Source: https://www.anptes.org/cedu/sentenza/?id=1287
Timestamp: 2020-07-05 00:07:45+00:00
Document Index: 233908691

Matched Legal Cases: ["l'article 34", "l'article 29", '§ 23', "l'article 6", '§ 1', "l'article 6", '§ 1', '§ 26', '§ 69', '§ 89', "l'article 34", "l'article 6", '§ 1', '§ 139', "l'article 77", '§ 2', '§ 23', '§ 1', '§ 1', '§ 26', '§ 69', '§ 89', '§ 3', '§ 1', '§ 139', '§ 22', '§ 27', '§ 105', '§ 2']

AFFAIRE VICARIO ET SUMA c. ITALIE
CASO: AFFAIRE VICARIO ET SUMA c. ITALIE
NUMERO: 29430/03/2010
(RequÃªtes nos 29430/03 et 37928/03)
En l'affaire Vicario et Suma c. Italie,
1. A l'origine de l'affaire se trouvent deux requÃªtes (nos 29430/03 et 37928/03) dirigÃ©es contre la RÃ©publique italienne et dont deux ressortissants de cet Etat, OMISSIS (Â« les requÃ©rants Â»), ont saisi la Cour les 16 novembre 1998 et 16 aoÃ»t 1999 respectivement en vertu de l'article 34 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertÃ©s fondamentales (Â« la Convention Â»).
2. Les requÃ©rants sont reprÃ©sentÃ©s par Mes A. N. et T. V., avocats Ã BÃ©nÃ©vent. Le gouvernement italien (Â« le Gouvernement Â») a Ã©tÃ© reprÃ©sentÃ© par son ancien agent, M. I.M. Braguglia et son coagent, M. N. Lettieri.
3. Le 23 mai 2007, la Cour a dÃ©cidÃ© de communiquer les requÃªtes au Gouvernement. Comme le permettait le paragraphe 3 de l'article 29 de la Convention, en vigueur Ã l'Ã©poque, elle avait en outre dÃ©cidÃ© que seraient examinÃ©s en mÃªme temps la recevabilitÃ© et le fond de celles-ci.
4. Les requÃ©rants, parties Ã des procÃ©dures judiciaires, ont saisi les juridictions compÃ©tentes au sens de la loi Â« Pinto Â» afin de se plaindre de la durÃ©e de ces procÃ©dures.
6. Le droit et la pratique internes pertinents relatifs Ã la loi no 89 du 24 mars 2001, dite Â« loi Pinto Â», figurent dans l'arrÃªt Cocchiarella c. Italie ([GC], no 64886/01, Â§Â§ 23-31, CEDH 2006-V).
8. Invoquant l'article 6 Â§ 1 de la Convention, les requÃ©rants se plaignent de la durÃ©e des procÃ©dures principales et de l'insuffisance des indemnisations Â« Pinto Â», qui ont par ailleurs Ã©tÃ© versÃ©es en retard.
1. QualitÃ© de Â« victime Â»
11. Le Gouvernement soutient que les requÃ©rants ne peuvent plus se prÃ©tendre Â« victimes Â» de la violation de l'article 6 Â§ 1 car ils ont obtenu des cours d'appel Â« Pinto Â» un constat de violation et un redressement appropriÃ© et suffisant, compte tenu notamment de l'enjeu des litiges.
12. La Cour, aprÃ¨s avoir examinÃ© l'ensemble des faits de la cause et les arguments des parties, considÃ¨re que le redressement s'est rÃ©vÃ©lÃ© insuffisant (voir Delle Cave et Corrado c. Italie, no 14626/03, Â§Â§ 26-31, 5 juin 2007 ; Cocchiarella c. Italie, prÃ©citÃ©, Â§Â§ 69-98) et que les indemnisations Â« Pinto Â» n'ont pas Ã©tÃ© versÃ©es dans les six mois Ã partir du moment oÃ¹ la dÃ©cision de la cour d'appel Â« Pinto Â» devint exÃ©cutoire (Cocchiarella c. Italie, prÃ©citÃ©, Â§ 89). Partant, les requÃ©rants peuvent toujours se prÃ©tendre Â« victimes Â», au sens de l'article 34 de la Convention.
14. La Cour a traitÃ© Ã maintes reprises d'affaires soulevant des questions semblables Ã celle des cas d'espÃ¨ce et a constatÃ© la violation de l'article 6 Â§ 1 de la Convention (voir Frydlender c. France, [GC], no 30979/96, CEDH 2000-VII).
17. Les requÃ©rants rÃ©clament respectivement 11 400 EUR (no 29430/03) et 9 000 EUR (no 37928/03) au titre du prÃ©judice moral qu'ils auraient subi.
18. Le Gouvernement considÃ¨re que les requÃ©rants ont Ã©tÃ© indemnisÃ©s de maniÃ¨re appropriÃ©e et suffisante dans le cadre du recours Â« Pinto Â».
19. Compte tenu de la solution adoptÃ©e dans l'arrÃªt Cocchiarella c. Italie (prÃ©citÃ©, Â§Â§ 139-142 et 146) et statuant en Ã©quitÃ©, la Cour alloue Ã chaque requÃ©rant les sommes indiquÃ©es dans le tableau ci-dessous, comparÃ©es aux montants qu'elle aurait octroyÃ©s en l'absence de voies de recours internes, au vu de l'objet de chacun des litiges et de l'existence de retards imputables aux requÃ©rants.
1.	29430/03	12 000 EUR	16,6 %	3 400 EUR
2 200 EUR (retard paiement
indemnisation Â« Pinto Â»)
2.	37928/03	18 000 EUR	11 %	6 100 EUR
20. Notes d'honoraires Ã l'appui, les requÃ©rants demandent respectivement 6 860 EUR (no 29430/03) et 6 800 EUR (no 37928/03) au titre des frais et dÃ©pens relatifs Ã la procÃ©dure Â« Pinto Â» et de ceux engagÃ©s devant la Cour.
21. Le Gouvernement estime que les prÃ©tentions des requÃ©rants sont excessives.
23. En l'espÃ¨ce et compte tenu des documents en sa possession et des critÃ¨res susmentionnÃ©s, la Cour estime raisonnable d'allouer 1 500 EUR Ã chaque requÃ©rant au titre des frais et dÃ©pens.
i. requÃªte no 29430/03 : 5 600 EUR (cinq mille six cents euros), plus tout montant pouvant Ãªtre dÃ» Ã titre d'impÃ´t ;
ii. requÃªte no 37928/03 : 8 300 EUR (huit mille trois cents euros), plus tout montant pouvant Ãªtre dÃ» Ã titre d'impÃ´t ;
1 500 EUR (mille cinq cents euros) Ã chaque requÃ©rant, plus tout montant pouvant Ãªtre dÃ» Ã titre d'impÃ´t par les requÃ©rants ;
Fait en franÃ§ais, puis communiquÃ© par Ã©crit le 30 novembre 2010, en application de l'article 77 Â§Â§ 2 et 3 du rÃ¨glement.
1. no 29430/03
16 novembre 1998	OMISSIS
ressortissant italien, nÃ© en 1931, rÃ©sidant Ã BÃ©nÃ©vent ProcÃ©dure principale
Objet : reconnaissance du droit de propriÃ©tÃ© du requÃ©rant de certains emplacements de parking.
PremiÃ¨re instance : tribunal de BÃ©nÃ©vent (RG no 1029/89), du 5 avril 1989 au 4 fÃ©vrier 1998.
DeuxiÃ¨me instance : cour d'appel de Naples (RG no 2997/98), du 13 novembre 1998 au 14 mars 2000.
AutoritÃ© saisie : cour d'appel de Rome, recours introduit le 16 octobre 2001, somme demandÃ©e 24 000 000 lires [12 394,97 euros (EUR)] Ã titre de dommage moral.
DÃ©cision : du 10 juin 2002, dÃ©posÃ©e le 27 septembre 2002 ; constat du dÃ©passement d'une durÃ©e raisonnable ; 2 000 EUR pour dommage moral et 500 EUR pour frais et dÃ©pens.
Date dÃ©cision dÃ©finitive : 22 septembre 2003.
Date communication Ã la Cour du rÃ©sultat de la procÃ©dure nationale : 18 juillet 2003.
Date paiement indemnisation Â« Pinto Â» : 26 janvier 2005.
2. no 37928/03
introduite le 16 aoÃ»t 1999	OMISSIS
ressortissante italienne, nÃ©e en 1970, rÃ©sidant Ã Milan	ProcÃ©dure principale
Objet : la rÃ©paration des dommages subis Ã la suite d'un accident de la route
PremiÃ¨re instance : tribunal de BÃ©nÃ©vent (RG no 2621/89), du 11 septembre 1989 au 24 novembre 2006 (derniÃ¨re information fournie par la requÃ©rante).
AutoritÃ© saisie : cour d'appel de Rome, recours introduit le 31 octobre 2001, somme demandÃ©e 22 000 000 lires [11 362,05 euros (EUR)] Ã titre de dommage matÃ©riel et moral.
DÃ©cision : 10 juin 2002, dÃ©posÃ©e le 27 septembre 2002 ; constat du dÃ©passement d'une durÃ©e raisonnable ; 2 000 EUR pour dommage moral et 1 000 EUR pour frais et dÃ©pens.
Date dÃ©cision dÃ©finitive : 2 novembre 2003.
Date paiement indemnisation Â« Pinto Â» : 26 juin 2005.
CAUSA VICARIO E SUMA C. ITALIA
( Richieste numeri 29430/03 e 37928/03)
Nella causa Vicario e Suma c. Italia,
Francesca Tulkens, presidentessa, Ireneu Cabral Barreto, DanutÄ— JoÄienÄ—, AndrÃ¡s SajÃ³, Nona Tsotsoria, IÅŸÄ±l KarakaÅŸ, Guido Raimondi, giudici,
e daFrancesca Elens-Passos, cancelliera collaboratrice di sezione,
1. All'origine della causa si trovano due richieste (numeri 29430/03 e 37928/03) dirette contro la Repubblica italiana e in cui due cittadini di questo Stato, OMISSIS ("i richiedenti"), hanno investito la Corte rispettivamente il 16 novembre 1998 e il 16 agosto 1999 in virtÃ¹ dell'articolo 34 della Convenzione di salvaguardia dei diritti dell'uomo e delle libertÃ fondamentali ("la Convenzione").
2. I richiedenti sono rappresentati da A. N. e T. V., avvocati a Benevento. Il governo italiano ("il Governo") Ã¨ stato rappresentato dal suo vecchio agente, il Sig. I.M. Braguglia e dal suo coagente, il Sig. N. Lettieri.
3. Il 23 maggio 2007, la Corte ha deciso di comunicare le richieste al Governo. Come permetteva il paragrafo 3 dell'articolo 29 della Convenzione, in vigore all'epoca, aveva deciso inoltre che sarebbero stati esaminati l'ammissibilitÃ ed il merito di queste allo stesso tempo.
4. I richiedenti, parti ai procedimenti giudiziali, hanno investito le giurisdizioni competenti ai sensi della legge "Pinto" per lamentarsi della durata di questi procedimenti.
6. Il diritto e la pratica interna pertinenti relativi alla legge no 89 del 24 marzo 2001, detta "legge Pinto", figurano nella sentenza Cocchiarella c. Italia ([GC], no 64886/01, Â§Â§ 23-31, CEDH 2006-V.
8. Invocando l'articolo 6 Â§ 1 della Convenzione, i richiedenti si lamentano della durata dei procedimenti principali e dell'insufficienza degli indennizzi "Pinto" che sono stati versati peraltro in ritardo.
1. Requisito di "vittima"
11. Il Governo sostiene che i richiedenti non possono piÃ¹ definirsi "vittime" della violazione dell'articolo 6 Â§ 1 perchÃ© hanno ottenuto dai corsi di appello "Pinto" una constatazione di violazione ed una correzione appropriata e sufficiente, tenuto conto in particolare della posta delle controversie.
12. La Corte, dopo avere esaminato l'insieme dei fatti della causa e gli argomenti delle parti, considera che la correzione si Ã¨ rivelata insufficiente (vedere Delle Cave e Corrado c. Italia, no 14626/03, Â§Â§ 26-31, 5 giugno 2007; Cocchiarella c. Italia, precitata, Â§Â§ 69-98) e che gli indennizzi "Pinto" non sono stati versati nei sei mesi a partire dal momento in cui la decisione della corte di appello "Pinto" diventÃ² esecutiva (Cocchiarella c. Italia, precitata, Â§ 89). Pertanto, i richiedenti possono sempre definirsi "vittime", ai sensi dell'articolo 34 della Convenzione.
13. La Corte constata che le richieste non incontrano nessun altro motivo di inammissibilitÃ iscritto all'articolo 35 Â§ 3 della Convenzione. Le dichiara allo stesso modo ammissibili.
14. La Corte ha trattato a piÃ¹ riprese cause che sollevavano delle questioni simili a quella dei casi di specie e ha constatato la violazione dell'articolo 6 Â§ 1 della Convenzione (vedere Frydlender c. Francia, [GC], no 30979/96, CEDH 2000-VII).
17. I richiedenti richiedono rispettivamente 11 400 EUR (no 29430/03) e 9 000 EUR (no 37928/03) a titolo del danno morale che avrebbero subito.
18. Il Governo considera che i richiedenti sono stati indennizzati in modo adeguato e sufficiente nella cornice del ricorso "Pinto."
19. Tenuto conto della soluzione adottata nella sentenza Cocchiarella c. Italia (precitata, Â§Â§ 139-142 e 146) e deliberando in equitÃ , la Corte assegna ad ogni richiedente le somme indicate sotto nel riquadro, paragonate agli importi che avrebbe concesso in mancanza di vie di ricorso interne, alla visto dell'oggetto di ciascuna delle controversie e dell'esistenza di ritardi imputabili ai richiedenti.
1.	29430/03	12 000 EUR	il 16,6%	3 400 EUR cosÃ¬ come
2 200 EUR (ritardo pagamento,
indennizzo "Pinto")
2.	37928/03	18 000 EUR	il 11%	6 100 EUR cosÃ¬ come
20. Note di parcella all'appoggio, i richiedenti chiedono rispettivamente 6 860 EUR (no 29430/03) e 6 800 EUR (no 37928/03), a titolo degli oneri e delle spese relativi al procedimento "Pinto" e di quelli impegnati dinnanzi alla Corte.
21. Il Governo stima che le pretese dei richiedenti sono eccessive.
22. La Corte ricorda che, secondo la sua giurisprudenza, il sussidio degli oneri e delle spese a titolo dell'articolo 41 presuppone che si stabilisca la loro realtÃ , la loro necessitÃ ed il carattere ragionevole del loro tasso (Can ed altri c. Turchia, no 29189/02, Â§ 22, 24 gennaio 2008). Inoltre, gli oneri di giustizia sono recuperabili solamente nella misura in cui si riferiscono alla violazione constatata (vedere, per esempio, Beyeler c. Italia (soddisfazione equa) [GC], no 33202/96, Â§ 27, 28 maggio 2002; Sahin c. Germania [GC], no 30943/96, Â§ 105, CEDH 2003-VIII).
23. Nello specifico e tenuto conto dei documenti in suo possesso e dei suddetti criteri, la Corte stima ragionevole assegnare 1 500 EUR ad ogni richiedente a titolo degli oneri e delle spese.
i. richiesta no 29430/03: 5 600 EUR (cinquemila sei cento euro) piÃ¹ ogni importo che puÃ² essere dovuto a titolo di imposta;
ii. richiesta no 37928/03: 8 300 EUR (ottomila tre cento euro) piÃ¹ ogni importo che puÃ² essere dovuto a titolo di imposta;
1 500 EUR (mille cinque cento euro) ad ogni richiedente, piÃ¹ ogni importo che puÃ² essere dovuto a titolo di imposta dai richiedenti;
b) che a contare dalla scadenza di suddetto termine e fino al versamento, questi importi sono da aumentare di un interesse semplice ad un tasso uguale a quello di facilitÃ del prestito marginale della Banca centrale europea applicabile durante questo periodo, aumentato di tre punti percentuale;
Fatto in francese, poi comunicato per iscritto il 30 novembre 2010, in applicazione dell'articolo 77 Â§Â§ 2 e 3 dell'ordinamento.
1. no 29430/03introdotta il
16 novembre 1998	OMISSIS cittadino italiano, nato nel 1931, residente a Benevento	Procedimento principale Oggetto: riconoscenza del diritto di proprietÃ del richiedente di certe aree di parcheggio.
Prima istanza: tribunale di Benevento (RG no 1029/89) dal 5 aprile 1989 al 4 febbraio 1998.
Seconda istanza: corte di appello di Napoli (RG no 2997/98) dal 13 novembre 1998 al 14 marzo 2000. Procedimento "Pinto"AutoritÃ investita: corte di appello di Roma, ricorso introdotto il 16 ottobre 2001, somma chiesta 24 000 000 lire [12 394,97 euro (EUR)] a titolo di danno morale.
Decisione: del 10 giugno 2002, depositata il 27 settembre 2002; constatazione del superamento di una durata ragionevole; 2 000 EUR per danno morale e 500 EUR per oneri e spese.
Data decisione definitiva: 22 settembre 2003.
Data comunicazione alla Corte del risultato del procedimento nazionale: 18 luglio 2003.
Data pagamento indennizzo "Pinto": 26 gennaio 2005.
2. no 37928/03introdotta il 16 agosto 1999	OMISSIS
cittadina italiana, nata nel 1970, residente a Milano	Procedimento principale Oggetto: risarcimento dei danni subiti in seguito ad un incidente stradale
Prima istanza: tribunale di Benevento (RG no 2621/89) dallâ€™ 11 settembre 1989 al 24 novembre 2006, ultima informazione fornita dal richiedente. Procedimento "Pinto"AutoritÃ investita: corte di appello di Roma, ricorso introdotto il 31 ottobre 2001, somma chiesta 22 000 000 lire [11 362,05 euro (EUR)] a titolo di danno patrimoniale e morale.
Decisione: 10 giugno 2002, depositata il 27 settembre 2002; constatazione del superamento di una durata ragionevole; 2 000 EUR per danno morale e 1 000 EUR per oneri e spese.
Data decisione definitiva: 2 novembre 2003.
Data pagamento indennizzo "Pinto": 26 giugno 2005.