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Timestamp: 2019-04-22 16:18:14+00:00
Document Index: 66458859

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Brevets d’Eugène Lefaucheux 1832-1892 – Page 2 – La Grande Famille des Lefaucheux
Catégorie : Brevets d’Eugène Lefaucheux 1832-1892
Brevet 64960 du 31 octobre 1864 et addition.
En France :Brevet n° 64960 du 31 octobre 1864
En Belgique : Brevet n° 16.957 du 29 octobre 1864 par le Sieur H.Biebuyck à Bruxelles
Mémoire descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour des perfectionnements apportés aux armes à feu par Mr Lefaucheux ( Eugène Gabriel) Fabricant d’Armes à Paris.
La présente demande de brevet pour laquelle nous revendiquons le privilège exclusif de fabrication consiste :
Dans l’invention de divers perfectionnements applicables aux armes (pistolets et carabines) dites revolvers, à canons doubles et à cylindre portant des charges multiples placées les unes au-dessus des autres, perfectionnements que nous jugeons très importants au point de vue industriel.
Il est certain qu’en aucun pays il ne se fabrique d’une manière régulière des armes de cette sorte ; nous pouvons même affirmer qu’en France, en Belgique, en Angleterre, et même en Amérique (berceau des armes à charges multiples) il n’y a aucun fabrique qui produise des armes comme celle pour laquelle nous formons la présente demande de brevet.
Confiant dans la nouveauté de notre découverte, à laquelle nous voulons donner la plus grande extension manufacturière, nous avons insisté pour établir qu’à nul endroit, on ne fabrique des armes dans le genre de la notre, et dans l’espérance qu’en mettant à jour cette invention, nous serions plus heureux que pour nos précédents perfectionnements qui ont été si largement imités malgré, et nous devrions dire à cause, des approbations unanimes de plusieurs gouvernements et du commerce.
Pour nous conformer à la loi, nous donnons ci-joint, le dessin d’une de ces armes, et particulièrement d’un cylindre, d’une culasse et d’un chien à double action, et représentant notre invention, laquelle est applicable à toutes espèces d’armes tournantes ou « revolver » se chargeant soit avec des cartouches à broches, soit avec des cartouches à percussion centrale, et s’appliquant aussi aux revolvers portant des cheminées sur chacun des coups à tirer ; on remarquera, par la construction de chien à double effet, et par la manière dont les rochets du cylindre sont taillés, qu’il ne peut jamais être tiré qu’un seul coup la foi, et que la rotation obéit à des dents ou rochets différents tant pour tirer les coups les plus rapprochés de l’axe du cylindre, que pour tirer ceux qui en sont les plus éloignés.
Dans les figures de notre dessin « A » est le cylindre tournant percé de deux rangées de trous superposés et de calibre différents « O » et « o », mais qui peuvent être aussi du même calibre.
Ce cylindre présente comme particularité la portée double qui résulte de l’irrégularité de ses surfaces d’arrière, car en effet la partie qui entoure les trous les plus rapprochés du centre est en saillie d’une certaine quantité sur la partie qui appartient aux trous éloignés.
Cette disposition permet de loger facilement les broches des cartouches centrales, sans qu’on soit obligé d’entailler la surface des trous extérieurs.
« B » est la culasse, percée en « b » pour laisser passer la deuxième tête du chien « C », qui fait enflammer les charges les plus rapprochées de l’axe du cylindre rotatif ; cette culasse, qui est également double puisqu’elle sert, comme telle à deux places différentes, est la contre-partie exacte de la face arrière du cylindre, c’est-à-dire qu’elle est creusée pour recevoir la partie saillante qui entoure les trous « o ».
La culasse peut être mobile aussi bien que fixe, et nous revendiquons comme notre propriété l’une ou l’autre de ses dispositions.
« D » sont les dents du rochet, qui détermine la rotation du cylindre « A » quand monte le mentonnet manœuvré par la détente, ou lorsqu’on arme le chien.
Lorsque les trous sont disposés comme le dessin l’indique, c’est-à-dire chevauchés, les douze premières charges partent d’abord puis, en faisant tourner le cylindre d’une quantité correspondante à l’écartement d’une dent du rochet les six autres charges les plus rapprochées du centre sont enflammées par la tête « c » du chien qui frappe sur les broches encastrées dans la partie saillante et arrière du cylindre « A ».
Pour une arme à vingt quatre coups par exemple, dont les trous seraient disposés suivant les mêmes axes, l’un au-dessous de l’autre, le rochet a vingt quatre dents, et les deux têtes du chien frappant alternativement, font enflammer une cartouche de la rangée extérieure et une cartouche de la rangée ou galerie centrale.
Nous, nous réservons de faire percuter les projectiles placés dans la deuxième galerie du cylindre « A », soit en tenant les broches des cartouches plus longues, pour ces dernières, soit en donnant une disposition au cylindre qui permette à la tête du chien d’y atteindre ; dans ce dernier mode, le chien n’aurait plus qu’une tête.
Paris, le 31 octobre 1864
Ppon LEFAUCHEUX
Me Jules Mathieu
CERTIFICAT D’ADDITION AU BREVET D’INVENTION DU 31 OCTOBRE 1864
En France : N° 064960 Certificat d’addition du 3 février 1865
En Belgique : N° 17473 Certificat d’addition du 7 février 1865par le Sieur H. Biebuyck à Bruxelles.
Mémoire descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Certificat d’addition au Brevet d’Invention de quinze ans du 31 Octobre 1864 pour des perfectionnements apportés aux armes à feu (L’addition consistant en perfectionnements) par Mr Lefaucheux (Eugène Gabriel) Fabricant d’Armes à Paris.
A la date du 31 octobre 1864, nous avons pris un brevet pour divers perfectionnements que nous avons apportés aux armes à feu dites « revolver ».
Afin de bien préciser en quoi consistent ces perfectionnements, et de ne laisser subsister aucune incertitude sur leur valeur et de leur portée, nous désirons aujourd’hui compléter la description que nous en avons fournie et les explications que nous avons données à l’appui de cette description.
A cet effet, nous nous aiderons du dessin ci-joint, qui représente les différentes vues du revolver à double canon, à double rang de charges superposées et à mouvement continu, ainsi que le chien à deux têtes.
On sait que nous avons principalement pour but d’augmenter le nombre de charges que peut recevoir le cylindre sans donner à cette pièce, et par conséquence à l’arme toute entière, des dimensions exagérées et sans donner au mécanisme aucune complication nouvelle.
Dans les cylindres à une seule rangée circulaire, si l’on augmente le diamètre de la circonférence, pour pouvoir multiplier le nombre des charges, il en résulte au centre un espace libre plus ou moins considérable, que l’on peut bien évider de différentes façons, mais qui n’en est pas moins inutile pour l’arme, tandis que ses proportions ont été augmentées.
Nous avons cherché à profiter de cet espace perdu en y intercalant un nouveau rang de charges disposées suivant une seconde circonférence concentrique à la première et nous sommes attachés à tirer partie de ces deux rangs de charges :
1° sans déplacer l’axe de rotation du cylindre.
2° sans en changer le sens de rotation et sans nécessiter aucun mouvement, aucun arrêt, aucune manœuvre particulière entre le départ des charges disposées sur l’une ou l’autre circonférence ; enfin en n’employant qu’un seul modèle de cartouches.
Nous remplissons toutes conditions :
A : par l’emploi de deux canons superposés.
B : par une disposition du cylindre et de la coquille de recul qui fait fonction de culasse particulière, fixe à deux endroits différents.
C : par l’emploi d’un chien à deux têtes.
A : CANONS SUPERPOSES : les deux canons correspondent chacun à un rang de charges : leurs emploi ne demande de reste aucune explication.
B : CYLINDRE ET COQUILLE DE RECUL : le cylindre « A » est limité, du côté des canons par une seule face plane, comme d’habitude ; mais du côté de la culasse, la face du cylindre est composée de deux parties distinctes.
1° une partie plane « a », au centre, formant un cercle complet et embrassant toutes les charges de la rangée inférieure.
2° une partie annulaire « a’ », comprenant la rangée de charges extérieures et entourant la partie centrale, mais en retrait sur celle-ci de quelques millimètres ; il en résulte que les broches ou cheminées (suivant le système de revolvers) appartenant à chacune des deux rangées se trouvant dans plans différents, perpendiculaires à l’axe du cylindre, et que les trous de la rangée extérieure sont un peu moins longs que ceux de la rangée intérieure.
Cette nouvelle forme du cylindre combinée avec le chien double ou à deux têtes, constitue une innovation importante ; elle est applicable tant aux armes qui se chargent avec des cartouches à broche ou à percussion centrale, qu’a celles qui portent autant de cheminées que de coups.
Dans les armes qui se chargent avec des cartouches à broche, la coquille de recul, ou culasse fixe « B », porte au centre un évidement qui correspond à la partie saillante du cylindre, tandis que le bord extérieur correspond à la partie annulaire dont nous avons parlé, ; il en résulte donc qu’une seule culasse fixe sert de point d’appui pour toutes les charges et que la juxtaposition de la coquille avec le cylindre est complète dans toutes les positions.
PORTE : L’ouverture de la porte est suffisamment échancrée pour pouvoir charger les deux rangées ; à cet effet la porte présente dans son application contre le cylindre, la contre-partie exacte de celle-ci et se compose de deux parties : une partie évidée correspondant à la rangée intérieure et
A la partie plane que nous avons décrite au centre de la coquille de recul, et un bord renforcé correspondant à la rangée extérieure ou à la partie annulaire de la coquille.
La baguette de déchargement et d’arrêt « b », mobile autour d’une charnière « b’ », peut rencontrer les trous de chacune des deux rangées ; il est bien entendu que la porte peut s’ouvrir vers le bas ou vers le haut, être placée à droite ou à gauche, s’ouvrir par côté ou en arrière. Il en est de même pour la baguette qui peut être placée à droite ou à gauche.
C : CHIEN A DEUX TETES : Le chien « C » porte deux têtes fixes, superposées « c » et « c’ », qui agissent sur toutes les charges, directement et sans l’intermédiaire d’aucun ressort , ni marteau pour les charges intérieure du cylindre ; cet avantage résulte de la division en deux parties que nous avons décrite pour la face terminale du cylindre du côté de la culasse, disposition qui permet aux deux têtes de frapper alternativement les charges de chacune des deux rangées.
A cet effet, dans les armes à cartouches à broche, la tête supérieure c passe comme d’habitude par dessus le bord de la coquille pour percuter les charges de la rangée extérieure et la tête inférieure « c’ » vient porter sur les charges de la rangée intérieure à travers un trou « o » pratiqué dans la coquille et au-dessous de la partie qui sert de culasse au charges extérieures.
ARRET : La détente, qui commande le chien, donne aussi le mouvement à un arrêt à deux crans et à double effet « E », qui assure la fixité du cylindre dans toutes les positions ; l’un des crans « e » le maintient pour le départ des charges extérieures, et l’autre « e’ » pour celui des charges intérieures en agissant alternativement à droite et à gauche.
Nous revendiquons également l’application du chien à deux têtes à tous les revolvers qui portent des cheminées ou qui se chargent avec des cartouches à percussion centrale.
Ainsi se trouvent remplies toutes les conditions que nous nous étions posées. Une seule roue à rochet « D » portant autant de dents qu’il existe de coups, actionne le cylindre et l’on peut faire partir successivement toutes les charges, sans aucun arrêt ni interruption sans déplacer l’axe du cylindre ni celui des canons et sans changer le sens de rotation.
Ces perfectionnements s’appliques également aux fusils et carabines. Nous ferons observer aussi que le nombres de coups peut être augmenté ou diminué.
Paris, le 2 février 1865
Par procuration E. LEFAUCHEUX
Publié le mai 6, 2016 mai 6, 2016 Auteur Guillaume Van MastrigtCatégories Brevets d'Eugène Lefaucheux 1832-1892
Brevet 56197 du 6 novembre 1862
Brevet No 056197 du 6 novembre 1862
Mémoire descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour des perfectionnements apportés aux armes de feu par Mr Lefaucheux ( Eugène Gabriel) Arquebusier à Paris
L’invention à pour but de rompre la fuite des gaz dans les armes à feu en général, portatives ou non, et se chargeant par la culasse avec ou sans cartouche.
J’arrive à ce résultat en pratiquant une rainure circulaire, carrée ou polygonale simple ou double dans la partie arrière du canon, dans laquelle pénètre le rebord d’un culot adhérent ou non à l’arme par une charnière ou tout autre moyen indépendant de l’arme en faisant office d’obturateur.
On peut aussi réserver en relief une bague circulaire ou polygonale sur le canon et fermer néanmoins par un culot comme dans le cas précédent.
Le culot obturateur peut être en n’importe quel métal, en caoutchouc, composition ou carton ; il peut aussi être adapté ou non à la cartouche.
Ce principe entièrement nouveau peut s’appliquer avec avantage non seulement aux cartouches à broches dites Lefaucheux mais encore à toutes les autres avec ou sans broches dont la percussion est au centre ou circulaire, car le but à atteindre c’est de rompre les lignes de fuites de gaz dans n’importe quelle arme.
Le dessin qui accompagne la présente demande montre comme exemple quelques unes des dispositions qu’on peut employer.
Fig. 1 ; fait coupe de la partie arrière d’un canon de fusil « A » dans lequel est pratiquée une rainure circulaire « a » ; un culot ou obturateur « b » vu en détail Fig. 2 pénètre dans cette rainure et ferme hermétiquement de manière à ce que le gaz ne puisse pas s’échapper.
Fig. 3 ; culot « b » pouvant être assemblé à charnière sur le canon et qu’on peut ouvrir facilement par la partie « x » .
Fig. 4 ; canon pourvu d’une double rainure circulaire « a » ; le culot « b » est estampé avec une saillie « c » de manière à ce qu’on puisse facilement le retirer avec un instrument adapté ou non sur l’arme et dont les branches pénètreraient dans les encoches « d » du canon.
Fig. 5 ; canon non plus rainé mais bien muni d’une bague en saillie, l’obturateur ou culot « b » peut alors être fixé après le culot même de la cartouche.
Fig. 6 ; canon à deux saillies « a » dans lequel est placé une cartouche à broche.
Fig. 7 ; vue par bout d’un canon « A » dont les bagues saillantes affectent la forme octogonale.
Je fais observer de nouveau que mon but est d’opposer des angles aux fuites des gaz occasionnés par l’inflammation de la poudre.
Ces angles sont formés par un culot faisant office d’obturateur et fabriqué à l’avance pour être en rapport avec la rainure ou la bague saillante ménagée sur l’arrière du canon de l’arme.
Je ferai observer que ses angles pourraient également être obtenus au moyen d’un métal ou composition qu’on ferait adhérer par une pression quelconque de manière à ce que le résultat soit le même que celui qu’on obtient avec les culots que je viens de décrire.
Je désire conserver comme ma propriété exclusive les dispositions diverses que j’ai représentées sur mon dessin et que toutes ont pour but de rompre les fuites de gaz dans les armes portatives ou non.
Je me réserve d’apporter tous les perfectionnements que je jugerai utiles pour rendre facile la mise ou le retrait des culots obturateurs, en employant à cet effet importe quelle disposition
Paris, le 6 Novembre 1862
P.pon. Lefaucheux
Me Jules Mathieu.
Publié le mai 6, 2016 Auteur Guillaume Van MastrigtCatégories Brevets d'Eugène Lefaucheux 1832-1892
Brevet : n° 55784 du 27 Septembre 1862
Brevet d’importation : n° 13277 du 3 octobre 1862 par le Sieur H. Biebuyck à Bruxelles.
Durée du brevet : 15 ans
Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans pour des perfectionnements apportés dans la combinaison et la fabrication des armes à feu, par Monsieur Lefaucheux (Eugène Gabriel) Arquebusier à Paris.
Déjà propriétaire de plusieurs brevets et additions, pris à différentes époques et relatifs à des perfectionnements appropriés aux armes à feu et en particuliers aux revolvers, je forme aujourd’hui une nouvelle demande à l’effet de me garantir la propriété d’un nouveau perfectionnement qui complète les précédents tout en pouvant s’appliquer à toutes les armes à rotation et à un seul canon, quel qu’en soit le système.
Cette invention à pour but de donner trois mouvements au chien de l’arme, c’est à dire que l’on peut à volonté :
Avec mon système, la transmission du départ est directe avec la détente, l’exécution du mécanisme est d’une simplicité d’exécution remarquable ; de plus l’ouvrier peut le confectionner sans tâtonnement, le mécanisme étant apparent et non renfermé dans la coquille de recul du cylindre, il ne prend pas de place à l’intérieur ce qui permet de conserver une grande solidité à toute la pièce.
Pour donner une idée de mon invention, j’ai représenté sur le dessin annexé à ce mémoire un pistolet-revolver muni du mécanisme dont je revendique la propriété.
La Fig. 1 représente la vue extérieure d’un revolver de moyennes dimensions : un arrachement est fait dans la coquille de recul pour montrer le mécanisme additionnel.
La Fig. 2 montre un fragment de vue semblable à la précédente, mais dans laquelle, le chien est armé.
En laissant de côté le mécanisme ordinaire, décrit complètement dans mes précédents brevets, on peut voir, en examinant les figures 1 et 2 que la pièce « A », qui sert de gâchette, forme elle-même sont ressort quand elle a pénétré dans le cran d’arrêt « x » réservé sur la partie arrière du chien « C ».
La tige « B », qui traverse la coquille de recul du cylindre est soulevée par la réserve « d » laissée sur la détente « D » ce qui la fait communiquer directement à la pièce « A », qu’elle dégage du cran d’armement « x » ; le dégagement de la pièce « A » permet alors au grand ressort « R » de la platine de l’arme de faire percuter le chien, comme dans les armes ordinaires, non munies des nouveaux moyens que je viens de décrire.
La Fig. 3 montre le plan vu en dessus de la pièce « A » fixée sur l’armature métallique qui constitue l’âme de la crosse
Les perfectionnements dont je revendique la propriété exclusive, sont caractérisés par le mécanisme qui à pour but de donner deux mouvements de plus à l’arme, ce qui fait en réalité trois.
Je ferai observer ici, que je me réserve expressément d’appliquer mon mécanisme aux armes de tous systèmes auxquelles il pourrait être adapté.
Paris le 27 septembre 1862
Par Pon. Lefaucheux
Publié le mai 5, 2016 mai 5, 2016 Auteur Guillaume Van MastrigtCatégories Brevets d'Eugène Lefaucheux 1832-1892
Brevet 42978 du 29 novembre 1859
Brevet no 42978 du 29 novembre 1859
Mémoire Descriptif déposé à l’appui de la demande d’un Brevet d’Invention de quinze ans, pour des perfectionnements apportés dans les cartouchières et les gibernes de guerre ou de chasse, par Mr Lefaucheux (Eugène) Arquebusier 9 rue Lafayette et Mr Maurice (Charles) , 26 rue de Vendôme à Paris.
Les perfectionnements dont nous désirons nous garantir la propriété par la présente demande d’un brevet de 15 ans, ont pour but de rendre d’une herméticité parfaite la fermeture des cartouchières ou gibernes et d’empêcher les pertes de munitions qu’elles contiennent.
Malgré le cuir qui recouvre la partie supérieure de la giberne ou cartouchière, on peut reprocher avec raison à cette couverture de ne pas protéger suffisamment les cartouches de l’humidité ; d’un autre côté lorsque la couverture n’est pas attachée au bouton qui se trouve au dessous de la giberne, les cartouches peuvent tomber et priver ainsi celui qui porte la cartouchière de toute munition.
Des faits de ce genre ont été remarqués dans l’armée russe au passage de la Tchernaïa, dans l’armée Française au combat de Palestro et tout récemment encore à l’affaire de Palikao en Chine ; c’est à dire qu’en courrant, un certain nombre de combattants avaient perdu leurs cartouches et que d’autres avaient ressenti pour ces dernières les pernicieux effets de l’humidité.
En cherchant à obvier à ces inconvénients, nous sommes arrivés à des dispositions de fermeture qui paraissent remplir parfaitement le but que nous nous étions proposé.
Le dessin que nous joignons au présent mémoire complétera les explications que nous allons donner.
La Fig. 1 représente la coupe longitudinale d’une giberne.
La Fig. 2 en est la coupe transversale.
La Fig. 3 est une vue de face extérieure.
La Fig. 4 montre une section transversale d’une cartouchière métallique.
Enfin la figure 5 montre une autre disposition de fermeture .
Pour rendre la fermeture hermétique, nous garnissons la couvercle de toute cartouchière ou giberne d’une bande de caoutchouc, gutta-percha ou un flexible qui est pressé convenablement sur les rebords de la giberne par des ressorts d’un genre quelconque.
Les ressorts sont arrangés de manière à fermer le couvercle aussitôt qu’il n’est plus maintenu à la main, en empêchant ainsi toute perte de munition quelque mouvement qu’on fasse et évitant aussi la détérioration par l’humidité.
La giberne 1, représentée fig. 1, 2 et 3, est construite en bois et cuir comme à l’ordinaire, mais elle est pourvue d’un couvercle métallique « C » garni d’une bande de caoutchouc « B » reposant sur le bord et faisant un joint parfait.
Le couvercle « C » porte aux deux extrémités deux tétons « b » contre lesquels buttent les ressorts qui, en pressant contre les tétons, maintiennent le couvercle exactement fermé.
Lorsque celui-ci est ouvert, les ressorts le maintiennent également, mais aussitôt que l’on appuie sur le couvercle, les ressorts « i » qui avaient été cintrés par les tétons « b », reprennent leur position en le forçant à se refermer et à faire coïncider la bande « B » sur le rebord de la giberne.
La Fig. 4 , qui représente une cartouchière métallique, est disposée pour recevoir un ou plusieurs ressorts en spirale enroulés autour d’un axe « i » formant charnière et qui font appuyer le couvercle et sa garniture sur le corps de la cartouchière « A ».
En disposant un ressort en spirale d’une manière inverse, c’est à dire qui relèverait le couvercle et munissant le corps « A » d’un bouton de ressort, nous obtiendrons une fermeture assez semblable à celle des encriers portatifs.
Pour ouvrir la giberne il faudrait presser sur le bouton qui retiendrais le couvercle et le ressort devenant libre ferait ouvrir instantanément.
Nous pouvons également employer un ressort à boudin « r » , comme la Fig. 5 le représente ; une des extrémités du ressort est attachée au couvercle « C » tandis que l’autre est fixée dans le corps de la giberne « A » par une goupille ou tout autre moyen analogue.
Il est bien évident que toutes ces dispositions de ressort peuvent grandement varier, ainsi que la manière de rendre hermétique la fermeture au moyen de caoutchouc ou de gutta-percha.
La construction des gibernes ou cartouchières peut être exécutée indifféremment en bois et cuir ou bien encore en métal doublé ou non de cuir, ou en matières diverses, ce que nous désirons nous garantir expressément.
En principe, notre invention repose sur des moyens de rendre la fermeture des cartouchières ou des gibernes parfaitement hermétique, afin d’empêcher l’humidité de pénétrer les munitions et de rendre le cas de perte de cartouches bien moins fréquent.
En exécution, nous nous référons au dessin annexé à la présente demande, tout en nous réservant évidemment le droit d’en modifier les formes et dispositions qui peuvent bien entendu s’adapter aux cartouchières de chasse comme à celles de guerre.
Paris, le 28 Novembre 1859
Par procuration : Lefaucheux et Maurice
Brevet 6003 du 7 juin 1858 (Brevet Belge uniquement)
Brevet Belge : No 6003 du 7 juin 1858
Perfectionnements apportés dans le mécanisme et la disposition générale des armes à feu
( l’addition consistant en perfectionnements) par Mr Lefaucheux (Eugène Gabriel)
Arquebusier à Paris , rue Lafayette nr. 9 .
Le perfectionnement que je désire rattacher à mon brevet d’invention en date du 23 septembre 1856, consiste dans une disposition qui permet d’armer le chien des armes dites revolvers et de le retenir dans cette position tout le temps nécessaire en n’ayant ensuite pour le faire tomber qu’a presser la gâchette, comme dans les armes ordinaires.
Ainsi en appuyant sur la gâchette, le chien se trouve armé et il est retenu dans cette position jusqu’à ce que, continuant de presser sur la gâchette, il cède pour opérer la percussion, laissant ainsi le temps d’arrêt qu’on désire entre l’action d’armer et celle de tirer.
Cette nouvelle disposition appliquée à un revolver est vue en coupe longitudinale sur la fig.1 du dessin ci-joint.
La fig.2 est un plan vue en-dessus en supposant enlevé le mécanisme qui empêche de voir le perfectionnement.
On peut reconnaître en examinant les fig. 1 et 2 que le mécanisme ordinaire n’a pas changé, la gâchette B mobile autour de l’axe b est toujours rappelée par un ressort méplat b’. Le petit levier courbe C oscillant au point c est relié à une sorte de balancier D ayant son axe au point d, lequel se trouve dans la partie inférieure du chien E.
Sur le chien E est un levier f muni de deux goujons sous lesquels viennent pousser de bas en haut les branches du grand ressort d’échappement F.
Pour que le chien E puisse rester en place, une fois qu’il est armé, j’ai ménagé un cran e par la partie courbe de la gâchette B et lorsque le chien E, soulevé par la gâchette , le levier C et le balancier D est arrivé en tournant de gauche à droite à un point, l’extrémité du levier vient s’engager dans le cran e, de façon qu’il retient tout le mécanisme de la batterie.
Le levier L oscille autour du point l, tenu dans deux portes l’, faisant partie de l’armature A et est pressé constamment par le ressort m logé dans l ‘armature.
Mais en continuant de presser la détente B, le ressort g, tenu dans le chien E, par la rotation même de ce chien, venant rencontrer la saillie g’, indiquée en ponctué (fig.1) dégage l’extrémité du balancier D et permet au grand ressort F de rendre au chien E sa position primitive, opérant la percussion.
Ainsi lorsqu’on arme le pistolet, pendant la rotation de la gâchette B autour du point b, le ressort m poussant le levier L, le fait entrer dans l’encoche e et retient ainsi le mécanisme à l’arrêt jusqu’à ce que, en continuant de presser la détente, le ressort g du chien E rencontrant la saillie g’ permette au ressort F, bandé pendant qu’on armait, de se détendre pour faire opérer la percussion. En même temps la partie inférieure arrondie e’ du chien E presse sur l’extrémité du levier L et dégage ainsi la gâchette qui peut reprendre sa position, étant poussé par le ressort b’.
Le perfectionnement que je désire rattacher à mon brevet du 23 septembre 1856, consiste dans un moyen qui permette de retenir le chien dans une position fixe, pendant tout le temps voulu, après l’armement et donnant la faculté de tirer en continuant de presser sur la détente, le mouvement qui retenait la gâchette opérant la percussion en se dégageant.
Bruxelles le 7 juin 1858
Duplicata certifié conforme
Par Pon. Mr E. G. Lefaucheux, M.Biebuyck
Brevet 29055 du 9 septembre 1856
Brevet d’intervention du 5 septembre 1856
Lefaucheux et Cie
Brevet : N° 29055
Invention pour perfectionnement apportés dans les mécanismes et la disposition générale des armes à feu.
Les perfectionnements qui font l’objet de la présente demande de brevet d’intervention consistent :
En une disposition toute particulière d’armement et de percussion par la seule action de la pièce de détente.
En un système pour retenir la charge dans les canons quelque soit la position que l’on fasse prendre à l’arme.
Ces deux dispositions sont principalement applicable aux pistolets ou carabines à rotation, à plusieurs coups et à un seul canon bien que nous ne nous réservions pas moins l’application à toute espèce d’arme à feu.
Nous allons commencer par décrire à l’aide du dessin ci-joint, le mécanisme d’armement et de percussion, pouvant agir indifféremment soit sur les cylindres mobiles ou revolver de notre système , se chargeant par la culasse avec des cartouches toutes faites, soit sur les cheminées des cylindres qui se chargent avec la poudre et les balles à la manière ordinaire.
La figure 1 de ce dessin représente en section longitudinale un pistolet à six coups, muni des nouvelles dispositions dont nous désirons nous réserver la propriété.
La figure 2 est une vue par bout du côté de la culasse et supposant le canon dévissé et le cylindre revolver enlevé.
Les figures 3 et 4 indiquent en détail le cylindre que l’on charge à poudre et à balles à la manière ordinaire et garnis des cheminées sur lesquelles on place les capsules.
Les figures 5 et 6 indiquent le cylindre se chargeant par la culasse en ouvrant la petite porte h ( fig. 2 ) dont celle-ci est muni. Ce cylindre A’ remplace, ou est remplacé à volonté, par celui A représenté sur les figures 1, 3 et 4 .
La figure 7 fait voir le mécanisme à l’instant ou l’échappement va se faire pour opérer la percussion.
Les figures 8 et 9 sont des détails de pièces importantes.
On peut se rendre compte, à l’aide des figures 1, 7 à 9 de la combinaison toute nouvelle du mécanisme de détention ; on voit que la gâchette B est mobile sur un axe b et qu’elle est rappelée, dans la position indiquée fig. 1, c’est à dire quand l’arme est au repos, par un ressort méplat b’.
A cette même gâchette est articulé au point c un petit levier courbe C auquel est relié une sorte de balancier D. ce balancier a son centre de mouvement d sur la partie prolongée et coudée, à l’intérieur de la crosse du chien E.
Le chien est en outre muni d’une pièce f, articulée en c’, qui présente deux petites branches ( fig. 8) dans lesquelles viens s’engager l’extrémité fourchue du grand ressort d’échappement F (fig. 9), de sorte que ce grand ressort tient tout le mécanisme soulevé tant que le crochet qui termine le petit ressort g est engagé dans l’entaille pratiquée à l’extrémité du balancier D. Mais , aussitôt que ce crochet abandonne l’entaille, ce ressort ramène avec énergie le chien sur la capsule, si c’est le cylindre à cheminées que porte le pistolet et sur la broche si c’est le cylindre à cartouche.
Nous allons expliquer comment cet effet se produit sans autre armement qu’en agissant avec l’index sur la détente pour la ramener en arrière ; par ce même mouvement, non seulement on arme, mais encore on percute ; en effet, en levant la détente, celle-ci tourne ou décrit un quart de cercle sur son centre b, le point c s’élève naturellement en soulevant, par le levier C, l’extrémité de gauche du petit balancier D, tandis que celle de droite s’abaisse et avec celle-ci, la partie coudée e’ du chien. Ce mouvement force le chien à tourner sur son centre d et à s’élever jusqu’à ce qu’il soit arrivé dans la position indiquée fig. 7. Alors , à ce moment, le crochet qui forme l’extrémité du ressort q vient rencontrer une petite saillie q’, laquelle le dégage de l’entaille pratiquée à la pièce D ; celle-ci n’étant plus retenue, laisse au grand ressort la faculté de se détendre et par suite de faire tomber le chien, avec la puissance nécessaire à la percussion.
On voit donc qu’au moyen de cette disposition mécanique assez simple et par le seul fait du mouvement en arrière de la gâchette nous obtenons l’armement et la percussion ; mais il faut encore dans les armes à cylindre rotatif, comme celle que nous avons donné comme exemple, faire tourner le cylindre à chaque armement et le retenir d’une façon bien exacte et bien rigide en face du canon pendant la détonation ; c’est ce que nous obtenons très simplement à l’aide de l’équerre I, articulée avec la pièce C au point c. la plus longue branche de cette équerre est contournée de façon à pouvoir s’engager alternativement dans l’une des six dents ou plans inclinés j (fig. 1, 3,5 et 6 ) taillés dans l’épaisseur d’une bague ménagée au cylindre-revolver, de sorte qu’à chaque mouvement de la détente, quand le levier C monte, l’équerre I s’élève avec lui et par ce mouvement, fait tourner le cylindre d’un sixième de tour et l’arrête dans cette position conjointement avec la plus courte branche i’ de cette équerre, laquelle arrivée à son maximum d’élévation ,vient rencontrer un des six petites saillies j’ ( fig.1, 5 et 6) ménagée sur la circonférence extérieure du cylindre-revolver. De cette manière, celui-ci est à la fois retenu dans un sens par la grande branche I, qui préalablement l’avait fait tourner et dans le sens contraire par la petite branche i’, rencontrant une des saillies j’.
La culasse K est percée d’une fente verticale k (fig.1 et 2 ) dans laquelle pénètre et se meut l’équerre I. cette disposition toute nouvelle est très simple et d’une construction facile et économique.
Nous pourrons ajouter au mécanisme d’armement et de détente que nous venons de décrire , une disposition très simple qui permettre de maintenir le chien armé. A cette effet, nous pratiquerons une entaille dans la pièce de détente B et nous fixerons un ressort à l’intérieur du pontet B’. ce ressort pénètre dans l’entaille quand le chien est armé et le retient dans cette position ; mais quand on tire entièrement la détente, pour percuter, le ressort est dégagé par une tige en communication avec le chien.
Pour placer le cylindre A’ (fig.5 et 6 ), qui se charge par la culasse avec des cartouches toutes faites en remplacement du cylindre A ( fig.1, 3 et 4 ) qui se charge à poudre et à balles, à la manière ordinaire, il suffit après avoir retiré la vis l (fig. 1 ) de dévisser le canon unique L d’avec la tige centrale m et de substituer le cylindre A’ a celui de A. ce dernier peut être muni de cheminées p placées verticalement comme celles représentées sur le figures 1 et 3 ou placées horizontalement comme l’indique la figure 10. dans ce dernier cas le cylindre ne se change pas et le chien E’ présente nécessairement une forme différente pour opérer la percussion.
Pour retenir la charge dans les six petits canons chargés à la manière ordinaire et afin d’éviter le grave inconvénient qui se présente si souvent avec les pistolets actuellement en usage, celui de laisser tomber la charge quand on renverse l’arme dans une fonte par exemple ; nous avons imaginé la disposition indiquée fig. 1, 3 et 4. elle consiste à percer un trou tangentiellement à chaque canon et à fileter ces trous dans lesquels on engage les vis n puis, quand les balles sont introduites dans le canon, à l’aide d’une clé N (fig. 1 ) que nous plaçons dans la crosse du pistolet on fait un demi-tour à ces vis et cette petite corse est suffisante pour retenir les balles dans l’intérieur des canons.
Comme, pour serrer les six vis les unes après les autres, il faut un certain temps qui, quoique court serait toujours jugé trop long, nous disposerons sur le cylindre une bague munie de petites fourches engagées dans les têtes des vis, de manière qu’en faisant tourner cette bague d’une très petite quantité, on fasse fonctionner à la fois les six vis.
Nous nous proposons encore, pour arriver au même résultat, de fixer sur le coté du canon unique L une petite clef à charnière qu’il suffira d’abaisser au dessus de chaque vis pour la serrer en la tournant d’une très petite quantité, ou bien encore d’employer des ressorts si le système de serrage des vis était jugé trop long.
Cette disposition pour retenir les balles avec leur chargement dans l’intérieur des canons, aura en outre l’avantage quand on voudra décharger l’arme, de ne nécessiter aucun des embarras que présente le chargement à balle ordinaire ; il suffira en effet de faire tourner les vis dans le sens opposé à celui du serrage pour dégager les balles et les faire tomber en frappant légèrement sur la crosse.
Nous entendons, par la présente demande de brevet d’invention, nous garantir la propriété :
Du système d’armement et de percussion obtenu par le seul mouvement de la gâchette, tel que le dessin le représente et comme nous l’avons décrit ci-dessus ou d’une manière analogue.
De la disposition permettant de maintenir les projectiles avec sécurité dans l’intérieur du canon, quelque soit la position de l’arme et les exercices que l’on fasse, soit à cheval, soit à pied. Nous, nous réservons l’application de ces deux points caractéristiques de notre demande et tous les changements dont ils sont susceptibles pour les approprier à toutes espèces d’arme à feu, pistolet ordinaire, revolver, carabine, fusil, etc.
Nous, nous réservons aussi, comme en ayant eu l’initiative la propriété exclusive de mettre sur le même revolver soit un cylindre pour se servir de cartouches portant la charge complète, soit un cylindre ordinaire à cheminées.
Paris, le 5 septembre 1856
Par Pon. de E. Lefaucheux et Cie.
Brevet 193380 du 15 avril 1854
Le brevet 193380 du 15 avril 1854 et ses additions.
Brevet d’invention de quinze ans
Pour des perfectionnements apporter dans les armes à feu.
Monsieur Lefaucheux (Eugène Gabriel)
Arquebusier à Paris rue Vivienne n° 37
BREVET N° 019380 du 15 avril 1854
Le nom Lefaucheux est attaché à plusieurs dispositions ingénieuses ou perfectionnements importantes apportés dans la fabrication des armes à feu.
En 1846, feu Lefaucheux mon père imagina entre autres un système particulier de mécanisme pour permettre de charger les pistolets ou fusils à plusieurs canons sans être obligé de démonter ceux-ci séparément et proposait d’y appliquer une cartouche particulière portant sa balle, sa poudre et sa capsule fulminate.
Depuis lors, ce genre d’armes multiples à été de nouveau travaillé et perfectionné par plusieurs personnes et l’on paraît adopter ce système à canon unique et à charge multiple dont le manœuvre laisse néanmoins à désirer au point de vue du chargement puisqu’il est toujours chargé par l’orifice du cylindre avec poudre, bourre, balles et capsules séparées.
Cet inconvénient est sans doute amoindri par d’autres qualités mais si en conservant ces dernières, on pouvait supprimer l’inconvénient, nul doute qu’un tel perfectionnement n’eût son importance manufacturièrement et commercialement parlant.
J’ai obtenu ce résultat. Je l’ai obtenu par des procédés simples et sûrs et je viens réclamer pour leur idée et leur application, le bénéfice d’un brevet d’invention de quinze années.
Je propose en conséquence de charger les armes à plusieurs coups fonctionnant par rotation avec des cartouches complètes dites cartouches « Lefaucheux » en opérant successivement pour chaque coup et sans qu’il soit nécessaire d’employer de baguette.
Cette disposition se marie avec l’emploi d’une culasse fixe employée comme point d’appui et avec un mécanisme additionnel permettant de chasser la cartouche métallique si on éprouvait quelques difficultés à la relever après décharge.
Pour donner une idée bien complète de ces perfectionnements, j’accompagne le présent mémoire d’un dessin qui les représente appliqués à un pistolet à 6 coups avec un seul canon fixe et un seul cylindre mobile sans cheminée d’amorcement et sans baguette.
La fig. 1 de ce dessin est une vue extérieure du pistolet complet.
La fig.2 en est un plan, vue en dessus mais sans la crosse, ni le chien.
La fig. 3 représente le cylindre mobile du revolver à 6 charges dans lequel se placent les cartouches.
La fig.4, 5 et 6 sont des détails de pièce principale.
Toutes ces figures sont dessinées de grandeurs naturelles.
Rien n’est changé à la disposition ordinaire du canon « A » et de la crosse « B ». Le mouvement même du cylindre s’effectue toujours par l’armement du chien et par la saillie d’un ergot agissant sur une sorte de griffe hexagonale de même que le maintient en temps utile de la dite noix ou revolver « C » est toujours obtenu par six encoches « d » s’emboîtant dans la tête d’un ressort aussi mis en jeu par l’armement de la batterie.
Le revolver « c » est d’une construction entièrement nouvelle, il se compose simplement d’un cylindre percé d’un certain nombre de trous cylindriques légèrement coniques ou canons « e » (six dans l’exemple qui nous occupe) plus d’une ouverture centrale, servant au montage.
Chacune de ces canons est évidé à sa base pour former encoche « i » afin de donner passage à la broche percutante « f » dépendante de la cartouche « D ».
La culasse « E » présente la forme d’une sphère, elle porte dans le centre une rigole « g » pour l’abattement du chien et sur le côté, une porte s’ouvrant et se refermant par un petit bouton solidaire « l ». C’est par cette porte unique que s’introduisent successivement les cartouches à mesure que le revolver tourne sur son axe « K ».
Les surfaces frottantes de cette dernière pièce et de la culasse sont parfaitement dressées car la culasse servant de point d’appui, joue ici un nouveau rôle qui exige cette précision, d’ailleurs très facile à obtenir.
Sur le côté du canon unique « A » s’ajuste à coulisse « M » une targette « P », destinée à repousser soit la cartouche complète lorsqu’on veut décharger l’arme sans s’en être servi, soit les détritus de cette dernière s’il y avait résistance ou difficulté pour retirer.
Cette targette se manœuvre simplement à la main afin d’occuper successivement toutes les parties des petits canons, comme on l’a indiqué en noir et en rouge sur les figures 1 et 2.
La présente intervention comprend :
2° la possibilité de décharger les armes sans brûler les amorces, avec un mécanisme simple et peu coûteux. Il est presque impossible de décharger les armes chargées par la baguette, mais en supposant cette possibilité, c’est toujours une opération longue et pénible, qui ne s’effectue qu’aux dépens de la balle qui est hachée ou morcelée, sans préjudice des pertes ou détérioration de la poudre.
Paris, quinze avril 1854
Lefaucheux Fils
BREVET N° 019380 du 4 novembre 1854 ADDITION
On a pu voir par le dessin et la description qui accompagnent ma première demande en date du 15 avril dernier, que les perfectionnements que je venais d’apporter dans les armes à feu consistaient principalement dans l’emploi d’une culasse fixe employée comme point d’appui, uni à une combinaison mécanique permettant de charger par la culasse les pistolets à rotation à plusieurs coups et à un seul canon.
On se rappelle que j’arrivais à ce résultat au moyen d’un entaille pratiquée sur le côté de la culasse et devant laquelle chaque canon venait successivement se présenter par le fait même de la rotation du cylindre ou revolver ce qui permettait d’introduire dans chaque canon une cartouche toute faite qu’il suffirait de placer sans qu’il soit nécessaire d’employer de baguette.
Les perfectionnements qui font le but de la présente demande consistent :
1° Dans l’addition d’un ressort servant à maintenir fermée la porte qui recouvre l’ouverture pratiquée dans la culasse pour le chargement des canons mobiles.
2° Dans la substitution de la targette qui servait à refouler la cartouche lorsqu’on voulait décharger l’arme par une espèce de petite baguette ronde munie d’un ressort qui la maintient dans son fourreau.
3° Dans une nouvelle disposition mécanique agissant à chaque armement de la batterie et servant à maintenir fixe le revolver lorsqu’il est complètement armé.
4° Dans un système d’emmanchement à double baïonnette permettant le démontage prompt et facile.
5° Dans une nouvelle disposition permettant également de charger par la culasse, mais différente de celle donnée dans mon précédent brevet en ce que le chien sert à la fois à la percussion et de culasse.
Par cette combinaison j’ai supprimé l’ouverture pratiquée dans la culasse fixe pour le chargement des canons mobiles et je puis me servir indistinctement des cartouches Lefaucheux ordinaires ou de cartouches dont la broche est placée dans l’intérieur au fond de la douille ou après la balle.
On comprendra bien je l’espère ces divers perfectionnements à l’aide du dessin ci-joint qui représente :
Fig. 1 une vue extérieure d’un pistolet à six coups dans lequel le bois qui recouvre la crosse est supposé enlevé pour laisser voir le ressort intérieur.
Fig. 2 un plan horizontal coupé au-dessous du canon fixe suivant la ligne 1 2.
Fig. 3 une vue par bout de la culasse.
Fig. 4 une vue de face du cylindre mobile ou revolver.
On doit reconnaître à la simple inspection de ce dessin les changements que je viens de faire subir au pistolet que j’ai donné pour exemple ; ainsi on voit, comme je l’ai dit, que j’ai ajouté à la porte « h », dont on se rappelle la fonction, le ressort qui lorsqu’on a placé la cartouche et que l’on referme la porte vient entrer dans la petite encoche « h’’ » et la fixe par ce moyen sur la culasse.
Pour l’ouvrir, il suffit d’appuyer sur la saillie « l » de ce ressort.
Cette pression le dégage de l’encoche et l’on peut alors ouvrir la porte qui permet l’introduction d’une nouvelle cartouche dans le canon en ce moment en regard de l’ouverture.
On voit aussi que la targette est remplacée par la baguette « P » munie du petit ressort méplat « m » qui empêche en la maintenant dans son fourreau qu’elle ne se meuve sans le secours de la main.
On sait que dans ce système de pistolet, il suffit d’armer le chien pour faire tourner le revolver d’un sixième de tout, si le pistolet est construit pour six coups comme dans le cas qui nous occupe et qu’il faut qu’après chacun de ces mouvements le revolver reste parfaitement fixe.
J’arrive à ce résultat en logeant dans l’intérieur de la culasse un mécanisme que se compose simplement d’une goupille « R » (fig. 5) muni d’une petite tête « r » laquelle s’engage dans une ouverture pratiquée dans la culasse et directement au-dessous du chien de façon que la queue « s » de ce dernier , chaque fois qu’on l’arme, pousse cette goupille dans l’une des encoches dont est munie l’une des extrémités du cylindre-revolver « C » (celle qui repose sur la culasse) comme l’indique la fig. 4.
Quand on abaisse le chien au contraire la partie s’appelle la goupille, la dégage de l’encoche, ce qui permet au cylindre de tourner afin de représenter une nouvelle charge devant le canon fixe « A » et un nouveau canon devant l’ouverture « h’ ».
On remarque que j’ai remplacé le ressort de détente actuellement en usage par celui représenté en détail fig.3, 6 et 7.
L’axe « K » qui réunit la crosse « B » au canon fixe et unique « A » et qui sert en même temps de centre de rotation au revolver, est muni de deux petites saillies « a » fig. 8. Sur le renflement « A’ » lequel fait corps avec le canon, sont ménagées des encoches « b » d’une profondeur égale aux saillies dans ces encoches, puis retourner le canon afin de le ramener dans la position indiquée fig.8 pour fixer le canon à la crosse.
On comprend que par ce simple emmanchement que j’appelle à double baïonnette à cause des deux saillies qui pénètrent dans les deux encoches, je puis monter ou séparer très rapidement le canon fixe d’avec la crosse.
La fig. 9 représente la disposition qui me permet de supprimer la porte « h » ; on voit qu’il m’a suffit de faire une entaille dans la culasse « C » par laquelle j’introduis ma cartouche et le chien « S’’ » en se rabattant et par sa forme même sur la broche saillante « t » de la cartouche et sert en même temps de culasse et de point d’appui à celle-ci.
Les fig. 10 et 11 indiquent en section deux systèmes de cartouches que je propose pour servir indifféremment avec celles actuellement en usage.
Elles différent de celle-ci en ce qu’elles n’ont pas de broches apparentes extérieurement : on remarque dans la fig. 10 que la broche « t’ » est fixée après la balle « T » et dans la fig. 11 après la douille « T’ » ; dans les deux cas, en frappant le fond de cette douille, on obtient l’enflammation au moyen de la capsule « t’’ ».
On voit par ce qui précède que le présent certificat d’addition a pour but de rattacher à mon brevet principal du 15 avril 1854, les nouveaux perfectionnements que je viens d’énumérer et qui sont surtout applicables aux fusils et pistolets à rotation à culusse fixe à un seul canon et à plusieurs coups.
Paris, le 4 novembre 1854
BREVET N° 019380 du 11 juin 1855 ADDITION
Aux derniers perfectionnements que j’ai apportés aux pistolets à rotation à plusieurs coups et à un seul canon et qui sont décrits dans mon certificat d’addition du 30 septembre 1854, je viens d’en ajouter d’autres qui ont également pour but de rendre ces armes à la fois simples et commodes.
Ces nouvelles améliorations sont de plusieurs sortes. La première consiste dans l’idée et dans les moyens pratiques de charger indifféremment les pistolets-revolvers par la culasse à l’aide de cartouches toutes faites, comme mon brevet principal et la dernière addition l’ont décrit ou bien par les canons avec de la poudre et une balle à l’aide de la baguette comme cela se fait ordinairement.
J’arrive à ce résultat soit en plaçant un culot armé d’une cheminée dans chacun des canons, soit mieux encore, en changeant le cylindre en substituant au revolver de mon système se chargeant par la culasse, un cylindre ordinaire.
Ces pistolets à double fin auront l’avantage et de pouvoir être utilisés comme plus commodes avec des cartouches toutes faites, puis si l’on vient à en manquer, on change le cylindre et on charge avec la poudre et la balle par l’ouverture supérieure de tonnerre.
Le second de mes nouveaux perfectionnements consiste dans l’application aux pistolets à rotation d’un mécanisme particulier, de mon invention, permettant de supprimer l’armement du chien qui se fait alors ainsi que la percussion, en tirant la gâchette de détente.
La troisième dans la disposition de l’arrêt qui sert à maintenir fixe le cylindre après chaque armement.
Le dessin ci-joint représente en détail ces nouvelles dispositions.
La fig. 1 indique une section longitudinale faite par l’axe du canon d’un pistolet muni du mécanisme à l’aide duquel on arme et on percute en agissant sur la gâchette.
Les fig. 2 et 3 représentent en élévation et en plan horizontal ce mécanisme assemblé ainsi que la pièce d’arrêt du cylindre.
Les fig. 4 à 7 sont les détails des pièces principales qui produisent l’échappement.
La fig. 8 est une vue de face de la culasse fixe, muni de la porte servant à l’introduction des cartouches.
La fig. 9 est une vue de face du revolver se chargeant avec des cartouches toutes faites et la fig. 10 une section longitudinale d’un cylindre ordinaire, d’une dimension convenable afin de pouvoir le placer en remplacement du premier pour charger sans cartouche préparée d’avance, il suffit pour cela de dévisser la canon « A » et de placer entre la « B » et celui-ci, l’un ou l’autre des cylindres « C » ou « C’ ».
Il est bien entendu que ce système à vis pourrait être remplacé par un emmanchement à baïonnette sans pour cela changer ni porter atteinte à ma propriété qui consiste dans l’idée de rendre les pistolets de mon système se chargeant par la culasse susceptibles d’êtres chargés à la manière ordinaire.
Le mécanisme de détente, dont je revendique également la propriété, comme disposition et comme application à ce genre d’arme se chargeant par la culasse, se compose de la pièce de détente à fourche « a » ; elle est munie d’une dent « b » qui agit sur une dent semblable « d », ménagée à la partie inférieure du chien « D », celui-ci est muni d’un petit galet c sur lequel s’opère la tension du ressort méplat « E ».
Une petite pièce « e », que je nomme barrage, vue en détail fig. 4 et 5, porte également une petite dent « f » qui pénètre dans l’évidemment « g » de la pièce « a » (fig. 6 et 7) ; ces deux pièces sont montées chacune séparément dans une coulisse respective et retenu par une goupille sur la gâchette proprement dite « F ».
Cette gâchette, qui oscille sur le centre « h » quand on la retire en arrière à l’aide de l’index, est rappelée dans sa position primitive par le ressort méplat « G » ; son oscillation s’opère sur deux petits supports « i » et « j »; le second fig. 2 et 3, présente une partie fixe de forme courbe dans laquelle se meut une petite saillie « k » (fig. 2, 3 et 4) dont est garni le barrage « e », de sorte que, quand on agit sur la gâchette, pour la ramener en arrière, on met en mouvement à la fois la pièce « a », retenue dans sa coulisse par la goupille « l », et le barrage « e, » qui dégage la pièce « a », dans ce moment donné.
L’effet se produit ainsi, en tirant la gâchette, le chien est ramené en arrière par la dent « b » de la pièce « a » ; pendant ce temps le barrage qui retient cette pièce au moyen de sa dent « f » (fig. 4) et qui se muet également avec la gâchette remonté rencontre par la saillie « k » l’extrémité courbe du support « j » ; celui-ci force alors le barrage à faire un mouvement en arrière en comprimant le petit ressort « m » (fig. 4) qui dégage la pièce « a » et par suite le chien qui n’était plus retenu par la dent « b » , est rappelé fortement par le grand ressort « E » et par ce fait, en tombant, produit la percussion nécessaire.
La pièce « a » reprend sa position primitive à l’aide d’un petit goujon « n » (fig. 7), fixé après elle, ce goujon glisse naturellement sur la pièce « H » quand la gâchette revient dans sa position ordinaire de repos.
Le mouvement de l’arrêt est très simple, il consiste simplement dans l’addition à la partie supérieure de la gâchette d’une goupille « o » qui pénètre dans la fourche de l’arrêt « p » ; celui-ci peut alors se mouvoir avec la gâchette et son extrémité sortir en temps opportun pour arrêter le cylindre par les petites saillies « q » dont il est muni comme l’indique la fig. 9.
Le présent certificat d’addition a pour but de me garantir la propriété des trois points suivants :
1° Chargement, sur le même pistolet, par la culasse ou à la manière ordinaire.
2° Disposition du mécanisme de détente décrit et l’application aux pistolets se chargeant par la culasse, de la percussion en tirant la gâchette sans armement.
3° Le système d’arrêt du revolver.
Paris le 11 Mai 1855
BREVET N° 019380 du 10 février 1860 ADDITIF
Ma présente demande d’un troisième certificat addition au brevet qui m’a été délivré sous le numéro 19380, a pour objet principal une nouvelle modification du tonnerre pour le chargement par la culasse et la suppression de la baguette d’additionnelle qui servait à retirer les cartouches.
Ces dispositions nouvelles seront comprises par la vue d’un dessin qui les représente et par le détail que je vais en donner.
La fig. 1 de ce dessin est le plan vertical et longitudinal d’un pistolet-revolver construit suivant les dites modifications.
La fig. 2 représente par bout, du côté de la crosse, dont la carcasse métallique est supposé mise à nu dans la fig. 1.
La fig. 3 représente détachée, la partie du tonnerre qui fait le sujet de mes perfectionnements.
Au lieu d’établir le tonnerre d’une seule pièce, je le forme en deux parties très distinctes « A »,« A’ ». La seconde, qui porte les goujons d’arrêt « a » et la denture centrale à rochets communiquant par le mouvement du chien « f » , la rotation du tonnerre, est un disque plein qui sert de culasse à la première « A » , pourvue d’encoches « b » servant à la percussion et contenant les cartouches dans les trous de charge « c » , comme à l’ordinaire.
Cette culasse « A’ » est pourvue d’un bouton « d » qui s’engage et s’emprisonne dans une rainure pratiquée sur la face correspondante du tonnerre « A » proprement dit, de manière à permettre à la dite culasse d’opérer autour de ce point une demi-révolution (fig. 3), dans le but d’ouvrir librement les trous « c » lorsqu’il s’agit d’introduire ou de retirer les cartouches.
Cette révolution est limitée par une tige « e » glissant dans un guide fixé sur le côté de la crosse « B », laquelle vient s’interposer sous les deux parties « A » et « A’ ».
Lorsque l’opération est terminée, on retire la tige « e » et l’on referme la culasse « A’ », en lui faisant parcourir la même révolution en sens contraire.
Le tonnerre est monté, comme toujours, sur un axe « C », qui n’est autre chose qu’une baguette ordinaire pouvant se retirer à volonté et dégager le tonnerre, chaque fois que l’on doit procéder au chargement ou au déchargement de l’arme comme il vient d’être dit.
Dans ce dernier cas cette baguette « C » sert naturellement à repousser les cartouches par le bout antérieur du tonnerre, ce qui à l’avantage de permettre, ainsi que je l’ai annoncé, la suppression de la baguette additionnelle précédemment en usage.
Tels sont les changements que je désire rattacher à mon brevet principal sus-rappelé par un nouveau certificat d’addition.
Paris, le 10 février 1860