Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/ifosfamide-40mg-ml-eg-sol-perf50ml-204887
Timestamp: 2020-04-04 22:33:07+00:00
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IFOSFAMIDE 40MG/ML EG SOL PERF50ML : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
IFOSFAMIDE 40MG/ML EG SOL PERF50ML
· Cancer de l'ovaire en rechute.
La posologie de l'ifosfamide est fonction de l'indication thérapeutique (type et localisation de la tumeur, traitement initial ou d'entretien). Elle est individuelle et doit tenir compte de l'état clinique et hématologique du patient (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Afin de faciliter l'administration, l'uroprotecteur (mesna) peut-être administré conjointement à l'ifosfamide dans le même liquide de perfusion.
Après dilution : Après dilution : la stabilité physico-chimique du produit dilué dans une solution de glucose à 5% ou dans une solution de chlorure de sodium à 0,9% a été démontrée pendant 4 jours à une température comprise entre 2°C et 8°C ou 24 heures à température ambiante (température ne dépassant pas 25°C). Toutefois, d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C.
Alerte ANSM du 28/06/2016 :
· L’analyse des données de sécurité a montré une notification d’encéphalopathies plus importante chez l’enfant traité avec cette spécialité après 7 mois de conservation;
· Dans l’attente d’investigations complémentaires, la durée de conservation de la spécialité Ifosfamide EG 40 mg/ml est réduite à 7 mois à titre conservatoire.
Le médicament est introduit dans le liquide de perfusion (solution injectable isotonique de glucose ou de chlorure de sodium).
Afin de faciliter l'administration, l'uroprotecteur (UROMITEXAN) peut être administré conjointement à l'IFOSFAMIDE EG 40 mg/ml, solution injectable pour perfusion dans le même liquide de perfusion
Insuffisance médullaire sévère, hypoplasie.
une méthode contraceptive fiable doit être utilisée pendant le traitement et 1 an après l'arrêt du traitement (Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),
il importe de vérifier par un test de grossesse l'absence de grossesse avant l'administration d'ifosfamide et tout au long du traitement (Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les études menées chez l'animal ont montré que l'ifosfamide possède des effets embryotoxique et tératogène (anomalies du système nerveux central, des reins, de la face, du crâne, des membres et du squelette) sur plusieurs espèces (souris, et lapin).
Les données d'exposition au cours de la grossesse avec l'ifosfamide sont trop peu nombreuses pour évaluer son risque malformatif mais il ne peut pas être exclu. Ces données rapportent des cas d'oligoamnios ou d'anamnios, de retards de croissance et d'atteintes des lignées sanguines. De plus, par analogie avec le cyclophosphamide, un effet tératogène et un effet foetotoxique de l'ifosfamide sont attendus.
Durant la grossesse, l'ifosfamide doit être utilisé lorsque le bénéfice potentiel pour la mère a été pesé au regard des risques possibles d'effets délétères sur l'embryon. Si l'ifosfamide est utilisé pendant la grossesse, ou en cas de grossesse survenant au cours du traitement/après le traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), il convient d'informer la patiente des effets que peut engendrer le traitement sur le foetus.
En cas d'exposition au premier trimestre, le suivi échographique doit être orienté sur les organes cibles (système nerveux central, reins, face, crâne, membres et squelette). En cas d'exposition au 2ème et/ou 3ème trimestre, la croissance foetale et le volume de liquide amniotique doivent être surveillés et une numération-formule du nouveau-né doit être réalisée.
Il n'y a pas de données relatives au passage de l'ifosfamide dans le lait maternel. Du fait de la possibilité d'effets indésirables graves pour le nouveau-né, l'allaitement est contre-indiqué durant le traitement. Une reprise de l'allaitement pourra être envisagée 1 semaine après l'arrêt du traitement.
Les données animales mettent en évidence une atteinte des gamètes (voir rubrique Données de sécurité précliniques) L'ifosfamide peut entraîner des effets toxiques sur les gamètes se manifestant par une azoospermie, ou une aménorrhée qui peuvent être transitoires ou définitifs. Les patients hommes et femmes doivent être informés du risque d'atteinte des gamètes et les moyens de les préserver doivent être envisagés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Une attention particulière est nécessaire en cas d'insuffisance rénale pré-existante ou apparaissant sous ifosfamide ou de facteurs de risque (forte dose cumulative, en particulier chez les enfants de moins de 3 ans, néphrectomie ou traitement par des médicaments néphrotoxiques, en particulier le cisplatine). Il est particulièrement important de surveiller attentivement la fonction rénale, la toxicité neurologique et la numération sanguine. En effet, chez ces patients, la fréquence et l'intensité de la toxicité pour le système nerveux central et hématologique est plus élevée (voir rubrique Effets indésirables).
Avant de débuter le traitement, il est indispensable de contrôler la filtration glomérulaire (clairance de la créatinine mesurée ou calculée) et les fonctions tubulaires : phosphorémie, glycosurie, uricémie, ionogramme, calcium, magnésium, protides, recherche d'une acidose tubulaire (voir rubrique Effets indésirables). En cas de troubles hydro-électrolytiques, il est nécessaire de les corriger.
La constitution d'une insuffisance rénale aiguë ou chronique est possible. Le contrôle des paramètres doit être fait pendant le traitement et à distance de l'arrêt d'ifosfamide (voir rubrique Effets indésirables).Il existe un risque de lésions rénales irréversibles si l'ifosfamide est poursuivi.
Lors de toute utilisation d'ifosfamide, il est recommandé d'associer l'administration de mesna et d'assurer une hydratation suffisante (voir rubrique Posologie et mode d'administration) pour prévenir la toxicité urologique, tout particulièrement la cystite hémorragique.
Le risque d'effets toxiques de l'ifosfamide sur le système nerveux central nécessite une surveillance étroite du patient. En cas de développement d'une encéphalopathie, le traitement par ifosfamide doit être arrêté et ne doit pas être réintroduit.
Les facteurs de risque évoqués sont une administration intraveineuse rapide, une insuffisance rénale ou un taux faible d'albumine sérique. Le bleu de méthylène a été utilisé. Cependant, des données supplémentaires sont nécessaires pour évaluer son efficacité en cas d'encéphalopathie.
La numération des leucocytes, des plaquettes et de l'hémoglobine doit être effectuée avant chaque administration et à des intervalles réguliers adaptés, chaque jour si nécessaire. Une surveillance régulière de l'hémogramme doit être effectuée jusqu'à normalisation.
Si une leucopénie ou une thrombopénie est diagnostiquée avant ou pendant le traitement, l'ifosfamide ne doit pas être administré jusqu'à ce que la valeur des leucocytes soit au-dessus de 2500/µl et/ou celle des plaquettes au-dessus de 100000/µl, à moins que son utilisation ne soit indispensable (voir rubrique Contre-indications).
En cas de thrombocytopénie, l'administration de plaquettes doit être assurée en fonction des besoins.
En cas de leucopénie fébrile, une prophylaxie par un traitement antibiotique et/ou antimycosique doit être administrée. L'utilisation de facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) permet de corriger la neutropénie.
De plus, il a été montré que la toxicité cardiaque de l'ifosfamide était potentialisée chez les patients préalablement traités par radiothérapie de la région cardiaque
Précautions particulières chez les patients atteints d'affections cardiaques. Les électrolytes doivent être contrôlés régulièrement chez les patients à risque (dose élevée d'ifosfamide, administration simultanée d'autres médicaments cardiotoxiques, précédente cure d'anthracycline) ou avec des antécédents cardiaques ou d'atteintes tubulaires rénales. (Voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
De plus, il a été montré que la toxicité cardiaque de l'ifosfamide était potentialisée chez les patients préalablement traités par radiothérapie de la région cardiaque.
En raison des possibles effets génotoxique, embryotoxique et tératogène de l'ifosfamide (voir rubrique Grossesse et allaitement) :
Les patients des 2 sexes en période d'activité génitale doivent suivre une contraception efficace ou s'abtenir de rapports sexuels pendant le traitement et au cours des 3 mois suivants son arrêt.
Chez les femmes en âge de procréer : Il importe de vérifier par un test de grossesse l'absence de grossesse avant l'administration d'ifosfamide et tout au long du traitement.
Fertilité (voir rubrique Grossesse et allaitement)
L'ifosfamide peut entraîner des effets toxiques sur les gamètes se manifestant par une azoospermie ou une aménorrhée qui peuvent être transitoires ou définitives. Les patients hommes et femmes doivent être informés du risque d'atteinte des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) et les moyens de les préserver doivent être envisagés avant le début du traitement.
En cas d'administration paraveineuse accidentelle d'une solution d'ifosfamide, (voir rubrique Effets indésirables), le traitement, qui doit être immédiat, sera réalisé en fonction de la sévérité de la réaction cutanée selon le protocole standard d'«Attitude pratique en cas d'extravasation d'anticancéreux» (CNHIM).
Vaccin antiamarile (fièvre jaune)
Autres médicaments néphrotoxiques
Interaction spécifique à l'ifosfamide.
Risque d'augmentation de la neurotoxicité de l'ifosfamide.
Des insuffisances rénales aiguës et chroniques ont été signalées plus particulièrement chez l'enfant après administration de posologies élevées. Une atteinte principalement tubulaire proximale est possible et plus rarement glomérulaire. Des syndromes de Fanconi ont été signalés. Le délai d'apparition de ces anomalies peut être long (plusieurs mois, voire plusieurs années) après l'arrêt du médicament, nécessitant une surveillance prolongée (voir mise en garde). Le mécanisme de cet effet n'est pas clair. Certains facteurs de risque ont été évoqués : dérivés du platine (voir interaction), médicaments néphrotoxiques, néphrectomie, irradiation concomitante de l'aire rénale.
Cette toxicité rénale a pu entrainer un rachitisme chez l'enfant et une ostéomalacie chez l'adulte.
Très rares : Des cas d'hypokaliémie ont été rapportés.
Très fréquent : l'hématurie ou la cystite après administration d'ifosfamide sont des complications très fréquentes et dose dépendantes. ELLES PEUVENT ETRE EXTREMEMENT SEVERES.
En fonction de la sévérité de l'hématurie ou de la cystite hémorragique, l'arrêt du traitement peut être nécessaire.
D'autres signes cliniques sont la dysurie, et d'autres symptômes d'irritation vésicale.
Affections psychiatriques / Affections du système nerveux :
L'ifosfamide peut entraîner une toxicité neurologique : somnolence, confusion, mutisme, mais aussi désorientation, agitation, troubles du comportement et symptômes cérébelleux. Elle est plus rarement sévère : convulsions, cliniques ou seulement électriques hallucinations, encéphalopathie, coma. Cette symptomatologie, le plus souvent réversible à la diminution des posologies ou à l'arrêt du traitement, peut dans de rares cas ne pas régresser et l'évolution peut être fatale.
Cette toxicité neurologique débute en moyenne entre 25 et 50 heures après le début de la perfusion d'ifosfamide. Les troubles sont plus fréquents et plus intenses chez les patients présentant une insuffisance rénale. Ils sont généralement réversibles après diminution de la posologie ou lors de l'arrêt du traitement.
D'autres agents alkylants peuvent entrainer une pneumopathie interstitielle. Ce risque existe potentiellement avec ifosfamide.
Une myelodépression très fréquente, dose dépendante et cumulative a été rapportée se traduisant par une leucopénie et / ou rarement une thrombopénie. (Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
En général, l'anémie est une complication rare et ne se développe généralement qu'au bout de plusieurs cycles de traitement.
La myélosuppression est habituellement réversible et le traitement peut être donné toutes les 3 à 4 semaines. Quand l'ifosfamide est utilisé avec d'autres médicaments myelosuppresseurs, l'ajustement des doses peut être nécessaire.
Les patients qui ont présenté une myelosuppression grave ont potentiellement un risque augmenté d'infections pouvant aller jusqu'à une septicémie mettant en jeu le pronostic vital.
Dans de rares cas, des réactions d'hypersensibilité ont été rapportées. Les signes cliniques consistent en éruption, fièvre, hypotension....
Affections endocriniennes / Troubles du métabolisme de la nutrition :
Rarement, des arythmies (arythmies ventriculaires et supraventriculaires), et des anomalies du segment ST peuvent survenir. Des insuffisances cardiaques ont été rapportées, particulièrement après l'administration d'ifosfamide à posologie élevée, en association avec des anthracyclines.
Les nausées et vomissements sont très fréquents et doses dépendants. Des formes modérées à sévères peuvent avoir lieu chez 50% des patients et peuvent aller jusqu'à la déshydratation. Les nausées associées ou non à des vomissements sont facilement prévenues ou supprimées par les antiémétiques.
Rarement, des anomalies des paramètres de la fonction hépatique: élévation des enzymes hépatiques (SGOT et SGPT), de la gamma-GT, des phosphatases alcalines et ou de la bilirubine peuvent survenir.
L'alopécie est un effet très fréquent. Dépendant de la dose administrée et de la durée du traitement, elle peut survenir chez 100 % des patients mais est généralement réversible.
De très rares cas d'hypersensibilité de la peau irradiée (radiation recall syndrome) ont été rapportés.
Dû à son mécanisme d'action, l'ifosfamide, comme agent alkylant, peut entraîner des troubles de la spermatogénèse, parfois irréversible, entraînant rarement une azoospermie et/ou une oligospermie persistante.
Peu fréquemment, des troubles de l'ovulation entraînant une aménorrhée ont été rapportés
Très fréquent : survenue d'une fièvre dans un contexte de neutropénie pouvant être associée à des infections.
Rarement survenue d'une réaction au site d'injection.
Il n'existe pas d'antidote connu pour l'ifosfamide.
L'ifosfamide est dialysable. L'hémodialyse a été utilisée chez quelques patients traités par ifosfamide. Cependant, des données supplémentaires sont nécessaires pour évaluer son efficacité en cas de surdosage.
Le principal effet toxique est l'aplasie médullaire pendant au moins quatre semaines après le surdosage. L'hémogramme devra être surveillé étroitement. Le traitement sera symptomatique : traitement antibiotique et/ou antimycosique, facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) et transfusion de concentré plaquettaire si nécessaire.
Une protection par mesna est indispensable afin d'éviter une toxicité urinaire, le mesna est un antidote de l'acroléine, métabolite irritant pour la muqueuse vésicale formée au cours de la biotransformation de l'ifosfamide).
L'administration de Bleu de Methylène devra être envisagée en cas de survenue d'encéphalopathie induite.
Autres médicaments à base de Ifosfamide
HOLOXAN 1000MG PDR FL 10
HOLOXAN 2 000MG PDR FL 1
IFOSFAMIDE 40MG/ML EG SOL PERF25ML
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