Source: http://anthisnes.be/reglements_communaux.php?id_reglement=5
Timestamp: 2018-07-22 01:08:39+00:00
Document Index: 198291828

Matched Legal Cases: ["l'article 133", "l'article 68", '§ 2', '§1', '§2', '§3', '§4', '§5', "l'article 36", '§ 1', '§ 2', '§ 3']

Commune d'Anthisnes - Règlement communal sur les funérailles et sépultures
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5. Règlement communal sur les funérailles et sépultures - Modification.-
Vu la nouvelle Loi communale, notamment l'article 133 alinéa 2 ;
Vu le code de la démocratie locale et de la décentralisation, notamment les articles L1122-30, L1122-32 et L1232-1 à L1232-32 ;
Vu l’arrêté du Gouvernement wallon du 29 octobre 2009 portant exécution du décret du 6 mars 2009 modifiant le chapitre II du titre III du livre II de la première partie du Code de la démocratie locale et de la Décentralisation ;
Vu la circulaire ministérielle du 23 novembre 2009 relative aux funérailles et sépultures ;
Vu le décret du 16 novembre 2017 relatif à la communication en matière de renouvellement et d'abandon de sépultures ;
Vu le règlement général de police de la zone du Condroz ;
Considérant notamment que les cimetières communaux sont soumis à l’autorité, à la police et à la surveillance des autorités communales, qui veillent à ce qu’aucun désordre ni acte contraire au respect dû à la mémoire des morts ne s’y commettent et à ce qu’aucune exhumation n’ait lieu sans autorisation du Bourgmestre ;
Revu ses délibérations des 23 décembre 2010 et 17 avril 2014 par laquelle il arrête puis modifie le règlement communal sur les funérailles et sépultures ;
Considérant les suggestions formulées par le service du patrimoine funéraire du Service Public de Wallonie ;
Entendu M. Marc Tarabella, en son rapport et sa présentation, ainsi que MM. Christian Fagnant, René Harray et Francis Hourant, en leurs interventions et précisions ;
Entendu Mme Françoise Tricnont-Keysers, conseillère, au nom du groupe MR-IC, demandant à ce que l'article 68 du règlement ne soit pas modifié (maintien de la stèle mémorielle sur chaque ossuaire indiquant les noms de famille des défunts) ; qu'après échange de vues, il s'indique de retenir cette proposition, tout en complétant cet article par les termes "s'ils sont connus des services communaux." ;
Sur proposition du Collège Communal, par ces motifs et après en avoir délibéré,
DE MODIFIER et d’ADOPTER comme suit le règlement communal sur les funérailles et sépultures amendé et coordonné :
Inhumation : placement en terrain concédé ou non-concédé d’un cercueil contenant les restes mortels ou d’urne cinéraire soit dans la terre, soit dans un caveau, soit dans un caveau cinéraire, soit dans une cellule de columbarium ;
Exhumation : retrait d’un cercueil ou d’une urne cinéraire de sa sépulture ;
Sépulture : emplacement qui a vocation à accueillir la dépouille mortelle pour la durée prévue par ou en vertu du présent décret ;
Mode de sépulture : manière dont la dépouille mortelle est détruite notamment par décomposition naturelle ou crémation ;
Personne intéressée : le titulaire de la concession, ses ayants-droits ou bénéficiaires mais aussi toutes personnes non apparentées, administrations, associations concernées par un monument ayant une valeur historique ou artistique ;
Personne qualifiée pour pourvoir aux funérailles : personne désignée par le défunt par voie de testament ou, à défaut, un de ses ayants droit ou, à défaut, la personne qui durant la dernière période de la vie du défunt a entretenu avec celui-ci les liens d’affection les plus étroits et fréquents de sorte qu’elle puisse connaître ses dernières volontés quant à son mode de sépulture ;
Caveau : ouvrage destiné à contenir un ou plusieurs cercueils, une ou plusieurs urnes cinéraires ;
Caveau cinéraire : ouvrage destiné à ne contenir qu’une ou plusieurs urnes ;
Parcelle des étoiles : partie de cimetière aménagée pour les fœtus nés sans vie entre le 106e et le 180e jour de grossesse et les enfants
Ayant droit : le conjoint ou le cohabitant légale ou, à défaut les parents ou alliés au premier degré ou, à défaut, les parents ou alliés au deuxième degré ou, à défaut les parents jusqu’au cinquième degré
Indigent : personne sans ressources ou disposant de ressources insuffisantes pour couvrir ses besoins élémentaires, en référence à la loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l’intégration sociale ;
État d’abandon : défaut d’entretien d’une sépulture, qui de façon permanente est malpropre, envahie par la végétation, délabrée, effondrée, en ruine ou dépourvue des signes indicatifs de sépulture exigés par le règlement adopté par le gestionnaire public ;
Code : Code de la démocratie locale et de la décentralisation.
CHAPITRE II : LES CIMETIERES COMMUNAUX - GENERALITES
Les cimetières communaux sont soumis à l’autorité, à la police et à la surveillance des autorités communales. Ils sont également soumis à l’application du présent règlement.
Sauf dérogation du Bourgmestre, les cimetières de l’entité sont accessibles au public du lever au coucher du soleil. Ils sont situés :
à Anthisnes, rue Saint-Roch;
à Hody, Grand Route de Liège;
à Vien-Anthisnes, Les Floxhes;
à Villers-aux-Tours, rue Saint-Donat;
à Tavier, Place de l'Eglise ;
à Xhos-Tavier,
Chacun des cimetières communaux dispose d’une parcelle d’inhumation des urnes cinéraires, d’une parcelle de dispersion, d’un columbarium et d’un ossuaire
Un cimetière communal, pour l’ensemble des cimetières communaux, dispose d’une parcelle des étoiles, à savoir celui de Villers-aux-Tours.
L’exécution du creusement des fosses, des inhumations et des exhumations des corps ou des urnes, de la dispersion des cendres, des transferts des corps au départ des caveaux d’attente, du remblayage des fosses et de la pose des plaquettes commémoratives visées à l’article 18 est strictement réservée au personnel désigné à cet effet par l’autorité communale.
Ce personnel a pour mission de s’assurer que les travaux effectués pour le compte de particuliers ont été préalablement autorisés et sont couverts par une autorisation écrite du bourgmestre. Il veille à ce qu’à aucun moment, des matériaux ou signes indicatifs de sépulture ne soient introduits dans l’enceinte du cimetière ou sortis de ce dernier, sans autorisation écrite préalable. Il exerce toutes les missions requises pour le bon fonctionnement du service et fait rapport sur toutes les anomalies ou manquements constatés.
Pendant toute la durée du service, les membres du personnel doivent avoir un comportement et une tenue décents. Sous peine de l’application de dispositions prévues en matière de sanctions disciplinaires, il leur est formellement interdit de s’immiscer directement ou indirectement dans toutes opérations commerciales ayant un rapport quelconque avec le service des inhumations.
CHAPITRE III : POLICE DES CIMETIERES
Dans les cimetières, sont interdits tous les actes de nature à troubler l’ordre et le respect dus à la mémoire des morts.
L’entrée du cimetière est interdite à tout véhicule, y compris les vélos, exceptés :
les véhicules des entrepreneurs, avec l’autorisation écrite du Bourgmestre ou de son délégué(dans le véhicule) ;
les véhicules transportant des personnes à mobilité réduite.
La circulation et le stationnement d’un véhicule privé à l’intérieur du cimetière n’engagent en aucune manière la responsabilité de l’administration communale. Les conducteurs sont seuls responsables de tous les dégâts, quels qu’ils soient, qu’ils pourraient occasionner.
Ces interdictions ne sont pas applicables aux autorités communales, aux personnes qu’elles commissionnent ainsi que, dans le cadre de leur mission, aux membres des services de police, de sécurité et d’hygiène, du gestionnaire de tutelle administrative et du personnel communal préposé aux cimetières, funérailles et sépultures.
aux enfants de moins de 12 ans non accompagnés d’une personne adulte ;
aux personnes en état d’ivresse ;
aux personnes accompagnées d’animaux, sauf s’il s’agit de chiens servant de guide à des personnes à mobilité réduite.
Dans les cimetières de la commune, les dimanches et les jours fériés légaux, ainsi qu’à partir de l’avant-dernier jour ouvrable du mois d’octobre jusqu’au 2 novembre inclus, ainsi que durant la période qui sépare le dimanche des rameaux du jour de Pâques, les travaux suivants sont interdits, sauf autorisation écrite du bourgmestre ou de son délégué :
le terrassement, la construction ou le parachèvement des caveaux ;
le placement de monuments, de signes indicatifs et de pierres sépulcrales ;
la plantation ou la coupe d’arbres ou d’arbustes ;
la peinture des ornements et des sépultures.
De plus, à partir de l’avant-dernier jour ouvrable du mois d’octobre jusqu’au 2 novembre inclus, tous travaux d’entretien des signes indicatifs de sépulture sont interdits.
De même, durant cette période, il est défendu de circuler dans les allées avec des camions ou des véhicules lourds.
Aucune épitaphe ou autre inscription sur les monuments funéraires ne pourra être contraire aux bonnes mœurs, à la décence, à la morale ou à la sécurité publique.
Toute inscription en langue étrangère sera traduite en français, le cas échéant par un traducteur juré si le bourgmestre le demande ; la traduction, dont le coût est à la charge du demandeur, sera transmise au service inhumation de la commune.
La commune n’est pas responsable des vols ou des dégradations qui sont commis par des tiers dans les cimetières.
CHAPITRE IV : FUNERAILLES
Toute personne peut, de son vivant, informer de son plein gré et par écrit l’Officier de l’état civil de sa commune de ses dernières volontés. L’acte de dernière volonté peut concerner le mode de sépulture, la destination des cendres après la crémation, le rite confessionnel ou non confessionnel pour les obsèques ainsi que la mention de l’existence d’un contrat obsèques, dans les limites, conditions et modalités définies par la Loi.
L’Administration communale décide, en accord avec la famille et/ou l’entrepreneur des pompes funèbres, de toutes les modalités relatives aux funérailles.
L’Administration fixe le jour et l’heure des funérailles en conciliant les nécessités du service des inhumations et les désirs de la famille.
Les corps sont inhumés, soit :
en pleine terre, en terrain concédé ou non ;
en caveau.
Les cendres des corps incinérés peuvent être recueillies dans des urnes qui sont inhumées, soit :
en caveau cinéraire ;
placées dans un columbarium.
Les cendres des corps incinérés peuvent être dispersées sur les aires prévues à cet effet.
Les fœtus nés sans vie dont la naissance a eu lieu entre le 106ème et le 180ème jour de grossesse, peuvent, à la demande des parents, soit être inhumés dans la parcelle des étoiles, soit être incinérés. En cas d’incinération, les cendres sont dispersées sur la parcelle des étoiles. Le transport des fœtus vers le lieu d’inhumation ou de dispersion se fait de manière décente.
Sauf octroi d’une concession, l’inhumation, la dispersion des cendres et la mise en columbarium est gratuite pour les indigents, les personnes inscrites dans le registre de la population, le registre des étrangers ou le registre d’attente de la commune.
Les aires de dispersion des cendres ne sont pas accessibles au public, en ce sens qu'il est interdit d’y circuler et d’y déposer un quelconque objet. Des espaces sont prévus à proximité pour le dépôt des fleurs et des marques d’attention.
A la demande du défunt ou de la personne qualifiée pour pourvoir aux funérailles, les nom et prénom du défunt ainsi que les dates de naissance et de décès ou toute autre inscription de taille identique dans le cas des fœtus nés sans vie dont la naissance a eu lieu entre le 106ème et le 180ème jour de grossesse sont inscrits sur la stèle mémorielle placée à l’entrée de l'aire de dispersion des cendres ou de la parcelle des étoiles. L’inscription est réalisée obligatoirement au moyen de la plaquette commémorative fournie par la commune. Le prix de la fourniture et de la pose de la plaquette commémorative est fixé par un règlement-redevance.
Les inhumations sont faites à la suite l’une de l’autre, sans distinction de culte, ni de croyance philosophique ou religieuse aux endroits réservés à cet effet par les plans des cimetières et suivant les instructions éventuelles du Bourgmestre, de l’Officier de l’Etat civil et/ou du service des sépultures. Lors de la cérémonie d’inhumation, les restes mortels sont déposés à leur emplacement définitif, sauf impossibilité matérielle constatée.
Une sépulture non concédée est conservée pendant au moins cinq ans.
Au moins treize mois avant le terme du délai visé à l’alinéa précédent, le bourgmestre ou son délégué ou dresse un acte de décision d’enlèvement. Une copie de l’acte est envoyée par voie postale et par voie électronique à la personne visée à l’article L1232-7, § 2, alinéa 2. A défaut de réponse de celle-ci dans le mois, une copie de l’acte est affichée pendant un an au moins sur le lieu de la sépulture non concédée et à l’entrée du cimetière. La copie de l’acte mentionne que le renouvellement d’un emplacement non concédé est strictement interdit.
La sépulture non concédée ne peut être enlevée qu’au terme de ce délai.
Sont conservés au registre des concessions : l’envoi de la copie de l’acte ainsi que la réponse ou l’absence de réponse du titulaire de la concession ou, s’il est décédé, de ses ayants droits.
CHAPITRE V : CONCESSIONS
Toute demande de concession doit être adressée au Collège communal au moyen du formulaire disponible à l’Administration communale.
Le Conseil communal délègue au Collège communal le pouvoir d’accorder et de renouveler les concessions. Celles-ci peuvent porter sur :
une parcelle en pleine terre ;
une parcelle avec caveau ;
une parcelle avec caveau cinéraire ;
une ancienne sépulture à laquelle il a été mis fin conformément aux articles L1232-8 ou L1232-12 du Code et qui, au terme du délai d’affichage, a fait l’objet d’un assainissement par le gestionnaire communal;
une cellule de columbarium.
Le titulaire de la concession dispose du droit exclusif de dresser et de modifier, de son vivant ou par dispositions écrites ou testamentaires, la liste des bénéficiaires de la concession. Cette liste est communiquée à l’administration communale pour figurer au registre des cimetières.
Après le décès du titulaire de la concession, l’affectation des places non désignées ou des places désignées devenues libres peut être décidée d’un commun accord entre les bénéficiaires ou à défaut d’accord, par les ayants droit du titulaire.
§1. A défaut de liste de bénéficiaires, une même concession ne peut servir qu’à son titulaire, son conjoint, son cohabitant légal et ses parents ou alliés jusqu’au 4ème degré, par ordre chronologique de décès.
§2. Une même concession peut également servir :
aux membres d’une ou de plusieurs communautés religieuses ;
aux personnes qui expriment chacune leur volonté auprès de l’Administration communale.
§3. Pour les personnes qui au moment du décès de l’une d’elles constituaient un ménage de fait, une concession peut être demandée par le survivant.
§4. Une demande de concession peut être introduite au bénéfice de tiers.
§5. Les concessions sont incessibles, unes et indivisibles.
Il est strictement interdit de modifier l’état d’une concession, de transformer une concession en pleine terre en une concession en caveau, d’agrandir ou d’approfondir une concession.
Les ayants droit des défunts reposant dans la sépulture concédée en caveau peuvent faire rassembler dans un même cercueil les restes de plusieurs corps inhumés depuis plus de trente ans.
Ils peuvent également faire rassembler les cendres inhumées depuis plus de dix ans.
L’opération de rassemblement des restes ou des cendres, qui sera exécutée uniquement par une entreprise privée sollicitée par les ayants droit, est considérée comme une exhumation et soumise à autorisation du Bourgmestre. A ce titre, les dispositions du chapitre VIII lui sont applicables, y compris celles prévues en matière de redevance communale.
L’autorisation préalable du Bourgmestre est requise et transcrite au registre des cimetières.
L’octroi d’une concession ne confère aucun droit de propriété sur le terrain concédé mais uniquement un droit de jouissance et d’usage avec affectation spéciale et nominative. En accordant une concession de sépulture, l’autorité communale ne procède ni à un louage, ni à une vente. Les concessions de sépultures sont incessibles.
Les prix des différentes concessions et de leur renouvellement sont fixés par un règlement redevance.
La concession ainsi que son renouvellement sont accordés pour une durée de trente ans prenant cours à la date de la décision du Collège communal accordant ladite concession ou la renouvelant en vertu des articles 32 et 34 du présent règlement.
Au moins treize mois avant le terme de la concession ou de son renouvellement, le bourgmestre ou son délégué dresse un acte rappelant qu’une demande de renouvellement doit lui être adressée avant la date qu’il fixe.
Une copie de l’acte est envoyée par voie postale et par voie électronique au titulaire de la concession ou, s’il est décédé, à ses ayants droit.
A défaut de réponse dans le mois du titulaire de la concession ou, s’il est décédé, de ses ayants droit, une copie de l’acte est affichée pendant un an au moins sur le lieu de sépulture et à l’entrée du cimetière.
Sont conservés au registre des concessions : l’envoi de la copie de l’acte ainsi que la réponse ou l’absence de réponse du titulaire de la concession ou, s’il est décédé, de ses ayants droit.
Sur demande introduite par toute personne intéressée avant l’expiration de la période fixée, des renouvellements successifs peuvent être accordés.
Le renouvellement peut être refusé si la personne intéressée ne présente pas les garanties financières suffisantes pour l’entretien de la concession ou si l’état d’abandon a été constaté au moment de la demande de renouvellement et qu’à l’expiration du délai fixé, la sépulture n’a pas été remise en état.
Au cas où aucun renouvellement n’est demandé entre la date de la dernière inhumation dans la concession et l’expiration de la période pour laquelle celle-ci a été consentie, la sépulture est maintenue pendant un délai de cinq ans prenant cours à la date du dernier décès si celui-ci est intervenu moins de cinq ans avant la date d’expiration de la concession.
Le renouvellement d’une concession n’ouvre comme tel, pour le demandeur de renouvellement, aucun droit d’inhumation dans ladite concession.
Les concessions à perpétuité accordées avant l’entrée en vigueur de la loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et sépultures arrivent à échéance et reviennent au gestionnaire public qui peut à nouveau en disposer, après qu’un acte du bourgmestre ou de son délégué ou de l’organe compétent de la régie communale autonome ou de l’intercommunale ait été affiché pendant un an au moins sur le lieu de la sépulture et à l’entrée du cimetière, et sans préjudice d’une demande de renouvellement qui doit lui être adressée avant le terme de l’affichage. Une copie de l’acte est envoyée au titulaire de la concession ou, s’il est décédé, à ses ayants droit.
A la demande du concessionnaire, ou à défaut de son conjoint, ou à défaut de ses parents ou alliés au premier degré, le Collège communal peut décider de reprendre, avant son terme, une sépulture concédée, demeurée inoccupée ou devenue inoccupée suite au transfert des restes mortels. Sans préjudice de l'article 36 du présent règlement, la reprise avant terme d’une concession ne peut jamais être accordée si des dépouilles y reposent.
Le dédommagement accordé est calculé sur le prix d’achat au prorata du nombre d’années entières restantes avant la fin de la période fixée.
Le Collège communal informe les intéressés du délai pendant lequel ils peuvent enlever les signes indicatifs de sépulture.
A l’expiration de ce délai ou de la prorogation décidée par le Collège communal, la commune devient propriétaire des matériaux, signes indicatifs et constructions souterraines.
La responsabilité de l’entretien des tombes sur terrain concédé incombe aux intéressés à savoir le titulaire, le(s) bénéficiaire(s) ou leurs ayants droit.
Le défaut d’entretien, qui constitue l’état d’abandon, est établi lorsque d’une façon permanente la tombe est malpropre, envahie par la végétation, délabrée, effondrée ou en ruine.
L’entretien des sépultures sur terrain concédé incombe à toute personne intéressée visée à l’article L1232-1, 9.
L’état d’abandon est constaté par un acte du bourgmestre ou de son délégué. Une copie de l’acte est envoyée par voie électronique au titulaire de la concession ou, s’il est décédé, à ses ayants droit. A défaut de réponse dans le mois du titulaire de la concession ou, s’il est décédé, de ses ayants droit, une copie de l’acte est affichée pendant un an sur le lieu de sépulture et à l’entrée du cimetière.
À défaut de remise en état à l’expiration de ce délai, la sépulture revient au gestionnaire public qui peut à nouveau en disposer.
§ 1. Lorsque de nouveaux emplacements destinés aux inhumations ou aux dispersions ont été aménagés, le Conseil communal fixe la date à partir de laquelle cesseront les inhumations et dispersions dans les anciens cimetières.
Les anciens cimetières ou parties de cimetière restent dans l’état où ils se trouvent sans qu’il puisse en être fait un usage quelconque pendant cinq ans au moins.
La décision de cessation des inhumations et dispersions est affichée à l’entrée du cimetière et, le cas échéant, à proximité de la partie jusque sa fermeture définitive.
Une parcelle de même superficie que celle qui était concédée est réservée dans le nouveau cimetière, sur demande introduite par toute personne intéressée avant la date visée à l’alinéa 1er, à la condition que la concession comporte encore au moins un emplacement inoccupé.
§ 2. A l’expiration du délai fixé au paragraphe 1er, le conseil communal prend une délibération décidant la réaffectation des terrains des anciens cimetières ou parties de cimetière. Cette délibération est soumise aux dispositions de l’article L1232-3.
§ 3. A défaut de décision fixant une date de cessation des inhumations, le conseil communal peut également décider la réaffectation d’un ancien cimetière ou parties de cimetière s’il s’est écoulé cinq ans au moins depuis la dernière inhumation dans ceux-ci, l’inscription au registre du cimetière faisant foi.
Dans le cas visé à l’alinéa 1er, la délibération du conseil communal ordonnant la réaffectation du cimetière ou des parties de cimetière ne peut sortir ses effets qu’un an après qu’elle a été prise et pour autant qu’une copie de la délibération a été affichée pendant un an à l’entrée du cimetière et à proximité de la partie.
Les dispositions du paragraphe 2 sont également d’application.
L’emplacement délimité pour recevoir les restes mortels non incinérés d’une personne peut être occupé par les restes mortels incinérés de maximum deux personnes (2 urnes). Les urnes surnuméraires peuvent être acceptées moyennant l’acquittement du montant de la redevance communale spécifique.
Chaque cellule de columbarium ne peut contenir qu’une, deux ou quatre urnes, selon la capacité de chaque columbarium existant.
Chaque caveau cinéraire ne peut contenir qu’une à quatre urnes.
Au cours de la concession, l’ouverture et la fermeture des columbariums, le dépôt et le retrait des urnes ne peuvent être effectués que par le personnel communal préposé aux cimetières, funérailles et sépultures et après autorisation délivrée par le Bourgmestre.
En fin de concession d'une cellule de columbarium ou d'un caveau cinéraire, sauf renouvellement, les cendres sont épandues sur l’aire de dispersion avec respect et dignité et le nom de famille des défunts est inscrit sur l’ossuaire. Les urnes ayant contenu les cendres des défunts sont tenues à la disposition des familles pendant trois mois et ensuite détruites si elles n’ont pas été réclamées.
CHAPITRE VI : CAVEAUX D’ATTENTE
Les cimetières communaux disposent de caveaux d’attente.
Le caveau d’attente est destiné à recevoir provisoirement :
Les restes mortels en attente d’inhumation dans une concession qui doit être acquise dans le délai d’un mois ;
Les restes mortels exhumés et en attente de réinhumation dans une concession. Dans ce cas, toutes les mesures d’hygiène prescrites par les dispositions légales et par le service des sépultures seront strictement observées par l’entrepreneur et les familles, aux frais de celles-ci ;
Les restes mortels en transit, à destination d’autres communes ou de l’étranger.
Le prix de la location d’un caveau d’attente est fixé par un règlement-redevance.
Si, en raison de conditions météorologiques ou d’autres cas de force majeure admis par le Bourgmestre, il n’est pas possible de procéder aux inhumations, les corps pourront provisoirement être placés dans le caveau d’attente, sans que les familles soient tenues d’acquitter la redevance prévue.
La présence d’un défunt en caveau d’attente ne peut dépasser trois mois sauf autorisation du Bourgmestre ou de son délégué.
A l’issue de ce délai, le service des sépultures fait procéder à l’inhumation d’office, dans une parcelle par lui désignée et à un moment de son choix, après que le cercueil ait été rendu, le cas échéant, conforme aux dispositions du présent règlement, aux frais de la famille.
CHAPITRE VII : AMENAGEMENT ET ENTRETIEN DES SEPULTURES
La construction des caveaux, la réalisation et le placement des monuments, de pierres sépulcrales et signes indicatifs de sépulture sont à charge des familles qui pourront faire appel à l’entrepreneur de leur choix qui devront être munis d’une autorisation écrite du bourgmestre (dans le véhicule). Il en va de même des inscriptions à placer sur les monuments ou les plaques de fermeture des columbariums ou caveaux cinéraires. Les signes indicatifs de sépulture doivent subsister durant tout le temps de la sépulture.
Toutefois, le prix de construction des caveaux est inclus dans le tarif appliqué pour l'octroi des concessions, si le cimetière communal comporte des caveaux construits par la Commune.
Pour les columbariums et caveaux cinéraires, une fois l’emplacement attribué, le concessionnaire fera placer, dans les six mois, une plaque indicative sur la dalle de scellement de la cellule.
Tout particulier peut faire remplacer la dalle de scellement de la cellule de son parent ou de son ami par une pierre sépulcrale. Les dispositions suivantes doivent être respectées :
Aucun débord provisoire ou définitif de la pierre sépulcrale, ni par rapport à l’alignement général des allées ni par rapport au sol, dans le cas des caveaux cinéraires, n’est autorisé ;
La pierre sépulcrale doit être de teinte sobre ;
Tout autre signe indicatif de sépulture (chandelles à LED, etc.) est prohibé ;
L’épaisseur de la pierre sépulcrale des caveaux cinéraires est de 4cm ;
Les plantations sont strictement interdites ;
Les photos porcelaine sur les cellules de columbarium ne dépasseront pas 35 cm² ;
Les objets collés sur la cellule de columbarium ne pourront pas dépasser la plaque de scellement.
Excepté sur les emplacements non concédés, tout particulier peut faire placer sur la fosse de son parent ou de son ami une pierre sépulcrale ou un autre signe indicatif de sépulture. Les dispositions suivantes doivent être respectées :
Aucun débord provisoire ou définitif, des monuments funéraires ou cinéraires, par rapport à l’alignement général des allées n’est autorisé ;
La hauteur maximum de tout édifice hors sol, ne doit pas être supérieure aux deux tiers de la longueur de la concession ;
Les matériaux utilisés doivent être de teinte sobre ;
Les concessionnaires ne peuvent établir leurs constructions et plantations au-delà des limites du terrain concédé ;
La pose de clôtures est strictement interdite ;
Les plantations sont strictement limitées aux plantes ornementales réalisées, sans aucune exception, dans les limites des terrains concédés. Leur hauteur ne pourra être supérieure à 50cm. Toutes autres plantations (arbre, arbuste, hautes tiges, basses tiges, etc.) sont interdites ;
Les monuments, croix et autres signes indicatifs similaires placés en élévation doivent être suffisamment établis dans le sol et avoir une base convenable pour ne pas subir d’inclinaison.
En cas de non-respect de ces dispositions, l’Administration pourra procéder au démontage d’office.
Les concessions en pleine terre doivent être délimitées, par les soins de la famille, au moyen de bordures et être pourvu d'un signe indicatif de sépultures.
Le placement de monument sur les concessions en pleine terre ne pourra se faire qu’après un délai minimum de six mois après une inhumation.
Aucune occupation de terrain, permanente ou provisoire, n'est admise en dehors des limites du terrain concédé, ni pour des plantations, ni pour des seuils, ni pour des vases ou jardinières, ni pour tout autre objet ou signe indicatif de sépulture.
Pour les sépultures non concédées, sauf volonté contraire du défunt ou opposition de ses proches, toute personne a le droit de faire placer, sur la tombe de son parent ou de son ami, un signe indicatif de sépulture dans le respect des dispositions prévues à l’article 48. Cependant ces signes de sépulture seront sans fondation durable afin de pouvoir être facilement enlevés.
Les détritus, fleurs fanées, vieilles couronnes et autres déchets du même genre devront être déposés dans les espaces prévus à cet usage.
L’Administration communale peut également faire enlever toutes décorations florales fanées qui donnent un aspect négligé et indigne des lieux.
L’entreprise devant effectuer des travaux à l’intérieur des cimetières devra préalablement en informer le responsable des cimetières et l’Administration communale et être en possession d’une autorisation écrite.
L’Administration surveillera les travaux de construction des caveaux et sépultures, de manière à veiller au respect des prescriptions légales et réglementaires, ainsi qu'à prévenir, dans toute la mesure du possible et sans décharger nullement la responsabilité du constructeur, les dangers qui pourraient résulter d’une mauvaise construction ou nuire aux tombes voisines.
En outre, elle impose la construction des caveaux dans l’année de l’octroi de la concession. La pose des pierres d’ornements pouvant être effectué dans un délai différent.
Immédiatement après l’achèvement des travaux, les concessionnaires ou les constructeurs doivent débarrasser les chemins et les pelouses de tous matériaux, décombres et déchets, faire nettoyer les abords des monuments et remettre en bon état les lieux où les travaux ont été exécutés.
A défaut, la remise en état sera faite par l’Administration communale, aux frais de l’entrepreneur.
Les dégradations et les dommages causés aux chemins ou tout autre dommage constaté dans l’enceinte du cimetière seront réparés aux frais du contrevenant.
Avant d’être admises dans les cimetières de la commune, les pierres destinées aux signes indicatifs de sépulture doivent être finies, taillées et prêtes à être placées sans délai. Si une regravure devait avoir lieu, elle doit obtenir l’autorisation du Bourgmestre.
Lorsqu’il est mis fin à une concession ou lorsque les terrains non concédés doivent être utilisés pour de nouvelles inhumations, un avis, affiché aux accès de ces terrains et à l’entrée du cimetière, informe les intéressés du délai pendant lequel ils peuvent enlever les signes indicatifs de sépulture. A l’expiration de ce délai ou de la prorogation décidée par le Collège communal, la Commune devient propriétaire des matériaux. Le Collège communal règle seul la destination des matériaux attribués à la commune.
Pour les sépultures antérieures à 1945, une autorisation sera demandée au préalable à la Direction qui, au sein de la Région Wallonne, a le patrimoine funéraire dans ses attributions.
Le Collège communal établit une liste des sépultures d’importance historique locale qui peuvent être considérées comme des éléments du patrimoine immobilier. En cas de décès du titulaire et des bénéficiaires de la concession et en l’absence d’héritier, les sépultures sont conservées et entretenues par la commune pendant trente ans. Ce délai peut être prorogé.
CHAPITRE VIII : EXHUMATIONS
Aucune exhumation ne peut avoir lieu sans l’autorisation du Bourgmestre, exception faite de celles ordonnées par l’autorité judiciaire ou administrative.
Le Bourgmestre apprécie la nécessité ou la motivation de l'exhumation sollicitée, en veillant au respect dû à la mémoire des morts et au maintien de l'ordre public et aux dernières volontés du défunt si elles sont connues.
La demande d’exhumation est introduite par écrit et indique les motifs.
La personne qui signe la demande d’exhumation est présumée agir de bonne foi, sous sa seule responsabilité, et avec le consentement de tous les membres de la famille de la personne à exhumer.
Sous aucun prétexte, il ne sera permis d’exhumer un corps placé dans une concession concédée pour une durée de trente ans pour l’inhumer dans une fosse ordinaire.
Si l'état du cercueil exhumé le requiert, il est prescrit son remplacement ou toute autre mesure de nature à sauvegarder la décence et la salubrité publiques.
Les exhumations ont lieu aux jours et heures fixés de commun accord entre les familles intéressées et l’Administration.
Durant les exhumations, les cimetières sont fermés au public. Sauf dérogation accordée par le Bourgmestre ou son délégué, il ne sera pas procédé aux exhumations les samedis, dimanches et jours fériés.
Les membres de la famille et les personnes spécialement désignées par elle peuvent y assister, lorsque, le cas échéant, le corps a déjà été placé dans un nouveau cercueil.
Il est dressé procès-verbal de l’exhumation à laquelle seul le personnel communal désigné à cet effet peut procéder, dans le respect de toutes les précautions d’hygiène et de sécurité.
Les frais d’exhumation, sauf dans le cas où celle-ci est requise par l’autorité judiciaire ou administrative, sont à charge des personnes qui ont sollicité l’exhumation. Le prix des exhumations est fixé par un règlement-redevance.
En outre, les frais d’enlèvement et de remplacement de monuments, y compris éventuellement ceux de sépultures voisines, qui s’imposeraient, sont à charge des personnes qui ont sollicité l’exhumation.
Dans le cas où le déplacement d’un cimetière ou d’une parcelle de cimetière est jugé indispensable par le Conseil Communal, les frais éventuels d’exhumation, de transfert, de ré-inhumation dans un cimetière de la commune de restes mortels dont l’inhumation a eu lieu depuis moins de cinq ans, sont à charge de l'Administration. Il en va de même des frais de transfert des signes indicatifs de sépulture.
CHAPITRE IX : OSSUAIRES
Les restes mortels ou les cendres découverts dans l’enceinte du cimetière sont soit déposés dans l’ossuaire, soit dispersées sur les parcelles réservées à cet effet ou déposées dans un ossuaire, le tout en ayant égard à l’éventuel acte de dernières volontés du défunt.
Une stèle mémorielle est placée sur chaque ossuaire. Sur cette stèle figurent les noms de famille des défunts dont on a déposé les restes mortels, s'ils sont connus des services communaux.
CHAPITRE X : SANCTIONS PENALES ET ADMINISTRATIVES
Sont chargés de veiller à la stricte application du présent règlement, le Bourgmestre, les Officiers et agents de la police locale, le chef du service des sépultures ainsi que le personnel visé à l’article 4, chacun dans les limites de leurs pouvoirs et attributions.
Les infractions au présent règlement sont punies de peines de police, sans préjudice des peines prévues par les lois et règlements, notamment l’article 315 du code pénal.
Le présent règlement sera publié par la voie d’une affiche indiquant l’objet du règlement et la date de la décision par laquelle il a été adopté. Cette affiche sera notamment présente à l’entrée de chaque cimetière. L’affiche mentionnera également le ou les lieux où le texte du règlement peut être consulté par le public.
Le présent règlement, tel qu'adapté ce 31 mai 2018, sera publié conformément aux vœux de la loi et entrera en vigueur à partir du 5 juin 2018.
Adopté par le Conseil communal lors de sa séance du 31 mei 2018