Source: http://pharamster.over-blog.com/page/35
Timestamp: 2017-06-23 20:51:23+00:00
Document Index: 114356637

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

LA VACCINATION AU MAROC
Source : Calendrier vaccinal au Maroc, bilan et perspectives. Pr Naima lamdouar Bouazzaoui professeur de pédiatrie à la faculté de médecine de
rabat. DOCTINEWS N°11 Pages 18-20 Mai 2009
POST-SCRIPTUM du
Attention ce
calendrier est devenu caduc, le nouveau calendrier est disponible lire :
CALENDRIER VACCINAL UNIFORME
Impact du programme de vaccination au Maroc
- 95% de la
population dans le périmètre urbain
- 90% dans le
monde rural en 2008
Le Maroc a réussi à éliminer la diphtérie et le tétanos néonatal
Le programme de vaccination au Maroc est l'un des plus grands succès des politiques de santé publique.
Dans la pléthore des programmes de santé mis en chantier dans le pays, la vaccination est l’une des rares réussites. Ce succès ne doit pas cacher les déficiences des autres
Actuellement en vigueur dans le sec­teur public
BCG+ VP0 + HB
DTC1-Hib1+VPO1+HB1
DTC2 – Hib2+ VPO2
DTC3 – Hib3+ VPO3
VAR + HB3
1er Rappel DTC-VOP
2e Rappel DTC-VOP
- VPO zéro: vaccin polio oral zéro destiné unique­ment à mettre l'enfant en contact avec le virus polio, mais sans valeur vacci­nante - HB : vaccin anti-hépatite B -
Hib : vaccin anti-haemophilus influenzae b. - VAR : vaccin anti-rougeoleux. - RR : vaccin
anti-rougeole-rubéole
Calendrier de vaccina­tion du sujet âgé
Recommandé mais non obligatoire
la vaccination anti-pneumococcique
la vaccination anti-tétanique, anti­ poliomyélitique et anti-diphtérique
Vaccination anti-tétanique des femmes en âge de procréer
Telle que préconisée au Maroc*
Dès que possible chez la femme en âge de procréer
ou le plus tôt possible au cours de la grossesse
Au moins quatre semaines après le VAT1
Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d'une grossesse ultérieure
Au moins un an après le VAT3 ou au cours d'une grossesse ultérieure
Au moins un an après le VAT4 ou au cours d'une grossesse ultérieure.
VAT : vaccin anti-tétanique
* Source : MINISTERE DE LA SANTE - Le guide national de vaccination. Programme National d'Immunisation, Rabat,
AVORTEMENTS AU MAROC
DES CHIFFRES - 400 à
500 avortements clandestins par jour dans d’exécrables conditions
- Avec des coûts variant entre 1 500,00 et 10 000,00
DH l’acte
- Une législation obsolète
Source : Pr Chafik Chraïbi, chef de service à la maternité des Orangés, CHU de Rabat. In la revue DOCTINEWS, n°11,
page 4, Mai 2009
La politique de l’autruche a de beaux jours devant elle
dans notre pays Repost
LA FIN DE L'ASSOCIATION CORTICOIDE-ANTIBIOTIQUE AU MAROC
L’association corticoïde & antibiotique n’aura plus lieu d’être au MAROC
- Bulletin du centre marocain de pharmacovigilance du mois de
janvier 2009, vol 6, N°1
- Revue l’officinal, N° 73, page 11, Mars-Avril
2009 La Commission Nationale Consultative de Pharmacovigilance (CNCPV) a décidé de mainte­nir la décision de la
Commission du 26 décembre 2007 sur les antibiotiques locaux utilisés en dermatologie, et ce malgré le recours des laboratoires Pfizer qui commercialisent le Rifoderm Cette décision stipule ce qui suit :
- Arrêter la commercialisation des spécialités composées d'une association de deux antibiotiques ou d'un
antibiotique et d'un corticoïde;
- Demander aux médecins de ne plus prescrire des préparations magistrales à base d'association de deux
antibiotiques ou d'un antibiotique et d'un corticoïde;
- Demander aux pharmaciens d'officines de ne plus exécuter les ordonnances des préparations magistrales à
base de ces associations;
- Maintenir sur le marché marocain les spécialités à base d'un seul antibiotique, en limitant leurs
indications aux infections liées aux germes sensibles à cet antibiotique.
Cette décision est tout à fait justifiée (voir l’article consacré au Rifoderm), particulièrement pour le rifoderm. Cet arrêt sera une
mini révolution dans les « usages » de la pharmacie marocaine. Il faut rappeler que le Rifoderm est la pommade du pauvre par excellence utilisée presque exclusivement en automédication
et qui expose à des catastrophes dues à la présence du corticoïde qui lui a assuré son succès commercial. En effet le dermo-corticoïde permet d’avoir une pseudo guérison car il masque
parfaitement les affections dermatologiques. Cette décision va avoir aussi pour effet de rationaliser les prescriptions dermatologiques
(cf.Rifoderm) Les autres produits qui sont dans la même
BAYCUTEN, BETNEVAL NEOMYCINE, MYCOLOG PDE, NEOCORT DERMIQUE, CIDERMEX, TOPSYNE
CAMPAGNE NATIONALE ANTI-TABAC
L’association marocaine Lalla Salma de lutte contre le cancer, lance une campagne nationale contre le tabac avec comme slogan
« Dis non à la cigarette » à partir du 15 mai 2009 et qui durera 3 semaines.
A noter qu’au Maroc la prévalence* du tabagisme est de 18 % chez les jeunes de
15 ans et l’exposition au tabagisme passif touche prés de 41 % de la population
Source : Le Soir Echos n° 313 du 11/05/2009 page
* La prévalence notion statistique qui permet de définir la fréquence globale d’une maladie dans une
population L’avis du pharmacien :
Pharamster appui sans réserve cette initiative, et pour cause on a déjà publié
sur ce même blog un article intitulé « LA CIGARETTE UNE PHARMACOLOGIE DE LA MORT » La lutte anti-tabac, à notre avis, passe par 4 volets : Le volet économique et financier, le volet pharmacotechnique, la communication, et enfin le traitement des conduites
1 - Le volet économique et financier :
C’est un élément primordial pour toute stratégie de lutte contre le tabac et cela passe par plusieurs points
- Il est d'abord nécessaire de réduire la
dépendance de l’Etat vis-à-vis de la manne financière que constitue la filière du tabac, sans cette réduction toute stratégie devient schizophrène car d’une part il y a les voeux de santé
publique et d’autre part les impératifs du ministère de la finance, ces impératifs constituerons un véritable blocage pour la lutte contre le tabac (appuyer en cela par divers lobbies notamment
celui des fabricants de cigarette).
On proposera dans un premier temps, que les impôts perçus sur la filière du
tabac soient affectés strictement à des investissements structurels (de santé ou autre) et ne rentrent surtout pas dans le budget de fonctionnement de l’Etat.
Mais de façon générale le financement d’un Etat moderne devrait se baser sur
les fruits de la croissance et non sur le fruit des conduites addictives des citoyens (tabac, alcool, drogue) ou encore sur les infractions au code de la route. Les redevances qui émanent de ce
genre d’activités doivent être réaffectées vers des fonds d’investissement étatiques, exemple la CDG* au Maroc ou la CDC* en France. L’intégration de ces fonds dans le budget de
fonctionnement de l’Etat induit immanquablement des dérapages ou des blocages. - Il est fondamental d’accompagner les
plans de reconversion du personnel qui travail dans cette filière. Une absence d’accompagnement engendrerait obligatoirement des tensions sociales et des blocages initiés par les syndicats et financés par l’industrie du tabac qui tirera les ficelles de tout cela.
- Lutter contre la contrebande, cette
dernière biaiserai tout effort et toute stratégie
- Interdire toute forme de promotion pour
*CDG : Caisse de dépôt et
de gestion – CDC : Caisse des dépôts et de consignation 2- Le volet pharmacotechnique :
C’est un volet extrêmement important auquel on ne pense jamais. En effet, il faut interdire de manière stricte tous les additifs aromatisants ou autre qui
rentrent dans la fabrication de la cigarette, (ammoniaque théobromine … Cf. LA CIGARETTE UNE PHARMACOLOGIE DE LA
MORT )
Cette interdiction est fondamentale pour réduire l’addiction rapide au tabac notamment chez lez nouveaux fumeurs et donc réduire efficacement
la prévalence. Elle facilitera en outre le sevrage tabagique non médicamenteux. Prévoir des systèmes et des mécanismes de
contrôle spécifiques à l’industrie du tabac.
3- La communication et la prévention :
La communication et la prévention n’auront aucun effet si elles ne sont pas appuyées au préalable par les mesures financières et pharmacotechniques susmentionnées.
La communication anti-tabac ne doit se recroqueviller sur un discoure
moralisateur insipide et qui passe souvent inaperçu comme tous les autres.
On devrait plutôt essayer de retourner la perception de l’opinion publique
vis-à-vis de la cigarette d’un mode de vie branché qui signe votre modernité vers un comportement stupide et idiot qui montre votre côté ignare car quand on sait ce que la cigarette vous fait
inhaler comme immondices une répulsion intellectuelle s’installe de facto Cf. LA CIGARETTE UNE PHARMACOLOGIE DE LA
MORT. Plus trivialement
il s’agit de « rendre l’acte de fumer ringard » aux yeux du citoyen.
La communication anti-tabac doit
s’accompagner impérativement par l’adhésion du corps médical. Paradoxalement cette adhésion n’est pas du tout acquise quand on sait le nombre
important de médecins et surtout de pharmaciens fumeurs. Il est nécessaire de présenter pour cette corporation un argumentaire solide et infaillible et de lutter contre le tabagisme du corps
médical afin d’espérer qu’un jour ce dernier soit un relais efficace pour la communication anti-tabac. 4- Le traitement et aide au sevrage tabagique :
Dans toute stratégie sérieuse il faut envisager la
mise en place de centres efficients d’aide et de traitement des comportements addictifs quelques soit leurs nature et quelque soit leur gravité, tabac alcool et drogue. Ce regroupement permet une
meilleure synergie entre les différentes actions et donc un meilleur rendement de l’action publique
Le rôle du pharmacien d’officine dans la lutte
anti-tabac :
D’abord il est impératif qu’il donne l’exemple par lui-même, si non il ne sera pas crédible. En officine Il y a un très grand nombre de situations ou le pharmacien évoquera l’arrêt du
- Devant une toux grasse ou sèche : il
faut demander absolument si le patient est fumeur ou non le comportement du fumeur est antinomique avec les traitement de la toux. C’est une occasion pour l’officinal de mettre la pression afin
d’obtenir un arrêt ou une promesse d’arrêt du tabac - Devant un rhume : c’est aussi une
occasion pour rappeler au patient que le tabac détériore tout l’oropharynx et le rhinopharynx - Lors d’une prise de tension artérielle ou en cas de cardiopathie : rappeler que la nicotine est un poison qui donne une tachycardie ce qui pénalise
tout traitement du cœur. A long terme cette tachycardie causera des affections irrémédiables du cœur
- Chez les sportifs et les personnes ayant un
métier pénible : la cigarette est une catastrophe, car en induisant la tachycardie elle ne laisse pas le cœur revenir à son rythme de base (aucun repos pour le cœur) ce qui, à plus ou moins
long terme, est néfaste pour le système cardiovasculaire
- Devant une affection ophtalmique :
rappeler au malade que la cigarette est impliquée directement dans la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).
- Paradoxalement, évoquer le cancer, n’est pas
toujours payant pour la simple raison que malgré la caractère fatal de cette maladie, pour nos concitoyens elle s’inscrit dans la durée et donc elle est plutôt liée à la notion de Maktoub
(Descartes n’est décidément pas marocain)
Au final, dans le cadre de la microstructure sanitaire qu’est l’officine, et d’après notre propre expérience si on obtient un résultat probant sur dix cas c’est très encourageant et cela veut
dire que notre communication est efficiente. Ne jamais jeter l’éponge face à une réaction négative de la part d’un patient, ne pas hésiter à ressasser les messages. Chaque arrêt de tabac doit
être considérer comme une victoire motivante pour nos équipes. L’implication volontariste du pharmacien dans la lutte
antitabac, a un impact positif extraordinaire sur sa relation avec les patients et en particulier avec les épouses de fumeurs ... . Elle instaure une relation de confiance, une relation qui n’est
plus uniquement commerciale. Cette implication remet concrètement le patient au cœur du métier de
pharmacien, le médicament n’est alors qu’un moyen entre autre à notre disposition. Suivi Post-rédactionnel
T a b a c & N u t r i t i o
n Autres données
Source : F. Tadlaoui, Les
gâchis nutritionnel dû au tabac, Doctinews, Pages 42-45, n°12, juin 2009
Dans le monde le tabac tue 5,4 millions de personnes chaque année.
Au Maroc, selon une enquête de 2007 réalisées sur un échantillon de 9197
personnes de 15 à 75 ans :
prévalence du tabagisme est de 18 % et 14,5% sont des fumeurs quotidiens
moyen des fumeurs est de 17,6 ans
tranche 20-39 ans représente 60% des fumeurs
passif touche 41,7%
Tabac et nutrition :
- La nicotine est un
- Le tabac fait
augmenter les dépenses énergétiques de 6% et de 12% à l’effort (avis aux sportifs et aux personnes ayant des métiers pénibles)
- Le tabac induit une
perte de goût et de l’odorat, le fumeur tend à saler d’avantage ses plats (en plus de la tachycardie, ici c’est un effet direct sur la tension artérielle)
- Une seule cigarette
réduit de moitié le taux de vitamine C dans le sang, cette vitamine étant l’antioxydant de choix par excellence de l’organisme.
réduit la quantité de folates. Une déficience en folate peut entraîner chez le fœtus un retard de développement ou des malformations graves. La consommation même avant la grossesse est néfaste
pour le fœtus Repost
DEXTRAMOL DEXTROPROPOXYHENE PARACETAMOL
DEXTRAMOL la 6ème copie de l’association dextropropoxyphène -
Analyse de l’offre & Aspects pharmacologiques
POST-SCRIPTUM DU 03/01/2011:
Suite à la Circulaire 284DMP/00 du 29/12/2010 retirant le dextropopoxyphène du marché marocain nous vous
invitons à lire aussi notre article daté 03/01/2011 intitulé : SUPPRESSION DU
DEXTROPRPOXYPHENE DU MARCHE MAROCAIN (cliquer sur le titre pour visualiser) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L’association Dextropropoxyphène et paracétamol a été lancée à la base sous le
nom de DI-ANTALVIC, depuis, plusieurs copies ont été mises sur le marché marocain. Le DEXTRAMOL est la dernière en date.
Tableau comparatif* : Nom Spécialité
BT 18 GEL 32.30 1.79 100 %
BI-ALGAN BT 20 GEL
28.55 1.42 -20 % SANOFI
PARADEX BT 20 CP
1.32 -26 % COOPERMAROC
BI-SEDAL BT 20 GEL
1.25 -30 % PROMOPHARM
BT 20 CP
1.25 -30 % FRILAB
XALGIX
BT 30 CP
-35 % SOTHEMA
DEXTRAMOL
BT 18 GEL 20.00
* Sauf erreur ou omission
Analyse critique de l’offre dextropropoxyphène - paracétamol sur le marché
Il faut noter d’abord que toutes les spécialités précitées sont basées sur
la même formule à savoir :
Dextropropoxyphène 30 mg + Paracétamol 400 mg Sauf dans 2 cas
Le XALGIX qui lui est relativement sous dosé avec la formulation
Dextropropoxyphène 32,5 mg + Paracétamol 325 mg
Le PROPOFAN qui contient en plus de la caféine, suivant la formule : Dextropropoxyphène 27,0 mg + Paracétamol 400 mg + Caféine 30 mg
Le rôle de la caféine a été déjà expliqué dans
un article précédant (cliquer sur le mot) consacré aux médicaments du rhume. En effet
et comme le montre des études cliniques
la caféine a un effet potentialisateur sur les antalgiques et sur le paracétamol en
Mise à part ces spécificités, le DEXTRAMOL peut être être considéré comme la meilleure offre sur le marché marocain de l’association dextroppropoxyphène - paracétamol avec un prix modeste. Cependant le petit prix du DEXTRAMOL peut-être considéré comme un avantage ou comme inconvénient :
- C’est un avantage indéniable quant on sait que
l’association dextroppropoxyphène - paracétamol est souvent utilisée avec à des AINS. Un petit prix permet une meilleure accessibilité de ce genre de prescriptions à un large panel de nos
patients à faible revenu et sans couverture médicale.
- Un petit prix peut, paradoxalement, être un
inconvénient ; en effet un prix trop bas peut parfois être la raison d’un blocage à cause de la notion subjective de « prix psychologique ».
Le patient en allant acheter son ordonnance a d’emblé en tête un prix
en deçà duquel il commence à douter de la qualité même du produit ce qui peut engendrer un effet nocebo (l’inverse de l’effet placebo), il fera instinctivement le parallèle avec d’autres produits
de consommation courants. C’est le cas, par exemple, du NOFEBRIL un excellent paracétamol à 7,00 DH la boite de 20 CP dosés à 500 mg. Dans notre région le prix de 20,00 DH du DEXTRAMOL peut
être considéré (et c’est absolument subjectif) comme la limite inférieure pour cette classe d’antalgiques à notre avis.
En définitif : le DEXTRAMOL trouvera parfaitement sa place dans le
cadre d’une ordonnance avec plusieurs médicaments (notamment des AINS …), par contre si le médecin opte pour une prescription avec un seul médicament (ce qui est non seulement logique, mais
vivement souhaitable comme le préconise divers institutions de santé publique) le choix se portera, paradoxalement, sur un produit un peu plus cher afin d’éviter un éventuel effet nocebo dû à la
notion subjective du « prix psychologique ».
Analyse critique de l’association dextropropoxyphène -
paracétamol sur le plan pharmacologique :
L’intérêt pharmacologique de cette association a été, et est encore, une source de débat intense notamment après son retrait progressif annoncé en 2005 en grande
Bretagne, ce retrait a été vivement salué par la revue PRESCRIRE avec comme arguments :
1- Le dextropropoxyphène est un opiacé apparenté à la méthadone, commercialisé depuis plus de 40 ans en
France, expose les patients à des risques de dépression respiratoire, de perturbation de la conduction cardiaque, voire de décès, notamment en cas d'insuffisance rénale ou chez les patients âgés.
L'association paracétamol - dextropropoxyphène a une balance bénéfices-risques défavorable [5].
2- L'association antalgique dextropropoxyphène - paracétamol a une balance bénéfices-risques défavorable sans avantage démontré sur le paracétamol non
associé, avec notamment de nombreux décès [1].
3- On ne dispose pas d'étude ayant comparé l'effet antalgique de l'association paracétamol - dextropropoxyphène à celui du paracétamol seul
[2] 4- Le risque d'intoxication mortelle a motivé le retrait du marché en Suède et en Suisse [3].
5- Aux États-Unis, l'association de consommateurs Public Citizen a présenté à la Food and Drug Administration une pétition demandant le retrait des
spécialités à base de dextropropoxyphène, au vu des données du réseau Dawn (Drug abuse warning network), qui a recensé 2 110 décès accidentels liés au dextropropoxyphène entre 1981 et
1999 [4].
Néanmoins il existe des arguments pour cette association à
- Le 01/02/2005 L’affsaps donne
un point d’information où elle indique : « l'Afssaps rappelle que l'association de paracétamol et de dextropropoxyphène n'expose pas à un risque de surdosage, et donc d'intoxication grave,
dans les conditions normales d'utilisation. »
- En 2007, la Commission française de la
transparence a considéré que cette association d'antalgiques apporte un service médical rendu (SMR) "important" [6]
1- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène + paracétamol : toujours là… malgré les
risques" Rev Prescrire 2007 ; 27 (288) : 735.
2- Rev Prescrire Octobre 2007 ; 27 (287) : 735.
3- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène associé : retrait du marché suédois" Rev
Prescrire 2005 25 (265) : 665.
4- Public Citizen's Health Research Group "Petition to FDA to ban all propoxyphene" 28 février 2006. Site internet http://www.citizen.org consulté le 27 mars 2006 : 11
5- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène : encore des décès" Rev Prescrire 2007 ;
27 (282) : 274.
6- HAS - Commission de la transparence "Avis-Di-Antalvic gélule" 25 avril 2007 : 2
7- Afssaps - Commission nationale de pharmacovigilance "Compte
rendu de la réunion du mardi 28 novembre 2006'' 30 janvier 2007. Site internet http://afssaps.sante.fr consulté le 21/02/2007 : 14 pages.
L’avis du pharmacien : Il est vrai que le dextropropoxyphène est un dérivé de
la méthadone un puissant morphinique utilisé comme substitutif en cas de dépendance à la morphine. Au vu de cette filiation tout usage abusif est
Les formules chimiques sont nécessaires là, car la chimie thérapeutique est
le socle de la pharmacologie elle-même à la base de tout protocole thérapeutique
Cependant l’avis de l’AFSSAPS paraît bien motivé par le fait
que dans les pays ou il y a eu le plus d’effets secondaires il y aurait un laxisme dans l’utilisation de ces spécialité. L’affsaps souligne littéralement qu’en France il s’agit de « spécialités pharmaceutiques qui ne peuvent être obtenues que sur prescription médicale » A notre avis, ce débat démontre l’importance de ne pas banaliser
l’usage de médicaments. Le médecin traitant devra avoir toute la latitude pour personnaliser ses traitements en se basant sur toutes les données
possibles et ne pas se contenter des fiches posologiques rédigées par les services marketing des laboratoires.
Au niveau notre propre expérience - quelques bonnes années d’exercice - alors qu’on a été
témoin d’un nombre important de cas d’effets secondaires avec les COXIB, les AINS, les quinolones, des cas d’allergies divers et variées, on n’a jamais eu à constater un quelconque problème
tangible (à notre niveau) avec l’association dextropropoxyphène - paracétamol. Note déontologique : ici c’est un simple
témoignage qui n’a de valeur que sa valeur intrinsèque, à ne pas ni prendre ni à citer comme référence.
En toute bonne foi, on peut considérer que l’association dextropropoxyphène – paracétamol a tout a fait sa place dans l’arsenal des thérapeutiques anti-douleurs moyennant de sérieuses précautions
à savoir : - Faire attention lors de la
prescription chez la personne âgée ou l'insuffisant rénal
- Faire attention chez les personnes
susceptibles de développer une insuffisance respiratoire en particulier les asthmatiques
- Faire attention à l’association
avec d’autres opiacés qui se cachent, entre autre, dans les médicaments du rhume et des affections respiratoires (Codéine, tramadol, codéthyline, Pholcodine)
- Ne pas se baser uniquement sur le
nom commercial mais d’abord sur la DCI est une sage approche. - Faire attention à l’association avec
les antihistaminiques et les psychotropes
- Veiller au respect stricte des
- Enfin, et comme d’habitude, ne pas
banaliser la manipulation d’un médicament même s’il est utilisé depuis l’antiquité ; un médicament reste un produit dangereux son usage obéit à des règles strictes à ne pas confondre un
produit de consommation courrant.
A lire sur ce meme blog : CAS
D'OFFICINE DEXTROPROPOXYPHENE + BROMAZEPAM Entre
Tous ces débats se passent dans l’absence de toute contribution des
pharmaciens d’officine, et on ne parle pas ici des mes collègues marocains car depuis longtemps ils ont opté, Dieu merci, pour une stratégie basée sur l’abstinence totale de tout effort
intellectuel, non on parle ici de mes collègues français qui sont, eux aussi, frileux à donner leur avis.
Comment ne pas comprendre l’analyse de J. ATTALI ou l’attitude d’E. LRCLERC
vu qu’avec un bac plus sept minimum, l’intérêt du pharmacien d’officine se limite au marchandising, à l’achalandage et à quelques menus conseils. Si on arrive à mettre réellement l’intérêt du patient au cœur de notre
métier au lieu du simple médicament, de facto notre comportement professionnel changera vers plus d’efficience et de générosité intellectuelles et une amélioration conséquente du service rendu
par les officinaux à la société.
A lire : « Le rôle du pharmacien d’officine » Suivi
post-rédactionnel du 07/10/2009 L’association Dextropropoxyphène – Paracétamol en chiffres
Source : M. A. Belaïche L’officinal n°75
pages 24-25 juillet - Août 2009
45 ans : durée de sa commercialisation en France.
22 ans : durée de sa commercialisation au Maroc.
30 : nombre de spécialité en France à base de Dextropropoxyphène – Paracétamol 7 :
nombre de spécialité au Maroc à base de Dextropropoxyphène – Paracétamol2004 : date de retrait du marché du Di-antalvic au Danemark et au
Royaume-Uni2009 : retrait dans un délai d'un an du Di-antalvic dans tous les pays du marché commun Le marché des antalgiques à
base Dextropropoxyphène – Paracétamol au Maroc [1]
77 900 000 de dirhams : dépenses consacrées à l'achat de
Dextropropoxyphène – Paracétamol.
2 600 000 : nombre de boites consommées par an (5,4% du marché des
antalgiques en volume)
49 000 000 de dirhams : chiffre d'affaires par an (6,3% du marché des antalgiques en valeur),
70,3% des antalgiques pallier II en volume et 78,6% en valeur.
Pharmacovigilance hors
Maroc [3]- 300 à 400 décès par an en
Angleterre pour une population de 60 millions d'habitants dus à des surdoses à la fois accidentelles et volontaires (suicides pour 20% de ces décès).
- 200 décès par an en Suède pour une population de 9 millions
- 65 décès par an en France pour une population de 65 millions
Pharmacovigilance au Maroc
[2]- 1 seul décès en 13 ans: il s'agit d'une
personne âgée de plus de 70 ans qui a pris une association Dextropropoxyphène – Paracétamol + Atarax (Hydroxyzine DCI) à fortes doses dans un but suicidaire.
- 53 intoxications non mortelles sur les 15 676 intoxications médicamenteuses
recensées au niveau du Centre Marocain Anti-poison, au cours des 13 dernières années.
1- Données obtenues auprès de l'industrie pharmaceutique
2- Données obtenues auprès du Centre Marocain Anti-poison
3- Communiqué de l'Afssaps in l’officinal n°75 pages 19-23 juillet-Août 2009
LES PERLES DU COMPTOIR : PERNABOL
Alors là pour une perle, c’est un bijou qu’on vous offre. De la pharmacoMarocologie dans toute sa
splendeur Commençons par traduire :
Le terme BENABORE :
Il s’agit en fait du PERNABOL, DCI Cyprohéptadine un antihistaminique sédatif utilisé dans le cadre de la pharmacoMarocologie
en tant que stimulant de l’appétit
Le terme PETIT : ne
veux pas dire « petit » comme petit model, ah non raté, vous ne comprenez rien de rien ? Il faut lire le mot en arabe au dessus pour comprendre qu’il s’agit du terme
Appétit ce qui est tout à fait cohérant en matière de pharmacoMarocologie.
Ah la pharmacoMarocologie c’est une discipline qui n’existe nulle part ailleurs, en disant cela,
je pense à mes amis australiens qui me font l’honneur de visiter régulièrement ce blog. Perles de comptoir « Notions
de base » Repost
VERS LA MISE AU POINT D'UN VACCIN UNIVERSEL CONTRE LA GRIPPE
Lecture officinale, Recherche
en biologie moléculaire Vers la mise au point
d’un vaccin universel contre la grippe
Sources : - Sciencexpress en ligne & Nature Structural and Molecular
Biology, en ligne, février 2009
- Pour la Science (Edition française de Scientific American),
N° 378, Page 12, Avril 2009 Sujet :
La découverte d'anticorps neutralisant de nombreuses souches de virus grippal ouvre de nouvelles perspectives
pour le développement d’un vaccin universel contre la grippe.
Les virus de la grippe diffèrent chaque année par leur enveloppe qui contient des
hémagglutinines, des protéines permettant au virus de se fixer sur sa cible cellulaire et de l'in­fecter.
Or il existe plusieurs types de ces protéines, nommées H1, H2,
H3, etc., qui changent chaque année en fonction des réservoirs animaux du virus grippal. Ce qui oblige les laboratoires à préparer chaque année un nouveau vaccin basé sur la
souche du moment.
L'équipe de D. Ekiert et de ses collègues, de l'Ins­titut de recherche Scripps en Californie a isolé un anticorps humain [nommé CR6261] qui reconnaît un grand nombre
d'hémagglutinines différentes. Au même temps celle de J. Sui et de
ses collègues, de la Faculté de médecine Harvard a identifié plusieurs anticorps synthétiques ayant la même propriété.
Dans les deux cas ces anti­corps se lient à une région conservée des hémagglutinines, c'est-à-dire pré­sente dans de
nombreuses souches de virus. Ils empêchent le change­ment de forme de l'hémagglutinine qui lui permet de se fixer sur son récepteur cible.
Ainsi, le virus ne peut pas fusionner avec la cible, ni l'in­fecter. Ces anticorps protègent des
souris contre deux souches de virus grippal, le H1N1 (responsable de la grippe espagnole en 1918) et le fameux
H5N1 (en cause dans l'épidémie de grippe aviaire en Asie).
Il s’agit d’une piste, qu’on espère sérieuse, pour un future vaccin universels contre la grippe. Et c’est extrêmement important en ce moment avec la nouvelle grippe porcine. A lire aussi, cliquer sur : Vaccin Contre la Grippe
09/07/09 A propos de la grippe A H1N1
Selon un journal de la place, lees laboratoires Roche et Genpharma sont les seuls
autorisés à commercialiser l’OSELTAMIVIR au Maroc sous les appellations
- Tamiflu au prix PPM
de 334.20 DH pour les laboratoires Roche
- Genflu au prix PPM de 200.00 DH pour les laboratoires Genpharma Source : Le Soir page 14, N° 355, du 09/07/09
ESCAPADE GRIVOISE
Entre les petits mots de journalistes
A propos de la grippe porcine, il fallait qu’on en parle quand même, un journaliste dans L’économiste du
29/04/09 écrivait :
« Il y a juste 4000 cochons
marocains »
Le journal Le Soir du 30/04/09 lui répliquât :
« Vous êtes sûrs d’avoir bien
compté ? »
Cette fois-ci c’est dans le n° 621 de La Gazette du Maroc on pouvait lire à
propos des plages marocaines :
« Les Suisses en pincent
pour les Marocaines »
Un autre journaliste lui répliquât :
« Bientôt des
Petits Suisses made in Morocco ! »
PS : Avec la chaleur de l’été arrivant, nos petits
cochons en chaleur deviennent fébriles, alors citoyens citoyennes protégez-vous ! Repost
LES IMPORTATIONS DE MEDICAMENTS NOUVELLES PRECISIONS
LES IMPORTATIONS DES
nouvelles précisions au 30/04/09
Deux journaux marocains viennent d’évoquer la question de l’augmentation des importations des médicaments déjà mentionnée dans
un article sur ce blog :
Le journal Le Soir Echos explique dans son édition du 30/04/09
que « L’augmentation des traitements de cancers et autres maladies chroni­ques est loin d'être la seule explica­tion de la croissance des
importa­tions de médicaments, durant le premier trimestre 2009. Les autorisations d'importation supplémentaires accordées par le
ministère de la Santé sont un fac­teur indéniable de cette tendance.
En effet, les laboratoires pharmaceutiques filiales de multinationales bénéficient du feu vert de l'Etat pour importer de nouvelles marques. Ces
autorisations portent sur des principes actifs fabriqués au Maroc depuis des décennies. Preuve en est, une étude du Boston
Consulting Group, réalisée pour le compte de l'Associa­tion marocaine de l'industrie pharmaceu­tique (AMIP). Cette enquête montre que la majorité des AMM accordées
concernent des médicaments à base - En première position d'amoxicilline
- En deuxième position arrive l'Oméprazole
- Et enfin le paracétamol.
De ce fait, les laboratoires maroco-marocains se sentent directement menacés. Ce recours à l'importation est une résultante directe du contexte
international. En effet, les multina­tionales pharmaceutiques sont confrontées à des pertes non négligeables, dues à l'essor des médicaments génériques, suite à la tombée de plusieurs brevets
dans le domaine public. De ce fait, les géants pharmaceutiques mondiaux sont dans l'obligation de réduire leurs coûts de production à l'international. Et cela passe par la concentration de la fabrication dans les sites les moins coûteux possibles. »
Une note du rapport de l'AMIP publié à l'issue d'un forum national tenu le 25 avril dernier montre que si ces multinationales maintiennent des sites de production au Maroc, «ce n'est qu'en raison
de la contrainte réglementaire d'autorisation d'avoir une usine car l'économie d'échelle ne le justifie pas en réalité»,.
Des sources proches du secteur, parlent d'une réduction voire d'un arrêt de la production de certaines filiales de multina­tionales. C'est le cas du Suisse Roche qui a vendu son usine au
l’Economiste quant à lui rapporte qu’en février dernier, les industriels marocains ont demandé à la ministre de la Santé
de geler les autorisations d’importation portant sur les molécules produites localement. En clair, «face à un produit fabriqué localement en 2 ou 3 similaires, nous avons demandé à la ministre de
ne pas accorder de dérogation d’importation, pour maintenir la viabilité des investissements des industriels marocains», précise Ali Seddrati, président de l’Amip. Souhait que la ministre de la
Santé dit «comprendre parfaitement».
Sources : Le Soir Echos n° 307 du 30/04/09
L’Economiste n°3015 du 30/04/2009