Source: http://arbitri.lombardiascacchi.com/Escafre_Stephane/escafre03.htm
Timestamp: 2018-12-09 21:45:27+00:00
Document Index: 40785458

Matched Legal Cases: ['art. 13', 'art. 1', 'art.6', 'art. 1', 'art.6', 'art.6', 'art.10', 'arrêt ', 'art. 9', 'art. 9', 'art. 10', 'art 10', 'art.6']

CAPITAINE FLEGME
Dans une compétition par équipes (interclubs ou coupe), est-ce que le capitaine d'équipe peut prévenir l'un de ses joueurs qui se serait levé que son adversaire a effectué son coup afin qu'il ne perde pas de temps à la pendule ?
NON. Le Capitaine ne doit faire aucun commentaire, et le joueur ne peut pas bénéficier d'aide ou de conseil extérieur.
L'article 6 des règles générales des compétitions fédérales défini le rôle du capitaine : Durant les parties, le capitaine peut conseiller ses joueurs sur l'opportunité d'offrir, d'accepter ou de refuser une proposition de nullité, sur l'opportunité d'abandonner, sur la situation du match, à condition qu'il ne fasse aucun commentaire sur la position sur l'échiquier.
L'arbitre a le droit d'assister à tout échange de propos entre un joueur et son capitaine.
La marge d'action est très étroite ! Les froncement de sourcils sont déconseillé :-)
UNE FEUILLE DE PARTIE ...dix de retrouvées
Lors du dernier tournoi que j'ai dû arbitrer, quelques " cas " m'ont suscité une certaine réflexion vis à vis des nouvelles normes, comme des anciennes. Il s'agit principalement de la notation des parties.
La première situation est la suivante:
Lors d'une partie, je constate que la notation de la partie est illisible. Il est stipulé dans les règles du jeu que les parties doivent être écrites d'une manière lisible.
Question 1: Comment déterminer si une partie est lisible? En cas de contestation quels sont les critères à appliquer ?
Réponse 1 : L'article 8.1 indique que "Pendant la partie, chaque joueur doit noter ses propres coups et ceux de son adversaire correctement, coup après coup, aussi clairement et lisiblement que possible,..." Comment déterminer si une partie est bien lisible ? Prenez vos responsabilités ! C'est vous, l'arbitre, qui prenez la décision. "Un règlement trop détaillé priverait l'arbitre de sa liberté de jugement, et l'empêcherait ainsi de résoudre un problème par une solution impartiale, logique et inspirée par des facteurs particuliers". (Le préambule des règles fut écrit par un sage). Disons que si vous arrivez à suivre la partie, sans l'aide d'un échiquier et sans avoir à deviner chaque coup, tout va bien. Mais attention aux cas particuliers (jeune enfant, joueur mal voyant etc.) qui demanderont un peu de compréhension.
Question 2 : Si elle est déclarée " pas lisible " comment faire appliquer le règlement, au milieu de jeu, en période de stress, lors de la conclusion du jeu, après la conclusion de la partie ?
Il est clair que l'intervention de l'arbitre " dérange " la concentration des joueurs et peut même changer le résultat de la partie. Cependant, plus la notation des coups est dégradée, plus le temps disponible augmente au détriment de l'adversaire.
Réponse 2 : En milieu de jeu, pas d'état d'âme. On demande au joueur de compléter sa feuille lisiblement, en utilisant la notation algébrique sur son temps de réflexion (avec l'aide de la feuille de l'adversaire si besoin est). En zeitnot (moins de 5 min.) la question ne se pose pas.
En cadence Fischer, la question est plus délicate : S'il reste une poignée de secondes au malfaiteur, lui demander de compléter sa feuille équivaut parfois à le faire perdre au temps. Ce n'est pas l'ordre des pénalités suggéré par l'art. 13.4 qui indique d'abord l'avertissement puis l'ajout du temps à l'adversaire comme sanction. L'arbitre aurait dû intervenir à la première erreur de notation et ne pas laisser passer une dizaine de coups. On ne peut pas faire perdre un joueur parce que l'arbitre a fait son travail trop tard. Dans ce cas je propose donc (comme 1ère sanction) de compléter la feuille pendule arrêtée et d'ajouter un temps "important" à l'adversaire. S'il reste plus d'une minute au fautif, il peut compléter sur son temps. J'ai eu cet été le cas d'un MI qui avait "oublié" trois coups : je lui ai demandé de compléter sur son temps. Devant son refus, j'ai rajouté 2 min. à son adversaire... Il a complété.
La deuxième situation se situe à la conclusion d'une partie avec 30'' de temps supplémentaire par coup (donc pas de Zeitnot). La feuille de notation du vainqueur n'affiche sur les 15 derniers coups qu'une succession de traits plus ou moins ondulés.
Question 3. vis à vis des règles de jeux, on ne devrait pas jouer son coup avant d'avoir noter le précédent. Quand vous recevez une feuille où les 10 derniers coups ont été notés que par de vagues hiéroglyphes et que le vainqueur est celui a mal noté, Comment réagir ?
Réponse 3 : Après la conclusion de la partie : Donner un avertissement au joueur. Oral ou écrit selon la "mauvaise foi" du joueur.
Théoriquement, l'arbitre devrait le signaler avant la conclusion, mais sur un grand open avec cadence type FIDE ou Fischer, il est souvent difficile d'être partout.
La feuille de partie, n'est théoriquement pas forcément visible de l'adversaire, donc toujours théoriquement, il ne peut pas constater si la notation des coups est correcte.
Remarque 1 : Attention l'arbitre doit être présent dans la salle. (L'ordinateur peut attendre)
Le gain de temps d'un joueur peut provoquer la perte de la partie du deuxième qui a pris plus de temps pour noter correctement.
En plus (en tirant la réflexion par les cheveux) on ne peut jouer son coups avant d'avoir noter correctement son coup précédent. Donc, les coups précédents le coup final sont à la limite de la régularité pour ne pas dire irréguliers.
A) Les nouvelles normes permettant de corriger le résultat post-mortem, faut-il adopter cette attitude ?
B) Peut-on envisager de faire repartir la partie depuis l'endroit où la notation s'est arrêtée ?
C) Si la gain est du à un manque de temps de concentration de l'adversaire, comment réagir ?
D) Si le drapeau est tombé ? Peut-on envisager de mettre la partie comme " nulle " ?
Comme les parties sont tendues au temps, je proposerai dans ce cas là d'adopter l'attitude minimale consistant à faire mettre au propre et lisiblement, la feuille de la partie incorrecte notée sur le temps du fautif. Si la pendule tombe, c'est perdu pour le fautif, car dans ce cas là, s'il avait noté correctement, c'est ce qu'il lui serait arrivé.
Votre point de vue sur la question m'intéresse.
Je crois qu'il est un peu abusif d'utiliser l'Art. 8.7 (A la fin de la partie, les 2 joueurs signeront les 2 feuilles de parties, en indiquant le résultat de la partie. Même s'il est incorrect, le résultat sera maintenu, à moins que l'arbitre en décide autrement.) pour modifier le résultat suite à une feuille mal remplie.
Face à ce problème, ma réaction serait un ferme avertissement au joueur. En cas de récidive je suggère à l'arbitre de rugir comme un tigre.
Qu'on me laisse appuyer
Monsieur, j'ai lu dans vos commentaires des nouvelles règles qu'on peut répondre au coup de l'adversaire même s'il n'a pas appuyé sur la pendule, et le Président de la DNA me dit l'inverse. Qui croire ?
Attention ! mon commentaire ne concernait que l'art. 1.1, mais les anciens articles concernant la pendules sont toujours valables et notamment l'art.6.8 a) Pendant la partie, chaque joueur, ayant exécuté son coup sur l'échiquier, arrêtera sa propre pendule et mettra en marche celle de son adversaire. Un joueur doit toujours avoir la possibilité d'arrêter sa pendule.
Mea Culpa, ma présentation était maladroite et je cite le Président de la DNA, Francis Delboe
"Afin d'éviter d'éventuelles erreurs d'interprétation, je me permets d'apporter une précision :
(...) quelle que soit la cadence, un joueur ne peut pas priver son adversaire du droit d'achever son coup. Un coup achevé peut d'ailleurs avoir des conséquences que n'a pas un coup simplement exécuté : c'est le cas par exemple du coup irrégulier en blitz. La nouvelle version en langue française ne doit donc pas interprétée comme une volonté de la FIDE de modifier cet usage."
et pour montrer que rien n'échappe à notre Président bien aimé, voici une clarification de JC Loubatière, suite à un commentaire de Geurt Gijssen "Grand Chef des Règles" à la FIDE :
"- les articles 1 à 5 forment un tout : les règles du jeu... sans parler de compétitions, ni de pendule en conséquence.
- ensuite, viennent les règles de compétition.
- vient alors l'idée de Geurt Gijssen : il était illogique de parler du coup achevé dans la première partie qui ne concerne pas forcément la compétition. Le coup est effectué lorsqu'on a lâche la pièce... et le trait est à l'adversaire.
Par contre, en compétition, avec pendule, on fait remarquer que le coup n'est pas achevé si on n'a pas appuyé...
Donc, aucune modification de fond... uniquement sur la forme." Voilà. Bref, pour répondre à la question : On doit toujours laisser l'adversaire appuyer. On ne doit pas jouer tant que l'adversaire n'a pas appuyé.
La référence n'est plus l'art. 1.1, mais 6.8.b) Qu'on se le dise et répète !
Cher Monsieur, vulgariser l'arbitrage par cette rubrique est une idée très intéressante. Je souhaite avoir votre avis sur un cas vécu il y a peu dans un tournoi jeunes. Désolé de la longueur de l'explication. J'ai voulu être le plus clair possible. L'affaire se passe à la dernière ronde, table 1 la 1ere place est en jeu. Cadence 2x20 mn.
Le joueur qui conduit les noirs a sa pendule qui ne fonctionne pas depuis 2 ou 3 minutes. Son adversaire ne s'en aperçoit pas. Il reste 3,30mn ou 4mn aux noirs et 7 ou 8 mn aux blancs. La position est égale le matériel aussi. Sans aucune intervention ni des joueurs, ni des spectateurs, ni de quiconque, l'arbitre - qui regarde la partie - décide de son propre chef de changer la pendule défectueuse (en a t il le droit ?)...
L'arbitre doit changer une pendule défectueuse. Un bon point à l'arbitre pour sa courageuse intervention.
art.6.10 ... Une pendule d'échecs présentant une défectuosité manifeste sera obligatoirement remplacée...
...puis remet 2 minutes de plus aux blancs et par erreur ou inadvertance sans doute il rajoute 1 minute à 1,30 mn de plus aux noirs (le drapeau n'était plus relevé après ce changement de pendule il l'était un peu avant). Le père de celui qui a les blancs et qui est lésé intervient (calmement et poliment) pour le signaler et se fait "virer" verbalement par l'arbitre !
L'arbitre doit estimer de son mieux le temps à afficher. Il n'y a pas de règle mathématique, on fait confiance au bon sens de l'arbitre. art.6.10 ...L'arbitre fera preuve du plus grand discernement pour estimer les temps à afficher sur la pendule de remplacement.
Il est possible de donner un peu de temps aux noirs en réparation de la gêne extérieure, même si tel que vous le présentez ça ne semble pas justifié. 13.5 L'arbitre peut attribuer à l'un ou aux deux joueurs un laps de temps supplémentaire au cas où la partie aurait été perturbée par des événements extérieurs à celle-ci.
Pour gérer l'intervention du père, l'arbitre doit faire preuve de plus de doigté. Le représentant légal d'un enfant est plus qu'un simple spectateur et peut le remplacer (pour faire appel par exemple) en diverses occasions. Après la partie, l'arbitre peut expliquer calmement sa décision. Je déconseille cependant fortement aux organisateurs de laisser les accompagnateurs rentrer dans l'air de jeu. Quand aux spectateurs, l'arbitre doit les tenir à distance, et l'organisateur prévoir des aménagements. Ceci semble évident dans tous les sports ... sauf aux échecs, où l'on oubli les kiebitze.
La partie continue donc et les 2 joueurs se retrouvent avec moins de 2 minutes environ chacun pour finir avec un petit avantage blanc au temps. Les noirs répètent 2 fois la position par échec perpétuel, les blancs réclamant la nulle à l'arbitre en estimant que les noirs n'essaient pas de gagner par des moyens normaux et qu'il reste moins de 2 minutes à la pendule... mais oublient d'arrêter la dite pendule, ce que l'arbitre ne fait pas non plus !
FAUTE ! Ici l'arbitre doit arrêter les pendules, ou demander au joueur de les arrêter. 6.12 a) S'il est nécessaire d'interrompre la partie, l'arbitre arrêtera les pendules. Il ne faut pas oublier que nous avons affaire à des enfants. On ne peut pas appliquer l'art.10.2 à la lettre (...réclamer la nullité ...il arrêtera alors les pendules). L'arbitre est là pour calmer les choses, si un problème intervient, il peut toujours arrêter les pendules. Certains joueurs, habitués à d'anciennes pratiques, ont une répulsion physique à arrêter les pendules. Ils associent ce geste à un signe d'abandon. Quand un arbitre arrive (tranquillement) sur une partie, arrêter les pendules doit presque être un réflexe.
celui qui a les noirs palabre pour dire qu'il monte une attaque de mat, que, la position ne se répète pas etc, etc...sur le temps de réflexion adverse bien sur ! Les blancs finissent par tomber : ce fait est en plus signalé par un tiers : un autre des joueurs attroupés à l'échiquier (vu que c'est la table 1 et vu que toutes les autres partie sont finies depuis longtemps).
Faute. Seul le joueur peut signaler la chute d'un drapeau, en partie rapide. Même remarque à propos des spectateurs. Ici, le fautif doit recevoir un avertissement. A condition que l'arbitre n'ait pas oublié de rappeler aux joueurs de ne jamais intervenir sur la parties d'un autre.
La partie a commencé il y a 47 ou 48 minutes ce que personne ne conteste sauf l'arbitre qui dit ne pas avoir noté l'heure de début de la ronde donc ne pas pouvoir vérifier. Est-ce normal ? (soit 7 ou 8 minutes de trop moins 1 ou 2 maxi pour changer de pendule).
Faute facile à éviter : "Les noirs démarrent les pendules !" et on jette un oeil à sa montre, ou on déclenche un chrono pour les perfectionnistes. Pour expliquer l'écart de 7 min. : Il ne faut pas oublier que les pendules sont réglées drapeaux levés à 4h59 il y a donc 2 min. de plus. Intervention de l'arbitre 2 min. Réajustement des pendules : 3 min. On est déjà à 7 min. et on peut imaginer que l'intervention de l'arbitre fut un peu plus longue, que les pendules étaient mal réglées au départ, que la vitesse des pendules était au minimum, que les enfants n'ont pas démarré de suite, etc.
Le joueur qui est tombé (injustement ?) réclame au final a posteriori à l'arbitre principal arguant que l'arbitre de salle aurait du retirer du temps aux noirs et non en ajouter aux blancs (les noirs ont donc en fait bénéficié de 5 ou 6 minutes de plus soit : l'arrêt de leur pendule qui ne tournait plus et l'ajout de temps par l'arbitre !)
Certes, la réaction normale (au moment de changer la pendule) serait de regarder le temps écoulé, de calculer la différence (sans oublier que les pendules sont réglées à moins 1 min.) et d'enlever cette différence aux noirs.
celui-ci rétorque qu'on ne pouvait pas retirer du temps aux noirs car il étaient en zeitnot mais ne valide pas qu'on en ai rajouté aux blancs sans pouvoir expliquer les 7 à 8 minutes de trop qu'a duré la partie ! La Fédération reconnaît que l'arbitre peut se tromper : il existe des commissions d'appel. Dire qu'on ne peut pas enlever du temps en zeitnot est faux. Il y a confusion avec d'anciens règlements, ou avec les demandes de nulles injustifiées.
Le comble, après coup l'arbitre de salle n'en est pas un c'est un animateur et parent qui a rendu service pour arbitrer !
Il ne faut pas briser les vocations ... mais là c'est trop. Cet animateur n'a rien a faire là.
Alors on propose aux 2 joueurs de régler le différent en 2 blitz de départage, puis après intervention de la Maman de celui qui a gagné (logique !) on en reste là ! Les noirs sont déclarés gagnants, après avoir quand même proposé une ultime solution aux joueurs : le partage du point accepté bien sur par l'un et refusé évidemment par l'autre !
A mon avis (mais je ne dispose pas de tous les éléments) il y a trois solutions : 1) Les noirs ont gagné au temps. 2) On reprend la parties dans la position finale (temps à l'appréciation de l'arbitre ?). 3) L'arbitre peut accorder la nulle au joueur qui l'a réclamé. Note : Proposer nulle après la chute du drapeau est illégal.
Les décisions prises par ce vrai faux arbitre sont elles valables puis qu'il n'en est pas un ? Pour un cas tordu c'est un cas tordu surtout que les 2 joueurs n'ont que 9 et 10 ans ! A-t-on le droit de faire officier des gens non arbitres stagiaires ou non diplômés ? Ne traite on pas les (très) jeunes un peu trop durement dans ce cas précis ? l'un d'eux confiant après coup qu'il n'a pas osé insister pour réclamer durant la partie de peur d'être sanctionné ! merci de votre aimable...analyse ! ("Alcarbone")
Les décisions du vrai faux arbitre ne sont valables que si elles sont validées par l'arbitre principal qui est le seul responsable. Les tournois de jeunes sont les tournois les plus difficiles à arbitrer. Ils demandent un sang-froid et une rapidité d'intervention qu'un animateur ne peut avoir. Il existe des titres d'arbitres, les examens sont difficiles (demandez aux stagiaires !) et les arbitres fédéraux sont très compétents. Les tournois de jeunes demandent un lourd travail de préparation, et l'assistance technique de l'arbitre commence bien avant le début du tournoi. Un organisateur qui ne prend pas suffisamment d'arbitres est un intrépide, ou un fou dangereux : il s'expose a de nombreux incidents. Amis organisateurs, demandez à vos Directions Régionales d'Arbitrage (DRA) de vous fournir la liste des arbitres fédéraux, et surtout des stagiaires (pas d'indemnité). Et que tous les clubs forment des arbitres ! Là aussi, bougez vos DRA pour qu'elles organisent des stages de formation.
Devant tant de mauvaise foi...
Je souhaite vous relater un fait réellement vécu et avoir votre avis consultatif :
Cadence Fischer 50' + 10'' par coup. Un joueur qui conduit les blancs joue un coup de Cavalier et prend un pion adverse, et note son coup sur sa feuille en commettant une erreur il note Fou x pion.
L'adversaire qui joue avec les noirs note de son coté le coup joué : Cavalier x pion, réfléchi, voit un gain de pièce, il note son coup, avant de le jouer, ... Les Blancs lisant ce coup s'aperçoivent de la perte de la pièce et alors l'impensable se produit ! : il reprend son Cavalier comme si de rien n'était, le replace sur sa case, le pion pris idem et appelle l'arbitre en disant qu'il doit jouer son Fou car il l'a touché (coup qu'il a noté sur sa feuille bien sur !).
Les Noirs s'expliquent et comme personne n'a rien vu (il n'y a pas de tables occupées ni à gauche ni à droite) l'arbitre de salle consulté qui ne regardait pas la partie appelle l'arbitre principal qui écoute les 2 joueurs (sans regarder les feuilles des joueurs) et donne raison "au tricheur" quelle est d'après vous la décision à prendre dans ce cas de figure ? Qui je le répète s'est réellement produit il y a peu. Quels sont les moyens de contestation après tournoi ? Et les chances d'aboutir ? Didier Perrusset (Comité Directeur Ligue IDF)
P.S. Je ne pensais pas que ce genre d'incident puisse se produire, comme quoi...
La position de l'arbitre est toujours délicate quand deux joueurs sont en désaccord. S'il ne peut pas faire appel à des témoins objectifs, sont jugement doit se baser sur des faits réels et tangibles. Dans le cas que vous citez, il faut faire appel à un psychologue endurci (Il serait intéressant de connaître les arguments des deux joueurs). En l'absence total de preuve, l'arbitre fera "comme si de rien n'était". Et à moins que le "tricheur" ne soit un récidiviste connu, il y a peu de chance qu'il soit sanctionné. Le "gentil" pouvait quand même faire appel de la décision de l'arbitre ; ne serait ce que pour faire savoir au "méchant" que l'on n'est pas dupe de son manège, et qu'il ne pourra pas recommencer. Je crains qu'après le tournoi, les contestations ne soient vaines. Face à la mauvaise foi, les arbitres eux-mêmes luttent en vain...
Lors d'un match, un joueur pousse son pion sur la 8ème rangée, déclare "Dame", puis la partie se poursuit, le pion manoeuvrant sur l'échiquier dans un zeitnot effrayant. L'adversaire reprend ses esprits et exige du promoteur qu'il transforme son pion en "Dame". Le fautif s'empresse de quérir l'objet. Hélas: point de Dame tous azimuts. Ce promoteur marri stoppe alors la pendule et réclame une Dame. L'arbitre finit par dénicher l'objet, mais l'adversaire du promoteur n'entend point laisser passer si belle occasion de gagner au temps, et relance derechef la pendule avant même que la substitution n'ait été assurée. Le promoteur proteste vigoureusement mais, soudain, c'est le drame: son drapeau choit. S'ensuit une furieuse mêlée verbale sur l'interprétation des Règles. On soutient d'un côté qu'une Dame a disparu de manière suspecte, de l'autre que l'arbitre n'a pas à seconder le joueur. En tous les cas, on propose de ci, de là, d'annuler la partie. Or: en cas de partie nulle ou partie sans score, le résultat collectif penche en faveur d'une équipe.
L'arbitre, malingre et mal assuré sur la vie, décide de remettre sa décision à plus tard. Ainsi fut narrée l'épopée. A vous, ô oracle des Règles ! (E. Daillet, arbitre stagiaire S3.)
Une règle d'or pour tout arbitre (à la boxe ou au rugby) est d'avoir une bonne assurance vie :o)
Lors d'une promotion, le pion "doit être échangé, comme partie intégrante du même coup, contre une dame, une tour, un fou ou un cavalier". Le joueur devait changer le pion et mettre une dame sur la case de promotion, avant de relancer la pendule de l'adversaire. En l'absence de dame, le joueur "peut arrêter les pendules pour chercher l'assistance de l'arbitre". Et l'adversaire ne doit pas relancer la pendule, tant que la dame n'est pas là. Dans le cas cité, l'arbitre doit redonner du temps aux joueurs et faire reprendre la partie avec la dame promue.
La promotion en 4 leçons : 1) Le pion va sur la 8e rangée. 2) Si la pièce n'est pas disponible : arrêter les pendules et quérir l'homme cravaté. 3) Mettre le pion en pièce :-). 4) Relancer la pendule.
Référence : Art.3.4 e) – Art. 6.12
C'est aux blancs d'être à l'heure
Que se passe-t-il si dans un open traditionnel à 40 coup/2h + 1hKO : deux joueurs opposés lors d'une ronde arrivent "ensemble" avec 58 minutes de retard chacun donc ?
Et que l'arbitre a appuyé sur la pendule au départ de la ronde bien sûr. Le joueur avec les blancs a-t-il autant (ou plus, ou moins) de temps de jeu devant lui pour jouer 40 coups que le joueur ayant les noirs ? (Pascal Villalba - Notzaï)
Les Blancs auront 1h02 min pour jouer les 40 coups alors que les Noirs disposeront de tout leur temps (2 h).
Je vous entends déjà crier à l'injustice !
Certes les Noirs ont commis la même faute que les Blancs et ils ne sont pas sanctionnés. Mais il faut noter que dans la position de départ, les joueurs ne sont pas dans la même situation : le trait est au Blancs, c'est donc à eux d'être à l'heure.
Les Noirs risquent 58 min. si les blancs arrivent à l'heure...
Dans tous les cas, c'est le joueur au trait qui est sanctionné.
Note : si les deux joueurs arrivent trop tard, les deux perdent bien sûr.
Bonjour, lors d'une partie longue en Championnat départemental, mon adversaire a réclamé la nulle par répétition APRÈS avoir joué son coup. L'arbitre lui a accordé la nulle alors que le règlement stipule qu'il ne doit pas jouer son coup. L'arbitre a-t-il fait une erreur ?
Certes, l'art. 9.2 indique que "La partie est nulle, sur demande du joueur ayant le trait (....)". Mais l'arbitre doit s'adapter à chaque situation. S'il est clair qu'on ne peut pas accepter d'un Maître qu'il ignore le règlement ; à l'inverse, on ne peut pas demander à un débutant de connaître la démarche officielle (et un peu lourde) de demande de nulle.
Il est donc normal d'accepter la demande si la répétition est effective et de ne pas appliquer l'art. 9.4. Avec des débutants, un peu de souplesse est nécessaire. L'arbitre devra indiquer au joueur la démarche officielle, pour la suite (c'est son rôle de vulgarisateur) :
Si la position va apparaître (pour la répétition et/ou pour les 50 coups) :
1) Écrire le coup sur sa feuille.
2) Ne pas jouer le coup
3) Arrêter la pendule
4) Appeler l'arbitre
5) Déclarer son intention de jouer le coup.
Le Préambule des Règles du jeu indique :
"Les Règles du Jeu d'Échecs ne peuvent couvrir le champ de toutes les situations pouvant survenir au cours d'une partie (...). Ces Règles sous-entendent que les arbitres possèdent généralement la compétence voulue, un jugement sain et une objectivité absolue. Un règlement trop détaillé priverait l'arbitre de sa liberté de jugement, et l'empêcherait ainsi de résoudre un problème par une solution juste, équitable et dictée par des facteurs particuliers."
Un arbitre bien sévère
Bonjour, ma question est la suivante : Les blancs ont Roi et 1 Tour et vont tomber à la pendule. Les noirs ont Roi et 1 pion. Les blancs demandent le nul. Je laisse jouer. Après la chute du drapeau le pion noir est toujours là, je pense que les blancs ont perdu au temps, car les noirs, même si c'est improbable, ont encore les moyens de mater. Doit-on être si strict même envers de forts joueurs ?
Avant tout, je ne sais pas ce qu'est un bon joueur en tant qu'arbitre. Cependant, il est vrai que l'Art. 10 (demande de nulle à l'arbitre) nous oblige à juger le joueur autant que la position. En effet, une nulle évidente pour un joueur international sera facilement perdue par un petit-poussin. Il arrive parfois qu'un joueur nous demande la nulle car il "sait" que la position est nulle "théorique", mais qui est incapable de retrouver le plan correcte sur l'échiquier.
Pour répondre à votre question : on ne peut pas gagner par des "moyen normaux" avec un pion seul face à une tour (sauf exception rarissime). Il est inutile de continuer, on accorde la nulle instantanément.
Toujours l'art. 10.2 c) "Après s'être donné le temps de décider, l'arbitre peut par la suite déclarer la partie nulle, même après la chute d'un drapeau." Si le gain est improbable, vous devez accorder la nulle, surtout que le plan de nulle est très simple : Les blancs n'ont qu' à prendre le pion ! Vous pouvez demander aux blancs comment ils pensent annuler, si vous êtes convaincu par ce qu'il dit, alors vous devez donnez la nulle.
Je pense qu'il y a ici une confusion entre l'art 10.2 et l'art.6.9 "... la partie est perdue par le joueur qui n'a pas achevé le nombre de coups prescrits dans le temps imparti. Cependant, la partie est nulle, si la position est telle que l'adversaire ne peut mater par aucune suite de coups légaux (c'est à dire même contre un jeu des plus médiocres)."
Si le joueur réclame la nulle, on applique le 10.2. sinon c'est le 6.9 et là, d'accord, c'est perdu même s'il ne reste qu'un pion à l'adversaire.
Je ne vois qu'une situation où j'aurai refusé la nulle aux blancs : s'il avait laissé le pion aller en dame, mais ça ne semble pas être le cas. Votre décision me semble trop sévère... Qu'en pensez-vous ?
Réponse de l'arbitre "sévère" : Je n'ai pas eu à prendre cette décision pour un jeu aussi réduit. Cette question était pour moi la représentation la plus simple et la moins équivoque sur un problème de demande de nulle que je me posais. Votre réponse m'éclaire et je formerai mes réactions dessus. J'ai ces incertitudes car je débute.
Une Tour est une Tour
Peut-on mettre une tour renversée à défaut d'une Dame, lors d'une promotion ?
Une tour est une tour, à l'envers ou à l'endroit.
Je n'ai jamais rencontré cette interprétation pouriez-vous m'en indiquer la source. Pierre Dénommée, Arbitre (Fédération Québécoise des Échecs)
J'avoue que cette question me pose un problème, car il n'existe pas de source écrite. Il n'est pas marqué qu'une Tour est une Tour, ou qu'un Cavalier est un Cavalier, dans les règles du jeu. Mais si on pose une Tour, on ne pose pas une Dame.
En fait plusieurs pratiques existaient pour remplacer une Dame absente: mettre une tour à l'envers est la plus courante, mais il en existe d'autre : "deux pions côte à côte", "deux pièces côte à côte", "une pièce de monnaie sur une tour", "un pion sur un cavalier" "un Fou sur un Cavalier" etc. Afin d'éviter la multiplication de ces pratiques plus ou moins ambiguës, il est plus simple de demander une Dame quand on veut une Dame. On peut arrêter la pendule pour quérir une Dame.