Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/amiodarone-50mg-ml-aguet-iv-3ml-10-204625
Timestamp: 2020-06-02 19:02:26+00:00
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AMIODARONE 50MG/ML AGUET IV 3ML 10 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
- Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, notamment :
. troubles du rythme auriculaire, avec rythme ventriculaire rapide ;
. tachycardies du Syndrome de Wolf Parkinson White ;
. troubles du rythme ventriculaire documentés symptomatiques et invalidants.
- Pour des raisons galéniques, il ne faut pas utiliser de concentrations inférieures à 2 ampoules dans 500 ml. Utiliser exclusivement le sérum glucosé isotonique.
- N'ajouter aucun autre produit dans le liquide de perfusion.
- L'amiodarone doit être administrée par voie veineuse centrale, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes où, en l'absence de voie veineuse centrale, la voie veineuse périphérique pourra être utilisée (voir rubriquemises en garde et précautions d'emploi).
- Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :
. Perfusion par voie veineuse centrale.
. Traitement d'attaque : en moyenne 5 mg/kg dans du sérum glucosé de préférence à la seringue électrique, passés en 20 minutes à 2 heures et renouvelables 2 à 3 fois par 24 heures.
. Traitement d'entretien : 10 à 20 mg/kg/j (en moyenne 600 à 800 mg/24 h, jusqu'à 1,2 g/24 h) dans 250 ml de sérum glucosé pendant quelques jours.
. Prendre le relais par la voie orale (3 comprimés par jour) dès le premier jour de la perfusion.
. Cette posologie pourra être portée à 4, voire 5 comprimés par jour.
- Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :
Concernant la voie d'abord et compte tenu également de la situation dans laquelle s'applique cette indication, l'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible ; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.
. La dose intraveineuse initiale est de 300 mg (ou 5 mg/kg) dilués dans 20 ml de sérum glucosé à 5% et injectés rapidement.
. Une administration intraveineuse supplémentaire de 150 mg (ou 2,5 mg/kg) pourra être envisagée en cas de persistance de la fibrillation ventriculaire.
. Ne pas ajouter d'autre produit dans la seringue.
- En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments sauf ceux mentionnés en instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination : sérum glucosé isotonique.
- Ne pas ajouter d'autre produit dans la seringue.
- Hypersensibilité connue à l'iode, à l'amiodarone ou à l'un des excipients.
- Bradycardie sinusale et blocs sino-auriculaires non appareillés.
- Maladie du sinus non appareillée (risque d'arrêt sinusal).
- Troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés.
- Hyperthyroïdie en raison de sa possible aggravation par l'amiodarone.
- Collapsus cardiovasculaire.
- Hypotension artérielle sévère.
- Chez les enfants de moins de 3 ans en raison de la présence d'alcool benzylique.
. autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, moxifloxacine, spiramycine IV, vincamine IV (voir rubrique interactions),
- Ces contre-indications ne s'appliquent pas lorsque l'amiodarone est utilisée dans la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.
Associations déconseillées : ciclosporine ; diltiazem injectable ; halofantrine, pentamidine, luméfantrine ; neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes [certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride, véralipride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide)].
LIEES A LA VOIE D'ADMINISTRATION :
- Perfusion par voie veineuse centrale : troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.
- L'amiodarone injectable doit être administrée par voie veineuse centrale. En effet, l'administration par la voie veineuse périphérique peut être responsable d'effets locaux à type de veinite. L'amiodarone injectable ne doit être utilisée qu'en perfusion. En effet, l'injection intraveineuse directe même très lente peut aggraver une hypotension, une insuffisance cardiaque ou une insuffisance respiratoire sévère (voir rubrique effets indésirables).
. L'administration par voie veineuse périphérique est généralement déconseillée en raison des risques hémodynamiques encourus (hypotension sévère, collapsus circulatoire) ; la perfusion par voie veineuse centrale doit être utilisée dès lors qu'elle est possible.
. L'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible ; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.
. Un monitoring en unités de soins intensifs sous contrôle continu de la pression artérielle et de l'ECG doit être effectué dès que possible.
. Si le traitement par amiodarone doit être poursuivi, il doit être administré en perfusion et par voie veineuse centrale, sous contrôle continu de la pression artérielle et de l'ECG.
LIEES A L'AMIODARONE :
. La survenue d'un nouveau trouble du rythme ou l'aggravation d'un trouble du rythme préexistant et traité, a été rapportée (voir rubrique effets indésirables).
. L'effet arythmogène de l'amiodarone est faible voire inférieur à celui de la plupart des anti-arythmiques et survient généralement lors de certaines associations médicamenteuses (voir rubrique interactions) ou de troubles électrolytiques.
. Quelques cas de pneumopathies interstitielles ont été rapportées sous amiodarone injectable. L'apparition d'une dyspnée ou d'une toux sèche isolée ou associée à une altération de l'état général, doit faire évoquer une toxicité pulmonaire telle qu'une pneumopathie interstitielle et impose un contrôle radiologique (voir rubrique effets indésirables).
. Par ailleurs, quelques cas de détresse respiratoire aiguë ont été observés dans les suites immédiates d'interventions chirurgicales chez les patients traités par amiodarone. En conséquence, une surveillance étroite est recommandée lors de la ventilation artificielle de ces patients.
. Une insuffisance hépatocellulaire sévère, d'évolution parfois fatale, peut survenir dans les 24 heures suivant le début de l'amiodarone injectable (voir rubrique effets indésirables).
. La surveillance de la fonction hépatique est recommandée en début de traitement puis de façon régulière au cours du traitement par l'amiodarone (voir rubrique effets indésirables).
- Perturbations électrolytiques, en particulier hypokaliémie : il est important de prendre en compte les situations pouvant être associées à une hypokaliémie, cette dernière pouvant favoriser la survenue d'effets pro-arythmiques. L'hypokaliémie sera corrigée avant l'administration d'amiodarone.
. Le traitement chronique par amiodarone est susceptible de s'additionner, en terme d'effets indésirables, au risque hémodynamique des anesthésiques, généraux ou locaux. Ils concernent, en particulier, les effets bradycardisants et hypotenseurs, la baisse du débit cardiaque et des troubles de la conduction.
- L'association (voir rubrique interactions) avec les bêtabloquants autres que le sotalol (association contre-indiquée), et l'esmolol (association nécessitant des précautions d'emploi), le vérapamil et le diltiazem ne sera envisagée que dans la prévention des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital et en réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.
- Associations nécessitant des précautions d'emploi : anticoagulants oraux ; bêtabloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol) ; digitaliques ; hypokaliémiants [diurétiques hypokaliémiants (seuls ou associés), laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV), glucocorticoïdes (voie générale), tétracosactide] ; lidocaïne ; orlistat ; phénytoïne (par extrapolation fosphénytoïne) ; simvastatine.
- anti-arythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
- anti-arythmiques de classe III (dofétilide, ibutilide, sotalol),
- autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, vincamine IV, moxifloxacine, spiramycine IV,
- sultopride.
- Halofantrine, pentamidine, luméfantrine :
- Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes :
certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride, véralipride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide).
Bradycardisants : antagonistes du calcium bradycardisants (vérapamil), bêtabloquants (sauf sotalol), clonidine, guanfacine, digitaliques, méfloquine, anticholinestérasiques (donépézil, galantamine, rivastigmine, tacrine, ambénonium, pyridostigmine, néostigmine), pilocarpine.
- Fréquemment : bradycardie.
. bradycardie marquée, plus exceptionnellement arrêt sinusal, rapportés dans certains cas notamment chez les sujets âgés,
. effet pro-arythmique.
Très fréquemment : nausées.
Fréquemment : possible réaction inflammatoire à type de veinite en cas d'administration veineuse périphérique directe, réactions au site d'injection telles que douleur, érythème, oedème, nécrose, extravasation, infiltration, inflammation, phlébite et cellulite.
- Des cas d'atteintes hépatiques ont été rapportés. Ces cas ont été diagnostiqués par l'élévation des transaminases sériques.
- Elévation des transaminases, isolée et généralement modérée (1,5 fois à 3 fois la normale) régressant après réduction posologique, voire spontanément.
- Atteinte hépatique aiguë avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement.
- Atteinte hépatique chronique lors de traitements prolongés (par voie orale).
EFFETS SUR LE SYSTEME IMMUNITAIRE :
Très rarement : hypertension intracrânienne bénigne (pseudo tumor cerebri).
- Syndromes de détresse respiratoire aiguë, généralement associée à une pneumopathie interstitielle, d'évolution parfois fatale, parfois immédiatement au décours d'un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d'oxygène a été évoquée). L'arrêt de l'amiodarone doit être envisagé et l'intérêt des corticostéroïdes pris en considération.
- Bronchospasme et/ou apnée en cas d'insuffisance respiratoire sévère, notamment chez les asthmatiques.
Très rarement : sueurs, alopécie.
- Fréquemment : baisse tensionnelle, généralement modérée et transitoire. Des cas d'hypotension sévère ou de collapsus ont été rapportés en particulier après surdosage ou administration trop rapide.
- Très rarement : bouffées de chaleur.
- Il n'existe pas d'information sur le surdosage d'amiodarone par voie IV.
- Pour la forme orale, l'administration aiguë de fortes doses d'amiodarone est peu documentée.
- Quelques cas de bradycardie sinusale, de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes et d'atteinte hépatique ont été rapportés. Le traitement doit être symptomatique. Compte tenu de la cinétique du produit, une surveillance suffisamment prolongée, notamment cardiaque, est recommandée.