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Timestamp: 2016-10-26 04:08:23+00:00
Document Index: 169789076

Matched Legal Cases: ['art. 83', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 43', 'art. 83', 'art. 90', 'art. 86', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 89', 'art. 8', 'art. 121', 'art. 67', 'art. 67', 'art. 33', 'art. 95', 'art. 106', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 105', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 43', 'art. 13', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 43', 'art. 62', 'ATF ', 'art. 62', 'art. 63', 'ATF ', 'art. 62', 'art. 96', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 106', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 64', 'art. 65', 'art. 68']

recours contre l'arr�t du Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Ie Cour administrative, du 25 avril 2012.
Ressortissant kosovar n� en 1973, X.________ est entr� en Suisse le 28 ao�t 1991 pour y d�poser une demande d'asile, qui a �t� rejet�e le 2 septembre 1992. Il a cependant �t� admis provisoirement en Suisse. Sa demande, form�e en 1998, en vue de l'obtention d'une autorisation de s�jour a �t� rejet�e en raison de son comportement d�lictuel. Le 16 ao�t 1999, l'admission collective provisoire dont X.________ avait b�n�fici� a �t� lev�e et un d�lai lui a �t� imparti pour quitter la Suisse. Le 19 novembre 1999, il a �pous� en Suisse une compatriote disposant actuellement d'un permis d'�tablissement et a obtenu une autorisation de s�jour au titre du regroupement familial. Trois enfants, n�s en 2003, 2007 et 2012, sont issus de cette union.
Par d�cision du 9 janvier 2009, le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-apr�s: le Service cantonal) a refus� de renouveler l'autorisation de s�jour de X.________ et a ordonn� son renvoi de Suisse. Le recours form� contre cette d�cision a �t� rejet� par la Ie Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Fribourg (ci-apr�s: le Tribunal cantonal) en date du 23 mars 2011. Le 16 novembre 2011, le Tribunal f�d�ral a annul� l'arr�t du 23 mars 2011 pour violation du droit d'�tre entendu de l'int�ress� et a renvoy� la cause au Tribunal cantonal pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants (cause 2C_382/2011). Apr�s avoir tenu des d�bats le 23 avril 2012, ce dernier a, par nouvel arr�t du 25 avril 2012, rejet� le recours form� contre la d�cision du 9 janvier 2009.
Agissant par la voie du recours en mati�re de droit public, X.________ demande au Tribunal f�d�ral, sous suite de d�pens, d'annuler l'arr�t du Tribunal cantonal du 25 avril 2012 et, principalement, de renouveler l'autorisation de s�jour en sa faveur, subsidiairement, de renvoyer l'affaire au Tribunal cantonal pour nouvelle instruction, "notamment sur la question de la dur�e du renvoi". Il requiert �galement le b�n�fice de l'assistance judiciaire compl�te.
Le Service cantonal se r�f�re � l'arr�t attaqu� confirmant sa d�cision du 9 janvier 2009. Le Tribunal cantonal propose le rejet du recours. Etant tardive, la d�termination de l'Office f�d�ral ne pourra pas �tre prise en consid�ration. Tout en r�it�rant sa demande portant sur l'octroi de l'assistance judiciaire compl�te, le recourant a, par courrier du 9 octobre 2012, renonc� � r�pliquer.
Par ordonnance pr�sidentielle du 31 mai 2012, la IIe Cour de droit public a admis la requ�te d'effet suspensif form�e par X.________.
1.1 D'apr�s l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en mati�re de droit public est irrecevable contre les d�cisions relatives � une autorisation de droit des �trangers � laquelle ni le droit f�d�ral ni le droit international ne donnent droit. D'apr�s la jurisprudence, il suffit qu'il existe un droit potentiel � l'autorisation, �tay� par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et que, partant, la voie du recours en mati�re de droit public soit ouverte (ATF 136 II 177 consid. 1.1 p. 179).
En l'esp�ce, le recourant, qui est arriv� en Suisse en ao�t 1991, fait m�nage commun avec son �pouse et leurs enfants mineurs titulaires d'une autorisation d'�tablissement et se pr�vaut de l'art. 8 CEDH au titre du droit au respect de la vie familiale. Il a ainsi en principe droit � une autorisation de s�jour pour regroupement familial (art. 43 al. 1 LEtr). En pareilles circonstances, il convient donc d'admettre un droit, sous l'angle de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, lui permettant de former un recours en mati�re de droit public. La question de savoir si c'est ou non � juste titre que les juges cantonaux ont confirm� le refus du Service cantonal de renouveler son autorisation de s�jour et le prononc� de son renvoi de Suisse, ressortit au fond et non � la recevabilit� (arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 1.1; 2C_382/2011 du 16 novembre 2011 consid. 2.1).
1.2 Pour le surplus, l'arr�t attaqu� est une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF). D�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes requises (art. 42 LTF) par le destinataire de l'arr�t attaqu� qui a qualit� pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF, le recours en mati�re de droit public est recevable, sous r�serve de ce qui suit.
1.3 Le recourant consacre de longs d�veloppements � la pr�tendue violation de l'art. 8 CEDH et de l'art. 121 al. 3 let. a et al. 5 Cst. par le prononc� � son �gard d'une interdiction d'entr�e de dur�e ind�termin�e sur territoire helv�tique, qui serait implicite � la d�cision de non-renouvellement et de renvoi confirm�e par l'arr�t attaqu�. Or, comme le signale � juste titre le Service cantonal dans sa d�termination du 22 juin 2012, ni l'arr�t du 25 avril 2012 ni la d�cision du 9 janvier 2009 que ce dernier confirme, n'impliquent une quelconque interdiction d'entr�e sur le territoire suisse � l'encontre du recourant. Une �ventuelle d�cision allant dans ce sens, dont le prononc� rel�ve de la comp�tence (potestative; cf. ANDREA BINDER OSER, ad art. 67 LEtr, in: Bundesgesetz �ber die Ausl�nder(innen) [Martina Caroni et al. (�d.)], Berne 2010, n. 4 p. 681) de l'Office f�d�ral des migrations, devrait le cas �ch�ant �tre d�cid�e dans le cadre d'une proc�dure distincte, conform�ment aux conditions de l'art. 67 LEtr, un recours pouvant par la suite �tre interjet� devant le Tribunal administratif f�d�ral (cf. art. 33 let. d LTAF [RS 173.32]). L'objet de la pr�sente contestation ne portant ainsi pas sur le prononc� d'une interdiction d'entr�e en Suisse, mais sur le non-renouvellement d'une autorisation de s�jour et la d�cision de renvoi l'accompagnant, les d�veloppements et conclusions du recourant relatifs � une (hypoth�tique) interdiction d'entr�e sont partant irrecevables.
1.4.1 Saisi d'un recours en mati�re de droit public, le Tribunal f�d�ral examine librement la violation du droit f�d�ral (cf. art. 95 let. a et 106 al. 1 LTF), sous r�serve des exigences de motivation figurant � l'art. 106 al. 2 LTF. Aux termes de cet alin�a, le Tribunal f�d�ral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant. En outre, le Tribunal f�d�ral se fonde sur les faits constat�s par l'autorit� pr�c�dente (cf. art. 105 al. 1 LTF), � moins que ceux-ci n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (cf. art. 105 al. 2 LTF). Si le recourant entend s'�carter des constatations de fait de l'autorit� pr�c�dente (cf. art. 97 al. 1 LTF), il doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es. Sinon, il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait divergeant de celui qui est contenu dans l'acte attaqu�.
1.4.2 Le recourant reproche aux pr�c�dents juges de ne pas avoir suffisamment pris en compte le fait qu'il a repris un travail depuis le 17 novembre 2008 et dispose de nombreux liens sociaux, que son �pouse s'est professionnellement int�gr�e et parle parfaitement l'allemand, et que leurs trois enfants sont n�s et ont grandi en Suisse. En tant qu'il se plaindrait implicitement d'une violation de son droit d'�tre entendu, d'un �tablissement arbitraire des faits ou d'une appr�ciation arbitraire des preuves par le Tribunal cantonal, ses griefs seraient irrecevables en raison du d�faut d'invocation des art. 9 et 29 al. 2 Cst. et de l'absence de motivation circonstanci�e sur ces points (art. 106 al. 2 LTF), ce d'autant qu'il appert que les juges cantonaux ont pu prendre connaissance et tenir compte de ses all�gu�s d'ordre familial et socio-professionnel dans le cadre des d�bats organis�s le 23 avril 2012.
2.1 Selon l'art. 43 al. 1 LEtr, le conjoint �tranger du titulaire d'une autorisation d'�tablissement a droit � l'octroi d'une autorisation de s�jour et � la prolongation de sa dur�e de validit�, � condition de vivre en m�nage commun avec lui. A l'instar de l'art. 13 al. 1 Cst., l'art. 8 par. 1 CEDH, dont se pr�vaut le recourant sous l'angle de la protection de sa vie familiale, peut �tre invoqu� par l'�tranger afin de s'opposer � une �ventuelle s�paration de sa famille, lorsque sa relation avec une personne de sa famille ayant le droit de r�sider durablement en Suisse est �troite et effective (cf. ATF 137 I 284 consid. 1.3 p. 287; 135 I 143 consid. 1.3.1 p. 145). En l'esp�ce, il n'est pas contest� que le recourant est mari� � une compatriote et est p�re de trois enfants qui sont tous titulaires d'une autorisation d'�tablissement, si bien que les art. 43 al. 1 LEtr et 8 par. 1 CEDH lui sont applicables.
2.2 D'apr�s l'art. 62 LEtr, l'autorit� comp�tente peut cependant r�voquer une autorisation, � l'exception de l'autorisation d'�tablissement, notamment si l'�tranger a �t� condamn� � une peine privative de libert� de longue dur�e [...] (cf. let. b), soit � une peine d�passant un an d'emprisonnement (ATF 135 II 377 consid. 4.2 p. 380 s.; arr�t 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.4.2), ou s'il attente de mani�re grave ou r�p�t�e � la s�curit� et l'ordre publics en Suisse ou � l'�tranger, les met en danger ou repr�sente une menace pour la s�curit� int�rieure ou ext�rieure de la Suisse (let. c). Ces motifs justifient non seulement la r�vocation, mais aussi le non-renouvellement de l'autorisation de s�jour. Il y a atteinte � la s�curit� et � l'ordre publics, au sens des art. 62 let. c LEtr et 80 al. 1 let. a de l'ordonnance f�d�rale du 24 octobre 2007 relative � l'admission, au s�jour et � l'exercice d'une activit� lucrative (OASA; RS 142.201), notamment en cas de violation importante ou r�p�t�e de prescriptions l�gales ou de d�cisions d'autorit�. Tel est aussi le cas lorsque les actes individuels ne justifient pas en eux-m�mes une r�vocation, mais que leur r�p�tition montre que la personne concern�e n'est pas pr�te � se conformer � l'ordre en vigueur (arr�t 2C_915/2010 du 4 mai 2011 consid. 3.2.1). En tant qu'elles l�sent ou compromettent l'int�grit� corporelle des personnes, qui est un bien juridique particuli�rement important, les infractions � la LStup, en particulier le trafic de stup�fiants, constituent en r�gle g�n�rale une atteinte "tr�s grave" � la s�curit� et � l'ordre publics; or, une telle atteinte justifie la r�vocation d'un permis d'�tablissement au sens de l'art. 63 al. 1 let. b LEtr (arr�t 2C_655/2011 du 7 f�vrier 2012 consid. 9.2; cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3 p. 303), et donc a fortiori celle d'une autorisation de s�jour (arr�t 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.4.2 et les r�f�rences cit�es).
En l'esp�ce, il r�sulte des constats du Tribunal cantonal que le recourant a fait l'objet, entre 1997 et 2005/2007, de trois condamnations p�nales, dont la derni�re en date lui a valu une peine privative de libert� de quatre ans, et qu'il a r�cidiv� en mati�re de d�tention d'armes et de munitions en d�pit d'une premi�re condamnation � quatre mois d'emprisonnement avec sursis. L'arr�t attaqu� constate d�s lors � bon droit que les conditions de l'art. 62 let. b et, implicitement, de la let. c LEtr sont r�alis�es, ce que le recourant, dont les arguments se concentrent sur la proportionnalit�, ne conteste d'ailleurs pas.
2.3 Cela �tant, le refus de l'autorisation, le non-renouvellement ou la r�vocation de celle-ci ne se justifie que si la pes�e des int�r�ts � effectuer dans le cas d'esp�ce fait appara�tre la mesure comme proportionn�e aux circonstances. Il convient donc de prendre en consid�ration, dans la pes�e des int�r�ts publics et priv�s en pr�sence, la gravit� de la faute commise par l'�tranger, son degr� d'int�gration respectivement la dur�e de son s�jour en Suisse et le pr�judice que l'int�ress� et sa famille auraient � subir en raison de la mesure (cf. art. 96 al. 1 LEtr; ATF 135 II 377 consid. 4.3 p. 381; arr�ts 2C_401/2012 du 18 septembre 2012 consid. 4.1; 2C_360/2011 du 18 novembre 2011 consid. 3).
Quand le refus d'octroyer une autorisation de s�jour se fonde sur la commission d'une infraction, la peine inflig�e par le juge p�nal est le premier crit�re servant � �valuer la gravit� de la faute et � proc�der � la pes�e des int�r�ts en pr�sence (arr�ts 2C_972/2011 du 8 mai 2012 consid. 2.3; 2C_968/2011 du 20 f�vrier 2012 consid. 3.2). La jurisprudence se montre particuli�rement rigoureuse avec les ressortissants �trangers qui se livrent au trafic de drogue, surtout s'ils ne sont pas eux-m�mes consommateurs de drogue, mais agissent par pur app�t du gain (arr�ts 2C_758/2010 du 22 d�cembre 2010 consid. 6.2; 2C_651/2009 du 1er mars 2010 consid. 4.3). De plus, le comportement correct de l'�tranger durant l'ex�cution de sa peine ne permet pas sans autre de conclure � sa reconversion durable; plus la violation des biens juridiques a �t� grave, plus il sera facile de retenir un risque de r�cidive. Il n'est pas non plus inutile de rappeler que les ann�es pass�es en Suisse dans l'ill�galit�, en prison, ou au b�n�fice d'une simple tol�rance ne sont pas d�terminantes dans la pes�e des int�r�ts (ATF 134 II 10 consid. 4.3 p. 24). Lorsque l'autorit� cantonale effectue une pes�e soign�e des int�r�ts, le Tribunal f�d�ral ne revoit celle-ci qu'avec retenue (arr�t 2C_758/2010 du 22 d�cembre 2010 consid. 6.2).
La pes�e des int�r�ts effectu�e au titre de la LEtr se confond largement avec celle que le juge doit accomplir lors de la mise en oeuvre de l'art. 8 par. 2 CEDH (cf. ATF 137 I 284 consid. 2.1 p. 287 s.; 135 II 377 consid. 4.3 p. 381; arr�t de la Cour europ�enne des droits de l'Homme [ci-apr�s: la Cour EDH] Boultif c. Suisse, du 2 ao�t 2001, req. 54273/00, Rec. 2001-IX, par. 47 ss), de sorte qu'il y sera proc�d� simultan�ment, �tant donn� que le recourant se pr�vaut de l'art. 8 CEDH.
2.4 Au titre de la pes�e des int�r�ts command�e par l'art. 8 par. 2 CEDH, le recourant reproche, en substance, au Tribunal cantonal d'avoir n�glig� de prendre en compte le fait que ses enfants sont n�s en Suisse et y ont toujours v�cu, que lui-m�me a repris un travail depuis le 17 novembre 2008 et jouit d'une stabilit� professionnelle certaine, qu'il a b�n�fici� d'un suivi par le service de probation, qu'il dispose de nombreux liens sociaux en Suisse, o� il vit depuis longtemps, de sorte � ne plus avoir de liens particuliers avec le Kosovo, de m�me que l'exp�rience et les qualifications professionnelles de son �pouse, actuellement inscrite au ch�mage.
2.4.1 Opposant sa propre appr�ciation � celle des juges cantonaux, sans pour autant indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces derniers ainsi que les autorit�s cantonales pr�c�dentes auraient proc�d� � une appr�ciation arbitraire des faits, le recourant pr�sente une argumentation qui est � premi�re vue appellatoire et devrait donc �tre d�clar�e irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. consid. 1.4.2 supra).
2.4.2 Quoi qu'il en soit, les griefs du recourant se doivent d'�tre rejet�s au fond, eu �gard aux d�veloppements figurant dans l'arr�t querell�.
Les juges cantonaux ont � juste titre soulign� le cumul (trois condamnations, dont la gravit� est all�e croissant) et la nature des infractions p�nales commises par le recourant. Celles-ci lui ont notamment valu des peines privatives de libert� totalisant plus de quatre ans. Elles t�moignent, compte �galement tenu de la r�cidive perp�tr�e sur le champ de la l�gislation sur les armes, de l'absence de coop�ration en cours de proc�dure p�nale et des menaces prof�r�es � l'�gard des t�moins � charge dans le cadre du jugement de 2006, du "potentiel criminel de sa personnalit�". Elles laissent en outre subsister un "risque objectif de r�cidive" en d�pit du pronostic favorable formul� par les autorit�s de lib�ration conditionnelle (arr�t, p. 4 s.), �tant rappel� que l'appr�ciation p�nale du risque de r�cidive n'est pas d�cisive pour appr�cier la dangerosit� pour l'ordre public de celui qui en b�n�ficie, si bien que la police des �trangers est libre de tirer ses propres conclusions � ce sujet (arr�t 2C_238/2012 du 30 juillet 2012 consid. 3.3.2).
De surcro�t, le Tribunal cantonal a mis en exergue la gravit� et le caract�re inadmissible des infractions perp�tr�es, dont faisaient en particulier parties le crime contre la LStup (trafic d'h�ro�ne) commis "par pur dessein de lucre et au m�pris total de la sant� de nombreux consommateurs" (arr�t, p. 4), la participation du recourant � une organisation criminelle, le blanchiment d'argent et la violation - � deux reprises - de la l�gislation sur les armes. Les pr�c�dents juges ont �galement � juste titre rappel� que ni la premi�re condamnation p�nale du recourant avec sursis en 1997, ni le refus d'autorisation de s�jour pr�alablement � son mariage, motiv� par son comportement r�pr�hensible, ni m�me son mariage et la possibilit� qui en est d�coul�e, sur le plan de la police des �trangers, de pouvoir demeurer en Suisse ne l'ont dissuad� de poursuivre sa carri�re criminelle (cf. arr�t, p. 8).
2.4.3 Quant aux arguments avanc�s par le recourant - outre le fait qu'ils sont contrebalanc�s par les condamnations p�nales lourdes et r�p�titives, ainsi que par l'attitude r�pr�hensible susmentionn�es -, ils doivent �tre fortement relativis�s pour d'autres raisons encore.
Bien qu'il s�journe en Suisse depuis ao�t 1991, soit depuis plus de vingt-et-un ans, force est de retenir que le recourant avait re�u l'ordre de quitter la Suisse en ao�t 1999, une fois lev�e l'admission collective provisoire, renvoi auquel il avait pu se soustraire gr�ce � son mariage survenu le 19 novembre 1999. En sus de ce statut initialement pr�caire, l'int�ress� a pass� plusieurs ann�es en d�tention ou sous le coup de proc�dures p�nales. Il sera � ce titre soulign� que la vie � l'int�rieur d'un �tablissement p�nitentiaire ne saurait �tre compar�e � la vie � l'ext�rieur, pour ce qui est des possibilit�s de retomber dans la d�linquance (arr�t 2C_14/2010 du 15 juin 2010). De m�me, en raison du contr�le relativement �troit que les autorit�s p�nales exercent sur l'int�ress� au cours de la p�riode d'ex�cution de la peine, des conclusions tir�es d'un tel comportement ne sauraient passer pour d�terminantes, du point de vue du droit des �trangers, en vue d'�valuer la future attitude que l'int�ress� adoptera apr�s sa lib�ration compl�te (cf. arr�t 2C_562/2011 pr�cit�, consid. 4.3.1). Le m�me argument, bien qu'� un degr� moindre compte tenu de la plus grande libert� dont jouit l'intim�, peut �tre retenu s'agissant de la p�riode de lib�ration conditionnelle du recourant, �tant donn� que les autorit�s p�nales ont, tel que le mentionne l'int�ress�, d�cid� de maintenir un certain contr�le sur lui, en assortissant cette p�riode d'une assistance de probation, de sorte qu'une r�cidive aurait probablement conduit � la r�vocation de la libert� conditionnelle initi�e le 11 novembre 2008 et entretemps achev�e.
Si l'int�gration professionnelle dont se pr�vaut le recourant doit certes �tre prise en compte dans la pes�e des int�r�ts, la stabilit� qu'elle est cens�e procurer � l'int�ress� doit �tre relativis�e au regard de la situation financi�re endett�e de la famille X.________ (cf. requ�te d'assistance juridiciaire totale du 11 juin 2012 et les annexes) et de la cessation de toute activit� professionnelle par l'�pouse du recourant, facteurs susceptibles de reconduire l'int�ress� sur la voie du "gain facile" d'origine d�lictueuse.
Tel qu'il r�sulte de l'arr�t entrepris, le recourant est arriv� en Suisse � l'�ge de dix-huit ans, apr�s avoir pass� toute son enfance et son adolescence dans son pays d'origine, dans lequel il a aussi effectu� sa scolarit� et dont il conna�t par cons�quent la langue et les coutumes. C'est partant � bon droit que les juges cantonaux ont jug� qu'un renvoi du recourant au Kosovo ne devrait pas, en d�pit des ann�es v�cues en Suisse et � la faveur d'un certain temps d'adaptation, lui poser des difficult�s de r�int�gration insurmontables.
S'agissant de l'�pouse du recourant, titulaire d'un permis d'�tablissement originaire du Kosovo, le Tribunal cantonal a, contrairement � ce qu'affirme l'int�ress�, tenu compte de son int�gration en Suisse, o� elle vit depuis l'�ge de dix ans. Dans la mesure o�, malgr� la longue p�riode de vie pass�e en Suisse, elle ma�trisait la langue et les coutumes de son pays d'origine, les juges cantonaux ont n�anmoins retenu que son retour au Kosovo, � supposer qu'elle se d�cide � y suivre son mari, paraissait envisageable. Malgr� les difficult�s certaines d'un tel retour pour l'�pouse du recourant, cette appr�ciation ne pr�te pas le flanc � la critique au vu des �l�ments qui pr�c�dent et du fait qu'au moment du mariage des �poux, le recourant s'�tait auparavant vu refuser une autorisation de s�jour � la suite d'une premi�re condamnation p�nale � quatre ans d'emprisonnement avec sursis, de sorte que son �pouse aurait d� pouvoir �valuer les cons�quences encourues en cas de r�cidive p�nale.
S'agissant des enfants, l'a�n� est �g� de neuf ans, le cadet a cinq ans et la benjamine a moins d'un an. Contrairement � ce que pr�tend le recourant, l'int�gration de ses enfants en Suisse n'est, compte tenu de leur jeune �ge et, s'agissant de l'a�n� et du cadet, d'une scolarisation encore r�cente, pas avanc�e au point de rendre impossibles leur �ventuel d�placement et leur int�gration au Kosovo. A supposer que l'�pouse et les enfants du recourant, tous titulaires d'un permis d'�tablissement, ne suivent pas leur conjoint et p�re au Kosovo, il leur demeurera de plus possible de conserver les liens que permet la distance g�ographique (t�l�phone, visites durant les vacances, etc.; cf. arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.5.3; 2C_758/2010 du 22 d�cembre 2010 consid. 6.3.2).
2.4.4 Finalement, il convient de constater que la jurisprudence de la Cour EDH, que cite abondamment le recourant (cf. arr�ts Emre Emrah c. Suisse, du 22 mai 2008, req. n� 42034/04, et du 11 octobre 2011, req. 5056/10), n'est pas propre � lui permettre de demeurer en Suisse. D'une part, les consid�rations relatives � la dur�e de l'interdiction d'entr�e en Suisse du requ�rant, qui �taient d�terminantes aux yeux de la Cour EDH, ne sont pas pertinentes dans le cas d'esp�ce (consid. 1.3 supra). D'autre part, la situation du recourant n'est pas comparable � celle d'Emrah Emre, dont la majeure partie des infractions p�nales commises relevait de la d�linquance juv�nile et dont les probl�mes de sant� �taient susceptibles de rendre plus difficile le retour dans son pays d'origine.
2.5 Compte tenu de l'ensemble des circonstances, il appara�t que l'int�r�t public � �loigner le recourant l'emporte ici sur l'int�r�t priv� de celui-ci et de sa famille � pouvoir vivre ensemble en Suisse. Par cons�quent, en rendant l'arr�t attaqu�, le Tribunal cantonal n'a enfreint ni l'art. 8 CEDH, ni viol� la proportionnalit� ou encore la l�gislation f�d�rale sur les �trangers. Il a en particulier proc�d� � une pes�e des int�r�ts en pr�sence correcte, qui reste dans les limites pr�vues par le droit f�d�ral et conventionnel.
Les consid�rants qui pr�c�dent conduisent au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilit�. Le recourant a sollicit� sa mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire compl�te. Sa cause paraissant d�pourvue de chances de succ�s d�s le d�p�t du recours (cf. ATF 135 I 1 consid. 7.1 p. 2), la demande d'assistance judiciaire doit �tre rejet�e (art. 64 al. 1 et 2 LTF). Il sera pr�cis� que le fait pour le recourant d'avoir pr�c�demment obtenu gain de cause (cf. arr�t 2C_382/2011 du 16 novembre 2011), pour des motifs purement formels li�s � la violation de son droit d'�tre entendu et � l'impossibilit� de r�parer ce vice devant la Cour de c�ans, n'invalide en rien cette appr�ciation, fond�e sur l'issue du litige au fond. Les frais seront partant mis � la charge du recourant, qui succombe, mais fix�s en tenant compte de sa situation financi�re ob�r�e (art. 65 al. 2 et 3 et 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas allou� de d�pens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).