Source: https://cabinet-remy.fr/letat-des-risques-daccessibilite-au-plomb/
Timestamp: 2020-04-09 04:53:03+00:00
Document Index: 200778798

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1']

L’état des risques d’accessibilité au plomb – Cabinet REMY
L’état des risques d’accessibilité au plomb
La réglementation prévoit la réalisation d’un état des risques d’accessibilité au plomb par un technicien de la construction qualifié lors de ventes d’immeubles d’habitation construits avant 1948 et situés dans une zone à risque d’exposition au plomb.
Cet état des risques d’accessibilité au plomb doit être annexer à tout contrat ou promesse de vente.
La connaissance de la toxicité du plomb date de l’antiquité. Les ouvriers peintres et les potiers manipulant des sels de plomb ont été particulièrement exposés.
L’emploi de la céruse (hydroxycarbonate de plomb) est interdit depuis 1915 pour les peintres en bâtiment et 1926 pour les chefs d’entreprise et les artisans.
Il faut cependant attendre 1948 pour que son emploi soit interdit pour tous les professionnels.
En 1993, il devient interdit de mettre sur le marché et d’importer les produits contenant de la céruse.
2) Les effets toxiques du plomb
L’ingestion ou l’inhalation de plomb peut provoquer de graves intoxications. Elle provoque des troubles réversibles (anémie, troubles digestifs) ou irréversibles (atteinte du système nerveux, atteintes rénales). Une fois dans l’organisme, le plomb se stocke, notamment dans les os, d’où il peut être libéré dans le sang, des années ou même des dizaines d’années plus tard.
L’intoxication par le plomb est appelée saturnisme. Le saturnisme se diqagnostique par la plombémie, examen qui dose le plomb du sang. Il y a saturnisme quand la plombémie est égale ou supérieure à 100 microgrammes par litre.
3) Plan des zones à risque
Le préfet cible les zones à risque, en concertation avec les maires du département.
Le plan des zones à risque est fixé par arrêté préfectoral.
Son élaboration est réalisé à partir :
Des campagnes antérieures de dépistage du saturnisme infantile
Des mesures de plomb dans les peintures d’un échantillon d’immeubles
Des données du recensement de l’INSEE (sur-occupation, niveau de confort sanitaire)
La situation et le calendrier d’application des zones à risques en Ile de France sont indiqués dans le tableau ci-dessous :
DÉPARTEMENT DATE D’APPLICATION
75 Paris Prévue en Octobre 2000
77 Seine et Marne 1er Août 2000
78 Yvelines 1er Octobre 2000
91 Essonne Prévue en Novembre 2000
92 Hauts-de-Seine 1er Octobre 2000
93 Seine-Saint-Denis 1er Octobre 2000
94 Val de Marne 15 Novembre 2000
95 Val d’Oise Prévue en Novembre 2000
4) Publicité du zonage
La publicité du zonage est assurée selon l’article R123-19 du code de l’urbanisme par :
Un affichage en mairie
Une inscription dans deux journaux locaux
Une information du Conseil Supérieur du Notariat
Une information de la Chambre départementale des notaires
Une inscription dans les POS lorsque ceux-ci existent.
5) Etat des risques d’accessibilité au plomb
Il a pour objet d’identifier les supports comportant une présence de plomb et d’en évaluer l’état de conservation.
Une évaluation de l’état de conservation de ces peintures
L’état des risques à annexer aux actes de vente doit dater de moins de un an
6) Note d’information
Si l’état des risques révèle une présence de revêtement contenant du plomb, une note d’information (conforme à l’arrêté du 12 juillet 1999) doit être remise aux occupants de l’immeuble par le propriétaire.
Si l’état des risques révèle une accessibilité, il doit être transmis au Préfet.
En cas de non respect de ces dispositions, la responsabilité pénale ou civile du propriétaire peut être engagée.
7) Choix du professionnel pour le diagnostic
Attention : La circulaire DGS/SD7C/2001/27-UHC/QC/1 n°2001-1 du 16/01/2001 fixe la méthode relative à l’état des risques d’accessibilité au plomb nécessaire lors de la vente d’un bien immobilier affecté à de l’habitation et datant d’avant 1948.
Il est indiqué dans cette circulaire qu’il est nécessaire d’effectuer 2 ou 3 mesures par unité de surface (murs, menuiseries, plinthes, plafonds, cloisons, tuyauteries,..) ce qui implique un nombre très important de mesures (en général plus d’une centaine pour un simple studio).
Toutes ces mesures doivent être consignées dans le rapport fourni par le bureau chargé du diagnostic.
En conséquence : les établissements proposant un état des risques d’accessibilité au plomb à prix réduit avec pour seules mesures les résultats d’un ou deux prélèvements sont en totale contradiction avec les orientations du gouvernement.
Ces établissements exposent le propriétaire à un refus de la part du notaire, au repport de la vente et à l’obligation de faire un nouveau diagnostic par un cabinet compétent.
Il est assez rare d’obtenir un état des risques d’accessibilité au plomb négatif car toutes les peintures datant d’avant 1948 contiennent du plomb.
Le cabinet Remy dispose des compétences nécessaires ainsi que d’un appareil portable d’analyse à Fluorescence X et travaille en parfaite adéquation avec les textes de la loi.
8) Le Cabinet REMY
Notre cabinet réalise à présent lors de la vente d’un immeuble ou partie d’immeuble construit avant 1948 l’état des risques d’accessibilité au plomb à l’aide d’une machine portable à Fluorescence X tel que :
DEPLACE-
prix T.T.C. Diagnostic
prix.T.T.C
Chenneviè-
60 € Chambre
(< 8 m2) 35 €
229.58 F 35 €
229.58 F 100 €
655.96 F 70 €
459.17 F 120 €
(1 à 30 m2) 45 €
295.18 F 35 €
229.58 F 150 €
983.94 F 80 €
524.77 F 150 €
(30 à 50 m2) 55 €
360.78 F 40 €
262.38 F 200 €
1311.91 F 90 €
590.36 F 180 €
(50 à 70 m2) 65 €
426.37 F 40 €
262.38 F 300 €
1967.87 F 100 €
655.96 F 210 €
(70 à 90 m2) 75 €
491.97 F 45 €
295.18 F 350 €
2295.85 F 110 €
721.55 F 240 €
(90 à 110 m2) 85 €
557.56 F 45 €
295.18 F 400 €
2623.83 F 120 €
787.15 F 270 €
(110 à 130 m2) 95 €
623.16 F 50 €
327.98 F 450 €
2951.81 F 130 €
852.74 F 300 €
(130 à 150 m2) 105 €
688.75 F 50 €
327.98 F 500 €
3279.79 F 140 €
918.34 F 330 €
(prix au m2) 1.3 €
8.53 F 1.0 €
6.56 F 4.5 €
29.52 F 1.7 €
11.15 F 3.2 €
– Maison,
mezzanine.. + 10 €
65.60 F + 5 €
32.80 F + 50 €
327.98 F + 10 €
65.60 F + 30 €
– Annexe,
autre pièce.. + 10 €
98.39 F Interven-
rapide – – – – –
98.39 F Recherche
des clés – – – – –
L’appareil portable à Fluorescence X permet de définir conformément à la loi le taux de concentration de plomb dans les peintures sans prélèvement destructif d’échantillon permettant ainsi de réduire considérablement le coût de l’intervention.
Le reglement de l’état des risques d’accessibilité au plomb s’effectue lors de la commande ou bien lors de la visite du professionnel en charge du mesurage.
Nous réalisons également dans le cadre de la nouvelle loi S.R.U. les diagnostics dans les parties communes de l’immeuble pour le compte des propriétaires, gérants ou syndics d’immeuble.
Les prix de ces prestations sont indiqués en hors taxe (T.V.A. = 19.6 %) tels que :
prix.H.T Diagnostic
prix.H.T Mise-au-net
prix.H.T
50.17 € 1 à 5 appts
(1 à 450 m2) 550 €
3607.76 F 75 €
491.97 F 200 €
590.36 F 1800 €
(450 à 900 m2) 600 €
3935.74 F 80 €
524.77 F 250 €
1639.89 F 105 €
688.75 F 2200 €
(900 à 1350 m2) 650 €
4263.72 F 85 €
557.56 F 300 €
1967.87 F 120 €
787.15 F 2600 €
(1350 à 1800 m2) 700 €
4591.70 F 90 €
590.36 F 350 €
2295.85 F 135 €
885.54 F 3000 €
(1800 à 2250 m2) 750 €
4919.68 F 95 €
623.16 F 400 €
2623.83 F 150 €
983.94 F 3400 €
(2250 à 2700 m2) 800 €
5247.66 F 100 €
655.96 F 450 €
2951.81 F 165 €
1082.33 F 3800 €
(2700 à 3150 m2) 850 €
5575.63 F 105 €
688.75 F 500 €
3279.79 F 180 €
1180.72 F 4200 €
(3150 à 3600 m2) 900 €
5903.61 F 110 €
721.55 F 550 €
3607.76 F 195 €
1279.12 F 4600 €
(prix au m2) 0.30 €
1.97 F 0.05 €
0.33 F 0.18 €
1.18 F 0.07 €
0.46 F 1.35 €
– Loge, cave
autre annexe.. + 100 €
65.60 F + 10 €
65.60 F + 100 €
655.96 F + 30 €
196.79 F + 800 €
82.26 F Interven-
82.26 F Recherche
9) Questions-Réponses
Q- Suis-je obligé de faire réaliser un état des risques d’accessibilité au plomb pour un appartement situé dans un immeuble neuf ?
R- Non, l’état des risques d’accessibilité au plomb concerne uniquement les immeubles construits avant 1948.
Q- Comment puis-je savoir si mon immeuble est situé dans une zone à risque ?
R- En téléphonant à la préfecture de police, à la chambre des notaires ou simplement à la mairie de votre ville.
Q- L’état des risques d’accessibilité au plomb concerne t-il les tuyauteries en plomb ?
R- Non, l’état des risques d’accessibilité au plomb concerne uniquement les revêtements contenant du plomb (peinture, enduit, revêtement mural contenant un film de plomb, feuille d’étanchéité au plomb).
Q- L’état des risques d’accessibilité au plomb est valable combien de temps ?
R- L’état des risques doit avoir été établi depuis moins d’un an à la date de la promesse de vente ou d’achat ou du contrat… Si tel n’est pas le cas il est nécessaire de l’actualiser ou de le refaire.
10) Informations utiles
Pour plus d’information sur le saturnisme, vous pouvez vous renseigner auprès des organismes suivants :
Téléphone : 01 44 84 22 30
Télécopie : 01 42 06 81 10
19-23, rue Miollis
Téléphone : 01 40 61 80 80
Télécopie : 01 40 61 85 85
Déléguations Départempentales de l’ANAH
(Subventions)
Paris Notaires Infos
1 boulevard de Sébastopol
Téléphone : 01 44 82 24 44
F.NA.I.M.
Téléphone : 01 44 20 77 00
Télécopie : 01 45 63 20 65
Union Régionale Pact Arim pour l’Amélioration de l’Habitat
(Obligations et financement)
14, avenue Ledru-Rollin
Téléphone : 01 40 01 06 72
Télécopie : 01 43 43 78 53
(Règlementation du Travail)
Télécopie : 01 40 34 24 41
75951 Paris Cedex
Téléphone : 01 44 84 26 99
Télécopie : 01 42 41 22 77
221, boulevard Davout
Téléphone : 01 40 31 64 00
Télécopie : 01 40 30 57 97
11) Annexes
Section unique : Mesures d’urgence contre le saturnisme
Article R32-1 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Tout signalement doit mentionner l’adresse de l’immeuble ou de la partie d’immeuble dont les occupants peuvent être exposés à un risque d’accessibilité au plomb, ainsi que les causes de ce risque.
Le signalement au médecin inspecteur de la santé publique de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales ou au médecin responsable du service départemental de la protection maternelle et infantile, des cas de saturnisme dépistés par tout médecin, dans les conditions prévues à l’article L. 32-1, est régi par les dispositions des articles R. 11-3 et R. 11-4.
Le médecin ayant reçu le signalement d’un cas de saturnisme, chez une personne mineure, communique au préfet du département toutes les informations permettant de procéder au diagnostic prévu à l’article L. 32-1.
Article R32-2 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Le diagnostic auquel fait procéder le préfet du département, soit à la suite d’une déclaration d’un cas de saturnisme, soit lorsqu’un risque d’accessibilité aux peintures au plomb pour les occupants est porté à sa connaissance, a pour objectif de déterminer s’il existe un risque d’intoxication pour des mineurs habitant ou fréquentant régulièrement l’immeuble.
Le diagnostic est positif lorsqu’il existe une accessibilité au plomb résultant de la présence de surfaces dégradées avec une concentration de plomb supérieure à un seuil défini par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du logement en fonction de la méthodologie utilisée que précise ce même arrêté.
Article R32-3 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Le préfet du département définit les travaux de nature à supprimer l’accessibilité au plomb des surfaces dégradées mises en évidence lors du diagnostic. Il prescrit les travaux à exécuter qui consistent à mettre en place des matériaux de recouvrement sur les surfaces identifiées et, le cas échéant, à remplacer certains éléments. Les travaux ne doivent pas entraîner de dissémination de poussières de plomb nuisible pour les occupants, pour les intervenants ou pour le voisinage.
Le préfet notifie les conclusions du diagnostic et l’injonction de travaux par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au propriétaire de l’immeuble.
Le préfet transmet, d’autre part, une note d’information sur la situation aux occupants de l’immeuble concerné.
Article R32-4 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Les contrôles après travaux prévus à l’article L. 32-3 comprennent :
2. Une analyse des poussières prélevées sur le sol permettant de s’assurer de l’absence de contamination des locaux.
A l’issue des travaux, la concentration en plomb des poussières au sol, par unité de surface, ne doit pas excéder un seuil défini par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du logement, qui détermine également les conditions de réalisation des contrôles.
Article R32-5 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Les opérateurs prévus à l’article L. 32-4 sont agréés par arrêté du préfet.
Cet agrément peut porter sur tout ou partie des missions visées au quatrième alinéa de l’article L. 32-4, en fonction des compétences requises pour les accomplir :
1° Pour les missions de diagnostic et de contrôle, ces compétences sont relatives à l’utilisation des appareils de mesure dans les immeubles et, le cas échéant, aux techniques de prélèvement des écailles et poussières ;
2° Pour la réalisation de travaux, elles sont relatives aux techniques de réhabilitation en présence de peinture au plomb et de conduite des travaux dans des locaux occupés.
Les services communaux d’hygiène et de santé mentionnés au troisième alinéa de l’article L. 772 peuvent faire l’objet d’un agrément.
Article R32-6 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
En cas de carence des propriétaires, le préfet établit un état des frais de réalisation des travaux et, le cas échéant, de l’hébergement provisoire des occupants. Il émet le titre de perception correspondant revêtu de la formule exécutoire.
Article R32-7 (inséré par Décret n° 99-483 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Article R32-8 (inséré par Décret n° 99-484 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Les zones à risque d’exposition au plomb, mentionnées à l’article L. 32-5, sont délimitées au vu des résultats des diagnostics réalisés en application de l’article L. 32-1 ou pour tenir compte de l’existence d’immeubles insalubres ou dégradés.
Le plan des zones à risque d’exposition au plomb est fixé par arrêté du préfet après avis du conseil départemental d’hygiène auquel le maire concerné ou, le cas échéant, le président de l’établissement public de coopération intercommunale ayant compétence en matière de logement concerné est invité à présenter ses observations, et après avis du conseil municipal ou, le cas échéant, de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale ayant compétence en matière de logement. Cet avis est réputé favorable à l’issue d’un délai de deux mois à compter de la saisine, par le préfet, du maire ou du président de l’établissement public.
Article R32-9 (inséré par Décret n° 99-484 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
La publicité de l’arrêté du préfet délimitant les zones à risque est assurée par son affichage pendant un mois à la mairie du lieu de situation des biens compris dans ces zones. Mention de l’arrêté et des modalités de consultation de celui-ci est insérée dans deux journaux diffusés dans le département.
L’arrêté prend effet à compter de l’exécution de l’ensemble des formalités de publicité mentionnées à l’alinéa précédent.
La date à prendre en considération pour l’affichage en mairie est celle du premier jour où il est effectué.
Le préfet adresse, sans délai, au Conseil supérieur du notariat, à la chambre départementale des notaires et aux barreaux constitués près les tribunaux de grande instance dans le ressort desquels sont situées les zones à risque d’exposition au plomb, copie des arrêtés ayant pour effet de les instituer ou de les supprimer.
Article R32-10 (inséré par Décret n° 99-484 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
L’état des risques d’accessibilité au plomb établi en application de l’article L. 32-5 identifie toute surface comportant un revêtement avec présence de plomb et précise la concentration de plomb, la méthode d’analyse utilisée ainsi que l’état de conservation de chaque surface.
Article R32-11 (inséré par Décret n° 99-484 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
L’état mentionné à l’article précédent est dressé par un contrôleur technique agréé au sens de l’article L. 111-25 du code de la construction et de l’habitation ou par un technicien de la construction qualifié ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission.
Article R32-12 (inséré par Décret n° 99-484 du 9 juin 1999 art. 1 Journal Officiel du 11 juin 1999)
Lorsque l’état révèle la présence de revêtements contenant du plomb en concentration supérieure au seuil défini en application de l’article R. 32-2, il lui est annexé une note d’information générale à destination du propriétaire lui indiquant les risques de tels revêtements pour les occupants et pour les personnes éventuellement amenées à faire des travaux dans l’immeuble ou la partie d’immeuble concerné ; cette note d’information est conforme au modèle approuvé par arrêté des ministres en charge de la construction et de la santé. Cet état est communiqué par ce propriétaire aux occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concerné et à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des travaux dans cet immeuble ou partie d’immeuble. Il est tenu par le propriétaire à disposition des agents ou services mentionnés aux articles L. 722 et L. 795-1 ainsi que, le cas échéant, aux inspecteurs du travail et aux agents du service prévention des organismes de sécurité sociale.
Le vendeur ou son mandataire informe le préfet en lui transmettant une copie de l’état des risques révélant une accessibilité au plomb.
(Ministère de l’Emploi et de la Solidarité – Le secrétariat d’état à la Santé)
Paris, le 8 avril 1998
Bernard KOUCHNER, secrétaire d’Etat à la Santé, rend public le rapport définif sur la surveillance de la population française vis-à-vis du risque saturnin, étude commandée à l’INSERM et au RNSP.
Ce rapport conclut à la diminution sensible des niveaux de plombémie dans la population générale par rapport aux résultats des enquêtes similaires réalisées en 1979 et 1982. La réduction observée entre ces deux périodes est d’environ 50% à Paris et Marseille et de 35% à Lyon.
Pour les enfants âgés de 1 à 6 ans, 1,5% présentent une plombémie supérieure à 100µg/l et pour 0,2%, supérieure à 200µg/l. Parmi les appelés du contingent, 5,5% ont une plombémie supérieure à 100µg/l et 0,6% à 200µg/l.
Ces résultats confirment l’efficacité dans les agglomérations des mesures de limitation de la concentration en plomb dans les carburants et sont conformes à ceux relevés dans d’autres pays à niveau socio-économique comparable (Belgique, Canada, Allemagne, Royaume-Uni) où des réductions de 25 à 45% ont été enregistrées.
A l’heure actuelle, à l’exclusion des sources industrielles, l’ancienneté de l’habitat et la consommation d’eau du robinet apparaissent comme les deux facteurs dominants pour le risque d’imprégnation saturnine, notamment chez les enfants. Des investigations complémentaires s’avèrent encore nécessaires pour expliquer les disparités régionales.
Le secrétaire d’Etat à la Santé rappelle que la lutte contre l’intoxication par le plomb est une priorité de santé publique et que différentes mesures visant à réduire l’intoxication au plomb viennent d’être prises :
– instructions aux préfets pour la mise en oeuvre des actions prioritaires préconisées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France afin de réduire
l’exposition au plomb par voie hydrique.
– application de la norme de qualité de l’eau (10µg/l au lieu de 50µg/l) préconisée par l’OMS, en application de la future directive européenne
– élaboration systématique de plans départementaux de prévention du saturnisme lié à l’habitat
– mise en oeuvre, en application de la loi de prévention et de lutte contre les exclusions, des procédures d’urgence définies avec le secrétaire d’Etat au logement, permettant d’intervenir rapidement dans les logements dangereux pour éviter l’intoxication des enfants par les peintures et autres revêtements
contenant du plomb.
Guide méthodologique pour la réalisation de l’état des risques d’accessibilité au plomb
3. objectif et étendue de !’état des risques d’accessibilité au plomb
5. méthodologie de l’inspection
5.1- déroulement général de l’inspection
5.2- méthodes d’analyse du plomb
5.2.1- grandeurs utilisables et seuils réglementaires
5.2.2- analyse de terrain
5.2.2.1- mesure par appareil portable à fluorescence X
5.2.2.2- tests colorimétriques
5.2.3- analyse en laboratoire
5.2.3.1- prélèvement de revêtements
5.2.3.2- analyse chimique
5.3- choix des emplacements à analyser et nombre d’analyses du plomb
5.3.1- détermination des unités de diagnostic du bâtiment à analyser
5.3.2- nombre d’analyses
5.3.3- choix des emplacements de mesure ou de prélèvement
5.4- état de conservation des revêtements
6- état des risques d’accessibilité
7 -actualisation de l’état des risques d’accessibilité
Annexe 1 : détermination de la concentration massique en plomb
Annexe 2 : note d’information générale sur les risques liés à la présence de revêtements contenant du plomb
Le présent document est un guide pour l’application de l’article L. 1334-5 (ex L.32-5) du code de la santé publique qui dispose que: « Un état des risques d’accessibilité au plomb est annexé à toute promesse unilatérale de vente ou d’achat, à tout contrat réalisant ou constatant la vente d’un immeuble affecté en tout ou partie à l’habitation, construit avant 1948 et situé dans une zone à risque d’exposition au plomb délimitée par le représentant de l’Etat dans le département.»
Les zones ainsi délimitées par le préfet peuvent être consultées en préfecture, dans les mairies concernées par ces zones, auprès des notaires et dans les plans d’occupation des sols.
Le présent guide peut être mis en œuvre dans d’autres circonstances, notamment lorsqu’un propriétaire souhaite connaître les risques liés au plomb des peintures dans son immeuble afin de prévenir un risque d’intoxication ou adapter un programme de maintenance.
Les principes méthodologiques ci-après sont destinés à garantir la qualité de l’état des risques d’accessibilité au plomb.
2- textes de référence
article L. 1334-5 (anciennement L. 32-5) du code de la santé publique (loi n° 98- 657 du 29 juillet 1998, article 123)
articles R. 32-10, R. 32-11 et R. 32-12 du code de la santé publique (décret n° 99-484 du 9 juin 1999)
article R. 32-2 du code de la santé publlque {décret n° 99-483 du 9 juin 1999)
arrêté du 12 juillet 1999 fixant le modèle de la note d’information à joindre à un état des risques d’accessibilité au plomb révélant la présence de revêtements contenant du plomb.
3- objectif et étendue de l’état des risques d’accessibilité au plomb
L’article R. 32-10 du code de la santé publique dispose que « L’état des risques d’accessibilité au plomb établi en application de l’article L. 32-5 (L. 1334-5) identifie toute surface comportant un revêtement avec présence de plomb et précise la concentration de plomb, la méthode d’analyse utilisée ainsi que l’état de conservation de chaque surface. »
L’objectif de l’état des risques est donc de répondre aux questions suivantes
les revêtements des éléments de construction de l’immeuble ou partie d’immeuble contiennent-ils du plomb? si oui, où et à quelle concentration?
des revêtements contenant du plomb présentent-ils un risque d’accessibilité? si oui, de quelle nature et de quelle importance?
La réponse à ces questions permet de connaître
le danger potentiel (pour les occupants et les professionnels du bâtiment) lié à la présence de revêtements en bon état qui contiennent du plomb.
le danger immédiat (pour les occupants) lié à la présence de surfaces dégradées contenant du plomb.
L’article L. 1334-5 (anciennement L. 32-5) du code de la santé publique dispose que: «Aucune clause d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison des vices constitués par l’accessibilité au plomb si l’état mentionné au premier alinéa n’est pas annexé aux actes susvisés ».
En conséquence, l’exonération de la garantie des vices cachés a le même champ d’application que l’état des risques.
Si le bien immobilier mis en vente est régi par la loi no65-557 du 10 juillet 1965 (copropriétés) l’état des risques porte sur les parties privatives mises en vente. Si l’état des risques n’a pas été réalisé sur les parties communes, le vendeur ne pourra s’exonérer de la garantie des vices cachés concernant ces parties communes. Sa responsabilité pourra être recherchée, solidairement avec les autres copropriétaires.
Si le bien immobilier concerné est affecté en partie à des usages autres que l’habitation, l’état des risques porte sur les parties affectées à l’habitation. Dans les locaux annexes de !’habitation, l’état des risques porte sur ceux qui sont destinés à un usage courant, tels que buanderie, combles habitables, cave, garage …
La recherche de canalisations en plomb, pour l’évaluation des risques liés à la dissolution de plomb dans !’eau potable, ne fait pas partie des objectifs de (‘état des risques d’accessibilité au plomb au sens de l’article R.32-10 du code de la santé publique.
4- Définitions
Pour la compréhension du présent document, on adoptera les définitions suivantes
unité de diagnostic du bâtiment: 1 ou plusieurs éléments de construction considérés comme une même unité à analyser (cf. 5.3.1).
croquis des locaux : schéma (à défaut de plan) destiné au repérage des locaux, des éléments de construction et unités de diagnostic.
état des risques d’accessibilité au plomb : rapport final de l’inspection réalisée dans l’immeuble ou partie d’immeuble pour la recherche du plomb dans les revêtements et l’évaluation de leur état de conservation.
inspecteur : personne chargée de l’inspection. Conformément à (‘article R. 32- 11 du code de la santé publique, l’inspecteur est un contrôleur technique agréé au sens de l’article L. 111-25 du code de la construction et de l’habitation ou bien un technicien de la construction qualifié ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission.
inspection : acte qui comprend la visite des locaux, la réalisation de mesures XRF et/ou de prélèvements, le relevé d’informations, l’interprétation des résultats et la rédaction d’un rapport faisant « état des risques d’accessibilité au plomb ».
locaux : Ils correspondent en général à une pièce (salle de séjour, WC …). Ce peut être aussi: couloir, hall, paliers, appentis etc. Les locaux doivent être désignés selon une appellation non équivoque et non susceptible d’évoluer dans le temps. Les noms d’usage peuvent être insuffisants.
mission : commande passée par le commanditaire pour la réalisation de l’état des risques d’accessibilité. Il est important que la mission soit définie précisément, notamment concernant les biens immobiliers visés. Si des analyses chimiques sont réalisées, le laboratoire est un sous-traitant de l’organisme chargé de la mission.
revêtements susceptibles de contenir du plomb : peinture, enduit, revêtement mural contenant un film de plomb, feuille d’étanchéité au plomb.
substrat : matériau sur lequel un revêtement est appliqué: plâtre, bois, brique, métal…
XRF : (abréviation de’X-ray fluorescence ou fluorescence X) Méthode d’analyse non destructive consistant à provoquer et mesurer une émission de rayons X caractéristiques de l’élément chimique à analyser.
5- méthodologie de l’inspection
En application des articles L.1334-5 et R.32-11 du code de la santé publique, !’état des risques « est dressé par un contrôleur technique agréé au sens de l’article L.111-25 du code de la construction et de l’habitation ou par un technicien de la construction ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission. »
« Les fonctions d’expertise ou de diagnostic sont exclusives de toute autre activité d’entretien ou de réparation de cet immeuble. »
5.1- déroulement général de !’inspection
L’inspecteur doit effectuer une visite exhaustive des locaux objets de la mission.
Il dresse la liste détaillée des locaux visités. Si des locaux n’ont pas été visités, il en dresse aussi la liste et précise les raisons pour lesquelles ces locaux n’ont pas été visitées.
L’inspecteur établit pour chaque local visité la liste des unités de diagnostic du bâtiment susceptibles de présenter des revêtements contenant du plomb.
Il qualifie l’état de conservation du revêtement de chaque unité de diagnostic, sauf lorsque les mesures XRF ont donné des concentrations en plomb inférieures au seuil réglementaire.
Il rédige un rapport détaillé
En application de l’article R. 32-12 du Code de la Santé Publique, les seuils de concentration en plomb sont définis par l’article 4 de l’arrêté du 12 juillet 1999 « relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures » (seuls les seuils définis par cet arrêté sont à prendre en considération; la méthode de diagnostic qu’il présente n’est pas applicable à la réalisation des états des risques d’accessibilité tels qu’ils sont définis par l’article L. 1334-5 du code de la santé publique).
En conséquence, l’état des risques est considéré comme positif pour une unité de diagnostic lorsque au moins l’une des conditions suivantes est vérifiée pour au moins une des mesures réalisées sur cette unité:
«- soit la concentration surfacique en plomb total mesurée à l’aide d’un appareil portable à fluorescence X est supérieure ou égale à 1 milligramme par centimètre carré (1 mg/cm2) ;
– soit la concentration massique en plomb total mesurée en laboratoire sur un échantillon est supérieure ou égale à 5 milligrammes par gramme (5 mg/g) ;
– soit la concentration massique en plomb acido-soluble mesurée en laboratoire sur un échantillon est supérieure ou égale à 1,5 milligramme par gramme (1,5 mg/g). »
La nécessité d’une connaissance exhaustive de la présence ou de l’absence de revêtements contenant du plomb dans l’immeuble oblige à réaliser un nombre important d’analyses. Les appareils portatifs à fluorescence X permettent de les réaliser rapidement. Ils donnent à l’inspecteur une connaissance immédiate du résultat qui peut lui permettre d’optimiser le nombre de points de mesure. C’est une méthode non destructive et qui évite la dissémination de poussières de plomb éventuellement liée au prélèvement. La fluorescence X permet de déceler une peinture au plomb sous un papier peint ou une moquette murale.
Les appareils à fluorescence X sont soumis aux obligations réglementaires concernant les sources radioactives scellées. Le détenteur de l’appareil et son utilisateur doivent connaître et respecter ces obligations. L’entreprise intervenante doit donc disposer d’une personne possédant une attestation de compétence en radioprotection, délivrée par un organisme agréé.
Les appareils à fluorescence X sont utilisés selon la méthodologie préconisée par leur fabricant et dans les limites de leur précision. Le calibrage de l’appareil devra être vérifié en début d’inspection.
Lorsque la différence entre la valeur mesurée et I.e seuil réglementaire est inférieure à la valeur de la précision, la mesure doit être classée comme« non concluante ». Elle sera renouvelée sur un autre point de l’unité de diagnostic analysée, ou bien il sera pratiqué un prélèvement pour analyse chimique.
La valeur retenue pour une unité de diagnostic sera la valeur mesurée la plus élevée, sous réserve d’écarter les valeurs aberrantes.
L’utilisation de tests colorimétriques de terrain n’est pas admise pour la réalisation de l’état des risques d’accessibilité. En effet, il s’agit de méthodes qualitatives, ne répondant pas à l’exigence de mesure de la concentration en plomb fixée par l’article R. 32-10 du code de la santé publique. La non détection de plomb par un test colorimétrique ne garantit pas que la concentration en plomb est effectivement inférieure aux seuils réglementaires.
Un prélèvement du revêtement pour analyse chimique en laboratoire est effectué lorsque l’inspecteur ne dispose pas d’un appareil XRF, ou bien lorsque la mesure XRF n’est pas possible (exemple des surfaces insuffisamment planes ou difficiles d’accès pour l’appareil de mesure, ou mesures non concluantes au regard de la précision de l’appareil -cf. ci-dessus).
S’il s’agit de peinture, le prélèvement sera réalisé sur une surface suffisante pour que le laboratoire dispose d’un échantillon permettant l’analyse dans de bonnes conditions (surface de l’ordre de 1 X 1 cm). L’ensemble des couches de peinture sera prélevé, en veillant à inclure la couche la plus profonde. On évitera le prélèvement de substrat qui risque d’avoir pour effet de diluer la concentration de plomb de l’échantillon.
Le prélèvement d’un revêtement sera fait avec les précautions nécessaires pour éviter la dissémination de poussière. Si les locaux sont occupés ou risquent d’être occupés sans réalisation préalable de travaux, une réparation des points de prélèvement sera effectuée.
Des rndications relatives à la méthode d’analyse chimique en laboratoire sont fournies en annexe nO1.
Les principes suivants visent à guider la réalisation de « échantillonnage des points d’analyse. L’inspecteur garde toutefois la responsabilité de ses choix.
L’analyse de chaque élément de construction peut conduire à des redondances inutiles. C’est pourquoi, les éléments de construction seront groupés en associations d’éléments constituant l’unité à analyser, et qu’on dénommera « unités de diagnostic ». On n’associera que des éléments de construction présentant de façon évidente un même historique en matière de produits de recouvrement.
On pourra considérer par exemple chacune des associations suivantes comme une seu1e unité de diagnostic:
une porte et son huisserie (sans distinguer jambage, chambranle, linteau etc.),
l’ensemble des plinthes d’une pièce,
une paroi murale.
des éléments de construction ayant des substrats différents (les pans de bois doivent être analysés séparément du reste d’une paroi murale par exemple),
les cotés extérieur et intérieur d’un élément ( portes, fenêtres…),
des éléments de construction appartenant à des locaux différents, même contigus (si une porte intérieure et son huisserie sont regroupés dans une même unité de diagnostic, les 2 faces sont à analyser séparément car appartenant à des locaux différents).
S’il existe des raisons permettant de supposer que des éléments de construction sont d’âge différent (porte récente sur un chambranle ancien par exemple) ou ont été recouverts de revêtements différents (par exemple mur en allège sous fenêtre peint à « origine avec la fenêtre, le reste du mur n’étant pas peint), ils doivent être analysés séparément.
Si des habitudes locales de construction ou de mise en peinture sont connues, l’inspecteur devra en tenir compte pour une définition plus précise des unités de diagnostic.
Dans chaque local, toutes les surfaces susceptibles d’avoir un revêtement contenant du plomb doivent être analysées ou incluses dans une unité de diagnostic à analyser. Cela comprend les surfaces recouvertes d’un matériau mince (papier peint, toile de verre, moquette murale …).
Pour les locaux de très faible surface (réduits, placards de l’unité de diagnostic pourra être adoptée.
une définition plus souple
Lorsque, à l’évidence, il n’y a pas de revêtement, la recherche de plomb n’est pas nécessaire (béton, pierre apparente, brique, carrelage, faïence…). Les revêtements susceptibles de contenir du plomb peuvent avoir été recouverts par d’autres matériaux (papier peint, moquette murale, toile de verre…): dans ce cas, la recherche d’un éventuel revêtement sous-jacent contenant du plomb ne peut être écartée.
Dans tous les cas, il ne devra y avoir aucune ambiguïté sur « étendue des surfaces que représente chaque unité de diagnostic définie par l’inspecteur.
Chaque unité de diagnostic doit faire l’objet d’au moins deux analyses.
Lorsque l’inspection est réalisée à l’aide d’un appareil XRF, le nombre d’analyses peut être adapté au cours de l’inspection:
une seule mesure peut suffire sur une unité de diagnostic, si elle montre la présence de plomb à une concentration supérieure au seuil réglementaire (toutefois, une deuxième mesure réduira le risque d’erreur de mesure),
lorsqu’il s’avère que certaines unités de diagnostics contiennent majoritairement du plomb, la constatation de l’absence de plomb sur une unité de diagnostic similaire peut être utilement confirmée par une troisième mesure,
les résultats des mesures peuvent amener l’inspecteur à affiner la définition des unités de diagnostic.
Il est possible d’alléger le nombre d’analyses lorsque l’inspection est réalisée avec un appareil XRF. Toutefois, la justification de l’allégement du nombre d’analyses doit être mentionnée dans le rapport.
Les peintures au plomb ont en général été appliquées lors de la construction du bâtiment, selon une logique que l’inspection aura du mettre en évidence. S’il apparaît en cours d’inspection, à partir des mesures déjà réalisées, qu’un type d’unité de diagnostic du bâtiment est systématiquement recouvert d’un revêtement au plomb à une concentration supérieure au seuil réglementaire, il sera alors possible de considérer que des unités de diagnostic similaires qui n’ont pas été analysées sont également recouvertes d’un revêtement au plomb à une concentration supérieure au seuil réglementaire.
Par contre, le raisonnement inverse est impossible: on ne pourra pas considérer des unités de diagnostic comme exemptes de plomb sous prétexte que des unités de diagnostic similaires sont exemptes de plomb. Ce serait prendre le risque de « faux négatifs » qui peut avoir des conséquences en matière de santé.
La peinture au plomb recouvrant au départ une unité de diagnostic de façon uniforme a pu disparaître par endroits. La réalisation des analyses à des emplacements inadéquats aboutira à une conclusion faussement négative. Il faut donc choisir les emplacements de mesure ou de prélèvement sur les parties de « unité de diagnostic qui ont la plus forte probabilité de présence de plomb.
si l’unité de diagnostic est une porte et son huisserie, on pourra faire une analyse sur le chambranle et une analyse sur la porte,
si l’unité de diagnostic est une pa!oi murale, on fera une analyse en partie basse et l’autre en partie haute.
La description de l’état de conservation des revêtements a pour but de juger s’il existe un risque d’accessibilité au plomb.
Si l’inspection est réalisée à !’aide d’un appareil XRF, seuls les revêtements contenant du plomb à une concentration supérieure à 1 mg/cm2 font l’objet de cette description.
Pour les revêtements faisant l’objet de prélèvements. les résultats de l’analyse chimique seront connus seulement après la visite. Par conséquent, la description de leur état de conservation doit être systématique lors de la visite ou bien elle doit faire l’objet d’une deuxième visite lorsque les résultats d’analyse sont connus.
L’état de conservation de la peinture ou de l’enduit d’une unité de diagnostic du bâtiment est caractérisé par :
le type de dégradation: écaillage, cloquage, faïençage, craquage, pulvérulence, usure par friction, traces de chocs, grattage, fissuration …
l’étendue de la dégradation (exprimée en m2), sa localisation et sa fréquence.
S’il s’agit d’une peinture au plomb présente sous un papier peint, seul l’état de cette peinture importe pour ce qui en est visible.
L’état des risques d’accessibilité est constitué par le rapport complet de l’inspection Sa présentation sera faite avec un souci de clarté.
Ce rapport comprend les informations et documents suivants
la liste complète des pièces constituant 1e rapport, annexes comprises, et le nombre total de pages,
l’identification et les coordonnées du commanditaire de l’état des risques,
l’identification et les coordonnées de l’organisme chargé de la mission,
l’identification de l’inspecteur et sa signature,
les références du contrat d’assurance de l’organisme chargé de la mission, la ou les date(s) d’inspection et la date du rapport,
l’adresse et la localisation du bien immobilier qui a fait l’objet de la mission,
la description du bien immobilier objet de l’inspection, en indiquant s’il fait partie d’un ensemble immobilier (dont on donnera alors une description sommaire), en indiquant s’il est habité lors de la visite, notamment par des enfants (en précisant leur âge) et, en cas de vente prévue, si il doit être vendu vide d’occupants, lorsque cette information est disponible,
le plan ou le croquis des locaux éventuel (cf. 5.1),
la liste détaillée des locaux visités et des locaux non visités, avec l’explication de l’absence de visite, et la liste, par local visité, des unités de diagnostic susceptibles de présenter des revêtements contenant du plomb,
le type d’appareil XRF utilisé le cas échéant,
pour chaque unité de diagnostic du bâtiment :
les résultats en mg/cm2 de la ou des mesures XRF réalisées,
le numéro du ou des échantillons éventuellement prélevés.
si des analyses chimiques ont été réalisées :
– les résultats d’analyses de tous les échantillons prélevés,
– l’identification du laboratoire et l’indication des méthodes utilisées,
– pour chaque unité de diagnostic, !’indication du dépassement ou du non dépassement du seuil réglementaire de concentration en plomb,
– pour chaque unité de diagnostic dépassant le seuil réglementaire, la description de son état de conservation et, le cas échéant, l’étendue des dégradations et leur localisation,
– un résumé et une conclusion de l’état des risques rédigés selon les principes ci- après,
– en cas de présence de revêtements contenant du plomb à une concentration supérieure au seuil réglementaire, une note d’information rédigée selon le modèle de l’arrêté du 12 juillet 1999 (cf. annexe 2).
Lorsque l’état des risques révèle la présence de revêtements contenant du plomb en concentration supérieure au seuil réglementaire, le résumé et la conclusion de l’état des risques sont intégrés à la note d’information prévue par l’article R.32-12 du code de la santé publique, conformément au modèle annexé à l’arrêté du 12 juillet 1999.
Le résumé de l’état des risques contient :
1. la liste des locaux visités et des locaux non visités
2. la liste des locaux dans lesquels des peintures au plomb ont été identifiées, le cas échéant
La conclusion de l’état des risques comprend selon les résultats la ou les mentions suivantes :
1. L’état des risques n’a pas révélé la présence de revêtements contenant du plomb,
2. L’état des risques a révélé la présence de revêtements contenant du plomb,
3. L’état des risques a révélé la présence de revêtements dégradés contenant du plomb.
En cas de présence de revêtements contenant du plomb à une concentration supérieure au seuil réglementaire, la conclusion rappellera en ces termes au propriétaire les obligations d’information qui lui sont faites par le code de la santé publique: « Selon l’article R. 32-12 du code de la santé publique le propriétaire doit communiquer l’état des risques d’accessibilité aux occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concerné et à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des travaux dans cet immeuble ou partie d’immeuble. Cette communication consiste à transmettre une copie complète du présent document, annexes comprises».
De plus, en cas de présence de revêtements dégradés contenant du plomb à une concentration supérieure au seuil réglementaire, la conclusion rappellera en ces termes au propriétaire l’obligation d’information du préfet: « Selon les articles L.
1334-5 et R. 32-12 du code de la santé publique, lorsque l’état annexé à l’acte authentique qui réalise ou constate la vente révèle une accessibilité au plomb, le vendeur ou son mandataire en informe le préfet en lui transmettant une copie de l’état des risaues ».
7- actualisation de l’état des risques d’accessibilité
L’article L. 1334-5 du code de la santé publiquè dispose que l’état des risques « …doit avoir été établi depuis moins d’un an à la date de la promesse de vente ou d’achat ou du contrat…). La raison en est que l’état des peintures peut évoluer rapidement. Si un précédent état des risques d’accessibilité a été établi depuis plus d’un an, il est donc nécessaire de l’actualiser.
Il peut être aussi souhaité par un propriétaire d’actualiser l’état des risques à la suite de travaux de suppression ou de recouvrement du plomb.
L’inspecteur chargé de l’actualisation de l’état des risques d’accessibilité, devra vérifier au préalable que l’état des risques réalisé précédemment est conforme aux principes du présent guide. Dans le cas contraire, il devra le compléter ou le refaire.
L’actualisation de l’état des risques ne nécessitera pas en général de refaire des analyses du plomb des revêtements. L’inspection se limitera à « évaluation de l’état des unités de diagnostic dont le précédent état des risques a montré qu’ils avaient des revêtements contenant du plomb au delà du seuil réglementaire.
Le nouvel état des risques d’accessibilité sera constitué par le rapport de la nouvelle inspection. Il comprendra les éléments listés au paragraphe 6 à l’exception des listes et résultats d’analyses demeurés inchangés. Il exposera clairement les modifications intervenues.
Détermination de la concentration massique en plomb
L’analyse chimique comprend une phase de dissolution du plomb et une phase de dosage. La phase de dissolution est différente selon qu’il s’agit du dosage du plomb total ou du plomb acido-soluble. Plusieurs méthodes de dosage sont utilisables.
Des protocoles différents peuvent être utilisés, à condition qu’ils donnent des résultats similaires et qu’ils aient été validés.
Préparation de l’échantillon (peinture, enduit …) :
L’échantillon (300 à 500 mg) est débarrassé des corps étrangers (plâtre, bois …), puis broyé dans un mortier en agate. Il est homogénéisé puis passé au tamis de 0,5 mm pour analyse.
Plomb total :
Une prise d’essai de 100 à 200 mg de l’échantillon tamisé est mise au contact avec une solution d’eau régale (acide nitrique + acide chlorhydrique) et le tout est minéralisé à chaud à reflux dans un appareil à micro-onde jusqu’à obtention d’une solution limpide. Le minéralisât refroidi est filtré à 0,20 IJm et mis en fiole jaugée pour dosage.
On peut également se baser sur la norme NF T 30-201
Plomb acido-soluble :
Une prise d’essai de 1OO à 200 mg de l’échantillon tamisé est mise dans un flaconnage en matériau exempt de plomb de 150 ml, puis !’on ajoute 25 ml de solution d’acide chlorhydrique à 0,07 molli. Le tout est mis au bain-marie à 37°C pendant une heure. Après repos et décantation, on filtre sur filtre durieux à 6 I.Jm et !’on met en fiole jaugée pour dosage.
On peut également se baser sur la norme NF S 51-214
– NF T 30-211
– NF EN ISO 11-885 indice de classement NF T 90-136
– FDT 90-112
(arrêté du 12 juillet 1999)
NOTE D’INFORMATION GÉNÉRALE SUR LES RISQUES LIES A LA PRÉSENCE DE REVÊTEMENTS CONTENANT DU PLOMB
Conformément à l’article R 32-12 du code de la santé publique :
Cette note d’information générale est annexée à tout état des risques d’accessibilité au plomb, lorsque celui-ci révèle la présence de revêtements contenant du plomb;
Cet état des risques (incluant la présente note d’information) doit être communiqué par le propriétaire aux occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concerné et à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des travaux dans cet immeuble ou partie d’immeuble.
Nom et coordonnées de l’organisme ayant procédé à l’état des risques d’accessibilité au plomb :
Désignation du bien ayant fait l’objet de l’état des risques d’accessibilité au plomb
Résumé de l’état des risques d’accessibilité au plomb (à remplir par l’organisme ayant établi l’état des risques)
En conclusion, l’état des risques :
a révélé la présence de revêtements contenant du plomb
a révélé la présence de revêtements dégradés contenant du plomb (rayer cette mention si nécessaire)
Au-delà d’un certain seuil,. l’ingestion de plomb provoque des troubles réversibles (anémie, colique de plomb…) ou irréversibles (atteinte du système nerveux…). L’intoxication des jeunes enfants est provoquée essentiellement par l’ingestion de poussières ou écailles de peintures provenant de la dégradation des revêtements de murs, de portes ou de montants de fenêtres. L’intoxication peut également survenir chez les ouvriers du bâtiment et les occupants lors de travaux entrepris dans des logements anciens libérant des poussières de plomb en grande quantité.
La présence de revêtements contenant du plomb dans un immeuble, même non dégradés, constitue une information qui doit être portée à la connaissance des occupants de cet immeuble et des ouvriers du bâtiment susceptibles de faire des travaux sur ces revêtements. Une vigilance particulière devra en effet être portée à l’entretien de tels revêtements afin d’éviter leur dégradation qui pourrait être la source d’une intoxication. L’humidité des parois (due souvent à une ventilation déficiente ou à des infiltrations) devra être surveillée afin d’éviter un écaillage qui pourrait mettre à la portée d’enfants les écailles de peintures. Afin d’éviter la dissémination de poussières ou écailles, les occupants et les ouvriers du bâtiment devront prendre des précautions lorsque des travaux (percement, ponçage,…) seront exécutés (y compris dans le cadre d’une activité de bricolage).
Si des revêtements contenant du plomb sont dégradés et que l’immeuble est occupé, en particulier par des enfants, des mesures doivent nécessairement être prises pour remédier à cette situation et supprimer le risque d’intoxication (travaux de recouvrement ou d’enlèvement des revêtements contenant du plomb).
Afin d’éviter la dissémination de poussières ou écailles, les occupants et les ouvriers du bâtiment devront prendre des précautions lorsque les travaux seront exécutés. En attendant la réalisation de travaux, un nettoyage humide fréquent des sols sera réalisé afin de limiter la présence de poussières ou écailles de peintures dans les zones fréquentées par les enfants.
En l’absence de mesures visant à supprimer ce risque (par des travaux de recouvrement ou d’enlèvement des revêtements contenant du plomb), le propriétaire est susceptible d’engager sa responsabilité en exposant la santé d’autrui à un risque immédiat.
Date et signature de l’organisme ayant réalisé l’état des risques :
Nota.- Conformément à l’arlicle R. 32-12 du code de la santé publique, cet état des risques d’accessibilité doit également être tenu à disposition des agents ou services mentionnés aux articles L.772 et L. 795-1 ainsi que, le cas échéant, aux inspecteurs du travail et aux agents du service de prévention des organismes de sécurité sociale.