Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20000223-179013
Timestamp: 2017-05-01 03:01:09+00:00
Document Index: 175687660

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 75", 'arrêt ', "l'article 75", 'art. 75']

France, Conseil d'État, 6 / 4 ssr, 23 février 2000, 179013
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Sens de l'arrêt : RejetType d'affaire : AdministrativeType de recours : Recours en cassationNumérotation : Numéro d'arrêt : 179013Numéro NOR : CETATEXT000008065938 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2000-02-23;179013 Analyses : COLLECTIVITES TERRITORIALES - COMMUNE - BIENS DE LA COMMUNE - VOIRIE COMMUNALE - CAConstruction d'une ligne de tramway sur la voirie communale - Aménagement conforme à la destination du domaine public routier.135-02-02-05, 24-01-01-01-01-02, 65-01-03, 65-02-01 Des travaux de construction d'une ligne de tramway en site propre sur la voirie communale ayant pour objet d'améliorer la circulation sur le domaine public routier constituent un aménagement réalisé dans l'intérêt du service et conforme à la destination du domaine public routier.DOMAINE - DOMAINE PUBLIC - CONSISTANCE ET DELIMITATION - DOMAINE PUBLIC ARTIFICIEL - BIENS FAISANT PARTIE DU DOMAINE PUBLIC ARTIFICIEL - VOIES PUBLIQUES ET LEURS DEPENDANCES - CAConstruction d'une ligne de tramway - Aménagement conforme à la destination du domaine public routier.TRANSPORTS - TRANSPORTS FERROVIAIRES - TRANSPORTS URBAINS - CAConstruction d'une ligne de tramway - Aménagement conforme à la destination du domaine public routier.TRANSPORTS - TRANSPORTS ROUTIERS - TRANSPORTS EN COMMUN DE VOYAGEURS - CAConstruction d'une ligne de tramway - Aménagement conforme à la destination du domaine public routier.Texte : Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 25 mars 1996 et 25 juillet 1996 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DE SAINT-DENIS dont le siège est Cité Paul X... à Saint-Denis (93200), représentée par le président de son conseil d'administration ; la SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DE SAINT-DENIS demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule l'arrêt du 25 janvier 1996 par lequel la cour administrative d'appel de Paris a 1) annulé, à la demande de la commune de Saint-Denis, le jugement du 9 novembre 1993 par lequel le tribunal administratif de Paris a condamné ladite commune à payer à la société requérante la somme de 4 738 800 F correspondant au coût de déplacement de ses canalisations installées sous la voie publique en vue de la création d'un tramway ; 2) rejeté sa demande tendant à la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui payer ladite somme avec intérêts ;
2°) condamne ladite commune à lui payer ladite somme avec intérêts ;
3°) condamne la commune de Saint-Denis à lui verser la somme de 20 000 F au titre de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 ;
- les observations de la SCP Boré, Xavier, avocat de la SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DE SAINT-DENIS et de la SCP Baraduc, Duhamel, avocat de la commune de Saint-Denis,
- les conclusions de M. Seban, Commissaire du gouvernement ;Considérant que le bénéficiaire d'une autorisation temporaire d'occupation du domaine public doit supporter sans indemnité les frais de déplacement ou de modification des installations aménagées en vertu de cette autorisation, lorsque ce déplacement est la conséquence de travaux entrepris dans l'intérêt du domaine public occupé, et que ces travaux constituent une opération d'aménagement conforme à la destination de ce domaine ;
Considérant qu'en estimant, après avoir relevé dans sa décision que les travaux de construction d'une ligne de tramway en site propre sur la voirie communale de Saint-Denis ont pour objet d'améliorer la circulation sur le domaine public routier, que cette opération constituait un aménagement réalisé dans l'intérêt de la voirie et conforme à la destination du domaine public routier, la cour administrative d'appel de Paris n'a pas procédé à une qualification juridique erronée des faits de l'espèce ; qu'elle n'a pas davantage entaché son arrêt, qui est suffisamment motivé, d'une erreur de droit ; que, par suite, la SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DE SAINT-DENIS n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêt attaqué de la cour administrative d'appel de Paris ;
Considérant que les dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la commune qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser à la société requérante une somme au titre des frais exposés par cette dernière et non compris dans les dépens ; qu'en revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la société requérante à payer à la commune de Saint-Denis la somme de 18 000 F qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;
Article 1er : La requête de la SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DE SAINT-DENIS est rejetée.
Article 2 : La SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DE SAINT-DENIS est condamnée à payer à la commune de Saint-Denis la somme de 18 000 F au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à la SOCIETE DE DISTRIBUTION DE CHALEUR DESAINT-DENIS, à la commune de Saint-Denis et au ministre de l'équipement, des transports et du logement.Références : Loi 91-647 1991-07-10 art. 75Publications :Proposition de citation: CE, 23 février 2000, n° 179013Publié au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. FouquetRapporteur : Mme MitjavilleRapporteur public : M. SebanAvocat(s) : SCP Boré, Xavier, SCP Baraduc, Duhamel, AvocatOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 / 4 ssrDate de la décision : 23/02/2000Fonds documentaire : Legifrance Haut de page