Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/dexdor-100mcg-ml-sol-perf-amp2ml25-203861
Timestamp: 2019-08-25 07:50:09+00:00
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DEXDOR 100MCG/ML SOL PERF AMP2ML25 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
DEXDOR 100MCG/ML SOL PERF AMP2ML25
Sédation en USI (Unité de Soins Intensifs) chez l'adulte nécessitant un état de sédation pas plus profond que celui permettant une réponse à un stimulus verbal (correspondant à un score de 0-3 sur l'échelle de vigilance-agitation de Richmond (RASS)).
Médicament réservé à l'usage hospitalier. Dexdor doit être administré par des professionnels de santé abilités à prendre en charge des patients en soins intensifs.
Les patients déjà intubés et sédatés peuvent être mis sous perfusion de dexmedetomidine avec une dose initiale de 0,7 microgrammes/kg/h qui pourra être ajustée par paliers allant de 0,2 à 1,4 microgrammes/kg/h pour atteindre le niveau de sédation désiré, en fonction de la réponse du patient. Une perfusion à dose initiale plus faible pourra être envisagée pour des patients fragiles. La dexmedetomidine a un effet puissant et la vitesse de perfusion est donnée par heure. Après ajustement de la dose, un nouveau niveau stable de sédation peut ne pas être atteint avant une heure.
La dose maximale de 1,4 microgrammes/kg/h ne devra pas être dépassée. Chez les patients n'atteignant pas le niveau de sédation adéquat avec la dose maximale de Dexdor un agent sédatif alternatif devra être utilisé.
L'utilisation d'une dose de charge de Dexdor n'est pas recommandée et est associée à une augmentation des effets indésirables. Le Propofol ou le midazolam peuvent être administrés si nécessaire jusqu'à ce que les effets du Dexdor apparaissent.
Sujets âgés: Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.
Insuffisants rénaux: Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet insuffisant rénal.
Insuffisants hépatiques: Dexdor est métabolisé au niveau hépatique et devrait être utilisé avec précaution chez les insuffisants hépatiques. Une dose d'entretien réduite pourra être envisagée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
Population pédiatrique: La sécurité d'emploi et l'efficacité de Dexdor chez les enfants âgés de 0 à 18 ans n'ont pas été démontrées. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Dexdor doit être administré uniquement en solution diluée par perfusion intraveineuse en utilisant un dispositif de perfusion monitoré. Pour les instructions concerant la dilution du médicament avant administration, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C, sauf si la dilution a été réalisée dans des conditions aseptiques dûment contrôlées et validées.
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration unique ou répétée, génotoxicité, cancérogénèse n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.
Les études de toxicité de la reproduction n'ont montré aucun effet sur la fertilité mâle ou femelle chez le rat, et aucun effet tératogène n'a été observé chez le rat ou le lapin. Dans l'étude chez le lapin, la dose maximale administrée par voie intraveineuse, 96 µg/kg/jour, a produit des expositions comparable aux niveaux d'exposition observés en clinique. Chez le rat, l'administration par voie sous-cutanée à la dose maximale, 200 µg/kg/jour, a causé une augmentation de la mortalité embryo-foetale et une diminution du poids des foetus. Ces effets ont clairement été associés à une toxicité maternelle. La diminution du poids des foetus a été notée également lors des études de fécondité chez le rat à des doses de 18 µg/kg/jour et était accompagnée d'un retard d'ossification à la dose de 54 µg/kg/jour. Le niveau d'exposition observé chez les rats est en dessous de la dose d'exposition en clinique.
Dexdor peut être dilué dans du glucose à 50 mg/ml (5%), une solution de Ringer, du mannitol ou du chlorure de sodium.
Il a été démontré que Dexdor était compatible avec l'administration concomitante des liquides intraveineux et médicaments suivants:
Ringer Lactate, solution de glucose à 5%, solution pour injection de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%), mannitol 200 mg/ml (20%), thiopental sodium, etomidate, bromide de vecuronium, bromide de pancuronium, succinylcholine, besylate d'atracurium, chloride de mivacurium, bromide de rocuronium, bromide de glycopyrrolate, phenylephrine HCl, sulfate d'atropine, dopamine, noradrenaline, dobutamine, midazolam, sulfate de morphine, fentanyl citrate, et un substitut de plasma.
Dexdor doit être inspecté visuellement pour détecter d'éventuelles particules et décoloration avant administration.
Des études de compatibilité ont montré un potentiel d'adsorption de la dexmedetomidine à certains types de caoutchouc. Compte-tenu que la dexmedetomidine est dosée pour obtenir son effet, il est conseillé d'utiliser des composants avec des joints synthétiques ou de caoutchouc naturel recouvert.
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Bloc cardiaque avancé (niveau 2 ou 3) sauf si pacemaker. Hypotension non-contrôlée. Pathologies cérébrovasculaires aiguës.
Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation de la dexmedetomidine chez la femme enceinte.
Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Dexdor ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte à moins d'une nécessité absolue.
Des études effectuées chez le rat ont mis en évidence l'excrétion de la dexmedetomidine ou de ces métabolites dans le lait maternel. Un risque pour les nourrissons ne peut pas être exclu. La décision soit d'interrompre l'allaitement soit d'interrompre le traitement avec la dexmedetomidine doit être prise en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.
Lors d'une étude de fertilité chez le rat, la dexmedetomidine n'a pas eu d'effet sur la fertilité masculine ou féminine.
Dexdor est destiné à être utilisé dans une USI et l'utilisation en dehors de cet environnement n'est pas recommandée. Tous les patients doivent être sous surveillance cardiaque continue pendant la perfusion de Dexdor. Une surveillance respiratoire est nécessaire chez les patients non intubés.
Dexdor ne doit pas être utilisé comme agent d'induction pour l'intubation ou comme sédatif lorsqu'un myorelaxant est utilisé.
Dexdor diminue la fréquence cardiaque et la pression artérielle par une action sympatholytique centrale mais à des concentrations plus élevées entraîne une vasoconstriction périphérique amenant à une hypertension (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Normalement, Dexdor ne provoque pas une sédation profonde et les patients peuvent être aisément réveillés. Dexdor n'est donc pas adapté chez les patients chez qui ce profil d'effets ne sera pas toléré, par exemple ceux nécessitant une sédation profonde continue ou ceux présentant une instabilité cardio-vasculaire grave.
Etant donné que Dexdor ne doit pas être administré en dose de charge ou en bolus, les utilisateurs devront être prêts à utiliser un autre sédatif pour contrôler l'agitation ou pendant des procédures, en particulier pendant les premières heures de traitements.
Les effets hypotenseurs de Dexdor peuvent être intensifiés chez les patients présentant une hypotension (en particulier si non répondeurs aux traitements vasopresseurs), hypovolémie, hypotension chronique ou diminution de la réserve fonctionnelle tels que les patients présentant une dysfonction ventriculaire grave, des sujets âgés et une attention particulière est nécessaire dans ces cas (voir rubrique Contre-indications).L'hypotension ne nécessite normalement pas de traitement spécifique mais, si nécessaire, les utilisateurs doivent être prêts à intervenir en diminuant la dose, en hydratant et/ou en administrant des vasoconstricteurs.
Les patients présentant une dysautonomie (par exemple en raison d'une blessure au niveau de la moelle épinière) peuvent présenter des modifications hémodynamiques plus prononcées au début du traitement par Dexdor et doivent donc être traités avec précaution.
Une hypertension transitoire a été observée principalement lors de l'administration de la dose de charge associée aux effets vasoconstricteurs périphériques de la dexmedetomidine. Une dose de charge n'est pas recommandée. Généralement, le traitement de l'hypertension n'a pas été pas nécessaire mais la diminution de la vitesse de perfusion est recommandée.
Des précautions devront être prises si la dexmedetomidine est associée à d'autres substances sédatives ou substances agissants au niveau cardiaque puisque des effets cumulatifs pourront être observés.
Il a été observé que certains patients recevant Dexdor pouvaient être réveillés et alertes lors d'une stimulation. Cet effet seul ne doit être considéré comme une preuve de manque d'efficacité en l'absence d'autres signes cliniques et symptômes.
Dexdor ne semble pas supprimer l'activité convulsive et ne devrait pas être utilisé seul comme un traitement antiépileptique.
L'expérience avec Dexdor dans les altérations neurologiques sévères tels qu'un traumatisme crânien et après une intervention neurochirurgicale est limitée et il devrait être utilisé avec précaution dans ces cas, en particulier si une sédation profonde est nécessaire. Dexdor peut réduire le flux sanguin cérébral et la pression intracrânienne, ceci devra être pris en compte avant de choisir un traitement.
Les agonistes alpha-2 ont rarement été associés à des réactions de sevrage lors de l'arrêt brutal du traitement après une utilisation prolongée. Cette possibilité devra être envisagée si le patient développe une agitation et une hypertension rapidement après l'arrêt de la dexmedetomidine.
La sécurité d'emploi de la dexmedetomidine chez les individus présentant des antécédents d'hyperthermie maligne n'est pas connue. Le traitement au Dexdor devra être arrêté dans l'éventualité où une fièvre persistante inexpliquée apparaît.
L'administration de la dexmedetomidine en association avec des anesthésiques, sédatifs, hypnotiques et opioïdes peuvent entraîner une potentialisation des effets. Des études spécifiques ont confirmé ces effets avec l'isoflurane, le propofol, l'alfentanil et le midazolam.
Aucune interaction pharmacocinétique entre la dexmedetomidine et l'isoflurane, le propofol, alfentanil et le midazolam n'a été démontrée. Cependant, compte-tenu des interactions pharmacodynamiques possibles, lors d'une co-administration avec la dexmedetomidine, une réduction de la posologie de dexmedetomidine ou du traitement concomitant anesthésique, sédatif, hypnotique, ou opioïdes peut être nécessaire.
L'inhibition des enzymes Cytochrome P, y compris le CYP2B6, par la dexmedetomidine a été étudiée chez des microsomes hépatiques humains en incubation. L'étude in vitro suggère qu'il existe un potentiel d'interaction in vivo entre la dexmedetomidine et les substrats métabolisés principalement par le CYP2B6.
L'induction par la dexmedetomidine in vitro a été observée sur le CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9 et CYP3A4, et l'induction in vivo ne peut être exclue. La signification clinique est inconnue.
Les effets indésirables rapportés les plus fréquents avec la dexmedetomidine sont l'hypotension, l'hypertension et la bradycardie, survenant dans environ 25 %, 15 % et 13 % des patients respectivement.
L'hypotension et la bradycardie étaient également les effets indésirables graves liés à la dexmedetomidine les plus fréquents survenant dans respectivement 1,7 % et 0,9 % des patients en Unité de Soins Intensifs (USI) randomisés.
Les effets indésirables listés dans le Tableau 1 ont été rassemblés à partir des données issues des essais cliniques en soins intensifs composés de 3 137 patients randomisés (1 879 traités avec la dexmedetomidine, 864 traités avec les comparateurs actifs et 394 traités par le placebo).
Les effets indésirables sont classés par ordre de fréquence, le plus fréquent en premier, selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000).
Acidose métabolique, hypoalbuminémie
Ischémie myocardique ou infarctus, tachycardie
Bloc atrioventriculaire de premier degré, diminution du débit cardiaque
Nausées, vomissement, bouche sèche
Syndrome de sevrage, hyperthermie
Inefficacité du médicament, soif
Chez les sujets relativement sains hors USI traités par la dexmedetomidine, la bradycardie a occasionnellement entraîné un arrêt sinusal ou une pause. Les symptômes ont répondu à une surélévation des jambes et aux anticholinergiques tels que l'atropine ou le glycopyrrolate. Dans des cas isolés, la bradycardie s'est transformée en périodes d'asystolie chez des patients présentant des antécédents de bradycardie.
L'expérience chez l'enfant est limitée, la plupart des données ont été obtenues lors d'expositions de courte durée. Un seul cas de bradycardie hypothermique chez un nouveau-né a été décrit dans la littérature.
Plusieurs cas de surdosage à la dexmedetomidine ont été observés lors d'études cliniques mais également à partir de données de post-commercialisation. Dans ces cas, les vitesses de perfusion de dexmedetomidine les plus élevées observées ont atteint 60 µg/kg/h pendant 60 minutes et 30 µg/kg/h pendant 15 minutes respectivement chez un enfant de 20 mois et chez un adulte. Les effets indésirables les plus fréquents rapportés en lien avec un surdosage dans ces cas sont la bradycardie, l'hypotension, la sédation profonde, la somnolence et l'arrêt cardiaque.
Dans les cas de surdosage accompagnés de signes cliniques, la perfusion de dexmedetomidine doit être diminuée ou arrêtée. Les effets attendus sont cardiovasculaires dans un premier temps, et doivent être pris en charge dès qu'ils se manifestent cliniquement. A des concentrations élevées, l'hypertension est plus importante que l'hypotension. Lors d'études cliniques, des cas d'arrêt sinusal ont disparu spontanément ou ont répondu au traitement par l'atropine ou le glycopyrrolate. La réanimation a était nécessaire dans des cas isolés de surdosage grave résultant en un arrêt cardiaque. Aucun des cas de surdosage ont entraîné la mort.
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