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Timestamp: 2017-12-12 10:24:20+00:00
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﻿ Les élections municipales annulées par le Conseil d'Etat, journaux finistériens 1893 - GrandTerrier
Une protestation et une annulation des élections pour raison d'entrave du vicaire, relatées par un journal conservateur et deux quotidiens républicains.
Autres lectures : « 1900 - Demande préfectorale de déclassement du recteur par trois républicains » ¤ « Antoine Favé, vicaire (1888-1897) et mémorialiste » ¤ « Hervé Le Roux, maire (1882-1906) » ¤ « Les Le Guay (1804-1917), châtelains du Cleuyou au 19e siècle » ¤
Les trois journaux « Le Courrier du Finistère » [1], « Le Finistère » [2] et « La Dépêche de Brest » [3] ont relaté ces élections de 1892-93, le premier quotidien représentant l'électorat conservateur et catholique, et les deux autres l'opposition républicaine.
Comme cela se faisait souvent, les résultats des élections municipales - gagnées par la liste conservatrice menée par le maire Hervé Le Roux de Mélennec - furent contestées par les républicains battus, ce pour différentes anomalies comme la distribution d'alcool, de cigares et de bulletins. Mais cette fois-ci l'enquête préfectorale suite à protestation mit en exergue l'ingérence du vicaire qui avait prononcé un sermon dominical dans ces termes : « Votez selon votre conscience en songeant que le billet que vous mettrez dans l'urne, dimanche, sera dépouillé (countet) deux fois : une fois par le Maire, au soir du 1er mai, une autre fois par Dieu, au soir de votre vie, au jour du jugement qui suivra immédiatement votre mort ».
Et plus insidieux le vicaire, par ailleurs historien et mémorialiste, eut ces mots : « Pax vobis. Que la paix soit avec vous ! Mais, qu'est-ce que paix ? - Le bon ordre en toutes choses. Qu'est-ce que l'ordre en toutes choses ? - Chaque chose à sa place. Pas d'ordre, donc de paix, si Jésus notre Dieu, ne tient pas toujours la place qu'il doit avoir : la première place dans chaque cœur, dans chaque paroisse, dans chaque État ».
Le Conseil de préfecture jugea que la faute du vicaire n'avait pas eu d'impact sur le vote : « s'il est regrettable que ce prêtre, qui, dans l'exercice de son ministère, aurait dû se borner à donner des conseils purement spirituels, se soit ingéré dans le domaine politique en adressant aux électeurs des avis qui ne pouvaient à aucun titre rentrer dans sa mission, - il ne résulte point de l'instruction que les paroles dont s'agit, prononcées le dimanche qui a précédé l'élection, aient été de nature à impressionner assez gravement l'esprit des électeurs ».
Les républicains, à savoir Albert Le Guay (1841-1917) du Cleuyou et autres consorts, ne renoncèrent pas pour autant et lancèrent un pourvoi. Le Conseil d’État dénonça la décision de la préfecture de Quimper en déclarant l'annulation des élections municipales :
De nouvelles élections furent organisées un an après. Et la liste conservatrice l'emporta encore plus nettement contre les candidats républicains. Mais comme le remarque le « Courrier du Finistère », le vicaire qui fit le sermon conservateur n'était pas franchement un réactionnaire : « M. l'abbé Favé passe à Ergué pour un libéral ; on l'appelle même le "républicain" ». C'est un savant, un archéologue qui fouille, bouquine et ne s'occupe pas de politique ». Ceci expliquant cela ?
Le républicain Albert Le Guay, était d'ailleurs membre de la Société d'Archéologie du Finistère, tout comme l'abbé Favé. Mais leurs conceptions respectives de l'implication de l'église dans la vie politique étaient opposées. Le châtelain du Cleuyou était qualifié par le clan adverse de « panamiste » [4] et de « opportuno-franc-maçon » [5].
[modifier] 2 Enquête du conseil de préfecture (transcriptions)
La Dépêche de Brest du 18.05.1892 :
Les plaidoiries pour Pluguffan, Penhars et La Forêt-Fouesnant sont fixées au 27 courant ; celles pour Ergué-Gabéric et Edern sont fixées au 1er juillet.
Un incident s'est produit à l'audience d'hier, pendant l'audition des témoins concernant Ergué-Gabéric. Les dépositions témoignaient une fois de plus du rôle militant du clergé finistérien pendant les élections. Le 1er mai, jour du vote, à Ergué-Gabéric, le curé et ses vicaires ont distribué sur la voir publique force cigares et cigarettes aux électeurs ; on comprend facilement dans quel but, puisque d'ordinaire ils sont loin d'être aussi charitables.
§ L'enquête a prouvé également que l'abbé Favé ...
L'enquête a prouvé également que l'abbé Favé a prononcé, le dimanche avant les élections, un sermon dans lequel il a recommandé formellement de voter pour les bons ; il a terminé son sermon par ces mots : « M. le maire dépouillera le scrutin à 4 heures ; mais le jour du jugement dernier, Dieu sera là, qui séparera les bons d'avec les mauvais bulletins ».
Pendant la séance, une dizaine de curés quelconques, venus on ne sait d'où, et mêlés aux auditeurs, ont eu une attitude aussi bruyant et inconvenante que celle de ceux qui assistaient à l'enquête de Pluguffan. M. Duval, président du conseil, les a rappelés une première fois au respect dû au tribunal et les a priés de se taire. Leurs rires bruyants et inconvenants continuant pendant la déposition des témoins, il a dû les interpeller en ces termes : « Ce n'est point à vous, messieurs, à troubler l'audience d'un tribunal ; vos rires sont d'autant plus incompréhensibles aujourd'hui qu'hier le clergé du Finistère avait la douleur de perdre son évêque ! ». Cette leçon a produit son effet, et les curés ont pris le parti de se taire. C'est par là qu'ils auraient du commencer.
Le Finistère du 28.05.1892 :
Commune d'Ergué-Gabéric. - La liste réactionnaire a été élue toute entière au 1er tour, par 279-271 voix. Les candidats républicains en ont obtenu de 230 à 225.
Une protestation a été adressée contre les élus par MM. Guyader, Le Guay, Signour, P. Le Roux. Elle allègue des faits de corruption et d'intimidation, qui auraient consisté :
§ 1° À menacer ou faire menacer les fermiers ...
1° À menacer ou faire menacer les fermiers qui voteraient pour les républicains ;
2° À distribuer ou faire distribuer à domicile de la boisson, du tabac et une paire de souliers pour obtenir des suffrages ;
3° À répandre les bruits calomnieux, que les républicains sont des voleurs, qu'en cas de succès, ils augmenteraient les contributions, renverraient les prêtres ;
4° À échanger dans la salle de vote des bulletins aux électeurs ;
5° Dans les agissements du clergé.
Me Le Bail soutient la protestation.
Il s'attache surtout à établir ...
Le Finistère du 18.06.1892 :
Au conseil de Préfecture.
L'enquête ordonnée par le Conseil de Préfecture sur l'élection d'Ergué-Gabéric a eu lieu jeudi, par témoins, devant le Conseil. Trente-huit témoins sont venus déposer sur les faits de pression électorale reprochés au clergé.
§ Un des témoins entendus a rapporté ...
Un des témoins entendus a rapporté, à ce propos, le fait suivant, qui se passe de commentaire.
Le recteur s'adressant le dimanche de l'élection à ses paroissiens leur a dit à l'église : « Votez pour qui vous voudrez ; mais rappelez-vous une chose : ce soir c'est le maire qui recensera vos suffrages, mais au jugement dernier ce sera Dieu qui les comptera ».
Il résulte aussi ...
Le Finistère du 17.07.1892 :
Voici le texte de l'arrêté prononcé par le Conseil de préfecture au sujet de la protestation contre les opérations électorales du 1er mai à Ergué-Gabéric :
Considérant qu'il a été reconnu à l'enquête et qu'il n'est pas contesté que l'un des vicaires d'Ergué-Gabéric ait dans un sermon recommandé aux électeurs de "bien voter", ajoutant "que les bulletin seraient comptés à 4 heures le jour du scrutin, mais qu'ils le seraient aussi le jour du jugement dernier".
§ Considérant que, ...
Considérant que, - s'il est regrettable que ce prêtre, qui, dans l'exercice de son ministère, aurait dû se borner à donner des conseils purement spirituels, se soit ingéré dans le domaine politique en adressant aux électeurs des avis qui ne pouvaient à aucun titre rentrer dans sa mission, - il ne résulte point de l'instruction que les paroles do,t s'agit, prononcées le dimanche qui a précédé l'élection, aient été de nature à impressionner assez gravement l'esprit des électeurs pour amener une modification dans les résultats du scrutin ;
Considérant que les autres griefs au sujet desquels la preuve a été admise n'ont point été suffisamment établis par l'enquête ;
La protestation du sieur Le Guay et autres et celle du sieur Signour sont rejetées.
[modifier] 3 Annulation du Conseil d’État (transcriptions)
Courrier du Finistère du 20.05.1893 :
Nos lecteurs n'ont pas oublié les diverses élections municipales du Finistère, entre autres celles de Pluguffan, Tréflez et Ergué-Gabéric, qui étaient déférées au Conseil d'Etat. Après une attente de près d'un an, le Conseil d’État vient de terminer l'examen de ces affaires et, comme on s'y attendait, a annulé les élections municipales des trois communes ci-dessus, où la liste catholique avait battu la liste opportuno-franc-maçonne.
Le premier arrêt a été rendu à l'audience du 5 mai. Il concerne les élections d'Ergué-Gabéric, que le Conseil de préfecture avait maintenues : en voici l'unique considérant :
« Considérant qu'il résulte de l'instruction, et notamment de l'enquête à laquelle il a été procédé devant le Conseil de préfecture, qu'il a été tenu en chaire, par un des vicaires de la paroisse d'Ergué-Gabéric, huit jours avant le scrutin, des propos de nature à influencer les électeurs et à porter atteinte à la liberté de leur vote ; que, par suite, c'est à tort que le Conseil de préfecture a refusé d'annuler les opérations électorales ».
En conséquence, les élections municipales du 1er mai 1892 à Ergué-Gabéric sont annulées. Et elles sont annulées pour un sermon !
§ Oui, tout simplement pour un sermon ! ...
Oui, tout simplement pour un sermon ! Et ce qu'il y a de mieux, c'est que, au moment de l'enquête qui eut lieu devant le Conseil de préfecture de Quimper, les opportunistes battus déclarèrent que se sermon était bien et ne contenait rien de contraire aux lois.
Du reste, en voici la principale partie telle qu'elle a été reconstituée d'après les dépositions des témoins et versée au dossier de l'affaire. C'est le dimanche de Quasimodo que ce sermon fut prononcé et, après avoir commenté les paroles de l’Évangile du jour : Pax vobis. Que la paix soit avec vous, le prédicateur, M. l'abbé Favé, ajoutait :
« ... Oui, c'est bien là le souhait qu'il est bon de vous faire à la fin de ces belles fêtes Pascales. Vous y avez trouvé la paix, vous saurez la conserver, car vous prendrez les moyens pour cela. Jamais, il n'a été plus nécessaire de vous souhaiter la paix, la paix avec Dieu, la paix avec vous-mêmes, la paix avec le prochain. À cette heure surtout, le cœur du prêtre est triste parce qu'il voit avec douleur que, peut-être, la dissension va se mettre entre nous, la haine et la rancune : des haines et des rancunes qui dureront, hélas, longtemps !
C'est triste à y penser, quand on vous a vu, pendant ces jours, assis à la même Table Sainte, répondant à la même invitation du Sauveur béni, enfants de la même paroisse, enfants du même Père qui est aux cieux.
Mais, qu'est-ce que paix ? - Le bon ordre en toutes choses. Qu'est-ce que l'ordre en toutes choses ? - Chaque chose à sa place. Pas d'ordre, donc de paix, si Jésus notre Dieu, ne tient pas toujours la place qu'il doit avoir : la première place dans chaque cœur, dans chaque paroisse, dans chaque État.
Cette paix ne peut donc se trouver que dans l'accomplissement de tous nos devoirs, sans excepter un seul, y compris celui que vous aurez à accomplir dimanche prochain, un des plus graves, des plus importants dans la vie d'un vrai chrétien.
Je veux parler du vote que vous aurez à donner.
- "Faut-il voter ?" - Celui qui reste sans aller voter engage sa conscience.
- "Mais alors pour qui voter ?" - Je ne vous répondrai pas : cela vous regarde. - Je n'ai pas vous le dire : je ne vous le dirai pas ! Mais votez selon votre conscience, comme doit le faire un bon chrétien et un homme libre.
Votez selon votre conscience en songeant que le billet que vous mettrez dans l'urne, dimanche, sera dépouillé (countet) deux fois : une fois par le Maire, au soir du 1er mai, une autre fois par Dieu, au soir de votre vie, au jour du jugement qui suivra immédiatement votre mort ».
Nous avons volontairement soulignés les passages visés par l'instruction, mais qui ne contiennent rien de délictueux. « Votez selon votre conscience » a dit M. l'abbé Favé. Si à Ergué-Gabéric, il y avait des députés panamistes, nous eussions compris qu'ils aient traduit : « Ne votez pas pour nous » mais point n'est le cas.
D'autant que M. l'abbé Favé passe à Ergué pour un libéral ; on l'appelle même le « républicain ». C'est un savant, un archéologue qui fouille, bouquine et ne s'occupe pas de politique.
Demandez à MM. Proudhon et Hémon [6] pourquoi ils ont fait annuler ces élections.
Le Finistère du 13.05.1893 :
Au conseil d’État. - Les élections municipales du Finistère
À la suite des élections municipales du 1er mai 1892, on sait qu'un assez grand nombre de réclamations avaient été adressées au Conseil de préfecture du Finistère. Plusieurs d'entre elles ont été portées ensuite jusqu'au Conseil d’État.
Les élections sur lesquelles la haute assemblée administrative était appelée à se prononcer sont celles de Pluguffan, Ergué-Gabéric, Penhars (2e tour de scrutin), Spézet, Tréflez et Plabennec ...
L'élection d'Ergué-Gabéric a été la première soumise aux délibérations de la section du contentieux du Conseil d’État.
§ L'arrêt a été prononcé ...
L'arrêt a été prononcé dans l'audience du 5 mai. Conformément aux conclusions du commissaire du Gouvernement, le Conseil d’État a réformé l'arrêté du Conseil de préfecture qui avait rejeté les protestations, et faisant droit à ces protestations, a prononcé l'annulation de l'élection.
Voici, du reste, les passages essentiels de l'arrêt :
Le conseil d’État (section temporaire du Contentieux),
Vu la reqête, etc.
Ouï M. Tardieu, auditeur, commissaire du Gouvernement, en ses conclusions,
Considérant qu'il résulte de l'instruction, et notamment de l'enquête à laquelle il a été procédé devant le Conseil de préfecture, qu'il a été tenu en chaire, par un des vicaires de la paroisse d'Ergué-Gabéric, huit jours avant le scrutin, des propos de nature à influencer les électeurs et à porter atteinte à la liberté de leur vote ; que, par suite, c'est à tort que le Conseil de préfecture a refusé d'annuler les opérations électorales ;
Article 1er. - L'arrêté susvisé du conseil de préfecture du Finistère, en date du 4 juillet 1892, est annulé.
Article 2. - Les opérations électorales qui ont eu lieu le 1er mai 1892 dans la commune d'Ergué-Gabéric, pour le renouvellement du conseil municipal, sont annulées.
La Dépêche de Brest du 16.05.1893 :
Les élections municipales de Pluguffan, de Tréflez et d'Ergué-Gabéric
Le conseil d’état, saisi de pourvoi contre des arrêts du conseil de préfecture relatifs aux dernières élections municipales dans le Finistère, a rendu vendredi son arrêt dans les deux affaires des élections de Pluguffan et de Tréflez. Ces deux arrêts confirment les arrêts rendus précédemment par le conseil de préfecture et prononçant l'annulation des opérations électorales pour cause d'ingérence du clergé dans la lutte électorale.
Les élections d'Ergué-Gabéric
Dans une précédente audience, le 5 mai, le conseil d’État, statuant sur un pourvoi formé contre un arrêt du conseil de préfecture qui avait rejeté des protestations formulées contre les élections d'Ergué-Gabéric, avait rendu l'arrêt suivant :
[modifier] 4 Nouvelles élections (transcriptions)
Le Finistère du 01.06.1893 :
Les élections municipales du 4 juin
On sait que le conseil d’État a annulé définitivement les dernières opérations électorales à Pluguffan, Ergué-Gabéric et Tréflez. C'est le 4 juin qui doivent avoir lieu de nouvelles élections municipales, dans ces trois communes.
Les réactionnaires ont mené grand bruit au sujet de la doctrine sur laquelle le conseil de préfecture et le conseil d’État se sont appuyés, tour à tour, pour rendre leurs décisions.
Cette doctrine est pourtant bien simple et répond à toutes les exigences de la logique et du bon sens.
Elle peut se résumer ainsi : le prêtre à l'église, le maire à la mairie et l'instituteur à l'école. C'est celle que n'avons jamais cessé d'exposer depuis 22 ans.
§ La religion n'a rien à voir avec la politique ...
La religion n'a rien à voir avec la politique. Le conseil d’État parait bien décidé à ne faire aucune concession sur ce principe. Il l'a prouvé en brisant l'élection d'Ergué-Gabéric pour un seul fait d'ingérence du clergé.
Courrier du Finistère du 10.06.1893 :
Trois élections, trois victoires pour les catholiques ! Tel est le bilan de la journée de dimanche dernier dans le Finistère.
Beaucoup de nos lecteurs connaissent déjà le résultat des élections qui ont lieu à Tréflez, à Pluguffan et à Ergué-Gabéric. Partout nos amis ont été élus à une forte majorité : on trouvera les chiffres plus loin. Dans chaque commune le chiffre des voix catholiques a augmenté depuis le 1er mai 1892 ...
Que cette triple victoire ne soit que le prélude de nouveaux et éclatants succès. Des Bretons ne peuvent reculer quand on leur demande de travailler pour Dieu et pour le Pays.
Evit Doue hag ar Vro !. A. Dumont.
§ Voici les résultats des élections municipales ...
Voici les résultats des élections municipales qui ont lieu dimanche dernier 3 juin, dans les communes d'Ergué-Gabéric, de Pluguffan et de Tréflez.
Au 1er mai 1892, les opportunistes avaient obtenu 230 voix ; ils en perdent donc 25 environ ; les catholiques n'avaient obtenu que 279 voix : ils en gagnent une trentaine.
[modifier] 5 Coupures
Panamiste : individu étant impliqué dans le scandale de Panama qui fut une affaire de corruption liée au percement du canal de Panama. Ce scandale éclaboussa plusieurs hommes politiques et industriels français durant la Troisième République et ruina des centaines de milliers d'épargnants, en pleine expansion internationale de la Bourse de Paris. [Ref.↑]
L'opportunisme est un courant politique qui s'est développé en France au début de la IIIe République et qui regroupait des personnalités du parti républicain comme Jules Grévy, Léon Gambetta, Jules Ferry. Il se caractérisait par la recherche du soutien populaire dans l'engagement des réformes et s'opposait au radicalisme. Selon Gambetta « en politique, les transactions seules peuvent amener des résultats ». [Ref.↑]
Date de création : Novembre 2013 Dernière modification : 17.08.2016 Avancement : [Fignolé]
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( Dernière mise-à-jour le 17 août ~ eost 2016 à 11:01 )