Source: http://www.fiches-ide.fr/cours/ue-1-sciences-humaines-sociales-droit/ue-1-3-legislation-ethique-deontologie/fin-de-vie-reanimation/
Timestamp: 2020-05-25 17:15:09+00:00
Document Index: 199668213

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Fin de vie en réanimation - Fiches IDE
Fin de vie en réanimationficheside2018-04-03T11:55:12+02:00
Tente de proposer une survie après le passage d’un cap dans des conditions de vie acceptable
« Des unités aptes à prendre en charge des patients présentant plusieurs défaillances viscérales, circulatoires, rénales et respiratoires aiguës mettant en jeu leur pronostic vital »
Le plus souvent connu de l’équipe uniquement
« Techniqué »: sonde naso-gastrique, sonde uriniaire, cathéter artériel, cathéter veineux central, scope, respirateurs, dialyses, monitorage hémodynamique spécialisé
Rôle essentiel de l’IDE et de l’AS en raison notamment d’une intimité créée avec le patient au cours des soins quotidiens
Les échanges informels avec l’entourage familial permettent d’évoquer la vie, les désirsdu patient, ses envies, ses joies et aident à personnaliser les soins et l’environnement du patient
C’est lui redonner sa dignité humaine, son statut d’être humain autonome avec ses désirs, ses souhaits, son cadre de vie
Le regard des proches et personnels change dans une chambre où l’environnement a été personnalisé
Ce travail sur l’identité au quotidien contribuera à donner plus de sens au séjour du patient en réanimation et/ou à la fin de la vie du patient
La question de la gestion de l’arrêt ou de la limitation de thérapeutique et son corollaire de fin de vie
N’est que la dernière question éthique d’un long cheminement
Doit rentrer dans le cadre d’une dynamique réflexique quotidienne (réflexion devant être l’objet de tous)
L’ensemble de l’histoire du patient concerné
L’ensemble de l’équipe de soins
Il n’y a pas de survie possible
De la poursuite du traitement on n’attend qu’une survie accompagnée de séquelles lourdes
La réflexion doit s’appuyer sur l’évaluation de l’ensemble
La loi « Leonetti » 22 avril 2005 relative aux droits des patients en fin de vie
Processus d’élaboration sur 9 mois
La consécration de l’interdiction de l’acharnement thérapeutique
« Les actes de prévention, d’investigation ou de soins ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable »
« Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, les actes de soins peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris »
Le renforcement de l’information du patient et introduction de la notion de double effet
« Si le médecin constante qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qu’en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie, il doit en informer le malade, la famille ou, à défaut, un des proches »
« Lorsqu »une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, décide de limiter ou d’arrêter tout traitement, le médecin respecte sa volonté après l’avoir informée des conséquences de son choix »
Si la volonté de la personne de refuser ou d’interrompre tout traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en oeuvre pour la convaincre d’accepter les soins indispensables
Article 122-4 du code pénal: « N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires »
Dans environ 50% des cas le patient survit à l’issue du séjour en réanimation
Il s’agit donc non pas de provoquer la mort mais de laisser le processus physiologique se dérouler sans intervention technique ou médicamenteuse jugée sans bénéfice pour le patient
« Les soins palliatifs sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la diginité de la personne malade et à soutenir son entourage »
LE PATIENT « HORS D’ÉTAT D’EXPRIMER SA VOLONTÉ »
Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté
« A condition qu’elles aient été établies moins de trois ans avant l’état de l’inconscience de la personne, le médecin en tient compte pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement la concernant »
L’aider dans ses décisions
Recevoir l’information à sa place
Etre consultée lorsque l’intéressé est hors d’état d’exprimer sa volonté
Cette personne peut être un parent, un proche, le médecin traitant…
L’avis de la personne de confiance, sauf urgence ou impossibilité, prévaut sur tout autre avis non médical, à l’exclusion des directives anticipées, dans les décisions d’investigation, d’intervention ou de traitement prises par le médecin
LA MISE EN OEUVRE DE LA « PROCÉDURE COLLÉGIALE »
« Lorsque la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté, la limitation ou l’arrêt de traitement susceptible de mettre sa vie en danger ne peut être réalisé sans avoir respecté la procédure collégiale définie par la code de déontologie médicale et les directives anticipées de la personne »
La décision motivée de limitation ou d’arrêt de traitement est inscrite dans le dossier médical
Interroger la famille et les proches sur ce qu’aurait voulu le patient
Obtenir l’avis concordant d’au moins un autre médecin
Responsabilité du médecin en charge d’assurer les meilleures conditions de réflexion au patient
S’assurer de la parfaite compréhension des enjeux par le patient
Possibilité de limitation ou d’arrêt des traitements à la condition de mettre en oeuvre la procédure de réflexion collégiale
Assurer une concertation avec l’équipe médicale, paramédicale en charge du patient
Rechercher d’éventuelles directives anticipées
Solliciter un avis motivé d’au moins un médecin, appelé en qualité de consultat
2 techniques se distinguent dans leurs modalités et leurs effets: l’extubation et l’arrêt de la ventilation mécanique
Objectif premier: le confort du patient et éviter de prolonger une agonie difficilement ressentie par l’ensemble des intervenants
Différence entre ces 2 techniques: l’exacerbation possible d’une détresse respiratoire, qui sera plus ou moins rapide selon la technique employée
Nécessitent l’application de procédures de sédation-analgésie à doses suffisantes
L’aule ou l’autre de ces deux techniques peut être employée selon
La parfaite compréhension par les proches (leur adhésion à la décision comme à ses modalités d’application)
S’assurer de la disponibilité et de l’acceptation du personnel paramédical qui sera alors en charge du patient
Le médecin sénior (médecin référent) en charge du patient doit être présent durant toute la procédure d’extubation
Les proches peuvent être présents s’ils le souhaitent. Ils seront informés du déroulement de la procédure.
Pouvant aller jusqu’au débranchement du respirateur
LA LIMITATION OU L’ARRÊT DE L’HYDRATATION
Il n’y a pas d’interdiction à l’arrêt ou à la réduction de l’hydratation. C’est un traitement comme toute suppléance d’une fonction vitale défaillante.
La réduction de l’hydratation peut, dans certaines conditions, améliorer le confort du patient, en particulier par la diminution de l’encombrement bronchique
La sécheresse des muqueuses qu’il induit doit être prévenue
« On peut accomplir un acte ayant à la fois un bon et un mauvais effet seulement si le bon effet est supérieur au mauvais et si, de surcroît, au moins les conditions suivantes ont été remplies:
L’acte en lui-même doit être bon ou moralement neutre ou tout au moins ne doit pas être interdit
L’effet positif recherché doit être proportionnel à l’effet indésirable et il n’y a pas d’autre moyen pour l’obtenir »
Il est permis de prescrire des médicaments pour traiter des symptômes jugés insupportables par la personne malade, même si’il est probable que ces traitements risquent d’abréger sa vie, si les conditions suivantes sont remplies:
Le but visé est affirmé comme un but thérapeutique, dont les effets, y compris les effets secondaires attendus sont proportionnels à l’intensité des symptômes
Motif de l’acte
Pour soulager, avec un risque de décès, mais le décès n’est pas l’objectif (double effet)
L’arrêt de traitements de support vital / les cas « d’urgence de fin de vie »: la sédation devient une urgence, les symptômes doivent être prévenus ou traités sans délai
Acte par un tiers consistant à provoquer intentionnellement la mort d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou morales considérées comme insupportables
A différencier de « suicide médicalement assisté »: donner au patient les moyens de mettre fin à sa vie
Arrêter ce n’est pas abandonner