Source: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A8-2016-0020&language=FR
Timestamp: 2017-03-26 18:53:46+00:00
Document Index: 261975022

Matched Legal Cases: ["l'article 228", "l'article 220", "l'article 24", "l'article 228", "l'article 228", "l'article 41", "l'article 15", "l'article 42", "l'article 228", "l'article 24", "l'article 43", "l'article 41"]

RAPPORT sur le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2014 - A8-0020/2016
Procédure : 2015/2231(INI)Cycle de vie en séanceCycle relatif au document :
A8-0020/2016Textes déposés :
OJ 25/02/2016 - 12
RAPPORT 396k 112k
2 février 2016PE 567.774v03-00 A8-0020/2016
sur le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2014
- vu le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2014,
- vu l'article 228 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,
- vu les articles 11, 19, 41, 42 et 43 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- vu la décision 94/262/CECA, CE, Euratom du Parlement européen du 9 mars 1994 concernant le statut et les conditions générales d'exercice des fonctions du Médiateur(1),
- vu ses résolutions précédentes sur les activités du Médiateur européen,
- vu l'article 220, paragraphe 2, deuxième et troisième phrases, de son règlement,
- vu le rapport de la commission des pétitions (A8-0020/2016),
E. considérant que l'article 24 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (traité FUE) dispose que "tout citoyen de l'Union peut s'adresser à au médiateur institué conformément aux dispositions de l'article 228"; F. considérant que l'article 228 du traité FUE habilite la Médiatrice à conduire des enquêtes relatives aux cas de mauvaise administration dans l'action des institutions, organes ou organismes de l'Union, à l'exclusion de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'exercice de ses fonctions juridictionnelles; considérant que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux dispose que "toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union"; G. considérant que l′article 43 de la charte des droits fondamentaux dispose que tout citoyen ou toute citoyenne de l'Union ou toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de saisir la Médiatrice de l'Union en cas de mauvaise administration dans l'action des institutions, organes ou organismes de l'Union, à l'exclusion de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'exercice de ses fonctions juridictionnelles; H. que, selon le premier Médiateur européen, "il y a mauvaise administration lorsqu'un organe public n'agit pas en accord avec les règles ou les principes qui s'imposent à lui"(2); que ces principes exigent des institutions, organes et organismes de l'Union qu'ils ne respectent pas seulement leurs obligations juridiques mais qu'ils aient aussi une culture de service et veillent à ce que les citoyens soient traités correctement et jouissent pleinement de leurs droits; que la notion de bonne administration devrait être entendue comme processus d'amélioration continue;
O. considérant que, parmi les enquêtes clôturées, 133 ont été réglées par l'institution ou clôturées à la suite d'une solution à l'amiable, et que, dans 163 d'entre elles, la Médiatrice a estimé qu'il n'y avait pas de motifs suffisants pour justifier la poursuite de l'enquête; P. considérant que dans 76 affaires, aucune situation de mauvaise administration n'a été relevée; que dans 39 affaires une occurrence de mauvaise administration a été constatée, et que dans 13 affaires une autre issue a été trouvée; que, dans les affaires où une situation de mauvaise administration a été constatée, la Médiatrice a formulé des commentaires critiques dans 27 d'entre elles et des projets de recommandation dans 12 d'entre elles;
2. félicite Emily O'Reilly pour sa réélection au poste de Médiatrice européenne et pour son excellent travail; soutient son objectif d'aider les institutions de l'Union dans leur volonté d'offrir le meilleur service possible aux citoyens et résidents de l'Europe; juge essentiel que la Médiatrice mette l'accent sur la transparence pour garantir une bonne administration; 3. accueille avec satisfaction et soutient sans réserve le fait que la Médiatrice ait fait davantage usage de son pouvoir d'ouverture d'enquêtes stratégiques de sa propre initiative; salue la nomination, au sein du bureau, d'un coordinateur pour les enquêtes d'initiative et l'introduction de nouvelle règles internes en matière de dénonciation des dysfonctionnements; félicite la Médiatrice pour les efforts consentis dans la réorganisation de son bureau, laquelle a déjà produit des gains d'efficacité considérables; se félicite de l'approche davantage tournée vers l'avenir de la Médiatrice et de l'adoption de la nouvelle stratégie quinquennale à l'horizon 2019 qui introduit une approche plus stratégique pour régler les problèmes systématiques et promouvoir une bonne administration;
5. rappelle que, depuis des années, 20 à 30 % des plaintes portent sur la transparence et que la question de transparence la plus fréquemment soulevée concerne le refus des institutions d'accorder l'accès à des documents ou à des informations; estime que l'ouverture et l'accès des citoyens aux documents, conformément à l'article 15 du traité FUE et à l'article 42 de la charte des droits fondamentaux, sont un ingrédient essentiel du système d'équilibre des pouvoirs entre les institutions; soutient toute initiative que la Commission et les autres institutions de l'Union prendront en vue de garantir un accès équitable, rapide et simple de tous aux documents de l'Union; se félicite de la plus grande transparence qui découle de la publication en ligne du registre public des documents; demande à la Médiatrice d'enquêter sur les problèmes de transparence concernant l'accès du Parlement aux documents pertinents de la Commission sur les infractions et sur la procédure pilote de l'Union; juge nécessaire de déterminer et de mettre en place des mécanismes appropriés pour garantir un dialogue interinstitutionnel loyal;
6. signale que toutes les dispositions liées à la convention d'Århus et à ses règlements afférents [(CE) no 1367/2006 et (CE) no 1049/2001] ne sont toujours pas dûment et effectivement respectées; juge que la Commission peut encore accomplir de grands progrès en matière de transparence, notamment en ce qui concerne la disponibilité sur le plan de la quantité et de la qualité des informations fournies aux citoyens et aux organisations de la société civile dans les cas de demande d'accès à des documents; invite la Médiatrice à conduire une enquête sur ces questions sur la base de la pétition détaillée no 0134/2012 afin de déterminer et de corriger les cas potentiels de mauvaise administration concernant la mise en œuvre de ces règlements par les institutions européennes concernées;
7. salue les enquêtes de la Médiatrice sur les cas de pantouflage parmi les hauts fonctionnaires de l'Union européenne; note que la Médiatrice a mené des enquêtes sur les plaintes de cinq ONG et examiné 54 dossiers de la Commission européenne; encourage la Médiatrice à contribuer au développement et à l'introduction de critères clairs et précis, et de mécanismes d'application, afin de repérer, d'examiner et, si possible, de prévenir les conflits d'intérêts à tous les niveaux au sein des institutions, organes et agences de l'Union; 8. considère que la notion de conflit d'intérêts va au-delà de la simple question de la transparence et qu'il est primordial de garantir l'existence d'une administration publique européenne dénuée de conflits d'intérêts si l'on veut s'attacher à construire une véritable démocratie européenne et préserver la confiance des citoyens européens parmi les fonctionnaires eux-mêmes et au sein des institutions; encourage la Médiatrice à tenir compte, dans ses enquêtes, des dispositions de la convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), des lignes directrices de l'OCDE pour la gestion des conflits d'intérêts dans le service public et des recommandations spécifiques de Transparency International;
10. salue la plus grande ouverture dans les négociations relatives PTCI suite à l'enquête menée par la Médiatrice concernant la transparence des pourparlers; constate que le Conseil a depuis publié les directives que l'Union utilise pour négocier le PTCI et que la Commission a annoncé des plans visant à accroître la transparence des activités de lobbying et à élargir l'accès aux documents liés au PTCI; prend acte des préoccupations des citoyens à propos de la transparence des négociations relatives au PTCI; 11. rappelle que la commission des pétitions reçoit de nombreuses plaintes de la part de collectifs et de citoyens anonymes concernant le manque de transparence des négociations, ce qui reflète la profonde préoccupation citoyenne à cet égard à l'échelle européenne;
12. se demande si les retards de décision importants concernant certaines initiatives législatives du Conseil, telles que la directive horizontale de lutte contre les discriminations qui est suspendue depuis six ans ou la ratification du traité de Marrakech visant à faciliter l'accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d'autres difficultés de lecture des textes imprimés aux œuvres publiées, ne relèvent pas de la catégorie des cas de mauvaise administration, étant donné qu'ils suscitent beaucoup de frustration de la part des citoyens concernés à l'égard des institutions européennes; exhorte le Conseil et notamment les parties minoritaires entravant ces initiatives à prendre les mesures nécessaires pour remédier à ces situations insupportables; suggère à la Médiatrice d'examiner cette question dans le cadre de ses compétences; 13. salue l'importance accrue et nécessaire qu'accorde la Médiatrice à la transparence des activités de lobbying et son travail en faveur d'un registre de transparence obligatoire, qui permettrait aux citoyens de connaître les milieux qui tentent d'influencer les décideurs de l'Union; salue son enquête sur la composition et la transparence des groupes d'experts à la Commission, en particulier des groupes chargés de guider la politique agricole commune (PAC), à laquelle l'Union européenne consacre plus d'un tiers de son budget; appuie la démarche de la Médiatrice à l'égard de ces groupes et l'encourage à demeurer attentive à la transparence dans leur composition, afin de garantir une représentation équilibrée, en particulier entre hommes et femmes, dans le vaste éventail de groupes d'intérêts économiques et non économiques dans tous les domaines politiques; 14. constate que plus de 7 000 organisations se sont volontairement inscrites dans le registre de transparence, qui reflète la variété de parties prenantes publiques et privées avec lesquelles les institutions européennes travaillent constamment; se félicite du soutien apporté par la Médiatrice au plan du vice-président Timmermans, qui prévoit la création d'un registre obligatoire; salue la décision de la Commission du 1er décembre 2014 obligeant tous les membres de la Commission et tous ses hauts fonctionnaires à publier tous les contacts et toutes les rencontres qu'ils ont avec différents acteurs et lobbyistes; se félicite de l'obligation d'inclure, dans le registre, des informations sur les ressources humaines et financières dont disposent les groupes d'intérêt, ce qui respecte davantage les règles et les dispositions relatives à l'ouverture et à la bonne gouvernance au sein des institutions; 15. recommande à la Médiatrice de rester vigilante et déterminée, et de continuer d'exhorter la Commission européenne à faire la transparence complète sur les membres et les réunions de tous les groupes d'experts, plateformes technologiques et agences; rappelle les conditions fixées en 2012 lors de la levée du gel du budget des groupes d'experts;
17. exhorte les États membres à faire preuve de davantage de diligence en ce qui concerne leur obligation de collaboration avec la Médiatrice; 18. prie instamment la Médiatrice de continuer à promouvoir une transparence accrue dans les essais cliniques, en particulier dans l'évaluation de la qualité des résultats par l'Agence européenne des médicaments; rappelle que cette évaluation devrait se fonder sur la valeur ajoutée des médicaments innovants et sur le coût réel de la recherche, afin d'aider les États membres à élaborer des modèles de tarification et de financement; 19. demande à la Médiatrice de continuer à promouvoir l'initiative visant à assurer une plus grande transparence en ce qui concerne la R&D, afin de garantir l'accès aux soins de santé dans le cadre des compétences de son bureau; 20. salue le nouveau règlement de l'Union sur les essais cliniques, qui impose la publication des informations relatives à ces essais; prend note qu'en 2014, la Journée internationale du droit à l'information, organisée par la Médiatrice, était consacrée à la transparence des données des essais cliniques;
26. salue les institutions de l'Union, qui ont suivi 80 % de recommandations de la Médiatrice; est préoccupé par le taux persistant de 20 % de recommandations qui n'ont pas été mises en œuvre; est conscient du fait que les suggestions de la Médiatrice ne sont pas juridiquement contraignantes; demande instamment aux institutions, organes et agences de réagir rapidement, de manière efficace et responsable, aux recommandations et commentaires critiques de la Médiatrice; soutient la Médiatrice dans les futures enquêtes menées dans le cadre de son mandat pour déterminer les insuffisances en matière de transparence relative à l'exécution du budget européen;
27. félicite la Médiatrice pour son initiative, prise en prévision des élections européennes, d'accueillir un événement interactif intitulé "Votre liste de vœux pour l'Europe", dans le but de mettre les citoyens au cœur du processus décisionnel;
28. incite la Médiatrice à continuer de promouvoir le réseau européen des Médiateurs, en vue de mieux informer les citoyens de l'Union au sujet de la répartition des responsabilités entre la Médiatrice, les médiateurs nationaux et régionaux et la commission des pétitions du Parlement; reconnaît l'importante contribution du réseau dans l'échange de bonnes pratiques et d'information sur la mission et les compétences des membres; note que 59,3 % des plaintes traitées en 2014 relevaient de la compétence d'un membre du réseau; invite la commission des pétitions à devenir un membre plus actif au sein du réseau et à renforcer sa collaboration celui-ci sur les politiques d'intérêt commun qui relèvent du champ d'activités de l'Union européenne; observe qu'en 2014, la Médiatrice a transféré 86 plaintes à cette commission;
29. encourage la Médiatrice à enquêter en coordination avec la Cour des comptes européenne sur les programmes et les projets financés par l'Union européenne, notamment sur le financement de projets visant à réduire les écarts de développement;
30. partage l'avis de la Médiatrice selon laquelle les institutions de l'Union devraient s'assurer que leurs services soient accessibles aux personnes handicapées et que ces personnes aient accès aux informations et aux moyens de communication; prie instamment les institutions de veiller à ce que leurs environnements de travail soient ouverts et accessibles aux personnes handicapées, afin que celles-ci puissent participer efficacement et pleinement à la vie politique et publique;
31. demande l'augmentation du budget annuel alloué aux services de la Médiatrice; 32. charge son président de transmettre la présente résolution et le présent rapport au Conseil, à la Commission, à la Médiatrice européenne, aux gouvernements et aux parlements des États membres ainsi qu'à leurs médiateurs ou aux organes compétents similaires.
Emily O'Reilly a été réélue Médiatrice européenne par le Parlement réuni en séance plénière à Strasbourg le 16 décembre 2014.
Le 26 mai 2015, elle a présenté son rapport annuel 2014 à Martin Schulz, le Président du Parlement européen. Le 23 juin 2015, elle a présenté son rapport lors d'une réunion de la commission des pétitions, qui est compétente pour les relations avec son institution.
La base juridique du mandat de la Médiatrice européenne est l'article 228 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (traité FUE). La Médiatrice est habilitée à recevoir les plaintes relatives à des cas de mauvaise administration dans l'action des institutions de l'Union européenne(3). Le droit de se plaindre auprès du Médiateur européen est prévu par l'article 24 du traité FUE et par l'article 43 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. L'entrée en vigueur du traité de Lisbonne a étendu le mandat du Médiateur aux possibles cas de mauvaise administration dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), laquelle comprend la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).
La définition de la mauvaise administration selon le Médiateur, approuvée par le Parlement européen et la Commission, est la suivante: "Il y a mauvaise administration lorsqu'un organe public n'agit pas en accord avec les règles ou les principes qui s'imposent à lui." Ceci implique, pour les institutions, le respect de l'état de droit, des principes de bonne administration et des droits fondamentaux. La charte des droits fondamentaux, qui, à son article 41, inscrit le droit à une bonne administration parmi les droits fondamentaux, revêt un caractère contraignant pour l'administration des institutions européennes.
En 2014, la Médiatrice a ouvert 325 enquêtes sur la base de plaintes et 17 enquêtes d'initiative. Elle a clôturé 387 enquêtes sur la base de plaintes et 13 enquêtes d'initiative. La majorité de ces enquêtes (335) faisaient suite à des plaintes émanant de particuliers, et une minorité (52) à des plaintes émanant d'entreprises, d'associations et d'autres entités juridiques.
En ce qui concerne les pays d'origine des plaintes, l'Espagne arrive en tête, avec 309 plaintes, suivie de l'Allemagne (219), de la Pologne (208) et de la Belgique (147). Le fait que de nombreuses plaintes proviennent d'un même État membre ne garantit pas obligatoirement qu'un nombre proportionnellement équivalent d'enquêtes soit ouvert. Ainsi, les données de 2014 montrent que 50 des 147 plaintes provenant de Belgique ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête, contre seules 19 des 309 plaintes provenant d'Espagne.
Parmi les 342 enquêtes ouvertes pas la Médiatrice, 204 (59.6 %) concernaient la Commission européenne, 47 (13,7 %) les agences de l'Union, 29 (8,5 %) d'autres organes, 32 (9,4 %) l'Office européen de sélection du personnel (EPSO), 12 (3,8 %) le Parlement européen, 13 (3,8 %) le Service européen pour l'action extérieure, et 11 (3,2 %) l'Office européen de lutte antifraude. Comme la Commission est la principale institution de l'Union dont les décisions ont un impact direct sur les citoyens, il est logique qu'elle soit le principal objet de leurs plaintes.
Les enquêtes clôturées se répartissent comme suit: demandes d'information et d'accès aux documents (86), la Commission en tant que gardienne des traités (77), concours et procédures de sélection (77), questions institutionnelles et de politique (64), administration et statut du personnel (45), attribution des marchés publics ou des subventions (33), exécution des contrats (24).
En 2014, la Médiatrice a traité 2 163 plaintes. Pour 1 217 d'entre elles, ses services ont fourni des conseils ou transmis l'affaire à un membre du réseau européen des Médiateurs ou à la commission des pétitions du Parlement européen. Pour 621 d'entre elles, le plaignant s'est vu répondre qu'aucun conseil supplémentaire ne pouvait lui être fourni. 325 plaintes ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête.
Dans la mesure du possible, la Médiatrice s'efforce d'atteindre une issue positive en œuvrant à une solution à l'amiable qui soit satisfaisante à la fois pour le plaignant et pour l'institution concernée. En 2014, 133 affaires ont trouvé une solution à l'amiable et, dans 163 d'entre elles, la Médiatrice a estimé qu'il n'y avait pas de motifs suffisants pour justifier la poursuite de l'enquête. Lorsqu'une solution à l'amiable n'est pas possible, la Médiatrice clôt l'affaire avec un commentaire critique ou bien rédige un projet de recommandation. Elle formule un commentaire critique lorsqu'il n'est plus possible, pour l'institution concernée, d'éliminer le cas de mauvaise administration qui lui est reproché, que la mauvaise administration n'a pas d'implications générales ou que la Médiatrice ne juge pas nécessaire d'effectuer un suivi. Il en va de même si elle estime qu'un projet de recommandation n'aurait pas d'effet, ou dans le cas où l'institution concernée par la mauvaise administration rejette un projet de recommandations, mais que l'importance de l'affaire ne justifie pas pour autant de présenter un rapport spécial au Parlement européen. Un commentaire critique confirme néanmoins au plaignant que sa plainte est justifiée et signale clairement à l'institution concernée en quoi elle a mal agi, de sorte qu'elle puisse éviter la mauvaise administration à l'avenir. En 2014, la Médiatrice a clôturé 27 affaires assorties de commentaires critiques aux institutions.
La Médiatrice peut également formuler des remarques complémentaires, lorsqu'elle y voit une occasion d'améliorer la qualité de l'administration. Ces remarques ne sont pas destinées à critiquer l'institution concernée, mais à la guider et à la conseiller quant à la manière d'améliorer son service.
Pour informer le grand public et veiller à ce que les institutions tirent les enseignements de leurs erreurs, la Médiatrice publie chaque année sur son site internet une étude sur le suivi, par les institutions,
de ses commentaires critiques et invite les institutions à y réagir. La Médiatrice a relevé des cas de mauvaise administration dans 39 affaires clôturées et a rédigé 12 projets de recommandation. La Médiatrice rédige un projet de recommandation lorsqu'il est possible, pour l'institution concernée, d'éliminer le cas de mauvaise administration qui lui est reproché ou lorsque la mauvaise administration est grave ou a des implications générales. En vertu des traités, l'institution concernée est tenue de soumettre à la Médiatrice, dans un délai de trois mois, un avis circonstancié sur son projet de recommandation.
Si l'institution n'apporte pas une réponse satisfaisante au projet de recommandation, la Médiatrice peut adresser un rapport spécial au Parlement européen. Ce rapport constitue la dernière arme à la disposition de la Médiatrice lors du traitement d'une affaire. La suite est du ressort du Parlement européen, qui peut par exemple adopter une résolution. Les rapports spéciaux sont soumis à la commission des pétitions, qui est compétente pour les relations avec la Médiatrice. En 2014, la Médiatrice n'a soumis aucun rapport spécial au Parlement. Pour ce qui concerne les objets des plaintes, le rapport annuel de la Médiatrice indique que l'accès aux documents des institutions sous-tend un grand nombre de plaintes. En 2014, 21,5 % des enquêtes achevées (86 affaires) portaient sur ce thème.
Les institutions sont tenues par les traités de mener leurs travaux aussi ouvertement que possible afin de promouvoir la bonne gouvernance et d'assurer la participation de la société civile. L'article 15, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et l'article 41 de la charte des droits fondamentaux prévoient le droit d'avoir accès aux documents des institutions. Ce droit est mis en œuvre par le règlement (CE) n° 1049/2001. La Médiatrice européenne coopère étroitement avec ses homologues des États membres. Cette coopération a lieu dans le cadre du réseau européen des Médiateurs, qui inclut les médiateurs nationaux et régionaux, les commissions des pétitions et organes similaires des États membres de l'Union européenne, les pays candidats à l'adhésion à l'Union, et d'autres pays de l'espace économique européen et/ou de l'espace Schengen. La commission des pétitions du Parlement européen est membre à part entière de ce réseau.
Les plaintes qui ne relèvent pas du mandat de la Médiatrice européenne sont, dans de nombreux cas, de la compétence d'un membre du réseau, par exemple d'un médiateur national ou régional. En 2014, la Médiatrice a transféré 636 plaintes aux membres du réseau, dont 86 à la commission des pétitions. D'autres plaintes ont été transmises à la Commission européenne (144) et à d'autres institutions et organes de l'Union, notamment Solvit.
Le réseau des Médiateurs organise des séminaires pour les médiateurs nationaux et régionaux une année sur deux. En 2014, la Médiatrice européenne et le Médiateur des services publics pour le pays de Galles (Royaume-Uni) ont organisé conjointement le 9e séminaire régional du réseau, à Cardiff.
L'article 33, paragraphe 2, de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées prévoit la création d'un dispositif au niveau de l'Union chargé de protéger, d'encourager et de contrôler la mise en œuvre de la convention. En sont membres la Médiatrice européenne, la commission des pétitions et la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen, l'Agence des droits fondamentaux, la Commission européenne et le Forum européen des personnes handicapées.
C'est à la Médiatrice européenne qu'incombe la tâche de défendre les droits des personnes handicapées et de veiller à ce que l'administration de l'Union soit consciente de ses responsabilités en la matière. Les personnes qui estiment qu'une institution de l'Union n'agit pas conformément à la convention précitée des Nations unies ont le droit de s'adresser à la Médiatrice pour demander réparation. Au début de l'année 2014, un expert national détaché a rejoint l'équipe de la Médiatrice afin de contribuer à l'élaboration du programme de travail sur le handicap et d'améliorer la diffusion d'informations auprès des citoyens et du personnel des institutions pour qu'ils soient informés de leurs droits et obligations au titre de la convention.
La Médiatrice rencontre en outre régulièrement les députés et les fonctionnaires des institutions, pour débattre avec eux de la meilleure manière d'améliorer la qualité de l'administration, pour leur représenter toute l'importance d'un bon traitement des plaintes et pour veiller au suivi correct de ses recommandations et de ses rapports. Le budget du Médiateur est une section indépendante du budget de l'Union européenne. En 2014, il était de 9 857 002 euros. Le tableau des effectifs comporte 67 postes.
VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND 25
Beatriz Becerra Basterrechea, Enrique Calvet Chambon, Yana Toom, ECR
Daniel Hannan, Rikke Karlsson, Notis Marias, EFDD
Eleonora Evi, PPE
Pál Csáky, Peter Jahr, Jérôme Lavrilleux, Svetoslav Hristov Malinov, Gabriel Mato, Julia Pitera, Axel Voss, Jarosław Wałęsa, Rainer Wieland, S&D
Soledad Cabezón Ruiz, Miriam Dalli, Lidia Joanna Geringer de Oedenberg, Jude Kirton-Darling, Marlene Mizzi, Gabriele Preuß, VERTS/ALE
Margrete Auken, Bodil Valero, Tatjana Ždanoka, 1
Sylvie Goddyn, 3
"Rapport annuel du médiateur européen de 1999" (2000/C 260/01), JO C 260, 11.9.2000, p. 1.
Dans ce rapport, le terme "institution" couvre aussi les organes, agences et organismes de l'Union. Dernière mise à jour: 29 février 2016Avis juridique