’oreille. Le demandeur a été déclaré coupable relativement à tous les chefs par un jury et l’appel de la déclaration de culpabilité et de la peine a été rejeté. 12 avril 2006
(juge Hamilton)
Demandeur déclaré coupable de contacts sexuels, d’inceste, d’agression sexuelle, d’exploitation sexuelle et de voies
de fait causant des lésions corporelles
(juges Moldaver,
Sharpe et Blair)
Référence neutre : 2008 ONCA 430
Requête en prorogation de délai et demande d’autorisation d’appel déposées
32816 Afzal Hussain v.
(F.C.) (Civil) (By
Administrative law - Judicial
review - Whether the Court of Appeal erred in refusing to reconsider its
decision to deny the motion for an extension of time to file and serve a notice
of application for judicial review.
The Applicant applied for
disability benefits under the Canada Pension Plan in 2001, three years after
his deportation. His application for disability benefits was refused and an
appeal to a Review Tribunal was unsuccessful. The Applicant appealed to the
Pension Appeals Board. The Appeal was dismissed and the Applicant sought
judicial review at the Federal Court of Appeal. After much instruction by the
Federal Court, the Applicant failed to properly apply for an extension of time
to file the notice of application for judicial review and the motion for an
extension of time was denied. The Applicant requested the Federal Court to
reconsider its decision and this motion was denied.
(Grotsky I., Riche
D.G., Boland Janet L.)
Appeal of decision denying
the Applicant CPP disability benefits dismissed
(Trudel J.A.)
file a notice of application for judicial review dismissed
the decision in the motion for an extension of time dismissed
to serve the application filed
32816 Afzal Hussain c.
(C.F.) (Civile) (Sur
Droit administratif - Contrôle judiciaire - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de refuser de réexaminer sa décision de rejeter la requête en prorogation du délai de dépôt et de signification de la demande de contrôle judiciaire?
Le demandeur a demandé des prestations d’invalidité sous le Régime de pensions du Canada en 2001, trois ans après son expulsion. Sa demande de prestations d’invalidité a
été rejetée, tout comme son appel
au tribunal de révision. Le demandeur a
interjeté appel à la Commission d’appel des pensions. L’appel a été rejeté et le demandeur a présenté une demande de contrôle judiciaire à la Cour d’appel fédérale. Après plusieurs directives de la Cour fédérale, le demandeur n’a pas dûment
présenté de demande de prorogation du délai de dépôt de la demande de contrôle judiciaire et la requête en prorogation de délai a été rejetée. Le demandeur a demandé à la Cour fédérale de réexaminer sa décision et cette requête a été rejetée.
(I. Grotsky, D.G.
Riche, Janet L. Boland)
Appel de la décision de refuser au demandeur
des prestations d’invalidité du RPC rejeté
(juge Trudel)
Prorogation du délai de dépôt d’un avis de demande de contrôle judiciaire refusée
Requête en réexamen de la décision
relative à la requête en prorogation de délai rejetée
Requête en prorogation du délai de signification de la
32820 Canadian Council
for Refugees, Canadian Council of Churches, Amnesty International and John Doe
order) Charter of Rights ‑
Immigration ‑ Convention refugees ‑ Whether the Regulations and the
operation of the Safe Third Country Agreement between Canada and the U.S. are
contrary to the ss. 7 and 15 of the Charter and are not saved by section
1 ‑ Whether the designation of the U.S. as a “safe third country”
is ultra vires the Governor‑in‑Council ‑ Whether the Court of
Appeal erred in interpreting s. 102 of the Immigration and Refugee
Protection Act (“IRPA ”) as permitting the Governor‑in‑Council
to designate a country that is not actually in compliance with international
refugee conventions ‑ Whether the Applicants have standing to bring the
challenge ‑ Whether the Court of Appeal erred in finding that the
Applicants could not challenge the ongoing designation of the U.S. or rely on
evidence postdating the promulgation of the Regulations ‑ Whether the
Court of Appeal erred in finding that the Governor‑in‑Council had
conducted the continuing review required by s. 102(3) of the IRPA .
The Applicants, including John Doe,
a refugee claimant from Columbia, applied for judicial review after Doe’s refugee claim in the United States failed,
challenging the Safe Third Country Agreement (“STCA”) between Canada and the
United States. The agreement, part of the Smart Border Declaration, deems
certain foreign nationals who attempt to enter Canada at a land border from a “designated country” ineligible to make a refugee claim. John Doe came to the
U.S. from Columbia in 2000 and overstayed his tourist visa, triggering a
removal proceeding. He submitted an application for asylum in the U.S.,
alleging persecution by the Revolutionary Armed Forces of Columbia. His claim
for protection was refused by a U.S. immigration judge in 2005 and the decision
was upheld on appeal. He then submitted new evidence to the Board of
Immigration Appeals in the U.S. that was accepted and, during the course of the
litigation in the case at bar, he was granted asylum in the U.S. The Applicants
sought a declaration that the designation of the United States as a “safe third country” for asylum seekers, and the resulting ineligibility for
refugee protection in Canada for certain of those asylum seekers, was invalid
and unlawful pursuant to administrative law principles, the Charter and
international law. The Applicants claimed, inter alia, that the
Regulations authorizing the STCA was invalid because the preconditions that
U.S. comply with certain international conventions protecting refugees and
prohibiting the return of people to places of persecution and torture were not
met. November 29, 2007
(Phelan J.)
Neutral citation: 2007 FC 1262
Declaration quashing
designation of U.S. as safe third country. IRPA Regulations and
agreement between U.S. and Canada declared ultra vires and in
violation of the Charter June 27, 2008
(Richard C.J. and Noël and Evans JJ.A.)
Neutral citation: 2008 FCA 229
32820 Conseil canadien
pour les réfugiés, Conseil canadien des églises, Amnistie internationale et
M. Untel c. Sa Majesté la Reine
de mise sous scellés) Charte des droits ‑
Immigration ‑ Réfugiés au sens de la Convention ‑ Le règlement et la mise en œuvre de l’Entente sur les pays
tiers sûrs conclue entre le
Canada et les États-Unis sont-ils
contraires aux art. 7 et 15 de la Charte sans être légitimés par l’application
de l’article premier? ‑ La désignation des États-Unis comme « tiers pays sûr » excède-t-elle le pouvoir conféré au gouverneur en
conseil? ‑ La Cour d’appel a-t-elle mal
interprété l’art. 102 de la Loi
sur l’immigration et la
protection des réfugiés (« LIPR ») comme permettant au gouverneur en conseil de désigner un pays qui ne respecte pas effectivement les
conventions internationales sur les réfugiés? ‑ Les demandeurs ont-ils la qualité pour agir pour introduire la contestation? ‑
La Cour d’appel fédérale a-t-elle eu tort de
conclure que les demandeurs ne pouvaient pas contester la désignation actuelle des États-Unis ou s’appuyer
sur une preuve postérieure à la promulgation du règlement? ‑ La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que le gouverneur en
conseil avait effectué le suivi de l’examen prescrit par le par. 102(3) de la LIPR ?
Les demandeurs, y compris M. Untel,
un demandeur d’asile de Colombie, ont demandé le contrôle
judiciaire à la suite du rejet de la
demande d’asile de M. Untel aux États-Unis, contestant l’Entente sur les tiers pays sûrs (« l’Entente ») conclue entre le Canada et les États-Unis. En vertu de l’Entente, conclue dans le cadre de la Déclaration sur la frontière intelligente, certains ressortissants étrangers qui cherchent à entrer au Canada à
une frontière terrestre à partir d’un
« pays désigné » sont réputés inhabiles à présenter une demande d’asile. M. Untel est arrivé aux États-Unis de Colombie en
2000 et a séjourné indûment dans ce pays après l’expiration de son visa
de touriste, déclenchant une procédure d’expulsion. Il a présenté une demande d’asile aux États-Unis,
alléguant la persécution par les Forces armées révolutionnaires de
Colombie. Sa demande de protection a été rejetée par un juge d’immigration des États-Unis en 2005 et la décision a été confirmée
en appel. Il a ensuite présenté une nouvelle preuve à la commission d’appel
de l’immigration des États-Unis qui a été acceptée et, en cours d’instance en l’espèce, il s’est
vu octroyer l’asile aux États-Unis. Les demandeurs ont sollicité un jugement déclarant que tant la désignation des États-Unis
comme « pays tiers sûr » pour les demandeurs d’asile que l’inhabilité de certains demandeurs d’asile à présenter une demande d’asile au Canada étaient
invalides et illégales en vertu des
principes de droit administratif, de la Charte et du droit
international. Les demandeurs ont notamment affirmé que le règlement autorisant l’Entente est invalide parce que les conditions préalables à
la prise de ce règlement n’ont pas été respectées,
parce que les États-Unis ne se
conforment pas à certaines conventions
internationales protégeant les réfugiés et interdisant de les
renvoyer vers des endroits où ils risquent la persécution et la torture. 29 novembre 2007
(juge Phelan)
Référence neutre : 2007 FC 1262
Jugement déclaratoire annulant la désignation des États-Unis comme tiers pays sûr. Le règlement pris en application de la LIPR et l’entente entre les États-Unis et le Canada sont déclarés ultra vires et en violation de la Charte 27 juin 2008
(juge en chef Richard
et juges Noël et Evans)
Référence neutre : 2008 FCA 229
32869 Her Majesty the
Queen v. Robert Badgerow
Freedoms ,
s. 10 (b) - Criminal law - Right to retain and instruct counsel without delay -
Right to counsel of choice - Whether the police are required to inquire whether
an accused, who has spoken to counsel, has received satisfactory legal advice
in order to fulfill the implementational duty upon them under s. 10 (b) of the Charter - Whether the Court of Appeal was entitled to speculate as to the adequacy
of the legal instruction, in considering whether an accused’s right to counsel under s. 10 (b) has been infringed
- Whether the Court of Appeal was entitled to substitute its findings of fact
for those of the trial judge absent a misapprehension of the evidence, failure
to consider the evidence of error in law or whether deference should be given
to the trial judge’s findings of fact on a Charter
voir dire. The victim’s body was found in a ravine in June 1981. She was lying
face‑down in a creek with a tire over her head and her purse strap
wrapped around her neck. She had been strangled and drowned. Forensic testing
revealed the presence of semen on her jeans and in her vagina. The victim’s murder remained unsolved for many years. In 1997,
the Centre for Forensic Sciences was able to extract a DNA profile from the
semen found at the murder scene. The police sought DNA samples from several
suspects, including Mr. Badgerow. Forensic testing confirmed that his DNA
matched the DNA profile of the semen found on the victim’s body. Following his arrest, the accused asked to
speak to a specific lawyer, Jones. When he was unable to reach Jones, he
attempted to contact two other lawyers and eventually spoke to one of Jones’s partners. After a brief telephone conversation
with the partner, the accused told the arresting officer that he had instructed
the partner to keep trying to get in touch with Jones. On being asked by the
arresting officer if he was satisfied he had spoken to counsel, the accused
said yes, but asked if he could make another call. The arresting officer
refused and proceeded to interview the accused. The accused gave a videotaped
statement to the police in which he denied knowing or recognizing the victim or
having any involvement in her murder. On being informed that the police had a
DNA match, he said he did not have an explanation and it would be up to his
lawyer to answer any more questions. The accused testified at trial and claimed
that he had consensual sex in 1981 with a female stranger he met in the parking
lot of a bar near the ravine. He said that he and the woman smoked a joint in
his truck and then had sex. He said he never saw the woman again after she left
his truck. He denied being in the ravine with the victim, killing her, or
placing a 911 call.
(Lofchik J.)
Conviction: first
(Rosenberg, Simmons
and LaForme JJ.A.)
Motion for an
extension of time to file and serve leave application filed
32869 Sa Majesté la Reine c. Robert Badgerow
libertés , par. 10 b) - Droit
criminel - Droit d’avoir recours sans délai à l’assistance d’un avocat - Droit à l’avocat de son choix - Les policiers sont-ils tenus
de vérifier si l’accusé, qui a parlé à un avocat, a reçu des conseils adéquats de celui-ci pour satisfaire à l’obligation de mise en
application qui leur incombe en vertu du par. 10 b) de la Charte ?- La
Cour d’appel avait-elle le
droit se s’interroger sur le caractère adéquat des conseils donnés par l’avocat
dans son examen de la question de savoir si le droit de l’accusé à un avocat garanti au par. 10 b) a été violé? - La Cour d’appel avait-elle le droit de substituer ses conclusions de
fait à celles du juge de première instance en l’absence d’interprétation erronée de la preuve, du défaut de considérer
la preuve d’erreur de droit, ou
devait-elle plutôt faire preuve de
retenue à l’égard des conclusions de fait du juge de première instance à la suite d’un voir-dire relatif à la Charte ? Le corps de la victime a été trouvé dans un ravin en juin 1981. Elle était étendue face contre terre
dans un ruisseau avec un pneu sur la tête
et la sangle de son sac à main autour du cou.
Elle avait été étranglée et noyée.
Des essais médico-légaux ont révélé la présence de sperme sur son jean et dans son vagin. Le
meurtre de la victime est demeuré non résolu pendant plusieurs années. En 1997, le Centre des sciences judiciaires a pu
extraire un profil d’ADN du sperme trouvé sur la scène
du meurtre. La police a obtenu des échantillons
d’ADN de plusieurs suspects, y
compris M. Badgerow. Des essais médico-légaux ont confirmé que son ADN correspondait au profil d’ADN du sperme trouvé sur le corps de la victime. À la suite de son arrestation, l’accusé a demandé de parler à
un avocat en particulier, Me Jones. Incapable de joindre Me
Jones, il a tenté de communiquer avec
deux autres avocats et a fini par parler à un des associés
de Me Jones. Après une brève conversation téléphonique avec l’associé, l’accusé a dit à l’agent qui avait procédé à l’arrestation qu’il avait demandé à l’associé de continuer à tenter de joindre Me Jones. Lorsque l’agent lui a demandé s’il considérait qu’il
avait parlé à un avocat, l’accusé a répondu par l’affirmative,
mais a demandé s’il pouvait faire un autre appel. L’agent a refusé et a commencé à interroger l’accusé. L’accusé a donné à la police une déclaration enregistrée sur bande vidéo
dans laquelle il a nié connaître ou reconnaître la victime ou avoir été impliqué de quelque façon que ce soit dans le meurtre. Informé du fait que la police avait la preuve que son ADN
correspondait à celui trouvé sur le corps de la victime, il a dit qu’il n’avait pas d’explication et qu’il appartiendrait à
son avocat de répondre à toute autre question. L’accusé a témoigné à son procès
et a affirmé qu’il avait eu des rapports sexuels consensuels en 1981
avec une femme inconnue qu’il avait rencontrée dans le stationnement d’un bar près du ravin. Il a affirmé que lui et la femme avaient fumé un joint dans son camion et avaient eu des rapports
sexuels. Il a affirmé qu’il n’a plus jamais revu la
femme après qu’elle a quitté son camion. Il a nié s’être retrouvé dans le ravin avec la victime, l’avoir tuée
ou avoir composé le 911.
(juge Lofchik)
(juges Rosenberg,
Simmons et LaForme)
Requête en prorogation du délai de dépôt et de signification
de la demande d’autorisation, déposée
32886 John Arthur Frye v. Cheryl Vanessa Sylvestre,
Todd Burns as the Estate Trustees during litigation of the Estate of Cameron
Edward Frye, deceased, Cheryl Vanessa Sylvestre in her personal capacity,
George H. Frye, and Eldon Donald Frye, by his Litigation Guardian George H.
and estates ‑ Wills ‑ Commercial law ‑ Corporations ‑
Shareholders’ agreement ‑ Deceased shareholder bequeathing his shares to
another shareholder in a closely‑held family corporation ‑
Shareholders’ agreement restricting share transfers without consent of all
shareholders ‑ Whether the Court of Appeal erred by enforcing provisions
of a will and ignoring provisions in the shareholders’ agreement. Cheryl
Sylvestre and Jack, Donny, Bing and Cam Frye, are the five children of the late
George H. Frye who died in 1991, leaving the shares of his company, George H.
Frye Holdings Ltd., to his children in equal shares. As Donny is a disabled
adult, Bing, Cheryl and Cam were appointed trustees of two trusts held for his
benefit. The letters patent under which the company was incorporated in 1968
contained a provision restricting the right to transfer shares of the company
without the express resolution of the board of directors. In 1991, the five
siblings entered into a shareholders’ agreement that was confirmed by a second
agreement signed in 1994 containing a clause restricting the transfer of
shares, and requiring any shareholder wishing to sell his or her shares to
first offer them to the company, and then to the other shareholders on a pro
rata basis. The agreement only permitted a sale to a non‑shareholder
after these offers were declined. The agreement also acknowledged that the
intention was to preserve the Frye Group as a family business, and for all of
the children to share equally in it. The Frye siblings feuded constantly over
the years over control of the business. In 1994, Bing sold all of his shares
back to the company, increasing the interest held by Cam, Jack, Cheryl, and
Donny’s trusts to 25 percent each. Cam passed away in April 2002 and, pursuant
to his will, Cheryl and a friend were appointed as his estate trustees, and all
of his shares in the company were bequeathed to Cheryl. Jack brought an action
challenging the validity of the gift to Cheryl, alleging that Cam lacked
domicile in Ontario and testamentary capacity at the time he made the will;
that Cheryl asserted or should have been presumed to have asserted undue
influence over Cam when he made his will; and that the shareholders’ agreement
prohibited Cam from transferring his shares to Cheryl through his will.
(Patterson J.)
Neutral citation: 2006 O.J. No. 2081
Order declaring bequest to Cheryl was null and void
(Simmons, Juriansz and Rouleau JJ.A.)
Neutral citation: 2008 ONCA 606 Appeal allowed
32886 John Arthur Frye c. Cheryl Vanessa
Sylvestre, Todd Burns en leur qualité de fiduciaires de la succession pendant
l’instance portant sur la succession de Cameron Edward Frye, décédé, Cheryl
Vanessa Sylvestre en sa qualité personnelle, George H. Frye, et Eldon Donald
Frye, par son tuteur à l’instance George H. Frye
Testaments et successions ‑ Testaments ‑
Droit commercial ‑ Personnes morales ‑ Convention d’actionnaires ‑
Un actionnaire décédé a légué ses actions à un autre actionnaire dans une
société familiale fermée - La convention d’actionnaires limite les transferts
d’actions sans le consentement de tous les actionnaires ‑ La Cour d’appel
a-t-elle eu tort d’exécuter les dispositions d’un testament et en faisant
abstraction de dispositions de la convention d’actionnaires? Cheryl Sylvestre, de même que Jack, Donny, Bing et Cam
Frye, sont les cinq enfants de feu George H. Frye, décédé en 1991, qui a légué
les actions de sa compagnie, George H. Frye Holdings Ltd., à ses enfants à
parts égales. Parce que Donny est un adulte handicapé, Bing, Cheryl et Cam ont
été nommés fiduciaires des deux fiducies détenues à son avantage. Les lettres
patentes en vertu desquelles la compagnie a été constituée en 1968 renfermaient
une disposition limitant le droit de transférer des actions de la compagnie
sans le consentement exprès du conseil d’administration. En 1991, les cinq
enfants ont conclu une convention d’actionnaires confirmée par une deuxième
convention signée en 1994 renfermant une clause limitant le transfert des
actions et obligeant tout actionnaire qui souhaite vendre ses actions de les
offrir d’abord à la compagnie, puis aux autres actionnaires au pro rata. En
vertu de la convention, la vente à un non-actionnaire n’était permise qu’en cas
de refus de ces offres. La convention reconnaissait également que l’intention
était de conserver le groupe Frye en tant qu’entreprise familiale et de faire
en sorte que tous les enfants aient une participation égale. Les frères et
soeur Frye se sont disputés constamment au cours des années sur le contrôle de
l’entreprise. En 1994, Bing a revendu toutes ses actions à la compagnie, avec
pour effet d’accroître la participation de Cam, Jack, Cheryl, et des fiducies
de Donny à 25 p. 100 chacun. Cam est décédé en avril 2002 et, en vertu de son
testament, Cheryl et un ami ont été nommés fiduciaires de sa succession, et
toutes ses actions dans la compagnie ont été léguées à Cheryl. Jack a intenté
une action contestant la validité du legs à Cheryl, alléguant que Cam n’était
pas domicilié en Ontario et n’avait pas la capacité testamentaire au moment de
rédiger son testament, que Cheryl avait exercé, de fait ou par présomption, une
influence indue sur Cam lorsqu’il a rédigé son testament et que la convention
d’actionnaires interdisait à Cam de transférer ses actions à Cheryl par
(juge Patterson)
Référence neutre : 2006 O.J. No. 2081
Ordonnance déclarant la nullité absolue
du legs à Cheryl
(juges Simmons, Juriansz et Rouleau)
Référence neutre : 2008 ONCA 606 Appel accueilli
32817 Vancouver City Savings Credit Union
v. Marcia Lynne Smith
Limitation of actions - Interpretation - Statute -
Trusts - Remedial constructive trust - Proposed class action alleging overdraft
administration fee charged by Credit Union was a criminal rate of interest -
Claims that the unlawful overdraft fees received were held in a constructive
trust by the Credit Union for the benefit of the Plaintiff and the proposed
class members - Whether the Court of Appeal erred in holding that any action in
which a constructive trust is awarded with retroactive effect is an action
which sounds in trust and engages the trust provisions of the Limitation Act,
R.S.B.C. 1996, c. 266. The Applicant, Vancouver City Savings Credit Union,
appealed from the order of a trial judge dismissing its Application under Rule
18A of the Rules of Court, B.C. Reg. 221/90, for an order dismissing the
Respondent’s (Plaintiff below) claim on the basis that the claim was not
brought within the appropriate limitation period. This appeal was heard at the
same time as the appeal in Sun-Rype Products Ltd. v. Archer Daniels Midland
Company, 2008 BCCA 278. The Court of Appeal dismissed VanCity’s appeal for
the same reasons as given in Sun-Rype.
(Gray J.)
Neutral citation: 2007 BCSC 771
Defendant’s application under Rule 18A
(Prowse, Huddart and Levine JJ.A.)
Neutral citation: 2008 BCCA 279
Court File No. CA 035181
32817 Vancouver City Savings Credit Union c. Marcia
- Interprétation - Loi - Fiducies - Fiducie constructoire de nature réparatoire
- Recours collectif projeté alléguant que les frais d’administration de
découvert demandés par la caisse populaire étaient un taux d’intérêt criminel -
Allégations selon lesquelles les frais de découvert illégaux reçus étaient
détenus dans une fiducie constructoire par la caisse populaire au profit de la
demanderesse en première instance et les personnes inscrites au recours
collectif projeté - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de statuer que toute
action dans laquelle une fiducie constructoire est accordée avec effet
rétroactif est une action assimilable à une action en fiducie qui entraîne
l’application des dispositions sur les fiducies prévues dans la Limitation
Act, R.S.B.C. 1996, ch. 266? La
demanderesse, Vancouver City Savings Credit Union, a interjeté appel de
l’ordonnance d’un juge de première instance qui a rejeté sa demande en
application de la règle 18A des Rules of Court, B.C. Reg. 221/90, pour
une ordonnance rejetant la demande de l’intimée (demanderesse en première
instance) pour cause de prescription. Cet appel a été instruit en même temps
que l’appel dans l’affaire Sun-Rype Products Ltd. c. Archer Daniels Midland
Company, 2008 BCCA 278. La Cour d’appel a rejeté l’appel de VanCity pour
les mêmes motifs que ceux donnés dans l’arrêt Sun-Rype.
(juge Gray)
Référence neutre : 2007 BCSC 771
Demande de la défenderesse en application de la
règle 18A rejetée
(juges Prowse, Huddart et Levine)
Référence neutre : 2008 BCCA 279
No du greffe CA 035181
32834 Corn Products International, Inc., Bestfoods,
Inc. formerly known as CPC International, Inc., Casco Inc. and Unilever PLC
doing business as Unilever Bestfoods North America v. Sun‑Rype Products
Ltd., Wendy Weberg
‑ and between ‑
Archer Daniels Midland Company and ADM Agri‑Industries
Company v. Sun‑Rype Products Ltd., Wendy Weberg
Tate & Lyle Ingredients Americas, Inc. formerly
known as A.E. Staley Manufacturing Company v. Sun‑Rype Products Ltd.,
Wendy Weberg
Cargill, Incorporated, Cerestar USA, Inc. formerly
known as American Maize‑Products Company and Cargill Limited v. Sun‑Rype
Products Ltd., Wendy Weberg
of actions - Interpretation - Statute - Trusts - Constructive trust - Proposed
class action alleging “price-fixing” - Plaintiffs claim overcharge is held in a
constructive trust for their benefit - Whether the Court of Appeal erred in
holding that any action in which a constructive trust is awarded with
retroactive effect is an action which sounds in trust and engages the trust
provisions of the Limitation Act, R.S.B.C. 1996, c. 266. These
appeals commenced from a order of a trial judge dismissing the Applicants’
applications (Defendants below) pursuant to Rule 18A of the Rules of Court,
B.C. Reg. 221/90, to strike the Respondents’ claims (Plaintiffs below). The
Defendants had argued, unsuccessfully, that the Plaintiffs’ claims for a
remedial constructive trust and other relief in relation to “overcharges” paid
by them pursuant to an alleged price-fixing scheme, involving the Defendants,
were statute-barred. The trial judge found that, insofar as the claims were
based on a remedial constructive trust, those claims could proceed, subject to
the judge at trial determining whether a remedial constructive trust was the
appropriate remedy. The effect of the order was to allow the Plaintiffs’ claim
to proceed solely on the basis of their claim for a remedial constructive
trust, subject to their action being dismissed as statute-barred if the trial
judge determines that a remedial constructive trust is not an appropriate
remedy. The
Court of Appeal found the trial judge did not err in finding that the
definition of “trust” in s. 1 of the Limitation Act, includes a remedial
constructive trust, and in finding that s. 3(3) of the Act applies to provide a
ten-year limitation period for the Plaintiffs’ claim for a remedial
constructive trust. It found that the trial judge erred in finding that the
pleadings did not disclose a cause of action in equitable fraud and in his
analysis of the Plaintiff, Weberg’s claim for postponement of the limitation
periods under the Act. It found the trial judge did not err in his analysis of
the Plaintiff, Sun-Rype’s claim for postponement. May 10, 2007
(Rice J.)
Neutral citation: 2007 BCSC 640
Defendants’ summary trial applications to dismiss
the Plaintiffs’ action are dismissed with respect to the Plaintiffs’ claims
which seek the remedy of constructive trust; Plaintiffs’ claims for damages
dismissed; Plaintiffs’ claims for postponement dismissed
Neutral citation: 2008 BCCA 278
Court File No.: CA035109, CA035114,
CA035126, CA035133 Defendants’ appeal dismissed; Plaintiffs’ cross-appeals
allowed except Sun-Rype’s cross-appeal with respect to postponement dismissed
Application for leave to appeal filed by Corn
Products International, Inc., Bestfoods, Inc. formerly known as CPC
International, Inc., Casco Inc. and Unilever PLC doing business as Unilever
Bestfoods North America September 26, 2008
Application for leave to appeal filed by Archer
Daniels Midland Company and ADM Agri-Industries Company September 26, 2008
Application for leave to appeal filed by Tate &
Lyle Ingredients Americas, Inc. formerly known as A.E. Staley Manufacturing
Company September 26, 2008
Application for leave to appeal filed by Cargill,
Incorporated, Cerestar USA, Inc. formerly known as American Maize-Products
Company and Cargill Limited
32834 Corn Products International, Inc.,
Bestfoods, Inc. auparavant connue sous le nom de CPC International, Inc., Casco
Inc. et Unilever PLC faisant affaires sous le nom de Unilever Bestfoods North
America c. Sun‑Rype Products Ltd., Wendy Weberg
‑ et entre ‑
Archer Daniels Midland Company et ADM Agri‑Industries
Company c. Sun‑Rype Products Ltd., Wendy Weberg
auparavant connue sous le nom de A.E. Staley Manufacturing Company c. Sun‑Rype
Cargill, Incorporated, Cerestar USA, Inc.
auparavant connue sous le nom de American Maize‑Products Company et
Cargill Limited c. Sun‑Rype Products Ltd., Wendy Weberg
Prescription - Interprétation - Loi - Fiducie -
Fiducie constructoire - Recours collectif projeté alléguant la « fixation
des prix » - Les demanderesses en première instance prétendent que le
trop-perçu est détenu dans une fiducie constructoire à leur profit - La Cour
d’appel a-t-elle eu tort de statuer que toute action dans laquelle une fiducie
constructoire est accordée avec effet rétroactif est une action assimilable à
une action en fiducie qui entraîne l’application des dispositions sur les
fiducies de la Limitation Act, R.S.B.C. 1996, ch. 266? Les appels en l’espèce ont pour origine l’ordonnance
d’un juge de première instance qui a rejeté les demandes des demanderesses
(défenderesses en première instance) en application de la règle 18A des Rules
of Court, B.C. Reg. 221/90, en vue de radier les demandes des intimées
(demanderesses en première instance). Les défenderesses avait plaidé sans
succès que les demandes des demanderesses en première instance pour faire
reconnaître une fiducie constructoire de nature réparatoire et d’autres
réparations en rapport avec les « trop-perçus » qu’elles avaient
payés en vertu d’une prétendue manœuvre frauduleuse de fixation des prix
impliquant les défenderesses étaient prescrites. Le juge de première instance a
conclu que dans la mesure où les demandes étaient fondées sur une fiducie
constructoire de nature réparatoire, ces demandes pouvaient suivre leur cours,
pourvu que le juge au procès statue qu’une fiducie constructoire de nature
réparatoire était la réparation appropriée. L’ordonnance a eu pour effet de
permettre la demande des demanderesses en première instance de suivre son cours
uniquement sur le fondement de leur demande en fiducie constructoire de nature
réparatoire, leur action étant susceptible d’être rejetée pour cause de
prescription si le juge du fond statue qu’une fiducie constructoire de nature
réparatoire n’est pas une réparation appropriée. La Cour d’appel a conclu que le juge de première
instance n’avait pas eu tort de conclure que la définition du mot « trust »
à l’art. 1 de la Limitation Act, comprend la fiducie constructoire de
nature réparatoire et de conclure que le par. 3(3) de la loi s’applique de
manière à prévoir un délai de prescription de dix ans relativement à la demande
en fiducie constructoire de nature réparatoire des demanderesses en première
instance. La Cour d’appel a conclu que le juge de première instance avait eu
tort de conclure que les actes de procédure ne révélaient aucune cause d’action
pour fraude en équité et qu’il s’était trompé dans son analyse de la demande de
la demanderesse en première instance, Mme Weberg, pour le report des
délais de prescription prévus dans la loi. La Cour d’appel a conclu que le juge
de première instance ne s’était pas trompé dans son analyse de la demande de
report de la demanderesse en première instance Sun-Rype. 10 mai 2007
(juge Rice)
Référence neutre : 2007 BCSC 640
Demandes sommaires des défenderesses au
procès en rejet de l’action des demanderesses en première instance, rejetées
à l’égard des demandes des demanderesses en première instance qui sollicitent
la réparation d’une fiducie constructoire; demandes des demanderesses en
première instance en dommages-intérêts, rejetées; demandes des demanderesses
en première instance pour le report du délai de prescription, rejetées
Référence neutre : 2008 BCCA 278
Nos du greffe : CA035109,
CA035114,
CA035126, CA035133 Appel des défenderesses rejeté; appels
incidents des demanderesses en première instance accueillis, sauf l’appel
incident de Sun-Rype à l’égard du report du délai de prescription, rejeté
par Corn Products International, Inc., Bestfoods, Inc. auparavant connue sous
le nom de CPC International, Inc., Casco Inc. et Unilever PLC faisant
affaires sous le nom de Unilever Bestfoods North America 26 septembre 2008
par Archer Daniels Midland Company et ADM Agri-Industries Company 26 septembre 2008
par Tate & Lyle Ingredients Americas, Inc. auparavant connue sous le nom
de A.E. Staley Manufacturing Company 26 septembre 2008
32878 British Columbia
Government and Service Employees’ Union v. Government of British Columbia (Represented by
the B.C. Public Service Agency)
Labour Relations ‑ Grievances
‑ Discrimination ‑ Dismissal ‑ Disabled employee ‑
Whether the definition of prima facie discrimination is limited to
situations where employees are treated differently because of preconceived
ideas about their disability.
At the time of Gooding’s dismissal in 1998, he had been employed with the
Liquor Distribution Branch for 26 years and was a Manager III. He was
described as a good employee and had been discipline free for the entire period
of his employment. In the last few years, however, with the arrival of a new
Assistant Manager, interpersonal difficulties arose and the manner in which the
Area Manager dealt with the problem left Gooding feeling undermined as a
manager and increased the stress he was experiencing in the workplace. Gooding
coped with this by increasing the amount of alcohol he consumed. Soon, he
could not afford to pay for the liquor he was drinking, and in the last year of
his employment, he frequently took liquor home without paying for it. Other
employees reported their suspicions that Gooding was stealing to the Loss
Prevention Branch, that in turn confronted him with the theft allegations. When he was advised that the employer would not be seeking criminal charges,
Gooding confessed to the thefts and informed them that he had a severe
drinking problem. At his own expense, Gooding entered into a rehabilitation program
and has been sober ever since. The employer suspended him from employment and
three months later he was dismissed. Had he been charged and convicted of
theft, s. 13(1) of the Human Rights Code would have precluded a finding
that the employer discriminated when it terminated Gooding because of that
theft. The Union grieved his termination.
In 2000, this matter came before
the arbitrator, who upheld Gooding’s
discharge after analyzing the dismissal in a culpable versus non‑culpable
framework. Following a lengthy appeal process, this decision was overturned. As the Board had established a new “hybrid
test” in Fraser Lake Sawmills,
the Gooding matter was remitted to the arbitrator to apply the test to the
Arbitrator Lanyon Q.C.
Grievor’s grievance of his dismissal from
employment upheld
British Columbia (Huddart, Kirkpatrick
(dissenting) and Tysoe
Government and Service Employees’ Union c. Gouvernement de la Colombie-Britannique (représenté par B.C. Public Service Agency)
Relations du travail ‑ Griefs
‑ Discrimination ‑ Congédiement
‑ Employé handicapé ‑ La définition de discrimination à première vue se limite-t-elle
aux situations où des employés sont traités différemment en raison d’idées préconçues sur leur invalidité?
Au moment du congédiement de M. Gooding en 1998, il comptait 26 ans de
service au Liquor Distribution Branch et occupait le poste de gestionnaire de
niveau III. Il était considéré comme un bon employé et n’avait fait l’objet d’aucune
mesure disciplinaire pendant toute la période de son emploi. Toutefois, au cours des dernières années
de son emploi, l’arrivée d’un nouveau gestionnaire
adjoint a engendré des difficultés interpersonnelles et la manière dont le gestionnaire régional traitait le problème a amené M. Gooding à se sentir miné dans son autorité
de gestionnaire et a augmenté le stress qu’il éprouvait au travail.
Monsieur Gooding a réagi au problème en augmentant sa consommation d’alcool. Après
quelque temps, il n’avait plus les moyens de
payer l’alcool qu’il buvait et, pendant la dernière année de son emploi, il lui
arrivait fréquemment d’apporter de l’alcool à la maison sans payer. D’autres employés ont fait part de leurs soupçons à la direction de la prévention des sinistres qui a à son tour fait part à M. Gooding des allégations de vol. Lorsqu’on l’a informé que l’employeur ne demanderait
pas que des accusations criminelles soient portées contre lui, M. Gooding a avoué les vols et affirmé qu’il avait un grave problème de consommation d’alcool. À ses frais, M. Gooding s’est inscrit à un programme de réhabilitation
et il est sobre depuis. L’employeur l’a suspendu de son emploi et, trois mois plus tard,
il a été congédié. S’il avait été accusé et déclaré coupable de vol, le par. 13(1) du Human Rights
Code aurait empêché de conclure que l’employeur avait agi de façon discriminatoire en congédiant M. Gooding en raison du vol. Le syndicat a déposé un grief relativement à son congédiement.
En 2000, la question a été portée devant l’arbitre
qui a confirmé le congédiement de M. Gooding après avoir analysé
le congédiement dans un cadre
qui faisait le parallèle entre la culpabilité et la non-culpabilité. À la suite d’un long processus d’appel, cette décision
a été infirmée. Parce que le conseil
avait établi un nouveau « critère hybride » dans l’affaire Fraser Lake Sawmills, l’affaire Gooding a été renvoyée à l’arbitre pour qu’il applique le critère aux faits en l’espèce.
Arbitre Lanyon, c.r.
relativement à son congédiement accueilli
Cour d’appel de la Colombie-Britannique (juges Huddart,
Kirkpatrick (dissidente) et Tysoe
32819 Dens Tech ‑ Dens KG v. Netdent‑Technologies
Inc. and Netdent Inc.
- Jurisdiction - Public order - Whether arbitral tribunals have jurisdiction to
decide on matters of public order, if matters in question are labelled as
“procedural” in nature - Whether non lawyer can provide legal representation in
arbitration context. In
February 2006, the Respondents Netdent‑Technologies Inc. and Netdent Inc.
presented a notice of arbitration signed and issued by Dr. Hubert Gaucher,
their president, to the Canadian Commercial Arbitration Centre. The objectives
of the arbitration were to obtain a signed Prolongation Agreement which
would include a $50,000 loan to Netdent‑Technologies, as well as to
obtain a Claims to Defaults Document which would state the respective
defaults that each party would consider justified in order to meet the
prescription time limits and maintain their respective rights to pursue further
arbitration after October 2006. In response to the notice, the Applicant
brought a motion for declaratory judgment before the Superior Court, claiming
the notice was void because it had not been drafted and issued by a member of
the Barreau du Québec. The Superior Court allowed the Respondents’ exception to
dismiss for lack of jurisdiction in the matter. The Court of Appeal dismissed
Neutral citation: 2007 QCCS 3931
Exception to dismiss allowed; motion for declaratory
Court of Appeal of Quebec (Québec)
(Rochon, Dutil and Côté JJ.A.)
Neutral citation: 2008 QCCA 1245
32819 Dens Tech ‑
Dens KG c. Netdent‑Technologies Inc. et Netdent Inc.
(Qc.) (Civile) (Sur
Arbitrage - Compétence - Ordre public - Les tribunaux d’arbitrage ont-ils compétence pour trancher des affaires d’ordre public si les questions sont caractérisées de « procédurales »? - Une personne qui n’est pas avocat peut-elle agir à titre de représentant légal dans un contexte d’arbitrage? En février 2006, les intimées Netdent‑Technologies Inc. et Netdent Inc. ont présenté un avis d’arbitrage signé et établi par le docteur
Hubert Gaucher, leur président, au Centre canadien
d’arbitrage commercial. L’arbitrage avait pour objectifs d’obtenir un [traduction]
Accord de prorogation signé qui comprendrait un prêt de 50 000 $ à Netdent‑Technologies et d’obtenir un [traduction]
Document d’allégation de manquements qui énoncerait les manquements respectifs que chaque
partie considérerait justifiés pour satisfaire aux délais de prescription et conserver leurs droits respectifs
de poursuivre un autre arbitrage après
octobre 2006. En réponse à l’avis, la demanderesse a
présenté une requête pour jugement déclaratoire à
la Cour supérieure alléguant la nullité de l’avis parce qu’il n’avait pas été rédigé et établi par un membre du Barreau du Québec. La Cour supérieure a accueilli la requête en irrecevabilité des intimées pour absence de compétence. La Cour d’appel a rejeté l’appel.
(juge Bédard)
Référence neutre : 2007 QCCS 3931
Requête en irrecevabilité accueillie; requête pour jugement déclaratoire rejetée
(juges Rochon, Dutil
et Côté)
Référence neutre : 2008 QCCA 1245
Date de la dernière modification : 2016-05-27