Source: https://moto-securite.fr/permis-plateau/?replytocom=278850
Timestamp: 2020-07-15 17:26:12+00:00
Document Index: 50785711

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Présentation des différentes épreuves pratiques de l’examen hors circulation (plateau) pour les permis A1 et A2.
Présentation de l’examen
Parcours à allure lente sans passager
Parcours à allure lente avec passager
L’arrêt final
La partie « plateau » valide la maîtrise technique de la machine.
L’épreuve hors circulation est composée d’un enchaînement de six manœuvres comprenant :
– trois manœuvres de maîtrise de la moto à allure réduite, dont une sans l’aide du moteur ;
– trois manœuvres de maîtrise de la moto à allure plus élevée.
Rappel, cet examen est entièrement pratique. Il ne comporte plus aucune épreuve théorique à l’oral.
Au cours d’un parcours effectué sans interruption, vous devrez y démontrer votre capacité à maîtriser la moto à l’arrêt, en vous déplaçant à allure lente (sans et avec passager) et à vive allure, en pratiquant d’abord un freinage, puis un évitement pour vous arrêter, le tout ponctué de plusieurs demi-tours serrés sur une piste de six mètres de largeur.
Le parcours de l’examen est balisé par 17 cônes orange et 5 cônes bleus :
quatre cônes bleus marquent le point d’arrêt à la sortie de l’évitement.
un cinquième cône bleu indique le lieu où le candidat doit marquer l’arrêt lors du demi-tour à allure lente sans passager.
Quant aux cônes orange, ils permettent d’indiquer la trajectoire que doit suivre le candidat pour réaliser son parcours.
J’insiste sur un point : ce parcours « tout en un » est effectué sans interruption, vous ne descendez pas de la moto, le moteur n’est pas coupé (sauf pour la première épreuve sans moteur, évidemment).
Par contre, ce parcours comprend plusieurs arrêts :
à la fin du parcours lent sans passager (plot bleu d’arrêt en milieu de demi-tour),
à la fin du freinage (ligne au sol pour la montée du passager),
à la fin du parcours lent avec passager (porte de plots pour la descente du passager),
à la fin de l’évitement (rectangle de plots bleus pour l’arrêt final).
Soit trois occasions en cours de parcours de vous arrêter pour respirer, vous détendre un peu et réfléchir à la suite.
Ces trois zones d’arrêt sont dites « neutralisées » (entourée en bleu dans les schémas ci-dessous), vous avez le droit de poser les deux pieds au sol et de rester à l’arrêt « un certain temps ».
Les consignes d’examen ne spécifient pas de minimum, ni de maximum pour les temps d’arrêt.
Evidemment, vous n’aurez pas plusieurs minutes, ni même plusieurs dizaines de secondes… Mais si besoin, vous pouvez vous « poser » cinq à dix secondes, l’inspecteur ne peut pas vous pénaliser pour ça.
Description : slalom, demi-tour autour d’un point fixe et, pour finir, une manœuvre d’arrêt, d’abord un freinage, puis un évitement.
Objectif : démontrer que vous maniez votre moto sans souci à allure normale, en maîtrisant son inclinaison et que vous êtes en mesure d’effectuer un freinage et d’éviter un obstacle inattendu sur lequel vous arrivez à 50 km/h (vitesse imposée).
L’évaluation repose sur un système de notation globale à trois niveaux symbolisés par une lettre :
note A : niveau bon ;
note B : niveau satisfaisant ;
note C : niveau insuffisant.
Pour valider votre examen, vous devez décrocher un A ou un B.
La note C aux deux essais entraîne l’ajournement du candidat.
Vidéo globale « officielle », réalisée par le service Communication de la Direction de la Sécurité Routière du ministère de l’Intérieur, qui décrit le parcours et la notation :
L’épreuve hors circulation s’effectue selon la chronologie suivante :
Vérification de l’identité et de l’équipement des candidats
Tirage au sort du parcours
Épreuves (par groupe de huit candidats maximum)
Transcription du résultat
L’ensemble de ces étapes est prévu pour durer moins de 30 minutes. Le temps est strictement compté !
A votre arrivée au centre d’examen, préparez votre permis de conduire (ou une pièce d’identité en cours de validité si vous n’avez pas encore de permis de conduire) : il est obligatoire, même pour le plateau.
A cette occasion, il peut vérifier l’équipement des candidats.
Un casque homologué et conforme à la réglementation est obligatoire, ainsi qu’une paire de gants de moto avec protections.
Il est obligatoire de porter une veste ou un blouson moto avec des manches longues, des chaussures montantes protectrices (ou bottes ou bottines), et un pantalon long.
Sur ce point, lire Réfléchir à son premier équipement motard.
L’inspecteur fait tirer au sort un parcours parmi les deux possibles et le met en place (ou le fait mettre en place par les formateurs, le plus souvent).
Les deux parcours se ressemblent, la physionomie d’ensemble est la même. Simplement, l’un se fait dans un sens (départ à droite, arrivée à gauche) et l’autre en sens inverse (en miroir).
La moto est vérifiée (en général, ça a été fait avant) et mise en place par le formateur qui accompagne l’examen.
Le candidat a le droit de demander à la repositionner.
Pour les épreuves pratiques, l’inspecteur ne peut plus effectuer une reconnaissance à pied du parcours avec le groupe de candidats.
Depuis 2013, ce n’était plus obligatoire et vu le peu de temps accordé, cette étape était généralement abandonnée.
Le texte officiel de 2020 prévoit explicitement que :
Aucune explication ou reconnaissance détaillées sur fiches du parcours n’est réalisée par l’expert.
Aucune démonstration n’est réalisée.
Dans la mesure où cette reco n’a pas lieu et où les consignes d’examen ne sont pas données oralement, il est essentiel pour chaque candidat de parfaitement connaître les parcours et les consignes, comme expliqué ci-dessous.
La première épreuve commence, avec le déplacement sans moteur.
la position de la motocyclette est située au départ de l’épreuve ;
le candidat doit, après avoir débéquillé (béquille latérale), pousser la moto en marche avant ;
lorsque la motocyclette a entièrement franchi la porte, il doit reculer selon le parcours défini par la fiche d’examen ;
il doit béquiller au point de départ (béquille latérale) ;
il doit déplacer sa moto en marchant à côté lors du parcours.
Sur cette épreuve, voir Savoir déplacer la moto sans moteur.
L’objectif de cette épreuve est de s’assurer que le candidat sait :
déplacer sa machine à allure réduite,
s’arrêter et démarrer en tournant,
maîtriser le gabarit de sa moto,
diriger sa vision,
adopter une bonne position sur la moto,
manipuler avec aisance l’embrayage, l’accélérateur, le guidon et les freins.
La plupart des candidats sont (plus ou moins) à l’aise sur cet exercice en formation, mais ne le sont plus du tout à l’examen !
En effet, ils se sentent observés, d’une part par l’inspecteur (qui fait juste son travail), d’autre part par les autres élèves et moniteurs de différentes écoles.
Il s’agit d’être vraiment TRÈS à l’aise à l’entraînement pour espérer se trouver à peu près convenable le jour de l’examen.
Sur la première partie du parcours à allure lente sans passager, il s’agit d’évoluer entre des cônes et des piquets qui forment des portes rapprochées.
Ce parcours est chronométré et doit être effectué en 16 secondes ou plus.
Le chronomètre est déclenché quand la roue arrière de la moto franchit la première porte A et arrêté quand la roue arrière franchit la porte B.
L’inspecteur n’a pas à vous présenter le chronomètre.
Vous n’avez pas le droit de réclamer à le voir. En général, votre formateur accompagnant est autorisé à le voir.
En l’absence de toute faute, un temps égal ou supérieur à 16 secondes donne une note A.
En 14 et 16 secondes, c’est une note B.
En 14 secondes ou moins, c’est la note C.
L’exercice doit entièrement se faire sur le premier rapport.
Vous avez le droit d’accélérer et de freiner. Le but est de rouler vraiment « au pas », à la vitesse de marche d’un piéton, de façon à démontrer votre capacité à actionner l’embrayage, en combinaison avec l’accélérateur et le frein arrière.
Le ralenti moteur n’est pas autorisé.
Pour les machines à boîte automatique (scooter ou moto à boîte auto), il n’y a pas de chronométrage sur cette partie de l’épreuve.
Attention à votre démarrage !
Vous partiez à l’arrêt au point de départ du parcours. A partir du moment où la roue avant de la moto franchit la première porte de plots et jusqu’à ce que la roue arrière l’ait à son tour franchie, c’est une « zone neutralisée ». Vous avez le droit de caler et de mettre un pied au sol. Vous avez le droit de vous arrêter et de repositionner la moto si vous êtes mal parti.
Mais gaffe ! Vous n’avez droit qu’à un seul « loupé » :
Pour ne pas allonger la durée de l’épreuve, le nombre d’essais accordés pour se repositionner est limité à un. Au-delà, le candidat ne se repositionne pas et le parcours doit être réalisé.
Vous n’avez pas le droit de vous arrêter, la moto doit rester en mouvement (avec les roues qui tournent, même très lentement).
Vous avez droit à une faute, ce qui vous vaudra un B.
Deux fautes et c’est le C, synonyme d’ajournement.
Une faute, c’est par exemple plus de deux (ou trois si vous avez réussi la première épreuve) pieds à terre, un plot déplacé, un piquet touché…
Il y a les fautes directes qui vous vaudront automatiquement un C : mettre moins de 14 secondes sur le parcours chronométré, maîtrise de l’embrayage non acquise, ne pas passer dans une porte, sortir du parcours, caler dans le parcours…
Pour aller plus loin, lire Conseils pour le lent sans passager.
La seconde partie du parcours à allure lente sans passager n’est pas chronométrée.
Mais vous devez rester sur le premier rapport.
A la sortie de la porte de plots B, vous ne devez pas marquer d’arrêt.
Vous pouvez accélérer légèrement en vous dirigeant vers le couloir d’évitement pour ensuite traverser la piste dans sa largeur et effectuer un demi-tour au cours duquel vous devez effectuer un arrêt-redémarrage.
Il s’agit du premier arrêt !
La roue avant doit être arrêtée à l’aplomb du plot qui marque le milieu de piste et est appelé « point 4 ».
De part et d’autre de ce plot central, une zone neutralisée de 50 cm permet de poser les pieds au sol.
J’insiste : si vous posez un pied au sol dans cette zone neutralisée, notamment lors du redémarrage, ce n’est pas comptabilisé dans les trois pieds auxquels vous avez droit sur l’ensemble du parcours.
Par contre, un pied au sol en dehors de la zone neutralisée compte, bien sûr.
Attention à ne pas caler à ce moment-là !
D’une part parce que caler avec le guidon braqué vous fait généralement chuter, mais aussi parce qu’en cas de calage à cet endroit (point 4), contrairement au point de départ (point 1), le candidat n’a pas le droit de se repositionner.
Après avoir redémarré, vous devez effectuer un premier demi-tour sur la largeur de la piste (sans franchir les lignes blanches).
Ce demi-tour à 240 degrés peut être « en cercle » (sans redresser le guidon) ou « en ellipse » (en redressant le guidon, puis en le braquant de nouveau).
En effet, vous avez le droit de repartir en arrière vers le début de piste dans la limite du premier plot du slalom rapide, celui qui se trouve à 17,50 mètres en amont, légèrement décalé par rapport au centre de la piste.
Le principal point de difficulté concerne l’arrêt-redémarrage avec guidon tourné, suivi d’un demi-tour.
Cette manœuvre représente souvent un risque de perte d’équilibre et est à travailler de façon approfondie pour les petits gabarits.
Prévoyez que certaines pistes d’examen peuvent se trouver en légère déclivité (pente ou dévers).
C’est souvent là que vous poserez un ou deux pieds au sol, ce qui est autorisé (dans la limite de deux ou trois pieds au sol sur l’ensemble du parcours).
Lire Conseils pour l’arrêt-démarrage en courbe et Conseils pour le demi-tour.
Point important : au cours du second essai, une note C sur cette épreuve à allure lente sans passager (que ce soit en première partie chronométrée ou en seconde partie non chronométrée) entraîne l’interruption de l’essai.
Vous n’aurez pas le droit de continuer sur les autres épreuves.
L’inspecteur vous arrêtera au point 4 et vous demandera soit de tenter un nouvel essai (si c’était votre premier), soit de remettre la moto au point de départ (si c’était le second).
Cette disposition est surtout destinée à faire gagner du temps à l’inspecteur sur la suite de l’examen.
On considère qu’un candidat qui n’est pas capable d’assurer un A ou un B sur cette première épreuve n’a pas à faire perdre du temps aux autres candidats (ni à l’inspecteur).
C’est aussi une façon d’insister sur l’importance du maniement à basse vitesse : vous n’aurez accès à la suite des épreuves que si vous prouvez votre maîtrise sur cette première épreuve.
Attention, ce point de réglementation n’est valable QUE POUR LE SECOND ESSAI !
Le passager doit se tenir des deux mains, le plus près possible du conducteur, les pieds sur les repose-pieds et les genoux serrés.
Toute autre attitude ne peut être acceptée.
Le passager ne doit pas communiquer avec le candidat en dehors des phases de montée et de descente de la motocyclette.
C’est souvent le formateur qui joue le rôle du passager.
En général, il aide discrètement à l’équilibre de l’ensemble, en appuyant sur les repose-pieds, en se penchant légèrement sur l’extérieur dans les virages et le demi-tour.
Si le formateur s’avère plutôt pénalisant (par exemple, en raison d’un embonpoint coupable), il est tout à fait autorisé de prendre n’importe quelle autre personne en passager : un autre candidat, une candidate (en général plus légère), la petite amie d’un candidat…
Le rôle du passager peut être assumé par toute personne présente sur le centre d’examen âgée d’au moins 18 ans, à l’exception de la catégorie A1 pour laquelle la personne doit être âgée d’au moins 16 ans.
Attention toutefois : mieux vaut un formateur, même un peu plus lourd, qui sait se placer et préserver l’équilibre de la moto, plutôt qu’un passager néophyte, certes plus léger mais qui ne saura pas rattraper la moto en cas de perte d’équilibre… voire qui provoquera une perte d’équilibre.
On a déjà vu des passagers néophytes provoquer la chute de la moto en essayant de monter dessus.
A l’issue de l’épreuve de freinage, le candidat doit marquer l’arrêt, avec un pied ou les deux pieds au sol, moto immobilisée, la moto pouvant chevaucher la ligne d’arrêt C6 (ou C5 en cas de piste mouillée), pour faire monter le passager.
Au moment où vous repartez avec passager, tant que la roue arrière de votre moto n’a pas encore passé la ligne C5 ou C4, c’est une « zone neutralisée ».
Caler au redémarrage (après avoir pris le passager) n’est pas éliminatoire.
Mais vous n’avez pas le droit de vous repositionner, de revenir en arrière.
Si vous calez une première fois, n’hésitez pas à bien mettre de l’accélération et à garder le point de patinage de l’embrayage pour redémarrer.
Surtout lorsque vous redémarrez avec passager, le surcroît de poids risque de provoquer un calage : mettez bien du gaz, mais pour démarrer tout doucement en contrôlant le lâcher d’embrayage.
A l’issue du parcours avec passager, l’arrêt doit impérativement se faire dans la zone prévue, pas avant, ni après.
Ce n’est qu’une fois la moto arrêtée que le candidat peut poser le(s) pied(s) au sol.
Sur les parcours de maniabilité à allure normale, dite « rapide », l’exercice n’est pas chronométré, mais les deux exercices d’arrêt (freinage, puis évitement) sont à pratiquer à une vitesse minimale imposée de 50 km/h.
Lors des deux demi-tours en bout de piste (un dans chaque sens), seuls sont considérés comme des erreurs le renversement du cône central et la sortie de terrain (franchissement des lignes blanches).
Vous avez le droit de poser un pied lors de chaque demi-tour, mais ils sont décomptés des trois pieds auxquels vous avez droit sur l’ensemble du parcours.
Le démarrage après avoir déposé le passager, au moment de vous élancer pour le slalom, jusqu’au franchissement par la bande de roulement du pneu arrière de la porte de plots, est une « zone neutralisée ».
Vous avez le droit de poser le pied au sol et de caler, mais pas de vous repositionner.
L’utilisation par l’inspecteur du radar cinémomètre doit respecter les principes suivants :
l’inspecteur doit impérativement se placer selon les prescriptions d’utilisation du radar afin d’être en mesure de relever précisément la vitesse au moment défini par la fiche d’examen ;
en cas de panne du radar en cours d’essai ou d’absence de mesures fiables, l’essai est annulé et il est procédé à un nouvel essai ;
en l’absence de radar opérationnel, les examens ne peuvent avoir lieu.
L’objectif de l’épreuve de freinage est de s’assurer que le candidat maîtrise sa machine lors d’un freinage à une allure d’au moins 50 km/ h, en sachant freiner sur une courte distance, sans chuter, tout en conservant l’équilibre, et où positionner son regard.
Pour le freinage, les consignes :
démarrer de l’extrémité de la piste, monter les trois premiers rapports de vitesse au minimum (sauf pour les véhicules équipés d’un changement de vitesse automatique) à l’aller ;
après avoir fait un demi-tour dans les limites de la piste, effectuer le retour en ligne droite, avoir engagé le troisième rapport de vitesse au minimum et avoir atteint la vitesse minimum de 50 km/ h ;
effectuer un freinage et immobiliser sa moto avant la ligne C5 si la piste est sèche, avant la ligne C4 si la piste est humide ;
effectuer le parcours fixé par la fiche d’examen ;
les deux roues doivent rester au sol pendant le freinage ;
Au retour, le troisième rapport de vitesse (minimum) doit être engagé au plus tard avant le début du freinage.
Dans le cas contraire, la notation B est attribuée (sauf pour les véhicules équipés d’un changement de vitesse automatique).
Au retour, la vitesse mesurée doit être égale ou supérieure à 50 km/h, sans marge technique pour les permis A2, avec une marge de 5 km/h pour les permis A1.
Une vitesse inférieure à 50 km/h donne une note C.
En cas de défaut de maîtrise du freinage (notamment si la roue arrière perd l’adhérence), la note donnée sera un B.
Un début de freinage avant la ligne C6 engendre un C pour non réalisation de l’exercice demandé.
La notation C n’est appliquée que lorsque le freinage d’urgence est déclenché sans ambiguïté possible avant la ligne C6.
En effet, il ne saurait être reproché au candidat (la vitesse de retour étant de 50 km/h pour un repère [ligne C6] mesurant 10 cm de large) une anticipation de quelques centimètres.
Afin d’éviter toute confusion, il est recommandé au candidat de ne pas poser les doigts sur le levier de frein avant la ligne C6.
Par contre, le candidat a le droit de décélérer (couper les gaz) pour ralentir s’il arrive vraiment trop vite, à condition bien sûr de toujours respecter le plancher de 50 km/h à la ligne C6.
Pour aller plus loin, lire Conseils pour le freinage.
Pour l’évitement, les consignes :
démarrer de l’extrémité de la piste, avoir monté les trois premiers rapports de vitesse à l’aller avant la ligne C6 ;
avoir atteint la vitesse minimum de 40 km/h à la ligne C7 (premier plot du slalom) pour le slalom à l’aller ;
après avoir fait un demi tour, effectuer le retour en ligne droite, avoir engagé le troisième rapport de vitesse au minimum et avoir atteint la vitesse minimum de 50 km/h (avec une marge de 5 km/h) ;
effectuer un évitement et aller immobiliser sa moto dans la zone d’arrêt délimitée par quatre plots de couleur bleue ;
obligatoirement effectuer le parcours fixé par la fiche d’examen ;
Pour les scooters, la sortie du couloir est légèrement élargie de la largeur d’une embase de plot, soit 20 cm.
Tout plot déplacé ou renversé dans le couloir ou le mur entraîne une note C.
Le non-respect de la vitesse minimale de 40 km/h à la ligne C7 à l’aller entraîne une note C.
Les motos A1 bénéficient d’une marge de 5 km/h (soit 35 km/h au radar).
Le non-respect de la vitesse minimale de 50 km/h à la ligne C6 au retour entraîne une note C.
Les motos A1 et A2 bénéficient d’une marge de 5 km/h (soit 45 km/h minimum au radar, pas au compteur).
S’il arrive trop vite, le candidat a le droit de décélérer et/ou de freiner avant la ligne C6 (entrée du couloir d’évitement), à condition bien sûr de toujours respecter le plancher de 45-50 km/h à la ligne C6.
Le candidat a le droit de couper les gaz dès la ligne C6 pour ralentir dans le couloir avant de pratiquer son évitement.
C’est l’entrée dans le couloir qui est mesurée à 45-50 km/h, et non l’évitement lui-même.
Pour aller plus loin, lire Conseils pour l’évitement.
L’arrêt final doit être impérativement effectué dans la zone d’arrêt en milieu de piste, délimitée par un rectangle de quatre plots de couleur bleue.
Aucun des pneumatiques (on regarde le point de contact au sol) ne doit sortir) de cette zone.
Cette zone est neutralisée, le candidat peut y poser les deux pieds au sol.
Il doit s’y arrêter complètement et attendre que l’inspecteur vienne le voir pour lui annoncer le résultat de l’essai.
C’est un point HYPER important !
Même si vous pensez avoir raté votre essai (que ce soit le premier ou le second), vous ne devez pas quitter la zone d’arrêt final.
Attendez que l’inspecteur vienne vous parler.
Ne prenez pas d’initiative…
Si ça se trouve, vous avez réussi. Peut-être que vous avez commis une erreur, mais qu’il ne l’a pas vue (ça arrive). Peut-être qu’il l’a vue, mais a décidé d’être sympa avec vous ce jour-là. Vous ne savez pas.
Alors ne bougez pas, ne dites rien et attendez !
Dans la zone d’arrêt final, arrêtez-vous complètement.
Vous pouvez laisser le moteur tourner.
Vous pouvez laisser une ou deux mains sur le guidon.
Vous pouvez ouvrir votre écran de casque pour respirer.
Vous pouvez laisser le 3e rapport engagé ou repasser au point mort ou repasser sur le premier rapport pour préparer le redémarrage.
Dans tous les cas, ne bougez pas de là, ne dites rien et attendez !
J’insiste : ne dites rien.
Ne commencez pas à vous excuser pour je ne sais quoi, ni à pleurer, ni à supplier, ni à engueuler tout le monde, ni à vous flageller, ni à taper sur la moto, ni à crier de joie…
Cela vous fait sans doute sourire là maintenant, mais j’ai vu tous ces comportements en examen.
Ne dites rien de rien. Vous pourrez laisser libre cours à vos émotions après, en dehors de la piste, quand vous aurez enlevé le casque.
Vidéo explicative de Fred, de MonPermisMoto.com (partenaire de ce site), qui présente le parcours à suivre et les consignes à respecter :
Résumé des consignes d’examen :
Vidéo de l’ensemble du parcours (hors déplacement sans moteur) :
La grille de notation de l’épreuve plateau :
Vidéo d’explication de la notation, toujours par Fred, de MonPermisMoto.com :
La piste doit mesurer au moins 130 mètres de long et 6 mètres de large.
L’aire de maniabilité doit présenter l’aspect d’un sol plat et horizontal, être asphaltée ou cimentée, ne pas comporter d’obstacle dangereux, en particulier aux extrémités et être exempte de gravillons susceptibles d’entraîner un dérapage.
En général, un des deux parcours prévus pour l’examen plateau est tiré au sort par un des premiers candidats convoqués de chaque demi-journée.
Les différentes épreuves doivent se dérouler sur la même motocyclette, à l’exception de l’exercice de déplacement sans l’aide du moteur qui pourra être réalisé sur une motocyclette différente, étant entendu que celle-ci est du même modèle que celle utilisée par le candidat pour la suite de l’épreuve.
Par contre, les candidats ne sont pas obligés d’utiliser tous la même machine. Vous pouvez demander au formateur accompagnateur d’amener deux motos à l’examen et utiliser l’une ou l’autre pour vos épreuves. Mais vous n’avez pas le droit de changer en cours d’épreuve, bien évidemment.
Si un réglage du ralenti de la motocyclette est nécessaire, il ne peut être effectué que par le candidat et à sa seule initiative durant l’essai.
Éventuellement, il peut être possible de s’échauffer sur la piste du centre d’examen, mais toujours en dehors des parcours mis en place. Et souvent hors de la zone des parcours, même s’ils ne sont pas encore mis en place.
Vous avez droit à deux essais pour réaliser l’ensemble du parcours.
Si vous avez réussi le parcours sans moteur, pas besoin de le refaire. Votre second essai commence directement avec le parcours à allure lente.
Je vous conseille de tâcher d’obtenir un A ou un B dès le premier essai.
Si vous échouez au premier essai, vous aurez une telle pression sur les épaules que vous augmentez considérablement les risques d’échouer à nouveau.
Au premier essai, allez-y « zen », pour ne courir aucun risque inutile.
Si vous devez passer un second essai, allez-y « franco », vous n’avez plus rien à perdre.
La réalisation d’un essai est terminée après le franchissement de la dernière porte, motocyclette arrêtée, candidat(e) pied(s) au sol.
Au cours d’un essai, le fait que le candidat ne poursuive pas l’exercice et revienne au point de départ, suite à une ou plusieurs erreurs (entraînant une notation C), ne signifie pas qu’il abandonne.
Chaque candidat a la faculté de terminer son parcours ou de revenir au point de départ.
Les éventuelles erreurs commises en zones neutralisées (entre deux essais) ne sont pas prises en compte lors de l’évaluation, à l’exception de la chute qui reste éliminatoire, quels qu’en soient l’endroit et la cause (exemples : chute provoquée par la montée ou descente du passager, perte d’équilibre à l’issue du freinage ou de l’évitement).
Une chute entraîne l’échec immédiat et l’interruption de l’examen.
La chute est définie par la moto couchée avec un point d’appui au sol autre que les pneumatiques.
La chute n’est prise en compte que lors de la réalisation d’un essai, pas entre deux essais.
Une chute de la moto entraîne la notation C et l’arrêt immédiat de l’examen.
L’image ci-dessous est disponible en très haute résolution.
N’hésitez pas à l’agrandir ou à la télécharger pour la détailler.
Pour la suite, lire :
491 comments for “L’examen du permis moto – Le plateau”
20 juin 2020 at 14:04
J’aimerais savoir si l’épreuve des fiches ce font toujours âpre avoir réaliser le parcourt avec la moto Merci .
25 juin 2020 at 22:15
L’examen plateau est devenu entièrement pratique. Il ne comporte plus aucune épreuve théorique à l’oral.
17 mai 2020 at 02:40
Est ce qu’il y a un parcours avec dimensions que je puisse utiliser pour la pratique ?
17 mai 2020 at 12:28
Voir en fin d’article, avant la toute dernière vidéo…
Sébastien GENEVIÈVE
17 mai 2020 at 22:12
Bonjour, bravo pour votre travail qui je pense permet d’y voir plus clair dans un texte legifrance pas toujours facile à appréhender Je n’ai pas malheureusement trouver, ou mal chercher la réponse à ma question. Je possède le permis A2 option 78 et souhaite le modifier en manuel, juste A2. Avant le 1er mars je devais selon mes informations repasser qu’une partie du plateau afin de montrer mes capacités à gérer un embrayage, savez-vous qu’en est-il depuis l’élaboration de ce plateau tout en 1 ? Merci d’avance pour votre aide.
18 mai 2020 at 11:43
Rien de changé sur ce point depuis 2013 : vous devrez passer une partie de l’examen hors circulation (plateau), avec seulement le parcours à allure lente en solo (la partie chronométrée et la suite jusqu’au premier arrêt) et l’évitement (slalom aller, demi-tour, retour, évitement, arrêt).
18 mai 2020 at 11:57
Quelle célérité merci beaucoup pour cette réponse car mon auto-école semblait vouloir me faire tout repasser… Encore merci
9 mars 2020 at 17:10
Je viens de lire l’arrêté dans sa version de mars 2020 et il y a deux points sur lesquels je serais heureux d’avoir tes éclaircissements si tu as un peu de temps:
1) l’arrêté mentionne qu’il faut utiliser conjointement embrayage et accélérateur pour franchir les trois portes du lent chronométré pour obtenir un A (passage reproduit à la fin de mon commentaire). Il me semblait à la lecture de tes billets sur l’allure lente que l’utilisation des gaz était facultative, quoique plus adaptée. Cela m’embête car mes formateurs insistent sur l’utilisation du seul patinage (la moto-école en fait une consigne de sécurité, considérant qu’un lâcher intempestif de l’embrayage avec les gaz transformerait la moto en projectile) et que je m’entraîne de cette façon (comme l’école a bonne réputation et de bons résultats, cela me paraissait judicieux de ne pas contester la consigne). Est-ce une nouvelle règle?
2) la grille de notation dans ton billet, que je n’ai pas retrouvée dans l’arrêté, mentionne que 2 B équivalent à un C, ce qui me paraît extraordinairement rigoureux, surtout combiné à la règle précédente: une porte passée sans toucher à l’accélérateur et, par exemple, commencer le slalom en seconde suffiraient à échouer? Dans l’ancienne formule je crois que 3 B et 2A permettaient d’avoir son plateau.
* « Maîtrise de l’embrayage acquise : utilisation combinée accélérateur et embrayage (éventuellement frein [s]) lors du franchissement des 3 portes : notation A (en l’absence d’autre [s] erreur [s]). /
Une utilisation combinée accélérateur et embrayage implique que le conducteur associe la manipulation des deux commandes conjointement. »
9 mars 2020 at 20:25
1. L’arrêté fixe les consignes d’examen, mais l’inspecteur reste libre de mener l’examen comme bon lui semble.
L’utilisation des commandes d’accélérateur et d’embrayage est requis SI ET SEULEMENT SI l’inspecteur choisit de ne pas chronométrer le parcours à allure lente sans passager… ce qui n’arrive quasiment jamais.
S’il y a usage d’un chronomètre, seul le résultat compte, pas la manière.
Je comprends la consigne de sécurité édictée par ton école, mais pour moi, elle n’est valable que pour des élèves débutants.
A partir d’un certain niveau, si les formateurs font leur boulot correctement, il est tout à fait possible d’enseigner le point de patinage avec gaz, sans aucun risque de lâcher d’embrayage intempestif.
Dans tous les cas, le régime moteur appliqué reste modéré (entre 2.000 et 4.000 tours/minute), donc même en cas de lâcher de levier involontaire, la moto ne va pas s’envoler !
Je travaille avec une grosse école moto bordelaise qui applique cette technique depuis 2013, avec 600 à 800 élèves par an, donc plusieurs milliers d’élèves formés avec cette technique et il n’y a eu AUCUN accident lié à cette technique. Il s’est produit des accidents en leçon sur d’autres parties du parcours, avec d’autres techniques, mais pas celle-là.
A mon sens, cette « consigne de sécurité » est un prétexte pour masquer un aveu de méconnaissance du sujet. Mais ce n’est que mon opinion.
2. La grille de notation n’est pas si sévère puisqu’elle autorise d’entrée de jeu trois pieds au sol, faute la plus souvent commise.
Commencer le slalom lent en 2e ? Il faudrait être complètement stupide puisque la moto est mise en place sur le point de départ avec la boîte au point mort.
Et je viens d’expliquer que l’usage de l’accélérateur n’est pas obligatoire à cause de l’usage généralisé du chronomètre.
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