Source: https://www.pfizermedicalinformation.ca/fr-ca/solu-cortef
Timestamp: 2019-07-22 12:39:30+00:00
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SOLU-CORTEF (Succinate sodique d'hydrocortisone pour injection, USP) | Information Médicale Pfizer - Canada
SOLU-CORTEF (Succinate sodique d'hydrocortisone pour injection, USP)
Présentation et teneurs
100 mg, 250 mg,
500 mg et 1 g
Poudre stérile : phosphate disodique anhydre, phosphate monosodique anhydre
Diluant : eau stérile pour préparation injectable
Voir la section PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT pour connaître la liste complète des ingrédients.
Insuffisance corticosurrénale primaire, secondaire ou aiguë (L'hydrocortisone ou la cortisone est le médicament de choix. On peut utiliser des analogues synthétiques en association avec des minéralocorticoïdes au besoin; chez le nourrisson, l'apport d'un supplément de minéralocorticoïdes est particulièrement important.)
Thyroïdite non suppurée
Comme traitement adjuvant de courte durée (pour aider le patient au cours d'une crise aiguë ou d'une exacerbation) dans les cas suivants :
Synovite dans les cas d’arthrose
Polyarthrite rhumatoïde, y compris polyarthrite juvénile (certains cas peuvent nécessiter un traitement d'entretien par une dose faible)
Ténosynovite non spécifique aiguë
Lors d'une exacerbation ou comme traitement d'entretien dans certains cas de :
Rhumatisme cardiaque aigu
Dermatomyosite généralisée (polymyosite)
Dermatite herpétiforme bulleuse
Maîtrise d'états allergiques sévères ou invalidants réfractaires à des essais adéquats d’un traitement traditionnel :
Rhinite allergique saisonnière ou apériodique
Réactions d'hypersensibilité aux médicaments
Réactions urticariennes aux transfusions
Inflammations et allergies chroniques et sévères touchant l'œil :
Iritis, iridocyclite
Choroïdite et uvéite postérieure diffuse
Inflammation du segment antérieur
Ulcère marginal allergique de la cornée
Pour aider le patient lors de crises aiguës de :
Rectocolite hémorragique (traitement systémique)
Entérite régionale (traitement systémique)
Tuberculose pulmonaire fulminante ou disséminée (utilisé en association avec une chimiothérapie antituberculeuse appropriée)
Syndrome de Löffler ne répondant pas aux autres traitements
Anémie hémolytique (auto-immune) acquise
Purpura thrombocytopénique idiopathique chez l'adulte (administration par voie intraveineuse [i.v.] seulement; l’administration par voie intramusculaire [i.m.] est contre-indiquée)
Anémie hypoplastique congénitale
Thrombocytopénie secondaire chez l'adulte
Pour le traitement palliatif de :
Leucémies et lymphomes chez l'adulte
Leucémie aiguë chez l'enfant
Pour déclencher la diurèse ou une rémission de la protéinurie dans les cas de syndrome néphrotique, sans urémie, de type idiopathique, ou dû à un lupus érythémateux.
pour le traitement des chocs secondaires à une insuffisance corticosurrénale ou des états de choc ne répondant pas au traitement traditionnel lorsque l'on soupçonne la présence d'une insuffisance corticosurrénale;
avant une intervention chirurgicale et dans les cas de maladie ou de traumatisme grave, chez les patients souffrant d'insuffisance surrénale ou lorsque les réserves corticosurrénales sont incertaines;
pour le traitement des troubles allergiques aigus (état de mal asthmatique, réactions anaphylactiques, piqûres d'insectes, œdème laryngé non infectieux, etc.) après l’administration d’épinéphrine (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).
SOLU-CORTEF est indiqué en association avec une chimiothérapie antituberculeuse appropriée dans les cas de méningites tuberculeuses avec blocage sous-arachnoïdien ou blocage imminent. Il est aussi indiqué dans les cas de trichinose avec atteinte neurologique ou myocardique.
SOLU-CORTEF peut être administré par injection intraveineuse ou intramusculaire ou par perfusion intraveineuse. La méthode à privilégier pour les premiers soins dans les cas d’urgence est l’injection intraveineuse. Par la suite, on doit envisager l'emploi d'une préparation injectable ou orale dotée d’une plus longue durée d’action.
L’injection intramusculaire de corticostéroïdes doit se faire profondément dans une grande masse musculaire pour éviter une atrophie locale des tissus.
Les corticostéroïdes doivent être administrés à la plus faible dose permettant de maîtriser l’affection pour laquelle on les utilise et faire l’objet d’une diminution graduelle de la dose dans la mesure du possible. Étant donné que les complications de la corticothérapie dépendent de la dose du médicament et de la durée du traitement, il faut décider s’il faut avoir recours à une administration quotidienne ou à un traitement intermittent en pesant les risques et les avantages dans chaque cas.
On doit conseiller aux patients d’informer les médecins consultés ultérieurement qu’ils ont déjà reçu des corticostéroïdes.
En présence de diabète, d’ostéoporose, d’insuffisance rénale, de psychose chronique, d’hypertension, de myasthénie grave ou de prédisposition à la thrombophlébite, administrer SOLU-CORTEF avec prudence.
Des cas de maladie de Kaposi ont été signalés chez des patients sous corticothérapie. L'interruption de la corticothérapie pourrait entraîner une rémission clinique.
Des études menées chez des animaux ont mis en évidence un éventuel pouvoir mutagène des corticostéroïdes (voir TOXICOLOGIE, Mutagenèse).
Les doses moyennes et fortes d'hydrocortisone peuvent faire augmenter la tension artérielle et l'excrétion de potassium, et causer une rétention hydrosodée. Ces effets indésirables sont moins susceptibles de se manifester avec les dérivés synthétiques, sauf si ces derniers sont employés à de fortes doses. Une restriction de l'apport sodé (moins de 500 mg par jour) et l'administration d'un supplément potassique peuvent donc être nécessaires. Tous les corticostéroïdes augmentent l'excrétion de calcium.
Comme ils exposent les patients à la rétention sodique ainsi qu’à l’œdème et à la déplétion potassique qui l’accompagnent, les corticostéroïdes doivent être employés avec prudence, et que si ce traitement s’avère absolument nécessaire, en présence d’insuffisance cardiaque.
Les effets indésirables des glucocorticoïdes sur l’appareil cardiovasculaire, tels que la dyslipidémie et l’hypertension, peuvent prédisposer les patients présentant des facteurs de risque préexistants à des effets cardiovasculaires additionnels, en cas de fortes doses ou d’un traitement prolongé. Par conséquent, la prudence est de mise lorsqu’on prescrit des corticostéroïdes à ces patients; il faut prêter une attention particulière à la modification des facteurs de risque et accroître la surveillance de la fonction cardiaque, le cas échéant. L’administration d’une faible dose peut réduire le risque de complications lors d’un traitement par un corticostéroïde.
L’administration prolongée de doses thérapeutiques de corticostéroïdes peut entraîner une suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (insuffisance corticosurrénale secondaire). Le degré et la durée de cette insuffisance corticosurrénale sont très variables selon les patients et dépendent de la dose, de la fréquence et du moment de l’administration ainsi que de la durée du traitement. Ce type d’insuffisance relative peut persister pendant des mois après l’arrêt du traitement. Par conséquent, si le patient est soumis à un stress pendant cette période, il y a lieu de rétablir la corticothérapie. Si le patient est déjà sous corticostéroïde, il pourrait être nécessaire d’en augmenter la dose. La sécrétion des minéralocorticoïdes pouvant être perturbée, il convient d’administrer aussi du sel et/ou des minéralocorticoïdes.
L’arrêt soudain du traitement par des glucocorticoïdes peut provoquer une insuffisance surrénale aiguë d’issue mortelle. Un syndrome de « retrait stéroïdien », apparemment non lié à l’insuffisance corticosurrénale, peut également s’observer après l’interruption brusque du traitement par les glucocorticoïdes. Ce syndrome se manifeste par les symptômes suivants : anorexie, nausées, vomissements, léthargie, céphalées, fièvre, douleur articulaire, desquamation, myalgie, perte de poids et/ou hypotension. Ces effets seraient imputables à une variation soudaine du taux de glucocorticoïdes plutôt qu’à une faible concentration de corticostéroïdes. On peut réduire au minimum l’insuffisance corticosurrénale causée par un médicament en diminuant progressivement la dose de ce dernier.
Les corticostéroïdes, y compris l’hydrocortisone, peuvent accroître la glycémie, exacerber un diabète préexistant et prédisposer au diabète toute personne faisant l’objet d’une corticothérapie prolongée.
On a signalé des cas de crises hypertensives associées à un phéochromocytome après l’administration de corticostéroïdes à action générale, dont le succinate sodique d’hydrocortisone. Ces crises peuvent être mortelles. Par conséquent, en présence d’un phéochromocytome présumé ou avéré, on n’aura recours à une corticothérapie que si l’on a soupesé convenablement les risques et les bienfaits associés à un tel traitement.
Étant donné que les corticostéroïdes peuvent accroître le risque de perforation, il faut les utiliser avec circonspection comme traitement direct ou comme adjuvant en présence d’un ulcère gastroduodénal latent ou évolutif, de diverticulite, d’anastomoses intestinales récentes et de colite ulcéreuse non spécifique.
Un traitement par des glucocorticoïdes peut masquer les manifestations de la péritonite ou encore les signes ou symptômes de troubles gastro-intestinaux tels qu’une perforation, une occlusion ou une pancréatite.
L’administration concomitante d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’aspirine (acide acétylsalicylique), et de corticostéroïdes augmente le risque d’ulcères gastro-intestinaux.
L’administration conjointe d’aspirine (acide acétylsalicylique) et de corticostéroïdes chez les patients souffrant d’hypoprothrombinémie commande la prudence (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).
Fonctions hépatique/biliaire/pancréatique
Les troubles hépatobiliaires sont un effet des médicaments de la classe des corticostéroïdes, y compris l’hydrocortisone. Des cas de troubles hépatobiliaires ont été signalés, mais ils pourraient être réversibles après l’arrêt du traitement. Il faut donc prévoir une surveillance appropriée de la fonction hépatique.
La présence d’une maladie du foie freine de façon significative le métabolisme et l’élimination de l’hydrocortisone et risque, par conséquent, d’en augmenter les effets.
Les corticostéroïdes peuvent augmenter la vulnérabilité aux infections et dissimuler certains signes d'infection, et, pendant leur utilisation, de nouvelles infections peuvent apparaître. Ils peuvent donc diminuer la résistance aux infections et nuire à la localisation de celles-ci. Des infections d'origine virale, bactérienne, fongique, protozoaire ou helminthique, quelle qu'en soit la localisation dans l'organisme, peuvent être associées à l'administration de corticostéroïdes seuls ou en association avec d'autres immunodépresseurs qui modifient l'immunité cellulaire ou humorale ou la fonction des leucocytes neutrophiles. Ces infections peuvent être bénignes, mais peuvent également être sévères et parfois mortelles. La fréquence des complications infectieuses augmente en fonction de la dose de corticostéroïdes.
En présence d’infection aiguë localisée, ne pas injecter SOLU-CORTEF dans les articulations, les bourses séreuses ni les tendons pour obtenir un effet local.
Étant donné que les corticostéroïdes sont susceptibles d’exacerber les infections fongiques généralisées, il ne faut pas les utiliser en présence de telles infections. On a rapporté des cas d’hypertrophie du cœur et d’insuffisance cardiaque congestive par suite de l’emploi concomitant d’amphotéricine B et d’hydrocortisone (voir CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).
Une maladie latente peut être activée ou il peut y avoir une exacerbation d’infections intercurrentes causées par certains pathogènes, dont les amibes, Candida, Cryptococcus, Mycobacterium, Nocardia, Pneumocystis et Toxoplasma.
Il est recommandé d’écarter toute possibilité d’une amibiase avant d’entreprendre une corticothérapie chez les patients qui ont séjourné dans des pays tropicaux ou qui présentent une diarrhée sans cause connue.
De même, les corticostéroïdes devraient être utilisés avec une grande prudence dans les cas d’infestation par Strongyloïdes (un nématode) connue ou soupçonnée. Chez ces patients, l’immunosuppression provoquée par les corticostéroïdes peut entraîner une surinfection et la dissémination de Strongyloïdes, la migration massive des larves s’accompagnant souvent d’une sévère entérocolite et d’une septicémie à organismes Gram− dont l’issue peut être mortelle.
La varicelle et la rougeole peuvent avoir une issue plus grave, voire mortelle, chez les enfants non immunisés et chez les adultes sous corticostéroïdes. Chez ces enfants et ces adultes, il faut veiller tout particulièrement à ce que ceux qui n’ont pas eu ces maladies n’y soient pas exposés. Dans le cas d’une exposition à la varicelle, un traitement prophylactique par des immunoglobulines antivaricelle-zona (VZIG) pourrait être indiqué. Dans le cas d’une exposition à la rougeole, un traitement prophylactique par un mélange d’immunoglobulines (IG) par voie intramusculaire pourrait être indiqué. Si la varicelle est contractée, l’utilisation d’antiviraux peut être envisagée.
Le rôle des corticostéroïdes en présence d’un choc septique est controversé, les études récentes faisant état à la fois d’effets bénéfiques et d’effets nuisibles. Dernièrement, l’administration de supplément de corticostéroïdes a été proposée comme étant bénéfique chez des patients souffrant d’un choc septique confirmé qui présentaient une insuffisance surrénalienne. Toutefois, leur usage systématique en présence d’un choc septique n’est pas recommandé. Un examen systématique des données sur l’administration de doses élevées de corticostéroïdes pendant de courtes périodes n’appuie pas leur utilisation. Cependant, des méta-analyses et une revue portent à croire qu’un traitement plus long (de 5 à 11 jours) au moyen de faibles doses de corticostéroïdes pourrait réduire la mortalité, en particulier chez les patients atteints d’un choc septique dépendant des vasopresseurs.
Des études récentes n’appuient pas l’emploi de SOLU-CORTEF dans les cas de choc septique et semblent indiquer que le taux de mortalité peut augmenter dans certains sous-groupes de patients exposés à un risque plus élevé (p. ex., taux de créatinine supérieur à 2 mg/dL ou infections secondaires).
L’administration d'un vaccin, vivant ou vivant atténué, est contre-indiquée chez les patients recevant des corticostéroïdes à des doses immunosuppressives (voir CONTRE-INDICATIONS). Les vaccins à virus morts ou inactivés peuvent leur être administrés, mais la réponse vaccinale peut être diminuée dans ces cas. Les programmes d’immunisation indiqués peuvent être entrepris chez les patients traités par des doses de corticostéroïdes non immunosuppressives.
En présence de tuberculose évolutive, employer SOLU-CORTEF seulement dans les cas de tuberculose fulminante ou disséminée, en association avec un traitement antituberculeux approprié. Si les corticostéroïdes sont indiqués chez les patients présentant une tuberculose latente ou une réactivité tuberculinique, une surveillance étroite s'impose, car la maladie peut se réactiver. Toute corticothérapie prolongée doit s'accompagner d'une chimioprophylaxie.
On a observé l'apparition d'une myopathie aiguë après l’administration de fortes doses de corticostéroïdes, touchant le plus souvent des patients souffrant d'anomalies de la transmission neuromusculaire (p. ex., myasthénie grave) ou des patients recevant simultanément des agents de blocage neuromusculaire (p. ex., pancuronium). Cette myopathie aiguë est généralisée et peut toucher les muscles oculaires et respiratoires et entraîner une quadriparésie. Le taux de créatine kinase peut être accru. L'amélioration de l’état du patient ou le rétablissement de la fonction musculaire après l'arrêt de la corticothérapie peut nécessiter plusieurs semaines à plusieurs années.
Les corticostéroïdes ralentissent l’ostéogenèse et accélèrent la résorption osseuse en agissant sur la régulation du calcium (diminution de l’absorption et augmentation de l’excrétion du calcium) et en inhibant la fonction des ostéoblastes. Lorsque ces effets sont associés à une diminution de la production d’hormones sexuelles et à une fragilisation de la trame protéique des os secondaire à une augmentation du catabolisme protéique, ils peuvent inhiber la croissance des os chez l’enfant et favoriser l’apparition de l’ostéoporose, quel que soit l’âge du patient. Il faut faire preuve de prudence lors de l’emploi de corticostéroïdes chez les patients qui sont atteints d’ostéoporose et chez ceux qui présentent un risque élevé d’ostéoporose (notamment, les femmes ménopausées). L’ostéoporose est un effet indésirable généralement associé à l’utilisation prolongée de fortes doses de glucocorticoïdes.
On a signalé des cas de lipomatose épidurale chez des patients sous corticothérapie (y compris chez les enfants), généralement lors de l’emploi prolongé de fortes doses.
Les corticostéroïdes à action générale, y compris SOLU-CORTEF, ne sont pas indiqués dans le traitement des traumatismes crâniens et ne devraient donc pas être utilisés à cette fin. Selon les résultats d’un essai multicentrique, comparatif avec placebo, l’administration de succinate sodique de méthylprednisolone s’est associée à une hausse du taux de mortalité 2 semaines et 6 mois après la blessure.
On doit utiliser les corticostéroïdes avec prudence en cas de myasthénie grave.
L’usage prolongé de corticostéroïdes peut causer des cataractes sous-capsulaires postérieures et des cataractes nucléaires (surtout chez l’enfant), une exophtalmie ou une élévation de la pression intraoculaire, ce qui peut se traduire par l’apparition d’un glaucome accompagné d’une éventuelle atteinte des nerfs optiques. Il peut aussi favoriser la survenue d’infections oculaires secondaires bactériennes, fongiques ou virales. Par ailleurs, comme la pression intraoculaire augmente dans certains cas, il faut surveiller ce paramètre chez les patients qui suivent une corticothérapie de plus de six semaines. L’emploi de corticostéroïdes à action générale n’est pas recommandé pour le traitement de la névrite optique et peut même accroître le risque de nouveaux épisodes. Les corticostéroïdes doivent être employés avec prudence chez les patients souffrant d'herpès oculaire en raison du risque de perforation de la cornée. On ne doit pas administrer de corticostéroïdes aux patients atteints d’herpès oculaire évolutif, sauf pour un traitement de courte durée ou en situation d’urgence, par exemple pour traiter une réaction d’hypersensibilité aiguë.
Les corticostéroïdes peuvent entraîner des troubles psychiques, allant de l’euphorie, de l’insomnie, des sautes d'humeur, de la modification de la personnalité et de la dépression sévère aux manifestations psychotiques franches. Les corticostéroïdes peuvent aussi aggraver l'instabilité émotionnelle ou les tendances psychotiques préexistantes.
L’administration d’une corticothérapie à action générale peut s’accompagner de réactions psychiatriques pouvant être sévères (voir EFFETS INDÉSIRABLES). Les symptômes se manifestent généralement dans les quelques jours ou semaines suivant le début du traitement. La plupart des réactions se résorbent après la réduction de la dose ou l’arrêt du médicament, mais un traitement particulier peut s’avérer nécessaire dans certains cas. Des effets psychologiques ont été rapportés après l’arrêt du traitement par des corticostéroïdes; la fréquence de telles réactions est inconnue. Patients et aidants doivent être avisés de consulter un médecin advenant tout symptôme psychologique, notamment s’ils soupçonnent la présence de dépression ou d’idées suicidaires. Il faut également les mettre en garde contre l’éventuelle survenue de troubles psychiatriques pendant ou immédiatement après l’ajustement de la dose ou l’arrêt des corticostéroïdes.
Des réactions allergiques (p. ex., œdème angioneurotique) peuvent survenir. De rares réactions cutanées et anaphylactiques/anaphylactoïdes ont été observées chez des patients sous corticothérapie. Il importe donc de prendre les précautions nécessaires avant l’administration du produit, particulièrement chez les personnes ayant des antécédents d’allergie médicamenteuse (voir EFFETS INDÉSIRABLES).
Les corticostéroïdes peuvent accroître ou réduire le nombre de spermatozoïdes, ainsi que la motilité de ceux-ci (voir TOXICOLOGIE).
L’injection de SOLU-CORTEF peut occasionner des modifications dermiques et/ou hypodermiques causant une dépression au point d’injection. Afin de réduire au minimum le risque d’atrophie dermique ou hypodermique, il faut prendre soin de ne pas dépasser les doses recommandées. Éviter d’injecter le produit dans le muscle deltoïde, à cause du risque élevé d’atrophie sous-cutanée.
Les corticostéroïdes traversent facilement la barrière placentaire.
Les corticostéroïdes se sont révélés tératogènes chez de nombreuses espèces à des doses équivalentes à la dose recommandée chez l’humain. Lors d’études ayant évalué l’administration de corticostéroïdes à des souris, à des rates et à des lapines gravides, on a observé une fréquence accrue de fente palatine chez la progéniture exposée. Cependant, les corticostéroïdes ne semblent pas causer d’anomalies congénitales lorsqu’ils sont administrés à des femmes enceintes.
Aucune étude rigoureuse et adéquate n’a été menée chez la femme enceinte. Lors d’études rétrospectives, les bébés des mères sous corticostéroïdes ont été plus nombreux à présenter un faible poids à la naissance. Le risque de faible poids à la naissance semble être dépendant de la dose et peut être atténué en diminuant la dose du corticostéroïde administré. Des cas de cataractes ont été observés chez des nouveau-nés de mères ayant suivi une corticothérapie prolongée durant la grossesse.
L’innocuité de SOLU-CORTEF pendant la grossesse n’ayant pas été établie, on doit l’administrer aux femmes enceintes à la plus faible dose possible, seulement si le traitement est absolument nécessaire et si les bienfaits possibles du traitement l’emportent sur les risques auxquels pourraient être exposés l’embryon ou le fœtus.
Si des doses importantes sont administrées pendant la grossesse, il faudra surveiller le nouveau-né attentivement pour déceler tout signe éventuel d’insuffisance surrénale. Les corticostéroïdes n’ont aucun effet connu sur le travail et l’accouchement.
Les corticostéroïdes administrés par voie générale sont excrétés dans le lait maternel. Ils peuvent inhiber la croissance des nourrissons, perturber la production endogène de corticostéroïdes ou entraîner d’autres effets indésirables.
Les enfants peuvent connaître un ralentissement de leur croissance à de faibles doses systémiques et en l’absence de signes cliniques d’inhibition de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Chez l’enfant, la vitesse de la croissance serait donc un indicateur de l’exposition à des corticostéroïdes à action générale plus sensible que certaines méthodes d’évaluation de la fonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui sont utilisées couramment. Afin de réduire au minimum les effets possibles des corticostéroïdes sur la croissance, il faut les employer chez l’enfant à la dose efficace la plus faible et durant la plus courte période possible. Il est essentiel de surveiller attentivement la croissance et le développement d’un enfant qui reçoit de façon prolongée des corticostéroïdes, comme on le ferait pour un adulte, en mesurant fréquemment sa tension artérielle, son poids, sa taille et sa pression intraoculaire, et en le soumettant à des examens cliniques visant à déceler d’éventuels signes d’infection, de troubles psychosociaux, de thromboembolie, d’ulcère gastroduodénal, de cataracte et d’ostéoporose.
En général, on doit déterminer la dose d’un patient âgé avec prudence et commencer habituellement au bas de l’éventail des doses, vu la fréquence accrue d’un dysfonctionnement hépatique, rénal ou cardiaque, d’une maladie concomitante ou d’un autre traitement médicamenteux.
On a signalé les effets indésirables suivants avec l’utilisation par voie générale de SOLU-CORTEF et/ou d’autres corticostéroïdes.
Système, appareil ou organe
Néoplasmes bénins, malins ou non spécifiés (y compris kystes et polypes)
Maladie de Kaposi (des cas ont été signalés chez des patients sous corticothérapie)
Aspect cushingoïde
Distribution anormale des graisses corporelles
Syndrome de retrait stéroïdien
Augmentation des doses d’insuline ou d’hypoglycémiants oraux requises par les diabétiques
Augmentation de l’appétit (pouvant entraîner un gain pondéral)
Bilan azoté négatif (dû au catabolisme protéique)
Troubles affectifs (y compris dépression, humeur euphorique, labilité affective, toxicomanie, idées suicidaires)
Troubles psychotiques (y compris manie, délire, hallucinations, schizophrénie)
Comportement anormal Insomnie
Augmentation de la pression intracrânienne avec œdème papillaire (hypertension intracrânienne bénigne) survenant généralement après l’arrêt du traitement
Paraparésie/paraplégie
Cas de troubles sensoriels survenus après l’administration intrathécale
Rares cas de cécité liés à l’injection périoculaire Choriorétinopathie séreuse centrale
Insuffisance cardiaque congestive (chez les patients vulnérables)
Myocardiopathie hypertrophique chez les nourrissons prématurés
Rupture myocardique faisant suite à un infarctus du myocarde récent (voir MISES EN GARDES ET PRÉCAUTIONS)
Ulcère gastroduodénal (avec risque de perforation et d’hémorragie gastroduodénales)
Œsophagite ulcéreuse
Perforation de l’intestin grêle et du gros intestin (surtout chez les patients atteints d’une maladie inflammatoire de l’intestin)
Dysfonctionnement intestinal/vésical consécutif à une injection intrathécale
Élévation des taux sériques d’enzymes hépatiques (généralement réversible après l’arrêt du traitement)
Troubles de la peau et des tissus sous- cutanés
Atrophie cutanée et sous-cutanée
Sensation de brûlure ou fourmillements (particulièrement dans la région périnéale, après l’injection intraveineuse)
Dessèchement et desquamation de la peau
Abcès stérile
Stries cutanées
Troubles des tissus musculaires et conjonctifs
Ostéonécrose des têtes fémorale et humérale Ostéoporose
Fracture pathologique des os longs
Poussée inflammatoire consécutive à une injection intra-articulaire
Motilité progressive anormale des spermatozoïdes Concentration spermatique anormale
Élévation de la calciurie
Hausse du taux d’alanine aminotransférase
Hausse du taux d’aspartate aminotransférase
Hausse du taux d’azote uréique sanguin
Suppression des réactions aux tests cutanés
Fractures rachidiennes par tassement
L’hydrocortisone est métabolisée par la 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase de type 2 (11β-HSD2) et l’isoenzyme CYP3A4 du cytochrome P450. La CYP3A4 catalyse la 6β-hydroxylation des stéroïdes, réaction de phase I essentielle à la biotransformation des corticostéroïdes tant endogènes que synthétiques. De nombreuses molécules sont des substrats de la CYP3A4; certaines d’entre elles agissent sur la biotransformation des glucocorticoïdes par induction (régulation positive) ou inhibition de la CYP3A4.
INHIBITEURS DE LA CYP3A4 – Ils peuvent réduire la clairance hépatique et accroître la concentration plasmatique de l’hydrocortisone. En présence d’un inhibiteur de la CYP3A4, il se peut que la dose d’hydrocortisone doive être réduite pour éviter une toxicité stéroïdienne.
INDUCTEURS DE LA CYP3A4 – Ils peuvent augmenter la clairance hépatique et réduire la concentration plasmatique de l’hydrocortisone. En présence d’un inducteur de la CYP3A4, il se peut que la dose d’hydrocortisone doive être augmentée pour obtenir la réponse thérapeutique souhaitée.
SUBSTRATS DE LA CYP3A4 – En présence d’un autre substrat de la CYP3A4, la clairance hépatique de l’hydrocortisone peut être modifiée; la posologie doit donc être ajustée en conséquence. Il est possible que les effets indésirables de chacun des médicaments soient plus susceptibles de se manifester au cours d’une administration concomitante.
EFFETS NON TRIBUTAIRES DE LA CYP3A4 – D’autres effets et interactions observés durant le traitement par l’hydrocortisone sont décrits ci-dessous, au tableau 2.
Le tableau 2 énumère les médicaments qui peuvent interagir avec l’hydrocortisone.
Tableau 2. Interactions/effets importants associés à l’utilisation d’hydrocortisone
- SUBSTANCE MÉDICAMENTEUSE
La concentration sérique de l’isoniazide peut diminuer.
Antibiotiques, macrolides
- ÉRYTHROMYCINE
- CLARITHROMYCINE
On a constaté que les antibiotiques de la famille des macrolides causent une diminution importante de la clairance des corticostéroïdes.
Anticoagulants (oraux)
L’effet des corticostéroïdes sur les anticoagulants oraux est variable. D’après certains rapports, l’effet des anticoagulants administrés en même temps que des corticostéroïdes peut être accentué ou réduit. Par conséquent, pour assurer l’effet anticoagulant désiré, il faut surveiller les indices de coagulation.
Anticonvulsivants, sédatifs, hypnotiques
- AGENTS DE BLOCAGE NEUROMUSCULAIRE
Des cas de myopathie aiguë ont été signalés lors de la prise concomitante de fortes doses de corticostéroïdes et d’anticholinergiques, entre autres des agents de blocage neuromusculaire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil locomoteur).
On a noté une suppression des effets de blocage neuromusculaire du pancuronium et du vécuronium chez des patients sous corticothérapie. On peut s’attendre à une telle interaction lors de l’utilisation de tout agent de blocage neuromusculaire agissant par antagonisme compétitif.
Les stéroïdes peuvent réduire les effets des inhibiteurs de la cholinestérase en cas de myasthénie grave.
L’emploi concomitant d’un inhibiteur de la cholinestérase et d’un corticostéroïde peut provoquer une faiblesse sévère chez les patients souffrant de myasthénie grave. Lorsque cela est possible, il est conseillé d’interrompre l’administration de l’agent anticholinestérasique au moins 24 heures avant le début de la corticothérapie.
Étant donné que les corticostéroïdes peuvent augmenter la glycémie, il peut être nécessaire d’ajuster la posologie des antidiabétiques.
- APRÉPITANT
- FOSAPRÉPITANT
Il a été rapporté que le kétoconazole entraîne une diminution notable de la biotransformation de certains corticostéroïdes (pouvant atteindre 60 %); par conséquent, le risque d’effets indésirables associés aux corticostéroïdes devient plus important.
- AMINOGLUTÉTHIMIDE
L’administration concomitante de corticostéroïdes et de glucosides digitaliques peut accroître le risque d’arythmie ou de toxicité des digitaliques associée à l’hypokaliémie. Il faut surveiller étroitement les taux d’électrolytes sériques, en particulier le potassium, chez tous les patients soumis à pareille association médicamenteuse.
Estrogènes (y compris les contraceptifs oraux renfermant des estrogènes)
Les effets des corticostéroïdes peuvent être excessifs chez les patients qui prennent aussi des estrogènes. Une surveillance s’impose. Les estrogènes peuvent potentialiser les effets de l’hydrocortisone en faisant augmenter la concentration de transcortine, ce qui entraîne une réduction de la quantité d’hydrocortisone disponible pour la métabolisation. Des ajustements de la posologie de l’hydrocortisone peuvent s’avérer nécessaires lorsqu’un traitement par des estrogènes est ajouté ou cessé chez un patient qui reçoit des doses stables d’hydrocortisone.
- SOMATOTROPINE
L’emploi concomitant d’un glucocorticostéroïde et de somatotrophine peut inhiber la réponse à cette dernière.
Un ajustement de la posologie de l’antidiabétique peut s’avérer nécessaire en cas d’administration conjointe de corticostéroïdes. Comme ceux-ci peuvent hausser la glycémie, il faut assurer une maîtrise du diabète, en particulier lors de la mise en route ou de l’arrêt de la corticothérapie et lors d’une modification de la dose.
L’emploi concomitant de la cyclosporine et d’un corticostéroïde peut entraîner une intensification de l’activité des deux agents.
Des convulsions ont été signalées en lien avec cette association.
- TROLÉANDOMYCINE
- AAS (ACIDE ACÉTYLSALICYLIQUE) À FORTE DOSE
Les hémorragies et les ulcères digestifs pourraient être plus fréquents lorsqu’on administre en concomitance des corticostéroïdes et des AINS.
Les corticostéroïdes peuvent augmenter la clairance de l’AAS utilisé à dose élevée, et il peut s’ensuivre une diminution des concentrations sériques de salicylate. L’arrêt de la corticothérapie peut donc causer une augmentation des concentrations sériques de salicylate pouvant entraîner un accroissement du risque de toxicité des salicylates. L’AAS doit être utilisé avec précaution en association avec les corticostéroïdes chez les patients souffrant d’hypoprothrombinémie.
Agents provoquant une déplétion potassique
Il faut surveiller de près les patients sous corticostéroïdes qui prennent également des agents provoquant une déplétion potassique (p. ex., diurétiques) afin de déceler l’apparition éventuelle d’une hypokaliémie. Il existe également un risque accru d’hypokaliémie lors de l’administration de corticostéroïdes en concomitance avec de l’amphotéricine B, de la xanthine ou des agonistes des récepteurs bêta2. On a rapporté des cas d’hypertrophie du cœur et d’insuffisance cardiaque congestive par suite de l’emploi concomitant d’amphotéricine B et d’hydrocortisone.
Chez les patients qui suivent une corticothérapie prolongée, la réponse immunitaire aux anatoxines ainsi qu’aux vaccins vivants et inactivés peut être moins importante en raison de l’inhibition de la réaction des anticorps. Les corticostéroïdes peuvent également potentialiser la réplication de certains micro-organismes présents dans les vaccins vivants atténués. Si possible, il est conseillé de reporter l’administration de vaccins et d’anatoxines jusqu’à ce que la corticothérapie soit terminée (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système immunitaire, Vaccins).
Le jus de pamplemousse est un inhibiteur de la CYP3A4. Voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Aperçu et Interactions médicament-médicament, INHIBITEURS DE LA CYP3A4, ci-dessus.
Effets du médicament sur les examens de laboratoire
Capacité de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine
L’effet des corticostéroïdes sur la capacité de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des machines n’a pas été évalué de façon systématique. La prise de corticostéroïdes peut entraîner des effets indésirables, tels que des étourdissements, des vertiges, des troubles visuels et de la fatigue. Le cas échéant, le patient doit s’abstenir de conduire ou de faire fonctionner des machines.
La dose requise est variable et doit être personnalisée. Les corticostéroïdes doivent être administrés à la plus faible dose permettant de maîtriser l’affection pour laquelle on les utilise et faire l’objet d’une diminution graduelle de la dose dans la mesure du possible. Il convient d’établir la dose d’entretien adéquate en abaissant lentement la dose initiale du médicament à intervalles appropriés jusqu’à ce que la plus faible dose assurant le maintien d’une réponse clinique adéquate ait été atteinte.
Un réglage posologique peut être nécessaire si des changements de l’état clinique consécutifs à une rémission ou à une exacerbation du processus morbide, à la réponse du patient au médicament et à l’effet de l’exposition du patient à des situations stressantes sont observés. Dans ce dernier cas, il pourrait être nécessaire d’augmenter la dose de corticostéroïde pendant une période dont la durée sera dictée par l’état du patient.
SOLU-CORTEF peut être administré par injection intraveineuse, perfusion intraveineuse ou injection intramusculaire. La méthode à privilégier pour les premiers soins dans les cas d'urgence est l'injection intraveineuse. Par la suite, on doit envisager l'emploi d'une préparation injectable ou orale dotée d’une plus longue durée d’action.
Si on doit cesser d’administrer le médicament après un traitement prolongé, il est recommandé de le faire graduellement plutôt que de manière abrupte.
Selon la gravité de la maladie, la dose initiale de SOLU-CORTEF est de 100 mg à 500 mg ou plus. On amorce le traitement par une administration de SOLU-CORTEF par voie intraveineuse sur une période allant de 30 secondes (p. ex., 100 mg) à 10 minutes (p. ex., 500 mg ou plus). Cette dose peut être répétée à des intervalles de 2, de 4 ou de 6 heures, selon la réponse et l’état du patient. S’il faut maintenir en permanence des concentrations sanguines élevées, il faut injecter SOLU-CORTEF toutes les 4 à 6 heures. En général, la corticothérapie par de fortes doses doit cesser lorsque l'état du patient est stabilisé, et ne dure généralement pas plus de 48 à 72 heures. L'administration de fortes doses d'hydrocortisone pendant plus de 48 à 72 heures peut entraîner une hypernatrémie. Dans ce cas, il peut être préférable de remplacer SOLU-CORTEF par un corticostéroïde tel que le succinate sodique de méthylprednisolone, qui ne cause que peu ou pas de rétention sodée.
Étant donné que les complications du traitement par les glucocorticoïdes dépendent de la dose du médicament et de la durée du traitement, les décisions portant sur la fréquence d’administration, quotidienne ou intermittente, doivent être fondées sur l’évaluation des risques et des bienfaits pour chaque patient.
La corticothérapie est un adjuvant, et non un substitut, du traitement traditionnel.
Comme le produit peut avoir des effets plus marqués chez les patients souffrant d’une maladie du foie, on peut envisager d’en réduire la dose (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).
SOLU-CORTEF est présenté en fioles Act-O-Vial formées de deux compartiments. Le compartiment inférieur contient la poudre stérile blanche et le compartiment supérieur, de l’eau stérile. Pour utiliser SOLU-CORTEF en fiole Act-O-Vial, reconstituer selon le MODE D’EMPLOI DU SYSTÈME ACT-O-VIAL. Les médicaments administrés par voie parentérale doivent faire l’objet d’une inspection visuelle préalable. Il faut vérifier la présence éventuelle de particules ou d’une altération de la couleur avant l’administration, lorsque la solution et le contenant le permettent. SOLU-CORTEF est présenté en fioles Act-O-Vial formées de deux compartiments.
Injection intraveineuse/intramusculaire
Pour l’injection intraveineuse ou intramusculaire, reconstituer le contenu des fioles Act-O-Vial selon le mode d’emploi. Il n'est pas nécessaire de diluer davantage le produit pour l'injection intraveineuse ou intramusculaire.
Pour la perfusion intraveineuse, reconstituer d'abord le contenu des fioles Act-O-Vial selon le mode d'emploi. La solution peut ensuite être mélangée à un diluant. Les diluants suivants peuvent être employés : une solution de dextrose à 5 % dans l’eau ou une solution saline isotonique ou une solution de dextrose à 5 % dans une solution saline isotonique, si le patient n'est pas sous restriction sodée.
La solution de 100 mg peut être ajoutée à un volume de 100 à 1000 mL de diluant.
La solution de 250 mg peut être ajoutée à un volume de 250 à 1000 mL de diluant.
La solution de 500 mg peut être ajoutée à un volume de 500 à 1000 mL de diluant.
La solution de 1000 mg peut être ajoutée à un volume de 1000 mL de diluant.
Dans les cas où l'administration d'un volume moindre de liquide est préférable, on peut ajouter de 100 à 3000 mg de SOLU-CORTEF à 50 mL des diluants mentionnés ci-dessus. Les solutions ainsi produites peuvent être administrées soit directement, soit à l’aide d’un nécessaire pour perfusion de type « piggyback ».
Le tableau suivant présente les données sur la stabilité de l'hydrocortisone ajoutée à une solution de dextrose à 5 % dans l'eau, USP, ou de chlorure de sodium à 0,9 % pour injection, USP, à la température ambiante.
Stabilité de SOLU-CORTEF
STABILITÉ (durée)
0,5 mg/mL – 20 mg/mL
Par conséquent, une fois que la solution reconstituée a été diluée aux fins de perfusion intraveineuse, il faut jeter toute portion inutilisée après 4 heures.
Chez les nourrissons et les enfants, la dose dépend davantage de la gravité de la maladie et de la réponse du patient que de son poids ou de son âge. Elle ne doit cependant pas être inférieure à 25 mg par jour.
MODE D'EMPLOI DU SYSTÈME ACT-O-VIAL
Appuyer sur le piston en plastique pour pousser le diluant dans le compartiment inférieur.
Agiter doucement pour dissoudre le produit.
Enlever la pastille de plastique couvrant le centre du bouchon.
Stériliser le dessus du bouchon avec un germicide convenable.
Insérer l’aiguille directement dans le centre du bouchon jusqu’à ce que la pointe de l’aiguille soit juste visible.
Renverser la fiole et prélever la dose.
En cas de surdose aiguë de ce médicament, le traitement consiste à prodiguer des soins de soutien et à soulager les symptômes. Pour éviter un surdosage chronique en présence d’une maladie sévère nécessitant une corticothérapie continue, on peut réduire la posologie du corticostéroïde (pourvu que cet ajustement soit temporaire) ou administrer ce dernier de manière intermittente.
En cas de surdosage continu, réduire très graduellement la dose de façon à empêcher l’apparition d’une insuffisance surrénale aiguë.
Des mesures appropriées doivent être prises pour traiter les complications des effets métaboliques des corticostéroïdes. Administrer des liquides en quantité suffisante et surveiller les taux sériques et urinaires d’électrolytes, en portant une attention particulière à l’équilibre sodique et potassique. Traiter les déséquilibres électrolytiques au besoin.
Une fiole Act-O-Vial de SOLU-CORTEF contient :
Act-O-Vial de 100 mg
Act-O-Vial de 250 mg
Act-O-Vial de 500 mg
Act-O-Vial de l g
Hydrocortisone (sous forme de succinate sodique d'hydrocortisone)
Phosphate monobasique de sodium anhydre
Phosphate dibasique de sodium sec
8,73 mg
87,32 mg
Les fioles Act-O-Vial de SOLU-CORTEF de 100 mg sont emballées dans des boîtes de 10.
Les fioles Act-O-Vial de SOLU-CORTEF de 250 mg sont emballées dans des boîtes de 10.
Les fioles Act-O-Vial de SOLU-CORTEF de 500 mg sont emballées dans des boîtes de 5.
Les fioles Act-O-Vial de SOLU-CORTEF de 1 g sont emballées dans des boîtes de 5.
Numéro de contrôle :207252