Source: https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_2986/troisieme_chambre_civile_3171/2016_7404/juin_7479/753_23_34585.html
Timestamp: 2020-03-28 20:08:09+00:00
Document Index: 254154229

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Arrêt n° 753 du 23 juin 2016 (14-25.645) - Cour de cassation - Troisième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2016:C300753 | Cour de cassation
>Arrêt n° 753 du 23 juin 2016 (14-25.645) - Cour de cassation - Troisième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2016:C300753
Demandeur(s) : la société DP immobilier, société en nom collectif
Défendeur(s) : M. Luca X..., et autre
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 1er juillet 2014), que la société DP immobilier, propriétaire d’un logement donné à bail à M. X…, a, après lui avoir délivré un congé pour vendre, cédé le bien à la société civile immobilière (SCI) 2L ; que, par arrêt du 29 mars 2011, la cour d’appel de Paris, saisie par la SCI 2L en validation du congé, a reporté ses effets au 9 octobre 2009 et ordonné l’expulsion de M. X… ; que la société DP immobilier, assignée par celui-ci en indemnisation de la perte de chance d’exercer son droit de préemption dans les deux premiers mois du préavis précédant ce terme, a formé tierce opposition à cet arrêt ;
Attendu que, pour déclarer irrecevable la tierce opposition, l’arrêt retient que, dans l’instance en validation du congé délivré par la société DP immobilier à M. X…, son locataire, la SCI 2L, nouveau propriétaire, tirait ses droits de la société DP immobilier et agissait en qualité de bailleur, et que la société DP immobilier était ainsi représentée, dans l’instance ayant donné lieu à l’arrêt du 29 mars 2011, par la SCI 2L, son ayant cause à titre particulier, toutes deux possédant la même qualité de bailleur vis-à-vis de M. X… ;
Qu’en statuant ainsi, alors que le vendeur d’un bien immobilier donné à bail d’habitation n’est pas représenté par l’acquéreur dans l’instance en validation du congé, délivré avant la vente, engagée par celui-ci à l’encontre du locataire, de sorte qu’il est recevable à former tierce opposition à la décision statuant sur la validité du congé, la cour d’appel a violé le texte susvisé ;
CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 1er juillet 2014, entre les parties, par la cour d’appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Paris autrement composée ;
Avocat(s) : SCP Waquet, Farge et Hazan ; SCP Lyon-Caen et Thiriez ; SCP Matuchansky, Vexliard et Poupot