Source: http://www.appa-asso.org/mon-statut/ph-temps-partiel/statut-detaille/
Timestamp: 2017-12-13 09:30:05+00:00
Document Index: 309259252

Matched Legal Cases: ['art. 5', 'art. 3', 'art. 11', 'art. 6', 'art. 7', 'art. 48', 'art. 8', 'art. 28', 'art. 8', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 11', 'art. 3', 'art. 2']

Statut des PH temps partiel
Le décret n° 2010-1141 du 29 septembre a modifié sensiblement le statut des praticiens hospitaliers.
Le décret n° 2010-1142 du même jour « élargissait » très modérément l’assiette des cotisations IRCANTEC… Ce décret a été modifié par le décret n°2012-1564 du 31 décembre 2012 qui élargit progressivement l’assiette des cotisations IRCANTEC selon un calendrier : voir l’article dans les « actualités » de février 2013
Le décret 2013-138 du 14 février 2013 a modifié l’article D. 6152-220-1 sur les indemnités versées aux PH temps partiel
Voir en ligne : Décret 2010-1142 du 29 septembre 2010 modifié par le décret n°2012-1564 du 31 décembre 2012
Section 2 : Statut des Praticiens Hospitaliers à temps partiel
Modifié par Décret n°2017-326 du 14 mars 2017 – art. 5
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel exercent les fonctions définies par le présent statut dans les établissements publics de santé mentionnés aux articles L. 6141-1 et L. 6141-2, dans l’établissement public de santé de Mayotte, dans l’établissement public de santé territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que dans les établissements publics mentionnés au I de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles. Dans les centres hospitaliers universitaires, ils exercent leur activité sur des emplois placés hors du champ d’application des dispositions du chapitre II du titre IV du livre Ier de la présente partie.
Les dispositions de la présente section qui prescrivent la consultation de la commission médicale d’établissement ou de son président ne sont pas applicables aux praticiens exerçant leur activité à temps partiel qui exercent leurs fonctions dans des établissements mentionnés au I de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles.
Les dispositions de la présente section qui prescrivent la proposition ou l’avis du chef de pôle ou, à défaut, du chef de service, du responsable de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne ne sont pas applicables aux praticiens exerçant leurs fonctions dans les établissements mentionnés au I de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles, pour lesquels seul la proposition ou l’avis du directeur est requis.
Ils peuvent exercer leur activité dans plusieurs établissements, au sein des groupements hospitaliers de territoire mentionnés à l’article L. 6132-1 ou pour favoriser le développement de la mise en réseaux des établissements mentionnés à l’article 2 du titre IV du statut général des fonctionnaires et les actions de coopération mentionnées à l’article L. 6134-1. Dans ce cas, les modalités de répartition de l’activité du praticien entre ces établissements ainsi que la fraction des émoluments, indemnités et allocations prévus à l’article R. 6152-220 sont déterminées par une convention passée entre les établissements, avec l’accord du praticien concerné et après avis motivé du chef de pôle ou, à défaut, du chef de service, du responsable de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne, et des présidents de commission médicale des établissements intéressés. Les modalités d’application de ces dispositions sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article R6152-202 Modifié par Décret n°2016-1645 du 1er décembre 2016 – art. 3
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel assurent les actes médicaux de diagnostic, de traitement, de soins d’urgence dispensés par les établissements publics de santé et participent aux missions définies aux articles L. 6111-1 et L. 6112-1.
Article R. 6152-203 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Recrutement, nomination, affectation
Article R6152-204
Modifié par Décret n°2010-1141 du 29 septembre 2010 – art. 11
Sur proposition des directeurs généraux d’agence régionale de santé, le directeur général du centre national de gestion établit une liste de postes à recrutement prioritaire qui, d’une part, sont conformes aux objectifs définis par le schéma régional d’organisation des soins, d’autre part, présentent des difficultés particulières de recrutement et d’exercice.
Le praticien hospitalier, nommé ou en fonctions sur l’un des postes mentionnés à l’alinéa précédent, s’engage par convention conclue avec le directeur de l’établissement de santé à exercer ses fonctions pendant cinq ans. Un praticien ne peut signer plus d’un engagement de servir dans le même établissement au cours de sa carrière.
Les modalités d’application de ces dispositions sont précisées par arrêté des ministres chargés du budget et de la santé.
NOTA :Conformément aux dispositions du II de l’article 15 du décret n° 2017-326 du 14 mars 2017, les dispositions abrogées de l’article R. 6152-204 conformément aux dispositions du même II restent applicables aux praticiens hospitaliers à temps plein et aux praticiens des hôpitaux à temps partiel recrutés sur un poste à recrutement prioritaire avant le 1er janvier 2019.
Article R6152-204-1
Créé par Décret n°2017-326 du 14 mars 2017 – art. 6
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel ayant conclu, en qualité de praticien contractuel ou d’assistant des hôpitaux, une convention d’engagement de carrière hospitalière en application des dispositions respectivement de l’article R. 6152-404-1 ou de l’article R. 6152-508-1, recrutés sur un poste dans une spécialité, d’une part, pour laquelle l’offre de soins est ou risque d’être insuffisante dans l’établissement public de santé dans lequel ils exercent et, d’autre part, correspondant à un diplôme d’études spécialisées présentant des difficultés importantes de recrutement dans les établissements publics de santé, peuvent s’engager par avenant à cette convention à accomplir trois années supplémentaires de services effectifs sur leur poste.
Article R6152-205
Modifié par Décret n°2017-326 du 14 mars 2017 – art. 7
La procédure de recrutement en qualité de praticien des hôpitaux à temps partiel a pour but de pourvoir à la vacance de postes dans un pôle d’activité d’un établissement public de santé, déclarée par le directeur général du Centre national de gestion sur proposition du directeur général de l’agence régionale de santé. Chaque vacance donne lieu à établissement d’un profil de poste, dont les caractéristiques, relatives notamment à la spécialité et à la position du praticien dans la structure, sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
La liste et le profil des postes vacants est publiée par voie électronique sur le site internet du Centre national de gestion.
La vacance des postes à recrutement prioritaire définie à l’article R. 6152-204 fait l’objet d’une liste distincte.
Les listes de postes mentionnées aux articles R. 6152-204 et R. 6152-205 sont publiées par voie électronique sur le site internet du Centre national de gestion.
Les postes restés vacants à l’issue du tour de recrutement peuvent être proposés, au-delà du délai réglementaire de quinze jours mentionné à l’alinéa précédent et jusqu’à la publication suivante, par le directeur général du Centre national de gestion aux praticiens mentionnés à l’article R. 6152-206.
Le directeur de l’établissement peut, avant de communiquer au directeur général de l’agence régionale de santé pour proposition au directeur général du Centre national de gestion la vacance d’un ou plusieurs postes, en organiser la publicité en vue de pourvoir ces postes par mutation interne, dans les conditions fixées à l’article R. 6152-209.
Article R. 6152-206 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Peuvent faire acte de candidature aux postes vacants de praticien des hôpitaux à temps partiel :
1° Les praticiens des hôpitaux à temps partiel candidats à la mutation comptant au moins trois années de fonctions effectives dans un même établissement à compter de leur date d’installation, sauf dérogation exceptionnelle accordée par le directeur général du Centre national de gestion ;
2° Les praticiens des hôpitaux à temps plein comptant au moins trois années de fonctions effectives dans un même établissement à compter de leur date d’installation, sauf dérogation exceptionnelle accordée par le directeur général du Centre national de gestion.
3° Les praticiens hospitaliers, les praticiens des hôpitaux à temps partiel qui, à l’issue d’un détachement ou d’une disponibilité, à l’expiration d’un des congés accordés au titre des articles R. 6152-230 à R. 6152-232 dans les cas où ils ne bénéficient pas des dispositions du deuxième alinéa de l’article R. 6152-233 ou pendant la période de recherche d’affectation, sollicitent leur réintégration ;
4° Les membres du personnel enseignant et hospitalier titulaires qui sollicitent une intégration dans le corps des praticiens des hôpitaux à temps partiel ;
5° Les candidats inscrits sur une liste d’aptitude en cours de validité, après réussite au concours national de praticien des établissements publics de santé prévu par l’article R. 6152-301. Les intéressés ne peuvent faire acte de candidature que sur les postes publiés dans la spécialité correspondant à leur inscription sur une liste d’aptitude.
Dans les cas mentionnés aux 1° et 2°, la condition de durée de fonctions n’est pas exigée pour les praticiens, nommés à titre permanent, en fonction dans l’établissement où survient la vacance, ni pour les praticiens dont l’emploi est supprimé en application des dispositions de l’article L. 6131-5.
Les candidats doivent justifier qu’ils remplissent les conditions fixées par l’article R. 6152-207. La nature des pièces justificatives à produire est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article R. 6152-207 (nouveau créé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010) – (Disparu du CSP au 20 décembre 2016 ?)
Nul de peut être nommé praticien hospitalier :
b) Pour les ressortissants d’un Etat étranger, un extrait de casier judiciaire ou un document équivalent datant de moins de trois mois, délivré par une autorité compétente de l’Etat d’origine ou de provenance ; cette pièce peut être remplacée, pour les ressortissants des Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen qui exigent une preuve de moralité ou d’honorabilité pour l’accès à l’activité du médecin, chirurgien-dentiste ou pharmacien, par une attestation datant de moins de trois mois de l’autorité compétente de l’Etat d’origine ou de provenance certifiant que ces conditions de moralité ou d’honorabilité sont remplies ;
4° S’il ne remplit les conditions d’aptitude exigées pour l’exercice de sa fonction compte tenu des possibilités de compensation du handicap.
Article R. 6152-208 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
En vue de la nomination d’un praticien des hôpitaux, le chef de pôle ou, à défaut, le responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne peut proposer plusieurs candidatures au directeur de l’établissement.
La nomination est notifiée, par lettre recommandée avec avis de réception, aux praticiens ainsi qu’aux directeurs d’établissement intéressés. Elle fait l’objet d’une publication par voie électronique sur le site internet du Centre national de gestion, selon les modalités prévues par son règlement intérieur.
Article R. 6152-209 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Lorsqu’il est pourvu à la vacance par candidature externe, dès réception de l’arrêté de nomination mentionné à l’article R. 6152-208, le directeur d’établissement prononce l’affectation sur le poste dans le pôle d’activité ou, à défaut, dans le service, l’unité fonctionnelle ou une autre structure interne.
En cas de mutation interne, le directeur affecte le praticien déjà nommé dans l’établissement dans un pôle d’activité sur proposition du chef de pôle et après avis du président de la commission médicale d’établissement.
En cas de transfert de poste d’un pôle d’activité à un autre pôle du même établissement public de santé intervenant dans le cadre d’une réorganisation interne, le praticien affecté sur ce poste fait l’objet d’une nouvelle affectation par le directeur dans le pôle d’accueil, sur proposition du chef de ce pôle et après avis du président de la commission médicale d’établissement, dès lors que le profil de poste est compatible avec la spécialité d’exercice du praticien.
En cas de fusion de deux ou plusieurs établissements publics de santé, les praticiens des hôpitaux à temps partiel des établissements concernés sont affectés sur un poste dans un pôle du nouvel établissement, sur proposition du responsable du pôle d’accueil et du président de la commission médicale d’établissement.
En cas de transfert de l’activité à un groupement de coopération sanitaire érigé en établissement public de santé, les praticiens des hôpitaux à temps partiel des établissements concernés sont nommés dans le nouvel établissement par le directeur général du Centre national de gestion et affectés dans un pôle par le directeur du nouvel établissement, sur proposition du chef de pôle et après avis du président de la commission médicale d’établissement.
Article R. 6152-209-1 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le praticien doit rejoindre son poste dans le délai de deux mois à compter de la réception de la notification prévue au dernier alinéa de l’article R. 6152-208, sauf dérogation accordée par le directeur du Centre national de gestion sur proposition du directeur de l’établissement dans lequel il est nommé après avis du chef de pôle d’affectation ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne d’affectation.
Si l’intéressé ne rejoint pas son poste, sa nomination est rapportée après mise en demeure. Dans le cas d’une première nomination, il perd le bénéfice de son inscription sur la liste d’aptitude.
Dans le cas d’une nomination consécutive à une demande de mutation, l’intéressé est réputé avoir obtenu sa mutation.
Le praticien doit établir sa résidence effective à proximité du lieu d’exercice de ses fonctions dans des conditions compatibles avec les responsabilités qu’il exerce dans le service public hospitalier, après validation le cas échéant, par le directeur général de l’agence régionale de santé.
Article R. 6152-210 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les candidats issus du concours national de praticien des établissements publics de santé sont nommés pour une période probatoire d’un an d’exercice effectif des fonctions, à l’issue de laquelle ils sont, après avis du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne, du président de la commission médicale d’établissement et du directeur de l’établissement ainsi que, le cas échéant, de la commission statutaire nationale, soit nommés dans un emploi de praticien à titre permanent, soit admis à prolonger leur période probatoire pour une nouvelle durée d’un an, soit licenciés pour inaptitude à l’exercice des fonctions en cause, par arrêté du directeur général du Centre national de gestion.
La commission statutaire nationale est saisie lorsque les avis du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne, du président de la commission médicale d’établissement et du directeur sont défavorables à la titularisation ou divergents.
Article R. 6152-211 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les dispositions du deuxième alinéa de l’article R. 6152-203, de l’article R. 6152-238, à l’exception des 3°, 5° et 7°, des paragraphes 3 et 6 de la sous-section 7, de la sous-section 10, et de l’article R. 6152-275 ne sont pas applicables aux praticiens des hôpitaux à temps partiel nommés pour une période probatoire.
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel nommés pour une période probatoire peuvent être placés en disponibilité d’office dans les cas prévus aux articles R. 6152-229 à R. 6152-231.
Les praticiens exerçant leur activité à temps partiel nommés pour une période probatoire peuvent ouvrir un compte épargne temps. Toutefois, ils ne peuvent utiliser, au cours de la période probatoire, ni des droits épargnés antérieurement à leur nomination, ni des droits acquis depuis celle-ci.
Article R. 6152-212 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les praticiens nommés au titre des 4° et 5° de l’article R. 6152-206 sont classés dans l’emploi de praticien des hôpitaux à temps partiel, compte tenu :
3° De la durée des fonctions de même nature effectuées antérieurement à leur nomination et présentant un intérêt pour le service public hospitalier, en France ou dans un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, sous réserve qu’ils justifient avoir accompli celles-ci en détenant les titres, diplômes ou autorisations exigés en France pour l’exercice de leur profession.
4° De la durée des services effectués par les praticiens visés au 3° 4° de l’article L. 6152-1.
Pour l’application de ces dispositions, la durée de la formation requise pour l’obtention du diplôme de médecin, pharmacien ou odontologiste ou du diplôme de spécialité médicale, quels que soient le statut du praticien durant la formation et la durée de cette dernière dans le pays d’obtention du diplôme de spécialité, n’est pas prise en compte.
Article R. 6152-213 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les praticiens nommés au titre des dispositions des 1°, 2° ou 3° de l’article R. 6152-206 sont reclassés à l’échelon qu’ils détenaient dans leur ancienne situation, avec conservation de leur ancienneté d’échelon.
Article R. 6152-214
Pour l’application des articles R. 6152-212 et R. 6152-213, les services accomplis à temps plein sont comptés pour la totalité de leur durée. Les services accomplis à temps partiel sont comptés au prorata de leur durée. Toutefois, ceux accomplis dans les conditions fixées par la présente section ainsi que ceux accomplis par les personnels enseignants et hospitaliers à temps plein sont comptés comme des services à temps plein.
Sous-section 4 : Commissions statutaires.
Article R6152-215
Modifié par Décret n°2006-665 du 7 juin 2006 – art. 48 JORF 8 juin 2006 en vigueur le 1er août 2006
Abrogé par Décret n°2006-1221 du 5 octobre 2006 – art. 8 JORF 6 octobre 2006
Une commission paritaire régionale, présidée par une personnalité qualifiée désignée par le préfet de région, comporte :
a) Le directeur régional des affaires sanitaires et sociales ou son représentant ;
b) Le médecin inspecteur régional de santé publique ou son représentant ou pour la discipline pharmaceutique, le pharmacien inspecteur régional de santé publique ou son représentant ;
c) Un médecin inspecteur départemental de santé publique ou son suppléant ayant la même qualité ;
d) Un membre de conseil d’administration ou un directeur d’établissement public de santé de la région ou son suppléant ayant l’une de ces qualités, désigné par le préfet de région, après avis de la Fédération hospitalière de France.
2° En qualité de représentant des praticiens des hôpitaux régis par la présente section, quatre membres titulaires ou leurs suppléants élus, pour chaque discipline, au scrutin de liste proportionnel, avec répartition des restes selon la règle de la plus forte moyenne.
Les modalités de représentation des différentes disciplines, d’organisation des élections, de désignation des membres ainsi que les conditions de fonctionnement de la commission et l’adaptation de sa composition aux structures administratives des départements d’outre-mer et de Saint-Pierre-et-Miquelon, sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Chaque commission paritaire régionale est tenue informée de la durée des services accomplis dans des postes à recrutement prioritaire en application de l’article R. 6152-204.
NOTA :Décret 2006-1221 du 5 octobre 2006 art. 28 : les dispositions du présent article cessent d’être applicables à compter de la date de nomination des membres du conseil d’administration de l’établissement national chargé de la gestion des personnels de direction de la fonction publique hospitalière et des praticiens hospitaliers.
Article R6152-216
Une commission paritaire nationale, présidée par un conseiller d’Etat ou son suppléant en activité ou honoraire, nommés par le ministre chargé de la santé sur proposition du vice-président du Conseil d’Etat, comprend :
1° En qualité des représentants de l’administration :
c) Un membre de l’inspection générale des affaires sociales ou son suppléant ;
d) Deux médecins inspecteurs régionaux de santé publique ou leurs suppléants, ayant la même qualité ou, pour la discipline pharmaceutique, deux pharmaciens inspecteurs régionaux de santé publique ou leurs suppléants ayant la même qualité ;
e) Un membre de conseil d’administration ou un directeur d’établissement public de santé, désigné par le ministre chargé de la santé après avis de la Fédération hospitalière de France.
2° En qualité de représentants des praticiens des hôpitaux régis par la présente section, six membres titulaires ou leurs suppléants élus, pour chaque discipline, au scrutin de liste proportionnel, avec répartition des restes selon la règle de la plus forte moyenne, par un collège national composé des membres titulaires et suppléants des commissions paritaires régionales prévues à l’article R. 6152-215.
Les membres élus doivent appartenir au collège électoral.
Les modalités de représentation des différentes disciplines, d’organisation des élections, de désignation des membres autres que le président et son suppléant, ainsi que les conditions de fonctionnement de la commission sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Article R. 6152-217
La carrière des praticiens des hôpitaux comprend treize échelons.
Article R. 6152-218
L’avancement d’échelon s’effectue suivant les durées suivantes :
1er échelon : un an ;
Modifié par Décret n°2017-326 du 14 mars 2017 – art. 8
Les praticiens régis par la présente section bénéficient, lorsqu’ils ont accompli cinq ans de services effectifs dans le cadre de l’engagement de servir prévu à l’article R. 6152-204 d’un avancement accéléré d’une durée de deux ans prononcé par le directeur général du Centre national de gestion.
Les praticiens bénéficient, à l’issue des trois ans de services effectués en application de l’avenant mentionné à l’article R. 6152-204-1, d’un gain d’ancienneté de deux ans prononcé par le directeur général du Centre national de gestion.
1° Des émoluments mensuels variant selon l’échelon des intéressés et la durée des obligations hebdomadaires de service hospitalier. Ces émoluments sont fixés par arrêté des ministres chargés du budget, de la santé et de la sécurité sociale. Ils suivent l’évolution des traitements de la fonction publique, constatée par le ministre chargé de la santé ;
3° Une allocation spécifique versée aux praticiens hospitaliers ayant signé l’engagement prévu à l’article R. 6152-204. Cette allocation, non soumise à cotisation de retraite complémentaire, est versée en une seule fois.
Le versement des primes et indemnités prévues au 4° du présent article est maintenu pendant les congés et jours de récupération mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 5° de l’article R. 6152-227. Pour les praticiens placés en congé de maladie au titre des articles R. 6152-229 à R. 6152-231, le versement des primes et des indemnités prévues au 4° est maintenu pendant une période qui ne peut excéder trois mois. La durée de cette période est portée à six mois en cas de congé de maladie accordé au titre de l’article R. 6152-232. Ce versement est suspendu en cas de suspension des fonctions prononcée au titre des dispositions des articles R. 6152-252 ou R. 6152-256.
Par exception, les praticiens des hôpitaux à temps partiel exerçant des fonctions de praticien attaché dans un autre établissement mentionné à l’article R. 6152-201 peuvent en bénéficier dans les conditions suivantes : le montant de l’indemnité est calculé au prorata des obligations de service accomplies dans chaque établissement, sans pouvoir au total excéder 10/10 de l’indemnité.
Le versement de cette indemnité est maintenu durant les congés et jours de récupération mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 5° de l’article R. 6152-227. Pour les praticiens placés en congé de maladie au titre des articles R. 6152-229 à R. 6152-231, le versement de cette indemnité est maintenu pendant une période qui ne peut excéder trois mois par contrat d’engagement de service public exclusif. La durée de cette période est portée à six mois en cas de congé de maladie accordé au titre de l’article R. 6152-232.
8° Les praticiens des hôpitaux à temps partiel bénéficient du remboursement des frais engagés à l’occasion de leurs déplacements temporaires réalisés pour les besoins du service selon les dispositions prévues à l’article R. 6152-32. Ils sont classés dans le groupe I prévu pour les fonctionnaires de l’Etat.
Le montant, les conditions d’attribution et les modalités de versement des indemnités et allocations mentionnées aux 1° à 7° du présent article sont fixés par arrêté des ministres chargés du budget et de la santé.
Activité et congés
Sous-section 7 : Exercice de fonctions, positions
Article R. 6152-221 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les médecins, pharmaciens et odontologistes régis par la présente section ont la responsabilité médicale de la continuité des soins et de la permanence pharmaceutique, conjointement avec les autres membres du corps médical et les autres pharmaciens de l’établissement.
1° Participer à l’ensemble de l’activité de la structure, dans les conditions définies par le règlement intérieur et le tableau de service, et :
– dans les structures organisées en temps continu, assurer le travail de jour et de nuit ;
– dans les autres structures, assurer le travail quotidien du matin et de l’après-midi ; en outre, ils participent à la permanence des soins ou à la permanence pharmaceutique organisée soit sur place, soit en astreinte à domicile.
Toutefois, si l’intérêt du service l’exige, le directeur de l’établissement, après avis motivé du président de la commission médicale d’établissement, peut décider de suspendre leur participation à la continuité des soins ou à la permanence pharmaceutique la nuit, le samedi après midi, le dimanche et les jours fériés. Le directeur transmet sans délai sa décision au directeur général du Centre national de gestion, qui met en œuvre, selon le cas, les dispositions prévues par l’article R. 6152-228 ou par les sous sections 9 et 10 de la présente section.
2° Participer au remplacement des praticiens à temps plein, ou à temps partiel, imposé par les différents congés, dans les conditions définies par l’article R. 6152-31.
Ils doivent en outre participer aux jurys de concours et d’examens organisés par le ministère de la santé ou sous son contrôle ainsi que dans les conditions définies par le ministère de la santé à l’enseignement et à la formation des personnels des hôpitaux ou organismes extrahospitaliers du secteur. Ces activités donnent lieu au versement d’indemnités de participation aux jurys de concours, à l’enseignement et à la formation des personnels.
Article R. 6152-222 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les praticiens des hôpitaux régis par la présente section peuvent exercer une activité rémunérée en dehors de leurs obligations statutaires définies par les articles R. 6152-221, R. 6152-223 et R. 6152-224 en respectant, pour les médecins, les conditions de l’article R. 4127-98 et, pour les chirurgiens-dentistes, celles de l’article R. 4127-251.
Les pharmaciens à temps partiel ne peuvent être titulaires d’une officine, exercer les fonctions de biologiste responsable d’un laboratoire de biologie médiale ou remplir les fonctions de pharmacien responsable ou délégué d’un établissement pharmaceutique, ni assurer la gérance d’une officine de pharmacie mutualiste ou minière.
Article R. 6152-223 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le service normal hebdomadaire des praticiens des hôpitaux à temps partiel est fixé à six demi-journées. Il peut être ramené à cinq demi-journées ou à quatre demi-journées lors l’activité hospitalière le justifie.
La durée du service hebdomadaire est fixée par la décision d’affectation du praticien dans une structure de l’établissement, conformément au profil de poste établi en application du premier alinéa de l’article R. 6162-205.
A l’initiative de l’établissement en cas de restructuration ou de modification d’activité affectant directement la structure d’affectation du praticien des hôpitaux à temps partiel concerné, ou à la demande du praticien, la durée du service hebdomadaire de ce praticien peut être modifiée par décision motivée du directeur prise après avis du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une structure interne.
Cette modification est reportée dans la décision d’affectation du praticien.
Lorsque le service hebdomadaire est accompli la nuit, celle-ci est comptée pour deux demi-journées.
Lorsque l’activité médicale est organisée en temps continu, l’obligation de service hebdomadaire du praticien ne peut excéder une durée horaire définie, sur la base de quarante-huit heures, au prorata des obligations de service hebdomadaires du praticien et calculée en moyenne sur une période de quatre mois.
Article R6152-224 Modifié par DÉCRET n°2015-1260 du 9 octobre 2015 – art. 2
Les horaires et obligations de service des praticiens régis par la présente section sont précisés par le règlement intérieur de l’établissement.
Afin d’assurer la continuité des soins, l’organisation du temps de présence médicale, pharmaceutique et odontologique établie en fonction des caractéristiques propres aux différentes structures est arrêtée annuellement par le directeur d’établissement après avis de la commission médicale d’établissement. Un tableau de service nominatif, établi sur cette base, est arrêté mensuellement par le directeur d’établissement sur proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne dont relève le praticien.
La décision d’affectation fixe le nombre de demi-journées ou, lorsque le praticien exerce dans une structure organisée en temps médical continu, la durée horaire hebdomadaire que le praticien doit consacrer au service en application du règlement intérieur. L’intéressé reçoit du directeur notification du règlement intérieur, notamment en ce qui le concerne. Il doit en accuser réception et s’engager à exercer son activité professionnelle pendant les périodes prévues au tableau de service.
Le tableau de service précise les conditions dans lesquelles est effectuée la demi-journée de service qui peut être répartie entre la matinée et la contre-visite de l’après-midi, ou être effectuée l’après-midi et éventuellement la nuit au titre des services de permanence.
Le praticien peut accomplir, sur la base du volontariat, au-delà de ses obligations de service hebdomadaires, un temps de travail additionnel donnant lieu à récupération ou au versement d’indemnités de participation à la continuité des soins et, le cas échéant, d’indemnités de temps de travail additionnel et au deuxième alinéa du présent article.
Le praticien bénéficie d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives par période de vingt-quatre heures.
Le temps d’intervention sur place et le temps de trajet réalisés lors d’un déplacement survenu au cours d’une astreinte constituent du temps de travail effectif et sont pris en compte pour l’attribution du repos quotidien.
Article R. 6152-225 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Tout praticien qui est dans l’impossibilité de rejoindre son poste ou d’exercer sa fonction doit en aviser immédiatement le directeur de l’établissement et lui communiquer son adresse sauf cas de force majeure. A défaut, il est licencié sans indemnité pour abandon de poste, par arrêté du directeur général du Centre national de gestion, après mise en demeure assortie d’un délai de quinze jours.
Article R6152-226 Modifié par Décret n°2013-841 du 20 septembre 2013 – art. 2
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel doivent entretenir et perfectionner leurs connaissances. Leur développement professionnel continu est organisé par le plan mentionné au 8° du II de l’article R. 6144-1.
Article R6152-227 Modifié par Décret n°2012-1481 du 27 décembre 2012 – art. 2 Modifié par Décret n°2017-161 du 9 février 2017
2° A un congé accordé au titre de la réduction du temps de travail, dans les conditions définies à l’article R. 6152-801 ;
Pendant les congés et jours de récupération mentionnés aux 1°, 2° et 3° ci-dessus, les praticiens perçoivent la totalité des émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220.
Le chef de pôle ou, à défaut, le responsable de la structure interne organise après consultation des praticiens de la structure et sur la base de l’organisation arrêtée conformément aux dispositions de l’article R. 6152-224, la prise des jours de congé sur certaines périodes de l’année en fonction de l’activité.
Le directeur arrête le tableau des congés prévus aux 1°, 2° et 3° ci-dessus après avis du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne dont relève le praticien et en informe la commission médicale d’établissement ;
5° A un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption selon les modalités prévues à l’article R. 6152-819.
6° A un congé parental dans les conditions prévues à l’article R. 6152-234 ;
7° A des congés de formation dans les conditions prévues à l’article R. 6152-235 ;
8° A des autorisations spéciales d’absence dans les cas et dans les conditions prévus au 8° de l’article R. 6152-35 ;
9° A un congé non rémunéré de solidarité familiale, dans les conditions fixées par l’article R. 6152-35-1 ;
10° A un congé de présence parentale non rémunéré, dans les conditions fixées par l’article R. 6152-35-2.
Article R. 6152-228
Le comité médical mentionné à l’article R. 6152-36 a également compétence pour les praticiens exerçant à temps partiel régis par la présente section.
Article R. 6152-229 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
En cas de maladie dûment constatée et attestée par un certificat médical mettant un praticien dans l’impossibilité d’exercer, celui-ci est de droit mis en congé par décision du directeur de l’établissement.
Le praticien en congé de maladie conserve la totalité des émoluments prévus au 1° de l’article R. 6152-220, pendant une durée de trois mois ; ces émoluments sont réduits à la moitié pendant les neuf mois suivants.
Lorsque, à l’expiration de la première période de six mois consécutifs de congé de maladie, un praticien est inapte à reprendre son service, le comité médical est saisi pour avis de toute demande de prolongation de ce congé dans la limite des six mois restant à courir.
Lorsqu’un praticien a obtenu des congés de maladie d’une durée totale de douze mois consécutifs, il ne peut, à l’expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l’avis favorable du comité médical ; en cas d’avis défavorable, il est mis en disponibilité, dans les conditions fixées à l’article R. 6152-244.
Au cas où un praticien est atteint d’une affection ou d’une infirmité entraînant une incapacité professionnelle, le directeur général du Centre national de gestion peut prononcer d’office la mise en disponibilité du praticien en cause, après avis du comité médical et dans les conditions fixées aux articles R. 6152-242, R. 6152-244 et R. 6152-246.
Article R. 6152-230
Un praticien atteint d’une affection dûment constatée le mettant dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, qui rend nécessaire un traitement et des soins coûteux et prolongés et qui figure sur la liste établie en application de l’article 28 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, est de droit mis en congé de longue maladie pour une durée maximale de trois ans par décision du préfet de département. Il conserve, dans cette position, la totalité de ses émoluments pendant un an et la moitié de ses émoluments pendant les deux années suivantes.
Lorsqu’à l’expiration de ses droits à congé de longue maladie le praticien n’est pas reconnu apte par le comité médical à reprendre ses fonctions, il est mis en disponibilité dans les conditions fixées aux articles R. 6152-242, R. 6152-244 et R. 6152-246.
Article R. 6152-231
Le congé de longue durée ne peut être accordé pour une durée inférieure à trois mois ou supérieure à six mois. Il peut être renouvelé à concurrence d’un total de cinq années. Au-delà de ce total de congés, le praticien qui ne peut reprendre son service est mis en disponibilité dans les conditions fixées aux articles R. 6152-242, R. 6152-244 et R. 6152-246.
Article R. 6152-232 Modifié par Décret n°2017-161 du 9 février 2017
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle imputable à l’exercice des fonctions hospitalières, le praticien hospitalier régi par les dispositions de la présente section est placé en congé pour une durée maximale de cinq ans, pendant lequel il perçoit les émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220.
Article R. 6152-233 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le praticien qui, à l’issue d’un congé accordé en application des articles R. 6152-229 à R. 6152-232, est déclaré apte à reprendre ses fonctions réintègre le poste qu’il occupait au moment de son placement en congé ou, si celui-ci est pourvu, un autre poste dans l’établissement ou dans un autre établissement du territoire de santé. A défaut, il est réintégré en surnombre.
Lorsqu’à l’issue d’un an de congés accordés en application des articles R. 6152-229 à R. 6152-232, le praticien ne peut reprendre ses fonctions, son poste est déclaré vacant.
Le praticien qui, à l’expiration de ses droits à congés est reconnu définitivement inapte, après avis du comité médical, est placé en disponibilité. Il perd le bénéfice du présent statut à la date d’effet de sa pension d’invalidité.
Article R. 6152-234
Le praticien des hôpitaux à temps partiel peut être placé dans la position de congé parental, non rémunéré, pour élever son enfant.
Dans cette position, le praticien n’acquiert pas de droits à la retraite ; il conserve ses droits à l’avancement d’échelon, réduits de moitié.
Le congé parental est accordé sur sa demande à la mère après un congé de maternité ou au père après une naissance et jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant.
Il est également accordé sur leur demande au père ou à la mère, jusqu’à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de l’arrivée au foyer d’un enfant adopté ou confié en vue de son adoption et âgé de moins de trois ans.
Le congé parental est accordé par le directeur de l’établissement public de santé par périodes de six mois, renouvelables par tacite reconduction. Le praticien qui souhaite interrompre son congé parental doit en avertir le directeur un mois au moins avant l’expiration de la période en cours. Un congé interrompu ne peut être repris ultérieurement. En cas de motif grave, l’interruption du congé parental peut être obtenue à tout moment par son bénéficiaire.
Lorsque le père et la mère sont tous deux praticiens des hôpitaux, le parent bénéficiaire du congé parental peut y renoncer au profit de l’autre parent pour la période restant à courir jusqu’à l’expiration du droit. L’autre parent doit présenter sa demande au moins un mois à l’avance. Il est placé en position de congé parental, au plus tôt, à compter du jour de la reprise d’activité du bénéficiaire.
Si une nouvelle naissance ou une nouvelle adoption se produit au cours du congé parental, le nouveau congé parental auquel le praticien des hôpitaux à temps partiel a droit n’est pas prolongé du délai restant à courir du congé parental en cours.
Le directeur de l’établissement fait procéder aux enquêtes nécessaires en vue de s’assurer que l’activité du praticien des hôpitaux à temps partiel est réellement consacrée à élever son enfant. Si le contrôle révèle que ce n’est pas le cas, il peut être mis fin au congé après que l’intéressé a été mis à même de présenter ses observations.
A la fin du congé parental, le praticien des hôpitaux à temps partiel est réintégré de plein droit, le cas échéant en surnombre, dans son établissement public de santé d’origine. Il doit en formuler la demande un mois au moins avant la date à laquelle il souhaite être réintégré.
Article R. 6152-235
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel ont droit à un congé de formation d’une durée de six jours ouvrables par an, pour mettre à jour leurs connaissances. Les droits à congé au titre de deux années peuvent être cumulés. Un arrêté du ministre chargé de la santé précise les conditions d’exercice du droit à congé de formation.
Au cours de leur congé de formation, les praticiens des hôpitaux, en position d’activité, continuent à percevoir les émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220, à la charge de l’établissement de santé dont ils relèvent.
Les praticiens ayant souscrit l’engagement mentionné à l’article R. 6152-204 bénéficient de trois jours ouvrables supplémentaires par an au titre du congé de formation.
Paragraphe 2 : Position de
Article R. 6152-236 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les praticiens des hôpitaux relevant de la présente section peuvent être placés par le directeur général de l’agence régionale de santé, après avis du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne, du président de la commission médicale d’établissement et du directeur, à leur demande, en position de mission temporaire pour une durée maximale de trois mois, par période de deux ans.
Ils conservent dans cette position le bénéfice des émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220, lorsque la mission est effectuée dans l’intérêt exclusif de l’établissement de santé.
Recherche d’affectation
Article R6152-236-1 Modifié par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
La recherche d’affectation est la situation dans laquelle le praticien des hôpitaux à temps partiel en activité est placé, compte tenu des nécessités du service, auprès du Centre national de gestion, soit sur sa demande, soit d’office, en vue de permettre son adaptation ou sa reconversion professionnelle ou de favoriser la réorganisation ou la restructuration des structures hospitalières.
Lorsque la demande de placement en recherche d’affectation est présentée en application de l’article L. 6143-7 par le directeur de l’établissement, celui-ci adresse sa demande au directeur général du Centre national de gestion. Celle-ci est accompagnée de la proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne ainsi que de l’avis du président de la commission médicale d’établissement.
Lorsque la demande de placement en recherche d’affectation est présentée dans le cadre de l’application des dispositions de l’article L. 6131-5 par le directeur de l’établissement ou, en cas de carence, par le directeur général de l’agence régionale de santé, celui-ci saisit le directeur général du Centre national de gestion sans que les propositions et avis mentionnés à l’alinéa ci-dessus soient requis.
Le placement d’un praticien des hôpitaux à temps partiel en recherche d’affectation est prononcé, après avis de la commission statutaire nationale et pour une durée maximale de deux ans, par arrêté du directeur général du Centre national de gestion qui exerce à son égard toutes les prérogatives reconnues à l’autorité investie du pouvoir de nomination.
Article R6152-236-2 Modifié par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
Dans la situation de recherche d’affectation, le praticien est tenu d’accomplir toutes les actions et démarches, concertées avec lui et arrêtées par le directeur général du Centre national de gestion, lui permettant soit de retrouver une affectation dans un établissement public de santé, soit d’accéder à un autre emploi des secteurs public ou privé. Il peut assurer, à la demande du directeur général du Centre national de gestion ou avec son accord, des missions dans l’un des établissements, administrations ou structures auprès desquels une mise à disposition est autorisée conformément aux dispositions de l’article R. 6152-237 ou dans un établissement de santé privé.
Article R6152-236-3 Modifié par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
La rémunération du praticien des hôpitaux à temps partiel placé en recherche d’affectation est assurée par le Centre national de gestion. Elle comprend les émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220. Le praticien perçoit également, le cas échéant, des indemnités de participation à la permanence des soins qui lui sont versées par l’établissement d’accueil, des indemnités de participation aux jurys de concours et des indemnités de frais de déplacement.
Sans préjudice des dispositions relatives au cumul d’activités, la rémunération nette perçue par le praticien placé en recherche d’affectation est réduite du montant des revenus nets qu’il perçoit au titre de toute mission ou de tout stage, assurés dans le cadre de la recherche d’affectation, à l’exception des indemnités mentionnées dans la deuxième phrase du premier alinéa du présent article.
Article R. 6152-236-4 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le praticien hospitalier placé en recherche d’affectation est autorisé à prendre les congés mentionnés aux articles R. 6152-227 à R. 6152-232 par le directeur général du Centre national de gestion. Toutefois, lorsqu’il exerce dans l’un des organismes d’accueil mentionnés à l’article R. 6152-237, les congés prévus aux 1° à 3° et 8° de l’article R. 6152-227 lui sont accordés par l’autorité compétente de cet organisme, qui en avise sans délai le Centre national de gestion.
Les dispositions de l’article L. 6152-801 s’appliquent au praticien hospitalier placé en recherche d’affectation pendant les missions qu’il accomplit dans des établissements mentionnés à l’article L. 6141-1, au prorata de la durée de ces missions. Lorsque ces missions ont lieu dans d’autres organismes, le praticien hospitalier bénéficie de jours de réduction du temps de travail dans les conditions en vigueur au sein de l’organisme d’accueil où il exerce son activité.
Pour l’application des dispositions des articles R. 6152-229 à R. 6152-232 ainsi que de l’article R. 6152-234 aux praticiens placés en recherche d’affectation, le comité médical compétent est celui du département de résidence de l’intéressé. Le comité médical est saisi par le directeur général du Centre national de gestion.
Lorsque le praticien bénéficie de l’un des congés prévus aux articles R. 6152-229 à R. 6152-232 ainsi qu’à l’article R. 6152-234 pendant une durée supérieure à quatre mois consécutifs, la période comprise entre le début du cinquième mois de congé et la date à laquelle son état lui permet de reprendre une activité professionnelle ou, à défaut, a date d’expiration de ses droits à congés n’est pas prise en compte pour la détermination de la durée de la recherche d’affectation prévue au troisième alinéa de l’article R. 6152-236-1.
Article R6152-236-5 Modifié par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
Le praticien des hôpitaux à temps partiel placé en recherche d’affectation peut postuler aux emplois dont la vacance est publiée.
Au cours de la période de recherche d’affectation, le directeur général du Centre national de gestion adresse au praticien des propositions d’offres d’emploi public fermes et précises, correspondant à son projet personnalisé d’évolution professionnelle et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. A cet effet, il adresse le curriculum vitae du praticien ainsi que son projet personnalisé d’évolution professionnelle aux chefs des établissements mentionnés à l’article R. 6152-201 dont les postes de praticiens des hôpitaux à temps partiel vacants ou susceptibles de le devenir n’ont pas encore fait l’objet d’une publication ou n’ont pas été pourvus après publication. Le chef d’établissement transmet sa réponse, assortie de la proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable de la structure interne, et de l’avis du président de la commission médicale d’établissement, dans le délai d’un mois suivant la notification de ces documents. En cas de refus, celui-ci est motivé.
Le praticien qui refuse successivement trois offres d’emploi formulées dans les conditions définies ci-dessus est placé en position de disponibilité d’office, dans les conditions prévues à l’article R. 6152-242, ou admis à la retraite s’il remplit les conditions nécessaires.
Le praticien hospitalier peut démissionner durant la période de recherche d’affectation, conformément aux dispositions de l’article R. 6152-270, sans qu’il puisse lui être imposé de poursuivre ses fonctions pendant une période de six mois au plus à compter de la date de notification de l’acceptation de sa démission.
Article R6152-236-6 Créé par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
Lorsque, moins de quatre mois avant la fin de la période de la recherche d’affectation, le praticien s’est vu présenter moins de trois offres d’emploi satisfaisant aux conditions mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 6152-236-5, le directeur général du Centre national de gestion peut décider, après avis du directeur de l’établissement d’accueil, une nomination en surnombre selon les modalités définies au quatrième alinéa de l’article 116 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière. Cette nomination doit correspondre au projet personnalisé d’évolution professionnelle de l’intéressé et tenir compte de sa situation de famille et du lieu de sa résidence habituelle. Le Centre national de gestion continue d’assurer un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans les démarches du praticien ainsi placé en surnombre. La période de recherche d’affectation est, dans ce cadre, prolongée au-delà de deux ans pour permettre l’application du deuxième alinéa de l’article R. 6152-236-5.
Le praticien qui n’a pu se voir proposer trois offres d’emploi avant la fin de sa période de recherche d’affectation est maintenu dans cette situation, pour des durées ne pouvant excéder six mois, après avis de la commission statutaire nationale. Dans ce cas, la période de recherche d’affectation prend fin dans les conditions prévues à l’article R. 6152-236-5 après application, le cas échéant des dispositions du premier alinéa, lorsque l’agent a accepté une offre d’emploi ou refusé une troisième offre d’emploi conformément aux dispositions du même article.
Le Centre national de gestion présente annuellement au comité consultatif national paritaire un bilan de la gestion des praticiens des hôpitaux à temps partiel en recherche d’affectation.
Article R6152-236-7 Créé par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
Article R6152-237 Modifié par Décret n°2012-1483 du 27 décembre 2012 – art. 11 (V)
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel en position d’activité dans un établissement public de santé peuvent, avec leur accord et en demeurant dans cette position statutaire, être mis à disposition soit d’un établissement mentionné à l’article R. 6152-201, d’une administration ou d’un établissement public de l’Etat, d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public en dépendant, d’un groupement d’intérêt public entrant dans l’un des cas prévus à l’article L. 6134-1 ou d’un groupement de coopération sanitaire ou groupement de coopération sociale et médico-sociale dont est membre leur établissement d’affectation.
La mise à disposition est prononcée par le directeur de l’établissement public de santé d’affectation, après signature d’une convention passée entre l’établissement public de santé d’affectation et l’établissement ou l’organisme d’accueil. Une copie de la décision est adressée au Centre national de gestion et au directeur général de l’agence régionale de santé.
Cette convention précise notamment la durée de la mise à disposition, sous réserve, en ce qui concerne la mise à disposition auprès d’un établissement public de santé, des dispositions du dernier alinéa du présent article, ainsi que les conditions d’emploi et de retour dans l’établissement public de santé d’origine.
Elle prévoit le remboursement de la rémunération du praticien intéressé et des charges y afférentes, par l’établissement ou l’organisme d’accueil.
Elle peut toutefois prévoir l’exonération, totale ou partielle, temporaire ou permanente, de ce remboursement.
La convention de mise à disposition auprès d’un établissement mentionné à l’article R. 6152-201 est conclue pour une durée de six mois, renouvelable une fois pour la même durée. Au terme de la mise à disposition, le praticien doit reprendre son affectation initiale ou faire l’objet, dans le cadre d’une mutation, d’une nomination dans l’établissement de mise à disposition. Dans les autres cas de mise à disposition, la convention en fixe la durée. Elle peut être renouvelée.
Article R6152-238 Modifié par Décret n°2016-1645 du 1er décembre 2016 – art. 3
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel peuvent être placés en position de détachement, sur leur demande, sous réserve qu’ils comptent au moins trois années de fonctions dans leur emploi. Cette condition n’est pas applicable aux cas de détachements prononcés en application des 3°, 5° et 7° du présent article.
1° Sur un emploi de praticien recruté par contrat mentionné au 3° de l’article L. 6152-1, sous réserve d’avoir validé la période probatoire ;
2° En qualité de salarié auprès d’un établissement de santé privé habilité à assurer le service public hospitalier, ou auprès d’un établissement privé entrant dans le champ d’application du I de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles ;
3° Auprès d’une administration de l’Etat, auprès d’un établissement public de l’Etat ou d’une entreprise publique ;
4° Auprès d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public territorial autre que de santé ;
5° Auprès d’une organisation internationale intergouvernementale ;
6° Pour exercer une fonction publique élective autre que celles mentionnées à l’article R. 6152-239 ou un mandat syndical, lorsque la fonction ou le mandat ne permet pas d’assurer normalement les obligations de service telles qu’elles sont définies aux articles R. 6152-221, R. 6152-223 et R. 6152-224 ;
7° Auprès d’un groupement de coopération sanitaire, d’un groupement d’intérêt public entrant dans l’un des cas prévus à l’article L. 6134-1 ou d’une fondation hospitalière mentionnée à l’article L. 6141-7-3.
Article R. 6152-239 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le praticien appelé à exercer des fonctions de membre du Gouvernement ou un mandat parlementaire est détaché de plein droit, pour la durée de ces fonctions ou de ce mandat. Le poste libéré est déclaré vacant.
Article R. 6152-240 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le détachement est prononcé par périodes de cinq années au maximum. Il peut être renouvelé dans les mêmes conditions.
Lorsque la durée du détachement excède six mois, le poste est déclaré vacant, sauf dans les cas prévus aux 1° et 5° de l’article R. 6152-238, pour lesquels le poste est déclaré vacant lorsque cette durée excède un an.
Le praticien détaché continue de bénéficier de ses droits à avancement dans son emploi d’origine. Il cesse de percevoir toute rémunération au titre de l’emploi dont il est détaché.
Le détachement sur demande ou son renouvellement sont prononcés par le directeur général du Centre national de gestion. La décision intervient, sauf dans le cas prévu à l’article R. 6152-239, après avis du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne, du président de la commission médicale d’établissement et du directeur de l’établissement dans lequel exerce l’intéressé pour la demande initiale et le premier renouvellement de celle-ci. Ces avis ne sont pas requis pour les renouvellements suivants.
Article R. 6152-241 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
A l’expiration du détachement, le praticien intéressé est réintégré :
1° Soit, de droit, dans son poste si la durée du détachement n’a pas excédé six mois ou si le praticien est détaché en application de l’article R. 6152-239 ;
2° Soit sur son poste s’il est toujours vacant, par décision du directeur général du Centre national de gestion après avis du directeur de l’établissement, du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l’unité fonctionnelle ou d’une autre structure interne et du président de la commission médicale d’établissement ;
3° Soit dans un autre poste de même discipline, conformément aux dispositions du 3° de l’article R. 6152-206, si le poste qu’occupait le praticien a été pourvu.
Le praticien détaché qui, ayant sollicité sa réintégration, refuse trois propositions de poste à l’issue de la procédure de mutation peut être licencié sans indemnité après avis de la commission statutaire nationale.
Article R6152-242 Modifié par Décret n°2013-916 du 14 octobre 2013 – art. 2
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel peuvent être mis en disponibilité soit d’office, dans les cas prévus aux articles R. 6152-229 à R. 6152-232, et à l’article R. 6152-236-5, R. 6152-243, R. 6152-273 et R. 6152-274, soit sur leur demande.
Article R. 6152-243
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel faisant l’objet d’une interdiction temporaire d’exercer la médecine ou de donner des soins aux assurés sociaux sont placés en disponibilité d’office pendant toute la durée de cette interdiction.
Article R. 6152-244
Article R. 6152-245 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
1° Pour accident ou maladie grave du conjoint ou du partenaire avec lequel il est lié par un pacte civil de solidarité, d’un enfant ou d’un ascendant, pour une durée ne pouvant excéder trois années, renouvelable dans la limite d’une durée totale de neuf années ;
2° Pour élever un enfant âgé de moins de huit ans ou atteint d’une infirmité exigeant des soins continus, pour une durée ne pouvant excéder deux années, renouvelable.
La mise en disponibilité est également accordée de droit, sur sa demande, au praticien titulaire de l’agrément mentionné aux articles L. 225-17 du code de l’action sociale et des familles lorsqu’il se rend à l’étranger ou dans un département d’outre mer, une collectivité d’outre mer ou en Nouvelle Calédonie, depuis un département métropolitain, un autre département d’outre mer ou depuis Mayotte, Saint Barthélémy, Saint Martin ou Saint Pierre et Miquelon en vue de l’adoption d’un ou de plusieurs enfants. Dans ce cas, la mise en disponibilité ne peut excéder six semaines par agrément.
II – La mise en disponibilité sur demande de l’intéressé ne peut être accordée, sous réserve des nécessités de service, dans les cas suivants :
1° Pour suivre son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par un pacte civil de solidarité si ce dernier, en raison de sa profession, établit sa résidence habituelle en un lieu éloigné de celui de l’exercice des fonctions du praticien : la durée de la disponibilité ne peut, dans ce cas, excéder deux années, elle est renouvelable pour la même durée sans qu’elle ne puisse excéder un total de dix années sur l’ensemble de la carrière ;
2° Pour études ou recherches présentant un caractère d’intérêt général : la durée de la disponibilité ne peut, dans ce cas, excéder trois années mais est renouvelable une fois pour une durée égale pour l’ensemble de la carrière ;
3° Pour convenances personnelles : la durée de la disponibilité ne peut, dans ce cas, excéder un an ; elle est renouvelable pour la même durée sans qu’elle ne puisse excéder un total de dix années sur l’ensemble de la carrière ;
4° Pour formation : en ce cas, la mise ne disponibilité ne peut excéder un an par six années de fonctions en qualité de praticien hospitalier.
Article R. 6152-246 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
La mise en disponibilité ou son renouvellement sont prononcés par le directeur général du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière. La décision initiale et son premier renouvellement interviennent, sauf dans les cas prévus aux articles R. 6152-229 à R. 6152-232, R. 6152-236-1, R. 6152-243, R. 6152-273 et R. 6152-274, après avis de la commission médicale d’établissement et du conseil exécutif de l’établissement dans lequel exerce l’intéressé.
La demande de mise en disponibilité ou du renouvellement est présentée au directeur de l’établissement d’affectation par le praticien deux mois avant la date à laquelle elle doit débuter.
La mise en disponibilité et son renouvellement sont prononcés par arrêté du directeur général du Centre national de gestion et, sauf dans les cas mentionnés au I de l’article R. 6152-245, après avis du chef de pôle, du président de la commission médicale d’établissement et du directeur de l’établissement dans lequel exerce l’intéressé pour la demande initiale et le premier renouvellement de celle-ci. Ces avis ne sont pas requis pour les renouvellements suivants.
A l’issue de sa disponibilité le praticien est réintégré dans les conditions fixées à l’article R. 6152-241.
Au cas où, à l’expiration d’une période de disponibilité, un praticien n’a ni repris ses fonctions ni obtenu une prolongation de sa disponibilité, il est licencié sans indemnité.
Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon
Article R. 6152-247 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les praticiens des hôpitaux à temps partiel en fonctions dans un département d’outre-mer, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon perçoivent une indemnité mensuelle égale :
a) Pour les praticiens en fonctions dans les départements de Guadeloupe et de Martinique, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, à 20 % des émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220 ;
b) Pour les praticiens en fonctions dans les départements de Guyane, de la Réunion, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon, à 40 % des émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220.
Article R. 6152-248
Des autorisations spéciales d’absence sont accordées, par le directeur de l’établissement, dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de la santé, aux représentants syndicaux des praticiens des hôpitaux, dûment mandatés, à l’occasion de la tenue de congrès syndicaux, fédéraux et confédéraux, ainsi que de la réunion des instances nationales et régionales de leur syndicat lorsqu’ils en sont membres élus.
Sous section 9 :
Article R. 6152-249 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les sanctions disciplinaires applicables aux praticiens relevant du présent statut sont :
4° La suspension pour une durée ne pouvant excéder six mois, avec suppression totale ou partielle des émoluments ;
L’avertissement et le blâme sont prononcés par le directeur général du Centre national de gestion, après avis du directeur général de l’agence régionale de santé, du directeur de l’établissement et de la commission médicale d’établissement siégeant en formation restreinte aux praticiens titulaires, et après communication de son dossier à l’intéressé. Ces décisions sont motivées.
Les autres sanctions sont prononcées par décision motivée du directeur général du Centre national de gestion, après avis d’un conseil de discipline national.
Article R. 6152-250 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le conseil entend toutes les personnes qu’il estime devoir convoquer. Il prend connaissance des observations du directeur général de l’agence régionale de santé, du directeur et de la commission médicale d’établissement siégeant en formation restreinte aux praticiens titulaires et hors la présence de l’intéressé.
Article R. 6152-251
Article R. 6152-252
Dans l’intérêt du service, le praticien qui fait l’objet d’une procédure disciplinaire peut être immédiatement suspendu par le directeur général du Centre national de gestion pour une durée maximale de six mois. Toutefois, lorsque l’intéressé fait l’objet de poursuites pénales, la suspension peut être prolongée pendant toute la durée de la procédure.
Le praticien suspendu conserve les émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220. Toutefois, lorsqu’une décision de justice lui interdit d’exercer, ses émoluments subissent une retenue, qui ne peut excéder la moitié de leur montant.
Lorsqu’à l’issue de la procédure disciplinaire, aucune sanction n’a été prononcée, le praticien perçoit à nouveau l’intégralité de sa rémunération.
Lorsque le praticien, à l’issue de la procédure disciplinaire, n’a été frappé d’aucune sanction ou n’a fait l’objet que d’un avertissement ou d’un blâme, il a droit au remboursement des retenues opérées sur son traitement.
Article R. 6152-253 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Le praticien qui a fait l’objet d’une sanction disciplinaire, et qui n’a pas été exclu des cadres peut, après cinq années, s’il s’agit d’un avertissement ou d’un blâme, et dix années, s’il s’agit de toute autre peine, demander au directeur général du Centre national de gestion qu’aucune trace de la sanction ne subsiste à son dossier.
S’il y a lieu, le dossier du praticien est reconstitué sous le contrôle du conseil de discipline.
Article R. 6152-254 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
L’insuffisance professionnelle consiste en une incapacité dûment constatée à accomplir les travaux ou à assumer les responsabilités relevant normalement des fonctions de praticien des hôpitaux à temps partiel. Elle résulte de l’inaptitude à l’exercice des fonctions du fait de l’état physique, psychique ou des capacités intellectuelles du praticien.
L’insuffisance professionnelle ne peut être retenue dans les cas mentionnés aux articles R. 6152-229 à R. 6152-232. Elle est distincte des fautes à caractère disciplinaire.
Le praticien des hôpitaux à temps partiel qui fait preuve d’insuffisance professionnelle fait l’objet soit d’une mesure de reconversion professionnelle, soit d’une mesure de licenciement avec indemnité.
Ces mesures sont prononcées par arrêté du directeur général du Centre national de gestion, après avis de la commission statutaire nationale siégeant dans les conditions définies par l’article R. 6152-255.
Article R. 6152-255 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Lorsque la commission statutaire nationale est appelée à donner un avis sur l’insuffisance professionnelle d’un praticien des hôpitaux à temps partiel, elle siège dans une composition et selon des modalités déterminées aux articles R. 6152-324-13 à R. 6152-324-23.
Article R. 6152-256
Lorsque l’intérêt du service l’exige, le praticien qui fait l’objet d’une procédure prévue à l’article R. 6152-254 peut être suspendu par arrêté du directeur général du Centre national de gestion, en attendant qu’il soit statué sur son cas.
Il conserve, pendant la durée de sa suspension, la totalité des émoluments mentionnés au 1° de l’article R. 6152-220.
Article R. 6152-257
En cas de licenciement pour insuffisance professionnelle, l’intéressé perçoit une indemnité dont le montant est fixé à la moitié des derniers émoluments mensuels perçus avant le licenciement, multipliée par le nombre d’années de services effectifs, dans la limite de douze. Au-delà des années pleines, une durée de service égale ou supérieure à six mois est comptée pour un an et une durée de service inférieure à six mois n’est pas prise en compte pour le calcul des droits.
Article R. 6152-258 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-259 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-260 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-261 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-262 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-263 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-264 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-265 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-266 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-267 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-268 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-269 (abrogé)
Article R. 6152-270 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Dans un délai de trente jours à compter de la réception de la demande du praticien, le directeur général du Centre national de gestion notifie sa décision au praticien. Il peut demander au praticien démissionnaire d’assurer ses fonctions pendant la durée nécessaire à son remplacement, sans que cette durée puisse excéder six mois à compter de la date de réception par le Centre national de gestion de la demande du praticien.
Si le directeur général du Centre national de gestion ne s’est pas prononcé dans le délai de trente jours à compter de la réception de la lettre de démission, la démission est réputée acceptée.
Article R. 6152-271
Le praticien des hôpitaux à temps partiel qui cesse de remplir les conditions fixées au 1° de l’article R. 6152-302 ou qui fait l’objet d’une condamnation comportant la perte des droits civiques ou d’une radiation du tableau de l’ordre est licencié sans indemnité.
Article R. 6152-272
Lorsque les besoins de l’activité hospitalière justifient la transformation en un poste à temps plein d’un poste de praticien à temps partiel pourvu par un praticien des hôpitaux à temps partiel nommé à titre permanent, l’intéressé peut :
soit poser sa candidature au poste transformé en temps plein, dans les conditions fixées par l’article R. 6152-9 ;
soit opter pour le maintien d’une activité à temps partiel.
Article R. 6152-273 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Lorsque le praticien n’opte pas pour l’exercice de fonctions à plein temps, ou si sa nomination en qualité de praticien hospitalier à plein temps n’est pas prononcée, l’intéressé est :
1° Soit affecté sur un emploi vacant de praticien à temps partiel de même discipline du même établissement selon la procédure de mutation interne prévue au deuxième alinéa de l’article R. 6152-209 ;
2° Soit muté dans un emploi vacant de praticien à temps partiel de même discipline d’un autre établissement selon la procédure prévue à l’article R. 6152-208.
S’il ne peut être pourvu d’une nouvelle affectation, l’intéressé est, soit placé d’office dans la position de disponibilité, dans les conditions prévues à l’article R. 6152-244, soit licencié avec une indemnité égale au montant des émoluments forfaitaires afférents au dernier mois d’activité, multiplié par le nombre d’années de services effectifs, dans la limite de douze. Au-delà des années pleines, une durée de service égale ou supérieure à six mois est comptée pour un an, et une durée de service inférieure à six mois n’est pas prise en compte pour le calcul des droits.
Article R. 6152-274 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
En cas de suppression de son poste, le praticien à temps partiel doit être informé de cette décision par une lettre du directeur général du Centre national de gestion exposant les motifs de cette suppression six mois avant la date d’effet. A l’issue de cette période, le praticien peut, selon son choix, soit être nommé sur un autre emploi, soit être placé en recherche d’affectation ou en disponibilité pour convenances personnelles, soit être licencié avec indemnité dans les conditions fixées à l’article R. 6152-273.
Article R. 6152-275 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Les praticiens des hôpitaux régis par la présente section peuvent se prévaloir du titre d’ancien médecin, chirurgien, psychiatre, spécialiste, biologiste, odontologiste, pharmacien des hôpitaux à temps partiel, s’ils ont exercé leurs fonctions pendant dix années.
Ils peuvent se prévaloir de l’honorariat de praticien des hôpitaux à temps partiel lorsqu’ils cessent leurs fonctions pour faire valoir leurs droits à la retraite, à condition d’avoir accompli vingt ans au moins de services hospitaliers. Toutefois, l’honorariat peut être refusé, au moment du départ du praticien, par une décision motivée du directeur général du Centre national de gestion pour un motif tiré de la qualité des services rendus. Il peut également être retiré, après la radiation des cadres, si la nature des activités exercées le justifie. Il ne peut être fait mention de l’honorariat à l’occasion d’activités privées lucratives autres que culturelles, scientifiques ou de recherche.
Article R. 6152-276 (abrogé par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-277 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010
Sont soumis au régime complémentaire de retraite des assurances sociales institué par le décret n° 70-1277 du 23 décembre 1970 portant création d’un régime de retraites complémentaires des assurances sociales en faveur des agents non titulaires de l’Etat et des établissements publics les praticiens exerçant à temps partiel dans les établissements de santé publics.
Un décret fixe les éléments de l’assiette de cotisations qui font l’objet d’une limitation.
1 : Concours national
2 : Conseil de discipline
Si le praticien intéressé est odontologiste, le rapporteur est choisi par le président du conseil de discipline parmi les personnels titulaires enseignants et hospitaliers des centres de soins, d’enseignement et de recherche dentaires des centres hospitaliers et universitaires.
Les incompatibilités prévues à l’article R. 6152-310 sont applicables pour le choix du rapporteur.
3 : Commission statutaire nationale
3 : Insuffisance professionnelle
Article R. 6152-324-13 (R. 6152-83 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-14 (R. 6152-84 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-15 (R. 6152-85)
Article R. 6152-324-16 (R. 6152-86 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-17 (R. 6152-87 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-18 (R. 6152-88 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-19 (R. 6152-89)
Article R. 6152-324-20 (R. 6152-90 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-21 (R. 6152-91 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010)
Article R. 6152-324-22 (R. 6152-92)
Article R. 6152-324-23 (R. 6152-93)
4 : Commissions régionales paritaires
5 : Comité consultatif national paritaire
SECTION 3 : Dispositions communes aux PH Temps plein et PH temps partiel : Voir le Statut détaillé des PH temps plein.
6 : Limite d’âge et prolongation d’activité
Article R6152-328
Article R6152-329
Article R6152-330
Article R6152-331
Article R6152-332
Article R6152-333