Source: https://lib.ovh/Repport/fr/Droits_de_l%27homme
Timestamp: 2019-05-22 19:43:50+00:00
Document Index: 20729901

Matched Legal Cases: ["l'article 21", "l'article 11", 'art. 22', 'art. 23', 'art. 26', 'arrêt ']

Les droits de l'homme[N 1], parfois appelés droits humains ou droits de la personne[N 2], sont un concept à la fois philosophique, juridique et politique, selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou d'autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité ou la religion.
Selon ce concept, tout être humain — en tant que tel et indépendamment de sa condition sociale — a des droits « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés », et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi, le concept de droits de l’homme est par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité en dignité d’une caste, d’une race, d’un peuple, d’une classe ou d’un quelconque groupe social ou individu par rapport à un autre ; incompatible tout autant avec l’idée que la construction d’une société meilleure justifie l’élimination ou l’oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.
2.1 Le cylindre de Cyrus
2.2 Autres références dans l'Antiquité
2.3 Édit de Milan
2.4 Autres références en Afrique
2.5.1 Grands textes (XIIIe – XVIIe siècles)
2.5.2 Première déclaration des droits humains (1776)
2.5.3 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789)
2.5.4 Déclaration universelle des droits de l'homme (1948)
2.5.5 Convention européenne des droits de l'homme (1950)
2.5.6 Développements ultérieurs
3 Concept en extension
3.3 Conflit entre première et deuxième génération
3.4 D'autres générations ?
3.4.1 Droits de troisième génération
3.4.2 Droits de quatrième génération
4 Aspects institutionnels et juridiques
4.1 Droits de l'homme et peines d'emprisonnement
4.2 Droits de l'homme et démocratie
4.3 Droits de l'homme et État de droit
4.4 Droits de l'homme et droit de la guerre
5.1 Critique relativiste
5.2 Question de l'opposabilité
5.3 Question de la symétrie entre droits et devoirs
6 Respect des droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui
9.2 Déclarations
Depuis 1948 et la promulgation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le terme de « droits humains » est d'usage courant dans la plupart des langues dans lesquelles elle a été traduite. Néanmoins, en français, notamment en France, le terme « droits de l'homme » est traditionnellement préféré[3].
La dénomination française est parfois perçue comme sexiste[4] ou non représentative[5],[6],[7]. En effet, l'expression « droits de l'homme », héritée du XVIIIe siècle, est la seule parmi les langues romanes à véhiculer l'ambiguïté l'homme « mâle » et l'Homme « être humain », bien que le mot latin homo dont elle découle étymologiquement désigne l'être humain (l'homme mâle étant désigné par le mot vir). La Commission nationale consultative des droits de l'homme préconise cependant de maintenir l'expression traditionnelle[8], qui est du reste la plus couramment utilisée en France.
Par ailleurs, les Français utilisent souvent l'expression « droits des femmes » lorsqu'il est explicitement question de femmes[9], ajoutant à l'ambiguïté d'origine en suggérant que les femmes auraient des droits différents de ceux des hommes. Pour sortir de ces ambiguïtés, certains, même en France, comme le Mouvement français pour le planning familial (MFPF), proposent de parler de « droits de la personne », comme il est fait au Canada. Amnesty International en France a explicitement choisi de parler de « droits humains » comme le fait la section suisse de cette organisation dans ses publications en français. Il est à noter que les autorités suisses utilisent régulièrement, au plus haut niveau, l'expression « droits humains » plutôt que « droits de l'homme »[10].
« Il est difficile d'identifier avec précision les origines de la philosophie des droits de l'homme. Le regard de l'observateur est en effet assez mécaniquement obscurci par une forme de paréidolie historique qui le pousse à voir rétrospectivement dans des textes anciens des expressions de cette philosophie »[11]. Ainsi, le cylindre de Cyrus est souvent mentionné anachroniquement comme la « première charte des droits de l'homme ». Gravé dans l'argile à la demande de Cyrus le Grand après sa conquête de Babylone en -539, ce document fut redécouvert en 1879 et traduit en 1971 par l'Organisation des Nations unies dans toutes ses langues officielles.
dans l'Éthique à Nicomaque, Aristote évoque le principe de dignité et le respect que l'individu doit porter aux autres[12] ;
dans les Pensées de Marc Aurèle et les Tusculanes de Cicéron (sur la notion de jus hominum, « droit des hommes »), reprenant Platon[13] ;
dans des textes littéraires, comme la pièce de théâtre Antigone de Sophocle[N 3] ou purement philosophiques, comme dans les textes de l’école de pensée des stoïciens[réf. nécessaire].
Les droits de l'homme, tels qu'ils sont apparus dans l'histoire européenne et tels qu'ils se sont ensuite généralisés au monde entier à travers les organisations internationales, tirent plus particulièrement leur origine, selon Mgr Mamberti, de l'édit de Milan, application concrète des enseignements du Christ et de saint Paul[14][source insuffisante]. Cet édit de tolérance a été promulgué en 313 par l'empereur romain Constantin Constantin Ier afin d'autoriser la liberté de culte aux chrétiens. La liberté de religion et de conscience sont en effet les premiers des droits de l'homme.
Au XIIIe siècle, en Afrique, voir le texte-serment de la charte du Manden (inscrite par l'Unesco au patrimoine immatériel de l'humanité), qui énonce déjà des formulations très modernes des principes d'égalité devant la loi et de non-discrimination.
Aux XVe et XVIe siècles, les grands jurisconsultes islamiques de l'empire du Mali établissent des principes très similaires à ceux qui seront établis plus tard dans les déclarations « modernes » des droits de l'homme (voir en particulier les manuscrits de Tombouctou).
Sur ce monument dédié à la République, le sculpteur Émile Peynot a posé sur les genoux de l'allégorie la République un grand parchemin portant la mention « LES DROITS DE L'HOMME »
Avec cette définition (non du contenu, mais de la forme), on peut remonter au moins jusqu'au Moyen Âge pour trouver les premières manifestations, concrètes et avec des effets réels dans les pratiques, de l'idée des droits de l'homme, réunies sous le nom de droits de l'homme de la première génération[15] :
la Magna Carta (1215). Ce texte est important mais n'a été véritablement utilisé qu'à partir du XVIIe siècle comme instrument contre l'absolutisme royal des Stuart ;
Dans L'[1]) : « L’homme qui revendiquerait les droits de l’homme, périrait dans l’abandon ou dans l’infamie. »
L’Assemblée nationale française, dès qu’elle s’est déclarée constituante, a décidé de rédiger une déclaration. La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789 , sous l’influence des leaders du tiers état et de la noblesse libérale. Ratifiée seulement le 5 octobre par Louis XVI sous la pression de l’Assemblée et du peuple accouru à Versailles, la déclaration de 1789 servira de préambule à la première Constitution de la Révolution française, adoptée en 1791. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est promulguée par le roi le 3 novembre 1789 : c'est une déclaration philosophique universaliste (droits de l'homme) et juridique (droit du citoyen).
Pour l'historien américain Samuel Moyn, les droits de l'homme ne sont devenus le vocabulaire préféré dans le monde pour parler de justice que depuis quelques décennies. Plus précisément, il date la naissance des droits de l'homme, comme idéologie et mouvement, au milieu des années 1970. Il fait valoir que ce ne fut que dans les années 1970, quand d'autres idéologies (socialisme utopique, anti-colonialisme, et anti-communisme) sont tombées en désuétude que les droits de l'homme ont assumé un statut d'arbitre moral ultime de conduite internationale[16]. Ainsi, « c'est de l'implosion des utopies antérieures qu'est née la « dernière utopie » que sont les droits de l'homme comme norme suprême censée faire advenir un monde meilleur »[17].
Pour certains militants contemporains des droits de l'homme, des normes internationales, valables pour tous les pays et tous les peuples, doivent être édictées et soutenues - le cas échéant - par le droit d'ingérence, mais l'affirmation de leur universalité[18] rencontre de nombreuses objections dans un monde tenté par le relativisme. C'est une question particulièrement importante de la philosophie politique contemporaine.
Magali Lafourcade, juriste spécialiste du sujet, souligne l'« élasticité » du concept pour rendre compte du mouvement d'enrichissement du corpus des droits de l'homme[19].
Historiquement, la plupart de ces droits ont été reconnus au lendemain de la Seconde Guerre mondiale[N 4]. Néanmoins le droit au travail ainsi qu'à la protection sociale était revendiqué dès le début de la Révolution française de 1789, et inscrit dans la loi du 19 mars 1793 [20], qui affirmait : « Tout homme a droit à sa subsistance par le travail s'il est valide ; par des secours gratuits s'il est hors d'état de travailler. Le soin de pourvoir à la subsistance du pauvre est une dette nationale »[21]. De même, l'article 21 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 affirme : « Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler ».
Il existe un certain conflit entre les droits contre l'État et les droits sur l'État, qui recouvre l'opposition entre deux conceptions des droits de l'homme, la conception libérale et la conception socialiste[22].
Les partisans, libéraux, des droits résistance qualifient fréquemment les droits créance de faux droits[23], car l'État ne peut satisfaire les droits de deuxième génération des uns qu'en imposant à d'autres de le faire, ce qui viole leurs droits de première génération[24]. On cite souvent comme exemple le droit au logement (de seconde génération) qui s'oppose au droit de propriété (de première génération)[25].
Ce conflit ne doit pas être confondu avec celui des droits de même génération. Ainsi, le droit à la liberté d'expression trouve sa limite dans le droit à ne pas être injurié ni diffamé, limite explicitement affirmée dans l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), qui affirme par exemple le « droit à la sécurité sociale » (art. 22) ainsi que le « droit au travail » (art. 23) et à l'éducation (art. 26), est accompagnée de deux pactes internationaux des Nations unies relatifs aux droits civils et politiques (première génération) et aux droits économiques, sociaux et culturels (deuxième génération) (16 décembre 1966). Ces deux pactes ont rarement été signés tous les deux ensemble ; les pays du Bloc de l'Ouest signaient plus volontiers le premier tandis que ceux du Bloc de l'Est signaient le second[[réf. souhaitée].
les droits environnementaux[26] ;
le droit à la différence[27] ;
le droit des minorités [28].
Le contenu de ces générations n'est pas clair et n'est pas consacré dans un grand texte comme le sont les droits des deux premières générations. Les théories reprennent certains droits de la troisième génération pour les mettre dans la quatrième (droit de l'environnement, bioéthique, etc.), la différence étant, pour eux, que les droits des trois premières générations s'attacheraient à l'homme vivant en société (avec un glissement de la liberté vers l'égalité matérielle), tandis que les droits de la quatrième seraient des droits rattachés à l'être humain en tant qu'espèce[[réf. souhaitée]. Ces nouveaux droits concernent essentiellement les droits des individus appelés aussi droits subjectifs par opposition aux droits liés aux exigences de la vie collective appelés droits objectifs[29].
La liberté étant mentionnée comme l'un des quatre droits fondamentaux de l'homme, sa suspension temporaire dans le cadre d'une peine d'emprisonnement a fait l'objet de travaux dans le cadre des Nations unies[30].
Un État démocratique peut donc violer les droits de l'homme. Pour l'éviter, on admet[Qui ?] généralement qu'il faut limiter la souveraineté du peuple par des garde-fous indépendants, un rôle souvent tenu par les instances judiciaires (au niveau national, par des juges constitutionnels ou des Cours suprêmes[N 5] ou, comme indiqué ci-après pour la Cour européenne des droits de l'homme (au niveau régional).
Au XVIe siècle, le désir d'améliorer le sort des peuples non européens, et notamment celui des Amérindiens, a abouti à leur conversion souvent par la force[32]. La conquête de l'Amérique a été motivée par l'or, mais aussi par l'évangélisation et l'humanisme de Juan Ginés de Sepúlveda[32].
Aujourd'hui, l'idéologie des droits de l'homme est devenue l'un des principaux arguments cités par les hommes politiques des États-Unis et d'Europe pour justifier leur participation à des actions préventives ou répressives contre des États souverains[33].
Les guerres récentes, celle du Kosovo en 1999 et d'Irak en 2003, se sont trouvées justifiées par l'idée de guerre juste. L'objectif est de convaincre l'opinion publique que l'ennemi est le Mal, qu'il cultive les charniers, comme au Kosovo ou à Timisoara afin de légitimer une action de guerre contre eux[34].
Certains analystes, proches de la politique américaine comme Guy Millière, soutiennent que cette volonté de démocratiser le Moyen-Orient est sincère[35]. D'autres comme Michel Onfray en revanche, attribuent à des intérêts pétroliers et économiques cette idéologie des droits de l'homme. Ainsi, pour le philosophe, « on a exporté les droits de l'homme par la violence en se mettant au service de l'impérialisme américain »[36].
L'école utilitariste dénonce également les droits de l'homme à travers la philosophie de son représentant le plus illustre, Jeremy Bentham. Dans Anarchical Fallacies [37] . , écrit en français entre 1791 et 1795 mais publié seulement en 1816, Bentham attaque les déclarations de droits produites par la Révolution. Pour Bentham, les droits sont créés par la loi et la loi est le commandement du souverain ; les droits naturels n’existent pas. Leur généralité les conduit à l’impotence. L’idée même qu’il existerait des droits antérieurs au gouvernement mène à l’anarchie puisque ceci signifie que la loi ne peut limiter ces droits naturels [38].
Le philosophe du droit Michel Villey, critique conservateur de la notion des droits de l’homme, distingue plusieurs « fruits » des droits de l’homme[39].
Karl Marx, un critique des droits de l'homme en 1843.
Selon Alain de Benoist, le discours de l'idéologie des droits de l'homme cherche à faire passer ses idées comme des dogmes qu'on ne saurait critiquer ou questionner sans se placer en dehors de l'humanité. Cet effet serait obtenu en présentant les droits de l'homme comme des droits « universels ». Les tenants du credo des droits de l'homme se considérant comme investis de la mission d'en imposer les principes au monde entier, l'idéologie des droits de l'homme se révèle ainsi porteuse d'intolérance et de rejet total alors que théoriquement elle est fondée sur un principe de tolérance[40].
Pour l'historien du droit Jean-Louis Harouel, les démocraties européennes, en faisant des droits de l'homme leur politique, se sont condamnées à l'impuissance collective. Instaurant une morale d'État « vertueusement suicidaire », la religion des droits de l'homme interdirait aux dirigeants occidentaux d'envisager les problèmes liées à l'immigration et à la présence d'un islam de masse, et d'y répondre d'un point de vue politique. La religion des droits de l'homme serait ainsi la négation des droits collectifs des nations européennes[17].
Selon Robert Badinter, la perte de crédibilité vient de ceux qui proclament les droits de l’homme sans les respecter[41][source insuffisante].
On peut également citer la Déclaration des droits de l'homme en islam adoptée le 5 août 1990 par l'Organisation de la coopération islamique, qui proclame dans son article 10 que l'islam est la « religion naturelle de l'homme ». Cette déclaration interdit d'exprimer toute opinion « en contradiction avec les principes de la Charia »[17].
La vision occidentale des droits fondamentaux, fondée sur les libertés civiles et politiques, s'est longtemps opposée au sein de l'Organisation des Nations unies (ONU) à celle du bloc socialiste privilégiant les droits économiques, sociaux et culturels et la satisfaction des besoins élémentaires. L'effondrement de cette idéologie concurrente à la fin du XXe siècle a, par contrecoup, favorisé la diffusion actuelle du modèle occidental. Cependant, l'État et le Parti communiste chinois continuent de publier régulièrement des documents qui défendent et illustrent une vision socialiste modernisée, en taisant la répression qui s'exerce contre ceux qui invoquent avec trop d'insistance la vision occidentale[42].
À la suite de l'émergence de la préoccupation environnementale, à la fin du e siècle, on a reconnu le droit pour tous à un environnement sain. Sous l'impulsion de Jacques Chirac, l'État français a alors décidé d'inclure des devoirs dans la charte de l'environnement, qui a valeur constitutionnelle. L'article 2 de la charte stipule en effet :
Dans Pacem in Terris du pape Jean XXIII, considérée comme l'une des encycliques les plus importantes du XXe siècle, les droits et les devoirs sont plusieurs fois mis côte à côte : l'encyclique évoque notamment le « rapport indissoluble entre droits et devoirs dans une même personne » et la « réciprocité de droits et de devoirs entre personnes différentes »[43].
Les membres d'une certaine race, foi, ou groupe se voient nier leur reconnaissance comme une « personne ». (articles 2 et 6) ;
les hommes et les femmes ne sont pas traités comme égaux (article 2) ;
les groupes différents, raciaux ou religieux ne sont pas traités de façon égale (article 2) ;
la vie, la liberté ou la sécurité de personnes sont menacées (article 3) ;
une personne est vendue ou utilisée comme esclave (article 4) ;
une punition cruelle, inhumaine ou dégradante est utilisée sur une personne, telle que la torture (article 5) ;
la protection égale contre toute discrimination (article 7) ;
les victimes d'abus se voient dénier une défense juridique efficace (article 8) ;
les punitions sont traitées arbitrairement ou unilatéralement, sans droit à un procès juste (article 11) ;
l'intervention arbitraire dans les vies personnelles ou privées par les agents de l'État (article 12) ;
interdiction aux citoyens de partir ou retourner à leur pays (article 13) ;
la liberté d'expression ou la liberté de religion est niée (articles 18 et 19) ;
le droit de rejoindre un syndicat est nié (article 23) ;
le droit à l'éducation est nié (article 26).
Les violations des droits humains et les abus sont en partie répertoriés par les organisations non gouvernementales telles que Amnesty International, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, Human Rights Watch, l'Organisation mondiale contre la torture, Freedom House, International Freedom of Expression Exchange et Anti-Slavery International. Très peu de pays ne commettent pas de violations de droits humains significatives, selon Amnesty International. Dans son rapport de 2004 sur les droits humains (couvrant 2003) les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, l'Islande et le Costa Rica sont les seuls pays qui n'ont pas violé au moins quelques droits humains significativement[44].
Certaines personnes pensent que les abus de droits humains sont plus courants dans les dictatures que dans les démocraties parce que la liberté d'expression et la liberté de la presse ont tendance à découvrir les abus orchestrés par l'État et à les exposer. Néanmoins, les abus de droits humains arrivent aussi dans les démocraties. Par exemple, Amnesty International a dénoncé la gestion de la prison de Guantánamo par les États-Unis, et l'a qualifiée de « scandale de droits humains » dans une série de rapports[45].
Lochak, Les droits de l'homme , Paris, La Découverte, coll. « Repères » (no 333), 2002 , 124 p.
Grégor Puppinck, Les droits de l'homme dénaturé, Paris, Cerf, 2018.
Zuber, Le culte des droits de l'homme , Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », 2014 , 405 p. (ISBN 978-2-07-014250-7)
↑ On rencontre parfois la graphie « droits de l'Homme ». À l'origine, le mot « homme » ne prend pas de majuscule dans cette expression et cette écriture est conservée par des organismes tels que les Nations unies[1]. Certaines sources écrivent toutefois le mot avec une majuscule (« Homme »), soit par erreur, soit par volonté d'englober plus explicitement tout le genre humain, et non seulement les êtres humains masculins comme pourrait le sous-entendre l'absence de majuscule[2].
↑ La dénomination « droits humains » est préférée par plusieurs organisations françaises et suisses ; « droits de la personne » est principalement utilisée au Canada francophone. En France, le Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe, même si la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne change pas de nom.
↑ Un exemple intéressant s'est récemment produit en Suisse, où la décision quant à la naturalisation de certains individus fut soumise, conformément à la procédure locale en vigueur, à une votation populaire. Les candidats à la naturalisation se divisaient en gros en deux groupes : des individus d'origine italienne et d'autres d'origine ex-yougoslave. Le résultat de la votation populaire fut que les candidats italiens furent tous admis à la nationalité suisse, alors que tous ceux d'origine ex-yougoslave furent rejetés. Ces derniers firent recours au Tribunal fédéral suisse (la Cour suprême du pays), qui annula la décision populaire, considérant celle-ci comme discriminatoire, et partant contraire aux droits de l'homme (tels que reconnus et protégés par la Constitution fédérale suisse). Selon les termes de l'arrêt du Tribunal fédéral, « lors du vote sur des demandes de naturalisation, les citoyens doivent respecter les droits fondamentaux », et de conclure : « la liberté de vote ne leur confère aucun droit à la validation d'un résultat incompatible » avec les droits de l'homme[31]
↑ Sonya Faure, «Droits humains» [expression]: vrai/faux synonyme de «droits de l'homme», sur liberation.fr, 2 juin 2015 .
↑ Annick Cojean, « "Droits humains, c'est plus moderne" », sur lemonde.fr, Le Monde, 11 décembre 2008 (consulté le 8 mai 2019).
↑ « "Droits humains" vs "Droits de l’Homme" : en finir avec une logique linguistique discriminatoire », sur haut-conseil-egalite.gouv.fr, 0 décembre 2018 (consulté le 8 mai 2019).
↑ « Remplaçons «droits de l’homme» par «droits humains»! », sur liberation.fr, Libération, 13 juillet 2015 (consulté le 8 mai 2019).
↑ Christine Delphy, « Droits de l’homme ou droits humains ? », sur lmsi.net, 19 février 2007 (consulté le 8 mai 2019).
↑ Avis de la Commission française consultative des droits de l'homme sur la modification de l'expression « Droits de l'homme ».
↑ « Historique du droit des femmes », sur infofemmes.com (consulté le 8 mai 2019).
↑ Jean Carpentier, L'émergence des droits de l'homme en Europe: anthologie de textes , éditions du Conseil de l'Europe, 2001 , p. 253.
↑ Mgr Mamberti : le concept de droits de l'homme est né dans un contexte chrétien, 14 décembre 2013.
↑ Que signifie « universalité des droits humains » ? - Humanrights.ch.
↑ « Les Droits de l'homme », sur www.puf.com (consulté le 19 janvier 2019).
↑ Convention nationale, séance du mardi 19 mars 1793 , sous la présidence d'Armand Gensonné, Beauvais, au nom du comité des secours publics, fait un rapport, et propose un projet de décret, qu'après de légers débats la Convention adopte. Le texte paraît dans la Gazette nationale ou Le Moniteur universel, n° 80, le jeudi 21 mars 1793 , l'an 2e de la République Française. Léonard-Charles-André-Gustave Gallois et Alexandre Ray, [url google Réimpression de l'Ancien Moniteur] : Volume 15 XVIIe – XIXe siècle : 1789-1840 , Paris, Au Bureau central, 1840 .(notice BnF BnF FRBNF31181915).
↑ (en) (fr) Manuel sur les droits de l'homme et l'environnement , Strasbourg, Les Éditions du Conseil de l'Europe, 20 juin 2012 , 206 p. (ISBN 978-92-871-7318-8)978-92-871-7318-8)Manuel sur les droits de l'homme et l'environnement (2e édition) Ce manuel mis à jour est précisément destiné à permettre de mieux comprendre ces liens, en prenant en compte la nouvelle jurisprudence pertinente de la Cour européenne des droits de l’homme.
↑ Judith Friedlander, « Les juifs et le droit à la différence : entre l'idéal de l'état-nation et le nationalisme des minorités », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques. Archives, no 9,‎ 15 avril 1992 (0990-9141, lire en ligne, consulté le 11 août 2018).
↑ a et b Thomas Gomez, Droit de conquête et droits des indiens, Armand Colin, Paris, 1996[réf. non conforme].
↑ (en) Jeremy Bentham, Anarchical Fallacies , Jeremy Bentham, Anarchical Fallacies , lire en ligne).
↑ (en) William Sweet, « Jeremy Bentham (1748—1832) », Internet Encyclopedia of Philosophy, sur www.iep.utm.edu (2161-0002, consulté le 11 août 2018).
↑ Alain de Benoist, Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, éditions Krisis, 2004, Alain de Benoist, Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, éditions Krisis, 2004, lire en ligne].
↑ Entretien avec M. Robert Badinter.
↑ (en) Amnesty International Report 2004 , London, Amnesty International, 2004 (ISBN 978-0-86210-354-5, 439485689).
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