Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/58766
Timestamp: 2019-06-20 05:46:03+00:00
Document Index: 153993587

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Information professionnelle sur Belarina®: Gedeon Richter (Schweiz) AG
Principes actifs: Chlormadinoni acetas, Ethinylestradiolum.
Excipients: Lactosum, Excip. pro compresso obducto.
24 comprimés pelliculés rose clair: Chlormadinoni acetas 2 mg et Ethinylestradiolum 0,02 mg.
4 comprimés pelliculés blancs sans principe actif.
La décision de prescrire Belarina doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Belarina en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Les CHC tels que Belarina ne devraient être prescrits que par des médecins ayant l'expérience de ces traitements et qui sont en mesure, d'une part, de fournir aux patientes toutes les explications requises sur les avantages et inconvénients de toutes les méthodes contraceptives disponibles et, d'autre part, de procéder à un examen général et gynécologique.
Un comprimé pelliculé rose clair contenant le principe actif doit être pris tous les jours à la même heure (de préférence le soir) pendant 24 jours consécutifs, puis les comprimés blancs de placebo doivent être pris pendant 4 jours; les règles doivent survenir pendant cette période, deux à quatre jours après la prise du dernier comprimé contenant le principe actif. La prise du premier comprimé contenant le principe actif de la plaquette suivante de Belarina fait suite à la prise des comprimés de placebo pendant 4 jours, que les saignements soient terminés ou non.
Il faut marquer sur la plaquette le jour de la semaine correspondant au jour où la plaquette est entamée.
Les comprimés pelliculés doivent être sortis de l'emballage et avalés sans être mâchés, éventuellement avec un peu de liquide. Les comprimés pelliculés sont ensuite pris tous les jours en suivant le sens de la flèche.
Absence de contraceptif oral antérieur (pendant le dernier cycle menstruel)
La prise du premier comprimé pelliculé contenant le principe actif doit commencer le premier jour des règles suivantes (menstruation). Si le premier comprimé pelliculé contenant le principe actif est bien pris le premier jour du cycle, la protection anticonceptionnelle est assurée dès le premier jour de la prise et se maintient également pendant les 4 jours de prise des comprimés de placebo.
Si les règles ont déjà commencé, le premier comprimé pelliculé contenant le principe actif doit être pris entre le 2ème et le 5ème jour du cycle menstruel, que les saignements aient cessé ou non. Dans ce cas, une méthode contraceptive mécanique supplémentaire est nécessaire pendant les 7 premiers jours de la prise.
Si les règles ont commencé depuis plus de 5 jours, il faut indiquer à la femme d'attendre les prochaines règles avant de commencer la prise de Belarina.
Passage d'une autre pilule à Belarina
Relais d'une pilule de 22 jours ou d'une pilule de 21 jours (pilule combinée)
Tous les comprimés de l'ancien emballage doivent être pris normalement. Le premier comprimé pelliculé de Belarina contenant le principe actif doit être pris le jour suivant. Dans ce cas, il n'y a pas de pause dans la prise et la femme ne doit pas non plus attendre le premier jour des prochaines règles. La prise de Belarina peut aussi débuter le premier jour qui suit l'intervalle habituel sans comprimé, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser une méthode contraceptive supplémentaire.
Relais d'une pilule combinée à prendre tous les jours (pilule de 28 jours avec 21 ou 22 comprimés contenant le principe actif et 6 ou 7 comprimés de placebo)
La prise du premier comprimé pelliculé de Belarina contenant le principe actif doit commencer le jour suivant la prise du dernier comprimé contenant le principe actif de l'emballage d'une «pilule quotidienne» (c.-à-d. après avoir pris les 21 ou 22 comprimés). Il n'y a pas de pause dans la prise et la femme ne doit pas attendre non plus le premier jour de ses prochaines règles. Il est également possible de commencer Belarina le jour suivant la prise du dernier comprimé de placebo. Aucune autre méthode contraceptive n'est nécessaire.
Relais d'une pilule progestative pure («POP» [Progesteron Only Pill] ou minipilule)
Le premier comprimé pelliculé de Belarina contenant le principe actif doit être pris le jour suivant l'arrêt de la pilule progestative pure. Une méthode contraceptive mécanique supplémentaire est nécessaire pendant les 7 premiers jours de la prise.
Relais d'une contraception hormonale injectable, d'un DIU libérant un progestatif ou d'un implant
Il est possible de commencer la prise de Belarina le jour du retrait de l'implant ou du DIU libérant un progestatif, ou le jour initialement prévu pour l'injection. Une méthode contraceptive mécanique supplémentaire est nécessaire pendant les 7 premiers jours de la prise.
Après une fausse couche ou une interruption de grossesse au 1er trimestre
Il est possible de commencer la prise de Belarina immédiatement après une fausse couche ou une interruption de grossesse. Dans ce cas, aucune autre méthode contraceptive n'est nécessaire.
La décision quant à la (re)prise d'un CHC tel que Belarina après un avortement au 2ème trimestre de grossesse ou un accouchement doit tenir compte du risque accru d'accidents thromboemboliques veineux pendant la période puerpérale (jusqu'à 12 semaines après l'accouchement; cf. «Mises en garde et précautions»).
Dans tous les cas, après un accouchement ou un avortement au 2ème trimestre de grossesse, la prise de Belarina doit débuter au plus tôt entre le 21ème et le 28ème jour. Si le traitement débute plus tard, il est recommandé d'appliquer des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales durant les 7 premiers jours de la prise. Si des rapports sexuels ont eu lieu entre-temps, il convient d'exclure l'éventualité d'une grossesse ou d'attendre les premières règles avant de débuter le traitement.
Arrêt de Belarina
Après l'arrêt de Belarina, le premier cycle peut être allongé d'une semaine environ.
Prise irrégulière
Si un comprimé pelliculé contenant le principe actif a été oublié, mais que le retard peut être rattrapé dans les 12 heures, aucune autre méthode contraceptive n'est nécessaire. La prise des comprimés contenant le principe actif doit être poursuivie comme d'habitude.
Si le retard de la prise d'un comprimé pelliculé contenant le principe actif date de plus de 12 heures, la sécurité contraceptive du produit est diminuée. Le dernier comprimé pelliculé contenant le principe actif oublié doit être pris dès que possible. Les autres comprimés pelliculés contenant le principe actif doivent être pris selon le schéma normal. D'autres mesures contraceptives mécaniques, p.ex des préservatifs, sont alors nécessaires pendant les 7 jours suivants. Si la plaquette en cours contient moins de 7 comprimés pelliculés contenant le principe actif, la plaquette suivante de Belarina doit être commencée dès que tous les comprimés pelliculés contenant le principe actif de la plaquette en cours ont été pris. Jeter les 4 comprimés de placebo. Les règles n'apparaîtront probablement pas avant la fin de la deuxième plaquette, mais la survenue de saignements intermédiaires ou de spottings est plus fréquente pendant la prise des comprimés. En l'absence de règles après la fin de la deuxième plaquette, un test de grossesse doit être effectué.
Insuffisance rénale: Belarina n'a pas été étudié chez les femmes présentant une insuffisance rénale, et l'on ne peut donc pas procéder à des recommandations de posologie.
Insuffisance hépatique: Belarina ne doit pas être utilisé chez les femmes souffrant d'insuffisance hépatique.
Adolescentes: L'efficacité et la sécurité de Belarina ont été étudiées chez des femmes dès 18 ans. Chez l'adolescente, si l'utilisation est indiquée, la même posologie est recommandée que chez les adultes.
oPrédisposition connue, héréditaire ou acquise, telle qu’une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
oPrédisposition héréditaire ou acquise à la TEA, telle qu’une hyperhomocystéinémie ou la présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique)
·Utilisation concomitante de l’association de principes actifs ombitasvir/paritapréevir/ritonavir (médicament pour le traitement de l’hépatite C). L’utilisation peut être reprise au plus tôt 2 semaines après l’arrêt de la prise de ces principes actifs (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»);
·Utilisation concomitante de l’association de principes actifs glécaprévir / pibrentasvir (médicament pour le traitement de l’hépatite C);
·Tumeur maligne hormonodépendante connue ou suspectée (par exemple appareil génital ou seins);
·Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients de Belarina.
Avant de prescrire Belarina, les bénéfices associés à son utilisation doivent être évalués par rapport aux maladies/risques détaillés ci-dessous. Le degré de gravité de chaque facteur individuel ainsi que la présence concomitante de plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte et discutés avec la patiente (cf. également «Contre-indications»). La patiente est en outre invitée à lire attentivement la notice d'emballage et à suivre les conseils qui y figurent.
Avant le début ou le renouvellement de la prise d'un CHC tel que Belarina, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi qu'à un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte les contre-indications et les mises en garde/précautions afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les états à risque, et de pouvoir exclure l'éventualité d'une grossesse. Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de l'abdomen et des organes pelviens avec frottis cytologique du col et examens de laboratoire appropriés.
·première manifestation ou exacerbation de céphalées migraineuses et fréquence accrue de céphalées anormalement violentes;
·troubles visuels, auditifs, du langage ou autres troubles sensitivo-moteurs d'apparition subite;
·troubles moteurs (en particulier parésies);
·augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par plusieurs mesures);
·violente douleur abdominale haute ou hépatomégalie;
·symptômes de saignements intra-abdominaux;
·augmentation de la fréquence de crises épileptiques.
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV lié à Belarina par rapport à celui des CHC présentant le risque de TEV le plus bas n'est jusqu'ici pas connu.
·Le risque de TEV associé à Belarina;
·Belarina est un médicament. En cas d'accident ou d'intervention chirurgicale, la patiente doit informer le médecin traitant qu'elle prend Belarina.
A partir des données épidémiologiques, il est possible d'estimer que 5 à 12 femmes sur 10000 utilisant un CHC faiblement dosé (éthinylestradiol <50 µg) développeront une TEV au cours d'une année; ce nombre est estimé à 5 à 7 par année pour 10000 femmes utilisant un CHC contenant du lévonorgestrel. Les données actuelles sont insuffisantes pour estimer le risque de TEV lié aux CHC contenant de la chlormadinone par rapport au risque de TEV lié aux CHC contenant du lévonorgestrel.
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d'autres facteurs de risque sont présents, en particulier s'ils sont multiples (voir le tableau ci-dessous). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l'augmentation particulière du risque d'accident thrombo-embolique en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Belarina est contre-indiqué chez les femmes présentant simultanément de multiples facteurs de risque qui les exposent globalement à un risque élevé de thrombose veineuse.
Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si Belarina n'a pas été interrompu à l'avance.
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de Belarina.
Si une thrombophilie est détectée, l'utilisation de CHC comme Belarina est contre-indiquée.
La patiente doit être informée qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elle doit consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elle utilise Belarina.
·Les symptômes de l'embolie pulmonaire peuvent inclure :
Des études épidémiologiques ont montré une association entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et l'augmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde, accident cérébrovasculaire ou accident ischémique transitoire). Avant de décider de prescrire Belarina, la patiente doit être informée de ce risque et, surtout, du fait que des facteurs de risque individuels préexistants sont susceptibles d'aggraver ce risque.
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d'accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir tableau). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l'augmentation particulière du risque d'accident thrombo-embolique en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEA doit être pris en compte. Belarina est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle.
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC comme Belarina. Une méthode de contraception différente doit être fortement conseillée aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer.
L'accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de l'utilisation de Belarina (qui peut être le prodrome d'un événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif d'arrêt immédiat de Belarina.
Les femmes doivent être informées qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elles utilisent Belarina.
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques montre que l'utilisation de CHC fait légèrement augmenter le risque de cancer du sein (RR = 1,24). Ce risque accru est passager et diminue progressivement au cours des 10 années suivant leur arrêt. Ces études n'en expliquent pas les causes. L'augmentation du risque observée peut être due à un diagnostic précoce du cancer du sein chez les utilisatrices de CHC, aux effets biologiques des CHC ou bien à l'association entre ces deux facteurs.
De rares tumeurs hépatiques bénignes, et malignes, encore plus rares, ont été signalées sous CHC. Exceptionnellement, ces tumeurs ont induit des hémorragies intra-abdominales potentiellement mortelles. En cas de violentes douleurs abdominales supérieures ne disparaissant pas spontanément, d'hépatomégalie ou de signes d'hémorragie intra-abdominale, une tumeur hépatique doit être envisagée et la prise de Belarina doit être interrompue.
Chez les patientes atteintes d’hépatite C qui ont utilisé un CHC contenant de l’éthinylestradiol de façon concomitante lors de l’utilisation de l’association de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir employée dans le traitement des infections par le VHC, une augmentation de l’ALAT significativement plus fréquente que chez les patientes uniquement traitées par les principes actifs antiviraux a été rapportée (y compris des cas avec une augmentation à plus de cinq fois la limite supérieure de la normale et dans des cas isolés à plus de 20 fois la limite supérieure de la normale; voir «Interactions»).
La prise de Belarina doit par conséquent être interrompue avant le début d’un traitement par cette association de principes actifs. À condition que la patiente présente des valeurs hépatiques normales, l’utilisation de Belarina peut être reprise au plus tôt 2 semaines, mais de préférence 4 semaines, après l’arrêt de l’association de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir. Il faut ici toutefois noter que, lors d’un intervalle de moins de 4 semaines, l’efficacité du CHC peut encore être réduite en raison des propriétés d’induction enzymatique du ritonavir et qu’une méthode de barrière additionnelle doit par conséquent être utilisée (voir la rubrique «Interactions/Inducteurs enzymatiques»). Ce point est particulièrement pertinent lorsque l’association ombitasvir/paritaprévir/ritonavir est utilisée avec la ribavirine, un principe actif potentiellement tératogène.
Davantage de cas d’augmentation de l’ALAT ont également été observés lors de l’utilisation concomitante de l’association des principes actifs glécaprévir/pibrentasvir et d’un CHC contenant de l’éthinylestradiol. La prise de Belarina doit par conséquent également être temporairement interrompue lors de l’utilisation de cette association.
Les estrogènes peuvent augmenter la lithogénicité de la vésicule biliaire. Plusieurs études épidémiologiques ont constaté un risque accru d’affections de la vésicule biliaire (p. ex. cholélithiase, cholécystite; y compris nécessité d’une cholécystéctomie) lors de l’utilisation de contraceptifs hormonaux combinés.
Les affections suivantes peuvent survenir ou être aggravées pendant la grossesse ou l'utilisation d'un CHC, même si les données actuellement disponibles ne permettent pas d'imputer une relation de causalité claire avec l'utilisation d'un CHC: ictère et/ou prurit cholestatique; porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorée mineure; herpes gestationis; surdité due à une otosclérose. La prise de CHC a en outre été associée à des cas de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse.
Certaines maladies/situations peuvent être influencées dans le sens négatif par les estrogènes ou les associations estrogènes/progestatifs. Dans les situations suivantes un contrôle particulier est nécessaire: endométriose; myomes de l'utérus; mastopathie; dépressions; épilepsie; sclérose en plaques; tétanie; insuffisance cardiaque ou rénale; asthme.
Chaque comprimé pelliculé rose clair contient moins de 70 mg de lactose et chaque comprimé pelliculé blanc en contient moins de 100 mg. Les patientes souffrant d'une intolérance au galactose, maladie héréditaire rare, d'un déficit en lactase de Lapp ou d'une malabsorption du glucose et du galactose, et qui suivent un régime sans lactose, doivent tenir compte de cette quantité.
L'oubli d'un comprimé pelliculé (voir «Prise irrégulière»), des vomissements ou d'autres problèmes intestinaux, dont une diarrhée, la prise concomitante et au long cours de certains médicaments (voir rubrique «Interactions») ou de très rares cas de troubles métaboliques peuvent atténuer l'efficacité de la contraception.
Saignements intermenstruels et spotting
Tous les contraceptifs oraux peuvent provoquer des saignements vaginaux irréguliers (saignements intermédiaires/spotting), surtout au cours des premiers cycles. C'est pourquoi une évaluation médicale de cycles irréguliers n'a de sens qu'après une période d'adaptation d'environ trois cycles. Si, pendant la prise de Belarina, les saignements intermédiaires persistent ou se produisent après des cycles jusque là réguliers, des examens approfondis sont recommandés afin d'exclure une grossesse ou un dysfonctionnement organique. Une fois ceux-ci exclus, Belarina pourra être continué ou remplacé par un autre contraceptif.
Les saignements intermenstruels peuvent être le signe d'une efficacité contraceptive réduite (voir «Prise irrégulière», «Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux» et la rubrique «Interactions»).
Après les 24 jours de prise des comprimés pelliculés contenant le principe actif, les règles apparaissent normalement pendant la prise des comprimés de placebo. Ces règles peuvent occasionnellement être absentes, surtout au cours des premiers mois de prise des comprimés, ce qui ne signifie pas toutefois que l'effet anticonceptionnel est atténué. S'il n'y a pas de saignement après un cycle au cours duquel aucun comprimé pelliculé contenant le principe actif n'a été oublié, la période de 4 jours de la prise des comprimés de placebo n'a été ni prolongée, ni suivie d'une interruption de la prise, aucun autre médicament n'a été pris de manière concomitante et il n'y a eu ni vomissement, ni diarrhée, une grossesse est très peu probable et il est possible de poursuivre le traitement par Belarina. Si Belarina n'a pas été utilisé selon ces instructions avant l'absence des premières règles, ou s'il n'y a pas de règles après 2 cycles successifs, une grossesse doit être exclue avant de poursuivre l'utilisation.
La patiente doit être informée du fait que la prise d’un CHC ne protège ni d’une infection par le VIH (SIDA) ni d’autres maladies sexuellement transmissibles.
Il est recommandé de consulter également l'information professionnelle des médicaments co-administrés afin de pouvoir évaluer le potentiel d'interactions.
L'induction enzymatique maximale est en général observée après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines ou plus après l'arrêt de ces médicaments.
Les femmes traitées sur une courte période par un de ces médicaments doivent provisoirement utiliser une méthode de contraception non hormonale en complément au CHC ou choisir une autre méthode contraceptive. Une méthode de contraception mécanique doit être poursuivie pendant toute la prise concomitante des médicaments et encore pendant 28 jours après l'arrêt du traitement. Lorsque la prise concomitante d'un inducteur enzymatique dure au-delà de la fin de l'emballage du CHC, il faut passer immédiatement après la prise du dernier comprimé contenant du principe actif à l'emballage suivant, c'est-à-dire qu'il ne faut pas prendre les comprimés placebo. Dans ce cas, il ne faut pas s'attendre à des règles avant la fin du deuxième emballage. En l'absence de règles pendant l'intervalle sans prise de comprimés à la fin du deuxième emballage, il est impératif d'exclure toute grossesse avant de poursuivre avec un nouvel emballage.
Inhibiteurs forts et modérés du CYP3A4 comme les antifongiques azolés (p.ex. Itarconazol, Voriconazol, Flucinazol), les macrolides (Clarithromycin, Erythromycin), Diltiazem, Verapamil et le jus de pamplemousse peuvent augmenter les taux plasmatiques des estrogènes et ou des progestatifs et entraîner des effets indésirables plus nombreux.
Lorsqu'un traitement par Belarina est nouvellement instauré chez une patiente prenant de la lamotrigine, une adaptation de la dose de lamotrigine peut donc être nécessaire, et les concentrations de lamotrigine devraient être surveillées étroitement au début du traitement. En l'occurrence, il peut y avoir une hausse significative du taux de lamotrigine (selon les cas jusqu'à un niveau toxique) lors de l'arrêt de la prise du contraceptif hormonal (ainsi dans certains cas pendant la période de 4 jours sans prise).
Interactions avec un mécanisme inconnu
Dans les études cliniques, une augmentation de l’ALAT (y compris des cas avec une augmentation à plus de cinq fois la limite supérieure de la normale [LSN] et dans des cas isolés à plus de 20 fois la LSN) était significativement plus fréquente lors d’une utilisation concomitante de CHC contenant de l’éthinylestradiol et de l’association de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, que chez les patientes uniquement traitées par les principes actifs antiviraux. La prise de Belarina doit donc être interrompue avant un traitement par cette association antivirale (voir «Mises en garde et précautions»).
Davantage d’augmentations de l’ALAT ont également été observées lors de l’utilisation concomitante d’un CHC contenant de l’éthinylestradiol et de l’association des principes actifs glécaprévir/pibrentasvir et la prise de Belarina doit par conséquent également être interrompue avant un traitement par cette association anti-VHC (voir «Contre-indications»).
La prise de Belarina est contre-indiquée pendant la grossesse. Il faut donc exclure toute grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l'utilisation de Belarina, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté.
Selon les connaissances actuelles, les contraceptifs hormonaux combinés ne peuvent pas avoir d'effets néfastes sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines.
Les effets indésirables les plus graves en rapport avec la prise de CHC sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir la rubrique). Les effets indésirables sérieux incluent en particulier des thrombo-embolies artérielles et veineuses.
Les effets indésirables mentionnés ci-dessous peuvent survenir après la prise de Belarina.
Les fréquences respectives de ces effets sont ainsi définies:
Très fréquents: ≥1/10.
Occasionnels: ≥1/1'000, <1/100.
Rares: ≥1/10'000, <1/1'000.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés (plus de 20%) sont des céphalées.
Fréquents: infection génitale à Candida.
Occasionnels: cystite.
Rares: vulvo-vaginite.
Occasionnels: fibroadénome mammaire.
Rares: réactions d'hypersensibilité au produit y compris des réactions allergiques.
Fréquents: sautes d'humeur, nervosité, irritabilité.
Occasionnels: baisse de la libido.
Rare: thrombo-embolie veineuse (p.ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), thrombo-embolie artérielle (p.ex. accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde).
Occasionnels: flatulence, diarrhée.
Occasionnels: anomalies pigmentaires, alopécie, eczéma, prurit, hyperhidrose.
Rares: urticaire, hirsutisme, érythème, peau sèche.
Fréquents: sensation de pesanteur.
Occasionnels: symptômes musculaires, dorsalgie, douleurs des extrémités.
Très fréquents: métrorragie, troubles du sein.
Fréquents: kystes ovariens, dysménorrhée, écoulement vaginal.
Occasionnels: ménorragie, aménorrhée, douleurs dans le bas ventre.
Rares: syndrome prémenstruel, galactorrhée, augmentation de volume des seins.
Fréquents: fatigue, œdèmes.
Il n'y a aucune information sur des effets toxiques graves d'un surdosage. Les symptômes suivants peuvent survenir: nausées, vomissements et légers saignements vaginaux. Ces derniers peuvent également survenir après la prise accidentelle du médicament chez les jeunes filles avant la ménarche.
Un contrôle de l'équilibre hydroélectrolytique ainsi que de la fonction hépatique n'est nécessaire que dans de rares cas.
Code ATC: G03AA15
L'acétate de chlormadinone a des propriétés antiandrogènes en déplaçant les androgènes de leur récepteur.
L'éthinylestradiol augmente la SHBG (globuline liant les hormones sexuelles) et diminue ainsi la quantité de testostérone libre dans le sang. Le progestatif acétate de chlormadinone ne contrebalance pas cet effet, car l'acétate de chlormadinone n'exerce aucun effet androgénique partiel.
Comme pour tous les contraceptifs hormonaux combinés (CHC), l'action contraceptive de Belarina repose sur différents facteurs dont les plus importants sont le blocage de l'ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l'endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu'il subit. Enfin, du fait des modifications hormonales induites par le CHC, les cycles deviennent plus réguliers et les saignements moins abondants.
La dose journalière la plus faible d'acétate de chlormadinone inhibant l'ovulation est d'1,7 mg. La pleine dose de transformation est de 25 mg par cycle.
Dans des études cliniques ayant évalué la prise de Belarina pendant une durée allant jusqu'à 21 cycles menstruels successifs chez 2011 femmes, soit plus de 23'000 cycles menstruels, il y a eu 7 grossesses. Chez 5 de ces femmes, soit une erreur de prise, soit des affections associées ayant provoqué des nausées ou des vomissements, soit la prise concomitante de médicaments connus pour diminuer l'effet anticonceptionnel des contraceptifs hormonaux étaient survenues pendant la période de conception.
L'indice de Pearl calculé sur l'ensemble des études s'est ainsi chiffré à 0,392 (IC 95% 0,158 à 0,808). L'indice de Pearl corrigé, c.-à-d. lors d'une prise correcte, a été de 0,117 (IC 95% 0,014 à 0,418).
L'acétate de chlormadinone (CMA) est absorbé rapidement et pratiquement totalement après son administration orale. La biodisponibilité systémique du CMA est élevée, car il n'est pas soumis à un métabolisme de premier passage. Les concentrations plasmatiques atteignent leur pic après 1 à 2 heures.
L'éthinylestradiol (EE) est absorbé rapidement et pratiquement totalement après son administration orale; ses pics de concentration plasmatique sont atteints après 1,5 heure. Du fait de sa conjugaison présystémique et de son métabolisme de premier passage dans le foie, sa biodisponibilité absolue n'est que d'environ 40% et subit de très importantes variations (20 à 65%).
La liaison de l'acétate de chlormadinone (CMA) aux protéines plasmatiques humaines, l'albumine surtout, est supérieure à 95%. Le CMA n'a aucune affinité de liaison pour la SHBG ni pour la CBG. Le CMA est stocké essentiellement dans le tissu adipeux.
Éthinylestradiol (EE): Les concentrations plasmatiques d'EE données dans la littérature se caractérisent par une très grande variabilité. Env. 98% de l'EE est lié aux protéines plasmatiques, presque exclusivement à l'albumine.
Acétate de chlormadinone (CMA): Plusieurs étapes d'oxydation et de réduction, et la conjugaison à l'acide glucuronique et au sulfate donnent de très nombreux métabolites. Dans le plasma humain, les principaux métabolites sont le 3α- et le 3β-hydroxy-CMA, dont les demi-vies biologiques ne sont pas fondamentalement différentes de celle du CMA non métabolisé. Les métabolites 3-hydroxy- ont une activité antiandrogène comparable à celle du CMA lui-même. Ces métabolites se retrouvent dans l'urine principalement sous forme conjuguée. Le clivage enzymatique donne comme métabolites principalement le 2α-hydroxy-CMA mais aussi le 3-hydroxy- et le dihydroxy-CMA.
L'éthinylestradiol (EE), comme les estrogènes naturels, est biotransformé par une hydroxylation (catalysée par le cytochrome P450) intervenant sur la chaîne aromatique. Le principal métabolite, le 2-hydroxy-EE, est décomposé en autres métabolites et en conjugués. L'EE subit une conjugaison présystémique dans la muqueuse de l'intestin grêle et dans le foie. Dans l'urine, ce sont surtout des glucuronides et dans la bile et le plasma, surtout des sulfates qui sont retrouvés.
L'acétate de chlormadinone (CMA) est éliminé du plasma après une demi-vie moyenne d'environ 34 heures (après une dose unique) et d'environ 36 à 39 heures (après des doses répétées). Après administration orale, le CMA et ses métabolites sont éliminés en proportions semblables dans les urines et les selles.
Éthinylestradiol (EE): La demi-vie plasmatique moyenne de l'EE est d'env. 12 à 14 heures. L'EE est éliminé dans les urines et les selles selon un quotient 2:3. Le sulfate d'EE excrété par voie biliaire subit un cycle entérohépatique après hydrolyse par les bactéries intestinales.
On ne dispose d'aucune donnée concernant la cinétique chez la femme avec insuffisance hépatique ou rénale.
Les études précliniques analysant les contraceptifs oraux combinés, en ce qui concerne leur toxicité après administration répétée, leur génotoxicité et leur potentiel carcinogène, n'ont montré aucune indication claire pour des risques particuliers pour l'être humain, même si certaines études épidémiologiques ont pu démontrer un risque de carcinome hépatique accru. Chez l'animal, l'éthinylestradiol a entraîné, à des posologies relativement faibles, un effet létal pour l'embryon; on a observé une malformation du tractus urogénital et une féminisation des fœtus masculins.
Une embryolétalité due à l'acétate de chlormadinone a été mise en évidence chez le lapin, le rat et la souris. En outre, une tératogénicité a été observée à des doses embryotoxiques chez le lapin et dès la plus faible dose testée (1 mg/kg/jour) chez la souris. Il n'existe aucune certitude quant à l'applicabilité de ces résultats à l'homme.
Les données précliniques d'études conventionnelles sur la toxicité chronique, la génotoxicité et le potentiel carcinogène de Belarina n'attestent pas de risques spécifiques pour l'homme en dehors de ceux déjà décrits dans les autres rubriques de la présente information professionnelle.
L'administration de contraceptifs oraux peut fausser les résultats de certains examens de laboratoire, dont les paramètres biochimiques des fonctions du foie, de la corticosurrénale et de la thyroïde, la concentration plasmatique des protéines vectrices (p.ex. SHBG, lipoprotéines), les paramètres du métabolisme des hydrates de carbone, les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. La vitesse de sédimentation peut être accélérée. Une augmentation des concentrations sériques de cuivre et de fer de même que de la phosphatase alcaline leucocytaire a été décrite.
La nature et l'importance de ces effets dépend de la nature et de la dose de l'hormone administrée.
Le personnel de laboratoire doit donc être informé de l'emploi de contraceptifs oraux s'il doit effectuer certains examens de laboratoire.
Ce médicament ne peut pas être utilisé au-delà de la date indiquée par «EXP» (= expiration) sur l'emballage. Il doit être conservé à des températures ne dépassant pas 30 °C, protégé de la lumière dans l'emballage d'origine et hors de portée des enfants.
Belarina cpr pell 1× 28. (B)
Belarina cpr pell 3× 28. (B)
Belarina cpr pell 6× 28. (B)
Gedeon Richter (Suisse) SA, 6330 Cham.