Source: https://www.contentieux-administratif.fr/2010/12/16/decret-n%C2%B0-2010-1549-du-14-decembre-2010-portant-publication-de-la-mesure-2-2007-%E2%80%95-zones-gerees-speciales-de-lantarctique-%E2%80%95-designations-et-plans-de-gestion-ensemble-deux-anne/
Timestamp: 2019-06-16 09:39:29+00:00
Document Index: 229109119

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Sélection d'arrêts du contentieux administratif | Décret n° 2010-1549 du 14 décembre 2010 portant publication de la Mesure 2 (2007) ― Zones gérées spéciales de l’Antarctique ― Désignations et plans de gestion (ensemble deux annexes), adoptée à New Delhi le 11 mai 2007, JORF n°0291 du 16 décembre 2010 page 22028
Décret n° 2010-1549 du 14 décembre 2010 portant publication de la Mesure 2 (2007) ― Zones gérées spéciales de l’Antarctique ― Désignations et plans de gestion (ensemble deux annexes), adoptée à New Delhi le 11 mai 2007, JORF n°0291 du 16 décembre 2010 page 22028
Par Samuel Deliancourt ⋅ 16 décembre 2010 ⋅ Email cet article ⋅ Poster un commentaire - Lectures: 1817
Décret n°2010-1549 du 14 décembre 2010
Décret n° 2010-1549 du 14 décembre 2010 portant publication de la Mesure 2 (2007) ― Zones gérées spéciales de l’Antarctique ― Désignations et plans de gestion (ensemble deux annexes), adoptée à New Delhi le 11 mai 2007 (1)
Vu le décret n° 2005-1075 du 23 août 2005 portant publication de l’annexe V au protocole au traité de l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement, protection et gestion des zones, adoptée le 18 octobre 1991,
La Mesure 2 (2007) ― Zones gérées spéciales de l’Antarctique ― Désignations et plans de gestion (ensemble deux annexes), adoptée à New Delhi le 11 mai 2007, sera publiée au Journal officiel de la République française.
ZONES GÉRÉES SPÉCIALES DE L’ANTARCTIQUE, DÉSIGNATIONS
Rappelant les articles 4, 5 et 6 de l’annexe V du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement qui prévoit la désignation de zones gérées spéciales de l’Antarctique (ZGSA) et l’approbation de plans de gestion pour ces zones,
Notant que le Comité pour la protection de l’environnement a recommandé que la station Amundsen-Scott South Pole, pôle Sud et les collines Larsemann, Antarctique orientale soient désignées en tant que zone gérée spéciale de l’Antarctique et a approuvé les plans de gestion annexés à la présente mesure,
Reconnaissant que la station Amundsen-Scott South Pole, pôle Sud et les collines Larsemann, Antarctique orientale sont des zones dans lesquelles des activités sont menées et dans lesquelles il est souhaitable de planifier et de coordonner ces activités, d’éviter les conflits éventuels, d’améliorer la coopération entre les Parties et de limiter les impacts sur l’environnement,
Désireux de désigner la station Amundsen-Scott South Pole, pôle Sud et les collines Larsemann, Antarctique orientale en tant que zone gérée spéciale de l’Antarctique et d’approuver des plans de gestion pour ces zones,
Recommandent à leurs gouvernements d’approuver la mesure ci-après, conformément au paragraphe 1 de l’article 6 de l’annexe V du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement,
1. les sites suivants soient désignés en tant que zones gérées spéciales de l’Antarctique :
a) Zone gérée spéciale de l’Antarctique n° 5 : station Amundsen-Scott South Pole, pôle Sud ;
b) Zone gérée spéciale de l’Antarctique n° 6 : collines Larsemann, Antarctique orientale ;
de l’Antarctique n° 5
La station polaire Amundsen-Scott (ci-après appelée « la station polaire ») est située sur le plateau polaire à proximité du pôle Sud géographique, à 90° de latitude sud. Une zone d’environ 26 400 km², englobant la station et des sites de recherche et de surveillance continue, est désignée en tant que zone gérée spéciale de l’Antarctique (ci-après dénommée la « zone ») pour gérer les activités humaines de manière à protéger ses valeurs scientifiques, environnementales et historiques.
A la station polaire, le climat est extrêmement rigoureux, venté, aride et conforme aux conditions de haute altitude physiologique. La température annuelle moyenne est de ― 49,3 °C ; les précipitations annuelles sont de l’ordre de 7 cm (équivalent eau). La station se situe à 2 835 mètres d’altitude. Le paysage de la région se caractérise par la surface de neige blanche et plate de la calotte de glace qui s’élève à 2 700 mètres au-dessus de la masse de terre continentale (à 135 m au-dessus du niveau de la mer). La calotte de glace au pôle Sud est perpétuellement en mouvement et, chaque année, elle repousse la zone d’environ 10 mètres en direction de la mer de Weddell.
La zone est située dans une région de grande valeur scientifique et la station du pôle Sud facilite la réalisation de recherches scientifiques exceptionnelles avec une large collaboration internationale. Les conditions environnementales uniques de la station polaire offrent des occasions hors du commun pour l’observation scientifique. L’air du pôle Sud est considéré comme le plus pur de la planète étant donné son isolement par rapport aux sources de pollution et aux influences d’origine anthropique. De ce fait, la zone est une région importante pour les travaux de suivi et de recherche sur les niveaux de fond des composantes atmosphériques naturelles et anthropiques. Par ailleurs, les conditions antarctiques reflètent les changements climatiques planétaires et donnent une indication du rôle que joue l’Antarctique dans le climat mondial.
La position du pôle Sud sur l’axe de rotation terrestre, les conditions climatiques de la région et son éloignement par rapport aux sources de pollution lumineuse facilitent l’observation astronomique et astrophysique d’objets stellaires spécifiques. En outre, l’isolement de la zone par rapport à tout bruit, vibration et interférence électromagnétique est important pour la recherche sismologique et astrophysique. La stabilité géophysique de la zone et l’exploitation continue de la station permettent la réalisation de travaux de recherche permanents sur la physique de la haute atmosphère, notamment les processus solaires, les effets des phénomènes électromagnétiques à court terme (aurores, induction de courants électriques et interférence de communication par radiofréquence) et les phénomènes de longue durée (concernant la couche d’ozone, le rayonnement ultraviolet, la composition de l’atmosphère, les vents stratosphériques, la météorologie et le climat). La zone abrite également l’une des plus grandes stations sismiques de la planète qui est importante à la fois par son emplacement et par l’absence de bruit de fond.
Les conditions uniques de la glace dans la zone constituent une importante valeur scientifique. Du fait de son épaisseur, la glace est une véritable archive d’informations sur le climat et les composants de l’atmosphère. En outre, la profondeur et la clarté de la glace en font un milieu idéal pour la détection des neutrinos.
La zone a une grande valeur historique. Le piquet officiel (SMH n° 1), entouré qu’il est par les drapeaux des douze premières nations signataires du Traité sur l’Antarctique, commémore l’Année géophysique internationale et symbolise l’ensemble des expéditions qui ont atteint le pôle Sud. Par ailleurs, bien que l’on n’en connaisse pas aujourd’hui l’endroit exact, la tente d’Admunsen (SMH n° 80) est elle aussi située à l’intérieur de la zone.
Les activités conduites dans la zone comprennent divers travaux de recherche scientifique, des opérations d’appui à la science, aux médias, aux arts, à l’éducation et au tourisme.
La région du pôle Sud doit faire l’objet d’une gestion spéciale pour garantir la protection de ses valeurs scientifiques, environnementales et historiques. L’intensification des activités humaines impose désormais une gestion et une coordination plus efficaces des activités menées dans la zone.
― faciliter la recherche scientifique tout en assurant la maîtrise de l’environnement ;
― minimiser l’émission de substances polluantes, en particulier les sous-produits de l’utilisation des combustibles fossiles ;
― Les programmes nationaux opérant dans la zone veillent à la bonne diffusion de l’information à toutes les Parties opérant dans la zone afin de garantir la bonne application du plan de gestion.
― Les programmes nationaux opérant dans la zone veillent notamment à fournir à leurs agents en visite dans la zone une formation générale sur l’ensemble des questions de sécurité liée aux conditions environnementales, aux incidents et urgences médicales, aux lignes directrices applicables dans la zone et ses différents secteurs, et aux principes de sécurité concernant la piste d’atterrissage.
― Pour éviter les conflits, les Parties qui ont l’intention d’engager des recherches dans la zone sont au préalable tenues de coordonner leurs activités avec les programmes nationaux opérant dans la zone. Ces derniers veillent à ce que leurs agents en visite dans la zone soient informés des prescriptions du plan de gestion.
― Les visites touristiques organisées et les autres activités non gouvernementales seront engagées en coordination avec les programmes nationaux opérant dans la zone, dans les conditions prévues à l’appendice A. Les chefs de groupe veillent à ce que tous les visiteurs soient informés des prescriptions du plan de gestion.
― En tant qu’exploitant de la station polaire Amundsen-Scott, les Etats-Unis d’Amérique sont prêts à assumer la direction des activités de coordination dans la ZGSA du pôle Sud.
― Les programmes nationaux opérant dans la zone visiteront la ZGSA (au moins une fois tous les cinq ans) pour évaluer l’efficacité du plan de gestion et s’assurer que les mesures de gestion et d’entretien sont adéquates.
Des lignes directrices pour la conduite d’activités spécifiques et pour des aires spécifiques de la zone sont fournies dans les appendices.
La zone est désignée pour une durée indéterminée, sous réserve de réexamens faits à intervalles périodiques par les Parties au Traité sur l’Antarctique comme le stipule l’annexe 6 de l’annexe V.
― Carte 1 carte générale de la zone définissant l’ensemble des zones et des secteurs ainsi que l’emplacement du continent antarctique.
― Carte 2 indiquant les trajectoires d’approche aérienne désignées.
― Carte 4 carte détaillée de la zone indiquant les aires de stationnement et de campement des organisations non gouvernementales (ONG), les voies d’accès, les bâtiments et les zones spécifiées.
* Note. Le « nord de la grille » tel qu’il est présenté sur la carte 4 concerne l’alignement sur le méridien de Greenwich (0 degré de longitude).
La zone telle que délimitée comprend toutes les structures et lieux actuels et prévus de recherche de la station polaire ainsi qu’une zone tampon autour du secteur d’air pur. La zone est délimitée par un cercle de 20 km de diamètre entourant la station polaire, et une pointe s’étendant sur 150 km depuis l’observatoire de recherche atmosphérique (à environ 0,5 km du pôle Sud géographique 2005), limité par les points 110° et 340° de la grille depuis le bâtiment de l’observatoire de recherche atmosphérique. L’escalier en aluminium de la tour circulaire de la station surélevée a été désigné comme point d’origine de la ZGSA et des différents secteurs (autres que le secteur d’air pur), car il constitue une caractéristique aisément repérable au sol comme sur les cartes ; la station surélevée devrait en outre perdurer dans la zone plus longtemps que toute autre structure ou tout autre repère.
Les substances polluantes générées dans les régions polaires par les aéronefs et d’autres sources peuvent voyager sur des centaines de kilomètres et perturber les mesures de la couche limite, des gaz et aérosols présents dans la colonne d’air et des contaminants contenus dans la neige, ce qui impose d’exclure toute activité dans une zone étendue afin de bénéficier d’un site propice aux recherches sur la pureté de l’air. Le bâtiment de l’observatoire de recherche atmosphérique est situé au vent, en amont de la station, et le rayon extérieur de 150 km de ce secteur fournit la zone tampon nécessaire pour assurer des mesures précises.
L’accumulation de la neige au pôle Sud a fait l’objet d’une surveillance intermittente depuis l’Année géophysique internationale (1957-1958). Un vaste réseau de stations de mesure de l’accumulation de neige au pôle Sud a été mis en place en 1992 (Mosley-Thompson et al. 1999). Le réseau de piquets de mesure s’étend dans toutes les directions depuis le pôle sur une distance de 20 km ; il est essentiel pour les recherches sur l’accumulation de la neige que les piquets et les zones avoisinantes ne soient pas perturbés.
Du fait des mouvements de la calotte de glace dans la région, l’emplacement géographique de la ZGSA se déplace d’environ 10 mètres par an ; la zone est centrée sur la station polaire surélevée, et tous les secteurs sont définis par rapport à ce lieu. Les Parties au Traité sur l’Antarctique pourront ultérieurement envisager de la déplacer s’il y a lieu.
et zones gérées à l’intérieur de la zone
Ce plan de gestion définit quatre catégories d’aires gérées à l’intérieur de la zone : la zone d’opérations, la zone scientifique, la zone historique et une zone dangereuse. Ce zonage vise à gérer les utilisations multiples de la zone et les activités qui y sont engagées. La zone d’opérations comprend les aires où se déroulent les activités de soutien scientifique et la plupart des activités humaines (y compris le tourisme) ; la zone scientifique englobe les aires de recherche scientifique ; la zone historique abrite les sites historiques à préserver, tandis qu’aucune activité humaine ne peut être engagée dans la zone dangereuse pour des raisons de sécurité. Chacune de ces zones fait l’objet de lignes directrices spécifiques régissant la conduite d’activités qui sont brièvement présentées dans les sections suivantes et font l’objet d’une présentation détaillée dans les appendices.
La zone des opérations a été créée pour confiner les principales activités humaines dans un secteur donné, en particulier les activités de soutien à la recherche scientifique, les services apportés à la station principale (la base vie), l’exploitation de la piste d’atterrissage pour aéronefs sur skis et le tourisme. Des activités scientifiques peuvent être menées dans la zone des opérations à condition de ne pas perturber les activités opérationnelles.
― il convient de veiller à la bonne maîtrise des déchets lors de la planification, de la conduite et du démantèlement d’installations à l’intérieur de la zone des opérations ;
― les programmes nationaux opérant dans la zone doivent adopter des procédures opérationnelles types applicables aux activités conduites dans la zone des opérations, et les transmettre, s’il y a lieu, à toute personne en visite dans la zone ;
― les programmes nationaux opérant dans la zone adopteront des plans d’intervention d’urgence dans la zone des opérations s’ils l’estiment nécessaire ;
― il faudra parfois installer de nouvelles structures ou moderniser les structures existantes dans la zone des opérations. Les programmes nationaux opérant dans la zone doivent examiner et coordonner leurs projets de construction ou d’équipement pour veiller à minimiser leur impact sur les activités scientifiques. Tout changement est sujet à une évaluation d’impact sur l’environnement comme le stipule l’article 8 du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement ;
― des lignes directrices spécifiques applicables aux visiteurs ne relevant pas d’un programme national sont présentées à l’appendice A de ce plan de gestion.
La carte 3 illustre l’emplacement de la zone des opérations.
La zone scientifique a été créée pour protéger certains types d’activités scientifiques de toute perturbation. Les valeurs scientifiques uniques de la station polaire exigent des mesures de protection spéciale contre le bruit, la lumière, les vibrations, l’interférence électromagnétique, le transport de la neige par le vent et les obstructions visuelles. La station polaire a été désignée afin que des recherches scientifiques particulièrement sensibles puissent être entreprises dans un lieu stratégique protégé de toute activité susceptible de provoquer des interférences.
― La zone scientifique a été subdivisée en différents secteurs répondant à des besoins scientifiques spécifiques. Ces différents secteurs sont définis à l’appendice B où sont indiqués leur emplacement, la description des lignes de démarcation et les lignes directrices de conduite applicables aux différents secteurs. Les procédures opérationnelles détaillées peuvent être obtenues pour certains secteurs auprès du programme antarctique américain (USAP). Les cartes 1 et 2 illustrent l’emplacement des différents secteurs de la zone scientifique. L’accès à ces secteurs ne doit pas perturber les activités scientifiques.
La zone historique comprend les sites désignés pour leur valeur historique. La gestion de cette zone vise à reconnaître et à protéger les valeurs des sites tout en autorisant les visites dans la zone. La zone historique comprend le site du piquet officiel matérialisant le pôle Sud, qui est situé à proximité du pôle Sud géographique et clairement repérable. En outre, bien qu’on n’en connaisse pas aujourd’hui l’endroit ou la profondeur exacts, la tente d’Amundsen (site historique n° 80) et d’autres vestiges de l’époque des années 1911-12 se trouvent également dans cette zone. La zone historique se trouve à l’intérieur de la zone des opérations. Il est strictement interdit de chercher et/ou d’enlever ces vestiges de la zone et/ou dans ses confins géographiques et historiques à moins que les Parties au Traité ne l’autorisent. Les Parties au Traité pourront ultérieurement envisager d’agrandir la zone historique ; aucune restriction ne limite l’emplacement de la zone historique au sein de la ZGSA.
Le site et monument historique n° 1 (SMH n° 1) est le mât à drapeau érigé au pôle Sud, à 90° de latitude Sud ; ce mât a été dressé au pôle Sud géographique en décembre 1965 par la première expédition polaire terrestre argentine. L’emplacement précis du SMH n° 1 n’est pas connu actuellement en raison des déplacements de la calotte de glace, et il n’est donc pas identifié sur les cartes du plan de gestion.
Le site officiel du pôle Sud commémore l’Année géophysique internationale ainsi que toutes les expéditions qui ont relié le pôle Sud. Sur le site se trouve le piquet officiel autour duquel sont déployés les drapeaux des douze premières nations signataires du Traité sur l’Antarctique.
Les visites dans la zone historique ne font l’objet d’aucune restriction. Cependant, les visiteurs doivent respecter les lignes directrices définies dans ce plan de gestion et prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires.
La carte 4 illustre l’emplacement du pôle Sud officiel.
La zone dangereuse est désignée pour sauvegarder les sites dangereux situés à l’intérieur et autour de l’ancienne station (1957) et d’autres sites dangereux proches de la station polaire. Afin d’assurer la sauvegarde des vies humaines, il est interdit de pénétrer dans la zone dangereuse sauf pour des besoins de gestion impérieux.
― les programmes nationaux opérant dans la zone et les chefs d’expéditions de tous les autres groupes en visite dans la ZGSA doivent s’assurer que tous les visiteurs ont connaissance des limites de la zone dangereuse, de sa raison d’être et de l’interdiction d’y pénétrer ;
La carte 3 illustre l’emplacement de la zone dangereuse.
à l’intérieur de la zone et à proximité
Les structures présentes dans la zone sont identifiées sur la carte 4. Différentes structures ont été implantées dans la zone depuis les années 50 ; elles ont toutes été érigées par les Etats-Unis d’Amérique. Il est interdit de pénétrer dans un quelconque bâtiment sans l’autorisation des programmes nationaux opérant dans ledit bâtiment. On se reportera aux descriptions détaillées des zones et des différents secteurs fournies dans les appendices pour de plus amples informations sur les restrictions d’accès à certaines structures et aux zones avoisinantes. Une nouvelle station est en cours de construction dans la zone. La station dôme américaine (1975) et les autres installations ayant dépassé leur durée de vie utile seront enlevées de la zone en temps opportun.
Une fois que les travaux actuels de construction seront achevés à la station polaire, l’empreinte des bâtiments restants représentera une surface d’environ 14 800 m² répartis comme suit :
de l’Antarctique dans la zone ou à proximité
et déplacements à l’intérieur de celle-ci
Toute approche de la zone devra se faire le long d’une route à environ 204° à l’est du nord de sud de la grille afin d’éviter les secteurs à accès restreint. On accède généralement à la zone par avions à skis à voilure fixe mais aussi par voie terrestre, au moyen de véhicules. L’accès peut occasionnellement se faire par hélicoptère, à pied ou à skis. L’accès à la zone est autorisé mais il convient de notifier au préalable les programmes nationaux opérant dans la zone ; par ailleurs, des indications spécifiques sont fournies ci-dessous pour l’accès à la zone par voie aérienne. La coordination des activités avec les programmes nationaux opérant dans la zone n’entraîne aucunement la responsabilité d’une quelconque Partie au Traité ou d’un quelconque programme national en cas d’accident ou de dommages subis à un quelconque moment de l’expédition. Les pilotes devront se référer au Manuel d’information de vol en Antarctique (AFIM) où figurent des indications spécifiques pour l’accès à la zone par voie aérienne ainsi que des prescriptions concernant l’obtention préalable d’une autorisation pour utiliser la piste d’atterrissage.
Il convient d’éviter l’antenne VLF de très basse fréquence dans toutes les approches par voie terrestre. Les déplacements dans la zone se font généralement à pied ou en véhicule. Les véhicules et les piétons doivent dans la mesure du possible rester sur les sentiers désignés. La piste d’atterrissage sur skis ne doit pas être traversée sauf nécessité impérieuse, et il convient alors de la traverser aux points de passage spécifiés situés à proximité des « repères de traversée » et conformément à l’état indiqué par celles-ci. La traversée de la piste est interdite lorsque les gyrophares rouges des repères sont en route, car ils signalent le décollage ou l’atterrissage imminent d’un aéronef. Certaines restrictions d’accès et de déplacement sont imposées à l’intérieur de quelques aires dans la zone ; on se reportera aux appendices de ce plan de gestion pour de plus amples informations sur les lignes directrices régissant les déplacements et l’accès à ces zones.
Les programmes nationaux qui prévoient d’accéder à la zone par voie aérienne doivent coordonner leurs activités avec les programmes nationaux opérant dans la zone pour veiller à ne pas perturber les activités en cours. Pour éviter des conflits, il est nécessaire de bien planifier et communiquer les vols, ce qui est conforme aux critères d’échange d’informations du Traité sur l’Antarctique, les vols devant être confirmés vingt-quatre heures au moins avant leur arrivée. Les pilotes approchant de la zone devront notifier les communications du pôle Sud (COMM) trente minutes avant leur atterrissage au pôle Sud pour permettre de déblayer la piste, et confirmer à nouveau leur approche dix minutes avant l’atterrissage. Les pilotes doivent respecter les interdictions de survol définies dans ce plan de gestion afin de préserver l’intégrité des recherches menées dans le secteur d’air pur.
La piste d’atterrissage et les infrastructures sont exploitées par les programmes nationaux dans la zone et elles sont généralement réservées aux activités appuyées par eux. L’accès à la ZGSA du pôle Sud par n’importe quel type d’aéronef est limité aux activités appuyées par les programmes nationaux et à celles pour lesquelles une autorisation écrite a préalablement été délivrée par les programmes nationaux qui exploitent la piste et les installations associées de contrôle de la circulation aérienne. La piste d’atterrissage est indispensable pour les opérations et la sécurité des chercheurs travaillant dans la zone. L’utilisation d’aéronefs à roues sur cette piste prévue pour accueillir des avions à skis, voire un accident d’avion, aurait de graves répercussions sur les recherches scientifiques conduites dans la zone et menacerait la sécurité de l’ensemble des personnes qui y travaillent.
L’approbation de l’utilisation de la piste d’atterrissage pour une activité qui n’est pas associée à un programme national ne doit pas inclure un examen complet de sécurité d’une expédition ou de son plan de vol. Elle ne suppose en rien la responsabilité d’une Partie au Traité ou d’un programme national en cas d’accident ou de blessure qui surviendrait à n’importe quel moment durant l’expédition. Si une personne ou une expédition qui n’est pas associée à un programme national a l’intention de demander à l’avance si elle peut accéder à la zone au moyen d’un aéronef ou utiliser la piste d’atterrissage, elle devra prendre note des modalités et procédures que renferme le Manuel d’information de vol en Antarctique et contacter les autorités nationales appropriées.
Toutes les activités entreprises dans la zone seront conduites de manière à en préserver dans toute la mesure du possible les valeurs. Aucune restriction n’est imposée quant au type d’activités pouvant être engagées dans la zone ; toutefois, elles devront être conduites dans le respect des lignes directrices énoncées au présent plan de gestion. Les activités seront conduites de manière à optimiser leur rendement énergétique, et on aura de préférence recours aux énergies renouvelables afin de réduire l’utilisation de carburant au minimum.
Les voyagistes et les autres visiteurs non gouvernementaux dans la zone doivent au préalable fournir un calendrier de leurs visites aux programmes nationaux opérant dans la zone. Les visiteurs ne relevant pas d’un programme national devront être informés des lignes directrices spécifiées au présent plan de gestion, en particulier à l’appendice A, et s’y conformer.
L’installation de nouvelles structures ou la modification ou le démantèlement de structures existantes devront être examinés par les programmes nationaux opérant dans la zone. Tout changement est sujet à une évaluation d’impact sur l’environnement comme le stipule l’article 8 du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement.
Les camps des personnes en visite dans la région du pôle Sud et ne relevant pas d’un programme national devront être installés sur le site désigné décrit à l’appendice A.
v) Prélèvement de végétaux et d’animaux
A l’exception des prélèvements de neige et de glace à des fins scientifiques, il est interdit d’enlever de la zone quoi que ce soit qui n’aurait pas été apporté par des visiteurs, sauf autorisation expresse délivrée par les programmes nationaux opérant dans la zone ou en cas d’obligation (par exemple à des fins de protection environnementale).
Pour d’autres expéditions dans la zone :
8. Dispositions relatives à l’échange d’informations
Les autorités nationales concernées devront être avisées à l’avance de toute visite dans la ZGSA envisagée par des personnes ne relevant pas d’un programme national. Outre l’échange habituel d’informations au moyen des rapports nationaux annuels aux Parties signataires du Traité sur l’Antarctique, au Comité scientifique pour la recherche en Antarctique (SCAR) et au Conseil des directeurs des programmes antarctiques nationaux (COMNAP), les Parties opérant dans la zone doivent échanger des informations chaque année. Les programmes nationaux, les ONG, les personnes ou organisations souhaitant se rendre dans la ZGSA ou y conduire des recherches doivent prendre contact avec les programmes nationaux opérant dans la zone suffisamment tôt pour permettre la coordination des activités prévues avec les activités en cours dans la zone.
Des lignes directrices complémentaires régissant les activités menées dans la ZGSA sont fournies dans les appendices. Des procédures opérationnelles détaillées ont été définies pour certaines zones et secteurs ; elles font l’objet d’une mise à jour annuelle ; la version la plus récente peut être obtenue sur demande adressée au programme national américain (USAP).
Comité permanent pour la logistique et les opérations antarctiques (SCALOP) et Conseil des directeurs des programmes antarctiques nationaux (COMNAP). Manuel d’information de vol en Antarctique : Un manuel d’information aéronautique en Antarctique (voir la plus récente mise à jour).
Des lignes directrices régissant les activités touristiques ont été arrêtées afin d’améliorer la coordination entre les programmes nationaux opérant dans la zone et les personnes relevant d’organisations non gouvernementales en visite à la station polaire. Durant chaque été austral, la station polaire accueille un certain nombre de visiteurs relevant d’expéditions privées et d’organisations non gouvernementales (ONG). Il s’agit le plus souvent de visiteurs acheminés par des sociétés privées qui offrent un transport, des guides et un soutien logistique. Cet appendice vise à informer les visiteurs des ressources disponibles sur le site, de leurs responsabilités et des dangers que pose le site. Outre cette procédure, toute personne présente au pôle Sud est tenue de se conformer au Traité sur l’Antarctique et aux politiques régissant leurs programmes nationaux respectifs.
― Aux fins du présent plan de gestion, l’expression « organisations non gouvernementales » inclut toutes les personnes ou organisations ne relevant pas d’un programme national.
― Le programme antarctique américain exploite la station polaire Amundsen-Scott. Il n’est pas autorisé à apporter son appui aux organisations non gouvernementales sauf en cas d’urgence.
― Toutes les approches de la zone se font le long d’une route située à approximativement 204° à l’est du nord de la grille afin d’éviter les secteurs soumis à des restrictions. Toute approche depuis le nord, l’est ou l’ouest perturberait les activités scientifiques en cours dans la zone.
― Toute approche par voie terrestre devra s’effectuer à une distance d’au moins 10 mètres au sud (sur grille) de l’antenne à très basse fréquence (VLF). Si un groupe passe sous l’antenne, il doit prendre soin de ne pas toucher les mâts ou les câbles. Etant donné que cette antenne est située sur la voie d’accès traditionnellement empruntée par les expéditions de surface menées par les ONG, les expéditions futures doivent être averties qu’elles approchent cette antenne à leurs risques et périls. L’emplacement de l’antenne VLF est indiqué sur la carte 3.
― Les approches par voie terrestre devront également tenir compte des repères de visibilité sur la piste, placés qu’ils sont à différentes distances du pôle Sud géographique dans les quatre directions autour de la station (Tableau 1). Tous les repères ont une hauteur de quatre pieds et une largeur de huit, sauf les repères tous les 1,6 km qui sont de huit pieds sur huit pieds et montés à quatre pieds au large de la surface de la neige.
113 0,5 1 1,5 2 ― ―
204 0,5 1 1,5 2 3 4
270 0,75 1 2 3 ― ―
353 0,5 1 1,5 2 ― ―
― Les ONG qui souhaitent utiliser des aéronefs dans la zone ou emprunter la piste d’atterrissage doivent préalablement obtenir au préalable une autorisation écrite à cet effet auprès des programmes nationaux qui exploitent la piste et les installations associées de contrôle de la circulation aérienne. Si cette autorisation leur est accordée, les pilotes des ONG doivent appliquer les instructions du Manuel AFIM et se conformer aux informations fournies par les programmes nationaux opérant dans la zone. Les ONG ne peuvent pas effectuer une opération en parachute à partir d’un aéronef et aucun pilote aux commandes d’un aéronef ne peut autoriser une telle opération d’un aéronef au-dessus ou à proximité de la piste d’atterrissage ou d’une autre infrastructure dans la zone.
― Le meilleur moment pour visiter la station polaire est le dimanche entre 13 heures et 17 heures, heure de la station du pôle Sud [00 h 00 à 4 heures GMT/UTC]. Ce créneau horaire est recommandé pour réduire au minimum les perturbations des activités opérationnelles et des travaux de recherche scientifique et de construction. Les services et l’accès à la station à d’autres heures sont très peu probables.
― Sauf en cas d’urgence, les visiteurs non escortés sont tenus de demeurer dans l’aire de campement désignée, dans l’aire de stationnement des ONG ou dans les environs immédiats du piquet matérialisant le pôle, sauf autorisation contraire délivrée par les programmes nationaux opérant dans la zone.
― L’aire de campement désignée a été choisie pour les raisons suivantes : elle est située à proximité de l’aire de stationnement des ONG, des services médicaux et autres services d’urgence pouvant s’avérer nécessaires ; elle ne perturbe pas la circulation des véhicules ou l’exploitation des aéronefs du programme antarctique américain et elle est très à l’écart de la plupart des zones dangereuses et des sites de construction.
― Pour éviter de perturber les activités du programme antarctique américain, il est interdit au personnel des ONG d’entrer dans les bâtiments et les aires d’opération et de travaux scientifiques de la station du pôle Sud sauf lorsqu’il est guidé par une personne qu’aura désignée le programme antarctique américain ou lorsqu’il se trouve dans les aires susmentionnées.
― En cas d’urgence aérienne ou médicale dans la zone, les ONG doivent immédiatement notifier le système de communication COMMS par n’importe quel moyen possible. Le personnel du COMMS notifiera le représentant sur place de la National Science Foundation (NSF) et, le cas échéant, les autres agents.
― Le personnel du système de communication du pôle Sud enregistrera les arrivées et les départs des personnes relevant des ONG ; ces informations seront transmises sur demande aux Parties au Traité sur l’Antarctique.
La zone scientifique comprend le secteur d’air pur, le secteur calme, le secteur sous le vent et le secteur obscur (Cartes 1 à 4). Le secteur d’air pur offre un milieu d’échantillonnage originel de l’air et de la neige propice aux recherches sur les systèmes climatiques. Le secteur calme est une zone où on limite le bruit et l’utilisation d’équipements afin de faciliter les recherches sismologiques et les autres travaux sensibles aux vibrations. Le secteur sous le vent consiste en une zone dégagée propice au lancement de ballons de recherche, à l’exploitation des aéronefs et à toute autre activité devant être entreprise sous le vent. Le secteur obscur est une zone sans pollution lumineuse ou bruit électromagnétique, propice à la recherche astronomique et astrophysique. On trouvera ci-après une description des objectifs et des lignes directrices spéciales applicables aux activités engagées dans chacun des secteurs de la zone scientifique. Pour en faciliter la description, les secteurs s’étendent à partir de la station surélevée, à l’exception du secteur d’air pur. Les lignes directrices applicables aux différents secteurs scientifiques s’appliquent dans la région située au-delà de la zone des opérations et jusqu’à la limite de la ZGSA.
1. Secteur d’air pur
Le secteur d’air pur a été créé pour préserver les conditions uniques requises par les recherches atmosphériques engagées à la station polaire. L’atmosphère terrestre à proximité du pôle Sud est à l’écart de toute influence humaine ; comme le vent souffle principalement du nord (sur grille), l’observatoire de recherche atmosphérique se trouve au vent de toutes les autres installations pendant quatre-vingt-dix pour cent du temps. Ces conditions naturelles permettent de procéder à des mesures quasi permanentes des importantes constantes à l’état de trace de l’atmosphère, dans un lieu éloigné de toute intervention d’origine anthropique. L’air échantillonné au pôle Sud est représentatif de l’atmosphère de fond de la planète, et c’est en fait l’air le plus pur de la planète.
Limites géographiques du secteur d’air pur
Le secteur d’air pur est une zone en coin située au vent (nord-est sur grille) du complexe principal de la station. Des zones d’accès restreint ont été désignées à terre et en altitude dans le but de préserver le secteur d’air pur à des fins scientifiques.
― à terre, le long d’une ligne tirée à 340° sur grille depuis l’angle sud-ouest de l’observatoire de recherche atmosphérique ;
― à terre, le long d’une ligne tirée à 110° sur grille depuis l’angle sud-ouest de l’observatoire de recherche atmosphérique ;
― à terre, sur 150 km (80 milles nautiques) de l’observatoire de recherche atmosphérique ;
― la zone interdite aux engins à moteur est une autre aire semi-circulaire qui s’étend sur 50 mètres (150 pieds) sous le vent de l’observatoire de recherche atmosphérique ; l’accès y est interdit à tout véhicule sauf autorisation expresse délivrée par l’un des programmes nationaux opérant dans la zone. Tous les véhicules doivent approcher l’observatoire de recherche atmosphérique par la piste damée et se garer au rond-point où a été érigé le panneau « Accès interdit aux véhicules au-delà de ce point » ;
― aucune opération aérienne n’est autorisée dans les 2 000 mètres de la surface neigeuse du secteur d’air pur.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a effectué de nombreuses heures de mesures par avion des polluants de l’air et les données ont révélé qu’il est possible de repérer des plumes sur des centaines de kilomètres dans un air stable. Pour protéger les mesures à l’observatoire de recherche atmosphérique et dans la neige, il a été recommandé que les aéronefs volent à une altitude de plus de 2 000 m afin de rester en dehors de l’air de la couche limite et de limiter le dépôt de particules et de gaz à la surface de la neige. Le rayon de 150 km a été choisi comme une distance tampon raisonnable. Toutefois, les études arctiques semblent indiquer que deux fois cette distance se justifie.
pour le secteur d’air pur
― En cas de chevauchement entre le secteur d’air pur, le secteur obscur ou le secteur calme, il convient d’appliquer les procédures régissant tous les secteurs concernés.
― Les programmes nationaux opérant dans la zone conservent des relevés de toutes les excursions à pied ou en véhicule effectuées dans le secteur d’air pur.
― Les aéronefs survolant le secteur d’air pur (au-delà de 2 000 mètres ou 6 000 pieds) doivent notifier les programmes nationaux opérant dans la zone.
― L’accès au toit du bâtiment qui abrite l’observatoire de recherche atmosphérique est interdit. Il convient de contacter le programme antarctique américain si l’accès au toit de l’observatoire est indispensable aux fins d’un projet. Les personnes utilisant la toiture de l’observatoire doivent enregistrer leur passage dans le journal des visites au secteur d’air pur. Toutes les structures, objets, etc., susceptibles de perturber l’échantillonnage de l’air ou situés à une hauteur de plus de 1,3 mètre (quatre pieds) au-dessus de la toiture sont interdits sur le toit de l’observatoire de recherche atmosphérique en raison des risques d’interférence avec les instruments de mesure du rayonnement solaire et tellurique. Les équipements et le matériel ne doivent pas bloquer les ouvertures de la toiture.
― L’accès à la tour météorologique orange et blanche et à la surface neigeuse avoisinante est interdit. Les objets et les activités menées sur la tour ou la surface neigeuse à proximité (notamment dans une zone correspondant à une distance d’environ trois fois la hauteur de la tour) peuvent perturber les mesures effectuées depuis la tour. Il convient de contacter le programme antarctique américain pour obtenir l’autorisation d’accéder à la tour.
― Les activités, les structures et les instruments situés dans le secteur d’air pur ne doivent pas perturber les projets déjà en cours, sauf autorisation expresse délivrée par l’autorité nationale compétente.
― Les structures ne doivent pas être placées de manière à dériver au vent de l’observatoire de recherche atmosphérique, sous le bâtiment ou à proximité.
― Tous les instruments utilisés à l’observatoire de recherche atmosphérique et dans le secteur d’air pur doivent être conformes aux critères en vigueur définis par l’autorité nationale compétente.
― Du fait de la sensibilité électromagnétique des mesures du rayonnement atmosphérique solaire et thermique réalisées à l’observatoire ou à proximité, il est interdit d’utiliser des émetteurs électromagnétiques au voisinage de l’observatoire, sauf en cas d’utilisation ponctuelle mais néanmoins indispensable de radios portatives.
― Toute personne ou organisation souhaitant réaliser une expérience à l’observatoire de recherche atmosphérique et/ou dans le secteur d’air pur doit coordonner ses activités avec celles des programmes nationaux opérant dans la zone.
― Il est interdit de circuler dans le secteur d’air pur à quelques exceptions près définies ci-dessous :
― toutes les restrictions d’accès sont levées en cas d’urgence ;
― aux fins des travaux de recherche en cours, il est parfois nécessaire d’accéder au toit de l’observatoire de recherche atmosphérique ou de pénétrer dans le secteur d’air pur (pour nettoyer ou remplacer les instruments de mesure de l’albédo, prélever des échantillons d’air, de neige, etc.) ;
― nettoyage et entretien à intervalles irréguliers des repères de visibilité de la piste d’atterrissage situés le long du 353° à l’est du nord de la grille (Tableau 1) ;
― entretien de la piste d’atterrissage : des travaux d’entretien doivent régulièrement être effectués à l’aide d’engins lourds ;
― les aéronefs des programmes nationaux sont autorisés à pénétrer dans la zone d’exclusion si cela s’avère nécessaire pour des activités officielles et des buts essentiels, y compris les missions dirigées par le programme antarctique américain mais pas uniquement, les contrôles de la FAA, les photographies aériennes, les circuits de vol en cas d’urgence et les approches notamment. Dans chaque cas, les pilotes sont priés de minimiser la contamination potentielle du secteur d’air pur lorsqu’ils volent dans la zone d’exclusion ou au-dessus d’elle ;
― le réseau d’accumulation de masse se compose de piquets plantés en étoile dans six directions différentes sur un rayon de 20 km à partir du pôle Sud ; la profondeur de la neige y est mesurée annuellement ;
― entretien des pistes/de la neige : il est parfois nécessaire de dégager la tour d’observation météorologique et l’observatoire de recherche atmosphérique. L’entretien de la piste qui mène à l’observatoire de recherche atmosphérique est assuré pendant l’été austral. Il exige plusieurs passages de véhicules lourds à chaînes pour éliminer les amoncellements de neige.
Restrictions concernant l’utilisation de produits chimiques
On trouvera ci-dessous une liste partielle des substances chimiques dont les concentrations atmosphériques sont mesurées dans le cadre des travaux sur la pureté de l’air. La plupart de ces mesures sont calculées en parties par trillion et sont extrêmement sensibles à toute contamination d’origine locale.
Il est interdit d’utiliser à l’observatoire de recherche atmosphérique et dans le secteur d’air pur (y compris dans la zone située en dessous du bâtiment, sur la toiture et à proximité de la tour météorologique orange et blanche de la NOAA) les produits chimiques énumérés ci-après ou tous produits ou équipements susceptibles de les contenir ou de les émettre. Il convient de contacter les programmes nationaux opérant dans la zone pour obtenir des conseils sur les produits de substitution.
Utilisés comme agents réfrigérants, solvants, agents d’expansion, propulseurs d’aérosols ou fluides caloporteurs (fabrication désormais interdite aux Etats-Unis d’Amérique) :
Utilisés comme agents réfrigérants, solvants, agents d’expansion, propulseurs d’aérosols ou fluides caloporteurs (on trouve des HCFC dans les feuilles de « Placoplâtre » utilisées au pôle Sud) :
Utilisés comme agents réfrigérants, agents d’expansion et propulseurs d’aérosols :
Utilisés comme agent de lutte contre l’incendie et dans les systèmes d’extinction (fabrication désormais interdite aux Etats-Unis d’Amérique) :
Utilisés comme solvants, agents nettoyants, agents de dégraissage et dans d’autres applications plus rares :
Le secteur calme est une zone où on limite le bruit et l’utilisation d’équipements afin de faciliter les recherches sismologiques et les autres travaux sensibles aux vibrations. Les observations sismologiques ont pour objet la mesure des vibrations terrestres. Des appareils sismographiques sont utilisés en permanence au pôle Sud depuis 1957, l’Année géophysique internationale. Pour réaliser des expériences exigeant un calme ambiant, le programme antarctique américain a créé le SPRESSO (observatoire de sismologie et de géoscience du pôle Sud) qui se trouve à 8 km au sud-est (sur grille) de la station du pôle Sud.
Le secteur calme est entouré (dans le sens des aiguilles d’une montre depuis le nord de la grille) par la zone des opérations, le secteur d’air pur et le secteur sous le vent (Carte 2). Il s’étend sur une distance de 20 km à partir de la station surélevée. Il comprend également un cercle calme d’un rayon de 7,25 km calculés depuis l’angle sud-ouest du SPRESSO (Carte 2). Les Parties au Traité pourront ultérieurement envisager d’apporter des changements à ce secteur si les besoins scientifiques ou opérationnels le justifient.
Le secteur calme est réservé aux expériences scientifiques devant se dérouler dans des conditions de calme, voire de calme absolu. Le cercle calme recoupe des régions du secteur d’air pur, de la zone des opérations et du secteur sous le vent ; à l’intérieur du cercle, les activités doivent dans la mesure du possible être conduites conformément aux lignes directrices définies ici pour le secteur calme. La zone de communications opérationnelles chevauche la zone des opérations et le cercle calme. Des équipements de communication ont été installés dans cette région, et d’autres matériels pourront y être installés à l’avenir à condition de ne pas perturber notablement les recherches scientifiques en cours dans le secteur calme.
Figure B.1. Seuils de bruit dans le secteur calme. Les niveaux de bruit les plus faibles obtenus dans la cave sismique du pôle Sud et le modèle de bruit faible (LNM) de l’USGS fondé sur les plus faibles bruits observés dans le monde. La bande sismique présentant un intérêt va de 80 Hz aux fréquences tidales (< 0,001 MHz)
― Les structures susceptibles d’offrir une résistance au vent et de produire des vibrations parasites détectables doivent être situées en dessous de la surface neigeuse.
― Tous les instruments situés dans le SPRESSO doivent pouvoir être opérés à distance depuis la station polaire, notamment pendant l’hiver austral.
― Il est interdit d’utiliser des véhicules motorisés à l’intérieur du cercle calme défini au sein du secteur calme, sauf aux fins du soutien logistique au SPRESSO et aux quelques exceptions définies ci-après :
― entretien des pistes : si une piste damée s’avère nécessaire pour rejoindre le SPRESSO, elle sera entretenue durant l’été austral. Cela exige en général plusieurs passages de véhicules lourds à chaînes pour éliminer les amoncellements de neige créés par les tempêtes de neige ;
― mine de neige : la mine de neige de la station polaire est située à l’intérieur de la bordure nord-ouest du secteur calme. Elle n’est plus exploitée aujourd’hui pour l’eau de boisson ; il convient toutefois de la conserver comme source de neige propre de secours ;
― l’équipe météorologique du programme antarctique américain doit accéder chaque mois au champ de piquets d’enneigement situé dans le cercle calme. Des autoneiges et/ou des véhicules chenillés son généralement utilisés pour traverser ce champ et il faut de 4 à 5 heures environ pour relever tous les piquets ;
― réseau d’accumulation de masse : outre le champ de piquets d’enneigement destinés aux mesures météorologiques, un réseau de piquets plantés en étoile dans six directions différentes sur un rayon de plusieurs kilomètres à partir du pôle Sud permet de mesurer l’enneigement. La profondeur de la neige y est mesurée ici tous les ans ;
― champ d’antennes : plusieurs antennes de communications sont érigées dans le secteur calme. Elles doivent fréquemment être entretenues et inspectées ; les visites se font généralement à pied mais exigent parfois d’avoir recours à des véhicules ;
― le personnel autorisé du programme antarctique américain passe parfois la ligne tirée à 110° depuis l’observatoire de recherche atmosphérique (qui marque la limite entre le secteur d’air pur et le secteur calme) pour traverser le cercle calme ;
― les programmes nationaux opérant dans la zone peuvent pénétrer dans le secteur calme pour en enlever les équipements scientifiques qui ne sont plus utilisés et qui risquent de perturber d’autres travaux de recherche scientifique.
Le secteur sous le vent a été créé pour maintenir une zone totalement dégagée en vue des lâchers de ballons de recherche, de l’exploitation des aéronefs et d’autres activités. Les activités scientifiques et opérationnelles sont toutes deux autorisées dans le secteur sous le vent.
Ce secteur s’étend sur 20 km depuis la station surélevée et il est borné par le secteur obscur, la zone des opérations, le secteur calme et le secteur sous le vent.
Les activités conduites dans le secteur sous le vent ni ne doivent nécessiter de travaux d’entretien (par exemple l’enlèvement de neige) ni ne doivent perturber les lâchers de ballons de recherche ou l’exploitation d’aéronefs.
Le secteur obscur a été créé pour préserver la faible pollution lumineuse et la faible interférence électromagnétique à la station polaire et favoriser la réalisation d’importantes observations astrophysiques, astronomiques et aéronomiques.
Le secteur obscur est entouré par le secteur sous le vent, la piste d’atterrissage, la zone dangereuse et le secteur d’air pur sur une distance de 20 km à partir de la station surélevée (le long d’une ligne tirée à 340° sur grille depuis l’observatoire de recherche atmosphérique) et il s’étend sur 20 km à partir de la station surélevée.
― Les seules activités scientifiques autorisées dans le secteur obscur sont celles qui n’exigent pas l’émission de lumière ou d’interférence électromagnétique au-dessus des niveaux approuvés.
― L’emplacement géographique de l’antenne à très basse fréquence (VLF) du pôle Sud varie légèrement d’une année sur l’autre en raison du glissement de la calotte de glace sur le continent (grille N-O @ 10 mètres/an). En novembre 2003, elle se situait aux coordonnées GPS suivantes :
Extrémité nord 89° 57.3813′ S 15° 45.1500′ O
Extrémité sud 89° 57.7733′ S 121° 11.3000′ O
― L’antenne de commande VLF à 7 km est étayée par des mâts haubanés en aluminium. Les mâts sont espacés de 61 mètres et supportent de part et d’autre des panneaux portant la mention « Danger haute tension ». Sur chacun des mâts, le câble de l’antenne est monté sur des isolateurs avec bride à la tête. L’incurvation maximale ente les mâts est d’environ 0,6 mètre. Il est systématiquement recommandé que personne ne touche la ligne ou les mâts, et de ne pas passer en dessous du dispositif mais d’en faire le tour.
Plan de gestion d’une zone gérée spéciale de l’Antarctique
4.3.4. Biotes des lacs et des cours d’eau
4.6.4. Pistes d’atterrissage sur neige compactée et installations connexes (Russie)
5. Autres zones situées à l’intérieur de la zone
6.7. Echange d’information
Les collines Larsemann sont une zone libre de glace de 40 km² située environ à mi-chemin entre les collines Vestfold et la plate-forme glaciaire d’Amery, sur la côte sud-est de la baie Prydz, terre Princesse Elizabeth, Antarctique oriental (69°30′ de latitude sud, 76°19’58 » de longitude est) (Carte A). La zone libre de glace se compose de deux grandes péninsules (Stornes et Broknes), de quatre petites péninsules et d’environ 130 îles côtières. La péninsule la plus à l’est, celle de Broknes, est de surcroît divisée en deux versants, un versant occidental et un versant oriental, par le fjord Nella. Les zones libres de glace les plus proches sont les îles Bolingen (69°31’58 » de latitude sud, 75°42′ de longitude est), à 25 km au sud-ouest, et les îles Rauer (68°50’59 » de latitude sud, 77°49’58 » de longitude est) à 60 km au nord-est.
La zone des collines Larsemann a été initialement cartographiée en 1935, par une expédition norvégienne menée par Christensen, et de brèves visites ont été effectuées par diverses nations au cours des cinquante années suivantes ; toutefois, ce n’est qu’au milieu des années 80 que la zone a connu des interventions humaines notables ou soutenues. Durant les trois ans écoulés entre 1986 et 1989, la zone a fait l’objet d’un développement infrastructurel rapide : une base de recherche d’été australienne (base Law), une station de recherche permanente chinoise (Zhongshan) et deux stations de recherche russes (Progress I et Progress II) ont été créées à environ 3 km les unes des autres, à l’est de Broknes. Durant cette période, une piste d’atterrissage de 2 000 mètres pour aéronefs à skis a également été exploitée par la Russie sur le plateau glaciaire au sud de Broknes, et plus de 100 vols inter et intracontinentaux s’y sont posés. La station chinoise a été occupée en permanence depuis sa création, tandis que les activités russes dans la zone ont été intermittentes. La base australienne a été occupée pendant la plupart des étés ultérieurs.
Les stations entreprennent de nombreux travaux de recherche dans les domaines suivants : météorologie, sismologie, géomagnétique, chimie atmosphérique, localisation GPS (système de positionnement universel), physique atmosphérique, cosmophysique et physiologie humaine. Les recherches de terrain menées dans les collines Larsemann portent sur la géologie, la géomorphologie, la glaciologie, la limnologie, la biologie et les impacts des activités humaines. Un soutien a également été apporté aux traversées à l’intérieur des terres depuis les stations.
Des navires de tourisme visitent la zone depuis 1992. Ils offrent des excursions à la demi-journée où les passagers sont transportés à terre par hélicoptère et visitent ensuite à pied la zone occupée par les stations, les lacs, les colonies d’oiseaux et les autres caractéristiques de la région orientale de Broknes. L’accroissement généralisé du tourisme en Antarctique pourrait impliquer un passage permanent de touristes dans les collines Larsemann ; par ailleurs, le projet de création d’une piste d’atterrissage sur neige compactée à proximité de l’ancienne piste d’atterrissage pourrait entraîner un nombre croissant de visites et des séjours de plus longue durée, voire des possibilités d’hébergement à terre pour la nuit.
La première période d’intense activité humaine, entre 1986 et 1989, et la conduite ultérieure des travaux de recherche scientifique et des opérations de soutien dans la zone ont provoqué des changements notables de l’environnement local, notamment sur le versant est de Broknes. La construction des bâtiments, des installations associées et des routes d’accès a entraîné des dégradations physiques de la surface libre de glace. La fracturation des roches et l’exposition de la couche de permafrost due au passage répété des véhicules ont causé une érosion de surface et modifié le réseau de drainage. Des déversements accidentels d’hydrocarbures et le rejet des eaux usées à la surface du sol ont provoqué une contamination chimique de certains lacs et de certains sols. Plusieurs espèces de flores introduites ont été détectées (et enlevées), et divers éléments attestent l’ingestion d’aliments d’origine humaine par les espèces sauvages. Sur le versant est de la péninsule, on trouve également des déchets balayés par le vent ainsi que des perturbations de surface dues à la fréquence des piétinements. Stornes, les petites péninsules et les îles côtières ont été moins fréquemment visitées et sont donc moins perturbées.
La poursuite des activités humaines dans les collines Larsemann est favorisée par le milieu côtier, le paysage libre de glace, la possibilité de réaliser de nouvelles recherches scientifiques et le potentiel touristique. Les Parties qui interviennent déjà dans la zone entendent y poursuivre leurs activités, comme en témoignent les projets actuels et futurs de développement des stations et des routes d’accès aux installations et les programmes de recherche scientifique envisagés. La création prévue, sur le plateau au sud de Broknes, d’une piste d’atterrissage sur neige compactée pour les vols inter et intracontinentaux donnera lieu à une intensification des activités, notamment pour appuyer d’autres zones de l’Antarctique oriental.
La région de la baie Prydz comporte plusieurs affleurements rocheux et îles océaniques qui constituent une proportion importante de la zone libre de glace du littoral antarctique oriental. Les collines Larsemann qui couvrent une zone libre de glace d’environ 40 km² constituent l’oasis côtière la plus méridionale (69°30′ de latitude sud) dans ce secteur géographique, et la seconde par sa taille après les collines Vestfold (environ 410 km²), situées à 110 km au nord-est. Ces oasis côtières sont particulièrement rares en Antarctique. De ce fait, les collines Larsemann constituent un lieu biogéographique important qui abrite des valeurs environnementales, scientifiques et logistiques.
Une bonne partie des recherches scientifiques menées dans les collines Larsemann dépend de l’état relativement peu perturbé du milieu naturel ; c’est pourquoi la protection des valeurs scientifiques contribuera largement à la connaissance et à la protection des nombreuses valeurs environnementales de la zone.
Les collines Larsemann, dont la géologie diffère notablement de celle des autres affleurements de la région de la baie Prydz, offrent l’une des rares fenêtres géologiques sur l’histoire du continent antarctique. Les nombreuses caractéristiques géologiques et géomorphologiques exposées donnent de précieuses indications sur la formation des paysages et l’histoire de la calotte de glace polaire. Nombre de ces caractéristiques sont particulièrement vulnérables aux perturbations physiques.
Broknes est une des rares zones côtières de l’Antarctique qui est demeurée en partie libre de glace durant la dernière glaciation et les sédiments qui s’y sont déposés contiennent des archives biologiques et paléoclimatiques datant de plus de 130 000 ans.
Les collines Larsemann abritent plus de 150 lacs. Bien que quelques-uns des lacs les plus scientifiquement importants se trouvent sur la partie orientale de Broknes, les lacs des collines Larsemann sont collectivement reconnus comme l’une des caractéristiques écologiques les plus importantes de la zone. Les lacs sont extrêmement précieux du fait de leurs écosystèmes naturels relativement simples. Toutefois, ils sont susceptibles de subir des modifications physiques, chimiques et biologiques dans les limites de leur bassin versant. Une gestion des activités humaines à l’échelle de l’ensemble du bassin versant s’impose donc pour protéger les valeurs scientifiques.
Le microclimat relativement clément et la présence d’eau douce en été offrent un environnement relativement hospitalier pouvant abriter les formes de vie antarctiques. Trois espèces d’oiseaux de mer se reproduisent dans la zone (des pétrels des neiges, des pétrels de Wilson et des labbes antarctiques), et des phoques de Weddell viennent se reproduire et muer sur les berges. Les mousses, les lichens et les couches de cyanobactéries sont très communs, et on en trouve d’importantes concentrations dans certains endroits. La facilité d’accès à ces sites biologiques depuis les stations implantées à l’est de Broknes en fait une caractéristique particulièrement précieuse et vulnérable de la zone.
Etant donné l’histoire courte et bien documentée des interventions humaines dans une zone relativement petite, les collines Larsemann fournissent également d’excellentes possibilités pour l’étude des impacts humains.
Les collines Larsemann sont une importante base de soutien logistique pour l’accès à la région méridionale de la baie Prydz et à l’intérieur de l’Antarctique. L’Australie et la Chine ont entrepris de grandes traversées à l’intérieur des terres avec le soutien de leurs installations dans les collines Larsemann. La Russie a l’intention de transférer la base de ravitaillement de la station Vostok de la station Mirny aux collines Larsemann ; elle a entamé des travaux à la station Progress en vue notamment de la construction d’une nouvelle base vie/laboratoire pouvant accueillir jusqu’à 30 personnes, des citernes de carburant en vrac et un garage/atelier. Durant l’été 2004-2005, la Russie a commencé à ravitailler la station Vostok par air avec un avion basé à la piste de Progress. La création d’une piste d’atterrissage sur neige compactée pouvant accueillir des vols inter et intracontinentaux fera également de la région une importante plaque tournante pour l’accès et le soutien aux autres opérations menées en Antarctique oriental.
Une coopération logistique est déjà intervenue à plusieurs reprises entre l’Australie, la Chine et la Russie. La Chine va également moderniser Zhongshan afin de la rendre plus apte à l’appui des opérations de surveillance scientifique à long terme et des opérations à l’intérieur des terres des expéditions antarctiques chinoise. Un projet d’amélioration des infrastructures a été lancé qui consiste principalement à rénover les vieux bâtiments et les vieilles installations, à construire un nouveau garage/atelier, un nouveau centre d’administration et de communications, de nouveaux quartiers de recherche scientifique, de nouveaux champs d’observation, un nouveau quai, une nouvelle route menant au quai et un nouvel héliport.
L’Inde a l’intention de construire une station de recherche permanente dans les collines Larsemann.
Il y a eu dans le passé plusieurs exemples de coopération logistique entre l’Australie, la Chine, la Fédération de Russie et la Roumanie, portant sur le transfert de personnel, de carburant, de vivres et d’équipement, et le présent plan de gestion vise à promouvoir de telles initiatives.
Stornes, les petites péninsules et les îles côtières ont été plus rarement visitées, au point de ne guère porter de signes d’une présence humaine passée ou présente. La zone présente une valeur esthétique notable avec ses collines dénudées et accidentées, entrecoupées par les lacs et les fjords et, à l’arrière-plan, le glacier Dalk, les îles côtières, les icebergs et le plateau.
En adoptant ce plan de gestion, les Parties au Traité s’engagent à :
― minimiser les impacts cumulatifs et autres sur l’environnement en encourageant la communication et en veillant conjointement et de manière cohérente à la protection de l’environnement dans leurs activités de recherche et de soutien ;
― empêcher la contamination de l’environnement en appliquant des pratiques rigoureuses de gestion des déchets, de manipulation et de stockage des substances dangereuses ;
― maintenir l’état naturel et les valeurs esthétiques de la zone ;
― préserver la possibilité de réaliser des recherches scientifiques en s’attachant à ne pas compromettre les valeurs scientifiques de la zone ; et
― améliorer la compréhension des processus naturels à l’œuvre dans la zone, notamment en menant des programmes conjoints de suivi et d’enregistrement de données.
depuis les 69°23’20 » de latitude sud et 76°31’0 » de longitude est, à l’est de la pointe sud de Dalkoy
au nord jusqu’aux 69°22’20 » de latitude sud et 76°30’50 » de longitude est, au nord de Dalkoy
au nord-ouest jusqu’aux 69°20’40 » de latitude sud et 76°21’30 » de longitude est, au nord de l’île Striped
au nord-ouest jusqu’aux 69°20’20 » de latitude sud et 76°14’20 » de longitude est, au nord-est de l’île Betts
au sud-ouest jusqu’aux 69°20’40 » de latitude sud et 76°10’30 » de longitude est, au nord-ouest de l’île Betts
au sud-ouest jusqu’aux 69°21’50 » de latitude sud et 76°2’10 » de longitude est, au nord-ouest de l’île Osmar
au sud-ouest jusqu’aux 69°22’30 » de latitude sud et 75°58’30 » de longitude est, à l’ouest de l’île Osmar
au sud-ouest jusqu’aux 69°24’40 » de latitude sud et 75°56’0 » de longitude est, à l’ouest de l’île Mills
au sud-est jusqu’aux 69°26’40 » de latitude sud et 75°58’50 » de longitude est, au sud de Xiangsi Dao
au sud-est jusqu’aux 69°28’10 » de latitude sud et 76°150 » de longitude est, au sud-ouest de pointe McCarthy
au sud-est jusqu’aux la côte, à 69°28’40 » de latitude sud et 76°3’20 » de longitude est
au nord-est jusqu’aux 69°27’32 » de latitude sud et 76°17’55 » de longitude est, au sud du site de la piste d’atterrissage russe
au sud-est jusqu’aux 69°25’10 » de latitude sud et 76°24’10 » de longitude est, sur le versant ouest du glacier Dâlk
au nord-est jusqu’aux 69°24’40 » de latitude sud et 76°30’20 » de longitude est, sur le flanc est du glacier Dâlk
au nord-est jusqu’aux 69°23’20 » de latitude sud et 76°31’0 » de longitude est
L’objectif est de gérer conformément au présent plan de gestion la conduite de toutes les activités humaines notables menées dans les collines Larsemann.
Aucune borne artificielle n’a été installée.
L’une des caractéristiques climatiques majeures des collines Larsemann est la persistance des forts vents catabatiques qui soufflent depuis le nord-est pendant la majeure partie de l’été. De décembre à février, les températures de jour sont souvent supérieures à 4 °C et peuvent dépasser 10 °C, la moyenne mensuelle se situant légèrement au-dessus de 0 °C. En hiver, les températures mensuelles moyennes se situent entre ― 15 °C et ― 18 °C. La banquise reste importante tout au long de l’été, tandis que les fjords et les baies sont rarement libérés des glaces. Les précipitations neigeuses dépassent rarement 250 mm d’équivalent eau par an. Le manteau neigeux est généralement plus épais et plus persistant sur Stornes que sur Broknes, en raison des vents dominants de nord-est et de la mer de glace pérenne retenue par les îles situées au large de Stornes.
Les expositions de socle rocheux dans les collines Larsemann se composent de roches volcanogéniques et sédimentaires supracrustales qui se sont métamorphosées dans des conditions de facies granulite (800-860 °C, 6-7 kbar au maximum) durant l’ère paléozoïque « panafricaine” (500-550 Ma). Les conditions métamorphiques ont été suivies d’une décompression. Les roches ont été soumises à une forte fusion ainsi qu’à plusieurs épisodes de déformation et elles ont été l’objet d’une intrusion par plusieurs générations de pegmatites et de granites. Les roches supracrustales reposent sur un socle d’orthogneiss à orthopyroxène de l’ère protérozoïque ou elles en émanent peut-être. Les collines Larsemann (et les îles Bolingen et bluffs de Brattstrand) sont différentes d’autres parties de la baie Prydz Bay, en raison principalement de l’absence de digues ferromagnésiennes et de vastes charnockites.
La forme allongée des caractéristiques topographiques à grande échelle des collines Larsemann est le résultat de couches compositionnelles, de plis et de failles (linéaments) dans le socle rocheux métamorphique. Le paysage est disséqué par de vastes fjords et vallées structurellement contrôlés en V d’une profondeur dépassant rarement 100 m à terre ; le maximum est long de 3 km (baie Barry Jones). La hauteur maximale au-dessus du niveau de la mer est de 162 m (pic Blundell).
La côte est généralement formée d’un socle rocheux et les seules plages se trouvent au fond des fjords ou dans des baies protégées et isolées. On trouve plusieurs exemples de lacs de barrage, accompagnés de gorges et de cônes de déjection. Les îles océaniques sont probablement des roches moutonnées, isolées par le niveau actuel de la mer.
Le solum est quasiment inexistant du fait de l’absence des processus chimiques et biologiques de formation des sols. Les dépôts superficiels sont communs, mais limités aux zones basses ; ils comprennent des graviers de congère, des matériaux déposés par les vents, des éboulis et des dépôts fluviatiles. Des sols très minces (moins de 10 cm) peuvent également être trouvés en association avec des lits de mousse épars et des concentrations discontinues de lichens. Dans divers endroits, on trouve une couche de permafrost entre 20 et 70 cm en dessous de la surface.
Sur le versant nord-est de Stornes, aux environs du 69°31’48 » de latitude sud et du 76° 07 de longitude est, se trouve un affleurement constitué de sédiments marins post-déposition du Pliocène (4,5-3,8 Ma). Ces sédiments, d’une épaisseur maximale de 40 cm, occupent une étroite terrasse à environ 55 mètres au-dessus du niveau de la mer, et ont permis le développement de foraminifères abondants et bien préservés, ainsi que de diatomées et de mollusques moins bien préservés.
Sur Broknes, des zones qui sont demeurées libres de glace d’un bout à l’autre du dernier maximum glaciaire contiennent des dépôts de sédiments (dans les lacs) qui enregistrent les changements climatiques, biologiques et écologiques couvrant le dernier cycle glaciaire.
Les collines Larsemann comptent plus de 150 lacs de salinité (eau pure à légèrement saline) et de taille variables, depuis des mares superficielles à de vastes bassins creusés par la glace ; la plupart sont toutefois de petite taille (5 000-30 000 m²) et peu profonds (2 à 5 mètres). Les lacs sont tous gelés en surface pendant l’hiver, et la plupart dégèlent en été pendant des périodes pouvant aller jusqu’à deux mois, ce qui permet aux vents catabatiques habituels de les brasser en profondeur. La plupart des lacs sont alimentés par l’eau de fonte, et certains présentent des ruisseaux et des décharges constamment alimentés durant l’été qui abritent des crustacés, des diatomées et des rotifères ; ces cours d’eau sont particulièrement visibles sur Stornes.
La petite taille des bassins versants et leurs eaux quasi pures rendent les collines Larsemann particulièrement vulnérables aux impacts résultant des activités humaines. Des études ont mis en évidence une modification de la chimie des eaux, de l’apport en éléments nutritifs, de l’eau de fonte et de la sédimentation dans plusieurs lacs du versant est de Broknes, à proximité immédiate de la station et du réseau routier. Si les impacts dus à l’activité humaine sont évidents dans ces lacs, la majorité des autres lacs de Broknes et du reste de la zone ne semble globalement pas avoir été modifiée.
Les lacs sur la partie orientale de Broknes ont l’archive sédimentaire la plus longue de n’importe quel lac de surface dans l’Antarctique. Il semblerait que la banquise n’ait pas progressé au-delà du lac Nella et qu’elle n’ait pas raclé le lac Progress, de telle sorte que ces lacs et les lacs vers l’extrémité nord de la péninsule sont d’une très grande utilité pour les milieux scientifiques.
4.3.4. Biote des lacs et des cours d’eau
Le phytoplancton est principalement composé de nanoflagellés autotrophiques, bien que l’on trouve des dinoflagellés dans de nombreux lacs, et qu’un desmide du genre Cosmarium soit très présent dans au moins un lac. Les nanoflagellés sont plus souvent hétérotrophiques qu’autotrophiques ― bien que la diversité des espèces soit peu importante (trois à quatre espèces seulement sont présentes dans la plupart des lacs) ― et ils sont particulièrement abondants dans les lacs de faible profondeur (Parphysomonas est très commun). Des ciliés sont présents en petit nombre, Strombidium étant l’espèce la plus commune, et on trouve également une espèce d’Holyophyra dans la plupart des lacs. Les rotifères sont sporadiquement présents dans plusieurs lacs, tandis que le cladocère Daphniopsis studeri est commun, bien qu’en petit nombre.
La plus évidente caractéristique biotique observée dans la quasi-totalité des lacs sont les vastes tapis bleu-vert de cyanobactéries qui se sont accumulés depuis le retrait des glaces, datant en certains endroits de pas moins de 130 000 années. Ces tapis de cyanobactéries atteignent des épaisseurs exceptionnelles, pouvant aller jusqu’à 1,5 m, et que l’on ne trouve pas d’ordinaire dans les autres systèmes dulcicoles de l’Antarctique ; ils sont également très répandus dans les cours d’eau et les zones d’infiltration.
Trois espèces d’oiseaux de mer se reproduisent dans les collines Larsemann (les labbes antarctiques, les pétrels des neiges et les pétrels de Wilson). Le nombre approximatif et l’emplacement des couples en phase de reproduction sont connus pour Broknes, notamment pour son versant oriental, mais leur répartition dans le reste de la zone est mal connue.
Des labbes antarctiques (Catharacta maccormicki) sont présents dans la zone de la mi-octobre au début du mois d’avril ; environ 17 couples en phase de reproduction nichent sur Broknes, ainsi qu’un nombre analogue d’oiseaux qui ne sont pas en phase de reproduction.
Les nids de pétrels des neiges (Pagodroma nivea) et de pétrels de Wilson (Oceanites oceanicus) logés dans des fragments abrités du socle rocheux, des crevasses, des pentes rocheuses et des éboulis sont généralement occupés d’octobre à février. Quelque 850 à 900 couples de pétrels des neiges et 40 à 50 couples de pétrels de Wilson vivent sur Broknes, et des concentrations de pétrels des neiges sont présentes à crête Base, sur les affleurements rocheux proches du glacier Dâlk à l’est et sur le plateau au sud.
Malgré l’exposition apparemment favorable du site pour la nidification, aucune colonie de manchots Adélie (Pygoscelis adeliae) en phase de reproduction n’est présente aux collines Larsemann, peut-être à cause de la persistance de la glace de mer après la période d’éclosion des œufs. Toutefois, des oiseaux appartenant aux colonies d’archipels voisins, situés entre les îles Svenner et les îles Bolingen, viennent occasionnellement dans la zone pendant l’été et jusqu’à la période de mue. Les manchots empereurs (Aptenodytes forsteri) de la colonie de baie Amanda, à 30 km au nord-est, visitent parfois la zone.
Les phoques de Weddell (Leptonychotes weddelli) sont nombreux sur les côtes des collines Larsemann ; dès le mois d’octobre, ils viennent mettre bas sur la glace de mer où ils séjournent également pendant la période de mue, de la fin décembre à mars. On ne sait pas grand-chose de leur emplacement ou de leur nombre, bien que des phoques en phase de reproduction aient été observés sur la glace de mer adjacente aux îlots au nord-est de Broknes, et que l’on ait vu des groupes de phoques en mue échoués sur le littoral de cette péninsule, à proximité des stations et dans des crevasses de marée des fjords occidentaux. Durant des campagnes aériennes effectuées pendant la mue, on a observé des groupes de plus de 1 000 phoques, de nombreux groupes de taille importante (50 à 100 individus) échoués au fjord Thala et sur des radeaux de glace immédiatement à l’ouest de Stornes, et de nombreux petits groupes disséminés parmi les îles océaniques et les zones de glace au nord-est de Broknes. Des phoques mangeurs de crabe (Lobodon carcinophagus) et des léopards de mer (Hydrurga leptonyx) viennent parfois dans la zone.
Les invertébrés terrestres des collines Larsemann n’ont guère été étudiés. Cinq genres de tardigrades terrestres (Hypsibius, Minibiotus, Diphascon, Milnesium et Pseudechiniscus) qui comprennent six espèces ont été observés dans des lieux associés à la végétation. Les lacs et cours d’eau offrent un ensemble d’habitats abritant une faune riche et variée très typique de l’Antarctique. Dix-sept espèces de rotifères, trois tardigrades, deux arthropodes, des protozoaires, un plathelminthe et des nématodes ont été signalés. Le cladocère Daphniopsis studeri, l’une des espèces de crustacés dulcicoles que l’on sait présentes dans les lacs du continent antarctique, a été identifié dans la plupart des lacs des collines Larsemann ; il s’agit du plus gros animal présent dans ce système.
L’échantillonnage des zones côtières depuis les collines Vestfold jusqu’aux collines Larsemann met en évidence une uniformité relative de la flore de la côte Ingrid Christensen qui se limite à une répartition analogue de bryophytes, de lichens et d’algues terrestres. Bien que peu de collectes aient été réalisées, on pense que la nature du socle rocheux, l’exposition relativement récente de la calotte glaciaire et la direction des vents dominants dans la zone de la baie Prydz contribuent au fait que moins de 1 % des collines Larsemann a un couvert forestier. Cinq espèces vasculaires introduites ont été observées au voisinage des bâtiments de la station, ce qui témoigne de la capacité du milieu à accueillir des espèces introduites.
La vie terrestre, notamment les mousses, les lichens et les invertébrés associés, est essentiellement présente à l’intérieur des terres. Cependant, de larges lits de mousse ont été signalés dans des sites abrités des grandes îles (notamment Kolloy et Sigdoy), associés aux sites de mue des manchots Adélie et aux nunataks du sud-ouest. Sept espèces de mousse ont été positivement identifiées dans la région : Bryum pseudotriquetum, la plus abondante, Grimmia antarctici, Grimmia lawiana, Ceratodon pupureus, Sarconeurum glaciale, Bryum algens et Bryum argentum.
La flore bryophyte comprend également une espèce d’hépatique, Cephaloziella exiliflora, que l’on trouve sur un affleurement sans nom au sud de Stornes et qui n’a été signalé que dans quatre autres endroits de la région antarctique. La couverture de lichens est extrêmement vaste au nord-est de Stornes et de la crête Law, sur Broknes, et la flore de lichens de la région comprend au moins 25 espèces positivement identifiées. Bien qu’aucune étude systématique n’ait été entreprise dans la zone, des travaux analogues réalisés dans des endroits proches de la côte Ingrid Christensen laissent à penser que les collines Larsemann pourraient abriter près de 200 taxons algaires d’eau douce et 100 à 120 taxons fongiques.
Les activités humaines passées et présentes dans les collines Larsemann sont concentrées à l’est de la péninsule Broknes, où les trois stations sont implantées à proximité les unes des autres.
Dans les zones à l’extérieur de cette péninsule, on ne trouve guère de signes d’impacts humains, les marques de levés topographiques et photographiques étant les seules caractéristiques introduites évidentes. Maintenir les lieux dans cet état de préservation est une priorité pour la gestion des collines Larsemann.
Au total, 15 km de routes non goudronnées constituées de matériaux locaux ont été construites sur le versant oriental de Broknes. La route principale, de 6,7 km de long, part de Zhongshan au nord, passe au centre du versant oriental de Broknes, reliant chacune des stations et offrant un accès au plateau continental dans le sud. Cette route suit la voie la plus appropriée pour éviter les bassins versants des lacs et les pentes abruptes. Elle comporte quatre sections particulièrement raides : une crête d’environ 0,5 km au sud de Zhongshan ; une série de pentes raides entre Progress II et Law-Racovita ; le segment de route qui traverse la pente à l’ouest du lac Sibthorpe ; et l’ascension du plateau à proximité du glacier Dâlk. Une campagne est en cours pour identifier un meilleur tracé entre Law-Racovita et Progress. On examine également la possibilité d’aplanir la pente. Le dernier kilomètre de route avant d’arriver au plateau à proprement parler est jalonné de piquets plantés tous les 50 à 100 mètres. Il existe d’autres routes dans la zone même des stations Zhongshan et Progress II, ainsi qu’une courte route d’accès qui relie Law-Racovita à la route principale. Le passage des véhicules sur les aires libres de glace à l’intérieur de la zone est limité aux routes ; il convient de faire preuve d’une grande prudence lors de la traversée des sections abruptes décrites ci-dessus.
A l’intérieur de la zone, il est possible de se déplacer sur la glace de mer étant donné que la glace perdure entre les fjords ainsi qu’entre le littoral et les nombreuses îles côtières jusqu’à la fin de l’été. Les conditions de la glace sont variables sur les marges orientales et occidentales de la zone en raison de la présence de glaciers ; il convient d’en tenir compte lors de tout déplacement sur la glace de mer. En hiver, il est possible d’accéder à Zhongshan et à Progress II par la glace de mer en empruntant la plage située à l’ouest de Zhongshan (69°22’30 » de latitude sud et 76°21’33 » de longitude est) ou celle adjacente à Progress II (69°22’44 » de latitude sud et 76°23’36 » de longitude est), en fonction des conditions hautement variables de la glace. Depuis la glace de mer, on peut accéder à la route principale au sud de la section abrupte située au sud de Progress II, soit en empruntant la baie la plus à l’est du fjord Nella (69°22’58 » de latitude sud et 76°22’44 » de longitude est), soit en passant par l’anse des phoques (69°23’6 » de latitude sud et 76°23’49 » de longitude est).
On peut accéder à la zone par le plateau de glace depuis Davis, située à environ 330 km au nord-est, ou depuis Mawson, à l’ouest, en suivant la route de traverse du glacier Lambert (environ 2 200 km). La route, jalonnée de piquets, s’oriente au nord à partir d’un repère situé au point de latitude sud 69°55’33 et de longitude est 76°29’49 » et poursuit ensuite vers le nord le long d’une série de repères constitués de piquets et de fûts, pour ensuite rejoindre la principale route d’accès sur le versant oriental de Broknes.
Aucune aire de mouillage ou zone d’accostage n’est désignée dans la zone en raison des conditions variables de la glace de mer présente au nord-est du versant oriental de Broknes. Les navires mouillent généralement à environ cinq milles nautiques au large, selon les conditions de la glace. Trois sites ont principalement été utilisés au cours des années passées :
― la baie située à environ 250 mètres au nord-nord-est de Zhongshan, par 69°22’12 » de latitude sud et 76°22’15 » de longitude est, a été la plus fréquemment empruntée par le passé ; elle consiste en une ouverture d’environ 15 mètres entre des affleurements rocheux et une vaste zone plane à terre permettant les opérations terrestres avec des véhicules ;
― la plage adjacente à Progress II (69°22’44 » de latitude sud et 76°23’53 » de longitude est) ; et
― la plage située à l’ouest de Zhongshan, qui ouvre sur fjord Nella (69°22’30 » de latitude sud et 76°21’25 » de longitude est).
Il est difficile voire impossible d’accéder en annexe à la berge orientale de Broknes en raison des débris de glace qui sont parfois présents sur plusieurs centaines de mètres au large où ils sont repoussés par les vents dominants de nord-est. Les hélicoptères sont donc le seul moyen fiable et rapide de transporter des personnes et des vivres à terre.
Les sites désignés pour l’atterrissage et l’avitaillement des hélicoptères à Zhongshan, Progress II, Law-Racovita et Progress doivent être utilisés en priorité pour les opérations héliportées habituelles.
L’aire d’atterrissage des hélicoptères à Zhongshan (69°22’44 » de latitude sud et 76°21’32 » de longitude est) consiste en une aire circulaire bétonnée de 15 mètres de diamètre sur laquelle est peinte une carte de l’Antarctique ; elle se situe à environ 40 mètres à l’ouest du principal bâtiment administratif/cantine (Carte D). Il existe à proximité d’autres aires d’atterrissage possibles, bien que non aménagées et encombrées de graviers et de roches meubles, de sorte qu’il est préférable d’utiliser l’aire bétonnée. En raison des vents dominants de nord-est, l’approche se fait généralement depuis le lac vers le bâtiment principal.
L’aire d’atterrissage habituelle à Progress II (69°22’40 » de latitude sud et 76°24’10 » de longitude est) consiste en une zone plane de terre nue et dégagée de 20 mètres de côté située à proximité d’un important dépôt de carburant en fûts de 200 litres, à environ 250 mètres au nord du plus grand bâtiment de la station (Carte E). Le complexe en construction comprendra une aire d’atterrissage pour hélicoptère.
L’aire d’atterrissage à Law-Racovita (69°23’20 » de latitude sud et 76°22’55 » de longitude est) est une zone plane située à environ 60 mètres de la base. Les hélicoptères atterriraient normalement face aux vents dominants du nord-est.
Aucune aire d’atterrissage pour hélicoptère n’a été définie à Progress I, mais les hélicoptères australiens se posent généralement à côté du dépôt de carburant (69°24′ de latitude sud et 76°24’10 » de longitude est).
De petits aéronefs à voilure fixe, sur skis ou roues, ont de temps à autre été utilisés dans la région et peuvent être exploités sur la glace de mer adjacente aux stations bien que les conditions de la glace varient durant l’année ; en outre, il est préférable de limiter ces opérations à la zone du plateau du fait de la proximité des colonies de faune sauvage. Des atterrissages ont été effectués à proximité du site de l’ancienne piste russe et du site proposé pour la piste de neige compactée, à 69°25’59 » de latitude sud et 76°10’25 » de longitude est. Les vents dominants de nord-est et la légère élévation de surface laissent à penser qu’il est préférable de décoller et d’atterrir depuis le nord-est. Les trajectoires de vol doivent être déterminées de manière à éviter les espèces sauvages.
Aucune restriction n’est imposée à l’accès piétonnier dans la zone, mais il convient de respecter les dispositions du Code de conduite environnemental ci-joint (voir à l’appendice 1). Lorsqu’il existe des routes établies menant aux endroits fréquemment visités, il convient de les emprunter pour minimiser les perturbations physiques de la surface terrestre et empêcher la formation de nouvelles pistes. Lorsqu’il n’existe aucune modification apparente de surface, il convient d’emprunter la voie la plus directe entre deux points, en essayant de ne pas suivre systématiquement la même trajectoire et en évitant la végétation et les autres caractéristiques vulnérables.
Zhongshan est située à la pointe nord-est du versant oriental de Broknes à 69°22’24 » de latitude sud et 76°22’40 » de longitude est, à une altitude d’environ 11 mètres au-dessus du niveau de la mer. La station a été créée durant l’été 1988-1989 et a été constamment exploitée depuis lors pour les besoins du programme permanent de recherche scientifique du programme antarctique chinois.
La station, qui a une capacité d’accueil de 76 personnes, accueille environ 60 personnes en été et 20 à 25 personnes en hiver. Elle est composée de cinq bâtiments principaux et de plusieurs bâtiments de moindre importance (Carte D). On accède à Zhongshan par véhicule depuis la route principale sur le plateau, et un réseau de routes relie les principaux bâtiments de la station. Une aire d’atterrissage bétonnée pour hélicoptère est située à l’ouest du bâtiment principal, à 69°22’22 » de latitude sud et 76°22’8 » de longitude est (voir la section 4.5.3).
La station est alimentée en électricité par des génératrices diesel. En fonction de l’état de la glace de mer, le carburant est transféré par barge ou par conduite depuis le navire et entreposé dans des citernes de vrac situées à l’extrémité sud de la station. Chaque année, 200 à 300 mètres cubes de carburant sont livrés à la station.
L’eau nécessaire au refroidissement des génératrices et aux installations sanitaires est puisée dans un grand lac situé immédiatement à l’ouest de la station ; l’eau potable est puisée en été dans un petit lac adjacent alimenté par l’eau de fonte, et obtenu par fusion de la glace et/ou de la neige en hiver. Les eaux usées sont rejetées en mer après avoir transité par une série de citernes d’épuration alimentées par gravité.
Les déchets combustibles sont stockés à part et brûlés dans un incinérateur diesel à haute température. Du fait du volume de déchets produits, l’incinérateur doit être mis en route en moyenne tous les trois à quatre jours ; les cendres sont collectées et entreposées afin d’être renvoyées en Chine. Les déchets non combustibles sont triés, entreposés au sud de la centrale électrique et évacués par bateau à la première occasion.
Les véhicules sont utilisés dans la zone de la station elle-même et pour transporter des matériaux par la route principale vers d’autres sites du versant est de Broknes. L’entretien des véhicules, des génératrices et autres équipements est fait à la centrale ou dans l’atelier des véhicules. Toutes les huiles usées sont renvoyées en Chine.
Le réapprovisionnement intervient généralement une fois l’an, en été. Les marchandises sont amenées à terre par barge ou par des traîneaux tractés par les véhicules de traverse.
Les communications verbales avec la Chine se font principalement par radio HF et les systèmes A, B et C d’INMARSAT équipés pour l’envoi et la réception des appels téléphoniques, des télécopies, des courriels et des données scientifiques. La radio HF sert à communiquer dans la zone de la baie Prydz, tandis que la VHF est utilisée pour les communications locales. Une liaison radiotéléphonique permet également de contacter la station Davis (et d’appeler n’importe où dans le monde depuis cette station) ; elle est utilisée pour la diffusion quotidienne des données météorologiques.
Les programmes de recherche scientifique réalisés à Zhongshan sont principalement conduits à la station et portent sur les domaines suivants : météorologie, surveillance de la couche d’ozone, physique de la haute atmosphère, observations de l’activité aurorale, observations géomagnétiques (certaines en coopération avec le programme antarctique australien), observations gravimétriques, sismologie, traitement de l’imagerie satellitaire générée par le satellite en orbite polaire de la NOAA, chimie atmosphérique, télédétection, mesures GPS et physiologie humaine. Les travaux de recherche réalisés l’été à l’intérieur des terres comprennent les évaluations environnementales, le suivi de la glace de neige, des sols, de l’eau de mer, des eaux douces, des mousses, des lichens, de la faune et de la flore sauvage, la géologie, la glaciologie et les écosystèmes de la glace de mer. Des traversées ont également été entreprises à l’intérieur des terres en vue d’études sur la géologie, la géodésie, la glaciologie et les météorites.
La station Progress II est située sur le versant oriental de Broknes, à environ 1 km au sud de Zhongshan, au point 69°21’57 » de latitude sud et 76°20’59 » de longitude est. La station a été créée en 1988 sur un plateau situé à 300 mètres du littoral occidental de la baie Dâlk pour faciliter le ravitaillement depuis les navires et profiter d’un endroit plus abrité que la station Progress I (adjacente au plateau de glace). La station Progress II a été occupée de manière intermittente, fermée durant l’été 1993-1994, puis rouverte durant l’été 1997-1998, et elle est utilisée depuis lors comme base de recherche permanente.
La station accueille à l’année une population d’environ 15 personnes, mais elle a été irrégulièrement occupée depuis 1989, accueillant 58 personnes au maximum durant l’été. Elle compte un bâtiment de deux étages qui sert d’hébergement et de bureaux ainsi que 12 cabanes (Carte E). L’accès par véhicule se fait par la route principale depuis le plateau, et un réseau de routes relie les principaux bâtiments de la station. Une aire d’atterrissage pour hélicoptère a été aménagée au nord-ouest du bâtiment principal, au point 69°22’40 » de latitude sud et 76°24’10 » de longitude est (voir la section 4.5.3).
La station est reconstruite à l’intérieur de ses lignes de démarcation existantes. Lorsqu’elle sera achevée selon les plans en 2012, ses installations comprendront une aire héliportée, un bâtiment qui pourra héberger un maximum de 30 personnes et un laboratoire, un garage, un atelier, un générateur diesel et un réservoir de carburant.
Les routes existantes seront essentiellement utilisées pour accéder au site. Une fois achevé le programme de reconstruction, les vieux bâtiments et les vieilles installations seront démolis et enlevés de la zone du Traité sur l’Antarctique.
La station est alimentée en électricité par trois génératrices diesel alimentées à partir des citernes adjacentes à la centrale électrique ; celles-ci sont remplies au moyen d’une citerne sur roues tractée depuis les cuves de vrac implantées sur le littoral entre les stations Progress II et Zhongshan. La cuisine est au gaz et des radiateurs électriques sont utilisés pour le chauffage des bâtiments.
L’eau de boisson est puisée dans un petit lac au nord-ouest de la station en été, et pendant l’hiver dans le lac Progress, proche du plateau. Dans les deux cas, l’eau est transportée jusqu’à la station par citerne et stockée dans une grande cuve adjacente au mess. Dans les années passées, de l’eau douce a également été obtenue par fusion de la glace de mer et de petits bergs proches de la station. L’eau de lavage est puisée dans le lac Stepped pendant l’été. Un adoucisseur d’eau a été installé pour pouvoir utiliser l’eau légèrement saumâtre de ce lac.
Les déchets non combustibles de petite taille sont séparés et compactés pour leur enlèvement ultérieur. Les déchets combustibles et les déchets domestiques sont brûlés dans un incinérateur à haute température. Les eaux usées provenant du bâtiment, principal sont traitées par une unité électrochimique et déversées dans la baie. Les vieux bâtiments plus petits, ne disposent pas d’unités de traitement des eaux usées ; les déchets humains et les ordures ménagères en provenant sont stockés dans des fûts qui sont ensuite renvoyés en Russie.
Les déchets de plus grande taille sont entreposés dans des fûts de 200 litres sur la plage voisine de la station avant d’être renvoyés en Russie.
Les véhicules sont utilisés à proximité de la station pour la collecte de l’eau, le transfert du carburant et des déchets ainsi que pour acheminer le personnel et l’équipement jusqu’à la station Progress I et jusqu’au plateau. Certains véhicules sont stationnés à Progress I et dans un avant-poste au sud où ils servent au compactage de la piste d’atterrissage. Plusieurs gros véhicules non utilisés sont également entreposés à l’ouest de la zone principale de la station Progress II.
Le ravitaillement s’effectue depuis les navires par hélicoptère durant l’été (avril à mai). Il est préférable d’utiliser la glace épaisse pour répartir la cargaison sur les véhicules et l’acheminer directement à terre par la glace de mer.
Les communications HF permettent de communiquer avec les autres stations russes. La VHF est utilisée par les aéronefs locaux, les navires et les opérations de terrain. Les systèmes INMARSAT B et C et Iridium permettent de contacter la Russie et, à l’occasion, les autres stations russes.
La station Progress II a principalement pour objet de servir de base de soutien aux opérations de recherches géologiques et glaciologiques menées à l’intérieur des terres.
Law-Racovita est située à l’extrémité sud du versant oriental de Broknes, à environ 1 km au sud de la station Progress II et à 2 km au sud de la station Zhongshan, par 69°23’16 » de latitude sud et 76°22’47 » de longitude est. La base a été créée pendant l’été 1986-1987.
Law se compose d’un bâtiment polyvalent préfabriqué, de cinq cabanes en fibre de verre et d’un petit bloc sanitaire. Tous les déchets produits sont entreposés dans des fûts et enlevés. Il est prévu de moderniser l’infrastructure de la station et de la réinstaller dans l’aire des installations d’ici à 2010.
L’alimentation électrique est assurée par une petite génératrice à essence qui n’est mise en route que pour charger les batteries, etc. Un petit panneau solaire monté sur le toit des cabanes permet de recharger les batteries des radios HF et VHF. On a recours au gaz pour cuisiner et chauffer le bâtiment principal.
En été, l’eau de boisson et de lavage provient généralement de la fusion de la neige recueillie sur un amoncellement proche. L’eau de boisson est également collectée dans un petit lac adjacent à la section de route qui relie Law-Recovita à la route principale entre la zone nord-est de Broknes et le plateau.
Des motos tout-terrain sont occasionnellement stationnées à la base Law pour appuyer les programmes de recherche scientifique entrepris en été. Leur utilisation est strictement limitée aux routes d’accès désignées.
Les projets de recherche d’été portent sur l’histoire glaciaire de la zone, la géologie, la géomorphologie, l’hydrologie, la limnologie et la biologie ainsi que sur l’étude des impacts humains, notamment la contamination et l’eutrophisation des lacs et des sols et les espèces introduites.
4.6.4. Piste d’atterrissage sur neige compactée
Le site prévu pour la piste d’atterrissage se trouve à environ 5 km au sud de la station Progress II ; il est orienté sud-ouest, nord-est, de 69°25’43 » de latitude sud et 76°20’36 » de longitude est, à 69°26’51 » de latitude sud et 76°17’18 » de longitude est ; l’accès se fait à partir du plateau libre de glace et par le début de la route de traverse vers l’intérieur des terres. Deux cabanes sont actuellement situées sur l’affleurement rocheux le plus au sud à proximité de la route, à environ 2 km au nord du site de la piste, par 69°24’39 » de latitude sud et 76°20’15 » de longitude est.
En 1987 et 1988, 16 personnes vivaient à Progress I (69°24′ de latitude sud et 76°24′ de longitude est) ; la station a été partiellement démantelée et enlevée en 1991-1992. Un bâtiment en état demeure encore sur le site ; il est également utilisé pour entreposer les équipements et les fûts de carburant destinés à la construction de la piste russe. Des fourgons et des traîneaux chinois ainsi qu’un dépôt de fûts de carburant destiné aux véhicules de traverse sont entreposés dans le voisinage immédiat de la station. L’Australie a également un dépôt de kérosène à proximité de Progress I (69°23’56 » de latitude sud et 76°24’37 » de longitude est). Une autre cabane russe et une aire de stockage des véhicules de construction de la piste sont situés sur l’affleurement rocheux le plus méridional, à l’ouest de la route jalonnée de piquets qui mène au plateau, environ 1 km après la station Progress I (69°24’43 » de latitude sud et 76°24’35 » de longitude est).
Trois cabanes en fibre de verre dotées de provisions en cas d’urgence se trouvent actuellement sur un promontoire sans nom à 69°24 de latitude sud et 76°11′ de longitude est. Elles y ont été installées par l’Inde durant les étés 2004-2005 et 2006-2007.
Un site de suivi à long terme a été créé en 1990 à environ 250 mètres au nord-est de Law-Racovita afin de mesurer le dérasement de surface causé par l’abrasion éolienne et l’haloclastie. Le site est situé sur des gneiss jaunes exposés à forte granulométrie et se compose de 24 sites soumis à une micro-érosion signalés par des cercles de peinture jaune. Du fait de la nature de cette étude, le site ne doit pas être traversé à pied pour ne pas perturber les mesures de l’érosion naturelle. L’utilisation de peinture ou d’autres moyens de marquage permanents doit être découragée, et il est préférable de procéder à des relevés GPS.
Un marégraphe servant à mesurer les variations du niveau moyen de la mer est installé dans la baie la plus à l’est du fjord Nella, à 41,8 mètres d’un repère connu situé sur la berge (69°23’2 » de latitude sud et 76°22’19 » de longitude est).
Un cairn de roches érigé le 8 février 1958 pour commémorer la première visite d’une expédition australienne de recherche antarctique aux collines Larsemann se trouve au point le plus élevé de l’île Knuckey (69°23’12 » de latitude sud et 76°3’55 » de longitude est), la plus grande d’un groupe de trois îles situées à environ 1,1 km au nord-ouest de Stornes. Sur le cairn, une note conservée dans un étui en plastique à l’intérieur d’un bocal de verre donne le nom des membres de cette expédition.
La tombe de l’un des membres d’une expédition russe décédé en juillet 1998 se trouve sur la colline qui surplombe la côte nord de l’anse des phoques à 69°22’58 » de latitude sud et 76°23’49 » de longitude est. Le site comprend un coffre de métal avec une plaque et il est entouré d’un rail métallique à faible hauteur. Une pierre commémorative portant la photo du membre de l’expédition décédé a été érigée au pied du coffre.
Un petit monument se trouve sur le versant nord de la colline, à la pointe la plus au nord de la côte orientale de Broknes, au nord de Zhongshan. Il s’agit du monument commémoratif d’un ancien vice-président du service arctique et antarctique chinois ; il est constitué d’un monument de ciment orienté au nord vers l’île Manning et qui abrite une partie de ses cendres.
Une petite cache à nourriture est conservée dans un coffre en plastique au sommet du pic Blundell, sur Stornes (69°6’14 » de latitude sud et 76°6’14 » de longitude est), qui est le pic le plus élevé des collines Larsemann.
La seule autre zone protégée de la région de la baie Prydz est la ZSPA n° 143 : plaine marine (68°3’36 » de latitude sud et 78°6’57 » de longitude est), située sur la péninsule Mule dans les collines Vestfold, à environ 110 km au nord-est. Le site et monument historique (SMH) n° 6 : rochers Walkabout (68°21’57 » de latitude sud et 78°31’58 » de longitude est) et HSM n° 72 : cairn des îles Tryne (68°21’57 » de latitude sud et 78°24′ de longitude est) sont également situés dans les collines Vestfold.
Toutes les activités entreprises à l’intérieur de la zone seront conformes aux dispositions du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement et du Code de conduite environnemental annexé. En outre, quatre zones sont définies ci-après où certaines activités sont soumises aux restrictions jugées nécessaires pour satisfaire les objectifs de gestion de la zone.
La construction des bâtiments des stations et des infrastructures associées sur le versant oriental de Broknes est à l’origine des principaux impacts qu’a subis l’environnement des collines Larsemann. Ces impacts sont cependant principalement limités à la zone des stations et aux routes d’accès qui les relient. Etant donné que les lacs sont reconnus comme étant la principale caractéristique écologique de la zone et qu’ils sont vulnérables aux impacts des activités humaines entreprises dans les limites de leur bassin versant, une gestion à l’échelle du bassin versant tout entier constitue le meilleur moyen de gérer les activités menées dans la zone. L’isolement des stations permanentes actuelles par rapport au reste de la zone (la plupart des infrastructures étant situées dans des bassins de drainage qui se déversent en mer) permet de limiter la propagation de leur incidence environnementale.
Pour préserver cette situation, une aire réservée aux installations a été définie dans les limites de la ZGSA ; elle couvre la majeure partie du versant oriental de Broknes. L’aire des installations est délimitée par le glacier Dâlk à l’est, la mer au nord, la limite occidentale des bassins versants concernés à l’ouest, et le plateau de glace, y compris la piste d’atterrissage et la route d’accès, au sud. Dans la ZGSA, les infrastructures seront généralement limitées aux zones déjà perturbées dans l’aire des installations. Des activités supplémentaires à l’intérieur de la ZGSA faisant intervenir la construction ailleurs de nouvelles infrastructures peuvent être envisagées sur la base d’une justification scientifique et/ou logistique adéquate.
Les opérations héliportées peuvent perturber les espèces sauvages en phase de reproduction ou de mue. Pour minimiser ces perturbations, il est recommandé aux hélicoptères opérant dans la zone de tenir compte des espèces de faune présentes et d’en rester aussi loin que possible. Les pilotes doivent éviter de voler et d’atterrir au vent en amont des lacs et des zones couvertes de végétation.
Plusieurs magnétomètres sont utilisés à Zhongshan. Une zone circulaire de 80 mètres de rayon est définie autour des capteurs des magnétomètres à induction situés dans la ravine au nord de la station, à 69°22’12 » de latitude sud et 76°22’8 » de longitude est ; une autre zone d’un rayon de 80 mètres est définie autour du réseau de magnétomètres situé à l’ouest et des lacs d’approvisionnement en eau ; elle est centrée par 69°22’22 » de latitude sud et 76°21’46 » de longitude est. Les matériaux ferreux doivent être exclus de ces zones pour ne pas perturber les mesures du champ magnétique. Il faut obtenir l’autorisation du chercheur responsable de ce programme d’études avant de pénétrer dans la zone magnétiquement calme.
Stornes est également unique en son genre aux plans minéralogique et géologique à en juger par le vaste développement d’une série de minéraux borosilicatés et phosphatés, cinq et neuf espèces respectivement. Les borosilicates relativement rares que sont la prismatine et la grandidiérite figurent en abondance sur une vaste superficie dans des cristaux et ségrégations spectaculaires, tandis que la wagnérite fluorphosphatée ferromagnésienne forme des nodules spectaculaires localement et des grains microscopiques régionalement. Stornes est l’endroit type pour quatre nouveaux minéraux. La boralsilite borosilicatée d’aluminium a été décrite en 1998 et découverte ultérieurement en 2003 en plusieurs endroits de la péninsule ; à ce jour, on la trouve en un seul autre endroit de la planète. Trois nouveaux minéraux ont été découverts dans des échantillons prélevés en 2003 ; leur description est en cours. Les assemblages de borosilicate et de phosphate sont considérés comme présentant une importance scientifique aussi bien par leur variété que par leur origine. Une importante question sur laquelle se penchent actuellement les chercheurs est celle de savoir quels sont les processus géologiques qui ont à ce point concentré du boron et du phosphore.
Les sédiments au nord-est de Stornes, à environ 69°25′ de latitude sud et 76°0 de longitude est, abritent des foraminifères, des diatomées et des mollusques bien préservés. Cette zone constitue l’un des deux sites connus en Antarctique oriental où l’on trouve des sédiments de cet intervalle de temps. Les sédiments sont fins et friables et doivent donc être protégés de toute perturbation humaine. De récentes tentatives pour localiser le site et le délimiter plus précisément n’ont pu aboutir en raison de l’importante couverture neigeuse.
Les travaux préparatoires sur la désignation possible de Stornes en tant que zone spécialement protégée de l’Antarctique sont en cours.
Les communications entre les Parties, entre le personnel de terrain et entre le personnel de terrain et leurs bureaux nationaux seront essentielles à la bonne mise en œuvre des mesures de gestion des collines Larsemann ; les Parties conduisant des programmes de recherche dans la zone s’engagent à maintenir de bonnes communications au niveau de leurs programmes nationaux et sur le terrain. Des discussions annuelles visant à faire le point sur l’exécution du plan de gestion auront lieu en parallèle des réunions annuelles du Traité sur l’Antarctique.
Les chefs des stations concernées se réuniront également chaque année (si la logistique le permet) et resteront verbalement en contact tout au long de l’année pour discuter des questions concernant la gestion des collines Larsemann.
Toute nouvelle construction d’infrastructures et de pistes dans les zones libres de glace sera limitée à la portion du versant oriental de Broknes déjà perturbée par les activités humaines et délimitée par la zone des installations (voir la section 5.1) à moins qu’un endroit à l’extérieur de la zone ne soit justifié pour des raisons scientifiques et/ou logistiques appropriées. Cette restriction ne s’appliquera pas aux infrastructures qui seront installées pour garantir la sécurité des ouvriers sur le terrain.
Une évaluation d’impact sur l’environnement sera réalisée conformément à l’article 8 du Protocole relatif à la protection de l’environnement avant de construire ou de modifier des structures, et les Parties qui proposeront de mener ces activités informeront les autres Parties conduisant des programmes de recherche dans la zone.
L’utilisation conjointe des infrastructures devra être favorisée plutôt que la construction de nouvelles installations.
L’impact des structures artificielles sur la faune et la flore sauvage et les valeurs esthétiques sera pris en considération et ramené au minimum en limitant les nouvelles structures, dans la mesure du possible, aux zones déjà perturbées et en les construisant là où elles sont les moins visibles depuis les zones alentour. Il conviendra de poursuivre les travaux d’élaboration de modèles SIG pour mieux évaluer les impacts avant d’entreprendre toute construction.
Les aires de stockage du carburant seront si possible entourées d’un mur de contention et implantées à l’extérieur des bassins versants.
L’utilisation des véhicules sera ramenée au minimum et limitée aux routes libres de glace désignées, à la mer de glace et à la glace du plateau.
Il conviendra d’examiner les possibilités de coopération en matière de transfert de personnel, de vivres et de carburant.
Les activités de gestion et d’évacuation des déchets seront conformes, au minimum, aux dispositions énoncées à l’annexe II du Protocole.
Les déchets et les équipements abandonnés seront enlevés de la zone du Traité sur l’Antarctique à la première occasion.
Les Parties conduisant des programmes de recherche dans la zone élaboreront conjointement des plans d’intervention d’urgence en cas d’incident susceptible de porter atteinte à l’environnement.
Au minimum, les activités seront conformes aux dispositions relatives aux espèces introduites et à la conservation des espèces de faune et de flore énoncées à l’annexe II du Protocole.
Des efforts seront engagés pour développer la connaissance des valeurs environnementales de la zone et les impacts des activités humaines sur ces valeurs, et pour appliquer ces connaissances à la gestion de l’environnement de la zone.
Les Parties conduisant des programmes de recherche dans la zone entreprendront ensemble des activités pour évaluer l’efficacité de ce plan de gestion.
Il est interdit d’ériger de nouveaux cairns ou monuments à l’extérieur de l’aire d’installations.
6.7. Echange d’informations
Pour favoriser la coopération et la coordination des activités dans la zone, éviter les répétitions inutiles et faciliter l’examen des impacts cumulés, les Parties opérant dans la zone devront :
― distribuer aux autres Parties des informations détaillées sur toute activité susceptible d’avoir une incidence sur l’exécution de ce plan de gestion (c’est-à-dire les propositions relatives à l’interruption ou au démarrage d’activités de recherche, les propositions de construction de nouvelles installations, les informations concernant les visites non gouvernementales, etc.) ; et
Les autres Parties envisageant de conduire des activités dans la région, y compris les groupements intergouvernementaux, devront en informer au moins l’une des Parties implantées dans la ZGSA afin de respecter l’esprit, les buts et les objectifs de ce plan de gestion.
Par leur comportement, les individus contribuent pour beaucoup à la protection de l’environnement en Antarctique. Ce Code de conduite a pour objet de fournir des lignes directrices générales visant à minimiser les impacts environnementaux dans les collines Larsemann, notamment les impacts résultant d’activités entreprises à distance des grandes stations.
L’environnement antarctique est hautement vulnérable aux impacts des activités humaines et sa capacité de régénération naturelle est globalement moindre que celle des environnements des autres continents ; il conviendra d’en tenir compte lorsque des activités seront entreprises sur le terrain.
Tout ce qui est amené sur le terrain doit en être enlevé. C’est notamment le cas des déchets humains et de tout corps étranger difficile à ramasser et à enlever. Les paquetages seront réduits au minimum avant de quitter la station pour minimiser l’introduction de déchets sur le terrain.
La collecte ou la perturbation de tout spécimen biologique ou géologique ou de tout artefact ne pourra intervenir qu’avec une autorisation préalable à cet effet et, si nécessaire, conformément aux conditions d’un permis.
Chaque fois que possible, il conviendra d’enregistrer le nom des personnes responsables, le lieu (de préférence par un point GPS), les informations relatives aux activités de terrain (par exemple les sites d’échantillonnage, l’emplacement des camps, les dépôts, les déversements d’hydrocarbures, les repères, les équipements, etc.), puis de les transférer à la base de données sur la gestion de la zone.
Ce Code de conduite environnemental vise à fournir des lignes directrices pour les activités de terrain, mais ne saurait couvrir toutes les situations. Il incombe donc aux personnes présentes sur le terrain de prendre conscience de leurs responsabilités et de s’employer à minimiser leurs impacts sur tous les aspects de l’environnement.
Certaines communautés biologiques et certaines formations géologiques sont particulièrement fragiles, même lorsqu’elles sont recouvertes de neige ; une réelle vigilance s’impose pour éviter ces caractéristiques lors des déplacements sur le terrain.
Les déplacements en véhicule et en hélicoptère doivent être limités au strict minimum afin de minimiser les émissions atmosphériques, la formation de pistes, les perturbations physiques de la surface terrestre ou des communautés biologiques, les perturbations imposées aux espèces sauvages et les risques de déversements d’hydrocarbures.
Lorsqu’il est essentiel d’avoir recours à des véhicules, leur utilisation est limitée à la glace de mer, aux zones du plateau et aux routes libres de glace désignées. L’accès aux installations devrait se faire en empruntant les routes existantes.
Les véhicules et les autres équipements doivent être réapprovisionnés en carburant avant de quitter la station pour éviter d’avoir à se ravitailler sur le terrain.
Il faut éviter de se ravitailler en carburant ou de vidanger l’huile par vent fort ou dans des zones où les déversements accidentels d’hydrocarbures aboutiraient dans les lacs, sur la végétation ou dans d’autres zones sensibles ; seuls des bidons équipés de pistolets ou de becs de distribution devront être utilisés.
Lors des déplacements à pied, il convient d’utiliser chaque fois que possible les pistes existantes et les points de passage désignés.
S’il n’existe pas de pistes, il convient d’emprunter la voie la plus directe tout en évitant les zones couvertes de végétation et les formations géologiques fragiles telles que les éboulis, les sédiments, le lit des cours d’eau et les berges des lacs.
On trouvera dans les tableaux ci-dessous des indications quant aux distances à respecter pour ne pas perturber les espèces sauvages. Lors des déplacements à pied à proximité d’espèces sauvages, il convient de garder le silence, de se déplacer lentement et de rester proche du sol. Il faut s’écarter si les espèces montrent des signes de perturbation.
Dans la mesure du possible, il faut utiliser les moyens d’hébergement existants.
Lorsqu’il est nécessaire de dresser un camp, on choisira des sites aussi éloignés que possible de la berge des lacs, des cours d’eau, des sites couverts de végétation et des espèces sauvages afin d’éviter toute contamination et/ou perturbation.
Les vivres et les équipements doivent toujours être solidement arrimés pour éviter d’être dispersés par les animaux et emportés en cas de vents forts.
Des génératrices solaires ou éoliennes devront être utilisées dans la mesure du possible pour minimiser l’utilisation de carburant.
Tous les vêtements et équipements doivent être méticuleusement nettoyés avant leur introduction en Antarctique et avant tout déplacement entre les sites d’échantillonnage afin d’éviter les risques de contamination, de contamination croisée, d’introduction et de propagation d’organismes exotiques.
Il est interdit d’ériger des cairns, et l’utilisation d’autres objets pour marquer les sites devra être limitée au minimum ; ces repères devront être enlevés une fois les travaux achevés.
Lorsque la collecte d’échantillons est autorisée, il convient de respecter la taille d’échantillon spécifiée au permis et de procéder à l’échantillonnage dans les endroits les moins visibles.
Il faut toujours utiliser une toile de protection pour les échantillonnages de sol et reboucher les trous pour éviter l’érosion éolienne et la dispersion de sédiments profonds.
Il convient de limiter au minimum l’utilisation d’eau et de produits chimiques liquides susceptibles de contaminer la composition isotopique et chimique de la glace des lacs ou des glaciers.
Pour éviter la contamination des lacs ou les effets toxiques sur les biotes de surface, il faut éviter de réintroduire dans le milieu naturel des volumes d’eau importants provenant de zones inférieures de la colonne d’eau ; les surplus d’eau ou de sédiments devront être ramenés à la station pour y être traités et évacués.
Il faut sécuriser l’équipement d’échantillonnage et ne laisser dans la glace aucun objet susceptible d’entraîner une contamination ultérieure.
Il est interdit de se laver, de nager ou de plonger dans les lacs. Ces activités risquent de contaminer la masse d’eau et de perturber physiquement la colonne d’eau, les délicates communautés microbiennes et les sédiments.
Note. Les lignes directrices énoncées dans ce Code de conduite environnemental ne s’appliquent pas en cas d’urgence. Toutes les activités conduites dans les collines Larsemann seront conformes au plan de gestion de la Zone gérée spéciale de l’Antarctique (ZGSA). Comme l’exige l’article 8 du Protocole, toutes les activités envisagées doivent faire préalablement l’objet d’une évaluation d’impact sur l’environnement.
Pétrels géants et albatros en phase de reproduction ou de nidification 100 m
Manchots empereurs (en colonie, regroupés, en phase de mue, avec des œufs ou des oisillons) 50 m
Toutes les autres espèces de manchots (en colonie, en phase de mue, avec des œufs ou des oisillons) 30 m
Phoques avec leurs petits ou bébés phoques isolés 20 m
Manchots et phoques adultes hors de la période de reproduction 5 m
Toutes les espèces de faune et de flore 150 m
Toutes les espèces de faune et de flore 250 m
Oiseaux Distance verticale
Phoques Distance verticale et horizontale
Carte C. Détail de la partie nord de l’aire des installations
Il est possible de se procurer des cartes détaillées de la région en visitant le site Web de l’Australian Antarctic Data Centre à : http://aadc-maps.aad.gov.au/aadc/mapcat/search_mapcat.cfm
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