Source: http://mocliege.be/organisations/csc/rapport-technique-du-conseil_1640.html
Timestamp: 2018-01-16 15:32:54+00:00
Document Index: 137384527

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Rapport technique du Conseil central de l'Ã©conomie : la CSC soutient lâ€™emploi et la concertation - MOC de LiÃ¨ge
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Rapport technique du Conseil central de l’Ã©conomie : la CSC soutient lâ€™emploi et la concertation
CommuniquÃ© de presse de la CSC
La CSC a pris connaissance du rapport technique du Conseil central de l’Ã©conomie. Comme prÃ©vu, ce rapport fait Ã©tat dâ€™une dÃ©tÃ©rioration de la position de la Belgique en matiÃ¨re de coÃ »t salarial, en comparaison avec les quatre pays voisins (on passe de 1,2% Ã 4,1%, selon le calcul prescrit par la loi de 1996).
La CSC attire lâ€™attention sur les points suivants
1. Ce calcul tient compte des rÃ©ductions parafiscales mais non des rÃ©ductions fiscales du coÃ »t salarial (non-versement du prÃ©compte professionnel) : en 2008, ces rÃ©ductions reprÃ©sentent 1,23 milliard dâ€™euros, ce qui ramÃ¨ne le handicap du coÃ »t salarial Ã 3,1% ; le gouvernement envisage en outre des rÃ©ductions de charges complÃ©mentaires.
2. Cette dÃ©tÃ©rioration ne peut Ãªtre imputÃ©e aux nÃ©gociateurs (alors que la marge de nÃ©gociation rÃ©elle Ã©tait de 1,1%, 0,7% seulement a Ã©tÃ© utilisÃ©) mais bien :
aux employeurs individuels qui ont octroyÃ© des augmentations salariales substantielles hors CCT : 2,3% en moyenne alors quâ€™on se basait, il y a deux ans, sur une dÃ©rive salariale de 0,8%, câ€™est-Ã -dire 1,5% de moins ;
aux secteurs Ã©conomiques qui ont occasionnÃ© une inflation plus importante chez nous que chez les pays voisins avec, en particulier, les augmentations importantes des prix du gaz et de lâ€™Ã©lectricitÃ© et des denrÃ©es alimentaires.
3. Lâ€™emploi a connu une trÃ¨s forte croissance en 2007-2008 : 4,4% (alors que la croissance nâ€™est que de 2,8% dans les pays voisins).
4. La compÃ©titivitÃ© nâ€™est pas seulement une question de coÃ »t salarial. Une fois de plus, les syndicats ont apportÃ© leur contribution en concluant des CCT modÃ©rÃ©es (voir ci-dessus). On ne peut pas en dire autant des employeurs.
De 2004 Ã 2010, la participation des travailleurs Ã la formation devait passer de 32,7% Ã 50% ; or, avec 32,6% en 2007, aucune avancÃ©e nâ€™a Ã©tÃ© rÃ©alisÃ©e dans ce domaine.
De 1999 Ã 2004, les investissements en formation devaient passer de 1,25% Ã 1,9%. Avec un effort de 1,12% seulement, les investissements nâ€™ont fait que diminuer.
Dâ€™aprÃ¨s les objectifs de Lisbonne, les investissements en recherche et dÃ©veloppement des entreprises doivent, en 2010, sâ€™Ã©lever Ã 2% du PIB ; or, entre 2002 et 2005, ces investissements nâ€™ont cessÃ© de dÃ©croÃ®tre (passant de 1,15% Ã 1,11% du PIB).
5. La croissance et lâ€™emploi ne sont pas uniquement une question de compÃ©titivitÃ© mais Ã©galement de pouvoir dâ€™achat. Le phÃ©nomÃ¨ne est aujourdâ€™hui trÃ¨s perceptible dans les secteurs qui dÃ©pendent de la consommation intÃ©rieure.
La marge de nÃ©gociation pour 2009-2010 sera, entre autres, dÃ©terminÃ©e par lâ€™Ã©volution dans les pays voisins dâ€™une part et par lâ€™inflation dâ€™autre part. Le rapport du CCE montre Ã quel point les consÃ©quences de la crise financiÃ¨re sont incertaines. Il revient en fin de compte aux partenaires sociaux de faire un choix.
La CSC continue Ã soutenir un accord interprofessionnel, mais un tel accord nâ€™est possible que
si le systÃ¨me dâ€™indexation est prÃ©servÃ© ;
sâ€™il subsiste une marge raisonnable pour des nÃ©gociations libres et responsables dans les secteurs et les entreprises, en vue dâ€™un rÃ©tablissement du pouvoir dâ€™achat ;
si des avancÃ©es peuvent Ãªtre obtenues pour tous les travailleurs, y compris au niveau interprofessionnel : augmentation du salaire minimum, intervention dans les frais de dÃ©placement domicile-lieu de travail, amÃ©lioration de la qualitÃ© du travail et diminution de lâ€™insÃ©curitÃ© dâ€™emploi,â€¦ ;
si les mesures temporaires en matiÃ¨re de prÃ©pension, de congÃ©-Ã©ducation payÃ© et de groupes Ã risques (0,10%) sont prolongÃ©es.
La CSC veut faire preuve de comprÃ©hension par rapport aux problÃ¨mes que posent la compÃ©titivitÃ©, Ã condition que les employeurs fassent montre de la mÃªme attitude en ce qui concerne les problÃ¨mes de pouvoir dâ€™achat. Il sâ€™agit par consÃ©quent de trouver un bon Ã©quilibre entre ces deux aspects.
La CSC demande Ã©galement
que les partenaires sociaux soient associÃ©s de prÃ¨s Ã la prÃ©paration dâ€™une politique de relance par les pouvoirs publics fÃ©dÃ©raux et les RÃ©gions/CommunautÃ©s ;
que la clartÃ© soit rapidement faite sur lâ€™affectation des budgets relatifs Ã la liaison des revenus de remplacement au bien-Ãªtre, maintenant que ces budgets ont Ã©tÃ© Ã©tablis par le gouvernement ;
quâ€™un accord soit rapidement conclu sur le relÃ¨vement des allocations de chÃ´mage pour les travailleurs qui, suite Ã la dÃ©tÃ©rioration de la situation Ã©conomique, sont victimes de chÃ´mage temporaire ou complet.