Source: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/pratiques-de-base-precautions-infections-aux-soins-de-sante/partie-b.html
Timestamp: 2020-01-26 02:41:30+00:00
Document Index: 234671891

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Partie B : Recommandations en matière de pratiques de base et de précautions additionnelles
Veuillez noter que l'évaluation de ces recommandations diffère de celle qui est utilisée dans les lignes directrices antérieures de l’ASPC en matière de PCI (consulter les annexes II et III pour obtenir de plus amples renseignements).
I. Rôle de l'organisation
Toute organisation de soins de santé a l'importante responsabilité de réduire au minimum le risque d'exposition aux infections et de transmission de ces dernières dans les milieux de soins. Les points suivants devraient former la base des politiques, des procédures et des programmes nécessaires pour s'acquitter de cette responsabilité; ces documents devraient s'appliquer à toute l'organisation et être conformes aux règlements en vigueur.
Les organisations devraient disposer de ressources humaines spécialisées suffisantes (p. ex. épidémiologiste hospitalier, professionnel(s) en prévention des infections, personnel de bureau) et de ressources financières suffisantes pour maintenir un programme de prévention et de contrôle des infections efficace et approprié au mandat de l'organisation, selon les publications courantesNote de bas de page 27, Note de bas de page 34, Note de bas de page 412, Note de bas de page 413, Note de bas de page 414, Note de bas de page 415, Note de bas de page 416, Note de bas de page 417, Note de bas de page 418. [BII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre, conformément aux publications courantes, un programme complet de santé au travail qui comprend, notamment, l'immunité des travailleurs de la santé aux maladies que l'on peut éviter par vaccin (y compris l'immunisation annuelle contre la grippe), le dépistage de la tuberculose, l'offre d'un programme de protection respiratoire, manipulation sécuritaire des objets pointus/tranchants et la prévention de l'exposition aux agents pathogènes à diffusion hématogène, la gestion des travailleurs de la santé malades et de ceux qui sont exposés à des infections contagieusesNote de bas de page 219, Note de bas de page 221, Note de bas de page 223, Note de bas de page 233, Note de bas de page 419, Note de bas de page 420, Note de bas de page 421, Note de bas de page 422, Note de bas de page 423, Note de bas de page 424. [CII]
L'organisation devrait effectuer une évaluation continue du risque organisationnel afin d'évaluer le risque d'exposition aux microorganismes dans le milieu de travailNote de bas de page 202. L'évaluation du risque organisationnel devrait notamment comprendre la conception, la rénovation et la construction de l'établissement de santé; les caractéristiques de ventilation; le contrôle à la source; la santé au travail; l'éducation des travailleurs de la santé; le nettoyage, la désinfection et la stérilisation du matériel de soins aux patients réutilisable; le nettoyage de l'environnement; la gestion du linge et des déchets. L'application des pratiques de base et des précautions additionnelles devrait faire l'objet de vérifications régulières. [CII]
L'organisation devrait mettre en œuvre et promouvoir des recommandationsNote de bas de page 217 relatives à l'hygiène des mains. On devrait avoir recours à des stratégies plurimodales (p. ex. soutien administratif, modèles, éducation, vérification et rétroaction, engagement des patients et des familles) pour améliorer le respect des mesures d'hygiène des mains. Les désinfectants pour les mains à base d'alcool sont la méthode privilégiée pour l'hygiène des mains au point de service et à d'autres endroits à moins qu’une exception ne s’applique (c.-à-d. lorsque les mains sont visiblement souillées par des matières organiques ou si l’exposition à un norovirus et à des agents pathogènes sporulés comme Clostridium difficile est fortement soupçonnée ou avérée, y compris au cours d’éclosions impliquant ces organismes), comme l'indiquent les lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections de l'ASPC intitulées Pratiques en matière d’hygiène des mains dans les milieux de soins. [AI]
L'organisation devrait promouvoir l'évaluation du risque au point de service avant chaque interaction avec un patient à titre de priorité et de responsabilité pour tous les travailleurs de la santé. [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures concernant l'application des pratiques de base pour les soins dispensés à tous les patients, en tout temps et dans tous les milieux de soins, ainsi que l'application des précautions additionnelles, y compris la détection, la déclaration et la gestion des éclosions, au besoin. [CII]
L'organisation devrait promouvoir l'observation de la technique aseptique pour les interventions invasives, y compris, notamment, l'insertion de cathéters centraux, la manipulation de systèmes intraveineux, les interventions rachidiennes et les pratiques d'injection sécuritaires (y compris l'utilisation de flacons multidose)Note de bas de page 228, Note de bas de page 318, Note de bas de page 319, Note de bas de page 320, Note de bas de page 332, Note de bas de page 425, Note de bas de page 426, Note de bas de page 427. [AI]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures relatives à la prévention de la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, tel qu'il est indiqué dans les publications pertinentesNote de bas de page 248, Note de bas de page 249, Note de bas de page 250. [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures pour s'assurer que les patients colonisés ou infectés par des microorganismes résistants aux antibiotiques ou par d'autres agents infectieux ne sont pas privés des soins appropriés. [CII]
Des équipements de protection individuelle appropriés au milieu de soins devraient être disponibles en quantités suffisantes et se trouver dans une zone commode et accessible. L'équipement de protection individuelle sélectionné devrait maximiser la protection, la dextérité et le confortNote de bas de page 219. [Règlement]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures visant à réduire l'exposition des travailleurs de la santé et des patients au latexNote de bas de page 348, Note de bas de page 428. [CI]
Les professionnels en prévention des infections devraient être activement engagés dans la conception de nouveaux établissements de santé à construire ou d'établissements de santé existants à rénoverNote de bas de page 197, Note de bas de page 198, Note de bas de page 201, Note de bas de page 202, Note de bas de page 203. [CI]
La conception de l'établissement de santé devrait suivre les prescriptions les plus actuelles en matière de prévention et de contrôle des infections, comme le décrit l'Association canadienne de normalisation ou le Facility Guidelines InstituteNote de bas de page 198, Note de bas de page 199, Note de bas de page 201, Note de bas de page 202, y compris, notamment :
Des chambres individuelles pour les soins habituels des patients hospitalisés (avec toilettes privées dans la chambre, lavabos réservés au patient, distributeur de désinfectant pour les mains à base d'alcool et lavabo réservé au lavage des mains à l'usage du personnelNote de bas de page 201, Note de bas de page 202, Note de bas de page 288, Note de bas de page 289, Note de bas de page 290, Note de bas de page 291, Note de bas de page 292, Note de bas de page 293, Note de bas de page 294, Note de bas de page 295, Note de bas de page 296, Note de bas de page 297, Note de bas de page 298, Note de bas de page 299, Note de bas de page 300, Note de bas de page 301, Note de bas de page 302); [BII]
Des chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne dont le nombre et l'emplacement sont appropriés (y compris les unités de soins intensifs, les unités des malades hospitalisés, les services de dialyse, les services des urgences et les cliniques de soins ambulatoires), selon l'évaluation du risque organisationnel; [CII]
Des spécifications appropriées concernant la ventilation (consulter les points 14 et 15 ci-dessous); [CII]
Une séparation spatiale appropriée et des spécifications relatives à l'espacement dans les zones cliniques et les salles d'attente, y compris les pouponnièresNote de bas de page 429; [CII]
Des distributeurs de produits d'hygiène des mains en nombre et aux emplacements appropriés et des lavabos réservés au lavage des mainsNote de bas de page 217; [AII]
Le choix de surfaces faciles à nettoyerNote de bas de page 202. [CII]
Les systèmes de ventilation doivent être entretenus et utilisés tel qu’indiqués par le fabricant du système de ventilation et en conformité avec les publications les plus récentes, y compris, notamment, un horaire de surveillance des chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne (p. ex. les renouvellements d'air par heure, les différences de pression et l'efficacité des filtres). L'organisation devrait établir un plan d'action pour l'examen et, si nécessaire, la mise à niveau des systèmes de ventilation des établissements afin que ces derniers soient conformes aux prescriptionsNote de bas de page 146, Note de bas de page 147. [CII]
Les chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne, les unités de bronchoscopie et les chambres utilisées pour l’induction d’expectorations devraient être conçues et entretenues conformément aux prescriptions les plus récentes en matière de prévention et de contrôle des infectionsNote de bas de page 146, Note de bas de page 147 : [CII]
air aspiré vers l'intérieur à partir des salles adjacentes à la chambre;
dans l'idéal, courant d'air directionnel à l'intérieur de la chambre, de sorte que l'approvisionnement en air propre est premièrement dirigé vers les endroits où se tiendront probablement les travailleurs de la santé ou les visiteurs, puis traverse la zone occupée par la source d'infection (c.-à-d. la zone du patient) jusqu'à l'évacuation;
diffuseurs sans aspiration (c.-à-d. terminaux qui distribuent l'air conditionné dans un espace et l'approvisionne en air de telle sorte que l'air de la salle n'est pas mélangé par des jets d'air à haute vitesse);
bouche d'évacuation à faible débit près de la tête de lit du patient;
évacuation de l'air à l'extérieur ou utilisation d'un filtre à haute efficacité pour les particules de l'air avant la remise en circulation; filtre à haute efficacité pour les particules de l'air évacué lorsque l'air n'est pas rejeté à bonne distance des ouvertures du bâtiment ou lorsqu'il y a un risque de refoulement;
alarme indiquant une défaillance de la relation de pression juste à l'extérieur de la chambre et au poste ou point de supervision;
surveillance du fonctionnement du système d'approvisionnement et d'évacuation;
ventilateur d'extraction alimenté par un courant de secours;
l'air des salles de bains qui donnent sur une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne devrait être évacué par le même système que celui de la chambre;
les chambres sont bien étanches.
L'air de l'antichambre et de la chambre du patient devrait être évacué à l'extérieur ou passer dans un filtre à haute efficacité pour les particules de l'air, si l'antichambre est utiliséeNote de bas de page 146. (Remarque : Une antichambre peut contribuer à maintenir le courant d'air directionnel vers l'intérieur, mais n'est pas essentielle, si la différence de pression est adéquate.) [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des stratégies visant à prévenir la surcapacité (c.-à-d. dispenser des soins à un nombre de patients supérieur à celui qui est normalement permis par l'infrastructure des lits existante). Si la surcapacité est inévitable pendant de courtes périodes, il faudrait envisager un triage approprié des patients et choisir des emplacements de soins aux patients en surcapacité qui présentent un accès pratique aux distributeurs de désinfectant pour les mains à base d'alcool et à l'équipement de protection individuelle appropriéNote de bas de page 218. [CII]
L'organisation devrait fournir des ressources adéquates pour élaborer, mettre en œuvre et maintenir un programme de contrôle à la sourceNote de bas de page 430 pour la gestion des personnes potentiellement contagieuses, y compris, notamment :
une signalisation dès la première rencontre avec le patient (p. ex. entrées de l'hôpital, milieux de soins ambulatoires et de SLD, réceptions dans les milieux de consultation externe);
obstacles physiques au triage dans les services d'urgence et les milieux d'évaluation aiguë;
séparation spatiale;
hygiène respiratoire (fournir des masques, des mouchoirs en papier, des produits d'hygiène des mains, des lavabos réservés au lavage des mains et des poubelles automatiques);
chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne;
stratégies de réduction de la production d'aérosols pendant les interventions médicales générant des aérosolsNote de bas de page 148. [CI]
L'organisation devrait élaborer, mettre en œuvre et maintenir des systèmes de dépistage des visiteurs qui ne sont pas immunisés contre la varicelle ou la rougeole et qui rendent visite à des patients appartenant à une population à haut risque (p. ex. les unités de soins intensifs néonatales, les nourrissons âgés de moins de 1 an, les patients âgés, les patients du service d'oncologie, les autres patients gravement immunovulnérables) qui détectent les contacts récents avec ces maladies et d'autres infections transmissiblesNote de bas de page 48, Note de bas de page 65, Note de bas de page 379. [CII]
Les professionnels en prévention des infections devraient être activement engagés dans la sélection du nouveau matériel de soins aux patients et des dispositifs qui nécessitent un nettoyage, une désinfection ou une stérilisation. [CII]
L'organisation devrait élaborer, maintenir et vérifier des normes de nettoyage, de désinfection et de stérilisation du matériel de soins aux patients réutilisable, tel qu’il est décrit dans les lignes directrices les plus récemment publiéesNote de bas de page 239, Note de bas de page 241, Note de bas de page 242, Note de bas de page 243, Note de bas de page 244, Note de bas de page 245, Note de bas de page 248, Note de bas de page 249, Note de bas de page 250, Note de bas de page 431 ou selon les règlements de certaines provinces et de certains territoires. ‎L'organisation devrait fournir des dispositifs semi-critiques jetables à usage unique lorsque l'accès à un retraitement approprié n'est pas disponible. [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre un processus d'évaluation et de gestion des échecs réels et potentiels des procédés de désinfection et de stérilisationNote de bas de page 432. [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures relatives au nettoyage programmé de l'environnement, y compris des procédures relatives à l'attribution des responsabilités en matière de nettoyage, comme il est indiqué selon le degré de contact avec les patients et le degré de souillure, y compris le nettoyage des surfaces de l'environnement après un incident et le renforcement du nettoyage conformément aux précautions additionnellesNote de bas de page 239. [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des programmes d'éducation et de formation pour les personnes responsables du nettoyage de l'environnement. Les politiques, les procédures et les pratiques, y compris les vérifications, devraient être évaluées afin de déterminer l'efficacité du nettoyage de l'environnementNote de bas de page 261, Note de bas de page 262, Note de bas de page 433. [BII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures, y compris l'attribution des responsabilités, concernant le nettoyage et la désinfection de tous les articles de soins aux patients non critiques en provenance et à destination des zones de soins aux patients (p. ex. les dispositifs mobiles, les appareils électroniques à usages multiples, les supports pour intraveineuse, les jouets et les jeux électroniques)Note de bas de page 93, Note de bas de page 105, Note de bas de page 106, Note de bas de page 107, Note de bas de page 108, Note de bas de page 109, Note de bas de page 110, Note de bas de page 434. [BII]
On devrait utiliser des détergents désinfectants dont le numéro d'identification du médicament (DIN) indique une action microbicide contre les agents pathogènes les plus susceptibles de contaminer l'environnement de soins aux patients. Le programme de prévention et de contrôle des infections devrait approuver les produits achetés. Le produit devrait être utilisé conformément au mode d'emploi du fabricant. [Réglementé]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des normes relatives à la buanderie, tel qu’il est décrit dans les publications les plus récentesNote de bas de page 72. Si des descentes de linge sont utilisées, elles devraient être conçues, entretenues et utilisées correctement, de façon à réduire au minimum la dissémination des aérosols provenant du linge contaminé (p. ex. le linge devrait être contenu dans des sacs bien fermés)Note de bas de page 72, Note de bas de page 201, Note de bas de page 202. [CII]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des normes relatives à la gestion des déchets, tel qu’il est décrit dans les publications les plus récentesNote de bas de page 72, Note de bas de page 275. [CII]
Les règlements municipaux ou régionaux devraient être respectés lors de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques de traitement et d'élimination des déchets biologiques, y compris les objets pointus et tranchantsNote de bas de page 275. [Réglementé]
L'organisation devrait élaborer et mettre en œuvre des politiques et des procédures relatives à l'exécution sécuritaire de tout programme de zoothérapie de l'établissementNote de bas de page 71, Note de bas de page 72. [CII]
II. Rôle des travailleurs de la santé
Les travailleurs de la santé sont tenus de réduire au minimum le risque d'exposition aux microorganismes et de transmission de ces derniers dans les milieux de soins.
Les recommandations suivantes s'appliquent à tous les travailleurs de la santé dans tous les milieux de soins.
Les travailleurs de la santé devraient effectuer une évaluation du risque au point de service avant chaque interaction avec un patient afin de déterminer les pratiques de base et les précautions additionnelles appropriées pour les soins à dispenser au patient. Les travailleurs de la santé devraient avoir des connaissances, des compétences et des ressources suffisantes pour effectuer une évaluation du risque au point de service, en tenant compte du niveau de soins qu'ils offrent, de leur niveau d'instruction et de leurs responsabilités particulières. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient utiliser un désinfectant pour les mains à base d'alcool comme méthode de choix d'hygiène des mains pour prévenir la transmission des microorganismes dans le milieu de soins à moins qu’une exception ne s’applique (c.-à-d. lorsque les mains sont visiblement souillées par des matières organiques ou si l’exposition à un norovirus et à des agents pathogènes sporulés comme Clostridium difficile est fortement soupçonnée ou avérée, y compris au cours d’éclosions impliquant ces organismes)Note de bas de page 217. [AI]
Les travailleurs de la santé devraient respecter les pratiques de base pendant les soins dispensés à tous les patients, en tout temps et dans tous les milieux de soins. Consulter la partie B, section III.
Les travailleurs de la santé devraient appliquer une technique aseptique (consulter la partie B, section III, 6) parallèlement aux pratiques de base, lorsque l'évaluation du risque au point de service l'indique. [Évaluations selon la partie B, section III, 6]
Les travailleurs de la santé devraient prendre des précautions additionnelles (consulter la partie B, section IV) parallèlement aux pratiques de base, lorsque l'évaluation du risque au point de service l'indique. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient connaître les politiques et les procédures de l'organisation concernant les pratiques de base et les précautions additionnelles à respecter et devraient savoir avec qui prendre contact s'ils ont des questions ou des préoccupations en matière de prévention et de contrôle des infections. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient connaître les applications, les avantages et les limites de l'équipement de protection individuelle mis à leur disposition dans l'organisation ou l'établissement de santé. [CII]
On devrait éduquer les patients, leurs familles et les visiteurs à l'égard de l'hygiène respiratoire et de l'hygiène des mains et, si nécessaire, de leur expliquer les raisons pour lesquelles les travailleurs de la santé prennent des précautions pour leurs soins. [CII]
Il faudrait répondre aux besoins médicaux, aux besoins psychologiques et aux besoins en matière de sécurité des patients pour lesquels les travailleurs de la santé prennent des précautions additionnellesNote de bas de page 35, Note de bas de page 36, Note de bas de page 38, Note de bas de page 39, Note de bas de page 435, Note de bas de page 436. [BII]
Les travailleurs de la santé devraient respecter les recommandations et les règles de dépistage concernant l'immunisation préalable au placement pour les infections que l'on peut prévenir par vaccin, y compris l'hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la coqueluche, la varicelle, le tétanos, la diphtérie et la grippe annuelle, à moins de contre-indications médicales valablesNote de bas de page 219, Note de bas de page 419. Les travailleurs de la santé devraient connaître leur état immunitaire. Ils devraient suivre les protocoles de l'organisation concernant la tuberculose et l'évaluation de leur état d'immunité contre la tuberculoseNote de bas de page 219, Note de bas de page 437. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient se conformer aux politiques et aux procédures relatives au programme de protection respiratoire de l'organisationNote de bas de page 233. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient éviter de venir au travail lorsqu'ils sont infectés par une maladie contagieuse, y compris, notamment, la conjonctivite aiguë, l'infection respiratoire aiguë, la gastroentérite avec vomissements ou diarrhée, la varicelle, le zona étendu qui ne peut pas être couvert, les lésions cutanées ouvertes et infectées ou les lésions cutanées herpétiques sur les mains. Le supérieur immédiat ou les services d'hygiène du travail devraient être informés de toute situation où un travailleur de la santé a travaillé alors qu'il était symptomatique ou contagieuxNote de bas de page 219. [CII]
Les services d'hygiène du travail ou un délégué devraient être informés des infections personnelles qui pourraient présenter un risque pour les autresNote de bas de page 219. [CII]
Les expositions professionnelles potentielles à des infections contagieuses devraient être signalées au superviseur immédiat et aux services d'hygiène du travail ou à un déléguéNote de bas de page 219. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient se conformer aux politiques et aux procédures relatives à la gestion de l'exposition aux infections contagieuses (p. ex. exposition de la peau ou des muqueuses au sang, aux liquides organiques, à la tuberculose pulmonaire, à la varicelle)Note de bas de page 219. [CII]
Les manifestations multiples de mêmes maladies (c.-à-d. qui surviennent au même endroit ou en même temps) chez les patients ou les travailleurs de la santé devraient être signalées à un superviseur et aux services d'hygiène du travail ou à un délégué, selon le cas. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient se conformer aux politiques et aux procédures à suivre pour contenir, transporter et manipuler le matériel de soins aux patients usagé ainsi que les instruments et les appareils médicaux, y compris, notamment, porter un équipement de protection individuelle lorsqu'ils manipulent des articles usagés, si l'évaluation du risque au point de service l'indiqueNote de bas de page 241. [CII]
On devrait répertorier le matériel de soins aux patients non critique et les autres articles, comme les jouets et les jeux électroniques, et les nettoyer et désinfecter de façon appropriée avant qu'ils ne soient utilisés par un autre patientNote de bas de page 239, Note de bas de page 438. [CII]
Les articles de soins personnels (p. ex. les mouchoirs en papier, les lotions, les savons, les rasoirs) et le matériel jetable, comme les contenants utilisés pour les prélèvements de sang ou les garrots, laissés dans la chambre après le transfert du patient, mais avant sa sortie d'hôpital ou avant le nettoyage final, devraient être éliminés. [CII]
Les médicaments destinés à un seul patient, comme les inhalateurs multidose, les aérosols, les anesthésiques topiques et d'autres agents topiques utilisés sur la peau, les yeux ou d'autres muqueuses ne devraient être utilisés que par un seul patient. [CII]
Il faudrait éviter d'amener le dossier de soins du patient dans la chambre du patient, dans son box ou dans l'espace réservé à son lit dans une chambre communeNote de bas de page 121. Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avant et après la manipulation du dossier. [CI]
Les travailleurs de la santé devraient reconnaître les articles semi-critiques et critiques qui devraient être retraités (c.-à-d. nettoyés, désinfectés ou stérilisés) et ne pas les utiliser avant qu'ils n'aient été correctement retraitésNote de bas de page 239, Note de bas de page 438. [CII]
On ne devrait pas manger ou boire dans les zones où des soins directs sont dispensés aux patients, dans les zones de retraitement et dans les laboratoiresNote de bas de page 439, Note de bas de page 440, Note de bas de page 441, Note de bas de page 442. [BII]
III. Recommandations concernant les pratiques de base dans tous les milieux de soins
Les recommandations suivantes s'appliquent à tous les milieux de soins, à moins d'une indication contraire.
1. Évaluation du risque au point de service
Une évaluation du risque au point de service devrait être effectuée avant chaque interaction avec un patient afin de déterminer les pratiques de base appropriées pour les soins à dispenser au patient. [CII]
Les recommandations énoncées dans les lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections de l'ASPC intitulées Pratiques en matière d’hygiène des mains dans les milieux de soinsNote de bas de page 217 et précisées par Agrément CanadaNote de bas de page 418 devraient être respectées.
3. Contrôle à la source
On devrait prendre les mesures de contrôle à la source suivantes :Note de bas de page 148, Note de bas de page 430
Services d'urgences et milieux d'évaluation aiguë [CI]
Des panneaux d'orientation destinés aux patients qui présentent des symptômes d'infection aiguë (p. ex. toux, fièvre, vomissements, diarrhée, coryza, éruption cutanée, conjonctivite) devraient être placés dans les salles d'attente.
Une barrière physique (p. ex. une paroi en plastique au bureau de triage) devrait se trouver entre les sources contagieuses (p. ex. les patients qui manifestent des symptômes d'infection respiratoire) et les hôtes réceptifs.
Les patients atteints d'infections respiratoires devraient être placés directement dans une salle d'examen ou une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne, selon l'indication prévue pour l'infection respiratoire présumée.
Les patients atteints d'une maladie diarrhéique aiguë devraient être placés dès que possible et dans la mesure du possible dans une chambre d'examen individuelle munie de toilettes ou d'une chaise hygiénique.
Milieux communautaires ou consultation externe
Il faudrait reconnaître les patients qui présentent des symptômes d'infection aiguë lorsqu'ils demandent rendez-vous pour une consultation de routine et leur demander s'ils peuvent reporter leurs consultations jusqu'à ce que les symptômes d'infection aiguë aient disparu.
Il faudrait informer les patients qui ne peuvent pas reporter leur consultation de routine (c.-à-d. ceux dont les symptômes ou l'état doivent être évalués) qu'ils sont tenus de suivre les recommandations en matière d'hygiène des mains et d'hygiène respiratoire, selon l'indication prévue pour leurs symptômes. Ces patients devraient être dirigés vers une salle d'examen dès leur arrivée, ou leur rendez-vous doit être fixé à une heure où aucun autre patient n'est présent.
Il faudrait placer des panneaux à l'entrée de la clinique pour rappeler aux patients symptomatiques de respecter les mesures d'hygiène des mains et d'hygiène respiratoire indiquées pour leurs symptômes. [CI]
Diagnostic et traitement rapides
On devrait évaluer les patients symptomatiques en temps opportun et détecter la présence de toute infection contagieuse potentielle (p. ex. tuberculose, norovirus, virus respiratoire syncytial, coqueluche)Note de bas de page 65, Note de bas de page 138, Note de bas de page 210. [CII]
Il faudrait encourager les patients et les personnes qui les accompagnent qui présentent des signes et des symptômes d'infection respiratoire aiguë à respecter les mesures d'hygiène respiratoire dès la première rencontre dans tous les milieux de soins (p. ex. soins préhospitaliers, triage, réception et salles d'attente des services d'urgence, cliniques de consultation externe et cabinets de médecin). L'hygiène respiratoire devrait comprendre ce qui suitNote de bas de page 216, Note de bas de page 368, Note de bas de page 369, Note de bas de page 376, Note de bas de page 443 :
utiliser des mouchoirs en papier pour contenir les sécrétions respiratoires en se couvrant la bouche et le nez pendant la toux et les éternuements et les jeter rapidement dans une poubelle automatique;
si aucun mouchoir en papier n'est disponible, se couvrir la bouche et le nez dans sa manche ou son épaule lorsque l'on tousse ou éternue;
porter un masque lorsque l'on tousse ou éternue;
détourner la tête des autres personnes lorsque l'on tousse ou éternue;
maintenir une séparation spatiale de 2 mètres entre les patients symptomatiques atteints d'une infection respiratoire aiguë (manifestée par une nouvelle quinte de toux, un essoufflement et de la fièvre) et les patients qui ne manifestent pas de symptômes d'infection respiratoire. [BII]
Il faudrait maintenir une séparation minimale de 2 mètresNote de bas de page 122, Note de bas de page 123, Note de bas de page 124 entre les patients qui pourraient être atteints d'une infection respiratoire et qui sont symptomatiques (toux, fièvre ou essoufflement) et ceux qui n'ont pas de symptômes. [CII]
Stratégies visant à réduire le risque de production de microorganismes par aérosol [BII]
Il faudrait évaluer chez les patients les signes ou les symptômes de tuberculose présumée ou confirmée, de SRAS ou d'infection respiratoire par un agent pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmission avant d'effectuer une intervention médicale générant des aérosols.
Il faudrait appliquer des stratégies visant à réduire le niveau de production d'aérosols, comme il est indiqué à la partie B, section IV, sous-section iii, 1b, au cours des interventions médicales générant des aérosols effectuées sur des patients qui présentent des signes et des symptômes de tuberculose présumée ou confirmée, de SRAS ou d'infection respiratoire par un agent pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmissionNote de bas de page 150, Note de bas de page 151, Note de bas de page 152, Note de bas de page 153, Note de bas de page 154, Note de bas de page 155, Note de bas de page 156. On devrait également mettre en œuvre des stratégies de réduction de la production d'aérosols lorsque des interventions médicales générant des aérosols doivent être effectuées sur des patients atteints de fièvre hémorragique viraleNote de bas de page 161.
Les pratiques de base sont suffisantes dans le cadre des interventions médicales générant des aérosols effectuées sur des patients qui ne présentent aucun signe ou symptôme de tuberculose présumée ou confirmée de SRAS ou d'infection respiratoire par un agent pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmission.
4. Placement et hébergement des patients
Il faudrait définir les options de placement des patients et de partage des chambres si le nombre de chambres individuelles est limité, conformément à l'évaluation du risque au point de service, en fonction de ce qui suit : [BII]
la présence ou l'absence d'une infection connue ou présumée (c.-à-d. la nécessité de précautions additionnelles)Note de bas de page 201, Note de bas de page 202, Note de bas de page 289, Note de bas de page 290, Note de bas de page 291, Note de bas de page 292, Note de bas de page 293, Note de bas de page 294, Note de bas de page 295, Note de bas de page 297, Note de bas de page 298, Note de bas de page 299, Note de bas de page 300, Note de bas de page 301, Note de bas de page 302.
la ou les voies de transmission des agents infectieux connus ou présumés :
par contact (chambre individuelle de préférence);
par gouttelettes (chambre individuelle de préférence);
par voie aérienne (chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne nécessaire).
les facteurs de risque de transmission à partir du patient infecté.
la vulnérabilité des autres patients présents dans la chambre aux effets indésirables d'une infection associée aux soins de santé.
les options de partage de chambre par les patients (p. ex. le groupement par cohortes de patients infectés par le même microorganisme).
la capacité du patient, de ses compagnons de chambre et des visiteurs à respecter les mesures de prévention et de contrôle des infections.
Pour le placement en chambre individuelle, il faudrait accorder la priorité aux patients selon le potentiel de transmission des microorganismesNote de bas de page 202, Note de bas de page 291, Note de bas de page 292, Note de bas de page 294, Note de bas de page 295, Note de bas de page 297, Note de bas de page 298, Note de bas de page 299, Note de bas de page 300. On devrait accorder la priorité aux patients suivants (en ordre descendant)Note de bas de page 289, Note de bas de page 291, Note de bas de page 293, Note de bas de page 301, Note de bas de page 302 : [BII]
patients pour lesquels on prend des précautions additionnelles :
contre la transmission par voie aérienne (chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne nécessaire)
contre la transmission par contact (chambre individuelle de préférence
contre la transmission par gouttelettes (chambre individuelle de préférence)
patients qui souillent visiblement l'environnement ou qui ne peuvent pas respecter les mesures d'hygiène de façon appropriée, y compris l'hygiène respiratoire.
patients qui émettent des sécrétions ou des excrétions non contenues.
patients qui présentent un exsudat impossible à contenir avec un pansement.
patients atteints d'incontinence fécale, si les selles ne peuvent pas être contenues à l'aide de produits pour l'incontinence ou de couches.
Dans les milieux de soins préhospitaliers :
il faudrait accorder la préférence au transport individuel des patients.
si plusieurs patients doivent être transportés ensemble, il faudrait tenir compte du point b (i à v) ci-dessus pour déterminer les priorités en matière de transport individuel.
5. Déplacements des patients
Le transfert des patients au sein des établissements et d'un établissement à l'autre devrait être évité, à moins qu'il ne soit indiqué du point de vue médical. [CII]
6. Technique aseptique
Il faudrait avoir recours à la technique aseptique pour effectuer des interventions invasives et manipuler des produits injectables. En règle générale, la technique aseptique comprend ce qui suit Note de bas de page 172, Note de bas de page 332, Note de bas de page 425, Note de bas de page 444 :
pratiquer l’hygiène des mains, de préférence avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool, avant de déballer des fournituresNote de bas de page 217. [AI]
pratiquer l’hygiène des mains avec du savon antimicrobien et de l'eau avant les interventions invasives (p. ex. le placement d'un cathéter intravasculaire central, le placement de cathéters ou les injections dans le canal de l'épendyme ou dans les espaces sous-duraux) lorsque aucun désinfectant pour les mains à base d'alcool n'est accessibleNote de bas de page 217, Note de bas de page 312, Note de bas de page 425, Note de bas de page 445, Note de bas de page 446, Note de bas de page 447, Note de bas de page 448, Note de bas de page 449, Note de bas de page 450, Note de bas de page 451. [AI]
n'ouvrir le plateau et les fournitures que lorsqu'on est prêt à les utiliser afin d'assurer un champ stérile. [CII]
pratiquer l’hygiène des mains avant d'enfiler des gants propres à usage unique, des gants stériles, une blouse stérile ou un masque, tel qu'il est indiqué pour l'intervention en questionNote de bas de page 217. [AI]
préparer la peau du patient à l'aide d'un antiseptique approprié avant d'effectuer une intervention invasiveNote de bas de page 312, Note de bas de page 313, Note de bas de page 425. [AI]
utiliser des draps médicaux de la bonne taille, lorsqu'ils sont nécessaires, afin de maintenir un champ stérile; [CII]
ne pas administrer des médicaments ou des solutions contenus dans des flacons à dose unique, des ampoules ou des seringues à plusieurs patients, et ne pas combiner les restes pour les utiliser plus tard; [BII]
utiliser des flacons de médicament à dose unique, des seringues et des ampoules préremplies dans les milieux cliniques. Si le produit n'est disponible qu'en flacon multidose, consulter le point b ci-dessous; [BII]
désinfecter les bouchons ou les orifices d'injection des flacons de médicament, des poches pour transfusion, etc., avec de l'alcool avant de pénétrer dans l'orifice, le flacon ou la poche; [BII]
utiliser une aiguille et une seringue stériles, jetables et à usage unique pour chaque prélèvement de médicament ou de fluide dans un flacon ou une ampoule. [BII]
Lorsqu'un produit ne peut être acheté qu'en flacons multidose, il faut respecter les règles suivantesNote de bas de page 167, Note de bas de page 168, Note de bas de page 170, Note de bas de page 171, Note de bas de page 172, Note de bas de page 173, Note de bas de page 332, Note de bas de page 333, Note de bas de page 452 :
le flacon multidose devrait être réservé à l'usage d'un seul patient, dans la mesure du possible.
les seringues remplies à partir de flacons multidose devraient être préparées dans une zone de préparation des médicaments centralisée (p. ex. ne pas amener le flacon multidose au chevet du patient).
le flacon multidose devrait être entreposé de façon à en limiter l'accès (p. ex. dans un endroit sûr, éloigné du chevet du patient, dans une salle de médicaments ou un chariot verrouillé.
il faudrait utiliser une aiguille et une seringue stériles à usage unique pour chaque pénétration dans le flacon multidose.
on ne devrait pas pénétrer à nouveau dans le flacon multidose à l'aide d'une aiguille ou d'une seringue déjà utilisée.
le flacon multidose devrait être entreposé conformément aux recommandations du fabricant.
l'étiquette du flacon multidose devrait porter la date de la première ouverture.
il faudrait éliminer le flacon multidose conformément à la date de péremption du fabricant ou à la politique de l'organisation, la date la plus rapprochée prévalant.
il faudrait inspecter le flacon multidose pour détecter toute opacité ou contamination par particules avant chaque utilisation, et l'éliminer en cas d'opacité ou de contamination par particules.
il faudrait éliminer le flacon multidose si la stérilité ou l'intégrité du produit sont détériorées. [BII]
Les dispositifs à usage multiple pour patient unique (p. ex. les dispositifs d'échantillonnage de glucose, les appareils de prélèvement d'échantillons de sang capillaire au bout du doigt) ne devraient être utilisés que pour un seul patientNote de bas de page 92, Note de bas de page 131, Note de bas de page 132. Il n'est pas pratique d'attribuer un glucomètre à chaque patient, ces dispositifs devraient être nettoyés et désinfectés avant d'être utilisés par un autre patientNote de bas de page 332. [CI]
Il faudrait avoir recours à la technique aseptique (tel qu’il est décrit dans la partie B, section III, 6a), qui devrait comprendre l'utilisation d'un masque et de gants stériles pour le placement d'un cathéter ou l'injection d'une substance dans le canal de l'épendyme ou l'espace sous-dural (p. ex. pendant une ponction lombaire, un myélogramme ou une anesthésie rachidienne ou péridurale)Note de bas de page 322, Note de bas de page 326, Note de bas de page 327, Note de bas de page 329, Note de bas de page 330, Note de bas de page 331, Note de bas de page 453, Note de bas de page 454. [BII]
Il faudrait se conformer à la technique aseptique pour l'entreposage, l'assemblage et la manipulation des composantes des systèmes d'administration intraveineuseNote de bas de page 169, Note de bas de page 171, Note de bas de page 174, Note de bas de page 228, Note de bas de page 455 :
Il ne faudrait utiliser les poches, les tubes et les raccords pour perfusion intraveineuse que pour un seul patient et les éliminer de façon appropriée après leur utilisation.
Il faudrait considérer qu'une seringue, une aiguille ou une canule est contaminée après l'avoir utilisée pour pénétrer dans une poche pour perfusion intraveineuse ou un dispositif de transfusion ou pour s'y brancher; on ne devrait pas les réutiliser.
Il ne faudrait pas assembler les composantes stériles avant d'en avoir besoin, sauf au service des urgences, en salle d'opération, à l'unité des soins intensifs et dans les milieux de soins préhospitaliers où il peut être essentiel de garder un système préparé et prêt à être utilisé en cas d'urgence. Le système préparé devrait être entreposé dans un endroit propre et sec, à l'abri de toute altération; son étiquette devrait porter la date de la préparation. Il faudrait remplacer le système préparé s'il n'est pas utilisé dans les vingt-quatre heures.
Il faudrait conserver les composantes stériles du matériel intraveineux dans un environnement propre, sec et sécurisé. [BII]
Il faudrait utiliser des protections aseptiques maximales (décrites à la partie B, section III, 6a), qui comprennent un bonnet, un masque, une blouse chirurgicale stérile à longues manches, des gants stériles et un grand drap chirurgical recouvrant tout le corpsNote de bas de page 228, Note de bas de page 319, Note de bas de page 320, Note de bas de page 427, et préparer la peau avec de la chlorhexidine alcoolisée ou une autre substance aussi efficace, pour insérer un cathéter veineux central et un cathéter de l'artère pulmonaireNote de bas de page 228, Note de bas de page 314, Note de bas de page 315, Note de bas de page 316, Note de bas de page 317. [AI]
Pour insérer un cathéter veineux périphérique, il faudrait pratiquer l’hygiène des mains, préparer la peau avec un antiseptique et porter des gants jetables propresNote de bas de page 217, Note de bas de page 312, Note de bas de page 313. [AII]
Il faudrait appliquer l'antisepsie de la peau et utiliser des aiguilles jetables à usage unique pour l'acupunctureNote de bas de page 456 et les articles comme les lancettes et les appareils de prélèvement d'échantillons de sang. [AII]
7. Utilisation de l'équipement de protection individuelle
Il faudrait suivre la technique décrite à l'annexe X pour mettre et enlever l'équipement de protection individuelleNote de bas de page 216, Note de bas de page 219, Note de bas de page 372. [CII]
Gants (propres, à usage unique, non stériles)
Les gants ne devraient pas remplacer les autres éléments de l'hygiène des mains. [CII]
Il n'est pas nécessaire de porter des gants pour les activités habituelles de soins aux patients au cours desquelles le contact est limité à la peau intacte du patient; il faudrait porter des gants pour dispenser des soins habituels au patient si l'évaluation du risque au point de service le détermine. [CII]
Le port des gants est déterminé par l'évaluation du risque au point de serviceNote de bas de page 337, Note de bas de page 338, Note de bas de page 457 :
en cas de contact prévu avec du sang, des liquides organiques, des sécrétions et des excrétions, des muqueuses, des plaies exsudatives ou une peau non intacte (lésions ou éruption cutanées)
pour la manipulation d'articles ou le contact avec des surfaces visiblement ou potentiellement souillés par du sang, des liquides organiques, des sécrétions ou des excrétions
pendant les soins directs dispensés au patient, si le travailleur de la santé a une coupure ouverte ou des écorchures aux mains [BII]
Utilisation appropriée des gants
Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avant d'enfiler des gants pour les tâches qui nécessitent une technique propre, aseptique ou stérileNote de bas de page 130, Note de bas de page 402, Note de bas de page 408, Note de bas de page 450, Note de bas de page 458, Note de bas de page 459. [AI]
Il faudrait mettre les gants directement avant le contact avec le patient ou juste avant une tâche ou une intervention qui nécessitent des gants. [CII]
Il faudrait porter des gants qui sont bien ajustés et dont la durabilité est appropriée pour la tâche à exécuter (consulter l'annexe IX). Il est préférable d'utiliser des gants non poudrésNote de bas de page 347, Note de bas de page 460, Note de bas de page 461. [CII]
Il faudrait porter des gants d'examen jetables ou des gants de nettoyage réutilisables pour nettoyer l'environnement ou nettoyer et désinfecter le matériel de soins aux patients. [CII]
Il faudrait retirer les gants et pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après les activités de soins aux patients qui comprennent un contact avec des substances qui peuvent contenir des microorganismes (p. ex. après un contact avec des muqueuses, après avoir manipulé une sonde urinaire à demeure, après l'aspiration ouverte d'un tube endotrachéal ou après le changement d'un pansement), avant de continuer à soigner le patientNote de bas de page 98, Note de bas de page 343, Note de bas de page 345, Note de bas de page 405, Note de bas de page 406, Note de bas de page 407. S'il faut toujours porter des gants, il faudrait les remplacer par une paire de gants propres. [AII]
On devrait ôter les gants et les éliminer dans une poubelle automatique immédiatement après leur utilisation prévue. On ne devrait pas réutiliser des gants à usage unique, les nettoyer avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool ou les laver avec de l'eauNote de bas de page 339, Note de bas de page 353. [BII]
Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains après avoir ôté les gants, avant de quitter l'environnement du patient et avant de toucher des surfaces de l'environnement propresNote de bas de page 337, Note de bas de page 340, Note de bas de page 347, Note de bas de page 402, Note de bas de page 406, Note de bas de page 457. [AI]
Il ne faudrait pas utiliser la même paire de gants pour soigner plus d'un patient. [AI]
Blouses à longues manches
Il n'est pas nécessaire de porter systématiquement des blouses pour entrer dans les unités à haut risque (p. ex. l'unité de soins aux brûlés, l'unité de soins intensifs, l'unité de soins intensifs néonatale, l'unité de greffe de cellules souches hématopoïétiques)Note de bas de page 354, Note de bas de page 356, Note de bas de page 357, Note de bas de page 358, Note de bas de page 359. [BI]
Il faudrait porter des blouses avec poignets et longues manches, selon ce qui a été déterminé par l'évaluation du risque au point de serviceNote de bas de page 70, Note de bas de page 98; les blouses devraient avoir des poignets et couvrir le travailleur de la santé à l'avant et à l'arrière du cou à mi-cuisse. [CI]
Il faudrait baser le type de blouse à porter sur ce qui suit :
le degré prévu de contact avec des substances infectieuses
le potentiel de pénétration de la blouse par du sang et des liquides organiques (imperméabilité aux fluides lorsque l'on prévoit une forte contamination par les liquides, comme en salle d'opération et pendant la dialyse)
le besoin de stérilité (p. ex. salle d'opération, insertion d'un cathéter central) [CI]
Il faudrait respecter la politique de l'organisation concernant le lavage des combinaisons de chirurgie et des uniformes fournis par l'organisationNote de bas de page 363, Note de bas de page 462. [CII]
Utilisation appropriée des blouses [CII]
Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avant d'enfiler une blouse.
La blouse devrait être assez longue pour couvrir le travailleur de la santé à l'avant et à l'arrière, du cou à mi-cuisse, et les manches ne devraient pas remonter au-dessus du poignet.
Il faudrait enfiler la blouse en gardant l'ouverture dans le dos et faire en sorte que les bords se recouvrent afin de couvrir les vêtements dans toute la mesure du possible.
Les poignets de la blouse devraient être couverts par les gants.
Il faudrait nouer la blouse au cou et à la taille.
Il faudrait enlever la blouse en défaisant les nœuds au cou et à la taille, sans toucher les vêtements ni agiter la blouse plus que nécessaire, puis la retourner sur elle-même et la rouler en boule.
Il faudrait retirer la blouse immédiatement après son usage selon les indications et la placer dans une poubelle automatique, puis pratiquer l’hygiène des mains avant de quitter l'environnement du patientNote de bas de page 70, Note de bas de page 98.
Il faudrait immédiatement retirer les blouses mouillées afin de prévenir les effets d'imbibition par capillarité, qui facilite le passage de microorganismes à travers le tissu.
On ne devrait pas réutiliser une blouse une fois qu’elle est retirée, même pour les contacts répétés avec le même patient.
Il ne faudrait pas porter la même blouse entre deux patients successifs.
Il faudrait informer les travailleurs de la santé qu'ils devraient éviter de se toucher le visage des mains pendant qu'ils dispensent des soins aux patientsNote de bas de page 126, Note de bas de page 463. [CI]
Selon les indications de l'évaluation du risque au point de service, il faudrait porter une protection du visage (c.-à-d. un masque et une protection des yeux, un écran facial ou un masque doté d'une visière)Note de bas de page 135, Note de bas de page 365, Note de bas de page 367, Note de bas de page 371, Note de bas de page 410, Note de bas de page 411 :
pour protéger les muqueuses des yeux, du nez et de la bouche pendant les interventions et les activités de soins aux patients qui pourraient générer des éclaboussures ou la projection de gouttelettes de sang, de liquides organiques, de sécrétions ou d'excrétions, y compris les sécrétions respiratoires [BII]
Il ne faudrait porter une protection des yeux ou un écran facial qu'une seule fois pour éviter l'auto-contamination, et ne pas les placer sur la tête ou autour du cou en vue de les utiliser plus tard. [CII]
La protection des yeux ou les écrans faciaux devraient être immédiatement ôtés après leur usage et rapidement placés dans une poubelle automatique; il faudrait ensuite pratiquer l’hygiène des mains. [CII]
Si la protection des yeux ou les écrans faciaux sont réutilisables, il faudrait les nettoyer et les désinfecter conformément à la politique de l'organisation avant de les réutiliser. [CII]
Il faudrait porter une protection des yeux par-dessus les verres correcteurs, car ces derniers n'offrent pas une protection des yeux adéquate. [CII]
Utilisation appropriée de la protection du visage
Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avant de mettre un équipement de protection du visage.
Il faudrait porter l'équipement de protection du visage conformément aux instructions du fabricant.
Il faudrait porter et éliminer l'équipement de protection du visage de façon appropriée afin d'éviter l'auto-contamination.
Le nez, la bouche et le menton devraient être couverts par le port d'un masque.
Il faudrait éviter l'auto-contamination pendant l'utilisation et l'élimination de l'équipement de protection du visage en ne touchant pas sa surface extérieure.
Il faudrait ôter l'équipement de protection du visage avec soin, par les lanières ou les attaches.
Il faudrait immédiatement éliminer l'équipement de protection du visage dans une poubelle automatique après son usage selon les indications (c.-à-d. dès qu'il est retiré du visage), puis pratiquer l’hygiène des mains.
Il ne faudrait pas porter les masques autour du cou lorsqu'ils ne sont pas utilisés, et il ne faudrait pas les réutiliser.
Il faudrait changer de masque s'il est mouillé ou souillé (par la respiration de la personne qui le porte ou par des éclaboussures externes).
Il faudrait changer le masque si la personne qui le porte a de la peine à respirer.
Dans les milieux de soins où les patients sont regroupés par cohortes, on peut porter le même équipement de protection du visage pour soigner plusieurs patients successifs. [CII]
8. Manipulation sécuritaire des objets pointus et tranchants et prévention de l'exposition aux pathogènes à diffusion hématogène
Il faudrait respecter les règlements provinciaux ou territoriaux concernant l'utilisation d'objet tranchants à conception sécuritaire. [Réglementé]
Il faudrait utiliser des dispositifs pointus et tranchants à conception sécuritaire dans toute la mesure du possible, et il faudrait prendre premièrement en compte la sécurité des patients et des travailleurs de la santé pour le choix des dispositifs pointus et tranchants à conception sécuritaireNote de bas de page 224, Note de bas de page 225, Note de bas de page 229, Note de bas de page 231. [BII]
Il ne faudrait pas recapuchonner les aiguilles; les aiguilles usagées et les autres articles pointus ou tranchants à usage unique devraient être immédiatement éliminés dans des contenants résistants aux perforations facilement accessibles au point de serviceNote de bas de page 219. [CII]
Au travail, les travailleurs de la santé devraient couvrir en tout temps les plaies ouvertes et les lésions cutanées aux mains et aux avant-bras par un pansement sec et consulter les services d'hygiène du travail ou un délégué si le pansement les empêche de respecter les recommandations en matière d'hygiène des mainsNote de bas de page 219. [CII]
Il faudrait se protéger les yeux, le nez et la bouche à l'aide d'une protection du visage lorsque l'on prévoit des éclaboussures de sang et d'autres liquides organiques. [CII]
Il faudrait immédiatement administrer les premiers soins en cas d'exposition à du sang ou à des liquides organiques. Il faudrait immédiatement signaler l'exposition à l'employeur et obtenir des soins médicaux immédiatsNote de bas de page 219 : [CII]
Le site d'une lésion percutanée devrait être rincé à fond sous l'eau courante et toute plaie doit être nettoyée doucement avec du savon et de l'eau
Il faudrait rincer les muqueuses des yeux, du nez et de la bouche sous l'eau courante si elles sont contaminées par du sang, des liquides organiques, des sécrétions ou des excrétions
Il faudrait rincer à fond la peau non intacte sous l'eau courante si elle est contaminée par du sang, des liquides organiques, des sécrétions ou des excrétions
9. Nettoyage et désinfection du matériel de soins aux patients non critique
Le matériel non critique réutilisable qui est entré en contact direct avec un patient ou son environnement devrait être retraité par nettoyage et désinfection de faible niveau avant d'être utilisé pour soigner un autre patientNote de bas de page 72, Note de bas de page 108, Note de bas de page 239, Note de bas de page 464. [AII]
Les articles comme les jouets et les jeux électroniques qui sont entrés en contact direct avec un patient ou son environnement devraient être retraités par nettoyage et désinfection de faible niveau avant d'être utilisés par un autre patientNote de bas de page 93, Note de bas de page 105, Note de bas de page 106, Note de bas de page 108, Note de bas de page 109, Note de bas de page 110, Note de bas de page 434. [AII]
Le matériel de soins aux patients non critique réservé à un patient particulier devrait être nettoyé et désinfecté selon un horaire régulier. [CII]
Les bassins et les chaises hygiéniques ne devraient être utilisés que par un seul patient et étiquetés en conséquence. Les bassins et les chaises hygiéniques devraient être retraités par nettoyage et désinfection de faible niveau avant d'être utilisés par un autre patientNote de bas de page 129, Note de bas de page 130, Note de bas de page 465. L'utilisation de bassins jetables utilisés par un seul patient est acceptable. [CII]
Il faudrait suivre les instructions écrites du fabricant lorsque l'on utilise des produits de nettoyage et de désinfection.
Il faudrait entreposer les fournitures stériles et propres à un endroit désigné à cet effet, séparé, propre, sec et à l'abri de la poussière. Les fournitures stériles et propres ne devraient pas être entreposées sous les éviers ou près des tuyaux de plomberie, car des fuites pourraient se produireNote de bas de page 242. [CII]
Dans les milieux de soins à domicile :
les patients devraient être informés de l'importance liée au nettoyage de l'environnement
il faudrait limiter la quantité de matériel de soins aux patients et de fournitures jetables et réutilisables apportée au domicile
il faudrait conseiller aux patients d'acheter des articles à usage personnel, comme des thermomètres ou des ciseaux
dans la mesure du possible, il faudrait laisser le matériel de soins aux patients réutilisable au domicile du patient jusqu'à ce que ce dernier n'ait plus besoin des services de soins à domicile
le matériel de soins aux patients non critique (p. ex. un stéthoscope) qui ne peut pas rester au domicile devrait être retraité par nettoyage et désinfection de faible niveau avant de sortir du domicile
autrement, les articles réutilisables contaminés devraient être transportés dans un sac en plastique et retraités par nettoyage et désinfection
le matériel ou les fournitures jetables non utilisés au domicile devraient être éliminés lorsque le patient n'a plus besoin des services de soins à domicile. [CII]
Pour les soins préhospitaliers :
il est préférable d'utiliser des articles jetables, lorsque c'est pratique de le faire
le matériel de soins aux patients qui a été ou pourrait avoir été touché par des patients et des membres du personnel devrait être nettoyé et désinfecté après le transport [CII]
10. Nettoyage de l'environnement
Les surfaces susceptibles d'être touchées ou fréquemment utilisées devraient être nettoyées et désinfectées plus souvent. Cela comprend les surfaces à proximité du patient (p. ex. les côtés de lit, les tables de lit, les sonnettes d'appel) et les surfaces fréquemment touchées dans l'environnement de soins du patient, comme les boutons de porte, les surfaces qui se trouvent dans la salle de bains du patient et les salles communes réservés aux repas, aux bains et à la toiletteNote de bas de page 72, Note de bas de page 129, Note de bas de page 130, Note de bas de page 239, Note de bas de page 263, Note de bas de page 293, Note de bas de page 466, Note de bas de page 467. [AI]
il faudrait effectuer un nettoyage final après les soins et le transport du patient
les trousses d'intervention devraient être nettoyées et désinfectées après utilisation; si elles sont très souillées ou contaminées par du sang ou des liquides organiques, il faudrait les retirer de la circulation et les laver conformément à la politique de l'organisation [CII]
11. Manipulation des cadavres
Il faudrait utiliser des pratiques de base de façon correcte et systématique pour manipuler des cadavres ou préparer des corps en vue d'une autopsie ou d'un transport vers une entreprise de pompes funèbres. Il faudrait respecter les règlements provinciaux ou territoriaux concernant les maladies contagieuses. [Réglementé]
12. Gestion du linge, des déchets, de la vaisselle et de la coutellerie
l faudrait changer les draps de lit d'un patient selon un horaire régulier, lorsqu'ils sont sales, à l'arrêt des précautions contre la transmission par contact et après la sortie d'hôpital du patient.
Il faudrait gérer le linge sale de tous les milieux de soins de la même façon pour tous les patients, quel que soit leur état infectieux. Le linge sale devrait être placé dans un récipient à ouverture automatique au point de service.
Il faudrait éviter d'agiter le linge sale pour ne pas contaminer l'air, les surfaces et les personnesNote de bas de page 278, Note de bas de page 279.
Il faudrait trier et rincer le linge sale à l'extérieur des zones de soins aux patients, à l'exception des articles spécialisés (p. ex. les bas anti-embolie) et des vêtements personnels dans certains milieux de soins.
Le linge très sale devrait être roulé en boule ou plié de façon à contenir les parties les plus souillées au centre du ballot. Il ne faudrait pas éliminer les grandes quantités de souillures solides (p. ex. les selles ou les caillots sanguins) en les arrosant avec de l'eau. Il faudrait retirer les souillures solides avec une main gantée et du papier de toilette et les placer dans une bassine ou les jeter aux toilettes et tirer la chasse d'eau.
Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains après avoir manipulé du linge sale.
Il faudrait transporter et entreposer le linge propre de façon à prévenir sa contamination et à garantir sa propreté.
Le linge propre et le linge sale devraient être séparés pendant le transport et l'entreposage.
Il faudrait nettoyer les sacs à linge réutilisables après chaque utilisation; on peut les laver pendant le même cycle que le linge qu'ils contiennent. [CII]
Pour les soins ambulatoires :
il faudrait changer les draps des patients après chaque traitement ou intervention auprès d'un patient [CII]
il faudrait changer les draps des patients après chaque traitement ou transport de patient [CII]
Les déchets biomédicaux (p. ex. les éponges, les pansements et les champs opératoires imbibés de sang ou de sécrétions) devraient être contenus dans des sacs-poubelles étanches ou dans des doubles sacs, conformément aux règlements municipaux ou régionauxNote de bas de page 275. [Réglementé]
Il faudrait éliminer le sang, les liquides aspirés, les excrétions et les sécrétions dans un égout sanitaire ou une fosse septique, conformément aux règlements municipaux ou régionauxNote de bas de page 275. [Réglementé]
Les aiguilles et autres instruments pointus ou tranchants usagés devraient être manipulés avec précaution pour éviter les blessures pendant l'élimination. Il faudrait immédiatement éliminer les objets médicaux pointus et tranchants usagés dans des récipients résistants aux perforations désignés à cet effet et situés au point de service. [CII]
il faudrait conseiller aux patients d'éliminer les objets médicaux pointus et tranchants (p. ex. les aiguilles hypodermiques utilisées par les patients) conformément aux règlements municipaux ou provinciaux
il faudrait informer les patients qu'ils devraient placer les objets pointus et tranchants dans un récipient étanche. Certaines pharmacies locales fournissent des récipients pour objets pointus et tranchants [CII]
L'utilisation d'assiettes et de plats jetables n'est pas indiquée, sauf lorsque les lave-vaisselle ne fonctionnent pas. [CII]
13. Éducation des patients, des familles et des visiteurs
Les travailleurs de la santé devraient fournir des instructions aux patients, aux familles et aux visiteurs concernant l'hygiène des mains et l'hygiène respiratoire. [CII]
Les personnes qui manifestent des symptômes d'infection aiguë (p. ex. toux, fièvre, vomissements, diarrhée, coryza, éruption cutanée, conjonctivite) ne devraient pas rendre visite aux patients, à moins que la visite ne soit essentielle (p. ex. un parent, un tuteur ou le principal fournisseur de soins), auquel cas elles devraient recevoir des instructions concernant les précautions à prendre pour réduire la transmission des infections et être supervisées. [CII]
IV. Recommandations concernant les précautions additionnelles dans tous les milieux de soins et modifications des précautions dans certains milieux de soins précis
Sous-Section i : Précautions contre la transmission par contact dans tous les milieux de soins et modifications dans certains milieux de soins précis
Si les pratiques de base sont appliquées de façon correcte et systématique, elles devraient prévenir la transmission par contact. Dans les situations qui pourraient entraîner une contamination de l'environnement à grande échelle ou lorsque la dose infectieuse des microorganismes est très faible, il peut être indiqué de prendre des précautions contre la transmission par contact. Il faudrait prendre des précautions contre la transmission par contact à l'égard des maladies, des tableaux cliniques et des étiologies précises indiqués ci-dessous dans la liste 3. Les recommandations qui suivent la liste 3 s'appliquent aux soins dispensés aux patients pour lesquels on prend des précautions contre la transmission par contact, en plus des pratiques de base à respecter pour les soins dispensés à tous les patients dans tous les milieux de soins. Les modifications qui s'appliquent à certains milieux de soins précis sont indiquées ensuite. Certaines maladies doivent être déclarées aux services de santé publique; il faut vérifier les règlements locaux.
Liste 3 : Maladies et/ou tableaux cliniques et étiologies particulières nécessitant des précautions contre la transmission par contact
3a. Maladies ou tableaux cliniques
(consulter le tableau 4 pour obtenir de plus amples renseignements)
3b. Étiologies particulières
(consulter le tableau 5 pour obtenir de plus amples renseignements)
Infections respiratoires virales aiguës
toux, fièvre, infection aiguë des voies respiratoires supérieures
maladie respiratoire fébrile
fièvre sans foyer, grave, enfants
Desquamation étendue
Diarrhée, Liste 3 - Note i à moins que la personne soit continente et ait une bonne hygiène
Plaies exsudatives, grave infection de plaie, abcès, plaie de pression infectée ou autre infection cutanée, si le drainage ne peut être contenu par des pansements
Encéphalite chez les enfants
Endométrite avec signes de choc toxique
Intoxication alimentaireListe 3 - Note i
GastroentériteListe 3 - Note i
gingivo-stomatite primaire
syndrome pieds-mains-bouche chez les enfants
syndrome hémolytique et urémique, par contact
hépatite d'origine inconnue chez les enfants
herpangine chez les enfants
entérocolite nécrosante chez les enfants
pleurodynie chez les enfants
éruption cutanée compatible avec la gale
éruption cutanée vésiculaire avec fièvre
Éruption cutanée vésiculaire ou pustulaire, avec contexte épidémiologique de fièvre hémorragique virale
AdénovirusListe 3 - Note i
Adénovirus, conjonctivite
Amibiase chez les enfants
Astrovirus chez les enfants
Brucellose, grandes lésions exsudatives
CampylobacterListe 3 - Note i
Choléra chez les enfants
Cryptosporidiose chez les enfants
Infections à entérovirusListe 3 - Note i chez les enfants
Conjonctivite à l'entérovirus
Escherichia coliListe 3 - Note i (souches entéropathogènes et entérohémorragiques)
GiardiaListe 3 - Note i
Hépatite A, E chez les enfants
néonatal ou muco-cutané
Grippe saisonnière, aviaire
(consultez le tableau 5 pour la grippe pandémique)
Poliomyélite, aiguë infantile
SalmonelleListe 3 - Note i
ShigellaListe 3 - Note i
Staphylococcus aureus, grande plaie exsudative
Streptococcus, groupe A, grande plaie exsudative, maladie invasive ou syndrome de choc toxique
zona, disséminé ou localisé chez un hôte immunovulnérable, localisé chez un hôte normal s'il n'est pas contenu
Fièvres hémorragiques virales (de Crimée-Congo, Ebola, de Lassa, de Marburg)
Yersinia enterocoliticaListe 3 - Note i
Liste 3 - Note i
Il faut prendre des précautions contre la transmission par contact :
seulement chez les enfants diarrhéiques incontinents ou qui ne peuvent pas respecter les mesures d'hygiène des mains
chez les enfants qui présentent des lésions cutanées ou des exsudats et sont incapables de respecter les mesures d'hygiène des mains, de gérer et d'éliminer le jetage de façon appropriée et de garder leurs pansements en place
chez les adultes diarrhéiques incontinents, uniquement s'il est impossible de contenir la diarrhée à l'aide de produits pour l'incontinence, ou chez les adultes qui ont une mauvaise hygiène et contaminent leur environnement
Il faudrait élaborer un système qui permet d'identifier les patients atteints d'infections connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par contact.
Il faudrait prendre les précautions contre la transmission par contact de façon empirique à l'égard des patients qui présentent les maladies ou les tableaux cliniques indiqués dans la liste 3 ci-dessus, plutôt que d'attendre que l'étiologie ait été déterminée.
Si l'étiologie a été établie, il faut consulter les étiologies particulières dans la liste 3.
Il est à noter que les précautions indiquées contre la transmission par contact peuvent être différentes chez certains enfants (p. ex. les enfants incontinents ou qui ne peuvent pas respecter les mesures d'hygiène) et chez d'autres patients adultes (p. ex. les adultes incontinents ou ayant une déficience cognitive).
Il est à noter que certaines maladies ou certains états pathologiques nécessitent des précautions de deux catégories différentes (p. ex. contre la transmission par contact et la transmission par gouttelettes).
Un panneau indiquant les précautions à prendre contre la transmission par contact devrait se trouver à l'entrée de la chambre du patient, de son box ou du périmètre de son lit désigné, ou à d'autres endroits visibles.
Les patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par contact ne devraient pas participer aux programmes de zoothérapieNote de bas de page 71. [CI]
Les précautions contre la transmission par contact, alliées aux pratiques de base, sont suffisantes pour effectuer des interventions médicales générant des aérosols effectuées sur des patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par contact et ne présentant aucun signe ou symptôme de tuberculose présumée ou confirmée de SRAS ou d'infection respiratoire par un agent pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmission. (Consulter la partie A, section II, C, 2c).
Il faudrait pratiquer l’hygiène des mains avec du savon et de l'eau, plutôt qu'avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool, pendant les éclosions ou dans les milieux où la transmission d'infections par le norovirus ou Clostridium difficile est élevéeNote de bas de page 265, Note de bas de page 266, Note de bas de page 269, Note de bas de page 270, Note de bas de page 271, ou s’il y a exposition connue ou présumée à des objets contaminés par B. anthracisNote de bas de page 468.
3. Placement et hébergement des patients
Les patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par contact devraient être placés dans une chambre individuelle munie de toilettes privées (ou d'une chaise hygiénique réservée au patient), d'un lavabo à l'usage du patient et d'un lavabo réservé au lavage des mains à l'usage du personnel soignantNote de bas de page 48, Note de bas de page 95, Note de bas de page 201, Note de bas de page 289, Note de bas de page 293, Note de bas de page 302, Note de bas de page 469. Il peut être difficile de maintenir une séparation physique par rapport à l'espace et à l'équipement communs (p. ex. toilettes, lavabos) d'une chambre communeNote de bas de page 201. [BII]
La porte de la chambre peut rester ouverte. [CII]
Lorsque le nombre de chambres individuelles est limité, il faudrait effectuer une évaluation du risque au point de service pour déterminer le placement des patients ou la pertinence du groupement par cohortes.
Il faut accorder la priorité aux patients atteints de maladies qui pourraient faciliter la transmission croisée de microorganismes (p. ex. exsudat non contenu, incontinence fécale, jeune âge et déficience cognitive) pour le placement dans les chambres individuelles. L'établissement des priorités se fait comme pour les pratiques de base. [CI]
Les patients regroupés par cohortes infectés ou colonisés par le même microorganismes font des compagnons de chambre acceptablesNote de bas de page 395, Note de bas de page 396, Note de bas de page 470, Note de bas de page 471. [CI]
Il faudrait sélectionner les compagnons de chambre selon leur capacité et la capacité de leurs visiteurs à prendre les précautions nécessaires. [CII]
Lorsqu'il n'est pas possible de grouper les patients par cohortes :
Il faudrait éviter de placer un patient faisant l'objet de précautions contre la transmission par contact dans la même chambre qu'un patient qui court un risque élevé de complications en cas d'infection ou qui est atteint d'une maladie qui pourrait faciliter la transmission (p. ex. les personnes immunovulnérables, celles qui ont des plaies ouvertes). [CII]
Dans une chambre commune, un patient diarrhéique ne devrait pas utiliser les mêmes toilettes qu'un autre patient. Il faudrait attribuer des toilettes ou une chaise hygiénique privées au patient diarrhéique. [CII]
Dans les chambres communes, les compagnons de chambre et tous les visiteurs devraient connaître les précautions à prendre. Il faudrait sélectionner les compagnons de chambre selon leur capacité et la capacité de leurs visiteurs à prendre les précautions nécessaires. [CII]
Si possible, le rideau d'intimité devrait être tiré pour réduire les possibilités de contact direct. [CII]
Il faudrait prendre des précautions contre la transmission par contact dans les pouponnières et prévoir l'espace nécessaire entre les postes de bébé pour réduire les possibilités de contact directNote de bas de page 429. Si plusieurs nouveau-nés se trouvent dans la même chambre, il faudrait maintenir un espace de 1,2 à 2,4 mètres entre les postes de bébé (selon les soins nécessaires)Note de bas de page 472, et les membres de la famille ou les visiteurs désignés devraient prendre les précautions nécessaires. [CII]
4. Déplacements des patients
Avant de quitter sa chambre, le patient devrait pratiquer l’hygiène des mains, en recevant une assistance, si nécessaire. [AII]
Le patient devrait être autorisé à sortir de sa chambre conformément aux indications qui figurent dans le plan de soins. Si le patient ne respecte pas les mesures de précautions de façon adéquate, il devrait faire l'objet d'une supervision. [CII]
Lorsqu'il est nécessaire de transférer ou de déplacer un patient dans un établissement de santé, il faudrait lui donner une couverture et des draps de lit propres, contenir les plaies exsudatives par un pansement propre, couvrir les parties infectées du corps du patient et contenir les matières organiques. [CII]
Les membres du personnel qui travaillent dans la zone vers laquelle le patient est transporté devraient être informés des précautions à prendre; il faudrait leur demander de voir le patient aussitôt que possible pour raccourcir le temps passé en salle d'attente et hors de sa chambre par le patient. [CII]
Il faudrait éviter de transférer un patient au sein d'un établissement, à moins que cela ne soit indiqué du point de vue médical. Si un transfert indiqué du point de vue médical est inévitable, le service qui transfert le patient, l'unité qui le reçoit, ou l'établissement ou agence de soins à domicile devraient être informés des précautions à prendre. [CII]
Avant de transporter un patient, il faudrait ôter l'équipement de protection individuelle et le jeter, puis pratiquer l’hygiène des mains. [AII]
Si nécessaire, il faudrait mettre un équipement de protection individuelle propre pour s'occuper du patient pendant le transport et une fois arrivé à destination. [CII]
Un équipement de protection individuelle à porter dans le cadre des précautions contre la transmission par contact devrait être mis à disposition devant la chambre du patient (ou dans l'antichambre, lorsqu'il y en a une), le box ou le périmètre du lit désigné du patient dans les chambres communes. [CII]
Outre l'utilisation de l'équipement de protection individuelle, conformément aux pratiques de baseNote de bas de page 22, Note de bas de page 219 :
Il faudrait porter des gants pour entrer dans la chambre du patient, dans son box ou dans le périmètre de son lit désigné dans les chambres communes.
En quittant la chambre du patient ou le périmètre de son lit désigné, il faudrait ôter les gants et les jeter dans une poubelle automatique, puis pratiquer l’hygiène des mainsNote de bas de page 337, Note de bas de page 339, Note de bas de page 407. [AII]
Il faudrait porter une blouse à longues manches s'il est prévu que les habits ou les avant-bras entrent en contact direct avec le patient, avec les surfaces de l'environnement ou les objets qui se trouvent dans l'environnement de soins du patient.
Si le port d'une blouse est nécessaire, cette dernière devrait être enfilée avant d'entrer dans la chambre, le box ou le périmètre du lit désigné du patient dans les chambres communesNote de bas de page 48, Note de bas de page 70, Note de bas de page 95, Note de bas de page 473.
Avant de quitter l'environnement du patient, il faudrait ôter la blouse et la jeter dans une poubelle automatique immédiatement après l'avoir utilisée selon les indications, puis pratiquer l’hygiène des mainsNote de bas de page 129, Note de bas de page 130. [BII]
On ne devrait pas porter le même équipement de protection individuelle pour s'occuper de plus d'un patient. Il faudrait changer d'équipement de protection individuelle et pratiquer l’hygiène des mains entre les contacts avec les patients d'une même chambreNote de bas de page 337, Note de bas de page 339, Note de bas de page 405, Note de bas de page 407, Note de bas de page 474. [BII]
6. Nettoyage et désinfection du matériel de soins aux patients non critique
Toutes les fournitures et tout le matériel devraient être étiquetés et entreposés de façon à en prévenir l'usage par ou pour d'autres patients. [CII]
Le matériel de soins aux patients non critique (p. ex. les thermomètres, les brassards de tensiomètre, le sphygmo-oxymètre) devrait être réservé à un seul patient et nettoyé et désinfecté conformément aux pratiques de base avant d'être réutilisé avec un autre patient; les appareils à usage unique devraient être utilisés, puis jetés à la poubelleNote de bas de page 42, Note de bas de page 70, Note de bas de page 95, Note de bas de page 260, Note de bas de page 289. [BII]
Les jouets, les jeux électroniques ou les effets personnels ne devraient pas être utilisés par plusieurs patients. [CI]
7. Nettoyage de l'environnement des patients
Des mesures de nettoyage additionnelles ou plus fréquentes pourraient être justifiées lorsque l'on remarque une transmission continuelle d'agents infectieux précis (p. ex. Clostridium difficile, norovirus et rotavirus)Note de bas de page 475. On devrait évaluer l'efficacité des désinfectants utilisés et, s'il y a lieu, de choisir un désinfectant plus efficaceNote de bas de page 239, Note de bas de page 264, Note de bas de page 265. Toutes les surfaces horizontales fréquemment touchées devraient être nettoyées au moins deux fois par jour, et lorsqu'elles sont souilléesNote de bas de page 82, Note de bas de page 239, Note de bas de page 264, Note de bas de page 476. [BII]
En cas d'éclosion ou de transmission continuelle, les chambres qui hébergent des patients infectés par Clostridium difficile devraient être décontaminées et nettoyées avec des produits de nettoyage qui contiennent du chlore (au moins 1 000 ppm) ou d'autres agents sporicidesNote de bas de page 43, Note de bas de page 266, Note de bas de page 267, Note de bas de page 268, Note de bas de page 269, Note de bas de page 270, Note de bas de page 271. [BII]
Après l'arrêt des précautions ou le déplacement du patient, il faudrait procéder à un nettoyage final de la chambre ou du périmètre du lit désigné du patient ainsi que de la salle de bains, changer les rideaux d'intimité et nettoyer et désinfecter, ou changer, les sonnettes d'appel à cordon en ficelle ou en tissu ou les cordons de lampe (consulter l'annexe VII). [BII]
8. Éducation des patients, des familles et des visiteurs
Il faudrait éduquer les patients, les visiteurs, les familles et les personnes responsables de la prise des décisions au sujet des précautions prises, de leur durée et de la prévention de la transmission de la maladie à d'autres personnes, en mettant particulièrement l'accent sur l'hygiène des mains. [CII]
Les visiteurs qui prennent part aux soins dispensés aux patients devraient recevoir des instructions concernant les indications relatives à l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuelle (protections). Dans les milieux de soins pour adultes, les visiteurs qui aident à soigner le patient devraient porter le même équipement de protection individuelle que celui que portent les travailleurs de la santé. Il se peut que cette mesure ne soit pas nécessaire dans le cas de parents qui dispensent des soins habituels à de jeunes enfants. [CII]
9. Gestion des visiteurs
Il faudrait demander aux visiteurs de s'adresser à une infirmière avant d'entrer dans la chambre du patient afin qu'elle évalue le risque pour la santé des visiteurs et la capacité de ces derniers à prendre les précautions nécessaires. [CII]
Le nombre de visiteurs devrait se limiter aux visiteurs essentiels (p. ex. un parent, un tuteur ou le principal fournisseur de soins). Il faudrait interdire aux visiteurs de rendre visite à plus d'un patient. Si le visiteur devait rendre visite à plus d'un patient, il faudrait lui demander d'utiliser les mêmes protections que celles qu'utilisent les travailleurs de la santé et de pratiquer l’hygiène des mains avant d'entrer dans la chambre du patient suivant. [CII]
10. Durée des précautions
Il faudrait abandonner les précautions contre la transmission par contact une fois que les signes et les symptômes de l'infection ont disparu ou conformément aux recommandations propres à chaque pathogène indiquées dans le tableau 5. [CII]
Lorsque les symptômes du patient persistent ou lorsque le patient est immunodéprimé, il faudrait déterminer la durée des précautions au cas par casNote de bas de page 477, Note de bas de page 478, Note de bas de page 479, Note de bas de page 480, Note de bas de page 481, Note de bas de page 482. Un patient qui manifeste des symptômes persistants devrait faire l'objet d'une nouvelle évaluation afin de détecter toute maladie chronique sous-jacente. Des analyses microbiologiques répétées pourraient être justifiées. [CII]
Il ne faudrait abandonner les précautions qu'après le nettoyage final de la chambre ou du périmètre du lit et de la salle de bains. [CII]
Outre les précautions additionnelles, il faudrait appliquer les pratiques de base de façon correcte et systématique pour manipuler des cadavres ou préparer des corps en vue d'une autopsie ou d'un transport vers une entreprise de pompes funèbres. Il faudrait respecter les règlements provinciaux ou territoriaux concernant les maladies contagieuses. [Réglementé]
12. Déchets, linge, vaisselle et coutellerie
Aucune précaution particulière n'est nécessaire; les pratiques de base suffisent. [CII]
Considérations spéciales concernant les organismes résistants aux antibiotiques dans tous les milieux de soins [CII]
Dans les établissements de soins de courte durée pour malades hospitalisés (aux fins du présent document, les soins de courte durée comprennent les milieux de soins ambulatoires, comme les services d'urgence des hôpitaux et les interventions chirurgicales (ambulatoires) ou autres interventions ambulatoires invasives autonomes ou associées à un établissement [p. ex. les unités d'endoscopie, les unités d'hémodialyse, les unités de soins ambulatoires pour blessés]), on recommande d'appliquer les pratiques de base et les précautions additionnelles en cas d'infection ou de colonisation (patients asymptomatiques) par des microorganismes comme le SARM, Enterococcus résistant à la vancomycine ou d'autres microorganismes résistants à un large éventail d'antibiotiques (définis par le service de prévention et de contrôle des infections de l'établissement) (consulter le tableau 5). En outre, certains établissements peuvent décider d'inclure des précautions à l'égard des personnes qui risquent d'être colonisées en attentant les résultats d'un dépistage, particulièrement en cas d'éclosion.
Bien que les masques puissent protéger le travailleur de la santé contre la colonisation nasale, les données disponibles ne permettent pas de déterminer si les masques sont nécessaires, à cette exception près que le personnel qui soigne des patients atteints de SARM doit les utiliser dans le cadre des pratiques de baseNote de bas de page 483. Il faudrait porter les masques conformément aux indications associées aux pratiques de base.
Les données actuellement disponibles ne suffisent pas pour établir des recommandations concernant l'arrêt des précautions à l'égard des patients colonisés par des microorganismes résistants aux antibiotiquesNote de bas de page 484. Les décisions devraient être prises à l'échelle locale, en tenant compte des microorganismes concernés, de la population des patients et de l'expérience locale à l'égard de la durée de la colonisation. Ces politiques devraient être mises à jour au fur et à mesure que de nouvelles données sont disponibles.
Il faudrait éviter les politiques et les pratiques qui entraînent la stigmatisation des patients infectés par des microorganismes résistants aux antibiotiques (p. ex. signalisation propre à la maladie) ou qui renforcent le sentiment d'isolement des patients. Sachant que les patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par contact peuvent avoir moins de contacts avec les prestataires de soins de santé et que cela peut diminuer la qualité des soins qu'ils reçoivent, il faudrait prendre des mesures pour atténuer ces conséquences sur les soins.
Modifications des précautions contre la transmission par contact dans certains milieux de soins précis
Modification des précautions contre la transmission par contact dans les milieux de soins de longue durée
Il faudrait respecter les pratiques de base (conformément à la partie B, section III) et les précautions contre la transmission par contact dans tous les milieux de soins (conformément à la partie B, section IV, sous-section i) et les modifier comme il est indiqué ci-dessous :
Placement, hébergement et activités des patients
Une évaluation du risque au point de service devrait servir à déterminer au cas par cas le placement des patients, leur retrait d'une chambre commune ou leur participation aux activités de groupe, en mettant en équilibre les risques d'infection pour les autres patients de la chambre, la présence de facteurs de risque qui augmentent la probabilité de la transmission et les conséquences psychologiques potentiellement négatives pour le patient symptomatique.
Il ne faudrait pas limiter la participation aux activités de groupe si l'exsudat ou la diarrhée du patient sont contenus.
Avant de participer à des activités de groupe, les patients devraient pratiquer l’hygiène des mains et recevoir l'assistance nécessaire. [CII]
Utilisation de l'équipement de protection individuelle
Si le contact direct avec le patient pendant les soins est nécessaire, ou si l'on prévoit un contact direct avec des surfaces de l'environnement fréquemment touchées, il faudrait des gants. [BII]
Nettoyage de l'environnement des patients
Pendant les éclosions, il faudrait envisager de nettoyer ou de désinfecter l'environnement plus fréquemment. Cela comprend les salles de bains et les toilettes, le matériel récréatif et les surfaces horizontales qui se trouvent dans la chambre du patient et, en particulier, les surfaces ou articles fréquemment touchés (p. ex. les côtés de lit, les mains courantes, les cordons de lampe). [BII]
Considérations spéciales concernant les soins des patients infectés par des microorganismes résistants aux antibiotiques dans les milieux de soins de longue durée
Outre les pratiques de base (conformément à la partie B, section III) et les précautions contre la transmission par contact dans tous les milieux de soins (conformément à la partie B, section IV, sous-section i) et les modifications des précautions contre la transmission par contact dans les soins de longue durée indiqués ci-dessus, les recommandations suivantes s'appliquent aux microorganismes résistants aux antibiotiques dans les milieux de soins de longue durée :
Des politiques relatives à la gestion des microorganismes résistants aux antibiotiques, y compris la mise en œuvre et l'arrêt des précautions, devraient être en place, refléter l'expérience acquise à l'égard de microorganismes résistants aux antibiotiques particuliers et être suffisamment flexibles pour être adaptées aux diverses caractéristiques des différents microorganismes résistants aux antibiotiquesNote de bas de page 484. Il est important de collaborer avec d'autres organisations de soins de santé locales à la conception d'un programme de contrôle global.
Les stratégies de gestion devraient tenir compte des risques et des avantages pour le patient et pour l'établissement, selon l'évaluation du risque au point de serviceNote de bas de page 484. La prévention de la transmission incombe premièrement aux prestataires de soins directs, au moyen de l'hygiène des mains et du port de gants appropriésNote de bas de page 484. Il faudrait également tenir compte de la capacité du patient et des fournisseurs de soins à maintenir une bonne hygiène, des restrictions individualisées des activités, du choix de compagnons de chambre à faible risque et de la propreté de l'environnement. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par contact dans les milieux de soins ambulatoires
Il faudrait éviter les contacts entre les patients symptomatiques et les autres patients en raccourcissant le temps passé en salle d'attente.
Il faudrait fixer les rendez-vous des patients symptomatiques à l'heure à laquelle les rencontres avec d'autres patients sont les moins probables.
Il faudrait placer ces patients dans une chambre séparée dès que possible. [CII]
Nettoyage et désinfection du matériel de soins aux patients non critique et de l'environnement du patient
Le matériel et les surfaces en contact direct avec le patient ou avec des matières infectieuses (p. ex. sécrétions respiratoires, fèces ou exsudats) devraient être nettoyés et désinfectés avant que la chambre ne soit utilisée par un autre patient. Il faudrait nettoyer et désinfecter le matériel de soins aux patients jetable non critique qui est contaminé avant de l'utiliser avec un autre patient.
Si le patient risque de causer une contamination importante de l'environnement (diarrhée ou incontinence fécale non contenues par des produits pour l'incontinence ou par des couches, quantité importante d'exsudat, sécrétions respiratoires abondantes ou crachats non contrôlés), toutes les surfaces horizontales ainsi que les surfaces qui sont touchées fréquemment devraient être nettoyées et désinfectées avant que la chambre ne soit utilisée pour un autre patient. [BII]
Considérations spéciales concernant les soins des patients infectés par des microorganismes résistants aux antibiotiques dans les milieux de soins ambulatoires
Il ne faudrait pas prendre de précautions contre la transmission par contact à l'égard des porteurs asymptomatiques (c.-à-d. colonisés seulement) de microorganismes résistants aux antibiotiques; les pratiques de base, suivies de façon correcte et systématique, sont suffisantes.
Il est déconseillé d'exiger une preuve de dépistage des microorganismes résistants aux antibiotiques avant de fournir des soins. Lorsqu'un patient dont on sait qu'il est infecté par un microorganisme résistant aux antibiotiques est orienté vers un établissement de santé, il faudrait communiquer avec l'établissement, de préférence avec les responsables du contrôle des infections, afin de s'assurer que les précautions nécessaires sont mises en œuvre.
Il faudrait collaborer avec les départements de santé publique locaux et régionaux ainsi qu'avec les professionnels en prévention des infections en vue de concevoir un programme de prévention et de contrôle des infections global. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par contact dans les milieux de soins à domicile
Il faudrait conseiller ce qui suit aux patients symptomatiques :
se reposer à l'écart des autres, si possible dans une chambre séparée
utiliser une salle de bains qui leur est réservée, si possible
nettoyer fréquemment la salle de bains, en particulier les surfaces fréquemment touchées
ne pas utiliser les mêmes serviettes et autres effets personnels que les autres patients [CII]
Déplacements des patients
Il faudrait éviter d'exclure les patients asymptomatiques des activités sociales ou des activités de groupe.
Il faudrait expliquer aux patients symptomatiques comment contenir les sécrétions ou excrétions en vue de réduire le risque de transmission à autrui (p. ex. contenir les plaies exsudatives avec un pansement intact) et leur dire de pratiquer l’hygiène des mains avant les activités de groupe.
Il faudrait conseiller aux patients symptomatiques de ne pas participer aux activités sociales ou aux activités de groupe lorsqu'ils présentent des symptômes aigus et lorsqu'il leur est impossible de contenir les sécrétions ou les excrétions.
Les soins et les services (p. ex. les rendez-vous à la clinique de soins des pieds, les visites bénévoles et le transport bénévole) qui ne sont pas nécessaires du point de vue médical devraient être reportés jusqu'à ce que les patients soient asymptomatiques. [CII]
Il faudrait porter des gants et une blouse lorsqu'un contact direct avec un patient symptomatique, du matériel ou des surfaces présentes dans l'environnement immédiat du patient est prévu. [BII]
Il faudrait abandonner les précautions lorsque le patient est asymptomatique. [CII]
Considérations spéciales concernant les soins des patients infectés par des microorganismes résistants aux antibiotiques dans les milieux de soins à domicile
Il ne faudrait pas prendre de précautions contre la transmission par contact à l'égard des patients asymptomatiques, y compris les porteurs asymptomatiques de microorganismes résistants aux antibiotiques; les pratiques de base, suivies de façon correcte et systématique, sont suffisantes.
Il faudrait collaborer avec les départements de santé publique locaux et régionaux ainsi qu'avec les professionnels en prévention des infections en vue de concevoir un programme de prévention et de contrôle des infections global. Dans certaines provinces ou dans certains territoires, une telle collaboration pourrait se faire avec le responsable local du financement des services de soins à domicile. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par contact dans les milieux de soins préhospitaliers
Dans la mesure du possible, il faudrait limiter le nombre des membres du personnel qui s'occupent du patient.
Il faudrait enfiler les gants et la blouse au point de service.
Une fois les soins aux patients terminés, il faudrait ôter les gants et la blouse, les jeter immédiatement et pratiquer l’hygiène des mains.
Lorsqu'il est nécessaire de transférer un patient vers un établissement de santé, il faudrait lui donner une couverture et des draps de lit propres, contenir les plaies exsudatives par un pansement propre, couvrir les parties infectées du corps du patient et contenir les matières organiques.
On devrait effectuer une évaluation du risque au point de service lorsqu'on envisage un transport collectif; comme il est indiqué dans les pratiques de base, il faudrait accorder la priorité au transport individuel.
L'hôpital ou l'établissement qui reçoit le patient devrait être avisé de toute précaution indiquée.
Le matériel et les surfaces devraient être propres et désinfectés, et il faudrait changer le linge entre chaque patient. [CII]
Considérations spéciales concernant les soins des patients infectés par des microorganismes résistants aux antibiotiques dans les milieux de soins préhospitaliers
Il faudrait respecter les modifications des précautions contre la transmission par contact pour les soins préhospitaliers énumérées ci-dessus.
Il ne faudrait pas prendre de précautions contre la transmission par contact à l'égard des patients asymptomatiques, y compris les porteurs asymptomatiques de microorganismes résistants aux antibiotiques; les pratiques de base, suivies de façon correcte et systématique, sont suffisantes. [CII]
Sous-Section ii : Précautions contre la transmission par gouttelettes dans tous les milieux de soins et modifications des précautions dans certains milieux de soins précis
Il faudrait prendre des précautions contre la transmission par gouttelettes à l'égard des maladies, des tableaux cliniques et des étiologies précises indiqués ci-dessous, dans la liste 4. Les recommandations qui suivent la liste 4 s'appliquent aux soins dispensés aux patients pour lesquels on prend des précautions contre la transmission par gouttelettes, en plus des pratiques de base appliquées correctement et systématiquement pour les soins dispensés à tous les patients dans tous les milieux de soins. Les modifications qui s'appliquent à certains milieux de soins précis sont indiquées ensuite. Certaines maladies devraient être déclarées aux services de santé publique; il faut vérifier les règlements locaux.
Liste 4 : Maladies ou tableaux cliniques et étiologies particulières nécessitant des précautions contre la transmission par gouttelettes
4a. Maladies ou tableaux cliniques
4b. Étiologies particulières
Brûlure, grande plaie exsudative
Cellulite, chez les enfants < 5 ans en cas de possibilité d'infection par Haemophilus influenzae de type B
Toux, fièvre, infection aiguë des voies respiratoires
Épiglottite chez les enfants < 5 ans
Fièvre hémorragique en situation épidémiologique
Ostéomyélite, chez les enfants en cas de possibilité d'infection par H. influenzae
Toux paroxystique, coqueluche présumée
Pneumonie, chez les enfants
Éruption cutanée maculopapulaire avec fièvre et accompagnée soit de coryza, soit de conjonctivite, soit de toux
Éruption cutanée pétéchiale ou purpurique avec fièvre
Arthrite purulente, chez les enfants en cas de possibilité d'infection par H. influenzae
Syndrome de choc toxique, en cas de possibilité d'infection par Streptococcus du groupe A
Adénovirus, souches respiratoires
Diphtérie pharyngée
H. influenzae chez les enfants
(consulter le tableau 5 pour la grippe pandémique)
Parvovirus B-19, myélose aplasique ou infection chronique chez les patients immunovulnérables
Staphylococcus aureus chez les enfants atteints de pneumonie
Streptocoque, groupe A
scarlatine ou pharyngite chez les enfants
maladie invasive
Fièvres hémorragiques virales (doivent de Crimée-Congo, Ebola, de Lassa, de Marburg)
Il faudrait élaborer un système qui permet d'identifier les patients atteints d'infections aiguës connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par gouttelettes.
Il faudrait prendre les précautions contre la transmission par gouttelettes de façon empirique à l'égard des patients qui présentent les maladies ou les tableaux cliniques indiqués dans la liste 4, plutôt que d'attendre que l'étiologie ait été déterminée.
Si l'étiologie a été établie, il faudrait consulter les étiologies particulières dans la liste 4. (Remarque : Les précautions contre la transmission par gouttelettes peuvent être différentes chez certains enfants [p. ex. épiglottite ou cellulite chez les enfants de moins de 5 ans, scarlatine] et chez les patients adultes.)
Remarque : Certaines maladies ou certaines infections particulières nécessitent des précautions de deux catégories différentes : contre la transmission par contact et la transmission par gouttelettes.
Il faudrait demander aux patients de respecter les mesures d'hygiène respiratoire. Lorsqu'un patient porte un masque, il peut le retirer une fois qu'il est installé dans sa chambre.
Les patients qui manifestent des symptômes respiratoires aigus devraient être dirigés vers une salle d'attente séparée ou placés dans une chambre individuelle; en chambre commune, le rideau d'intimité devrait être tiré (consulter la partie B, section IV, sous-section ii, 3).
Un panneau indiquant les précautions à prendre contre la transmission par gouttelettes devrait se trouver à l'entrée de la chambre du patient ou à d'autres endroits visibles. [CI]
Les précautions contre la transmission par gouttelettes, alliées aux pratiques de base, sont suffisantes pour effectuer des interventions médicales générant des aérosols effectuées sur des patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par gouttelettes et ne présentant aucun signe ou symptôme de tuberculose présumée ou confirmée, de SRAS ou d'infection respiratoire par un agent pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmission.
2. Restrictions du personnel
Pour prévenir l'auto-contamination, les travailleurs de la santé devraient éviter de toucher des mains les muqueuses des yeux, du nez et de la bouche. [CII]
Les travailleurs de la santé qui ne sont pas immunisés contre les oreillons ou la rubéole ne devraient pas fournir de soins directs aux patients atteints de ces infectionsNote de bas de page 219. [CII]
Dans les établissements pour malades hospitalisés, il est préférable de placer les patients dans des chambres individuelles munies de toilettes et d'un lavabo désignés, car il pourrait être difficile de maintenir la séparation spatiale recommandée de 2 mètres entre les patientsNote de bas de page 122, Note de bas de page 123, Note de bas de page 124.
La porte de la chambre peut rester ouverte.
Lorsque le nombre de chambres individuelles est limité, il faudrait effectuer une évaluation du risque au point de service pour déterminer le placement pertinent des patients.
Pour le placement dans les chambres individuelles, il faudrait accorder la priorité aux patients qui ne peuvent pas garder le lit ou rester près de leur lit. [CI]
Lorsque le nombre de chambres individuelles n'est pas suffisant, les patients devraient être groupés par cohortes si l'on sait qu'ils sont infectés par le même agent pathogène et s'ils font des compagnons de chambre acceptablesNote de bas de page 385, Note de bas de page 391, Note de bas de page 392, Note de bas de page 393, Note de bas de page 401, Note de bas de page 485. [CI]
Lorsque les patients doivent être placés en chambre commune et qu'il n'est pas possible de les grouper par cohortes selon le même agent pathogène :
Il faudrait éviter de placer des patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par gouttelettes dans la même chambre que des patients qui, s'ils devenaient infectés, risqueraient des complications, ou qui pourraient faciliter la transmission (p. ex. les personnes âgées, les patients atteints d'une maladie cardio-pulmonaire ou immunovulnérables).
Les compagnons de chambre et tous les visiteurs devraient connaître les précautions à prendre.
Il faudrait sélectionner les compagnons de chambre selon leur capacité et la capacité de leurs visiteurs à prendre les précautions indiquées.
Il faudrait physiquement séparer les patients (c.-à-d. à au moins 2 mètres de distance). ‎Le rideau d'intimité devrait être tiré entre les lits pour réduire les possibilités de propagation par gouttelettes.
Il faudrait prendre des précautions contre la transmission par gouttelettes dans les pouponnières et prévoir l'espace nécessaire entre les postes de bébé pour réduire les possibilités de contact avec des gouttelettesNote de bas de page 429. Les membres de la famille et les visiteurs désignés devraient prendre les précautions nécessaires. [CII]
Avant de quitter sa chambre, le patient devrait pratiquer l’hygiène des mains (en recevant une assistance, si nécessaire). [AII]
Le patient devrait être autorisé à sortir de sa chambre conformément aux indications qui figurent dans son plan de soins. Si le patient ne respecte pas les mesures de précautions de façon adéquate, il devrait faire l'objet d'une supervision.
Le patient devrait porter un masqueNote de bas de page 368, Note de bas de page 369, Note de bas de page 373, Note de bas de page 374, Note de bas de page 375, Note de bas de page 376, s'il le tolère, et respecter les mesures d'hygiène respiratoire pendant le transport. [CI]
Le personnel du service auquel le patient est transporté devrait connaître l'état du patient et les précautions à prendre. [CII]
Un équipement de protection individuelle à porter dans le cadre des précautions contre la transmission par gouttelettes devrait être mis à disposition devant la chambre du patient ou dans l'antichambre. [CII]
Le personnel de transport devrait porter une protection du visage si le patient ne peut pas respecter les mesures d'hygiène respiratoire. [CII]
Il faudrait porter et éliminer l'équipement de protection du visage de façon appropriée, tel que l'énoncent les pratiques de base, afin d'éviter l'auto-contamination. [BII]
Outre l'utilisation de l'équipement de protection individuelle, conformément aux pratiques de base :
Il faudrait porter une protection du visage (masques et protection des yeux, écrans faciaux ou masques dotés de visières)Note de bas de page 410, Note de bas de page 411 :
pour soigner des patients qui manifestent des symptômes d'infection respiratoire virale aiguë
à moins de 2 mètres d'un patient qui tousse au moment de l'interaction
pour effectuer des interventions qui peuvent provoquer la touxNote de bas de page 122, Note de bas de page 123, Note de bas de page 219
Si le travailleur de la santé est immunisé contre la rubéole ou les oreillons, il ne devrait pas porter de protection faciale pour soigner des patients atteints de ces infections. Le personnel non immunisé (contre la rubéole, les oreillons) ne devrait pas entrer dans la chambre, à moins que cela ne soit d'une importance essentielle, auquel cas ils devraient porter une protection du visage. [CI]
Dans une cohorte où les patients sont tous infectés par le même microorganisme, on peut utiliser l'équipement de protection du visage avec plusieurs patients successifs (il faudrait changer de gants et pratiquer l’hygiène des mains entre chaque patient). [CII]
6. Nettoyage et désinfection du matériel de soins aux patients
Conformément aux pratiques de base, à moins que des précautions ne soient également prises; dans ce cas, conformément aux précautions contre la transmission par contact.
8. Éducation des patients et des familles
Il faudrait limiter le nombre de visiteurs au strict minimum. Il faudrait demander aux visiteurs de s'adresser à une infirmière avant d'entrer dans la chambre du patient. En cas d'infection respiratoire virale aiguë, il n'est pas nécessaire que les membres du ménage portent un équipement de protection du visage (car ils ont probablement déjà été exposés). Il faudrait demander aux autres visiteurs de porter un masque et de prendre d'autres précautions, au cas par cas. [CII]
Les exceptions au port de l'équipement de protection du visage sont les suivantes, notamment :
pour rendre visite aux patients atteints d'une infection présumée ou confirmée par Haemophilus influenzae de type B, les visiteurs ne devraient porter un équipement de protection du visage que s'ils vont avoir des contacts prolongés avec des enfants de moins de 5 ans.
si les visiteurs sont immunisés contre la rubéole ou les oreillons, ils ne devraient pas porter de protection faciale pour soigner des patients atteints de ces infections. Les visiteurs non immunisés ne devraient entrer dans la chambre que si c'est absolument nécessaire, auquel cas ils devraient porter une protection du visage. [CII]
Il faudrait abandonner les précautions contre la transmission par gouttelettes une fois que les signes et les symptômes de l'infection ont disparu ou conformément aux recommandations propres à chaque maladie indiquées dans le tableau 5. [CII]
Lorsque les symptômes du patient persistent ou lorsque le patient est immunodéprimé, il faudrait déterminer la durée des précautions au cas par cas. Un patient qui manifeste des symptômes persistants devrait faire l'objet d'une nouvelle évaluation afin de détecter toute maladie chronique sous-jacente. Des analyses microbiologiques répétées pourraient quelquefois être justifiées. [CII]
Il faudrait utiliser des pratiques de base de façon correcte et systématique pour manipuler des cadavres ou préparer des corps en vue d'une autopsie ou d'un transport vers une entreprise de pompes funèbres. Il n'est pas nécessaire de prendre des précautions contre la transmission par gouttelettes. Il faudrait se conformer aux règlements provinciaux ou territoriaux sur les maladies contagieuses. [Réglementé]
Aucune précaution particulière n'est nécessaire; les pratiques de base suffisent.
Modifications des précautions contre la transmission par gouttelettes dans certains milieux de soins précis
Modification des précautions contre la transmission par gouttelettes dans les milieux de soins de longue durée
Il faudrait respecter les pratiques de base (conformément à la partie B, section III) et les précautions contre la transmission par gouttelettes dans tous les milieux de soins (conformément à la partie B, section IV, sous-section ii) et les modifier comme il est indiqué ci-dessous :
Dans les établissements de soins de longue durée et les autres milieux résidentiels, il faudrait effectuer une évaluation du risque au point de service pour déterminer le placement des patients. On devrait tenir compte du risque d'infection pour les autres patients présents dans la chambre et envisager des solutions de rechange.
Il se peut que la participation du patient aux activités de groupe doive être limitée tant qu'il est symptomatique.
Au cours d'une éclosion survenue dans un établissement, il faudrait envisager de restreindre les activités sociales dans les salles, les unités et les services.
Il faudrait envisager de limiter les visiteurs pendant les éclosions d'infections respiratoires dans la communauté ou dans l'établissement. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par gouttelettes dans les milieux de soins ambulatoires
Il faudrait placer les patients directement dans des chambres individuelles, surtout s'ils sont atteints d'une grippe, d'une infection à méningocoques, d'une rubéole, d'oreillons ou d'une coqueluche connus ou présumés. Si cela n'est pas possible, il faudrait placer les patients dans une zone de la salle d'attente éloignée des autres patients d'au moins 2 mètres et raccourcir le temps passé en salle d'attente.
Il faudrait envisager des salles d'attente ou des zones distinctes pour les visites périodiques d'enfants et pour les enfants atteints d'une infection respiratoire aiguë, en particulier pendant les éclosions en milieu communautaire. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par gouttelettes dans les milieux de soins à domicile
Il faudrait demander aux patients de dépister toute maladie respiratoire aiguë chez eux-mêmes et d'informer l'agence de soins à domicile de leur état avant la visite du travailleur de la santé, le rendez-vous fixé ou la participation à un programme de groupe.
Il faudrait conseiller aux patients de ne pas participer aux programmes de groupe lorsqu'ils présentent des symptômes aigus de maladie respiratoire.
Dans la mesure du possible, les travailleurs de la santé devraient dépister toute maladie fébrile par téléphone, avant la visite de soins à domicile. S'il est impossible de faire le dépistage par téléphone avant la visite, les travailleurs de la santé devraient l'effectuer à l'arrivée des patients à la clinique ou à un programme de groupe.
Les soins nécessaires du point de vue médical devraient être dispensés. Les soins (p. ex. clinique de soins des pieds) et les services (p. ex. visites bénévoles et transport bénévole) qui ne sont pas nécessaires du point de vue médical devraient être reportés lorsque les patients manifestent des symptômes respiratoires aigus. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par gouttelettes dans les milieux de soins préhospitaliers
Il faudrait élaborer un système qui permet d'identifier les patients atteints d'infections connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par gouttelettes.
Il faudrait limiter le nombre des membres du personnel qui s'occupent du patient.
Il faudrait placer un masque sur le visage du patient, si ce dernier le tolère.
L'établissement qui reçoit le patient devrait être avisé de toute précaution indiquée.
Si on sait que la maladie se transmet par gouttelettes, il faudrait utiliser un masque chirurgical ou opératoire. Cependant, si on ne peut écarter la transmission par voie aérienne de la maladie au moment de l'évaluation, il faudrait prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne. [CII]
Sous-Section iii : Précautions contre la transmission par voie aérienne dans tous les milieux de soins et modifications des précautions dans certains milieux de soins précis
Il faudrait prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne à l'égard des maladies, des tableaux cliniques et des étiologies précises indiquées dans la liste 5. Les recommandations qui suivent la liste 5 s'appliquent aux soins dispensés aux patients faisant l'objet de précautions contre la transmission par voie aérienne dans tous les milieux de soins, en plus des pratiques de base appliquées correctement et systématiquement pour les soins dispensés à tous les patients dans tous les milieux de soins. Les modifications qui s'appliquent à certains milieux de soins précis sont indiquées ensuite. Certaines maladies devraient être déclarées aux services de santé publique; il faut vérifier les règlements locaux.
Liste 5 : Maladies et/ou tableaux cliniques et étiologies particulières nécessitant des précautions contre la transmission par voie aérienne
5a. Maladies ou tableaux cliniques
Toux, fièvre, infiltrat pulmonaire chez une personne susceptible de contracter la tuberculose (pleuropulmonaire ou laryngienne)
5b. Étiologies particulières
Rougeole (rubéole)
Tuberculose (pleuropulmonaire ou laryngienne)
lésions non pulmonaires pendant les interventions qui peuvent transformer les bacilles de la tuberculose en aérosols
zona chez un patient immunovulnérable
zona impossible à contenir chez un patient immunocompétent
Il faudrait élaborer un système qui permet d'identifier les patients atteints d'infections connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne (c.-à-d. tuberculose infectieuse, rougeole, varicelle et zona disséminé).
Il faudrait prendre les précautions contre la transmission par voie aérienne de façon empirique à l'égard des patients qui présentent les maladies ou les tableaux cliniques présumés indiqués dans la liste 5 ci-dessus, plutôt que d'attendre que l'étiologie ait été déterminée.
Si l'étiologie a été établie, il faudrait consulter les étiologies particulières dans la liste 5.
Il est à noter que certaines maladies ou infections justifient des précautions de deux catégories différentes : contre la transmission par voie aérienne et la transmission par contact.
Il faudrait demander aux patients de porter un masque, s'ils le tolèrent (pas un appareil de protection respiratoire), lorsqu'ils ne se trouvent pas dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienneNote de bas de page 209, Note de bas de page 368, Note de bas de page 486.
Les patients atteints d'une infection à transmission aérienne connue ou présumée devraient être placés directement dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne, avec la porte ferméeNote de bas de page 21, Note de bas de page 72, Note de bas de page 138, Note de bas de page 207, Note de bas de page 210, Note de bas de page 437 , dont l'air est évacué à l'extérieur ou passe par un filtre à haute efficacité pour les particules de l'air avant d'être remis en circulationNote de bas de page 72, Note de bas de page 146, Note de bas de page 207, Note de bas de page 486.
Les patients devraient être autorisés à ôter le masque une fois dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne (consulter la partie B, section IV, sous-section iii, 2)Note de bas de page 207, Note de bas de page 486.
Si aucune chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne n'est disponible, il faudrait placer le patient dans une chambre individuelle et lui demander de garder son masque et de fermer la porte en tout temps.
Lorsque des chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne ne sont pas disponibles, il faudrait transférer le patient dans un établissement qui en dispose dès que son état est assez stable pour le transportNote de bas de page 21, Note de bas de page 207, Note de bas de page 486.
Un panneau indiquant les précautions à prendre contre la transmission par voie aérienne devrait se trouver à l'entrée de la chambre du patient ou à un autre endroit visible. [CI]
Il faudrait appliquer les stratégies suivantes pour réduire le niveau de production d'aérosols au cours des interventions médicales générant des aérosols effectuées sur des patients atteints de tuberculose présumée ou confirmée, de SRAS et d'une infection par un pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmissionNote de bas de page 150, Note de bas de page 151, Note de bas de page 152, Note de bas de page 153, Note de bas de page 154, Note de bas de page 156, Note de bas de page 157. Il convient également de mettre en œuvre des stratégies de réduction de la production d'aérosols lorsque des interventions médicales générant des aérosols devraient être effectuées sur des patients atteints de fièvre hémorragique viraleNote de bas de page 161. [BII]
Il faudrait limiter les interventions médicales générant des aérosols à celles qui sont nécessaires du point de vue médical.
Les interventions médicales générant des aérosols devraient être prévues et planifiées.
Il faudrait procéder à une sédation adéquate du patient.
Il faudrait limiter le nombre de membres du personnel présents dans la chambre au nombre nécessaire pour effectuer l'intervention médicale générant des aérosols.
Dans la mesure du possible, les interventions médicales générant des aérosols devraient être effectuées dans des chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne.
Une ventilation appropriée (p. ex. niveau de filtration de l'air et direction du flux d'air) devrait être maintenue.
Il faudrait utiliser des chambres individuelles (éloignées des patients à risque élevé et avec la porte fermée) dans les milieux où aucune chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne n'est disponible.
Tous les membres du personnel devraient porter des appareils de protection respiratoire pendant l'intervention.
Dans la mesure du possible, il faudrait utiliser des systèmes clos d'aspiration endotrachéale.
Remarque : Lorsque l'on répond à un code (arrêt cardiaque) sur un patient atteint d'une infection à transmission aérienne qui ne se trouve pas dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne, s'il est impossible de transférer le patient dans une de ces chambres ou dans une chambre individuelle, il faudrait tirer le rideau d'intimité, et tous les membres du personnel présents dans la chambre ou dans la zone d'intimité délimitée par le rideau devraient porter un équipement de protection individuelle approprié. Dans la mesure du possible, les visiteurs et les autres patients devraient sortir de la chambre ou de la zone.
Patients intubés et ventilés mécaniquementNote de bas de page 437 : [CII]
Il faudrait placer un filtre bactérien sur le tube endotrachéal pour prévenir la contamination du ventilateur et de l'air ambiant.
Dans la mesure du possible, l'aspiration endotrachéale devrait être effectuée à l'aide d'un dispositif d'aspiration en système clos.
2. Placement et hébergement des patients (consulter la partie B, section IV, sous-section iii, 1a
La chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne devrait être équipée de toilettes, d'un lavabo et d'une baignoire dans la chambre, ainsi que d'un lavabo réservé au lavage des mains à l'usage des travailleurs de la santéNote de bas de page 201, Note de bas de page 202, Note de bas de page 209, Note de bas de page 289, Note de bas de page 290, Note de bas de page 291, Note de bas de page 292, Note de bas de page 293, Note de bas de page 294, Note de bas de page 295, Note de bas de page 296, Note de bas de page 297, Note de bas de page 298, Note de bas de page 299, Note de bas de page 300, Note de bas de page 301, Note de bas de page 302. [BII]
Les patients dont on sait qu'ils sont infectés par le même virus (rougeole ou varicelle) peuvent être placés dans la même chambre. [CII]
Les patients tuberculeux ne devraient pas se trouver dans la même chambre, car les souches et le niveau d'infectiosité peuvent être différents. [CII]
SurveillanceNote de bas de page 72, Note de bas de page 207, Note de bas de page 487, Note de bas de page 488 [CI]
Avant de placer un patient dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne, il faudrait vérifier la différence de pression à l'aide d'indicateurs visuels (tubes fumigènes ou bandelettes qui battent dans le courant d'air) ou de manomètres portatifs.
Lorsque les chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne sont utilisées, il faudrait régulièrement vérifier les indicateurs visuels ou les manomètres portatifs, de préférence chaque jour, que des capteurs de différence de pression soient installés ou non.
Les résultats de la surveillance devraient être documentés.
On ne devrait pas désactiver les alarmes visuelles ou sonores.
3. Déplacements des patients
Les patients devraient être confinés dans leur chambre, à moins qu'ils ne doivent la quitter pour une intervention essentielle du point de vue médical. Chaque fois qu'il se trouve hors de sa chambre, le patient devrait être accompagné d'un travailleur de la santéNote de bas de page 209. [CII]
Il faudrait placer un masque (pas un appareil de protection respiratoire) sur le visage du patient (s'il le tolère) lorsqu'il quitte sa chambreNote de bas de page 207, Note de bas de page 213, Note de bas de page 373, Note de bas de page 374, Note de bas de page 375. Si le patient ne peut pas porter de masque, consulter les points c et d ci-dessous. [CII]
Si un patient qui ne peut pas porter de masque doit être transporté pour des raisons essentielles du point de vue médical, il faudrait planifier le transport de sorte que l'exposition aux autres personnes soit limitée (p. ex. éviter d'attendre à la réception) et informer le personnel qui reçoit le patient que des précautions systématiques devraient être prises. Si le transport se fait dans un espace confiné (p. ex. une ambulance), le personnel de transport devrait porter un appareil de protection respiratoire pendant le transport. [CI]
Pour les autres états pathologiques (c.-à-d. rougeole, varicelle), les membres du personnel de transport qui sont immunisés n'ont pas besoin de porter un appareil de protection respiratoire. [CII]
Les lésions cutanées dues à la varicelle ou à la variole, ou les lésions exsudatives non respiratoires dues à Mycobacterium tuberculosis, devraient être couvertes d'un drap propre pour éviter l'aérosolisation de l'agent infectieux si le patient quitte sa chambreNote de bas de page 138, Note de bas de page 207, Note de bas de page 489, Note de bas de page 490, Note de bas de page 491. [CII]
4. PersonnelNote de bas de page 219, Note de bas de page 419
Les travailleurs de la santé et les autres personnes (p. ex. le personnel de transport) devraient connaître leur état immunitaire concernant la rougeole et la varicelle. [CII]
Tous les travailleurs de la santé devraient être immunisés contre la rougeole et la varicelle. Les travailleurs de la santé qui ne sont pas immunisés ne devraient pas dispenser de soins à un patient atteint de la rougeole, de la varicelle ou d'un zona, ni à un patient exposé réceptif en période contagieuse. [CII]
Les travailleurs de la santé non immunisés ne devraient pas entrer dans la chambre des patients dont on présume ou on sait qu'ils ont la rougeole, la varicelle ou un zona disséminé, ou dans la chambre de patients exposés réceptifs en période contagieuse atteints de ces infections. Lorsque cela est inévitable, les travailleurs de la santé devraient porter un appareil de protection respiratoire (consulter le point 7 ci-dessous, Équipement de protection individuelle). (Remarque : Les travailleurs de la santé non immunisés devraient porter des gants pour soigner des patients atteints de varicelle ou de zona disséminé.) [CII]
Les travailleurs de la santé immunisés n'ont pas besoin d'utiliser un appareil de protection respiratoire lorsqu'ils soignent des patients dont on présume ou on sait qu'ils sont atteints de la rougeole (rubéole), de la varicelle ou d'un zona disséminé. [CII]
5. Gestion des patients atteints d'infections à transmission aérienne
En ce qui concerne la varicelle :
Le patient devrait garder la chambre jusqu'à ce que toutes les lésions aient formé une croûte.
Les membres du personnel et les visiteurs réceptifs ne devraient pas entrer dans la chambre. Dans les circonstances exceptionnelles où il est nécessaire d'entrer dans la chambre, il faudrait porter un appareil de protection respiratoire et des gants.
Le patient ne devrait quitter sa chambre que pour des raisons essentielles du point de vue médical, à moins qu'il ne soit établi que tous les autres patients et tous les travailleurs de la santé sont immunisés contre la varicelle.
Lorsque le patient n'est pas dans sa chambre, il devrait porter un masque, ses lésions cutanées devraient être couvertes et sa literie (si nécessaire) devrait être propre. [CII]
En ce qui concerne la rougeole :
Le patient devrait garder la chambre jusqu'au quatrième jour suivant l'apparition de l'éruption cutanée ou pendant toute la durée de la maladie, s'il est immunovulnérable.
Les membres du personnel et les visiteurs réceptifs ne devraient pas entrer dans la chambre. Dans les circonstances exceptionnelles où il est nécessaire d'entrer dans la chambre, il faudrait porter un appareil de protection respiratoire.
Le patient ne devrait quitter sa chambre que pour des raisons essentielles du point de vue médical, à moins qu'il ne soit établi que tous les autres patients et tous les travailleurs de la santé sont immunisés contre la rougeole. Lorsqu'il n'est pas dans sa chambre, le patient devrait porter un masque. [CII]
6. Gestion des compagnons de chambre exposés réceptifs et des autres contacts étroits
Il faudrait déterminer l'état immunitaire des compagnons de chambre et des autres contacts étroits exposés.
Les contacts réceptifs exposés devraient être placés dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne du septième jour suivant la première exposition possible jusqu'au vingt et unième jour suivant la dernière exposition.
Les recommandations les plus récentes du Comité consultatif national de l'immunisation devraient servir à déterminer si une vaccination par l'immunoglobuline antivaricelleuse-antizostérienne ou contre la varicelle est recommandée chez les contacts réceptifs exposés qui courent un risque de maladie grave; dans l'affirmative, il faudrait prolonger les précautions au vingt-huitième jour suivant l'expositionNote de bas de page 419.
Il faudrait offrir aux personnes réceptives exposées (sans contre-indications connues) de les vacciner contre la varicelle dans les 72 heures suivant le premier contact.
Il faudrait prendre des précautions à l'égard des personnes exposées, que l'on administre un vaccin par l'immunoglobuline antivaricelleuse-antizostérienne ou contre la varicelle ou non. [CII]
Les contacts réceptifs devraient recevoir un traitement préventif (c.-à-d. un vaccin contre la rougeole ou de l'immunoglobuline, selon les dernières recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation)Note de bas de page 419.
Les contacts réceptifs exposés devraient être placés dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne du cinquième jour suivant la première exposition possible jusqu'au vingt et unième jour suivant la dernière exposition, qu'un vaccin soit administré ou nonNote de bas de page 15, Note de bas de page 492. [CII]
7. Équipement de protection individuelle
Les travailleurs de la santé devraient porter un appareil de protection respiratoire pour soigner un patient atteint d'une tuberculose respiratoire présumée ou confirmée. Les travailleurs de la santé devraient porter des appareils de protection respiratoire en présence de lésions cutanées tuberculeuses et lorsqu'ils pratiquent des interventions qui pourraient transformer les bacilles de la tuberculose en aérosols (p. ex. irrigation)Note de bas de page 162, Note de bas de page 163, Note de bas de page 164. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient porter des appareils de protection respiratoire lorsqu'ils soignent un patient atteint d'une infection à transmission aérienne que l'on peut éviter par vaccin (c.-à-d., varicelle, rougeole) contre laquelle ils ne sont pas immunisés. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient porter un appareil de protection respiratoire lorsqu'ils pratiquent une intervention médicale générant des aérosols ou qu'ils y prennent part (conformément à la partie B, section IV, sous-section iii, 1b) sur des patients qui manifestent des signes et des symptômes de SRAS ou d'une infection par une pathogène émergent dont on ne connaît pas encore les caractéristiques de transmissionNote de bas de page 150, Note de bas de page 151, Note de bas de page 152, Note de bas de page 153, Note de bas de page 154, Note de bas de page 155, Note de bas de page 156. Il convient également de mettre en œuvre des stratégies de réduction de la production d'aérosols lorsque des interventions médicales générant des aérosols devraient être effectuées sur des patients atteints de fièvre hémorragiqueNote de bas de page 161. Pour les nouveaux virus de la grippe ou l'émergence des nouveaux pathogènes, prière de consulter les documents d'orientation pertinents sur le site de l'Agence de la santé publique du Canada (http://www.phac-aspc.gc.ca/nois-sinp/guide/pubs-fra.php). [BII]
Les travailleurs de la santé devraient porter un appareil de protection respiratoire pour soigner un patient atteint d'orthopoxvirose simienne ou de variole présumés ou confirmés. [CII]
Les travailleurs de la santé devraient adhérer aux politiques et procédures associées au programme de protection respiratoire de l’organisation. [Réglementé]
Les travailleurs de la santé devraient garder la peau glabre à l'endroit où l'appareil de protection respiratoire touche le visage afin d'assurer une bonne étanchéité. [CII]
Utilisation appropriée d'un appareil de protection respiratoire [CII]
Il faudrait se laver les mains avant de mettre un appareil de protection respiratoire.
Il faudrait vérifier l'étanchéité de l'appareil de protection respiratoire.
Il faudrait éviter l'auto-contamination pendant l'utilisation et l'élimination de l'appareil de protection respiratoire en ne touchant pas sa surface extérieure.
Les appareils de protection respiratoire devraient être ôtés avec précaution et par les sangles.
Il ne faudrait pas suspendre un appareil de protection respiratoire autour du cou lorsqu'on ne l'utilise pas.
Il faudrait changer d'appareil de protection respiratoire s'il est mouillé ou souillé (par la respiration de la personne qui le porte ou par des éclaboussures externes).
Il faudrait changer l'appareil de protection respiratoire si la personne qui le porte a de la peine à respirer.
Il faudrait immédiatement éliminer l'appareil de protection respiratoire dans une poubelle automatique après l'avoir utilisé (c.-à-d. dès qu'il est retiré du visage), puis pratiquer l’hygiène des mains.
Dans les milieux où les patients sont groupés par cohortes, les appareils de protection respiratoire peuvent être portés pour soigner plusieurs patients successifs.
8. Gestion du matériel de soins aux patients
9. Nettoyage de l'environnement des patients
10. Éducation du patient, de la famille et des visiteurs
Il faudrait éduquer les patients, les visiteurs, les familles et les fournisseurs de soins au sujet des précautions prises, de leur durée et de la prévention de la transmission de la maladie à d'autres personnes. [CII]
Il faudrait demander aux patients atteints d'infections à transmission aérienne connues ou présumées de porter un masque et de couvrir les lésions cutanées (dues à la varicelle ou à la variole, ou lésions exsudatives non respiratoires dues àMycobacterium tuberculosis) par un pansement sec si, pour des raisons médicales, ils quitter la chambre d'isolement pour infections à transmission aérienneNote de bas de page 207, Note de bas de page 213, Note de bas de page 219, Note de bas de page 373, Note de bas de page 374. [CII]
Les visiteurs qui prennent part aux soins dispensés aux patients devraient recevoir des instructions concernant les indications relatives à l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuelle. En milieu de soins aux adultes, les visiteurs qui aident à soigner le patient devraient porter le même équipement de protection individuelle que celui que portent les travailleurs de la santé, à moins que l'on ait déterminé qu'ils ont déjà subi une exposition prolongée à ce patient ou qu'ils sont immunisés contre la maladie ou l'état pathologique contre lesquels le patient fait l'objet de précautions. Si les visiteurs portent un appareil de protection respiratoire, il faudrait leur demander d'en vérifier l'étanchéité. [CII]
11. Gestion des visiteurs
En ce qui concerne la tuberculose :
Il faudrait limiter les visiteurs à la famille proche ou au tuteur.
Les visiteurs considérés comme des contacts étroits (p. ex. les membres du ménage, ceux qui se sont régulièrement rendus au domicile du patient) devraient passer un dépistage pour savoir s'ils toussent. Les visiteurs qui toussent devraient être envoyés pour une évaluation de la tuberculose dès que possible; avant cette évaluation, ils ne devraient rendre visite à un patient que si la visite est essentielle, et devraient porter un masque pendant qu'ils se trouvent dans l'établissement. [CII]
En ce qui concerne les autres infections à transmission aérienne (varicelle, rougeole) :
Il faudrait demander aux visiteurs de s'adresser à une infirmière avant d'entrer dans la chambre du patient.
Les visiteurs devraient être interdits de visite, à moins que l'on n'ait confirmé qu'ils sont immunisés contre l'infection contre laquelle le patient fait l'objet de précautions, que la visite soit rendue pour des raisons de compassion (contact, gouttelettes) ou que la visite soit essentielle (p. ex. parent, tuteur ou principal fournisseur de soins).
Si la visite est essentielle, les visiteurs non immunisés peuvent rendre visite au patient s'ils portent un équipement de protection individuelle approprié. [CII]
12. Durée des précautions
Il faudrait abandonner les précautions contre la transmission par voie aérienne une fois que les signes et les symptômes de l'infection ont disparu ou conformément aux recommandations propres à chaque maladie indiquées dans le tableau 5. [CII]
13. Manipulation des cadavres
Il faudrait utiliser des pratiques de base de façon correcte et systématique, ainsi que des précautions contre la transmission par voie aérienne, pour manipuler des cadavres ou préparer des corps en vue d'une autopsie ou d'un transport vers une entreprise de pompes funèbres. Il faudrait maintenir les précautions contre la transmission par voie aérienne pour la manipulation d'un patient atteint de tuberculose respiratoire infectieuse, de rougeole ou de varicelle, tant que les contaminants atmosphériques n'ont pas été éliminés de la chambre (consulter l'annexe VIII). Il faudrait se conformer aux règlements provinciaux ou territoriaux sur les maladies contagieuses. [Réglementé]
14. À la sortie d'hôpital ou à l'arrêt des précautions contre la transmission par voie aérienne
Il faudrait prévoir suffisamment de temps pour que l'air soit exempt de noyaux de gouttelettes sous forme d'aérosols (consulter l'annexe VIII) avant que le personnel d'entretien n'effectue un nettoyage final, faute de quoi le personnel d'entretien devrait porter un appareil de protection respiratoire. [CII]
Modifications des précautions contre la transmission par voie aérienne dans certains milieux de soins précis
Modification des précautions contre la transmission par voie aérienne dans les milieux de soins de longue durée
Il faudrait respecter les pratiques de base (conformément à la partie B, section III) et les précautions contre la transmission par voie aérienne dans tous les milieux de soins (conformément à la partie B, section IV, sous-section iii) et les modifier comme il est indiqué ci-dessous :
Tuberculose (infectieuse respiratoire [pleuropulmonaire ou laryngienne])Note de bas de page 21, Note de bas de page 437, Note de bas de page 493, Note de bas de page 494, Note de bas de page 495, Note de bas de page 496
Il faudrait déterminer si les patients des établissements résidentiels sont atteints de tuberculose au moment de l'admission. [CII]
Si le milieu de soins de longue durée ne dispose pas de chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne, il faudrait transférer le patient dans un établissement qui en est équipé. Si le transfert subit un retard :
il faudrait placer le patient dans une chambre individuelle et fermer la porte; il est préférable que l'air de cette chambre ne soit pas remis en circulation et qu'elle se trouve aussi éloignée des chambres des autres patients que possible;
il faudrait limiter le nombre de personnes qui entrent dans la chambre (p. ex. pas de visiteurs non essentiels). [CII]
Varicelle ou zona disséminé, zona localisé impossible à garder couvert ou rougeole :
Il faudrait déterminer l'état immunitaire (rougeole, varicelle) des patients des établissements résidentiels au moment de l'admission et leur offrir une immunisation. [CII]
Si tous les membres du personnel et tous les résidents de l'établissement sont immunisés, et si les visiteurs non immunisés peuvent être exclus, il n'est peut-être pas essentiel de transférer le patient à un établissement doté de chambres d'isolement pour infections à transmission aérienne. [CII]
Il ne faudrait pas placer des patients infectieux dans des unités où pourraient se trouver des patients réceptifs immunovulnérables. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par voie aérienne dans les milieux de soins ambulatoires
Il faudrait respecter les pratiques de base (conformément à la partie B, section III) et les précautions contre la transmission par voie aérienne dans tous les milieux de soins (conformément à la partie B, section IV, sous-section ii i) et les modifier comme il est indiqué ci-dessous : [CII]
Il faudrait élaborer un système qui permet d'identifier les patients atteints d'infections connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne (c.-à-d., tuberculose infectieuse, rougeole, varicelle ou zona disséminé).
Il faudrait élaborer un système (p. ex. triage, signalisation), à l'entrée des milieux de soins ambulatoires ou au moment de fixer les rendez-vous par téléphone, qui permet d'identifier les patients atteints d'infections connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne (c.-à-d., tuberculose infectieuse, rougeole, varicelle ou zona disséminé). Si possible, il faudrait prévoir la visite à un moment opportun pour réduire l'exposition des autres patients, comme à la fin de la journée.
Il faudrait demander aux patients atteints d'une infection à transmission aérienne présumée de mettre un masque à leur entrée dans l'établissement.
Il faudrait placer les patients atteints d'une infection à transmission aérienne connue ou présumée directement dans une chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne.
Une fois qu'il est dans la chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne, le patient peut retirer son masque.
Si aucune chambre d'isolement pour infections à transmission aérienne n'est disponible, le patient devrait porter un masque et la porte devrait rester fermée.
Les recommandations à l'égard du personnel, du déplacement des patients et de l'équipement de protection individuelle devraient être respectées, conformément aux recommandations pour tous les établissements de soins.
Il faudrait prévoir suffisamment de temps après l'autorisation de sortie pour que l'air soit exempt de noyaux de gouttelettes sous forme d'aérosols avant d'utiliser la chambre pour un autre patient (tuberculose) ou pour un patient non immunisé (rougeole ou varicelle). La durée dépend du taux de renouvellement d'air de la chambre (consulter l'annexe VIII). [CII]
Modification des précautions contre la transmission par voie aérienne dans les milieux de soins à domicile
Il faudrait respecter les pratiques de base (conformément à la partie B, section III) et les précautions contre la transmission par voie aérienne dans tous les milieux de soins (conformément à la partie B, section IV, sous-section ii i) et les modifier comme il est indiqué ci-dessous :
Il faudrait élaborer un système de dépistage des patients préalable aux rendez-vous afin d'identifier les patients atteints d'infections connues ou présumées pour lesquels il est justifié de prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne (c.-à-d., tuberculose infectieuse, rougeole, varicelle ou zona disséminé).
Les agences de soins à domicile devraient consulter les services de la santé publique pour déterminer si le patient atteint d'une tuberculose respiratoire est contagieux et devrait faire l'objet de précautions contre la transmission par voie aérienne. [CII]
Modification des précautions contre la transmission par voie aérienne dans les milieux de soins préhospitaliers
Dans la mesure du possible, les premiers répondants devraient effectuer une évaluation du risque au point de service et mettre au besoin un équipement de protection individuelle avant d'entrer au domicile du patient ou à l'endroit où ce dernier se trouve.
Il faudrait utiliser des systèmes de ventilation en véhicule, lorsqu'ils sont disponibles, pour créer un environnement de pression négative; en l'absence de tels système, il faudrait créer une ventilation naturelle (p. ex. ouvrir les fenêtres du véhicule).
Le patient devrait porter un masque pendant le transport, s'il le tolère. Si le patient a besoin d'oxygène, il faudrait utiliser un masque à oxygène filtré. [CII]