Source: http://abandon-adoption.hautetfort.com/index-8.html
Timestamp: 2018-01-21 00:25:20+00:00
Document Index: 152016576

Matched Legal Cases: ['art. 3', 'art. 5', 'art. 6', 'art 8', 'art. 9', 'art. 13', 'art. 1']

Adoption Ban on Prem Nivasa in Sri Lanka
A court in Sri Lanka has issued a ban on 'Prem Nivasa' Missionaries of Charity convent, Moratuwa preventing it giving children to foreigners for adoption.
The Colombo Magistrate Court issued the ban on the request of the National Child Protection Authority (NCPA) of Sri Lanka.
The NCPA told the court that there had been a large number of child adoptions to foreigners by the Prem Nivasa orphanage over the past five years which have to be investigated.
The court ordered the Mount Lavinia and Panadura district courts to investigate and report on these adoptions taken place at the orphanage.
Police raided the convent last week and arrested Sister Mary Eliza, superior nun of the Missionaries of Charity convent on suspicion of her involvement in child-trafficking.
She was given bail on Monday
The police raid came after a report from the NCPA that claimed Sister Eliza was suspected of selling children under her care and other related abuses.
Church denies
But the Archdiocese of Colombo has categorically denied this; its website says money has never been exchanged for children. There are no charges in connection with this allegation.
A church statement said: "We never involve in selling these precious lives of the children and never take money for our work."
The church also accused the media of trying to stoke public anger over the issue.
Source : BBC | 30.11.2011
Sri Lanka : Pourquoi les mères célibataires se réfugient-elles à Prem Nivasa ?
L'affaire de l'orphelinat des Soeurs de Mère Teresa oppose l'Eglise au gouvernement.
Cette dépêche d’Eglises d’Asie, l’agence des Missions étrangères de Paris, analyse en profondeur l’origine de ces situations dramatiques.
Zenit | 13.12.2011
L’Église catholique sri-lankaise boycotte le gouvernement!
Voice of Ceylan | 10.12.2011
Sri Lanka : Arrestation d'une Missionnaire de la Charité
Une dénonciation anonyme pour « trafic denfants »
Zenit, le monde vu de Rome | 30.11.2011
17:09 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enquête judiciaire | | del.icio.us
Grande-Bretagne. Retour sur les enlèvements d'enfants par les services sociaux britanniques.
Via le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfant de Bobigny "Le scandale des « enfants volés » de Grande Bretagne"
« En novembre 2010, la diffusion du reportage de Florence Bellone sur la problématique de l’adoption forcée en Grande-Bretagne avait suscité l’émoi. Les mots "adoption forcée" évoquent des scandales comme celui de "l'Arche de Zoé" dans lequel des Occidentaux embarquent des enfants étrangers sous prétexte de les extraire à leur misère, et sans vérifier s'ils sont vraiment abandonnés, pour les placer sur le marché de l'adoption internationale.
Mais le fait qu'un pays européen tel que le Royaume-Uni enlève sciemment les enfants de ses propres familles et les fasse adopter sans le consentement des parents de naissance demeure un phénomène peu connu, car les familles touchées n'ont pas le droit d'évoquer leur cas en dehors de la cour de justice familiale, encore moins d'en parler à un journaliste, sous peine d'emprisonnement.
Le Royaume-Uni a pourtant une histoire douteuse en matière de "protection de l'enfance" depuis le 19ème siècle. L'un des épisodes les plus dramatiques a duré 70 ans : les enfants volés aux familles pauvres étaient envoyés en Australie dans le cadre du programme d'état "Migrant Children" pour y créer "une bonne souche blanche" ! 40 ans après la fin du programme, au début de l'année 2010, Gordon Brown, David Cameron et Nick Clegg ont produit des excuses publiques à la Chambre des Communes pour ce désastre historique.
La reconnaissance en elle-même de cet exil forcé, malgré plusieurs décennies de campagne par les familles de victimes, n'a pratiquement fait l'objet d'aucune couverture médiatique et ses responsables n'ont jamais été punis. Aujourd'hui, le "gagging order" (ordre de bâillonnement) protège l'état, non seulement de la liberté de la presse, mais aussi de la liberté d'expression. Les parents en sont venus à utiliser les médias alternatifs pour décrire leur calvaire et surtout, retrouver leurs enfants.
Ces dernières années, ce n'est plus la misère matérielle mais les accusations de maltraitance qui préludent au retrait des enfants par les services sociaux. Dans un premier temps, Florence Bellone a écouté les explications de députés désireux d'abolir l'adoption forcée, celles des associations de défense des familles et les témoignages de parents. Il lui est vite apparu que des parents réellement maltraitant ne passeraient pas 10 ou 15 ans à rechercher leurs enfants et à faire tous les tribunaux y compris la Cour Européenne de Justice pour obtenir leur retour… Et surtout, il y a ces milliers de femmes accusées de "future négligence" ou "futur dommage émotionnel" de leur enfant, dès les premiers jours de la grossesse… On leur enlève le nourrisson à la naissance et on leur enlèvera ainsi chaque nouveau bébé, sur la seule foi d'un psychiatre payé par les services sociaux. Leur crime : avoir été victime de violence domestique, soit par leurs parents, soit par leur partenaire, et très souvent par la famille d'accueil ou l'orphelinat ou elles-mêmes avaient été placées. Plusieurs centaines de ces mères, seules ou en couple, ont fui à l'étranger afin de pouvoir garder leur bébé.
Les histoires et dossiers légaux de ces familles lui ont fait connaître l'étendue et la variété des tactiques utilisées par les services sociaux pour piéger les parents. Par la suite, en devenant "MacKenzie friend" (soutien légal auxquels les parents ont droit lorsqu'ils n'ont plus d'avocat), Florence Bellone a pu assister à des audiences dans les tribunaux ainsi qu'aux interrogatoires des parents par les services sociaux. Très souvent, ce qui apparaît d'abord comme des fausses preuves ne sont que des affirmations non vérifiées à la Cour et acceptées par le juge comme faits incontournables. Il en est de même pour les "gardiens" légaux des enfants enlevés, qui représentent l'enfant à la Cour !
Dans un second reportage – celui diffusé le 26 novembre 2011 - sur les « Enfants Volés », Florence Bellone ne donne plus la parole aux parents qui ont perdu leurs enfants mais aux enfants qui ont été eux-mêmes adoptés de force ou du moins, arrachés de force à leur famille. Certains sont aujourd’hui adultes, d'autres n'ont que 11 ou 13 ans. Un raid de la police pour prendre un nourrisson et un entretien d'une femme enceinte avec une assistante sociale donneront aussi une idée des situations cauchemardesques générées par "l'aide sociale à l'enfance". Enfin nous aborderons la question des enfants étrangers dont les familles, se trouvant sur le territoire Britannique, sont tombées dans le piège : Matilde, une fillette française de 11 ans enlevée avec sa petite sœur Louison en juin, a réussi à téléphoner à son père, fin août - trompant la surveillance de sa famille d'accueil - puis à nous-même. Elle raconte "leur vie comme en prison", et surtout demande de l'aide pour retrouver leur père et quitter l'Angleterre…
Shoking à coup sur !
La cour européenne des droits de l’homme CEDH est compétente à plus d’un titre, une fois épuisé les recours nationaux en l'espèce semble-t-il inexistants, si l'on se réfère à la convention européenne des droits de l’homme:
- art. 3 : traitement inhumain ou dégradant... à l'égard des souffrances imposées aux enfants et à leurs parents;
- art. 5 : droit à la liberté : en l’espèce, des enfants sont enfermés, avec interdiction de communiquer;
- art. 6 : droit à un procès équitable. Ici, des procédures se déroulent en l'absence des intéressés. Les parents ne sont pas appelés dans la procédure d'adoption et ne sont pas tenus informés;
- art 8 : respect de la vie privée : on change le nom et le prénom des enfants adoptés); de la vie familiale (et pour cause....)
- art. 9 et 10 : libertés de conscience et d'expression : les "bagging order" interdisent de manifester son opposition et à quiconque, y compris la presse d'évoquer les cas de familles;
- art. 13 : droit à un recours effectif;
- art. 1er du Protocole n°4 : liberté d'aller et venir; les enfants sont empêchés de circuler;
La Cour européenne des droits de l’Homme a déjà eu l’occasion de se prononcer sur ces « adoptions », reconnaissant une violation des articles 6 et 8 (droit au procès équitable, droit au respect de la vie familiale : Affaire P., C. ET S. c. Royaume-Uni, 16/07/2002 (Requête no 56547/00).
Des avocats anglais ont décidé de soutenir les familles et de saisir la CEDH, mais un journaliste du Daily Telegraph a fait l'objet de poursuites parce qu'il avait diffusé une information, laquelle était susceptible de permettre de reconnaître une famille soumise au "bagging order"...
Le Comité des droits de l'enfant, instance plus politique que judiciaire, pourrait aussi être saisi.
Certains penseront à ce qui a pu se passer dans l’histoire française – comme des enfants « déportés » de métropole à la Réunion – ou tenteront des comparaisons avec le droit français sur la déchéance devenue retrait d’enfant qui peut porter sur les enfants nés, mais aussi à naître. Ayons encorei en mémoire le (récent) projet Morano consistant à rendre rapidement adoptables les enfants confiés à l'ASE par les juges des enfants .... pour résoudre le problèmpe posé par des demandes d'adoption supérieures en nombre aux enfants adoptables : 15 à 20 000 demandes pour 2 235 pupilles del'Etat (pour 150 000 en 1900) !
On peut réagir à ce qui se passe en Grande-Bretagne; on doit rester vigilents sur ce qui se joue ici..
Source : Droit des enfants - Analyser la société à travers le prisme des droits de l'enfant
08:11 Écrit par collectif a & a dans Ethique, Film & documentaire, Protection de l'enfance, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us
Aider les élèves en difficulté. Troubles de l’attachement et comportement en classe
Comprendre et réagir efficacement aux comportements difficiles à l’école.
Parution : mars 2012.
Heather Geddes nous propose une théorie de l’attachement en lien direct avec les difficultés comportementales et scolaires de l’élève. Un ouvrage qui concerne tous les enseignants, en particulier ceux des écoles à discrimination positive ou les zones d’éducation prioritaires (ZEP). Il présente de nombreux exemples (issus de l’expérience de travail de l’auteure avec les enfants, comme enseignante et psychopédagogue), des illustrations de cas, des expériences d’enseignants ainsi que des stratégies d’intervention, adaptées à chaque style de comportement.
La capacité d’un enfant à prendre part aux apprentissages et à être complètement inséré dans la vie scolaire est fondamentalement influencée par son vécu relationnel précoce ou attachement.
Cet ouvrage situe les aspects centraux de la théorie de l’attachement dans les comportements quotidiens et les expériences d’apprentissage des enfants et de leurs enseignants.
L’auteure explore la signification de la relation entre l’élève, l’enseignant et la tâche d’apprentissage dans ce qu’elle appelle le Triangle d’Apprentissage, le reliant au développement émotionnel, au comportement et aux expériences d’attachement. Elle propose des pistes concrètes pour la pratique éducative et pour guider l’enseignant dans la compréhension des comportements des « élèves à problèmes ».
Le docteur Heather Geddes est psychopédagogue et a travaillé comme enseignante et thérapeute éducative dans divers lieux d’éducation, ainsi que dans des services de guidance infantile et de santé mentale pour enfants et adolescents. Elle travaille aussi en privé comme thérapeute, superviseur et formatrice, et contribue à la formation de master en psychopédagogie à la Caspari Foundation, en Grande-Bretagne.
Françoise Hallet est médecin scolaire, maître-assistante à la Haute école Condorcet de la Province du Hainaut et coordinatrice de L’Envol en Belgique, centre pour l’accompagnement de la famille adoptive, en Belgique.
Source: Nos bambins.
09:15 Écrit par collectif a & a dans Aide à la jeunesse, Aide et soutien, Avis d'expert, Livre - Revue, Troubles DSM-IV | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us
On n'adopte pas un enfant pour le sauver
Un colloque organisé samedi 19 novembre à Vincennes (94) par la Fédération Enfance et Familles d'adoption explore les liaisons dangereuses entre l'action humanitaire et l'adoption internationale. La Vie est partenaire et publie une enquête sur le sujet dans son numéro du 17 novembre.
Tsunami en Thaïlande, famine en Somalie, guerre au Darfour, séisme en Haïti... A chaque catastrophe, le même phénomène se produit : une hausse des demandes de renseignements sur l'adoption internationale. Dans l'esprit du grand public, adopter relèverait d'un élan du coeur face à un enfant souffrant et surtout orphelin. Or, entre la démarche humanitaire et le désir d'enfant en vue d'établir un lien de filiation, il existe une différence fondamentale que la Fédération Enfance et Familles d'adoption a décidé d'éclaircir lors de son colloque annuel.
La Vie publie dans son numéro du 17 novembre une enquête de Corinne Soulay intitulée "Adoption et humanitaire, les liaisons dangereuses" avec une interview de Barbara Monestier, adoptée à 4 ans et demi par un couple français. Elle explique en quoi le mythe de l'acte humanitaire qui sous-tendait son adoption par ses parents a longtemps pesé sur sa construction.
Lors de ce colloque, Dominique Fonlupt, rédactrice en chef adjointe à La Vie, animera une table ronde sur "Les enfants vulnérables dans le monde" samedi 19 novembre de 11h à 12h30, au Centre culturel Pompidou, 142 rue de Fontenay à Vincennes. Cette table ronde sera en ligne à partir du 21 novembre sur www.lavie.fr
08:02 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Humanitaire, Protection de l'enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us
Enquête sur le scandale des bébés espagnols volés. Un incroyable trafic d'enfants.
Du franquisme aux années 80, 300 000 bébés espagnols ont été volés à leur famille pour être revendus.
Le documentaire inédit de Caroline du Saint tente de faire la lumière sur ce terrible secret.
La Une propose le jeudi 10 novembre 2011 à 21.50 une enquête surprenante, nourrie de témoignages bouleversants, sur un trafic de bébés volés en Espagne qui a commencé sous la dictature de Franco et qui a duré près de 50 ans : Bébés volés : l’incroyable scandale, un documentaire de Caroline du Saint
Un incroyable scandale, c’est le mot : 300 000 bébés ont été volés à leurs mères au cœur de l’Europe, pour alimenter un incroyable trafic d’enfants. Le scandale, qui vient d’éclater en Espagne, est devenu une affaire d’Etat. Des enfants, aujourd’hui trentenaires, partent à la recherche du secret caché de leurs origines et des milliers de plaintes ont été déposées. Le film rend la parole à ces enfants et à leurs mères dépossédées, réduits au silence pendant des décennies. Il nous mènera aussi chez les responsables du trafic : médecins, religieux, qui exercent encore mais qui vont aujourd'hui rendre des comptes.
Tout a commencé en 1940 sous la dictature de Franco. Les nouveaux nés des familles républicaines étaient enlevés à leurs mères pour être élevés dans des familles franquistes. Voler des bébés était alors un projet politique : « rééduquer » les enfants des « rouges » dans les valeurs nationalistes et catholiques. Dans les années 50 et 60, la politique a fait place à la morale chrétienne. Les bébés étaient enlevés à des jeunes filles mineures ou des mères célibataires, à qui on annonçait la mort de leur enfant juste après l’accouchement. Mais plus incroyable encore, ces vols de bébés ont continué, à plus grande échelle encore, sous la démocratie... Les réseaux mis en place sous la dictature ont perduré, l'argent a remplacé les idéologies et le trafic s’est même internationalisé. Cet incroyable commerce illicite ne s’est interrompu qu’en… 1987 ! De 30.000 bébés volés sous la dictature, on passe à 300.000 enfants enlevés dans l’Espagne moderne. Ce trafic fut rendu possible par la complicité entre institutions religieuses et cliniques privées. Pour avoir une idée de l’ampleur de ce trafic, un exemple : dans les années 80, une clinique privée de Madrid a déclaré 37 décès de nouveaux nés en un mois sur une centaine de naissances, avec des causes de décès aussi farfelues qu’une otite. 37 décès ou plutôt 37 bébés arrachés à leur mère. Petit à petit des langues se sont déliées et aujourd'hui, les bébés volés d'alors sont devenus des adultes et réclament la vérité. Une gigantesque enquête ADN a été lancée pour tenter de renouer les liens entre ces enfants en quête de réelle identité et leur mère biologique. Des milliers de plaintes ont été déposées, plusieurs centaines sont en cours d'instruction. Les premiers procès devraient avoir lieu dans quelques mois. Et une cellule « bébés volés » a été constituée au sein du ministère de la justice espagnol.
Ce documentaire est une enquête fouillée sur ce système occulte ; une enquête nourrie de témoignages forts des victimes du scandale (enfants volés, mères spoliées, parents adoptifs) et d’images poignantes des premières retrouvailles dans les familles recomposées. Une enquête surprenante sur un incroyable scandale au cœur de l’Europe. Production : Capa Presse TV
Le samedi 12 novembre 2011 à 21.05 sur La Trois. Le doc sera suivi à 22.00 de 'Ninos' de José-Luis Penafuerte
Entre juillet 36 et mars 39, la guerre civile espagnole a provoqué l'évacuation forcée de plus de trente mille enfants espagnols, des enfants qui avaient entre 4 et 14 ans, par trains, bateaux, camions ou à pied.Par la suite ces enfants ont été accueillis en Belgique, en Russie, au Mexique, en Angleterre et en France. Autant de routes, d'arrêts et de chemins d'espoir, qui les ont amené vers un nouveau destin, une nouvelle survie, une nouvelle vie. Depuis lors, ils sont appelés Los niños de la guerra, une histoire tombée dans l'oubli.Le film est avant une introspection à travers la mémoire intime et collective de ces " enfants " oubliés. Il évoquera l'itinéraire de Emilia Labajos (Belgique), et rappellera les faits mais jamais il ne nous écrasera avec un excès de vieux documents, évitant de nous tourner vers son passé et d'y rester. Ce film nous conduira dans les espaces où une mémoire se construira sous nos yeux, une mémoire vivace et douloureuse qui se bat contre l'oubli
10:02 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espagne, enfants volés | | del.icio.us
Ce que l’Europe peut faire pour les enfants de régions ravagées par un désastre naturel et en situation de crise: les exemples d’Haïti et de l’Afghanistan
Les catastrophes naturelles et les crises politiques se produisent fréquemment dans le monde entier. Même s'ils ne sont pas toujours directement concernés, les Etats membres du Conseil de l'Europe devraient assumer leur responsabilité de fournir une aide humanitaire et de promouvoir la protection des droits humains, en particulier dans les cas où existent des interdépendances sociales, économiques et culturelles. Cette responsabilité entre plus particulièrement en jeu lorsqu'il s'agit d'enfants, dont les droits fondamentaux, l’intégrité physique et le développement sont particulièrement en danger dans des situations d'instabilité et qui devraient donc faire l'objet d'une attention spéciale dans toute politique nationale et internationale en la matière.
Les exemples d'Haïti et de l'Afghanistan montrent comment l'action européenne visant à aider les enfants au lendemain de situations de crise ou de catastrophes naturelles pourrait être améliorée. Au niveau législatif, les Etats membres devraient veiller à ce que leurs législations ne facilitent pas par inadvertance de nouvelles violations des droits humains, par exemple dans le cadre de procédures d'adoption internationale. Les Etats membres devraient également soutenir les réformes pertinentes dans les pays concernés et améliorer l'efficacité de l'aide humanitaire grâce à une action coordonnée respectant pleinement la culture locale. Les pays concernés devraient être soutenus dans la reconstruction de leurs structures de gouvernance, y compris des mécanismes de protection de l'enfance, ce qui nécessite souvent une aide internationale octroyée de manière fiable dans la durée.
26. L’action future requise des Etats membres du Conseil de l’Europe concerne seulement dans une moindre mesure des activités législatives. Elle est surtout d’ordre politique et doit viser une plus forte
coordination internationale face à des catastrophes naturelles et des situations de crise politique. C’est seulement par des actions cohérentes et ciblées de la communauté internationale, qu’un soutien efficace peut être apporté aux enfants dans les situations de crise. Les exemples d’Haïti et de l’Afghanistan, et notamment les informations recueillies lors de l’audition d’experts et des missions entreprises par moi-même en tant que rapporteure, soutiennent cet argument.
27. Face aux situations de crise, les enfants sont confrontés à de nombreux dangers. Dans des pays comme Haïti, les lois et les mécanismes destinés à assurer leur protection pleine et entière manquent
souvent. Dans une telle situation, les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent d’abord intervenir d’urgence tout en appliquant leurs propres standards élevés en matière de démocratie et de droits de la
personne humaine dans le cadre de l’aide immédiate fournie. Ceci concerne, par exemple, les règles à respecter en matière d’adoption internationale, de transparence des flux financiers ou de surveillance des
actions du personnel humanitaire. A moyen terme, l’Europe a également la responsabilité d’apporter son soutien au renforcement de l’Etat de droit et de la législation dans les pays concernés.
28. Concernant des domaines particuliers, les Etats membres du Conseil de l’Europe peuvent également être appelés à renforcer leurs propres législation ou mécanismes légaux, par exemple dans le domaine des
adoptions internationales: à défaut de procédures sécurisées sur place, certains pays européens, comme l’Allemagne, l’Autriche ou la France, ont suspendu l’accueil d’enfants d’Haïti par la voie de l’adoption
internationale pendant un certain temps.
29. Les deux exemples, Haïti et Afghanistan, montrent encore une fois que les standards les plus élevés en matière de protection de l’enfance sont loin d’être respectés dans tous les pays. Il appartient aussi aux Etats membres du Conseil de l’Europe de les promouvoir partout où ils en ont la possibilité, tout en respectant le contexte social et culturel d’un pays donné.
30. De manière générale, la protection des enfants contre les menaces à leur intégrité (enlèvement, trafic, violences physiques et sexuelles, exploitation pour travail domestique, etc.) doit être une priorité de l’action nationale et internationale. Les besoins spécifiques des enfants et leur droit à une protection particulière ne doivent pas être «oubliés» dans la multitude d’autres problèmes à aborder en même temps mais être au contraire une constante permanente de chaque action humanitaire entreprise.
Rapporteure: Mme Françoise HOSTALIER, France, Groupe du Parti populaire européen
Doc. 12783 | 3 novembre 2011 | Rapport 1 | Commission des questions sociales, de la santé et de la famille | Conseil de L'Europe
11:06 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Humanitaire, Protection de l'enfance, Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil de l'europe | | del.icio.us
Lutter contre la pauvreté infantile en soutenant les familles et mobilisant leurs compétences
La pauvreté infantile est un frein pour le développement des potentiels et de l’autonomie des enfants et des adolescents. Elle a un impact direct sur leur santé, leur développement personnel, leur scolarité et leur bien-être général. La pauvreté infantile est souvent transmise de génération en génération avec un coût énorme pour la société à cause de la perte d’un capital social et humain. Eurochild défend l’idée que soutenir les familles qui sont le plus dans le besoin en mobilisant leurs compétences est crucial dans la lutte contre la pauvreté infantile et pour briser la transmission intergénérationnelle des inégalités.
30 Novembre- 2 décembre 2011, Mercure Holland House Hotel, Cardiff, Pays de Galle, Royaume-Uni
La 8ème conférence annuelle d'Euro child aura cinq objectifs globaux :
S’intéresser aux pratiques professionnelles de qualité, en Europe et au Royaume-Uni, concernant l’articulation et la complé-mentarité des différents services de soutien aux familles
Acquérir des connaissances et une meilleure compréhension du lien entre le soutien aux familles et la CIDE et comment ce soutien à des conséquences directes sur le bien-être et la réussite des enfants.
S’assurer que la parole des enfants et des parents qui ont bénéficié de ses services de soutien soient écoutées et enten-dues.
Renforcer la collaboration et l’échange sur les droits et bien-être des enfants au niveau européen parmi les responsables politiques, les professionnels de terrain et les chercheurs.
Apporter des éléments aux débats politiques européens sur la lutte contre la pauvreté, la promotion des droits et du bien-être des enfants ainsi que sur le soutien aux familles et la mobilisation de leurs compétences.
Eurochild – réseau d’associations qui défend les droits et le bien-être des enfants en Europe – à l’occasion de sa 8ème conférence annuelle va s’intéresser aux mesures de soutien s’adressant aux familles et comment elles influencent le bien être et la réussite des enfants. Nous allons particulièrement nous concentrer sur les familles et les enfants les plus vulnérables et com-ment mobiliser leurs compétences. La conférence repose sur les principes de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et est co-organisée par l’association « Children in Wales, un membre fondateur d’Eurochild.
Toutes les informations sont disponible en ligne (en anglais) sur www.eurochild.org dans la section « events».
Programme de la conférence d'Eurochild
10:07 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Colloque, Droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us