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Timestamp: 2016-12-10 07:41:40+00:00
Document Index: 73084249

Matched Legal Cases: ["l'article 4", "l'article 5", 'art. 55', 'art. 55', 'art. 19', "l'article 10", 'art. 1', 'art. 52', "l'article 4"]

⭐Le Numéro : 0,50 F Mercredi 15 Janvier 1975 ** JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DÉBATS PARLEMENTAIRES SÉNAT
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1 ** Année 975. N S. Le Numéro : 0,50 F Mercredi 5 Janvier 975 ** JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DÉBATS PARLEMENTAIRES SÉNAT COMPTE RENDU INTEGRAL, DES SEANCES Abonnements à l'edition des DEBATS DU SENAT : FRANCE ET OUTRE-MER : 6 F ; ETRANGER : 24 F (Compte chèque postal : , Paris.) DIRECTION, REDACTION ET ADMINISTRATION Renseignements : Téléphone 26, Rue Desaix, Paris CEDEX 45. Administration : Le bureau de vente est ouvert tous les jours, sauf le dimanche et les jours fériés, de 8 h 30 ' à 2 h et de 3 h à 7 h. QUESTIONS REMISES A LA PRESIDENCE DU SENAT ET RÉPONSES DES MINISTRES AUX QUESTIONS ÉCRITES QUESTIONS ORALES REMISES A LA PRESIDENCE DU SENAT (Application des articles 76 et 78 du règlement.) Enseignement secondaire : problèmes européens janvier 975. M. Louis Jung appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation sur l'importance de l'insertion des problèmes européens, et notamment de ceux de la Commmunauté économique européenne, dans les programmes de l'enseignement secondaire. Il apparaît, en effet, que les progrès de la construction européenne depuis 950, ne font l'objet que de développements particulièrement modestes dans les différents manuels scolaires de l'enseignement secondaire, où ils sont souvent traités d'une manière approximative, voire inexistante. Dans cette perspective, il lui demande s'il ne lui paraît pas opportun de réaliser une véritable mise à jour des enseignements prenant en compte les réalisations et les perspectives de l'organisation de l'europe unie. (N 523.) * ( f.) QUESTIONS ECRITES REMISES A LA PRESIDENCE DU SENAT Application des articles 74 et 75 du règlement, ainsi conçus : «Art. 74. Tout sénateur qui désire poser une question écrite au Gouvernement en remet le texte au président du Sénat, qui le communique au Gouvernement. «Les questions écrites doivent être sommairement rédigées et ne contenir aucune imputation d'ordre personnel à l'égard de tiers nommément désignés ; elles ne peuvent être posées que par un seul sénateur et à un seul ministre. «Art. 75. Les questions écrites sont publiées durant les sessions et hors sessions au Journal officiel ; dans le mois qiu suit cette publication, les réponses des ministres doivent également y être publiées. «Les ministres ont toutefois la faculté de déclarer par écrit que l'intérêt public leur interdit de répondre ou, à titre exceptionnel, qu'ils réclament un délai supplémentaire pour rassembler les éléments de leur réponse ; ce délai supplémentaire ne peut excéder un mois. «Toute question écrite à laquelle il n'a pas été répondu dans les délais prévus ci-dessus est convertie en question orale si son auteur le demande. Elle prend rang au rôle des questions orales à la date de cette demande de conversion.»2 SENAT 5 Janvier 975 Groupement foncier agricole : apport d'un bien grevé d'usufruit décembre 974. M. Jean Geoffroy attire l'attention de M. le ministre de l'àgriculture sur le problème de l'apport à un groupement foncier agricole (G. F. A.) d'un bien grevé d'un usufruit, apport qui, aux termes de l'article 4 de la loi n du 3 décembre 970, doit être fait simultanément par l'usufruitier et le nu-propriétaire, Il lui soumet l'exemple suivant : deux frères, A et B, propriétaires chacun d'une moitié indivise d'un domaine agricole et leur mère, C, usufruitère pour un quart de ce domaine, décident de constituer entre eux un G. F. A. par apport de leurs droits sur ledit domaine. Ils reçoivent, en rémunération de leur apport, A, 00 parts numérotées de à 00 (dont celles numérotées de à 25 en nu-propriété seulement), B, 00 parts numérotées de 0 à 200 (dont celels numérotées de 0 à 25 en nu-propriété seulement) et C, en usufruit seulement, les cinquante parts numérotées de à 25 et de 0 à 25. Il lui demande si ce processus est bien conforme à la loi précitée du 3 décembre 970. Taxe d'apprentissage : date du versement décembre 974. M. André Fosset appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur le préjudice subi par les établissements d'enseignement technique, en raison du délai supplémentaire de six semaines accordé aux entreprises lorsqu'elles versent directement au Trésor le montant de la taxe d'apprentissage. Ce délai supplémentaire, notamment dans la conjoncture économique actuelle, ne peut qu'inciter de nombreuses entreprises, pour des raisons de trésorerie évidentes à différer le versement de leur taxe d'apprentissage et à la verser directement au Tésor public, au détriment des établissements d'enseignement technique. Il lui demande de lui indiquer, puisque l'objectif de la taxe d'apprentissage vise à favoriser l'équipement et le fonctionnement des établissements dispensant les premières formations technologique et professionnelle, s'il ne lui paraît pas opportun d'adopter une date unique pour le versement de la taxe d'apprentissage, quel qu'en soit le destinataire, établissement d'enseignement technique ou Trésor. des réductions d'horaires et des licenciements de personnel vont devoir intervenir. Il lui demande instamment que le nécessaire soit fait d'urgence pour que des- crédits soient à nouveau débloqués afin que les travailleurs, de cette entreprise conservent leur emploi et leur pouvoir d'achat. s Remises de principe d'internat» : cas particulier décembre 974. M. Emile Vivier rappelle à M. le ministre de l'éducation qu'en vertu des dispositions du décret n" du 26 juin 963 «la présence simultanée, en qualité de pensionnaire ou de demi-pensionnaire, de plus de deux enfants de nationalité française de la même famille... dans un ou plusieurs établissements publics d'enseignement du second degré, d'enseignement technique ou d'enseignement du premier degré donne lieu pour chacun d'eux à une réduction de tarif applicable à la part des rétributions scolaires (demi-pension ou pension) se rapportant à l'internat». Il lui demande si la famille d'un enfant scolarisé dans une école primaire- fréquentant la demi-pension d'un C. E. S. et assujetti de ce fait aux tarifs réglementés par les arrêtés ministériels des 30 décembre 960 et 4 septembre 969 peut prétendre à ces «remises de principe d'internat». Pollution par les pétroliers : détection décembre 974. M. Paul Caron appelle l'attention de M. le ministre de la qualité de la vie sur les récentes constatations enregistrées par un groupe d'avions équipés d'une caméra à infrarouge qui ont détecté sur les écrans de télévision du Centre national d'exploitation des océans (C.N.E.X.0.) de Brest 5 pétroliers pollueurs en moins d'une semaine. Dans cette perspective, il lui demande de lui indiquer si son ministère envisage effectivement de proposer aux instances internationales la mise au point d'une boîte noire de détection installée sur chaque pétrolier et susceptible d'enregistrer les différentes opérations de chargement et de déchargement du pétrole. Football : transfert de joueurs. Marchés de l'etat : délais de paiement décembre 974. M. André Fosset, s'inspirant des récentes déclarations de M. le ministre de l'équipement qui déclarait devant le syndicat national du béton armé et des techniques industrialisées, le mardi 7 décembre 974, qu'il fallait mettre fin à la pratique des- retards de paiements et que l'etat devait se comporter comme un client ordinaire, donc comme un payeur normal, demande à M. le ministre de l'économie et des finances de bien vouloir lui indiquer l'état actuel des mesures qui devaient être prises par le Gouvernement afin «de hâter les délais de liquidations et de mandatements, en liaison avec la mise au point d'un nouveau cahier des clauses administratives générales pour les marchés publics de travaux et à garantir que les ordres de service entraînant un dépassement du montant initial du marché sont gagés par des crédits», selon sa réponse à la question écrite n" 4636 du 3 juillet 974. «Ville moyenne» : définition ; 23 décembre 974. M. Auguste Chupin appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement sur les ambiguïtés qui peuvent naître de l'absence d'une définition officielle de la notion de «ville moyenne», au moment où la politique du Gouvernement, en matière d'urbanisme comme en ce qui concerne l'aménagement du territoire, semble privilégier de plus en plus lesdites villes. Il lui demande s'il est possible de préciser les critères en fonction desquels l'appellation peut être valablement retenue. Le Mans : situation critique d'une entreprise décembre 974. M. Maurice Coutrot demande à M. le Premier ministre quelles mesures il entend prendre pour pallier les difficultés rencontrées au sein d'une importante entreprise au Mans, à la suite de la dégradation le la situation économique et en particulier de la réduction des crédits d'équipement dans des proportions telles que des travaux d'électrification et de génie civil sont considérablement réduits. Il s'inquiète de constater que dans cette entreprise, comme dans tant d'autres actuellement, décembre 974. M. Jean-Marie Bouloux demande à M. le secrétaire d'etat auprès du ministre de la qualité de la vie (jeunesse et sports) si pour assurer la complète régularité du championnat de France de football professionnel, il n'envisage pas de prendre avec les dirigeants qualifiés les contacts nécessaires pour éviter les transferts de joueurs professionnels durant la compétition. Myopathes : remboursement de l'achat des fauteuils électriques décembre 974. M. Jean Collery appelle l'attention de M. le ministre du travail sur la situation des enfants et adultes atteints de myopathie. Il apparaît, en effet, qu'en l'état actuel de la législation, les caisses d'assurance maladie ne prennent en charge que le remboursement des fauteuils mécaniques, totalement inopérants pour ce type d'affection interdisant définitivement la marche, et les malades doivent acheter, à leurs frais, un fauteuil électrique valant 5 à francs. Dans cette perspective, il lui demande de lui indiquer s'il ne lui paraît pas opportun de proposer une modification de la législation en vigueur, afin d'éviter le recours déprimant à la générosité publique ou à l'aide des collectivités locales se substituant, ici encore, à la communauté nationale Myopathes : exemption de T.V.A. sur le prix des fauteuils électriques décembre 974. M. Jean Collery appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation des enfants et adultes atteints de myopathie. En l'état actuel de la législation, ceux-ci sont contraints d'acheter à leur charge et sans remboursement des..caisses d'assurance maladie, un fauteuil électrique valant de 5 à francs, sur lequel ils -paient, de surcroît, une T.V.A. de 20 p. 00. Il lui demande de lui indiquer, eu égard au petit nombre de cas, mais à l'importance sociale de cette mesure, s'il ne lui paraît pas opportun d'exempter ces achats du paiement de la T.V.A.-3 5 Janvier 975 SENAT 3 Inspecteurs des postes et télécommunications : situation décembre 474. M. Victor Provo expose à M. le secrétaire d'etat aux postes et télécommunications que son attention a été appelée récemment sur la situation administrative des inspecteurs des postes et télécommunications appartenant au cadre A, que les intéressés qualifient d'incohérente par comparaison avec celle de certains de leurs collègues du cadre B, notamment des contrôleurs divisionnaires. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître s'il n'estime pas que des mesures devraient être prises pour mettre fin à l'incohérence dont se plaignent ces fonctionnaires et, dans le cas de l'affirmative, quelles seraient les grandes lignes des réformes envisagées. Collectivités publiques : taux de participation au service d'aide ménagère décembre 974. M. Paul Guillard appelle l'attention de Mme le ministre de la santé sur le taux de participation des collectivités publiques aux services d'aide ménagère au domicile des personnes âgées et des infirmes, tel qu'il a été fixé par l'arrêté interministériel du 8 septembre 974, et qui ne permet pas aux associations assurant les services dont il s'agit d'équilibrer leur budget, compte tenu' des charges sociales et des frais généraux qui viennent s'ajouter aux salaires versés, cette situation étant de nature à amener certaines de ces associations à cesser leur activité en faveur des bénéficiaires de l'aide sociale, ce qui serait particulièrement regrettable. Il lui demande si une nouvelle revision ne pourrait être envisagée pour une hausse du taux de la contribution en cause, que justifient au surplus les majorations du S.M.I.C. intervenues depuis sa dernière fixation. minées s, selon sa réponse à la question écrite n 4653 du 27 juin 974. Compte tenu des résultats susceptibles d'être déjà enregistrés, il lui demande de lui indiquer les perspectives d'implantation progressive qui pourraient être définies pour l'implantation de ces antennes sur l'ensemble du territoire. Infirmières libérales décembre 974. Mlle Gabrielle Scellier demande à M. le ministre de l'économie et des finances s'il envisage, ainsi que ceci avait été évoqué lors des élections présidentielles, d'ouvrir une discussion avec les infirmières libérales, afin de déterminer notamment la nature, l'importance des frais professionnels déductibles et, le cas échéant, la suppression du livre comptable, mesures susceptibles d'atténuer les difficultés de travail et d'améliorer les conditions d'exercice professionnel de ces infirmières. Expérience des «horaires variables» dans les préfectures décembre 974. Mlle Gabrielle Scellier ayant suivi avec une particulière attention l'expérience entreprise depuis le " octobre dans une préfecture et instaurant à l'égard du personnel le système dit «des horaires variables», demande à M. le ministre d'etat, ministre de l'intérieur, de lui indiquer les conclusions qu'il tire de cette expérience, tant à l'égard du personnel où trois employés sur quatre sont des femmes, qu'à l'égard du fonctionnement de ces services. Elle lui demande de lui indiquer, s'il envisage de généraliser cette expérience dans d'autres départements ou son extension à l'ensemble de la France. Rentes viagères de l'etat : indexation. Revenus fonciers : déduction des taxes foncières pour décembre 974. M. Paul euillard appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les conséquences de la revision des évaluations des propriétés bâties et de la réforme des impôts locaux dont il résulte que la mise en recouvrement, et ipso facto le paiement des taxes foncières «bâtie et non bâtie s, n'interviendront, dans la plupart des communes, qu'au début de l'année 975. Dans la rigueur des textes, cette mise en recouvrement et ce paiement tardifs aboutiront à une anomalie flagrante en matière d'impôt sur le revenu, puisqu'en effet, pour la détermination des revenus fonciers, ne sont prises en charge que les dépenses acquittées au cours de l'année d'imposition. De ce fait, les taxes foncières ne pourraient être déduites des revenus de 974, et par contre les mêmes taxes des années 974 et 975 figureraient dans les charges de 975 ; ce qui, compte tenu du taux progressif de l'impôt sur le revenu, aboutirait à une surcharge, alors qu'il est déjà anormal de payer deux fois le même impôt dans l'année. Il lui demande donc s'il ne pourrait être admis de porter dans les charges des revenus fonciers de 974 les taxes foncières afférentes à cette année, quand bien même elles n'auraient été payées qu'en 975. Licence de débit de boissons de 4' catégorie : réglementation décembre 974. M. Jean-Pierre Blanc expose à M. le ministre de l'économie et des finances qu'en l'état actuel de la législation et de la réglementation, la mutation de la licence de débit de, boissons de, 4' catégorie n'est possible que dans les communes a vocation touristique. Or, dans de nombreuses zones d'aménagement concerté (Z.C.) à vocation d'habitat qui se réalisent, soit sur le territoire de communes à vocation rurale, soit sur le territoire de communes suburbaines, il n'existe actuellement aucune possibilité d'obtenir un transfert de licence de débit de boissons de 4^ catégorie. Il apparaît cependant utile qu'un débit de boissons de cette catégorie puisse s'insérer dans les centres commerciaux réalisés à cette occasion. Il lui demande quelles initiatives il compte prendre pour donner une solution positive à ce problème. Antennes mobiles d'appareillage décembre M. Charles Ferrant s'inspirant des 'déclarations ministérielles annonçant à diverses reprises la mise en place progressive d'antennes mobiles d'appareillage, demande à M. le secrétaire d'etat aux -anciens combattants de bien vouloir lui indiquer l'état actuel de la mise en service «à titre expérimental, de deux antennes qui seront opérationnelles dès avant la fin de la présente année dans des régions qui n'ont pas encore été déter décembre 974. M. Francis Palmero expose à M. le ministre de l'économie et des finances que de nombreux contrats constitutifs de rente viagère entre particuliers sont indexés sur les variations du coût de la vie, en particulier sur l'indice national des prix à la consommation. Il lui demande de vouloir bien faire examiner si une disposition similaire ne pourrait pas figurer dans le projet de loi de finances pour 976 en faveur des rentiers viagers de l'etat afin de garantir leur pouvoir d'achat. Lycées et collèges accueillant des élèves d'écoles élémentaires comme demi-pensionnaires janvier 975. M. Maurice Schumann expose à M. le ministre de l'éducation que certains lycées et collèges accueillent, pour le repas de midi, des élèves d'écoles élémentaires de leur localité, fonctionnant ainsi pour eux comme une cantine scolaire ; que ce service supplémentaire alourdit la tâche des agents de service et du personnel des cuisines de l'établissement, dont l'effectif est calculé en fonction du nombre des seuls élèves de l'établissement D lui demande s'il ne convient pas que la municipalité fournisse à l'établissement un personnel communal d'appoint correspondant au service effectué pour elle, en se référant au barème de 966 qui définit le nombre des postes d'agents de service à partir du nombre des élèves (un poste pour 80 élèves demi-pensionnaires ou externes, plus un poste pour 60 demi-pensionnaires). Déduction du bénéfice imposable des charges de certains immeubles janvier 975. M. Maurice Schumann expose à M. le ministre de l'économie et des finances qu'un contribuable n'est pas fondé à comprendre en tout ou en partie parmi ses dépenses d'exploitation déductibles de son bénéfice imposable les charges de la propriété des immeubles qui ne figurent pas à l'actif de son bilan mais qui sont néanmoins utilisés pour les besoins de l'exploitation ; c'est ainsi que l'administration fiscale refuse la déduction des frais d'acquisition, des contributions foncières, des intérêts des emprunts pour l'acquisition et des amortis. sements des immeubles ne figurant pas à l'actif du bilan de l'entreprise. Il lui demande de bien vouloir lui confirmer que les intérêts versés pour l'acquisition d'un immeuble utilisé partie à usage professionnel, partie à usage d'habitation et qui ne figure pas à l'actif du bilan de l'entreprise, restent néanmoins déductibles en totalité (sous réserve du plafond actuel de francs augmenté de 500 francs par enfant à charge) du revenu global ressortant de la déclaration 2042 annuelle.4 SENAT 5 Janvier 975 Ouvriers menuisiers du bâtiment : bénéfice de la déduction supplémentaire de 0 p, janvier 975. ' M. Maurice Schumann expose à M. le ministre de l'économie et des finances qu'en vertu des dispositions de l'article 5 de l'annexe IV du code général des impôts les ouvriers du bâtiments visés- au paragraphe r de l'article ''' du décret du 7 novembre 936, à l'exclusion de ceux qui travaillent exclusivement en atelier ou en usine, bénéficient d'une déduction supplémentaire pour frais professionnels de 0 p. 00. En lui signalant le cas général des entrepreneurs de menuiserie du bâtiment qui occupent des ouvriers menuisiers exerçant les travaux de préparation en atelier puis les opérations de pose sur chantiers, sans qu'il soit possible de déterminer avec précision, tant les commandes sont variables, les temps passés soit en atelier soit sur chantier, il lui demande de bien vouloir lui confirmer que ces personnels, exerçant une activité ressortant à la branche du bâtiment, percevant une rémunération analogue à celle des ouvriers du bâtiment et enfin travaillant sur des chantiers, même si cela n'est pas d'une façon continue, peuvent bénéficier de la déduction supplémentaire de 0 p. 00 pour frais professionnels. Etablissements classés : revision de la loi de janvier 975. M. François Dubanchet demande à M. le Premier ministre de lui indiquer si le Gouvernement envisage de proposer au Parlement, lors de sa prochaine session, la discussion et le vote d'un projet de loi tendant à actualiser les dispositions de la loi de 97 sur les établissements classés et notamment à soumettre tous les établissements à une réglementation cohérente et à- une surveillance efficace, ainsi qu'à une réforme de la procédure d'enquête publique de commodo et incommodo. (Question transmise à M. le ministre de l'industrie et de la recherche.) Haut comité pour l'exportation janvier 975. M. François Dubanchet demande à M. le secrétaire d'etat au commerce extérieur de bien vouloir lui préciser l'état actuel de la mise en place du comité de hauts consultants pour l'exportation qui devait être institué pour apprécier Les besoins des exportateurs et le cas échéant proposer des modifications des actuelles structures de l'industrie française, propres à améliorer le contenu de nos exportations. Collectivités locales : acquisition de terrains janvier 975. M. François Dubanchet expose à M. le ministre de l'économie et des finances que, dans le cadre de la législation et de la réglementation actuellement en vigueur, les cessions de terrains non bâtis effectuées à l'amiable au profit des collectivités locales sont imposables au titre des plus-values foncières dans des conditions plus défavorables pour les propriétaires que les acquisitions de terrains réalisées par voie d'expropriation pour cause d'utilité publique. Il lui demande s'il ne lui apparaît pas plus conforme à l'intérêt des collectivités locales comme des contribuables de proposer au Parlement la modification législative des textes actuellement en vigueur pour favoriser les cessions amiables de terrains aux collectivités publiques de préférence aux expropriations. Conseils de prud'hommes : dépôt d'un projet de loi janvier 975. M. François Dubanchet demande à M. le ministre de la justice si le Gouvernement compte bien déposer et inscrire à l'ordre du jour prioritaire de la prochaine session parlementaire le projet de loi portant réforme des conseils de prud'hommes. Programmes d'assainissement : subvention janvier 975. M. Amédée Bouquerel expose à M. le ministre d'etat, ministre de l'intérieur, que les conseils généraux subventionnent annuellement des programmes d'assainissement qui intéressent les collectivités locales. Ainsi, certaines communes bénéficient de subventions départementales qui n'ouvrent malheureusement pas droit aux prêts consentis par la caisse des dépôts et consignations ou par la- caisse d'aide à l'équipement des collectivités locales. Ces collectivités ne peuvent ainsi parfaire le financement de l'opération et sont dans l'impossibilité d'exécuter les travaux d'assainissement prévus au programme départemental. Il serait donc très souhaitable que l'aide de la caisse des dépôts et consignations ou,de la C. A. E. C. L. soit accordée pour des programmes d'assainissement subventionnés par les départements. Prix : suppression de l'indice e sciages de chêne >> janvier 975. M. Marcel Lucotte demande à M. le ministre de l'économie et des finances quelles dispositions la direction générale de la concurrence et des prix envisage de prendre pour pallier d'urgence la suppression de l'indice sciages de chêne, 3' choix, ainsi que l'annonce le Bulletin officiel des services des prix du 4 décembre 974. Il tient à rappeler que cet indice mensuel a été créé en octobre 973 pour suivre les variations de prix des débits de chêne utilisés dans les fabrications de palettes de manutention, fonds de wagons et bois sous rails et qu'il s'est substitué à l'ancien indice CH jugé inadapté par cette administration. Il s'étonne que cette suspension intervienne précisément au moment où se concluent les contrats annuels ou pluriannuels de livraisons de traverses à la S. N. C. F. qui, obligatoirement, font référence à cet indice pour la fixation et la revision semestrielle des prix de ces fournitures. Cette décision, prise sans aucun préavis, provoque de graves perturbations dans les relations contractuelles entre les fournisseurs et cette compagnie. Il souligne les conséquences préjudiciables pour l'approvisionnement en traverses en bois de la S. N. C. F., qui portent sur une quantité de près de 2 millions d'unités, ce qui représente 55 p. 00 du marché de ces produits en France. Il tient enfin à attirer l'attention des pouvoirs publics sur le fait que la S. N. C. F. ne manquerait pas, faute de conditions contractuelles nouvelles, de se tourner encore davantage vers des achats de traverses en produits de substitution dont la fabrication exige une part d'énergie incomparablement supérieure à celle qui entre dans la production des traverses en bois. Il demande, en conséquence, la création d'un indice mensuel des sciages chêne suffisamment représentatif pour servir de référence indispensable aux contrats de fournitures de traverses. Distribution de boissons dans les entreprises janvier 975. M. Charles Besson expose à M. le ministre du travail que le décret du 0 juillet 93, article 8, et le décret n" du 29 novembre 969 concernant la distribution de boissons dans les entreprises prévoient la distribution obligatoire de boissons non alcoolisées dans le cas où les travailleurs seraient soumis à des conditions particulières résultant de la sécheresse ou de la composition de l'atmosphère, du niveau de la température ambiante, de la chaleur rayonnée ou de l'exposition à des intempéries. Dans ces cas, l'employeur est tenu de mettre à la disposition de ses travailleurs au moins une boisson non alcoolisée dont la nature et les modalités de distribution seront déterminées compte tenu des conditions de travail particulières constatées et des désirs exprimés par les intéressés. Ces textes prévoient également que si la distribution n'est pas gratuite, l'employeur ne peut demander que le remboursement du «coût de la fourniture». De nombreuses entreprises mettent actuellement des boissons non alcoolisées à la disposition de leurs salariés, souvent par l'intermédiaire d'appareils distributeurs automatiques, même lorsqu'ils ne sont pas exposés aux conditions pénibles de travail prévues par les textes cités en référence. Dans la mesure où ces boissons ne sont pas distribuées gratuitement dans la majorité des cas, comment interpréter le terme. «coût de, la, fourniture». Est-il possible d'incorporer dans le coût de la fourniture, outre les produits constituant la boisson, le prix de location de l'appareil distributeur ou son amartissement, l'entretien de cet appareil et ses réparations, le salaire des préposés à son nettoyage et à son remplissage. En cas de réponse négative, il lui demande de préciser qui doit supporter ces dépenses relatives à la fourniture des baissons. Enfin, considérant que les textes cités en référence concerne des situations pénibles de travail dans lesquelles se trouvent certains travailleurs (sécheresse, haute temperature, soumission aux intempéries), il lui demande s'il envisage d'étendre cette réglementation à d'autres entreprises dont les conditions de travail seraient également de caractère pénible. Politique européenne de la culture janvier M. Roger Boileau constatant que vingt-cinq ans après les premières initiatives tendant- à la réalisation de l'europe unie, une politique européenne de la culture et de la création artistique, impliquant un choix de société, reste5 5 Janvier 975 SENAT 5 à définir, demande à M. le ministre des affaires étrangères s'il n'envisage pas de proposer aux partenaires de la France dans la Communauté économique européenne la réalisation d'une fondation de la création artistique susceptible de promouvoir une politique culturelle européenne, conforme aux inspirations et aux traditions des peuples de l'europe occidentale. Entreprises exportatrices : état de l'enquête janvier 975. M. Jean Cauchon demande à M. le secrétaire d'etat au commerce extérieur de lui préciser l'état actuel des travaux de l'enquête sur les besoins des principales entreprises exportatrices, annoncée à diverses reprises dans le cadre des travaux de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan de l'assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi de finances pour 975. Ingénieurs sanitaires contractuels : affectation janvier 975. M. André Fosset demande à Mme le ministre de la santé de bien vouloir lui faire connaître la suite qu'elle envisage de réserver à la recommandation du rapport annuel de l'inspection générale des affaires sociales pour 973, indiquant (p. 9), à propos des ingénieurs sanitaires contractuels susceptibles d'être affectés dans les régions, que la région parisienne devrait «bénéficier d'un effectif plus important eu égard aux problèmes sérieux qui s'y posent». Plan d'occupation des sols : exactitude des prévisions janvier 975. M. Francis Palmer expose à M. le ministre de l'équipement que lors de l'établissement du plan d'occupation des sols les services intéressés déterminent généralement afin de les comparer, d'une part, les prévisions de population à l'échéance 985 et, d'autre part, les possibilités de construction qui découlent de ces plans. Il est évident que les deux termes de la comparaison ne doivent pas être égaux mais au contraire que le second doit être notablement supérieur au premier. La question se pose de savoir dans quelles proportions il doit être supérieur. En effet, les possibilités techniques qui découlent des P. O. S. ne constituent pas une promesse de réalisation. Celle-ci dépend de la volonté des propriétaires soit de construire sur leur terrain, soit de le vendre à cette fin. A la limite, on pourrait admettre que, malgré un P.O. S. favorable, rien ne se construira dans les dix ans considérés ou, au contraire, que le P.O.S. sera entièrement réalisé. Entre ces deux extrêmes, il s'agit de déterminer un coefficient destiné à multiplier les prévisions de population pour obtenir les possibilités souhaitables du P.O.S. Ce coefficient, qui dépend de phénomènes tant économiques que psychologiques, ne peut découler que de données statistiques. lui demande donc s'il détient des éléments d'appréciation et, à défaut, quels sont les coefficients moyens qu'il retient pour relier l'évolution prévisible des populations urbaines et les possibilités souhaitables des P. O. S. Il est souligné combien est importante la détermination de ce coefficient puisque, entre autres incidences, celui-ci influe sur le prix des terrains. En effet, si les possibilités du P. O. S. sont trop voisines des besoins, les terrains à la vente seront rares et par conséquent chers. Diminution du pouvoir d'achat des agriculteurs janvier 975. M. -Henri Caillavet rappelle à M. le ministre de l'agriculture l'intervention faite auprès de lui par M. le président de l'assemblée permanente des chambres d'agriculture marquant ses préoccupations quant à la diminution du pouvoir d'achat des agriculteurs par ailleurs victimes en 974 de nombreuses calamités agricoles. Peut-il tracer sommairement les lignes de force de l'action qu'il entend arrêter à court terme, moyen terme et long terme afin de porter remède à une situation agricole devenue plus irritante. Cadres communaux : revalorisation de leur situation janvier 975. M. Henri Caillavet demande à M. le secrétaire d'etat auprès du Premier ministre (Fonction publique) les raisons qui s'opposent à la mise en oeuvre d'un plan de revalorisation de la situation administrative des cadres communaux. A l'exemple des mesures fragmentaires concernant certains de ces agents ne devrait-il pas en effet être tenu compte de la responsabilité des cadres communaux, de la diversité de leurs tâches, de leur complexité, de leur mission pour revaloriser des carrières dont la nécessité est éclatante. Brevet d'enseignement professionnel «sanitaire et social» : reconnaissance janvier 975. M. Henri Caillavet expose à M. le ministre de l'éducation que depuis près de quatre années, certains collèges d'enseignement technique préparent leurs élèves des sections sanitaires et social au brevet d'enseignement professionnel. Or, de nombreux exemples font apparaître que lorsque ces jeunes, titulaires du B. E. P. «sanitaire et social», régulièrement délivré dans des établissements d'enseignement public, se présentent sur le marché du travail, la qualification acquise et à laquelle ils-peuvent légitimement prétendre leur est le plus souvent déniée par leurs employeurs, ce B. E. P. n'étant par reconnu par les conventions collectives. Il lui demande quelles dispositions il compte prendre pour que soient enfin reconnues par les conventions collectives les diplômes de qualification professionnelle qui viennent sanctionner des études spécifiques dans des établissements d'enseignement public. Enseignement professionnel : bénéfice de la prime de premier équipement janvier 975. M. Henri Caillavet expose à M. le ministre de l'éducation que les circulaires du 24 mai 973 et 3 septembre 973 ont défini les conditions d'attribution de la bourse de premier équipement accordée aux «élèves boursiers de première année des sections industrielles» des établissements publics et privés de même structure et de même niveau, classés dans un des groupes d'activités professionnelles figurant dans l'annexe 2 de la circulaire du 24 mai 973, laquelle n'a retenu que neuf groupes professionnels sur les vingt-neuf que comporte la nomenclature officielle. Or il apparaît que dans les vingt groupes restants, certains, et notamment la coiffure, réclament des mises de fonds souvent importantes pour les parents des élèves de collèges d'enseignement technique (C. E. T.). De plus, compte tenu du fait que les neuf grou pes retenus par les textes correspondent quant aux spécialités à près de 80 p. 00 des certificats d'aptitude professionnelle (C. A. P.) et à 90 p. 00 des brevets d'enseignement professionnel (B. E. P.) délivrés chaque année dans les sections industrielles, il lui demande quelles dispositions il compte prendre pour que soit étendu aux élèves des autres sections le bénéfice de la prime de premier équipement de 200 francs, afin de résorber cette fâcheuse disparité concernant les conditions matérielles d'accès aux études professionnelles. Négociations commerciales avec l'iran janvier 975. M. Henri Caillavet, tout en reconnaissant le caractère nécessairement confidentiel des négociations menées par M. le Premier ministre en Iran, demande à ce dernier si, comme le rapporte la presse française, l'acceptation par l'iran du procédé français de télévision en couleur (S. E. C. A. M.) a une contrepartie importante. Il lui demande, plus particulièrement, s'il est exact que ladite contrepartie serait l'engagement pris par la France d'obtenir de ses partenaires du marché commun des relations privilégiées sinon préférentielles au profit de l'iran, afin que ce pays puisse écouler «en franchise» ses produits pétroliers raffinés dans la communauté., Constats d'adultère : règlement de certains frais janvier 975. M. André Mignot expose à M. le minisp ire de la justice que les huissiers de justice, porteurs d'une ordonnance du juge leur prescrivant d'effectuer un constat d'adultère, requièrent habituellement le commissaire de police et un serrurier pour les assister dans cette opération, même s'il n'y a pas à prévoir d'ouverture de porte ou de troubles de l'ordre public. Il lui demande de bien vouloir lui préciser si le montant des vacations à régler aux assistants de l'huissier a fait l'objet d'une décision réglementaire et si la vacation est due lorsque l'aide judiciaire a été accordée, à cet effet, à la personne qui a demandé le constat d'adultère ; dans l'affirmative comment l'huissier peut-il la payer puisqu'il n'a pas luimême de fonds à sa disposition. Relance du thermalisme janvier 975. M. Jean Cluse' appelle l'attention de Mme le ministre de la santé sur les remarques figurant dans le rapport annuel de l'inspection générale des affaires sociales (page 87) et indiquant à propos du fonctionnement du conseil supérieur du thermalisme et du climatisa -le : «l'activité réduite de ce conseil Montrer encore
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