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Timestamp: 2016-10-27 16:55:02+00:00
Document Index: 302053396

Matched Legal Cases: ['art. 43', 'art. 8', 'art. 15', 'art. 26', 'art. 57', 'art. 24', 'art. 40', 'ATF ', 'art. 34', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 44', 'ATF ', 'art. 43', 'art. 43', 'art. 57', 'art. 1', 'art. 15', 'art. 26', 'art. 88', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 88', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'art. 26', 'art. 86', 'ATF ', 'art. 57', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 29', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art 81', 'art. 29', 'art. 21', 'art. 21', 'art. 15', 'ATF ', 'art. 21', 'art. 26', 'art. 15', 'art. 26', 'art. 36', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 14', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 90', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 1', 'art. 15', 'ATF ', 'art. 14', 'art. 43', 'art. 15', 'art. 15', 'art. 1', 'art. 8', 'art. 29', 'art. 90', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 1', 'ATF ', 'art. 156']

1A.238/2005 (13.10.2006)
recourants, tous repr�sent�s par Me Bruno de Weck, avocat,
Tribunal administratif du canton de Fribourg, II�me Cour administrative, route Andr�-Piller 21,
r�vision du plan d'am�nagement local et du r�glement d'urbanisme de la Ville de Bulle,
recours de droit administratif et recours de droit public contre l'arr�t du Tribunal administratif du canton de Fribourg du 7 juillet 2005.
E.________ est propri�taire de la parcelle n� 679 du registre foncier de Bulle sur laquelle est �difi�e une ferme construite en 1679, dont il occupe la partie habitable. Deux logements ont �t� am�nag�s en 2001 dans le rural, propri�t� de A.X.________ et B.X.________, d'une part, et de D.________, d'autre part. C.________ a construit en 1973 une villa familiale sur la parcelle n� 1298, qu'il a c�d�e � son fils F.________. Il est propri�taire des parcelles nos 1299 et 1410, sur lesquelles a �t� �rig�e une villa jumel�e en ex�cution d'un permis de construire d�livr� le 7 mai 2002. Son autre fils, G.________, est propri�taire de la parcelle n� 1635, sur laquelle il projette de r�aliser une villa individuelle. Elle jouxte la parcelle n� 1297, non b�tie, qui appartient � la soci�t� Y.________ S�rl, sp�cialis�e dans la fabrication de poudres thermoplastiques, dont les b�timents d'exploitation sont implant�s de l'autre c�t� de la rue Saint-Joseph, � proximit� de la chapelle du m�me nom.
Ces parcelles sont comprises dans un secteur d�limit� � l'est par la rue des Usiniers, au sud par la rue Saint-Joseph, � l'ouest par le chemin de Planchy et au nord par une vaste surface class�e en zone sans affectation sp�ciale dans le plan des zones de la Commune de Bulle approuv� par le Conseil d'Etat du canton de Fribourg le 26 f�vrier 1985, et bord�e par la route de la P�la. Elles sont situ�es dans la zone d'habitations individuelles (H2), r�serv�e � la construction d'habitations individuelles � un ou deux appartements au maximum, d'une hauteur totale maximale fix�e � 13 m�tres. Elles font l'objet d'une servitude inscrite au registre foncier le 28 novembre 1972, qui limite les constructions admissibles � un �tage sur rez-de-chauss�e.
Le 2 octobre 1997, la Direction des travaux publics du canton de Fribourg a approuv� le dossier directeur �tabli par la Ville de Bulle le 1er septembre 1995. Selon ce document, l'ensemble du secteur pr�cit� fait partie du territoire p�ricentral � fonctions multiples, destin� en priorit� � l'habitation, aux activit�s de services n�cessitant ou ne n�cessitant pas un emplacement proche du centre de la ville, aux �quipements d'int�r�t g�n�ral assurant un service direct au profit de la population et des usagers de la ville et n�cessitant ou ne n�cessitant pas un emplacement proche du centre de la ville, et � d'autres activit�s � faibles nuisances compatibles avec le milieu urbain.
Du 5 avril au 8 mai 2002, la Commune de Bulle a mis � l'enqu�te publique la r�vision g�n�rale de son plan d'am�nagement local. Selon le nouveau plan des zones, les parcelles nos 679, 1296, 1297, 1298, 1299, 1635 et 1637 sont class�es en zone p�ricentrale II, avec un degr� de sensibilit� III au bruit. Les parcelles de la soci�t� Y.________ S�rl au sud de la rue Saint-Joseph et celles de la scierie de l'entreprise Z.________ SA, � l'est de la rue des Usiniers, sont colloqu�es en zone d'activit�s I, avec un degr� de sensibilit� IV au bruit, alors que les parcelles pr�c�demment class�es en zone sans affectation sp�ciale prennent place en zone p�ricentrale I, avec un degr� de sensibilit� au bruit III.
A.X.________ et B.X.________, ainsi que C.________, D.________, E.________ et F.________ ont fait opposition en concluant � ce que la zone o� se trouvent leurs biens-fonds soit class�e en zone r�sidentielle � faible densit�, avec un degr� de sensibilit� II. Ils demandaient que les parcelles accueillant les locaux d'exploitation de l'entreprise Y.________ S�rl soient class�es en zone d'activit�s II, avec un degr� de sensibilit� III, et que les parcelles situ�es au nord de leurs propri�t�s soient colloqu�es sur une largeur de quarante m�tres en zone p�ricentrale III, soumise � un r�gime sp�cifique, le reste de cette zone �tant class� en zone p�ricentrale I ou II. Ils sollicitaient enfin le classement des fermes de la rue Saint-Joseph n� 20 et de la rue de Planchy n�s 14 et 16 dans le plan du site des b�timents prot�g�s et le classement du chemin Saint-Joseph au plan du site des voies historiques.
Le Conseil communal de la Ville de Bulle a �cart� les oppositions, apr�s les avoir jointes, au terme d'une d�cision prise le 11 d�cembre 2002 que les opposants ont contest�e aupr�s de la Direction de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions du canton de Fribourg. Par d�cisions du 31 mars 2004, cette autorit� a rejet� le recours et approuv� la r�vision g�n�rale du plan d'am�nagement local de la commune de Bulle avec certaines r�serves, qui ne concernent pas les parcelles des opposants. Ces derniers ont recouru aupr�s du Tribunal administratif du canton de Fribourg (ci-apr�s: le Tribunal administratif ou la cour cantonale) contre ces d�cisions en reprenant leurs conclusions pr�c�dentes. Cette autorit� a rejet� le recours par arr�t du 7 juillet 2005.
Par actes s�par�s du 9 septembre 2005, A.X.________ et B.X.________ ainsi que C.________, D.________, E.________, F.________ et G.________ ont form� un recours de droit administratif et un recours de droit public contre cet arr�t.
Au terme du recours de droit administratif, ils concluent � l'annulation du jugement cantonal et � l'affectation de la zone o� se trouvent leurs propri�t�s � un degr� de sensibilit� II et de la zone o� se trouve la propri�t� principale de Y.________ S�rl � un degr� de sensibilit� III. Ils d�noncent � ce propos une mauvaise application de l'art. 43 de l'ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB; RS 814.41) ainsi qu'une violation de leur droit d'�tre entendus et des art. 8 al. 1 et 26 al. 1 Cst.
Dans leur recours de droit public, ils demandent au Tribunal f�d�ral d'annuler l'arr�t attaqu�, de renvoyer la cause au Tribunal administratif pour nouvelle d�cision dans le sens des conclusions prises devant cette autorit�. Selon eux, les affectations du secteur compris entre la rue de Vevey, le chemin de Planchy, la rue des Usiniers et la route de la P�la reposeraient sur une application arbitraire des art. 15 et 21 al. 2 de la loi f�d�rale sur l'am�nagement du territoire (LAT; RS 700) et consacreraient une atteinte inadmissible � leur droit de propri�t� garanti � l'art. 26 al. 1 Cst. Ils voient �galement une violation de leur droit d'�tre entendus tel qu'il d�coule des art. 57 du Code de proc�dure et de juridiction administrative fribourgeois (CPJA) et 29 al. 2 Cst. dans le refus successif des autorit�s cantonales de proc�der � une inspection locale.
Le Tribunal administratif et la Direction de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions concluent au rejet des recours. Le Conseil communal de la Ville de Bulle n'a pas formul� d'observations.
Invit� � se d�terminer, l'Office f�d�ral de l'environnement, des for�ts et du paysage d�clare ne pas avoir d'observations particuli�res � formuler et soutenir l'arr�t attaqu�.
Dirig�s contre un seul et m�me arr�t, les recours de droit administratif et de droit public form�s par les �poux X.________ et consorts peuvent �tre joints afin qu'il soit statu� simultan�ment � leur sujet (art. 24 al. 1 PCF par renvoi de l'art. 40 OJ).
Le Tribunal f�d�ral examine d'office et librement la recevabilit� des recours dont il est saisi (ATF 131 II 58 consid. 1 p. 60 et les arr�ts cit�s).
2.1 L'arr�t attaqu� confirme l'adoption du plan d'am�nagement local r�vis� de la commune de Bulle et le rejet des oppositions form�es contre celui-ci. En vertu de l'art. 34 al. 3 LAT, seule la voie du recours de droit public est en principe ouverte contre une telle d�cision. Cependant, selon une jurisprudence bien �tablie, lorsque certaines dispositions d'un plan d'affectation (plan g�n�ral ou plan de d�tail) reposent sur le droit f�d�ral de la protection de l'environnement ou sur d'autres prescriptions f�d�rales directement applicables, la voie du recours de droit administratif est ouverte � cet �gard (cf. ATF 132 II 209 consid. 2 p. 211; 129 I 337 consid. 1.1 p. 339; 125 II 18 consid. 4c/cc p. 25; 123 II 88 consid. 1a p. 91, 289 consid. 1b p. 291; 121 II 39 consid. 2b p. 42 et les arr�ts cit�s). Les griefs relatifs � l'application du droit de l'am�nagement du territoire peuvent alors aussi �tre �voqu�s dans ce cadre, pour autant qu'il existe un rapport suffisamment �troit avec l'application du droit public de la Conf�d�ration (ATF 132 II 209 consid. 2.2.3 p. 216 et les arr�ts cit�s). Il en va de m�me des moyens pris de la violation des droits constitutionnels (ATF 130 III 707 consid. 3.1 p. 709; 130 I 312 consid. 1.2. p. 318; 129 II 183 consid. 3.4. p. 188 et les arr�ts cit�s). Selon la jurisprudence, c'est par la voie du recours de droit administratif que le propri�taire doit se plaindre de l'attribution des degr�s de sensibilit� au bruit dans le cadre de la r�vision g�n�rale d'un plan de zones (art. 44 al. 2 OPB; cf. ATF 132 II 209 consid. 2.2.2 p. 214 et les arr�ts cit�s).
2.2 En l'esp�ce, les recourants se pr�valent exclusivement d'une violation de l'art. 43 OPB � l'appui de leur recours de droit administratif. Ils soutiennent qu'un degr� de sensibilit� au bruit II aurait d� �tre attribu� � la zone dans laquelle se trouvent leurs parcelles et un degr� de sensibilit� III aux parcelles accueillant les locaux d'exploitation de l'entreprise Y.________ S�rl, compte tenu des constructions essentiellement r�sidentielles qui y sont �rig�es, respectivement des activit�s qui y sont d�ploy�es. Ils ne contestent toutefois pas que les degr�s de sensibilit� au bruit III et IV attribu�s � la zone p�ricentrale II et � la zone d'activit�s I, telles qu'elles sont d�finies par le nouveau r�glement d'urbanisme, ne seraient pas conformes aux exigences de l'art. 43 OPB. Sous couvert de la violation de cette disposition, ils critiquent en r�alit� la nouvelle affectation donn�e aux parcelles pr�cit�es au regard des r�gles de l'am�nagement du territoire qui doivent pr�valoir dans la d�limitation des zones � b�tir. Or, c'est dans le cadre d'un recours de droit public que de telles critiques doivent �tre examin�es (cf. arr�t 1A.277/2000 du 16 janvier 2001 consid. 4a paru � la SJ 2001 I 27). La recevabilit� du recours de droit administratif est pour le moins douteuse. Il est vrai que l'attribution d'un degr� de sensibilit� au bruit II � une zone mixte ouverte aux activit�s moyennement g�nantes compatibles avec l'habitation, telle que la zone p�ricentrale II, pourrait se concevoir dans les cas o� il s'agirait de garantir la tranquillit� d'une zone mixte compos�e essentiellement de b�timents d'habitation. La doctrine envisage cette hypoth�se pour les centres de localit� dans lesquels existent des quartiers calmes, afin de les pr�server d'une �l�vation du niveau du bruit (Anne-Christine Favre, La protection contre le bruit dans la loi sur la protection de l'environnement, th�se Lausanne 2002, p. 225; Beatrice Wagner Pfeifer, Umweltrecht I, Zurich 2002, p. 95). M�me si l'on voulait interpr�ter les conclusions des recourants en ce sens, celles-ci ne pourraient �tre accueillies. Leurs biens-fonds sont en effet bord�s tant � l'est qu'au sud par des parcelles pr�c�demment class�es en zone industrielle, occup�es respectivement par une scierie et une usine de production de poudres thermolactiques qui g�n�rent du bruit. Elles ne s'implantent donc pas dans un quartier jouissant d'une tranquillit� particuli�re qu'il conviendrait de prot�ger absolument par l'attribution d'un degr� de sensibilit� II au bruit, m�me si les normes f�d�rales en mati�re de bruit correspondant � un tel degr� sont actuellement respect�es. Suppos� recevable, le recours de droit administratif devrait par cons�quent �tre rejet�.
Par la voie du recours de droit public, les recourants font valoir une violation de leur droit d'�tre entendus garanti aux art. 57 CPJA et 29 al. 2 Cst. Ils contestent en outre l'affectation du secteur o� se trouvent leurs parcelles en zone p�ricentrale II, le classement de celles de la soci�t� Y.________ S�rl en zone d'activit�s I et le refus de classer les parcelles au nord de leurs propri�t�s en zone p�ricentrale III sur une bande de quarante m�tres. Ils d�noncent � ce propos une violation des principes de l'am�nagement du territoire ancr�s aux art. 1er et 3 LAT, des art. 15 et 21 al. 2 LAT et de la garantie de la propri�t� ancr�e � l'art. 26 al. 1 Cst. Ils s'en prennent enfin au refus de classer les fermes sises sur les parcelles n�s 678, 679 et 680 dans le plan du site des b�timents prot�g�s.
3.1 La vocation pour agir par la voie du recours de droit public est d�finie � l'art. 88 OJ. Ce recours est ouvert uniquement � celui qui est atteint par l'acte attaqu� dans ses int�r�ts personnels et juridiquement prot�g�s; le recours form� pour sauvegarder l'int�r�t g�n�ral, ou visant � pr�server de simples int�r�ts de fait, est en revanche irrecevable (ATF 130 I 306 consid. 1 p. 309; 129 I 113 consid. 1.2 p. 117; 129 II 297 consid. 2.1 p. 300; 126 I 43 consid. 1a p. 44 et les arr�ts cit�s). La qualit� pour former un recours de droit public contre un plan d'affectation est reconnue non seulement au propri�taire d'un terrain compris dans le p�rim�tre du plan, mais aussi au propri�taire d'un fonds voisin qui pr�tend que l'�tablissement du plan l'atteindrait dans ses droits constitutionnels parce qu'il r�duirait � n�ant ou modifierait la port�e de normes qui tendent �galement � le prot�ger ou parce que ce plan restreindrait l'utilisation de sa propri�t�. Dans l'un et l'autre cas, la qualit� pour agir du propri�taire se limite � la contestation des effets du plan sur son propre fonds (ATF 127 I 44 consid. 2d p. 47; 125 II 440 consid. 1c p. 442; 119 Ia 362 consid. 1b p. 364/365; 118 Ia 112 consid. 2a p. 116; 116 Ia 193 consid. 1b p. 194, 433 consid. 2a p. 436/437 et les arr�ts cit�s).
Les recourants ont qualit� pour se plaindre d'une violation de leur droit d'�tre entendus, ind�pendamment de leur qualit� pour agir sur le fond. On peut en revanche se demander s'ils peuvent se pr�valoir d'un int�r�t juridiquement prot�g� selon l'art. 88 OJ � contester l'affectation de leurs parcelles en zone p�ricentrale II et � solliciter leur classement en zone r�sidentielle � faible densit� d�s lors que cette nouvelle affectation ne rend pas non conformes � la destination de la zone les habitations individuelles ou group�es qu'ils y ont �difi�es; cette question peut rester ind�cise, car la qualit� pour recourir doit de toute fa�on leur �tre reconnue en tant que propri�taires voisins pour s'opposer au classement dans cette zone de la parcelle n� 1297, non b�tie, dans la mesure o� pourraient y prendre place des constructions ou des installations qu'ils jugent incompatibles avec la vocation r�sidentielle de la zone, que ce soit en raison de leurs dimensions, de leur affectation ou encore des nuisances qu'ils devraient tol�rer. Les dispositions relatives � la protection contre les immissions, aux dimensions et � la densit� des constructions sont en effet des r�gles mixtes destin�es � prot�ger aussi bien l'int�r�t public que celui des voisins (ATF 127 I 44 consid. 2d p. 47; 118 Ia 232 consid. 1b p. 235).
Les recourants sont, pour les m�mes raisons, habilit�s � contester le classement des parcelles sises au nord des leurs en zone p�ricentrale I au motif qu'il autoriserait l'implantation de constructions d'une hauteur et d'une densit� qu'ils jugent excessives � proximit� de leurs propri�t�s. Leur qualit� pour recourir contre l'affectation des parcelles de la soci�t� Y.________ S�rl en zone d'activit�s I pose en revanche des questions d�licates et sera examin�e plus loin.
Les recourants demandent enfin � ce que les fermes sises au n� 20 de la rue Saint-Joseph et aux nos 18 et 20 du chemin de Planchy soient class�es dans le plan du site des b�timents prot�g�s. Ils se r�f�rent � cet �gard � la prise de position du Service cantonal des biens culturels exprim�e dans un courrier du 3 juillet 2003, qui appuie leur d�marche. De jurisprudence constante, les normes relatives au classement de b�timents dignes d'�tre conserv�s ont �t� �dict�es en faveur de l'int�r�t public exclusivement (ATF 116 Ia 433 consid. 2a in fine p. 437). Les recourants n'ont donc pas qualit� pour contester le refus de classer les fermes �difi�es sur les parcelles nos 680 et 681, appartenant � la famille H.________. Il en va de m�me s'agissant de la ferme construite sur la parcelle n� 679 � la rue Saint-Joseph n� 20. En tant que propri�taires de ce bien-fonds, A.X.________ et B.X.________, D.________ et E.________ ne peuvent en effet se pr�valoir d'aucun droit au classement de ce b�timent, qui d�coulerait directement de la garantie de la propri�t� ancr�e � l'art. 26 al. 1 Cst. ou d'une autre norme de droit constitutionnel f�d�ral. Ils ne d�montrent pas davantage que le droit cantonal ait voulu donner aux propri�taires fonciers un droit au classement d'un b�timent qui leur appartient et qu'ils jugent digne de protection (cf. arr�t 1P.49/1992 du 20 ao�t 1992 consid. 2b). Cela �tant, le recours de droit public est irrecevable en tant qu'il porte sur le refus de classer les b�timents pr�cit�s dans le plan du site.
3.2 Pour le surplus, le recours a �t� form� en temps utile contre une d�cision prise en derni�re instance cantonale et r�pond aux exigences des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. La conclusion tendant au renvoi de la cause � la cour cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens qu'ils indiquent est en revanche incompatible avec la nature cassatoire du recours de droit public et est, partant, irrecevable (ATF 129 I 129 consid. 1.2 p. 131).
Les recourants voient une violation de leur droit d'�tre entendus, tel qu'il d�coule des art. 57 CPJA et 29 al. 2 Cst., dans le fait qu'en d�pit d'une requ�te en ce sens, ni la Direction de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions, ni le Tribunal administratif n'ont jug� utile de proc�der � une inspection locale en leur pr�sence. Cette mesure d'instruction aurait en effet �t� n�cessaire pour se rendre compte si les mesures d'am�nagement propos�es par la Commune de Bulle �taient effectivement adapt�es, s'agissant en particulier des degr�s de sensibilit� au bruit. Les recourants ne pr�tendent pas que la disposition cantonale invoqu�e leur conf�rerait un droit absolu et inconditionnel d'exiger la mise en oeuvre d'une inspection locale. C'est donc exclusivement au regard des garanties minimales d�duites de l'art. 29 al. 2 Cst. qu'il convient d'examiner ce grief; le Tribunal f�d�ral jouit � cet �gard d'une libre cognition (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16).
4.1 Le droit d'�tre entendu d�coulant de l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment celui de faire administrer les preuves pour autant que celles-ci soient requises dans les formes pr�vues par le droit cantonal et qu'elles apparaissent utiles � l'�tablissement des faits pertinents (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 127 I 54 consid. 2b p. 56; 126 I 97 consid. 2b p. 102). L'autorit� de d�cision peut donc se livrer � une appr�ciation anticip�e de la pertinence du fait � prouver et de l'utilit� du moyen de preuve offert et, sur cette base, refuser de l'administrer. Ce refus ne viole le droit d'�tre entendu que si l'appr�ciation � laquelle l'autorit� a ainsi proc�d� est entach�e d'arbitraire (ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157 et les arr�ts cit�s; sur la notion d'arbitraire, voir ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275; 128 II 259 consid. 5 p. 280). Ces principes s'appliquent �galement � la tenue d'une inspection locale (ATF 120 Ib 224 consid. 2b p. 229; 112 Ia 198 consid. 2b p. 202).
4.2 En l'occurrence, la cour cantonale a �cart� ce grief, parce que les recourants n'avaient jamais demand� formellement la mise en oeuvre d'une inspection locale et parce que cette mesure d'instruction �tait inutile. La question de savoir si les exigences formelles pos�es � l'art 81 al. 2 CPJA ont ou non �t� respect�es peut demeurer ind�cise car la seconde motivation invoqu�e n'est pas critiquable. La situation des parcelles des recourants dans leur environnement b�ti pouvait en effet �tre appr�ci�e en connaissance de cause sur la base des plans et des autres documents vers�s au dossier. D�s l'instant o� les recourants admettaient que les exigences en mati�re de protection contre le bruit pour un degr� de sensibilit� au bruit II �taient respect�es, il n'�tait nullement indispensable de se rendre sur place pour se rendre compte du bruit existant. Une inspection locale ne se justifiait pas davantage pour statuer sur la requ�te de classement des fermes du chemin de Planchy dans le plan du site des b�timents prot�g�s. En effet, les autorit�s cantonales de recours pouvaient appr�cier la valeur de chaque objet sur la base des pi�ces produites et des explications fournies � ce sujet par les diff�rents intervenants � la proc�dure. Le refus de donner suite � cette mesure d'instruction ne r�sulte donc pas d'une appr�ciation arbitraire des circonstances, ce qui conduit au rejet du grief tir� de la violation de l'art. 29 al. 2 Cst.
Les recourants pr�tendent que les circonstances de fait ne se seraient pas modifi�es dans le secteur depuis l'entr�e en vigueur du plan d'am�nagement local en 1985 et sa r�vision partielle en 1992 au point de justifier un changement de l'affectation r�sidentielle de leurs biens-fonds dans une zone mixte ouverte � d'autres activit�s que l'habitation individuelle ou group�e. Ils d�noncent � ce propos une application arbitraire du principe de la stabilit� des plans consacr� � l'art. 21 al. 2 LAT.
Les recourants perdent de vue que l'affectation de leurs parcelles en zone p�ricentrale II intervient dans le cadre de la r�vision g�n�rale du plan d'am�nagement local. L'application de cette disposition devait �tre examin�e au regard de l'ensemble du territoire communal et non pas uniquement du secteur dans lequel s'implantent leurs parcelles. Vu le laps de temps �coul� depuis l'adoption du plan d'am�nagement local, le 25 f�vrier 1985, le Conseil communal de la Ville de Bulle �tait habilit� � proc�der � une r�vision compl�te de sa planification sans violer l'art. 21 al. 2 LAT. Les plans d'affectation peuvent en effet �tre r�vis�s � l'issue d'un d�lai de quinze ans, m�me en l'absence de modifications sensibles des circonstances, dans la mesure o� l'on peut admettre que de nouvelles conceptions sont suffisantes (cf. art. 15 lit. b LAT et 33 al. 2 de la loi fribourgeoise sur l'am�nagement du territoire et les constructions; ATF 128 I 190 consid. 4.2 p. 198; 119 Ib 138 consid. 4e p. 145; arr�t 1A.16/2003 du 9 janvier 2004 consid. 3.2 paru � la RDAF 2004 I p. 121). Au demeurant, comme le rel�ve la cour cantonale, la Commune de Bulle a connu une croissance importante depuis le d�but des ann�es 80, voyant sa population augmenter de 8'575 habitants en 1985 � 11'370 habitants en 2001; par ailleurs, la mise en service de la route de contournement de la ville de Bulle et de la jonction de la P�la est propre � apporter de profonds changements dans le secteur o� se trouvent les parcelles des recourants, en le rendant plus attractif pour les entreprises et les particuliers. L'�volution d�mographique ainsi que le d�veloppement pr�visible et attendu du secteur par sa liaison � la future route de contournement de la ville de Bulle, constituent indubitablement une modification sensible des circonstances de nature � justifier un nouvel examen du plan d'am�nagement local et, plus particuli�rement, de la planification du secteur compris entre la route de la P�la, le chemin de Planchy, la rue Saint-Joseph et la rue des Usiniers.
Le recours est donc mal fond� en tant qu'il porte sur une application pr�tendument arbitraire de l'art. 21 al. 2 LAT.
Les recourants s'opposent au classement des parcelles nos 679, 1296, 1297, 1298, 1299, 1635 et 1637 en zone p�ricentrale II et demandent, pour diff�rents motifs, leur maintien dans une zone r�sidentielle � faible densit�, avec un degr� de sensibilit� au bruit II. Ils d�noncent sur ce point une violation de la garantie de la propri�t� ancr�e � l'art. 26 al. 1 Cst. et de l'art. 15 LAT.
6.1 Les restrictions � la propri�t� que les plans d'affectation ont pour effet d'imposer doivent, pour �tre conformes � l'art. 26 Cst., reposer sur une base l�gale, se justifier par un int�r�t public suffisant et respecter les principes de la proportionnalit� et de l'�galit� devant la loi (art. 36 al. 1 � 3 Cst.; ATF 129 I 337 consid. 4.1 p. 344 et les arr�ts cit�s). Le premier principe suppose que la mesure de planification litigieuse soit apte � produire les r�sultats attendus et que ceux-ci ne puissent pas �tre atteints par des mesures moins restrictives. En outre, il interdit toute limitation qui irait au-del� du but vis� et il exige un rapport raisonnable entre celui-ci et les int�r�ts publics et priv�s qui sont compromis (ATF 132 I 49 consid. 7.2 p. 62 et les arr�ts cit�s). Une d�cision viole le droit � l'�galit� de traitement lorsqu'elle �tablit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait � r�glementer ou lorsqu'elle omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances (ATF 131 V 107 consid. 3.4.2 p. 114; 129 I 113 consid. 5.1 p. 125, 346 consid. 6 p. 357 et les arr�ts cit�s). Ce principe n'a qu'une port�e r�duite dans l'�laboration des plans d'affectation. Il est dans la nature m�me de l'am�nagement local que la d�limitation des zones cr�ent des in�galit�s et que des terrains de m�mes situation et nature puissent �tre trait�s diff�remment en ce qui concerne tant leur attribution � une zone d�termin�e que leur possibilit� d'utilisation. Du point de vue constitutionnel, il suffit que la planification soit objectivement soutenable, c'est-�-dire qu'elle ne soit pas arbitraire (ATF 121 I 245 consid. 6e/bb p. 249 et les arr�ts cit�s; Pierre Moor, Commentaire de la loi f�d�rale sur l'am�nagement du territoire, Zurich 1999, n. 42 ad art. 14).
Les recourants ne contestent pas la base l�gale du classement des parcelles nos 679, 1296, 1297, 1298, 1299, 1635 et 1637 en zone p�ricentrale II, de sorte qu'il n'y a pas lieu de qualifier l'atteinte port�e en l'occurrence � leur droit de propri�t� par cette affectation. Le Tribunal f�d�ral examine en principe librement si une restriction de la propri�t� se justifie par un int�r�t public suffisant et si cet int�r�t l'emporte sur l'int�r�t priv� auquel il s'oppose; il jouit d'une m�me latitude lorsqu'il s'agit d'appr�cier si une telle restriction viole le principe de la proportionnalit�. Il s'impose toutefois une certaine retenue quand il s'agit de tenir compte de circonstances locales ou de trancher de pures questions d'appr�ciation (ATF 125 II 86 consid. 6 p. 98 et les arr�ts cit�s). Tel est notamment le cas lorsque le litige porte sur la d�limitation des zones d'affectation (ATF 113 Ia 444 consid. 4b/ba p. 448 et les arr�ts cit�s). Le Tribunal f�d�ral n'est en effet pas l'autorit� sup�rieure de planification et il n'a pas � substituer son appr�ciation � celle des autorit�s cantonales. Il doit n�anmoins examiner, dans le cadre des griefs soulev�s (art. 90 al. 1 let. b OJ), si la d�cision attaqu�e se prononce de fa�on compl�te sur les motifs d'int�r�t public invoqu�s pour justifier l'atteinte au droit de propri�t� et si, dans la pes�e des int�r�ts, les int�r�ts priv�s ont �t� pris en consid�ration de mani�re ad�quate (cf. ATF 120 Ia 270 consid. 3b p. 275; 118 Ia 384 consid. 4b p. 388, 394 consid. 2b p. 397 et les arr�ts cit�s). Le grief d'arbitraire dans la d�termination et la pes�e des int�r�ts en jeu n'a pas de port�e ind�pendante (cf. ATF 118 Ia 384 consid. 4b p. 388).
6.2 Le fait que les parcelles des recourants soient b�ties de maisons individuelles ou jumel�es ne fait pas en soi obstacle � leur classement dans une zone mixte ouverte � des activit�s moyennement g�nantes compatibles avec le caract�re de la zone. En l'absence d'assurances re�ues en ce sens de l'autorit� comp�tente, ils ne peuvent en effet se pr�valoir d'aucun droit d�coulant de la garantie de la propri�t� au maintien de leurs biens-fonds dans une zone r�sidentielle de faible densit� (ATF 118 Ia 151 consid. 6c p. 162, 510 consid. 4d p. 514; 118 Ib 38 consid. 2c p. 42; 116 Ia 236; 114 Ia 32 consid. 6 p. 33; 113 Ia 444 consid. 5b p. 455). La zone p�ricentrale II n'est pas d�nu�e de toute port�e pratique, comme les recourants tendent � le faire croire. Il subsiste en effet des possibilit�s de construire non n�gligeables sur la parcelle n� 1297, propri�t� de l'entreprise Y.________ S�rl, qui repr�sente � elle seule une partie importante de la zone, et sur les parcelles nos 1263 et 1264, appartenant � la famille H.________. Les recourants pr�tendent il est vrai que seule une surface de 3'000 m�tres carr�s serait concern�e par une affectation mixte, eu �gard aux projets de construction envisag�s par cette soci�t� sur la parcelle n� 1297. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est exactement. En effet, lors de l'adoption ou de la r�vision d'un plan d'affectation, l'autorit� de planification doit aussi prendre en compte les besoins l�gitimes de l'�conomie et, en particulier, des entreprises d�j� implant�es sur le territoire communal, de mani�re � garantir leur existence et leur p�rennit�, en leur donnant les moyens de r�nover et, le cas �ch�ant, d'�tendre leur domaine d'exploitation (cf. art. 1er al. 2 let. b et c LAT; arr�t 1A.317/1997 du 7 juillet 1998 consid. 7c/aa, s'agissant d'une scierie sur la commune de Sch�nis). Ainsi, m�me si la zone p�ricentrale II litigieuse devait finalement ne r�pondre qu'aux seuls besoins d'un propri�taire, comme le pr�tendent les recourants, cela ne serait pas encore critiquable en soi.
Quoi qu'il en soit, ceux-ci perdent de vue que la planification ne se fait pas parcelle par parcelle, mais en fonction de la coh�rence de l'ensemble d'un p�rim�tre qui doit � son tour s'int�grer dans la planification locale, voire r�gionale (Alexandre Fl�ckiger, Commentaire de la loi f�d�rale sur l'am�nagement du territoire, Zurich 1999, n. 24 ad art. 15), excluant ainsi une appr�ciation isol�e des qualit�s d'un plan (ATF 122 II 32 consid. 5b p. 330/331 et les arr�ts cit�s; Pierre Moor, op. cit., n. 69 ad art. 14). La pertinence de la zone p�ricentrale II devait ainsi �tre examin�e dans une perspective plus large, tenant compte de l'environnement des parcelles concern�es ainsi que du d�veloppement pr�visible et souhait� par la commune (cf. arr�t 1P.297/2002 du 26 novembre 2002 consid. 4.5). Les biens-fonds class�s dans cette zone s'inscrivent dans la portion du territoire communal compris entre la rue Saint-Joseph, le chemin de Planchy, la rue des Usiniers et la route de la P�la. Comme l'a retenu � juste titre l'autorit� communale, ce secteur est appel� � se d�velopper avec la mise en service de la route de contournement de la ville de Bulle et de la jonction de la P�la. L'ouverture de ce secteur, partiellement class� en zone sans affectation sp�ciale, � l'habitation, aux activit�s de service, aux �quipements d'int�r�t g�n�ral assurant un service direct au profit de la population et � d'autres activit�s moyennement g�nantes compatibles avec le caract�re de la zone est apte � r�pondre au d�veloppement souhait� par la Commune de Bulle, dont celle-ci doit veiller � la concr�tisation en garantissant un m�lange des fonctions suivant les art. 43 al. 2 et 44 du r�glement communal d'urbanisme. Elle est au surplus conforme au dossier directeur �tabli le 1er septembre 1995 par la Ville de Bulle. Celle-ci a d'ailleurs tenu compte de la pr�sence d'habitations individuelles et group�es dans cette portion du territoire communal en le classant dans la zone p�ricentrale II.
6.3 Les recourants se pr�valent en vain de la situation g�ographique de leurs parcelles dans le prolongement direct du quartier r�sidentiel de "Saucens" pour justifier le classement des parcelles nos 679, 1296, 1297, 1298, 1299, 1635 et 1637 en zone r�sidentielle � faible densit�. Ils perdent en effet de vue que ce lotissement, au contraire du leur, est d�j� presque int�gralement construit et qu'il ne forme pas une unit� g�ographique avec leurs biens-fonds, dont il est s�par� par le chemin de Planchy. De ce point de vue, l'autorit� de planification pouvait de mani�re soutenable d�finir le r�gime juridique applicable aux parcelles pr�cit�es en relation avec les biens-fonds sis au nord et ceux qui les bordent � l'est et au sud, class�s en zone sans affectation sp�ciale, respectivement en zone industrielle dans l'ancien plan de zones communal.
6.4 Les recourants pr�tendent que l'affectation des parcelles nos 679, 1296, 1297, 1298, 1299, 1635 et 1637 en zone p�ricentrale II serait inconciliable avec les restrictions au droit de construire qui les gr�vent. Les r�f�rences cit�es � cet �gard ne sont toutefois pas pertinentes en tant qu'elles concernent exclusivement des servitudes d'interdiction de b�tir (DFJP/OFAT, Etude relative � la LAT, Berne 1981, n. 13 ad art. 15, p. 197/198; Alexandre Fl�ckiger, op. cit., n. 46 ad art. 15). S'il est effectivement peu opportun de classer en zone constructible des terrains frapp�s d'une servitude d'interdiction totale de b�tir, que ce soit en raison de prescriptions de droit public ou de droit priv�, tel n'est pas le cas de terrains grev�s de restrictions au droit de b�tir qui font obstacle non pas � la constructibilit� du secteur, mais � l'application de certaines prescriptions de la zone en question.
En l'occurrence, la servitude qui gr�ve les parcelles class�es en zone p�ricentrale II selon le nouveau plan d'am�nagement local limite les constructions admissibles � un �tage sur rez-de-chauss�e; si elle s'oppose � la r�alisation d'immeubles de la hauteur autoris�e dans cette zone, elle n'exclut en revanche pas l'implantation d'installations artisanales moyennement g�nantes ou des �quipements d'int�r�t g�n�ral, qui seraient conformes � la fois � la servitude et � la vocation mixte de la zone p�ricentrale II. La pr�sence de cette servitude ne rend pas les biens-fonds concern�s impropres � la construction. Il ne s'agit donc pas d'un fait pertinent dont l'autorit� de planification devait imp�rativement prendre en consid�ration dans la d�finition du r�gime juridique applicable � cette zone.
6.5 Les recourants pr�tendent encore que le maintien des parcelles class�es en zone p�ricentrale II dans une zone r�sidentielle de faible densit� s'imposerait pour des motifs li�s � la protection du patrimoine; ils se r�f�rent � cet �gard � la prise de position du Service cantonal des biens culturels exprim�e dans un courrier du 3 juillet 2003. Dans cette �criture, ce service se borne � indiquer les mesures qu'il conviendrait de prendre pour assurer � la chapelle Saint-Joseph et aux trois fermes du chemin de Planchy un environnement adapt� (maintien des jardins et vergers existants, d�finition d'un p�rim�tre de protection �chelonn� assurant la conservation de d�gagements et r�glant les �chelles de ces b�timents par rapport � toute nouvelle construction), dans l'hypoth�se o� la Commune de Bulle envisagerait de les prot�ger dans le plan. Or, celle-ci a renonc� � classer les fermes �difi�es sur les parcelles nos 679, 680 et 681 dans le plan du site des b�timents prot�g�s, en raison notamment de l'environnement industriel dans lequel elles se trouvent et des difficult�s auxquelles se heurte une protection efficace dans une telle situation. Les recourants n'ont pas qualit� pour se plaindre de cette d�cision, � laquelle la Commission cantonale des biens culturels ne s'est d'ailleurs pas oppos�e lors de la consultation du projet aupr�s des services de l'Etat. Cela �tant, les recommandations �mises par le Service des biens culturels dans sa prise de position du 3 juillet 2003 n'ont aucune port�e juridique contraignante. Dans ces conditions, un classement de la zone o� se trouvent les parcelles des recourants en zone r�sidentielle de faible densit� ne s'impose pas davantage pour ce motif. On observera au demeurant que la servitude de droit priv� qui r�git cette zone permet dans une certaine mesure de garantir la protection voulue de ces b�timents en limitant la hauteur de toute nouvelle construction � un �tage sur rez.
6.6 Selon les recourants, l'affectation des parcelles nos 679, 1296, 1297, 1298, 1299, 1635 et 1637 dans une zone r�sidentielle de faible densit� se justifierait �galement au regard du rapport de risques r�alis� en d�cembre 2001 par le bureau Ernst Basler + Partner AG, qui constate la conformit� du nouveau plan d'am�nagement local aux exigences de l'ordonnance sur la protection contre les accidents majeurs (ordonnance sur les accidents majeurs; RS 814.012) pour autant que le nombre de personnes dans les zones p�ricentrales I et II voisines n'augmente pas.
Selon la jurisprudence, le d�tenteur d'une installation potentiellement dangereuse pour la population et l'environnement ne peut pas s'opposer � un projet de construction dans le voisinage en tout point conforme aux r�gles de police des constructions parce qu'il aurait pour effet de rendre le risque inacceptable. Il lui appartient au contraire de prendre � ses frais les mesures de s�curit� propres � ramener le risque � un niveau acceptable et, dans la n�gative, de proc�der � l'assainissement de ses installations (cf. arr�t 1A.14/2005 du 8 ao�t 2006 consid. 7). Cela �tant, seule la soci�t� Y.________ S�rl dispose d'un int�r�t direct et personnel � contester le classement des parcelles situ�es au nord de la rue Saint-Joseph dans la zone p�ricentrale II en raison des cons�quences qu'une telle affectation pourrait avoir sur l'exploitation de ses installations. Il est douteux que les recourants soient habilit�s � se pr�valoir du non-respect �ventuel de l'ordonnance sur les accidents majeurs pour s'opposer � l'affectation de la zone o� se trouvent leurs parcelles en zone p�ricentrale II. Peu importe en d�finitive.
Le rapport succinct �tabli en d�cembre 1993 par la maison K.________ SA, � laquelle a succ�d� l'entreprise Y.________ S�rl, a d�montr� que les activit�s d�ploy�es sur le site ne causaient pas de danger direct pour l'entourage imm�diat. Les auteurs du rapport de risques �tabli en d�cembre 2001 dans le cadre de la proc�dure de r�vision g�n�rale du plan d'am�nagement local ont confirm� cette appr�ciation; ils recommandaient toutefois que les surfaces actuellement sans constructions situ�es dans le proche voisinage de l'entreprise ne pr�sentent pas � l'avenir une densit� de personnes moyenne ou haute. Le Service cantonal de l'environnement s'est ralli� aux conclusions et recommandations de ce rapport dans son pr�avis du 9 septembre 2003; il a toutefois exig� que les projets d'implantation situ�s en zone p�ricentrale I et II et jouxtant l'entreprise Y.________ S�rl soient discut�s au pr�alable avec lui. Lors du projet de construction de villa jumel�e sur les parcelles nos 1299 et 1410, il avait constat� que les crit�res de pr�vention d�finis dans l'�tude de risque r�alis�e dans la proc�dure de r�vision du plan d'am�nagement local �taient respect�s; il avait alors donn� son aval � la demande de permis de construire sans �mettre de conditions particuli�res en relation avec l'ordonnance sur les accidents majeurs. Il est donc possible d'�riger des maisons individuelles group�es dans le voisinage proche du site d'exploitation de l'entreprise Y.________ S�rl tout en respectant les exigences de l'ordonnance sur les accidents majeurs. A fortiori il en va de m�me des �quipements d'int�r�t g�n�ral ou des activit�s moyennement g�nantes ne pr�sentant pas une forte densit� de personnes dans les surfaces encore libres de constructions. La soci�t� Y.________ S�rl est propri�taire de la parcelle n� 1297 qui est la plus proche du site de l'entreprise et, partant, la plus expos�e en cas d'accidents majeurs. Elle est donc en mesure de pr�senter un projet de construction qui respecterait tout � la fois les exigences d�coulant de l'ordonnance sur les accidents majeurs et l'affectation de la zone p�ricentrale II. En l'�tat, il est �tabli que des constructions ou des activit�s conformes � la destination mixte de la zone p�ricentrale II peuvent y �tre �rig�es sans violer les exigences de cette ordonnance. Cela suffit pour admettre que l'affectation donn�e � ce secteur n'est pas insoutenable et qu'un classement du secteur en zone r�sidentielle de faible densit� ne s'impose pas pour des raisons tir�es de l'ordonnance sur les accidents majeurs.
6.7 Selon les recourants, le classement de leurs parcelles en zone p�ricentrale II serait �galement injustifiable au regard du bruit caus� par l'exploitation des installations de l'entreprise Y.________ S�rl situ�es au sud de la rue Saint-Joseph. Ils reconnaissent toutefois que les immissions sonores en provenance de ces installations respectent les valeurs limites d'immission du degr� de sensibilit� II au bruit, � partir d'une distance de vingt m�tres depuis la partie du b�timent d'exploitation qui abrite les machines. Ils rel�vent encore que la situation a �t� am�lior�e avec le d�placement des ventilateurs sur les fa�ades du b�timent non contigu � la zone o� se trouvent leurs propri�t�s. Ces faits ont �t� v�rifi�s lors de la proc�dure ayant abouti � la d�livrance du permis de construire une villa jumel�e sur les parcelles nos 1299 et 1410.
Dans ces conditions, l'affectation en zone r�sidentielle � faible densit� ne se justifiait pas davantage pour des motifs tir�s de la protection contre le bruit.
6.8 Vu ce qui pr�c�de, on ne saurait affirmer que l'affectation de la zone o� se trouvent les parcelles des recourants en zone p�ricentrale II serait d�nu�e de toute pertinence au regard des buts et des principes de l'am�nagement du territoire qui doivent dicter le choix des autorit�s de planification dans la d�limitation des zones. Compte tenu de la marge d'appr�ciation laiss�e aux autorit�s cantonales dans ce domaine, le Tribunal f�d�ral n'a aucune raison d'intervenir.
Les recourants critiquent le classement des parcelles accueillant les locaux d'exploitation de l'entreprise Y.________ S�rl en zone d'activit�s I avec un degr� de sensibilit� IV. La nature des activit�s d�ploy�es dans ce secteur et sa proximit� avec une zone d'habitations individuelles comportant des b�timents dignes de protection et d'une chapelle class�e en cat�gorie B dans le plan du site imposeraient leur affectation en zone d'activit�s II avec un degr� de sensibilit� III. Cette affectation se justifierait par ailleurs au regard de celle conf�r�e aux terrains de l'entreprise L.________ AG, �galement situ�e � proximit� d'habitations. Ils d�noncent sur ce point une mauvaise application des art. 1er al. 2 let. b, 3 al. 3 let. b et 15 LAT ainsi qu'une violation de l'art. 8 al. 1 Cst.
Le Tribunal administratif s'est prononc� sur ce point uniquement en relation avec le grief tir� d'une pr�tendue in�galit� de traitement. Il s'est r�f�r� au surplus aux consid�rants d�velopp�s dans l'arr�t de la Direction de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions qu'il d�clarait faire siens. Les recourants ne pr�tendent pas qu'une telle mani�re de faire serait contraire aux exigences de motivation qui d�coulent du droit cantonal de proc�dure ou du droit d'�tre entendu garanti � l'art. 29 al. 2 Cst. Ils devaient en cons�quence attaquer cette d�cision dans les formes requises par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, � peine d'irrecevabilit� (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 262). Or, ils se bornent dans une large mesure � reprendre l'argumentation qu'ils avaient d�velopp�e devant l'autorit� inf�rieure de recours, puis qu'ils ont reprise devant le Tribunal administratif, ce qui n'est pas admissible. La recevabilit� du recours sur ce point peut cependant demeurer ind�cise, car celui-ci est de toute fa�on mal fond�.
Comme le rel�ve la Direction de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions, l'affectation des parcelles abritant les b�timents d'exploitation de l'entreprise Y.________ S�rl en zone d'activit�s I est conforme � l'activit� d�ploy�e par cette soci�t� et aux objectifs de planification poursuivis par la Commune de Bulle. Elle est en outre coh�rente avec les mesures pr�vues dans le secteur, � savoir avec l'affectation en zone p�ricentrale II du secteur comprenant les parcelles des recourants, le classement en zone p�ricentrale I des terrains sis au nord de celles-ci, et le refus de mettre sous protection les fermes implant�es sur les parcelles nos 679, 680 et 681 et le chemin Saint-Joseph. Enfin, la possibilit� de construire des b�timents jusqu'� une hauteur de 20 m�tres dans la zone d'activit�s I n'est pas plus critiquable si l'on se r�f�re aux zones p�ricentrales I et II au sud et au nord, qui autorisent l'implantation de b�timents d'une hauteur de 18,40 m�tres, respectivement de 15,70 m�tres. Selon le proc�s-verbal de la s�ance de conciliation tenue le 26 juin 2002, non contest� sur ce point, l'affectation en zone d'activit�s I des parcelles de l'entreprise Y.________ S�rl permettrait de rendre les installations existantes r�glementaires sans qu'une d�rogation ne soit n�cessaire, d�s lors que certaines superstructures exc�dent la hauteur de 15 m�tres. Elle r�pond de ce fait � un int�r�t public important (ATF 114 Ia 32 consid. 6 p. 33). Au demeurant, les recourants n'expliquent pas, comme il leur appartenait de le faire (ATF 125 I 173 consid. 1b p. 175), en quoi l'augmentation de la hauteur admissible des b�timents de quinze � vingt m�tres, que permettrait le passage des parcelles pr�cit�es en zone d'activit�s I, aurait des effets n�gatifs sur leurs biens-fonds et les fermes du chemin de Planchy, situ�es � bonne distance de la zone litigieuse. Ils invoquent cet argument uniquement par rapport � la chapelle Saint-Joseph. Ils ne sont d�s lors pas habilit�s, en tant que voisins, � s'en prendre � l'affectation des parcelles de l'entreprise Y.________ S�rl en zone d'activit�s I pour ce motif (cf. ATF 127 I 44 pr�cit�). Un �ventuel rehaussement de cinq m�tres des constructions existantes sur la parcelle voisine de la chapelle ne serait d'ailleurs que peu perceptible et n'aggraverait pas l'atteinte port�e � l'environnement de ce b�timent dans une mesure inadmissible. Les int�r�ts li�s � la protection du patrimoine ne s'opposent donc pas plus au classement des parcelles de la soci�t� Y.________ S�rl en zone d'activit�s I.
L'affectation litigieuse permettrait certes � cette entreprise de proc�der � des activit�s plus bruyantes que celles qui existent actuellement en raison du degr� de sensibilit� IV attribu� � la zone. Cette �ventualit� reste n�anmoins th�orique compte tenu des activit�s effectivement d�ploy�es sur le site, qui respectent les exigences en mati�re de protection contre le bruit r�sultant d'un degr� de sensibilit� II au bruit � la suite des mesures d'assainissement prises par la soci�t� Y.________ S�rl lors de la construction de la villa jumel�e sur les parcelles n�s 1410 et 1299. Il en va de m�me de l'�ventuelle implantation d'une autre entreprise sur le site, pr�sentant des activit�s bruyantes pour le voisinage. L'entreprise Y.________ S�rl n'est par ailleurs pas dispens�e pour autant de respecter les exigences d�coulant d'un degr� de sensibilit� III attribu� � la zone p�ricentrale II et de prendre les mesures pr�ventives qui pourraient raisonnablement �tre exig�es d'elle afin de limiter le bruit qui r�sulterait d'une �ventuelle activit� plus bruyante dans les locaux existants. En l'absence d'un projet concret, cette question reste toutefois th�orique et ne saurait s'opposer � elle seule � l'affectation choisie.
Les recourants pr�tendent que l'environnement b�ti du secteur serait comparable � celui de l'entreprise L.________ AG, class�e en zone d'activit�s II, de sorte que l'affectation de la parcelle abritant les locaux d'exploitation de l'entreprise Y.________ S�rl dans cette zone s'imposerait pour un motif d'�galit� de traitement. La cour cantonale a �cart� cette argumentation parce que le secteur auquel les recourants faisaient allusion comprenait une large zone r�sidentielle � haute densit� alors que leurs parcelles sont entour�es par un milieu pour l'essentiel encore non b�ti et destin� � des activit�s diverses. Les fonctions des deux secteurs ne sont donc pas comparables au point de provoquer une violation du principe de l'�galit� de traitement. Les recourants ne d�montrent pas en quoi cette appr�ciation des faits serait arbitraire. Le recours est donc irrecevable sur ce point. Au demeurant, le principe de l'�galit� de traitement n'a qu'une port�e limit�e en mati�re de d�limitation des zones dans un plan d'affectation et il se confond avec l'interdiction de l'arbitraire (cf. ATF 121 I 245 consid. 6e/bb pr�cit�). Dans la mesure o� l'affectation retenue est soutenable, la solution propos�e ne s'imposait pas pour des motifs tir�s de l'art. 8 al. 1 Cst. Pour cette raison �galement, la comparaison que les recourants font avec la parcelle b�tie de l'entreprise Y.________ S�rl sise de l'autre c�t� du chemin de Planchy et class�e en zone p�ricentrale I est vaine.
Les recourants critiquent enfin l'affectation en zone p�ricentrale I des terrains sis au nord de leurs parcelles, class�s jusqu'ici en zone sans affectation sp�ciale, dans la mesure o� elle autoriserait la construction de b�timents jusqu'� une hauteur de 18,40 m�tres; elle ne tiendrait pas compte de la proximit� d'un quartier d'habitations individuelles comprenant des b�timents dignes de protection. Il aurait �t� judicieux de pr�voir une zone-tampon d'une quarantaine de m�tres, au nord de leurs parcelles, pr�sentant des caract�ristiques mieux adapt�es � l'environnement b�ti existant, s'agissant tant de la densit� des constructions, que de leur hauteur ou encore du taux d'occupation du sol. Ils d�noncent sur ce point une application arbitraire des art. 1er al. 2 let. b, 3 al. 3 let. b et 15 LAT.
Les recourants n'ont aucun droit � ce que les parcelles voisines class�es en zone agricole restent colloqu�es dans cette zone et ne soient pas b�ties � terme (cf. ATF 124 II 391 consid. 4b p. 396). Par ailleurs, la comparaison des hauteurs doit �tre faite en fonction non pas des constructions existantes, limit�es � un �tage sur rez en raison de la servitude de droit priv� grevant leurs parcelles, mais de celles qu'ils seraient en droit d'�lever conform�ment � l'affectation de la zone p�ricentrale II, laquelle a �t� jug�e ad�quate. Dans cette perspective, l'affectation critiqu�e ne pr�te pas flanc � la critique. Une limitation de la densit� ou de la hauteur des constructions admissibles sur une bande de quarante m�tres, comme le sugg�rent les recourants, ne s'impose pas davantage pour les motifs de protection du patrimoine invoqu�s, dans la mesure o� la Commune de Bulle n'a pas jug� utile de classer les fermes du chemin de Planchy dans le plan du site des b�timents prot�g�s. Les recourants peuvent �tre renvoy�s sur ce point aux arguments d�velopp�s au consid�rant 3.1 pr�cit�. Au demeurant, comme le rel�ve la Direction cantonale de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions, le fait que la solution qu'ils pr�conisent serait �galement possible ou opportune ne suffit pas pour admettre que la Commune de Bulle aurait abus� de son pouvoir d'appr�ciation en ne la retenant pas.
Le recours de droit public doit par cons�quent �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. Les recourants, qui succombent, prendront en charge un �molument judiciaire (art. 156 al. 1 OJ). Il n'y a pas lieu d'octroyer des d�pens � la Ville de Bulle, qui a agi par son service juridique.
Les recours de droit administratif et de droit public sont rejet�s dans la mesure o� ils sont recevables.
Le pr�sent arr�t est communiqu� en copie au mandataire des recourants, au Conseil communal de la Ville de Bulle, � la Direction de l'am�nagement, de l'environnement et des constructions et au Tribunal administratif du canton de Fribourg, ainsi qu'� l'Office f�d�ral de l'environnement.