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Timestamp: 2018-02-25 05:26:15+00:00
Document Index: 122250304

Matched Legal Cases: ["l'article 27", "l'article 19", "l'article 36", "l'article 4", "l'article 3", "l'article 81", "l'article 55", "l'article 5", "l'article 23", "l'article 39", "l'article 17", "l'article 27", "l'article 22", "l'article 52", "l'article 56", "l'article 56", "l'article 89", "l'article 89", "l'article 72", "l'article 58", "l'article 8", "l'article 14", "l'article 3", "l'article 3", "l'article 3"]

Livre V : Prévention des pollutions, des risques et des nuisances - Titre II : Produits chimiques et biocides (partie réglementaire) | AIDA
Livre V : Prévention des pollutions, des risques et des nuisances - Titre II : Produits chimiques et biocides (partie réglementaire)
Modifié par les Décret n° 2007-1496 du 18 octobre 2007, Décret n° 2007-1869 du 26 décembre 2007, Décret n° 2009-1685 du 30 décembre 2009 , Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, Décret n° 2010-883 du 27 juillet 2010, Décret n° 2011-385 du 11 avril 2011, Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, Décret n° 2012-232 du 17 février 2012, Décret n° 2012-233 du 17 février 2012, Décret n° 2012-530 du 19 avril 2012, Décret n° 2012-755 du 9 mai 2012, Décret n° 2013-785 du 29 août 2013, Décret n° 2014-128 du 14 février 2014, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, Décret n°2016-859 du 29 juin 2016 et Décret n°2017765 du 4 mais 2017
Chapitre I : Contrôle des produits chimiques
Article R. 521-1 du code de l'environnement
(Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, article 1er et Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 6)
Les exemptions au règlement (CE) n° 1907/2006 prévues au III de l'article L. 521-1 sont délivrées par décision conjointe du ministre de la défense et du ministre chargé de l'environnement, sauf dans les cas d'urgence opérationnelle pour lesquels la décision est prise par le ministre de la défense qui en informe alors le ministre chargé de l'environnement. Dans les deux cas, le ministre de la défense peut déléguer son pouvoir par arrêté.
La décision précise l'identité de la substance, du mélange ou de l'article concerné, la durée de l'exemption et, le cas échéant, les conditions de son renouvellement. « En l’absence de décision explicite à l’issue d’un délai de six mois à compter de la réception de la demande, celle-ci est réputée rejetée. » Un arrêté conjoint du ministre chargé de l'environnement et du ministre de la défense précise les conditions de présentation et d'instruction des demandes.
Sous-section 1 :Prélèvements, analyses et essais
Article R. 521-2 du code de l'environnement
(Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, article 1er)
Article R. 521-2-1 du code de l'environnement
Article R. 521-2-2 du code de l'environnement
Article R. 521-2-3 du code de l'environnement
Conformément aux dispositions du troisième alinéa du I de l'article L. 521-14 , lorsque le contrôle a lieu dans une installation de fabrication ou de stockage ou si les substances ou produits faisant l'objet du prélèvement sont conditionnés en vrac, les prélèvements d'échantillons sont réalisés en présence du directeur d'établissement ou de son représentant.
"L'agent effectuant le contrôle peut alors procéder au prélèvement ou y fait procéder, sous sa direction, par une entreprise extérieure compétente. Si le directeur de l'établissement ou son représentant refuse que soit effectué le prélèvement ou, refusant d'assister à l'opération, empêche qu'il ait lieu, mention en est portée au procès-verbal dressé en application de l'article R. 521-2-5.
" Le directeur de l'établissement ou son représentant communique à l'agent effectuant le contrôle l'information sur les risques éventuels liés à cette opération et les mesures qu'il convient de mettre en œuvre pour réaliser le prélèvement en toute sécurité.
" Si nécessaire, l'établissement met à disposition de l'agent effectuant le contrôle et, le cas échéant, de l'entreprise extérieure l'information sur les risques communiquée à son propre personnel, les équipements de protection individuelle adéquats, le matériel nécessaire pour effectuer le prélèvement ainsi que l'information pertinente à cet égard.
" Si le prélèvement est réalisé par une entreprise extérieure à l'établissement, les conditions dans lesquelles il est effectué respectent les règles d'organisation de la prévention applicables aux travaux effectués dans un établissement par une entreprise extérieure prévues par les articles R. 4511-1 et suivants du code du travail.
Article R. 521-2-4 du code de l'environnement
" Les échantillons sont scellés. Le scellé de chaque échantillon tient fixée une étiquette d'identification portant les mentions suivantes écrites à l'encre indélébile :
" 1° Les nom, prénoms ou raison sociale et adresse de la personne chez qui le prélèvement est effectué ;
" 2° La dénomination sous laquelle la substance, le mélange ou l'article est détenu et sa composition, telle qu'elle est déclarée par le directeur de l'établissement ou par son représentant ou telle qu'elle figure éventuellement sur l'étiquetage du contenant dans lequel est effectué le prélèvement ;
" 3° La date, l'heure et le lieu du prélèvement ;
" 4° Le numéro d'ordre de chaque échantillon ;
" 5° Le numéro d'enregistrement du prélèvement attribué par le service auquel appartient l'agent effectuant le contrôle ;
" 6° Les nom, qualité et résidence administrative de l'agent effectuant le contrôle ainsi que sa signature.
Article R. 521-2-5 du code de l'environnement
Article R. 521-2-6 du code de l'environnement
Article R. 521-2-7 du code de l'environnement
Article R. 521-2-8 du code de l'environnement
Article R. 521-2-9 du code de l'environnement
Article R. 521-2-10 du code de l'environnement
Article D. 521-2-11 du code de l'environnement
(Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, article 1er et Décret n° 2011-385 du 11 avril 2011, article 8)
Les informations mentionnées au II de l'article L. 521-7 peuvent être transmises par les autorités administratives compétentes à l'« Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ». L'agence prend toutes dispositions utiles pour que ces informations ne soient accessibles qu'aux personnes qu'elle a nommément désignées pour en assurer le traitement et la conservation et qui sont astreintes au secret professionnel. Les autorités administratives compétentes peuvent transmettre, selon les mêmes conditions de confidentialité, les informations relatives à la formule intégrale des mélanges aux centres antipoison définis à l'article L. 6141-4 du code de la santé publique, ainsi qu'à l'organisme compétent mentionné à l'article L. 4411-4 du code du travail, en vue de permettre l'exercice de leurs missions de conseil, de soins ou de prévention des risques liés aux produits chimiques, notamment en cas d'urgence.
" Sous-section 3 : Modalités d'application des sanctions administratives
Article R. 521-2-12 du code de l'environnement
Article R. 521-2-13 du code de l'environnement
L'astreinte ordonnée en application de l'article L. 521-18 commence à courir à compter de la date de la notification à l'intéressé de la décision.
Pour ordonner cette astreinte, le préfet apprécie l'inexécution ou le retard dans l'exécution des mesures prescrites, en tenant compte, s'il y a lieu, de la survenance d'événements qui ne sont pas imputables à l'intéressé.
" Sous-section 4 : Sanctions pénales
Article R. 521-2-14 du code de l'environnement
(Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, article 1er, Décret n° 2012-530 du 19 avril 2012, article 1er ; Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 4 et Décret n° 2015-1790 du 28 décembre 2015, article 1er)
12° De ne pas communiquer à la Commission européenne et au ministre chargé de l'environnement les informations énumérées à l'article 27 du règlement (CE) n° 1005/2009 du 16 septembre 2009 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, dans les conditions prévues à cet article ou « les informations prévues à l'article 19 du règlement (UE) n° 517/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux gaz à effets de serre fluorés et abrogeant le règlement (CE) n° 842/2006 dans les conditions prévues à cet article » ;
16° Pour un fabricant, un importateur, un utilisateur en aval ou un distributeur, d’importer, de mettre en vente, de détenir en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, de vendre ou de distribuer à titre gratuit une substance ou un mélange dont l’étiquette ne respecte pas les règles de contenu et d’apposition, en méconnaissance des dispositions des articles 17 à 28, des paragraphes 1 et 2 de l’article 29, des articles 30 à 33 du règlement (CE) n° 1272/2008 ;
17° Pour un fabricant, un importateur, un utilisateur en aval ou un distributeur, d’importer, de mettre en vente, de détenir en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, de vendre ou de distribuer à titre gratuit une substance ou un mélange dans un emballage non conforme aux dispositions de l’article 35 du règlement (CE) n° 1272/2008.
Article R. 521-2-14-1 du code de l'environnement
(Décret n° 2012-530 du 19 avril 2012, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 1er)
« La récidive des contraventions mentionnées à l’article R. 521-2-14 est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15 du code pénal. »
Article R. 521-2-15 du code de l'environnement
Article R. 521-2-16 du code de l'environnement
(Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, article 1er et Décret n° 2010-150 du 17 février 2010, article 1er)
4° Pour un fabricant, importateur, utilisateur en aval, distributeur, le fait de ne pas conserver les informations en méconnaissance du 1 de l'article 36 du règlement (CE) n° 1907/2006 « et du 1 de l’article 49 du règlement (CE) n° 1272/2008 » ;
Article R. 521-3 du code de l'environnement
(Ordonnance n° 2010-462 du 6 mai 2010, article 1er et Décret n° 2012-755 du 9 mai 2012, article I)
Les dispositions relatives à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques sont énoncées aux articles R. 253-1 à D. 253-55 du code rural et de la pêche maritime .
Sous-section 2 : Substances et « mélanges » dangereux
(Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 4)
Paragraphe 1 : Dispositions propres aux substances et « mélanges » dangereux pour la santé
Article R. 521-4 du code de l'environnement
Les dispositions propres aux substances et « mélanges » dangereux définies à l’article L. 1342-2 du code de la santé publique sont énoncées aux articles R. 1342-1 à R. 1342-12 et R. 1343-1 et R. 1343-2 du même code.
Paragraphe 2 : Autres produits contenant des composés du mercure, des composés d’arsenic ou des composés organostanniques
Article R. 521-13 du code de l'environnement
Il est interdit de mettre sur le marché, détenir en vue de la vente, céder à titre onéreux ou gratuit, acquérir ou utiliser des produits de protection du bois contenant des composés du mercure et des composés de l’arsenic.
Article R. 521-14 du code de l'environnement
(Décret n° 2007-1496 du 18 octobre 2007, article 1er, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 4 et Décert n°2016-589 du 29 juin 2016, article 1er 1°)
Par dérogation aux dispositions de l'article R. 521-13, les substances et mélanges de protection du bois constitués de solutions de composés inorganiques du type CCA (cuivre-chrome-arsenic) de type C peuvent être mis en oeuvre au moyen de procédés utilisant le vide ou la pression pour l'imprégnation du bois dans des installations déclarées ou autorisées au titre de la rubrique 2415 de la nomenclature des installations classées, si elles sont autorisées « à l'issue d'une procédure d'autorisation de mise à disposition sur le marché prévue par le règlement (UE) n° 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012 ».
Article R. 521-15 du code de l'environnement
I. Par dérogation aux dispositions de l’article R. 521-13, le bois traité avec des solutions de type CCA dans les conditions décrites à l’article R. 521-14 peut être mis sur le marché pour un usage professionnel et industriel lorsque le traitement est mis en oeuvre pour préserver l’intégrité structurelle du bois à des fins de sécurité.
II. Le bois ainsi traité est destiné aux usages suivants :
2° Ponts et ouvrages d’art ;
3° Bois d’oeuvre dans les eaux douces et saumâtres ;
III. En aucun cas le bois ainsi traité ne peut être utilisé :
1° Dans les constructions à usage d’habitation ;
5° Dans toute application dans laquelle le bois traité risque d’entrer en contact avec des produits intermédiaires ou finis destinés à l’alimentation humaine ou animale.
IV. Un arrêté du ministre chargé de l’environnement détermine les mentions qui doivent être portées sur le bois ainsi traité mis sur le marché.
Article R. 521-15-1 du code de l'environnement
(Décret n° 2007-1496 du 18 octobre 2007, article 2)
" I. Par dérogation aux dispositions de l'article R. 521-13, le bois traité avec des composés de l'arsenic qui était utilisé dans la Communauté avant le 30 septembre 2007 ou qui a été mis sur le marché communautaire conformément aux règles du présent paragraphe peut rester en place et continuer à être utilisé jusqu'à ce qu'il atteigne la fin de sa durée de vie utile.
" II. Le bois traité avec des solutions CCA qui était utilisé dans la Communauté avant le 30 septembre 2007, ou qui a été mis sur le marché conformément aux règles du présent paragraphe :
" 1° Peut être utilisé ou réutilisé sous réserve du respect de ses conditions d'emploi, énumérées à l'article R. 521-15 ;
" 2° Peut être mis sur le marché de l'occasion sous réserve du respect de ses conditions d'emploi, énumérées à l'article R. 521-15. "
Article R. 521-16 du code de l'environnement
Il est interdit d’utiliser des composés organostanniques, des composés du mercure et des composés de l’arsenic pour le traitement des eaux industrielles, indépendamment de leur usage.
Article R. 521-17 du code de l'environnement
Il est interdit d’utiliser des composés du mercure pour l’imprégnation des textiles lourds industriels et des fils destinés à leur fabrication.
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 1°)
Sous-section 5 : Gaz à effet de serre fluorés utilisés comme agent extincteur dans les systèmes de protection contre les incendies, comme diélectrique dans les « appareils de commutation électrique » ou comme solvant
Article R. 521-54 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er)
« Les dispositions relatives aux gaz à effet de serre fluorés utilisés en tant que fluides frigorigènes dans des équipements de réfrigération ou de climatisation sont énoncées à la section 6 du chapitre III du titre IV du présent livre.
Article R. 521-55 du code de l'environnement
La présente sous-section réglemente les conditions de mise sur le marché, d’utilisation, de récupération et de destruction des gaz à effet de serre fluorés utilisés comme agent extincteur dans les systèmes de protection contre les incendies, comme diélectrique dans les « appareils de commutation électrique » ou comme solvant.
« Paragraphe 1 : Dispositions générales
Article R. 521-56 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 2°)
1° “ Gaz à effet de serre fluorés ” les gaz définis à l’article 2 du « règlement (UE) n° 517/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux gaz à effets de serre fluorés et abrogeant le règlement (CE) n° 842/2006 » ;
2° “ Distributeurs ” les personnes qui cèdent à titre onéreux ou gratuit et remettent, dans le cadre d’une activité professionnelle, les gaz à effet de serre fluorés.
« Paragraphe 2 : Cession, acquisition et récupération des gaz à effet de serre fluorés
Article R. 521-57 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 3°)
« Les distributeurs ne peuvent céder à titre onéreux ou gratuit des gaz à effet de serre fluorés qu'à :
« Le certificat équivalent délivré dans un des Etats membres de l'Union européenne est traduit en langue française sur demande du distributeur ou de l'inspecteur de l'environnement. »
(Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 4°)
Article R. 521-57-1 du code de l'environnement
« Les distributeurs reprennent sans frais les déchets d'emballages ayant contenu des gaz à effet de serre fluorés qui leur sont retournés dans la limite du nombre d'emballages qu'ils ont distribués l'année précédente. »
Article R. 521-58 du code de l'environnement
« Les distributeurs tiennent un registre mentionnant, pour chaque cession de gaz à effet de serre fluoré, le nom de l’acquéreur, le numéro de son certificat, la nature du gaz à effet de serre fluoré et les quantités cédées.
« Paragraphe 3 : Dispositions relatives aux certifications et aux agréments
Article R. 521-59 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, articles 2 5° et 2 6°)
– à l’article 5 du règlement (CE) n° 304/2008 en ce qui concerne les systèmes de protection contre l’incendie et les extincteurs contenant certains gaz à effet de serre fluorés ;
– à l’article 4 du règlement (CE) n° 305/2008 en ce qui concerne certains gaz à effet de serre fluorés contenus dans des appareillages de connexion à haute tension ;
– à l’article 3 du règlement (CE) n° 306/2008 en ce qui concerne certains solvants à base de gaz à effet de serre fluorés.
Ces organismes organisent l’évaluation du personnel mentionnée :
– à l’article 11 du règlement (CE) n° 304/2008 en ce qui concerne les systèmes de protection contre l’incendie et les extincteurs contenant certains gaz à effet de serre fluorés ;
– à l’article 6 du règlement (CE) n° 305/2008 en ce qui concerne certains gaz à effet de serre fluorés contenus dans des appareillages de connexion à haute tension ;
– à l’article 5 du règlement (CE) n° 306/2008 en ce qui concerne certains solvants à base de gaz à effet de serre fluorés.
L’agrément de ces organismes est accordé, pour une durée maximale de cinq ans, par arrêté « du ministre chargé de l'environnement ».
Un arrêté « du ministre chargé de l'environnement » précise :
– les conditions dans lesquelles l’agrément est délivré, notamment les critères que doit respecter l’organisme agréé, ainsi que les conditions du retrait de cet agrément ;
Article R. 521-60 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 6°)
Seuls les organismes agréés à cette fin dans les conditions prévues au présent article sont habilités à délivrer aux entreprises le certificat mentionné à l’article 8 du règlement (CE) n° 304/2008 en ce qui concerne les systèmes de protection contre l’incendie et les extincteurs contenant certains gaz à effet de serre fluorés.
L’agrément de ces organismes est accordé pour une durée maximale de cinq ans par arrêté du ministre chargé de l’environnement. Cet arrêté définit les missions pour lesquelles l’organisme est agréé.
Un arrêté « du ministre chargé de l'environnement » fixe :
– les conditions dans lesquelles l’agrément est délivré, et notamment les critères que doit respecter l’organisme agréé, ainsi que les conditions du retrait de cet agrément ;
Article R. 521-61 du code de l'environnement
L’organisme qui a délivré à une entreprise le certificat mentionné à l’article R. 521-60 communique, à la demande de cette entreprise, à tout autre organisme agréé les informations qu’il détient se rapportant à cette entreprise.
Les organismes tiennent à la disposition de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, du public et des distributeurs de gaz à effet de serre fluorés une liste à jour des entreprises et du personnel titulaires d’un certificat.
Les organismes agréés adressent chaque année à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie les données relatives aux quantités de gaz à effet de serre fluorés acquises, chargées dans des équipements, récupérées, cédées et stockées au 1er janvier et au 31 décembre de l’année civile précédente par l’ensemble des entreprises auxquelles ils ont délivré un certificat, en distinguant les gaz neufs de ceux qui ont déjà été utilisés.
Ils y joignent une liste des entreprises auxquelles ils ont suspendu ou retiré le certificat mentionné à l’article R. 521-60 ainsi que les motifs de la suspension et du retrait.
Un arrêté « du ministre chargé de l'environnement » fixe la nature et les modalités de transmission de ces informations.
Article R. 521-62 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et Décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 7°)
« Tout exploitant d'équipement fixe de protection contre l'incendie contenant des gaz à effet de serre fluorés fait procéder à son installation, à son entretien, à sa réparation ou à sa mise hors service ainsi qu'aux contrôles d'étanchéité prévus à l'article 4 du règlement (UE) n° 517/2014 du 16 avril 2014, par une entreprise titulaire du certificat mentionné à l'article R. 521-60.
« En application de l'article 3, paragraphe 3, du règlement (UE) n° 517/2014 du 16 avril 2014, l'exploitant d'un équipement sur lequel une fuite de gaz à effet de serre fluoré a été détectée ne peut le recharger tant qu'il n'a pas été réparé. »
Article R. 521-63 du code de l'environnement
Les entreprises mentionnées à l’article R. 521-62 adressent chaque année à l’organisme agréé qui leur a délivré le certificat mentionné à l’article R. 521-60 une déclaration se rapportant à l’année civile précédente et mentionnant, pour chaque gaz à effet de serre fluoré, les quantités :
Cette déclaration mentionne également l’état de leurs stocks au 1er janvier et au 31 décembre de l’année civile précédente.
La nature et les modalités de transmission de ces informations sont fixées par arrêté « du ministre chargé de l'environnement ».
Si ces informations ne sont pas transmises à l’échéance prescrite par l’arrêté précité, l’organisme agréé peut, après que l’entreprise a été amenée à présenter ses observations, suspendre le certificat jusqu’à la transmission de la déclaration.
Après obtention du certificat et pendant toute la durée de sa validité, l’entreprise informe l’organisme qui a émis ce certificat de tout changement susceptible de modifier le respect des conditions de délivrance de celui-ci fixées au 1 de l’article 8 du règlement (CE) n° 304/2008 dans le délai d’un mois.
L’organisme agréé peut retirer le certificat lorsque l’entreprise qui en est titulaire ne remplit plus les conditions au vu desquelles le certificat a été délivré. Le retrait du certificat ne peut intervenir qu’après que l’entreprise a été mise à même de présenter ses observations.
Article R. 521-64 du code de l'environnement
Les distributeurs de gaz à effet de serre fluorés sont tenus de transmettre chaque année à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie les données relatives aux quantités de gaz à effet de serre fluorés mises sur le marché, stockées, reprises et retraitées.
Article R. 521-65 du code de l'environnement
« Les modalités d’application de la présente sous-section aux activités relevant du secret de la défense nationale sont fixées par arrêté conjoint des ministres chargés de la défense et de l’environnement.
« Paragraphe 5 : Dispositions particulières aux gaz à effet de serre fluorés utilisés comme diélectrique dans les appareillages de connexion à haute tension ou comme solvant
Article R. 521-66 du code de l'environnement
Les personnes procédant à la récupération de gaz à effet de serre fluorés contenus dans les appareillages de connexion à haute tension ou à la récupération de solvants à base de gaz à effet de serre fluorés adressent chaque année à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie une déclaration des quantités de gaz à effet de serre fluorés qu’ils ont récupérées en vue de les traiter et des quantités émises dans l’atmosphère. Cette déclaration mentionne l’identité, la dénomination ou la raison sociale et l’adresse des exploitants des installations de destruction, de recyclage et de régénération auxquelles ont été remis des gaz, l’adresse des installations si elle est différente, ainsi que les quantités de chaque type de gaz livrées dans chacune des installations.
« Paragraphe 6 : Sanctions pénales
Article R. 521-67 du code de l'environnement
« Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait :
« 1° Pour un distributeur de gaz à effet de serre fluorés, de ne pas respecter ses obligations d’information, contrairement aux dispositions de l’article R. 521-64 ;
« 2° Pour une entreprise, de ne pas adresser à l’organisme agréé les informations prévues à l’article R. 521-63 ;
« 3° Pour les personnes procédant à la récupération de gaz à effet de serre fluorés contenus dans les appareillages de connexion à haute tension ou à la récupération de solvants à base de gaz à effet de serre fluorés, de ne pas adresser à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie les informations prévues à l’article R. 521-66.
Article R. 521-68 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 1er et décret n°2015-1790 du 28 décembre 2015, article 2 8°)
« I. Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait :
« Chapitre II : Approbation des substances actives biocides et autorisation de mise à disposition sur le marché des produits biocides »
(Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Section 1 : Dispositions générales »
Article R. 522-1 du code de l'environnement
« L'emploi des substances actives biocides, la mise à disposition sur le marché des produits biocides et des articles traités par ces produits ainsi que leur expérimentation dans les conditions énoncées au I de l'article L. 522-1 sont soumises aux dispositions du présent chapitre. »
Article R. 522-2 du code de l'environnement
« L'organisme désigné au présent chapitre comme “Agence nationale” est l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, mentionnée à l'article L. 1313-1 du code de la santé publique.
« Les autorités compétentes mentionnées au paragraphe 1 de l'article 81 du règlement (UE) n° 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012 sont, sauf disposition contraire, soit le ministre chargé de l'environnement, soit le directeur général de l'Agence nationale. »
( Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Section 2 : Exemptions dans l'intérêt de la défense nationale »
Article R. 522-3 du code de l'environnement
« Les demandes d'exemption au règlement (UE) n° 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012 mentionnées au II de l'article L. 522-1 sont adressées conjointement au ministre de la défense et au ministre chargé de l'environnement.
« Un arrêté conjoint du ministre chargé de l'environnement et du ministre de la défense précise les conditions de présentation et d'instruction des demandes d'exemption ainsi que les modalités de renouvellement des exemptions accordées. »
(Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Section 3 : Approbation et renouvellement de l'approbation des substances actives biocides »
Article R. 522-4 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-385 du 11 avril 2011, article 8, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« L'Agence nationale est l'autorité compétente pour exercer les missions dévolues par le règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 à “l'autorité d'évaluation” et à “l'autorité réceptrice” des demandes d'approbation et de renouvellement d'approbation des substances actives présentées au titre du même règlement.
« Lorsque la demande a été validée, l'Agence nationale procède à son évaluation conformément aux articles 8 et 14 de ce règlement. Elle informe le ministre chargé de l'environnement des conclusions de son évaluation ou de ses recommandations relatives à la demande d'approbation ou de renouvellement de l'approbation de la substance active et, le cas échéant, des projets d'avis relatifs à l'approbation de ces substances qu'elle entend proposer à l'Agence européenne au moins cinq jours ouvrés avant de les transmettre à l'Agence européenne des produits chimiques. »
« Section 4 : Autorisation de mise à disposition sur le marché des produits biocides »
« Sous-section 1 : Autorisation de mise à disposition sur le marché des produits biocides à l'exception de ceux utilisés à des fins de recherche et de développement »
Article R. 522-5 du code de l'environnement
(Décret n° 2009-1685 du 30 décembre 2009, article 11 VI et Décret n° 2011-385 du 11 avril 2011, article 8, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Les décisions relatives aux demandes d'autorisation de mise à disposition sur le marché des produits biocides ainsi qu'aux demandes de modification, de renouvellement ou de retrait de ces autorisations prises au titre des procédures prévues par le règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 et par ses règlements d'exécution sont délivrées par le directeur général de l'Agence nationale, sous réserve de l'article R. 522-6.
« Elles sont rendues publiques par voie électronique, dans les meilleurs délais, par l'Agence nationale, à l'exclusion de toute information portant atteinte à la protection des données à caractère personnel ou au secret industriel et commercial. »
Article R. 522-6 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 1er I et 5, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Les dérogations mentionnées au paragraphe 1 de l'article 55 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 sont délivrées par le ministre chargé de l'environnement qui, sauf en cas d'urgence, consulte préalablement l'Agence nationale et la Commission des produits chimiques et biocides.
« Les décisions délivrées par le ministre sont transmises à l'Agence nationale pour être rendues publiques dans les conditions prévues à l'article R. 522-5. »
Article R. 522-7 du code de l'environnement
« Lors de l'évaluation d'un dossier relatif à un produit biocide contenant une substance remplissant les critères définis au paragraphe 1 de l'article 5 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012, l'Agence nationale informe le ministre chargé de l'environnement des conclusions de l'évaluation qu'elle a menée conformément au point 10 de l'annexe VI du même règlement, au moins cinq jours ouvrés avant de les transmettre au demandeur et, le cas échéant, aux Etats membres concernés. Lorsque le produit est destiné à un usage professionnel, l'Agence nationale informe également le ministre chargé du travail, dans les mêmes délais. »
Article R. 522-8 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 1er III et 5, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Lorsqu'elle effectue l'évaluation d'un dossier nécessitant la réalisation d'une évaluation comparative en application de l'article 23 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012, l'Agence nationale communique au ministre chargé de l'environnement son projet de rapport d'évaluation comparative au moins cinq jours ouvrés avant de transmettre ses conclusions à l'Agence européenne des produits chimiques et, le cas échéant, aux Etats membres concernés. Lorsque le produit est destiné à un usage professionnel, l'Agence nationale informe, en outre et dans les mêmes conditions, le ministre chargé du travail. »
Article R. 522-9 du code de l'environnement
« Lorsqu'elle effectue l'évaluation d'un dossier présenté au titre de l'article 39 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012, l'Agence nationale informe le ministre chargé de l'environnement de ses conclusions, au moins cinq jours ouvrés avant de les transmettre au demandeur. »
Article R. 522-10 du code de l'environnement
« Lorsque l'Agence nationale reçoit une notification de mise à disposition sur le marché d'un produit biocide appartenant à une famille de produits en application du paragraphe 6 de l'article 17 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 et que cette notification satisfait aux critères définis à ce même article, elle modifie l'autorisation de mise à disposition sur le marché de la famille de produits.
« Lorsque l'Agence nationale reçoit une notification de mise à disposition sur le marché d'un produit biocide en application du paragraphe 1 de l'article 27 du même règlement et que cette notification satisfait aux critères définis à ce même article, elle édite une autorisation de mise à disposition sur le marché dont le contenu est conforme à l'article 22 de ce règlement. »
Article R. 522-11 du code de l'environnement
« Les décisions prises par le directeur général de l'Agence nationale en application du onzième alinéa de l'article L. 1313-1 du code de la santé publique sont prises conformément aux règles fixées par les arrêtés mentionnés au deuxième alinéa de l'article R. 522-16 du présent code.
« En cas d'opposition des ministres, l'Agence nationale procède à un nouvel examen du dossier, à l'issue duquel elle transmet à ces derniers ses conclusions dans un délai de 30 jours puis délivre soit, le cas échéant, une décision modifiée, soit une décision confirmative de la décision initiale. »
Article R. 522-12 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 1er IV et 5, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Les délais de grâce prévus à l'article 52 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 sont de 180 jours pour la mise à disposition sur le marché et de 180 jours supplémentaires pour l'utilisation des stocks existants des produits concernés. Les mêmes délais s'appliquent à l'écoulement des produits ayant fait l'objet d'une première autorisation de mise à disposition sur le marché.
« Lorsque le maintien de la mise à disposition sur le marché ou la poursuite de l'utilisation du produit biocide présente un risque inacceptable pour la santé humaine, pour la santé animale ou pour l'environnement, aucun délai de grâce n'est accordé. »
« Sous-section 2 : Autorisation de mise à disposition sur le marché des produits biocides à des fins de recherche et de développement »
Article R. 522-13 du code de l'environnement
(Décret n° 2009-1685 du 30 décembre 2009, article 11 VIII et Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Toute expérience ou tout essai portant sur une substance active ou un produit biocide susceptible d'avoir les effets mentionnés au paragraphe 3 de l'article 56 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 est subordonné à une autorisation du directeur général de l'Agence nationale qui détermine les conditions dans lesquelles ces expériences ou ces essais peuvent être effectués. »
Article R. 522-14 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 1er V et 5 et Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n° 2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« La notification, conformément aux dispositions du paragraphe 2 de l'article 56 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012, d'une expérience ou d'un essai effectué sur le territoire national et susceptible d'impliquer ou d'entraîner la dissémination dans l'environnement d'un produit biocide est adressée à l'Agence nationale, qui tient à jour un registre de ces expériences ou essais. »
« Sous-section 3 : Mesures individuelles d'interdiction, de restriction ou d'application de prescriptions particulières pour la mise sur le marché, la détention ou l'utilisation d'un produit biocide »
Article R. 522-15 du code de l'environnement
« Sans préjudice des missions confiées à l'Agence nationale, les mesures d'interdiction, de restriction ou d'application de prescriptions particulières concernant la mise sur le marché, la délivrance, l'utilisation et la détention d'un produit biocide mentionnées à l'article L. 522-5-1 sont prises par un arrêté du ministre chargé de l'environnement. Ce dernier transmet, préalablement à son adoption, le projet d'arrêté au responsable de la mise à disposition sur le marché qui, sauf en cas d'urgence, dispose d'un délai de 15 jours pour faire part de ses éventuelles observations.
« Pour les produits pouvant, à titre transitoire, être mis sur le marché sans procédure d'autorisation de mise à disposition sur le marché en application du paragraphe 2 de l'article 89 de ce règlement, le ministre chargé de l'environnement transmet, préalablement à son adoption, le projet d'arrêté au responsable de la mise à disposition sur le marché du produit qui, sauf en cas d'urgence, dispose d'un délai de 15 jours pour faire part de ses éventuelles observations. »
(Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Section 5 : Dispositions applicables à la vente, l'application et l'utilisation de certains groupes de produits biocides »
Article R. 522-16 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-385 du 11 avril 2011, article 8, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« Les arrêtés relatifs aux conditions d'exercice des activités de vente de produits biocides et d'articles traités par ces produits ainsi qu'aux activités d'application de ces produits à titre professionnel, pris en application de l'article L. 522-4, précisent les usages et les types de produits biocides auxquels ils s'appliquent et définissent, notamment, les obligations de formation qui s'imposent aux personnes exerçant ces activités ainsi que les obligations de traçabilité de la distribution et de l'utilisation de ces produits. Ces arrêtés sont pris après avis de la Commission des produits chimiques et biocides.
« Les arrêtés relatifs aux conditions d'utilisation de certaines catégories de produits biocides pris en application de l'article L. 522-4 peuvent prévoir toute mesure d'interdiction, de restriction ou d'application de prescriptions particulières pour la mise à disposition sur le marché ou l'utilisation de produits biocides. Ils précisent les substances actives, les types de produits et les usages auxquels ils s'appliquent. Ces arrêtés sont pris après avis de la Commission des produits chimiques et biocides. »
Article R. 522-17 du code de l'environnement
« I. L'étiquetage d'un produit biocide mis sur le marché au titre du paragraphe 2 de l'article 89 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012 comporte :
« II. Sont, par ailleurs, interdites les mentions “produit biocide à faible risque”, “non toxique”, “ne nuit pas à la santé”, “naturel”, “respectueux de l'environnement”, “respectueux des animaux” ou toute autre indication similaire.
« Un arrêté conjoint des ministres chargés, respectivement, du travail, de l'environnement, de la consommation et de la santé définit, conformément à l'article 72 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012, les règles d'étiquetage et de publicité applicables à ces produits. »
« Section 6 : Déclaration des produits biocides »
Article R. 522-18 du code de l'environnement
(Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
« La déclaration des produits biocides prévue au I de l'article L. 522-2 est adressée, par voie électronique, à l'Agence nationale, préalablement à la première mise à disposition sur le marché, sur le territoire national.
« 9° Le cas échéant, les catégories d'utilisateurs auxquels le produit est destiné. »
Article R. 522-19 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 1er VI et 5, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
«Toute modification d'une des informations mentionnées aux 2°, 3° ou 4° de l'article R. 522-18, telle qu'elle a été déclarée, donne lieu à une nouvelle déclaration.
« Toute modification d'une des informations mentionnées aux 1°, 5°, 6°, 7°, 8° ou 9° du même article ainsi que tout retrait d'un produit du marché volontairement ou du fait d'une décision administrative donne lieu à une mise à jour de la déclaration initiale, dans un délai d'un mois à compter de chacune des modifications en cause. »
Article R. 522-20 du code de l'environnement
« L'Agence nationale délivre un numéro d'enregistrement au produit biocide dans les deux mois suivant sa déclaration, si celle-ci est conforme aux conditions énoncées à l'article R. 522-18.
« Elle rend publiques les informations relatives au produit biocide déclaré énumérées à ce même article. »
Article R. 522-21 du code de l'environnement
« Les informations relatives aux produits biocides mis à disposition sur le marché, mentionnés au II de l'article L. 522-2, sont adressées, par voie électronique, à l'organisme désigné par l'arrêté des ministres chargés, respectivement, de la santé, du travail, de l'environnement et de l'agriculture mentionné à l'article R. 1342-13 du code de la santé publique.
« Ces informations sont, pour chaque produit biocide, et quelle que soit sa dangerosité, celles mentionnées à l'article R. 1342-15 du code de la santé publique. »
Article R. 522-22 du code de l'environnement
« En application de l'article L. 522-3, les quantités de produits biocides mises sur le marché entre le 1er janvier et le 31 décembre sont déclarées chaque année à l'Agence nationale par voie électronique, avant le 1er avril de l'année suivante. »
« Section 7 : « Dispositions communes aux approbations de substances actives biocides et aux autorisations de produits biocides »
Article R. 522-23 du code de l'environnement
« Les informations prévues au III de l'article L. 522-2 incluent :
« 3° Les nouvelles données ou informations indiquant que le produit biocide n'est pas suffisamment efficace. »
Article R. 522-24 du code de l'environnement
« Sont soumises au versement d'une redevance à l'Agence nationale les demandes instruites par l'Agence nationale en application du premier alinéa de l'article R. 522-4, du premier alinéa de l'article R. 522-5 et de l'article R. 522-10.
« Un arrêté conjoint des ministres chargés, respectivement, de l'environnement et du budget précise les montants et les modalités de perception de ces redevances. »
« Section 8 : Sanctions pénales »
Article R. 522-25 du code de l'environnement
« I. Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait :
« II. Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait :
« 3° De ne pas mettre à disposition les informations relatives au traitement biocide appliqué à l'article traité conformément au paragraphe 5 de l'article 58 du règlement (UE) n° 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012. »
Article R. 522-26 du code de l'environnement
Article R. 522-27 du code de l'environnement
Article R. 522-28 du code de l'environnement
Article R. 522-29 du code de l'environnement
Article R. 522-30 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 1er VII et 5 ; Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
Article R. 522-31 du code de l'environnement
Article R. 522-32 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-396 du 13 avril 2011, article 5 ; Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
Article R. 522-33 du code de l'environnement
(Décret n° 2009-1685 du 30 décembre 2009, article 11 IX ; Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 2 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 2°)
Article R. 522-34 du code de l'environnement
Article R. 522-35 du code de l'environnement
Article R. 522-36 du code de l'environnement
Article R. 522-37 du code de l'environnement
Article R. 522-38 du code de l'environnement
Article R. 522-39 du code de l'environnement
Article R. 522-40 du code de l'environnement
Article R. 522-41 du code de l'environnement
Article R. 522-42 du code de l'environnement
Article R. 522-43 du code de l'environnement
Article R. 523-1 du code de l'environnement
Le ministre chargé de l’environnement prend les décisions relatives à l’évaluation et au contrôle des risques présentés par les substances existantes conformément aux articles 9, 10, 12, 13 et 16 du règlement n° 793/93/CEE du 23 mars 1993 concernant l’évaluation et le contrôle des risques présentés par les substances existantes.
Article R. 523-2 du code de l'environnement
Le ministre chargé de l’environnement prend les décisions relatives à l’exportation et à l’importation de certains produits chimiques dangereux conformément aux articles 3, 4 et 5 du règlement n° 304/2003/CE du 28 janvier 2003 concernant les exportations et importations de certains produits chimiques dangereux.
Sous-section 3 : Substances qui appauvrissent la couche d’ozone
Article R. 523-3 du code de l'environnement
Le ministre chargé de l’environnement prend les décisions relatives à la production, l’importation, l’exportation, l’offre, l’utilisation et la récupération de substances qui appauvrissent la couche d’ozone conformément aux articles 3, 4 et 6 du règlement n° 2037/2000/CEE du 29 juin 2000 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
« Section 2 : Commission des produits chimiques et biocides
Article D. 523-4 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 2 I et 5, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 3 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 3° a et b)
« Lorsqu'ils lui sont transmis par le ministre chargé de l'environnement, la commission peut, si elle le juge utile, prendre position sur les avis de l'Agence européenne des produits chimiques mentionnés au paragraphe 4 de l'article 8 ou au paragraphe 3 de l'article 14 du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012. »
NB : Ces dispositions s'appliquent à la date d'entrée en vigueur de l'arrêté prévu au II de l'article D. 523-5 du code de l'environnement.
Article D. 523-5 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 2 II et 5, Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 3 et Décret n°2016-859 du 29 juin 2016, article 1er 3° c)
I. La commission comprend :
« g) Un représentant désigné sur proposition du ministre chargé du travail ».
e) Le directeur général de l'Institut de veille sanitaire ;
II. Les membres énumérés aux 3°, 4° et 5° du I sont nommés par arrêté du ministre chargé de l'environnement.
III. En cas d'empêchement ou d'absence de son président, la commission est présidée par le vice-président.
Article D. 523-6 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, articles 2 III et 5 et Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 3)
« Le secrétariat de la commission est assuré par le ministre chargé de l'environnement ou son représentant. Les membres du secrétariat assistent aux réunions de la commission.
Article D. 523-7 du code de l'environnement
(Décret n° 2011-578 du 25 mai 2011, article 5 et Décret n° 2014-1175 du 13 octobre 2014, article 3)
« Les membres de la commission exercent leurs fonctions à titre gratuit. Il peut toutefois leur être alloué des indemnités correspondant aux frais de déplacement et de séjour effectivement supportés à l'occasion des réunions, dans les conditions fixées par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat. »
Article D. 523-8 du code de l'environnement
(Décret n° 2013-785 du 29 août 2013, article 1er)
Le groupe interministériel des produits chimiques est chargé de contrôler la conformité aux bonnes pratiques de laboratoire, figurant aux annexes I et II du présent article, de tout laboratoire d’essais situé sur le territoire français et déclarant appliquer les bonnes pratiques de laboratoire pour la réalisation d’essais non cliniques destinés à l’évaluation des effets sur l’homme, les animaux et l’environnement effectués à des fins réglementaires sur tous les produits chimiques autres que les produits mentionnés à l’article L. 5311-1 du code de la santé publique et les médicaments vétérinaires mentionnés à l’article L. 5141-1 du code de la santé publique.
« La périodicité des inspections des installations d’essais effectuées par le groupe interministériel des produits chimiques ne peut excéder vingt-quatre mois. »
Annexes I et II à l’article D. 523-8 figurent en fin de titre.
Article D. 523-9 du code de l'environnement
(Décret n° 2013-785 du 29 août 2013, article 3)
I. Le président du groupe interministériel des produits chimiques est désigné par arrêté du Premier ministre.
« II. Le groupe est composé de six membres désignés respectivement par :
2°Le ministre chargé du travail ;
3°Le ministre chargé de l’écologie ;
4°Le ministre chargé de l’agriculture ;
5°Le ministre chargé de l’industrie ;
6°Le ministre chargé de la recherche. »
III. Les ministères concernés peuvent désigner, afin de les représenter de manière ponctuelle ou permanente, un expert appartenant à l’une des agences françaises de sécurité sanitaire.
IV. Le président peut faire appel aux personnalités compétentes dont il juge utile la participation aux travaux du groupe.
« V. Le secrétariat du groupe est assuré par la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services. Le règlement intérieur du groupe est fixé par arrêté du ministre chargé de l’industrie. »
Article D. 523-10 du code de l'environnement
Chaque année, le groupe interministériel des produits chimiques établit un rapport relatif aux applications des bonnes pratiques de laboratoire en France pour les essais mentionnés à l’article D. 523-8. Ce rapport contient une liste des laboratoires inspectés, la date à laquelle ces inspections ont été faites et un bref résumé des conclusions des inspections. Il est transmis aux services compétents de la Commission européenne et de l’Organisation de coopération et développement économique (OCDE).
Article D. 523-11 du code de l'environnement
Tout laboratoire déclarant appliquer les bonnes pratiques de laboratoire pour les essais mentionnés à l’article D. 523-8 adresse une demande de contrôle de conformité au groupe interministériel des produits chimiques, avec copie au Comité français d’accréditation (COFRAC) ou à un autre organisme d’accréditation signataire d’un accord de reconnaissance réciproque.
Au vu des résultats des inspections et des vérifications exécutées par l’organisme d’accréditation, le groupe interministériel des produits chimiques constate si les bonnes pratiques de laboratoire décrites en annexes de l’article D. 523-8 ont été bien appliquées.
A l’issue de cet examen, et s’il est satisfaisant, le groupe interministériel des produits chimiques peut se porter garant de la déclaration d’un laboratoire qui affirme que lui-même et les essais effectués par lui sont en conformité avec les bonnes pratiques de laboratoire selon les dispositions contenues dans les annexes à l’article D. 523-8.
(Décret n° 2012-232 du 17 février 2012, articles 2 et 3)
« Chapitre IV : Prévention des risques pour la santé et l'environnement résultant de l'exposition aux substances à l'état nanoparticulaire
Article R. 523-12 du code de l'environnement
« " Substance à l'état nanoparticulaire ” : substance telle que définie à l'article 3 du règlement (CE) n° 1907/2006, fabriquée intentionnellement à l'échelle nanométrique, contenant des particules, non liées ou sous forme d'agrégat ou sous forme d'agglomérat, dont une proportion minimale des particules, dans la distribution des tailles en nombre, présentent une ou plusieurs dimensions externes se situant entre 1 nm et 100 nm.
« Cette proportion minimale peut être réduite dans des cas spécifiques lorsque cela se justifie pour des raisons tenant à la protection de l'environnement, à la santé publique, à la sécurité ou à la compétitivité. Elle est précisée par un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement, de l'agriculture, de la santé, du travail et de l'industrie.
« Par dérogation à cette définition, les fullerènes, les flocons de graphène et les nanotubes de carbone à paroi simple présentant une ou plusieurs dimensions externes inférieures à 1 nm sont à considérer comme des substances à l'état nanoparticulaire.
« Aux fins de cette définition, les termes " particule ”, " agglomérat ” et " agrégat ” sont définis comme suit :
« a) On entend par " particule ” un fragment de matière possédant des contours physiques bien définis ;
« b) On entend par " agrégat ” une particule constituée de particules fortement liées ou fusionnées ;
« c) On entend par " agglomérat ” un amas de particules ou d'agrégats faiblement liés dont la surface externe globale correspond à la somme des surfaces de ses constituants individuels.
« " Substance à l'état nanoparticulaire contenue dans un mélange sans y être liée ” : substance à l'état nanoparticulaire incorporée intentionnellement dans un mélange dont elle est susceptible d'être extraite ou libérée dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation ;
« ” Territoire ” : le territoire national, à l'exclusion de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Wallis-et-Futuna et des Terres australes et antarctiques françaises ;
« " Fabricant ” : toute personne fabriquant dans l'exercice de ses activités professionnelles sur le territoire, pour son propre usage ou en vue de leur cession à titre onéreux ou gratuit, une substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou un matériau destiné à rejeter une telle substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation ;
« " Importateur ” : toute personne qui introduit dans l'exercice de ses activités professionnelles sur le territoire une substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou un matériau destiné à rejeter une telle substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation, en provenance d'un autre Etat membre de l'Union européenne ou d'un Etat tiers ;
« " Distributeur ” : toute personne établie sur le territoire, y compris un détaillant, qui exécute des opérations de stockage et de cession à titre onéreux ou gratuit à des utilisateurs professionnels d'une substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou d'un matériau destiné à rejeter une telle substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation ;
« " Utilisateur professionnel ” : toute personne établie sur le territoire, autre que le fabricant ou l'importateur, qui utilise, dans l'exercice de ses activités professionnelles une substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou un matériau destiné à rejeter une telle substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation ;
« " Recherche et développement scientifiques ” : toute activité d'expérimentation scientifique, d'analyse ou de recherche, telle que définie à l'article 3 du règlement (CE) n° 1907/2006;
« " Activités de recherche et de développement axées sur les produits et les processus ” : tout développement scientifique lié à l'élaboration de produits ou à la diversification des utilisations d'une substance, tel que défini à l'article 3 du règlement (CE) n° 1907/2006.
Article R. 523-13 du code de l'environnement
« Chaque fabricant, importateur et distributeur d'une substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou de matériaux destinés à rejeter cette substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation effectuent la déclaration exigée à l'article L. 523-1 dès lors qu'il produit, importe ou distribue au moins 100 grammes par an de cette substance.
« Cette déclaration est adressée chaque année, avant le 1er mai, au ministre chargé de l'environnement. Elle se rapporte à l'année civile précédente et mentionne les données exigées à l'article L. 523-1. La gestion des déclarations et des données qu'elles contiennent est confiée à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.
« Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement, de l'agriculture, de la santé, du travail et de l'industrie précise le contenu et les conditions de présentation de cette déclaration.
Article R. 523-14 du code de l'environnement
« Lorsque la production, l'importation ou la distribution de la substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou de matériaux destinés à rejeter cette substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation, se fait dans le cadre d'une activité de recherche et développement scientifiques sans mise sur le marché, le déclarant peut se contenter de ne déclarer que son identité et le secteur d'activité concerné.
Article R. 523-15 du code de l'environnement
« Lorsque les fabricants, importateurs et distributeurs visés à l'article R. 523-13 sont des organismes publics de recherche, la déclaration qu'ils effectuent peut être une déclaration unique couvrant l'ensemble de leurs activités de recherche.
« Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement et de la recherche précise le contenu et les conditions de présentation de cette déclaration unique.
Article R. 523-16 du code de l'environnement
« Si la déclaration mentionnée aux articles R. 523-13 à R. 523-15 est incomplète, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail demande au déclarant de la compléter ou d'apporter les précisions nécessaires dans un délai de deux mois.
Article R. 523-17 du code de l'environnement
« Les informations mentionnées à l'article L. 523-2 sont transmises à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail dans un délai de deux mois à compter de la réception du courrier adressé par le ministre chargé de l'environnement demandant leur communication.
Article R. 523-18 du code de l'environnement
« Le déclarant mentionne les informations pour lesquelles il demande la confidentialité parce que leur mise à disposition du public porterait atteinte au secret industriel ou commercial ou à la propriété intellectuelle des résultats de recherche. Il justifie alors sa demande.
« Les informations contenues dans une demande de brevet demeurent confidentielles jusqu'à la publication de celui-ci dont le déclarant est tenu d'informer le ministre chargé de l'environnement lors de la déclaration suivante.
« Lorsque la production, l'importation ou la distribution de la substance à l'état nanoparticulaire, en l'état ou contenue dans un mélange sans y être liée, ou de matériaux destinés à rejeter cette substance dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation, se fait dans le cadre d'une activité de recherche et développement axée sur les produits et les processus sans mise sur le marché, les informations déclarées sont systématiquement considérées comme confidentielles, sans que le déclarant ait à en faire la demande.
Article R. 523-19 du code de l'environnement
« La mise à disposition du public prévue aux articles L. 523-1 et L. 523-2 est réalisée chaque année au plus tard six mois après la date limite de déclaration.
Article R. 523-20 du code de l'environnement
« Lorsqu'une personne tenue de faire une déclaration au titre de l'article L. 523-1 du code de l'environnement souhaite faire usage de la dérogation relative à la mise à disposition du public prévue au troisième alinéa de cet article, elle le signale dans sa déclaration. Elle transmet alors une demande justifiée de dérogation au ministre de la défense dans un délai maximum de cinq jours à compter de la date de la déclaration.
« La dérogation est accordée par décision du ministre de la défense. La dérogation est notifiée au demandeur et transmise à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. En l'absence de décision explicite à l'issue d'un délai de trois mois à compter de la réception de la demande, celle-ci est réputée rejetée.
« Un arrêté conjoint du ministre de la défense et du ministre chargé de l'environnement précise les conditions de présentation et d'instruction des demandes de dérogation.
Article R. 523-21 du code de l'environnement
« Lorsqu'un fabricant, un importateur ou un distributeur n'a pas transmis la déclaration prévue à l'article L. 523-1 à l'échéance prévue par l'article R. 523-13 ou lorsque les informations demandées à un déclarant en application de l'article R. 523-16 ou celles demandées à un fabricant, un importateur ou un utilisateur en application de l'article R. 523-17 ne sont pas transmises aux échéances prévues par ces deux articles, le ministre chargé de l'environnement peut ordonner le paiement d'une amende au plus égale à 3 000 euros et une astreinte journalière de 300 euros courant à partir du jour de la décision la fixant et jusqu'à la satisfaction de l'obligation. »
Article D. 523-22 du code de l'environnement
(Décret n° 2012-233 du 17 février 2012, articles 1er et 2 et Décret n°2017-765 du 4 mai 2017, article 1er)
- l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ;
- l'Institut national de veille sanitaire ;
- l'Institut national de recherche et de sécurité ;
- l'Institut national de l'environnement industriel et des risques ;
- les organismes chargés de la toxicovigilance mentionnés à l'article L. 1341-1 du code de la santé publique.
« Les informations obtenues en application des articles L. 523-1 et L. 523-2 peuvent également être mises à disposition des observatoires régionaux des déchets par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail pour l'exercice de leurs missions et dans la limite des informations correspondant à leur domaine d'expertise. »
Ces organismes assurent la gestion de ces informations dans le respect des règles de protection et de confidentialité des données prévues à l'article L. 521-7.
Annexe I à l’article D. 523-8
Les dispositions pour l’inspection et la vérification des bonnes pratiques de laboratoire (BPL) qui figurent aux parties A et B sont celles qui figurent respectivement aux annexes I (Guides pour les systèmes de vérification du respect des bonnes pratiques de laboratoire) et II (Directives pour la conduite d’inspections d’installation d’essais et de vérifications d’études) de la décision-recommandation du Conseil de l’OCDE sur la conformité aux principes de bonnes pratiques de laboratoire (C[89] 87 [final]) du 2 octobre 1989, telles que révisées par la décision du Conseil de l’OCDE modifiant les annexes de la décision-recommandation du Conseil sur le respect des principes de bonnes pratiques de laboratoire (C[95] 8 [final]) du 9 mars 1995.
Partie A : Guides révisés pour les systèmes de vérification du respect des bonnes pratiques de laboratoire
A la terminologie de l’annexe II de l’article D. 523-8 s’ajoutent les définitions suivantes :
- " principes de BPL " : principes de bonnes pratiques de laboratoire compatibles avec les principes de l’OCDE de bonnes pratiques de laboratoire, tels que visées à l’annexe II de l’article D. 523-8 ;
- " vérification du respect des BPL " : inspection périodique d’installations d’essais et/ou vérification d’études réalisées afin de s’assurer du respect des principes de BPL ;
- " programme (national) de respect des BPL " : dispositif particulier établi par le groupe interministériel des produits chimiques (GIPC) pour vérifier le respect des BPL par les installations d’essais situées sur son territoire, au moyen d’inspections et de vérifications d’études ;
- " autorité de vérification en matière de BPL " : le GIPC est l’autorité de surveillance chargée de contrôler la conformité aux bonnes pratiques de laboratoire de toute installation d’essais située sur le territoire français et déclarant appliquer les BPL pour la réalisation d’essais non cliniques destinés à l’évaluation des effets sur l’homme, les animaux et l’environnement effectués à des fins réglementaires sur tous les produits chimiques autres que les produits mentionnés à l’article L. 5311-1 du code de la santé publique et les médicaments vétérinaires mentionnés à l’article L. 5141-1 du code de la santé publique. Le COFRAC est le soutien logistique du GIPC en ce qui concerne le programme de surveillance des BPL ;
- " inspection d’installation d’essais " : examen sur place des procédures et des méthodes appliquées dans l’installation d’essais afin d’évaluer le degré de conformité aux principes de BPL. Au cours des inspections, la structure administrative et les modes opératoires normalisés de l’installation d’essais sont examinés, le personnel technique d’encadrement est interviewé, la qualité ainsi que l’intégrité des données obtenues par l’installation sont évaluées et il en est rendu compte dans un rapport ;
- " vérification d’étude " : comparaison des données brutes et des rapports qui y sont associés avec le rapport provisoire ou final, en vue de déterminer si les données brutes ont été notifiées avec exactitude, de vérifier si les essais ont été menés conformément au plan d’étude et aux modes opératoires normalisés, d’obtenir des informations complémentaires ne figurant pas dans le rapport et d’établir si les méthodes utilisées pour obtenir les données ne risquaient pas d’entacher leur validité ;
- " inspecteur " : personne qui réalise l’inspection de l’installation d’essais et la vérification d’étude pour le compte du GIPC ;
- " degré de conformité aux BPL " : degré d’adhésion aux principes de BPL d’une installation d’essais, qui est évalué par le GIPC ;
La vérification du respect des BPL vise à établir si les installations d’essais ont appliqué, pour la conduite de leurs études, les principes de bonnes pratiques de laboratoire et si elles sont en mesure de garantir une qualité suffisante pour les données obtenues.
Le GIPC publie des informations détaillées sur l’activité relative aux BPL sous forme d’un programme de respect des bonnes pratiques de laboratoire.
Le programme de respect des bonnes pratiques de laboratoire du GIPC s’applique aux produits chimiques à l’exception des produits mentionnés à l’article L. 5311-1 du code de la santé publique et des médicaments vétérinaires mentionnés à l’article L. 5141-1 du code de la santé publique qui relèvent de la compétence des agences de sécurité sanitaire (respectivement AFSSAPS et AFSSA) ; il comprend :
- le rappel des dispositions législatives et réglementaires applicables en matière d’inspection, quant à l’accès aux installations d’essai et aux données détenues par celles-ci (y compris aux spécimens, aux modes opératoires normalisés, à toute autre documentation...) ;
- la description de la procédure que suivent les installations d’essais pour figurer dans le programme annuel de contrôle ;
- des indications relatives aux inspections d’installations d’essais mises en oeuvre par le COFRAC qui peuvent être :
- soit des inspections générales de l’installation d’essai, soit des inspections de site et/ou des vérifications d’une ou de plusieurs études en cours ou déjà achevées ;
- soit des inspections d’installations d’essais et de vérifications d’études spéciales faites à la demande d’une autre autorité réglementaire ;
- des indications relatives à la périodicité des inspections et au bilan des inspections de l’année précédente ;
- les mesures susceptibles d’être prises dans le cadre du suivi des inspections d’installations d’essai et vérifications d’études.
Suivi des inspections d’installations d’essais et des vérifications d’études
Lorsqu’une inspection d’installation d’essais ou de vérification d’étude a été achevée, l’inspecteur doit établir un rapport écrit sur ses conclusions.
Le GIPC examine ces rapports à l’occasion de ses réunions périodiques en vue d’établir la décision de conformité aux principes des BPL ou de prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de l’installation :
Si aucun écart n’est constaté, ou seulement un écart mineur, le GIPC peut :
- publier une déclaration indiquant que l’installation d’essais a été inspectée et que son fonctionnement a été estimé conforme aux principes de BPL. La date de l’inspection doit y figurer, et, le cas échéant, les catégories d’essais inspectés dans l’installation d’essais à ce moment-là devront être incluses ; ces déclarations peuvent être utilisées pour fournir des informations aux autorités (nationales) de vérification en matière de BPL dans d’autres pays membres de l’OCDE,
- communiquer à l’autorité réglementaire qui a demandé la vérification d’étude un rapport détaillé sur les conclusions.
Dans tous les cas, si des écarts mineurs sont constatés, l’installation d’essai est tenue de les rectifier.
- refuser ou suspendre la reconnaissance de conformité aux principes des BPL, la décision étant motivée par les défaillances ou anomalies constatées et susceptibles d’altérer la validité des études conduites dans l’installation d’essai ;
- exclure l’installation d’essai du programme annuel de respect des BPL et informer la Commission et les autorités compétentes des Etats membres des écarts constatés ;
Les problèmes ou les divergences de vues surgissant entre les inspecteurs et la direction des installations d’essais sont normalement résolus pendant l’inspection de l’installation d’essais ou la vérification d’étude. Toutefois, il n’est pas toujours possible de parvenir à un accord. En cas de contestation de l’avis émis sur le rapport d’inspection, l’installation d’essais est invitée à exposer son point de vue concernant les conclusions de l’inspection d’installation d’essais ou de la vérification d’étude en vue de contrôler la conformité aux BPL auprès du président du GIPC. La demande est examinée au cours d’une réunion périodique du GIPC.
Partie B : Directives révisées pour la conduite d’inspections d’installations d’essais et de vérifications d’études
(Décret n° 2013-785 du 29 août 2013, article 2)
L’objet de cette partie de la présente annexe est d’énoncer des directives mutuellement acceptables par les pays membres de l’OCDE, pour la conduite d’inspections d’installations d’essais et de vérifications d’études. Elle traite principalement des inspections d’installations d’essais, auxquelles se consacrent en grande partie les inspecteurs chargés de vérifier la conformité aux BPL. Les inspections d’installations d’essais comportent le plus souvent une vérification d’étude ou " examen " ; ces vérifications d’études devront aussi être menées de temps à autre, à la demande, par exemple, d’une autorité réglementaire. On trouvera à la fin de la présente annexe des indications d’ordre général sur la conduite de vérifications d’études.
Les inspections d’installations d’essais visent à déterminer le degré de conformité des installations d’essais et des études aux principes de BPL et à vérifier l’intégrité des données pour s’assurer que les résultats obtenus sont d’une qualité suffisante pour que les autorités nationales réglementaires puissent procéder à une évaluation et prendre des décisions. Les inspections donnent lieu à l’établissement de rapports qui décrivent le degré de conformité des installations d’essais aux principes de BPL.
De plus amples précisions sur la plupart des points soulevés dans la présente partie de l’annexe peuvent être obtenues en se référant aux documents consensus sur les BPL de l’OCDE (par exemple sur le rôle et les responsabilités du directeur d’étude).
Inspections d’installations d’essais
Des inspections visant à vérifier le respect des principes de BPL peuvent être effectuées dans toute installation d’essais où sont obtenues, à des fins de réglementation, des données sur l’innocuité des produits pour la santé et l’environnement. Les inspecteurs peuvent être tenus de vérifier les données relatives aux propriétés physiques, chimiques, toxicologiques ou écotoxicologiques d’une substance ou d’une préparation. Dans certains cas, les inspecteurs peuvent avoir besoin de l’aide de spécialistes de disciplines particulières.
Compte tenu de la grande diversité des installations (s’agissant tant de l’agencement des locaux que de la structure administrative) et des différents types d’études rencontrés lors des inspections, le jugement des inspecteurs chargés d’évaluer le degré et l’ampleur de la conformité aux principes de BPL est essentiel. Il n’en reste pas moins que les inspecteurs doivent s’efforcer d’adopter une démarche uniforme pour évaluer si dans le cas d’une installation d’essais précise ou d’une étude particulière un degré de conformité adéquat est atteint pour chaque principe de BPL.
Dans les sections suivantes, des directives sont données sur les divers aspects de l’installation d’essais, y compris à son personnel et aux procédures qui sont susceptibles d’être examinées par les inspecteurs. Dans chacune des sections, l’objet visé est indiqué et les points précis qui pourraient faire l’objet d’un examen lors d’une inspection d’installation d’essais sont énumérés à titre d’exemple. Ces listes ne se veulent pas exhaustives et ne doivent pas être considérées comme telles.
Les inspecteurs ne doivent pas se préoccuper du plan scientifique de l’étude, ni de l’interprétation des résultats obtenus dans les études portant sur les risques pour la santé humaine et l’environnement. Ces questions sont du ressort des autorités réglementaires auxquelles les données sont soumises à des fins de réglementation.
Les inspections d’installations d’essais et les vérifications d’études perturbent inévitablement les activités normales des installations d’essais. Les inspecteurs doivent donc effectuer leur travail de façon méthodique et selon un plan soigneusement établi et, dans la mesure du possible, tenir compte des souhaits de la direction de l’installation d’essais quant aux heures auxquelles ils peuvent se rendre dans certaines parties de l’installation.
Lors des inspections d’installations d’essais et vérifications d’études, les inspecteurs ont accès à des données confidentielles ayant une valeur commerciale. Il est indispensable qu’ils veillent à ce que ces informations ne soient vues que par le personnel autorisé.
Objet : faire connaître à l’inspecteur l’installation soumise à inspection, notamment sa structure administrative, l’agencement de ses locaux et l’éventail des études qui y sont effectuées.
Avant d’effectuer une inspection d’installation d’essais ou une vérification d’étude, les inspecteurs doivent se familiariser avec l’installation qu’ils vont visiter. Ils doivent passer en revue toutes les informations existantes sur l’installation. Ces informations peuvent comprendre des rapports d’inspection antérieurs, un plan des locaux, des organigrammes, des rapports d’étude, des protocoles d’essai, ainsi qu’un curriculum vitae (CV) du personnel. Ces documents apporteront des renseignements sur :
- la nature, les dimensions et l’agencement de l’installation ;
- l’éventail des études susceptibles d’être rencontrées au cours de l’inspection, et
- la structure administrative de l’installation.
Les inspecteurs doivent noter en particulier les carences éventuelles des inspections d’installations d’essais précédentes.
Les installations d’essais peuvent être informées de la date et de l’heure d’arrivée des inspecteurs, de l’objectif et de la durée prévue de la visite d’inspection. Les installations d’essais pourront ainsi veiller à ce que le personnel concerné soit présent et que la documentation appropriée soit disponible. Dans les cas où des documents ou dossiers particuliers doivent être examinés, il peut être utile d’en informer l’installation d’essais à l’avance afin que celle-ci puisse les communiquer immédiatement à l’inspecteur au cours de sa visite.
Objet : informer la direction et le personnel de l’installation des raisons de l’inspection d’installation d’essais ou de la vérification d’étude qui va avoir lieu et identifier les secteurs de l’installation, les études choisies pour vérification, les documents et les membres du personnel susceptibles d’être concernés.
Les détails administratifs et pratiques d’une inspection d’installation d’essais ou d’une vérification d’étude doivent être examinés avec la direction de l’installation au début de la visite. A la réunion préliminaire, les inspecteurs doivent :
- présenter dans leurs grandes lignes l’objet et la portée de leur visite ;
- indiquer la documentation dont ils ont besoin pour procéder à l’inspection de l’installation d’essais, telle que listes des études en cours et terminées, plans des études, modes opératoires normalisés, rapports d’étude, etc. C’est à ce stade qu’il convient de décider de l’accès aux documents pertinents et, le cas échéant, de prendre des dispositions permettant leur reproduction ;
- demander des précisions ou des informations sur la structure administrative (organisation) et le personnel de l’installation ;
- demander des informations sur la conduite d’études qui ne sont pas soumises aux BPL dans les secteurs de l’installation d’essais où sont menées des études de BPL ;
- procéder à une première détermination des parties de l’installation d’essais concernées par l’inspection d’installation d’essais ;
- décrire les documents et spécimens qui seront nécessaires pour l’étude (les études) en cours ou terminée(s) sélectionnée(s) en vue d’une vérification d’étude ;
- indiquer qu’une réunion de clôture aura lieu à la fin de l’inspection.
Avant de mener plus loin une inspection d’installation d’essais, il est souhaitable que l’inspecteur prenne contact avec le service de l’installation chargé de l’assurance qualité (AQ).
En règle générale, les inspecteurs trouvent utile d’être accompagnés par un membre du service interne chargé de l’assurance qualité lors de la visite d’une installation.
Les inspecteurs peuvent éventuellement demander qu’une pièce leur soit réservée pour examiner les documents, et pour d’autres activités.
Objet : déterminer si l’installation d’essais dispose d’un personnel qualifié, de ressources en personnel et de services de soutien suffisants pour la diversité et le nombre des études entreprises ; vérifier que la structure administrative est appropriée et que la direction a mis en place pour son personnel une politique de formation et de surveillance sanitaire, adaptée aux études entreprises dans l’installation.
- les organigrammes de la gestion de l’installation et de son organisation au plan scientifique ;
- les CV du personnel impliqué dans la (les) catégorie(s) d’études choisies pour vérification ;
- la (les) liste(s) des études en cours et terminées ainsi que les informations sur la nature de l’étude, les dates de début et d’achèvement, les systèmes d’essai, les méthodes d’application de l’élément d’essai et le nom du directeur d’étude ;
- un index des modes opératoires normalisés de l’installation ;
- la (les) liste(s) des directeurs d’études et des donneurs d’ordre impliqués dans les études vérifiées.
L’inspecteur doit vérifier, en particulier :
- les listes des études en cours et terminées pour évaluer le volume des travaux entrepris par l’installation d’essais ;
- l’identité et les qualifications des directeurs d’étude, du responsable du service d’assurance qualité, ainsi que celles d’autres membres du personnel ;
- l’existence de modes opératoires normalisés pour tous les domaines d’essai pertinents.
Objet : déterminer si la direction dispose de systèmes appropriés pour s’assurer que les études sont conduites en accord avec les principes de BPL.
Le responsable du service " assurance qualité " doit être invité à faire la démonstration des systèmes et des méthodes prévues pour l’inspection et la vérification de la qualité des études, ainsi que du système utilisé pour enregistrer les observations effectuées lors de la vérification de la qualité. Les inspecteurs doivent vérifier :
- l’indépendance du service AQ par rapport au personnel participant aux études ;
- la façon dont le service AQ programme et effectue les inspections, et dont il vérifie les phases critiques relevées dans une étude, ainsi que les ressources disponibles pour les activités d’inspection et de vérification de la qualité ;
- les dispositions prévues pour assurer la vérification sur la base d’échantillons dans le cas où la durée des études est si brève qu’il est impossible de vérifier chacune d’entre elles ;
- l’ampleur et la précision des vérifications d’assurance qualité lors de la réalisation pratique de l’étude ;
- l’ampleur et la précision des vérifications d’assurance qualité appliquées aux tâches courantes de l’installation d’essais ;
- les procédures d’assurance qualité applicables à la vérification du rapport final, afin de veiller à ce que celui-ci soit conforme aux données brutes ;
- la notification à la direction, par le service AQ, des problèmes de nature à altérer la qualité ou l’intégrité d’une étude ;
- le rôle de l’AQ (le cas échéant) dans le cas où des études sont effectuées en partie ou en totalité dans des laboratoires sous-traitants ;
- la contribution (le cas échéant) du service AQ à l’examen, la révision et la mise à jour des modes opératoires normalisés.
Objet : déterminer si les dimensions, l’agencement et la localisation de l’installation d’essais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, lui permettent de répondre aux exigences des études entreprises.
L’inspecteur doit vérifier :
- que l’agencement de l’installation permet une séparation suffisante des différentes activités de manière que, par exemple, les éléments d’essai, les animaux, les régimes alimentaires, les spécimens pathologiques, etc., d’une étude ne puissent être confondus avec ceux d’une autre ;
- qu’il existe des procédures de contrôle et de surveillance des conditions d’environnement et qu’elles opèrent convenablement dans les zones les plus importantes, comme l’animalerie et les autres salles réservées aux systèmes d’essai biologiques, les aires de stockage des substances d’essai et les secteurs de laboratoires ;
- que l’entretien général des diverses installations est suffisant et qu’il existe des procédures de lutte contre les parasites, en cas de besoin.
Soin, logement et confinement des systèmes d’essai biologiques
Objet : déterminer si, dans le cas d’études sur les animaux ou d’autres systèmes d’essai biologiques, l’installation d’essais dispose d’un équipement approprié et des conditions suffisantes pour assurer leur soin, leur logement et leur confinement, de manière à prévenir le stress et autres problèmes qui pourraient affecter les systèmes d’essai et donc la qualité des données.
Une installation d’essais peut réaliser des études nécessitant diverses espèces animales ou végétales ainsi que des systèmes microbiologiques ou d’autres systèmes cellulaires ou infra-cellulaires. Le type de systèmes d’essai utilisé détermine les aspects relatifs aux soins, au logement et au confinement que l’inspecteur doit vérifier. En se fiant à son jugement, l’inspecteur vérifie selon les systèmes d’essai :
- que les installations sont adaptées aux systèmes d’essai biologiques utilisés et aux exigences de l’essai à effectuer ;
- que des dispositions sont prévues pour mettre en quarantaine les animaux et les végétaux introduits dans l’installation, et qu’elles fonctionnent de manière satisfaisante ;
- que des dispositions sont prévues pour isoler les animaux (ou les autres éléments d’un système d’essai, le cas échéant) dont on sait ou dont on soupçonne qu’ils sont malades ou porteurs de maladies ;
- qu’un contrôle et des registres appropriés sur la santé, le comportement ou d’autres aspects, en fonction des caractéristiques du système d’essai soient prévus ;
- que l’équipement destiné à assurer les conditions d’environnement requises pour chaque système d’essai biologique est adéquat, bien entretenu et efficace ;
- que les analyses visant à vérifier les conditions d’environnement et les systèmes de soutien sont effectuées de la façon requise ;
- qu’il existe des dispositifs pour l’enlèvement et l’évacuation des déchets animaux et des résidus des systèmes d’essai et que ces dispositifs sont utilisés de façon à réduire au minimum l’infestation par les parasites, les odeurs, les risques de maladies et la contamination de l’environnement ;
- que des aires de stockage sont prévues pour les aliments pour animaux ou des produits équivalents, pour tous les systèmes d’essai ; que ces aires ne sont pas utilisées pour stocker d’autres matériaux tels que substances d’essai, produits chimiques de lutte contre les parasites ou désinfectants, et qu’elles sont séparées des zones abritant les animaux ou les autres systèmes d’essai biologiques ;
- que les aliments et les litières stockés doivent être à l’abri de conditions néfastes d’environnement, d’infestation et de contamination.
Objet : déterminer si l’installation d’essais dispose d’appareils en bon état de marche, convenablement situés, en quantité suffisante et de capacité adéquate pour répondre aux exigences des essais qui y sont effectués et s’assurer que : les matériaux, les réactifs et les spécimens sont correctement étiquetés, utilisés et stockés.
- que des registres ont été tenus sur le fonctionnement, l’entretien, la vérification, l’étalonnage et la validation des équipements et des appareils de mesure (y compris des systèmes informatiques) ;
- que les matériaux et les réactifs chimiques sont correctement étiquetés et stockés à la bonne température et que les dates d’expiration sont respectées. Les étiquettes des réactifs devraient en indiquer l’origine, la nature et la concentration et/ou d’autres informations pertinentes ;
- que l’identification des spécimens précise bien le système d’essai, l’étude effectuée, la nature et la date de prélèvement du spécimen ;
- que les appareils et les matériaux utilisés n’altèrent pas de façon appréciable le système d’essai.
Objet : déterminer s’il existe des procédures appropriées pour la manipulation et le contrôle des divers systèmes d’essai requis par les études entreprises dans l’installation, par exemple des systèmes chimiques, physiques, cellulaires, microbiologiques, végétaux ou animaux.
Systèmes d’essai physiques et chimiques
- que la stabilité des éléments d’essai et de référence a été déterminée conformément aux prescriptions éventuelles du plan d’étude, et que les éléments de référence visés dans les plans d’essai ont été utilisés ;
- que, dans les systèmes automatisés, les données obtenues sous forme de graphiques, de courbes d’enregistrement ou de sorties d’imprimante ont été classées comme données brutes et archivées.
Systèmes d’essai biologiques
Prenant en compte les points pertinents ci-dessus relatifs au soin, au logement et au confinement des systèmes d’essai biologiques, l’inspecteur doit vérifier :
- que les systèmes d’essai correspondent à ce qui est défini dans les plans d’étude ;
- que les systèmes d’essai sont identifiés correctement, et si cela est nécessaire et approprié, de manière univoque tout au long de l’étude ; qu’il existe des registres sur la réception et sur le nombre de systèmes d’essai reçus utilisés, remplacés ou rejetés, largement étayés de pièces justificatives ;
- que les logements ou les récipients des systèmes d’essai sont correctement identifiés avec toutes les informations nécessaires ;
- qu’il existe une séparation suffisante entre les études conduites sur les mêmes espèces animales (ou les mêmes systèmes d’essai biologiques) mais avec des substances différentes ;
- que la séparation des espèces animales (et des autres systèmes d’essai biologiques) est assurée de manière satisfaisante, dans l’espace et dans le temps ;
- que l’environnement des systèmes d’essai biologiques est tel qu’il est défini dans le plan d’étude ou dans les modes opératoires normalisés, notamment en ce qui concerne la température ou les cycles lumière/obscurité ;
- que les registres sur la réception, la manutention, le logement ou le confinement, le soin et l’évaluation de l’état de santé sont adaptés aux caractéristiques des systèmes d’essai ;
- qu’il existe des registres sur l’examen, la quarantaine, la morbidité, la mortalité, le comportement, ainsi que sur le diagnostic et le traitement des affections des systèmes d’essai animaux et végétaux ou sur d’autres aspects analogues adaptés à chaque système d’essai biologique ;
- que des dispositions sont prévues pour l’élimination satisfaisante des systèmes d’essai à l’issue des essais.
Objet : déterminer si l’installation d’essais dispose de procédures destinées : i) à s’assurer que la nature, la puissance, la quantité et la composition des éléments d’essai et de référence sont conformes aux prescriptions et ii) à réceptionner et à stocker correctement les éléments d’essai et de référence.
- qu’il existe des registres sur la réception (y compris sur l’identité de la personne qui en est responsable), la manutention, l’échantillonnage, l’utilisation et le stockage des éléments d’essai et de référence ;
- que les récipients des éléments d’essai et de référence sont correctement étiquetés ;
- que les conditions de stockage sont à même de préserver la concentration, la pureté et la stabilité des éléments d’essai et de référence ;
- lorsqu’il y a lieu, que des registres sont tenus pour déterminer l’identité, la pureté, la composition et la stabilité des éléments d’essai et de référence et pour en prévenir la contamination ;
- lorsqu’il y a lieu, qu’il existe des procédures (modes opératoires normalisés) pour la détermination de l’homogénéité et de la stabilité des mélanges contenant des éléments d’essai et de référence ;
- lorsqu’il y a lieu, que les récipients contenant des mélanges (ou des dilutions) des éléments d’essai ou de référence sont étiquetés et des registres sont tenus sur l’homogénéité et la stabilité de leur contenu ;
- si la durée de l’essai est supérieure à quatre semaines, que des échantillons de chaque lot des éléments d’essai et de référence ont été prélevés à des fins d’analyse et qu’ils ont été conservés pendant une durée appropriée ;
- que des procédures sont prévues pour le mélange des éléments de façon à éviter les erreurs d’identification et la contamination réciproque.
Objet : déterminer si l’installation d’essais dispose de modes opératoires normalisés écrits pour tous les aspects importants de ses activités, compte tenu du fait qu’il s’agit là d’un des principaux moyens pour la direction de contrôler les activités de l’installation. Ces modes opératoires ont un rapport direct avec les aspects les plus courants des essais menés par l’installation d’essais.
- que chaque secteur de l’installation d’essais a un accès immédiat à des exemplaires agréés des modes opératoires normalisés appropriés ;
- qu’il y a des procédures pour la révision et la mise à jour des modes opératoires normalisés ;
- que des modes opératoires normalisés sont disponibles pour les activités suivantes, et éventuellement pour d’autres activités :
I. Réception, détermination de l’identité, de la pureté, de la composition et de la stabilité, étiquetage, manutention, échantillonnage, utilisation et stockage des éléments d’essai et de référence ;
II. Utilisation, entretien, nettoyage, étalonnage et validation des appareils de mesure, des systèmes informatiques et des équipements de régulation des conditions ambiantes ;
III. Préparation des réactifs et dosage des préparations ;
IV. Tenue de registres, établissement de rapports, stockage et consultation des registres et rapports ;
V. Préparation et régulation des conditions ambiantes des zones contenant le système d’essai ;
VI. Réception, transfert, localisation, caractérisation, identification et entretien des systèmes d’essai ;
VII. Manipulation des systèmes d’essai avant, pendant et à la fin de l’étude ;
VIII. Elimination des systèmes d’essai ;
IX. Utilisation d’agents de lutte contre les parasites et d’agents nettoyants ;
X. Opérations liées au programme d’assurance qualité.
Objet : vérifier qu’il existe des plans d’étude écrits et que les plans et le déroulement des études sont en accord avec les principes de BPL.
- que le plan d’étude a été signé par le directeur d’étude ;
- que toutes les modifications apportées au plan d’étude ont été signées et datées par le directeur d’étude ;
- lorsqu’il y a lieu, que la date d’agrément du plan de l’étude par le donneur d’ordre a été enregistrée ;
- que les mesures, les observations et les examens sont réalisés conformément au plan d’étude et aux modes opératoires normalisés appropriées ;
- que les résultats de ces mesures, observations et examens ont été enregistrés de manière directe, rapide, précise et lisible et qu’ils ont été signés (ou paraphés) et datés ;
- que toutes les modifications apportées aux données brutes, y compris à celles mises en mémoire sur ordinateur, ne se superposent pas aux mentions précédentes, indiquent la raison, la date de la modification et l’identité de la personne qui y a procédé ;
- que les systèmes informatiques utilisés dans le cadre de l’étude sont fiables, exacts et ont été validés ;
- que les résultats présentés dans les rapports (provisoires ou finals) de l’étude sont concordants et complets et qu’ils reflètent correctement les données brutes.
Compte rendu des résultats de l’étude
Lorsqu’il examine un rapport final, l’inspecteur doit vérifier :
- qu’il est signé et daté par le directeur d’étude pour indiquer qu’il prend la responsabilité de la validité de l’étude et confirme que l’étude a été conduite conformément aux principes de BPL ;
- qu’il est signé et daté par les autres principaux chercheurs, si des rapports émanant des principaux chercheurs dans les disciplines auxquelles l’étude fait appel y sont inclus ;
- qu’une déclaration sur l’assurance qualité figure dans le rapport, qu’elle est signée et datée ;
Objet : déterminer si l’installation a établi des registres et des rapports adéquats et si des dispositions appropriées ont été prises pour assurer le stockage et la conservation en toute sécurité des documents et des matériels.
- qu’une personne a été désignée comme responsable des archives ;
- les salles " d’archives " servant au stockage des plans d’étude, des données brutes (y compris celles obtenues dans le cadre d’études sur les BPL ayant été interrompues), des rapports finaux, des échantillons et des spécimens, ainsi que des registres sur les qualifications et la formation du personnel ;
- les procédures qui limitent l’accès aux archives au personnel autorisé et les registres où figure le nom des personnes ayant accès aux données brutes, diapositives, etc. ;
- qu’un inventaire des matériels retirés des archives, ou à l’inverse rentrés est tenu ;
- que les documents et les matériaux sont conservés pendant le temps nécessaire ou approprié et que des mesures sont prises pour éviter qu’ils ne soient perdus ou endommagés par le feu, des conditions ambiantes nocives, etc.
Vérifications d’études
En général, les inspections d’installations d’essais comportent, entre autres, des vérifications d’études qui consistent en des examens d’études en cours ou complétées. Des vérifications d’études particulières sont également souvent requises par les autorités réglementaires ; celles-ci peuvent être effectuées indépendamment d’inspections d’installations d’essais. En raison de la grande diversité des études qui peuvent être ainsi vérifiées, il ne convient de donner que des indications d’ordre général, et les inspecteurs et autres personnes prenant part à la vérification devront toujours exercer leur jugement sur la nature et la portée des examens qu’ils effectueront. Leur but doit être de reconstruire l’étude en comparant le rapport final au plan d’étude, aux modes opératoires normalisés, aux données brutes et autres documents archivés. Dans certains cas, les inspecteurs peuvent avoir besoin de l’aide d’experts pour mener efficacement une vérification d’étude - par exemple, lorsqu’ils doivent examiner au microscope des coupes de tissus.
Lorsqu’il effectue une vérification d’étude, l’inspecteur doit :
- obtenir le nom, la description des tâches et le résumé de la formation et de l’expérience de certains membres du personnel engagés dans l’étude ou les études, tels que le directeur d’étude et les principaux chercheurs ;
- s’assurer qu’il existe un nombre suffisant de personnes formées dans les domaines se rapportant à l’étude ou aux études entreprises ;
- déterminer les différents appareils ou équipements spéciaux utilisés dans l’étude et examiner les registres relatifs à la calibration, à l’entretien et au service de ces équipements ;
- examiner les registres relatifs à la stabilité des éléments d’essai, aux analyses de ces éléments et des préparations, aux analyses d’aliments ;
- essayer de déterminer, dans la mesure du possible à travers un entretien, les tâches dévolues à des personnes choisies participant à l’étude, pour savoir si ces personnes ont disposé de suffisamment de temps pour accomplir les tâches qui leur étaient assignées dans le plan d’étude ;
- se procurer des exemplaires de tous les documents décrivant les procédures de contrôle ou faisant partie intégrante de l’étude, notamment :
I. Le plan de l’étude ;
II. Les modes opératoires normalisés en vigueur à l’époque où l’étude a été faite ;
III. Les registres, carnets de laboratoire, dossiers, fiches de travail, sorties d’imprimante, etc. ; la vérification des calculs, le cas échéant ;
IV. Le rapport final.
Dans les études pour lesquelles des animaux (par exemple des rongeurs et d’autres mammifères) sont utilisés, l’inspecteur doit examiner ce qu’il advient d’un certain pourcentage d’animaux depuis leur arrivée à l’installation d’essais jusqu’à leur autopsie. Il doit accorder une attention particulière aux dossiers concernant :
- le poids corporel des animaux, les quantités d’eau et d’aliments ingérées, la préparation et l’administration des doses, etc. ;
- les observations cliniques et les résultats d’autopsie ;
Fin de l’inspection ou de la vérification d’étude
A la fin de l’inspection, l’équipe d’inspection discute ses observations et ses conclusions avec les représentants de l’installation d’essai, au cours d’une réunion de clôture.
A l’issue de cette inspection un rapport est établi et transmis à l’installation d’essai et au GIPC. Ce rapport d’inspection se compose de fiches de non-conformité et de conclusions générales et techniques quant au respect des principes de BPL par l’installation. Les fiches de non-conformité présentent les écarts au référentiel des principes de BPL et les propositions d’actions correctives formulées par l’installation pour remédier à ces écarts.
Si une inspection fait apparaître un écart majeur par rapport aux principes des BPL, susceptible de compromettre l’intégrité ou l’authenticité de l’étude vérifiée, ou d’autres études réalisées dans l’installation, il est clairement notifié dans le rapport d’inspection remis à l’installation d’essai et au GIPC.
Les mesures prises par le GIPC dépendront de la nature et de l’ampleur du manquement au respect des principes des BPL
Après l’inspection de l’installation d’essai, un certificat d’évaluation de conformité aux principes BPL est établi, il indique notamment la date d’inspection et le statut de conformité de l’installation.
Lorsqu’une vérification d’étude a été réalisée à la demande d’une autorité de contrôle compétente, un compte rendu complet est établi et adressé à cette autorité concernée par le GIPC.
Annexe II à L’article D. 523-8 : Principes de l'OCDE de bonnes pratiques de laboratoire (BPL)
Les principes de bonnes pratiques de laboratoire (BPL) adoptés par le Conseil de l’OCDE en 1981, en annexe à la décision du Conseil relative à l’acceptation mutuelle des données pour l’évaluation des produits chimiques (C[81] 30 final), ont été révisés et mis à jour par le présent document.
Les présents principes relatifs aux bonnes pratiques de laboratoire ont pour objet de promouvoir l’obtention de données d’essai de qualité. Une qualité comparable des données d’essai est la base même de l’acceptation mutuelle de ces données par les pays. Si chaque pays peut se fier sans réserve aux données d’essais obtenues dans d’autres pays, il sera possible d’éviter une répétition des essais et donc d’économiser du temps et des ressources. L’application de ces principes devrait contribuer à empêcher la création d’obstacles techniques aux échanges et améliorer encore la protection de la santé humaine et de l’environnement.
Les présents principes relatifs aux bonnes pratiques de laboratoire devront s’appliquer aux essais de sécurité non cliniques pratiqués sur des éléments contenus dans des pesticides, des additifs pour l’alimentation humaine et animale et des produits chimiques industriels. Ces éléments soumis à des essais sont souvent des produits chimiques de synthèse, mais peuvent avoir une origine naturelle ou biologique et être des organismes vivants dans certaines circonstances. Les essais effectués sur ces éléments visent à fournir des données sur leurs propriétés et/ou leur innocuité du point de vue de la santé humaine et/ou de l’environnement.
Les études de sécurité non cliniques ayant trait à la santé et à l’environnement couvertes par les principes de bonnes pratiques de laboratoire comprennent les recherches effectuées au laboratoire, en serre et sur le terrain.
Sauf dérogation prévue par des dispositions particulières, les présents principes de bonnes pratiques de laboratoire s’appliquent à toutes les études de sécurité non cliniques ayant trait à la santé et à l’environnement requises par la réglementation à des fins d’homologation ou d’autorisation de pesticides, d’additifs pour l’alimentation humaine et animale, ainsi qu’aux fins de la réglementation de produits chimiques industriels.
Les bonnes pratiques de laboratoire forment un système de garantie de qualité portant sur le mode d’organisation des études de sécurité non cliniques ayant trait à la santé et à l’environnement et sur les conditions dans lesquelles ces études sont planifiées, réalisées, contrôlées, enregistrées, archivées et diffusées.
2.2. Termes relatifs à l’organisation d’une installation d’essai
1. L’installation d’essai comprend les personnes, les locaux et les équipements qui sont nécessaires à la réalisation de l’étude de sécurité non clinique ayant trait à la santé et à l’environnement. Pour les études multisites, réalisées sur plusieurs sites, l’installation d’essai comprend le site où se trouve le directeur de l’étude et tous les autres sites d’essai, qui peuvent être considérés individuellement ou collectivement comme des installations d’essai.
2. Le site d’essai comprend le ou les emplacements sur lesquels une ou des phases d’une étude donnée sont réalisées.
3. La direction de l’installation d’essai comprend la ou les personnes investies de l’autorité et de la responsabilité officielle de l’organisation et du fonctionnement de l’installation d’essai, conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire.
4. La direction du site d’essai comprend la ou les personnes (si on en a désigné) chargées d’assurer que la ou les phases de l’étude, dont elles sont responsables, se déroulent conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire.
5. Le donneur d’ordre est la personne morale qui commande, parraine ou soumet une étude de sécurité non clinique ayant trait à la santé et à l’environnement.
6. Le directeur de l’étude est la personne responsable de la conduite générale de l’étude de sécurité non clinique ayant trait à la santé et à l’environnement.
7. Le responsable principal des essais est la personne qui, dans le cas d’une étude multisites, exerce, au nom du directeur de l’étude, des responsabilités bien définies pour les phases de l’étude qui lui sont déléguées. Le directeur de l’étude ne peut déléguer au ou aux responsables principaux des essais sa responsabilité de la conduite générale de l’étude, s’agissant notamment d’approuver le plan de l’étude, avec ses amendements, et le rapport final, et de veiller au respect de tous les principes pertinents de bonnes pratiques de laboratoire.
8. Le programme d’assurance qualité est un système précis, englobant le personnel correspondant, qui est indépendant de la conduite de l’étude et vise à donner à la direction de l’installation d’essai l’assurance que les présents principes de bonnes pratiques de laboratoire sont bien respectés.
9. Les modes opératoires normalisés sont des modes opératoires étayés par des documents qui décrivent la façon de réaliser des essais ou travaux dont le détail ne figure pas normalement dans le plan de l’étude ou dans les lignes directrices pour les essais.
10. Le schéma directeur (plan chronologique des études) est une compilation des informations devant aider à l’évaluation de la charge de travail et au suivi des études réalisées dans une installation d’essai.
2.3. Termes relatifs à l’étude de sécurité non clinique ayant trait à la santé et à l’environnement
1. Une étude de sécurité non clinique ayant trait à la santé et à l’environnement, appelée simplement " étude " ci-après, consiste en une expérience ou un ensemble d’expériences au cours desquelles on examine un élément d’essai, au laboratoire ou dans l’environnement, en vue d’obtenir sur ses propriétés et/ou sur sa sécurité des données destinées à être soumises aux autorités réglementaires compétentes.
3. Le plan de l’étude est un document qui définit les objectifs de l’étude et les dispositifs expérimentaux nécessaires à son déroulement, avec tout amendement éventuel.
4. Un amendement au plan de l’étude est une modification apportée délibérément à ce plan après la date du début de l’étude.
5. Une déviation du plan de l’étude est un écart non délibéré à ce plan, survenant après la date du début de l’étude.
6. Le système d’essai désigne tout système biologique, chimique ou physique, ou toute combinaison de ceux-ci, qui est utilisé dans une étude.
7. Les données brutes représentent l’ensemble des comptes rendus et des documents originaux de l’installation d’essai ou des copies conformes de ceux-ci, qui résultent des observations et des travaux originaux réalisés dans le cadre d’une étude. Les données brutes peuvent aussi comporter, par exemple, des photographies, des copies sur microfilm ou sur microfiche, des données sur support informatique, des relevés d’observations sur cassette, des enregistrements automatiques de données ou tout autre moyen de conservation de données réputé capable d’assurer un stockage des informations en toute sécurité pour une certaine durée, comme indiqué à la section 10 ci-dessous.
8. Un spécimen désigne tout matériau prélevé dans un système d’essai pour examen, analyse ou conservation.
9. La date du commencement des expériences est la date à laquelle les premières données particulières à l’étude sont obtenues.
10. La date de la fin des expériences est la dernière date à laquelle des données provenant de l’étude sont obtenues.
11. La date du début de l’étude est la date à laquelle le directeur de l’étude signe le plan de l’étude.
12. La date de la fin de l’étude est la date à laquelle le directeur de l’étude signe le rapport final.
2.4. Termes relatifs à l’élément d’essai
1. Un élément d’essai est un article qui fait l’objet d’une étude.
2. Un élément de référence (" élément de contrôle ") représente tout article utilisé en vue de fournir une base de comparaison avec l’élément d’essai.
3. Un lot représente une quantité déterminée d’un élément d’essai ou de référence qui est produite au cours d’un cycle de fabrication bien défini de façon qu’elle présente normalement un caractère uniforme et qui doit être désignée comme telle.
4. Un véhicule représente tout agent dont on se sert comme milieu porteur pour mélanger, disperser ou solubiliser l’élément d’essai ou de référence en vue de faciliter son administration ou son application au système d’essai.
1. Organisation et personnel de l’installation d’essai
1.1. Responsabilités de la direction de l’installation d’essai
1. La direction de toute installation d’essai doit veiller au respect des présents principes relatifs aux bonnes pratiques de laboratoire dans l’installation et s’assurer de la bonne exécution, chez tout sous-traitant dont l’activité concerne une partie de l’étude, des tâches nécessaires à ce respect.
2. Elle doit, à tout le moins :
a) S’assurer de l’existence d’une déclaration qui désigne la ou les personnes exerçant, dans une installation d’essai, les responsabilités de gestion telles qu’elles sont définies par les présents principes de bonnes pratiques de laboratoire ;
b) S’assurer qu’un nombre suffisant de personnes qualifiées, ainsi que d’installations, équipements et matériaux appropriés, sont disponibles pour que l’étude se déroule en temps voulu et de façon adéquate ;
c) Veiller à la tenue d’un dossier contenant les qualifications, la formation, l’expérience et la description des tâches de toutes les personnes de niveau professionnel et technique ;
d) Veiller à ce que le personnel comprenne clairement les tâches qu’il doit remplir et, lorsqu’il y a lieu, le former à ces tâches ;
f) Veiller à l’existence d’un programme d’assurance qualité doté d’un personnel spécifiquement affecté et vérifier que la responsabilité de l’assurance qualité est assumée conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire ;
g) Vérifier que, pour chaque étude, une personne possédant les qualifications, la formation et l’expérience requises soit nommée directeur de l’étude par la direction, avant le début de l’étude. Le remplacement du directeur de l’étude doit se faire conformément à des procédures établies et doit être étayé par des documents ;
h) Vérifier, dans le cas d’une étude multisites, qu’un responsable principal des essais possédant la formation, les qualifications et l’expérience requises est désigné, s’il y a lieu, pour superviser la ou les phases de l’étude qui lui sont déléguées. Le remplacement d’un responsable principal des essais doit se faire conformément à des procédures établies et doit être étayé par des documents ;
i) Veiller à ce que le directeur de l’étude approuve le plan de l’étude en toute connaissance de cause ;
j) Vérifier que le directeur de l’étude a mis le plan de l’étude approuvé à la disposition du personnel chargé de l’assurance qualité ;
k) Veiller au maintien d’un fichier chronologique de tous les modes opératoires normalisés ;
l) S’assurer qu’une personne est désignée comme responsable de la gestion des archives ;
m) Veiller au maintien d’un schéma directeur ;
n) Veiller à ce que les fournitures reçues par l’installation d’essai remplissent les conditions nécessaires à leur utilisation dans une étude ;
o) Vérifier, dans le cas d’une étude multisites, qu’il existe un système transparent de communication entre le directeur de l’étude, le ou les responsables principaux des essais, les responsables du ou des programmes d’assurance qualité et le personnel de l’étude ;
p) Vérifier que les éléments d’essai et les éléments de référence sont correctement caractérisés ;
q) Instaurer des procédures garantissant que les systèmes informatiques conviennent à l’objectif recherché et qu’ils sont validés, utilisés et entretenus conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire.
3. Lorsqu’une ou plusieurs phases d’une étude se déroulent sur un site d’essai, la direction du site (si on en a désigné une) assumera les responsabilités décrites précédemment, à l’exception de celles qui figurent aux points 1.1.2 (g, i, j et o).
4. Responsabilités du directeur de l’étude :
1. Le directeur de l’étude est seul en charge du contrôle de l’étude et assume la responsabilité de la conduite générale de l’étude et de l’établissement du rapport final.
2. Le directeur de l’étude est notamment investi des responsabilités suivantes, dont la liste n’est pas limitative. Il doit :
a) Approuver, par une signature datée, le plan de l’étude et tout amendement qui lui serait apporté ;
b) Veiller à ce que le personnel chargé de l’assurance qualité dispose en temps utile d’une copie du plan de l’étude et de tout amendement éventuel et communiquer de façon efficace avec le personnel chargé de l’assurance qualité en fonction des besoins du déroulement de l’étude ;
c) S’assurer que le personnel qui réalise l’étude dispose bien des plans de l’étude, avec leurs amendements et les modes opératoires normalisés ;
d) Vérifier que le plan de l’étude et le rapport final dans le cas d’une étude multisites décrivent et définissent le rôle de chaque responsable principal des essais et de chaque site ou installation d’essai intervenant dans le déroulement de l’étude ;
e) Veiller au respect des procédures décrites dans le plan de l’étude, évaluer et répertorier l’incidence de toute déviation du plan sur la qualité et l’intégrité de l’étude, et prendre des mesures correctives appropriées, le cas échéant ; constater les déviations par rapport aux modes opératoires normalisés au cours de la réalisation de l’étude ;
g) Vérifier que les systèmes informatiques utilisés dans l’étude ont été validés ;
h) Signer et dater le rapport final afin d’indiquer qu’il accepte la responsabilité de la validité des données et préciser dans quelle mesure l’étude respecte les présents principes de bonnes pratiques de laboratoire ;
i) Veiller à ce que le plan de l’étude, le rapport final, les données brutes et les pièces justificatives soient transférés aux archives après achèvement (conclusion comprise) de l’étude.
1.2. Responsabilités du responsable principal des essais
Le responsable principal des essais s’assurera que les phases de l’étude qui lui sont déléguées se déroulent conformément aux principes applicables de bonnes pratiques de laboratoire.
1.3. Responsabilités du personnel de l’étude
1. Tout le personnel participant à la réalisation de l’étude doit être bien informé des parties des principes de bonnes pratiques de laboratoire applicables à sa participation à l’étude.
2. Le personnel de l’étude aura accès au plan de l’étude et aux modes opératoires normalisés qui s’appliquent à sa participation à l’étude. Il lui incombe de respecter les instructions données dans ces documents. Toute déviation par rapport à ces instructions doit être étayée par des documents et signalée directement au directeur de l’étude ou, le cas échéant, au ou aux responsables principaux des essais.
3. Il incombe à tout le personnel de l’étude d’enregistrer les données brutes de manière rapide et précise, conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire, et d’assumer la responsabilité de la qualité de ces données.
4. Le personnel de l’étude doit prendre les précautions d’hygiène nécessaires pour réduire au minimum le risque auquel il est exposé et pour assurer l’intégrité de l’étude. Il doit avertir les personnes compétentes de tout état de santé ou affection dont il a connaissance et qui peut influer sur l’étude, de façon que les membres du personnel concernés puissent être exclus des opérations où leur intervention pourrait nuire à l’étude.
2. Programme d’assurance qualité
1. L’installation d’essai doit avoir un programme d’assurance qualité faisant appel à tout document utile, qui permette de vérifier que les études sont réalisées conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire.
2. Le programme d’assurance qualité doit être confié à une ou à des personnes, désignées par la direction et directement responsables devant celle-ci, qui ont l’expérience des méthodes d’essai.
3. Ces personnes ne doivent pas participer à la réalisation de l’étude visée par le programme.
2.2. Responsabilités du personnel chargé de l’assurance qualité
Le personnel chargé de l’assurance qualité est responsable des tâches suivantes, dont la liste n’est pas limitative :
a) Conserver des copies de tous les plans d’étude et modes opératoires normalisés approuvés qui sont utilisés dans l’installation d’essai et avoir accès à un exemplaire à jour du schéma directeur ;
b) Vérifier que le plan de l’étude contient les informations nécessaires au respect des présents principes de bonnes pratiques de laboratoire. Cette vérification devra être étayée par des documents ;
c) Procéder à des inspections pour établir si toutes les études se déroulent conformément aux présents principes de bonnes pratiques de laboratoire. Des inspections doivent également établir si des plans d’étude et des modes opératoires normalisés ont été mis à la disposition du personnel d’étude et sont respectés.
Ces inspections peuvent être de trois types, comme le précisent les modes opératoires normalisés du programme d’assurance qualité :
- inspections portant sur l’étude ;
- inspections portant sur l’installation ;
e) Rendre compte promptement par écrit de tout résultat d’inspection à la direction et au directeur de l’étude, ainsi qu’au ou aux responsables principaux des essais et aux directions respectives, le cas échéant ;
f) Rédiger et signer une déclaration, qui sera insérée dans le rapport final et précisera la nature des inspections et les dates auxquelles elles ont eu lieu, y compris la ou les phases de l’étude inspectées, ainsi que les dates auxquelles les résultats des inspections ont été communiqués à la direction et au directeur de l’étude, ainsi qu’au ou aux responsables principaux des essais, le cas échéant. Cette déclaration servira, en outre, à confirmer que le rapport final reflète les données brutes.
1. Par ses dimensions, sa construction et sa localisation, l’installation d’essai doit répondre aux exigences de l’étude et permettre de réduire au minimum les perturbations qui pourraient altérer la validité de l’étude.
2. L’agencement de l’installation d’essai doit permettre une séparation suffisante des différentes activités, de manière à assurer une exécution correcte de chaque étude.
3.2. Installations relatives au système d’essai
1. L’installation d’essai doit comporter un nombre suffisant de salles ou de locaux pour assurer la séparation des systèmes d’essai et le confinement des projets utilisant des substances ou des organismes connus pour être ou suspectés d’être biologiquement dangereux.
2. L’installation d’essai doit disposer de salles ou de locaux appropriés pour le diagnostic, le traitement et le contrôle des maladies, de sorte que les systèmes d’essai ne subissent pas un degré inacceptable de détérioration.
3. L’installation d’essai doit disposer de salles ou d’aires de stockage en suffisance pour les fournitures et pour les équipements. Les salles ou aires de stockage doivent être séparées des salles ou locaux accueillant les systèmes d’essai et suffisamment protégées contre l’infestation, la contamination et/ou la détérioration.
3.3. Installations de manutention des éléments d’essai et de référence
1. Pour éviter une contamination ou des mélanges, il doit exister des salles ou des locaux distincts pour la réception et le stockage des éléments d’essai et de référence ainsi que pour le mélange des éléments d’essai avec un véhicule.
2. Les salles ou aires de stockage des éléments d’essai doivent être séparées des salles ou locaux abritant les systèmes d’essai. Elles doivent permettre le maintien de l’identité, de la concentration, de la pureté et de la stabilité et assurer un stockage sûr des substances dangereuses.
3.4. Salles d’archives
Il faut prévoir des salles d’archives pour le stockage et la consultation en toute sécurité des plans d’étude, des données brutes, des rapports finals, des échantillons, des éléments d’essai et de référence et des spécimens. La conception technique et les conditions de l’archivage doivent protéger le contenu contre toute détérioration indue.
3.5. Evacuation des déchets
La manutention et l’évacuation des déchets doivent s’effectuer de manière à ne pas mettre en péril l’intégrité des études. Il faut pour cela disposer d’installations permettant de collecter, de stocker et d’évacuer les déchets de façon appropriée, et définir des procédures de décontamination et de transport.
1. Les appareils, notamment les systèmes informatiques validés, utilisés pour l’obtention, le stockage et la consultation des données et pour la régulation des facteurs d’environnement qui interviennent dans l’étude doivent occuper un emplacement correct, être de conception appropriée et avoir une capacité suffisante.
2. Les appareils utilisés dans une étude doivent être périodiquement inspectés, nettoyés, entretenus et étalonnés conformément aux modes opératoires normalisés. Il faut tenir un relevé de ces activités. L’étalonnage doit être traçable aux étalons nationaux ou au système international d’unités (SI), s’il y a lieu, c’est-à-dire lorsque l’étalon existe et que le paramètre mesuré, tel que par exemple la masse, la température ou l’hygrométrie, peut être un facteur d’influence sur la qualité du résultat, s’il y a lieu, être rapporté à des normes de métrologie nationales ou internationales.
3. Les appareils et matériaux utilisés dans une étude ne doivent pas interférer de façon préjudiciable avec les systèmes d’essai.
4. Il faut étiqueter les produits chimiques, réactifs et solutions et en mentionner la nature (avec la concentration, le cas échéant), la date d’expiration et les instructions particulières pour le stockage. Il faut disposer d’informations sur l’origine, la date de préparation et la stabilité. La date d’expiration peut être prorogée sur la base d’une évaluation ou d’une analyse étayée par des documents.
5. Systèmes d’essai
1. Les appareils utilisés pour l’obtention de données chimiques et physiques doivent occuper un emplacement correct, être de conception appropriée et avoir une capacité suffisante.
2. L’intégrité des systèmes d’essai physiques et chimiques doit être vérifiée.
1. Il faut créer et maintenir des conditions convenables pour le stockage, le logement, la manipulation et l’entretien des systèmes d’essai biologiques, afin de s’assurer de la qualité des données
2. Les systèmes d’essai animaux et végétaux récemment reçus doivent être isolés jusqu’à ce que leur état sanitaire ait été évalué. Si l’on observe une mortalité ou une morbidité anormale, le lot considéré ne doit pas être utilisé dans les études et être, s’il y a lieu, détruit dans le respect des règles d’humanité. Au commencement de la phase expérimentale d’une étude, les systèmes d’essai doivent être exempts de toute maladie ou symptôme qui pourrait interférer avec l’objectif ou le déroulement de l’étude. Des sujets d’essai qui tombent malades ou sont blessés au cours d’une étude doivent être isolés et soignés, si besoin est, pour préserver l’intégrité de l’étude. Tout diagnostic et traitement de toute maladie, avant ou pendant une étude, doit être consigné.
3. Il faut tenir des registres mentionnant l’origine, la date d’arrivée et l’état à l’arrivée des systèmes d’essai.
4. Les systèmes d’essai biologiques doivent être acclimatés à l’environnement d’essai pendant une période suffisante avant la première administration ou application de l’élément d’essai ou de référence.
5. Tous les renseignements nécessaires à une identification correcte des systèmes d’essai doivent figurer sur leur logement ou leur récipient. Chaque système d’essai susceptible d’être extrait de son logement ou de son récipient pendant le déroulement de l’étude doit porter dans la mesure du possible des marques d’identification appropriées.
6. Pendant leur utilisation, les logements ou récipients des systèmes d’essai doivent être nettoyés et désinfectés à intervalles appropriés. Toute matière venant au contact d’un système d’essai ne doit pas contenir de contaminants à des concentrations qui interféreraient avec l’étude. La litière des animaux doit être changée selon les impératifs de bonnes pratiques d’élevage. L’utilisation d’agents antiparasitaires doit être explicitée.
7. Les systèmes d’essai utilisés dans des études sur le terrain doivent être disposés de façon à éviter que la dispersion de produits épandus et l’utilisation antérieure de pesticides ne viennent interférer avec l’étude.
6. Eléments d’essai et de référence
1. Il faut tenir des registres mentionnant la caractérisation des éléments d’essai et de référence, la date de réception, la date d’expiration et les quantités reçues et utilisées dans les études.
2. Il faut définir des méthodes de manipulation, d’échantillonnage et de stockage qui assurent le maintien de l’homogénéité et de la stabilité dans toute la mesure du possible et évitent une contamination ou un mélange.
3. Les récipients de stockage doivent porter des renseignements d’identification, la date d’expiration et les instructions particulières de stockage.
1. Tout élément d’essai et de référence doit être identifié de façon appropriée (code, numéro d’immatriculation du Chemical Abstracts Service [numéro du CAS], nom, paramètres biologiques, par exemple).
2. Pour chaque étude, il faut connaître la nature exacte des éléments d’essai ou de référence, notamment le numéro du lot, la pureté, la composition, les concentrations ou d’autres caractéristiques qui permettent de définir chaque lot de façon appropriée.
3. Lorsque l’élément d’essai est fourni par le donneur d’ordre, il doit exister un mécanisme, défini en coopération par le donneur d’ordre et l’installation d’essai, qui permet de vérifier l’identité de l’élément d’essai soumis à l’étude.
4. Pour toutes les études, il faut connaître la stabilité des éléments d’essai et de référence dans les conditions de stockage et d’essai.
5. Si l’élément d’essai est administré ou appliqué dans un véhicule, il faut déterminer l’homogénéité, la concentration et la stabilité de l’élément d’essai dans ce véhicule. Pour les éléments d’essai utilisés dans les études sur le terrain (mélanges en réservoir, par exemple) ces informations peuvent être obtenues grâce à des expériences distinctes en laboratoire.
6. Un échantillon de chaque lot de l’élément d’essai sera conservé à des fins d’analyse pour toutes les études, à l’exception des études à court terme.
1. Une installation d’essai doit posséder des modes opératoires normalisés écrits, approuvés par la direction de l’installation, qui doivent assurer la qualité et l’intégrité des données obtenues par cette installation. Les révisions des modes opératoires normalisés doivent être approuvées par la direction de l’installation d’essai.
2. Chaque section ou zone distincte de l’installation d’essai doit avoir un accès immédiat aux modes opératoires normalisés correspondant aux travaux qui s’y effectuent. Des ouvrages, méthodes d’analyse, articles et manuels publiés peuvent servir de compléments à des modes opératoires normalisés.
3. Les déviations par rapport aux modes opératoires normalisés relatifs à l’étude doivent être étayées par des documents et reconnues comme applicables par le directeur de l’étude, ainsi que par le ou les responsables principaux des essais, le cas échéant.
4. On doit disposer de modes opératoires normalisés pour les catégories suivantes d’activités de l’installation d’essai, dont la liste n’est pas limitative. Les tâches précises mentionnées sous chaque rubrique visée ci-après doivent être considérées comme des exemples :
1. Eléments d’essai et de référence :
2. Appareils, matériaux et réactifs :
a) Appareils ;
c) Matériaux, réactifs et solutions :
3. Enregistrement des données, établissement des rapports, stockage et consultation des données, codage des études, collecte des données, établissement des rapports, systèmes d’indexation, exploitation des données, y compris l’emploi de systèmes informatisés.
4. Système d’essai (lorsqu’il y a lieu) :
a) Préparation du local et conditions d’ambiance pour le système d’essai ;
b) Méthodes de réception, de transfert, de mise en place correcte, de caractérisation, d’identification et d’entretien du système d’essai ;
c) Préparation du système d’essai, observations et examens avant, pendant et à la conclusion de l’étude ;
d) Manipulation des individus appartenant au système d’essai qui sont trouvés mourants ou morts au cours de l’étude ;
e) Collecte, identification et manipulation de spécimens, y compris l’autopsie et l’histopathologie ;
f) Installation et disposition de systèmes d’essai sur des parcelles expérimentales ;
g) Méthodes d’élimination des déchets.
5. Mécanismes d’assurance qualité.
6. Affectation du personnel chargé de l’assurance qualité à la planification, l’établissement du calendrier, la réalisation, l’explication et la notification des inspections.
8. Réalisation de l’étude
8.1. Plan de l’étude
1. Pour chaque étude, il convient d’établir un plan écrit avant le début des travaux. Le plan de l’étude doit être approuvé par le directeur de l’étude, qui le date et le signe, et sa conformité aux BPL doit être vérifiée par le personnel d’assurance qualité comme indiqué au point 2.2 b ci-dessus. Ce plan doit également être approuvé par la direction de l’installation d’essai et le donneur d’ordre si la réglementation ou la législation du pays où l’étude est réalisée l’impose.
2. a) Les amendements apportés au plan de l’étude doivent être justifiés et approuvés par le directeur de l’étude, qui les date et les signe, puis conservés avec le plan de l’étude ;
b) Les déviations du plan de l’étude doivent être décrites, expliquées, déclarées et datées en temps utile par le directeur de l’étude et par le ou les responsables principaux des essais, puis conservées avec les données brutes de l’étude.
3. Pour les études à court terme, on peut utiliser un plan général d’étude accompagné d’un complément spécifique de l’étude considérée.
8.2. Contenu du plan de l’étude
Le plan de l’étude doit comporter les renseignements suivants, dont la liste n’est pas limitative :
1. Identification de l’étude, de l’élément d’essai et de l’élément de référence :
a) Un titre descriptif
b) Un exposé précisant la nature et l’objet de l’étude ;
c) L’identification de l’élément d’essai par un code ou par un nom (IUPAC, numéro du CAS, paramètres biologiques, etc.) ;
d) L’élément de référence à utiliser.
2. Renseignements relatifs au donneur d’ordre et à l’installation d’essai :
a) Le nom et l’adresse du donneur d’ordre ;
b) Le nom et l’adresse de toute installation d’essai et de tout site d’essai concernés ;
c) Le nom et l’adresse du directeur de l’étude ;
d) Le nom et l’adresse du ou des responsables principaux des essais, et la ou les phases de l’étude déléguées par le directeur de l’étude au ou aux responsables principaux des essais.
a) La date de l’approbation du plan de l’étude par apposition de la signature du directeur de l’étude. La date de l’approbation du plan de l’étude par apposition de la signature de la direction de l’installation d’essai et du donneur d’ordre si la réglementation ou la législation du pays où l’étude est effectuée l’impose ;
b) Les dates proposées pour le début et la fin de l’expérimentation.
4. Méthodes d’essai :
L’indication de la ligne directrice de l’OCDE pour les essais ou d’une autre ligne directrice ou méthode à utiliser.
5. Points particuliers (lorsqu’il y a lieu) :
a) La justification du choix du système d’essai ;
b) La caractérisation du système d’essai, c’est-à-dire l’espèce, la race, la variété, l’origine, le nombre d’individus, la gamme de poids, le sexe, l’âge et autres informations pertinentes ;
c) La méthode d’administration et les raisons de son choix ;
d) Les taux de dose et/ou les concentrations, ainsi que la fréquence et la durée de l’administration ou de l’application ;
e) Des renseignements détaillés sur la conception de l’expérience, qui comprennent une description du déroulement chronologique de l’étude, de tous les matériaux, méthodes et conditions, de la nature et de la fréquence des analyses, des mesures, des observations et des examens à réaliser, ainsi que des méthodes statistiques à utiliser (le cas échéant).
6. Enregistrements et comptes rendus :
La liste des enregistrements et des comptes rendus qu’il faut conserver.
8.3. Réalisation de l’étude
1. Il faut donner à chaque étude une identification qui lui soit propre. Tous les éléments relatifs à une étude donnée doivent porter cette identification. Les spécimens de l’étude doivent être identifiés de façon à confirmer leur origine. Cette identification doit permettre la traçabilité, en tant que de besoin, du spécimen et de l’étude.
2. L’étude doit se dérouler conformément au plan arrêté.
3. Toutes les données obtenues au cours de la réalisation de l’étude doivent être enregistrées de manière directe, rapide, précise et lisible par la personne qui les relève. Les relevés de données doivent être signés ou paraphés et datés.
5. Les données obtenues directement sous forme d’entrée informatique doivent être identifiées comme telles lors de l’introduction des données par la ou les personnes responsables de la saisie directe. La conception du système informatique doit toujours permettre la rétention de l’intégralité des vérifications à rebours de façon à montrer toutes les modifications apportées aux données sans cacher la mention initiale. Il doit être possible d’associer toutes les modifications apportées aux données avec les personnes y ayant procédé grâce, par exemple, à des signatures électroniques mentionnant la date et l’heure. Les raisons des modifications seront mentionnées.
9. Etablissement du rapport sur les résultats de l’étude
1. Il faut établir un rapport final pour chaque étude. Pour les études à court terme, un rapport final normalisé pourra être préparé et s’accompagner d’un complément particulier à l’étude.
2. Les responsables principaux des essais ou les scientifiques participant à l’étude doivent signer et dater leurs rapports.
3. Le directeur de l’étude doit signer et dater le rapport final afin d’indiquer qu’il assume la responsabilité de la validité des données. Le degré de conformité avec les présents principes de bonnes pratiques de laboratoire doit être indiqué.
4. Les corrections et additions apportées à un rapport final doivent se présenter sous forme d’amendements. Ces amendements doivent préciser clairement la raison des corrections ou des additions et être signés et datés par le directeur de l’étude.
5. La remise en forme du rapport final pour se conformer aux conditions de soumission imposées par une autorité nationale réglementaire ou chargée de l’homologation ne constitue pas une correction, une addition ou un amendement à ce rapport final.
1. Identification de l’étude et des éléments d’essai et de référence :
b) L’identification de l’élément d’essai par un code ou par un nom (IUPAC, numéro du CAS, paramètres biologiques, etc.) ;
c) L’identification de l’élément de référence par un nom ;
d) La caractérisation de l’élément d’essai, notamment sa pureté, sa stabilité et son homogénéité.
b) Le nom et l’adresse de chaque installation et site d’essai concernés ;
d) Le nom et l’adresse du ou des responsables principaux des essais et les phases de l’étude qui leur sont déléguées, le cas échéant ;
e) Le nom et l’adresse des scientifiques ayant fourni des comptes rendus pour le rapport final.
Les dates de début et d’achèvement de l’expérimentation.
4. Déclaration :
Une déclaration sur le programme d’assurance qualité énumérant les types d’inspections réalisées et leurs dates, y compris la ou les phases inspectées, ainsi que les dates auxquelles chacun des résultats des inspections a été communiqué à la direction et au directeur de l’étude, ainsi qu’au ou aux responsables principaux des essais, le cas échéant. Cette déclaration servira, en outre, à confirmer que le rapport final reflète les données brutes.
5. Description des matériaux et des méthodes d’essai :
b) L’indication de la ligne directrice de l’OCDE pour les essais, ou d’une autre ligne directrice ou méthode.
b) Toutes les informations et les données demandées par le plan de l’étude ;
c) Un exposé des résultats, comprenant les calculs et les déterminations d’intérêt statistique ;
d) Une évaluation et un examen des résultats et, s’il y a lieu, des conclusions.
Le lieu où le plan de l’étude, les échantillons des éléments d’essai et de référence, les spécimens, les données brutes, ainsi que le rapport final doivent être conservés.
10.1. Seront conservés dans les archives pendant la période de dix ans :
a) Le plan de l’étude, les données brutes, les échantillons des éléments d’essai et de référence, les spécimens et le rapport final de chaque étude ;
b) Des rapports sur toutes les inspections réalisées conformément au programme d’assurance qualité, ainsi que les schémas directeurs ;
c) Les relevés des qualifications, de la formation, de l’expérience et des descriptions des tâches du personnel ;
d) Des comptes rendus et des rapports relatifs à l’entretien et à l’étalonnage de l’équipement ;
g) Des comptes rendus de surveillance de l’environnement.
Lorsque des échantillons des éléments d’essai et de référence et des spécimens sont éliminés avant l’expiration de la période de conservation requise pour quelque raison que ce soit, cette élimination doit être justifiée et étayée par des documents. Des échantillons des éléments d’essai et de référence et des spécimens ne doivent être conservés qu’aussi longtemps que la qualité de la préparation en permet l’évaluation.
10.4. Si une installation d’essai ou un dépôt d’archives cesse ses activités et n’a pas de successeur légal, les archives doivent être remises au ou aux donneurs d’ordre de la ou des études.
est modifié par : Décret n° 2014-1175 du 13/10/14
est modifié par : Décret n° 2017-765 du 04/05/17