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Timestamp: 2020-06-03 10:54:43+00:00
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Enseignement.be - Prévention tabac - Questions fréquement posées
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Prévention tabac - Questions fréquement posées
Le décret du 05 mai 2006
Quels sont les objectifs du décret ?
Les objectifs définis par le Décret du 5 mai 2006 relatif à la prévention du tabagisme et l’interdiction de fumer à l’école sont doubles :
la protection de la santé et l’interdiction de fumer dans les locaux scolaires : Art.2 du décret du 05 mai 2006 « Il est interdit de fumer dans les locaux fréquentés par les élèves, que ceux-ci y soient présents ou non. Cette interdiction s'étend à tous les lieux ouverts situés dans l'enceinte de l'établissement ou en dehors de celle-ci et qui en dépendent. Elle pourrait encore s'étendre selon les modalités fixées par le règlement d'ordre intérieur ».
Le premier objectif du décret est donc d’émettre un message préventif clair d’interdiction et de créer de véritables écoles sans fumée.
l’information et la prévention : Art.4 du décret du 05 mai 2006 « Le Gouvernement de la Communauté française prend toute mesure pour organiser annuellement pour tous les élèves et les membres du personnel, dans tous les établissements scolaires visés à l'article 1er, une information sur les dangers de l'usage du tabac.
Cette information est laissée à l'initiative du personnel des centres psycho-médico-sociaux pour les établissements organisés par la Communauté française et du personnel des services de promotion de la santé à l'école pour les établissements subventionnés par la Communauté française dans le cadre de la mise en place de programmes de promotion de la santé et de promotion d'un environnement scolaire favorable à la santé. (…)
Dans le cadre de cette mission, les centres psycho-médico-sociaux et les services de promotion de la santé à l'école peuvent faire appel à des experts externes issus de toute association reconnue spécialisée dans la lutte contre le tabagisme. Les conseils de participation seront associés à tout projet d'établissement s'inscrivant dans la politique d'information et de prévention contre l'usage du tabac ».
Le second objectif du décret est donc de renforcer les actions préventives de lutte contre le tabagisme en milieu scolaire.
Les dispositions du présent décret s’appliquent à tous les établissements d’enseignement fondamental et secondaire ordinaire et spécialisé, de plein exercice, artistique et de promotion sociale organisés ou subventionnés par la Communauté française (art.1 du décret du 05 mai 2006).
Le décret concerne donc tous ceux qui sont présents, à un moment donné, dans l’établissement scolaire :
les élèves (y compris ceux du CEFA),
le personnel administratif et ouvrier,
tout visiteur extérieur qui se rend dans l’établissement scolaire (ex : les parents),
tout organisme qui en loue les locaux,
L’interdiction s’applique-t-elle de la même façon dans l’enseignement secondaire?
L’interdiction et les règles s’appliquent de la même façon dans le secondaire.
L’interdiction s’applique-t-elle de la même façon dans le CEFA, dans l’enseignement technique et professionnel, et notamment lors des stages et des ateliers pratiques ?
L’interdiction s’applique de la même façon dans le CEFA et l’enseignement technique et professionnel.
Les élèves effectuant des stages à l’extérieur de l’établissement scolaire (ex : entreprise, boulangerie, magasin, etc.) sont soumis aux dispositions fixées par l’Arrêté royal du 19 janvier 2005 relatif à la protection des travailleurs contre la fumée de tabac.
Cet arrêté instaure le droit à un espace de travail et des équipements sociaux sans fumée de tabac et prévoit la possibilité d’installer des fumoirs.
Les endroits frappés par l’interdiction de fumer sont les lieux fermés tels que bureau, ascenseur, réfectoire, etc., et les lieux de travail en dehors de l’institution comme les cabines de camionnettes, les voitures de service, etc.
L’employeur peut décider de prévoir un fumoir dans l'entreprise, efficacement ventilé, après avis préalable du Comité pour la prévention et la protection au travail (ou, à défaut, de la délégation syndicale ou, à défaut, des travailleurs eux-mêmes). Art.3 et 5 de l’Arrêté royal du 19 janvier 2005.
Décret du 5 mai 2006 relatif à la prévention du tabagisme et l’interdiction de fumer à l’école
L’interdiction s’applique-t-elle lors des voyages scolaires ou activités extérieures à l’école (visites, cinéma, théâtre) ?
L’interdiction de fumer « (…) pourrait encore s'étendre selon les modalités fixées par le règlement d'ordre intérieur » (art.2 du décret du 05 mai 2006).
Le Directeur de l’établissement scolaire peut donc décider d’élargir l’interdiction de fumer aux voyages scolaires et diverses sorties, dans le règlement d’ordre intérieur.
Par ailleurs, toute personne est tenue de respecter la législation en vigueur en matière de tabagisme qui s’applique aux lieux publics, c’est-à-dire, l’arrêté royal du 13 décembre 2005.
L'interdiction de fumer dans les lieux fermés accessibles au public (c’est-à-dire, aux lieux dont l’accès n’est pas limité à la sphère familiale) s’applique aux « établissements dans lesquels des personnes malades ou des personnes âgées sont accueillies ou soignées, des lieux où des soins de santé préventifs ou curatifs sont dispensés, les établissements où des enfants ou des jeunes en âge scolaire sont accueillis, logés ou soignés, les établissements dans lesquels de l'enseignement et/ou de la formation professionnelle sont dispensés, les lieux où des spectacles et/ou des expositions sont organisés ainsi que tous les établissements où des sports sont pratiqués. Sont également visés les lieux administratifs, les gares, les aéroports, les galeries marchandes, les salons de coiffure et autres commerces ». Les Internats et les écoles sont donc clairement visés par cette disposition légale, pour ce qui concerne les lieux fermés.
Il y a cependant « Une possibilité de dérogation pour les débits de boissons, les friteries et les discothèques ».
L’article 5 précise aussi que le fumoir n’est permis que pour les établissements horeca. Le rapport au Roi cite les restaurants, snacks, cafétérias, certaines brasseries, sandwicheries, salons de thé, cantines, glaciers, crêperies et autres salons de consommation.
L’interdiction est-elle d’application dans les internats (chambre de l’élève, de l’éducateur, pièces communes, etc.) ?
L’arrêté royal du 13 décembre 2005 interdit de fumer dans les lieux fermés accessibles au public (c’est-à-dire, aux lieux dont l’accès n’est pas limité à la sphère familiale). Il s’applique aux « (…) établissements où des enfants ou des jeunes en âge scolaire sont accueillis, logés ou soignés, les établissements dans lesquels de l'enseignement et/ou de la formation professionnelle sont dispensés, (…) ainsi que tous les établissements où des sports sont pratiqués ».
Les Internats et les écoles sont donc clairement visés par cette disposition légale.
L’internat est visé globalement en tant qu’établissement où des enfants ou des jeunes en âge scolaire sont logés ; il n’y a pas lieu de faire une exception pour la chambre de l’élève ou celle de l’éducateur.
L’interdiction est-elle d’application dans le parking de l’école ?
Prévention tabac - décrets « Dans les établissements scolaires visés à l'article 1er, il est interdit de fumer dans les locaux fréquentés par les élèves, que ceux-ci y soient présents ou non. Cette interdiction s'étend à tous les lieux ouverts situés dans l'enceinte de l'établissement ou en dehors de celle-ci et qui en dépendent. Elle pourrait encore s'étendre selon les modalités fixées par le règlement d'ordre intérieur ».
Si le parking appartient à l’établissement scolaire, l’interdiction de fumer est donc d’application.
Remarque : l’interdiction est d’application dans les transports scolaires ou les voitures de l’établissement scolaire.
Y a-t-il des aménagements possibles pour des élèves qui vivent des situations de détresses diverses (familiale, scolaire, sociale, affective, etc.) ?
Non, le décret s’applique à tous.
Il convient de s’interroger toutefois à propos des éléments suivants : le tabagisme est-il une solution aux situations de détresse familiale ou socioculturelle ? Est-il envisageable de considérer les élèves « qui vivent des situations de détresse » comme des exceptions par rapport aux règles communes ? Ne serait-ce pas une manière de les stigmatiser et de leur rendre un mauvais service au niveau de leur santé? Il n’y a pas de réponse absolue à ces questions liées à des cas particuliers. C’est pourquoi il serait intéressant d’en référer à d’autres professionnels.
Le Centre PMS est le lieu d’orientation de telles problématiques. Par ailleurs, ces situations peuvent être l’occasion d’inclure la prévention du tabagisme dans une dynamique plus large de prévention des assuétudes et de promotion d’une vie saine. Le dialogue, l’écoute, la possibilité de s’exprimer constituent des réponses aux détresses et sont plus constructives pour la santé du jeune que le fait de fumer.
les annuaires des CPMS
L’interdiction de fumer dans les locaux scolaires reste donc d’application pour les élèves vivant diverses situations de détresse. Il faudra cependant être très attentif à ce que la sanction n’isole pas l’élève et ne l’exclue pas davantage. Il convient à cet égard d’opter pour des sanctions qui créent du lien.
L’interdiction s’applique-t-elle à moi (enseignant, éducateur, personnel d’entretien) ?
L’interdiction générale de fumer dans l’enceinte de l’école est circonscrite aux locaux fréquentés par les élèves et ne s’applique qu’à eux.
En vertu de l’Arrêté royal du 19 janvier 2005 relatif à la protection des travailleurs contre la fumée de tabac, il est loisible à chaque Pouvoir organisateur de décider ou non la mise en place d’un local fumeur pour les membres de son personnel. Les établissements scolaires qui dépendent de la Communauté française ont quant à eux le loisir d’organiser ce local fumeur pour leur personnel pour autant que celui-ci respecte les prescrits de l’arrêté royal précité.
L’interdiction reste-t-elle d’application lors de réunions de parents ?
Art.2 du décret du 05 mai 2006. « Il est interdit de fumer dans les locaux fréquentés par les élèves, que ceux-ci y soient présents ou non ».
L’interdiction reste donc d’application lors de toutes les activités pouvant se dérouler dans l’enceinte de l’école : les réunions de parents, les « fancy fair », les journées pédagogiques, etc.
Elle est également valable pour toutes les locations des locaux scolaires par des associations extérieures.
Est-ce mon rôle (enseignant, Directeur, éducateur, médiateur, agent PMS ou PSE) de faire de la prévention ?
L'école est un lieu essentiel de vie et de socialisation. Elle constitue donc un espace de prévention privilégié qui peut aider les jeunes à faire face à des situations difficiles.
La communauté éducative (enseignants, direction, éducateurs, médiateurs) et les acteurs de promotion de la santé (Centres PMS et Services PSE), ont la responsabilité d’informer, se sensibiliser, d’accompagner ou d’orienter les jeunes. De plus, la prévention ne saurait être limitée à de l’information et de la sensibilisation.
Les établissements scolaires sont donc invités à mettre sur pied ou à renforcer leur projet en matière de prévention du tabagisme. Ils sont fortement encouragés à faire appel aux Prévention tabac - ressources - les services d'aide et acteurs de prévention de la Communauté française : Centres PMS, Services PSE, Centres Locaux de Promotion de la Santé (CLPS) et points d’appui aux écoles en matière de prévention des assuétudes.
L’article 6 du décret du 05 mai 2006 stipule d’ailleurs à ce sujet que « le Gouvernement de la Communauté française pour l'enseignement qu'il organise et tout pouvoir organisateur pour l'enseignement subventionné incitent les directions des établissements scolaires à s'inscrire activement dans toute campagne préventive nationale ou internationale dans le cadre de la lutte contre le tabagisme. En outre, ils incitent à développer parmi les techniques de prévention la participation des jeunes eux-mêmes à l'information et à la sensibilisation de leurs pairs ».
Enfin, les Nations Unies, précisent en 2005 dans leur publication ÉCOLES : éducation en milieu scolaire pour la prévention de l'abus de drogues : « Les écoles peuvent certes influencer les comportements en matière d'utilisation de drogues et il est souhaitable qu'elles le fassent. Mais le rôle premier de l'école est d'enseigner des savoirs, de faire acquérir des compétences et de communiquer une base de valeurs saines en rapport avec la santé et l'utilisation de drogues, non pas de changer les comportements qui peuvent être déterminés par des facteurs qui échappent à son influence. » ÉCOLES éducation en milieu scolaire pour la prévention de l'abus de drogues. NATIONS UNIES. New York, 2005.
www.unodc.org/pdf/youthnet/handbook_school_french.pdf
Comment faire de la prévention avec les élèves ?
Il faut d’abord souligner qu’en matière de prévention des assuétudes, y compris le tabagisme, il n’y a pas de « mode d’emploi », mais certaines lignes directrices. Chaque professionnel relais, à partir de ses propres compétences, peut favoriser la réflexion des jeunes vis-à-vis de cette problématique.
Il le fera de façon encore plus efficace si ses actions et initiatives ponctuelles sont intégrées dans le cadre d’un projet plus global.
Créer un réseau autour du projet de prévention
Il est essentiel de ne pas s’isoler et de créer un réseau de collaborations autour du projet de prévention. Les interlocuteurs privilégiés auxquels vous pouvez vous adresser sont les Centres PMS, les Services PSE, les points d’appui aux écoles en matière de prévention des assuétudes.
Toute action de prévention doit s’appuyer sur les quatre piliers fondamentaux suivants:
Une approche globale c’est-à-dire une démarche qui prend en compte les produits mais également le développement personnel du jeune et son contexte de vie.
Une approche positive qui se base sur des méthodes qui proscrivent le recours à l’émotionnel et au sensationnel, à la peur, la menace ou la culpabilisation, et qui mettent en avant les bienfaits d’une vie sans dépendance à un quelconque produit.
Des méthodes actives qui visent la participation du jeune à la prévention ainsi que l’acquisition par l’élève de compétences favorables à la santé.
L’information des parents et des familles en vue de la cohérence des discours tenus par les adultes.
Développer des compétences psychosociales
Il est particulièrement pertinent de renforcer le travail éducatif sur le développement des compétences psychosociales (la communication assertive, la gestion du conflit, l’estime de soi, l’attitude critique vis-à-vis du contexte socioculturel, le développement d’un projet de vie, etc.), comme autant de facteurs de protection face aux conduites à risque.
Ce sont des activités de prévention qui restent dans le cadre des compétences des enseignants et des éducateurs et dans la mission des écoles et des Centres PMS et des Services PSE.
Plusieurs outils peuvent vous guider dans la mise en place d’actions de prévention en matière de tabagisme.
En effet, « le dossier propose (…) une série de pistes pour aider les enseignants et les professionnels de la santé scolaire à mettre en place une politique de gestion du tabac à l’école. Des repères sont suggérés pour établir un dispositif de prévention du tabagisme en milieu scolaire, dispositif global, transversal et intégré aux missions de l’école qui va permettre de construire des programmes de promotion de la santé au sein de l’établissement, d’impliquer les parents et les familles dans les actions et d’engager les élèves eux-mêmes dans les projets d’éducation pour la santé dans les classes.
Les critères de qualité, les recommandations, les démarches, les méthodes et les programmes qui ont fait leurs preuves, sont également présentés dans les fiches. Les ressources et les aides accessibles (services, personnes, outils, supports pédagogiques...) complètent ce dossier. »
Ce guide réalise une présentation critique et formule des recommandations notamment pour l'utilisation des approches suivantes.
La charte « école sans fumée » propose une méthodologie en 14 points articulés en trois phases pour mobiliser afin de préparer l’action, agir pour un environnement scolaire dynamique et se rendre compte du chemin parcouru pour élargir l’action, l’objectif final étant d’arriver à créer une école sans fumée.
Dans le cadre de la prévention du tabagisme, il est essentiel de ne pas s’isoler et de travailler en réseau, dans une perspective de collaboration.
Quelques repères peuvent toutefois être cités :
Favoriser la participation active des jeunes
Utiliser un style de communication qui ne reconnaît pas seulement les jeunes comme public-cible récepteur d’informations, mais comme des sujets capables de participer activement à la construction des informations pertinentes, selon leurs nécessités.
Favoriser une approche positive de la prévention Il est important de choisir une communication qui ne soit pas culpabilisante et moralisatrice et de partir du point de vue du jeune concernant sa relation au tabac. Une grande part des adolescents fumeurs reconnaît les méfaits du tabac, mais cette reconnaissance n’a pas influencé leur consommation. Par conséquent, il faut toujours considérer que l’information sur les méfaits est une condition nécessaire mais non suffisante de la prévention.
L’approche doit donc envisager l’exploration des motivations du tabagisme et permettre la découverte d’autres manières de satisfaire des besoins, de créer des liens sociaux. Il est nécessaire de stimuler la réflexion et l’imagination. L’élève ne doit pas rester objet de l’intervention mais devenir sujet de cette intervention.
Privilégier la communication interpersonnelle
A la place d’un style de communication impersonnelle (ex. des affiches), moins efficace, il s’agit de privilégier la communication interpersonnelle, par exemple, en installant des espaces de dialogue, toujours à partir de l’écoute de ce que les élèves amènent comme doutes, inquiétudes, etc. Le processus que cela implique pour les participants dépasse alors ceux engendrés à partir d’une information déjà construite par les adultes. Par exemple, les débats entre fumeurs et non-fumeurs pourraient être une stratégie pour que les élèves donnent du sens à l’interdiction de fumer dans les écoles.
Il n'est pas facile de choisir un outil parmi la diversité des ressources existantes. Pour vous aider à sélectionner un outil adapté à vos élèves et vos objectifs, vous pouvez donc :
Contacter le points d’appui aux écoles en matière de prévention des assuétudes le plus proche de chez vous. Les points d’appui sont situés dans les Centres Locaux de Promotion de la Santé (CLPS)
Consulter le site de http://www.pipsa.be/ (pour des outils) et de point culture (pour des ressources audiovisuelles).
Quelques outils sont cependant incontournables pour la mise en place d’actions de prévention en matière de tabagisme :
La charte « école sans fumée» propose une méthodologie en 14 points articulés en trois phases pour mobiliser afin de préparer l’action, agir pour un environnement scolaire dynamique et se rendre compte du chemin parcouru pour élargir l’action, l’objectif final étant d’arriver à créer une école sans fumée.
APES-ULg Ecole de Santé Publique de l’Université de Liège Sart Timan B23 4000 Liège – Belgique Tél : 04.366.28.97 – Fax : 04.366.28.89 Courriel : stes.apes@ulg.ac.be Site Internet : http://www.apes.be
Ce guide est téléchargeable sur le site www.ulb.ac.be/esp/promes « Le dossier propose (…) une série de pistes pour aider les enseignants et les professionnels de la santé scolaire à mettre en place une politique de gestion du tabac à l’école. Des repères sont suggérés pour établir un dispositif de prévention du tabagisme en milieu scolaire, dispositif global, transversal et intégré aux missions de l’école qui va permettre de construire des programmes de promotion de la santé au sein de l’établissement, d’impliquer les parents et les familles dans les actions et d’engager les élèves eux-mêmes dans les projets d’éducation pour la santé dans les classes. Les critères de qualité, les recommandations, les démarches, les méthodes et les programmes qui ont fait leurs preuves, sont également présentés dans les fiches. Les ressources et les aides accessibles (services, personnes, outils, supports pédagogiques...) complètent ce dossier. » p.9
Ce guide est structuré en cinq rubriques : une introduction; un fichier en trois parties pour "Agir" (24 fiches); "Comprendre" (7 fiches); "Approfondir" (8 fiches) la question du tabac avec les élèves, les parents, les collègues et les autres professionnels de la santé à l’école. Une cinquième partie est constituée de bibliographie, glossaire, portefeuille de lecture.
PROMES-ULB 808 – CP596, Route de Lennik 1070 Bruxelles Tél : 02.555.40.81 Courriel : promes@ulb.ac.be Site Internet : http://www.ulb.ac.be/esp/promes
Le film « Arme de destruction massive ». Cet outil pédagogique est produit par le GSARA, en collaboration avec Question Santé, dans le cadre de la prévention du tabagisme et l'interdiction de fumer à l'école. Il s'agit d'un documentaire informatif et provocateur qui, en évitant la culpabilisation, aborde le tabagisme tant sur le plan médical que sur le plan affectif (relation au tabagisme). Un dossier pédagogique accompagne le film et propose la parole des jeunes comme base de réflexion. Si vous souhaitez obtenir cet outil, il suffit de contacter :
Votre Centre PMS ou votre Service PSE
Le GSARA asbl
Tel: 02 / 218 58 85 - Fax: 02 / 217 29 02
Le « Slide kit : ne pas fumer, ma liberté »
La Société Belge de Pneumologie participe à un projet de prévention primaire du tabac dans les écoles. Que propose concrètement ce projet ? Les écoles peuvent faire appel à des pneumologues pour donner des conférences sur différents aspects du tabac. Ce projet s’adresse aux deux premières années de l'enseignement secondaire.
Si vous souhaitez faire appel à un pneumologue, il suffit de contacter : Madame Martine Dansercoer 31 Kouter 3060 Bertem Tél : 016/89 31 91 - Fax : 016/89 31 92- GSM : 0477/62 81 22 Courriel : info@bvp-sbp.org Site Internet : http://www.bvp-sbp.org
""Une histoire sans clope""
Il s'agit d'outils audiovisuels et pédagogiques sélectionnés par un groupe d'experts de la médiathèque, ayant comme thématique la prévention du tabagisme avec les jeunes.
A chaque média est associée une fiche pédagogique, téléchargeable sur le site Internet de la médiathèque. Si vous souhaitez obtenir ces outils, il vous suffit de contacter :
Les outils proposés par PIPSa
PIPSa est un Centre de référence, en Communauté française de Belgique, des jeux et outils pédagogiques utiles en Promotion de la santé. Il est organisé par le Service de Promotion de la Santé de l’Union nationale des Mutualités socialistes
Site Internet : http://www.pipsa.be/
L'interdiction de fumer soulève la question des sanctions
Quel type de sanctions ?
La Circulaire n° 1518 du 27 juin 2006 concernant les « Recommandations du Gouvernement de la Communauté française relatives à la prévention du tabagisme et l’interdiction de fumer à l’école », invite les établissements scolaires à avoir une réflexion sur les sanctions en privilégiant notamment les sanctions positives d’intérêt général qui semblent être les plus pertinentes dans ce cadre.
Qu’est-ce qu’une sanction constructive ?
L'application de sanctions « classiques », telles que trois jours de renvoi, pourrait être perçue comme contreproductive par rapport à l'objectif de prévention du tabagisme. Elles risquent de stigmatiser le transgresseur ou de contribuer à l’isoler et ne l'amèneront probablement pas à réfléchir à son acte et à ses conséquences.
Il est donc préférable de mettre en place des sanctions constructives.
Il conviendrait dès lors, lorsqu’une transgression de l'interdiction de fumer est observée, de sanctionner le non respect des règles, et non pas l’acte de fumer.
Une sanction constructive vise l’apprentissage de savoir-faire ou de savoir-être, qui donne à l’élève l’opportunité de grandir. Elle doit être en relation directe avec l’interdiction de fumer dans l’école et la création d’un milieu scolaire sain. Elle s’inscrit donc dans l’apprentissage de l’exercice d’une citoyenneté responsable et respectueuse d’autrui.
Il est important à la fois de sanctionner l'élève, mais aussi, de lui proposer un espace de dialogue. Ceci peut être fait dans le cadre d'une collaboration entre l'équipe éducative et le (lien_externe|http://www.enseignement.be/citoyens/annuaires/cpms/index.asp|CPMS} ou (lien_externe|http://www.sante.cfwb.be/pg001.htm|SPSE}.
La proposition de rencontre d'un agent du Centre PMS, par exemple, doit être présentée comme une aide positive à l'élève. Elle ne devrait dès lors pas être formulée par l'équipe éducative comme une punition.
Comment déterminer le type de sanctions constructives ?
Il est conseillé, pour déterminer le type de sanctions constructives à appliquer, de mettre autour de la table tous les acteurs de la Communauté éducative:
le Centre PMS;
le Service PSE;
Le texte « les sanctions constructives »peut servir de référence à la réflexion.
Les sanctions ne sont qu'un aspect de l'application de l'interdiction de fumer à l'école. Elles doivent s'intégrer dans le plan de prévention du tabagisme propre à chaque établissement scolaire.
Sanctionner le comportement fumeur ou encourager le comportement non fumeur ?
La primauté du renforcement positif a été reconnue. Il vaut mieux encourager les comportements désirés que centrer l’attention sur les comportements non-désirés. Dans le cadre de l’interdiction de fumer dans les écoles, il faudrait donc encourager et reconnaître le comportement non-fumeur.
Il est néanmoins indispensable de sanctionner le non-respect de l'interdiction de fumer à l'école.
Comment sortir du schéma interdiction/transgression/sanction ?
L’interdiction de fumer est l’occasion de dépasser le schéma interdiction/transgression/sanction, et de faire de la prévention, en favorisant l’éducation à la citoyenneté.
Parmi les stratégies didactiques favorisant l'éducation à la citoyenneté, une des plus importantes est l’échange des arguments entre les pairs et l’inversion de rôles, qui permettent de prendre un point de vue décentré de soi-même et basé sur les rapports aux autres. Dans cette perspective et à propos de l’interdiction de fumer dans les écoles, il est envisageable de s’appuyer sur les interactions entre les pairs, fumeurs et non-fumeurs, pour qu’ils puissent donner du sens à la loi, au-delà de la sanction.
Quelles sanctions pour l’adulte qui enfreint l’interdiction ?
L'article 3 du décret du 05 mai 2006 précise « Les membres du personnel qui ne respectent pas cette interdiction se voient appliquer les mesures disciplinaires prévues par leur statut respectif. En ce qui concerne les établissements de l'enseignement de promotion sociale, il appartient au pouvoir organisateur de déterminer les sanctions éventuelles sur base de leur règlement d'ordre intérieur.
Le décret a-t-il comme objectif d’inciter les élèves ou le personnel enseignant (au sens large) à arrêter de fumer ?
Cet objectif n’est mentionné ni dans le décret ni dans la Charte. En effet, le décret fait référence à « la prévention du tabagisme » et à « la protection de la santé. » La Charte « Ecole sans fumée » propose comme objectif de « soutenir les écoles dans l'organisation et l'orientation d'un projet visant la prévention des effets nocifs du tabagisme. »
La prévention au sein de l'école devrait viser à renforcer le travail éducatif sur le développement des compétences psychosociales comme autant de facteurs de protection face aux conduites à risque.
Les centres PMS et les services PSE ont pour mission de veiller à la santé des élèves et de développer des actions de promotion de la santé. Ces organismes sont donc des acteurs privilégiés à associer au projet de l’établissement scolaire.
D’autres structures spécialisées peuvent également être sollicitées (associations, etc.). Pour connaître celles qui sont les proches de votre établissement, n’hésitez pas à contacter le points d’appui aux écoles en matière d’assuétudes les plus proche.
Le décret ne vise donc pas à convaincre l’élève d’arrêter de fumer, mais bien de respecter l'interdiction de fumer.
Le respect de l’interdiction est principalement soutenu par l’argument du bien commun et de la protection des non-fumeurs, donc de l’apprentissage du vivre-ensemble. La décision de l’élève d’arrêter de fumer, peut, éventuellement, survenir de surcroit. Il est important que cette décision d’arrêt du comportement tabagique soit soutenue et que l’élève soit écouté et renvoyé vers les personnes ressources adéquates.
Quels sont les facteurs qui jouent en faveur de l’arrêt du tabagisme ?
Un projet d’arrêt du tabagisme doit tenir compte de différents facteurs :
les facteurs de risque du contexte social : mise en place de différentes stratégies afin de faire face à des facteurs tels que la stigmatisation liée à certains types d’école, les conflits liés aux différences culturelles, les problèmes socio-économiques, les caractéristiques de la société de consommation, les problèmes écologiques, les confits familiaux, etc.
les caractéristiques psychologiques de l’individu: appui sur des facteurs de protection et le développement des ressources psychologiques
les aspects pharmacologiques du produit (l’action de la nicotine): proposition de substituts nicotiniques.
Parmi les ressources psychologiques, la plupart de modèles d’intervention, notamment l’entretien motivationnel, reconnaissent une place fondamentale à la motivation.
Dès lors, si vous êtes face à un jeune qui souhaite arrêter de fumer, il est utile d’attirer son attention sur les divers leviers motivationnels qui peuvent jouer, tels que :
la diminution du « capital santé »
le ressenti nocif du tabagisme, (ex : endurance physique moindre, etc.)
le prix croissant des cigarettes,
la prise de conscience que le tabagisme empiète sur la liberté d’autrui (introduire la notion de respect et de citoyenneté, ex : fumer dans un espace clos à côté d’une femme enceinte, etc.).
la prise de conscience de la manipulation des industries du tabac,
la prise de conscience d’une restriction de la liberté de fumer : « j’ai besoin de fumer mes 10 clopes sur la journée » (dépendance au tabac) et cela entraîne des difficultés dans ma vie quotidienne, à l'école, au travail, dans les transports en commun, etc., du point de vue du repsect de la législation.»
Quels sont les bénéfices de l'arrêt du tabagisme ?
Certains des bénéfices objectifs de l’arrêt du tabagisme surviennent rapidement et d’autres sur du moyen terme.
Les avantages à court terme :
D’un point de vue physiologique, l’arrêt du tabac se manifeste très vite par une réduction rapide du taux d’HbCO (carboxyhémoglobine) dans le sang et entraîne donc :
un meilleur apport d'oxygène dans l’organisme,
une diminution de l’irritation de la gorge (qui permettra par la suite de retrouver une voix plus claire),
une amélioration rapide du goût, de l’odorat, du souffle et du teint.
Chez le fumeur atteint de maladie respiratoire chronique, la fréquence et l’intensité des symptômes chroniques (toux, expectoration, etc.), diminuent dans les semaines qui suivent l’arrêt du tabagisme. Cette amélioration varie en fonction de l’âge, de la consommation tabagique antérieure, et de la persistance ou non d’une hyperréactivité bronchique.
D’autres bénéfices se situant à d’autres niveaux se manifestent également :
faire de réelles économies sur un budget,
surmonter sa dépendance à un produit et avoir un autre regard sur soi-même,
éprouver une satisfaction née de la maîtrise de la situation,
se libérer des manipulations des industries du tabac,
Les avantages à moyen et long terme : préserver sa santé
L’arrêt du tabac réduit la mortalité [rapport entre le nombre des décès et l’effectif moyen d’une population sur une année] et la morbidité [ensemble des causes qui peuvent produire une maladie] de l’ensemble des maladies liées à sa consommation. Cette réduction est mesurable dès les premières années d'abstinence. Plus longue est la période faisant suite à l'arrêt, plus le risque de maladies liées au tabac diminue et ce quel que soit l’âge du fumeur.
Toutefois la mortalité globale des anciens fumeurs est toujours légèrement supérieure à celle des non-fumeurs même après de nombreuses années d’abstinence.
L’arrêt du tabac constitue un traitement majeur en cas de maladie cardiaque ou respiratoire. Pour en savoir plus >>
Comment aider les élèves à voir s’ils sont « accros » au tabac ?
L’un des tests le plus utilisé afin de mesurer la dépendance nicotinique est le test de Fagerström.
après 6 à 30 minutes 2
après 31 à 60 minutes 1
au-delà d’une heure 0
Avez-vous des difficultés à rester sans fumer dans les endroits où c'est interdit (école, lieux de travail, transport en commun, bibliothèques, cinémas,...) ?
Quelle cigarette abandonneriez-vous le plus difficilement ?
la première matinale 1
n'importe quelle autre 0
31 ou davantage 3
Fumez-vous plus souvent pendant les premières heures après le lever que le reste de la journée ?
Fumez-vous même si votre état de santé vous cloue au lit la plus grande partie de la journée ?
En fonction de la somme de points obtenus, déterminez votre niveau de nicotino-dépendance :
Très bas : 0/2
Bas : 3/4
Elevé 6/7
Très élevé : 8/10
On distingue également plusieurs types de fumeur, selon la quantité consommée : quotidiens, qui fument au moins une cigarette par jour ; réguliers, qui ont fumé 20 jours sur 30 le mois précédent; occasionnels, qui fument moins que les fumeurs quotidiens ou réguliers.
Démystifier le rôle social de la cigarette, un défi
Pour faire de la prévention en matière de tabagisme, il est important de prendre en compte:
la valeur symbolique de la cigarette,
la signification que le fumeur lui donne,
le rôle social de la cigarette
Le poids de ces éléments subjectifs incite à élargir le cadre de la prévention au-delà de la simple information sur les méfaits et au-delà de la simple interdiction.
La complexité des ces facteurs explique qu’il n'existe pas de « mode d’emploi » dans ce domaine.
Un travail à long terme sur les représentations symboliques et sociales devrait s'articuler sur la mise en place de stratégies favorisant la réflexion collective, le débat ouvert et le dialogue. Il est nécessaire d'ouvrir la réflexion sur le rôle positif attribué à la cigarette dans les relations sociales et d'aider à découvrir d’autres façons de faire qui pourraient amener à cette même cohésion sociale.
La condition nécessaire de ce travail est une relation de confiance entre les élèves et les adultes. Cependant, elle ne devrait pas être confondue avec de la complicité.
Des outils pédagogiques existent pour vous soutenir dans ce travail, vous les trouverez dans la rubrique : « ressources : outils et supports pédagogiques
Aides - Ressources - Formations
Où trouver de l’aide pour un élève/ enseignant qui souhaite arrêter de fumer ?
Les CAF (Centres d’Aide aux Fumeurs) ont pour objectif d’aider à résoudre les problèmes liés au sevrage tabagique. La liste des CAF est téléchargeable ici.
Pour plus d’informations, le site du FARES Asbl est le suivant : www.fares.be/tabac/arreter/arreter.php
Cependant, il faut souligner que les services ne sont pas remboursables par l’INAMI, excepté dans certaines situations (grossesse, etc.).
Tabac-Stop est une ligne téléphonique gratuite d’information et de conseil à propos du tabac et de l’arrêt tabagique : 0800/11100, accessible tous les jours ouvrables de 8 à 19 heures.
Où trouver des outils et les supports pédagogiques pour une animation ou un cours ?
La charte « école sans fumée »propose une méthodologie en 14 points articulés en trois phases pour mobiliser afin de préparer l’action, agir pour un environnement scolaire dynamique et se rendre compte du chemin parcouru pour élargir l’action, l’objectif final étant d’arriver à créer une école sans fumée.
Courriel : stes.apes@ulg.ac.be Site Internet :http://www.apes.be
Ce guide est téléchargeable sur le site : www.ulb.ac.be/esp/promes
« Le dossier propose (…) une série de pistes pour aider les enseignants et les professionnels de la santé scolaire à mettre en place une politique de gestion du tabac à l’école.
Des repères sont suggérés pour établir un dispositif de prévention du tabagisme en milieu scolaire, dispositif global, transversal et intégré aux missions de l’école qui va permettre de construire des programmes de promotion de la santé au sein de l’établissement, d’impliquer les parents et les familles dans les actions et d’engager les élèves eux-mêmes dans les projets d’éducation pour la santé dans les classes.
Les critères de qualité, les recommandations, les démarches, les méthodes et les programmes qui ont fait leurs preuves, sont également présentés dans les fiches. Les ressources et les aides accessibles (services, personnes, outils, supports pédagogiques...) complètent ce dossier. » p.9
Ce guide est structuré en cinq rubriques : une introduction; un fichier en trois parties pour "Agir" (24 fiches); "Comprendre" (7 fiches); "Approfondir" (8 fiches) la question du tabac avec les élèves, les parents, les collègues et les autres professionnels de la santé à l'école. Une cinquième partie est constituée de bibliographie, glossaire, portefeuille de lecture. PROMES-ULB
Le film « Arme de destruction massive ». Cet outil pédagogique est produit par le GSARA, en collaboration avec Question Santé, dans le cadre de la prévention du tabagisme et l'interdiction de fumer à l'école. Il s'agit d'un documentaire informatif et provocateur qui, en évitant la culpabilisation, aborde le tabagisme tant sur le plan médical que sur le plan affectif (relation au tabagisme). Un dossier pédagogique accompagne le film et propose la parole des jeunes comme base de réflexion.
LeGSARAasbl Rue du Marteau 26
Le « Slide kit : ne pas fumer, ma liberté » La Société Belge de Pneumologie participe à un projet de prévention primaire du tabac dans les écoles. Que propose concrètement ce projet ? Les écoles peuvent faire appel à des pneumologues pour donner des conférences sur différents aspects du tabac. Ce projet s’adresse aux deux premières années de l'enseignement secondaire.
Madame Martine Dansercoer
Tél : 016/89 31 91 - Fax : 016/89 31 92- GSM : 0477/62 81 22
"Une histoire sans clope"
Il s'agit d'outils audiovisuels et pédagogiques sélectionnés par un groupe d'experts de la médiathèque, ayant comme thématique la prévention du tabagisme avec les jeunes. A chaque média est associée une fiche pédagogique, téléchargeable sur le site Internet de la médiathèque.
Si vous souhaitez obtenir ces outils, il vous suffit de contacter :
PIPSa est un Centre de référence, en Communauté française de Belgique, des jeux et outils pédagogiques utiles en Promotion de la santé. Il est organisé par le Service de Promotion de la Santé de l’Union nationale des Mutualités socialistes.
Site Internet : http://www.pipsa.org
Qui propose des animations à propos de la prévention du tabagisme pour les élèves?
Les {lien_externehttp://www.enseignement.be/index.php?page=26028|Centres PMS} et les Services PSE sont en mesure de proposer des animations en la matière.
Les points d’appui aux écoles en matière de prévention des assuétudes peuvent vous orienter vers les structures spécialisées qui assurent également des animations (associations, Fondations, etc.)
La Société Belge de Pneumologie propose des animations gratuites avec l'outil « slide kit : ne pas fumer, ma liberté », consacré au tabac.
Site Internet :http://www.bvp-sbp.org
La Fondation contre le cancer propose des conférences et des questionnaires interactifs de prévention, visant à informer, mais aussi à éveiller la curiosité et à réfléchir sur les facteurs de risque et sur les modes de vie. Ces animations constituent une partie d’un programme de prévention plus large auprès des établissements scolaires.
Contact : http://www.cancer.be
Tél. 02/736 99 99
Courriel :gdardenne@cancer.be
Il est important de signaler qu’une stratégie de prévention efficace implique que les animations viennent en complément d’autres actions menées dans le cadre d’un programme à moyen ou à long terme.
Où me former et acquérir des connaissances ou des compétences spécifiques en matière de prévention du tabagisme?
Plusieurs institutions offrent des formations à destination des enseignants et/ou des professionnels de la santé en milieu scolaire :
Le FARES Asbl offre des ateliers de sensibilisation et des formations spécifiques en tabacologie et à l’entretien motivationnel.
Courriel : prevention.tabac@fares.be Site Internet :http://www.fares.be
L’Asbl SEPT propose des journées pédagogiques et de formation continuée.
Rue Henri Tournelle 3
7012 MONS (Jemappes)
Tél.: 065 317 377
Courriel : email@sept.be
Site Internet: http://www.sept.be
L’Asbl Formation santé propose également des formations en matière de tabac.
18 BP 2 Rue Louis Loiseau
Tél : 081.81.36.90
Courriel :{lien_emailpsdd@skynet.be}
Site Internet : {lien_externehttp://www.psdd.be/}
L’Asbl Trempoline organise un accompagnement concernant les assuétudes en fonction de vos besoins (Conférences- Journées ou cycles de formation- Ateliers avec les jeunes- Supervisions).
Madame MC Faly
Tél -fax 071 24 30 06
L’Asbl Prospective Jeunesse propose également des formations en matière d’assuétudes
144 chaussée d'Ixelles
Tél : +32 2 512 17 66 Fax : +32 2 513 24 02
E-mail général : info@prospective-jeunesse.be
Prévention tabac - ressources - formations et ateliers de sensibilisation
Comment mettre en place un projet de prévention du tabagisme à l’école ?
Afin de mettre en place un projet de prévention du tabagisme à l'école, il est conseillé de mettre autour de la table une diversité d'acteurs de la Communauté éducative:
{lien_externehttp://www.enseignement.be/index.php?page=26028|le Centre PMS}
Pour ce faire, les acteurs précités peuvent, s'ils le souhaitent, faire appel aux points d'appui aux écoles en matière d'assuétudes, qui les mettront en contact avec les acteurs de terrain spécialisés.
Ces ressources pourront notamment vous aider à préciser vos objectifs, clarifier les domaines de compétence et définir ensemble le rôle de chacun.
Prévention tabac - ressources - aide méthodologique à la mise en place de projets pédagogiques
Comment créer un « réseau » d'acteurs scolaires (enseignants, éducateurs, etc.)?
Pour créer un réseau d'acteurs scolaires, un point de départ pourrait être, par exemple, d'identifier les quelques enseignants ou éducateurs qui ont déjà abordé le sujet du tabac dans le cadre des activités scolaires ou qui ont déjà lancé quelques réflexions lors de réunions, afin de leur proposer une rencontre pour définir une activité commune.
Cette démarche peut ensuite déboucher sur une collaboration avec un plus grand nombre et une plus grande diversité de partenaires au sein de l'école (direction, parents, élèves, etc.). Elle est déjà un terrain sur lequel se développera plus facilement un réseau avec des partenaires extérieurs (Centres PMS, Services PSE, autres écoles, associations, etc.).
Cette collaboration permet de soutenir le développement du projet en matière de prévention de tabagisme.
Comment dégager des moyens ?
La mise en place projet de prévention en matière de tabagisme n'entraîne pas nécessairement des frais.
De nombreux Services mis à disposition par la Communauté française de Belgique, la Région Wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale, sont en effet gratuits.
Les points d'appui aux écoles en matière de prévention des assuétudes de votre région pourront explorer avec vous des pistes concernant la réalisation d'un budget, l'obtention gratuite de matériel et outils, des animations, etc.