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Timestamp: 2019-07-18 11:25:24+00:00
Document Index: 49695648

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SANDIMMUN 100 mg, Capsule molles
Composition : Ciclosporine
SANDIMMUN 25 mg, Capsule molles
SANDIMMUN 50 mg, Capsule molles
• Greffes d'organes et de tissus :
o prévention du rejet du greffon ;
o traitement du rejet, chez des patients initialement traités par d'autres protocoles immunosuppresseurs (pour éviter les risques associés à une immunodépression trop forte).
• Greffes de moelle osseuse :
o prévention du rejet après greffe ;
o traitement préventif ou curatif de la maladie du greffon contre l'hôte.
• Traitement de deuxième intention des syndromes néphrotiques corticodépendants et corticorésistants avec lésions glomérulaires minimes, ou hyalinoses segmentaires et focales primitives.
La ciclosporine peut être prescrite :
o pour induire et maintenir une rémission ;
o pour maintenir une rémission induite par les corticoïdes permettant le plus souvent la réduction ou la suppression de la corticothérapie.
• Formes étendues et sévères de psoriasis, en cas d'inefficacité, d'intolérance ou de contre-indications des traitements classiques (puvathérapie, rétinoïdes, méthotrexate).
• Formes sévères de dermatite atopique de l'adulte, en cas d'inefficacité, d'intolérance ou de contre-indications des traitements classiques (photothérapie et/ou photochimiothérapie).
• Formes actives et sévères de polyarthrite rhumatoïde en cas d'inefficacité, d'intolérance ou de contre-indications des traitements classiques, y compris le méthotrexate.
• Uvéites intermédiaires ou postérieures non infectieuses sévères, menaçant la vision, en cas d'échec de la corticothérapie.
• Traitement des aplasies médullaires acquises sévères ne pouvant bénéficier d'une greffe de moelle osseuse allogénique.
Posologie SANDIMMUN 25 mg Capsule Boîte de 50
La ciclosporine doit être administrée en deux prises par jour, voir tableau.
Un contrôle régulier de la créatininémie doit être systématiquement effectué, ainsi qu'un contrôle régulier de la pression artérielle (voir rubriques Contre-indications etMises en garde et précautions d'emploi) .
Lorsque l'adaptation posologique se fait en fonction des concentrations sanguines, il est recommandé de doser la ciclosporine dans le sang total. Si le plasma est utilisé, des conditions strictes de séparation plasma-hématies et de température (2 h ; 22°C) sont à respecter.
Chez l'enfant, la posologie n'est pas différente de celle de l'adulte.
L'expérience avec SANDIMMUM est limitée chez le sujet âgé.
Une surveillance de la fonction rénale est néanmoins recommandée.
Lors des essais cliniques dans la polyarthrite rhumatoïde, 17,5% des patients étaient âgés de 65 ans et plus.
Ces patients étaient plus amenés à développer une hypertension systolique sous traitement, et étaient plus sujets à avoir une créatininémie augmentée de ≥ 50% par rapport au taux initial après 3 à 4 mois de traitement.
Les données disponibles sont insuffisantes chez les patients âgés de 65 et plus. Par conséquent, rien n'indique que la posologie des patients âgés soit différente de celles des patients jeunes. D'une façon générale, il est prudent d'ajuster les doses chez les sujets âgés, en débutant habituellement par la plus faible dose de la fourchette thérapeutique, pour tenir compte de la fréquence de survenue plus élevée d'atteinte des fonctions hépatique, rénale ou cardiaque ainsi que des maladies concomitantes ou autres traitements associés.
TRAITEMENT ASSOCIE POSSIBLE
ADAPTATION POSOLOGIQUE (TRAITEMENT D'ENTRETIEN)
Greffes d'organes et de tissus, greffes de moelle osseuse
Doses initiales de 6 à 15 mg/kg/jour, avec décroissance progressive vers les doses d'entretien.
Ciclosporine seule, ou associée à des doses réduites de corticostéroïdes, éventuellement à de faibles doses d'azathioprine (voirMises en garde et précautions d'emploiPrécautions d'emploi)
Fonction du dosage régulier de ciclosporine dans le sang total et du rapport efficacité/tolérance.
comprises entre 2 et
6 mg/kg/jour
Lorsque l'efficacité de la
Ces doses seront ajustées
néphrotiques
5 mg/kg/jour
ciclosporine en monothérapie
individuellement en fonction de
2,5 mg/kg/jour en cas
est insuffisante, l'association
l'efficacité (protéinurie) et de la
dépendants et
d'insuffisance rénale pré-
ciclosporine-faible dose de
tolérance rénale
corticorésistants
corticostéroïdes est possible,
(créatininémie), à la recherche
et recommandée chez les
de la dose minimale efficace.
Dose maximale chez
patients cortico-résistants.
Arrêt en cas d'inefficacité après
l'adulte :
6 mg/kg/ jour
Psoriasis étendu et
Traitements locaux.
Fonction du rapport
2,5 mg/kg/jour
efficacité/tolérance, à la
recherche de la dose minimale
6 semaines à 5 mg/kg/jour.
sévère de l'adulte
efficacité/tolérance.
5 mg/kg/jour pour les formes
particulièrement sévères
Interruption en cas de non-
réponse après 2 mois à 5
2,5 à 5 mg/kg/jour
Association aux corticostéroïdes à
rhumatoïde active et
faibles doses et (ou) aux anti-
Uvéites non
Dose initiale poursuivie, en
infectieuses sévères
faibles doses.
tenant compte de la tolérance,
jusqu'à la rémission des
phénomènes inflammatoires et
l'amélioration de l'acuité
- Association possible aux
La posologie initiale sera
acquises sévères
stéroïdesdans les aplasies
ensuite adaptée pour maintenir
sévères (polynucléaires
des taux résiduels
neutrophiles compris entre 200 et
correspondant à 150 ng/ml de
500/mm3).
ciclosporine dans le sang total.
- Association aux stéroïdes et/ou
parfois au sérum
antilymphocytaire dans les
aplasies très sévères (<200/mm3).
Greffes d'organes et de tissus, greffes de moelle osseuse.
La ciclosporine, lorsqu'elle représente le premier traitement immunosuppresseur utilisé, doit être administrée préalablement à la greffe de moelle osseuse ou à la transplantation d'organe (4 à 12 h). Dans certains cas (greffe de moelle osseuse), un calcul de la dose efficace peut être rapidement obtenu par la détermination de la cinétique après administration d'une dose-test initiale, avant la greffe.
La valeur de la concentration minimale de ciclosporine, déterminée le matin, juste avant l'administration d'une nouvelle dose (To) doit se situer (les dosages étant effectués par une méthode déterminant spécifiquement la ciclosporine inchangée) dans une fourchette comprise entre 100 et 300 ng/ml dans le sang total. Cette fourchette varie en fonction du type de greffe et de la période de prescription.
Une dose initiale de 5 mg/kg/jour est justifiée lorsque la gravité du psoriasis rend nécessaire un effet rapide.
Une durée de traitement de 12 semaines peut être nécessaire pour atteindre une pleine efficacité.
• Aplasies médullaires acquises
Arrêter le traitement par la ciclosporine en l'absence de réponse hématologique, au moins partielle, après trois mois.
En cas de réponse hématologique à la fin du troisième mois, poursuivre le traitement à la même dose jusqu'au sixième mois, puis diminuer très progressivement la dose.
En cas de rechute, la ciclosporine sera prescrite à la dose qui aura induit la première rémission.
Les capsules peuvent être soit avalées intactes, soit mâchées (avec un grand verre d'eau).
Compte tenu d'interférences avec la pharmacocinétique de la ciclosporine, très variables d'un patient à l'autre, l'emploi de jus de pamplemousse est formellement déconseillé.
Contre-indication COMMUNE A TOUTES LES INDICATIONS :
• Hypersensibilité à la ciclosporine ou à l'un des excipients.
• Millepertuis, Stiripentol, Bosentan, Rosuvastatine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) .
En cas d'occlusion intestinale, en raison de la présence d'hydroxystéarate de macrogolglycérol.
Contre-indications specifiques
Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cassuivants :
• Infections mal contrôlées.
• Antécédents d'affections malignes ou affections malignes évolutives.
• Patients antérieurement traités par l'arsenic (liqueur de Fowler).
• Patients ayant présenté des kératoses pré-épithéliomateuses ou des carcinomes cutanés sous puvathérapie.
• Insuffisance rénale, hypertension artérielle non contrôlée, infections mal contrôlées, antécédents d'affections malignes ou affections malignes évolutives.
Dermatite atopique - Polyarthrite rhumatoïde
Uvéites - Aplasies médullaires
• Insuffisance rénale, hypertension artérielle non contrôlée.
Effets indésirables Sandimmun
• Insuffisance rénale qui peut être de 2 types :
o aiguë, réversible, dose-dépendante, pouvant simuler une crise de rejet chez le transplanté rénal,
o néphrotoxicité chronique avec fibrose interstitielle.
• Elévation transitoire de la bilirubinémie, des phosphatases alcalines et des gamma-GT.
• Hypomagnésémie.
• Elévation de l'uricémie et éventuellement crise de goutte.
• Elévation légère, réversible des lipides sanguins.
• Tremblements des extrémités.
• Paresthésies survenant en début de traitement et se manifestant par des sensations de brûlure des pieds et des mains.
• Hypertrichose.
• Œdème du visage et signes de rétention hydrosodée (notamment en cas de greffe de moelle osseuse).
• Hypertrophie gingivale (favorisée par une mauvaise hygiène bucco-dentaire et l'utilisation de certaines dihydropyridines).
• Troubles gastro-intestinaux (anorexie, nausées, vomissements, diarrhée).
Effets indésirables rares ou exceptionnels
• Algies polyarticulaires, manifestations bilatérales et symétriques évocatrices d'algodystrophie, crampes musculaires.
• Troubles neurologiques centraux, essentiellement crises convulsives, plus rarement encéphalopathie avec syndrome confusionnel, coma, ataxie, troubles visuels rares, rarement oedème papillaire, secondaire à une hypertension intracrânienne, exceptionnellement cécité corticale.
• Neuropathies périphériques, parésies.
• Troubles hématologiques: anémie, thrombocytopénie, plus rarement: syndrome hémolytique et urémique, d'origine microangiopathique (avec anémie et thrombocytopénie).
• Acné, alopécie.
• Hyperkaliémie.
• Hépatotoxicité avec ictère et cytolyse.
• Eruption cutanée.
Des syndromes lympho-prolifératifs et des tumeurs cutanées ont été rapportés, avec une fréquence et une distribution comparables à celles constatées avec d'autres immunosuppresseurs.
• Le traitement par la ciclosporine doit être prescrit avec prudence en cas d'hyperuricémie ou d'hyperkaliémie.
• Eviter les apports supplémentaires en potassium (y compris alimentaires) et les diurétiques d'épargne potassique.
• En raison de la présence d'un dérivé de l'huile de ricin, risque de sensibilisation, notamment chez l'enfant de moins de 3 ans.
• L'attention du prescripteur est attirée sur la différence de biodisponibilité entre les différentes formulations de ciclosporine et sur la confusion possible lorsque la prescription est faite sous le nom de principe actif.
• En cas de conversion du traitement SANDIMMUM vers une autre formulation de ciclosporine, il convient d'établir un suivi approprié de la ciclosporinémie, de la créatininémie et de la tension artérielle.
• Du fait du risque accru de survenue de cancer cutané, il est fortement déconseillé aux patients de s'exposer de façon prolongée au soleil sans protection, ou de traiter de façon concomitante un patient par ciclosporine et PUVA-thérapie, ou irradiation UVB.
• Précautions générales
o La créatininémie doit être dosée préalablement au traitement.
o Une élévation, généralement dose-dépendante et réversible, de la créatininémie et de l'urée sanguine est fréquemment observée lors du traitement : elle en représente la complication potentielle la plus sérieuse.
o Surveiller attentivement la fonction rénale durant le traitement.
o Surveiller attentivement la tension artérielle pendant toute la durée du traitement.
o On peut observer une augmentation de la bilirubinémie et des concentrations sanguines des enzymes hépatiques : surveiller attentivement ces paramètres.
o Tenir compte de la teneur en alcool, chez les personnes souffrant de maladie de foie, d'alcoolisme, d'épilepsie de même que chez les femmes enceintes ou qui allaitent et les enfants.
• Greffes d'organes et de tissus, greffes de moelle osseuse
Précaution d'emploi : Association à d'autres immunosuppresseurs.
Conduite à tenir : Utiliser des doses réduites d'autres immunosuppresseurs.
Effet de l'association : Majoration de l'immunosuppression avec risque d'infections et éventuellement de syndromes lymphoprolifératifs.
• Autres indications
Syndromes néphrotiques - Polyarthrite rhumatoïde Psoriasis - Uvéites - Aplasies médullaires acquises
o Le contrôle de la fonction rénale doit être effectué par dosage de la créatinine plasmatique toutes les 2 semaines, pendant les 3 premiers mois puis toutes les 4 semaines.
Conduite à tenir : En cas d'augmentation de plus de 30 % par rapport à la créatininémie basale, réduire la dose de 25 à 50 %. Si cette augmentation persiste malgré la réduction de la dose, interrompre le traitement.
o Surveillance orientée.
Conduite à tenir : En cas d'apparition d'un syndrome lymphoprolifératif, arrêter le traitement.
o Surveillance tensionnelle.
Conduite à tenir : En cas d'hypertension résistant au traitement antihypertenseur, interruption de SANDIMMUM.
• Précautions liées à une indication spécifique
o En cas d'insuffisance rénale sévère initiale.
Conduite à tenir : Commencer par 2,5 mg/kg/jour et contrôler la créatininémie plus souvent.
o Au-delà d'un an de traitement, il est recommandé d'effectuer une biopsie rénale, même si la créatininémie n'est pas modifiée.
o En cas de lésions cutanées non caractéristiques et/ou suspectes, effectuer une biopsie avant de commencer le traitement.
o Les associations avec les psoralènes et les rétinoïdes n'ont pas été étudiées.
o Les patients sous SANDIMMUM doivent éviter tout traitement concomitant par PUVAthérapie, ou par irradiation UVB. Chez les patients atteints de psoriasis sévères, traités par la ciclospo-rine, et ayant déjà reçu la PUVAthérapie, le risque de cancer cutané hors mélanome apparaît plus élevé.
o L'expérience de l'utilisation de SANDIMMUM dans cette indication est limitée chez l'enfant.
Précaution d'emploi : à éviter en cas d'infection active à Herpes simplex, jusqu'à disparition des signes cliniques.
Toutefois, la survenue d'une infection de ce type en cours de traitement ne nécessite pas son arrêt, à l'exception des formes sévères.
En cas d'association à un anti-inflammatoire non stéroïdien (ou d'augmentation de la dose de ce dernier), les dosages de la créatinine doivent être effectués de façon plus rapprochée.
Effet de l'association : addition des effets néphrotoxiques.
• Uvéites
Suivi sur le plan général en plus de la surveillance ophtalmologique.
Il appartient à l'ophtalmologiste de s'assurer que ce suivi sur le plan général est mis en place.
L'expérience de l'utilisation de SANDIMMUM dans cette indication est limitée chez l'enfant.
Précaution d'emploi : association aux globulines antilymphocytaires.
Effet de l'association : risque d'infections et d'éventuels lymphomes.
• en association avec le jus de pamplemousse, l'érythromycine, la nifédipine, les diurétiques épargneurs de potassium seuls ou associés, l'orlistat, les sels de potassium, le modafinil, l'amiodarone (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) .
Les médicaments concernés sont représentés notamment par les produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux tels que la pentamidine, le foscarnet, les "ciclovirs", la ciclosporine ou le tacrolimus.
Médicaments hyperkalémiants
+ Millepertuis administré par voie orale
Diminution des concentrations plasmatiques de ciclosporine, en raison de son effet inducteur enzymatique, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de l'effet, pouvant entraîner un risque de rejet.
En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis, mais contrôler les concentrations sanguines de ciclosporine avant puis après l'arrêt du millepertuis.
Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur (inhibition de son métabolisme hépatique).
Diminution importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et augmentation des concentrations sanguines de bosentan.
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse, ou de néphrotoxicité, par diminution du métabolisme de la rosuvastatine.
Augmentation de la biodisponibilité de l'immunosuppresseur.
+ Érythromycine
Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie (inhibition du métabolisme hépatique de la ciclosporine).
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt du macrolide.
Risque d'addition d'effets indésirables à type de gingivopathie.
+ Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés) (sauf en cas d'hypokaliémie)
+ Sels de potassium (sauf en cas d'hypokaliémie)
Diminution des concentrations sanguines de ciclosporine par diminution de son absorption intestinale, avec risque de perte de l'activité immunosuppressive. Prendre l'Orlistat à distance de la ciclosporine (au moins 3 heures). Contrôle renforcé des dosages sanguins de ciclosporine, notamment en début d'association et lors d'augmentation éventuelle de la posologie d'Orlistat.
Risque de diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de la ciclosporine.
Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine par diminution de son métabolisme, avec risque d'effets néphrotoxiques.
+ Antagonistes du calcium : décrit pour la nicardipine, le diltiazem, le vérapamil
Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine par inhibition de son métabolisme hépatique.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.
Augmentation des effets indésirables neuromusculaires de la colchicine. Surveillance clinique et biologique (dosage des CPK). Ne pas dépasser quelques jours de traitement par la colchicine.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt avec contrôle de la fonction rénale.
+ Inducteurs enzymatiques : anticonvulsivants (carbamazépine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, phosphénytoïne, primidone) ; efavirenz, névirapine, rifabutine, rifampicine.
Par extrapolation à partir de la rifampicine.
Diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de la ciclosporine (augmentation de son métabolisme hépatique).
Augmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur.
+ Antiprotéases : amprénavir, darunavir, fosamprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, atazanavir, lopinavir, tipranavir.
Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine (par inhibition de son métabolisme hépatique).
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt.
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'atorvastatine).
Utiliser des doses plus faibles d'hypercholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de la simvastatine).
Ne pas dépasser la dose de 10 mg de simvastatine. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.
+ Fluconazole, itraconazole, kétoconazole
Augmentation possible des concentrations sanguines de ciclosporine (inhibition de son métabolisme hépatique) et de la créatininémie.
+ Macrolides : décrits pour l'azithromycine, la clarithromycine, la josamycine, la midécamycine et la roxithromycine
Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie (inhibition du métabolisme hépatique de la ciclosporine).
+ Pristinamycine
Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie. Mécanisme invoqué : inhibition du métabolisme de la ciclosporine.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine et de méthotrexate, contrôle de la fonction rénale et adaptation des posologies pendant l'association et après son arrêt.
+ Clindamycine
Diminution des concentrations sanguines de ciclosporine avec risque de perte de l'activité immunosuppressive.
Contrôle renforcé des dosages sanguins de ciclosporine et augmentation éventuelle de sa posologie.
+ Analogues de la somatostatine (lanréotide, octréotide)
Avec la ciclosporine administrée par voie orale, diminution des concentrations plasmatiques de ciclosporine (diminution de son absorption intestinale).
Augmentation des doses de ciclosporine sous contrôle des concentrations plasmatiques et réduction de la posologie après l'arrêt du traitement par lanréotide ou octréotide.
+ Lercanidipine
Augmentation modérée des concentrations plasmatiques de ciclosporine et augmentation plus notable des concentrations de lercanidipine.
Décaler les prises des deux médicaments. Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, et adaptation, si nécessaire, de sa posologie pendant l'association et après son arrêt.
Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
+ Quinupristine-dalfopristine
Diminution des concentrations sanguines de ciclosporine.
Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant le traitement et après son arrêt.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par AINS.
+ Sulfinpyrazone : Diminution des concentrations sanguines de ciclosporine par augmentation de son métabolisme par la sulfinpyrazone. Contrôle des concentrations sanguines de ciclosporine et adaptation éventuelle de sa posologie pendant le traitement par sulfinpyrazone et après son arrêt.
+ Terbinafine : Diminution des concentrations sanguines de ciclosporine par augmentation de son métabolisme par la terbinafine. Contrôle des concentrations sanguines de ciclosporine et adaptation éventuelle de sa posologie pendant le traitement par terbinafine et après son arrêt.
Augmentation des concentrations sanguines de sirolimus par la ciclosporine. La néphrotoxicité de la ciclosporine est également augmentée lors de l'association. Il est recommandé d'administré le sirolimus 4 heures après la ciclosporine. Contrôle de la fonction rénale, pendant l'association et après son arrêt.
Augmentation des concentrations sanguines d'évérolimus par la ciclosporine. La néphrotoxicité de la ciclosporine est également augmentée lors de l'association. Dosage des concentrations sanguines d'évérolimus, éventuellement adaptation de la posologie et contrôle de la fonction rénale, pendant l'association et après son arrêt.
Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie. Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt de la chloroquine.
+ Fénofibrate
Risque d'augmentation de la néphrotoxicité de la ciclosporine. Surveillance clinique et biologique de la fonction rénale, pendant et après l'association
Augmentation de la créatininémie plus importante que sous immunosuppresseur seul avec majoration du risque néphrotoxique.
+ Amphotéricine B (voie IV)
Augmentation de la créatininémie plus importante que sous ciclosporine seule (synergie des effets néphrotoxiques des deux substances).
Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine (inhibition du métabolisme hépatique de la ciclosporine) avec risque d'effets néphrotoxiques.
Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des concentrations sanguines de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée.
+ Globulines antilymphocytaires
+ Méthylprednisolone (voie IV)
Augmentation possible des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie. Mécanisme invoqué : diminution de l'élimination hépatique de la ciclosporine.
+ Prednisolone (et par extrapolation, autres corticoïdes)
Augmentation des effets des corticoïdes : aspect cushingoïde, réduction de la tolérance aux glucides (diminution de la clairance des corticoïdes).
+ Triméthoprime (seul ou associé)
Triméthoprime par voie orale : augmentation de la créatininémie avec diminution possible des concentrations sanguines de ciclosporine.
Triméthoprime par voie IV : la diminution des concentrations sanguines de ciclosporine peut être très importante avec disparition possible du pouvoir immunosuppresseur.
En particulier, utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène mais des effets embryo et foetotoxiques (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
En l'absence d'effet tératogène chez l'animal un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet à ce jour les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique l'utilisation de la ciclosporine sur des effectifs limités n'a apparemment révélé aucun effet malformatif à ce jour.
Toutefois des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition au cours de la grossesse.
Ont été retrouvés, chez des enfants nés de patientes traitées par ciclosporine au long cours, une prématurité et un retard de croissance intra-utérin; toutefois la part respective du traitement et de la maladie n'est pas évaluée.
En conséquence l'utilisation de la ciclosporine ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.
En raison du passage dans le lait maternel, l'allaitement maternel est déconseillé en cas de traitement par la ciclosporine.
La solution buvable et les capsules de SANDIMMUN sont bioéquivalentes. La concentration sanguine maximale, obtenue entre 1 et 6 heures.
La ciclosporine est distribuée, pour une grande part, dans l'espace extravasculaire. Dans le sang, la répartition est la suivante: 33-47 % dans le plasma, 10-20 % dans les leucocytes et 41-58 % dans les hématies. Dans le plasma, 90 % environ de la ciclosporine sont liés aux protéines, principalement les lipoprotéines.
La ciclosporine est fortement métabolisée. Les voies principales de biotransformation relèvent de monohydroxylation, de dihydroxylation et de N-déméthylation oxydante.
L'élimination est essentiellement biliaire, avec seulement 6 % de la dose, après administration orale, excrétés dans l'urine; 0,1 % seulement est excrété dans l'urine sous forme de principe actif inchangé.
Après administration orale, l'élimination sanguine est biphasique avec une première phase alpha rapide (temps de demi-vie 1,2 heure), suivie d'une deuxième phase bêta plus longue (approximativement de 6 à 20 heures).