Source: http://actupenitentiaire.blogspot.com/2016/12/un-detenu-tente-de-sevader-de-la-maison.html
Timestamp: 2018-04-20 16:26:31+00:00
Document Index: 321765179

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Actu Pénitentiaire: Un détenu tente de s’évader de la maison d’arrêt de Rouen
Un détenu tente de s’évader de la maison d’arrêt de Rouen
Un homme incarcéré à la maison d’arrêt de Rouen a tenté de s’évader hier matin, aidé par deux complices à l’extérieur. Ces derniers lui ont lancé une corde par-dessus les murs, sur laquelle il a tenté de grimper, avant de chuter au sol.
Le détenu est à l’hôpital, ses deux comparses en garde à vue.
Fin de matinée, hier. La rue aux Anglais, près de la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle, à Rouen, est bouclée. Les équipes de la police technique et scientifique sont toujours sur les lieux pour procéder à des constatations.
Quelques heures plus tôt, vers 9 h, un homme incarcéré a tenté de s’évader de la maison d’arrêt avec la complicité de deux hommes se trouvant à l’extérieur.
Depuis la rue, ils lui ont lancé une corde à nœuds lestée par une bouteille pour qu’il puisse s’échapper. La corde est accrochée à un camion de chantier stationné le long de l’enceinte. Concours de circonstances, ce véhicule, qui sert pour un chantier en cours dans le secteur, était stationné de manière inhabituelle contre le mur de la prison.
Il s’est fait la malle à la prison d’Amiens
À l’intérieur, le détenu se trouvait sur le terrain des activités extérieures dans le cadre de son créneau réservé aux sports. « Ses deux comparses ont lancé des fumigènes bleu et rouge pour éblouir le surveillant posté sur l’un des miradors de la prison, explique une source judiciaire. Ceux-ci étaient tellement forts que le surveillant n’a pas pu faire de tirs de sommations au sol, comme c’est d’usage, pour arrêter le détenu. »
Selon nos informations, l’individu emprisonné a escaladé le premier grillage et est monté tout en haut de la corde tendue par ses deux complices pour passer par-dessus le mur. « Il n’a pas réussi et il est tombé sur le dos. Les agents pénitentiaires sont arrivés et l’ont interpellé sur le chemin de ronde. Il a été hospitalisé », précise une source judiciaire. Il souffre de fractures aux vertèbres.
Prévenue, une patrouille de police se rend rue aux Anglais. Le duo remonte alors dans une Peugeot 306, stationnée derrière le camion et fuit par la rue Sablée. Peut-être bloqués par des travaux, ils abandonnent le véhicule et tentent de poursuivre à pied. En vain. Ces deux ressortissants albanais ont été placés en garde à vue dans les locaux du Service régional de la police judiciaire (SRPJ), chargé de l’enquête.
« La maison d’arrêt n’est plus adaptée »
Le détenu n’en est pas à son premier coup d’essai, il s’était fait la malle à la maison d’arrêt d’Amiens (Somme). Incarcéré depuis mars 2016, ce ressortissant grec âgé d’une trentaine d’années, s’est évadé de la prison amiénoise au mois de juin. Il a alors été transféré dans une cellule du quartier d’isolement à Rouen, avant d’en sortir et de retourner dans un quartier classique. Il purgeait une peine de prison après avoir été condamné dans une affaire de trafic de stupéfiants et une autre en préventive pour un autre dossier.
« Ce grave incident montre une fois de plus que le ministre a fait une erreur, car Rouen ne faisait pas partie de sa liste » sur laquelle était notifiée « la création de 33 nouvelles prisons, souligne Oualid Nahal, délégué régional FO pénitentiaire. Nous demandons la construction d’une nouvelle prison en dehors de la ville ; une maison d’arrêt en plein centre-ville, ça n’est plus adapté en matière de sécurité, à cause notamment de la proximité avec la voie publique. Pourquoi dépenser autant d’argent à la rénovation de cette maison d’arrêt, alors que pour des raisons de sécurité, il faudrait la délocaliser ? » Le délégué pénitentiaire FO craint que d’autres incidents similaires se reproduisent : « Cet homme aurait dû être incarcéré dans une maison centrale comme à Condé-sur-Sarthe (Orne) où il y a des zones spéciales de sécurité. »