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Timestamp: 2018-10-17 06:26:48+00:00
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STELARA 45 mg solution injectable en seringue préremplie STELARA 90 mg solution injectable en seringue préremplie Ustekinumab - PDF
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1 STELARA 45 mg solution injectable en seringue préremplie STELARA 90 mg solution injectable en seringue préremplie Ustekinumab FORMES ET PRÉSENTATIONS : Solution injectable en seringue préremplie, limpide à légèrement opalescente, incolore à jaune clair. COMPOSITION : Chaque seringue préremplie à utilisation unique contient 45 mg d ustekinumab dans 0,5 ml/ Chaque seringue préremplie à utilisation unique contient 90 mg d ustekinumab dans 1 ml L ustekinumab est un anticorps monoclonal IgG1 anti interleukine (IL)-12/23 entièrement humain produit par une lignée cellulaire murine de myélome en utilisant une technique d ADN recombinant. Excipients : L-histidine, monochlorhydrate de L-histidine monohydraté, polysorbate 80, saccharose, eau pour préparation injectable. INDICATIONS THERAPEUTIQUES: Psoriasis en plaques STELARA est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère chez l adulte qui n a pas répondu, ou qui présente une contre-indication, ou qui est intolérant aux autres traitements systémiques dont la ciclosporine, le méthotrexate (MTX) ou la puvathérapie (psoralène et UVA) (voir rubrique pharmacodynamie). Psoriasis en plaques de la population pédiatrique (Adolescent) STELARA est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère chez l adolescent âgé de 12 ans et plus, en cas de réponse insuffisante ou d intolérance aux autres traitements systémiques ou aux photothérapies (voir rubrique pharmacodynamie). Rhumatisme psoriasique (RP) STELARA, seul ou en association avec le méthotrexate (MTX), est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique actif chez l adulte lorsque la réponse à un précédent traitement de fond antirhumatismal non-biologique (DMARD) a été inadéquate (voir rubrique pharmacodynamie). POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION : STELARA est destiné à une utilisation sous la responsabilité et la surveillance de médecins qualifiés en matière de diagnostic et de traitement du psoriasis ou du rhumatisme psoriasique. Posologie Psoriasis en plaques La posologie recommandée de STELARA est d une dose initiale de 45 mg administrée en sous-cutanée, suivie d une dose de 45 mg 4 semaines plus tard, puis ensuite toutes les 12 semaines.
2 L arrêt du traitement doit être envisagé chez les patients ne présentant pas de réponse après 28 semaines de traitement. Patients de poids > 100 kg Pour les patients ayant un poids > 100 kg la dose initiale est de 90 mg administrée en souscutanée suivie d une dose de 90 mg 4 semaines plus tard, puis ensuite toutes les 12 semaines. Chez ces patients, l efficacité de la dose de 45 mg a également été démontrée. Cependant, la dose de 90 mg a montré une meilleure efficacité (voir rubrique pharmacodynamie, Tableau 4). Rhumatisme psoriasique (RP) La posologie recommandée de STELARA est d une dose initiale de 45 mg administrée par voie sous-cutanée, suivie d une dose de 45 mg 4 semaines plus tard, puis ensuite toutes les 12 semaines. Il est possible d utiliser 90 mg chez les patients ayant un poids > 100 kg. L arrêt du traitement doit être envisagé chez les patients ne présentant pas de réponse après 28 semaines de traitement. Sujets âgés ( 65 ans) Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie chez les sujets âgés (voir rubrique mises en gardes spéciales et précautions d emploi). Insuffisance rénale et hépatique STELARA n a pas été étudié chez ces populations de patients. Aucune recommandation de dose ne peut être faite. Population pédiatrique La tolérance et l efficacité de STELARA chez les enfants de moins de 12 ans, n ont pas été évaluées. Psoriasis en plaques de la population pédiatrique (Adolescent de 12 ans et plus) La posologie recommandée de STELARA en fonction du poids corporel est indiquée cidessous (Tableaux 1 et 2). STELARA doit être administré aux semaines 0 et 4, puis toutes les 12 semaines. Tableau 1 Dose recommandée de STELARA dans le psoriasis de l adolescent Poids au moment de l administration Dose recommandée < 60 kg 0,75 mg/kg a kg 45 mg > 100 kg 90 mg a Pour calculer le volume d injection (en ml) chez les patients pesant < 60 kg, appliquer la formule suivante : poids corporel (kg) x 0,0083 (ml/kg) ou se reporter au Tableau 2. Le volume calculé doit être arrondi au 0,01 ml le plus proche et administré au moyen d une seringue graduée de 1 ml. Tableau 2 Volumes d injection de STELARA pour les adolescents atteints de psoriasis pesant < 60 kg Poids au moment de l administration (kg) Dose (mg) Volume d injection (ml) 30 22,5 0, ,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0,28
3 35 26,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0, ,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0, ,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0, ,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0, ,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0, ,3 0, ,0 0, ,8 0, ,5 0, ,3 0,49 L arrêt du traitement doit être envisagé chez les patients ne présentant pas de réponse après 28 semaines de traitement. Mode d administration STELARA est destiné à l injection sous-cutanée. Lorsque cela est possible, les sites où la peau présente du psoriasis ne doivent pas être utilisés comme sites d injection. Après une formation appropriée à la technique d injection sous-cutanée, les patients ou leurs soignants peuvent s injecter STELARA si leur médecin l estime approprié. Cependant, le médecin doit assurer un suivi approprié des patients. Les patients ou leurs soignants doivent être informés de la nécessité d injecter la quantité prescrite de STELARA selon les instructions mentionnées dans la notice. Des instructions détaillées pour l administration sont mentionnées dans la notice. Pour d autres précautions particulières de préparation et de manipulation, voir rubrique précautions particulières d élimination et manipulation. CONTRE-INDICATIONS : Hypersensibilité à la substance active ou à l un des excipients mentionnés à la rubrique liste des excipients. Infection active et cliniquement importante (par exemple une tuberculose active, voir rubrique mise en garde spéciales et précautions d emploi). MISES EN GARDE SPECIALES ET PRECAUTIONS D'EMPLOI :
4 Infections L ustekinumab peut potentiellement augmenter le risque d infections et réactiver des infections latentes. Lors des études cliniques, de graves infections bactériennes, fongiques et virales ont été observées chez des patients recevant STELARA (voir rubrique effets indésirables). Des précautions doivent être prises avant l utilisation de STELARA chez les patients présentant une infection chronique ou ayant des antécédents d infections récurrentes (voir rubrique contre-indications). Avant d initer le traitement par STELARA, les patients doivent être dépistés pour la tuberculose. STELARA ne doit pas être donné à des patients présentant une tuberculose active (voir rubrique contre-indications). Le traitement d une tuberculose latente doit être initié avant l administration de STELARA. Un traitement anti-tuberculeux doit également être envisagé avant l initiation de STELARA chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active et pour lesquels le suivi d un traitement adapté ne peut être confirmé. Les patients recevant STELARA doivent être étroitement surveillés pour dépister les signes et symptômes de tuberculose active pendant et après traitement. Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin en cas de survenue de signes ou symptômes évocateurs d une infection. Si un patient développe une infection grave, le patient devra être étroitement surveillé et STELARA ne devra pas être administré avant la guérison de l infection. Tumeurs malignes Les immunosuppresseurs comme l ustekinumab sont susceptibles d augmenter le risque de malignité. Certains patients qui ont reçu STELARA dans des études cliniques ont développé des tumeurs malignes cutanées et non-cutanées (voir rubrique effets indésirables). Il n existe pas d étude chez des patients avec antécédents de tumeurs malignes ou chez des patients qui ont continué leur traitement alors qu ils avaient développé une tumeur maligne sous STELARA. En conséquence, des précautions doivent être prises lorsqu on envisage un traitement de ces patients par STELARA. Tous les patients doivent être surveillés pour éviter l apparition d un cancer cutané nonmélanome, en particulier ceux âgés de plus de 60 ans, ceux avec des antécédents médicaux de traitements prolongés par immunosuppresseurs ou ceux ayant des antécédents de traitement par puvathérapie (voir rubrique effets indésirables). Réactions d hypersensibilité Des réactions d hypersensibilité graves ont été rapportées depuis la commercialisation, dans certains cas plusieurs jours après le traitement. Des anaphylaxies et angioedèmes sont survenus. En cas de survenue d une réaction anaphylactique ou d une autre réaction d hypersensibilité grave, un traitement approprié doit être instauré et l administration de STELARA doit être immédiatement interrompue (voir rubrique effets indésirables). Hypersensibilité au latex Le protège aiguille de la seringue préremplie est fabriqué à partir de caoutchouc naturel (un dérivé du latex), qui peut provoquer des réactions allergiques chez les personnes allergiques au latex.
5 Vaccinations Il est recommandé que les vaccins vivants viraux et bactériens (tel que Bacille de Calmette- Guérin (BCG)) ne soient pas administrés de manière concomitante à STELARA. Aucune étude spécifique n a été conduite chez des patients qui ont reçu récemment un traitement par un vaccin vivant viral ou bactérien. Aucune donnée n est disponible sur la transmission secondaire d infection par vaccins vivants chez les patients recevant STELARA. Avant toute vaccination par un traitement vivant viral ou bactérien, le traitement par STELARA doit être arrêté au moins 15 semaines avant et peut être repris au moins 2 semaines après la vaccination. Les prescripteurs doivent consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit des vaccins spécifiques pour toute information supplémentaire ou conseils sur l utilisation concomitante d agents immunosuppresseurs après vaccination. Les patients recevant STELARA peuvent recevoir de façon concomitante des vaccins inactivés ou non vivants. Le traitement au long cours par STELARA ne réprime pas la réponse immunitaire humorale aux vaccins pneumococcique polysaccharidique et anti-tétanique (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Traitement immunosuppresseur concomitant Lors des études conduites chez les patients atteints de psoriasis, la tolérance et l efficacité de STELARA en association avec des immunosuppresseurs y compris des traitements biologiques, ou de la photothérapie n ont pas été évaluées. Lors des études conduites chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique, il n est pas apparu que l utilisation concomitante de MTX influence la tolérance et l efficacité de STELARA. Des précautions doivent être prises avant l utilisation concomitante d autres immunosuppresseurs avec STELARA ou lors du relais après d autres immunosuppresseurs biologiques (voir rubrique interactions avec d autres médicaments et autres formes d interactions). Immunothérapie STELARA n a pas été évalué chez des patients qui ont été désensibilisés pour leur allergie. On ne sait pas si STELARA peut interférer avec un traitement de désensibilisation pour allergie. Affections graves de la peau Chez les patients atteints de psoriasis, une érythrodermie a été rapportée à la suite d un traitement par ustekinumab (voir rubrique 4.8). Dans le cadre de l évolution naturelle de leur maladie, les patients atteints de psoriasis en plaques peuvent développer un psoriasis érythrodermique avec des symptômes pouvant être cliniquement indifférenciables d une érythrodermie. Dans le cadre du suivi des patients atteints de psoriasis, les médecins doivent être vigilants en cas de symptômes de psoriasis érythrodermique ou d érythrodermie. Si ces symptômes apparaissent, une thérapie appropriée doit être instaurée. STELARA doit être arrêté en cas de suspicion de réaction médicamenteuse. Populations spécifiques Sujets âgés ( 65 ans) Chez les sujets âgés de 65 ans et plus ayant reçu STELARA, aucune différence globale concernant l efficacité et la tolérance n a été observée en comparaison avec les sujets jeunes, cependant le nombre de patients âgés de 65 ans et plus n est pas suffisant pour déterminer s ils répondent différemment des patients plus jeunes. De façon générale, en raison d une incidence plus élevée d infections dans la population âgée, la prudence doit être envisagée pendant le traitement des sujets âgés. INTERACTIONS AVEC D'AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES D'INTERACTIONS :
6 Les vaccins vivants ne doivent pas être donnés de manière concomitante avec STELARA (voir rubrique mise en garde spéciales et précautions d emploi). Aucune étude d interaction n a été réalisée chez l homme. Dans les analyses pharmacocinétiques réalisées sur la population de patients des études de phase III, l effet des médicaments concomitants les plus souvent utilisés chez des patients présentant un psoriasis (incluant paracétamol, ibuprofène, acide acétylsalicylique, metformine, atorvastatine, lévothyroxine) sur la pharmacocinétique de l ustekinumab a été exploré. Il n y a pas eu d élément suggérant une interaction avec ces médicaments co-administrés. Cette analyse est fondée sur l observation d au moins 100 patients (> 5% de la population étudiée) traités concomitamment par ces médicaments pendant au moins 90% de la période étudiée. La pharmacocinétique de l ustekinumab n a pas été modifiée par l utilisation concomitante de MTX, d AINS et de corticostéroïdes oraux, ou par une exposition préalable à des anti-tnf-α, chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique. Les résultats d une étude in vitro ne suggèrent pas qu il soit nécessaire d ajuster la posologie chez les patients recevant de manière concomitante des substrats du CYP450 (voir rubrique «Propriétés pharmacocinétiques»). Lors des études cliniques conduites chez les patients atteints de psoriasis, la tolérance et l efficacité de STELARA en association avec des immunosuppresseurs y compris traitements biologiques, ou la photothérapie n ont pas été évaluées. Lors des études cliniques conduites chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique, il n est pas apparu que l utilisation concomitante de MTX influence la tolérance et l efficacité de STELARA (voir rubrique «Mise en garde spéciales et précautions d emploi»). FERTILITE, GROSSESSE ET ALLAITEMENT : Femmes en âge de procréer Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement et au moins pendant les 15 semaines qui suivent l arrêt du traitement. Grossesse Il n y a pas de donnée adaptée concernant l utilisation de l ustekinumab chez les femmes enceintes. Les études effectuées chez l animal n ont pas montré d effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, la mise bas ou le développement post-natal (voir rubrique données de sécurité préclinique). Par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser STELARA pendant la grossesse. Allaitement On ne sait pas si l ustekinumab est excrété dans le lait maternel humain. Des études effectuées chez l animal ont montré une faible excrétion de l ustekinumab dans le lait maternel. On ne sait pas si l ustekinumab passe dans la circulation systémique après son ingestion. A cause du risque potentiel d effets délétères de l ustekinumab chez les enfants allaités, l arrêt de l allaitement pendant le traitement et pendant les 15 semaines qui suivent l arrêt du traitement ou l arrêt du traitement par STELARA doivent être réévalués, en tenant compte du bénéfice de l allaitement pour l enfant et de celui du traitement par STELARA pour la femme. Fertilité L effet de l ustekinumab sur la fertilité humaine n a pas été évalué (voir rubrique données de sécurité préclinique). EFFETS SUR L APTITUDE A CONDUIRE DES VEHICULES ET A UTILISER DES MACHINES :
7 Stelara n a aucun effet ou qu un effet négligeable sur l aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. EFFETS INDESIRABLES : Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquents (> 5%), dans les phases contrôlées des études cliniques conduites chez les patients adultes atteints de psoriasis et de rhumatisme psoriasique, avec l ustekinumab étaient rhinopharyngite, maux de têtes et infection des voies respiratoires supérieures. La plupart ont été considérés comme étant légers et n ont pas nécessité d interruption du traitement étudié. Les effets indésirables les plus graves rapportés avec STELARA sont des réactions d hypersensibilité sévères incluant l anaphylaxie (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d emploi). Tableau des effets indésirables Les données sur la tolérance de l ustekinumab rapportées ci-dessous pour des patients adultes, sont issues de 7 études contrôlées de phase 2 et de phase 3 incluant patients atteints de psoriasis et/ou de rhumatisme psoriasique, dont patients traités par ustekinumab pendant au moins 6 mois, pendant au moins 4 ans et 838 pendant au moins 5 ans. Le tableau 3 liste les effets indésirables survenus au cours des études cliniques chez l adulte dans le psoriasis et dans le rhumatisme psoriasique, ainsi que ceux rapportés depuis la commercialisation. Les effets indésirables sont classés par Système Organe Classe et par fréquence en utilisant les catégories suivantes : Très fréquent ( 1/10), Fréquent ( 1/100 à < 1/10), Peu fréquent ( 1/1 000 à < 1/100), Rare ( 1/ à < 1/1 000), Très rare (< 1/10 000), Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
8 Tableau 3 - Liste des effets indésirables Système Organe Classe Infections et infestations Troubles du système immunitaire Fréquence : Effet indésirable Fréquent : Infections dentaires, infection des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngite Peu fréquent : Cellulite, zona, infection virale des voies respiratoires supérieures Peu fréquent: Réactions d hypersensibilité (incluant rash, urticaire) Rare: Réactions d hypersensibilité graves (incluant anaphylaxie, angioedème) Affections psychiatriques Affections du système nerveux Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Peu fréquent : Dépression Fréquent : Vertiges, céphalée Peu fréquent : Paralysie faciale Fréquent : Douleur oropharyngée, Peu fréquent : Congestion nasale Affections gastrointestinales Affections de la peau et du tissu sous-cutané Affections musculosquelettiques et systémiques Troubles généraux et anomalies au site d administration Fréquent : Diarrhée, nausée Fréquent : Prurit Peu fréquent : Psoriasis pustuleux, desquamation cutanée Rare : Erythrodermie Fréquent : Douleur du dos, myalgie, arthralgie Fréquent : Fatigue, érythème au site d injection, douleur au site d injection Peu fréquent : Réactions au site d injection (y compris hémorragie, hématome, induration, gonflement et prurit) Description de certains effets indésirables Infections Dans les études contrôlées versus placebo chez des patients atteints de psoriasis et/ou de rhumatisme psoriasique, le taux d infections ou infections graves, a été similaire entre le groupe de patients traités par l ustekinumab et celui recevant le placebo. Dans les phases contrôlées versus placebo des études cliniques chez les patients présentant un psoriasis et chez les patients présentant un rhumatisme psoriasique, le taux d infections a été de 1,27 par patient-année dans le groupe de l ustekinumab et de 1,17 dans le groupe placebo. La fréquence des infections graves a été de 0,01 par patient-année dans le groupe de l ustekinumab (5 infections graves chez 616 patient-années) et de 0,01 dans le groupe placebo
9 (4 infections graves chez 287 patient-années) (voir rubrique mises en garde spéciales et précautions d emploi). Dans les phases contrôlées et non-controlées des études cliniques dans le psoriasis et dans le rhumatisme psoriasique, représentant patient-années d exposition chez patients, le suivi médian était de 1,1 années ; 3,2 années pour les études dans le psoriasis et 1,0 année pour les études dans le rhumatisme psoriasique. Concernant les patients traités par l ustekinumab, la fréquence des infections a été de 0,86 par patient-année de suivi et celle des infections graves de 0,01 par patientannée (107 infections graves chez patient-années), les infections graves rapportées comprenaient des diverticulites, cellulites, pneumonies, septicémies, appendicites et cholecystites. Dans les études cliniques, les patients présentant une tuberculose latente traitée de manière concomitante par l isoniazide n ont pas développé de tuberculose. Tumeurs malignes Dans les phases contrôlées versus placebo des études cliniques dans le psoriasis et le rhumatisme psoriasique, l incidence des tumeurs malignes à l exception des cancers cutanés non-mélanome a été de 0,16 pour 100 patient-années dans le groupe de patients ustekinumab (1 patient sur 615 patient-années) versus 0,35 dans le groupe placebo (1 patient sur 287 patient-années). L incidence des cancers cutanés non-mélanome a été de 0,65 par 100 patient-années dans le groupe traité par l ustekinumab (4 patients sur 615 patient-années) et de 0,70 dans le groupe placebo (2 patients sur 287 patient-années). Dans les phases contrôlées et non-contrôlées des études cliniques dans le psoriasis et le rhumatisme psoriasique, représentant patient-années d exposition chez patients, le suivi médian était de 1,1 années ; 3,2 années pour les études dans le psoriasis et 1,0 année pour les études dans rhumatisme psoriasique. Des tumeurs malignes, excluant les cancers cutanés non-mélanome ont été rapportées chez 55 patients sur patient-années de suivi (incidence de 0,56 pour 100 patients-année de suivi pour les patients traités par ustekinumab). Ce taux de tumeurs malignes rapportées chez les patients traités par ustekinumab était comparable à celui attendu dans la population générale (ratio standardisé d incidence = 0,92 [intervalle de confiance à 95% : 0,69, 1,20], ajusté à l âge, au sexe et à l ethnie). Les tumeurs malignes les plus fréquemment rapportées, autre que le cancer cutané non-mélanome étaitent des cancers de la prostate, des mélanomes, des cancers colorectaux et du sein. L incidence des cancers cutanés non-mélanome était de 0,50 pour 100 patient-années de suivi chez les patients traités par ustekinumab. (49 patients sur patient-années de suivi). Le ratio de patients atteints de cancer basocellulaire versus spinocellulaire (4 :1) est comparable à celui attendu dans la population générale (voir rubrique 4.4). Réactions d hypersensibilité Au cours des phases contrôlées des études cliniques de l ustekinumab dans le psoriasis et le rhumatisme psoriasique, des rash et des urticaires ont été observés chez < 1 % des patients (voir rubrique mises en garde spéciales et précautions d emploi). Immunogénicité Lors des essais cliniques, moins de 8% des patients traités par l ustekinumab ont développé des anticorps dirigés contre l ustekinumab. Aucune association apparente n a été observée entre le développement des anticorps dirigés contre l ustekinumab et la survenue de réactions au site d injection. La majorité des patients qui étaient anticorps anti-ustekinumab positifs avait des anticorps neutralisants. La réponse au traitement tendait à être plus faible chez les patients anticorps anti-ustekinumab positifs; cependant, la présence d anticorps ne préjugait pas de la réponse clinique. Population pédiatrique (Adolescent) Effets indésirables observés chez les adolescents de 12 ans et plus atteints de psoriasis en
10 plaques La tolérance de l ustekinumab a été étudiée dans une étude de Phase 3 chez 110 patients âgés de 12 à 17 ans pour une durée allant jusqu à 60 semaines. Dans cette étude, les évènements indésirables rapportés étaient similaires à ceux observés dans les précédentes études menées chez des patients adultes atteints de psoriasis en plaques. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance SURDOSAGE : Des doses uniques allant jusqu à 6 mg/kg ont été administrées par voie intraveineuse au cours des études cliniques sans qu une dose limite toxique n ait été observée. En cas de surdosage, il est recommandé que le patient soit surveillé afin de dépister tout signe ou symptôme évoquant des effets indésirables et qu un traitement symptomatique approprié soit immédiatement instauré. PHARMACODYNAMIE : Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, inhibiteurs d interleukine, code ATC : L04AC05. Mécanisme d action L ustekinumab est un anticorps monoclonal IgG1 entièrement humain qui se lie spécifiquement à la sous-unité protéique p40 commune aux cytokines humaines interleukine (IL) 12 et IL-23. L ustekinumab inhibe la bioactivité de l IL-12 et de l IL-23 humaines en empêchant la p40 de se lier au récepteur protéique IL-12R 1 exprimé à la surface de cellules immunitaires. L ustekinumab ne peut pas se lier à l IL-12 ou à l IL-23 si elles sont préalablement fixées à leurs récepteurs cellulaires de surface IL-12R 1. Il est donc peu probable que l ustekinumab contribue à la cytotoxicité médiée par le complément ou par les anticorps des cellules comportant des récepteurs à l IL-12 et/ou IL-23. IL-12 et IL-23 sont des cytokines hétérodimériques sécrétées par des cellules présentatrices d antigènes activées telles que les macrophages et les cellules dendritiques. Chacune des cytokines participent aux fonctions immunitaires ; l IL-12 stimule les cellules natural killer (NK) et conduit à la différenciation des lymphocytes T CD4+ vers le phénotype T helper 1 (Th1) ; l IL-23 induit la différenciation en lymphocyte T helper 17 (Th17). Cependant, une anomalie de la régulation des IL-12 et IL-23 a été associée à des maladies à médiation immunitaire, telles que le psoriasis et le rhumatisme psoriasique. En se fixant à la sous-unité p40 commune aux IL-12 et IL-23, l ustekinumab peut exercer ses effets cliniques à la fois sur le psoriasis et sur le rhumatisme psoriasique par l inhibition des voies cytokiniques Th1 et Th17, qui occupent une place centrale dans la physiopathologie de ces maladies. Immunisation Pendant le suivi à long terme de l étude Psoriasis 2 (PHOENIX 2), les patients adultes traités par STELARA pendant au moins 3,5 ans ont vu leurs réponses en anticorps vis-à-vis des vaccins pneumococcique polysaccaridique et anti-tétanique augmenter de façon similaire au groupe contrôle psoriasis non traité par voie systémique. Un pourcentage similaire de patients adultes a développé des taux protecteurs d anticorps anti-pneumococciques et anti-tétaniques
11 et les titres d anticorps étaient similaires chez les patients traités par STELARA et dans le groupe contrôle. Efficacité clinique Psoriasis en plaques (Adultes) La tolérance et l efficacité de l ustekinumab ont été évaluées dans deux études randomisées, en double aveugle versus placebo chez patients présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère et qui étaient candidats à la photothérapie ou à un autre traitement systémique. De plus, une étude randomisée, simple aveugle investigateur, versus traitement actif a comparé l ustekinumab et l étanercept chez des patients présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère, qui n avaient pas répondu, ou qui présentaient une contreindication, ou qui étaient intolérants à la ciclosporine, au MTX ou à la puvathérapie. L étude Psoriasis 1 (PHOENIX 1) a porté sur 766 patients. 53 % de ces patients n ont pas répondu, étaient intolérants, ou avaient une contre-indication à un autre traitement systémique. Les patients randomisés dans le groupe ustekinumab ont reçu une dose de 45 mg ou de 90 mg aux semaines 0 et 4 puis la même dose toutes les 12 semaines. Les patients randomisés pour recevoir un placebo aux semaines 0 et 4 ont ensuite effectué un cross-over et ont reçu l ustekinumab (45 mg ou 90 mg) aux semaines 12 et 16 puis toutes les 12 semaines. Les patients randomisés initialement dans le groupe ustekinumab qui ont présenté une réponse PASI 75 (c est-à-dire une amélioration par rapport à l inclusion d au moins 75 % du score PASI : Psoriasis Area and Severity Index) aux semaines 28 et 40 ont été à nouveau randomisés pour recevoir l ustekinumab toutes les 12 semaines ou un placebo (c-à-d., arrêt du traitement actif). Les patients qui ont été re-randomisés pour recevoir un placebo à la semaine 40 ont reçu à nouveau le traitement par l ustekinumab à la posologie d origine lorsqu ils atteignaient une baisse d au moins 50 % de l amélioration de leur score PASI obtenue à la semaine 40. Tous les patients ont été suivis jusqu à plus de 76 semaines après la première administration du traitement à l étude. L étude Psoriasis 2 (PHOENIX 2) a porté sur patients. 61 % de ces patients ne répondaient pas, étaient intolérants, ou avaient une contre-indication à un autre traitement systémique. Les patients randomisés dans le groupe ustekinumab ont reçu des doses de 45 mg ou 90 mg aux semaines 0 et 4 suivies par une dose supplémentaire à la semaine 16. Les patients randomisés pour recevoir un placebo aux semaines 0 et 4 ont effectué un cross-over pour recevoir l ustekinumab (45 mg ou 90 mg) aux semaines 12 et 16. Tous les patients ont été suivis jusqu à plus de 52 semaines après la première administration du traitement à l étude. L étude Psoriasis 3 (ACCEPT) a porté sur 903 patients présentant un psoriasis modéré à sévère, qui n avaient pas répondu, ou qui présentaient une contre-indication, ou qui étaient intolérants à un autre traitement systémique, et a comparé l efficacité de l ustekinumab à celle de l étanercept et a évalué la tolérance de l ustekinumab et celle de l étanercept. Pendant les 12 semaines versus traitement actif, les patients étaient randomisés pour recevoir l étanercept (50 mg deux fois par semaine), l ustekinumab 45 mg aux semaines 0 et 4, ou l ustekinumab 90 mg aux semaines 0 et 4. Les caractéristiques de la maladie à l inclusion étaient en général similaires pour tous les groupes traités dans les études Psoriasis 1 et 2, avec un score PASI médian de 17 à 18 à l inclusion, une surface corporelle atteinte (SCA) médiane à l inclusion 20 et un score DLQI (Dermatology Life Quality Index ou indice dermatologique de qualité de vie) médian compris entre 10 et 12. Environ un tiers (Etude Psoriasis 1) et un quart (Etude Psoriasis 2) des
12 sujets présentaient un rhumatisme psoriasique (Rhum Pso). Un degré similaire de sévérité de la maladie a également été observé dans l étude Psoriasis 3. Le critère principal de ces études était la proportion de patients qui atteignait une réponse PASI 75 à la semaine 12 par rapport à l inclusion (voir Tableaux 4 et 5). Tableau 4 Résumé des réponses cliniques dans l étude Psoriasis 1 (PHOENIX 1) et l étude Psoriasis 2 (PHOENIX 2)
13 Etude Psoriasis 1 Nombre de patients randomisés PASI 50 N (%) PASI 75 N (%) PASI 90 N (%) PGA b blanchi ou minimal N (%) Nombre de patients 100 kg PASI 75 N (%) Nombre de patients > 100 kg PASI 75 N (%) Etude Psoriasis 2 Nombre de patients randomisés PASI 50 N (%) PASI 75 N (%) PASI 90 N (%) PGA b blanchi ou minimal N (%) Semaine 12 2 doses (semaine 0 et semaine 4) Semaine 28 3 doses (semaine 0, semaine 4 et semaine 16) PBO 45 mg 90 mg 45 mg 90 mg (10 %) 213 (84 %) a 220 (86 %) a 228 (91 %) 234 (96 %) 8 (3 %) 171 (67 %) a 170 (66 %) a 178 (71 %) 191 (79 %) 5 (2 %) 106 (42 %) a 94 (37 %) a 123 (49 %) 135 (56 %) 10 (4 %) 151 (59 %) a 156 (61 %) a 146 (58 %) 160 (66 %) (4%) 124 (74%) 107 (65%) 130 (79%) 124 (81%) (2%) 47 (54%) 63 (68%) 48 (56%) 67 (74%) (10 %) 342 (84 %) a 367 (89 %) a 369 (93 %) 380 (95 %) 15 (4 %) 273 (67 %) a 311 (76 %) a 276 (70 %) 314 (79 %) 3 (1 %) 173 (42 %) a 209 (51 %) a 178 (45 %) 217 (54 %) 18 (4 %) 277 (68 %) a 300 (73 %) a 241 (61 %) 279 (70 %)
14 Nombre de patients 100 kg PASI 75 N (%) Nombre de patients > 100 kg PASI 75 N (%) a b (4%) 218 (73%) 255 (78%) 217 (76%) 226 (81%) (3%) 55 (49%) 86 (71%) 59 (54%) 88 (74%) p < 0,001 pour ustekinumab 45 mg ou 90 mg versus placebo (PBO). PGA = Physician Global Assessment Tableau 5 Résumé des réponses cliniques dans l étude Psoriasis 3 (ACCEPT) à la semaine 12 Nombre de patients randomisés a b Etanercept 24 doses (50 mg deux fois par semaine) p < 0,001 pour ustekinumab 45 mg ou 90 mg versus étanercept. p=0,012 pour ustekinumab 45 mg versus étanercept Etude Psoriasis 3 Ustekinumab 2 doses (semaine 0 et semaine 4) 45 mg 90 mg PASI 50 N (%) 286 (82%) 181 (87%) 320 (92%) a PASI 75 N (%) 197 (57%) 141 (67%) b 256 (74%) a PASI 90 N (%) 80 (23%) 76 (36%) a 155 (45%) a PGA blanchi ou minimal N (%) 170 (49%) 136 (65%) a 245 (71%) a Nombre de patients kg PASI 75 N (%) 154 (61%) 109 (72%) 189 (77%) Nombre de patients > kg PASI 75 N (%) 43 (45%) 32 (55%) 67 (65%) Dans l étude Psoriasis 1, le maintien du PASI 75 était significativement supérieur dans le groupe traité en continu comparé au groupe ayant arrêté le traitement actif (p < 0,001). Les résultats étaient similaires quelle que soit la dose d ustekinumab. A 1 an (Semaine 52), 89 % des patients re-randomisés en traitement d entretien étaient répondeurs PASI 75, comparé à 63 % des patients du groupe re-randomisés placebo (arrêt du traitement actif) (p < 0,001). A 18 mois (Semaine 76), 84 % des patients re-randomisés en traitement d entretien étaient répondeurs PASI 75 comparé à 19 % des patients du groupe re-randomisés placebo (arrêt du traitement actif). A 3 ans (Semaine 148), 82% des patients re-randomisés en traitement
15 d entretien étaient répondeurs PASI 75. Après 5 ans (Semaine 244), 80% des patients rerandomisés en traitement d entretien étaient répondeurs PASI 75. Chez les patients re-randomisés placebo, et qui reprenaient leur traitement par l ustekinumab aux doses initialement reçues suite à une perte 50 % de l amélioration de leur score PASI, 85 % ont atteint à nouveau une réponse PASI 75 dans les 12 semaines suivant la reprise du traitement. Dans l étude Psoriasis 1, à la semaine 2 et à la semaine 12, l amélioration du DLQI a été significativement supérieure par rapport à l inclusion dans chaque groupe de traitement ustekinumab versus placebo. L amélioration a été maintenue à la semaine 28. Des améliorations significatives comparables ont été observées dans l étude Psoriasis 2 aux semaines 4 et 12, maintenues jusqu à la semaine 24. Dans l étude Psoriasis 1, une amélioration significative du psoriasis unguéal (selon le Nail Psoriasis Severity Index), des composantes physiques et mentales du score SF-36 et de l Echelle Visuelle Analogique (EVA) Démangeaisons, a été observée dans chaque groupe de traitement par l ustekinumab comparé au placebo. Dans l étude Psoriasis 2, le Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) et le Work Limitation Questionnaire (WLQ) étaient également significativement améliorés dans chaque groupe de traitement par l ustekinumab comparé au placebo. Rhumatisme psoriasique (RP) (Adultes) Il a été montré que l ustekinumab améliore les signes et symptômes, la fonction physique et la qualité de vie et réduit le taux de progression des atteintes articulaires périphériques des adultes atteints de rhumatisme psoriasique actif. La tolérance et l efficacité de l ustekinumab ont été évaluées dans deux études cliniques randomisées, en double aveugle versus placebo, chez 927 patients présentant un rhumatisme psoriasique actif ( 5 articulations gonflées et 5 articulations douloureuses) malgré un traitement par des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) ou par un traitement de fond antirhumatismal (DMARD). Les patients de ces études présentaient un diagnostic de rhumatisme psoriasique depuis au moins 6 mois. Des patients de chaque sous-type de rhumatisme psoriasique ont été recrutés, incluant la polyarthrite sans nodules rhumatoïdes (39%), la spondylite avec arthrite périphérique (28%), l arthrite périphérique asymétrique (21%), atteinte des interphalangiennes distales (12%) et l arthrite mutilante (0,5%). Dans les deux études, plus de 70% et 40% des patients présentaient respectivement une enthésite et une dactylite à l inclusion. Les patients ont été randomisés pour recevoir un traitement par ustekinumab 45 mg, 90 mg, ou le placebo par voie sous-cutanée aux semaines 0 et 4, suivi par une administration toutes les 12 semaines. Approximativement 50% des patients ont poursuivi le traitement par MTX à doses stables ( 25 mg/semaine). Dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 1 (PSUMMIT I) et l Étude Rhumatisme Psoriasique 2 (PSUMMIT II), respectivement 80% et 86% des patients ont été précedemment traités par des DMARDs. Dans l Étude 1, un précédent traitement par des médicaments anti-tnf-α n était pas autorisé. Dans l Étude 2, la majorité des patients (58%, n=180) ont été précédemment traités par un ou plusieurs anti-tnf-α ; parmi ces patients, plus de 70% avaient arrêté leur traitement anti-tnf-α pour cause de manque d efficacité ou d intolérance à tout moment. Signes et symptômes Le traitement par l ustekinumab à entraîné des améliorations significatives des mesures de l activité de la maladie comparé au placebo à la semaine 24. Le critère principal était le
16 pourcentage de patients ayant obtenu une réponse ACR 20 (score American College of Rheumatology) à la semaine 24. Les résultats d efficacité principaux sont montrés dans le Tableau 6 ci-dessous. Tableau 6 Nombre de patients qui ont obtenu une réponse clinique dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 1 (PSUMMIT I) et 2 (PSUMMIT II) à la semaine 24 Étude Rhumatisme Psoriasique 1 Étude Rhumatisme Psoriasique 2 PBO 45 mg 90 mg PBO 45 mg 90 mg Nombre de patients randomisés ACR 20, N (%) 47 (23%) 87 (42%) a 101 (50%) a 21 (20%) 45 (44%) a 46 (44%) a ACR 50, N (%) 18 (9%) 51 (25%) a 57 (28%) a 7 (7%) 18 (17%) b 24 (23%) a ACR 70, N (%) 5 (2%) 25 (12%) a 29 (14%) a 3 (3%) 7 (7%) c 9 (9%) c Nombre de patients avec BSA 3% d (11%) 83 (57%) a 93 (62%) a 4 (5%) 41 (51%) a 45 (56%) a PASI 75, N (%) PASI 90, N (%) 4 (3%) 60 (41%) a 65 (44%) a 3 (4%) 24 (30%) a 36 (44%) a combinée PASI 75 et ACR 20, N (%) 8 (5%) 40 (28%) a 62 (42%) a 2 (3%) 24 (30%) a 31 (38%) a Nombre de patients 100 kg ACR 20, N (%) 39 (25%) 67 (44%) 78 (51%) 17 (23%) 32 (43%) 34 (47%) Nombre de patients avec SCA 3% d PASI 75, N (%) 14 (13%) 64 (61%) 73 (66%) 4 (7%) 31 (53%) 32 (56%) Nombre de patients > 100 kg ACR 20, N (%) 8 (15%) 20 (38%) 23 (46%) 4 (13%) 13 (45%) 12 (39%) Nombre de patients avec SCA 3% d PASI 75, N (%) 2 (5%) 19 (48%) 20 (53%) 0 10 (45%) 13 (54%) a p < 0,001 b p < 0,05 c p = NS d Nombre de patients avec une surface corporelle atteinte (BSA) par le psoriasis 3% à l inclusion Les réponses ACR 20, 50 et 70 ont continué de s améliorer ou se sont maintenues jusqu aux semaine 52 (Études Rhumatisme Psoriasique 1 et 2) et 100 (Étude Rhumatisme Psoriasique 1). Dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 1, les réponses ACR 20 à la semaine 100 ont été obtenues chez 57% et 64% des patients, traités respectivement par 45 mg et 90 mg de Stelara. Dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 2, les réponses ACR 20 à la semaine 52 ont été obtenues chez 47% et 48% des patients traités respectivement par 45 mg et 90 mg de Stelara. La proportion de patients obtenant une modification du critère de réponse du rhumatisme psoriasique (PsARC) était aussi significativement meilleure dans les groupes ustekinumab comparé au
17 groupe placebo à la semaine 24. Les réponses PsARC se sont maintenues jusqu aux semaines 52 et 100. Une plus grande proportion de patients traités par l ustekinumab, qui avaient une spondylite avec arthrite périphérique en tant que forme principale, ont démontré une amélioration de 50 et 70% des scores BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index) comparé au placebo à la semaine 24. Les réponses observées dans les groupes traités par l ustekinumab étaient similaires chez les patients recevant et ne recevant pas de MTX de façon concomitante et se sont maintenues jusqu aux semaines 52 et 100. Les patients précédemment traités par anti-tnf-α ayant reçu l ustekinumab, ont obtenu une meilleure réponse à la semaine 24 que les patients recevant le placebo (réponse ACR 20 à la semaine 24 pour 45 mg et 90 mg respectivement de 37% et 34%, comparé au placebo 15% ; p <0,05) et les réponses se sont maintenues jusqu à la semaine 52. Pour les patients présentant une enthésite et/ou une dactylite à l inclusion, une amélioration significative du score d enthésites et de dactylites a été observée dans les groupes ustekinumab comparé au groupe placebo à la semaine 24 dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 1. Dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 2, une amélioration significative du score d enthésites et une amélioration numérique (non statistiquement significative) du score de dactylites ont été observées dans le groupe de traitement par ustekinumab 90 mg comparé au groupe placebo à la semaine 24. Les améliorations du score d enthésites et du score de dactylites se sont maintenues jusqu aux semaines 52 et 100. radiographique Les atteintes structurales au-niveau des mains et des pieds étaient mesurés par la variation du score total de van der Heijde-Sharp (vdh-s score) modifié pour le rhumatisme psoriasique par l addition des articulations interphallangiennes distales de la main, par rapport aux valeurs initiales. Une analyse intégrée pré-spécifiée combinant les données de 927 patients dans les Etudes Rhumatisme psoriasique 1 et 2 a été réalisée. L ustekinumab a démontré une diminution statistiquement significative du taux de progression des atteintes structurales comparé au placebo à la semaine 24, mesurée par la variation du score vdh-s total modifié (score moyen ± ET de 0,97 ± 3,85 dans le groupe placebo comparé à 0,40 ± 2,11 et 0,39 ± 2,40 dans les groupes ustekinumab 45 mg (p < 0,05) et 90 mg (p < 0,001) respectivement). Ce résultat repose sur l Etude Rhumatisme Psoriasique 1. L effet est considéré démontré, indépendamment de l utilisation concommittante de méthotrexate et s est maintenu jusqu aux semaines 52 (analyse intégrée) et 100 (Etude Rhumatisme Psoriasique 1). Fonction physique et qualité de vie Les patients traités par l ustekinumab ont montré une amélioration significative de la fonction physique évaluée par l indice HAQ-DI (Disability Index of the Health Assessment Questionnaire) à la semaine 24. La proportion de patients obtenant une amélioration cliniquement significative 0,3 du score HAQ-DI par rapport à l inclusion était également significativement meilleure dans les groupes ustekinumab en comparaison au placebo. L amélioration du score HAQ-DI par rapport à l inclusion s est maintenue jusqu aux semaines 52 et 100. Une amélioration significative des scores DLQI a été constatée dans les groupes ustekinumab comparé au placebo à la semaine 24 et s est maintenue jusqu aux semaines 52 et 100. Dans l Étude Rhumatisme Psoriasique 2, une amélioration significative des scores FACIT-F (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy - Fatigue) a été constatée dans les groupes ustekinumab comparé au placebo à la semaine 24. La proportion de patients obtenant une amélioration cliniquement significative de la fatigue (4 points au score FACIT-F) était également significativement plus importante dans les groupes ustekinumab comparé au placebo. Les améliorations des scores FACIT se sont maintenues jusqu à la semaine 52. Population pédiatrique L Agence europénne des médicaments a différé l obligation de soumettre les résultats
18 d études réalisées avec l ustekinumab dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique âgée de 6 à 11 ans dans le psoriasis en plaques modéré à sévère et l arthrite juvénile idiopathique (voir rubrique Posologie et mode d administration pour les informations concernant l usage pédiatrique). Psoriasis en plaques de la population pédiatrique (Adolescent) Il a été montré que l ustekinumab améliore les signes et symptômes et la qualité de vie des adolescents âgés de 12 ans et plus atteints de psoriasis en plaques. L efficacité de l ustekinumab a été étudiée chez 110 adolescents âgés de 12 à 17 ans présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère dans le cadre d une étude multicentrique de Phase 3, randomisée, en double aveugle versus placebo (CADMUS). Les patients ont été randomisés pour recevoir un placebo (n = 37) ou la dose recommandée d ustekinumab (voir rubrique 4.2 ; n = 36) ou la demi-dose recommandée d ustekinumab (n = 37) par injection sous-cutanée aux semaines 0 et 4, suivi par une injection toutes les 12 semaines. À la semaine 12, les patients traités par placebo ont changé de traitement pour recevoir l ustekinumab. Les patients ayant un score PASI 12, un score PGA 3 et une surface corporelle atteinte (SCA) d au moins 10 %, et qui étaient candidats à la photothérapie ou à un traitement systémique, étaient éligibles pour l étude. Environ 60 % des patients avaient déjà été exposés à un traitement systémique conventionnels ou à la photothérapie. Environ 11 % des patients avaient déjà été exposés à des agents biologiques. Le critère principal était la proportion de patients qui atteignaient un score PGA blanchi (0) ou minimal (1) à la semaine 12. Les critères secondaires incluaient les réponses PASI 75 et PASI 90, la variation par rapport à l inclusion du score CDLQI (Children s Dermatology Life Quality Index) et la variation par rapport à l inclusion du score total PedsQL (Paediatric Quality of Life Inventory), à la semaine 12. À la semaine 12, les sujets traités par ustekinumab présentaient une amélioration significativement supérieure de leur psoriasis et de leur qualité de vie comparativement aux sujets ayant reçu un placebo (Tableau 7). L efficacité a été suivie chez tous les patients pendant 52 semaines après la première administration de l agent étudié. Considérant la proportion de patients présentant un score PGA blanchi (0) ou minimal (1) et la proportion de répondeurs PASI 75, il existe une différence entre le groupe traité par ustekinumab et le placebo lors de la première visite postinclusion à la semaine 4, atteignant un maximum à la semaine 12. Les améliorations des scores PGA, PASI, CDLQI et PedsQL se sont maintenues jusqu à la semaine 52 (Tableau 7). Tableau 7: Résumé des critères primaires et secondaires aux semaines 12 et 52 Étude Psoriasis de l adolescent (CADMUS) Placebo Semaine 12 Semaine 52 Dose recommandée d ustekinumab Dose recommandée d ustekinumab N (%) N (%) N (%) Nombre de patients randomisés PGA PGA blanchi (0) ou minimal (1) 2 (5,4 %) 25 (69,4 %) a 20 (57,1 %) PGA blanchi (0) 1 (2,7 %) 17 (47,2 %) a 13 (37,1 %)
19 PASI Répondeurs PASI 75 4 (10,8 %) 29 (80,6 %) a 28 (80,0 %) Réopndeurs PASI 90 2 (5,4 %) 22 (61,1 %) a 23 (65,7 %) Répondeurs PASI (2,7 %) 14 (38,9 %) a 13 (37,1 %) CDLQI CDLQI de 0 ou 1 b 6 (16,2 %) 18 (50,0 %) c 20 (57,1 %) PedsQL Variation par rapport à l inclusion d Moyenne (ET) 3,35 (10,04) 8,03 (10,44) e 7,26 (10,92) a b c d e p < 0,001 CDLQI : le CDLQI est un score utilisé en dermatologie pour évaluer l impact d une atteinte cutanée sur la qualité de vie liée à la santé dans la population pédiatrique. Un score CDLQI de 0 ou 1 indique l absence d impact sur la qualité de vie de l enfant. p = 0,002 PedsQL : le PedsQL est une mesure générale de qualité de vie liée à la santé développée pour les populations d enfants et d adolescents. Pour le groupe placebo à la semaine 12, N=36. p = 0,028 Durant la phase contrôlée versus placebo jusqu à la semaine 12, l efficacité dans les groupes recevant la dose recommandée et la demi-dose recommandée était généralement comparable sur le critère primaire (69,4 % et 67,6 % respectivement) bien qu il soit mis en évidence un effet-dose pour des critères d efficacité plus difficiles à atteindre (par exemple, PGA blanchi (score 0), PASI 90). Au-delà de la semaine 12, l efficacité était généralement plus élevée et plus soutenue dans le groupe recevant la dose recommandée par rapport au groupe recevant la demi- dose recommandée. Dans ce dernier, une perte d efficacité modeste a été plus fréquemment observée vers la fin de chacune des périodes d administration de 12 semaines. Le profil de tolérance de la dose recommandée et celui de la demi-dose recommandée étaient comparables. PHARMACOCINETIQUE : Absorption Le temps médian nécessaire pour atteindre la concentration sérique maximale (t max ) était de 8,5 jours après une administration unique de 90 mg en sous-cutanée chez des sujets sains. Après administration unique de 45 mg ou de 90 mg en sous-cutanée chez des patients présentant un psoriasis, les valeurs médianes t max de l ustekinumab étaient comparables à celles observées chez des sujets sains. La biodisponibilité absolue de l ustekinumab après une administration unique en sous-cutanée était estimée à 57,2 % chez les patients présentant un psoriasis. Distribution Le volume de distribution médian pendant la phase finale (Vz) après administration unique en intraveineuse à des patients présentant un psoriasis était comprise entre 57 et 83 ml/kg. Biotransformation La voie métabolique exacte de l ustekinumab n est pas connue. Elimination