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Timestamp: 2019-06-25 16:08:09+00:00
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Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art 326', 'arrêt ', 'arrêt ', 'in fine', 'art.7']

Mère contre son gré … dans l’intérêt de l’enfant (412) | Droits des enfants
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Mère contre son gré … dans l’intérêt de l’enfant (412)
Pour combattre depuis des décennies cette fiction qui veut qu’un enfant ne soit pas inscrit juridiquement dans ses deux lignées biologiques – conf. les nombreux post consacrés au sujet sur ce blog -, on devrait donc se réjouir sans réserve de l’arrêt de la cour d’appel d’Angers qui, désavouant les juges de première instance, confie une enfant d’un an et demi à ses deux grands-parents maternels. Pour autant, cette décision rendue au nom de l’intérêt de l’enfant interroge aussi bien pour ce qui est désormais promis à l’enfant qu’à la mère.L’accouchement sous « X » initialement introduit en 1942 dans le code de la famille et de l’action sociale, puis consacré comme un vrai droit des femmes dans la loi du 8 janvier 1993 permet à une mère de taire son nom au sortir de la clinique ou de l’hôpital, mais plus fondamentalement de ne pas permettre qu’un lien juridique puisse être établi avec son enfant, sauf à revenir sur sa décision dans les deux mois de la naissance.
L’enfant est en déshérence de filiation maternelle et même de filiation paternelle : le géniteur, si tant est qu’il soit informé de sa paternité, était jusqu’il y a peu dans l‘impossibilité absolue de faire établir son lien avec l’enfant. Tout logiquement les autres branches de l’identité familiale de l’enfant n’existent pas : il est privé de grands-parents, de frères et sœurs, etc. Venu de nulle part !
L’enfant né sous « X » est alors pupille de l’Etat et voué à être proposé à une adoption qui d’ailleurs ne manquera pas de se concrétiser très fréquemment et au plus vite des délais légaux, sauf à souffrir d’un handicap. En instituant ce dispositif original en Europe – nous partageons cette disposition avec le Luxembourg – il s’agissait en théorie de combattre l’infanticide en facilitant la remise aux fins d’adoption aux mères dans l’impossibilité psychologique, familiale ou matérielle d’assumer un enfant. Reste que personne ne peut démontrer que dans les autres pays privés de cette spécialité française il y ait plus d’infanticides.
En tout cas, ce dispositif juridique fait du 2 en 1 : il permet à l’enfant d’être vierge de tout attachement juridique avec ses concepteurs biologiques et facilite son adoption dans une période où l’on manque d’enfants, surtout de nouveau-nés, à adopter. On aurait pu songer à un dispositif qui distingue les deux sujets en ne privant pas l’enfant de sa filiation et pour autant veille à le rendre adoptable dès lors que sa mère ne veut pas ou ne peut pas l’assumer.
L’intérêt de l’enfant n’a pas guidé cette législation, mais plutôt le souci de protéger la paix des familles devant les réalités des conceptions adultérines ou incestueuses. Et puis récemment les groupes pro-adoption ont y ont vu un ruisseau certes – 600 situations l’an -, mais une source réelle d’enfants adoptables qu’il ne fallait pas laisser se tarir quand au total il n’y a plus aujourd’hui que 2300 pupilles de l’Etat – par définition enfants adoptables – pour 40 000 en 1960 et 20 000 en 1980. Et rappelons-le 15 à 20 000 « candidats » à l’adoption.
Dans ce début de XXI° siècle les choses ne pouvaient plus en rester là. Priver un enfant d’une partie de lui-même, en l’espèce son lien biologique, même si l’on ne privilégie pas le sang sur l’affectif, est insupportable. A voir les cris de douleur des « X » qui a 30 ou 40 ans, sinon plus, ragent d’avoir été amputés d’une partie d’eux-mêmes et sont révoltés à l’idée que certains savent leur vérité et se refusent à la leur livrer. L’injustice et vécue comme majeure même si elle se retourne rarement contre les adoptants. En effet, les enfants adoptés pléniérement savent très bien ce que leurs parents adoptifs leur ont apporté ; ils les aiment comme des personnes essentielles pour eux, mais ils veulent aussi savoir qui leur a donné la vie … comme tout un chacun. Cela se comprend et doit s’entendre.
Un récent rapport parlementaire reprend donc, et on s’en réjouit, l’idée d’en finir avec l’accouchement sous « X » pour lui préférer un dispositif « d’accouchement dans la discrétion » qui permettra d’établir éventuellement la filiation, sans pour autant obliger le père ou la mère à assumer leur descendance et n’entrainera pas en retour d’obligation alimentaire de l’enfant vers ses géniteurs. La connaissance des origines biologique ne créera pas un lien de filiation juridique.
Il va de soi que la Convention des droits de l’enfant de l’ONU du 20 novembre 1989 va dans ce sens quand il est avancé en son article 7 que « tout enfant, dans la mesure du possible, doit connaitre ses parents et être élevé par eux ».
L’arrêt de la cour d’appel vient consacrer ce droit de l’enfant à connaitre sa famille biologique même si en l’espèce il consacre d’abord le droit des grands-parents de connaitre leur petit enfant ! Paradoxe apparent de ce type de situation où l’on parle de l’intérêt de l’enfant au nom de son propre intérêt ! Làa n’est pas le plus grave. Nous fustigions le fait que M. et Mme Ogier aient été interdits en première instance d’être simplement reconnus comme étant les grands-parents de la petite fille pour aujourd’hui faire la fine bouche avec cette subtilité de l’arrêt d’Angers. Source point l’essentiel est acquis : l’accouchement sous « « est bien frappé à mort et ne s’en relèvera pas.
Pour autant, on doit s’interroger en prenant la mesure de la difficulté de l’exercice sur le deuxième volet de la décision de la cour d’appel qui va jusqu’à confier l’enfant à ses grands parents après avoir annulé la décision qui faisait de l’enfant un pupille d’Etat. Et cela explicitement au nom de son intérêt.
En l’espèce non seulement la mère n’apprécie pas que la petite fille devienne sa fille, mais elle refuse que ses parents dont elle dit qu’ils ne sont pas des modèles, soient en charge de cette enfant.
Que peut-il désormais advenir ?
On imagine difficilement que M. et Mme Ogier adoptent leur petite fille qui deviendrait ainsi leur fille, celle-ci ayant alors sa mère pour sœur ! Force est de reconnaitre que les époux Ogier n’ont jamais souhaité adopter l’enfant et ils ne le demandent toujours pas. Eberlués qu’ils sont d’avoir réussi à se la voir confiée, ils entendent plutôt se voir déléguer la tutelle en attendant, disent-ils, que leur fille dépassant « son déni d’enfant » accepte de le faire sien et assume ses responsabilités. Ils disent avoir toujours milité pour cette solution depuis qu’ils ont compris que leur fille était en difficulté avec l’enfant qu’elle portait. Ils ont échoué jusqu’ici malgré l’aide qu’ils ont avancée et qu’ils lui maintiennent. Ils ne désespèrent pas de parvenir à leurs fins. Quand ? Personne n’en sait rien. Cela peut durer des années. Et c’est bien là que le bât blesse.
On observera au passage qu’une telle solution introduit un délai de rétractation quasiment illimité à la mère au risque de créer une situation d’insécurité permanente quand aujourd’hui elle dispose de deux mois – 3 avant la loi Mattei de 1996 – pour revenir sur sa décision initiale.
Parviendront-ils jamais à la faire revenir sur sa décision de femme ? On imagine l’ambiance familiale des années durant où le fossé risque de se creuser entre, d’un côté les grands parents et leur petite fille, et de l’autre côté, une jeune femme redevenue mère malgré elle sans l’être totalement.
0Qu’est-ce qui d’ailleurs légitime ces personnes à penser et surtout à dire dans tous les médias que leur fille a commis une faute en renonçant à son enfant ? D’évidence cette femme est en souffrance. Au nom de quoi des parents devraient-ils disposer d’un tel pouvoir sur leur propre enfant ? Eux-mêmes ne sont-ils pas mus par une idéologie aveuglante qui voudrait qu’une mère ne doive pas renoncer à l’être quoiqu’il en coute ? On peut tout argumenter. Question infiniment délicate et à coup sûr, les juges auront tenus compte de paramètres subjectifs liés à la situation par-delà le raisonnement juridique.
Reste à mes yeux la question majeure sur cette partie du dossier : est-ce vraiment de l’intérêt supérieur de le mettre pour une durée indéterminée dans cette ambiance fondamentalement conflictuelle où l’une le rejette quand les autres veulent l’imposer ? On peut en douter.
N’eut-il pas mieux valu rester dans des rôles clairs ?
– M. et Mme Ogier sont des grands parents et doivent jouer ce rôle. Ils doivent gérer leur file et leur petite fille.
– La fillette doit être inscrite dans une famille informée de l’histoire et apaisante et entretenir des relations avec ceux qui sont en lien avec elle avec cette chance de disposer – en théorie – de trois couples de grands parents, ce qui finalement est une richesse actuellement.
– Et la mère peut difficilement devenir mère contre son gré.
La mort de l’accouchement sous « X » qui prive un enfant d’un pan de lui–même – d’une couche essentielle de ce mille-feuilles qu’il est – ne me chagrine donc pas. En revanche, ce combat n’a pas été mené pour des grands parents au nom du sang : grands-parents certes ils sont et ils se devaient d’être reconnus comme tels, mais ils sont aussi parents de leur fille pour la soutenir, mais pas la sauver malgré elle.
Dénier l’enfant qu’on a porté – en ayant certainement décidé de ne pas recourir à l’IVG – n’est certainement pas une décision facile à prendre. Ne doit-elle pas être respectée une fois qu’elle a été éclairée ?
La prise en compte de l’intérêt de l’enfant est chose essentielle, mais délicate : n’a-t-on pas dérapé en privilégiant le lien du sang (de la deuxième génération) quand il fallait seulement lui permettre d’exister.
Enfant de sa mère, la petite fille devait rester à l’écart du conflit ; au final on la met au cœur du champ de bataille … de mon point de vue pour des années et sans issue claire.
Une fois encore on est dans la confusion pour n’avoir pas énoncé simplement les différents objectifs à tenir.
Cette entrée a été publiée dans accès aux origines, accouchement sous X, adoption, adoption internationale, ASE, bioéthique, CNAOP, Droits des enfants, éthique, intérêt supérieur de l'enfant, IVG, Mères porteuses, orphelins, responsabilité parentale, secret des origines. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. |
62 commentaires à Mère contre son gré … dans l’intérêt de l’enfant (412)
c’est grave et cela me révolte . Ce qu’a fait la Cour d’appel d’Angers est scandaleux et totalement inconscient et n’est finalement dans l’intérêt de personne . Je suis en accord avec ce qu’exprime Jean-Pierre Rosenczveig dans son article » les droits des enfants vus par un juge des enfants « . Je comprends la position et la réaction de cette jeune femme . Je pense chaleureusement à elle et je lui souhaite un pourvoi du parquet général .
Rédigé par : simona | le 27 janvier 2011 à 6 h 07 min | Répondre |
Attention coquille
Dans « L’injustice et vécue » « et » devrait être « est ».
Rédigé par : Anne | le 27 janvier 2011 à 7 h 23 min | Répondre |
Cette histoire est terrifiante. Ce n’est pas la levée de l’anonymat (sous x) qui est dérangeante, bien au contraire. La problématique est ailleurs. Quel aveuglement de la part des grands parents! Leur fille, majeure, a eu à faire une décision plus que douleureuse en son âme et conscience. L’entendent-ils? Prendre ce geste d’abandon pour un caprice et attendre sans se remettre en cause que leur fille « se ressaisisse » est un pari risqué et difficilement garanti. A mes yeux, ils viennent d’assomer leur fille et brûler le déjà maigre espoir de réconciliation. Avant d’essayer de récupérer leur petit enfant, ils avaient cette tâche incontournable de récupérer leur fille… en tant que parents!
Rédigé par : m.a. | le 27 janvier 2011 à 7 h 32 min | Répondre |
L’accouchement sous X annule tout droit de la mère sur l’enfant.
Les grands-parents s’immiscent dans ce droit d’anonymat , la décision du juge semble donc contraire à la loi.
Quand l’auteur de l’article écrit qu’avoir trois couples de grands-parents « est une richesse », il glorifie une aberration.
Rédigé par : Guy | le 27 janvier 2011 à 8 h 13 min | Répondre |
@Guy,
En quoi 3 coupes de grands-parents est-il une aberration ?
Nous sommes, fort heureusement, nombreux à avoir aimé des personnes trop âgées pour être nos parents, devenus grands-parents sans lien biologique, dans tous ces environnements et situations où l’on est un peu moins prompt à qualifier la différence d’aberration.
Et effectivement, c’est une richesse. Bénéficier d’un peu de leur expérience de la vie, connaître un peu de leur histoire. Ca ouvre l’esprit. Car oui, l’ouverture d’esprit est une richesse.
Rédigé par : Ted | le 27 janvier 2011 à 8 h 59 min | Répondre |
Cela est aberrant. Où va la France? J’ai vraiment honte d’être Française. La France, pays des libertés? Pays des abrutis oui…
Rédigé par : Sarahg | le 27 janvier 2011 à 10 h 10 min | Répondre |
Si les grand-parents décident de s’occuper de leur petite-fille en prenant la charge complète de son éducation, alors la décision du tribunal est correcte: pourquoi supprimer complètement les liens du sang si la famille est prête à se charger de l’enfant. Si les grand-parents veulent simplement gagner du temps pour que leur fille revienne sur sa décision de ne pas prendre en charge sa fille, alors le tribunal va contre l’intérêt de l’enfant: il faut lui fournir le plus rapidement des parents et non entrer dans un concept de « on s’en charge en attendant que ».
Rédigé par : Helvète | le 27 janvier 2011 à 10 h 11 min | Répondre |
Oui bien-sûr , » ce n’est pas la levée de l’anonymat sous X qui est dérangeante » mais le caractère complètement tordu de la décision qui n’est pas une bonne décision pour l’enfant , notamment . Je pense aussi qu’un dispositif » accouchement dans la discrétion » qui est évoqué dans cet article serait mieux que l’accouchement sous X .
Merci beaucoup Jean-Pierre Rosenczveig pour votre article et je souhaite à cette jeune femme d’être mieux traitée et de façon juste face à ce qu’elle vit et exprime .
Rédigé par : simona | le 27 janvier 2011 à 10 h 27 min | Répondre |
Cette décision n’est, je trouve pas si illogique que cela, bien que très largement contestable sur le plan éthique:
Pas si illogique tout d’abord, puisque, à une époque ou notre société souhaite pousser toujours plus l’égalité homme/femme, on place la femme dans une situation proche de celle de l’homme, avec l’obligation d’assumer un enfant qu’elle ne désirait pas (rappellons le: Quand bien même un homme ferait savoir, dès qu’il l’apprend, qu’il ne souhaite pas d’un enfant, il doit l’assumer l’enfant [alors qu’on pourrait parfaitement imaginer un système dans lequel la femme déclare la naissance/future naissance à l’état civil, suite à quoi ce même état civil contacte le futur père qui dispose d’un délai pour accepter ou non l’enfant, ou une absence de réponse vaudrait acceptation]). Un pas de plus vers l’égalité donc, même si à mon sens ce pas est fait dans le mauvais sens puisqu’il retire une liberté au sexe avantagé au lieu d’offrir la même liberté au sexe qui se trouve être, dans le cas présent, le « sexe faible ».
Contestable d’un point de vu éthique maintenant: Être parent, ça doit avant tout rester un choix. Le fait d’avoir un enfant est un tel boulversement dans la vie sociale, économique et affective d’un individu qu’il ne doit en aucun cas être imposé. Quand on voit le nombre de famille à la dérive, et les enfants sans repères, faut-il réellement en créer de nouvelles? Peut-être que la jeune femme dont il est question ici se stabilisera dans quelques années, et fera alors le choix d’avoir des enfants qu’elle pourra assumer pleinement. En lui refusant cette possibilité, c’est sa liberté qui est remise en cause, mais aussi celle de l’enfant, qui se voit privé du droit d’avoir des parents qui l’aiment et souhaitent l’intégrer dans une famille. Car dans le cas présent, quel sera son avenir: Vivant avec des grands parents qui ne souhaitent que l’aimer comme des grands parents (d’ou un nécéssaire manque affectif), en contact constant avec une mère qui le rejette, et avec un très probable pourvoi en cassation de la cours d’appel d’Angers qui rend sa situation totalement instable.
Par cette décision, la cour d’appel place clairement cette famille dans une situation inextricable, au nom d’une morale d’un autre âge qui s’apparente clairement à de l’obscurantisme.
Rédigé par : Yann | le 27 janvier 2011 à 10 h 39 min | Répondre |
Article intéressant, pour une lecture facilitée on pourrait corriger 2 coquilles dans la phrase suivante: « Source point l’essentiel est acquis : l’accouchement sous « « est bien frappé à mort et ne s’en relèvera pas. »
ce qui donnerait « Sur ce point… accouchement sous x … »
Rédigé par : Emilie | le 27 janvier 2011 à 10 h 53 min | Répondre |
Attention coquille (2): « N’eut-il pas mieux valu… » devrait être « N’eût-il pas mieux valu… » (imparfait du subjonctif et pas passé simple).
Rédigé par : FeelMyXX | le 27 janvier 2011 à 10 h 54 min | Répondre |
Cet « accouchement dans la discrétion » me semble être une vaste entourloupe.
Qu’un accouché « sous X » veuille savoir qui sont ses parents à 30 ans ne me choque pas.
Qu’il le sache à 10 est plus embettant. On va droit au conflit.
Si quelqu’un à prit la douloureuse décision d’accoucher sous « X », il doit avoir ses raisons, complexes, qu’un jeune aura sans doute beaucoup de mal à appréhender.
Et quid de la réaction des parents adoptifs qui vont devoir tâcher d’expliquer le geste des parents biologiques?
Rédigé par : Anonymous | le 27 janvier 2011 à 10 h 57 min | Répondre |
« La fillette doit être inscrite dans une famille informée de l’histoire et apaisante et entretenir des relations avec ceux qui sont en lien avec elle avec cette chance de disposer – en théorie – de trois couples de grands parents, ce qui finalement est une richesse actuellement. » Beau rêve! Il faudra d’ailleurs lui expliquer, en temps utile, pourquoi alors qu’elle avait de la famille (ses grands-parents), l’état l’a confiée à autre famille. Et le sentiment d’abandon, qu’en faites-vous ? La mère biologique a besoin d’aide pour comprendre son geste. Pour l’instant, elle campe dans le refus. Qu’en sera-t-il dans quelques années? Le juge d’appel, qui a des preuves devant lui qu’aucun de nous ne possède, a eu raison à mon avis. Chaque cas est spécifique et en l’occurrence il a agit dans l’intérêt de l’enfant et pas au nom d’une « morale » qui veut que les enfants soient des pièces de rechange dans une vie vide. Le problème ici, n’est pas l’enfant mais la mère.
Rédigé par : Nina | le 27 janvier 2011 à 11 h 03 min | Répondre |
Bien ou pas la décision de justice ? En tous cas, pas bien une fille irresponsable qui met un enfant au monde tout en refusant de le prendre en charge (les contraceptifs existent !!! ainsi que l’IVG) Pas bien une fille qui ne veut pas que ses parents assument à sa place pour s’occuper de ce petit être qui n’a rien demandé à personne et surtout pas à naître ! Pas bien d’évoquer le droit à la liberté dans ce cas (Ted n’a qu’à aller voir dans certains autres pays le sort réservé aux filles mères … et l’enfant a t’il eu la liberté de naître ?)
Ce qu’il faut espérer maintenant c’est que cet enfant puisse grandir et s’épanouir convenablement entre ses grands-parents et devenir juste quelqu’un de bien et assez fort pour affronter la vie et peut-être faire un bras d’honneur, plus tard à cette mère (génération « on jette tout ») qui l’aura rejeté, refusant d’assumer !
Rédigé par : Meldé | le 27 janvier 2011 à 11 h 12 min | Répondre |
Article très intéressant. Mais faites attention aux fautes de frappe. C’est gênant.
Rédigé par : Jane | le 27 janvier 2011 à 11 h 12 min | Répondre |
Decidement vous adorrez prendre l’arbre pour cacher la foret. Un petit rapel historique tout de meme. L’accouchement sous X cree en 1942 avait pour principals clients les amours adulteres avec l’occupant.
Revenez donc a l’esprit de la loi (chose qui visiblement horipile votre corporation):
Qui est d’assurer la naissance et l education d un enfant dans de bonne conditions alors que la situation de sa genitrice peut laisser envisager le pire.
Regardons se qui se fait en Allemagne. L’accouchement sous X y est interdit, cependant a force de retrouver des cadavres de nourissons dans les poubelles, pots de fleurs ou congelateur on adecider de reintroduire les trappes a bebes dans les hopitaux. Tant est si bien que les femmes doivent accoucher dans leur baignoires prendre le taxi avec leur rejeton le mettre dans la trappe et repartir. On leur interdit d accoucher dans des conditions dignes!
Quel progrés vis a vis de vos considerations juridique.
Les estimations allemandes parlent de 2 a 3000 nourissons qui perissent de cette maniere.
Revenons au vrai probleme que proposez aux femmes qui ne veulent en aucun cas de l’enfant qu elle vont mettre au monde?
LA reponse des anti accouchement sous X est revoltante: Elle doit reconnaitre son bebe si par contre elle ne desir ou ne peut en aucun cas le reconnaitre…. C’est vraiment pousser au crime
Rédigé par : un expat | le 27 janvier 2011 à 11 h 16 min | Répondre |
Sachons raison garder!
Je pense que la Justice a fait son travail, et que c’est du bon travail!
Mais, s’agissant d’une telle affaire où le « sujet principal » (dont il ne faudrait pas qu’elle devienne « la victime principale » est une mineure, le huis clos et l’anonymat de la publication eussent été souhaitables!
Rédigé par : le flaneur | le 27 janvier 2011 à 11 h 21 min | Répondre |
Point de vue intéressant que vous avez là. J’ai beaucoup réfléchi à la question, sans avoir de réponse ferme d’ailleurs.
Vous dites que certains accouchés sous X, une fois adulte, se tourmentent au sujet de leurs parents biologiques. L’inverse n’existe-t-il pas aussi? Est-il possible que certains adoptés, ponts biologiques coupés, n’aient aucune envie de voir débouler dans leur vie d’adulte un géniteur (trice) qui n’a en fait jamais été un parent?
Bref, ne sommes nous pas condamnés au cas particulier?
Votre solution, donnant la possibilité d’établir la filiation biologique sans lien juridique est intéressante, mais ne règle pas le fait que les deux extrémités de cette « chaîne biologique »: les géniteurs et l’enfant, peuvent très bien ne pas avoir le même intérêt au dévoilement. En quoi par exemple, le souhait d »un adopté adulte de connaitre ses géniteurs devrait prévaloir sur la volonté des géniteurs de rester anonymes? Il faudrait que cette volonté soit symétrique.
Enfin, je ne peux m’empêcher, au vu du reste de la décision (confier l’enfant aux grands-parents), de penser qu’il y a une idéologie du lien du sang derrière ces évolutions.
Cette idéologie du lien du sang serait à mon sens un changement culturel survenu au cours des vingt dernières années, en même temps que la généralisation de la culture de l’ADN (la recherche du gène de truc ou de bidule comme facteur explicatif de tous les comportements), le retour au droit du sang dans l’attribution de la nationalité, la culture de la prédestination, du « fils de »… qu’on retrouve dans beaucoup de sujets de société.
Je ne suis pas sûr que ce soit entièrement mauvais d’être sans attaches, donc libre.
Rédigé par : Xavier | le 27 janvier 2011 à 11 h 26 min | Répondre |
Je ne suis pas juriste, mais j’ai du mal à comprendre, comment une décision de justice puisse aller à l’encontre de la loi.
Beaucoup parlent du droit de l’enfant, qui est primordial et doit être respecté et appliqué, mais qu’en est-il du droit de la mère ? N’a-t-elle pas droit elle aussi à ce que son souhait d’accoucher sous X dans un cadre parfaitement légal soit respecté et appliqué ?
Quant à avoir 3 couples de grand-parents, j’aimerai bien savoir comment on peut expliquer à un enfant que d’une part lui il a droit à 3 couples de grand-parents alors que tous les gens qu’il va rencontrer n’en ont que 2, et qu’en plus 2 des ses grand-parents sont le papa et la maman de sa mère qui ne veut pas le voir.
D’autre part, si la mère avait souhaité que ses parents s’occupent de son enfant, elle n’aurai pas accouché sous X, mais elle leur aurai confié.
Quant à ces grand-parents « aimants » et qui ne pensent qu’au « bien-être » de leur petite fille, ils sont capables de faire un procès à leur fille (ou pour casser une décision de leur fille), alors imaginons ce qu’ils seraient capable de faire face à un couple d’adoptant.
Avoir une loi qui encadre l’accouchement sous X, n’est-ce pas mieux que d’avoir des « boites à bébé » comme dans plusieurs pays européens ?
Naturellement il faut que cette loi évolue, mais les dispositions lors de l’adoption d’un enfant né sous X ont déjà évoluées.
Je suis parent d’un enfant né sous X, et dans son dossier (au service départemental de l’enfance) il y a une enveloppe dans laquelle sa mère biologique a laissée des instructions au cas ou son enfant souhaite un jour la retrouver. Il y aura accès quand il le souhaitera.
Quant au lien biologique, face au lien affectif, cela reste un vaste débat sur lequel jamais personne ne sera d’accord. Pour moi, c’est l’affectif qui prime, car je n’ai jamais éprouvé autant d’amour que pour ma femme et mon enfant.
Rédigé par : Gui | le 27 janvier 2011 à 11 h 32 min | Répondre |
» dans une période où l’on manque d’enfants, surtout de nouveau-nés, à adopter. » Drôle de phrase, me semble-t-il, sauf à reconnaitre un « droit à l’enfant ».
Par ailleurs, la loi actuelle fait de la mère la seule décisionnaire du devenir de l’enfant. Quid du père? Vous me direz qu’il est absent, qu’il s’est barré lâchement…sans doute. Mais en remettant toute la responsabilité sur la mère on encourage à mon sens encore davantage la déresponsabilisation des hommes dans la procréation.
Rédigé par : Pierre | le 27 janvier 2011 à 11 h 57 min | Répondre |
Tant que la société continuera à glorifier le lien biologique, à lui donner une substance la ou il n’est qu’invention, des enfants souffriront ; ce n’est pas la loi qui fait défaut, l’anonymat total est une condition indispensable à la décision d’accoucher sous « x » !
Rédigé par : Jonathan | le 27 janvier 2011 à 11 h 57 min | Répondre |
* La décision de la cour d’appel est elle légale ? Je veux dire : s’appuie-t-elle sur une loi qui prime sur la loi d’accouchement sous X ?
* La décision de la cour d’appel est elle totalement motivée ? Je veux dire : argumente-t-elle que l’intérêt de l’enfant qui se joue ici est supérieur à celui de la mère à qui on refuse le bénéfice de la loi ?
* En exposant l’enfant au risque de grandir à proximité d’une mère biologique qui refusera de le reconnaître comme son fils, et qui lui laissera entendre que la justice l’a privé de l’adoption qui lui aurait assuré des parents affectifs et légaux, la cour, n’est-elle pas allé à l’encontre de l’intérêt de l’enfant ?
Rédigé par : Curieux | le 27 janvier 2011 à 11 h 57 min | Répondre |
C’est exactement ce que je me suis dit : où l’intérêt d’un enfant d’être élevée par des grands parents (= trop âgés pour élever un enfant), qui s’opposent et s’imiscent ainsi dans la vie privée de leur fille adulte et dont celle-ci récuse elle-même les qualités d’éducateur ????
Je ne trouve pas que cette décision protège « l’intérêt de l’enfant » sauf à sacraliser le sang, ce qui est idiot au vu des maltraitances familiales….
Rédigé par : photine | le 27 janvier 2011 à 12 h 11 min | Répondre |
Je rejoins les propos de cette illustre article. Il semble que les juges du fond, ont eu une appréciation souveraine large et voire contre l’intérêt de l’enfant. En effet si cet objectif d’intérêt de l’enfant c’est le mettre au seing d’une famille qui en partie (la mère) dénie totalement ce petit être. Il est alors difficile d’imaginer que la loi sous l’accouchement sous « X » soit respectée puisqu’il y a un risque fort que cette petite fille connaisse l’identité de sa mère (par le biais de ces grands-parents) alors que celle-ci ne veut pas d’elle. Ne serait-il pas plus difficile de connaître sa mère alors qu’elle dénie l’enfant ou de vivre dans une famille adoptive non liée par la mère qui a accouché sous « X » et ignorer ses origines biologiques ? La question me semble-t-il s’apporte pas de réponse unanime.
Rédigé par : unpointdevue | le 27 janvier 2011 à 12 h 20 min | Répondre |
La justice déraille !
Si la loi donne le droit à quelqu’un de rester anonyme — la mère — vis à vis de son enfant « né sous X », de quel droit des juges se permettent de révéler l’identité de X ?
On marche sur la tête ! De quel droit a-t-on « dénoncé » cette femme à l’opinion publique, à ses amis, ses employeurs, un futur mari ? Qu’adviendra-t-il des relations « forcées » entre la mère et l’enfant ? Les juges ont-ils imaginé ce probable futur dialogue :
– Maman, pourquoi m’as-tu abandonnée à la naissance ?
– Si j’avais su qu’on te dirait que je suis ta mère, je t’aurais noyée ! Tu m’as pourri la vie depuis ta naissance ! Je te hais… Je ne veux plus jamais te voir !
Le résultat, c’est que la mère et l’enfant auront probablement besoin d’un psy à vie… C’est malin, non ? Tout ça pour un caprice de juges qui veulent passer pour modernistes !
Le même problème va se poser avec les donneurs de sperme, si on laisse la possibilité aux enfants issus de cette technologie d’avoir accès aux informations.
Moi, je ne donnerais plus dans ces conditions ! Vous imaginez, vingt ans après, on sonne à votre porte :
– Bonjour Papa, je viens pour réclamer mon héritage !
La tête de ma femme qui ne savait pas que je donnais ma semence à d’autres…
Donc je persiste à dire que passé le délai de rétractation, on doit brûler toute trace qui permettrait une identification de Mme X. Tant pis pour la généalogie !
A bas la délation !
Rédigé par : Alain94 | le 27 janvier 2011 à 12 h 28 min | Répondre |
Sauf erreur, il n’existe pas de lien juridique « grands-parents – petit enfant ». Cette relation doit transiter obligatoirement par la case « parents » ( détenteur de l’autorité parental).
Si la « génitrice » a accouché sous X, logiquement les parents de celle-ci ne peuvent se prévaloir du titre de grands-parents de l’enfant né sous X. Sur quelle base la justice a donc établi le lien entre M. et Mme Ogier et leur petite fille pré-supposée?
Cette première étape m’échappe.
Le fait de reconnaitre Mme et Madame Ogier comme grands-parents , n’implique-t-il pas de facto que leur fille est la mère de l’enfant. Par conséquent, en acceptant de lancer la procédure, et avant même le procès, la justice n’a-t-elle tué l’accouchement sous « X »?
Rédigé par : Karim | le 27 janvier 2011 à 12 h 32 min | Répondre |
@un expat
Merci de donner quelques informations sur ce qui se passe dans les pays n’ayant pas ce dispositif.
Il me semble que le principe de l’accouchement sous X ne doit pas être remis en cause, en le remettant pour ce qu’il est : un acte médical dans lequel la mère accouche à l’hôpital et pas chez elle ou dans la rue et qui reste soumis au secret médical.
Je pense qu’il serait intelligent par contre de modifier ce dispositif. Dans le cas juridique en question, l’accouchement sous X n’était pas justifié : l’entourage de la femme était au courant de son état, le fait qu’elle ait un enfant n’était donc pas un secret. Pourquoi a-t-elle quand même accouché sous X ? N’y a-t-il pas d’autres dispositifs pour permettre à une mère d’abandonner son bébé sans perdre l’information familiale, qui lui permettra si elle le désire de prendre des nouvelles de son enfant et que celui-ci puisse connaître son identité (peut-être seulement avec son accord) quelques années plus tard ?
Dans des cas de déni de grossesse, un suivi psychologique de la mère peut permettre également de limiter les accouchements sous X.
Enfin, si le père tient à reconnaître l’enfant, il n’est pas normal qu’il ne puisse le faire et l’élever à cause de la seule décision de la mère. D’ailleurs, il devrait être mis au courant quasi-systématiquement (il faut tout de même garder des exceptions pour les cas de viols, ou si le père menace de dénoncer la mère à sa famille, car on le sait très bien, quand une femme n’est plus vierge, il n’y a jamais rien à reprocher au gars responsable, c’est elle la seule fautive). Si on interdit l’accouchement sous X, l’enfant connaîtra systématiquement l’identité de sa mère, mais pas plus qu’avant celle du père… Si un « demi-X » est banal et peu grave, dans ce cas on devrait permettre qu’un enfant adopté connaisse l’identité de son père et que le secret soit gardé quant à celle de sa mère. Ce serait plus égalitaire, d’ailleurs…
Rédigé par : yoda | le 27 janvier 2011 à 12 h 33 min | Répondre |
Au vu des réactions, quelque chose doit m’échapper dans cette histoire. Récapitulons: si j’ai bien compris, une gamine est tombée enceinte mais refuse de prendre ses responsabilités envers sa fille. Les parents de cette gamine interviennent et se proposent pour prendre en charge la fille. La justice tranche et accepte la prise en charge par les grands-parents.
Où est le problème?
La gamine allait laisser sa fille sans aucune famille, sans aucun lien, seule au monde même si elle aurait été adoptée, alors qu’elle a de la famille. Il faut penser à cet enfant plutôt qu’à cette gamine visiblement totalement irresponsable. La fille n’a pas à souffrir des conneries de sa mère et si elle a des grands-parents visiblement bienveillants, il est tout à fait juste que ceux-ci sauvent leur petite fille de la vie que la gamine lui avait réservé.
C’est quoi ces réactions, quelque chose doit forcément m’échapper. Dans cette histoire, seul le bien être de la fille doit primer car elle n’est en rien repsonsable de tout ce foutoir. Avant même de venir au monde va-t-on lui faire payer les conneries de sa mère pour le restant de ces jours? Ce que vit la gamine est totalement secondaire et ne doit aucunement influer sur les intérêts de la fille.
En cela la justice a tranché par un juste jugement.
Rédigé par : perplexe | le 27 janvier 2011 à 12 h 41 min | Répondre |
Dommage que l’auteur ai si peu d’humanité et perpétue le mythe de parents biologiques cause de la souffrance de temps d’enfant née de géniteur différant des parents.
Les animaux ont des géniteurs, les humains des parents, le lien est culturel, dans l’accouchement sous X, le lien de parentalité avec le géniteur n’a jamais existé, et la seuls et unique famille celle des adoptants. L’enfant ainsi née a donc des le départ des parents, des grand parent, des frères et sœurs.
Si la cruauté de l’attachement (artificiel) aux gènes de notre culture changeait, les enfants issus d’accouchement sous X serait aussi attaché à leurs géniteurs que les enfants issus de fécondation in vitro à leurs éprouvettes, et tout le monde vivraient mieux
Rédigé par : Ogami | le 27 janvier 2011 à 13 h 06 min | Répondre |
Le problème, Yoda, c’est que la « gamine » en question est une jeune femme de 26 ans, adulte, à qui la loi permet d’acccoucher sous X, plutôt qu’accoucher dans la rue ou chez elle.
Une fois sa décision prise, au nom de quoi deux autres adultes s’imiscent dans cette décision, ne la respecte pas et décide de lui imposer un changement de décision ??!!
Et pour finir, quel climat idyllique pour grandir et s’épanouir qu’une famile où la petite fille devient la fille et sa mère, sa soeur ! Qui plus est lorsque la mère en question refuse toujours de reconnaître sa fille (les grands-parents arguant du fait qu’ils prennent en charge la petite « le temps que la mère reviennent sur sa décision » !
Au nom de quoi, expliquez moi, 2 adultes décident qu’un autre adulte a fait une erreur ? Parce qu’ils sont ses parents ?? Mais elle a 26 ans !!
Si vous ne voyez toujours pas où est le problème, acceptez donc que vos parents se remettent à avoir droit de décisions sur votre vie.
Rédigé par : Maggie | le 27 janvier 2011 à 13 h 11 min | Répondre |
Je veux juste témoigner sur un aspect : mes filles ont trois grand-mères et grands pères, et bientôt une quatrième grand-mère car un de nos parents se remarient.
L’aînée est ravie d’avoir autant de mamies, la petite montre de l’affection à tous, et n’a pas l’air traumatisée.
Il y a aujourd’hui des filiations non génétiques qui s’établissent et qui amènent l’une des mamies qui n’est ni ma mère ni celle de mon mari à déclarer ponctuellement : « ça elle le tient de moi »!
Rédigé par : maggie | le 27 janvier 2011 à 13 h 15 min | Répondre |
Petite précision concernant l’adoption sous X et le lien possible avec la personne qui a mis l’enfant au monde (je ne parle délibéremment pas de ‘mère biologique’ ou de ‘parent’, ‘mere’ et ‘parent’ n’etant pas lié pour moi à la biologie!).
Depuis quelque temps déjà, toute personne accouchant sous X, peut, si elle le veut, laisser photos, lettre et même coordonnées dans un document scellé auquel seul l’enfant adopté aura accès sous la supervision des services à l’enfance (et des parents adoptant si l’enfant est encore mineur). La personne ayant mis un enfant au monde sous X, peut ajouter des documents à tout moment d ela vie de l’enfant(pas seulement le jour de la naissance)… N’est-ce pas une solution acceptable?
Supprimler l’accouchement soius X ne créerai-t-il pas plus de problèmes qu’ils n’en résoudrait: Outre les problemes possible d’augmentation des infanticides, des accidents ou d’accouchement dans de mauvaises conditions mettant en peril vie de l’enfant et de la mère, que se passera t-il si un enfant, tentant de contacter son géniteur qui n’a peut etre aucune envie de le rencontrer se voit rejeté/abandonné une nouvelle fois?!
Le systeme actuel permet deja de ne pas rompre totalement le lien biologique et ce par consentement mutuel, ne l’oublions pas.
Rédigé par : SousX2 | le 27 janvier 2011 à 13 h 42 min | Répondre |
Fin de l’accouchement sous X et fin de l’adoption, également.
Je suis tante de deux jeunes adoptés à leur naissance. L’un, a été le fruit d’un viol incestueux; l’autre, fille d’une mère très jeune. Les deux ont construit leur personnalité avec ses parents et avec nous comme entourage: ils ont nos valeurs et aussi nos fantasmes, c’est-à-dire, nos deuils, nôtre passé familial, le sens qu’on donne à certains choses, etc..Bref, ils font partie de ma famille. Adultes, ils ont voulu savoir leurs origines: chose faite. Même si savoir ce passé douloureux, a été fort dur, ils ont été épargnés, au fond, des drames de leur famille biologique parce qu’ils font partie de la nôtre. L’autorité parentale a été celle des leurs parents adoptifs. Chaqu’un à sa lignée, je ne voit pas comment avoir trois grand-parents au même temps puisse être « une richesse’; c’est plus compliqué.
Rédigé par : Rose | le 27 janvier 2011 à 13 h 42 min | Répondre |
@ maggie –>Vos filles vivent avec vous et aucun des grand-parents ne vous a fait de procès, alors ne mélangeons pas tout …
Rédigé par : Gui | le 27 janvier 2011 à 13 h 53 min | Répondre |
Dans le cas que vous décrivez, les enfants adoptés ont eu l’accès aux informations sur leurs origines. Cette connaissance n’a pas entravé leur adoption pleine et entière ni leur épanouissement au sein de leur vraie famille.
Quand l’auteur demande la fin de l’accouchement sous X, ce qu’il demande, c’est que tous les enfants adoptés aient la même chance que vos neveux, qu’ils ne subissent pas le poids du secret sur leurs origines quand ils sont en âge de le connaître. Mais non qu’ils gardent pendant toute leur enfance un lien avec leurs parents…
Rédigé par : yoda | le 27 janvier 2011 à 14 h 14 min | Répondre |
@Yoda, Je suis d’accord avec vous, mais je vous prie de lire, l’extrait suivant du texte:
Rédigé par : Rose | le 27 janvier 2011 à 14 h 23 min | Répondre |
Dans d’autres circonstances, l’intérêt de l’enfant serait de le placer auprès des Gparents, mais là non. La jeune femme, en tant que mère responsable (quoiqu’en pensent certains), a choisi ce dispositif (sous x) pour le « bien » de son enfant, et probablement pour empêcher ses parents (nuisibles à ses yeux) de se mêler.
Qu’elle regrette ou pas plus tard son geste, ça la regarde. Son choix doit être respecté. L’enfant n’est pas un objet qu’on peut placer dans la boîte B à défaut de la boîte A suivant une logique purement génétique et utopique.
Sur RTL ce matin la grand-mère disait qu’elle a expliqué à sa fille qu’un enfant ne se jette pas. OK c’est sa vision des choses. Mais pour leur fille, au contraire ce geste est un sauvetage. Entre les grands parents qui, à ce stade, ne voient que de l’immaturité dans le geste désespéré de leur fille et la jeune femme qui n’est pas prête à pardonner ses parents, le fossé est énorme. Dans ce contexte, quelle place pour l’intérêt de l’enfant ?
De plus, trahie et infantilisée par la justice, cette jeune femme doit être dévastée…
Rédigé par : m.a. | le 27 janvier 2011 à 15 h 38 min | Répondre |
J’avoue ne pas avoir d’idées fermes concernant ce sujet, cependant, je ne peux m’empêcher de remarquer une chose : beaucoup parlent du droit de la mère d’accoucher sous « X ». Si j’en ai bien compris le principe, la mère perd donc tous ses droits concernant l’enfant. Si tel est bien le cas, pourquoi parler du droit de la mère de ne pas vouloir que les grands-parents connaissent leur petite fille (surtout si la grossesse de leur fille était connu) ?
Certe, je comprends bien que cela est contradictoire avec le principe d’accouchement sous « X », mais si la mère accouche sous « X », par définition, elle n’a plus aucun droit sur l’enfant.
Attention, je ne dis pas que le tribunal a tord ou raison dans sa décision de confier l’enfant aux grands-parents.
Je dis juste, qu’en théorie, la mère biologique n’a plus le droit de s’opposer à ce que les grands-parents aient la possibilité de connaitre leur petite fille.
Le fait qu’on leur confie la garde de la petite change bien évidemment la donne…
Rédigé par : Kinouch69 | le 27 janvier 2011 à 19 h 41 min | Répondre |
d’accord avec vous, au nom de quel principe peut-on ostraciser une famille qui demande la garde de leur petite fille ?. De plus je me demande en quoi, en comparaison, une famille d’accueil serait plus compétente pour élever un enfant que sa propre famille ?.
Le fait que les grands-parents donnent une « deuxième chance » à leur fille en ce qui concerne la petite est louable. Les services sociaux et la famille d’accueil n’en a cure.400 000 enfants sans passé recherchent actuellement à reconstituer leur vie, une loi devrait leur permettre de le faire.
Rédigé par : patfalc | le 28 janvier 2011 à 7 h 42 min | Répondre |
@ted, @maggie
Le malheur est que qui veut faire l’ange ….
Que des personnes de l’âge des grands-parents fassent partie de l’entourage d’un enfant, ce n’est pas nouveau.
De là à les nommer « grands-parents », il y a une marge.
Qu’il est singulier de voir des adultes utiliser un langage qui les arrange, ordonnant par l’usage abusif des mots un monde distordu dans les faits… en somme, un parler « bébé ».
… fait la bête.
Rédigé par : Guy | le 28 janvier 2011 à 9 h 38 min | Répondre |
J’ai 36 ans et je suis née sous X. Rien que cette lettre déjà c’est absurde. J’ai été élevée dans une famille aimante, j’ai maintenant deux enfants et ma fille me ressemble comme deux gouttes d’eau. J’ai passé ma vie à entendre que je ne ressemblais en rien à mes parents et à mon frère. Petite, cela me gênait (plus pour les ragots qu’autre chose) . Je n’ai jamais cherché à savoir mes origines tout simplement parce que pour moi les liens affectifs sont plus importants que les liens du sang. Quand les gens auront compris cela on arrivera sans doute à cesser ces débats fatiguants et qui en plus heurtent l’âme. Parce que même si je vis très bien tout cela, que je ne suis pas dérangée, pas mal dans ma peau etc. légiférer sur ce genre de sujet est blessant. D’un côté je comprends le fait qu’un enfant veuille connaître ses origines, d’un autre je comprends aussi qu’une femme veuille continuer sa vie sans qu’on la retrouve. Je crois, j’espère que je ne me trompe pas, que dans la majorité des cas, la recherche des origines ne mènent pas jusqu’à la rencontre physique. et d’après ce que je sais aussi, quand la rencontre à lieu, dans la plupart des cas ca se passe mal. Le choc et/ou la déception étant trop violents. Légiférer sur des sujets d’ordre affectifs, humains etc. c’est extrêmement compliqué. Je dirais juste que si qq’un cherche ses origines ok, mais qu’il n’aille pas bouleverser la vie de sa mère biologique qui surement a des enfants maintenant. Je crois que de toute façon le plus dur ce n’est pas pour l’enfant né sous X c’est pour la mère qui doit ressentir un vide toute sa vie.
D’autre part on parle de l’accouchement sous X mais qu’en est-il de tous les autres cas où l’enfant ne connait pas ses origines (dû aux techniques moderne de procréation)? Qu’en est-il de l’enfant qui vit dans une famille biologique qui se déchire et qui aurait préféré naître ailleurs? Finalement la filiation est toute relative. Ce sont nos sociétés qui créent des malaises.
Rédigé par : louison | le 28 janvier 2011 à 9 h 40 min | Répondre |
Je suis pour un accouchement « discret » plutot que sous X, j’ai travaille dans le domaine de l’adoption en Angleterre, ou accoucher « sous X » est interdit, je pense que c’est mieux pour l’enfant, et n’est-ce pas le principal? Que les meres « bio » se rassurent, tous les enfants adoptes ne veulent pas forcement savoir d’ou ils viennent, et en Angleterre elles ont de toute facon une protection, elles peuvent ne pas avoir de contact avec leur enfant adopte si elles le souhaitent.
Dans ce cas precis, je suis contre la decision des grands-parents, meme si je la comprends. En effet, le meme cas s’est passe pour un membre de notre famille, sa mere a accouche sous X, un de ses amis a prevenu ses parents, qui ont reussi a la faire se retracter, et depuis (26 ans) l’enfant vit dans tellement de mensonges… La mere ne voulait pas de cet enfant, on a trouve le premier nigaud venu pour l’epouser et le reconnaitre (sans test ADN…), mon frere, et puis gentiment les grands parents ont recupere la petite-fille, la mere, et ont litteralement sequestre celles-ci, mon frere a eu enormement de mal a voir sa fille une poignee de fois, avant d’abandonner devant les mensonges et l’agressivite de cette famille. Raison de leurs mensonges: ils ne souhaitaient pas que leur petite fille sache qu’elle ete nee sous x (ce qu’elle n’aurait pas forcement su d’ailleurs), que mon frere n’etait peut-etre pas le pere, que leur fille etait tombee enceinte dans des circonstances douteuses.
Bref, tout cela pour dire qu’on ne force pas une femme a etre mere, ce n’est pas un processus automatique pour toutes. Je ne connais pas toutes les circonstances de cette famille, mais mon avis est que c’est une vie de galeres emotionnelles qui attend ce petit bebe. Comme l’a vecu ma niece, et croyez-moi, ce n’est pas termine.
Je comprends les grands-parents, bien sur qu’on ne souhaite pas qu’un enfant « disparaisse » dans la nature, mais parfois il vaut mieux penser a l’enfant, et moins a soi-meme. C’est ce qu’a fait la mere.
Rédigé par : hanwi | le 28 janvier 2011 à 9 h 50 min | Répondre |
les commentaires qui disent que la mère est irresponsable sont effarants. Cette femme a fait un déni de grossesse, c’est à dire qu’elle était enceinte sans le savoir; vraisemblablement si elle l’avait su elle aurait eu recours à l’avortement. le bébé est bel et bien un enfant non désiré, non attendu. L’accouchement sous X donnait au bébé la possibilité d’avoir une famille apaisée qui l’a désiré…
les grands-parents n’ont rien à dire dans cette affaire, la décision de justice me paraît pour le moins incompréhensible.
Rédigé par : Gabrielle | le 28 janvier 2011 à 10 h 38 min | Répondre |
JE ne partage pas l intégralité de votre point de vue.
En premier lieu le 1/2x. La loi a fait le choix de la nature. C’est a dire que la mere a l’entiere maitrise de sa grossesse et ce de la conception a l accouchement. Si vous prenez le principe du 1/2x il faut alors l appliquer a l avortement ou a la pillule du lendemain. C’est-à-dire que ces moyens ne pourraient être employés qu’avec le consentement du géniteur. La loi dans tout les pays du monde (a ma connaissance) exclut cette option. Car elle n’est pas réaliste dans les faits.
Ensuite concernant l’accouchement sous X. Autant le commun des mortels peut comprendre le problème que peut comporter le fait de mettre au monde un enfant issus d’amours illicites (ou de viol) sous l occupant a l époque ou il n y avait pas encore d’avortement légaux. Se qui est beaucoup plus dur a notre époque est d’accepter que ces sentiment vis-à-vis d une maternité aient d’autre causes que l on serait bien malin de jugé (religion, absence d instinct maternel, viol avec rejet de l avortement, contexte familiale etc…). Or c’est se que vous faites dans votre propos en sous entendant « l’accouchement sous X n’était pas justifié » puis en suggérant qu une thérapie changera tout (Dans des cas de déni de grossesse, un suivi psychologique de la mère peut permettre également de limiter les accouchements sous X.) L’expérience des pays étranger montre que ce n est pas aussi facile… Je suis ici beaucoup plus prudent vis-à-vis des valeurs.
L’accouchement sous X a aussi une fonction que les anglais nommeraient Reset c’est-à-dire remise a Zéro. L’enfant vivra une autre vie dans un autre contexte qui si on se fie aux services de l enfance assure un environnement aimant et sain… C’est peut être aussi se que recherche la mere ?
Maintenant penchons nous sur la décision des juges dans cette affaire : Elle est scandaleuse a plus d un titre :
1)	Elle bafoue ouvertement l esprit de la loi. Vis-à-vis de la mère et de l enfant. Ils se connaitront et la fonction « reset » perd son sens. C’est une illustration de plus que la justice n est en aucun cas la pour appliquer se que réclame les citoyens a travers leurs législateurs. Les juges appliquent ouvertement la loi selon leur conviction en se contrefichant des aspiratis de la societe. C’est un scandale perpétuel. Nombre de billet de ce blog l’illustre. Je vous conseil celui qui s appel : « Papa je vais t apporter des oranges » ou l’enfant est considéré comme un risque a mutualiser a travers une assurance comme les dégâts des eaux… Ce billet fait ouvertement phi de la responsabilité parentale dans l éducation. Cette responsabilité est réclamée dans la loi (subventionné par la CAF) et rejeté par les juges chiffres a l appui. Edifiant !!!
2)	Elle est un non sens en soit vis-à-vis du postulat défendu par la justice des mineur. qui se réclame éducatrice… Si on considère quel les responsables légaux de l enfant sont un minimum en charge de l éducation on se rend compte que le nouveau né a toutes les chances d avoir la même éducation que sa mère… Ce n est certes pas une garantie vis-à-vis du future mais cela n augment’ il a les risques de voir l histoire se répéter ?
3)	Et le plus grave : Quel sera maintenant la réaction des futures mères qui ne veulent en aucun cas d un enfant dans leur entourage et se quel qu’en soit la cause ? C’est tellement mieux de faire l’Autruche.
Rédigé par : un expat | le 28 janvier 2011 à 11 h 17 min | Répondre |
@ Kinouch69
Le « grand- parent » n’existe pas dans la loi. Dans la mesure où il est le père ou la mère de celui qui détient l’autorité parentale (le parent) la société le reconnait comme grand-parent. Mais c’est cette transitivité ( Parent du parent) qui lui donne cette qualité.
En accouchant sous X, la génitrice ( appelons là comme ça pour faire simple) renonce à l’autorité parental. Ses parents ( sans qu’ils n’y puissent rien) perdent aussi , de fait, leur qualité de grands-parents.
Légalement, Monsieur et Madame Oger ne sont pas les grands-parents de cet enfant, contrairement à ce que nous rabâchent tous les médias, sauf à s’assoir sur la souveraineté du choix de la femme ayant accouché sous X. Ce que vient de faire la justice.
Rédigé par : Marianne | le 28 janvier 2011 à 12 h 21 min | Répondre |
Ce qui me semble le plus fou, c’est que les juges se sont basés sur l’article de la CIDE qui dit que l’enfant a droit à un nom. A cause d’eux, cette petite n’aura justement pas de nom : la mère ne veut pas la reconnaître, donc elle ne portera pas son nom. Les grands parents ne veulent pas l’adopter, donc elle ne portera pas leur nom et sera légalement toujours une étrangère pour eux. Elle va garder toute sa vie ses 3 prénoms, dont le 3° servira de nom de famille… Elle sera en tutelle jusqu’à 18 ans, et sans famille légale après 18 ans. Et elle est au coeur d’un conflit de famille pour le moins violent ! Alors, quand les juges parlent l’intérêt supérieur de cette enfant, j’ai un doute…
Si la volonté de sa mère avait été respectée, elle aurait eu une famille, un nom de famille, des parents légaux avec tout ce qui en découle (droits et obligations, héritage etc), et une famille élargie.
Rédigé par : lily Bel | le 28 janvier 2011 à 14 h 01 min | Répondre |
Est-ce que ça gênerait autant que ça que la justice confie un enfant né sous x à son père biologique? Ca aurait au moins le mérite de ne pas créer d’ambiguïté dans la filiation.
Mais ça bien sûr personne n’y pense jamais.
GB, président de l’association.
Rédigé par : Association "un enfant-deux parents" | le 28 janvier 2011 à 17 h 52 min | Répondre |
La décision de la cour d’appel d’Angers est une mauvaise réponse à une question mal posée. Que des grand parents, informé je ne sais comment, de la naissance d’un enfant par leur fille, confié en vue d’une adoption au service de l’enfance du conseil général, en réclament la garde, est une chose; que les magistrats de la cour d’appel leur accorde cette garde me parait incongrue, le rôle des grand parents n’est pas de se substituer aux parents, c’est un autre rôle.
Au travers de cette question, que les magistrats est voulu viser la question de l’accouchement sous x est totalement inapproprié! la manoeuvre est grossière, comme toutes les tentatives d’abroger cette loi! Confier son enfant en vue d’une adoption, n’est pas une obligation, c’est une possibilité offerte aux filles et/ ou aux femmes qui ne souhaitent pas élever un enfants, pour de multiples raisons qui leurs appartiennent. C’est droits un droit pour la mère; c’est une chance pour l’enfant d’avoir des parents par affection et par choix plutôt qu’en filiation génétique. Globalement cela marche plutôt bien depuis des décennies. Mais, on ne retient que ce qui ne va pas bien. Dans notre société du spectacle, ou l’on dégouline de compassion pour les victimes, les quelques cas de pupilles qui recherchent leur origine mobilisent toute l’attention des medias et des associations des dites victimes toujours promptent à s’eriger en juges. Et comme toujours aprés chaque monté d’émotions, on réclame une nouvelles loi!
En ce qui concerne l’intérêt de l’enfant ( même supérieur) nous n’en savons que peu de chose, il s’agit surtout de la représentation de chacun plus que d’un fait établie. Tout ce qui touche l’émotion et l’affectif est trés speculatif!
Rédigé par : frisson | le 28 janvier 2011 à 18 h 50 min | Répondre |
Mr Rosenczveig, pouvez vous nous dire ce qui se passerait si la mère reconnaissait son enfant et le confiait pour qu’il soit adopté à l’ASE ou à une oeuvre d’adoption ?
Rédigé par : Lily | le 28 janvier 2011 à 19 h 46 min | Répondre |
Le choix de confier un enfant (juridiquement) sans mère à sa famille qui le réclame et peut l’assumer est le meilleur choix.
A ce propos, je ne peut laisser dire que M et Mme OGER « ne sont pas des parents modèles », c’est tout simplement injurieux. Je les connais et je tiens à dire que je les apprécie.
Au contraire, la Cour d’appel (qui les connait aussi) a écrit « Aucun élément n’est rapporté pour démontrer que les époux Oger, qui ont eu cinq enfants, dont seule Marie, âgée de 14 ans, vit encore au domicile, qui sont bénévoles au sein d’une association caritative et ont accueilli des enfants pendant les vacances, ont failli dans leur fonction parentale »
Certes « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage », mais continuer de telles insinuations sans la moindre preuve (et pour cause) est indigne et diffamatoire.
Pour le reste, on dit tout et n’importe quoi sur ce forum.
Par exemple sur les derniers posts :
« Que des grand parents, informé je ne sais comment, de la naissance d’un enfant par leur fille » mais si on sait comment : par leur fille !
« le rôle des grand parents n’est pas de se substituer aux parents » mais si, en cas de défaillance des parents, il sont tuteurs de droit.
« les magistrats est voulu viser la question de l’accouchement sous x » N’importe quoi! l’arrêt n’en parle jamais. il s’agissait de la garde d’un pupille de l’Etat, né sous X ou pas, en seule considération de l’intérêt de l’enfant;
« la souveraineté du choix de la femme ayant accouché sous X » ! alors là, les bras m’en tombent. La « mère » a demandé à accoucher dans le secret et cela a été respecté. Elle a renoncé à tout droit, tout devoir, toutes responsabilités sur son enfant et voudrait choisir son lieu d’accueil? Il suffisait qu’elle le reconnaisse.
« La décision de la cour d’appel est elle légale ? Je veux dire : s’appuie-t-elle sur une loi qui prime sur la loi d’accouchement sous X ? » L’accouchement sous X est la possibilité pour la mère d’accoucher sans dévoiler son identité à l’Hôpital (art 326 CC). Ca a été respecté. Elle a annoncé sa grossesse et son accouchement à sa famille. C’est son droit aussi. Et ce droit de la mère, n’enlève aucun droit aux autres.
« Je ne suis pas juriste, mais j’ai du mal à comprendre, comment une décision de justice puisse aller à l’encontre de la loi ». Alors quelle loi ? Au contraire, ils ont appliqué strictement l’art L224-8 CASF
– il est encore écrit, parlant de M et Mme OGER « Au nom de quoi des parents devraient-ils disposer d’un tel pouvoir sur leur propre enfant » , alors qu’ils n’imposent rien à leur fille, ils veulent simplement élever leur petite fille et lui éviter le statut difficile d’enfant adopté,
et il accepte comme normal que la mère dispose du droit de priver sa fille de sa famille …
-« n’a-t-on pas dérapé en privilégiant le lien du sang » : personne n’a jamais parlé de lien du sang, l’expression ne figure nulle part. L’arrêt de la Cour d’appel parle de liens affectifs, longuement manifestés.
L’adoption est une magnifique solution pour un enfant qui n’a pas de famille; elle n’a pas pour objectif de gommer une famille qui existe et réclame l’enfant. Les « liens de sang » passent avant les « liens de papier » (l’agrément pour adopter)
– « est-ce vraiment de l’intérêt supérieur de le mettre pour une durée indéterminée dans cette ambiance fondamentalement conflictuelle ». Ambiance conflictuelle? Qui peut le dire ? Comme l’écrit le doyen Carbonnier « quelle pseudo science autoriserait le juge de prophétiser ? »
-« Enfant de sa mère » (expression particulièrement déplacée dans ce cas !!!), « la petite fille devait rester à l’écart du conflit ». Ca veut dire quoi? On la met dans du formol jusqu’à ses 18 ans pour révéler alors son histoire? A 18 ans ou bien plus tard ? Ou jamais?
Bref, il faut raison garder : la Cour d’appel a jugé sagement.
Rédigé par : Pierre Verdier | le 30 janvier 2011 à 21 h 30 min | Répondre |
J’ai du mal à comprendre l’effarouchement général autour de cette décision de justice…
1. Mettons-nous du côté de l’enfant : quand il grandira, adopté par une famille d’accueil, il saura au moins qui est sa mère. Il aura à faire face au rejet de sa mère… comme tous les « sous X » ou les « dans la discrétion », ou même comme certains enfants qui vivent avec leur mère, mais qui en sont rejetés. Certes, cet enfant aura un sacré boulot psychologique à faire, mais comme tout le monde. Au moins, elle sera entourée de personnes aimantes qui s’occuperont d’elle. Ce n’est donc pas une mauvaise solution pour elle. Si en plus ils l’informent de la vraie identité de sa mère, elle pourra même s’en faire une idée et se construire autour, comme font tous les enfants qui ne grandissent pas dans des conditions identiques.
2. Mettons-nous du côté de la mère : elle a de toute façon rejeté sa fille… et ses parents. Que peut-il lui arriver de plus aujourd’hui ? Peut-être de se repentir ? peut-être de camper sur ses positions ? Quoi que soit l’avenir pour elle, ce sera pareil qu’aujourd’hui… ou mieux. De plus, elle aura quand même « à disposition » la possibilité d’aller voir sa fille, et donc de pouvoir évoluer grâce à cela, dans l’amour qu’elle pourrait être amenée à lui porter, car elle sait où elle est. Ce n’est pas une mauvaise solution pour elle non plus.
3. Du côté des grands-parents : ce sont probablement eux qui ont la position la plus difficile. Ils auront à ménager la chèvre et le chou entre le sentiment de rejet d’une enfant adoptée qu’ils aiment et qui donc risque de ne pas recevoir leur amour à sa juste valeur ; et de l’autre côté la colère d’une fille, leur propre positionnement éducatif en tant que parents et pas grand-parents. Ces gens sont courageux. Je ne pense pas que la justice aurait pris une décision ayant tellement d’implications à la légère. Ils ont bien évalué la situation. Ces personnes doivent être très bien.
Enfin, et pour répondre aux posts critiquant la justice en disant qu’elle ne respecte pas les textes de loi, le principe du « sous X », qu’elle invente des textes plus souples et scandaleux (les ‘à discrétion »), j’aurais envie de répondre que la justice, ce sont les hommes qui la font. La justice a été historiquement créée pour les hommes et par les hommes. Les textes de loi sont donc aussi vivants, aussi en mouvement que les hommes eux-mêmes. Si la justice d’aujourd’hui prend ce type de décision, elle ne le fait pas au hasard, en se moquant d’elle-même, mais elle se construit, parallèlement à l’histoire des hommes. Cela, on doit le respecter, même si on est à la traîne… ou en avance.
En outre, et au risque de paraître réac’, la mère de 26 ans qui décide d’accoucher sous x devait avoir un sacré problème : ne savait-elle pas qu’en s’envoyant en l’air elle risquait d’avoir un enfant ? ne sait-elle pas, à son âge, et en tant qu’adulte, que quand on agit dans un sens, et surtout en donnant la vie, c’est un engagement à ne pas trahir ? Comment peut-on à ce point passer à côté de sa vie ?… Si en plus, même mère célibataire, elle avait ses parents avec elle pour l’aider à élever son enfant, comment a-t-elle pu ainsi passer à côté de sa propre chair ? Certes, elle doit être malheureuse et paumée, et pour cela elle mérite la compassion la plus grande, mais peut-être est-il temps pour elle de grandir un peu. Et sa fille a besoin d’elle… plus que tout, certainement…
Personnellement, je trouve que cette décision est très intelligente, bienveillante et réfléchie. Que cette décision est morale, et que l’histoire des personnes qui vivent cette histoire est merveilleuse. Après 18 mois, une pupille trouve une famille, et cette famille, c’est la sienne, sa vraie famille.
C’est une histoire merveilleuse.
J’aimerais en entendre plus souvent…
Rédigé par : CL | le 31 janvier 2011 à 9 h 12 min | Répondre |
c’est une salade pas possible. Il mélange tout.
– y a pas 2 volets dans la décision : selon l’art L224-8 CASF
OU bien l’enfant restait pupille et était adopté par des étrangers, et connaissant ce département, je peux vous dire que c’était une adoption plénière et secrète (y a qu’à voir comment ils empêchaient la grand mère de voir l’enfant à la maternité)
OU il était confié à M et Mme OGER; et à personne d’autre – relisez le L224-8.
– « On observera au passage qu’une telle solution introduit un délai de rétractation quasiment illimité à la mère » : elle n’a pas reconnu ni consenti à l’adoption, elle ne peut rien « rétracter »
– la mère n’est pas « redevenu mère malgré elle » ! n’importe quoi ! ou voyez vous ça?
– personne ne lui « impose » rien. On ne s’occupe que du bien être de l’enfant; l’arrêt ne parle pas de la mère qui a renoncé à ses droits et à ses devoirs;
– quant à annoncer « La mort de l’accouchement sous « X », » je voudrais bien, mais malheureusement ce n’était pas le sujet : il s’agissait de statuer sur la garde d’un pupille de l’Etat.
-« n’a-t-on pas dérapé en privilégiant le lien du sang » : personne n’a jamais parlé de lien du sang, l’expression ne figure nulle part. L’adoption est une magnifique solution pour un enfant qui n’a pas de famille; elle n’a pas pour objectif de gommer une famille qui existe et réclame l’enfant. Les « liens de sang » passent avant les « liens de papier » (l’agrément pour adopter)
Au contraire, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval nous écrivait :
« L’identité de cet enfant ne pourra se construire que si on lui donne la capacité de traduire son histoire sous forme de récit. Encore faut-il que cette histoire ait un début qui ne soit ni maquillé ni tronqué. Il faut pouvoir « s’originer », mettre son histoire en perspective, pouvoir combler le vide de la réponse à la question : « quelles sont les circonstances qui ont poussé mes parents de naissance à me confier à l’adoption ? » Mais aussi : « qui m’a fait ce cadeau précieux entre tous : la vie ? ». Seules, ces réponses peuvent permettre à un adulte adopté de se construire une identité narrative. Comment faire le deuil de ce qu’on n’a pas eu, de ce qu’on n’a pas connu ? Comment faire le deuil de « rien » ?
Personne ne peut s’arroger le droit de gommer, d’abraser une généalogie, une histoire familiale. Seuls les parents de sa mère de naissance peuvent être les témoins et de sa généalogie familiale et de l’histoire particulière de sa mère ».
Rédigé par : claudine | le 2 février 2011 à 9 h 28 min | Répondre |
@claudine.
« la Cour d’appel a jugé sagement » Cela est totalement faux. A force de regarder que l’intérêt de l’enfant et de s’imaginer que tout va aller mieux avec le temps on a du mal a s’imaginer que cette décision met de fait des naissances en danger. Malheureusement la vie n’est pas un feuilleton de France 3 ou les grands parents sont rayonnant la fille un peu pommé et ou tout fini bien a la grande table familiale place dans la cours de la ferme.
Que faites vous donc de la volonté de la mère de ne pas avoir de contact avec cet enfant? Cet anonymat lui est garanti par la loi or ce jugement anéanti ce droit de fait.
Deuxièmement et comme expliqué dans un de mes commentaires on serait bien malin de porter un jugement sur la volonté d’être mère de la part d’une femme.
Que proposez vous a ces femmes?
L’accouchement dans la baignoire puis hop dans la trappe comme en Allemagne et si c’est trop loin dans la poubelle, le congelo ou le bac a fleur.
L’argumentaire de se qui se passe après la naissance présuppose qu elle ait eu lieu dans de bonne conditions… Or en comparaison de tout se qui se fait a l’étranger cette loi sauve beaucoup de vies.
C’est pour cette raison que je considère ce jugement comme une honte car il annihile un droit donné aux femmes par des jeux juridiques.
Rédigé par : un expat | le 4 février 2011 à 12 h 56 min | Répondre |
@ Pierre Verdier
En affirmant que « la Cour d’appel a jugé sagement » je ne peux que rigoler. Votre argument disant que l’accouchement sous x a été respecté et qu’en fait les grands parents se sont pointés comme n importe quel quidam, qu’il en on eu la garde et qu in fine la mère biologique n avait qu’a se taire pour avoir un vrai accouchement sous X est bancale.
La loi garanti l’anonymat de la mère et de l enfant. On sait qui est qui en permanence ici.
On a des grands parents qui affirment que leur fille est dans l erreur. Bref ils vont confronter leur fille à cet enfant tout au long de sa vie alors que la loi lui garantissait l’anonymat.
Se qui est le plus tordu dans cet argumentaire c’est que vous faites systématiquement appel au « bien de l enfant » or des le départ (et cela est sous entendu par les grands parents) il sera instrumentalisé pour que leur fille reconnaisse ses erreurs. La solution d’une famille adoptive est ici très loin d’être une mauvaise option dans cette constellation particulièrement saine.
Dire que cette décision n est pas une atteinte a l’accouchement sous X c’est un peu nous prendre pour des c…, tous le monde sait qui est qui. Le jugement est sans faux semblant, car il aurait pu faire mention d’une obligation de se taire de la part des grands parent quant a la mère biologique.
Ce jugement est une fumisterie sans nom. Il va a l encontre de se que garanti la loi.
Rédigé par : un expat | le 4 février 2011 à 13 h 28 min | Répondre |
hé bien ! le livre de E.Badinter vient à point : La Femme La mère Le CONFLIT.
et, je lis sur le web : donc je cite : « n Espagne, il est possible de se marier à 14 ans ! Bravo ! cela va l’encontre de beaucoup de choses. Est ce qu’à moins de 15 ans on est capable raisonnablement de se marier ? et qui dit mariage. en principe (?) dit : enfant(s). (Vendredi 4 février.19h30 ZIGONET 2011 YAHOO!. ACTUALITéS
Rédigé par : annie | le 4 février 2011 à 21 h 43 min | Répondre |
je suis né sous X et j’aurais rêvé d’avoir des gens qui viennent me permettre de connaitre mon histoire ou lieu de tout faire pour me la cacher, me l’interdire
Il se trouve que ce sont les grands parents et qu’un tribunal a juge qu’il s étaient tout à fait capable d’elever cette petite fille
Ses parents seraient morts, tout le monde aurait trouvé cela très bien
Là au moins cette petite fille ne tombera pas dans la trappe à secret de l’accouchement sous X
Grâce à ces gens elle connaitra son histoire et personne ne pourra lui cacher la vérité
de quel droit ceux qui connaissent leurs parents et leur histoire veulent interdire à certains de connaitre la leur et les leurs ?
Parce que la mère ne voulait pas?
elle ne veux pas quoi ? élever un enfant pour des raisons qui sont toujours douloureuses, quelqu’un va élever cet enfant avec amour
elle ne voulait pas quoi ? Que cet enfant sache pourquoi et qui elle est d’où le X
mais que je sache c’est un droit élémentaire reconnu par toutes les conventions depuis des lustres, à Angers cette petite fille aura ce droit comme toutes les autres ou presque
car il y a tous les autres X maintenu dans l’inconnu par cette loi inique et par une administration qui nous refuse même les quelques documents qui nous reviennent de droit
Moi je remercie ces gens qui sont aussi des gransparents de leur courage et deleur amour pour cette petite fille, nous l’envions
Rédigé par : alain | le 5 février 2011 à 14 h 36 min | Répondre |
Cette femme, qu’elle ais voulu l’enfant ou non, qu’elle ais pu ou pas avorter, as le droit de faire naître son enfant sous X, ce qui veut dire le couper de ses racines, qu’il ne connaissent pas sa famille.
Cette décision n’as pas été respectée.
Aujourd’hui si j’étais la mère je devrais couper les ponts avec TOUTE ma famille pour ne jamais voir cet enfant dont je ne voulais pas.
Voila la réalité des choses c’est la mère la victimes de parents trop présents, trop pressants, trop dirigeants, interférant dans la vie et les choix de leur fille. Et il en résulte que c’est au final la vie de cette femme qui en ait détruite.
Rédigé par : Clément | le 7 février 2011 à 11 h 15 min | Répondre |
Merci pour cette analyse fine et complète de la situation de cette petite fille…
Je crois que dans ce cas, on a confondu « droit aux origines » et « famille ».
En amalgamant les deux, on oblige cette petite fille à vivre dans une situation double et malsaine, avec des grands parents qui veulent l’imposer à sa mère – qui n’est plus sa mère, une mère qui ne veut plus d’elle, un nom qui n’est pas celui de ses grands parents (la filiation reste brisée dans son cas), et des droits successoraux et juridiques = à zéro (elle n’est plus leur petite fille juridiquement parlant !)
Pas de père, pas de mère, pas de nom, pas de droits, pas de frères et soeurs.
Pour le coup, à part la connaissance de son histoire, elle n’a plus rien !
C’est ça, son « intérêt supérieur ? »
Rédigé par : Lolo | le 7 février 2011 à 17 h 48 min | Répondre |
Supprimer l’accouchement sous X, c’est revenir aux femmes accouchant dans des conditions indignes et dangereuses, revenir aux nouveaux-nés dans les poubelles… Un progrès, vraiment ?
Je conçois la souffrance des enfants nés sous X, mais des dispositions existent pour leur donner un aperçu de leur histoire. Je suis sage-femme, et à chaque naissance sous X, nous ouvrons un cahier de vie à l’enfant, où nous lui racontons tout ce qu’il est possible de lui raconter sur ses parents de naissance, la grossesse, l’accouchement, le déroulement de son séjour à la maternité. Nous y mettons des photos, il n’est pas rare qu’il y ait quelques vêtements ou cadeaux joints. Toutes les personnes qui s’occupent de lui peuvent s’y exprimer. Bien sûr, ça ne remplace pas une filiation, mais nous l’écrivons tous pour que cet enfant connaisse cette partie-là de son histoire et l’utilise pour se construire. Ce cahier le suit à la pouponnière, et est supposé être confié à ses parents adoptifs.
Nous avons appris récemment que certains responsables de ces enfants à l’ASE se permettent de jeter tout simplement ces cahiers, qu’ils se permettent de juger inadéquats. Motif invoqué pour le dernier en date : Avoir écrit qu’en le confiant pour la dernière fois à la nursery avant de quitter la maternité, la mère de naissance d’un bébé était triste. Traumatisant, paraît-il. Traumatisant se savoir que cette femme avait pris une décision difficile en confiant son enfant. Traumatisant de savoir qu’elle se préoccupait de son bébé. Pus traumatisant que de fantasmer sur une femme sans aucun affect, il faut croire. Que de visualiser une femme qui se pointe à la maternité, pond son gosse et se casse sans se retourner ?
La plupart des femmes qui accouchent sous X ne le font pas pour se débarrasser d’un poids gênant. La plupart sont là pour confier leur enfant à l’adoption, parce qu’elles pensent ne pas pouvoir en prendre soin comme elles le souhaiteraient et veulent que des parents attentionnés le fassent. La plupart du temps, l’accouchement sous X est un acte d’amour maternel. Mais parce qu’il intervient souvent dans une situation personnelle, sociale, familiale complexe, l’anonymat est l’espace de liberté qui permet l’accomplissement de ce choix.
Rédigé par : Get72 | le 10 février 2011 à 13 h 25 min | Répondre |
Bonjour, je suis nouvelle conseillère et je voulais vous féliciter pour ce blog très bien fait !
Rédigé par : horoscope 2011 | le 11 février 2011 à 17 h 26 min | Répondre |
j’ai vraiment le même point de vue que vous, mais je pense que vous en faites trop
Rédigé par : erica | le 11 février 2011 à 18 h 08 min | Répondre |
Je vous invite à passer un coup de main sur votre conscience
modification 183 art.7
Posté par Sofia à 12,46 Santaniello Gaia du 4 Février 2011
Compte tenu de l’évolution des mœurs au cours des dernières décennies, ce qui conduit à envisager, avec différentes activités de sensibilisation fois considered diffamatoires, qui pourrait être, comme dans la plupart des cas, la naissance en dehors d’une situation régulière du couple.
En tout cas, il est vrai que, après les 100 fatidique ans, le secret sera révélé, cependant, nos enfants, qui nous accompagnent dans la recherche, sachant l’intensité de notre désir, et donc à ce moment-là a fait connaître à la famille de la personne décédée. Et on se demande, avec la colère et la douleur, qui a le sens de nous priver de sa vérité qu’il ya tellement un fait fondamental.
Modifier une loi qui prend en charge que des enfants actuellement reconnus, qui a été modifiée en 2001, nous n’avons pas les enfants riconociuti sont soumis à une loi qui n’est pas le nôtre, et nous voulons un qui répond à nos besoins, sociale, psychologique, médicale, et qui nous donne une chance »ne seront pas soumis comme nous sommes maintenant, pour l’interprétation d’un tribunal de la TDM, qui est libre d’interpréter la loi à sa manière, ce qui donne« une impression à ceux qui ont envoyé leur demande, d’avoir également l’idée d’un désordre et la décision d’un non-homogénéité »de décision (il ya 33 tdm en italien), qui n’est certainement pas dépendre du type de problème, appartenant rejets continuent, en raison du fait que pour nous, juste avant la célèbre 100 ans ne sont pas autorisés à posséder un accès à notre documentation.
Bien que déjà en Europe France, Angleterre, Allemagne, Suisse, sont alignées avec les règles européennes de la fameuse résolution européenne 1628, où les seuls pays qui n’ont pas signé sont l’Italie et le Luxembourg.
Je vous invite à passer un coup de main sur votre conscience et de nous aider à porter cette pétition aux politiciens, qui ont vraiment aider notre cause!
sofia Santaniello …….. l’un de vous!.
.COMITATO DIRITTO ALLE ORIGINI BIOLOGICHE FACEBOOK
Rédigé par : SOFIA SANTANIELLO | le 15 février 2011 à 12 h 38 min | Répondre |
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