Source: https://centrafrique-presse.info/article/13316/nouvelles-nationales-sur-rjdh
Timestamp: 2019-08-25 22:32:53+00:00
Document Index: 109042520

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Centrafrique : La division des Droits de l’Homme de la Minusca présente la situation générale des Droits de l’Homme du 1er semestre 2019 en Centrafrique
BANGUI, 08 aout 2019 (RJDH)--- La division des Droits de l’Homme de la Minusca (DDHM) a présenté le rapport du premier semestre de l’année en cours. Contrairement à l’année 2018 où on compte 1674 incidents impliquant 2821 victimes, cette année la DDH a enregistré 1082 victimes parmi lesquels 516 hommes, 226 femmes, 117 mineurs et 114 victimes non identifiées sur l’ensemble du territoire.
La situation générale des Droits de l’Homme en Centrafrique du 1er janvier au 31 juin 2019, présente des détails accablant en termes de graves violations des Droits de l’Hommes et de meurtres des civils par préfectures. Contrairement au premier semestre 2018 où on compte 1674 incidents impliquant 2821 victimes, le premier semestre 2019 est marqué par 1082 incidents.
Musa Gassama, chef de division des Droits de l’Homme de la Minusca, indique que contrairement à l’année passée, il y a une légère baisse des violations et abus des droits de l’homme. «La période du 1er janvier au 31 juin 2019, nous avons constaté une diminution du nombre des incidents à travers le pays. Si on compare ce tableau à celui du 1er semestre de l’année 2018, on note une baisse de 100%. Il n’y a pas lieu de nous réjouir car la situation reste précaire sur le terrain. Désormais nous allons revoir notre méthodologie, au lieu de nous contenter de présenter des chiffres, nous irons vers les partenaires judiciaires tels que la CPI, la CPS, et la force de la Minusca pour les pousser à prendre des mesures pour mettre fin à ces incidents qui affectent les populations vulnérables» tient-il à préciser.
En réponse à ce rapport, la force de la MINUSCA conformément à son mandat robuste prend acte et se lance dans la dynamique d’empêcher ces graves violations à l’intérieur du pays. Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, «En ce moment nous avons sept opérations militaires qui sont menées sur le terrain pour protéger la population et prévenir les éventuels incidents qui puissent porter atteintes aux populations. Nous allons enclencher ces mesures ensemble avec le ministère de la justice pour voir les ripostes judiciaires prévues pour cette problématique. Nous allons aussi impliquer la communauté internationale sur ces graves violations. Nous osons croire qu’à travers ces documents des poursuites judiciaires seront enclenchées contre les bourreaux » a ainsi déclaré le porte-parole de la mission onusienne.
Les préfectures les plus touchées par les meurtres des civils sont l’Ouham-Péndé avec 67 victimes, le Mbomou avec 58 victimes, la Ouaka avec 46 et la Mambéré Kadei avec 24 civils tués. Ces violations ont été perpétrées par les groupes armés avec en têtes les 3R qui totalisent 82 incidents, l’UPC 53 et le FPRC 45.
Centrafrique : Des femmes détenues à la maison d’arrêt de Bimbo toujours en attente de leur jugement
BIMBO, 08 Août 2019 (RJDH) --- Plusieurs dossiers des femmes présumées auteures de crime, de détournement de fonds, de pratique de sorcellerie et du charlatanisme, sont dans l’attente du jugement qui tarde à venir. Elles ont, au cours d’une interview accordée au RJDH ce lundi 05 aout dernier, déploré la lenteur dans les procédures judiciaires.
Plusieurs chefs d’accusation qui pèsent sur les femmes emprisonnées dans la prison carcérale de Bimbo dans l’Ombella-M’poko, les unes pour la pratique du charlatanisme et de sorcellerie, et d’autres pour crime et détournement de fonds. Certaines détenues, selon les témoignages recueillis, à la maison d’arrêt de Bimbo, ont passé plusieurs mois voire des années en prison « sans aucun jugement ». Elles s’inquiètent de la lenteur des services judiciaires dans le traitement des dossiers enregistrés au greffe de la Cour.
Une femme détenue à la maison d’arrêt de Bimbo, a confié au RJDH qu’elle a déjà totalisé deux ans sans jugement, « Oui ! Je reconnais avoir commis un meurtre, mais j’ai passé au moins deux ans ici à Bimbo et je ne suis pas encore passée devant la barre. Je m’inquiète car, je voudrais être située sur ma situation. Je déplore cette lenteur. J’ai ce droit d’être informée et être jugée mais à temps réel », s’est-elle plainte.
La durée dépassée de ces détenues à la maison d’arrêt a été confirmée par Josiane Bangaye, contrôleur pénitentiaire à la maison carcérale de Bimbo, « plusieurs dossiers sont encore à l’instruction pour des cas de sorcellerie et pratique de charlatanisme, de crime, de détournement des fonds », et que certaines, selon elle, « ont passé deux à trois ans, sans être jugées. Ces dossiers sont actuellement au niveau de l’instruction. Quel que soit la durée de leur détention, elles passeront au jugement », a-t-elle confirmé.
Selon le code pénal de la République Centrafricaine en son article 97 en matière criminelle et les autres cas, « l’inculpé ne peut être maintenu en détention au-delà d’un an ».
Centrafrique : Le gouvernement annonce l’arrêt de l’usine de Boali 2
BANGUI, 08 Août 2019 (RJDH) --- Le Ministre des Mines et de la géologie, Léopold Mboli Fatran, intérimaire de l’Energie et de l’hydraulique a annoncé ce mercredi 7 aout, l’arrêt de l’usine de Boali 2, pour des travaux de renforcement de la ligne de haute tension à 10 méga Watt et la ligne Bangui-Boali à 50 hertz. Des palliatifs ont été envisagés pour ravitailler la population de la ville de Bangui et les environs.
Le 15 mars dernier le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a lancé le projet des travaux de renforcement de la ligne haute tension de Boali 2. Pour favoriser la bonne exécution des travaux de renforcement de cette ligne, l’usine de la centrale de Boali2 sera aux arrêts jusqu’au mois de septembre prochain.
Ces arrêts sont indispensables comme le confirme Léopold Mboli Fatran, ministre par intérim en charge de l’énergie et de l’hydraulique, « les travaux vont démarrer ce mois de septembre 2019 et seront étalés sur environ six mois. Un planning de délestage y relatif sera établi et une large sensibilisation sera effectuée, afin de préparer la population de la ville de Bangui et les environs sur la perturbation des délestages », a déclaré le membre du gouvernement.
Léopold Mboli Fatran a rassuré la population de Bangui et les environs de la mobilisation du gouvernement pour trouver des palliatifs pour desservir la population en électricité par des générateurs. « Des voies et moyens seront déployés pour rendre supportable ces souffrances qui vont nous permettre de sortir le secteur de l’électricité de sa stagnation qui a trop durée », a réconforté le ministre.
La finalisation de ces travaux est attendue à la fin du 2nd semestre 2020. L’augmentation de haute tension est prévue pour 10 méga Hertz pour le secteur de Boali et de 50 méga Hertz pour Boali-Bangui.
Centrafrique : Centrafrique : Des membres de la plateforme de concertation formés sur la criminalité environnementale et Faunique
BANGUI, 08 Août 2019 (RJDH) --- Les membres de la société civile, les agents du ministère des Eaux et Forêts, les douaniers et les Forces de Sécurité Intérieur (FSI) tous membres de la plateforme dénommée ‘‘concertation sur la criminalité environnementale, forestière et faunique’’, prennent part depuis mercredi 07 aout, et cela pour trois (3) jours, à un atelier de formation organisé par l’ONG nationale Centre d’Information et d’Ecoute pour le Développement Durable (CIEDD) en partenariat avec l’Interpol.
Le gouvernement Centrafricain par l’entremise du département charger des Eaux et Forêts en partenariat avec l’ONG CIEDD, a organisé cet atelier de renforcement des capacités des membres de la plateforme nationale ‘‘concertation sur la criminalité environnementale, forestière et faunique’’, pour leur permettre de mener à bien la politique gouvernementale de gestion forestière durable pour la protection de l’écosystème au niveau national et sous régional.
Dans son allocution d’ouverture des travaux de ladite assise, le chargé de mission du ministère en charge des Eaux et Forêts, Robert Namsene a souligné que « ces dernières années malheureusement, les massifs forestiers du bassin du Congo dont la République Centrafricaine fait partie des pays membres, sont confrontés à un certain nombre de problèmes dont l’exploitation forestière illégale, le trafic de bois, le braconnage transfrontalier, les feux de brousse, la corruption, la mauvaise gouvernance et autres », a-t-il avancé pour planter le décor de la rencontre.
Selon le coordonnateur de l’ONG CIEDD, Jean Jacques Matamale, « Pour intensifier cette lutte, la RCA est devenue membre du comité des chefs de police d’Afrique Centrale (CCPAC) et membre du conseil exécutif de l’Interpol du groupe d’Afrique de travail sur la criminalité forestière afin de mener la lutte contre les crimes forestiers et fauniques. Cela permet de combattre de manière globale aux côtés des autres pays de la sous-région », a-t-il conclu.
C’est sous cet élan que la RCA a pu développer une stratégie nationale de lutte contre la coupe illicite de bois par la création et l’opérationnalisation de la brigade mobile de contrôle (BMC) et des brigades fixes.
Cet atelier qui regroupe plus de trente participants s’inscrit dans le cadre du projet CV4S mené conjointement par le gouvernement et l’ONG CIEDD, où des recommandations formulées à l’endroit du gouvernement et des partenaires financiers tels que l’AFD, la FAO, la COMIFAC, le WWF.
Centrafrique : Le gouvernement encourage la culture de l’entreprenariat en milieu jeune pour lutter contre le chômage
BANGUI, 08 Aout 2019 (RJDH) --- Le gouvernement encourage les jeunes à cultiver l’esprit d’entreprenariat pour créer leur propre emploie afin de se mettre à l’abri du chômage un maillon fort de la pauvreté et de la manipulation. C’est ce qui est ressorti des échanges entre les jeunes et le ministre en charge des petites et moyennes entreprises, ce mercredi 7 aout, à la maison des jeunes de 4earrondissement de Bangui, en prélude de la célébration de la journée internationale des jeunes le 12 aout prochain.
Le taux de chômage des jeunes en Centrafrique oscille entre les 50 et 60 % même si le pays ne dispose plus jusque-là d’un institut pouvant mesurer exactement cette part que l’Etat doit chercher à combler, en élaborant une politique d’emploi conséquente répondant ainsi à la demande nationale.
Partant du constat du nombre important des jeunes centrafricains diplômés et sans emplois, le gouvernement cherche par voies et moyens à lutter contre ce fléau, qui risquerait un jour de provoquer une irruption volcanique dans le pays.
C’est dans cette dynamique que le gouvernement privilégie pour le moment l’esprit d’entreprenariat en milieux jeunes pour faciliter leur insertion dans la vie active. Moussa Maoulloud Aboua, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, croit que le gouvernement œuvre en ce sens, « L’intérêt manifesté par le gouvernement est de promouvoir la culture de l’entreprenariat en milieu jeune et de favoriser l’accompagnement des investissements dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la petite transformation par l’industrie, créer dans le service pour faciliter la tâche à la jeunesse centrafricaine de s’insérer socialement et économiquement. La volonté du gouvernement est de soutenir l’entreprenariat à travers la formation de capital humain pour permettre au secteur privé de s’épanouir» a-t-il souligné
Pour cela, des mesures ont été prises selon le membre du gouvernement pour accompagner cette initiative gouvernementale, « Des mesures sont prises pour la création et l’animation des différentes structures, et la mise en place d’un cadre juridique adéquat favorisant la bonne marche de cette initiative. Chers jeunes, grâce à ces dispositifs juridiques et d’accompagnement mis en place par les partenaires et les ONG, sachez que vous n’avez plus à attendre que l’on vous cherche d’emplois» a ajouté le membre du gouvernement.
Même si le gouvernement manifeste son envie de diminuer le taux de chômage chez les jeunes en Centrafrique, il n’en demeure pas moins que cet aspect reste encore une épine sous le pied du gouvernement centrafricain qui, depuis des années, n’arrive pas engranger cette frange de la population à travers une politique d’emploi conséquente en créant pour cela un climat favorable.
La journée internationale des jeunes a été créé au mois d’aout en fin des années 90, sur décision des membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour donner la possibilité aux jeunes de présenter les maux qui minent et gangrènent leurs conditions de vie.
Centrafrique : Les jeunes ont mis le projecteur sur leur condition de vie
BANGUI, 08 aout 2019 (RJDH) --- Les jeunes des 8 arrondissements de Bangui, sur initiative de l’UNFPA, se sont rencontrés hier pour débattre sur les maux qui minent le développement de la jeunesse centrafricaine. Une activité qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la jeunesse le 12 aout prochain.
Pays à majoritairement jeune, la Centrafrique n’a pas su depuis tirer profit du potentiel de sa jeunesse. Nul n’ignore le rôle que les jeunes ont eu à jouer dans les différentes crises qui ont ébranlé le pays ; le fait d’être des instruments entre les mains des différents acteurs de la crise socio-politique les ont rendus vulnérables.
Compte tenu des maux qui minent en grande partie les jeunes centrafricains, et dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la jeunesse (JIJ), la journée du 06 Aout a été consacrée pour discuter et réfléchir sur leurs conditions de vie pour ensuite les présenter aux autorités centrafricaines sous forme d’une recommandation pouvant orienter dorénavant les politiques en matière de la jeunesse.
Trésor Adoum, président du conseil local de jeunes de 8e arrondissement, s’appesantit plus sur les problèmes de son arrondissement. « Les difficultés sont vraiment énormes dans le 8e arrondissement, entre autres les difficultés d’ordre professionnel, social et sécuritaire. Lors de cette causerie, les jeunes ont déploré le comportement des agents de la police qui réclament à chaque intervention les frais de carburant avant de réagir, si bien que la situation sécuritaire demeure encore précaire dans cette partie de la capitale. Tout en sachant qu’ils ont un bon de carburant fourni par les autorités compétentes » a-t-il déploré.
Eusèbe Zoungoula, un jeune du 2e arrondissement appelle les jeunes à s’orienter l’entreprenariat pour contribuer au développement du pays, « En tant que jeunes, nous devons participer au développement de notre pays, car j’ai constaté que la plupart des jeunes ont les yeux rivés vers la fonction publique. Mais la réussite ne se trouve pas seulement dans la fonction publique. Nous devons promouvoir l’entreprenariat pour relever ce défi. Nous devons créer notre propre emploie afin de participer au développement de notre pays » a souhaité Eusèbe Zoungoula.
Lesly Faimindji, l’une des jeunes de 5e arrondissement, quant à elle, prône la prise de conscience en milieux jeunes. « J’appelle mes paires jeunes à une prise de conscience de la situation que nous traversons pour le moment. Nous devons changer notre mentalité et notre façon d’agir. Parce que si on ne change pas, on n’a pas de conscience, on ne fera rien même s’il y a les financements ».
La célébration de la journée internationale de la jeunesse durant cette semaine, a été possible grâce au gouvernement Centrafricain en partenariat l’UNFPA et le PNUD.
Centrafrique : La Centrafrique et le Congo-Brazzaville renforcent leur lien de coopération bilatérale
BANGUI, 08 Août 2019 (RJDH)---La République Centrafricaine et la République du Congo ont signé 12 accords multilatéraux suivi d’un échange des documents à l’issue de la 5e session de la grande commission mixte entre les deux pays, qui s’était tenue du 05 au 06 Août 2019 à Bangui.
Au cœur de cette rencontre de haut niveau, le renforcement des liens bilatéraux entre les deux pays en tenant compte de nouvelles donnes géopolitiques et géostratégiques qui redéfinissent aujourd’hui les défis auxquels les Etats doivent y faire face. C’est dans cette optique que les experts de deux délégations ont examiné lors des travaux les questions politique, économique, commerciale, culturelle et technique entre les deux nations.
Au nombre des 12 accords signés, l’on compte l’accord tripartite entre la République Centrafricaine, le Congo et le HCR relatif au rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Congo.
Augustin Gourou, Ambassadeur-Directeur des Affaires bilatérales de la République Centrafricaine, se dit satisfait que les deux pays ont signé dans peu de temps, beaucoup d’éléments juridiques, « il y a 12 accords qui ont été signés et c’est à l’actif des deux Etats, parce que la dernière grande commission mixte entre ses deux pays remonte à 32 ans donc relancer cette coopération avec la signature de ces nombreux accords. C’est vraiment une satisfaction de la part de deux gouvernements, et donc nous sommes très heureux d’accoucher dans peu de temps ses nombreux éléments juridiques », se réjouit Augustin Gourou.
Il a aussi évoqué les avantages de la signature de ces accords en s’appuyant sur le domaine de transport qui apparait comme une bouffée d’oxygène pour les opérateurs économiques, « il y a le domaine de transport puisque notre pays est un pays limitrophe ou voisin de la République du Congo, et nous savons l’importance du fleuve par lequel transite les produits pétroliers à la destination de Bangui. Donc trouver un processus de développer la coopération en matière de transport d’une importance capitale surtout pour le désenclavement de notre pays », a- t-il conclut.
Les experts de deux pays ont mis en place un comité d’évaluation des documents signés entre les deux pays afin de préparer la 6e grande commission mixte République Centrafrique- République du Congo dans 2 ans à venir à Brazzaville.
Centrafrique : la paix tarde toujours à revenir
Six mois après la signature de l’Accord de Khartoum par quatorze groupes armés, les attaques contre la population civile, les affrontements entre » ...la suite