Source: https://www.incadat.com/es/case/827
Timestamp: 2019-12-15 08:25:49+00:00
Document Index: 121203159

Matched Legal Cases: ["l'article 11603", "l'article 11603", "l'article 21", "l'article 11601", "l'article 21", "l'article 12", "l'article 11603"]

INCADAT | Cantor v. Cohen, 442 F.3d 196 (4th Cir. 2006)
Cantor v. Cohen, 442 F.3d 196 (4th Cir. 2006)
HC/E/USf 827
The application related to three of the four children born to a couple, who, whilst married, had resided in Israel. The parents divorced in July 1998, the decree being pronounced by a Rabbinical Court. The latter provided that the father would have custody of the two older children, the mother custody of the two younger children.
The parents subsequently arranged that instead the mother would have custody of the two girls, the father custody of the two boys. This arrangement was recognised in a second rabbinical decree of January 2000. However, between January and September 200 the mother had care of all the children as the father underwent training in the United States having joined the United States Air Force Chaplaincy as a rabbi.
A third divorce decree was pronounced in July 2002 which confirmed the mother as having custody of the girls, the father of the boys, but it also provided that the father could take the boys to Germany where he was now posted and that one of the girls could go to Germany on an extended visit.
In December 2002 the parents agreed that the second girl could rejoin her siblings in Germany. In April 2004 the father took the children to the United States when he was posted there. In April 2004 the mother petitioned for the return of the children and for access to them.
On 18 April 2005 the United States District Court for the District of Maryland, at Greenbelt held that it did not have jurisdiction to hear the mother's access claims. This was confirmed as a final judgment and all access claims were dismissed on 23 May. The mother appealed.
Appeal dismissed and application dismissed; by a majority verdict it was held that under the International Child Abduction Remedies Act there was no jurisdiction for a Federal Court to hear an access claim.
It was the mother’s case that jurisdiction existed under s. 11603(b) of the United States implementing legislation, the International Child Abduction Remedies Act (ICARA), to bring an access application before the Federal Courts. In a majority decision this argument was rejected and the appeal dismissed. The majority affirmed that whilst reference was made to judicial proceedings securing the effective exercise of rights of access in s. 11603(b), this depended on there being such proceedings ‘under the Convention’, but the relevant provision in the Convention, Article 21, did not in fact provide for a ground of jurisdiction for access applications. The majority further relied on the fact that: the first provision of the implementing legislation, s. 11601 ‘Findings and Declarations’ made scant reference to access rights; five first instance judgments had found that there was no jurisdiction for federal courts to resolve access claims; there was a long established precedent that federal courts were courts of limited jurisdiction and generally abstained from hearing child custody matters; the legislative history of the implementing act indicated a desire to prevent federal courts from having to consider the merits of underlying custody claims, and, the appellate decision on which the mother sought to rely was not binding, not having been published, and could in any event be distinguished. In a dissenting judgment Traxler CJ found that the trial court had limited its analysis to the language of the Convention and did not address the effect of the implementing act. He also noted that earlier District Court judgments had also answered the jurisdictional question solely by reference to the text of the Convention rather than the implementing statute, often relying upon ICARA's language that federal courts have "jurisdiction of actions arising under the Convention". He added that in these decisions the terms of Article 21 were often compared unfavourably with those in Article 12 with a consequent finding that the Convention did not provide either a judicial forum to resolve access disputes or a substantive remedy for the denial of access rights. Notwithstanding the weight of authority he found that federal courts did have jurisdiction and if this was not accorded by the Convention it was by the terms of the implementing act, since the terms of s. 11603(b) were unambiguous in establishing jurisdiction with regard to judicial proceedings for arranging or securing the effective exercise of rights of access. This was further reinforced by the creation of separate proof requirements for return cases and access cases. He added that federal courts would not be forced to get involved in custody matters for it would be a simple matter of ascertaining whether access rights existed.
La demande concernait trois des quatre enfants d'un couple qui avait vécu en Israël pendant la durée du mariage. Les parents avaient divorcé en 1998 par décision d'un tribunal rabbinique. Cette juridiction avait accordé au père la garde des deux aînés des enfants, tandis le la mère avait la garde des deux benjamins.
Les parents modifièrent postérieurement cet arrangement, décidant que la mère aurait la garde des filles et le père celle des garçons. Cette convention fut homologuée par le tribunal rabbinique en janvier 2000. Toutefois, entre janvier et septembre 2000, la mère s'occupa de tous les enfants pendant que le père assistait à une formation aux Etats-Unis où il était devenu rabbin dans l'armée de l'air.
En juillet 2002, une nouvelle décision de divorce fut prononcée qui confirma que la mère avait la garde des filles et le père celle des garçons mais qui prévoyait également que le père pouvait emmener les garçons avec lui en Allemagne où il avait été muté et qu'une des fille pouvait les y rejoindre pour un séjour prolongé.
En décembre 2002, les parents décidèrent que la deuxième fille pouvait rejoindre ses frères et soeur en Allemagne. En avril 2004, le père fut muté aux Etats-Unis et y emmena les enfants. En avril 2004, la mère demanda le retour des enfants ainsi qu'un droit de visite.
Le 18 avril 2005, le tribunal cantonal du Maryland (tribunal fédéral) déclara la demande irrecevable au motif qu'il n'avait pas compétence pour connaître de la demande de droit de visite. Cette décision fut confirmée le 23 mai. La mère forma un recours.
Recours rejeté et demande déclarée irrecevable ; la majorité des juges considéra que la loi mettant en oeuvre la Convention en droit américain ne donnait pas compétence à une juridiction fédérale en matière de droit de visite.
Selon la mère, les juridictions fédérales étaient compétentes pour connaître de sa demande de droit de visite en application de l'article 11603(b) de la loi américaine mettant en oeuvre la Convention, la "International Child Abduction Remedies Act" (ICARA). La majorité des juges rejeta cet argument, estimant que si l'article 11603(b) faisait bien référence à des procédures judiciaires en vue de garantir l'exercice effectif du droit de visite, c'était lorsque cette procédure existait en application de la Convention. Or l'article 21 de la Convention ne créait pas de compétence nouvelle en matière de demandes de droit de visite. La majorité releva que le premier article de la loi, l'article 11601 'Décisions et Déclarations' faisait une référence limitée à la question du droit de visite, que cinq jugements de première instance avaient estimé que les tribunaux fédéraux n'étaient pas compétents pour connaître de demandes de droit de visite, qu'il était un principe bien établi que la compétence des juridictions fédérales était une compétence spéciale et que ces juridictions refusaient de connaître de ces questions, que l'histoire législative de l'ICARA révélait un désir d'empêcher les juridictions fédérales de se prononcer sur les questions de fond concernant la garde, et que la décision d'appel invoquée par la mère au soutien de sa prétention ne liait pas la cour puisqu'elle n'avait pas été publiée et qu'elle concernait une question sensiblement différente. Dans son opinion dissidente, le juge Traxler CJ estima que le premier tribunal avait limité son analyse aux termes de la Convention et ne s'était pas prononcé sur l'ICARA. Il observa que, de même, les jugements rendus précédemment par les tribunaux cantonaux s'étaient intéressés aux termes de la Convention, mais pas à l'ICARA, se référant souvent à l'expression de l'ICARA selon laquelle 'les juges fédéraux avaient une compétence d'action résultant de la Convention'. Il ajouta que la formulation de l'article 21 était bien souvent malheureusement comparée à ceux de l'article 12, avec la conséquence suivante : on en déduisait que la Convention ne créait pas de compétence judiciaire en matière de droit de visite. Nonobstant l'importance de ces décisions, il estima que les juridictions fédérales étaient compétentes et que si cette compétence ne résultait pas des termes de la Convention, alors elle résultait de l'ICARA dont l'article 11603(b) créait sans ambiguité possible une compétence judiciaire pour le prononcé ou la garantie de l'exercice effectif du droit de visite. Cet élément était renforcé par la création de conditions de preuve distinctes selon qu'il s'agissait d'une affaire de retour ou de droit de visite. Il ajouta que les juridictions fédérales ne s'en trouveraient pas impliquées dans la résolution des problèmes de garde car il s'agissait tout simplement de rechercher si un droit de visite existait.