Source: https://juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19970428-131848
Timestamp: 2020-02-21 17:43:55+00:00
Document Index: 39382027

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 34", "l'article 2", "l'article 36", "l'article 38", "l'article 32", "l'article 33", "l'article 34", "l'article 34", 'art. 34', 'art. 36']

France, Conseil d'État, 3 ss, 28 avril 1997, 131848
Numéro d'arrêt : 131848
Numéro NOR : CETATEXT000007974270
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1997-04-28;131848
Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 21 novembre 1991 et 4 décembre 1991 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés par Mme Brigitte X..., demeurant ... ; Mme X... demande que le Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 12 septembre 1991 par laquelle la commission d'homologation chargée d'examiner les demandes d'intégration dans le cadre d'emplois des ingénieurs territoriaux a rejeté sa demande d'intégration dans ce cadre d'emplois ;
Considérant qu'aux termes de l'article 34 du décret susvisé du 9 février 1990 portant statut particulier du cadre d'emplois des ingénieurs territoriaux : "Sont intégrés en qualité de titulaires dans le grade d'ingénieur subdivisionnaire lorsqu'ils se trouvent en position d'activité à la date de publication du présent décret, les fonctionnaires territoriaux suivants : ( ...) 3. Les assistants d'études en aménagement ou en urbanisme : 4. Les fonctionnaires titulaires d'un emploi à caractère technique créé sur le fondement de l'article L. 412-2 du code des communes dont l'indice terminal est au moins égal à 701, qui, exerçant l'une des fonctions mentionnées à l'article 2, remplissent à la date de publication du présent décret la double condition de posséder un diplôme permettant l'accès au concours externe d'ingénieur subdivisionnaire et d'avoir une ancienneté de services d'au moins dix ans dans un emploi public comportant un indice brut terminal au moins égal à 659" ; que l'article 36 du même décret dispose que : "Sont intégrés en qualité de titulaires, sur proposition motivée de la commission d'homologation prévue à l'article 38, en fonction notamment des responsabilités qu'ils ont exercées, les titulaires d'emplois à caractère technique créés sur le fondement de l'article L. 412-2 du code des communes et mentionnés au 4 de l'article 32, au 4 de l'article 33 ou au 4 de l'article 34 qui, ayant l'ancienneté de services exigée, ne possèdent pas le diplôme requis ou qui, possédant le diplôme requis, n'ont pas l'ancienneté de services exigée par le 4 des articles ( ...)" ; qu'il résulte de ces dispositions que l'intégration dans le cadre d'emplois des ingénieurs territoriaux sur proposition de la commission d'homologation n'est possible que pour les fonctionnaires territoriaux qui, à la date de publication du décret, occupaient un emploi technique créé sur le fondement de l'article L. 412-2 du code des communes et que la commission est tenue de rejeter les demandes d'intégration émanant d'agents n'occupant pas de tels emplois ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date de publication du décret du 9 février 1990 Mme X... occupait dans les services de la communauté urbaine du Mans, non un emploi créé sur le fondement de l'article L. 412-2, du code des communes mais un emploi d'assistant d'études en aménagement ou en urbanisme lui permettant de prétendre à une intégration de plein droit en application du 3 de l'article 34 précité ; que la commission était, dès lors, tenue de rejeter sa demande ; que, tous les moyens de sa requête étant en conséquence inopérants, Mme X... n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 12 septembre 1991 par laquelle la commission d'homologation a rejeté sa demande d'intégration dans le cadre d'emplois des ingénieurs territoriaux ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Brigitte X... et au ministre de l'intérieur.
Décret 90-126 1990-02-09 art. 34, art. 36
Proposition de citation: CE, 28 avril 1997, n° 131848