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Timestamp: 2016-10-23 18:05:01+00:00
Document Index: 235188810

Matched Legal Cases: ['art. 46', 'art. 42', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 179', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 179', 'art. 29', 'art. 276', 'art. 285', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 276', 'art. 29', 'art. 9', 'art. 179', 'ATF ', 'art. 173', 'art. 106', 'art. 179', 'art. 9', 'art. 179', 'art. 9', 'art. 179', 'art. 106', 'art. 276', 'art. 285', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 276', 'art. 66']

5A_562/2013 � � Arr�t du 24 octobre 2013
repr�sent� par Me Sandy Zaech, avocate,
repr�sent�e par Me Lorenzo Paruzzolo, avocat,
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 28 juin 2013.
A.a.�M. A.X.________, n� en 1958, et Mme B.X.________, n�e en 1963, se sont mari�s le 17 septembre 1988. Deux filles sont issues de leur union : C.________, n�e le 15 avril 1990, et D.________, n�e le 16 janvier 1998.
A.b.�Par requ�te du 20 juin 2008, � savoir deux mois apr�s la majorit� de la fille a�n�e, la m�re a requis des mesures protectrices de l'union conjugale.
�Par jugement du 6 mars 2009, le droit de garde sur l'enfant mineure et la jouissance du domicile conjugal ont �t� attribu�s � la m�re, et le p�re a �t� astreint � contribuer � l'entretien de sa famille par le versement d'une pension mensuelle de 1'800 fr., allocations familiales non comprises.
A.c.�Le 15 ao�t 2011, le p�re a requis le divorce par demande unilat�rale, concluant notamment � ce que le Tribunal de premi�re instance lui donne acte de ce qu'il s'engageait � contribuer � l'entretien de sa fille mineure par le versement d'un montant mensuel, allocations familiales non comprises, de 500 fr. jusqu'� l'�ge de 14 ans, puis de 550 fr., ensuite et jusqu'� la majorit� ou l'ind�pendance financi�re de sa fille.
�La m�re a conclu au versement d'une contribution de 700 fr. par mois jusqu'aux 16 ans de la fille mineure, de 900 fr. jusqu'aux 18 ans de celle-ci, puis de 1'100 fr. ensuite et jusqu'aux 25 ans r�volus de l'enfant en cas d'�tudes r�guli�res et suivies, ainsi que la prise en charge par le p�re de la moiti� des frais m�dicaux de la fille mineure non couverts par une assurance-maladie, de m�me que la moiti� des frais scolaires ou universitaires de celle-ci.
Le 17 avril 2012, le p�re a requis des mesures provisionnelles tendant � ce qu'il soit lib�r� de son obligation d'entretien de la famille et que celle-ci soit remplac�e par le versement d'une contribution � l'entretien de la fille mineure uniquement, de 400 fr. par mois, jusqu'� l'�ge de 14 ans, puis de 450 fr. par mois jusqu'� la majorit� ou au del� en cas d'�tudes s�rieuses et suivies, allocations familiales non comprises.
�S'opposant � la r�duction de la contribution d'entretien, la m�re a relev� que la situation financi�re des parties n'avait pas fondamentalement chang� depuis le prononc� des mesures protectrices de l'union conjugale et rappel� qu'elle assumait seule de nombreux frais pour la fille mineure, notamment pour les loisirs, activit�s sportives et voyages d'�tude.
�Le 15 juin 2012, la fille majeure a ouvert une action alimentaire contre son p�re, assortie de mesures provisionnelles. Le Tribunal de premi�re instance a refus� la suspension de la pr�sente proc�dure jusqu'� droit jug� dans la proc�dure introduite par l'enfant majeure, estimant disposer de tous les �l�ments n�cessaires pour statuer sur la requ�te de mesures provisionnelles d�pos�e par le p�re dans le cadre de l'action en divorce.
B.a.�Par ordonnance du 19 novembre 2012, le Tribunal de premi�re instance a d�bout� le p�re des fins de sa requ�te de mesures provisionnelles tendant � la modification de la contribution d'entretien de 1'800 fr. mise � sa charge par mesures protectrices de l'union conjugale du 6 mars 2009, estimant qu'il n'existait aucun �l�ment nouveau.
�Le p�re a form� appel contre cette ordonnance le 3 d�cembre 2012, concluant principalement � ce qu'il soit astreint � verser une contribution � l'entretien de sa fille mineure, d�s le 1
er�octobre 2011, d'un montant de 500 fr. par mois, allocations familiales non comprises, jusqu'aux 14 ans de sa fille, puis de 550 fr. jusqu'� la majorit� ou l'ind�pendance financi�re de celle-ci, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal de premi�re instance. A l'appui de son appel, il expose que son salaire a connu une diminution de 125 fr. par mois (5'852 fr. - 5'727 fr.) et qu'il doit d�sormais supporter des charges incompressibles de 4'948 fr. 95 au lieu de 2'720 fr. 60, telles qu'arr�t�es par le juge des mesures protectrices de l'union conjugale, alors que la m�re a vu son salaire augmenter de 470 fr. par mois et ses charges diminuer de 1'755 fr. 90, lesquelles s'�l�veraient � pr�sent � 3'265 fr. 80, d�s lors qu'elle fait m�nage commun avec son ami.
�La m�re a conclu � la confirmation de l'ordonnance entreprise, rappelant qu'elle a repris une activit� lucrative � plein temps d�s la s�paration et a renonc� � toute contribution d'entretien pour elle-m�me.
B.b.�Statuant par arr�t du 28 juin 2013, notifi� aux parties sous pli recommand� le 2 juillet 2013, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve a annul� l'ordonnance du 19 novembre 2012 et modifi� le jugement de mesures protectrices de l'union conjugale en ce sens qu'elle a astreint le p�re � contribuer � l'entretien de sa fille mineure, � compter du 17 avril 2012, par le versement d'une somme de 1'100 fr. par mois, allocations familiales non comprises, jusqu'aux 18 ans de sa fille ou au del� en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, mais au maximum jusqu'� ses 25 ans.
Par acte du 31 juillet 2013, M. A.X.________ interjette un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut � l'annulation de l'arr�t entrepris et principalement � sa r�forme en ce sens qu'il ne doit aucune contribution pour l'entretien de la m�re, depuis le 1er octobre 2011 et � ce qu'il soit astreint � verser une contribution � l'entretien de sa fille mineure, d�s le 1
er�octobre 2011, d'un montant de 500 fr. par mois, allocations familiales non comprises, jusqu'aux 14 ans de sa fille, puis de 550 fr. jusqu'� la majorit� de celle-ci, voire au del� si les besoins de formation de l'enfant l'exigent, mais au maximum jusqu'� l'�ge de 25 ans; subsidiairement au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente.
Le pr�sent recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 46 al. 2 et 100 al. 1 LTF) ainsi que dans la forme l�gale (art. 42 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2 p. 431; 133 III 393 consid. 4 p. 396) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure statuant en derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur la contribution pour l'entretien d'une enfant mineure, � titre provisionnel pour la dur�e du divorce des parties, � savoir une cause de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et, ayant succomb� dans ses conclusions, a un int�r�t � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
La d�cision attaqu�e porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), de sorte que seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s (" principe d'all�gation ", art. 106 al. 2 LTF), � savoir express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer ses all�gations par une argumentation pr�cise (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400).
Le recours a pour objet la contribution mise � la charge du p�re pour l'entretien de sa fille cadette, � titre de mesures provisionnelles, dans le contexte d'une action en divorce d�pos�e alors que la vie s�par�e des �poux �tait r�gie jusque-l� par des mesures protectrices de l'union conjugale.
3.1.�Les mesures protectrices de l'union conjugale demeurent en vigueur m�me au del� de l'ouverture de la proc�dure de divorce. Une fois ordonn�es, elles ne peuvent �tre modifi�es par le juge des mesures provisionnelles qu'aux conditions de l'art. 179 CC (arr�ts 5A_933/2012 du 17 mai 2013 consid. 5.2; 5A_547/2012 du 14 mars 2013 consid. 4.2). Le juge prononce les modifications command�es par les faits nouveaux et rapporte les mesures prises lorsque les causes qui les ont d�termin�es n'existent plus. La modification des mesures provisoires ne peut �tre obtenue que si, depuis leur prononc�, les circonstances de fait ont chang� d'une mani�re essentielle et durable, notamment en mati�re de revenus, � savoir si un changement significatif et non temporaire est survenu post�rieurement � la date � laquelle la d�cision a �t� rendue, si les faits qui ont fond� le choix des mesures provisoires dont la modification est sollicit�e se sont r�v�l�s faux ou ne se sont par la suite pas r�alis�s comme pr�vus (arr�ts 5A_400/2012 du 25 f�vrier 2013 consid. 4.1; 5A_883/2011 du 20 mars 2012 consid. 2.4).
�Lorsqu'il admet que les circonstances ayant pr�valus lors du prononc� de mesures provisoires se sont modifi�es durablement et de mani�re significative, le juge doit fixer � nouveau la contribution d'entretien, apr�s avoir actualis� tous les �l�ments pris en compte pour le calcul dans le jugement pr�c�dent et litigieux devant lui (ATF 138 III 289 consid. 11.1.1 p. 292; 137 III 604 consid. 4.1.2 p. 606, arr�ts 5A_140/2013 du 28 mai 2013 consid. 4.1; 5A_547/2012 du 14 mars 2013 consid. 4.3). La survenance de faits nouveaux importants et durables n'entra�ne toutefois pas automatiquement une modification du montant de la contribution d'entretien; celle-ci ne se justifie que lorsque la diff�rence entre le montant de la contribution d'entretien nouvellement calcul�e sur la base de tels faits et celle initialement fix�e est d'une ampleur suffisante (arr�t 5A_487/2010 du 3 mars 2011 consid. 2.3).
3.2.�S'agissant des changements de circonstances invoqu�s par le recourant � l'appui de sa requ�te de modification, la Cour de justice a jug� qu'une r�duction de 125 fr. par mois du salaire du p�re ne constituait pas un changement suffisamment important, et que la pr�tendue augmentation des charges du p�re - en raison de remboursements et d'amortissements, du paiement d'une contribution d'entretien en faveur de sa propre m�re ou de repas hors-domicile - ne devait pas �tre prise en consid�ration, en sorte que les charges support�es par le p�re n'avaient pas sensiblement chang�. La Cour de justice a par ailleurs expos� que l'augmentation de 470 fr. par mois du revenu de la m�re, correspondant � une diff�rence de 9,4%, ne pouvait justifier une modification de la contribution d'entretien fix�e que si elle co�ncidait avec une r�duction des charges de celle-ci, en sorte qu'ensemble ces modifications �taient essentielles et durables. A cet �gard, l'autorit� pr�c�dente a constat� que le montant de base et le loyer de la m�re �taient r�duits de moiti� en raison de son concubinage, r�duisant les charges de celle-ci de 1'124 fr., que les montants de base des filles �taient cependant pass�s de respectivement 350 fr. � 600 fr. et de 500 fr. � 600 fr., et que les primes d'assurance-maladie de la m�re et la fille a�n�e avaient augment� de 238 fr., en sorte que, en d�finitive, les charges support�es par la m�re avaient diminu� de 536 fr. La cour cantonale a d�s lors admis que la situation de la m�re avait chang� de mani�re durable et importante depuis le prononc� des mesures protectrices de l'union conjugale, justifiant d'entrer en mati�re sur la r�duction sollicit�e de la contribution d'entretien.
�La Cour de justice a d'embl�e relev� que seule une contribution pour l'entretien de la fille mineure �tait due, la fille a�n�e �tant majeure et ayant introduit une action alimentaire contre son p�re, et la m�re n'ayant pas r�clam� de contribution pour son entretien. L'autorit� pr�c�dente a ensuite constat� que les charges incompressibles de la fille mineure s'�levaient � ce jour � 1'405 fr., et qu'apr�s d�duction des allocations familiales de 300 fr., ses besoins p�cuniaires se montaient encore � 1'105 fr. par mois, en sorte qu'elle a astreint le p�re a contribuer � l'entretien de sa fille mineure � raison de 1'100 fr. par mois, d�s le 17 avril 2012, � savoir au jour du d�p�t de la requ�te de mesures provisionnelles, jusqu'aux 18 ans de sa fille, voire au del� en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, mais au maximum jusqu'aux 25 ans de celle-ci.
D�non�ant une application arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 179, 276 al. 1 et 2, et 285 al. 1 CC, ainsi que la violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 Cst.), le recourant se plaint d'avoir �t� condamn�, sans explication � ce sujet dans la motivation de l'arr�t cantonal entrepris, � contribuer � l'entier des besoins p�cuniaires de sa fille mineure, tels que calcul�s par la cour cantonale et non couverts par les allocations familiales, alors que la m�re per�oit un salaire �quivalent au sien.
�Le recourant soutient d'abord que seule une pension pour l'entretien de sa fille mineure devrait �tre fix�e, puis s'en prend � sa condamnation � payer une contribution de 1'100 fr., correspondant � la totalit� du co�t de l'entretien de son enfant cadette, hors allocations familiales, alors que la m�re - qui per�oit pourtant un salaire d'un montant �quivalent au sien - est enti�rement exon�r�e. Le recourant soutient que la solution retenue est choquante parce qu'elle viole l'art. 276 CC, qui pr�voit que les deux parents sont solidairement responsables de l'entretien de l'enfant, et l'art. 285 CC, qui expose que l'entretien de l'enfant doit correspondre aux ressources des p�re et m�re. Rappelant que l'autorit� pr�c�dente a fix� le salaire per�u par le p�re et la m�re respectivement � 5'727 fr. et 5'470 fr., le recourant critique le fait qu'il soit seul � couvrir les besoins d'entretien de sa fille, alors que l'arr�t entrepris ne contient aucune motivation expliquant le choix des juges cantonaux de mettre l'entier des besoins p�cuniaires de l'enfant mineure � la charge du p�re et qu'il est impossible de d�terminer les motifs qui ont conduit la cour cantonale � statuer en ce sens.
4.1.�Invoquant son droit d'�tre entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant s'en prend ainsi � la motivation de l'arr�t entrepris, qu'il juge lacunaire quant aux motifs ayant conduit la cour cantonale � mettre � sa seule charge l'entier de l'entretien p�cuniaire de sa fille mineure.
4.1.1.�Le droit d'�tre entendu est un grief de nature formelle (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437 s.), dont la violation entra�ne l'annulation de la d�cision attaqu�e ind�pendamment des chances de succ�s du recours sur le fond (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437), qu'il convient par cons�quent d'examiner avant tout autre (ATF 135 I 279 consid. 2.6.1 p. 285; 124 I 49 consid. 1 p. 50).
�La jurisprudence a notamment d�duit de la garantie du droit d'�tre entendu le devoir pour le juge de motiver sa d�cision, afin que le destinataire puisse en saisir la port�e, le cas �ch�ant, l'attaquer en connaissance de cause et que l'autorit� de recours puisse exercer son contr�le (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445 s. et les arr�ts cit�s). Pour r�pondre � ces exigences, il suffit que l'autorit� mentionne, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid�e et sur lesquels elle a fond� sa d�cision; elle n'est pas tenue de discuter tous les arguments soulev�s par les parties, mais peut se limiter � ceux qui lui apparaissent pertinents (ATF 136 I 229 consid. 5.2 p. 236; 136 V 351 consid. 4.2 p. 355 et les r�f�rences).
4.1.2.�En l'occurrence, il appara�t que la cour cantonale a expos� que les p�re et m�re doivent pourvoir � l'entretien de l'enfant et assumer ses frais d'�ducation et de formation, ainsi que prendre des mesures pour prot�ger leur enfant. L'autorit� pr�c�dente a en outre relev�, en r�f�rence � l'art. 276 al. 2 CC, que "l'entretien est assur� par les soins et l'�ducation ou, lorsque l'enfant n'est pas sous la garde de ses p�re et m�re, par des prestations p�cuniaires". D�s lors qu'elle a retenu dans l'�tat de fait que les deux filles des parties sont rest�es vivre avec leur m�re, la cour cantonale, en mettant enti�rement � la charge du p�re les besoins p�cuniaires de l'enfant mineure, a uniquement appliqu� au cas d'esp�ce les dispositions qu'elle a expos�e pr�c�demment. Bien qu'elle ne l'aie pas explicitement mentionn� dans ses consid�rants, la Cour de justice a donc jug� que la m�re, parent gardien, contribuait aux soins et � l'�ducation de l'enfant en nature, en sorte que le p�re �tait tenu de contribuer � l'�ducation et � la formation de sa fille par une prestation p�cuniaire. Le recourant a d'ailleurs parfaitement �t� en mesure de comprendre les motifs de la cour cantonale, puis d'attaquer le raisonnement de l'arr�t attaqu�, puisqu'il se plaint pr�cis�ment d'avoir �t� astreint � assumer l'entier des besoins p�cuniaires de sa fille cadette, alors que la m�re est exon�r�e. Il s'ensuit que la violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), sous l'angle d'une motivation lacunaire, doit �tre exclue et le grief rejet�.
4.2.�La critique du recourant doit �galement �tre examin�e sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.), le recourant faisant grief � l'autorit� pr�c�dente d'avoir proc�d� � une application insoutenable des art. 179, 276 et 285 CC au cas d'esp�ce.
�De jurisprudence constante, une d�cision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. Il ne suffit pas qu'une autre d�cision paraisse concevable, voire pr�f�rable; pour que la d�cision soit censur�e, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat (ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379 s.; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5).
4.2.1.�En l'occurrence, il appara�t d'embl�e que le recourant se plaint en vain de ce que la contribution � laquelle il a �t� astreint ne doit �tre fix�e que pour l'entretien de l'enfant mineure. La cour cantonale a en effet explicitement indiqu� que tel �tait le cas, la fille majeure ayant introduit sa propre action alimentaire contre son p�re et la m�re ayant renonc� � un entretien en sa faveur (�
cf. supra�consid. 3.2), ce que le recourant admet au demeurant dans son m�moire de recours. La contribution querell�e est donc d�j� pr�vue en faveur de l'enfant mineure uniquement, en sorte que la critique d'arbitraire est d�nu�e d'objet et doit �tre d'embl�e rejet�e.
4.2.2.�En tant que le recourant conclut � ce que la modification de la contribution d'entretien prenne effet au 1
er�octobre 2011, sa conclusion doit d'embl�e �tre d�clar�e irrecevable. L'autorit� pr�c�dente a modifi� le jugement de premi�re instance, en ce sens que le p�re contribue au seul entretien de sa fille mineure, d�s le 17 avril 2012 (�
cf. supra�consid. 3.2). Or la fixation du�
dies a quo�au jour du d�p�t de la requ�te de modification des mesures provisionnelles n'appara�t pas arbitraire; � tout le moins, le recourant ne le d�montre pas, d�s lors que son m�moire de recours ne contient ni raisonnement relatif � cette question, ni r�f�rence � l'art. 173 al. 3 CC, le recourant se limitant � substituer, dans ses conclusions, le�
dies a quo�ant�rieur qu'il estime devoir �tre fix� � celui retenu par la cour cantonale. Sa conclusion est donc irrecevable, au regard de l'exigence minimale de motivation (art. 106 al. 2 LTF;�
cf. supra�consid. 2 et 4.2).
4.2.3.�Concernant le grief d'application arbitraire de l'art. 179 CC, il appara�t que les juges cantonaux ont admis la survenance de faits nouveaux importants dans la situation de la m�re en ce sens que son revenu a augment� et ses charges diminu�, puis ont r�form� le jugement de premi�re instance en ce qu'il convenait d'admettre la requ�te de modification des mesures protectrices de l'union conjugale du recourant (�
cf. supra�consid. 3.2). Il s'ensuit que l'on peine � comprendre en quoi l'autorit� pr�c�dente, qui a admis l'existence de faits nouveaux importants et durables, aurait vers� dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 179 CC, ainsi que le pr�tend le recourant, ce d'autant que celui-ci n'explicite pas plus avant sa critique, se contentant de citer la disposition litigieuse dans son m�moire de recours. Le grief d'application arbitraire (art. 9 Cst.) de l'art. 179 CC est donc manifestement irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF,�
4.2.4.�Aux termes de l'art. 276 CC, les p�re et m�re doivent pourvoir � l'entretien de l'enfant et assumer, par cons�quent, les frais de son �ducation, de sa formation et des mesures prises pour le prot�ger (al. 1); l'entretien est assur� par les soins et l'�ducation ou, lorsque l'enfant n'est pas sous la garde de ses p�re et m�re, par des prestations p�cuniaires (al. 2). En vertu de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de ce dernier. La contribution d'entretien doit toujours �tre dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacit� contributive du d�birentier (ATF 116 II 110 consid. 3a p. 112). Celui des parents dont la capacit� financi�re est sup�rieure est tenu, suivant les circonstances, de subvenir � l'entier du besoin en argent si l'autre remplit son obligation essentiellement en nature (ATF 120 II 285 consid. 3a/cc p. 289).
�En l'occurrence, ainsi qu'il a d�j� �t� expos� (�
cf. supra�consid. 4.1.2), la cour cantonale a retenu que la m�re, qui a le droit de garde sur la fille mineure, s'acquitte de sa contribution aux soins et � l'�ducation de l'enfant par une prestation en nature, en sorte que le p�re a �t� condamn� � contribuer sous forme d'une contribution d'entretien p�cuniaire, d�s lors que son revenu lui permet de subvenir aux besoins de son enfant mineure, sans entamer son minimum vital. Par cons�quent, en tenant compte de la prise en charge effective de l'enfant par le parent gardien, la cour cantonale a proc�d� � une application stricte des r�gles pr�cit�es, en sorte que sa d�cision ne saurait �tre qualifi�e d'arbitraire (art. 9 Cst.); � tout le moins, le recourant ne d�montre pas en quoi cette application serait insoutenable, en d�pit du fait que le m�re per�oit un salaire au demeurant l�g�rement inf�rieur au sien. D�s lors et autant qu'il n'est pas irrecevable (art. 106 al. 2 LTF;�
cf. supra�consid. 2 et 4.2), le grief d'application arbitraire des art. 276 et 285 CC doit �tre rejet�.
En conclusion, le recours appara�t mal fond� et doit par cons�quent �tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer de d�pens � l'intim�e, qui n'a pas �t� invit�e � r�pondre.