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Timestamp: 2017-10-20 10:59:59+00:00
Document Index: 314734503

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 81', 'art. 41', 'ATF ', 'ATF ', 'arrêt ', 'art. 49', 'ATF ', 'arrêt ', 'art. 81', 'art. 81', 'ATF ', 'art. 66']

6B_629/2014 27.10.2014
6B_629/2014
X.________, représentée par Maîtres Nicolas Wyss et Nicolas Capt, avocats,
2. Y.________, représenté par Me Raphaël Cristiano, avocat, Etude Perréard de Boccard,
Ordonnance de classement (lésions corporelles, injures),
recours contre l'arrêt de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale de recours, du 21 mai 2014.
Par ordonnance du 11 avril 2014, le Ministère public genevois a classé la plainte déposée par X.________ contre Y.________ pour lésions corporelles simples, subsidiairement voies de fait, ainsi que menaces et injures.
Par arrêt du 21 mai 2014, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par X.________ contre l'ordonnance de classement.
X.________ interjette un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal en concluant, avec suite de frais et dépens, à la réforme du jugement en ce sens que Y.________ soit condamné pour lésions corporelles simples et injure, subsidiairement pour voies de fait et injure. Elle conclut plus subsidiairement à l'annulation de l'arrêt cantonal et au renvoi de la cause à l'autorité précédente.
1.1. Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41 ss CO, mais aussi celles qui visent toute satisfaction ou protection offerte par le droit privé (ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 187). Les mêmes exigences sont requises à l'égard de celui qui se plaint d'infractions attentatoires à l'honneur; la jurisprudence rendue avant l'entrée en vigueur de la LTF (cf. ATF 121 IV 76) qui dispensait celui qui était lésé par une prétendue atteinte à l'honneur de faire valoir des prétentions civiles, n'a plus cours (arrêt 6B_94/2013 du 3 octobre 2013 consid. 1.1). En particulier, l'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne, dans ces circonstances, s'adresse au juge pour obtenir réparation (ATF 131 III 26 consid. 12.1 p. 29; arrêt 1B_648/2012 du 11 juillet 2013 consid. 1.2).
1.2. En l'espèce, la recourante ne consacre aucun développement à la question des prétentions civiles dans son mémoire de recours au Tribunal fédéral. Si elle se plaint, de manière générale, d'avoir fait l'objet d'injures, de lésions corporelles, respectivement de voies de fait, elle n'en déduit aucun dommage dont elle requiert la réparation, ni tort moral. En particulier, l'hématome dont la recourante fait état constitue une atteinte de peu d'importance qui ne requiert pas de traitement particulier. L'intéressée n'indique pas qu'elle aurait subi, en relation avec celui-ci, un quelconque dommage qui devrait être réparé. L'absence de toute explication sur ces différents points exclut sa qualité pour recourir en application de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.
La recourante n'invoque pas non plus de violation du droit de porter plainte (art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF).
1.3. Indépendamment de sa qualité pour agir au fond, la partie plaignante est aussi habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 138 IV 78 consid. 1.3 p. 79 ss; 136 IV 29 consid. 1.9 p. 40 et les références citées).
La recourante invoque que le Ministère public et la cour cantonale n'ont pas tenu compte du certificat médical qu'elle a produit. Elle entend toutefois, par ce moyen de preuve, établir le fondement de ses accusations, de sorte que ce grief ne peut être séparé du fond et ne saurait, partant, fonder sa qualité pour recourir.
Le recours doit être déclaré irrecevable. La recourante, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF).