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Timestamp: 2016-10-27 13:04:58+00:00
Document Index: 238907443

Matched Legal Cases: ['art 336', 'art. 71', 'ATF ', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 45', 'art. 42', 'art. 95', 'art. 106', 'art. 42', 'art. 108', 'art. 106', 'art. 105', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 335', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 336', 'art. 336', 'ATF ', 'art. 336', 'ATF ', 'art. 329', 'art. 329', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 329', 'art. 107', 'art. 329', 'art. 330', 'art. 330', 'ATF ', 'art. 330', 'ATF ', 'art. 330', 'art. 330', 'art. 3', 'art. 11', 'art. 107', 'art. 67', 'ATF ', 'art. 65', 'art. 65', 'art. 68']

4A_117/2007 (13.09.2007)
demandeur, repr�sent� par Me Joanna B�rgisser,
d�fenderesse, repr�sent�e par Me Arun Chandrasekharan,
Caisse Z.________ de Ch�mage,
recours en mati�re civile contre l'arr�t de la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes du canton de Gen�ve du 14 mars 2007.
Par contrat du 9 d�cembre 1996, X.________, n� en 1952, a �t� engag� par Y.________ SA - soci�t� dont A.________ a �t� la pr�sidente et la directrice jusqu'au 30 juin 2006, et qui est �galement le si�ge europ�en de la soci�t�-m�re Y.Y.________ Corporation - en tant que directeur financier pour l'international, avec un salaire annuel de 264'000 fr. Le 18 avril 2000, le contrat de travail liant les parties a �t� r�sili� d'un commun accord, avec effet au 31 d�cembre 2001. Par lettre du 9 octobre 2001, les parties ont convenu de reconduire le contrat de travail initial pour une dur�e ind�termin�e. A cette occasion, X.________ a �t� promu au poste de directeur administratif, soit une position de num�ro deux dans le groupe pour l'Europe. Son salaire annuel s'est alors �lev� � 324'000 fr. et son droit annuel aux vacances a �t� arr�t� � vingt-cinq jours. Son dernier salaire mensuel brut �tait de 28'133 fr. 35. D�s 2001, X.________, en tant que directeur, a assum� la fonction d'organe au sein de plusieurs soci�t�s du groupe.
En 2001, Y.________SA a connu des difficult�s conjoncturelles qui ont n�cessit� plusieurs restructurations et engendr� une importante r�duction des effectifs. Dans ce contexte, Y.________SA a �labor� un plan social devant s'appliquer � pr�s d'un quart du personnel en Suisse pour les licenciements intervenant entre le 30 juillet et le 31 d�cembre 2001. La mise en oeuvre du plan social a �t� confi�e � B.________, lui-m�me touch� par la restructuration. Pour �viter tout conflit d'int�r�t, Y.________SA a conclu avec ce collaborateur une convention particuli�re le 31 juillet 2001, soumettant son licenciement � des conditions sp�cifiques.
Aux termes de l'�valuation de ses performances pour l'ann�e 2002, effectu�e par A.________, X.________ a re�u la note g�n�rale de 3.3 sur 5, celle de 3 �tant consid�r�e comme suffisante. Il a re�u une appr�ciation n�gative (note de 2.8) pour les r�sultats du d�partement � installations � dont il �tait en charge, principalement en raison de son incapacit� � trouver un repreneur pour les locaux de Dublin. Sa communication a �galement �t� critiqu�e (note de 2.5). Sinon, sa notation en tant que responsable des � ressources humaines �, des � op�rations � et de l'� administration g�n�rale � �tait plut�t bonne, puisqu'elle oscillait entre 3.5 et 4. Compte tenu de sa position hi�rarchique, il est admis que X.________ �tait une personne tr�s importante dans la soci�t�, et �tait impliqu� dans un grand nombre de d�cisions. Les divers bonus et r�compenses re�us jusqu'en mars 2003 d�montrent que ses performances donnaient pleinement satisfaction.
Les difficult�s conjoncturelles rencontr�es par Y.Y.________ Corporation en 2003 ont � nouveau n�cessit� une r�duction drastique des effectifs. Un nouveau plan social a �t� �labor� en juin 2003 par X.________ et A.________, sur la base de celui de 2001 et d'une �tude comparative effectu�e par deux collaboratrices du d�partement des ressources humaines. Aucune convention particuli�re n'a �t� conclue entre les parties pour l'occasion, dans la mesure o� il n'�tait nullement question que X.________ soit touch� par la restructuration. Le plan sp�cifiait �tre applicable � chaque employ� recevant un salaire de Y.________SA, sur une base permanente, et �tant licenci� pour des raisons de restructuration d'ao�t au 31 d�cembre 2003. La finalisation du projet a �t� conduite par X.________, sous le contr�le hi�rarchique de A.________. Retenue pour des raisons familiales, celle-ci a charg� celui-l� de se coordonner directement avec C.________, responsable des ressources humaines pour le groupe, afin d'obtenir sa confirmation. Conform�ment � ces instructions, X.________ a envoy� le 26 juin 2003 un courrier �lectronique � C.________, avec copie � A.________, afin de lui transmettre les d�tails du plan social. Il y exposait �galement les motifs et les caract�ristiques, sans toutefois mentionner que les personnes ayant son profil b�n�ficieraient d'une augmentation sensible de leurs prestations par rapport � 2001. Une feuille de calcul permettant de proc�der � des simulations �tait annex�e au plan, au demeurant simple et parfaitement lisible. X.________ n'a re�u aucun commentaire. Le 11 juillet 2003, A.________ a inform� X.________ que C.________, pour Y.Y.________ Corporation, avait donn� son accord formel � la mise en oeuvre du plan social tel que pr�sent� dans sa version finale. Par courrier �lectronique du 23 juillet 2003, X.________ a adress� � C.________, avec copie � A.________, la liste des employ�s susceptibles d'�tre licenci�s. Par courrier �lectronique du 25 juillet 2003, C.________ a remerci� X.________ pour le travail accompli et lui a demand� une liste r�actualis�e des employ�s de Y.________SA, afin de mettre � jour l'organigramme de la soci�t�. Ce dernier s'est ex�cut� le 22 septembre 2003, en lui transmettant la liste d�finitive des personnes incluses dans le plan social 2003. La majorit� des licenciements sont intervenus fin ao�t-d�but septembre 2003.
D.________, responsable des services � informatique � et � relation avec la client�le �, a �t� licenci�e dans le cadre de cette restructuration et ses fonctions ont �t� attribu�es � X.________, qui devenait ainsi directeur de deux d�partements suppl�mentaires, en sus de ses autres responsabilit�s. A la mi-octobre 2003, X.________ a �t� �lu au conseil d'administration de Y.________SA, sur proposition de A.________.
Par courrier �lectronique du 26 octobre 2003, A.________ a reproch� � X.________ de ne pas s'�tre coordonn� avec C.________ pour la finalisation du projet de plan social et de ne pas s'�tre assur� de l'approbation de cette derni�re sur les sp�cificit�s du plan 2003, par rapport � la version 2001. Elle concluait en qualifiant le probl�me de s�rieux, car en cas d'application du plan � X.________, les modifications apport�es engendreraient une augmentation substantielle des prestations auxquelles il aurait droit, puisqu'elles s'�l�veraient alors � 13.6 mois de salaire.
Le 10 novembre 2003, X.________ a re�u un avertissement �crit de A.________, lui reprochant formellement premi�rement d'avoir omis de mentionner express�ment qu'une application du plan social 2003 � son cas lui serait particuli�rement favorable, compte tenu des changements op�r�s par rapport � la version 2001, deuxi�mement d'avoir fait croire que le plan �tait comparable � celui de 2001 et � l'offre d'entreprises similaires, alors qu'il accordait des b�n�fices particuli�rement g�n�reux pour une personne de son profil, et troisi�mement de n'avoir pas eu une relation constructive, interactive et confiante avec C.________ et, plus g�n�ralement, d'avoir une communication d�ficiente, comme l'avait d�j� d'ailleurs soulign� son �valuation en 2002.
Par courrier �lectronique du 7 janvier 2004, A.________ a convi� les cadres de Y.________SA, dont X.________, � un s�jour festif � la montagne pour la fin janvier 2004.
Le 14 janvier 2004, A.________ a licenci� X.________ avec effet au 30 avril 2004. Lors de cet entretien, celle-l� a inform� celui-ci oralement des raisons justifiant une telle d�cision et l'a lib�r� de son obligation de venir travailler, tout en le priant de rester disponible, par t�l�phone ou courrier �lectronique, pour le passage de t�moin � ses successeurs. Les fonctions de X.________ ont �t� r�parties entre trois personnes dont D.________, qui a �t� r�engag�e pour prendre la direction de la �relation avec la client�le � et de la � cha�ne des fournisseurs �.
X.________ ayant �t� en incapacit� de travail du 9 mars au 19 avril 2004, puis � compter du 10 juin 2004, son contrat a pris fin effectivement le 31 octobre 2004.
Par courrier du 11 mars 2004, Y.________SA a transmis � X.________ les motifs de son licenciement, qui r�sidaient globalement dans la baisse de son engagement pour les t�ches manag�riales, dans ses d�ficiences en mati�re de suivi des subordonn�s et de communication interne, ainsi que dans son manque de disponibilit� aux p�riodes critiques. A titre exemplatif, il avait �t� introuvable le 12 d�cembre 2003 pour l'approbation des commandes. Ont �galement �t� relev�s ses r�sultats insuffisants dans la gestion de plusieurs dossiers.
Le 10 mai 2004, X.________ s'est oppos� � son cong�.
Par demande du 7 d�cembre 2004, X.________ (ci-apr�s: le demandeur) a assign� Y.________SA (ci-apr�s: la d�fenderesse) devant la juridiction des prud'hommes du canton de Gen�ve en paiement des sommes de 706'065 fr. 40 nets et 80'631 fr. 75 bruts. Il all�guait en substance que son licenciement avait �t� dict� par des imp�ratifs essentiellement �conomiques et d�cid� d�s novembre 2003, mais donn� apr�s l'expiration du plan social 2003, pour �viter le paiement d'une indemnit�, de sorte qu'en vertu des principes de l'�galit� de traitement et de la bonne foi, il r�clamait l'application du plan social � son cas; en outre, le proc�d� de la d�fenderesse violant l'interdiction de l'abus de droit, son licenciement devait �tre qualifi� d'abusif; il exigeait �galement une indemnit� pour tort moral, dans la mesure o� les circonstances entourant son licenciement l'avaient plong� dans une profonde d�pression; s'agissant de ses probl�mes de sant�, il disait avoir consult� deux sp�cialistes pour des causes distinctes ouvrant chacune une p�riode de protection propre; sur cette base, il r�clamait ses salaires de novembre et d�cembre 2004, ainsi qu'une indemnit� pour vacances non prises en nature; il demandait enfin le remboursement de ses frais de fiduciaire, ainsi qu'un nouveau certificat de travail.
A l'audience du 26 octobre 2005, la d�fenderesse a d�pos� � l'attention du demandeur un certificat de travail r�sumant l'ensemble de ses fonctions et proc�dant � une �valuation positive de son travail, de ses comp�tences et de sa personnalit�.
Par jugement du 7 ao�t 2006, le Tribunal des prud'hommes a condamn� la d�fenderesse � payer au demandeur 35'570 fr. 90 bruts (indemnit� pour vacances non prises en nature) avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 7 d�cembre 2004.
Le 10 novembre 2006, la Caisse Z.________ de ch�mage (ci-apr�s: l'intervenante) a d�clar� intervenir � la proc�dure en vertu de sa subrogation l�gale dans les droits du demandeur pour une somme totale de 54'863 fr. 45 correspondant aux indemnit�s vers�es � celui-ci de janvier � novembre 2005.
Saisie par le demandeur et statuant par arr�t du 14 mars 2007, la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes a annul� le jugement du 7 ao�t 2006 et condamn� la d�fenderesse � verser au demandeur 382'613 fr. 55 bruts (indemnit� de 13.6 mois de salaire � titre d'application du plan social 2003) avec int�r�t � 5 % d�s le 31 d�cembre 2003, sous d�duction de la somme de 54'863 fr. 45 due � l'intervenante, avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 30 juin 2005. Au contraire du Tribunal des prud'hommes, elle a consid�r� que les motifs �conomiques de licenciement devaient � l'�vidence �tre consid�r�s comme pr�pond�rants; en outre, la d�fenderesse avait ind�ment attendu l'expiration du plan social pour se s�parer du demandeur; par cons�quent, il y avait lieu d'accorder � ce dernier les indemnit�s auxquelles il aurait eu droit si le plan social lui avait �t� appliqu�; le licenciement rev�tait un caract�re abusif r�sultant de la mani�re dont la d�fenderesse avait exerc� son droit de donner le cong�, mais ne donnait toutefois pas lieu � l'allocation d'une indemnit� fond�e sur l'art 336a CO, dont la double finalit� avait d�j� �t� atteinte par le biais du versement de l'indemnit� d�coulant du plan social; le demandeur n'avait pas d�montr� avoir �t� victime d'une atteinte suffisamment grave pour justifier une indemnit� pour tort moral en suppl�ment de celle octroy�e par le plan social; il y avait lieu de consid�rer la seconde incapacit� de travail du demandeur comme la suite de la premi�re, n'ouvrant pas la voie � une seconde p�riode de protection; il convenait de r�former le jugement de premi�re instance en ce sens que le demandeur ne pouvait pr�tendre � aucune indemnit� pour vacances non prises, d�s qu'il avait pu prendre ses jours pendant le d�lai de cong�; il n'y avait aucune raison pour que les frais de fiduciaire r�sultant d'une d�marche volontaire du demandeur soient imput�es � la d�fenderesse; enfin, il n'y avait pas lieu d'ordonner la rectification du certificat de travail du demandeur.
Le demandeur et la d�fenderesse interjettent un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral.
Dans son recours, le demandeur conclut, avec suite de frais et d�pens des instances cantonale et f�d�rale, principalement � ce que la Cour de c�ans confirme l'arr�t du 14 mars 2007 en tant qu'il condamne la d�fenderesse � lui verser la somme de 382'613 fr. 55 bruts avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 31 d�cembre 2003 et le r�forme en ce sens qu'elle condamne son adverse partie � lui payer les montants de 91'919 fr. 60 bruts avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 31 d�cembre 2003 et 56'266 fr. 70 nets avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 31 d�cembre 2003, la condamne � lui fournir un certificat de travail conforme au projet figurant � la page 31 de son m�moire d'appel et dise que le montant de 48'427 fr. 85 avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 30 juin 2005 sera d�duit de celui de 382'613 fr. 55 avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 31 d�cembre 2005 et vers� par la d�fenderesse � l'intervenante. A titre subsidiaire, il prend les m�mes conclusions, sous r�serve du remplacement du montant de 91'919 fr. 60 par celui de 35'652 fr. 90 et du remplacement du montant de 48'427 fr. 85 par celui de 38'589 fr. 90. La d�fenderesse propose le rejet du recours du demandeur, sous suite de d�pens.
Dans son recours, la d�fenderesse conclut, avec suite de d�pens, � l'annulation de l'arr�t du 14 mars 2007 et � la confirmation du jugement du 7 ao�t 2006. Le demandeur propose le rejet du recours de la d�fenderesse, sous suite de frais et d�pens.
L'intervenante prend position sur la conclusion du demandeur concernant sa subrogation et renonce � se d�terminer pour le surplus.
D�s lors que les deux recours sont dirig�s contre la m�me d�cision, reposent sur le m�me complexe de faits et posent des questions de fond communes, il se justifie de les joindre et de statuer dans un seul arr�t (cf. art. 71 LTF et 24 PCF; ATF 131 V 59 consid. 1; 128 V 194 consid. 1 et les r�f�rences cit�es).
3.1 Exerc�s par les parties qui ont partiellement succomb� dans leurs conclusions (art. 76 al. 1 LTF) et dirig�s contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� cantonale de derni�re instance (art. 75 al. 1 LTF) dans une affaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 15'000 fr. d�terminant dans les causes de droit du travail (art. 74 al. 1 let. a LTF), les pr�sents recours en mati�re civile sont en principe recevables, puisqu'ils ont �t� d�pos�s dans le d�lai, compte tenu des f�ries (art. 45 al. 1, 46 al. 1 let. a et 100 al. 1 LTF), et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
3.2 Le recours peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), il n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui. Il ne peut pas entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas �t� invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF).
Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La notion de � manifestement inexacte � correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (Message concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale du 28 f�vrier 2001, FF 2001 p. 4000 ss, sp�c. p. 4135). D'apr�s la jurisprudence, une d�cision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire pr�f�rable; pour que cette d�cision soit annul�e, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat (ATF 133 I 149 consid. 3.1; 132 III 209 consid. 2.1). La partie recourante qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui contenu dans la d�cision attaqu�e (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF).
Estimant l'�tat de fait de l'arr�t litigieux lacunaire, la d�fenderesse d�clare se r�f�rer tant � l'arr�t en question qu'au jugement du 7 ao�t 2006 et aux pi�ces essentielles de la proc�dure. Dans la mesure o� elle ne d�montre pas en quoi les constatations de la cour cantonale diff�rentes de celles de l'autorit� de premi�re instance ou des pi�ces consacreraient une inexactitude manifeste, il ne saurait en �tre tenu compte.
La d�fenderesse s'en prend � l'arr�t attaqu� en tant qu'il admet l'application du plan social. Si elle ne remet pas en cause sa qualification comme manifestation unilat�rale de volont� destin�e � produire des effets juridiques, elle reproche � la cour cantonale d'avoir consid�r�, en application du principe de la confiance, que ses deuxi�me (licenciement en raison du processus de restructuration 2003) et troisi�me (licenciement pendant la p�riode d'ao�t au 31 d�cembre 2003) conditions d'application �taient r�alis�es.
4.1 Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., la d�fenderesse reproche � la cour cantonale d'avoir viol� son droit � une d�cision motiv�e en passant sous silence six t�moignages importants � sans mention aucune �.
4.1.1 Vu la nature formelle du droit d'�tre entendu, dont la violation entra�ne l'annulation de la d�cision attaqu�e ind�pendamment des chances de succ�s du recours sur le fond (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437), il convient d'examiner en priorit� le moyen relatif � ce droit (ATF 124 I 49 consid. 1).
Le droit d'�tre entendu est garanti en premier lieu par le droit cantonal; comme la d�fenderesse n'invoque pas la violation de telles normes, c'est � la lumi�re des garanties offertes directement par l'art. 29 al. 2 Cst. qu'il y a lieu d'examiner le grief (ATF 126 I 15 consid. 2a).
4.1.2 En l'esp�ce, l'on comprend que la cour cantonale a implicitement �cart� les �l�ments de preuve, soit en l'occurrence les t�moignages, allant dans le sens inverse � la version finalement retenue. Le grief de la d�fenderesse constitue en r�alit� une critique de l'appr�ciation des preuves et il ne saurait �tre question de violation du droit d'�tre entendu.
4.2 Dans la pr�sente cause, la cour cantonale a jug� que la deuxi�me condition d'application du plan social �tait remplie. Apr�s avoir proc�d� � une analyse successive des diff�rents �l�ments soulev�s par chacune des parties, elle a en effet consid�r� que les motifs �conomiques du licenciement devaient � l'�vidence �tre tenus pour pr�pond�rants, tandis que les �checs et failles du demandeur qui avaient �t� relev�s par la d�fenderesse pour expliquer son licenciement � manquaient cruellement d'�paisseur �, une fois mis en relation avec les autres imp�ratifs auxquels le demandeur avait manifestement r�pondu.
4.2.1 Sur ce point, la d�fenderesse invoque pr�alablement le principe de la libert� de r�siliation et soutient qu'elle �tait fond�e � licencier son collaborateur, d�s lors qu'elle avait perdu confiance en ses capacit�s d'assumer son poste.
Cet argument est toutefois d�nu� de pertinence. En effet, selon le principe pos� � l'art. 335 al. 1 CO, le contrat de travail conclu pour une dur�e ind�termin�e peut �tre r�sili� par chacune des parties, mais ce droit fondamental de chaque cocontractant de mettre unilat�ralement fin au contrat est toutefois limit�.
4.2.2 Tant les motifs de la r�siliation que l'incidence respective de plusieurs motifs de r�siliation, s'ils se trouvent en concours, rel�vent du fait (ATF 130 III 699 consid. 4.1 p. 702 s. et les arr�t cit�s), de sorte que le Tribunal f�d�ral ne peut s'�carter des constatations de la cour cantonale y relatives que si elles ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit (cf. consid. 3.2).
4.2.3 Invoquant l'art. 9 Cst., la d�fenderesse reproche � la cour cantonale d'avoir proc�d� � une appr�ciation arbitraire des preuves en passant sous silence des t�moignages et pi�ces importants pour d�terminer le motif du licenciement du demandeur.
A cet �gard, il convient de constater d'embl�e que, dans la mesure o� la d�fenderesse n'expose pas de mani�re d�taill�e quelles sont les d�clarations des t�moins en question qui auraient �t� arbitrairement �cart�es et en quoi celles-ci auraient eu une incidence sur le sort du litige, son grief est irrecevable.
4.2.3.1 Les juges cantonaux auraient arbitrairement fait abstraction des d�clarations du t�moin E.________, qui avait affirm� que � je n'ai jamais eu connaissance que X.________ ait fait partie de ce plan social. Du fait que j'ai tap� cette liste, je devais �tre au courant des personnes touch�es par le plan social (...) Je pr�cise que Monsieur X.________ avait, � mon avis, fait partie d'un plan social, celui de l'ann�e o� M. B.________ a �t� licenci� �.
L'arr�t entrepris constate qu'aucune convention particuli�re n'avait �t� conclue entre les parties pour l'occasion, dans la mesure o� il n'�tait nullement question que le demandeur soit touch� par la restructuration. Or, l'on ne voit pas ce que le t�moignage susmentionn� apporterait de plus.
4.2.3.2 En contradiction avec la lettre de motivation du cong� et le t�moignage de F.________, les pr�c�dents juges auraient retenu � tort que celle-ci avait voulu se d�charger de l'approbation des commandes, alors qu'il �tait prouv� que � quand personne ne pouvait s'en occuper et alors cela incombe � la personne responsable, � savoir Monsieur X.________. J'ai essay� de le joindre ce jour-l� et n'ai pas pu. Les commandes n'ont pas pu �tre approuv�es. (...) A mon sens, un jour de retard c'est grave. Pour nous, c'est une r�gle d'or de respecter les tranches horaires �.
Ces d�clarations n'ont visiblement pas �chapp� aux juges cantonaux, qui ont retenu que, s'agissant de l'approbation des commandes effectu�es tardivement le 12 d�cembre 2003, il semblait difficile de tenir pour responsable le demandeur, alors directeur administratif, soit num�ro deux de la d�fenderesse, du fait qu'il n'ait pas �t� joignable au moment o� l'assistante ex�cutive originellement charg�e de cette t�che avait soudainement voulu s'en d�charger aupr�s de lui. Ils ont consid�r� qu'il irait d'ailleurs � l'encontre du bon sens d'admettre une telle responsabilit�, dans la mesure o� il est g�n�ralement du devoir des assistantes ex�cutives d'accomplir les t�ches qui leur sont confi�es par leur chef, et non l'inverse. La d�fenderesse ne d�montre pas en quoi ce raisonnement serait arbitraire.
4.2.3.3 La d�fenderesse reproche ensuite aux juges cantonaux d'avoir consid�r� que les reproches formul�s au sujet de la mauvaise communication du demandeur laissaient dubitatifs, �tant donn� qu'elle connaissait ce probl�me, r�v�l� par l'�valuation 2002, mais n'avait pas h�sit� depuis lors � offrir � son collaborateur diverses r�compenses pour ses prestations; cette �valuation, certes pour l'ann�e 2002, avait �t� faite et sign�e le 28 avril 2003; or, les derniers bonus dataient des 3 et 28 mars 2003. Il y aurait donc une contradiction entre l'arr�t et les pi�ces.
A cet �gard, la d�fenderesse omet de pr�ciser qu'il a �t� retenu en fait que le demandeur avait ult�rieurement �t� charg� de la direction de deux nouveaux d�partements et nomm�, sur proposition de sa sup�rieure hi�rarchique, au conseil d'administration de la d�fenderesse, ce qui est de nature � d�montrer la satisfaction de la d�fenderesse quant aux prestations du demandeur. Compte tenu de ces �l�ments, l'on ne voit pas o� r�siderait l'arbitraire.
4.2.3.4 En outre, il ressortait de l'avertissement inflig� au demandeur le 10 novembre 2003 que celui-ci aurait faussement fait croire que le plan social qu'il avait �labor� �tait tant comparable � celui de 2001 que similaire � ceux propos�s par d'autres entreprises. Or, il serait prouv� par pi�ces que le demandeur avait non seulement menti � la d�fenderesse, mais aussi au Tribunal des prud'hommes, en faisant croire que sa pi�ce 92 �manait de la F�d�ration des entreprises romandes et en pr�tendant que le plan social serait calqu� sur les recommendations de celle-ci alors qu'il �tait �tabli par pi�ce que l'indemnit� maximum pr�conis�e par celle-ci �tait de douze mois, fait r�v�lateur que l'arr�t passerait sous silence.
Ces �l�ments ne sont gu�re pertinents, puisqu'il a �t� retenu d'une part qu'il n'�tait nullement question que le demandeur soit touch� par la restructuration, d'autre part qu'il ressortait des courriers �lectroniques entre le demandeur et C.________ ou A.________ que la finalisation du projet avait �t� conduite en toute transparence et conform�ment aux instructions de cette derni�re. Dans ces circonstances, la critique de la d�fenderesse tombe � faux.
4.2.3.5 En dernier lieu, l'arr�t attaqu� passerait arbitrairement sous silence le fait que, suite au licenciement du demandeur, la d�fenderesse avait engag� D.________ pour un salaire annuel de 306'000 fr., ce qui d�montrerait que l'employeuse n'avait pas licenci� l'employ� dans le but d'�conomiser son salaire.
Examinant les �l�ments corroborant la th�se selon laquelle le licenciement litigieux reposerait sur des motifs essentiellement �conomiques, la cour cantonale a notamment retenu que les fonctions du demandeur avaient �t� r�parties entre trois personnes suite � son licenciement; en particulier, D.________, qui avait �t� licenci�e dans le cadre de la restructuration intervenue en 2003, avait �t� rappel�e pour prendre la t�te de la � relation avec la client�le � et de la � cha�ne des fournisseurs �. Les pr�c�dents juges ont toutefois n�glig� de discuter la question du rapport entre le salaire annuel brut pr�c�demment vers� au demandeur, par (28'133 fr. 35 x 12 =) 337'600 fr. 20, et celui pour lequel D.________ avait �t� r�engag�e, dont il r�sulte effectivement du dossier qu'il s'�levait � 306'000 fr. Le fait que la diminution de la masse salariale ainsi obtenue apparaisse, � premi�re vue, tr�s modeste, est un argument s�rieux permettant de mettre en doute la qualification du licenciement du demandeur comme �conomique. En tout �tat, la cour cantonale se devait de discuter cette question. En ne le faisant pas, elle a omis de prendre en compte un �l�ment de preuve susceptible de modifier la d�cision attaqu�e, proc�dant ainsi � une appr�ciation arbitraire des preuves. Il s'ensuit que l'arr�t attaqu� doit �tre annul� sur ce point et la cause renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvel examen de la situation et nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
4.3 Compte tenu de ce qui pr�c�de, il n'y a pas lieu en l'�tat de se pencher plus avant sur la question de la r�alisation de la troisi�me condition d'application du plan social, dont l'examen s'av�rerait superflu si les juges cantonaux parvenaient en d�finitive � la conclusion que les motifs de licenciement du demandeur n'�taient pas �conomiques. Il en va de m�me de la question du caract�re abusif du licenciement, dont l'appr�ciation d�pendra du motif de cong� finalement retenu.
Reprochant � la cour cantonale d'avoir viol� l'art. 336c al. 1 let. b CO, le demandeur pr�tend au paiement de son salaire pour les mois de novembre et d�cembre 2004, d�s lors qu'il aurait connu deux �pisodes distincts d'incapacit� de travail, avec des causes diff�rentes, ouvrant chacun une p�riode de protection propre.
5.1 Selon la jurisprudence, les �ventualit�s pr�vues par les diff�rentes lettres de l'art. 336c al. 1 CO font chacune courir une p�riode de protection, ind�pendante l'une de l'autre; il y a en quelque sorte cumul (� interlitt�ral �) de ces p�riodes (ATF 120 II 124 consid. 3c). De plus, lorsqu'un employ� est incapable de travailler pour cause de maladies ou d'accidents successifs n'ayant aucun lien entre eux, chaque nouvelle maladie ou chaque nouvel accident fait courir un nouveau d�lai l�gal de protection durant lequel l'employeur ne peut valablement r�silier le contrat de travail; il y a ainsi cumul � intralitt�ral � des �ventualit�s pr�vues � l'art. 336c CO (cf. ATF 120 II 124 consid. 3d).
5.2 En l'esp�ce, la cour cantonale a retenu que le demandeur �tait all� consulter un premier m�decin le 9 mars 2004 pour des probl�mes de pression art�rielle et de stress. Le praticien avait d�cel� � ce moment chez son patient un burn-out assez s�rieux pour justifier un arr�t maladie de trois semaines. Il ne s'�tait toutefois pas inqui�t� davantage, dans la mesure o� un �tat de stress �tait assez fr�quent chez les personnes gravitant dans le monde des affaires. Le second m�decin consult� avait jug� bon de prolonger cet arr�t jusqu'au 18 avril 2004, en raison de la fatigue et du surmenage dont souffrait le demandeur. Ce n'�tait qu'au moment o� il avait revu son patient, soit le 10 juin 2004, que le premier m�decin avait diagnostiqu� un �tat d�pressif r�actionnel. A son avis, cet �tat �tait directement li� � ses soucis professionnels. Un troisi�me m�decin, psychiatre qui suivait le demandeur depuis le 1er juillet 2004, avait confirm� le diagnostic de son confr�re et avait �galement pr�cis� que la d�pression du demandeur avait pour origine son licenciement. Cela �tant, les juges cantonaux ont consid�r� qu'il �tait difficile de concevoir les deux �pisodes d'incapacit� de travail du demandeur comme �trangers l'un � l'autre. Il �tait en effet connu que le burn-out pouvait fr�quemment d�clencher une d�pression, ou qu'inversement, on fasse remonter, r�trospectivement, l'origine d'une d�pression dans un burn-out. Il fallait �galement relever en ce sens que les m�decins, tout en utilisant, des d�nominations diff�rentes au sujet de l'�tat du patient (stress, surmenage, burn-out, puis d�pression), s'accordaient sur le fait qu'il trouvait son origine dans les soucis professionnels du demandeur et, plus particuli�rement, dans son licenciement; en d�finitive, il y avait lieu de consid�rer l'incapacit� de travail du 10 juin 2004 comme la suite de celle de mars 2004, n'ouvrant pas la voie � une seconde p�riode de protection.
5.3 Quoi qu'en dise le demandeur, qui rel�ve en particulier que le psychiatre avait d�clar�, lors de son audition en qualit� de t�moin, qu'il lui �tait difficile de certifier un lien causal entre l'hypertension et la d�pression, il sied de constater que le demandeur n'a pas apport� la preuve de l'absence de lien entre les deux cas m�dicaux, de sorte que c'est � juste titre que les pr�c�dents juges ont consid�r� que le contrat de travail du demandeur avait pris fin le 31 octobre 2004 et, partant, rejet� sa pr�tention en versement du salaire pour les mois de novembre et d�cembre 2004.
Le demandeur reproche � la cour cantonale d'avoir viol� l'art. 329d CO en consid�rant qu'il avait pu prendre les jours de vacances qui lui restaient pendant le pr�avis.
6.1 Aux termes de l'art. 329d al. 2 CO, tant que durent les rapports de travail, les vacances ne peuvent pas �tre remplac�es par des prestations en argent ou d'autres avantages. En r�gle g�n�rale, l'interdiction de remplacer les vacances par des prestations en argent s'applique aussi apr�s la r�siliation des rapports de travail. Il peut cependant �tre d�rog� � ce principe selon les circonstances. D'apr�s la jurisprudence, des prestations en argent peuvent remplacer les vacances lorsque celles-ci ne peuvent �tre prises avant la fin des rapports de travail ou lorsqu'on ne peut exiger qu'elles le soient (ATF 128 III 271 consid. 4a/aa p. 280 s. et les r�f�rences cit�es); la Cour de c�ans consid�re que le point de savoir si le solde de vacances non prises devait �tre indemnis� en esp�ces devait �tre tranch� de cas en cas, en se fondant sur le rapport entre la dur�e de la lib�ration de l'obligation de travailler et le nombre de jours de vacances restant (cf. ATF 128 III 271 consid. 4a/cc p. 282 s.). Il faut en particulier que, durant cette p�riode, le salari� cong�di� ait, en plus de ses vacances, suffisamment de temps � consacrer � la recherche d'un nouvel emploi (arr�t 4C.193/2005 du 30 septembre 2005, consid. 3.2 non publi� aux ATF 131 III 623).
6.2 En l'occurrence, la cour cantonale a retenu en fait que, lors de son licenciement, le demandeur avait �t� inform� qu'il �tait lib�r� de venir travailler, tout en �tant pri� de rester disponible, par t�l�phone ou courrier �lectronique, pour le passage de t�moin � ses successeurs. Dans la partie � en droit � de son arr�t, elle a d�termin� que le solde du droit aux vacances du demandeur s'�levait encore � 17 jours pour 2003 et 10.5 jours pour 2004, compte tenu de la fin de son contrat de travail au 31 octobre et de son incapacit� de travail durant six mois justifiant une r�duction de 5/12. Ella a donc consid�r� que, th�oriquement, le demandeur avait encore droit � 27.5 jours de vacances. Toutefois, il s'�tait vu lib�rer de travailler le 14 janvier 2004, alors que son licenciement ne devait prendre effet qu'au 30 avril 2004, soit trois mois et demi plus tard. Certes, il avait �t� tenu de rester � disposition pour le passage de t�moin � ses successeurs, mais il n'avait pas d�montr� qu'il avait �t� tr�s sollicit� pendant cette p�riode, ce d'autant plus que d�s le mois de mars, il se trouvait d�j� en incapacit� de travail. Il fallait �galement souligner qu'en raison de ses diff�rents arr�ts maladies, le demandeur n'avait vu son cong� prendre effet qu'� la fin octobre 2004. Ce d�lai de cong� devait �tre mis en rapport avec le relativement faible jours de vacances auxquels il pouvait pr�tendre; le demandeur avait pu b�n�ficier au total d'environ quatre-vingt jours de d�lai de cong�, durant lesquels il �tait lib�r� de venir travailler. Il �tait d�s lors difficile de soutenir que les jours de vacances auxquels il pouvait pr�tendre n'aient pas pu �tre pris durant cette p�riode. Et m�me si l'on tenait compte du fait que le demandeur soit rest� un certain temps � disposition pour la transmission d'informations � ses successeurs, par t�l�phone ou courrier �lectronique, il n'apparaissait pas que cette t�che ait requis plus d'une vingtaine de jours de travail � temps plein, si bien que le demandeur avait largement b�n�fici� des deux mois complets n�cessaires � la recherche d'un emploi.
6.3 Le demandeur rel�ve qu'il a certes �t� lib�r� de son obligation de travailler, mais sous r�serve qu'il reste � disposition de son employeur pour le passage de t�moin, r�serve incompatible avec une lib�ration totale et inconditionnelle de travailler. A juste titre. En effet, l'on ne peut parler de lib�ration lorsque le travailleur doit se tenir � disposition de l'employeur (Streiff/von Kaenel, Arbeitsvertrag, Praxiskommentar zu Art. 319-362 OR, 6e �d., Zurich 2006, n. 11 ad art. 329c CO, p. 440). Dans la pr�sente cause, le fait qu'il se soit en fin de compte av�r� que le demandeur n'avait pas �t� beaucoup sollicit� ne change rien au fait qu'il a �t� constat� qu'il devait rester � disposition de la d�fenderesse, ce qui l'entravait dans sa libert� d'organiser et de prendre des vacances en nature. Si la d�fenderesse entendait que le demandeur prenne ses vacances pendant le d�lai de cong�, elle devait faire en sorte de pr�ciser et limiter l'�tendue de l'obligation de celui-ci de rester � disposition; ne l'ayant pas fait, elle doit supporter les cons�quences de son incurie. A cet �gard, la d�cision entreprise viole donc le droit f�d�ral et doit �tre annul�e en tant qu'elle d�boute le demandeur de ses pr�tentions en paiement d'une indemnit� pour vacances non prises en nature. D�s lors que la cause doit de toute fa�on �tre renvoy�e � la cour cantonale pour qu'elle statue sur un autre point, celle-ci d�terminera �galement le montant d� au demandeur de ce chef (cf. art. 107 al. 2 LTF).
Pour le surplus, il convient encore de relever que le fait que le d�lai de cong� ait �t� prolong� en raison des incapacit�s de travail du demandeur n'y change rien, puisque, quoi qu'en dise la d�fenderesse, une incapacit� de travail suffisamment s�rieuse, au point d'entraver la r�cup�ration physique ou psychique du travailleur, notamment un �tat de d�pression, emp�che en principe la r�alisation du but des vacances (cf. Cerottini, Le droit aux vacances, �tude des articles 329a � d CO, th�se Lausanne, Lausanne 2001, p. 264 s.), et que cet �l�ment a par ailleurs �t� pris en compte sous l'angle de l'art. 329b al. 2 CO qui pr�voit la r�duction du droit aux vacances du fait d'une incapacit� de travail.
Le demandeur reproche � la cour cantonale d'avoir viol� l'art. 330a CO en lui refusant la d�livrance d'un certificat de travail complet, v�ridique et en fran�ais.
7.1 Selon l'art. 330a al. 1er CO, le travailleur peut demandeur en tout temps � l'employeur un certificat de travail portant sur la nature et la dur�e des rapports de travail, ainsi que sur la qualit� de son travail et sa conduite. Ce document a pour but de faciliter l'avenir �conomique du travailleur. Il doit �tre v�ridique et complet (ATF 129 III 177 consid. 3.2). Le choix de la formulation appartient en principe � l'employeur; conform�ment au principe de la bonne foi, la libert� de r�daction reconnue � celui-ci trouve ses limites dans l'interdiction de recourir � des termes p�joratifs, peu clairs ou ambigus, voire constitutifs de fautes d'orthographe ou de grammaire. Le certificat doit contenir la description pr�cise et d�taill�e des activit�s exerc�es et des fonctions occup�es dans l'entreprise, les dates de d�but et de fin de l'engagement, l'appr�ciation de la qualit� du travail effectu� ainsi que de l'attitude du travailleur. S'il doit �tre �tabli de mani�re bienveillante, le certificat peut et doit contenir des faits et appr�ciations d�favorables, pour autant que ces �l�ments soient pertinents et fond�s (arr�t 4C.129/2003 du 5 septembre 2003, reproduit in JAR 2004 p. 308, consid. 6.1 p. 313 s. et les r�f�rences cit�es).
Conform�ment � son but, le certificat de travail sera �tabli dans la langue usuelle du lieu o� se sont d�roul�s les rapports de travail (arr�t 4C.129/2003 du 5 septembre 2003, reproduit in JAR 2004 p. 308, consid. 6.1 p. 313 et la r�f�rence cit�e). Si la langue de travail n'est pas celle usuelle dans le lieu o� se sont d�roul�s les rapports de travail, le travailleur a droit � une version du certificat de travail dans ces deux langues (Brunner/B�hler/Waeber/Bruchez, Commentaire du contrat de travail, 3e �d., Lausanne 2004, n. 2 ad art. 330a CO).
Si, apr�s avoir re�u le certificat, le travailleur estime que son contenu est faux ou incomplet, il peut ouvrir action en rectification aupr�s du Tribunal comp�tent (ATF 129 III 177 consid. 3.3 et les r�f�rences cit�es). Dans le cadre de l'action en justice, il appartient au travailleur de prouver les faits justifiant l'�tablissement d'un certificat de travail diff�rent de celui qui lui a �t� remis (arr�t 4C.129/2003 du 5 septembre 2003, reproduit in JAR 2004 p. 308, consid. 6.1 p. 314 et les r�f�rences cit�es). L'employeur devra collaborer � l'instruction de la cause, en motivant les faits qui fondent son appr�ciation n�gative. S'il refuse de le faire ou ne parvient pas � justifier sa position, le juge pourra consid�rer que la demande de rectification est fond�e (Brunner/ B�hler/Waeber/Bruchez, op. cit., n. 5 ad art. 330a CO).
Le travailleur qui n'�tablit pas avoir fourni des prestations d'une qualit� au-dessus de la moyenne ne peut pr�tendre � un certificat de travail mentionnant qu'il a oeuvr� � � notre enti�re satisfaction � (Favre/ Munoz/Tobler, Le contrat de travail, Code annot�, Lausanne 2001, n. 1.5 ad art. 330a CO, et les r�f�rences cit�es; cf. �galement B�hler/ Lef�bure, De l'�laboration � la remise du certificat de travail, Conseils, bases l�gales et r�gles utiles, Zurich 2003, p. 55).
7.2 La cour cantonale a consid�r� que le certificat d�livr� le 26 octobre 2005 aurait certes pu d�tailler plus exactement les t�ches d�volues au demandeur, ainsi que la qualit� du travail effectu�, mais que la version de remplacement propos�e par celui-ci ne pr�cisait pas davantage les responsabilit�s qu'il avait d� assumer dans le cadre de son travail. Il y avait �galement lieu de relever que le travailleur ne pouvait exiger la rectification de son certificat de travail par les juges qu'apr�s avoir essuy� un refus de son employeur de proc�der aux modifications demand�es. Or, il ne semblait pas que le demandeur se soit directement adress� � la d�fenderesse afin d'obtenir un certificat conforme � ses attentes. En outre, le certificat ne s'�cartait pas de la r�alit� et n'�tait pas � ce point lacunaire pour justifier sa modification, d'autant plus que la version de remplacement n'�tait gu�re plus �loquente quant � la nature des activit�s du demandeur. Enfin, celui-ci ayant retrouv� du travail depuis le 1er mai 2006, il n'apparaissait pas que ledit certificat ai nui d'une quelconque mani�re � sa recherche d'emploi et que sa correction r�ponde d�s lors � une n�cessit� absolue.
7.3 Le demandeur est d'avis que la cour cantonale a err� en consid�rant comme suffisant le certificat du 26 octobre 2005 comportant � une description succincte des fonctions et des responsabilit�s (du demandeur) �. Par ailleurs, il avait donn� dans son �criture d'appel un texte pr�cis du certificat demand�. En outre, la d�fenderesse avait exprim� en proc�dure son refus de proc�der au rectificatif. La cour cantonale avait �galement omis de mentionner que le certificat avait �t� r�dig� en anglais, alors que la langue usuelle du lieu o� s'�taient d�roul�s les rapports de travail �tait le fran�ais. De surcro�t, le certificat incrimin� ne se pronon�ait gu�re sur ses comp�tences dans ses fonctions financi�res, mais se limitait au domaine administratif. Dans le document du 26 octobre 2005, la d�fenderesse parlait de � satisfaction � et non d'� enti�re satisfaction �, tandis que la cour cantonale avait retenu en fait que les divers bonus et r�compenses re�us jusqu'en mars 2003 d�montraient que les performances du demandeur donnaient pleine satisfaction, et que les faits qui lui �taient reproch�s vers la fin de son contrat n'�taient que des pr�textes pour justifier son licenciement, mais nullement fond�s. Enfin, il avait toujours �t� tr�s disponible pour ses coll�gues et son employeur. Il convenait enfin de rectifier la date de la fin du contrat si le Tribunal f�d�ral devait retenir la fin du contrat au 31 d�cembre 2004.
7.4 En l'esp�ce, la question de savoir si le demandeur �tait tenu de demander � son employeur de rectifier son certificat de travail avant d'y pr�tendre en justice peut demeurer ind�cise, ce d'autant plus que la d�fenderesse aurait semble-t-il affirm� en proc�dure qu'elle s'y refusait. En effet, la cour cantonale a constat� que le texte propos� par le demandeur ne r�pondait pas davantage � ses attentes que celle qui lui avait �t� d�livr�e. En d'autres termes, il appara�t que le demandeur n'a pas prouv� les faits justifiant l'�tablissement d'un certificat de travail au contenu diff�rent de celui qui lui avait �t� d�livr�. Or, dans son recours au Tribunal f�d�ral, le demandeur se contente de pr�senter sa propre version des faits, sans d�montrer en quoi les constatations de la cour cantonale seraient manifestement inexactes (cf. consid. 3.2). En particulier, le fait qu'il ait �t� constat� que les divers bonus et r�compenses re�us jusqu'en mars 2003 d�montraient que ses performances donnaient pleine satisfaction ne permet pas de se prononcer sur la qualit� de son travail pendant toute la dur�e de son engagement. En d�finitive, il y a lieu de constater que le demandeur �choue � d�montrer que le certificat de travail qui lui a �t� d�livr� ne serait pas v�ridique et complet au sens de la jurisprudence susmentionn�e. Pour le surplus, il n'�tablit pas davantage avoir sollicit� que le document en question lui soit d�livr� en langue fran�aise.
Le demandeur reproche enfin � la cour cantonal d'avoir viol� les art. 3 al. 2 et 11a LACI ainsi que 22 al. 1 OLAA en omettant de d�duire de l'indemnit� r�sultant de l'application du plan social le montant maximum assur�, de 106'800 fr. La caisse de ch�mage admet qu'il faille effectivement tenir compte de l'art. 11a LACI, qui dispose que la perte de travail n'est pas prise en consid�ration tant que des prestations volontaires vers�es par l'employeur couvrent la perte de revenu r�sultant de la r�siliation des rapports de travail (al. 1) et que les prestations volontaires de l'employeur ne sont prises en compte que pour la part qui d�passe le montant maximum assur� (al. 2). Compte tenu de la fin des rapports de travail le 31 octobre 2004 et de l'ouverture du d�lai-cadre le 24 ao�t 2005, le montant pour lequel elle serait subrog�e aux droits du demandeur s'�l�verait 41'764 fr. 40, conform�ment au d�compte produit pas celle-ci en annexe � sa r�ponse au recours en mati�re civile.
Sur ce point, il y a derechef lieu d'annuler l'arr�t entrepris et de renvoyer la cause � la cour cantonale pour qu'elle statue sur ce montant (cf. art. 107 al. 2 LTF).
En d�finitive, l'arr�t attaqu� doit �tre annul� en tant qu'il a trait aux pr�tentions du demandeur en allocation d'une indemnit� fond�e sur l'application du plan social, d'une indemnit� pour licenciement abusif de m�me que d'une indemnit� pour vacances non prises en nature, ainsi que s'agissant du montant pour lequel l'intervenante est subrog�e aux droits du demandeur. La cause sera renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants sur ces points, ainsi que sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale (cf. art. 67 et 107 al. 2 LTF). L'arr�t querell� sera confirm� pour le surplus.
Comme la valeur litigieuse, calcul�e selon les pr�tentions � l'ouverture de l'action (ATF 115 II 30 consid. 5b p. 41), d�passe le seuil de 30'000 fr., le montant de l'�molument judiciaire est fix� selon le tarif ordinaire (art. 65 al. 3 let. b LTF) et non r�duit (art. 65 al. 4 let. c LTF).
Chacun des deux recours est partiellement admis. L'issue du litige demeure toutefois incertaine pour ce qui est de la conclusion lib�ratoire de la d�fenderesse. Par ailleurs, le montant exact des pr�tentions qui doivent �tre allou�es au demandeur est �galement ind�cis. Dans ces circonstances, il se justifie de faire supporter au demandeur et � la d�fenderesse la moiti� des frais judiciaires et de compenser les d�pens. Il n'y a en outre pas lieu d'allouer de d�pens � l'intervenante (cf. art. 68 al. 3 LTF).
Le recours du demandeur et celui de la d�fenderesse sont partielle-ment admis. L'arr�t attaqu� est annul� dans cette mesure et la cause renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants; il est confirm� pour le surplus.
Un �molument judiciaire global de 12'000 fr. est mis par moiti� � la charge du demandeur et de la d�fenderesse.
La pr�sent arr�t est communiqu� en copie aux mandataires des parties, � l'intervenante et � la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes du canton de Gen�ve.