Source: http://www.ccdonline.ca/fr/publications/voice/2009/08
Timestamp: 2019-09-19 02:10:56+00:00
Document Index: 156354675

Matched Legal Cases: ["l'article 15", "l'article 12", "l'article 46", "l'article 14", "l'article 12", "l'article 46", "l'article 15"]

Cette Voix qui est la nôtre, août 2009 | Conseil des Canadiens avec deficiences
Cette Voix qui est la nôtre, août 2009
Le CCD conteste le Projet de loi C-384
Faits saillants du Projet de loi C-384
Appel à l'action contre le Projet de loi C-384
Dignité pour tous: Campagne pour éradiquer la pauvreté
La ratification de la Convention par le Canada: Le point de vue de la société civile
Jim Derksen, honoré par l'université du Manitoba
Jim Derksen, nouveau membre honoraire du CCD
Lauréats des prix du CCD
Citizens with Disabilities-Ontario
Coalition of Persons with Disabilities - NL
Le Réseau Nationale pour la Santé Mentale
L'Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau secondaire
Nouveau membre du Conseil mondial de l'OMPH et du Comité de direction de la Région Amérique du Nord-Caraïbes de l'OMPH (ANC-OMPH)
Diane Driedger reçoit le Tanis Doe Award for Canadian Disability Study and Culture
Le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD) conteste le Projet de loi C-384
Le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD) estime que tous les partisans des droits des personnes handicapées devraient contester le Projet de loi C-384 qui légaliserait l'euthanasie et le suicide assisté et qui menacerait les Canadiens avec des déficiences. Le CCD est une organisation nationale de défense des droits des personnes handicapées, œuvrant pour un Canada accessible et inclusif. Déposé par Francine Lalonde, députée du Bloc Québécois, ce Projet de loi d'initiative parlementaire, visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté au Canada, est passé en première lecture le mois dernier. C'est la troisième fois que Mme Lalonde tente de faire légaliser l'euthanasie et le suicide assisté au Canada. Le Projet de loi C-384 légaliserait l'euthanasie et le suicide assisté en modifiant respectivement les articles 222 et 241 du Code criminel. Intitulé «Loi sur le droit de mourir dignement», ce projet de loi menace la vie des Canadiens handicapés. Les arguments de «dignité» et de «souffrance» dont il se drape n'y sont jamais expliqués. Comment mesurons-nous la dignité? Qu'est-ce que la souffrance, avance Rhonda Wiebe, co-présidente du Comité sur l'éthique en fin de vie du CCD. Ces termes relèvent davantage de valeurs sociales que valeurs scientifiques. Mais le Projet de loi prescrit une solution «médicale» et «légale» pour aider les personnes qui «souffrent» et dont la vie manque de «dignité». «Une vie sans dignité et remplie de souffrance est un préjugé dont les Canadiens non handicapés taxent communément leurs concitoyens handicapés. Le Projet de loi C-384 ne protège nullement les personnes qui se retrouvent ainsi dévalorisées, soutient Dean Richert, co-président du Comité sur l'éthique en fin de vie du CCD.» L'aide sociale et la participation citoyenne dans la communauté sont beaucoup plus importantes pour le bien-être des personnes handicapées que la gravité de leurs déficiences. Tant que ces personnes ne bénéficieront pas de soins de santé appropriés, d'assistance personnelle abordable et d'une égalité d'accès aux structures et systèmes sociaux de leurs communautés, le suicide assisté ne sera pas pour elles une solution librement choisie!
Que fera le Projet de loi C-384?
Il légalisera l'euthanasie et le suicide assisté au Canada.
En modifiant deux articles du Code criminel – les paragraphes 227 (7) et 241(2)
Qui pourrait se prévaloir de l'objet du Projet de loi C-384?
Grâce à ce Projet de loi, l'euthanasie et le suicide assisté pourraient être offerts aux:
Les personnes âgées de 18 ans et plus
Éprouvant des douleurs physiques ou mentales aiguës sans perspective de soulagement
Atteintes d'une maladie en phase terminale
Qu'est-ce qu'une maladie en phase terminale?
Le Projet de loi C-384 ne donne aucune définition à ce sujet.
Qui le Projet de loi C-384 cherche-t-il à protéger de toute accusation d'homicide ou de suicide assisté?
Le Projet de loi C-384 vise les médecins autorisés à exercer la médecine en vertu des lois d'une province.
En vertu du Projet de loi C-384, quelles seraient les étapes à suivre pour être euthanasié?
Le Projet de loi C-384 propose que la personne :
Être apparemment lucide
Soumettre deux demandes écrites à plus de dix jours d'intervalle indiquant expressément son consentement d'opter pour la mort
Désigner, lorsque lucide, une autre personne qui agira en son nom lorsqu'elle ne sera apparemment pas lucide.
Quelles critiques soulève le Projet de loi C-384?
Dans son bulletin de juin 2009, l'Euthanasia Prevention Coalition soutient: «le Projet de loi C-384 menace la vie des personnes handicapées et/ou des personnes ayant des maladies chroniques. Ces groupes de personnes sont souvent perçus comme n'ayant aucune perspective de soulagement.» Dans l'article «Legalized euthanasia leads to no choice, ever», publié le 16 mai 2009 par le Calgary Tribune, Licia Corbella affirme «Quand ils se réfèrent aux «récipiendaires» de l'euthanasie, les promoteurs de cette solution visent - dans un geste de «compassion ultime» comme l'appelle Mme Lalonde - presque exclusivement les personnes âgées et les personnes en phase terminale éprouvant d'insoutenables douleurs. Mais si vous lisez les caractères discrets, son projet de loi inclut également les jeunes déprimés âgés de 18 ans qui refusent «les traitements appropriés», par exemple leur Prozac. Ainsi, mettre fin aux jours des adolescents déprimés qui repoussent leurs traitement devient à présent un geste de «compassion ultime». Quel écœurant euphémisme!»
Objet: Projet de loi C-384, Loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement) (Francine Lalonde)
Le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD), organisation nationale de défense des droits des personnes handicapées, œuvrant pour un Canada accessible et inclusif, est alarmé par le Projet de loi C-384. Et je vous exhorte à le rejeter. Le CCD s'oppose à l'euthanasie et au suicide assisté qui ont des effets négatifs sur les personnes handicapées. Le CCD soutient que les personnes avec des déficiences subiront les conséquences sociales négatives de toute loi autorisant le meurtre des personnes en soi-disant grande souffrance.
Le Projet de loi C-384 modifierait la norme canadienne condamnant les meurtres. Cette valeur fondamentale est beaucoup trop importante pour être modifiée par un projet de loi mal conçu, émanant d'une députée. Car si ce projet de loi était adopté, l'interdiction de tuer serait altérée et les meurtres seraient autorisés dans certains cas:
si le demandeur est âgé de 18 ans et plus
s'il/elle a soumis librement deux demandes écrites indiquant son consentement à opter pour la mort
s'il/elle est apparemment lucide
s'il/elle éprouve des douleurs physiques ou mentales aiguës sans perspective de soulagement
Pour le public, ces conditions sont synonymes de grande souffrance. De traditionnelles pratiques et convictions sociales ont malencontreusement associé déficience et souffrance. Pourtant, à l'instar des personnes handicapées, les personnes ayant des limitations fonctionnelles ne se perçoivent pas comme des êtres pétris de douleurs. À l'instar de leurs concitoyens non handicapés, elles apprécient leur qualité de vie. Mais cela n'empêche pas des personnes erronées de chercher à abréger leur vie. Diverses personnes et organisations de la collectivité des personnes handicapées, comme le Dr Dick Sobey (Université d'Edmonton), le CCD et Not Dead Yet s'activent intensément pour dénoncer ce phénomène et je vous invite à examiner leurs travaux sur leurs sites Web.
Le Conseil des Canadiens avec déficiences est sûr que de tels préjugés culturels sur la déficience inciteront des personnes non handicapées à conclure, dans un élan erroné de compassion, que les personnes handicapées n'ont aucune «perspective de soulagement»; elles chercheront à faire entériner l'homicide, comme le prescrit le Projet de loi C-384. De subtiles (et non subtiles) pressions peuvent être exercées sur des personnes handicapées vulnérables pour les inciter à opter pour la mort, telle que sanctionnée par le Projet de loi C-384.
Le Canada serait doté d'une nouvelle norme sociale – en vertu de laquelle des personnes non handicapées « aideraient » des concitoyens handicapés à mettre fin à leurs jours. En tant que législateur, il vous incombe au titre de l'article 15 (sur les droits à l'égalité) de la Charte canadienne des droits et libertés de vous assurer que les lois canadiennes ne se répercutent pas négativement sur les personnes avec des déficiences. Votez contre le Projet de loi C-384 afin de préserver l'égalité, la vie et la sécurité des Canadiennes et des Canadiens handicapés.
Le CCD demande à toutes les personnes préoccupées par les droits des personnes handicapées d'écrire à leurs députés fédéraux et de les inciter à s'opposer au Projet de loi C-384 qui menace la vie et la sécurité des personnes avec des limitations fonctionnelles.
Ce projet de loi émanant de la députée Francine Lalonde légaliserait l'euthanasie et le suicide assisté au Canada. C'est la troisième fois que Mme Lalonde tente de faire adopter ce type de loi qui est passée en première lecture le 13 mai 2009. Le Projet de loi C-384 légaliserait l'euthanasie et le suicide assisté en modifiant respectivement les articles 222 et 241 du Code criminel.
En 2003, le CCD a publié le rapport «Légalisation de l'aide médicale à la mort: Les mesures de sauvegarde protègent-elles les intérêts des plus vulnérables?» de Orville Endicott (se référer à http://www.ccdonline.ca/fr/humanrights/archives.) Dans ce rapport, M. Endicott souligne que les promoteurs de la légalisation de l'euthanasie incluent souvent des mesures de sauvegarde pour protéger les vulnérables, notamment (1) la mise en vigueur d'un organe de procédure qui veillerait à ce que les mesures de sauvegarde soient observées, (2) l'assurance que la décision du patient est en effet libre et volontaire et (3) la preuve que toutes les «possibilités raisonnables susceptibles de rendre l'aide à la mort moins attrayante pour le patient ont été sérieusement explorées.» Même si le CCD ne croit pas que les mesures de sauvegarde protègent réellement les personnes handicapées de morts non désirées, Mme Lalonde n'a pas essayé d'en intégrer dans son libellé. C'est une loi modificative sans fondement qui doit être rejetée.
Une autre organisation cherche également à faire échouer le Projet de loi C-384: L'Euthanasia Prevention Coalition. Sur son site Web, vous trouverez plusieurs documents qui vous aideront dans votre lutte contre ce Projet de loi, notamment une lettre type au PM sur les problèmes inhérents au Projet de loi C-384, une analyse dudit Projet et des cartes-réponses pour les parlementaires.
Lors de son Assemblée générale annuelle de juin 2009, le Conseil des Canadiens avec déficiences a endossé la campagne de Canada sans pauvreté (CSP) visant l'éradication de la pauvreté. (CSP est officiellement l'Organisation nationale anti-pauvreté).
Intitulée Dignité pour tous, cette campagne a été lancée afin de revendiquer:
De robustes mesures fédérales pour régler les causes structurales de la pauvreté au Canada.
Un plan national d'élimination de la pauvreté qui sera harmonisé avec les plans provinciaux et territoriaux.
Une loi fédérale anti-pauvreté.
Un investissement fédéral suffisant dans la sécurité sociale de tous les Canadiens.
Comme nous le savons tous trop bien, l'incidence de la pauvreté est disproportionnée chez les personnes avec des déficiences. Elle frappe davantage les personnes handicapées que leurs concitoyens non handicapés. C'est la raison pour laquelle le CCD a décidé de s'attaquer prioritairement à ce problème. Nos forum Mettons fin à l'exclusion ont toujours intégré une composante pauvreté et que celui de cette année sera entièrement axé sur cet enjeu. Notre grand projet de recherche de l'ARUC, Pauvreté invalidante/citoyenneté habilitante, cible aussi la pauvreté. Nos travaux sur l'AE, le système fiscal et la PI-RPC ont toujours eu pour but d'améliorer la situation économique des Canadiennes et des Canadiens avec des déficiences. La campagne Dignité pour tous nous permet de collaborer avec d'autres Canadiens, également déterminés à combattre ce fléau.
Les valeurs et la philosophie de Canada sans pauvreté, l'organisation instigatrice de la campagne Dignité pour tous, s'harmonisent vraiment aux nôtres. Le Conseil d'administration de CSP est composé de personnes ayant toutes directement vécu la pauvreté et certaines d'entre elles sont en outre des personnes handicapées. À l'instar du CCD, CSP aborde les enjeux à travers le prisme des droits de la personne. La manière dont la campagne Dignité pour tous a été articulée le prouve nettement.
La pauvreté s'inscrit dans le programme politique. Certaines provinces – Terre-neuve, la Nouvelle Écosse, le Québec, l'Ontario et le Manitoba – ont mis sur pied des stratégies de réduction de la pauvreté ou sont en train de le faire. Les politiciens doivent savoir que les personnes handicapées sont préoccupées par la pauvreté et cherchent activement à l'éradiquer. En participant à la campagne Dignité pour tous, la collectivité des personnes handicapées prouve, sous une autre forme, qu'elle est profondément décidée à éradiquer cette calamité.
Pour en savoir davantage sur la campagne Dignité pour tous, consultez le site web créé pour l'appuyer.
La ratification de la Convention par le Canada: Le point de vue de la société civile – les avantages et les défis
par Laurie Beachell
(En juin dernier, le gouvernement du Canada a tenu des audiences sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). Laurie Beachell y a présenté les observations ci-après)
Je vous remercie, au nom du Conseil des Canadiens avec déficiences et des autres organisations de la société civile ayant participé à l'élaboration de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, de me permettre de me prononcer sur ce sujet. Dans l'avion qui m'amenait à cette audience, j'ai à nouveau relu la Convention et le Protocole facultatif: Quels documents stupéfiants! À chaque lecture, leur libellé et leur envergure me fascinent; la création de la CDPH a vraiment été un processus passionnant et dynamisant.
Grâce à Steve Estey qui, à titre bénévole, s'est assuré que les droits des personnes handicapées sont entendus, le CCD a joué un rôle crucial dans l'élaboration de la CDPH. Steve a fait partie de la délégation canadienne et, avec l'aide du ministère du RHDC, le CCD a coordonné quatre consultations nationales de la collectivité des personnes handicapées. C'était vraiment un processus ouvert, productif et soutenu, un processus qui devrait sous-tendre la mise en vigueur du plan d'exécution de la Convention.
Permettez-moi de souligner l'extraordinaire contribution d'Anna MacQuarrie qui, avec Steve Estey, est ma source de références et de connaissances sur la CDPH.
Que pense la société civile de la Convention?
1: Ratification
Il est évident que la collectivité des personnes handicapées souhaite une rapide ratification fédérale de la Convention. Selon la société civile, le Canada est en adéquation avec la Convention. Nous espérons qu'elle sera ratifiée au cours de l'année calendaire et que, le 3 décembre 2009; nous puissions tous célébrer la ratification canadienne de cet acte historique.
En fait, voici les cinq raisons prioritaires qui, à mon avis, justifient cette ratification:
La déficience est un enjeu universel
La CDPH établit l'optique des droits de la personne que devraient appliquer les gouvernements pour traiter les enjeux des personnes avec des déficiences.
Les Nations Unies ont adopté un processus participatif lors de l'élaboration de la CDPH, favorisant ainsi la participation des intervenants et plus particulièrement des personnes handicapées et de leurs organisations.
En ratifiant la Convention, le Canada devra développer et mettre en œuvre un plan national d'action pour les personnes handicapées.
La ratification implique qu'un organe de suivi international surveillera les progrès réalisés par le Canada en ce qui a trait à la protection et à la garantie des droits des personnes handicapées.
Le gouvernement du Canada doit-il ratifier la Convention? La société civile a déjà répondu à cette question en conférences de presse, par des lettres aux ministres, etc.....Nous enjoignons catégoriquement le gouvernement du Canada à aller de l'avant et à ratifier la Convention. L'appui unanime manifesté l'an passé par la Chambre des communes vis-à-vis de la motion de ratification nous conforte dans cette ligne de pensée.
Il semblerait que les ministres MacKay et Cannon soient prêts à aller de l'avant.
2. Réserves et déclarations interprétatives (RDI)
Les pays peuvent se prévaloir des RDI pour se dégager de certaines dispositions d'une convention ou pour formuler leur interprétation spécifique d'un ou plusieurs article du libellé. Ils déposent ces RDI en soumettant leur instrument de ratification.
Le Canada n'a pratiquement jamais soumis d'importantes réserves vis-à-vis d'un traité. Nous espérons qu'il en sera de même pour la CDPH. Certaines réserves pourraient s'imposer et, dans une certaine mesure; ne seraient pas forcément négatives. Ce fut le cas pour la Convention relative aux droits de l'enfant et, si je ne me trompe pas, elle visait les adoptions et les préoccupations des Peuples autochtones. Elle avait été jugée appropriée et appuyée par cette collectivité.
Nous savons que l'article 12 «Reconnaissance de la personnalité juridique dans des conditions d'égalité» soulève quelques inquiétudes. Dans sa trousse de ratification, Inclusion International affirme: «Nous aimerions rappeler aux gouvernements que l'article 46 de la CDPH et l'article 14 du Protocole facultatif n'autorisent aucune réserve incompatible avec l'objet et le but de la Convention. L'égalité et la non-discrimination ainsi que le respect de la dignité, de l'autonomie personnelle et de la liberté de choix ont été reconnus comme principes généraux de la Convention, principes enchâssés pour rendre l'objet et le but explicites. Toute réserve sur l'article 12 irait à l'encontre de chacun de ces principes et ne serait pas autorisée en vertu de l'article 46 de la Convention.»
Le CCD propose qu'une procédure de révision soit instaurée dès l'amorce même d'éventuelles réserves canadiennes afin de pouvoir les évaluer en temps utile et qu'un mécanisme d'examen gouvernement/société civile soit établi afin de revoir tous les deux ou trois ans, toutes les réserves soumises. Cela créera un cadre d'évolution progressive et; espérons-le, de règlement des questions encore en suspens au niveau gouvernemental. Bien sûr, toutes les réserves identifiées seront intégrées dans l'examen périodique que doivent subir tous les pays, tous les quatre ans. Le comité des droits des personnes handicapées surveillera les bilans des pays sur la CDPH et reverra automatiquement toutes les réserves formulées. Les enjeux des personnes handicapées seront également intégrés dans le rapport soumis par le Canada au Conseil des droits de l'homme pour son Examen périodique universel. De concert avec d'autres organisations de personnes handicapées, le CCD a activement participé au processus EPU, avec des représentations et des déclarations publiques sur le bilan du Canada en matière de droits de la personne. Les organisations de personnes handicapées seront encore plus actives à l'avenir alors que le bilan canadien sera examiné par le Comité des droits des personnes handicapées.
3. Le plan de mise en vigueur
La collectivité des personnes handicapées s'inquièterait vraiment si les gouvernements prétendaient que le Canada était déjà doté de garanties antidiscriminatoires suffisantes, dans la Charte et les lois sur les droits de la personne. Certes, des garanties de non-discrimination sont déjà enchâssées dans notre Constitution mais en ce moment, les enjeux des personnes handicapées semblent être occultés au niveau national. Marie White, la présidente nationale du CCD, est assez imagée lorsqu'elle affirme que la politique sociale est actuellement une sans-abri.
Notre communauté s'attend à voir un plan de mise en vigueur ainsi qu'une procédure de suivi des mesures prises par le gouvernement pour s'acquitter de ses obligations vis-à-vis de la Convention. Avec la Charte, les lois canadiennes sur les droits de la personne et la Convention, les gouvernements et la société seront forcés d'éliminer les obstacles à l'égale participation des Canadiens handicapés. L'application de la Convention exige la mise en vigueur de mesures efficaces et non pas une simple réitération du statu quo. Agir autrement imposerait aux personnes déjà défavorisées par l'environnement actuel de s'adresser au système judiciaire pour faire éliminer les obstacles. Et c'est inacceptable. Forcer les personnes handicapées à proposer des réformes judiciaires, à se lancer dans des litiges ou de la sensibilisation publique pour contester les lois fautives revient tout simplement à «blâmer les victimes.»
Soulignons que le gouvernement du Canada a adopté plusieurs autres Convention et instruments internationaux, notamment la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel et qu'il a alloué des ressources pour faire progresser les droits des groupes visés. L'application de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel a été nettement financée: Le gouvernement et les ONG ont bénéficié d'importants fonds pour promouvoir cette interdiction, entreprendre des activités de déminage et venir en aide aux victimes. De plus, le gouvernement s'est acquitté de ses obligations relatives à la Convention sur les droits de l'enfant en adoptant plusieurs mesures afférentes, en soutenant les activités des ONG et en produisant un rapport intitulé «Un Canada digne des enfants:» Les Canadiennes et les Canadiens handicapés n'en attendent pas moins avec la ratification, notamment:
un examen des programmes et services actuels pour les personnes handicapées ainsi que l'identification de nouvelles mesures visant l'élimination des obstacles et/ou l'amélioration de l'accès aux biens et services;
l'allocation de ressources supplémentaires aux ONG pour les aider à mieux cerner et éliminer les obstacles;
un rapport consolidé sur la situation des personnes handicapées et sur les principaux articles de la Convention, qui serait annuellement soumis au Parlement;
la création d'un Comité parlementaire sur la situation des Canadiens handicapés; il pourrait s'agir d'un sous-comité parlementaire ou d'un comité permanent sur les questions des personnes avec des déficiences. Au cours des trente dernières années, un Comité ciblé et non partisan a fait progresser les enjeux des personne handicapées. Il est actuellement inopérant.
un dialogue fédéral/provincial/territorial actif, ouvert et inclusif, garantissant la participation des personnes handicapées. À cause de la nature même de notre fédération, seule une collaboration inter-provinciale peut réellement faire avancer un programme pour les personnes handicapées et assurer, à travers le pays, une prestation uniforme des services. Si les gouvernements doivent faire leurs devoirs et se réunir entre eux, ils doivent aussi solliciter la participation de la collectivité des personnes handicapées.
instaurer un dialogue et un mécanisme spécifiques pour les enjeux des Autochtones handicapés.
4. Protocole facultatif
Nous savons que le Protocole facultatif ne sera pas encore intégré dans l'équation; mais la communauté des personnes handicapées incite vivement le gouvernement fédéral à le ratifier. Notre position à cet égard et claire et sans équivoque: «un droit sans recours n'est pas un droit.» Nous enjoignons le gouvernement du Canada à instaurer, d'ici deux ans, un forum de discussion sur le Protocole facultatif.
J'ai cerné les défis que nous pourrions rencontrer au fur et à mesure de nos avancées. Je tiens toutefois à vous assurer que le mouvement des droits des personnes handicapées est très enthousiaste et très en faveur de la CDPH. C'est pourquoi nous attendons sa ratification avec impatience.
La Convention aura d'immenses avantages. C'est un jalon déterminant pour le mouvement des droits des personnes handicapées qui a surtout progressé grâce aux inlassables revendications des personnes avec des déficiences, depuis les grandes idées jusqu'aux grands rêves en passant par les courageux porte-étendards et l'allocation des ressources. Si le gradualisme incessant a été le nerf de la guerre, la Convention nous ouvre les portes d'un monde merveilleux de possibilités et d'énormes attentes.
Nous avons donc de très grandes attentes et les Canadiens handicapés surveilleront avec vigilance les mesures prises par le gouvernement en ce qui a trait à la CDPH. Nous avons travaillé ensemble pour placer la barre très haut. Nos avons à présent collaborer pour transformer ce document inspirant en mesures claires pour « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque. »
Jim Derksen a été honoré par l'université du Manitoba
Le 26 mai 2009, l'université du Manitoba a décerné un Doctorat honorifique à Jim Derksen afin de reconnaître son œuvre dans le mouvement de défense des droits des personnes handicapés. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, Jim a présenté une inspirante allocution sur l' habilitation et la construction sociale.
Allocution de Jim Derksen lors de la cérémonie
Je remercie l'université du Manitoba de l'honneur qui m'est conféré au nom de tous ceux et celles qui ont énormément lutté pour les droits des personnes handicapées.
Je voudrais rendre hommage à ma famille. Je suis le plus vieux de neuf enfants dont six sont encore vivants. Ma mère; mes frères et sœurs, leurs conjoints et certains de leurs enfants sont ici présents. Mes merveilleux et courageux enfants, Amara et Tom, n'ont pu venir aujourd'hui, fort occupés par le travail prenant de se frayer un chemin dans le monde. Si je suis ici aujourd'hui, c'est grâce à l'amour, au soutien et à l'enseignement de ma famille.
J'aimerais rendre hommage à mes autres enseignants et mentors sans lesquels je ne pourrais être ici aujourd'hui pour accepter cet honneur. Ils sont légion mais je ne nommerai que Allan Simpson et le professeur Carl Ridd.
Comme tous les êtres humains, je suis unique avec, d'une part, mes talents et mes capacités et, d'autre part, mes déficiences et incapacités. C'est mon essence même, mes propres réalités. Et au delà de ces réalités; comme tous les êtres humains, je vis dans un monde que nous nous sommes façonnés, à partir de nos connaissances, nos attitudes et nos valeurs. Il ne doit pas être un prison mais nous ne devons pas non plus l'idolâtrer; le placer au-dessus de notre humanité. Nous devons au contraire le façonner et le refaçonner sans cesse comme un outil nous permettant de réaliser notre plein potentiel et traduire nos plus grandes aspirations.
Très jeune, alors que j'étais atteint d'une lourde incapacité physique, j'ai perçu très vite le consensus perceptuel établi par la société vis-à-vis de la déficience et les maigres attentes qui en découlaient. Estimant que ces conceptions étaient assez éloignées de mon image personnelle, de mon vécu et de mes aspirations, j'ai décidé de résister et de contester ces constructions; on affirme que l'homme construit sa cage autour de lui tandis que le lion la fait voler en éclats. De nombreuses personnes handicapées et de nombreuses autres socialement marginalisées et exclues ont fait voler les cages construites pour les capturer et les enfermer.
Nous sommes conditionnés, en tant qu'êtres humains, pour créer notre propre monde. Laissez-nous tracer la route, de notre destin, celle qui nous mènera où nous voulons vraiment aller et où nous devons aller.
Tous les diplômés d'aujourd'hui vivent une période charnière. Ce fut aussi le cas à l'époque de ma naissance, fin des années 1940. Les êtres humains s'étaient entichés de concepts comme l'eugénisme et, au cours des décennies précédentes, de pureté et de supériorité de la race. Pendant la seconde guerre mondiale, ils s'étaient drapés dans ces conceptions erronées pour éliminer des millions de personnes; les pays alliés avaient heureusement combattu cette horreur. Ils étaient déterminés à créer les Nations Unies ainsi qu'à y établir un cadre de principes et de valeurs visant à prévenir toute ré-occurrence de cette obscénité. Ce cadre, à présent âgé de 60 ans, est plus connu sous le nom de Déclaration universelle des droits de l'homme. À la vitesse où évoluent les idées et les structures, ces droits humains sont encore bien jeunes et bien fragiles. Ne nous leurrons pas toutefois, ils sont toujours en butte à de vieilles forces qui s'opposent au nouveau paradigme d'universalité des droits de l'homme.
J'ai eu le privilège de participer, avec d'autres personnes, à l'élaboration des lois canadiennes sur les droits de la personne et, au début des années 1980, de contribuer à l'enchâssement de certaines composantes de droits humains dans la Charte canadienne des droits et libertés. Plus récemment, j'ai pu travailler avec le Conseil des Canadiens avec déficiences et de nombreux autres groupes à la création de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
Nous avons instauré notre vision d'équité et de droits à l'égalité pour tous, nonobstant les diversités naturelles, les sempiternels préjudices et l'exclusion.
Et comment réagissons-nous aux massacres du Cambodge? Comment expliquer les génocides de Bosnie et du Rwanda et comment vivre avec les horreurs actuelles du Darfour? Pourquoi les préjudices continuent-ils à limiter et à dévaloriser la vie de milliers d'êtres? Nos devons aujourd'hui agir et concrétiser notre vision en matière de droits humains? Il ne suffit pas toutefois de dire les bonnes choses et d'approuver les bonnes valeurs. Il faut désormais les appliquer et les honorer dans nos agissements et nos comportements.
Nous devons absolument saisir les cages que nous avons bâties ensembles et dans lesquelles nous sommes relégués et empêtrés. Relevons-nous, devenons des lions, donnons-nous la force de briser ces cages qui nous étranglent et, par la-même, d'insuffler vie aux droits d'égalité et d'équité que nous nous sommes fixés.
Louons tous les efforts qui seront entrepris pour concrétiser notre vision d'universalité des droits humains. Je félicite le Musée canadien des droits de la personne qui sera bientôt construit à la Fourche de Winnipeg et entrera en fonction dès 2012. Je félicite également les villes de Winnipeg et d'Edmonton qui se joindront à d'autres villes du monde entier pour se déclarer cités des droits de la personne.
À toute ma famille et à tous mes amis; soyez bénis. Je suis toujours là.
par April D'Aubin Analyste-recherchiste
Lors de son Assemblée générale annuelle du 7 juin 2009, le Conseil national des représentants du CCD a décerné à Jim Derksen le titre de membre honoraire de l'organisation. Il rejoint ainsi nos trois autres membres honoraires, Peggy Allan, Irene McGinn et David Baker. Jim a été un véritable visionnaire pour le CCD, cernant les tendances émergentes et nous aidant à relever les nouveaux défis conformément à nos principes de droits humains. Le CCD a ainsi voulu souligner l'immense et indéfectible contribution de Jim au développement d'un Canada accessible et inclusif.
Jim s'est attaqué très tôt aux obstacles à la pleine et égale participation des personnes handicapées. C'est à l'université de Winnipeg où il faisait ses études qu'il a commencé à se sensibiliser aux obstacles qu'affrontaient des étudiants ayant d'autres limitations fonctionnelles. Doué pour résoudre les problèmes, il a mis sur pied un service de transcription de livres sur cassettes audio, permettant ainsi aux étudiants malvoyants et autres d'accéder aux documents imprimés.
Jim a transmis au mouvement de défense des droits des personnes handicapées ses aptitudes en développement communautaire acquises auprès de la Compagnie des jeunes Canadiens à laquelle il avait adhéré. Il a joué un rôle prépondérant dans le développement de la Manitoba League of Persons with Disabilities (MLPH), du Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD), de l'Organisation mondiale des personnes handicapées (OMPH) et du Canadian Disability Rights Council (CDRC). M. Derksen a dirigé plusieurs organisations en tant que président-directeur-général, comme la MLPD, E-Quality Employment Inc., et le CCD et a aussi occupé le poste de directeur du développement de l'OMPH. Il s'est ainsi spécialisé en politique publique pour les personnes handicapées, notamment en droits de la personne, emploi, transports accessibles et développement international. Il a généreusement partagé son immense savoir avec le CCD et plusieurs autres organismes.
En 1980, le Conseil des Canadiens avec déficiences, alors connu sous le nom de la Coalition provinciale des organisations, Ombudsman des personnes handicapées (COPOH), a appuyé la participation de Jim au Comité parlementaire spécial sur les invalides et les handicapés. Ce cheminement l' a conduit à Ottawa où s'écrivait alors la Charte canadienne des droits et libertés. Jim a su persuader les politiciens des deux côtés de la Chambre ainsi que les fonctionnaires du ministère de la Justice d'enchâsser la déficience dans l'article 15 de la Charte. Le Canada fut le premier pays à garantir constitutionnellement les droits des personnes handicapées et Jim a nettement participé à l'érection de ce jalon historique.
La Commission canadienne des droits de la personne, le Conseil national du bien-être social, les Nations Unies et le gouvernement du Canada ont consulté Jim sur divers enjeux. Il a coprésidé le Comité consultatif ministériel sur les transports et les personnes handicapes et a siégé au Conseil consultatif d'Emploi et immigration Canada.
Jim est entré dans la Fonction publique en 1986, innovant dans plusieurs initiatives. En tant que coordonnateur de la Décennie des personnes handicapées, il a mis sur pied le Plan d'action afférent du Manitoba, stratégie provinciale pour les personnes avec des déficiences. Il fut, avant de quitter le gouvernement provincial en 2004, directeur général du Bureau des personnes handicapées.
Jim a peut-être quitté la Fonction publique provinciale mais il n'a jamais interrompu son travail bénévole. Il siège à trois comités: droits de la personne, développement international et éthique en fin de vie; Jim a également aidé le CCD dans ses activités en faveur du Musée canadien des droits de la personne. Cette année, en février; Jim est apparu dans le premier vidéo du CCD sur YouTube où il explique les principales composantes du Plan national d'action Mettons fin à l'exclusion.
Jim se rend souvent dans les bureaux du CCD où il est accueilli à bras ouverts. Lors de ses visites, Jim offre généreusement au personnel son point de vue et son savoir sur les dossiers en cours.
Jim est l'un des plus anciens et plus dévoués bénévoles du CCD. En lui décernant le titre de membre honoraire, le Conseil national souligne son extraordinaire contribution au CCD et l'invite chaleureusement à poursuivre son engagement au cours des prochaines années.
Les Prix du CCD
Cette année; les Prix du CCD ont été attribués à:
Pat Danforth, désignée par la BCCPD
Donna Martyn, désignée par l'ACCD
Brad Choquette, désigné par la SVOPD
Valerie Wolbert, Susie Weiszmann, David Weremy, Mark Blanchette, Kevin Johnson, les co-créateurs du Tour "En route vers la liberté", désignés par la MLPD
Véronique Vézina, désignée par la COPHAN
Dorothy Kitchen, désignée par la NS LEO
Michelle Murdoch, désignée par le COD
Stephen MacDonald, désigné par le PEI Council
Zelda Rempel, désignée par le RAFH du Canada
Dr. Chris Summerville, désignée par le RNSM
Marie Harnois, désignée par l'ACVT
Julia Flumerfelt, désignée par le NWT Council
Scott Simser, désigné par l'ASC
Chris and Marie Stark, désignés par l'AEBC
Partenariat BCCPD/Disability Rights Promotion International
La BCCPD est heureuse d'annoncer le lancement d'un important projet en partenariat avec l'université York et Disability Rights Promotion International (DPRI), initiative de recherche sur les droits de la personne, effectuée par les personnes handicapées. Ce projet permettra de compiler des données tirées de quatre secteurs différents et de recueillir les expériences des personnes avec des déficiences dans cinq villes canadiennes et huit pays.
Les informations proviendront des secteurs suivants: expériences personnelles, médias, politique et droit et fichiers de données de l'étude. DRPI vise en général à instaurer un organe de suivi, global et durable, pour régler la discrimination subie par les personnes handicapées au Canada. Il cherchera à déterminer comment a discrimination systémique et l'exclusion sociale accentuent la vulnérabilité aux abus, à la pauvreté chronique, au chômage et aux autres formes de discrimination et d'iniquité sociale. Localement, les observateurs du secteur des droits de la personne interrogeront une cinquantaine de personnes handicapées sur les expériences dans les régions de Penticton et du Lower Mainland. D'autres équipes du projet DRPI surveilleront les violations et abus de droits de la personne. Tous les résultats seront utilisés pour établir un système mondial de contrôle des droits de la personne, système qui pourra être présenté aux politiciens et aux décideurs; ici comme à l'étranger.
Réaction de l'ADF à la nouvelle stratégie pharmaceutique de l'Alberta
En décembre 2008, le gouvernement de l'Alberta présenté sa nouvelle stratégie pharmaceutique qui prévoit:
Consolider en un seul régime les cinq programmes provinciaux d'assurance-médicaments,
Établir un comité public pour compenser les positions de l'Expert Committee on Drug Evaluation and Therapeutics;
Acheter en gros aux fins d'économie
Avec cette nouvelle stratégie, le gouvernement tentera de rendre la couverture médicaments plus accessible, abordable, efficiente et plus efficace au niveau thérapeutique; Ses principales composantes sont néanmoins inquiétantes et l'Alberta Disabilities Forum veut s'assurer qu'elle soit guidée par des besoins de santé et non par des besoins économiques. Avec la mise en vigueur d'un régime gouvernemental unique, les personnes handicapées ne doivent pas perdre certains avantages; le processus d'approbation des médicaments doit être tout aussi transparent qu'opportun. Cette nouvelle stratégie pharmaceutique doit aussi viser la sensibilisation des patients et l'extension du registre des médicaments afin d'y inclure tous les produits jugés indispensables à la santé et au bien-être des personnes handicapées ou des personnes atteintes de maladie mentale.
L'ADF a énoncé ses inquiétudes dans une déclaration écrite qui sera envoyée à tous les députés provinciaux et soumise au ministre de la Santé, Ron Liepert. Dans ce document, l'ADF appuie la décision du gouvernement d'éliminer la franchise pour les personnes âgées à faible revenu mais il conteste l'évaluation basée sur le revenu pour le reste de l'âge d'or ainsi que l'augmentation de la prestation du Non-Group Drug Benefit Program. L'ADF craint que cette évaluation basée sur le revenu ouvre la porte à de futures restrictions, non seulement pour les personnes âgées mais encore pour les personnes handicapées et d'autres Albertains.
L'ADF craint que le régime d'assurance-médicaments soit beaucoup trop restrictif quant il vise les personnes atteintes d'une maladie rare soit trop restrictive. En limitant le taux à un patient sur 50 000, la définition exclut pratiquement tous les Albertains ayant des maladies chroniques ou des déficiences. On peut en effet diagnostiquer chaque année un nouveau cas d'ALS sur 50 000 malades; mais que fera-t-on des 165 Albertains atteints de cette maladie de Lou Gehrig (soit un sur 20 000)? Est-ce que la stratégie albertaine vise tous les cas d'ALS? La réponse n'est pas claire.
Michelle Kristinson, présidente du Groupe de travail sur la santé de l'ADF a déclaré: «Notre groupe de travail sur la santé assurera un suivi et commentera la mise en vigueur de la stratégie pharmaceutique provinciale. Les Albertaines et les Albertains handicapés doivent pouvoir accéder, en temps opportun et de manière abordable, à tous les médicaments requis pour leur santé et leur bien-être.»
L'ACCD poursuit son programme sur l'accessibilité des entreprises
Depuis 1996, l'ACCD évalue l'accessibilité des entreprises d'Edmonton et de la région. Ce service est offert gratuitement au milieu des gens d'affaires de l'Alberta afin de sensibiliser ces derniers aux avantages des édifices sans obstacles et à la nécessité d'en construire. Lors de ces évaluations, nous examinons et enregistrons le positionnement et les mesures de diverses caractéristiques comme les places de stationnement, les trottoirs, les entrées, les couloirs, les salles de traitement et de service à la clientèle, les toilettes, les ascenseurs et les rampes. Ces données sont ensuite analysées et des recommandations visant à améliorer l'accessibilité des locaux sont ensuite soumises aux entrepreneurs.
Les résultats de ces évaluations ne sont pas toujours encourageants mais en mars 2009, nous avons en visitant le bureau d'un dentiste, que le Dr Donald C. Yu, professeur clinicien et directeur du Programme d'endodontique de l'université de l'Alberta dirigeait l'une des cliniques dentaires les plus accessibles de la ville.
Le Dr Yu et son associé, le Dr Glenn Bilodeau, ont conçu la clinique dentaire Southpark Gateway en pensant aux personnes handicapées. Cette initiative découle de leur longue expérience et pratique des besoins dentaires des résidents de l'Edmonton Chinatown Care Center, un centre sans but lucratif de soins de longue durée pour les personnes âgées. (Le Dr Yu est vice-président du Conseil d'administration du centre).
Un large couloir relie la salle d'attente de la clinique – où des espaces sont réservés aux patients en fauteuil roulant – à une salle d'examen accessible dans laquelle un physiothérapeute interne peut aider les personnes âgées et les personnes handicapées à s'installer dans le fauteuil inclinable pour les examens de routine ou un traitement radiculaire et tout autre traitement quotidiennement effectué. Les Dr Yu et Bilodeau vont quelquefois traiter à domicile les patients incapables de se déplacer ou d'obtenir un moyen de transport pour leur rendez-vous chez le dentiste. Grâce à leurs années de pratique auprès des personnes handicapées, les Dr Yu et Bilodeau sont nettement sensibles à l'importance de l'aménagement pour accès facile.
Mais ce niveau de sensibilisation n'est pas courant chez les entrepreneurs. Même s'ils veulent une entreprise accessible, ils ne savent souvent pas par où commencer pour la plupart – d'où l'utilité des évaluations d'accessibilité conduites par l'ACCD. L''ACCD estime qu'avec un appui continu, ses efforts de sensibilisation des entrepreneurs albertains porteront fruit et aideront plusieurs entreprises à devenir aussi accessibles que la clinique dentaire Southpark Gateway.
Les bonnes nouvelles du budget 2009 de l'Alberta
Dans son budget 2009, le gouvernement de l'Alberta a prévu d'augmenter de 108 millions de dollars le budget destiné aux personnes âgés et aux soutiens communautaires. C'est une excellente nouvelle pour la collectivité des personnes handicapées car elle se soldera par:
une augmentation de 100 $ par mois pour les prestataires de l'Assured Income for the Severely Handicapped. Cette bonification du financement de l'AISH parera aussi à la hausse prévue de bénéficiaires albertains.
une hausse de 5.8 % du financement du Persons with Developmental Disabilities Program (PDD) afin d'aider les agences à recruter et conserver leur personnel, à aider un plus grand nombre de clients et à améliorer l'assistance fournie aux personnes à besoins complexes.
une allocation de 50 millions de dollars pour construire davantage de logements dotés de services de soutien. «Nos espérons pourvoir construire 450 nouveaux logements qui, de concert avec la stratégie de soins continus, permettront à un plus grand nombre de citoyens albertains de vieillir au bon endroit, a déclaré le ministre Jablonski.»
Safe Haven: Améliorer l'accessibilité dans les foyers pour femmes battues
L'ACCD est heureuse d'annoncer le parachèvement de son projet Safe Haven qui avait été mis sur pied afin d'améliorer l'accessibilité des refuges pour femmes handicapées battues. Il
incitait le personnel des foyers à examiner leurs présomptions vis-à-vis des personnes handicapées,
introduisait auprès des employés l'approche FNA, basée sur les besoins fonctionnels, pour évaluer les besoins des femmes sollicitant leur aide,
soulignait l'importance des partenariats communautaires afin d'aider les refuges à mieux assister les femmes handicapées.
Grâce au soutien financier du Human Rights Citizenship and Multiculturalism Education Fund, l'ACCD s'est déplacé à travers la province pour visiter des refuges de femmes, rencontrer des femmes handicapées et consulter le personnel de ces centres. Avec les renseignements recueillis au cours de ces rencontres et grâce à notre recherche également, nous avons mis sur pied un efficace atelier qui s'avèrera bénéfique pour le personnel des refuges et les femmes handicapées sollicitant leurs services.
Afin d'expérimenter le matériel; l'ACCD a organisé deux ateliers pilotes, l'un à Edmonton et l'autre à Calgary, auxquels ont participé des employés de refuges ruraux et urbains. L'ACCD avait engagé Brenda Bannerman (B.Ser.Soc.; M.Ser.Soc.) pour les animer. Brenda a travaillé comme professeur d'apprentissage de l'autonomie fonctionnelle auprès de personnes handicapées, comme conseillère dans un centre de crise ainsi que dans un centre de santé pour autochtones en milieu urbain.
L'atelier du 23 juin 2009, tenu à Peace River, sera animé par Bev Matthiessen, directrice générale de l'ACCD et par Melita Avdagovska; coordonnatrice provinciale de l'Alberta Disabilities Forum. Des membres du personnel de première ligne de refuges pour femmes de la région y participeront.
Pour de plus amples renseignements ou pour organiser la tenue d'un atelier dans votre communauté, appelez l'ACCD au 780-488-9088 à Edmonton ou, sans frais, le 1-800-387-2514.
La stratégie de soins prolongés de l'Alberta: Vieillir au bon endroit
En décembre 2008; le gouvernement albertain a exposé sa stratégie de soins prolongés: Vieillir au bon endroit. Selon Ron Liepert, ministre de la Santé et du mieux-être, la stratégie vise à «maximiser les possibilités de soins de santé et de services de soins personnels destinés aux personnes âgées et aux personnes handicapées et ce, en améliorant les mesures de soutien les aidant à vivre dans la communauté.»
Cet objectif sera réalisé par les cinq directives suivantes:
investir dans les mesures de soutien communautaires
bâtir des infrastructures répondant à la vision «vieillir au bon endroit»
modifier la méthode de paiement des accommodements de soins de longe durée
financer les particuliers en fonction des besoins et/ou les fournisseurs
garantir une assurance-médicaments équitable aux particuliers dans tous les divers cadres.
Des indicateurs ont été fixés dans chacun de ces secteurs et la mise en vigueur doit se dérouler au cors des trois prochaines années. Dave Storey, président du Conseil de l'ACCD a déclaré: «Nous félicitons le gouvernement d'améliorer les possibilités de services aux personnes âgées et aux personnes handicapées afin de maximiser leur autonomie dans la communauté. Nous nous réjouissons à l'avance de collaborer avec le gouvernement en réagissant à la stratégie au fur et à mesure de sa mise en vigueur.»
L'ACCD surveillera le développement de la stratégie tout au long des phases de planification et de mise en vigueur. Des services adéquats de soins à domicile doivent absolument être instaurés avant ces changements afin que les personnes âgées et les personnes handicapées bénéficient des soutiens requis pour leur santé et leur sécurité.
Si vous désirez lire le document Continuing Care Strategy: Aging in the Right Place, consultez le site Web du gouvernement de l'Alberta à http://www.health.alberta.ca/documents/Continuing-Care-Strategy-2008.pdf (PDF).
Nous serions heureux de recevoir vos commentaires et suggestions sur la Continuing Care Strategy, Communiquez avec Trudy au (780) 488-9088 à Edmonton ou sans frais au 1-800-387-2514
Bienvenue au nouveau Conseil de l'ACCD
Un nouveau Conseil a été élu lors de notre A.G.A de mai dernier avec quatre nouveaux directeurs et six autres déjà membres. Nous anticipons une année très productive!
Président: Dave Storey, Grande Prairie
Vice-présidente: Doreen Gyorkos, Lethbridge
Trésorière:	Maryetta Thielen, Milk River
Secrétaire:	Karol Gouschuk, Calgary
Mise en candidature: Earle Snider, Edmonton
Bourses et Prix: Donalda Erickson, Lethbridge
Directrice:	Margot Brunner-Campbell, Grande Prairie
Directrice:	Judy Hellevang, Calgary
Directeur: Weslyn Mather, Edmonton
Directeur: Ray Royer, Edmonton
Programme de revenu pour les personnes handicapées de la Saskatchewan
La Saskatchewan Voice a consacré énormément de temps à l'élaboration d'un programme de soutien du revenu pour les personnes handicapées. Le ministre Harpauer a annoncé le programme le 13 mai 2009, précisant qu'il entrerait en vigueur le 1er octobre prochain. La Voice qui siégeait au Groupe de travail dudit programme, se réjouit de constater que le gouvernement a approuvé les cinquante recommandations proposées. Si vos voulez les consulter, rendez-vous sur le site Web du gouvernement de la Saskatchewan puis sur celui du ministère des services sociaux et enfin sur celui du Bureau des personnes handicapées. Vous y trouverez la fiche d'information, les recommandations et les renseignements les plus pertinents sur le programme.
La Voice a été priée de poursuivre sa collaboration et de siéger à un Comité qui, de concert avec le gouvernement, se penchera sur les éléments indispensables comme les évaluations; les critères d'admissibilité et les phases du programme. La question de l'adéquation n'a pas encore été touchée mais le gouvernement sait que le programme doit assurer un revenu adéquat. Les huit membres de ce Comité seront nommés par le ministre au sein de la communauté.
DISC, le Disability Income Support Committee se penchera sur l'adéquation qui sera intégrée dans les prochaines étapes du Comité ministériel.
Les travaux sur la violence envers les femmes handicapées se poursuivent
Nos poursuivons nos travaux sur la violence envers les femmes handicapées. Notre livre «Living in harmony» est en train d'être traduit en Cree, Déné et Saulteux. La traduction en Déné est terminée et nous procédons à la mise en page livresque.
Nous avons commencé notre planification de la Conférence sur les abus, prévue pour 2010. Un comité a été mis sur pied et les sujets des ateliers sont examinés.
Passez un très joyeux été en toute sécurité!
Depuis son dernier article du bulletin d'avril 2009 de «Cette Voix qui est la nôtre», la MLPD poursuit la mise en vigueur de son plan stratégique. À cette fin, nous avons revitalisé notre comité d'adhésion et notre comité des transports qui se consacrera au Handi-Transit et continuera à transmettre nos priorités au Conseil de ville de Winnipeg. Les principaux problèmes ont trait aux politiques d'annulation de Handi-Transit, à l'horaire des déplacements, à la formation des conducteurs, etc…
Le 19 mars 2009, la MLPD a participé à un forum communautaire organisé par le Comité mixte communauté/gouvernement d'aide à l'emploi des personnes handicapées. Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux, notamment sur la possibilité d'élaborer et d'adopter une Loi manitobaine pour les personnes handicapées, le développement d'une stratégie provinciale révisée pour les personnes avec des déficiences, les transports, le logement et l'aide au revenu pour les personnes handicapées. Nos travaillons actuellement à la mise en vigueur des recommandations du forum. Plusieurs membres de la MLPD ont participé à la conférence annuelle Santé et mieux-être, organisée par la Society for Manitobans with Disabilities; le gouvernement du Manitoba et le Centre de ressources de vie autonome. La League participe également à «Speak up Winnipeg», une consultation d'un an invitant les citoyens de Winnipeg à communiquer leur vision d'un nouveau plan de développement de la ville. Nous avons participé à des sessions pour transmettre notre vision d'un plan incluant les personnes handicapées dans des secteurs comme l'esthétique urbaine, les transports, le logement; les services de soutien et les services municipaux. Harry Wolbert, président de la MLPH, a représenté notre organisation à une session sur la sécurité des transports; animée par le ministère provincial de l'infrastructure et des transports manitobains.
La MLPH poursuit ses travaux sur la pauvreté, le logement et les transports. Le Groupe de travail sur les questions d'éthique collabore toujours avec le College of Physicians and Surgeons of Manitoba à la révision de la Déclaration sur l'abstention et l'interruption du traitement de survie. Nous enverrons aux députés provinciaux des lettres de contestation du Projet de loi C-384 visant à légaliser l'euthanasie au Canada. Avec plusieurs autres groupes (incluant le CCD), nous avons examiné en conférence téléphonique la possibilité d'intervenir dans une enquête sur la mort de Brian Sinclair, un homme handicapé membre des Premières Nations qui, n'ayant pas reçu le traitement requis, est décédé dans la salle d'urgence d'un hôpital de Winnipeg. Nos avons convenu que nous ne possédions pas les ressources juridiques et financières requises pour solliciter la capacité juridique afférente. La MLPD se mettra quand même à la disposition des médias couvrant l'enquête et, dans la mesure du possible, assisteront au procès en tant qu'observateurs.
Pour célébrer notre 35ème anniversaire, nous avons organisé, le 16 avril 2009, une Porte Ouverte pour nos membres et les organisations de la communauté. Ce fut un véritable succès et nos y avons accueilli plus de soixante-dix membres et amis. Plusieurs activités de la MLPD ont été soulignées; certains membres présents et passés ont expliqué les raisons et la signification de leur participation à la MLPH. Notre Assemblée générale annuelle a eu lieu ensuite le vendredi 19 avril à la Bibliothèque publique de Winnipeg. Plus de soixante personnes y ont participé et écouté notre conférencière invitée, Jennifer Howard, députée provinciale de Fort Rouge. Elle a présenté les principales composantes de «Ouvrir les portes», la nouvelle stratégie provinciale pour les personnes handicapées, dévoilée par le ministère des Services à la famille et du logement. Elle a ensuite répond aux questions ai fusaient de l'assemblée. Ross Eadie, membre du Conseil provincial, a animé un atelier de rétroaction sur les questions de transport afin d'orienter les travaux du comité des transports de la MLPD. La discussion a porté sur les routes et les trottoirs, les transports réguliers, le réseau express et Handi-Transit.
Le Prix du CCD a été décerné aux cinq créateurs du film En route vers la liberté, une invitation au voyage dans l'espace et l'émotion visant à sensibiliser la population à l'institutionnalisation des personnes ayant des déficiences intellectuelles. Les lauréats sont Valerie Wolbert, Susie Weiszmann, David Weremy, Mark Blanchette, Kevin Johnson. Ne plaque a également été remise à Personnes d'Abord du Canada pour afficher dans ses locaux.
Harry Wolbert a été réélu par acclamation au Conseil provincial de la MLPD. Un nouveau Comité de direction sera désigné en juillet 2009.
Membres du Conseil 2009-2010 du Conseil du CWDO
Terrance Green – Président
Pat Seed – Pemière vice-présidente
Tracy Odell – Deuxième vice-présidente et trésorière
Melissa Graham – Secrétaire
Terrie Meehan – Conseillère
Christine Kelly – Conseillère
Marlene Thomas-Osbourne – Conseillère
Cindy Gorlewski
Doug Millman
Sousan Zaribaf
Stefanie Marinich-Lee
William Goursky
Ne manquez pas ces webinaires - Prochainement sur votre Web
Getting to Know the Disability Movement (vendredi 17 juillet 2009, 19 h 30, animé par Christine Kelly) - Qu'est-ce que le mouvement politique des personnes handicapées? Ce webinaire se penchera sur les principales caractéristiques du mouvement des personnes handicapées, y compris sur les principaux événements historiques au Canada, aux États-Unis et à l'étranger et retracera les principales philosophie sous-sous-jacentes de la vie autonome et du modèle social de la déficience.
Cliquer ici pour vous inscrire à ce webinaire sur le mouvement des personnes handicapées.
The UN Convention (Juillet. Présentateurs: Dr Marcia Rioux et ses collègues des programmes de doctorat et de Critical Disability Studies Master's de l'université York) Webinaire sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. Les bons, les mauvais et les malheureux côtés de la Convention. Quelle différence fera-t-elle dans ma vie? Pourquoi est-il si important de la ratifier?
Healthy Eating (Juillet. Présentatrice: Christine Malone). Webinaire sur l'alimentation saine selon le guide alimentaire canadien: Venez et essayez des recettes adaptées à un budget serré.
DRPI (Août. Présentateurs: Dr Marcia Rioux et ses collègues des programmes de doctorat et de Critical Disability Studies Master's de l'université York) - Disability Rights Promotion International (DRPI) est un projet de collaboration visant à établir un organe de suivi apte à s'attaquer à la discrimination vécue par les personnes handicapées au niveau mondial. DRPI se base sur une approche globale pour surveiller les droits des personnes handicapées et se concentre sur trois secteurs: la surveillance des expériences personnelles, le suivi systémique et la surveillance des médias. Informez vous sur ce projet et sur la manière dont vous pouvez y participer.
What First Time Students with Disabilities going to University or College Should Know. (Août. Presentatrice: Melissa Graham, membre d conseil d'administration de CWDO et intervenante.) - L'abécédaire des étudiants handicapés qui entrent au collège ou à l'université pour la première fois . Ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Les astuces découvertes et développées par d'actuels étudiants d'universités ontariennes. Apprenez comment maximiser votre séjour dans les universités d'après les d'étudiants qui l'ont déjà fait.
Re-Framing Service Issues as Human Rights Issues (Septembre. Présentateurs: Dr Marcia Rioux et ses collègues des programmes de doctorat et de Critical Disability Studies Master's de l'université York). Dans ce webinaire, vous apprendrez l'importance d'utiliser les droits de la personne comme cadre d'encouragement au changement. Nos préoccupations sont trop souvent traitées comme des questions de «services», elles sont vulnérabilisées au point d'être occultées. Appliquer une optique aux droits de la personne peut renforcer des arguments aux fins d'actions et provoquer de profonds changements systémiques.
Coalition of Persons with Disabilities (COD)
La COD accueille un nouveau directeur général.
La Coalition of Persons with Disabilities aimerait souhaiter la bienvenue à son nouveau directeur général, M. Mark Lane.
C'est avec un très grand plaisir que la COD accueille Mark au sein de son équipe. Hautement motivé et enthousiaste, Mark qui possède une éducation et un historique d'emploi très diversifiés sera un atout pour notre organisation.
Mark est diplômé de l'université Memorial de Terre-Neuve (B.Sc) du Fisheries and Marine Institut (Diplôme post-secondaire d'aquaculture et du Collège of the North Atlantic (Diplôme universitaire supérieur en Applied Business et Technologies d'Information). Il est actuellement inscrit au Bachelor of Laws (LLB) External Program à la University of London, R.U).
Depuis 2005, Mark est maire adjoint de Holyrood, sa ville natale. Pendant son mandat au Conseil municipal, il a tour à tour été président du Conseil de développement économique de Holyrood, président de l'Organisation des mesures d'urgence, membre du Comité des finances et du Comité de planification et de développement, agent de liaison pour la jeunesse et agent de liaison du service des pompiers bénévoles de Holyrood.
Depuis 1995, Mark a servi son pays comme membre des Forces canadiennes. Il a le grade de Capitaine au 56e Escadron de génie où il a servi en tant que Commandant de peloton, officier responsable des cours, officier de relations publiques et d'information de l'unité ainsi qu'officier des opérations.
Mark est membre actif de la Légion royale canadienne et de FINALY! (Futures in Newfoundland and Labrador's Youth, Positive Thinkers Club and Lodge Conception n° 1679).
A l'aube de notre trentième anniversaire, nous abordons une phase passionnante de croissance qui servira de tremplin à un nouveau leadership. Nous nous réjousissons à l'avance de travailler avec Mark pour continuer à revendiquer l'égalité des personnes handicapées.
Joignez-vous à la COD pour féliciter Mark et l'accueillir dans son nouveau poste de directeur général. La COD et Mark auront besoin de vos conseils et de votre soutien pendant cette phase de transition. Mark peut être rejoint au (709) 722-4031 ou executivedirector@nf.aibn.com
Succès de la biennale 2009
La conférence et l'A.G.A. de l'AEBC a eu lieu cette année au Inn at Westminster Quay de New Westminster. Des élections ont été tenues, des ateliers ont été achalandés, des révolutions ont été adoptées et une légion de membres de l'AEBC a adoré la croisière sur la rivière Fraser à bord d'un authentique bateau-vapeur à roues, reconstitué selon les bateaux qui descendaient la rivière, il y a cent ans déjà.
La plupart des exposés ont été enregistrés notamment le rapport du président, les élections, les résolutions et plusieurs ateliers. Pour obtenir un CD de ces enregistrements, contactez info@blindcanadans.ca
Le Conseil national 2009 de l'AEBC regroupe les membres suivants: Robin East - président, John Rae – premier vice-président, Donna Jodhan - seconde vice-présidente, Anthony Tibbs – trésorier, Marc Workman – secrétaire, Denise Sanders et Charles Bailey – administrateurs sans portefeuille.
Les résolutions adoptées cette année à l'A.G.A. portaient sur divers sujets comme le droit d'auteurs, la revendication, la demande d'arrêts d'autobus. Consultez le site http://www.blindcanadians.ca/governance/resolution_list.php?year=2009 por obtenir la liste des résolutions adoptées.
Chaque année, l'AEBC décerne deux prix: le Prix CCD-AEBC soulignant la contribution à long terme à notre mouvement a été attribué à Chris et Marie Stark d'Ottawa pour leurs nombreuses années de revendication au nom des Canadiens aveugles. Le Prix Bénévole de l'année a été remis à Janet Hunt de Winnipeg. Toutes nos félicitations à ces remarquables lauréats.
Résolution sur le rôle des organisations «d'ayant droits» en matière d'intervention
Même si certains lecteurs s'interrogent sur la grande nouveauté du terme «ayant droits» l'AEBC estime indispensable d'établir une distinction entre les consommateurs – le groupe affecté par cette décision – et les intervenants du milieu.
2009-2010 – Intervention collective c. intervention individuelle
Attendu que les ayant droits ne sont pas simplement des intervenants;
Attendu que les organisations de consommateurs regroupent principalement d'ayant droits; et
Attendu que les ayant droits croient fortement à la philosophie de «rien pour nous, sans nous»;
Qu'il soit par conséquent résolu que l'Alliance For Equality of Blind Canadians, une organisation d'ayant droits, affirme que les organisations de consommateurs composées d'ayant droits doivent conserver leurs droit d'intervenir au nom de leurs membres; et
Qu'il soit de plus résolu que l'AEBC affirme qu'aucune organisation de services ne pourra jouer un rôle prépondérant dans toute intervention en notre nom dans les lois, politiques gouvernementales et/ou enjeux collectifs, car ce rôle incombe à juste titre aux organisations d'ayant droits;
Qu'il soit ensuite résolu que les organisations d'ayant droits doivent bénéficier de ressources suffisantes pour exercer leur légitimité;
Et qu'il soit enfin résolu que les organisations de services et des consommateurs continuent à intervenir pour et au nom des particuliers.
L'AEBC discute d'accessibilité avec Bell Canada
Le 23 avril dernier, Robert East, John Rae et Marc Workman ont rencontré des représentants de Bell afin de discuter de divers enjeux, notamment de l'accessibilité des sites Web, du service à la clientèle, de l'accessibilité des appareils de communication et de la publicité des produits accessibles. L'AEBC a surtout insisté sur la nécessité de maximiser la participation des personnes handicapées.
Les Canadiens aveugles ont les compétences requises pour participer soit en tant que formateurs d'agents de services à la clientèle, qu'employés, évaluateurs de produits et soit comme propagateurs d'information. Et ils en ont besoin.
L'AEBC a également souligné le besoin d'améliorer l'accessibilité des sites Web et d'imposer une parité de prix pour les cellulaires accessibles. A l'heure actuelle, pour qu'un cellulaire soit accessible aux personnes aveugles, un logiciel de tierce partie doit être acheté aux frais de l'usager. L'AEBC a demandé à Bell d'assumer le coût de logiciel lecteur d'écran afin que les clients aveugles et voyants bénéficient d'une égalité d'accès à la technologie des cellulaires.
L'AEBC continuera à travailler avec Bell et le CRTC afin de maximiser l'accès aux technologies et aux services de télédiffusion et de télécommunication.
L'INCA est forcé de baisser le prix des cannes blanches
Eric MacKinder, membre actif de la section de Winnipeg de l'AEBC; au nom de tous les Canadiens aveugles, nous le félicitons pour son succès.
Il facturait 85 $ un bâton qui coutait 36 $ ailleurs.
Par: Lindor Reynolds
Winnipeg Free Press, 25 juin 2009
Suite aux protestations d'un aveugle de Winnipeg, qui contestait les coûts extravagants des cannes de mobilité, l'INCA a dû sacrifier ses prix à travers le pays.
«Nous modifions constamment les prix, a déclaré Geoff Fitzgibbon, directeur national de l'exploitation de l'INCA.»
«Les prix augmentent et diminuent constamment»
Mais ils ont vraiment été réduits lorsque Eric MacKinder a réalisé qu'il pouvait obtenir à moitié prix une canne en graphite produite par une compagnie de Winnipeg.
A tout début, MacKinder voulait tout simplement faire réparer sa canne en graphite. La semaine dernière, l'INCA lui avait dit qu'elle était irréparable.
Ajoutant qu'une nouvelle canne coûterait quatre- vingt cinq (85) $ plus taxes.
MacKinder a appelé la compagnie Ambutech basée à St. Boniface. Il a appris que la même canne coûtait trente-six (36) dollars.
Choqué, il s'est plaint auprès du Free Press.
Après avoir lu l'article sur MacKinder, l'INCA a révisé sa politique de prix.
«L'INCA a ramené son prix à quarante cinq (45) dollars plus taxes, a déclaré Mr MacKinder cette semaine;
Ils devraient être félicités pour enfin poser le bon geste.»
Ambutech pouvait enfin réparer l'ancienne canne pour douze (12) dollars.
Les personnes aveugles obtiennent gratuitement leur première canne de l'INCA.
Selon Mr FitzGibbon, le prix avait été fixé à quatre vingt cinq (85) dollars parce que l'INCA commandait ses cannes chez Ambutech, une ou deux à la fois.
Ils ont commencé à acheter en gros lorsque les cannes en graphite sont devenues populaires.
L'INCA les achetait à Winnipeg, puis les expédiait à Toronto pour les redistribuer ensuite à travers le pays.
Une partie de cette majoration servait à couvrir les frais d'expédition.
«Ce qui est ironique, a déclaré Mr Fitzgibbon, cest que ce client particulier habitait à Winnipeg.»
MacKinder s'estime innocenté parce que des employés locaux de l'INCA lui avaient reproché de se tromper de modèle de canne.
Suzan Dewalt, directrice adjointe des services de l'INCA à Winnipeg, a affirmé que la canne de Mr MacKinder n'était pas en graphite, mais en aluminium, modèle standard qui se vendait pour trente deux (32) dollars.
«Elles ont l'air presque identiques, a déclaré Suzan Dewalt.»
Ce qui est différent c'est que la canne en graphite est plus légère et plus durable.
Mr MacKinder avait bien acheté une canne en graphite, il a une facture pour l'attester.
«Il est horrible de penser que le prix des cannes a été majoré de plus de cent pour cent (100%) a déclaré Mr MacKinder, un ex-chimiste industriel qui vit maintenant d'une prestation d'invalidité.
Selon Mr Fitzgibbon, l'INCA aimerait bien vendre tous ses produits à prix réduits, mais n'oublions pas que les bénéfices sont directement investis dans les services pour les malvoyants.
Environ cent vingt mille (120 000) clients aveugles sont inscrits auprès de cette organisation sans but lucratif.
Des groupes pour personnes handicapées réclament des innovations technologiques pour leur simplifier la vie.
Par Lisa Arrowsmith
la Presse canadienne, 31 mai 2009
Il y a trente ans, les groupes de personnes handicapées, se battaient au Canada pour obtenir des trottoirs, des toilettes, des transports accessibles.
Aujourd'hui, ils se battent pour l'égalité d'accès aux technologies comme les cellulaires, les appareils portables, les systèmes de divertissement et même les appareils ménagers.
«Les nouvelles technologies peuvent, soit libérer les personnes handicapées, soit créer tout un jeu de nouveaux obstacles jusqu'à présent inconnus, a déclaré Laurie Beachell, coordonnateur national du Conseil des Canadiens avec déficiences.»
John Rae, un Torontois de 60 ans, est atteint de rétinite pigmentaire, une maladie évolutive des yeux qui l'a rendu pratiquement aveugle au cours de sa vingtième année.
Depuis qu'Air Canada a modernisé son système de divertissement en vol, en installant des écrans tactiles, ce retraité du gouvernement ontarien, n'a rien d'autre à faire que de dormir sur les longs courriers.
«J'avais l'habitude de naviguer à travers le système de divertissement en appuyant sur les boutons situés sur le côté du siège..... mais je ne peux le faire avec ces écrans tactiles. On m'a privé de mon autonomie, a déclaré Mr Rae, bénévole auprès de l'Alliance for Equality of Blind Canadians.»
Sur l'ordinateur de Mr Rae, le lecteur sonore des documents, ne reconnaît pas certains formats, couramment utilisés dans la transmission de texte. Il ne peut donc pas accéder à l'information.
«J'estime, que c'est de la discrimination, a ajouté Mr Rae.
Les fabricants de technologies et les fabricants d'appareils ménagers continuent à créer et à produire de l'équipement et des technologies que nous ne pouvons utiliser».
Des groupes comme la Société Neil Squire espèrent changer tout ça. La Société qui veut que les technologies soient utilisées pour «habiliter» les personnes handicapées, demande aux organes canadiens de réglementation de forcer les compagnies à produire des articles plus conviviaux pour les personnes handicapées.
Lors des audiences organisées l'an passé par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, des groupes représentant les personnes handicapées, ont réclamé une plus grande accessibilité, notamment aux cellulaires.
«Fondamentalement, nous essayons de prouver que les compagnies de téléphones cellulaires, occultent vraiment les besoins des personnes handicapées en ne produisant pas pour elles des appareils appropriés, a déclaré Harry Lew, chef de la recherche et du développement de la Société.»
Les personnes qui ont des problèmes de mobilité physique, ou des spasmes ou celles qui ne peuvent se servir de leurs mains, n'arrivent pas à accéder à divers services offerts par des appareils portables, a-t-il déclaré.
«A l'heure actuelle, les personnes ayant un handicap moteur, ne peuvent accéder au courriel.
Elles ne peuvent naviguer sur le Web à partir du combiné. Il n'y a pas de solution.
Cela illustre parfaitement la marginalisation des personnes avec des déficiences.»
Jim Johannsson, porte-parole de Telus, a déclaré que sa compagnie s'efforçait de venir en aide aux personnes handicapées.
Telus, qui a participé en novembre dernier aux audiences du CRTC, a augmenté ses capacités d'assistance-annuaire grâce à la technologie de reconnaissance vocale. Il offre également aux mal-voyants un service convertissant les textes des courriels en audio.
Telus a soumis au CRTC une demande d'approbation d'un service de relais vidéo pour ses clients sourds, afin que l'un des interlocuteurs ou les deux, d'une communication téléphonique, puissent utiliser le langage gestuel. Mais pour garantir une uniformité de services à travers le pays, des normes nationales s'imposent, doublées de l'approbation du CRTC.
«Nous savons qu'avec la technologie, les personnes handicapées peuvent être extrêmement productives et, chaque fois que possible, nous effectuons les investissements requis, a-t-il ajouté.»
Le problème, souligne Mr Johannsson, c'est de déterminer qui devra payer pour ce service: est-ce les gouvernements, les compagnies ou les particuliers?
L'Ontario est sans doute la seule province a avoir adopté une loi visant à maximiser l'accès des personnes handicapées aux biens et aux services, y compris à l'information et aux technologies.
On estime que les personnes handicapées dépensent chaque année au Canada, environ vingt-cinq millions de dollars en biens et services.
Si les innovations technologiques sont importantes, déclare Bill Adair, directeur général du groupe ontarien de l'Association canadienne des paraplégiques, l'élimination des préjudices subis par les personnes handicapées est encore plus criante.
Vous pouvez régler le problème technologique, mais si vous maintenez le cadre des préjudices envers les personnes handicapées, vous n'avez pas beaucoup progressé.
Air Canada, conteste le droit d'un homme aveugle et sourd de voyager seul; mais l'athlète Burnaby soutient qu'il en est capable.
Par Janice Tibbetts
Vancouver Sun, 7 avril 2009
Dans un cas opposant la sécurité des passagers aux droits des personnes handicapées, Air Canada prétend qu'un homme aveugle et sourd ne peut être autoriser à voyager sans accompagnateur.
En Cour fédérale, la compagnie aérienne soutiendra que le fait d'interdire à Eddy Morten, résident de Burnaby de voyager seul, n'est que de la discrimination justifiée.
Mr Morten contre-attaque en affirmant que son chien d'assistance suffit à assurer sa sécurité pendant le voyage en avion, qu'il a été auto-suffisant toute sa vie et qu'à maintes reprises il a voyagé en avion, en train et en autobus.
«Je n'ai jamais eu besoin d'une gardienne, a écrit Mr Morten dans un courriel. Ce père de deux enfants et médaillé de bronze en judo aux Jeux paralympiques.
Air Canada permet couramment à des personnes atteintes d'un handicap moteur et des personnes très handicapées par leur âge de voyager sans accompagnateur. Alors, pourquoi moi?»
Air Canada conteste en Cour le jugement rendu en janvier par un Tribunal de la Commission canadienne des droits de la personne.
Le Tribunal n'a pas ordonné à la compagnie aérienne de permettre à Mr Morten de voyager seul. Il a confirmé le droit du voyageur d'être évalué aux fins d'autonomie au lieu d'être automatiquement forcé de voyager avec un accompagnateur.
Le Tribunal a soutenu qu'Air Canada n'avait pas rempli son obligation d'accommoder Mr Morten jusqu'au point de «contrainte excessive» et lui a ordonné de verser dix mille dollars en dommages et intérêt. Air canada ne conteste pas cette adjudication.
«C'est le principe qui nous préoccupe a affirmé Peter Fitzpatrick, porte-parole de la compagnie aérienne. Il est ici question de la sécurité du passager handicapé et de celle des autres passagers de l'aéronef. Mr Fitzpatrick a cité comme exemple concret d'évacuation rapide et réussi, le récent sauvetage des passagers de US Airways sur la rivière Hudson.»
Le litige a commencé il y a cinq ans, quand Mr Morten essayait de réserver un vol entre Vancouver et San Francisco sans être accompagné.
Il a déclaré s'être senti «dés-habilité» par cette rebuffade et estime qu'il ne devrait pas avoir à assumer le coût d'un accompagnateur.
La politique d'Air Canada a récemment changé, permettant aux accompagnateurs de voyager gratuitement sur les vols nationaux; elle ne s'applique pas toutefois aux vols internationaux.
Le vice-président de l'Alliance of Equality for Blind Canadians, estime qu'Air Canada qui connaît des difficultés financières, pourrait plus judicieusement dépenser ses ressources limitées au lieu de combattre un homme handicapé qui veut tout simplement voyager de manière autonome.
«Aucune exclusion cadre ne devrait être appliquée, estime John Rae qui soutient qu'une déclaration personnelle d'une autonomie devrait suffire. D'autre part, chaque cas devrait être individuellement évalué pour tenir compte notamment des divers degrés de la déficience, a-t-il ajouté. »
Mr Morten, qui est né sourd mais avec une bonne vision, est atteint du syndrome de Usher, maladie provoquant une cécité évolutive. Maintenant, la quarantaine passée, il a complètement perdu la vision de l'œil gauche et a une vision gravement limitée à l'œil droit.
Mr Morten a témoigné en Cour qu'il connaissait les procédures de sécurité des compagnies aériennes et qu'il serait capable de trouver les sorties d'urgence en suivant les lumières de l'allée. Il a également voyagé avec des cartes pré-imprimées indiquant, entre autres: «je suis sourd-aveugle. Pour me parler, écrivez en gros caractères sur la paume de ma main.»
Il a ajouté qu'il pouvait voir un masque à oxygène tomber devant lui et qu'il était capable d'utiliser une veste de sécurité si nécessaire.
La compagnie aérienne a également déclaré en Cour que le Tribunal des droits de la personnes avait outrepassé son champ de compétence en jugeant cette affaire.
Air Canada a soutenu que le seul l'Office des transports du Canada qui en 2005 avait statué que la discrimination exercée envers Mr Morten était justifiée est apte à juger l'affaire.
Leadership partenariat et réseautage au programme du RAFHC
Le RAFHC est heureux d'annoncer la publication tant attendue du rapport Bridging The Gaps – Résultats préliminaires du sondage national sur l'accessibilité et les mesures d'accommodement ainsi que la publication dans le dernier numéro du bulletin d'information Info-RCSF (volume 11 n° 2) du reportage Shelley's Story, écrit par la journaliste-pigiste Jennifer Towell. (voir les pages 23 à 26 - Canadian Women's Health Network Magazine (Vol. 11 No. 2).
Ces deux documents couronnent deux années de travail et illustrent les avancées que nous pouvons réaliser grâce au leaderhip, a partenariat et au réseautage.
Bourse de recherche de la flamme du centenaire. Le DAWN -RAFH reçoit une bourse du centenaire pour un projet d'histoire.
La bourse de recherche de la flamme du centenaire a été décernée à Diane Driedger pour écrire l'histoire des contributions des femmes handicapées du DAWN-RAFH.
En 1985, dix sept femmes handicapées se sont réunies à Ottawa, grâce à l'aide financière du gouvernement canadien afin de discuter des préoccupations des femmes avec des déficiences et soumettre des recommandations au gouvernement de l'époque. Lors de cette rencontre sont nées l'organisation et le concept du féminisme des femmes ayant des limitations fonctionnelles.
Avec ce projet DAWN-RAFH documentera adéquatement un moment capital de l'histoire canadienne ainsi que le vécu des dix sept femmes réunies ce jour-là. C'est le thème fondamental du projet. Diane a déjà compilé et publié certaines données sur DAWN-RAFH et ses fondatrices dans un contexte historique et de droits humains.
Ce projet de recherche permettra de:
Identifier les dix sept femmes et écrire leur biographie,
Réunir des documents historiques et des photographies
Et interviewer les femmes encore vivantes, le cas échéant.
En 2010, DAWN-RAFH Canada, célèbrera son vingt cinquième anniversaire en temps que première et unique organisation de femmes handicapées au Canada. Puisque le Musée canadien des droits de la personne recherche des informations et du contenu sur l'histoire des droits de la personne au Canada, nous avons une chance extraordinaire de présenter l'héritage de la lutte des femmes au Canada.
Conformément à la Loi sur la bourse de recherches de la flamme du centenaire, la bourse est décernée chaque année à une personne handicapée pour lui permettre d'effectuer une recherche et de préparer un rapport sur la contribution d'un ou de plusieurs Canadiennes ou Canadiens handicapés à la vie publique ou parlementaire du Canada
La bourse, d'une valeur de 4 500 dollars en 2006, provient de l'argent déposé dans la fontaine du centenaire, érigée sur la colline du Parlement, à Ottawa, et des dons versés au Fonds de recherches de la flamme du centenaire.
Le jeudi 26 juin 2009, j'ai eu le bonheur et le privilège d'être convié au lancement de la vaste campagne «soyez la différence» de la Défense nationale canadienne.
Ce lancement impressionnant a eu lieu au Quartier général de la Défense à Ottawa, Ontario, avec un message visant clairement tous les membres des forces armées canadiennes.
Ciblant tous le personnel, des sergents aux amiraux, cette campagne exprime très bien l'idée que chacun peut faire une différence et poser un geste significatif pour ceux qui font face à des problèmes de santé mentale, soit pendant soit après leur carrière militaire.
L'auditoire a pu entendre des témoignages sur l'importance du soutien par les pairs et du soutien familial tout au long de rétablissement ainsi que sur le besoin de chercher un traitement et de l'utiliser.
Cette campagne est vitale pour la société car un établissement de pointe prouve son leadership en présentant les problèmes de santé mentale comme des problèmes nous concernant tous. Elle souligne en même temps le caractère crucial du soutien par les pairs tout au long du processus de guérison.
NEADS et BMO Marchés des capitaux annoncent les bourses d'études Action-Éducation
Ottawa (Ontario), le 16 juillet 2009 – L'Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau secondaire (NEADS) et BMO Marchés des capitaux sont fiers d'annoncer les noms des dix boursiers exceptionnels sélectionnés dans le cadre du Programme de bourses d'études Action-Éducation 2009 de NEADS.
Les lauréats sont: Esther Berman, Maya Chacaby, Michael Dadson, Carol Anne Lapointe, Richard Francis, Larissa Fulawka, Cameron Grose, Quyen Le, Jing Yu Li et Jennifer McCumber. Les bourses de cette année sont remises dans les catégories des études universitaires de premier cycle (Esther, Maya, Larissa, Carol Anne, Jennifer et Richard), des études supérieures (Michael, Cameron, Quyen) et des études collégiales (dans un collège ou un cégep) (Jing Yu). Tous les boursiers recevront 3 000 $ qui serviront à régler les droits de scolarité et les frais étudiants.
Esther Berman entamera sa 4e année du programme de baccalauréat en sciences commerciales (option en gestion des ressources humaines) à l'Université d'Ottawa. Elle aspire à une carrière réussie dans le domaine des ressources humaines, dans le secteur public ou privé. Maya Chacaby étudie en vue d'obtenir un baccalauréat ès arts avec spécialisation en études autochtones à l'Université de Toronto. Maya dirige un groupe d'étude de la langue ojibwa et s'intéresse aux arts martiaux cris.
Michael Dadson est un étudiant de troisième cycle à l'Université de la Colombie-Britannique qui termine un doctorat en psychologie de l'éducation. Il a pour but de devenir un psychologue agréé et un chercheur, praticien, éducateur et superviseur expert. Carol Anne Lapointe a récemment obtenu un baccalauréat ès arts avec spécialisation en études féminines et en études culturelles et théorie critique à l'Université McMaster. Elle espère faire carrière dans un centre pour femmes ou une organisation communautaire axée sur les femmes.
Richard Francis commencera sa dernière année du programme de baccalauréat en sciences sociales avec spécialisation en administration publique à l'Université d'Ottawa. Il a l'intention de travailler dans la fonction publique en recherche sur les politiques ou en analyse de politiques. Larissa Fulawka est une diplômée de l'Université du Nouveau-Brunswick qui détient un baccalauréat en philosophie (option en direction interdisciplinaire). Elle désire devenir institutrice.
Cameron Grose entrera en troisième année du programme de doctorat en médecine de l'Université de la Colombie-Britannique. Il est inscrit au programme de médecine en région nordique qui donne l'occasion d'obtenir une formation dans des collectivités rurales satellites, ce qui lui permet de personnaliser ses expériences cliniques en fonction de son intérêt pour la médecine familiale. Quyen Le est sur le point d'entreprendre sa troisième année du programme de maîtrise en psychologie de l'orientation à l'Université Simon Fraser. Quyen est arrivée au Canada en tant que réfugiée vietnamienne il y a 14 ans et a depuis surmonté de nombreux obstacles liés à la subsistance, à la langue, à la culture et à l'invalidité afin de poursuivre ses études universitaires.
Jing Yu Li débutera sa deuxième année du programme de counseling et défense des femmes et des enfants victimes de violence au George Brown College, qui amène les étudiants à analyser d'un point de vue féministe les questions politiques et relatives au counseling qui sont liées à la violence faite aux femmes et aux enfants. Elle a l'intention de travailler dans ce domaine, afin de soutenir les femmes et les enfants qui ont été victimes de violence.
Jennifer McCumber est inscrite à l'Université Ryerson au programme de baccalauréat ès arts en étude de la condition des personnes handicapées. Son but professionnel est de devenir une travailleuse sociale et de défendre vigoureusement les droits des personnes handicapées.
«NEADS félicite les boursiers de 2009 du Programme Action-Éducation de notre Association», a dit le Dr Mahadeo Sukhai, président sortant de NEADS et président du Comité de sélection. «Il y avait de nombreux excellents candidats cette année. Le dévouement, la persévérance et les réalisations des boursiers de cette année incarnent bien l'esprit du programme de bourses. Nous leur souhaitons beaucoup de succès dans leurs études et suivrons avec intérêt leur cheminement et leurs réalisations professionnelles futures. Nous remercions BMO Marchés des capitaux pour son généreux financement des bourses d'études du Programme Action-Éducation.»
«Nous désirons applaudir tous les lauréats de cette année. Leurs réalisations remarquables inciteront sûrement les jeunes personnes handicapées à exploiter toutes les occasions qui leur sont offertes pour réussir» a ajouté M. Eric Tripp, président de BMO Marchés des capitaux et un champion du Programme de bourses d'études Action-Éducation de NEADS. «NEADS aide énormément les étudiants à réaliser leurs rêves et la mission que l'Association s'est donnée de favoriser la collaboration pour accroître l'accessibilité dans l'ensemble de la société finit par assurer l'égalité d'accès à l'éducation.»
Renseignements sur le Programme Action-Éducation de BMO – www.bmocm.com/equitythrougheducation
Le Programme Action-Éducation ® est une initiative de bienfaisance lancée par BMO Marchés des capitaux en 2005 afin d'aider les gens à réaliser leurs ambitions en leur donnant les moyens de poursuivre leurs buts. Une partie des sommes recueillies grâce au programme, qui totalisent 6,6 millions de dollars jusqu'à présent, sert à financer plusieurs initiatives de NEADS, comme ses forums sur les stratégies de recherche d'emploi qui ont lieu partout au Canada, le programme de bourses d'études Action-Éducation et le développement de son système d'emploi en ligne NOWS: www.nows.ca.
Pour de plus amples renseignements sur le Programme de bourses d'études Action-Éducation de NEADS, veuillez communiquer avec le bureau de l'Association à l'adresse suivante: Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau secondaire (NEADS), salle 426, Unicentre, Université Carleton, Ottawa (Ontario) K1S 5B6, tél.: 613-380-8065, www.neads.ca; ou avec Kim Hanson, Relations avec les médias, BMO Marchés des capitaux, kim.hanson@bmo.com, tél.: 416-867-3996.
NEADS souhaite la bienvenue à Paul Cudmore au sein de son Conseil d'administration
Paul Cudmore est devenu en mars le nouveau représentant de l'Île-du-Prince-Édouard au sein du conseil d'administration de NEADS. Paul, qui détient une majeure en psychologie de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard (UIPÉ), à Charlottetown, possède une vaste expérience et cumule plusieurs réalisations dont le conseil d'administration tirera parti. Il est un membre actif du comité visant à améliorer l'accessibilité à l'UIPÉ, lequel regroupe des représentants de la faculté, du corps étudiant et du corps professoral. À ce titre, Paul a joué un rôle important dans le développement du Plan pluriannuel pour l'accessibilité et l'inclusion de l'université, lequel est doté d'un budget de 1,2 million de dollars. La contribution de Paul afin d'améliorer l'accès et les équipements de l'université est exceptionnelle, mais celle-ci ne se limite pas à son travail au sein du comité visant à améliorer l'accessibilité. En effet, il a multiplié les efforts afin de sensibiliser le personnel du campus aux besoins des étudiants handicapés. Paul s'est récemment porté volontaire pour animer des séances de développement professionnel axées sur les différents handicaps et destinées au personnel du service de gestion des installations de l'université. Il est également un excellent étudiant. Il a été nommé par la faculté pour bénéficier d'une bourse Rhodes. Il est important de souligner que seulement dix pour cent des étudiants sont nommés pour recevoir cet honneur. Il siège actuellement au conseil d'administration de l'Association canadienne des paraplégiques – Î.-P.-É.
Le Conseil d'administration de NEADS élit son Comité exécutif
Au cours de sa récente réunion des 27 et 28 juin à Ottawa, le Conseil d'administration de NEADS a tenu des élections pour pourvoir les cinq postes de son Comité de direction. Gregory Lane, administrateur de l'Alberta (Université de l'Alberta) a été élu président. Les personnes suivantes se joindront à lui: Ian Murley, vice-président aux affaires internes (administrateur de Terre-Neuve-et-Labrador et diplômé du Collège Sir Wilfred Grenfell de l'Université Memorial), Devon Sivill, vice-président aux affaires externes (administrateur de l'Ontario et étudiant à l'Université Carleton), Dr Mahadeo Sukhai, secrétaire (administrateur et diplômé de l'Université de Toronto) et Julie Tee, trésorière (administratrice du Québec et étudiante à l'Université Concordia).
Association nationale des étudiantes et des étudiants handicapés du niveau postsecondaire (NEADS); salle 426 Unicentre, université Carleton, Ottawa, Ontario K1S 5B6, tél. (613) 380-8065 poste 201 www.neads.ca
Suite à sa réunion de debreffage et de consolidation du mercredi 15juillet 2009, le Comité de direction de la Région Amérique du Nord-Caraïbes de l'OMPH (ANC-OMPH) est heureux d'annoncer que le Conseil régional a élu Marie White comme représentante de l'ANC au Conseil mondial de l'OMPH.
De plus, lors de sa réunion du 20 juin 2009, le Conseil régional de l'ANC-OMPH a également élu Mme White comme agente d'information du Comité de direction de l'ANC. Mme White préside l'Assemblée nationale de l'ANC-OMPH au Canada ainsi que le Conseil des Canadiens avec déficiences.
Cinq personnes au total représentent actuellement la Région ANC au Conseil Mondial de l'OMPH.
Le Tanis Doe Award for Canadian Disability Study and Culture a été créé en hommage à Tanis Doe, activiste et professeur décédée en 2004. Ce prix est décerné à toute personne qui ne craint pas de «raconter l'inénarrable» pour faire progresser la culture et les études sur le handicap et qui par de la recherche de l'enseignement ou de l'activisme a enrichi la vie des Canadiens handicapés. Cette année, le prix a été attribué à Diane Driedger, ex-agente du développement international du CCD. Tanis a également travaillé auprès du CCD, représentant les sourds du Canada au Conseil national des représentants et présidant le Comité d'emploi du CCD.
Comme Tanis Doe, Diane «raconte l'inénarrable» pour faire avancer l'égalité des personnes handicapées. Pour faire progresser l'inclusion des personnes handicapées, elle a activement contribué à divers domaines, notamment la recherche, l'enseignement, l'écriture, la mobilisation et l'art. Ses travaux sont articulés autour de deux grands thèmes: (1) l'habilitation par un effort collectif ou individuel et (2) le féminisme.
Recherche - Avant que l'étude de la condition des personnes handicapées ne devienne une discipline, Diane avait effectué plusieurs recherches dans ce domaine. Lorsque Diane a suggéré sa thèse de maîtrise sur l'histoire de l'Organisation mondiale des personnes handicapées, plusieurs sourcils se sont levés à la faculté d'histoire de l'Université du Manitoba. Elle a persévéré, convaincu le département que le sujet était approprié, et a fini par écrire The Last Civil Rights Movement, publié par les St Martin's Press, la première publication érudite du mouvement international d'auto-intervention et poly-déficiences. Dans ce projet, elle racontait comment les personnes handicapées avaient conquis leur habilitation, avaient créé des groupes pour se prononcer sur des questions les concernant et avaient commencé à susciter des changements sociétaux et perceptuels.
Diane a également fait des recherches sur les obstacles à l'emploi que confrontent les femmes ayant des maladies chroniques. Diane participe en ce moment à un projet de recherches en alphabétisation pour Vie autonome Canada.
Diane a siégé au Conseil de L'Institut canadien de recherches sur les femmes (ICRF). Parallèlement à ses responsabilités d'administratrice du Conseil, Diane a sensibilisé l'organisation aux préoccupations des femmes ayant des maladies chroniques. Lors d'une conférence de l'ICRF, Diane a présenté sa recherche sur l'historique de DAWN-RAFH Canada.
Enseignement - Diane a enseigné dans le domaine des études sur la condition des personnes handicapées. Elle a enseigné des cours conduisant à un premier diplôme en Disability Studies à l'université de Winnipeg ainsi qu'un cours de niveau supérieur sur les méthodes de recherches à l'université du Manitoba.
Diane a aussi intensément enseigné, notamment aux femmes handicapées, l'utilisation de l'écriture comme outil d'habilitation. A Trinidad et Tobago, Diane a animé des ateliers pour les membres de DAWN Trinidad and Tobago. Cela s'est soldé par la publication d'un recueil de textes d'apprenants.
Diane donne également des conférences sur l'art et les personnes handicapées, ainsi que sur les artistes handicapés comme Frieda Kahlo et sur le message qu'ils ont transmis au monde. Elle explique comment les personnes avec ou sans déficiences peuvent utiliser l'art pour leur habilitation personnelle ou pour communiquer sur la culture du handicap ou sur tout autre sujet. Outre ses conférences dans les universités, Diane donne des séminaires sur ce sujet à des groupes communautaires afin de vulgariser son message.
Écriture - Dissonant Disabilities Women with Chronic Illness Explore Their Lives, (Women's Press 2008), coédité avec Michelle Own. Ce tout récent livre de Diane, sa troisième anthologie, porte sur un sujet n'ayant pas fait l'objet de nombreuses recherches et peu théorisé: la maladie chronique vue par des femmes ayant des maladies chroniques à travers le prisme des études sur le féminisme/handicap. Ses précédentes anthologies étaient: Imprinting Our Image: An International Anthology by Women with Disabilities (gynergy 1996) et Across Borders Women with Disabilities Working (gynergy 1996). Tour à tour poète publié Mennonite Madonna (gynergy 1999) et poète activiste, elle a utilisé sa poésie et ses performances pour illustrer diverses facettes du capacitisme, du sexisme et de l'habilitation.
Activisme – De concert avec d'autres membres de la communauté, Diane a fondé plusieurs organisations communautaires consacrées à l'habilitation des personnes handicapées, notamment, le Winnipeg Independent Living Resource Centre (ILRC) (Diane a été vice- présidente fondatrice de cette organisation), the Port-of-Spain Independent Living Centre, the DisAbled Women's Network Manitoba (DAWN Manitoba). Diane continue à participer activement à DAWN Manitoba en élaborant des mémoires pour l'organisation, notamment sur la réforme du régime provincial de la santé.
En temps que bénévole du Mennonite Central Committee (NCC), Diane a travaillé pour l'Organisation mondiale des personnes handicapées (OMPH) et en 1981 a participé à sa fondation à Singapour. À titre de bénévole de CUSO, Diane a occupé pendant un an le poste d'agente de développement de la Région Amérique du Nord-Caraïbes de l'OMPH où elle a créé le magazine régional Conquest.
Diane a également occupé le poste d'agente de développement international au sein du Conseil des Canadiens avec déficiences. Dans ses fonctions, elle a voulu convaincre l'Agence canadienne de développement international (ACDI) ainsi que les organisations non gouvernementales de développement de prioriser les besoins des personnes handicapées dans tous les programmes de développement.
Art - Par les aquarelles, la sculpture et la poterie, Diane explore les perceptions sur la maladie mentale et la déficience. Depuis quelques années maintenant, l'art de Diane s'inspire et interprète dans ses œuvres les thèmes chers à Freida Kahlo.