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Timestamp: 2019-02-17 04:03:05+00:00
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Information professionnelle sur Fosinopril-HCT-Mepha, Comprimés: Mepha Pharma AG
Principes actifs: Fosinoprilum natricum, hydrochlorothiazidum.
Excipients: lactosum, excipiens pro compresso.
Comprimés à 20 mg de fosinopril sodique et 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.
Fosinopril-HCT-Mepha est indiqué dans toutes les formes et tous les degrés de gravité de l'hypertension artérielle (à l'exception de l'hyperaldostéronisme primaire) chez les patients réagissant de manière insatisfaisante à une monothérapie avec des inhibiteurs de l'ECA ou des diurétiques.
La dose doit être adaptée individuellement.
Chez l'adulte, la posologie usuelle est d'un comprimé 1 fois par jour le matin (fosinopril 20 mg/hydrochlorothiazide 12,5 mg). Si nécessaire, la dose peut être augmentée selon les besoins individuels à 2 comprimés par jour. Des doses supérieures (plus de 2 comprimés par jour) ne provoquent pas d'abaissement supplémentaire de la tension.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine >30 ml/min, créatinine sérique ≤3 mg/dl ou 265 µmol/l), Fosinopril-HCT-Mepha peut être administré à la dose recommandée. Fosinopril-HCT-Mepha n'est pas indiqué chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min). Chez ce type de patients, on utilisera de préférence des diurétiques de l'anse (voir «Mises en garde et précautions»).
Une adaptation individuelle de la dose n'est pas nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique.
Fosinopril-HCT-Mepha ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, étant donné qu'on ne dispose encore d'aucune expérience avec ce médicament chez ce groupe de patients.
A ce jour, aucune observation ne donne lieu à une restriction de la durée du traitement.
Lorsque Fosinopril-HCT-Mepha est pris pendant un repas, l'absorption de l'hydrochlorothiazide est modifiée, alors que celle du fosinopril ne l'est que légèrement (voir «Pharmacocinétique: Association»). Ces modifications sont toutefois insignifiantes sur le plan clinique. L'association de Fosinopril-HCT-Mepha à d'autres médicaments peut donner lieu à des interactions (voir «Interactions»).
·Hypersensibilité à l'un des composants du comprimé, notamment à d'autres sulfamides (par exemple diurétiques thiazidiques) ou à d'autres inhibiteurs de l'ECA.
·Les réactions d'hypersensibilité sont plus fréquentes chez les patients présentant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.
·Grossesse et/ou allaitement (voir «Grossesse/Allaitement»).
·Oedème angioneurotique lié à un traitement antérieur aux inhibiteurs de l'ECA. Angio-oedème héréditaire ou idiopathique.
·L'administration concomitante d'inhibiteurs de l'ECA avec des médicaments contenant de l'aliskirène est contre-indiquée chez les patients atteints de diabète sucré ou insuffisants rénaux (DFG <60 ml/min/1,73 m2) (voir «Interactions»).
·L'administration concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, y compris Fosinopril-HCT-Mepha, avec des médicaments contenant l'association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison d'un risque accru d'angio-oedèmes (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).
Angio-oedèmes au niveau de la tête et du cou
Des angio-oedèmes des extrémités, du visage, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte ou du larynx peuvent se manifester chez les patients traités aux inhibiteurs de l'ECA, dont le fosinopril. Les angio-oedèmes affectant entre autres la langue, la glotte ou le larynx peuvent obstruer les voies respiratoires et conduire au décès. Le traitement par Fosinopril-HCT-Mepha doit immédiatement être arrêté et des mesures d'urgence appropriées doivent être initiées (telles que l'administration d'adrénaline, par exemple adrénaline 1:1000). Le gonflement du visage, des muqueuses buccales, des lèvres et des extrémités régresse généralement après l'arrêt du traitement; certains cas exigent un traitement médical.
Dans de rares cas, un angio-oedème intestinal a été rapporté après un traitement aux inhibiteurs de l'ECA. Il se manifeste par des douleurs abdominales (avec ou sans nausées/vomissements). Dans certains cas, un tel angio-oedème intestinal s'est développé sans apparition antérieure d'un angio-oedème facial et sans taux accru de C-1 estérase. L'angio-oedème intestinal a été diagnostiqué par tomographie, échographie ou intervention chirurgicale; les symptômes ont régressé après l'arrêt du traitement aux inhibiteurs de l'ECA. Le traitement aux inhibiteurs de l'ECA doit être considéré comme cause potentielle lors du diagnostic différentiel de douleurs abdominales.
Les patients ayant des antécédents d'angio-oedème sans rapport avec un traitement aux inhibiteurs de l'ECA peuvent être exposés à un risque accru de développer un angio-oedème suite au traitement avec un inhibiteur de l'ECA.
Les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent présenter un risque accru d'angioedème (par exemple gonflement des voies respiratoires ou de la langue, éventuellement avec insuffisance respiratoire) (voir rubrique «Interactions»).
Des cas d'agranulocytose et de myélosuppression ont été rapportés chez des patients traités aux inhibiteurs de l'ECA. Ces effets indésirables se sont manifestés de préférence chez des patients insuffisants rénaux souffrant en même temps d'une maladie vasculaire associée à une collagénose, par exemple lupus érythémateux ou sclérodermie. Un contrôle régulier de la formule leucocytaire est indiqué chez ces patients. Dans de rares cas, on a rapporté une agranulocytose et une myélosuppression sous diurétiques thiazidiques également.
Avant le traitement, il y a lieu de procéder à une exploration de la fonction rénale, étant donné que chez certains patients, les inhibiteurs de l'ECA peuvent provoquer une détérioration de la fonction rénale (augmentation de l'urée sanguine, de la créatinine sérique, de la kaliémie, albuminurie, etc.). Chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min/1,73 m²), Fosinopril-HCT-Mepha doit être utilisé avec prudence en raison de son composant hydrochlorothiazidique. Les diurétiques thiazidiques peuvent déclencher une azotémie. En raison de l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone par le fosinopril, une altération de la fonction rénale peut se développer chez les patients sensibles.
Chez les patients souffrant d'hypertension avec sténose unilatérale ou bilatérale de l'artère rénale, le traitement aux inhibiteurs de l'ECA peut provoquer une augmentation du taux sanguin d'urée et de la créatinine sérique. Ces effets sont en général réversibles après l'arrêt du traitement. Chez ces patients, il convient de faire des tests de la fonction rénale, en particulier pendant les premières semaines du traitement.
Chez certains patients présentant une hypertension sans maladie rénale manifeste préexistante, une administration de fosinopril en association avec un diurétique peut conduire à des taux accrus d'urée sanguine et de créatinine sérique. Ces effets sont généralement légers et transitoires. Ils se manifestent de préférence chez les patients présentant une insuffisance rénale préexistante. Une réduction de la dose de Fosinopril-HCT-Mepha peut être indiquée.
Les inhibiteurs de l'ECA, y compris Fosinopril-HCT-Mepha, ne doivent pas être administrés de façon concomitante avec l'association sacubitril/valsartan en raison d'un risque d'angio-oedèmes. Il existe un risque accru d'angio-oedèmes chez les patients traités simultanément par sacubitril/valsartan.
Le traitement par Fosinopril-HCT-Mepha peut être instauré au plus tôt 36 heures après la prise de la dernière dose de sacubitril/valsartan. Le traitement par sacubitril/valsartan peut être instauré au plus tôt 36 heures après la prise de la dernière dose de Fosinopril-HCT-Mepha (voir «Contre-indications» et «Interaction»).
En raison de son composant hydrochlorothiazidique, Fosinopril-HCT-Mepha doit être utilisé avec prudence chez les patients insuffisants hépatiques ou souffrants d'une maladie hépatique progressive, étant donné que de légères perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déjà déclencher un coma hépatique chez ces patients. Les patients insuffisants hépatiques peuvent présenter des taux plasmatiques accrus de fosinopril. La clairance corporelle totale du fosinopril est réduite et l'AUC est environ doublée chez les patients dont la fonction hépatique est restreinte (par l'alcool ou par une cirrhose biliaire). Des cas d'ictère (parfois associé à des nécroses hépatiques) ont été rapportés sous inhibiteurs de l'ECA.
Dans de rares cas, on a observé sous inhibiteurs de l'ECA un syndrome qui commence par un ictère cholestatique et progresse jusqu'à une nécrose hépatique soudaine, parfois à issue fatale. Le mécanisme de ce syndrome n'est pas éclairci. Les patients développant un ictère ou une nette augmentation des taux d'enzymes hépatiques dans le cadre d'un traitement aux inhibiteurs de l'ECA doivent arrêter ce traitement et être soumis à une surveillance médicale appropriée.
Myopie aiguë et glaucome aigu par fermeture de l'angle
Les sulfamides et leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncrasique susceptible d'entraîner une myopie transitoire ou un glaucome aigu à angle fermé. Bien que l'hydrochlorothiazide soit un sulfamide, on n'a jusqu'à présent rapporté que des cas isolés de glaucome à angle fermé sans lien de causalité clair avec l'hydrochlorothiazide. Des symptômes tels qu'une diminution brutale de l'acuité visuelle et/ou des douleurs oculaires apparaissent généralement quelques heures à plusieurs semaines après le début du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut entraîner une perte de vision permanente. Il faut dans ce cas interrompre le traitement le plus rapidement possible. Un traitement médicamenteux ou chirurgical immédiat doit être envisagé si la pression intraoculaire ne peut être contrôlée. Des antécédents d'allergie aux sulfamides ou à la pénicilline sont des facteurs de risque dans le développement d'un glaucome aigu à angle fermé.
Fosinopril-HCT-Mepha peut provoquer une hypotension symptomatique et ne doit être utilisé qu'avec prudence chez les patients traités de façon concomitante par d'autres agents antihypertenseurs. L'apparition d'une hypotension symptomatique est rare. Elle est observée surtout chez des patients présentant une hypovolémie et/ou un taux réduit d'électrolytes suite à un traitement diurétique chronique, à une restriction de l'apport en sel, à une dialyse, à des diarrhées ou à des vomissements. Par conséquent, l'équilibre hydro-électrolytique doit être corrigé au besoin avant le traitement par Fosinopril-HCT-Mepha et les électrolytes sériques doivent être contrôlés périodiquement au cours du traitement.
Les patients atteints de cardiopathie ischémique ou de maladies cérébro-vasculaires demandent une surveillance très attentive lors d'un traitement au Fosinopril-HCT-Mepha, principalement à cause de son composant hydrochlorothiazidique. Une trop forte chute de la tension peut en effet entraîner un infarctus du myocarde ou un accident cérébro-vasculaire. Chez ces patients, il faudra arrêter avant le traitement les médications diurétiques ou en réduire fortement la dose. Il faudra en même temps s'assurer que le patient est bien hydraté afin de réduire le risque d'hypotension.
Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque décompensée, accompagnée ou non d'une insuffisance rénale, un inhibiteur de l'ECA ou un diurétique thiazidique peut provoquer une hypotension excessive. Cette hypotension peut être associée à une oligurie ou à une azotémie. Dans de rares cas, on observe alors une insuffisance rénale aiguë mortelle. Chez les patients présentant les pathologies associées ci-dessus, le traitement par Fosinopril-HCT-Mepha ne doit être initié que sous la surveillance d'un médecin. La surveillance stricte doit être poursuivie au moins pendant 2 semaines et lors de chaque augmentation de la dose.
Les diurétiques thiazidiques peuvent potentialiser les effets d'autres antihypertenseurs (voir «Interactions»). Les effets antihypertenseurs des diurétiques thiazidiques peuvent être renforcés chez les patients à la suite d'une sympathectomie.
Si le traitement associé avec d'autres antihypertenseurs provoque une hypotension, il faudra réduire la dose de l'une ou des deux préparations, ou arrêter l'administration de l'un des médicaments.
Le traitement de tous les patients dans les conditions précitées doit faire l'objet d'un suivi médical vigilant, tant à son début que pendant son déroulement. Cette surveillance est particulièrement importante lorsqu'une augmentation de la dose s'avère nécessaire ou lors de l'introduction ou de la suspension d'une médication.
A l'apparition de vertiges, de nausées et d'états de faiblesse, il suffit dans la plupart des cas au patient de s'allonger et de surélever les jambes. Dans de rares cas, une perfusion de solution saline physiologique peut s'avérer nécessaire.
Perturbations de l'équilibre électrolytique
Tout patient sous diurétiques doit régulièrement être soumis à des contrôles des électrolytes sériques. Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent provoquer des perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie, alcalose hypochlorémique). Signes suggérant une perturbation de l'équilibre hydro-électrolytique: sécheresse buccale, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs ou crampes musculaires, faiblesse musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux tels que nausées et vomissements. Une hypokaliémie peut se développer sous diurétiques thiazidiques mais le traitement concomitant par fosinopril peut réduire une hypokaliémie due aux diurétiques. Le risque d'hypokaliémie le plus important est observé chez les patients souffrant d'une cirrhose hépatique sévère. L'effet net de Fosinopril-HCT-Mepha peut donc être une augmentation, une réduction ou un état inchangé du taux de potassium.
Une hypochlorémie est généralement légère et n'exige pas de traitement. Les diurétiques thiazidiques peuvent réduire l'élimination de calcium dans l'urine. Des modifications pathologiques des glandes surrénales, associées à une hypercalcémie et à une hypophosphatémie, ont été observées chez certains patients dans le cadre d'un traitement prolongé aux diurétiques thiazidiques. Les complications usuelles d'une hyperparathyroïdie – lithiase rénale, résorption osseuse et ulcère peptique – n'ont pas été observées. Avant un examen de la fonction surrénale, les traitements aux diurétiques thiazidiques doivent être suspendus. On a constaté que les diurétiques thiazidiques augmentent l'élimination de magnésium dans l'urine, ce qui peut conduire à une hypomagnésémie.
Une hyperkaliémie peut survenir pendant un traitement avec un inhibiteur de l'ECA. Les patients présentant un risque accru de développer une hyperkaliémie comprennent les patients insuffisants rénaux, les patients diabétiques, les patients atteints d'hypoaldostéronisme; les patients recevant un traitement associé à des diurétiques d'épargne potassique, une supplémentation en potassium ou des substituts de sels contenant du potassium, ou les patients prenant d'autres substances actives associées à des augmentations de la kaliémie (par exemple héparine ou co-trimoxazole [autre dénomination: triméthoprime/sulfaméthoxazole]). Si l'utilisation concomitante des agents mentionnés ci-dessus est considérée comme appropriée, il est recommandé de surveiller la kaliémie régulièrement (voir rubrique «Interactions»).
Changement de traitement chez les patients sous bêta-bloquants
Il est indiqué de ne pas arrêter brusquement les bêta-bloquants. On adoptera une posologie dégressive après le début du traitement avec Fosinopril-HCT-Mepha (voir l'information professionnelle des bêta-bloquants en question).
Interventions chirurgicales/anesthésie
Lors d'opérations majeures ou pendant un traitement aux anesthésiques faisant baisser la tension artérielle, les patients peuvent développer une hypotension. En cas d'hypotension, celle-ci peut être compensée par une expansion volumique.
Un traitement aux diurétiques thiazidiques peut influencer le besoin en insuline des patients diabétiques. Une adaptation de la dose d'insuline ou des hypoglycémiants oraux peut alors éventuellement s'avérer nécessaire. Un diabète latent peut devenir manifeste sous diurétiques thiazidiques.
Certains patients sous diurétiques thiazidiques peuvent développer une hyperuricémie ou subir une crise de goutte.
Une augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides a été mise en rapport avec les diurétiques thiazidiques.
La toux provoquée par des inhibiteurs de l'ECA, y compris le fosinopril, (toux sèche, improductive, réversible à l'arrêt du traitement) devrait être prise en compte dans le diagnostic différentiel d'une toux.
Les patients prenant de l'HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d'HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique «Effets indésirables»).
Fosinopril-HCT-Mepha ne devrait pas être utilisé en présence d'une sténose bilatérale de l'artère rénale ou d'une sténose artérielle rénale sur rein fonctionnel unique de même qu'après une greffe de rein. Il est aussi déconseillé d'administrer Fosinopril-HCT-Mepha aux patients présentant une sténose de la valvule aortique ou d'autres obstacles aux flux sanguin.
On a observé chez les patients traités avec des thiazidiques une aggravation ou une activation du lupus érythémateux systémique.
20% des patients traités à l'association fosinopril/HCT dans les études cliniques étaient âgés de 65 à 75 ans. Une différence de l'efficacité ou de l'innocuité du traitement par rapport aux patients plus jeunes n'a pas été observée mais une sensibilité accrue ne peut pas être exclue.
Ce médicament contient du lactose en tant qu'excipient; les patients présentant des troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
Autres antihypertenseurs et diurétiques
L'association du fosinopril aux bêta-bloquants, à la méthyldopa ou aux antagonistes du calcium provoque une augmentation de l'effet hypotenseur. Les antihypertenseurs ganglioplégiques ou bloquant les neurones adrénergiques ne peuvent être associés au fosinopril qu'avec prudence et moyennant une surveillance attentive du patient.
L'hydrochlorothiazide peut interagir avec le diazoxide; un contrôle régulier de la glycémie, du taux sérique d'acide urique et de la tension artérielle est recommandé.
Apport en potassium et diurétiques épargneurs de potassium
Le traitement concomitant avec des diurétiques épargneurs de potassium, p.ex. de type amiloride, triamtérène ou spironolactone, ou la supplémentation en potassium peuvent faire augmenter le risque d'hyperkaliémie. Le potassium sérique doit donc continuellement être contrôlé au cours du traitement par Fosinopril-HCT-Mepha. Les diurétiques épargneurs de potassium ne doivent être utilisés qu'avec prudence.
Agents antidiabétiques (insuline ou hypoglycémiants oraux)
Les diurétiques thiazidiques peuvent faire augmenter le taux de glycémie; une adaptation de la dose du traitement antidiabétique peut alors devenir nécessaire.
Une adaptation de la dose du traitement contre la goutte peut devenir nécessaire, étant donné que l'hydrochlorothiazide peut faire augmenter le taux sanguin d'acide urique. Une augmentation de la dose de probénécide ou de sulfinpyrazone peut devenir nécessaire.
L'élimination réduite de calcium sous diurétiques thiazidiques peut conduire à une augmentation de la concentration sérique de calcium. Si la prescription de compléments de calcium est nécessaire, la concentration sérique de calcium doit être contrôlée et la dose de calcium doit être adaptée en conséquence.
Inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines endogènes
Chez certains patients, ces médicaments peuvent réduire l'effet diurétique ou antihypertenseur (par exemple salicylates, indométacine), en particulier chez les patients hypertendus présentant une activité réduite de la rénine. D'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (par ex. l'acide acétylsalicylique) et les inhibiteurs de la COX-2 peuvent avoir le même effet. En particulier chez les patients insuffisants rénaux et les patients âgés ou déshydratés, l'administration simultanée d'AINS (y compris inhibiteurs de la COX-2) et d'inhibiteurs de l'ECA (dont le fosinopril) peut entraîner une détérioration de la fonction rénale, voire dans certains cas une insuffisance rénale aiguë. On recommande donc une surveillance régulière de la fonction rénale chez les patients qui prennent le fosinopril et un AINS en concomitance.
Inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus): les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR peuvent présenter un risque accru d'angioedème (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
Un traitement au lithium simultané pendant l'administration d'inhibiteurs de l'ECA peut entraîner une augmentation des taux de lithium et une intoxication au lithium. Étant donné que la clairance rénale du lithium est altérée par les diurétiques thiazidiques, le risque d'intoxication au lithium peut être augmenté pendant la prise de Fosinopril-HCT-Mepha. Une grande prudence et un contrôle permanent du lithium sérique s'imposent chez les patients prenant Fosinopril-HCT-Mepha en même temps que du lithium.
Les antiacides (p.ex. hydroxyde d'aluminium, hydroxyde de magnésium, siméticone) peuvent avoir une influence négative sur l'absorption du fosinopril. Il faudra par conséquent espacer d'au moins 2 heures la prise de Fosinopril-HCT-Mepha et celle des antiacides.
Cholestyramine et colestipol HCl
L'absorption de l'hydrochlorothiazide peut être ralentie ou perturbée. Fosinopril-HCT-Mepha devrait par conséquent être pris une heure avant ou 4 à 6 heures après ces médicaments.
Il a été décrit un risque d'hyponatrémie symptomatique en cas de traitement concomitant par carbamazépine et hydrochlorothiazide. Le bilan électrolytique est à surveiller pendant le traitement. Il faut si possible privilégier une autre classe de diurétiques.
Les patients prenant un traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru d'hyperkaliémie (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
Médicaments administrés pendant une opération
Les diurétiques thiazidiques peuvent renforcer les effets d'anesthésiques et de myorelaxants non-dépolarisants tels que l'atracurium ou le rocuronium. Une adaptation de la dose peut être nécessaire et le bilan hydro-électrolytique doit être équilibré avant une opération. La prudence est de mise chez les patients devant se soumettre à une opération qui reçoivent Fosinopril-HCT-Mepha en même temps qu'un traitement aux catécholamines (p.ex. à la noradrénaline). Les anesthésiques doivent être dosés plus faiblement; si possible, le traitement à l'hydrochlorothiazide doit être suspendu une semaine avant l'opération.
Potentialisation d'une hypotension orthostatique due aux diurétiques thiazidiques.
La prise concomitante de Fosinopril-HCT-Mepha et de paracétamol, d'antihistaminiques, d'hypoglycémiants, d'insuline, d'hypolipémiants ou d'oestrogènes n'a pas eu à ce jour d'effets indésirables cliniques sévères.
Lors d'une prise concomitante de préparations qui diminuent les réactions immunitaires de l'organisme (immunosuppresseurs, cytostatiques, corticostéroïdes systémiques), le nombre des leucocytes peut être diminué.
Lors d'administration concomitante d'allopurinol ou de procaïnamide, les leucocytes sanguins doivent être contrôlés.
Réactions anaphylactoïdes aux membranes de dialyse de haute perméabilité/aphérèse des lipoprotéines
Lors d'un usage concomitant d'inhibiteurs de l'ECA et de certaines membranes de dialyse (p.ex. les membranes polyacrylnitrile-méthallylsulfate ou l'aphérèse des LDL au sulfonate de dextran), des réactions d'hypersensibilité (réactions anaphylactoïdes) dans le cadre de la dialyse ont été décrites. Bien que le mécanisme responsable de ce phénomène ne soit pas encore tout à fait clair, certaines observations cliniques semblent montrer que l'hémodialyse utilisant des membranes de polyacrylnitrile-méthallylsulfate (p.ex. AN69) très performantes au niveau du débit, ainsi qu'une hémofiltration et une aphérèse des LDL au sulfonate de dextran, peuvent déclencher chez les personnes prenant des inhibiteurs de l'ECA – y compris le fosinopril – une anaphylaxie ou des réactions anaphylactoïdes et un choc mettant la vie du patient en danger. Les mesures thérapeutiques précitées ne doivent donc pas être appliquées chez ces patients.
Des réactions anaphylactoïdes menaçant parfois la vie du patient ont d'autre part été observées chez les patients qui, pendant un traitement de désensibilisation à des toxines animales (p.ex. aux toxines d'abeille ou de guêpe), prenaient un autre inhibiteur de l'ECA (énalapril). Ces réactions ont pu être évitées chez les mêmes patients par un arrêt temporaire de l'inhibiteur de l'ECA. Elles ont réapparu toutefois lors de la reprise involontaire de l'inhibiteur de l'ECA. La prudence est de mise lors d'une utilisation d'inhibiteurs de l'ECA chez les patients sous un tel traitement de désensibilisation. Dans ces cas-là, le remplacement du fosinopril par un bêta-bloquant est également exclu.
Rarement, des réactions anaphylactiques peuvent survenir aussi après une piqûre d'insecte.
Certains éléments indiquent que l'administration concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes du récepteur de l'angiotensine II ou d'aliskirène accroît le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la fonction rénale (pouvant aller jusqu'à l'insuffisance rénale aiguë). Une double inhibition du SRAA par l'administration concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes du récepteur de l'angiotensine II ou d'aliskirène n'est donc pas recommandée.
Les inhibiteurs de l'ECA et les antagonistes du récepteur de l'angiotensine II ne devraient pas être utilisés simultanément chez les patients présentant une néphropathie diabétique (voir «Mises en garde et précautions»).
Lors d'utilisation concomitante d'un inhibiteur de l'ECA, y compris Fosinopril-HCT-Mepha, avec l'association sacubitril/valsartan, il existe un risque accru d'angio-oedèmes (voir «Contre-Indications» et «Mises en garde et précautions»).
Un apport élevé en chlorure de sodium par la nourriture diminue l'effet hypotenseur de Fosinopril-HCT-Mepha.
Fosinopril-HCT-Mepha est contre-indiqué pendant la grossesse. L'hydrochlorothiazide et le fosinopril (ou son métabolite actif, le fosinaprilate) peuvent passer à travers le placenta dans la circulation foetale. La prise de Fosinopril-HCT-Mepha aux 2e et 3e trimestres peut provoquer chez le foetus des lésions rénales et des malformations faciales et crâniennes (retard d'ossification), voire le décès.
Le foetus est exposé in utero à un risque potentiel d'hypotension artérielle. On a constaté chez le nouveau-né un moindre poids à la naissance, une diminution de l'irrigation sanguine des reins et une anurie. Chez la mère, on rapporte des cas d'oligohydramnios probablement lié à une réduction de la fonction rénale du foetus.
Si une grossesse est constatée, l'administration de Fosinopril-HCT-Mepha doit être arrêtée le plus rapidement possible.
Si une exposition in utero à un inhibiteur de l'ECA s'est néanmoins produite, le nouveau-né doit être examiné soigneusement afin de s'assurer que la diurèse est suffisante, qu'il n'y a pas d'hyperkaliémie et que la tension artérielle est normale. Il faudra au besoin prendre des mesures thérapeutiques appropriées, p.ex. une réhydratation ou une dialyse afin d'éliminer l'inhibiteur de l'ECA de la circulation sanguine.
Si la poursuite du traitement par Fosinopril-HCT-Mepha n'est pas absolument indispensable, un désir de grossesse nécessite de changer le traitement pour un traitement anti-hypertenseur présentant un meilleur profil de sécurité chez la femme enceinte.
Fosinopril-HCT-Mepha est contre-indiqué pendant la période d'allaitement, étant donné que le fosinopril et l'hydrochlorothiazide passent dans le lait maternel. Les diurétiques thiazidiques à fortes doses entraînant une diurèse intense, ils peuvent inhiber la lactation.
Il n'y a pas d'études en ce qui concerne les effets de Fosinopril-HCT-Mepha sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines.
Une baisse de la tension artérielle peut toutefois affecter les capacités de concentration et de réaction et, par conséquent, réduire l'aptitude à la participation active au trafic routier ou à l'utilisation de machines. Cela est particulièrement le cas au début du traitement et lors de la consommation simultanée d'alcool. Des vertiges ou de la fatigue peuvent survenir occasionnellement au cours d'un traitement antihypertenseur.
La sécurité de fosinopril HCT a été évaluée chez 660 patients hypertendus, dont 137 ont été traités plus d'un an.
Dans les études cliniques contrôlées contre placebo, la durée du traitement a été de 2 à 3 mois. 3,5% et 4,3% des patients respectivement sous fosinopril HCT et sous placebo ont arrêté le traitement prématurément en raison d'effets indésirables (cliniques ou de laboratoire).
L'incidence des effets indésirables chez les patients âgés (≥65 ans) a correspondu à celle observée chez les patients plus jeunes.
Les effets indésirables suivants ont été observés sous fosinopril HCT lors des essais cliniques et/ou après sa mise sur le marché et sont classés en fonction de leur fréquence.
«Très fréquents» (≥1/10); «fréquents» (≥1/100, <1/10); «occasionnels» (≥1/1000, <1/100); «rares» (>1/10'000, ≤1/1000); «très rares» (<1/10'000), «cas isolés».
Cas isolés: infections virales.
Cas isolés: anémie aplasique, agranulocytose, leucopénie, thrombocytopénie, anémie hémolytique, lymphadénopathie.
Occasionnels: angio-oedème.
Cas isolés: angéite nécrosante, syndrome de Stevens-Johnson, problèmes respiratoires (y compris pneumonite et oedèmes pulmonaires), purpura.
Cas isolés: goutte, pancréatite.
Occasionnels: somnolence, dépression, insensibilité, paresthésies.
Cas isolés: troubles affectifs, insomnie.
Fréquents: céphalées, fatigue, vertiges.
Cas isolés: obnubilation, paresthésies.
Cas isolés: troubles visuels.
Cas isolés: douleurs auriculaires.
Occasionnels: hypotension orthostatique, oedèmes, flush, arythmies, syncope.
Cas isolés: angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident cérébro-vasculaire, claudication, tachycardie, palpitations.
Cas isolés: sensation de froid.
Fréquents: toux, infection des voies respiratoires supérieures.
Occasionnels: sinusite, pharyngite, rhinite.
Cas isolés: bronchospasme, asthme, congestion nasale, enrouement, dyspnée,
Occasionnels: nausées, vomissements, diarrhées, dyspepsie, brûlures d'estomac, douleurs abdominales, gastrite, oesophagite.
Cas isolés: troubles du goût, halitose (mauvaise haleine), diminution de l'appétit, iléus, selles molles, constipation, ballonnements.
Cas isolés: hépatite (cholestatique ou hépatocellulaire).
Occasionnels: prurit, urticaire.
Cas isolés: éruption, photosensibilité, sueurs profuses, acné, folliculite, lésions buccales, sécheresse buccale, dermatite exfoliative, alopécie.
Fréquents: douleurs musculo-squelettiques.
Occasionnels: myalgie, douleurs musculaires.
Cas isolés: arthralgie, rigidité musculaire générale, arthrite, crampes musculaires.
Occasionnels: mictions fréquentes, dysurie.
Cas isolés: insuffisance rénale.
Cas isolés: troubles de la puissance sexuelle, troubles prostatiques.
Occasionnels: douleurs dans la poitrine, épuisement, fièvre.
Occasionnels: anomalies des paramètres de laboratoire: électrolytes sériques, acide urique, glucose, magnésium, cholestérol, triglycérides et calcium. Neutropénie.
Cas isolés: taux sériques accrus de paramètres de la fonction hépatique (transaminases, LDH, phosphatase alcaline, bilirubine), potassium, urée.
Autres manifestations associées au traitement: infections virales, troubles de la puissance sexuelle, sueurs profuses, halitose (mauvaise haleine), sensation de froid, tachycardie, acné, folliculite, lésions buccales, sécheresse buccale, dermatite exfoliative, alopécie, perte d'appétit, iléus, douleurs dans les oreilles, rigidité musculaire générale, arthrite, asthme, congestion nasale, enrouement, dyspnée, troubles prostatiques, palpitations, selles molles, constipation, ballonnements, crampes musculaires, instabilité émotionnelle, insomnies.
Cancer de la peau non mélanome (CB et CE): D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l'HCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques «Mises en garde et précautions» et «Propriétés/Effets»).
Aucun cas de surdosage n'est documenté à ce jour chez l'être humain.
Dans une étude de toxicité aiguë conduite sur le rat, l'administration concomitante d'une dose unique de fosinopril (2'000 mg/kg) et d'hydrochlorothiazide (2'500 mg/kg) n'a pas entraîné de différence de la létalité par rapport à l'application de fosinopril seul ou de Fosinopril-HCT-Mepha. Cette dose de fosinopril correspondait approximativement à la dose quotidienne recommandée chez l'être humain, multipliée par 5'000. L'hydrochlorothiazide ne s'est pas avéré létal à la dose susmentionnée.
L'effet probable d'un surdosage est une hypotension et en même temps un blocage du système RAA.
Les signes et symptômes les plus fréquents sont causés par la déplétion électrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie, hyponatrémie) et la déshydratation suite à la diurèse excessive. Lorsque l'on administre en même temps au patient des digitaliques, l'hypokaliémie peut accroître les arythmies cardiaques.
Il n'existe pas de démarches ni d'antidotes spécifiques lors d'un surdosage de Fosinopril-HCT-Mepha. On procédera à un traitement symptomatique et d'appui. La médication de Fosinopril-HCT-Mepha doit être immédiatement suspendue et le patient étroitement surveillé. La marche à suivre recommandée est la suivante: provocation de vomissements et/ou lavage gastrique, correction de la déshydratation, du bilan hydro-électrolytique et de l'hypotension par des méthodes éprouvées. L'hémodialyse ou la dialyse péritonéale n'ont qu'un effet minime en raison du taux élevé de liaison du fosinopril aux protéines.
On ne sait pas dans quelle mesure l'hydrochlorothiazide peut être éliminé par hémodialyse.
Code ATC: C09BA09
Le fosinopril est une prodrogue estérique hydrolysée, après la prise orale, en diacide de fosinopril (fosinoprilate), un inhibiteur compétitif spécifique de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA).
L'ECA provoque la transformation de l'angiotensine I en angiotensine II, qui est la molécule active aux effets vasoconstricteurs. Une inhibition de l'ECA réduit la formation d'angiotensine II (la substance aux effets vasoconstricteurs) dans les tissus et dans le plasma, ce qui peut conduire à une moindre sécrétion d'aldostérone et, de ce fait, à une légère augmentation des taux sériques de potassium (env. 0,1 mEq/l). L'inhibition de l'ECA interfère également avec la dégradation de la bradykinine, un peptide vasodilatateur, et contribue par cette voie aux effets antihypertenseurs des inhibiteurs de l'ECA. Le fosinopril exerce des effets antihypertenseurs chez les patients hypertendus présentant une activité réduite de rénine.
Après administration par voie orale d'une dose unique, l'effet antihypertenseur a débuté au bout d'une heure, l'effet maximal a été mesuré au bout de 3–6 heures.
Après application d'une dose journalière usuelle, l'effet antihypertenseur du fosinopril a persisté pendant 24 heures. L'hypotension orthostatique symptomatique est rare, mais peut se produire chez les patients présentant un déficit hydrosodé. Chez certains patients, quelques semaines de traitement peuvent être nécessaires jusqu'à l'obtention de l'effet antihypertenseur optimal.
Dans le cadre d'études cliniques de longue durée, on a constaté que l'effet antihypertenseur du fosinopril se maintenait (pas d'accoutumance).
L'effet antihypertenseur du fosinopril s'est maintenu dans le même domaine chez les patients jeunes et chez les patients âgés.
Comme pour les autres inhibiteurs de l'ECA, il ne faut s'attendre à aucun effet rebond sur la tension artérielle à l'arrêt du traitement.
L'effet antihypertenseur du fosinopril et celui des diurétiques s'additionnent.
Dans des études hémodynamiques conduites chez des patients hypertendus légers à modérés ayant reçu une dose initiale de 10 mg de fosinopril, l'index cardiaque a augmenté d'environ 16%, en même temps que la tension artérielle et la résistance vasculaire périphérique diminuaient respectivement d'environ 13% et 24% dans les 3–4 premières heures suivant l'administration de la préparation.
Après 3 mois de monothérapie au fosinopril, on a constaté une baisse significative de 18% de la résistance vasculaire périphérique. Par ailleurs, le traitement au fosinopril s'est accompagné d'une diminution statistiquement significative de la taille du ventricule gauche et de l'épaisseur du septum, alors que le débit ventriculaire (fraction d'éjection) restait constant, voire augmentait. L'irrigation sanguine des reins, l'irrigation des muscles, de la peau et des viscères ainsi que le taux de filtration glomérulaire et le volume sanguin sont restés inchangés.
Dans les cas d'hypertension essentielle légère à modérée, la réaction hémodynamique aux différents stimuli tels qu'une charge corporelle isométrique, une élévation de la tête à 45° ou l'activité mentale n'a pas été influencée, ce qui est le signe d'une fonction normale du système nerveux sympathique. Les réactions hémodynamiques mesurées ont été les suivantes: tension artérielle, fréquence cardiaque, index cardiaque et résistance vasculaire périphérique.
Chez les sujets hypertendus traités au préalable avec des diurétiques, le flux sanguin cérébral s'est maintenu pendant 4–24 heures malgré la baisse significative de la tension systémique.
L'hydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique qui inhibe la réabsorption des ions sodium, surtout au niveau du segment distal du tubule rénal, provoquant ainsi une augmentation de l'élimination d'ions Na+ et Cl– (à peu près à parts égales) et d'eau. La natriurèse entraîne à son tour une perte de potassium et de bicarbonate. L'effet diurétique débute après env. 2 heures et persiste jusqu'à 12 heures. 12,5 mg d'hydrochlorothiazide peuvent déjà amener une diurèse suffisante. L'effet initial de l'hydrochlorothiazide semble consister en une réduction du volume tant extracellulaire que plasmatique et en une diminution du débit cardiaque. Dans les traitements prolongés (après 6 à 8 semaines), l'effet antihypertenseur provient principalement de l'abaissement de la résistance vasculaire périphérique. L'hydrochlorothiazide provoque une augmentation de l'activité de la rénine plasmatique et de la sécrétion d'aldostérone et réduit la concentration sérique de potassium. Les perturbations de l'équilibre électrolytique sous diurétiques thiazidiques peuvent être réduites par une association avec le fosinopril.
Cancer de la peau non mélanome (CPNM): D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l'HCTZ et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71'533 cas de CB et de 8'629 cas de CE appariés à 1'430'833 et 172'462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée d'HCTZ (dose cumulative ≥50'000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95%: 1,23-1,35) pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95%: 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-réponse cumulative a été observée pour le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer des lèvres (CE) et l'exposition à l'HCTZ: 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63'067 témoins de la population, à l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95%: 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée (≥25'000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (≥100'000 mg) (voir aussi rubrique «Mises en garde et précautions»).
L'association du fosinopril à l'hydrochlorothiazide augmente l'effet antihypertenseur des deux principes actifs. Cela permet d'abaisser encore davantage la tension des patients qui ne réagissent pas suffisamment à une monothérapie.
Après administration orale, le fosinopril (une «prodrogue») est absorbé lentement. La biodisponibilité du fosinopril administré par voie orale est d'environ 25%. Il est principalement absorbé dans le segment proximal de l'intestin grêle (duodénum/jéjunum). La quantité de substance absorbée n'est pas influencée par la présence de nourriture dans le tube digestif mais la vitesse d'absorption peut être réduite. Après une application unique et répétée, l'aire sous la courbe (AUC), de même que la concentration sanguine maximale (Cmax) du fosinopril, ont été proportionnelles à la dose administrée. La concentration sanguine maximale a été atteinte au bout d'environ 3 heures, parallèlement à une inhibition maximale de l'effet vasopresseur de l'angiotensine I, 3–6 heures après l'application.
Le fosinoprilate présente une forte liaison aux protéines (≥95%), un volume de distribution relativement modeste (9,8 l/77 kg de poids corporel, soit 0,13 l/kg) et il ne se fixe guère aux composantes cellulaires du sang. On trouve de très petites quantités de fosinoprilate dans le lait maternel. Des expériences sur l'animal ont montré que le fosinopril et le fosinoprilate ne traversent pas la barrière hémato-encéphalique. En revanche, ils traversent la barrière placentaire.
Une heure après l'administration orale de fosinopril marqué avec des isotopes radioactifs, on mesure encore 1% de fosinopril inchangé. Dans le plasma, on retrouve 75% du fosinopril sous forme de fosinoprilate, 20–30% sous forme d'un conjugué glucuronide inactif et 1–5% sous forme d'un métabolite actif, le para-hydroxyfosinoprilate. 75% de la dose administrée sont éliminés dans l'urine sous forme de fosinoprilate, le reste principalement sous forme de conjugué glucuronide. Chez les volontaires sains et chez les insuffisants rénaux, l'hydrolyse du fosinopril en métabolite actif fosinoprilate a été rapide et complète. Lors d'insuffisance hépatique, l'hydrolyse ne subit pas de réduction notable.
Après administration orale de fosinopril marqué avec des isotopes radioactifs, environ 16% de la quantité initiale de substance ont été éliminés avec l'urine et 78% avec les selles (85% sous forme de fosinoprilate). Après administration par voie intraveineuse, le fosinoprilate a été éliminé à parts égales par le foie (46%) et les reins (44%). Chez les volontaires normaux, la clairance corporelle totale est très basse (26–39 ml/min), la clairance rénale étant d'environ 17 ml/min et la clairance non rénale d'environ 22 ml/min. La faible valeur de la clairance doit être attribuée au taux élevé de liaison aux protéines (95–99%). Le fosinoprilate a un Q0 d'env. 0,5. La demi-vie terminale d'élimination du fosinoprilate chez les hypertendus présentant une fonction rénale et hépatique normale est d'environ 11,5 heures (après administration répétée).
Après administration orale, l'hydrochlorothiazide est absorbé de manière incomplète (50 à 80%), bien que rapidement, dans le tractus gastro-intestinal. Le taux d'absorption est favorisé par l'ingestion de nourriture. L'absorption de l'hydrochlorothiazide est accrue lors d'une prise concomitante d'agents qui réduisent la motilité gastro-intestinale. Les pics de concentration plasmatique d'hydrochlorothiazide sont atteints 1 à 2,5 heures après la prise orale.
L'hydrochlorothiazide peut traverser la barrière placentaire; les concentrations mesurées sont similaires à celles chez la mère. L'hydrochlorothiazide passe dans le lait maternel. Le volume de distribution calculé est d'environ 5–6 l/kg, le taux de liaison aux protéines plasmatiques est de 62–74%.
La demi-vie plasmatique moyenne de l'hydrochlorothiazide est de 5 à 15 heures. Environ 70% de la dose administrée par voie orale sont éliminés par l'urine en l'espace de 96 heures, dont 95% sous forme d'hydrochlorothiazide inchangé. La courbe des concentrations plasmatiques est de type biphasique, avec une demi-vie d'élimination allant jusqu'à 12 heures.
Les valeurs maximales du fosinoprilate et de l'hydrochlorothiazide sont mesurées 2 à 3 heures après l'administration orale de Fosinopril-HCT-Mepha. Sur la base du rapport des aires sous les courbes et des courbes en fonction du temps du fosinoprilate après application orale et intraveineuse, et compte tenu de l'hydrochlorothiazide trouvé dans l'urine, on a calculé un degré d'absorption de 30–40% pour le fosinopril et de 70–80% pour l'hydrochlorothiazide. Chez les volontaires sains, le taux d'absorption et le degré d'absorption du fosinopril et de l'hydrochlorothiazide après administration de Fosinopril-HCT-Mepha ont été similaires au taux d'absorption et au degré d'absorption des monosubstances (coapplication). La prise du médicament pendant un repas n'a que peu d'influence sur l'absorption du fosinopril mais élève l'absorption de l'hydrochlorothiazide.
La clairance corporelle totale du fosinoprilate est diminuée de moitié environ chez les patients insuffisants rénaux (clairance de la créatinine <80 ml/min/1,73 m²), mais ne change pas de façon notable avec le degré de l'insuffisance rénale en raison d'une élimination compensatrice par voie hépato-biliaire. L'absorption, la biodisponibilité, la liaison aux protéines et la biotransformation/le métabolisme ont été comparables à ceux observés chez les patients sans problèmes rénaux.
Une augmentation modérée du taux plasmatique exprimé par l'AUC (moins du double de la valeur obtenue en l'absence d'insuffisance rénale) a été observée chez les patients à différents stades d'insuffisance rénale, y compris l'insuffisance rénale terminale (clairance de créatinine <10 ml/min/1,73 m²). Chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale sévère, la demi-vie d'élimination de l'hydrochlorothiazide peut être augmentée à 21 heures.
Le degré d'hydrolyse du fosinopril n'est guère réduit chez les patients à la fonction hépatique restreinte (par l'alcool ou par une cirrhose biliaire), bien que la vitesse de l'hydrolyse puisse être ralentie. La clairance corporelle apparente du fosinoprilate atteint environ la moitié de celle mesurée chez les patients à la fonction hépatique normale.
Chez les patients âgés (65 à 74 ans) dont les fonctions hépatique et rénale sont normales, les propriétés pharmacocinétiques du fosinoprilate ne diffèrent pas significativement de celles observées chez les patients plus jeunes (20 à 35 ans). Après l'administration de doses répétées, l'AUC de l'hydrochlorothiazide était augmentée.
Fosinopril/hydrochlorothiazide: On ne dispose à ce jour d'aucune étude de reproduction et d'aucune étude à long terme sur le potentiel carcinogène de Fosinopril-HCT-Mepha.
Fosinopril: Aucun effet indésirable sur la reproduction n'a été observé chez des rats mâles ou femelles à des doses journalières jusqu'à 60 mg/kg. Le quadruple de cette dose a été associé à une légère prolongation de la période d'accouplement. Cette dose plus élevée correspond environ à 125 fois la dose (rapportée à la surface du corps) ou à 600 fois la dose (rapportée au poids corporel) utilisée chez l'homme lors d'une administration de 20 mg par jour chez une personne de 50 kg.
Hydrochlorothiazide: Aucun effet indésirable n'a été observé sur la fertilité du rat et de la souris lors d'une administration d'hydrochlorothiazide à des doses jusqu'à 4 mg/kg/jour (chez le rat) ou 100 mg/kg/jour (chez la souris), mélangées à la nourriture avant l'accouplement et pendant toute la période de gestation. Ces doses correspondent environ à 3,2 fois la dose (rapportée à la surface corporelle chez le rat) ou à 400 fois la dose (rapportée au poids corporel chez la souris) utilisée chez l'homme lors d'une administration de 12,5 mg par jour chez une personne de 50 kg.
Des études sur la carcinogénèse à long terme n'ont pas été effectuées avec Fosinopril-HCT-Mepha. Des études portant sur une courte période chez les femelles de souris et chez le rat n'ont montré aucun effet cancérigène induit par le fosinopril ou l'hydrochlorothiazide. L'hydrochlorothiazide a démontré des signes indistincts d'hépato-carcinogenèse chez les souris mâles. Cependant, les expériences cliniques sur plus de 30 ans ne montrent aucun potentiel cancérigène chez l'homme. Des tests du potentiel mutagène (in vitro et in vivo) effectués avec l'association fosinopril-hydrochlorothiazide ont été négatifs.
Le fosinopril peut fausser dans le sens d'une réduction les valeurs des taux sériques de digoxine mesurés à l'aide d'un test radio-immunologique au charbon actif (kit RIA Digi-Tab®). Une méthode radio-immunologique à base d'anticorps peut être utilisée en lieu et place. L'hydrochlorothiazide peut influencer le diagnostic basé sur le test au bentiromide.
Les composés thiazidiques peuvent abaisser la sécrétion de calcium dans l'urine et provoquer par conséquent temporairement une légère augmentation de la calcémie. Une hypercalcémie prononcée peut être le signe d'une hyperparathyroïdie masquée. L'administration des thiazidiques devrait donc être arrêtée avant un examen de la fonction parathyroïdienne.
Le fosinoprilate, métabolite actif du fosinopril, s'élimine difficilement du sang par dialyse car le fosinopril présente un taux élevé de liaison aux protéines. L'hémodialyse et la dialyse péritonéale permettent d'éliminer respectivement 2% et 7% de la substance relativement à la clairance de l'urée. Par ailleurs, on ne dispose à ce jour d'aucune indication concernant la dialysabilité de l'hydrochlorothiazide.
Fosinopril-HCT-Mepha 20/12,5 mg 28, 98 comprimés. [B]
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