Source: https://www.bcbdexther.fr/BcbDextherWeb/monographie/get?idProduit=29054&p=rO0ABXNyACBmci5yZXNpcC5zZXJ2aWNlcy5vYmplY3RzLktFWVVybAAAAAAAMJXBAgAESQAJaWRQcm9kdWl0SQAEbW9kZUwAAmNldAASTGphdmEvbGFuZy9TdHJpbmc7TAACc2VxAH4AAXhwAABxfgAAAAJ0ABNSRVNJUC1MRS1DT05TRUlMTEVSdAAXNDEyNDQyNzI4MTM3Mjg3MTE5ODk0MTY=
Timestamp: 2020-07-13 09:03:19+00:00
Document Index: 37653698

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Médicament EVEPAR GE 2MG/0,035MG CPR 1X21 - Infos médicaments
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EVEPAR Gé 2 mg/0,035 mg Comprimé boîte de 1 plaquette de 21
Forme et présentationCompositionIndications thérapeutiquesContre-indicationsMises en garde spéciales et précautions d'emploiEffets indésirablesRecommandations médecinsRecommandations patientsFertilité, grossesse et allaitementInteractions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactionsPosologie et mode d'administrationDurée et précautions particulières de conservationIncompatibilitésSurdosagePropriétés pharmacodynamiquesPropriétés pharmacocinétiquesEffets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machinesClasses thérapeutiquesClasses ATCDonnées de sécurité précliniquePrécautions particulières d'élimination et de manipulationConditions de prescription et de délivranceForme pharmaceutiqueNature et contenu de l'emballage extérieurDonnées technico-réglementaires
Forme Comprimé enrobé
Dosage 2 mg/0,035 mg
Contenance 21 comprimés
Ce médicament fait l'objet d'une surveillance renforcée
Acétate de cyprotérone 2 mg
Ethinylestradiol 0,035 mg
Excipients à effet notoire : un comprimé enrobé contient 31,115 mg de lactose monohydraté et 19,371 mg de saccharose.
Lactose monohydraté (effet notoire)
Glycérol à 85 pour cent
Cire de lignite
Traitement de l'acné modérée à sévère liée à une sensibilité aux androgènes (associée ou non à une séborrhée) et/ou de l'hirsutisme, chez les femmes en âge de procréer.
Pour le traitement de l'acné, EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé doit être utilisé uniquement après échec d'un traitement topique ou de traitements antibiotiques systémiques.
Dans la mesure où EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé est également un contraceptif hormonal, il ne doit pas être utilisé en association avec d'autres contraceptifs hormonaux (voir rubrique Contre-indications).
Ne pas utiliser ce médicament dans les pathologies et/ou situations décrites ci-dessous :
·Utilisation concomitante d'un autre contraceptif hormonal (voir rubrique Indications thérapeutiques et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions),
·En association avec le millepertuis (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions),
·Utilisation concomitante de médicaments contenant ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et du dasabuvir (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions),
·Présence ou antécédents de thrombose veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire),
·Présence ou antécédents de thrombose artérielle (infarctus du myocarde, par exemple) ou de prodromes (angor et accident ischémique transitoire, par exemple),
·Présence ou antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC),
·Présence d'un facteur de risque sévère ou de facteurs de risque multiples de thrombose veineuse ou artérielle (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) tels que :
odiabète avec symptômes vasculaires,
odyslipoprotéinémie sévère.
·Prédisposition héréditaire ou acquise à la thrombose veineuse ou artérielle, telle qu'une résistance à la protéine C activée (PCa), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S, une hyperhomocystéinémie ou la présence d'anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique) ;
·Atteinte hépatique en cours d'évolution ;
·Tumeur hépatique (bénigne ou maligne) évolutive ou ancienne ;
·Tumeur maligne hormono-dépendante connue ou suspectée (exemple : organes génitaux ou seins) ;
·Saignements vaginaux d'origine inconnue ;
·Antécédent de migraine avec signes neurologiques focalisés ;
·Hypersensibilité à la (aux) substance(s) active(s) ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.
Contre-indiqué dans les cas suivants :
Antécédent d'accident vasculaire cérébral
Risque de thrombose
Prédisposition aux thromboses
Affection hépatique sévère
Antécédent d'affection hépatique sévère en l'absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques
Saignement vaginal d'origine inconnue
Méningiome
Antécédent de méningiome
Déconseillé dans les cas suivants :
Déficit en sucrase-isomaltase
EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé est une association estroprogestative, composée d'un progestatif, l'acétate de cyprotérone, et d'un estrogène, l'éthinylestradiol, et est administré pendant 21 jours au cours de chaque cycle menstruel. Sa composition est similaire à celle d'un contraceptif oral combiné (COC).
Trois mois au moins sont nécessaires pour obtenir une amélioration des symptômes. La nécessité de poursuivre le traitement doit être évaluée régulièrement par le médecin traitant (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
L'arrêt du traitement par EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé doit faire discuter avec la patiente le besoin d'une contraception.
Les données cliniques et épidémiologiques concernant les associations estroprogestatives sont principalement issues des données obtenues avec d'autres associations estroprogestatives orales. C'est pourquoi les mises en gardes présentées ci-dessous s'appliquent également à EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé.
Si l'un(e) des affections/ facteurs de risque mentionnés ci-dessous est présent(e), les bénéfices de l'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé, doivent être évalués de façon individuelle au regard des risques possibles pour la patiente et discutés avec elle avant de commencer à utiliser EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé.
En cas d'aggravation, d'exacerbation ou de survenue pour la première fois de l'une de ces affections ou de l'un de ces facteurs de risque, la patiente doit contacter son médecin. Le médecin devra alors décider s'il est nécessaire d'interrompre l'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé.
RISQUE THROMBOEMBOLIQUE VEINEUX ET ARTERIEL
Avant la prescription, il importe de rechercher systématiquement les facteurs de risque thromboembolique veineux et artériel et de prendre en compte les contre-indications ou précautions d'emploi.
La survenue de symptômes pouvant faire craindre l'imminence d'une complication impose l'arrêt du traitement : céphalées importantes et inhabituelles, troubles oculaires, élévation de la tension artérielle, signes cliniques de phlébite et d'embolie pulmonaire.
·L'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé est associée à une augmentation du risque thromboembolique veineux comparé à une non-utilisation. Le sur-risque d'événements thromboemboliques veineux (ETV) est maximal au cours de la première année d'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé ou lorsque la patiente reprend son traitement ou lorsqu'elle l'utilise après un intervalle sans contraceptif oral d'au moins un mois. Les événements thromboemboliques veineux peuvent être fatals dans 1 à 2 % des cas.
·Les études épidémiologiques ont montré que l'incidence des ETV est 1,5 à 2 fois plus élevée chez les utilisatrices d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé que chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés (COC) contenant du lévonorgestrel et pourrait être similaire au risque observé avec les COC contenant du désogestrel / du gestodène / de la drospirénone.
·Il est possible que l'on compte, parmi les utilisatrices d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé, des patientes pouvant présenter un risque cardiovasculaire accru de façon inhérente, comme celui associé au syndrome des ovaires polykystiques.
·Les études épidémiologiques ont également montré une association entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et une augmentation du risque thromboembolique artériel (infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire).
·De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont également été signalés ailleurs, par exemple au niveau des veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales, cérébrales ou rétiniennes, chez les utilisatrices de contraceptifs hormonaux.
·Les symptômes d'une thrombose veineuse ou artérielle ou d'un accident vasculaire cérébral peuvent être notamment : douleur et/ou gonflement unilatéral inhabituel de la jambe ; douleur soudaine et sévère dans la poitrine, irradiant ou non dans le bras gauche ; essoufflement soudain ; apparition soudaine d'une toux ; céphalées inhabituelles, sévères, prolongées ; perte soudaine de la vision, partielle ou totale ; diplopie ; troubles du langage ou aphasie ; vertiges ; perte de connaissance avec ou sans convulsions focalisées ; affaiblissement ou engourdissement très marqué touchant subitement un hémicorps ou une partie du corps ; troubles moteurs ; douleur abdominale aiguë.
·Les accidents thromboemboliques artériels peuvent être d'évolution fatale.
Le risque thromboembolique veineux augmente dans les cas suivants :
·âge ;
·tabagisme (le risque est d'autant plus élevé que le tabagisme est important et l'âge avancé, en particulier après 35 ans). Il doit être fortement recommandé aux femmes de plus de 35 ans de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé ;
·antécédents familiaux (événements thromboemboliques veineux survenus dans la fratrie ou chez un parent à un âge relativement jeune). Si une prédisposition héréditaire est suspectée, la patiente devra être renvoyée vers un spécialiste pour se faire conseiller avant toute décision concernant l'utilisation d'un contraceptif hormonal ;
·immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention sur les jambes ou traumatisme majeur. Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l'utilisation du médicament (au moins quatre semaines à l'avance, en cas de chirurgie programmée) et de ne le reprendre que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si l'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé n'a pas été interrompue à l'avance.
·obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2).
Le risque thromboembolique artériel ou d'accident vasculaire cérébral augmente dans les cas suivants :
·dyslipoprotéinémie ;
·obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) ;
·migraine ;
·valvulopathie cardiaque ;
·fibrillation auriculaire ;
·antécédents familiaux (thrombose artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent à un âge relativement jeune). Si une prédisposition héréditaire est suspectée, la patiente devra être renvoyée vers un spécialiste pour se faire conseiller avant toute décision concernant l'utilisation d'un contraceptif hormonal.
Les autres affections médicales qui ont été associées à des événements indésirables vasculaires sont notamment le diabète, le lupus érythémateux disséminé, le syndrome hémolytique et urémique, les entéropathies inflammatoires chroniques (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique, par exemple) et la drépanocytose.
L'augmentation du risque thromboembolique en période post-partum doit être prise en compte (pour plus d'informations, voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).
L'augmentation de la fréquence ou de la sévérité des migraines au cours de l'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé (pouvant être le signe précurseur d'un accident vasculaire cérébral (AVC)) peut constituer un motif d'arrêt immédiat d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé.
Il doit être spécifiquement indiqué aux femmes utilisant EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé de contacter leur médecin en cas de symptômes évoquant une possible thrombose. En cas de thrombose suspectée ou confirmée, l'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé doit être interrompue. En raison de la tératogénicité de certains traitements anticoagulants par voie orale, une autre méthode de contraception doit être envisagée si nécessaire.
CANCERS GYNECOLOGIQUES
Certaines études épidémiologiques suggèrent que les associations estroprogestatives orales pourraient être associées à une augmentation du risque de cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices d'associations estroprogestatives orales à long terme (> 5 ans). Il n'est cependant pas établi dans quelle mesure cette augmentation du risque est liée à des facteurs confondants tels que le comportement sexuel et d'autres facteurs comme le papilloma virus humain (HPV).
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a conclu qu'il existe une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les femmes sous association estroprogestative orale. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 ans qui suivent l'arrêt d'une association estroprogestative orale.
Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers diagnostiqués chez les utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices d'une association estroprogestative orale reste faible par rapport au risque global de cancer du sein.
Ces études ne permettent pas d'établir une relation de causalité. Il est possible que, chez les utilisatrices d'associations estroprogestatives orales, cette augmentation du risque soit due à un diagnostic plus précoce du cancer du sein, aux effets biologiques de cette association estroprogestative orale ou à l'association des deux. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices ont tendance à être moins évolués cliniquement par rapport à ceux diagnostiqués chez des femmes n'en n'ayant jamais utilisé.
Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans de plus rares cas encore, des tumeurs malignes du foie ont été rapportées chez des utilisatrices d'associations estroprogestatives orales.
Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Chez les femmes sous associations estroprogestatives orales, la survenue de douleurs de la partie supérieure de l'abdomen, d'augmentation du volume du foie ou de signes d'hémorragie intra-abdominale doit faire évoquer une tumeur hépatique.
Chez les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie, un risque accru de pancréatite peut survenir en cas d'utilisation d'associations estroprogestatives orales.
Une augmentation modérée de la pression artérielle a été observée chez de nombreuses femmes sous associations estroprogestatives orales ou prenant EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé. Cette augmentation est rarement cliniquement significative. Toutefois, si les chiffres tensionnels élevés persistent, il convient d'arrêter le traitement par EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé et de prendre en charge l'hypertension artérielle. S'il est jugé nécessaire de maintenir le traitement par EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé, celui-ci pourra éventuellement être repris après normalisation des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur.
La survenue ou l'aggravation des pathologies suivantes a été observée au cours de la grossesse ou chez des femmes prenant des associations estroprogestatives orales, bien que la responsabilité des estroprogestatifs n'ait pu être établie : ictère et/ou prurit dû à une cholestase, lithiase biliaire, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, hypoacousie par otosclérose.
La survenue d'anomalies hépatiques aiguës ou chroniques peut nécessiter l'arrêt du traitement jusqu'à la normalisation des paramètres hépatiques.
La récidive d'un ictère cholestatique et/ou d'un prurit liés à une cholestase survenue au cours d'une grossesse précédente ou de la prise antérieure d'hormones stéroïdiennes doit faire arrêter le traitement.
Les associations estroprogestatives orales peuvent avoir un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et la tolérance au glucose ; il n'est cependant pas obligatoire de modifier le traitement chez des diabétiques utilisant une association estroprogestative orale faiblement dosée (contenant moins de 0,05 mg d'éthinylestradiol). Les femmes diabétiques doivent cependant être étroitement surveillées, en particulier lors de l'instauration d'une association estroprogestative orale.
Des cas d'aggravation de dépression endogène, d'épilepsie, de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été observés sous associations estroprogestatives orales.
Un chloasma peut survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma sous associations estroprogestatives orales doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux rayons ultraviolets.
Diminution de l'efficacité :
L'efficacité d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé peut être diminuée en cas d'oubli de comprimés (voir rubrique Posologie et mode d'administration), de troubles gastro-intestinaux (voir rubrique Posologie et mode d'administration) ou de prise concomitante de certains traitements (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Troubles du cycle :
Des métrorragies et des « spottings » peuvent apparaître, plus particulièrement pendant les premiers mois d'utilisation. Ils cessent en général spontanément et il n'y a pas lieu d'interrompre le traitement. Si ces saignements persistent ou apparaissent pour la première fois après une utilisation prolongée, la recherche d'une éventuelle cause organique s'impose.
Chez certaines femmes, sous association estroprogestative orale, les hémorragies de privation peuvent ne pas survenir au cours de l'intervalle libre. Si l'association estroprogestative orale a été prise comme décrit dans la rubrique Posologie et mode d'administration, il est peu probable que la femme soit enceinte. Cependant, si l'association estroprogestative orale n'a pas été prise correctement avant l'absence de la première hémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation successives ne se produisent pas, il convient de s'assurer de l'absence de grossesse avant de poursuivre le traitement.
Augmentations des ALAT :
Lors des études cliniques réalisées chez des patientes traitées pour une infection par le virus de l'hépatite C (VHC) par des médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine, des élévations des transaminases (ALAT) de plus de 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol tels que les contraceptifs hormonaux combinés (CHCs) (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Examen clinique :
Un examen médical complet (incluant un examen clinique, le recueil des antécédents médicaux et familiaux) est nécessaire avant et périodiquement en cours de traitement ; celui-ci tiendra compte des contre-indications (voir rubrique Contre-indications) et des mises en garde (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
La fréquence et la nature des examens pratiqués tiendront compte des recommandations médicales établies et seront adaptées à chaque patiente. Ils porteront généralement sur : le poids, la tension artérielle, les seins, l'appareil génital, le frottis cervicovaginal, la triglycéridémie et la cholestérolémie, la glycémie.
Il sera conseillé aux femmes de lire attentivement la notice du produit et de respecter les recommandations qu'elle contient.
Les femmes doivent de plus être informées qu'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé ne protège pas contre l'infection au VIH (SIDA) ou les autres maladies sexuellement transmissibles.
Ce médicament contient du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Trouble oculaire
Elévation de la tension artérielle
Femme de plus de 35 ans
Intervention chirurgicale programmée
Hypertension artérielle légère ou modérée
Maladie inflammatoire chronique de l'intestin
Post-partum jusqu'au retour de couches
Douleur de l'hypocondre droit
Herpès gravidique
Hypo-acousie
Angioedème héréditaire
Tendance au chloasma
4.8.1 Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés l'évépar sont : nausées, douleurs abdominales, prise de poids, céphalées, humeur dépressive, modification de l'humeur, douleurs mammaires, tension mammaire. Ils apparaissent chez au moins 1% des patientes.
Il existe une augmentation du risque thromboembolique chez toutes les femmes utilisant EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
4.8.2 Liste des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés avec EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé sont répertoriés ci-dessous par Classe Système Organe et par fréquence. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : fréquent (≥ 1/ 100 à < 1/10), rare (≥ 1/ 10 000 à < 1/1 000) et fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).
Fréquence indéterminée : Hypersensibilité
Fréquence indéterminée : Rétention hydrique
Fréquent : Humeur dépressive
Modification de l'humeur
Fréquence indéterminée : Diminution de la libido
Fréquent : Céphalées
Fréquence indéterminée : Migraine
Fréquence indéterminée : Irritation oculaire par les lentilles de contact
Rare : Evénements thromboemboliques
Fréquence indéterminée : Augmentation de la pression artérielle / hypertension
Fréquent : Nausées
Douleurs abdominales
Fréquence indéterminée : Vomissements
Fréquence indéterminée : Rash
Fréquent : Douleurs mammaires
Fréquence indéterminée : Hypertrophie mammaire
Fréquent : Prise de poids
Fréquence indéterminée : Perte de poids.
Chez les femmes avec des antécédents d'angioedème héréditaire, les oestrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes d'angioedème.
Les effets indésirables graves suivants, décrits en rubrique Mises en garde et précautions d'emploi, ont été signalés chez des femmes utilisant EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé :
·Evénements thromboemboliques veineux (phlébite, thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire).
·Evénements thromboemboliques artériels (en particulier infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral).
Effets à l'arrêt du traitement : aménorrhées post-thérapeutiques.
Des aménorrhées avec anovulation (survenant plus volontiers chez les femmes ayant des antécédents de cycles irréguliers) peuvent s'observer à l'arrêt du traitement. Elles disparaissent en général spontanément. En cas de prolongation, avant toute nouvelle prescription, la recherche d'une éventuelle pathologie hypophysaire s'impose.
4.8.3 Description de certains effets indésirables particuliers
Une augmentation du risque d'événements thrombotiques et thromboemboliques artériels et veineux, incluant l'infarctus du myocarde, l'AVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et l'embolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC. Pour des informations détaillées, voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.
Les effets indésirables graves suivants ont été rapportés chez des femmes utilisatrices d'associations estroprogestatives contraceptive et sont décrits à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Mises en garde spéciales et précautions d'emploi:
·évènements thromboemboliques veineux ;
·évènements thromboemboliques artériels ;
·hypertension ;
·tumeurs hépatiques ;
·apparition ou aggravation d'affections dont l'association avec les COC n'est pas certaine: maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, épilepsie, endométriose, fibrome utérin, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, herpès gravidique, chorée de Sydenham, syndrome hémolytique et urémique, ictère cholestatique ;
·chloasma ;
·perturbations chroniques ou aigües de la fonction hépatique pouvant nécessiter l'arrêt d'une COC jusqu'à normalisation des valeurs de la fonction hépatique ;
·survenue ou aggravation des symptômes d'angioedème par les estrogènes chez les femmes présentant un angioedème héréditaire ;
·hyperlipidémies (hypertriglycéridémie et/ou hypercholestérolémie), diabète ;
·saignements intermenstruels, oligoménorrhée, aménorrhée ;
·adénome hypophysaire à prolactine (éventuellement révélé par une galactorrhée) ;
·vertiges, modification de la vision ;
La fréquence de diagnostic du cancer du sein est très légèrement augmentée chez les utilisatrices de COC. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, cette augmentation est faible par rapport au risque global de cancer du sein. La relation de causalité avec l'utilisation d'une association estroprogestative orale reste inconnue. Pour plus d'information se reporter aux rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi.
Des métrorragies et/ou un échec de la contraception peuvent être le résultat d'interactions entre les contraceptifs oraux et d'autres médicaments (inducteurs enzymatiques) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Douleur mammaire
Irritation oculaire par les lentilles de contact
Evénement thrombo-embolique
Augmentation de la pression artérielle
Aménorrhée avec anovulation
Aménorrhée post-thérapeutique
Accident thrombo-embolique veineux
Accident thrombo-embolique artériel
Exacerbation de rectocolite hémorragique
Aggravation d'une endométriose
Aggravation d'herpès gravidique
Fonction hépatique perturbée
Altération de la tolérance au glucose
Saignement intermenstruel
Oligoménorrhée
Adénome hypophysaire à prolactine
Galactorrhée
Modification de la vision
Recommandations médecins
AVANT LA PRESCRIPTION, rechercher systématiquement les facteurs de risque thromboembolique veineux et artériel et prendre en compte les contre-indications ou précautions d'emploi.
AVANT ET PERIODIQUEMENT EN COURS DE TRAITEMENT : un examen médical complet (incluant un examen clinique, le recueil des antécédents médicaux et familiaux) est nécessaire; celui-ci tiendra compte des contre-indications et des mises en garde.
Alerte ANSM du 14/02/2020 :
Risque de Méningiome:
Par précaution, les médicaments à base d'acétate de cyprotérone à dosages faibles, éthinylestradiol/acétate de cyprotérone (Diane 35 et ses génériques) et estradiol/acétate de cyprotérone (Climene), doivent être contre-indiqués en cas d'existence ou d'antécédent de méningiome.
Recommandations patients
ARRETER LE TRAITEMENT ET CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de signes possibles d’un caillot sanguin :
- toux soudaine inhabituelle,
- douleur intense dans la poitrine, pouvant s’étendre au bras gauche,
- essoufflement,
- mal de tête anormalement intense ou durable, ou aggravation des migraines,
- perte de vision partielle ou totale, ou vision double,
- élocution confuse ou troubles du langage,
- modification soudaine de l’audition, de l’odorat ou du goût,
- vertiges ou évanouissements,
- faiblesse ou engourdissement d’une partie du corps,
- douleur intense dans l’abdomen,
- douleur intense ou gonflement au niveau de l’une des jambes.
Le risque de développer des caillots sanguins étant accru immédiatement après un accouchement, demander au médecin au bout de combien de temps commencer le traitement.
CONSULTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :
- gonflement de la face, de la langue et/ou de la gorge, difficulté à avaler ou urticaire associée à des difficultés pour respirer (symptômes de l'angiœdème),
- absence de règles deux fois de suite (grossesse possible).
NE PAS PRENDRE de préparations à base de millepertuis (Hypericum perforatum) pendant le traitement.
EVITER de s'exposer au soleil en cas de mélasme/chloasma apparu lors d'une grossesse ou sous contraceptifs oraux estroprogestatifs.
Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer lors de l’utilisation d’un contraceptif hormonal.
·Pour l'éthinylestradiol : en clinique, à la différence du diéthylstilbestrol, les résultats de nombreuses études épidémiologiques permettent d'écarter, à ce jour, un risque malformatif, en début de grossesse, des estrogènes administrés seuls ou en association.
·Pour l'acétate de cyprotérone : les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence un effet féminisant dose-dépendant de l'acétate de cyprotérone.
En clinique, le risque est potentiel, en cas de fortes doses administrées pendant la période de différenciation sexuelle (de la 8ème semaine d'aménorrhée jusqu'à environ 17 semaines d'aménorrhée).
Toutefois, aucun effet de ce type n'a été rapporté à ce jour sur un suivi d'une centaine de grossesses.
·EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé n'est pas indiqué pendant la grossesse.
En cas de doute sur l'éventualité d'une grossesse, un test sera pratiqué avant le début du traitement.
La découverte d'une grossesse, en cours de traitement, ne justifie pas l'interruption de la grossesse ; néanmoins le traitement par EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé devra être arrêté.
Les substances actives sont excrétées dans le lait maternel.
L'utilisation d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé, est à éviter pendant l'allaitement.
NB : le résumé des caractéristiques du produit des médicaments associés doit être consulté pour identifier toute interaction éventuelle.
·Effets d'autres médicaments sur EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé:
Une induction enzymatique peut déjà être observée après quelques jours de traitement. L'induction enzymatique maximale est généralement observée dans les premières semaines. Après l'arrêt du traitement, l'induction enzymatique peut perdurer environ 4 semaines.
Substances diminuant la clairance des COC (inhibiteurs enzymatiques) :
La pertinence clinique d'interactions potentielles avec les inhibiteurs enzymatiques reste inconnue.
L'administration concomitante d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 peut augmenter les concentrations plasmatiques de l'estrogène, du progestatif ou des deux.
Il a été montré que des doses quotidiennes de 60 à 120 mg d'étoricoxib prises de manière concomitante avec un contraceptif hormonal combiné contenant 0,035 mg d'éthinylestradiol augmentaient respectivement de 1,4 à 1,6 fois les concentrations plasmatiques d'éthinylestradiol.
·Effets des associations estrogène/progestatif sur d'autres médicaments :
Les données cliniques suggèrent que l'éthinylestradiol inhibe la clairance des substrats du CYP1A2, entrainant ainsi une augmentation faible (ex. théophylline) ou modérée (ex. tizanidine) de leur concentration plasmatique.
+ CONTRACEPTIF HORMONAL
Utilisation concomitante d'un autre contraceptif hormonal (voir rubrique Contre-indications).
+ MILLEPERTUIS
Diminution des concentrations plasmatiques de l'association estroprogestative orale, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet contraceptif dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'une grossesse).
+ DASABUVIR ; OMBITASVIR ; PARITAPREVIR ; RITONAVIR
Augmentation de l'hépatotoxicité.
L'utilisation concomitante avec des médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir, avec ou sans ribavirine, peut augmenter le risque d'élévation des ALAT (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi). Ainsi, les utilisatrices d'EVEPAR doivent passer à une méthode de contraception alternative (par ex., une contraception à base de progestatifs seuls ou des méthodes non-hormonales), avant de commencer un traitement avec cette combinaison de médicaments. EVEPAR peut être réutilisé 2 semaines après la fin du traitement par cette combinaison de médicaments.
Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine) ; rifabutine ; rifampicine ; dabrafénib ; inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (névirapine et efavirenz).
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
Diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique de l'association estroprogestative orale.
+ LAMOTRIGINE
Eviter de mettre en route une association estroprogestative orale pendant la période d'ajustement posologique de la lamotrigine.
Risque de diminution des concentrations et de l'efficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique.
+ MODAFINIL
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive, pendant le traitement et un cycle après l'arrêt du traitement par le modafinil, en raison de son potentiel inducteur enzymatique.
+ NELFINAVIR
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en association estroprogestative orale.
+ INHIBITEURS DE PROTEASES BOOSTES PAR RITONAVIR
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal, due à l'augmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.
+ TOPIRAMATE
Pour des doses de topiramate ≥ 200 mg/jour : risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en estrogène.
+ VEMURAFENIB
Risque de diminution des concentrations en estroprogestatifs, avec pour conséquence un risque d'inefficacité.
Associations faisant l'objet de précautions d'emploi
+ APREPITANT
Diminution des concentrations de l'estroprogestatif, avec risque de moindre efficacité contraceptive.
+ BOCEPREVIR
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association.
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par le bocéprévir.
+ BOSENTAN
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique de l'association estroprogestative orale.
+ ELVITEGRAVIR
Utiliser un estroprogestatif contraceptif avec au moins 30 µg d'éthinylestradiol. Diminution des concentrations d'éthinylestradiol, avec risque de moindre efficacité contraceptive. De plus, augmentation des concentrations du progestatif.
+ GRISEOFULVINE
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la lamotrigine lors de la mise en route d'une association estroprogestative orale et après son arrêt.
+ RUFINAMIDE
Diminution modérée des concentrations d'éthinylestradiol.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive en particulier de type mécanique.
+ TELAPREVIR
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association et deux cycles suivants.
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par le télaprévir.
Association à prendre en compte
+ ETORICOXIB
Augmentation des concentrations d'éthinylestradiol par l'étoricoxib.
Autres formes d'interactions
L'utilisation d'associations estroprogestatives orales peut influencer les résultats de certains examens biologiques.
·EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé : en traitement initial doit être initié de la façon suivante :
o1er cycle : prise quotidienne à la même heure d'un comprimé en commençant le premier jour du cycle pendant 21 jours.
oCycles suivants : après une pause thérapeutique de 7 jours, reprendre la plaquette suivante pendant 21 jours.
·EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé : en relais d'un contraceptif estroprogestatif oral, doit être initié de la façon suivante :
oPrendre le 1er comprimé de préférence le jour qui suit la prise du dernier comprimé actif du contraceptif estroprogestatif oral, ou au plus tard le jour qui suit la période habituelle d'arrêt des comprimés, ou le jour suivant la prise du dernier comprimé placebo du contraceptif estroprogestatif oral.
Trois mois au moins sont nécessaires pour obtenir une amélioration des symptômes. La nécessité de poursuivre le traitement doit être évaluée régulièrement par le médecin traitant.
En cas de reprise d'EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé, après un arrêt d'au moins un mois, il convient de prendre en compte l'augmentation du risque d'accident thromboembolique veineux (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés :
L'oubli d'un comprimé expose à un risque de grossesse. Si l'oubli est constaté dans les 12 heures qui suivent l'heure habituelle de la prise, prendre immédiatement le comprimé oublié, et poursuivre le traitement normalement en prenant le comprimé suivant à l'heure habituelle.
Si l'oubli est constaté plus de 12 heures après l'heure normale de la prise, l'effet contraceptif n'est plus assuré. Prendre immédiatement le dernier comprimé oublié et poursuivre le traitement jusqu'à la fin de la plaquette, en utilisant simultanément une méthode contraceptive de type mécanique (préservatifs, spermicides,...) jusqu'à la reprise de la plaquette suivante, y compris pendant les règles.
Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux:
En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (par exemple : vomissement ou diarrhées), l'absorption d'un comprimé peut ne pas être complète ; des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être prises.
Si des vomissements se produisent dans les 3-4 heures qui suivent la prise d'un comprimé, les mêmes consignes que celles données pour les oublis de comprimés doivent s'appliquer (voir ci-dessus « Cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés »).
Informations complémentaires concernant les populations particulières
EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé n'est pas indiqué avant la ménarche.
Population gériatrique
EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé n'est pas indiqué après la ménopause.
Patientes atteintes d'insuffisance rénale
EVEPAR 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé n'a pas été étudié de façon spécifique chez les patientes atteintes d'insuffisance rénale. Les données disponibles ne suggèrent pas de modification du traitement chez ces patientes.
Le surdosage peut se manifester par des signes digestifs (nausées, vomissements...), des troubles du cycle et des hémorragies de privation. L'hémorragie de privation peut également se produire chez les filles avant leur ménarche, si elles prennent accidentellement le médicament.
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antiandrogènes et estrogènes, code ATC : G03HB01.
Association estro-antiandrogénique, faiblement dosée en estrogène, EVEPAR possède les propriétés des deux substances :
·l'effet spécifique antiandrogénique de l'acétate de cyprotérone, par inhibition compétitive de la liaison de la 5-α dihydrotestostérone au récepteur cytosolique des cellules cibles, qui freine la production et l'excrétion de sébum, la croissance et le développement du poil.
Dérivé de la 17-α- hydroxyprogestérone, il a une action progestative. Son action antigonadotrope est amplifiée par celle de l'éthinylestradiol. L'acétate de cyprotérone ne possède pas d'action estrogénique mais un effet antiestrogène, ni d'action nocive sur la fonction du cortex surrénalien.
·l'effet trophique sur l'endomètre et l'action antigonadotrope des 35 µg d'éthinylestradiol.
Propriétés pharmacocinétiques
Après absorption rapide et totale, les deux substances actives suivent chacune une voie métabolique propre:
·l'éthinylestradiol circulant est transformé en dérivé sulfoconjugué. Sa demi-vie plasmatique est d'environ 4 heures. Il est éliminé avec une demi-vie d'environ 24 heures dans les urines et dans les selles. Les métabolites urinaires sont glycuronoconjugés,
·l'acétate de cyprotérone passe dans la circulation plasmatique sans important effet de premier passage hépatique. Sa demi-vie plasmatique est d'environ 4 heures. Il présente une certaine affinité pour le tissu adipeux d'où il est libéré régulièrement pour rejoindre la circulation générale. Il est éliminé avec une demi-vie de 2 jours environ après métabolisation principalement hépatique. L'élimination est complète pour 1/3 urinaire et 2/3 fécale, à 80 % sous forme de métabolites dont le plus important est le 15-β-hydroxycyprotérone.
In vitro, l'éthinylestradiol est un inhibiteur réversible du CYP2C19, CYP1A1 et CYP1A2, ainsi qu'un inhibiteur « suicide » des CYP3A4/5, du CYP2C8, et du CYP2J2.
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
Anti-acnéiques
Anti-acnéiques systémiques
Cyprotérone + Ethinylestradiol
Classes ATC
D - MEDICAMENTS DERMATOLOGIQUES
D10 - PREPARATIONS ANTIACNEIQUES
D10B - PREPARATIONS ANTIACNEIQUES A USAGE SYSTEMIQUE
D10BX - Autres préparations antiacnéiques à usage systémique
G - SYSTEME GENITO-URINAIRE ET HORMONES SEXUELLES
G03 - HORMONES SEXUELLES ET MODULATEURS DE LA FONCTION GENITALE
G03H - ANTI-ANDROGENES
G03HB - Anti-androgènes et estrogènes
G03HB01 - Cyprotérone et estrogène
Données de sécurité préclinique
Les études toxicologiques ont été menées sur chaque composant et leur association. Les études de toxicité aiguë n'indiquent pas de risque particulier, en cas d'ingestion accidentelle d'une forte dose d'estro-progestatif.
Les études en administration réitérée n'indiquent pas de risque particulier pour l'homme. Cependant, il est connu que les stéroïdes sexuels peuvent promouvoir la croissance de certains tissus et tumeurs hormono-dépendants.
Les tests classiques de mutagénèse in vivo et in vitro n'ont pas mis en évidence de potentiel mutagène ni génotoxique. Cependant, des études plus récentes ont montré que l'acétate de cyprotérone, comme d'autres dérivés stéroïdiens et d'autres principes actifs de nature chimique différente, pouvait induire la formation d'adduits d'ADN (accompagnée d'une augmentation de la réparation de l'ADN), sur des cellules hépatiques de rat et de singe ainsi que sur des hépatocytes humains.
Cette formation d'adduits d'ADN a été constatée à des doses d'exposition qui pourraient être retrouvées avec les schémas thérapeutiques recommandés pour l'acétate de cyprotérone.
Administré in vivo chez le rat femelle, l'acétate de cyprotérone provoque, comme d'autres progestatifs, une augmentation de la fréquence de survenue de lésions hépatiques en foyers, peut-être pré-néoplasiques, avec altération des enzymes cellulaires.
La signification clinique de ces résultats expérimentaux reste inconnue. Les données cliniques accumulées jusqu'à ce jour ne laissent pas supposer une augmentation de l'incidence des tumeurs hépatiques chez l'homme.
Précautions particulières d'élimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières pour l'élimination.
Comprimé enrobé.
Nature et contenu de l'emballage extérieur
21 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium). Boîte de 1 plaquette.
Données technico-réglementaires
Code CIP7 3436761
Code CIP13 3400934367618 (Code 13 référent)
Code UCD7 9258496
Code UCD13 3400892584966
Code CIS 62753154
Médicament T2A Non
Laboratoire titulaire AMM MYLAN
Laboratoire exploitant MYLAN
117 allée des Parcs
Tel : 04 37 25 75 00
Fax : 04 37 25 75 01
Site Web : http://www.mylan.fr
Prix de vente TTC Prix libre
Taux de TVA 10.0 %
Base de remboursement SS Non remboursé
Taux SS 0 %
Code Acte pharmacie PHN
Médicament d'exception Non
Agrément collectivités Non
Liste Liste I
Statut AMM
Date AMM 14/10/1997
Rectificatif d'AMM 20/02/2019
Marque Cyproterone Ethinylestradiol
Gamme Sans gamme