Source: http://www.etudes-fiscales-internationales.com/archive/2016/02/28/evaluation-une-decote-doit-etre-prouvee-ce-26-02-16-unibail-25162.html
Timestamp: 2019-04-20 23:19:40+00:00
Document Index: 206188714

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 208", 'arrêt ']

Valeur de titres de SPI : la décote pour fiscalité latente reconnue (CAA Versailles 15.12.16) : ETUDES FISCALES INTERNATIONALES
CJUE l' arrêt de fin de jeu de l'abus de droit...
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Dans l’affaire Unibail-Rodamco , le CE confirme le redressement et l'arrêt n° 12VE00714 du 17 décembre 2013, de la CAA de Versailles car la société ne prouvait l’existence d’une seconde décote
Conseil d'État ° 376192 8ème et 3ème sous-sections réunies 26 février 2016
5.OR il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la société présentait comme justification de la première décote ainsi pratiquée, la pratique de marché non contestée en défense par l'administration, consistant, dans le cadre de contrats " clés en main ", à la réfaction du prix de vente d'un immeuble à hauteur des droits d'enregistrement et frais notariés que devra acquitter l'acquéreur ;
la cour a ensuite relevé, par une appréciation souveraine, que la société ne pouvait se prévaloir d'une pratique de marché justifiant le principe d'une décote supplémentaire ; par conséquent, en jugeant qu'une telle décote, pratiquée une première fois sur la valeur des immeubles, ne pouvait l'être une seconde fois sur la valeur des titres eux-mêmes en l'absence de pratique de marché justifiée, la cour, qui a suffisamment motivé son arrêt sur ce point, n'a pas commis d'erreur de droit ;
Dans lés affaires KLE 1 et KLEPIERRE le conseil annule , mais avec renvoi , l’ arrêt n° 12VE01821 du 10 avril 2014 de la CAA de Versailles ainsi que l' arrêt 12VE01822 du 10 avril 2014,sur le motif que celle-ci n’ a pas prise en compte, par le marché, d'une décote pour fiscalité latente et ce sans examiner les justicatifs
Conseil d'État N° 382350 8ème et 3ème ssr 26 février 2016 KLE 1
Conseil d'État N° 382364 8ème et 3ème SSR 26 février 2016 KLEPIERRE
la cour a cependant fait droit à la défense de l'administration en jugeant, sans examiner ces justifications, que la société qui exerce l'option pour le régime prévu par l'article 208 C du code général des impôts ne peut utilement se prévaloir, pour évaluer la valeur des titres, de la prise en compte, par le marché, d'une décote pour fiscalité latente ;
ce faisant, en écartant par principe l'application de cette décote sur la valeur des titres sans prendre en considération les justifications avancées par la société, non contestées par l'administration, alors que, ainsi qu'il a été dit au point 2, une telle décote sur la plus-value latente immédiatement imposable peut être prise en compte, quand bien même les actifs auraient vocation à être conservés par la société à la suite de son option pour ce régime fiscal, dès lors que cette société est à même de la justifier au regard du jeu normal de l'offre et de la demande, la cour a commis une erreur de droit; que par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, son arrêt doit être annulé ;