Source: http://www.victimes-amiante.org/actualites-association-sos-amiante.php
Timestamp: 2019-05-27 09:00:32+00:00
Document Index: 182568728

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Actualités - Association d'aide aux victimes de l'amiante
Actualités - Association S.O.S. Amiante
08-04-2019 : Préjudice d’anxiété : tous les travailleurs exposés à l’amiante pourraient être indemnisés
Pourquoi l’arrêt de la Cour de Cassation est une grande victoire pour les victimes
Par cet arrêt du 5 mars 2019, pris au cours de l’assemblée plénière, c’est-à-dire la forme la plus solennelle de la haute juridiction, tous les travailleurs exposés à l’amiante peuvent demander à bénéficier du préjudice d’anxiété ...
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25-03-2019 : Amiante à l’école : une bombe sanitaire à retardement
Pourtant, l’amiante est partout : dans le flocage des plafonds, les dalles de sol, les murs extérieurs ...
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20-03-2019 : 1200 salariés exposés à l’amiante demandent réparation pour « le préjudice d’anxiété »
La salle d’audience du Tribunal de Lyon s’étant avérée trop petite, le procès avait été délocalisé dans une salle de Rillieux la Pape.
En effet, tous ces anciens employés s’inquiètent de voir apparaitre, à tout moment, une maladie en lien avec l’amiante et doivent effectuer des contrôles et des examens radiologiques réguliers, source de stress et d’angoisse ...
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15-03-2019 : Un nouveau traitement - la thérapie cellulaire pourrait doubler l’espérance de vie des malades de l’amiante
L’immunothérapie et maintenant la thérapie cellulaire constitue une avancée importante pour les victimes de l’amiante et en particulier celles atteintes d’un mésothéliome ...
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15-01-2019 : 90% des bâtiments construits avant 1997 contiennent de l’amiante
Ce pôle « regrouperait les acteurs privés comme publics de la filière de désamiantage afin de les placer sous le contrôle du Parlement, au travers d’un plan pluriannuel d’actions » ...
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23-10-2018 : Amiante : Scandale politique et judiciaire, drame humain et bombe à retardement
Le Parquet de Paris, tout en reconnaissant « une impasse juridique » a demandé un non-lieu général pour les dirigeants d’Eternit en 2017 et, plus récemment, fin septembre 2018, pour ceux de l’équipementier automobile Ferodo-Valéo de Condé sur Noireau ...
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30-09-2018 : Amiante : beaucoup de victimes ne font pas les démarches pour être indemnisées
La victime pourra aussi se rapprocher du Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante ( F.I.V.A. ) qui lui accordera une indemnisation complémentaire sous forme d’un capital et d’une rente ( qui tiendra compte de la rente déjà attribuée par l’organisme social ) ...
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20-09-2018 - Amiante au Tribunal de Créteil : la situation est grave
» Suite : Tribunal de Créteil : décès d'une ancienne juge victime de l'amiante
03-09-2018 - Entreprises du batiment : prés d'un cancer sur deux est lié à l'amiante
Le 6 juin 2018, au cours du 35ème Congrès de Médecine et de Santé au Travail, une étude de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a mis en lumière que les métiers du bâtiment sont parmi les plus touchés par les cancers d’origine professionnelle et dans 42% des cas, l’amiante est mise en cause.
Les professions les plus exposées sont les métiers qualifiés de la métallurgie, de la construction mécanique ainsi que le secteur du bâtiment.
Les maladies asbestosiques comme les plaques pleurales et les fibroses pulmonaires sont particulièrement fréquentes du fait de l’inhalation des fibres d’amiante.
L’étude de l’ANSES met aussi en évidence, malheureusement, que l’amiante peut entraîner des cancers pulmonaires graves (adénocarcinomes broncho-pulmonaires) et des cancers appelés mésothéliomes qui touchent la plèvre et le péritoine et dont le pronostic vital est particulièrement sombre.
Il faut noter que nous recevons de plus en plus de demande d’informations et d’aide dans les différentes démarches d’indemnisation par des victimes et des familles de victimes de ces types de cancer.
20-06-2018 - Salariés exposés à l’amiante : 40 000 euros requis par l’avocat général contre le CHRU de Besançon devant la cour d’appel
Une amende de 40 000 euros avec sursis a été requise le 14 juin 2018 contre l’hôpital Jean Minjoz, de Besançon, par l’avocat général devant la cour d’appel.
Le Centre Hospitalier Régional Universitaire Jean Minjoz avait déjà été condamné, par le tribunal correctionnel, le 30 novembre 2016, en première instance, à 40 000 euros d’amende avec sursis pour « mise en danger d’autrui par violation manifeste et délibérée d’une action réglementaire de sécurité » entre avril 2009 et juin 2013.
La présence d’amiante à l’hôpital Jean Minjoz avait été clairement établie en 2016 et des travaux de désamiantage avaient débuté en 2009.
A plusieurs reprises, des salariés des services techniques et de sécurité incendie se sont trouvés en présence de poussières d’amiante sans protection et sans savoir qu’elles étaient exposées à ces fibres cancérigènes.
C’est la première fois, en France, qu’un hôpital avait été reconnu coupable, en tant que personne morale, de mise en danger de la vie d’autrui pour avoir exposé délibérément ses salariés à l’amiante.
Si la peine infligée en première instance, à savoir 40 000 euros avec sursis, est confirmée en appel, le jugement fera jurisprudence pour les affaires à venir qui sont nombreuses.
Il est évident que « la prise en charge du désamiantage pour les hôpitaux publics est un défi majeur » pour la Fédération Hospitalière de France.
La Fédération Hospitalière de France souligne « les difficultés organisationnelles, techniques et financières majeures que pose le désamiantage, réalisé le plus souvent en site occupé, ceci impliquant la réalisation de travaux complexes, longs et coûteux&nsbp;».
Pour SOS AMIANTE, peu importe le coût et la difficulté des travaux, il est impératif que l’état prenne en charge le désamiantage de tous les hôpitaux publics et cela sans tarder.
12-06-2018 - Les risques liés à l’amiante sont sous-estimés
Selon la société SWISS RE, numéro un mondial de la réassurance, l’indemnisation des victimes de l’amiante et les nombreuses mises en cause d’entreprises ont déjà couté très cher au secteur de l’assurance.
Selon les dernières estimations, rapportées par SWISS RE, le montant total des pertes s’élèverait à 100 milliards de dollars pour les USA.
En tenant compte d’un temps de latence pouvant aller jusqu’à 40 ou 50 ans entre l’inhalation des poussières d’amiante et l’apparition des maladies, de nombreuses déclarations de sinistres sont encore à venir.
Malgré l’ampleur de ce scandale sanitaire, tous les pays n’ont pas interdit l’amiante.
Un tiers des personnes vivant en Europe y sont encore potentiellement exposées, dans le cadre de leur travail et de l’environnement, selon une étude des Nations Unies, publiée en 2015.
Ces perspectives viennent confirmer que le scandale de l’amiante perdure et que des dizaines de milliers de victimes vont encore développer des maladies liées à l’amiante.
22-05-2018 - Décision de la Cour de Cassation le 19 juin prochain : Dernier espoir de procès pénal pour les victimes de l’amiante
En septembre 2017, la cour d’appel de Paris avait annulé la mise en examen, pour homicides et blessures involontaires, de huit responsables nationaux, en lien avec le scandale sanitaire de l’amiante.
Il est reproché à ces fonctionnaires, scientifiques et industriels d’avoir participé, entre 1982 et 1995, au Comité Permanent Amiante.
Le Comité Permanent Amiante, fondée en 1982, réunissait les parties concernées par la gestion des risques liés à l’amiante.
Il est accusé d’avoir, par son lobbying, retardé l’interdiction de sa fabrication, de sa transformation et de sa mise sur le marché en France, décidée en 1997.
A cette date, sept autres pays européens avait déjà interdit l’amiante.
Deux associations demandent aux juges de la Cour de Cassation d’invalider cette décision de la cour d’appel de Paris.
Si la cour donne raison à ces associations, les affaires seront renvoyées devant le juge du fond et un procès pénal pourrait avoir lieu.
Ce procès pénal serait d’autant plus important et symbolique que l’amiante est la première cause de mortalité au travail, en France.
30-04-2018 - Usine de Fumel : le Tribunal Administratif de Bordeaux donne raison aux salariés
De nombreux rapports d’expertise avaient mis en évidence la présence d’amiante dans les fours et les toitures de la fonderie de Fumel, en Lot et Garonne.
Les ouvriers de cette usine métallurgique ne pouvaient demander l’attribution du préjudice d’anxiété et de l’allocation de cessation d’activité anticipée que s’ils avaient été employés jusqu’en 1997 et pas au-delà.
Les salariés ont souhaité engager une procédure afin d’obtenir l’extension de la période d’indemnisation, entre 1998 et 2012.
En effet, la ministre du Travail avait refusé d’inscrire l’usine de Fumel dans la liste des établissements industriels pouvant ouvrir droit à l’indemnisation du préjudice d’anxiété et à l’allocation de cessation d’activité anticipée.
SOS AMIANTE se réjouit du jugement du Tribunal Administratif de Bordeaux qui vient donc d’annuler la décision de la ministre du Travail, ce qui va permettre à plusieurs centaines d’ouvriers de cette usine de faire valoir leurs droits.
18-02-2018 - La cristallerie Baccarat condamnée à indemniser des employés pour « préjudice d’anxiété »
Par un arrêt du 16 février 2018, la Cour d’appel de Nancy vient de condamner la Cristallerie Baccarat (en Meurthe et Moselle) à indemniser à hauteur de 10 000 € chacun, 32 employés, au titre du « préjudice d’anxiété ».
Devant le tribunal des prud’hommes, ces mêmes salariés avaient été déboutés, en première instance.
200 autres salariés de la Cristallerie Baccarat peuvent espérer obtenir le même type de jugement qui reconnait une exposition à l’amiante sur le lieu de travail.
Le « préjudice d’anxiété » est inscrit dans le droit civil français depuis un arrêt de la Cour de cassation de 2010.
Ce préjudice consiste en « une souffrance liée à la peur de voir apparaître une maladie à cause d’une exposition antérieure à une substance dangereuse sur leur lieu de travail ».
Les salariés qui ont travaillé dans des établissements où y étaient fabriqués ou traités l’amiante ou des matériaux contenant de l’amiante, se trouvaient, par le fait de l’employeur, dans une situation d’inquiétude permanente face au risque de déclaration, à tout moment, d’une maladie liée à l’amiante et étaient amenés à subir des contrôles et des examens réguliers propres à réactiver cette angoisse.
15-02-2018 - La société Esso Raffinage du Havre condamnée pour « faute inexcusable »
Suite au désistement de la société Esso de son pourvoi en Cassation, le jugement de la Cour d’appel de Rouen, de mai 2017, qui reconnaissait que la société ESSO Raffinage avait commis une faute inexcusable à l’origine de la maladie professionnelle dont un de ses employés était atteint et décédé, devient définitif.
En mars 2010, un employé d’Esso Raffinage apprend qu’il est atteint du cancer pulmonaire en lien avec une exposition à l’amiante.
Décédé 9 mois plus tard, c’est sa veuve qui va continuer l’action en justice.
En avril 2015, le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Seine Maritime, au Havre, reconnait la faute inexcusable d’Esso Raffinage.
Suite à l’appel interjeté par Esso Raffinage, la Cour d’appel de Rouen confirme le premier jugement en mai 2017.
L’abandon du pourvoi en cassation par Esso Raffinage rend donc définitif le jugement en appel.
Ce jugement est important car la ville du Havre est concernée par le fléau de l’amiante en raison de son utilisation massive, pendant de très nombreuses années, dans la construction et la réparation navale.
De nombreux employés de différents secteurs d’activité, en raison du caractère industriel et portuaire du Havre, ont été exposés à l’amiante ou ont directement manipulé ce matériau.
13-02-2018 - Amiante : Les patrons français ne sont plus au-dessus des lois
L’ancien patron de l’Usine Freix, de Bonnétable, a été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, le 5 février 2018, par le tribunal du Mans qui a reconnu la mise en danger de la vie de ses salariés.
Sa société est condamnée à 10 000 € d’amende et il devra aussi verser des dommages et intérêts aux anciens salariés, à hauteur de 500 à 1 500 € par personne.
Le travail des salariés consistait à dégarnir et regarnir des systèmes de freinage et d’embrayage et pourtant le patron a prétendu qu’il ignorait la présence d’amiante dans son entreprise.
Il faut espérer que cette « victoire judiciaire » incite les salariés des entreprises qui ont été en contact avec l’amiante, dans leur vie professionnelle à engager des procédures pour mise en danger de la vie d’autrui à l’encontre de leurs patrons.
29-01-2018 - Préjudice d’anxiété : reconnaissance par le tribunal des Prud’hommes.
Un ouvrier de la Cristallerie de Baccarat vient d’obtenir gain de cause devant les Prud’hommes.
Le 22 janvier 2018, le tribunal des Prud’hommes de Nancy vient de condamner la Cristallerie de Baccarat à indemniser, à hauteur de 10 000 € auxquels s’ajoutent 1 000 € de frais de procédure, un ouvrier, pour son préjudice d’anxiété.
Cette décision, favorable à un employé, est une première de la part des Prud’hommes.
Auparavant, le tribunal prud’hommal rejetait, systématiquement, toutes les demandes de préjudice d’anxiété, mais les victimes obtenaient la reconnaissance de ce préjudice devant la cour d’appel.
En France, un salarié peut engager des poursuites contre son employeur auprès des Prud’hommes (chargés des litiges entre salariés et employeurs) ou du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (pour une « faute inexcusable de l’employeur » par absence de protection du salarié).
Alors qu’en Italie, le Tribunal de Turin a condamné des dirigeants d’Eternit à plusieurs années de prison ferme, en France les actions pénales n’avancent pas et les non-lieu s’accumulent.
21-09-2017 - Le scandale de l'Amiante continue mais la lutte n’est pas terminée.
La tenue d’un grand procès pénal de l’amiante s’éloigne encore d’avantage.
Vendredi 15 septembre, la Cour d’appel de Paris a annulé, pour la deuxième fois, la mise en examen d’importants responsables nationaux dans deux dossiers particulièrement emblématiques ( les chantiers navals de la Normed à Dunkerque et la faculté de Jussieu ).
Déjà, en juin la justice avait requis l’arrêt de l’instruction pour 14 enquêtes pénales ( en particulier Eternit, Sollac, Condé-sur-Noireau et Everite ).
Le motif est toujours le même, la date de la faute n’étant pas établie, il est impossible de déterminer un lien certain entre les victimes de l’amiante et les responsables au moment des faits.
Pourtant, les scientifiques expliquent qu’il n’existe pas de dose au-dessous de laquelle le risque n’existerait pas et que l’intoxication dure pendant tout le temps de l’exposition à l’amiante.
Nous avons reçu de très nombreux témoignages de victimes françaises et étrangères, anciennes étudiantes au campus de Jussieu, totalement scandalisées par cette décision de justice.
Il ne faudra jamais oublier que cette politique menée par les industriels et les pouvoirs publics a entrainé des milliers de morts.
Mais la lutte continue et un pourvoi devant la Cour de Cassation a été déposé.
On peut raisonnablement se poser la question : pourquoi autant d’échecs judiciaires dans les affaires de santé publique ?
Après l’incroyable affaire du sang contaminé va-t-on assister au scandale impuni de l’amiante ?
11-09-2017 - Victime amiante - Un Hôpital et une directrice condamnés
Le Centre hospitalier de Pontarlier et une ancienne directrice ont été condamnés par le Tribunal correctionnel de Besançon pour avoir exposé vingt-trois salariés à l’amiante, pendant des travaux de rénovation.
Le Tribunal correctionnel de Besançon a reconnu l’Hôpital de Pontarlier et la directrice de l’époque, Madame Gaëlle Fonlupt, coupable de « manquements aux obligations de sécurité du personnel » et « mise en danger de la vie d’autrui ».
Cette condamnation de la directrice, à titre personnel, est une première en France.
Par contre, en novembre 2016, le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon avait déjà été condamné pour avoir mis en danger la vie d’une quarantaine de salariés, en les exposant sciemment à l’amiante, pendant plus de quatre ans.
Le Dr Dominique Michel COURTOIS estime que, même si les peines prononcées peuvent paraître dérisoires pour les victimes et les familles de victimes, ces condamnations et en particulier celle de la directrice, sont une avancée judiciaire certaine.
10-07-2017 - AMIANTE - Après le SCANDALE SANITAIRE le SCANDALE JUDICIAIRE
Tous les ans, 3000 personnes meurent et l’amiante pourrait être responsable du décès de 100 000 personnes jusqu’en 2050.
L’amiante, c’est aussi des dizaines de milliers de personnes qui présentent des plaques pleurales, des cancers pulmonaires, des mésothéliomes.
Pour la justice : PAS DE RESPONSABLE ET PAS DE COUPABLE.
Après l’affaire du sang contaminé, de l’hormone de croissance, les responsables du plus grand scandale sanitaire, celui de l’amiante, vont échapper à toute sanction.
En effet, le Parquet de Paris conseille d’abandonner les poursuites dans la plupart des dossiers ouverts depuis 1996 ( Eternit, Everite, Valéo…).
Vingt ans de procédure, des dizaines de milliers de documents, des perquisitions, tout cela n’aura servi à rien.
La raison nous parait pour le moins surprenante.
Les trois juges d’instruction du Pôle de Santé Publique du T.G.I. de Paris estiment « qu’il n’est pas possible de poursuivre l’instruction judiciaire » et préconisent un non-lieu.
Leur argument : « il n’est pas possible de dater avec précision l’intoxication des plaignants et donc de retrouver les responsables impliquées ».
Une telle décision serait un véritable « déni de justice », un « fiasco judiciaire » et surtout un extraordinaire manque de respect pour la mémoire de toutes ces victimes dont la faute est d’avoir travaillé au contact de l’amiante sans le savoir.
Il est vrai que nous avons obtenu la mise en place du Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante ( F.I.V.A. ) et que nous aidons, depuis des années, les victimes à obtenir la meilleure indemnisation possible de leurs différents préjudices.
Mais l’indemnisation financière est une bonne chose pour les victimes mais elle ne doit pas faire oublier la sanction pénale des responsables.
Il nous reste trois mois pour transmettre nos observations et tenter de modifier cette décision de non-lieu.
En cas d’échec, nous pourrons faire appel et même se pourvoir en cassation.
SOS AMIANTE et ses avocats ne vont pas ménager leurs efforts afin de tenter d’obtenir « le procès de l’amiante » que les victimes attendent depuis plus de 20 ans.
12-04-2017 - Nouvelle décision pour le préjudice d'anxiété
29-03-2016 - Le Livre noir de la médecine - Patient aujourd'hui, Victime demain
Ne l’oubliez-pas, chacun d’entre nous risque d’être confronté à un dommage corporel au cours de sa vie, vous n’êtes que patient aujourd’hui, vous pourrez être victime demain ...
» Suite : Le Livre noir de la médecine - Patient aujourd'hui, Victime demain
29-01-2016 - Un nouveau traitement pour le mésothéliome ?
Le mésothéliome pleural malin est une tumeur agressive de la plèvre, consécutive à une exposition professionnelle à l’amiante, qui laisse peu d’espoir aux patients concernés.
Actuellement, en France, les traitements sont la chimiothérapie, la radiothérapie palliative et pour 5% des patients la chirurgie combinée avec la radiothérapie et la chimiothérapie.
Aujourd’hui, une thérapeutique innovante mise au point aux Etats Unis, va être expérimentée, en France, au C.H.R.U. de Lille, par le Professeur Arnaud Scherpereel et son équipe.
Cette nouvelle technique, la thérapie photo-dynamique combine l’association d’un produit photo sensibilisant, de la lumière et de l’oxygène, induisant une réaction chimique au sein des cellules cancéreuses provoquant leur mort ainsi que celle des vaisseaux tumoraux.
Le Professeur Scherpereel explique que le produit photo-sensibilisant est injecté 24 heures avant la chirurgie.
Au cours de l’intervention, le chirurgien va enlever toute la tumeur visible, la cavité thoracique est ensuite illuminée par une source laser en mesurant les doses de rayons à appliquer sur la zone à traiter.
L’essai clinique de phase 2 sur la faisabilité de cette nouvelle thérapeutique est en cours.
Les premiers résultats obtenus aux Etats Unis sont très prometteurs avec une espérance de vie doublée pour les patients.
14-04-2015 - Martine Aubry mise hors de cause
La Cour de Cassation vient de rejeter, définitivement le pourvoi des victimes contre Martine Aubry.
SOS AMIANTE regrette cette décision de la Cour de Cassation qui va priver les victimes de l’amiante d’un grand procès qui aurait permis de condamner les responsables de cette catastrophe sanitaire susceptible d’entrainer 100 000 décès.
25-03-2015 - SOS AMIANTE regrette vivement la décision de la Cour de Cassation du 3 mars 2015
La décision du 3 mars 2015, de la Cour de Cassation, est une très mauvaise nouvelle pour les travailleurs ayant été exposés à l’amiante, qui souhaitent bénéficier de la réparation du préjudice d’anxiété.
Par cette nouvelle décision, la Cour de Cassation précise que la reconnaissance d’une exposition directe à l’amiante n’est plus suffisante et qu’il faut aussi avoir travaillé dans une entreprise figurant sur la liste des établissements ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée des travailleurs de l’amiante.
Cette nouvelle décision est un recul juridique important et va à l’encontre de l’évolution jurisprudentielle qui était favorable aux victimes de l’amiante pour l’obtention du préjudice d’anxiété, depuis mai 2010.
De fait, elle exclut de nombreux travailleurs qui ont pu être exposés à l’amiante aux cours de leur activité professionnelle comme à EDF et GDF par exemple.
02-12-2014 - Les fonctionnaires pourront bénéficier de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité
SOS AMIANTE prend acte de la décision du Ministre de la Fonction Publique, Madame Marylise Lebranchu, d'accorder aux fonctionnaires exposés à l'amiante les mêmes droits que les salariés du privé.
Ainsi les fonctionnaires pourront bénéficier de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité, dispositif dont bénéficiait le secteur privé depuis 1999.
Mais, pour SOS AMIANTE, il faut aller plus loin, car ce dispositif ne doit pas se limiter aux fonctionnaires ayant développé une maladie liée à l'amiante, mais aussi pour ceux qui ont simplement été exposé à l'amiante au cours de leur activité
Gouvernement.fr - Expositions à l’amiante : mêmes droits pour les agents publics et les salariés du privé
" Les mesures du Gouvernement en faveur des fonctionnaires exposés à l’amiante leur permettront de bénéficier d’un dispositif, déjà mis en œuvre depuis 1999 pour les salariés du secteur privé : les fonctionnaires et agents publics ayant développé une maladie professionnelle reconnue en lien avec l’amiante pourront partir en pré-retraite à compter de l’âge de 50 ans avec maintien de 65 % de leur rémunération ... " [...]
Suite du communiqué (.pdf)
Libération - Les fonctionnaires auront les mêmes droits que les salariés exposés à l’amiante
" Les agents ayant développé une maladie professionnelle en lien avec l’amiante pourront notamment partir en préretraite à 50 ans. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a annoncé mercredi que les agents exposés à l’amiante pourront bénéficier à compter de 2015 des mêmes droits que les salariés du privé exposés à la fibre cancérigène. Dans un communiqué, elle indique que les agents «ayant développé une maladie professionnelle reconnue en lien avec l’amiante» auront droit au bénéfice de l’Allocation spécifique de cessation anticipée d’activité. " [...]
26-11-2014 - Amiante : Scandale à Aulnay sous Bois
19 000 anciens écoliers d'Aulnay sous Bois sont recherchés.
Mais beaucoup de ces élèves ont quitté la région depuis longtemps et n'ont pas fait le lien entre leur pathologie pulmonaire et leur exposition à l'amiante pendant leur adolescence.
SOS AMIANTE a déjà en charge plusieurs dossiers de demande d'indemnisation auprès du F.I.V.A. pour des victimes qui ont fréquenté les trois groupes scolaires d'Aulnay sous Bois, situés à proximité du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP).
Les victimes, ou les familles de victimes (car plusieurs sont décédées) se souviennent parfaitement d'un environnement amianté, dans les salles de classe et les alentours de l'école, avec une poussière qui se déposait partout.
L'Agence Régionale de Santé d'Ile de France cherche à informer toutes les personnes ayant fait leur scolarité dans cette école d'Aulnay sous Bois, entre 1938 et 1975, soit plus de 19 000 personnes, en adressant un courrier, est une bonne chose.
Mais un seul courrier sera envoyé et aucune prise en charge ni suivi sanitaire n'est prévu pour toutes ces personnes.
SOS AMIANTE, en plus des victimes dans le cadre professionnel, est aussi à la disposition de ces nombreuses victimes environnementales
TF1 - Amiante : 13 000 anciens écoliers d'Aulnay-sous-Bois recherchés pour un dépistage
" Un lourd programme de recherche a été mis en place il y a quelques mois pour retrouver la trace d'anciens élèves ayant fréquenté les écoles d'Aulnay-sous-Bois. L'objectif ? Les avertir des éventuels risques pour la santé qu'ils encourent après s'être trouvés à proximité d'une usine d'amiante. " [...]
Le Parisien - Amiante : 13 000 anciens écoliers d'Aulnay-sous-Bois sont recherchés
" Le dispositif est inédit en France. Pour la première fois, on cherche les victimes potentielles d'une exposition à l'amiante hors d'un cadre professionnel. L'opération, financée par l'Agence régionale de santé (ARS) à hauteur de 200 000 € — sans participation du CMMP —, vise les élèves qui allaient en classe dans le quartier quand l'usine broyait de l'amiante. " [...]
Le Point - Amiante : des milliers d'ex-écoliers d'Aulnay-sous-Bois recherchés
" Le Comptoir des minéraux et des matières premières (CMMP) d'Aulnay-sous-Bois a exploité un atelier de broyage de minerais, notamment d'amiante, à partir de 1938. Ces activités de broyage de l'amiante ont cessé en 1975 sur le site qui a été fermé définitivement en 1991. "Si les travailleurs du CMMP ont été largement exposés à l'amiante au cours de leur activité professionnelle, les riverains de l'usine l'ont également été du fait des poussières d'amiante émises par le CMMP dans l'atmosphère", souligne l'ARS d'Ile-de-France sur son site internet. " [...]
24-11-2014 - Amiante Eternit : Fin du procès mais les victimes restent mobilisées
Le Parquet de Turin vient d'ajouter 50 dossiers supplémentaire à la procédure contre Stéphan Schmidheiny dans le cas des 256 décès pour cancer de la plèvre liès à l'amiante d'Eternit.
SOS AMIANTE se félicite de cette décision qui va relancer la procédure contre l'industriel suisse, ex-propriétaire d'Eternit Suisse et ancien actionnaire d'Eternit Italie.
En effet, Monsieur Schmidheiny a été acquité mercredi à Rome, pour un problème de prescription, alors qu'il avait été condamné à 18 ans de prison en 2013.
Le Procureur général, Raffaele Guariniello veut le poursuivre pour "homicide volontaire".
Pour SOS AMIANTE, les responsables de ce drame humain sans précédent, ne doivent pas passer à travers maille pour un simple problème de prescription.
Le Monde - En Italie, 3 000 victimes de l’amiante et plus de coupables
" Un procès s’est éteint, un autre commencera peut-être. Le procureur général Raffaele Guariniello a achevé, jeudi 20 novembre, une nouvelle enquête à l’encontre de l’industriel suisse Stephan Schmidheiny, ex-propriétaire de l’entreprise d’amiante Eternit Suisse et ancien actionnaire d’Eternit Italie. Le magistrat l’accuse d’« homicide volontaire » pour la mort, à partir de 1989, de 256 personnes décédées d’asbestose (fibrose pulmonaire) ou de mésothéliome (cancer de la plèvre) après avoir été au contact de particules d’amiante à Casale Monferrato, Cavagnolo, Rubeira et Bagnoli, les sites où Eternit avait implanté ses usines. « Je n’abandonne pas », a lancé le juge Guariniello. " [...]
Le Matin - Amiante : 50 nouveaux dossiers pour relancer le procès Eternit
" Le Parquet turinois a ajouté jeudi 50 dossiers supplémentaires à la procédure contre Stephan Schmidheiny dans le cas de 256 décès pour cancer de la plèvre liés à l'amiante d'Eternit. " [...]
" La justice italienne a jugé prescrite la procédure contre l’industriel Eternit poursuivi pour sa responsabilité présumée dans la mort de près de 3.000 personnes entre 1966 et 1986. Le président du Conseil, Matteo Renzi, a promis une réforme de la justice. " [...]
06-11-2014 - Les victimes de l'amiante s'organisent
Pour SOS AMIANTE, la création de la Nouvelle Coordination pour les victimes de l'amiante représente une très bonne initiative et félicite les 25 associations qui ont pris cette décision.
Le dépôt des plaintes pénales auprès du Pôle de Santé Publique du Tribunal de Grande Instance de Paris était, au départ, une démarche licite.
Cependant, il est évident, pour diverses raisons, que la justice ne semble pas vouloir poursuivre les différents responsables du scandale sanitaire de l'amiante et que des actions pénales au niveau de différents tribunaux de province pourrait contribuer à débloquer la situation.
SOS AMIANTE, association crée en 1995, avait décidé de ne pas s'associer à l'Association Nationale des Victimes de l'Amiante, lors de sa création en 1996, et à ses différentes prises de position et actions judiciaires y compris individuelles.
SOS AMIANTE en profite pour renouveler sa confiance et ses remerciements à tous ses médecins experts et ses avocats qui œuvrent chaque jour pour que les victimes de l'amiante et leurs familles obtiennent une juste indemnisation de tous leurs préjudices et défendent aussi la mémoire de leurs proches contaminés par l'amiante.
France 3 - Une nouvelle coordination pour les victimes de l'amiante
" Nous avons pris la décision de créer les conditions pour rapatrier en quelque sorte les procès qui traînent à Paris et les faire redescendre en région. " [...]
" Il y a 18 ans qu’on a déposé plainte et tout ça marine encore. Ça n’a pas abouti et peu à peu, les victimes meurent sans avoir vu la justice passer. " [...]
Le Dauphiné - Le Caper quitte l’association nationale de défense des victimes de l’amiante
" Le comité action prévenir et réparer (Caper) Nord-Isère, qui accompagne les victimes de l’amiante et qui est basé à Roussillon, a fait sécession de l’Andeva à qui il reproche d’avoir « failli dans le combat mené contre les empoisonneurs industriels et leurs complices scientifiques et médecins du travail. " [...]
03-11-2014 - Grande avancée dans le dépistage des victimes potentielles de l'amiante
SOS AMIANTE, seule association des victimes de l'amiante dont la majorité des bénévoles est médecin, est particulièrement intéressée par l'information donnée par le C.H.U. de Nice.
Il s'agit d'une annonce qui peut susciter beaucoup d'espoir pour toutes les victimes potentielles de l'amiante.
Un dépistage par une simple analyse sanguine d'un cancer des poumons, avant toute image radiologique, devrait permettre la mise en place d'un traitement précoce.
Avec cette nouvelle technique, on peut espérer pouvoir modifier à la baisse le nombre potentiel des décès des victimes de l'amiante, évalué à ce jour, malheureusement à 100 000 mort entre aujourd'hui et 2050.
CHU de Nice - 1re mondiale réalisée par une étude française : Le cancer du poumon diagnostiqué des années avant sa détection par imagerie
" L’étude, qui vient de paraître dans la revue PLOS ONE, montre pour la première fois qu’il est possible de détecter, chez des patients à risque de développer un cancer du poumon, des signes du cancer, sous forme de cellules cancéreuses circulantes « sentinelle », plusieurs mois voire années avant que le cancer devienne détectable par scanner. " [...]
Libération - Le cancer du poumon repérable plus tôt
" C’est une annonce prometteuse pour cette étape cruciale qu’est le dépistage dans la lutte contre le cancer. Une équipe de médecins niçois vient en effet de rendre public un test de repérage précoce du cancer du poumon, grâce à une prise de sang. Selon l’équipe du professeur Paul Hofman, du centre hospitalier universitaire de Nice et du centre de recherche de l’Inserm de l’université de Nice Sophia-Antipolis, il s’agit d’une «percée extraordinaire dans le domaine des cancers pulmonaires invasifs». " [...]
Le Parisien - VIDEO. Cancer du poumon : un test sanguin révolutionnaire au CHU de Nice
" «Il faut toujours être prudent avec les espoirs que l’on peut susciter, mais il ne s’agit pas non plus d’être frileux. Alors oui, c’est bien une avancée majeure et une première mondiale.» Ce que nous annonce le professeur Paul Hofman, pathologiste au CHU de Nice ? Rien de moins que la possibilité de détecter, chez les gros fumeurs, un cancer du poumon avec une simple prise de sang, et ce bien avant qu’il ne soit visible lors d’un examen au scanner. " [...]
Le Figaro - Cancer du poumon: le dépistage progresse
" Des chercheurs du Centre hospitalier universitaire de Nice ont réussi à gagner jusqu'à trois ans dans le dépistage d'un cancer du poumon chez des patients à risque grâce à des prélèvements sanguins, disent-ils dans une étude. " [...]
FranceTV info - VIDEO. Le cancer du poumon peut être dépisté beaucoup plus tôt
" C'est une première mondiale au CHU de Nice. Grâce à une simple prise de sang, il est possible de détecter des cellules cancéreuses chez les gros fumeurs, plusieurs mois voire plusieurs années avant que le cancer ne soit visible par radio ou par scanner. " [...]
01-09-2014 - Amiante et HLM : le plan à minima du gouvernement
SOS AMIANTE prend acte de la décision du gouvernement qui va permettre aux organismes HLM d'emprunter 400 millions par an à l'Etat pour mettre en œuvre le désamiantage des logements sociaux.
Malheureusement, cette décision ne répond absolument pas à l'ampleur du problème des locaux amiantés dans la mesure où le montant annuel de l'emprunt consenti ne permettra de traiter que 40 000 logements par an alors que 3 millions de logements sociaux sont gangrénés par l'amiante.
SOS AMIANTE regrette vivement cette position du gouvernement qui n'aura que très peu d'impact sur ce problème de santé publique qui pourrait provoquer jusqu'à 100 000 morts par contamination par l'amiante jusqu'en 2050.
Le Figaro - Amiante et HLM : le plan a minima du gouvernement
" Les organismes HLM pourront emprunter à l'État jusqu'à 400 millions d'euros par an pour débarrasser les logements sociaux de l'amiante, une fibre hautement cancérigène. " [...]
" Selon l'USH (Union sociale pour l'habitat) qui regroupe les organismes HLM, trois millions de logements sociaux sont gangrenés par l'amiante. On en trouve dans les faux plafonds, dans les gaines de chauffage, les revêtements de sol… Si on voulait désamianter tout ce parc, il faudrait investir 15 milliards d'euros. Des sommes énormes, car ces chantiers ont vu leur coût bondir de 50%, notamment avec la nouvelle réglementation intervenue en mai 2012. " [...]
" Depuis le 1er avril 2013, la loi oblige tout propriétaire bailleur à tenir à disposition du locataire, sur simple demande, le diagnostic amiante. Doivent être diagnostiquées les parties privatives et communes des immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Mais sont concernés seulement les matériaux de la liste A, autrement dit les flocages, calorifugeages et faux-plafonds, très rares dans les HLM ... " Suite de l'article
01-09-2014 - Victimes amiante : 100 000 morts d'ici 2050 ...
Dans un rapport qu'il vient de publier, le Haut Conseil de la Santé Publique estime que " l'amiante sera encore responsable de 100 000 décès jusqu'en 2050 ".
En France, les différents responsables politiques, en interdisant l'amiante, bien trop tardivement (le 1er janvier 1997) portent une lourde responsabilité dans ce véritable drame de santé publique.
Nous devons poursuivre et intensifier nos actions en justice afin que tous ces responsables soient lourdement sanctionnés.
Bien entendu, nous allons continuer à aider les victimes et les familles de victimes dans leurs démarches pour obtenir une juste indemnisations de leurs différents préjudices car, outre l'obtention d'une réparation financière, c'est aussi faire reconnaître les souffrances des victimes et défendre la mémoire de celles qui sont, malheureusement, décédées.
Le Monde - L'amiante pourrait faire jusqu'à 100 000 morts d'ici à 2050
" Le scandale sanitaire lié à l'amiante est loin d'être terminé. Ce matériau isolant bon marché, largement utilisé en France dans l'industrie et la construction jusqu'à son interdiction complète, en 1997, pourrait provoquer d'ici à 2050 entre 68 000 et 100 000 morts en France, selon les estimations de l'Institut de veille sanitaire (INVS). " Suite de l'article
Libération - L’amiante pourrait encore tuer des dizaines de milliers de personnes d’ici 2050
" En se basant sur des travaux de l’Institut de veille sanitaire (INvS), le HCSP estime dans un rapport qu'«il faut s’attendre entre 2009 et 2050 à un nombre de cancers du poumon dus à l’amiante de l’ordre de 50.000 à 75.000». Il faut y ajouter «18.000 à 25.000 décès dus au mésothéliome, sans même compter d’autres cancers tels que ceux du larynx ou des ovaires pour lesquels la responsabilité de l’amiante a été confirmée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en 2009». " Suite de l'article
Allodocteurs.fr - Amiante : entre 68.000 et 100.000 décès d'ici 2050
" Rien qu'en 2007, le nombre des cancers du poumon attribuables à l'amiante était estimé entre 1.500 et 2.400 selon les hypothèses retenues, alors qu'on comptait un peu plus d'un millier de décès par mésothéliome. L'InVS relève par ailleurs que le nombre de nouveaux cas de mésothéliome semble s'être stabilisé dans les années 2000 tant chez les femmes que chez les hommes, nettement plus touchés par ce cancer (69% d'hommes contre 31% de femmes). " Suite de l'article
27-07-2014 - Victimes amiante : L'air de la tour Montparnasse saturée par l'amiante ?
Ces derniers mois la presse se fait écho des nombreuses difficultés rencontrées par le chantier de désamiantage de la tour Montparnasse à Paris. D'après un article du journal le Monde, le chantier commencé en 2006 aurait déjà coûté plus de 250 millions d'euro aux propriétaires de la Tour.
Selon le site du Figaro, "... le problème de l'amiante n'est toujours pas réglé. À une soixantaine de reprises entre 2009 et 2012, les seuils de présence autorisés de ce matériau cancérigène ont été dépassés. Interrompus pendant quelques mois sur ordre du préfet, les travaux de désamiantage devraient reprendre mi-2015 ..."
Face aux difficultés rencontrés et aux apparents nombreux dépassements du seuil de sécurité du nombre de fibres par litre, plusieurs grands groupes encore locataires ont décidé de partir de la Tour Montparnasse dans les mois prochains.
Le Figaro - Amiante : la tour Montparnasse se vide
" À une soixantaine de reprises entre 2009 et 2012, les seuils de présence autorisés de ce matériau cancérigène ont été dépassés. Interrompus pendant quelques mois sur ordre du préfet, les travaux de désamiantage devraient reprendre mi-2015. En attendant, les propriétaires paient très cher le fait d'avoir mené ce chantier sans vider la tour ... " Suite de l'article
France Info - Vivre avec l'amiante dans la tour Montparnasse
" Les premiers éléments d'une expertise demandée par le préfet ont été rendus publics. Elles mettent en cause les travaux. Le chantier du désamiantage reste bloqué jusqu'à ce que les préconisations de l'expert soient prises en compte par les responsables de la tour. " Suite de l'article
Le Monde - Amiante : 200 personnes évacuées de la tour Montparnasse
" Le rapport d'expertise remis au gouvernement indique que la pollution à l'amiante constatée de longue date est liée à des lacunes dans les travaux de désamiantage, entrepris depuis sept ans, et au système de ventilation. " Suite de l'article
Le Monde - L’amiante sature l'air de la tour Montparnasse
" Les plus inquiets pour leur santé, et certainement les plus exposés, sont les salariés les moins qualifiés de la tour. C'est souvent le cas dans les dossiers d'amiante. Les employés du ménage, les hommes d'entretien, les électriciens interviennent à tous les étages, dans des locaux toujours pollués. " Suite de l'article
04-04-2014 - Victimes de l'amiante : les salariés n'auront plus à prouver leur anxiété
Les travailleurs ayant été en contact avec l'amiante, au cours de leur activité professionnelle, n'ont plus à faire la preuve de l'existence de leur anxiété.
La Cour de Cassation n'exige plus de fournir des examens médicaux réguliers, la preuve d'un changement de mode de vie, ni même un état permanant d'inquiétude résultant de la crainte d'apparition future d'une maladie.
Cependant, il est regrettable que l'évaluation de cette indemnité d'anxiété soit très différentes en fonction de la localisation des tribunaux.
Les réparations octroyées varient entre 3 000 € et 15 000 € en moyenne ( 7 500 € accordé par le tribunal des prud'hommes de Lorient pour chacun des 378 salariés d'une fonderie ) mais sont souvent revues à la baisse comme devant le tribunal des prud'hommes de Libourne, en Gironde ( 500 € ).
SOS AMIANTE se félicite que la Cour de Cassation accepte la réparation, non d'un préjudice, mais d'un risque de préjudice, ce qui va grandement faciliter la demande d'indemnisation du préjudice d'anxiété par les salariés.
Par contre, SOS AMIANTE, inquiète que le préjudice d'anxiété soit ainsi parfaitement reconnu mais avec une évaluation qui ne cesse de baisser a demandé à ses avocats de contester, de façon virulente, une telle dérive.
Allodocteurs.fr - Victimes de l'amiante : les salariés n'auront plus à prouver leur anxiété
" L'indemnité n'est pas liée à la déclaration de la maladie. Elle est au contraire due à tous ceux qui ont travaillé dans un des établissements énumérés par la loi de financement de la sécurité sociale du 23 décembre 1998. Ce sont les établissements de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, de flocage et calorifugeage à l'amiante ou de construction navale qui figurent sur une liste établie par arrêté ministériel. " Suite de l'article
Le Parisien - Lorient : le préjudice d'anxiété liée à l'amiante reconnu pour 378 salariés
" Le tribunal des prud'hommes de Lorient (Morbihan) a accordé une indemnité de 7 500 euros à chacun des 378 salariés de l'ex-SBFM (Société de fonderie et de mécanique), pour préjudice d'anxiété liée à l'amiante, a-t-on appris jeudi auprès du tribunal, confirmant une information du quotidien Le Télégramme. En tout, le montant des indemnisations se monte à 2 835 000 euros. Il doit être versé par le régime de garantie des salaires (AGS). " Suite de l'article
02-04-2014 - Victimes amiante : Plus de 15 millions de logements pourraient être contaminés
Selon l'Union sociale pour l'habitat la plupart des batiments construits des années 1960 jusqu'au début des années 1990 peuvent être contaminés par l'amiante.
Cela représenterait plus de 15 millions de logements, dont 3 millions de logements HLM et c'est donc plusieurs dizaines de millions de personnes qui seraient concernées.
Le risque de contamination par l'amiante, est certes limité, mais il augmente avec l'usure et la détérioration des matériaux contenant de l'amiante et avec un mauvais entretien des immeubles.
Pour SOS AMIANTE, il est impératif que ce nouveau gouvernement prenne toute la mesure de ce grave problème de santé publique et se donne les moyens financiers et techniques pour faire une évaluation des constructions à risque et mette en place un désamiantage efficace des locaux contaminés.
crédit photo : auteur Bill Bradley - source en.wikipedia.org
Allodocteurs.fr - Amiante : plus de 15 millions de logements pourraient être touchés
" L'ensemble des constructions allant des années 1960 jusqu'au début des années 1990 peut être concerné par l'amiante, d'après le communiqué de l'Union sociale pour l'habitat. Cela représente plus de 15 millions de logements, dont 3 millions de logements HLM. L'Union sociale pour l'habitat précise que depuis son interdiction en 1997 et la mise en évidence de ses enjeux de santé publique, les organismes HLM sont en pointe dans la gestion du traitement de l'amiante et respectent la réglementation ... " Suite de l'article
Le Point - Amiante : 3 millions de HLM toujours exposées
" Depuis 1996, une réglementation impose aux propriétaires d'immeubles de rechercher l'amiante dans leurs locaux à l'occasion de leurs transactions immobilières. Mais c'est uniquement dans certains cas exceptionnels - une exposition directe aux fibres d'amiante - que des travaux peuvent être imposés. " Suite de l'article
18-03-2013 - Christiane Taubira, Ministre de la Justice, décharge la juge Bertella-Geffroy du dossier amiante
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a décidé de décharger la juge Marie Odile Bertella-Geffroy, de ses fonctions au pôle de santé du Tribunal de Grande Instance de Paris, où elle instruisait le dossier amiante.
Depuis une réforme de 2011, le chef d’une juridiction spécialisée ne peut se maintenir plus de dix ans à son poste.
La garde des Sceaux a donc appliqué le décret et Marie Odile Bertella-Geoffroy quitte le pôle de santé publique en laissant derrière elle un travail inachevé.
Pour SOS AMIANTE, cette décision va enterrer ou tout au moins ralentir de plusieurs années le dossier amiante.
18-11-2012 - Victimes amiante : mise en examen pour homicides involontaires de Madame Martine AUBRY
Le Président de l'association d'aide aux victimes SOS AMIANTE plus de 15 millions de logements pourraient être contaminés par l'amiante dont 3 millions de logement HLM.
Certes, on peut se réjouir que l'instruction concernant l'inertie des pouvoirs publics français suspectés de n'avoir pas pris la mesure des risques encourus par les ouvriers en contact avec l'amiante semble s'accélérer.
Cependant, la mise en examen de Madame AUBRY ne doit pas masquer l'autre volet de l'instruction pénale sur l'amiante.
En effet, il ne faut surtout pas oublier le rôle scandaleux du Comité Permanent Amiante, et son intense lobbying industriel, afin de prolonger l'usage de l'amiante, pourtant réputé cancérigène depuis les années 1950
Le Figaro - Amiante: Aubry mise en examen pour « homicides involontaires »
" Martine Aubry a annoncé ce soir avoir été mise en examen pour "homicides et blessures involontaires" dans une des enquêtes sur le drame de l'amiante, après sept heures et demi d'audition au pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris. " Suite de l'article
02-11-2012 - Victimes amiante : convocation de Madame Martine AUBRY
Le Président de SOS AMIANTE prend acte de la prochaine convocation de Madame Martine AUBRY par la juge Madame Marie Odile Bertella-Geoffroy.
Cette convocation, bien tardive, semble logique et s'inscrit dans l'instruction de l'affaire de l'amiante.
Il convient d'attendre les résultats de cette prochaine entrevue.
Le Parisien - Amiante: Aubry demande l'annulation de sa prochaine mise en examen
" Martine Aubry a annoncé mercredi qu'elle demanderait l'annulation de sa prochaine mise en examen, plus de 25 ans après les faits, dans une enquête sur les dégâts provoqués par l'amiante, estimant avoir toujours oeuvré à la protection des salariés et de la population.
L'ancienne patronne du Parti socialiste, entendue par la police en janvier 2010, est convoquée par la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy qui s'intéresse à l'action des pouvoirs publics face à l'amiante dans les années 1970-80. " Suite de l'article
Le nouvel Observateur - Amiante: Martine Aubry fera appel si elle est mise en examen
" Les avocats de Martine Aubry ont demandé mercredi l'annulation de la procédure à l'encontre de l'ancien Première secrétaire du Parti socialiste, qui doit être convoquée prochainement par une juge d'instruction en vue de sa probable mise en examen pour homicides et blessures involontaires dans l'affaire de l'amiante qui remonte au début des années 80. " Suite de l'article
14-02-2012 - Le tribunal pénal de Turin a infligé, lundi 13 février, seize ans de prison à deux industriels
Communiqué : « Le Président de SOS AMIANTE se réjouit de la décision du tribunal de Turin qui vient de condamner à 16 années de prison le propriétaire du groupe suisse ETERNIT ( Monsieur Stephan SCHMIDHEINY ) et l'actionnaire et administrateur d'ETERNIT Italie ( Monsieur Jean Louis CARTIER de MARCHIENNE ).
Les deux hommes ont été jugé responsables de la mort de 3000 personnes, ouvriers ou habitants de villes italiennes dans lesquelles le groupe ETERNIT avait implanté ses usines.
Après cinq ans d'enquête, ce procès, qui s'est étalé sur trois ans, constitue une première mondiale dans le cadre de l'un des plus importants scandales sanitaires de ces dernières années.
En France, une procédure pénale est en cours depuis qu'une première plainte a été déposée en 1996, mais aucun dirigeant de la filiale française du groupe n'a été mis en examen.
Cette décision du tribunal de Turin constitue néanmoins une lueur d'espoir pour les victimes et les familles des victimes françaises de l'amiante qui ont fait appel à notre association pour défendre leurs intérêts et la mémoire des personnes décédées ".
Le Point - Amiante : 16 ans de prison pour les deux inculpés du procès Eternit
L'Express - Procès de l'amiante: 16 ans de prison pour les deux inculpés
Libération - 16 ans de prison pour les deux accusés de l'amiante en Italie
Le Figaro - Italie/amiante : deux condamnations
Le Monde - Italie : seize ans de prison dans le procès de l'amiante
16-05-2010 - La Cour de Cassation reconnaît l'existence d'un « préjudice d'anxiété » pour les travailleurs exposés à l'amiante