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Timestamp: 2016-10-27 07:12:21+00:00
Document Index: 263439518

Matched Legal Cases: ['art. 28', 'art. 129', 'art. 9', 'art. 29', 'art. 29', 'in dubio', 'art. 32', 'art. 129', 'art. 28', 'art. 63', 'art. 86', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 411', 'in dubio', 'ATF ', 'ATF ', 'in dubio', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 32', 'ATF ', 'art. 90', 'art. 90', 'art. 129', 'art. 129', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 129', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 127', 'art. 129', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 129', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 14', 'ATF ', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 27', 'art. 19', 'art. 15', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 19', 'ATF ', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 47', 'art. 19', 'ATF ', 'art. 19', 'art. 19', 'art. 28', 'art. 19', 'art. 31', 'art. 31', 'art. 31', 'art. 31', 'art. 63', 'ATF ', 'art. 63', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 156', 'art. 159']

6P.70/2001 (22.08.2001)
6P.70/2001
6S.316/2001/moh
M. Schneider, M. Wipr�chtiger, M. Kolly et Mme Escher, Juges. Greffi�re: Mme Revey.
B.________, repr�sent� par Me Gloria Capt, avocate � Lausanne,
l'arr�t rendu le 6 novembre 2000 par la Cour de cassa-tion p�nale du Tribunal cantonal vaudois, dans la cause qui oppose le recourant au Minist�re public du canton deV a u d;
(art. 28 al. 3, 31 al. 1 et 129 CP: d�p�t et retrait deplainte par un interdit capable de discernement, mise en
danger de la vie d'autrui)
A.- Par jugement du 8 juin 2000, le Tribunal correctionnel du district de Vevey a condamn� B.________, ressortissant de l'ex-Yougoslavie n� en 1965, � deux ans d'emprisonnement et � l'expulsion du territoire suisse pendant sept ans. Il l'a reconnu coupable, d'une part, de tentative d'extorsion qualifi�e, l�sions corporelles simples, injure, menaces, contrainte et faux t�moignage, commises � l'encontre de dame Y.________ (sa compagne, m�re de sa fille et de deux autres enfants, plac�e sous tutelle volontaire) et, d'autre part, de mise en danger de la vie d'autrui, tentative de contrainte et contrainte, perp�tr�es � l'encontre de dame X.________.
S'agissant de ces secondes infractions, le jugement retenait en particulier ce qui suit:
"(...) L.________ a fait la connaissance de dame
X.________ (...). L'accus� a rapidement nourri des
sentiments amoureux envers la jeune femme (...).
Dans le cadre de cette relation, et vraisemblablement
pour manifester son attachement �
X.________, L.________ lui a pr�t� � plusieurs re- prises diverses sommes d'argent.
Apprenant que dame X.________ allait quitter prochainement
la Suisse, L.________ a compris qu'il
risquait de ne pas obtenir de remboursement de sa d�bitrice et a d�s lors d�cid� de tout mettre en
oeuvre pour obtenir le versement de l'argent. Il a
ainsi fix� rendez-vous � dame X.________ le 24 ao�t
1997, � 20 h. 00, � son domicile. Il a pr�text�
avoir un cadeau � lui remettre.
Dame X.________ s'est pr�sent�e � l'heure convenue.
L'accus� B.________ �tait �galement pr�sent au domicile
de L.________. Tr�s rapidement, les accus�s ont
d�clar� � dame X.________ qu'ils allaient la violer.
B.________ a tent� de b�illonner dame X.________, au
moyen d'un scotch, mais n'y est pas parvenu car la
victime s'est d�battue et mise � crier. L.________
lui a alors saisi les jambes, pendant qu'elle �tait
maintenue par B.________. La victime a chut�. Elle a
alors �t� transport�e sur le lit et �trangl�e avec
violence par B.________. L.________ s'est ensuite
muni d'un couteau � cran d'arr�t, qu'il a brandi �
la victime en lui indiquant qu'elle devait remettre
l'argent qu'elle avait gagn� � son travail. Il a
alors imparti un ultimatum de vingt-quatre heures
pour s'ex�cuter et a menac� de mort la famille de
dame X.________, si elle ne se pr�sentait pas au
rendez-vous. Les accus�s ont ensuite escort� la
victime jusqu'� sa voiture et confisqu� les plaques,
en guise de mesure de r�torsion.
Dame X.________ s'est pr�sent�e � la police municipale
de Vevey, le m�me jour, vers 20 h. 35, en �tat
de choc. Elle a �t� achemin�e ensuite au Samaritain
pour recevoir les premiers soins (...). (Elle) a �t�
examin�e le lendemain par un m�decin de l'Institut
universitaire de m�decin l�gale, lequel a constat�
des signes de violence objectifs contre le cou, sous
la forme d'ecchymoses, d'�ryth�mes ainsi que d'�raflures
cutan�es (...) associ�s � la pr�sence de
quelques p�t�chies cutan�es au visage. Il a �galement
fait �tat d'�l�ments subjectifs compatibles
�voquant une violence contre le cou, principalement
sous la forme de dysphagie, de douleurs de la musculature
du cou et de diminution de la mobilit� du cou
li�e � la douleur. Les signes de violence contre le
cou constat�s lors de l'examen clinique, ainsi que
les �l�ments subjectifs compatibles avec une violence
contre le cou indiquent qu'il y a eu une tentative
de strangulation (...). En conclusion, le m�decin
l�giste indique que la vie de dame X.________ a �t�
(...) En d�finitive, le tribunal a acquis la conviction
que les accus�s ont volontairement agress� dame
X.________, pour la contraindre � rembourser ses
dettes envers L.________. La pr�sence de B.________
sur les lieux devait favoriser l'intimidation de la
victime, les menaces de viol �tant prof�r�es dans ce
m�me but. (...)
Il en r�sulte que B.________ doit �tre condamn� tout
d'abord pour mise en danger de la vie d'autrui, au
sens de l'art. 129 CP. Objectivement, il est incontestable
que dame X.________ a �t� mise en danger de
mort imminent, si l'on se r�f�re aux constatations
du m�decin l�giste. Dame X.________ a d'ailleurs indiqu�
avoir perdu ses urines lors de la strangulation,
ce qui d�montre l'importance et la dur�e de
l'acte. Subjectivement, B.________ ne pouvait
qu'avoir conscience de la mise en danger. Il a
d'ailleurs admis � l'audience de jugement savoir que
des actes de strangulation peuvent avoir des cons�quences
mortelles. Enfin, il est incontestable que
l'acte a �t� commis sans scrupule, si l'on consid�re
les mobiles des auteurs et l'ensemble des circonstances
de l'agression. "
Pour fixer la peine, le Tribunal correctionnel a relev� le r�le n�faste et la responsabilit� pr�pond�rante de B.________ lors des faits survenus le 24 ao�t 1997.
Alors qu'il n'avait aucune raison d'en vouloir � dame X.________, il s'�tait acharn� sur elle avec brutalit�.
Dot� d'une inqui�tante propension � la violence, il avait d�montr�, par son comportement envers les victimes, un m�pris manifeste de leur plus �l�mentaire dignit� et de leur int�grit� corporelle. Il avait ainsi inflig� � dame Y.________ vexations, humiliations et mauvais traitements.
Il convenait de se rallier aux consid�rations des experts psychiatres relatives � sa dangerosit� pour autrui, d�s lors qu'il laissait libre cours � sa violence.
Il fallait aussi relever ses d�n�gations obstin�es, le fait qu'il n'ait pas daign� se remettre en question ou manifester un tant soit peu de remords, les regrets manifest�s directement aupr�s de sa victime dame X.________ �tant dict�s, � l'�vidence, par des consid�rations proc�durales.
En d�finitive, B.________ devait �tre d�crit comme un �tre manipulateur, violent, cynique et arrogant.
B.- Statuant le 6 novembre 2000, la Cour de cassation p�nale du Tribunal cantonal vaudois (ci-apr�s: le Tribunal cantonal) a partiellement admis le recours form� par B.________ contre le jugement du Tribunal correctionnel, au sens o� il a assorti l'expulsion d'un sursis de cinq ans. Pour le surplus, il a confirm� les infractions retenues et la peine inflig�e.
C.- Agissant par les voies du recours de droit public et du pourvoi en nullit�, B.________ demande au Tribunal f�d�ral d'annuler l'arr�t du 6 novembre 2000 du Tribunal cantonal et de renvoyer la cause � cette autorit� pour qu'elle statue dans le sens des consid�rants.
Dans le recours de droit public, il se plaint d'une appr�ciation arbitraire des preuves et d'une constatation arbitraire des faits (art. 9 Cst.); il invoque aussi le droit � un proc�s �quitable (art. 29 al. 1 Cst. et 6 � 3 let. d CEDH), le droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et le principe in dubio pro reo (art. 32 al. 1 Cst.). Dans le pourvoi en nullit�, il conteste l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP) ainsi que la validit� de la plainte � l'origine de sa condamnation pour l�sions corporelles simples, injure et menaces commises � l'encontre de dame Y.________ (art. 28 CP); il soul�ve �galement une violation de l'art. 63 CP.
D.- Il n'a pas �t� requis d'observations.
I. Recours de droit public (6P. 70/2001)
1.- Invoquant le droit d'�tre entendu et le droit � un proc�s �quitable, le recourant reproche au Tribunal correctionnel de ne pas avoir convoqu� dame X.________ � l'audience de jugement du 8 juin 2000 (celle-ci �tant rentr�e en Bosnie en ao�t 1998), alors que les contradictions contenues dans ses d�clarations exigeaient imp�rativement sa pr�sence.
a) Le recours de droit public n'est, sous r�serve de certaines exceptions sans pertinence en l'esp�ce, recevable qu'� l'encontre des d�cisions prises en derni�re instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Cette r�gle a pour cons�quence que seuls sont recevables devant le Tribunal f�d�ral les griefs qui, pouvant l'�tre, ont �t� pr�sent�s � l'autorit� cantonale de derni�re instance. La jurisprudence admet cependant la recevabilit� de moyens de droit nouveaux lorsque l'autorit� cantonale de derni�re instance disposait d'un pouvoir d'examen libre et devait appliquer le droit d'office. Cette exception vaut pour tous les griefs qui ne se confondent pas avec l'arbitraire et notamment pour celui tir� de la violation du droit � un proc�s �quitable, � condition que le comportement du recourant ne soit pas contraire � la r�gle de la bonne foi, en vertu de laquelle celui qui ne soul�ve pas devant l'autorit� de derni�re instance cantonale un grief li� � la conduite de la proc�dure ne peut plus en principe le soulever devant le Tribunal f�d�ral; une solution contraire favoriserait les manoeuvres dilatoires (ATF 119 Ia 88 consid. 1a; 117 Ia 491 consid. 2a, 522 consid. 3a).
M�me lorsque les moyens de droit nouveaux se confondent avec l'arbitraire, ils sont recevables lorsqu'ils ne pouvaient �tre invoqu�s que par rapport � la motivation de la d�cision attaqu�e ou qu'ils s'imposaient � tel point que l'autorit� cantonale aurait d� les examiner d'office (ATF 99 Ia 113 consid. 4a).
b) Le recourant n'all�gue pas avoir pr�sent� le grief pr�cit� en instance de recours cantonale. Il ressort en fait du dossier qu'il ne s'est alors pas plaint de l'absence de l'int�ress�e aux d�bats, mais s'est born� � r�clamer que le Tribunal cantonal tienne compte des d�clarations de celle-ci t�noris�es en cours d'instruction.
En cons�quence, au vu des art. 411 et 439 CPP/VD, ce moyen est irrecevable.
2.- Le recourant soul�ve ensuite une appr�ciation arbitraire des preuves et une constatation arbitraire des faits, ainsi qu'une violation du principe in dubio pro reo.
a) aa) En recours de droit public, le Tribunal f�d�ral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire les constatations de faits et l'appr�ciation des preuves effectu�es par l'autorit� cantonale. Une jurisprudence constante reconna�t en effet au juge du fait un large pouvoir d'appr�ciation dans ce domaine (ATF 127 I 38 consid. 2a; 124 I 208 consid. 4; 120 Ia 31 consid. 4b; 119 Ia 362 consid. 3a et les arr�ts cit�s; voir �galement, sur la notion d'arbitraire dans les constatations de faits et l'appr�ciation des preuves, ATF 124 IV 86 consid. 2a; 120 Ia 31 consid. 4b; 118 Ia 28 consid. 1b).
bb) En l'esp�ce, le recourant n'invoque la maxime "in dubio pro reo" qu'en ce qu'elle concerne la constatation des faits et l'appr�ciation des preuves (cf. ATF 127 I 38 consid. 2a; 120 Ia 31 consid. 2c et les r�f�rences cit�es). En ce sens, elle n'offre toutefois pas, en recours de droit public, une protection plus �tendue que celle de l'interdiction de l'appr�ciation arbitraire des preuves, si bien qu'elle n'a pas de port�e propre (cf.
ATF 124 IV 86 consid. 2a; 120 Ia 31 consid. 2d). L'art. 32 al. 1 Cst. , entr� en vigueur le 1er janvier 2000, qui consacre sp�cifiquement la notion de la pr�somption d'innocence, ne fait que reprendre les principes pos�s dans ce domaine par la jurisprudence (FF 1997 I 1 ss, notamment p. 188/189; ATF 127 I 38 consid. 2b).
cc) En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, � peine d'irrecevabilit�, contenir un expos� succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques viol�s et pr�ciser en quoi consiste la violation.
b) Le recourant reproche au Tribunal cantonal d'avoir confirm� la version de l'int�ress�e, dont les d�clarations seraient contradictoires, parfois m�me mensong�res.
Cependant, le recourant se contente de r�p�ter les griefs soulev�s devant le Tribunal cantonal, sans indiquer en quoi les arguments oppos�s par celui-ci, confirmant la nature non arbitraire des constatations de faits des premiers juges, ne seraient pas convaincants.
Faute de r�pondre aux exigences de motivation pos�es par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, ce moyen est d�s lors irrecevable.
Au demeurant, on ne voit pas que les constatations de faits des autorit�s cantonales, qui retiennent notamment que la victime a subi une violente strangulation, seraient insoutenables au regard de l'ensemble du dossier.
c) Le recours de droit public est d�s lors irrecevable.
II. Pourvoi en nullit� (6S. 316/2001)
4.- Le recourant conteste avoir r�alis� les conditions de l'art. 129 CP.
Selon la jurisprudence, un acte est commis sans scrupules au sens de l'art. 129 CP lorsque, compte tenu des moyens utilis�s, des mobiles et de l'�tat de l'auteur ainsi que des autres circonstances, il appara�t comme contraire aux principes g�n�ralement admis des bonnes moeurs et de la morale (ATF 114 IV 103 consid. 2a). L'absence de scrupules caract�rise toute mise en danger dont les motifs doivent �tre moralement d�sapprouv�s; plus le danger connu de l'auteur est grand et moins ses mobiles m�ritent attention, plus l'absence de scrupules appara�t comme �vidente (ATF 107 IV 163 consid. 3).
Le danger au sens de l'art. 129 CP suppose un risque concret de l�sion, c'est-�-dire un �tat de fait dans lequel existe, d'apr�s le cours ordinaire des choses, la probabilit� ou un certain degr� de possibilit� que le bien juridique prot�g� soit l�s�, sans toutefois qu'un degr� de probabilit� sup�rieur � 50% soit exig� (ATF 121 IV 67 consid. 2b et les arr�ts cit�s). Il doit en outre s'agir d'un danger de mort, et non pas seulement d'un danger pour la sant� ou l'int�grit� corporelle (ATF 101 IV 154 consid. 2a). Enfin, il faut que le danger soit imminent. La notion d'imminence n'est toutefois pas ais�e � d�finir; elle implique en tout cas, outre la probabilit� s�rieuse de la r�alisation du danger concret, un �l�ment d'imm�diatet� qui se caract�rise moins par l'encha�nement chronologique des circonstances que par le lien de connexit� direct unissant le danger et le comportement de l'auteur; l'imm�diatet� dispara�t ou s'att�nue lorsque s'interposent ou surviennent des actes ou d'autres �l�ments ext�rieurs (ATF 106 IV 12 consid. 2a, arr�t du 24 novembre 1995 en la cause R., reproduit in Pra 1996 173 638 consid. 2; cf. �galement, s'agissant de l'art. 127 CP, arr�t du 7 mars 2000 en la cause X., reproduit in SJ 2000 I 358 consid. 2a et les r�f�rences cit�es; voir encore Bernard Corboz, Les principales infractions, vol. II, Berne 1999, n 9 ss ad art. 129 CP).
Pour le surplus, l'infraction est r�alis�e sur le plan subjectif, lorsque l'auteur est conscient de mettre autrui en danger de mort imminent et le fait sciemment (ATF 121 IV 67 consid. 2d p. 75 in fine), car celui qui cr�e consciemment un tel danger le veut n�cessairement; peu importent � cet �gard les mobiles de l'auteur. En revanche, l'auteur doit refuser, m�me � titre �ventuel, la r�alisation de ce risque, sans quoi il s'agirait d'une tentative d'homicide (ATF 107 IV 163 consid. 3; Corboz, op. cit. , n� 26 ad art. 129 CP).
b) D'apr�s les faits retenus par le Tribunal cantonal, qui lient le Tribunal f�d�ral saisi d'un pourvoi en nullit�, B.________ a �trangl� la victime avec violence.
En outre, le Tribunal cantonal a adh�r� � la conclusion du rapport du m�decin l�giste, selon lequel "la vie de dame X.________ a �t� mise en danger" par cette violente strangulation. Certes, la d�finition m�dicale de la notion de "mise en danger de la vie" ne correspond pas n�cessairement avec sa d�finition juridique expos�e ci-dessus. En l'occurrence cependant, il n'y a pas de raison de s'�carter de l'avis m�dical.
Quant � la condition d'imminence, on ne discerne pas davantage qu'elle ne serait pas r�alis�e, d�s lors qu'il n'existe pas d'�l�ments ext�rieurs � la strangulation.
c) aa) S'agissant des �l�ments subjectifs, le Tribunal cantonal a retenu que le recourant �tait conscient du danger de mort imminent, puisqu'il a admis savoir que des actes de strangulation pouvaient �tre fatals.
bb) Ce que l'auteur a su, envisag�, voulu ou accept� rel�ve du contenu de la pens�e, soit de faits "internes" qui, en tant que faits, ne peuvent en principe pas �tre revus dans le cadre d'un pourvoi en nullit� (ATF 125 IV 49 consid. 2d; 123 IV 155 consid. 1a; 122 IV 156 consid. 2b).
Toutefois, selon la jurisprudence relative au dol �ventuel, la question de savoir si les �l�ments ext�rieurs retenus en tant que r�v�lateurs du contenu de la conscience et de la volont�, autorisent � admettre que l'auteur a agi par dol �ventuel, rel�ve du droit. Ainsi, lorsque l'autorit� cantonale a d�duit l'�l�ment subjectif du dol �ventuel sur la base d'�l�ments ext�rieurs, faute d'aveux de l'auteur, les questions de fait et de droit se chevauchent sur certains points. Le Tribunal f�d�ral peut d�s lors revoir, dans une certaine mesure, si ces �l�ments ext�rieurs ont �t� correctement appr�ci�s au regard de la notion juridique du dol �ventuel. En cons�quence, le juge doit exposer ces �l�ments ext�rieurs le plus exhaustivement possible, afin que l'on puisse discerner ce qui l'a conduit � retenir que l'auteur a envisag� le r�sultat dommageable et s'en est accommod� (cf. ATF 125 IV 242 consid. 3c; 121 IV 249 consid. 3a/aa; MartinSchubarth, Einheitsbeschwerde, PJA 1992 p. 849 ss, sp�c.
Cette jurisprudence aff�rente au dol �ventuel peut �tre appliqu�e par analogie au dol direct et � la n�gligence.
cc) En l'occurrence, le recourant soutient ne pas avoir voulu mettre en danger la vie de sa victime. Il serait absurde de consid�rer qu'il ait voulu sa mort ou accept� cette �ventualit�, d�s lors que le but de la rencontre �tait que la victime rembourse la somme due, ce que son d�c�s aurait emp�ch�. Par ailleurs, on ne pourrait retenir l'intention de mise en danger au motif qu'il savait que des actes de strangulation peuvent �tre fatals, puisqu'il s'agit d'un fait notoire.
dd) Le Tribunal cantonal n'a pas viol� le droit f�d�ral en tirant des faits constat�s la volont� du recourant de mettre en danger la vie de la victime. D'une part, le recourant soutient inutilement ne pas avoir voulu sa mort, ni accept� cette �ventualit�. En effet, si cette hypoth�se avait �t� r�alis�e, ce n'est pas l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui qui aurait �t� prise en compte, mais celle d'homicide. D'autre part, celui qui commet une violente strangulation avec conscience et volont� veut n�cessairement mettre la vie de sa victime en danger, � moins qu'il ignore, ce qui n'est pas le cas ici, qu'un tel geste peut �tre fatal.
5.- Le recourant invoque ensuite les art. 28 et 31 CP.
Le Tribunal cantonal a retenu que dame Y.________, plac�e sous tutelle volontaire mais �g�e de plus de dix-huit ans et capable de discernement, a valablement retir� la plainte qu'elle avait elle-m�me d�pos�e contre le recourant pour l�sions corporelles simples, injure et menaces. Les juges cantonaux ont cependant estim� que les conditions de la poursuite p�nale subsistent, d�s lors que ce retrait n'implique pas celui de la plainte port�e conjointement par le tuteur. Sur ce dernier point, le recourant soutient au contraire que le retrait de la plainte de dame Y.________ a entra�n� du m�me coup le retrait de la plainte du tuteur.
a) Selon l'art. 28 CP, lorsqu'une infraction n'est punie que sur plainte, toute personne l�s�e pourra porter plainte (al. 1). Si le l�s� n'a pas l'exercice des droits civils, le droit de porter plainte appartiendra � son repr�sentant l�gal; s'il est sous tutelle, le droit de porter plainte appartiendra �galement � l'autorit� tut�laire (al. 2). Si le l�s� est �g� de dix-huit ans au moins et capable de discernement, il aura aussi le droit de porter plainte (al. 3).
Pr�cisons que cet alin�a 3 est devenu partiellement lettre morte, d�s lors que toute personne �g�e de dix-huit ans r�volus est d�sormais majeure (cf. nouvel art. 14 CC, entr� en vigueur le 1er janvier 1996; voir �galement J�rg Rehberg/Andreas Donatsch, Strafrecht I, 7e �d., Zurich 2001, � 37 note 24).
b) Il convient en premier lieu d'examiner si l'interdit capable de discernement et son tuteur disposent chacun d'un droit ind�pendant � d�poser plainte p�nale.
aa) La loi s'interpr�te en premier lieu selon sa lettre. D'apr�s la jurisprudence, il n'y a lieu de d�roger au sens litt�ral d'un texte clair par voie d'interpr�tation que lorsque des raisons objectives permettent de penser que ce texte ne restitue pas le sens v�ritable de la disposition en cause. De tels motifs peuvent d�couler des travaux pr�paratoires, du but et du sens de la disposition, ainsi que de la syst�matique de la loi. Si le texte n'est pas absolument clair, si plusieurs interpr�tations de celui-ci sont possibles, il convient de rechercher quelle est la v�ritable port�e de la norme, en la d�gageant de tous les �l�ments � consid�rer, soit notamment des travaux pr�paratoires, du but de la r�gle, de son esprit, ainsi que des valeurs sur lesquelles elle repose ou encore de sa relation avec d'autres dispositions l�gales (ATF 126 II 71 consid. 6d; 125 II 113 consid. 3a, 238 consid. 5a, 480 consid. 4 et les r�f�rences cit�es).
bb) Selon la loi, si le l�s� est sous tutelle, le droit de porter plainte appartient � son repr�sentant l�gal et � l'autorit� tut�laire (cf. art. 28 al. 2 CP); toutefois, l'interdit �g� de dix-huit ans au moins et capable de discernement a "aussi" le droit de porter plainte (cf. art. 28 al. 3 CP). L'adverbe "aussi" indique ainsi que l'interdit peut former une plainte p�nale "en plus" du repr�sentant l�gal et de l'autorit� tut�laire, � savoir agir de mani�re ind�pendante � cet �gard. La version francophone correspond du reste aux versions germanophone ("so ist 'auch er' zum Antrage berechtigt") et italophone ("pu� essa 'pure' presentare la querela"). Si le l�gislateur avait entendu limiter en ce domaine la comp�tence propre du tuteur, de l'autorit� tut�laire ou de l'interdit, il aurait vraisemblablement opt� pour une autre formulation. En cons�quence, l'adverbe "aussi" institue le droit ind�pendant d'un interdit �g� de dix-huit ans au moins et capable de discernement de former une plainte p�nale, sans pour autant supprimer le droit ind�pendant de son repr�sentant l�gal ou de l'autorit� tut�laire � agir de m�me.
cc) Les travaux pr�paratoires relatifs � l'art. 28 al. 3 CP corroborent cette interpr�tation litt�rale.
La question de savoir si et � quelles conditions il fallait accorder au l�s� interdit ou mineur, mais capable de discernement, le droit ind�pendant de porter plainte a pr�cis�ment fait l'objet de larges d�bats aux Chambres. Le Conseil national a d'abord adh�r� au projet du Conseil f�d�ral (alors art. 27, cf. Message du 23 juillet 1918, FF 1918 IV p. 1 ss, sp�c. p. 127), selon lequel "si le l�s� est �g� de seize ans au moins et capable de discernement, il aura aussi le droit de porter plainte" (BO CN 1928 p. 97 ss). Cependant, le Conseil des Etats a pr�f�r� supprimer cette comp�tence, �voquant la possibilit� de chantage (BO CE 1931 p. 141 s.). Au vu de cette divergence, le Conseil national a alors propos� une nouvelle formulation, selon laquelle "si le l�s� est �g� de 'dix-huit' ans au moins et capable de discernement, il aura 'seul' le droit de porter plainte"; le Conseil national se fondait � cet �gard sur l'art. 19 al. 2 CC, qui autorise les mineurs et interdits capables de discernement � exercer leurs droits strictement personnels sans le consentement de leur repr�sentant l�gal, ainsi que sur l'art. 15 CC, qui fixe � dix-huit ans l'�ge minimum permettant l'�mancipation (BO CN 1933 p. 825). En r�ponse, le Conseil des Etats a accept� d'�lever l'�ge pr�vu � dix-huit ans, mais a refus� de permettre au seul interdit d'agir, d�s lors qu'il restait sous tutelle et que l'autorit� tut�laire devait �galement �tre habilit�e � d�poser plainte (BO CE 1935 p. 194 s.). Le Conseil national s'est ralli� � ce point de vue (BO CN 1935 p. 496 ss), ce qui a permis aux Chambres d'adopter la formulation actuelle de l'art. 28 al. 3 CP.
Il ressort ainsi des travaux des Chambres que le l�gislateur a accord� au l�s� remplissant les conditions de l'art. 28 al. 3 CP un droit ind�pendant de porter plainte, mais a express�ment refus� de lui en octroyer l'exclusivit�, d�s lors qu'il a attribu� ce m�me droit ind�pendant au repr�sentant l�gal et � l'autorit� tut�laire.
dd) La doctrine reconna�t �galement au repr�sentant l�gal, � l'autorit� tut�laire et � l'interdit remplissant les conditions de l'art. 28 al. 3 CP un droit ind�pendant � d�poser plainte (Paul Logoz, Commentaire du Code p�nal suisse, partie g�n�rale, 2e �d., 1976, n 2 et 3 ad art. 28; Rehberg, Der Strafantrag, RPS 1969 p. 247 ss, sp�c. p. 254; Walter Huber, Die allgemeinen Regeln �ber den Strafantrag im schweizerischen Recht [StGB 28-31], th�se Zurich 1967, p. 18; voir aussi Rehberg/Donatsch, op. cit. , � 37 n� 5a).
ee) En cons�quence, force est de retenir que l'interdit �g� de dix-huit ans au moins et capable de discernement, son repr�sentant l�gal et l'autorit� tut�laire disposent tous trois d'un droit ind�pendant � porter plainte p�nale, cette triple comp�tence ayant pour but de prot�ger au mieux les int�r�ts de l'interdit.
Certes, une autre solution aurait pu entrer en ligne de compte. En effet, l'art. 19 al. 2 CC, auquel s'est r�f�r� le l�gislateur, non seulement autorise les interdits (ou les mineurs) capables de discernement � exercer seuls leurs droits strictement personnels (dit "absolus", cf. ATF 117 II 6 consid. 1b), mais exclut toute comp�tence de leur repr�sentant l�gal. Ainsi, les interdits (et les mineurs) capables de discernement peuvent, seuls et de mani�re exclusive, exercer notamment les actions am�nag�es par la loi pour prot�ger leur personnalit� (art. 28a al. 1 ch. 1 � 3 CC) et celles qui tendent � la r�paration d'un tort moral (art. 28a al. 3 et 29 al. 2 CC, art. 47 et 49 CO), dans la mesure o� elles n'ont pas un caract�re essentiellement p�cuniaire (Andreas Bucher, Personnes physiques et protection de la personnalit�, 4e �d., 1999, n 153 ss; Martin Stettler, Le droit suisse de la filiation, Fribourg 1987, p. 434 ss; Eugen Bucher, Das Personenrecht, Berner Kommentar, 3e �d., 1976, n 196, 222 et 225 ad art. 19). En droit p�nal, ce principe appliqu� par analogie les autorise � assurer seuls leur d�fense en tant qu'accus�s, m�me contre la volont� de leur repr�sentant l�gal (ATF 88 IV 111; E. Bucher, op. cit. , n 294 ss ad art. 19).
Le droit de porter plainte p�nale pourrait effectivement suivre la m�me r�gle, ce qui permettrait de l'harmoniser avec le droit civil et la proc�dure p�nale.
Cependant, c'est d�lib�r�ment que le l�gislateur ne s'est pas fid�lement calqu� sur l'art. 19 al. 2 CC et a entendu doublement amoindrir le caract�re strictement personnel du droit de porter plainte p�nale accord� � l'interdit capable de discernement, d'une part en attribuant un tel droit ind�pendant � son tuteur et � l'autorit� tut�laire, d'autre part en fixant la limite d'�ge � dix-huit ans (cf. Huber, op. cit. , p. 15 ss let. b). Il n'y a pas lieu de s'�carter de sa volont�.
Du reste, encore peut-on souligner qu'en un sens l'art. 28 al. 3 CP accorde � l'interdit un droit plus �tendu que l'art. 19 al. 2 CC, d�s lors qu'il l'autorise � exercer une action judiciaire m�me dans les domaines qui ne touchent pas directement sa personnalit�, tels que certaines infractions contre le patrimoine commises par des proches ou des familiers.
c) Il sied maintenant de d�terminer les personnes habilit�es � retirer une plainte p�nale au sens de l'art. 31 al. 1 CP et d'examiner ce qu'il advient d'une plainte p�nale port�e par plusieurs ayants droit lorsque l'un d'entre eux refuse de la retirer.
aa) Aux termes de l'art. 31 al. 1 CP, la plainte pourra �tre retir�e tant que le jugement de premi�re instance n'aura pas �t� prononc�. Le droit de retirer la plainte est rattach� au droit de la d�poser, si bien que le premier n'appartient qu'� celui qui a effectivement exerc� le second (Huber, op. cit. , p. 60 let. f).
bb) Selon la majorit� de la doctrine, quand une plainte a �t� port�e � la fois par plusieurs ayants droit b�n�ficiant d'une comp�tence ind�pendante � cet �gard, le retrait �manant de l'un d'eux demeure sans effet sur la plainte d�pos�e par les autres (Rehberg/Donatsch, op.
cit. , � 37 n� 9a; Rehberg, op. cit. , p. 278 s. n� 1a; Logoz, op. cit. , n� 1 ad art. 31; Huber, loc. cit. ; Ernst Hafter, Lehrbuch des schweizerischen Strafrechts, Allg.
Teil, 2e �d., Berne 1946, p. 140 n� 5). Ainsi, par exemple, le mineur ou l'interdit qui a entre-temps acquis l'exercice des droits civils ne peut retirer la plainte form�e auparavant par son repr�sentant l�gal (Rehberg, loc. cit. ; Huber, loc. cit.).
En revanche, selon Stefan Trechsel (Schweizerisches Strafrecht, Allg. Teil I, 5e �d., Zurich 1998, p. 291; m�me auteur, Kurzkommentar, 2e �d., Zurich 1997, n� 2 ad art. 31), en cas de divergence d'opinions entre le l�s� direct et son repr�sentant l�gal (ou l'autorit� tut�laire) sur l'opportunit� de retirer la plainte, la volont� du l�s� est pr�pond�rante d�s lors qu'il exerce un droit strictement personnel.
cc) L'avis de la doctrine majoritaire doit �tre confirm�. L'interdit, le tuteur et l'autorit� tut�laire b�n�ficiant chacun d'un droit ind�pendant � porter plainte p�nale, il en d�coule que la d�cision de retrait de l'un d'eux n'a pas d'effet sur la plainte des autres.
Certes, cela autorise le tuteur ou l'autorit� tut�laire � s'opposer � la volont� du l�s� direct, alors que celui-ci exerce un droit strictement personnel, mais cet inconv�nient n'est que le corollaire de la d�cision du l�gislateur d'accorder � chacune de ces trois parties une comp�tence ind�pendante. Les droits ind�pendants du tuteur et de l'autorit� tut�laire seraient pratiquement annihil�s si l'interdit �tait habilit�, � lui seul, � retirer les plaintes port�es par ces autorit�s.
d) En conclusion, il convient de confirmer en l'esp�ce que la plainte du tuteur de dame Y.________ reste valide en d�pit du retrait de la plainte de la l�s�e directe.
6.- Le recourant remet en cause la quotit� de la peine.
a) Tout en exigeant que la peine soit fond�e sur la faute, l'art. 63 CP n'�nonce pas de mani�re d�taill�e et exhaustive les �l�ments qui doivent �tre pris en consid�ration, ni les cons�quences exactes qu'il faut en tirer quant � la fixation de la peine; cette disposition conf�re donc au juge un large pouvoir d'appr�ciation. Les �l�ments pertinents pour la fixation de la peine ont �t� expos�s de mani�re d�taill�e dans les ATF 117 IV 112 consid. 1 et 116 IV 288 consid. 2a, auxquels il suffit de se r�f�rer.
M�me s'il est vrai que la Cour de cassation examine librement s'il y a eu violation du droit f�d�ral, elle ne peut admettre un pourvoi en nullit� portant sur la quotit� de la peine, compte tenu du pouvoir d'appr�ciation reconnu en cette mati�re � l'autorit� cantonale, que si la sanction a �t� fix�e en dehors du cadre l�gal, si elle est fond�e sur des crit�res �trangers � l'art. 63 CP, si les �l�ments d'appr�ciation pr�vus par cette disposition n'ont pas �t� pris en compte ou enfin si la peine appara�t exag�r�ment s�v�re ou cl�mente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appr�ciation (ATF 124 IV 286 consid. 4a; 123 IV 49 consid. 2a, 150 consid. 2a; arr�t du 27 avril 2000 en la cause A., reproduit in SJ 2000 I 493, consid. 2).
b) Le recourant estime que le Tribunal cantonal a abus� de son pouvoir d'appr�ciation en lui infligeant une peine de deux ans d'emprisonnement. Sa faute ne justifie pas une telle dur�e, d�s lors qu'il a �t� lib�r� des accusations de tentative de viol qualifi�, faux dans les titres, tentative d'obtention d'une constatation fausse et tentative d'extorsion. En outre, la quotit� de la peine viole le principe de l'�galit� de traitement, d�s lors que L.________ n'a �t� condamn� qu'� huit mois d'emprisonnement avec sursis, b�n�ficiant de la sorte d'une cl�mence manifeste et arbitraire.
c) Le recourant a �t� reconnu coupable non seulement de mise en danger de la vie d'autrui, passible en soi d'une peine de cinq ans de r�clusion, mais �galement de contrainte, tentative de contrainte, tentative d'extorsion qualifi�e, l�sions corporelles simples, injure, menaces et faux t�moignage. Punir ces actes par une peine de deux ans d'emprisonnement n'appara�t pas exag�r�ment s�v�re. Il en va d'autant moins en l'occurrence que, selon les consid�rants non contest�s des autorit�s cantonales, le recourant est manipulateur, violent, cynique et arrogant, qu'il a d�montr� un m�pris manifeste de la plus �l�mentaire dignit� des victimes et de leur int�grit� corporelle, qu'il a ni� obstin�ment les faits, qu'il ne s'est pas remis en question et qu'il n'a pas montr� de remords.
Par ailleurs, le jugement rendu envers L.________ ne figure pas au dossier, de sorte que le Tribunal f�d�ral n'est pas en mesure d'en prendre connaissance. Peu importe toutefois, d�s lors qu'il est manifeste qu'aucune comparaison pertinente ne peut �tre �tablie (cf. , quant � l'in�galit� de traitement dans la fixation de la peine, ATF 120 IV 136 consid. 3a, 116 IV 292 consid. 2). D'une part en effet, le r�le pr�pond�rant et n�faste du recourant dans les infractions commises par les deux protagonistes n'est pas contest� et, d'autre part, le recourant a �t� condamn� pour des infractions qui lui sont propres, notamment celles relatives � dame Y.________.
7.- Vu ce qui pr�c�de, le recours de droit public doit �tre d�clar� irrecevable et le pourvoi en nullit� doit �tre rejet�. Succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (art. 156 al. 1 OJ et 278 al. 1 PPF). Il n'y a pas lieu d'allouer des d�pens � l'autorit� (art. 159 al. 2 OJ).
3. Met un �molument judiciaire de 4'000 fr. � la charge du recourant.
4. Communique le pr�sent arr�t en copie � la mandataire du recourant, au Minist�re public du canton de Vaud et � la Cour de cassation p�nale du Tribunal cantonal vaudois.
Lausanne, le 22 ao�t 2001