Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F21-11-2011-5A_234-2011
Timestamp: 2016-10-25 21:10:25+00:00
Document Index: 251384408

Matched Legal Cases: ['art. 8', 'art. 133', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 95', 'art. 108', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 9', 'art. 273', 'art. 8', 'art. 273', 'art. 8', 'art. 13', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 133', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 133', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 133', 'art. 285', 'art. 133', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 4', 'ATF ', 'art. 285', 'ATF ', 'art. 285', 'art. 66', 'art. 68']

5A_234/2011 (21.11.2011)
5A_234/2011
repr�sent� par Me Martin Ahlstr�m, avocat,
divorce (droit de visite, contribution d'entretien),
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 18 f�vrier 2011.
A.a A.________, n� en 1961, de nationalit�s am�ricaine et iranienne, et dame A.________, n�e en 1962, de nationalit�s am�ricaine, canadienne et iranienne, se sont mari�s le 13 janvier 1995 aux Etats-Unis. De cette union, sont issues deux enfants, soit B.________, n�e en 1998, et C.________, n�e en 2001.
A.b Par acte du 31 janvier 2008, dame A.________ a d�pos� une demande unilat�rale de divorce avec requ�te de mesures provisoires.
B.a Par jugement du 6 mai 2008, le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve a, sur mesures provisoires, attribu� la garde des deux filles � la m�re, r�serv� au p�re un droit de visite devant s'exercer, sauf accord entre les �poux, � raison d'un soir par semaine et d'un week-end sur deux, sans la nuit, et condamn� A.________ � verser � dame A.________ la somme de 3'000 fr. par mois � titre de contribution � l'entretien des enfants.
B.b Sur appel de A.________, la Cour de justice du canton de Gen�ve a, par arr�t du 16 d�cembre 2008, accord� au p�re un droit de visite sur les enfants devant s'exercer, le mercredi de 12h15 � 14h00, un week-end sur deux, ainsi que la moiti� des vacances scolaires, sans la nuit, tant que A.________ serait domicili� chez son p�re. Vu l'absence de communication entre les parents, la cour a instaur� une curatelle de surveillance du droit de visite. Enfin, elle a fix� la contribution d'entretien due � la famille par A.________ � 1'800 fr. par mois, d�s le 31 janvier 2008.
B.c Par arr�t du 22 mai 2009, le Tribunal f�d�ral a rejet� le recours en mati�re civile que dame A.________ a form� contre cette d�cision (arr�t 5A_46/2009 du 22 mai 2009).
C.a Par jugement au fond du 30 novembre 2009, le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve a, entre autres, prononc� le divorce des parties (ch. 1), attribu� � dame A.________ l'autorit� parentale et la garde des enfants (ch. 2), r�serv� � A.________ un large droit de visite sur les enfants, le mercredi de 12h15 � 14h, un week-end sur deux, ainsi que la moiti� des vacances scolaires, � l'exclusion de la nuit, tant qu'il �tait exerc� au domicile actuel de A.________ (ch. 3), maintenu la mesure de curatelle de surveillance du droit de visite (ch. 4), condamn� A.________ � verser � dame A.________ une contribution d'entretien de 1'000 fr., par mois et par enfant, jusqu'� l'�ge de 12 ans, puis de 1'250 fr. jusqu'� leur majorit� et au-del� en cas de poursuite d'une formation professionnelle ou d'�tudes s�rieuses et r�guli�res (ch. 5), et condamn� A.________ � prendre en charge la moiti� des frais nets d'�colage des enfants, apr�s d�duction de la participation de l'Organisation M�t�orologique Mondiale (OMM) (ch. 7).
C.b A.________ a recouru contre ce jugement aupr�s de la Cour de justice, concluant � sa r�forme en ce sens, entre autres, que son droit de visite s'exerce un week-end sur deux, du vendredi 18h au dimanche 18h, du mercredi 18h au jeudi 8h, ainsi que la moiti� des vacances scolaires, et � ce que la contribution d'entretien soit fix�e � 900 fr. par mois et par enfant. Dame A.________ a form� un appel incident contre ce jugement, concluant � sa r�forme en ce sens, entre autres, que A.________ soit condamn� � payer une contribution d'entretien avec effet r�troactif, au jour de l'introduction de la demande, par mois et par enfant, de 1'500 fr. jusqu'� 12 ans, et de 1'650 fr. jusqu'� leur majorit� et au-del� en cas de poursuite d'une formation professionnelle ou d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, et � prendre en charge la moiti� des frais nets d'�colage des enfants, apr�s d�duction de la participation de l'OMM, ce �galement avec effet r�troactif au jour de l'introduction de la demande.
Par arr�t du 18 f�vrier 2011, la Cour de justice a condamn� A.________ � verser � dame A.________ � titre de contribution d'entretien, par mois, d'avance et par enfant, la somme de 1'300 fr. jusqu'� l'�ge de 12 ans, et de 1'500 fr. de 12 ans jusqu'� la majorit� et au-del� en cas d'�tudes ou de formation professionnelle s�rieuses et r�guli�res. Elle a maintenu la restriction du droit de visite concernant la nuit uniquement pour l'a�n�e des enfants. Au surplus, elle a confirm� le jugement attaqu�.
Par m�moire du 28 mars 2011, A.________ interjette un recours en mati�re civile contre cet arr�t. Il conclut principalement � sa r�forme, en ce sens qu'il soit condamn� � verser � dame A.________ par mois, d'avance et par enfant, allocations familiales non comprises, un montant de 900 fr. � titre de contribution � l'entretien, et qu'il lui soit r�serv� un large droit de visite sur les enfants, lequel doit s'exercer sans restrictions, sauf accord contraire entre les parents, le mercredi de 12h15 � 14h, un week-end sur deux, ainsi que la moiti� des vacances scolaires. Subsidiairement, il conclut au retour de la proc�dure � la Cour de justice afin qu'il soit statu� dans le sens des consid�rants. Il se plaint de la violation des art. 8 CEDH, 9 et 13 Cst., 133 et 273 CC, concernant son droit de visite sur les enfants, et de la violation des art. 133, 276 et 285 CC, concernant la contribution d'entretien due � ceux-ci.
Invit�e � se d�terminer, l'intim�e a conclu au rejet du recours, dans la mesure de sa recevabilit�; quant � la Cour de justice, elle s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
Le recours est interjet�, dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi, par la partie qui a succomb� dans ses conclusions (art. 76 al. 1 LTF). Il est dirig� contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par une autorit� cantonale de derni�re instance (art. 75 al. 1 LTF), dans une affaire non p�cuniaire dans son ensemble, celle-ci portant notamment sur les relations personnelles entre le recourant et ses enfants (arr�t 5A_131/2011 du 31 mars 2011 consid. 1.1). Partant, le recours est en principe recevable.
2.1 Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Compte tenu des exigences de motivation pos�es, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), � l'art. 42 al. 2 LTF, le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une juridiction de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser lorsqu'elles ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 III 397 consid. 1.4; 134 III 102 consid. 1.1). En outre, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si ce grief a �t� soulev� et motiv� par le recourant (art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3; 133 II 249 consid. 1.4.2). Si le recourant se plaint de la violation de tels droits, il doit ainsi satisfaire au principe d'all�gation, en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (ATF 133 IV 286 consid. 1.4; 133 II 249 consid. 1.4.2). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 II 396 consid. 3.1).
2.2 Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par la juridiction pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte - � savoir arbitraire (ATF 135 II 145 consid. 8.1; 135 III 127 consid. 1.5, 397 consid. 1.5) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant ne peut se plaindre de constatations de fait arbitraires que si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Il ne peut pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit plut�t indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable. Une critique qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3; cf. aussi ATF 136 II 489 consid. 2.8; 130 I 258 consid. 1.3).
Le recourant se plaint tout d'abord de la violation des art. 8 CEDH et 13 Cst., ainsi que de celle de l'art. 9 Cst. dans l'�tablissement des faits et dans l'application des art. 273 ss CC. Il reproche � la cour cantonale de s'�tre �cart�e sans motifs s�rieux du rapport du Service de protection des mineurs (SPMi) pour r�gler son droit de visite. Il requiert qu'un tel droit lui soit accord� sur ses deux filles, � exercer sans restriction, sauf accord contraire des parents, le mercredi de 12h15 � 14h, un week-end sur deux, ainsi que la moiti� des vacances scolaires.
3.1 Pour exclure du droit de visite la nuit du samedi au dimanche, le tribunal de premi�re instance s'est fond�, dans son jugement du 30 novembre 2009, sur le rapport du SPMi rendu en 2008, dont il ressort en substance que l'enfant B.________ craignait de passer les nuits chez son grand-p�re, en raison du souvenir de sa grand-m�re d�c�d�e dans cet appartement et de la pr�sence de domestiques masculins.
3.2 La cour cantonale a expos� qu'� ce jour, malgr� des relations globalement harmonieuses avec son p�re, l'enfant ne semblait pas avoir surmont� les craintes susmentionn�es. En effet, du second rapport du SPMi, rendu le 3 d�cembre 2010, il ressortait qu'elle les avait r�cemment encore exprim�es � une repr�sentante du SPMi, de surcro�t apr�s avoir express�ment demand� que ce service l'entende. La cour cantonale a relev� que, bien qu'il ne soit pas exclu que le ressenti de cette enfant soit li� au conflit parental et � un conflit de loyaut�, on ne pouvait pas faire abstraction de l'inqui�tude de B.________. En outre, compte tenu de l'�ge de l'enfant et de son d�veloppement normal, son avis devait �tre pris en compte. Au vu de ces �l�ments, l'instance pr�c�dente a confirm� le jugement attaqu�, en tant qu'il exclut du droit de visite la nuit du week-end pass� chez le recourant, tant que celui-ci conserverait ce domicile. En revanche, elle a lev� la restriction en ce qui concerne la cadette C.________.
3.3 Le recourant reproche tout d'abord � la cour cantonale d'avoir viol� les art. 8 CEDH et 13 Cst., tout en limitant cependant ses critiques � l'arbitraire dans l'appr�ciation des faits et dans l'application des art. 273 ss CC. Il expose que, dans son rapport de 2010, le SPMi a relev� que rien ne permettait de retenir que les enfants ne pouvaient pas passer les nuits au domicile de leur p�re et que si B.________ s'�tait montr�e r�ticente � le faire, elle n'avait toutefois pas �t� en mesure d'en expliquer les raisons. Le recourant estime que ce rapport est complet et d�taill�. D�s lors, la cour cantonale ne pouvait pas s'en �carter sans motifs s�rieux et solides. Il est selon lui aberrant de se fonder sur un rapport vieux de deux ans et demi alors qu'une nouvelle analyse a �t� rendue. Il est aussi choquant de se fonder sur l'avis d'un enfant, sans que cet avis puisse �tre expliqu� ou motiv�, d'autant plus lorsque l'enfant est en proie � un conflit de loyaut�. Le recourant conclut que le raisonnement de l'autorit� cantonale est arbitraire et entra�ne un r�sultat particuli�rement injuste et choquant, dans la mesure o� il fait perdurer la s�paration entre sa fille et lui.
3.4.1 L'art. 8 � 1 CEDH garantit notamment le droit au respect de la vie familiale. Il en r�sulte que l'�tat ne peut s'immiscer dans l'exercice de ce droit qu'aux conditions strictes du � 2. La protection accord�e dans ce domaine par l'art. 13 al. 1 Cst. correspond mat�riellement � celle de l'art. 8 CEDH (ATF 129 II 215 consid. 4.2; 126 II 377 consid. 7). L'attribution des enfants � l'un des parents en cas de divorce ou de s�paration, et la limitation correspondante des relations personnelles de l'autre parent avec eux � un droit de visite, constitue une atteinte grave au droit au respect de la vie familiale de cet autre parent. En droit suisse, cette ing�rence des autorit�s publiques dans la vie familiale est pr�vue, pour le divorce, � l'art. 133 CC; dans ce domaine, la r�glementation du Code civil suisse est conforme � l'art. 8 CEDH (ATF 136 I 178 consid. 5.2). Pour qu'une telle ing�rence soit licite, encore faut-il que cette r�glementation ait �t� correctement appliqu�e; le crit�re essentiel qui doit guider les autorit�s est le bien, autant physique que psychique, de l'enfant (ATF 120 II 229 consid. 4a). Dans la mesure o� le droit conventionnel correspond � un droit constitutionnel, le Tribunal f�d�ral peut le revoir librement. Cependant, pour les causes o� les autorit�s cantonales disposent d'un pouvoir d'appr�ciation, comme c'est le cas pour r�gler le droit de visite, le Tribunal f�d�ral fait preuve de retenue en revoyant leurs d�cisions. Il n'intervient que si l'autorit� cantonale a exc�d� son pouvoir d'appr�ciation ou en a abus� (arr�t 5A_176/2010 du 30 avril 2010 consid. 1.3). Il en va ainsi lorsqu'elle s'est �cart�e sans raison des r�gles �tablies par la doctrine et la jurisprudence ou s'est appuy�e sur des faits qui, dans le cas particulier, ne devaient jouer aucun r�le ou, � l'inverse, n'a pas tenu compte d'�l�ments qui auraient d� �tre pris en consid�ration (ATF 135 III 121 consid. 2 et les arr�ts cit�s).
3.4.2 D�s lors que le recourant ne soutient pas que la l�gislation suisse contreviendrait � l'art. 8 CEDH, il suffit d'examiner le bien-fond� des griefs tir�s de la violation du droit f�d�ral (arr�t 5P.257/2003 du 18 d�cembre 2003 consid. 2.1).
3.5.1 Selon l'art. 133 al. 2 CC, lorsqu'il attribue l'autorit� parentale et r�gle les relations personnelles, le juge tient compte de toutes les circonstances importantes pour le bien de l'enfant; il prend en consid�ration une �ventuelle requ�te commune des parents et, autant que possible, l'avis de l'enfant. La jurisprudence pr�cise qu'il faut ainsi prendre en consid�ration les v?ux exprim�s par un enfant au sujet du droit de visite lorsque ceux-ci apparaissent comme une r�solution ferme, prise par un enfant dont l'�ge et le d�veloppement permettent d'en tenir compte (ATF 124 III 90 consid. 3c; arr�t 5A_107/2007 du 16 novembre 2007 consid. 3.2, publi� in FamPra.ch 2008 429; 5C.250/2005 du 3 janvier 2006 consid. 3.2.1, publi� in FamPra.ch 2006752). Dans chaque cas, la d�cision doit �tre prise de mani�re � r�pondre le mieux possible aux besoins de l'enfant (ATF 117 II 353 consid. 3; 115 II 206 consid. 4a et 317 consid. 2; arr�t 5A_619/2007 du 25 f�vrier 2008 consid. 8.1).
3.5.2 Pour trancher le sort des enfants, le juge peut ordonner une expertise. Toutefois, il n'est en principe pas li� par les conclusions qui en ressortent, mais doit les appr�cier en tenant compte de l'ensemble des autres preuves administr�es. N�anmoins, le juge ne saurait s'en �carter sans raison s�rieuse et doit motiver sa d�cision � cet �gard (ATF 129 I 49 consid. 4; 128 I 81 consid. 2; 122 V 157 consid. 1c; arr�t 4A_462/2008 du 22 d�cembre 2008 consid. 6.2).
3.6 En l'esp�ce, contrairement � ce que pr�tend le recourant, la cour cantonale a fond� son appr�ciation principalement sur le rapport que le SPMi a rendu en 2010. En effet, elle a seulement fait r�f�rence au rapport de 2008 pour expliquer l'importance et l'origine des angoisses de l'enfant. C'est en revanche en s'appuyant sur le rapport de 2010 qu'elle a expliqu� que, malgr� le temps �coul�, l'enfant n'avait pas surmont� ses craintes, ayant clairement et spontan�ment exprim� celles-ci � une repr�sentante du SPMi. Le recourant ne peut pas non plus �tre suivi lorsqu'il pr�tend que la cour se serait �cart�e sans motif s�rieux de l'avis du SPMi. Il ressort certes du rapport qu'aucun �l�ment objectif ne permet d'�tablir qu'il serait pr�judiciable aux enfants de passer la nuit chez leur p�re, en ce sens que ce dernier a les capacit�s requises et l'infrastructure n�cessaire pour recevoir ses filles. En revanche, il appartenait bien � la cour cantonale d'appr�cier les diff�rents �l�ments de fait contenus dans le rapport pour r�gler le droit de visite. A cet �gard, cette autorit� n'a pas abus� de son pouvoir d'appr�ciation en jugeant que, bien qu'aucun �l�ment objectif ne s'oppos�t � un droit de visite comprenant des nuits, il fallait tenir compte de l'avis d'une enfant �g�e de 13 ans, ayant montr� d�s 2008 des r�ticences � passer la nuit au domicile de son p�re, ses craintes reposant sur des faits concrets, notamment le d�c�s en ce lieu de sa grand-m�re, � laquelle elle �tait attach�e.
Dans un second grief, le recourant se plaint de la violation des art. 133 al. 1, 276 al. 1 et 2, et 285 CC. Il demande que la contribution d'entretien soit r�duite � 900 fr. par enfant.
4.1 La cour cantonale a retenu que le recourant r�alisait un revenu mensuel de 6'793 fr., apr�s d�duction de l'imp�t � la source. Estimant ses charges � 2'356 fr., elle a �tabli que son disponible se montait � 4'437 fr. S'agissant de l'intim�e, la cour cantonale a retenu que celle-ci r�alisait un revenu mensuel de 12'016 fr. Estimant ses charges � 3'150 fr. 65, elle a �tabli que son disponible se montait � 8'665 fr. [recte: 8'865 fr.]. Enfin, prenant comme point de d�part les �Recommandations pour la fixation des contributions d'entretien des enfants� �dit�es par l'Office de la jeunesse du canton de Zurich ("tabelles zurichoises"), la cour cantonale a estim� les besoins des enfants � 2'050 fr. par enfant jusqu'� 12 ans, et � 2'380 fr. par la suite (hors co�ts li�s aux soins et � l'�ducation de 400 fr. jusqu'� 12 ans puis � 265 fr. d�s 13 ans). Au vu de ces �l�ments, elle a fix� la contribution d'entretien due par le recourant � 1'300 fr. par enfant jusqu'� l'�ge de 12 ans, et � 1'500 fr. par la suite. Elle a relev� � cet �gard que, m�me si les montants fix�s ne laissaient au recourant qu'un disponible de 1'837 fr., puis de 1'637 fr., la contribution ne paraissait pas disproportionn�e au vu du train de vie du recourant, qui b�n�ficiait de prestations de la part de son p�re, qu'il s'agisse de la mise � disposition d'un logement pour un loyer tr�s modeste ou de soutiens financiers. Il r�sulte de l'arr�t attaqu� que, pour sa part, l'intim�e supporte le solde de l'entretien des enfants, soit 1'150 fr. par enfant jusqu'� 12 ans, puis 1'145 fr. par la suite, co�ts li�s aux soins et � l'�ducation inclus.
4.2 Le recourant reproche tout d'abord � la cour cantonale d'avoir viol� le droit f�d�ral en fixant le co�t d'entretien des enfants � 2'050 fr. jusqu'� 12 ans, puis � 2'380 fr. par la suite, alors que les montants ressortant des tabelles zurichoises sont de 1'700 fr. jusqu'� 12 ans, puis de 1'880 fr. d�s 13 ans. Selon lui, ces montants repr�sentent le co�t global qui devrait �tre divis� par deux pour conna�tre la participation exacte de chaque parent. Il se plaint ensuite de ce que la cour cantonale a pris en compte les aides financi�res ponctuelles dont il avait b�n�fici� de la part de son p�re par le pass�, lorsqu'il n'avait pas d'activit� lucrative, pour fixer les contributions d'entretien. Il estime que ces aides ne doivent plus �tre prises en compte aujourd'hui. Le recourant consid�re que le montant des contributions d'entretien, soit 1'300 fr. jusqu'� 12 ans puis 1'500 fr., est excessif car il repr�sente pr�s de la moiti� de ses revenus nets, lui laissant un solde de 1'437 fr., alors que celui du parent gardien est de 8'665 fr. [recte: 8'865 fr.]. Cette contribution l'emp�che aussi de d�m�nager du domicile de son p�re, en le pla�ant dans l'incapacit� d'assumer un loyer plus �lev�. Il rappelle �galement, � toutes fins utiles, qu'appel�e � statuer sur recours portant sur les mesures provisionnelles r�gissant la vie s�par�e des �poux durant la proc�dure de divorce, la cour de c�ans avait consid�r� qu'une contribution d'entretien de 1'800 fr. par mois � l'entretien de la famille �tait fond�e (cf. arr�t 5A_46/2009 du 22 mai 2009).
4.3 Pour sa part, l'intim�e soutient en substance que l'autorit� cantonale n'a pas vers� dans l'arbitraire en retenant que le recourant dispose d'un revenu fixe, d'une certaine fortune, d'une aide financi�re importante et r�guli�re de sa famille et de son p�re, homme extr�mement fortun�, et qu'il b�n�ficie d'un haut standing de vie. Elle conclut que les contributions sont �quilibr�es et tiennent compte de l'ensemble de la situation des parents et des enfants. Au surplus, l'intim�e pr�sente des �l�ments de fait qui divergent de ceux contenus dans l'arr�t attaqu�, alors qu'elle ne tente pas d'en d�montrer le caract�re manifestement inexact. Ces �l�ments doivent par cons�quent �tre ignor�s.
4.4.1 A teneur de l'art. 285 al. 1 CC, auquel l'art. 133 al. 1 CC renvoie, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de ce dernier. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. Ainsi, les besoins de l'enfant doivent �tre examin�s en relation avec les trois autres �l�ments �voqu�s et la contribution d'entretien doit toujours �tre dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacit� contributive du d�birentier. Il en r�sulte que, les enfants ayant le droit de recevoir une �ducation et de b�n�ficier d'un niveau de vie qui corresponde � la situation des parents, leurs besoins doivent �galement �tre calcul�s de mani�re plus large lorsque les parents b�n�ficient d'un niveau de vie plus �lev�. Toutefois, m�me dans une situation �conomique ais�e, cette r�gle ne conduit pas � prendre n�cessairement en consid�ration toute la force contributive des parents pour calculer la contribution � l'entretien des enfants. Il ne faut pas prendre comme point de d�part le niveau de vie le plus �lev� qu'il est possible d'avoir avec un certain revenu, mais celui qui est r�ellement men� (ATF 116 II 110 consid. 3; arr�t 5A_507/2007 du 23 avril 2008 consid. 5.1 in fine, publi� in FamPra.ch 2008 992).
4.4.2 La loi ne prescrit pas de m�thode de calcul particuli�re pour arr�ter la contribution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2); sa fixation rel�ve de l'appr�ciation du juge, qui applique les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC; 127 III 136 consid. 3a). Il n'y a violation du droit f�d�ral que si le juge a abus� de son pouvoir d'appr�ciation en se r�f�rant � des crit�res d�nu�s de pertinence, ou en ne tenant pas compte d'�l�ments essentiels, ou encore si, d'apr�s l'exp�rience de la vie, le montant fix� appara�t manifestement in�quitable (ATF 132 III 178 consid. 5.1; 130 III 571 consid. 4.3; 128 III 161 consid. 2c/aa).
4.4.3 Les besoins d'entretien statistiques moyens retenus dans les �Recommandations pour la fixation des contributions d'entretien des enfants� �dit�es par l'Office de la jeunesse du canton de Zurich peuvent servir de point de d�part pour la d�termination des besoins d'un enfant dans un cas concret. Il y a toutefois lieu de les affiner en tenant compte, conform�ment � l'art. 285 al. 1 CC (cf. supra consid. 4.4.1), des besoins concrets particuliers de l'enfant, ainsi que du niveau de vie et de la capacit� contributive des parents (ATF 116 II 110 consid. 3a; arr�t 5A_507/2007 du 23 avril 2008 consid. 5.1, publi� in FamPra.ch 2008 992).
4.5.1 S'agissant de l'�valuation du co�t d'entretien des enfants, le recourant ne d�montre pas que l'autorit� cantonale aurait abus� de son pouvoir d'appr�ciation.
La cour cantonale a arr�t� le co�t d'entretien de chaque enfant � 2'050 fr. jusqu'� 12 ans et � 2'380 fr. par la suite, en op�rant le calcul suivant: prenant comme point de d�part le co�t total ressortant des tabelles zurichoises, soit 1'700 fr. jusqu'� 12 ans et 1'880 fr. par la suite, elle en a d�duit le montant des soins et de l'�ducation support� par la m�re, soit 400 fr. jusqu'� 12 ans et 265 fr. par la suite, et celui du loyer, soit 335 fr. jusqu'� 12 ans et 315 fr. par la suite, mais y a ajout� le loyer effectif, soit 571 fr. (40% du loyer total de 1'143 fr./2), et celui de l'�colage priv�, soit 512 fr. Or, le recourant se contente d'opposer au raisonnement de la cour que les montants ressortant des tabelles zurichoises, soit 1'700 fr. jusqu'� 12 ans, puis 1'880 fr. d�s 13 ans, repr�sentent le co�t global qui devrait �tre divis� par deux pour conna�tre la participation exacte de chaque parent. Il n'expose pas en quoi la cour cantonale aurait abus� de son pouvoir d'appr�ciation en adaptant certains postes des tabelles zurichoises en fonction des frais fixes effectifs pr�cit�s. Bien au contraire, il reconna�t lui-m�me que les tabelles zurichoises ne sont que des lignes directrices pour le juge, admettant ainsi que ce dernier peut affiner de telles donn�es abstraites. En cons�quence, son grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.1).
4.5.2 Le recourant se m�prend �galement lorsqu'il entend se pr�valoir de l'arr�t rendu en proc�dure de mesures provisionnelles pour faire fixer la contribution d'entretien. Un tel jugement, rendu suite � un examen limit� � la violation des droits constitutionnels et, sauf arbitraire, sur la base des faits �tablis par l'instance cantonale en une proc�dure sommaire, ne lie �videmment pas l'autorit� appel�e � statuer au fond.
4.5.3 En revanche, le recourant doit �tre suivi lorsqu'il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir viol� l'art. 285 CC en fixant des contributions d'entretien disproportionn�es par rapport � sa capacit� contributive, sous pr�texte qu'il b�n�ficierait d'un "train de vie relativement �lev�", son p�re lui mettant � disposition un logement pour un loyer modeste et l'ayant toujours soutenu financi�rement.
A deux points de vue, l'autorit� cantonale a m�connu la notion de niveau de vie, telle qu'�tablie par la jurisprudence. Premi�rement, elle a recouru � ce crit�re pour r�partir le co�t d'entretien des enfants entre les parties, alors qu'il sert � d�terminer les besoins des enfants. Secondement, elle a ignor� que le niveau de vie pertinent concerne celui que le d�birentier m�ne concr�tement en utilisant sa fortune et ses revenus. Or, en l'esp�ce, le fait que le recourant profite d'un appartement, m�me luxueux, pour un loyer modeste n'�largit pas sa capacit� contributive, si ce n'est qu'il restreint sa charge de logement � un faible loyer de 1'000 fr. S'agissant des formes de soutien autres que le loyer r�duit, il ressort uniquement de l'arr�t attaqu� que le p�re du recourant s'est "toujours montr� g�n�reux � son �gard en le soutenant financi�rement". En revanche, ni le montant, ni le caract�re actuel, ou encore la r�gularit�, de ce soutien ne sont �tablis dans la d�cision attaqu�e, de sorte qu'on ne peut pas consid�rer que le recourant tirerait un revenu de l'aide de son p�re, qui lui permettrait d'�tendre sa capacit� contributive.
Au vu de ce qui pr�c�de, il convient de renvoyer la cause � l'instance cantonale pour qu'elle fixe � nouveau la contribution d'entretien due aux enfants en fonction des revenus effectifs du recourant, voire de la substance de sa fortune si cela se justifie.
En conclusion, le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable, l'arr�t attaqu� est annul�, en tant qu'il concerne la contribution d'entretien due aux enfants, et la cause est renvoy�e � la Cour de justice pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants. Les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., sont mis � la charge des parties � raison de la moiti� chacune (art. 66 al. 1 LTF). Les d�pens sont compens�s (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable, l'arr�t attaqu� est annul�, en tant qu'il concerne la contribution d'entretien due aux enfants, et la cause est renvoy�e � la Cour de justice pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., sont mis � la charge des parties � raison de la moiti� chacune.