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Timestamp: 2016-09-27 01:54:16+00:00
Document Index: 252916629

Matched Legal Cases: ['art. 319', 'art. 105', 'art. 319', 'art. 2', 'art. 4', 'art. 8', 'art. 328', 'art. 336', 'art. 10', 'art. 336', 'art. 10', 'art. 336', 'art. 10', 'art. 336', 'art. 336', 'art. 100', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 97', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 97', 'in fine', 'ATF ', 'ATF ', 'in casu', 'in fine', 'art. 336', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 336', 'art. 336', 'ATF ', 'art. 336', 'ATF ', 'art. 336', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 336', 'ATF ', 'art. 336', 'art. 336', 'art. 336', 'art. 42', 'art. 66', 'art. 65', 'art. 68']

4A_539/2015 � � Arr�t du 28 janvier 2016
contrat de travail, r�siliation,
A.a.�Par contrat individuel de travail (art. 319 al. 1 CO), B.________ (la travailleuse ou la salari�e), n�e en *** et sans charge de famille, a �t� engag�e � 100% d�s le 10 janvier 1994 par A.________ (ci-apr�s: la Caisse), � C.________, comme taxatrice dans la section "indemnit�s de ch�mage complet" (IC), avec pour mission d'exercer toutes t�ches aff�rentes aux dossiers des ch�meurs complets des districts de R.________, S.________ et T.________; ce poste �tait colloqu� en classe 18 de l'�chelle des traitements alors en vigueur dans le canton du Valais (art. 105 al. 2 LTF).
Par d�cision du 1er mai 1996 prise d'entente avec son employeur, la salari�e a �t� transf�r�e de mani�re d�finitive aupr�s des deux secteurs "r�duction de l'horaire de travail"-"indemnit� en cas d'intemp�rie" (RHT-INT) et "indemnit� en cas d'insolvabilit�" (ICI), avec priorit� au secteur RHT-INT, vu le volume croissant d'affaires en la mati�re.
D�s le 1er octobre 1998, elle a occup� la fonction de taxatrice-autonome RHT-INT. A partir du 1er ao�t 2000, elle a �galement oeuvr� comme assistante-comptable, assumant la gestion des d�biteurs de l'ensemble de la Caisse.
Par courrier du 28 novembre 2000, la Caisse, dans le cadre d'une r�organisation, a confirm� � la salari�e qu'elle �tait mut�e dans le secteur IC d�s le 4 d�cembre suivant, tout en l'invitant � rester � jour dans les domaines RHT-INT et ICI d�sormais confi�s � D.________, n� en ***, afin de pouvoir le suppl�er en cas d'absence. Entre le 11 et le 23 avril 2002, elle a ainsi �t� transf�r�e temporairement aupr�s des secteurs RHT-INT et ICI.
Le 27 mars 2002, le directeur de la Caisse � cette �poque a r�dig� une note interne faisant �tat de l'entretien qu'il avait eu le 15 mars pr�c�dent avec la travailleuse; lui reprochant de passer pour quelqu'un de "pas tr�s commode" envers ses coll�gues, il lui a enjoint d'adopter en toutes circonstances une attitude positive.
A.b.�Le 9 octobre 2007, la salari�e a sign� un nouveau contrat individuel de travail (art. 319 al. 1 CO) avec la Caisse; selon l'art. 2, elle �tait engag�e en qualit� de collaboratrice � plein temps charg�e de l'indexation des documents et de taxatrice des secteurs RHT-INT et ICI; le contrat, qui retenait que l'entr�e en fonction avait eu lieu le 10 janvier 1994, stipulait que le d�lai de cong� �tait de six mois d�s la dixi�me ann�e de travail (art. 4 et 5); le salaire mensuel brut �tait de 7'032 fr.55 d�s le 1er janvier 1997, pay� treize fois l'an (art. 8).
Le 8 janvier 2009, une s�ance a �t� organis�e pour d�finir les futures t�ches de la travailleuse; � cette occasion, elle a affirm� ne plus vouloir faire comme pr�c�demment de la taxation dans le secteur IC, activit� qui avait g�n�r� chez elle de l'angoisse, et s'est d�clar�e toujours disponible pour travailler dans les secteurs RHT-INT et ICI.
Dans une optique de rationalisation du travail, la salari�e a ainsi r�int�gr� d�s le 16 mars 2009 les secteurs RHT-INT et ICI.
A.c.�En pr�vision des changements organisationnels qui allaient intervenir au sein de la Caisse, une s�ance a �t� mise sur pied avec l'ensemble des collaborateurs le 10 septembre 2010. Il a �t� expos� que les activit�s dans les secteurs RHT-INT et ICI seraient dor�navant partag�es entre la travailleuse et D.________, lesquels occuperaient le m�me bureau; il a �galement �t� signal� que l'�chelle salariale serait revue et adapt�e d'ici au 1er janvier 2011.
Au cours de l'entretien de qualification men� le 12 novembre 2010, la salari�e s'est plainte du climat de travail et de sa mauvaise entente avec D.________, non sans sugg�rer de pouvoir travailler dans un bureau s�par�. Les connaissances professionnelles de la travailleuse ont �t� qualifi�es pour l'essentiel de " bien ", voire " tr�s bien ", tout comme le comportement social en rapport avec l'esprit d'�quipe et le comportement envers les coll�gues et sup�rieurs.
Par courrier du 15 d�cembre 2011 adress� au nouveau directeur de la Caisse, la travailleuse, apr�s avoir pris connaissance de la nouvelle �chelle des salaires entrant en vigueur le 1er janvier 2012, s'est d�clar�e victime d'une discrimination salariale � raison du sexe par rapport � son coll�gue D.________; elle a fait valoir que sa r�mun�ration �tait pr�vue en classe 15, alors que celle de son coll�gue se situait en classe 13 (la classe la plus �lev�e de l'�chelle des salaires �tant la 1C, la plus basse la 21).
Le 16 d�cembre 2011, elle a eu un entretien � ce propos avec le directeur, qui, selon elle, ne lui aurait pas donn� d'explications satisfaisantes quant � la diff�rence de classes de salaire pr�vue entre les int�ress�s.
Au 1er janvier 2012, le salaire mensuel de la travailleuse s'�levait � *** fr. bruts, plus treizi�me salaire, en classe 15, alors que celui de D.________ se montait � *** fr. bruts, plus treizi�me salaire, en classe 13, hors allocations de formation pour ses enfants majeurs.
Le 3 avril 2012, lors d'une s�ance du groupe de direction, il a �t� d�cid� que D.________ serait responsable ICI et " responsable qualit� ", tandis que la travailleuse assumerait les domaines RHT-INT, chacun devant assurer la suppl�ance de l'autre; le proc�s-verbal de la s�ance pr�cisait que "pour favoriser les �changes entre les deux collaborateurs", ces derniers continueraient � partager le m�me bureau.
A.d.�Le 13 juin 2012, le directeur de la Caisse a inform� l'ensemble des collaborateurs qu'en raison du conflit qui existait depuis des ann�es entre la travailleuse et D.________, ces derniers ne travailleraient plus ensemble dans les secteurs RHT-INT et ICI, que D.________ reprendrait ces deux secteurs avec une nouvelle personne devant �tre engag�e et qu'il serait propos� � la travailleuse le poste de taxatrice IC � la succursale de C.________, tout employ� int�ress� � reprendre le poste actuel de la travailleuse �tant pri� de s'annoncer jusqu'au 25 juin 2012. Il a �t� retenu que le poste de taxatrice IC figurait en classe 16 de l'�chelle des salaires 2012. Le directeur de la Caisse, entendu comme t�moin, a d�clar� que pour pouvoir exercer � nouveau la fonction de taxatrice IC, la salari�e devait "se mettre � niveau durant six mois".
Par courriel du 6 juillet 2012, la travailleuse a inform� le directeur de la Caisse qu'elle ne d�sirait aucunement ce changement de fonction, que D.________ et elle-m�me avaient soumis des propositions pour r�gler leurs probl�mes relationnels (intervention d'un m�diateur, venue d'une troisi�me personne dans leur bureau commun, s�paration des bureaux), qui n'avaient pas �t� prises en compte, non sans rappeler que l'employeur devait respecter la personnalit� du travailleur en vertu de l'art. 328 CO.
Le 31 juillet 2012, le directeur de la Caisse a expliqu� � la travailleuse que la d�cision de la faire quitter les secteurs RHT-INT et ICI �tait "incontournable" au vu de l'atmosph�re d�l�t�re y r�gnant et qu'il avait pris acte du refus de la travailleuse de r�int�grer le secteur IC, tout en lui demandant d'y r�fl�chir encore.
Toujours le 31 juillet 2012, la salari�e a d�pos� aupr�s de l'autorit� comp�tente une requ�te de conciliation pour discrimination salariale de nature sexiste dans les rapports de travail de droit priv�. Le directeur de la Caisse a reconnu avoir re�u cette requ�te le 23 ao�t 2012.
En r�ponse � un courriel de la travailleuse du 6 ao�t 2012, le directeur de la Caisse, par pli du 17 ao�t 2012, a derechef pris acte qu'elle refusait le poste de taxatrice IC et lui a propos� "la perspective, d'ici � l'ann�e prochaine, de fonctionner en qualit� de collaboratrice sp�cialis�e au sein du service des prestations", accordant � l'int�ress�e un nouveau d�lai de r�flexion d'une semaine et l'avisant que si elle ne changeait pas d'avis, il se verrait contraint de r�silier son contrat de travail. La travailleuse n'a pas r�pondu � ce courrier.
Par lettre du 24 septembre 2012, remise en mains propres, la Caisse a r�sili� le contrat de travail de la salari�e pour le 31 mars 2013, indiquant que le cong� �tait motiv� par le refus qu'elle avait oppos� � deux propositions successives de mutation � l'interne � la suite de la r�organisation indispensable des secteurs d'activit� de la Caisse.
Par courrier recommand� du 25 septembre 2012, la travailleuse a form� opposition au cong�, faisant valoir que les motifs de cong� invoqu�s �taient abusifs au sens de l'art. 336 CO et de l'art. 10 de la loi f�d�rale du 24 mars 1995 sur l'�galit� entre femmes et hommes (Loi sur l'�galit� ou LEg; RS 151.1).
B.________ (demanderesse) a ouvert action contre la Caisse (d�fenderesse) devant les autorit�s valaisannes par requ�te de conciliation. Apr�s �chec de la conciliation men�e le 17 septembre 2012 et d�livrance d'une autorisation de proc�der, la demanderesse a saisi le 24 septembre 2012 le Tribunal du travail du canton du Valais. En dernier lieu, elle a conclu au paiement de 168'612 fr.80, soit 41'707 fr.05 � titre d'arri�r�s de salaire, 30'000 fr. au titre d'indemnit� pour licenciement abusif en vertu de l'art. 336a al. 2 CO, 56'905 fr.75 � titre d'indemnit� pour cong� de repr�sailles au regard de l'art. 10 LEg et 40'000 fr. pour r�parer le tort moral subi.
Par jugement du 5 ao�t 2013, le Tribunal du travail a enti�rement rejet� la demande.
La demanderesse a appel� de ce jugement, concluant principalement au versement par sa partie adverse de 30'000 fr. au titre d'indemnit� pour licenciement abusif selon l'art. 336a al. 2 CO, 47'832 fr.35 � titre d'indemnit� pour cong� de repr�sailles au regard de l'art. 10 LEg et 4'000 fr. � titre d'indemnit� satisfactoire; � titre subsidiaire, elle a sollicit� l'octroi des m�mes montants, en prenant encore une conclusion dirig�e contre un tiers, qui n'est pas partie au proc�s.
Le Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du Valais, par jugement du 1er septembre 2015, a partiellement admis l'appel et, statuant � nouveau, a condamn� la d�fenderesse � payer � la demanderesse 30'000 fr. � titre d'indemnit� pour licenciement abusif, toute autre ou plus ample conclusion �tant rejet�e. En substance, le magistrat pr�cit� a ni� l'existence au sein de la Caisse d'une discrimination salariale li�e au sexe; il a admis que le cong� n'�tait pas � mettre en relation avec les pr�tentions salariales �lev�es par la demanderesse sur la base de la Loi sur l'�galit�, mais qu'il �tait abusif au regard de l'art. 336 al. 1 let. d CO parce qu'il avait �t� motiv� par le refus de la demanderesse d'accepter une modification d�favorable des relations contractuelles devant prendre effet avant l'�ch�ance du d�lai de cong� ordinaire; le juge en question a allou� � la demanderesse une indemnit� de 30'000 fr. comme indemnit� pour cong� abusif en vertu de l'art. 336a CO correspondant � un peu plus de trois mois et demi de salaire, part au 13e salaire comprise.
La Caisse exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral, sans �tre repr�sent�e par un avocat. Elle conclut principalement � la r�forme du jugement du 1er septembre 2015, la demande en paiement devant �tre enti�rement rejet�e; subsidiairement, elle requiert l'annulation dudit jugement, la cause �tant renvoy�e au Juge de la Cour civile II pour nouveau jugement.
L'intim�e propose le rejet du recours.�
1.1.�Interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) par la partie d�fenderesse qui a partiellement succomb� sur ses conclusions lib�ratoires et qui a ainsi la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), dirig� contre un arr�t final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par un tribunal sup�rieur statuant sur recours (art. 75 LTF) dans une affaire p�cuniaire de droit du travail dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 15'000 fr. (art. 74 al. 1 let. a LTF), le recours en mati�re civile est recevable au regard de ces dispositions.
1.3.�Dans la mesure o� la recourante, dans son recours en mati�re civile, pr�sente liminairement un �tat de fait de trois pages, sans invoquer de disposition constitutionnelle ni d�montrer l'arbitraire (art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF), il n'en sera tenu aucun compte.
La recourante pr�tend qu'� divers �gards le magistrat intim� a �tabli les faits et appr�ci� les preuves administr�es de mani�re arbitraire.
Le Tribunal f�d�ral ne pouvant revoir la mani�re dont la cour cantonale a appr�ci� les preuves que sous l'angle restreint de l'arbitraire, il appartient au recourant de d�montrer, par une argumentation pr�cise et circonstanci�e, en quoi l'appr�ciation cantonale est insoutenable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62).
Selon la jurisprudence, une d�cision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t gravement une norme ou un principe juridique clair et reconnu, ou encore heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que la d�cision apparaisse arbitraire dans son r�sultat. A cet �gard, le Tribunal f�d�ral ne s'�carte de la solution retenue que dans la mesure o� celle-ci appara�t insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adopt�e sans motif objectif et en violation d'un droit certain. Il n'y a pas arbitraire du fait qu'une autre solution pourrait entrer en consid�ration ou serait m�me pr�f�rable (ATF 140 III 16 consid. 2.1 p. 18 s.; 138 III 378 consid. 6.1 p. 379 s.).
2.1.1.�Pour la recourante, le Juge de la Cour civile a fait montre d'arbitraire en retenant que l'on cherche vainement les mesures qu'elle aurait prises avant le licenciement de l'intim�e afin de r�soudre le conflit qui l'opposait � D.________. Apr�s avoir re�u son cong�, la travailleuse a ainsi eu la possibilit� d'occuper un bureau s�par�.
La recourante affirme aussi que deux propositions de postes ont �t� faites � la salari�e, soit celui de taxatrice IC et celui de collaboratrice sp�cialis�e du service des prestations, et qu'elle les a refus�es, car elle s'ent�tait � vouloir poursuivre son activit� dans les secteurs RHT-INT et ICI, cela par manque de motivation � parfaire ses connaissances dans le domaine du ch�mage complet ou pour occuper la fonction de collaboratrice sp�cialis�e.
2.1.2.�Les mesures prises par l'employeur pour d�samorcer le conflit entre la travailleuse et le coll�gue pr�cit� n'ont aucune incidence pour la solution du litige (art. 97 al. 1 LTF), d�s l'instant o� le juge intim� a admis que le motif du cong� ne r�sidait nullement dans le conflit invoqu� (cf. consid. 2.7.3.2 in fine du jugement attaqu�).
Le juge cantonal valaisan a fait �tat du fait que la d�fenderesse a propos� le 13 juin 2012 � la salari�e le poste de taxatrice IC, puis le 17 ao�t 2012 celui de collaboratrice sp�cialis�e du service des prestations (cf. consid. 2.6.1 du jugement cantonal). Si l'intim�e les a tous deux refus�s, c'est parce que ces propositions correspondaient � un d�classement destin� � prendre effet avant l'�ch�ance du d�lai ordinaire de cong� de six mois (cf. consid. 2.7.3.3 et 5.2.2 dudit jugement). En soutenant qu'un manque de motivation de la travailleuse a provoqu� le refus de ces propositions, la recourante pr�sente des critiques appellatoires, radicalement irrecevables (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262).
2.2.1.�Selon la recourante, il est insoutenable d'admettre en fait que la travailleuse n'a pas re�u d'avertissement avant d'�tre cong�di�e.
2.2.2.�Ce point n'a pas d'influence sur la querelle. En effet, l'exigence d'un avertissement n'entre en ligne de compte qu'en mati�re de cong� pour justes motifs, lorsque le manquement aux obligations contractuelles du travailleur ne justifie pas, par sa nature et sa gravit�, un licenciement imm�diat (cf. ATF 129 III 380 consid. 2.1). Or, in casu, la travailleuse a re�u un cong� ordinaire.
2.3.1.�La recourante est d'avis qu'il �tait arbitraire d'assimiler � une r�trogradation le poste de taxatrice IC qui a �t� propos� � la travailleuse.
2.3.2.�Il a �t� retenu en fait, sans que l'arbitraire soit invoqu� � ce propos, que le poste de taxatrice IC figurait en classe 16 de l'�chelle des salaires entr�e en vigueur le 1er janvier 2012, alors que le poste qu'elle occupait jusque-l� dans les secteurs RHT-INT et ICI �tait colloqu� en classe 15, �tant pr�cis� que la classe la plus �lev�e des salaires est la 1C et la plus basse la 21. Sur cette base, on ne voit pas o� pourrait r�sider l'arbitraire de la constatation incrimin�e.
2.4.1.�La recourante pr�tend que la seconde proposition qui a �t� faite � la salari�e, soit celle d'occuper le poste de collaboratrice sp�cialis�e, correspondait totalement � ses attentes.
2.4.2.�Il s'agit l� d'une all�gation non prouv�e, que ne vient �tayer aucune pi�ce du dossier. En r�plique, la recourante a en plus conc�d� que ce poste n'avait toujours pas �t� cr�� � ce jour, ce qui est un s�rieux indice que ledit poste �tait un miroir aux alouettes.
2.5.1.�La recourante affirme qu'il �tait ind�fendable de consid�rer qu'elle s'est livr�e � un double jeu en offrant � la travailleuse un poste inacceptable pour elle.
2.5.2.�Le juge intim�, au consid�rant 5.2.2 in fine du jugement d�f�r�, a fait �tat, � titre sur�rogatoire, d'un �ventuel double jeu qui pourrait �tre reproch� � la recourante.
La question du double jeu auquel se livre celui qui donne le cong� ne joue de r�le que pour d�terminer si le cong� est abusif au sens de l'art. 336 al. 1 et 2 CO (ATF 136 III 513 consid. 2.3 p. 515 et les arr�ts cit�s). Cette question rel�ve �videmment du droit, et non du fait. Le moyen manque sa cible.
2.6.1.�La recourante soutient que le juge de la Cour civile a fait abstraction des mesures qu'elle a prises apr�s le licenciement de la travailleuse, qui ont notamment consist� � l'aider dans ses recherches d'emploi et � proc�der � des am�nagements pour faciliter la fin des rapports contractuels.
2.6.2.�Ce pan du grief n'a rien � voir avec une critique d'arbitraire, laquelle exige une motivation d�taill�e se r�f�rant � des �l�ments pr�cis du dossier (art. 106 al. 2 LTF). Il est irrecevable.
2.7.�
2.7.1.�A suivre la recourante, il est insoutenable de n'avoir pas tenu compte que d�s le 13 juin 2012, elle devait assurer la suppl�ance de D.________ dans les domaines RHT-INT et ICI et que la salari�e ne remplissait pas cette exigence.
2.7.2.�D'apr�s le jugement attaqu�, le 3 avril 2012, soit � peine deux mois plus t�t, une r�partition des t�ches au sein des secteurs RHT-INT et ICI avait �t� d�cid�e; si D.________ devenait responsable du secteur ICI, la travailleuse �tait toujours responsable des secteurs RHT-INT, chacun devant assurer la suppl�ance de l'autre. Il n'a pas �t� retenu que l'intim�e n'a pas �t� � m�me d'accomplir ses t�ches dans le secteur RHT-INT et de suppl�er son coll�gue dans le secteur ICI. L'all�gation pr�tendument omise arbitrairement est purement gratuite, aucun �l�ment de preuve n'�tant invoqu� � son appui.
2.8.�En r�sum�, le moyen pris d'un �tablissement arbitraire des faits, sous toutes ses facettes, doit �tre rejet� en tant qu'il est recevable.
La recourante invoque une violation de l'art. 336 al. 1 let. d CO. Elle fait valoir que l'intim�e, par son comportement envers ses coll�gues et ses sup�rieurs hi�rarchiques, provoquait un climat de travail tendu, de sorte que le cong� r�pondait � un int�r�t digne de protection. Le refus persistant de la travailleuse de modifier son attitude, de se former en ICI pour assurer la suppl�ance de son coll�gue et d'accepter un autre poste � l'interne a conduit le directeur de la d�fenderesse � licencier la demanderesse. D'apr�s la recourante, il n'a pas �t� �tabli que la modification contractuelle propos�e devait prendre effet avant l'�ch�ance du d�lai de cong�, de sorte que le licenciement n'�tait pas abusif au sens de la norme susrappel�e.
En droit suisse du travail, la libert� de la r�siliation pr�vaut, de sorte que, pour �tre valable, un cong� n'a en principe pas besoin de reposer sur un motif particulier. Le droit de chaque cocontractant de mettre unilat�ralement fin au contrat est toutefois limit� par les dispositions sur le cong� abusif (art. 336 ss CO) (ATF 132 III 115 consid. 2.1 p. 116; 131 III 535 consid. 4.1 p. 538).
L'art. 336 al. 1 et 2 CO contient une liste non exhaustive de cas dans lesquels la r�siliation est abusive (ATF 132 III 115 consid. 2.1 p. 116). Ainsi, � teneur de l'art. 336 al. 1 let. d CO, le cong� est abusif lorsqu'il est donn� parce que l'autre partie fait valoir de bonne foi des pr�tentions r�sultant du contrat de travail. Pour que cette disposition soit applicable, il faut que l'autre partie ait eu la volont� d'exercer un droit et qu'elle ait �t� de bonne foi, m�me si sa pr�tention, en r�alit�, n'existait pas (ATF 136 III 513 consid. 2.4 p. 515).
Pour dire si un cong� est abusif, il faut se fonder sur son motif r�el (arr�t 4A_408/2010 du 7 octobre 2010 consid. 2.3). D�terminer le motif d'une r�siliation est une question de fait (ATF 131 III 535 consid. 4.3 p. 540; 130 III 699 consid. 4.1 p. 702).
3.2.�La jurisprudence admet le principe d'un cong�-modification (�nderungsk�ndigung), car, comme tout contrat, le contrat de travail n'est pas immuable; il peut cependant y avoir abus dans certaines circonstances (cf. ATF 123 III 246 consid. 3a et b p. 249 s. et les r�f�rences cit�es). Tel est notamment le cas lorsque l'employeur propose des modifications qui doivent entrer en vigueur avant l'expiration du d�lai de licenciement, et qu'il cong�die le salari� qui n'a pas accept�. Le licenciement est alors abusif au sens de l'art. 336 al. 1 let. d CO, parce qu'en refusant une modification du contrat avant l'�ch�ance, l'employ� fait valoir de bonne foi une pr�tention d�coulant de son contrat de travail et que c'est ce refus qui est � l'origine du licenciement. Un tel proc�d� constitue un cong� abusif, car l'employeur doit fournir les m�mes prestations jusqu'� l'expiration du d�lai de cong� (ATF 123 III 246 consid. 4a; arr�t 4C.317/2006 du 4 janvier 2007 consid. 3.5; JEAN-PHILIPPE DUNAND, in Commentaire du contrat de travail, Dunand/Mahon �d., 2013, n� 49 ad art. 336 CO; GABRIEL AUBERT, in Commentaire romand, Code des obligations, vol. I, 2e �d. 2012, n� 11 ad art. 336 CO).
3.3.�Il n'est pas contest� que le cong� du 24 septembre 2012 constitue un cong�-modification.
Le jugement attaqu� a constat� en fait que le motif r�el de ce cong� d�coulait du refus de la travailleuse d'accepter une modification � son d�savantage des relations contractuelles, qui devait prendre effet avant l'�ch�ance du d�lai de cong� ordinaire (cf. consid. 5.2.2 dudit jugement).
Il est incontestable que la modification de poste propos�e � la travailleuse lui �tait d�favorable. Le poste de taxatrice IC � la succursale de C.________ se trouvait en classe 16 de l'�chelle des salaires 2012, alors que le poste de responsable des secteurs RHT-INT et ICI dont elle s'occupait selon le contrat de travail du 9 octobre 2007 �tait en classe 15, �tant pr�cis� que la plus haute classe �tait la 1C. Quant au poste de collaboratrice sp�cialis�e du service des prestations, il n'a toujours pas �t� cr�� par la recourante et l'on ignore tout de ses modalit�s, de sorte qu'il n'entre pas en ligne de compte pour une comparaison avec l'ancien poste de la salari�e.
Il a �t� retenu, � partir du t�moignage du directeur de la recourante, que le poste propos� le 13 juin 2012 � l'intim�e de taxatrice IC n�cessitait qu'elle " se met (te) � niveau durant six mois ". En m�me temps, par communication de celui-ci du 13 juin 2012 � l'ensemble des collaborateurs, il a �t� d'ores et d�j� enjoint aux personnes int�ress�es par le poste actuel de la salari�e de s'annoncer aupr�s de la recourante dans un tr�s bref d�lai, soit douze jours. De ces �l�ments, on peut en d�duire, comme l'a fait le juge cantonal, que la recourante entendait d�placer l'intim�e au poste de taxatrice IC avant l'�ch�ance du d�lai ordinaire de cong�.
En effet, le cong�-modification a �t� donn� le 24 septembre 2012 pour le 31 mars 2013, la travailleuse b�n�ficiant d'un d�lai de cong� de six mois en raison de son anciennet�.
C'est donc sans violer le droit f�d�ral, et singuli�rement l'art. 336 al. 1 let. d CO, que le juge cantonal valaisan a consid�r� abusif le cong�-modification susmentionn�.
3.4.�Aucune critique n'est formul�e contre le montant de l'indemnit� pour cong� abusif qui a �t� allou�e � l'intim�e. Il n'y a pas lieu d'y revenir (art. 42 al. 1 et 2 LTF).
En d�finitive, le recours doit �tre rejet� en tant qu'il est recevable, aux frais de la recourante (art. 66 al. 1 LTF). L'�molument judiciaire sera r�duit en application de l'art. 65 al. 4 let. b LTF. La recourante versera � l'intim�e une indemnit� � titre de d�pens (art. 68 al. 1 et 2 LTF).