Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19910201-109770
Timestamp: 2017-01-22 19:11:21+00:00
Document Index: 295547587

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 30", "l'article 34", "l'article 30", "l'article 111", "l'article 38", "l'article 36", "l'article 36", 'art. 34', 'art. 30', 'art. 38', 'art. 36', 'art. 24', 'art. 111']

France, Conseil d'État, 01 février 1991, 109770
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 109770Numéro NOR : CETATEXT000007788310 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1991-02-01;109770 Analyses : COLLECTIVITES LOCALES - QUESTIONS COMMUNES ET COOPERATION - FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE.COMMUNE - AGENTS COMMUNAUX - RECLASSEMENT.FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - CHANGEMENT DE CADRES - RECLASSEMENTS - INTEGRATIONS - INTEGRATION DE FONCTIONNAIRES METROPOLITAINS DANS DES CORPS ET CADRES DIVERS.Texte : Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 11 août 1989 et 11 décembre 1989 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour Mme Y..., demeurant Peyret-le-Haut à Albi (81000) ; Mme Y... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 janvier 1989 par laquelle la commission d'homologation chargée d'examiner les demandes d'intégration dans le cadre d'emplois des attachés territoriaux a rejeté sa demande d'intégration dans ce cadre d'emplois ;
- les observations de la SCP Waquet, Farge, Hazan, avocat de Mme Marie-Claire Y...,
Considérant qu'il résulte des dispositions précitées que les agents de la fonction publique territoriale qui souhaitent être intégrés dans le cadre d'emplois des attachés territoriaux au titre de l'article 30-1° ou de l'article 34-2° doivent occuper effectivement l'emploi de secrétaire général dans une commune de 2 000 à 5 000 habitants, à la date du 31 décembre 1987, date de publication du décret du 30 décembre 1987 ; qu'il n'est pas contesté qu'à cette date la commune de Brens, où Mme DECORMEILLE X... exerçait ses fonctions, comptait moins de 2 000 habitants et n'avait fait l'objet d'aucun surclassement démographique ; que, par suite, nonobstant les circonstances, d'une part, que Mme Z... ait été recrutée dans les conditions prévues par l'arrêté du 17 juin 1962 pour le recrutement des titulaires des emplois de secrétaires généraux de communes de 2 000 à 5 000 habitants et ait eu ainsi vocation à occuper un tel emploi, d'autre part que sa rémunération était déterminée en référence à l'échelle indiciaire propre à la catégorie des secrétaires généraux de communes de 2 000 à 5 000 habitants, la requérante ne pouvait être regardée comme occupant effectivement le 31 décembre 1987 un emploi de cette catégorie, au sens des dispositions de l'article 30 précité ; que la circonstance que les agents exerçant leurs fonctions dans une commune de moins de 2 000 habitants aient seulement vocation à être intégrés dans le cadre d'emplois des secrétaires de mairie n'a pas pour effet de les priver du droit au maintien des avantages acquis en matière de rémunération et de retraite prévu à l'article 111 de la loi du 26 janvier 1984, dès lors qu'il résulte des articles 24 à 26 du décret n° 87-1103 du 30 décembre 1987 portant statut particulier du cadre d'emplois des secrétaires de mairie que les agents titulaires intégrés dans ce cadre à l'occasion de sa constitution initiale ont droit au minimum à conserver la rémunération afférente à l'échelon qu'ils avaient atteint ;Considérant que la requérante ne peut utilement se prévaloir de la circulaire du secrétaire d'Etat chargé des collectivités locales du 5 octobre 1988, laquelle n'a pas un caractère réglementaire ;
Considérant que le délai imparti à la commission d'homologation par les dispositions de l'article 38 du décret du 30 décembre 1987 susvisé pour formuler une proposition d'intégration n'est pas prescrit à peine de nullité ; que les dispositions de l'article 36 de ce décret n'imposent pas que l'agent intéressé soit entendu par ladite commission ; que si l'article 36 du décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987 prévoit qu'au nombre des membres de la commission d'homologation figureraient trois élus représentant les collectivités locales, la circonstance qu'un seul de ces trois élus ait siègé lors de l'adoption de la décision attaquée n'a pas été de nature à entacher d'irrégularité ladite décision ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme Y... n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 19 janvier 1989 par laquelle la commission d'homologation a rejeté sa demande d'intégration dans le cadre d'emplois des attachés territoriaux ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Y... et au ministre de l'intérieur.Références : Arrêté 1962-06-17Circulaire 1988-10-05Décret 87-1099 1987-12-30 art. 34, art. 30, art. 38, art. 36Décret 87-1103 1987-12-30 art. 24 à 26Loi 84-53 1984-01-26 art. 111Publications :Proposition de citation: CE, 01 février 1991, n° 109770Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : GoulardRapporteur public : ToutéeOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatDate de la décision : 01/02/1991Fonds documentaire : Legifrance Haut de page