Source: https://docplayer.fr/5775331-Monographie-de-produit.html
Timestamp: 2018-10-23 08:15:03+00:00
Document Index: 167041015

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

1 MONOGRAPHIE DE PRODUIT Pr ZYTIGA Comprimés d acétate d abiratérone 250 mg Inhibiteur de la biosynthèse des androgènes Janssen Inc. 19 Green Belt Drive Toronto (Ontario) M3C 1L9 Date de préparation : 26 juillet 2011 Date de révision : 22 juillet 2015 Numéro de contrôle de la présentation : Marques de commerce utilisées sous licence Janssen Inc. ZYT CPMF_SNDS Page 1 de 42
2 Table des matières PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ... 3 RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT... 3 INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE... 3 CONTRE-INDICATIONS... 3 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS... 4 EFFETS INDÉSIRABLES... 7 INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES POSOLOGIE ET ADMINISTRATION SURDOSAGE MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ENTREPOSAGE ET STABILITÉ INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ESSAIS CLINIQUES PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE TOXICOLOGIE RÉFÉRENCES PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ZYT CPMF_SNDS Page 2 de 42
3 Pr ZYTIGA Comprimés d acétate d abiratérone 250 mg Inhibiteur de la biosynthèse des androgènes PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT Voie d administration Voie orale Forme posologique et teneur Comprimé 250 mg Ingrédients non médicinaux cliniquement importants Monohydrate de lactose Pour obtenir une liste complète, veuillez consulter la section FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT. INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ZYTIGA (acétate d abiratérone) est indiqué en association avec la prednisone pour le traitement du cancer de la prostate métastatique (cancer de la prostate résistant à la castration) chez les patients qui : sont asymptomatiques ou légèrement symptomatiques après un échec du traitement antiandrogénique ont reçu une chimiothérapie antérieure à base de docétaxel après un échec du traitement anti-androgénique Gériatrie ( 65 ans) : Dans le cadre des études de phase III sur ZYTIGA, 75 % des patients asymptomatiques ou légèrement symptomatiques et 71 % des patients ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel étaient âgés de 65 ans ou plus, tandis que 34 % des patients asymptomatiques ou légèrement symptomatiques et 28 % des patients ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel étaient âgés de 75 ans ou plus. On n a observé aucune différence globale relative à l innocuité ou à l efficacité entre ces patients âgés et les patients plus jeunes. Pédiatrie : ZYTIGA n a pas été étudié chez les enfants. CONTRE-INDICATIONS $ Patients ayant une hypersensibilité à ce médicament, à l un des ingrédients de sa formulation ou à un composant de son contenant. Pour obtenir une liste complète des ingrédients, veuillez consulter la section FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT de la monographie de produit. ZYT CPMF_SNDS Page 3 de 42
4 $ Les femmes enceintes ou qui pourraient l être. MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS Généralités Des agonistes de la gonadolibérine (GnRH) doivent être pris pendant le traitement par ZYTIGA (acétate d abiratérone) ou les patients doivent précédemment avoir subi une orchidectomie. ZYTIGA doit être pris à jeun. Aucun aliment solide ou liquide ne doit être consommé pendant au moins deux heures avant la prise de la dose de ZYTIGA et pendant au moins une heure après la prise de la dose de ZYTIGA. La C max et l ASC 0- (exposition) de l abiratérone étaient jusqu à 17 fois et 10 fois plus élevées, respectivement, lorsqu une dose unique d acétate d abiratérone était administrée avec un repas comparativement à l administration à jeun. L innocuité de ces expositions accrues lorsque des doses multiples d acétate d abiratérone sont prises avec de la nourriture n a pas été évaluée (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Interactions médicament-aliment, POSOLOGIE ET ADMINISTRATION et MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE). Toxicologie de la reproduction Dans le cadre d études de fertilité menées chez les rats mâles et femelles, l acétate d abiratérone a entraîné une fertilité réduite qui a été complètement réversible dans les 4 à 16 semaines suivant l arrêt du traitement par l acétate d abiratérone. Dans le cadre d une étude sur la toxicité développementale sur le rat, l acétate d abiratérone a eu des répercussions sur la grossesse, y compris une diminution du poids et une réduction de la survie du fœtus. Malgré l observation d effets sur les organes génitaux externes, l acétate d abiratérone ne s est pas révélé tératogène. Dans le cadre de ces études sur la fertilité et la toxicité de développement, tous les effets étaient reliés à l activité pharmacologique de l abiratérone (voir Monographie de produit, Partie II, TOXICOLOGIE, Toxicologie de la reproduction). Carcinogenèse et mutagenèse L acétate d abiratérone s est avéré non carcinogène lors d une étude sur 6 mois réalisée chez des souris transgéniques (Tg.rasH2). Une étude de carcinogénicité sur 24 mois réalisée chez des rats, a mis en évidence une incidence accrue de tumeurs à cellules interstitielles du testicule en relation avec la prise d acétate d abiratérone. On juge que ce résultat est lié à l action pharmacologique de l abiratérone. La portée clinique de ce résultat n est pas connue. L acétate d abiratérone n a pas eu d effet carcinogène chez les rates (voir Monographie de produit, Partie II, TOXICOLOGIE, Carcinogenèse et génotoxicité). L acétate d abiratérone et l abiratérone n ont présenté aucun potentiel génotoxique dans le cadre d une série standard de tests de génotoxicité in vitro et in vivo (voir Monographie de produit, Partie II : TOXICOLOGIE, Carcinogenèse et génotoxicité). Cardiovasculaire Il faut être prudent quand on utilise ZYTIGA chez les patients qui ont des antécédents de maladie cardiovasculaire. L innocuité de ZYTIGA n a pas été établie pour les patients ayant subi un infarctus du myocarde ou des événements thrombotiques artériels au cours des six derniers mois, ceux atteint d angine de poitrine grave ou instable, ceux ayant une fraction d éjection ventriculaire gauche (FEVG) < 50 % ou une insuffisance cardiaque de classe III ou IV à l échelle NYHA ZYT CPMF_SNDS Page 4 de 42
5 (New York Heart Association) (dans le cadre de l étude menée chez des patients atteints d un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel) ou pour les patients ayant une insuffisance cardiaque de classe II à IV à l échelle NYHA (dans le cadre de l étude menée chez des patients atteints de CPRCm, asymptomatiques ou légèrement symptomatiques) parce que ces patients ont été exclus des études de base. Hypertension, hypokaliémie et rétention hydrique en raison d un excès de minéralocorticoïdes Avant un traitement par ZYTIGA, l hypertension doit être maîtrisée et l hypokaliémie corrigée. ZYTIGA peut entraîner une hypertension, une hypokaliémie et une rétention hydrique (voir EFFETS INDÉSIRABLES) en raison de taux accrus de minéralocorticoïdes causés par l inhibition du CYP17 (voir MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Mode d action). La co-administration de corticostéroïdes inhibe la stimulation des hormones adrénocorticotropes, entraînant ainsi une réduction de l incidence et de la gravité de ces effets indésirables. La prudence est de rigueur lorsqu on traite des patients dont les affections médicales sous-jacentes pourraient être aggravées par des augmentations potentielles de la tension artérielle, une hypokaliémie ou une rétention hydrique, soit ceux qui présentent par exemple une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde récent ou une arythmie ventriculaire. La tension artérielle, le taux sérique de potassium et la rétention hydrique doivent être surveillés au moins une fois par mois. Arrêt des corticostéroïdes et prise en charge des situations stressantes La prudence est de mise si des patients doivent subir un sevrage de prednisone. Une surveillance à la recherche de toute insuffisance corticosurrénale est nécessaire. Si le traitement par ZYTIGA se poursuit après l arrêt des corticostéroïdes, on doit surveiller le patient pour des symptômes d excès de minéralocorticoïdes. Chez les patients traités par la prednisone qui sont assujettis à un stress inhabituel (p. ex. chirurgie, traumatisme ou infections graves), une augmentation de la dose de corticostéroïdes pourrait être indiquée avant, pendant et après la situation stressante. Hépatique Insuffisance hépatique ZYTIGA ne doit pas être utilisé chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou grave préexistante (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières et Surveillance et épreuves de laboratoire ainsi que MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE). Hépatotoxicité Des augmentations marquées d enzymes hépatiques menant à l arrêt de la prise du médicament ou à un ajustement posologique se sont produites dans le cadre d études cliniques contrôlées (voir EFFETS INDÉSIRABLES). Les concentrations sériques de transaminases (ALAT et ASAT) et de bilirubine doivent être mesurées avant de commencer le traitement par ZYTIGA, ainsi que toutes les deux semaines pendant les trois premiers mois du traitement et ensuite une fois par mois. En cas de symptômes ou de signes cliniques semblant indiquer une hépatotoxicité, il faut rapidement mesurer les concentrations sériques de bilirubine totale et de transaminases (ALAT et ASAT). Si, à quelque moment que ce soit, la concentration sérique de transaminases (ALAT ou ZYT CPMF_SNDS Page 5 de 42
6 ASAT) augmente à plus de cinq fois la limite supérieure de la normale ou la concentration de bilirubine à plus de trois fois la limite supérieure de la normale, on doit interrompre immédiatement le traitement par ZYTIGA et surveiller étroitement la fonction hépatique. On ne peut reprendre le traitement par ZYTIGA que lorsque les résultats des tests de la fonction hépatique sont revenus aux valeurs initiales et le traitement doit alors être à une dose réduite (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION). En cas d hépatotoxicité grave (concentration d ALAT ou d ASAT 20 fois la limite supérieure de la normale) à un moment quelconque du traitement, il faut arrêter la prise de ZYTIGA. Ces patients ne doivent pas reprendre le traitement par ZYTIGA. Utilisation pendant une chimiothérapie L innocuité et l efficacité de ZYTIGA utilisé en association avec une chimiothérapie cytotoxique n ont pas été établies. Effets sur le muscle squelettique Des cas de myopathie ont été signalés chez des patients traités par ZYTIGA. Certains patients ont présenté une rhabdomyolyse avec insuffisance rénale. La plupart des cas sont apparus durant le premier mois de traitement et se sont résolus suite à l arrêt de ZYTIGA. La prudence est recommandée chez les patients traités de façon concomitante avec des médicaments connus pour être associés à l apparition d une myopathie/rhabdomyolyse. Populations particulières Femmes enceintes : ZYTIGA est contre-indiqué chez les femmes enceintes ou qui pourraient l être (voir CONTRE-INDICATIONS, Monographie de produit, Partie II, TOXICOLOGIE, Toxicologie de la reproduction). Il n existe aucune donnée sur l utilisation de ZYTIGA pendant la grossesse chez l être humain. ZYTIGA ne doit donc pas être utilisé chez les femmes en mesure de procréer. On s attend à ce que l utilisation d un inhibiteur du CYP17 chez la mère entraîne une variation des taux d hormones pouvant nuire au développement du fœtus (voir CONTRE-INDICATIONS). D après les résultats des études menées sur des animaux, il existe des risques pour le fœtus (voir Monographie de produit, Partie II, TOXICOLOGIE, Toxicologie de la reproduction). On ignore si l abiratérone ou ses métabolites sont présents dans le sperme. Le port du condom est nécessaire si le patient a des relations sexuelles avec une femme enceinte. Si le patient a des relations sexuelles avec une femme en mesure de procréer, l utilisation d un condom et d une autre méthode contraceptive efficace est nécessaire. Ces mesures sont requises pendant le traitement par ZYTIGA et durant une semaine après ce dernier. Pour éviter l exposition par inadvertance, les femmes enceintes ou qui pourraient l être ne doivent pas manipuler ZYTIGA sans une protection telle que des gants. Femmes qui allaitent : ZYTIGA n est pas destiné aux femmes. On ignore si l acétate d abiratérone ou ses métabolites passent dans le lait maternel humain. Pédiatrie (< 18 ans) : ZYTIGA n a pas été étudié chez les enfants. ZYT CPMF_SNDS Page 6 de 42
7 Gériatrie (> 65 ans) : Dans le cadre des études de phase III sur ZYTIGA, 75 % des patients asymptomatiques ou légèrement symptomatiques et 71 % des patients ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel étaient âgés de 65 ans ou plus, tandis que 34 % des patients asymptomatiques ou légèrement symptomatiques et 28 % des patients ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel étaient âgés de 75 ans ou plus. On n a observé aucune différence globale relative à l innocuité ou à l efficacité entre ces patients âgés et les patients plus jeunes. Patients atteints d insuffisance hépatique : Les patients atteints d insuffisance hépatique modérée ou grave ne doivent pas recevoir ZYTIGA. ZYTIGA n a pas fait l objet d études chez les patients atteints d un CPRCm présentant au départ une insuffisance hépatique modérée ou grave (classe B ou C de Child-Pugh). En ce qui concerne les patients qui développent une hépatotoxicité en cours de traitement, la suspension du traitement et un ajustement posologique peuvent s avérer nécessaires (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, POSOLOGIE ET ADMINISTRATION et MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Populations et états pathologiques particuliers). Patients atteints d insuffisance rénale : Aucun ajustement posologique n est nécessaire chez les patients atteints d insuffisance rénale (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION). Surveillance et épreuves de laboratoire Les concentrations sériques de transaminases et de bilirubine doivent être mesurées avant de commencer le traitement par ZYTIGA, ainsi que toutes les deux semaines pendant les trois premiers mois du traitement et ensuite une fois par mois. La tension artérielle, le taux sérique de potassium et la rétention hydrique doivent être vérifiés une fois par mois (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). La prudence est de mise si des patients doivent subir un sevrage de prednisone. Une surveillance à la recherche de toute insuffisance corticosurrénale est nécessaire. Si le traitement par ZYTIGA se poursuit après l arrêt des corticostéroïdes, on doit surveiller le patient pour des symptômes d excès de minéralocorticoïdes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt des corticostéroïdes et prise en charge des situations stressantes). EFFETS INDÉSIRABLES Aperçu des effets indésirables du médicament D après les données combinées des essais de base de phase III sur ZYTIGA (acétate d abiratérone), les effets indésirables le plus fréquemment observés étaient : œdème périphérique, hypokaliémie, infection urinaire, ALAT augmentée, ASAT augmentée, dyspepsie, hématurie, hypertension artérielle et fractures. Les effets indésirables de ZYTIGA les plus fréquents ayant entraîné une intervention clinique étaient : ASAT augmentée et ALAT augmentée. Les effets indésirables les plus fréquents ayant mené à l arrêt du médicament étaient : ALAT augmentée et ASAT augmentée (chacune chez < 1 % des patients prenant ZYTIGA ). ZYTIGA peut causer une hypertension, une hypokaliémie et une rétention hydrique, conséquence pharmacodynamique de son mode d action. Dans l ensemble, ces effets causés par un excès de minéralocorticoïdes ont été gérés médicalement avec succès. L utilisation concomitante d un corticostéroïde réduit l incidence et la gravité de ces effets indésirables médicamenteux (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). ZYT CPMF_SNDS Page 7 de 42
8 Effets indésirables du médicament signalés dans le cadre des essais cliniques Les essais cliniques étant menés dans des conditions très particulières, les taux d effets indésirables observés dans les essais peuvent ne pas refléter les taux observés en pratique et ne devraient pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les effets indésirables d un médicament tirés d essais cliniques s avèrent utiles pour déterminer les événements indésirables liés aux médicaments et pour en estimer les taux. Étude de phase III, contrôlée par placebo, menée chez des patients atteints d un CPRCm asymptomatiques ou légèrement symptomatiques (Étude 302) Lors d une étude clinique de phase III multicentrique contrôlée par placebo et menée chez des patients atteints d un CPRCm asymptomatiques ou légèrement symptomatiques qui utilisaient un agoniste de la gonadolibérine ou qui avaient déjà subi une orchidectomie, ZYTIGA a été administré à une dose de 1 g par jour en association avec une faible dose de prednisone (10 mg par jour) dans le groupe de traitement actif; le placebo a été administré aux patients témoins en association avec une faible dose de prednisone (10 mg par jour). La durée médiane de traitement par ZYTIGA était de 13,8 mois et celle du traitement par placebo de 8,3 mois. Les effets indésirables de tous grades le plus souvent observés avec ZYTIGA comparativement au placebo étaient les suivants : douleur ou gêne articulaire (32 % vs 27 %), œdème périphérique (25 % vs 20 %), bouffées de chaleur (22 % vs 18 %), diarrhée (22 % vs 18 %), hypertension (22 % vs 13 %), toux (17 % vs 14 %), hypokaliémie (17 % vs 13 %), infection des voies respiratoires supérieures (13 % vs 8 %), dyspepsie (11 % vs 5 %), hématurie (10 % vs 6 %), nasopharyngite (11 % vs 8 %) vomissements (13 % vs 11 %), fatigue (39 % vs 34 %), constipation (23 % vs 19 %), contusion (13 % vs 9 %), insomnie (14 % vs 11 %), anémie (11 % vs 9 %) et dyspnée (12 % vs 10 %). Lorsque le traitement par ZYTIGA est comparé au placebo, les effets indésirables graves les plus fréquents sont les suivants : infection urinaire (1,5 % vs 0,6 %), hypokaliémie (0,4 % vs 0,2 %) et hématurie (1,8 % vs 0,7 %). Lorsque le traitement par ZYTIGA est comparé au placebo, les effets indésirables les plus fréquents menant à une intervention clinique sont les suivants : ASAT augmentée (4,2 % vs 0,6 %) et ALAT augmentée (5,2 % vs 0,7 %). Les effets attendus des minéralocorticoïdes se sont manifestés plus souvent chez les patients traités par ZYTIGA que chez les patients ayant reçu le placebo, à savoir : hypokaliémie (17 % vs 13%), hypertension (22 % vs 13 %) et rétention hydrique (œdème périphérique) (25 % vs 20 %), respectivement. Chez les patients traités par ZYTIGA, l hypokaliémie de grades 3 et 4 et l hypertension de grades 3 et 4 ont été observées dans 2 % et 4 % des cas, respectivement. ZYT CPMF_SNDS Page 8 de 42
9 Tableau 1.1 : Effets indésirables médicamenteux survenus dans le cadre de l étude de phase III chez des patients atteints d un CPRCm, asymptomatiques ou légèrement symptomatiques (étude 302), à un taux d incidence 2 % (tous les grades) dans le groupe sous ZYTIGA Classe de systèmesorganes/terme préférentiel MedDRA ZYTIGA 1 g par jour avec prednisone n = 542 Tous les grades (%) Grade 3 (%) Grade 4 (%) Tous les grades (%) Placebo avec prednisone n = 540 Grade 3 (%) Affections cardiaques Défaillance cardiaque a 10 (1,9 %) 4 (0,8 %) 1 (0,2 %) 1 (0,2%) 0 0 Angine de poitrine b 14 (2,6 %) 2 (0,4 %) 0 6 (1,1 %) 2 (0,4 %) 0 Troubles généraux et anomalies au site d administration Œdème périphérique 134 (24,7 %) 2 (0,4 %) (20,0 %) 5 (0,9 %) 0 Fatigue 212 (39,1 %) 12 (2,2 %) (34,3 %) 9 (1,7 %) 0 Affections gastrointestinales Diarrhée 117 (21,6 %) 5 (0,9 %) 0 96 (17,8 %) 5 (0,9 %) 0 Dyspepsie 60 (11,1 %) (5,0 %) 1 (0,2 %) 0 Constipation 125 (23,1 %) 2 (0,2 %) (19,1 %) 3 (0,6 %) 0 Vomissements 69 (12,7 %) 4 (0,7 %) 0 58 (10,7 %) 0 0 Grade 4 (%) Infections et infestations Infection des voies 69 (12,7 %) (8,0%) 0 0 respiratoires supérieures Nasopharyngite 58 (10,7 %) (8,1 %) 0 0 Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Contusion 72 (13,3 %) (9,1 %) 0 0 Chute 32 (5,9 %) (3,3 %) 0 0 Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif Douleur ou gêne articulaire c 172 (31,7 %) 11 (2,0 %) (26,7 %) 11 (2,0 %) 0 Troubles du métabolisme et de la nutrition Hypokaliémie 91 (16,8 %) 12 (2,2 %) 1 (0,2 %) 68 (12,6 %) 10 (1,9 %) 0 Affections de la peau et du tissu sous-cutané Rash 44 (8,1 %) (3,7 %) 0 0 Lésion de la peau 19 (3,5 %) (0,9 %) 0 0 Troubles psychiatriques Insomnie 73 (13,5 %) 1 (0,2 %) 0 61 (11,3 %) 0 0 Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Toux 94 (17,3 %) (13,5 %) 19 (0,2 %) 0 Dyspnée 64 (11,8 %) 11 (2,0 %) 2 (0,4 %) 52 (9,6 %) 4 (0,7 %) 1 (0,2 %) Affections du rein et des voies urinaires Hématurie 56 (10,3 %) 7 (1,3 %) 0 30 (5,6 %) 3 (0,6 %) 0 ZYT CPMF_SNDS Page 9 de 42
10 Affections vasculaires Bouffée de chaleur 121 (22,3 %) 1 (0,2 %) 0 98 (18,1 %) 0 0 Hypertension 117 (21,6 %) 21 (3,9 %) 0 71 (13,1 %) 16 (3,0 %) 0 Hématome 19 (3,5 %) (1,1 %) 0 0 a Défaillance cardiaque comprend également défaillance cardiaque congestive, fraction d éjection diminuée et dysfonctionnement ventriculaire gauche. b Angine de poitrine est incluse en raison de sa pertinence clinique. c Douleur ou gêne articulaire comprend : arthralgie, arthrite, bursite, tuméfaction articulaire, raideur articulaire, amplitude articulaire diminuée, épanchement articulaire, ostéoarthrite, arthrose rachidienne, tendinite, polyarthrite rhumatoïde Étude de phase III contrôlée par placebo chez des patients atteints d un CPRCm ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel (étude 301) Dans le cadre d une seconde étude multicentrique de phase 3 contrôlée par placebo chez des patients atteints d un CPRCm qui utilisaient une gonadolibérine ou qui avaient déjà subi une orchidectomie et été traités par le docétaxel, ZYTIGA a été administré à une dose de 1 g par jour en association avec une faible dose de prednisone (10 mg par jour) dans le groupe de traitement actif; le placebo et une faible dose de prednisone (10 mg par jour) a été administré au groupe témoin. Les patients inscrits présentaient une intolérance ou un échec sous un ou deux schémas chimiothérapeutiques antérieurs, dont un comprenant le docétaxel. La durée moyenne du traitement par ZYTIGA était de 32 semaines et celle du traitement par placebo était de 16 semaines. Les effets indésirables de tous grades le plus fréquemment observés avec ZYTIGA comparativement au placebo étaient les suivants : myopathie (36,3 % vs 30,9 %), douleur ou gêne articulaires (30,7 % vs 24,1 %), œdème périphérique (24,9 % vs 17,3 %), bouffées de chaleur (19,0 % vs 16,8 %), diarrhée (17,6 % vs 13,5 %), hypokaliémie (17,1 % vs 8,4 %), infection urinaire (11,5 % vs 7,1 %) et toux (10,6 % vs 7,6 %). Les effets indésirables graves le plus fréquemment observés avec ZYTIGA comparativement au placebo étaient les suivants : infection urinaire (1,8 % vs 0,8 %), fractures osseuses (1,6 % vs 0,6 %) et hypokaliémie (0,8 % vs 0 %). Les effets indésirables les plus fréquents menant à une intervention clinique avec ZYTIGA comparativement au placebo étaient les suivants : ASAT augmentée (1,4 % vs 0,5 %), ALAT augmentée (1,1 % vs 0 %), hypokaliémie (1,1 % vs 0,5 %), infection urinaire (0,9 % vs 0,3 %), hypertension (0,9 % vs 0,3 %), insuffisance cardiaque congestive (0,5 % vs 0 %) et angine de poitrine (0,3% vs 0 %). Les effets attendus des minéralocorticoïdes se sont manifestés plus souvent chez les patients traités par ZYTIGA que chez les patients ayant reçu le placebo, à savoir : hypokaliémie (17 % vs 8 %), hypertension (9 % vs 7 %) et rétention hydrique (œdème périphérique) (25 % vs 17 %), respectivement. Chez les patients traités par ZYTIGA, l hypokaliémie de grades 3 et 4 et l hypertension de grades 3 et 4 ont été observées dans 4 % et 1 % des cas, respectivement. ZYT CPMF_SNDS Page 10 de 42
11 Tableau 1.2 : Effets indésirables médicamenteux survenus dans le cadre d une étude de phase III menée chez des patients atteints d un CPRCm ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel (étude 301) à un taux d incidence 2 % (tous les grades) dans le groupe sous ZYTIGA Classe de systèmes-organes/terme préférentiel MedDRA ZYTIGA 1 g par jour avec prednisone (n = 791) Tous les grades (%) Grade 3 (%) Grade 4 (%) Tous les grades (%) Placebo avec prednisone (n = 394) Grade 3 (%) Grade 4 (%) Affections cardiaques Arythmie a 56 (7,0 %) 7 (0,9 %) 2 (0,2 %) 15 (4,0 %) 2 (0,5 %) 1 (0,3 %) Défaillance cardiaque b 16 (2,0 %) 12 (1,5 %) 1 (0,1 %) 4 (1,0 %) 0 1 (0,3 %) Angine de poitrine c 10 (1,3 %) 2 (0,3 %) 0 2 (0,5 %) 0 0 Troubles généraux et anomalies au site d administration Œdème périphérique 197 (24,9 %) 11 (1,4 %) 1 (0,1 %) 68 (17,3 %) 3 (0,8 %) 0 Affections gastro-intestinales Diarrhée 139 (17,6 %) 5 (0,6 %) 0 53 (13,5 %) 5 (1,3 %) 0 Dyspepsie 48 (6,1 %) (3,3 %) 0 0 Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Fractures d 47 (5,9 %) 8 (1,0 %) 3 (0,4 %) 9 (2,3 %) 0 0 Infections et infestations Infection urinaire 91 (11,5 %) 17 (2,1 %) 0 28 (7,1 %) 2 (0,5 %) 0 Infection des voies respiratoires 43 (5,4 %) (2,5 %) 0 0 supérieures Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif Douleur ou gêne articulaire e 243 (30,7 %) 37 (4,7 %) 0 95 (24,1 %) 17 (4,3 %) 0 Myopathie f 287 (36,3 %) 43 (5,4 %) 2 (0,2 %) 122 (30,9 %) 14 (4,6 %) 1 (0,3 %) Troubles du métabolisme et de la nutrition Hypokaliémie 135 (17,1 %) 27 (3,4 %) 3 (0,4 %) 33 (8,4 %) 3 (0,8 %) 0 Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Toux 84 (10,6 %) (7,6 %) 0 0 Affections du rein et des voies urinaires Pollakiurie 57 (7,2 %) 2 (0,3 %) 0 20 (5,1 %) 1 (0,3 %) 0 Nycturie 49 (6,2 %) (4,1 %) 0 0 Affections vasculaires Bouffée de chaleur 150 (19,0 %) 2 (0,3 %) 0 66 (16,8 %) 1 (0,3 %) 0 Hypertension 67 (8,5 %) 10 (1,3 %) 0 27 (6,9 %) 1 (0,3 %) 0 a Arythmie comprend : tachycardie, fibrillation auriculaire, arythmie, bradycardie, tachycardie supraventriculaire, tachycardie auriculaire, bloc auriculoventriculaire complet, trouble de la conduction, tachycardie ventriculaire, flutter auriculaire, bradyarythmie. b Défaillance cardiaque comprend également défaillance cardiaque congestive, fraction d éjection diminuée et dysfonctionnement ventriculaire gauche. c Angine de poitrine est incluse en raison de sa pertinence clinique. d Fractures comprend toutes les fractures à l exception des fractures pathologiques. e Douleur ou gêne articulaire comprend : arthralgie, arthrite, arthropathie, bursite, tuméfaction articulaire, raideur articulaire, amplitude articulaire diminuée, épanchement articulaire, ankylose articulaire, ostéoarthrite, polyarthrite rhumatoïde, arthrose rachidienne, spondylolisthésis, tendinite. f Myopathie comprend : douleur musculosquelettique, raideur musculosquelettique, douleur musculosquelettique du thorax, myalgie, faiblesse musculaire, gêne musculosquelettique, myopathie, gêne dans un membre, créatine phosphokinase sanguine augmentée, atrophie musculaire, fatigue musculaire, contractions fasciculaires, myopathie cortisonique. ZYT CPMF_SNDS Page 11 de 42
12 Effets cardiovasculaires : Les études de phase III excluaient les patients présentant une hypertension non maîtrisée, une cardiopathie cliniquement significative indiquée par un infarctus du myocarde, des événements thrombotiques artériels au cours des six mois précédents, une angine de poitrine grave ou instable, une FEVG < 50 % ou une cardiopathie de classe III ou IV à l échelle NYHA (chez des patients atteints d un CPRCm ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel) ou une cardiopathie de classe II à IV à l échelle NYHA (chez des patients atteints d un CPRCm, asymptomatiques ou légèrement symptomatiques). Tous les patients inscrits (sous traitement actif et sous placebo) recevaient un traitement anti-androgénique en concomitance, principalement des agonistes de la gonadolibérine, qui a été associé au diabète, à l infarctus du myocarde, à l accident vasculaire cérébral et à la mort subite d origine cardiaque. Des effets indésirables cardiovasculaires sont survenus chez 16 % des patients asymptomatiques ou légèrement symptomatiques recevant ZYTIGA et chez 14 % de ceux qui recevaient le placebo. Dans le groupe de patients ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel, 11 % des patients recevant ZYTIGA et 7 % des patients sous placebo ont présenté ce type d effets indésirables. Hépatotoxicité : L hépatotoxicité médicamenteuse avec concentrations sériques élevées de transaminases (ALAT et ASAT) et de bilirubine totale a été signalée chez des patients traités par ZYTIGA. Les augmentations des résultats aux tests de la fonction hépatique (augmentation du taux d ALAT ou d ASAT > 5 fois la limite supérieure de la normale [LSN] ou augmentation du taux de bilirubine > 1,5 fois la LSN) ont été signalées chez environ 8 % des patients traités par ZYTIGA qui sont atteints d un CPRCm et qui sont asymptomatiques ou légèrement symptomatiques et chez environ 2 % des patients traités par ZYTIGA ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel, généralement au cours des trois premiers mois suivant le début du traitement. Dans l étude clinique de phase III menée chez des patients atteints d un CPRCm qui ont reçu un traitement antérieur à base de docétaxel, ceux dont les taux d ALAT ou d ASAT étaient élevés au départ étaient plus susceptibles de présenter des augmentations des résultats des tests de la fonction hépatique que ceux ayant des valeurs normales au départ. Lorsqu on observait des augmentations d ALAT ou d ASAT > 5 fois la LSN ou du taux de bilirubine > 3 fois la LSN, on suspendait ou arrêtait le traitement par ZYTIGA. Une augmentation marquée des résultats des tests de la fonction hépatique s est produite à deux occasions (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). Les deux patients en question, dont les valeurs de fonction hépatique étaient normales au départ, ont présenté des augmentations des taux d ALAT ou d ASAT de 15 à 40 fois la LSN et de bilirubine de 2 à 6 fois la LSN. Après l interruption de ZYTIGA, les résultats des tests de la fonction hépatique des deux patients se sont normalisés. Un patient a repris le traitement par ZYTIGA. Aucune récurrence des augmentations n a été observée chez ce patient. Dans le cadre de l étude clinique de phase III de patients atteints d un CPRCm, asymptomatiques ou légèrement symptomatiques, des augmentations d ALAT ou d ASAT de grades 3 ou 4 ont été observées chez 35 (6,5 %) patients traités par ZYTIGA. Les augmentations d aminotransférases se sont résolues chez tous les patients sauf 3 (2 présentaient de nouvelles métastases hépatiques multiples et 1, une augmentation d ASAT environ 3 semaines après la dernière dose de ZYTIGA ). Les abandons du traitement en raison d augmentation d ASAT et d ALAT ont été rapportés chez 1,7 % et 1,3 % des patients traités par ZYTIGA et 0,2 % et 0 % des patients traités avec le placebo, respectivement. Aucun décès n a été rapporté suite à un épisode d hépatotoxicité. Dans des essais cliniques, le risque d hépatotoxicité a été atténué par l exclusion des patients atteints d hépatite active ou dont les tests de la fonction hépatique au départ présentaient des anomalies importantes. Dans le cadre de l essai mené chez les patients atteints d un CPRCm qui ZYT CPMF_SNDS Page 12 de 42
13 ont reçu un traitement antérieur à base de docétaxel, les patients ayant au départ des taux d ALAT et d ASAT 2,5 fois la LSN en l absence de métastases hépatiques ou > 5 fois la LSN en présence de métastases hépatiques ont été exclus. Les patients ayant des métastases hépatiques et ceux dont les taux d ALAT et d ASAT 2,5 fois la LSN étaient exclus de l essai mené chez les patients atteints d un CPRCm, asymptomatiques ou légèrement symptomatiques. Les anomalies des tests de la fonction hépatique apparues chez les patients participant aux essais cliniques ont été prises en charge en interrompant le traitement et en permettant la réadministration du médicament seulement une fois que les résultats des tests de la fonction hépatique étaient revenus aux valeurs initiales du patient (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION). Les patients ayant présenté une augmentation des taux d ALAT ou d ASAT > 20 fois la LSN n ont pas été traités de nouveau. L innocuité de la reprise du traitement chez de tels patients est inconnue. Effets indésirables médicamenteux moins fréquents déterminés au cours des essais cliniques (< 2 %) Troubles généraux et anomalies au site d administration : syndrome grippal Investigations : créatinémie augmentée, poids augmenté Infections et infestations : infection des voies respiratoire inférieures Troubles du métabolisme et de la nutrition : hypertriglycéridémie Affections endocriniennes : insuffisance surrénalienne Résultats anormaux en hématologie et en biochimie clinique Les tableaux 1.3 et 1.4 présentent les valeurs de laboratoire d intérêt tirées des essais contrôlés par placebo de phase III. ZYT CPMF_SNDS Page 13 de 42
14 Tableau 1.3 : Sélection d anomalies de laboratoire chez les patients atteints d un CPRCm, asymptomatiques ou légèrement symptomatiques, recevant ZYTIGA Paramètres biochimiques ZYTIGA 1 g par jour avec prednisone n = 542 Tous les grades Grade 3/4 % % Placebo avec prednisone n = 540 Tous les grades % ALAT augmentée ASAT augmentée Bilirubine augmentée 11 < 1 4 < 1 Hypokaliémie Hypophosphatémie Hypertriglycéridémie Hypernatrémie 30 < 1 24 < 1 Hypercalcémie Lymphopénie Grade 3/4 % Tableau 1.4 : Sélection d anomalies de laboratoire chez les patients atteints d un CPRCm ayant reçu un traitement antérieur à base de docétaxel et recevant ZYTIGA Paramètres biochimiques ZYTIGA à 1 g par jour avec prednisone n = 791 Tous les grades % Grade 3/4 % Placebo avec prednisone n = 394 Tous les grades % Grade 3/4 % ALAT augmentée < 1 ASAT augmentée Bilirubine augmentée 6 < Hypokaliémie < 1 Hypercholestérolémie 55 < 1 48 < 1 Phosphore bas Hypertriglycéridémie 62 < Effets indésirables du médicament signalés après la commercialisation du produit Les effets indésirables ci-après ont été déterminés durant l utilisation de ZYTIGA à la suite de l approbation du produit. Comme ces effets ont été signalés de façon volontaire par une population dont on ne connaît pas la taille, il n est pas toujours possible d estimer avec précision leur fréquence ou d établir un lien de causalité avec l emploi de ce médicament. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : alvéolite allergique Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif : rhabdomyolyse, myopathie INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES Aperçu In vitro, les études montrent que le CYP3A4 et SULT2A1 sont les principaux isoenzymes impliqués dans le métabolisme de l abiratérone (voir PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Pharmacocinétique non clinique). L abiratérone est un inhibiteur des enzymes hépatiques ZYT CPMF_SNDS Page 14 de 42
15 CYP2C8 et CYP2D6 intervenant dans le métabolisme des médicaments (voir Interactions médicament-médicament). Interactions médicament-médicament Effet potentiel d autres ingrédients médicinaux sur l exposition à ZYTIGA Inducteurs du CYP3A4 : Selon les données in vitro, le métabolite actif abiratérone est un substrat du CYP3A4. Dans le cadre d une étude clinique sur les interactions pharmacocinétiques menée chez des sujets sains, l administration d un prétraitement par un inducteur puissant du CYP3A4 (rifampicine à 600 mg par jour pendant 6 jours), suivi d une dose unique de mg d acétate d abiratérone, a donné lieu à une diminution de 55 % des valeurs d ASC plasmatique moyenne de l abiratérone. L utilisation d inducteurs puissants du CYP3A4 (par ex. la phénytoïne, la carbamazépine, la rifampicine, la rifabutine et le phénobarbital) pendant le traitement par ZYTIGA (acétate d abiratérone) est à proscrire. Si l administration concomitante d un inducteur puissant du CYP3A4 s avère nécessaire, l efficacité clinique devra être évaluée minutieusement en raison de l absence de données cliniques sur lesquelles s appuyer dans le but de recommander un ajustement posologique approprié. Inhibiteurs du CYP3A4 : Dans le cadre d une étude clinique sur les interactions pharmacocinétiques, des sujets sains ont reçu une dose de kétoconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4, à raison de 400 mg par jour pendant 6 jours. Aucun effet cliniquement significatif n a été démontré sur les propriétés pharmacocinétiques de l abiratérone suivant la coadministration d une dose unique d acétate d abiratérone de mg au jour 4. Effet potentiel de ZYTIGA sur l exposition à d autres médicaments CYP1A2 : Dans une étude clinique visant à déterminer les effets de l acétate d abiratérone (associé à de la prednisone) sur une dose unique de théophylline (substrat du CYP1A2), aucune augmentation de l exposition systémique à la théophylline n a été observée. CYP2D6 : Dans la même étude visant également à déterminer les effets de l acétate d abiratérone (associé à de la prednisone) sur une dose unique de dextrométhorphane (substrat du CYP2D6), l exposition systémique (ASC) au dextrométhorphane a augmenté d environ 200 %. L ASC 24 du dextrorphane, métabolite actif du dextrométhorphane, a augmenté d environ 33 %. ZYTIGA est un inhibiteur de l enzyme hépatique CYP2D6 intervenant dans le métabolisme des médicaments. La prudence est recommandée lorsque ZYTIGA est administré avec des médicaments activés ou métabolisés par le CYP2D6, particulièrement avec ceux dont l index thérapeutique est étroit. Il faut envisager une réduction de la dose des médicaments à index thérapeutique étroit qui sont métabolisés par le CYP2D6. CYP2C8 : Dans le cadre d un essai portant sur les interactions médicament-médicament avec le CYP2C8 chez des sujets sains, l ASC de la pioglitazone a augmenté de 46 %, tandis que les ASC du M-III et du M-IV (les métabolites actifs de la pioglitazone, substrat du CYP2C8) ont chacune diminué de 10 % lors de l administration d une dose unique de pioglitazone en association avec une dose unique de mg d acétate d abiratérone. Bien que ZYTIGA soit un inhibiteur du CYP2C8, ces résultats indiquent que d un point de vue clinique, aucune augmentation pertinente de l exposition n est attendue lorsque ZYTIGA est utilisé en association ZYT CPMF_SNDS Page 15 de 42
16 avec des médicaments qui sont principalement éliminés par le CYP2C8. Lorsqu un substrat du CYP2C8 ayant un indice thérapeutique étroit est utilisé en concomittance avec ZYTIGA, il faut surveiller les patients afin de détecter tout signe de toxicité lié à ce substrat. CYP2C9, CYP2C19 et CYP3A4/5 : Les études in vitro menées avec des microsomes hépatiques humains ont montré que l abiratérone était un inhibiteur modéré du CYP2C9, du CYP2C19 et du CYP3A4/5. Aucune étude clinique sur les interactions médicament-médicament n a été menée pour confirmer ces résultats obtenus in vitro (voir PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Pharmacocinétique non clinique). OATP1B1 : In vitro, l abiratérone et ses principaux métabolites ont inhibé le transporteur OATP1B1 qui assure le captage hépatique. Par conséquent, les concentrations de médicaments éliminés par le transporteur OATP1B1 pourraient augmenter. Il n existe aucune donnée clinique disponible pour confirmer l interaction avec le transporteur. Interactions médicament-aliment L administration de ZYTIGA avec de la nourriture augmente significativement l absorption de l acétate d abiratérone. L efficacité et l innocuité de ZYTIGA administré avec de la nourriture n ont pas été établies. ZYTIGA ne doit pas être pris avec des aliments solides ou liquides (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION et MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Pharmacocinétique). Interactions médicament-plante médicinale ZYTIGA ne doit pas être utilisé en association avec du millepertuis commun (Hypericum perforatum) ou des produits contenant du millepertuis commun car leur coadministration peut entraîner une diminution des concentrations plasmatiques de ZYTIGA. Effets du médicament sur le style de vie Aucune étude n a évalué les effets de ZYTIGA sur la capacité à conduire un véhicule ou à utiliser des machines. On ne s attend pas à ce que ZYTIGA nuise à la capacité à conduire ou à utiliser des machines. POSOLOGIE ET ADMINISTRATION Posologie recommandée et ajustement posologique La dose recommandée de ZYTIGA (acétate d abiratérone) est de 1 g (quatre comprimés à 250 mg) en une dose uniquotidienne qui doit être prise à jeun. Aucun aliment solide ou liquide ne doit être consommé pendant au moins deux heures avant la prise de ZYTIGA et pendant au moins une heure après la prise de ZYTIGA. Les comprimés doivent être avalés entiers avec de l eau. ZYTIGA est utilisé avec de la prednisone à faible dose. La dose recommandée de prednisone est de 10 mg par jour. Les patients ayant commencé à prendre ZYTIGA qui recevaient déjà un agoniste de la gonadolibérine doivent continuer de recevoir ce dernier. ZYT CPMF_SNDS Page 16 de 42
17 Les concentrations sériques de transaminases et de bilirubine doivent être mesurées avant de commencer le traitement par ZYTIGA, ainsi que toutes les deux semaines pendant les trois premiers mois et ensuite une fois par mois. Il convient de surveiller mensuellement la tension artérielle, le potassium sérique et la rétention hydrique (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Cardiovasculaire, Hypertension, hypokaliémie et rétention hydrique en raison d un excès de minéralocorticoïdes). Dose oubliée Si on oublie une dose quotidienne de ZYTIGA et/ou de la prednisone, on doit reprendre le traitement le lendemain avec la dose quotidienne habituelle. Ajustement posologique chez les insuffisants hépatiques ZYTIGA ne doit pas être utilisé chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou grave préexistante (voir MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE). Aucun ajustement posologique n est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère préexistante. Chez les patients qui développent une hépatotoxicité au cours du traitement par ZYTIGA (augmentation des concentrations de transaminases [ALAT ou ASAT] à plus de cinq fois la LSN ou de la bilirubine à plus de trois fois la LSN), on doit suspendre immédiatement le traitement jusqu à ce que les résultats des tests de la fonction hépatique se soient normalisés (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hépatique). La reprise du traitement après le retour des résultats des tests de fonction hépatique aux valeurs initiales du patient peut se faire à une dose réduite de 500 mg (deux comprimés) une fois par jour. Pour ce qui est des patients ayant repris le traitement, on doit surveiller les concentrations sériques de transaminases et de bilirubine au moins toutes les deux semaines durant trois mois et ensuite une fois par mois. En cas d hépatotoxicité récurrente à une dose réduite de 500 mg par jour, il faut arrêter le traitement par ZYTIGA. On ne doit pas prendre les doses réduites avec de la nourriture (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée et ajustement posologique). En cas d hépatotoxicité grave (concentration d ALAT 20 fois la limite supérieure de la normale) à un moment quelconque du traitement, il faut arrêter la prise de ZYTIGA. Ces patients ne doivent pas reprendre le traitement par ZYTIGA. Ajustement posologique chez les insuffisants rénaux Aucun ajustement posologique n est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale. SURDOSAGE L expérience du surdosage de ZYTIGA (acétate d abiratérone) chez l être humain est limitée. Il n existe pas d antidote spécifique de ce médicament. En cas de surdosage, on doit arrêter l administration de ZYTIGA et prendre des mesures générales de soutien comprenant une surveillance à la recherche d arythmies. On doit également évaluer la fonction hépatique. ZYT CPMF_SNDS Page 17 de 42
18 Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région. MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE Mode d action L acétate d abiratérone (ZYTIGA ) est converti in vivo en abiratérone, un inhibiteur de la biosynthèse des androgènes. Plus précisément, l abiratérone inhibe de façon sélective l enzyme 17α-hydroxylase/C17,20-lyase (CYP17). Cette enzyme est exprimée dans les testicules, les glandes surrénales et tissus tumoraux de la prostate, et elle est nécessaire à la biosynthèse des androgènes. Elle catalyse la conversion de la prégnénolone et de la progestérone en deux précurseurs de la testostérone, la DHEA et l androstènedione, respectivement par 17αhydroxylation et clivage de la liaison C17,20. L inhibition de l enzyme CYP17 entraîne également une augmentation de la production de minéralocorticoïdes par les glandes surrénales (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hypertension, hypokaliémie et rétention hydrique en raison d un excès de minéralocorticoïdes). Le carcinome prostatique sensible aux androgènes répond aux traitements qui diminuent les concentrations d androgènes. Les traitements de privation d androgènes, tels que les agonistes de la gonadostimuline et l orchidectomie, diminuent la production d androgènes au niveau des testicules mais n affecte pas la production d androgènes par les glandes surrénales ou dans la tumeur. ZYTIGA diminue les concentrations sériques de testostérone et d autres androgènes chez des patients à des niveaux inférieurs à ceux obtenus en utilisant des agonistes de la gonadolibérine seuls ou après orchidectomie. La sensibilité des tests commerciaux servant à évaluer la testostérone n est pas suffisante pour détecter l effet de ZYTIGA sur les concentrations sériques de testostérone. Par conséquent, il n est pas nécessaire de surveiller l effet de ZYTIGA sur les concentrations sériques de testostérone. Il est possible d observer des variations au niveau des concentrations sériques d antigène prostatique spécifique (APS), mais il s est avéré que ces variations n ont pas de corrélation avec le bienfait clinique chez certains patients. Pharmacodynamie Électrophysiologie cardiaque : Une étude multicentrique ouverte, non contrôlée, évaluant les ECG d un seul groupe a été réalisée auprès de 33 patients atteints d un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration qui ont subi une castration médicamenteuse (n = 28) ou chirurgicale (n = 5). On a enregistré une série d ECG des patients au départ et au jour 1 des premier et deuxième cycles de 28 jours de traitement par l acétate d abiratérone (1 g/jour) plus la prednisone (5 mg deux fois par jour). À l état d équilibre au jour 1 du cycle 2, l intervalle QTc était significativement raccourci à la plupart des points dans le temps, avec une diminution maximale moyenne par rapport au départ de -10,7 ms (IC à 90 % : -14,8 à -6,5) 24 heures après l administration de la dose. La privation androgénique est associée à un allongement de l intervalle QTc. Dans cette étude, l intervalle QTc moyen était de 435 à 440 ms au départ et 57,6 % des sujets avaient des valeurs QTc initiales > 450 ms avant l instauration de l acétate d abiratérone. Comme les sujets étaient déjà en privation androgénique dans cet essai, les résultats de cette étude ne peuvent pas être appliqués aux populations non castrées. ZYT CPMF_SNDS Page 18 de 42
19 Antagonistes des récepteurs minéralocorticoïdes : Il n était pas permis aux patients qui participaient aux essais cliniques de base (COU-AA-302 et COU-AA-301) d utiliser la spironolactone, un antagoniste des récepteurs minéralocorticoïdes, avec ZYTIGA puisque la spironolactone à la capacité de se fixer au récepteur androgène de type sauvage et de l activer, ce qui pourrait stimuler la progression de la maladie. Il faut éviter d utiliser la spironolactone avec ZYTIGA. Utilisation antérieure de kétoconazole : D après l expérience acquise lors d un des premiers essais sur l acétate d abiratérone, on peut s attendre à des taux de réponse moins élevés chez les patients traités antérieurement par du kétoconazole pour le cancer de la prostate. Pharmacocinétique La pharmacocinétique de l abiratérone et de l acétate d abiratérone a été étudiée à la suite de l administration de l acétate d abiratérone à des sujets en bonne santé, à des patients atteints d un cancer de la prostate métastatique et à des sujets non cancéreux présentant une insuffisance hépatique ou rénale. L acétate d abiratérone est rapidement converti in vivo en abiratérone, un inhibiteur de la biosynthèse des androgènes. Dans les études cliniques, plus de 99 % des échantillons analysés avaient des concentrations plasmatiques d acétate d abiratérone inférieures au seuil de détection (< 0,2 ng/ml). Absorption : Les valeurs de l ASC et de la C max chez les patients atteints d un cancer de la prostate résistant à la castration étaient respectivement de 979 ng h/ml et de 216,5 ng/ml. De plus, on a observé une grande variabilité inter-patients entre les sujets en bonne santé et les patients atteints d un cancer de la prostate résistant à la castration. On a observé une réduction de la clairance chez les patients atteints d un cancer de la prostate résistant à la castration (33 %) comparativement aux sujets en bonne santé. Cette réduction pourrait se traduire par une augmentation moyenne de 40 % de l exposition moyenne prévue en population chez les patients par comparaison aux sujets en bonne santé. Cependant, cette augmentation peut être confondue avec les effets des médicaments administrés en concomitance et la consommation de nourriture. On ne considère pas que cette différence soit cliniquement pertinente. Après l administration par voie orale de l acétate d abiratérone à jeun, le temps nécessaire pour atteindre la concentration plasmatique maximale d abiratérone est d environ deux heures chez les patients atteints d un cancer de la prostate résistant à la castration. L exposition systémique à l abiratérone augmente lorsque l acétate d abiratérone est administré avec de la nourriture. La C max et l ASC de l abiratérone étaient environ sept fois et cinq fois plus élevées, respectivement, lorsque l acétate d abiratérone était administré avec un repas faible en matières grasses (7 % de matières grasses, 300 calories) et environ 17 fois et 10 fois plus élevées, respectivement, lorsque l acétate d abiratérone était administré avec un repas riche en matières grasses (57 % de matières grasses, 825 calories). Étant donné la variation normale de la teneur et de la composition des repas, la prise de ZYTIGA avec les repas pourraient entraîner une variation très marquée de l exposition. Par conséquent, ZYTIGA doit être pris à jeun. Aucun aliment solide ou liquide ne doit être consommé pendant au moins deux heures avant la prise de ZYTIGA et pendant au moins une heure après la prise de ZYT CPMF_SNDS Page 19 de 42
20 ZYTIGA. Les comprimés doivent être avalés entiers avec de l eau (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION). Distribution : Le taux de liaison de l abiratérone marqué au carbone 14 aux protéines plasmatiques est de 99,8 % chez l être humain. Le volume apparent de distribution est d environ litres, ce qui donne à penser que l abiratérone est largement distribué dans les tissus périphériques. Des études in vitro montrent que l acétate d abiratérone et l abiratérone, à des concentrations cliniquement pertinentes, ne sont pas des substrats de la glycoprotéine P (P-gp). Les études in vitro montrent également que l acétate d abiratérone est un inhibiteur de la P-gp. Aucune étude n a été menée sur d autres protéines de transport. Métabolisme : À la suite de l administration orale de gélules d acétate d abiratérone marqué au carbone 14, l acétate d abiratérone est rapidement hydrolysé en son métabolite actif, l abiratérone. Cette réaction n est pas médiée par le CYP, mais on pense qu elle se produit par l entremise d une ou plusieurs estérases non identifiées. L abiratérone subit alors un métabolisme comprenant sulfatation, hydroxylation et oxydation, principalement dans le foie. Il en résulte la formation de deux principaux métabolites inactifs circulant dans le plasma, soit le sulfate d abiratérone et le sulfate d abiratérone N-oxyde, chacun comptant pour environ 43 % de la radioactivité totale. La formation du sulfate d abiratérone N-oxyde est surtout catalysée par le CYP3A4 et le SULT2A1, tandis que la formation du sulfate d abiratérone est catalysée par le SULT2A1. Excrétion : La demi-vie moyenne de l abiratérone dans le plasma est d environ 15 heures selon les données provenant de sujets en bonne santé et d environ 12 heures selon les données de patients atteints d un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration. À la suite de l administration par voie orale d acétate d abiratérone marqué au carbone 14, environ 88 % de la dose radioactive se retrouve dans les selles et environ 5 % dans l urine. Les principaux composés se trouvant dans les selles sont l acétate d abiratérone et l abiratérone inchangés (environ 55 % et 22 % de la dose administrée, respectivement). Populations et états pathologiques particuliers L effet des facteurs intrinsèques tels que l âge et le poids corporel a été évalué en utilisant des analyses pharmacocinétiques de population; aucune de ces covariables n a mis en évidence un effet statistiquement significatif. Pédiatrie : L acétate d abiratérone n a pas été évalué chez des sujets pédiatriques. Sexe : Toute l information recueillie dans le cadre d études cliniques à ce jour provient de sujets de sexe masculin. Insuffisance hépatique : La pharmacocinétique de l abiratérone a été évaluée chez des sujets non atteints d un CPRCm présentant une insuffisance hépatique légère (n = 8) ou modérée (n = 8) préexistante (classes A et B de Child-Pugh, respectivement) et des sujets témoins en bonne santé (n = 8). L exposition systémique (ASC) à l abiratérone après une dose orale unique de 1 g a augmenté respectivement d environ 1,1 fois et 3,6 fois chez les sujets présentant une insuffisance hépatique préexistante de sévérité légère ou modérée. La demi-vie moyenne de l abiratérone a été prolongée, passant d environ 13 heures chez les sujets en bonne santé à environ 18 heures chez les sujets présentant une insuffisance hépatique légère et à environ 19 heures chez les sujets présentant une insuffisance hépatique modérée. Aucun ajustement posologique n est nécessaire chez les ZYT CPMF_SNDS Page 20 de 42
VIDAL 2012 Médicaments Mise à jour du 25/10/2012 *ZYTIGA abiratérone acétate Formes et présentations Composition Indications Posologie et mode d'administration Contreindications Mises en garde et précautions
MONOGRAPHIE DE PRODUIT Pr Xtandi MD Capsules d enzalutamide 40 mg Antiandrogène (L02BB04) Astellas Pharma Canada, Inc. Markham (ON) L3R 0B8 N o de contrôle : 177983 Date d approbation initiale : 28 mai