Source: http://www.makaroff.com/avocat-metier/
Timestamp: 2019-05-20 19:24:43+00:00
Document Index: 108203931

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'art. 488', 'art. 428', 'art. 428', 'art. 429', 'art. 435', 'art. 434', 'art. 439']

Avocat (métier) | Адвокат Макаров и партнёры
En droit, l’avocat est un juriste dont la fonction traditionnelle est de conseiller et de défendre ses clients, personnes physiques ou morales, en justice, en plaidant pour faire valoir leurs intérêts et, plus généralement, pour les représenter. L’avocat s’acquitte d’une fonction de conseil et de rédacteur d’actes. Le ministère d’avocat est parfois rendu obligatoire par le droit national, notamment afin d’assurer les droits de la défense devant certaines juridictions.
Dans l’Antiquité, en Grèce et à Rome officiaient déjà des défenseurs, mais le plus souvent, l’accusé devait se défendre lui-même. Selon le code de Solon, l’accusé devait plaider sa cause devant le tribunal, recourant aux services du logographe s’il se sentait incapable de produire un discours convenable. ÀRome, l’intervention d’avocats devient courante dans les derniers siècles de laRépublique mais, légalement, ne peut donner lieu à rémunération. N’importe quel orateur brillant ou juriste compétent peut se constituer avocat. Au VIesiècle, l’empereur Justinien substitue à la profession libérale des défenseurs un collège public, l’« Ordre des Avocats ».
En France, la première mention relative à des avocats figure dans un capitulaire de Charlemagne de 802. Dans le royaume de France, Philippe III le Hardi rédige l’ordonnance du 23 octobre 1274 reconnaissant aux avocats membres du Parlement la qualité de corps constitué (droit au titre de « Maître »), soumis au secret professionnel et organisant le métier d’avocat : parmi les règles se trouve l’obligation de prêter serment, de défendre une cause juste et de recevoir un salaire modéré (honoraire maximum fixé à 30 livres). Une partie des avocats du Moyen Âge étaient des clercs, portant une robe noire qui reste le costume de cette profession en France. La pratique du barreau (appelé ordo) ne débute qu’avec la fixation du Parlement de Parisen 1302 et la création du tableau des avocats (liste des individus ayant le pouvoir de défendre à la Cour) en 1327 parPhilippe de Valois. Apparaissent alors les premières règles de déontologie. En 1344, un arrêt de règlement du parlement de Paris officialise le statut d’avocat dont la profession compte 51 membres en 1340. L’Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 limite le rôle de l’avocat, l’inculpé étant privé de défenseur lors de l’instruction et à l’audience. La Révolution française réaffirme son rôle, autorisant sa présence pendant l’instruction (sans droit d’intervention) et la plaidoirie.
Le bâtonnier est le président du conseil de l’Ordre des avocats ; il portait un bâton dans les processions religieuses médiévales. Son rôle consiste notamment à régler les litiges entre confrères. Un barreau séparait l’avocat du public.
Hormis l’aide juridictionnelle, prise en charge par l’État, qui permet aux justiciables (sous certaines conditions, notamment de ressources) d’être assistés et/ou représentés en justice gratuitement (aide juridictionnelle totale) ou à moindre coût (aide juridictionnelle partielle), l’avocat perçoit des honoraires. Il en existe de trois sortes : le premier est calculé en fonction du nombre d’heures consacrées au traitement de l’affaire ; le deuxième est calculé de manière forfaitaire, quel que soit le temps consacré au traitement de l’affaire ; le troisième est calculé en fonction du résultat (par exemple, un certain pourcentage de la somme allouée par une décision de justice). Toutefois, en France il n’est pas possible de convenir d’un honoraire exclusivement dépendant du résultat, de sorte qu’il faudra que l’honoraire de résultat vienne en complément d’un honoraire au temps passé ou forfaitaire. Il sera enfin utilement précisé que les honoraires des avocats sont libres.
En cas de contentieux avec votre propre avocat, il est légitime de faire valoir ses droits auprès du bâtonnier de l’Ordre. Il vous est possible d’envoyer par mail ou par écrit vos réclamations argumentées et documentées ou de négocier les honoraires contestés.
L’avocat dans le monde
Au Canada, deux traditions juridiques coexistent au niveau du droit privé civil. Au Québec, en droit privé et dans les autres matières relevant de la compétence provinciale, le droit romano-civiliste d’origine française prévaut. Cependant, en droit public et dans les autres matières relevant de la compétence fédérale, c’est la common law qui s’applique. Pour ce qui est des autres provinces, la common law (d’origine anglaise) est appliquée en droit privé aussi que public. Pour détenir le statut d’avocat au Canada, il faut être titulaire d’un diplôme de premier cycle d’une faculté de droit et être membre du Barreau d’une province canadienne. L’admission au Barreau d’une province est conditionnelle à la réussite des examens dudit Barreau et à l’accomplissement d’un stage en milieu de travail.
Au Canada, mais surtout dans la province de Québec, il est courant de voir des cabinets d’avocat ou des études de notaire qui emploient des parajuristes ou techniciens en droit pour les seconder dans l’exercice de leurs fonctions.
Les avocats américains, afin d’accéder à la formation professionnelle, doivent préalablement être titulaires d’un diplôme de 1er cycle (quatre années d’études universitaires) en n’importe quel domaine. Ensuite, il faut réussir un examen d’admissibilité (LSAT — Law School Admission Test), et à la suite d’un résultat favorable, suivre trois années d’études de droit à une faculté de droit (Law School) en vue d’obtenir un diplôme de 2e cycle appelé Juris doctor.
Chaque État a son propre barreau et tout avocat ne peut exercer que dans l’État où il est membre6. Pour être admis à la profession, il suffit de réussir l’examen du barreau (de l’État où on entend exercer ou disposer d’une étude permanente) et de remplir annuellement l’inscription au barreau (autrement dit, payer les cotisations annuelles) en contrepartie d’un permis d’exercice. Le stage professionnel comme condition d’accès a été abandonné de façon générale à la fin des années 1960 au profit de l’exercice immédiat en milieu professionnel (en cabinet) en tant qu’avocat employé (associate). Les avocats peuvent s’associer en cabinets, pour lesquels toutes les structures sont admises :société unipersonnelle, société civile professionnelle ou société d’exercice libéral.
Le système juridique américain ne reconnaît pas la distinction avocat-notaire des pays de droit romano-civiliste. Les avocats américains s’occupent donc tant des successions et des transactions immobilières que du contentieux et lareprésentation en justice. L’avocature ne connaît non plus ni la division stricte de type plaidant-avoué pratiquée dans les autres pays de common law ou ailleurs, ni la profession de conseil juridique ; l’avocat est ainsi un juriste généraliste passe-partout. Toutefois, l’avocat américain a tendance à s’attribuer une spécialisation ou d’avocat extrajudiciaire (office lawyer) ou d’avocat judiciaire (trial lawyer)
Le nombre d’avocats a plus que quadruplé aux États-Unis depuis 1967, surtout au début des années 1980 :
En Suisse, l’avocat doit être titulaire d’un brevet délivré par une autorité ducanton. Les conditions varient d’un canton à l’autre, mais la loi fédérale sur la libre circulation des avocats (LLCA) définit les conditions minimales auxquelles doivent répondre les avocats pour pouvoir plaider dans toute la confédération. Pour être inscrit au tableau des avocats-stagiaires, le candidat doit être titulaire d’un bachelor (Baccalauréat universitaire) en droit. L’obtention du brevet, qui permet l’inscription au registre des avocats, nécessite quant à elle le master(Maîtrise universitaire) en droit.
L’avocat, qui est un auxiliaire de la Justice, est soumis à une surveillance étatique. Il doit respecter les règles professionnelles, qui figurent exhaustivement dans LLCA et qui sont donc unifiées au niveau fédéral. L’avocat peut en outre être soumis aux règles associatives de l’Ordre des avocats, s’il en fait partie. Il y a un ordre des avocats par canton et toutes ces associations sont regroupées dans la Fédération suisse des avocats (FSA).
L’avocat est soumis au secret professionnel pour toute l’activité qu’il déploie dans le cadre de sa profession (conseils juridiques, représentation en justice, résolution extrajudiciaire des litiges). Ce secret protège la relation de confiance entre le client et son avocat. Ce dernier ne pourrait par exemple jamais être tenu de témoigner en justice contre son client, même si l’autorité de surveillance venait à délier l’avocat de son secret professionnel.
La rémunération de l’avocat est en principe fixée en fonction du temps qu’il doit consacrer à l’affaire, à un tarif horaire qui peut être fixé librement avec le client13. La rémunération peut toutefois être modulée en fonction de l’importance du litige (valeur litigieuse), de la difficulté de la cause, de la responsabilité qu’encourt l’avocat et de la situation financière du client. Il est en revanche interdit à l’avocat de renoncer par avance à tout honoraire au cas où son client succomberait en justice. De même, il lui est interdit de se faire promettre une rémunération au pro rata de ce que touchera son client (pactum de quota litis). En revanche, une récompense en cas de gain du procès, qui s’ajouterait aux honoraires de base, est en principe admise (pactum de palmario).
Le CCBE (Conseil des barreaux européens), une association internationale sans but lucratif, représente les barreaux européens. En sont membres les barreaux de 31 pays et de 11 pays associés et observateurs, soit environ un million d’avocats européens.
En Belgique, il n’y a plus d’Ordre national depuis la sécession de l’Orde van Vlaamse Balies. La profession est désormais divisée entre l’Orde van Vlaamse Balies (Ordre des Barreaux flamands) et l’Ordre des Barreaux francophones et germanophone (art. 488 s., C. jud.). Ils sont composés par les Ordres des Avocats des communautés respectives. Il existe un Ordre des Avocats dans le ressort de chaque tribunal de première instance (dans chaque arrondissement judiciaire).
Pour devenir avocat, il faut être licencié en droit (les études de droit durent cinq ans) ou, pour les futurs diplômes, titulaire d’un master en droit (art. 428, C. jud.). Un diplôme similaire délivré à un ressortissant d’un État Membre de l’UE peut être également reconnu par l’OBFG ou l’OVB (art. 428bis s., C. jud.).
Une fois licencié (ou dès l’obtention du master en droit), le candidat doit trouver un (ou plusieurs) patron(s) de stage. Pour pouvoir être patron de stage, il faut être inscrit au tableau de l’Ordre en principe depuis au moins cinq ans.
Après avoir fait viser son diplôme par le Procureur Général près la Cour d’appel du ressort, il doit prêter serment devant la Cour d’appel en présence du bâtonnier de l’Ordre des avocats du siège de la cour d’appel (art. 429, C. jud.). Le serment est le suivant : « Je jure fidélité au roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge, de ne point m’écarter du respect dû aux tribunaux et aux autorités publiques, de ne conseiller ou défendre aucune cause que je ne croirai pas juste en mon âme et conscience ». Il peut alors demander au Conseil de l’Ordre de l’inscrire sur la liste des stagiaires.
Il lui faut ensuite suivre un ensemble de cours (CAPA pour certificat d’aptitude à la profession d’avocat) organisé sous la responsabilité du Barreau auquel le stagiaire a sollicité son inscription (art. 435, C. jud.). Ces cours sont suivis durant la première année de stage. Le stagiaire doit réussir dans les deux ans les examens qui ont trait aux matières enseignées. En cas de réussite, il pourra solliciter, au bout de trois ans de stage, son inscription au tableau des avocats du Barreau en question (art. 434, C. jud.).
En Belgique, le stagiaire a pleinement la qualité d’avocat dès son inscription sur la liste des stagiaires. Il est donc habilité à en exercer toutes les prérogatives (art. 439, C. jud.). Ceci est justifié par la longueur de ses études de droit (cinq ans).
Depuis le Code judiciaire de 1968, la profession d’avoué a disparu afin de diminuer le nombre d’intervenants professionnels et donc le coût de la procédure pour le justiciable. L’avocat est désormais le seul « maître du procès » puisque, seul, il représente ou assiste son client, il a également le pouvoir de conclure et plaider pour son client.
Les avocats peuvent plaider devant toutes les juridictions de l’ordre judiciaire, mais aussi devant le Conseil d’État(juridiction administrative) et la Cour constitutionnelle.
Il n’y a donc qu’une subdivision au sein des avocats en Belgique : celle entre les avocats et les avocats à la Cour de cassation. Ces derniers forment un barreau distinct avec un effectif limité. Ils ont le monopole de plaidoirie devant cette Cour, sauf en matière pénale.
En France, l’avocat est un auxiliaire de justice15. À la suite de la fusion avec d’autres professions connexes, en 1971 et en 199016, la profession d’avocat regroupe aujourd’hui les précédentes professions d’avoué de première instance, et de conseil juridique.
Depuis la loi no 70-9 du 2 janvier 1970, dite Loi Hoguet, les avocats ont la possibilité d’intervenir comme mandataire en transactions immobilières pour recueillir un mandat de vente, d’achat, de location ou de recherche de location d’un bien immobilier. Le rôle de professionnel du droit, les principes déontologiques, et les règles de représentation des fonds qui s’imposent à l’avocat mandataire en transactions immobilières sont autant de garanties pour le mandant, désireux de sécuriser sa transaction tant sur le plan juridique (rôle de conseil de l’avocat) que financier (dépôt des fonds à laCARPA, la Caisse des règlements pécuniaires des avocats).
Pour devenir avocat, il faut au préalable effectuer quatre années de droit (niveau Master 1, anciennement Maîtrise), puis réussir l’examen d’entrée d’un cursus conduisant à un diplôme terminal, le CAPA ou certificat d’aptitude à la profession d’avocat. Après ce parcours de dix-huit mois de formation dans une École d’avocats (autrefois, Centre régional de formation professionnelle des avocats (ou CRFPA), sanctionnés par la réussite à l’examen de sortie, le futur avocat prête serment devant la première chambre de la Cour d’appel dont dépend le tribunal de grande instanceauprès du barreau auquel il souhaite être rattaché, et être inscrit audit barreau après présentation au conseil de l’ordrepour être habilité à exercer la profession d’avocat.
Tout au long de son exercice professionnel, l’avocat français est soumis à une déontologie aussi détaillée que stricte, décrite notamment par le Règlement Intérieur National ou RIN17, qui est le code de déontologie des avocats.
Le nombre d’avocats a crû de plus de 42% en France de 2002 à 2012. On dénombre 56 176 avocats en France au 1erjanvier 2012 18. Il y a, en France, 86 avocats pour 100 000 habitants, en moyenne ; plus d’un avocat sur deux est unefemme.
Au Royaume-Uni, la fonction d’avocat est scindée en deux corps :
Traditionnellement, en Angleterre et au Pays de Galles, c’est le solicitor qui est contacté en premier, et c’est celui-ci qui transfère, le cas échéant, l’affaire au barrister qui plaidera devant la cour selon les instructions qui lui seront confiés par le solicitor. Néanmoins, lesolicitor peut aussi lui-même plaider une affaire devant les juridictions inférieures.
La liste ci-dessous comprend des avocats connus en tant que tels. Elle est à distinguer de la liste de personnalités ayant exercé la profession d’avocat, où sont répertoriés des personnages célèbres dans différents domaines (politique, littérature, arts, etc.) qui ont à un moment donné exercé ce métier.
Gustave Louis Chaix d’Est-Ange
Gustave Louis Chaix d’Est-Ange*
Maître VIATCHESLAV MAKAROV