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Timestamp: 2016-12-10 01:38:44+00:00
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Matched Legal Cases: ['ATF ', 'art. 38', 'art. 127', 'art. 53', 'art. 87', 'art. 21', 'art. 21', 'art. 31', 'art. 53', 'art. 42', 'art. 51', 'art. 71', "l'article 3", 'art. 1']

⭐Jahresbericht Rapport de gestion
1 EBK CFB 2006 Jahresbericht Rapport de gestion Eidgenössische Bankenkommission Commission fédérale des banques Commissione federale delle banche Swiss Federal Banking Commission2 2006 Jahresbericht Rapport de gestion Eidgenössische Bankenkommission Commission fédérale des banques Commissione federale delle banche Swiss Federal Banking Commission3 Impressum Herausgeber / Editeur Eidg. Bankenkommission / Commission fédérale des banques Schwanengasse 12, Postfach, CH-3001 Bern, Schweiz Schwanengasse 12, case postale, CH-3001 Berne, Suisse Telefon / Téléphone +41 (0) Telefax / Téléfax +41 (0) Internet Vertrieb / Diffusion Bundesamt für Bauten und Logistik, BBL Verkauf Bundespublikationen, BBL, 3003 Bern Office fédérale des constructions et de la logistique, OFCL Vente des publications, OFCL, 3003 Berne Telefon / Téléphone +41 (0) Telefax / Téléfax +41 (0) Internet Bestellnummer / Numéro de commande DF Weitere Publikationen / Autres publications Annual Report, Key themes, Bestellnummer eng Annual Report, Key themes, numéro de commande eng4 Sommaire Première partie Page Version allemande 4 Statistiques en allemand 103 Deuxième partie Page Version française 2 Statistiques en français 1055 Table des matières Table des matières Abréviations Commission fédérale des banques Avant-propos du Président I. Thèmes principaux Mise en œuvre de Bâle II en Suisse Risques sur le marché financier Législation sur les placements collectifs de capitaux Banques, négociants en valeurs mobilières et gouvernance d entreprise Projet FINMA II. Banques et négociants en valeurs mobilières Réglementation Elagage du droit de la surveillance Processus de réglementation Position de la Commission des banques sur l autorégulation Circulaire Surveillance et contrôle interne Circulaire Agences de notation Prescriptions relatives à l établissement des comptes Opérations de prêt et emprunt de titres Opportunité d une réglementation applicable aux négociants en devises et introducing brokers Relations d affaires avec des fiduciarie statiche Révision de l ordonnance sur le blanchiment d argent Révision du droit de la société anonyme et du droit comptable Loi sur les titres intermédiés Fonds en déshérence Révision de l organisation judiciaire fédérale Pratique de l autorité de surveillance Surveillance axée sur le risque et système d alerte précoce Statut de négociants en valeurs mobilières pour les gestionnaires de fortune Préconsolidation Business Continuity Planning Rétrocessions et indemnités de distribution Conditions générales Procédures contre des banques et négociants en valeurs mobilières6 Table des matières 2.8 Procédures à l encontre d intermédiaires financiers non autorisés Procédures d insolvabilité Assurances-vie liées à des fonds de placement Audit Nouvelles règles en matière d audit Directives de la Chambre fiduciaire sur l indépendance Surveillance des sociétés d audit III. Fonds de placement Réglementation Nouvelle loi sur les placements collectifs de capitaux (LPCC) Ordonnances et circulaires sur les placements collectifs de capitaux Libéralisation de la notion de «relation qualifiée» Directive concernant la transparence dans les commissions de gestion Révision partielle de l ordonnance de la CFB sur les émoluments Pratique de l autorité de surveillance Produits structurés Autorisation des fonds de placement étrangers eurocompatibles Banque de données suisse des fonds IV. Bourses et marchés Réglementation Surveillance des marchés Droit applicable en matière d offres publiques d acquisition et de publicité des participations Circulaire Journal des valeurs mobilières Règlements de la SWX Swiss Exchange SWX Swiss Exchange et virt-x Coopérations de la SWX Swiss Exchange en matière de négoce de warrants Contrepartie centrale Organisations analogues à des bourses Pratique en matière de surveillance des marchés Portée des procédures d enquête Procédures d enquête et plaintes Interdiction d exercer prononcée à l encontre d un négociateur Publicité des participations7 Table des matières 4 Offre publiques d acquisition Commission des offres publiques d acquisition Pratique de la Chambre des OPA de la Commission des banques V. Lettres de gage VI. International Entraide administrative internationale Stratégie Accords Contrôles sur place Organisations internationales Comité de Bâle sur le contrôle bancaire Aperçu des travaux les plus importants Révision de l accord sur les fonds propres (Bâle II) International Accounting Standards Révision des Core Principles OICV Conférence annuelle Aperçu des thèmes principaux Groupes de travail du Comité technique Joint Forum Examens de pays par le Fonds monétaire international FSAP Futures and Options Markets Regulators Meeting Contacts avec les autorités de surveillance étrangères Développements au sein de l Union européenne Accès aux données de SWIFT VII. Relations avec les autorités et les associations professionnelles Stratégie Autorités Associations professionnelles et organes d autorégulation VIII. Affaires internes Commission des banques Gouvernance institutionnelle Secrétariat Personnel8 Table des matières 3.2 Organigramme Contrôle interne de la Commission des banques Finances Relations publiques IX. Statistiques Banques Affaires traitées Décisions Recommandations Banques et sociétés d audit assujetties à la loi (état à fin 2006) Fonds de placement Affaires traitées Développement des fonds de placement durant l année Liste des pays reconnus Bourses et négociants en valeurs mobilières Affaires traitées / Décisions Bourses, négociants en valeurs mobilières et sociétés d audit assujettis à la loi (état à fin 2006) Recours au Tribunal fédéral et dénonciations Recours de droit administratif Dénonciations aux autorités de poursuite pénale et disciplinaire Conventions avec les autorités de surveillance étrangères9 Abréviations A-IRB Advanced Internal Ratings-Based Approach AMA Advanced Measurement Approaches AS approche standard AS-BRI approche standard internationale AS-CH approche standard suisse ATF Accounting Task Force AUFIN Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers BCP Business Continuity Planning CdG Commission(s) de gestion CESR Committee of European Securities Regulators CFB Commission fédérale des banques CGB Conditions générales des banques Circ.-CFB Circulaire(s) de la Commission fédérale des banques COPA Commission des OPA CP Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (RS 311.0) DEC-CFB Directives de la Commission fédérale des banques régissant l établissement des comptes FINMA Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers F-IRB Foundation Internal Ratings-Based Approach FSAP Financial Sector Assessment Program FSAP Financial Services Action Plan GAAP Generally Accepted Accounting Principles GAFI Groupe d action financière sur le blanchiment de capitaux IAS International Accounting Standards IASB International Accounting Standards Boards IFRS International Financial Reporting Standards IRB Internal Ratings-Based Approach LAUFIN Loi fédérale sur l Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers LB Loi fédérale sur les banques et les caisses d épargne du 8 novembre 1934 (Loi sur les banques, RS 952.0) LBVM Loi fédérale sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières du 24 mars 1995 (Loi sur les bourses, RS 954.1) LFINMA Loi fédérale sur l Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers LFP Loi fédérale sur les fonds de placement du 18 mars 1994 (RS ) LPCC Loi fédérale du 23 juin 2006 sur les placements collectifs de capitaux (Loi sur les placements collectifs, RS ) MiFID Markets in Financial Instruments Directive MMoU Multilateral Memorandum of Understanding 6 RG CFB 200610 Abréviations OB Ordonnance sur les banques et les caisses d épargne du 17 mai 1972 (Ordonnance sur les banques, RS ) OBVM Ordonnance sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières du 2 décembre 1996 (Ordonnance sur les bourses, RS ) OBVM-CFB Ordonnance de la Commission fédérale des banques sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières du 25 juin 1997 (Ordonnance sur les bourses de la CFB, RS ) OFP Ordonnance sur les fonds de placement du 19 octobre 1994 (RS ) OFP-CFB Ordonnance de la Commission fédérale des banques sur les fonds de placement du 24 janvier 2001 (OFP-CFB, RS ) OFR Ordonnance sur les fonds propres et la répartition des risques des banques et négociants en valeurs mobilières (Ordonnance sur les fonds propres, SR ) OPA offres publiques d acquisition OPCC Ordonnance du 22 novembre 2006 sur les placements collectifs de capitaux (Ordonnance sur les placements collectifs, RS ) OPCC-CFB Ordonnance de la Commission fédérale des banques du 21 décembre sur les placements collectifs de capitaux (OPCC-CFB, RS ) QIS Quantitative Impact Study RS Recueil systématique du droit fédéral SEC U.S. Securities and Exchange Commission SICAF société d investissements à capital fixe SICAV société d investissements à capital variable SMI Swiss Market Index SWIFT Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications Swiss GAAP RPC Recommandations relatives à la présentation des comptes UCITS Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities UK-FSA Financial Services Authority de Grande-Bretagne RG CFB11 Commission fédérale des banques Président Eugen Haltiner, docteur en sciences économiques et sociales Jean-Baptiste Zufferey, professeur, docteur en droit Membres Christoph Ammann Anne Héritier Lachat, docteure en droit René Kästli, professeur, docteur en sciences économiques et sociales Charles Pictet Luc Thévenoz, professeur, docteur en droit Chambre d entraide administrative de la Commission des banques Eugen Haltiner, docteur en sciences économiques et sociales Jean-Baptiste Zufferey, professeur, docteur en droit Anne Héritier Lachat, docteure en droit Chambre des offres publiques d acquisition de la Commission des banques Eugen Haltiner, docteur en sciences économiques et sociales Anne Héritier Lachat, docteure en droit Luc Thévenoz, professeur, docteur en droit Secrétariat Daniel Zuberbühler, avocat, directeur Romain Marti, directeur suppléant, Autorisations/Fonds de placement Kurt Bucher, sous-directeur, Banques/Négociants en valeurs mobilières Andreas Bühlmann, docteur en sciences économiques et sociales, sous-directeur, Grandes banques Franz Stirnimann, sous-directeur, Bourses/Marchés Urs Zulauf, docteur en droit, sous-directeur, Service juridique Markus Riesen, membre de la direction, Controlling/Logistique Tanja Kocher, cheffe Communication/Médias 8 RG CFB 200612 Avant-propos du Président Les autorités de surveillance sont là pour faire respecter des limites fixées par le législateur, régies par une cascade de lois, d ordonnances du Conseil fédéral ou des autorités, de circulaires, complétées par d autres conventions, directives, règles déontologiques et recommandations émanant des organismes d autorégulation. Le contenu de ces textes est souvent technique et complexe, difficile à lire, seulement accessible aux spécialistes. En l absence d une vue d ensemble, le respect de toutes les dispositions devient un risque opérationnel. Dès lors, une question s impose: est-il nécessaire que les réglementations soient si compliquées? Je réponds: non, ce n est pas nécessaire sauf si la complexité de la matière l exige. Aussi convient-il d examiner soigneusement, dans tous les processus réglementaires, s il vaut mieux multiplier les dispositions détaillées ou s en tenir à de grands principes. L objectif reste le même: conserver des fonds propres adaptés aux risques et assurer, aux plans matériel et éthique, un comportement correct de tous les participants au marché. La réalité, hélas, est toute autre, puisqu on observe une densité croissante de règles. Pourquoi cette évolution? Les explications plausibles ne manquent pas, mais l une d elles s impose: plus on testera les limites fixées ou simplement convenables et plus on les repoussera dans son propre intérêt, plus il faudra de réglementations. Plus on comprendra qu il y a des valeurs fondamentales à respecter en matière d intermédiation de services financiers, plus les réglementations diminueront. La clé est entre les mains des participants au marché et d eux seuls. C est d eux seuls que tout dépend. En manquant à leurs obligations, ils provoquent le législateur, qui légifère et les autorités de surveillance n ont d autre choix que de faire appliquer ces réglementations. En 2006, plusieurs cas de comportements dépassant les limites en matière éthique ont ému l opinion publique. Le débat sur ce sujet est attendu. Il montre les susceptibilités, il sensibilise, il met en évidence l ampleur de la perte potentielle de réputation indépendamment d éventuelles violations de dispositions prudentielles, voire pénales. La Commission des banques suit cette évolution avec attention. Une bonne réputation et la garantie d une activité irréprochable sont en effet deux conditions nécessaires pour obtenir l autorisation de la Commission des banques. Les comportements qui dépassent les limites ébranlent la confiance en la place financière suisse. Or ce que celle-ci a de plus précieux à préserver, c est la confiance, aussi rapide à démolir qu elle est longue à acquérir. La confiance repose sur l intégrité personnelle et sur des solutions professionnelles. La surveillance y contribue elle aussi. RG CFB13 Avant-propos du Président La Commission des banques a mis en vigueur la circulaire Surveillance et contrôle interne le 1 er janvier Celle-ci aborde une question importante, la gouvernance d entreprise, et donc par ricochet la confiance. Elle fixe le cadre d une gouvernance moderne et convaincante des banques, négociants en valeurs mobilières et groupes financiers suisses, ainsi que des conglomérats financiers suisses à caractère bancaire ou boursier prépondérant. Il appartient désormais à chaque établissement d évaluer si son fonctionnement actuel est adéquat, puis, au besoin et si cela n a pas encore été fait, d y apporter des correctifs. D autres problématiques où interviennent des réflexions liées à la confiance et à l ampleur de la réglementation requise sont encore en cours d examen. On citera notamment à cet égard les travaux sur la surveillance des marchés et, dans leur droite ligne, l élaboration d un nouveau projet de circulaire relative au comportement sur le marché. Est également prévue une révision des règles de conduite pour les négociants en valeurs mobilières. Enfin, il ressortira du futur message du Conseil fédéral relatif à la révision de la loi sur le blanchiment d argent que l ordonnance de la Commission des banques sur le blanchiment d argent et la convention relative à l obligation de diligence des banques feront l objet d une révision. Tous ces projets sont l occasion de se positionner et de choisir son camp entre l option réglementaire, qui fixe des limites, et l option de la confiance, qui croit en un marché intègre même sans règles formelles. Accorder à la confiance une place plus visible, plus identifiable, est aussi un moyen de promouvoir mieux encore la place financière suisse. Eugen Haltiner Président Mars RG CFB 200614 I. Thèmes principaux 1 Mise en œuvre de Bâle II en Suisse Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a publié en juin la version définitive du nouvel accord sur les fonds propres (Bâle II). En septembre, le Conseil fédéral a pris sa décision quant à la mise en œuvre des normes minimales du Comité de Bâle en Suisse. Il a adopté l ordonnance sur les fonds propres (OFR), élaborée parallèlement au processus de Bâle, au sein d un groupe de travail national réunissant des représentants de la Commission des banques et du secteur financier. Cette ordonnance entre en vigueur le 1 er janvier Sur cette base, la Commission des banques a édicté six nouvelles circulaires. Celles-ci précisent les modalités d application des dispositions de l ordonnance sur les fonds propres dans des matières principalement techniques. Ces textes dans leur ensemble transposent les prescriptions de Bâle II en droit suisse 1. L étroite collaboration entre la Commission des banques, la Banque nationale et les représentants du secteur financier a permis de finaliser l ordonnance sur les fonds propres dans les délais prévus. Comme en vertu de Bâle II, la plupart des banques suisses calculeront les fonds propres requis à l aide d approches simplifiées, le groupe de travail a convenu de cantonner la réglementation détaillée à ces approches dites «standard». S agissant des approches spécifiques aux établissements pour les risques de crédit (Internal Ratings Based Approach, IRB) et pour les risques opérationnels (Advanced Measurement Approach, AMA), l ordonnance sur les fonds propres ne les régit donc que dans leurs grandes lignes. Elles requièrent l autorisation de la Commission des banques. L application des prescriptions de Bâle II en la matière se prépare dans le cadre d un processus évolutif, comprenant des réunions dites de dialogue avec les banques concernées, notamment les deux grandes banques. Réglementation basée sur des principes A l automne 2005, la Commission des banques a mené auprès des associations faîtières de l économie, des associations bancaires et des offices fédéraux intéressés une audition ou consultation relative aux projets d ordonnance et de circulaires. Comme le groupe de travail était d ores et déjà parvenu à un consensus sur toutes les questions litigieuses, ces projets ont recueilli un large assentiment y compris auprès de ceux qui considéraient auparavant que Bâle II compromettait le financement des petites et moyennes entreprises. Large consensus lors de la consultation 1 cf. Rapport de gestion 2005 p. 11 ss RG CFB15 I. Thèmes principaux Analyse des résultats des études QIS-CH et QIS-5 Parallèlement à l audition, la Commission des banques a réalisé une étude d impact quantitative (QIS-CH) afin d analyser les incidences de la nouvelle réglementation sur les exigences de fonds propres. La dotation en fonds propres de l ensemble du système financier devrait être maintenue et la nouvelle réglementation calibrée en conséquence. Un panel représentatif de septante banques et sept négociants en valeurs mobilières a été consulté. L analyse des résultats a fait apparaître que les nouvelles prescriptions entraîneront un recul marginal des exigences de fonds propres dans le système. Les banques opérant principalement dans le domaine du crédit verront diminuer les exigences de fonds propres à leur égard. Comme prévu, les fonds propres nécessaires au titre des risques opérationnels, détachés des exigences de fonds propres pour risques de crédit, viendront surtout peser sur les établissements dont les activités principales sont le conseil, la gestion de fortune et le négoce. Parallèlement à l étude QIS-CH, le Comité de Bâle a réalisé une autre étude d impact (QIS-5) à l échelle internationale. Dans ce cadre, les fonds propres nécessaires des deux grandes banques suisses se sont révélés proches des exigences de fonds propres calculées en vertu des dispositions de l ordonnance sur les banques en vigueur. Neutralité sous l angle de la concurrence La Suisse transpose dans sa réglementation les trois piliers prévus par Bâle II, à savoir les exigences minimales de fonds propres (pilier 1), le processus de surveillance prudentielle (pilier 2) et le recours à la discipline de marché (pilier 3). Les approches IRB, les méthodes de calcul des fonds propres nécessaires pour les risques opérationnels, ainsi que les modifications concernant les fonds propres pour les risques de marché sont reprises presque sans changement de Bâle II. La nouvelle réglementation tient ainsi compte des besoins différents exprimés par les banques, tout en restant neutre sous l angle de la concurrence. Approches standard suisse et internationale L approche standard pour les risques de crédit connaît en Suisse deux variantes. S agissant de l approche standard suisse (AS-CH), qui est destinée principalement aux banques universelles opérant dans notre pays et représente une prolongation du système éprouvé de l ordonnance sur les banques en matière de fonds propres, on s est contenté d effectuer les ajustements requis pour assurer la compatibilité avec les normes minimales prescrites par Bâle II. Ceci permet de restreindre les coûts de mise en œuvre au niveau informatique. L approche standard internationale (AS-BRI) répond à une préoccupation des banques opérant à l échelle internationale, qui ne souhaitent pas devoir tenir une double comptabilité, selon les prescriptions suisses d une part, et selon les prescriptions internationales d autre part. L AS-BRI reprend autant que possible sans changement les prescriptions de Bâle II et s inspire étroitement des directives de l Union européenne. Divers 12 RG CFB 200616 I. Thèmes principaux multiplicateurs permettent toutefois d équilibrer les exigences de fonds propres entre l AS-BRI et l AS-CH, afin que les pondérations-risques plus faibles utilisées par les établissements appliquant l AS-BRI, directement issues de Bâle II, ne leur procurent pas un avantage concurrentiel par rapport aux établissements appliquant l AS-CH. Les dispositions transitoires prévoient que les banques pourront passer aux nouvelles méthodes de calcul des fonds propres au courant de l année 2007, à une date de leur choix. Le passage aux nouvelles approches devra toutefois avoir lieu simultanément pour les risques de crédit, les risques de marché et les risques opérationnels. Le nouvel état des fonds propres basé sur les dispositions de Bâle II pourra donc être employé au plus tôt à la date du 31 mars 2007, mais au plus tard au 31 mars Les établissements ayant opté pour des approches spécifiques (Advanced IRB et AMA) devront les appliquer à compter du 1 er janvier Ce calendrier correspond à celui de l Union européenne. Délai de mise en œuvre flexible En vertu de Bâle II, les banques peuvent choisir la méthode de calcul adaptée à leur modèle d affaires. Toutefois, l application de certaines dispositions peut entraîner, pour certains établissements, des coûts disproportionnés. L ordonnance sur les fonds propres leur permet donc de s écarter de la lettre de l ordonnance, ou de procéder à des simplifications, dès lors que le strict respect des dispositions prévues leur occasionnerait des coûts disproportionnés. Ce pragmatisme est subordonné à certaines conditions. L application simplifiée d une disposition de l ordonnance n est autorisée que si la gestion des risques de l établissement concerné est adéquate et si la proportion des fonds propres nécessaires par rapport aux fonds propres pouvant être pris en compte est au moins maintenue. Les banques doivent en outre documenter les simplifications qu elles effectuent. Simplifications en cas de coûts disproportionnés La Commission des banques accompagne les établissements dans la mise en œuvre de la nouvelle réglementation. A ce titre, sous la forme d un document accessible sur son site internet (liste FAQ), elle publie les réponses à des questions d interprétation d intérêt général. Le processus de dialogue, qui débouchera sur la validation c est-à-dire l examen et l autorisation des premières approches spécifiques aux établissements (Advanced IRB, AMA) devrait être terminé à la fin de l année Accompagnement de la mise en œuvre RG CFB17 I. Thèmes principaux 2 Risques sur le marché financier Opérations sur dérivés de crédit La complexité croissante des instruments financiers et l envergure mondiale des principaux établissements rendent de plus en plus nécessaire une collaboration internationale entre autorités de surveillance. Une initiative en ce sens est actuellement en cours pour le traitement des affaires en suspens dans le domaine des opérations sur dérivés. S agissant des dérivés négociés hors bourse (dérivés OTC ou de gré à gré), de gros retards au niveau des confirmations d exécution manuelles peuvent avoir pour conséquence que la survenance d un événement imprévu amplifie les turbulences sur les marchés. Cette problématique est particulièrement marquée dans le domaine des dérivés de crédit, où le volume nominal des contrats en cours a connu une progression supérieure à la moyenne. Par ailleurs, la complexité croissante des produits financiers ne va pas sans soulever diverses questions, notamment quant à leur évaluation et à leur traitement comptable. Enfin, l infrastructure opérationnelle qui permettrait de faire face à la hausse des volumes et à l innovation au niveau des produits est souvent à la traîne. Globalisation des risques L expansion des grandes banques à l échelle mondiale a pour corollaire une globalisation des risques. Afin d assurer une surveillance appropriée, les instances nationales doivent aborder ces risques dans une perspective globale. Ceci est particulièrement vrai pour la Suisse, dont les deux grandes banques opèrent pour une large part à l étranger. Coopération internationale La coopération internationale s impose dès lors comme une composante essentielle des activités de surveillance. L initiative visant à réduire les opérations de négoce non confirmées, lancée par la Federal Reserve Bank of New York en septembre 2005, s est poursuivie 1. En février et en septembre, des représentants des principales autorités de surveillance et des plus grandes banques d investissement au monde se sont à nouveau réunis. La Commission des banques a participé à ces travaux. Cette approche commune a eu pour effet qu un an après le lancement de l initiative, sur l ensemble du secteur, le nombre des opérations non confirmées au bout de 30 jours avait baissé de 90 pour cent et le négoce s était largement automatisé. Aujourd hui, les banques d investissement gèrent 80 pour cent des opérations de négoce sur dérivés de crédit par le biais de plates-formes électroniques, d où une nette diminution du risque systémique lié aux dérivés de crédit. Elargissement de la coopération La coopération s est développée par étapes et s étend désormais aussi aux retards de traitement des dérivés sur actions. Bien que ces instruments ne connaissent pas une situation comparable à celle des dérivés de crédit, il a 1 cf. Rapport de gestion 2005 p RG CFB 200618 I. Thèmes principaux été demandé aux banques d accélérer la standardisation et l automatisation des opérations de négoce, et de rattraper les retards de traitement. Ces solutions internationales, coordonnées par les autorités de surveillance, présentent l avantage, par rapport à une réglementation nationale directe, d être soutenues par les grandes banques d investissement, qui préfèrent une approche globale, et d éviter le risque d arbitrage entre différentes juridictions. En outre, ces solutions permettent de discipliner indirectement des acteurs non réglementés, par exemple les hedge funds. Ceux-ci continuent de drainer des fonds importants, ce qui suscite des appels de plus en plus pressants en faveur d une réglementation de ces véhicules de placement. De plus, le champ d activité des hedge funds recouvre de plus en plus celui des banques d investissement, ce qui soulève la question de l égalité de traitement. Jusqu à présent, la Commission des banques et la Banque nationale ont considéré qu un contrôle indirect des hedge funds par le biais de leur interaction avec les banques constituait une solution globale suffisante. Contrôle indirect des hedge funds La collaboration avec des autorités de surveillance étrangères demeure pour la Commission des banques un élément central de son activité. Celle-ci maintient, pour chacune des grandes banques, des contacts réguliers avec la Federal Reserve Bank of New York et la Financial Services Authority britannique. Ces rencontres permettent d identifier les problématiques majeures en matière de surveillance et d échanger des informations en la matière, mais aussi de coordonner les actions. En outre, elles favorisent la confiance mutuelle et facilitent la coordination des réactions en cas de crise. Les banques sont elles aussi favorables à ce type de collaboration, dans la mesure où leurs coûts liés à la réglementation s en trouvent réduits. En particulier, le Comité pour une réglementation efficace de l Institute of International Finance (IIF) a expressément salué ces rencontres trilatérales. Rencontres trilatérales 3 Législation sur les placements collectifs de capitaux La loi fédérale et l ordonnance du Conseil fédéral sur les placements collectifs de capitaux entrent en vigueur au 1 er janvier Quant à l ordonnance de la Commission des banques sur les placements collectifs de capitaux, elle entre en vigueur au 15 février La durée de vie de l ancienne législation sur les fonds de placement a donc été de douze ans. La nouvelle loi sur les placements collectifs de capitaux, plus complète, mais aussi moderne, ouverte, souple, jette les bases d un marché suisse attrayant et compétitif en matière de fonds de placement. Il appartient désormais aux Modernité de la législation RG CFB19 I. Thèmes principaux professionnels du secteur d exploiter toutes les opportunités que leur offre la loi. La Commission des banques apportera sa contribution à une interprétation qui, tout en assurant la protection des investisseurs, stimule la concurrence. Ceci pourrait donner une nouvelle impulsion au marché suisse des fonds de placement. Importance croissante Ce marché est considérable et ne cesse de se développer. Plus de 1100 fonds de placement suisses et 4100 étrangers sont autorisés à la distribution. En 2006, quelque 600 milliards de francs étaient placés dans des fonds gérés par des promoteurs suisses, dont 37 pour cent dans des placements collectifs suisses. Notre pays occupe ainsi la cinquième place au classement européen des distributeurs de fonds. En tant que producteur, la Suisse demeure toutefois un marché de niche. Dans ce contexte, la révision intégrale de la législation sur les fonds de placement s imposait. La Suisse dispose désormais d une législation complète sur les placements collectifs de capitaux qui propose aux professionnels du secteur, outre les fonds de placement contractuels existants, de nouvelles formes juridiques permettant de faire face à la concurrence européenne. Aperçu des changements La législation sur les placements collectifs de capitaux rétablit une compatibilité totale avec la réglementation de l Union européenne en matière de fonds de placement eurocompatibles. La révision partielle de l ordonnance sur les fonds de placement, en 2004, avait déjà permis d aboutir à une conformité partielle. D autre part, deux nouvelles formes juridiques voient le jour: la société d investissement à capital variable (SICAV) et la société en commandite de placements collectifs inspirée du Limited Liability Partnership anglo-saxon (LLP). Le secteur des fonds salue cette innovation, tout comme il salue les procédures d approbation simplifiées et les délais abrégés (time to market). Enfin, tous les professionnels et leurs mandataires sont tenus de respecter des règles de conduite, notamment d intervenir de manière indépendante et de préserver exclusivement les intérêts des investisseurs. SICAV Outre le fonds de placement, qui relève du droit des contrats et reste pour l essentiel inchangé, la nouvelle loi prévoit une deuxième forme de placement collectif ouvert: la SICAV. Très prisée dans le reste de l Europe, elle relève du droit des sociétés et plus précisément du droit de la société anonyme. Elle constitue cependant une nouvelle forme de société. Quel sera l avenir de la SICAV aux côtés des fonds contractuels? La question reste ouverte. On peut toutefois présumer que diverses fondations de placement opteront pour la forme de la SICAV, non seulement pour des raisons fiscales, mais aussi parce que les caisses de pension associées disposeront de 16 RG CFB 200620 I. Thèmes principaux véritables droits de participation (assemblée générale, conseil d administration). Les gérants de fortune indépendants devraient eux aussi recourir désormais à la SICAV suisse pour des placements collectifs nouveaux ou existants et ne plus avoir à chercher des solutions sur des places étrangères. Cette nouvelle forme juridique leur permet de proposer leurs propres placements collectifs à leur clientèle, de gérer eux-mêmes la fortune du fonds et de déléguer l intégralité de l administration à une direction de fonds. Contrairement à ce que prévoit le droit en vigueur pour les fonds de placement contractuels, il n est pas nécessaire, pour les SICAV, de constituer à grands frais une direction de fonds spécifique. Le Limited Liability Partnership (LLP) s inspire du modèle de la société en commandite prévue par le code des obligations, mais constitue une nouvelle forme sociale en raison de diverses modifications. En revanche, la société d investissement à capital fixe (SICAF) est une société anonyme ordinaire au regard du code des obligations. Dans le cadre de ces deux formes juridiques, l investisseur n a pas droit au rachat de ses parts à la valeur nette d inventaire et à la charge de la fortune collective. Les LLP et SICAF sont donc des placements collectifs de capitaux dits «fermés». L organisation très libérale du LLP (cinq investisseurs minimum, placements en capital-risque, dans d autres placements alternatifs et dans des projets immobiliers et de construction) ainsi que diverses déclarations des professionnels du secteur laissent à penser que nombreuses seront les constitutions de LLP en Suisse. Pour les placements en private equity et pour certains hedge funds, le LLP est une forme juridique mieux adaptée que les placements collectifs ouverts. S y ajoute le fait qu il est transparent fiscalement, c est-à-dire exonéré d impôts, comme la SICAV et le fonds de placement contractuel. On ignore encore comment seront imposés les commandités qui, dans le cadre du LLP, sont des sociétés anonymes et dans lesquelles les dirigeants peuvent prendre des participations sur leur patrimoine personnel. Si, comme le font certaines réglementations étrangères, la réglementation suisse devait leur aménager un avantage fiscal, on pourrait s attendre à un boom du LLP. LLP et SICAF Dans l Union européenne, les gérants de fonds eurocompatibles doivent être soumis à une surveillance prudentielle. Conformément à cette réglementation, les placements collectifs suisses de capitaux ne peuvent désormais déléguer la gestion qu à des personnes soumises à une surveillance reconnue. Dès lors qu ils ont l autorisation de la Commission des banques, les gérants de fortune satisfont aux exigences de la réglementation européenne et peuvent non seulement gérer des placements collectifs suisses, mais aussi accepter des mandats de gestion de fortune pour des fonds de placement eurocompatibles. 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