Source: http://cultmada.blogspot.com/2014/01/il-y-100-ans-acquitte-apres-29-mois-de.html?hl=en
Timestamp: 2018-11-16 20:33:47+00:00
Document Index: 146776069

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Actualité culturelle malgache: Il y a 100 ans : Acquitté après 29 mois de prison!
Il y a 100 ans : Acquitté après 29 mois de prison!
L’insuffisance des tribunaux à Madagascar vient encore d’être mise en lumière par un de nos confrères de Madagascar à la suite d’un arrêt de la Cour criminelle de Tananarive.
Au mois de mai 1911, un Indien nommé Ismaël Poundja, était arrêté pour incendie volontaire et, après une instruction fort incomplète d’ailleurs, traduit devant la Cour criminelle de Majunga.
Cette Cour ordonna une instruction complémentaire. Celle-ci terminée, la Cour condamna Poundja à dix ans de travaux forcés.
Notons en passant que l’instruction primitive fut faite par le même magistrat qui présida l’audience de la Cour criminelle la première fois, fut chargé ensuite du complément d’instruction et présida encore la deuxième audience. Ce magistrat a donc été juge et partie dans la première phase de cette affaire.
Poundja, bien entendu, fit casser cet arrêt, puis un second arrêt de la cour de Majunga qui le condamnait à une peine moitié moindre, puis un troisième arrêt qui lui infligeait cinq ans de travaux forcés.
Sa persévérance vient d’être récompensée : Poundja, devant la Cour criminelle de Tananarive, a été acquitté.
Il n’en est pas moins vrai que pendant les vingt-neuf mois de ce rallye-paper entre lui et la justice, il est resté en prison.
L’arrêt de la Cour de Tananarive prouve la fragilité des charges relevées contre l’inculpé.
On peut donc s’étonner de voir que la justice ne lui ait pas accordé la liberté provisoire qu’il avait sollicitée dès le début, en donnant comme caution un commerçant notoirement connu comme solvable.
Un criminel malgache qui occupe beaucoup la Justice
La Cour criminelle de Tamatave a siégé le jeudi 6 novembre pour rectifier un arrêt rendu le 13 août dernier. Un nommé Marombelo fut condamné aux travaux forcés à perpétuité par la Cour criminelle de Diégo-Suarez, pour assassinat commis sur la personne de M. Moreau, agent d’une compagnie. S’étant évadé de Sainte-Marie, il assassina un Chinois et sa femme. Arrêté, il fut condamné sous le nom d’Isambo, à la peine de mort, par la Cour criminelle de Tamatave. Un arrêt rectificatif vient de condamner cet assassin sous son véritable nom.