Source: http://docplayer.fr/19951-Sauvetage-secourisme-du-travail.html
Timestamp: 2018-04-23 04:32:53+00:00
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Sauvetage Secourisme du Travail - PDF
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1 Sauvetage Secourisme du Travail Guide des données techniques et conduites à tenir
2 L Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Dans le domaine de la prévention des risques professionnels, l INRS est un organisme scientifique et technique qui travaille, au plan institutionnel, avec la CNAMTS, les CARSAT-CRAMIF-CGSS et plus ponctuellement pour les services de l État ainsi que pour tout autre organisme s occupant de prévention des risques professionnels. Il développe un ensemble de savoir-faire pluridisciplinaires qu il met à la disposition de tous ceux qui, en entreprise, sont chargés de la prévention : chef d entreprise, médecin du travail, CHSCT, salariés. Face à la complexité des problèmes, l Institut dispose de compétences scientifiques, techniques et médicales couvrant une très grande variété de disciplines, toutes au service de la maîtrise des risques professionnels. Ainsi, l INRS élabore et diffuse des documents intéressant l hygiène et la sécurité du travail : publications (périodiques ou non), affiches, audiovisuels, site Internet Les publications de l INRS sont distribuées par les CARSAT. Pour les obtenir, adressez-vous au service prévention de la Caisse régionale ou de la Caisse générale de votre circonscription, dont l adresse est mentionnée en fin de brochure. L INRS est une association à but non lucratif (loi 1901) constituée sous l égide de la CNAMTS et soumise au contrôle financier de l État. Géré par un conseil d administration constitué à parité d un collège représentant les employeurs et d un collège représentant les salariés, il est présidé alternativement par un représentant de chacun des deux collèges. Son financement est assuré en quasi-totalité par le Fonds national de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Les Caisses d assurance retraite et de la santé au travail (CARS AT), les Caisses régionales d assurance maladie (CRAM) et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS) Les Caisses d assurance retraite et de la santé au travail, les Caisses régionales d assurance maladie et les Caisses générales de sécurité sociale disposent, pour participer à la diminution des risques professionnels dans leur région, d un service prévention composé d ingénieurs-conseils et de contrôleurs de sécurité. Spécifiquement formés aux disciplines de la prévention des risques professionnels et s appuyant sur l expérience quotidienne de l entreprise, ils sont en mesure de conseiller et, sous certaines conditions, de soutenir les acteurs de l entreprise (direction, médecin du travail, CHSCT, etc.), dans la mise en œuvre des démarches et outils de prévention les mieux adaptés à chaque situation. Ils assurent la mise à disposition de tous les documents édités par l INRS. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l INRS, de l auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite. Il en est de même pour la traduction, l adaptation ou la transformation, l arrangement ou la reproduction, par un art ou un procédé quelconque (article L du code de la propriété intellectuelle). La violation des droits d auteur constitue une contrefaçon punie d un emprisonnement de trois ans et d une amende de euros (article L et suivants du code de la propriété intellectuelle). INRS,
3 Avant-propos Ce guide de données techniques représente la synthèse du travail produit par un groupe d'experts provenant de l INRS, des CARSAT, CRAM, CGSS et de structures partenaires. Il constitue, au moment de sa parution, une «photographie» des techniques et conduites à tenir en secourisme, enseignées au cours des formations de sauveteurs secouristes du travail (SST). L objectif principal de ce document est de permettre aux SST de retrouver dans un premier temps la conduite à tenir générale face à une situation d accident, puis dans un second temps le détail de l exécution d un geste. Les techniques et les conduites à tenir décrites dans ce référentiel sont conformes aux recommandations nationales émanant du ministère de l Intérieur, européennes et internationales (ILCOR). En cas de demande de mise en œuvre de techniques inhérentes aux dommages provoqués par des risques spécifiques, le médecin du travail pourra enseigner la conduite à tenir particulière ou fournir au formateur les données techniques lui permettant de l enseigner. 3
4 SOMMAIRE PROTEGER... p. 6 EXAMINER... p. 11 FAIRE ALERTER OU ALERTER... p. 16 SECOURIR... p La victime saigne abondamment... p La victime s étouffe... p La victime se plaint de malaise... p La victime se plaint de brûlures... p La victime se plaint d une douleur empêchant certains mouvements... p La victime se plaint d une plaie qui ne saigne pas abondamment... p La victime ne répond pas mais elle respire... p La victime ne répond pas et ne respire pas... p. 46 4
5 La conduite à tenir La conduite à tenir par le sauveteur secouriste du travail (SST), face à une situation d accident, est définie globalement dans le Plan d intervention et plus précisément, action par action, dans le présent document. Le Plan d intervention représente, sous la forme d un logigramme, l enchaînement des différentes actions à mettre en œuvre dans une situation d accident. Ces actions sont représentées par des pictogrammes, facilement identifiables et permettant une meilleure mémorisation de l ensemble. Ce plan est construit, d une part, en suivant la chronologie de l action et, d autre part, en allant du plus urgent au moins urgent et du plus grave au moins grave. La conduite à tenir est toujours basée sur les mêmes quatre grandes actions : PROTEGER, EXAMINER, FAIRE ALERTER OU ALERTER, SECOURIR. Selon la nature de l accident, le nombre de victimes ou l état de la victime et le nombre de personnes présentes sur les lieux, l ordre et le contenu de ces actions peuvent changer. Chacune de ces actions va être abordée dans les pages qui suivent. MOINS DE TROIS MINUTES POUR AGIR 5
6 PROTEGER Il s'agit toujours de la première action du SST. Cette action comporte deux phases successives : une phase d'analyse de la situation d accident, une phase d'action résultant de la phase d'analyse précédente. 6
7 PROTEGER L alerte et la protection des populations Des événements graves peuvent mettre en péril des personnes et nécessitent leur mise à l'abri : tempêtes, incendies, accidents de transport de matières dangereuses, ou bien encore accidents industriels majeurs. La protection des populations en cas d alerte Le signal national d alerte, émis par des sirènes, annonce un danger immédiat. Il consiste en la variation d'un signal sur trois cycles successifs d une durée de 1 minute et 41 secondes chacun et séparés par un intervalle de 5 secondes. Toutes ces caractéristiques permettent qu il ne soit pas confondu avec d'autres signaux. 61 s 40 s 5 s 61 s 40 s 5 s 61 s 40 s 1mn 41s 5s 1mn 41s 5s 1mn 41s Que faire? Lorsqu'on entend ce signal, il faut immédiatement : se mettre à l abri en se rendant dans un local calfeutré : portes et fenêtres fermées, issues calfeutrées, systèmes de ventilation, de chauffage et de climatisation arrêtés ; s'informer en écoutant la radio, réseau Radio France ou en regardant la télévision, réseau France Télévision ; ne pas aller chercher ses enfants à l école ; ne pas fumer, éviter toute flamme ; ne pas téléphoner, pour ne pas encombrer le réseau qui doit rester libre pour les services de secours ; s assurer que l entourage a reçu et exécuté ces consignes (par la suite, des consignes complémentaires peuvent être données par haut-parleur). En entreprise, respecter les consignes particulières définies en interne. Lorsque le danger est écarté, un signal national de fin d alerte retentit. Il consiste en un son continu d une durée de 30 secondes. Alertes particulières Lorsqu il existe des risques particuliers (chimique, radioactif, etc.), les systèmes d alerte adaptés existent pour prévenir les populations concernées. Ces systèmes diffusent des signaux nationaux d alerte (SNA). Cas particulier : des dispositifs propres aux aménagements hydrauliques émettent un signal spécifique d alerte. Celui-ci se caractérise par une alternance d'un son de 2 secondes de type corne de brume avec une période de silence de 3 secondes. La durée minimale du signal est de deux minutes. Il s agit alors d un signal d évacuation. La diffusion préventive des consignes à suivre en cas d alerte est réalisée directement auprès de cette population. 7
8 PROTEGER La phase d'analyse Avant d accéder à la victime, le SST doit, en effectuant une approche prudente de la zone d intervention, se poser les questions suivantes : Que s est-il passé? Pour déterminer la nature de l accident : interroger les témoins, interroger la victime (si elle est en état de répondre), rechercher les éléments matériels significatifs. Persiste-t-il un/des danger(s)? Le sauveteur secouriste du travail (SST) doit être capable de reconnaître, sans s exposer lui-même, les dangers persistants pour la victime de l accident et les autres personnes exposées. Identifier le(s) danger(s) persistant(s) Danger d origine mécanique pouvant provoquer un écrasement, une coupure, un choc... Danger d origine électrique pouvant provoquer une électrisation Danger d origine thermique pouvant provoquer une brûlure ou un incendie ou une explosion Danger dû à une atmosphère toxique ou irrespirable pouvant provoquer une intoxication, une asphyxie Mécanique Electrique Thermique ou pouvant provoquer un incendie ou une explosion Atmosphère toxique ou irrespirable 8
9 PROTEGER La phase d'action Cette phase doit permettre au SST de repérer un danger persistant, d'intervenir sans risque. Pour cela, avant d'agir, il doit se poser les questions suivantes : Peut-on supprimer le(s) danger(s) identifié(s) de façon permanente, sans aggraver l état de la victime et sans risque pour le SST ou pour les tiers? Si oui le faire ou le faire faire. Si non, Peut-on isoler le(s) danger(s) de façon permanente et sans risque pour le SST ou pour les tiers? Si oui le faire ou le faire faire. Si non, Peut-on soustraire la victime au(x) danger(s) identifié(s) sans risque pour le SST ou pour les tiers? Si oui le faire ou le faire faire, en se protégeant Le dégagement d urgence est une manœuvre exceptionnelle, qui doit être utilisée exclusivement pour soustraire une victime à un danger réel, immédiat et non contrôlable, menaçant sa vie. Si non, Continuer à isoler la zone dangereuse et faire alerter les secours spécialisés qui pourront agir sur le danger 9
10 PROTEGER Effectuer un dégagement d urgence Signes à repérer Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Le danger qui menace la victime ne peut être supprimé. La situation et/ou le matériel* présent permettent au SST de soustraire la victime du danger. Se renseigner auprès de témoins. Accéder à la victime La victime doit être : visible ; facile à atteindre; sans entrave. Pour comprendre ce qui a créé la situation dangereuse. Pour effectuer un dégagement d urgence. Tout en se protégeant soi-même : utiliser le chemin le plus rapide et le plus sûr. Ne pas prendre de risque pour le SST Effectuer un dégagement d urgence. Afin de mettre la victime hors de la zone dangereuse. saisir solidement la victime par les poignets ou par les chevilles ; (éventuellement se faire aider) ; la soustraire au danger. Si la victime est incapable de se soustraire elle-même au danger Dégager la victime le plus rapidement possible. * Lorsque le SST a été formé à l utilisation de matériels (appareil respiratoire isolant, perche à corps ) pour faire face à un danger spécifique, il doit les utiliser pour se protéger. 10
11 EXAMINER L examen de la victime va permettre de collecter des informations sur son état afin : De déterminer le résultat à atteindre et les actions à mettre en œuvre pour maintenir la victime en vie ou éviter une aggravation. L ordre dans lequel le SST recherche les signes de détresse est déterminé par le niveau d urgence vitale. De faire transmettre ou transmettre ces informations aux secours, pour qu ils puissent organiser leur intervention. 11
12 EXAMINER Déceler une urgence vitale Signes à repérer Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Saigne-t-elle abondamment? Rechercher les saignements abondants. Une grande quantité de sang peut être perdue et entraîner la mort rapidement. En respectant la position de la victime et en lui parlant : observer la victime et son environnement. Si le saignement n'est pas visible, en se protégeant, si possible les mains, palper prudemment le cou, les membres supérieurs et inférieurs. Repérer toute trace de sang sur les vêtements ou au sol. Si les circonstances de l accident laissent supposer la présence d un saignement caché et que l environnement, la position ou les vêtements de la victime ne permettent pas de le repérer visuellement. S étouffe-t-elle? Rechercher les signes d un étouffement total et brutal. En cas d étouffement total, le passage de l air vers les poumons est interrompu. La vie de la victime est immédiatement menacée. Observer la victime : Brutalement, elle porte ses mains à sa gorge. La victime est le plus souvent en train de manger, ou, s il s agit d un enfant, en train de jouer avec de petits objets. Il s agit d un réflexe. Poser une question. La victime : ne peut plus parler, ne peut plus crier ne peut plus tousser n'émet aucun son, ne peut plus respirer, s agite. le son (parole, cris) n est possible que si l air peut faire vibrer les cordes vocales. Nota bene : Enfant : 1 à 8 ans Nourrisson : moins de 1 an 12
13 EXAMINER Déceler une urgence vitale Signes à repérer Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Répond-elle? Questionner la victime Pour un adulte ou un enfant : Pour obtenir des informations sur son état : la victime peut se plaindre de malaise, de brûlures, d une douleur empêchant certains mouvements ou d une plaie qui ne saigne pas abondamment ; Poser une ou des questions simples à la victime : Que s est-il passé? Comment ça va? Vous m entendez? Où avez-vous mal? Le fait que la victime ne réponde pas et ne réagisse pas est une urgence. En cas de nonréponse, secouer pas répondre mais nous La victime peut ne doucement les épaules entendre et exécuter un de la victime et lui ordre simple. prendre la main en lui demandant d exécuter un ordre simple (exemple : serrez-moi la main, ouvrez les yeux). Pour un nourrisson : le bébé peut crier, ouvrir les yeux, serrer le doigt. Faire du bruit, par exemple en tapant des deux mains, puis le stimuler au niveau des mains. Le bruit permet de savoir si le nourrisson nous entend. Le stimulus remplace l ordre simple. La victime ne répond pas. > La victime est sur le dos. Libérer les voies aériennes. Pour faciliter le passage de l'air Le SST se place à côté et à la tête de la victime Placer : la paume de la main (côté tête) à plat sur le front de la victime, de 1 à 3 doigts de l autre main juste sous la pointe du menton en prenant appui sur l'os. Afin de pouvoir élever le menton pour améliorer la libération des voies aériennes. Pour l adulte et l enfant : basculer doucement la tête en arrière et élever le menton. Pour le nourrisson : mettre la tête dans la position neutre et élever le menton. Cette position permet le passage de l'air chez un nourrisson. Basculer doucement la La bascule de la tête tête en l inclinant vers en arrière et l élévation l arrière et simultanément du menton entraînent la élever le menton. remontée de la langue qui, en se décollant du fond de la gorge, permet le passage de l'air. Ramener la tête en position neutre et simultanément élever le menton. Du fait de la configuration anatomique du nourrisson, seule la position neutre permet le passage de l'air chez une victime qui ne répond pas. 13
14 EXAMINER Déceler une urgence vitale Signes à repérer Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Respire-t-elle? Repérer des signes visibles de respiration. L inefficacité ou l arrêt de la respiration entraîne la mort par manque d oxygène. Se pencher sur la victime l oreille et la joue au dessus de la bouche de la victime tout en gardant son menton élevé. Ecouter les bruits normaux ou anormaux (sifflement, ronflement, ) de la respiration. Percevoir avec la joue le flux d'air expiré par le nez et la bouche de la victime. Regarder se soulever le ventre et/ou la poitrine de la victime. Si le ventre et/ou la poitrine se soulève(nt) et que le souffle de la victime est perçu, la victime respire. Si aucun souffle n'est perçu, aucun bruit n'est entendu, ni le ventre, ni la poitrine ne se soulèvent, la victime ne respire pas. Dans ce cas, on considère qu'elle est en arrêt cardiaque. Pour apprécier l état de la respiration, percevoir le souffle d air expiré et les bruits normaux ou anormaux de la respiration. Sous la pression du diaphragme, les viscères poussent la paroi abdominale et le ventre se soulève. Les mouvements respiratoires peuvent également soulever la poitrine. REMARQUES Ce contrôle de la respiration doit être maintenu pendant une durée suffisante (10 secondes) pour permettre de déceler des signes éventuels de respiration. Dans les premières minutes qui suivent un arrêt cardiaque, la victime peut présenter des mouvements pouvant être confondus avec des mouvements respiratoires, lents, bruyants et anarchiques, appelés "gasps". Ils ne doivent pas retarder la mise en œuvre de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Si le SST a le moindre doute sur la présence, pour la victime, d'une respiration ou de gasps, il considère la victime en arrêt cardiaque. 14
15 EXAMINER Déceler une urgence vitale Signes à repérer Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Respire-t-elle? > Cas particulier : la victime est sur le ventre. Mettre la victime sur le dos. Pour libérer les voies aériennes et vérifier la respiration. Le retournement Le retournement d une s effectue du côté opposé au victime est systématique dès regard de la victime. constatation que la victime ne répond pas. La position allongée sur le ventre ne permet pas d apprécier efficacement la respiration et accentue le risque d arrêt de la respiration. Placer le bras de la victime du côté du retournement au-dessus de sa tête et l'autre le long de son corps. Se placer ensuite dans une position stable (à genoux ou en trépied) du côté du retournement, à une distance suffisante pour ne pas gêner le retournement de la victime. Saisir la victime par l épaule et par la hanche du côté opposé au retournement. Amener doucement la victime sur le côté. Lorsque la victime se trouve sur le côté, la main qui était à l épaule vient maintenir la nuque de la victime alors que l avantbras maintient le dos de la victime. Terminer le mouvement de retournement en tirant sur la hanche. La main qui maintient la nuque accompagne le mouvement. Retirer délicatement la main sous la nuque. Cela permet à la tête de reposer sur le membre supérieur placé au-dessus de la tête et limite ainsi les atteintes traumatiques. Cela permet de maintenir le plus possible la tête dans l axe du corps. 15
16 FAIRE ALERTER OU ALERTER Faire alerter ou alerter, c est transmettre, selon l organisation des secours de l entreprise, les informations nécessaires et suffisantes pour permettre une intervention efficace. 16
17 FAIRE ALERTER OU ALERTER Qui alerter? Dans l entreprise : les moyens de secours et/ou les personnes prévus dans l organisation des secours de l entreprise. Hors de l entreprise - le SAMU (15) : pour un problème urgent de santé ou un avis médical. - les sapeurs pompiers (18) pour une autre demande de secours. - le 112 : numéro d'appel européen des services de secours, mis en place afin que toute personne en Europe puisse contacter les secours. Comment? Choisir, si possible, la personne la plus apte à déclencher l alerte. Quel message transmettre? L'identité de l'appelant et le numéro d'appel, le lieu de l'accident (adresse, atelier, étage...), la nature de l'accident (chute de hauteur, chariot renversé...), le nombre de victimes, l'état des victimes, les actions déjà engagées. Pour une bonne transmission du message Répondre aux questions posées par les services de secours. Ne jamais raccrocher le premier. Consignes complémentaires : Demander à la personne qui va alerter les secours de revenir rendre compte au SST. Envoyer une personne pour accueillir les secours et organiser leur accès sur le lieu de l accident, au plus près de la victime. Dans tous les cas, suivre les consignes données par les secours. 17
18 SECOURIR 1. La victime saigne abondamment. 2. La victime s étouffe. 3. La victime se plaint d un malaise. 4. La victime se plaint de brûlures. 5. La victime se plaint d une douleur empêchant certains mouvements. 6. La victime se plaint d une plaie qui ne saigne pas abondamment. 7. La victime ne répond pas mais elle respire. 8. La victime ne répond pas et ne respire pas. 18
19 SECOURIR 1 La victime saigne abondamment Résultat à atteindre Arrêter le saignement 19
20 SECOURIR 1 La victime saigne abondamment Après les phases de protection et d examen 1. Repérer l origine du saignement. 2. Comprimer immédiatement l endroit qui saigne, jusqu à l arrivée des secours. 3. Allonger la victime dès la compression effectuée. Cette position retarde ou empêche l'apparition d'une détresse circulatoire. 4. Faire alerter ou à défaut alerter. 5. Vérifier sans relâcher la compression que le sang ne coule plus. 6. Surveiller l état de la victime : Si elle répond, lui parler régulièrement et la rassurer Protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries. En cas d'aggravation, pratiquer les gestes qui s'imposent et rappeler les secours. Nota bene : des maladies peuvent être transmises par le sang. Il convient : de se protéger si possible, par le port de gants propres ou des gants de travail, non souillés par des produits caustiques ou corrosifs. A défaut en interposant un morceau de plastique ou en glissant sa main dans un sac imperméable ; de toujours se laver les mains et les désinfecter (solution hydro-alcoolique, solution chlorée type Dakin ) avant de les porter à la bouche, au nez, aux yeux ou de manger ; de retirer les vêtements souillés de sang le plus tôt possible après la fin de l action de secours. En cas de contact avec le sang d une victime (plaie même minime ayant été souillée ou projection de sang sur le visage), le SST doit se conformer au protocole établi par le médecin du travail ; à défaut, il doit consulter immédiatement un service d urgence. 20
21 SECOURIR 1 CAS PARTICULIERS Après les phases de protection et d examen La victime présente un saignement de nez Le saignement est spontané ou provoqué par un choc sur le nez : asseoir la victime, tête penchée en avant ; lui demander de se moucher vigoureusement ; lui demander de comprimer ses narines avec deux doigts, pendant dix minutes, sans relâcher ; demander un avis médical : - si le saignement de nez ne s arrête pas, - ou se reproduit, - ou a pour origine une chute ou un coup, La victime vomit ou crache du sang alerter immédiatement les secours médicalisés (un saignement de ce type est toujours un symptôme grave, nécessitant un traitement d urgence) ; installer la victime dans la position où elle se sent le mieux ; conserver les vomissements ou les crachats, si possible, dans un récipient, pour que le médecin puisse les voir ; surveiller la victime. Autres saignements (orifices naturels autres que le nez et la bouche) allonger la victime ; demander un avis médical et appliquer les consignes. 21
22 SECOURIR 1 Comprimer l endroit qui saigne Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Comprimer l endroit qui saigne jusqu à la prise en charge par les secours spécialisés. Pour arrêter le saignement abondant. Si cela n'augmente pas le délai d intervention, prendre les précautions nécessaires pour éviter le contact sanguin : Des maladies peuvent être transmises par le sang en cas de plaie même minime des mains du SST. L'arrêt du saignement est prioritaire. si le SST porte des gants de travail, non souillés par des produits caustiques ou corrosifs, il les garde pour intervenir, Le risque d'infection sera traité par les secours médicalisés qui prendront en charge la victime. Porter ses gants de travail diminue la répulsion d'être en contact direct avec le sang si le SST ne porte pas de gants mais qu il peut se protéger (avec un sac plastique par exemple) avant d intervenir, il le fait ; Une compression manuelle. Pour empêcher le sang de couler. si le SST ne peut pas se protéger, il doit agir immédiatement, puis se faire remplacer dès que possible par une personne protégée. Comprimer immédiatement l'endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main en interposant si possible une épaisseur de tissu propre recouvrant totalement l'endroit qui saigne. Maintenir cette compression jusqu'à l'arrivée des secours. Pour obtenir une pression suffisante. Un pansement compressif. Certaines localisations ne permettent pas la mise en place d'un pansement compressif (cou, thorax, abdomen). Dans ce cas maintenir la compression manuelle. Dans le cas où le SST doit se libérer, pour réaliser une autre action, par exemple : un autre geste vital sur la victime ou une autre victime, alerter s il est seul. Appliquer un pansement compressif : une épaisseur de tissu propre fixée par une bande élastique ou à défaut par un lien large assez long pour le recouvrir. En cas d'inefficacité reprendre la compression manuelle par-dessus le pansement. Pour remplacer la compression manuelle et maintenir une pression suffisante En l'absence de cette bande ou de ce lien, demander à la victime de poursuivre la compression. 22
23 SECOURIR 2 La victime s'étouffe Résultat à atteindre Lui permettre de respirer 23
24 SECOURIR 2 La victime s étouffe Après les phases de protection et d examen 1. Laisser la victime dans la position où elle se trouve. 2. Constater l obstruction totale et brutale des voies aériennes. 3. Désobstruer les voies aériennes en effectuant de 1 à 5 tapes vigoureuses dans le dos. 4. En cas d inefficacité des tapes dans le dos, réaliser : pour l'adulte et l'enfant : de 1 à 5 compressions abdominales selon la méthode décrite par Heimlich ; pour le nourrisson : de 1 à 5 compressions thoraciques. 5. En cas d'inefficacité : réaliser de nouveau de 1 à 5 tapes dans le dos puis si besoin, de 1 à 5 compressions (abdominales ou thoraciques selon le cas) et ainsi de suite. 6. Arrêter les manœuvres dès que la désobstruction est obtenue ou si la victime perd connaissance. Les manœuvres de désobstruction sont efficaces Le corps étranger peut se dégager progressivement au cours des différentes tentatives, l efficacité de ces manœuvres peut s évaluer sur : le rejet du corps étranger, l apparition de toux, la reprise de la respiration. Si le corps étranger n'est pas rejeté de la bouche, il peut y être resté. S'il est visible et accessible, le retirer prudemment avec les doigts. Après l expulsion du corps étranger, le SST doit : - Installer la victime dans la position où elle se sent le mieux. - Desserrer ses vêtements si cela est nécessaire. - Demander un avis médical. - Surveiller l état de la victime : Si elle répond, lui parler régulièrement et la rassurer. Protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries. En cas d'aggravation, pratiquer les gestes qui s'imposent et rappeler les secours. 24
25 SECOURIR 2 La victime perd connaissance Si la victime perd connaissance : l'accompagner au sol ; faire alerter les secours d'urgence ; pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Vérifier après chaque série de 30 compressions si le corps étranger est présent dans la bouche. Le retirer prudemment avec les doigts s'il est visible et accessible. Obstruction totale des voies aériennes chez une femme enceinte ou une personne obèse Devant l'impossibilité d'encercler l'abdomen d'une victime avec les bras (femme enceinte et personne obèse), les compressions abdominales sont remplacées par des compressions thoraciques. Obstruction partielle des voies aériennes Si l obstruction des voies aériennes n est pas totale, la victime a du mal à respirer, elle fait des efforts de toux et parfois présente un sifflement respiratoire. Bien souvent elle est capable d expulser elle-même le corps étranger. En aucun cas, le SST ne doit pratiquer les techniques de désobstruction décrites précédemment, car elles risqueraient de mobiliser le corps étranger et de provoquer une obstruction totale des voies aériennes et un arrêt de la respiration. Il doit alors : installer la victime dans la position dans laquelle elle se sent le mieux ; l encourager à tousser pour rejeter le corps étranger ; faire alerter ou alerter les secours médicaux ; surveiller l état de la victime ; si elle répond, lui parler régulièrement et la rassurer ; protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries ; en cas d'aggravation, pratiquer les gestes qui s'imposent et rappeler les secours. 25
26 SECOURIR 2 Désobstruer par la méthode des tapes dans le dos chez un adulte ou un enfant Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Donner des tapes dans le dos. Les tapes dans le dos peuvent provoquer une toux réflexe capable de débloquer le corps étranger. La victime se présente le plus souvent assise ou debout. - laisser la victime dans la position où elle se trouve ; - se placer sur le côté et légèrement en arrière de la victime ; soutenir son thorax avec une main et la pencher vers l'avant ; donner de 1 à 5 tapes vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates, avec le talon de l autre main ouverte. Pour l enfant, la technique peut être adaptée : Pour que l obstacle dégagé sorte de la bouche plutôt que de retourner dans les voies aériennes. Pour déclencher un réflexe de toux susceptible de débloquer et d'expulser le corps étranger qui obstrue les voies aériennes. le SST peut : - s'asseoir et basculer l'enfant sur sa cuisse ; - incliner l'axe du corps, tête vers le bas, puis réaliser les tapes dans le dos. Si ce n est pas possible, procéder comme chez l adulte. La technique des tapes dans le dos est améliorée si la tête de l'enfant est placée vers le bas. Désobstruer par la méthode des compressions abdominales chez un adulte ou un enfant Quoi faire? Pourquoi le faire? Comment le faire? Justification Si les 5 tapes dans le dos sont inefficaces : Réaliser des compressions abdominales (méthode de Heimlich). Comprimer l air contenu dans les poumons peut provoquer un effet de «piston» capable de débloquer et d expulser le corps étranger hors des voies aériennes. Se placer derrière la victime, contre son dos. Si la victime est assise, fléchir les genoux pour être à sa hauteur. Passer ses bras sous ceux de la victime, de part et d autre de la partie supérieure de son abdomen. S'assurer que la victime est bien penchée en avant. Placer le poing fermé juste au-dessus du nombril et au dessous du sternum. Mettre l autre main sur la première, les avant-bras n appuyant pas sur les côtes. Tirer franchement en exerçant une pression vers l'arrière et vers le haut. Effectuer 1 à 5 compressions en relâchant entre chacune. Le corps du SST fait fonction de plan dur et empêche la victime de reculer pendant la manœuvre. La poussée crée une surpression dans les poumons, susceptible de faire remonter le corps étranger. 26