Source: https://blogavocat.fr/space/frederic.chhum/tag/avocat%20cadre%20dirigeant
Timestamp: 2020-07-04 15:57:37+00:00
Document Index: 278152173

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', "l'article 2044", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Employees, executives, senior executives (cadres dirigeants) - French labour tribunal (Prud'hommes): condemnations are gross unless otherwise indicated (Cass Soc July 3rd 2019)
Par frederic.chhum le 29/09/19
Should the industrial tribunal convictions be understood in gross or net when the judgment does not specify anything? This is the question to be answered by the Court of Cassation.
In a decision of July 3rd 2019 (No. 18-12149) published in the Bulletin, the Court of Cassation states that when "the decision on which the prosecution was based did not decide on the attribution of social contributions and social contributions", the employer must proceed to the prepayment of the contributions and social contributions owed by the employee on the sentence pronounced.
Sums of a wage nature are subject to social security contributions. As a result, before they are paid to the employee, the employer must deduct the compulsory contributions and social contributions.
Conversely, those of a compensatory nature are exempt from social contributions within the limits provided for in Article L.242-1 of the Social Security Code.
This difference of nature may raise a difficulty at the time of the execution of a labor tribunal conviction.
Indeed, in the absence of precision in the judgment, the question arises as to whether the sentence is expressed in gross or in net.
On this point, in a decision of 19 May 2004, the Court of Cassation had held that in the absence of an express provision in the appeal judgment on the possibility of deducting from social security contributions the amount of the sentence, the conviction was in favor of the employee (Cass Soc 19 May 2004, No. 02-42447).
Nevertheless, in the decisions of 19 May 2016 and 16 May 2018, the Court of Cassation considered that if the judge had not pronounced expressly on the attribution of the social contributions, the sentence was necessarily expressed in gross (Cass. May 19, 2016, No. 15-10954 and Cass., May 16, 2018, No. 16-26448).
In this case, an employee is hired by a company in 2000. She is dismissed thirteen years later and files suit with the labour tribunal.
By a decision of March 30, 2016 of the labor court, the company is condemned to pay him various sums:
- As a reminder of overtime and related paid vacation;
- As compensation for dismissal without cause real and serious.
The company pays the employee a sum corresponding to the convictions handed down after deduction of the compulsory social contributions.
The employee has a command issued and an attachment is made to the employer's bank account.
The latter then seized a judge of the execution of a dispute tending to see that the conviction amounted to a gross sum.
An appeal is lodged by the employer who wishes to have the order to pay null and terminate the seizure.
To dismiss his claims, in a judgment of December 14, 2017, the Court of Appeal retained that:
- The employee has made a request for a conviction in net and not in gross and that the labor court has been seized of such a request;
- That no provision requires a court to pronounce all convictions on the same basis, all in net or all in gross.
Thus, the Court of Appeal of Paris considered that by granting right without further details to the request of the employee, the industrial tribunal, which did not dismiss the claim of the employee who wished to obtain a net indemnity, pronounced a clear sentence.
The company has appealed in cassation.
3) Solution and analysis
On the approval of Articles R. 121-1 of the Code of Civil Enforcement Procedures and Article 1351 of the Civil Code as drafted prior to the order of 10 February 2016, the Court of Cassation breaks the judgment of the Court of Appeal.
She asserts that the Paris Court of Appeal, which "found that the decision on which the prosecution was based did not decide on the attribution of contributions and social contributions", has, under the guise of interpretation, modified the decision submitted to him.
It concludes that in the absence of details on the attribution of social charges "the employer had to proceed to the prepayment of sums due by the employee on the sentence pronounced".
This decision is a confirmation of case law that allows for a necessary clarification.
c. cass. July 3rd 2019, n°18-12149
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000038762759&fastReqId=348708199&fastPos=1
Article L.242-1 du Code de la sécurité sociale :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000037074487&cidTexte=LEGITEXT000006073189&dateTexte=20180901
Cass. Soc. May 19th 2004, n°02-42447 :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000007484478
Cass. Soc. May 19th, 2016, n°15-10954 :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000032559846
Cass. Soc. May 16th, 2018, n°16-26448 :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000036947268&fastReqId=29990986&fastPos=1
Frédéric CHHUM, lawyer and member of the Paris Bar Council (conseil de l’ordre des avocats de Paris)
Salariés, cadres, cadres dirigeants : en cas de licenciement suivi d’une transaction, la lettre de licenciement doit être impérativement notifiée par LRAR (cass. Soc. 10 octobre 2018, n°17-10066)
Par frederic.chhum le 11/11/18
M. X... a été engagé, en qualité de technico-commercial, par la société Caraibe Greement, à compter du 1er avril 2007.
Une lettre de licenciement datée du 10 septembre 2011 lui a été remise en main propre.
Il a signé avec l'employeur un protocole transactionnel le 14 novembre 2011 ; que contestant la validité de la transaction, le salarié a saisi la juridiction prud'homale.
La Cour d’appel de Basse Terre a déclaré valable la transaction et a rejeté les demandes du salarié, en retenant que la transaction a été conclue postérieurement à la notification du licenciement au salarié.
2) Solution de la Cour de cassation
Dans un arrêt du 10 octobre 2018 (n°17-10.066), la Cour de cassation casse et annule l’arrêt de la Cour d’appel de Basse Terre.
Au visa des articles L. 1232-6 et L. 1231-4 du code du travail, ensemble l'article 2044 du code civil, dans leur rédaction applicable à la cause, la Cour de cassation affirme « qu'en statuant ainsi, alors qu'il résultait de ses constatations que la transaction avait été conclue en l'absence de notification préalable du licenciement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, ce dont il résultait qu'elle était nulle, la cour d'appel a violé les textes susvisés ».
En conséquence, la Cour de cassation casse et annule l'arrêt rendu le 3 octobre 2016, entre les parties, par la cour d'appel de Basse-Terre.
L’affaire est renvoyée devant la Cour d’appel de Basse-Terre autrement composée.
3) Portée de la décision
C’est un arrêt de confirmation de jurisprudence.
Les conséquences sont importantes car la transaction est considérée comme ne pas avoir exister.
Le salarié doit donc restituer les sommes versées dans le cadre de la transaction.
Il pourra ensuite contester son licenciement et saisir les prud’hommes, sauf si une nouvelle transaction intervient.
c. cass. 10 octobre 2018, n°17-10066
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000037495595
Droits des cadres dirigeants : Un directeur commercial Monde est cadre dirigeant et ne peut pas obtenir le paiement de ses heures sup’ (c. cass. 27 /09 /2018, n° 17-12575)
Par frederic.chhum le 26/10/18
Dans un arrêt du 27 septembre 2018 (n° 17-12575), la Cour de cassation considère qu’un directeur commercial Monde est cadre dirigeant et ne peut pas réclamer le paiement de ses heures supplémentaires.
M. Y..., engagé par la société LPG Systems le 1er juin 2014, en qualité de directeur commercial monde a été licencié le 4 décembre 2014.
Contestant le bien fondé de son licenciement, il a saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes.
La Cour d’appel d’Aix en Provence a rejeté ses demandes.
Il s’est pourvu en cassation.
Le salarié fait grief à l'arrêt de la cour d’appel d’Aix en Provence de le débouter de ses demandes en paiement de rappels de salaire au titre des heures supplémentaires, des repos compensateurs, de dommages-intérêts au titre du non-respect de la durée légale du travail ainsi qu'une indemnité pour travail dissimulé.
Dans un arrêt du 27 septembre 2018 (n° 17-12575), la Cour de cassation rejette le pourvoi du salarié.
Elle affirme « qu'ayant constaté qu'en tant que directeur commercial monde relevant de la catégorie cadre de direction, le salarié avait en charge la responsabilité, sous la seule autorité du président du directoire, de la politique commerciale globale de l'entreprise, bénéficiait d'une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés du système de rémunération de l'entreprise, d'une indépendance comme d'une autonomie organisationnelle certaines, en raison notamment des déplacements qu'il était amené à faire, qu'il avait sous sa responsabilité une centaine de salariés et disposait d'une large délégation de signature, sans mention d'une quelconque limitation financière, que ses responsabilités en matière d'élaboration et de mise en œuvre de la politique commerciale de l'entreprise étaient réelles et effectives, faisant ainsi ressortir qu'il participait à la direction de l'entreprise », la cour d'appel, qui n'avait pas à effectuer des recherches que ses constatations rendaient inutiles, a légalement justifié.
Cette décision est une confirmation de jurisprudence.
Droit des cadres dirigeants : panorama de la jurisprudence 2016/2017.
c. cass. 27 septembre 2018, n° 17-12575
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000037474132&fastReqId=826012021&fastPos=4
Par frederic.chhum le 12/09/18
Cadres dirigeants : 9 articles de CHHUM AVOCATS (Paris, Nantes) à lire ou à relire
Par frederic.chhum le 11/09/18
CHHUM AVOCATS (Paris, Nantes) défend des salariés, intermittents du spectacle, artistes, lanceurs d’alerte, journalistes, pigistes, cadres, cadres dirigeants.
Pour lire ou relire les articles, cliquez sur le lien sous l’article.
1) Droit des cadres dirigeants : panorama de la jurisprudence 2016/2017.
2) Cadres, cadres dirigeants : 10 conseils d’un avocat avant de négocier votre rupture conventionnelle !
3) Une styliste d’un groupe international de luxe (Tod’s) n’est pas cadre dirigeant et obtient le paiement de ses heures sup’
4) « Faux » cadres dirigeants : un Directeur d’hôtel obtient la nullité de son statut de cadre dirigeant et 105.000 euros d’heures supplémentaires.
5) Un Directeur Salarié est-il nécessairement cadre dirigeant ?
6) Faux cadre dirigeant : comment obtenir le paiement de vos heures supplémentaires ?
7) Cadres dirigeants salariés : faites annuler votre statut de cadre dirigeant et obtenez le paiement de vos heures supplémentaires
https://consultation.avocat.fr/blog/frederic-chhum/article-12719-cadres-dirigeants-salaries-faites-annuler-votre-statut-de-cadre-dirigeant-et-obtenez-le-paiement-de-vos-heures-supplementaires-chhum-avocats-lance-une-action-conjointe.html
8) Do you speak droit des cadres dirigeants ?
9) Un salarié, cadre dirigeant d’une société de conseil obtient 132000 euros pour licenciement abusif aux prud’hommes
« Faux » cadres dirigeants : un Directeur d’hôtel obtient la nullité de son statut de cadre dirigeant et 105.000 euros d’heures sup’ (CA Paris, 6-6, 15 nov. 2017)
Par frederic.chhum le 29/11/17
Dans cette espèce, le « faux » cadre dirigeant a revisité le code du travail. L’intérêt de cet arrêt du 15 novembre 2017 de la cour d’appel de Paris (CA Paris, 6-6, 15 nov. 2017) est qu’il combinait les concepts de co-emploi, de cadre dirigeant et d’heures supplémentaires.
Le litige est intervenu suite à la conclusion d’une rupture conventionnelle qui (rappelons-le) n’empêche pas un salarié de réclamer devant le conseil de prud’hommes des sommes liées à l’exécution de son contrat de travail.
En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/faux-cadres-dirigeants-directeur-hotel-obtient-nullite-son-statut-cadre,26584.html#gr2De6ZTyPESCV62.99
Powerpoint : French labour law : how to implement the Right to disconnect (Droit à la déconnexion) ? by CHHUM AVOCATS
Par frederic.chhum le 18/03/17
On March 17th, 2017, CHHUM AVOCATS hold a labour law breakfast on how to implement the right to disconnect (droit à la déconnexion) under French labour law?
You can upload below the Powerpoint Droit à la déconnexion comment le mettre en œuvre ?
This Powerpoint was written by Marilou OLLIVIER, trainee avocate (HEDAC) at CHHUM AVOCATS (Paris, Nantes).
CHHUM AVOCATS (Paris Nantes) référencé dans le guide DECIDEURS 2017 comme avocats de salariés, cadres, cadres dirigeants, intermittents du spectacle, journalistes
Par frederic.chhum le 10/03/17
CHHUM AVOCATS (Paris Nantes) référencé dans le guide DECIDEURS 2017
Le guide DECIDEURS 2017 indique (cf pdf ci-dessous) :
TRACK RECORD : le cabinet a lancé 3 actions conjointes validées par le barreau de Paris portant sur l’annulation du statut de cadre dirigeant, la nullité des clauses de forfait jours et des actions de requalification des contrats à durée déterminée (CDD) des journalistes en CDI.
Il a défendu un cadre dirigeant dans le cadre d’un contentieux de harcèlement moral (le cadre dirigeant a obtenu 209000 euros) et a obtenu la réintégration d’un de ses clients, ingénieur du son, intermittent du spectacle de Lagardère.
DIFFERENCIATION : CHHUM AVOCATS est particulièrement renommé dans le milieu des intermittents du spectacle et des journalistes.
Les compétences linguistiques de l’équipe – chacun des avocats maitrise parfaitement l’anglais – lui permettant de travailler pour une clientèle anglo saxonne.
Le Cabinet dispose également d’un bureau secondaire à Nantes (41 quai de la Fosse) dirigé par Maître Camille COLOMBO.
CHHUM AVOCATS (Paris Nantes) listed in DECIDEURS 2017 (employees, intermittents du spectacle/ intermittent workers in the entertainment business, journalists, cadres / executives, cadres Dirigeants / senior executives)
DECIDEURS 2017 indicates (cf pdf document below):
TRACK RECORD: CHHUM LAW FIRM initiated 3 « actions conjointes » (collective/ class actions) validated by the Paris Bar.
Such “actions conjointes” were on:
cancelation of « cadre dirigeant »/ executive senior manager status,
cancelation of “forfait jours”, and
reclassification of journalists employed by fix term contracts (CDD) in permanent contract (CDI).
CHHUM AVOCATS obtained the condemnation of a company after moral harassment of a senior executive / cadre dirigeant (the senior executive obtained 209 000 euros) and obtained reinstatement of one of a Lagardère sound engineer after dismissal.
DIFFERENTIATION: CHHUM AVOCATS is well known to defend “intermittents du spectacle” (intermittent workers in the entertainment business) and journalists.
All avocats/ lawyers of CHHUM AVOCATS are bilingual in English. This allows CHHUM AVOCATS to work for an Anglo Saxon clientele.
Since March 1st, 2016, CHHUM AVOCATS opened an office in Nantes (41 quai de la Fosse 44000 Nantes) managed by Maître Camille COLOMBO.
Mise à jour du DUER et COVID-19 : il faut consulter le CSE ! il y a 2 semaines 21 heures