Source: https://fredericarminot.com/depression/arret-maladie/
Timestamp: 2018-07-16 20:07:10+00:00
Document Index: 247429785

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Arrêt maladie | Frédéric Arminot Comportementaliste
Arrêt maladie en cas de dépression au travail
Arrêt maladie – Pouvez-vous en bénéficier si vous êtes victime d’une dépression au travail?
Les français bénéficient d’une couverture sociale que bien d’autres pays leur envient. Mais, le temps aidant, cette couverture sociale est de plus en plus mise à mal. Du fait de l’abus d’un certain nombre, et pour des raisons économiques malheureusement évidentes, les contrôles de la Sécurité Sociale vont croissant et, du coup, les médecins sont remis en cause dans le champ de leur autorité. Dès lors, obtenir un arrêt maladie en cas de dépression au travail peut parfois relever du parcours du combattant.
S’ll est tout à fait possible de bénéficier d’un arrêt maladie pour dépression, cela repose sur des conditions qu’il faut respecter. En conséquence, cet article vous expose 3 situations dans lesquelles vous pouvez bénéficier d’un arrêt maladie pour cause de dépression au travail – ou pas -.
3 situations dans lesquelles la dépression au travail donne droit à un arrêt maladie
De façon tout à fait légitime, vous pourriez, si ce n’est déjà fait, vous poser la question de savoir suivant quels critères un arrêt maladie peut-vous être délivré pour dépression au travail. Vous trouverez ci-dessous les conditions afférentes à la délivrance d’un arrêt maladie:
Un arrêt maladie peut vous être octroyé quand vos symptômes rendent impossible l’exercice d’une activité professionnelle. Imaginons qu’une personne souffre d’une grave dépression. Histoire d’aggraver l situation, la personne intéressée est aussi victime d’une grande fatigue l’empêchant d’accomplir normalement ses tâches, d’une absence persistante d’initiative, de problèmes de concentration entraînant des erreurs, en plus de trouble ou de perte partielle de la mémoire
On remarque également des tensions avec les collègues, des signes d’irritabilité et d’agacement. Pour toutes ces raisons, être au boulot est un vrai problème pour cette personne, pour ses collaborateurs, et pour le personnel en général. Cette personne a du mal à se supporter elle-même, comme à supporter les autres. Inconsciemment, elle se fait du mal, et – accessoirement – ruine la qualité de son travail.
Comme disent les juristes, “par ces motifs…” un arrêt maladie peut-être remis quand le médecin prescrit des médicaments de type anti-dépresseurs. De ce fait, l’exercice d’une activité professionnelle peut devenir difficile, voire dangereux, à cause des effets secondaires (somnolence). Considérant cette prescription, conduire pour aller au travail, ou conduire d’une façon plus générale, est déconseillé pendant la durée du traitement
Un arrêt maladie peut aussi vous être remis quand le fait de vous rendre sur votre lieu de travail accroit votre problème.Le médecin cherche donc à vous tenir éloigné(e) de cet environnement s’il le juge toxique pour vous. Votre médecin cherche donc à vous protéger
Arrêt maladie – Les aménagements possibles
Malgré ces dispositions d’ordre médical, un arrêt maladie ne saurait durer. Tant pour des raisons économiques que sociales. Notre société, fort normative, considère que travailler c’est bien. Voire, que le travail fait partie intégrante de la notion de rétablissement au sens où il est nécessaire que vous retrouviez un comportement d’ensemble qui vous rassure quant au fait d’être comme tout le monde. Partant, de ne pas être à la marge pour des raisons médicales. Est-ce à dire que notre société n’accepte pas que nous puissions être heureux sans travailler (à la condition qu’économiquement cela nous soit possible)?
D’une façon générale, le travail fait partie intégrante du quotidien. Sur la foi de ce que pensent beaucoup de gens, dont les professionnels de la santé, il faut intégrer le travail dans le processus de guérison.
Dans la pratique, on a généralement plusieurs entretiens avec le médecin de travail pour aider à une réinsertion dans la vie professionnelle, ou pour la mise en place d’un processus d’adaptation, ou de changement.
Dans certains cas ayant fait l’objet d’un arrêt maladie plus ou moins long (ex: longue maladie), il est possible d’aménager un retour à l’emploi à l’aide d’un mi-temps thérapeutique. Cela signifie que vous travaillez à mi temps, mais êtes rémunéré(e) à temps plein. Cela fait l’objet d’un aménagement administratif entre votre employeur et la Sécurité Sociale (cf. indemnités journalières).
Pour bénéficier de cet aménagement, il faut obligatoirement l’avis du médecin traitant, et du médecin-conseil de l’Assurance Maladie.
A terme, l’objectif est la reprise de l’emploi précédent à temps complet, quand c’est possible.
Quelle que soit la situation dont il s’agit parmi les trois présentées ci-dessus, la durée d’un arrêt maladie n’est pas standardisée.
De la même façon qu’il n’existe pas de type standard de dépression au travail.
Sur la foi d’un certain nombre de critères évalués par votre médecin traitant, un arrêt maladie peut vous être déliré pour une période de 7 à 15 jours minimum, et être renouvelé autant de fois que nécessaire jusqu’au moment où la Sécurité Sociale y met son veto, et vous demande de rentrer dans un cadre administratif plus spécifique (longue maladie, inaptitude à l’emploi, etc.).
Dans les cas les plus fréquents, la durée de votre arrêt maladie peut être prolongée de quinzaine en quinzaine, voire être prorogé pendant 12 mois. dans de rares cas, il est possible d’obtenir un arrêt maladie de 6 mois dès la première consultation. Quoi qu’il en soit, au terme du congé maladie, seul le médecin est habileté à évaluer si la personne dépressive est apte ou non à occuper à nouveau son poste dans l’entreprise ou l’administration qui l’emploie..
Les limites d’un arrêt maladie
Au sortir d’un arrêt maladie lié à une dépression au travail, il est fréquent que les symptômes de dépression réapparaissent après quelques semaines ou quelques mois. Le plus souvent, la raison en est que la personne mise en arrêt maladie n’a pas fait l’objet d’un suivi psychologique, ou n’a pas été invitée à consulter un psy. Dès lors, la seule prise de médicaments associée à l’arrêt maladie ne constitue pas une solution.
En effet, dans les temps troublés que nous traversons tous, autant en termes économiques que professionnels, que la situation sociale est on ne peut plus instable (cf. grève des cheminots, grève à Air France, Loi Travail, etc.). L’environnement professionnel reste donc un milieu stressant, où les challenges, et les risques de toute nature, sont omniprésents.
Quel que soit votre secteur d’activité, il devient difficile d’échapper à une éventuelle délocalisation, ou à la peur du chômage. Le niveau élevé de compétitivité entre les acteurs des marchés, augmentée par la pression et les exigences quasi permanente des fournisseurs et des clients, comme aux surcharges de travail – fruits de réductions des personnel -, sont autant de facteurs susceptibles de générer ce que l’on appelle “les maladies du stress“.
Comment utiliser un arrêt maladie pour aller mieux
Si vous avez lu divers articles de mon blog, vous savez combien les médicaments ne vous aident à traiter une pathologie psychique. Au mieux, cela contient vos symptômes mais ne résout rien. Pendant votre arrêt maladie, à plus forte raison s’il est lié à une dépression au travail, la meilleure solution est de recourir à la thérapie comportementale. L’efficacité de cette approche thérapeutique n’est plus à prouver mais, pour le plaisir, je vous rappelle que plusieurs études scientifiques en ont fait état. Et pour rappel toujours, vous trouverez ci-après les 4 principales étapes de cette approche:
Grâce à un questionnaire structuré, vous prenez pleinement conscience de votre problème et, partant, de son mécanisme. Ce diagnostic vous permet d’avoir une vision très précise de l’ensemble de vos comportements, et de quelle façon, à votre insu, votre problème vous envahit puis prend le contrôle sur vous. Ainsi, dans le cadre de mon programme thérapeutique, la plupart des ses membres font diminuer leur symptômes de 40% en moins de 10 jours grâce à la qualité de ce travail objectif.
Ce diagnostic vous permet d’identifier les réactions inappropriées que vous avez en situation, et met à jour les comportements réponses qui posent problèmes. Cela va faciliter la mise en place d’une démarche thérapeutique et stratégique pour vous aider à éliminer votre problème, de sorte à retrouver équilibre mental et mieux-être.
Pour que la thérapie comportementale vous soit efficace, cela nécessite que vous soyez en accord avec les exercices, et en compreniez tant les modalités pédagogiques que les objectifs. Il s’agit donc, en amont, de mettre en place un climat de confiance qui rende plus fluide votre travail thérapeutique, comme votre suivi thérapeutique.
Pour information, c’est précisément ce qu’il se passe dans le cadre du Programme thérapeutique ARtUS puisque vous faites l’objet d’un suivi personnalisé. Dans cet esprit, les objectifs à atteindre, les moyens comme les outils à utiliser, et les délais impartis, vous sont précisés.
Qu’il s’agisse ou non d’une dépression au travail, le traitement consiste en la mise en place d’exercices mentaux qui ont pour vocation à débloquer les réactions émotionnelles qui sont les votre. En effet, la plupart du temps, face à un problème, nous réagissons sur la foi de nos peurs de perdre le contrôle. Or, ce comportement réactif nourrit et enrichit le problème.
Vous allez donc apprendre à modifier vos comportements de façon naturelle. Cela signifie que vous n’aurez à suivre aucun exercice d’exposition, au contraire de la TCC (thérapie cognitive et comportementale). Vous suivez les exercices thérapeutiques qui vous sont confiés de chez vous, ou de n’importe quel lieu de votre choix. Cela ne vous prend pas plus de 15 minutes par jour.
Le traitement comportemental repose sur une relation de collaboration. Un suivi est effectué à chaque étape pour constater les progrès enregistrés, et trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Ainsi, dans le cadre de votre programme thérapeutique comportemental, vous bénéficiez non seulement d’un outil d’évaluation quotidien et hebdomadaire fort simple à utiliser, mais aussi d’un forum interne sécurisé qui vous permet de me solliciter autant que de besoin (suivi personnalisé). Autant d’éléments de soutien et d’accompagnement qui font que les possibilités de rechute sont particulièrement faibles, voire inexistantes. Enfin, à l’aide de ce programme, le traitement ne dure pas plus de 6 et 8 semaines.
Il est donc acquis que la dépression au travail ouvre droit à un arrêt maladie. Cependant, je ne saurais que trop vous conseiller de mettre à profit ce temps qui vous est “offert” pour débuter un travail comportemental et, ainsi, retrouver votre sérénité. C’est la raison pour laquelle je vous invite à regarder la vidéo de présentation de mon programme thérapeutique et comportemental en cliquant sur le lien ci-dessous:
N’oubliez pas qu’un formulaire est à votre disposition en-dessous de cet article pour exprimer vos commentaires, ou expérience, en lien ou non avec un arrêt maladie pour dépression au travail.
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