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Timestamp: 2016-10-24 22:03:17+00:00
Document Index: 205631268

Matched Legal Cases: ['art. 150', 'ATF ', 'art. 48', 'art. 46', 'art. 54', 'art. 55', 'art. 43', 'art. 55', 'in fine', 'ATF ', 'art. 63', 'art. 64', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 55', 'ATF ', 'art. 55', 'art. 63', 'art. 63', 'ATF ', 'in fine', 'art. 20', 'ATF ', 'art. 117', 'art. 2', 'art. 11', 'art. 11', 'ATF ', 'art. 398', 'art. 2', 'art. 11', 'ATF ', 'art. 11', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 3', 'art. 11', 'art. 11', 'in fine', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 63', 'ATF ', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 2', 'art. 10', 'art. 17', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 11', 'art. 41', 'art. 2', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 156', 'art. 159']

Kiss et Romy, Juge suppl�ante.
tous deux repr�sent�s par Me Dominique Warluzel,
d�fenderesse et intim�e, repr�sent�e par Me Patrick Blaser, avocat, case postale 6045, 1211 Gen�ve 6.
contrat de compte courant; responsabilit� de la banque,
Banque Z.________ SA (ci-apr�s: la Banque Z.________) est un �tablissement bancaire constitu� sous forme de soci�t� anonyme de droit suisse dont le si�ge est � Gen�ve.
X.________ est un ressortissant fran�ais domicili� au Maroc, qui a connu une certaine r�ussite dans le domaine de la mode. Il est aujourd'hui un investisseur actif dans l'immobilier et sur les march�s financiers, et dispose de comptes bancaires aupr�s de plusieurs �tablissements tant en Suisse qu'� l'�tranger.
Y.________ Ltd (ci-apr�s: Y.________) est une soci�t� fond�e le 23 janvier 2001 aux �les Vierges britanniques. Son b�n�ficiaire �conomique est E.X.________, fr�re de X.________.
Au d�but de l'ann�e 2002, X.________ a approch� la Banque Z.________ en vue d'acqu�rir des parts du fonds Medaillon, un hedge fund dont la Banque Z.________ d�tenait des parts et pouvait les proposer � ses clients. X.________ connaissait ce type d'investissement pour en avoir d�j� poss�d�.
Le 15 janvier 2002, X.________ a ouvert un compte personnel, sous d�nomination �xxx�, aupr�s de la Banque Z.________. Il n'a pas confi� de mandat de gestion � cette derni�re.
Au mois d'avril 2002, le fonds Medaillon a d�cid� de rembourser spontan�ment et de mani�re contraignante certains porteurs de ses parts, dont X.________. Celui-ci s'est vu cr�diter sur son compte aupr�s de la Banque Z.________ la valeur de ses parts, y compris une plus-value de USD 32'500.- environ.
� la suite de ce remboursement, et apr�s en avoir discut� avec le responsable de son compte, A.________, X.________ a d�cid� de conserver une partie de ses avoirs aupr�s de la Banque Z.________, soit un montant de l'ordre de USD 360'000.-, afin de proc�der � des investissements dans d'autres hedge funds.
A.________ a alors pr�sent� � X.________ plusieurs fonds susceptibles de l'int�resser. Dans le cadre de ces discussions, X.________ a manifest� son int�r�t pour investir dans quatre fonds, dont le fonds Kingate Global Fund que X.________ connaissait d�j� et qui �tait g�r� par le groupe Madoff depuis l'ann�e 2001; il en avait d�tenu des parts et estimait ses performances int�ressantes.
X.________ a �galement demand� de pouvoir b�n�ficier d'un pr�t lui permettant d'augmenter le volume de ses investissements.
Par courrier t�l�copi� du 24 mai 2002, A.________ a inform� X.________ qu'il ne lui �tait pas possible d'investir dans l'un des fonds qu'il avait mentionn�s, le fonds Alta Partners, l'investissement minimum dans ce fonds �tant de USD 1'500'000.-. En �change, A.________ a propos� � X.________ d'investir dans le fonds AWH Fund Ltd (ci-apr�s: le fonds AWH), en pr�cisant que : (i) la Banque Z.________ connaissait ce fonds depuis 1997; (ii) ce fonds, consid�r� comme �le Madoff asiatique�, avait donn� ces derni�res ann�es d'excellentes performances accompagn�es d'une faible volatilit�; (iii) la performance des premiers mois de 2002 d�passait 10%, ce qui en faisait un des meilleurs fonds alternatifs du moment.
A.________ a �galement indiqu� � X.________ qu'il �tait possible de lui faire octroyer par la Banque Z.________ un pr�t de USD 140'000.- afin de lui permettre d'investir USD 125'000.- dans chacun des quatre fonds qu'il avait propos�s, soit un levier de 37%. Il �tait pr�cis� que sans levier, l'investissement possible �tait de USD 90'000.- pour chacun des fonds.
Au courrier de A.________ du 24 mai 2002 �tait notamment joint un descriptif du fonds AWH �tabli par la Banque Z.________ relatif � sa politique d'investissement et � ses performances depuis le mois de septembre 1996. Selon ce document, la performance du fonds AWH sur les quatre premiers mois de l'ann�e 2002 s'�levait � 10.78%. La strat�gie d'investissement du fonds AWH �tait pr�sent�e comme suit :
�La strat�gie du fonds consiste � investir ses avoirs dans des actions, options et warrants cot�s en bourse � Hong Kong, en Chine, au Japon, en Malaisie, � Singapour, en Cor�e du Sud et � Taiwan, couverts de mani�re dynamique par des contrats futurs sur l'indice correspondant et des options sur ceux-ci.�
Entre le 5 et le 12 juin 2002, X.________ a acquis par le biais de la Banque Z.________ 50,1373 parts du fonds AWH pour un montant de USD 125'520.05 ainsi que des parts de trois autres fonds non pertinents en l'esp�ce.
Ces acquisitions ont en partie �t� financ�es par un pr�t de USD 140'000.- consenti par la Banque Z.________ � X.________, au taux LIBOR + 1%. Ce pr�t �tait garanti par le nantissement des parts de fonds d�pos�es sur le compte �xxx�.
Le 28 juin 2002, X.________ a d�cid� de transf�rer � la soci�t� Y.________ une partie de ses avoirs, dont notamment les parts du fonds AWH dont il disposait aupr�s de la Banque Z.________. Ce transfert est intervenu sans signature d'un acte quelconque entre X.________ et Y.________.
Y.________, qui avait ouvert le 12 juin 2002 un compte aupr�s de la Banque Z.________, a vu lesdits titres cr�dit�s sur son compte. Elle a �galement repris les droits et obligations d�coulant du contrat de pr�t conc�d� par la Banque Z.________ � X.________.
Y.________ n'a pas confi� � la Banque Z.________ de mandat de gestion sur son compte. Ce compte faisait l'objet d'une procuration en faveur de X.________, qui n'en �tait toutefois pas l'ayant droit.
Au mois d'ao�t 2002, la valeur des parts du fonds AWH a commenc� � baisser. Il faut encore pr�ciser que la Banque Z.________ d�tenait elle-m�me des parts du fonds AWH par le biais du fonds Franck Multi Advisor Growth Fund dont elle assurait la gestion.
Le rapport des r�viseurs du fonds AWH pour l'ann�e 2001, �mis par PriceWaterhouseCoopers le 12 juillet 2002, �non�ait notamment ce qui suit :
�Sans qualifier notre opinion, nous attirons l'attention sur l'�v�nement post�rieur qui suit. Le 2 avril 2002, ASIA FINANCIAL ASSET MANAGEMENT (AFAM), pr�c�dent g�rant de la soci�t�, et son directeur ont �t� censur�s publiquement par le Comit� des acquisitions et des fusions de la Commission des titres et des contrats futurs de Hong Kong. Le Comit� a aussi rendu une d�cision contre le directeur de AFAM faisant interdiction � tous les courtiers, conseillers en investissements, repr�sentants de courtiers ou repr�sentants en investissements exempt�s tels que d�finis dans l'Ordonnance sur les titres d'agir directement ou indirectement en leurs qualit�s respectives pour le directeur ou pour toute soci�t� priv�e qu'il contr�le pendant cinq ans sauf accord pr�alable �crit du Comit�. Le Comit� a aussi d�couvert que certaines autres soci�t�s pour lesquelles AFAM avait un pouvoir de gestion discr�tionnaire ont viol� la r�gle 26.1 du Code des acquisitions en acqu�rant des actions de Tack Hsin Holdings Limited pour plus de 35% sans proc�der � une offre obligatoire�.
Le 11 d�cembre 2002, la Banque Z.________ a �t� inform�e de ce que la Cour Supr�me des Bahamas avait ordonn� la mise en liquidation du fonds AWH. La Banque Z.________ a transmis cette information � Y.________, qui l'a re�ue le 3 janvier 2003.
Par courrier de son conseil am�ricain du 8 avril 2003, Y.________ a reproch� � la Banque Z.________ de lui avoir sugg�r� d'investir dans le fonds AWH alors qu'il n'�tait pas autoris� � la vente en Suisse, que ce fonds pr�sentait des risques importants dans la mesure o� les rapports annuels de 1999 et 2000 mentionnaient que les actifs du fonds �taient investis � 82% dans les titres d'une seule soci�t� au 31 d�cembre 2000 et � 99% au 31 d�cembre 1999, et qu'il ne pouvait d�s lors �tre compar� � la strat�gie de Bernard Madoff, laquelle �tait bien plus diversifi�e.
Y.________ a invit� la Banque Z.________ � proc�der au rachat de ses parts du fonds AWH au prix de USD 125'000.- plus int�r�ts.
Par courrier de son conseil genevois du 6 mai 2003, la Banque Z.________ s'est oppos�e � cette demande et a contest� les reproches qui lui �taient adress�s par Y.________.
Notamment, la Banque Z.________ a indiqu� qu'elle s'�tait pr�alablement enquise de la raison pour laquelle les avoirs du fonds AWH �taient investis, au 31 d�cembre de chaque ann�e, en majeure partie dans les titres d'une seule soci�t�, et que l'administrateur du fonds lui avait expliqu� qu'il s'agissait d'une d�marche strat�gique et temporaire du g�rant destin�e � �viter que des concurrents puissent reproduire la strat�gie d'investissement de AWH en consultant les rapports annuels du fonds.
S'agissant de la comparaison du fonds AWH avec les fonds d'investissement du groupe Madoff, la Banque Z.________ a remis � Y.________ un descriptif � teneur duquel la strat�gie du fonds Kingate �tait la suivante:
�La strat�gie utilis�e par les conseillers en investissement du fonds est appel�e �split-strike conversion� et comprend :
(i) l'achat d'un panier de 30 � 40 actions � grande capitalisation du S&P 100 (p. ex. Microsoft, Cisco Systems, General Electric, Intel, Exxon, Wal-Mart Stores, Oracle, Lucent Technologies, IBM, Citigroup, Nortel NETWORKS, AT&T, etc.), qui repr�sentent ensemble la plus grande valeur de l'indice et ainsi, lorsqu'elles sont combin�es, pr�sentent un lien �troit avec le march� en g�n�ral;
(ii) la vente d'actions (recte : options) call �out of the money� sur l'indice S&P100 pour un montant �quivalent � celui du panier achet�;
(iii) l'achat d'options put �out of the money� ou �at the money� sur l'indice S&P pour le m�me montant�.
La Banque Z.________ en d�duisait que la strat�gie des deux fonds �tait similaire et consistait � acheter des actions de soci�t�s cot�es en bourse et � conclure des op�rations de couverture en options similaires � l'indice de r�f�rence.
Le 5 juin 2003, Y.________ a pri� la Banque Z.________ de lui remettre copie de tous les documents concernant les investigations qu'elle avait d� effectuer en relation avec le fonds AWH.
Le 17 juin 2003, la Banque Z.________ s'est oppos�e � cette demande au motif que ces documents, de nature purement interne � la banque, ne pouvaient �tre remis � des tiers. La Banque Z.________ estimait au surplus avoir r�pondu de mani�re compl�te et circonstanci�e aux reproches formul�s par Y.________.
Un �change de correspondance s'en est suivi, au cours duquel Y.________ et la Banque Z.________ ont persist� dans leur argumentation respective.
Le 13 f�vrier 2004, X.________ et Y.________ ont assign� la Banque Z.________ devant le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve en paiement de la somme de CHF 176'627.20, contre-valeur de USD 128'000.- au cours du 13 janvier 2003, plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 14 janvier 2003.
Par jugement du 4 mai 2005, le Tribunal de premi�re instance a d�bout� les demandeurs de toutes leurs conclusions et les a condamn�s conjointement et solidairement aux d�pens. Sur appel des demandeurs, la Cour de justice du canton de Gen�ve a confirm� ce jugement par arr�t du 7 avril 2006.
Agissant par la voie du recours en r�forme au Tribunal f�d�ral, les demandeurs concluent avec suite de frais et d�pens � la r�forme de cet arr�t du 7 avril 2006 en ce sens que la d�fenderesse soit condamn�e � leur payer, conjointement et solidairement, le montant de CHF 176'627.20 avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 14 janvier 2003. La d�fenderesse conclut au rejet du recours.
Sur requ�te de la d�fenderesse, le Tribunal f�d�ral, par ordonnance du 6 octobre 2006, a astreint Y.________ � fournir des s�ret�s � hauteur de 7'000 fr. en garantie des d�pens, conform�ment � l'art. 150 al. 2 OJ. Les s�ret�s ont �t� d�pos�es en temps utile.
1.2 Interjet� par les parties demanderesses qui ont succomb� dans leurs conclusions en paiement et ont donc qualit� pour recourir (cf. ATF 123 III 414 consid. 3a; 126 III 198 consid. 2b), le recours en r�forme est dirig� contre une d�cision finale rendue en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 48 al. 1 OJ). Portant sur une contestation civile de nature p�cuniaire dont la valeur d�passe le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), le recours est donc en principe recevable, puisqu'il a �t� d�pos� en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ).
1.3 Le recours en r�forme est ouvert pour violation du droit f�d�ral, mais non pour violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 OJ), ni pour violation du droit cantonal (cf. art. 55 al. 1 let. c in fine OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et les arr�ts cit�s). Saisi d'un recours en r�forme, le Tribunal f�d�ral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la d�cision attaqu�e, � moins que des dispositions f�d�rales en mati�re de preuve n'aient �t� viol�es, qu'il n'y ait lieu � rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compl�ter les constatations de l'autorit� cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, r�guli�rement all�gu�s et clairement �tablis (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2, 136 consid. 1.4; 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a; 119 II 353 consid. 5c/aa).
Dans la mesure o� un recourant pr�sente un �tat de fait qui s'�carte de celui contenu dans l'arr�t attaqu� sans se pr�valoir avec pr�cision de l'une des exceptions qui viennent d'�tre rappel�es, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 102 consid. 2.2, 136 consid. 1.4). Au surplus, il ne peut �tre pr�sent� dans un recours en r�forme de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). L'appr�ciation des preuves � laquelle s'est livr�e l'autorit� cantonale ne peut ainsi �tre remise en cause en instance de r�forme (ATF 132 III 1 consid. 3.1; 129 III 618 consid. 3; 126 III 189 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3a).
1.4 Dans son examen du recours, le Tribunal f�d�ral ne peut aller au-del� des conclusions des parties, lesquelles ne peuvent en prendre de nouvelles (art. 55 al. 1 let. b OJ); en revanche, il n'est pas li� par les motifs que les parties invoquent (art. 63 al. 1 OJ) ni par l'argumentation juridique retenue par la cour cantonale (art. 63 al. 3 OJ). Il peut donc admettre un recours pour d'autres motifs que ceux invoqu�s par la partie recourante et il peut �galement le rejeter en adoptant une autre argumentation juridique que celle retenue par la cour cantonale (ATF 130 III 136 consid. 1.4. in fine; 127 III 248 consid. 2c et les r�f�rences cit�es).
2.1 La pr�sente affaire pose la question de la responsabilit� de la banque pour l'acquisition, par le demandeur X.________, de parts du fonds AWH qui ont perdu toute valeur ensuite de la mise en liquidation de ce fonds quelques mois apr�s cette acquisition. Dans son arr�t, la cour cantonale a ni� toute responsabilit� de la banque, tant � l'�gard de X.________ qu'envers Y.________.
Les juges cantonaux ont consid�r� en substance que X.________ n'avait subi aucun dommage du fait de l'investissement dans le fonds AWH, puisqu'il s'�tait dessaisi des parts de ce fonds en faveur de la soci�t� Y.________ avant que les parts aient perdu une quelconque valeur (arr�t attaqu�, consid. 2 p. 8). Quant � Y.________, elle n'avait b�n�fici� d'aucun conseil de la d�fenderesse en rapport avec l'acquisition de ces parts et il n'�tait pas davantage pr�tendu que X.________ lui aurait c�d� le b�n�fice du contrat de mandat (conseil), voire les pr�tentions issues de celui-ci. Une responsabilit� extra-contractuelle de la banque ne pouvait pas non plus �tre retenue. En effet, sous l'angle de l'acte illicite et de la faute, la banque ignorait, au moment du transfert des titres du compte de X.________ � celui de Y.________, que la valeur des parts du fonds �tait surfaite. Y.________ n'�tait donc pas fond�e � r�clamer la r�paration de son pr�judice � la d�fenderesse, faute d'avoir �t� conseill�e par cette derni�re et en l'absence de toute responsabilit� extra-contractuelle (arr�t attaqu�, consid. 3 p. 8-9).
� titre subsidiaire, la cour cantonale a encore consid�r� qu'en l'absence d'un mandat de gestion entre les demandeurs et la banque, cette derni�re n'�tait pas tenue de signaler � son client les risques que comportait un placement d�termin�. Par ailleurs, les renseignements donn�s par la banque � X.________ au moment de la conclusion (par actes concluants) du contrat de conseil de placement �taient justes, compr�hensibles, pr�cis et donn�s sur la base des �l�ments disponibles. Aucun �l�ment ne laissait penser que la banque savait ou aurait d� savoir, le jour o� elle a propos� � X.________ d'investir dans le fonds AWH incorpor� aux Bahamas, que le g�rant de ce fonds avait fait l'objet d'une sanction administrative rendue par une autorit� de Hong Kong. La d�fenderesse ne pouvait donc se voir reprocher aucune faute, car elle n'avait pas viol� ses obligations contractuelles ou un quelconque devoir de diligence dans le cadre de ses relations contractuelles avec les demandeurs (arr�t attaqu�, consid. 4 p. 9-11).
2.2 La pr�sente cause comporte un �l�ment d'extran�it� dans la mesure o� les demandeurs ont leur domicile (cf. art. 20 et 21 LDIP) � l'�tranger. Le Tribunal f�d�ral, statuant en instance de r�forme, doit donc contr�ler d'office la question du droit applicable au litige (ATF 130 III 417 consid. 2 et les arr�ts cit�s). L'arr�t attaqu� ne contient aucune consid�ration � ce sujet. Cependant, les parties se r�f�rent toutes deux au droit suisse dans leurs �critures et ce droit correspond � celui de l'Etat dans lequel la banque, qui fournit la prestation caract�ristique, a son �tablissement (art. 117 al. 1, 2 et 3 let. c et d LDIP). Il y a donc lieu d'appliquer le droit suisse au pr�sent litige.
2.3 Il convient d'observer au pr�alable que les demandeurs, qui contestent que la d�fenderesse ait correctement rempli son devoir d'information � leur �gard et font valoir une violation des art. 2 et 8 CC ainsi que de l'art. 11 LBVM, exercent leurs pr�tentions contre la d�fenderesse solidairement. Cependant, ils ne contestent plus devant le Tribunal f�d�ral que X.________ n'a subi aucun dommage du fait de la perte de valeur des parts du fonds AWH. En effet, il est av�r� qu'� la date du transfert de ces parts du compte de X.________ � celui de Y.________, le 28 juin 2002, la valeur des parts du fonds AWH �tait en constante augmentation. Par ailleurs, X.________ ne pr�tend pas qu'il aurait subi une autre diminution de son patrimoine en relation avec l'acquisition des parts du fonds AWH et de la perte de valeur subs�quente de celles-ci. Faute de dommage, la responsabilit� de la banque ne peut pas �tre engag�e � son �gard � quelque titre que ce soit et l'arr�t attaqu� doit �tre confirm� sur ce point.
Il sied d�s lors d'examiner si la responsabilit� de la d�fenderesse est engag�e envers la demanderesse Y.________.
3.1 Les demandeurs font tout d'abord valoir que la d�fenderesse a octroy� une ligne de cr�dit � X.________, laquelle �tait destin�e � financer en partie les investissements que la banque lui avait recommand�s. Lors des pourparlers ayant conduit � la conclusion de ce contrat de cr�dit, la banque aurait viol� son devoir d'information et de mise en garde en n'attirant pas l'attention de son client, � savoir X.________, sur les risques li�s aux placements pr�conis�s. Y.________ ayant repris le contrat de pr�t en question, elle serait fond�e � se pr�valoir des manquements pr�tendument commis par la d�fenderesse envers X.________ lors des pourparlers transactionnels ayant conduit � l'acquisition des parts du fonds AWH.
Il n'est pas disput� que Y.________ a repris les obligations et les droits d�coulant du contrat de pr�t initialement conclu entre la d�fenderesse et X.________. En revanche, il ne ressort pas de l'�tat de fait, qui lie le Tribunal f�d�ral (cf. consid. 1.3 supra), que X.________ aurait c�d� � Y.________ ses �ventuels droits et pr�tentions contre la d�fenderesse r�sultant d'un autre fondement juridique que le contrat de pr�t, notamment les �ventuelles pr�tentions issues du contrat de mandat (conseil) li� � l'acquisition des parts du fonds AWH ou d'une �ventuelle violation, par la banque, de l'art. 11 LBVM. Une telle cession n'est pas m�me all�gu�e, de sorte que pour cette raison d�j�, l'on devrait rejeter toute responsabilit� contractuelle de la d�fenderesse envers la demanderesse Y.________ pour les pr�tendus manquements commis ant�rieurement � la conclusion du contrat de cr�dit, comme l'a fait la cour cantonale. Y.________ invoque n�anmoins que la d�fenderesse, en sa qualit� de banque dispensatrice de cr�dit, avait des obligations d'information et de mise en garde � l'encontre de son client, X.________, et que les pr�tentions en d�coulant lui ont bien �t� c�d�es avec le contrat de cr�dit. La question de savoir si Y.________ est l�gitim�e � invoquer une �ventuelle violation du devoir d'information de la d�fenderesse d�coulant des pourparlers ayant pr�c�d� la conclusion du contrat de pr�t accord� � X.________ peut toutefois demeurer ouverte en l'esp�ce, car aucun manquement ne saurait �tre reproch� � la d�fenderesse en ce qui concerne son devoir d'information envers X.________, pour les raisons d�velopp�es ci-apr�s.
�tant donn� que Y.________ se pr�vaut de pr�tendus manquements commis par la d�fenderesse envers X.________ en relation avec l'acquisition des parts du fonds AWH, il convient d'examiner quels �taient l'objet et l'�tendue du devoir d'information de la d�fenderesse envers X.________ � cet �gard.
3.2 Les devoirs d'information et de conseil de la banque sont des notions � g�om�trie variable dont le Tribunal f�d�ral a �t� appel� � pr�ciser les contours � diverses reprises ces derni�res ann�es (arr�t 4C.270/2006 du 4 janvier 2007, destin� � la publication, consid. 7; ATF 124 III 155 consid. 3a; 119 II 333 consid. 5 et 7; arr�t 4C.410/1997 du 23 juin 1998, traduit in SJ 1999 I p. 205, consid. 3). Il r�sulte de cette jurisprudence que l'objet exact et l'�tendue du devoir d'information d�pendent de la nature des prestations fournies par la banque et des circonstances du cas, notamment de l'exp�rience et des connaissances de son client. L'on devrait ainsi plut�t parler des devoirs d'information de la banque. Ces devoirs d�coulent des obligations de diligence et de fid�lit� ancr�s dans les r�gles du mandat (art. 398 al. 2 CO), du principe de la confiance (art. 2 CC), ou encore de l'art. 11 de la Loi f�d�rale sur les bourses et le commerce des valeurs mobili�res (LBVM; RS 954.1). Ils tendent de mani�re uniforme � la sauvegarde loyale des int�r�ts d'autrui (arr�ts 4C.45/2001 du 31 ao�t 2001, reproduit in SJ 2002 I p. 274, consid. 4a; 4C.410/1997 du 23 juin 1998, traduit in SJ 1999 I p. 205, consid. 3a et les r�f�rences cit�es). Ils existent tant dans les rapports pr�contractuels que contractuels. Dans le premier cas, leur violation fonde la responsabilit� de la banque pour culpa in contrahendo (arr�t 4C.410/1997 du 23 juin 1998 pr�cit�, consid. 3a et les r�f�rences cit�es). Toutefois, lorsque la violation du devoir d'information a lieu avant la conclusion d'un contrat litigieux mais que finalement ce contrat a �t� conclu, la responsabilit� contractuelle absorbe la responsabilit� pr�contractuelle (arr�t 4C.447/1997 du 8 juin 1998, reproduit in SJ 1999 I p. 113, consid. 3a et les r�f�rences cit�es; arr�t 4C.82/2005 du 4 ao�t 2005, consid. 7.1; cf. ATF 131 III 377 consid. 3).
L'arr�t attaqu� a examin� la port�e du devoir d'information de la banque dans le cas d'esp�ce uniquement sur la base des dispositions de la responsabilit� contractuelle et extra-contractuelle. Elle n'a pas appliqu� l'art. 11 LBVM. Les demandeurs se pr�valent de cette disposition dans leur recours. Le Tribunal f�d�ral ne revoit les moyens juridiques nouveaux que s'ils d�duisent des cons�quences juridiques de faits r�guli�rement soumis � l'appr�ciation de la juridiction cantonale et constat�s par elle dans la d�cision attaqu�e (ATF 123 III 129 consid. 3b/aa et les r�f�rences cit�es). Une nouvelle argumentation n'est donc admissible que si elle se fonde enti�rement sur le m�me �tat de fait (ATF 125 III 305 consid. 2e). C'est bien le cas en l'esp�ce, de sorte que ce moyen sera examin� ci-apr�s. Par ailleurs, le Tribunal f�d�ral examinera l'application de l'art. 11 LBVM dans le cadre du principe iura novit curia (cf. consid. 1.4 supra).
3.3 Sous le titre �R�gles de conduite�, l'art. 11 al. 1 LBVM pr�voit que le n�gociant en valeurs mobili�res a envers ses clients (a) un devoir d'information (il les informe en particulier sur les risques li�s � un type de transactions donn�), (b) un devoir de diligence (il assure en particulier la meilleure ex�cution possible de leurs ordres et veille � ce qu'ils puissent la reconstituer) et (c) un devoir de loyaut� (il veille en particulier � ce qu'ils ne soient pas l�s�s en raison d'�ventuels conflits d'int�r�ts). Dans l'accomplissement de ces devoirs, il sera tenu compte de l'exp�rience des clients et de l'�tat de leurs connaissances dans les domaines concern�s (art. 11 al. 2 LBVM).
Le Tribunal f�d�ral a pr�cis� la port�e de l'art. 11 LBVM dans un arr�t r�cent (4C.270/2006 du 4 janvier 2007, destin� � la publication, consid. 5) auquel on peut renvoyer. Conform�ment aux conceptions soutenues par la doctrine majoritaire, le Tribunal f�d�ral a reconnu que cette disposition institue des r�gles de conduite tant de droit public que de droit priv�. Sur le plan civil, il en a d�duit deux cons�quences. Premi�rement, les accords de droit priv� ne sont valables que dans la mesure o� ils ne contredisent pas les r�gles de conduite impos�es par l'art. 11 LBVM. Deuxi�mement, ces r�gles s'appliquent m�me si le contrat conclu entre les parties ne contient aucune r�glementation correspondante ou ne s'y r�f�re pas (arr�t du Tribunal f�d�ral 4C.270/2006 du 4 janvier 2007, consid. 5.2 et les nombreuses r�f�rences doctrinales cit�es). Quant au contenu de l'information, l'art. 11 al. 1 let. a LBVM oblige le n�gociant � informer les clients des risques li�s � un type de transaction donn�. L'information doit porter sur la structure de risque propre � certains types de transactions, et non sur les risques sp�cifiques � une transaction concr�te portant sur une valeur mobili�re (arr�t 4C.270/2006 du 4 janvier 2007 pr�cit�, consid. 5.3 et les r�f�rences cit�es; cf. art. 3 al. 3 des R�gles de conduite pour n�gociants en valeurs mobili�res applicables pour l'ex�cution d'op�rations sur titres, Directives de l'Association Suisse des Banquiers du 22 janvier 1997). En tous les cas, la banque doit tenir compte de l'exp�rience et des connaissances de son client, comme le pr�cise l'art. 11 al. 2 LBVM.
Comme mentionn� plus haut, l'exp�rience et les connaissances des clients sont d�terminantes pour d�finir l'objet et l'�tendue du devoir d'information de la banque d�coulant de l'art. 11 LBVM. Or en l'esp�ce, il d�coule des faits retenus par l'autorit� cantonale, qui lient le Tribunal f�d�ral (cf. consid. 1.3 supra), que X.________ connaissait le type d'investissement dans les hedge funds pour en avoir d�j� poss�d� (cf. lettre B supra) et qu'il cherchait lui-m�me � investir dans ce type de produits financiers, qui comportent, par d�finition, certes une possibilit� de gain �lev�e mais �galement un risque accru (arr�t attaqu�, consid. 4.4 p. 2). Il a lui-m�me demand� � la banque de pouvoir b�n�ficier d'un pr�t pour augmenter le volume de ses investissements (cf. lettre B in fine supra). Du reste, les demandeurs ne pr�tendent pas qu'ils n'ont pas compris le type d'investissement auxquels ils se sont livr�s. Pour ces raisons, on ne saurait reprocher � la banque d'avoir viol� l'art. 11 al. 1 LBVM et le recours doit �tre rejet� sur ce point.
En r�alit�, les demandeurs se plaignent du fait que la banque aurait mal renseign� X.________ non pas sur le type d'investissement qu'il envisageait (l'acquisition de parts de hedge funds), mais sur les caract�ristiques du fonds AWH lui-m�me, notamment parce que la banque aurait affirm� que ce fonds pratiquait une strat�gie de placement diversifi�e, ce qui serait erron�. Comme on l'a vu ci-dessus, l'art. 11 LBVM engendre une obligation de renseigner le client sur les risques sp�cifiques � un type de transaction (par exemple les op�rations sur options ou futures). En revanche, cette disposition ne fonde aucune obligation de la banque de renseigner sur un produit particulier (arr�t 4C.270/2006 du 4 janvier 2007 pr�cit�, consid. 5.3 et les r�f�rences cit�es). Cela signifie que le n�gociant en valeurs mobili�res n'est pas tenu, sur la base de l'art. 11 LBVM, d'analyser chaque transaction individuelle et les risques li�s � cette transaction sp�cifique. En revanche, une telle obligation peut d�couler des devoirs de diligence et de fid�lit� contractuels de la banque, tels que concr�tis�s par la jurisprudence du Tribunal f�d�ral. Il convient d�s lors d'examiner l'�tendue du devoir d'information de la d�fenderesse selon les relations contractuelles qui la liaient � X.________ � la lumi�re des principes pos�s par le Tribunal f�d�ral en la mati�re.
3.4 La cour cantonale a qualifi� les relations contractuelles entre X.________ et la d�fenderesse de contrat de compte courant, giro bancaire, contrat de d�p�t ouvert ainsi que de contrats de commission (arr�t attaqu�, consid. 2 p. 7). Il n'y a pas lieu de mettre en doute cette appr�ciation de la nature juridique des relations entre les parties, laquelle est conforme aux circonstances de fait retenues dans l'arr�t attaqu�. Les demandeurs ne contestent pas qu'aucun mandat de gestion n'a �t� conclu. Par ailleurs, il n'est pas disput� que X.________ a acquis les parts de fonds litigieuses sur les recommandations de la d�fenderesse. La cour cantonale, suivie par les demandeurs, consid�re � cet �gard que X.________ et la banque �taient li�s par un contrat de conseil en placement conclu par actes concluants (arr�t attaqu�, consid. 4.2 p. 10).
3.4.1 Il ressort de l'�tat de fait que la d�fenderesse a pr�sent� divers fonds � X.________, qui d�tenait d�j� un compte aupr�s d'elle depuis le mois de janvier 2002. On peut ainsi admettre, avec la cour cantonale, que les conseils et avis donn�s par la banque dans un tel cadre rel�vent du contrat de mandat (cf. ATF 110 II 360 consid. 5). Il convient donc d'examiner quelle �tait l'obligation d'informer de la d�fenderesse sur cette base.
Selon la jurisprudence du Tribunal f�d�ral, la banque doit fournir � son client une information v�ridique et compl�te chaque fois que, dans un cas concret, le client souhaite information et conseil qui lui sont fournis par la banque professionnellement comp�tente. De plus, un devoir d'information marqu� existe dans l'hypoth�se o� la banque recommande au client, m�me spontan�ment, certaines dispositions patrimoniales, en particulier des placements de capitaux (arr�ts 4C.410/1997 du 23 juin 1998, traduit in SJ 1999 I p. 205, consid. 3b; 4C.20/2005 du 21 f�vrier 2006, consid. 4.2.3).
Le renseignement donn� par la banque dans un tel cas doit �tre juste, compr�hensible, donn� sur la base des �l�ments disponibles, pr�cis et exhaustif (Carlo Lombardini, Droit bancaire suisse, Zurich 2002, p. 494 s., n. 12). Selon les circonstances, la banque ne r�pond des cons�quences d'un conseil objectivement faux que si, au moment o� elle s'est exprim�e, le conseil �tait manifestement d�raisonnable. En effet, le sp�culateur doit savoir qu'il ne peut se fier s�rement � un conseil relatif � un �v�nement futur et incertain; en principe, il doit assumer lui-m�me les risques, s'il suit le conseil de la banque (ATF 119 II 333 consid. 7a et les r�f�rences cit�es).
La cour cantonale a consid�r� que la banque avait en l'esp�ce rempli ses obligations. Elle a constat�, d'une mani�re qui lie le Tribunal f�d�ral (cf. consid. 1.3 supra), qu'il �tait conforme � la r�alit� d'affirmer que la performance du fonds AWH avait toujours �t� positive et que sa performance cumul�e pour les mois de janvier � mai 2002 �tait bien de plus 10%. La cour cantonale a �galement constat� que les strat�gies des fonds Madoff et AWH �taient similaires. Aucun �l�ment ne laissait penser que la d�fenderesse savait ou aurait d� savoir le 24 mai 2002, date � laquelle elle a propos� � X.________ d'investir dans le fonds AWH incorpor� aux Bahamas, que le g�rant de ce fonds avait fait l'objet d'une sanction administrative rendue par une autorit� de Hong Kong.
Les demandeurs contestent certes ces constatations de fait, mais leurs griefs sur ce point sont irrecevables dans le recours en r�forme. Ils se r�f�rent en effet aux pi�ces du dossier, mettent en doute l'appr�ciation des preuves et se livrent � une critique, sous forme d'appel, des constatations de fait, sans invoquer l'une des exceptions pr�vues par les art. 63 al. 2 et 64 OJ (cf. consid. 1.3 supra).
Pour le surplus, les demandeurs contestent que le fonds en question suivait une strat�gie de placement diversifi�e, puisqu'il ressortait des rapports annuels de 1999 et 2000 que les actifs du fonds �taient investis � 82% dans les titres d'une seule soci�t� au 31 d�cembre 2000 et � 99% au 31 d�cembre 1999, et qu'il ne pouvait d�s lors �tre compar� � la strat�gie du groupe Madoff, qui �tait bien plus diversifi�e. La cour cantonale a retenu sur ce point que la banque s'�tait bien enquise de la raison pour laquelle, au 31 d�cembre de chaque ann�e, les actifs �taient concentr�s sur un titre, et que l'administrateur lui avait r�pondu qu'il s'agissait d'une d�marche strat�gique et temporaire destin�e � �viter que des concurrents reproduisent la strat�gie d'investissement en consultant les rapports annuels (cf. lettre E supra).
Les demandeurs ne pr�tendent d'ailleurs pas qu'au moment o� X.________ a acquis les parts du fonds AWH, les placements n'�taient pas diversifi�s, ni que cette concentration des actifs � la fin des ann�es 1999 et 2000 ait eu une quelconque influence sur la mise en liquidation de ce fonds, de sorte que ce fait para�t en tous les cas d�nu� de pertinence.
Les demandeurs font �galement valoir que la d�cision de l'autorit� de surveillance des march�s boursiers de Hong Kong qui censurait le g�rant du fonds AWH avait �t� publi�e sur le site internet de cette autorit� pr�s de deux mois avant que la Banque ne conseille ce fonds � X.________. Cependant, il ressort de l'�tat de fait, qui lie le Tribunal f�d�ral (cf. consid. 1.3 supra), que la banque n'a eu connaissance de cette d�cision que dans le rapport de PriceWaterhouseCoopers relatif au fonds AWH publi� le 12 juillet 2002, soit apr�s que la recommandation pr�cit�e eut �t� donn�e (cf. lettre D supra).
Il convient enfin de suivre la cour cantonale lorsqu'elle consid�re qu'il para�trait d�raisonnable d'attendre d'une banque qu'elle connaisse la pratique administrative et/ou disciplinaire de toutes les autorit�s r�gulatrices du monde entier, y compris celle non publi�e dans les journaux sp�cialis�s et � plus forte raison celles �manant d'autorit�s autres que celle de l'Etat d'incorporation de la direction du fonds (arr�t attaqu�, consid. 4.3. p. 10).
La cour cantonale n'a donc pas viol� le droit f�d�ral en consid�rant que la d�fenderesse n'a pas enfreint son devoir d'information r�sultant du contrat de conseil en placement conclu par actes concluants avec X.________. Partant, le recours doit �tre rejet� sur ce point.
3.4.2 Les demandeurs font encore valoir qu'en sa qualit� de banque dispensatrice de cr�dit, la d�fenderesse avait une obligation d'informer son client de mani�re �tendue quant aux risques li�s � son emprunt, � savoir sur le risque li� � la nature du fonds particulier, ce qu'elle n'aurait pas fait. Sa responsabilit� serait engag�e sur cette base.
Il n'est pas disput� que l'acquisition des parts du fonds AWH par le demandeur X.________ a �t� financ�e en partie par un cr�dit octroy� par la d�fenderesse. Cependant, et contrairement � ce que laissent entendre les demandeurs, c'est X.________ lui-m�me qui a demand� de pouvoir b�n�ficier d'un pr�t lui permettant d'augmenter le volume de ses investissements, apr�s que la banque lui eut pr�sent� plusieurs fonds susceptibles de l'int�resser (cf. lettre B supra).
Il convient d�s lors d'examiner les obligations d'information de la banque � l'�gard de X.________ selon cette qualification.
Le Tribunal f�d�ral a pr�cis� � plusieurs reprises qu'en l'absence de mandat de gestion, la banque qui s'engage � ex�cuter des instructions ponctuelles de son mandant n'est pas tenue � une sauvegarde g�n�rale des int�r�ts du mandant. La banque ne doit alors renseigner son client que s'il le demande. L'�tendue du devoir d'information se d�termine d'apr�s les connaissances et l'exp�rience du mandant. S'il appara�t que le client n'a pas connaissance des risques qu'il court, la banque doit l'y rendre attentif. Les exigences li�es au devoir d'information de la banque sont plus �lev�es lorsque le mandant ne sp�cule pas seulement avec sa fortune, mais avec les cr�dits de la banque (arr�ts 4C.270/2006 du 4 janvier 2007 pr�cit�, consid. 7.1.1 et les r�f�rences cit�es; ATF 119 II 333 consid. 5a et les r�f�rences cit�es). Selon les circonstances du cas et le rapport de confiance qui s'est d�velopp� entre la banque et le client, la jurisprudence admet alors que la banque doit informer le client des risques li�s � sa strat�gie de placement et peut m�me �tre tenue de le mettre en garde (arr�t 4C.270/2006 du 4 janvier 2007 pr�cit�, consid. 7.1.1 et les r�f�rences cit�es).
Un devoir �tendu de mise en garde incombant � une banque lors de pourparlers pr�contractuels en mati�re de contrat de pr�t est exceptionnel et n'existe que lorsque les parties sont d�j� li�es par un rapport durable de confiance d�passant la conclusion du seul contrat, lorsque la banque recommande au client la conclusion d'un contrat de cr�dit li� � certains placements financiers, lorsqu'un client inexp�riment� se fie de mani�re reconnaissable aux renseignements, conseils et informations de la banque, ou lorsque la banque se trouve dans une situation de conflit d'int�r�ts (arr�t 4C.410/1997 du 23 juin 1998 pr�cit�, traduit in SJ 1999 I p. 205, consid. 3c et les r�f�rences cit�es).
En l'esp�ce, ces principes ne permettent pas de fonder une responsabilit� de la d�fenderesse. On a vu que la banque n'avait pas � renseigner le demandeur X.________ des risques li�s � des investissements dans des hedge funds, qu'il connaissait. Par ailleurs, la d�fenderesse n'avait pas identifi� de risques particuliers propres au fonds AWH. Il ne ressort pas de l'�tat de fait, et les demandeurs ne pr�tendent pas, que la d�fenderesse aurait d� mettre en garde X.________ contre d'autres risques li�s � cette transaction.
Les autres conditions pos�es par la jurisprudence pour admettre la responsabilit� de la banque dispensatrice de cr�dit en cas de manquement � son devoir d'information ne sont pas davantage remplies. On ne saurait consid�rer que les parties �taient li�es par un rapport durable de confiance, d�s lors qu'au vu des faits �tablis par l'autorit� cantonale, X.________ et la d�fenderesse n'entretenaient des relations d'affaires que depuis le d�but de l'ann�e 2002, que le pr�t a �t� consenti en juin de la m�me ann�e et que celui-ci a �t� repris par Y.________ le 28 juin 2002. De m�me, il r�sulte des constatations de fait, qui lient le Tribunal f�d�ral (cf. consid. 1.3 supra), que ce n'est pas la d�fenderesse qui a recommand� la conclusion d'un emprunt � X.________, mais que c'est au contraire ce dernier qui a demand� de pouvoir b�n�ficier d'un pr�t lui permettant d'augmenter le volume de ses investissements. Enfin, la d�fenderesse ne se trouvait pas dans une situation de conflit d'int�r�ts du seul fait qu'elle percevait des int�r�ts sur le pr�t accord� � X.________ et une commission de courtage lors de l'acquisition des titres AWH. Un conflit d'int�r�ts n'existe que lorsque la banque privil�gie ses propres int�r�ts au d�triment de ceux de son client ou de tiers, par exemple lorsqu'elle encourage les cr�dits � une entreprise en danger dans le but de favoriser le remboursement de ses propres cr�ances incertaines (arr�ts 4C.82/2005 du 4 ao�t 2005 pr�cit�, consid. 6.2; 4C.410/1997 du 23 juin 1998 pr�cit�, traduit in SJ 1999 I p. 205, consid. 3c et les r�f�rences cit�es). Le recours doit donc �tre rejet� sur ce point.
3.5 Les demandeurs d�veloppent ensuite un autre moyen fond� sur la violation de l'art. 11 LBVM, qui a trait cette fois � l'application de cette disposition � la relation d'affaires entre la d�fenderesse et Y.________ cons�cutive � la reprise par cette derni�re du contrat de pr�t et des parts du fonds AWH le 28 juin 2002. Ils invoquent en substance que le titre AWH s'est mis � d�cliner d�s le d�but du mois d'ao�t 2002, que sa volatilit� s'est accrue, et que la d�fenderesse avait l'obligation de renseigner Y.________ et de l'avertir de l'accroissement du risque li� � son placement. Ils font valoir en outre que la banque a �t� inform�e de la mise en liquidation du fonds le 11 d�cembre 2002, mais que Y.________ n'en a �t� inform�e que le 3 janvier 2003.
3.5.1 Dans son m�moire de r�ponse, la d�fenderesse soutient que l'art. 11 LBVM serait inapplicable dans ses relations d'affaires avec Y.________, �tant donn� qu'elle n'a jamais agi en qualit� de n�gociant au sens de l'art. 2 let. d LBVM dans ce cadre. Cette affirmation ne r�siste cependant pas � l'examen. S'il est vrai que la d�fenderesse n'a pas effectu� d'ordre de bourse pour le compte de Y.________, il n'en demeure pas moins que les parts du fonds AWH sont demeur�es en d�p�t aupr�s de la d�fenderesse apr�s leur transfert ordonn� par X.________. En qualit� de d�positaire des parts du fonds AWH, la d�fenderesse serait intervenue comme n�gociant si Y.________ avait souhait� se dessaisir � un moment ou � un autre des parts pr�cit�es. Il n'est en outre pas contest� que les activit�s d'une banque comprennent �galement le n�goce de titres. � cet �gard, la d�fenderesse est un n�gociant qui a obtenu une autorisation d'exercer cette activit� vis�e � l'art. 10 LBVM et aux art. 17 ss OBVM.
3.5.2 La question se pose donc de savoir si la d�fenderesse avait le devoir d'informer Y.________ de l'�volution du titre AWH sur la base de l'art. 11 LBVM. Il convient d'y r�pondre par la n�gative. Cette disposition peut certes fonder une obligation de renseignement r�it�r�e lorsqu'au cours d'une relation, le client entreprend de nouvelles op�rations pr�sentant une structure des risques diff�rente (voir Urs Roth, in Kommentar zum Bundesgesetz �ber die B�rsen und den Effektenhandel, publi� par G�rard Hertig et al., Zurich 2000, n. 90 ad art. 11 LBVM). En revanche, comme on l'a vu (cf. consid. 3.3 supra), l'art. 11 LBVM ne s'applique pas aux risques li�s � une op�ration sp�cifique portant sur un titre individuel. ll n'oblige pas non plus le n�gociant en valeurs mobili�res � suivre l'�volution de tous les titres qu'il d�tient en d�p�t pour en informer leurs d�tenteurs respectifs. D'une mani�re g�n�rale, on ne saurait raisonnablement attendre d'une banque, en sa seule qualit� de d�positaire, qu'elle surveille tous les titres de l'ensemble de ses clients et �mette, le cas �ch�ant, des recommandations de vente ou d'achat.
3.5.3 Une obligation de renseignement et de mise en garde pourrait en revanche r�sulter des devoirs d'information, de diligence et de fid�lit� contractuels tels que rappel�s plus haut (cf. consid. 3.4.2 supra). En l'esp�ce, toutefois, on ne discerne aucun fondement contractuel � une telle obligation. Il n'est pas contest� que Y.________ et la d�fenderesse ne sont li�es ni par un contrat de conseil, ni par un mandat de gestion. En outre, il n'existait entre elles aucun rapport particulier de confiance qui se serait d�velopp� dans le cadre d'une relation d'affaires durable, lequel aurait fait na�tre une obligation de la d�fenderesse d'informer spontan�ment Y.________ que la situation existante au moment de l'acquisition des parts AWH s'�tait modifi�e. On rappellera � cet �gard que Y.________ a ouvert un compte de d�p�t aupr�s de la d�fenderesse le 12 juin 2002, alors que le transfert des parts du fonds AWH du compte de X.________ � celui de Y.________ est intervenu le 28 juin 2002 et que la chute du cours a commenc� quelques semaines plus tard, en ao�t 2002. Le fait qu'il exist�t un lien de confiance �troit entre le demandeur X.________ et son fr�re, ayant droit �conomique de Y.________, ne change rien � ce constat, contrairement � ce que soutiennent les demandeurs. De m�me, on ne saurait d�duire l'existence d'un tel lien de confiance de la visite effectu�e par A.________ au demandeur X.________ lors d'un voyage � Paris, une telle visite n'ayant notoirement rien d'exceptionnel dans ce genre de relations d'affaires. Pour cette raison, on ne saurait consid�rer que la d�fenderesse a viol� l'art. 11 LBVM � l'�gard de la demanderesse Y.________.
4.1 La cour cantonale a encore examin� si la responsabilit� d�lictuelle de la d�fenderesse pouvait �tre engag�e envers Y.________ au moment du transfert des parts de fonds AWH le 28 juin 2002, pour n'avoir pas inform� cette derni�re des risques li�s � ce produit, notamment � la lumi�re de la d�cision de sanction des autorit�s boursi�res de Hong Kong. Elle l'a ni�, d'une part parce qu'� la date du transfert, la banque ignorait que la valeur des parts de fonds �tait surfaite, et d'autre part parce qu'il n'existait pas de causalit� ad�quate entre le conseil donn� � X.________, qui serait la cause naturelle du dommage, et le dommage subi par Y.________ ensuite du transfert des parts dans son patrimoine (arr�t attaqu�, consid. 3 p. 8-9).
4.2 Les demandeurs soutiennent � cet �gard que la cour cantonale aurait m�connu la notion de causalit� ad�quate en retenant que, selon le cours ordinaire des choses et l'exp�rience g�n�rale de la vie, la d�fenderesse ne pouvait s'attendre, en donnant une recommandation � un client, qu'un dommage survienne ult�rieurement dans le patrimoine d'un autre client non encore titulaire d'un compte aupr�s d'elle � cette �poque.
Il n'est pas n�cessaire de trancher cette question dans la mesure o� l'existence d'un lien de causalit� ad�quate suppose l'existence d'un acte illicite, qui fait d�faut en l'occurrence. La cour cantonale n'a d'ailleurs pas pr�cis� quel serait le fondement d'une telle responsabilit� d�lictuelle. L'art. 41 CO ne s'applique pas, faute de d�montrer en l'esp�ce la violation d'une norme de comportement qui prot�gerait les int�r�ts purement �conomiques de Y.________.
Quant � une �ventuelle responsabilit� fond�e sur la confiance, d�duite de l'art. 2 CC (ATF 130 III 345 consid. 2.2 et les r�f�rences cit�es), elle n'a pas de port�e en l'esp�ce puisque, comme on l'a vu, il n'existait aucun rapport de confiance particulier entre la d�fenderesse et Y.________. Enfin, on ne peut reprocher � la d�fenderesse aucune faute puisque, selon les constatations de l'arr�t attaqu�, elle ignorait � la date du transfert que la valeur des parts �tait surfaite. Pour ces motifs �galement, le recours doit �tre rejet�.
5.1 Les demandeurs soutiennent enfin que la cour cantonale aurait viol� l'art. 8 CC au motif que le fardeau de la preuve aurait �t� mis ind�ment � la charge des demandeurs. � suivre le raisonnement de ces derniers, l'autorit� de derni�re instance cantonale aurait d� all�ger, voire renverser le fardeau de la preuve au motif que la d�fenderesse n'aurait pas suffisamment collabor� � l'�tablissement des faits permettant de prouver la violation du devoir d'information. Notamment, la d�fenderesse aurait refus� de produire sa documentation interne sur le fonds AWH et aurait refus� d'indiquer la date pr�cise � laquelle elle a pris connaissance du rapport de PriceWaterhouseCoopers.
5.2 Pour toutes les pr�tentions relevant du droit priv� f�d�ral (cf. ATF 127 III 519 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3b), l'art. 8 CC r�partit le fardeau de la preuve (ATF 122 III 219 consid. 3c) - en l'absence de disposition sp�ciale contraire (cf. ATF 130 III 321 consid. 3.1; 128 III 271 consid. 2a/aa) - et d�termine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les cons�quences de l'�chec ou de l'absence de preuve sur un fait d�termin� (ATF 129 III 18 consid. 2.6; 127 III 519 consid. 2a). L'art. 8 CC s'applique notamment lorsque le juge, � l'issue de l'appr�ciation des preuves, ne parvient pas � se forger une conviction; il doit alors trancher le point de fait douteux dans le sens d�favorable � la partie qui avait le fardeau de la preuve (Bernard Corboz, Le recours en r�forme au Tribunal f�d�ral, in SJ 2000 II p. 1 ss, 39). L'art. 8 CC ne prescrit toutefois pas comment le juge doit appr�cier les preuves, ni sur quelles bases il peut parvenir � une conviction (ATF 128 III 22 consid. 2d; 127 III 248 consid. 3a, 519 consid. 2a; cf. ATF 130 III 591 consid. 5.4). Lorsque l'appr�ciation des preuves administr�es convainc le juge de la r�alit� ou de l'inexistence du fait litigieux, la r�partition du fardeau de la preuve n'a plus d'objet (ATF 130 III 591 consid. 5.4; 119 II 114 consid. 4c et les arr�ts cit�s; cf. ATF 128 III 22 consid. 2d). Seul le moyen tir� d'une appr�ciation arbitraire des preuves, qui doit �tre invoqu� dans un recours de droit public, est alors recevable (ATF 122 III 219 consid. 3c; 119 II 114 consid. 4c).
5.3 En l'esp�ce, il ne ressort pas de l'�tat de fait que les juges cantonaux aient eu un quelconque doute quant aux faits pertinents pour appr�cier si la d�fenderesse avait ou non correctement rempli son devoir d'information. Ils se sont forg� une opinion sur la base des preuves disponibles et sont arriv�s � la conclusion que la d�fenderesse ne savait pas, lorsqu'elle a propos� le placement litigieux, qu'une d�cision de sanction avait �t� prononc�e contre le g�rant du fonds. Ce fait �tant �tabli, la cour cantonale n'a pas eu � se r�f�rer au fardeau de la preuve, de sorte que l'art. 8 CC ne trouve pas application dans ces circonstances.
Quant � la question de savoir � quelle date exactement la d�fenderesse a pris connaissance du rapport des r�viseurs �mis par PriceWaterhouseCoopers, elle est sans pertinence, puisque la d�fenderesse n'avait, au regard des circonstances concr�tes de l'esp�ce, aucune obligation d'informer Y.________ de l'�volution des titres AWH (cf. consid. 3.5.3 supra).
En d�finitive, le recours doit �tre enti�rement rejet� dans la mesure o� il est recevable. Les frais de la proc�dure seront mis � la charge solidaire des demandeurs et recourants, qui succombent (art. 156 al. 1 et 7 OJ). Ceux-ci, solidairement entre eux, devront en outre verser � la d�fenderesse et intim�e, qui obtient gain de cause, une indemnit� pour ses d�pens (art. 159 al. 1, 2 et 5 OJ). Les d�pens dus par la demanderesse Y.________ seront imput�s sur les s�ret�s qu'elle a vers�es � la Caisse du Tribunal f�d�ral.
Les recourants, solidairement entre eux, verseront � l'intim�e une indemnit� de 7'000 fr. � titre de d�pens.
Lausanne, le 21 f�vrier 2007