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Timestamp: 2019-02-20 05:15:12+00:00
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Matched Legal Cases: ['art. 9', 'arrêt ', 'art. 9', 'art. 8', 'arrêt ', 'art. 26', 'art. 67', 'arrêt ']

Concurrence entre agents immobiliers et agents commerciaux
AccueilProfessions immobilièresAgents immobiliers et agents commerciaux mandataires indépendants : la cohabitation est-elle possible ?
29/04/2010 Jean Claude MIRIBEL Professions immobilières 503
Depuis quelques années se développent des réseaux d’agents commerciaux immobiliers, dénommés communément « agents mandataires indépendants » ou « agents mandataires immobiliers à domicile ». Si le statut d’agent commercial a toujours existé dans l’immobilier, le phénomène des réseaux est récent et se développe très vite, au point bien souvent d’inquiéter les agents immobiliers en place.
C’est une personne qui travaille à son compte, avec un statut de travailleur indépendant. L’agent commercial est rémunéré uniquement à la commission, prend en charge tous ses frais professionnels et paie ses charges sociales, est assujetti à la TVA.
Il est inscrit au registre spécial des agents commerciaux, tenu au greffe du tribunal de commerce. Il agit au nom et pour le compte de son mandant.
Dans l’immobilier, il ne peut être qu’une personne physique. Il doit être titulaire de l’attestation « art. 9 » du décret d’application de la loi Hoguet, laquelle lui est délivrée pour autant que son casier judiciaire « B2 » ne contienne pas de condamnation incompatible avec la fonction de négociateur. Un arrêt de la Cour de cassation commerciale de juillet 2004, semblait interdire ce statut dans l’immobilier. Décision surprenante, le statut d’agent commercial avait été exclu au motif que cette activité est régie par la loi du 2 janvier 70. En fait ce n’est pas l’activité du négociateur qui est régie par cette loi, mais bien celle de l’agent immobilier. Sauf si on considère que l’obligation d’obtenir préalablement une « attestation art. 9 » est une activité en soi.
Pourquoi les réseaux d’agents commerciaux se développent-ils si rapidement ?
La loi Hoguet a régularisé la situation et précise, depuis juillet 2006, que le seul statut non salarié dans l’immobilier est celui d’agent commercial : le recours à des agents commerciaux s’est donc trouvé parfaitement légitimé depuis cette date.
Le minimum garanti des VRP de l’immobilier a été porté, début 2009, soit en pleine période de crise, de 800 à 1300 €, d’où le recours plus fréquent à ce statut par les agents immobiliers, pour leurs négociateurs.
De nombreuses personnes souhaitant créer à terme une agence immobilière se « testent » d’abord en travaillant pour le compte d’une agence ou d’un réseau en tant qu’agent commercial.
Le téléphone portable et internet facilitent énormément cette pratique.
Le régime auto entrepreneur a supprimé l’obligation de payer des charges sociales même si on n’a rien perçu, ce qui a levé les derniers freins.
Comment travaille un agent commercial « mandataire indépendant » ?
Il travaille de chez lui, s’il dispose d’un bureau il ne peut pas l’utiliser pour recevoir ses clients (art. 8 du décret d’application de la loi Hoguet).
Il travaille seul et ne bénéficie dons pas de la synergie inhérente à une équipe.
En contrepartie il a une grande réactivité sur le terrain, et peu de charges.
En ce qui concerne la publicité, à part la vitrine il a les mêmes possibilités qu’une agence, les réseaux ayant des sites internet généralement performants et des accords cadre avec des portails d’annonces, tels SeLoger.
Pourquoi leur « légitimité » est-elle remise en cause par les agents immobiliers ?
Les agents immobiliers voient souvent d’un mauvais œil cette nouvelle concurrence. Ils reprochent aux agents commerciaux d’être lâchés dans la nature, souvent sans formation ni assistance, et d’être éloignés de leur mandant.
On notera que, question formation, les agents commerciaux des réseaux en bénéficient beaucoup plus dans l’ensemble que ceux des agences indépendantes. Il suffit de parcourir les forums, combien de négociateurs se plaignent d’avoir dû se débrouiller seuls après cinq minutes de formation, montre en main, c’est-à-dire juste le temps nécessaire pour expliquer où faire signer le client sur un mandat… et ce, qu’ils soient agents commerciaux ou négociateurs salariés.
Les réseaux importants se sont généralement donné les moyens de dispenser une formation obligatoire et complète, et ont mis en place une « hot line » pour répondre en temps réel aux questions qui peuvent se poser sur le terrain.
Quant à la distance, ce n’est pas vraiment un problème avec les moyens de communication actuels. Le gros du travail se passe en clientèle ; quand le négociateur a une question à poser par téléphone, qu’il soit chez des clients à 5 km de l’agence ou à 500, on ne voit pas vraiment ce que ça change.
La loi Hoguet a toutefois prévu, on se demande bien pourquoi, des restrictions pour ce statut : un agent commercial ne peut pas donner de consultation juridique, ni rédiger des actes sous seing privé, autres que des mandats, fût-il titulaire d’une maîtrise en droit. Un négociateur salarié, même sans aucune formation, le peut. Cela semble quelque peu discriminatoire…
Quoi qu’il en soit, un agent commercial travaille au nom et pour le compte de son mandant. Que celui-ci soit un réseau ou un agent local, il est titulaire de la carte professionnelle d’agent immobilier. Les clients de l’agent commercial bénéficient ainsi de l’assurance RCP et de la garantie financière du titulaire de la carte professionnelle.
Cimm immobilier et les agents commerciaux
En ce qui nous concerne, nous avons décidé de proposer ce statut, cette façon de travailler au sein de notre réseau. Nous assurons aux agents commerciaux la même formation qu’aux franchisés (sauf constitution de société, obtention de la carte professionnelle…) et leur fournissons les mêmes outils et services (logiciel immobilier, site internet et intranet, accords cadre concernant les tarifs publicitaires…).
Le turn over est finalement peu important, et nous avons constaté qu’après avoir démarré en tant qu’agent commercial, beaucoup ont finalement souhaité créer une agence, et nombreux également sont ceux qui ont contracté avec nous parce que nous sommes franchiseurs, en vue de créer une agence par la suite.
Il s’agit certes d’une concurrence pour les réseaux d’agences immobilières classiques, mais sauf à modifier encore la législation, d’une concurrence inéluctable et qui se développe très vite. Le réseau Capi prévoit 1000 négociateurs fin 2010 !
Ce système semble se rapprocher de ce qui se pratique aux Etats-Unis, où les professionnels de l’immobilier réalisent 96 % des ventes.
Lutter contre le principe même de ces réseaux est désormais un combat d’arrière garde. Il s’agit d’une autre façon de faire de l’immobilier, tout simplement.
Pour en savoir plus sur les réseaux d’agents commerciaux : Cliquez ici
Vous retrouverez également sur ce Lien, la différence entre les agences immobilières et les réseaux de mandataires.
Zoom commentaires
chouchoudo brazil
03/08/2010 á 17 h 35 min
merci pour l’article, très interessant
17/10/2010 á 0 h 54 min
Étant mandataire indépendant après 6 ans comme commercial dans une agence d’un grand réseau, je confirme qu’il est possible de travailler en inter agence , tout reste une question de confiance.
UN VRAI AGENT IMMOBILIER
10/03/2011 á 12 h 12 min
Je constate dans cet article quelques contrevérités qui comme d’habitude servent à justifier le choix marketing d’une société (CIMM) qui décident d’orienter son fonds de commerce vers le recrutement en masse d’agents commerciaux, les “packages payés par ces agents étant plus rentable que le véritable métier d’agent immobilier; Monsieur MIRIBEL, lorsqu’il indique que :
Une formation juridique serait sans doute utile à Monsieur MERIBEL, pour lui rappeler que la loi du 31/12/1971 et l’arrêté Ministériel du 18/12/2003 stipule que pour donner des consultations juridiques et rédiger des actes, il faut minimum une licence en droit, que l’on soit négociateur salarié ou indépendant. UBI LEX NON DISTINGUIT DEBERE LEGEM :
Un négociateur salarié ne peut pas, sauf à avoir au minimum une licence en droit, donner des consultations juridiques et rédiger une promesse de vente….
le plupart de ces réseaux qui recrutent en masse des agents commerciaux, promettent la lune à une cohorte de chômeurs, créant ainsi un turnover impressionnant au détriment du client et du métier d’agent immobilier, et dont le leitmotiv est de déclamer lors des recrutements, que carrossiers et garagistes seront nécessairement bien meilleurs que les agents immobiliers traditionnels… qui sont vraiment dépassés et plus bon à rien.
C’est ce que j’appellerai les nouveaux vendeurs de rêves, mais ces vendeurs de rêve n’ont qu’un seul soucis : toucher des royalties mensuelles du plus grand nombre de rêveurs, même de passage, surfant ainsi sur la crise économique et la grande masse de chômeurs ne sachant plus quel métier exercer.
Si les fédérations professionnels d’agent immobiliers n’interviennent pas rapidement pour éradiquer cette mystification, il va y avoir une belle pagaille en la matière.
Et lorsque ces réseaux font croire que c’est comme cela aux « States » Faux, dans chaque états aux USA ou CANADA, il faut obtenir une licence (patente) d’immobilier, agrément donné par l’Etat après trois mois de cours sanctionnés par un examen…
Le législateur devrait se dépêcher de mettre en place une telle règle dans notre pays, pour éviter la dégradation de la profession.
10/03/2011 á 12 h 48 min
Vous vous demandez pourquoi la loi Hoguet a prévu des restrictions pour les AC ? A la demande d’ un syndicat, tout simplement, surpris et furieux que le statut ait été repris dans cette loi.
Il est faux de dire qu’un salarié ne peut pas donner de consultations juridiques. Un AI a le droit de donner des consultations juridiques qui sont l’accessoire direct de la prestation fournie, et rien ne lui interdit de déléguer cette faculté.
Un agent commercial, même maître en droit, ne le peut. Ce point a été confirmé par le service juridique de la Fnaim, par écrit, à un de nos franchisés.
A noter que les Etats Généraux de l’immobilier, qui se tiennent actuellement, auxquels les réseaux d’ agences sont sur représentés (par leurs syndicats, sauf le SNPI, et par eux-mêmes), ont accouché d’une revendication étonnante : interdire aux AC de signer des mandats… Soit leur interdire de travailler, puisque il est illégal de ne pas laisser un mandat au client dès sa signature.
Quant au “package” qui d’après vous serait une manne, chez Cimm il est de 50 euros par mois. Beaucoup moins que le coût des formations.
Par simple curiosité, feriez-vous partie d’un syndicat départemental que je connais bien, et qui a pour slogan “les VRAIS professionnels de l’immobilier” ?
10/03/2011 á 14 h 20 min
Merci de votre réponse, je ne me demande pas pourquoi la loi Hoguet a prévu des restrictions agent commerciaux, ces restrictions sont les mêmes pour un négociateur salarié :
Pour rédiger un acte ou donner une consultation il est impératif de posséder au minimum une licence en droit, ces textes sont confirmés par un arrêt du conseil d’Etat, et dans la théorie un agent immobilier, même sous couvert de la loi Hoguet, qui n’aurait pas ce diplôme devrait passer par un notaire pour le compromis. textes et jurisprudence obligent.
Quand on parle de consultations (payantes) il ne s’agît pas de conseils (gratuits) Un négociateur quelque que soit son statut est concerné par ces textes.
Vous imaginez un agent immobilier avec aptitude bac et 3 années de négociateur salarié, s’improviser juriste en remplissant un compromis version QCM, ambiance garantie…. et dégâts assurés…
Un négociateur salarié diplômé peut rédiger un compromis, et concernant l’agent commercial sa restriction n’a rien avoir avec le diplôme, mais avec sa mission (code de commerce)
Il est certain qu’il ne faut pas empêcher l’agent commercial de faire signer un mandat, sinon on supprime cette profession et cela n’est pas possible.
Il faut, et c’était le but de mon commentaire, un peu plus de transparence de la part des patrons de certains réseaux, et je visais en qualité de surfeur avec package abusif dont les engagements ne sont pas respectés, Capifrance, j’ai vu plusieurs agents de ce réseau indiquer que leurs publicités étaient occultés, que leur contrat d’agent commercial était un contrat de salarié déguisé ( objectif de chiffre d’affaires, dépendance d’un “coach”, contrat d’agent renouvelable obligatoirement tous les ans, alors que la carte blanche est délivrée pour plusieurs années…. équivalente à la carte T de Capifrance, obligation de renouvellement du contrat de franchise Capifrance en parallèle du contrat d’agent commercial….)
Bref, soumettre les agents commerciaux et les négociateurs non diplômés à un examen après trois mois de formation, comme aux Etats Unis et Canada, devient impérieux pour sauver la profession, et éviter à de pauvres bougres (ou bougresse) de tomber dans les mains d’une machine à faire des sous et non de l’immobilier.
Je n’appartiens pas au syndicat que vous avez cité, il est dommage que vous ne restiez pas dans le cadre de vos agences en franchises qui fonctionnent très bien, et que vous deveniez tentez par le système pyramidale de Capifrance, qui repose sur des fondations pas très solides et dont le seul objectif est de recruter et non pas de faire un métier d’agent immobilier. Et je persiste à dire qu’il faut cesser ce genre de dégâts, et peut-être envisager une concertation avec tous les syndicats pour créer un ordre professionnel (idem pharmacien qui sont aussi des commerçants) pour que ce métier puisse continuer a être crédible.
10/03/2011 á 15 h 41 min
Je ne peux pas être d’ accord avec vous, la lloi Hoguet prévoit des restrictions spécifiques pour les AC, lesquelles ne s’appliquent pas aux salariés (consultations juridiques et rédaction d’ actes SSP autres que des mandats).
Les agents immobiliers, encore une fois, ont le droit, contrairement à ce que vous dites, qu’ils soient diplômés ou non, de rédiger des actes SSP et de donner des consultations juridiques pour peu que cela se fasse en tant qu’accessoire direct à la prestation fournie. Cela résulte expressément des textes suivants : loi 71-1130 du 31 déc. 71 modifiée par la loi 90-1259 du 31 déc. 1990 et loi 97-1308 du 7 avril 97. Les lois spéciales dérogent aux lois générales.
Ils peuvent naturellement déléguer cette faculté. Ce n’est pas toujours le titulaire de la carte pro qui rédige les compromis, mais bien souvent un salarié. Qui dit rédaction de compromis dit réponse aux questions des clients, donc consultation juridique.
Notre système, chez Cimm, n’est aucunement pyramidal.
Et je suis farouchement contre la création d’ un ordre. Demandez aux professionnels concernés (avocats, médecins, notaires…) ce qu’ils en pensent, hors langue de bois… Vous changerez vite d’avis !
10/03/2011 á 16 h 43 min
Modifié par Loi n°90-1259 du 31 décembre 1990 – art. 26 JORF 5 janvier 1991 en vigueur le 1er janvier 1992
Modifié par Loi n°90-1259 du 31 décembre 1990 – art. 67 (V) JORF 5 janvier 1991 en vigueur le 1er janvier 1992
Pour les autres professions non visée à l’article 56 ci-dessus, la loi et cette jurisprudence dominante, applicable à toutes les professions non citées dans l’article 56 :
(même si personne n’a encore tiré les oreilles aux agents immobiliers qui ne seraient pas dans les cordes…)
Les conseillers juridiques doivent être dotés d’une “compétence juridique appropriée”
Par une décision du 8 mars 2002 (Ordre des avocats à la Cour de Paris et Conseil national des barreaux, n° 230829), le Conseil d’Etat a annulé partiellement l’arrêté du 19 décembre 2000 autorisant les conseils en gestion de patrimoine d’opérer de la consultation juridique. L’insuffisance de “compétence juridique appropriée” est en cause.
Aux termes de l’article 54 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, “nul ne peut, directement ou par personne interposée, à titre habituel et rémunéré, donner des consultations juridiques ou rédiger des actes sous seing privé, pour autrui (…) S’il n’est titulaire d’une licence en droit ou s’il ne justifie, à défaut, d’une compétence juridique appropriée à la consultation et la rédaction d’actes en matière juridique”, (…) la compétence juridique appropriée résulte de l’agrément donné, pour la pratique du droit à titre accessoire de celle-ci, par un arrêté, pris après avis d’une commission, qui fixe, le cas échéant, les conditions de qualification ou d’expérience juridique exigées des personnes exerçant cette activité et souhaitant pratiquer le droit à titre accessoire de celle-ci.
Sur le fondement de ces dispositions, le Ministre de la justice a pris un arrêté le 19 décembre 2000 agréant les conseils en gestion de patrimoine qui, soit possèdent certains diplômes notamment de troisième cycle, en droit ou en gestion de patrimoine, soit possèdent des diplômes de rang inférieur mais justifient d’une expérience professionnelle “dans le domaine du droit général et fiscal du patrimoine” d’une durée au moins égale à 5 ans.
Non content de cette extension, l’Ordre des avocats à la Cour de Paris, et le Conseil national des barreaux ont saisi le juge administratif afin de faire reconnaître l’illégalité de la disposition. D’une part, les requérants soutenaient que le ministre était tenu d’imposer dans son arrêté les conseils en gestion de patrimoine à l’obligation d’assurance, à l’interdiction du démarchage et de la publicité et au secret professionnel. Le Conseil d’Etat relève que le ministre n’est pas habilité dans ce cadre à définir les obligations professionnelles s’imposant aux intéressés et que d’ailleurs, “ces obligations s’imposent aux personnes habilitées à donner des consultations juridiques ou à rédiger des actes sous-seing privé, pour autrui, de manière habituelle et rémunérée, en vertu des articles 55 et 66-4 de la loi qui rappellent notamment l’obligation de respecter le secret professionnel conformément aux dispositions des articles 226-13 et 226-14 du Code pénal”.
Le deuxième argument avancé par les requérants porte sur la “compétence juridique appropriée”. Ils estiment en effet que les conditions imposées par l’arrêté ne permettraient pas de garantir que les conseils en gestion de patrimoine possèdent la compétence juridique appropriée exigée par l’article 54 de la loi.
A ce propos, le Conseil d’Etat relève que les titulaires d’un DEA ou d’un DESS spécialisés en droit, d’une maîtrise en droit, d’un diplôme de 3ème cycle en gestion du patrimoine, de celui de premier clerc de notaire ou d’un mastère en gestion de patrimoine d’une école supérieure de commerce reconnu par la conférence des grandes écoles disposent de la compétence juridique appropriée pour la consultation juridique relevant directement de l’activité de gestion du patrimoine et pour la rédaction d’actes sous seing privé qui en constituent l’accessoire nécessaire. Il en est de même, ajoute le juge administratif, de ceux qui justifient d’une expérience professionnelle de 5 ans dans le domaine du droit général et fiscal du patrimoine et possèdent un DEUG de droit, un BTS ou un DUT du secteur juridique.
En revanche, le Conseil d’Etat a partiellement fait droit aux demandes des requérants à propos de certains conseils en gestion de patrimoine. Ainsi, le juge a estimé que ne possédaient pas une compétence juridique appropriée pour donner des consultations et pour rédiger des actes dans le domaine de la gestion du patrimoine – malgré leurs 5 années d’expérience – les personnes “seulement titulaires d’une capacité en droit, du diplôme de premier cycle des écoles de notariat, qui n’équivalent pas à une formation de plus de deux ans après le baccalauréat et à celles qui disposent d’un diplôme de ce dernier niveau mais dans le seul domaine de la gestion”. A noter que la commission saisie conformément à l’article 54 de la loi de 1971 avait exigé au minimum 7 années d’expérience professionnelle.
Cette décision du Conseil d’Etat sanctionne pour la première sur le fondement de la compétence juridique l’agrément donné par le ministre de la justice à un corps de métier. Les principes issus des motifs de l’arrêt sont néanmoins assez riches. Ainsi, sont dotés d’une compétence juridique appropriée les personnes titulaires au moins d’un DEUG de droit et justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans. (BT)
Et c’est normal ! Vous pourriez concevoir, par analogie, que votre médecin de famille délègue son diagnostic à son assistante, s’il n’a pas le temps de vous recevoir, il faut un minimum de réalisme et de sérieux Monsieur MIRIBEL, sinon vous m’inquiétez.
combien d’agents immobilier non juristes savent ce qu’est une condition potestative ?
combien d’agents immobilier sont capables de faire une cession de parts de SARL en incluant une garantie de passif ?
10/03/2011 á 22 h 14 min
A l’attention de Monsieur LE VRAI AGENT IMMOBILIER
je comprends que vous insistiez sur les notions de droit et de juridique , puis je vous part de mon expérience ?
après 8 ans en tant que négociateur au sein d’une agence d’un grand réseau, je suis aujourd’hui un vrai mandataire indépendant.
des deux côtés le travail est le même: je n’ai pas le droit de rédiger un ssp , si je dois m’en occuper, il est rédigé et validé par la direction . Dans mon agence, il était de la même manière “pré rempli” pour les parties habituelles , et le gérant n’intervenait que pour la rédaction de clauses particulières, et dans les deux cas, je suis parfaitement capable d’expliquer aux deux parties les engagements qu’ils prennent .
En aucun cas je ne fais de consultations juridiques, mais je suis quand même capable d’expliquer les points du mandat, d’un compromis, d’un acte, les conséquences d’un régime matrimonial spécifique. Bon, pour l’exemple que vous citez je sèche, mais je connais des notaires, avocats, bref je suis loin d’être idiot et je sais utiliser ( et payer ) les compétences des autres..
Que les mandataires dépendants d’un réseau du type de ceux que vous dénoncez soient insuffisamment formés, soit, mais vous retrouvez la même chose dans nombre d’agences.
que le système soit pyramidal ou autre ne change rien : il y a des pigeons partout, et tous les domaines de la vente sont touchés
ce qui est exaspérant, c’est le manque total de formation de certains d’entre nous, mais ce n’est pas spécifique aux réseaux de mandataires indépendants.
combien d’agences aujourd’hui embauchent des jeunes et les forment ?
Vous pouvez avoir un diplôme, et être très mauvais, ne pas avoir de diplôme et vous former pour comprendre ce que vous racontez à vos clients .
d’autre part, ceux qui rejoignent des réseaux et qui sont déçus, rien ne les empêche de changer si ?
partir en guerre contre les réseaux, pourquoi pas , mais pour supprimer une concurrence qui vous du mal ou l’obliger à se remettre en question?
prendre comme prétexte l’augmentation du nombre de lois pour restreindre l’accès à notre métier par des diplômes me fait sourire ……( en dehors des cartes d’agent immobilier et de gestion )
et encore, combien de ces possesseurs de cartes pro se forment chaque année ?
11/03/2011 á 9 h 24 min
Vous soulignez un point très intéressant, celui de la formation continue.
comme je l’ai écrit dans le précédent post, il ne faut surtout pas faire disparaître le statut d’agent commercial (mandataire indépendant)
ce manque de formation existe bien sûr dans les agences franchisées ou non, pour un réseau qui recrute en masse des gens non expérimentés et qui prétend en une semaine leur apprendre un métier, j’appelle cela de l’attrape nigaud… Et d’après les renseignements que j’ai obtenus, les formateurs (eux mêmes agent commercial membre du réseau) ne sont en rien des pédagogues et connaissent à peine le domaine dans lequel ils forment les nouveaux venus… Cela bien sûr coûte peu cher au réseau, qui “touche” à tous les niveaux de l’euro, en créant sa propre boite de formation… et les formateurs-mandataire “dénommés pompeusement “coach” pour faire tendance, touche une dîme sur le chiffre d’affaires des nouveaux venus..
Là encore il conviendrait, que les formateurs soient des vrais professionnels expérimentés et indépendants. A savoir qui dispensent un véritable enseignement et non pas une méthode de travail maison
Le système consiste à percevoir de l’argent sur l’agent commercial à toutes les étapes de son activité sur son travail immobilier (logique) mais aussi sur ses assurances RCP ( malgré cette RCP il lui est même réclamé au titre du risque, une somme fixe sur chaque compromis pour régler une consultante du réseau qui n’est pas Avocat ! et qui est censée contrôler la validité d’un compromis établi chez un notaire… Vous avez dit arnaque, j’avais crû entendre….
Il est proposé à l’agent commercial l’adhésion à un pseudo syndicat créé par le réseau lui même (conflit d’intérêts ? Ils ne savent même pas que le mot existe), et même lorsqu’un agent commercial quitte le sérail un autre réseau le contacte très rapidement le lendemain..
Les vraies formations continues existent, tous les syndicats immobiliers en proposent, les grandes franchises également, et si une agence n’a ni syndicat, ni franchise, le CNAM via l’ICH ou l’ESPI…. en proposent.
C’est à tout un chacun d’ être conscient de cette nécessité.
Mais pour la duperie qui consiste à faire croire à quelqu’un qu’il va apprendre un métier en une semaine, et qu’il va gagner des centaines de millier d’euros, du fait que le concept de l’agent immobilier est dépassé, il va falloir très vite démasquer les mystificateurs et mettre en ligne le nombre d’adhérents qui se prennent les pieds dans le tapis, avec le pourcentage effrayant de turnover….
Le staut de mandataire est très bien et la cohabitation avec l’agent immobilier fonctionne, mais les syndicats immobiliers, voire la répression des fraudes devraient peut être rapidement mettre leur nez dans le fonctionnement de certains réseaux pour faire respecter un minimum d’éthique et de déontologie…..
Alors oui, ce genre de réseau me gêne et me fait du tort en ma qualité de professionnel de l’immobilier, il fait du tort à l’ensemble de la profession, mais aussi aux clients.
L’argument de dire que cela fonctionne, en prenant comme exemple les 20 meilleurs agents commerciaux du réseau sur plus de mille agents commerciaux est encore une duperie, que deviennent les 980 autres et qu’est-il advenu de ceux qui se sont pris les pieds dans le tapis, quel est l’avis des clients vendeurs qui en quelques mois voient leur bien se promener dans plusieurs mains suite à des départs successifs ….
L’ambition de recruter 2500 personnes sous couvert d’un dénomination Centre d’affaires, alors que l’on est en présence d’une agence immobilière de type classique loi Hoguet et non d’un centre d’affaires du type Buroclub ou autres est là encore un mensonge…..
Et le fait de clamer à qui veut l’entendre que l’on a “inventé” ce système de fonctionnement équivaut de dire à un chinois aujourd’hui que l’on vient d’inventer la poudre…
13/03/2011 á 12 h 48 min
Voilà, pour être exhaustif :
“Les personnes exerçant une activité professionnelle réglementée peuvent, dans les limites autorisées par la réglementation qui leur est applicable, donner des consultations juridiques relevant de leur activité principale et rédiger des actes sous seing privé qui constituent l’accessoire direct de la prestation fournie.”
C’est applicable aux agents immobiliers, bien évidemment. C’est pourquoi tous les AI peuvent tout à fait légalement rédiger des compromis. Et les faire faire par leurs salariés qui agissent en leur nom, sous leur responsabilité.