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Timestamp: 2019-10-23 18:31:14+00:00
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Halidol | Pharmabolix
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PROPRIETES PHARMACODYNAMIQUES :
Sommaire1 - COMPOSITION2 - FORME PHARMACEUTIQUE :3 - Indications thérapeutiques4 - POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION5 - COMPOSITION6 - FORME PHARMACEUTIQUE7 - INDICATIONS THERAPEUTIQUES8 - POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION9 - CONTRE-INDICATIONS10 - MISES EN GARDE SPECIALES ET PRECAUTIONS D’EMPLOI11 - INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES D’INTERACTIONS12 - GROSSESSE ET ALLAITEMENT13 - EFFETS SUR L'APTITUDE A CONDUIRE DES VEHICULES ET A UTILISER DES MACHINES14 - EFFETS INDESIRABLES15 - SURDOSAGE :16 - PROPRIETES PHARMACODYNAMIQUES :17 - PROPRIETES PHARMACOCINETIQUES
HALIDOL 5 mg comprimé boîte de 30
HALIDOL 2 mg/ml Gouttes buvables Fl/30 ml
HALIDOL 5 mg comprimé
Pour un comprimé : Halopéridol 5,00 mg
Liste des excipients : Amidon de riz, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, cellulose microcristalline, laque aluminique d'érythrosine, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
- États psychotiques aigus.
Réservé à l'adulte. Voie orale. La posologie minimale efficace sera toujours recherchée. Si l'état clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, puis augmenté progressivement par paliers. La posologie de l'halopéridol par voie orale est de 1 à 20 mg par jour sous forme de dose unique ou en doses fractionnées. Dans certains cas exceptionnels, la posologie pourra être augmentée jusqu'à 40 mg par jour maximum.
HALIDOL 2 mg/ml Gouttes buvables
Pour 100 ml de solution buvable en goutte : Halopéridol 0.200 g.
Liste des excipients : Acide lactique, parahydroxybenzoate de méthyle (E218), eau purifiée.
Traitement symptomatique de courte durée de l'anxiété de l'adulte en cas d'échec, des thérapeutiques habituelles.
Chorées (mouvements anormaux), maladie des tics de Gilles de la Tourette.
Troubles graves du comportement (agitation, automutilation, stéréotypé) notamment dans le cadre des syndromes autistiques.
10 gouttes contiennent 1 mg d'halopéridol. La posologie minimale efficace sera toujours recherchée. Si l'état clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, puis augmenté progressivement par paliers.
États psychotiques chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques). La posologie est de 1 à 20 mg/jour. Dans certains cas exceptionnels la posologie pourra être augmentée jusqu'à 40 mg/jour maximum.
Vomissements lors de traitements antimitotiques post-radiothérapiques : La posologie est de 2 mg, 6 à 8 fois par jour.
Traitement symptomatique de courte durée de l'anxiété de l'adulte en cas d'échec des thérapeutiques habituelles. La posologie est de 1 mg par jour. La durée du traitement est limitée à 4 semaines.
Chorées, maladie des tics de Gilles de la Tourette
Chez l'adulte, la posologie est de 6 à 15 mg/jour. Chez l'enfant de plus de 3 ans, la posologie est de 0,02 à 0,2 mg/kg/jour.
Troubles graves du comportement (agitation, automutilations, stéréotypés) notamment dans le cadre des syndromes autistiques. La susceptibilité individuelle étant particulièrement marquée chez l'enfant, la dose initiale ne devra pas dépasser 2 à 5 gouttes par jour, en 1 à 2 prises. La dose sera augmentée progressivement jusqu'à l'obtention de la posologie minimum efficace. La posologie est de 0,02 à 0.2 mg/kg/jour.
Ce médicament est CONTRE-INDIQUE dans les cas suivants : hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients, état comateux, dépression du système nerveux central due à l'alcool ou à d'autres agents dépresseurs, lésions connues des noyaux gris centraux, manifestations cardiaques cliniquement significatives (infarctus du myocarde récent, insuffisance cardiaque décompensée, arythmie traitée par antiarythmiques de la classe la et III), allongement de l'intervalle QTc, antécédent d'arythmie ventriculaire ou torsades de pointes, hypokaliémie non corrigée, en association avec : o les dopaminergiques hors Parkinsoniens (amantadine, quinagolide) o les médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques, méthadone).
- Syndrome malin des neuroleptiques : Comme pour d'autres antipsychotiques, HALIDOL a été associé à la survenue de syndrome malin des neuroleptiques. L'hyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement arrêté, et un traitement symptomatique approprié et une surveillance régulière doivent être mis en place.>
- Effets cardiovasculaires : De très rares cas d'allongement de l'intervalle QT et/ou d'arythmie ventriculaire ainsi que de rares cas de mort subite, ont été rapportés lors de traitement avec l'halopéridol. Ces événements peuvent survenir plus fréquemment lors de la prise de doses élevées d'halopéridol chez les patients ayant des prédispositions. L'halopéridol prolonge de façon dose-dépendante l'intervalle QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire graves à type de torsade de pointes, est majoré par l'existence d'une bradycardie, d'une hypokaliémie, d'un intervalle QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant l'intervalle QT) : cf Effets indésirables.
• traitement en cours par un médicament susceptible d'entraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de l'intervalle QT. Hormis les situations d'urgence, il est recommandé d'effectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités par un neuroleptique. Lorsque des modifications de la repolarisation (prolongation de l'intervalle QT. modifications de l'onde T ou apparition de l'onde U) apparaissent ou lorsqu'une arythmie se développe, la nécessité du traitement par l'halopéridol devra être réévaluée chez ces patients. Un suivi régulier devra être mis en place et la dose d'halopéridol devra être réduite ou le traitement par l'halopéridol arrêté. Si l'allongement de l'intervalle QT ou QTc dépasse 500 msec, le traitement par l'halopéridol devra être arrêté. Comme pour d'autres neuroleptiques, la prudence est recommandée chez les patients présentant des maladies cardiovasculaires, des antécédents familiaux d'allongement de l'intervalle QT ou recevant des médicaments susceptibles d'allonger l'intervalle QT. Une surveillance régulière de la kaliémie et de la magnésémie est recommandée en cours de traitement. Le risque d'allongement de l'intervalle QT et/ou d'arythmie ventriculaire peut être augmenté à doses élevées ou en cas d'utilisation par voie parentérale. Un suivi ECG doit être réalisé en cas d'allongement de l'intervalle QT ou d'arythmie cardiaque maligne. Des cas de tachycardie et d'hypotension ont également été rapportés chez certains patients.
- Accident vasculaire cérébral : Dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque plus élevé d'accident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme d'une telle augmentation de risque n’est pas connu. Une élévation du risque avec d'autres antipsychotiques ou chez d'autres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.
- Maladie de Parkinson : En dehors de situations exceptionnelles, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie de Parkinson.
- Dyskinésie tardive : Comme avec tous les antipsychotiques, une dyskinésie tardive peut survenir chez certains patients au cours de traitements à long terme ou après arrêt du traitement. Ce syndrome est principalement caractérisé par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou de la mâchoire. Ces manifestations peuvent être permanentes chez certains patients. Le syndrome peut être masqué lorsque le traitement est réintroduit, lorsque le dosage est augmenté ou lors du passage à un autre antipsychotique. Le traitement doit être arrêté dès que possible.
- Symptômes extrapyramidaux : Comme avec tous les neuroleptiques, des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir. Les antiparkinsoniens de type anticholinergique peuvent être prescrits si nécessaire, mais ne doivent pas être administrés en routine à titre préventif. Lorsque cette administration s'impose, elle doit être poursuivie après arrêt de l'halopéridol si l'excrétion de ces médicaments est plus rapide que celle de l'halopéridol afin d'éviter l'apparition ou l’aggravation des symptômes extrapyramidaux. Lors de coadministration d'halopéridol et d'anticholinergiques, en particulier d'antiparkinsoniens, il convient de surveiller une possible augmentation de la pression intraoculaire.
- Augmentation de la mortalité chez les patients âgés atteints de démence : Le risque de mortalité est augmenté chez les patients âgés atteints de psychose associée à une démence et traités par antipsychotiques. HALIDOL n'est pas autorisé dans le traitement des troubles du comportement liés à la démence.
- Thromboembolie veineuse : Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par HALIDOL, et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.
- Hyperglycémie/syndrome métabolique : Des cas d'hyperglycémie ou d'intolérance au glucose et la survenue ou l'exacerbation d'un diabète ont été rapportés chez des patients traités par des antipsychotiques. Les patients traités par HALIDOL doivent faire l'objet d'une surveillance clinique et biologique conforme aux recommandations en vigueur. Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients diabétiques ou ayant des facteurs de risque de diabète.
Chez l'enfant, du fait du retentissement cognitif, un examen clinique annuel évaluant les capacités d'apprentissage est recommandé. La posologie sera régulièrement adaptée en fonction de l'état clinique de l'enfant. L'utilisation chez l'enfant de moins de 6 ans, dans les troubles graves du comportement notamment dans le cadre de syndromes autistiques, est réservée à des situations exceptionnelles, en milieu spécialisé. Liées aux excipients Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).
L'halopéridol ne doit pas être utilisé seul lorsqu'un état dépressif prédomine. Lorsqu'un état dépressif et la psychose coexistent, l'halopéridol peut être associé à des antidépresseurs. Dans la schizophrénie, la réponse au traitement par les neuroleptiques peut être retardée. Après arrêt brusque de fortes doses de neuroleptiques, il a été très rarement rapporté des symptômes aigus de sevrage incluant nausées, vomissements et insomnie. Un arrêt progressif du traitement est donc recommandé. Après arrêt du traitement, même progressif, une rechute peut être observée. La réapparition des symptômes peut ne devenir évidente que quelques semaines à quelques mois après cet arrêt. L'absorption d'alcool est fortement déconseillée pendant la durée du traitement. Effets endocriniens : La thyroxine peut favoriser la toxicité de l'halopéridol. Un traitement antipsychotique chez les patients présentant une hyperthyroïdie doit être utilisé avec une grande prudence et doit toujours s'accompagner d'un traitement permettant d'atteindre un état euthyroïde. Les effets hormonaux des neuroleptiques antipsychotiques incluent une hyperprolactinémie qui peut entraîner une galactorrhée, une gynécomastie, une oligoménorrhée ou une aménorrhée. De très rares cas d'hypoglycémie et de syndromes de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) ont été rapportés.
• Sujet âgé : en raison d'une plus grande sensibilité à la sédation et à l'hypotension orthostatique, l'halopéridol doit être utilisé avec prudence.
• Hyperthyroïdie : la thyroxine peut favoriser la survenue d'effets indésirables induits par l’halopéridol. L'halopéridol sera donc utilisé avec prudence chez les patients présentant une hyperthyroïdie. La surveillance de ces patients doit être renforcée.
• Épilepsie, convulsions : l'halopéridol peut abaisser le seuil épileptogène, notamment chez les patients épileptiques et les sujets présentant d'autres facteurs prédisposant aux convulsions (désintoxication alcoolique, atteinte cérébrale). La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques. « Insuffisant hépatique et/ou rénal : l'halopéridol étant métabolisé par le foie, il doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une atteinte hépatique.
L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol. Médicaments sédatifs : Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments antihystaminiques ou non.
L'hypokaliémie (voir médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que ta bradycardie (voir médicaments bradycardisants] ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.
Les médicaments concernés sont notamment des antiarythmiques de classe la et III, certains neuroleptiques.
L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois, la méthadone ainsi que certaines sous-classes font exception à cette règle :
Dopaminergiques hors Parkinson (amantadine, quinagolide) : antagonisme réciproque de l'agoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
• Médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques, méthadone) : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
• Alcool : majoration par l'alcool de l'effet sédatif des neuroleptiques. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines. Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
• Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (halofantrine, luméfantrine, pentamidine) : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l'un des deux traitements. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du ÛT et surveillance ECG monitorée.
• Antiparkinsoniens dopaminergiques (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, ropinirole, sélégiline) : antagonisme réciproque du dopaminergique et des neuroleptiques. Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité d'un traitement par neuroleptiques chez le patient parkinsonien traité par dopaminergiques, ces derniers doivent être diminués progressivement jusqu'à l'arrêt (leur arrêt brutal expose à un risque de « syndrome malin des neuroleptiques »).
• Autres neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, fluphénazine, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sertindole, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol) : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
• Autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (amiodarone, bépridil, cisapride, diphémanil, disopyramide, dofétilide, érythromycine, hydroquinidine, ibutilide, mizolastine, moxifloxacine, quinidine, sotalol, spiramycine, vincamine) : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
• Lithium : syndrome confusionnel, hypertonie, hyperréflexivité, avec parfois augmentation de la lithémie.
• Lévodopa : antagonisme réciproque de la lévodopa et des neuroleptiques. Chez le patient parkinsonien, utiliser les doses minimales efficaces de chacun des deux médicaments.
• Méthadone : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
• Bêtabloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol) : effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif). Et risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.
• Carbamazépine : risque de diminution des taux plasmatiques de l'halopéridol et de son efficacité thérapeutique par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine. Surveillance clinique et, si besoin, adaptation posologique pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.
• Bradycardisants : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.
• Hypokaliémiants : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
• Rifampicine : risque de diminution des concentrations plasmatiques de l'halopéridol et de son efficacité thérapeutique par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine. Surveillance clinique et, si besoin, adaptation posologique pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt. A prendre en compte :
• Antihypertenseurs : majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.
• Bêtabloquants (sauf esmolol et sotalol) : effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).
• Dérivés nitrés et apparentés : majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.
• Autres médicaments abaissant le seuil épileptogène : risque accru de convulsions.
• Autres médicaments sédatifs : majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse pour éviter toute décompensation. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse. L'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a révélé aucun effet malformatif particulier de l'halopéridol. Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont l'HALIDOL) pendant le troisième trimestre de grossesse, présentent un risque d’évènements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, trouble de l'alimentation. En conséquence, l'utilisation de l'halopéridol est possible quel que soit le terme de la grossesse. La surveillance du nouveau-né tiendra compte des effets précédemment décrits.
Les effets indésirables rapportés avec l'utilisation d'Halopéridol au cours des essais cliniques et après commercialisation sont regroupés dans le tableau ci-après.
Les fréquences sont présentées suivant la convention suivante : très fréquent (ï 1/10) ; fréquent 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent [z 1/1000 à < 1/100) ; rare {> 1/10 000 à < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; indéterminé : ne peut être estimé sur la base des données disponibles.
Agitation, insomnie, trouble extrapyramidal, hyperkinésie, céphalées.
Dépression, trouble psychotique, dyskinésie tardive, crise oculogyre, dystonie, dyskinésie, akathisie, bradykinésie, hypokinésie, hypertonie, somnolence, faciès parkinsonien, tremblement, vertiges, troubles visuels, crise oculogyre, hypotension orthostatique, hypotension, constipation, bouche sèche, hypersialorrhée, nausées, vomissements, anomalies du bilan hépatique, rash, rétention urinaire, troubles de l'érection, perte de poids, prise de poids.
Leucopénie, agranulocytose, neutropénie, pancytopénie, thrombocytopénie, hypersensibilité, hyperglycémie, hypoglycémie, état confusionnel, diminution de la libido, perte de la libido, impatience. Indifférence, anxiété, trouble de l'humeur, convulsion, parkinsonisme, akinésie, roue dentée (phénomène de), sédation, contractions involontaires des muscles, vision trouble, tachycardie, augmentation de la pression intraoculaire, fibrillation ventriculaire, torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, arrêt cardiaque, extrasystoles, dyspnée, hépatite, ictère, insuffisance hépatique aiguë, cholestase, photosensibilité, urticaire, prurit, hyperhidrose, dermatite exfoliative, dermites bulleuses (syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell], vascularite leucocytoclasique, torticolis, rigidité musculaire, spasmes musculaires, aménorrhée, dysménorrhée, galactorrhée, gêne mammaire, douleur mammaire, troubles de la marche, hyperthermie, oedème périphérique, mort subite, oedème de la face, hypothermie.
Hyperprolactinémie, sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique, trouble moteur, syndrome malin des neuroleptiques, nystagmus, bronchospasme, laryngospasme, trismus, contraction musculaire involontaire, ménorragie, troubles menstruels, troubles sexuels, gynécomastie, priapisme, allongement de l'intervalle QT. Des cas de thromboembolies veineuses, y compris des cas d'embolies pulmonaires ainsi que de thromboses veineuses profondes, ont été rapportés avec les antipsychotiques (fréquence inconnue).
Les symptômes correspondent à une exacerbation des effets pharmacologiques du produit et de ses effets indésirables connus. Les symptômes les plus fréquents sont : réactions extrapyramidales sévères caractérisées par une rigidité musculaire et un tremblement généralisé ou localisé, hypotension, sédation. L'apparition d'une hypertension est possible. Dans les cas extrêmes, un coma avec dépression respiratoire et hypotension pouvant entraîner un état de choc peuvent apparaître ; prolongation de l'intervalle QT, troubles du rythme dont torsades de pointes.
Il n'existe pas d'antidote spécifique. Bien que le traitement soit essentiellement symptomatique, il est recommandé de pratiquer un lavage gastrique ou d'induire les vomissements (sauf chez les patients inconscients, ou présentant des convulsions), puis d'administrer du charbon activé. Surveillance cardiaque continue (risque d'allongement de l’intervalle QT) qui sera poursuivie jusqu'à rétablissement du patient.
• d'effets secondaires (syndrome extrapyramidal, dyskinésies, hyperprolactinémie). Dans le cas de l'halopéridol, neuroleptique de la famille des butyrophénones, ces propriétés antidopaminergiques sont importantes : l'activité antipsychotique et les effets extrapyramidaux sont marqués.
Après administration orale, la biodisponibilité de l'halopéridol est de 60 à 70 %. Le pic des concentrations plasmatiques est atteint entre 2 et 6 heures après administration orale et environ 35 minutes après administration intramusculaire chez les patients schizophrènes. La cinétique de l'halopéridol reste linéaire aux doses thérapeutiques.
L'halopéridol est lié à 92 % aux protéines plasmatiques. Le volume de distribution à l'état d'équilibre (Vdss) est important (7,9 l/kg ± 2,5). L'halopéridol passe dans le placenta ainsi que dans le lait maternel. L'halopéridol traverse facilement la barrière hémato-encéphalique.
L'halopéridol subit une métabolisation par oxydation/réduction au niveau hépatique. Les autres voies métaboliques incluent la N-déalkylation oxydative et la glucuronidation.
La demi-vie plasmatique moyenne (demi-vie terminale d'élimination) est d'environ 24 heures (extrêmes : 12 à 38 heures) après administration oraleet de 21 heures (extrêmes ; 13 à 36 heures) après administration intramusculaire. L'élimination est à la fois biliaire (60 %) et urinaire (40 %), avec existence d'un cycle entérohépatique. Environ 1 % de la dose administrée est éliminé dans les urines sous forme inchangée.
Concentrations thérapeutiques :
Les concentrations d'halopéridol considérées comme thérapeutiques sont comprises entre 4 pg/l et 25 pg/l.