Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/54015
Timestamp: 2020-02-17 03:02:29+00:00
Document Index: 52015908

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Principe actif: Ropivacaini hydrochloridum monohydricum corresp. Ropivacaini hydrochloridum.
Excipients: Natrium chloridum, Aqua ad iniectabila.
La solution injectable Naropin contient de faibles quantités d’hydroxyde de sodium et d’acide chlorhydrique pour équilibrer le pH (4,0-6,0).
Solution injectable 0,2%, 0,5%, 0,75% und 1%: Ropivacaini hydrochloridum 2 resp. 5 resp. 7,5 resp. 10 mg/ml.
1 ampoule à 10 ml contient 20 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
1 ampoule à 20 ml contient 40 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
1 ampoule à 10 ml contient 50 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
1 ampoule à 10 ml contient 75 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
1 ampoule à 20 ml contient 150 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
1 ampoule à 10 ml contient 100 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
1 ampoule à 20 ml contient 200 mg de chlorhydrate de ropivacaïne
- Anesthésie épidurale en vue d'interventions, y compris césarienne.
- Bloc intrathécal (anesthésie rachidienne).
- Blocages du plexus (membres supérieurs/inférieurs).
- Bloc de champ opératoire.
Traitement de douleurs aiguës chez l’adulte et l’adolescent >12 ans
- Perfusion épidurale continue (jusqu'à 72 h) ou injection en bolus intermittente (p.ex. douleurs postopératoires, douleurs de l'accouchement).
- Bloc de nerfs périphériques au moyen d’une perfusion ou injection intermittente, p.ex. pour l’antalgie postopératoire (jusqu’à 48 heures).
Traitement antalgique aigu chez l’enfant
(périopératoire et postopératoire)
- Anesthésie épidurale caudale (anesthésie caudale) chez l’enfant de 1 mois à 12 ans.
- Bloc nerveux périphérique chez l’enfant de 1 à 12 ans.
- Perfusion épidurale continue (jusqu’à 72 h) chez l’enfant de 1 mois à 12 ans.
Hypersensibilité au principe actif, ropivacaïne ou aux anesthésiques locaux de type amide, états de choc, infection du site d'injection.
La prudence est de mise en cas d’affections du myocarde, de diabète, de traitement anticoagulant, ou d'insuffisance rénale ou hépatique.
Il faut toujours choisir la dose et la concentration la plus faible permettant d'obtenir un blocage efficace.
Les méthodes d'anesthésie régionale ne devraient être utilisées qu'en des endroits disposant d'un équipement approprié et du personnel compétent. L'équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et, en cas d'urgence, à la réanimation du patient doivent être à disposition immédiate.
Les patients chez lesquels le blocage d’un nerf principal est prévu doivent présenter un état optimal, et il faudrait poser un abord i.v. avant le blocage. Le médecin responsable doit disposer de la formation et de l'expérience adéquates pour le diagnostic et le traitement d'éventuels effets indésirables, d'une toxicité systémique, et d'autres complications (voir «Surdosage»).
Lors d’un blocage périphérique d’un nerf principal dans des régions fortement vascularisées, une quantité importante d’anesthésique local peut s’avérer nécessaire. Les régions fortement vascularisées sont souvent localisées près de grands vaisseaux. Il existe donc un risque élevé en cas d’injection intravasculaire et/ou d’absorption systémique rapide, pouvant conduire à des concentrations plasmatiques trop élevées.
Lorsqu'on recourt à certains procédés d'anesthésie comme les injections dans la tête ou la nuque, le risque d’effets indésirables sérieux est accru, indépendamment de l'anesthésique local utilisé.
Bien qu'une anesthésie régionale soit souvent indiquée chez les patients dont l'état général est insatisfaisant (en raison de facteurs dus à l'âge ou d'autres facteurs débilitants, tels qu'un bloc cardiaque partiel ou complet, une affection hépatique au stade avancé ou une insuffisance rénale grave), ces patients requièrent précisément une attention soutenue.
Les patients traités par des anti-arythmiques de classe III (comme p.ex. l’amiodarone) doivent être surveillés et un examen par ECG doit être pris en considération car les effets cardiaques peuvent être additifs.
Des cas d'arrêt cardiaque lors d’administration épidurale ou de bloc nerveux périphérique avec Naropin ont été rarement rapportés, notamment en cas d’administration intravasculaire involontaire chez le patient âgé et chez le patient ayant une coronaropathie préexistante. Dans certains cas, une réanimation s’est révélée difficile. En cas d'arrêt cardiaque, les chances de succès peuvent être augmentées par une prolongation des mesures de réanimation.
Etant donné que Naropin est métabolisé dans le foie, une prudence particulière est de mise chez les patients souffrant d'affections hépatiques sévères. Lors d'administrations répétées, il convient d'envisager une réduction adéquate de la dose en raison de l'élimination ralentie. Normalement, aucune adaptation de la dose n'est nécessaire pour une dose unique ou lors d'un traitement de courte durée chez les patients dont la fonction rénale est réduite. Une acidose et des concentrations réduites de protéines plasmatiques peuvent augmenter le risque de toxicité systémique chez les patients souffrant d'insuffisance rénale chronique (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Les anesthésies épidurales et rachidiennes peuvent provoquer une hypotension et une bradycardie. Le risque de réactions de ce type peut être réduit, par exemple, par un remplissage vasculaire préalable ou par l’injection d’un agent vasopresseur. Une hypotension sera traitée immédiatement avec, par exemple, une injection i.v. de 5 à 10 mg d’éphédrine, que l’on répétera en cas de nécessité. Une prudence particulière est de rigueur chez les nourrissons dès l’âge de 1 mois car quelques organes et fonctions métaboliques n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Ceci est particulièrement important lors d’une perfusion épidurale continue. Chez l’enfant, la dose d’éphédrine doit être adaptée en fonction de l’âge et du poids corporel.
Les bradycardies doivent être traitées par l'administration de 0,5-1 mg d'atropine en i.v.
Suivant la posologie et l'intervalle entre les doses, en particulier aussi dans les anesthésies épidurales continues, les injections à répétition peuvent produire une accumulation de l'anesthésique local et, partant, un risque de toxicité. Après plusieurs injections, on observe une tachyphylaxie; ce phénomène est observé principalement au cours d'anesthésies épidurales de longue durée.
Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités par des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (p.ex. fluvoxamine, énoxacine, voir «Interactions»).
Chez les patients souffrant d'une porphyrie aiguë, Naropin ne doit être administré que dans les cas urgents, car il pourrait avoir des effets porphyrinogènes. Il convient donc de prendre des mesures de précaution appropriées chez les patients à risque.
Une injection intrathécale involontaire se reconnaît par les signes d’un blocage spinal.
Il existe des rapports postcommercialisation signalant une chondrolyse chez des patients ayant reçu une perfusion intra-articulaire continue d’anesthésiques locaux en postopératoire. La majorité des cas signalés concernent l’articulation de l’épaule. Vu les multiples facteurs d’influence sur le mécanisme d’action et vu la disparité existant dans la littérature scientifique, le rapport entre les éléments considérés n’est pas démontré. La perfusion intra-articulaire continue n’est pas une indication homologuée de Naropin.
La posologie chez l’enfant doit être adaptée à l’âge et au poids corporel (voir le tableau sous «Posologie/Mode d’emploi», Posologie conseillée chez l’enfant).
Une prudence particulière peut être indiquée chez les nourrissons de moins de 6 mois, étant donné que leurs fonctions métaboliques n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Dans des études cliniques, les concentrations plasmatiques de la ropivacaïne ont varié fortement chez l’enfant de moins de 6 mois. Le risque d’une toxicité systémique est donc éventuellement accru dans cette tranche d’âge, en particulier pendant une perfusion épidurale continue.
Les recommandations posologiques pour les enfants de moins de 6 mois sont basées sur des données cliniques limitées.
Chez ces patients, la ropivacaïne ne doit être utilisée que sous surveillance constante de la toxicité systémique, de l’ECG, de la valeur de saturation sanguine en oxygène et des symptômes neurotoxiques localisés (par exemple phase de rétablissement prolongée). En raison de la lenteur d’élimination de la ropivacaïne chez l’enfant de moins de 6 mois, ces contrôles doivent être poursuivis encore après la perfusion.
Aucune étude spécifique sur les interactions médicamenteuses n’a été effectuée.
Naropin devrait être utilisé avec prudence chez les patients traités avec d'autres anesthésiques locaux, ou d'autres principes actifs de structure apparentée aux anesthésiques de type amide (antiarythmique p.ex. lidocaïne et mexilétine), étant donné que leurs effets toxiques systémiques sont additifs. Aucune étude d’interaction spécifique entre la lidocaïne et les anti-arythmiques de classe III (par ex. l’amiodarone) n’a été effectuée. La prudence est toutefois recommandée (voir «Mises en garde et précautions»).
L'administration simultanée de Naropin et de narcotiques ou d'opiacés est susceptible de renforcer leurs effets réciproques, principaux ou secondaires. Chez les volontaires sains, une réduction de près de 70% de la clairance de la ropivacaïne a été notée en cas d'administration simultanée de fluvoxamine, un puissant inhibiteur du CYP1A2. Une administration prolongée de ropivacaïne devrait donc être évitée chez les patients traités par fluvoxamine et énoxacine (voir «Mises en garde et précautions»).
On ne dispose pas d'études cliniques chez la femme enceinte. Dans ces conditions, le médicament ne devrait être administré qu’en cas de nécessité absolue. En revanche, l'utilisation de la ropivacaïne en obstétrique (anesthésie ou analgésie) est bien documentée. On n’a pas observé d’effets négatifs chez le nouveau-né.
Des études sur l’animal ont montré qu’il n’exerce aucun effet toxique direct ou indirect sur la gestation, le développement embryonnaire ou fœtal, la naissance ou le développement post-natal (voir «Données précliniques»).
En cas de césarienne, l’administration intrathécale n’a pas été documentée.
Aucune étude n'a été réalisée concernant l'éventuel passage de la ropivacaïne ou de ses métabolites dans le lait maternel.
Pendant l’allaitement, l’enfant est exposé à des concentrations de ropivacaïne beaucoup moins élevées qu’in utero, pendant la naissance sous anesthésie régionale/analgésie induite par ropivacaïne.
En dehors des conséquences directes d’une anesthésie, les anesthésiques locaux peuvent provoquer de légers troubles mentaux et coordinatifs, même en l’absence d’une toxicité manifeste au niveau central. C’est pourquoi la vigilance et la capacité motrice peuvent être affectées transitoirement.
Les effets indésirables de Naropin sont semblables à ceux d'autres anesthésiques locaux et de type amide.
Les effets indésirables dus au médicament en soi sont difficiles à distinguer des manifestations suivantes:
·Effets physiologiques d'un bloc nerveux (par exemple chute de tension, bradycardie),
·Effets directs ou indirects de la ponction (par exemple lésion nerveuse ou abcès épidural).
Un blocage spinal total peut survenir sous tout anesthésique local, y compris sous Naropin, lorsqu’une dose épidurale est appliquée accidentellement par voie intrathécale ou lorsque la dose intrathécale administrée est trop élevée.
Les effets indésirables les plus fréquents chez l’enfant sont les vomissements, les nausées et les démangeaisons.
Rare: (<1/1’000, >1/10’000) réactions allergiques (réactions anaphylactiques, œdème de Quincke et urticaire).
Occasionnellement: (<1/100, >1/1’000) Etat d’anxiété.
Fréquent: (<1/10, >1/100) Paresthésie, maux de tête, vertige, diminution de la sensibilité tactile. Occasionnellement: (<1/100, >1/1’000) symptômes de toxicité du SNC (convulsions, crises de type grand mal, crises d’épilepsie, photosensibilité, paresthesie circumorale, insensibilité de la langue, hyperacousie, acouphènes, trouble visuels, dysarthrie, spasmes musculaires, tremblements), hypoesthésie.
Rare: Neuropathie et troubles fonctionnels de la moelle épinière (par exemple syndrome de l’artère spinale antérieure, arachnoïdites, syndrome de la queue de cheval).
Dans un cas, on a constaté des spasmes consécutifs à une injection intravasculaire accidentelle de 200 mg lors d'une tentative d'induire un bloc du plexus brachial.
Très fréquent: (>1/10) Hypotension (39%).
Fréquent: (<1/10, >1/100) Bradycardie, tachycardie, hypertension.
Occasionnellement: (<1/100, >1/1’000) Syncopes.
Rare: (<1/1’000, >1/10’000) Arrêt cardiaque, arythmie.
Des réactions cardiovasculaires indirectes (hypotension, bradycardie) peuvent se manifester suite à une anesthésie épidurale, selon l’étendue du bloc sympathique accompagnant celle-ci.
Un cas isolé de complication ischémique après bloc pénien par ropivacaïne 0,75% a été décrit dans la littérature.
Occasionnellement: (<1/100, >1/1000) Dyspnée.
Très fréquent: (>1/10) Nausée (24,1%), vomissements (12%).
Fréquent: (<1/10, >1/100) Notalgies.
Fréquent: (<1/10, >1/100) Rétention urinaire.
Troubles généraux et accidents liés au site d’application
Fréquent: (<1/10, >1/100) Température surélevée, rigidité, frissons fébriles.
Occasionnellement: (<1/100, >1/1’000) Hypothermie.
Les réactions toxiques systémiques peuvent inclure le système nerveux central et cardiovasculaire.
Ces réactions sont dues à des concentrations élevées d’anesthésiques locaux qui:
·sont administrés accidentellement par voie intravasculaire ou en surdosage ou
·sont anormalement vite absorbés par des régions fortement vascularisées (voir «Mises en garde et précautions»).
Les réactions du SNC sont similaires pour tous les anesthésiques locaux de type amide, tandis que les réactions cardiaques dépendent davantage du médicament en termes de quantité et de qualité.
Des anesthésiques locaux administrés accidentellement par voie intravasculaire peuvent provoquer immédiatement (en l’espace de quelques secondes à quelques minutes) des réactions toxiques systémiques. En cas de surdosage, ces réactions apparaissent plus tardivement en raison de l’augmentation plus lente de la concentration sanguine des anesthésiques locaux (15-60 minutes après une injection).
Evolue par étapes, avec des symptômes dont la gravité va croissant. Au début, les symptômes sont les suivants: photosensibilité, paresthésies circumorales, insensibilité de la langue, hyperacousie, bourdonnement de l’oreille et troubles visuels. Une dysarthrie, des spasmes musculaires, des tremblements sont plus graves et peuvent précéder des convulsions générales. De tels signes ne doivent pas être confondus avec un comportement névrotique. Ils peuvent être suivis de perte de connaissance et de convulsions épileptiques (Grand Mal), lesquelles peuvent durer de quelques secondes à plusieurs minutes.
L'élévation de l'activité musculaire et la gêne respiratoire provoquées par les spasmes entraînent rapidement l'apparition d'hypercapnie et d'hypoxie. Dans les cas graves, une apnée peut survenir. L'acidose augmente les effets toxiques des anesthésiques locaux.
La guérison intervient à la suite d'une redistribution de l'anesthésique local à partir du SNC, suivie de sa métabolisation et de son élimination. Si l'anesthésique n'a pas été injecté en grande quantité, la guérison peut intervenir rapidement.
La toxicité cardiovasculaire
Des effets sur le système cardio-vasculaire peuvent être observés dans les cas sévères. Les effets toxiques cardio-vasculaires sont généralement précédés par des signes de toxicité du système nerveux central. Chez un patient sous sédatifs puissants ou sous anesthésie générale, il est possible que les signes précurseurs du SNC soient absents ou que l'identification des signes précoces d'une toxicité soit difficile. De fortes concentrations systémiques d'anesthésiques locaux peuvent provoquer une hypotension, une bradycardie, des arythmies et même un arrêt cardiaque. On a observé dans de rares cas un arrêt cardiaque sans signes précurseurs du SNC.
L’identification des signes précoces d’une toxicité systémique chez l’enfant est plus difficile, lorsque les enfants ne peuvent pas s’exprimer verbalement ou qu’ils sont sous anesthésie générale.
En cas de signes de toxicité systémique aiguë l'injection de l'anesthésique local doit être interrompue immédiatement.
En présence de symptômes du SNC (convulsions, dépression du SNC), on visera les objectifs thérapeutiques suivants:
Maintenir l'apport d'oxygène, stopper les convulsions et soutenir la circulation. Au besoin, on recourra à l'insufflateur et au masque ou initiera une intubation endotrachéale.
Un médicament spasmolytique doit être administré en i.v. si les convulsions ne disparaissent pas spontanément en l'espace de 15-20 secondes. Le thiopenthal sodique 1 à 3 mg/kg i.v. empêche rapidement les convulsions. Une autre possibilité est d'administrer du diazépam (0,1 mg/kg i.v.), bien que l'entrée en action soit moins rapide. Des spasmes continus peuvent compromettre la respiration et l’apport d’oxygène du patient. L’injection d’un myorelaxant (p.ex. succinylcholine 1 mg/kg) arrêtera rapidement les convulsions de sorte à faciliter la respiration et permettre un contrôle de l’apport d’oxygène. Dans ces cas, une intubation intratrachéale doit être envisagée. Si une dépression cardio-vasculaire devient manifeste (hypotension, bradycardie), on donnera un sympathomimétique, (par exemple éphédrine 5 à 10 mg i.v., répéter l'administration 2 à 3 minutes plus tard au besoin).
En cas de bradycardie, administrer de l'atropine (0,5-1 mg i.v.).
La dose d’éphédrine chez l’enfant doit être ajustée en fonction de l’âge et du poids corporel.
Lors d'une défaillance de la circulation, une réanimation pulmonaire doit être faite rapidement: il est vital d'assurer un apport optimal d'oxygène et d'air (respiration artificielle), de stimuler la circulation et de traiter l'acidose.
En cas d'arrêt cardiaque, les chances de succès peuvent être augmentées par une prolongation des mesures de réanimation.
Naropin est le premier anesthésique à action durable de type amide qui ait été développé sous la forme d'un énantiomère pur (énantiomère S-(-)).
Naropin a un effet anesthésique et analgésique.
Administré à des concentrations élevées, Naropin induit une anesthésie qui permet des interventions chirurgicales, tandis qu'à faible dose, il produit un blocage sensoriel (analgésie) accompagné d'un blocage moteur limité et non-progressif.
La durée et l'intensité du blocage induit par la ropivacaïne ne sont pas augmentées par l'adjonction d'adrénaline.
Comme d'autres anesthésiques locaux, la ropivacaïne induit un blocage réversible de la conduction sensorielle le long des fibres nerveuses en inhibant le flux des ions sodium à travers la membrane cellulaire des fibres nerveuses.
Les anesthésiques locaux peuvent avoir des effets semblables sur d'autres membranes excitables, p.ex. au niveau du cerveau ou du myocarde. Dans le cas d'une grande quantité de Naropin dans la circulation, des symptômes de toxicité procédant du système nerveux central et du système cardiovasculaire peuvent se manifester.
Les effets cardiovasculaires sont devancés par l’apparition de signes de toxicité émanant du système nerveux central (voir «Surdosage»), car les symptômes du système nerveux central peuvent déjà survenir sous l’effet de faibles concentrations plasmatiques.
Des volontaires sains ayant reçu des perfusions i.v. de dosages toxiques pour le SNC, ont montré significativement moins de modifications cardiaques après une application de ropivacaïne qu’après une administration de bupivacaïne.
La ropivacaïne a un centre chiral et est un S-(-)-énantiomère pur.
La concentration plasmatique de la ropivacaïne varie en fonction de la dose, de la zone d'application et du taux d'irrigation tissulaire au lieu d'injection. La ropivacaïne présente une pharmacocinétique linéaire et la concentration plasmatique maximale est proportionnelle à la dose.
L'absorption de la ropivacaïne à partir de l'espace épidural suit un mode biphasique complet, chez l’enfant également. Les demi-vies des deux phases sont de l'ordre de 14 minutes, respectivement de 4 heures. Une augmentation de la concentration plasmatique totale a été observée pendant une perfusion continue en épidurale et interscalénique. Celle-ci est liée à l'augmentation postopératoire du taux d'a1-glycoprotéine acide.
Les écarts ont été beaucoup plus faibles pour la concentration de la partie liée, c.à.d. ayant le plus d'activité pharmacologique, que pour la concentration plasmatique totale.
La ropivacaïne possède un pKa de 8,1 et un coefficient de partition de 141 (25 °C noctanol/solution-tampon phosphate pH 7,4).
A l’état d’équilibre, la ropivacaïne présente un volume de distribution de 47 litres (38-60) et une demi-vie finale de 1,8 heures après administration i.v. La ropivacaïne a un coefficient d'extraction hépatique d'environ 0,4 (0,2-0,6). Elle est principalement liée, dans le plasma, à l’ a1glycoprotéine acide; la fraction non liée est d'environ 6%, pour une fraction liée aux protéines plasmatiques s'élevant à 94%.
La ropivacaïne passe la barrière placentaire, et un équilibre des concentrations non-liées est atteint rapidement. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est moins élevé chez le fœtus que chez la mère (95% [nouveau-né = 30% de la mère]); il en résulte, pour le fœtus, une concentration plasmatique totale inférieure à celle de la mère.
La ropivacaïne est principalement métabolisée dans le foie, surtout par hydroxylation aromatique en 3-hydroxy-ropivacaïne (métabolite principal) au moyen du cytochrome P4501A2; par N-désalkylation en pipécoloxylidide (PPX) au moyen du CYP3A4. Après une administration i.v. unique, près de 37% de la dose totale sont éliminés par les urines, sous forme de 3-hydroxy-ropivacaïne aussi bien libre que conjuguée. De faibles concentrations de 3-hydroxy-ropivacaïne ont été retrouvées dans le plasma. Moins de 3% de PPX et d’autres métabolites ont été éliminés par les urines. Les 3-hydroxy- et 4-hydroxy-ropivacaïne ont une efficacité anesthésique locale, bien qu’elle soit beaucoup plus faible que celle de la ropivacaïne.
Pendant une perfusion épidurale, les deux métabolites principaux, pipécoloxylidide (PPX) et 3-hydroxy-ropivacaïne, sont excrétés par les reins.
La concentration plasmatique totale de PPX s’élevait à environ la moitié de la dose de ropivacaïne administrée. Après une perfusion épidurale continue pendant 72 heures, la concentration moyenne de PPX libre était cependant 7-9 fois supérieure à la concentration de ropivacaïne libre.
La valeur limite pour des concentrations plasmatiques de PPX libre toxiques pour le SNC était 12 fois plus élevée chez des rats que celle de ropivacaïne libre.
Il n’existe aucun indice en faveur d’une racémisation in vivo de la ropivacaïne.
Un modèle comparable des métabolites principaux a été observé chez les enfants âgés de plus de 1 an.
La lente absorption est le facteur déterminant pour la vitesse d'élimination de la ropivacaïne (flip-flop). C'est la raison pour laquelle la demi-vie d'élimination après utilisation épidurale est plus longue qu'après administration intraveineuse (4,2 h vs 1,7 h).
La ropivacaïne présente une clairance plasmatique médiane totale de 440 ml/min, (387-501), une clairance plasmatique de 8 l/min pour le médicament non lié, et une clairance rénale de 1 ml/min.
Après administration intraveineuse, 86% de la dose sont éliminés par voie urinaire, dont seulement 1% environ sous forme non modifiée.
Le principal métabolite est la 3-hydroxy-ropivacaïne, qui est éliminée à raison d'environ 37% par les urines, en majorité sous forme conjuguée. L'élimination urinaire de la 4-hydroxy-ropivacaïne, désalkylée en N- ou en 4-hydroxy-, s'élève à 1-3%. Les formes conjuguées et non conjuguées de la 3-hydroxy-ropivacaïne ne se trouvent en concentrations détectables que dans le plasma.
La pharmacocinétique de la ropivacaïne a été analysée à partir des données cumulées de 6 études réalisées chez 192 enfants âgés de 0 à 12 ans. La ropivacaïne libre, la clairance de PPX et le volume de distribution de la ropivacaïne libre dépendent autant du poids corporel que de l’âge du patient jusqu’à ce que la fonction hépatique soit pleinement développée (après quoi ils dépendent essentiellement du poids corporel). La maturation pour la clairance de la ropivacaïne libre semble être atteinte à l’âge de 3 ans, celle pour la clairance de PPX à 1 an et celle pour le volume de distribution de la ropivacaïne libre à 2 ans. Le volume de distribution de PPX libre dépend uniquement du poids corporel. La clairance de la ropivacaïne libre est de 2,4 à 3,6 l/h/kg chez le nouveau-né (0 à 1 mois) et augmente par la suite pour atteindre env. 8 à 16 l/h/kg chez l’enfant de plus de 6 mois. Ces valeurs se situent au niveau de celles de l’adulte. Les valeurs totales de clairance de la ropivacaïne par kg de poids corporel augmentent d’environ 0,1 l/h/kg chez le nouveau-né, à 0,15 l/h/kg chez l’enfant d’un mois et à 0,3 à 0,6 l/h/kg chez l’enfant de 6 mois. Le volume de distribution de la ropivacaïne par kg de poids corporel passe de 22 l/kg chez le nouveau né à 26 l/kg chez l’enfant d’un mois et à 42 à 66 l/kg chez l’enfant de 6 mois. Le volume de distribution total par kg de poids corporel passe de 0,9 l/kg chez le nouveau-né à 1,0 l/kg chez l’enfant d’un mois et à 1,7 à 2,6 l/kg chez l’enfant de 6 mois. La demi-vie terminale de la ropivacaïne est plus longue chez le nouveau-né (6 h) et l’enfant d’un mois (5 h) que chez l’enfant plus âgé (3 h). De même, la demi-vie terminale (t1/2) de PPX est plus longue chez le nouveau-né (43 h) que chez l’enfant d’un mois (26 h) et que chez l’enfant plus âgé (15 h). La dose recommandée pour la perfusion épidurale continue change à l’âge de 6 mois. La clairance de la ropivacaïne libre atteint 34% de la valeur mature, celle de PPX 71%. L’exposition systémique est plus importante chez le nouveau-né et chez l’enfant de 1 à 6 mois que chez l’enfant plus âgé, ce qui est imputable au manque de maturité de la fonction hépatique. Cette particularité est toutefois partiellement compensée par la dose recommandée, plus faible de 50%, pour la perfusion épidurale continue chez l’enfant de moins de 6 mois.
Des simulations de la somme des concentrations plasmatiques de ropivacaïne libre et de PPX, basées sur les paramètres pharmacocinétiques et leur distribution dans l’analyse de la population, ont révélé pour le groupe des enfants les plus jeunes et le groupe de 1 à 10 ans que la dose recommandée pour une anesthésie caudale simple devrait être multipliée par 2,7 et par 7,4 respectivement pour atteindre la limite supérieure de l’intervalle de confiance à 90%, et donc une toxicité systémique. Pour la perfusion épidurale continue, la dose doit être multipliée de façon analogue par 1,8 et par 3,8 respectivement.
Une insuffisance rénale n’a aucune ou qu’une faible influence sur la pharmacocinétique de la ropivacaïne. La clairance rénale du PPX présente une corrélation significative avec la clairance de la créatinine. Le manque de corrélation entre l’exposition totale (exprimée par l’AUC) et la clairance de la créatinine montre que la clairance totale du PPX inclut une étape non-rénale d’élimination en plus de l’élimination par voie rénale. Certains patients insuffisants rénaux peuvent avoir une exposition accrue au PPX en raison d’une faible clairance non-rénale. Étant donné que le PPX présente une plus faible toxicité pour le SNC que la ropivacaïne, les conséquences cliniques sont sans importance pour le traitement de courte durée.
La ropivacaïne passe la barrière placentaire et l’équilibre relatif à la fraction libre, non liée, est suspendu. La liaison aux protéines plasmatiques est moins élevée chez le fœtus que chez la mère; il en résulte pour le fœtus une concentration plasmatique totale inférieure à celle de la mère.
Des études sur la sécurité in vitro et sur l’animal n’ont révélé aucun risque pour l’humain en ce qui concerne la mutagénicité après administration unique et répétée, et la reproduction. Du point de vue de la sécurité pharmacologique, des symptômes SNC (convulsions précédant les effets cardiovasculaires) et une cardiotoxicité – un peu moins marqués que sous bupivacaïne – sont probables à des doses élevées.
La cardiotoxicité peut se traduire par une conduction ralentie, un effet inotrope négatif, ainsi que des arythmies dose-dépendantes et un arrêt cardiaque. Les effets survenant à des doses intraveineuses élevées peuvent être évités par les mesures d’urgence correspondantes. Des brebis en gestation n’ont pas présenté de sensibilité accrue aux effets toxiques de la ropivacaïne par rapport à des animaux non gravides.
La solubilité de la ropivacaïne à un pH supérieur à 6 est limitée. Il faut en tenir compte lors de l'adjonction de solutions alcalines (p.ex. carbonates), vu qu'à des valeurs de pH élevées, une précipitation peut se produire.
La solution pour perfusion (concentration de Naropin 1-2 mg/ml) est compatible avec les substances suivantes: citrate de fentanyl (1,0-10,0 mg/ml), citrate de sufentanil (0,4-4,0 mg/ml), sulfate de morphine (20-100 mg/ml), chlorhydrate de clonidine (5,0-50,0 mg/ml). La stabilité chimique et physique de ce mélange a été démontrée pour une période de 30 jours (à 30 °C). Pour des raisons microbiologiques, la solution prête à l’emploi doit être utilisée immédiatement. Stockage
Naropin doit être conservé à une température ne dépassant pas 30 °C. Les solutions ne doivent pas être congelées.
Naropin est exempt de conservateur et est uniquement destiné à usage unique. Toutes solutions inutilisées doivent être jetées après l'ouverture des ampoules ou du flacon à usage unique. Le récipient en polypropylène peut être refermé et autoclavé à nouveau. Les ampoules s'adaptent à des seringues Luerlock et Luerfit.
54’015 (Swissmedic)
DuoFit Twist-off ampoules stériles en plastique: 5× 10 ml et 5× 20 ml. [B]
Poches de perfusion (polybag): 1× 100 ml, 1× 200 ml, 5× 100 ml et 5× 200 ml. [B]
DuoFit Twist-off ampoules stériles en plastique: 5× 10 ml. [B]