Source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000701432&idArticle=&dateTexte=20120612
Timestamp: 2016-08-30 05:15:51+00:00
Document Index: 217013546

Matched Legal Cases: ['art. 13', "l'article 7", "l'article 8", "l'article 10", "l'article 2", "l'article 226", "l'article 26", "l'article 149", "l'article 27", 'art. 7', "l'article 1", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 10", "l'article 9", "l'article 8", "l'article 8", "l'article 9", "l'article 35", "l'article 2", "l'article 10"]

Ordonnance n°45-1744 du 6 août 1945 relative aux magasins généraux | Legifrance
Ordonnance n°45-1744 du 6 août 1945 relative aux magasins généraux
Titre Ier : Création, cession et cessation d'exploitation. Article 1 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
Créé par Ordonnance 45-1744 1945-08-06 JORF 7 août 1945 rectificatif JORF 9 août, 18 octobre 1945
L'exploitant d'un établissement à usage d'entrepôt où des industriels, commerçants, agriculteurs ou artisans [*qualité du déposant*], déposent des matières premières, des marchandises, des denrées ou des produits fabriqués, ne peut émettre des bulletins de gage négociables et qualifier son établissement de magasin général [*définition*] que s'il a obtenu l'agrément du préfet [*formalités - autorité compétente*].
L'arrêté du préfet statuant sur la demande d'agrément est pris après avis des organismes professionnels et interprofessionnels prévus par le décret qui sera pris pour l'application de la présente ordonnance. Il est motivé.
Toute cessation d'exploitation non suivie de cession est subordonnée à un préavis de six mois [*durée*], adressé par l'exploitant au préfet [*formalités*]. A l'expiration de ce délai, et si les intérêts généraux du commerce l'exigent, un administrateur provisoire peut être désigné par le président du tribunal de grande instance statuant comme en matière de référé à la demande du ministère public.
Titre II : Responsabilités et garanties. Article 5 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
Toute personne [*déposant*] qui remet une marchandise en dépôt à un magasin général est tenue d'en déclarer la nature et la valeur à l'exploitant [*formalités - obligations du déposant*].
Les exploitants de magasins généraux sont responsables, dans les limites de la valeur déclarée, de la garde et la conservation des dépôts qui leur sont confiés [*responsabilité du dépositaire*].
Les règlements types et les règlements particuliers prévus aux articles 11 et 13 préciseront les obligations des exploitants en ce qui concerne la conservation des dépôts.
Il est interdit aux exploitants [*dépositaires*] des magasins généraux de se livrer, soit directement, soit indirectement, que ce soit pour leur propre compte ou pour le compte d'autrui, à titre de commissionnaire ou à tout autre titre, à aucun commerce ou spéculation ayant pour objet des marchandises [*en dépôt*] pour lesquelles ils sont habilités à délivrer des récépissés-warrants [*opérations illicites*].
Modifié par Loi 53-148 1953-02-25 art. 13 JORF 26 février 1953
Sont réputées tomber sous le coup de l'article précédent, les sociétés exploitantes de magasins généraux dont l'un des associés, possédant plus de 10 % du capital social, exerce une activité incompatible avec les dispositions de l'article précédent.
Les entreprises ne répondant pas aux conditions fixées à l'article 7 et à l'alinéa 1er de l'article 8 pourront cependant solliciter l'agrément comme magasins généraux des entrepôts qu'elles exploitent ou projettent d'exploiter et obtenir, à titre exceptionnel, cet agrément s'il est reconnu que les intérêts du commerce l'exigent.
1° La demande d'agrément fait l'objet au siège de la préfecture et dans la commune du lieu de l'établissement des mesures de publicité qui seront prévues au décret ;
2° L'arrêté d'agrément fixe, en sus du cautionnement prévu à l'article 10, un cautionnement spécial au moins égal à celui-ci. Le cautionnement spécial est fourni soit en numéraire, soit par une caution bancaire agréée par le Tribunal de commerce dans le ressort duquel est situé l'établissement.
L'arrêté du préfet autorisant l'ouverture du magasin général soumet son exploitant à l'obligation d'un cautionnement.
Le montant de ce cautionnement, proportionnel à la surface affectée au magasinage, est compris entre deux limites qui seront fixées par le décret.
Créé par Ordonnance 45-1744 1945-08-06 JORF 7 août 1945 rectificatifs JORF 9 août, 18 octobre 1945
Un ou plusieurs règlements-types, élaborés dans les conditions prévues au décret, fixeront dans le cadre des dispositions de la présente ordonnance et du décret qui sera pris pour son application les conditions de fonctionnement des établissements.
Les marchandises susceptibles d'être warrantées sont obligatoirement assurées contre l'incendie par les polices [*d'assurance*] générales du magasin.
Si, pendant cette période, un sinistre survient, la responsabilité de l'exploitant du magasin général ne sera pas engagée vis-à-vis des déposants, des compagnies d'assurances et des porteurs de warrants. A l'expiration de ladite période, les marchandises sus-mentionnées devront être assurées par les polices générales du magasin.
Chaque établissement est doté d'un règlement particulier qui complète les dispositions générales des règlements-types en fixant les conditions d'exploitation variant avec la nature et la situation du magasin [*général*].
Au règlement [*particulier*] prévu à l'article précédent sont annexés un tarif général et, éventuellement, des tarifs spéciaux pour la rétribution du magasinage, dans les termes de la présente ordonnance, et des services rendus à cette occasion aux déposants. La perception des taxes correspondantes a lieu indistinctement et sans aucune faveur.
Les tarifs sont communiqués au préfet un mois au moins avant l'ouverture de magasin général [*délai de communication - formalités*]. Toute modification des tarifs existants doit lui être notifiée, ainsi qu'aux organismes [*professionnels et interprofessionnels*] visés à l'article 2, et ne devient exécutoire qu'un mois après cette notification [*délai*]. Toutefois, ce délai n'est pas applicable aux exploitants dont les tarifs sont soumis à une autorisation administrative.
Titre III : Fonctionnement et contrôle. Article 16 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
Les présidents, gérants, directeurs [*dirigeants*] et le personnel des exploitations de magasins généraux sont, sous les peines [*sanctions pénales*] fixées par l'article 226-13 du Code pénal, tenus au secret professionnel pour tout ce qui regarde les marchandises entreposées.
Les magasins généraux existant à la date de publication de la présente ordonnance et ceux qui seront créés conformément à ces dispositions sont placés sous le contrôle de l'administration, dans les conditions qui seront fixées par le décret.
La présente ordonnance et son décret d'application, le tarif et les règlements, sont affichés dans la partie des bureaux du magasin où le public a accès [*information*].
Titre IV : Récépissés, warrants. Article 20 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
Il est délivré à chaque déposant un ou plusieurs récépissés. Ces récépissés énoncent les nom, profession et domicile du déposant ainsi que la nature de la marchandise déposée et les indications propres à en établir l'identité et à en déterminer la valeur [*mentions obligatoires - spécialisation du gage*].
Tout cessionnaire du récépissé ou du warrant peut exiger la transcription sur les registres à souches dont ils sont extraits de l'endossement fait à son profit, avec indication de son domicile [*inscription*].
La marchandise au profit du cessionnaire du warrant. Article 24 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
L'endossement du récépissé transmet au cessionnaire le droit de disposer de la marchandise, à charge pour lui, lorsque le warrant n'est pas transféré avec le récépissé [*nantissement*], de payer la créance garantie par le warrant ou d'en laisser payer le montant sur le prix de la vente de la marchandise.
L'endossement du récépissé et du warrant, transférés ensemble ou séparément, doit être daté [*conditions de forme*].
L'endossement du warrant séparé du récépissé doit, en outre, énoncer le montant intégral, en capital et intérêts, de la créance garantie, la date de son échéance et les nom, profession et domicile du créancier [*mentions obligatoires*].
Le premier cessionnaire du warrant doit immédiatement faire transcrire l'endossement sur les registres du magasin, avec les énonciations dont il est accompagné [*formalités*]. Il est fait mention de cette transcription sur le warrant.
A défaut de paiement à l'échéance, le porteur du warrant séparé du récépissé, peut, huit jours après le protêt [*délai*], et sans aucune formalité de justice, faire procéder par officiers publics, à la vente publique aux enchères et en gros de la marchandise engagée, dans les formes indiquées par la loi du 28 mai 1958 sur les ventes publiques de marchandises en gros [*sanctions*].
Dans le cas où le souscripteur primitif du warrant l'a remboursé, il peut faire procéder à la vente de la marchandise, comme il est dit au paragraphe précédent, contre le porteur du récépissé, huit jours après l'échéance et sans qu'il soit besoin d'aucune mise en demeure.
Le créancier est payé de sa créance sur le prix [*paiement*], directement et sans formalité de justice, par privilège et préférence à tous créanciers [*droit de préférence*], sans autre déduction que celles :
1° Des contributions indirectes, des taxes d'octroi et des droits de douane dus pour la marchandise ;
Si le porteur du récépissé ne se présente pas lors de la vente de la marchandise, la somme excédant celle qui est due au porteur du warrant est consignée à l'administration du magasin général, comme il est dit à l'article 26.
Le délai fixé par l'article 149 du Code de commerce, pour l'exercice du recours contre les endosseurs, ne court que du jour où la vente de la marchandise est réalisée [*computation*].
Celui qui a perdu un récépissé ou un warrant [*perte*] peut demander et obtenir par ordonnance du juge, en justifiant de sa propriété [*pièces justificatives*] et en donnant caution, un duplicata s'il s'agit d'un récépissé, le paiement de la créance garantie s'il s'agit du warrant.
Si dans ce cas le souscripteur du warrant ne s'est pas libéré à l'échéance, le tiers porteur dont l'endos aura été transcrit sur les registres du magasin général pourra être autorisé par ordonnance du juge, à charge de fournir caution, à faire procéder à la vente de la marchandise engagée dans les conditions déterminées à l'article 27 ci-dessus [*sanctions*].
Le protêt prévu audit article donnera copie des mentions telles qu'elles figurent sur le registre du magasin général.
En cas de perte du récépissé, la caution prévue à l'article précédent sera libérée à l'expiration d'un délai de cinq ans, lorsque les marchandises en faisant l'objet n'auront pas été revendiquées par un tiers au magasin général.
En cas de perte du warrant, la caution sera libérée à l'expiration d'un délai de trois ans, à compter de la transcription de l'endos.
Titre V : Sanctions. Article 34 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Loi 56-1327 1956-12-29 art. 7 JORF 30 décembre 1956
Il est interdit d'ouvrir et d'exploiter sans l'autorisation prescrite à l'article 1er de la présente ordonnance [*agrément du préfet*] un établissement recevant en dépôt des marchandises pour lesquelles sont délivrés aux déposants, sous le nom de warrants, ou tout autre nom, des bulletins de gages négociables [*opération illicite*].
Toute personne qui contrevient à cette prohibition est punie d'une amende de 1.500 à 40.000 F [*sanctions*] et d'un emprisonnement d'un mois à un an ou d'une de ces deux peines seulement.
En cas d'infraction commise par l'exploitant d'un magasin général aux dispositions de la présente ordonnance ou du décret qui sera pris pour son application, le préfet peut, l'exploitant entendu et après consultation des organismes professionnels et interprofessionnels visés à l'article 2, prononcer par arrêté, à titre temporaire ou définitif, le retrait de l'agrément.
Le retrait d'agrément à titre définitif peut également être prononcé, après consultation des organismes professionnels et interprofessionnels, à l'encontre des établissements qui auraient cessé de fonctionner comme magasins généraux ou comme entrepôts pendant au moins deux ans.
Titre VI : Dispositions diverses et transitoires. Article 36 (abrogé au 21 septembre 2000) En savoir plus sur cet article...
Les entreprises exploitant des magasins généraux en vertu de décisions antérieures à la date de publication de la présente ordonnance devront, dans les douze mois qui suivront cette publication [*délai*], adresser au préfet une déclaration attestant la conformité de leur situation avec les dispositions des articles 7 et 8 [*modalités d'application - formalités*]. En cas de non-conformité, le préfet ne pourra, après consultation des organismes [*professionnels et interprofessionnels*] prévus à l'article 2, prononcer le maintien de l'agrément que par arrêté motivé et si les intérêts du commerce l'exigent. Cet arrêté procédera, le cas échéant, à la révision du cautionnement ordinaire fixé à l'article 10 et fixera le montant du cautionnement spécial prévu au paragraphe 2 de l'article 9.
Les sociétés dont les titres sont au porteur mettront dans les mêmes délais ces derniers en conformité avec les dispositions du second alinéa de l'article 8.
Toute société exploitante qui, par suite d'une modification intervenue dans la répartition du capital [*social*] entre les associés, ne se trouve plus dans les conditions exigées par l'article 8, doit dans le mois qui suit cette modification [*délai*], solliciter le maintien de l'agrément dont elle est bénéficiaire [*formalités*]. L'agrément reste valable jusqu'à ce que le préfet ait statué par arrêté.
Le préfet peut, soit prononcer le maintien de l'agrément dans les conditions prévues à l'article 9, soit en prononcer le retrait conformément aux dispositions de l'article 35.
Lorsque l'ouverture d'un établissement est subordonnée à l'intervention d'un décret ou d'un arrêté ministériel, l'agrément de cet établissement comme magasin général est accordé par ce décret ou cet arrêté, après consultation des organismes [*professionnels et interprofessionnels*] visés à l'article 2.
Les établissements [*dont l'agrément est accordé par décret ou arrêté*] visés à l'article précédent sont astreints au dépôt du cautionnement prévu au paragraphe 2 de l'article 10.
Les exploitants d'établissements agréés par arrêté ou par décret n'ont pas à solliciter l'autorisation prévue par les textes réglementant les créations, extensions ou transferts d'établissements, et notamment par le décret du 9 septembre 1939.
L'agrément accordé aux magasins généraux constitués en application du décret abrogé du 21 mars 1848 peut être retiré par arrêté dans les conditions de la présente ordonnance [*retrait d'agrément*].
Sont abrogés, sauf en ce qui concerne l'exploitation des salles de ventes publiques et le régime fiscal des récépissés-warrants :
Le décret des 23-26 août 1848 ;
La loi du 28 mai 1858, sur les négociations concernant les marchandises déposées dans les magasins généraux ;
Le décret du 12 mars 1859, modifié par les décrets des 30 mai 1863, 20 avril 1888 et 9 juin 1896 ;
La loi du 31 août 1870 ;
La loi du 8 juillet 1931.
Toutefois, la répression des infractions commises avant la publication de la présente ordonnance sera poursuivie conformément à la législation antérieure [*dispositions transitoires - sanctions*].
Un décret fixera les conditions d'application de la présente ordonnance.