Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-COURADMINISTRATIVEDAPPELDELYON-19920303-90LY00813
Timestamp: 2017-07-27 22:52:06+00:00
Document Index: 249592956

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 150", "l'article 151", "l'article 691", "l'article 151", "l'article 1649"]

France, Cour administrative d'appel de Lyon, 03 mars 1992, 90LY00813
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 90LY00813Numéro NOR : CETATEXT000007453944 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.lyon;arret;1992-03-03;90ly00813 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS - IMPOT SUR LE REVENU - DETERMINATION DU REVENU IMPOSABLE.Texte : Vu la requête enregistrée le 29 octobre 1990 au greffe de la cour administrative d'appel, présentée par M. Franck X... demeurant ... ;
1°) d'annuler le jugement en date du 26 juillet 1990 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande en décharge du complément d'impôt sur le revenu et des pénalités y afférentes au titre de l'année 1985 ;
2°) de lui accorder la réduction de l'imposition restant en litige et le sursis à exécution du jugement attaqué ;
- et les conclusions de Mme HAELVOET, commissaire du gouvernement ;Considérant que M. X... conteste le montant de la plus-value mis à sa charge, réalisée par Mme X... lors de la vente d'appartements situés à Mégève et destinés à la location en meublée et demande le bénéfice du régime des plus-values professionnelles ;
Considérant d'une part qu'aux termes de l'article 150 A du code général des impôts : "Sous réserve des dispositions particulières qui sont propres aux bénéfices professionnels et aux profits de construction, les plus-values effectivement réalisées par des personnes physiques ou des sociétés de personnes lors de la cession à titre onéreux de biens ou de droits de toute nature sont passibles : 1°) de l'impôt sur le revenu, lorsque ces plus-values proviennent de biens immobiliers cédés moins de deux ans après l'acquisition ou de biens mobiliers cédés moins d'un an après celle-ci ; 2°) de l'impôt sur le revenu suivant les règles particulières définies aux articles 150 B à 150 T, selon que ces plus-values proviennent de biens immobiliers cédés plus de deux ans ou de biens mobiliers cédés plus d'un an après l'acquisition." ;
Considérant, d'autre part, qu'aux termes de l'article 151 septies du même code : "Les plus-values réalisées dans le cadre d'une activité agricole, artisanale, commerciale ou libérale par des contribuables dont les recettes n'excèdent pas la limite du forfait ou de l'évaluation administrative sont exonérées, à condition que l'activité ait été exercée pendant au moins cinq ans, et que le bien n'entre pas dans le champ d'application de l'article 691 ... Les plus-values réalisées jusqu'au 31 décembre 1981 lors de la cession d'immeubles par des loueurs en meublé qui ne retirent pas de cette activité l'essentiel de leur revenu restent soumises aux règles prévues par les articles 150 A à 150 S. Les dispositions des articles 150 A à 150 S sont également applicables aux plus-values réalisées, à compter du 1er janvier 1982, lors de la cession de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés et faisant l'objet d'une location directe ou indirecte par des personnes autres que les loueurs professionnels. Les loueurs professionnels s'entendent des personnes inscrites en cette qualité au registre du commerce et des sociétés qui réalisent plus de 150 000 francs de recettes annuelles ou retirent de cette activité au moins 50 % de leur revenu." ;
Considérant qu'il résulte de ces dispositions combinées que pour bénéficier de l'exonération, il faut être inscrit au registre du commerce ;
Considérant qu'il résulte de l'instruction et qu'il n'est pas contesté que Mme X... n'était pas inscrite au registre du commerce durant la période précédant la vente des appartements litigieux ; que, dés lors le requérant ne peut bénéficier des dispositions de l'article 151 septies précité ;
Considérant, en outre, que le requérant ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 1649 quinquies E du code général des impôts repris à l'article L 80 A du livre des procédures fiscales dans la mesure où aucune interprétation formelle de ce texte n'a été donnée par l'administration ;Considérant qu'il suit de là que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation du jugement en date du 26 juillet 1990 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande en décharge du complément d'impôt sur le revenu et des pénalités y afférentes au titre de l'année 1985 ;
Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.Références : CGI 150 A, 151 septies, 1649 quinquies ECGI Livre des procédures fiscales L80 APublications :Télécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : BONNAUDRapporteur public : HAELVOETOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Cour administrative d'appel de LyonDate de la décision : 03/03/1992Fonds documentaire : Legifrance Haut de page