Source: http://re.ivoire-blog.com/archive/2011/11/index.html
Timestamp: 2018-01-19 03:30:29+00:00
Document Index: 199846048

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Première comparution de Laurent Gbagbo le 5 décembre prochain
Même la date est une farce, dans ce pays du Nord où l’on fête la saint-Nicolas, la veille au soir! Shlomit
© koaci.com - Nous apprenons comme convenu d'un communiqué de la cour pénale internationale daté de ce mercredi que la première audience de Laurent Gbagbo vient d'être programmée pour le lundi 5 décembre prochain à 14h00 (heure locale) au tribunal de la Haye au Pays Bas.
Le communiqué indique par ailleurs qu'au cours de cette audience publique, la Chambre préliminaire III, composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), Elizabeth Odio Benito et Adrian Fulford, vérifiera l’identité du suspect et s’assurera qu’il a été informé clairement des charges portées contre lui et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome. À l’issue de cette première comparution, la Chambre préliminaire fixera la date de l’audience de confirmation des charges, étape suivante dans la procédure préliminaire.
Rappelons que Laurent Gbagbo a été remis à la CPI le 30 novembre 2011, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 23 novembre 2011 par la Chambre préliminaire III. Après l’arrivée du suspect, le Greffier de la Cour, Mme Silvana Arbia, a adressé ses remerciements aux autorités du pays hôte, les Pays-Bas, ainsi qu’aux autorités ivoiriennes pour leur pleine coopération avec la Cour, ce qui a permis un transfert réussi et rapide du suspect au quartier pénitentiaire de la CPI à La Haye.
Pour finir nous vous informons que le service de presse de la CPI a indiqué à KOACI ce mercredi que l'audience du 5 décembre ne sera pas retransmise à la télévision. Des extraits vidéos seront disponibles aux médias désireux de recevoir des images de l'audience.
23:53 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
Ouattara reçoit Mimran et s'en va à Conakry!
Avant de se rendre ce jeudi à Conakry sur invitation d'Alpha Condé, Alassane Ouattara a reçu Jean- Claude Mimran,
ici les deux hommes ce mercredi au palais présidentiel à Abidjan
Alassane Ouattara a accordé une audience ce mercredi 30 novembre 2011,au Palais de la Présidence de la République, à Jean- Claude Mimran, Président du Groupe agroindustriel français, Mimran.
Au sortir de l’audience qui a duré une quarantaine de minutes, l’opérateur économique a indiqué à la presse être venu rencontrer le Président Alassane Ouattara pour voir avec lui, « les possibilités d’investissement en Côte d’Ivoire et d’accompagnement du développement du pays ». Notamment au niveau de la riziculture en faisant en sorte que la Côte d’ivoire redevienne « autosuffisante en riz ».
Dans ce sens, le Groupe MIMRAM, projette, aux dires de son premier Responsable, d’investir dans les mois et années à venir, près de 200 millions d’euros en Côte d’Ivoire, non seulement dans l’agriculture mais aussi au niveau de l’énergie.
M. Jean- Claude MIMRAM était accompagné de l'Administrateur et Conseiller Spécial, M. DiagnaN’DIAYE.
Ensuite le président ivoirien à présidé un conseil des ministres. Il en ressort notamment :
- LÉGISLATIVES 2011: La période de la campagne électorale d'une durée de sept (07) jours, allant du samedi 03 décembre 2011 à 00h01mn au vendredi 09 décembre à 00h00mn
- La création du Comité National de la Dette Publique (CNDP).
- La suspension des manifestations religieuses, politiques et culturelles dans les stades publics de Côte d’Ivoire
- La candidature de la Côte d’Ivoire aux Jeux de la Francophonie, édition 2017 à Abidjan
- Alassane Ouattara prendra part le 05 décembre 2011 à une réunion au sommet des Chefs d’Etat des pays membres du Conseil de l’entente.
Amy, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com avec le service de presse de la présidence et du porte parole du gouvernement
23:35 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
Publié le mercredi 30 novembre 2011 | Notre Voie –
Après 6 jours de détention abusive à la police criminelle, César Etou (directeur général par intérim et directeur de publication), Didier Dépry (Secrétaire général) et Boga Sivori (chef du service politique) de Notre Voie ont été déférés hier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Et cela après avoir été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour « incitation au vol, au pillage et à la destruction de biens d’autrui par voie de presse ».
Les trois journalistes devraient être jugés d’ici à la fin de la semaine à l’audience des flagrants délits.
Malgré cette inculpation, les journalistes restent sereins et pas vraiment affectés par cette décision de M. Noël Djè, le substitut du procureur. En tout cas, les journalistes que nous avons rencontrés au violon du parquet étaient décontractés devant leurs visiteurs. Ils avaient tous le moral lorsqu’ ils échangeaient avec les confrères, les amis et les parents qui venaient leur témoigner leur solidarité et leur soutien.
Les trois journalistes de Notre Voie qui ont entamé une grève de la faim hier n’entendent pas du tout la rompre. Bien au contraire, ils projettent de poursuivre leur mouvement. César Etou, il faut le rappeler, outre ses fonctions à Notre Voie, est président de la commission du jury permanent du prix Ebony
19:31 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
COMMUNIQUE DU MINISTRE CHARLES BLE GOUDE :
“ENFIN, LA FIN DU COMPLOT”
Un an tout juste après la fin du second tour qui allait faire basculer la Côte d’Ivoire dans une crise post-électorale sans précédent, par la faute de ceux qui ont décidé de tordre le cou à la vérité, en manipulant les résultats du scrutin présidentiel d’octobre 2010. Leur stratégie diabolique arrive à son terme : Le Président, Laurent Gbagbo, le père du « asseyons-nous et discutons », le père du dialogue direct, le seul président reconnu par la constitution ivoirienne, est transféré à la Cour Pénale Internationale.
Si un véritable crime doit être jugé, n’est ce pas cette usurpation de pouvoir ? Et encore pourquoi ne serait-il pas accompagné des autres protagonistes de la crise ivoirienne, actuellement en place à la tête de l’état et reconnus formellement comme auteurs de plusieurs crimes pré et post électoraux.
Par : Woyo-Mogoh Beugre
LG " comparaîtra rapidement "
Gbagbo à la CPI pour répondre de "crimes contre l'humanité
30 novembre par Ivana Sekularac
LA HAYE (Reuters) - Laurent Gbagbo est devenu mercredi le premier ancien chef d'Etat remis à la Cour pénale internationale (CPI), qui entend le juger pour "crimes contre l'humanité" commis durant la brève guerre civile commencée il y a un an en Côte d'Ivoire.
L'ancien président ivoirien est arrivé dans la nuit au centre de détention du tribunal de La Haye.
"M. Gbagbo est pénalement et personnellement responsable, en tant qu'acteur indirect, de quatre chefs de crimes contre l'humanité, à savoir meurtre, viol et autres formes de violences sexuelles, persécutions et autres actes inhumains, qui auraient été commis sur le territoire ivoirien du 16 décembre 2010 au 12 avril 2011", dit la CPI dans un communiqué.
L'institution née en 2002 précise qu'il comparaîtra rapidement. Elle enquête depuis octobre sur les violences qui ont suivi la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle de novembre 2010, résultat entériné par la communauté internationale mais que Laurent Gbagbo a toujours refusé de reconnaître.
Selon le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, le conflit de l'hiver et du printemps derniers a fait au moins 3.000 morts, auxquels s'ajoutent 520 arrestations arbitraires.
La guerre a pris fin avec la capture de Laurent Gbabgo le 11 avril à Abidjan et son placement en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire.
Son transfert à La Haye a été salué par les organisations de défense des droits de l'homme, qui rappellent que des exactions ont également été commises par le camp d'Alassane Ouattara, ce que n'a pas manqué de souligner le procureur de la CPI mercredi.
"PRISONNIER DE LA FRANCE"
L'extradition de l'ancien président ivoirien est une victoire pour Luis Moreno-Ocampo, qui peine à mettre la main sur ses cibles les plus prestigieuses.
"Nous avons des preuves que la violence n'est pas arrivée par hasard: les attaques généralisées et systématiques contre des civils considérés comme partisans de l'autre candidat étaient le résultat d'une politique délibérée", a dit le procureur dans un communiqué.
La justice internationale s'apprête à juger Laurent Gbagbo à un moment délicat, à moins de deux semaines des élections législatives du 11 décembre.
Le procès risque de diviser le pays comme l'avait fait l'élection présidentielle il y a un an - Laurent Gbagbo avait obtenu près de la moitié des voix.
Les miliciens qui le soutenaient ont pour la plupart pris la fuite, déposé les armes ou choisi de se cacher, mais la colère de la population, en particulier dans l'ouest du pays traditionnellement favorable à l'ancien président, peut éclater à tout moment.
Un conseiller de l'ancien président, Toussaint Alain, a estimé que Laurent Gbagbo était "le prisonnier de la France", dont l'armée avait contribué à l'arrestation de l'ancien président.
"C'est une parodie de justice. Il a tenu tête au gouvernement français, il a fini par être un os dans la gorge de M. (Jacques) Chirac et de M. (Nicolas) Sarkozy, il fallait l'expulser de Côte d'Ivoire, c'est tout", a dit Toussaint Alain à Reuters.
En septembre, Alassane Ouattara avait annoncé que Laurent Gbagbo serait jugé chez lui et par la CPI. L'ex-chef de l'Etat et son épouse ont été inculpés le 18 août de crimes économiques par la justice ivoirienne.
Les charges retenues sont "infractions économiques, vol aggravé, pillage, détournement de fonds publics".
L’EXTERMINATION PROGRAMMÉE DU PEUPLE
La Côte d’Ivoire aux ivoiriens = La Paix, La Côte d’Ivoire aux étrangers = La Somalie
Il y a un adage qui dit que c’est la femme à qui appartient l’enfant, qui sait le plus prendre soin de lui. J’appuie cet adage pour dire que quand un enfant est sous la tutelle de parents autres que ses parents biologiques, il est plus facile de lui faire du mal. C’est cette situation que vit la Côte d’Ivoire.
Lors de son investiture à Yamoussoukro, le préfet n’a-t-il pas dit qu’un Burkinabé en Côte d’Ivoire est chez lui?
400 Burkinabé et Maliens au Maroc, pour une formation militaire
500 Burkinabé et Maliens à l’école de Gendarmerie de Toroguhé, pour une formation de Gendarme
Des Burkinabé et Maliens à Adiaké, pour une formation commando
A votre avis, pourquoi a-t-il nommé un Burkinabé comme Directeur général du port de San Pédro ?
C’est parce que c’est dans ce port que passent le Café et le Cacao de Côte d’Ivoire. Ces produits agricoles que vous allez maintenant commercialiser avec vos grands concurrents venus du nord. Je ne peux que vous souhaiter une bonne chance.
Que Dieu nous garde et qu’il garde notre pays la Côte d’Ivoire !
Chères universités à l'américaines !
UNIVERSITÉ DE BOUAKE : DE QUEL CAMPUS A L’AMÉRICAINE PARLE OUATTARA ?
Amphi A de l'université Abobo-Adjamé
C’est lors de sa récente visite au TOGO que ALASSANE OUATTARA a annoncé la fermeture prolongée de l’Université de Cocody jusqu’en octobre 2012. Et pour justifier cette véritable atteinte aux droits de l’homme par la violation du droit à l’éducation causée à toute la jeunesse ivoirienne, celui-ci soutient avoir fait ses études supérieures aux États-Unis d’Amériques dans de très bonne conditions et qu’il souhaite offrir aux jeunes de Côte d’Ivoire des campus à l’américaine.
Ainsi, c’est dans ce contexte que l’Université de Bouaké, alors délocalisée à Abidjan depuis le déclenchement de la crise en 2002, compte rouvrir dans ses locaux originels, c'est-à-dire à Bouaké. A cet effet, il convient alors de se demander si le campus universitaire de Bouaké représente l’image des campus à l’américaine dont parle Ouattara ?
En effet, le campus universitaire de Bouaké, après avoir été totalement pillé et servi de caserne pour les Dozos et autres éléments de la rébellion armée de Ouattara et de ses soutiens depuis 2002 a été jugé adapté pour la reprise des cours et autres activités par eux et non l’Université de Cocody.
A la vérité, les deux campus universitaires se trouvent sensiblement dans le même état, l’Université de Cocody ayant une longueur d’avance. Mais, à interpréter les propos de Ouattara, on est tenté de croire que la ville de Bouaké abrite un véritable campus à l’américaine.
En fait, le cas de l’Université de Bouaké est la preuve palpable de la mauvaise foi du régime Ouattara et de sa haine viscérale envers une jeunesse ivoirienne qui ne lui a jamais été acquise et qui ne lui sera pas.
En effet, derrière le discours faux et mensonger d’offrir des campus à l’américaine aux étudiants, la fermeture prolongée de l’Université de Cocody qui va se solder par au moins deux années blanches, n’est que la manifestation de la volonté de bâillonner toute la jeunesse ivoirienne qui, l’on le sait, n’a jamais été favorable aux imposteurs tout comme aux sous-préfets de puissances coloniales en perte de vitesse dans le monde.
Cette attitude du régime Ouattara envers la jeunesse ivoirienne est une véritable bombe à retardement car il est impossible de museler la jeunesse d’un peuple. Et sur ce point, il faut souligner qu’aucun régime au monde même les plus dictatoriaux n’a pu gagner un combat face à une jeunesse consciente, intelligente et déterminée.
Il apparait donc clairement que Ouattara est en train de poser petit à petit les jalons de sa propre chute. Et la succession d’actes maladroits, haineux et mensongers que posent ce régime prouvent qu’il est moribond que sa chute interviendra dans beaucoup moins temps qu’ils pourraient le laisser croire.
Mise en place du Burkina d'Ivoire
Le 1er décembre 2011, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire va mettre en place, pour un bassin d’immigration, les ressortissants Cedeao à Bangolo.
29 novembre 2011 par Germain Sehoué
L’une des raisons secrètes du soutien actif à la rébellion du Mpci et de la guerre acharnée faite à la Côte d’Ivoire par la France, se précise : l’installation du bassin d’immigration des ressortissants de la Cedeao en Côte d’Ivoire. L’information ne fait que crépiter ces temps-ci. Dans la presse comme à la télévision : « Bangolo: Wê et Burkinabés tentent la réconciliation pour une paix durable(…) Les Wê de Bangolo et leurs hôtes Burkinabés veulent désormais vivre ensemble en bonne intelligence et dans la paix. Ils l’on exprimé le samedi 19 novembre 2011 à Man, au siège local de l’amical des Burkinabés de l’étranger pour le développement (ABED) (…) » dit l’information qui souligne l’intérêt manifeste de la Françafrique dans cette affaire en ces termes : «Cette paix retrouvée ( ?) entre autochtones Wê et allogènes Burkinabé sera célébrée le jeudi 1er décembre à Bangolo, et cela à l’initiative de la Mairie de cette commune, des chefs traditionnels du département et de l’ABED. Cérémonie placée sous le parrainage de son excellence Jean Marc Simon, ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, en présence des ambassadeurs du Burkina Faso, de l’Allemagne et du Japon ainsi que du représentant du facilitateur de l’accord politique de Ouagadougou, Boureima Badini.»
Première question : Est-ce de Bangolo, après avoir noyauté Bouaké, que la France veut faire la capitale de son bassin d’immigration des ressortissants de la Cedeao qu’elle ne veut plus recevoir sur son sol ? Dans cette perspective, l’ancien président français Jacques Chirac disait en substance, que la France ne pouvait pas revoir toutes les misères du monde. Il fallait donc faire de la place quelque part, et par hasard en Côte d’Ivoire, pour y déverser ce flux qui n’est plus le bienvenu en France. Voilà des réalités qui se mettent en place sous nos yeux et que l’on veut nous empêcher de dénoncer. Tout le gotha de l’impérialisme français va installer les burkinabé à Bangolo, le 1er décembre 2011. Dans le même temps, l’on sait que plus de 50 mille burkinabés ont occupé le Mont Péko et y sèment la terreur. Les villages, campements et plantation du canton Zérabaon, Zouh, sont aux mains des burkinabés. Les assassinats des autochtones Wê y sont le lot quotidien. Et malgré les interpellations faites au pouvoir, rien ne semble inquiéter les occupants des lieux qui auraient découvert la « terre promise ».
La caution suspecte de l’ambassadeur de France
Cette installation annoncée à grand battage médiatique n’est donc pas un fait spontané. Le terrain a été préparé pour apeurer les populations. En effet, le 8 septembre 2011, plus de 2000 dozos tous armés d’armes de guerre, s’étaient installés à Bangolo, pour les uns pour y ouvrir « un camp de rebelles », pour eux-mêmes, pour leur fête ou cérémonie rituelle, alors qu’ils ont abandonné leur région culturelle, le Nord accoutumé à ce genre de pratiques. Et la mission du Conseil général du département, qui s’était rendue sur les lieux, le 13 septembre, a réalisé que « les Dozos ne veulent plus quitter Bangolo ». Selon son rapport, «les Dozos se mettent désormais en tenue civile pour se fondre à la population. Ils ne veulent pas rentrer chez eux. Ils sont toutefois visibles à l’intérieur du département et sur l’axe Bangolo- Duékoué où ils ont dressé des tentes dans certains carrefours ».
Cette installation des Dozos serait « autorisée par le Préfet et le Chef de canton Tahi Bah Jean », tout comme actuellement, la cérémonie du 1er Décembre à Bangolo, est l’initiative du maire Pdci Guiri Aimé, des chefs traditionnels bien vendus du département et de l’ABED (l’envahisseur). C’est pourquoi le Colonel Blesson Goué Emile, président du Conseil général de Bangolo avait marqué son « refus catégorique de voir les Dozos, force parallèle, s’installer à Bangolo », soutenant que « la parfaite cohabitation entre les Frci et les Dozos est source d’inquiétude pour les populations de Bangolo déjà fragilisées par la crise politico-militaire qui dure depuis plus de dix ans. » Tous les peuples du monde, pour vivre en paix, appellent de tous leurs vœux, la réconciliation avec les populations avec lesquelles ils sont en brouille. Mais si les Frci et les Dozos tuent des milliers de Wê, à Duékoué, Bangolo, Toulépleu, Bloléquin, Guiglo, Facobly, Kouibly, Yopougon, etc. et que ces crimes n’émeuvent pas la France des Droits de l’homme, encore moins la justice des vainqueurs du Rdr, ne sommes-nous pas dans la logique de l’installation du fameux bassin d’immigration auquel rêve l’Europe qui en a assez d’accueillir des africains sans qualification ?
Le journaliste Bernard Doza a été net sur ce sujet, à Ivoirebusiness.net : « Alassane Ouattara dans un discours à Cotonou, au nom des intérêts de la France, qui ne veut plus de nouvelles arrivées d’immigré africains à Paris, à cause de la restauration de la destination Côte-d’Ivoire, affirme : « Je rêve d’une Côte-d’Ivoire, comme les Etats Unis d’Amérique ». Je dis à Ouattara, que la Côte-d’Ivoire, ne sera pas les Etats unis d’Amérique, où les européens ont tués les indiens (peuples autochtones) pour prendre leur terre et conserver définitivement un pays, qui ne leur appartient pas. La Côte-D’ivoire ne sera pas le pays du « vivre ensemble » sans les autochtones ivoiriens, même si chaque jour ils sont dépouillés de leur terres par la horde des Frci au compte des populations de la Cedeao, qui progressivement prennent possession de notre pays. Parce que, nous allons combattre bientôt pour la conservation de notre terre… »
Pourquoi les ressortissants Burkinabé ne vont-ils pas ailleurs ? Pourquoi forcément en Côte d’Ivoire, à l’Ouest de ce pays et à Bangolo ? Pourquoi ? Quel est l’intérêt de l’ambassadeur de France Jean Marc Simon dans cette affaire, si ce n’est la mise en place du bassin d’immigration de la Cedeao pour mettre son pays à l’abri des « envahisseurs »?
Liberté Vérité Dignité nationale : Ce sont les trois maîtres mots de notre mobilisation. Pour nous, la République n’est pas la canonnière, les têtes nucléaires ou la terreur et la barbarie. La République c’est la liberté politique, la vérité démocratique, la dignité nationale - on parle de condamnation à l’indignité nationale
2. Notre mobilisation est l'occupation du pavé partout comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant tant que notre Kanégnon est dans les geôles de Dr Dramane Alassane Ouattara.
3. Notre plaidoyer changera dès que notre Kanégnon ne sera plus dans son pays.
3.1. Nous continuons de battre le pavé en patriotes responsables.
3.2. Nous nous réservons le droit d'user de moyens plus appropriés à la nouvelle situation qui sera alors constatée. Le coup d'Etat colonial, la terreur, le bannissement, la déportation ne sont pas une politique. Nous allons relever l'affront. Nous allons rétablir tous les droits des Ivoiriens. Ceux et celles d'en doivent le savoir dès maintenant. Les Hongrois en 1956 se sont débarrassés de leurs amis historiques.
Nous avons cette opportunité populaire pour nous débarrasser de nos amis historiques. Nous allons le faire. En Afrique noire. A partir du bourbier ivoirien. Au « permis de capture » de notre Kanégnon, nous autorisons dès maintenant un permis de libération de notre pays.
Merci Mr le Procureur !
Côte d’Ivoire : le procureur d’Abidjan ordonne la libération de trois journalistes pro-Gbagbo.
Après avoir été arrêtés jeudi soir pour des raisons très controversées, trois journalistes pro-Gbagbo de « Notre Voie », le quotidien du FPI, devraient être relâchés aujourd’hui. Et les faits qui leur sont reprochés requalifiés en simples délits de presse.
Placés en garde à vue jeudi soir, trois journalistes de Notre Voie (journal du Front populaire ivoirien, le FPI de Laurent Gbagbo), devraient être relâchés dans le courant de la journée après leur audition
Placés en garde à vue jeudi soir, trois journalistes de Notre Voie (journal du Front populaire ivoirien, le FPI de Laurent Gbagbo), devraient être relâchés dans le courant de la journée après leur audition à la police criminelle du Plateau (commune d’Abidjan). « J’ai ordonné aux enquêteurs de la direction de la police criminelle de les relâcher », a confié à jeuneafrique.com le procureur de la République, près le tribunal de première instance du Plateau, Simplice Kouadio Koffi, joint au téléphone à Abidjan.
Le procureur explique que les trois journalistes du quotidien pro-Gbagbo, dont le directeur de publication, César Etou (en photo ci-dessous, © D.R.), ont été placés en garde à vue après la publication en début de semaine de deux articles « constitutifs pour l’un de délit d’offense au chef de l’État et pour l’autre de délit d’atteinte à l’économie nationale ».
00:57 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
Le président Gbagbo a quitté Korhogo mardi après-midi pour une destination inconnue.
Il est probablement en route pour la CPI, à La Haye, où il devrait arriver à bord d'un appareil militaire français.
Que Dieu protège le président Laurent Gbagbo et aide sa famille, ainsi que les patriotes ivoiriens et africains dans cette épreuve.
« Chers compatriotes ivoiriens, patriotes africains, l'heure est grave. Suite aux manigances de M. Ouattara, le Procureur Luis Moreno-Ocampo a délivré il y a quelques jours un mandat d'arrêt à l'encontre du Président Gbagbo. Le Gouvernement de M. Ouattara et des envoyés de la CPI sont actuellement à pied d'oeuvre à Korhogo pour tenter de faire exécuter ce mandat illégal pour transférer le président Gbagbo dans les prochaines heures à la CPI. Je vous appelle à la mobilisation afin d'empêcher, par tout moyen légal, la déportation du président Gbagbo à La Haye. Dignes filles, dignes fils de Côte d'Ivoire et d'Afrique, agissez pour sauver la paix en Côte d'Ivoire »
Alain Toussain
20:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
ENFIN LA VÉRITÉ SUR LES CONDITIONS DE DÉTENTION DU PRÉSIDENT GBAGBO A KOROGHO
Les conditions musclées et misérables de détention d'Affi N'Guessan, de Michel Gbagbo, etc. ne sont rien à côté de celle du Président Gbagbo. Ouattara et l'Onuci ont menti au monde et aux Ivoiriens.
En effet, le Président Gbagbo ne loge pas dans une villa sous surveillance, on l'y emmène juste lors des rencontres ou visites importantes (avocats, diplomates...)
Il loge en réalité dans une minuscule cellule. Au début de sa détention, il n'y avait même pas de fenêtres dans sa cellule. En plus de l'interdiction de communiquer avec qui que ce soit, le Président Gbagbo ne pouvait pas véritablement marcher dans sa cellule.
De cet endroit il ne le sorte que pour l'exhiber devant les caméras etc... S'il a plus de chance, on lui permet quelques marches dans la cour ou dans la résidence dite surveillée par l'Onuci.
Le spectacle est vraiment révoltant, certains collaborateurs du ministre de la justice de Ouattara dégoutés, ont vendu la mèche.
20:51 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
LE PRÉSIDENT GBAGBO EN ROUTE POUR LA CPI ?
CE QUE DISENT SES AVOCATS…
Selon le quotidien « Le nouveau courrier », Le président ivoirien renversé a reçu aujourd'hui son mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale L'information est confirmée par ses avocats. Il a reçu ce document de la main de la Chambre d'accusation d'un tribunal ivoirien, sur commission rogatoire de la CPI. Ce mandat d'arrêt date du 23 novembre dernier.
Sur la nécessité de le juger sur le territoire ivoirien, ses conseils juridiques ont adopté une ligne de défense nationaliste qui vante les qualités et les mérites de l'appareil judiciaire national. «La Côte d'Ivoire est un État qui a une magistrature solide. Les Ivoiriens ont confiance en leur justice et en leurs juges. Que les autorités mettent en place donc la Haute Cour de Justice, seule institution nationale devant laquelle est justiciable le président Laurent Gbagbo, et que le pouvoir laisse les magistrats travailler. Le président Laurent Gbagbo a assuré qu'il se soumettra à la décision des juges ivoiriens», mettent en avant les juristes du détenu le plus célèbre de Côte d'Ivoire. Pour l'un de ses avocats que nous avons joint hier au téléphone, la question que les Ivoiriens, et par-delà eux, les Africains et tous les défenseurs de la souveraineté des peuples devraient se poser, est la suivante: «Pourquoi M. Ouattara tient-il tant à transférer le président Gbagbo à la Cour Pénale Internationale?».
Selon ce praticien du Droit, la réponse est simple. «Alassane Ouattara veut écarter le président Laurent Gbagbo du débat politique national. Il croit que si Gbagbo est transféré à la Cour Pénale Internationale, il pourra diriger la Côte d'Ivoire en roue libre. Or M. Ouattara fait une grave erreur d'appréciation, puisque le transfèrement de Gbagbo à la CPI va faire plus de mal que de bien à la Côte d'Ivoire», argue ce juriste. Selon la presse hexagonale, lors de son récent séjour à Bruxelles, le président Alassane Ouattara a rencontré «discrètement» à Paris, le Procureur de la Cour Pénale Internationale, le Magistrat argentin Luis Moreno- Ocampo pour discuter des modalités de transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye.
Côte d'Ivoire: mandat d'arrêt de la CPI pour Gbagbo, transféré d'ici mercredi
L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a reçu mardi un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) et doit être transféré à La Haye mercredi "au plus tard", a annoncé à l'AFP l'un de ses avocats.
« « Le procureur a notifié un mandat d'arrêt international au chef de l'Etat Laurent Gbagbo. Il va s'agir de le transférer à La Haye, je ne sais pas quand, ça peut être aujourd'hui, demain au plus tard », a déclaré Me Jean Gbougnon.
« Tant qu'il n'y a pas de décision publique par les juges, nous ne pouvons pas commenter les déclarations de l'avocat », a indiqué à l'AFP Fadi el-Abdallah, le porte-parole de la CPI.
Parallèlement à la justice ivoirienne, la CPI conduit depuis octobre sa propre enquête sur des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, et dont sont accusés le camp Gbagbo et celui du nouveau président Alassane Ouattara.
Du côté des nouvelles autorités, on ne cachait pas depuis plusieurs semaines son impatience de voir Laurent Gbagbo transféré à La Haye, présentant parfois cet éloignement comme une condition de la "réconciliation" voulue par le pouvoir.
AFP in actu.orange.fr
VIVE LA RÉVOLUTION IVOIRENNE JUSQU’A LA VICTOIRE FINALE .
QUE PERSONNE NE RECULE ET GARDONS TOUS LE MORAL NOUS VAINCRONS.
FREEDOM BY ANY MEANS NECESSARY IN IVORY COAST ,WE WANT FREEDOM FOR LAURENT GBAGBO NOW
17:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | | del.icio.us | | Digg | Facebook | | Imprimer | | | |
le monde de la presse bleue se mobilise
Les Journaux victimes du 11 avril 2011
Les JV11 appellent le régime à mettre fin à la répression
Le jeudi 24 novembre, la direction de la police criminelle agissant sur instruction du procureur de la république d’Abidjan-Plateau a mis aux arrêts trois journalistes du quotidien Notre Voie, à savoir César Etou (Directeur Général et Directeur de publication), Didier Dépry (Secrétaire Général de la rédaction) et Boga Sivori (chef du service).
Il leur est reproché d’avoir commis les délits d’offense au chef de l’Etat et d’atteinte à l’économie nationale pour avoir pointé du doigt le gaspillage
au sommet de l’Etat marqué par l’achat de 40 nouvelles Mercédès et pour avoir écrit que la dévaluation du FCFA était inéluctable en dépit des assurances du Gouverneur de la BCEAO. Depuis, les trois journalistes sont tenus loin de leurs familles, côtoyant dans de menus cellules des caïds de la pègre nationale.
Les Journaux victimes du 11 avril 2011 en abrégé JV11, organisation créée pour la défense des intérêts de ses membres et de l’ensemble des journalistes observe que les autorités ivoiriennes violent la loi de 2004 portant régime juridique de la presse interdisant la détention des journalistes pour des délits de presse.
JV11 constate qu’une politique de répression systématique est mise en oeuvre par les autorités ivoiriennes à l’encontre de ses membres. Ainsi, après les suspensions abusives et ciblées des membres de JV11, les autorités inaugurent avec la détention illégale des trois journalistes de Notre Voie, la phase des arrestations et des détentions arbitraires.
JV11 estime que cette politique est contraire à la promesse faite par le nouveau chef de l’Etat de promouvoir une presse totalement libre et débarrassée des entraves de toutes sortes. En conséquence, JV11 exige la libération immédiate et sans condition des trois journalistes arrêtés et détenus arbitrairement.
JV11 appelle les autorités ivoiriennes à mettre immédiatement fin à toute politique de répression dirigée contre les journalistes et les organes de presse indépendants du pouvoir en place.
JV11 appelle le conseil national de la presse (CNP) et toutes les organisations du secteur de la presse à joindre leurs efforts pour obtenir des autorités ivoiriennes un engagement ferme et définitif à respecter de façon scrupuleuse la liberté de la presse. Pour marquer sa solidarité aux journalistes arrêtés et détenus arbitrairement, les membres de JV11 décident de ne pas participer au séminaire organisé par le CNP en collaboration avec l’ONUCI à Yamoussoukro du lundi 28 au mercredi 30 novembre sur le thème de la couverture des élections législatives.
Fait à Abidjan, le 28 novembre 2011
Serge Bilé : ‘‘C’est scandaleux de museler les médias !’’
Serge Bilé, journaliste-écrivain franco-ivoirien, soutient ses confrères ivoiriens et amis César Etou, Didier Dépry, et Boga Sivori, arrêtés et jetés en prison jeudi dernier, par le nouveau pouvoir, pour une soi-disant "offense au Chef de l'Etat" et une prétendue "atteinte à l’économie nationale", suite à la publication de deux articles, l'un dénonçant l’achat par Alassane Ouattara d’une flotte de voitures de luxe en temps de récession, et l'autre annonçant que le franc CFA serait bientôt dévalué. C'est scandaleux qu'un président, qui se dit démocrate, puisse faire fi de la liberté élémentaire de la presse et laisser sa justice, forcément aux ordres, et son ministre de l’Intérieur, museler ainsi les médias. La mascarade continue...
Le GEPCI marque son indignation
Le Groupement des Editeurs de Presse de Cote d'Ivoire (GEPCI) a appris l'interpellation et la garde à vue à la Police criminelle, le jeudi 24 novembre 2011 de César Etou, Directeur général par intérim de la Refondation et Directeur de publication du quotidien Notre Voie, ainsi que celle de Boga Sivori et Didier Depri, journalistes au même quotidien. Selon le Procureur de la République, ils ont été gardes a vue pour offense au Chef de l'Etat et pour atteinte à l'économie nationale.
Le GEPCI exprime sa solidarité aux confrères interpellés.
Le GEPCI dénonce le principe de la garde à vue, alors que les journalistes présentent toutes les garanties de représentation pour s'être présentés librement à la police criminelle.
Le GEPCI condamne le fait de priver le journaliste de sa liberté, lors de l'enquête pour délit de presse, contrairement aux dispositions de la Loi portant régime juridique de la presse.
Le Groupement des éditeurs de presse de Cote d’Ivoire appelle à la relaxe des trois journalistes interpelés et gardes a vue.
Le GEPCI appelle, par ailleurs, tous les professionnels des médias à une observation rigoureuse et stricte des règles professionnelles du métier et les encourage à la facilitation du processus de réconciliation nationale en cours.
Le CPJ dénonce l’impunité des FRCI pendant que les journalistes sont en prison
L'administration de Côte-d'Ivoire dirigé par le président Alassane Ouattara détient, sans inculpation, trois journalistes d'un journal d'opposition depuis jeudi, en violation du propre droit sur la presse et de la constitution du pays, a déclaré aujourd'hui, le Committee to Protect Journalistes (CPJ).
Kouadio Simplice, le Procureur de la République, a ordonné aux policiers d'arrêter César Etou, éditeur, Didier Dépry, rédacteur en chef et Boga Sivori, chef du bureau politique, du quotidien Notre Voie , un journal favorable à l'ancien leader, Laurent Gbagbo, en liaison avec des histoires critiques sur le gouvernement qui ont été publiés la semaine dernière, selon des journaux locaux et plusieurs journalistes. Les trois journalistes ont été détenus sans inculpation formelle dans un poste de police de la capitale économique Abidjan, au delà de la limite constitutionnelle sur la détention préventive de 48 heures, et en violation du droit de 2004 sur la presse en Côte-d'Ivoire, qui interdit les détentions de journalistes pour des questions liés à la presse.
"Le président Alassane Ouattara, a pris ses fonctions avec la promesse de respecter la démocratie et la primauté du droit et de rompre avec les tactiques d'intimidation de Laurent Gbagbo envers la presse ", a déclaré Mohamed Keita coordonnateur du Plaidoyer pour l’Afrique au CPJ. "Nous appelons les autorités ivoiriennes à libérer immédiatement César Etou, Didier Dépry et Boga Sivori et mettre fin à la persécution des médias, qui ont un droit constitutionnel à l'examen critique du gouvernement."
Les autorités judiciaires ont interrogé Etou et Sivori sur des accusations d'«infraction au chef de l'Etat» sur une ‘‘Une’’ du 21 Novembre intitulée «Bien que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara achète 40 Mercedes de francs CFA 1460000000 [2,07 millions de dollars Etats-Unis]», a déclaré au CPJ l'avocat Serge Essouo en charge de leur défense. L'article est tiré d’un bulletin d'affaires africains Lettre du Continent du 17 Novembre, basé à Paris, qui a publié rapport contrasté sur l'acquisition présumée du gouvernement de 40 Mercedes de Classe E pour les membres du cabinet, alors que des services sociaux fondamentaux manquent aux Ivoiriens ordinaires.
Les autorités judiciaires accusent Dépry de «saper l'économie nationale», avec son article publié le 24 Novembre qui a critiqué la réaction méprisante du gouvernement envers un précédent rapport de Notre Voie sur une imminente dévaluation du franc CFA, a dit au CPJ Me Essouo, avocat de Notre Voie. Commentant ces arrestations, dimanche, M. Ouattara a dit que les allégations de Notre Voie "sont inacceptables", et dit que la justice devrait être autorisé à suivre son cours normal, selon le quotidien privé Le Nouveau Réveil. "Je pense que les journalistes, bien sûr, peuvent exprimer leurs opinions, mais il faut des faits avérés", a t-il dit. «Vous savez, je suis pour la liberté d'expression. Rappelez-vous que c'est sous mon mandat comme premier ministre que les stations de presse et la radio ont été libéralisés», a déclaré M. Ouattara, selon l’article.
Toutefois, le CPJ indique que le gouvernement n'a pas tenu opportun de demander des compte aux combattants des forces républicaines de la Côte-d'Ivoire (FRCI) pro-Ouattara impliquées dans les saccages et l’occupation illégale pendant cinq mois du siège de Notre Voie.
Les autorités ivoiriennes n’ont procédé à aucune arrestation dans deux incidents séparés impliquant des combattants FRCI dans laquelle deux journalistes de radio ont perdu leur vie :
- Le 8 mai assassinat du journaliste de radio Sylvain Lago Gagnetaud
- Et la mort le 19 Novembre de Gilles Tutsi Dabe Murris.
Le Front populaire Ivoire (FPI) parti pro-Gbagbo dans un communiqué de presse, a condamné les arrestations des trois journalistes.
Coordonnateur en chef du Plaidoyer
Comité de Protection des
Journalistes (CPJ)
New York, le 28 Novembre2011
Délit de presse, délit par voie de presse, Monsieur, pas de confusion
Ce n’est pourtant pas de la mer à boire. Un délit de presse est un délit commis par voie de presse. La loi de décembre 2004 qui encadre le régime de la presse en Côte d’Ivoire a établi clairement que tout délit commis par voie de presse est désormais dépénalisé. Très clairement dit, un journaliste qui, dans l’exercice de ses fonctions de journaliste, commet une faute susceptible de le priver de sa liberté ne subit pas la sanction ancienne que l’on retrouve dans la loi de 1991.
Cette loi, qui n’était que la copie conforme de la loi française de 1881, avait été prise sous le gouvernement Ouattara pour empêcher les journalistes de faire leur travail de critique. De sorte que, pour peu, un journaliste se retrouvait en prison avec son directeur de publication. La loi de 2004 dont la lettre et l’esprit sont pour que les journalistes n’aillent plus en prison pour ce qu’ils auront écrit, dit et pour leur opinion n’est pas abrogée. Elle est toujours en vigueur en Côte d’Ivoire. Un journaliste qui n’a pas tué, volé, agressé son semblable ne peut être détenu plus de 4 jours durant dans un violon de la police.
A notre aîné, avocat de son état, qui veut coûte que coûte que les journalistes de Notre Voie soient incarcérés en tentant de travestir la loi, nous répondons qu’il n’y a pas a priori de délit de presse ou de délit par voie de presse. Par exemple, une offense au chef de l’Etat, une atteinte à l’ordre public, un appel à la xénophobie ou une atteinte aux bonnes mœurs ne sont pas d’emblée des délits de presse. S’ils sont commis par un avocat, un fonctionnaire, un banquier, un footballeur, un instituteur ou une sage-femme, ces délits ne seront pas qualifiés de délit de presse. Les personnes qui les auront commis feront la prison ou seront sanctionnés par la loi en vigueur dans le pays. Mais si ces délits sont commis par un ou des journalistes dans l’exercice de leur fonction, alors ils sont des délits de presse. Parce que, simplement,
ils ont été commis par voie de presse. Dans ce cas précis, la loi demande aux juges de ne point faire perdre à ces journalistes leur liberté. C’est-à-dire la loi demande aux hommes de loi de signifier aux journalistes qu’ils ont commis une ou des fautes et de les remettre en liberté.
Selon les informations recueillies auprès du parquet et de nombreux avocats qui s’intéressent à l’affaire des 3 journalistes de Notre Voie, le procureur de la République leur a signifié que, respectant la loi sur la presse qui ne veut pas qu’on mette un journaliste en prison pour ses opinions exprimées dans son travail, il a demandé aux deux enquêteurs de la Police criminelle de libérer nos collègues.
Mais, contre toute attente, toujours selon les informations recueillies par les organisations de défense des droits humains, des consignes sont arrivées du ministère de l’Intérieur pour que nos collègues ne recouvrent pas la liberté. C’est la seule et unique raison qui fait que César Etou, Didier Depry et Boga Sivori sont maintenus au violon de la Police criminelle au Plateau.
Dans ce dossier, la politique est entrée au palais avec force par la porte faisant fuir le droit par la fenêtre. C’est pourquoi, depuis hier, tous les regards sont tournés vers le nouvel homme fort d’Abidjan dont le bras droit piétine dangereusement la justice et la liberté de la presse. Nous ne sommes plus en 1991 où la loi liberticide votée pour réprimer la presse de l’opposition faisait rage. Laurent Gbagbo est passé par là entretemps et a remis les choses dans l’ordre.
Respectons cet ordre !
Enfin, après cinq jours d'arrestation arbitraire
les trois journalistes de « Notre Voie » transférés au Parquet d’Abidjan
César Etou, Boga Sivori et Didier Dépry du quotidien Notre Voie, proche du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo, ont été transférés ce mardi de la Police criminelle d'Abidjan, dans la commune du Plateau, au Parquet d'Abidjan, dans la même commune. Ils sont désormais au "violon" (cellule de passage) du tribunal. Ils devraient être situés dans les prochaines heures sur leur relaxe ou sur une éventuelle inculpation.
Les trois journalistes avaient été arrêtés jeudi dernier et mis en cause pour "offense au chef de l'Etat" et "atteinte à l'économie nationale", pour avoir écrit deux articles. Le premier s'indignait de l'achat de 40 voitures de luxe par le gouvernement "alors que les Ivoiriens ont faim", et le second affirmait qu'une seconde dévaluation du franc CFA aurait lieu.