Source: https://www.cannabisbio.com/page/5/
Timestamp: 2019-09-16 23:02:04+00:00
Document Index: 93053641

Matched Legal Cases: ['art 5', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'in fine']

Cannabis bio - Part 5 | anti cancer
Le ministère de la santé a annoncé, jeudi 9 janvier par un bref communiqué, l’autorisation de mise sur le marché du Sativex. Il s’agit du premier médicament à base de cannabis bio marijuana qui pourra être commercialisé en France, vraisemblablement à partir de 2015.
Le Sativex est un spray buccal. Son indication thérapeutique sera extrêmement limitée. Il sera prescrit aux seuls patients atteints de sclérose en plaques, pour soulager « les contractures sévères (spasticité), résistantes aux autres traitements », selon les indications du ministère, qui précise que la prescription initiale sera réservée aux neurologues et médecins rééducateurs hospitaliers.
La prescription sera d’une durée de six mois, explique au Monde l’Agence nationale de sécurité du médicament, qui a donné l’autorisation après avoir examiné les études cliniques et l’efficacité du produit, puis déterminé les conditions de prescription et de délivrance. Les médicaments à base de stupéfiants ne pouvant être délivrés que pour 28 jours, les médecins généralistes seront autorisés à effectuer les renouvellements d’ordonnance entre deux rendez-vous à l’hôpital. Le produit sera distribué en pharmacie de ville, où il devra être stocké dans des coffres, comme c’est le cas des médicaments à base d’opiacés.
« UN DOSSIER DÉLICAT DANS UN ENVIRONNEMENT EXPLOSIF »
« C’est une bonne nouvelle pour les patients français qui étaient quasiment les derniers en Europe à ne pas pouvoir bénéficier du Sativex », se félicite Christophe Vandeputte, le patron français du laboratoire Almirall, qui distribue déjà le produit dans d’autres pays. « Cette autorisation de mise sur le marché représente l’aboutissement de trois ans de discussions. C’était un dossier délicat dans un environnement explosif, mais l’issue est très positive », poursuit-il.
La ministre de la santé Marisol Touraine tenait à cette possibilité d’autorisation des médicaments à base de cannabis, connu pour soulager les douleurs. En juin 2013, elle avait signé un décret autorisant l’agence sanitaire à examiner les dossiers de demande de commercialisation de tels produits, ce qui était interdit jusque-là en France. Les préparations magistrales à base de cannabis restent interdites, tout comme fumer de l’herbe à usage thérapeutique… et récréatif.
Désormais, le Sativex va suivre la procédure habituelle à tout médicament. Il devra être évalué par la Haute autorité de santé, dont l’avis servira de base pour fixer son prix et son taux de remboursement. Il ne devrait donc pas arriver sur le marché avant 2015.
Publié le janvier 9, 2014 septembre 30, 2015
Le cannabis à des fins thérapeutiques bientôt autorisé en Belgique ?
Les choses semblent en tout cas bouger à l’Agence fédérale des médicaments où un groupe de travail planche sur la question. Des médicaments à base de cannabis bio marijuana peuvent efficacement aider en effet certains patients à supporter des traitements lourds.
Une patiente qui préfère garder l’anonymat a accepté de témoigner sur son usage du cannabis à des fins thérapeutiques. Elle souffre d’un cancer et fume tous les jours un peu d’herbe. Le cannabis l’aide à lutter contre les nausées dues à la chimiothérapie, et lui donne de l’appétit : “Je me remets plus vite, je remange plus vite normalement et donc je regagne du poids et de l’énergie.”
Elle s’est procuré le cannabis aux Pays-Bas, dans une pharmacie, avec la prescription d’un médecin hollandais. Car en Belgique, même à des fins thérapeutiques, l’usage du cannabis n’est officiellement pas autorisé. On ne risque donc pas de trouver de l’herbe à fumer dans les pharmacies avant longtemps en Belgique. Les médecins interrogés n’y sont d’ailleurs pas favorables.
A l’institut Bordet, le professeur Lossignol y serait pourtant favorable : “Il n’y a pas une semaine où, en consultation, un patient ou une patiente ne se présente pas avec un symptôme douloureux qui mériterait qu’on essaie au moins le cannabis.” Le professeur Lossignol prône non pas l’usage libre du “joint”, mais seulement l’autorisation de médicaments dérivés du cannabis, notamment pour aider les patients qui souffrent de nausées suite à une chimiothérapie. Pour lui, il n’y a pas plus de danger d’addiction qu’avec un autre médicament : “Le médicament à base de cannabis ne procure absolument pas les effets euphorisants du cannabis naturel, ce n’est d’ailleurs pas ça qui est recherché, c’est vraiment un effet anti-douleur.”
Les principales indications sont les douleurs chroniques sévères liées au cancer mais il y en a d’autres, notamment les nausées, les vomissements et l’hypertension intraoculaire (glaucome).
Pour lui, l’administration de ces médicaments devrait se faire sous contrôle médical, autrement dit sous prescription. D’autres médecins voudraient des conditions encore plus strictes. C’est probablement tout cela qu’examine actuellement le groupe de travail de l’Agence fédérale du médicament.
Publié le janvier 8, 2014 septembre 30, 2015
LE CANNABIS, UN ALLIÉ BEAUTÉ ?
PAS DE POLÉMIQUE, ON NE PARLE PAS ICI DE LE FUMER. NON, ON COMPTE SIMPLEMENT PARLER DES BIENFAITS TOUT À FAIT LÉGAUX DE CETTE PLANTE, SOUS FORME D’HUILE OU DANS LES COSMÉTIQUES, POUR NOTRE PEAU…
S’il est vrai que cette plante aujourd’hui est surtout connue pour ses vertus psychotropes car elle est utilisée comme stupéfiant, séchée ou en résine, on oublie ses vertus en tant que soin de la peau. L’ huile de cannabis, plus précisément de chanvre bio, est très riche en acides gras très proches des lipides naturellement présents dans notre épiderme.
Cela fait de ce précieux liquide gorgé d’oméga 3 anti-oxydant et anti-inflammatoire, à l’odeur reconnaissable entre mille, un très bon allié beauté. Hydratante, nourrissante, émolliente mais non comédogène… cette huile est parfaite pour les peaux sèches, irritées ou acnéiques, que cela soit pour le visage, le corps, les cheveux et les ongles. Les marques l’ont bien compris, et intègrent cet actif dans leurs soins. On pense notamment à The Body Shop, Bernard Cassière, Aroma Zone ou encore Melvita.
Traitement de la peau au cannabis bio
On peut également utiliser l’huile de chanvre bio en cuisine (on sera sûres de ne pas manquer d’acides gras essentiels !), il faut simplement prendre en compte son goût très végétal proche de la ” noisette crue”, pour assaisonner une salade ou un taboulé par exemple. En revanche, elle s’oxyde très vite une fois en contact avec l’air et supporte mal la chaleur, il faut y faire attention.
Entre superaliment et huile miraculeuse… cette plante si décriée pour ses utilisations illégales mérite largement notre attention dans la sphère beauté.
Publié le janvier 7, 2014 septembre 30, 2015
Cannabis : tour du monde des législations
ZOOM – Les politiques changent sur le continent américain face au cannabis bio marijuana.
Alors que l’Uruguay est devenu le premier pays au monde à légaliser totalement la marijuana, les Etats-Unis viennent d’ouvrir leurs premiers “coffee shops” au Colorado. Metronews fait le point sur la situation dans le monde.
Le cannabis n’est aujourd’hui plus considéré comme une drogue interdite. Le débat progresse, un peu partout dans le monde. En quelques semaines, des lignes ont été franchies : la fin de la prohibition a été approuvée dans les Etats du Colorado et de Washington aux Etats-Unis. L’Uruguay est devenu, le 10 décembre dernier, le premier pays au monde à en contrôler toute la chaîne, de la production à la consommation. Au nom de la santé publique, ou pour enrayer le trafic et la violence, mais aussi parce que le cannabis est un marché juteux pour les autorités, les politiques évoluent en la matière. Metronews fait le point sur la situation dans le monde.
La dépénalisation totale et la légalisation du cannabis sont encore rares. Hormis l’Uruguay, le Colorado et bientôt l’Etat de Washington, aux Etats-Unis, font figure d’exception. D’autres pays d’Amérique du sud ont également légalisé, mais pour de petites quantités : c’est cas de l’Argentine et du Pérou.
Autorisation dans un cadre thérapeutique :
De nombreux pays et états autorisent l’utilisation thérapeutique du cannabis, sous forme de médicaments : Allemagne, Belgique, Suisse, Israël et plusieurs états des Etats-Unis ou du Canada.
La dépénalisation :
Contrairement aux idées reçues, le cannabis est illégal aux Pays-Bas ! On y autorise toutefois à acheter des petites quantités de cannabis dans des “coffee shops” et la police tolère que les citoyens aient une petite quantité sur eux (inférieure à 5 grammes).
Un des pays les plus libéraux d’Europe est le Portugal : depuis 2000, l’acquisition, la détention et la consommation de produits stupéfiants ont été dépénalisés et les contrevenants n’encourent plus que des sanctions administratives. A l’inverse, la France est un des pays d’Europe les plus répressifs sur le cannabis : jusqu’à un an d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende sont ainsi requis pour l’usage illicite de marijuana.
L’Espagne ne reconnaît pas comme un délit la possession ou la consommation de cannabis, sauf dans les lieux publics. En République tchèque, la détention de petites quantités de drogues a été dépénalisée depuis 2010. Dans d’autres pays d’Europe, la détention est décriminalisée mais reste pénalisée, et les sanctions sont plus clémentes pour les simples usagers.
Ils y réfléchissent :
Le Danemark a annoncé ses projets de légalisation totale et de régulation, et l’Australie discute à nouveau de la possibilité de légalisation du cannabis, après avoir dépénalisé la possession de petites quantités.
Les pays les plus sévères :
Les Émirats Arabes, la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Inde, l’Iran, le Pakistan, le Koweït, l’Algérie, le Laos, le Vietnam, les Philippines, l’Indonésie, la Thaïlande et la Syrie prévoient la peine de mort en cas de trafic de drogue. La possession, même parfois de quantités infimes de drogues douces ou dures, peut être passible de lourdes peines carcérales (jusqu’à vingt ans de prison).
Publié le janvier 4, 2014 septembre 30, 2015
Bientôt un médicament contre l’addiction au cannabis ?
SANTÉ – Des chercheurs ont découvert qu’une molécule produite par le cerveau constituait un mécanisme naturel de défense (le cannabis bio marijuana).
Le cannabis est l’une des drogues les plus consommées au monde. L’addiction concerne plus de 20 millions de personnes dans le monde dont 500.000 rien qu’en France. Chez les 16-24 ans, un tiers des jeunes en consomme. Parmi les effets néfaste les plus connus figurent des déficits cognitifs et notamment des troubles de la mémoire ainsi qu’une perte générale de la motivation. Alors que jeudi le Colorado a ouvert ses premiers “coffee shops”, des chercheurs de l’Inserm ont fait un pas en avant dans le traitement de l’addiction à la consommation de cannabis.
Que fait le THC sur le corps ?
Lorsqu’une personne fume du cannabis, le THC agit sur le cerveau via des récepteurs situés sur les neurones. Une fois installé, il libère de la dopamine qui les détourne de leurs fonctions habituelles : réguler la prise alimentaire, le plaisir, le métabolisme etc. En contrepartie, il peut provoquer une diminution des capacités de mémorisation, une démotivation et une forte dépendance, notent les chercheurs de l’Inserm.
Les équipes de l’Inserm dirigées par Pier Vincenzo Piazza et Giovanni Marsicano ont découvert une hormone naturellement produite par le cerveau, la prégnénolone, dont l’action pourrait contrer les effets du cannabis et de la dépendance qui en résulte. En administrant de fortes doses de cannabis à des rats et des souris, les chercheurs ont réussi à augmenter la concentration cérébrale de la prégnénolone dans leur cerveau et à bloquer les effets néfastes du principe actif du cannabis (le THC) qui agit sur des récepteurs cannabinoides (CB1) situés sur les neurones.
Le rôle de la prégnénolone. Mais comme le précise Pier Vincezo Piazza, à la tête de l’équipe qui a découvert le processus, “cette hormone ne pourra pas être utilisée telle quelle comme médicament car elle est mal absorbée et rapidement métabolisée par l’organisme”. En effet, son effet ne dépasse pas deux heures, ce qui est trop court pour être vraiment efficace.
Vers un traitement de l’addiction au cannabis bio ?
Les chercheurs ont donc “développé des dérivés de la prégnénolone qui sont stables et bien absorbés et qui sont en principe utilisables comme médicament”. L’Inserm espère pourvoir commencer bientôt des essais cliniques et ainsi, mettre au “la première thérapie pharmacologique de la dépendance au cannabis”.
Publié le janvier 3, 2014 septembre 30, 2015
Vous pensiez tout connaître sur les effets du cannabis ?
Le cannabis bio marijuana est de loin la drogue la plus consommée, avec un collégien sur dix qui en a déjà fumé, d’après une récente enquête internationale sur la santé des jeunes.
Un chiffre alarmant qui invite à faire le point sur les conséquences physiques et psychiques du cannabis, connues et méconnues du grand public.
Outre le tabac fréquemment associé au cannabis, le tétra-hydro-cannabinol (THC) est le principal cannabinoïde (substance psycho-active) responsable des effets somatiques. Les différents symptômes liés à la consommation de cannabis débutent 30 minutes après la prise et peuvent durer jusque 6 heures après. Voici quelques points pour vous éclairer sur les méfaits souvent ignorés du cannabis.
Pourquoi les consommateurs de cannabis ont les yeux rouges ?
L’intoxication aiguë du cannabis provoque une vasodilatation des vaisseaux des conjonctives et une irritation des yeux, responsables de la rougeur des conjonctives. Les fréquentes réactions allergiques ne font qu’aggraver ces symptômes oculaires pouvant provoquer des conjonctivites à répétition.
De véritables risques pour la grossesse
En traversant la paroi du placenta, le THC se retrouve dans le sang du fœtus à des doses au moins égales à celles présentes dans le sang maternel. Même si les effets sur la grossesse et le fœtus sont assez discordants selon les études, aucune drogue n’est anodine et dénuée de risques.
D’après les études les plus pessimistes, le cannabis bio favoriserait un retard de croissance fœtale et l’apparition de troubles neurocognitifs dans l’enfance. Elle peut aussi induire la formation d’un hématome rétro placentaire, complication de la grossesse pouvant engager le pronostic vital de la mère et du fœtus.
Diminution de la fertilité et troubles de la libido
Les substances contenues dans le cannabis bio peuvent être à l’origine de perturbations dans la production des hormones sexuelles mâles et femelles.
Chez l’homme, cette baisse de production est à l’origine d’une diminution de la qualité du sperme (réduction du nombre et de la motilité des spermatozoïdes). Chez la femme, les troubles de fertilité seraient secondairement liées à une perturbation des cycles menstruels, un arrêt de l’ovogénèse (production des ovocytes) et une anomalie d’implantation et de développement embryonnaires.
Bien que le lien direct entre une consommation régulière de cannabis bio et la baisse de la fertilité ne soit pas clairement établi, un arrêt du cannabis est nécessaire pour envisager une procréation. D’autres études ont montré qu’une consommation régulière de cannabis bio serait à l’origine de troubles de la libido, dysfonctions érectiles et de troubles de l’éjaculation.
Des vomissements soulagés par une douche chaude
Une complication digestive souvent méconnue du cannabis : le “syndrome d’hyperémèse cannabinoïde”. La consommation quotidienne et régulière de cannabisbio est responsable d’épisodes sévères de nausées et de vomissements difficilement calmés par les médicaments, accompagnés de douleurs abdominales. Cette symptomatologie digestive est soulagée par un bain chaud ou une douche chaude prise de manière compulsive et par l’arrêt du cannabis.
Entre 175 et 190 décès annuels sur les routes
Des sensations d’ivresse (sensation de bien-être, dysphorie, fou rire) apparaissent après l’usage de cannabis bio pendant environ 3 heures. L’intoxication aiguë à cette drogue peut entraîner des complications psychiques plus inquiétantes comme des hallucinations, une désorientation temporo-spatiale, voire même des troubles psychiatriques.
Sa consommation chronique peut provoquer des troubles respiratoires responsables d’une toux, d’une bronchite ou d’une aggravation d’un asthme. En dilatant les bronches et les alvéoles pulmonaires, le THC permet à la fumée d’y pénétrer plus facilement. Des troubles cardiaques comme une tachycardie ou des palpitations sont souvent ressentis par les consommateurs de cannabis bio. Son rôle dans la survenue de cancers (pulmonaires et des voies aérodigestives supérieures) n’est pas clairement établi à cause de sa fréquente association avec le tabac. Cette drogue entraîne par ailleurs un allongement du temps de réaction et des troubles de la coordination motrice responsables d’accidents de la route.
Entre 175 et 190 décès annuels par accident de la route seraient imputables à la consommation de cannabis, d’après un récent rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie.
– Conséquences somatiques de la consommation de cannabis. Olivier Cottencin et coll. La Revue du praticien. Décembre 2013.
– Le cannabis. Drogues info service.
– Evaluer sa dépendance avec un auto-questionnaire (CAST)
– Guide d’aide à l’arrêt du cannabis. Inpes
Publié le décembre 31, 2013 septembre 30, 2015
La légalisation du cannabis en Uruguay est surtout une bonne nouvelle pour… le Paraguay
L’Uruguay sera l’an prochain le premier pays au monde à vendre du cannabis bio marijuana à ses citoyens.
La loi veut mettre sous contrôle de l’Etat la production et la distribution de cannabis. Les citoyens qui veulent acheter du cannabis devront pour cela se faire enregistrer. Le pays veut endiguer la violence liée aux drogues, ôter les bénéfices des trafics des mains des narcotrafiquants et protéger les consommateurs de cannabis d’un passage éventuel aux drogues dures.
L’Uruguay va vendre le cannabis à 1 dollar le gramme (0,75 euro) et pas à 2,5 dollars comme annoncé précédemment, a déclaré Julio Cazada, responsable du programme cannabis des autorités uruguayennes (en comparaison, en Europe et aux USA, les prix dépassent facilement les 10 euros le gramme).
Ce dernier point pourrait bien être une bonne nouvelle pour … le Paraguay.
Ce pays est-après le Mexique – le plus grand producteur de marijuana au monde. Un kilo de cannabis coûte à peine 45 euros au Paraguay contre 225 euros en Uruguay. Il s’agit donc de 0,045 euro et 0,22 euro le gramme. Les producteurs paraguayens peuvent donc ainsi réaliser un gain supérieur de 500 % par rapport à ce qu’ils gagneraient ‘avec d’autres cultures. Ce n’est pas négligeable dans un pays où le PIB atteint par personne à peine 6.000 dollars contre 16.000 en Uruguay, pays plus riche.
Si l’Uruguay se met à vendre de la marihuana de manière légale à 1 dollar le gramme, la consommation va augmenter très vite, ce qui donne aux producteurs paraguayens des possibilités de pénétrer dans ce marché avec de la marchandise bien moins chère, voilà les craintes qu’exprime Luis Rojas, chef de la cellule antidrogues paraguayenne dans le journal local ABC.
Le Paraguay s’est toujours opposé à la légalisation du cannabis en Uruguay. En août déjà, Rojas prévenait que la légalisation aurait peu d’effet sur l’importation de drogues dans le pays. « Il n’y a aucune raison que les producteurs paraguayens arrêtent d’exporter leur production en Uruguay ».
Il est clair que cela pourrait avoir un effet contraire aux raisons qui incitent Montevideo à légaliser le cannabis. Le but était – dans un pays où un méfait sur quatre est lié à la drogue ou à l’alcoolisme – de lutter contre la montée de violence due à la drogue et d’ôter les bénéfices des trafics des mains des dealers.
« Nous sommes persuadés que l’interdiction de certaines drogues cause plus de problèmes que les drogues elles-mêmes et a des conséquences destructrices », a dit en juillet de l’an passé Eleuterio Fernandez Huibrodo, ministre de le Défense.
Mais les barons paraguayens de la drogue menacent de submerger l’Uruguay sous un flot de cannabis illégal et bon marché, un trafic qui est loin d’être basé sur la volonté d’aider les hommes. Une augmentation de violences liées à la drogue pourrait devenir la norme, à l’opposé du caractère exceptionnel du projet que désirait le gouvernement.
Publié le décembre 30, 2013 septembre 30, 2015
Cannabis : l’Istiqlal signe la première proposition de loi
L’Istiqlal garde toujours une longueur d’avance. C’est le premier parti à avoir évoqué la problématique de la culture du cannabis bio marijuana sous la coupole du Parlement.
L’Istiqlal garde toujours une longueur d’avance. C’est le premier parti à avoir évoqué la problématique de la culture du cannabis sous la coupole du Parlement. C’est aussi le premier à avoir déposé, il y a quelques jours, une proposition de loi portant dépénalisation et réglementation de cette activité en perspective de son usage à des fins médicales et pharmaceutiques. La proposition prévoit, en gros, la délimitation de la culture de cette plante à des régions précises. Il s’agit des provinces d’Al Hoceima, Chaouen, Tétouan, Ouezzane et Taounate. Ailleurs, cette activité sera bien sûr interdite. La proposition prévoit les modalités de sa culture, de sa commercialisation, de sa transformation et de sa consommation. Bref, l’organisation de toute la filière dont devrait justement s’occuper un organisme public, une agence nationale, dans lequel siégeraient tous les acteurs concernés.
L’Istiqlal n’est pas le seul à s’intéresser à la question, puisque le PAM a également inscrit le sujet dans son agenda et lui a même consacré une journée d’information à l’hémicycle à l’initiative de son groupe parlementaire. Le PJD s’invite aussi à ce débat mais non pas pour trouver une solution à la situation des dizaines de milliers de familles qui vivent de cette activité. Les islamistes crient plutôt au scandale et à l’instrumentalisation de la question en accusant leurs adversaires de vouloir tirer des bénéficies électoraux de leur démarche.
DU CANNABIS THÉRAPEUTIQUE POUR LA SANTÉ D’UNE ENFANT
Traitement par Le cannabis bio marijuana. Un combat après l’autre, Sandrine Simmini lutte pour sa fille Lola. La petite est atteinte du syndrome de Dravet, une forme rare et sévère d’épilepsie, aussi appelé « épilepsie myoclonique sévère du nourrisson » (EMSN).
Diagnostiquée assez tôt, Lola n’a jamais pris de médicaments contre-indiqués pour cette maladie et suit une quadrithérapie. Pourtant, « ce lourd traitement n’arrange rien et les effets secondaires aggravent son état », constate Sandrine, à bout de solutions.
Après quelques recherches sur internet, la jeune mère entrevoit une alternative : le cannabidiol. Outre-Atlantique, des essais cliniques viennent d’être autorisés et les témoignages de parents satisfaits abondent déjà. « Le cannabidiol accroît l’effet des médicaments que les enfants prennent déjà, explique Sandrine Simmini. Petit à petit, on peut diminuer le dosage et, in fine, supprimer si possible un ou plusieurs médicaments. » Et les effets secondaires comme l’anorexie dont Lola souffre depuis deux ans.
Marie-Christine Ballot voudrait elle aussi donner du cannabidiol à Louis, son fils de 14 ans atteint de la même maladie. Mais les deux femmes veulent le faire en toute légalité « pour être suivi par un médecin et prouver médicalement ses bienfaits », précise la mère du garçonnet.
« Les gens pensent au côté récréatif »
Après avoir vécu trois ans à Montbéliard, elle a ramené son fils à Aix-en-Provence, sa ville natale. « Dans le Sud, nous avons pu trouver un meilleur suivi qu’à Besançon et plus de soutien de la part du corps médical », se satisfait Marie-Christine et son compagnon, Sébastien. Mais, avec une soixantaine de cas dans l’hexagone, les parents trouvent peu d’écoute de la part des neurologues, souvent perdus devant cette maladie rare. « Nous vivons la même situation qu’ont vécue les parents d’autistes sévères il y a vingt ans », résume Marie-Christine.
Le centre de référence pour le syndrome de Dravet se trouve à l’hôpital Necker de Paris, « trop loin quand nos enfants peuvent être à un instant en train de jouer et, dans la seconde qui suit, être à l’article de la mort », explique Sandrine.
En France, certains n’ont pas attendu l’autorisation de l’Epidiolex, le médicament à 98 % de cannabidiol destiné aux épileptiques, pour le tester. Mais leurs récits, si positifs soient-ils, n’empêchent pas le scepticisme d’autres parents. « Les gens pensent au côté récréatif du cannabis qu’il n’y a pas dans le cannabidiol, dépourvu de THC, justifie Sandrine Simmini. Pire, les médecins nous font tellement peur. Ils nous disent que le cannabidiol comporte un risque de mort subite, mais le syndrome de Dravet aussi ! Alors, on fait quoi ? »
Pour ne pas choisir entre la peste ou le choléra, l’Ornanaise a écrit une lettre à François Hollande lundi dernier. « Je vous demande d’autoriser l’Epidiolex », écrit-elle clairement. Sans réponse, elle garde pourtant espoir et sourire même si elle avoue : « Dans peu de temps, si rien n’évolue, je m’en procurerai illégalement. Pour voir ma fille aller mieux. »
Les effets du cannabis : risques, vulnérabilité… effets thérapeutiques ?
Le cannabis bio marijuana.Comment les chercheurs étudient le cannabis au laboratoire… Quels sont ses effets chez la souris ? Comment le cannabis agit-il au niveau du cerveau de rat ?
Les limites de l’extrapolation de ces études à l’homme. Avec le comportementaliste Rafaël Maldonado et le neuro-pharmacologue Jean-Pol Tassin.
Les effets immédiats liés à la consommation de cannabis bio
Les effets à court terme sont divers et plus ou moins intenses selon la quantité de produit utilisé, la personnalité du consommateur et le contexte. Ils vont d’une sensation de bien-être à la somnolence, de l’euphorie à un trop-plein d’idées et de paroles… Par ses effets relaxants et désinhibants, le cannabis, facilite les contacts. Il amplifie les émotions et modifie les perceptions visuelle, auditive et temporelle.
Mais la consommation de cannabis entraîne aussi des troubles de la mémoire immédiate, des difficultés à se concentrer, une diminution des réflexes, voire, à hautes doses, des troubles du langage et de la coordination motrice. La prise de cannabis peut parfois déclencher un bad trip, c’est-à-dire un mal-être psychologique avec une angoisse importante voire une crise d’identité. Enfin, un état de psychose aiguë avec des idées délirantes peut toucher des personnes prédisposées (0,1 % des consommateurs).
Le cannabis est-il responsable d’accidents mortels de la route ?
Selon une récente enquête* menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, les conducteurs sous influence du cannabis ont 1,8 fois plus de risque de causer un accident mortel que les conducteurs négatifs. Sur les 10 748 conducteurs impliqués dans des accidents mortels et soumis à un test sanguin de dépistage du cannabis, 751 (soit 7%) étaient positifs. Selon les auteurs de l’étude, le nombre annuel de victimes directement imputable au cannabis serait ainsi de l’ordre de 180.
Pour certains spécialistes, ces chiffres pourraient être sous-estimés car seules les concentrations en THC supérieures à 1 ng/ml – mesurées dans le sang parfois plusieurs heures après l’accident – ont été prises en compte dans cette enquête. Or, des données récentes** suggèrent que le THC peut encore se retrouver dans le cerveau alors qu’il n’est plus détectable dans le sang.
Au vu de ces nouveaux résultats, l’Académie nationale de pharmacie vient de demander à ce que les mesures législatives soient renforcées, notamment en abaissant le seuil de positivité à 0,5 ng/ml (contre 1 ng/ml aujourd’hui) et en privilégiant le dépistage préalable par la salive (notons qu’aujourd’hui, il n’y a pas de seuil de dangerosité défini comme pour l’alcool). Des recommandations jugées discutables par le secrétaire du conseil médical de la prévention routière, le Dr Mercier-Guyon, qui considère que le test salivaire n’est pas encore suffisamment fiable et que l’approche comportementale (qui consiste à faire descendre les conducteurs de leur véhicule pour observer leur comportement) est plus adaptée qu’une détection chimique systématique.
* Etude « Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière » (SAM), OFDT, 2005, parue dans l’édition du 2 décembre 2005 du British Medical Journal. ** Mura P, Kintz P, Dumestre V, Raul S, Hauet T. THC can be detected in brain while absent in blood. Journal Anal Toxicol. 2005; vol. 29 : sous presse.
Cannabis bio et alcool : un cocktail détonnant
Jusqu’à présent, les études épidémiologiques menées dans différents pays avaient déjà permis de conclure que la consommation de cannabis associée à une prise d’alcool, même faible, augmentait fortement le risque d’être impliqué dans un accident mortel de la route.
Les effets à long terme sur la santé : premières observations
Aujourd’hui, les effets à long terme du cannabis sont encore méconnus car mal documentés. D’une part, on manque de recul en matière de données épidémiologiques. D’autre part, l’exercice est d’autant plus difficile que les consommations excessives de cannabis, celles qui sont le plus à risque pour la santé, sont souvent liées à la prise d’autres substances. Néanmoins, les premières observations suggèrent qu’à long terme, une consommation régulière (dix fois et plus au cours des trente derniers jours) et répétée de cannabis peut avoir des effets graves sur la santé : bronchite chronique, troubles cardiovasculaires, troubles nerveux (anxiété, dépression), risque accru de cancer…
Source : « Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé », expertise collective de l’Inserm.
Quel lien entre cannabis et cancer ?
Plusieurs études épidémiologiques et cliniques menées notamment dans des pays du Maghreb (Maroc, Tunisie), régions consommatrices de cannabis par tradition, mais aussi aux États-Unis où la marijuana est fumée sans tabac, suggèrent que la consommation répétée et régulière de cannabis augmenterait le risque de développer un cancer du poumon ou des voies aérodigestives supérieures. De plus, associée à du tabac, la prise de cannabis pourrait accélérer le développement du cancer bronchique, processus habituellement lent, avec apparition de la maladie avant 45 ans. D’autres études épidémiologiques sont encore nécessaires pour préciser les risques, notamment en fonction de la durée de consommation.
Source : Centre international de recherche sur le cancer, Dr Annie Sasco (« Cancer et cannabis », Annie Sasco et Hervé Besson, « L’usage problématique de cannabis » (février 2004), Toxibase-Crips).
Y a-t-il une dépendance au cannabis ?
Il ne semble pas que le cannabis entraîne une dépendance physique (troubles somatiques liés à l’interruption de la consommation) mais une dépendance psychique (préoccupations majoritairement centrées sur l’obtention du produit) semble exister chez environ 10 % des consommateurs réguliers. Dans sa dernière expertise collective présentée en février 2004, l’Inserm rappelle que le tabac rend dépendant très rapidement et que plus il est consommé jeune, plus le risque de devenir dépendant est important. Or, en France, le cannabis est presque toujours consommé avec du tabac. Donc la consommation de « joints » peut rendre dépendant au tabac et pousser à un usage répété.
Le cannabis est-il une porte d’entrée vers d’autres drogues ?
Selon une enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies menée en 2002 (sur un échantillon de 2 000 personnes de 15 à 75 ans), près de 70 % des Français le croient.
Mais, jusqu’à présent, les données épidémiologiques n’ont pas confirmé ce risque d’« escalade » vers d’autres drogues.
Le sujet fait débat actuellement. Plusieurs études* suggèrent que chez certaines personnes prédisposées, le cannabis pourrait être responsable de l’apparition d’une schizophrénie**. Ainsi, le risque de schizophrénie est augmenté d’un facteur 2 chez les sujets ayant consommé dix fois du cannabis à 18 ans (à l’exclusion de toute autre drogue) et ce risque augmente avec l’importance et la précocité de la consommation. La prise de cannabis précède généralement l’apparition de la schizophrénie. Les patients consomment-ils du cannabis pour atténuer des signes précurseurs d’une schizophrénie non encore diagnostiquée ? Ou bien, le cannabis peut-il, en l’absence de symptômes préexistants, déclencher les premiers troubles ? Cette dernière hypothèse n’est pas exclue mais il est trop tôt pour trancher et d’autres travaux devront chercher à identifier la vulnérabilité individuelle face à ce risque.
* Notamment une étude suédoise menée sur 50 000 conscrits pendant plus de vingt-cinq ans (British Medical Journal, 2002). ** La schizophrénie est une pathologie mentale grave qui touche 1% de la population, soit 600 000 personnes en France. Source : Inserm, Marie-Odile Krebs, directrice de l’Unité EPI 0117 « physiopathologie des maladies psychiatriques ».
L’impact du cannabis sur les performances scolaires
On sait que la consommation de cannabis peut induire des troubles de la mémoire, des défauts d’attention. On peut donc s’attendre à une baisse des performances scolaires… mais aujourd’hui aucune étude ne permet de l’affirmer avec certitude. Il y a trop de facteurs impliqués dans l’échec d’un parcours scolaire (problèmes familiaux ou sociaux, mal-être psychologique, troubles du comportement…) et il est difficile de mesurer la part de responsabilité du cannabis.
Un syndrome « amotivationnel » (déficit de l’activité, indifférence affective, altération du fonctionnement intellectuel, ralentissement de la pensée…) a été décrit chez certains consommateurs réguliers de cannabis.
Le cannabis bio, un indicateur de mal-être ?
En étudiant les plus jeunes (12-13 ans) et les plus âgés (17-18 ans), on voit qu’il y a pour tous un lien entre consommation de cannabis, manque de goût pour l’école* et absentéisme régulier. Mais ce lien est nettement plus important chez les 12-13 ans, y compris en cas de « simple » expérimentation, que chez les 17-18 ans. Or, a priori, ce n’est pas le fait d’avoir consommé une fois ou deux la substance qui va induire le manque de goût pour l’école, l’absentéisme régulier, voire même la tentative de suicide.
Les chercheurs font plutôt l’hypothèse que, chez les plus jeunes, l’expérimentation de cannabis, tout comme le fait de ne pas aimer l’école, d’être régulièrement absent ou de faire une tentative de suicide, sont plutôt l’expression d’un même mal-être. À ce titre, la consommation de cannabis doit être considérée comme un signal d’alarme…
Source : Enquête européenne Espad 2003 (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs), par autoquestionnaire anonyme auprès de 16 000 élèves de la 6e à la Terminale, sous la direction scientifique conjointe de l’Inserm (M. Choquet) et de l’OFDT (F. Beck) pour la France.
Les effets thérapeutiques du cannabis bio
L’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques est en débat dans de nombreux pays. Des études ont montré que le produit actif du cannabis (le THC) a des propriétés anti-douleur, anti-vomissements et qu’il stimule l’appétit ; il peut limiter les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses, des trithérapies contre le sida, permettre de lutter contre le glaucome ou certaines douleurs chroniques… Récemment, une étude britannique (publiée dans la revue médicale The Lancet en novembre 2003) a suggéré que le cannabis aurait un effet bénéfique chez certains patients atteints de sclérose en plaques.
Néanmoins, tous ces essais ont été faits sur des petits échantillons de patients et l’on manque encore d’études à grande échelle pour réellement évaluer le potentiel thérapeutique du cannabis. De plus, la forme fumable est la plus utilisée dans les essais (effets plus constants et plus rapides que les décoctions ou le cannabis consommé par vaporisation) mais c’est aussi la plus toxique pour les bronches et les poumons.
Le cannabis bio comme médicament
Depuis le 1er septembre 2003, les pharmacies des Pays-Bas vendent du cannabis sur prescription médicale. Plusieurs pays tolèrent déjà la prescription de cannabis pour certaines maladies graves:
la Suisse, le Canada (qui vient d’autoriser un spray à base de cannabis pour soulager les symptômes liés à la sclérose en plaque), une dizaine d’États des États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni
et bientôt la Belgique.
En France, des gélules de THC peuvent être prescrites exceptionnellement dans le cadre d’une autorisation temporaire nominative qui est des plus restrictives.
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