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Timestamp: 2016-10-22 20:12:04+00:00
Document Index: 143670527

Matched Legal Cases: ["l'article 133", "l'article 4", 'arrêt ', "l'article 261", "l'article 83", "l'article 61", "l'article 294", "l'article 280", "l'article 7", "l'article 99", "l'article 12"]

⭐JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DÉBATS PARLEMENTAIRES. CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE «Législature QUESTIONS
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DÉBATS PARLEMENTAIRES. CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE «Législature QUESTIONS
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1 * Année N 72 A. N. Samedi 31 Juillet 1976 * JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DÉBATS PARLEMENTAIRES ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE «Législature QUESTIONS REMISES A LA PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ET RÉPONSES DES MINISTRES AUX QUESTIONS ÉCRITES QUESTIONS ÉCRITES (Art. 139 et. 133 du règlement., Article 139 du règlement : a 1.. Les questions écrites sont rédigées, notifiées et publiées dans les conditions fixées par l'article 133. En outre, elles ne doivent contenir aucune imputation d'ordre personnel à l'égard de tiers nommément désignés ; «2. Les réponses des ministres doivent être publiées dans le mois suivant la publication dei questions. Ce délai ne comporte aucune interruption ; a 3. Dans ce délai, les ministres ont toutefois la faculté soit de déclarer par écrit que l'intérêt public ne leur permet pas de répondre, soit, à titre exceptionnel, de demander, pour rassembler les éléments de leur réponse, un délai supplémentaire qui ne peut excéder un mois ; «4. Lorsqu 'une question écrite n 'a pas obtenu de réponse dans les délais susvisés, son auteur est invité par le président de l'assemblée à lui faire connaître s'il entend ou non la convertir en question orale. Dans la négative, le ministre compétent dispose d'un délai supplémentaire d'un mois ; «5. Dans le cas où la question écrite est transformée en question orale, celle-ci prend rang dans tes conditions prévues au dernier alinéa de l 'article 133; «6. Font l'objet d'un rappel publié au Journal officiel les questions écrites auxquelles il n'a bas été répondu dans les délais prévus aux alinéas 2, 3 et 4 du présent article ; «7. Le texte des questions écrites est reproduit dans les rappels. Il est communiqué aux auteurs des questions en même temps que le rappel leur est notifié. a QUESTIONS ECRITES REMISES A LA PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE PREMIER MINISTRE Fonctionnaires (montant du capital décèr versé aux ayants cause) juillet M. Tissandier appelle l'attention de M. le Premier ' ministre sur les dispositions qu'entraînent les' modalités actuelles de calcul du capital décès versé aux ayants cause des fonctionnaires. Si le fonctionnaire est décédé avant l'âge de 1192 5470 ASSEMBLEE NATIONALE 31 Juillet 1976 soixante ans, cc capital est calculé sur la base de traitement budgétaire d 'une année. Mais, si le décès se produit à plus de soixante ans, la somme versée aux ayants cause n 'est plus égale qu'à trois mois de traitement, dans la limite du plafond de sécurité sociale. Il demande si des mesures peuvent être prises afin que les ayants cause d 'un fonctionnaire décédé avant la date de son départ en retraite se voient verser un capital établi selon les mêmes règles de calcul sans que soit pris en considération le fait que ce décès s'est produit avant ou après un âge donné. Affaires étrangères (ventes de matériel militaire français au Liban) juillet M. Odru expose à M. le Premier ministre que selon un journal du Koweït des hélicoptères militaires français auraient été vendus aux phalanges fascistes qui sont à l 'origine de la guerre civile au Liban. Ces ventes auraient été conclues à la suite de la récente visite en France de Bachir Gemayel, fils de Pierre Gemayel, chef des phalangistes libanais. Il lui demande : 1" si les faits relatés par le journal koweïtien sont exacts ; 2 " pour quelles raisons la visite en France de Bachir Gemayel a été tenue secrète. seule L'Humanité l'ayant dénoncée ; 3" est-ce que le Gouvernement va livrer des armes aux phalanges de Gemayel qui refusent l'accès au camp de Tell al Zaatar à la Croix-Rouge internationale et qui laissent mourir, sans vivres, sans soins et sans médicaments les femmes, les enfants et les blessés qui sont dans ce camp ; 4" qu 'attend le Gouvernement français pour condamner le complot qui, avec l 'aide de troupes d 'invasion syriennes, vise les peuples libanais et palestinien. R. A.T.P. (mesures préconisées pour assurer la sécurité dans le métro) juillet M. Gouhier attire l 'attention de M. le Premier ministre sur les mesures préconisées par le ministre de l 'intérieur pour assurer la s sécurité» dans le métro. Pour avoir pratiqué une politique de réduction massive du personnel puisque, en cinq ans, les effectifs dans le métro ont diminué de 3% p. 100, le Gouvernement, les pouvoirs publics et la direction de la R. A. T. P. ont favorisé la création d 'une situation d 'insécurité ponctuée d 'actes de violence ou d 'agression contre les voyageurs et les agents. C'est - pourquoi les mesures annoncées par le ministre de l'intérieur au nom de la «sécurité» visent un tout autre but. Il s'agit une fois de plus de mesures anti-libertés que l'on ne saurait tolérer. Il s 'agit de permettre aux forces de police d 'être maîtres du terrain sur les quais et dans les couloirs, alors que dans la législation actuelle la possibilité est laissée aux agents de la R. A. T. P. de requérir la force publique, s 'ils l'estiment nécessaire. On ne p admettre non plus que ces mesures à caractère raciste ne,nt à l'index les étrangers comme si la responsabilité de la crise actuelle qui engendre une telle situation leur incombait. Les véritables mesures qui s 'imposent pour mettre à l'abri des actes de violence personnel et passagers sont celles qui sont préconisées par les personnels aux-mêmes et sur lesquels se fait un curieux silence. Il faut embaucher agents supplémentaires qui redonneront au métro son caractère de service public, qui assureront la sécurité et cette humanisation qui lui font défaut aujourd 'hui. En conséquence il lui demande quelles mesures il compte prendre pour créer les emplois indispensables au bon fonctionnement du métro et pour que soit mis un terme aux dangereux propos de M. Poniatowski. Autoroutes (interruption des travaux d 'installation d 'un poste de péage sur l 'autoroute A4 à Saint-Maurice) juillet M. Kallnsky proteste auprès de M. le Premier ministre contre le coup de force consistant à entreprendre, en pleine période de vacances, sous la garde d'importantes forces de police, les travaux de construction du poste de péage sur l'autoroute A4 à Saint-Maurice. Il lui demande de faire cesser sans délai ces travaux compte tenu des éléments qui suivent : 1 «ces travaux ont été commencés dans des conditions irrégulières. Les terrains nécessaires à l'implantation du poste de péage ne sont pas disponibles. L'enquête parcellaire réalisée en juin dernier s'appuie sur une déclaration d'utilité publique prise en 1966 et qui ne prévoyait pas les emprises indispensables à la création du péage. De ce fait, la procédure d'expropriation, mal fondée, ne peut qu'être annulée. En outre ces travaux considérables, dont le montant est estimé à trois milliards d'anciens francs n'ont fait l'objet d'aucun appel d'offres publiques. En l'espèce aucune urgence ne saurait justifier cette dérogation aux règles des marchés publics. Ce refus de faire un appel normal à la concurrence ne peut avoir pour effet qu 'une importante majoration des dépenses supportées en définitive par les contribuables ; 2" en outre, le choix de Saint- Maurice parait particulièrement grave s 'agissant d 'un site classé en bordure de la Marne, utilisé comme centre aéré de la ville de Saint-Maurice et destiné, par délibération du ccnseil général de décembre 1974, à constituer un espace vert départemental. La réalisation du poste de péage aurait pour effet de transformer cet espace vert en une vaste esplanade bétonnée et rendrait nécessaire l'abattage de deux cents platanes, remarquables sujets plus que centenaires. Saisi de ces problèmes par trois questions écrites en juin, juillet et août 1975, M. le ministre de la qualité de la vie, dans l 'incapacité de nier la gravité de ces atteintes à l 'environnement, n'a pas encore répondu. De même, Mme le ministre de la santé m'a fait part de son inquiétude devant «les difficultés qui pourraient résulter de l'installation à praximité de l 'hôpital d 'un poste de péage». Quant au ministre de l'équipement, il envisage avec sérénité qu 'une partie importante du trafic qui empruntait la nationale 4 libre de péage, soit détournée demain à travers Saint-Maurice, Joinville, Charenton et Saint-Màndé dans des voies inadaptées et déjà saturées, aggravant les nuisances subies par les riverains de ses voies (Journal officiel du 6 juillet 1976) ; 3 " mais ce qui est plus grave, c 'est qu 'à plusieurs reprises M. le ministre de l'équipement, reprenant les propositions de M. Giraud et de M. Nungesser, a présenté la décision d'implanter ce péage comme un premier pas vers la généralisation du péage urbain sur l'ensemble des autoroutes couvergeant vers Paris. II s 'agit donc d'une question de fonds, d'un choix politique important sur les modalités de financement des autoroutes urbaines, pour lequel le Gouvernement a le devoir de consulter le.. élus de la nation. L'institution du péage urbain, forme nouvelle de l 'octroi médiéval, soulève en effet l'opposition unanime des travailleurs qui après avoir été chassés de Paris par la spéculation immobilière, transférés dans des banlieues éloignées, sous-équipées, dépourvues d ' emplois et mal désservies par les transports en commun, obligés à de longs et coûteux déplacements en voiture, devraient en outre verser deux fois par jour, un nouvel impôt s 'élevant à 100 francs par mois. C 'est pourquoi au nom des fédérations intéressées du parti communiste français, au nom des élus locaux, au nom de toute la population de la région, il demande à M. le Premier ministre : 1' que les forces de police dépêchées à Saint-Maurice soient immédiatement retirées ; 2" que les travaux soient arrêtés sans délai ; 3" que le Parlement puisse débattre de cette question dès la prochaine session sur la base de la proposition de loi du groupe communiste visant à développer un réseau autoroutier libre de péage. Emploi (mesures en vue d 'assurer le développement économique du bassin de Longwy-Longuyon) juillet M. Drapier appelle l'attention de M. le Premier ministre sur la dégradation constante de la situation de l'emploi dans le bassin de Longwy-Longuyon. Cette région qui dispose d 'une main-d 'ceuvre qualifiée doit être aidée dans son développement économique. Elle est à l 'écart de l 'axe Thionville- Metz-Sarrebruck. L 'Etat doit compenser ce handicap important. Des infrastructures nouvelles doivent être créées pour désenclaver ce bassin qui sinon restera en dehors de la vie économique de cette partie de la France. C'est ainsi que l'accès ferroviaire demande à être amélioré, des routes doivent permettre à l 'autoroute Paris- Est de la France de se prolonger vers Longwy afin de mieux intégrer le bassin de Longwy-Longuyon dans l'économie. Ces infrastructures permettraient de polariser en territoire national la capacité productive d 'une main-d 'oeuvre qualifiée française. Il est nécessaire d'équilibrer du côté français le développement des régions frontalières luxembourgeoises, belges et allemandes. Il lui demande quelles décisions il compte= prendre pour rendre possible le développement économique du bassin de Longwy-Longuyon à la lumière des derniers événements qui frappent la Société des hauts fourneaux de la Chiers et supprimeront plusieurs centaines d 'emplois. Action sanitaire et sociale (reclassement indiciaire des directeurs) juillet M. Delhalle expose à M. le Premier ministre que les directeurs de l'action sanitaire et sociale atteignent en tin de carrière l'indice brut 950. En revanche, les directeurs d 'hôpitaux de 2' classe ont l'indice 975 et ceux de 1" classe l 'indice 1000, qui peut se poursuivre hors échelle. Ainsi, tous les directeurs.de l'action sanitaire et sociale ont une rémunération inférieure à celle des directeurs d'hôpitaux dont ils partagent les responsabilités et sur lesquels ils exercent la tutelle administrative sous l'autorité du préfet. Si les directeurs de l'action sanitaire et sociale sont à parité avec les directeurs du -service des anciens combattants, ils sont en revanche surclassés par les autres chefs des service extérieurs : inspecteurs d 'académie, directeurs de l'équipement, directeurs de l 'agriculture, directeurs du3 31 Juillet 1976 ASSEMBLEE NATIONALE 5471 travail, d'recicurs de la jeunesse et des sports, qui terminent leur carrière hors échelle. Depuis six ans, une promesse a été faite aux directeurs de l'action sanitaire et sociale de reviser leur statut, revision qui aurait été différée dans la perspective de la fusion des services extérieurs de l 'action sanitaire et sociale et de la sécurité sociale. Les propositions faites par le ministère de la santé seraient contestées par les services du ministère de l 'économie et des finances et ceux du Premier ministre. C'est par suite de l'opposition de ses propres services que M. De)halle demande à M. le Premier ministre les raisons qui s 'opposent à ce que les directeurs de l'action sanitaire et sociale soient considérés comme leurs homologues des autres services extérieurs et à ce que soient reconnus leurs charges, leurs responsabilités et leur action déterminante pour l'application de la politique du Couver- e nement en matière de santé et dans le domaine social. Départements d' outre-nier (statut de ces.territoires au regard du projet de convention élaboré par la conférence sur le droit de la mer) juillet M. Cerneau expose à M. le Premier ministre que dans le cadre des travaux de la conférence sur le droit de la mer relatif aux territoires «sous occupation étrangère ou domination coloniale s, une proposition de texte unifié correspondant à l 'article 135 de la convention sur l'ensemble des problèmes qui sont réglementés par le droit de la mer, a été formulée par l 'une des commissions de travail en vue des prochaines délibérations de la conférence elle-même. Pratiquement, il est considéré que ce projet de texte pourrait, dans les définitions des Nations Unies, concerner les départements d'outre-mer notamment. Il lut demande en conséquence s 'il n 'estime pas nécessaire que, dès la prochaine session de la conférence prévue à New York en aoû;-septembre 1976, la France affirme et fasse reconnaître expressément sa souveraineté imprescriptible sur les départements d 'outre-mer, parties intégrantes du territoire national comme l'exprime notre Constitution et de la Communauté économique européenne et qu'en cas de réponse négative, refuse de signer la Convention. Sécurité routière (mesures en. vue de diminuer le nombre des accidents de la route) juillet M. Daillet expose à M. le Premier ministre que le nombre des victimes d 'accidents de la route a augmenté très fortement au cours des: mois d'avril et de mai derniers. Il lui demande quelles mesures il compte prendre d 'urgence pour redresser cette situation alarmante. FONCTION PUBLIQUE Fonctionnaires (supplément familial de traitement) juillet M. Cousté rappelle à M. le Premier ministre (Fonction publique) que depuis 1918 l 'Etat accorde aux fonctionnaires ayant des enfants une rémunération supplémentaire. Pendant la dernière guerre, a été instituée l 'indemnité intitulée «supplément familial de traitement», laquelle d'ailleurs a été étendue aux travailleurs d 'entreprises nationales IR. A. T. P., S. N. C. F., E. D. F.). Ce, supplément familial de traitement» comporte un élément fixe très faible et un autre proportionnel au traitement s'élevant à 3 p. 100 de celui-ci pour deux enfants, à 8 p. 100 pour trois enfants et à 3 p. 100 pour chaque entant au-delà du troisième. Cet élément proportionnel est plafonné à quatre fois et demi le traitement de base correspondant à l 'indice nouveau majoré. En raison des modalités de calcul du «supplément familial de traitement s, celui-ci varie pour six enfants du sunpie au triple suivant l 'importance du traitement du chef de famille. Il serait extrêmement souhaitable en vue de la recherche d'une meilleure justice sociale que l'indemnité en cause soit uniforme c 'est-à-dire non hiérarchisée. Ce montent devrait être seulement fonction du nombre des enfants. En outre, il apparaîtrait normal que le supplément familial de traitement a ne soit pas soumis à l 'impôt sur le revenu. M. Cousté demande à M. le Premier ministre quelle est sa position sur les suggestions qu'il vient de lui _présenter. Préfectures (reclassement indiciaire des sténodactylographes du cadre national des préfectures) juillet M. Bayard attire l 'attention de M. le Premier ministre (Fonction publique) sur le cas des sténodactylographes du cadre national des préfectures. Ces agents réclament la parité indiciaire avec les commis qui sont classés dans le groupe V avec possibilité de glissement dans le groupe VI à partir du 9' échelon et d 'accéder au grade d'agent d 'administration principal. Les sténodactylographes sont classées dans le groupe IV arec possibilité d 'accéder au groupe V par glissement à partir du 9' échelon. D'sutre,part, les sténodactylographes n'ont plus la prime de technicité qui avait été prévue par l'article 4 du décret du 10 mai ll lui signale.que notamment à la préfecture de la Loire, la plupart des sténodactylographes en fonctions ont atteint depuis plusieurs années l 'indice terminal du groupe V. Compte tenu du nombre réduit de nominations au choix au grade de commis et que le nouveau grade de secrétaire sténodactylographe n 'a pas été mis en place, la plupart des intéressées atteindront la limite d'âge sans promotion. Il lui demande s 'il envisage d'intégrer dans le même groupe les commis et les sténodactylographes, afin de permettre à ces dernières de nouvelles possibilités d ' avancement. Sécurité sociale (statut des personnels du corps de l'action sanitaire et sociale) juillet M. Vitter informe M. le Premier ministre qu'il vient de prendre connaissance d 'un communiqué de presse déposé par l 'ensemble des directeurs départementaux de l'action sanitaire et sociale à l'occasion d'une réunion de travail à Paris. Il lui demande : 1" s'il est exact qu 'un statut serait en préparation depuis. six ans sans avoir jamais abouti; 2 s'il est exact que le corps de l 'action sanitaire et sociale est le seul des services extérieurs dont le statut n'aurait pas été revisé depuis 1964 ; 3" si cet état de fait ne lui paraît pas de nature à compromettre dangereusement l'application de la politique de la santé et de l'action sociale dans le pays ; 4" enfin quels moyens il envisage pour donner satisfaction à des fonctionnaires dont l 'efficacité et la discrétion sont unanimement reconnues. Préfecture (intégration des agents de bureau dans le groupe V) juillet M. Bayard attire l'attention de M. te Premier ministre (Fonction 'publique) sur la situation des agents de bureau des préfectures. 11 lui rappelle que, pour la plupart, ils effectuent des tâches de commis et sténos (niveau cadre Cl et que, jusqu'alors, faute de promotion sociale, ils n 'ont pas eu la possibilité d 'accéder à ce grade par manque de transformations d'emplois et par suite du faible nombre de nominations. Il lui signale que, de ce fait, ces agents de bureau termfneront leur carrière dans ce grade et ne peuvent prétendre au salaire supérieur qui pourrait être le leur. Il lui demande s'il estime obligatoire l'examen professionnel pour accéder au grade supérieur, lorsque l 'intéressé effectue en fait la tâche, et s 'il ne pense pas que ces agents pourraient être intégrés au groupe V conformément aux conclusions de la commission Masselln. Prestations familiales (ajustement de leur taux) juillet M. André Laurent appelle l'attention de M. le Premier ministre sur les difficultés quotidiennes des familles françaises face à l 'augmentation du montant des charges familiales. Celles-ci ont connu un accroissement d'environ 12 p. 100 pour la période qui se situe entre le 1 ' août 1975 et le 31 juillet Trop peu de mesures ont été prises à ec jour, faute d'une politique cohérente dans le domaine des prix et d'une politique' familiale globale, malgré les souhaits de M. le Président de la République. Aussi, il lui demande les mesures qu'il entend promouvoir pour maintenir le pouvoir d'achat des familles françaises et permettre un réajustement plus équitable des allocations familiales. Fonction publique (titularisation des personnels auxiliaires) juillet M. Chaumont appelle l'attention de M. le Premier ministre (Fonction publique) sur la place importante qu'occupent dans les administrations et services publics, tant en ce qui concerne leur nombre que les tâches qui leur sont confiées, les personnels non titulaires (auxiliaires, contractuels, vacataires, etc.). Ceux-ci effectuent dans la plupart des cas des travaux permanents auxquels devraient correspondre des emplois de titulaires. Actuellement, la seule possibilité de titularisation existante est limitée aux auxiliaires classés dans les indices du bas de l'échelle et comptant au moins quatre 'années d'ancienneté. Les contractuels de niveaux correspondant aux catégories A, B et C, ainsi que les auxiliaires départementaux, sont exclus de ces dispositions. La titularisation s'effectue en effet exclusivement dans le cadre D, comme l'envisage4 5472 ASSEMBLES NATIONALE 31 Juillet 1976 le décret e" du 8 avril 1976, alors que les travaux de bureau qui étaient confiés au personnel (le cette catégorie n 'existent peatiquement plus dans les administrations. La prolifération des nontitulaires crée une situation préjudiciable à l 'ensemble du personnel par les conséquences qu'elle implique : défonctionnarisation, -notamment au niveau des catégories C et D, rémunération du personnel ne correspondant pas, dans de nombreux cas, à l'emploi supérieur effectivement exercé, déformation de la pyramide des emplois, blocage de l 'avancement et des promotions, désordre inhérent à toute disparité de situations entre agents assumant des fonctions identiques. Il lui demande, en conséquence, s'il n'envisage pas de promouvoir un texte législatif tendant à apporter une solution beaucoup moins fragmentaire au problème' de la titularisation des personnels non titulaires, afin que celle-ci s 'applique à l 'égard des agents de la fonction publique qui, quelle que soit leur catégorie d'appartenance, occupent un emploi permanent dans les services de l'etat et des collectivités locales. PORTE-PAROLE PU IOVVERNEMENT D. O. M. (recrutement des pigistes de F. R. 3 à la Réunion) juillet M. Fontaine demande à M. le Premier ministre (Porte-parole du Gouvernement) de lui faire connaitre sur quels critères sont recrutés les pigistes qui travaillent à la station F. R. 3 de la Réunion. Rad ;odijf)(sien et télévis on nationales (financement des installations - nécessaires à l'atnélio.-etion de la réception des émissions) juillet M. Bisson expose à M. le Premier ministre (Porte-parole du Gouvernement) que deux secteurs de la ville de Fidaise, c'est-à-dire le Val d'ante et la Côte Saint-Laurent, reçoivent les images télévisées dans de mauvaises conditions. Une enquéte a été effectuée par les responsables de la télévision. Ceux-ci ont reconnu la msuvaise qualité de la réception et ont proposé, pour y remédier, la construction de deux relais particuliers qui coûteraient chacun près de francs et dont la charge incomberait à la ville de Falaise. R lui demande s 'il n 'estime pas abusif que cette dépense doive être supportée par la municipalité et s 'il n'envisage pas de la faire prendre en compte par l ' Etat, le quadrillage du territoire par la radio lélévision française ou les sociétés issues de l 'ancien office étant manifestement un problème national. Protection des sites (projet de réalisation d'un réémetteur radio au col de Vence [Alpes-Marititnesl) juillet M. Fillioud attire l'attention de M. le Premier ministre (Porte-parole du Gouvernement) sur le projet de la société Télédiffusion de France de création d 'un réémetteur radio au col de Vence et sur le baou des Blancs (Alpes-Maritimes), projet à propos duquel les essais seraient déjà en cours. Ce site, qui est en instance de classement, a fait l 'objet d'un P. O. S. accéléré de la municipalité avec C. O. S. zéro, car il se situe dans une zone particulièrement sensible, à l 'intérieur de laquelle l'aménagement d'une antenne de plus de 100 mètres de hauteur avec route d 'ac;ès provoquerait l 'hostilité des élus et de toute la population. Une telle réalisation serait d 'autant moins admise qu 'elle ne serait que la conséquence de l'autorisation accordée à la station privée R. M. C. d 'installer un émetteur sur le sol français en violation de la législation sur le monopole, installation contraignant aujourd 'hui la radio nationale à abandonner le réémetteur actuellement en service à Antibes. Aussi, il lui demande quelles observations il entend présenter, en accord avec ses collègues de la qualité de la vie et de l 'environnement, pour interdire ia réalisation de ce projet. AFFAIRES ETRANGERES D. O. M. (pêches maritimes à la Réunion compromises par l 'extension des eaux territoriales des lies voisines) juillet M. Debré signale une nouvelle fois à M. le ministre des affaires étrangères que l'extension des eaux territoriales autour de Madagascar, de Maurice et des Seychelles met en péril l 'avenir de la pêche à la Réunion. Il lui demande, en conséquence, pour quelles raisons des accords de coopération signés ou en voie d 'être signés avec les Etats responsables ainsi que les crédits qui leur sont alloués sur le budget ne comprennent pas, en contrepartie, le droit pour le pécheurs de la Réunion de pénétrer librement dans ces eaux territoriales nouvelles pour y exercer leur métier. AGRICULTURE Calamités agricoles (classement de la Savoie dans la liste des départements sinistrés pur suite de la sécheresse) juillet M. Jean-Pierre Cot attire l 'attention de M. le ministre de l'agriculture sur la situation difficile de l 'agriculture savoyarde du fait de la sécheresse. L'ouest du département, sinistré au même titre que les départements français déclarés en zone sinistrée, n'a reçu à ce jour aucune aide particulière. Or la perte intégrale du fourrage de regain est estimée à elle seule à ce jour à tonnes, représentant 25 millions de francs au cours actuel. Les mesures prises à l 'échelon départemental (inalpage des troupeaux de plaine sur les alpages encore disponibles) sont loin de compenser cette perte. S'y ajoute l 'inquiétude des éleveurs montagnards, qui se demandent comment et à quel prix ils pourront réaliser leur traditionnel approvisionnement en fourrage d ' hiver. Le climat savoyard interdit, en effet, les cultures fourragères de complément possibles dans l 'Ouest de la France. Il demande que le département de le Savoie soit classé d 'urgence dans la liste des départements sinistr^s. Calamités agricoles (plan de secours aux exploitants victimes de la sécheresse proposé par l'assemblée permanente des chambres d'agriculture) juillet 197E. M. Maujoüan du Gasset expose à M. le ministre de l 'agriculture que l 'assemblée permanente des chambres d'agriculture suggère un plan de secours eux exploitations agricoles comportant une modulation suivant les pertes, et orienté selon quatre axes. Les chambres d'agriculture recommanderaient en particulier l 'établissement de quatre zones distinctes pour l 'indemnisation des agriculteurs : zone 1, pour les pertes inférieures à 15 p. 100; zone 2, de 15 p. 100 à 40 p. 100 ; zone 3, de 40 p. 100 à 60 p. 100 ; zone 4, pour les pertes supérieures à 60 p Quant aux orientations du plan de sauvetage, elles s 'articuleraient suivant quatre axec principaux : mesures immédiates pour maintenir le potentiel agricole (problème des cheptels d ' élevage) ; dispositif d ' indemnisation du revenu ; plan spécial en faveur des entreprises agro-alimentaires en difficulté, et enfin, aide spéciale aux agriculteurs les plus touchés. Il lui demande dans quelle mesure il en visage de tenir compte de ces suggestidns qui semblent constructives et dont l ' application s'avère de plus en plus urgente. Assurance maladie (versement par les exploitants agricoles de cotisations proportionnelles au nombre de mois de travail dans l'année) juillet M. Boyer expose à M. le ministre de l'agriculture le cas d 'un agriculteur à qui l'a. M. E. X. A. a réclamé le paiement d 'une année entière de cotisations pour emploi de son fils, salarié dans l'exploitation, bien que celui-ci, appelé au service militaire, n 'ait travaillé à la ferme qu 'un seul mois dorant l'année 1975, et lui demande s'il n'estime pas qu 'il serait normal que le montant des cotisations à l 'A. M. E. X.. A. soit proportionnel au nombre de mois de travail dans l 'année considérée. Vétérinaires (équivalence avec - les diplômes français des diplômes acquis dans les autres Etats membres de la C. E. E.). : juillet M. Cousté rappelle à M. le ministre de i'agriculture les difficultés des jeunes Français qui se sont trouvés dans l 'obligation de poursuivre leurs études vétérinaires dans un autre Etat membre de la 'Communauté économique européenne et qui ne peuvent par la suite exercer leur profession en France,.alors que notre pays manque précisément de vétérinaires. Il lui demande donc de lui indiquer quelles solutions il envisage pour essayer de "faire aboutir les négociations engagées au niveau communautaire sur le problème de l 'équivalence des études et des diplômes en cause. Pharmacie vétérinaire (publication des décrets d 'application de la loi n" du 29. mai 1975) juillet M. Bisson demande à M. le ministre de l 'agriculture de bien vouloir lui indiquer quand seront publiés les décrets d 'application de la loi n" du 29 mai 1975 modifiant le livre V' du code de la santé publique et relative à la pharmacie vétérinaire. Il appelle son attention sur l'intérêt d'une parution rapide de ces textes, laquelle est attendue impatiemment par les différents professionnels concernés.5 31 Juillet 1976 ASSEMBLEE NATIONALE 5473 ms_ 3lc:huiles du bétail raide aur éleveurs) juillet M. Bisson expose à M. le ministre de l'agriculture qu'une commission du conseil régional de Basse Normandie, au cours d'une réunion commune avec la commission d'administration générale du conseil général du Calvados, a demandé que les bovins atteints de brucellose latente è'.iminés vers la boucherie depuis le I" juillet 1976 puissent bénéficier des aides prévues dans les mois à venir au même titre que les animaux qui seront recensés dans les exploitations des éleveurs concernés. Cette mesure permettrait : 1" un assainissement accéléré des exploitations infectées de brucellose ; 2" une régularité dans l'approvisionnement des abattoirs et un meilleur équilibre entre l'offre et la demande. Il lui demande de bien vouloir retenir cette suggestion lorsque seront arrêtées les mesures d'aide en faveur des éleveurs. Exploitants agricoles (suppression de la caution sur les tourteaux à la charge des Sleeeurs et producteurs de lait) juillet M. Bisson appelle l 'attention de M. le ministre de l 'agriculture sur la caution sur les tourteaux pour résorption de la poudre de lait requise par le règlement comma nautaire C. E. E. n" du 15 mars 1976 publié au Journal officiel du 7 avril 197G comme avis aux importateurs de produits pouvant étre utilisés pour l'alimentation des animaux. Il lui fait observer qu'il est regrettable que, dans une période de sécheresse qui constitue une calamité nationale, le Gouvernement n 'ait pas envisagé de supprimer cette caution à la charge des éleveurs et des producteurs de lait alors que la production de lait est en régression d'au moins 25 p. 100 et que les éleveurs font abattre des bêtes mute de nourriture. Les mêmes éleveurs s 'élèvent également contre le prix très élevé des tourteaux de soja, d'arachide et de lin. Il lui demande quelles mesures il envisage de prendre sur ces problèmes précis. Calamités agricoles (indemnisation des locataires-fermiers non titulaires d'une assurance-tempête) juillet M. Bisson expose à M. le ministre de l'agriculture qu 'un fermier a présenté une demande d 'indemnisation des pertes subies sur la culture de maïs-fourrage à l 'automne Ce dossier a été refusé par les membres du comité départemental d'expertise attendu que le demandeur n'était pas assuré contre la tempête pour le contenu des bâtiments en tant que locataire-fermier. En effet, l 'arrêté interministériel (ministère de l 'agriculture et ministère de l 'économie et des finances, direction des assurances) du 14 octobre 1971 fixant les conditions d 'assurances exigées pour l'obtention d 'une indemnité, précise que : s l' assurance incendie sur bâtiments et leur contenu, ainsi que l 'assurance tempête sur bâtiments et leur contenu, est obligatoire pour les propriétaires-fermiers ; l'assurance incendie sur bâtiments et leur contenu ainsi que l'assurance tempête sur le contenu des bâtiments est obligatoire pour les locataires-fermiers r. Il lui fait observer à ce sujet que l'assurance des dégâts provoqués par la tempête et la grêle incombait aux propriétaires et non pas aux fermiers. Les propriétaires exploitants obligatoirement assurés pour ce risque perçoivent sans difficultés l'indemnité en cause alors gril n 'en est pas de même pour les fermiers. Il y a là une incontestable anomalie c'est pourquoi M. Bisson demande à M. le ministre de l 'agriculture de bien vouloir envisager une modification de l 'arrêté interministériel du 14 octobre 1971 afin que même à défaut d 'assurance-tempête les locataires-fermiers puissent être indemnisés en cas de calamités agricoles. Entrepreneurs de travaux agricoles (mesures en leuÿ faveur) juillet M. de Poulpiquet expose à M. le. ministre de l ' agriculture que les conséquences de la sécheresse sont. graves non seulement pour les exploitants agricoles mais également pour les entrepreneurs de travaux agricoles. Il lui demande quelles. mesures sont envisagées par le Gouvernement en faveur des intéressés. Il souhaiterait que ces mesures comportent en parti. culier des reports d 'échéances en matière de crédit agricole. En effet, les entreprises en cause dont le personnel sera en chômage technique avant peu doivent payer des annuités de remboursement pour leur matériel et connaîtront de graves difficultés en raison de leur non-activité. Il serait également souhaitable que des mesures soient prises dans le domaine fiscal qui tiendraient compte des diminutions de recettes que connaitront toutes ces entreprises. Enfin, il serait souhaitable que soient assouplies les conditions de licenciement du personnel lorsque celui-ci est imposé par le chômage technique d'une entreprise de travaux agricoles. Exploitants agricoles (application de la réglementation communautaire relative au régime d'achat obligatoire de lait écrémé eu pondre) juillet M. de Kervéguen signale à M. le ministre de l'agriculture que les règlements de la commission des communautés européennes 677 :76 du 6 mars 1976 et 1110/76 du 13 mai 1976 portant modalités d 'application du régime d 'achat obligatoire de lait écrémé en poudre prévoient, dans le secteur des fourrages déshydratés commercialisés, le dépôt d 'une caution préalable à la vente, restituée lors de l'achat de poudre de lait. Toutefois, les quantités déshy. dratées pour le compte des agriculteurs et correspondant ti une autoconsommation sont dispensées de caution sur la base des moyennes enregistrées au cours des deux dernières campagnes. Néanmoins. depuis l 'application de ces nouvelles dispositions, certains agriculteurs se.,nt vu réclamer indument cette caution par l'entreprise de désh iratation traitant leurs produits dans le cadre d ' un simple travail d façon. En consér.rence, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour q e cette réglementation soit strictement respectée et qu 'une netl distinction soit faite pour les fourrages déshydratés entre travail à façon et commercialisation des produits. Personnels des haras (application de l'accord de juillet 1975 relatif à leur statut) juillet M. Mexandeau appelle l 'attention de M. le ministre de l'agriculture sur la situation des personnels des haras e,t lui demande quelles mesures il va prendre afin de faire respecter l'accord de juillet 1975 passé entre l 'administration et le syndicat général C. G. T. des personnels du ministère de l 'agriculturc qui prévoyait notamment la titularisation des auxiliaires de bureau, un relèvement substantiel de l 'indemnité d 'habillement et de séjour en monte, un abaissement du temps de travail (de 44 heures à 41 h 30), la création de postes ainsi que le versement à l 'ensemble du personnel ouvrier de la prime d 'insalubrité. Ces mesures devraient, selon l 'accord, être appliquées depuis le 1" janvier Calamités agricoles (aide aux liniculteurs et teilleurs du Calvados victimes de la sécheresse) juillet M. Mexandeau demande à M. le ministre de l'agriculture quelles mesures il compte prendre en faveur des liniculteurs et teilleurs qui, en raison de la sécheresse, se trouvent dans une situation financière désastreuse. Le département du Calvados possède hectares de lin. Il est indispensable de le classer zone sinistrée et de reconnaître le caractère de calamité agricole au profit des linières. Des mesures d'urgence doivent être prises afin d 'atténuer les effets de cette situation, dans le cadre d'aides nationales et communautaires, octroi de la garantie contre les calamités agricoles, exonérations fiscales (taxe professionnelle en particulier), report de délais pour certaines charges et investissements. Faute de ces mesures, notre département connaîtrait de graves difficultés cette année mais aussi dans l 'avenir. Enseignement agricole (effectif de personnel insuffisant au complexe agricole de Saint-Pouange [Aube]) juillet M. Gravelle appelle l 'attention de M. le ministre de l ' agriculture sur la situation du complexe agricole de Saint-Pouange, dans l 'Aube, qui subit durement le contrecoup de l ' insuffisance des personnels indispensables. En conséquence, il lui demande, pour que le complexe puisse fonctionner dans de bonnes conditions notamment.au regard des exigences de sécurité, s 'il compte prendre des mesures permettant : le maintien de l'aide de laboratoire ; l 'ouverture du poste. d 'infirmière ; la création de nouveaux postes de surveillants et. d'agents. DEFENSE Service national (octroi de permissions exceptionnelles aux appelés fils d'agriculteurs) juillet M. Tissandier fait part à M. le minittre de la défense des difficultés que rencontrent de nombreux appelés, fils d'agriculteurs, pour obtenir effectivement les facilités qu'il a décidé de leur consentir, en considération des problèmes d'exploitation provoqués par la sécheresse actuelle. Il lui fait observer qu'en maintes unités les intéressés n 'ont pis bénéficier des permissions exceptionnelles de longue durée qui avaient été 16 5474 ASSEMBLEE NATIONALE 31 Juillet 1976 décidées en leur faveur, mois seulement de permissions de 48 heures, qui ne leur permettent pas de se rendre utiles à l 'exploitation familiale. De même, bon nombre de fils d'agriculteurs du contingent se sont vu refuser la libération anticipée à laquelle en principe, ils avaient droit. Il lui demande comment peuvent s'expliquer de telles distorsions dans l 'application de mesures dont chacun se plait pourtant à reconnaitre l'opportunité. Sous-officiers (remboursement des frais de déménagement des sous-officiers originaires d'outre-tuer lors de leur mise à la retraite) juillet M. Cressard demande à M. le ministre de la défense quels sont les droits en matière de remboursement de frais de déménagements des sous-officiers originaires des D. O. M: T. O. M. lorsque, terminant leur carrière en métropole ou sur un territoire autre que celui dont ils sont originaires, ils se retirent à la retraite dans leur département ou territoire d'origine. me_ ECONOMIE ET FINANCES justification de sa qualité de propriétaire, notamment l 'inventaire des meubles provenant de la succession de ses parents. Il lui demande si une telle procédure, qui parait bien lourde et vexatoire, puisqu'il y a évidemment une présomption très forte que, dans un cas semblable, les meubles appartiennent aux parents titulaires du bail ou propriétaire de l'appartement, plutôt qu 'aux enfants qu'ils hébergent, ne pourrait être remplacée par une saisie-arrêt sur le salaire du redevable, qui serait probablement plus expéditive et certainement plus juste. Assurance r eillesse (mise en place d'un régime de retraite complémentaire en faveur des industriels et commerçants) juillet M. Cornut-Gentille demande à M. le ministre de l'économie et des finances les raison ; pour lesquelles n ' est pas encore mis en place le régime de retraite complémentaire en laveur des industriels et commerçants, dont la création «imminente' avait été annoncée à la télévision, en septembre 1975, par le président de l ' Organic, et dans quels délais sa mise en œuvre peut être envisagée. Garages et parkings (politique des prix suivie à l'égard des garages parisiens) juillet M. Mesmin attire l'attention de M. le ministre de l ' économie et des finances sur les inconvénients graves qui résultent de la politique des prix suivie à l 'égard des garages parisiens. Ceux-ci ont été autorisés à majorer leurs prix de 4 p. 100 cette année. Il en résulte que ces garages, dont les charges de personnel et de loyer n 'ont évidemment pas suivi la même évolution, sont progressivement amenés à disparaitre. Il ne se passé pas de mois sans que l 'on constate la fermeture d'un garage et la mise à la rue de dizaines, voire de centaines de voitures. Les frais engagés par les pouvoirs publics pour remédier à une telle situation (création de parkings souterrains) sont finalement très lourds, alors qu'une politique des prix plus réaliste permettrait de maintenir des entreprises privées qui rendent grand service à la collectivité en contribuant à décharger voirie et trottoirs. II lui demande si le problème pourrait litre réeeaminé dans le sens de ces observations. impôt sur le revenu (assouplissement de la notion d'enfant à charge) juillet M. Boyer expose à M. le ministre de l'économie et des finances le cas d ' une personne frappée depuis plusieurs années par une paralysie générale et qui, depuis le début de sa maladie, est constamment assistée par sa fille qui, de ce fait, n 'a pu poursuivre les études qu ' elle avait entreprises de professeur d 'éducation physique. Il lui souligne que cette jeune fille, âgée de vingt-trois ans ne peut, en raison des soins qu ' elle doit donner à son père, exercer aucune activité salariée et lui demande s'il n'estime pas que, dans les cas de ce genre, l'intéressée ne devrait 1>as être considérée comme étant à la charge de son père au regard de la législation relative à l 'impôt sur le revenu. Rentes viagères (niesu,r., en faveur des rentiers viagers) juillet M. Tissandier s 'inquiète auprès de M. le ministre de l 'économie et des finances de l' évolution qu'a connue récemment la situation des rentiers viagers. Leurs retraites n'ont pu, ces dernières années, être revalorisées en fonction du rythme accru de l 'inflation. En conséquence, leur pouvoir d 'achat a subi une sévère diminution. Il lui demande s ' il entre dans ses intentions de prendre des mesures en vue d'aider cette catégorie sociale particulièrement touchée par la crise récente et pour sa plus grande part constituée de personnes âgées. Il lui demande par ailleurs s 'il envisage, par suite de la mise en place d ' un système d' imposition des plus-values en capital, de modifier les dispositions fiscales en vigueur, qui assimilent les retraites viagères à un revenu. Saisies (conditions d ' exécution) juillet M. Mesmin expose à M. le ministre de l'économie ët des finances que Mme M., qui héberge à son domicile sa fille célibataire et majeure, a fait l'objet de la part de la recette de Paris-Amendes d'une saisie sur son mobilier parce que sa fille est redevable de contraventions non payées. Ayant revendiqué la propriété du mobilier saisi, elle s 'est vu demander la T.V.A. (assujettissement des établissements effectuant les contrôles laitiers zootechniques. les contrôles de performances et l'identification des animaux d ' élevage( juillet M. Piot demande à M. le ministre de l'économie et des finances si les ét.:blisseme'its dont l ' objet est d 'effectuer les contrôles laitiers zootechniques, les contrôles de performances et l 'identification des animaux d 'élevage peuvent bénéficier de l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée prévue par l'article 261, 2, 2" du C.G.I. en faveur des coopératives d'insémination artificielle étant donné l 'identité du but recherché, à savoir l 'amélioration du cheptel national. Dans la négative la base imposable doit-elle comprendre la subvention du ministère tir l 'agriculture versée en fonction du nombre d 'opérations réalisées (chapitre 44.27) ou peut-elle être limitée aux seuls versements des adhérents. Fonction publique (titularisation des personnels auxiliaires) juillet M. Chaumont appelle l 'attention de M. le ministre de l ' économie et des finances sur la place importante qu 'occupent, dans les administrations et services publics, tant en ce qui concerne leur nombre que les tâches qui leur sont confiées, les personnels non titulaires (auxiliaires, contractuels, vacataires, etc.). Ceux-ci effectuent, dans la plupart des cas, des travaux permanents auxquels. devraient correspondre des emplois de titulaires. Actuellement, la seule possibilité de titularisation existante est limitée aux auxiliaires classés dans les indices du bas de l 'échelle et comptant au moins quatre années d 'ancienneté. Les contractuels de niveaux correspondant aux catégories A, B et C, ainsi que les auxiliaires départementaux, sont exclus de ces dispositions. La titularisation s'effectue en effet exclusivement dans le cadre D, comme l 'envisage le décret n" du 8 avril 1976, alors que les travaux de bureau qui étaient confiés au personnel de cette catégorie n 'existent pratiquement plus dans les administrations. La prolifération des non-titulaires crée une situation préjudiciable à l ' ensemble du personnel par les conséquences qu'elle implique : défonctionnarisation, notamment au niveau des catégories C et D, rémunération du personnel ne correspondant pas, dans de nombreux cas, à l ' emploi supérieur, effectivement exercé, déformation de la pyramide des emplois, blocage de l ' avancement et des promotions, désordre inhérent à toute disparité de situation entre agents assumant des fonctions identiques. Il lui demande de prévoir, au prochain budget, l ' inscription de crédits qui permettraient de mettre fin à une situation aussi anormale. Impôt sur le revenu (déductibilité des cotisations de retraite des salariés) juillet M. Chauvet expose à M. le ministre de l 'économie et des finances qu ' une décision ministérielle coin. montée dans l'instruction du 1rr juillet 1975 (B. O. D. G F-24-75) a assoupli le régime fiscal de déduction des cotisations de retraite des salariés. Etant précisé que dans une entreprise les taux des cotisations afférentes au régime de retraite et de prévoyance applicables à l 'ensemble des cadres sont les suivants : retraite sur tranche A (plafond S. S.), 22,65 p. 100 (dont 10,25 p. 100 au titre de la S. S.) ; sur tranche B (du plafond S. S. au plafond cadres), 16 p. 100 ; sur tranche C (du plafond cadres au double de ce plafond), 16 p Prévoyance (assurance décès et pension complète7 31 Juillet 1976 ASSEMBLES NATIONALE 5475 de réversion, : sur tranche A 1,98 p. 100 (dont 1,50 p. 100 décès, obligatoire, : sur tranche B 2,80 p. 100 ;dont 1,20 p. 100 décès( ; sur tranche C 3,20 p. 100 ;dont 1,20 p. 100 décès( ; il lui demande, pour chacun des cas types ci-après énoncés quel est, en fonction de la nouvelle décision ministérielle, le montant des cotisations pouvant être admis en franchise d 'imp(it. 1" Salaire annuel : francs. Retraite Sur tranche A e 22,65 p F. Sur tranche B >. 16 p Prévoyance : Sur tranche A x 1,98 p. 100 (dont 1,50 p. 100 obligatoire : 569 francs) Sur tranche B x 2,8 p. 100 Total Plafond 19 p. 100 : francs. 2" Salaire annuel : francs F. Retraite e Sur tranche A x 22,65 p F. Sur tranche B x 16 p Prévoyance: Sur tranche A ,98 p. 100!dont 569 francs obligatoire( 751 Sur tranche B X 2,80 p Total F. Plafond 19 p. 100 : francs. 3" Salaire annuel : francs. Retraite Sur tranche A 37 9'20 22,65 p F. Sur tranche B x 16 p Sur tranche C x 16 p Prévoyance: Sur tranche A x 1,98 p. 100 (dont 569 francs obligatoire( 751 Sur tranche B 113 7b0 x 2,80 p Sur tranche C x 3,20 p, Total F. Plafond 19 p. 100 : francs. 4" Salaire annuel : francs. Retraite: Sur tranche A >: 22,65 p F. Sur tranche B X 16 p Sur tranche C x 16 p Prévoyance: Sur tranche :\ x 1,98 p. 100 (dont 569 francs obligatoire) 751 Sur tranche B X 2,80 p Sur tranche C x 3,20 p Total F. Plafond 19 p. 100 : francs. Assurances (maintien du bénéfice de la loi locale du 30 mai 1908 relative aux contrats d'assurance en Alsace-Lorraine) juillet M. Kiffer attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la loi locale du 30 mai 1908 relative aux contrats d 'assurance. Il s'étonne que cette législa tien nettement plus favorable aux assurés des trois départements d 'Alsace-Lorraine que la loi d 'Etat du 13 juillet 1930, ne soit plus appliquée par les sociétés d 'assurances. Il lui demande d 'indiquer: 1 pour quelles raisons les formulaires «conditions générales» des polices souscrites dans les trois départements de l'est ne font pas état de cette législation locale ; 2" pour quelles raisons on fait souscrire des polices d 'assurance incendie avec des. clauses spéciales et des surprimes dans le cadre de la loi de 1930, alors que l'article 83 de la loi locale de 1908 met à la charge de l 'assureur, pour un taux unique, tous les dommages causés pal le feu ; 3' s 'il est. exact que les compagnies d'assurance ne font pas connaître cette loi de 1908 à leurs agents et à leurs inspecteurs provinciaux ; 4" quelles mesures il a l 'intention de prendre afin de faire respecter les dispositions de cette loi et de rétablir les assurés de la Moselle et de l 'Alsace dans leurs droits. Divorce (exonération des droits de mutation à titre gratuit sur les donations constituant des rentes indexées pour les enfants de dt,;orcés) juillet M. Forens demande à M. le ministre de l'économie et des finances dans quelle mesure il n 'existe pas une contradiction entre les dispositions fiscales visées à l 'article 61 de la loi de finances pour 1976 et les dispositions des articles 280 et 294 du code civil récemment adoptées lors du vote de la loi n" 75-E:7 du 1.1 juillet 1975 portant réforme du divorce. Ii ressort en effet de ces articles 294 et 2,30 du code civil que ne sont pas assimilés à des donations le versement d 'une somme d 'argent entre les mains d 'un organisme accrédité chargé d'accorder en contrepartie à l'enfant une rente indexée, l'abandon de biens en usufrt,it ou l'affectation de biens productifs de revenus. Or le troisième alinéa de l'article 61 de la loi de finances pour 1976 dispose que les versements en capital prévus par l'article 294 du code civil sont soumis aux droits de mutation à titre gratuit pour la fraction excédant francs par année restant à courir jusqu 'à la majorité du bénéficiaire. Il lui demande s 'il ne lui parait pas souhaitable de modifier cette dernière disposition et d 'accorder comme le voudrait l'article 280 du code civil une exonération totale des droits de mutation à titre gratuit.. T.V.A. (conditions d 'exonération des manifestations organisées par les comités des fêtes régionaux) juillet M. Daillet rappelle à M. le ministre de l'économie et des finances que l'article 7-11 de la loi de finances pour 1976 exonère de la T.V.A. les recettes de quatre manifestations de bienfaisance ou de soutien organisées dans l 'année par certains organismes agissant sans but lucratif, ainsi que par les organismes permanents à caractère social des collectivités locales et des entreprises. Il lui demande de bien vouloir confirmer que cette exonération s'applique bien aux manifestations organisées par les comites des fêtes régionaux, fonctionnant sous le régime des associations régies par la loi de 1901 et indiquer dans quel délai les dispc.si..ions concernant cette exonération seront effectivement toises en vigueur. D.0 M. (maintien des attributions de la caisse de coopération économique) juillet M. Debré signale à M. le ministre de l'économie et des finances qu'il est question d'enlever à la caisse de coopération économique ses attributions à l'égard des départements d'outre-mer ; que cette caisse rend d 'importants services grâce à des dispositions, relatives notamment au taux des emprunts, qui lui sont particulières ; qu'il serait contraire, tant au progrès qu'aux exigences du département, que la réforme aboutisse à rendre plus difficiles les conditions de développement et la réalisation des équipements- de base. Il lui demande en conséquence comment il compte assurer à travers la réforme envisagée le maintien de dispositions indispensables. Impôts sur les sociétés (régime applicable aux sociétés de capitaux associées dans une filiale commune) juillet 1976, M. Pujol, se référant à la réponse de M. le ministre de l'économie et des finances insérée au Journal officiel (Débats parlementaires) du 23 août 1975 à la question n" du 17 mai 1975, expose que des sociétés de capitaux, associées dans une filiale commune dont les pertes ont absorbé en partie ou en totalité le capital social, recherchent la meilleure solution possible pour assurer la continuité de l 'entreprise. Cette solution peut se réaliser, soit sous la forme d'une augmentation de capital de la filiale par conversion de:: comptes courants en nouveaux droits sociaux, augmentation suivie d 'une réduction simultanée du capital pour effacer les pertes : soit par la renonciation définitive des sociétés associées au remboursement de leur créance en compte courant sur la filiale commune, renonciation proportionnelle à leurs droits dans le capital social. Le résultat final est le même, dans un cas comme dans l 'autre, sauf que la deuxième solution implique moins de droits, de frais et de formalisme que la première. Il lui demande si les sociétés associées dans une filiale commune qui adoptent la deuxième solution de renonciation au remboursement d'une partie des sommes qu'ils ont versées, ou qu'ils verseront, qui constitue un profit pour la société qui bénéficie de la remise de la dette, peuvent valablement comprendre dans les charges déductibles de leurs bénéfices imposables la remise de dette consentie afin de reconstituer au montant légal minimum le capital social de leur filiale commune.8 5476 ASSEMBLEE NAT_0NALE 31 Juillet 1976 Taxe de publicité foncière (application du taux réduit en cas d 'acquisition per te preneur en place) juillet 197G. M. Sourdille appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation du preneur en place depuis plus de deux ans en vertu de baux régulièrement enregistrés, dont le dernier est un bail à long terme ayant remplacé un bail de neuf ans résilié concomitamment à cet effet, et qui rie peut justifier de l 'antériorité suffisante exigée par l 'article 705 du C.G.I. pour obtenir le bénéfice du taux réduit en cas d'acquisition du bien loue, le bail à long terme n 'étant pas le renouvellement du bail résilié. Cette situation pourra se présenter fréquemment à l 'avenir. en raison de l'intérêt des baux à long terme pour les deux parties, mais provoque des réticences en raison des craintes du preneur de perdre des droits actuels et futurs. L'administration ne semble pas avoir donné d'instructions concernant sa position dans le cas soulevé ci-dessus, de sorte que les mutations se produisant dans ces conditions pourraient être imposées au taux normal, ce qui semble manifestement abusif. Il serait équitable d 'étendre au cas particulier ta possibilité du cumul de la durée du bail à long terme avec celle du bail rés i lié, afin d 'accorder au preneur le bénéfice du taux réduit de la taxe de publicité foncière. M. Sourdille demande à M. le ministre de l 'économie et des finances s'il est possible de donner des instructions à l'administration dans ce sens. T. V. 4. (conditions d'exonération pour les frais de publication des travaux des associations sans but lucratif) juillet M. Sourdille expose à M. le ministre de l'économie et des finances que de nombreuses sociétés à caractère culturel, constituées en associations sans but lucratif, sont appelées à publier les travaux de leurs membres ainsi qu'un compte rendu de leur activité, en général sous la forme de bulletins, de revues, de memoires lesquels, en raison des difficultés économiques actuelles, ne peuvent plus être édités qu 'avec une périodicité de plus en plus espacée voire une seule fois par an. Il ne parait pas douteux que lesdites sociétés peuvent désormais bénéficier des dispositions de l 'article 6.1 de la loi de finances pour 1976 qui exonère de la taxe sur la valeur Ajoutée, les services de caractère social, éducatif, culturel ou sportif rendus à leurs membres par les organismes légalement constitués agissant sans but lucratif et dont la gestion est désintérc. La diffusion des travaux, des études constitue bien en effet un service rendu aux lecteurs et chercheurs, membres des associations qui ne pourraient en assumer individuellement le coût et également un service culturel dont profitent les autres membres de l'association, simples lecteurs. En raison de l'absence de bénéfice pour i 'associal,n dans l'opération d 'édition de ce genre de périodique, l 'exonération prévue par le texte susvisé, ne parait avoir d 'intérêt qu'autant que tous les travaux se rapportant à l 'opération dont ceux de l 'irnprimeur, bénéficient de cette disposition. Il lui de,rende en conséquence de bien vouloir confirmer cette interprétation. EDUCATION Etablissetnents scolaires (augmentation des effectifs du personnel de service au C. E. S. de Presles-Soissons) juillet M. Renard attire l'attention de M. le ministre de l'éducation sur le C. E. S. de Presles-Soissons. Avant sa nationalisation, cet établissement - comptait onze agents de service payés par la municipalité. Aujourd 'hui, il ne reste que sept personnes attachées au C. E. S. : un O. P. I. chargé de l 'entretien ; une infirmière ; une portière et quatre agents non spécialisés pour l'entretien quotidien des 8000 mètres carrés de bâtiments. Monsieur le recteur de l 'académie d 'Amiens, en date du 14 avril 1976, promettait à Madame l'inspecteur d'académie de l'aisne un poste supplémentaire d'agent non spécialisé. Si une telle disposition était prise, elle permettait d 'assurer le service minimum en dessous duquel on ne peut descendre et permettrait d 'intégrer tous les agents en poste en satisfaisant les intérêts du service, des intéressés et de la municipalité. Considérant les instructions qu 'il a données par une circulaire n en date du 18 mars 1976 et qui précise la nécessité que l 'organisation dans les établissements récemment nationalisés soit à la fois rationnelle et efficace et assure en outre aux utilisateurs du service public une qualité de prestation supérieure ou au moins égale à celle qu'assuraient précédemment les collectivités locales. Il lui demande les mesures qu'il compte prendre pour accorder à la rentrée 1976, au C. E. S. de Presles-Soissons, un poste supplémentaire d'agent non spécialisé. Etablissements scolaires (réalisation des travaux prescrits par la commission de sécurité au lycée Romain-Rolland d 'Ivry-sur-Seine [Val-de-Marne] ) juillet M. Gosnat rappelle à M. le ministre de l' 'lucation que le 13 juin 1974 un violent incendie ravageait une aile du lycée Romain-Rolland à Ivry-sur-Seine (94) et que dans la réponse à la question écrite n" du 28 septembre 1974 il indiquait que les crédits nécessaires au financement des travaux seraient délégués au préfet de la région parisienne. Or, si la remise en état des locaux a pu être réalisée, il a été indiqué lors du dernier conseil d 'administration de ce lycée que les travaux prescrits par la commission de sécurité ne pourraient être exécutés faute de crédits, la direction de l 'équipement ayant fait savoir que les fonds prévus n 'étaient plus disponibles, ce que confirmait le préfet du Val-de-Morne dans une lettre du 3 juillet dernier. Cette situation risque d'hypothéquer la prochaine rentrée scolaire puisque la mise en conformité du bâtiment B, notamment la mise en place d'exutoires de fumée, le remplacement des cloisons vitrées et l'encloisonnement des escaliers, la revision du système d'alarme, doit être obligatoirement réalisée pour assurer la sécurité du personnel et des nombreux élèves qui fréquentent le lycée. En conséquence, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour que les crédits nécessaires à l'exécution des travaux soient débloqués dans les plus brefs délais. Etablissements scolaires (nationalisation. du C. E. de Maisons-Alfort [Val-de-Marne]). S. Jules-Ferry juillet M. Franceschi rappelle à M. le ministre de l'éducation la question écrite n qu'il a déjà été amené à lui poser à la date du 29 juin 1975 au sujet de la nationalisation du C. E. S. Jules-Ferry, 218, avenue Jean-Jaurès, à Maisons-Alfort (n C). D lui demande s 'il peut l 'assurer de l'inscription de cet établissement au programme de nationalisation actuellement en cours. Etablissements scolaires (nationalisation du C. E. S. Condorcet de Maisoe -. ;fort [Val-de-Marneii juillet 1976 M. Franceschi rappelle à M. le ministre de l'éducation la question écrite n qu'il lui a déjà posée à la date du 19 juillet 1975 au sujet de la nationalisation du C. E. S. Condorcet, 4, rue dé Vénus, à Maisons-Alfort (n B), II lui demande s'il peut l'assurer de l'inscription de cet établissement sur la liste des collèges d'enseignement secondaire qui seront nationalisés prochainement. Constructions scolaires (contruction d 'un C. E. S. à Villemomble (Seine-Saint-Denisl) juillet M. Gouhier signale à M. le ministre de l'éducation qu'il existe à Villemomble (Seine-Saint-Denis) un C. E. S. qui fonctionne dans des locaux dont une partie a été construite en 1877 et une autre en 1950, ce qui a pour conséquence d'empêcher que se pratiquent certaines activités scolaires, sportives et culturelles. D l'informe qu'interrogé par M. Mons, conseiller général, président de la 5' commission du conseil général de la Seine-Saint-Denis, M. le secrétaire général de préfecture a écrit : «Je ne ménagerai aucun effort de nature à tenter de concilier dans la mesure des crédits disponibles, lors de la prochaine actualisation du programme prioritaire régional, les besoins propres à la commune de Villemomble avec ceux se faisant jour par ailleurs.» Il insiste pour que la construction du C. E. S. soit inscrite à la carte scolaire et au programme prioritaire sans que soient remises en cause d'autres constructions dans d'autres villes, ce qui nécessite une augmentation de la dotation budgétaire. Il lui demande que la construction du C. E. S S. E. S. ne soit pas liée à un relogement problématique du lycée. Enseignement technique (attribution de la prime d' équipement aux élèves préparant un C. A. P. verrier à main) juillet M. Messmer appelle l 'attention de M. le ministre de l'éducation sur le cas des élèves de section de C. E. T. préparant au diplôme du C. A. P. verrier à main. Les intéressés ne perçoivent pas la prime d'équipement attribuée aux élèves entrant dans une section industrielle de C. E. T. ou de lycée technique car ce groupe d'activité n 'est pas inclus dans la liste annexée à la circulaire n" du 24 mai Sans doute n'existe-t-il en France que deux sections de ce genet (à Moulins et à Sarrebourg), mais cet enseignement n'en est pas moins indispensable à l'industrie du verre et revêt donc de l'importance pour les économies locale9 31 Juillet 1976 ASSEMBLER NATIONALE 5477 et nationale si l'on veut maintenir cette activité. Le petit nombre de personnes concernées ne parait poser aucun problème budgétaire, 11 n'est pas possible d 'admettre que cette profession soit différente de celles retenues par la circulaire précitée : l 'aspect industriel et les charges financières spécifiques de cette préparation sont, à cet égard, les mêmes et, en certains cas, plus caractéristiques que ceux des groupes d 'activités retenus (la métallurgie, le bâtiment, las matériaux de construction, le bois, l 'industrie cramique, le textile, l'habillement. la profession de cuisinier, les industries et arts graphiques,. En conséquence, il lui demande quelles sont les mesures qu'il compte prendre pour remédier à cette situation qui crée, au détriment des élèves se destinant à la profession de verrier à main, une inégalité que rien ne justifie. Enseignement artistique (insuffisance des postes de professeur dans l 'académie de Lille) juillet M. Maurice Andrieux attire l 'attention de M. te ministre de l'éducation sur les problèmes posés par l 'éducation artistique dans l 'académie de Lille. Alors que tant de jaunes gens et jeunes filles confiés à l 'éducation nationale aspirent à une réelle éducation musicale et artistique, aucune création de poste n 'a été accordée à l 'académie pour , sauf deux postes de P. E. G. C. bivalents, or, sur 353 établissements du second degré, 183 ont un poste de dessin, 153 un poste de musique et 76 un poste de travaux manuels. Pour la rentrée 1976, 48 postes de dessin, 28 de musique et 23 de travaux manuels seraient supprimés. La création d 'un second poste de professeur d 'éducation musicale, demandée par l'école normale de Lille pour assurer la forma tion des instituteurs et le recyclage des P. E. G. C. a été refusée. De même, la création des postes d 'enseignement nécessaires à l'ouverture de l ' G. E. R. d'arts plastiques (musicologie) a été rejetée. Il lui demande s 'il n'estime pas nécessaire de prendre des mesures immédiates permettant la création des postes de professeur qui assureront une réelle éducation artistique dans` l 'académie de Lille dès la prochaine rentrée scolaire. Instituteurs et institutrices (prise en compte pour l 'accès à un poste de remplaçante des années de suppléance éventuelle à la Réunion) juillet M. Pierre Lagorce expose à M. le ministre de l'éducation le cas d 'une institutrice ayant exercé pendant deux ans comme suppléante éventuelle à la Réunion, où elle a passé son C.A.P., et qui, revenue en métropole, voudrait devenir institutrice remplaçante. Il lui a été précisé que ses deux années de service à la Réunion ne pourraient être prises en compte que pour son ancienneté générale après sa titularisation mais n'étaient pas susceptibles d 'intervenir pour son inscription sur la liste des institutrices remplaçantes et le calcul de son ancienneté en cette qualité. Il lui demande si cette règle s 'applique indistinctement à tous les départements français, métropolitains ou d 'outremer, et, en conséquence, si les institutrices suppléantes éventuelles qui veulent devenir remplaçantes sont placées sur un même pied d 'égalité qu 'elles aient exercé en métropole ou outre-mer. Etablissements secondaires (obligations de service des ménages de concierges et aides-concierges) juillet M. Loo appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation sur les conditions de travail des concierges et aides-concierges des établissements relevant du ministère de l 'éducation nationale. En effet, la durée de leur travail reste déterminée par les dispositions du décret du 2 novembre 1965 qui stipule que ces postes sont obligatoirement des postes doubles occupés par un ménage. Or, il apparaît que, dans certains établissements, ces dispositions sont appliquées de manière abusive et qu 'on impose au mari et à la femme la simultanéité des services pendant toute la journée exception faite des heures de liberté auxquelles ils ont légalement droit. Il lui demande s 'il lui paraît normal d'imposer à ces fonctionnaires treize heures de service par jour et s 'il ne serait pas possible de préciser que la simultanéité du service ne doit être exigée qu'au seul moment où l'un d'eux est obligé de quitter la loge pour assurer le service du courrier. Fournitures et manuels scolaires (augmentation des crédits au profit du C. E. S. du village olympique de Grenoble (Isère)) juillet M. Dubedout appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation sur la situation qui va être créée au C. E. S. du village olympique de la ville de Grenoble, en classe de 5', à la suite du passage de l'effectif de 180 à 300 élèves et du fait que les crédits d'achat de livres ne suivront pas cette augmentation d ' effectif. Aussi, il lui demande comment un travail fructueux pourra être effectué au sein de cette classe si elle ne dispos_ pas des moyens correspondant à son effectif. Il lui demande enfin quelle mesure il envisage de prendre pour apporter une solution au problème posé. Correspondance scolaire (franchise postalel, juillet M. Gravelle appelle l 'attention de M. le ministre de l'éducation sur l 'efficacité pédagogique de la correspondance scolaire, cette dernière ne bénéficiant pas, malgré son utilité et en dépit du principe de la gratuité de l'enseignement, de la franchise postale. II lui demande donc quelles mesures il compte prendre en liaison avec son collègue des P. T. T. pour obtenir l'extension de cette franchise à la correspondance scolaire. Etablissements secondaires (création de postes d 'enseignants dans l'aube) juillet M. Gravelle appelle l'attention de M. le ministre de l 'éducation sur les sombres perspectives de la rentrée scolaire 1976 dans le département de l 'Aube résultant principalement du manque de postes prévus. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour satisfaire les demandes urgentes ex p rimées par les comités techniques paritaires ou les chefs d 'établissement sur la base de normes officielles et qui révèlent d 'importantes insuffisances en personnels. EQUIPEMENT Routes (réalisation de la déviation de la nationale 4 au niveau Stainville) juillet M. Gilbert Schwartz rappelle à M. le ministre de l'équipement que, depuis des années, il est question de l'amélioration de la circulation sur la nationale 4. Or, certains endroits sont particulièrement très dangereux. II lui rappelle le point noir de Stainville, entre Saint-Dizier et Ligny-en-Barrois : en 1975, 19 accidents à cet endroit ; du 1'' janvier 1976 à la date de ce jour, cinq morts, neuf blessés graves, trois maisons éventrées. Il lui rappelle que cette déviation était déjà inscrite au VI' Plan. Devant l 'émotion soulevée parmi la population à la suite de ces nombreux sri iàents, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour débloquer, dans l 'immédiat, les crédite nécessaires pour supprimer ce point noir et réaliser la déviation de Stainville. _ms Baux de locaux d'habitation (conditions de réalisation des travaux destinés à améliorer le confort des immeubles /Incises) juillet M. Fiszbin attire l 'attention de M. le ministre de l 'équipement sur la multiplication de certains travaux qui, sous couvert d'amélioration du confort d'immeubles anciens, revêtent un caractère notoirement spéculatif en visant à évincer les locataires actuels par le jeu des changements de catégorie et à libérer ainsi les loyers. C'est, notamment, le cas des installations d'ascenseurs auxquelles incitent la libération de la catégorie 2 A, ainsi que la perspective d'autres libérations. Ces aménagements d 'ascenseurs ne vont pas sans poser de graves problèmes de sécur.té lorsqu 'ils sont pratiqués dans le vide intérieur d 'escaliers déjà étroits. Ainsi, au 60, rue Monsieur-le-Prince, à Paris (6'), il ressort d 'un rapport des sapeurs-pompiers que tout brancardage est devenu impossible et que l'évacuation rapide des occupants est rendue difficile en cas d'incendie. Constat vient d 'ailleurs d'en être dressé par huissier, le 1' juillet 1976, à la requête des locataires. De tels travaux sont soumis à une autorisation administrative préalable, distincte du permis de construire et prévue à l 'article 14 de la loi du 1 u- septembre En effet, cette autorisation, qui permet de déroger aux dispositions de l 'article 1723 du code civil, est nécessaire pour tous les travaux qui, portant sur les parties communes ou privatives, «modifient la forme de la chose louée» en. vue d 'augmenter le confort de l ' immeuble. En sont dispensés les seuls travaux mentionnés au décret du 30 décembre 1964, parmi lesquels ne figure pas l'installation d'un ascenseur. La récente loi du 31 décembre 1975 renforce encore la portée de cette autorisation puisqu 'elle prévoit des sanctions pénales contre quiconque «exécute ou fait exécuter» de tels travaux sans l 'avoir obtenue. Cependant, une telle infraction ne peut être constatée et poursuivie que par la seule administration, dans les conditions prévues aux articles L et L du code de l 'urbanisme. II s 'étonne, tout en considérant notoirement insuffisante la nouvelle loi du 31 décembre 1975 dite «de protection des occupants., de voir les textes ignorés dans de nombreux cas par l 'administration. Au 60, rue Monsieur-le-Prince, alors que les locataires eux-mêmes en ont rappelé10 5478 ASSEMBLEE NATIONALE 31 Juillet 1976 les dispositions à m. le préfet de Paris par exploit d'huissier en date du 19 mars 1976, celui-ci n 'a toujours pas cru devoir faire constater l 'infraction. Il lui demande s 'il compte prendre prochainement des mesures pour permettre une réelle application des articles 14 modifié et 59 bis de la loi du septembre 1948, en particulier s 'il prévoit la publication d 'une circulaire informant l 'administration de ses nouvelles responsabilités et lui rappelant que la protection des locataires contre les état de faits imposés par les promoteurs dépend de sa seule diligence à poursuivre les infractions ; s 'il entend requérir la remise en état des lieux et garantir en l 'espèce la sécurité des locataires. Logement icotiditions d'attribution aux propriétaires des prêts ou subventions pour les travaux de rénovation des maisons anciennes) juillet M. Vacant appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement sur la rénovation des maisons anciennes, construites avant Les propriétaires voudraient savoir dans quelles conditions ils peuvent bénéficier de prêts ou subventions pour les aider à réaliser les travail- nécessaires, étant donné les sommes importantes' à investir dans.a plupart des cas. Il lui demande de bien vouloir lui fournir toutes ces précisions afin qu 'il puisse renseigner utilement ces administrés. Direction départementale de l équipement des Bouches-du-Rhône. (Situation statutaire des agents non titulaires.) juillet A. Cermolacce attire l ' attention de M. le ministre -de l'équipement sur la situation, au regard des statuts de la fonction publique, des agents non titulaires de l 'Etat et plus particulièrement de ceux de ces fonctionnaires dépendant de la direction départementale de l 'équipement des Bouches-du-Rhône. Il souligne que jusqu' en 1965 ceux-ci se trouvaient en petit nombre dans les services administratifs et en nombre plus important dans les services de personnels r. routiers». Qu 'à partir de 1965, les effectifs de titulaires du ministère, nouvellement créé, étant bloqués malgré une augmentation importante des charges données aux directeurs locaux, ceux-ci se sont trouvés dans l 'obligation de recruter des agents non titulaires sur fonds d'études ou c: -vaux (crédits d 'Etat et départementaux). II fait observer que le nombre de ces agents a continuellement augmenté, atteignant son maximum en 1968 et 1970 et a été bloqué sur les effectifs enregistrés au 31 décembre 1972 et est actuellement le suivant : SERVICES A. CATÉGORIES ÉQUIVALENTES de la fonction publique. B. CetD. INDUSTRIE ET RECHERCHE Emploi (maintien des activités des usines de I^ s-^iété Schwartz à Hautmont (No dl) juillet M. Maton expose à M.!e ministre de l'industrie et de la recherche la décision prochaine de la société Schwartz d'arrêter ses fabrications mécaniques dans ses usines d 'Hautmont, ce qui entraînerait au moins la disparition d 'une cinquantaine d'emplois hautement qualifiés et ajouterait encore à la gravité de la désindustrialisation, de la mono-industrie et du sousemploi dans le bassin de la Sambre. Que cette dernière région est classée, depuis près de dix années, en zone aidée prioritairement et qu 'il est par conséquent inadmissible que la contribution financière publique soit accordée en vue de créations d 'emplois nouveaux tandis qu 'aucune opposition ne serait apportée aux décisions de fermeture de services ou d 'usines existants. Que Lien des indices permettent de penser que la stratégie de la société Schwartz, comme celle de bien d 'autres, qui consiste is déplacer d 'une région vers une autre des services de fabrication, est surtout dictée par le souci de profiter au maximum des aides publiques. Il lui demande, en conséquence : 1 si, d 'une manière générale, il n 'estime pas nécessaire d 'empêcher toute fermeture d'usines ou de services d'usines, et dore de disparitions d 'emplois, dans les zones prioritairement aidées ; 2 quelles mesures il compte prendre pour assurer le maintien de toutes les âctivités existantes et des emplois dans les usines d'hautmont (Nord) de la société Schwartz. Industrie sidérurgique (maintien de l 'activité et de l'emploi dans ce secteur de l'industrie française) juillet M. Gilbert Schwartz' rappelle à M. le ministre de l'industrie et de la recherche que le processus de cartelisation et de concentration de la sidérurgie à l 'échelle européenne va se traduire par la suppression de à emplois dans les usines lorraines. Il lui rappelle que pour la seule Société des hauts-fourneaux de la Chiers, à Longwy, la production d ' acier est tombée de tonnes en 1974 à tonnes en Au premier semestre 1916, elle a atteint tonnes contre tonnes pour la même période de personnes étaient employées au 1" juillet 1976, 300 emplois sont supprimés dans l'immédiat. Ces mesures viennent à la suite de celles frappant la sidérurgie dans la vallée de l ' Orne, Homécourt, Jœuf, Moyeuvre. Alors que la production française d 'acier est insuffisante, il lui demande quelles mesures il compte prendre : pour maintenir la sidérurgie française en général et lorraine en particulier au moins à son niveau normal ; pour annuler les suppressions d 'emplois et maintenir l'emploi en Lorraine et.particulièremnt dans le pays haut lorrain. D. D. E C.E.T. E Maritimes Bases aériennes Ecole technique Service régional Total NOTA. Soit 1330 agents non titulaires pour un total de 2800 agents environ. Il note par ailleurs que ces personnels arrivent dans certain ; cas à avoir vingt ans d 'ancienneté et dans leur grand, '.'ajesité ont actuellement de huit à dix ans de présence. De p '-us, il parait nécessaire de souligner que les règles qui régissent lesdits personnels sont continucllemert remises en cause, notamment à la D. D. E. des Bouches-du-Rhône, alors que -es agents sont permanents et donnent satisfaction. Au travers des procédures utilisées?tour le paiement de leurs rémunérations, il constate que les crédits nécessaires existent et qu 'en conséquence rien ne s'oppose à ce que ces agents du ministère dans les Bouches-du-Rhône et le autres départements soient titularisés sur titre dans le grade correspondant aux fonctions qu 'ils occupent avec prise en compte de toute leur ancienneté. Par ailleurs se pose la question de remise en ordre de situation de ces fonctionnaires (reclassement, effectifs plus importants, possibilités de promotion). II lui demande en conclusion les décisions qu'il entend prendre pour faire droit aux légitimes revendications des agents non titulaires des services du ministère de l 'équipement dans les Bouches-du-Rhône et par voie de conséquence sur un plan général des fonctionnaires non titulaires des administrations de l'etat à l'échelon national Emploi (situation à la Société Pesty-Technomed de Montreuil ISeine-Saint-Denis]) juillet M. Odru rappelle à M. le ministre de l'industrie et de la re :ii-r:se que, par question écrite n" du 7 avril 1976 il a attiré son attention sur 1a- situation de l ' emploi à la société sous contrôle américain Pesty-Technomed de Montreuil (Seine-Saint-Denis). N'ayant pas obtenu de réponse, il lui en demande les raisons et renouvelle ses questions concernant, au travers de la Société Pesty-Technomed, l'avenir de l'industrie du matériel médical en France. Commerce extérieur (protection contre la concurrence étrangère de l'industrie française du roulement) juillet Ouvert sans restriction à la concurrence internationale, le marché français du roulement est soumis depuis 1962 à des Importations sans cesse croissantes, au point d' être actuellement approvisionné, polir plus de la moitié, par des roulements de fabrication étrangère. Cette situation anormale, concernant un produit clé comme le roulement, est d'autant plus préoccupante qu 'une bonne partie de ces importations provient de pays à bas prix (Japon et pays de l 'Est) dont les procédés de vente Bussent complètement le jeu de la concurrence et risquent d 'entraîner la réduction de certaines fabrications nationales. M. Cousté demande donc à M. le ministre de l'industrie et de la recherche, -dont les services ont déjà été saisis de cette question, de préciser quelles sont les mesures envisagées pour protéger contre une telle menace une industrie aussi essentielle que celle des roulements.11 31 Juillet 1976 ASSEMBLEE NATIONALE 5479 Bourses et allocations d'études (étudiants de troisième cycle de l'université des sciences et techniques de Lille) juillet M. Maurice Andrieux attire l'attention de M. le ministre de l'industrie et de la recherche sur les problèmes et les difficultés que crée aux étudiants en troisième cycle de l ' U. S. T. de Lille en particulier la réforme des allocations d 'étude prévue par le conseil interministériel restreint du 3 novembre Le salaire mensuel prévu en remplacement de l ' allocation d 'étude qui sera versé aux étudiants en deuxième année du troisième cycle par la délégation générale à la recherche scientifique et technique qui dépend de son ministère ne couvre que moins de 60 p. 100 des besoins. Ces trois dernières années 231 thèses de troisième cycle et docteur-ingénieur ont été soutenues à 1 ' U. S. T. de Lille, soit 77 par an, et 44 allocations D. G. R. S. T. seront attribuées. D 'autre part, aucune disposition transitoire n 'ayant été prise en ce qui concerne les étudiants qui se trouveront en septembre 1976 au début de leur troisième année de troisième cycle, ces étudiants ne pourront plus bénéficier d'une allocation d'étude selon l'ancienne formule ni bénéficier de la nouvelle allocation D. G. R. S. T. Ils seront ainsi sans ressources l'an prochain. Ces dispositions créeront de nombreux problèmes et des difficultés,ax étudiants de troisième cycle dès la prochaine rentrée universitaire. Le temps de préparation de la thèse s'en trouvera encore allongé. Il lui demande s'il n 'estime pas normal que chaque étudiant ayant subi avec succès les épreuves théoriques et pratiques du D. E. A. puisse bénéficier d'une allocation de recherche afin de mener à bien une thèse de troisième cycle et s 'il n'estime pas également nécessaire de prévoir les mesures transitoires afin que les étudiants en troisième année de troisième cycle puissent bénéficier d ' une allocation d 'étude dés la prochaine rentrée. Sapeurs-pompiers (accès des femmes aux corps des sapeurs-pompiers volontaires) juillet M. Maujoüan du Gasset demande à M. le ministre d'etat, ministre de l 'intérieur, s 'il existe à l'heure actuelle des corps de sapeurs-pompiers volontaires où des éléments féminins ont été admis. R.A.T.P. (mesures en vue (Assurer la sécurité des usagers du méieo) juillet M. Kaspereit expose M. le ministre d'etat, ministre de l'intérieur, que les nombreuses egressions qui se produisent dans le métro provoquent une inquiétude grandissante dans la population parisienne. Il semble que ces actes se déroulent d'autant plus facilement que la-disparition de tout personnel de contrôle dans le réseau métropolitain rend illusoire l'emploi des dispositifs d 'alerte qui sont placés au milieu des quais, les voyageurs attaqués n 'ayant évidemment pas la possibilité de les utiliser. L'auteur de la question demande donc qu 'il lui soit fait connaitre : 1" le nombre d 'agressions constatées depuis le 1" janvier 1976 ; 2" le nombre d'arrestations qui en ont résulté et l 'importance des condamnations prononcées ; 3 " les mesures déjà prises et celles envisagées pour remédier à la situation actuelle, en particulier le soir au moment où le nombre de passagers est le moins grand. Il demande, enfin, que soit placé à chaque station un surveillant disposant d 'un système d'alarme à portée de la main, système qui devrait également alerter les stations suivantes et entraîner la fermeture des nombreuses portes automatiques encore existantes et qui ne sont plus utilisées., Licenciements (licenciements illégaux à l'entreprise Oliretti de Pontcharra lisère)) juillet M. Mermoz demande à M. le ministre de l'industrie et de la recherche de bien vouloir lui indiquer dans quelles conditions s'envisage le regroupement d 'Olivetti sur la région parisienne. II lui indique que cette opération n 'est pas sans conséquence sur l'emploi dans l'isère où Olivetti possède à Pontcharra son entrepôt général pour la France. Il appelle son attention sur le fait que la décision de fermeture de l'établissement de Pontcharra n 'est pas conforme aux engagements pris par Olivetti envers la D. A. T. A. R. lors de la construction de l'établissement d 'Aubervilliers. Aussi, il lui demande d'intervenir auprès de son collègue du travail pour faire respecter le droit au travail dans l 'établissement de Pontcharra où huit licenciements ont été réalisés sans l'autorisation de l'inspecteur du travail, infraction qui a d 'ailleurs été constatée par procès-verbal. INTERIEUR R.A.T.P. (mesures en vue d'assurer la protection des voyageurs du métro) juillet M. Cousté demande à M. le ministre d 'Etat, ministre de l'intérieur, comment il explique qu 'une rame du métro ayant été attaquée par des voyous, le 2 juillet 1976, à la station Gare du Nord, sur la ligne n " 4, aucune information n'a été portée à la connaissance des autorités officielles, y compris celles de la R. A. T. P., autrement que par voie de presse. Pourrait-il en outre préciser s 'il envisage, et lesquelles, des mesures pour mettre un terme à la rançon des voyageurs par actions collectives et également aux attaques individuelles dont sont l 'objet les utilisateurs des lignes de métro, et spécialement de la ligne n " 4. Pourrait-il notamment préciser les moyens en hommes et autres qu 'il envisage d'affecter à' la protection des voyageurs du métro et sous quel délai. Communes (rémunérations des conseillers municipaux salariés) juillet M. Messmer appelle l'attention de M. le ministre d'etat, ministre de l'intérieur, sur le cas des conseillers municipaux salariés. L'article 39 du code de l ' administration communale prévoit que le temps passé aux différentes séances du conseil et des commissions n'est pas payé comme temps de travail et qu 'il peut ètre remplacé. Or, les fonctions de conseiller municipal sont en principe gratuites et le remplacement des heures passées en séance n 'est pas toujours possible. Il serait souhaitable de prévoir, en ce qui concerne du moins les sessions du conseil municipal imposées par la loi une fois par trimestre, que ces absences pendant les heures de travail, soient rémunérées dans certaines limites par les employeurs qui pourraient bénéficier en contrepartie de compensations financières sous forme d ' allégements fiscaux par exemple. Il demande en conséquence si le Gouvernement envisage de proposer une modification de la législation en ce sens. JUSTICE Prisons (conséquences de l 'application de la réforme pénitentiaire) juillet M. Kiffer demande à M. le ministre d'etat, ministre de la justice, 1" si l'on ne doit pas considérer l'épidémie d'évasions et d'escapades des prisonniers qui se produisent actuellement comme l 'une des premières conséquences de la réforme pénitentiaire et s 'il n'est pas permis d'éprouver la plus grande inquiétude en ce qui concerne la mise en place des autres étapes de cette réforme ; 2" si l'on ne doit pas imputer à ce libéralisme excessif appliqué à notre régime pénitentiaire la nouvelle vague de violence qui sévit à travers le pays ; 3" si les attaques rocamboles - ques dont sont victimes les voyageurs dans le métropolitain ne seraient pas précisément l'oeuvre de délinquants récidivistes ou de prisonniers s en permission». Sapeurs-pompiers (construction de l 'école nationale de sapeurs-pompiers à Bordeaux) juillet M. Maujoüan du Gasset demande à M. le ministre d'etat, ministre de l 'intérieur, quand devrait être achevée l'école nationale des sapeurs-pompiers prévue à Bordeaux et si cette école est destinée uniquement à la formation des sapeurspompiers professionnels, ou également, ce qui semble souhaitable, à la formation ou au perfectionnement, également, des sapeurspompiers volontaires. POSTES ET TELECOMMUNICATIONS Téléphone (priorité d'installation pour les éleveurs) juillet M. Tissandier fait remarquer à M. V. secrétaire d'etat aux postes et télécommunications qu'un certain nombre de hameaux ne dispose pas encore du téléphone et que les délais demandés pour son installation restent très longs. Cette situa tien est particulièrement préjudiciable aux éleveurs, dont les sujétions professionnelles sont déjà importantes et dont le cheptel, faute de soins rapides, court les plus grands risques. En conséquence,12 5480 ASSEMBLES NATIONALE 31 Juillet 1976 il demande que soient prises des mesures afin que les éleveurs par le caractère saisonnier de l 'exploitation en région de montagne. bénéficient désormais d'une priorité d'installation. Il souligne l'im- Il lui demande que soient apportées au décret n" du 4 mai portance de telles dispositions, qui, modestement, mai:, sùrement, 1976 les modifications nécessaires afin que le département des peuvent elles aussi contribue, à améliorer les conditions de vie des Hautes-Alpes, dont la situation est comparable à celle des départeagriculteurs. ments du Massif Central, puisse bénéficier des dispositions applicables dans certaines zones-traies de cette région, à savoir : le Bureaux de poste (renforcement des effectifs au bureau de poste de Itorr,itinv il!e!seine-sei et Dents 1, juillet M. Gouhier attire l'attention de M. le secrétaire d'etat aux postes et télécommunications sur les difficultés que rencontrent le personnel et les usagers du bureau de poste de Romainville.Seine-Saint-Denise en raison du manque d ' effectifs. Il lui sit,::ale que la fermeture des guichets est devenue une pratique courante, ce qui provoque un réel mécontentement dans la population, insiste pour qu'il snit tenu compte de l 'augmentation du trafic et demande à M. le ministre des postes et télécommunications de prendre toutes disposi tions porte que le personnel puisse disposer de meilleures conditions de travail par un renforcement des effectifs et la population rte meilleures nrestations d 'un service qui doit rester public. Pliilatélie (opproeisioneement en timbres des iollec tiortneers du Rhône, juillet M. Hamel demande à M. le secrétaire d'etat aux postes et télécommunications : 1" S'il est informé de la dificulté qu'éprouvent les petits philatélistes de la région Rhône- Alpes, à se procurer dans les bureaux de poste de la région lyonnaise, des timbres de collection. 2" Quelles mesures il compte prendre pour faciliter la vente équitable des timbres de collection à tous les philatélistes, les privés comme les professionnels, sans que les marchands de timbres parviennent en fait, par l 'importance jusqu'alors tolérée de leurs achats, à priver les petits collectionneurs de la joie de constituer leur collection familiale en se fournissant auprès de bureaux de poste encore approvisionnés. 3" Comment un petit collectionneur habitant le Rhône peut se procurer des timbres non dentelés. QUALITE DE LA VIE Protection des sites (réglementation de la pratique des déposes sauvages > eu hélicoptère en montagne) juillet M. Maisonnat attire l 'attention de M. le ministre de la qualité de la vie sur les dangers que représente pour l 'environnement montagnard la pratique des s déposes sauvages s en hélicoptère qui tend à se développer. Cette utilisation abusive, et à des fins exclusivement mercantiles de l 'hélicoptère, porte atteinte aux sites, perturbe la nature et compromet le calme et le dépaysement recherchés par les visiteurs de l 'altitude qui, sous peu, risquent de ne plus trouver ce que justement ils viennent chercher. Dans ces conditions, une réglementation parait nécessaire pour protéger la montagne d 'une utilisation abusive de l'héli coptère. Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre en ce sens en concertation avec les populations et les élus concernés. Hôtels et restaurants (assainissement des norme, d 'attribution de la prime spéciale d'équipement hôtelier pour les Hautes-Alpes, juillet M. Bernard Reymond expose à M. le ministre de la qualité de la vie qu 'en vertu du décret n" du 4 mai 1976 la prime spéciale d 'équipement hôtelier peut être attribuée aux projets de création ou d'extension d ' établissements hôteliers tendant à la création d 'au moins 15 chambres et comportant un restaurant d 'une capacité d'au moins 50 couverts. En outre les programmes de travaux doivent atteindre tin montant minimum de francs hors taxe et entrainer la création de cinq emplois permanents ou saisonniers au minimum, De telles conditions apparaissent trop rigoureuses dans certains départements, comme les Hautes-Alpes, dont les activités touristiques sont en expansion, mais où il convient d 'améliorer l' infrastructure hôtelière par le développement de la petite hôtellerie familiale, étant donné qu 'elles ont pour effet d 'exclure du bénéfice de la prime les petits établissements hôteliers, en particulier les auberges de montagne. Cependant, pour assurer un financement rationnel des réalisations de cette nature, il serait indispensable d 'obtenir une aide de letat. En l'absence de prime, les intéressés sont tenus de recourir très largement à l 'emprunt et les charges de remboursement de la dette qu 'ils ont contractée hypothèquent gravement des budgets limités réduction à dix du nombre minimum de chambres à créer et l'abaissement à francs du montant minimum des investissements à réaliser, étant fait observer que, si une telle mesure intervenait, elle contribuerait largement au développement et à la modernisatiün de l'inf rastructure hôtelière locale et serait susceptibl d'améliorer la situation de l 'emploi. Barages (réalisation du barrage de Villerest [Loire]) juillet M. Xavier Deniau appelle l 'attention de M. le ministre de la qualité de la vie sur l 'urgente nécessité de réaliser la construction du barrage de Villerest afin de lutter contre les variations considérables de débit de la. Loire. 11 lui rappelle qu'il a d'ailleurs lui-méme écrit à propos de ce projet dans le bulletin trimestriel (mars-avril 1976, du comité et de l'agence de bassin Loire-Bretagne : «Des mesures énergiques doivent être prises peur régulariser les étiages car les consommations augmentent d 'année en année. On ne peut pas non plus négliger les risques de crues catastrophiques. Aussi sommes-nous aujourd' hui à l 'heure des réalisations. Il lui demande si la réponse faite le 23 juin à l 'Assemblée nationale à une question au Gouvernement selon laquelle «le financement du barrage de Villerest est à l'étude «remet en cause la promesse de son prédéce.seur qui, le 7 novembre 1975, déclarait à l'assemblée nationale que «les crédits nécessaires au financement de ces ouvrages seraient ouverts au au budget 77 «. II souhaiterait très vivement savoir si les crédits indispensables ont bien été prévus dans le projet de budget de son département ministériel pour l'année prochaine. Pollution (réglementation du stationnement des camions isothermes à proximité des habitations) : ;1 juillet M. Barberot attire l'attention de M. le ministre de la qualité de la vie sur les nuisances dues au fait que, dans certaines agglomérations, des camions isothermes stationnent soit de jour, soit une partie de la nuit, en laissant fonctionner leur appareil réfrigérateur à moteur durant toute la durée de leur stationnement. Cela entraîne pour tout le voisinage, surtout pendant la nuit, d 'importants désagréments tant à cause du bruit du moteur que par l 'émission de gaz qui polluent l 'atmosphère. Il lui demande si le stationnement de ces véhicules spéciaux est soumis à une réglementation en vue d'éviter les nuisances qu 'ils peuvent causer au voisinage, lorsqu 'ils sont stationnés à proximité d'habitations, notamment pendant la nuit, et, dans la négative, s 'il n'estime pas indispensable de prendre toutes décisions utiles en vue d ' établir une telle réglementation. Pollution (projet de firmes industrielles de la région de Toul d'injecter des déchets industriels chimiques dans le sous-sol) juillet M. Pierre Lagorce expose à M. le ministre de la qualité de la vie que deux firmes industrielles viennent de faire effectuer des sondages à grande profondeur à l'effet de déterminer la possibilité d'injecter dans le sous-sol des déchets industriels chimiques. dans la région proche de Toul (Meurthe-et-Moselle). Il lui demande si : 1" l 'agence de bassin Rhin-Meuse a été consultée sur ces travaux de sondage ; 2" l'antenne régionale du Bureau de recherches géologiques et minières a été associée à la détermination des sites de sondage ; 3" les services de son ministère ont été consultés compte tenu du caractère extrémeurent polluant des injections envisagées ; 4" en procédant, sans avertissement ni consultation des élus locaux, aux opérations de sondage, les firmes industrielles en cause n 'ont pas cherché à échapper aux normes antipollution qui s 'appliqueront à elles dans un délai maximum de cinq ans dans la région de Nancy où elles exercent leurs activités ; 5" le pr4fet de Meurthe-et-Moselle a autovisé les sondages ; 6" les firmes industrielles sont bien fondées à faire le chantage habituel au maintien du niveau de l 'emploi au cas où les injections de produits polluants ne seraient pas autorisés ; 7" les résultats des sondages sont tels que la dépose des produits polluants ne fait pas courir des risques importants de pollution des eaux, non seulement dans la région de Toul, mais aussi dans ' certains secteurs de l'agglomération de Nancy, compte tenu de la pente naturelle des couches géologiques. Il lui demande également si, devant les résultats de l'enquête d 'utilité publique13 31 Juillet 1976 ASSEMBLEE NATIONALE 5481 et des sondages géologiques, il envisage, en liaison avec les autres ministères intéressés, de prendre les mesures nécessaires pour interdire les déversements envisagés et contraindre, au niveau de leurs ibstallatiens industrielles, les firmes considérées à pratiquer les investissements indispensables pour la construction des dispositifs antipolluants requis. Protection des sites (projet de construction d 'une porcherie industrielle à Reventin-Vaugris [Isère)) juillet M. Mermaz demande à M. le ministre de la qualité de la vie quelles mesures il compte prendre pour s ' opposer à l 'installation d 'une porcherie industrielle d'une capacité de porcs par semestre, sur le territoire de la commune de Reventin-Vaugris (Isère), sur un site d 'une qualité exceptionnelle, aux portes de Vienne, dans un lieu habité, et pour répondre ainsi :i l'émotion des conseils municipaux concernés et des habitants, manifestée sans équivoque à l'occasion de l'enquôte commodo et incotnmodo. SANTE Famille (augmentation des droits des militants familiaux) juillet M. Frêche attire l'attention de Mme le ministre de la santé sur certains problèmes de la politique familiale, l'amélioration de la condition de vie et la diminution des difficultés de tous ordres auxquelles se heurtent les familles. Il prend acte de l 'importance que Madame le ministre attache à la représentation effective des intérêts familiaux mais s 'étonne que les moyens pour les mettre en oeuvre soient très limités. Il considère que cette représentation ne sera efficace qu 'à condition d'octroyer aux militants familiaux des droits identiques à ceux des militants syndicaux. Il lui demande, en conséquence, si elle envisage d 'ouvrir aux militants familiaux le droit aux congés de représentation et formation. Action sanitaire et sociale (mesure'en faveur des gardiennes et nourrices) juillet M. Bordu s'adresse à Mme le ministre de la santé pour lui demander d 'intervenir en faveur des gardiennes et nourrices de la direction de l'action sanitaire et sociale. Mine le ministre a reçu une lettre pétition à l'initiative du syndicat C. G.T. des gardiennes, pour l 'informer des conditions de travail de celles-ci. Il attire son attention sur le fait que le projet de loi relatif "due personnes qui pratiquent l'accueil des mineurs à domicile ne contient rien de précis concernant la situation des gardiennes et nourrices de la direction de l'action sanitaire et sociale. En conséquence, il lui demande de vouloir bien l'informer sur les mesures que Mme le ministre envisage de prendre afin de combler cette importante lacune. En effet, outre une présence rigoureuse des gardiennes et nourrices de la direction de l 'action sanitaire et sociale auprès des enfants qui leur sont confiés, des faibles revenus qui accompagnent ces contraintes et qui obligent ces secondes mamans à puiser dans leurs ressources familiales, se posent des problèmes telles la retraite, l'allocation logement, la formation professionnelle, la garantie de la rémunération, les zones de salaire, les questions médicales, la scolarité, les visites parentales, etc. Santé scolaire (indemnité de congés payés du personnel vacataire du service de la santé scolaire de la Loire-Atlantique) juillet M. Dupuy attire l 'attention de Mme le ministre de la santé sur le mécontentement du personnel vacataire du service de la santé scolaire de la Loire-Atlantique, découlant de la récente décision de la D. D. A. S. S. relative à l 'indemnité de congés payés. Ce personnel bénéficiait jusqu 'à aujourd 'hui du paiement de leur indemnité de congés payés calculée sur le douzième de leur salaire brut. Cette disposition d 'ailleurs correspondait à l'esprit de la circulaire ministérielle du 3 octobre 1958 qui acco : dait le paiement des congés payés à tout le personnel vacataire à l ' exception du personnel utilisé à temps partiel. Or la D. D. A. S. S. a annoncé son intention d 'appliquer un décret en date du 9 mai 1951 stipulant que le personnel vacataire n'avait droit à aucune autre idemnité que celle versée au titre des vacations. Cette mesure conduirait à nier au personnel vacataire le droit aux congés payés d'autant plus qu'en Loire-Atlantique le salaire horaire est au niveau du S. M. I. C. En conséquence, il lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour satisfaire la juste demandé du personnel vacataire. F Etablissements de santé à buts non lucratifs (mesures en leur faveur) juillet M. Millet attire l 'attention de Mme le ministre de la santé sur la situation particulièrement difficile des centres de santé à buts non lucratifs, dont la gestion financière est de plus en plus critique. Le déficit ne cesse de croitre et les organisations gestionnaires qui en issument la charge sont de plus en plus contraintes à y renoncer. Ainsi des établissements disparaissent et les projets de créations nouvelles ainsi que de modernisation ou d'agrandissement sont constamment différés voire abandonnés. Les centres de santé à buts non lucratifs qui répondent aux besoins de la médecine moderne rendent d'éminents services à leurs usagers, Il faut donc leur donner des moyens légitimes d 'existence. En conséquence, il lui demande de préciser les dispositions qu'elle compte prendre pour satisfaire les revendications suivantes de ces centres de santé : suppression totale des abattements qui frappent les tarifs accordés aux centres de santé, qui constituent présentement leur seule ressource ; versement d 'une indemnité de frais de constitution de dossiers afin de tenir compte de la prestation de service nécessitée par l 'ouverture des droits et les formalités du tiers-payant, pour tous les usagers ; rétribution supplémentaire afin de tenir compte de l'équipement technique, du fonctionnement et de la diversité des services mis à la disposition du public. Emploi (situation à la société Pesty-Technomed de Montreuil [Seine-Saint-Denis)) juillet M. Odru rappelle à Mme le ministre de la santé que, par question écrite n" du 7 avril 1976 il a attiré son attention sur la situation de l'emploi à la société sous contrôle américain Pesty-Technomed de Montreuil (Seine-Saint- Denis). N 'ayant pas obtenu de réponse, il lui en demande les raisons et renouvelle ses questions concernant, au travers de la Société Pesty-Technomed, l 'avenir de l 'industrie du matériél médical en France. Médecins (exercice de la profession d 'opticien) juillet M. Lafay demande à Mme le ministre de la santé si un docteur en médecine titulaire d ' une qualification en opthalmologie est en droit d'exercer la profession d ' opticien lorsqu 'il ne se livre à aucune activité médicale. Assistantes sociales (reclassement indiciaire des assistantes sociales temporaires) juillet M. Graziani rappelle à Mme le ministre de la santé que le décret n" du 12 avril 1974 modifiant le décret n " du 19 octobre 1959 a revalorisé l ' échelonnement indiciaire des assistantes sociales et auxiliaires de service social appartenant aux administrations de l 'Etat, aux services extérieurs qui en dépendent ou aux établissements publics de l 'Etat. Il lui fait ob server que les assistantes sociales temporaires ne bénéficient pas de cette réévaluation alors qu 'elles sont en possession des mêmes diplômes et qu 'elles effectuent des tâches identiques. Il lui demande si elle n 'estime pas que les dispositions du décret précité devraient en toute logique leur être appliquées ou, à tout le moins, qu 'elles devraient bénéficier également d' une revalorisation de leurs indices. Produits et médicaments vétérinaires (vente) juillet M. Bayard rappelle à Mme le ministre de la santé que lors de la discussion de la loi du' 29 mai 1975, sur les produits et médicaments vétérinaires il n 'apparaissait pas dans lee intentions du Gouvernement d'interdire la vente de poudres insecticides, de colliers et autres produits de ce genre, dans les drogueries et grandes surfaces. I1 lui demande s'il est exact qu'un décret serait en préparation qui réserverait cette vente aux seuls pharmaciens et vétérinaires. Il semble en effet que la vente de ce genre d'articles et de produits a toujours été dans la vocation des droguistes.14 5482 ASSEMBLEE NATIONALE 31 Juillet 1976 Aide sociale (indemnisation des bureaux d'aide sociale pour les frais de constitution des dossiers de delrande '?'allocation d'éducation spécialisée) juillet M. Miles a'.tire l'attention de Mme le ministre de la santé sur les problèm es soulevés par la mise en œuvre de la loi n" du 30 juin 1975 n Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées e. Ln effet, le décret n" du 16 décembre 1975 portant application des dispositions relatives à l 'allocation d 'éducation spéciale taux enfants et adolescents de moins de 20 ans prévoit notamment en son article 10 : u le droit à l'allocation d'éducation spéciale est ouvert à compter du 1", octobre 1975 pour les enfants qui, à cette date, remplissent les conditions prévues par les articles L à L du code de la sécurité sociale si la demande est présentée avant le 1 avril 1976». La loi précise que cette allocation d 'éducation spéciale est servie comme une prestation famipale. II aurait donc été logique que toutes les dispositions aient été prises afin que les caisses d'allocations familiales puissent taire face aux demandes. Or, ce sont encore les bureaux d'aide sociale des communes qui ont été sollicités pour constituer les dossier; à transmettre aux organismes versant les prestations familiales par le canal de la D. D. A.S.S. et ceci dans un délai tris court. Cela s'est traduit pour les bureaux' d 'aide sociale par un travail supplémentaire consistant à informer les familles de ces nouvelles dispositions, à leur envoyer les documents à faire remplir et à constituer les dossiers. Contrairement aux dossiers familiaux pour l 'établissement desquels les bureaux d'aide soc:de perçoivent une somme forfaitaire, rien n'a été prévu pour eembo irser les frais de personnel affecté à l'établissement de ces dossiers. A nouveau se manifeste une transfert de charges sur les communes, en l 'occurrence les bureaux d 'aide sociale. '.;n une période où ces organismes ont tant de difficultés à fcore face aux problèmes des familles touchées par la crise, il nt peut être question qu'une charge supplémentaire soit imposée sans dédommagement en contrepartie. Le problème pourra d 'aill. ors se reposer lorsq'i'it s 'agira des dossiers des adultes handicapés. En conséquence, M. Nilès demande à Mme le ministre de la santé quelles mesures elle com pte prendre pour que les bureaux raide sociale soient indemnisés des frais engagés pour l 'établissement de ces dossiers. Sécurité sociale (statut des personnels d'encadrement du corps de l'action sanitaire et sociale) juillet M. Debré demande à Mme le ministre de la santé si elle n 'estime pas nécessaire de faire aboutir le projet de statut pour les fonctionnaires d'autorité de l 'action sanitaire et sociale. Santé scolaire 'effectifs de personnel insuffisants dans l 'Aube) juillet M. Gravelle.attire l'attention de Mme le ministre de la santé sur les conditions dans lesquelles s'exerce la protection de la santé scolaire dans le département de l'aube, la situation révélant par rapport aux normes officielles un manque de : quatre pactes de médecin ; quatorze postes d 'assistante sociale ; treize postes d'infirmière ; dix postes de secrétaire médico-sociale. II lui demande si elle entend, pour mettre fin à cette situation, inclure dans un collectif budgétaire les dispositions nécessaires à la défense du service public dans ce département. Handicapés (retard dans le mise en oeuvre des dispositions de la loi d'orientation) juillet M. Pierre Joxe demande à Mme le ministre de la santé clans quel délai les instructions nécessaires seront données pour que ne soient plus adressées aux assurés sociaux des lettres comparables à celles dont le texte est ici cité, et qui traduisent les difficultés des caisses aussi bien que des particuliers devant le retard apporté à l'application de la loi d 'orientation en faveur des personnes handicapées. En effet, la caisse d'allocations familiales du département de Saône-et-Loire est conduite à répondre à de nombreuses demandes de la façon suivante : u Comme suite, nous volts confirmons que la loi d'orientation en faveur des personnes handicapées prend bien effet au 1" octobre Toutefois, en l 'absence d'instructions très précises des services ministériels nous ne sommes pas actuellement en mesure d'examiner votre cas. Au reçu desdites instructions, nous vous informerons des formalités que vous aurez à accomplir pour Constituer votre dossier. s TRANSPORTS S.N.C.F. (mode de calcul de la retraite des agents bénéficiaires d'une pension d'invalidité) juillet M. Offroy appelle l 'attention de M. le secrétaire d'etat aux transports sur les conditions de calcul des retraites des agents de la S.N.C.F. lorsgae ceux-ci ont été, au préalable, bénéficiaires d 'une pension d 'invalidité, alors qu'aux termes de l 'article L. 342 du mie de la sécurité sociale, le régime générai prévoit la prise en compte, pour le calcul de la pension de vieillesse substituée, des périodes pendant lesquelles l 'assuré a perçu une pension d 'invalidité, ces dispositions ne sont pas applicables au régime spécial de la S.N.C.F. Cette mesure apparaît comme discriminatoire à l 'égard des anciens cheminots se trouvant dans une situation similaire. 11 lui demande s 'il n'envisage pas de faire cesser cette anomalie en prévoyant l'insertion du temps d'invalidité dans la période d 'assurance servant de base au calcul de la retraite des agents de la S.N.C.F. TRAVAIL Assurance invalidité (conditions d 'attribution des pensions - au titre de t'assurance maladie des exploitants agricoles) juillet M. Jean-Claude Simon expose à M. le ministre du travail que la loi n" du 27 décembre 1975 prévoit dans son article 14 un assouplissement des conditions médicales d 'attribution des pensions d 'invalidité servies au titre de l'assurance maladie des exploitants agricoles et lui demande s'il peut lui préciser à quelle date paraîtront au Journal officiel les décrets d 'application d'n texte Impatiemment attendu par les intéressés. Apprentissage (bénéfice pour les employeurs d 'une dérogation permettant aux jeunes apprentis de travailler sur des machines dangereuses) juillet M. Mayoud attire l'attention de M. le ministre du travail sur la situation de certaines entreprises qui, à la demande du ministre de l'éducation, ont depuis trois ans engagé des jeunes pour une période de formation (préparation à l'apprentis.;age) qui comporte deux semaines de trente-deux heures en entreprise puis une semaine au lycée alternativement. La formation pratique implique que ces jeunes travaillent sur des machines à cylindres, donc dangereuses, et en fonction de- la réglementation en vigueur nécessite une dérogation, compte tenu de leur âge qui est systématiquement accordée durant le temps de la formation. Il lui expose que cette formation terminée, ces mémos je-unes apprentis ne peuvent accéder à un emploi dans l'entreprise, car l'employeur ne peut obtenir de l 'inspection du travail la même dérogation au titre du contrat de travail. Il lui de:nande s'il n'est pas souhaitable de trouver rapidement une solution à ce problème de façon à ne pas laisser sans emploi des jeunes formés pour un poste déterminé. Santé scolaire (indemnité de congés payés du personnel vacataire du service de la santé scolaire de Loire-Atlantique) juillet M. Dupuy attire l'attention de M. le ministre du travail sur le mécontentement du personnel vacataire du service de la santé scolaire de Loire-Atlantique, découlant de la récente décision de la D. D. A. S. S., relative à l'indemnité de congés payés. Ce personnel bénéficiait jusqu 'à aujourd'hui du paiement d'une indemnité de congés payés calculée sur le un douzième du salaire brut. Cette disposition d'ailleurs correspondait à l'esprit de la circulaire ministérielle du 3 octobre 1958 qui accordait le paiement des congés payés à tout le personnel vacataire à l'exception du personnel utilisé à temps partiel. Or, la D. D. A. S. S. a annoncé son intention d'appliquer un décret en date du 9 mal 1951 stipulant que le personnel vacataire n'avait droit à aucune autre indemnité que celle versée au titre des vacations. Cette mesure conduirait à nier au personnel vacataire le droit aux congés payés d'autant plus qu'en Loire-Atlantique le salaire horaire est au niveau du S. M. I. C. En conséquence, il lui demande quelles dispositions il compte prendre pour 'satisfaire la juste demande du personnel vacataire.15 31 Juillet 1976 ASSEMBLEE NATIONALE 5483 Clercs et employés de notaires (revendications) juillet M. Ratite attire l 'attention de M. le ministre du travail sur la situation des 6000 clercs et employés de notaires des études de Paris et de la région parisienne. En application d 'un accord du 14 mars 1956 chaque année il est prévu par la compagnie des notaires de Paris et les organisations syndicales du personnel des études «de se réunir au mois de mars, pour la première fois le 1"' mars 1967, afin de discuter do la remise en ordre éventuelle des salaires, les nouveaux salaires contractuels qui pourront être fixés au cours de ces réunions prennent effet du 1^' avril considéré». Faute d 'un accord pour 1975, une procédure de médiation a été poursuivie, un mémoire a été établi et déposé à la direction régionale du travail et de la maind'oeuvre. Or aucun médiateur n'a été désigné comme le réclamaient les représentants du personnel. En outre une convention collective nationale a été signée le 13 octobre 1975 prévoyant une nouvelle grille de classification modifiant les coefficients des salariés applicable le 1 m' janvier Ladite convention dit notamment en son article 26 : e l 'application de la présente convention ne peut entraîner aucun licenciement, aucun déclassement du personnel, aucune diminution des coefficients hiérarchiques, ni des salaires (les avantages de toutes sortes précédemment accordés étant maintenus)». Or, la circulaire d'application adressée par la chambre interdépartementale des notaires dans les études parisiennes contrevient à cet article en demandant l 'imputation en résultant sur les avantages acquis. C 'est pourquoi il lui demande les mesures qu 'il compte prendre : 1 " pour que soit nommé rapidement un médiateur ; 2" pour faire respecter l 'application stricte de la convention collective du notariat en sa nouvelle grille des salaires dans les termes de son article 26. Assurance vieillesse (mise en place d'un régime de retraite complémentaire en faveur des industriels et commerçants) juillet M. Cornut-Gentille demande à M. le ministre du travail les raisons pour lesquelles n 'est pas encore mis en place le régime de retraite complémentaire en faveur des industriels et commerçants, dont la création a imminente» avait été annoncée à la télévision, en septembre 1975, par le président de l'organic, et dans quels délais sa -mise en oeuvre peut être envisagée. Aide à la tierce personne (conditions d 'attribution au titre de la. sécurité sociale) juillet M. Bertrand Denis demande à M. le ministre du travail s'il n'estime pas qu 'il n'est pas équitable' que l'octroi de l'aide à la tierce personne ne soit pas accordée de la même façon au titre de l'aide sociale et de la sécurité sociale. Il lui signale en particulier qu'une personne victime d'un accident du travail et fortement diminuée dans ses fonctions motrices se voit refuser l 'aide à la tierce personne avec comme commentaire que si elle était bénéficiaire de l'aide sociale, elle pourrait prétendre à une aide partielle dite à la tierce personne, alors que la sécurité sociale ne peut accorder qu 'une aide au taux plein et que dans son cas, son invalidité, bien qu'importante, ne peut lui donner droit à cette prestation, les règles de la sécurité sociale ne permettant pas de la moduler. 11 lui demande donc si les règles ci-dessus décrites ne méritent pas d'être modifiées. Commerce de détail (respect du repos hebdomadaire) juillet M. Cousté fait observer à M. le ministre du travail que la législation française concernant le repos hebdomadaire pose le principe du repos dominical et ne lui autorise d'exception que sous forme de dérogations destinées à tenir compte des nécessités particulières à certaines professions. Il ne semble pas que le commerce de l 'ameublement présente de telles contraintes, aussi la circulaire du 31 juillet 1975 avait-elle pour objet de rappeler les moyens propres à atteindre au plan national la généralisation de la fermeture dominicale pour ces établissements. Cependant, un an après la diffusion de co document, il apparaît que le repos dominical n 'est pas respecté dans un certain nombre d'établissements même ne bénéficiant pas de dérogation. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour compléter les instructions précitées afin q.s'en!mut état de cause, force reste à la loi. Assurance vieillesse (condition d'affiliation à t 'assurance volontaire des administrateurs et commissaires bénévoles des bureaux d'aide sociale) juillet M. Danton rappelle à M. le ministre du travail la réponse faite à sa question écrite n" (Journal officiel, Débats A. N. du 27 mai 1976) par laquelle il lui demandait si le bénéfice de l'assurance volontaire vieillesse pourrait être étendu aux. administrateurs et commissaires bénévoles des bureaux d 'aide sociale. La réponse précisait que l 'affiliation à l'assurance volontaire des intéressés était possible dans la mesure où ils avaient été antérieurement affiliés pendant au moins six mois à l'assurance obligatoire, où ils présentaient leur demande d 'adhésion dans les six mois suivant la date à laquelle ils ont cessé de relever de cette assurance. Il lui fait valoir que la condition d'affiliation dans les six mois suivant la cessation d 'une activité entraînant l'appartenance à un régime obligatoire a un caractère très restrictif qui élimine de nombreux administrateurs et commissaires bénévoles des bureaux d'aide sociale qui auraient souhaité demander leur immatriculation à l'assurance volontaire. Compte tenu des services rendus par les intéressés, il lui demande s'il n ' estime pas souhaitable de compléter la rédaction de l'article L. 244, alinéa 1 ', du code de la sécurité sociale et de l'article 99 du décret n" du 29 décembre 1945 de telle sorte que les personnes qui n 'exercent qu'une activité bénévole puissent adhérer à l'assurance obligatoire pour la couverture des risques d'invalidité et de vieillesse dans la mesure où elles ont antérieurement été affiliées pendant au moins six mois à l'assurance obligatoire et quel que soit le délai dans lequel elles présentent, par la suite, leur demande d 'adhésion, par rapport à!a date.,ü elles ont cessé toute activité. Ainsi,.toute possibilité d 'assurance sera ouverte même aux anciens assurés sociaux ayant cessé tout versement et toute activité depuis longtemps. Durée du travail (date de dépôt au Parlement du rapport sur «les régimes d 'équivalence à la durée légale du travail établis pour certaines professions») juillet M. Krieg demande à M. le ministre du travail à quelle date il compte déposer sur le bureau des assemblées parlementaires le rapport sur «les régimes d ' équivalence à la durée légale du travail établis pour certaines professions» et ce par application des dispositions de l 'article 5 de la loi n " du 27 décembre Il lui rappelle par ailleurs que ce rapport aurait dû être déposé eu plus tard le 1 ' juin 1976 et serait heureux de savoir pour quelles raisons cette date limite n 'a pas été respectée. Assurance maladie (cas d'espèce) juillet M. de Poulpiq'et expose à M. le ministre du travail la situation d 'une jeune fille âgée actuellement de vingt ans qui, depuis juin 1974, a dû pour raisons de santé cesser ses études et qui depuis cette date a dû être hospitalisée presque sans interruption. La prise en charge de son hospitalisation a cessé d'être assurée par la caisse de prévoyance de l 'inscription maritime du fait qu'ayant cessé sa scolarité elle n'a plus la qualité d.'ayant droit au sens de l 'article 285 du code de la sécurité sociale. L'intéressée, qui était inscrite à l'agence nationale pour l'emploi en qualité de demandeur d 'un premier emploi, ne peut bénéficier par ailleurs des dispositions de la loi du 4 juillet 1975 portant généralisation de la sécurité sociale car elle ne réunit pas 1.20 heures assimilées à du travail salarié avant sa radiation de l'agence nationale pour l'emploi, radiation consécutive à l ' hospitalisation en cours. Il n 'a pu qu 'être conseillé aux parents de cette jeune fille de demander son admission au régime de l'assurance volontaire et de solliciter la prise en charge des cotisations afférentes par l'aide sociale. Ctompte tenu du coût élevé de cette assurance volontaire si l'aide sociale ne peut intervenir, il lui demande s'il n'estime pas opportun que des dispositions soient prises dans des cas de cet ordre pour qu'une couverture de l 'assurance maladie soit envisagée sans recours à l'assurance volontaire, eu égard aux dépenses 'mportantes auxquelles aura à faire face la famille en raison une hospitalisation prolongée. Prime de développement régional et prime de localisation de certaines activités tertiaires (publication des textes d ' application des décrets du 14 avril 1976) juillet M. Dailiet appelle l'attention de M. le ministre du travail sur les décrets n du 14 avril 1976 relatif à la prime de développement régional et n relatif à la prime de localisation de certaines activités tertiaires. Il lui demande de lui indiquer s'il ne lui paraît pas opportun que soient diffusées16 5484 ASSEMBLEE NATIONALE 31 Juillet 1978 dans les meilleurs délais les circulaires d'application destinées notamment aux préfets afin de permettre effectivement d 'apporter aux entreprises créatrices d 'emplois, toutes précisions sur les décrets précités et de favoriser, de ce fait, le redémarrage économique assurant le plein emploi. nouveau, puisqu 'il n'existe aucune disposition leur permettant de demander une nouvelle liquidation de leurs droits. Il lui demande s'il n'estime pas qu 'il serait équitable de permettre aux assurés qui se trouvent dans une telle situation de demander la revision de leur pension, compte tenu des cotisations qu 'ils ont versées après l 'âge de soixante ans. Allocations de chômage (assouplissement des conditions d 'attribution aux travailleurs saisonniers) juillet M. Vacant, appelle l 'attention de M. le ministre du travail sur le cas des travailleurs saisonniers. Cette catégorie de travailleurs se voit prélever un pourcentage «chômage sur ses gains, cotise également davantage à la sécurité sociale, et ne peut que très rarement bénéficier des prestations e chômage u, car ils doivent apporter la preuve qu 'au cours de l'une des deux années précédentes ils occupaient à la même époque et pendant la même période un emploi salarié dont ils tiraient une rémunération régulière. Ces conditions lui semblent trop strictes, et il demande à m. le ministre que le règlement soit revu en leur faveur..assurance vieillesse (conséquences du plafonnement des pensions - pour les assurés du régime local d 'Alsace-Lorraine) juillet M. Kiffer attire l'attention de M. le ministre du travail sur un problème particulier concernant le régime local de la Moselle et de l 'Alsace en matière de pensions de vieillesse. D'après les dispositions du code de la sécurité sociale, le montant des pensions de vieillesse est limité, pour une pension attribuée à soixante-cinq ans, à 50 p. 100 du plafond des cotisations de la sécurité sociale. Cependant, pour les assurés de la Moselle, du Bas- Rhin et du Haut-Rhin, la pension de vieillesse est égale, à soixantecinq ans, à l 'ensemble des cotisations versées sans fixation de plafond. La limitation de la pension à 50 p. 100 du plafond des cotisations empéche donc la caisse régionale d 'assurance vieillesse de Strasbourg de liquider les retraites à leur juste taux. Du fait de l'ancienneté du régime local, beaucoup d'assurés dépassent, en effet, largement, le plafond imposé et se trouvent de ce fait p énalisés. Bien souvent les assurés de ce régime lccal ont atteint dès l' âge de soixante ans le plafond de 50 p Il lui demande : 1 " S'il ne conviendrait pas d'informer ces assurés qu 'il est de leur intérêt de prendre, dans ce cas précis, leur retraite à l'âge de soixante ans, au lieu lie travailler encore cinq ans sans que cela entraîne une augmentation de leur pension ; Quelles mesures il envisage de prendre en vue de mettre fin à cette situation anormale dont sont victimes les assurés des trois départements d'alsace-lorraine. Assurance vieillesse (maintien du bénéfice du régime local d' Alsace- Lorraine aux retraités qui s ' établissent dans d 'autres départements) juillet M. Kiffer attire l 'attention de M. le ministre du travail sur une anomalie à laquelle donne lieu la législation relative au régime de sécurité sociale applicable aux retraités de la Moselle et de l 'Alsace, qui lors de la cessation de leur activité professionnelle se retirent dans d 'autres départements. Ces personnes, qui ont cotisé pendant tout leur temps d'activité au régime local d 'assurances sociales, se retrouvent affiliées au régime général de sécurité sociale, du seul fait qu 'elles ont quitté leur domicile mosellan ou alsacien, pour passer leur retraite dans d'autres lieux. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour que ces retraités continuent à bénéficier des dispositions du régime local d'assurances sociales auquel ils ont cotisé. Assurance vieillesse (revision des pensions des retraités ayant repris une activité salariée soumise à cotisations entre soixante et soixante-cinq ans) juillet M. Chazalon attire l 'attention de M. le ministre du travail sur la situation d'un certain nombre de travailleurs généralement mal informés quant au montant de la pension de vieillesse à laquelle ils peuvent prétendre, qui ont demandé la liquidation de cette pension à l 'âge de soixante ans, ne sachant pas que le montant de cette pension à cet âge très inférieur à celui de la pension qu'ils auraient obtenue s 'ils avaient demandé la liquidation de leurs droits à soixante-cinq ans. En raison même du faible montant de cette retraite, ils ont repris une activité salariée et ont dû verser des cotisations au régime d'assurance vieillesse dans les mêmes conditions que s'ils n'étaient pas titulaires d'une pension. Ces cotisations supplémentaires ne leur procurent aucun avantage Associations de la loi de 1901 (cotisations sociales des comités des fêtes régionaux) juillet M. Oeillet attire l'attention de M. le ministre du travail sur les nombreuses difficultés matérielles et financières rencontrées par les comités des fêtes régionaux constitués en associations à but non lucratif régies par la loi du juillet Il lui demande si, pour aider ces comités à surmonter leurs difficultés, il ne serait pas possible de donner une suite favorable aux demandes présentées par leurs responsables en vue d'obtenir, d 'une part, qu 'aucune poursuite ne soit engagée contre eux pour les sommes dues à la caisse de retraite des artistes (I. R. C. A. S.) antérieurement au 1"' janvier 1976 et, d 'autre part, que la cotisation due pour la retraite complémentaire soit versée au moyen de la vignette utilisée pour les cotisations payées à l 'U. R. S. S. A. F. Allocation de logement (attribution à une mère de famille veuve non salariée ayant à sa charge une fille majeure infirme moteur cérébral) juillet M. Gagnaire attire l'attention de M. le ministre du travail sur le cas d 'une mère de famille veuve, âgée de cinquante-six ans, qui vit avec sa fille âgée de trente ans, infirme moteur cérébral, et ayant besoin de la présence constante d 'une tierce personne. La caisse d 'allocations familiales refuse à cette mère de famille le bénéfice de l'allocation de logement, sous prétexte qu 'elle n 'est pas salariée. Or elle ne peut travailler étant donné qu 'elle assure la garde de sa fille qui ne peut rester seule. La loi n 72-8 du 3 janvier 1972 a, dans son article 12, étendu le bénéfice de l'allocation de logement aux personnes qui ont à leur charge un ascendant ou un descendant vivant au foyer atteint d'une infirmité le rendant inapte au travail et entraînant une incapacité égale ou supérieure à un certain pourcentage. Il est bien évident que, dans le cas particulier signalé, les conditions sont remplies pour bénéficier de l 'allocation de logement. II lui demande quelles mesures il a l 'intention de prendre afin que les dispositions de l'article L " du code de la sécurité sociale, telles qu'elles figurent à l'article 12 de la loi du 3 janvier 1972, soient effectivement mises en application. Licenciements (menaces de licenciements au groupe Bonnet de Bagnolet [Seine-Saint-Denis]) juillet Mme Chonavel appelle l'attention de M. le ministre du travail sur la situation du groupe Bonnet dont une agence est située sur le territoire de sa circonscription, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Alertée par les syndicats de l 'entreprise de Bagnolet, plus d 'une centaine de licenciements sont en préparation, pour le mois d'août 1976, dont soixante et onze personnes intérimaires. A Bagnolet même, sur un collectif de quatre-vingt-quinze personnes, une douzaine de licenciements sont prévus. Ainsi sous prétexte de restructuration, ces compressions de personnel frappent, sans 'distinction, toutes les catégories d 'emplci : ouvriers, cadres techniciens. Une fois de plus, potevoir et patronat veulent faire supporter aux travailleurs les conséquences de la crise du système capitaliste. La commune de Bagnolet est déjà durement éprouvée par les licenciements et les fermetures d 'entreprises, témoin le conflit Triton qui se poursuit depuis dix-huit mois. En conséquence, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour que ces licenciements n'aient pas lieu. Retraites complémentaires (prise ' en compte de la durée légale du service militaire pour le calcul des retraites liquidées avant le 1"' janvier 1976) juillet M. Sourdine rappelle M. le ministre du travail que l 'arrêté du 26 décembre 1975 modifiant l 'arrêté du 30 décembre 1970 permet la prise en compte dans le régime des retraites complémentaires de la durée légale du service militaire par l 'attribution de points à ce titre,gratuit. Il lui signale toutefois que le régime de l'ircantec n'applique cette disposition qu'à l'égard des retraites liquidées postérieurement au 1"' janvier Cette mesure apparaît particulièrement discriminatoire à l'égard des agents ayant cessé leurs fonctions avant cette date, d'autant plus qu'au17 31 Juillet 1976 ASSEMBLES NATIONALE 5485 cours des années antérieures diverses majorations de points ont été attribuées sans tenir compte de la date de prise de la retraite des intéressés. II lui demande d 'intervenir auprès des régimes concernés afin que soit rapportée cette mesure inéquitable. Licenciements (licenciement collectif à l 'entreprise Rhône-Poulenc-Textiles de Roussillon lisère]) juillet M. Mermoz demande à M. le ministre du travail quelles mesures il compte prendre pour s'opposer au licenciement collectif de 421 travailleurs de l 'entreprise Rhône- Poulenc-Textiles (Roussillon, Isère', licenciement totalement injustifié du point de vue économique et scandaleux du point de vue social. UNIVERSITES Examens, concours et diplômes 'statistiques relatives à l 'agrégation de lettres modernes et classiques) juillet M. Cousté demande à Mme le secrétaire d 'Etat aux universités de bien vouloir lui indiquer la répartition par académie du nombre des candidats, d 'une part, et, d 'autre part, des candidates qui se sont présentés puis ont été admissibles aux épreuves orales de l'agrégation, d'une part, de lettres classiques, d 'autre part, de lettres modernes, la même statistique étant souhaitée pour les admissions définitives. I. U. T. (renforcement des moyens de l '1. U. T. de Paris-V) juillet M. Mesmin indique à Mme le secrétaire d'etat aux universités que, si certains instituts universitaires de technologie de province ont des difficultés pour recruter des étudiants, il n 'en est pas du tout de même à Paris, où 1 ' I. U. T. de Paris-V, 143, avenue de Versailles, a enregistré cette année 700 dossiers de candidature pour 144 places à pourvoir. Dans ces conditions, il serait regrettable d 'appliquer à Paris des réductions d 'horaire et de moyens qui sont déjà insuffisants. Il lui demande que ne soit pas compromis un essor qui avait fondé la réputation justifiée de cet I. U. T. Etablissements universitaires (maintien de la sectorisation et de la pluridisciplinarité de l ' U. E. R. des sciences juridiques de Paris-Xi juillet M. Barbet rappelle à Mme le secrétaire d'etat aux universités la question qu 'il lui a posée lors de sa séance du 23 juin 1976 par laquelle il s 'élevait contre la désectorisation de l' U. E. R. des sciences juridiques de Paris-X. Contrairement aux affirmations de Mme le secrétaire d 'Etat, il est établi qu ' aucune véritable concertation n'a eu lieu, notamment par la consultation du président de l'université, des enseignants, des étudiants et des personnels intéressés qui considèrent qu ' aucune modification ne doit intervenir. Le non-maintien de la pluridisciplinarité de l 'université de Paris-X entraînerait de graves conséquences tant pour les étudiants que pour les enseignants ; les filières rattachées à l ' U. E. R. de droit, qui répondent à des besoins nouveaux et qui sont le fruit de la collaboration des diverses U. E. R. se trouveraient supprimées ; quant aux crédits de fonctionnement, ceux-ci seraient en cause car l'expérience prouve qu 'à chaque fois qu 'il y a eu modification de la partition, la partie restante se voit imposer d ' importantes restrictions budgétaires. Il lui demande en conséquence quelles mesures elle compte prendre pour surseoir à toute décision tendant aux modifications envisagées et procéder : 1" au maintien de la sectorisation du recrutement des étudiants en droit ; 2" à la sauvegarde de la pluridisciplinarité de l ' université Paris-X ; 3" à une véritable concertation avec le président de l 'université, les représentants qualifiés des enseignants, des étudiants et des personnels adnministratifs ; 4 " à l'affectation des crédits nécessaires au bon fonctionnement de l ' université Paris-X. Bourses et allocations d'études (étudiants de troisième cycle de l'université des sciences et techniques de Lille) juillet M. Maurice Andrieux attire l 'attention de Mme le secrétaire d'etat aux universités sur les problèmes et les difficultés que crée aux étudiants en troisième cycle de l 'U. S. T. de Lille en particulier la réforme des allocations d 'études prévue par le conseil interministériel restreint du 3 novembre Le salaire mensuel prévu en remplacement de l 'allocation d'étude qui sera versé aux étudiants en deuxième année du troisième cycle par la délégation générale à la recherche scientifique et technique ne couvre que moins de 60 p. 100 des besoins. Ces trois dernières années, 231 thèses de troisième cycle et docteur ingénieur ont été soutenues à l'u. S. T. de Lille, soit soixante-dix-sept par an et quarante-quatre allocations D. G. R. S. T. seront attribuées. D 'autre part, aucune disposition transitoire n'ayant été prise en ce qui concerne les étudiants qui se trouveront en septembre 1976 au début de leur troisième année de troisième cycle, ces étudiants ne pourront plus bénéficier d'une allocation d'étude selon l 'ancienne formule ni bénéficier de la nouvelle allocation D. G. R. S. T. Ils seront ainsi sans ressources l 'an prochain. Ces dispositions créeront de nombreux problèmes et des difficultés aux étudiants du troisième cycle dès la prochaine rentrée universitaire. Le- temps de préparation de la thèse s 'en trouvera encore allongé. Il lui demande si elle n ' estime pas normal que chaque étudiant ayant subi avec succès les épreuves théoriques et pratiques du D. E. A. puisse bénéficier d 'une allocation de recherche afin de mener à bien une thèse de troisième cycle et si elle n'estime pas également nécessaire de prévoir des mesures transitoires afin que les étudiants en troisième année du troisième cycle puissent bénéficier d 'une allocation d'étude dès la prochaine rentrée. Enseignement artistique (maintien du projet de création d 'une U.E.R. d'arts plastiques-nunsicologie à l 'université de Lille-III) juillet M. André Laurent appelle l'attention de Mme le secrétaire d 'Etat aux universités sur la décision du conseil d 'université de Lille-III qui renonce à la création de l ' U. E. R. d'arts plastiques-musicologie décidée par lui le 5 mars Ce renoncement est une décision particulièrement grave pour l 'enseignement de ces arts dont notre région très peuplée a tant besoin. Aussi, l'éducation artistique parait gravement délaissée. En effet, sur 353 établissements du second degré recensés en 1975, 170 n ' avaient pas de poste de professeur de dessin, 177 n 'en avaient pas pour l'éducation musicale et 254 n'en avaient pas pour les travaux manuels éducatifs. Or, les enfants ont besoin d'une éducation artistique de qualité qui ne peut être l 'oeuvre d'adjoints d'enseignement et qui nécessite des enseignants suffisamment formés ayant la possibilité de compléter et de finir leur cycle de formation. C 'est pourquoi il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre afin d'accorder les postes et les moyens financiers nécessaires à la création de cette indispensable U. E. R. REPONSES DES MINISTRES AUX QUESTIONS ECRITES PREMIER MINISTRE CONDITION FÉMININE Femmes (accès au concours des écoles de technicien d ' E. D. F.) mars M. Dutard attire l 'attention de M. le Premier ministre (Condition féminine) sur le fait que l 'on a refusé à ceelaines jeunes filles, élèves du lycée technique A.-Claveille, de Périgueux, l 'accès au concours des écoles de technicien d ' E. D. F. parce que le règlement en réserve le droit aux candidats mas - culins. Cette ségrégation est injustifiable. En effet, rien dans le métier de technicien E. D. F. n 'est incompatible avec la condition de femme. La quasi-totalité des écoles, y compris les plus pres - tigieuses comme polytechnique, ont supprimé la discrimination sexuelle à leur entrée. De plus, de telles dispositions sont en contradiction avec la volonté affirmée du Gouvernement de créer les conditions de l 'égalité par rapport aux problèmes de l 'emploi. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour que soit supprimé ce règlement injuste et désuet. Deuxième réponse. Il faut, pour que les jeunes filles puissent se présenter au concours d 'entrée aux écoles de métiers E. D. F. et G. D. F., qu'elles remplissent les conditions requises pour tout candidat homme ou femme (âge, niveau des études, aptitudes physiques notamment), ce qui semble tout à fait normal si l'on ne veut pas favoriser une discrimination à leur endroit. Il y a eu, les années précédentes, quelques candidatures féminines non suivies de succès. Il faut en outre préciser qu 'E. D. F. et G. D. F. ne recrutent pas exclusivement par la voie des métiers. Les emplois correspondants sont accessibles aux candidats des deux sexes nantis18 5486 ASSEMBLEE NATIONALE 31 Juillet 1976 d 'un examen ou d'un diplôme national (C. A. P., B. E. P., C. E. T.). Par ailleurs, le brevet professionnel de l'électrotechnique est également un diplôme délivré après un examen public. Deux options : production et distribution sont plus spécialement conçues péur les emplois d ' E. D. F. sans exclusive à l 'encontre des candidatures féminines. La collaboration du département Formation d 'E. D. F. et G. D. F. avec le ministère de l 'éducation est très étroite et se concrétise dans la mise au point de programmes scolaires adaptés aux besoins des services. C 'est ainsi que sont en cours d 'élaboration et devraient entrer en application dès la rentrée 1976 une option «Electricien de production ou distribution» au B. E. P. de l ' électrotechnique, et un B. E. P. «Transport et distribution de gaz combustibles». Ces diplômes sont accessibles aux candidats des deux sexes. L'attention des services d'e. D. F. et G. D. F. sera appelée sur l'opportunité d'offrir aux jeunes filles qui s'engageraient dans ces formations un emploi correspondant à la qualification acquise. Imprimerie (nouvel horaire applicable aux ouvrières de «Centre-Impression», à Soudanas [Haute-Viennel) mars Mme Constans attire l 'attention de M. le Premier ministre (Condition féminine) sur la situation nouvelle qui vient d 'être imp; sée aux ouvrières de l 'imprimerie «Centre-Impression e, sise à Soudanas, près de Limoges (Haute- Vienne). Les travailleuses, pour la plupart mères de famille, embauchaient depuis huit ans aux horaires suivants : 7 h h 30, 14 h-18 h. A la suite du dernier mouvement revendicatif des ouvriers et ouvrières de cette imprimerie, la direction vient d 'afficher les nouveaux horaires applicables le 18 mars 1976 : 8 h h 15, 14 h h 15. Cette décision unilatérale, prise sans concertation ni avertissement préalables, crée une géne évidente aux mères de famille qui, de ce fait, ne peuvent plus aller chercher leurs enfants aux sorties d 'école. Elles se trouvent devant un problème d 'autant plus insoluble qu 'elles ne peuvent, en pleine période scolaire, prendre des dispositions nouvelles (cantine, par exemple). Elles ont également un sérieux problème de transport, surtout à 12 h 15 (heure de pointe). Puisque le Gouvernement affirme se préoccuper de l'amélioration de la condition féminine et de la revalorisation du travail manuel, elle lui demande d ' intervenir auprès de la direction de l'entreprise pour la faire revenir sur sa décision et faire respecter l 'ancien horaire qui était acquis par les ouvrières. Réponse. A la suite des démarches effectuées par le service de l'inspection du travail, les horaires spéciaux dont bénéficiait le personnel féminin avant le mois rte mars dernier ont été rétablis par l 'employeur. FONC'r10N PUBLIQUE Crèches (création d'une allocution à verser par les collectivités publiques aux crèches accueillant des enfants de fonction-?mires) mai M. Delelis attire l'attention de M. le Premier ministre (Fonction publique) sur la charge anormale supportée par les communes qui ont ouvert des crèches lorsqu 'y sont accueillis des enfants de fonctionnaires. En effet, si les caisses d' allocations familiales apportent leur participation fin sncière à la collectivité gestionnaire d 'une crèche, sous la forme d'une prestation de service attribuée par journée d' enfant de ressortissants du régime général de la sécurité sociale (actuellement de l'ordre de 10,50 F par jour), cette aide financière n 'est pas attribuée pour les enfants de fonctionnaires assujettis au régime mixte. Les collectivités locales supportent donc, pour les enfants de fonctionnaires, une part du prix de revient de la journée supérieure de 20 à 30 p. 100 par rappel: à l 'enfant d 'une famille relevant du régime général. II demande en conséquence la création d'une allocation à verser par les collectivités publiques (Etat, départements, communes) d 'un taux égal à celui pratiqué par les caisses d 'allocations familiales et versée à l 'organisme gestionnaire de la crèche pour chaque journée d'enfants de fonctionnaires s'y trouvant placés, étant précisé que cette prestation serait totalement indépendante de l ' allocation pour frais de garde ou de toute autre allocation servie aux familles dans le cadre des prestations familiales. Réponse. Les caisses d'allocations familiales disposent de fonds propres d'action sociale qu 'elles peuvent affecter à différentes mesures ponctuelles telles que des subventions de fonctionnement aux crèches municipales. Il est en effet exact que les fonctionnaires comme tous les agents des régimes spéciaux ne relevant pas de la compétence desdites caisses ne peuvent permettre l 'ouverture de tels avantages. Néanmoins l'intervention des services sociaux de l'etat en matière de crèches se manifeste de la manière. suivante : 1 s'agissant des aides apportées au financement de crèches il est indiqué que sur les crédits interministériels à la disposition du secrétariat d'etat auprès du Premier ministre (Fonction publique) ont été dégagés francs en 1973, francs en 1974, francs en 1975 et francs en 1976 pour la construction de crèches dans des cités administratives ou par la réservation de place dans des crèches gérées par des collectivités locales. La politique de réservation de places ainsi poursuivie permet d'apporter une aide financière appréciable par les collectivités locales intéressées qui se rapproche de l'action menée par les caisses d'allocations familiales. Par ailleurs, diverses initiatives ont été prises en ce domaine par certaines administrations qui complètent l 'action menée au niveau interministériel ; 2" en ce qui conte : ne les aides individuelles, il est indiqué que les agents de l 'Etat peuvent bénéficier de deux prestations de garde d 'enfant dont l'une concerne à la fois les personnels de l'etat et le secteur 1 rivé (allocation légale de frais de garde) et l'autre concerne uniquement les agents de l'etat (allocation de garde d'enfant). Ces deux : gestations différentes sont exclusives l'une de l 'autre ; l'allocation légale étant servie en priorité. Les services sociaux financent ainsi u.ie prestation particulière complémentaire qui vient en substitution de l 'allocation légale précitée lorsque cette dernière ne peut être versée. Cette prestation propre à la fonction publique a été portée au 1" janvier 1976 à huit francs par jour et par enfant. Elle est réservée aux agents féminins de l'etat et aux personnes seules ayant un enfant à charge âgé de moins de trois ans, aux parents d'enfants handicapés âgés de moins de dix ans. Pour bénéficier de cette pres - tation le classement hiérarchique de l'agent intéressé ne doit pas excéder l'indice brut 533 (cf. circulaire FP n" 1236 et 3 A-51 du 6 avril 1976). Par ailleurs il est précisé que les fonctionnaires -perçoivent un supplément familial de traitement qui n 'a pas son équivalent dans le secteur privé. Cet avantage qui s 'ajoute aux allocations familiales du régime général, présente des taux variables proportionnellement au nombre d 'enfants à charge. Suite à l'accord salarial négocié en 1976 avec les organisations syndicales de la fonction publique il vient d'être institué au 1' juillet 1976 un minimum de versement de ce supplémnet fixé au niveau de l 'indice brut 313, soit pour deux enfants 114,94 francs, pour trois enfants 259,84 francs et 169,88 francs par enfant en plus du troisième. Cette mesure permet d'avantager les agents chargés de famille dotés d ' un indice inférieur à 313 brut. Il s'agit là d 'une amélioration dégressive qui atteint son maximum au niveau du minimum garanti de rémunération. Travail à temps partiel (autorisation de travail à mi-temps pour les fonctionnaires cinq ans avant l'âge de la retraite) juillet M. Gissinger rappelle à M. le Premier ministre (Fonction publique) qu'aux termes du décret n " du 23 décembre 1970 modifié par le décret n du 23 décembre 1975, la possibilité d 'un régime de travail à mi-temps est,accordée aux fonctionnaires de l 'Etat si ceux-ci se trouvent dans la période de cinq ans précédant la limite d 'âge de leur grade. Cette disposition ne permet en fait aux agents intéressés de ne bénéficier de cette mesure qu'à l'âge de soixante ans, la limite d 'âge étant considérée comme allant jusqu 'à soixante-cinq ans. Compte tenu de ce que de nombreux fonctionnaires font valoir leurs droits à la retraite à compter de soixante ans pour ceux exerçant un emploi sédentaire ou de cinquante-cinq ans pour ceux exerçant un emploi actif, il lui demande si la limite d'âge à partir de laquelle court le délai de cinq ans pendant lequel l 'exercice d'une activité à mi-temps est autorisée ne pourrait être fixée à soixante ans ou cinquante-cinq ans selon les cas, permettant aux agents de bénéficier de cette mesure à cinquante-cinq ans ou cinquante ans. Cette disposition s'avérerait particulièrement oppôrtune à l'égard des personnels féminins de la fonction publique. Réponse. Le régime de travail à mi-temps vient d'être étendu comme le souligne l'honorable parlementaire aux fonctionnaires qui se trouveraient dans la période de cinq ans précédant la limite d 'âge de leur grade. Cette mesure a pour but de faciliter l'adaptation des agents à la réduction d 'activité obligatoire que représente la retraite. Quand sera connu l 'intérêt accordé effectivement à cette faculté par les agents concernés, l 'étude d 'une extension plus large pourra être entreprise ; elle parait actuellement prématurée. AFFAIRES ETRANGERES Uruguay (sort réservé aux détenus politiques) juin M. Sainte-Marie attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la violation systématique des droits de l 'homme en Uruguay depuis A l'annonce des faits inqualifiables dont sont victimes les nombreux détenus poli-19 31 Juillet 1976 ASSEMBLEE NATIONALE 5487 tiques de ce pays, l'on ne petit que dénoncer de telles pratiques. Aussi, il lui demande si la France, signataire de la déclaration universelle des droits de l 'homme, compte, par son intermédiaire, s 'informer du sort réservé aux détenus politiques en Uruguay. Réponse. Le Gouvernement français a toujours déplore les violences qu 'a connues l 'Uruguay avant et depuis 1973 et, à propos de ce pays comme de bien d'autres, il s'est vivement préoccupé du sort des prisonniers politiques. Il constate que s i la lumière n 'a jamais pu être faite sur un certain nombre de disparitions, les lieux de détention des prisonniers politiques en Uruguay sont aujourd'hui connus et que des représentants d'organisations internationales comme de pays tiers ont pu les visiter. La France espère pouvoir mettre à profit les bonnes dispositions annoncées par les nouvelles autorités uruguayennes pour encourager 'le respect des droits de l 'homme dans ce pays. Dcmmtages de guerre (indemnisation par 1Allenaagne des victimes de violation du droit des gens en Alsace-Lorraine en ) juin M. Kédinger attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le problème des réparations dues par l 'Allemagne à la suite du conflit Les disposa. tiens en vigueur, qui résultent notamment des traités de Bonn du 26 mai 1952, amendés par les accords de Paris du 23 octobre 1954, ne permettent de couvrir qu 'une faible partie des dom. mages subis par les personnes et les biens. Si la convention sur le règlement des questions issues de la guerre et de l 'occupation a expressément prévu l 'indemnisation des K victimes du nazisme s, essentiellement les déportés, et a organisé une procédure pour la restitution des biens et objets culturels, elle laisse en dehors de son champ d 'application de nombreuses victimes de violation du droit des gens commise par l'etat allemand : c'est le cas notam. ment des Alsaciens-Lorrains expulsés de leur province par les Allemands, déportés dans les camps spéciaux, des incorporés de force dans l 'armée allemande, des réfractaires à cette incorpora tien. Il lui demande si cette situation ne devrait pas faire l'objet de conversations avec la République fédérale allemande afin de faire obtenir aux nombreuses victimes de violation de droit des gens la réparation à laquelle elles sont en droit de prétendre de la part de l 'Etat allemand dont la République fédérale d 'Allemagne se déclare le continuateur. Réponse. Le Gouvernement n 'ignore pas que toutes les injustices commises par le nazisme en France ou contre des ressortissants français pendant la seconde guerre mondiale n ' ont pas encore été réparées. Ce douloureux problème le préoccupe et, depuis plusieurs années, il multiplie les démarches à ce sujet auprès du Gouvernement de la République fédérale d ' Allemagne en faisant appel, dans les cas qui ne sont pas expressément couverts par les dispositions légales en vigueur, à la responsabilité morale de la République fédérale dans cette affaire. C'est le cas en particulier pour les Alsaciens et les Lorrains incorporés de force dans l'armée allemande. Après plusieurs autres démarches, soit bilatérales (18 avril 1968, 4 juillet 1969, 5 juillet 1971) soit en commun avec les gouvernements belge et luxembourgeois également concernés (28 septembre 1970), une nouvelle intervention a été faite le 18 février 1975 par notre ambassadeur à Bonn auprès du ministère fédéral des affaires étrangères. Celui-ci, dans sa réponse en date du 11 avril 1975, continue de s'en tenir à sa position constante qui consiste à invoquer l 'article 5, paragraphes 2 et 8, de l 'accord de Londres du 27 février 1953 sur les dettes extérieures allemandes pour repousser l'examen des créances à l 'encontre du Reich issues de la seconde guerre mondiale jusqu 'au règlement définitif du problème des réparations, en d 'autres termes jusqu 'à la signature d'un traité de paix. Cependant la réponse du Gouvernement allemand contient, malgré son aspect dilatoire, des éléments positifs d'une grande importance ; en confirmant son accord avec le Gon - verement français sur le fait que l 'enrôlement de force des ressortissants français durant la dernière guerre était contraire au droit des gens, il reconnaît sans équivoque l 'existence d 'un contentieux ; s 'il précise, d'autre part, qu'aucun Etat ni aucun créancier ne doit être rrivilégié en ce qui concerne l'ensemble des catégories de dettes énumérées dans l'accord de Londres, il n'exclut pas du même coup qu 'un règlement doive intervenir. C'est en s 'appuyant sur ces deux points que le Gouvernement poursuit son action auprès des autorités fédérales. Affaires étrangères (République démocratique allemande) juin M. Jean Bernard attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le fait que plus de trois ans après la reconnaissance par la France de la République démocratique allemande et alors qu ' un projet a été remis au Gouvernement français depuis octobre 1974, aucune convention consulaire n'a été passée avec la R. D. A. Il lui demande ce qu'il entend faire pour que soit établi ce document qui permettra l 'approfondissement des relations de tous ordres entre les deux pays. Réponse. II est exact, comme l 'indique l 'honorable parle. mentaire, qu 'un projet de convention consulaire nous a été remis par la R.D.A. le 24 octobre Nous avons répondu en proposant, selon l 'usage, un contre-projet le 5 juin Trois sessions de négociations ont déjà eu lieu depuis, la dernière en février de cette année ; une quatrième rencontre est prévue à l 'automne. La rédaction d 'un texte commun a fait des progrès. I.a seule difficulté sérieuse tient à la volonté de la R.D.A. de faire trancher dans cette convention la question de la nationalité allemande, que les deux Etats allemands ne sont pas parvenus à résoudre entre eux. La clause réclamée par la R.D.A. serait au demeurant tout à fait inédite dans une convention consulaire. Le Gouvernement français, pour sa part, ne ménage pas ses efforts pour développer les relations de tous ordres entre la France et la R.D.A. ; ` l'absence, jusqu 'à présent, de convention consulaire n 'empêche nullement les sections consulaires des ambassades d 'exercer leurs foncticns dans les deux pays sur la base du droit international coutumier et ne constitue pas, pour lui, un obstacle à l'approfon - dissement des rapports bilatéraux sur le plan commercial et culturel notamment. AGRICULTURE Elevage (aides eux petites et rnoyeeees exploitations familiales en difficulté) juillet M. Xavier Deniau appelle l 'attention de M. le ministre de l ' agriculture sur la gravité de la crise qui affecte le marché de plusieurs des grandes productions agricoles et en particulier celui des viandes bovine et porcine. En ce qui concerne le lait, la sous-rémunération chronique de cette production se trouve aggravée par une application du paiement à la qualité inadaptée aux conditions réelles d 'exploitation dans de nombreuses régions. Compte tenu de l'augmentation brutale tics charges, cette situation risque de devenir catastrophique pour l'agriculture familiale, qui prédomine dans le secteur de l'élevage. Par ailleurs, une actualisation des prix d'intervention, qui serait du reste amplement justifiée, puisque, comme vient de la préciser une haute autôrité européenne, les prix agricoles français sont actuellement inférieurs de 24 p. 100 aux prix allemands, ne résoudrait que partiellement les difficultés de cette agriculture familiale, l ' aide aux produits bénéficiant principaleteillent aux très gros producteurs. 11 lui demande en conséquence s'il ne lui paraîtrait pas particulièrement nécessaire, dans la conjoncture présente, de mettre en place des aides directes, sous la forme notamment d 'une détaxation du fuel et de subventions destinées à abaisser le prix des engrais et autres moyens de production, dans la limite d 'un quantum correspondant aux besoins de la petite ou moyenne exploitation familiale. Réponse. Le Gouvernement a suivi avec beaucoup d'ttention l'évolution des marchés des produits issus de l'élevage au cours de la période récente. Après de difficiles négociations, il a obtenu que le conseil des ministres de la C.E.E. procède à une actualisation satisfaisante des prix directeurs de ces produits, compte tenu des caractéristiques des différents marchés concernés. C'est ainsi que le prix d'orientation de la viande bovine et le prix de base de la viande porcine ont pu être augmentés de 8 p. 100, le prix indicatif du lait faisant l'objet d'un relèvement global de 7 p. 100 en deux étapes. Afin de soutenir les cours à la production sur le marché français, il a été procédé, dans le secteur de la viande bovine à des achats d'intervention portant sur tonnes en 1974 et 1975 ; par ailleurs, des aides au stockage privé ont été accordées à concurrence de tonnes aa cours de ces deux années. Alors que la achats d'intervention se poursuivaient sur les boeufs et les jeunes bovins depuis le début de l'année en cours, l'aggravation des conditions climatiques a conduit les autorités communautaires à autoriser en France une reprise de l 'intervention sur les vaches tandis que tonnes de viande pourront recevoir une aide au stockage dans la Communauté au cours des prochaines semaines. Si la politique menée en matière de prix comporte nécessairement des limites, cette politique constitue cependant l'élément primordial permettant une orientation des productions : La fixation du niveau des prix agricoles doit non seulement tenir compte de l'évolution des coûts de production mais prendre également en considération l'équilibre des marchées et permettre la mise en oeuvre d'une politique de production à moyen terme, en relation avec les objectifs définis dans le cadre de la politique des structures. Toutefois, d'autres modes d'action peuvent également se révéler nécessaires, qu'il s'agisse de mesures à long terme visant à limiter les coûts20 5488 de production, comme le régime particulier de taxation dont bénéficient les fuels agricoles, ou de mesures plus canjuncturelles destinées à maintenir le niveau de revenu de l'ensemble des agriculteurs au cours d 'une période particulièrement difficile, comme l'allocation spéciale de revenu dont a bénéficié un très grand nombre d 'exploitants en Face à l'évolution très rapide actuellement constatée sur les différents marchés compte tenu notamment de la situation climatique. le Gouvernement ne manquera pris de faire preuve de la même vigilance afin que soient prises toutes les mesures que rendra nécessaires cette évolution. Etablissemcnts scolaires : Limoges-Les Vaseix (Haute-Vienne) (lycée agricole] décembre M. Rigout attire l'attention de M. le ministre de l 'agriculture sur les difficultés rencontrées au niveau du fonctionnement du lycée agricole de Limoges-Les Vaseix (Haute-Viennes- Le conseil d'administration de cet établissement constate que les subventions de fonctionnement telles qu'elles résultent vie l'application de la circulaire ministérielle ne permettent pas une gestion normale de l'établissement, Cette situation se traduit par le report sur les familles du coût de certaines prestations d 'enseignement telles que l'établissement des cours polycopiés, par l 'impossibilité d 'assurer un entretien régulier des locaux et du matériel, de faire face à des problèmes de sécu rité par un entretien régulier des installations, notamment des installations électriques et finalement par un transfert des charges d ' entretien qui sont normalement des charges de fonctionnement à un budget d'équipement, ce qui constitue une entrave à la réalisation de ces équipements tant au niveau de l'établissement que de la région en général. Il lui demande s'il ne convient pas dans l'immédiat et pour l 'avenir pour remédier à cet état de choses que les règles de calcul de la subvention de fonctionnement soient établies sur des bases différentes qui tiennent compte des considérations précédentes. Réponse. Les crédits de fonctionnement mis à la disposition du lycée agricole de Limoges-Les Vaseix ont été calculés d 'après un barème applicable à tous les établissements d'enseignement agricole technique. Entre 1972 et 1976 les subventions attribuées ont augmenté de 83 p Durant la même période les tarifs de la pension et de la demi-pension ont progressé de 60 p L 'augmentation de la participation de l'etat étant plus importante que celle des familles pour la période , on observe que la part des dépenses prise en charge par l'etat a augmenté durant cette période tandis que la part financée par les famille a diminué. L 'examen du compte financier, gestion 1974, de cet établissement fait apparaître un excédent global de francs, indicateur d 'une situation financière satisfaisante. Si depuis 1973 il n 'a pas été possible, compte tenu des dossiers prioritaires à satisfaire par ailleurs, d 'accorder au lycée agricole de Limoges-Les Vaseix les crédits d 'investissement nécessaires, les disponibilités de cet établissement lui permettaient d 'assurer la couverture des charges normales des travaux d 'entretien et de sécurité les plus, urgents. ASSEMBLES NATIONALE 31 Juillet Réponse. 1" La C. E. E. a décidé de porter l 'aide alimentaire aux pays du tiers monde à tonnes en ce qui concerne le lait écrémé en poudre. Ii n 'est pas sûr dans la pratique que les pays concernés aient la possibilité d 'utiliser cette offre. En effet la plupart des pays sous-alimentés ne disposent pas de l 'infrastructure nécessaire à l'utilisation rationnelle de la poudre de lait écrémé. D 'une part, les moyens de transports sont déficier`e, d 'autre part, les équipements de transformation de la poudre de lait écrémé sont inexistants. L 'honorable parlementaire n'ignore pas que la distributien de lait sous la forme de poudre aux consommateurs directs a entraîné des accidents dans le passé. 2" La C. E. E. a estimé, à juste titre, que l'incorporation de poudre de lait écrémé dans les aliments pour porcs et volailles au lieu et place du soja n'entrainait qu 'une hausse très limitée qui ne justifiait pas une subvention du F. E. O. G. A. ramenant le prix de la poudre de lait écrémé au niveau du prix du soja. Le F. O. R. M. A. ne saurait sans contrevenir aux règles communautaires être substitué au F. E. O. G. A. Enseignement agricole (consultation des conseils régio'aux sur l'établissement de la carte scolaire) avril M. Pierre Charles appelle l 'attention de M. le ministre de l 'agriculture sur les conditions d ' élaboration de la carte scolaire de l'enseignement technique agricole. Cette carte détermine l 'implantation et les capacités d 'accueil des établissements d ' enseignement public. Elle constitue le cadre dans lequel doivent être programmés les équipements nécessaires. Il lui demande s'il n 'estime pas nécessaire que la carte scolaire de l'enseignement technique agricole soit soumise aux conseils régionaux qui ont reçu pour mission de coordonner et de rationaliser le choix des investissements. Réponse.. Au nombre des dispositions prévues au projet de carte scolaire, qui ont fait, de la part du ministère de l'agriculture, l'objet de textes réglementaires actuellement étudiés par les départements ministériels concernés, figure l 'institution dans chaque circonscription d'action régionale d 'une commission régionale consultative de la carte scolaire de l'enseignement technique agricole. Présidée par le préfet de région,, cette commission pourrait comprendre des représentants des administrations et des assemblées régionales intéressées, des organisations professionnelles agricoles, des associations de l 'enseignement privé, des syndicats de l 'enseignement agricole public et des associations de parents d ' élèves. Elle aurait notamment pour attribution, dans le cadre des objectifs fixés pour la circonscription d 'action régionale, l ' examen : des projets de création, de fermeture ou de modification d'implantation ou de structure pédagogique d 'établissements d 'enseignement agricole public ; des demandes de reconnaissance par l 'Etat d' établissements d 'enseignement agricole privés ainsi que des projets de fermeture, modification d'implantation ou de structures pédagogiques des établissements privés reconnus. Il convient d 'observer toutefois que les projets de création de filières préparatoires au brevet de technicien supérieur agricole ainsi que de certaines options très spécialisées du brevet de technicien agricole, tant dans le secteur public que privé, seraient de la seule compétence de la commission nationale consultative de la carte scolaire. Ces-dispositions ainsi proposées en application de la politique de régionalisation et de déconcentration administrative des pouvoirs publics vont dans le sens des préoccupations de l 'honorable parlementaire. Aviculture (excédents de poudre de lait). Lait (mesures en vue de réduire les excédents de poudre de lait en France et clans la C. E. E.) avril M. Lemolne attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture sur l'importance de l 'accumulation des stocks de poudre de lait en France et dans la C.E.E., Communauté économique européenne,. II lui demande : s'il ne serait pas judicieux d 'obtenir une augmentation de la contribution du F. E. O. G. A. (Fonds européen d'orientation et de garantie agricole) pour : 1" accroitre les exportations de poudre de lait vers les pays qui souffrent de la faim ; 2" faire en sorte que l 'incorporation de poudre de lait dans les aliments du bétail n 'entraîne pas une augmentation du prix de ces derniers ; ce qui apparaît d 'autayt plus logique que le F. E. O. G. A. finance déjà les stockages dé soja américain sur le territoire de la C.E.E. Il lui demandé en outre si, sur un plan plus général, une participation dû F. O. R.M. A. (Fonds d 'orientation et de régularisation des marchés agricoles) ne pourrait pas être envisagée afin d 'empêcher toute augmentation des prix des aliments du bétail avril M. Le Pensec attire l 'attention de M. le "ministre de l'agriculture sur la situation-très préoccupante à laquelle sont confrontés de nombreux aviculteurs, notamment en Bretagne, région qui représente plus du tiers de la production nationale. Il lui fait part de son étonnement devant la décision du conseil des ministres de l 'agriculture de la C. E. E. de rendre obligatoire l'incorporation de poudre de lait écrémé dans les aliments du bétail. Une telle décision ne fera qu 'accentuer l'inquiétude des aviculteurs qui devront faire face à de nouvelles hausses de leur coût de production. Il lui expose par ailleurs qu 'à l'heure où il importe de doter les professionnels d 'outils leur permettant un meilleur contrôle de la production et des marchés, il est fait état d'un projet de création d 'un complexe avicole de poules, pondeuses dans le Nord de la France. En conséquence, il lui demande : 1 " les mesures que compte prendre le ministère de l'agriculture, suite au projet communautaire, pour compenser les charges supplémentaires occasionnées aux producteurs ; 2 " les initiatives qu 'il compte prendre face au projet d'implantation, annoncé ci-dessus, suite aux assurances qu'il avait données en mars 1974, que toute nouvelle construction en aviculture serait découragée. Faute de quoi le marché ne mangtterait pas d 'être rapidement déséquilibré et il se constituerait un concurrent de taille pour beaucoup de producteurs dont la seule source de revenus est leur exploitation avicole. Réponse. Devant l'inquiétude provoquée dans un certain nombre de régions par la décision relative à l 'incorporation de tonnes de poudre de lait dans l'alimentation animale, le ministère de l'agriculture tient à préciser dans quelles conditions cette décision a été prise et quelles en seront les conséquences. Un stock de poudre de lait de tonnes existe actuellement. Il pèse, Montrer encore
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