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Timestamp: 2016-10-23 01:33:28+00:00
Document Index: 274333759

Matched Legal Cases: ['art. 369', 'art. 398', 'art. 426', 'art. 449', 'art. 449', 'art. 398', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 95', 'art. 106', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 450', 'art. 426', 'ATF ', 'art. 426', 'art. 390', 'art. 450', 'ATF ', 'art. 426', 'art. 426', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 5', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 64', 'art. 66']

5A_717/2015 (13.10.2015)
5A_717/2015 � � Arr�t du 13 octobre 2015
recours contre l'arr�t de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 13 juillet 2015.
A.a.�Par d�cision du 21 avril 2006, la Justice de paix du district d'Aubonne a prononc� l'interdiction civile, en application de l'art. 369 aCC, de A.________, n�e le 26 janvier 1947, de nationalit� italienne, domicili�e � X.________, et d�sign� B.________ en qualit� de tuteur. A l'entr�e en vigueur du nouveau droit de la protection de l'adulte et de l'enfant le 1er janvier 2013, la mesure institu�e en faveur de A.________ a �t� remplac�e de plein droit par une curatelle de port�e g�n�rale au sens de l'art. 398 CC et la Justice de paix du district de l'Ouest lausannois (ci-apr�s: justice de paix) a maintenu le mandat confi� � B.________.
A.b.�Le 7 juillet 2014, la justice de paix a ouvert une enqu�te en placement � des fins d'assistance � l'endroit de A.________.
D�s le 10 d�cembre 2014, A.________ a �t� plac�e, sur d�cision de son m�decin traitant, � l'H�pital de Z.________.
Le 20 janvier 2015, statuant par voie de mesures superprovisionnelles en application des art. 426 et 445 al. 2 et 449a CC, le juge de paix a ordonn� provisoirement le placement � des fins d'assistance de A.________, convoqu� cette derni�re et B.________ � l'audience de la justice de paix du 27 janvier 2015, invit� les m�decins de l'H�pital de Z.________ � faire rapport sur l'�volution de la situation de A.________ et � formuler toute proposition utile quant � sa prise en charge, dans un d�lai au 26 janvier 2015, institu� une curatelle ad hoc de repr�sentation au sens de l'art. 449a CC en faveur de A.________, nomm� Me C.________, en qualit� de curateur ad hoc de celle-ci � forme de l'art. 449a CC, avec mission de la repr�senter dans la proc�dure de placement � des fins d'assistance ouverte � son endroit, et dit que les frais suivaient le sort des frais de la proc�dure provisionnelle.
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 27 janvier 2015, la justice de paix a confirm� le placement provisoire � des fins d'assistance de A.________ � l'H�pital de Z.________ ou dans tout autre �tablissement appropri� � son �tat de sant�, invit� les m�decins de l'H�pital de Z.________ ou de tout autre �tablissement dans lequel serait plac� la pr�nomm�e � faire rapport sur l'�volution de la situation de cette derni�re et � formuler toute proposition utile quant � sa prise en charge dans un d�lai de cinq mois d�s notification de la pr�sente d�cision, et ouvert une enqu�te en mainlev�e de la mesure de curatelle de port�e g�n�rale institu�e en faveur de A.________.
Par arr�t du 17 f�vrier 2015, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejet� le recours interjet� par A.________ et confirm� l'ordonnance de mesures provisionnelles du 27 janvier 2015.
Apr�s avoir �t� plac�e � l'H�pital de Z.________, A.________ a int�gr� l'EMS D.________, o� elle r�side � l'heure actuelle.
A.c.�Au terme de leur rapport d'expertise du 24 mars 2015, le Dr E.________ et F.________, respectivement Chef de clinique et Psychologue assistante au sein du Centre d'Expertises - D�partement de psychiatrie du CHUV, ont r�pondu de la mani�re suivante aux questions que la justice de paix leur avait soumises:
" 1. L'expertis�e est-elle atteinte d'une d�ficience mentale ou de troubles psychiques (notion comprenant les d�pendances telles que l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmacod�pendance) ?
R�ponse: Oui, Madame A.________ pr�sente un syndrome de d�pendance � l'alcool ainsi qu'une d�mence.
2. L'expertis�e a-t-elle besoin de soins permanents ou d'un traitement?
R�ponse: Oui, Madame A.________ n�cessite des soins palliatifs pour son probl�me d'alcool et sa d�mence, ainsi qu'un traitement pour ses maladies somatiques, notamment pour son diab�te (cf. Discussion). Elle a aussi besoin d'assistance pour la majorit� des activit�s de la vie quotidienne.
3. Est-elle capable de coop�rer de son propre chef � un traitement appropri�?
R�ponse: Non, les troubles que pr�sente l'expertis�e compromettent sa capacit� d'accepter les soins et l'aide indiqu�s.
4. L'expertis�e peut-elle recevoir ambulatoirement l'assistance personnelle ou le traitement n�cessaires, notamment sur le plan m�dical? Si oui, quelles mesures ambulatoires faut-il pr�voir?
R�ponse: Non, les soins et l'aide que n�cessite aujourd'hui Madame A.________ d�passent aujourd'hui ce qui peut �tre fourni de mani�re ambulatoire.
5. L'expertis�e est-elle capable d'adh�rer � cette assistance?
R�ponse: Cf. notre r�ponse � la question 3.
6. En quoi les �ventuels troubles pr�sent�s par la personne concern�e risquent-ils de mettre en danger la vie de l'int�ress�e ou son int�grit� personnelle, respectivement celles d'autrui, et est-ce que cela entra�ne chez elle la n�cessit� d'�tre assist�e ou de prendre un traitement?
R�ponse: Les troubles que pr�sente l'expertis�e sont susceptibles de mettre sa sant� et sa s�curit� en danger par le biais des d�ficits cognitifs pr�sents et des effets des �tats d'alcoolisation aigu�.
7. Quels seraient les risques concrets pour la vie ou la sant� de cette personne, respectivement pour les tiers, si la prise en charge pr�conis�e n'�tait pas mise en oeuvre?
R�ponse: Cf. Discussion.
8. La personne concern�e para�t-elle de mani�re cr�dible, prendre conscience de sa maladie et de la n�cessit� d'un traitement?
R�ponse: Non. Ceci est en lien avec les caract�ristiques des troubles pr�sents.
9. Dans l'hypoth�se o� une mesure de placement serait prononc�e, quel est le type d'�tablissement recommand� par l'expert et � quels motifs?
R�ponse: Un �tablissement m�dico-social � sp�cificit� psycho-g�riatrique serait indiqu�.
10. L'expertis�e est-elle encore atteinte d'une d�ficience mentale ou de troubles psychiques (notion comprenant notamment les d�pendances telles que l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmacod�pendance) ?
R�ponse: Oui, cf. r�ponse � la question 1.
11. L'affection a-t-elle �volu�? Si oui comment?
R�ponse: Depuis la derni�re �valuation expertale en 2006, les consommations excessives d'alcool de l'expertis�e semblent avoir augment�, notamment suite au d�c�s de son ex-�poux en 2013, avec augmentation parall�le des troubles du comportement lorsqu'elle est alcoolis�e et des r�percussions sur l'organisation et la qualit� de sa vie quotidienne.
Aujourd'hui, les troubles cognitifs r�pertori�s � l'�poque atteignent la s�v�rit� d'un syndrome d�mentiel, c'est-�-dire qu'ils interf�rent avec l'accomplissement des activit�s de base de la vie quotidienne (par exemple s'habiller, se laveretc.).
12. Cette affection est-elle encore de nature � emp�cher l'expertis�e d'appr�cier la port�e de ses actes et d'assurer elle-m�me la sauvegarde de ses int�r�ts (patrimoniaux et/ou personnels) ? Si l'expertis�e est incapable de g�rer certaines de ses affaires seulement, pr�ciser lesquelles?
R�ponse: Oui.
13. L'expertis�e a-t-elle acquis une autonomie suffisante lui permettant de se passer d'une assistance ou d'une aide permanente? Si l'expertis�e n'a pas acquis une autonomie suffisante pour certains actes seulement, pr�ciser lesquels?
R�ponse: Non, le niveau d'autonomie de Madame A.________ s'est d�t�rior� de fa�on globale depuis la derni�re �valuation expertale.
14. A titre subsidiaire, en l'absence de d�ficience mentale ou de troubles psychiques, l'expertis�e est-elle atteinte d'un �tat de faiblesse (grave handicap physique, d�ficience li�e � l'�ge, d�ficience caract�rielle,...) qui affecte sa condition personnelle et qui l'emp�che d'assurer la sauvegarde de ses int�r�ts?
R�ponse: La question tombe. "
A.d.�Par d�cision du 26 mai 2015, la justice de paix a relev� Me C.________ de son mandat de curateur ad hoc de A.________ et nomm�, en son lieu et place, Me G.________.
A.e.�Par d�cision du 16 juin 2015, la justice de paix a mis fin � l'enqu�te en placement � des fins d'assistance ouverte le 7 juillet 2014 ainsi qu'� l'enqu�te en mainlev�e de curatelle ouverte le 27 janvier 2015 en faveur de A.________ (I), rejet� la requ�te en mainlev�e de la mesure de protection d�pos�e par la susnomm�e (II), confirm� la mesure de curatelle de port�e g�n�rale au sens de l'art. 398 CC en faveur de A.________ (III), confirm� B.________ en qualit� de curateur de la personne susnomm�e (IV), rappel� que le curateur a pour t�ches d'apporter l'assistance personnelle � A._______, de la repr�senter et de g�rer ses biens avec diligence (V), ordonn�, pour une dur�e ind�termin�e, le placement � des fins d'assistance de A.________ � l'EMS D.________ � Y.________, ou dans tout autre �tablissement appropri� � son �tat de sant� (VI), priv� d'effet suspensif tout recours �ventuel contre cette d�cision, (VII) et laiss� les frais de la cause, comprenant ceux des mesures provisoires, � la charge de l'Etat (VIII).
A.f.�Par acte du 6 juillet 2015 de son curateur ad hoc, A._______ a recouru contre le chiffre VI du dispositif de la d�cision du 16 juin 2015, sollicitant principalement sa r�forme en ce sens que son placement � des fins d'assistance est lev�.
Par arr�t du 13 juillet 2015, exp�di� le 15 suivant, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejet� le recours et confirm� la d�cision attaqu�e.
Par m�moire exp�di� le 14 septembre 2015, A.________, agissant en personne, exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t du 13 juillet 2015. Elle conclut principalement � son annulation et � sa r�forme en ce sens que la mesure de placement � des fins d'assistance est lev�e. Subsidiairement, elle sollicite le renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants. Elle requiert par ailleurs d'�tre mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire pour la proc�dure f�d�rale.
Le recours a pour objet une d�cision finale (art. 90 LTF; arr�t 5A_872/2013 du 17 janvier 2014 consid. 1.1 non publi� in ATF 140 III 101), rendue par un tribunal sup�rieur statuant sur recours en derni�re instance cantonale (art. 75 LTF), confirmant un placement � des fins d'assistance, c'est-�-dire une d�cision sujette au recours en mati�re civile (art. 72 al. 2 let. b ch. 6 LTF). Il a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 let. b LTF) et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 al. 1 LTF). Au surplus, la recourante a pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et �t� d�bout�e en derni�re instance cantonale (art. 76 al. 1 et 75 al. 1 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2; 135 III 397 consid. 1.4; 134 III 102 consid. 1.1). L'art. 42 al. 2 LTF exige par ailleurs que le recourant discute au moins de mani�re succincte les consid�rants de la d�cision attaqu�e (ATF 140 III 86 consid. 2). De surcro�t, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si ce grief a �t� soulev� et motiv� par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF). Si celle-ci se plaint de la violation de tels droits, elle doit ainsi satisfaire au principe d'all�gation, en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (ATF 138 I 171 consid. 1.4; 133 IV 286 consid. 1.4; 133 II 249 consid. 1.4.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 139 II 404 consid. 10.1; 133 II 396 consid. 3.1).
Apr�s avoir constat� que la d�cision de placement avait �t� prise par l'autorit� de protection sur la base d'une expertise r�pondant aux exigences de l'art. 450e al. 3 CC, les juges pr�c�dents ont retenu ce qui suit: la recourante pr�sente un syndrome de d�pendance � l'alcool ainsi qu'une d�mence, qui se sont aggrav�s avec les ann�es et n�cessitent des soins palliatifs; elle souffre �galement de diab�te et un traitement pour ses maladies somatiques est indispensable; elle a besoin d'assistance pour la majorit� des activit�s de la vie quotidienne; ses troubles interf�rent avec l'accomplissement des activit�s de base (par exemple s'habiller, se laver, etc.) et compromettent sa capacit� d'accepter les soins et l'aide indiqu�e, qui d�passent aujourd'hui ce qui peut �tre fourni de mani�re ambulatoire; ils sont par ailleurs susceptibles de mettre sa sant� et sa s�curit� en danger par le biais de ses d�ficits cognitifs et des effets de ses �tats d'alcoolisation aigu�.
Face au souhait - qualifi� de l�gitime - de la recourante de sortir de l'h�pital afin de vivre dans son appartement en toute autonomie, la cour cantonale a object� que les troubles dont elle souffre entra�nent une absence de collaboration aux soins, une mise en danger et un �puisement de son entourage. En l'absence de cadre, la recourante recommen�ait � s'alcooliser et � se mettre en danger par ses comportements. En effet, d�s son retour � domicile, elle s'opposait � l'intervention du Centre m�dico-social (CMS) et refusait toute m�dication, notamment celle prescrite pour son diab�te. Ainsi, les affections pr�cit�es mettaient en danger l'int�grit� corporelle de l'int�ress�e, qui ne paraissait aucunement prendre conscience de sa maladie ni de la n�cessit� d'un traitement. En outre, la salubrit� de son appartement et les conditions d'hygi�ne dans lesquelles la recourante �voluait au quotidien Iorsqu'elle �tait � domicile, �l�ments corrobor�s par l'ensemble du r�seau de m�me que par son voisinage, constituaient des risques sanitaires et d'incendie et ce �galement pour les tiers. Une mesure de placement repr�sentait par cons�quent la seule solution permettant de prot�ger au mieux les int�r�ts et la s�curit� de la recourante. Un retour � domicile n'�tait plus possible, selon les experts, le curateur et les autres intervenants, d�s lors qu'il entra�nerait une reprise de consommation d'alcool, une non-collaboration aux soins, un �puisement de son entourage et une mise en danger pour l'int�ress�e et les tiers. Au regard de ces �l�ments, les juges pr�c�dents ont consid�r� que le placement, dont toutes les conditions �taient r�alis�es, devait �tre confirm�.
La recourante soul�ve tout d'abord le grief de violation de l'art. 426 CC, en tant que la d�cision entreprise n'indique pas, en fait, � quel danger concret elle serait expos�e ou elle exposerait des tiers si la mesure de placement � des fins d'assistance �tait lev�e. Elle rappelle que la jurisprudence (ATF 140 III 101) exige l'existence d'un danger concret et qu'on ne saurait se contenter de " vagues pronostics ou de suppos�s dangers " pour ordonner un placement � des fins d'assistance, de surcro�t lorsqu'il est de dur�e ind�termin�e.
4.1.�Aux termes de l'art. 426 al. 1 CC, une personne peut �tre plac�e dans une institution appropri�e lorsque, en raison de troubles psychiques, d'une d�ficience mentale ou d'un grave �tat d'abandon, l'assistance ou le traitement n�cessaires ne peuvent lui �tre fournis d'une autre mani�re. La notion de " trouble psychique " englobe toutes les pathologies mentales reconnues en psychiatrie, � savoir les psychoses et les psychopathies ayant des causes physique ou non, les d�mences, ainsi que les d�pendances, notamment l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmacod�pendance (Message du 28 juin 2006 concernant la r�vision du code civil suisse [protection de l'adulte, droit des personnes et de la filiation], FF 2006 6676 ad art. 390 CC; arr�t 5A_497/2014 du 8 juillet 2014 consid. 4.1). En cas de troubles psychiques, la d�cision de placement � des fins d'assistance doit �tre prise sur la base d'un rapport d'expertise (art. 450e al. 3 CC), dans lequel l'expert doit notamment se prononcer sur l'�tat de sant� de l'int�ress� (ATF 140 III 101 consid. 6.2.2 p. 102; 140 III 105 consid. 2.4 p. 106). Dite d�cision doit indiquer sur la base de quels �l�ments de fait le tribunal a retenu l'existence d'un �tat de faiblesse (" Schw�chezustand ") au sens de l'art. 426 al. 1 CC et quel danger concret, d�ment �tabli par expertise, pour la vie ou la sant� de l'int�ress� subsisterait, dans le cas d'esp�ce, si le traitement ou l'assistance n'�tait pas mis en oeuvre. Ensuite, l'autorit� doit d�terminer sur la base de ces faits si, d'un point de vue juridique, une assistance ou un traitement est " n�cessaire " au sens de l'art. 426 al. 1 CC, et pourquoi tel serait le cas (ATF 140 III 101 consid. 6.2.3 p. 103 s.).
4.2.�En l'occurrence, la critique de la recourante est d�pourvue de tout fondement et frise la t�m�rit�.
Il r�sulte en effet clairement de l'arr�t d�f�r� que la cour cantonale a confirm� le placement � des fins d'assistance de la recourante en se fondant sur le rapport d'expertise �tabli le 24 mars 2015 par le Dr E.________ et F._______, dont il convient de consid�rer qu'il fait int�gralement partie de l'�tat de fait cantonal m�me si seules ses conclusions y sont formellement reproduites. Il n'est pas contest� que ces professionnels remplissent les exigences pour assumer la fonction d'experts. Leur expertise respecte par ailleurs les conditions pos�es par la jurisprudence (cf. � cet �gard ATF 140 III 105 consid. 2.4 p. 106 s. et les arr�ts cit�s) : elle se prononce sur l'�tat de sant� de la recourante, sur le risque qu'elle puisse - concr�tement - se mettre en danger et repr�senter un danger pour autrui en raison notamment de sa d�pendance � l'alcool, sur la conscience - ou l'absence de conscience - de l'int�ress�e de ses troubles, de m�me que sur la n�cessit� de lui prescrire un traitement et de la placer dans un �tablissement appropri� � sa situation. S'agissant plus particuli�rement des dangers concrets auxquels est expos�e la recourante ou auxquels cette derni�re exposerait autrui, dite expertise les expose pr�cis�ment. Ainsi, les experts ont indiqu� que les consommations excessives d'alcool de la recourante, associ�es au syndrome d�mentiel �voluant depuis plusieurs ann�es, l'ont rendue incapable de vivre de mani�re autonome � domicile et sont, par ailleurs, susceptibles de mettre sa sant� et sa s�curit� en danger. A cet �gard, ils ont pr�cis� que lorsque la recourante est � domicile, elle pr�sente des alcoolisations massives pouvant alt�rer son �tat de conscience ou provoquer des chutes. A cela s'ajoute qu'elle ne se nourrit pas correctement et refuse de traiter son diab�te, ce qui la rend, par exemple, vuln�rable face � des infections. De plus, un risque existe qu'elle subisse des accidents et se perde � l'ext�rieur de son domicile en raison de sa d�sorientation ou qu'elle se rende, dans cet �tat, victime d'autrui. En ce qui concerne le danger pour les tiers, les experts ont estim� que la recourante paraissait �tre essentiellement � l'origine de risques sanitaires (ordures non sorties). Contrairement � ce que soutient la recourante, il s'agit l� d'une �valuation factuelle et concr�te du danger qui subsisterait si la mesure de placement n'�tait pas ordonn�e ou maintenue, que la cour cantonale a ent�rin�e � la lumi�re de l'ensemble des �l�ments du dossier (cf.�
supra�consid. 3). Ce faisant, force est de constater que les juges pr�c�dents s'en sont tenus aux r�quisits jurisprudentiels, m�me s'ils n'ont pas express�ment cit� l'arr�t paru aux ATF 140 III 101 dont se pr�vaut la recourante. Il s'ensuit que le grief doit �tre rejet�.
Dans un second grief, invoquant une violation des art. 5 et 36 Cst., la recourante reproche aux juges pr�c�dents d'avoir viol� le principe de la proportionnalit�. Selon elle, les faits retenus par la cour cantonale ne sauraient fonder un maintien en institution.
5.1.�Lorsqu'elle arrive � la conclusion que le traitement, respectivement l'assistance, est n�cessaire, l'autorit� doit exposer les faits sur la base desquels elle consid�re que le placement (ou le maintien en institution) est conforme au principe de la proportionnalit�, c'est-�-dire pour quels motifs une assistance ou un traitement ambulatoire n'est pas envisageable, ce qui peut notamment �tre le cas lorsque l'int�ress� n'a pas conscience de sa maladie et de son besoin de traitement (ATF 140 III 101 consid. 6.2.3 p. 104). Il faut en d'autres termes que la protection n�cessaire ne puisse �tre r�alis�e autrement que par une mesure de placement � des fins d'assistance, d'autres mesures, telles que l'aide de l'entourage, l'aide sociale ou un traitement ambulatoire, ayant �t� ou paraissant d'embl�e inefficaces. Une mesure restrictive est ainsi disproportionn�e si une mesure plus douce est � m�me de produire le r�sultat escompt�. L'atteinte, dans ses aspects mat�riel, spatial et temporel, ne doit pas �tre plus rigoureuse que n�cessaire (arr�t 5A_564/2008 du 1er octobre 2008 consid. 3 et l'arr�t cit�). En outre, eu �gard au principe de la proportionnalit�, l'autorit� doit aussi expliquer pour quelles raisons elle consid�re l'institution propos�e comme " appropri�e " (ATF 140 III 101 consid. 6.2.3 p. 104 et les r�f�rences), ce qui est notamment le cas lorsque l'organisation et le personnel dont elle dispose normalement lui permettent de satisfaire les besoins essentiels de la personne plac�e (ATF 114 II 213 consid. 7 p. 218 s.; 112 II 486 consid. 4c p. 490; arr�ts 5A_497/2014 du 8 juillet 2014 consid. 4.1; 5A_614/2013 du 22 novembre 2013 consid. 4.2).
5.2.�En l'esp�ce, les experts ont relev� que les troubles que pr�sente la recourante perturbent aujourd'hui sa capacit� d'appr�cier ses besoins de soins et d'assistance ainsi que sa capacit� d'accepter et de collaborer avec la prise en charge propos�e. Ils ont �galement indiqu� que les soins et l'aide qu'elle n�cessite d�passent ce qui peut �tre fourni de mani�re ambulatoire et qu'un placement dans un �tablissement m�dico-social � sp�cificit� psycho-g�riatrique apparaissait indiqu�. La cour cantonale a enti�rement suivi les experts sur ce point. Or il appara�t qu'en soutenant que le placement est en l'occurrence disproportionn�, la recourante ne fait que substituer sa propre appr�ciation � celle de l'autorit� cantonale. Une telle critique, de nature appellatoire, n'est pas admissible (cf.�
supra�consid. 2). La recourante n'explique en particulier pas pourquoi une prise en charge ambulatoire serait en l'esp�ce suffisante. Elle ne remet pas non plus valablement en cause le constat selon lequel ses troubles compromettent sa capacit� d'accepter les soins et l'emp�chent de coop�rer de son propre chef � un traitement. Elle ne d�montre pas non plus que la nature et le lieu du placement choisi pour l'accueillir ne serait pas en ad�quation avec sa situation et le plus � m�me de lui apporter l'assistance et les soins qui lui sont n�cessaires. Il ne suffit � cet �gard pas d'affirmer que ses probl�mes de sant�, notamment son diab�te, " ne peuvent justifier l�gitimement une obligation de traitement dans une institution telle que l'EMS D.________ " et que sa " soi-disant consommation excessive d'alcool (...) n'a jamais eu de r�percussions sur son quotidien et ne n�cessite nullement une mesure aussi invasive qu'un placement � des fins d'assistance ".
Il suit de l� que le grief est irrecevable.
Au vu de ce qui pr�c�de, le recours est rejet� dans la mesure o� il est recevable. Les conclusions de la recourante �tant d�pourvues de toutes chances de succ�s, sa requ�te d'assistance judiciaire doit �tre rejet�e (art. 64 al. 1 LTF). Compte tenu des circonstances, il se justifie cependant de renoncer � percevoir un �molument judiciaire (art. 66 al. 1, 2e phrase, LTF).
Le pr�sent arr�t est communiqu� � la recourante, � Me G.________ en sa qualit� de curateur ad hoc, � la Justice de paix du district de l'Ouest lausannois et � la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud.