Source: http://ardhd.org/affinfo.asp?articleID=5316
Timestamp: 2017-07-22 14:53:02+00:00
Document Index: 212620276

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A l'exception des dépêches et articles de journaux qui restent placés sous le copyright des auteurs et éditeurs, nos articles peuvent être reproduits, sans autorisation, à la seule condition de citer la source: "http://www.ardhd.org" (Merci de respecter ce point) 19/10/06 (B365) Affaire Borrel : la Juge Clément qui instruit le dossier d'assassinat à Paris, décide de passer outre les recommandations du Parquet et lance des mandats d'arrêt contre Adwani et Awalleh Guelleh. Et de quatre mandats !!! (AFP / TF1) ____________________________________ AFP Affaire Borrel: mandats d'arrêt de la France contre les principaux suspects
La juge française chargée d'enquêter sur l'assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti a délivré jeudi des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre des deux principaux suspects de ce dossier, qui touche de hautes personnalités djiboutiennes.
Ces mandats d'arrêt visent deux repris de justice en fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés par la juge Sophie Clément comme de possibles exécutants de l'assassinat de Bernard Borrel.
La magistrate souhaite pouvoir comparer leur ADN à des empreintes génétiques inconnues retrouvées sur le short du juge.
Elle a passé outre l'avis du parquet de Paris. Celui-ci avait demandé de comparer au préalable l'ADN du short à celui de militaires qui auraient aidé à mettre en bière le corps du juge. La veuve du juge avait aussitôt déploré une "reprise en mains" du dossier.
La délivrance de ces deux mandats intervient onze ans, jour pour jour, après la découverte du corps à demi calciné du juge, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti.
"L'enquête menée établissait qu'il s'agissait d'un assassinat", a rappelé Mme Clément dans les motifs des mandats d'arrêt.
La cour d'appel de Paris a également validé jeudi une information judiciaire visant l'ancien porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Hervé Ladsous, pour de supposées pressions sur la justice française concernant ce dossier, et ce, contre l'avis du parquet.
La justice avait délivré début octobre les deux premiers mandats d'arrêt du dossier Borrel à l'encontre du procureur de Djibouti et du chef des services secrets pour une éventuelle "subornation de témoins".
"C'est une victoire considérable pour Mme Borrel, les mandats d'arrêt supplémentaires et la décision de la cour d'appel sont pour nous la preuve que des magistrats indépendants n'acceptent plus les pressions sur ce dossier. C'est un désaveu considérable pour le parquet de Paris", a estimé Me Olivier Morice, l'un des avocats de la famille Borrel.
Dans un entretien à l'AFP, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait assuré que le parquet n'avait aucune intention de faire "obstruction" à l'enquête.
Dans son ordonnance, la juge constate que les premiers enquêteurs arrivés près du corps affirment "avoir fait le nécessaire afin qu'aucune modification ne puisse être apportée sur les lieux".
Elle souligne que celui qui a mis le short sous scellé n'a eu qu'un "contact bref" avec le vêtement alors que, pour les experts, l'ADN retrouvé implique "un contact long et/ou un maintien avec force".
Jugeant la comparaison de l'ADN du short avec ceux des militaires de la mise en bière "pas utile à la manifestation de la vérité", Sophie Clément accepte en revanche une analyse de l'ADN des hommes qui ont mis le short sous scellé.
Motivant les mandats d'arrêt, elle rappelle qu'un témoin clef du dossier, Mohamed Saleh Aloumekani, officier de la garde présidentielle, affirme avoir vu les deux suspects rendre compte avec trois autres hommes de l'assassinat du juge à l'actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon.
La juge française rappelle qu'un gardien de la prison de Gabode, où les deux suspects étaient incarcérés pour des attentats contre des lieux fréquentés par les Français, a expliqué qu'un des suspects, Adouani, avait été sorti de prison par le chef de la sécurité de Djibouti le jour de la mort de Bernard Borrel.
La juge souligne que l'ancien attaché financier de l'ambassade de Djibouti au Yémen a également affirmé que l'autre suspect, Awalleh Guelleh, pouvait entrer et sortir de la prison de Gabode.
pr/ed/ak t
_________________________________ TF1
Affaire Borrel : deux mandats d'arrêt internationaux délivrés La juge Sophie Clément a lancé une procédure contre deux repris de justice en fuite, possibles exécutants de l'assassinat du juge.
Ces mandats d'arrêt visent deux repris de justice en fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés par la juge Sophie Clément comme de possibles exécutants de l'assassinat de Bernard Borrel. La magistrate souhaite pouvoir comparer leur ADN à des empreintes génétiques inconnues retrouvées sur le short du juge assassiné. La juge est passée outre l'avis du parquet de Paris qui avait demandé, avant toute délivrance de mandats d'arrêt, de comparer l'ADN du short à celui de militaires qui auraient aidé à mettre en bière le corps du juge. "Un désavoeu pour le parquet"
La délivrance des deux mandats intervient onze ans, jour pour jour, après la découverte du corps, à demi calciné du juge, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti. "L'enquête menée établissait qu'il s'agissait d'un assassinat", a rappelé Sophie Clément dans les motifs des mandats d'arrêt. La cour d'appel de Paris a également validé jeudi une information judiciaire visant l'ancien porte-parole du Quai d'Orsay Hervé Ladsous, pour de supposées pressions sur la justice française dans le cadre de ce dossier et ceci, contre l'avis du parquet. La justice avait délivré début octobre les deux premiers mandats d'arrêt du dossier Borrel à l'encontre du procureur de Djibouti et du chef des services secrets pour une éventuelle "subornation de témoins". "C'est une victoire considérable pour Mme Borrel, les mandats d'arrêt supplémentaires et la décision de la cour d'appel, sont pour nous la preuve que des magistrats indépendants n'acceptent plus les pressions sur ce dossier. C'est un désavoeu considérable pour le parquet de Paris", estime Me Olivier Morice, l'un des avocat, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.