Source: https://fredericarminot.com/depression/arret-maladie-pour-depression-au-travail/
Timestamp: 2019-04-26 11:00:47+00:00
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Published: 7 avril 201810:25 Updated: 14 janvier 201910:30
Les français bénéficient d’une couverture sociale que bien d’autres pays leur envient. Mais, le temps aidant, cette couverture sociale est de plus en plus mise à mal. Du fait de l’abus d’un certain nombre, et pour des raisons économiques malheureusement évidentes, les contrôles de la Sécurité Sociale vont croissant. Du coup, les médecins sont remis en cause dans le champ de leur autorité. Dès lors, obtenir un arrêt maladie en cas de dépression au travail relève du parcours du combattant.
Il est tout à fait possible de bénéficier d’un arrêt maladie pour dépression. Mais cela repose sur des conditions qu’il faut respecter. En conséquence, cet article vous expose 3 situations. Celles-là même dans lesquelles vous pouvez bénéficier d’un arrêt maladie. Pour cause de dépression au travail – ou pas – bien sur.
Arrêt maladie: Les 3 situations liées à une dépression au travail
Causes d’arrêt maladie en lien avec une dépression au travail
Arrêt maladie: Les aménagements possibles
Arrêt maladie: Des critères parfois très subjectifs
Comment sortir la tête haute d’un arrêt maladie pour dépression au travail
Comment exploiter un arrêt maladie au mieux de vos intérêts
Arrête maladie: Un suivi personnalisé
Arrêt maladie: Merci pour ce moment
De façon tout à fait légitime, vous pouvez, si ce n’est déjà fait, vous poser la question de savoir suivant quels critères un arrêt maladie peut-vous être délivré. Ci-dessous se trouvent les conditions afférentes à la délivrance d’un arrêt maladie:
Un arrêt maladie est délivré quand vos symptômes rendent impossible l’exercice d’une activité professionnelle. Imaginons qu’une personne souffre d’une grave dépression. Histoire d’aggraver la situation, la personne intéressée est aussi victime d’une grande fatigue. Laquelle l’empêche d’accomplir normalement ses tâches. Ou explique une absence persistante d’initiative. De problèmes de concentration qui entrainent des erreurs. En plus de troubles ou de perte partielle de la mémoire
On remarque également des tensions avec les collègues. Des signes d’irritabilité. D’agacement. Pour toutes ces raisons, être au boulot est un vrai problème pour cette personne. Et aussi pour ses collaborateurs. Comme pour le personnel en général. Cette personne a du mal à se supporter elle-même. Comme à supporter les autres. Inconsciemment, elle se fait du mal. Et – accessoirement – ruine la qualité de son travail.
D’autres facteurs rentrent en ligne de compte comme les pensées suicidaires, des problèmes d’insomnie. Et aussi des suspicions de burnout, ce fameux épuisement professionnel qui, par les temps qui courent, nous guettent tous. Ce sont autant de causes de dépresisons au travail lesquelles sont identifiés par la médecine du travail et/ou votre médecin traitant.
Comme disent les juristes, “par ces motifs…”, un arrêt maladie est remis quand le médecin prescrit des médicaments de type anti-dépresseurs. De ce fait, l’exercice d’une activité professionnelle devient difficile. Voire dangereux. Et ce à cause des effets secondaires (somnolence). Considérant cette prescription, conduire pour aller au travail, ou conduire d’une façon plus générale, est déconseillé pendant la durée du traitement
Un arrêt maladie est prescrit quand vous rendre sur votre lieu de travail accroit votre problème.Le médecin cherche donc à vous tenir éloigné(e) de cet environnement. A la condition qu’il le juge toxique pour vous. Votre médecin cherche donc à vous protéger. C’est sa fonction même en ce qui concerne la gestion des risques psychosociaux et, partant, tout ce qui concerne la souffrance au travail. C’est aussi le rôle de la médecine du travail. Laquelle, en plus de son rôle préventif permet ou non la reprise du travail. Accessoirement, c’est cette même médecine du travail qui peut envisager une maladie professionnelle laquelle justifie des problèmes de santé mentale en lien avec les conditions de travail. En effet, un lien fort est susceptible d’être établ entre votre problème et un stress professionnel.
Malgré ces dispositions d’ordre médical, un arrêt maladie ne dure pas. Tant pour des raisons économiques que sociales. Notre société, fort normative, considère que travailler c’est bien. Voire, que le travail fait partie intégrante de la notion de rétablissement. Au sens où celui-ci est nécessaire.
Ceci afin que de vous aider à retrouver un comportement d’ensemble qui vous rassure quant au fait d’être comme tout le monde. Partant, de ne pas être à la marge pour des raisons médicales. Est-ce à dire que notre société n’accepte pas que nous puissions être heureux sans travailler? A la condition qu’économiquement cela nous soit possible.
Dans la pratique, on a généralement plusieurs entretiens avec le médecin de travail. Ils favorisent une réinsertion dans la vie professionnelle. Ou facilitent la mise en place d’un processus d’adaptation. Ou de changement.
Dans certains cas ayant fait l’objet d’un arrêt maladie plus ou moins long (ex: longue maladie), il est possible d’aménager un retour à l’emploi à l’aide d’un mi-temps thérapeutique.
Cela signifie que vous travaillez à mi temps. Mais vous êtes rémunéré(e) à temps plein. Cela fait l’objet d’un aménagement administratif entre votre employeur et la Sécurité Sociale (cf. indemnités journalières).
Pour bénéficier de cet aménagement, il faut obligatoirement l’avis du médecin traitant. Et du médecin-conseil de l’Assurance Maladie. A terme, l’objectif est la reprise de l’emploi précédent à temps complet. Quand c’est possible. Quelle que soit la situation dont il s’agit parmi les trois présentées ci-dessus, la durée d’un arrêt maladie n’est pas standardisée. De la même façon qu’il n’existe pas de type standard de dépression au travail.
Sur la foi d’un certain nombre de critères évalués par votre médecin traitant, un arrêt maladie peut vous être délivré pour une période de 7 à 15 jours minimum. Cet arrêt maladie est renouvelé autant de fois que nécessaire. Jusqu’au moment où la Sécurité Sociale y met son veto. Celle-ci vous demande alors de rentrer dans un cadre administratif plus spécifique. Longue maladie. Inaptitude à l’emploi. Etc..
Dans les cas les plus fréquents, la durée de votre arrêt maladie peut être prolongée de quinzaine en quinzaine. Voire être prorogé pendant 12 mois. Dans de rares cas, il est possible d’obtenir un arrêt maladie de 6 mois dès la première consultation. Quoi qu’il en soit, au terme du congé maladie, seul le médecin est habileté à évaluer la personne. Cela permet de préciser si la personne dépressive est apte ou non. Apte à occuper ses fonctions dans l’entreprise. Ou l’administration qui l’emploie..
Au sortir d’un arrêt maladie lié à une dépression au travail, il est fréquent que les symptômes de dépression réapparaissent après quelques semaines. Ou quelques mois. Le plus souvent, la raison en est que la personne mise en arrêt maladie n’a pas fait l’objet d’un suivi psychologique. Ou n’a pas été invitée à consulter un psy. Dès lors, la seule prise de médicaments associée à l’arrêt maladie ne constitue pas une solution.
Dans les temps troublés que nous traversons tous, autant en termes économiques que professionnels, la situation sociale est on ne peut plus instable . Grève des cheminots. Grève à Air France. Loi Travail, etc. L’environnement professionnel reste donc un milieu stressant. Un milieu où les challenges, et les risques de toute nature, sont omniprésents.
Quel que soit votre secteur d’activité, il devient difficile d’échapper à une éventuelle délocalisation. Ou à la peur du chômage. Le niveau élevé de compétitivité entre les acteurs des marchés. La pression et les exigences quasi permanente des fournisseurs et des clients. Les surcharges de travail – fruits de réductions des personnel -, sont autant de facteurs susceptibles de générer ce que l’on appelle “les maladies du stress“.
Si vous avez lu divers articles de mon blog, vous savez combien les médicaments ne vous aident à traiter une pathologie psychique. Au mieux, cela contient vos symptômes . Mais ne résout rien. Pendant votre arrêt maladie, à plus forte raison s’il est lié à une dépression au travail, la meilleure solution est de recourir à l’approche comportementale. L’efficacité de cette approche thérapeutique n’est plus à prouver. Mais, pour le plaisir, je vous rappelle que plusieurs études scientifiques en ont fait état. Et toujours pour mémoire, vous trouverez ci-après les 4 principales étapes de cette approche.
Grâce à un questionnaire structuré, vous prenez pleinement conscience de votre problème. Et, partant, de son mécanisme. Ce diagnostic vous permet d’avoir une vision très précise de l’ensemble de vos comportements. Comme de quelle façon, à votre insu, votre problème vous envahit. Puis prend le contrôle sur vous. Ainsi, dans le cadre de ce programme thérapeutique, la plupart des ses membres font diminuer leur symptômes de 40% en moins de 10 jours. Ce grâce à la qualité de ce travail objectif.
Ce diagnostic vous permet d’identifier les réactions inappropriées que vous avez en situation. Il met à jour les comportements réponses qui posent problèmes. Cela facilite la mise en place d’une démarche thérapeutique et stratégique. Cela vous aide à éliminer votre problème. Dès lors, vous retrouvez équilibre mental et mieux-être.
Pour que cette approche comportementale vous soit efficace, cela nécessite que vous soyez en accord avec les exercices. Il est donc nécessaire d’en comprendre tant les modalités pédagogiques que les objectifs. Il s’agit donc, en amont, de mettre en place un climat de confiance. Lequel rend plus fluide votre travail thérapeutique. Comme votre suivi thérapeutique.
Pour information, c’est précisément ce qu’il se passe dans le cadre du Programme thérapeutique ARtUS. Ainsi, vous faites l’objet d’un suivi personnalisé. Dans cet esprit, les objectifs à atteindre, les moyens comme les outils à utiliser, et les délais impartis, vous sont précisés.
Qu’il s’agisse ou non d’une dépression au travail, le traitement consiste en la mise en place d’exercices mentaux. Ils ont pour vocation à débloquer les réactions émotionnelles qui sont les vôtres. En effet, la plupart du temps, face à un problème, nous réagissons sur la foi de nos peurs de perdre le contrôle. Or, ce comportement réactif nourrit et enrichit le problème.
Vous allez donc apprendre à modifier vos comportements de façon naturelle. Cela signifie que vous n’avez à suivre aucun exercice d’exposition. Au contraire de la TCC (thérapie cognitive et comportementale). Vous suivez les exercices thérapeutiques qui vous sont confiés de chez vous. Ou de n’importe quel lieu de votre choix. Cela ne vous prend pas plus de 15 minutes par jour.
Le traitement comportemental repose sur une relation de collaboration. Un suivi est effectué à chaque étape pour constater les progrès enregistrés. Et aussi trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Ainsi, dans le cadre de votre programme thérapeutique comportemental, vous bénéficiez d’un outil d’évaluation quotidien et hebdomadaire. Il est fort simple à utiliser.
Vous accédez aussi à un forum interne sécurisé. Celui-ci vous permet de me solliciter autant que de besoin. Autant d’éléments de soutien et d’accompagnement qui font que les possibilités de rechute sont particulièrement faibles. Voire inexistantes. Enfin, à l’aide de ce programme, le traitement ne dure pas plus de 6 et 8 semaines.
Il est donc acquis que la dépression au travail ouvre droit à un arrêt maladie. Dès lors, je vous conseille de mettre à profit ce temps qui vous est “offert” pour débuter un travail comportemental. Et, ainsi, retrouver votre sérénité.
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8 octobre 2018 à 06:47
Je suis ravi que cet article vous ait apporté des précisons utiles. Si vous avez besoin que je réponde à d’autres questions, n’hésitez pas à me solliciter. Je vous souhaite une agréable journée.
Rene Jaramillo dit :
Merci pour votre article il m’a éclairé dans ma quête de solution