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Timestamp: 2016-10-27 20:59:59+00:00
Document Index: 80792275

Matched Legal Cases: ['art. 115', 'art. 22', 'art. 202', 'art. 202', 'art. 202', 'art. 203', 'art. 203', 'art. 201', 'art. 201', 'art. 147', 'art. 201', 'art. 201', 'art. 202', 'art. 203', 'art. 147', 'art. 147', 'art. 159', 'art. 147', 'art. 147', 'art. 147', 'art. 147', 'art. 147', 'art. 97', 'art. 97', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 122', 'ATF ', 'art. 122', 'art. 12', 'art. 12', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 112', 'art. 112', 'art. 111', 'ATF ', 'art. 112', 'art. 112', 'art. 112', 'art. 112', 'ATF ', 'art. 112', 'art. 111', 'ATF ', 'art. 112', 'art. 27', 'ATF ']

6B_1080/2013 (22.10.2014)
6B_1080/2013 � � Arr�t du 22 octobre 2014
Jacquemoud-Rossari, Denys, Oberholzer et R�edi.
repr�sent� par Me Magali Buser, avocate,
de Gen�ve,
Tentative d'assassinat; indemnit� pour d�tention injustifi�e,
Par jugement du 13 novembre 2012, le Tribunal criminel du canton de Gen�ve a condamn� F.________, pour entr�e et s�jour ill�gaux (art. 115 al. 1 let. a et b LEtr) et tentative de meurtre sur la personne de J.________ (art. 22 et 111 CP), � une peine privative de libert� de cinq ans, sous d�duction de 421 jours de d�tention avant jugement, son maintien en d�tention de s�ret� �tant ordonn�. Il a en outre r�voqu� les sursis octroy�s les 19 mars et 22 septembre 2010.
Statuant le 29 mai 2013 sur appel notamment du Minist�re public genevois, la Chambre p�nale d'appel et de r�vision de la Cour de justice genevoise a r�form� le jugement attaqu� en ce sens qu'elle a notamment reconnu F.________ coupable de tentative d'assassinat et l'a condamn� � une peine privative de libert� de six ans, sous d�duction de la d�tention avant jugement, son maintien en d�tention pour des motifs de s�ret� �tant ordonn�. Pour le surplus, elle a confirm� le jugement attaqu�.
�En r�sum�, cet arr�t repose sur les faits suivants:
B.a.�Le 7 ao�t 2011, peu avant 23h30, J.________ se trouvait dans la galerie marchande liant le boulevard du Pont-d'Arve et l'avenue Henri-Dunant, � la hauteur de l'entr�e de la salle de billard, avec plusieurs connaissances, dont L.________ et M.________.
B.b.�Entre 23h28 et 23h28 et 30s, sept personnes, venant de la plaine de Plainpalais, ont travers� rapidement l'avenue Henri-Dunant et se sont dirig�es vers l'entr�e de la galerie.
�Au m�me moment, F.________, portant un pull blanc, un short et un sac � dos noirs, et D.________, v�tu d'un pantalon et d'un t-shirt fonc�s, lequel comportait un num�ro au niveau de l'�paule, ont fait ensemble un passage dans la galerie marchande, par l'entr�e de l'avenue Henri-Dunant, et se sont arr�t�s � la hauteur des vitrines situ�es juste avant l'angle permettant d'acc�der � l'autre partie de la galerie d�bouchant sur le boulevard du Pont-d'Arve o� se trouvait J.________. D.________, se d�pla�ant sur le c�t� gauche du passage, a alors fait un geste en direction de F.________, et les deux hommes ont aussit�t fait demi-tour.
�Juste apr�s, C.________, v�tu d'un costume gris et d'une chemise blanche, a fait � son tour un aller-retour dans la galerie marchande, toujours c�t� de l'avenue Henri-Dunant, apr�s s'�tre arr�t� au m�me endroit que F.________ et D.________, et il �tait porteur d'un couteau de tr�s grande taille.
B.c.�Pendant ce temps, trois hommes, � savoir F.________, E.________ et H.________, dont les deux premiers �taient en possession d'un couteau ou, � tout le moins, d'un objet pointu, se sont dissimul�s � l'angle du b�timent, c�t� du boulevard du Pont-d'Arve, avant de s'engouffrer pr�cipitamment dans la galerie. Ils ont poursuivi J.________, dans la galerie, lequel est parti en courant � vive allure en direction de la sortie, c�t� de l'avenue Henri-Dunant, pour leur �chapper. Il s'est alors trouv� face � un groupe d'agresseurs, qui lui ont ass�n� des coups de poing et de pied et l'ont frapp� avec de grands couteaux. Il a r�ussi � s'enfuir, mais ses agresseurs l'ont poursuivi en direction de l'avenue du Mail.
B.d.�La victime a �t� d�couverte � environ 250 m�tres du lieu de l'agression, �tendue sur le sol et gisant dans son sang, par une patrouille de nuit de la police, � la suite d'une " alerte agression " donn�e par le t�moin N.________.
B.e.�La cour cantonale a consid�r� comme �tabli, en fait, que C.________, B.________, D.________, A.________, G.________, E.________, F.________ et H.________ avaient particip� � l'agression de J.________, suivant un plan pr��tabli. Apr�s avoir v�rifi� que J.________ �tait sur les lieux, les int�ress�s se sont scind�s en deux �quipes. Trois d'entre eux ont p�n�tr� dans la galerie du c�t� du boulevard du Pont-d'Arve pour faire fuir la victime dans le sens oppos� et la rabattre vers la sortie se trouvant sur l'avenue Henri-Dunant. L�, les autres membres de l'�quipe l'attendaient, embusqu�s et arm�s de sabres et de couteaux de cuisine, afin de la frapper. Pour ces faits, la cour cantonale les a condamn�s pour coactivit� de tentative d'assassinat par dol �ventuel.
Contre l'arr�t cantonal, F.________ d�pose un recours en mati�re p�nale devant le Tribunal f�d�ral. Il conclut, principalement, � la r�forme de l'arr�t attaqu� en ce sens qu'il est acquitt� de la tentative d'assassinat � l'encontre de J.________ et qu'il lui est allou� une indemnit� pour d�tention injustifi�e. Subsidiairement, il conclut � ce que le Tribunal f�d�ral dise que les d�clarations de J.________ ne sont pas exploitables � son encontre, qu'il soit reconnu coupable de l�sions corporelles graves ou de tentative de meurtre et qu'une indemnit� pour d�tention injustifi�e lui soit allou�e. En outre, il sollicite l'assistance judiciaire.
�Les autres agresseurs, � savoir C.________, B.________, D.________, A.________, E.________, G.________, ont �galement recouru contre l'arr�t cantonal.
�Invit�s � se d�terminer, la cour cantonale y a renonc�, alors que le Minist�re public genevois a d�pos� des observations, qui ont �t� transmises au recourant.
Le recourant soutient que son avocate n'a pas pu participer � l'audition du 24 septembre 2011 de J.________ devant la police, car elle a �t� contact�e le vendredi 23 septembre 2011 en d�but de soir�e, alors que l'audience �tait appoint�e au lendemain � 9h00. De la sorte, l'art. 202 CPP aurait �t� viol�.
1.1.1.�L'art. 202 al. 1 let. a CPP pr�voit que le mandat de comparution est notifi�, dans la proc�dure pr�liminaire, au moins trois jours avant la date de l'acte de proc�dure. Lorsqu'elle fixe les dates de comparution aux actes de proc�dure, l'autorit� tient compte de mani�re appropri�e des disponibilit�s des personnes cit�es (art. 202 al. 3 CPP). Un mandat de comparution peut �tre d�cern� sous une autre forme que celle prescrite et dans un d�lai plus court en cas d'urgence ou lorsque la personne cit�e a donn� son accord (art. 203 al. 1 CPP). Quiconque est pr�sent � l'endroit o� a lieu l'acte de proc�dure ou se trouve en d�tention peut �tre entendu imm�diatement et sans mandat de comparution (art. 203 al. 3 CPP).
1.1.2.�Seuls le pr�venu, les t�moins, les personnes appel�es � donner des renseignements et les experts peuvent �tre formellement cit�s � compara�tre au sens de l'art. 201 CPP ( ULRICH WEDER, in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung (StPO), 2010, n� 31 ad art. 201 CPP). Un mandat de comparution ne peut pas �tre d�cern� au d�fenseur du pr�venu dans le but d'assurer sa pr�sence � l'audience ou lors de l'administration de preuves sur la base de l'art. 147 CPP ( NIKLAUS SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2
�me��d., 2013, n� 2 ad art. 201 CPP; MOREILLON/ PAREIN-REYMOND, Petit commentaire du Code de proc�dure p�nale, 2013, n� 12 ad art. 201 CPP). Les personnes qui sont�
autoris�es�� assister � un acte de proc�dure dans l'exercice de leurs droits proc�duraux (par exemple le d�fenseur lors de l'audition d'un t�moin) sont averties de l'ex�cution de l'acte de proc�dure en question d'une autre fa�on, par exemple par t�l�phone (Message du 21 d�cembre 2005 relatif � l'unification du droit de la proc�dure p�nale, in FF 2006 1198).
1.1.3.�Le droit de participer � l'administration des preuves suppose le droit d'�tre inform� en temps utile sur le lieu, la date, l'heure et la nature de l'acte d'instruction qui sera entrepris, afin de garantir le caract�re effectif du droit au d�bat contradictoire ( JEANNERET/KUHN, Pr�cis de proc�dure p�nale, 2013, n� 4055). Lorsque l'autorit� p�nale a connaissance de ce que le pr�venu est assist� par un conseil juridique et que ce dernier est autoris� � l'accompagner � l'acte de proc�dure couvert par le mandat de comparution, elle cherchera, dans la mesure du possible, � prendre contact avec son conseil aux fins de sonder ses propres disponibilit�s ( GREGOR T. CHATTON, in Commentaire romand, Code de proc�dure p�nale suisse, n� 15 ad art. 202 CPP). Il est toutefois admis que le mandat de comparution (notamment pour le pr�venu) et l'avis d'audience (pour l'avocat) puissent �tre d�livr�s dans de brefs d�lais, en cas d'urgence (art. 203 al. 1 CPP).
1.2.1.�Par arr�t du 15 d�cembre 2011, la Chambre p�nale de recours de la Cour de justice genevoise a confirm� la d�cision du Minist�re public genevois, selon laquelle les d�clarations de J.________, recueillies par la police le 24 septembre 2011, �taient exploitables � son encontre. Le recourant a recouru contre cet arr�t devant le Tribunal f�d�ral, qui a d�clar� son recours irrecevable faute de pr�judice irr�parable (arr�t 1B_61/2012 du 9 f�vrier 2012). Dans l'arr�t attaqu�, la cour cantonale a confirm� l'arr�t de la Chambre des recours, se bornant � renvoyer aux motifs expos�s dans celui-ci (arr�t attaqu� p. 65).
1.2.2.�Il est vrai que le d�lai dans lequel a �t� avertie l'avocate du recourant �tait court (environ 15 heures). Il convient toutefois d'examiner si la police, agissant sur la d�l�gation du Minist�re public, ne se trouvait pas dans un cas d'urgence. Selon les constatations cantonales, J.________ �tait sous le coup d'un mandat d'arrestation d�cern� par le Minist�re public dans le cadre d'une autre proc�dure et sa d�tention ne pouvait �tre ordonn�e qu'ensuite d'une requ�te en ce sens d�pos�e par devant le Tribunal des mesures de contraintes dans les 48 heures. Le Minist�re public pouvait, certes, escompter �tre suivi dans sa demande de mise en d�tention provisoire, compte tenu des infractions reproch�es � J.________ dans la proc�dure engag�e contre lui et son absence de domicile priv� ou professionnel connu. Il ne pouvait toutefois en aucun cas pr�juger de la d�cision du Tribunal des mesures de contraintes. Dans ces circonstances, il paraissait opportun et raisonnable de proc�der � l'audition de J.________, non seulement sur les faits ayant conduit � son interpellation, mais aussi sur l'agression dont il avait �t� victime le 7 ao�t 2011, et ce, dans un bref d�lai. Le grief soulev� doit donc �tre rejet�.
Le recourant se plaint �galement de la violation de l'art. 147 CPP. Il fait valoir que l'exercice du droit du pr�venu d'assister, par l'interm�diaire de son d�fenseur, � l'audition de J.________ fix�e au samedi matin, � 9h, le 24 septembre 2011 a �t� rendu impossible en raison du fait que son d�fenseur n'a �t� inform� de la tenue de cette audience seulement la veille � 19h et a donc �t� concr�tement emp�ch� de s'organiser pour y assister.
2.1.�Selon l'art. 147 al. 1 CPP, les parties ont le droit d'assister � l'administration des preuves par le Minist�re public et les tribunaux et de poser des questions aux comparants. La pr�sence des d�fenseurs lors des interrogatoires de police est r�gie par l'art. 159 CPP. Celui qui fait valoir son droit de participer � la proc�dure ne peut exiger que l'administration des preuves soit ajourn�e (art. 147 al. 2 CPP). Une partie ou son conseil juridique peuvent demander que l'administration des preuves soit r�p�t�e lorsque, pour des motifs imp�rieux, le conseil juridique ou la partie non repr�sent�e n'a pas pu y prendre part. Il peut �tre renonc� � cette r�p�tition lorsqu'elle entra�nerait des frais et d�marches disproportionn�s et que le droit des parties d'�tre entendues, en particulier celui de poser des questions aux comparants, peut �tre satisfait d'une autre mani�re (art. 147 al. 3 CPP). Les preuves administr�es en violation du pr�sent article ne sont pas exploitables � la charge de la partie qui n'�tait pas pr�sente (art. 147 al. 4 CPP).
2.2.�Comme le prescrit l'art. 147 al. 2 CPP, celui qui fait valoir son droit de participer � la proc�dure ne peut pas exiger l'ajournement de l'administration des preuves. Cette disposition permet d'administrer des preuves en cas d'urgence, m�me si les parties ne peuvent se lib�rer � br�ve �ch�ance. Lorsque, pour des motifs imp�rieux, le conseil juridique ou la partie non repr�sent�e n'ont pas pu y prendre part, ils peuvent demander que l'administration des preuves soit r�p�t�e. Les parties autoris�es � prendre part � des s�ances, par exemple pour assister � l'audition d'un t�moin, doivent �tre averties aussi vite que possible de la date de l'audience, mais n'ont pas pour autant un droit � la faire d�placer � leur convenance si le terme fix� ne leur convient pas ( JO PITTELOUD, Code de proc�dure p�nale suisse, 2012, n� 366, p. 238).
�La partie ou son conseil juridique peut renoncer � participer � l'administration d'une preuve. La preuve qui n'a pas �t� administr�e en pr�sence de la partie ou de son conseil juridique pourra �tre utilis�e � son encontre lorsqu'aucune requ�te tendant � une confrontation n'a �t� d�pos�e en temps utile ( OLIVIER THORMANN, in Commentaire romand, Code de proc�dure p�nale suisse, n��
s�14/15 ad art. 147 CPP). Le pr�venu doit requ�rir la confrontation et son silence � cet �gard jusqu'au terme des d�bats de premi�re instance permet d'en inf�rer qu'il y a renonc� ( JEANNERET/KUHN, op. cit., n� 4055).
2.3.�En l'esp�ce, l'avocate du recourant a �t� inform�e de la tenue de l'audience le vendredi soir, � 19h, alors qu'elle se trouvait en gare de Neuch�tel. Neuch�tel ne se trouve qu'� une heure et demie de Gen�ve, de sorte qu'il lui �tait parfaitement loisible de revenir sur Gen�ve, le soir m�me, voire le lendemain matin � la premi�re heure et, partant, d'assister son client � l'audience du 24 septembre 2011. Au surplus, l'avocate disposait d'un temps suffisant pour se faire ponctuellement remplacer et, � cette fin, prendre langue avec un coll�gue de son �tude ou d'une autre, voire de faire appel, � titre confraternel, � un avocat de permanence. Il faut ainsi admettre que l'avocate a renonc�, par convenance personnelle, � participer � cette premi�re audience de confrontation. Or, une audition est exploitable lorsque la partie ou son conseil a renonc� au droit de participer � la confrontation.
Le recourant s'en prend � l'�tat de fait, qui, selon lui, a �t� �tabli de mani�re manifestement inexacte.
3.1.1.�Le Tribunal f�d�ral est un juge du droit. Il ne peut revoir les faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente que si ceux-ci l'ont �t� de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire arbitraire, et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).
Pour qu'il y ait arbitraire, il ne suffit pas que la d�cision attaqu�e apparaisse discutable ou m�me critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation, mais aussi dans son r�sultat (voir par ex.: ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5; 136 III 552 consid. 4.2 p. 560; 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arr�ts cit�s).
�En mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorit� cantonale ne prend pas en compte, sans aucune raison s�rieuse, un �l�ment de preuve propre � modifier la d�cision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa port�e, ou encore lorsque, en se fondant sur les �l�ments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Lorsque l'autorit� cantonale a forg� sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'�l�ments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou m�me chacun d'eux pris isol�ment soit � lui seul insuffisant. L'appr�ciation des preuves doit �tre examin�e dans son ensemble. Il n'y a pas d'arbitraire si l'�tat de fait retenu pouvait �tre d�duit de mani�re soutenable du rapprochement de divers �l�ments ou indices. De m�me, il n'y a pas d'arbitraire du seul fait qu'un ou plusieurs arguments corroboratifs sont fragiles, si la solution retenue peut �tre justifi�e de fa�on soutenable par un ou plusieurs arguments de nature � emporter la conviction (6B_827/2007 du 11 mars 2008 consid. 5.1; arr�t 6B_230/2008 du 13 mai 2008 consid. 2.3).
�Dans le cadre du principe de la libre appr�ciation des preuves, rien ne s'oppose � ne retenir qu'une partie des d�clarations d'un t�moin globalement cr�dible ( ATF 120 Ia 31consid. 3, sp�c. p. 39; arr�t 6B_637/2012 du 21 janvier 2013 consid. 5.4). Les d�clarations successives d'un m�me t�moin ne doivent pas n�cessairement �tre �cart�es du seul fait qu'elles sont contradictoires; il appartient au juge de retenir, sans arbitraire, la version qui lui para�t la plus convaincante et de motiver les raisons de son choix (arr�t 6B_429/2008 du 7 novembre 2008, consid. 4.2.3).
3.1.2.�Le grief d'arbitraire doit �tre invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit exposer, de mani�re d�taill�e et pi�ces � l'appui, que les faits retenus l'ont �t� d'une mani�re absolument inadmissible, et non seulement discutable ou critiquable. Il ne saurait se borner � plaider � nouveau sa cause, contester les faits retenus ou rediscuter la mani�re dont ils ont �t� �tablis comme s'il s'adressait � une juridiction d'appel (ATF 133 IV 286). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445; 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 5; 137 II 353 consid. 5.1 p. 356 ; 133 III 393 consid. 6 p. 397).
3.2.�Il a �t� admis que le recourant avait particip� � l'attaque planifi�e et organis�e � l'encontre de J.________. Il faisait partie des poursuivants. Apr�s son passage dans la galerie marchande du c�t� de l'avenue Henri-Dunant, F.________ a d�lib�r�ment rejoint le groupe des assaillants se trouvant du c�t� du boulevard du Pont-d'Arve pour poursuivre J.________ et lui donner des coups lorsque celui-ci a �t� rattrap�. Son implication r�sultait tant des faits constat�s par le t�moin Q.________, qui a d�crit pr�cis�ment son habillement, que de la vid�osurveillance o� il �tait clairement identifiable (cf. jugement de premi�re instance p. 54).
�Pour la cour cantonale, au vu des images de la vid�osurveillance, il ne fait aucun doute que F.________, E.________ et H.________ �taient bien en train de poursuivre J.________ et que les deux premiers �taient en possession d'un couteau ou, � tout le moins, d'un objet pointu, m�me d'assez grande taille s'agissant de celui tenu par E.________, celui de F.________ �tant davantage visible sur les photographies prises dans l'angle entre les deux parties de la galerie. (...). Le t�moin Q.________ a vu les trois hommes, tous porteur d'un couteau, dont deux de taille moyenne et un de grande taille, � l'entr�e du passage situ� sur le boulevard du Pont-d'Arve, regarder discr�tement et � plusieurs reprises � l'int�rieur de celui-ci avant de s'y engouffrer pr�cipitamment.
3.3.�La cour de c�ans n'examinera les critiques du recourant portant sur l'�tablissement des faits que si celles-ci sont en lien avec un grief d'arbitraire r�pondant aux exigences de motivation pos�es � l'art. 106 al. 2 LTF.
3.3.1.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'�tre tomb�e dans l'arbitraire en donnant du cr�dit aux d�clarations de J.________, qui l'accuse de l'avoir agress� avec un couteau.
La cour cantonale n'a pas m�connu les diff�rentes versions donn�es par la victime. Apr�s l'analyse de celles-ci, elle a retenu comme cr�dibles les d�clarations que J.________ avait faites � la police lors de son arrestation le 24 septembre 2011, en motivant les raisons de son choix. Certains pr�venus ont soutenu que la victime les avait d�nonc�s par vengeance, croyant que ceux-ci �taient � l'origine de son arrestation. La cour cantonale n'a pas m�connu cette hypoth�se, puisqu'elle a repris les explications donn�es le 5 d�cembre 2011 par la victime pour justifier sa r�tractation. Elle ne l'a toutefois pas retenue, estimant que la victime avait �mis des r�ticences � porter plainte lors de ses premi�res auditions et qu'elle s'�tait ensuite r�tract�e lors des confrontations avec les copr�venus par la crainte de subir des repr�sailles. A cet �gard, elle a relev� que J.________ s'�tait r�tract� s'agissant de C.________, alors que celui-ci avait admis avoir particip� � l'agression, ce qui montrait bien que ses r�tractations �taient dict�es par la peur. Elle n'a enfin pas m�connu les erreurs dans le t�moignage de J.________, qu'elle a expliqu�es par la rapidit� de l'action et la confusion cr��e par l'agression. En retenant la version du 24 septembre 2011, qui mettait en cause le recourant, la cour cantonale n'a donc pas commis d'arbitraire.
3.3.2.�Le recourant fait grief � la cour cantonale d'avoir vers� dans l'arbitraire, en retenant la version donn�e par C.________, selon laquelle il a particip� � l'agression de J.________.
�La cour cantonale a repris et analys� les d�clarations de C.________. Elle a insist� sur le fait qu'il a progressivement cherch� � dire la v�rit�, sans y parvenir pleinement en raison des pressions exerc�es � son encontre par certains de ses copr�venus, et que, lors des d�bats de premi�re instance et d'appel, il a admis sa participation. S'agissant du recourant, les d�clarations de C.________ sont corrobor�es par les images de la vid�osurveilleance, par les d�clarations de la victime et celles du t�moin Q.________ qui a formellement identifi� le recourant comme faisant partie des trois individus qui se dissimulaient � l'entr�e de la galerie du c�t� du Pont-d'Arve. En donnant du cr�dit aux d�clarations de C.________, la cour cantonale n'est donc pas tomb�e dans l'arbitraire.
3.3.3.�Le recourant soutient qu'il est arbitraire d'avoir �cart� le t�moignage de N.________, lorsque le t�moin d�clare que les poursuivants n'avaient pas de couteau et n'�taient qu'au nombre de cinq.
�La cour cantonale n'a pas m�connu ces aspects de la d�claration du t�moin. Ainsi, elle a d�clar� que le t�moin avait sous-estim� le nombre de personnes ayant particip� � l'agression et n'avait pas vu toutes les armes que celles-ci d�tenaient, sans doute en raison de l'extr�me rapidit� du d�roulement de toute l'action et du fait que son attention avait �t� focalis�e sur les deux armes les plus impressionnantes (arr�t attaqu� p. 75). En outre, comme on le verra ci-dessous, le point de savoir si le recourant �tait ou non porteur d'un couteau est sans influence sur l'issue du litige.
3.3.4.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir �cart� les d�clarations faites par B.________, lorsque celui-ci d�clare que le recourant ne portait pas de couteau, voire qu'il n'�tait pas certain que le recourant fasse partie des poursuivants.
�La cour cantonale a consid�r� les explications fournies par B.________ comme �tant, pour l'essentiel, fiables, m�me si celui-ci a manifestement minimis� sa propre implication dans l'agression, ainsi que, au fil des auditions, celle de la plupart de ses copr�venus. C'est ainsi qu'il a pr�cis� avoir aper�u J.________ d�boucher du passage en courant, en �tant poursuivi par E.________, F.________ et H.________, aussi munis de couteaux (arr�t attaqu� p. 77). Elle a consid�r� que les d�clarations ult�rieures de B.________ n'�taient pas cr�dibles lorsqu'il pr�tendait ne plus se souvenir si les protagonistes pr�cit�s d�tenaient un couteau, ni s'ils poursuivaient la victime, pr�tendant m�me n'avoir jamais dit qu'ils couraient derri�re elle ou alors avoir �t� mal compris (arr�t attaqu� p. 77, 2
�me�paragraphe). De la sorte, elle a suffisamment expliqu� les raisons qui l'ont amen�e � �carter les d�clarations ult�rieures de B.________. En outre, cette appr�ciation est compatible avec les autres �l�ments du dossier, puisqu'il ressort notamment des images de la vid�osurveillance, des d�clarations du t�moin Q.________ et de celles de la victime que le recourant a particip� � l'agression.
3.3.5.�Le recourant fait grief � la cour cantonale d'avoir retenu � charge une source confidentielle.
�La cour cantonale a certes fait r�f�rence � une source confidentielle � la page 18 de son arr�t. Elle ne se fonde toutefois pas sur cet �l�ment pour justifier la culpabilit� du recourant.
3.3.6.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir vers� dans l'arbitraire en retenant que D.________ avait fait un geste explicite en direction du recourant signifiant " c'est en ordre ".
�Cet �l�ment n'est pas d�terminant. La pr�sence sur place du recourant, juste avant l'agression, est �tablie par les images de la vid�osurveillance o� il est reconnaissable et les d�clarations du t�moin Q.________. En outre, la victime et C.________ l'ont mis en cause comme �tant l'un des agresseurs.
3.3.7.�Le recourant soutient que la cour cantonale a vers� dans l'arbitraire en retenant qu'il �tait porteur d'un couteau.
�La question de savoir si le recourant �tait porteur ou non d'un couteau n'est pas d�terminante. En effet, il ressort des constatations cantonales que le recourant, agissant de concert avec ses copr�venus, a accept� pleinement et sans r�serve que certains de ceux-ci, arm�s de couteaux, frappent la victime. Dans un tel cas, il faut admettre la tentative d'assassinat par dol �ventuel, ind�pendamment du fait que l'int�ress� est ou non porteur d'un couteau et a ou non frapp� la victime (cf. dans ce sens ATF 135 IV 152 consid. 2.3; cf. aussi arr�t attaqu� p. 81). Les griefs li�s � cette question sont donc sans influence sur l'issue du litige.
3.3.8.�Le recourant se plaint que la cour cantonale a admis de mani�re arbitraire sa volont� de poursuivre J.________ sur la seule base des images issues de la vid�osurveillance.
�Il n'est pas arbitraire de soutenir que quelqu'un qui court apr�s une autre a la volont� de poursuivre cette derni�re.
3.4.�En conclusion, la cour cantonale n'a pas vers� dans l'arbitraire, en retenant la participation du recourant � l'agression de J.________. En effet, il est reconnaissable sur les images de la vid�osurveillance et le t�moin Q.________ l'a identifi� comme faisant partie des trois individus qui se dissimulaient � l'entr�e de la galerie du c�t� du Pont-d'Arve. En outre, il a �t� mis en cause par la victime et C.________. Quant � la question de savoir s'il �tait ou non porteur d'une arme, elle peut rester ind�cise.
Le recourant conteste sa condamnation pour tentative d'assassinat par dol �ventuel sur la personne de J.________. Selon lui, il aurait d� �tre condamn� pour l�sions corporelles graves (art. 122 CP).
4.1.�En l'esp�ce, le comportement du recourant et de ses comparses n'a pas caus� la mort de la victime, de sorte qu'il faut examiner si, sur le plan subjectif, ils voulaient ou acceptaient celle-ci ou si leur intention se limitait � causer des l�sions corporelles graves. Dans le premier cas, il faut retenir une tentative de meurtre ou d'assassinat, qui absorbe les l�sions corporelles simples ou graves (cf. ATF 137 IV 113 consid. 1.4 et 1.5), alors que, dans le second cas, seules les l�sions corporelles doivent �tre admises (art. 122 s. CP).
4.2.�Selon l'art. 12 al. 2 CP, agit intentionnellement quiconque commet un crime ou un d�lit avec conscience et volont�. L'auteur agit par dol �ventuel lorsqu'il envisage le r�sultat illicite, mais agit n�anmoins, m�me s'il ne le souhaite pas, parce qu'il s'en accommode pour le cas o� il se produirait (art. 12 al. 2, 2
�me�phrase CP; ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Savoir si l'auteur s'accommode de la concr�tisation du risque d�pend des circonstances. Doivent �tre pris en compte le degr� de probabilit� de la r�alisation du risque, la gravit� de la violation du devoir de diligence, les mobiles de l'auteur, ainsi que sa fa�on d'agir. Plus le risque que le danger se r�alise est grand et plus la violation du devoir de diligence est grave, plus il se justifiera de retenir que l'auteur s'est accommod� de la survenance du r�sultat. Il n'est cependant pas n�cessaire que le risque de voir le danger se concr�tiser soit particuli�rement �lev� pour admettre le dol �ventuel (ATF 134 IV 26 consid. 3.2.2 p. 28 s.; 133 IV 9 consid. 4.1 p. 16 s.).
�D�terminer ce qu'une personne a su, envisag�, voulu ou accept� rel�ve des constatations de faits, qui lient la Cour de droit p�nal, � moins que ceux-ci n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Toutefois, lorsque l'autorit� cantonale a d�duit l'�l�ment subjectif du dol �ventuel sur la base d'�l�ments ext�rieurs, faute d'aveux de l'auteur, les questions de fait et de droit interf�rent sur certains points, de sorte que le Tribunal f�d�ral peut revoir, dans une certaine mesure, si ces �l�ments ext�rieurs ont �t� correctement appr�ci�s au regard de la notion juridique du dol �ventuel (cf. ATF 125 IV 242 consid. 3c p. 252; 121 IV 249 consid. 3a/aa p. 253).
4.3.�Contrairement � ce que soutient le recourant, il ne faut pas se fonder sur les blessures effectivement subies par la victime, mais sur la dangerosit� du comportement des pr�venus pour �valuer la probabilit� de la r�alisation du risque de mort. En l'esp�ce, les pr�venus, agissant en nombre et de concert, ont tendu un guet-apens � J.________ et, apr�s avoir encercl� la victime, ils lui ont port� des coups avec des armes blanches, parfois de tr�s grande taille, sur le haut du corps et sur la t�te. Or, celui qui tape sur la t�te d'un tiers avec un couteau de grande taille doit s'attendre � porter � ce dernier une blessure mortelle. Les experts ont ainsi soulign� que si les coups avaient �t� port�s plus haut sur le cr�ne de la victime et plus fort ou encore avec la m�me force mais au niveau des tempes, cela aurait pu entra�ner des cons�quences plus graves (arr�t attaqu�, p. 73). Le risque de blessure mortelle �tait encore augment� par le nombre des agresseurs et la confusion qui pouvait s'ensuivre. Ainsi, compte tenu du nombre des agresseurs, de la nature des armes utilis�es et du fait que les coups ont �t� port�s sur le haut du corps, y compris la t�te, le recourant devait se repr�senter une issue mortelle comme possible et ne pouvait que l'accepter. L'intention homicide sous la forme du dol �ventuel est ainsi r�alis�e, sans qu'il soit n�cessaire d'examiner si le recourant et ses copr�venus ont voulu tuer J.________, hypoth�se qui rel�verait du dol simple, voire du dessein (cf. arr�t attaqu�, p. 82). En conclusion, il n'y a pas lieu de retenir que l'intention a uniquement port� sur des l�sions corporelles.
�Selon l'art. 112 CP, si le d�linquant a tu� avec une absence particuli�re de scrupules, notamment si son mobile, son but ou sa fa�on d'agir est particuli�rement odieux, il sera puni d'une peine privative de libert� � vie ou d'une peine privative de libert� de dix ans au moins.
5.1.1.�L'assassinat (art. 112 CP) est une forme qualifi�e d'homicide intentionnel qui se distingue du meurtre ordinaire (art. 111 CP) par le fait que l'auteur a tu� avec une absence particuli�re de scrupules. Cela suppose une faute sp�cialement lourde et d�duite exclusivement de la commission de l'acte; les ant�c�dents ou le comportement que l'auteur adopte imm�diatement apr�s les faits n'entrent en ligne de compte que dans la mesure o� ils y sont �troitement li�s, et permettent de caract�riser la personnalit� de l'auteur (ATF 127 IV 10 consid. 1a p. 14).
�Pour caract�riser la faute de l'assassin, l'art. 112 CP �voque le cas o� les mobiles, le but ou la fa�on d'agir de l'auteur sont particuli�rement odieux, mais cet �nonc� n'est pas exhaustif. Le�
mobile�de l'auteur est particuli�rement odieux parce qu'il est sp�cialement r�pr�hensible, par exemple lorsque l'auteur tue pour obtenir une r�mun�ration ou voler sa victime; le mobile est aussi particuli�rement odieux lorsqu'il appara�t futile, l'auteur tuant pour se venger, sans motif s�rieux, ou encore pour une broutille ( BERNARD CORBOZ, Les infractions en droit suisse, volume I, 3
o�8 ad art. 112 CP). Le�
but�- qui se recoupe en grande partie avec le mobile - est particuli�rement odieux lorsque l'auteur agit pour �liminer un t�moin g�nant ou une personne qui l'entrave dans la commission d'une infraction ( CORBOZ, op. cit., n��
s�9 ss ad art. 112 CP). Quant � la�
fa�on d'agir, elle est particuli�rement odieuse lorsqu'elle est barbare ou atroce ou lorsque l'auteur a exploit� avec perfidie la confiance de la victime ( CORBOZ, op. cit., n��
s�13 ss ad art. 112 CP).
L'�num�ration du texte l�gal n'est pas exhaustive; l'absence particuli�re de scrupules peut �tre admise lorsque d'autres �l�ments conf�rent � l'acte une gravit� sp�cifique (ATF 117 IV 369 consid. 19b p. 393). C'est ainsi que la r�flexion et la planification de l'acte peuvent constituer des �l�ments susceptibles de conduire � retenir une absence particuli�re de scrupules ( G�NTER STRATENWERTH/GUIDO JENNY/ FELIX BOMMER, Schweizerisches Strafrecht, Besonderer Teil I, 7
�me��d., Berne 2010, n� 25 ad � 1). Par la froideur dans l'ex�cution et la ma�trise de soi, l'auteur manifestera �galement le plus complet m�pris de la vie d'autrui ( STRATENWERTH/JENNY/BOMMER, ibidem; MICHEL DUPUIS ET AL., Petit commentaire du Code p�nal, 2
�me��d., 2012, n� 25 ad art. 112 CP).
�Pour d�terminer si l'on se trouve en pr�sence d'un assassinat, il faut proc�der � une appr�ciation d'ensemble des circonstances externes (comportement, mani�re d'agir de l'auteur) et internes de l'acte (mobile, but, etc.). Il y a assassinat lorsqu'il r�sulte de l'ensemble de ces circonstances que l'auteur a fait preuve du m�pris le plus complet pour la vie d'autrui. Alors que le meurtrier agit pour des motifs plus ou moins compr�hensibles, g�n�ralement dans une grave situation conflictuelle, l'assassin est une personne qui agit de sang-froid, sans scrupules, qui d�montre un �go�sme primaire et odieux et qui, dans le but de poursuivre ses propres int�r�ts, ne tient aucun compte de la vie d'autrui. Chez l'assassin, l'�go�sme l'emporte en g�n�ral sur toute autre consid�ration. Il est souvent pr�t, pour satisfaire des besoins �go�stes, � sacrifier un �tre humain dont il n'a pas eu � souffrir. La destruction de la vie d'autrui est toujours d'une gravit� extr�me. Pour retenir la qualification d'assassinat, il faut cependant que la faute de l'auteur, son caract�re odieux, se distingue nettement de celle d'un meurtrier au sens de l'art. 111 CP (ATF 127 IV 10 consid. 1a p. 13 s.).
5.1.2.�L'absence particuli�re de scrupules au sens de l'art. 112 CP constitue, par rapport � l'homicide, une circonstance personnelle qui aggrave la punissabilit� (art. 27 CP), de sorte qu'un participant accessoire ne peut �tre condamn� pour assassinat que s'il r�alise lui-m�me cette circonstance (ATF 120 IV 265 consid. 3a p. 275).
5.2.�Les mobiles n'ont pas pu �tre �tablis avec pr�cision pour chacun des agresseurs. Dans tous les cas, il s'agit d'un r�glement de compte, avec un arri�re fond de vengeance. La cour cantonale a mentionn� que J.________ se serait appropri� du haschich appartenant � O.________ et aurait conserv� � son profit les 1600 fr. obtenus en le vendant ou qu'il aurait refus� d'int�grer une bande sp�cialis�e dans la commission de diverses infractions; il est aussi fait allusion � d'anciennes querelles pouvant remonter � l'�poque o� les int�ress�s auraient v�cu en Alg�rie. Afin de donner une le�on � la victime, le recourant et ses comparses lui ont tendu un guet-apens, pour exercer sur elle des actes de violence. Cette op�ration a �t� planifi�e et organis�e � l'avance: les agresseurs se sont r�partis les r�les, certains �tant charg�s de faire des rep�rages, d'autres de poursuivre la victime et d'autres enfin de lui barrer la route, pour pouvoir la frapper avec des armes blanches. Ils n'ont pas agi soudainement sous l'effet de l'�motion, mais de mani�re lucide, froide et d�termin�e, en venant en nombre avec des armes. En participant � cette op�ration, le recourant a fait preuve d'un total m�pris de la vie d'autrui. La cour cantonale n'a donc pas viol� le droit f�d�ral en retenant une tentative d'assassinat par dol �ventuel. Les griefs soulev�s doivent �tre rejet�s.
Le recours doit ainsi �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�.