Source: http://www.gerard-filoche.fr/2016/05/30/reponse-a-3-questions-de-bizi-pour-le-site-enbata-info-avant-meetings-a-dax-et-bayonne/
Timestamp: 2020-06-05 22:01:04+00:00
Document Index: 244758746

Matched Legal Cases: ['art 27', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 27', 'art. 52', 'arrêt ']

Réponse à 3 questions de Bizi pour le site Enbata info avant meetings à Dax et Bayonne – Le blog de Gérard Filoche
« Loi Uber El Khomri : art 27 : « Vote électronique » si l’employeur le décide
Loi Uber/El Khomri, jours fériés et extrêmes droites »
CASSE DU CODE DU TRAVAIL :
Que contient encore le projet de loi ?
Il contient tout le venin possible et inimaginable d’un texte voulu par le Medef et par Bruxelles, mis en route ici par Hollande, Valls et Macron, pour casser 100 ans de code du travail, pour faire travailler plus, gagner moins et licencier plus facilement 18 millions de salariés de ce pays. Non seulement le texte n’a pas été amendé, ni « équilibré » mais il a été aggravé entre le 49 3 et son retour au Sénat.
En fait depuis cent ans, depuis la tragique catastrophe de Courrieres en 1906 et la naissance du Code en 1910, en France, on oeuvrait républicainement à adapter les entreprises aux droits de la femme et de l’homme au travail.
Jusqu’à ce que Francois Hollande annonce dans sa conférence de presse de septembre 2015 qu’il allait « adapter les droits du travail aux besoins des entreprises ». En une seule phrase c’est une coupure épistémologique, une rupture historique, théorique, juridique et pratique fondamentale. Valls l’avait précisé « - Ce n’est pas une réformette, c’est une révolution », en effet c’est une contre révolution.
Car en effet, il n’y a pas trois branches à l’alternative : soit on adapte les entreprises aux humains, soit on adapte les humains aux entreprises. Soit on protège les salariés des exigences de la productivité, soit on les y soumet. Soit on fait priorite aux besoins des humains, soit aux exigences économiques : en l’occurence les deux paraissent s’opposer actuellement en matière de salaire, de durée du travail, de santé, d’hygiène, de sécurité, de respect, de dignité au travail.
Le contrat de travail est un lien de subordination juridique permanent, il a une contrepartie juridique, légale, c’est le code du travail. Le code du travail, c’est l’ordre public social, l’état de droit dans l’entreprise, les lois de la République qui l’emportent sur les exigences du marché.
La loi Uber El Khomri c’est la fin de l’état de droit, de l’ordre public social, du droit universel des femmes et des hommes au travail. C’est la fin de l’organisation internationale du travail, de la recherche d’un droit planétaire ou les lois du travail seraient constitutives du droit de la concurrence. C’est système rabaissé au contractuel, aléatoire, soumis boutique par boutique, entreprise par entreprise, aux pouvoirs de chaque patron. Dans le même quartier, dans la même branche, à trois rues d’intervalle, les entreprises pourront décider du taux des heures supplémentaires et donc, les abaisser : il s’agit de diminuer ces taux de 25 % à 10 % voire de les « compenser » à taux zéro au lieu de les « majorer » Des millions de salariés vont perdre beaucoup de salaire tout en travaillant beaucoup plus.
Il n’y a en a aucune, à part le retrait de cette loi qui n’aurait jamais du voir le jour, que nul ne demandait, et que nul n’a voté.
Car tous les articles sont scélérats, pas seulement l’art. 2 sur la hiérarchie des normes, mais l’art. 3 facilitant les licenciements pour les multinationales, ou bien, au hasard l’art. 27 légalisant les VTC d’User, l’art. 52 frappant les chomeurs directement au portefeuille sur leur compte bancaire en dépit de l’arrêté du Conseil d’état du 15 octobre 2015. Il n’y a que des grandes et petites mesquineries, des scélératesses, pro patronales, rien pour les salariés. Pour ceux qui sont experts, c’est un haut le coeur, on se demande comment de la part de gens issus de la gauche une telle sale loi a pu être conçue.
Dès le mois de janvier (au début j’ai cru que c’était un faux tellement cela me paraissait abominable) dès que j’ai eu connaissance précise du texte, en février, dès que j’en ai fait avec mon ami Richard Abauzit, une critique détaillée, j’ai dis que cela méritait une greve générale avec occupation des entreprises.
J’espère qu’elle va se produire.
Des millions de salariés, hélas, ne savent pas encore qu’ils vont souffrir dans leur chair, dans leur vie intime, dans leurs droits essentiels, dans leurs salaires rabaissés, de ce texte ignominieux. Le code du travail, c’est l’indice du degré de développement d’une civilisation, là on en prend un sérieux coup, un siècle de recul, c’est Mad Max à la porte des entreprises.
Il faut donc, ce que je fais tous les midis et tous les soirs, dans toute la France, expliquer, expliquer, alerter, alerter, pour contredire dans les meetings, dans la rue dans les cortèges dans les entreprises, la propagande gouvernementale, éhontée, mensongère organisée sans nuance par 95% des médias entre les mains de 7 milliardaires.
En plus Pierre Gattaz vient de traiter la CGT de « voyous » et de « terroristes » (sic) ! Les salopards de la finance, de l’oligarchie dans son genre qui se goinfrent, qui nous pillent, qui nous mentent et nous maltraitent, en plus, ils ont le culot de nous insulter.
Pourtant nous sommes majoritaires, nous avons le salariat 93% des actifs avec nous, nous avons FO, CGT, FSU, Solidaires, des secteurs de la CFDT, de l’UNSA, UNEF, UNL… Nous avons 85% des syndiqués et syndicats, 75% de l’opinion dans les sondages, des centaines de milliers de manifestants depuis trois mois, des entreprises occupées par dizaines, des barrages, des blocages, et le gouvernement isolé s’acharne à ne pas entendre. Alors que dans des circonstances similaires, Balladur ou Chirac avaient déjà retiré en 1994 le texte du CIP ou en 2006 celui du CPE.
Il n’empêche, le basculement, le déclic sont en train de se faire, et on est en train de réussir, le droit social de la République française ne se laissera pas assassiner comme cela ! Le mépris et la morgue du trio Hollande, Valls, Macron ne l’emporteront pas.
Cette semaine les grèves s’étendent, et le meilleur moyen de les étendre encore… c’est de les étendre. C’est de partir en grève partout dans tous les secteurs et d’occuper toutes les entreprises, tous ensemble.
Gerard Filoche lundi 30 mai 2016
Jeudi 17 mars : 9 h 30 - 12 h congrès architectes Paris 120 19° arrêt sur image + + 18 h Le Havre 76 200
Jeudi matin à 10 h 30 : meeting au havre (700)
Vendredi 3 juin : 17 h 30 : UL CGT Beauvais (250)
Mardi 7 juin : 10 h 30 RATP + 14 à 17 h salle Colbert AN Maisons des Potes
Mercredi 8 juin : réunion PS D&S à Nevers
Jeudi 9 juin : réunion PS Dax 40
Vendredi 10 juin : réunion Bizi à Bayonne
Dimanche 12 juin : Déjazet meeting unitaire Copernic
Lundi 13 juin : de 12 a 14 h institut Gustave Roussy + Bn du PS
Vendredi 17 juin : Attac Montereau Ecuelles 77
Lundi 20 juin : 18 h Bn du PS + 20 h FdG Fleury Mérogis 91
Jeudi 23 juin : Attac Gisors 27
Lundi 27 juin : de 10 h à 18 h séminaire de la motion B + Bn du PS
Jeudi 30 juin : journée avec SAF avocats Dieppe 76
Les 2 et 3 juillet : week-end de D&S
Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 30 mai 2016 à 15:50, classé sous Politique. Bookmarkez le permalien. Suivez les commentaires grâce au flux RSS de cet article. Déposez un commentaire ou un trackback : Adresse du trackback.
Posted 30 mai 2016 at 17:00 | Permalien
« que nul ne demandait ? » Oh si la commission dans la listes des « objectifs » assignés à la France. Ce qui est d’ailleurs bien, chez ces technocrates, c’est qu’ils assument !
Posted 30 mai 2016 at 18:34 | Permalien
En complément de l’interview de notre camarade Gérard Filoche, je vous invite à lire l’article intitulé « Sans la grève et les blocages, nous en serions encore au monde de Zola, de Dickens et du travail des enfants », disponible à l’adresse suivante : http://www.bastamag.net/On-bloque-tout-force-des-sans-pouvoir
oui et non, ceux qui dirigent avaient toute latitude faire ou de ne pas faire
Posted 26 juin 2016 at 18:06 | Permalien
Eh oui Mr Filoche, c’est l’europe qui veut cette loi travail et vous ne remettez jamais l’europe en question…. vous êtes un traitre Monsieur!
Alors que vous avez milité contre le référundum de 2005… c’est un comble!
Posted 26 juin 2016 at 23:00 | Permalien
oui et je n’ai jamais change d’avis, je combat europe libérale, et suis ens saveur d’une europe sociale,
ce n’est pas l’europe que je combats c’est l’UE, la politique des libéraux qui la dirigent