Source: https://www.scribd.com/document/92437421/analyse-et-gestion-de-risque-du-credit-bancaire
Timestamp: 2017-01-23 01:58:46+00:00
Document Index: 317967529

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'art. 4', 'art.1', "l'article 313", '§ 5', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 10', '§ 8', '§ 1', '§ 1', '§ 11', '§ 5', '§ 10', '§ 15', 'art.1']

BrowseInterestsBiography & MemoirBusiness & LeadershipFiction & LiteraturePolitics & EconomyHealth & WellnessSociety & CultureHappiness & Self-HelpMystery, Thriller & CrimeHistoryYoung AdultBrowse byBooksAudiobooksArticlesSheet MusicBrowse allUploadSign inJoinAnalyse et gestion de risque du crédit bancairePar hicham lamharti fsjes agadir ibn zohr - licence en économie 2008
Encadré par : Réalisé par : Mr Abdellah SADIK Laraiki Nasr Lamharti Hicham Ifkirn Brahim Année universitaire 2008 - 2009
Avant propos ............................................................................................. Abréviation ................................................................................................ Introduction : ............................................................................................
Chapitre 1 : Les crédits bancaires Section 1 : définition..................................................................................... Section 2 : Typologie des crédits bancaires ................................................ Chapitre 2 : Démarche d'analyse de la faisabilité d'un crédit. Section 1 : Les informations d'identification de l'entreprise bancaire............. Section 2 : Le personnel et les structures décisionnelles ............................. Section 3 : La structure technique de l'entreprise bancaire........................... Section 4 : Diagnostic stratégique et les grandes orientations de l'Entreprise Bancaire ............................................................................... Section 5 : Les relations bancaires .......................................................... Section 6 : L'activité et la commercialisation ............................................. Chapitre 3 : Les risques des crédits bancaires Section 1 : Définition............................................................................... Section 2 : Les risques majeurs de l'activité bancaires ............................... Section 3 : Les facteurs déterminants du risque de crédit............................. Section 4 : Principales catégories du risque de crédit .................................
Chapitre 4 : Le cadre réglementaire. Section 1 : Le Ratio européen de solvabilité................................................. 1.1. Définition du ratio de solvabilité. ..................................................... 1.2. Les objectifs du ratio..................................................................... Section 2 : La réforme du comité de Bâle II.................................................. 2.1. La remise en cause du ratio de solvabilité........................................ 2.2. Les nouveaux objectifs du ratio de solvabilité. ................................. 2.3. Le ratio Mac Donough et ses conséquences sur la gestion du risque crédit..................................... 2.3.1. Le 1 pilier : Exigence minimale en Fonds propres..................... 2.3.2. Le 2 pilier : Processus de surveillance prudentiel. ................... 2.3.3. Le 3 pilier : Recours à la discipline de marché........................
2émé Partie : Gestion et analyse du risque de crédit.
Chapitre 1 : La gestion du risque de crédit. Section 1 : La stratégie bancaire en matière de gestion du risque............... Section 2 : Gestion des fonds propres bancaires. ..................................... 2.1. Les approches IRB en matière de crédit. ....................................... 2.2. L'allocation de fonds propres et le RAROC appliqué au crédit. ........ 2.2.1. L'estimation de la probabilité de défaut. ................................. 2.2.2. Présentation de la méthode RAROC et allocation de fonds propres............................................................................. Chapitre2 : L'analyse du risque de crédit au sein de la filière risque d'une banque. Section 1 : Présentation d'une filière risque. .............................................. Section 2: Méthodes d'analyse des risques de crédit.............................. 2.1. Phase 1 : L'entrée en relation. ..................................................
2.1.1. Examen du profil du client. ................................................ 2.1.2. La notion de groupe de société. ......................................... 2.1.3. La clientèle particulière ..................................................... 2.1.4. La clientèle professionnelle. .............................................. 2.1.5. Les limitations géographiques. ........................................... 2.2. Phase 2 : L'analyse de crédit. .................................................... 2.2.1. Les informations disponibles pour l'analyste. ....................... 2.2.2. L'analyse financière. .......................................................... 2.2.3. Evaluation des risques. ....................................................... 2.2.4. L'étude des garanties.......................................................... 2.3. Phase 3 : La décision. 2.3.1. Les délégations de pouvoirs. ............................................... 2.3.2. Les comités de crédit. ......................................................... 2.4. Phase 4 : Le suivi du crédit. ........................................................ 2.5. Phase 5 : La sortie du crédit. ....................................................... 2.5.1. Le recouvrement amiable. ..................................................... 2.5.2. Le contentieux. .................................................................... 2.5.3. La dénonciation de crédit....................................................... Conclusion....................................................................................................
3émé partie : Gestion des risques dans la banque populaire
Chapitre 1 : Présentation du crédit populaire du Maroc Section 1 : Historique ............................................................................ Section 2 : Missions et valeurs du groupe................................................. Chapitre 2 : Organisation du Crédit Populaire du Maroc.
.......2.................................2......... Bibliographie..................... Section 2 : Gestion actuelle du risque de crédit . Chapitre 3 : Gestion du risque crédit ou de contrepartie dans la banque populaire Section 1 : Définition..............................................1........ 2......................................................... 2..................... Section 4 : Les succursales.......................................... 2................................ 2.. L'analyse financière..........2.................................... Réglementation prudentielle des activités de crédit ..... Section 2 : La Banque Centrale Populaire (BCP) ......2.................................................
.......1....................................................La prévention du risque de contrepartie ou la gestion des lignes de Crédit
Conclusion Générale.......................... Section 7 : Les produits offerts........2.......... Méthodes de gestion traditionnelle du risque de crédit ..... L'appréciation du risque de contrepartie.............. Section 5 : Les agences.........................................................................1...........................................................................................Section 1 : Le comité directeur................La notion des agences de ratings........ Section 3 : Les Banques Populaires Régionales (BPR).................................................................2....... Section 6 : Leurs opérations... 2................................ 2...................................................2.......................................................1...1........................
Hammourabi. toute nos gratitudes à nos amis pour l'aide précieuse qu'ils nos a apporté afin de nos guider au mieux dans l'exécution de notre travail. dans l'éventualité d'une récolte désastreuse. qui est souvent attribué par erreur au philosophe grec Thalès. Nous sommes très reconnaissant à Monsieur ABDELLAH SADIK. et pour le temps qu'il nos a consacré. En fait. qui a vécu 1200 ans après Hammourabi. est le premier. Enfin. ce paragraphe 48. roi de Babylone. créant ainsi un risque de crédit pour le prêteur. ceux qui avaient des dettes étaient autorisés à ne pas payer d'intérêt pendant un an. notre directeur de mémoire pour les conseils qu'il nos a prodigué. Nous tenons aussi à remercier les établissements des Banques Populaires d·Agadir sur le temps qu'elles nous ont consacrées aussi que les informations fournies. Avant tout nous aimerons remercier nos chers parents et toutes nos familles pour leurs amours et leur réconfort tout au long de nos années universitaires à la FSJES d'AGADIR. contrat d'option qui n'ait jamais été écrit.» Michel Crouhy
Nous tenons à remercier tous ceux qui ont concourus de prés ou de loin à la réalisation de ce mémoire. énonçait que. «Le risque de crédit et la codification des relations entre prêteurs et emprunteurs étaient déjà au coeur des préoccupations des rois des premières civilisations. Le risque d'une mauvaise récolte était transféré de l'emprunteur au prêteur. au paragraphe 48 de son Code des lois. Il y a 3800 ans.
BAM : Bank AL MAGHRIB BCP : Banque centrale populaire BDF : Banque de France BPR : Banque populaire régionale CAF : capacité d'autofinancement CPC : compte de produit et charge CPM : Crédit populaire du Maroc EPC : Escompte papier commercial FICEN : Fichier bancaire des entreprises FMA : Full models approach GAB : Guichet automatique bancaire GBP : Groupement des banques populaires IRB: internal rating based IRBA: Internal rating based approach MCNE : Mobilisation des créances nées à l'étranger MRE : marocain résident à l'étranger OPS : Organisation prestataires des services PME : Petite et moyenne entreprise RAROC : SIB : Solde intermédiaire de gestion VAR : Valeur à risque
une grande vague de réformes touchant le secteur bancaire ont vu le jour. le Maroc a non seulement maintenu et développé les structures bancaires héritées du protectorat. La particularité du Maroc est d'avoir réussi à développer et à structurer son système financier. surtout dans les pays dont la vulnérabilité financière est systémique. Au Maroc. Impliquant la mobilisation de montants importants. Juillet 1997). Ainsi. Depuis. Notre projet se compose de trois parties essentielles : la première sera consacrée à une présentation générale de risque du crédit bancaire sa définition et ses types. les banques ont vu leur activité se complexifier. le seul souci étant de solidifier un système vital. Les crédits attribués aux entreprises nécessitent une attention particulière de la part de la banque. Aujourd'hui. malgré la marocanisation de 1973. les établissements de crédit ont commencé à mesurer leurs risques de marché et le risque opérationnel et de leur appliquer des exigences de fonds propres. Des projets de grandes ampleurs ont été entamées. des instruments financiers a décelé les lacunes que contenait le système financier international. axé principalement sur l'intermédiation de crédit et calqué sur le modèle français mais totalement indépendant par rapport à celui-ci. Ces réformes trouvent leurs origines dans la crise financière internationale de 1998 (Thaïlande. plus que jamais. surtout que le comité de Bâle II a introduit une proportionnalité positive entre la gestion saine des risques et la compétitivité de la banque face à ses concurrents. mais également des plus sensibles aux risques . toutefois. et ce. mais il a également permis le maintien de la présence des capitaux français dans les banques marocaines. l'analyse du risque de crédit bancaire revêt. une spécificité du système bancaire marocain puisque d'anciennes colonies françaises se sont également comportées de la sorte. L'évolution du secteur de la finance et. et se trouvent face à deux contraintes : respecter les règles prudentielles édictées par BAM tout en satisfaisant leur clientèle. si non le mieux structuré des pays de la rive sud de la méditerranée. et exposés à un nombre important d'aléas. Dès lors. le secteur bancaire marocain a été perçu comme un des mieux. une importance stratégique pour les banques cherchant à se démarquer et à acquérir un avantage concurrentiel par rapport à leurs confrères.INTRODUCTION
L'ancien protectorat français ayant unifié son système bancaire dans les années 1960. suite à laquelle les autorités de tutelle ont engagé des travaux importants en vue d'améliorer la compréhension et la prévention du risque. Cela ne constitue pas. Et pendant longtemps. La deuxième partie aura comme objet la gestion et l'analyse du risque du crédit et enfin une
. comme ils ont déjà commencé à le faire pour le risque de crédit. la législation bancaire n'a pas cessé de procéder à des réformes visant l'amélioration du paysage réglementaire bancaire. visant à maîtriser et contrôler les risques bancaires. par conséquent.
troisième partie qui nous emmènera à une étude pratique sur l'analyse et la gestion de risque crédit dans la banque populaire.
Etymologiquement. Et effectivement. une opération de crédit. il accorde à celui-ci le concours de ses capitaux ou de sa garantie. Il n'est donc pas question dans l'absolu d'éliminer le risque de crédit mais de tenter de le réduire. Les risques inhérents à ce point découlent des deux points précédents. Un banquier appelle par conséquent un crédit toute opération par laquelle. En d'autres termes. Ces fonds propres sont réglementés et représentent des réserves ou une marge de sécurité pour se
. Le crédit est le principal revenu et risque contenu dans le bilan d'une banque dit « universelle » (regroupant toutes les activités bancaires). celui qui consent un crédit « croit » en celui qui le reçoit. Enfin. la promesse de restitution des fonds prêtés. Ce mémoire a pour vocation de montrer les dispositions prises par les banques pour identifier les risques de crédit pour le réduire autant que possible. est une opération risquée qui suppose que certaines mesures destinées à réduire le risque couru soient prises. quelles que soient les garanties dont il est assorti. il consomme en moyenne autour des trois quarts des fonds propres. c'est à dire l'incertitude. qui signifie « croire ». Au total. Si une évolution défavorable se produit dans le temps où que le débiteur ne respecte pas la confiance du créancier. Il n'y a donc pas de crédit totalement exempt de risques. le risque de non remboursement peut se réaliser. Le crédit introduit donc une notion de temps. considérée du point de vue du prêteur. la troisième caractéristique du crédit est la promesse de restitution des fonds prêtés. le créancier fait confiance à son débiteur. D'une façon générale. le crédit résulte de la combinaison de trois éléments : Le temps ou le délai pendant lequel le bénéficiaire dispose des fonds prêtés. Ainsi. Ses résultats commerciaux et financiers ainsi que l'intégrité des dirigeants et les garanties offertes peuvent lui permettre de demander un crédit à une banque. Le crédit incorpore des notions subjectives qui sont des risques pour la banque. Mais qu'en sera t-il du risque de défaillance dans l'avenir ? La deuxième caractéristique du crédit est la confiance entre créancier et débiteur. la confiance faite par le créancier au débiteur. faisant confiance à son client. En effet.Chapitre 1 : Les crédits bancaires Æ Section 1 : Définition
Une entreprise ne possède pas toujours les capitaux suffisants pour atteindre ses objectifs. Cette notion est subjective et n'est pas exempt de risque. L'enjeu autour de la réduction de ce risque de crédit est d'importance pour les banques. Un banquier peut ainsi accorder sa confiance et se tromper. le mot crédit vient du verbe latin « credere ». Le risque est pratiquement inséparable du crédit. il est possible qu'une société ne révèle aucun risque de défaillance au moment de l'octroi d'un crédit moyen ou long terme.
Quelle est cette stratégie compte tenu de l'environnement ? Quels sont les impératifs à respecter dans le cadre de la réforme du nouveau ratio de solvabilité ? Enfin.
2. La filière risque de la Banque Régionale de l'Ouest est assez représentative de ce qui peut être mis en place dans une banque commerciale. La gestion et l'analyse du risque de crédit ne peuvent pas être appréhendés de manière correcte si l'on ne connaît pas préalablement l'environnement autour du crédit. les banques ont dû s'adapter et mettre au point des orientations visant à une gestion du risque toujours plus efficiente. elle apporte peu de réponse quant aux méthodes mise en place par les banques dans le traitement et l'analyse du risque crédit. comment une banque tente-t-elle de réduire ces risques de crédit ? Nous étudierons dans une seconde partie la gestion et l'analyse du risque crédit. Plusieurs facteurs touchant au secteur bancaire peuvent influencer ce risque. Les banques étant au coeur de l'économie et le risque de propagation de défaillance pouvant entraîner de graves conséquences (en témoignent les grandes crises de l'histoire). le risque de crédit s'est intensifié. les mêmes dans toutes les banques commerciales. soit à la réalisation de programmes d'investissement. Dans un environnement concurrentiel et incertain. Nous verrons donc dans une première partie. Les techniques d'analyse sont. les principaux risques bancaires et les déterminants du risque de crédit à travers l'évolution de l'environnement bancaire. Nous verrons que cette gestion est au centre de la stratégie d'une banque et peut devenir le principal facteur de succès bancaire. C'était par conséquent le risque le plus connu. Si la première partie étudie l'évolution et les déterminants qui ont intensifié ce risque. Les crédits de financement du cycle d'exploitation :
. le crédit a toujours été le principal risque pris en compte par les banques.1. à peu de chose près.prémunir d'un risque de défaillance. Historiquement. Les répercussions du changement de la réglementation bancaire ont été également importantes sur l'environnement bancaire et la concurrence entre établissements s'est intensifiée. L'établissement bancaire utilise en conséquence des outils de gestion globale de ce risque afin d'optimiser son profit tout en minimisant le risque. la gestion et le suivi du risque de crédit est d'une grande d'importance.
Æ Section 2 : Typologie des crédits bancaires
Les crédits bancaires peuvent être destinés soit au financement du cycle d'exploitation de l'entreprise. Nous verrons la filière risque mise en place dans une banque régionale du groupe CIC. Avec la montée des marchés financiers et la libéralisation par le désencadrement du crédit du début des années 80.
. C'est l'opération par laquelle une entreprise rend liquides les créances qu'elle détient sur sa clientèle. et faire face à certains décalages dans le temps entre les recettes et les dépenses de l'entreprise. Il est à noter que la distinction entre les deux types de crédit n'est pas absolue. des avances diverses. du découvert. puisque le banquier peut être appelé à faire un décaissement effectif lorsque le risque pour lequel il s'est porté garant se réalise. financer les besoins en fonds de roulement. de l'escompte.1. L'escompte consiste à céder à la banque un ou plusieurs effets de commerce moyennant des agios calculés au taux d'escompte en tenant compte du délai restant à courir jusqu'à l'échéance des effets
. · Les crédits de financement des marchés publics . · Les crédits de caisse : Ce type de crédit est généralement utilisé en compte courant. Pour l'utilisateur. ce qui engendre des risques importants (risque de détournement des fonds. Ce type de crédit est souple et simple à débloquer mais il est plus cher.C. la destination du crédit est difficilement contrôlable..) : Son objet est de permettre le paiement du montant des effets sans attendre leur échéance.P. il a pour principal objet de permettre à l'utilisateur de devenir débiteur pour un laps de temps (déterminé ou non) et pour un montant plafond déterminé lors de la négociation initiale des lignes de crédit. · Les crédits de mobilisation des créances .Ces types de crédits visent à satisfaire les besoins temporaires de capitaux pour éviter la cessation de paiement ou la perturbation de l'activité de l'entreprise. · Les crédits de financement des stocks .
2. Dans cette catégorie de crédits on pourra distinguer entre : · Les crédits par décaissement : qui implique un décaissement effectif de l'argent (cas de la facilité de caisse.). · Les crédits de mobilisation des créances : L'escompte papier commercial (E. Il permet aussi de compléter le financement normal du cycle d'exploitation et donc de pallier à l'insuffisance du fonds de roulement. Pour le banquier. · Les crédits par signature : où le banquier s'engage par sa signature sans décaissement effectif d'argent lors de l'octroi de crédit (diverses cautions). du crédit à moyen terme. la gestion des crédits par caisse est difficile car les besoins du client sont difficiles à prévoir. le coût à supporter est aussi difficile à prévoir.1 Les crédits par décaissement :
Les crédits de fonctionnement seront développés selon cette catégorie par rapport à leurs destinations en les classant de la manière suivante : · Les crédits de caisse .
Le reliquat est. reversé dans le compte de l'adjudicataire du marché. Moyennant le nantissement de leurs marchés au profit de leurs banques. dans ce cas ce n'est pas un financement mais juste un service .. Le factoring (local et international) : C'est une technique. très récente. Le crédit de compagne est un crédit qui couvre les besoins périodiques d'une entreprise à activité saisonnière.
2.1.).La banque court en octroyant ce type de crédits le risque du retour impayé des effets escomptés. · Soit le financement par cession de créances sans recours moyennant une .2. ils permettent aux banquiers d'éviter toute sortie de fonds et aux clients d'améliorer leur gestion de la trésorerie. constitution de stocks de produits fabriqués. achat de marchandises.) et des délais de règlements. appelé « factor» pour : · Soit le recouvrement moyennant des commissions au risque et péril du client. de mobilisation décote qui est en fonction du risque de défaillance du débiteur des créances sur la clientèle locale (factoring local) ou établie à l'étranger (factoring international). ce risque se trouve amplifié si le client a épuisé toutes ses possibilités de crédits. Les crédits par signature :
Les crédits par signature présentent des avantages pour le banquier comme pour son client. Sa durée est généralement comprise entre 6 et 9 mois. Le nantissement du marché implique que tous les règlements à effectuer sur le marché nanti doivent l'être entre les mains du banquier pour lui permettre de récupérer ses avances...(Jour ouvrable). Ces avances sont accordées sur la base d'un contrat de nantissement des marchandises financées. La mobilisation des créances nées à l'étranger (MCNE) : C'est l'opération par laquelle une entreprise rend liquides les créances qu'elle détient sur sa clientèle établie à l'étranger. d'abaisser leurs coûts financiers et de valoriser
. · Les crédits de financement des marchés publics (Avances sur marchés) : Leur objet est de permettre aux entreprises adjudicataires de marchés publics ou privés de faire face à leurs besoins de trésorerie engendrés par l'importance à la fois des dépenses qu'elles effectuent (travaux. · les crédits de financement des stocks : Les avances sur marchandises : Elles ont pour objet de procurer à certaines entreprises industrielles ou commerciales les capitaux complémentaires nécessaires au financement de leurs besoins en stocks (approvisionnement en matières premières. Le factoring consiste à transférer les créances d'une entreprise vers un organisme. maintien de stocks de sécurité .. fournitures. Les titulaires de marchés peuvent obtenir de ces derniers des avances sur les attestations de droits constatés allant de 70 à 80% dans la limite d'une autorisation préalablement accordée.
l'existence de manquants. · L'entrepôt de stockage à l'exportation : Il concerne les marchandises (d'origine marocaine ou étrangère) destinées uniquement à l'exportation. Le financement du cycle d'investissement :
Ce sont des crédits qui ont pour objet de financer l'actif immobilisé de l'entreprise emprunteuse. mais dont la sortie du territoire a été pour quelconque raison retardée. Les investissements que le banquier peut être appelé à financer peuvent consister dans la création.leur image de marque. la modernisation ou la restructuration d'une entité de production de biens ou de services. L'appréciation de l'importance de l'investissement dépend de plusieurs facteurs : · L'évolution est caractéristique de la demande (en quantité et en qualité) . l'inexactitude des marchandises déclarées et les manipulations. l'échéance dépend surtout de la durée économique du bien. Elle garantis la douane contre le non respect des délais d'entreposage.
2. le paiement par obligation cautionnée permet à l'importateur de différer le règlement des droits et taxes dont il est redevable de 60. · L'entrepôt de stockage à l'importation : Cette caution permet à la clientèle des banques d'entreposer des marchandises dans des lieux soumis au contrôle de la douane. Le volume de ces crédits est souvent élevé. Les bénéficiaires de ce régime doivent remettre à la douane une caution bancaire garantissant l'absence de manquants au moment de l'exportation effective et le respect des délais. les fonds propres n'étant pas suffisants pour couvrir tout le montant de l'investissement. il a été institué le régime du crédit d'enlèvement. 90 ou 120 jours.2. Le rôle de la banque dans ce type de crédit et de garantir à la douane le paiement des droits et taxes à l'échéance.
. l'extension. On peut classer les crédits par signature selon les catégories suivantes : · Le crédit d'enlèvement : Pour remédier aux inconvénients de l'encombrement des marchandises importées dans les ports. Ces crédits génèrent par contre aux banquiers des risques difficiles à évaluer et dont le suivi est lourd à gérer. · L'obligation cautionnée : A la différence du crédit d'enlèvement qui n'est qu'une facilité d'enlèvement. qui est une simple facilité permettant au redevable d'enlever ses marchandises aussitôt après vérification et avant liquidation et paiement des droits et taxes.
La banque est appelée à courir un risque à chaque fois qu'elle octrois un crédit. les facteurs qui influencent la probabilité de défaillance des emprunteurs. chiffre d'affaires etc. ainsi que leurs répercutions sur la gestion des engagements de la banque. Dans la partie suivante nous allons analyser les différents types de risque de crédit. ce risque entre en effet en jeu dès que la banque se met en attente de rentrée de ses fonds mobilisés et que la probabilité de leur récupération est inférieure à 100%. · La rentabilité prévisionnelle (cash-flows.) . Etc.· La concurrence existante .
. · Les motivations personnelles des promoteurs.
la décision d'octroi ou de rejet d'une demande de crédit ne peut être pertinente qu'avec la collecte de toute information concernant le client. et qui peut informer la banque sur son risque de défaillance. Le dossier bancaire rassemble un ensemble d'informations concernant chaque entreprise et constitue la mémoire permanente de la banque face à la mobilité de ses agents.
.Chapitre II : Démarche d'analyse de la faisabilité d'un crédit. Il ne s'agit donc pas d'un simple document administratif. et d'écarter ou d'exiger plus de garanties pour les clients dont l'analyse a décelé des difficultés potentielles à honorer leurs engagements. et dont l'élaboration exige une préparation rigoureuse est une forte implication aussi bien lors de sa rédaction initiale qu'à l'occasion de son actualisation régulière. il est nécessaire de s'assurer en premier lieu si l'emprunteur utilise les lignes de crédit dans l'objet pour lequel elles ont été constituées et s'il rembourse aux échéances fixées. Il comporte aussi. touchant son environnement interne ou externe. Il est vrai que la banque est un établissement qui accepte de prendre des risques en octroyant des crédits. et de négociation des lignes de crédit et des conditions applicables au contrat.analytique à grande valeur ajoutée. la banque rassemble ces informations dans un dossier qui s'alimente chaque fois qu'une mise à jour d'une de ces rubriques s'avère nécessaire. à côté de certaines informations qui précisent les trais dominants de l'entreprise en matière organisationnelle et managériale. Toutefois.
La prise de risque commence dès l'entrée en relation avec les clients et la formulation de besoins de financement dont l'attribution ou le rejet signifie si la banque est prête ou non à risquer des fonds dans une affaire déterminée ou non. de suivre sa situation financière et la marche de son compte afin de tenter de déceler à temps quelques difficultés révélatrices de défaillance chronique et d'arrêter une éventuelle hémorragie. notamment. L'étude de la situation de l'entreprise commence par l'étude du dossier de crédit qui va rassembler une mine d'informations économiques et financières relatives à l'entreprise et qui va constituer un élément déterminant d'aide à la décision d'octroi ou de refus du crédit. dans l'appréciation du risque de défaillance des entreprises étudiées. mais il est important de savoir choisir les bons payeurs. Après l'octroi du crédit. afin de collecter les informations de la façon la plus uniforme et la plus complète possible. Ainsi. strictement descriptif mais d'un support pré. des éléments d'appréciation qui contribuent à une prise de connaissance rapide et complète de l'état des rapports de l'entreprise et son environnement interne et externe. elle est d'ailleurs rémunérée pour ces risques. Le dossier bancaire est un instrument de normalisation des informations concernant l'entreprise car il impose une homogénéité dans la présentation des rubriques qu'il contient.
En effet. la mention du capital social et de la forme juridique complèteront l'identification de la société.1. au contraire d'une entreprise qui vient d'être créée et dont l'avenir est incertain. si nécessaire par les coordonnées des responsables financiers. une entreprise plus ancienne est une entreprise qui a réussi à survivre et à faire face aux difficultés du marché. une entreprise qui fait partie d'un groupe bénéficie d'un soutien plus important et s'expose donc à des risques de défaillance plus faibles. elle peut jouer un rôle déterminant en matière de suivi du risque ou de tarification des conditions pratiquées.2 Les informations sur l'entreprise :
· la raison sociale : qui permet une identification conjointe avec le numéro de compte. · les numéros de compte : les classifications peuvent faire présenter des critères de segmentation par catégorie en distinguant les client par rapport à leur taille et statut juridique.Æ Section 1 : Les informations d'indentification de l'entreprise bancaire :
Ce sont des informations d'identification qui ont pour objet de classifier le dossier et d'éviter toute confusion. · La cotation interne : qui peut être rappelée s'il y a lieu pour attirer immédiatement l'attention du décideur lorsque cette cotation reflète un risque élevé du client. complétée. car il constitue un élément de suivi régulier des informations concernant la relation. en effet. un changement brusque de l'objet peut être un signe de difficultés liées à la rentabilité de l'affaire et implique donc une nécessité d'investigation pour découvrir les motifs de ce changement. elle sont dissociées en deux volets essentiels :
1. · l'appartenance à un groupe : portée à la connaissance de tous les agents de la banque. · La date d'entrée en relation : Il est important de savoir si l'entreprise a établi une longue relation avec la banque afin d'étudier l'historique et les trais généraux de cette relation.
. ainsi que son rattachement à une direction dont la compétence sera définie. · l'adresse : l'utilité la plus immédiate est celle du siège social. Les informations bancaires :
· l'agence : l'unité opérationnelle qui est en rapport avec l'affaire. · l'objet social : doit être clairement défini.
1. · la date de création : cette information est importante dans la mesure où elle peut donner des indications pertinentes sur la santé financière de l'entreprise.
chaque forme juridique a ses propres caractéristiques et peut se différencier des autres selon plusieurs critères de distinction. et d'induire par conséquent son profil de risque. L'importance des capitaux engagés par les actionnaires. Ø une incidence possible en aval : qui peut déterminer l'impact sur les relations commerciales.
2. L'actionnariat :
· les renseignements sur les principaux associés : Dans cette rubrique le banquier se concentrera surtout sur la moralité en affaires des dirigeants.1.
Æ Section 2 : Le personnel et les structures décisionnelles :
Cette partie s'occupe essentiellement des éléments suivants :
2.2. · l'évolution de la forme juridique et du contrôle du capital : Les changements de la forme juridique traduisent l'évolution du degré de séparation entre le patrimoine personnel des dirigeants et celui de la société. surtout lorsqu'il est la traduction d'un redéploiement radical de ces activités. Un bref historique de la société :
Cette rubrique a pour objet de résumer succinctement les événements les plus marquants de la vie de l'entreprise. traduit un soutien de l'affaire en cas d'augmentation continue du capital. ce soutien peut s'avérer décisif dans des périodes de crise. · les modifications de l'objet social : Le concept de « métier » de l'entreprise est une composante significative pour l'appréciation de son risque. tout changement de l'objet social et donc un facteur à surveiller. ainsi que l'évolution de la taille de l'affaire. · les changements d'implantation : Les modalités de ces transferts doivent être mentionnées et commentées dans la mesure où elles peuvent avoir des influences considérables sur divers domaines : Ø une incidence possible en amont : qui peut être décisive quant à la qualité et la continuité des relations avec les fournisseurs. En effet. le volume des stocks. la qualité des débouchées etc.· L'immatriculation au registre de commerce : qui constitue un élément indispensable pour l'indentification de l'entreprise. plus que la relation entre la banque et l'entreprise exige une pleine confiance
il sera utile aux banquiers d'avoir des informations précises sur le degré de centralisation des pouvoirs. en analysant la politique de rémunération est de motivation exercée par la direction. à condition que ces biens soient suffisamment liquides. l'existence dans le patrimoine des associés de biens à forte valeur de cession. Le degré de fidélité des cadres dirigeants qui occupent les postes clés. ou une politique de personnel et de formation inadaptée.entre les parties. · la surface des associés : La surface des associés est constituée par leur patrimoine. en effet.
. · Le climat social : Sa prise en compte sera déterminante pour savoir les efforts qui peuvent être fournis par le personnel en période de crise. et que la volonté d'engagement des associés existe effectivement. L'organisation :
· L'organigramme fonctionnel : L'organigramme donnera des informations sur de possibles incohérences et fragilités au niveau de l'organisation de l'entreprise en question. cette confiance sera naturellement mise à l'épreuve en cas de pratiques frauduleuses des dirigeants. et qui peuvent avoir comme source un climat social tendu.4. retraite. Les capacités humaines :
Cette étude permettra de déceler certaines difficultés pouvant affecter la structure de l'emploi. et des agents exerçant des fonctions importantes au sein de l'entreprise doit être spécialement prise en considération.3. du système de délégations. · La répartition des responsabilités : Afin de compléter la lecture de l'organigramme. · La politique du personnel : Elle à surtout l'utilité d'appréciation du degré de fidélité du personnel. est un atout en terme de renforcement potentiel des fonds propres.
2. divorce affectant les dirigeants et les associés Ø un retrait de certains hommes clés sur lesquels repose la notoriété de l'affaire etc. Il est aussi important de mentionner tous les éléments qui permettront de prévoir un possible rupture de l'équilibre actuel entre les associés : Ø maladie. de la cohérence des équipes de direction etc.
Généralement. et de savoir ses axes prioritaires. s'avèrent indispensable pour anticiper des difficultés émanant par exemple d'une saturation du secteur d'activité. Toutes ces informations sont déployées dans un ultime souci de réduction du risque de crédit.· La formation : La connaissance de la politique de formation donnera des indications sur le degré de fidélité du personnel. Elle permet aussi de déterminer des indications sur la politique d'investissement. purement descriptive et purement comptable. qui ne préjuge pas la décision finale qui sera prise à l'issue de l'analyse détaillée de l'affaire. des principales particularités. les banquiers s'intéresseront aux orientations principales formulées par les dirigeants de l'entreprise. Il s'agit là d'une détection. le banquier est amené à dégager certains jugements sommaires concernant l'entreprise en question partir ses documents sociaux. ou d'une insuffisance des capacités de l'entreprise à faire face aux menaces de son environnement. et l'adéquation de ces orientations avec les potentialités propres à l'entreprise et les opportunités offertes par son environnement. ces lacunes ou insuffisances éventuelles. Une appréciation des opportunités et des menaces de l'environnement ainsi que les forces et les faiblesses de l'entreprise.
Æ Section 3 : La structure technique de l'entreprise :
Cette étude permet de déterminer les équipements immobiliers et les équipements productifs que l'entreprise a en possession. ainsi que leur valeur réelle. et de la qualité des produits qui a une forte corrélation avec la formation des salariés.
Æ Section 4 : Diagnostic stratégique et les grandes orientations de l'entreprise :
Durant cette analyse. chose qui va lui permettre d'orienter ses questions ou ses choix. l'attitude d'un banquier voulant se former une opinion sur une entreprise peut se schématiser comme suit : · Evaluation sommaire : Dans une première étape. afin de relier cette valeur à la rentabilité de l'affaire. · Analyse de l'entreprise :
et la clientèle qu'elle traite. et donner des indications concernant la qualité de la clientèle. mais aussi un comité appelé « comité de crédit » ou «comité des engagements ».
Æ Section 6 :L'activité et la commercialisation :
Les données concernant les produits offerts par l'entreprise. le responsable du dossier étant prêt à fournir tous les éclaircissements nécessaires. qui servira de document de travail. ainsi. Il faut fournir à ces instances supérieures une synthèse de cette démarche.
Æ Section 5 : Les relations bancaires :
Dans cette rubrique la banque essaiera de déterminer sa position concurrentielle à travers les mouvements d'affaires que les clients leur confient. peuvent expliquer certains postes du CPC en termes de diagnostic de l'activité.L'analyse proprement dite s'efforce d'expliquer les particularités de l'entreprise. le cas échéant. Elle est nécessairement assez courte. surtout en ce qui concerne les risques clientèle. mais prend en compte aussi l'aspect économique.
. · Synthèse : La décision implique non seulement le banquier. l'attribution de conditions trop favorables afin de fidéliser les clients peut pousser la banque a courir des risques importants. Eventuellement. Ces nuances sont évidemment d'une grande importance. puisqu'elles forment parfois un élément tranchant quant à la décision du banquier. les marchés auxquels elle s'adresse. ou mérite pour le moins d'être nuancé. Elle ne se borne pas à l'aspect financier des choses. elle montrera que le premier jugement est en partie erroné.
aucune définition n'a fait l'unanimité mais... Ainsi. sont soumises aux risques..... Le petit Robert définit le risque comme un << Danger éventuel prévisible>>.... risque sur l'étranger. A ce jour. tandis que d'autres sont plus neutres. le soignant ou le cadre de direction. Les termes << l'expérience de la probabilité et de l'incidence d'un événement >>laissent entendre qu'il faut faire une analyse quantitative ou qualitative avant de prendre des décisions concernant d'importants risques ou menaces l'atteinte des objectifs de l'organisation. de paiement anticipé. Il est l'expérience de la probabilité et de l'incidence d'un événement susceptible d'influencer l'atteinte des objectifs de l'organisation >>. Pour chaque risque considéré. couramment utilisée dans le vie quotidienne. << Eventualité d'un événement ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties et pouvant causer la perte d'un objet ou tout autre dommage >> Le risque est inévitable et il est présent dans presque toutes les situations de la vie. de crédit. comme beaucoup d'entreprises.Chapitre III : Les risques des crédits bancaires Æ Section 1 : Définition
Les banques. d'option.. ont donné la description suivante du risque : << Le risque se rapporte à l'incertitude qui entoure des événements et des résultats futurs. Alors le risque est : Ø L'événement dommageable (péril) Ø La ressource qui peut être atteinte (objet de risque) Ø La perte financière pouvant survenir (perte)
.. de liquidité. Le gestionnaire de risque l'associe au terme de vulnérabilité. le banquier. le mot risque revêt une signification différente pour le spécialiste de l'environnement. elles sont soumises à plus de formes de risques que la plupart des autres institutions et la maîtres des risques bancaires est un enjeu important : il s'agit du thème central des nouveaux accords de Bâle qui sont entré en vigueur depuis 2006. de nombreuses recherches et discussions.... il faut évaluer deux choses : sa probabilité et l'ampleur de son incidence ou de ses conséquences. de gestion et d'exploitation.... La liste des risques pouvant affecter une banque est longue : risque de marché.. Toutefois. Il marque nos activités quotidiennes et celles des organisations des secteurs public et résultats. l'assureur. Certains précisent que le risque a des conséquences toujours défavorables.. se révèle complexe et à évolué au fil du temps. La notion de risque... Elle est envisagé différemment selon les domaines et les spécialités.
De multiples facteurs concourent à cette évolution. notations etc.
2. Elle se doit par conséquent de les connaître. Le risque de crédit est le risque que ce débiteur ou emprunteur fasse défaut ou que sa situation économique se dégrade au point de dévaluer la créance que l'établissement bancaire détient sur lui.2.). et les anticiper au maximum.. il convient également de sortir du crédit avec un minimum de pertes. les mesures du risque de crédit sur des portefeuilles de prêts ont considérablement progressé. plus communément appelé « coût du risque ».Æ Section 2 : Les risques majeurs de l'activité bancaires :
2.. l'environnement bancaire en très forte évolution ces deux dernières décennies influence beaucoup ce risque qui à tendance à évoluer en s'intensifiant.. Cependant. Le provisionnement. Le risque de marché :
. Les modèles d'analyse de crédit sont nombreux et commencent à être mis en application par les banques notamment grâce à une gestion informatique et automatisée plus performante (calcul de scores. il existe donc un risque pour la banque dès lors qu'elle se met en situation d'attendre une entrée de fonds de la part d'un client ou d'une contrepartie de marché.. est sans doute celle qui est appelée à évoluer le plus aujourd'hui. Paradoxalement. Le risque de crédit :
Le crédit est une opération qui consiste pour un prêteur ou un créancier à mettre à disposition d'un emprunteur ou débiteur. les identifier le moment venu de la manière la plus rapide possible. La banque doit faire face à tout type de risque de faillite pour les sociétés ou d'insolvabilité pour les particuliers et professionnels. dont les procédures de gestion sont classiques et bien connues. Le cas échéant. Très prosaïquement. Le risque de crédit pour une banque est de très loin le plus important puisqu'il représente 75 à 85% du risque chez les établissements bancaires.1. nous verrons que le facteur humain de l'analyse de ce risque reste toujours un élément clé. la gestion du risque de crédit.. coûte cher aux banques en terme de bénéfices. En premier lieu. une certaine somme d'argent moyennant un engagement de remboursement à une date déterminée à l'avance. Ensuite. C'est pourquoi l'appréhension de ce risque par les banques est un enjeu important.
Ø ·Absence d'installations de remplacement compatibles dans le cas d'interruptions prolongées de fonctionnement des équipements. titre de propriétés. a considérablement amplifié les risques.
2. exercent sur ces activités. Ø Informations de gestion erronées résultant de procédures imparfaites de développement de systèmes . des taux d'intérêt. Ils sont la conséquence des variations des cours de change. Ces risques font l'objet d'une exigence de fonds propres : amendement à l'accord de Bâle en 1996 transposé en Europe par la surveillance prudentielle des risques de marché. des actions ou des matières premières. sur les actions. opérationnel. et surtout sur nouveaux marchés de produits dérivés. L'activité de marché concentre et amplifie tous les risques bancaire traditionnels : risque de change.3.
. Ø Défaillances de l'équipement ou des systèmes et des procédures de sauvegarde et de récupération des données . titre de créance. l'utilisation de l'informatique fait courir des risques supplémentaires aux établissements de crédit : Ø Perte de données et de programmes en cas de dispositifs de sécurité inadéquats.Les risques de marché sont les pertes potentielles résultants de la variation du prix des instruments financiers détenus dans le portefeuille de négociation ou dans le cadre d'une activité de marché dite aussi de trading ou de négoce. Les pertes peuvent se produire sur les compartiments des marchés financiers : change. De telles pertes et interruptions peuvent entraîner de graves difficultés pour un établissement. Ils ont été largement illustrés par des affaires qui mettent en exergue une étonnante faiblesse dans le contrôle que certaines banques. Le danger que ses décisions soient fondées sur des informations non fiables ou trompeuses produites par des systèmes d'information mal conçus ou insuffisamment contrôlés est vraisemblablement plus grave. de crédit (ou de contrepartie). de taux d'intérêt. Le développement exponentiel des volumes traités sur les marchés traditionnels. matières première. Le risque opérationnel :
Le risque opérationnel peut être défini comme le risque de perte liée à des processus opérationnels. Par exemple. et grandes entreprises. de liquidité. que ce soit par la détention directe de ces instruments ou par des produits dérivés. des personnes ou des systèmes inadéquats ou défaillants ou à des événements externes. S'ajoutent les risques liés à la qualité de la contrepartie avec laquelle l'opération est traitée qui peut s'avérer défaillante.
les enjeux liés au risque pays sont désormais à prendre en compte dans certains cas. Le risque de liquidité : Le risque de liquidité. dans lequel une entreprise ou une banque effectue une partie de ses activités. des origines économiques. ainsi que l'a montré la crise asiatique.Ce risque n'était. Le « risque pays » peut être défini comme le risque de matérialisation d'un sinistre. Des études ont cependant montré que le risque opérationnel était une source non négligeable de pertes pour les banques. entre autres.
2. résultant soit d'actes ou de mesures prises par les autorités publiques locales ou du pays d'origine (gouvernements. résultant du contexte économique et politique d'un Etat étranger. le risque pays peut englober deux composantes : Ø Une composante « risque politique ». De plus en plus.1. mais la crise politique avait elle-même. par exemple. arrêt des investissements étrangers).4. ou plus précisément d'absence de liquidité donc d'illiquidité. Le risque pays :
Compte tenu de la forte croissance du commerce mondial (+ 6 % par an environ) et des investissements internationaux notamment dans les pays émergents plus risqués et instables. est le fait pour une banque de ne pouvoir faire face à ses engagements par l'impossibilité de ce procurer les fonds dont elle a besoin. pas ou peu pris en compte par les banques dans la gestion de leurs risques. bien qu'il soit désormais entendu que ce risque opérationnel est bien réel et coûte cher aux institutions financières. Cependant. On définie souvent trois grands métiers de la banque : La banque de détail. législation). l'activité des banques est répartie entre plusieurs domaines ou " lignes métiers " (business line). qui recouvre aussi bien une dépréciation monétaire qu'une absence de devises se traduisant. A chaque métier les autorités de régulation attribueront donc un facteur de pondération "moyen" censé refléter le risque opérationnel objectif encouru par chaque activité. il n'est pourtant pas aisé de l'identifier clairement d'ou des problèmes concernant sa couverture. ces deux sources de risque sont interdépendantes. C'est pourquoi ce risque est désormais pris en compte dans le nouveau ratio de solvabilité Mac Donough pour une meilleure appréhension de tous les risques bancaires. Dans l'approche standard.5.5. Ø Une composante « risque économique et financier ».
. (l'Indonésie a connu des bouleversements politiques qui ont entraîné des soubresauts économiques (effondrement de la roupie. soit d'événements internes (émeutes) ou externes (guerre). par un défaut de paiement. Les autres risques :
2. la banque d'investissement et de financement et la gestion d'actifs. De ce fait. pendant longtemps.
Le risque systémique : Les établissement de crédit sont interdépendants les uns par rapport aux autres. Ses effets peuvent se révéler être une bombe à retardement. Cette appréciation peut être objective mais aussi parfois subjective. le lancement de nouvelles activités. à participer à l'apurement du passif de l'établissement sinistré . comme un jeu de dominos.5. Elle est souvent la conséquence de l'appréciation que portent le marché et les déposants sur la capacité de l'établissement à rembourser les dépôts qui lui ont été confiés. par un effet de contagion. ou de devoir les acheter ou les vendre à un prix anormal.La défaillance due à l'illiquidité. peut donc déclencher des défaillances dans d'autre établissement et risque de mettre en péril tout le système bancaire. consiste à transformer des ressources structurellement à court terme en des emplois à long terme. Le risque global de taux d'intérêt : Les activités bancaires de dépôt et de crédit impliquent un risque significatif en cas de variation importante des taux d'intérêt. 2. conclues avec l'établissement défaillant. A titre d'exemple ces stratégies peuvent être : la pénétration d'un marché. 2. sous trois formes : Ø Les opérations interbancaires.2. Ø La solidarité de la place oblige fréquemment tous les établissements défaillants. essentiellement par le système bancaire. La défaillance d'un établissement de crédit. 2. Ø Les actionnaires d'un établissement de crédit sont fréquemment d'autre établissement qui devront. qui est un risque traditionnel. 2.
. une croissance externe par fusion ou acquisition.5. le refonte du système d'information. Un échec peut s'avérer lourd de conséquence car les ressources engagées deviennent sans valeur et la perte de substance signification. à un instant donné.5. du fait de l'insuffisance ou de l'absence de liquidité sur le marché. se traduiront par une perte pour l'établissement prêteur . des instruments financiers destinés à couvrir une position. Un autre aspect du risque de liquidité est celui de ne pas pouvoir trouver. Le risque de transformation : La transformation.4. participer au sauvetage de l'établissement défaillant.5. Les pertes consécutives à la défaillance d'un établissement sont supportées. conformément à leur rôle. Le risque stratégique : La stratégie adoptée par un établissement de crédit dans différents domaines engage des ressources toujours signification. plus qu'une cause.3.5. Ce qui implique un double risque : un risque de taux d'intérêt et un risque de illiquidité. est un effet.
investissements lourds. Ces facteurs peuvent être internes à l'entreprise comme ils peuvent faire partie de son environnement externe. Les facteurs liés à l'environnement de l'entreprise : Ces paramètres sont les plus difficiles à cerner et à prévoir.) ne sont pas suffisantes pour empêcher d'éventuels nouveaux entrants d'apparaître sur le marché est un secteur risqué. Les relations en aval de l'affaire sont aussi à prendre en considération. Il est aussi pertinent d'étudier la taille de la clientèle de l'entreprise afin d'évaluer sa solvabilité et la qualité du portefeuille de ces créances. notamment le pouvoir de négociation des clients qui sera un facteur déterminant des prix pratiqués. au profil des dirigeants. technologie avancée etc. Les facteurs liés à l'entreprise elle-même : Ce sont les paramètres propres à chaque entreprise. etc. des délais de paiement. à l'équilibre financier. ou leur taille importante.Æ Section 3 : Les facteurs déterminants du risque de crédit :
Le risque de défaut d'une entreprise est très difficile à cerner en totalité. et les risques inhérents à la politique commerciale des banques. à la qualité des produits. qui donnent des indications sur la probabilité de défaillance pendant la durée de crédit. Il est nécessaire d'étudier tous les facteurs externes qui pourront avoir une influence directe ou indirecte sur la rentabilité afin de déterminer le degré de risque lié à ces facteurs. compte tenu du nombre élevé de paramètres desquels il dépend. Les relations en amont de l'entreprise donne des indications sur une éventuelle hausse des prix. la dégradation de la qualité des produits fournis. plusieurs facteurs entrent en jeu pour déterminer le degré de risque. En effet. aux procédés de fabrication. et par la réduction des lignes de crédit. un secteur dont les barrières à l'entrée (barrières administratives. et de tenter de se prémunir contre ces risques par des mesures plus sévères au niveau des garanties demandées. ou même une rupture de stock causée par un pouvoir de négociation des fournisseurs trop important. vu leur nombre réduit. ils sont liés à des facteurs externes à l'entreprise et qui peuvent influencer négativement la bonne marche de ces activités. et des conditions de vente de façon générale qui peuvent influencer négativement la rentabilité de l'entreprise. ces facteurs sont liés à la gestion.
Æ Section 4 : Principales catégories du risque de crédit
Les opérations de crédit comportent plusieurs formes de risque : les risques liés aux relations des banques avec les entreprises clientes et les particuliers.
. Ainsi une entreprise qui contracte une assurance sur ses clients s'avère beaucoup moins risquée qu'une entreprise qui n'a aucune sûreté sur ses créances.
par exemple les découvertes et les révolutions des techniques ou des procédés de production. Les conséquences entraînées par ses risques peuvent être graves. sécheresse etc.). des produits finis etc. Le risque professionnel : Lié à l'activité de la clientèle. la rentabilité de l'affaire etc. rotation des sortes. de l'activité commerciale (dynamisme des ventes. de l'adaptation de l'entreprise aux contraintes économiques : l'évolution des techniques.1. de la structure financière de l'affaire (structure d'endettement. des événements naturels graves peuvent aussi frapper durement l'économie d'une ou plusieurs régions (tremblements de terre.. amélioration des procédures etc. la fermeture de marchés extérieurs. Le risque général : Causé par la conjoncture politique. dans la fourniture des matières premières. etc. les délais accordés à la clientèle. les troubles sociaux peuvent causer la paralysie de l'activité économique globale ou particulière à certains secteurs où entreprises.1. il est difficile à prévoir.2. ou les variations importantes dans les prix mondiaux.1. de l'activité du client (risque professionnel). car comme tout commerçant ou industriel. il peut apparaître lors des modifications brusques affectant les caractéristiques d'un secteur donné.1. ce risque est fonction de la personnalité des dirigeants (leur expérience. leur surface. 4. leur moralité. ou de la situation est la personnalité de celui-ci (risque particulier). investissements. les suspensions de fourniture de matières de produits etc. compter sur les rentrées nécessaires à l'équilibre de sa trésorerie ».) 4. inondations. etc. Les crises politiques peuvent entraîner des crises économiques comme les suspensions de paiement. il doit faire face de son côté.1. Le risque particulier : Lié à l'activité de chaque entreprise à part. 4. économique.
. à ses propres échéances et. les crises économiques peuvent provoquer l'asphyxie des entreprises financièrement fragiles par le ralentissement des échanges . Les risques lies aux relations bancaires entreprises :
La relation entre la banque et ses clients peut dégénérer négativement dans les cas où le débiteur ne peut faire face à ces obligations dans les délais prévus (risque d'immobilisation des fonds prêtés) ou lorsqu'ils refusent ou ne peut effectuer le remboursement (risque de non-paiement). dans les cours des devises.3.4. La réalisation de ces différents risques peut-être une conséquence de la conjoncture (risque général).). suffisance du fonds de roulement. sociale ou par des événements naturels graves. « le simple retard dans un remboursement peut être préjudiciable pour un établissement qui travaille avec des fonds empruntés.).
1. Les risques liés à la distribution du crédit : En recherchant l'accroissement du volume de ses concours avec ses possibilités de trésorerie. engendrer un déficit commercial (risque commercial) ou provoquer la pénalisation de la banque par les autorités monétaires (risque de pénalisation).2.
.2. 4.4.2. Les risques liés à la concurrence bancaire : Ce sont des risques courus par la banque en ayant pour objectif de faire face à une concurrence qui offre de meilleures conditions de crédit. et l'obtention du maximum de profit. la banque peut.2. Les risques résultants de la politique commerciale des banques :
Ce sont tous les risques liés à la concurrence bancaire et à l'importance de la distribution des crédits par une banque. avec une mauvaise prévision dans l'évolution de la distribution des crédits. 4. cette concurrence peut devenir préjudiciable non seulement à la banque qui octroie le crédit mais aussi au client luimême en lui causant de graves difficultés de remboursement.
qui tire son nom du président du comité. Définition du ratio de solvabilité :
Le ratio Cooke est un ratio prudentiel destiné à mesurer le degré de solvabilité des banques Il rapporte leurs fonds propres (capital pur) et quasi-fonds propres (réserves + certaines provisions + titres subordonnés) à l'ensemble de leurs engagements. Il s'agit d'éviter autant que possible les effets négatifs des nouvelles pratiques bancaires ou des phénomènes de contagion en cas de faillite. Peter Cooke.
1. structurant mieux la profession. Puis nous verrons la loi sur le désencadrement du crédit qui a considérablement modifié l'environnement et la concurrence bancaire.Chapitre 4 : Le cadre réglementaire :
Avec l'accélération de la mondialisation et ses économies de plus en plus interdépendantes ou encore la libéralisation du début des années 80 consacrant une place centrale aux marchés financiers. Il doit être égal au moins à 8% et doit être respecté par tous les établissements financiers ayant une activité internationale. Ce ratio doit respecter deux exigences : (Fonds propres + quasi-fonds propres) _______________________________________ > 8% Totalité des engagements pondérés Fonds propres _______________________________ > 4% Totalité des engagements pondérés
1. Il est égal au rapport entre les fonds propres et les risques pondérés selon leur nature.
Æ Section 1 : Le Ratio européen de solvabilité :
Le ratio de solvabilité européen en vigueur en France est ainsi peu éloigné du ratio Cooke. pondérés selon la nature de l'emprunteur.2. Ce dernier est un ratio de solvabilité international établi par le comité de Bâle. les autorités bancaires ont commencé à mettre en place un cadre législatif international. Les objectifs d `un ratio de solvabilité :
. Nous verrons donc les différents ratios de solvabilité mis en place.1. Ces faillites pouvant évidemment avoir des conséquences très néfastes sur l'ensemble de l'économie. Le ratio de solvabilité imposé aux banques a ainsi pour vocation de sécuriser un système bancaire se plaçant toujours au coeur de l'économie.
Les banques ont porté leurs efforts de manière un peu plus significative vers l'abaissement du coefficient d'exploitation et la titrisation de certains crédits (moindre besoin en fonds propres). Les banques. pouvaient augmenter Sensiblement leur rentabilité via l'effet de levier. c'est-à-dire qu'elle était un peu plus engagée par rapport à ses fonds propres.
Æ Section 2 : La réforme du comité de Bâle II
Après plus 10 ans d'utilisation. ce n'était pas aussi simple car les banques étaient contrôlées notamment par la commission bancaire. chargé de déterminer un montant minimum de fonds propres au regard des encours de crédit. sans rentrer dans des proportions extrêmes. Il a été complété.Avant le ratio de solvabilité. En pratique. Nous allons voir les raisons qui ont poussé les autorités
. le risque était également croissant. La fixation d'un ratio minimum tel que le ratio solvabilité a répondu à un double objectif : · Renforcer la solidité et la stabilité du système bancaire. L'accroissement de la rentabilité par la hausse des marges est confrontée aux limites concurrentielles et l'effet de levier sur les fonds propres étant désormais plafonné. Cependant. les pondérations sont fonction de la nature juridique du débiteur. les Stratégies des banques en matière d'augmentation de rentabilité financière ont été un peu revues. pour augmenter leur rentabilité financière (Return On Equity). Ce ratio Cooke couvrait le seul risque de crédit. les banques pouvaient selon les cas. en 1996. le retour sur fonds propres était un peu plus important. Par ailleurs. abaisser le coefficient d'exploitation. en plaçant moins de fonds propres face à des encours de crédits plus risqués et plus rémunérateurs (taux plus élevés). Un effet de levier un peu plus significatif pouvait notifier que la banque était légèrement sous capitalisée. l'avantage était une différenciation concurrentielle avec une appréhension du risque un peu différente suivant les banques. Elles devaient déjà garder des réserves en fonds propres. En théorie. augmenter leur taux de marges ou jouer sur l'effet de levier. par des dispositions qui fixaient de nouvelles règles de calcul d'une exigence de fonds propres liée aux risques de marché. le ratio prudentiel bancaire de 1988. Cependant. · Atténuer les inégalités concurrentielles entre les banques. Nous allons voir que cette pondération n'est pas très réaliste et pose problème dans le cadre du risque crédit et de l'allocation de fonds propres bancaires. semble avoir quelques limites. ne pouvant pas trop jouer sur les marges.
La remise en cause de l'ancien ratio :
Le ratio Cooke avait pour objectif de renforcer la solvabilité des banques et de rendre ces dernières plus attentives aux crédits qu'elles accordent et par conséquent de renforcer le contrôle interne. mise en place de nouvelles technologies accélérant la circulation de l'argent. L'accord définissait ainsi un niveau de fonds propres minimum ou égal à 8% des actifs pondérés détenus par un établissement..2. Or les membres du comité de Bâle ont pu constater avec le temps les limites d'un tel ratio. ni de la réduction potentielle du risque induite par la diversification du portefeuille..
. de la prise de garanties ou de l'assurance crédit. Dans son mode de calcul. le risque de crédit a toujours été considéré comme le risque le plus important pour une banque commerciale.
2. Autrement dit. sophistication juridique des acteurs. · Mauvaise prise en compte des risques souverains démontrée par les récentes crises de certains pays émergents. L'adéquation entre fonds propres réglementaires et risque de crédit est donc peu satisfaisante. des discussions ont donc été engagées en vue d'une réforme du mode de calcul du ratio solvabilité bancaire. Le nouveau ratio s'articule autour de 3 axes : · Affiner le traitement des risques de crédit par le renforcement de l'outil d'évaluation (notation externe et interne) pour mieux adapter le niveau des pondérations à chaque client.). l'objectif est de parvenir à une meilleure gestion du risque bancaire en affinant l'évaluation du risque puis l'affinement de l'allocation de fonds propres. etc. Avec la réforme il ne suffit pas seulement de contraindre les banques à détenir un niveau minimum de fonds propres. Ces limites sont : · Le non prise en compte du capital économique plus adapté pour mesurer les risques réels que le simple capital réglementaire. · L'inadaptation des pondérations face aux bouleversements qu'a connu la sphère financière depuis 10 ans : Explosion des activités de marchés. Les objectifs du nouveau ratio de solvabilité :
Pour répondre à ces problèmes. Il a donc fallu réformer le ratio Cooke pour apporter des solutions à ces problèmes. ce ratio se concentrait principalement sur le risque de crédit.1. En effet. naissance de nouveaux instruments. le ratio Cooke ne tient pas compte des différences de qualité des emprunteurs privés (taille. Ces discussions ont abouti à la refonte du ratio Cooke par le ratio Mc Donough.bancaires à la refonte du ratio solvabilité puis étudier l'impact de ce changement sur l'analyse crédit. solidité financière.
2. Les autorités de contrôle auront pour objectif de s'assurer de la conformité du système de notation avec la nouvelle réglementation. Ces objectifs devraient être mis en en place selon un calendrier établis mais qui dans les faits est toujours difficile à respecter en raison. · Janvier 2006 : Mise en application par les banques française du nouveau ratio. éventuellement. Le ratio Mac Donough :
Suite aux reproches que l'on pouvait faire à l'ancien ratio de solvabilité et compte tenu des objectifs. Tranche 1 (QIS1) · Mai 2001 : QIS 2 · Octobre 2002 : QIS 3. On peut constater que le nouveau ratio de solvabilité sera effectif très prochainement. · Juin 1999 : Première phase de consultation sur le nouvel accord de Bâle. Les banques doivent par conséquent avoir fait le nécessaire pour sa mise en place dans le cadre de cette nouvelle réglementation. · Promouvoir une meilleure transparence dans la politique de communication des banques vis à vis des marchés en publiant des recommandations sur les informations que les banques devront dévoiler. d'achoppement dans les négociations ou de retards dans les applications. de vérifier le niveau des fonds propres et. Calendrier : · Juillet 1988 : Publication du 1er accord de Bâle.· Mettre en place un dispositif de surveillance renforcé chargé de vérifier la concordance entre la stratégie des banques en matière de fonds propres et leur profil global de risque et disposant de suffisamment de pouvoir pour imposer un respect des règles. · Fin 1992 : Date limite pour sa mise en oeuvre. parfois. · Janvier 2001 : Deuxième phase de consultation · Avril 2001 : Quantitative Impact Study. · Mi 2003 : Troisième phase de consultation.3.
. · Fin 2003 : Finalisation et publication du nouvel accord de Bâle. Afin d'introduire plus de cohérence entre les risques pris et l'allocation de fonds propres les banques sont amenées à développer leurs systèmes de mesure interne du risque. les autorités bancaires ont affiné ce ratio en intégrant le risque opérationnel et le risque de marché et permet également une meilleure allocations des fonds propres (plus précise et plus juste). d'imposer un taux plus élevé aux banques présentant un risque élevé.
la pondération permettra de lui allouer moins de fonds propres. par l'étendue des risques pris en compte (les trois grands risques) et par l'adoption de méthodologies différenciées. Même si le nouveau ratio Mc Donough prend désormais mieux en compte les deux autre risques (de marché et opérationnel). Le premier pilier : Exigence minimale en fonds propres :
Globalement. la banque devra mettre plus de fonds propres (avec une pondération plus importante) en face de l'encours de crédit. Il en résultera des conséquences sur le financement du crédit qui sera plus directement lié aux risques réels présentés par les clients (sachant que le coût des fonds propres réglementaires n'est qu'une des composantes du coût du crédit). Le président du comité William McDonough dit ainsi «Ce dispositif incitera les banques à améliorer constamment leur potentiel de gestion des risques pour utiliser les options offrant le plus haut degré de différenciation en fonction du risque et produire ainsi des exigences de fonds propres plus exactes».Le ratio de solvabilité Mac Donough : Total des Fonds propres ______________________________________________ > 8% Risque de crédit + Risque opérationnel + Risque de marché L'architecture du nouveau ratio de solvabilité s'appuie sur trois piliers répondant aux trois objectifs précédemment vus : · Exigences minimales de fonds propres.
3. le risque de crédit représente encore une très bonne
. · Recours à la discipline de marché.2. c'est à dire un rapport entre fonds propres et un encours de risques pondérés. Sur un client moins risqué. via une communication financière efficace. les exigences de fonds propres réglementaires ne varieront pas sensiblement avec le ratio Mc Donough mais la banque devra procéder à une réallocation des fonds propres à chacun de ses métiers. Ce sont les deux premiers piliers qui vont principalement concerner la gestion du risque crédit. Si la logique de calcul des exigences minimales en fonds propres demeure fondamentalement la même. pour un client risqué (à la cote dégradée). · Processus de surveillance prudentielle.1. De manière concrète. en fonction de la nouvelle pondération des risques plus proche de la réalité économique. en revanche la mesure de ces derniers est profondément modifiée à la fois par sa précision (utilisation des notations et prise en compte des techniques de réduction des risques).
· Pour les entreprises. le taux de pondération prend les valeurs suivantes : 0%. selon son profil de risque. 100%. La méthode standard perfectionnée et une méthode de notation interne. 50%. pour laquelle ils présentent en détail plusieurs options de calcul. notation BDF. 150%. Cependant. 50%. le secteur bancaire devenant particulièrement concurrentiel. On peut donc distinguer 2 grandes méthodes d'évaluation du risque de crédit. · Pour les collectivités publiques. L'objectif primordial du comité est d'instaurer une méthodologie plus différenciée en fonction du risque qui. une gestion active des risques devient un avantage concurrentiel et stratégique de premier plan surtout en période de ralentissement économique. le comité de Bâle doit encore choisir parmi 2 options : Ø un risque unique et collectif lié au risque du pays. · Pour les banques.). Ø un risque individuel dissocié du risque du pays. préserve le niveau de fonds propres des banques. 150% et s'appuie sur les notations des agences spécialisées (agences de rating. Le risque de crédit n'échappe donc pas à la réforme et à pour but d'affiner son analyse. naturellement. en moyenne. Le Comité propose en outre une exigence de fonds propres explicite en fonction du risque opérationnel. Pour le risque de crédit. les exigences de fonds propres peuvent se trouver accrues ou réduites.part du risque supporté par la banque. après prise en compte de la nouvelle exigence pour le risque opérationnel. 20%. L'ancienne pondération basée selon la nature du débiteur n'étant plus satisfaisante. le risque est identique à celui des banques avec toutefois une pondération privilégiée accordée par les autorités du pays et pouvant être prise en compte. 100%. les banques moins complexes pourront recourir à une approche standardisée perfectionnant la méthodologie de 1988 et permettant de faire appel à des évaluations de crédit externes.. Pour se faire. sans l'augmenter ni l'abaisser. . le comité propose donc une réforme de la méthode standard d'analyse crédit et propose également de nouvelles méthodes d'analyse crédit sans pourtant la remettre en cause fondamentalement. une nouvelle pondération sur les engagements est mise en place : · Pour les états. Cette amélioration donne la possibilité à la banque de mieux appréhender son risque de crédit fortement consommateur de fonds propres.. À l'échelle individuelle de l'établissement. le taux de pondération prend les valeurs suivantes : 20%.
même s'il ne change pas fondamentalement l'analyse du risque crédit. Ce deuxième pilier concerne l'analyse crédit dans le sens où il dépend des méthodes choisies par la banque en interne pour : · Evaluer son propre risque. Le deuxième pilier : Processus de surveillance prudentielle :
Il s'agit pour ce pilier de mettre en place un processus de surveillance prudentielle destiné à vérifier l'adéquation des fonds propres de chaque établissement et les procédures d'évaluation internes.
3. Le ratio Mac Donough.2. Le troisième pilier : Recours à la discipline de marché :
Le troisième pilier concerne la communication financière. permettra une meilleure allocation de fonds propres et donc une meilleure prise en compte du risque crédit sur les sociétés.Les banques avec des systèmes plus sophistiqués de risque seront capables de détenir moins de capital pendant que les autres devront en détenir davantage puisqu'elles seront liées aux approches standards. · Allouer ses fonds propres.2. · Mettre en place sa notation interne. Le processus de surveillance mis en place est chargé d'éviter ces problèmes liés à la non uniformisation des méthodes internes employées par chaque banque dans le cadre du ratio Mac Donough.3.
3. C'est le recours à la discipline de marché via : · Une communication financière efficace sur la structure du capital. · L'exposition aux risques et l'adéquation des fonds propres favorisant des pratiques bancaires saines et sûres. Une banque pourrait ainsi très bien choisir un niveau de fonds propres bien en dessous du niveau de risque réel en raison d'une notation interne erronée (volontaire ou involontaire).2. Ce processus doit servir de cadre et s'appliquer de manière équitable pour tout le monde.
Chapitre 1 : La gestion du risque crédit. Æ Section 1 : La stratégie bancaire en matière de gestion du risque crédit :
1.1. La recherche d'un cercle vertueux :
Dans un environnement de plus en plus concurrentiel et incertain, il faut donc Abaisser les marges des crédits pour rester compétitif et profiter d'un cercle « vertueux». Ce cercle «vertueux » consiste à proposer des marges sur crédit plus compétitifs que la Concurrence afin d'attirer des clients de meilleurs qualité supportant un risque moins important. Le coût du risque se trouvera globalement abaissé et permettra ensuite de proposer des marges encore plus compétitives et ainsi de suite... Mais pour abaisser les marges, il faut en premier lieu pouvoir le faire tout en restant rentable. Il faut donc abaisser le coefficient d'exploitation de la banque. Cet abaissement du coefficient d'exploitation se fait par des économies de coûts sur l'ensemble des charges et des gains de productivités.
1.2. L'abaissement du coefficient d'exploitation :
Les gains de productivité s'obtiennent surtout par : · Une modernisation technologique de la banque permettant de libérer des postes et des tâches qui s'effectuent dans certains cas aujourd'hui de manière automatisée. · Une meilleure organisation via la suppression des postes ou services redondant dans un groupe notamment en créant des synergies. · Une meilleure formation du personnel permettant une plus grande compétence du réseau et une plus forte réactivité et des gains de temps en traitement et en qualité. Les économies de coûts s'obtiennent essentiellement par un abaissement de l'effectif rendu possible grâce aux gains de productivité (surtout en back office) et à une meilleure répartition des effectifs (de plus en plus tourné vers la fonction commerciale). Cette stratégie d'abaissement du coefficient d'exploitation est un fort levier de rentabilité et d'amélioration de la valeur actionnariale surtout pour les banques françaises qui avaient pris du retard dans ce domaine par rapport aux meilleures banques européennes. Les fusions et les synergies qui les accompagnent, permettent également d'améliorer Considérablement ce coefficient. La stratégie de groupe, la course à la taille et la performance boursière semblent être les options des acteurs bancaires.
Une autre conséquence de Bâle II dans un avenir proche concerne la nouvelle politique de répartition de fonds propres bancaires.
Æ Section 2 : Gestion des Fonds propres bancaires et risques
Comme nous l'avons vu dans la 1ère partie, l'enjeu de la réforme réglementaire de l'IRB ne change pas fondamentalement l'analyse crédit mais modifie surtout la gestion des fonds propres bancaires par une allocation correspondant plus à la réalité du risque notamment du risque de crédit. Cette nouvelle réglementation donne la possibilité aux banques de substituer aux mesures forfaitaires, une évaluation issue d'un « modèle interne » et surtout affine la mesure et l'allocation des fonds propres bancaires. La démarche est en ce sens strictement parallèle à celle engagée en 1990 sur la modélisation du risque de marché. Celle ci a conduit à la mise en place d'une réglementation autorisant les banques à évaluer les fonds propres alloués à la couverture des risques de marché, non plus sur une base forfaitaire mais à partir du calcul de la Value at Risk. Après avoir présenté l'approche de l'IRB et ses modèles internes, nous verrons l'allocation de fonds propres par la méthode du RAROC.
2.1. Les approche IRB en matière de crédit :
Le nouveau projet d'accord de Bâle est conçu pour permettre de sortir du schéma : « un ratio unique pour tous et tous les engagements » initialement le comité de Bâle envisageait de proposer un traitement du risque de crédit Selon trois approches : · L'approche IRBA (internal rating based approach) : Octroi d'un rating à chaque emprunteur et estimation de la probabilité de défaut associée à chaque rating octroyé. · L'approche FMA (full models approach) : Extension aux risques de crédit de l'approche par les modèles internes, agréée par les risques de marché. · L'approche PCA (precommitment approach) : Engagement exante de chaque banque à un niveau de perte maximum, avec pénalité en cas de constat ex : post d'un dépassement. Sur un plan méthodologique, chaque approche comporte des points forts et des points faibles. Le risque avec l'approche PC, est que le régulateur pourrait être tenté de ne pas appliquer de pénalité en cas de risque de faillite pour la banque considérée. Les modèles correspondant à l'approche FM semblent encore en voie de maturation et comprennent un niveau d'incertitude méthodologique difficile à évaluer à l'échelle du système financier international. En revanche, l'approche IRB représente un avantage par rapport à Bâle 1988 car des catégories liées aux risques sont définies.
Nous pouvons donc présenter les différentes approches IRB par le schéma ci dessous. Ces approches sont des modèles de notations internes permettant de calculer le nouveau ratio de solvabilité. · Schéma : Les approches retenues.
L'approche standard se base en grande partie par une notation externe des entreprises c'est à dire par des agences de notations privées (Moody's, Standard & Poor's, Fitch) ou par la notation banque de France (la cote BDF). Les pondérations de risque des expositions du portefeuille bancaire sont calculées en fonction de notations forfaitaires. La grande majorité des banques en sont encore là. Cette approche est aussi modifiée par Bâle II. Dans l'approche simple de l'IRB, les banques doivent, à partir de leurs propres modèles de calcul, évaluer une probabilité de défaut associée à un emprunteur tout en se référant aux autorités de tutelle pour l'estimation des autres composantes de risque. Certaines banques ont déjà mis au point ou réfléchi sur ces modèles de calcul. Le RAROC est l'une de ces méthodes. L'approche avancée inclus l'approche simple mais permet également de calculer à l'avance les pertes en cas de défaillance ainsi que le niveau d'exposition au risque.
L'établissement peut utiliser des estimations internes pour les trois composantes additionnelles du risque sans avoir recours aux autorités. Sauf erreur, aucune banque n'est encore parvenue à ce stade avancé d'évaluation de la gestion du risque de crédit.
2.2. L'allocation de fonds propres et le RAROC appliqué au crédit :
Le risque de crédit est défini comme un risque d'insolvabilité des contreparties et de non recouvrement auquel la banque doit faire face en allouant une quotte part de ses fonds propres, appelés capital économique. Cette approche peut déboucher sur une méthode RAROC. Bien qu'il existe un grand nombre de méthodes d'allocation de fonds propres possibles, Celles-ci en sont encore souvent au stade de la recherche théorique ou n'ont pas encore été appliquées depuis assez longtemps pour avoir suffisamment de recul. Nous nous Intéresserons plutôt une méthode simple, le RAROC, permettant une allocation optimale de fonds propres bancaires. De plus, cette méthode cadre parfaitement avec l'orientation prise par la nouvelle réglementation bancaire. En effet, avec la réforme du ratio de solvabilité, la gestion des fonds propres des Établissements financiers est certainement une de leur préoccupation première. Cette nouvelle approche privilégie une approche risque-rentabilité avec prise en compte plus Importante du coût du risque. Cependant, dans ce domaine, la pratique était en avance sur le règlement, et le marché des crédits aux entreprises s'en est nettement ressentie ces dernières années. Quelques acteurs se sont retirés d'une activité qui leur a semblé insuffisamment rentable en raison du coût du risque. Les autres ont réorienté leur stratégie dans le sens d'une plus grande sélectivité, d'une meilleure adéquation des marges au risque. L'approche RAROC a ainsi nettement freiné les illogismes auxquels avait conduit une Concurrence déraisonnable sur les volumes plutôt que sur la rentabilité ajustée au risque. Pour chaque dossier d'entreprise, la banque établit un rating interne et valorise les sûretés reçues. L'outil RAROC calcule une prime de risque moyenne et un risque théorique maximal (Pondéré par la probabilité de défaillance, calculée sur une base historique, pour le type d'entreprise considéré). Sur cette base, il définit la "rentabilité ajustée pour le risque" de l'opération. Cette dernière méthode utilise des modèles reposant sur la probabilité de défaut. Il existe cependant différentes méthodes permettant d'estimer cette probabilité de défaut qu'il convient d'étudier avant de comprendre la méthode de calcul du RAROC.
2.2.1. L'estimation de la probabilité de défaut :
qui est celle de l'interprétation du résultat obtenu dans une approche probabiliste.. à la différence de celle de la Value at Risk probabiliste. La principale hypothèse de Cette méthode est bien sûr la stabilité dans le temps des informations publiées. elle est aussi l'objet de très fortes controverses entre les partisans des différentes approches. bien adaptée à la mesure de la distribution des pertes. La lecture de la perte potentielle est donc claire pour une Direction Générale. qui ont en commun. dans les banques. illustrée par l'absence de modélisation et de paramétrage du comportement futur de la contrepartie. · L'approche par les matrices de transition : Cette approche extrait les probabilités de défaut des tables de défaut historiques et des matrices de transition publiées par les agences de notation. sur une approche historique. d'être détachées des informations comptables et de la connaissance concrète du fonctionnement et de l'organisation de l'entreprise. · L'approche par les spreads de signature.Les probabilités de défaut sont l'une des principales variables d'entrée des modèles D'évaluation du risque de crédit et du RAROC car elle permet d'évaluer les fonds propres économiques. La Value at Risk historique est une perte potentielle maximale associée à un scénario réel de l'histoire : il s'agit de la perte enregistrée sous l'hypothèse d'une évolution défavorable de marché parfaitement identifiée. On peut même ajouter une dernière difficulté. corrélations. Elle présente aussi l'avantage d'élargir les états de crédit au-delà du couple défaut / nondéfaut et est.
. qui correspond à un scénario simulé de manière aléatoire.). Sa faiblesse essentielle est l'hypothèse de reproduction de l'histoire et le regroupement des contreparties par « classes ». La principale vertu de cette approche est en conséquence sa simplicité.. Si leur modélisation est en conséquence devenue l'un des thèmes centraux de la recherche dans le domaine de crédit aujourd'hui. dont l'homogénéité du comportement de défaut est discutable. en conséquence. et qui reposent chacune sur des hypothèses radicalement opposées : · L'approche par les matrices de transition. On peut en identifier trois.. la modélisation probabiliste du comportement joint des variables de marché se heurtant à la double difficulté du choix des processus de diffusion et de leur paramétrage (volatilités. au désespoir des partisans de l'analyse Financière « traditionnelle » et de la méthode du scoring. Il est à noter que la mesure du risque de marché VAR repose de plus en plus. · L'approche par la volatilité des actifs.
La première approche est statistique.2. En faisant la différence entre le taux de défaut maximum (pertes inattendues) et le taux de défaut moyen (couvert par les fonds propres réglementaires) on obtient un taux qui appliqué à l'encours est égal au capital économique nécessaire. Cette approche est développée dans le cadre théorique de l'évaluation des options. et la dernière est clairement théorique. il est possible de déterminer la probabilité que celle-ci se trouve.Il est cependant clair que l'approche historique en matière de crédit ne peut. En tout état de cause. Présentation de la méthode RAROC et allocation de fonds propres :
2. la deuxième repose sur l'information « révélée » par le marché. présente et future) sur l'évolution de la qualité de crédit de l'émetteur et d'autre part. Ainsi cette approche repose. s'appliquer à une contrepartie individuelle.). c'est à dire d'intégration dans le prix des obligations de toute l'information disponible (passée.2. En simulant. Le calcul du RAROC :
. sur l'hypothèse d'efficience du marché obligataire. d'évidence. Nous allons maintenant voir la méthode de calcul du RAROC et l'utilisation de ces fonds propres économiques. sur l'hypothèse que le spread n'est pas déterminé par d'autres facteurs. d'une part.1. Le spread de taux entre un émetteur privé et l'Etat contient une probabilité de défaut « implicite » à l'instar des prix d'options auxquels sont associées des volatilités « implicites ». Les trois approches de la probabilité de défaut apparaissent clairement disjointes dans leurs hypothèses. à un horizon donné. et peuvent être considérées comme complémentaires. mais a beaucoup de détracteurs au sein des départements de crédits.
2. · L'approche par la volatilité des actifs : Certains modèles reposent sur l'hypothèse qu'une contrepartie est en défaut lorsque la valeur des ses actifs devient inférieure à la valeur de sa dette. poisson.2. on peut calculer les fonds propres économiques. · L'approche par les spreads de signature : Cette approche repose sur l'hypothèse que le prix des obligations reflète toute l'information disponible sur la probabilité de défaut de l'émetteur. la décomposition du spread entre éléments de crédit et de liquidité étant un exercice délicat. Cette approche a des partisans au sein de la communauté issue ou proche des marchés financiers. Cette probabilité est la probabilité de défaut.2... et exige des regroupements qui soulèvent d'autres problèmes.. l'évolution futures de la valeurs des actifs. L'une des critiques fréquemment adressée à cette méthode est précisément que le spread reflète souvent la liquidité du marché. inférieure à la valeur de la dette. à l'aide d'un processus de diffusion (gaussien.
L'instrument RAROC apparaît comme un outil par excellence de comparaison et de sélection des différentes opportunités. Les fonds propres économiques permettent aux banques d'aller plus loin dans leur allocation et de couvrir des pertes non couvertes par les fonds propres réglementaires. avec un minimum légal définit par le ratio de Bâle. cette méthodologie permet en matière de crédit une approche systématique. Les fonds propres réglementaires sont les fonds propres destinés à couvrir la probabilité de pertes moyenne. Le fait de rapprocher rendement et risque est de nature à permettre une comparaison entre les instruments financiers différents. · Le dénominateur : ?? Fonds propres économiques : Il convient de faire la distinction entre fonds propres économiques et fonds propres réglementaires. 2. Il s'agit d'apporter le rendement d`un actif à sa consommation en capital économique.Provisions économiques · RAROC = ____________________________________ Fonds propres économiques. ?? La perte moyenne : Cette perte moyenne agit comme un provisionnement forfaitaire.Le calcul et le principe général de l'allocation optimale des fonds propres par la méthode RAROC sont assez simples. comparable dans son utilisation aux méthodes microéconomiques d'optimisation des choix d'investissement de la firme (de type VAN). En d'autres termes. Pour le calcul. Revenues .La perte moyenne · RAROC = __________________________ Pertes inattendues.2. on obtient le ratio suivant : Résultat sur l'opération .2. · Le numérateur : ?? Les revenus : Pour identifier les revenus. deux éléments essentiels : la comptabilisation des flux (des encours) et leur actualisation. Les différentes approches de la méthode RAROC :
. qu'on peut alors considérer comme des pertes inattendues.2.
) et à partir de cette décomposition. à savoir la gestion des risques et la mesure des performances. pays.
. font part de certaines réticences. · Schéma : Processus de la filière risque crédit. Chercher à réduire la queue de distribution de perte de portefeuille en limitant toute concentration surpondérée sur certaines contreparties..etc.. les agents de la banque. · ?L'approche « top down » (également appelée approche stratégique) : Le but est de décomposer le portefeuille de crédits en sous portefeuilles (secteurs d'activité. ressource rare de la banque. Ils perçoivent un conflit d'intérêt entre les deux principales missions données à cet instrument d'allocation du capital économique. L'économiste Hall met clairement en évidence que les utilisateurs de cette technique.Sans remettre en cause le principe de son mode de calcul. la mesure de la performance ajustée au risque peut avoir différentes approches répondant à différents objectifs selon les choix de la banque.. Ainsi.
La grande richesse de ces méthodologies RAROC peut cependant également Constituer leur point de faiblesse. rechercher une allocation optimale du capital économique en sous portefeuilles. sur la base d'une étude d'une banque Commerciale internationale quatre ans après la mise en place de son outil RAROC. · Schéma :
· ?Approche « bottom-up » (également appelée approche systématique) : Le but est d'identifier la consommation en capital économique de chaque facilité du portefeuille global de la banque et établir une sélection entre ces différentes facilités fondées sur le risque.
PHASE 4 : VIE DU CREDIT / SURVEILLANCE (Suivi du compte. Plusieurs phases de contrôle sont Nécessaires pour prévenir d'éventuels risques notamment sur les dossiers importants. PHASE 1 : ENTREE EN RELATION. les banques réfléchissent sur des stratégies et des méthodes générales comme le RAROC. bancaires. DEMANDE DE CREDIT. le rechercher. des incidents.) PHASE 5 : FIN / REMBOURSEMENT OU PROVISIONS ET CONTENTIEUX
Æ Section 2 : Méthode d'analyse des risques de crédit :
. des changements etc.
Æ Section 1 : Présentation de la filière risque
La filière du risque au sein d'une banque est organisée pour appréhender le risque dés l'entrée en relation jusqu'au terme du crédit. · Schéma : Processus de la filière risque crédit. le risque de crédit. issues du client etc.Chapitre II : L'analyse du risque crédit au sein de la filière Risque d'une banque
Dans leur appréhension de leur principal risque.)
Note interne / BDF PHASE 2 : ENTREE EN RELATION. DEMANDE DE CREDIT (Analyse humaine et/ou avec modèle) Contrats incitatifs (garanties) Avis rendu PHASE 3 : DECISION : OCTROI DE CREDIT / REFUS. Ces banques ont également mis au point une filière du risque pour l'anticiper. L'évaluer et le traiter dans les plus brefs délais. Dossier de crédit (informations comptables.
certains secteurs font l'objet d'une surveillance particulière. restaurants.Nous allons voir les différentes étapes de la filière risque permettant en principe de Limiter le risque De crédit sur l'ensemble du portefeuille d'une banque. les établissements de crédit s'interdisent toute entrée en relation avec les entreprises dont la cote de crédit ou la cote de paiement Banque de France est défavorable. Actuellement. · Les entreprises de transport. ou dont la cotation est dégradée. · Les entreprises de bâtiment et de travaux publics.1. Pour différentes raisons que nous allons voir. Ce travail est effectué par le chargé d'affaire entreprise ou le chargé de clientèle pour les particuliers. hôtels. Les critères de compétence ou de notoriété des dirigeants sont particulièrement déterminants en sus des équilibres financiers qui devront nécessairement être toujours respectés. En effet. Phase 1 : L'entrée en relation :
L'entrée en relation est extrêmement importante. concernant le marché des entreprises. Examen du profil du client :
Toutes les entrées en relation ne sont pas possibles car elles présentent par nature de risques. · Le secteur d'activité : Il peut exister des dispositions particulières concernent certains secteurs d'activités plus sensibles. les secteurs qui présentent aux yeux de la profession bancaire un risque accru sont : · Les entreprises de promotion immobilière.1. · ?Les entreprises en création : Par ailleurs. L'examen initial de tout client demandant un crédit implique de respecter quelques principes généraux assez identiques dans toutes les banques.1. Le chargé d'affaires aura l'obligation dès le départ d'obtenir les informations spécifiques à ce type de client plus risqué.
2. · L'hôtellerie ou plus globalement les cafés. · La cotation Banque de France : Ainsi. il se peut qu'une demande de crédit ne soit pas possible ou fasse l'objet d'une plus grande attention dès la prise de contact. les établissements de crédit se montrent très sélectifs pour les concours sollicités par des entreprises en création. outre les règles de vigilance s'appliquant aux entreprises en création.
A cet effet. La clientèle particulière :
Les risques sur la clientèle particulière sont quand même d'une importance moins conséquente pour la banque que pour le secteur des entreprises. comme les entreprises.
. d'une cotation interne.1. ne serait-ce que par les montants en jeu.3. Le risque de contagion entre sociétés du même groupe peut être en effet important et dangereux pour la banque. les particuliers et les professionnels font l'objet. Toutefois. par contre. centres sportifs ou de Loisirs). Le risque est. lorsqu'un risque est avéré. Le chargé d'affaire doit se tourner vers une cible de clients définit au préalable par la banque. Le risque sur la clientèle doit être appréhendé selon une notion de groupe conformément à la définition édictée dans le règlement du Comité de la Réglementation Bancaire. Pour permettre une décision plus rapide dans l'octroi de crédit et une meilleure appréhension du risque. On peut dire que le professionnel est dans une situation intermédiaire entre analyse du risque entreprise et analyse du risque sur particulier.1. il convient d'avoir surtout une bonne stratégie de sélection des clients dans la procédure d'octroi de crédits aux particuliers. La notion de groupe de sociétés :
L'examen initial de tout client demandant un crédit implique de respecter quelques principes généraux parmi lesquels il faut citer la notion de groupe. · Les discothèques.
2. L'impact d'une défaillance sur la banque est réparti sur des dizaines de milliers de clients particuliers que peuvent compter les grandes banques. il convient d'admettre que cette liste non exhaustive doit être révisée périodiquement pour tenir compte de l'évolution des risques aussi liés à la conjoncture de ces secteurs d'activités.· Les services (agences immobilières. un rapport annuel sur chacun de ces secteurs peut être présenté au Comité de crédits dans une banque.1. La clientèle professionnelle :
L'entrée en relation est légèrement différente sur la clientèle professionnelle notamment en ce qui concerne leurs revenus.3. Il convient notamment d'évaluer ses revenus tirés de son activité de professionnelle et d'évaluer son revenu en tant que particulier (évaluation du patrimoine).
2. conseils en informatique.2. Ainsi. de l'étendre à l'ensemble des associés. Pour les établissements bancaires. important s'il se réalise globalement souvent et sur un grand nombre de clients. le principe de contagion implique. Un client ne représente à lui seul qu'une part infime des crédits octroyés sur tout le secteur.
Phase 2 : L'analyse du crédit et évaluation des risques :
Nous allons étudier l'analyse des risques inhérents au crédit. il y a bien sûr les documents comptables et financiers obligatoires.2. Les documents prévisionnels sont également très appréciés par les banquiers car ils permettent d'évaluer les perspectives des dirigeants. · Schéma : L'analyse crédit entreprise :
On peut ainsi voir qu'une bonne information au préalable est nécessaire avant toute analyse.
2. le récent regroupement des mutualistes Crédit Mutuel et CIC amène l'organe exécutif à se poser la délicate question de la compétence territoriale. Ce processus est quasiment le même pour le secteur des particuliers et des entreprises.2. L'analyse des risques suit également une méthode qu'il convient d'étudier afin de comprendre comment l'analyste arrive à porter un avis sur la faisabilité d'un crédit ou d'une opération. l'analyse intervient dans un processus bien définit dans la filière risque.1.
. En l'espèce.2. Comme nous l'avons vu. Limitation géographique :
Au sein des réseaux mutualistes.
2. Ces contraintes de limitation géographique risquent d'être fortement amplifiées par le phénomène de fusion qui s'étend actuellement dans le monde bancaire. Les informations disponibles pour l'analyste crédit :
?? Les informations provenant du client : Parmi les informations provenant du client. les établissements de crédit se voient limiter dans leur intervention géographique et doivent s'en tenir au strict respect des règles édictées par le groupe central concernant la territorialité et leur zone de compétence.4. Le schéma ci dessous concernant le secteur des entreprises présentes de manière globale le processus d'analyse puis de décision.1.
La raison la plus courante étant l'existence de liens avec des sociétés ou un groupe plus risqué. via l'informatique de la banque. une société peut se trouver en bonne santé financière et commerciale et pourtant obtenir une cotation interne dégradée. Enfin. Ce décalage pousse l'analyste à s'interroger sur les raisons d'une telle cotation. gestion des effets. il y a les « impressions » que peut avoir le banquier avec son client. Les informations comptables et les ratios financiers sont automatiquement gérés par le système informatique et l'analyste n'a alors plus qu'à les interpréter. · La cotation interne : Chaque grande banque établit une cotation interne de ses clients. contribuant à se forger une opinion générale notamment sur toute la durée de la relation. ?? Les informations disponibles chez le banquier et les informations professionnelles : Le banquier peut étoffer les données transmises par l'agence par diverses informations d'origine interne et externe. Cette cotation remise à jour très régulièrement (chaque mois) évolue selon la nature des risques et des événements survenant dans la vie de la société.. délibérément ou non.) sont également largement retraitées de façon à perdre le moins de temps possible. l'analyste peut. toutes les informations
. On peut en effet tromper la confiance d'un banquier une fois mais.Ces prévisionnels permettront ensuite d'être confrontés avec la réalité et donneront une indication sur la crédibilité du client et de la confiance à lui accorder. Elle donne également une bonne information sur l'ensemble d'un groupe. ou la compréhension et le suivi quotidien d'un compte bancaire.. pas deux fois. Les données financières (bilans et compte de résultat. en principe. notamment pour l'élaboration de contrats. · Le système d'information interne : On l'a vu. Ces relations peuvent être opaques et floues. Ainsi. ou apparaître au contraire très transparent.) afin de mieux connaître un secteur d'activité parfois très spécifique. Ce sont également des éléments déterminant de la confiance. Un bon système d'information améliore également la quantité et la qualité de l'information disponible. dans l'optique de l'abaissement du coefficient d'exploitation d'une banque. · Le dossier de la relation : Le dossier de la relation est également une source très précieuse d'informations. publicité. un système d'information performant peut faire gagner des gains de productivité ou de coûts. consulter toute sorte de données commerciales très utiles. L'essentiel du travail de l'analyste étant de trouver les causes d'éventuelles anomalies financières et les sources de risques au sein du dossier. Ainsi. Tout au long de la relation et à l'occasion de chaque révision de dossier.. Certains éléments de communication peuvent également être très utiles (plaquettes.. sites Internet. Ces informations quoique subjectives sont évoquées dans les analyses afin de rendre compte des relations qu'entretiennent les clients vis-à-vis de la banque.
ce dossier contient le passé de la relation et peut éclairer l'analyste sur certains points importants. · Fichiers de la banque de France : Certaines informations ne sont disponibles que pour les banques. si une banque fait un effort en finançant 50% des crédits moyen terme tels qu'ils sont recensés en BDF. · L'actualité financière et sociétés professionnelles : Le suivi de l'actualité est nécessaire pour tenir compte de la conjoncture économique. ses dirigeants. elle demandera à la société d'obtenir un flux bancaire au moins équivalent. On peut ainsi connaître sa part relative dans le financement de la société et la confronter avec le flux bancaire octroyé par la société sur le compte en banque. Le banquier peut également avoir recours à l'information « de place » (le coup de téléphone aux confrères). Elle
. les produits à la mode. La cotation des dirigeants indique s'ils sont ou ont été récemment liés à des entreprises en difficultés. permettant ainsi aux analystes bancaires de former une opinion sur leur compétence ou leur intégrité. notamment. aux rapports du commissaire aux comptes. Les banques peuvent. Toute information permettant d'affiner le jugement est bienvenu. · La cotation Banque de France (cote BDF) : L'information la plus intéressante fournie par le FIBEN (fichier bancaire des entreprises) est sans doute la cotation banque de France Cette cotation concerne aussi bien l'entreprise que son ou ses dirigeant(s).. Il y a également d'autres bases de données moins spécifiques aux entreprises comme le Fichier central des chèques. identifier les secteurs en pointe. Cette dernière information permet de connaître l'ensemble des financements déclarés à la Banque de France. Elle est accessible sur simple demande informatique par les établissements bancaires.. le fichier central des incidents de paiements. consulter le Fichier Bancaire des Entreprises (FIBEN) qui fournit des informations concernant l'entreprise. Au moment d'une révision d'une demande de crédit ou d'une opération plus complexe. Ces informations peuvent l'aider à voir plus clair sur la nature de la relation sur le long terme. les établissements de crédit ont accès à certains fichiers de la banque de france centralisant de nombreuses données bancaires et financières. le banquier peut analyser ses opérations bancaires dans tous les cas. lorsque le demandeur de crédit est déjà un client.. le fichier des Incidents caractérisés de remboursement des crédits aux particuliers.importantes recueillies sont archivées. ses comptes. aux informations issues des greffes des tribunaux de commerce. ses encours de crédit.. à des études privées ou publiques. les secteurs risqués. notamment la lecture des prévisionnels passés et la confrontation avec ce qui a été effectivement réalisé. cotations externes.
Ce travail. · Le compte de résultat : L'analyste doit évaluer la société à travers l'évolution de son activité et de sa rentabilité constatée dans le compte de résultat. L'analyste reçoit donc le plus souvent un dossier déjà constitué par le chargé de clientèle... quel que soit le cas.). ne doit pas forcément être commenté dans la note finale. Ce résultat permet ainsi de calculer la Capacité d'autofinancement. Le but final n'étant pas de faire un commentaire descriptif et donner une succession de chiffres ou ratios mais de mettre en exergue les risques à partir de ces évolutions. chacune des causes ayant entraîné les grandes évolutions de SIG. L`analyse financière et évaluation des risques :
Les dossiers de crédits entreprises arrivant dans le service analyse des risques ou service des engagements.
2.. leur solvabilité. La banque peut enfin avoir recours à des sociétés d'analyse et de notation externe comme la COFACE (note les dettes commerciales).2. qu'il faut toujours faire. Dun & Bradstreet etc.
. financières et comptables de l'entreprise et une première analyse reposant sur toutes les informations vues précédemment. autant que possible.s'effectue par une lecture des revues professionnelles. Le chargé d'affaire ou son directeur d'agence n'ont alors pas la délégation pour donner un accord.2. Toutes ces informations recoupées entre elles. peuvent influencer de manière directe ou indirecte et doivent permettre aux banquiers de se faire une opinion sur le risque de défaillance du client. comportant les informations commerciales. l'analyste crédit examine la situation financière des clients pour évaluer la recevabilité de leur demande. La phase d'étude du compte de résultat et du bilan : Dans toutes les banques. Il analyse les documents financiers en examinant l'évolution des comptes d'exploitation et en établissant un certain nombre de ratios à partir du bilan. Les relations avec l'extérieur (les clients) sont plutôt rares. Il regarde l'aptitude des dirigeants dans leur gestion et dans leur maîtrise des SIG. Il évalue aussi la capacité de l'affaire à générer des bénéfices sur plusieurs années. 2. ou des sociétés comme la SFAC .2. Sur cette base. l'existence de garanties suffisantes. des quotidiens économiques ou généralistes et plus globalement un suivi de l'actualité.1.2. sont toujours hors délégation agence (montants importants) ou parfois risqués par nature (opérations spécifiques comme des rachats de parts etc. . Il confronte cette CAF avec les tombées financières à moins d'un an (Remboursements d'emprunt annuels : intérêts+ capital).. Le travail de l'analyste est de chercher. il effectue son expertise dans un service « engagements » ou « risques » du siège ou d'une agence importante. Cette CAF est un élément essentiel pour les banquiers car elle montre la capacité de remboursement des emprunts à chaque exercice.
la société n'a plus aucune marge de sécurité avant une éventuelle mise en faillite si la situation ne s'améliore pas. Ø Risque clients. l'étude sectorielle. Ø Risque lié à l'activité. Ø Risque lié à la rentabilité. · La trésorerie : Les problèmes de trésorerie sont des signes avant coureurs de problèmes au niveau de l'équilibre financier. l'évaluation de fonds de commerce.
. L'analyste fait un tour d'horizon de la trésorerie et une étude des mouvements du compte en banque. sous traitants. l'analyse de groupe. la société obère sa capacité d'investissement futur. L'analyste doit en conséquence étudier toute autre information importante plus spécifique à chaque dossier tels que le changement de capital. des apporteurs de parts dans un LBO etc. certaines demandes ne posent pas de problèmes au regard de la société mais paraissent excessives ou inutiles par rapport à ses besoins. Il regarde le niveau d'endettement et le niveau de fonds propres afin d'évaluer si un nouvel endettement est raisonnable ou s'il existe encore une marge de manoeuvre possible ou une marge de sécurité. .· Le bilan : L'analyste crédit évalue également la structure financière à travers le bilan. Ainsi. L'étude patrimoniale doit évaluer le risque de défaillance. il y a un rappel de l'ensemble des points et risques à voir lors de chaque dossier : · Objet de la demande : Ø Risque lié à la géographie du capital. Au sein de la BRO et sans doute dans chaque outil d'aide à la décision. Il convient ainsi de rapprocher la demande de crédit avec le niveau d'endettement. en cas d'endettement trop important.
Le banquier résume enfin dans sa note tout les risques inhérents à l'ensemble du dossier en expliquant les problèmes ou les succès d'une société. Ø Risque lié à la politique d'investissement. La recherche des risques inhérents au dossier. Ø Risque lié à la structure financière. En cas de fonds propres très faible. Ce suivi peut donner une idée des habitudes de paiement et d'encaissement et permettre d'apprécier le besoin en fonds de roulement (via le fichier BDF) et les solutions bancaires adéquates par rapport aux demandes.2.3.
2. fournisseurs. des fournisseurs et clients.
Certains crédits peuvent être accordés sous réserve de garanties. La banque cherche donc des garanties lui permettant. Après une étude financière et comptable. au devenir incertain ou présentant certains risques inhérents au dossier.
2. Malgré les multiples analyses aux différents niveaux du processus d'octroi de crédit. L'étude des garanties :
L'analyse des comptes annuels est bien insuffisante dans certains cas pour avoir une idée du devenir d'une société ou d'un dossier. particulièrement nombreuses. il s'avère que les comptes d'une société n'offrent pas suffisamment de garanties dans l'octroi d'un crédit et la capacité de l'entreprise à le rembourser. Ces demandes sont toutefois commercialement délicates car certaines sociétés ou dirigeants sont parfois réticents.Ø Exercice en cours et en prévisions. Il n'y a pas ou peu de méfiance vis-à-vis d'une société présentant d'excellents résultats sur plusieurs années avec une structure financière satisfaisante. que les risques soient importants mais n'empêchent pas leurs faisabilités. il se peut. Réciproquement.
.2.4. · Schéma : Les différentes garanties. pour certains dossiers sensibles. Se pose le problème des sociétés. Les banquiers ont donc l'habitude de demander alors des garanties ou des gages à leurs clients les plus difficiles. de pouvoir sortir de l'affaire à tout moment sans trop de pertes. Ø Qualité des relations bancaires. si le risque se concrétise. il faut tenter de sortir d'une affaire qui tourne très mal.
Les garanties personnelles : · Le cautionnement simple ou solidaire : Le cautionnement est un engagement pris par un tiers. Le cautionnement est unilatéral c'est à dire que seule la caution prend un engagement. Les garanties réelles : · Le nantissement : Le nantissement est l'acte par lequel le débiteur remet au créancier un bien en garantie de sa créance.2. Il existe
. · La lettre d'intention : La lettre d'intention est un document écrit adressé par une société mère à un établissement de crédit pour garantir les engagements pris par sa société filiale.4.2. ce document crée un engagement moral et une véritable obligation de moyens ou de résultat.2. la caution. · L'aval : L'aval est l'engagement apporté par un tiers appelé « donneur d'ordre » ou avaliste sur un effet de commerce pour en garantir le paiement. on parle de gage. de s `exécuter en cas de défaillance du débiteur. Cette opération s'apparente donc à un cautionnement.4. Selon les termes employés dans cette lettre.1. Il ne peut excéder ce qui est dû par le débiteur. Si le bien remis en garantie est meuble. 2. L'avaliste est donc solidaire du débiteur principal.2.
en accordant sa garantie.plusieurs types de garanties : le nantissement du fonds de commerce. En cas de non paiement et de poursuites. conventionnelle (à la suite d'un contrat) ou judiciaire (résultant d'un jugement). Sofaris. Ces derniers donnent un avis. Au-dessus d'un certain montant d'engagements. . le nantissement du matériel et véhicule. Une hypothèque offre donc une bonne garantie si le rang est bon. Elle peut être légale. facilite l'intervention des banques qui accordent alors plus aisément les concours financiers dont les PME ont besoin lors des différentes étapes de leur développement. il transmet la demande avec un avis motivé à son supérieur ou à un comité risque (un service de direction des risques). Une hypothèque est assortie d'un rang. le chargé d'affaires est habilité à prendre lui-même la décision si les critères d'analyse sont respectés et qu'il a la délégation pour le faire (il dispose d'un montant de crédit plafonné). le débiteur ne peut vendre le bien sans avoir rembourser au préalable le créancier car la garantie est attachée à l'immeuble. Son intervention est donc très prisée par les banques qui y ont recours afin de réduire leur risque mais également afin d'obtenir un avis technique (les compétences de cet organisme étant reconnu dans la profession). le gage sur véhicule et le nantissement de parts sociales. · L'hypothèque : C'est l'acte par lequel le débiteur accorde au créancier un droit sur un immeuble sans dessaisissement et avec publicité (inscription au registre de la conservation des hypothèques du lieu de situation de l'immeuble). comme vus précédemment. le créancier procède à la réalisation du bien par vente forcée de l'immeuble saisi. sur l'opportunité d'accorder le crédit ou des lignes de fonctionnement court terme (crédits de caisse. L'intervention de Sofaris s'accompagne d'une réduction de garanties personnelles demandées au chef d'entreprise.) en se référant également aux différents critères d'analyse déjà évoqués et repris
. critère fondamental qui détermine les priorités lors de la vente de l'immeuble en présence de plusieurs créanciers. de trésorerie etc.
2.3. en développement aux entreprises qui ont besoin de renforcer leur structure financière ou autour desquelles se monte une opération de transmission. aux enchères publiques. · La contre garantie Sofaris : Sofaris (société française d'assurance du capital risque des PME) est un organisme qui apporte sa garantie au financement des entreprises en création. La durée de l'hypothèque diffère selon le type de crédit à garantir. Phase 3 : La décision :
Selon les cas. De même.
Ø Délégation directeur d'agence.2. Il existe par conséquent plusieurs niveaux de délégations. les établissements de crédit recourent la plupart du temps à un système décisionnaire décentralisé en matière d'octroi de crédit. Ensuite. · Le directeur des risques. Dans un premier temps.
2.3.1. Cette procédure repose sur deux acteurs : le délégant et le délégataire. · Le directeur général. On peut donc distinguer plusieurs grands niveaux de délégations plutôt similaires dans l'ensemble des grandes banques françaises et allantes dans l'ordre croissant de pouvoir d'octroi de crédit : Ø Délégation chargé d'affaires entreprises à hauteur d'un certains montant. la décision d'octroi de crédit doit être prise par plusieurs personnes après l'avis de l'analyste. l'organe délibérant. D'une manière générale la composition d'un comité de crédit requiert au moins trois personnes parmi cette liste : · Le président directeur général.
. Ø Délégation comité direction régionale.dans une analyse complète et synthétique du dossier.
2. le Conseil d'Administration. Ø Délégation de comité de crédit. Ø Délégation directeur des risques. une procédure de délégation clairement formalisée doit être mise en place dans une banque. le délégataire reçoit délégation écrite d'un supérieur hiérarchique pour octroyer lui même des dossiers de crédits.3. délègue à l'organe exécutif un pouvoir de décision pour accorder des dossiers de crédits à concurrence d'un certain montant ainsi que la faculté de déléguer à son tour tout ou partie de ses pouvoirs. Ø Délégation directeur du service analyse crédit. Les délégations de pouvoir :
Aujourd'hui. Les comités de crédits :
Pour les opérations importantes ou particulières. Dès lors. Cette unité composée de plusieurs personnes est appelée comité de crédit. Ce mode de fonctionnement permet une plus forte réactivité au moment où la concurrence accrue incite les banques à vouloir donner une réponse rapide à leur client sur l'acceptation ou le refus d'une demande de prêt. · Le directeur commercial.
affaires sensibles etc. Ce sont ces éléments qui. des classements en dossiers sensibles ou dénonciations de prêts puis contentieux. plus périodiquement. relèvent spécialement des comités des crédits. Le banquier est d'abord alerté avec les dépassements d'autorisation de découverts. Plus généralement. de type plan d'apurement ou consolidation. ce qui contribue le plus à la dégradation de la note sur l'entreprise est l'endettement et son niveau de fonds propres (la marge de sécurité de la société).· Le responsable du département analyse crédit. le système de délégation des établissements de crédit impose une double analyse lorsque la nature et l'importance des opérations le rendent nécessaire. il arrive qu'une société voit sa
.4.) La notion de comité des crédits est par extension le principe de décision collégiale en invitant les établissements de crédit à opérer une double signature sur les engagements significatifs. Phase 4 : Le suivi du crédit :
Le crédit est suivi par un monitoring sur le compte en banque de la société. sont synonymes de grands dangers et conduisent parfois à des refus sur de nouveaux prêts. Cependant. Enfin. s'ils sont mal orientés. certaines formes de financement plus spécifiques.5.
2. Si cette cote se dégrade brutalement et dans de fortes proportions. Phase 5 : La sortie du crédit :
La sortie du crédit ne pose aucun problème quand il va à son terme normalement après remboursement du capital et des intérêts. Des impasses de remboursements sont alors possibles et montrent une dégradation de la situation par rapport au moment de l'octroi de crédit. De plus. Une société qui va mal verra sa situation financière et bancaire se dégrader alertant le banquier sur le risque de non paiement du crédit ou sur la solvabilité de la société. Bien souvent.
2. indépendantes des unités opérationnelles. à l'occasion des renouvellements des lignes courtes termes. Le suivi de crédit s'effectue également par le suivi de la cote externe et interne de la société. l'analyste reprendra le dossier et évaluera plusieurs paramètres comme le taux de sortie des emprunts c'est à dire la capacité d'autofinancement à pouvoir rembourser les annuités d'emprunts (capital+ intérêts et charges de crédit bail). (Montants ou groupes importants. Il' informe ainsi des raisons du dépassement et peut ainsi connaître certaines difficultés delà société au jour le jour et peut prendre par exemple la décision d'effectuer le rejet d'un effet important présenté au paiement. les banquiers en seront avertis. Ces comités de crédit sont une pratique courante dans la plupart des établissements de crédit où des cellules d'analystes crédit. étudient les dossiers qui ne relèvent pas du système de délégation traditionnel.
les membres du département des affaires spéciales analysent la situation et définissent une stratégie en accord avec le client. Une fois la relation recadrée. L'agence conserve le compte dans son portefeuille et le département des affaires spéciales informe le directeur d'agence (DRA) de tout évènement de nature à aggraver le risque et à accélérer le recouvrement. la société peut subitement disparaître sans avoir remboursé ses crédits. le dossier sort du réseau et le DRA ne pilote plus la relation ni ne décide des opérations. A la réception du dossier. En revanche. Dans d'autres cas encore plus graves. Si les négociations amiables se soldent par un échec.
. elle veille au suivi de cette stratégie et accompagne le client jusqu'à la régularisation complète de l'exigible. le dossier retourne à l'agence qui retrouve alors toutes ses prérogatives de gestion à l'égard du client. le DRA consolide les garanties et envoie le dossier au contentieux avec un historique de toutes les interventions précédentes. · Schéma :
?? Traitement de 1er et 2nd niveau : Les affaires spéciales. « l'antichambre » du contentieux avec la recherche de solutions amiables. comme son nom l'indique.situation financière se dégrader considérablement et ne puisse plus rembourser son crédit. Ensuite. Cette entité est.
?? La dénonciation du crédit : Le banquier peut également souhaiter se séparer d'un client pour de multiples raisons : incidents de paiements... Dans cet environnement et selon cet objectif primordial. Ces évolutions ont pour beaucoup été provoqué par les profondes mutations du secteur au cours des vingt dernières années.). Sa gestion et son analyse est un enjeu très important puisqu'une bonne gestion du crédit permet d'atteindre ce fameux cercle vertueux synonyme de réussite.. Que ce soit avec le nouveau cadre réglementaire et le ratio de solvabilité ou la pression de la concurrence notamment liée au désencadrement du crédit.?? Traitement judiciaire : Le contentieux : Le service contentieux est la dernière étape de la filière risque de la banque. La loi bancaire a fixé ce préavis à 60 jours minimum en cas de découvert et à 30 jours minimum en cas de crédits de mobilisation. dès la survenance du jugement ouvrant la procédure en cas de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire. huissiers. les banques ont du profondément changer. la gestion du crédit est le facteur de réussite d'une banque universelle. adapter leur approche de l'environnement. La prise en charge par ce service s'impose.) ou de situation irrémédiablement compromise. le DRA procède immédiatement à la dénonciation des concours. après consultation du service contentieux. évoluer.. Aujourd'hui la plupart des banques ont fait des efforts et des progrès énormes dans plusieurs domaines pour atteindre leurs objectifs de rentabilité ou leurs impératifs de compétitivité. entre autres. Dans ce cas.
Pour les banques commerciales.
. Les sanctions du marché en cas de mauvaises performances sont en effet impitoyables. risques particuliers ou compte jugé non rentable. engagements non tenus. le préavis n'est pas obligatoire.. les objectifs et les stratégies sont plus que jamais orientées vers la rentabilité notamment pour les actionnaires.. Pour dénoncer ses concours. Il est composé de spécialistes du siège (des juristes essentiellement) qui s'appuient sur des intervenants extérieurs (avocats. En cas de comportement gravement répréhensible de la part du client (actes délictueux. le banquier doit informer son client de sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception (Voir annexe 10 sur l'article 313-12) et lui laisser un certain délai pour s'organiser et retrouver un banquier.
En8 tenant compte des pratiques bancaires. Grâce à la notation interne et à une meilleure allocation des fonds propres. le risque de crédit. Ce dernier phénomène est quand même très rare. des règles d'orthodoxie financière et des informations d8isponibles. Les autorités bancaires. par leur réglementation. ont réussi à renforcer le système financier et pousser les établissements bancaires à une meilleure prise en compte de leurs risques. En revanche l'analyse crédit n'a fondamentalement pas changé et ne risque pas d'évolué encore considérablement. l'analyste établira toujours son diagnostic en en rendant un avis motivé parfois sous réserve de garanties. parfois subjectives. la gestion du risque de crédit s'en trouvera affiné et permettra un avantage compétitif ou une différenciation pour ceux qui auront les meilleurs systèmes de notation interne.Les banques n'ayant pas réussi a opérer ces changements ont été généralement racheté ou ont connu de très grosses difficultés à chaque crise bancaire. allant parfois jusqu'à disparaître.
. La filière risque d'une banque est toujours la même et l'analyste crédit sera toujours celui qui évaluera les risques. sera désormais dans un avenir proche considérablement mieux pris en compte par les banques. Etant au centre de la réforme du ratio de solvabilité.
Æ Section 2 : Missions et valeur du groupe
1.Chapitre 1 : Présentation du crédit populaire du Maroc Æ Section 1 : Historique
La Banque Populaire existe depuis 1926 au Maroc. un creuset riche de cultures et de compétences diversifiées et un renouvellement de générations. artisanales. Ce n'est que vers l'année 2000 que la Banque Centrale Populaire s'est transformée en société anonyme à capitale fixe avec comme première recommandation l'ouverture de son capital aux Banques Populaires Régionales à hauteur de 21% et au secteur privé à concurrence d'au moins 20%. industrielles ou de services par la distribution de crédit à court. et ce par la création des sociétés à capital variable dite « Banque Populaire ». moyen et long terme. Les missions du CPM :
Le Crédit Populaire du Maroc est un groupement de banques constitué par la Banque Centrale Populaire et les Banques Populaires Régionales. le Crédit Populaire du Maroc s'est fixé comme objectif d'accompagner toutes entreprises moyennes ou petites. Il développe également ses activités à travers quatre orientations stratégiques majeures :
· La consolidation des positions acquises :
. crée à l'époque sur le modèle Français institué par le dahir du 25 mai 1926. Ces relations de longue date ont très tôt dépassé le cadre de satisfaction des besoins des communautés pour investir progressivement des produits et services bancaires et financiers spécifiques et d'étendre aux domaines éducatif. le Groupe Banque Populaire a tissé pendant plus de 3 décennies des relations de partenariat solides. portant sur l'organisation du crédit au petit et moyen commerce et industrie.1. culturel et social. les Banques Régionales se sont dotées d'une autonomie avec leur implication dans le développement économique et social de leur région. Fidèle à son esprit d'entreprise. qui permettent aujourd'hui une pluralité de profils. Il propose une gamme élargie et complète de services et produits financiers répondant à l'ensemble des besoins de sa clientèle. Première institution Bancaire du Royaume.
de la collecte de ressources et de la distribution des crédits. Disposant déjà du plus large réseau de secteur bancaire. · La 1ère banque dans le rapatriement de l'épargne des Marocains Résidant à l'Etranger (MRE). Les crédits immobiliers et les crédits à la consommation enregistrent également un trend haussier. le Groupe Banques Populaires joue un rôle de premier plan dans le développement des régions à travers l'action des Banques Populaires Régionales.
· La Banque citoyenne :
Banque de proximité. La cadence observée actuellement dans les ouvertures de comptes auprès de la clientèle de masse en atteste largement. L'appui de la Fondation Banque Populaire pour la création d'entreprises. Le soutien aux activités à fortes retombées sociales est également encouragé par le biais de développement des micro-crédits dont l'encours ne cesse d'augmenter et qui enregistre une évolution annuelle moyenne de plus de 50%. la collecte des ressources progresse largement plus vite que la moyenne enregistrée par le passé. le groupe ouvrira une centaine d'agences chaque année. Son réseau est constitué à fin 2006 de 610 agences et de 612 guichets automatiques. Il est l'accompagnateur financier de la région à travers la mobilisation de l'épargne. l'implication reste effective et très prononcée en matière de la bancarisation de la population. grâce à l'ouverture de nouvelles branches au niveau de toutes les localités du pays . Les crédits enregistrent également un développement soutenu en matière des crédits aux entreprises avec l'offre Business Project. qui rappelons-le reste encore à un niveau très faible au Maroc. consistant en une nouvelle approche Banque Populaire dans ses relations avec la clientèle des entreprises. Le GBP accélère le développement de ses activités de banque de détail par une stratégie volontariste d'extension de ses points de vente. au bénéfice des acteurs économiques et sociaux. tend à encourager les porteurs de projets en les assistants dans toutes les phases pour l'aboutissement de la création de leurs entreprises. Il est également : · Le 1er collecteur de l'épargne du système bancaire marocain . Ceci est possible grâce à la politique de proximité du groupe et la souplesse dans les ouvertures de compte ainsi que son large réseau de distribution. Le Groupe Banques Populaires est le 1er réseau bancaire du pays. son utilisation au niveau local. Dans le plan de développement du groupe.Cet axe concerne le développement des activités d'intermédiation et de marché du groupe. Grâce à ce dispositif. et le groupe à l'ambition d'augmenter sensiblement ses parts de marché dans ces catégories de crédits.
les PME-PMI sont accompagnées dans l'action de leur mise à niveau.
. Le groupe consolide également son intervention dans le marché des capitaux dont il dispose déjà en 2006 d'une part de marché de l'ordre de 41. Enfin. et plus spécifiquement dans les métiers de conseil aux entreprises et de l'ingénierie financière. ce qui deviendra possible par l'amélioration de leurs parts de marché dans leurs domaines d'activité respectifs.Le GBP encourage également l'habitat social en prévoyant d'augmenter annuellement de 25% ses encours en la matière. du capital-risque. et un plan de développement ambitieux est prévu pour chacune d'entre elles en vue de participer fortement à l'amélioration des performances du groupe. La productivité quant à elle connaît une amélioration surtout grâce à l'automatisation plus poussée des opérations effectuées au niveau des agences. de la gestion collective de l'épargne. de la division des risques ou des créances en souffrances. les filiales spécialisées du groupe ne restent pas à l'écart de cette nouvelle dynamique commerciale. la rentabilité financière est fortement appréciée. de l'intermédiation boursière et de financement du commerce international. commissions et maîtrise des risques.50%. pour conforter à l'avenir son positionnement stratégique dans ce créneau. Concernant la maîtrise des risques. La part des commissions dans le produit net bancaire enregistre une évolution moyenne annuelle de l'ordre de 10%. Les activités du groupe s'étendent également à la bancassurance. Ainsi. productivité. le groupe tend à maintenir sa tendance d'afficher les meilleurs ratios prudentiels du secteur que ça soit celui de la solvabilité. et la maîtrise des charges d'exploitation. de la liquidité. fruit des résultats nets de l'ensemble des entités du groupe. d'émissions obligataires. ainsi que la nette progression du produit net bancaire.
· La conquête de nouveaux territoires et la croissance externe :
Un nouvel élan est pris par le GBP dans son intervention dans les opérations de la « corporate banking ».
· L'amélioration des performances :
L'important développement du Groupe Banques Populaires contribue à l'amélioration de ses indicateurs de performances : rentabilité. Du reste.
Destiné à promouvoir l'économie sociale. Il constitue un groupement de Banques de proximité. basées sur la solidarité. Il tire également sa force de sa spécificité coopérative. à travers notamment les Conseils de Surveillance des Banques Populaires Régionales. Les valeurs identitaires de l'institution constituent les fondements de l'action du Groupe et confirment sa mission nationale au service du développement économique et social du pays. accessibles à tous et fortement enracinées dans toutes les régions du Royaume. par le biais de la coopérative financière et l'encouragement à la solidarité interprofessionnelle. Cette communauté de sociétaires constitue l'essence du Groupe et participe activement à la vie de la banque.
. le Crédit Populaire du Maroc a été tout naturellement amené à jouer un rôle moteur dans l'amélioration du taux de bancarisation du pays et dans la collecte de l'épargne.· Les valeurs du Crédit populaire du Maroc :
Les valeurs identitaires du Crédit Populaire du Maroc découlent des principes de la coopération et de la mutualité. dont les membres sont élus par l'Assemblée Générale des sociétaires. qui confère au sociétaire l'originalité d'être à la fois un client et un copropriétaire de la banque. Cet esprit coopératif et mutualiste qui anime les Banques Populaires Régionales puise ses origines dans les valeurs et les traditions culturelles du Maroc. l'entraide et l'intérêt commun.
· définir et contrôler les règles de fonctionnement communes au Groupe · prendre toutes les mesures nécessaires au bon fonctionnement des organismes du CPM et à la sauvegarde de leur équilibre financier. · exercer un contrôle administratif. · Cinq représentants du Conseil d'Administration de la Banque Centrale Populaire. technique et financier sur l'organisation et la gestion des organismes du CPM. Le Président du Comité Directeur est élu parmi les membres du dit Comité et sa nomination est ratifiée par le Ministre chargé des Finances. nommés par le dit Conseil.Chapitre II : Organisation du crédit populaire du Maroc
Æ Section 1 : Le comité Directeur
Le Comité Directeur est l'instance suprême du Crédit Populaire du Maroc exerçant exclusivement la tutelle sur les différents organismes du CPM.
Æ Section 2 : La banque centrale populaire (BCP)
. Le Comité Directeur comprend : · Cinq Présidents des Conseils de Surveillance des Banques Populaires Régionales élus par leurs pairs. Le Comité Directeur est chargé de : · définir les orientations stratégiques du Groupe.
à Directoire et à Conseil de Surveillance. Elle est cotée en bourse à compter du 8 juillet 2004. actuellement au nombre de 11 constituent le socle du Crédit Populaire du Maroc. elle coordonne la politique financière du Groupe.
Æ Section 4 : Les succursales
Au vu de son positionnement au sein de la Banque Populaire Régionale(BPR). les clients sociétaires participent également à la vie sociale de leur banque (Participation aux Assemblées Générales.La Banque Centrale Populaire (BCP) est un établissement de crédit. organisation de proximité
Les Banques Populaires Régionales (BPR). · Organisme central bancaire des BPR. Les Banques Populaires sont organisées sous la forme coopérative à capital variable. le financement de l'investissement et la bancarisation de l'économie. possibilité de siéger au Conseil de Surveillance). formant ainsi ce que l'on appelle « le sociétariat ». est investie de deux missions principales : · Etablissement de crédit habilité à réaliser toutes les opérations bancaires. Outre le8 fait qu'ils bénéficient des différents services bancaires. La BCP.
Æ Section 3 : Les banques populaires régionales (BPR). Banques de proximité. Leur mission est l'établissement de crédit habilité à effectuer toutes les opérations de banque dans leurs circonscriptions territoriales respectives. qui assure un rôle central au sein du groupe. en tant que niveau hiérarchique intermédiaire entre un sous réseau d'agences et le siège. A ce titre. assure le refinancement des BPR et la gestion de leurs excédents de trésorerie ainsi que les services d'intérêt commun pour le compte de ses organismes. la succursale apparaît comme un centre d'animation commerciale et d'appui technique au réseau afin de : · Rechercher l'amélioration continue de la réactivité commerciale de son réseau. Elles constituent le levier du Crédit Populaire du Maroc dans la collecte de l'épargne au niveau régional. sa mobilisation et son utilisation dans la région où elle est collectée. sous forme de société anonyme à Conseil d'Administration. les BPR ont pour mission de contribuer au développement de leur région par la diversité des produits qu'elles offrent.
. Leur mode d'organisation unique au sein du système bancaire leur permet d'approcher différemment leurs clients. sans toutefois disposer d'un réseau propre. puisque ces derniers se trouvent également être les détenteurs du capital.
connues sous forme de notations.... s'inscrivant ainsi dans la continuité des actions de normalisation......... l'augmentation de la part de marché sont tous des indicateurs qui dépendent des performances de l'agence. du mode de fonctionnement de la BPR.... cette feuille doit être balancée :
Section : Sous section
· Caisse :.........· Rehausser et maintenir le niveau de qualité des prestations offertes par le réseau de distribution... mises à disposition(MAD)...... remises de chèques.
Æ Section 5 : Les agences
Organigramme de l'agence :
· Chef de caisse · Caissiers · Chargé de produits · (Agent commercial) L'agence à la différence de la BPR et de la succursale..
Æ Section 6 : Les opérations effectuées au sein de l'agence
Retrait et versement en espèces. Composée de sections et de sous sections.. L'évolution. l'augmentation des ressources de la banque... pointée pièce par pièce et chèque par chèque pour éviter tout risque d'erreur..... A : versement B : retrait · Compensation :........ A chaque fin journée...... une feuille de dépouillements reprenant l'ensemble des opérations effectuées avec les montants débits et crédits est vérifiée... est en relation directe avec la clientèle c'est l'organe de proximité............ C'est pour ces raisons que des aménagements sont apportés à l'organisation actuelle de la succursale..D : compensation
... changes des devises...... figurent parmi les différentes opérations effectués au sein de l'agence.. virement......
............................................· Virement :.......... RML : remise même localité RMA : remise même agence
Æ Section 7 : Les produits offerts par l'agence
· Les cartes monétiques :
Pour effectuer des retraits auprès des guichets automatiques bancaires (GAB) et faciliter le paiement des achats auprès des commerçants.K : divers C : Change · Remises :....M : domiciliation · Portefeuille :..................N : escompte P : encaissement · Divers services :...................................... Carte de retrait « WAFRA » Carte de débit « TARWA » Carte de paiement différé « SAFWA » Carte jeunes « C'POP jeunes adultes » (18-25 ans) « C'POP juniors » (15-17 ans)
................................ la Banque Populaire met à la disposition de sa clientèle une large gamme de cartes répondant à leurs besoins......F : Remises de chèques · Domiciliation :.......
. ayant signé avec la Banque et ce. des informations sur les opérations effectuées sur leurs comptes.. de manière automatique. en règlement des créances enregistrées auprès de ces derniers : les redevances de téléphone. d'un compte vers celui d'un tiers. remboursement de sécurité sociale. assure aux clients de ne jamais oublier leurs échéances..
· Les services pratiques :
Chaabi net :
Permet aux clients de recevoir sur leur adresse électronique de manière sécurisée. allocations familiales. vous vous simplifiez la vie et vous pouvez réaliser vos projets. Chaabi mobile :
Permet la réception des SMS contenant des informations relatives aux opérations effectuées directement sur votre téléphone portable après chaque opération..
En domiciliant les revenus : salaires.. les traites de crédit.
. du traitement des avis de prélèvement en faveur d'organismes prestataires de services (OPS).Carte « VISA CLASSIC » Carte « RIZK » pour les comptes sur carnet
· Domiciliation des revenus et règlements :
Le virement automatique.
Prélèvement automatique « Chaabi Tasdid »
Il consiste en la prise en charge.
construction d'une maison. la Banque Populaire met à la disposition de ces clients une ligne de crédit «Crédit YOUSR». travaux d'aménagement ou bien l'acquisition d'un terrain nu. et de frais d'équipement. · Crédit voiture neuve : LE CREDIT PERSONNEL VOITURE NEUVE est un prêt jumelé à une assurance décès qui permet de financer jusqu'à 75% l'achat d'une voiture neuve avec un plafond de 300. · Crédit Douira : pour les personnes désirant acquérir un logement économique dont le coût est limité à 200.. avec une durée de remboursement allant jusqu'à 25 ans et un taux d'intérêt fixe très compétitif.000 DH et une durée de remboursement pouvant aller jusqu'à 48 mois. de voiture d'occasion.C'est une facilité allant jusqu'à 50. · Crédit AL MANZIL Chaabi : accordé aux gens ayant un revenu modeste et/ou non régulier pour l'acquisition d'un logement neuf ou ancien avec un plafond pouvant atteindre les 200.000 dhs.. d'appareils électroménagers. · Crédit Moujoud : MOUJOUD est un crédit destiné au financement des besoins personnels de consommation : achat de mobilier. · Crédit Mabrouk : Crédit pour le financement des logements de moyen et haut standing.000 dhs et une superficie qui ne dépasse pas 100 m². avec des durée de remboursement pouvant aller jusqu'à 20 ans et un taux d'intérêt très compétitif.· Les crédits logements :
· Crédit FOGALEF : accordé aux enseignants adhérant à la fondation Med VI et permet le financement complet du logement en fonction du revenu. · Crédits de consommation : · Crédit Yousr : Pour faire face à des dépenses imprévues sans déséquilibrer votre budget.
.000 dhs qui est adossé au compte du client et qui est remboursé à chaque fin du mois.
exposée à différentes natures de risques : risque de crédit et de marché. · Le risque de dégradation de la qualité du crédit : Il se traduit par la dégradation de la situation financière d'un emprunteur. la probabilité de défaut et le taux de recouvrement. sont soumises aux risques. est le risque de crédit aussi appelé « risque de contrepartie ». information et risque juridique.Chapitre II : Gestion du risque crédit dans la banque populaire
Les banques. D'autre part. on peut distinguer 3 composantes du risque de crédit : · Le risque de contrepartie. ce qui accroît la probabilité de défaut. en effet. Toutefois. ainsi. Le risque qui nous intéresse. D'une part. elles sont soumises à plus de formes de risque que la plupart des autres institutions. le risque de crédit se définie comme le risque de perte pouvant survenir en cas de défaillance d'une contrepartie. comme beaucoup d'entreprises. La maîtrise des risques bancaires est. De plus.
Æ Section 1 : Définition
Le risque de crédit peut être défini comme le risque qu'un client ne soit pas en mesure d'honorer ses engagements à l'égard de l'établissement de crédit. de défaut ou de défaillance : Il correspond au refus ou à l'incapacité d'un débiteur de remplir ou d'assurer à temps les obligations financières contractuelles envers ses créances au titre des intérêts ou du principe de la dette contractée. en fait. de règlement. Au titre de ses activités. etc. le risque de crédit lié à une position dépend principalement de trois facteurs : le montant exposé. · L'incertitude liée au taux de recouvrement : Le taux de recouvrement se définit comme la perte enregistrée après survenance du défaut. du thème central des nouveaux accords de Bâle II qui devraient entrer en vigueur fin 2006. la banque est. ici. même si le défaut proprement dit ne survient pas nécessairement.
. un enjeu important : il s'agit.
Néanmoins.1. sa rentabilité.1. D'autre part. · Exemple de la société CHIMIGAZ : Présentation générale
. mais elle ne permet en cas aucun de déterminer le niveau de marge requis. Méthode de gestion traditionnelle du risque de crédit
Elles reposent sur la gestion a priori et la gestion a posteriori du risque de crédit. L'appréciation du risque de contrepartie :
2. de fait qu`elle prend en compte l'appréciation et la prévention du risque de crédit. elle donne des informations indispensables telles que la qualité de l'entreprise. La gestion a posteriori est celle du suivi des engagements. En effet.2. etc. pour apprécier l'importance de l'analyse financière effectuée par la banque populaire.2. l'analyse financière est un outil de base permettant de savoir si l'attribution d'un crédit est possible. En effet. L'analyse financière : L'analyse financière permet de faire une étude approfondie sur la situation financière d'une entreprise. si la qualité de l'emprunteur se détériore. il reste à savoir si cette analyse est suffisante pour quantifier la rémunération du risque de crédit lors d'une demande de prêt de l'entreprise. D'une part. Par conséquent. la gestion à priori est primordiale.1.2. on va traiter un cas pratique sur la société CHIMIGAZ. le premier souci des autorités bancaires est de limiter au maximum une propagation des défaillances pouvant entraîner de graves perturbations pour le reste des gantes économiques. les ratios financiers évoluent dans le temps et dépendent du secteur industriel de l'entreprise et de sa localisation géographique. En réalité. L'exposition au risque de crédit est traditionnellement gérée à priori dans les banques par des méthodes d'analyse financière et par l'allocation de limites d'engagements. Une fois le crédit accordé.
2.1. il ne reste généralement que deux solutions à la banque : avoir recours aux provisions ou bien solder leur position en enregistrant une perte. Réglementation prudentielle des activités de crédit
La réglementation prudentielle recouvre l'ensemble des contraintes imposées aux établissements de crédit pour une bonne gestion et maîtrise des risques qu'ils font courir à l'ensemble des acteurs économiques et plus particulièrement à leurs déposants.Æ Section 2 : Gestion actuelle du risque de crédit
conditionnement et mise en bouteilles d'huiles et en bidons de moteurs etc.
Moyens d'exploitation Existants Fonds de commerce : Crée-le : En Juin 2003
N° du registre de commerce : Kc 15
Immeubles : Il s'agit d'un local superficie de 6000m2 aménagé et équipé pour abriter toutes ces activités situées à Route principale Tikiouine Matériels : § 5 machines de sel § 1 machine d'eau de javel § 1 machine de dislillation § 2 autoclaves pour la fabrication de sirop § 1 machine de Lode § 10 fourgons Ford
. Identité de l'affaire Dénomination Forme juridique Capital social Date création Siége social/adresse Activité : Sté CHIMIGAZ : Sarl : 100 000..De l'affaire I.00Dh de : JUIN 2003 : Route principale Tikiouine : Fabrication et commercialisation de tous produits chimiques. nettoyages...
00Dh en 2004 à 1850 000.00Dh en 2005. Ø Aspect commercial : Le chiffre d'affaire traité par la Sté a progressé de 49% en 2005 par rapport à l'exercice 2004 soit 6300 000. Cette amélioration est due au dynamisme des promoteurs Programme d'investissement I. boites. Au niveau de l'exploitation on note une amélioration de la valeur ajouté passant de 1476 000.00Dh. II. coût du programme (en mDH) :
.00Dh contre 4215 000.00Dh qui couvre 15 % valeurs de roulement et assure 65 jours d'activité.§ 8 camions de 8 tonnes ISUZU Effectifs existants : § 1 directeur administratif § 1 comptable § 11 chauffeurs § 5 graisseurs § 10 ouvriers permanents § 15 ouvriers saisonniers Données techniques &commerciales actuelles Activités antérieures : Ø Aspect financier : La documentation comptable en notre possession fait état d'une structure financière équilibrée dégageant un FDR au 31/12/05 de 985 000. objet du programme : Le projet promu par les promoteurs porte sur l'acquisition deux machines de fabrication de bidons. et bouteilles en plastique d'origine TAIWANES et CHINOISES à Agadir.
F annexes Divers et imprévus TOTAL 10 1010
III.matériel d'exploitation 20 .
.Montant Frais préliminaires Equipements 80 900
. plan de financement (en mDH) Montant Apport CC associés 310 CMT sollicité TOTAL 700 1010
Les dirigeants de la société CHIMIGAZ ont décidé de développer leur activité distribution huile moteur et butane. Nous pouvons gager un avenir certain pour la branche d'industrie projetée et ses retombées bénéfiques tant sur la plan activité économique pure que sur la plan de génération d'emplois permanents. Les promoteurs u projet sont donc convaincus de la justesse de leur décision d''ivestirdans ce domaine et se doter de moyens efficaces afin de répondre a la demande en huile moteur sans cesse croissante. Ce moyen de transport de marchandises progresse d'une façon continue compte tenu du fait qu'il est le seul à pouvoir desservir la région pas manque d'autres moyens tel le chemin de fer. Ils ont été encouragés par l développement du parc camions dans le souss et dans le sud du Maroc en généal.
Sans ce moyen de transport la région serait asphyxiée. Le transport routier dans le sud est primordial. Il permet l'acheminement des marchandises que ce soit en amont ou en aval. Exploitation prévisionnelle détaille
Compte d'exploitation prévisionnelle (en mDh) A1 CA Achats Marge frais Personnel Autres charges frais financiers Amortissement Total Résultat Reprise pertes résultat avant impôt IS résultat net 1983 2132 694 744 1289 1388 1982 2132 2299 2509 2696 2299 800 2509 2696 942 1630 1754 1499 879 A2 A3 A4 A5
12600 13230 13891 14568 15315 10080 10584 11113 11668 12252 3780 3969 1837 1018 630 71 123 998 607 69 124 4167 4376 4595 1868 653 63 123 1867 1899 678 54 90 703 46 90 1038 1059 1080
Charge d exploitation 1798
. Compte tenu de leur expérience dans le domaine de la distribution de produit avec les marques petromins et IPC (kenitre) les promoteurs comptent s'implanter davantage sur le marché avec leur propre marque. Actuellement ils assurent la distribution de 150 tonnes par mois au moyen de 8 camions.Il est à notre que le parc camions circulant dans le souss et le sud du pays st actuellement très important. La consommation d'huile moteur tourne autour de 500 litres par camion et pas an. Ce chiffre ira en augmentation compte tenu de facilités de crédit accordées par les établissements financiers pour l'acquisition des véhicules lourds. Sur le plan statistique il est distribué actuellement dans le souss par les sociétés pétrolières environ 5000 tonnes par mois. Leur objectif est d'arriver à écouler 500 tonnes par mois en mettant à profit leur expérience et leur réseau commercial très efficace hautement apprécié par leur clientèle traditionnelle.
A 12600 13230 13891 14586 15315
2/ achats : Ce sont les achats de matières : huiles. graisses de l'Allemagne et l'Egypte. soit en mDH.Cash flow CF/CA 1/ chiffre d'affaires :
1413 1509 11 11
1618 1270 1844 11 12 12
la CHIMIGAZ réalisé au 31/12/06 un chiffre d »affaires de 6300 mDH.A. 05 chauffeurs et 04 graisseurs dont les salaires annuels sont détaillés dans le tableau ci-après :( en mDH) Personnel existant 1 ingénieur 5 chauffeurs 4 graisseurs Salaire annuel Charges sociales 20 % Masse salariale annuelle 320 192 240 80 832 166 988
. la STE va satisfaire ses besoins en économisant 60% des dépenses et prévoie l'importation d'huiles de mateurs. Ces ventes sont brassées à travers toutes les activités. A1 A2 A3 A4 A5
ACHATS 1080 10584 11113 11668 12252
3/ frais du personnel : Avec l'acquisition de ce matériel les promoteurs prévoient le recrutement d'un ingénieur Tunisien. sucre et GAZ .ils sont estimés à 70 du C. Avec l'acquisition de ses machines objet de cette demande de crédit. produits chimiques sel. La STE n'arrive pas a satisfaire ses clients dans le sud de Maroc et compte multiplier ses ventes par deux durant la première année de cet investissement et prévoit t une évolution de 5 % par a. soit en mDH : A1 A2 A3 A4 A5
les TFSE se présentent ci après : (en mDh) A1 A2 A3 A4 A5 TFSE ? FDG Ils présentent 2% du CA soit en MDh : A1 A2 A3 A4 A5 FDG 252 265 278 292 306 340 350 360 371 382
6-Frais financiers
.Impôts et taxes : sont estimés par an a 15 mDh 5-Charges externe Elles concernent : ? TFSE (en mDh) carburant assurance : 250 : 30
Entretien et réparation : 60 total : 340
Avec une progression de 3% par an.P.Par application d'un taux de progression de 2%. 988 1018 1038 1059 1080
4. es frais du personnel évoluent comme suit : (en mDH) A1 A2 A3 A4 A5
Dans le même ordre des idées. Pour cela. ces systèmes de rating permettent de formaliser l'appréciation qualitative du risque et de suivre la qualité du portefeuille d`engagements. La prévention du risque de contrepartie ou la gestion des lignes de crédit :
Il est nécessaire d'éviter que la défaillance d'une contrepartie n'entraîne pas des difficultés trop importantes pour le prêteur.20 20 26 28 29 31 FF 49 45 35 25 15 69 71 63 54 46
7-Dotation aux amortissements : Rubrique FP et divers Montant Taux A1 A2 A3 A4 A5 100 33 10 34 90 33 90 33 90 90 90
matériel d'exploitation 900 Total
124 123 123 90 90
2. et d'autre part de la mesure en intervalle suffisamment fréquents des expositions au risque. D'autre part.1. les banques pour contenir leurs risques dans une enveloppe acceptable doivent se donner des limites d'exposition. un suivi constant des utilisations est indispensable afin de s'assurer que les limites d'exposition sont bien respectées. d'une part. Mais. le banquier peut mettre en place des sûretés définies comme des garanties destinées à éviter à un créancier les conséquences de l'éventuelle insolvabilité de son
.2.Ils sont calcules sur la base d'un CMT de 700 MDh sur une durée de 5 ans dont une an de différé Au taux de 7% l'an HT soit en mDh : A1 A2 A3 A4 A5 CCT 0.2. D'une part. donc les systèmes de limites de risque consistent à fixer des autorisations d'engagements par contre partie et par marchés.2. les banques doivent déterminer les seuils à ne pas franchir. Ainsi. d'information et d'organisation du reporting des risques. c'est justement ce suivi qui pose un problème.2. La notation des agences de ratings : La notation est une évaluation indépendante de la capacité et de la volonté d'un emprunteur à faire face en temps et en heure à ses obligations financière est fonction de la probabilité de la défaillance.
Ø Délégation d'assurance incendie. Il est à noter. et les hypothèques pour les biens immobilier). Conditions spéciales : Règlement entre mes mains des fournisseurs après réalisation de l'autofinancement. Deuxièmement. qui sot affectés en garantie d'une créance (les gages pour les biens mobiliers. ?1-les Suretés personnelles
. enfin.00Dh : 700 000. Premièrement. le client est souvent ms au courant que sa contrepartie cherche à diminuer le risque de crédit initialement.00Dh : 69% : 06. les sûretés réelles sont des biens. cela n'est possible qu'à la seule condition que ce risque de crédit existe déjà dans le bilan des banques. mobiliers ou immobiliers. Par ailleurs. Ø Caution solidaire des associés à ht du CTM.95%+TVA : 05 ans dont 1 an de différé : Trimestrialité « SOUS SALAF »
Garanties à prendre : Ø Nant/FDC en 1er rang à ht du CTM . Cependant. Ø Nant/Matériel à acquérir en 1er rang à ht du CMT. Il existe deux classes de sûretés. les sûretés personnels sont l'engagement d'une ou de plusieurs personnes qui promettent de désintéresser le banquier en cas de défaut de l'emprunteur (les cautions qui sont des engagements d'ordre général et les avals qui sont des engagements ciblés sur un crédit particulier).débiteur. que toutes les techniques que l'on vient de voir permettent de réduire un risque de crédit en le vendant. ce qui n'est pas sans poser de difficultés commerciales. Crédit D'investissement (Création ou extension) Bénéficiaire Forme juridique Siége social/adresse Objet du programme Coût du programme Crédit sollicité Quantum de financement Taux d'intérêt Durée Plan de remboursement : Sté CHIMIGAZ : Sarl : Route de Tikiouine : Acquisition de machines de fabrication de bouteilles en plastique : 1010 000.
6000 m²estimé à 10500dh/m .(terrain+construction+stock+matériel de Transport : 3camionsd 38 tonnes+8 camions de 8 tonnes)
·Boulangerie Estimée à 4000 m Dh dont le chiffre d'affaire mensuel est de 500 m dh ·2 immeubles De 400 m²estimées à 1750 m dh · 50% DE SEL 9LAYOUNE DE 30 hA. promoteur immobilier Situation familiale : marié + 5 enfants Adresse personnelle : N° CIN : Surface patrimoniale : est responsable des biens de la famille ?2-les Suretés réelles Les biens de la famille ·Immeuble .Renseignements sur les promoteurs et les cautions SAIBOUS LAHCEN Identité Nom et Prénom : Mr BENJELLOUN Date de naissance : 1970 Profession : commerçant. agriculteur.
. boulanger. CA est de 180m dh / mois ·Activité de production du sel (unité industriel pour conserveries.
moulding d'origine de Taiwan est arrêté à 1010 000. Les prévisions d'activité portent sur la réalisation d'un chiffre d'affaire de 12 600 000.95%.00Dh sur 5 ans dont 1 an de différé au taux de 6. produits de nettoyages.00Dh. la banque fait une synthèse à travers laquelle elle décide l'octroi de crédit ou non : Note de synthèse
La Sté CHIMIGAZ est une Sarl créée en 2003 au capital de 100 000. Compte tenu de ce qui précède. ·Ferme de 3 Ha (culture marichaire. conditionnement. Nommé gérant de la Sté et Mr CHAOUI.00Dh au titre duquel. CA annuel de 2700 m Dh ) ·Pâtisserie (magasin de 400 m² +FDC+matériel estimé à 1500 m DH Après l'analyse de toutes ces données. Le programme global constitué en l'acquisition de deux machines. nous sommes sollicités pour le financement à hauteur de 69% sous forme d'un CMT de 700 000. la première année dégageant une capacité d'autofinancement pour faire face aux échéances du CMT demandé. de l'expression des promoteurs et les garanties d'usage à prendre.00Dh repartit à part égal entre Mr BENJELLOUN. Signatures accréditées :
.CA mensuel 1500 m dh. L'activité principale de cette affaire est la fabrication et la commercialisation des produits chimiques. nous vous soumettons la présente demande pour appréciation assortie de notre avis favorable. remplissage et mise en bouteilles d'huiles et en bidons de moteurs.
par trois antennes qui se complètent et se succèdent dans le temps les unes aux autres. gestion et mesure du risque de non recouvrement. Nous avons pu constaté. après exposition et définition des garanties généralement demandées. car elle dépasse le cadre purement théorique du domaine de la gestion. La première phase consiste à « étudier » la demande de crédit pour savoir « simplement » de quoi il s'agit. puisque chacune d'entre elles correspond à une phase du traitement des dossiers de crédits. Les variables intéressantes à incorporer dans le traitement des dossiers de crédit. Ce qui revient à identifier les besoins réels du demandeur et préciser soigneusement la nature de l'encours financier à envisager. (2003) : « Quels outils pour une régulation efficace des risques opérationnels de la gestion pour compte de tiers ». il est dommage de voir qu'aucun allègement n'a été mis au point dans la durée de notre stage. nous avons fait remarquer que cette prise de garantie était lourde au point de décourager la clientèle. collecter les données en les vérifiant. Ces quatre fonctions sont appelées à intervenir sur toutes missions de ce type. au niveau du Département des Engagements. Vient maintenant la troisième phase qui consiste à « contrôler la gestion des engagements ». Un travail d'une éminente importance que toute erreur pourrait déboucher sur des répercussions néfastes (montée des créances en souffrance. C'est seulement après cette première phase que l'on peut réaliser la seconde : la prise de garanties. notamment les entreprises.CONCLUSION
La mise en place d'une gestion efficace des engagements bancaires n'est pas une mission aisée. mais aussi sur bien d'autres choses. La fameuse obligation de prudence fait de cette fonction une véritable collecte de l'information.). de s'endetter. Il faut. Dans le cadre de la Banque Populaire.. et la relation banque/entreprise doit être un rapport qui se développe au fil du temps. Tous les effets d'un engagement contracté se font ressentir au niveau de cette phase : suivi des échéances.. la banque est une institution de dynamisation du tissu économique local et un élément catalyseur vers l'initiative privée. C. A ce sujet. etc. la gestion des engagements est une réflexion perpétuelle sur la maîtrise et l'adaptation à l'environnement direct de la banque. (2002) : « Bâle II : comment concilier pragmatisme et efficacité dans la mise en oeuvre des recommandations ». Revue d'économie financière. n°73
. De plus. Normalement. en fait. · Pardo.
· Les techniques de banque de crédit et de commerce extérieur au Maroc · LGB Finance. En fait. les classant de manière à simplifier leurs futurs traitements. c'est en effet un travail d'une grande sensibilité.. la mise en oeuvre d'une gestion des engagements est assurée. la procédure qui accompagne cette démarche de prise de garanties. alertes de clients douteux.
fr/fr/publications/telechar/rsf/2005/etud3_0605.pdf · Louizi.strategieaims.· Dubernet (1997) Le risque de taux d'intérêt dans le système bancaire français http://www.fr/aims/Programme/pdf/SI1%20 LOUISI. (2006) http://www.com/aims06/www.univsavoie.irege.pdf
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