Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20000728-203780
Timestamp: 2016-12-11 14:03:03+00:00
Document Index: 210585205

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 3", "l'article 18", "l'article 1", "l'article 3", 'art. 1', 'art. 3', 'art. 18']

France, Conseil d'État, 6 ss, 28 juillet 2000, 203780
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 203780Numéro NOR : CETATEXT000008080191 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2000-07-28;203780 Analyses : PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - ORDRES PROFESSIONNELS - ORGANISATION ET ATTRIBUTIONS NON DISCIPLINAIRES - QUESTIONS COMMUNES - POUVOIRS GENERAUX DES ORDRES PROFESSIONNELS.Texte : Vu la requête enregistrée le 22 janvier 1999 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Boubaker X... demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir la décision en date du 8 décembre 1998 par laquelle la Commission nationale de la coiffure a rejeté sa demande de validation de capacité professionnelle ;
- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946, portant réglementation des conditions d'accès à la profession de coiffeur, dans sa rédaction issue de l'article 18 de la loi du 5 juillet 1996 : "Toute entreprise de coiffure et chacun de ses établissements sont placés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de la coiffure ou d'un titre équivalent homologué par le ministre compétent ( ...) Toutefois une entreprise de coiffure à établissement unique peut être exploitée par une personne exerçant de façon effective à temps complet une activité professionnelle de coiffeur si sa capacité professionnelle a été validée par une commission nationale dont la composition et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d'Etat" et qu'aux termes de l'article 1er du décret du 29 mai 1997, relatif aux conditions d'accès à la profession de coiffeur : "La Commission nationale de la coiffure est compétente pour examiner les demandes de validation de capacité professionnelle présentées par toute personne ( ...) qui souhaite exploiter un salon de coiffure dans les conditions prévues au 3ème alinéa de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 ..." ;
Considérant que si ces dispositions interdisent à une personne, dont la capacité professionnelle a été validée par la Commission nationale de la coiffure, d'exploiter une entreprise de coiffure à établissements multiples, elles ne font cependant pas obstacle, contrairement à ce que soutient le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation, à ce que l'exploitant d'une entreprise à établissements multiples puisse demander et, le cas échéant, obtenir la validation de sa capacité professionnelle ; que, par suite, le secrétaire d'Etat n'est pas fondé à soutenir qu'elles ne sont pas applicables au requérant au motif que celui-ci exploite deux salons de coiffure et projette d'en ouvrir un troisième ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date du rejet de son recours gracieux dirigé contre la décision du 8 décembre 1998 par laquelle la Commission nationale de la coiffure a rejeté sa demande de validation de capacité professionnelle, M. X... justifiait de 18 années de pratique professionnelle, dont 9 en tant qu'exploitant individuel d'un salon de coiffure pour hommes ; que, dans ces conditions, en rejetant sa demande, la commission a commis une erreur manifeste d'appréciation ; que, dès lors, M. X... est fondé à demander l'annulation de la décision de la Commission nationale de la coiffure en date du 8 décembre 1998 ainsi que de la décision confirmative du 8 mars 1999 prise sur son recours gracieux ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Boubaker X..., à la Commission nationale de la coiffure et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.Références : Décret 97-558 1997-05-29 art. 1Loi 46-1173 1946-05-23 art. 3Loi 96-603 1996-07-05 art. 18Publications :Proposition de citation: CE, 28 juillet 2000, n° 203780Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. FanachiRapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 28/07/2000Fonds documentaire : Legifrance Haut de page