Source: http://hyperspinoza.caute.lautre.net/Traite-politique-III-p01
Timestamp: 2018-01-17 01:31:31+00:00
Document Index: 193120420

Matched Legal Cases: ['§01', '§01', '§18', '§17', '§16', '§15', '§14', '§01', '§ 17', 'art. 17']

Hyper-Spinoza - Traité politique, III, §01
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Traité politique, III, §18 - 30 décembre 2004
Traité politique, III, §17 - 30 décembre 2004
Traité politique, III, §16 - 30 décembre 2004
Traité politique, III, §15 - 30 décembre 2004
Traité politique, III, §14 - 30 décembre 2004
Publié : 19 décembre 2004
Traité politique, III, §01
Le statut d’un État quel qu’il soit, est appelé civil, le corps entier Cité et les affaires communes de l’État soumises à la direction de celui qui a le pouvoir, chose publique [1]. Nous appelons citoyens les hommes considérés comme jouissant de tous les avantages que procure la Cité en vertu du droit civil. Nous les appelons sujets, en tant qu’ils sont tenus d’obéir aux règles instituées par la Cité, c’est-à-dire à ses lois [2]. Nous avons dit enfin (dans le § 17 du chapitre précédent) qu’il y avait trois genres de statut civil : le démocratique, l’aristocratique et le monarchique. Mais avant que je commence de traiter de chacun séparément, je vais d’abord démontrer ce qui concerne le statut civil en général et ce qu’il faut considérer ici avant tout, c’est le droit suprême de la Cité, c’est-à-dire celui du souverain.
Tout État, quel qu’il soit, forme un ordre civil, le corps entier de l’État s’appelle cité et les affaires communes de l’État, celles qui dépendent du chef du gouvernement, constituent la république. Nous appelons les membres de l’État citoyens en tant qu’ils jouissent de tous les avantages de la cité, et sujets en tant qu’ils sont tenus d’obéir aux institutions et aux lois. Enfin il y a trois sortes d’ordres civils, la démocratie, l’aristocratie et la monarchie (comme nous l’avons dit au chapitre précédent, article 17). Avant de traiter de chacune de ces formes politiques en particulier, je commencerai par établir les principes qui concernent l’ordre civil en général, et avant tout je parlerai du droit suprême de l’État ou du droit des pouvoirs souverains.
Imperii cuiuscumque status dicitur civilis ; imperii autem integrum corpus civitas appellatur, et communia imperii negotia, quae ab eius, qui imperium tenet, directione pendent, respublica. Deinde homines, quatenus ex iure civili omnibus civitatis commodis gaudent, cives appellamus, et subditos, quatenus civitatis institutis seu legibus parere tenentur. Denique status civilis tria dari genera, nempe democraticum, aristocraticum et monarchicum, in art. 17. cap. praeced. diximus. Iam antequam de unoquoque seorsim agere incipiam, illa prius demonstrabo, quae ad statum civilem in genere pertinent ; quorum ante omnia considerandum venit summum civitatis seu summarum potestatum ius.
[1] Chose publique. Ramond, Bove : « République », Zac : « affaires de l’État », Francès : « la communauté publique ».
[2] Comparer cette distinction que fait Spinoza entre "sujet" et "citoyen" avec celle que fait Rousseau entre ces deux mots dans le Contrat social, Livre I, chapitre VI, et chapitre VII.