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Timestamp: 2020-02-21 12:44:12+00:00
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Information professionnelle sur Vimovo®, comprimés pelliculés: AstraZeneca AG
Naproxenum et Esomeprazolum ut Magnesii esomeprazolum trihydricum.
Traitement symptomatique de la polyarthrite rhumatoïde, de l'arthrose et de la spondylarthrite ankylosante chez les patients qui présentent un risque de développer des ulcères gastriques et/ou duodénaux dans le cadre d'une utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et lorsqu'un traitement avec moins de 1000 mg de naproxène par jour n'est pas approprié.
La posologie est de 1 comprimé pelliculé deux fois par jour.
Si des doses journalières de 1000 mg de naproxène ne sont pas indiquées, il convient d'utiliser d'autres médicaments.
Les comprimés Vimovo doivent être avalés entiers avec de l'eau. Ils ne doivent pas être divisés, mâchés ou broyés.
Il est recommandé de prendre les comprimés Vimovo au moins 30 minutes avant un repas (voir «Pharmacocinétique»).
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée, Vimovo doit être utilisé avec prudence et la fonction rénale doit être surveillée de près. Une réduction de la dose journalière totale de naproxène doit être envisagée (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»). Vimovo est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min), étant donné qu'une accumulation des métabolites du naproxène a été observée chez les patients souffrant d'insuffisance rénale sévère et les patients dialysés (voir «Mises en garde et précautions»).
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, Vimovo doit être utilisé avec prudence et la fonction hépatique doit être surveillée de près. Une réduction de la dose journalière totale de naproxène doit être envisagée (voir «Pharmacocinétique»). Vimovo est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir «Contre-indications» et «Pharmacocinétique»).
Le risque de développer des conséquences graves d'effets indésirables est augmenté chez les patients âgés (voir «Mises en garde et précautions» et «Pharmacocinétique»).
La sécurité et l'efficacité de Vimovo n'ont pas été étudiées chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Vimovo n'est pas recommandé dans cette classe d'âge.
·Hypersensibilité au naproxène, à l'ésoméprazole, aux dérivés benzimidazolés ou à l'un des excipients selon la composition.
·Antécédents de bronchospasme, d'urticaire ou de symptômes évoquant une allergie après l'administration d'acide acétylsalicylique ou d'autres AINS.
·Troisième trimestre de la grossesse (voir «Grossesse/Allaitement»).
·Maladies inflammatoires de l'intestin (par exemple maladie de Crohn ou colite ulcéreuse).
·Insuffisance hépatique sévère (cirrhose du foie et ascite).
·Insuffisance cardiaque sévère (NYHA III à IV).
·Traitement des douleurs postopératoires après une opération de pontage aorto-coronarien (ou utilisation d'une machine cœur-poumon).
Naproxène: l'incidence d'effets indésirables des AINS - en particulier des hémorragies, ulcérations et perforations gastro-intestinales pouvant éventuellement avoir une issue fatale - est augmentée chez les patients âgés (voir «Pharmacocinétique»).
Naproxène: au cours du traitement par des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), qu'ils soient sélectifs de COX-2 ou non, des ulcérations, hémorragies ou perforations gastro-intestinales peuvent se produire à tout moment sans signes précurseurs et en l'absence d'indices anamnestiques. Pour réduire ce risque, on utilisera la dose efficace la plus faible et on limitera la durée du traitement dans la mesure du possible.
Vimovo contient de l'ésoméprazole afin de réduire l'incidence d'effets indésirables gastro-intestinaux du naproxène, notamment d'ulcérations. Bien que les ulcères gastriques soient significativement plus rares sous Vimovo que sous naproxène seul, le développement d'ulcérations et de complications associées aux ulcères ne peut pas être exclu (voir «Pharmacodynamie»).
Le risque d'hémorragies, d'ulcérations ou de perforations gastro-intestinales associé aux AINS est augmenté lors de l'utilisation de doses élevées, chez les patients ayant des antécédents d'ulcères - surtout dans le cas d'ulcères compliqués d'hémorragies ou de perforations - ainsi que chez les patients âgés. Chez ces patients, le traitement doit être commencé avec la plus faible dose disponible.
Les patients avec antécédents de toxicité gastro-intestinale, surtout s'il s'agit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (notamment d'hémorragie gastro-intestinale), particulièrement au début du traitement.
La prudence est de rigueur chez les patients qui prennent un AINS en même temps que d'autres médicaments susceptibles d'accroître le risque d'ulcérations ou d'hémorragies, tels que les corticoïdes oraux, les anticoagulants (par ex. la warfarine), les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires (par ex. l'aspirine; pour des informations sur l'utilisation de Vimovo en association avec de l'aspirine à faible dose, voir «Interactions»).
En cas d'hémorragies ou d'ulcérations gastro-intestinales sous Vimovo, le traitement doit être arrêté.
Les AINS ne doivent être administrés qu'avec précaution chez les patients ayant des antécédents de maladies gastro-intestinales (colite ulcéreuse, maladie de Crohn), car ces maladies peuvent s'aggraver (voir «Effets indésirables»).
Ésoméprazole: en présence de signes alarmants, comme une perte de poids involontaire significative, des vomissements persistants, une dysphagie, une hématémèse ou un méléna, et si l'on suspecte un ulcère gastrique, il convient d'en exclure le caractère malin avant d'initier le traitement par le sel de magnésium d'ésoméprazole, car le traitement peut masquer les symptômes et retarder le diagnostic.
Une réduction de l'acidité gastrique peut entraîner une augmentation du nombre intragastrique de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Un traitement par des substances inhibitrices de l'acidité telles que les inhibiteurs de la pompe à protons peut entraîner une légère augmentation du risque d'infections gastro-intestinales - par exemple à Salmonella, à Campylobacter et, chez les patients hospitalisés, éventuellement à Clostridium difficile.
Naproxène: des études contrôlées par placebo ont mis en évidence un risque accru de complications thrombotiques cardiovasculaires et cérébro-vasculaires associé à certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2. On ignore encore si ce risque est en corrélation directe avec la sélectivité COX-1/COX-2 des différents AINS. Comme pour tous les AINS, le traitement des patients ayant des antécédents d'hypertension et/ou d'insuffisance cardiaque congestive exige une surveillance et une instruction appropriées du patient, étant donné que les traitements par AINS peuvent être associés à une rétention liquidienne et à des œdèmes.
Les AINS peuvent être associés à un risque accru d’événements thrombotiques cardiovasculaires sévères, y compris infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral. Ce risque peut exister dès les premières semaines de traitement. L’augmentation du risque thrombotique cardiovasculaire a été presque toujours observée à des doses élevées.
Chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires préexistantes (par exemple hypertension non contrôlée, insuffisance cardiaque congestive, cardiopathie ischémique préexistante, artériopathie oblitérante périphérique et/ou maladies cérébro-vasculaires) et les patients présentant des facteurs de risque d’événements cardiovasculaires (par exemple hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme), le naproxène ne doit être utilisé qu'après une évaluation soigneuse.
Ce risque impose également d'utiliser la dose efficace la plus faible et de limiter la durée du traitement dans toute la mesure du possible.
Naproxène: les effets rénaux des AINS englobent une rétention liquidienne avec œdèmes et/ou hypertension artérielle. Le naproxène ne doit donc être utilisé qu'avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque ou présentant d'autres conditions susceptibles de prédisposer à une rétention liquidienne. La prudence est également de mise chez les patients prenant parallèlement un diurétique ou un IECA, de même que chez les patients présentant un risque accru d'hypovolémie. L'administration prolongée d'AINS a entraîné une insuffisance rénale, une défaillance rénale, une néphrite interstitielle aiguë, une hématurie, une protéinurie, une nécrose papillaire rénale et d'autres lésions rénales. L'administration d'un AINS peut entraîner une diminution dose-dépendante de la synthèse des prostaglandines et secondairement du flux sanguin rénal, ce qui peut déclencher une décompensation rénale manifeste, voire une défaillance rénale. Ce risque est le plus élevé chez les patients présentant une insuffisance rénale, une hypovolémie, une insuffisance cardiaque, une insuffisance hépatique ou un syndrome de perte de sel, chez les patients utilisant des diurétiques, des inhibiteurs de l'ECA ou des antagonistes du récepteur de l'angiotensine II, ainsi que chez les patients âgés. La plus grande prudence est de rigueur - avec surveillance régulière de la fonction rénale - lors d'une utilisation de Vimovo chez ces patients (cf. «Interactions»).
Le naproxène étant éliminé en majeure partie (95%) par filtration glomérulaire dans l'urine, il doit être utilisé avec la plus grande prudence chez les patients insuffisants rénaux. Une surveillance du taux de créatinine sérique et/ou de la clairance de la créatinine est indiquée chez ces patients. Vimovo est contre-indiqué chez les patients présentant une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min.
L'hémodialyse ne diminue pas la concentration plasmatique du naproxène en raison de sa forte liaison aux protéines.
Chez certains patients, surtout ceux dont le débit sanguin rénal est réduit suite à un volume extracellulaire insuffisant, une cirrhose hépatique, un syndrome de perte de sel, une insuffisance cardiaque congestive ou une maladie rénale préexistante, des tests de la fonction rénale doivent être faits avant et pendant le traitement par Vimovo. C'est également le cas pour certains patients âgés chez lesquels une atteinte de la fonction rénale peut être prévisible, ainsi que les patients utilisant des diurétiques, des inhibiteurs de l'ECA ou des antagonistes du récepteur de l'angiotensine II. Pour éviter une éventuelle accumulation excessive des métabolites du naproxène, on envisagera une réduction de la dose journalière chez ces patients.
Naproxène: les patients souffrant de troubles de la coagulation ou suivant un traitement médicamenteux susceptible d'affecter l'hémostase doivent être surveillés étroitement lors d'un traitement avec un médicament contenant du naproxène.
Les patients présentant un risque hémorragique élevé et les patients sous traitement anticoagulant (par exemple avec des dérivés de dicoumarol) peuvent être exposés à un risque accru d'hémorragies lors de l'administration concomitante d'un médicament contenant du naproxène (voir «Interactions»).
Le naproxène inhibe l'agrégation plaquettaire et prolonge le temps de saignement. Cet effet doit être pris en compte lors de la détermination du temps de saignement.
Si une hémorragie active et cliniquement significative d'une quelconque origine se produit sous Vimovo, le traitement doit être arrêté.
Naproxène: dans de très rares cas, des réactions cutanées graves et dans certains cas mortelles, y compris dermatite exfoliatrice, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique, ont été observées en rapport avec l'utilisation d'AINS (voir «Effets indésirables»). Le risque de développer de telles réactions semble être le plus élevé en début de traitement; dans la majorité des cas, la réaction se manifeste au cours du premier mois de traitement. Le traitement par Vimovo doit être arrêté au premier signe d'une éruption cutanée, de lésions des muqueuses ou d'autres symptômes d'hypersensibilité.
Des réactions d'hypersensibilité à la lumière peuvent se produire dans de rares cas.
Lupus érythémateux cutané subaigu: Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à des cas très peu fréquents de Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS). Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter Vimovo. La survenue d'un LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe à protons.
Un examen ophtalmologique est recommandé en cas de modification ou de troubles de la vision.
Naproxène: des réactions d'hypersensibilité peuvent se produire chez les personnes prédisposées. Des réactions anaphylactiques (anaphylactoïdes) peuvent se produire chez des patients avec ou sans antécédents d'hypersensibilité ou d'exposition à l'aspirine, à d'autres AINS ou aux médicaments contenant du naproxène. De telles réactions peuvent aussi survenir chez des personnes avec antécédent d'angio-œdème, de réactivité bronchospastique (par exemple asthme), de rhinite ou de polypes nasaux.
Naproxène: chez des patients asthmatiques et sensibles à l'aspirine, l'utilisation d'aspirine a été associée à des bronchospasmes sévères pouvant être fatals. Étant donné qu'une réactivité croisée entre l'aspirine et d'autres AINS - incluant la survenue de bronchospasmes - a été rapportée chez les patients sensibles à l'aspirine, Vimovo ne doit pas être utilisé chez des patients présentant cette forme de sensibilité à l'aspirine (voir «Contre-indications») et doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d'un asthme préexistant.
Naproxène: les effets antipyrétiques et antiinflammatoires du naproxène peuvent diminuer la fièvre et atténuer d'autres signes d'inflammation, ce qui peut limiter l'utilité de ces signes pour le diagnostic.
Naproxène: l'association du naproxène avec un AINS autre que l'aspirine - y compris les inhibiteurs sélectifs COX-2 - est déconseillée en raison du risque de cumul d'effets indésirables sévères des AINS.
Ésoméprazole: l'administration concomitante d'ésoméprazole et de médicaments tels que l'atazanavir ou le nelfinavir n'est pas recommandée (voir «Interactions»).
L'administration concomitante d'ésoméprazole et de clopidogrel est déconseillée (voir «Interactions»).
Naproxène: l'utilisation d'AINS comme le naproxène peut affecter la fertilité féminine. Chez les femmes qui ont des difficultés à être enceintes ou qui subissent des examens pour infertilité, l'arrêt de Vimovo doit être envisagé (voir «Grossesse/Allaitement»).
Les patients traités de façon prolongée (notamment les patients traités depuis plus d'un an) doivent être soumis à une surveillance régulière.
Le taux de chromogranine A (CgA) augmente en réaction à la diminution de la sécrétion acide. Le taux augmenté de CgA peut interférer avec des analyses effectuées pour le diagnostic de tumeurs neuroendocrines. Des rapports de la littérature indiquent que le traitement avec un inhibiteur de la pompe à protons doit être arrêté 5 à 14 jours avant le dosage de CgA effectué pour le diagnostic ou le suivi des tumeurs neuroendocrines. Le niveau élevé de CgA se normalise généralement dans les 5 à 14 jours - ou plus, dans de rares cas - après l'arrêt du traitement par ésoméprazole. Si le taux de CgA reste trop élevé, les mesures doivent être répétées.
Fractures osseuses: les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent, surtout lors d'une utilisation prolongée (>1 an) à dose élevée, accroître modérément le risque de fractures de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale, en particulier chez les patients âgés ou présentant d'autres facteurs de risque connus. Des études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque de fractures de 10 à 40%. Ce risque accru pourrait aussi être dû partiellement à d'autres facteurs de risque. Les patients présentant un risque d'ostéoporose doivent être traités conformément aux recommandations cliniques actuelles et recevoir un apport suffisant en vitamine D et en calcium.
Hypomagnésémie: une hypomagnésémie sévère a été rapportée chez des patients traités pendant au moins trois mois, mais dans la majorité des cas pendant un an, par des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) tels que l'ésoméprazole. Des manifestations sérieuses d'hypomagnésémie telles qu'états d'épuisement, tétanie, délire, convulsions, vertiges et arythmies ventriculaires peuvent survenir, mais elles peuvent aussi se développer de façon insidieuse et passer ainsi inaperçues. Après l'administration de magnésium et l'arrêt de la prise de l'IPP, l'hypomagnésémie s'est améliorée chez la plupart des patients affectés. Chez les patients devant recevoir un traitement prolongé ou prenant un IPP en association avec de la digoxine ou d'autres médicaments susceptibles de causer une hypomagnésémie (p.ex. diurétiques), le médecin doit envisager de contrôler le taux de magnésium avant et périodiquement pendant le traitement par IPP.
Administration concomitante non recommandée
Il existe des rapports d'interactions entre l'oméprazole (mélange racémique de D et S ésoméprazole) et certains antirétroviraux. La signification clinique et les mécanismes sous-jacents de ces interactions ne sont pas toujours connus. Une augmentation du pH gastrique sous oméprazole pourrait modifier l'absorption de l'antirétroviral. D'autres mécanismes pouvant être à l'origine d'interactions sont liés au CYP2C19. On a également rapporté que les taux sériques de certains antirétroviraux, dont l'atazanavir et le nelfinavir, étaient réduits lors d'une administration concomitante d'oméprazole. L'administration concomitante d'oméprazole et de médicaments tels que l'atazanavir ou le nelfinavir n'est donc pas recommandée. Pour certains antirétroviraux, par exemple le saquinavir, on a rapporté des taux sériques augmentés. Et pour d'autres antirétroviraux, on a rapporté des taux sériques inchangés lors d'une administration concomitante d'oméprazole. En raison de la similarité des propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques de l'oméprazole et de l'ésoméprazole, l'administration concomitante d'ésoméprazole et d'antirétroviraux tels que l'atazanavir et le nelfinavir n'est pas recommandée (voir «Mises en garde et précautions»).
Les études auprès de volontaires sains ont révélé une interaction pharmacocinétique/pharmacodynamique entre le clopidogrel et l'ésoméprazole. Dans une de ces études, le clopidogrel a été administré à une dose initiale de 300 mg, puis à une dose d'entretien de 75 mg par jour en association avec 40 mg d'ésoméprazole par jour. Les concentrations plasmatiques du métabolite actif du clopidogrel ont baissé en moyenne de 40%, selon les mesures effectuées les jours 5, 14 et 29 de l'étude. L'inhibition maximale de l'agrégation plaquettaire après stimulation par ADP a baissé de 14% en moyenne. L'interaction ne peut pas être évitée par un écart temporel entre l'administration du clopidogrel et l'administration de l'ésoméprazole. Des données contradictoires concernant la pertinence clinique de cette interaction PC/PD en termes d'événements cardiovasculaires sévères ont été rapportées dans les études observationnelles et les études cliniques. Dans ces conditions, il est recommandé d'éviter une administration concomitante de clopidogrel et d'ésoméprazole.
L'utilisation simultanée exige de la prudence
Vimovo peut être utilisé en association avec un traitement d'aspirine à faible dose (≤325 mg par jour). Dans des études cliniques, les patients ayant reçu Vimovo en association avec l'aspirine à faible dose n'ont pas présenté une incidence supérieure d'ulcères gastriques par comparaison aux patients sous Vimovo seul (voir «Pharmacodynamie»). Néanmoins, une utilisation concomitante d'aspirine et de Vimovo peut accroître le risque d'effets indésirables sérieux (voir «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»).
Les données pharmacodynamiques cliniques suggèrent que l'utilisation concomitante de naproxène pendant plusieurs jours consécutifs peut inhiber l'effet de l'aspirine à faible dose sur l'activité des plaquettes et que ce mécanisme d'inhibition peut persister pendant plusieurs jours après l'arrêt du traitement par naproxène. La pertinence clinique de cette interaction n'est pas connue.
Lors d'une administration en association avec de fortes doses d'aspirine, la liaison du naproxène aux protéines est réduite, tandis que la clairance du naproxène libre reste inchangée. La signification clinique de cette interaction est inconnue.
Des études cliniques et des observations post-commercialisation ont montré que les AINS peuvent réduire l'effet natriurétique du furosémide et des diurétiques thiazidiques chez quelques patients. Cette réaction a été attribuée à l'inhibition de la synthèse rénale des prostaglandines. Pendant un traitement concomitant aux AINS, le patient doit être surveillé étroitement pour détecter des signes d'insuffisance rénale et l'efficacité du diurétique doit être contrôlée (voir «Mises en garde et précautions»).
Des études épidémiologiques de cas-témoins et de cohortes ont mis en évidence un lien entre l'utilisation de médicaments psychotropes interférant avec la recapture de la sérotonine et la survenue d'hémorragies gastro-intestinales hautes. Dans deux études, l'utilisation concomitante d'un ISRS et d'un AINS/d'aspirine a provoqué une augmentation du risque d'hémorragies. Bien que ces études aient été conçues pour examiner les hémorragies des voies gastro-intestinales hautes, on peut supposer que des hémorragies d'autres origines pourraient être favorisées de façon similaire. La prudence est donc de rigueur lors de l'utilisation concomitante d'AINS (y compris inhibiteurs sélectifs COX-2) et d'ISRS (voir «Mises en garde et précautions»).
IECA/Antagonistes du récepteur de l'angiotensine II
Des rapports suggèrent que les AINS peuvent diminuer l'effet antihypertenseur des IECA et des antagonistes du récepteur de l'angiotensine II. Les AINS peuvent aussi augmenter le risque d'insuffisance rénale associée à l'utilisation d'inhibiteurs de l'ECA ou d'antagonistes du récepteur de l'angiotensine II. L'association d'AINS et d'inhibiteurs de l'ECA ou d'antagonistes du récepteur de l'angiotensine II doit être administrée avec précaution chez les patients âgés, les patients présentant une dépression volémique, ou chez les patients souffrant d'insuffisance rénale (voir «Mises en garde et précautions»).
Les AINS ont entraîné une augmentation du taux plasmatique de lithium et une diminution de la clairance rénale de lithium. La concentration minimale de lithium a baissé en moyenne de 15% et la clairance rénale d'environ 20%. Ces effets ont été attribués à l'inhibition de la synthèse rénale des prostaglandines par les AINS. Les patients qui reçoivent un AINS en association avec du lithium doivent par conséquent être surveillés étroitement quant à l'apparition de signes de toxicité du lithium.
Chez certains patients, une augmentation des taux de méthotrexate a été observée lors d'un traitement concomitant avec un inhibiteur de la pompe à protons. Il a été rapporté que des AINS réduisent la sécrétion tubulaire du méthotrexate dans un modèle animal. Ces observations pourraient indiquer une augmentation de la toxicité du méthotrexate due aussi bien aux AINS qu'à l'ésoméprazole. L'importance clinique est probablement plus grande chez les patients qui reçoivent des doses élevées de méthotrexate et chez les patients qui présentent des troubles de la fonction rénale. La prudence s'impose lors d'une administration concomitante de Vimovo et de méthotrexate. Chez les patients recevant du méthotrexate à haute dose, un arrêt temporaire de Vimovo est recommandé.
Sulfonylurées, hydantoïnes
Le naproxène étant fortement lié à l'albumine plasmatique, il existe théoriquement la possibilité d'interactions avec d'autres médicaments qui se lient également à l'albumine, tels que les sulfonylurées et les hydantoïnes. Les patients traités par naproxène en association avec une hydantoïne (par exemple phénytoïne), un sulfamide ou une sulfonylurée doivent être surveillés en vue d'un ajustement posologique si nécessaire.
Les AINS peuvent renforcer l'effet anticoagulant de certains anticoagulants oraux (p.ex. warfarine, dicoumarols et héparines) (voir «Mises en garde et précautions»).
L'administration de 40 mg d'ésoméprazole à des patients sous warfarine a montré que, malgré une faible augmentation des concentrations plasmatiques résiduelles de la R-warfarine (isomère moins efficace), les temps de coagulation sont restés dans des limites acceptables. Des cas de valeur INR accrue de façon significative ont cependant été rapportés depuis la commercialisation. Une surveillance étroite est recommandée au début et à la fin d'un traitement avec la warfarine ou un autre dérivé coumarinique.
Le naproxène et les autres AINS peuvent diminuer l'effet antihypertenseur du propranolol et d'autres bêtabloquants.
Des taux sériques accrus de tacrolimus ont été rapportés lors d'une utilisation concomitante d'ésoméprazole et de tacrolimus. Les taux sériques de tacrolimus doivent être contrôlés au début ou à la fin du traitement par l'ésoméprazole.
Comme avec tous les AINS, l'administration concomitante de tacrolimus requiert de la prudence en raison du risque accru d'effets néphrotoxiques.
Comme avec tous les AINS, l'administration concomitante de ciclosporine requiert de la prudence en raison du risque accru d'effets néphrotoxiques.
L'administration concomitante de probénécide entraîne une augmentation significative de la concentration et une prolongation significative de la demi-vie plasmatique de la forme anionique du naproxène.
Médicaments dont l'absorption dépend du pH gastrique
L'inhibition de l'acidité gastrique sous ésoméprazole ou autre IPP peut provoquer une augmentation ou une réduction de l'absorption des médicaments dont l'absorption est influencée par le pH gastrique. Comme avec d'autres inhibiteurs de l'acidité intragastrique, l'absorption de médicaments tels que le kétoconazole, l'itraconazole ou l'erlotinib peut être réduite et l'absorption de médicaments tels que la digoxine peut être accrue au cours d'un traitement par ésoméprazole. Chez des sujets sains, l'administration concomitante d'oméprazole (20 mg par jour) et de digoxine a augmenté la biodisponibilité de la digoxine de 10% (jusqu'à 30% chez 2 sujets).
Informations complémentaires sur les interactions avec d'autres médicaments
Aucune interaction cliniquement significative n'a été constatée dans les études évaluant l'administration concomitante d'ésoméprazole et de naproxène ou de rofécoxib (AINS inhibiteur sélectif COX-2).
Comme avec d'autres AINS, une administration concomitante de colestyramine peut retarder l'absorption du naproxène.
L'ésoméprazole inhibe le CYP2C19, la principale enzyme de métabolisation de l'ésoméprazole. L'ésoméprazole est par ailleurs également métabolisé par le CYP3A4. Concernant ces enzymes, les observations suivantes ont été faites:
·Lors d'une administration concomitante de 30 mg d'ésoméprazole et de diazépam (substrat du CYP2C19), on a observé une diminution de 45% de la clairance du diazépam. Cette interaction n'a probablement pas de signification clinique.
·Lors d'une administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole et de phénytoïne, on a observé une augmentation de 13% du taux plasmatique minimal de phénytoïne chez des patients épileptiques.
·L'administration concomitante d'ésoméprazole et d'un inhibiteur combiné du CYP2C19 et du CYP3A4 (par exemple le voriconazole) peut plus que doubler la Cmax et l'AUC de l'ésoméprazole.
·L'administration concomitante d'ésoméprazole et de clarithromycine (500 mg 2× par jour) - inhibiteur du CYP3A4 - a provoqué un doublement de l'AUC de l'ésoméprazole.
Un ajustement de la dose d'ésoméprazole n'est nécessaire dans aucun de ces cas.
Les médicaments inducteurs du CYP2C19 et/ou du CYP3A4 (par exemple rifampicine ou millepertuis [Hypericum perforatum]) peuvent réduire le taux sérique d'ésoméprazole en augmentant le métabolisme de l'ésoméprazole.
L'oméprazole agit tout comme l'ésoméprazole comme inhibiteur du CYP2C19. Dans une étude croisée auprès de volontaires sains, l'administration de 40 mg d'oméprazole a augmenté la Cmax et l'AUC du cilostazol de respectivement 18% et 26%, et d'un métabolite actif du cilostazol de respectivement 29% et 69%.
Influence sur les valeurs de laboratoire
Le naproxène peut diminuer l'agrégation plaquettaire et prolonger le temps de saignement. Cet effet doit être pris en compte lors de la détermination du temps de saignement.
L'administration de naproxène peut provoquer des valeurs faussement élevées des 17-cétostéroïdes urinaires, en raison d'une interaction entre le médicament et/ou ses métabolites avec le m-dinitrobenzène utilisé pour le test. Bien que la détermination des 17-hydroxy-corticostéroïdes (réaction de Porter-Silber) ne semble pas faussée, il est suggéré de suspendre le naproxène pendant 72 h avant la réalisation d'un test de la fonction surrénale à l'aide de la réaction de Porter-Silber.
Le naproxène peut interférer avec certaines méthodes de dosage de l'acide 5-hydroxyindolacétique (5-HIAA) dans l'urine.
Une inhibition de la synthèse des prostaglandines peut nuire à la grossesse et/ou au développement embryonnaire ou fœtal. Les données d'études épidémiologiques suggèrent un risque accru de fausse couche, de malformation cardiaque et de gastroschisis après l'utilisation d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au début de la grossesse. On suppose que le risque augmente avec la dose et avec la durée du traitement. Chez l'animal, il a été démontré que l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré et post-implantation et de la mortalité embryonnaire et fœtale. Des malformations ont été décrites (voir «Données précliniques»).
On ne dispose que de données cliniques limitées sur les femmes enceintes exposées à l'ésoméprazole. Les expérimentations animales sur l'ésoméprazole ne suggèrent pas d'effets délétères directs ou indirects sur le développement embryonnaire et fœtal. Les expérimentations animales sur le mélange racémique ne suggèrent pas d'effets délétères directs ou indirects sur la grossesse, l'accouchement ou le développement postnatal. Les études effectuées avec le mélange racémique n'ont pas révélé d'effet délétère sur la grossesse, l'accouchement ou le développement postnatal.
Le premier et le deuxième trimestre
Pendant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, Vimovo ne doit être utilisé qu'en cas de nécessité absolue. Si Vimovo est utilisé chez la femme envisageant une grossesse ou pendant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être aussi faible que possible et la durée du traitement aussi courte que possible.
Pendant le troisième trimestre de la grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent:
·troubles de la fonction rénale pouvant conduire à une insuffisance/défaillance rénale avec oligohydramniose.
·prolongation éventuelle du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire pouvant se manifester même à très faibles doses;
·inhibition des contractions utérines, retardant ou prolongeant l'accouchement.
C'est pourquoi Vimovo est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse.
L'expérimentation animale suggère que les AINS comme le naproxène peuvent inhiber l'ovulation. Différents rapports de cas concernant des femmes atteintes d'infertilité et ayant pris des AINS comme le naproxène suggèrent la réversibilité de l'infertilité à l'arrêt du traitement par AINS. Chez les femmes qui envisagent une grossesse, il convient d'analyser le rapport bénéfice-risque avant d'instaurer un traitement par Vimovo (voir aussi «Grossesse» ci-dessus ainsi que «Mises en garde et précautions»).
Le naproxène passe dans le lait maternel. On ignore si l'ésoméprazole passe dans le lait maternel, aucune étude n'ayant été réalisée chez la femme qui allaite. Par mesure de précaution, les femmes qui allaitent ne doivent donc pas prendre Vimovo. Si le traitement est indispensable, l'allaitement doit être interrompu et remplacé par du lait infantile.
Lors de la conduite de véhicules et de la manipulation de machines, il faut tenir compte du fait que certains des effets indésirables rapportés suite à l'utilisation de Vimovo - par exemple vertiges - peuvent réduire la capacité de réaction.
Vimovo contient du naproxène et de l'ésoméprazole, dont les effets indésirables respectifs peuvent se manifester. Chez les patients traités avec le naproxène seul, les effets indésirables rapportés le plus fréquemment sont des effets gastro-intestinaux tels que dyspepsie, douleurs gastriques, nausées et vomissements. L'ésoméprazole contenu dans Vimovo a pour but de réduire l'incidence des effets indésirables gastro-intestinaux du naproxène.
Dans des études cliniques contrôlées par placebo, les événements indésirables rapportés plus souvent sous Vimovo (n= 490) que sous placebo (n= 246) ont été des diarrhées, des douleurs épigastriques, une constipation, des vertiges et des œdèmes périphériques. Tous ces événements sont mentionnés comme effets indésirables médicamenteux pour l'une ou l'autre des deux substances actives. Dans l'ensemble de la population des patients traités par Vimovo dans les études (n= 1157), aucune donnée supplémentaire de sécurité n'a été observée comparativement aux profils de sécurité bien connus des substances actives seules, naproxène et ésoméprazole.
Aucune différence n'a été constatée quant à la nature des effets indésirables observés au cours d'un traitement de 12 mois comparativement à un traitement de courte durée.
Les effets indésirables sont classés ci-dessous par fréquence et par classe de systèmes d'organes. Les catégories de fréquence sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10'000 à <1/1000), très rares (<1/10'000), fréquence indéterminée (fréquence ne pouvant pas être estimée sur la base des données disponibles).
Les effets indésirables suivants sont présumés et/ou ont été observés dans les études cliniques sur le naproxène et depuis la commercialisation.
Fréquents: diverticulite.
Occasionnels/rares: méningite aseptique, infection, septicémie.
Occasionnels/rares: agranulocytose, anémie aplasique, éosinophilie, granulocytopénie, anémie hémolytique, leucopénie, lymphadénopathie, pancytopénie, thrombopénie.
Occasionnels/rares: réactions anaphylactiques, réactions anaphylactoïdes, réactions d'hypersensibilité.
Occasionnels/rares: troubles de l'appétit, rétention liquidienne, hyperglycémie, hyperkaliémie, hyperuricémie, hypoglycémie, modifications de poids.
Fréquents: dépression, troubles du sommeil.
Occasionnels/rares: agitation, anxiété, confusion, rêves anormaux, hallucinations, nervosité.
Fréquents: étourdissements, somnolence, céphalées, obnubilation, vertige rotatoire.
Occasionnels/rares: troubles cognitifs, coma, convulsions, incapacité à se concentrer, névrite optique, paresthésies, syncopes, tremblements.
Occasionnels/rares: vision trouble, conjonctivite, opacité cornéenne, œdème papillaire.
Fréquents: acouphène, troubles auditifs.
Occasionnels/rares: hypoacousie.
Occasionnels/rares: arythmie, insuffisance cardiaque congestive, infarctus du myocarde, tachycardie.
Occasionnels/rares: hypertension, hypotension, vasculite.
Fréquence indéterminée: accident vasculaire cérébral.
Occasionnels/rares: asthme, bronchoconstriction, pneumonie à éosinophiles, pneumonie, œdème pulmonaire, dépression respiratoire.
Fréquents: dyspepsie, douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées, constipation, pyrosis, ulcères peptiques, stomatite.
Occasionnels/rares: sécheresse buccale, œsophagite, gastrite, glossite, éructation, flatulence, ulcères gastriques/duodénaux, hémorragie et/ou perforation gastro-intestinales, méléna, hématémèse, pancréatite, colite, exacerbation de maladies intestinales inflammatoires (colite ulcéreuse, maladie de Crohn), ulcération gastro-intestinale non peptique, hémorragie rectale, stomatite ulcéreuse.
Occasionnels/rares: cholestase, hépatite, ictère, insuffisance hépatique.
Fréquents: prurit, ecchymoses, purpura, éruption cutanée.
Occasionnels/rares: alopécie, exanthème, urticaire, nécrolyse épidermique toxique, érythème polymorphe, érythème noueux, exanthème fixe d'origine médicamenteuse, lichen plan, lupus érythémateux systémique, syndrome de Stevens-Johnson, dermatite photosensible, réactions de photosensibilité incluant de rares cas ressemblant à une porphyrie cutanée tardive (pseudoporphyrie), dermatite exfoliatrice, œdème angioneurotique.
Occasionnels/rares: faiblesse musculaire, myalgie.
Occasionnels/rares: glomérulonéphrite, hématurie, néphrite interstitielle, syndrome néphrotique, oligurie/polyurie, protéinurie, insuffisance rénale, nécrose papillaire rénale, nécrose tubulaire.
Occasionnels/rares: infertilité, troubles de la menstruation.
Fréquents: épuisement, œdème, sudation, soif.
Occasionnels/rares: asthénie, malaise, pyrexie.
Occasionnels/rares: valeurs hépatiques anormales, temps de saignement prolongé, taux accru de créatinine sérique.
Les effets indésirables suivants sont présumés et/ou ont été observés dans les études cliniques sur l'ésoméprazole gastrorésistant et depuis la commercialisation. Aucun effet n'est dépendant de la dose.
Rares: leucopénie, thrombopénie.
Très rares: agranulocytose, pancytopénie.
Rares: réactions d'hypersensibilité, par exemple angio-œdème et réaction/choc anaphylactique.
Très rares: hypomagnésémie (voir «Mises en garde et précautions»); une hypomagnésémie sévère peut entraîner une hypocalcémie. Une hypomagnésémie peut entraîner une hypokaliémie.
Rares: agitation, confusion, dépression.
Très rares: agressivité, hallucination.
Occasionnels: obnubilation, paresthésies, somnolence, vertige rotatoire.
Rares: troubles du goût.
Rares: vision trouble.
Rares: bronchoconstriction.
Fréquents: douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées, vomissements, polypes des glandes fundiques (bénins).
Rares: stomatite, candidose gastro-intestinale.
Très rares: colite microscopique.
Occasionnels: taux accrus d'enzymes hépatiques.
Rares: hépatite avec ou sans ictère.
Très rares: défaillance hépatique, encéphalopathie hépatique.
Occasionnels: dermatite, prurit, urticaire, éruption cutanée.
Rares: alopécie, photosensibilité.
Très rares: érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (NET), Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS).
Occasionnels: fracture de la hanche, du poignet ou de la colonne vertébrale.
Très rares: faiblesse musculaire.
Très rares: néphrite interstitielle.
Très rares: gynécomastie.
Rares: malaise, augmentation de la sudation.
Il n'existe pas de données cliniques relatives au surdosage de Vimovo.
On doit supposer qu'un surdosage de Vimovo serait surtout caractérisé par les effets d'un surdosage de naproxène.
Symptômes liés à un surdosage de naproxène
Un surdosage significatif de naproxène peut se manifester par une léthargie, des vertiges, une somnolence, des douleurs épigastriques, une gêne abdominale, un pyrosis, des troubles digestifs, des nausées, une altération transitoire de la fonction hépatique, une hypoprothrombinémie, un dysfonctionnement rénal, une acidose métabolique, de l'apnée, une désorientation ou des vomissements. Des hémorragies gastro-intestinales peuvent se produire. Une hypertension, une insuffisance rénale aiguë, une dépression respiratoire et un coma peuvent survenir mais sont rares. Des réactions anaphylactoïdes ont été signalées après l'administration thérapeutique d'AINS et peuvent également se produire en cas de surdosage. Quelques patients ont eu des convulsions, mais il n'est pas établi qu'elles étaient dues au médicament ou non. On ignore quelle dose de médicament mettrait la vie en péril.
Symptômes liés à un surdosage d'ésoméprazole
Les symptômes observés dans le cadre d'un surdosage délibéré d'ésoméprazole (expérience limitée avec des doses supérieures à 240 mg par jour) ont été transitoires. Des doses uniques de 80 mg d'ésoméprazole n'ont pas eu de conséquences.
Traitement d'un surdosage de naproxène
Après un surdosage d'AINS, les patients doivent recevoir un traitement symptomatique, en particulier en ce qui concerne les effets gastro-intestinaux et les atteintes rénales. On ne dispose d'aucun antidote spécifique. L'hémodialyse ne fait pas baisser la concentration plasmatique du naproxène du fait de sa forte liaison aux protéines. Chez les patients qui se présentent dans les 4 heures qui suivent une ingestion avec des symptômes ou un important surdosage, l'induction de vomissement et/ou l'administration de charbon actif et/ou d'un laxatif osmotique peuvent être indiquées. Une diurèse forcée, une alcalinisation de l'urine ou une hémoperfusion sont probablement sans effet du fait de la forte liaison aux protéines.
Traitement d'un surdosage d'ésoméprazole
On ne connaît aucun antidote spécifique. L'ésoméprazole est lié en grande partie aux protéines plasmatiques et n'est donc pas aisément dialysable. Comme dans chaque cas de surdosage, un traitement symptomatique et des mesures de soutien générales doivent être entrepris.
Vimovo a été conçu comme un comprimé à libération séquentielle composé d'une couche extérieure de sel de magnésium d'ésoméprazole à libération immédiate et d'un noyau de naproxène portant un enrobage gastrorésistant. Ainsi, l'ésoméprazole est libéré dans l'estomac avant que le naproxène ne se dissolve dans l'intestin grêle. L'enrobage gastrorésistant empêche la libération du naproxène à un pH inférieur à 5.
Le naproxène est un AINS aux propriétés analgésiques et antipyrétiques. Comme pour d'autres AINS, le mécanisme d'action de la forme anionique du naproxène n'est pas entièrement élucidé, mais peut être lié à une inhibition de la prostaglandine-synthétase.
L'ésoméprazole est l'énantiomère S du mélange racémique oméprazole. L'ésoméprazole inhibe la sécrétion acide gastrique par un mécanisme d'action spécifique et ciblé. L'ésoméprazole est une base faible. Il est concentré et transformé en forme active dans le milieu fortement acide du canalicule sécrétoire de la cellule pariétale, où il bloque l'enzyme H+/K+-ATPase - la pompe à protons - et inhibe ainsi très efficacement la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée.
Après l'administration chez des volontaires sains de trois formulations de Vimovo (naproxène 500 mg en association avec 10 mg, 20 mg ou 30 mg d'ésoméprazole) deux fois par jour pendant une période de 9 jours, le pH gastrique a été maintenu au-dessus de 4 pendant une durée moyenne respective de 9.8 heures, 17.1 heures et 18.4 heures sur 24 heures. La variabilité interindividuelle de la durée de maintien d'un pH >4, exprimée sous forme de coefficient de variation (CV), a été respectivement de 55%, de 18% et de 16%.
Autres effets associés à l'inhibition acide
Au cours du traitement par des médicaments antisécrétoires, le taux de gastrine sérique augmente en réponse à la diminution de la sécrétion acide.
Chez certains patients, une augmentation du nombre de cellules ECL (enterochromaffin-like) a été constatée pendant un traitement prolongé par ésoméprazole, ce qui peut éventuellement s'expliquer par l'augmentation du taux de gastrine sérique.
La présence de kystes glandulaires gastriques a été rapportée un peu plus fréquemment lors de traitements au long cours avec des médicaments antisécrétoires. Ces modifications sont une conséquence physiologique de l'inhibition prononcée de la sécrétion acide; elles sont bénignes et semblent être réversibles.
Deux études randomisées contrôlées en double aveugle ont démontré une réduction significative de l'incidence d'ulcères gastriques (définition: érosion ≥3 mm, profondeur non définie) lors d'un traitement de 6 mois avec Vimovo 500 mg/20 mg deux fois par jour, par rapport au naproxène gastrorésistant 500 mg deux fois par jour. Dans les deux études, la fréquence des ulcères gastriques a été respectivement de 7.1% et 4.1% sous Vimovo, et de 24.3% et 23.1% sous naproxène gastrorésistant. Dans ces études comparatives, Vimovo a également significativement réduit la survenue d'événements indésirables prédéfinis dus aux AINS au niveau du tractus gastro-intestinal supérieur par comparaison avec le naproxène gastrorésistant (52.3% versus 69.0% dans une étude, 54.3% versus 71.9% dans l'autre étude). La réduction de l'incidence d'ulcères gastriques a été observée également dans un collectif partiel de patients (groupé sur les deux études) avec prise concomitante d'aspirine à faible dose (≤325 mg par jour). Dans ce groupe, la fréquence des ulcères gastriques était de 3.9% sous Vimovo et de 28.4% sous naproxène gastrorésistant (p <0.001).
Dans ces études, la durée moyenne de traitement a été de 152 jours pour les patients sous Vimovo et de 124 jours pour les patients sous naproxène seul. Les arrêts prématurés de traitement ont été significativement plus rares chez les patients traités par Vimovo que chez les patients traités par naproxène gastrorésistant (7.9% versus 12.5%). Une proportion significativement plus faible de patients sous Vimovo (4.0%) a quitté l'étude en raison d'effets indésirables prédéfinis dus aux AINS au niveau du tractus gastro-intestinal supérieur (y compris des ulcères duodénaux) comparativement aux patients du groupe naproxène (12%). L'effet analgésique/antiinflammatoire du naproxène n'a pas été contrôlé dans ces deux études.
Dans deux études en double aveugle contrôlées par placebo chez des patients atteints de gonarthrose, Vimovo a été administré à raison de 500 mg/20 mg deux fois par jour pour le traitement des signes et symptômes de l'arthrose et comparé à 200 mg de célécoxib une fois par jour pendant une période de 12 semaines. L'effet antalgique a été évalué sur la base des variations des scores WOMAC dans les domaines «douleurs» et «fonction» et des «Patient Global Assessment Scores» depuis le début de l'étude. Les résultats du Vimovo et du célécoxib étaient comparables. Le temps écoulé entre le début du traitement par Vimovo ou célécoxib et le début de l'effet antalgique était comparable. Le taux d'arrêts prématurés de l'étude pour cause d'effets indésirables a été comparable entre les patients sous Vimovo (6,9%) et les patients sous célécoxib (7.8%).
Après l'administration de Vimovo deux fois par jour, le pic de concentration plasmatique à l'état d'équilibre est atteint en un temps médian de 3 heures après la dose du matin et celle du soir. Le premier jour d'administration, la concentration plasmatique maximale du naproxène est atteinte en un temps médian de 4 heures après la dose du matin et 5 heures après la dose du soir.
Pour la dose de 500 mg, une bio-équivalence a été démontrée entre Vimovo et le naproxène gastrorésistant, sur la base de l'aire sous la courbe (AUC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps et de la concentration plasmatique maximale (Cmax) du naproxène.
Le naproxène est absorbé rapidement et complètement par le tractus gastro-intestinal; la biodisponibilité in vivo est de 95%.
Les concentrations à l'équilibre du naproxène sont atteintes en l'espace de 4 à 5 jours.
Après l'administration de Vimovo deux fois par jour, l'ésoméprazole est rapidement absorbé; le pic de concentration plasmatique est atteint en un temps médian de 0,5 à 0,75 heure après la prise du matin et du soir, tant le premier jour de traitement qu'à l'état d'équilibre. Les concentrations maximales d'ésoméprazole sont plus élevées à l'état d'équilibre que le premier jour d'administration de Vimovo. Ceci est probablement dû en partie à une absorption accrue en raison de l'effet pharmacodynamique de l'ésoméprazole qui augmente le pH intragastrique, conduisant à une moindre dégradation de l'ésoméprazole par l'acidité gastrique. Une diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique de l'ésoméprazole lors d'administrations répétées contribue également à l'augmentation de la concentration plasmatique à l'équilibre (voir «Métabolisme»).
Administration concomitante avec la nourriture
L'administration de Vimovo avec de la nourriture n'a aucune influence sur le taux d'absorption du naproxène mais retarde significativement l'absorption du naproxène d'environ 8 heures et diminue le pic plasmatique d'environ 12%.
L'administration de Vimovo avec de la nourriture ne retarde pas l'absorption de l'ésoméprazole mais réduit significativement son taux d'absorption, ce qui entraîne une réduction de 52% de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps et une réduction de 75% du pic de concentration plasmatique.
L'administration de Vimovo 30 minutes avant la prise de nourriture n'a qu'un effet minimal ou aucun effet sur le temps et le taux d'absorption du naproxène, ni aucun effet significatif sur le taux d'absorption de l'ésoméprazole comparativement à une prise à jeun.
Le volume de distribution du naproxène est de 0,16 l/kg. Aux concentrations thérapeutiques, le naproxène est lié à plus de 99% à l'albumine. Avec des doses de naproxène supérieures à 500 mg par jour, on observe une augmentation moins que proportionnelle des taux plasmatiques en raison d'une augmentation de la clairance provoquée par la saturation de la liaison aux protéines plasmatiques à de plus hautes doses (concentration minimale moyenne à l'état d'équilibre Css de 36.5, 49.2 et 56.4 mg/l avec des doses quotidiennes respectives de 500 mg, 1000 mg et 1500 mg de naproxène). La forme anionique du naproxène a été retrouvée dans le lait maternel à une concentration correspondant environ à 1% de la concentration plasmatique maximale (voir «Grossesse/Allaitement»).
Le volume de distribution apparent à l'état d'équilibre chez le sujet sain est d'environ 0.22 l/kg de poids corporel. L'ésoméprazole est lié à 97% aux protéines plasmatiques.
Le naproxène est largement métabolisé dans le foie en 6-O-desméthyl-naproxène par le système cytochrome P450 (CYP), principalement par le CYP2C9. Ni le naproxène, ni ses métabolites ne sont des inducteurs enzymatiques. Le naproxène et le 6-O-desméthyl-naproxène sont ensuite métabolisés en leurs métabolites acylglucuronoconjugués respectifs. Suivant la demi-vie du naproxène, l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps augmente après l'administration répétée de Vimovo deux fois par jour (voir «Élimination»).
L'ésoméprazole est entièrement métabolisé par le cytochrome P450. La majeure partie de l'ésoméprazole est métabolisée par l'enzyme polymorphe CYP2C19, responsable de la formation des métabolites hydroxy et déméthyl. Le reste du métabolisme dépend de l'isoenzyme spécifique CYP3A4, responsable de la formation de sulfone ésoméprazole, principal métabolite plasmatique. Les métabolites principaux de l'ésoméprazole n'ont aucun effet sur la sécrétion gastrique acide.
L'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps (AUC) augmente après l'administration répétée d'ésoméprazole. Cette augmentation est dépendante de la dose et conduit à une relation non-linéaire entre la dose et l'AUC après administration répétée. Cette dépendance temps et dose est due à une diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique, probablement à cause d'une inhibition de l'enzyme CYP2C19 par l'ésoméprazole et/ou son métabolite sulfone. Une augmentation de l'absorption de l'ésoméprazole lors de l'administration répétée de Vimovo contribue probablement aussi à la dépendance temps et dose (voir «Absorption»).
Après administration de Vimovo deux fois par jour, la demi-vie moyenne d'élimination du naproxène est d'environ 9 heures et 15 heures, respectivement après la prise du matin et celle du soir; elle reste inchangée après administrations répétées.
La clairance du naproxène est de 0.13 ml/min/kg. Environ 95% de chaque dose de naproxène sont éliminés dans les urines, principalement sous forme de naproxène (<1%), de 6-O-desméthyl-naproxène (<1%) ou de leurs conjugués (66 à 92%). Une faible quantité, 3% ou moins de la dose administrée, est éliminée dans les selles. Chez les patients présentant une insuffisance rénale, les métabolites peuvent s'accumuler (voir «Mises en garde et précautions»).
Après administration de Vimovo deux fois par jour, la demi-vie moyenne d'élimination de l'ésoméprazole est d'environ 1 heure le premier jour, aussi bien après la dose du matin qu'après la dose du soir. Elle est légèrement plus longue à l'état d'équilibre (1.2 à 1.5 heure).
La clairance plasmatique totale est d'environ 17 l/h après une dose unique, et d'environ 9 l/h après une administrations répétées.
Environ 80% d'une dose d'ésoméprazole administrée par voie orale sont éliminés sous forme de métabolites dans les urines, le reste étant éliminé dans les selles. Moins de 1% de substance active inchangée est retrouvé dans les urines.
La pharmacocinétique de Vimovo n'a pas été étudiée chez des patients atteints d'insuffisance rénale.
Naproxène: la pharmacocinétique du naproxène n'a pas été étudiée chez des patients atteints d'insuffisance rénale.
Le naproxène et ses métabolites et conjugués étant essentiellement éliminés par voie rénale, il existe une possibilité d'accumulation des métabolites du naproxène chez les patients présentant une insuffisance rénale. L'élimination du naproxène est diminuée chez les patients souffrant d'insuffisance rénale sévère. Vimovo n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir «Mises en garde et précautions»).
Ésoméprazole: il n'existe pas d'études portant sur des patients dont la fonction rénale est altérée. Comme seuls les métabolites de l'ésoméprazole - mais pas la substance inchangée – sont éliminés par voie rénale, on ne s'attend à aucune modification du métabolisme de l'ésoméprazole chez les patients atteints d'insuffisance rénale.
La pharmacocinétique de Vimovo n'a pas été étudiée chez des patients atteints d'insuffisance hépatique.
Naproxène: la pharmacocinétique du naproxène n'a pas été étudiée chez des patients atteints d'insuffisance hépatique.
Le naproxène ne doit pas être administré chez des patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère car le risque d'hémorragies et/ou d'insuffisance rénale dues aux AINS augmente.
Une maladie hépatique chronique associée à l'alcoolisme ainsi que probablement d'autres formes de cirrhose réduisent la concentration plasmatique totale du naproxène, mais la concentration plasmatique du naproxène libre est augmentée. La signification de cette observation pour le composant naproxène est inconnue, mais il semble judicieux d'utiliser la dose minimale efficace.
Ésoméprazole: en cas d'insuffisance hépatique légère à modérée, le métabolisme de l'ésoméprazole peut être altéré. En cas d'insuffisance hépatique sévère, le taux de métabolisation est diminué, ce qui fait doubler l'AUC de l'ésoméprazole.
Vimovo ne doit pas être utilisé chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère (voir «Contre-indications»).
Il n'existe pas de données spécifiques de pharmacocinétique du Vimovo chez les patients âgés de plus de 65 ans.
Naproxène: des études montrent que, bien que la concentration plasmatique totale de naproxène soit inchangée, la fraction libre plasmatique du naproxène est augmentée chez les patients âgés; la fraction non liée correspond toutefois à <1% de la concentration totale de naproxène. Les concentrations minimales de naproxène libre trouvées chez les patients âgés sont de 0.12% à 0.19% de la concentration totale de naproxène, par rapport à 0.05% à 0.075% chez des volontaires sains plus jeunes. La signification clinique de ces observations est incertaine; il est cependant possible que l'augmentation de la concentration du naproxène libre soit associée à une incidence accrue d'effets indésirables à une dose donnée chez certains patients âgés.
Ésoméprazole: le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas modifié de façon significative chez les patients âgés (71 à 80 ans).
Ésoméprazole: environ 3% de la population possèdent une enzyme CYP2C19 non fonctionnelle. On parle dans ce cas de métaboliseurs lents. Chez ce groupe de patients, le métabolisme de l'ésoméprazole est essentiellement catalysé par le CYP3A4. Après administration répétée d'ésoméprazole 40 mg une fois par jour, l'AUC moyenne était augmentée de 35% à 65% chez les métaboliseurs lents par rapport aux métaboliseurs rapides. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes étaient augmentées d'environ 60%.
Ces observations sont sans conséquence sur la posologie de Vimovo.
Après administration d'une dose unique de 40 mg d'ésoméprazole, l'AUC moyenne est supérieure d'environ 30% chez les femmes comparativement aux hommes. Toutefois, après administrations répétées une fois par jour, plus aucune différence n'a été observée. Ces observations sont sans conséquence sur la posologie de Vimovo.
Il n'existe pas de données précliniques concernant l'association de ces principes actifs. On ne connaît pas d'interaction entre le naproxène et l'ésoméprazole qui pourrait indiquer de nouveaux éléments ou des effets synergiques indésirables sur la pharmacologie, la pharmaco-/toxicocinétique, une toxicité, des interactions physiques ou chimiques ou des problèmes de tolérance résultant de leur association.
Sur la base d'études précliniques de génotoxicité et de potentiel cancérigène, les données ne révèlent aucun danger particulier pour l'homme. Les constatations les plus importantes obtenues dans des études de toxicité sur l'animal avec des doses élevées et répétées ont été des irritations gastro-intestinales et des atteintes rénales. Ces effets sont attribués à l'inhibition de la synthèse des prostaglandines. Dans des études périnatales et postnatales, l'administration orale de naproxène chez la rate au troisième trimestre de gestation a entraîné des difficultés lors de la mise bas. Il s'agit là d'un effet connu de cette classe de substances.
Chez l'animal, l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines a entraîné une augmentation des pertes pré- et post-implantation et de la mortalité embryonnaire et fœtale. Une augmentation de l'incidence de malformations diverses, dont cardiovasculaires, a également été rapportée chez les animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de l'organogenèse.
Dans l'expérimentation animale, le naproxène a inhibé l'ovulation et de ce fait affecté la fertilité des femelles.
Les études comparatives précliniques, basées sur des études classiques de toxicité avec administrations répétées, de génotoxicité et de toxicité sur la reproduction, n'ont révélé aucun risque particulier chez l'homme. Une hyperplasie des cellules ECL et des tumeurs carcinoïdes ont été observées dans les études de carcinogénicité chez le rat traité avec le mélange racémique. Ces modifications sont le résultat d'une hypergastrinémie prononcée et prolongée due à la réduction de la sécrétion gastrique acide en raison du traitement prolongé par des inhibiteurs de la sécrétion acide.
Vimovo ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Les comprimés pelliculés Vimovo doivent être conservés dans leur emballage d'origine, à des températures ne dépassant pas 30 °C. Conserver hors de portée des enfants.
Les flacons contiennent deux sachets avec gel de silice comme l'absorbeur d'humidité. Ces sachets ne doivent pas être avalés.
Vimovo 500 mg/20 mg: 30 et 60 comprimés pelliculés (récipient en matière plastique avec dessicant) [B]