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Timestamp: 2018-01-19 11:38:04+00:00
Document Index: 114804026

Matched Legal Cases: ["l'article 25", "l'article 25", "l'article 25", "l'article 13", "l'article 25", "l'article 25", "l'article 7", "l'article 36", "l'article 25", 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 647"]

Universimmo.com - Autorisation article 25?
Autorisation article 25? Imprimer le sujet
Posté - 15 juil. 2017 : 16:57:39
Dans notre copropriété, les appartements du RDC ont chacun d'une terrasse et d'un jardin privatif.
Le règlement de copropriété dit ceci :
Les propriétaires qui bénéficient de jardins privatifs devront les maintenir en
parfait état d'entretien et ne pas porter atteinte à la solidité ni détériorer la dalle des parkings.
Ces propriétaires ne pourront édifier quoique ce soit sans l'accord du Syndicat des copropriétaires à la majorité de l'article 25 et ne devront pas, par leurs agissements, porter atteinte à l'hygiène, la tranquillité et à la sécurité des occupants de l'immeuble.
Lors de la 2e AG, nous avons voté ceci :
AUTORISATION A DONNER AUX PROPRIÉTAIRES DES JARDINS
PRIVATIFS ET TERRASSES DE CLÔTURER OU FERMER
L'Assemblée Générale décide que les jardins pourront être séparés par un grillage de couleur vert n'excédant pas plus de 1,60 m de hauteur.
Le copropriétaire reste responsable vis-à-vis de la copropriété et des tiers de toutes les conséquences dommageables résultant des travaux d'installation d'une clôture. Les terrasses devront être séparées par des panneaux de bois.
Notre gestionnaire actuel me dit que :
- la résolution votée signifie que le SDC a donné - de fait - l'autorisation à tous les copropriétaires du RDC sans qu'ils soient obligé de demander une autorisation individuelle lors d'une AG.
- la résolution l'emporte sur le règlement de copropriété.
Je suis quand même surpris car quand je lis ce forum, j'ai toujours compris que ce type de travaux devait passer par une résolution d'autorisation individuelle à l'article 25 en AG.
1 Posté - 15 juil. 2017 : 17:57:37
qui est à l'origine de cette demande ? un copropriétaire ? le CS ?
soit un copropriétaire demande une autorisation de travaux sur parties communes, et l'AG votera sur son projet de résolution
soit le syndicat décide de modifier le réglement de copropriété et vote un modification du RDC qui devra donc être publié au fichier immobilier
2 Posté - 15 juil. 2017 : 18:17:54
Un propriétaire qui s'est rapproché du C.S. qui lui a aussi conseillé de consulter le Syndic.
Si je vous saisis bien, le propriétaire a tout intérêt à faire voter une autorisation individuelle de travaux ?
3 Posté - 15 juil. 2017 : 19:00:32
Telle que vous l'avez retranscrite la résolution n'autorise pas le copro demandeur, mais tous les copros, donc il n'y a pas besoin de demander l'accord dorénavant.
Pr contre lorsque le syndic dit que la résolution l'emporte sur le RdC, ce n'est pas tout à fait vrai... C'est exact pour les copros propriétaires au moment de l'AG, mais pas pour ceux qui arrivent après, si cette résolution n'est pas intégrée au RdC.
Ainsi un nouveau copro ne reçoit officiellement que le RdC qui est l'élément qui régit votre syndicat. Et si ce copro pensait trouver un immeuble avec des espaces verts à perte de vue et non clôturés pourrait demander la suppression de toutes les clôtures car elles ne respecteraient pas le RdC....
4 Posté - 15 juil. 2017 : 19:18:04
le vote a été fait à l'article 25 ?
il n'y a aucun cahier charges établi pour ce modificatif du réglement de copropriété : grillage = ???
idem pour les panneaux de bois
de plus il y a une seule résolution pour 2 objets
je pense qu'aucun notaire n'acceptera de publier au fichier immobilier un modificatif rédigé ainsi.
5 Posté - 15 juil. 2017 : 20:14:16
6 Posté - 15 juil. 2017 : 20:24:04
Les notaires ne se posent pas ce genre de questions, ils transcrivent et font publier, ....
7 Posté - 15 juil. 2017 : 20:25:36
Le propriétaire demandeur n'était pas propriétaire du lot au moment de cette AG.
Édité par - jmr91200 le 15 juil. 2017 20:26:00
8 Posté - 15 juil. 2017 : 20:29:35
Ce n'est effectivement pas normal que cette demande soit arrivée à l'OdJ. Mais dans la mesure où le projet soumis à vote n'a pas été nominatif, mais adapté à tous, il s'applique. Je ne suis pas sur qu'un juge annulerait cette résolution votée.
Certes, il aurait été mieux d'aller jusqu'au bout dans les détails, comme suggéré par nefer.
9 Posté - 15 juil. 2017 : 21:30:06
un notaire engageant sa responsabilité professionnelle et financière quant il fait enregistrer un acte, il peut refuse de le faire
c'est pourquoi il faut toujours son avis avant de soumettre au vote une résolution concernant un modificatif du RDC :je connais un syndic qui en a fait les frais....plusieurs notaires ont refusé la publication au fichier immobilier après une résolution ...mal rédigée
10 Posté - 15 juil. 2017 : 21:32:32
La question ne se pose pas parce que la pose de clôture n'est pas interdite par le règlement de copropriété.
Non, il n'existe pas de texte interdisant de délivrer de telles autorisations générales. Elle sont d'ailleurs fréquemment données pour l'installation d'antennes. Il est généralement stipulé des conditions à respecter et un contrôle préalable par le syndic.
Dans le cas présent, les clôtures n'étant pas contraires au RdC, il ne pourrait rien exiger.
Mais supposons qu'elles le soient. Il lit le RdC et observe que les clôtures ne sont pas conformes à celui-ci. Il exige donc la dépose des clôtures. Mais il lui sera répondu que l'autorisation de poser ces clôtures a été donné par l'assemblée générale. La question sera alors de savoir si, tout d'abord, il pourra obtenir des copropriétaires concernés qu'il retirent leurs clôtures et, ensuite, s'il pourra faire annuler cette décision.
Les actions personnelles étant prescrites par dix ans, l'action visant à faire déposer leur clôture par les copropriétaires en ayant posé une sera prescrite au bout de dix ans à compter de la date à laquelle ils l'ont posée (article 42 de la loi du 10 juillet 1969).
Si la décision de l'assemblée générale peut être jugée non écrite, l'action en annulation sera possible sans limite de temps. Mais le copropriétaire qui voudrait l'entreprendre devra faire admettre que cette décision a imposé une modification à la destination de ses parties privatives ou aux modalités de leur jouissance, telles qu'elles résultaient du règlement de copropriété (article 26 de la loi du 10 juillet 1966). C'est plus que douteux.
Admettons que cette décision de l'assemblée générale ne puisse être jugée non écrite et que la clôture ait été posée depuis moins de dix ans. Le nouveau copropriétaire ne pourrait faire annuler la décision qu'à la condition que son prédécesseur ait été opposant ou absent et que le procès-verbal lui ait été notifié depuis moins de deux mois. Au-delà de ces deux mois, l'inopposabilité prévue à l'article 13 serait inopérante parce que le copropriétaire ayant posé une clôture pourrait se prévaloir d'un droit acquis. La fenêtre de tir est très étroite.
Édité par - ainohi le 15 juil. 2017 21:54:57
11 Posté - 17 juil. 2017 : 12:47:21
Comme la première résolution votée s'adressait à l'ensemble des copropriétaires il aurait fallut faire une modification du RC.
Maintenant, pour sécuriser le copropriétaire demandeur, le plus simple est qu'il fasse une résolution pour la prochaine AG, résolution qui ne pourra qu'être acceptée.
12 Posté - 17 juil. 2017 : 17:59:13
jmr91200 : Le RDC a fixé des règles qui ne sont qu'un rappel à la loi : autorisation OBLIGATOIRE de l'AG pour des travaux privatifs affectant les parties commune, article 25 de la loi de 1965 bien connu de tous.
L'AG ne peut pas aller contre cette article. MAIS elle peut fixer des règles comme ici la hauteur des grillages, la nature du grillage.
Mais vous parlez de jardins privatifs ! l'article 25 concerne les aprties communes du SDC, et pas les aprties privatives.
Il s'agit donc ici de jardins à jouissance EXCLUSIVE, qui sont des parties communes du SDC. Pour construire une terrasse en dur, un abri de jardin, ... autorisation obligatoire de l'AG.
Le SDC n'a PAS donné une autorisation de fait. Il a donné son accord à une demande particulière, et a fixé des règles sur ce grillage.
Un autre copro désirant mettre du grillage devra respecter ses règles ET demander à l'AG l'autorisation de faire ses travaux privatifs sur ces parties communes.
Rien de bien spécial dans cette décision d'AG en ce qui concerne les jardins à jouissance exclusive, et des travaux privatifs sur des parties communes, ici ces jardins.
Jmr91200 : dans le cas de jardins à jouissance exclusive, ce qui reste à confirmer, les haies sont aussi des parties communes. Leur changement sont à la charge du SDC. Que dit votre RDC sur ces haies qui séparent les jardins ?
Si la décision de l'assemblée générale peut être jugée non écrite, l'action en annulation sera possible sans limite de temps.
AH !! expliquez nous cela ? il nous faut un texte juridique pour nous expliquer qu'une décision d'AG peut être réputée non écrite !
Je vais vous donner la bonne lecture : le délai de deux mois sera écarté si la décision a pour conséquence d’introduire dans le règlement de copropriété une clause réputée non écrite, notamment si la décision est illégale ou contraire à l’ordre public.
Une clause du RDC peut être réputée non écrite, mais pas une décision d'AG qui s'impose à tous ,sauf contestation dans les 2 mois par les opposants ou défaillants.
13 Posté - 17 juil. 2017 : 19:19:18
Parce que vous vous faites justice vous-même?
14 Posté - 17 juil. 2017 : 21:50:40
Peut-être que notre règlement de copropriété se contredit mais voilà ce qu'il dit :
Designation générale
XX Lots principaux à usage de logements portant les numéros 18 à 35 dont 2 lots (18 et 19) avec jardins à usage privatif.
XX Lots principaux à usage de logements portant les numéros 62 à 78 dont 3 lots (62 à 64) avec jardins à usage privatif.
XX Lots principaux à usage de logements portant les numéros 103 à 119 dont 3 lots (103 à 105) avec jardins à usage privatif.
Designation d'un lot
Lot n° DIX HUIT (18)- Dans le bâtiment A, hall d'entrée n°45, porte Al, au rez-de-jardin,
Un appartement comprenant: une entrée, quatre chambres, une salle de bains, une salle d'eau avec water-closet, un dégagement, un séjour et cuisine, une terrasse, un jardin.
Figurant sous teinte orange sur le plan numéro 11 ci-annexé.
Et les TROIS CENT CINQUANTE ET UN Dix millièmes de la propriété du sol et des parties communes de l'ensemble immobilier,
Ci. .................................................................................................. 351 / 10 000
Et les NEUF CENT QUARANTE QUATRE Dix millièmes du bâtiment A,
Ci. .................................................................................................. 944 / 10 000
Section "Jardins"
Les propriétaires qui bénéficient de jardins privatifs devront les maintenir en parfait état d'entretien et ne pas porter atteinte à la solidité ni détériorer la dalle des parkings. Ces propriétaires ne pourront édifier quoique ce soit sans l'accord du Syndicat des copriétaires à la majorité de l'article 25 et ne devront pas, par leurs agissements, porter atteinte à l'hygiène, la tranquillité et à la sécurité des occupants de l'immeuble.
Toute végétation devra être régulièrement entretenue et ne pas dépasser deux (2) mètres de hauteur.
Observation ici faite que-les lots 19 (Bâtiment A), 63 (Bâtiment B) et 104 (Bâtiment C) situés au rez-de-jardin sont grevés d'une servitude de passage pour accéder aux puisards d'infiltration des eaux pluviales situés dans les jardins de ces lots.
Les jardins ne pourront en aucun cas servir de garages à bicyclettes, motocyclettes, voitures d'enfants, poussettes ou autres qui devront y être garées impérativement dans des locaux réservés à cet usage.
Les copropriétaires et occupants devront veiller à ce que la tranquillité de l'immeuble ne soit à aucun moment troublée par leur fait, celui des membres de leur famille, de leurs invités ou des personnes à leur service.
En conséquence, ils ne pourront faire ou laisser faire aucun bruit anormal, aucun travail, de quelque genre que ce soit, qui serait de nature à nuire à la solidité de l'immeuble ou à gêner leurs voisins par le bruit, l'odeur, les vibrations ou autrement.
Tous bruits ou tapages nocturnes, de quelque nature qu'ils soient, alors même qu'ils auraient lieu à l'intérieur ou dans les jardins privatifs des appartements, troublant la tranquillité des habitants, sont formellement interdits.
Section "Servitudes"
D'une manière générale, les copropriétaires devront respecter toutes les servitudes qui grèvent ou qui pourront grever la propriété.
Observation ici faite que : Les lots 19 (Bâtiment A), 63 (Bâtiment B) et 104 (Bâtiment C) situés au rez-dejardin sont grevés d'une servitude de passage pour accéder aux puisards d'infiltration des eaux pluviales situés dans les jardins de ces lots. Il existe sur les lots numéros 18 (Bâtiment A), 19 (Bâtiment A) et 105 (Bâtiment C) situés au rez-de-jardin des sorties de ventilation des sous-sols. Celles-ci ne doivent en aucun cas être obstruées ni modifiées. Les lots numéros 1 (bâtiment A), 84 (bâtiment C) situés au deuxième sous-sol ainsi que le lot numéro 96 (bâtiment C) situés au premier sous-sol ne doivent en aucun cas être fermés par quoique ce soit afm de ne pas entraver la libre circulation de 1' air des ventilateurs.
Les copropriétaires qui bénéficient de la jouissance exclusive des terrasses ou balcons devront les maintenir en parfait état d'entretien. Ils seront personnellement responsables de tous dommages, fissures, fuites, etc., provenant de leur fait direct ou indirect et des aménagements, plantations et installations quelconques qu'ils auraient effectués. Ils supporteront, en conséquence, tous les frais de remise en état qui s'avéreraient nécessaires. En cas de carence, les travaux pourront être commandés par le syndic, à leurs frais. Seuls les gros travaux résultant d'une vétusté normale seront à la charge de la collectivité.
Section "Dispositions diverses"
Cloisons ou murs mitoyens :
Les dépenses relatives aux cloisons séparatives des locaux privatifs, aux haies des jardins des lots 18, 19, 62, 63, 64, 103, 104 et 105, et au garde-corps séparant les terrasses des lots numéros 29 et 30 situés au deuxième étage du bâtiment A- qui font l'objet d'une mitoyenneté aux termes de l'article 7 ci-dessus - seront réparties par moitié entre les copropriétaires mitoyens, à moins qu'elles n'aient été rendues nécessaires par des désordres affectant le gros oeuvre non imputables à ces copropriétaires, auquel cas elles constitueront des charges communes générales au sens de l'article 36 ci-dessus.
15 Posté - 17 juil. 2017 : 22:02:57
Cette décision d'AG n'est pas du tout en contradiction avec votre règlement de copro.
Maintenant, elle est un peu mal fichue car manque de précision.
Modifier votre RC pour y faire inscrire ce droit ne vous exonèrerait pas d'avoir à demander l'autorisation d'AG pour CHAQUE copro qui veut poser ce grillage. Cf Cour de cassation
N° de pourvoi: 03-19183
Qu'en statuant ainsi, alors que doit être réputée non écrite la clause d'un règlement de copropriété autorisant un copropriétaire à effectuer sans autorisation de l'assemblée générale des travaux affectant les parties communes de l'immeuble, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
Donc chacun demande son autorisation, et voilà.
Au besoin, vous faites une rafale de résolutions, une par lot concerné, autorisant "le propriétaire du lot x" et pas Mr ou Mme Untel, un peu plus précise que l'actuelle, et basta, l'histoire est réglée.
Édité par - Viviane le 17 juil. 2017 22:05:45
16 Posté - 17 juil. 2017 : 23:34:11
Votre RC dit qu'il faut une autorisation d'AG.
Ces propriétaires ne pourront édifier quoique ce soit sans l'accord du Syndicat des copriétaires à la majorité de l'article 25
Et il y en a une.
Le truc c'est qu'elle est globale, et on peut discuter ad nauseam de la validité d'une autorisation d'AG globale.
Avec effectivement deux objets, et un coup "pourront" (donc pas obligé, on est juste autorisé à.....pas de modif du RC) et un coup devront, donc obligation, donc modif du RC (ah, cette manie des profs de français qui nous empêche de répéter deux fois le même mot à peu d'intervalle..ou alors c'est exprès ?)
Ensuite, elle ne stipule pas le mode d'ancrage de ces grillages. Si quelqu'un enfonce un piquet de 2mètres, votre dalle va prendre mal...(et ne pas porter atteinte à la solidité ni détériorer la dalle des parkings.) Certes, ils sont responsables, mais mieux vaut prévenir que guérir.
Enfin, on sait pas trop qui paye....
Donc remettez le couvert. Lot par lot, en précisant tout, compris qui paye quoi lorsque la clôture est mitoyenne, si elle est "obligatoire" (modif du RC, non opposable aux nouveaux acquéreurs si pas publiée) ou si c'est juste ; vous avez le droit de.... et si vous le faites pas c'est pas de problème. Dans ce cas, pas de modif du RC, donc pas de publication à faire.
Et après avoir voté la rafale d'autorisations lot par lot, vous annulez la décision globale mal foutue, et vous avez plus rien qui traine... Parce que si l'AG vous a autorisé à un truc,que ce soit casser une cheminée ou peindre vos volets en jaune à pois bleus, une fois le délai de contestation passé, et que c'est fait, personne ne peut se pointer en disant "ah mais moi j'étais pas proprio quand ça a été décidé, donc je veux que vous le défassiez". Cela dit, il y a des autorisations qu'il vaut mieux publier histoire d'être sur de les retrouver même 30 ans plus tard, mais pour une autorisation de clôture, on s'en fiche un peu.
Si quelqu'un veut changer de style, il doit de toute façon repasser par l'AG. Ag qui peut elle même avoir envie dans 30 ans d'une autre esthétique qu'aujourd'hui, alors pas la peine de se tirer une balle dans le pied en figeant l'esthétique dans le RC.
Les servitude de passage pour l'entretien, ça veut pas dire qu'on peut pas clore, juste qu'on doit laisser l'accès lorsque besoin. A première vue, c'est pas des éléments qu'on entretient tous les jours, donc au pire, en cas d'urgence et proprio absent pour passer dedans, on peut "sauter" la cloture de 1,60m avec une échelle.
Édité par - Viviane le 18 juil. 2017 00:14:39
17 Posté - 18 juil. 2017 : 00:46:42
L'article 647 du code civil s'applique en copropriété sauf clause contraire du règlement de copropriété. C'est ce qui résulte de l'arrêt du 7 mars 2007, pourvoi n° 06-12702 : https://www.legifrance.gouv.fr/affi...hExpJuriJudi.
Les copropriétaires bénéficiant de la jouissance exclusive d'un jardin peuvent donc le clore et l'assemblée générale a réglementé l'exercice de ce droit. Vouloir soumettre chaque copropriétaire voulant clore son jardin à une autorisation particulière de l'assemblée générale, c'est aller un peu loin. Les arrêts rappelant cette obligation portent sur des affaires de gros travaux apportant des modifications substantielles à l'immeuble, telle que l'ouverture d'une porte en façade. La pose des clôtures en grillage est d'un autre ordre. Elle est similaire à la pose de stores ou d'antennes. Dans de très nombreuses copropriétés, l'assemblée générale a approuvé une fois pour toutes un cahier des charges et chaque copropriétaire peut poser son store ou son antenne sans avoir à demander une autorisation particulière de l'assemblée générale, le respect du cahier des charges pouvant être contrôlé au préalable par le syndic, surtout en ce qui concerne les antennes. Je n'ai jamais entendu dire que cette manière de procéder était illicite.
Non, la bonne lecture, c'est JPM qui vous la donne : http://www.jpm-copro.com/Etude%203-...Toc188531299, $ III - B - 1. Il parle de décisions de l'assemblée générale déclarées inexistantes qui ne sont pas soumises au délai de forclusion de deux mois.
Édité par - ainohi le 18 juil. 2017 00:48:04
18 Posté - 18 juil. 2017 : 10:47:31
L'article 647 du code civil s'applique en copropriété sauf clause contraire du règlement de copropriété. C'est ce qui résulte de l'arrêt du 7 mars 2007, pourvoi n° 06-12702 : https://www.legifrance.gouv.fr/affi...ExpJuriJudi.
Voici l'article 647
La question ici n'est pas de savoir si les copros ont le droit de se clore, la question est du COMMENT ils peuvent se clore. Ce qui, en copropriété, est du ressort de l'AG :
-de façon générale pour des questions d'harmonie de l'immeuble
- ici parce que le RC interdit expressément toute construction sans autorisation
La pose des clôtures en grillage est d'un autre ordre. Elle est similaire à la pose de stores ou d'antennes. Dans de très nombreuses copropriétés, l'assemblée générale a approuvé une fois pour toutes un cahier des charges et chaque copropriétaire peut poser son store ou son antenne sans avoir à demander une autorisation particulière de l'assemblée générale, le respect du cahier des charges pouvant être contrôlé au préalable par le syndic, surtout en ce qui concerne les antennes.
Oui, mais là le "cahier des charges" est plus que maigre.... et en plus mal fichu vu qu'on ne sait pas si on DOIT ou on PEUT se clore... Avec des jardin sur parking, donc danger pour la dalle si personne ne vérifie AVANt le comment.
Je n'ai jamais entendu dire que cette manière de procéder était illicite.
Honnêtement, comme je le disais, on pourrait sans doute discuter à l'infini sur la validité d'une autorisation "globale" de travaux privatifs. La preuve étant que jmr91200 la discute.
Pour ma part, si on additionne les deux, le seul truc totalement imparable et indiscutable, c'est une autorisation par lot. Ca fait juste une AG un peu plus longue...
19 Posté - 18 juil. 2017 : 12:46:30
Bien sûr qu'on peut discuter, la question est intéressante et la réponse n'est pas évidente. Il n'est pas sûr que la règle jurisprudentielle que vous rappelez s'applique en l'espèce et j'ai plutôt tendance à dire que non. Tout d'abord, la jurisprudence dit qu'une clause d'un règlement de copropriété permettant à un copropriétaire de faire des travaux sur les parties communes sans autorisation de l'assemblée est non écrite. Or, en l'espèce, il ne s'agit pas d'une clause du règlement de copropriété mais d'une décision de l'assemblée générale. Ensuite, il y a des milliers de copropriétés dans lesquelles l'assemblée générale a donné une autorisation globale pour des objets tels que les antennes, les stores ou les clôtures et je n'ai connaissance d'aucune jurisprudence qui en condamne la validité. Peut-être la résolution n'a-t-elle pas été rédigée avec suffisamment de soin. Elle pourrait être réitérée. Au lieu de : L'Assemblée Générale décide que les jardins pourront être séparés par un grillage, elle deviendrait : L'Assemblée Générale décide que les copropriétaires des lots X, Y Z, … pourront clore leurs jardins privatifs au moyen d'un grillage …. Ainsi rédigée, cette résolution deviendrait inattaquable et chaque copropriétaire concerné pourrait poser son grillage sans avoir à solliciter à nouveau l'assemblée.
Pas aussi mal fichu que vous le dites. les jardins pourront être séparés par un grillage : c'est clairement on peut et non on doit. Quant au cahier des charges, un grillage vert d'une hauteur maximale de 1,6 m, il n'y a pas grand chose à dire de plus si ce n'est, il est vrai, une profondeur d'ancrage des piquets afin de ne pas endommager la dalle. Mais à ce compte là, il faudrait aussi définir une profondeur maximale des plantations, parce qu'un mauvais coup de bêche pourrait aussi endommager l'étanchéité de la dalle. En fait, les racines des plantations présentent plus de risque pour la dalle que les piquets soutenant un grillage de clôture.
Enfin, pratiquement, quel serait l'intérêt pour un copropriétaire à s'aventurer à vouloir faire déposer les grillages déjà mis en place et quel serait le risque encouru à poser le grillage comme déjà prescrit sans faire une demande spécifique ?
20 Posté - 18 juil. 2017 : 13:51:21
la question est intéressante et la réponse n'est pas évidente.
Perso, quand une réponse n'est pas évidente, ma tendance est de chercher une solution où la réponse l'est. Et evec une autorisation par lot, c'est le cas.
Parce que ni vous ni moi ne sommes juges, et que du point de vue pratique, avec un "peut-être", on ne résout pas les problèmes.
Si le but est de débattre pour débattre, pour le plaisir intellectuel du débat, ça me semble plus judicieux de le faire dans des sujets dédiées, et pas en tant que réponse à une question concrète et précise.