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Timestamp: 2016-10-24 22:04:48+00:00
Document Index: 156366046

Matched Legal Cases: ['art. 292', 'art. 292', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 172', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 98', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 292', 'art. 29', 'art. 8', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 29', 'art. 98', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 29', 'art. 8', 'art. 9', 'art. 170', 'art. 160', 'ATF ', 'art. 248', 'art. 255', 'art. 9', 'art. 9', 'art. 170', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 75', 'art. 112', 'art. 75', 'art. 75', 'art. 75', 'ATF ', 'art. 308', 'art. 98', 'art. 98', 'art. 29', 'art. 112', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66']

5A_814/2012 (08.03.2013)
5A_814/2012
Arr�t du 8 mars 2013
Mme A.X.________, repr�sent�e par
M. B.X.________, repr�sent� par Me Tania Sanchez Walter, avocate,
Mme A.X.________ (1970) et M. B.X.________ (1970), tous deux de nationalit� bolivienne, se sont mari�s � La Paz (Bolivie), le 9 ao�t 1998. Deux enfants sont issus de cette union: C.________, n� en 1999, et D.________, n� en 2001. L'�poux est �galement le p�re d'un fils, E.Y.________, n� d'une pr�c�dente union, qui vivait avec sa m�re en Colombie jusqu'� l'�t� 2012.
Les �poux se sont install�s � Gen�ve en 2002 et vivent s�par�s depuis le mois de d�cembre 2011.
Le 13 f�vrier 2012, l'�pouse a d�pos� une requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale devant le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve, concluant � l'attribution de la garde des enfants sous r�serve d'un large droit de visite du p�re, � la jouissance du domicile conjugal et au versement par son �poux, d�s le mois de janvier 2012, d'une contribution mensuelle de 8'607 fr. pour l'entretien de la famille, allocations familiales non comprises.
L'�poux a adh�r� aux conclusions de la requ�te, � l'exception du montant de la contribution d'entretien, offrant de verser 3'000 fr. par mois, allocations familiales comprises, d�s f�vrier 2012, ainsi que l'int�gralit� des montants re�us de son employeur � titre de participation aux frais d'�colage des deux enfants.
B.a Par jugement du 24 avril 2012, le Tribunal de premi�re instance a notamment attribu� � l'�pouse la garde des deux enfants, r�serv� � l'�poux un large droit de visite, � exercer d'entente entre les parties, mais au minimum un week-end sur deux et la moiti� des vacances scolaires, condamn� l'�poux � contribuer � l'entretien de sa famille par le versement d'une pension mensuelle de 4'000 fr. pour le mois de janvier 2012, puis de 6'900 fr., d�s f�vrier 2012, et a prononc� un avis au d�biteur.
Le 10 mai 2012, l'�pouse a form� appel de ce jugement, sollicitant pr�alablement qu'il soit ordonn� � son �poux de produire toute pi�ce utile et non caviard�e attestant de ses ressources, de ses charges et de son patrimoine et r�clamant au fond que la contribution d'entretien soit fix�e, allocations familiales comprises, � 5'707 fr, pour le mois de janvier 2012, puis, d�s f�vrier 2012, � 8'607 fr. par mois.
Le m�me jour, l'�poux a �galement d�pos� un appel, proposant pour sa part de contribuer � l'entretien de sa famille � hauteur de 3'000 fr., allocations familiales comprises, sous d�duction de la somme de 9'258 fr. 40 d�j� pay�e, et de verser � l'�cole des enfants tout montant qu'il percevra de son employeur � titre de participation � l'�colage.
Par courrier du 13 juin 2012, l'�poux a inform� la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve (ci-apr�s: Cour de justice) que son employeur le transf�rait au Guatemala d�s le 1er ao�t 2012 et que son salaire serait par cons�quent r��valu� � la baisse en raison du niveau de vie plus modeste dans ce pays.
Le 6 juillet 2012, les parties se sont d�termin�es sur leurs appels respectifs en concluant au rejet de l'appel de l'autre, l'�pouse amplifiant par ailleurs ses conclusions pr�alables en requ�rant la production de la police d'assurance-vie de son �poux avec la liste des b�n�ficiaires et les avis de d�bits de la pension alimentaire vers�e au fils a�n� de celui-ci, l'�poux modifiant ses conclusions relatives � l'entretien de sa famille proposant de verser 3'000 fr. par mois, d�s f�vrier 2012, sous d�duction de 15'000 fr. d�j� acquitt�s, puis de 700 fr. par mois, d�s ao�t 2012.
Au mois de septembre 2012, chaque �poux s'est d�termin� sur les preuves administr�es par l'autorit� d'appel et sur les derni�res �critures de la partie adverse. L'�pouse a notamment requis l'audition de l'ancienne employ�e de maison et la production par son �poux de l'avis de cr�dit d'un pr�t de 144'000 fr., de l'affectation r�elle de ces fonds et de sa police d'assurance-vie. L'�poux a modifi� ses conclusions, sollicitant la d�duction suppl�mentaire d'un montant de 30'000 fr. des contributions d'entretien dues et la modification du droit de visite en ce sens qu'il est exerc� la moiti� des vacances scolaires et � raison d'un entretien t�l�phonique par semaine, � charge pour son �pouse de lui transmettre un num�ro de t�l�phone � cet effet et de respecter ce droit de visite, sous la menace de la peine pr�vue � l'art. 292 CP.
B.b Statuant par arr�t du 28 septembre 2012, notifi� aux parties le 3 octobre 2012, la Cour de justice a joint les appels et r�form� le jugement du 24 avril 2012. L'autorit� pr�c�dente a modifi� le droit de visite de l'�poux sur les deux enfants, ce droit s'exer�ant d'entente entre les parties, mais au minimum � raison d'un entretien t�l�phonique par semaine et durant la moiti� des vacances scolaires, ordonn� � l'�pouse, sous la menace de la peine pr�vue � l'art. 292 CP, de transmettre � l'�poux un num�ro de t�l�phone au moyen duquel celui-ci peut exercer son droit de visite et de respecter le droit aux relations personnelles instaur�, condamn� l'�poux � contribuer � l'entretien de sa famille � hauteur de 37'582 fr. pour la p�riode du 1er janvier au 31 juillet 2012, puis de 2'650 fr. par mois, allocations familiales comprises, d�s le 1er ao�t 2012, et donn� acte � l'�poux de son engagement de verser en faveur de l'�cole des enfants le montant qu'il percevra de son employeur � titre de participation aux frais d'�colage.
Par acte du 5 novembre 2012, Mme A.X.________ interjette un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Elle conclut principalement � la r�forme de l'arr�t entrepris en ce sens que la contribution d'entretien de la famille due par l'�poux est fix�e � 19'481 fr. 55 pour la p�riode du 1er janvier au 31 juillet 2012, puis � 6'000 fr. par mois, allocations familiales comprises, d�s le 1er ao�t 2012 et � l'annulation de la modification du droit de visite et de l'injonction � elle faite de transmettre � son �poux un num�ro de t�l�phone. A titre subsidiaire, la recourante conclut au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour instruction compl�mentaire.
Le pr�sent recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) ainsi que dans la forme l�gale (art. 42 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 p. 395 s.) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure statuant en derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur le droit de visite et sur le montant de la contribution d'entretien en faveur de la famille; la cause est ainsi non p�cuniaire dans son ensemble (arr�ts 5A_483/2011 du 31 octobre 2011 consid. 1.1; 5A_220/2009 du 30 juin 2009 consid. 1). La recourante a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et, ayant succomb� dans ses conclusions, a un int�r�t � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
2.1 D�s lors que la d�cision attaqu�e porte sur le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 � 179 CC), lesquelles sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), le Tribunal f�d�ral dispose d'un pouvoir d'examen limit�, seule la violation des droits constitutionnels pouvant �tre invoqu�e. Le Tribunal f�d�ral n'examine en outre les griefs de violation de droits constitutionnels que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s conform�ment au principe d'all�gation ("R�geprinzip", art. 106 al. 2 LTF), � savoir express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer ses all�gations par une argumentation pr�cise (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; arr�t 5A_99/2011 du 22 septembre 2011 consid. 2.1).
2.2 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF) et se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 ss). Cette retenue est d'autant plus grande lorsque le juge n'examine la cause que d'une mani�re sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3 p. 325). Ainsi en va-t-il dans le domaine des mesures protectrices de l'union conjugale, qui sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance (ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478; sous l'empire du CPC: arr�ts 5A_385/2012 du 21 septembre 2012 consid. 2.3; 5A_661/2011 du 10 f�vrier 2012 consid. 2.3).
Dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels, conform�ment au principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 2.1); les art. 95, 97 et 105 al. 2 LTF ne s'appliquent pas directement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588 s.). Toutefois, l'application de l'art. 9 Cst. aboutit pratiquement au m�me r�sultat: le Tribunal f�d�ral ne corrige les constatations de fait que si elles sont arbitraires (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; arr�ts 5A_528/2011 du 26 janvier 2012 consid. 2.1; 5A_475/2011 du 12 d�cembre 2011 consid. 2.2; 5A_361/2011 du 7 d�cembre 2011 consid. 2.2) et n'intervient s'agissant de l'appr�ciation des preuves que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans motifs objectifs de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Le recourant ne peut donc pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (cf. supra consid. 2.1; art. 106 al. 2 Cst.; ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.).
Le recours a pour objet le montant de la contribution d'entretien et les modalit�s d'exercice du droit de visite, prononc�s dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale.
3.1 S'agissant de la situation professionnelle et financi�re des parties, la Cour de justice a constat� que l'�poux est fonctionnaire aupr�s des Nations Unies; jusque-l� en poste � Gen�ve, il a �t� transf�r� au Guatemala d�s le 1er ao�t 2012, o� il vit d�sormais avec son fils a�n� n� d'une pr�c�dente union. Entre janvier et juillet 2012, l'�poux a r�alis� un salaire mensuel moyen net de 8'466 fr., comprenant le salaire de base (7'826,58 USD), des indemnit�s de r�sidence et pour les charges de famille, sous d�duction de 1'936 fr., puis de 2'322 fr. d�s avril 2012 � titre de remboursement d'un pr�t pour un logement de 144'000 fr. accord� en avril 2009 par son employeur, et de 84 USD de cotisation d'assurance-vie et de primes d'assurance maladie pour la famille. Depuis le 1er ao�t 2012, le salaire net de l'�poux se monte � 5'125 fr., comprenant les m�mes indemnit�s et d�ductions que pr�c�demment, mais adapt�es � la nouvelle situation. Il ressort de l'arr�t entrepris que l'�pouse conteste �tre b�n�ficiaire de l'assurance-vie de son mari, ainsi que l'affectation du pr�t aux fins d'acqu�rir un logement. L'autorit� pr�c�dente a en outre relev� que l'�poux re�oit de son employeur le remboursement d'une partie de l'�colage de ses enfants. Quant aux charges du mari, la cour d'appel a retenu que, apr�s la s�paration, celui-ci avait �t� log� chez des amis � Gen�ve et qu'il louait, depuis ao�t 2012, un appartement au Guatemala pour 1'050 fr. par mois. Les autres charges de l'�poux consistent en la r�mun�ration de son employ�e de maison � hauteur de 530 fr. par mois, la mensualit� pour le paiement de son v�hicule et un montant de 600 fr. pour l'entretien de son fils a�n�.
Concernant l'�pouse, la cour d'appel a retenu qu'elle a une formation d'architecte, mais n'a jamais travaill� dans ce domaine en Suisse. Les juges cantonaux ont retenu que l'�pouse avait �t� employ�e dans un service client�le de 2002 � 2005, puis qu'elle a b�n�fici� d'indemnit�s de ch�mage durant 2 ans, avant de retrouver en 2007 un emploi dans le secteur bancaire � plein temps. Actuellement, l'�pouse a un emploi de dur�e d�termin�e jusqu'� fin f�vrier 2013, percevant un salaire mensuel net de 5'483 fr. 35, imp�t � la source de 1'107 fr. d�duit. La Cour de justice a relev� qu'elle per�oit �galement un bonus brut de 10'000 fr. Les charges mensuelles de l'�pouse, comprenant notamment le salaire mensuel d'une domestique priv�e, se montent � 10'422 fr.
3.2 En droit, l'autorit� pr�c�dente a refus� de donner suite aux conclusions pr�alables de l'�pouse tendant � l'audition de l'ancienne employ�e de maison, ainsi qu'� la production de pi�ces relatives au pr�t de 144'000 fr. et � l'assurance-vie de son mari, consid�rant qu'elle disposait de "suffisamment d'�l�ments", que les "mesures d'instruction sollicit�es ne paraiss[ai]ent pas compatibles avec les imp�ratifs de c�l�rit� de la proc�dure sommaire" et qu'au vu de la situation financi�re des parties, la question de leur fortune respective pouvait demeurer ouverte.
S'agissant du droit de visite, les juges cantonaux ont consid�r� que le d�part du mari au Guatemala justifiait la modification des relations personnelles fix�es � raison d'au moins un week-end sur deux, ce droit de visite n'�tant plus possible, en le rempla�ant par un entretien t�l�phonique par semaine au minimum afin de maintenir un contact r�gulier et en confirmant pour le surplus le droit aux relations personnelles pr�vu la moiti� des vacances scolaires. L'exercice du droit de visite paraissant litigieux, l'autorit� pr�c�dente a ordonn� � l'�pouse, sous la menace de la peine pr�vue � l'art. 292 CP, de transmettre � son mari un num�ro de t�l�phone pour atteindre les enfants.
Concernant le montant de la contribution d'entretien, la cour cantonale a retenu que l'�poux r�alisait un salaire net de 8'550 fr. par mois jusqu'au 31 juillet 2012, puis de 5'210 fr. d�s le 1er ao�t 2012, n'a pas tenu compte ni de la d�duction de 84 USD � titre de cotisation pour son assurance-vie, estimant que la qualit� de b�n�ficiaire de l'�pouse n'avait pas �t� rendue vraisemblable, ni de la participation de son employeur aux frais d'�colage, mais a pris en compte la d�duction des int�r�ts du pr�t de 144'000 fr. A ce sujet, la cour cantonale a relev� que l'�pouse contestait que le montant du pr�t ait servi � l'acquisition par le couple d'un appartement � La Paz (...), mais a constat� qu'il ressortait des pi�ces bancaires produites par celle-ci que le mari avait vers� sur un compte au nom de l'�pouse la somme de 29'628 fr. 40 (...) en novembre 2009 et un montant de 24'100 fr. avec la mention "Pago Terreno La Paz" le 1er d�cembre 2010 sur un autre compte de l'�pouse (...). La cour cantonale a donc estim� que, � ce stade de la proc�dure, il importait peu de savoir si un appartement avait �t� achet� par les parties et si le pr�t avait effectivement �t� affect� � cette fin, d�s lors qu'il ressortait des pi�ces produites que les �poux avaient ce projet commun d'acquisition et que le pr�t entrait dans ce cadre. L'autorit� pr�c�dente a donc retenu que les charges de l'�poux se montaient � 1'550 fr. jusqu'au 31 juillet 2012, puis, depuis le 1er ao�t 2012, � 2'560 fr. par mois, ce montant ne comprenant pas les frais d'acquisition de son v�hicule au Guatemala. La cour cantonale a fix� le solde mensuel disponible de l'�poux � 7'000 fr. jusqu'au 31 juillet 2012 et � 2'650 depuis lors. Constatant que l'�pouse devait supporter un d�ficit mensuel de l'ordre de 4'425 fr. (revenu: 6'000 fr. - charges: 10'422 fr. = 4'422 fr.), la cour d'appel a fix� le montant de la contribution d'entretien mensuelle en faveur de la famille � la couverture du d�ficit de l'�pouse et 2/3 du solde disponible, � savoir 6'300 fr. (d�ficit: 4'425 fr. + 2/3 de 2'830 fr.) pour la p�riode du 1er janvier au 31 juillet 2012 et � l'entier du solde disponible de l'�poux, 2'650 fr., d�s le 1er ao�t 2012.
La recourante fait grief � l'autorit� pr�c�dente d'avoir viol� son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.) et son droit � la preuve (art. 8 CC et 152 al. 1 CPC), en niant, d'une part, son "droit d'appeler � la barre l'employ�e de maison de son �poux" pour que celle-ci atteste que les sommes figurant dans le courrier bancaire produit par l'�poux sont en r�alit� les �conomies de l'employ�e, et en refusant, d'autre part, sa requ�te tendant � la production des justificatifs bancaires relatifs � l'affectation de l'emprunt litigieux de 144'000 fr. La recourante affirme que l'�tablissement de la destination effective de l'emprunt s'inscrit "dans le cadre obligatoire des d�bats impos� par la maxime inquisitoire" et rel�ve que la cour cantonale a par ailleurs proc�d� de la sorte en ce qui concerne la non-prise en consid�ration de la prime d'assurance-vie dont les b�n�ficiaires n'ont pu �tre �tablis. Elle rel�ve encore que le principe de c�l�rit� invoqu� par l'autorit� pr�c�dente ne lui �tait pas opposable, d�s lors qu'elle a formul� sa demande dans son acte d'appel d�j� et qu'elle l'a renouvel�e en cours d'instance.
4.1 L'art. 8 CC comprend, entre autres garanties, le droit � la preuve; le juge enfreint cette disposition lorsqu'il refuse d'administrer une preuve r�guli�rement offerte et portant sur un fait pertinent pour l'appr�ciation juridique de la cause (parmi plusieurs: ATF 133 III 189 consid. 5.2.2 et 295 consid. 7.1). Quand le droit � la preuve est invoqu� en relation avec un droit subjectif priv� d�coulant d'une norme de droit mat�riel f�d�ral, le recourant doit donc, en principe, se plaindre d'une violation de l'art. 8 CC, et non de celle de son droit d'�tre entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. (arr�t 5A_783/2010 du 8 avril 2011 consid. 6.1 et la jurisprudence cit�e). Une exception s'impose toutefois lorsque, comme ici (cf. supra consid. 2.1), seule peut �tre d�nonc�e une violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF). C'est d�s lors l'art. 29 al. 2 Cst. qui est applicable, lequel conf�re en particulier le droit de fournir des preuves quant aux faits de nature � influer sur la d�cision � rendre, de participer � l'administration des preuves valablement offertes, � moins que le fait � prouver ne soit d�pourvu de pertinence et pour autant que les moyens de preuve n'apparaissent pas d'embl�e inaptes � �lucider les faits litigieux (ATF 135 I 279 consid. 2.3 p. 282; 133 I 270 consid. 3.1 p. 277; 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 s. et les r�f�rences). Ce droit ne s'oppose toutefois pas � ce que l'autorit� mette un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de forger sa conviction. Si le juge cantonal a refus� une mesure probatoire en proc�dant � une appr�ciation anticip�e des preuves, il appartient au recourant qui entend la contester de soulever un grief d�taill� � cet �gard (art. 106 al. 2 LTF; ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428; 125 I 417 consid. 7b p. 430; 115 Ia 8 consid. 3a p. 11/12 et 97 consid. 5b p. 101).
4.2 En l'occurrence, les griefs de violation du droit d'�tre entendu et du droit � la preuve en relation avec le refus d'auditionner l'employ�e de maison et d'ordonner la production de pi�ces bancaires tombent � faux. Il ressort de l'arr�t entrepris que les juges pr�c�dents ont estim� disposer de suffisamment d'�l�ments pour tenir pour vraisemblable que le pr�t de 144'000 fr. a �t� souscrit d'entente entre les parties, sans qu'il importe de savoir si le projet d'acquisition immobili�re s'est finalement concr�tis� ou non (cf. supra consid. 3.2 ab initio). Il appara�t donc que l'autorit� cantonale a proc�d� � une appr�ciation des �l�ments dont elle disposait d�j� - une appr�ciation anticip�e des preuves -, ce que la recourante admet au demeurant, mais qu'elle consid�re comme "contraire � la Constitution", autrement dit, comme arbitraire. La recourante soul�ve d'ailleurs le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'�tablissement des faits et dans l'appr�ciation des preuves plus loin dans son recours, en sorte que ce reproche doit �tre examin� sous cet angle (cf. infra consid. 6), non au regard du droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et du droit � la preuve (art. 8 CC).
La recourante reproche � la Cour de justice d'avoir vers� dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application du droit f�d�ral. Elle expose que l'autorit� pr�c�dente a arbitrairement appliqu�, d'une part, l'art. 170 al. 1 et 2 CC en ce qui concerne le droit aux renseignements de chacun des �poux et, d'autre part, l'art. 160 al. 1 CPC relatif � l'obligation des parties de collaborer � l'administration des preuves. Se r�f�rant aux pi�ces qu'elle a requises en main de son �poux concernant sa situation financi�re et dont la r�quisition n'a pas �t� ordonn�e, la recourante soutient que les juges cantonaux ont autoris� l'�poux � "poursuivre sa politique d'obstruction d�lib�r�e sans le sanctionner sur le plan proc�dural". Elle expose que l'autorit� pr�c�dente devait instruire l'appel selon la maxime inquisitoire et non se satisfaire des all�gations des parties; ce faisant, la Cour de justice a, selon elle, arbitrairement appliqu� les dispositions pr�cit�es.
5.1 La maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de collaborer de mani�re active � la proc�dure en renseignant le juge sur les faits de la cause et en lui indiquant en temps utile leurs moyens de preuve (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 412 ss). Dans le cadre d'une proc�dure sommaire, comme en l'esp�ce (art. 248 let. d CPC; cf. supra consid. 2.2), l'art. 255 let. a CPC, pr�voit que le tribunal doit �tablir d'office les faits. Il a donc le devoir d'�claircir les faits et de prendre en consid�ration tous les faits d'office, mais cela ne dispense pas les parties de collaborer activement � la proc�dure. Le tribunal doit simplement interpeller les parties et leur signaler qu'elles doivent coop�rer � la constatation des faits ainsi qu'� l'administration des preuves. Il peut leur fixer des d�lais � cet effet. Il doit s'assurer que leurs all�gations et leurs offres de preuves sont compl�tes s'il a des motifs objectifs d'�prouver des doutes � cet �gard (arr�t 5A_953/2012 du 30 janvier 2013 consid. 4.2). Lorsque, contrairement � ce qu'on serait en droit d'attendre d'elle, une partie refuse de collaborer � l'administration des preuves, celle-ci peut �tre close. Le juge se prononce donc sur le r�sultat de la collaboration d'un �poux dans le cadre de l'appr�ciation des preuves disponibles. Le recourant qui entend s'en prendre � cette appr�ciation des preuves doit ainsi invoquer l'art. 9 Cst. et en d�montrer le caract�re arbitraire (arr�ts 5A_562/2011 du 21 f�vrier 2012 consid. 7.6.1; 5A_783/2010 du 8 avril 2011 consid. 6.1).
5.2 Il d�coule de ce qui pr�c�de que la critique de la recourante rel�ve - comme pr�c�demment (consid. 4) - de l'appr�ciation des preuves, laquelle sera examin�e ci-apr�s (cf. infra consid. 6), non de l'application de normes de droit mat�riel ou de proc�dure. Le grief d'application arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 170 CC et 160 al. 1 CPC est en d�finitive mal fond�.
La recourante affirme que la cour cantonale a vers� dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves, � trois �gards, � savoir en ce qui concerne la diminution volontaire du revenu de son mari, le comportement de son �poux et la prise en consid�ration du pr�t litigieux de 144'000 fr.
6.1 En premier lieu, elle consid�re avoir prouv� - au moyen des pi�ces qui ont arbitrairement �t� appr�ci�es par la cour cantonale - que l'affectation professionnelle de son �poux en Am�rique latine fait suite � son initiative personnelle et poursuit un objectif chicanier, partant que la diminution du revenu de son mari doit �tre consid�r� comme volontaire. Elle assimile cette baisse de salaire, � titre de "preuve concluante", au comportement qui a �t� reproch� � son �poux dans l'ordonnance p�nale rendue le 22 ao�t 2012 en raison du d�faut de paiement des contributions d'entretien. Elle estime en outre que le blocage des avoirs bancaires de son �poux et du compte de pr�voyance professionnelle de celui-ci, � hauteur de la moiti�, prononc� par ordonnance du 26 juillet 2012 par l'autorit� pr�c�dente � la suite du d�p�t de plainte de l'�pouse contre son mari, subodore l'existence d'une volont� du d�birentier d'entraver le recouvrement de la cr�ance d'aliments et de nuire � son �pouse.
Dans un deuxi�me temps, la recourante invite la cour de c�ans � compl�ter l'�tat de faits, soutenant avoir "expos� de mani�re d�taill�e, pi�ces justificatives � l'appui, un faisceau d�terminant de preuves formelles suppl�mentaires illustrant de mani�re univoque et incontestable la r�alit� du plan d'insolvabilit� mis en route en toute mauvaise foi par son �poux". Elle requiert qu'il soit retenu que son �poux a syst�matiquement refus� de la renseigner sur l'�tat de ses ressources, de son patrimoine et de ses charges; que l'autorit� pr�c�dente a permis � l'�poux de remplacer le courrier bancaire caviard� par des relev�s lacunaires (a); que celui-ci a persuad� son employeur de ne pas donner suite � la saisie de son salaire, en promettant de mani�re mensong�re d'�teindre sa dette d'aliments (b); que son mari a d�lib�r�ment menti � la police et aux autorit�s p�nales en r�it�rant son engagement de respecter le jugement de mesures protectrices de l'union conjugale (c); que celui-ci s'est install� sans pr�avis � l'�tranger et a tent� de contraindre son �pouse, les enfants et la nourrice de retourner en Bolivie o� il b�n�ficierait d'un "tarif bien plus avantageux pour son abandon de famille" (d); et que l'�poux a vid� son compte bancaire d�s son d�part du domicile familial dans le but de dissimuler son �pargne et �viter toute saisie (e). Elle rel�ve que l'autorit� cantonale a arbitrairement laiss� ouverte la question de la fortune et omis de prendre en consid�ration la "fuite de capitaux" de son �poux � hauteur de 90'000 fr., s'agissant d'un �l�ment d�cisif pour arr�ter la capacit� contributive du d�birentier.
La recourante soutient, dans un troisi�me temps, qu'aucun titre attestant de l'usage r�el du pr�t de 144'000 fr. n'a �t� produit par le mari et que la cour cantonale a ainsi arbitrairement affirm�, au m�pris de la maxime inquisitoire, que la destination du pr�t �tait insignifiante, avant de renoncer � proc�der � une "appr�ciation s�rieuse des preuves disponibles". Elle consid�re que l'autorit� pr�c�dente a vers� dans l'arbitraire en �cartant les pi�ces du dossier d�montrant que le pr�t n'a pas servi au financement d'un projet immobilier en Bolivie, ce qui prouverait, selon elle, que son mari a utilis� l'argent du pr�t � des fins exclusivement personnelles.
6.2 Alors que l'autorit� cantonale a jug� qu'aucun �l�ment ne lui permettait de retenir que le transfert professionnel du mari aurait �t� dict� par des motifs chicaniers et qu'il ne saurait �tre reproch� � un fonctionnaire international d'avoir sollicit� son d�placement, quand bien m�me cela aurait un impact sur sa situation financi�re, la recourante assimile la condamnation p�nale et le blocage des comptes bancaires de son mari, au d�part de celui-ci � l'�tranger pour justifier son opinion selon laquelle l'�poux tente d'�chapper � ses obligations alimentaires. S'agissant de l'affectation du pr�t de 144'000 fr., la recourante soutient qu'� d�faut de preuves sur l'usage de ce montant, il sied de retenir que son mari l'a employ� pour ses propres besoins, ignorant que l'autorit� pr�c�dente a list� et examin� toutes les pi�ces produites par les parties en relation avec cet emprunt, singuli�rement les documents bancaires attestant du versement � l'�pouse des sommes de 29'628 fr. 40 et 24'100 fr. au motif d'une acquisition immobili�re � La Paz, avant de retenir que "les �poux avaient, d�j� en 2008, un projet commun d'acquisition immobili�re � La Paz et que le pr�t litigieux entrait vraisemblablement dans ce cadre". Tant en ce qui concerne la d�localisation professionnelle de l'�poux, que l'affectation du pr�t litigieux, la recourante se limite donc � substituer sa propre appr�ciation de la cause � celle de l'autorit� cantonale, sans tenir compte du raisonnement d�velopp� par celle-ci - en particulier en omettant de prendre en consid�ration l'activit� professionnelle de son �poux qui est un fonctionnaire international d'origine bolivienne, et de revenir sur les versements bancaires en sa faveur � hauteur de 53'728 fr. 40, ainsi que sur les motifs de ces virements et l'�ventuel usage de ces montants - mais en le critiquant d�s lors qu'il s'�carte du sien.
Quoi qu'il en soit, s'agissant de la capacit� contributive de l'�poux, il ressort de l'arr�t attaqu� que celui-ci demeure � la m�me fonction en qualit� de salari� aupr�s du m�me employeur et que le transfert professionnel n'implique pas une diminution du salaire de base, mais une l�g�re augmentation, la r�duction des revenus du mari �tant imputable � l'indemnit� de r�sidence plus basse pour le Guatemala que pour Gen�ve. En outre, le d�placement professionnel du mari en Am�rique du Sud co�ncide avec un retour dans sa r�gion d'origine; les parties, de nationalit� bolivienne, se sont mari�es � La Paz et l'�poux vit d�sormais avec son fils n� d'une pr�c�dente union lequel vivait jusque-l� en Colombie. Au vu de ce qui pr�c�de, l'autorit� pr�c�dente n'a pas vers� dans l'arbitraire en retenant que "aucun �l�ment ne lui permettait de retenir que le transfert professionnel du mari aurait �t� dict� par des motifs chicaniers".
En ce qui concerne le compl�tement de l'�tat de fait au sujet du comportement adopt� par l'�poux, hormis la pr�tendue "fuite de capitaux" (cf. supra consid. 6.1 let. e) pour laquelle la recourante indique qu'il s'agit d'un �l�ment de la fortune de l'�poux dont il faudrait tenir compte pour d�terminer le montant de la contribution, la recourante n'indique pas, m�me succinctement, en quoi ces constatations seraient pertinentes sur l'issue du litige. De surcro�t, la recourante se fonde essentiellement sur ses propres �critures d�pos�es en instance d'appel (let. a, b, d et e); or, de simples all�gations de partie - fussent-elles m�me plausibles - ne suffisent pas � prouver un fait, � moins qu'elles ne soient corrobor�es par des pi�ces qui accr�ditent la th�se soutenue (arr�ts 5A_723/2012 du 21 novembre 2012 consid. 4.2.1; 5A_225/2010 du 2 novembre 2010 consid. 3.2 non publi� � l'ATF 136 III 583), ce qui n'est pas le cas en l'esp�ce, la recourante livrant sa propre appr�ciation des pi�ces.
En d�finitive, la recourante ne d�montre pas en quoi l'autorit� pr�c�dente aurait vers� dans l'arbitraire dans l'�tablissement des faits et dans l'appr�ciation des preuves. Sa critique est irrecevable, faute de motivation conforme aux exigences l�gales (art. 106 al. 2 LTF, cf. supra consid. 2.1 et 2.2).
La recourante s'en prend finalement � la modification des modalit�s de l'exercice du droit de visite, affirmant que la cour cantonale a viol� le principe du double degr� de juridiction (art. 75 al. 2 LTF) et le contenu obligatoire des d�cisions cantonales (art. 112 LTF).
7.1 En ce qui concerne la violation du principe du double degr� de juridiction, la recourante invoque d'une part l'art. 75 al. 2 LTF, selon lequel le recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral n'est recevable que contre une d�cision cantonale de derni�re instance prise par un tribunal sup�rieur (art. 75 al. 2 1�re ph. LTF) et, sauf exceptions expresses, rendue sur recours (art. 75 al. 2 2e phrase LTF; ATF 138 III 41 consid. 1.1 p. 42; 137 III 238 consid. 2.2 p. 426 s.) et, d'autre part, les dispositions du Code de proc�dure civile, singuli�rement les art. 308 ss CPC. Ce faisant, elle ne se r�f�re pas - m�me de mani�re implicite - � un droit fondamental, de sorte que, � la lecture de son expos�, on ne comprend pas quel droit constitutionnel qui pourrait �tre invoqu� dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF (cf. supra consid. 2.1) aurait �t�, selon elle, transgress� par l'autorit� cantonale. Il s'ensuit que sa critique relative au double degr� de juridiction est d'embl�e irrecevable (art. 98 et 106 al. 1 LTF).
7.2 Pour le surplus, bien que la recourante ne cite pas explicitement l'art. 29 al. 2 Cst. en relation avec sa critique du contenu de la d�cision entreprise, l'on per�oit que, sous couvert de violation de l'art. 112 al. 1 let. b LTF - qui pr�voit que les d�cisions doivent indiquer clairement les faits qui sont �tablis et les d�ductions juridiques qui en sont tir�es (ATF 135 II 145 consid. 8.2 p. 153), ainsi que contenir un raisonnement juridique permettant de comprendre pourquoi l'autorit� a tranch� dans tel ou tel sens (arr�ts 5A_888/2010 du 10 mars 2011 consid. 2.1; 5A_236/2010 du 21 juillet 2010 consid. 3.1; 4A_203/2009 du 12 janvier 2010 consid. 2.1 non publi� aux ATF 136 III 232) - la recourante se plaint en r�alit� de ce que l'autorit� cantonale n'a pas respect� son droit d'�tre entendue en tant qu'elle estime la motivation de l'arr�t insuffisante.
Contrairement � ce que soutient la recourante, il appara�t en l'esp�ce que la d�cision attaqu�e expose succinctement la cause qui a amen� les juges cantonaux � revoir les modalit�s d'exercice du droit de visite, � savoir le nouveau domicile du p�re au Guatemala depuis le jugement de premi�re instance, rendant impossible le maintien d'un droit aux relations personnelles s'exer�ant au moins un week-end sur deux. S'agissant de l'injonction faite � l'�pouse de remettre � son mari un num�ro de t�l�phone, les juges cantonaux ont indiqu� qu'elle se justifiait au vu de la situation conflictuelle entre les parties depuis plusieurs mois et de l'importance du maintien d'un lien entre l'�poux et les enfants (cf. supra consid. 3.2). La recourante ne remet au demeurant pas en cause ces constatations, relevant elle-m�me dans sa critique qu'elle a obtenu une condamnation de son �poux par ordonnance p�nale pour le non-paiement des contributions d'entretien. Il d�coule de ce qui pr�c�de que l'autorit� pr�c�dente a expos� les raisons qui l'ont conduite � revoir les modalit�s d'exercice du droit aux relations personnelles et a indiqu� les �l�ments justifiant sa d�cision. Il ressort par ailleurs de son argumentation que la recourante a compris le raisonnement de la cour d'appel. Mal fond�, le recours doit donc �tre rejet� sur ce point.
En conclusion, le recours est mal fond� dans la mesure de sa recevabilit�. La recourante, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer une indemnit� de d�pens � l'intim� qui n'a pas �t� invit� � se d�terminer.