Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-20020212-5298699
Timestamp: 2017-04-23 18:01:04+00:00
Document Index: 54094151

Matched Legal Cases: ['art. 6', 'arrêt ', 'arrêt ', '§ 30', 'arrêt ', '§ 2', '§ 2']

AFFAIRE L.S. c. ITALIE
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Type d'affaire : Arrêt (Au principal et satisfaction équitable)Type de recours : Violation de l'art. 6-1 ; Dommage matériel - demande rejetée ; Préjudice moral - réparation pécuniaire ; Frais et dépens (procédure nationale) - demande rejetée ; Remboursement partiel frais et dépens - procédure de la ConventionNumérotation : Numéro d'arrêt : 52986/99Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;2002-02-12;52986.99 Analyses : (Art. 6) PROCEDURE CIVILEParties : Demandeurs : L.S.Défendeurs : ITALIETexte : QUATRIÈME SECTION
(Requête n° 52986/99)
En l’affaire L.S. c. Italie,
1. A l’origine de l’affaire se trouve une requête dirigée contre la République italienne et dont un ressortissant italien, M. L.S. (« le requérant »), avait saisi la Commission européenne des Droits de l’Homme le 22 janvier 1998 en vertu de l’ancien article 25 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales (« la Convention »). La requête a été enregistrée le 26 novembre 1999 sous le numéro de dossier 52986/99. Le gouvernement italien (« le Gouvernement ») est représenté par son agent, M. U. Leanza, et par son coagent, M. V. Esposito.
3. Le 7 décembre 1984, le requérant assigna la société coopérative E. devant le tribunal de Lecce afin d’obtenir l’annulation d’une délibération de l’assemblée des sociétaires.
4. La mise en état de l'affaire commença le 30 janvier 1985. Des cinq audiences fixées entre le 25 septembre 1985 et le 7 octobre 1987, deux concernèrent une demande de nomination d’un expert, une fut renvoyée d’office, une le fut en raison de l’absence des parties et une en raison de l’absence de la société défenderesse. Le 23 mars 1988, les parties demandèrent la fixation de l’audience de présentation des conclusions, qui eut lieu le 19 octobre 1988. Les audiences des 3 décembre 1990 et 26 avril 1993 furent renvoyées en raison de l’absence du requérant et celle fixée au 29 mai 1995 le fut en raison d’une grève des avocats. L’audience de plaidoiries se tint le 27 octobre 1997.
5. Par un jugement du 17 novembre 1997, dont le texte fut déposé au greffe le 13 décembre 1997, le tribunal fit droit à la demande du requérant.
8. La période à considérer a débuté le 7 décembre 1984 et s’est terminée le 13 décembre 1997.
9. Elle a donc duré environ treize ans pour une instance.
13. Le requérant réclame 10 000 000 lires italiennes (ITL) au titre du préjudice matériel et 25 000 000 ITL au titre du préjudice moral qu’il aurait subi.
14. La Cour n’aperçoit pas de lien de causalité entre la violation constatée et le dommage matériel allégué et rejette cette demande. En revanche, elle considère qu’il y a lieu d’octroyer au requérant environ la somme demandée, à savoir 12 911 euros (EUR), au titre du préjudice moral.
15. Le requérant demande également 10 000 000 ITL, globalement, pour les frais et dépens encourus devant les juridictions internes et pour ceux encourus devant la Cour.
16. Selon la jurisprudence de la Cour, un requérant ne peut obtenir le remboursement de ses frais et dépens que dans la mesure où se trouvent établis leur réalité, leur nécessité et le caractère raisonnable de leur taux (voir, par exemple, l’arrêt Bottazzi précité, § 30). En l’espèce et compte tenu des éléments en sa possession et des critères susmentionnés, la Cour rejette la demande relative aux frais et dépens de la procédure nationale, estime raisonnable la somme de 500 EUR au titre des frais et dépens de la procédure devant la Cour et l’accorde au requérant.
2. Dit a) que l’Etat défendeur doit verser au requérant, dans les trois mois à compter du jour où l’arrêt est devenu définitif conformément à l’article 44 § 2 de la Convention, 12 911 EUR (douze mille neuf cent onze euros) pour dommage moral et 500 EUR (cinq cents euros) pour frais et dépens ;
Fait en français, puis communiqué par écrit le 12 janvier 2002, en application de l’article 77 §§ 2 et 3 du règlement.
Michael O’Boyle Sir Nicolas Bratza Greffier Président ARRÊT L.S. c. ITALIE
ARRÊT L.S. c. ITALIE ARRÊT «NAMEAPPLICANT» c. ITALIE