Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/ropivacaine-2mg-ml-kabi-poc-100ml5-204088
Timestamp: 2018-11-14 12:06:06+00:00
Document Index: 23654154

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

ROPIVACAINE 2MG/ML KABI POC 100ML5 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
ROPIVACAINE 2MG/ML KABI POC 100ML5
ROPIVACAÏNE KABI 2 mg/ml, solution pour perfusion en poche est indiqué pour la prise en charge de la douleur aiguë : · Chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans pour : o Perfusion péridurale continue ou administration intermittente en bolus pour la douleur post-opératoire ou de l'accouchement ; o Infiltration pariétale ; o Bloc périphérique nerveux par perfusion continue ou par administration intermittente en bolus, par exemple, prise en charge douleur post-opératoire. · Chez le nourrisson à partir de 1 an et l'enfant jusqu'à 12 ans inclus : o Bloc périphérique nerveux par perfusion continue ou par administration unique. · Chez le nouveau-né, nourrisson et enfant jusqu'à l'âge de 12 ans inclus pour (per et post opératoire) : o Bloc péridural caudal ; o Perfusion péridurale continue.
ROPIVACAÏNE KABI devra être uniquement utilisée par, ou sous la responsabilité de médecins expérimentés dans les techniques d'anesthésies locorégionales. Posologie Pour les adultes et les enfants âgés de plus de 12 ans: Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs les plus couramment utilisés. Il est recommandé d'utiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. L'expérience du médecin et la connaissance de l'état clinique du patient sont importants pour le choix de la dose. Concentration (mg/ml) Volume (ml) Dose (mg) Délai d'installation (minutes) Durée (heures) Administration péridurale lombaire Dose initiale En bolus 2,0 10-20 20-40 10-15 0,5-1,5 Injections intermittentes (complémentaires) (Par ex. accouchement par voie basse) 2,0 10-15 (intervalle minimum 30 minutes) 20-30 Perfusion continue ex. accouchement 2,0 6-10 ml/h 12-20 mg/h s.o s.o. Traitement de la douleur post-opératoire 2,0 6-14 ml/h 12-28 mg/h s.o. s.o. Administration péridurale thoracique Perfusion continue (traitement de la douleur post-opératoire) 2,0 6-14 ml/h 12-28 mg/h s.o. s.o. Infiltration pariétale (ex. Petit nerf périphérique et infiltration) 2,0 1-100 2,0-200 1-5 2-6 Bloc périphérique nerveux (bloc intrascalénique et fémoral) Perfusion continue ou injections intermittentes (ex. traitement de la douleur post-opératoire) 2,0 5-10 ml/h 10-20 mg/h s.o. s.o. s.o.: sans objet. Mode d'administration Administration périneurale et péridurale par perfusion. Une aspiration soigneuse avant et pendant l'injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsqu'une dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à l'injection d'une dose-test de 3 à 5 ml de lidocaïne 2 % (lignocaïne) adrénalinée (épinéphrine) 1/200 000. Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachi-anesthésie. L'aspiration devra être effectuée avant et pendant l'administration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, l'injection devra être arrêtée immédiatement. Lorsque sont réalisés des blocs prolongés par perfusion péridurale continue ou par administration répétée en bolus, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et lors d'analgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusqu'à 675 mg de chlorhydrate de ropivacaïne, administrées sur 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, tout comme l'ont été des perfusions péridurales continues à une vitesse allant jusqu'à 28 mg/heure pendant 72 heures. Sur un nombre limité de patients, des doses plus élevées jusqu'à 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu d'effets indésirables. Dans le traitement des douleurs post-opératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf s'il est institué en pré-opératoire, un bloc péridural peut être réalisé par la ropivacaïne à la concentration de 7,5 mg/ml à l'aide d'un cathéter péridural. L'analgésie est maintenue par une perfusion de ropivacaïne à la concentration de 2 mg/ml. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 ml (12-28 mg) par heure permet une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs post-opératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale d'administration est de 3 jours. Cependant, une surveillance étroite de l'effet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet. Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée. Dans les études cliniques, une perfusion péridurale de ropivacaïne 2 mg/ml seule ou mélangée à du fentanyl 1 à 4 µg/ml a été administrée dans le traitement post-opératoire dans les 72 heures. L'association de ropivacaïne et du fentanyl améliore l'analgésie mais entraîne les effets indésirables des opiacés. L'association de ropivacaïne et du fentanyl a été étudiée uniquement pour le chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml. Lorsque les blocs périphériques nerveux sont réalisés aussi bien en perfusion continue qu'en injections répétées, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire localement un traumatisme nerveux doivent être considérés. Dans les études cliniques, le bloc nerveux fémoral a été établi avec 300 mg de ropivacaïne 7,5 mg/ml et le bloc interscalénique avec 225 mg de ropivacaïne 7,5 mg/ml avant la chirurgie. L'analgésie était maintenue avec la ropivacaïne 2 mg/ml. Le niveau de perfusion ou d'injection répétées de 10-20 mg par heure pendant 48 heures a permis une analgésie adéquate et bien tolérée. Insuffisance rénale Il n'y a pas lieu de modifier la dose pour une utilisation en dose unique ou à court terme pour les patients ayant une insuffisance rénale (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Insuffisance hépatique Le chlorhydrate de ropivacaïne est métabolisé par le foie, il doit donc être utilisé avec prudence en cas d'insuffisance hépatique sévère. Les réinjections doivent être limitées en raison d'une élimination retardée (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Patients pédiatriques de 0 jusqu'à 12 ans inclus Concentration
(mg/ml) Volume
(ml/kg) Dose
(mg/kg) Bloc péridural caudal Injection unique Blocs en dessous de D 12 chez les enfants ayant un poids allant jusqu'à 25 kg 2,0 1 2 Perfusion péridurale continue
Chez l'enfant ayant un poids corporel allant jusqu'à 25 kg De 0 à 6 mois Dose bolusa 2,0 0,5-1 1-2 Perfusion jusqu'à 72 h 2,0 0,1 ml/kg/h 0,2 mg/kg/h De 6 mois à 12 mois Dose bolusa 2,0 0,5-1 1-2 Perfusion jusqu'à 72 h 2,0 0,2 ml/kg/h 0,4 mg/kg/h De 1 an à 12 ans Dose bolusb 2,0 1 2 Perfusion jusqu'à 72 h 2,0 0,2 ml/kg/h 0,4 mg/kg/h Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide d'utilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose peut être nécessaire chez les enfants ayant une surcharge pondérale et doit reposer sur le poids idéal. Le volume en injection unique péridurale caudale et le volume des doses bolus péridurales ne doivent pas dépasser 25 ml quel que soit le patient. Il convient de consulter les références standards disponibles aussi bien pour les facteurs dépendant de la technique comme ceux dépendant du patient. a Les plus faibles doses sont recommandées pour les blocs périduraux thoraciques alors que les plus fortes doses sont recommandées pour les blocs périduraux lombaires et caudaux. b Recommandée pour les blocs périduraux lombaires. En pratique, la dose bolus doit être réduite pour l'analgésie péridurale thoracique. Nourrissons et enfants âgés de 1 à 12 ans Les doses de ropivacaïne proposées pour les blocs périphériques chez le nourrisson et l'enfant permettent d'établir des recommandations pour l'utilisation chez l'enfant sans pathologie sévère. Il est recommandé d'utiliser des doses plus classiques avec une surveillance étroite chez l'enfant atteint de pathologie sévère. Les injections uniques pour bloc nerveux périphérique (par exemple bloc nerveux ilioinguinal, bloc du plexus brachial) ne doit pas dépasser 2,5-3,0 mg/kg. La perfusion continue pour bloc nerveux périphérique est recommandée à un débit de 0,2-0,6 mg/kg/h (0,1-0,3 ml/kg/h) pendant au maximum 72 heures. L'utilisation de la ropivacaïne chez le prématuré n'a pas été documentée. Méthode d'administration : Administration péridurale par perfusion. Une aspiration soigneuse avant et pendant l'injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Les fonctions vitales du patient devront être étroitement surveillées, si des symptômes de toxicité apparaissent, la perfusion devra être immédiatement arrêtée. Une injection péridurale caudale unique de chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml produit une analgésie post-opératoire adéquate pour la majorité des patients en dessous de D 12 lorsque la dose de 2 mg/kg est administrée dans un volume de 1 ml/kg. Le volume de l'injection péridurale caudale peut être ajusté en vue d'obtenir une répartition différente du bloc sensoriel comme recommandé dans les références. Des doses jusqu'à 3 mg/kg de ropivacaïne 3 mg/ml ont été étudiées chez des enfants de plus de 4 ans. Néanmoins, cette concentration est associée à une incidence plus élevée du bloc moteur. Un fractionnement de la dose d'anesthésique local calculée est recommandé quelle que soit la voie d'administration. Dans le cas où une injection de ropivacaïne est recommandée, ROPIVACAINE KABI solution injectable en ampoule peut être utilisé.
Durée de conservation : Avant ouverture : 2 ans. Après ouverture : D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de stockage avant utilisation sont de la responsabilité de l'utilisateur et ne devraient normalement pas excéder 24 heures à [2-8 °C]. Pour les durées de conservation des mélanges, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.Précautions particulières de conservation : A conserver à une température ne dépassant pas 30°C. Ne pas mettre au réfrigérateur ni congeler. Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique Durée de conservation.
Les études pharmacologiques de sécurité d'emploi, de toxicité à dose unique et doses répétées, les études de reproduction, de génotoxicité et de toxicité locale, n'ont pas mis en évidence de risque pour l'espèce humaine en dehors de ceux attendus du fait des effets pharmacodynamiques des doses élevées de chlorhydrate de ropivacaïne (par exemple troubles neurologiques incluant convulsions et cardiotoxicité).
La compatibilité avec d'autres solutions que celles mentionnées à la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination n'a pas été étudiée.
La ropivacaïne en solution pour perfusion est compatible chimiquement et physiquement avec les médicaments suivants : citrate de fentanyl, citrate de sufentanil, sulfate de morphine, chlorhydrate de clonidine. Une précipitation peut survenir dans les solutions alcalines en raison de la faible solubilité du chlorhydrate de ropivacaïne à un pH > 6,0.
· Hypersensibilité à la substance active, aux autres anesthésiques locaux à liaison amide ou à l'un des excipients listés en rubrique 6. · Les contre-indications générales propres à l'anesthésie locorégionale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé doivent être prises en compte. · Anesthésie locorégionale intraveineuse. · Anesthésie paracervicale obstétricale. · Hypovolémie.
Grossesse En dehors de son utilisation en obstétrique, il n'y a pas de données précises sur l'utilisation du chlorhydrate de ropivacaïne chez la femme enceinte. Les études expérimentales chez l'animal n'ont pas montré d'effets nocifs directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire et foetal, l'accouchement ou le développement post-natal (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Allaitement Il n'y a pas de données disponibles sur le passage de la ropivacaïne dans le lait maternel.
Les techniques d'anesthésie locorégionale devront toujours être réalisées dans des locaux bien équipés, à l'aide d'un personnel compétent. L'équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et la réanimation d'urgence devront être immédiatement disponibles. Le médecin responsable doit prendre les précautions nécessaires pour éviter toute injection intra-vasculaire (voir rubrique Posologie et mode d'administration) et doit être correctement formé et connaître le diagnostic et le traitement des effets indésirables, de la toxicité systémique et des autres complications, comme par exemple une injection sous arachnoïdienne accidentelle qui peut entraîner une rachianesthésie étendue avec apnée et hypotension (voir rubriques Effets indésirables et Surdosage). Des cas de convulsions ont été observés le plus souvent après bloc plexique brachial et bloc péridural. Ceci semble être vraisemblablement le résultat d'une injection intravasculaire accidentelle ou d'une absorption rapide à partir du site d'injection. Des précautions doivent être prises pour éviter toute injection dans les zones inflammées. Effets cardiovasculaires Les patients traités par des médicaments anti-arythmiques de classe III (par exemple amiodarone) doivent être étroitement surveillés et un ECG de contrôle peut être envisagé car les effets cardiaques peuvent être additifs (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). De rares cas d'arrêts cardiaques ont été rapportés lors de l'utilisation de chlorhydrate de ropivacaïne en anesthésie péridurale ou bloc nerveux périphérique, en particulier après administration accidentelle intravasculaire chez les patients âgés ou présentant une pathologie cardiaque concomitante. Dans certains cas, la réanimation a été difficile. En cas d'arrêt cardiaque, une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès. Blocs au niveau de la tête et du cou Certaines techniques d'anesthésie locorégionale, telles que l'injection au niveau de la tête et du cou, peuvent entraîner une fréquence plus élevée d'effets indésirables graves, quel que soit l'anesthésique local utilisé. Blocs nerveux périphériques majeurs Les blocs nerveux périphériques majeurs peuvent impliquer une administration d'un volume important d'anesthésique local dans des zones très vascularisées, souvent proches de gros vaisseaux où existe une augmentation du risque d'injection intravasculaire et/ou une absorption systémique rapide pouvant entraîner des concentrations plasmatiques élevées. Hypersensibilité La possibilité d'allergie croisée avec d'autres anesthésiques locaux à liaison amide doit être prise en compte (voir rubrique Contre-indications). Hypovolémie Les patients en état d'hypovolémie quelle qu'en soit l'origine peuvent développer des hypotensions artérielles soudaines et sévères lors d'anesthésie péridurale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé (voir rubrique Contre-indications). Patients en mauvais état général Les patients qui présentent un état général médiocre du fait de leur âge ou d'autres facteurs de risque tels qu'un bloc auriculo-ventriculaire partiel ou complet, une affection hépatique sévère ou une insuffisance rénale sévère nécessitent une attention particulière, bien qu'une anesthésie locorégionale soit fréquemment indiquée chez ces patients. Insuffisants hépatiques et rénaux Le chlorhydrate de ropivacaïne est métabolisé par le foie et doit être utilisé avec prudence en cas d'insuffisance hépatique sévère, et les ré-injections limitées en raison d'une élimination retardée. Chez l'insuffisant rénal, aucune adaptation posologique n'est en principe nécessaire en administration unique ou en traitement de courte durée. Une acidose et une hypoprotéinémie plasmatique, souvent associées à l'insuffisance rénale, peuvent augmenter le risque de toxicité systémique. Porphyrie aiguë La solution pour perfusion de ROPIVACAINE KABI peut être porphyrinogénique et ne doit être prescrit aux patients ayant une porphyrie aiguë que lorsqu'il n'y a pas d'alternative thérapeutique plus sûre. Des précautions appropriées (selon les standards, et/ou faisant suite à une consultation d'experts) doivent être prises pour les patients vulnérables. Administration prolongée Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités de façon concomitante par des inhibiteurs puissants du cytochrome CYP 1A2 comme la fluvoxamine et l'énoxacine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Population pédiatrique Une attention particulière est recommandée chez le nouveau-né en raison de l'immaturité des voies métaboliques. La grande variabilité des concentrations plasmatiques du chlorhydrate de ropivacaïne observée dans les essais cliniques chez les nouveau-nés semble indiquer qu'il peut y avoir une augmentation du risque de toxicité systémique dans ce groupe d'âge, notamment lors d'une perfusion péridurale continue. Les doses recommandées chez les nouveau-nés sont basées sur des données cliniques limitées. Lorsque le chlorhydrate de ropivacaïne est administré dans ce groupe d'âge, une surveillance régulière de la toxicité systémique (par exemple, signes de toxicité du SNC, ECG, SpO2) et de la neurotoxicité locale (par exemple augmentation du temps de récupération) est nécessaire ; cette dernière doit être poursuivie même après l'arrêt de la perfusion, l'élimination de la ropivacaïne étant plus lente chez le nouveau-né. La sécurité et l'efficacité de ROPIVACAÏNE KABI 2 mg/ml pour les blocs nerveux périphériques n'ont pas été établies chez le nourrisson < 1 an. La sécurité et l'efficacité de ROPIVACAÏNE KABI 2 mg/ml pour les infiltrations pariétales n'ont pas été établies chez l'enfant < 12 ans. Ce médicament contient 0,148 mmol (3,4 mg) de sodium par ml. Ceci doit être pris en tenir compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
Le chlorhydrate de ropivacaïne doit être utilisé avec prudence chez les patients recevant d'autres anesthésiques locaux ou des médicaments apparentés sur le plan de la structure aux anesthésiques locaux à liaison amide, comme par exemple certains anti-arythmiques tels que la lidocaïne et la mexiletine car les effets systémiques toxiques sont additifs. L'administration concomitante de ROPIVACAINE KABI et d'anesthésiques généraux ou de morphiniques peut potentialiser chacun des effets (indésirables) de ces produits. Des études d'interaction spécifique entre le chlorhydrate de ropivacaïne et les médicaments anti-arythmiques de classe III (par exemple amiodarone) n'ont pas été réalisées, mais une surveillance est conseillée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Le cytochrome P450 (CYP) 1A2 intervient dans la formation de la 3-hydroxyropivacaïne, le métabolite principal. In vivo, la clairance plasmatique de chlorhydrate de ropivacaïne a été diminuée jusqu'à 77% lors de l'administration concomitante de fluvoxamine, un puissant inhibiteur sélectif du cytochrome CYP1A2. De ce fait, les inhibiteurs puissants du cytochrome CYP1A2 comme la fluvoxamine et l'énoxacine lorsqu'ils sont donnés concomitamment avec ROPIVACAINE KABI, peuvent interagir avec le chlorhydrate de ropivacaïne. Une administration prolongée de chlorhydrate de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités parallèlement avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). In vivo, la clairance plasmatique de chlorhydrate de ropivacaïne a été diminuée de 15% lors de l'administration concomitante de kétoconazole, un inhibiteur sélectif et puissant du cytochrome CYP3A4. Toutefois, une conséquence clinique de l'inhibition de cette isoenzyme est peu probable. In vitro, le chlorhydrate de ropivacaïne est un inhibiteur compétitif du cytochrome CYP 2D6, mais aux concentrations thérapeutiques plasmatiques atteintes, elle ne semble pas inhiber cette isoenzyme.
Le profil des effets indésirables de ROPIVACAINE KABI est analogue à celui des autres anesthésiques locaux à liaison amide, de longue durée d'action. Les effets indésirables devront être différenciés des effets physiologiques du bloc lui-même (par exemple une baisse de la pression artérielle et une bradycardie au cours de l'anesthésie péridurale) ainsi que des effets liés à l'introduction de l'aiguille de ponction (par exemple hématome rachidien, céphalées post ponction durale, méningite et abcès péridural). Les effets indésirables les plus souvent rapportés : nausées et hypotension sont très fréquents lors de l'anesthésie et de la chirurgie en général et il n'est pas possible de distinguer ceux attribuables à l'état clinique, aux effets attendus du bloc ou à des réactions dues au médicament. Le pourcentage de patients susceptibles de présenter des effets indésirables varie en fonction de la voie d'administration de ROPIVACAINE KABI. Les effets indésirables systémiques ou locaux de ROPIVACAINE KABI surviennent généralement en cas de surdosage, d'absorption rapide ou d'une injection intravasculaire accidentelle. Les fréquences sont définies comme suit : Très fréquent : (≥ 1/10), Fréquent : (≥ 1/100 à < 1/10), Peu fréquent : (≥ 1/1 000 à < 1/100), Rare : (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), Très rare : (< 1/10 000), Inconnu : (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) Troubles psychiatriques : Peu fréquent : anxiété. Troubles du système nerveux central : Fréquent : céphalées, paresthésie, vertiges. Peu fréquent : symptômes de toxicité sur le système nerveux central (convulsions, convulsions Grand Mal, étourdissements, attaques, paresthésie circumorale, engourdissement de la langue, hyperacousie, acouphènes, troubles visuels, dysarthrie, contractions musculaires, tremblements)* ; hypoesthésie. Troubles cardiaques : Fréquent : bradycardie, tachycardie. Rare : arrêt cardiaque, arythmie. Troubles vasculaires : Très fréquent : hypotension a. Fréquent : hypertension. Peu fréquent : syncope. Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : Peu fréquent : dyspnée. Troubles gastro-intestinaux : Très fréquent : nausées. Fréquent : vomissements b. Troubles rénaux et urinaires : Fréquent : rétention d'urine. Troubles généraux et anomalies au site d'administration : Fréquent : douleur dorsale, élévation de température, rigidité. Peu fréquent : hypothermie. Rare : réactions allergiques (réactions anaphylactiques, oedème angioneurotique et urticaire). * Ces symptômes apparaissent généralement en raison d'injection intra-vasculaire accidentelle, d'un surdosage ou d'une absorption rapide (voir rubrique Surdosage). a L'hypotension est moins fréquente chez les enfants (> 1/100). b Les vomissements sont plus fréquents chez les enfants (> 1/10). Effets secondaires liés à la classe thérapeutique Complications neurologiques Une neuropathie et des anomalies médullaires (par exemple syndrome de l'artère spinale antérieure, arachnoïdite, syndrome de la queue de cheval) qui peuvent aboutir dans de rares cas à des séquelles permanentes, ont été associées à l'anesthésie locorégionale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé. Bloc rachidien total Une rachianesthésie totale peut survenir si une dose péridurale trop élevée est accidentellement administrée en intrathécal. Toxicité systémique aiguë Les réactions systémiques toxiques impliquent principalement le système nerveux central (SNC) et le système cardiovasculaire (SCV). De telles réactions sont dues à une concentration sanguine élevée de l'anesthésique local qui peut être due à une injection (accidentelle) intravasculaire ou à un surdosage ou une absorption exceptionnellement rapide à partir de zones très vascularisées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les réactions du système nerveux central sont similaires pour tous les anesthésiques locaux, alors que les réactions cardiaques dépendent davantage de la substance active, à la fois qualitativement et quantitativement. Système nerveux central La toxicité sur le système nerveux central correspond à une réaction dose-dépendante, comportant des symptômes et des signes de gravité croissante. On observe initialement des symptômes tels que des troubles de la vue ou de l'audition, un engourdissement péribuccal, des vertiges, des sensations ébrieuses, des fourmillements et des paresthésies. Une dysarthrie, une rigidité musculaire et des secousses musculaires sont des signes plus graves et peuvent précéder le développement de convulsions généralisées. Ces signes ne doivent pas être interprétés à tort comme une pathologie neurologique sous-jacente. Peuvent y succéder une perte de conscience et des crises convulsives tonico-cloniques (Grand Mal), dont la durée peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes. Une hypoxie et une hypercapnie surviennent rapidement lors des convulsions du fait de l'activité musculaire accrue ainsi que des troubles respiratoires. Une apnée peut survenir dans les cas sévères. L'acidose respiratoire et métabolique augmente et aggrave les effets toxiques des anesthésiques locaux. La récupération suit la redistribution de la substance active à partir du système nerveux central, puis le métabolisme et l'excrétion consécutifs. La récupération peut être rapide, à moins que des quantités importantes de médicament n'aient été injectées. Toxicité cardiovasculaire La toxicité cardiovasculaire correspond à une situation plus grave. Une hypotension artérielle, une bradycardie, une arythmie et même un arrêt cardiaque peuvent être observés du fait de concentrations systémiques élevées d'anesthésiques locaux. Chez les volontaires, la perfusion intraveineuse de chlorhydrate de ropivacaïne a donné lieu à une dépression de la conduction et de la contractilité cardiaques. Les effets cardiovasculaires toxiques sont généralement précédés de signes de toxicité du système nerveux central, sauf si le patient est soumis à une anesthésie générale ou à une sédation majeure par des médicaments tels que des benzodiazépines ou des barbituriques. Population pédiatrique La fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez l'enfant sont supposés être les mêmes que chez l'adulte, sauf l'hypotension qui survient moins souvent chez l'enfant (<1 sur 10) et les vomissements qui surviennent plus souvent chez l'enfant (> 1/10). Chez les enfants, les signes précoces de toxicité liés à l'administration d'un anesthésique local peuvent être difficiles à détecter car ces patients ne sont parfois pas capables de les exprimer oralement. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes de surdosage L'injection intra-vasculaire accidentelle d'anesthésiques locaux peut donner lieu à des effets toxiques immédiats (quelques secondes à quelques minutes). En cas de surdosage, il se peut que le pic de concentration plasmatique ne soit pas atteint en une à deux heures en fonction du site d'injection et de ce fait, les signes de toxicité peuvent être retardés (voir rubrique Effets indésirables « Toxicité systémique aiguë », « Système nerveux central » et « Toxicité cardiovasculaire »). Traitement de surdosage S'il apparaît des signes de toxicité systémique aiguë, la perfusion de l'anesthésique local devra être arrêtée immédiatement et les symptômes neurologiques (convulsions, dépression) devront être rapidement pris en charge par la mise en place d'une ventilation assistée appropriée et l'administration d'anti-convulsivants. S'il se produit un arrêt circulatoire, une réanimation cardio-pulmonaire immédiate doit être instituée. Une oxygénation et une ventilation optimales, le maintien de l'hémodynamique et le traitement de l'acidose sont d'une importance vitale. En cas d'arrêt cardiaque une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès. S'il apparaît une dépression cardiovasculaire (hypotension artérielle, bradycardie), un traitement approprié doit être mis en place avec des solutés de remplissage, des vasopresseurs et/ou des agents décontractant musculaire. Les doses données aux enfants sont proportionnelles à leur âge et à leur poids.