Source: https://justice.public.lu/fr/actualites/2020/07/communique-parquet-luxbg-bianka-bisdorff.html
Timestamp: 2020-08-05 08:51:37+00:00
Document Index: 106445944

Matched Legal Cases: ['art. 371', 'art. 396', 'art. 394', 'art. 393', 'art. 401', 'art. 354']

Communiqué de presse du parquet de Luxembourg dans le cadre de l’affaire « Bianka Bisdorff » — La Justice // Luxembourg
Communiqué de presse du parquet de Luxembourg dans le cadre de l’affaire « Bianka Bisdorff »
Par réquisitoire du 2 juillet 2015, le parquet de Luxembourg avait ouvert une information judiciaire pour cause de disparition inquiétante du bébé Bianka Bisdorff, née le 6 juin 2015, en raison de l’impossibilité pour la police grand-ducale (SREC Esch/Alzette – section protection de la jeunesse), chargée de la recherche de la mineure en vue de l’exécution d’une mesure de garde provisoire prise par le juge de la jeunesse, de localiser l’enfant.
Le 3 juillet 2015, le parquet avait requis l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de la mère de l’enfant disparu, du chef de l’infraction de non-représentation d’enfant (art. 371-1 du code pénal), suite à l’arrestation de cette dernière sur son ordre en raison du refus de la mère de remettre l’enfant aux autorités, voire de donner des indications à la police sur le lieu de séjour du bébé.
L’information judiciaire a été étendue en date du 9 juillet 2015 à des faits qualifiés d’infanticide (art. 396 du code pénal), d’assassinat (art. 394 du code pénal), de meurtre (art. 393 du code pénal), de violations ou privations envers un enfant en-dessous de 14 ans (art. 401bis du code pénal) et de délaissement d’enfant (art. 354 et suivants du code pénal).
L’enquête avait permis de relever que la dernière date à laquelle Bianka avait été vue était le 15 juin 2015 près des étangs à Pétange-Linger. Malgré de très nombreux actes d’instruction et des recherches intensives pendant les mois, voire les années suivantes (notamment le vidange des étangs), et jusqu’à ce jour, aucune trace du bébé disparu n’a été découverte.
L’instruction judiciaire a été clôturée fin 2019.
Après analyse approfondie du dossier, le parquet entend saisir la chambre du conseil d’un réquisitoire en vue d’un renvoi de la mère de l’enfant devant une chambre criminelle du même siège.