Source: http://docplayer.fr/4369399-Partie-iii-le-plan-de-desherbage.html
Timestamp: 2019-01-17 22:24:00+00:00
Document Index: 29826370

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PARTIE III LE PLAN DE DESHERBAGE - PDF
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1 PARTIE III LE PLAN DE DESHERBAGE
2 III.1 / LES OBJECTIFS DU PLAN DE DESHERBAGE : La contamination des eaux par les pesticides s'effectue essentiellement par ruissellement. Les études menées dans le cadre de BEP 2 indiquent qu'environ 50 % de la pollution des cours d eau par les pesticides est due aux usages non agricoles. En effet, les zones traitées sont le plus souvent imperméables (bordures de routes, trottoirs bitumés ) ou quasiment imperméables (stabilisés), le risque de ruissellement dû à la pluie et aux pentes est fortement accentué (risque de ruissellement : 70 à 95 %), contrairement aux applications agricoles qui se font sur des zones perméables, où le risque de ruissellement est limité (risque de ruissellement 13 à 35 %). Il suffit d'appliquer un gramme de matière active dans un canal de section de 1 mètre sur 1 mètre sur 10 km de long, pour contaminer à 0,1µg/l. La réalisation de plans de désherbage communaux a pour but premier de limiter les risques de contamination des eaux, grâce à une utilisation raisonnée des produits phytosanitaires, en tenant compte de l état des surfaces à traiter. en apprenant à bien doser les produits par rapport à la surface à traiter. en utilisant des méthodes alternatives au désherbage chimique. La contamination de l'eau par les produits phytosanitaires dépend bien sûr des quantités de produits utilisées et de leurs conditions d'application, mais aussi des caractéristiques physiques des secteurs traités : Proximité des cours d'eau et des collecteurs d'eaux pluviales. Fortes pentes. Imperméabilité du support. Ces éléments constituent des facteurs de risques par rapport au transfert des produits phytosanitaires. C'est à partir du croisement de ces différents facteurs de risques (cf. tableau 25) que s'effectue le zonage du territoire de la commune
3 Zone 1 (risque faible). Zone 2 (risque moyen). Zone 3 (risque fort). Au final, il s agira de conseiller sur certaines zones l utilisation raisonnée de pesticides, et de proposer sur d autres, des méthodes alternatives au désherbage chimique, lorsque la qualité des eaux doit être préservée notamment en vue de l'alimentation en eau potable. III.2 / METHODE POUR LA DELIMITATION DES ZONES A RISQUES : La Cellule d'orientation Régionale pour la Protection des Eaux contre les Pesticides mène depuis 1991 des travaux afin de déterminer les risques de l'application de pesticides par rapport à l' eau, ce tant au niveau agricole que non - agricole. La méthode de réalisation d'un plan de désherbage est à leur initiative. Cette méthode fait suite aux travaux qu'ils ont pu mener (et mènent toujours), afin de mieux comprendre le transfert et les réactions des différents pesticides les plus appliqués. Ainsi la méthode utilisée pour ce plan de désherbage est proche de celle proposée par la CORPEP. Pour délimiter les zones de risques, nous avons listé et hiérarchisé les facteurs de risques en attribuant à chacun d eux une notation selon son incidence sur la qualité de l'eau, ce qui permet d obtenir une note finale pour chaque secteur traité (cf. texte et tableau 25). Tableau 25 : FACTEURS DE RISQUES Distance au cours d eau Pente Nature du sol Réseau d eaux pluviales De 0 à 4 % : Note 0 Moins de 15m : Zone 3 Imperméable : Zone 3 Présence : Note 1: De 4 et 7% : Note 1 NOTATION De 7 à 10 % : Note 2 Plus de 15 m : Note 0 Perméable : Note 0 Absence : Note 0 Plus de 10 % : Note 3
4 Exemple : une surface traitée sur un sol stabilisé donc perméable, et se situant en pente de 5% vers un réseau d'eau pluviale : =2 la note finale est donc 2. Ensuite les notes finales sont regroupés en 3 zones de risques : La zone 1 regroupe les surfaces traitées ayant obtenu la note 0. La zone 2 regroupe les surfaces traitées ayant obtenu les notes 1 et 2. La zone 3 regroupe les surfaces traitées ayant obtenu les notes 3 et 4, ainsi que systématiquement les surfaces traitées à moins de 15 mètres d'un ruisseau et les surfaces imperméables (bitume, enrobé, pavé). III.3 / PRECONISATIONS EN FONCTION DES RISQUES : Ces trois classes de risques sont caractérisées par les préconisations suivantes : Zone 1 : Possibilité de continuer un désherbage dit classique, soit chimique. Zone 2 : Désherbage avec des molécules à action foliaire et peu rémanentes, donc à appliquer en touffe à touffe sur les sols stabilisés (diminution de la surface traitée et donc de la quantité de produit utilisée). Zone 3 : Nécessité d'utiliser des méthodes de substitutions au désherbage chimique : désherbage thermique, à vapeur d eau, binage... Ainsi notre exemple ayant obtenu la note finale de 2, se trouve dans le zone 2, où il faudra appliquer les produits localement sur les plantes à détruire.
5 Le tableau suivant résume les préconisations proposées en fonction des risques : Tableau 26 : NOTES FINALES ZONES DE RISQUES PRECONISATIONS 0 Zone 1 1 et 2 Zone 2 3 et 4 Zone 3 Possibilité de continuer un désherbage chimique Interdiction d'appliquer sur les zones imperméables Application localisée de molécules à action foliaire et peu rémanentes Interdiction d'appliquer sur les zones imperméables Utilisation de méthodes de substitution au désherbage chimique III.4 / REPRESENTATION DU PLAN DE DESHERBAGE : Pour une meilleure lisibilité des endroits traités, des facteurs de risques et du plan de désherbage, la commune a été divisée en trois parties (cf. carte 2) : - Partie Rive droite : 1 / éme - Partie Nord : 1 / éme - Partie Sud : 1 / ème Les cartes ont été réalisées sur le logiciel ArcView qui permet d'utiliser le Système d'information Géographique (S.I.G) qui reprend toutes les données géographiques du territoire de la Communauté Urbaine de Brest. Chaque carte fait apparaître la voirie, le réseau hydrographique et les périmètres de protection des captages sur les cartes montrant les utilisations de produits. Carte 2 : Découpage de la ville en trois parties. Carte 3 : Les utilisations des services de la Ville de Brest : Espaces verts, Sports et Cimetières, sur la partie Rive droite. Carte 4 : Les utilisations des services de la Ville de Brest : Espaces verts, Sports et Cimetières, sur la partie Nord.
6 Carte 5 : Les utilisations des services de la Ville de Brest : Espaces verts, Sports et Cimetières, sur la partie Sud. Carte 6 : Les utilisations des services de la Communauté Urbaine de Brest : Entretien Propreté et Parcs d'agglomération, sur la partie Rive droite. Carte 7 : Les utilisations des services de la Communauté Urbaine de Brest : Entretien Propreté, Parcs d'agglomération et Voirie, sur la partie Nord. Carte 8 : Les utilisations des services de la Communauté Urbaine de Brest : Entretien Propreté et Parcs d'agglomération, sur la partie Sud. Carte 9 : Les utilisations de La Direction Départementale de l'equipement et du Conseil Général 29, sur la partie Nord. Carte 10 : Les utilisations de La Direction Départementale de l'equipement, de la Chambre de Commerce et d'industrie et de la SNCF, sur la partie Port. Carte 11 : Les utilisations des établissements de Santé et de l'office Public d'aménagement et de Construction, sur la partie Rive droite. Carte 12 : Les utilisations des établissements de Santé et de l'office Public d'aménagement et de Construction, sur la partie Nord. Carte 13 : Les utilisations des établissements de Santé et de l'office Public d'aménagement et de Construction, sur la partie Sud. Carte 14 : Les utilisations des établissements Scolaires, primaires privés, secondaires privés et publics, et supérieurs privés et publics, sur la partie Rive droite. Carte 15 : Les utilisations des établissements Scolaires, primaires privés, secondaires privés et publics, et supérieurs privés et publics, sur la partie Nord. Carte 16 : Les utilisations des établissements Scolaires, primaires privés, secondaires privés et publics, et supérieurs privés et publics, sur la partie Sud.
7 Carte 17 : Facteurs de risques sur la Ville de Brest : les pentes sont colorées selon leur intensité, sont aussi représentés les bassins versants d'eaux pluviales et leurs exutoires, les bassins versant des déversoirs d'orage et leurs exutoires, sur la partie Rive droite. Carte 18 : Facteurs de risques sur la Ville de Brest : les pentes sont colorées selon leur intensité, sont aussi représentés les bassins versants d'eaux pluviales et leurs exutoires, les bassins versant des déversoirs d'orage et leurs exutoires, sur la partie Nord. Carte 19 : Facteurs de risques sur la Ville de Brest : les pentes sont colorées selon leur intensité, sont aussi représentés les bassins versants d'eaux pluviales et leurs exutoires, les bassins versant des déversoirs d'orage et leurs exutoires, sur la partie Sud. Carte 20 : Les zones avec leur degré de risques sur la partie Rive droite : en beige, les zones 1. en orange, les zones 2. en rouge, les zones 3 (sauf les zones imperméables). Carte 21 : Les zones avec leur degré de risques sur la partie Nord : en beige, les zones 1. en orange, les zones 2. en rouge, les zones 3 (sauf les zones imperméables). Carte 22 : Les zones avec leur degré de risques sur la partie Sud : en beige, les zones 1. en orange, les zones 2. en rouge, les zones 3 (sauf les zones imperméables). Carte 23 : Les zones avec leur degré de risques sur la totalité de la commune : en beige, les zones 1. en orange, les zones 2. en rouge, les zones 3 (sauf les zones imperméables). Les zones de risques ont été définies seulement aux endroits où une utilisation de pesticides a été recensée. Attention : sur la représentation graphique les zones imperméables ne sont pas représentées en rouge. Par contre elles seront à classer en risque fort.
8 III.5 / IMPACT DES PRECONISATIONS DU PLAN DE DESHERBAGE SUR LES PRATIQUES ACTUELLES : Le plus grand changement à réaliser dans les pratiques actuelles, consiste à ne plus désherber chimiquement les zones imperméables. Pour cela le chapitre suivant propose certaines méthodes alternatives pouvant être appliquées sur la Ville de Brest. Pour l'instant, il est préconisé de traiter localement les zones stabilisées avec un herbicide foliaire non rémanent. Mais il est évident que les études menées actuellement tendent à démontrer que ces zones sont quasiment aussi imperméables que les bitumes (cf. II.3 /). C'est pourquoi, une réflexion tendant à désherber d'une autre manière que chimiquement doit être envisagée pour ces zones. Les gazons sont perméables et connaissent ainsi un ruissellement relativement faible. Mais la persistance dans le sol des produits sélectifs qui y sont appliqués est importante. Il serait bien de s'astreindre à ne traiter que les gazons de "prestige". La tonte des pelouses (d'ornement et autres ) suffit. Le traitement des massifs peut être évité en utilisant la méthode du paillage. Le broyage de branches issues de l'élagage peut être suffisant. Un programme de communication aux administrés est indispensable, afin d'expliquer les changements de pratiques.