Source: http://coupdpouce-luxembourg-cameroun.over-blog.com/page-6764004.html
Timestamp: 2017-07-25 00:40:40+00:00
Document Index: 160394010

Matched Legal Cases: ['art=13428', 'art=13491', 'art=13588', 'art=13680', 'art. 310', 'art=14101', 'art=14134', 'arrêt ', 'art=14595']

059 - 074 / du 7.3.2011 au 7.6.2011 - coupdpouce-luxembourg-cameroun
© Nouvelle Expression : C.Y - Bienvenue sur le blog de Paul Eric Kingué
http://paulerickingue.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/07/cameroun-la-commission-nationale-des-droits-de-l-homme-deman.html#more La commission
nationale des Droits de l’Homme demande un procès équitable pour Paul Eric Kinguè
Elle a écrit aux
autorités camerounaises en fin de semaine dernière. Les courriers datés du 02 mars, sont adressés à plusieurs hautes personnalités dont Secrétaire Général de la présidence de la République, le
vice Premier ministre, ministre de la Justice. En objet : le droit à un procès équitable de Paul Eric Kinguè. Le paragraphe commun à ses lettres est le suivant : « La Cndhl , qui déplore la
violation du droit à un procès équitable de la victime, manifestée par son arrestation arbitraire , sans mandat et sa condamnation sans preuve selon ses propres déclarations , laquelle victime
aurait par ailleurs subi diverses formes de tortures morales et physiques lors de ses gardes à vue et détention provisoire, attire votre haute attention sur les conséquences que pourrait
engendrer une telle situation sur l e plan du respect des droits de l’Homme par notre pays en général au regard de l’attention qui est désormais portée sur cette affaire par les différents
acteurs nationaux et internationaux des droits de l’Homme ».
La commission fait
savoir aux autorités camerounaise que Paul Eric Kinguè, a déjà été condamné deux fois par le même tribunal. Le 19 janvier 2009 pour complicités de pillage en bandes entre autres et le 14 janvier
dernier pour détournement de deniers publics. Ces événements s’apparentent à du harcèlement judiciaire, que le détenu, ex maire de Penja justifie par ses prises de positions face aux intérêts de
l’Etat du Cameroun, dans l’affaire des Plantations du Haut Penja. Au président de la cour d’appel du Littoral, la Cndhl demande de prendre des dispositions pour « assurer le respect du droit à un
procès équitable de la victime, autant dans la procédure déjà ouverte que dans celle qui n’a pas encore été enrôlée ».Au Procureur de la République près le Tgi du Moungo, la commission affirme
que la 3ième procédure dans laquelle l’ex maire de Penja est accusé de détournement de 4.966.000 F Cfa destinés à l’installation de l’eau courante à l’hôtel de ville du temps où il était aux
affaires, « n’a pas été conforme à l’information judiciaire préalable, prescrite obligatoirement en matière de crime par l’article 142 du Code de Procédure Pénal. » Et donc, la Cndhl aimerait
être édifié sur les motifs ayant justifié les griefs dénoncés dans le cadre de cette procédure « qui viole le droit à un procès équitable de M.Kinguè ».
Paul Eric Kinguè est
actuellement détenu à la prison centrale de New Bell. Il a menacé de s’immoler s’il n’était éclairé sur les motifs réels de son incarcération, il a toujours clamé qu’il était un prisonnier
politique. En Janvier, Paul Eric Kinguè avait reçu des membres de la commission nationale des Droits de l’Homme pour leur faire part des injustices dont il est victime.
http://www.camerounlink.net/?SessionID=V3XV2UHC3AGLI2TFVMH3LBMUYZ6PFF&cl1=8&cl2=69&bnid=84&wid=2&kid=58866&tid=42&seite=0
Affaire Paul Eric Kinguè : Bataille autour de 2.7 milliards Fcfa à la mairie de
Penja La défense attribue les
émeutes de février 2008 dans cette ville à ses adversaires politiques qui convoitaient cette somme.
«Qui avait intérêt à ce que la ville de Njombé Penja soit à feu et à sang ? » Pour Me René Manfo, conseil de Paul Eric Kinguè et de trois autres accusés dans cette affaire, il ne fait aucun doute
que ces évènements profitaient aux adversaires politiques de l’ancien maire Rdpc de Penja. « Il a été président de section pendant plus d’une dizaine d’années et en plus de cela, maire. Donc, ce
ne sont que ses adversaires politiques qu’il a longtemps battu aux différentes élections qui avaient intérêt à voir la ville à feu et à sang. M. Kinguè est assis là (dans le box des accusés)
parce qu’il défend les intérêts du Cameroun en exigeant à la Php (Plantation du Haut Penja) de payer les impôts», n’a cessé de répéter l’avocat de la défense jeudi, 03 mars 2011, lors de ses
plaidoiries à la cour d’appel du Littoral à Bonanjo. A en croire Me René Manfo, le montant de la somme qui devait être versée par la Plantation du haut Penja (Php) au titre de patente et d’impôts
s’élève à 2.7 milliards Fcfa par an. Un montant qui, dit-il, suscitait beaucoup de convoitise.
Au cours de sa plaidoirie, Me René Manfo s’est surtout appesanti sur l’environnement (tout ce qui tourne autour) du procès. Séance tenante, l’avocat a lu à la Cour un article du Quotidien
gouvernemental Cameroon Tribune. De la lecture qu’il en a fait, il ressort que Paul Eric Kinguè a été révoqué de ses fonctions de maire Rdpc par décret présidentiel pour « irrégularité dans la
gestion des deniers publics » donc, n’ayant aucun rapport avec les émeutes de février 2008 dans la localité de Njombé Penja. Pourtant, dans ses réquisitions, le Ministère public a été formel sur
l’implication de l’accusé pendant cette période. Il se réfère aux propos de Ambomo Guy Modeste, l’un des accusés lors de l’enquête préliminaire qui affirmait qu’« il n’y a que le maire qui
pouvait prendre le risque de sortir. Il est né et a grandi à Penja. Il sait comment nous souffrons et comment nous et nos terres sommes exploités. Il connaît les jeunes. Si les autres l’aidaient,
nous ne serions pas dans cette situation ».
Une déclaration sur laquelle l’avocat de la partie civile s’est appuyé pour soutenir l’accusation de complicité de manifestation. « M. Kinguè a été interpellé en tant que maire de Njombé Penja.
Et en tant que tel, il est maire et il a le droit d’attroupement. C’est lui qui gère la voirie municipale telle que le prévoient les dispositions de la loi de 2004 en ses articles 67 et 68 sur
les textes applicables aux communes spécialement les droits du maire », renchérit la défense.
A l’issue de ses réquisitions, l’accusation a déclaré Foma Duplex, Kong Zachée non coupable de délit d’attroupement et d’obstruction sur la voie publique. L’avocat général demande à la Cour de
déclarer Paul Eric Kinguè « coupable de complicité d’obstruction sur la voie publique de complicité de pillage en bande ». Une accusation tout aussi reconnue pour Ambomo Guy Modeste. La défense
poursuivra ses plaidoiries le mercredi, 09 mars prochain.
http://www.camer.be/index1.php?art=13428&rub=11:1 Décès du fils de
La nouvelle est tombée ce soir comme un couperet sur le cou des détenus de la prison
centrale de New Bell à Douala et même au sein de la communauté camerounaise de la diaspora sans oublier les amis de PEK. Paul Eric Kingué Junior, le fils de Paul Eric Kinguè, est décédé ce jour
dans l’après-midi à Douala des suites d’une courte maladie. Eric Kinguè Junior qui avait l’habitude de dire à son papa qu’il sait qu’il « sera libéré car il est emprisonné injustement
» meurt le 08 mars, jour de son anniversaire à l’âge de 11 ans. Selon Paul Eric Kinguè que nous avons pu joindre par téléphone, son fils était un homme qui lui
rendait d’immenses services en dépit de son incarcération.
C’est aussi ajoute-t-il un fils qui lui apportait du réconfort
En attendant le programme complet des obsèques de Paul Eric Kinguè Junior, son corps se
trouve actuellement à la morgue de l’hôpital Laquintinie.
Pour toute information complémentaire sur ce programme, prendre attache avec le Groupe de
soutien à Paul-Eric Kinguè au courriel: luxjeux@pt.lu (Hubert)
En cette douloureuse circonstance, la rédaction de camer.be s’associe à la douleur de la
famille de Paul Eric Kinguè Junior, parti vraiment trop tôt.
© C. Y. | La Nouvelle Expression
http://cameroon-info.net/stories/0,28426,@,douala-deces-du-fils-de-paul-eric-kingue.html Douala : Décès du fils de Paul Eric
Kinguè
Douala: Paul Eric Kinguè endeuillé L’ex maire de Njombe-Penja, détenu à la prison de New Bell, n’a pas vu mourir son fils,
Paul Eric Kingué est inconsolable. Plusieurs détenus de la spécial 18 sont venus lui apporter du réconfort hier. L’ex maire de Penja pleure la mort de son fils, Paul Eric Kinguè Junior. Interné à
l’hôpital Laquintinie depuis 5 jours, le jeune élève en classe de 6ème au collège des lauréats a succombé à une courte maladie. Depuis l’incarcération de son père, il vivait avec sa maman à Akwa
nord, à Douala.
Paul Eric Kinguè va comparaitre ce 09 mars devant la Cour d’Appel du Littoral. Il est poursuivi entre autre pour complicité de pillage en bande. Son avocat doit achever ses plaidoiries ce
mercredi. Le tribunal de Grande Instance du Moungo avait condamné l’ex maire de Penja à 6 ans de prison ferme. Le ministère public avait ensuite fait appel « estimant que la sanction n’était pas
assez sévère ». La défense avait aussi sollicité la révision de cette décision de justice.
En début de cette année, Paul Eric Kinguè a aussi été reconnu coupable de détournement d’un millions 400 mille au préjudice de la commune de Penja dont il a été maire pendant 3 mois environ. Une
autre affaire est enrôlée depuis quelques jours devant le même tribunal, une affaire de détournement présumé d’environ 10 millions de francs, pour la même période de gestion. Une multiplicité de
dossiers, qui font croire à Paul Eric Kinguè que le pouvoir s’acharne sur lui. Il a demandé un procès équitable. Sa demande à été transmise la semaine dernière aux autorités de la république par
la Commission nationale des droits de l’homme. Pendant ce temps, une trentaine de jeunes de Penja demande que justice soit rendue dans ces dossiers. Ils sont prêts à s’immoler par le feu si
«cette mascarade continue»
CAMER.BE - © Correspondance : Groupe de Soutien à P.E.Kinguè
http://www.camer.be/index1.php?art=13491&rub=11:1 Voici le programme
des funérailles de Paul Eric Kinguè Junior.
Chers (es) lecteurs et lectrices, comme promis, vos condoléances ont été transmises à la
famille Paul Eric Kinguè et nous recueillons encore vos mots de sympathie. Dans notre courriel, l'émotion a été très forte. Nous avons reçu de nombreux messages de condoléances, des
suggestions diverses. Une lectrice a même décidé d'aller à Penja le jour de la cérémonie des obsèques de Paul Eric Kingué Junior décédé le 08 mars dernier, jour de son anniversaire à Douala des
suites d'une courte maladie. Il avait exactement 11 ans. A vous tous, le Groupe de Soutien à P.E.Kinguè avec CCL Libération vous remercient. Ci-dessous le message pathétique de Paul Eric Kingué
adressée à son défunt fils..
"Junior mon fils,
Tu as souffert de mon absence physique du fait de la cruauté et de l’injustice humaines ;
mais mon amour pour toi, malgré la barrière du mal érigée par les hommes, est resté intact, fort, aveuglant, une passion en somme !
Tu pars avec une partie de mon âme, mais sois en sûr, pendant 11 ans tu as su devenir
indélébile dans les cœurs de ton papa et de ta maman que tu comblais d’amour et que tu respectais tant.
Repose en paix petit bébé.
Ton « Papounet » : Paul Eric KINGUE."
La famille KINGUE adresse ses sincères remerciements à tous ceux qui leur ont témoigné leur
10h00 : Mise en bière et levée du corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala
(témoignages - office religieux).
11h00 : Départ du cortège pour Penja.
13h00 : Arrivée à Penja et installation de la dépouille au domicile familial.
20h00 : Début de la veillée (office religieux – témoignages).
23h00 : Fin de la veillée.
09h00 : Rassemblement – office religieux
11h00 : Inhumation.
Mot de remerciement du père.
NB : Afin de nous permettre de prendre toutes les dispositions pour tous ceux qui voudront assister aux
funérailles, ou pour tous ceux qui voudront apporter une contribution, bien vouloir contacter HEBIA Jean Pierre (+237 - 79 66 64 04).
Registre de condoléances : luxjeux@pt.lu / Groupe de Soutien à
P.E.Kinguè
CAMER.BE - © Correspondance : Groupe de Soutien à PEK luxjeux@pt.lu
http://www.camer.be/index1.php?art=13588&rub=11:1
Les funérailles de
Paul Eric Kinguè Junior annulées.
Interdiction pour Paul Eric Kinguè d'aller à la levée de corps de son fils, interdiction
d'aller à Penja, interdiction d'assister à son enterrement. La décision émane du Ministère de la Justice, de Yaoundé. Conséquence, PEK annule les funérailles... Alors que tout laissait penser que
les funérailles de son fils P.E.K.Junior allaient se dérouler normalement, Pau Eric Kinguè nous apprend, du fond de sa cellule, qu’il lui a été interdit d’y assister.Par soucis d’humanité,
Monsieur le Régisseur de la prison avait autorisé PEK à se libérer ces derniers jours pour organiser les funérailles. Mais hier (vendredi 18 mars 2011), alors qu’il s’apprêtait à se rendre
à la morgue de l’hôpital Laquintinie, l’interdiction émanant du Ministère de la Justice est tombée : PEK ne peut quitter la prison.
Cette décision de Justice nous semble aussi consternante qu’inexplicable. Comment
peut-on refuser à un père d’enterrer dignement son enfant ?
Vivement encouragé par tous vos mots de condoléances et de sympathie, PEK a décidé de ne pas
courber l’échine : il a annulé le programme prévu et le corps du petit se trouve toujours à la morgue. Il refuse énergiquement que l’enterrement se passe sans sa présence. C’est regrettable pour
ceux, et ils sont nombreux, qui avaient prévu d’assister aux cérémonies, regrettable pour la famille qui voit ainsi son deuil prolongé d’autant, regrettable voire inhumain pour PEK qui n’en finit
pas d’être accablé par l’injustice des hommes et de la vie.
Nous envoyons un message fort aux Autorités compétentes pour qu’elles prennent sans
délai leurs dispositions afin de faire cesser cette torture morale inadmissible. Que peut-on bien reprocher à cet homme pour qu’il soit supplicié de la sorte ?
N’oublions pas que PEK sera au tribunal ce 23 mars pour entendre le verdict dans l’affaire des
événements de 2008.
N’oublions pas non plus, et je regrette de devoir vous sembler terre-à-terre, que ce retard
engendrera des frais supplémentaires et que nous savons que PEK est à court de finances.
Plus que jamais, nous soutenons PEK dans la douleur. Nous continuons à lui faire parvenir vos
témoignages de sympathie.
Kinguè Paul Eric / Afriland First Bank / compte : 02721171501 / Swift (ou BIC) :CCEICMCXDLA /
code bank : 10005 / code guichet : 00002 / clé : 50
http://quotidien.mutations-multimedia.com/index.php/2012-01-11-07-23-48/actualite/167-vivre-aujourdhui/1435-emeutes-de-fevrier-2008-trois-ans-de-prison-pour-paul-eric-kingue Emeutes de
février 2008: Trois ans de prison pour Paul Eric Kinguè Trois autres détenus condamnés à la même
peine sont libres alors que deux autres qui ont écopé de 42 mois sortiront dans six mois.
16 heures 30. Des cris de joie déchirent
le silence qui règne à la Cour d’appel du Littoral à Douala-Bonanjo. «Merci Seigneur !», entend-on çà et là. Des embrassades et des accolades s’en suivent. Le public est venu assister au verdict
final de l’affaire relative aux émeutes de février 2008. Certains sont en liesse. Du moins, une partie. Paul Eric Kinguè, quant à lui, tout de noir vêtu, est debout. Il semble imperturbable. Tout
autour de lui, une foule, des proches venus l’assister. Leurs visages ne laissent entrevoir aucun signe de joie. Ils semblent ne pas être satisfaits de la décision que vient de rendre la Cour
d’appel du Littoral.
A l’issue de l’audience qui s’est ouverte
hier, mercredi, 23 mars 2011 à 12 h 30, la Cour d’appel a réduit les peines des six accusés mis en cause dans cette affaire. Ambomo Guy Modeste et Kong Zachée dont les peines sont les plus grades
ont écopé de 42 mois de prison soit trois ans et demi. «La cour d’appel condamne tous les autres accusés à trois ans de prison», a indiqué le président de la collégialité. Il s’agit d’Aboubakari
Mana Bouba, Foma Duplex, Pola Mathurin et Paul Eric Kinguè. Ces derniers avaient été respectivement condamnés à 5 ans de prison pour les trois premiers et à six ans pour l’ancien maire Rdpc de
Njombe- Penja.
Au tribunal de grande instance du Moungo
à Nkongsamba, Ambomo Guy Modeste avait écopé de 15 ans de prison (Il est le seul à avoir plaidé coupable) et Kong Zachée avait été condamné à 10 ans de prison ferme. Les six accusés ont également
été condamnés à payer 100 millions Fcfa de dommages et intérêts à la Php (plantation du haut Penja) contrairement aux 800 millions Fcfa demandés en instance à Nkongsamba. La Cour d’appel confirme
la somme de 4 millions Fcfa à verser à Songa Daniel. Paul Eric Kingue et ses coaccusés doivent également payer 3 millions Fcfa de dépens à raison de 644.641 Fcfa par personne. La Cour d’appel
justifie cette peine par leur caractère de délinquant primaire et pour leur bonne tenue lors des audiences « surtout en ce qui concerne Ambomo Guy Modeste » a précisé la Cour.
A l’audience d’hier, Paul Eric Kinguè a
été relaxé sur trois des quatre chefs d’accusation qui pesaient sur lui. La Cour a infirmé le jugement rendu par le Tgi du Moungo en ce qui concerne le délit d’attroupement, le délit de réunion
et de manifestation, la complicité d’obstacle sur la voie publique. Le délit de « complicité de pillage en bande » a été confirmé. La Cour s’explique : « Il est établi et cela n’a pas été démenti
que Paul Eric Kingue était le leader d’un groupe de jeunes entièrement voués à sa cause ». « Ce qui est irrépréhensible c’est les messages que M. Kinguè distillait aux jeunes qui, a en croire les
témoins, a toujours exprimé la haine à l’égard de Ndono Mbanga et de la Php. C’est de tels propos qui revenaient constamment dans le subconscient de ces jeunes qui ont profité de cette grève des
transporteurs pour casser, piller. C’est lui qui a réveillé la conscience de ces jeunes », a expliqué la Cour.
Ambomo Guy Modeste et Kong Zachée
sortiront dans six mois. Foma Duplex, Pola Mathurin et Aboubakari Mana Bouba sont d’ores et déjà libres. Quant à Paul Eric Kinguè, « il ne peut pas encore recouvrer la liberté. Ce à cause de
l’affaire relative au détournement de deniers public (1,4 millions Fca) à la mairie de Njombé Penja et pour laquelle, il avait été condamné à 10 ans de prison le 14 janvier dernier. Ce qui fait
que cette nouvelle plainte prend immédiatement effet», indique Me René Manfo, conseil de Paul Eric Kinguè. La défense non satisfaite de cette décision de justice entend donc se pourvoir en
cassation « parce que mon client a été condamné coupable pour des faits qu’il n’a pas fait et aussi parce que la Php qui doit recevoir 100 millions Fcfa ne s’est jamais présentée au tribunal pour
défendre cette somme», dénonce l’avocat.
CAMER.BE - © Correspondance : Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè, 26 mars 2011
http://www.camer.be/index1.php?art=13680&rub=30:27
La Cour d’Appel du
Littoral confirme que Paul Eric Kinguè est un détenu politique
En rendant son verdict le 23 Mars dernier, la Cour d’Appel du Littoral du Cameroun vient de
confirmer ce que l’opinion nationale et internationale a toujours affirmé : "Paul Eric KINGUE est un détenu politique, il est en prison pour ses opinions".Pour se donner une image de pays
démocratique, le gouvernement camerounais s’est toujours défendu de l’absence de détenus politiques dans les prisons camerounaises. Après l’Arrêt rendu le 23 Mars 2011, lequel a ramené à 3 ans la
peine de Paul Eric KINGUE contre 6 ans initialement décidés par le Tribunal de Grande Instance du Moungo, la Cour d’Appel du Littoral a non seulement confirmé dans ses motivations, que Paul Eric
KINGUE n’a pas de près été mêlé aux émeutes de Février 2008.
Pendant le rendu de la décision, la Cour d’Appel déclare ce qui suit :
1) Sur le chef d’accusation d’attroupement
Paul Eric KINGUE est déclaré non coupable parce que tout au long des débats, aucune preuve, ni
témoignage n’ont été apportés pour prouver que cet accusé a été vu dans un attroupement. Que pour asseoir sa culpabilité sur ce chef d’accusation, les témoins de Paul Eric KINGUE ont été
constants pour dire qu’entre le 25 et le 29 Février 2008, aucun attroupement n’a eu lieu à Penja en présence de ce dernier. Par conséquent, la Cour l’a acquitté de ce chef d’accusation que le
Tribunal de Grande Instance du Moungo, avec ses magistrats aveuglés par la corruption des bananeraies françaises, avaient retenu.
2) Sur le chef d’accusation de réunions illégales et préparatoires aux émeutes de
La Cour d’Appel du Littoral reconnaît qu’aucun élément du débat ne permet d’établir que Paul
Eric KINGUE aurait tenu la moindre réunion, ni avant, ni pendant, ni après les émeutes de Février 2008 la Cour poursuit en disant que conformément aux dispositions légales se rapportant aux
réunions illégales, il n’a pas été prouvé que l’accusé a participé aux réunions préparatoires des émeutes de Février 2008. Et pour asseoir cette position, le juge qualifie la "prétendue réunion"
tenue chez Dr KAME Victor et à laquelle Paul Eric KINGUE n’a pas pris part, comme une réunion tenu dans un lieu non ouvert au public, c’est-à-dire un domicile privé et que pour cela, le
législateur puni plutôt quiconque tient des réunions dans des lieux ouverts au public pour réunion illégale.
Un autre revers contre les juges KITIO Edouard, KENGNE et René FAKO qui, rassasiés de
corruption et passionnés à régler des comptes contre cet accusé, n’ont pas eu le sang-froid et le recul, dans le but de faire triompher la loi et d’acquitter l’accusé de ce chef d’accusation.
C’est sans doute pourquoi, deux des trois juges qui ont rendu ce jugement à Nkongsamba, ont été renvoyés aux parquets, l’un au parquet du TGI du Mfoundi (Edouard KITIO), l’autre au parquet du
Wouri (René FAKO). Seul celui qui s’opposait à cette décision s’est vu promouvoir à la tête du Tribunal d’Edéa (le juge KENGNE).
Les juges KITIO Edouard et René FAKO (c’est ce dernier qui avait interpellé la sœur de Paul
Eric KINGUE) ont été renvoyés dans les parquets, pour mieux approfondir leurs connaissances. La colère de Dieu n’a pas encore commencé à s’abattre sur ces corrompus.
3)Sur le chef d’accusation de complicité d’obstruction sur la voie
La Cour d’Appel en rendant son verdict, dit qu’aucun élément issu des débats ne prouve que Paul
Eric KINGUE ait obstrué ou fait obstruer la voie publique. Par conséquent, l’acquitte de ce chef d’accusation en ajoutant que seul SONGA Daniel, plaignant et partie civile dit avoir vu Sieur
KINGUE à un endroit où était obstruée la voie publique. La Cour d’Appel a estimé que le fait que SONGA Daniel soit plaignant et partie civile aurait nécessité qu’il y ait au moins un témoignage
pour corroborer ses déclarations. Ici aussi, les juges du Moungo, manipulés par l’argent des bananeraies et se sentant loin de la presse, n’ont pas eu le recul nécessaire pour comprendre qu’en
l’absence de témoignage et de preuve matérielle, Paul Eric KINGUE aurait dû ne pas être condamné pour obstruction sur la voie publique. Tout ceci a eu pour conséquences, de le condamner pour 4
chefs d’accusation, à 6 ans de prison ferme.
En somme, sur 4 chefs d’accusation retenus par les magistrats mouillés de Nkongsamba et
encadrés par le Procureur du TGI du Moungo (BIFOUNA NDONGO) qui a mis l’action publique en marche, la Cour d’Appel vient de prouver avec quelle passion, le TGI du Moungo gère les affaires
concernant Paul Eric KINGUE. Or, la justice doit se détacher des passions et donner à tous les justiciables, les chances de se voir appliquer les lois. C’est donc pour ces juges, un véritables
revers, une humiliation confortée par le fait que tous ceux que ces mêmes juges "apprentis sorciers" avaient condamné à 10 et 15 ans de prison, ont vu leurs peines ramenées à 42 mois
Le prochain Conseil Supérieur de la Magistrature doit tenir compte du revers administré à ces
juges par la Cour d’Appel pour les enlever des tribunaux et parquets de ce pays, parce qu’ils sont désormais de véritables dangers sociaux. Ils méritent d’aller nettoyer de la poussière dans un
bureau isolé du ministère de la justice.
UN VERDICT POUR SAUVER LA FACE ET QUI CONFIRME QUE PAUL ERIC KINGUE EST UN DETENU
Après avoir reconnu que Paul Eric KINGUE n’est coupable ni de réunions illégales et
préparatoires aux émeutes de Février 2008, ni d’attroupement, ni d’obstacle ou de complicité d’obstacle sur la voie publique, que restait-il aux juges de la Cour d’Appel pour condamner cet
accusé, afin de sauver la face du Cameroun dans cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive ?
Peut-on être complice d’une infraction sans avoir aidé, ou facilité la commission de cette
infraction précise ?
En rendant leur Arrêt, les juges de la Cour se contredisent en ce que, si Paul Eric KINGUE n’a
pas tenu des réunions préparatoires, d’attroupement, etc… , qu’a-t-il donc fait pour être malgré tout, retenu comme complice dans les émeutes de Février 2008 ?
VOICI LES ARGUMENTS UTILISES PAR LES JUGES DE LA COUR D’APPEL DU
Selon les juges de la Cour d’Appel du Littoral, Paul Eric KINGUE, depuis l’an 2000, a permis
aux populations de Njombé-Penja de prendre conscience de leur état d’exploités et des conditions inhumaines dans lesquelles ces populations vivaient, à travers ses multiples discours haineux
vis-à-vis des bananeraies de Njombé-Penja (comme si réveiller les consciences d’un peuple opprimé est un crime !!!).
Et aux juges de poursuivre : « Les discours haineux tenus contre les victimes sont restés
enfouis dans les subconscients des jeunes pendant plusieurs années, et ont refait surface dans leur conscience en Février 2008, c’est-à-dire 8 ans après (comme si les jeunes de 18 et 20 ans de
l’an 2000 étaient restés jeunes de 18 et 20 ans jusqu’en Février 2008. Comme si les jeunes de Njombé-Penja de 18 et 20 ans de l’an 2000 ne sont pas magistrats ou inspecteurs d’impôts et autres en
2008 pour n’être que des casseurs.
Aucun discours incriminé de Paul Eric KINGUE n’a été versé au dossier de procédure, mais alors
aucun. Trahissant ainsi l’art. 310 al. 3 du Code de procédure pénale camerounais qui stipule ce qui suit : « La décision du juge ne peut être fondée que sur les preuves administrées au cours des
débats ».
En motivant leur décision de cette façon, alors qu’on s’attendait tous à voir prouver
l’implication directe de Paul Eric KINGUE dans les émeutes de Février 2008, le collège des juges d’Appel, confirme que c’est pour ses opinions que cet accusé est en prison. Il est donc un détenu
Parce qu’il a osé réveiller les consciences de ses populations exploitées et opprimées par les
bananeraies françaises.
Un détenu politique n’est-il pas et surtout aussi celui qui est en prison pour ses opinions ?
En voilà un que nous montrons au gouvernement camerounais. Une preuve qu’il existe des détenus politiques dans les prisons camerounaises.
Nul n’a le droit d’être en prison pour ses opinions, qui plus est comme Nelson MANDELA, qui
jadis avait fait prendre conscience aux populations noires Sud-Africaines sur leurs difficiles conditions, Paul Eric KINGUE est condamné pour avoir fait prendre consciences aux populations de
Njombé-Penja avant même qu’il ne devienne Maire.
Le juge pour asseoir la culpabilité de Paul Eric KINGUE, cite AMBOMO Guy Modeste, qui à
l’enquête préliminaire, dit ce qui suit : « C’est Paul Eric KINGUE qui a ouvert les yeux aux jeunes depuis des années. Il nous a permis de prendre conscience de notre misère et de l’exploitation
de nos terres depuis des années. Pour aider les jeunes, il leur a tout offert, des motos, cahiers, livres, et ce depuis des années. Si tous les politiciens l’avaient suivi, on en serait pas là
Après que la Cour ait dit les raisons de l’implication d’AMBOMO Guy Modeste dans les émeutes de
Février 2008, celui-ci dit avoir voulu régler ses comptes avec sieur NDONO MBANGA et a cité les raisons de ceux qui l’encourageaient à piller ; c’est curieusement Paul Eric KINGUE que les juges
retiennent comme complice, malgré les dépositions on ne peut plus claires d’AMBOMO Guy Modeste.
Et à la Cour d’ajouter les témoignages du Directeur général des plantations de bananeraies de
Penja à l’enquête préliminaire « Depuis que le Maire KINGUE a pris fonction, nos relations sont toujours tendues. Il nous harcelait pour le payement des impôts ».
Voilà chers internautes, les arguments de la Cour d’Appel du Littoral qui a manqué de peu, pour
qualifier Paul Eric KINGUE de gourou, car comment comprendre que les juges condamnent cet accusé pour les faits de 2008 en s’appuyant sur ces prétendus discours de depuis 8 ans non versés à la
Cour ? Qui selon eux, se sont enfouis dans l’inconscient des jeunes pour ne remonter en surface qu’en 2008 ? Les émeutes de Février 2008 n’avaient pourtant pas commencé à Njombé-Penja !!! A
Douala, Bafoussam, Yaoundé, Nkongsamba, bref les 56 villes touchées par ces émeutes de Février 2008 avaient-elles aussi connu les discours haineux de Paul Eric KINGUE ? Qui pourtant dans chacune
de ces villes a été interpellé et condamné?
Aujourd’hui, l’histoire nous a donnés raison, nous qui avons toujours pensé que cet élu est un
détenu d’opinion et notre motivation pour un combat pour la justice au Cameroun est légitime. Cet Arrêt doit être cassé et Paul Eric KINGUE a bien fait de faire un pourvoi en cassation dans cette
Par ailleurs, la Cour n’a apporté aucune réponse et est restée muette quant aux violations sur
la forme, soulevées par la défense de l’accusé. Ce qui est une véritable magie judiciaire qui montre qu’il ne faut pas risquer d’investir au Cameroun. La justice au Cameroun ne peut garantir
En somme, Paul Eric KINGUE ayant déjà purgé les 3 ans qui lui ont injustement été collés, est
désormais libre dans cette affaire, même si elle doit continuer à la Cour Suprême du fait du pourvoi interjeté, mais est retenu en prison pour autre cause, c’est-à-dire pour à la condamnation de
10 ans prononcée par le même tribunal de Nkongsamba, pour un prétendu détournement de la somme de 1.400.000 (Un million quatre cent mille) Francs CFA. Dans cette décision, souvenons-nous, le juge
reconnaissait au 9ème rôle du jugement que le crime commis par Paul Eric KINGUE repose sur un POSTULAT, et au verso du même rôle, qu’il n’y avait aucune pièce versée au dossier de procédure,
signée par l’accusé prouvant qu’il aurait perçu la somme incriminée.
Nous resterons vigilants pour que, s’il n’y a pas de pièces signées par cet accusé prouvant
qu’il a perçu de l’argent, qu’il soit acquitté.
LE POINT DU JOUR – Théodore TCHOPA
http://www.jetcamer.com/gvcnews/index.php?option=com_content&view=article&id=4202:16bd5930db7311b4584b95c314636e99&catid=55:latest
Les prisonniers du président:
Le maire tenait trop à ses terres
Paul Eric Kingué. L’ex-maire de Njombé Penja dit payer le prix de son opposition à l’expropriation des populations.
Le 29 février 2008, la tension était retombée dans la petite localité de Penja, au sud du département du
Moungo. Ce coin de la région littorale du Cameroun, réputé pour son potentiel agricole, revenait de loin, comme de nombreuses autres villes du pays : quatre jours de manifestations contre la faim
et la vie chère, orchestrées par une jeunesse frustrée contre les interminables promesses non tenues de ses dirigeants, des roues de voitures brûlées sur la chaussée, des scènes de pillage à la
Société des plantations du Haut Penja (Php) et chez certains cadres de cette société, la riposte musclée des forces de l’ordre et de l’armée, suivie de morts d’hommes. Alors que l’on croit ce
feuilleton à jamais clos, les populations, contre toute attente, vont assister ce jour, impuissantes, à l’arrestation de leur maire, Paul Eric Kinguè. Un fort dispositif militaire a été déployé
pour cette opération, appuyé par une puissante logistique : six pick-up de la gendarmerie et 12 camions bourrés d’hommes en treillis, armés jusqu’aux dents. Des coups de feu en l’air pour
dissuader les partisans du maire, au cas où ceux-ci se montreraient hostiles. Kinguè, «tel un vulgaire malfrat », est sorti de sa salle de bain, où il s’était retranché ce jour-là. Il s’est
rendu, non sans avoir préalablement reçu l’assurance d’un haut gradé de l’armée camerounaise, qu’il avait eu le temps de joindre au téléphone. Il raconte que «le général » lui a promis qu’il
allait demander le désarmement des soldats massés devant la cour du maire, ce qui aurait été fait. Il ajoute que ces éléments, sous le commandement du Lieutenant-colonel Ngueté Nguété, alors
commandant du groupement de gendarmerie de Nkongsamba, avaient l’intention de l’éliminer physiquement. Kinguè était vêtu d’une modeste chemise et d’un pantalon inappropriés pour les sorties. Il a
été ensuite embarqué dans l’un des pick-up, et conduit à Nkongsamba, sous le regard passif de ses proches. Le maire a passé sa première nuit dans la cellule de la brigade de gendarmerie
territoriale de Nkongsamba. Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique nationale, le régime du président Biya voulait, à travers cette théâtralisation de l’arrestation de Kinguè,
présenter ce dernier comme un vulgaire justiciable. Pendant sa détention à la prison principale de Nkongsamba, Kinguè a écrit plusieurs fois aux autorités de la République, dont le chef de
l’Etat. Les correspondances les plus retentissantes sont celles rédigées entre la fin mars et le mois de juin 2008, destinées au président de la République. Dans sa première lettre, le maire
dénonce les conditions de sa garde à vue, jugées inhumaines : reclus dans une pièce sombre, trois et souvent quatre gendarmes pour veiller à l’entrée de sa cellule nuit et jour, interdiction de
visites et rupture de communication avec le monde extérieur, peur d’une élimination physique, etc. La preuve patente, selon des observateurs avisés, que le régime voulait présenter ce « détenu
politique » comme un détenu de droit commun. A ce moment seulement, l’opinion nationale et internationale, prise à témoin, commence à comprendre le lien entre les déboires judiciaires du maire et
son combat politique. Le détenu attire également l’attention du chef de l’Etat sur son limogeage, contenu dans un décret lu sur les ondes de la radio et télévision nationales, le 02 juin 2008.En
effet, avant son interpellation et sa mise sous mandat de dépôt, Paul Eric Kinguè était maire de la commune de Njombé-Penja. Il a été élu le 22 septembre 2008. L’article 94 de la loi de 2004/18
fixant les règles applicables aux communes, dans sa section 3 portant suspension, cessation des fonctions et substitution de l’exécutif communal, précise à ce sujet : « En cas de violation des
lois et règlements en vigueur ou de faute lourde, les maires et adjoints, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, peuvent
être suspendus par arrêté du Ministre chargé des Collectivités Territoriales pour une période n’excédant pas trois mois ». Le concerné n’a jamais été entendu, aux dires de son conseil. Le silence
manifeste du chef de l’Etat, face à cette pluie de sollicitations, pour peu qu’on s’y attarde, n’est pas innocent. Nos sources révèlent que le premier Camerounais est bien informé des démêlés
judiciaires de l’ex-maire de Njombé-Penja. L’arrivée de Kinguè à la tête de la commune avait, pourtant, charrié beaucoup d’espoirs parmi les populations de Penja. Mais sa popularité n’était pas
appréciée à l’unanimité. Dès sa première réélection comme président de la sous-section de Penja Ouest en 2002, fonction qu’il occupait depuis 2000, Kingué accuse la Php de s’être approprié toutes
les terres riches de Penja, au détriment des riverains. Devenu maire en 2008, il somme tous les grands propriétaires terriens de payer leurs taxes. Courant 2005, Kinguè s’est attaqué à
l’exécution d’une décision de la Cour suprême, ordonnant l’expulsion de près de 20 000 personnes résidant au lieu-dit Nkompita, dans la zone de Njombé-Centre. Il en rajoute ainsi à la liste de
ses ennemis : la plupart des témoins à charge dans le procès lié aux émeutes, sont des adversaires politiques de kinguè. Ce qui fait dire à Me René Manfo que le procès de son client est un
règlement de comptes politiques. Du temps où il faisait ses premiers pas dans la politique, l’ex-chef de l’exécutif communal bénéficiait d’appuis solides dans l’appareil de l’Etat. Il a pour
parrain Joseph Charles Doumba, ci-devant secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Ce dernier est le père de Philippe Bertoua, avec qui Kingué a entretenu de
bonnes relations autrefois. Si,en 2001, ces réseaux ont aidé à la réhabilitation de Kinguè dans sa fonction de président de la sous-section, quelque temps seulement après sa suspension par le
président de la section Rdpc Moungo sud, Daniel Ngolè Mbanga Moh, ils n’ont pas pesé contre l’arrestation du maire, aujourd’hui accablé par une pluie de procès. En partie, cela est dû au fait
que, après la retraite de Charles Doumba, Kinguè n’est pas entré, explique un de ses camarades de parti, dans les grâces du nouveau secrétaire général du parti, René Sadi, même si le détenu a
gardé de bonnes relations au sein du comité central du Rdpc. “Résultat, les détracteurs du maire, très nombreux et tapis dans l’ombre, ont réussi à dérouler le «rouleau compresseur » sans trop de
peine”, ajoute-t-il. Au bout de cette démarche, le maire écope de trois condamnations, l’une de six ans, pour complicité de pillages en bande, l’autre de 10 ans, pour complicité de faux et usage
de faux en écriture. Il n’a encore purgé que trois de ces nombreuses années !
CAMER.BE - © Correspondance : Groupe de Soutien à Paul-Eric Kinguè, contact : luxjeux@pt.lu Paul Biya accorde à
Paul Eric Kinguè l’autorisation d’assister aux obsèques de son fils
Ne crions ni à l’injustice, ni au règlement de comptes, ni à la torture morale. Non, rien de
tout cela dans ce cas d’espèce, juste nous semble-t-il un manque d’humanisme dans la lenteur administrative à accorder à Paul Eric Kinguè l’autorisation d’assister aux funérailles de son fils
Junior. Pourtant, la lettre de la Présidence de la République instruisant le Vice Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux à prendre toutes les dispositions nécessaires afin
que PEK puisse assister aux obsèques de son fils est claire et sans équivoque, datée du 13 avril dernier, et estampillée « TRES URGENT ».
Extrait : … J’ai l’honneur de vous notifier l’accord du Président de la République pour
autoriser Monsieur Paul-Eric Kinguè, Ex-Maire de Njombé-Penja détenu à la Prison Centrale de New-Bell à Douala, à assister aux obsèques de son fils qui se dérouleront à Nkongsamba, suite au
dossier que le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) lui a soumis dans ce sens. Je vous demande par conséquent de bien vouloir prendre toutes les
dispositions nécessaires à cet effet et me rendre compte de vos diligences pour la haute information du chef de l’Etat.
L’ordre est donné par SEM le Président Biya lui-même. Personne n’a donc à s’inquiéter d’en
endosser la responsabilité, ni à tergiverser, ni à discuter du bien-fondé de cette décision. La situation est on ne peut plus limpide et PEK n’attend plus que la notification qui lui donnera le
feu vert pour réorganiser les obsèques qui, on s’en souvient, avaient été annulées en dernière minute alors que tout était prêt, suite à l’interdiction qui lui avait été faite d’y assister par le
Ministère de la Justice le 18 mars dernier.
Il ne nous reste donc plus qu’à attendre, patiemment, comme PEK qui est d’ailleurs rompu à ce
genre d’exercice. Cet ordre « urgent » de la Présidence finira bien par être exécuté tôt ou tard et nous ne pointons ici du doigt que le manque d’humanisme dans la lenteur
CAMER.BE - © Correspondance : Patty Bebe
http://www.camer.be/index1.php?art=14101&rub=30:27 Assez plaisanté,
Cessons de plaisanter, messieurs les magistrats, l’affaire PEK est trop grave ! Après avoir
montré et démontré que les motifs d’accusation à l’encontre de Paul-Eric Kinguè ne tiennent pas la route , il est difficile de comprendre la condamnation récente à payer des dommages à PHP alors
qu’il a été prouvé que PEK ne se trouvait pas sur les lieux et n’a donc rien pu détruire, de même que celle à trois ans de prison pour des discours tenus à « ses » jeunes les incitant à la
révolte huit ans auparavant. L’accusant d’avoir ainsi réveillé la conscience de ces jeunes. A croire que nos dirigeants se targuent de nous avoir endormi la conscience et redoutent de notre
Les jeunes de l’an 2000 devenus des adultes en 2008 ne sont-ils pas en tant qu’adultes et même
si restés jeunes, responsables de leurs actes ? Admettons que PEK aurait endoctriné des gamins de 10 ou 12 ans, les parents de ces enfants n’ont-ils pas la responsabilité de veiller à la
bonne éducation de leur progéniture et donc responsables de tout acte odieux commis par un mineur ? Ah, j’oubliais, c’est PEK le parent de tous ces mineurs…
Arrêtez de nous prendre pour des moutons bien que vous vouliez sciemment nous laisser penser que dans la région de Penja ils sont particulièrement lents à réagir et qu’il leur a finalement fallu huit ans pour réagir! Quel affront !
En ce qui concerne la deuxième affaire : celle du « détournement d’argent » de 10.000.000 Fcfa soit deux-mille euros : PEK n’a pu ni être entendu ni défendu par son avocat, il en a par conséquent
écopé du maximum : 10 ans de prison ! Voulez-vous parler de justice ? Je vous appelle à rentrer à l’école car le Droit change au jour le jour mais les règles fondamentales telles que la
présomption d’innocence, elles, restent inchangées depuis des centenaires donnant ainsi même un sens à la pratique de la justice institutionnelle. On comprend bien que vous ne vouliez pas vous
encombrer en respectant les règles de base d’une justice fondée et équitable. PEK GENE, il faut à tout prix le mettre hors d’état de nuire. Et ça rassurez-vous tout camerounais n’ayant pas encore
perdu sa dignité l’a compris depuis le début de vos manigances.
J’ai presqu’oublier, il reste encore une troisième affaire qui devrait sortir du chapeau du prestidigitateur et qui porte sur une facture de plombier. Ça risque de coûter combien, ça? Dites-nous,
mes chers magistrats afin que nous ne soyons plus surpris bien que nous n’attendions aucune autre surprise de votre part à moins que vous ne changiez subitement de visage pour devenir saints car
c’est en diable que nous vous percevons aujourd’hui. Oh miracle, si tu existais…
Ces accusations justifient-elles à elles seules le déferlement de violences, d’intimidations, d’humiliations, de tortures morales infligées à cet homme depuis plus de trois ans?
Tout commença lors de son arrestation : six pick-up de gendarmerie, douze camions remplis d’hommes en tenues de combat et tiraillant en l’air et ça ne arrête pas jusqu’à aujourd’hui avec
l’interdiction qu’il lui est faite de pouvoir assister aux funérailles de son fils alors que l’ordre en a été donné par le chef de l’Etat. De qui se moque-t-on? Aimait dire mon prof de
Actualité Puisque c’est d’actualité, parlons-en : cette autorisation estampillée TRES URGENT a été accordée le 13 avril dernier par la Présidence de la République; ce matin, le 28 avril, PEK attend
toujours la notification lui accordant cette fameuse permission. On sait que le régisseur a reçu l’ordre de la lui transmettre avant-hier dans les 24 heures… Cherchons l’erreur !
Il nous semble que nous sommes pour le moins en droit de nous poser des questions, de nous informer je dirai plutôt. Si les accusations à l’encontre de PEK ne tiennent pas debout, quelque-chose
d’autre doit bien justifier de tels actes de barbarie. A qui cela peut-il bien profiter? A personne? Mais alors, serait-ce là une pure vengeance? Et pourquoi? Et de qui?
Je lance un appel à ceux qui sont tapis dans l’ombre de cette affaire : assez plaisanté, ce petit jeu est ignoble et rien ne peut justifier pareil sadisme ou alors, ayez le courage de nous
expliquer. Jusqu’à présent, nous ne connaissons de PEK que ce qu’il a essayé de faire de bien pour la petite population de sa commune : dès 2005, il a tenté de s’opposer à l’expulsion de
près de 20.000 personnes de Njombé, puis en 2008, il a sommé les gros propriétaires terrains de payer leurs taxes. Les gens, « ses » gens, vous diront qu’il n’a jamais cessé, depuis de longues
années, d’aider les uns et les autres en y allant largement de sa poche pour offrir études et formations. Alors, répondez-nous, qu’a-t-il donc fait de si grave que nous nous ignorons pour
continuer à l’écraser encore et encore? Vos nuits doivent être épouvantables à la seule idée que PEK puisse sortir de prison vivant!
Que celui qui se cache derrière cette honteuse manipulation ait le courage de se faire
connaître du publique et lui expliquer les raisons qui le poussent à poser des actes aussi barbares, mesquins et primitifs ou alors qu’il se taise dans sa honte et arrête sa manifestation
haineuse à vouloir détruire PEK, cet homme intègre par pures jalousie et incapacité à tout prix.
Mais tant que nous ne le saurons pas, tant que vous ne nous l’aurez pas dit, comprenez que nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour réclamer justice en son nom. Même après
son existence car nous sommes conscients du danger de mort auquel il est exposé. Nous travaillons et travaillerons encore et encore jusqu’à ce que nous mettions à découvert la face odieuse qui se
cache derrière l’affaire PEK et bien d’autres prisonniers d’opinion mais aussi pour le changement et l’amélioration de la justice camerounaise. Nous continuerons à dénoncer haut et fort ce
genre de pratique jusqu’a l’instauration d’une justice indépendante, équitable et fondée et d’un Etat de Droit où les lois sont égales et appliquées pour et par tous et où les Droits de
l’Homme sont une priorité pour tous sans distinction.
Vive la Justice et un Etat de Droit!
CAMER.BE - ©
Correspondance : Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè, contact : luxjeux@pt.lu
http://www.camer.be/index1.php?art=14134&rub=11:1
Les obsèques de PEK
JUNIOR auront lieu le 7 mai
La notification de l’autorisation du Président de la République pour que Paul Eric Kinguè
assiste aux obsèques de son fils Paul Eric Kinguè Junior lui a été remise. Elles auront lieu le samedi 07 mai 2011 à Penja. Programme des obsèques : Samedi 07 mai 2011 : dès 08 h, levée du corps
à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala suivie du départ pour Penja où l’inhumation aura lieu.
Nous recueillons toujours vos messages pour PEK et nous les lui transmettons.
Pour rappel : KINGUE PAUL ERIC compte bancaire 02721171501 Afriland First Bank
Code Swift : CCEICMCXDLA / code bank : 10005 / code guichet : 00002 / clé : 50
En format IBAN : CM21 10005 00002 02721171501 50
Jacques Doo Bell - Le Messager
http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=3700
La « banane» et la « canne à sucre» sous
les ciseaux de la censure Il y a quelques mois, la présidente de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, de passage au
Cameroun, invitée par le gouvernement, a rendu un jugement à la Salomon au vu de ce qu’elle a constaté. Pour elle, la situation n’est “ ni rose ni morose ”. Mme Alapini n’est pas
à condamner. Elle n’aura vu et entendu que ce que ses hôtes lui ont servi sur un plateau en argent. De notre point de vue, la situation n’est pas si noire que cela. Mais c’est la grisaille.
Sinon comment expliquer cette censure qui sévit depuis quelques jours sur des projections cinématographiques sur tout ce qui a trait aux droits de l’Homme au Cameroun ?
Le 11 avril 2011, le préfet du Mfoundi a interdit la projection dans la capitale d’un festival international du film sur les droits de l’Homme. Quelques jours plus tard, la “ banane
”, un autre film sur les conditions de travail dans les bananeraies de Penja est aussi tombé sous les ciseaux de dame Anastasie, grossièrement manipulés par le sous-préfet de Yaoundé
Le 22 avril, à 6 heures du matin, le commissaire de la sécurité publique de Mbandjock, dans le département de la Haute Sanaga a interpellé et gardé à vue pendant 12 heures (de 7h à 19h), deux
réalisateurs français : Vincent Mercier et Mélanie Barreau et leur accompagnateur camerounais.
Les deux Français sont venus au Cameroun pour le tournage d’un documentaire sur la Société sucrière du Cameroun (Sosucam). En effet, un conflit foncier oppose cette entreprise aux riverains
autochtones. L’entreprise accuse les réalisateurs de “ tentative d’espionnage économique ” et “ d’atteinte à l’ordre public ” (Niaiseux ) ! L’accusateur pousse
la bêtise au point de reprocher aux cinéastes de ne pas disposer d’autorisation de filmer. Ce qui s’avère farfelu dès lors que Vincent Mercier exhibe le reçu de paiement d’une somme de 25 000
Fcfa versée à la direction de la cinématographie du ministère de la Culture. Document qui confère ainsi une autorisation provisoire.
Il faut relever que c’est ce même Vincent Mercier qui est l’un des promoteurs du festival du film sur les droits de
l’Homme interdit par le préfet du Mfoundi. Comme dégât collatéral, M. Francis Wang Sonè, directeur de la cinématographie au ministère de la Culture écope d’une suspension de ses fonctions à la
suite d’une décision signée de la ministre Ama Tutu Muna pour “ indélicatesse et manquement à la déontologie ”. Réaction du maître qui veut noyer son chien.
Il faut aussi relever que la “ Banane ” comme la “ Sosucam ” s’intéresse aux conditions de travail dignes de celles des esclaves africains dans les plantations
industrielles des Etats-Unis. Au Cameroun de nos jours, la rémunération de ces ouvriers agricoles est des plus dérisoires. “ La moyenne étant de 25 000 Fcfa par mois pour un travail à la
tâche et non à l’heure ”, précise le dossier de presse produit par Franck Bieleu, le réalisateur de la Banane. A cette forme de traite instituée par les nouveaux négriers avec la
complicité active des autorités de l’Etat s’ajoutent les risques sanitaires et environnementaux qui, il y a quelques années, ont fait l’objet de reportages du quotidien français Le Monde et de la
chaîne Rfo.
Comme si cela ne suffisait pas, les plantations industrielles camerounaises étendent leurs superficies au détriment des petits exploitants locaux avec la complicité non moins cynique des élites
locales, des élus régionaux et nationaux. D’où l’interventionnisme intempestif des autorités administratives obéissant au doigt et à l’œil comme des chiens domestiques. Sinon qu’y a-t-il à cacher
sous les bananiers et les cannes à sucre ? Pour quels intérêts ces autorités défendraient-elles avec autant de zèle des multinationales qui s’engraissent chez nous comme des puces et des chiques
sur des bêtes ? Qui ignore que Paul-Eric Kinguè, l’ex-maire de Njombè-Penja, paie de sa liberté le fait d’avoir dénoncé le pillage exercé dans sa
municipalité voire, dans tout le département du Moungo par ces multinationales ? Paient-elles seulement les impôts au prorata de leur chiffre d’affaires ?
La censure qui frappe les films ayant trait au déni des droits humains perpétré par ces entreprises traduit la collusion qui existe entre elles et les élites dont nous parlons plus haut. Si
Vincent Mercier et Mélanie Barreau ont échappé au triste sort de Paul-Eric Kinguè, c’est d’abord parce qu’ils sont des expatriés et aussi parce que le procureur de la République de Nanga
Eboko devant qui ils ont été présentés n’a pas trouvé de “ raison fondée” de les inculper et de les jeter en prison. Il y en a encore qui sont capables de faire correctement leur
travail. Hélas, ils ne sont qu’une poignée de sel dans un vaste marécage.
Quand on sait que le ministre camerounais de la Communication , porte-parole du gouvernement, a quand même pu développer des arguties pour justifier l’interdiction du festival du film sur les
droits de l’Homme et que son homologue du Travail et de la sécurité sociale “ Monsieur dialogue social ” n’a jamais mis les pieds dans les plantations de Njombé-Penja pour voir
un peu les misères de ses compatriotes qui font les choux gras des médias étrangers, on ne serait pas fier d’être Camerounais. Il n’est pas moins vrai que sous le fallacieux prétexte de
promouvoir les emplois, on livre des travailleurs camerounais, pieds et poings liés, à la cupidité des investisseurs de tout poil.
C’est bien de pomper l’air aux gens avec la modernisation de l’Hôpital Saint-Jean de Malte de Njombé ; sépulcre blanchi que tout cela. Sous ces cendres-là rougissent des braises incandescentes.
Non ! la paix avec laquelle on nous bassine les oreilles cache mille et une frustrations qui sont comme ces nombreuses rivières qui font des océans desquels surgissent de plus en plus les
tsunamis. On peut dissimuler les maladies, mais pas le cercueil et les obsèques quand survient la mort.
© Correspondance : Groupe de Soutien à Paul Eric Kinguè.
http://www.africapresse.com/actualite/dictateurs-africains-au-vatican-l%E2%80%99eglise-catholique-est-elle-toujours-du-cote-des-opprimes/09/05/2011/
ÉCHAPPE À UN ASSASSINAT
Alors que les funérailles de son fils s’étaient déroulées sans le moindre incident et que, les cérémonies terminées, il
avait repris la route de Douala escorté par des gardiens de la prison, PEK a échappé à une tentative d’assassinat. Revenons sur les événements. Samedi dernier, les obsèques de Paul Eric Kinguè
JUNIOR se sont déroulées dans le calme et la sérénité. Aucune agitation, aucun trouble. La population de Penja s’est assemblée nombreuse dans le recueillement et la dignité.
PEK remercie d’ailleurs tout ceux qui lui ont manifesté leur sympathie, à lui et à ses proches. En ces temps particulièrement douloureux, ces marques de soutien leur ont été d’un grand
La nuit tombée, il a quitté Penja sous bonne escorte de gardiens de la prison de New Bell. Chemin faisant, ils ont
remarqué qu’ils étaient anormalement suivis par plusieurs véhicules. Une première manœuvre de ralentissement et même d’arrêt a confirmé leurs soupçons. C’est alors qu’un véhicule suiveur est
arrivé à leur hauteur et qu’ils ont vu une arme pointée sur eux.
Les gardiens, pris de panique, ont décidé d’essayer de semer leurs poursuivants et ont rejoint précipitamment la brigade
de police de la petite ville la plus proche où ils ont trouvé refuge. De là, ils ont demandé l’intervention d’agents de sécurité de Douala qui sont venus en renfort et les ont escortés jusqu’à la
prison où PEK se trouve maintenant.
On peut s’interroger sur le but d’une telle menace. Simple intimidation ou réelle tentative d’assassinat ? Le fait est
qu’il s’agissait bien d’une opération préméditée, car les plaques des voitures étaient maquillées, que la course-poursuite était digne des séries télé, que les gardiens et les services d’ordre
ont déployé les grands moyens pour déjouer cette menace évidente d’attentat.
On le voit, l’affaire Kinguè est loin d’être terminée et elle continue de déranger. Nous sommes plus déterminés que
jamais à apporter notre soutien à Paul Eric Kinguè pour que justice soit rendue équitablement et dans des délais raisonnables, et à étaler au grand jour les manœuvres ignobles dont il fait
l’objet. Ce genre de menace criminelle nous conforte dans notre détermination.
Si, comme nous, quelles que soient vos opinions politiques, vous êtes révoltés par l’injustice qui est faite à cet
homme, rejoignez notre groupe. Plus nous serons nombreux à réclamer justice et plus nous aurons de chances d’être entendus.
© Mutations : Blaise Djouokep
http://paulerickingue.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/10/cameroun-revendication-paul-eric-kingue-porte-plainte-contre.html Paul Eric Kinguè
porte plainte contre un magistrat
Malgré le désaveu de son
avocat, l’ancien maire de Penja accuse le président du Tgi du Moungo de suppression de preuves matérielles. C’est une plainte avec constitution de partie civile que Paul Eric Kinguè a déposé
«contre Michel Ntyame Ntyame (président du Tribunal de grande instance du Moungo), Bifouna Ndongo [et] Obama Obama (procureur et substitut du procureur au Tgi du Moungo) pour suppression de
preuves matérielles», tel que le précise le document daté du 7 mars 2011 dont Mutations a pu avoir copie. Sur la même plainte est apposé un cachet de couleur rouge portant mentions «Cour suprême,
Présidence, arrivée le 08 mars 2011».
La plainte est adressée
à M. le premier président de la Cour suprême du Cameroun. L’ancien maire de Njombé-Penja, détenu à la prison centrale de Douala depuis le 19 mars 2008, informe que dans le but de prouver que la
commune de Penja n’a subi aucun préjudice financier dans l’affaire l’opposant à Paul Eric Kinguè le 11 novembre 2010 au Tgi du Moungo à Nkongsamba, elle a versé au dossier de procédure, un
rapport de compte de gestion de l’année 2007.
Ledit rapport atteste
que non seulement les comptes de l’année étaient équilibrés en recettes et en dépenses, mais aussi et surtout qu’aucun détournement n’a été décelé dans cette commune durant la période de gestion
pour laquelle ses collaborateurs et lui étaient poursuivis. Pour Paul Eric Kinguè, ce document qui avait été présenté à l’audience du 11 novembre 2010 par le ministère public, «a purement et
simplement été dissimulé, et supprimé dans le but d’influencer cette procédure judiciaire par ces magistrats».
plaignant de voir le premier président de la Cour suprême, «désigner un magistrat chargé d’instruire l’affaire et trois autres d’un grade au moins égal à celui des mis en cause en vue du jugement
éventuel de cette affaire en premier ressort», note le plaignant qui n’a pas bénéficié de l’appui de son conseil, Me René Manfo.
L’avocat a, dit-il,
informé son client de ce qu’il se désolidarise de cette plainte contre magistrat. L’affaire est suivie par Me Nguemdjo, un autre conseil de Paul Eric Kinguè, informe ce dernier. Selon un autre
avocat qui a requis l’anonymat, «c’est inédit de porter plainte contre magistrat au pénal. Ce n’est pas aussi facile pour un avocat de s’opposer à un magistrat. Cela ne peut se faire que s’il a
des preuves en béton», explique celui-ci.
procédure, poursuit-il, il faut saisir le ministre de la Justice qui ouvre automatiquement une enquête. «Cette procédure administrative est très protégée. Il faut être solide parce que cela peut
aboutir à la révocation du magistrat», relève l’avocat. C’est le 14 janvier 2011 que Paul Eric Kinguè a été condamné à 10 ans de prison par le Tgi du Moungo. Il était accusé d’avoir détourné 1.4
millions Fcfa des caisses de la mairie du temps où il y était encore maire.
CAMER.BE - © Source : Wake Up Africa!
http://www.camer.be/index1.php?art=14595&rub=30:27
La banane amère de
Njombé Penja : Scandale au cœur d’une république ‘’Bananière’’
50 ans après les indépendances, de nombreux Hommes d’Etats africains sont encore complices du
pillage de leurs pays et de l’avilissement de leurs peuples. Au Cameroun, « L’empire noir de Bolloré », l’esclavagisme des temps modernes et le néocolonialisme se poursuivent
avec la complicité des Hauts dignitaires du régime.
Les Plantations du Haut Penja (PHP), premier producteur de bananes du pays (société détenue à 60 % par la Compagnie fruitière, basée à Marseille, et près de 40 % par l’américain Dole et par des actionnaires privés camerounais) sont accablés par de nombreux faits :
accaparement des terres au détriment des paysans locaux, expropriations forcées, Mauvaises conditions de travail, licenciements abusifs, absence de liberté syndicale, monnaie de singe pour
des employés travaillant plus de 14 h par jour…On se croirait encore à l’époque de l’esclavage.
D’autres part, les habitants se plaignent de la pollution causée par les pesticides
et fongicides utilisées par la société, des produits pourtant interdits par l’UE (union européenne) pour leur danger sanitaire sont utilisés à Penja. Du fait des produits répandus par voie
aérienne et des substances chimiques utilisées, on observe une recrudescence anormale des cancers, maladies respiratoires, dermatoses…
La richesse produite par PHP, ne bénéficie pas aux habitants de Njombé, puisque les
routes abimées par les camions de PHP sont dans de piteux états. Ces sociétés ne paient plus d’impôts depuis plus d’une vingtaine d’années.
Il est donc triste de Constater que certains camerounais ont préféré vendre leur pays, la santé de leurs concitoyens, la vie de leurs concitoyens contre des espèces sonnantes et
La PHP a les responsables politiques, administratifs ou judiciaires de la région dans sa
Les chefs traditionnels, sous-préfet et préfet sont gracieusement payés chaque mois pour garder le silence et calmer les ardeurs des populations locales. PHP compte ainsi parmi ses
cadres des députés du parti au pouvoir(RDPC) et loue des terres appartenant à des hauts gradés de l’armée.la PHP est membre de l’Association de la banane camerounaise, un lobby dirigé par
un autre député du parti au pouvoir, beau-frère du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.
Lequel n’est rien moins que le président du conseil d’administration de PHP, Un procureur de la
république est habilement corrompu pour diligenter des simulacres de procès et pour faire disparaître des preuves pouvant les accabler, des policiers corrompus sont coptés pour
menacer les éventuels témoins et pour saper leur moral .D’après le quotidien français Libération, le président Paul Biya, serait l’un des grands actionnaires de la société. En tout
cas, c’est PHP qui s’occupent de ses plantations d’ananas dans son village de Mvomeka’a dans le sud du Cameroun. Un véritable scandale au cœur d’une république impliquant les plus
hautes institutions de l’Etat : La présidence de la république, la primature, l’armée, le gouvernement, la justice, les préfectures, les chefferies traditionnelles…
C’est une affaire très délicate dans la mesure où qui s’y frotte s’y pique et y laisse sa peau.
Le 26 avril dernier l’avant-première du film La Banane du jeune réalisateur camerounais Franck Bieleu a été interdite. Ce film dénonce les abus subis par les populations de Penja, Le
film pointe aussi du doigt la pollution potentielle de l’environnement et de l’eau de rivière par des produits toxiques utilisés dans les plantations et les usines de PHP. Des journalistes
français ont été récemment arrêtés alors qu’ils voulaient filmer des manifestations des citoyens expropriés par la SOSUCAM (Autre société transgressant les lois). Ces journalistes avaient pourtant reçu l’autorisation du directeur national de la cinématographie, ce dernier sera démis de ses fonctions par la suite sans aucune forme de procès.
Comme quoi, il ne faut pas pointer son nez dans les affaires françafricaines en
république ‘’bananière’’.
Pour avoir osé dénoncer cette injustice, cet esclavagisme moderne, ce pillage du Cameroun avec la complicité de ses propres fils, l’ex Maire de Djombé Pendja, Paul Eric Kinguè croupit aujourd’hui
derrière les barreaux et est accablé de complots montés de toute pièce visant à l’affaiblir et à l’éliminer.
Le Directeur général de la Php avait promis ‘’avoir sa tête à coup de millions’’ et le
Directeur général de la Spm avait menacé de ‘’le faire assassiner ou emprisonner, après l'avoir fait déposer de ses charges de maire’’. On voit bien que ces menaces ont été mises en
exécution. « Ce scandale en république ‘’Bananière’’ n’est que le côté visible de l’iceberg, tout le sommet de l’Etat est trempé dans de telles magouilles. » nous confiait un ancien
directeur général d’une société d’Etat désormais privatisée.
Triste est de constater que les camerounais qui sont des champions pour apercevoir et
combattre la françafrique dans le pays des autres, feignent de ne pas l’apercevoir chez eux même, alors qu’elle s’y manifeste dans sa pernicieuse splendeur, avec la complicité des fils de la
nation. 50 ans après les indépendances, le néocolonialisme a encore de beaux jours devant lui. A Penja, la banane à un goût amer