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Timestamp: 2020-08-05 17:22:58+00:00
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Prisons burkinabè : Sécurité, santé et sexualité dans nos prisons - L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)
Prisons burkinabè : Sécurité, santé et sexualité dans nos prisons
Jamais la population carcérale burkinabè n’avait compté en son sein une si grande masse critique de personnalités et de dignitaires du pays. La chute du régime de Blaise Compaoré en 2014 et le coup d’Etat manqué de septembre 2015 en sont les principales raisons. La presse a fait, récemment, écho de la détérioration de l’état de santé de nombre de ces détenus comme l’ancien ministre Jérôme Bougouma et notre confrère Adama Damiss Ouédraogo. Cela a été l’opportunité pour nous d’approcher le ministère de la Justice pour comprendre comment est organisée la prise en charge sanitaire du détenu. Cette thématique a été aussi notre porte d’entrée pour aborder les questions de restauration, de sexualité et de formation préprofessionnelle des détenus, mais également de parler de la sécurisation de nos maisons d’arrêt et de correction dans un Burkina Faso post 15 janvier 2016.
La population carcérale burkinabè est estimée à un peu plus de 7 000 détenus répartis dans les 26 établissements pénitentiaires disséminés sur l’ensemble du territoire national. La prison de haute sécurité, en fait partie. Fonctionnelle depuis trois ans, cette dernière compte près de 200 pensionnaires. Comme son nom l’indique, la sécurité y est plus élevée et elle accueille les prisonniers présentant un certain risque pour eux-mêmes et pour les autres détenus.
Dans tout ce monde, on trouve ceux qui sont déjà condamnés et qui purgent leur peine, et ceux qui sont en détention préventive, donc en attente de jugement. La plus grande prison du Burkina Faso est naturellement la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) qui compte près de 2 000 détenus, soit environ 30% des habitants de nos établissements pénitentiaires.
C’est connu, la prise de corps met fin immédiatement à la liberté d’aller et de venir ; mais ce n’est pas pour autant que le prisonnier devient un sous-homme. Non, il a bel et bien des droits. Et le plus précieux de ceux-ci, c’est le droit à la vie. De cela, il résulte plusieurs autres droits inaliénables comme ceux relatifs à l’alimentation et aux soins de santé.
Le magistrat Sékou Traoré est le directeur des Affaires sociales et de la Réinsertion du ministère de la Justice. Il nous a expliqué que son service assure non seulement une mission d’assistance sociale et morale aux détenus, mais également œuvre à assurer une formation préprofessionnelle notamment aux mineurs et aux femmes incarcérés.
C’est un truisme, mais il faut le dire, comme l’homme en liberté, il arrive que le prisonnier aussi tombe malade. Et il faut bien le soigner car, comme l’a déclaré Sékou Traoré, le détenu est bien privé de sa liberté mais pas du droit à la santé. C’est pourquoi une infirmerie est mise en place au sein des établissements pénitentiaires. Le personnel qui y officie provient du ministère de la Santé et il s’agit d’infirmiers pour la plupart. Mais Sékou Traoré précise qu’un médecin bénévole, à ses temps libres, intervient à la MACO.
Si même dans les formations sanitaires « normales » il arrive que les médicaments manquent, qu’en est-il alors des infirmeries de prison souvent perçues comme des mouroirs ? Un cliché populaire veut qu’on n’y trouve que du paracétamol. Une idée reçue battue en brèche par Sékou Traoré, qui nous a brandi un document portant sur les commandes en médicaments et consommables médicaux au profit des prisons au titre de l’année 2015.
Sur cette longue liste d’une quarantaine de produits pharmaceutiques, on y trouve évidemment du paracétamol mais également du cotrimoxazole, de l’amoxicilline, de l’érythromycine, de l’albendanzole, de la tétracycline, du diclofénac, de la nystatine, de la quinine, de la pénicilline, etc., en somme, de quoi soigner un palu, des maux de ventre ou d’yeux, nettoyer une plaie… autrement dit, des produits basiques.
Pour le directeur des Affaires sociales et de la Réinsertion, les pathologies courantes en prison sont le paludisme, les troubles de vision, les affections de la peau, des affections respiratoires, buccodentaires, urinaires, gastriques, et articulaires. Et, foi de Sékou Traoré, la liste des médicaments est dressée en fonction de ces pathologies.
Il en est de même de la commande de matériel technique et de consommables médicaux même si elle est deux fois plus courte que celle des produits pharmaceutiques. Sur cette liste, on peut citer les thermomètres, les tensiomètres, les seringues, les gants, les bandes et compresses, etc.
En 2015, c’est 35 millions FCFA qui ont été injectés dans l’approvisionnement des infirmeries de prisons nous a appris Sékou Traoré, qui évalue à environ 5 000 FCFA le budget par tête de prisonnier pour la prise en charge sanitaire annuelle. C’est dire que c’est très insuffisant même si certaines œuvres caritatives font parfois des dons. C’est pourquoi tout détenu peut, à ses frais, se faire apporter les produits dont il a besoin.
Lorsque la santé d’un détenu dépasse les compétences du plateau technique et du personnel de l’infirmerie de la maison d’arrêt, alors il bénéfice d’un transfert à l’hôpital public le plus proche. Dans ce cas, et parce que les moyens font défaut à l’administration pénitentiaire, ce sont souvent les aumôneries (catholique, protestante ou musulmane) qui contribuent à la prise en charge du détenu. Sékou Traoré stigmatise cette situation car autrement dans la réalité, «tout le système de santé doit s’appliquer aux détenus».
Mais un prisonnier qui en a les moyens, peut-il se faire soigner en clinique plutôt que dans un hôpital public ? Réponse du directeur des Affaires sociale et de la Réinsertion : «Il n’y a pas d’inconvénient mais les raisons sécuritaires posent problème». Et notre interlocuteur de se demander si les GSP pourront suivre les détenus partout et en tout temps dans les cliniques pour s’assurer qu’ils ne vont pas se faire la belle.
Autre question : est-ce possible d’avoir des soins à domicile notamment lorsque le malade suit un traitement à l’indigénat. Sékou Traoré répond par l’affirmative mais avant, il faut une décision de justice qui donne au détenu une liberté provisoire. Il précise que dans tous les cas, le juge apprécie en toute souveraineté, tout en ayant bien à l’esprit que «nul n’a intérêt à ce qu’un détenu meurt».
«Le détenu est nourri et soigné par l’Etat»
Si les Burkinabè qui sont en liberté ne mangent pas tous à leur faim, qu’en est-il des pensionnaires des maisons d’arrêt ? On a coutume de dire que les prisonniers n’ont pour pitance qu’une boule de tô sans sauce. L’inspecteur de sécurité pénitentiaire, Sibiri Neya, directeur régional de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) près la Cour d’appel de Ouagadougou, confirme que cela peut arriver. C’était une chose courante par le passé. Il est même souvent arrivé qu’un seul repas soit servi par jour. Mais ça c’était avant, assure-t-on. De nos jours, affirme Sibiri Neya, les prisonniers ont trois repas par jour. Le premier, ils le prennent à 11 heures. C’est souvent de la bouillie avec du sucre et parfois même on y ajoute du lait. Ça c’est pour le petit-déjeuner. Le déjeuner est programmé aux environs de 15 heures, mais chacun reçoit deux rations. Selon les explications de l’inspecteur GSP, le détenu mange le premier plat comme son repas de midi et réserve le second plat pour son dîner.
«La loi dit que le détenu est nourri et soigné par l’Etat» et c’est en fonction du budget alloué que la cuisine est assurée. Ainsi, il arrive qu’en prison, on mange bien et souvent le menu est loin d’être monotone. Les pensionnaires ont souvent dans leurs assiettes du riz, du haricot ou du tô. La sauce est enrichie par la production du jardin potager de la maison d’arrêt. Il y a aussi l’apport des œuvres caritatives qui n’est pas négligeable.
Aux fourneaux, on a les prisonniers qui jouent eux-mêmes aux cordons bleus. La cuisson se fait au gaz butane, précise Sibiri Neya.
L’impossible sexualité en prison
Dans certains pays comme la Belgique, la Suède ou la Hollande les prisonniers ont le droit de vivre pleinement leur sexualité. Des chambres intimes sont ainsi aménagées et le détenu peut y satisfaire sa libido avec sa compagne, nous a appris l’inspecteur Sibiri Neya. Mais ce type de rapport ne peut se faire au Burkina Faso car «on n’a pas encore atteint ce stade d’évolution». Plus catégorique, il a déclaré : «la sexualité du détenu n’est pas notre préoccupation. Nous, ce qui nous préoccupe, c’est de pouvoir le nourrir et le soigner, le resocialiser, pas de lui trouver le moyen d’assouvir sa libido».
Il reconnaît que sur certain plan, cela ressemble à une violation d’un droit mais «la prison ne peut pas être le lieu de la perversion. Pour le moment, cette préoccupation n’est pas la nôtre».
Soit, mais quand on est en prison, on ne perd pas pour autant ses envies et désirs sexuels. Et la masturbation ou l’homosexualité sont souvent évoqués comme moyens d’assouvissement de la libido des prisonniers. Du coup, pour beaucoup de gens, dans la cité, la maison d’arrêt est un lieu où on recense le plus grand nombre de sodomiseurs au mètre carré.
Mais ce n’est pas l’avis du directeur régional de la GSP qui, la main sur le cœur, déclare péremptoirement : «Je n’ai jamais vu un détenu se plaindre d’abus sexuels. Les questions de sodomie, c’est en ville que j’entends les gens parler, sinon durant toute ma carrière, je n’ai jamais eu connaissance en prison». Dans tous les cas, l’inspecteur GSP a prévenu que le jour qu’un détenu sera pris en pleins ébats, «on traitera cela avec la plus grande rigueur».
Le fondamentalisme religieux sous surveillance
C’est malheureux, mais souvent dans nos prisons, on y entre passablement fréquentable, mais on en ressort pire qu’avant. C’est comme si le délinquant primaire, en détention, gagne des galons, tendant ainsi à confirmer le dicton selon lequel « la prison est l’école du crime ». Cela est dû parfois à la promiscuité et au mélange qu’on a entre petits voyous jeunes pousses et délinquants confirmés. Mais là, on n’y peut rien pour le moment car au Burkina Faso la détention est jusque-là collective. Pas de chambre individuelle. Du coup les barons ont le temps d’enseigner aux novices les ficelles du métier pour devenir caïds.
Il y a aussi le fait que certains détenus se radicalisent en prison pour devenir des fondamentalistes religieux, passablement ou dangereusement djihadistes. Mais à entendre l’inspecteur GSP Sibiri Neya, c’est difficile que ce genre de cas soient enregistrés au Burkina. «Ici, on a un suivi de l’antécédent du détenu. Il y a des fiches de suivi. Le renseignement pénitentiaire est en place. La prison, c’est le monde en miniature. On a le renseignement au niveau des quartiers de la prison, au niveau des lieux de divertissement, des lieux de culte, etc. On contrôle tout».
Notre interlocuteur a même précisé que «les religieux qui interviennent dans les prisons sont tenus de nous dire tout ce qui peut être attentatoire à la sécurité carcérale». Autrement, une attention particulière est portée aux prêches en prison afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’endoctrinement dangereux qui s’opère au fil des jours de prière.
Quand « Le Borgne » fait renforcer les prisons
Depuis les attaques terroristes du 15-Janvier, le Burkina Faso est plus que jamais dans l’œil du borgne d’Almourabitoune, ‘’l’émir’’ Mokhtar Belmokhtar. Depuis, la sécurité est le maître-mot partout. Les maisons d’arrêt ne peuvent pas être en reste. Il ne pouvait en être autrement car la sécurité est le fondement même de la prison. Sibiri Neya, directeur régional de la GSP, affirme ainsi que depuis la tragédie de l’avenue Kouamé-Nkrumah, des dispositions et mesures strictes ont été prises pour renforcer la sécurité des prisons. Cependant, pour des raisons évidentes, il n’a pas voulu nous en dire plus. «On travaille à ce que les détenus ne se radicalisent pas et ne soient pas une source de danger pour la cité. En retour, on prend des dispositions pour ne pas que de l’extérieur on inquiète la prison». Il ne nous dira pas plus. C’est à peine s’il accepte nous confier que le renseignement pénitentiaire a été dynamisé et que les GSP travaillent en harmonie avec les autres forces militaires et paramilitaires du pays pour sécuriser le Burkina.
A vue d’œil, le périmètre extérieur de la prison est du reste bien renforcé. Le visiteur est soumis à des fouilles avec détecteurs de métaux. Il y a aussi la fouille par palpation. Il est interdit d’entrer avec un sac ou un téléphone portable. «On ne veut pas que les visiteurs viennent ici et puissent communiquer avec l’extérieur et nous créer des problèmes. La bonne prison, c’est là où les communications sont limitées», soutient Sibiri Neya.
Un détenu dehors a toujours un papier sur lui
En principe, quand on est condamné à une peine de prison ferme, on est privé de la liberté d’aller et de venir. Seulement, il arrive qu’on rencontre des détenus dans nos lieux de vie, dans nos quartiers, quand ils ne viennent pas narguer leurs victimes dans le maquis du coin. Serait-ce un traitement de faveur ? Non, a répondu l’inspecteur GSP qui a martelé avec force qu’on ne peut pas sortir sans un acte écrit du juge. «C’est toujours en vertu d’un acte légal du juge d’application des peines. Un détenu dehors a toujours un papier sur lui. Dans le cas contraire, c’est un évadé». Ces permissions de quitter la prison peuvent être motivées pour des raisons de soins et de famille, car «la prison n’est pas le lieu de la destruction sociale et familiale du détenu».
Jardinage, élevage et savonnerie
Etant donné que la prison, le plus souvent, ne dure qu’un temps et que la vie continue après, des initiatives sont prises pour faciliter la réinsertion du détenu dans le tissu socio-économique. Avec le magistrat Sékou Traoré, directeur des Affaires sociales et de la Réinsertion du ministère de la Justice, nous avons surtout parlé de la formation préprofessionnelle des mineurs et des femmes dans les maisons d’arrêt. En 2015, près de 400 personnes ont bénéficié de ce service. Ainsi, ces détenus «privilégiés» bénéficient de formation dans les domaines du tissage, du jardinage, de l’élevage et de la savonnerie. Il y a également la menuiserie. Les partenaires comme l’UNICEF sont assez actifs dans l’accompagnement de ces activités d’initiation professionnelle.
Reste maintenant à assurer le suivi postcarcéral qui demande beaucoup de moyens que, souvent, l’administration n’a pas. Mais l’exemple patent de réussite de cette formation préprofessionnelle nous vient de Ouahigouya où un ancien détenu a pu ouvrir sa propre entreprise et l’a fait fructifier.
Tenir compte des conditions de vie antérieures
La télévision, les jeux de société et le sport sont les divertissements courant dans les maisons d’arrêt et de correction au Burkina Faso.
C’est connu, tous les prisonniers ne sont pas logés à la même enseigne en prison. Comme qui dirait, « les moutons se promènent ensemble, mais n’ont pas le même prix ». On dira ici qu’ils n’ont pas le même traitement. En effet, il y a le quartier VIP où les conditions de vie sont plus douces. Mais pour l’inspecteur GSP, Sibiri Neya, ce n’est pas une injustice mais bien une nécessité car «il faut tenir compte des conditions de vie antérieures du détenu sinon il ne pourra pas survivre en prison». C’est pourquoi les conditions de détention peuvent différer d’un prisonnier à l’autre. Cependant, Sibiri Neya est bien conscient qu’il faudrait travailler à humaniser davantage l’ensemble des conditions de vie dans nos prisons.
Selon le magistrat Sékou Traoré, cette humanisation passe par la diminution de la population carcérale ou de la multiplication des prisons pour éviter la surpopulation. Cela passe aussi par l’accroissement des mesures alternatives à la prison comme le paiement d’amendes ou l’intensification de la condamnation à une peine de travail d’intérêt général en lieu et place de la peine privative de liberté.
Il plaide pour une amélioration du traitement des détenus. Ainsi il a affirmé : «Si on pouvait renverser l’idée selon laquelle les populations n’ont pas de soins à plus forte raison les prisonniers… Les détenus sont nos frères. Certains sont aujourd’hui en prison et on était loin d’imaginer qu’ils y seraient un jour. Il faut que les gens acceptent qu’on améliore les prisons». Voilà une déclaration qui conforte l’assertion selon laquelle «nous sommes tous des prisonniers en sursis».
L’abécédaire des types de prison
La prison, c’est un lieu de punition mais aussi celui de l'amendement du condamné, par le travail et l'éducation. Par extension, le terme « prison » désigne également la peine d'incarcération. Différentes prisons accueillent les détenus condamnés à de la prison ferme ou placés en détention provisoire. L’organisation pénitentiaire repose sur la distinction entre les maisons d'arrêt et les établissements pour peine. Ces prisons ne prennent pas en charge les détenus de la même manière. Le Burkina Faso, on en convient, est encore loin de ces normes et de ces nuances de l’univers carcéral. Mais à titre documentaire, nous vous proposons les différents types de prisons qu’on rencontre en Europe, et plus précisément en France.
Au sein des maisons d'arrêt séjournent des prévenus, c'est-à-dire les personnes en attente de jugement, ainsi que des personnes condamnées définitivement et dont les peines (ou reliquat de peine) restant à purger sont inférieures à deux ans.
L'appellation « établissement pour peine » regroupe différents types de prisons dont les centres pénitentiaires, les centres de détention, les maisons centrales, ou les établissements pénitentiaires pour mineurs.
Un détenu condamné à une longue peine peut accomplir celle-ci au sein d'une maison centrale. Ce type d'établissement accueille également les détenus présentant des risques particuliers. L'organisation et le fonctionnement d'une maison centrale sont principalement axés sur la sécurité.
Enfin, les établissements pénitentiaires pour mineurs sont des prisons spécialisées dans la prise en charge des mineurs délinquants.
En plus de ces établissements, il existe également des centres de semi-liberté et des centres pour peines aménagées au sein desquelles les détenus en semi-liberté ou bénéficiant d'un placement à l’extérieur peuvent accomplir leur peine.
Au cours de sa détention, un détenu peut faire l'objet d'un transfert d'une prison à une autre. C'est notamment le cas lorsque, une fois qu'une personne en détention provisoire est jugée, son transfert est effectué entre une maison d'arrêt et un centre de détention. Une personne condamnée à une longue peine (meurtre, braquage, viol...) pourra donc commencer à accomplir celle-ci en maison d’arrêt jusqu'à sa condamnation définitive, puis être ensuite transférée dans un établissement pour peine.