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Timestamp: 2016-10-23 20:23:45+00:00
Document Index: 170884644

Matched Legal Cases: ['art. 74', 'art. 72', 'art. 113', 'art. 116', 'art. 106', 'art. 9', 'art. 41', 'art. 42', 'art. 100', 'art. 117', 'art. 47', 'art. 46', 'art. 117', 'art. 108', 'art. 66', 'art. 68', 'art. 108']

Pr�sident de la Ire Cour de droit civil
M. le Juge Corboz, pr�sident de la Cour.
Y.________, intim�, repr�sent� par Youri Diserens, agent d'affaires brevet�,
recours constitutionnel subsidiaire contre l'arr�t rendu le 4 janvier 2007 par la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.
Le Pr�sident de la Ire Cour de droit civil consid�re en fait et en droit:
1.1 Par jugement du 21 f�vrier 2006, le Juge de paix du district de Lausanne a rejet� la demande en paiement que X.________ avait form�e le 6 octobre 2004 contre Y.________ en reprochant � ce dernier d'avoir bris� la vitrine de la cordonnerie qu'il exploite � Lausanne, dans des locaux pris � bail. Le juge de premi�re instance a estim� que les conditions de la responsabilit� pour actes illicites n'�taient pas r�alis�es en la personne du d�fendeur, lequel s'�tait fait pousser contre la vitrine par un tiers.
Le 4 janvier 2007, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, saisie par le demandeur, a confirm� ce jugement.
1.2 Contre l'arr�t cantonal, qui lui a �t� notifi� le 2 mars 2007, X.________ a recouru au Tribunal f�d�ral par une simple lettre du 2 avril 2007 accompagn�e de nombreuses pi�ces.
Par lettre du 4 avril 2007, le Pr�sident de la Ire Cour de droit civil, estimant que cette lettre ne satisfaisait pas aux exigences l�gales, a invit� le recourant � lui indiquer jusqu'au 24 avril 2007 s'il entendait maintenir son recours.
X.________ lui a r�pondu, par courrier du 23 avril 2007, qu'il allait soumettre derechef la cause au Tribunal cantonal. Cette autorit� lui a fait savoir, le 27 avril 2007, qu'elle �tait dessaisie du dossier, raison pour laquelle elle classait sa demande.
Sur quoi, le demandeur a �crit une nouvelle lettre au Tribunal f�d�ral, le 7 mai 2007, dans laquelle il confirme sa volont� de recourir contre l'arr�t cantonal, tout en sollicitant la d�signation d'un avocat d'office.
L'intim� n'a pas �t� invit� � d�poser une r�ponse.
En l'esp�ce, la valeur litigieuse minimale de 30'000 fr. n'est pas atteinte, de sorte que le recours en mati�re civile n'est pas recevable (art. 74 al. 1 let. b LTF), �tant observ� que le recourant n'a pas soulev� une question juridique de principe (art. 72 al. 2 let. a LTF). Seul entre, d�s lors, en ligne de compte le recours constitutionnel subsidiaire, au sens des art. 113 ss LTF.
Le recours constitutionnel peut �tre form� pour la violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). En vertu de l'art. 106 al. 2 LTF, applicable par analogie � ce recours, le Tribunal f�d�ral n'examine semblable violation que si un grief s'y rapportant a �t� invoqu� et motiv� par le recourant.
Dans sa lettre du 2 avril 2007, X.________ ne dit pas en quoi la Chambre des recours aurait viol� un droit fondamental, en particulier la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.), en constatant que les conditions cumulatives de l'art. 41 CO n'�taient pas toutes r�alis�es en l'esp�ce. Il se borne � �mettre des consid�rations au sujet des d�marches proc�durales qu'il a entreprises sur les plans civil et p�nal pour tenter d'obtenir la condamnation de l'intim�. La motivation de son recours appara�t ainsi manifestement insuffisante pour que l'on puisse entrer en mati�re (cf. art. 42 al. 2 LTF). Celle que le recourant propose dans sa lettre subs�quente du 7 mai 2007 l'est tout autant. De toute fa�on, cette lettre ne peut pas �tre prise en consid�ration, puisqu'elle a �t� d�pos�e apr�s le 16 avril 2007, c'est-�-dire post�rieurement � l'expiration du d�lai de 30 jours (art. 100 al. 1 LTF en liaison avec l'art. 117 LTF), non prolongeable (art. 47 al. 1 LTF), courant d�s le 3 mars 2007 - soit � partir du lendemain de la notification de l'arr�t attaqu� (2 mars 2007) - et suspendu du 1er au 15 avril 2007 inclusivement en raison des f�ries pascales (art. 46 al. 1 let. a LTF).
Dans ces conditions, il y a lieu d'appliquer, par analogie (art. 117 LTF), la proc�dure simplifi�e pr�vue par l'art. 108 al. 1 LTF.
Etant donn� les circonstances, il se justifie de renoncer � la perception de l'�molument judiciaire (art. 66 al. 1, 2�me phrase, LTF), ce qui rend sans objet la requ�te tendant � la d�signation d'un avocat d'office formul�e par le recourant.
N'ayant pas �t� invit� � se d�terminer sur le recours, l'intim� n'a pas droit � des d�pens (art. 68 al. 2 LTF).
Par ces motifs, le Pr�sident de la Ire Cour de droit civil, vu l'art. 108 al. 1 LTF:
Dit qu'il n'est pas per�u de frais ni allou� de d�pens.
Communique le pr�sent arr�t en copie aux parties et � la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.