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Timestamp: 2017-09-23 14:20:47+00:00
Document Index: 310694266

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

(Septembre 2012 / Merci Henri et Maguelone !)
(Novembre 2012 / Merci Maud et Stéphane !)
Publié par Julien Agret à 20:00 Aucun commentaire:
Cet article est mon premier à ce sujet créé en 2005, je le mettrai à jour prochainement.
A l'époque on s'évadait du bagne; aujourd'hui de prison, du tribunal, de garde à vue ou de l'hôpital. Les évasions sont réprimandées par les Articles 434-30 et 434-37 du Code pénal ainsi que par l'Article 706-74 du Code de procédure pénale.
La loi du 9 mars 2004 a étendu les peines encourues pour évasion à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amande en cas de circonstance agravante, à savoir, en bande organisée (Article 434-30 alinéa 2 du Code pénal).
Le génie, l'opportunité ou encore l'audace, affichent autant de possibilités d'évasions que de moyens pour s'évader.
Libre choix: par hélicoptère, prise d'otage, tunnel creusé, barreaux sciés, attaque de la prison, etc... Depuis 25 ans, les idées ne manquent pas.
150 Ans en arrière, au bagne, les évasions étaient courantes. A cette époque, Napoléon III envoyait les forçats en Guyane, au bagne. Il fut officiellement supprimé en 1938 et ce n'est qu'en 1953 que les derniers forçats rentrèrent en métropole.
Les tentatives d'évasion y étaient si fréquentes que pour juger ces "crimes", les tribunaux siégeaient en permanence et pour éviter l'engorgement, on a créé "l'absence illégale". Si, selon les lieux, on vous rattappe au bout d'1, 2 ou 3 journées, vous n'êtes jugé que pour "absence illégale". La durée envisagée est intéressante, car elle est significative de l'évaluation de la réussite d'une évasion. Mais on ne connaît pas les pourcentages de réussite. Sur 20% de forçats qui tentent de s'évader, ne pas revenir peut aussi bien signifier la mort car il était difficile de survivre en jungle.
BOUYER BLAISY, matricule 16 377
Parmi les évadés du bagne, Bouyer Blaisy est une figure qui émerge du lot. Serrurier bordelais, il arrive au bagne dans les années 1870; il tente de s'évader immédiatement mais échoue, puis multiplie les évasions.
La plus fameuse a lieu en 1883, des îles du Salut, à bord d'une embarcation qu'il confectionne grâce à la complicité d'une sentinelle. Repris, il bénéficiera d'une certaine clémence des juges, assez admiratifs. En effet, ces derniers ont longtemps été des marins. - les bagnes relevant, jusuq'en 1894, du Ministère de la Marine et des Colonies-
Certains magistrats allaient même jusqu'à remettre en question la loi, acquittant des détenus évadés pour échapper aux mauvais traitements.
Les évasions sont d'ailleurs nécessaires. Tous les directeurs de prison le reconnaissent, elles constituent une soupape qui permet de diminuer la pression au sein des pénitenciers.
De François Besse à Nino Ferrara en passant par Ahmed Otmane, la liste est longue... avec autant de personnalités que d'évasions spectaculaires.
FERRARA / MENCONI
1976 = 31 évasions.
1977 = - Le 10/03, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction et s'envole.
1978 = - Le 8/05, Mesrine et Besse s'évadent de la prison de la Santé.
1980 = 6 évasions.
1981 = 6 évasions.
- Le 27/02 Daniel Beaumont et Gérard Dupré se font la belle de Fleury Mérogis en hélicoptère. Première évasion aériene !! Mais sont repris en mars et juillet.
1982 = 11 évasions.
1983 = 21 évasions.
1984 = 18 évasions
- Ahmed Otmane s'évade de la prison de Loos.
1985 = 36 évasions concernant 101 détenus !! Record à battre...
- Ahmed Otmane s'évade lors de son transfert au Palais de justice de Marseille.
1986 = 33 évasions concernant 62 détenus.
- Le 26/05, Michel Vaujour condamné à 18 ans de réclusion criminelle s'évade en hélicoptère piloté par sa femme Nadine de la prison de la Santé. Il est repris le 27/09.
1987 = 37 évasions concernant 54 détenus
- Le 19/07, Philippe Truc s'envole à bord d'un hélicoptère de la prison Saint Roch à Nice. Repris le lendemain.
1988 = 35 évasions concernant 61 détenus
- 5 détenus de la Maison d'Arrêt de Cherbourg avec des armes en savon (voir article).
1989 = 27 évasions concernant 52 détenus
- En juillet, Ahmed Otmane scie les barreaux de sa cellule et noue des draps et s'évade des Baumettes.
- Le 5/11 Ahmed Otmane s'évade de la prison de Mende.
1990 =31 évasions concernant 68 détenus
- Le 5/11 4 détenus s'évadent en hélicoptère de la prison de Lamnezan. (3 repris en espagne et 1 en algérie).
1991 = 21 évasions concernant 39 détenus.
1992 = 26 évasions concernant 45 détenus
- Le 5/02, 5 détenus échouent en hélicoptère aux Baumettes.
- Le 11/09 8 détenus armés s'évadent des Baumettes. (1 détenus et un maton tués)
- Le 4/10, 4 détenus s'évadent en hélicoptère du Bois d'Arcy.
- Le 27/07, Khelfallah Abdelkader s'évade des Baumettes. Toujours en cavale !
1993 = 26 évasions concernant 43 détenus.
1994 = 31 évasions concernant 53 détenus.
1995 = 15 évasions concernant 21 détenus.
1996 = 19 évasions concernant 35 détenus, avec 44 tentatives.
1997 = 8 évasions concernant 18 détenus.
- Le 7/08, Antonio Ferrara incarcéré à Fleury Mérogis, s'évade du CHU de Corbeil Essonne.
1998 = 16 évasions concernant 19 détenus.
- Le 28/11, Dominique Ambroggi et Joseph Menconi s'évadent de la prison de Borgo.
- Le 8/10 Un braqueur de 39 ans surnommé "le gominé" et considéré comme "dangereux", s'est évadé lors d'une visite de routine dans un hôpital de Paris.
1999 = 25 évasions concernant 31 détenus.
- Le 12/12, Fransisco Vargas, s'évade du CHU de Thuir, toujours en cavale !
2000 = 34 évasions concernant 41 détenus.
- Le 4/01, Farid Errachi s'évade du CHU de Sainte Marie à Nice, toujours en cavale !
- En mai, Karim Tahir s'évade après plus d'une vingtaine de tentatives, de la prison de Nantes en sciant les barreaux et nouant des draps ! Repris en 2004.
- En juin, Rachid Benchetouia, Christian Pyotte et Jean-charles Da Silva (toujours en cavale), s'évadent en hélicoptère de la centrale de Moulins-Yseure. Evasion organisée soit-disant par Karim Tahir.
- Le 25/08, Dominique Delattre sévade de la prison de Nîmes, toujours en cavale !
2001 = 31 évasions concernant 38 détenus.
- Le 25/03, 2 détenus s'évadent par hélicoptère de la prison de Draguignan.
- Le 21/06, Pierre-Marie Santucci, Francis Mariani et Maurice Coste s'évadent de la prison de Borgo par fax !!! avec un faux ordre de libération (voir article).
- Le 12/10, Pascal Payet et Fred Impocco s'évadent en hélicoptère de la prison d'Aix-Luynes.
- Le 1/12, 1 détenus s'évade de la prison d'Alençon lors d'une consultation médicale.
2002 = 15 évasions concernant 26 détenus.
- Le 5/03, 2 jeunes condamnés à de courtes peines s'évadent de la prison de St Malo.
- Le 24/05, 1 détenu s'évade du tribunal d'Evry en pleine audience.
- Le 6/06, Matos Linares Pascal s'évade de la prison de Perpignan, toujours en cavale !
- Le 14/06, F. Midoune a bousculé un gendarme et s'est engoufré dans une merco, lors de son transfert à la prison de Nantes.
- Le 15/08, 1 détenu basque s'évade de la prison de la Santé, on découvre des explosifs dans sa cellule.
- Le 22/08, 1 détenu s'évade lors de son transfert entre le tribunal de Saintes et la prison d'Amgoulème grace à 3 complices cagoulés et armés.
- Le 6/09, Ahmed Yousfi Saïd et 1 complice s'évadent de la prison de Ploemeur par une echelle dréssée sur le mur.
- Le 10/09, 1 détenu s'évade de la prison de Ploemeur, dans un carton par le biais d'un camion en chargement depuis l'intérieur.
- Le 6/12, 2 détenus en séances de sport dans la cour, se sont évadés de la prison de Ploemeur grace à des complices qui ont occupé le mirador et mis en joue les gardiens avant de franchir le mur avec l'echelle.
- Le 19/12, Ibon Juan Fernandez Iradi, dit "Susper", considéré comme le nouveau cerveau chef commando opérationnel Eta parvient à s'évader du commissariat de Bayonne.
2003 = 18 évasions concernant 27 détenus.
- Le 7/03, Joseph Menconi s'évade à nouveau de la prison de Borgo.
- Le 12/03, Nino Ferrara s'évade de la prison de la Santé. Un commando de 6 hommes armés a fait sauté le portail d'entrée de la prison. (voir article)
- Le 14/04, Frank Perletto, Eric Alboreo et Michel Valéo s'évadent en hélicoptère de la prison d'Aix-Luynes.
2004 = 18 évasions concernant 22 détenus.
- En mars, El Shennawy s'évade de Montfavet en prenant 3 otages.
- Le 8/10, 1 détenu incarcéré à la Santé saute de la fenêtre d'un hopital parisien lors d'une consultation.
- Le 8/11, 3 détenus étrangers en attente d'extradition, se sont évadés de la prison de Colmar en creusant le plafond de leur cellule, avant d'accéder au toit.
2005 = 12 évasions concernant 16 détenus.
- Le 15/02, 1 détenu s'évade de la prison de Varces, il avait fait croire aux surveillants qu'il avait avalé des produits toxiques, et a profité du transfert à l'hôpital pour s'évader aidé par deux hommes armés.
- Le 18/03, 1 détenu de la prison du Pontet avait pris la fuite de l'hôpital psychiatrique où il a été placé.
- Le 29/04, 1 détenu de la prison de Chambéry s'est évadé en passant par-dessus le mur d'enceinte, alors qu'il se trouvait dans le terrain de sport de l'établissement.
- Le 30/04 Une personne qui s'était évadée du commissariat de Decazeville jeudi matin s'y est présentée sur les conseils de son frère.
- Le 11/05, un prévenu de 25 ans s'est échappé du Palais de justice de Draguignan où il devait être présentée au juge d'instruction. Un mineur avait déjà déjoué la surveillance des gardiens le 28 avril dernier.
- Le 17/05, un détenu qui était hospitalisé à l'hôpital d'Amiens s'est évadé avec l'aide de trois hommes cagoulés. Ils ont maîtrisé les deux policiers qui gardaient les accès de la chambre et sont repartis par une issue de secours.
- Le 23/05, un homme, de 35 ans, incarcéré à la maison d'arrêt de Seysses s'est évadé alors qu'il effectuait des travaux de jardinage sans gardien. Il purgeait une peine de 8 mois.
- Le 23/05, un homme de 35 ans incarcéré au centre pénitentiaire de Saint-Martin-en-Ré s'est évadé lors d'une sortie à vélo à La Rochelle.
- Le 2/06, un homme incarcéré à la maison d'arrêt d'Osny qui s'était évadé lors d'un transfert au palais de justice de Cergy, a été retrouvé à 22h caché dans un container à poubelle d'un fast-food proche de Cergy.
- Le 09/06, 2 détenus se sont enfuis du palais de justice de Lille où ils comparaissaient pour des faits commis en prison.
- Le 24/06, un homme de 25 ans, incarcéré à la maison d'arrêt d'Angers s'est évadé. Il s'est caché dans une fourgonnette venue charger du matériel des ateliers de la prison. C'est le chauffeur de la camionnette, expulsé de son véhicule par le détenu, qui a donné l'alerte alors que le personnel de la maison d'arrêt avait lancé une fouille générale pour le retrouver.
2006 : 11 évasions.
DE GRANDES EVASIONS POUR DE GRANDS GENIES
- Evasion par fax !
Trois détenus de la prison de Borgo ont fait la belle par la grande porte. Grâce à de faux ordres de mise en liberté transmis par télécopie
Une nouveauté pénitentiaire: mieux que l'hélicoptère, l'évasion par télécopie. La «belle» réussie par trois hommes proches du grand banditisme corse restera dans les annales du crime. Francis Mariani, 52 ans, Pierre-Marie Santucci, 44 ans, et Maurice Costa, 49 ans, ont réussi à franchir les murs de leur prison grâce à trois faux «ordres de mise en liberté» adressés, via une télécopie, par l'un de leurs complices depuis le continent. Précisément depuis l'hôtel Campanile d'Aix-en-Provence.
Pour un néophyte, les trois fax, qui parviennent le jeudi 31 mai 2001, à 17 h 04, au greffe de la prison de Borgo, près de Bastia, ont toutes les apparences de documents officiels (voir ci-dessus): «Mandons au directeur de la maison d'arrêt de Borgo de rayer sur son registre l'écrou de ladite personne et de la mettre, sur-le-champ, en liberté, si elle n'est pas détenue pour autre cause.» Les télécopies portent l'en-tête du tribunal de grande instance d'Ajaccio et le nom d'un juge des libertés et de la détention (ce magistrat, dont le patronyme a été mal orthographié, est en réalité en congé de maladie depuis plusieurs semaines). Les documents se terminent par une signature illisible et un cachet officiel. Les faussaires ont même réussi à modifier le numéro d'émetteur, qui correspond à celui de la télécopie affectée à un juge d'instruction d'Ajaccio. Mais ils ignorent que cet appareil, en dérangement, n'est, en fait, plus utilisé.
Cinq jours pour découvrir la cavale Après avoir prévenu le chef adjoint de l'établissement, les surveillants procèdent à la levée d'écrou. Ils ne s'étonnent guère de cette remise en liberté: les détenus ont annoncé que leur détention provisoire allait prendre fin prochainement, faute de preuves. Coïncidence extraordinaire, une autre télécopie, vraie celle-ci, parvient au greffe de la maison d'arrêt le même jour, une bonne demi-heure après l'arrivée des trois faux ordres de libération. Elle est signée Patrice Camberou, juge d'instruction à Ajaccio: le magistrat prévient les responsables de la maison d'arrêt de Borgo qu'il entendra Mariani dans son cabinet dans le courant de la semaine suivante. Trop tard. Quelques minutes plus tôt, vers 17 h 30, Mariani, Santucci et Costa sont sortis par la grande porte.
Pourtant, la cavale ne sera découverte que cinq jours plus tard, car la vraie télécopie du juge d'instruction reste lettre morte pendant une quinzaine d'heures. Le lendemain, vendredi 1er juin, les greffiers de la prison s'en étonnent et envoient un fax de réponse à Patrice Camberou pour lui indiquer que sa demande de la veille est désormais sans objet. Mais, à l'autre bout de la ligne, à Ajaccio, la télécopie manque de papier. Elle clignotera jusqu'au mardi matin 5 juin, après le pont de la Pentecôte. Où l'on découvrira l'étendue du désastre.
L'antenne bastiaise du SRPJ de Corse et l'Inspection des services judiciaires cherchent aujourd'hui à déterminer si l'évasion relève d'une bavure ou si elle implique une complicité interne à l'administration. Un détail aurait dû attirer l'attention de la pénitentiaire: le juge des libertés et de la détention n'émet pas d' «ordres de mise en liberté», mais des «ordonnances» dûment motivées. Cette évasion, qui, juridiquement, n'en est pas une puisqu'une levée d'écrou a été signée, pourrait prêter à sourire si Francis Mariani, Pierre-Marie Santucci, tous deux fichés au grand banditisme, et Maurice Costa ne représentaient, selon les policiers spécialisés, des valeurs sûres de la Brise de mer, une nébuleuse considérée comme la crème du gangstérisme corse.
L'imposant rapport consacré l'an dernier à ce sujet par le procureur général de Bastia, Bernard Legras, n'abordait pas le problème des évasions ni celui des Corses recherchés par la justice. Or, plus de 50 personnes étaient, au début de l'année, l'objet de mandats d'arrêt délivrés par la justice. Outre le cas illustre d'Yvan Colonna, auteur présumé de l'assassinat du préfet Erignac, les «recherchés» constituent un inquiétant échantillonnage de la grande criminalité: une dizaine sont soupçonnés de meurtre, une trentaine de vols à main armée, violences volontaires, menaces de mort, association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, sans compter trois autres évadés toujours en cavale. Enfin, la dernière partie concerne des escrocs ou des auteurs de chèques falsifiés. Aujourd'hui, il faut ajouter trois noms à cette liste édifiante.
L'Express du 21/06/2001
Evasion par fax, par Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut
- Ahmed Otmane, l'éternel évadé !
La première évasion ressemble à une mise en jambes: en 1984, il ne réintègre pas sa cellule à Loos, dans le Nord. Repris après neuf braquages, en 1985, il fausse compagnie à son escorte alors qu'il va être présenté au juge d'instruction, au palais de justice de Marseille. Otmane est de nouveau arrêté. En décembre 1987, il tente de s'évader des Baumettes à l'ancienne, en sciant les barreaux de sa cellule et en nouant les draps. Les matons le ceinturent finalement dans la cour, quatre étages plus bas. Mais Ahmed Otmane a de la suite dans les idées. En juillet 1989, il utilise les mêmes méthodes et il se retrouve cette fois dehors. Il est arrêté de nouveau dix jours plus tard, alors qu'il se rend sur une plage de Fréjus pour prendre une leçon de planche à voile. Otmane n'a pas fini de mettre les voiles. En décembre 1989, en compagnie de trois autres détenus, il menace les surveillants de la prison de Mende (Lozère) avec un pistolet en carton et prend la fuite. Otmane est interpellé à Barcelone l'année suivante. 1990 Alors qu'il est incarcéré à Madrid, un espalier de gymnastique lui permet de sauter le mur le séparant de la rue. On le retrouve à Amsterdam, en 1992, où il se fait prendre lors d'un braquage. Quelques mois plus tard, un hélicoptère l'exfiltre de la prison de Horn, aux Pays-Bas. Il est arrêté en Espagne. Mais, en décembre 1993, il s'évade au cours de son transfert vers Alicante. On ne le reverra plus. Otmane a souvent joué de sa ressemblance avec son frère jumeau. Seule une fleur (une pensée) tatouée sur le bras d'Ahmed permet, dit-on, de les distinguer.
dongaetano.skyblog.com
- Les évadés aux "balles en savon" !
Il y a déjà plus de dix ans, quelques détenus utilisent un pistolet sculpté dans du savon !!! pour s'évader de la maison d'arrêt de Cherbourg. Une histoire qui n'est pas sans rappeler une tentative d'évasion des Daltons dans une des aventures de Lucky Luke : "L'héritage de Rantanplan"....cet album est paru en 1973, à l'époque le cerveau de la bande avait 15 ans, lisait-il Lucky Luke ?
Le bout du canon était froid, sur la tempe. Un canon long, noir, lisse, menaçant comme il se doit pour un Colt 45 de calibre 11,43. Ce 28 février 1988, quatre surveillants de la maison d'arrêt de Cherbourg se sont sentis bien seuls lorsque Thierry Trébutien et René Parant les ont braqués, à la fin de la promenade et à la faveur d'un défaut de surveillance. Résister? Ils n'étaient que quatre pour s'occuper de quatre-vingts détenus. Obtempérer, se mettre à quatre pattes, se laisser enfermer dans les cellules d'isolement et attendre l'arrivée de la police ils n'avaient guère le choix. Comment auraient-ils pu deviner que cette arme de poing, digne de figurer un jour dans un musée pénitentiaire consacré à l'imagination des détenus, avait été patiemment et secrètement fabriquée depuis quatre à cinq semaines avec du savon, du papier d'aluminium et du cirage?
Encore penauds de leur peu glorieuse mésaventure, ils sont venus trois ans après les faits, la nettoyer à la cour d'assises de la Manche réunie, durant deux jours, jeudi 14 et vendredi 15 mars, pour juger les évadés. Les surveillants se sont un peu emmêlés dans leurs témoignages, on ont sûrement rajouté sur les couteaux qu'auraient dérobés les détenus à la cuisine pour achever de les impressionner. Il n'y eut, ce matin-là, ni coups ni blessures mais une vraie grosse peur dont ils ne semblent pas encore remis. Même si Thierry Trébutien, le « cerveau » de l'évasion a commenté, ironique: «Des balles en savon ça n'aurait pas fait grand mal ».
Alors que les cloches de la messe du dimanche carillonnaient, ils étaient dehors, ces cinq hommes : Thierry Trébutien, alors âgé de vingt-huit ans, ses deux copains de dérive, René Parant, vingt-cinq ans, et le Portugais Pereira, Denis Chatel, un grand costaud de vingt-quatre ans, et enfin un cinquième, qui avait la malchance de se trouver dans la cellule où l'on avait bouclé les surveillants. Les deux derniers ont sauté en marche du train de la cavale: l'un, complètement ahuri, s'est rendu à un surveillant qui passait par là; l'autre, Denis Chatel, erra vingt-quatre heures durant, rejeté par sa petite amie, avant de se présenter au commissariat à six heures du matin.
Les trois autres s'étaient mis dans la tête d'aller refaire leur vie au Brésil, où personne ne les attendait. Sans arme, sans argent, ils durent se débrouiller, volant la voiture d'un surveillant, échouant au bord d'un marais, passant leur première nuit de cavale dans un gabion au bord de l'eau. Le temps de voir se lever et le jour et les barrages de gendarmerie. Ils essayèrent en vain de traverser le bras de mer à la nage puis, leurs vêtements trempés, « empruntèrent » une barque. De voitures volées en petits casses, on les arrêtera, quatre mois plus tard, à Porto, au PortugaI, où, maladroitement, ils se feront pincer en essayant d'écouler des bijoux volés.
LE MONDE, le 19 mars 1991
On sait tous aujourd'hui, à force de reportages, de rapports d'associations, de témoignages ou de chiffres qui parlent d'eux même, dans quelles circonstances sont embastillés les détenus.
Prison: peine privative de liberté
Prisonnier: privé de sa liberté de mouvement
Dans aucune définition, on ne lira: violences morales et physiques, survie dans l'insalubrité, négligence des soins de santé, humiliations, promiscuité abusive... La liste est tellement longue qu'elle fera l'objet d'un prochain article.
Par conséquent, je trouve tout-à-fait légitime que des détenus s'évadent; et plutôt que de les sanctionner, ils mériteraient une médaille: celle du mérite!!
Ce bouquin est un livre culte consacré aux évasions... parution en 2008
Excelent bouquin ! Il fallait le faire. Bien construit et bien rédigé, il livre toutes sortes d'histoires et procure autant de sentiments. Du rire au déchirement, de l'horreur au spectaculaire, du rêve à la désillusion, les pages du livre s'enchainnent aussi vite que les histoires.
Impossible à raconter, il faut le lire !
Voici une histoire plutôt comique tirée du livre :
"C'est pas tous les jours noël
Certains déchantent complètement, à l'instar de Jean-Luc P., 47 ans. Incarcéré à la maison de Fresnes pour vol et violences, il bénéficie au début du mois de mars 2006 d'une permission de sortie. Comme plusieurs dizaines de détenus par an, il ne résiste pas à la liberté. Pourquoi revenir au trou quand on est si bien dehors ? Pourquoi ne pas profiter de cette "belle" gagnée sans combattre ? Jean-Luc se retrouve à Paris, ilbre comme l'air, et décide de s'inviter chez un ami installé dans le 10ème arrondissement, non loin de la gare de l'Est.
Les premiers jours, la cohabitation semble sur de bons rails. Les deux compères sont heureux de se retrouver, au point que, le week-end venu, ils se mettent en tête, rituel oblige, d'arroser ça. Ils boivent à la santé de la libertée recouvrée, une beuverie sans limite comme Jean-Luc ne riquait pas d'en vivre sous les verrous de Fresnes. Jusqu'au moment oùi ls se fâchent. Pas une petite fâcherie non guérissable, non, quelque chose de plus sérieux, et c'est le fuyard qui a le dessus. Complètement ivre, il met son ami à la porte...de chez lui ! Et ce qui devait arriver arriva : dépité, l'ami s'en va directement au commissariat du coin. La solidarité a ses limites, tout de même : Héberger un copin en cavale, il voulait bien ; se faire jeter de son propre appartement, il ne digère pas.
Bientôt cueilli par les agents de police, Jean-Luc est ramené au bercail : fin de récréation."
p 141 / 142.
Publié par Julien Agret à 19:30 Aucun commentaire:
"La Grande Criminalité organisée de 1850 à nos jours"
Frédéric Ploquin - Parrains et caïds, Ils se sont fait la belle, Le Sang des caïds
Claude Dubois - Apaches Voyous et Gonzes poilus, Paris Gangsters
Jérôme Pierrat - Une histoire du Milieu, Gangs de Paris
Hubert Nivon - La Saga des Lyonnais
Omar Charif - Quai du Belge
James Sarazin - M... comme Milieu
Sylvie Borel - Mon père Francis Le Belge
José D'Arigo / Roger Grobert - Zampa
Roland Agret - La Voyoucratie
Publié par Julien Agret à 19:00 Aucun commentaire:
Verdict ci dessous... (18 avril 2013)
Actuellement se tient à Lyon, en Cour d'Assises le procès des "Evadés de Moulins".
Christophe KHIDER, Omar TOP EL HADJ, Sylvie Piciotti, Nadia Kabouche et Eugène Baeb comparaissent durant 3 semaines pour répondre de leurs actes. Assistés de ténors du Barreau avec Maître David Metaxas (Lyon) et Maître Bernard Ripert (Grenoble) entre autres, nos accusés ne passent pas à côté de leur procès.
Au quotidien c'est pas moins d'1 fourgon du GIPN, 3 voitures vitres teintées avec à leur bord des membres du raids cagoulés, 6 motards, 1 moto banalisée et 1 hélicoptère que monopolisent les protagonistes pour le trajet Villefranche sur saône (Maison d'Arrêt) et Tribunal.
J'ai suivi le convoi un matin et la course était plutôt rapide.
A 150 km en moyenne les 3 voitures se positionnent en quinconce, suivies et précédées de motards...
Je vous propose dans cet article, un récapitulatif de mes différents intérêts déjà portés à la famille Khider durant quelques années, mais aussi des "scènes" du procès ressenties à brûle-pourpoint car je n'ai pas la possibilité de suivre ce passionnant procès dans son intégralité.
Alors c'est quelques heures volées par ci par là que je vais tenter de vous faire partager.
Scène de tribunal 1 - 3 avril 2013 - Fin de journée.
Les CRS et 2 membres du Raid encadrent les accusés de retour à l'audience suite à une suspension.
Mâchoire fermée, la démarche posée, Christophe KIDHER entre le dernier. Il en impose. Il s'assoit, sous le regard de la Cour, des Jurés, des avocats et du public. A croire que les débats commencent en fonction, c'est en quelque sorte le souverain du procès. En d'autres termes j'aurai plutôt dit le "parrain".
Il est détendu contrairement à ses pairs... peut-être c'est parce qu'il n'a pas grand chose à perdre et qu'il est effectivement un habitué des prétoires... (?)
Mon regard fait naturellement un tour d'horizon et repère immédiatement Maître Metaxas, Maître Ripert et Laurent Jacqua venu pour soutenir et suivre le procès. (Voir ci dessous - http://laurent-jacqua.blogs.nouvelobs.com)
Tandis que l'avocate de Sylvie Piciotti plaide sa liberté durant cet acte, Christophe m'impressionne. Son aplomb est déconcertant. Son regard ne lâche pas un mot sorti de chaque bouche. Je ne vois pas son frère Cyril, ni même un coin parmi le public qui ressemblerait à un comité de soutien. (Cyril est peut-être interdit de tribunal ?) A cet instant je pense à Catherine et je la vois ici.
Le Procureur refuse sa demande de liberté en invoquant d'éventuelles pressions sur elles (?!!!), l'avocate ne se démonte pas et argumente encore. Les débats sont calmes, le Président est à l'écoute. Sylvie surenchérit et appuie son avocate, en vain. Elle peine à parler et s'exprimer. Réponse lundi, dit le Président d'un ton ferme à clore le sujet.
Scène de tribunal 2 - 8 avril 2013.
Je rentre sur la pointe des pieds "comme d'habitude"... quelle surprise, tout le monde gesticule, s'exprime, hurle, c'est fou. On parle de Shoah, de Cv, de Psychologue, prise d'otage... je patiente et repère cette femme à la barre qui serait encore plus souffrante que son mari, lui même otage du duo. Sa psy lui aurait dit que sa situation était similaire à la Shoah. VERIDIQUE. Maître Ripert décide alors de porter sa voix, stratégiquement, eu égard à l'énormité de cette comparaison.
Le Président renvoie la "victime" sur le banc et demande si Mr Khider souhaite s'exprimer. L'oeil malicieux et complice, il regarde Monsieur le Président et lui glisse, façon humour : "Non, Mr Le Président, c'est complexe, remettons les choses à leur place... la Shoah, c'est pas moi, je suis né qu'en 1971 !" Omar montre de la nervosité et surgit brutalement au micro et lâche : "Monsieur, heu maître Ripert est d'accord..." personne comprend, on devine. La mâchoire crispée des heures et des jours, l'exercice naturel de parler devient un art que seul Christophe Khider semble maîtriser.
Il me fait penser à un mec à l'ancienne, un beau mec.
Suspension d'audience. La salle se vide. Reste Metaxas qui bavarde avec la jeune avocate de Omar Top El Hadj.
Messieurs dames la Cour. Les 3 flics qui ont procédé à l'arrestation viennent un par un à la barre. Le premier récite une histoire sans bafouiller sur les faits précis de l'arrestation.
Omar TOP lève la tête comme s'il cherchait de la lumière, on le sent monter en pression jusqu'à que celui-ci dénonce l'inexactitude des faits relatés... qui seront bien approximatifs pour convaincre le Président, les Jurés mais aussi le Ministère public.
Le président semblait même avoir un brin d'affection lorsqu'il calmait Omar de ses sauts d'humeur envers les 3 flics parisiens venus expressément pour s'exprimer car partie civile. Les "victimes" n'ont malheureusement pas récité la même poésie...
"Tu dis que des conneries, t'es un menteur !!", "t'es un mytho !", "tu viens ici que pour chercher de l'argent...", Omar s'est défendu ! et semble avoir eu gain de cause !
Audience terminée, reprise demain 9H15.
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Scène de tribunal 3 - 10 avril 2013.
Au portique, l'agent de police me dit d'emblée qu'il n'y a plus de place assise. Eugène BAEB, présumé complice est interrogé par le Président sur sa mise en cause par sa compagne au moment des faits, Nadia Kabouche, auteur présumée du passage des armes lors du parloir. Lui aussi habitué "des lieux" s'exprime parfaitement et calmement; il se dédouane légitimement de toutes implications de près ou de loin qui pourraient le lier à cette affaire. Il affirme que Nadia a été influencée parce que Christophe et Sylvie lui auraient fait un "travail psychologique" pour l'utiliser. Ils auraient tous préparé ça dans son dos.
En effet, Nadia était dispensée de passer sous le portique des détections de métaux car elle a des broches dans le dos... Sérieusement, je le crois; il est transparent, ça transpire de vérité. La Cour, les Jurés, le public et les Procureurs semblent également convaincus. Tout au long de ce témoignage Christophe esquisse des sourires, mais je n'arrive pas à les traduire vraiment. Que pense-t-il ? Connaît-il une autre version ?
Nadia, elle, attend impatiemment son tour pour réagir aux dires de Eugène qui vient d'indiquer qu'elle n'est pas "fute-fute". Le président lui donne enfin la parole : "Monsieur Le Président, avez-vous des Oscars ?"... le répète à nouveau. Eugène la corrige : "des Césars, tu veux dire...". Le tribunal se détend aisément.
Nadia elle n'a en fait rien à dire et nous le remarquons tous. Elle se rassoit rapidement.
Le Président décide alors d'interroger Christophe KHIDER. Il oriente ses questions sur les aspects de la personnalité de Christophe. Tout y passe, mariages, enfants, enfance, condamnations, formations, prisons...
Pour la première fois je le vois tendu, les muscles de sa mâchoire le trahissent.
Il parle alors de son parcours qui compte plus de prison que de liberté. Première incarcération à 17 ans et en prison depuis, avec seulement 3 ans passées dehors dans le milieu des années 90.
Multirécidivistes d'évasions, de braquages, il a été condamné aussi pour meurtre en 1995.
Les questions s'enchaînent. Mais la dernière a sérieusement retenu l'attention de tous, à savoir quels étaient ses autres hobbies à part la boxe en prison.
"L'évasion... je ne pense qu'à m'évader et c'est le sport qui me prend le plus de temps, oui Monsieur Le Président, je pense à m'évader. Je préfère vivre plutôt que de mourir ! "
Scène de tribunal 4 - 11 avril 2013.
Je rentre et je sens immédiatement une tension qui m'envahit. L'air est étouffant, c'est presque insupportable. Omar TOP est interrogé sur son parcours, de l'enfance à aujourd'hui. Plus que prolixe, l'accusé se met à nu. Les larmes et les soupirs d'émotions ponctuent régulièrement son récit. Originaire de Montreuil, son père d'origine Sénégalaise devient violent, fanatique religieux... A 3 ans Omar est déjà traumatisé. Sa mère les sort de là, divorce et refait sa vie. Omar prend goût aux études jusqu'à se laisser imaginer de devenir Astronaute, mais les faits de vie d'enfant de quartier prennent le dessus et dérapent à 17 ans... Il a raconté sa vie.
Je quitte le tribunal pour rejoindre une amie à qui je confie vite que son histoire me travaille... et me dit vite que la machine judiciaire à un moment de sa vie l'a rendu délinquant à jamais; un premier délit mineur qui marque les esprit par une sanction sévère. Aussi simple que ça des fois.
Scène de tribunal 5 - 12 avril 2013.
Bla bla bla... les avocats des parties civiles enchaînement. C'est normal de réclamer préjudice quand on est victime, mais dans certains c'est scandaleux. Hormis tirer une poignée de dollars, aucun intérêt à venir chouiner à la barre. "Mon client y repense... ma cliente a eu peur..."
"Mais qu'a t-elle vraiment ?" - "rien de grave, mais..."
Omar ne résiste pas à se plonger dans une sieste dont le public, la Cour et les Avocats l'envient...
Suspension et reprise lundi 15 à 14h00.
Scène de tribunal 6 - 16 avril 2013.
Metaxas aux commandes. Sa plaidoirie est percutante. Il est bien à la hauteur !! Ne cesse de répéter "Mais qu'a fait Eugène Baeb ?"... Son fil directeur est effectivement de le dédouaner totalement d'une éventuelle complicité avec les 4 autres co-accusés.
L'avocate de Nadia Kabouche prend la parole et .... et ça doit être dur de passer après Metaxas (!).
Cette avocate ne parle que d'elle, et enchaîne les "moi je...". Peut être efficace mais c'est une défense originale.
Scène de tribunal 7 - 18 avril 2013 - LE VERDICT
Beaucoup de monde. Normal. Seules les parties civiles disposent des bancs, les autres debout derrière, or deux rangés latérales restent vides. Maitre Rippert décide alors et à juste titre de riposter et demande à Christophe Khider et Omar Top de refuser à comparaître tant que les bancs ne sont pas occupés aussi par le public.
Résultat : suspension et Monsieur Le Président décide finalement de vider la salle.
Les parties civiles n'assisteront pas au verdict qui condamne Christophe KHIDER et Omar TOP à 15 années; Eugène BAEB, Sylvie PICCIOTI et Nadia KABOUCHE à 5 années. Les deux femmes devraient sortir ce soir ou demain d'incarcération.
L'EVASION DE MOULINS EN LIVE 2009
CATHERINE, mère de Cyril et Christophe KHIDER, ne cesse depuis plus d'une décénie de soutenir ses fils et de dénoncer les dysfonctionements du système pénitentiaire.
Dans ce blog, nous avons consacré en 2007 (page 4) une interview de Catherine tenue par Laurent Jacqua et diffusée sur prison.eu.
Simplement, c'est l'occasion de mettre en avant le travail de Catherine qui en a long à raconter.
http://cyrilkhider.blogs.nouvelobs.com
http://fraterniteaperpete.skyrock.com
LE 15 FEVRIER 2009
Nous sommes en fin d'aprés-midi, 16h30 précisément lorsque Chrisophe Khider et son complice Omar Top El Hadj prennent deux surveillants en otages. Avec l'aide d'explosifs, ils ouvrent tour à tour deux portent dont celle du parloir, leur permettant de sortir de l'établissement. Sur le parking, s'emparent d'une voiture et filent en direction de Nevers. Un accident de la circulation les oblige à changer de voiture, puis de nouveau quelques kilomètres plus loins pour brouiller les pistes. En fait, à cet instant, le plan"Epervier" est lancé, avec 2 hélicoptaires, le GIPN et tous les policiers de France aux trousses.
Vers 19 h 20, les fugitifs débarquent leurs otages à Evry (91) peu de temps aprés avoir franchis sans difficulté le péage de Fleury-en-Bière (77) pourtant bien gardé par un dispositif de gendarme.
Appréhendés à Amiens lors d'une nouvelle prise d'otage, ils s'emparent de la voiture et laissent le propriétaire et son petit fils à Arras dans le Nord.
Le matin même, ils auraient échangé de véhicule avec celui d'une femme dans un village dans le Nord Pas de Calais. De gros soupçons poussent les policiers à alerter les polices Belges. Quelques petits kilomètres les séparent de la Belgique.
Ils sont repérés aux abords des Portes de l'est Parisien suite au témoignage d'un homme, qui quelques minutes avant croisait leur chemin à la Porte de Bercy, l'obligeant à retirer de l'argent. A peine relâché il alerte la police. Une couse-poursuite avec la BAC s'engage alors sur l'A86, mais c'est une collision avec un poids lourd qui stoppe l'avancée des deux hommes prés de Créteil sous un pont à Nogent sur Marne. Choqué par l'accident, El hadj se rend sans opposer de résistance, tandis que Christophe, lui, serait sortit du véhicule et aurait menacé de son arme les policiers postés derrière. La riposte est violente : Khider est à terre avec une blessure à l'épaule.
La cavale prend fin ce matin à 6 h 00.
A ce jour la soeur de El Hadj est toujours en garde à vue avec la compagne de Christophe. Toutes deux étaient parmi les visteurs au parloir le jour de l'évasion, et sont soupçonnées d'avoir introduit le matériel nécéssaire pour l'évasion.
Omar Top El Hadj est actuellement entendu dans les locaux de la police de Créteil, et Christophe a été évacué à l'hôpital de Créteil.
Les premières réactions de Catherine sont confuses. A la fois soulagée que son fils soit en vie, mais triste du destin qu'il lui est reservé, c'est à dire encore pire qu'il y a seulement 2 jours en arrière.
La soeur de Omar El Hadj est libérée tandis que la garde à vue de la compagne de Christophe Khider est toujours retenue dans les locaux de la police.
La compagne de Christophe Khider vient d'avouer sa complicité et celle de la soeur d'Omar Top El Hadj dans l'intrusion d'explosifs dans la prison. Elles sont écrouées et mise en examen pour intrusion de prduits explosifs et complicité d'évasion.
Christophe Khider est lui maintenant entendu par la police depuis que son état physique est stable.
Christophe Khider est tranféré à la prison de Fresnes.
La presse est passée à autre chose, le monde est tournée vers une autre affaire, l'agitation est ailleurs, telle est la vie du "fait divers".
Les deux femmes ont avoué avoir fourni aux évadés un pistolet Glock et des explosifs lors de visites au parloir samedi et dimanche, en les dissimulant entre les omoplates de l'une d'entre elles, et en les maintenant avec du ruban adhésif. "Rien que pour la complicité de séquestration de personnes et la complicité de tentative d'homicide, les deux femmes encourent la réclusion criminelle à perpétuité", avait indiqué le vice-procureur de Lyon.
Christophe Khider ajoute à ses longues peines, une qui va rendre ses perspectives d'avenir définivement sombres. Idem pour son complice Omar Top El Hadj.
Catherine est une battante, elle mène combat sur plusieurs fronts. Cette mère de famille aujourd'hui séparée de ses 2 fils et maintenant de la compagne de Christophe, se voit dans une situation encore plus difficile. En espérant que la libération de Cyril arrive trés prochainement, BON COURAGE !
www.evaderone.skyblog.com / février 2009 / EN LIVE jours après jours
EVASION DE FRESNES (Chrispohe Khider/gauche et Mounir Benbouabdellah/droite)
Dix à 15 ans de réclusion pour tentative d'évasion en hélicoptère de Fresnes
La cour d'assises du Val-de-Marne a condamné samedi soir respectivement à 15 ans et 13 ans de réclusion Christophe Khider et Mounir Benbouabdellah, qui avaient tenté de s'évader par hélicoptère de la prison de Fresnes en 2001, et à 10 ans Cyril Khider, le seul de leurs complices identifiés.
Le verdict a été accueilli dans le calme tandis que le service d'ordre, conséquent pendant toute la durée du procès, avait encore été renforcé. Au terme de huit jours d'audiences parfois tendues et d'un délibéré de près de douze heures, la cour n'a pas retenu la qualification de complicité de tentative d'assassinat reprochée aux trois hommes.
Elle les a en revanche condamnés pour complicité de violences volontaires avec arme sur agent de l'administration pénitentiaire, comme l'avait plaidé et demandé l'un des avocats de la défense, Me Pierre Lumbroso. Un surveillant en poste au mirador, ce 27 mai 2001, avait été très grièvement blessé lors d'échanges de tirs avec les passagers de l'hélicoptère venus faire évader Christophe Khider et Mounir Benbouabdellah, qui purgeaient des peines de 30 ans et 15 ans de réclusion.
Rappelant les mots du chirurgien - "c'est passé à 2 mm" -, l'avocat général, Philippe Devoucoux, n'avait pas retenu vendredi pour autant la préméditation, estimant que les occupants de l'hélicoptère s'étaient "déterminés à tirer quand ils ont compris que le surveillant n'avait pas fui" à leur vue.
M. Devoucoux avait requis respectivement 18 ans et 16 ans de réclusion contre Christophe Khider, 35 ans, et Mounir Benbouabdellah, 30 ans, qui après leur évasion ratée, avaient pris trois surveillants en otages, dont deux durant vingt heures, avant de se rendre le lendemain. Quinze ans avaient été demandés à l'encontre de Cyril Khider, 33 ans, qui, avec deux complices non identifiés, avait contraint une pilote d'hélicoptère à conduire son appareil au-dessus de la prison.
Les tirs entre l'hélicoptère et le mirador ont pris une large place dans les débats pour tenter de déterminer qui avait tiré le premier. Pour l'accusation et les surveillants partie civile au procès, ce sont les occupants de l'hélicoptère, parce que le gardien du mirador était "devenu gênant", ayant mis en joue les deux candidats à la belle alors que ceux-ci essayaient d'atteindre l'échelle de corde, trop courte, jetée de l'appareil.
Pour la défense, en revanche, l'objectif n'étant "pas de tuer un surveillant mais de faire évader les prisonniers", les occupants de l'hélicoptère n'avaient "strictement aucun intérêt" à tirer les premiers. "Le surveillant si, pour faire échouer l'évasion", avait plaidé Me Bernard Ripert, rejetant d'un bloc une expertise acoustique menée pour identifier les coups de feu, à partir de films vidéo amateurs de l'évasion.
Me Pierre Lumbroso, avocat de Cyril Khider, avait aussi fait valoir que le "doute" sur l'expertise et le fait que le surveillant ait été atteint par "un débris de balle", après ricochet, devaient "profiter" aux accusés. Pour lui, il y a eu des "violences volontaires", "mais pas d'intention homicide". S'élevant contre les "peines extravagantes requises", Me Ripert avait lancé à la cour : "Si vous les prononcez (...), vous les condamnez à recommencer (...) et cette fois-là, ils n'auront plus rien à perdre".
COMITE DE SOUTIEN KHIDER SUR WWW.PRISON.EU.ORG
SOURCE : AFP 2007
Posté sur www.evaderone.skyblog.com le 24 mars 2007
Catherine Charles, mère de Christophe et Cyril Khider... femme de tous les combats.
Publié par Julien Agret à 17:30 Aucun commentaire:
PETITES COUPURES / INTRODUCTION
PETITES COUPURES 1 / LA PEGRE (1860...1918...)
PETITES COUPURES 2 / LA PREMIERE GUERRE MONDIALE 1...
PETITES COUPURES 3 / LE MILIEU (...1918 - 1970...)...
PETITES COUPURES 4 / 2nde GUERRE MONDIALE
PETITES COUPURES 5 / LES DERNIERES HEURES DU MILIE...
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