Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19760706-751276
Timestamp: 2017-04-30 18:35:30+00:00
Document Index: 102641285

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 2", "l'article 7", '§ 1', "l'article 7", "l'article 27", '§ 2', "l'article 27", '§ 2']

Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 7512/76Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1976-07-06;7512.76 Analyses : (Art. 10-1) LIBERTE D'EXPRESSION, (Art. 10-2) DEFENSE DE L'ORDRE, (Art. 10-2) INGERENCE, (Art. 10-2) NECESSAIRE DANS UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE, (Art. 10-2) PREVUE PAR LA LOI, (Art. 11) LIBERTE DE REUNION ET D'ASSOCIATION, (Art. 14) DISCRIMINATION, (Art. 17) DESTRUCTION DES DROITS ET LIBERTES, (Art. 18) RESTRICTIONS DANS UN BUT NON PREVU, (Art. 5-1) ARRESTATION OU DETENTION REGULIERE, (Art. 5-1) LIBERTE PHYSIQUE, (Art. 5-1) VOIES LEGALES, (Art. 5-4) INTRODUIRE UN RECOURS, (Art. 6-1) ACCUSATION EN MATIERE PENALE, (Art. 6-1) DELAI RAISONNABLE, (Art. 6-1) DROITS ET OBLIGATIONS DE CARACTERE CIVIL, (Art. 6-1) JUGEMENT PUBLIC, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-1) TRIBUNAL IMPARTIAL, (Art. 6-1) TRIBUNAL INDEPENDANT, (Art. 6-2) PRESOMPTION D'INNOCENCE, (Art. 6-3-b) FACILITES NECESSAIRES, (Art. 6-3-b) TEMPS NECESSAIRE, (Art. 6-3-c) SE DEFENDRE SOI-MEME, (Art. 6-3-d) INTERROGATION DES TEMOINSParties : Demandeurs : X.Défendeurs : PAYS-BASTexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 7512/7 6 X . v/the NETHERLANDS X . c/PAYS-BA S
DECISION of 6 July 1976 on the admissibility of the application DECISION du 6 juillet 1976 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 7 of the Convention : The notion of "guilty" in the first paragraph does not cover the decision to grant the extradition of an individua/. Article 7 de la Convention : La notion de rrcondamnationu, au sens du premier paragraphe, ne vise pas la dÃ©cision d'accorder l'extradition d'un individu .
(English : see p . 1851
En 1972, la SuÃ©de a demandÃ© aux Pays - Bas l'extradition du requÃ©rant, ressortissant allemand, accusÃ© d'avoir introduit et vendu des stupÃ©fiants en SuÃ©de en 1968 et 1969. L'extradition a Ã©tÃ© accordÃ©e en 1973 en vertu de la Convention europAenne d'extradition, dont l'article 2, paragraphe 1, stipule que les faits pun is d'une peine d'un an au moins par la toi de la Partie requÃ©rante et par la loi de la Pa rtie requise donnent lieu Ã l'extradition . Le requÃ©rant soutient que son extradition fut irrÃ©guliÃ©re car, au moment de la commission du dÃ©lit, la lÃ©gislation suÃ©doise sur les narcotiques prÃ©voyait, dans le cas particulier, une peine maxima de six mois seulement. Ce n'est qu'Ã partir de 1972 que la lÃ©gislation suÃ©doise a prÃ©vu une peine maxima de plus d'un an . Saisie d'un recours, la Cour suprÃªme des Pays-Bas s'Ã©tait fondÃ©e sur les lois applicables Ã 1'Ã©poque de la demande d'extradition .
EN DROIT IExtrait l C'est Icependantl Ã tort que le requÃ©rant invoque l'article 7 de la Convention Ã propos de son extradition . Cette disposition consacre le principe de la lÃ©galitÃ© des dÃ©lits et des peines et dispose notamment que Â«nul ne peut Ã©tre condamnÃ© pour une action ou une omission qui, au moment oÃ» elle a Ã©tÃ© commise, ne constituait pas une infraction d'aprÃ¨s le droit national ou internationalÂ» . Quant Ã l'extradition proprement dite, la Commission n'est pas appelÃ©e Ã en apprÃ©cier la lÃ©galitÃ© selon la loi nÃ©erlandaise ou la Convention europÃ©enne d'extradition . En effet, si elle est implicitement acceptÃ©e par la Convention et notamment par l'arti-
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cle 5, Â§ 1 ( f) (cf . dÃ©cision sur la requÃ©te NÂ° 5078/71 c/Italie et RÃ©p . FÃ©d . d'Allemagne, Rec . 46 p . 35) . elle ne compte pas en elle-mÃªme au nombre des matiÃ¨res rÃ©gies par la Convention (dÃ©cision sur requÃªte NÂ° 1405/62 c/RÃ©p . FÃ©d . d'Allemagne non publiÃ©e) . La notion de ucondamnationn dans l'article 7, bien qu'autonome, ne peut comprendre la dAcision d'extradition permettant une condamnation . Il s'ensuit que la requÃªte est Ã cet Ã©gard incompatible avec les dispositions de la Convention au sens de l'article 27 Â§ 2 de la Convention . A supposer qu'ensuite le requÃ©rant ait Ã©tÃ© effectivement condamnÃ© pour avoir introduit des narcotiques en SuÃ©de en 1968-69, il l'aura Ã©tÃ© sur base de dispositions spÃ©cifiques introduites dans le code pÃ©nal suÃ©dois par une loi du 14 dÃ©cembre 1962 et en vigueur depuis plusieurs annÃ©es lors de la commission des faits . Il s'ensuit que la requÃ©te, dans la mesure oÃ¹ elle pourrait Ãªtre considÃ©rÃ©e en fait comme dirigÃ©e contre les autoritÃ©s suÃ©doises, est manisfestement mal fondÃ©e au sens de l'article 27, Â§ 2 de la Convention .
Summery of the relevant facts In 1972 Sweden requested the Netherfands for the extradition of the applicant, a German national who was accused of having brought drugs into Sweden and sold them in 1968 and 1969. The extradition was granted in 1973 by virtue of the European Convention on extradition, Article 2 paragraph 1, of which provides that acts .punishable by at least one year's prison by the law of the requesting and requested party give rise to extradition .
The applicant submitted that his extradition was unlawful because at the time of the commission of the offence Swedish narcotics legislation provided, in the particular case, a maximum punishment of onfy six months. It was only from 1972 that Swedish legislation provided for a maximum penalty of more than one year . In an appeal, the Supreme Court of the Nethertands based itseff on the law applicable at the time of the request for extradition .
(TRANSLATION) THE LAW (Extract ) The applicant wrongly invokes Article 7 of the Convention in relation to his extradition . This provision embodies the principle of the legality of crimes and punishments and provides in particular that "no one shall be held guilty of any criminal offence on account of any act or omission which did not consitute a criminal offence under national or international law at the time when it was committed" . In relation to extradition property so called, the Commission is not required to examine its legality according to the law of the Netherlands or the European Convention on extradition . In fact, although it is implicitly accepted by the Convention and in particular by Article 5, paragraph 1 (f) (cf . decision of application No . 5078/71 v/Italy and Fed . Rep . of Germany, Rec . 46, p . 35), extradition does not itself fall within the scope of the Convention ( Decision in application No . 1405/62, v/Fed . Rep . of Germany - unpublished) .
The concept of "guilty" in Article 7, although autonomous, cannot cover the decision on extradition which may lead to a conviction . It follows that the application is in this regard incompatible with the provisions of the Convention within the meaning of Article 27, paragraph 2, of the Convention . Assuming that when the applicant had been in fact found guilty for having brought narcotics into Sweden in 1989-19 69 it would have been on the basis of specific provisions introduced into the Swedish penal code by a law of 14 December 1962 and in force for several years before the commission of the offence . It follows that the application, in so far as it can be considered as directed against the Swedish authorities is manifestly ill-founded within the meaning of Article 27, paragraph 2, of the Convention .
- 186 _Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 06/07/1976Fonds documentaire : HUDOC Haut de page