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Timestamp: 2017-09-25 02:48:53+00:00
Document Index: 285407078

Matched Legal Cases: ['art. 41', 'art. 77', 'art. 79', 'art. 77', 'art. 77', 'art. 77']

La Conférence latine des autorités cantonales compétentes en matière d exécution des peines et des mesures - PDF
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1 Décision du 25 septembre 2008 Entrée en vigueur : relative à l exécution des peines sous la forme de la semi-détention La Conférence latine des autorités cantonales compétentes en matière d exécution des peines et des mesures Vu les articles 40, 41, 74, 75, 77b, 79, 372 al. 3, 379 et 380 du code pénal sui sse du 21 décembre 1937 (CPS); Vu l ordonnance du 19 septembre 2006 relative au code pénal suisse et au code pénal militaire (O-CP-CPM) ; Vu les articles 1 et 14 du concordat du 10 avril 2006 sur l exécution des peines privatives de liberté et des mesures concernant les adultes et les jeunes adultes dans les cantons latins (Concordat latin sur la détention pénale des adultes) ; Considérant : Le nouveau droit des sanctions est entré en vigueur le 1 er janvier Un de ses objectifs est de diminuer le nombre des courtes peines privatives de liberté dont la durée devrait être en règle générale de 6 mois au moins, sauf exceptions ; dans ce dernier cas, elles ne sont pas assorties du sursis (art. 41 et 42 CPS). Ce régime de la semi-détention a été introduit en 1974 mais les possibilités d exécution en ont été élargies sauf exceptions. L exécution des courtes peines se fait en régime ordinaire (art. 77 CPS), en régime de journées séparées (4 semaines au plus art. 79 CPS) et en semi-détention (art. 77b et 79 al. 3 CPS) qui devient la règle pour les peines de six mois à un an s il n y a pas lieu de craindre que la personne détenue ne s enfuie ou ne commette de nouvelles infractions (art. 77b CPS). En cas d exécution sous ce régime, la personne détenue continue de travailler ou de se former à l extérieur et elle passe ses heures de loisirs et de repos dans l établissement. L accompagnement de cette personne doit être garanti pendant le temps d exécution (art. 77b CPS). Cette détention peut être exécutée dans des établissements ouverts ou des sections ouvertes d établissements fermés et aussi dans une section spéciale d un établissement de détention avant jugement, si nécessaire. 1
2 La Conférence a décidé que cette détention serait exécutée dans des établissements ou des sections d établissements, en prenant en compte les principes de proximité. D autres motifs que ceux liés à la sécurité ou à la discipline peuvent justifier un transfert (par ex. application du plan d exécution de la sanction pénale, effectif des personnes détenues). L organe supérieur du concordat a dès lors pris des dispositions d application du code pénal suisse pour le 1 er janvier 2007 ; il l a fait en adoptant la Recommandation N o 4 du 27 octobre 2006 qu il y a lieu d actualiser au vu des expériences faites et de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Sur les propositions de la Commission concordataire du 26 août 2008 et de la Commission de probation du 17 septembre 2008, Décide : I. Principes Art. 1 Les conditions d octroi de la semi-détention sont définies par les articles 77b et 79 CPS. Art. 2 1 Pendant l exécution de la semi-détention, la personne détenue continue son activité ou son travail à l extérieur de l établissement et passe ses heures de loisirs et de repos dans l établissement. 2 En règle générale, la personne détenue passe chaque semaine au moins 24 heures consécutives en détention, en principe en fin de semaine, pendant les deux premiers mois de la détention. Dès le troisième mois, les règles relatives aux congés sont applicables. 3 Pendant notamment leurs heures de congés professionnels ou leurs vacances, les personnes détenues restent en principe dans l établissement. Art. 3 L établissement doit être en mesure d assurer une prise en charge complémentaire, notamment sociale. 2
3 II. Conditions d application Art. 4 1 A la suite de sa convocation par l autorité d exécution, la personne condamnée doit présenter dans un délai de 30 jours les justificatifs nécessaires pour l exécution de sa peine en semi-détention (preuve d une activité professionnelle dépendante ou indépendante ou une attestation de formation avec l indication du lieu de travail, respectivement de la formation ou une attestation d une activité structurée et encadrée, par ex. AI). 2 L autorité chargée de l exécution vérifie les faits ; elle peut par la suite déléguer sa compétence à la direction de l établissement. Art. 5 L autorité d exécution autorise l exécution sous forme de la semi-détention et en fixe les conditions. Cette autorisation contient au moins les éléments suivants : a) date et lieu de l exécution ; b) heures de départ et d arrivée, horaire, en fonction de l activité ou du travail ou de l occupation et de l organisation du service de l établissement. Art. 6 L autorité prend en compte, dans la mesure du possible, en particulier le lieu de domicile, le type et le travail, l occupation ou l activité de la personne condamnée. Art. 7 Durant l exécution de la semi-détention, l autorité veille à ce que la personne détenue exécute effectivement son activité ; elle peut déléguer sa compétence à la direction de l établissement ou à une autre autorité. III. Dispositions générales Art. 8 1 En règle générale, durant les jours de travail, les personnes détenues prennent leurs repas à l extérieur, à l exception du petit déjeuner. 2 Les frais de ces repas et ceux de transport depuis l établissement sont à la charge des personnes détenues. 3
4 Art. 9 La personne détenue peut bénéficier des autorisations de sortie conformément au règlement du 25 septembre 2008 concernant l octroi d autorisations de sortie aux personnes condamnées adultes et jeunes adultes applicable par analogie. IV. Participation aux frais d exécution Art La personne qui bénéficie de ce régime ayant un salaire ou une rémunération, doit payer une participation aux frais d exécution de la peine. 2 Le montant de cette participation a été fixé par la Conférence à 21 francs par jour de détention avec effet au 1 er janvier La personne détenue verse des avances dont le montant est fixé par la direction de l établissement. 3 La personne détenue qui assume une obligation légale d entretien ou n a qu une activité structurée et encadrée, paie un montant inférieur mais au moins de 10 francs par jour. Il en va de même si elle suit une formation reconnue. 4 Pour les cas de rigueur dûment démontrés, l autorité compétente peut diminuer la participation aux frais d exécution. La personne détenue doit adresser une demande motivée au plus tard pour le dix d un mois pour le mois suivant. V. Lieux d exécution Art La semi-détention est exécutée dans un établissement ouvert ou dans une section ouverte d un établissement fermé. 2 L établissement peut être géré par un exploitant privé autorisé par la Conférence. 3 Un tel établissement doit garantir la prise en charge complémentaire nécessaire de la personne condamnée, le respect d un plan d exécution de la sanction pénale, s il a été établi et disposer d un règlement approuvé par l autorité du lieu du siège dudit établissement. 4 Des peines de semi-détention peuvent être exécutées par des hommes et des femmes dans le même établissement mais dans des sections séparées ; en revanche certains locaux peuvent être utilisés en commun. 4
5 VI. Modifications du régime de semi-détention Art La semi-détention est interrompue par l autorité d exécution et la peine exécutée en régime ordinaire lorsque la personne détenue : a) ne respecte pas lors du commencement de la peine ou pendant l exécution de la peine les conditions fixées (par ex. non-respect des horaires, consommation d alcool ou de drogue) ; b) refuse de payer sans motif valable l avance au comptant ou le prix de pension. 2 La direction de l établissement peut suspendre provisoirement ce régime pour des motifs graves ou à titre de mesure conservatoire (par ex. absences injustifiées du lieu de travail, comportement inadmissible, dénonciation du contrat par sa faute, rupture grave du rapport de confiance mise en lui). Elle en informe sans délai les autorités compétentes qui se déterminent dans un délai maximal de 10 jours. 3 La personne détenue peut demander à renoncer à poursuivre le régime de la semi-détention. Dans ce cas, le solde de la peine est exécuté en principe immédiatement sous le régime ordinaire. Art. 13 Dans les cas de peu de gravité, l autorité d exécution ou la direction de l établissement peut prononcer un avertissement, conformément au règlement de l établissement. Art. 14 Dans les cas de perte de son activité, non imputable à la personne condamnée, cette dernière a la possibilité de trouver une autre activité dans un délai maximal de 21 jours, aux conditions fixées par la direction de l établissement. Art Les sanctions disciplinaires sont réservées. 2 Si une enquête pénale est ouverte à l encontre de la personne détenue, l exécution de la semi-détention peut être suspendue ; la décision est prise par l autorité de placement. En cas d urgence, la décision peut être prise par la direction de l établissement qui en informe sans délai l autorité de placement qui doit statuer dans un délai maximal de 10 jours. 5
6 VII. Dispositions générales et finales Art. 16 Selon les circonstances particulières (notamment motifs de prise en charge, de sécurité, de discipline, de proximité du domicile ou du lieu du travail ou d effectif des personnes détenues) et pour autant que les dispositions prises ne soient ni contraires au concordat ni en défaveur d un canton ou d un établissement, des placements peuvent être effectués ou acceptés dans des établissements de cantons non partenaires. Est réservée la délégation de compétence à une autorité d un autre canton. Art La présente décision abroge la Recommandation N o 4 du 27 octobre 2006 relative à l exécution des peines sous la forme de la semi-détention. 2 La Conférence invite dès lors les gouvernements des cantons de la Suisse latine à adapter par la suite leurs réglementations cantonales relatives à la semidétention. 3 La présente décision entre en vigueur le 1 er novembre Elle est publiée sur le site Internet de la Conférence. Le Secrétaire : Le Président : H. NUOFFER J. STUDER, conseiller d Etat 6
adoptant la recommandation relative à la rémunération et aux indemnités versées aux personnes placées dans les établissements concordataires
Ordonnance du 19 décembre 2006 Entrée en vigueur : 01.01.2007 adoptant la recommandation relative à la rémunération et aux indemnités versées aux personnes placées dans les établissements concordataires
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