Source: http://docplayer.fr/10593720-L-arret-cardio-respiratoire-a-c-r.html
Timestamp: 2018-04-22 22:53:48+00:00
Document Index: 156676855

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

L arrêt cardio-respiratoire A.C.R - PDF
Download "L arrêt cardio-respiratoire A.C.R"
1 JPG/Réa-CHB/ L arrêt cardio-respiratoire A.C.R
2 JPG/Réa-CHB/ La prise en charge I.D.E de l arrêt cardio-respiratoire (A.C.R) 1- Introduction. 2- Mécanisme de l A.C.R. 3- Diagnostic. 4- Etiologies. 5- Conséquences. 6- Traitement symptomatique. 7- La ventilation artificielle : 7.1 Matériel 7.2 Technique. 7.3 Evaluation 7.4 Complications 8- Le massage cardiaque externe (MCE) : 8.1 Principe. 8.2 Technique 8.3 Fréquence des massages cardiaques. 8.4 Evaluation 8.5 Complications. 9- Rôle I.D.E : 9.1 IDE présent 9.2 IDE alertés 10- Algorithme de prise en charge IDE des ACR. 11- Conclusion. Bibliographie.
3 JPG/Réa-CHB/ Introduction. La mort subite de l adulte, qui concerne environ personnes par an en France, reste essentiellement d origine cardiaque (ou circulatoire). Outre l état de santé préalable, les principaux facteurs pronostics sont d une part le délai écoulé entre l arrêt cardio-respiratoire et le début de la réanimation cardio-pulmonaire (période dite de «no flow») et la durée totale de la réanimation cardio-pulmonaire (période dite de «low flow»). En dépit des nombreux progrès réalisées dans le domaine de la réanimation cardio-pulmonaire (R.C.P), le taux de survie sans séquelles neurologiques avoisine 3 à 5 %. 2 Mécanisme de l A.C.R. Il résulte du fait de l absence ou de l inefficacité des contractions ventriculaires entraînant un collapsus circulatoire. 3 Diagnostic. - Perte de connaissance brutale, pouvant être précédée d une douleur thoracique irradiant dans le bras gauche ainsi que dans la mâchoire associée à une sensation de malaise ainsi que de vomissements. - Arrêt respiratoire. - Disparition des pouls carotidiens et fémoraux. - Apparition d une mydriase bilatérale (signe tardif signant une souffrance neurologique). 4 Etiologies. Les principales étiologies sont d origine cardiaque : - Asystolie : Infarctus du myocarde, hyperkaliémie, choc hypovolémique, intoxication aiguë, bloc auriculo-ventriculaire (B.A.V) complet, insuffisance respiratoire aiguë. - Tachycardie ventriculaire (cardiopathies ischémiques, hypokaliémies), bradycardie aiguë, B.A.V complet. - Torsades de pointe : effet iatrogène de certains médicaments, hypokaliémie, extrasystoles ventriculaires. - Dissociation électromécanique : hypovolémie, hémorragie aiguë, tamponnade, hypocalcémie aiguë, rupture cardiaque, épanchement pleural, pneumothorax suffocant, hyperkaliémie. - Fibrillation ventriculaire : cardiopathies ischémiques, ponction péricardique, hypokaliémie.
4 JPG/Réa-CHB/ Il existe aussi des étiologies d origines respiratoires (hypoxie sévère), traumatique (électrisation, choc sternal violent)ingestion accidentelles ou volontaires de certains toxiques (digitaliques, Nivaquine, etc..) 5 Conséquences : L A.C.R a pour conséquence d interrompre l hématose, provoquant une acidose et une hypoxie dont le premier organe à en souffrir est le cerveau puis le cœur. 6 Traitement symptomatique : Il s agit de la réanimation cardio-pulmonaire qui se divise en 3 axes : - Airway - Breath - Circulation Elle consiste à assurer la meilleure oxygénation possible du patient par l apport d oxygène pur (O2 à 15 l / min) après avoir effectué la libération des voies aériennes supérieures et tenter de restaurer une activité cardiaque par le biais d un coup de poings sternal et en cas d échec par un massage cardiaque externe. NB : chez les patients sous ventilation mécanique, la FiO2 sera réglée à 100%
5 JPG/Réa-CHB/ La ventilation artificielle : 7.1 Le matériel : - 1 source d O2 murale ou en bouteille - 1 ballon auto remplisseur à valve unidirectionnelle type AMBU avec un jeu de masques de différentes tailles. - Tuyaux et raccords - Canules de Guédel de différentes tailles. - Un système d aspiration de mucosités prêt à l emploi. 7.2 Technique : - Positionner le patient en décubitus dorsal. - Après avoir procédé à une bascule prudente de la tête en arrière, effectuer la libération des voies aériennes hautes (L.V.A) et faire une aspiration de mucosités si nécessaire (ne pas oublier de retirer l appareillage dentaire si existant). - Appliquer le masque sur le visage du patient avec le maximum d étanchéité et ventiler le patient à un rythme physiologique (16 à 20 insufflations par minute) en veillant à ne pas prodiguer des volumes d insufflations trop importants, ces derniers ayant pour conséquence d augmenter le risque d inhalation bronchique par passage de mélange air / O2 dans l estomac. 7.3 Evaluation : L efficacité de la ventilation sera jugée selon les critères suivants : - Soulèvement franc du thorax. - Absence de fuites entre le visage et le masque du patient. - Régression de la cyanose. - Amélioration de la saturation en oxygène (SaO2). 7.4 Complications : Des insufflations trop fortes et / ou trop rapide auront pour conséquence d augmenter le risque d inhalation bronchique, c est pourquoi il est primordial que tout le matériel d aspiration soit prêt et fonctionnel.
6 JPG/Réa-CHB/ le massage cardiaque externe. 8.1 Principe : La compression du cœur entre le sternum et le rachis entraîne la purge des cavités ventriculaires de façon à permettre l irrigation sanguine des organes nobles. L intervalle entre deux compressions permet le remplissage passif des cavités cardiaques. 8.2 Technique. - Positionner le patient en décubitus dorsal sur un plan dur. - Se positionner sur le côté du patient. - Les mains de l intervenant seront positionnées l une sur l autre, la paume de main en contact avec le patient sera positionnée au niveau du sternum, 6 à 8 cm au dessus de l appendice xyphoïde. - L intervenant se penche alors en avant et les bras tendus, il appuie, bien à la verticale, de tout son poids, fortement mais sans brutalité, sur la poitrine du sujet, dont le sternum doit s enfoncer de 3 à 4 cm. 8.3 Fréquence des massages cardiaques. - 2 insufflation pour 15 massages.
7 JPG/Réa-CHB/ VENTILATION Frq/mn M.C.E Frq/mn Nouveau-né Enfant à 7 ans à 15 ans Adulte Evaluation. Les critères d efficacité du M.C.E sont : - La réapparition des pouls fémoraux. - La recoloration du patient. - La régression de la mydriase. Le M.C.E pourra être interrompu dés la réapparition d un tracé sinusal spontané accompagné de la présence d un pouls fémoral et d une hémodynamique satisfaisante (sur décision médicale). 8.5 Complications. - Décès. - Complications dues à l ischémie : séquelles neurologiques. - Complications dues au M.C.E : fractures des côtes, du sternum, volet costal pneumothorax lésions hépatiques et spléniques. - Autres : inhalation de liquide gastrique. 9 Rôle I.D.E dans la prise en charge de l A.C.R. 9.1 I.D.E présent : - Noter l heure. - Alerter (ou faire alerter) les collègues et le médecin (si possible un médecin réanimateur). - Donner un coup de poings sternal et si il est sans effet, débuter le M.C.E
8 JPG/Réa-CHB/ I.D.E alertés : - Chercher le chariot d urgence, préparer le défibrillateur. - Ventiler le patient au masque sous 15 litres d O2 / min (si la patient est intubé, régler la FiO2 à 100%) - Chez un patient non intubé, préparer le matériel et les médicaments nécessaires à l intubation. - Poser deux abords veineux de gros calibres (18 ou 16 gauges) afin de permettre l administration des solutés et des drogues inotropes nécessaires à la réanimation. - Faire un E.C.G, un ionogramme sanguin, un G.D.S - Une fois le patient intubé, poser une sonde naso-gastrique et la mettre en aspiration (-30 cm H2O), sauf si contre avis médical. - Préparer les médicaments nécessaires, selon le protocole en cours dans le service. 10 Algorithme de prise en charge IDE de l ACR Réactivité verbale oui protéger, surveiller, réévaluer Et/ou motrice demander de l aide si nécessaire Non Crier pour appeler «à l aide» Respiration efficace Action A : Mettre en PLS et surveiller (faire) demander de l aide Libérer les voies aériennes Evaluer la respiration Absence de respiration mais pouls perçus. Action B : Pratiquer 10 insufflations (faire) demande de l aide Continuer la ventilation Vérifier la présence de pouls Absence de pouls Action C : Débuter la R.C.P (Faire) demander de l aide Selon les recommandations de la S.F.A.R dans la prise en charge de l A.C.R conférence de 1995
9 JPG/Réa-CHB/ Conclusion. La prise en charge de l arrêt cardio-circulatoire fait appel à une succession d interventions et d acteurs, l ensemble devant impérativement s intégrer dans une logique d équipe. Cette prise en charge passe par 3 étapes incontournables : 1 Reconnaissance de l arrêt cardio-respiratoire. 2 Appel du médecin réanimateur. 3 Mise en œuvre immédiate de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) de base. Bibliographie : - Réanimation des arrêts cardio-respiratoires de l adulte Conférence d experts Société Française d Anesthésie Réanimation - Paris Prise en charge de l arrêt cardio-respiratoire Conférence de la Société de Réanimation de Langue Francophone. Paris Aide-mémoire de l infirmier en réanimation. B. Meshaka - Editions Pradel Auteur : Jean-Philippe Gras Infirmier D.E Moniteur National de Secourisme. Moniteur National de Secourisme S.S.T Service de Réanimation chirurgicale Centre Hépato-Biliaire. Hôpital Paul Brousse 14 av. Paul Vaillant Couturier Villejuif Tel : ou 33.40