Source: https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_2986/deuxieme_chambre_civile_3170/2014_5871/novembre_6838/1784_27_30609.html
Timestamp: 2020-07-14 22:33:55+00:00
Document Index: 246446931

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Arrêt n° 1784 du 27 novembre 2014 (13-25.313) - Cour de cassation - Deuxième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2014:C201784 | Cour de cassation
>Arrêt n° 1784 du 27 novembre 2014 (13-25.313) - Cour de cassation - Deuxième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2014:C201784
Demandeur(s) : la caisse primaire d’assurance maladie de la Vendée
Défendeur(s) : M. Silver X..., et autre
Vu les articles L. 323-4 et R. 323-4 du code de la sécurité sociale, ce dernier dans sa rédaction antérieure au décret n° 2010-3105 du 29 octobre 2010 ;
Attendu qu’il résulte de ces textes que les prestations en espèce de l’assurance maladie sont calculées sur la base des salaires effectivement versés durant la période précédant l’interruption de travail ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que M. X…, salarié de la société Planète artifices (la société), a perçu des indemnités journalières consécutivement à un arrêt de travail à compter du 22 septembre 2008 ; que, contestant la base de calcul retenue par la caisse primaire d’assurance maladie de la Vendée (la caisse), M. X… a saisi d’un recours une juridiction de sécurité sociale ;
Attendu que l’arrêt retient que l’indemnité journalière est égale à une fraction du gain journalier de base déterminé d’après la ou les dernières payes à la date de l’interruption du travail ; que ce calcul s’entend des salaires échus, sauf à pénaliser le salarié en cas de retard de paiement par l’employeur et alors que les salaires versés avec retard n’en sont pas moins soumis à cotisations ; que M. X… a été engagé par la société, qui fabrique et commercialise des feux d’artifice, par contrat de travail à durée déterminée du 5 juin 2007 en qualité de magasinier en pyrotechnie puis par contrat de travail à durée indéterminée du 12 octobre 2007 avec deux fonctions distinctes, l’une de responsable de qualité environnement avec une rémunération mensuelle fixe et l’autre de technico-commercial chargé de la vente de feux d’artifices, rémunéré à ce titre par un commissionnement sur les feux vendus sans prestation ; qu’il était prévu par le contrat de travail un état trimestriel des factures encaissées donnant lieu, à l’issue, au règlement de la commission correspondante ; que, consécutivement à son arrêt de travail, M. X… a bénéficié d’indemnités journalières calculées sur la base de son salaire fixe mensuel des trois derniers mois ; que la caisse a refusé de prendre la somme versée en septembre 2008 par son employeur, au titre de commissionnements sur les ventes de feux d’artifice ; que l’activité de la société est saisonnière ; que rien ne fait obstacle à ce que les indemnités journalières soient calculées de façon cumulative pour partie sur un fixe mensuel et pour le surplus sur un salaire variable dont le montant et les composantes sont connus a posteriori mais afférent aux trois mois précédent l’arrêt de travail ;
Qu’en statuant ainsi, alors qu’elle constatait que la somme litigieuse n’avait été versée que postérieurement à l’interruption du travail, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 4 septembre 2013, entre les parties, par la cour d’appel de Poitiers ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel d’Angers ;
Avocat(s) : SCP Fabiani et Luc-Thaler ; SCP Lyon-Caen et Thiriez