Source: https://forumpoenale.recht.ch/de/artikel/01fp0408edi/editorial
Timestamp: 2019-08-18 17:43:24+00:00
Document Index: 235853096

Matched Legal Cases: ['art. 172', 'arrêt ', 'art 9', 'arrêt ', 'art. 34', 'ATF ']

From the magazine forumpoenale 4/2008 | S. 197-197 The following page is 197
Das vorliegende Heft enthält wiederum eine Palette brisanter Themen. Hat etwa die Reihenfolge der Präsentation von Beweismitteln tatsächlich Einfluss auf die Urteilsbildung? Bestimmen die ersten Beweise die Bewertung der weiteren und fixieren so den Entscheid oder bleibt eher hängen, was sehr nahe dem Urteilszeitpunkt vorgebracht wird? André Kuhn und Raluca Enescu (S. 234) kommen diesbezüglich zu einem möglicherweise unerwarteten Resultat.
Arja Laubacher, Frank Urbaniok, Jérôme Endrass und Astrid Rossegger (S. 237) gehen der Frage nach, ob Täter schweizerischer oder ausländischer Nationalität häufiger psychiatrisch begutachtet und damit auch öfter behandelt werden. Sie deuten ihre Ergebnisse als Anzeichen für eine Ungleichbehandlung in der Begutachtungspraxis, was aufhorchen lässt.
Schliesslich macht Marcel Ogg (S. 241) in seinem Beitrag auf die Schwierigkeiten bei der kumulativen Ausfällung von Freiheitsstrafe und Geldstrafe im Vermögensstrafrecht aufmerksam, die seiner Auffassung nach dafür sprechen Art. 172bis StGB zu streichen.
Im Entscheidungsteil deckt Thomas Hansjakob (S. 212) in einem Entscheid des Bundesgerichts über die Fernwirkung von Beweisverwertungsverboten nach Art. 9 Abs. 3 BÜPF Schwächen in der Urteilsbegründung auf und fordert als Fazit unmissverständlich: «Es muss rechtzeitig eine Bewilligung zur Verwertung des Zufallsfundes aus der Überwachung eingeholt werden». Felix Bänziger (S. 217) befasst sich mit einem Entscheid des Bundesstrafgerichts zu einem interkantonalen Gerichtsstandskonflikt; er befürwortet dessen Grundaussage, wonach sich bereits aus der Anfrage um Übernahme des Falles ergeben muss (also nicht bloss aus den Akten, wie so häufig in der Praxis), welcher Vorwurf als gerichtsstandsrelevant betrachtet wird. Der neue Art. 34 Abs. 3 StGB ermächtigt zu Behördenauskünften für die Bestimmung der Tagessatz- oder Bussenhöhe; Urs Rudolf (S. 216) hält in seiner Anmerkung zu einem Entscheid des Luzerner Obergerichts die teilweise gelebte Praxis des «automatischen» Beizugs der (gesamten) Steuerakten für stossend. Und Markus Hug (S. 230) kommt in seiner Anmerkung zu dem Ergebnis, dass die bisher geltenden Grundsätze für die Berücksichtigung der Obergrenzen für den bedingten und teilbedingten Vollzug durch BGE 134 IV 17 «keineswegs neu geschrieben worden» sind.
Le présent fascicule contient à nouveau une palette de sujets brûlants. Ainsi, l’ordre de présentation des preuves a-t-il une influence sur la formation du jugement? Les premiers éléments administrés déterminent-ils l’appréciation des suivants et figent-ils de la sorte la décision ou l’esprit a-t-il plutôt tendance à retenir ce qui lui est soumis à un moment très proche du verdict? André Kuhn et Raluca Enescu (p. 234) parviennent à une conclusion éventuellement inattendue.
Arja Laubacher, Frank Urbaniok, Jérôme Endrass et Astrid Rossegger (p. 237) s’intéressent à la question de savoir qui des auteurs de nationalité suisse ou étrangère font plus souvent l’objet d’une expertise psychiatrique et donc d’un traitement Ils interprètent leurs résultats comme l’indice d’une inégalité de traitement lors du recours à l’expert, ce qui éveille l’attention.
Enfin, Marcel Ogg (p. 241) met le doigt sur les difficultés inhérentes au prononcé cumulatif d’une peine privative de liberté et d’une peine pécuniaire en cas d’infraction contre le patrimoine. Celles-ci plaident à son avis pour l’abrogation de l’art. 172bis CP.
Dans la rubrique jurisprudentielle, Thomas Hansjakob (p. 212) révèle les faiblesses de la motivation d’un arrêt du Tribunal fédéral relatif à l’effet indirect de l’interdiction selon l’art 9 al. 3 LSCPT d’exploiter une preuve et rappelle sans ambiguïté la nécessité d’obtenir à temps une autorisation d’utiliser l’élément découvert fortuitement grâce à la mesure de surveillance. Felix Bänziger (p. 217) discute un arrêt rendu par le Tribunal pénal fédéral à l’occasion d’un conflit intercantonal de compétence; il souscrit à l’affirmation selon laquelle le chef d’accusation considéré comme déterminant pour le for doit résulter de la demande de reprise de la cause (et non pas simplement du dossier, comme cela se produit fréquemment en pratique). Le nouvel art. 34 al. 3 CP permet aux autorités de délivrer les renseignements nécessaires à la fixation du montant du jour-amende ou de l’amende; à propos d’un jugement du Tribunal cantonal lucernois, Urs Rudolf (p. 216) se dit heurté par l’usage, pour partie vécu, de l’apport «automatique» (de l’intégralité) des dossiers fiscaux. Quant à Markus Hug (p. 230), il considère que les principes qui gouvernaient jusqu’à présent la prise en considération des limites supérieures du sursis et du sursis partiel n’ont en rien été réécrits par l’ATF 134 IV 17.
Nous vous souhaitons une lecture stimulante!
Jürg-Beat Ackermann, Bernhard Sträuli, Wolfgang Wohlers