Source: http://www.ec.gc.ca/ese-ees/default.asp?lang=Fr&n=E5E72B73-1
Timestamp: 2020-02-29 01:26:09+00:00
Document Index: 138107061

Matched Legal Cases: ["l'article 74", "l'article 64", "l'article 64", "l'article 87", "l'article 64", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 64", "l'article 71", "l'article 71", "l'article 71", 'art 81']

Environnement et Changement climatique Canada - Évaluation des substances existantes - Rapport d'évaluation pour 1-(2,4-Diméthylphénylazo)napht-2-ol
Évaluation préalable pour le Défi concernant le 1-[(2-Méthoxyphényl)azo]-2-naphtol (Solvent Red 1)
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Annexe 1 : Sommaire rigoureux d'étude pour les études clés
Annexe 2 : Tableau sommaire des paramètres d'entrée des modèles utilisés pour les TBP
En application de l'article 74 de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999)[LCPE (1999)], les ministres de l'Environnement et de la Santé ont effectué une évaluation préalable des trois colorants monoazoïques suivants :
1-[(2-Méthoxyphényl)azo]-2- naphtol (Solvent Red 1), dont le numéro de registre du Chemical Abstracts Service (no CAS) est 1229-55-6;
1-(2,4-Diméthylphénylazo)napht-2-ol (Solvent Orange 7), dont le no CAS est 3118-97-6;
4-[(4-Éthoxyphényl)azo]naphtol (Solvent Red 3), dont le no CAS est 6535-42-8.
Ces trois colorants monoazoïques solubles dans des solvants organiques ont été déclarés d'intérêt très prioritaire pour la réalisation d'une évaluation préalable et ont été inclus dans le Défi. En effet, on a initialement jugé qu'ils répondent aux critères environnementaux de la catégorisation relatifs à la persistance, au potentiel de bioaccumulation et à la toxicité intrinsèque pour les organismes non humains et on croit qu'ils sont présents dans des produits commerciaux au Canada.
Ces substances n'ont pas été déclarées d'intérêt très prioritaire pour l'évaluation des risques qu'elles présentent pour la santé humaine à la lumière des résultats fournis par les outils simples de détermination du risque pour la santé et du risque d'exposition mis au point par Santé Canada pour la catégorisation visant la Liste intérieure. La présente évaluation est donc principalement axée sur les renseignements utiles à l'évaluation des risques pour l'environnement.
Ces substances ont déjà été utilisées au Canada comme colorant, probablement pour les textiles, les tissus et le papier, d'après les codes d'utilisation de 1986 de la Liste intérieure. Elles ne se retrouvent pas naturellement dans l'environnement. Aucune entreprise n'a signalé leur fabrication, leur importation ou leur utilisation en 2006 au Canada en quantités supérieures aux seuils de déclaration. Dans le cadre de cette évaluation, le seuil de 100 kg a été utilisé afin d'élaborer des scénarios et de déterminer les quantités potentielles utilisées au Canada qui se situeraient sous le seuil de déclaration.
En se basant sur les profils d'utilisation déclarés au Canada et sur certaines hypothèses, on pense que la plupart de ces substances se retrouveront dans des sites d'élimination des déchets solides et qu'une partie importante sera rejetée dans les eaux usées (17,4 %). Ces trois colorants monoazoïques ne devraient pas être solubles dans l'eau; au contraire, ils se retrouveront vraisemblablement dans des particules en raison de leur nature hydrophobe. Pour ces raisons, après leur rejet dans l'eau, ces substances aboutiront probablement dans des sédiments et, à moindre titre, dans des sols agricoles amendés avec des boues provenant du traitement des eaux usées. Elles ne devraient pas êtres volatiles et ne devraient donc pas faire l'objet d'un transport atmosphérique à grande distance.
D'après leurs propriétés physiques et chimiques, ces trois colorants monoazoïques devraient se dégrader lentement dans l'environnement (dans l'eau, les sédiments et le sol) dans des conditions aérobies. En raison du manque de données expérimentales sur leur potentiel de bioaccumulation, on a utilisé un analogue à la structure relativement similaire pour cette évaluation et on en a déduit que ces substances présentent un faible potentiel de bioaccumulation dans l'environnement. On en conclut que ces substances répondent aux critères de la persistance prévus dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation, mais non à ceux de la bioaccumulation en vertu de ce règlement. De plus, les données expérimentales sur la toxicité pour des analogues chimiques semblent indiquer que ces trois colorants monoazoïques n'entraînent pas, à faibles concentrations, d'effets nocifs aigus chez les organismes aquatiques.
Pour la présente évaluation préalable, on a élaboré des scénarios d'exposition cumulative très prudents dans lesquels une même station de traitement des eaux usées rejetait ces trois colorants monoazoïques dans le milieu aquatique après un traitement primaire. Les concentrations environnementales estimées dans l'eau étaient inférieures à la concentration estimée sans effet calculés pour des espèces aquatiques sensibles.
D'après les renseignements disponibles, on conclut que le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 et le Solvent Red 3 ne pénètrent pas dans l'environnement en quantité, à une concentration ou dans des conditions de nature à avoir, immédiatement ou à long terme, un effet nocif sur l'environnement ou sur la diversité biologique ni à mettre en danger l'environnement essentiel pour la vie.
Certaines substances de ce groupe de colorants monoazoïques ont fait l'objet de contrôles au sein d'autres instances à cause des préoccupations suscitées par leurs propriétés dangereuses, incluant la cancérogénicité. On reconnaît en effet le danger potentiellement élevé de ces colorants selon les renseignements indiquant que le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 et le Solvent Red 3 ne sont pas fabriqués au Canada ni importés au pays en des quantités supérieures au seuil de déclaration; la probabilité d'exposition à ces substances au Canada est considérée faible, ainsi les risques pour la santé humaine sont donc considérés faibles, il est conclut que ces substances ne pénètrent pas dans l'environnement en quantité, à une concentration ou dans des conditions de nature à constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé humaines.
D'après les renseignements disponibles, on considère que le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 et le Solvent Red 3 ne remplissent aucun des critères de l'article 64 de la LCPE(1999).
Les substances précitées étant inscrites sur la Liste intérieure, leur importation et leur fabrication au Canada ne sont pas visées par les exigences de déclaration prévues au paragraphe 81(1) de la Loi. Compte tenu des propriétés dangereuses de ces substances, on craint que les nouvelles activités qui n'ont pas été recensées ni évaluées pourraient faire en sorte que les substances répondent aux critères prévus à l'article 64 de la Loi. En conséquence, on recommande de modifier la Liste intérieure en application de l'article 87(3) de la Loi afin d'indiquer que le paragraphe 81(3) de cette loi s'applique à ces substances de sorte que toute nouvelle activité de fabrication, d'importation ou d'utilisation en une quantité supérieure à 100 kg par année soit déclarée et que les risques qu'elles présentent pour la santé humaine et l'environnement soient évalués.
La Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) [LCPE(1999)] (Canada, 1999) exige que les ministres de l'Environnement et de la Santé procèdent à une évaluation préalable des substances qui répondent aux critères de catégorisation énoncés dans la Loi, afin de déterminer si elles présentent ou sont susceptibles de présenter un risque pour l'environnement ou la santé humaine.
Plusieurs des substances visées simultanément par le Défi ont été regroupées pour les besoins de l'évaluation du risque qu'elles peuvent présenter. Elles ont été regroupées selon leur classe chimique commune (p. ex., colorants monoazoïques), leur grande similarité structurale, leurs profils d'emploi communs et le fait que les conclusions découlant de l'évaluation du risque qu'elles peuvent présenter s'appuient sur les mêmes données. On a regroupé ainsi trois colorants monoazoïques, à savoir Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3, pour cette évaluation.
Ces substances comptent parmi les substances identifiées dans le Défi (voir la Gazette du Canada du 31 mai 2008 [Canada, 2008]). On a publié en même temps des profils de celles-ci fondés sur l'information technique disponible avant décembre 2005 utilisée pour les catégoriser. Des renseignements sur les utilisations des substances ont été communiqués en réponse au Défi.
Bien que ces trois colorants monoazoïques aient été identifiés comme priorité élevée pour l'évaluation du risque qu'ils pouvaient présenter pour l'environnement, ils ne satisfaisaient pas aux critères de PFRE ou de REI et ne constituaient pas un danger élevé pour la santé humaine (Canada, 2006b). Par conséquent, la présente évaluation porte principalement sur l'information applicable à l'évaluation des risques écologiques.
Les évaluations préalables effectuées aux termes de la LCPE(1999) mettent l'accent sur les renseignements jugés essentiels pour déterminer si une substance répond aux critères de toxicité des substances chimiques au sens de l'article 64 de la Loi. Les évaluations préalables visent à étudier les renseignements scientifiques et à tirer des conclusions fondées sur la méthode du poids de la preuve et le principe de prudence.
La présente évaluation préalable prend en considération les renseignements sur les propriétés chimiques, les dangers, les utilisations et l'exposition, y compris ceux fournis dans le cadre du Défi. Les données pertinentes pour l'évaluation préalable de cette substance ont été trouvées dans des publications originales, des rapports de synthèse et d'évaluation, des rapports de recherche de parties intéressées et d'autres documents consultés lors de recherches documentaires menées récemment, jusqu'en décembre 2008. Les études les plus importantes ont fait l'objet d'une évaluation critique. Il est possible que les résultats de modélisation aient servi à formuler des conclusions. Lorsqu'elle était disponible et pertinente, l'information présentée dans l'évaluation du danger effectuée par d'autres autorités a été prise en compte. La présente évaluation préalablene constitue pas un examen exhaustif ou critique de toutes les données disponibles, mais plutôt à présenter les études et les sources de données les plus critiques qui ont mené à la conclusion qui a été tirée.
La présente évaluation préalable a été préparée par le personnel des programmes des substances existantes de Santé Canada et d'Environnement Canada et elle intègre les résultats d'autres programmes exécutés par ces ministères. Par ailleurs, l'ébauche de cette évaluation préalable a fait l'objet d'une période de commentaires du public de 60 jours. Harold Freeman, Ph. D. (North Carolina State University), Bob Boethling, Ph. D., Tala Henry, Ph. D., et David Lynch et Larry Newsome, Environmental Protection Agency des États-Unis (EPA), ont présenté des observations sur les parties techniques de cette évaluation. Les principales données et considérations sur lesquelles repose la présente évaluation sont résumées ci-après.
Tel qu'on l'a indiqué, on a regroupé trois colorants monoazoïques avec groupe solubilisant pour la présente évaluation. Pour les besoins du présent document, chacun de ces trois colorants sera appelé par le nom commun sous lequel il est connu, à savoir Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3.
Tableau 1a. Données d'identité de substance pour Solvent Red 1
Noms relevés dans les National Chemical Inventories (NCI)Note de bas de tableau [a]
1-[(2-Méthoxyphényl)azo]-2-naphthol (EINECS)
2-Naphthalénol, 1-[(2-méthoxyphényl)azo] (TSCA, LIS, AICS, PICCS, ASIA-PAC);
Solvent Red 1 (ENCS)
C.I. Solvent Red 001 (ECL)
NAPHTH-2-OL, 1-[(2-MÉTHOXYPHÉNYL)AZO] (PICCS)
SUDAN RED 290 (PICCS)
1-(o-Anisylazo)-2-naphthol; Anisole-2-azo-bêta-naphthol; Brilliant Fat Scarlet R; (espace)C Red 2; C.I. Solvent Red 1;C.I. 12150; C.I. Food Red 16; Ceres Red G; Ceres Red G 102; Fat Red BG; Fat Red G; Fat Red RS; Fat Soluble Red S; Food Red 16;Lacquer Red V 2G; NSC 11232; NSC 45194; Oil Pink; Oil Red; Oil Red 113; Oil Red OG; Oil Scarlet 389; Oil Soluble Red S; Oil Vermilion; Oil Vermilion LP; Oleal Red G; Organol Vermilion; Orient Oil Red OG; Plastoresin Red FR; Resinol Red G; Sico Fat Red BG New; Silotras Red TG; Solvent Red 1;Somalia Red PG; Sudan R; Sudan Red 290; Sudan Red G
Composé monoazoïque
Simplified Molecular Line Input Entry System (SMILES)
O(c(c(N=Nc(c(c(ccc1)cc2)c1)c2O)ccc3)c3)C
NCI 2006 : AICS (inventaire des substances chimiques de l'Australie); ASIA­PAC (listes des substances de l'Asie-Pacifique); ECL (liste des substances chimiques existantes de la Corée); EINECS (Inventaire européen des substances chimiques commerciales existantes); ENCS (inventaire des substances chimiques existantes et nouvelles du Japon); PICCS (inventaire des produits et substances chimiques des Philippines); TSCA (inventaire des substances chimiques visées par la Toxic Substances Control Act des États-Unis).
Tableau 1b. Données d'identité de substance pour Solvent Orange 7
Noms relevés dans les NCINote de bas de tableau [b]
1-(2,4-Diméthylphénylazo)napht-2-ol (LIS)
1-(2,4-diméthylphénylazo)-2-naphthol (EINECS)
1-(2,4-diméthylphénylazo)-2-naphtol (EINECS)
Solvent Orange 7 (ENCS, PICCS)
1-[(2,4-Diméthylphényl)azo]-2-naphthalénol (ECL)
C.I. SOLVENT ORANGE 7, (SUNDAN RED) (PICCS)
SUDAN RED (PICCS)
AF Red No. 5; Brasilazina Oil Scarlet 6G; C.I. 12140; C.I. Solvent Orange 7; Calco Oil Scarlet BL; Ceres Orange RR; Cerisol Scarlet G; Ext D and C Red No. 14; Fast Oil Orange II; Fat Scarlet 2G; FD and C Red No. 32; Grasan Orange 3R; Japan Red 5; Japan Red 505; Japan Red No.5; Lacquer Orange VR; NSC 10457; Oil Orange 2R; Oil Orange KB; Oil Orange N Extra; Oil Orange R; Oil Orange X; Oil Orange XO; Oil Red XO; Oil Scarlet; Oil Scarlet 371; Oil Scarlet 6; Oil Scarlet BL; Oil Scarlet YS; Red 505; Red No. 5; Resin Scarlet 2R; Somalia Orange 2R; Somalia Orange A 2R; Sudan 2; Sudan II; Sudan orange; Sudan Orange RPA; Sudan Orange RRA
Oc(ccc(c1ccc2)c2)c1N=Nc(c(cc(c3)C)C)c3
276,34 g/mol
NCI 2006: AICS (inventaire des substances chimiques de l'Australie); ASIA­PAC (listes des substances de l'Asie-Pacifique); ECL (liste des substances chimiques existantes de la Corée); EINECS (Inventaire européen des substances chimiques commerciales existantes); ENCS (inventaire des substances chimiques existantes et nouvelles du Japon); PICCS (inventaire des produits et substances chimiques des Philippines); TSCA (inventaire des substances chimiques visées par la Toxic Substances Control Act des États-Unis).
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Tableau 1c. Données d'identité de substance pour Solvent Red 3
Noms relevés dans les NCINote de bas de tableau [c]
Solvent Red 3 (ENCS, PICCS)
C.I. Solvent Red 003 (ECL)
C.I. Solvent Red 3, (1-NAPHTHALÉNOL, 4-[(4-ÉTHOXYPHÉNYL)AZO]- (PICCS)
1-Naphthalénol, 4-[(4-éthoxyphényl)azo]- (TSCA, AICS, PICCS, ASIA-PAC);
4-[(4-éthoxyphényl)azo]naphthol (EINECS)
C Ext. Brown 3; C.I. 12010; Ceres Brown B; Fat Brown B; Oil Brown PB; Oleal Brown 4BG; Orient Oil Brown BB4-[(4-Éthoxyphényl)azo]-1-naphthol; C.I. Solvent Red 3; 4-[(4-éthoxyphényl)azo]naphtol
Composé monoaézoïque
O(c(ccc(N=Nc(c(c(c(O)c1)ccc2)c2)c1)c3)c3)CC
294,34 g/mol
Note de bas de tableau c
NCI 2006: AICS : Australian Inventory of Chemical Substances (inventaire des substances chimiques de l'Australie); ASIA-PAC : Asia­Pacific Substances Lists (listes des substances de l'Asie-Pacifique); ECL (Liste des substances chimiques existantes de la Corée); EINECS : Inventaire européen des substances chimiques commerciales existantes; ELINCS (Liste européenne des substances chimiques notifiées); ENCS (Inventaire des substances chimiques existantes et nouvelles du Japon); PICCS : Philippine Inventory of Chemicals and Chemical Substances (inventaire des produits et substances chimiques des Philippines); TSCA (Inventaire des substances chimiques visées par la Toxic Substances Control Act des États-Unis).
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Il existe peu de données expérimentales sur ces trois colorants monoazoïques.
Lors de l'atelier sur les modèles de relations quantitatives structure-activité (RQSA), parrainé par Environnement Canada en 1999, des experts en modélisation ont reconnu qu'il est « difficile de modéliser » de nombreuses classes structurales de colorants et de pigments avec le modèle RQSA (Environnement Canada, 2000). Étant habituellement considérées comme étant situées « à l'extérieur du domaine d'applicabilité des modèles » (c.-à-d. les domaines des paramètres sur le plan de la structure ou des propriétés), il n'est pas rare que les propriétés physiques et chimiques de bon nombre de classes structurales de pigments et de colorants ne puissent faire l'objet de prévisions découlant de modèles. Par conséquent, lorsqu'il s'agit de teintures et de pigments, on vérifie au cas par cas les domaines d'applicabilité des modèles RQSA afin de déterminer leur utilité potentielle.
On ne considère pas opportun d'utiliser des modèles fondés sur les RQSA pour prévoir les propriétés physiques et chimiques des trois colorants monoazoïques qui font l'objet de la présente évaluation. Par conséquent, une méthode fondée sur les données déduites à partir d'analogues a été utilisée pour la détermination des propriétés physiques et chimiques approximatives données au tableau 2. Ces propriétés ont servi ultérieurement à effectuer d'autres modélisations et éléments d'information au cours de cette évaluation.
Un analogue est un produit chimique dont la structure est similaire à celle de la substance évaluée; il devrait donc avoir des propriétés physiques et chimiques, un comportement dans l'environnement et une toxicité semblables. Si des données expérimentales sont disponibles pour un paramètre spécifique lié à une substance analogue, on peut utiliser ces dernières, directement ou après modification, comme estimation de la valeur du paramètre concerné pour la substance évaluée.
Pour trouver des analogues acceptables, un examen des données relatives à plusieurs colorants azoïques a été pratiqué. (Anliker et al., 1981; Anliker et Moser, 1987; Baughman et Perenich; 1988, ETAD, 1995; Brown, 1992; Yen et al., 1989, Sijm et al., 1999). En plus de leurs similitudes structurelles avec ces trois colorants monoazoïques, ces composés partagent d'autres caractéristiques avec les substances, qui renforcent leur pertinence en tant qu'analogues. Cela comprend les propriétés influant sur leur devenir dans l'environnement comme une masse moléculaire élevée, généralement supérieure à 300 g/mol, des structures particulaires solides, un point de décomposition supérieur à 220 oC, et une « dispersibilité » dans l'eau (c'est-à-dire que ces composés ne sont pas entièrement solubles). La présence d'un groupement éthanolamine sur le colorant azoïque vise à augmenter la dispersibilité dans l'eau (Bomberger et Boughton, 1984). De plus, ils sont peu solubles dans le n-octanol, leur pression de vapeur est négligeable et ils sont stables dans des conditions environnementales normales, ainsi qu'ils ont été conçus.
Pour prédire le sort et les effets environnementaux des substances Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3, les données expérimentales des colorants monoazoïques suivants ont été examinées dans le cadre de cette évaluation :
Disperse Orange 30 (pour déterminer le potentiel de bioaccumulation)
Disperse Orange 30, Disperse Red 17, Disperse Red 73, Disperse Orange 25, et Disperse Yellow 3 (pour déterminer la toxicité inhérente)
Ces colorants monoazoïques ont été sélectionnés d'après divers critères : similitudes structurelles, propriétés physiques et chimiques clés similaires, et l'avis d'experts. Bien que toutes les valeurs de paramètres n'aient pas été disponibles pour chacun des produits chimiques, les propriétés physiques et chimiques disponibles (voir le tableau 2), les données empiriques sur la bioaccumulation (tableau 6) ainsi que les données empiriques sur la toxicité (tableau 7) de ces colorants ont été utilisées pour établir le poids de la preuve et pour appuyer les propositions de décision présentées dans ce rapport d'évaluation préalable. Des études expérimentales clés traitant de ces colorants monoazoïques ont fait l'objet d'un examen critique quant à leur validité. Ces examens (sommaires rigoureux d'étude) se trouvent à l'annexe 1.
Le tableau 2 présente les propriétés physiques et chimiques des substances Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 et celles des autres colorants azoïques susmentionnés, qui influent sur le devenir dans l'environnement de ces substances. L'information présentée dans ce tableau peut être sous forme d'une valeur unique ou d'une gamme de valeurs pour une substance analogue précise ou d'une gamme de valeurs découlant de données applicables à un ensemble de substances semblables ou analogues.
Tableau 2. Propriétés physiques et chimiques de Solvent Red 1, Solvent Orange 7, Solvent Red 3 et Disperse Orange 30, et données déduites à partir d'analogues des substances azoïques
TypeNote de bas de tableau [d]
Point de fusion (°C)Note de bas de tableau [e]
Solvent Red 1 Valeur expér. 183,00 -- PhysProp, 2006
Solvent Orange 7 Valeur expér. 166,00 -- PhysProp, 2006
Substance analogue (Disperse Orange 30) Valeur expér. 126,9-128,5 ETAD, 2005
Gamme de colorants azoïques dispersables car. 117-225 Anliker et Moser, 1987
Gamme de colorants azoïques caractéristiques 74-236 Baughman et Perenich, 1988
Point d'ébullition (ºC)Note de bas de tableau [f]
Tension de vapeur (Pa)
Gamme de colorants azoïques caract. 5,33 × 10-12 à 5,33 × 10-5
(4 × 10-14 à 4 × 10-7 mm Hg) 25 Baughman et Perenich, 1988
Solvent Orange 7 Valeur expér. (calculée) 2,78 ×10-6
(2,74 ×10-11 atm·m3/mol) -- Hine et Mookerjee, 1975
Gamme de colorants azoïques caract.Note de bas de tableau [g] 10-8 à 10-1
(10-13 à 10-6 atm·m3/mol) Baughman et Perenich, 1988
Log Koe (coefficient de partage octanol-eau) (sans dimension)
Solvent Red 1 (dérivé de Disperse Orange 30)Note de bas de tableau [h] 4,27 EPIWIN, 2007
Solvent Orange 7 (dérivé de Disperse Orange 30)Note de bas de tableau [h] 5,28 EPIWIN, 2007
Solvent Red 3 (dérivé de Disperse Orange 30)Note de bas de tableau [h] 4,06 EPIWIN, 2007
Analogue (Disperse Orange 30) Valeur expér. 4,2 Brown, 1992
Gamme de colorants azoïques caract. 2,05-4,2 Baughman et Perenich, 1988
Gamme de colorants azoïques dispersables car. supérieur(e) à 2 –5,1 Anliker et al. 1981; Anliker et Moser, 1987
Log Koc (coefficient de partage carbone organique-eau) (sans dimension)
Données déduites à partir d'analogues des colorants azoïques, calculésNote de bas de tableau [i] 3,4 à 4,2 Baughman et Perenich, 1988
Solvent Red 1 Valeur expérimentale 0,0003 15-25 Baughman et Weber (1991)
Solvent Red 3 Valeur expérimentale inférieur(e) à 1 Study Submission, 2008
Analogue (Disperse Orange 30) Valeur expérimentale 0,07 Brown, 1992
Gamme de colorants azoïques disp. caract. inférieur(e) à 0,01 Anliker et Moser, 1987
Gamme de colorants azoïques caract. 1,2 × 10-5 à 35,5
(4× 10-11 à 1,8 × 10-4 mol/L) Baughman et Perenich 1988
Solubilité dans n-octanol (mg/L)
Analogue (Disperse Orange 30) Valeur expérimentale 576 ETAD, 2005
Gamme de colorants azoïques disp. caractéristiques 81-2430 20 Anliker et Moser, 1987
pKa(constante de dissociation acide) (sans dimension)
Gamme de colorants azoïques disp. caractéristiques 8,1-13,5 (sous forme d'acide) ACD/pKaDB 2005
Note de bas de tableau d
Les valeurs extrapolées utilisées pour les colorants monoazoïques avec groupe solubilisant sont fondées sur les éléments probants de la documentation concernant d'autres colorants analogues.
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Note de bas de tableau e
On parle ici de point de fusion, mais les colorants étant plus susceptibles de se carboniser que de fondre à haute température (température supérieure à 200 °C), il est préférable de qualifier leur point de fusion de point de décomposition.
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Note de bas de tableau f
Règle générale, on ne peut parler de point d'ébullition pour les colorants. En ce qui concerne les colorants en poudre, ils se carbonisent ou se décomposent plutôt que de bouillir à haute température. Quant aux colorants liquides ou en pâte, le point d'ébullition n'est atteint que par le solvant et leur partie solide non évaporée se décompose ou se carbonise (ETAD, 1995).
Retour à la référence de la note de bas de tableau f
Note de bas de tableau g
Les constantes de la loi de Henry calculées par Baughman et Perenich (1988) pour les colorants azoïques sont fondées sur les solubilités établies à 25 et à 80°C pour ces mêmes colorants. Ces valeurs sont présentées ici sous forme de gamme pour illustrer la constante de la loi de Henry prévue pour les colorants monoazoïques avec groupe solubilisant.
Retour à la référence de la note de bas de tableau g
Note de bas de tableau h
On a utilisé une méthode d'ajustement de la valeur expérimentale au moyen du modèle EPISUITE pour dériver un log K d'une valeur expérimentale en tenant compte des différences de structure.
Retour à la première référence de la note de bas de tableau h
Les valeurs du log Kco sont fondées sur les calculs que Baughman et Perenich (1988) ont réalisés en utilisant une gamme de valeurs de solubilité mesurées pour des colorants commerciaux, à un point de fusion supposé de 200 °C.
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Tableau 3a. Structures chimiques et autres renseignements disponibles sur quelques colorants monoazoïques
No CAS (Nom commun)
Minimum-Maximum, Dmax (nm)Note de bas de tableau [j]
5261-31-4 (Disperse Orange 30) 450,28 1,75-1,98 Point de fusion tension de vapeur, log Koe, hydrosolubilité, toxicité en milieu aquatique
31482-56-1 (Disperse Orange 25) 323,35 1,37-1,95 Toxicité en milieu aquatique
3179-89-3 (Disperse Red 17) 344,36 1,41-1,86 Toxicité en milieu aquatique
16889-10-4 (Disperse Red 73) 348,36 1,31-1,93 Toxicité en milieu aquatique
2832-40-8 (Disperse Yellow 3) 269,31 1,59-1,90 Toxicité pour les organismes aquatiques
Note de bas de tableau j
Based on range of maximum diameters (Dmax) for conformers calculated using CPOPs (2008).
Retour à la référence de la note de bas de tableau j
Les comparaisons des structures des trois colorants monoazoïques évalués et des teintures énumérées au tableau 3a sont présentées au tableau 3b ci-dessous. Plus le pourcentage de similitudes structurelles entre les composés azoïques est élevé, plus l'information servant à prédire le sort dans l'environnement et la toxicité aquatique est fiable.
Tableau 3b. Comparaison des structures des trois colorants monoazoïques évalués et de Disperse Orange 30, Disperse Red 17, Disperse Red 73, Disperse Orange 25 et Disperse Yellow 3.
% de similarité au Solvent Red 1Note de bas de tableau [k] (par comparaison avec les colorants monoazoïques de la colonne de gauche)
% de similarité au Solvent Orange 7Note de bas de tableau [k] (par comparaison avec les colorants monoazoïques de la colonne de gauche)
% de similarité au Solvent Red 3Note de bas de tableau [k] (par comparaison avec les colorants monoazoïques de la colonne de gauche)
5261-31-4 (Disperse Orange 30) 59,79 % 57,99 % 62,24 %
31482-56-1 (Disperse Orange 25) 71,97 % 69,01 % 74,17 %
3179-89-3 (Disperse Red 17) 69,64 % 68,83 % 71,08 %
16889-10-4 (Disperse Red 73) 67,06 % 66,27 % 69,80 %
2832-40-8 (Disperse Yellow 3) 76,64 % 77,36 % 76,61 %
Note de bas de tableau k
Les similitudes structurelles ont été calculées par un système expert d'intelligence artificielle (AIES 2003-2005).
Retour à la première référence de la note de bas de tableau k
Aucun des trois colorants monoazoïques n'est produit naturellement dans l'environnement.
Pour l'établissement de la Liste intérieure des substances (LIS), les quantités suivantes des trois colorants monoazoïques ont été signalées comme ayant été fabriquées, importées ou commercialisées au Canada au cours de l'année civile 1986 (Environnement Canada 1988) :
Solvent Red 1 : de 1 000 à 10 000 kg
Solvent Orange 7 : de 1 000 à 10 000 kg
Solvent Red 3 : de 10 000 à 100 000 kg
Des données récentes ont été recueillies par le biais d'un sondage mené dans l'industrie pour les années civiles 2005 et 2006 à la suite d'avis publiés dans la Gazette du Canadaen application de l'article 71 de la LCPE(1999) (Canada, 2006b et Canada, 2008). Les répondants à ces avis étaient tenus de communiquer les quantités de substances du groupe 6 du Défi qu'ils avaient fabriquées ou importées au Canada. Dans l'avis de 2006, on demandait également de fournir des données sur les quantités des trois colorants monoazoïques utilisées.
Pour l'année civile 2005, aucune activité de fabrication de ces trois colorants monoazoïques en quantité supérieure au seuil de 100 kg/an n'a été déclarée, en réponse à l'avis émis en vertu de l'article 71 de la LCPE. Toutefois, une entreprise a indiqué avoir importé au pays de 100 à 1 000 kg de Solvent Red 3 (Canada, 2008).
Pour l'année civile 2006, aucune activité de fabrication ou d'importation de ces trois colorants monoazoïques en quantité supérieure au seuil de 100 kg/an n'a été déclarée, en réponse à l'avis émis en vertu de l'article 71 de la LCPE(Canada 2008). Dans le formulaire Déclaration des parties intéressées relatif à l'avis émis en application de l'article 71,
deux entreprises se sont identifiées comme ayant un intérêt en affaires à l'égard de Solvent Red 1;
une entreprise s'est identifiée comme ayant un intérêt en affaires à l'égard de Solvent Orange 7;
cinq entreprises se sont identifiées comme ayant un intérêt en affaires à l'égard de Solvent Red 3.
Puisque aucun renseignement sur la fabrication, l'importation ou l'utilisation de ces trois colorants monoazoïques n'a été signalé pour l'année 2006, on a utilisé une masse de 100 kg tout au long de la présente évaluation préalable pour élaborer des scénarios et, de façon prudente, pour chaque colorant, cerner la quantité potentielle inférieure au seuil de déclaration utilisée au Canada.
Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 figurent dans l'Inventaire européen des substances chimiques commerciales existantes (EINECS), mais ils n'ont jamais été qualifiés par l'industrie de l'Union européenne de substances chimiques produites en grandes ou en faibles quantités (ESIS, 2008). Solvent Red 1 a été qualifié de substance chimique produite en faibles quantités (PFQ), ce qui signifie que l'on situe sa production au sein de l'UE entre 10 et 1 000 tonnes par année (ESIS, 2008). Ces trois colorants monoazoïques ont été utilisés en Suède, au Danemark, en Finlande et en Norvège entre 2000 et 2006. Les quantités de Solvent Red 1 utilisées au Danemark se situent entre 5 800 et 7 100 kg, mais celles-ci ne sont pas indiquées pour les autres pays; rien n'est indiqué au sujet des quantités de Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 utilisées (SPIN 2008). Aux États-Unis, le volume total de production de Solvent Orange 7 à l'échelle du pays s'est situé entre 10 000 et 500 000 livres pour l'ensemble des cycles de rapports de 1990 et de 1994 du programme de mise à jour de l'Inventaire des substances chimiques de l'Environmental Protection Agency des États-Unis. Toutefois, on ne dispose pas de données concernant les autres substances pour les autres cycles de rapports (1986, 1998 et 2002) (EPA des É.­U., 2002).
Il se pourrait que des produits contenant des quantités de ces colorants monoazoïques soient entrés dans le pays même s'ils n'ont pas été recensés à ce titre dans le sondage mené en application de l'article 71, ceux-ci ayant pu être importés inconsciemment dans des articles fabriqués ou être importés en quantités inférieures au seuil de déclaration de 100 kg établi pour ce sondage. Étant donné que ces substances sont utilisées dans d'autres pays, il est probable qu'elles entrent sur le marché canadien comme composantes de produits manufacturés ou de consommation.
Les renseignements sur les utilisations des colorants monoazoïques avec groupe solubilisant qui sont l'objet de la présente évaluation ont été recueillis pour les années civiles 2005 et 2006 en réponse aux avis publiés en application de l'article 71 de la LCPE(Canada, 2006b et Canada, 2008).
On ne dispose pas de renseignements récents sur les utilisations de cette substance au Canada. Les codes d'utilisation de la LIS suivants ont été acceptés pour Solvent Red 1 au cours de la période de proposition des éléments devant figurer sur cette liste (1984-1986) : Colorant - pigment/teinture/encre, Composant de formulation, Pigment, teinture et encre d'imprimerie, Textiles, Fabrication primaire (Environnement Canada, 1988).
Tandis qu'il n'y a eu aucune déclaration de son utilisation courante au Canada, on indique que la substance Solvent Red 1 peut être utilisée à léchelle internationale pour communiquer une couleur aux peintures, aux encres d'imprimerie, aux plastiques, aux huiles, aux graisses, aux cires, aux colorants biologiques et à la fumée utilisée à chez les militaires et à d'autres fins (Biocompare 1999 – 2009, CII 2002, NLM 2006). On a aussi déjà indiqué que la substance Solvent Red 1 était utilisée pour communiquer une couleur aux épices, mais il est actuellement interdit de l'utiliser comme colorant alimentaire dans les pays de l'Union européenne, aux États-Unis et au Canada (ESA 2008; Communauté européenne 1994; Canada, 2009; US FDA 2007). On retrouve la substance Solvent Red 1, autrement appelée C.I. 12150, dans les produits cosmétiques, y compris le baume pour les lèvres (CII 2002, TheFind c2007 – 2008); toutefois, il est interdit de l'utiliser dans les cosmétiques ou les colorants capillaires dans les pays de l'Union européenne en raison de l'insuffisance de données sur la sécurité et elle ne figure pas sur la liste des colorants artificiels pouvant entrer dans la fabrication des cosmétiques aux États-Unis (UE, 2005, UE 2008a, CE 2006; US FDA, 2007).
On ne dispose pas de renseignements récents sur les utilisations de cette substance au Canada. Les codes d'utilisation de la LIS suivants ont été acceptés pour Solvent Orange 7 au cours de la période de proposition des éléments devant figurer sur cette liste (1984­1986) : Fragrance/parfum/désodorisant/aromatisant, Agent de lubrification, additif de lubrification, démoulant, Textiles, Fabrication primaire (Environnement Canada, 1988).
Tandis qu'il n'y a eu aucune déclaration de son utilisation courante au Canada, on indique que la substance Solvent Orange 7 peut être utilisée à l'échelle internationale pour communiquer une couleur aux huiles, aux graisses, aux cires, aux chandelles, aux encres, aux savons, aux détersifs, aux plastiques, au polystyrène (CII, 2002) et aux colorants biologiques (Premier Diagnostics 2001). Aux États-Unis, la substance Solvent Orange 7, connue sous le nom FD&C Red No. 32, pouvait être utilisée pour communiquer une couleur aux aliments et, connue sous le nom Ext. D&C Red No. 14, pouvait être utilisée pour communiquer une couleur aux médicaments et cosmétiques à usage externe; toutefois, ces utilisations sont maintenant interdites depuis 1958 et 1966 respectivement (US FDA., 2003; Marmion, 2007). À l'heure actuelle, il est interdit d'utiliser cette substance comme colorant alimentaire ou colorant de produits cosmétiques dans les pays de l'Union européenne (ESA, 2008; EU, 2008a).
On ne dispose pas de renseignements récents sur les utilisations de cette substance au Canada. Les codes d'utilisation de la LIS suivants ont été acceptés pour Solvent Red 3 au cours de la période de proposition des éléments devant figurer sur cette liste (1984­1986) : Colorant - pigment/teinture/encre, Fragrance/parfum/désodorisant/aromatisant, Savons et produits de nettoyage, Textiles, Fabrication primaire (Environnement Canada, 1988).
Tandis qu'il n'y a eu aucune déclaration de son utilisation courante au Canada, on indique que la substance Solvent Red 3 peut être utilisée à l'échelle internationale dans les plastiques, les encres, les produits du pétrole et les graisses (CII, 2002). On l'a déjà utilisée dans les lubrifiants, y compris l'huile à engrenage, en Norvège (SPIN, 2008). On peut l'avoir déjà utilisée dans les colorants capillaires en Europe, mais cette utilisation est interdite depuis le 23 septembre 2008 dans les pays de l'Union européenne on a interdit à la même occasion l'utilisation de 40 autres substances en raison de données insuffisantes sur la sécurité de celles­ci (UE, 2008b).
Les données empiriques sur les rejets de substances particulières dans l'environnement sont rarement disponibles. Pour estimer les rejets potentiels de la substance dans l'environnement à différentes étapes de son cycle de vie, l'outil de mesure du débit massique a été créé (Environnement Canada, 2008a). On estime donc, pour chaque type d'utilisation connue de la substance, la proportion et la quantité des rejets dans les différents milieux naturels ainsi que la proportion de la substance qui est transformée chimiquement ou envoyée dans des lieux d'élimination des déchets. À moins de disposer de renseignements précis sur le taux de rejet ou le rejet potentiel de la substance des sites d'enfouissement et des incinérateurs, l'outil d'évaluation du débit massique ne peut prendre en compte les quantités rejetées dans l'environnement aux sites d'enfouissement de déchets.
Les hypothèses et les paramètres d'entrée utilisés pour estimer les rejets sont fondés sur des renseignements provenant de diverses sources, y compris les réponses à des enquêtes menées en vertu de la réglementation, Statistique Canada, les sites Web des fabricants et les bases de données et documents techniques. Comme paramètres particulièrement pertinents, il y a les facteurs d'émission qui expriment en général la fraction de la substance émise dans l'environnement notamment au cours de sa fabrication, de sa transformation et de son utilisation dans le cadre de processus industriels. Comme sources d'information de ce genre, il y a les documents portant sur les scénarios d'émission, lesquels sont souvent rédigés sous les auspices de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et les hypothèses appliquées par défaut par les différents organismes internationaux de réglementation des produits chimiques. Il convient de remarquer que le degré d'incertitude au sujet la masse de la substance et de la quantité de substance libérée dans l'environnement est quelque plus élevé vers la fin du cycle de vie.
Puisque aucun renseignement indiquant l'utilisation, l'importation ou la fabrication des substances Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 en une quantité égale ou supérieure au seuil de déclaration de 100 kg en 2006 au Canada n'a été reçu à la suite de l'avis publié en application de l'article 71(Environnement Canada 2006), on peut supposer que les rejets de ces substances dans l'environnement au Canada sont très faibles. Néanmoins, on a utilisé l'outil d'évaluation du débit massique pour estimer la fraction de chacun de ces colorants monoazoïques pouvant être émise dans l'environnement. Bien qu'il existe une certaine incertitude concernant le degré d'utilisation actuel de ces colorants dans l'industrie textile, on a fondé les calculs effectués à l'aide de l'outil d'évaluation du débit massique sur cette utilisation, celle-ci étant considérée comme le reflet d'un scénario de la pire éventualité raisonnable (émission relativement élevée) pour ces colorants monoazoïques.
À la lumière de données obtenues de Statistique Canada et d'une analyse effectuée par Industrie Canada (2008), il faut se rendre à l'évidence que des colorants sont probablement importés au Canada dans des articles fabriqués. Par conséquent, on a convenu d'utiliser un rapport « textiles fabriqués au Canada/textiles importés » de 30/70 pour estimer la quantité de colorants importée dans des articles en textiles apprêtés (Industrie Canada, 2008, Environnement Canada, 2008b). Cette quantité de colorants a été prise en compte dans les calculs effectués à l'aide de l'outil d'évaluation du débit massique et dans les scénarios d'exposition plus élaborés.
Tableau 4. Estimation, fondée sur l'outil d'évaluation du débit massique, des rejets et des pertes de colorants azoïques dans les milieux environnementaux, de leur transformation au cours de leur cycle de vie et de leur transport à des sites d'élimination de déchets
Proportion massique (%)Note de bas de tableau [l]
Principale étape du cycle de vieNote de bas de tableau [m]
Rejet dans le sol 0,0 Sans objet
Rejet dans l'air 0,0 Sans objet
Rejet à l'égoutNote de bas de tableau [n] 17,4 Préparation, utilisation par les consommateurs
Transformation chimique 0,0 Sans objet
Transport à des sites d'élimination de déchets (p. ex., pour enfouissement, pour incinération) 82,6 Préparation, élimination de déchets
Note de bas de tableau l
En ce qui concerne les colorants azoïques, l'information contenue dans les documents OCDE, 2004 et 2007 de l'OCDE sur les scénarios d'émission a été utilisée pour estimer les rejets dans l'environnement qui ont mené à la répartition des rejets des substances en question résumée ci-dessus. Les valeurs de rejets dans les milieux environnementaux présentées dans le tableau ne prennent pas en compte les mesures d'atténuation qui ont pu être prises à certains endroits, comme l'élimination d'une partie des colorants par des usines d'épuration des eaux usées. Les hypothèses précises sur lesquelles repose cette estimation sont résumées dans Environnement Canada, 2008b.
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Note de bas de tableau m
Stade(s) de cycle de vie pouvant s'appliquer : production – préparation – utilisation dans l'industrie – utilisation par les consommateurs – durée de vie utile de l'article/du produit – élimination de déchets.
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Note de bas de tableau n
Eaux usées avant toute forme de traitement.
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Les résultats de l'outil de débit massique indiquent que ces trois colorants monoazoïques peuvent être décelés dans les sites de gestion des déchets (92 %) en raison de l'élimination définitive des articles manufacturés qui en contiennent. Aucun renseignement n'a été identifié sur le taux ou le potentiel de rejet de ces substances, les calculs réalisés à l'aide de l'outil de débit massique ne permettent pas de représenter quantitativement les rejets de la substance dans l'environnement à partir de lieux d'élimination des déchets (comme les sites d'enfouissement et les incinérateurs).
En se fondant sur l'information contenue dans les documents de l'OCDE sur les scénarios d'émission liés au traitement et aux utilisations de ce type de substance, on estime à 17,4 % la proportion des trois colorants monoazoïques évalués qui pourrait être rejetée à l'égout.
D'après l'estimation de l'outil de débit massique ci-dessus, l'eau (égouts) est le milieu qui reçoit la plus grande proportion de ces trois colorants monoazoïques rejetée pendant la transformation et l'utilisation des produits.
À la lumière des résultats de l'estimation fondée sur l'outil d'évaluation du débit massique (tableau 4), on peut s'attendre à ce que les trois colorants monoazoïques qui font l'objet de la présente évaluation soient en grande partie rejetés dans l'environnement par le biais d'effluents d'eaux usées au cours de leur transformation industrielle et à la suite des utilisations qui mènent à leur rejet dans l'égout. Les valeurs élevées du log Koe (données modélisées de 4,1 à 5,3 pour les trois colorants monoazoïques, de 4,2 pour le Disperse Orange 30, et de 2 à 5,1 pour les données déduites à partir d'analogues) et les valeurs élevées du log Kco(données déduites à partir d'analogues de 3,4 à 4,2) (voir le tableau 2) indiquent que ces trois substances pourraient avoir une affinité pour les solides. Toutefois, le log Kco est une valeur calculée (voir la note 3 du tableau 2), et le potentiel d'adsorption des structures particulaires solides des colorants dispersés n'est généralement pas bien compris; par conséquent, l'importance de ce comportement particulier, en ce qui concerne les colorants monoazoïques, est incertaine.
Les résultats des modèles de biodégradation aérobie (voir le tableau 5 ci-dessous) indiquent que les trois colorants monoazoïques évalués devraient se biodégrader lentement. Au Canada, ces substances pourraient être répandues sur des sols agricoles et des terres de pâturage comme composant des boues activées, qui sont couramment utilisées pour fertiliser les sols (Environnement Canada, 2006). Il se pourrait aussi qu'ils soient libérés des produits colorés transportés aux sites d'enfouissement de déchets.
Compte tenu d'un intervalle de 8,1 à 13,5 (sous forme acide; données déduites à partir d'analogues des colorants azoïques dispersés), de la faible solubilité de ces trois substances dans l'eau attendue de ces trois colorants monoazoïques (tableau 5), et de l'état particulaire, il est peu probable que l'ionisation ait un impact significatif sur le comportement de répartition ou la solubilité dans l'eau de ces substances. On s'attend plutôt à ce qu'une fois libérées dans l'eau, celles-ci soient présentes surtout sous la forme de particules ou se lient par adsorption à d'autres solides en suspension pour se déposer et constituer tôt ou tard des matériaux de fond se caractérisant par une biodisponibilité pratiquement nulle. Razo-Flores et al. (1997) ont indiqué qu'en raison de leur caractère récalcitrant dans les environnements aérobies, les colorants azoïques se retrouvent tôt ou tard dans des sédiments anaérobies, dans des aquifères peu profonds et dans des nappes phréatiques.
La vitesse de volatilisation de la surface de l'eau est proportionnelle à la constante de la loi de Henry (Baughman et Perenich, 1988). Baughman et Perenich (1988) ont mentionné que la volatilisation à partir de systèmes aquatiques devrait être un processus de perte peu important pour les colorants, dont la valeur des données expérimentales (2,78 ×10-6Pa•m3/mol pour Solvent Orange 7) et la valeur constante de la loi de Henry pour les analogues (10-8 à 10-1 Pa•m3/mol, tableau 5) vont de faible à négligeable. Compte tenu des très faibles tensions de vapeur obtenues de modèles pour la gamme de colorants azoïques caractéristiques (valeurs de 5,33×10-12 à 5,33×10-5 Pa présentées au tableau 5), il n'est pas nécessaire de prendre en compte le transport atmosphérique découlant du rejet de ces substances à la surface des sols secs et humides. Ces données sont compatibles avec l'état physique (particule solide) de ces trois colorants monoazoïques, qui risquent peu de subir une volatilisation.
On ne dispose pas de données expérimentales sur la dégradation des trois colorants monoazoïques évalués.
Selon l'Ecological and Toxicological Association of Dyes and Organic Pigments Manufacturers, les colorants peuvent être considérés, à quelques exceptions près, comme étant essentiellement non biodégradables dans des conditions aérobies (ETAD, 1995). Des évaluations répétées de la biodégradabilité immédiate et intrinsèque à l'aide d'essais acceptés (voir OCDE, 1996) ont confirmé cette hypothèse pour d'autres colorants (Pagga et Brown, 1986; ETAD, 1992). Étant donné la structure chimique de ces trois colorants monoazoïques, rien ne permet de penser que leur biodégradation serait différente de la biodégradation des teintures décrite généralement (ETAD, 1995).
Les colorants avec groupe solubilisant pénètrent dans le milieu aquatique principalement sous forme de dispersion de fines particules en suspension, qui se déposeront ultérieurement sur les couches aérobies des sédiments de surface où elles demeureront jusqu'à ce qu'elles deviennent enfouies à une profondeur propice à la réduction. Le taux de dépôt des sédiments et l'importance de la bioturbation variant d'un endroit à l'autre, il est très difficile d'établir avec précision le temps de résidence des colorants dans les couches de sédiments aérobies. Toutefois, il est très probable que celui-ci dépasse souvent les 365 jours. Une fois dans un milieu anaérobie ou réducteur, les colorants azoïques peuvent se dégrader en constituants amines aromatiques de substitution. Toutefois, dans des sédiments anoxiques, le produit de la biodégradation ne devrait pas présenter un potentiel d'exposition élevé pour la majorité des organismes aquatiques et des organismes benthiques, ni de préoccupation pour l'environnement.
Comme on s'attend à ce que ces trois colorants monoazoïques soient rejetés dans les eaux usées, leur persistance dans l'eau a surtout été examinée à l'aide de modèles de prédiction RQSA sur la biodégradation aérobie. Ces modèles sont jugés acceptables pour utiliser dans cette situation puisqu'ils sont fondés sur la structure chimique et que la structure monoazoïque est représentée dans les ensembles d'apprentissage de tous les modèles BIOWIN utilisés, ce qui augmente la fiabilité des prédictions (Environnement Canada 2007). L'analyse suivante concerne principalement la partie d'une substance actuellement dissoute dans l'environnement, tout en tenant compte du fait qu'il est probable que la plus grande partie de cette substance soit dispersée sous la forme de particules solides. Les colorants étant justement conçus pour offrir une bonne stabilité en milieu aqueux, les trois colorants monoazoïques évalués ici ne contiennent pas de groupe fonctionnel pouvant se dégrader par hydrolyse dans des milieux aérobies.
Le tableau 5 résume les résultats des modèles de prédiction RQSA disponibles sur la dégradation dans l'eau des trois colorants monoazoïques.
Tableau 5. Données modélisées sur la biodégradation aérobie de Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 dans l'eau
Biodégradation (aérobie) BIOWIN 2000 Sous-modèle 3 Questionnaire destiné aux spécialistes (biodégradation ultime) 2,19-2,28 (se biodégrade relativement lentement) supérieur(e) à 182
Biodégradation (aérobie) BIOWIN 2000 Sous-modèle 5 Probabilité linéaire du MITI 0,07-0,19 (se biodégrade très lentement) supérieur(e) à 182
Biodégradation (aérobie) BIOWIN 2000 Sous-modèle 6 Probabilité non linéaire du MITI 0,0 (se biodégrade très lentement) supérieur(e) à 182
Biodegradation (aérobie) CATABOL c2004-2008 % BOD (demande biologique d'oxygène) 0 (se biodégrade très lentement) supérieur(e) à 182
Les résultats du tableau 5 pour les modèles de biodégradation aérobie BIOWIN 3, 5, 6 et CATABOL suggèrent que les trois colorants monoazoïques se biodégradent lentement, avec une demi-vie de dégradation probablement plus longue que 182 jours. Les résultats de probabilité des modèles BIOWIN 5 et 6 sont bien inférieurs à 0,3, ce qui est la limite suggérée par Aronson et al. (2006) pour trouver les substances qui ont une demi-vie de plus de 60 jours (selon les modèles de probabilité du MITI). En outre, les deux autres modèles de biodégradation ultime, BIOWIN3 et CATABOL, prédisent que ces teintures se dégraderont lentement dans l'eau.
Selon le modèle probabiliste et les autres modèles d'analyse de la dégradation, la demi­vie de biodégradation ultime dans l'eau des colorants monoazoïques évalués est supérieure à 182 jours, résultat qui est compatible avec ce à quoi on pouvait s'attendre compte tenu de la structure chimique de ces substances (c.-à-d. un faible nombre de groupes fonctionnels dégradables et des particules solides modérément solubles).
L'utilisation d'un rapport d'extrapolation de 1:1:4 pour obtenir une demi-vie de biodégradation dans l'eau:les sols:les sédiments (Boethling et al. 1995) mène à une demi-vie de dégradation ultime prévue supérieur(e) à 182 jours dans les sols aérobies et à une demi-vie de dégradation ultime prévue supérieur(e) à 365 jours dans les sédiments aérobies. Ces résultats nous amènent à conclure que les trois colorants monoazoïques évalués sont vraisemblablement persistants dans le sol et les sédiments.
D'après les données modélisées pour la dégradation ultime (tableau 5) et l'avis d'expert (ETAD, 1995), ces trois colorants monoazoïques répondent aux critères de la persistance dans l'eau, le sol et les sédiments (demi-vies dans le sol et dans l'eau supérieur(e) ou égal(e) à 182 jours et demi­vie dans les sédiments de supérieur(e) ou égal(e) à 365 jours) énoncés dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation (Canada, 2000).
On ne dispose pas de données expérimentales sur la bioaccumulation de l'un ou l'autre des trois colorants monoazoïques évalués.
Les colorants azoïques avec groupe solubilisant comptant parmi les nombreuses classes de colorants insolubles dans l'eau jugés difficiles à modéliser, les résultats obtenus de modèles à leur égard sont en général sujets à caution. Les valeurs prévues ou déterminées de façon empiriques des paramètres liés à la bioaccumulation des colorants (p. ex., log Koe) pouvant s'accompagner d'un pourcentage d'erreur élevé ou d'une certaine incertitude quant à leur pertinence, il n'est pas toujours utile de faire des prévisions de facteur de bioconcentration (BCF) et de facteur de bioaccumulation (BAF) à l'aide de modèles. En outre, règle générale, les colorants monoazoïques avec groupe solubilisant sont situés à l'extérieur du domaine d'applicabilité des modèles de bioaccumulation. De ce fait, la présente évaluation ne tient pas compte de ces modèles pour l'évaluation du potentiel de bioaccumulation du Solvent Red 1, Solvent Orange 7 ou Solvent Red 3.
Disperse Orange 30 a donc été considéré comme une substance de remplacement acceptable pour évaluer le potentiel de bioaccumulation des colorants monoazoïques. Les différences de structure entre les trois colorants monoazoïques et Disperse Orange 30 ont été prises en considération (voir les tableaux 2 et 3). Toutefois, en raison des propriétés physiques et chimiques similaires des colorants monoazoïques, les différences de structure ne devraient pas entraîner d'écarts significatifs pour le comportement environnemental de ces substances sous forme de particules. Par ailleurs, à l'aide d'une méthode d'ajustement de la valeur expérimentale dans le modèle KOWWIN d'EPISUITE, on a évalué que ces trois colorants monoazoïques affichent les valeurs modélisées du log Koe (4,27 pour Solvent Red 1; 5,28 pour Solvent Orange 7; 4,06 pour Solvent Red 3), qui sont relativement similaires à la valeur expérimentale du Disperse Orange 30 (4,2). Ainsi, en l'absence de données expérimentales et de données modélisées applicables aux substances, les valeurs empiriques du facteur de bioconcentration (FBC) du Disperse Orange 30 ont été utilisées pour prédire le potentiel de bioaccumulation de ces trois colorants monoazoïques.
Une étude présentée sur la bioconcentration de Disperse Orange 30 indique que le potentiel d'accumulation chez les poissons de cette substance est faible (Shen et Hu 2008). L'essai en question a été effectué conformément aux indications de l'OCDE (OCDE, 1996). La bioconcentration de Disperse Orange 30 chez le poisson zèbre (Brachydanio rerio) a été établie à l'aide d'un essai semi-statique de 28 jours avec renouvellement de la solution d'essai tous les deux jours. On a effectué un essai d'exposition à une concentration nominale de 20 mg/L (concentration mesurée moyenne de 0,028 ~ 0,28 mg/L), conformément au résultat d'un essai de toxicité aiguë chez les poissons, pour vérifier le potentiel de bioconcentration de la substance d'essai. Des échantillons des solutions d'essai et des organismes soumis à l'essai ont été prélevés chaque jour depuis le jour 26 au dernier jour de la période d'essai d'exposition de 28 jours. Les échantillons ont été préparés en extrayant la composante lipide des poissons soumis à l'essai. Les valeurs mesurées de la concentration de la substance d'essai dans les solutions extraites et de la teneur en substance d'essai des lipides des poissons, ainsi que les valeurs calculées du facteur de bioconcentration, sont présentés au tableau 6.
Tableau 6. Valeurs mesurées de la concentration de Disperse Orange 30 des solutions extraites et de la teneur en Disperse Orange 30 des lipides des poissons, et valeurs calculées du facteur de bioconcentration
Doses de traitement de 20 mg/L
Temps d'échantillonnage - Jour 26
Temps d'échantillonnage - Jour 27
Temps d'échantillonnage - Jour 28
Valeur mesurée de la concentration de la substance d'essai des solutions extraites (mg/L) inférieur(e) à 0,028 inférieur(e) à 0,028 inférieur(e) à 0,028
Valeur mesurée de la teneur en substance d'essai des lipides des poissons (mg) inférieur(e) à 1,68 inférieur(e) à 1,68 inférieur(e) à 1,68
Poids total du poisson (g) 2,07 2,13 2,53
Concentration de la substance d'essai chez le poisson Cf (mg/kg) inférieur(e) à 0,81 inférieur(e) à 0,79 inférieur(e) à 0,66
Valeur mesurée de la concentration de la substance d'essai de l'eau Ce (mg/L) 0,028 ~ 0,28 0,028 ~ 0,28 0,028 ~ 0,28
Teneur en substance d'essai des lipides des poissons (%) 0,81 0,57 1,25
Facteur de bioconcentration inférieur(e) à 100 inférieur(e) à 100 inférieur(e) à 100
Facteur de bioconcentration moyen inférieur(e) à 100 inférieur(e) à 100 inférieur(e) à 100
L'étude effectuée par Shen et Hu (2008) a été analysée et jugée acceptable (voir l'annexe 1). La très faible concentration de détection (inférieur(e) à 0,028 mg/L) chez les extraits de poisson indique une solubilité limitée dans les lipides ou une capacité de partage limitée dans les tissues du poisson depuis les systèmes aquatiques. Par contre, il ne faut pas perdre de vue que les valeurs bornées résultant de toute étude s'accompagnent toujours d'une certaine incertitude lorsque les valeurs « vraies » sont inconnues. Par contre, étant donné la structure et le comportement probable de ces trois colorants monoazoïques et du Disperse Orange 30 dans les systèmes aqueux, le faible résultat obtenu pour le FBC n'est pas inattendu.
La plupart des colorants hydrophobes existent sous forme de fines particules susceptibles de dispersion et se caractérisent par des fractions véritablement solubles limitées. Toutefois, il est possible d'accroître leur solubilité en ajoutant des groupes fonctionnels polaires (notamment ioniques) à leurs molécules. Bien que les colorants monoazoïques évalués renferment certains de ces groupes fonctionnels solubilisants, à savoir des groupes phénol, les estimations de pKa dont on dispose indiquent qu'une ionisation significative n'aura pas lieu dans les eaux de surface dans des conditions types (pH de 6 à 8). En supposant que la concentration de la solution utilisée pour l'essai correspond à la limite inférieure de la concentration de la substance d'essai de l'eau (0,028 mg/L) et en utilisant la teneur maximale en substance d'essai des lipides des poissons (0,81 mg/kg), on obtient une valeur prudente inférieure à 100 pour le facteur de bioconcentration.
On a utilisé les conclusions de l'étude ci-dessus comme éléments de preuve primaire pour démontrer l'absence de potentiel de bioaccumulation des colorants monoazoïques évalués, mais il convient de souligner que ces conclusions par les résultats d'autres travaux de recherche. Anliker et al.(1981) ont indiqué avoir obtenu les valeurs expérimentales de bioaccumulation de 18 colorants monoazoïques dispersables chez les poissons à l'aide de méthodes d'essai agréées par le Ministry of International Trade and Industry (MITI) du Japon. Exprimés en termes de poids corporel frais des poissons, les facteurs de bioaccumulation logarithmiques obtenus se situaient entre 0,00 et 1,76 (Anliker et al. 1981). En raison de l'absence des numéros de registre du CAS de ces colorants et du manque d'information sur leurs structures chimiques, on n'a pu vraiment utiliser ces résultats à des fins de comparaison. Néanmoins, des études de suivi, pour lesquelles les structures chimiques des colorants dispersables étudiés étaient précisées, ont permis de confirmer le faible potentiel de bioaccumulation de dix colorants azoïques à groupe nitro substitué, les facteurs de bioaccumulation logarithmiques obtenus se situant entre 0,3 et 1,76 (Anliker et Moser, 1987; Anliker et al. 1988). D'autres études effectuées sous les auspices du MITI confirment également le faible potentiel de bioaccumulation des colorants azoïques dispersables. Des essais effectués à une concentration de 0,01 mg/L ont permis de constater que les facteurs de bioconcentration de trois colorants azoïques dispersables (numéros de registre CAS 40690-89-9, 61968-52-3 et 71767-67-4) se situaient entre une valeur inférieure 0,3 et 47 (MITI 1992). Une étude de huit semaines effectuée par Brown (1987) a également montré qu'aucun des douze colorants dispersables étudiés ne s'était accumulé chez la carpe.
Les valeurs modélisées élevées de log Koe de Solvent Red 1 (4,27), Solvent Orange 7 (5,28) et Solvent Red 3 (4,06), et les analogues pour les colorants azoïques (2 à 5,1) (tableau 5) sont la seule source de données indiquant que ces trois colorants monoazoïques pourraient avoir un potentiel élevé de bioaccumulation. Malgré les valeurs élevées de log Koe de Disperse Orange 30 et des autres composés azoïques, la preuve de la bioaccumulation des colorants azoïques dispersés est insuffisante (Anliker et al., 1981; Anliker et Moser 1987; Anliker et al., 1988, MITI 1992). Les chercheurs qui ont obtenu pour les colorants azoïques dispersables des valeurs de log Koe élevées qui s'accompagnent de facteurs de bioaccumulation faibles croient que si ces derniers sont faibles, c'est en raison de la faible liposolubilité absolue des colorants en question (Brown, 1987) ou de leur masse moléculaire relativement élevée, caractéristique pouvant les empêcher de passer à travers les membranes des poissons (Anliker et al. 1981, Anliker et Moser, 1987). Il se pourrait aussi que le manque de biodisponibilité et la capacité de partage limitée dans des conditions d'essai de mesure du facteur de bioconcentration limitent l'accumulation dans les lipides des poissons.
On indique dans ETAD (1995) que les caractéristiques moléculaires indicatrices de l'absence de bioaccumulation sont une masse moléculaire supérieur(e) à 450 g/mol et un diamètre de coupe transversale supérieur(e) à 1,05 nm. Les résultats d'études récentes publiés dans Dimitrov et al. (2002), Dimitrov et al. (2005) et BBM (2008) laissent entendre que l'augmentation du diamètre de coupe transversale maximal (Dmax) d'une molécule se traduit par une forte réduction de sa probabilité de pénétration par diffusion passive dans une cellule. La probabilité de diffusion passive devient nettement plus faible dès que le diamètre de coupe transversale de la molécule dépasse environ 1,5 nm et elle l'est encore plus pour les molécules de diamètre de coupe transversale supérieur(e) à 1,7 nm. Sakuratani et al. (2008) ont également étudié l'effet sur la diffusion passive du diamètre de coupe transversale des molécules d'environ 1 200 produits chimiques nouveaux et existants. Ils ont observé que les substances qui ne se caractérisaient pas par un potentiel de bioconcentration très élevé étaient souvent celles dont le Dmax des molécules était supérieur à 2,0 nm et dont le diamètre effectif (Deff) de celles-ci était supérieur à 1,1 nm.
Ces trois colorants monoazoïques ont un poids moléculaire inférieur à 300 g/mol, ce qui dénote qu'ils pourraient disposer d'un potentiel de bioaccumulation, mais le fait que le diamètre de coupe transversale maximal de leurs molécules se situe entre 1,35 et 1,73 nm porte à croire que ces colorants se caractérisent par un taux d'absorption nettement réduit dans l'eau et par une biodisponibilité in vivo réduite.
Compte tenu de l'absence d'accumulation observée dans les études sur la bioconcentration et du grand diamètre transversal des trois colorants monoazoïques (1,35 à 1,73 nm), ce qui restreint vraisemblablement leur comportement de répartition, ces substances devraient présenter un faible potentiel de bioaccumulation. Il en ressort que le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 et le Solvent Red 3 ne répondent pas aux critères de bioaccumulation (FBC, FBA supérieur(e) ou égal(e) à 5 000) en vertu du Règlement sur la persistance et la bioaccumulation (Canada 2000).
A – Milieu aquatique
En l'absence de données expérimentales concernant la toxicité de ces trois colorants monoazoïques pour les organismes aquatiques, on a utilisé les données empiriques du Disperse Orange 30 pour évaluer les effets de ces substances sur l'environnement, en tenant compte des données sur la toxicité de certains autres colorants monoazoïques (voir le tableau 3).
Une étude présentée au nom de l'ETAD renferme des données sur l'écotoxicité aiguë de Disperse Orange 30 chez les poissons, les invertébrés, les algues et les bactéries (Brown, 1992). En se fondant sur des études toxicologiques effectuées avec Disperse Orange 30, on rapporte une valeur CL50 de 96 heures de 710 mg/L pour le poisson zèbre, une valeur CE50 de 48 heures de 5,8 mg/L pour Daphnia magna et une valeur CE50 de 72 heures (en ce qui concerne le développement) pour Scenedesmus subspicatus (tableau 7a). Ainsi donc, ayant établi la validité des données issues de l'étude, on les a prises en compte pour améliorer le poids de la preuve sous-jacente à la présente évaluation préalable.
Un autre résultat concernant Disperse Orange 30 a été présenté à Environnement Canada à titre de présentation volontaire de données. L'étude menée par (Sandoz 1975) a permis d'établir que la valeur de CL50 était supérieur(e) à 700 mg/L pour la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Une évaluation fondée sur le sommaire rigoureux d'étude accompagnant la présentation a mené à la conclusion que l'étude en question était inacceptable (voir l'annexe 1).
Dans une étude expérimentale sur la toxicité d'un effluent contenant Disperse Orange 30, on rapporte une valeur CL50 de 48 heures pour la mysis effilée une fois l'effluent dilué de 46 % (Reife 1989). Toutefois, cette étude ne présentant pas CL50 comme une concentration de Disperse Orange 30, on a jugé bon de ne pas en inclure les résultats dans le tableau 7a et de ne pas les utiliser pour l'analyse du quotient de risque.
Une étude portant sur la toxicité aiguë Disperse Orange 30 chez la truite arc-en-ciel a été présentée à Environnement Canada (voir le tableau 7a) (Safepharm Laboratories Ltd. 1990). Après avoir évalué la fiabilité de l'étude à l'aide d'un sommaire rigoureux d'étude, on a décidé de lui accorder un degré de confiance faible en raison du manque de détails (annexe 1).
Tableau 7a. Données empiriques sur la toxicité en milieu aquatique de Disperse Orange 30
Truite arc-en-ciel Toxicité aiguë 48 Concentration à laquelle on estime qu'une substance cause la mort de 50 % des organismes auxquels elle est administrée (CL50) Étude inacceptable supérieur(e) à 700 Sandoz 1975
Truite arc-en-ciel Toxicité aiguë 96 CL50 Degré de confiance faible supérieur(e) à 100 Safepharm Laboratories Ltd 1990
Poisson zèbre Toxicité aiguë 96 CL50 Non disponible 710 Brown, 1992
Daphnia magna Toxicité aiguë 48 Concentration à laquelle on estime qu'une substance a un certain effet toxique sublétal chez 50 % des organismes auxquels elle est administrée (CE50) Non disponible 5,8 Brown, 1992
Scenedesmus subspicatus Toxicité aiguë 72 CE50 Non disponible 6,7 Brown, 1992
Bactérie Toxicité aiguë s.o. Concentration à laquelle on estime qu'une substance inhibe à 50 % la croissance des organismes auxquels elle est administrée (CI50) Non disponible supérieur(e) à 100 Brown, 1992
Grâce au Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles, on a obtenu des données écotoxicologiques sur un colorant azoïque dispersé (Environnement Canada, 1995). Cette substance se caractérise par une masse moléculaire de 471,46 g/mol semblable à celle de Disperse Orange 30. Les données écotoxicologiques faisaient partie des renseignements fournis. Un essai de toxicité de cette substance chez la truite arc-en-ciel effectué sur 96 h dans des conditions statiques a mené à une valeur CL50 de 505 mg/L pour cette espèce (tableau 7b). Cet essai a été effectué conformément à la ligne directrice de l'OCDE no 203. Des renseignements sur les effets toxiques bactériens figuraient également sur la fiche signalétique (FS) de la substance. Les résultats indiquent une valeur CE50 supérieur(e) à 100 mg/L en ce qui concerne l'inhibition de la respiration par des boues activées (tableau 7b). À la lumière de l'information disponible sur l'écotoxicité de cette substance, on peut qualifier celle-ci de substance peu préoccupante sur le plan de ses effets toxiques sur les organismes aquatiques. Après avoir évalué la fiabilité de l'étude à l'aide d'un sommaire rigoureux d'étude (annexe 1), on a jugé qu'elle était satisfaisante.
Dans une autre étude, dont un résumé a été remis à Environnement Canada au nom de l'ETAD (Brown, 1992), on a examiné l'effet de 11 colorants dispersables sur le poisson zèbre, sur Daphnia magna, sur des algues et sur des bactéries. Les données sur la toxicité aquatique de quatre des substances monoazoïques énumérées aux tableaux 3a et 3b sont présentées au tableau 7b ci-après.
Dans cette étude, on a constaté que les niveaux de toxicité de certains colorants dispersables (composés non azoïques) chez les algues étaient inférieur(e) à 1mg/L. Toutefois, selon Brown (1992), l'inhibition de la croissance des algues découlait principalement de l'absorption de la lumière par les colorants plutôt que d'une activité chimique. L'absence de détails expérimentaux sur les colorants qui ont été l'objet des essais limite sérieusement l'évaluation de ces études (Brown, 1992). Toutefois, ces données étant conformes à d'autres données et se situant dans la gamme des valeurs d'écotoxicité prévues pour ces structures, on a jugé qu'elles étaient valables et on les a prises en compte pour améliorer le poids de la preuve sous-jacente à la présente évaluation préalable.
Tableau 7b. Données empiriques sur la toxicité pour les organismes aquatiques des autres substances monoazoïques
Colorant azoïque dispersable analogue Truite arc-en-ciel CL50 505 Environnement Canada, 1995
Colorant azoïque dispersable analogue Bactéries CE50 supérieur(e) à 100 Environnement Canada, 1995
Disperse Red 73 Poisson zèbre CL50 17 Brown, 1992
Disperse Red 73 Daphnia magna CE50 23 Brown, 1992
Disperse Red 73 Scenedesmus subspicatus CE50 supérieur(e) à 10 Brown, 1992
Disperse Red 73 Bactéries CI50 supérieur(e) à 100 Brown, 1992
Disperse Red 17 Poisson zèbre CL50 103 Brown, 1992
Disperse Red 17 Daphnia magna CL50 98 Brown, 1992
Disperse Red 17 Scenedesmus subspicatus CE50 7 Brown, 1992
Disperse Red 17 Bactéries CI50 supérieur(e) à 100 Brown, 1992
Disperse Orange 25 Poisson zèbre CI50 268 Brown, 1992
Disperse Orange 25 Daphnia magna CL50 110 Brown, 1992
Disperse Orange 25 Scenedesmus subspicatus CE50 54 Brown, 1992
Disperse Orange 25 Bactéries CE50 supérieur(e) à 100 Brown, 1992
Disperse Yellow 3 Vairon à grosse tête CL50 supérieur(e) à 180 Little et Lamb 1973
En raison de leur très faible hydrosolubilité (inférieur(e) à 1 mg/L), les colorants dispersables devraient avoir en général un faible niveau d'incidence écologique aiguë (Hunger 2003). Les valeurs de toxicité obtenues d'études empiriques menées avec Disperse Orange 30 et plusieurs substances analogues de même nature confirment que tel est le cas; en effet, les valeurs de CE50/CL50 se situent entre 5,8 et 710 mg/L, Daphnia magna, avec des valeurs de CE50/CL50 de 5,8 à 100 mg/L étant le plus sensible de tous les organismes assujettis aux essais. Bien que l'interprétation des résultats de ces essais soit compliquée par le fait que les valeurs obtenues (c.-à-d. CE50 et CL50) sont vraisemblablement nettement supérieures à la solubilité des substances d'essai et devraient être à l'origine d'effets toxiques « indirects », les données disponibles sur les substances analogues indiquent vraiment que la toxicité des trois colorants monoazoïques évalués est bel et bien faible.
Une gamme de valeurs de toxicité aquatique ont également été prédites pour ces trois colorants monoazoïques et leurs analogues à l'aide de modèles fondés sur les RQSA. Toutefois, comme pour la bioaccumulation, on a jugé que les valeurs d'écotoxicité ainsi prédites pour ces colorants ne sont pas fiables, l'erreur potentielle associée aux paramètres d'entrée et la nature unique des colorants dispersables et des colorants avec groupe solubilisant, comme en témoignent leur état physique, leurs propriétés structurales ou leurs propriétés physico-chimiques, se situant à l'extérieur du domaine d'applicabilité des modèles.
Les données empiriques disponibles sur l'écotoxicité de Disperse Orange 30 et de quelques autres substances monoazoïques nous amènent à conclure que les trois colorants monoazoïques évalués ne devraient pas être à l'origine d'effets toxiques aigus chez les organismes aquatiques.
B – Autres milieux environnementaux
Les trois colorants monoazoïques évalués devant vraisemblablement s'accumuler dans les sédiments et pouvant pénétrer dans le sol à partir des boues activées que l'on utilise couramment pour fertiliser les terres et à la suite de leur rejet de produits que l'on a éliminés qui se dégradent, il serait souhaitable d'avoir des données sur la toxicité de ces colorants chez les organismes endogés et ceux qui vivent dans les sédiments. Malheureusement, nous ne disposons d'aucune étude appropriée sur les effets toxicologiques de ces substances chimiques dans des milieux autres que le milieu aquatique. Cela dit, vu la faible biodisponibilité, le faible potentiel de bioaccumulation et les propriétés physico-chimiques des trois colorants monoazoïques évalués substance, celles-ci ne devraient pas être vraiment toxiques pour les espèces qui vivent dans les sédiments et les espèces endogées. En raison de l'absence de données appropriées complètes sur la toxicité des substances de cette nature chez ces organismes, cette hypothèse ne peut être confirmée.
On a été incapable de trouver de l'information sur les teneurs en Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 des eaux canadiennes. Il a donc fallu estimer les concentrations de ces substances dans l'environnement à partir de l'information disponible, y compris les quantités de substances estimées (en se fondant sur les quantités déclarées inférieures au seuil de déclaration de 100 kg), les taux de rejet et les caractéristiques des eaux réceptrices.
L'outil de débit massique a défini des rejets vers les eaux (égouts) provenant de l'utilisation de produits de formulation et de l'utilisation par les consommateurs de produits contenant ces substances (tableau 4). Pour examiner la question des rejets issus des activités industrielles, l'outil générique d'estimation de l'exposition attribuable à des rejets industriels en milieu aquatique (IGETA) d'Environnement Canada a servi à estimer une concentration prudente de 0,0020 mg/L de la substance dans un cours d'eau générique recevant des effluents industriels. (Environnement Canada, 2008c). Le scénario générique utilisé est conçu de façon à effectuer des évaluations d'exposition fondées sur des hypothèses concernant la quantité de substance traitée et libérée, le nombre de jours de traitement, le taux d'élimination de la substance par la ou les station(s) d'épuration des eaux usées en place et la capacité du cours d'eau récepteur. L'IGETA sert à modéliser un scénario de rejets industriels à partir du chargement de données provenant de sources comme des sondages industriels et l'information sur la distribution des rejets industriels au pays et à calculer la concentration environnementale estimée (CEE).
La CEE des trois colorants monoazoïques évalués a été calculée en se fondant sur l'utilisation de 100 kg (quantité correspondant au seuil de déclaration précisé dans l'avis de l'article 71, seuil qui n'a entraîné aucune réponse de la part des répondants en 2006) de chaque substance à une seule installation. De façon à rendre l'estimation plus prudente et à prendre en compte les rejets supplémentaires qui proviennent d'installations industrielles situées dans la même région et qui sont traités à une seule usine d'épuration des eaux usées, la modélisation a porté sur l'utilisation d'une quantité totale de 300 kg pour les trois colorants monoazoïques évalués. La quantité totale de rejets a été estimée à l'aide de l'IGETA, en posant comme hypothèse que 16 % de ceux-ci avaient lieu au cours d'une période de 250 jours (période d'exploitation industrielle annuelle) et que leur taux d'élimination primaire à l'usine d'épuration des eaux usées était de 60 % avant qu'on les déverse dans un petit cours d'eau récepteur de 0,4 m3/s de débit. L'équation et les données d'entrée utilisées pour calculer la CEE liée au rejet des substances dans le cours d'eau récepteur sont précisées dans Environnement Canada (2008e).
Les colorants monoazoïques évalués pouvant être incorporés dans des produits de consommation, on s'est servi de Mega Flush, le modèle de chiffrier électronique utilisé par Environnement Canada pour estimer les rejets à l'égout liés aux produits de consommation, pour estimer la concentration éventuelle de ces colorants des nombreux plans d'eau récepteurs des effluents des usines d'épuration d'eaux usées dans lesquels lesdits colorants auraient pu être rejetés (Environnement Canada, 2008e). Mega Flush est conçu est conçu de façon à obtenir des estimations fondées sur des hypothèses prudentes concernant les quantités de substance(s) utilisée(s) et éliminée(s) par les consommateurs.
La concentration éventuelle des colorants monoazoïques évalués des cours d'eau a été estimée dans le cadre d'un scénario fondé sur l'hypothèse suivante : consommation totale de 1 000 kg par année de Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3, cette quantité ayant été établie en faisant la somme des seuils de 100 kg au-dessus desquels les quantités de chacun des trois colorants devaient être déclarées (300 kg) et en appliquant un rapport de 30/70 comme rapport de la quantité de textiles fabriqués au Canada à la quantité de textiles importés dans l'hypothèse de l'utilisation de la totalité des 300 kg de colorants dans le secteur de la coloration. On s'est servi de tous les autres paramètres par défaut dans ce scénario. En utilisant ces différents paramètres, on obtient un scénario qui se caractérise par la prudence.
La méthode utilisée pour effectuer la présente évaluation préalable du risque écologique a consisté à examiner l'information scientifique disponible et à tirer des conclusions en se fondant sur le poids de la preuve et la précaution, tel que l'exige la LCPE(1999).
À la lumière de l'information disponible, on peut s'attendre à ce que les trois colorants monoazoïques évalués soient persistants dans l'eau, le sol et les sédiments, mais qu'ils se caractérisent par un faible potentiel de bioaccumulation. L'absence de données témoignant de la fabrication de ces colorants, les quantités vraisemblablement très faibles de Solvent Red 1, de Solvent Orange 7 et de Solvent Red 3 importées au Canada et l'information concernant leurs propriétés physiques et chimiques indiquent une faible possibilité de rejet dans l'environnement canadien. Si jamais ces colorants sont rejetés dans l'environnement, on s'attend à ce que ce soit principalement dans les eaux de surface, où ils se déposeront tôt ou tard en sédiments.
D'après les données sur la toxicité des autres colorants monoazoïques, on s'attend également à ce que le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 et le Solvent Red 3 présentent seulement un potentiel moyen de toxicité aiguë pour les organismes aquatiques.
Une concentration estimée sans effet (CESE) a été déterminée à partir de la concentration avec effet aigu nominale la plus faible (CE50) de Disperse Orange 30 (voir le tableau 7a). On a obtenu une valeur critique de la toxicité de 5,8 mg/L de Disperse Orange 30 chez D. magna (CE50de 96 h) (tableau 7a) à partir des concentrations nominales. On ensuite appliqué un coefficient de 100 pour extrapoler des effets toxiques aigus aux effets toxiques chroniques (à long terme) et des résultats obtenus pour l'espèce en laboratoire à ceux d'autres espèces potentiellement sensibles sur le terrain. On a alors obtenu une valeur de CSEP de 0,058 mg/L pour les trois colorants monoazoïques évalués.
En utilisant la valeur cumulative prudente de CEE calculée ci-dessus à l'aide de l'IGETA, on obtient un quotient de risque (CEE/CESE) de 0,0020/0,058 ou 0,035 pour les rejets industriels. Par conséquent, il est peu probable que les concentrations de l'un ou l'autre des trois colorants monoazoïques évalués dans les eaux de surface canadiennes aient des effets néfastes chez les populations d'organismes aquatiques. En raison des valeurs d'exposition prudentes obtenues à l'aide de l'IGETA, ces résultats indiquent qu'il est peu probable que l'exposition à des rejets industriels locaux ait des effets dommageables sur l'environnement.
En ce qui concerne l'exposition découlant des rejets à l'égout des colorants évalués intégrés à des produits de consommation (scénario caractérisé par la prudence), les résultats obtenus à l'aide de Mega Flush indiquent que la valeur cumulative de TCE ne dépassera pas la CSEP (à savoir que tous les quotients de risque sont inférieur(e) à 1) à n'importe quel endroit (Environnement Canada, 2008f), ce qui signifie que les quantités totales de rejets à l'égout des trois colorants monoazoïques évalués intégrés à des produits de consommation ne devraient pas donner lieu à des effets nocifs chez les organismes aquatiques.
Par conséquent, il est peu probable que les colorants monoazoïques évalués aient des effets dommageables sur l'environnement au Canada.
En raison de l'absence de données sur la biodégradation des colorants monoazoïques évalués, il a fallu utiliser des modèles de prévision pour évaluer la persistance de ceux-ci dans l'environnement. Bien que toutes les prévisions découlant de modèles s'accompagnent d'un certain pourcentage d'erreur, les résultats obtenus du modèle de biodégradation utilisé ont confirmé la faible vitesse de biodégradation des trois colorants en question et le fait que ceux­ci satisfont aux critères de persistance énoncés dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation (Canada, 2000). De plus, l'évaluation de la persistance est limitée par l'incertitude concernant le taux et l'ampleur de la dégradation dans les sédiments anaérobies et la disponibilité biologique éventuelle des produits de dégradation résultants (p. ex., les amines). Le fait que les produits de dégradation qui se forment dans les sédiments anoxiques relativement profonds ne devraient pas être biologiquement disponibles constitue une autre source d'incertitude en ce qui concerne l'évaluation de la toxicité des trois colorants monoazoïques évalués.
Diverses incertitudes sur ces trois colorants monoazoïques sont liées à l'utilisation de données déduites à partir d'analogues concernant les propriétés physiques et chimiques ainsi que la toxicité. Bien que les substances chimiques définies (Disperse Orange 30, Disperse Orange 25, Disperse Red 17, Disperse Red 73 et Disperse Yellow 3) aient de nombreuses similitudes avec ces trois colorants monoazoïques, notamment le fait d'être des colorants azoïques à masse moléculaire élevée, de comporter des structures particulaires solides qui se décomposent à une température supérieure à 220 oC, d'être « dispersibles » dans l'eau (c'est-à-dire, pas entièrement « solubles »), on constate quelques différences entre leurs groupements fonctionnels. Ces différences de structure chimique accentuent les incertitudes existantes car les propriétés et la toxicité de ces trois colorants monoazoïques sont quelque peu différentes. Cependant, on a conclu que les similitudes étaient suffisantes pour inclure des données déduites à partir d'analogues afin de renforcer le poids de la preuve dans l'évaluation de ces trois colorants monoazoïques.
Il existe également des incertitudes liées au manque d'information sur les concentrations dans l'environnement canadien des trois colorants monoazoïques évalués. L'absence de données témoignant de la fabrication et de l'importation de ces colorants au Canada, les taux de fixation élevés qui vraisemblablement caractérisent leur traitement industriel et leurs forts taux d'élimination dans les usines d'épuration d'eaux usées indiquent qu'il est peu probable qu'ils soient rejetés en quantités non négligeables dans l'environnement canadien. Pour élaborer le scénario d'exposition à ces colorants, il a fallu faire des hypothèses concernant leurs utilisations en se fondant sur les codes d'utilisation de la LIS et les utilisations traditionnelles des colorants azoïques. Pour prédire les concentrations dans l'environnement des trois colorants évalués, on s'est fondé sur l'utilisation qui pouvait entraîner le maximum de rejets de ces colorants dans l'environnement, à savoir la fabrication de textiles.
Il existe également des incertitudes liées à la fraction de ces colorants que l'on peut estimer être rejetés dans l'environnement au cours de leur utilisation, c.-à-d. au cours des activités industrielles et de leur utilisation comme composants de produits de consommation. Ces incertitudes ont été prises en compte en fondant chaque opération de modélisation sur des hypothèses prudentes.
L'absence de données toxicologiques expérimentales concernant les organismes aquatiques est également à l'origine d'une certaine incertitude. En se fondant sur les données disponibles propres à une substance analogue aux trois colorants monoazoïques évalués et sur la faible hydrosolubilité de ces derniers, on peut conclure que ceux-ci ne devraient pas être vraiment toxiques pour les organismes aquatiques.
De plus, en ce qui concerne l'écotoxicité des colorants en question, la capacité de partage prédite de ces colorants indique que le sol et les sédiments peuvent jouer le rôle de milieux d'exposition importants, mais les données disponibles actuellement sur les effets possibles dans ces milieux ne nous permettent d'évaluer l'importance de ce rôle. En effet, les seules données disponibles sur les effets de ces colorants s'appliquent principalement à l'exposition des organismes aquatiques pélagiques, mais la colonne d'eau n'est pas le milieu dont il faut vraiment se préoccuper actuellement en se fondant sur les estimations de la capacité de partage.
Potentiel d'effets nocifs sur la santé humaine au Canada
Certaines substances de ce groupe de colorants monoazoïques ont été soumises à des mesures de contrôle dans d'autres pays en raison de leurs propriétés dangereuses (p. ex., cancérogénicité, génotoxicité). Bien que les données recueillies sur chaque substance soient incomplètes, compte tenu de leur structure chimique similaire, il est probable que le Solvent Orange 7, le Solvent Red 1 et le Solvent Red 3 possèdent des propriétés toxicologiques semblables, c.-à-d. qu'ils peuvent se transformer par dégradation en amines aromatiques (métabolites) ayant des propriétés cancérogènes et génotoxiques (Chen, 2006, Xu et al., 2007).
D'après les renseignements contenus dans la présente évaluation préalable, le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 et le Solvent Red 3 ne pénètrent pas dans l'environnement en une quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à avoir, immédiatement ou à long terme, un effet nocif sur l'environnement ou sur la diversité biologique, ni à mettre en danger l'environnement essentiel pour la vie.
Bien que le potentiel de risque élevé de Solvent Orange 7, Solvent Red 1 et Solvent Red 3 soit reconnu, puisque ces substances ne sont pas fabriquées ou importées au Canada en quantités supérieures au seuil de déclaration, la conclusion qui s'impose est qu'elles ne pénètrent pas dans l'environnement en une quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé humaines.
En conséquence, il est conclu que le Solvent Red 1, le Solvent Orange 7 le Solvent Red 3 ne sont pas toxiques au sens de l'article 64 de la LCPE(1999). Ces colorants répondent donc aux critères de la persistance, mais non à ceux de bioaccumulation énoncés dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation (Canada 2000).
Compte tenu du potentiel de risque élevé des substances de cette nature, des activités supplémentaires (p. ex., recherche, contrôle et surveillance, évaluation) visant à caractériser le risque pour la santé humaine au Canada relatif à un groupe de substances similaires incluant ces substances seront prises en compte.
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Il existe peu de données expérimentales sur Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3. Des sommaires rigoureux d'étude sur les autres colorants monoazoïques dont il est question dans la présente évaluation suivent.
Tableau A-1. Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques
Tableau A-1(a). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Détails
1 Référence : Shen, Genxiang et Hu, Shuangqing. 2008. Bioconcentration Test of C.I. Disperse Orange 30 in Fish. Prepared by Environmental Testing Laboratory, Shanghai Academy of Environmental Sciences, Shanghai, China for Dystar in the name of Ecological and Toxicological Association of the Dyes and Organic Pigments Manufacturers (ETAD) Basel, Switzerland. Report No. S-070-2007. Submitted to Environment Canada in April 2008. Challenge Submission ID#8351
2 Identité de la substance : No CAS sans objetNote de bas de tableau [o] O 5261-31-4
3 Identité de la substance : nom(s) chimique(s) sans objet O Acétate de 2-[N-(2-cyanoéthyl)-4-[(2,6-dichloro-4-nitrophényl)azo]anilino]éthyle
4 Composition chimique de la substance sans objet
5 Pureté chimique 1 N
6 La persistance/la stabilité dans la solution aquatique de la substance en question est-elle précisée? 1 N
7 Si la matière d'essai est radiomarquée, quelle est ou qu'elles sont la (les) position(s) exacte(s) de l'atome marqué ou des atomes marqués et le pourcentage de radioactivité associé aux impuretés indiquées? sans objet Aucune substance radiomarquée n'a été utilisée au cours de l'étude.
Tableau A-1(b). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Méthode
8 Référence 1 O Lignes directrices de l'OCDE no 305B (1996) pour les essais de produits chimiques
9 Méthode reconnue par l'OCDE, l'UE ou le Canada, ou autre méthode normalisée? 3 O OCDE
10 Justification de la méthode/du protocole si une méthode non normalisée a été utilisée. sans objet La méthode normalisée OCDE a été utilisée comme le précise le point 9.
11 BPL (bonne pratique de laboratoire) 3 N
Tableau A-1(c). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Organisme d'essai
12 Identification de l'organisme : nom sans objet O Poisson zèbre, Brachydanio rerio
13 Nom latin ou nom latin et nom commun indiqué(s) ? 1 O les deux
14 Âge/stade du cycle de vie de l'organisme 1 N
15 Longueur ou poids 1 O Longueur corporelle moyenne de 3,91+/- 0,018 cm et poids corporel moyen de 0,32 +/- 0,06 g
17 Nombre d'organismes par réplicat 1 O 7
18 Taux de charge d'organismes 1 O 20 mg/L
19 Type de nourriture et périodes d'alimentation au cours de la période d'acclimatation 1 O Nourriture commerciale pour poissons jusqu'à la veille du début de l'essai
Tableau A-1(d). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Plan/conditions d'essai
20 Type d'expérience (laboratoire ou sur le terrain) sans objet O laboratoire
21 Voie d'exposition (nourriture, eau, les deux) sans objet O eau
22 Durée d'exposition sans objet O 28 jours
23 Nombre de réplicats (incluant les contrôles) 1 O
24 Concentrations 1 O 20 mg/L
25 Type de nourriture/composition et périodes d'alimentation au cours de l'essai 1 O Poissons nourris deux heures avant le renouvellement de l'eau
26 Si le facteur de bioconcentration/le facteur de bioaccumulation était calculé comme rapport de la concentration de la substance chimique dans l'organisme à sa concentration dans l'eau, la durée de l'expérience était-elle égale ou supérieure au temps nécessaire pour que les concentrations en question atteignent leurs valeurs d'équilibre? 3 O 28 jours
27 Si le facteur de bioconcentration/le facteur de bioaccumulation est calculé comme rapport de la concentration de la substance chimique dans l'organisme à sa concentration dans l'eau, a-t-on pris soin d'indiquer les concentrations mesurées dans l'eau et les organismes? 3 O Concentration dans l'eau inférieur(e) à 0,028 mg/L; Concentration dans les organismes inférieur(e) à 0,82 mg/kg p.c.
28 A-t-on effectué des mesures périodiques de la concentration dans l'eau d'essai? 1 O La concentration a été mesurée au cours de trois journées différentes.
29 A-t-on indiqué les conditions du milieu d'exposition concernant la substance chimique utilisée (p. ex., en ce qui concerne la toxicité d'un métal; le pH, produit chimique organique défini/matières organiques totales, dureté de l'eau, température)? 3 O Aux deux jours
30 Photopériode et intensité lumineuse 1 O 12:12
31 Préparation de la solution d'essai et de la solution de réserve 1 O
32 Intervalles de contrôle analytique 1 O Tous les deux jours en ce qui concerne l'oxygène dissous, le pH et la température
33 Méthodes statistiques utilisées 1 O
34 A-t-on utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant si la substance chimique était instable ou peu soluble? sans objet Aucun solubilisant n'a été employé dans l'étude.
Tableau A-1(e). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Information concernant la qualité des données
35 L'organisme d'essai était-il associé positivement à l'environnement canadien? 3 O
36 Les conditions d'essai (pH, température, O.D., etc.) étaient-elles typiques pour l'organisme d'essai? 1 O
37 Le type et la nature du système (statique, semi-statique, à recirculation d'eau; scellé ou ouvert; etc.) correspondent-ils aux propriétés de la substance et à la nature/aux habitudes de l'organisme? 2 O Semi-statique
38 Le pH de l'eau se situe-t-il dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 6 à 9? O 7,22-7,84
39 La température de l'eau se situe-t-elle dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 5 à 27 °C? 1 O 22-23
40 A-t-on indiqué la teneur en lipides ou le facteur de bioaccumulation/le facteur de bioconcentration normalisé selon cette teneur? 2 O
41 A-t-on obtenu des concentrations mesurées d'une substance chimique dans l'eau inférieures à l'hydrosolubilité de cette substance? 3 N
42 Si la matière d'essai était radiomarquée, a-t-on fondé la détermination du facteur de bioconcentration sur le composé d'origine, c.-à-d. plutôt que sur le total des résidus radiomarqués? 3 sans objet Aucune substance radiomarquée n'a été utilisée au cours de l'étude.
Tableau A-1(f). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Résultats
43 Paramètres (facteur de bioconcentration, facteur de bioaccumulation) et valeurs sans objet O FBC inférieur(e) à 100
44 Le Facteur de bioaccumulation ou facteur de bioconcentration a-t-il-été indiqué comme 1) rapport de la concentration de la substance chimique dans l'organisme à sa concentration dans l'eau ou comme 2) rapport des constantes de vitesse d'assimilation et d'élimination? sans objet O Méthode 1
45 Le facteur de bioaccumulation/le facteur de bioconcentration a-t-il été établi à partir 1) d'un échantillon de tissu ou 2) de l'organisme entier? sans objet O Méthode 2
46 A-t-on utilisé 1) la moyenne ou 2) le maximum du facteur de bioaccumulation/du facteur de bioconcentration? sans objet O Méthode 1
Tableau A-1(g). Sommaire rigoureux d'étude : B des organismes aquatiques - Note et fiabilité
47 Score : ... % 36/46 × 100 = 78,26
49 Catégorie de fiabilité (haute, satisfaisante, faible) : Satisfaisant
50 Observations sans ajouter de solvants auxiliaires pouvant affecter les résultats.
Note de bas de tableau o
Sans objet – que cette information soit ou non fournie dans l'étude, elle n'est pas prise en compte dans le poids total du sommaire rigoureux d'étude.
Retour à la référence de la note de bas de tableau o
Tableau A-2. Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques
Tableau A-2(a). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Détails
1 Référence : Sandoz 1975. Donnés des substances du lot 5 collectées selon la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, 1999, article 71 : avis sur certaines substances du lot 5 du défi soumis à Environnement Canada : Soumission # 157 Acute fish tox (truite arc-en-ciel) 48 h
2 Identité de la substance : No CAS sans objetNote de bas de tableau [p] O 5261-31-4
3 Identité de la substance : nom(s) chimique(s) sans objet O
4 Composition chimique de la subst. sans objet
Tableau A-2(b). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Méthode
7 Référence 1 O Voir le point 9
8 Méthode reconnue par l'OCDE, l'UE ou le Canada, ou autre méthode normalisée? sans objet La méthode modifiée a été utilisée au cours de l'étude.
9 Justification de la méthode/du protocole si une méthode non normalisée a été utilisée. 2 O Méthode modifiée d'essais biologiques courants
10 BPL (Bonne pratique de laboratoire) 3 N
Tableau A-2(c). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Organisme d'essai
11 Identification de l'organisme : nom sans objet O Truite arc-en-ciel (Salmo gairdneri)
12 Nom latin ou nom latin et nom commun indiqué(s)? 1 O Les deux
13 Âge/stade du cycle de vie de l'organisme 1 N
14 Longueur ou poids 1 O 70 mm et 3 g
16 Nombre d'organismes par réplicat 1 N
17 Taux de charge d'organismes 1 N
Tableau A-2(d). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Plan/conditions d'essai
19 Type d'essai (aigu ou chronique) sans objet O Aigu
22 Durée d'exposition sans objet O 48 heures
23 Contrôles négatifs ou positifs (précisez) 1 N
24 Nombre de réplicats (incluant les contrôles) 1 N
25 A-t-on indiqué les concentrations nominales? 1 N
26 A-t-on indiqué les concentrations mesurées? 3 N
27 Type de nourriture/composition et périodes d'alimentation au cours des essais à long terme 1 N
28 A-t-on effectué des mesures périodiques de la concentration (notamment au cours de l'essai chronique)? 1 N
29 A-t-on indiqué les conditions du milieu d'exposition concernant la substance chimique utilisée (p. ex., en ce qui concerne la toxicité d'un métal; le pH, produit chimique organique défini/matières organiques totales, dureté de l'eau, température)? 3 N
30 Photopériode et intensité lumineuse 1 N
31 Préparation de la solution d'essai et de la solution de réserve 1 N
32 A-t-on utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant si la substance chimique était instable ou peu soluble? 1 N
33 Si on a utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant, a-t-on indiqué sa concentration? Sans objet
34 Si on a utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant, a-t-on indiqué son écotoxicité? sans objet
35 Intervalles de contrôle analytique 1 N
Tableau A-2(e). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Information concernant la qualité des données
37 L'effet a-t-il été causé directement par la toxicité de la substance chimique plutôt que le mauvais état de santé de l'organisme (p. ex., lorsque le taux de mortalité au cours du contrôle est supérieur(e) à 10 %) ou par des effets physiques (p. ex., un effet d'« ombrage »)? sans objet
38 L'organisme d'essai était-il associé positivement à l'environnement canadien? 3 O
39 Les conditions d'essai (pH, température, O.D., etc.) étaient-elles typiques pour l'organisme d'essai? 1 N
40 Le type et la nature du système (statique, semi-statique, à recirculation d'eau; scellé ou ouvert; etc.) correspondent-ils aux propriétés de la substance et à la nature/aux habitudes de l'organisme? 2 N
41 Le pH de l'eau se situe-t-il dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 6 à 9? 1 N
42 La température de l'eau se situe-t-elle dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 5 à 27°C? 1 O 20 °C
43 La valeur de la toxicité était-elle inférieure à l'hydrosolubilité de la substance chimique? 3 N
Tableau A-2(f). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Résultats
44 Valeurs de toxicité (précisez le paramètre et la valeur) sans objet O CL50 supérieur(e) à 700 mg/L sur 48 h Cette valeur doit être interprétée comme le taux de charge.
45 Autres paramètres indiqués, p. ex., facteur de bioconcentration/facteur de bioaccumulation, CMEO/CSEO (précisez)? sans objet N
46 Autres effets néfastes (p. ex., cancérogénicité, mutagénicité) indiqués? sans objet N
Tableau A-2(g). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Note et fiabilité
47 Score : ... % 9/42 × 100 = 21,43
48 Code de fiabilité d'EC : 4
49 Catégorie de fiabilité (haute, satisfaisante, faible) : Faible
Note de bas de tableau p
Retour à la référence de la note de bas de tableau p
Tableau A-3. Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques
Tableau A-3(a). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Détails
1 Référence : Environment Canada. 1995. Renseignements concernant la soumission de notice des substances nouvelles Numéro DSN : 3791
2 Identité de la substance : No CAS sans objet O Renseignements confidentiels
Tableau A-3(b). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Méthode
7 Référence 1 O OCDE, 203
8 Méthode reconnue par l'OCDE, l'UE ou le Canada, ou autre méthode normalisée? 3 O OCDE
9 Justification de la méthode/du protocole si une méthode non normalisée a été utilisée. sans objet La méthode normalisée OCDE a été utilisée dans le cadre de l'étude,
10 BPL (bonne pratique de laboratoire) 3 O
Tableau A-3(c). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Organisme d'essai
11 Identification de l'organisme : nom sans objet O Truite arc-en-ciel
12 Nom latin ou nom latin et nom commun indiqué(s)? 1 O
13 Âge/stade du cycle de vie de l'organisme 1 O Longueur moyenne de 51 mm et poids moyen de 1,54 g
14 Longueur ou poids 1 O voir ci-dessus
16 Nombre d'organismes par réplicat 1 O 10
17 Taux de charge d'organismes 1 O
Tableau A-3(d). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Plan/conditions d'essai
22 Durée d'exposition sans objet O 96 h
23 Contrôles négatifs ou positifs (précisez) 1 O 3
24 Nombre de réplicats (incluant les contrôles) 1 O 2
25 A-t-on indiqué les concentrations nominales? 1 O 320 à 3 200 mg/L
27 Type de nourriture et périodes d'alimentation au cours des essais à long terme sans objet sans objet pour l'étude sur la toxicité aiguë
29 A-t-on indiqué les conditions du milieu d'exposition concernant la substance chimique utilisée (p. ex., en ce qui concerne la toxicité d'un métal; le pH, produit chimique organique défini/matières organiques totales, dureté de l'eau, température)? 3 O
30 Photopériode et intensité lumineuse 1 O
33 Si on a utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant, a-t-on indiqué sa concentration? sans objet Aucun solubilisant n'a été employé dans l'étude.
34 Si on a utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant, a-t-on indiqué son écotoxicité? sans objet Aucun solubilisant n'a été employé dans l'étude.
35 Intervalles de contrôle analytique 1 O
Tableau A-3(e). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Information concernant la qualité des données
37 L'effet a-t-il été causé directement par la toxicité de la substance chimique plutôt que le mauvais état de santé de l'organisme (p. ex., lorsque le taux de mortalité au cours du contrôle est supérieur(e) à 10 %) ou par des effets physiques (p. ex., un effet d'« ombrage »)? sans objet O
39 Les conditions d'essai (pH, température, O.D., etc.) étaient-elles typiques pour l'organisme d'essai? 1 O
40 Le type et la nature du système (statique, semi­statique, à recirculation d'eau; scellé ou ouvert; etc.) correspondent-ils aux propriétés de la substance et à la nature/aux habitudes de l'organisme? 2 O
41 Le pH de l'eau se situe-il dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 6 à 9? 1 O
42 La température de l'eau se situe-elle dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 5 à 27°C? 1 O
43 La valeur de la toxicité était-elle inférieure à l'hydrosolubilité de la substance chimique? 3 N La solubilité dans l'eau était inconnue, mais elle devrait être inférieure à la valeur de toxicité déclarée.
Tableau A-3(f). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Résultats
44 Valeurs de toxicité (précisez le paramètre et la valeur) sans objet O Valeur CL50 de 96 heures supérieur(e) à 505 mg/L. Cette valeur doit être interprétée comme le taux de charge.
46 Autres effets néfastes(p. ex., cancérogénicité, mutagénicité) indiqués? sans objet N
Tableau A-3(g). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Note et fiabilité
47 Score : ... % 31/42 × 100 = 73,81
Tableau A-4. Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques
Tableau A-4(a). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Détails
1 Référence : Safepharm Laboratories Ltd. 1990. Acute toxicity to rainbow trout.
Numéro de projet 47/781
2 Identité de la substance : No CAS sans objet O 5261-31-4
Tableau A-4(b). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Méthode
7 Référence 1 N
8 Méthode reconnue par l'OCDE, l'UE ou le Canada, ou autre méthode normalisée? sans objet Le point 9 a été pris en compte dans le poids total.
9 Justification de la méthode/du protocole si une méthode non normalisée a été utilisée. 2 N
Tableau A-4(c). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Organisme d'essai
14 Longueur ou poids 1 O 4,8 ± 0,4 cm et 1,40 ±0,41 g
16 Nombre d'organismes par réplicat 1 O de trois à dix
17 Taux de charge d'organismes 1 O 0,70 g de poids corporel/L
18 Type de nourriture et périodes d'alimentation au cours de la période d'acclimatation sans objet sans objet pour l'essai de toxicité aiguë
Tableau A-4(d). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Plan/conditions d'essai
19 Type d'essai (aigu oui chronique) sans objet O aigu
23 Contrôles négatifs ou positifs (précisez) 1 O Négatif
24 Nombre de réplicats (incluant les contrôles) 1 O deux à l'étude définitive
25 A-t-on indiqué les concentrations nominales? 1 O 3
27 Type de nourriture et périodes d'alimentation au cours des essais à long terme sans objet sans objet pour l'essai de toxicité aiguë
32 A-t-on utilisé un agent solubilisant/un agent émulsifiant si la substance chimique était instable ou peu soluble? sans objet Aucun solubilisant n'a été employé dans l'étude.
Tableau A-4(e). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Information concernant la qualité des données
40 Le type et la nature du système (statique, semi-statique, à recirculation d'eau; scellé ou ouvert; etc.) correspondent-ils aux propriétés de la substance et à la nature/aux habitudes de l'organisme? sans objet
41 Le pH de l'eau se situe-il dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 6 à 9? 1 N Aucun pH n'a été donné.
42 La température de l'eau se situe-elle dans la gamme de valeurs représentatives de l'environnement canadien, à savoir de 5 à 27°C? 1 O 14 ± 1 °C
43 La valeur de la toxicité était-elle inférieure à l'hydrosolubilité de la substance chimique? 3 N La solubilité dans l'eau de cette substance était de 0,07 mg/L
Tableau A-4(f). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Résultats
44 Valeurs de toxicité (précisez le paramètre et la valeur) sans objet O Valeur CL50 de 96 heures supérieur(e) à 100 mg/L. Cette valeur doit être interprétée comme le taux de charge.
Tableau A-4(g). Sommaire rigoureux d'étude : Ti des organismes aquatiques - Note et fiabilité
47 Score : ... % 16/37 × 100 = 43,24
Note. Les colorants monoazoïques avec groupe solubilisant Solvent Red 1, Solvent Orange 7 et Solvent Red 3 ne sont pas commercialisés au Canada. Étant habituellement considérés comme étant situées « à l'extérieur du domaine d'applicabilité des modèles », ces colorants ne peuvent règle générale faire l'objet de prédictions fondées sur des modèle. Par conséquent, les modèles BIOWIN et CATABOL ne sont utilisés que pour prédire la demi-vie de persistance du Solvent Red 1, du Solvent Orange 7 ou du Solvent Red 3. Les données requises pour ces modèles comprennent le codage des éléments structuraux, qui peut être obtenu par l'entremise du code SMILES (Simplified Molecular Input Line Entry System).