Source: https://www.cstc.be/homepage/index.cfm?cat=publications&sub=tv-nit&pag=244&art=2&niv01=2_3&niv02=2_3_2
Timestamp: 2018-06-19 21:56:40+00:00
Document Index: 9116876

Matched Legal Cases: ['§ 3', '§ 2', '§ 3', '§ 4', '§ 3', '§ 2']

NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 2.3.2. Chéneaux intérieurs • CSTC
2.3.2. Chéneaux intérieurs
2.3.2.	Chéneaux intérieurs
2.3.2.1.	Chéneau intérieur le long d'un mur extérieur
Lorsque les eaux pluviales sont évacuées par l'intérieur du bâtiment, il convient de s'assurer que cette réalisation n'entraîne pas de condensation sur les dispositifs d'évacuation ou à leur périphérie, de nuisances olfactives, d'humidification en cas de refoulement de l'égout, d'infiltrations d'air, etc. Le cas échéant, on prendra des mesures appropriées (isolation, raccordement d'un avaloir étanche à l'air et à l'eau sur la descente, etc.) pour lesquelles on consultera le § 3.2.. En règle générale, il y a lieu de privilégier la mise en œuvre d'une noue (voir § 2.3.2.2.).
Isolation thermique plus mince formant le chéneau
Fig. 6 Chéneau intérieur le long d'un mur extérieur – Principe général applicable aux toitures chaudes.
Le chéneau peut être réalisé dans la forme de pente ou, dans le cas d'une toiture chaude, en réduisant la couche d'isolant au niveau du mur de parement. La valeur U maximale de la toiture doit, dans ce cas également, être conforme aux prescriptions légales. On peut toutefois déroger à cette règle localement (au droit du chéneau), dans le cadre d'une rénovation, lorsqu'on est amené à poser une couche d'isolation supplémentaire et qu'il n'est pas possible de respecter la hauteur du relevé (voir la figure 42, et le Cahier 6 des Dossiers du CSTC 2/2011) [M2].
Le chéneau présentera une pente minimum de 1 % s'il s'agit d'une toiture chaude (voir figure 6) et de 2 % en présence d'une toiture inversée (voir figure 7); on se référera également à ce sujet au § 3.2. de la NIT 215 [C5].
Fig. 7 Chéneau intérieur le long d'un mur extérieur. Principe général applicable aux toitures inversées.
Etant donné la pente du chéneau, on veillera à ne pas créer de pont thermique en un point quelconque de la toiture (voir l'Annexe 1). Par sécurité, on s'assurera que le niveau de l'isolant thermique de la toiture ne soit supérieur, en aucun point, à celui de la coupure thermique présente dans le relevé (par exemple, blocs isolants). Si la coupure thermique est située plus bas que l'isolation, il y a lieu de se conformer aux dispositions énoncées à l'Annexe 1.
Il convient de prévoir des trop-pleins en nombre suffisant (gargouilles et/ou avaloirs de secours) afin d'éviter une surcharge du chéneau en cas d'obstruction de l'avaloir ou d'averses violentes, et de prévenir des infiltrations au droit des coupoles, des seuils, etc. Pour de plus amples informations quant à la conception et à la mise en œuvre des trop-pleins, il y a lieu de se référer au chapitre 4.
Lorsque les parties courantes de la toiture sont revêtues de bandes en matière synthétique positionnées perpendiculairement au chéneau, ce dernier est recouvert par une bande distincte de façon à éviter autant que possible les assemblages dans le chéneau.
2.3.2.2.	Noues et chéneaux intérieurs encaissés dans la toiture
Un véritable chéneau intérieur impliquant des risques d'infiltrations importants, il est généralement plus indiqué de réaliser une noue.
Pour éviter une stagnation d’eau dans la noue, on veillera à orienter sa pente vers l’avaloir en réalisant des ‘pointes de diamant’ au moyen de mortier isolant ou de panneaux isolants (figure 8).
Pente vers la noue ou le chéneau
(de préférence ≥ 2 %)
Pente vers l'avaloir (de préférence ≥ 1 % dans le cas d'une toiture chaude et ≥ 2 % dans le cas d'une toiture inversée)
Avaloir de secours en surplomb
Fig. 8 Principe général d'évacuation de l'eau.
La pente peut être disposée au niveau de la structure porteuse, par exemple en positionnant les colonnes à des hauteurs différentes, tout en soutenant les éléments au droit des noues pour éviter une flexion.
La pose des membranes d'étanchéité suivant la pente de la noue permet de limiter les recouvrements de lés et la formation de plis dans l'étanchéité.
Dans le cas d'une étanchéité bitumineuse, les lés sont parallèles à la pente de la toiture (voir également la NIT 215, p. 59) [C5]. Le cas échéant, les joints de l'étanchéité de la noue seront décalés par rapport à ceux réalisés en toiture.
En présence d'une étanchéité synthétique, les lés peuvent être perpendiculaires à la pente de la toiture; dans ce cas, l'étanchéité de la noue est généralement posée suivant la ligne d'égout, ce qui permet de réduire considérablement le nombre de joints.
Il convient de prévoir des trop-pleins en nombre suffisant (gargouilles et/ou avaloirs de secours) afin d'éviter une surcharge de la noue en cas d'obstruction de l'avaloir ou d'averses violentes, et de prévenir les infiltrations au droit des coupoles, des seuils, etc.
Si la noue est particulièrement longue et que l'avaloir est situé non pas le long d'un relevé, mais dans la partie courante de la toiture, il se peut que l'eau atteigne un niveau trop élevé sur la toiture avant de pouvoir s'écouler par le trop-plein. Pour parer à cette éventualité, on peut disposer un avaloir de secours surélevé à proximité de la descente d'eau (figure 8). Ce principe est explicité au § 4.2..
Sur une toiture inversée, où l'isolation thermique est posée en continu sur l'étanchéité, sans coupure dans les noues, l'efficacité du drainage revêt une importance encore accrue. La noue derva présenter, dans ce cas, une pente plus marquée (au moins 2 %, voir § 3.2. de la NIT 215) [C5], de sorte que les pointes de diamant et les relevés devront être disposés plus hauts. Les panneaux isolants seront, quant à eux, découpés ou sciés avec soin au point de rencontre entre deux pentes.
Enfin, il conviendra de veiller à ne pas créer de ponts thermiques au droit des relevés (voir aussi le § 2.3.2.1., ainsi que l'Annexe 1).
NIT 244 : Les ouvrages de raccord des toitures plates - 2.3.2. Chéneaux intérieurs