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Timestamp: 2020-08-09 10:40:39+00:00
Document Index: 3530352

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 2', '§ 4', '§ 5', '§ 1', '§ 2']

Petit traité sur les indulgences | Offrande
12 juillet 2020 offrandeadmin
« Indulgence : c’est une remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés, déjà effacées quant à la faute, que le fidèle, bien disposé (et à certaines conditions déterminées) reçoit pour lui ou pour les âmes défuntes. » (Code de droit canonique de 1983, canon 992.
Pour qu’un sujet gagne des indulgences, il doit avoir l’intention de les gagner et accomplir les œuvres prescrites.
accomplir l’œuvre prescrite dans le temps prescrit (si une œuvre est attachée à un jour particulier)
confession sacramentelle (au moins 8 jours avant ou 8 jours après l’œuvre accomplie)
avoir communier le jour même
1) Acte de consécration des familles.
2) Acte de Consécration du genre humain au Christ Roi.
3) Acte de réparation.
4) Bénédiction Pontificale « Urbi et Orbi » (Dimanche de Pâques).
5) Adoration et procession eucharistiques
visite le Saint Sacrement pour l’adorer pendant au moins une demi-heure ;
le Jeudi Saint, au cours de la déposition solennelle du Saint Sacrement à l’issue de la Messe « in Cena Domini », récite pieusement les strophes du « Tantum Ergo ».
participe pieusement à la procession eucharistique solennelle lors de la solennité du « Corps et du Sang du Christ », qu’elle se déroule à l’intérieur d’un édifice sacré ou à l’extérieur ;
6) Communion Eucharistique et spirituelle
s’approche pour la première fois de la Sainte Table ou qui assiste pieusement à la première Communion d’une autre personne ;
Pendant le Carême récite pieusement un vendredi, après la communion, la prière « Me voici, ô Bon et très Doux Jésus » devant la représentation de Jésus crucifié (image ou crucifix).
7) Exercices spirituels
8) A l’article de la mort
9) En mémoire de la Passion et de la Mort du Seigneur.
accomplit le pieux exercice du chemin de Croix (ou celui qui s’unit pieusement à celui célébré par le Souverain Pontife retransmis par télévision ou radio ― dans le cas où le fidèle ne peut pas se déplacer).
9) Rosaire.
11) Prières de supplication et d’action de grâce.
l’hymne « Veni Creator » le premier de l’an pour implorer l’aide divine pour tout le cours de l’année, ou encore en la solennité de la Pentecôte ;
l’hymne « Te Deum » le dernier jour de l’année, en action de grâce à Dieu pour tous les bienfaits reçus au long de l’année.
12) Première Messe des prêtres et célébrations jubilaires des ordinations
au prêtre qui célèbrent le 25e, 50e, 60e et 70e anniversaire de leur ordination sacerdotale et qui auront renouvelé devant Dieu la résolution d’accomplir fidèlement les devoirs de leur vocation ;
aux fidèles qui assistent dévotement à la célébration de la Messe de ce jubilé.
13) Profession de Foi
14) Pour les fidèles défunts.
15) Lecture de l’Écriture Sainte.
16) Visite de lieux sacrés.
l’une des 4 Basiliques majeures ;
une fois dans l’année, un jour au choix du fidèle.
une fois dans l’année, au choix du fidèle
chaque fois qu’il participe à un pèlerinage collectif à ce sanctuaire.
Indulgences du Rosaire
Enchiridion des Indulgences, 3e édition, 2000
1º récite pieusement le Rosaire marial dans une église ou un oratoire, ou en famille, dans une communauté religieuse, au sein d’une association de fidèles et en général lorsque plusieurs se retrouvent pour une fin honnête ;
2º s’unit pieusement à la récitation de cette prière par le Souverain Pontife, retransmise par la télévision ou la radio.
Le Rosaire est une forme de prière, dans laquelle à la récitation de quinze dizaines de « Je vous salue, Marie », intercalées du « Notre Père », on joint respectivement la pieuse méditation d’autant de mystères de notre rédemption.
Il suffit d’en réciter seulement le tiers; mais les cinq dizaines doivent être récitées sans interruption ;
A la prière vocale doit s’ajouter la pieuse méditation des mystères;
Dans la récitation publique, les mystères doivent être énoncés selon la coutume locale approuvée; dans la récitation privée, il suffit que le fidèle joigne à la prière vocale la méditation des mystères. (Norme N. 20)
§ 1. Pour gagner l’indulgence plénière, en plus d’exclure toute affection au péché, même véniel, il est requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée et de remplir les trois conditions : confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Souverain Pontife.
§ 2. Avec une seule confession sacramentelle, on peut acquérir plusieurs indulgences plénières; mais avec une seule communion eucharistique et une seule prière aux intentions du Souverain Pontife, on n’acquiert qu’une seule indulgence plénière.
§ 4. S’il manque la pleine disposition, ou si l’œuvre requise n’est pas entièrement exécutée et les trois conditions susdites ne sont pas remplies ― restant sauves les prescriptions n. 24 et n. 25 pour ceux qui sont « empêchés » ― l’indulgence sera seulement partielle.
§ 5. La condition de prier aux intentions du Souverain Pontife est remplie si l’on récite à son intention un Pater et un Ave ; cependant les fidèles sont libres de réciter toute autre prière selon la piété et dévotion de chacun.
Question sur les Indulgences
Est-ce qu’on demande l’Indulgence seulement pour soi ou aussi pour d’autres ?
1. Demander l’Indulgence plénière pour soi-même, c’est un acte de conversion, de réparation et de charité :
§ acte de conversion parce que demander l’Indulgence, c’est se reconnaître pécheur, se confesser et vouloir de tout son cœur désormais aimer plus, aimer mieux ;
§ acte de réparation: toute faute, tout manque d’amour de ma part a des répercussions sur le monde. Il y a une grande solidarité entre les hommes. Si un seul homme, Jésus Christ, sauve tous les hommes, chaque homme, avec Adam, par ses péchés, est cause d’un manque d’amour dans le monde. Mais, en recevant humblement le don de l’Indulgence, non seulement je suis moi-même rétabli dans l’amour, mais avec cet amour, en union avec Jésus Christ, j’élève le monde.
« Dans son chemin de conversion, le chrétien ne se trouve pas seul. Dans le Christ et par le Christ, sa vie est unie par un lien mystérieux à la vie de tous les autres chrétiens dans l’unité surnaturelle du Corps mystique »
« Ainsi s’instaure entre les fidèles un merveilleux échange de biens spirituels, en vertu duquel la sainteté de l’un apporte aux autres un bénéfice bien supérieur au dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres ». (Bulle, n° 10 ― voir tout le paragraphe)
… « Cela fait partie de la grandeur de l’amour du Christ de ne pas nous laisser dans la condition de destinataires passifs, mais de nous impliquer dans son action salvifique et en particulier dans sa passion » (Bulle, n° 10).
« Je complète ce qui manque aux souffrances du Christ en ma chair pour son Corps qui est l’Église » (Corinthiens 1, 24).
Il faut en conclure
§ 1°) que l’on ne peut pas « appliquer » l’indulgence du Jubilé à une autre personne vivante ;
§ 2°) mais que, lorsque l’on demande soi-même l’Indulgence, par cette démarche de conversion, et surtout par le Don de Dieu que l’on accueille volontairement, nous apportons aux autres un surcroît d’amour.
2. On peut demander l’Indulgence plénière pour les âmes des défunts
« L’Indulgence du Jubilé peut être appliquée par mode de suffrage aux âmes des défunts.
Ce faisant, on accomplit une grande action de charité surnaturelle, en vertu du lien par lequel, dans le Corps mystique du Christ, les fidèles qui sont encore en pèlerinage sur la terre sont unis à ceux qui ont déjà conclu leur cheminement terrestre ». (Décret sur l’obtention de l’Indulgence du Jubilé)
Est-ce « automatique » ?
Non. Nous offrons à Dieu cette grâce spéciale. Nous ne lui donnons pas des ordres. Mais nous faisons une pleine confiance à la miséricorde de Dieu pour le salut de l’âme de telle ou telle personne. C’est ce que veut dire « par mode de suffrage ».
Tous les jours, on peut faire la demande de l’Indulgence pour l’âme d’un défunt : parents, amis… et ennemis. C’est une belle occasion d’offrir un acte de charité pour ceux qui ne nous aimaient pas ― ou que nous n’aimions pas. C’est l’occasion aussi de leur pardonner, avec le Christ, le mal qu’ils nous ont fait, et d’être guéris des séquelles de cette souffrance.
Les indulgences plénières
Voici quelques indulgences plénières parmi les plus connues
1) Au cours d’adoration ou procession eucharistique
§ soit visite le Saint-Sacrement pour l’adorer pendant au moins une demi-heure.
§ soit le jeudi saint, au cours de la déposition solennelle du Saint-Sacrement à l’issue de la messe, récite pieusement les strophes du Tantum Ergo.
§ soit participe pieusement à la procession eucharistique solennelle qui revêt la plus haute importance lors de la solennité du corps et du sang du christ, lorsqu’elle se déroule à l’intérieur d’un édifice sacré ou à l’extérieur.
§ soit participe religieusement au rite eucharistique solennel qui clôt habituellement un congrès eucharistique.
2) Communion eucharistique
Une indulgence et plénière est accordée au fidèle qui :
§ s’approche pour la première fois de la sainte table ou qui assiste pieusement à la première communion d’autres personnes.
§ Pendant le temps du Carême, récite pieusement un vendredi, après la communion, la prière « me voici, ô bon et très doux Jésus », devant la représentation de Jésus-Christ crucifié.
3) A l’article de la mort
Le prêtre qui administre les sacrements au fidèle en danger de mort n’omettra pas de lui donner la bénédiction avec l’indulgence plénière.
Si le prêtre ne peut être présent, notre sainte mère l’Église concède avec bonté à ce fidèle l’indulgence plénière à l’article de la mort pourvu qu’il soit bien disposé et qu’il ait récité habituellement quelque prière durant sa vie. Dans ce cas l’Église supplée aux trois conditions habituelles requises pour l’indulgence plénière.
Pour acquérir cette indulgence plénière il est recommandé d’utiliser un crucifix une croix.
le fidèle ne peut gagner cette indulgence plénière à l’article de la mort même si, ce jour-là il a déjà gagné une autre indulgence plénière.
4) En mémoire de la Passion et de la mort du Seigneur
§ Le vendredi saint, participe pieusement à l’adoration de la croix au cours de l’office liturgique solennel.
§ accomplit le pieux exercice du chemin de la croix ou bien s’unit pieusement à celui célébré par le pape et retransmis par la télévision ou par la radio.
« L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints » (Paul VI, const. ap. « Indulgentiarum doctrina », Norme 1).
« L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché » (ibid, Norme 2). « Tout fidèle peut gagner des indulgences pour soi-même ou les appliquer aux défunts » [Catéchisme de l’Église Catholique].
par l’abbé G. Le Coq
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