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Timestamp: 2016-10-22 18:04:44+00:00
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Matched Legal Cases: ['art. 125', 'art. 9', 'art. 90', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 108', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'in fine', 'art. 105', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 126', 'art. 125', 'art.\n4', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 122', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 126', 'art. 126', 'ATF ', 'art. 126', 'art. 126', 'art. 20', 'ATF ', 'art. 126', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 126', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 126', 'art. 126', 'art. 66', 'art. 68', 'art. 68']

5A_507/2011 (31.01.2012)
repr�sent� par Me Fran�ois Logoz, avocat,
recours contre l'arr�t de la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 23 mai 2011.
Dame A.________, n�e en 1947, et A.________, n� en 1952, se sont mari�s le 16 juin 1976. De cette union sont issus deux enfants, aujourd'hui majeurs. Les �poux sont soumis au r�gime de la s�paration de biens en vertu du contrat de mariage qu'ils ont sign� le 14 d�cembre 1994.
Les �poux se sont s�par�s le 25 novembre 2004.
B.a Le 24 juin 2005, dame A.________ a d�pos� une demande unilat�rale en divorce. Adh�rant au principe du divorce, A.________ a d�pos� des conclusions reconventionnelles. Les parties ont modifi� � plusieurs reprises leurs conclusions relatives � l'entretien de l'�pouse, qu'elles ont admis �tre la seule question � trancher dans la proc�dure. En dernier lieu, dame A.________ a conclu, principalement, � ce que son �poux soit condamn� � lui verser un montant en capital de 1'000'000 fr. et une rente mensuelle payable � vie de 3'200 fr. jusqu'au 31 juillet 2011, puis de 4'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011, subsidiairement, � ce qu'il soit condamn� � lui verser une contribution �quitable de 5'000 fr. jusqu'au 31 juillet 2011, puis de 7'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011, payable � vie le premier de chaque mois. A.________ a conclu � ce qu'il soit condamn� � verser � son �pouse une contribution d'entretien mensuelle de 2'500 fr. d�s jugement de divorce d�finitif et ex�cutoire, r�duite � 1'500 fr. d�s le 1er janvier 2017, dite contribution prenant fin au jour du d�c�s de la premi�re des deux parties.
Par jugement du 28 octobre 2010, le Tribunal civil de l'arrondissement de La C�te a, notamment, prononc� le divorce des �poux (I), dit que A.________ contribuera � l'entretien de dame A.________ par le versement d'une pension mensuelle de 3'400 fr. jusqu'au 31 juillet 2011 et de 4'100 fr. d�s lors (V), et constat� que le r�gime matrimonial �tait dissous et liquid� (VI).
B.b Par acte du 8 novembre 2010, dame A.________ a recouru contre ce jugement aupr�s de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois. Elle a repris ses conclusions principales telles que formul�es en premi�re instance. Subsidiairement, elle a conclu � ce que son �poux soit condamn� � lui verser une contribution �quitable de 5'500 fr. jusqu'au 31 juillet 2011, puis de 7'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011, payable � vie le premier de chaque mois. Au surplus, elle a requis qu'il soit condamn� � lui verser le montant de 10'000 fr. � titre de d�pens. L'autorit� cantonale a rejet� int�gralement le recours.
Par m�moire post� le 29 juillet 2011, dame A.________ exerce un recours en mati�re civile contre cet arr�t. Principalement, elle conclut � sa r�forme, en ce sens que A.________ soit condamn� � lui verser un montant en capital de 1'000'000 fr., une rente mensuelle payable � vie de 3'200 fr. jusqu'au 31 juillet 2011 puis de 4'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011, ainsi que le montant de 10'000 fr. � titre de d�pens. Subsidiairement, elle conclut � ce que A.________ soit condamn� � contribuer � son entretien par le paiement d'une contribution �quitable de 5'500 fr. jusqu'au 31 juillet 2011 puis de 7'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011, payable � vie le premier jour de chaque mois en ses mains, et � lui verser le montant de 10'000 fr. � titre de d�pens. Encore plus subsidiairement, elle conclut � l'annulation de l'arr�t attaqu� et au renvoi de la cause au Tribunal civil d'arrondissement de La C�te, voire � un autre tribunal civil d'arrondissement, pour nouveau jugement dans le sens des consid�rants. En substance, la recourante se plaint de la violation des art. 125 et 126 CC, ainsi que de l'�tablissement arbitraire des faits (art. 9 Cst.).
Invit�s � pr�senter leurs observations, l'intim� conclut au rejet du recours et l'autorit� cantonale se r�f�re aux consid�rants de son arr�t.
Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF), prise en derni�re instance et sur recours par le tribunal sup�rieur du canton de Vaud (art. 75 al. 1 LTF), dans une affaire civile de nature p�cuniaire (art. 72 al. 1 LTF), dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, 74 al. 1 let. b LTF). Il a de plus �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente et qui a par cons�quent la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF). Il y a donc lieu, en principe, d'entrer en mati�re sur le recours.
2.1 Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre limit� par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue dans la d�cision d�f�r�e; il peut donc admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont �t� articul�s, ou � l'inverse, rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (ATF 135 III 397 consid. 1.4; 134 III 102 consid. 1.1). Cependant, au vu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 III 397 consid. 1.4; 134 III 102 consid. 1.1). En outre, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si ce grief a �t� soulev� et motiv� par le recourant conform�ment au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF). Il appartient ainsi au recourant de d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation dont il se pr�vaut (ATF 134 I 83 consid. 3.2 et les arr�ts cit�s).
2.2 Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les constatations de l'autorit� pr�c�dente ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 135 III 127 consid. 1.5, 397 consid. 1.5; 135 II 145 consid. 8.1) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 in fine LTF). Le recourant qui entend s'�carter des constatations de fait de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF sont r�alis�es, �tant rappel� que l'appr�ciation des preuves n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison s�rieuse, de tenir compte d'un moyen important propre � modifier la d�cision attaqu�e ou encore si, sur la base des �l�ments recueillis, il a fait des d�ductions insoutenables (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 136 III 552 consid. 4.2; 134 V 53 consid. 4.3; 129 I 8 consid. 2.1). Au surplus, le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur des critiques de type appellatoire portant sur l'�tat de fait ou sur l'appr�ciation des preuves (ATF 136 II 101 consid. 3 et les arr�ts cit�s).
En substance, la cour cantonale a fix� la contribution d'entretien � 3'400 fr., puis � 4'100 fr. d�s le 1er ao�t 2011 (date de l'entr�e � la retraite de la recourante), sans limitation dans le temps, ce montant permettant � la cr�direnti�re de maintenir son train de vie ant�rieur. Pour des motifs de proc�dure principalement, elle a refus� d'allouer une partie de cette contribution en capital, laissant ouverte la question de savoir si les conditions de l'art. 126 al. 2 CC �taient remplies.
La recourante se plaint tout d'abord de la violation de l'art. 125 al. 2 ch. 3 CC. Elle estime que, pour fixer le montant de son entretien, la cour cantonale a �tabli son niveau de vie ant�rieur � la s�paration sur la base d'une p�riode trop courte, d'une part, et qu'elle a omis � tort de tenir compte de la fortune du couple, d'autre part.
4.1 La cour cantonale a jug� que, pour fixer la contribution d'entretien, seul �tait d�terminant le niveau de vie dont les conjoints disposaient au moment de la s�paration. Ainsi, en retenant un train de vie de l'ordre de 130'000 fr., sur la base des d�clarations d'imp�ts des parties en 2003 (revenus annuels de 114'000 fr.) et 2004 (revenus annuels de 156'000 fr.), les juges de premi�re instance n'avaient, selon elle, pas abus� de leur pouvoir d'appr�ciation. A ce montant, l'autorit� cantonale a n�anmoins ajout� 40'000 fr., � titre de valeur du travail m�nager que fournissait la recourante � la fin de la vie commune, ainsi que 10'000 fr., � titre de frais suppl�mentaires li�s � l'existence de deux m�nages distincts, ce qui l'a conduite � retenir que l'entretien convenable de la recourante s'�levait � 90'000 fr. par ann�e (130'000 fr. + 40'000 fr. + 10'000 fr./2).
4.2 La recourante soutient tout d'abord que, pour fixer le train de vie, l'autorit� pr�c�dente aurait d� tenir compte du revenu moyen annuel net que les parties ont r�alis�, non pas seulement durant les deux derni�res ann�es de vie commune, mais durant les cinq derni�res ann�es au moins, soit 180'000 fr. Elle pr�tend ensuite qu'il y a lieu d'ajouter � ce montant moyen une proportion minimale de 2% de la fortune imposable du couple en 2004, arr�t�e � 3'181'000 fr., puisque cette proportion aurait fait partie des revenus si elle n'avait pas consenti � l'accroissement de la fortune. Au montant de 250'000 fr. (180'000 fr. + 70'000 fr.), s'ajouterait la somme de 50'000 fr. retenue par la cour � titre de travail m�nager et de l'augmentation des frais li�s � l'existence de deux m�nages. En conclusion, la recourante soutient que le montant qui devrait servir de base pour fixer sa contribution d'entretien est de 150'000 fr. (300'000 fr./2).
4.3.1 Lorsqu'il s'agit de fixer la contribution � l'entretien d'un conjoint dont la situation financi�re a �t� concr�tement et durablement influenc�e par le mariage, l'art. 125 CC prescrit de proc�der en trois �tapes (ATF 137 III 102 consid. 4.2 et les arr�ts cit�s): premi�rement, il faut d�terminer l'entretien convenable sur la base du niveau de vie des �poux pendant le mariage (respectivement durant la s�paration si celle-ci a dur� dix ans environ). Le niveau de vie d�terminant est le dernier men� ensemble par les �poux, auquel s'ajoutent les d�penses suppl�mentaires qu'entra�ne l'existence de deux m�nages s�par�s (ATF 135 III 158 consid. 4.3 :"der in der Ehe zuletzt gemeinsam gelebte Standard (zuz�glich scheidungsbedingter Mehrkosten)"; 134 III 577 consid. 8; 145 consid. 4; arr�t 5A_340/2011 du 7 septembre 2011 consid. 3.1; pour le niveau de vie d�terminant durant la s�paration: cf. ATF 132 III 598 consid. 9.3; arr�t 5A_827/2010 du 13 octobre 2011 consid. 4.1 et 4.2). Lorsque l'union conjugale a durablement marqu� de son empreinte la situation de l'�poux b�n�ficiaire, le principe est que le standard de vie choisi d'un commun accord doit �tre maintenu pour les deux parties dans la mesure o� leur situation financi�re le permet. Deuxi�mement, il faut examiner dans quelle mesure chacun des �poux peut financer lui-m�me l'entretien ainsi arr�t�. Troisi�mement, s'il n'est pas possible ou que l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable et que son conjoint lui doit donc une contribution �quitable, il faut �valuer la capacit� de travail de celui-ci et arr�ter une contribution d'entretien; celle-ci se fonde sur le principe de la solidarit�.
4.3.2 M�me si une rente est allou�e � titre viager (ATF 132 III 593 consid. 7.2; arr�t 5A_249/2007 du 12 mars 2008 consid. 8 et les r�f�rences cit�es), il n'en demeure pas moins que l'entretien convenable doit se limiter � un montant qui, ajout� aux ressources propres du cr�ancier, permet � ce dernier de maintenir le train de vie ant�rieur � la s�paration (ATF 129 III 7 consid. 3.2; arr�t 5A_249/2007 du 12 mars 2008 consid. 8.3; 5C.123/2006 du 29 mars 2007 consid. 8.2, publi� in FamPra.ch 2007 669; 5C.6/2006 du 31 mars 2006 consid. 4.3, publi� in FamPra.ch 2006 925).
4.4 En l'esp�ce, aucune des parties ne conteste la m�thode retenue par la cour cantonale, au demeurant favorable � la recourante, pour d�terminer l'entretien convenable de celle-ci; le Tribunal f�d�ral n'a donc pas � la r�examiner (cf. supra consid. 2.1). Ainsi, le seul point litigieux est la d�termination du niveau de vie avant la s�paration, quant � la p�riode � prendre en consid�ration, d'une part, et � la fortune, d'autre part.
S'agissant de la p�riode � prendre en consid�ration, la recourante se borne � affirmer que l'autorit� cantonale ne devait pas se fonder sur les revenus gagn�s par le couple durant les deux derni�res ann�es de la vie commune, mais durant les cinq derni�res. Or, le niveau de vie d�terminant �tant le dernier men� par les �poux (cf. supra consid. 4.3.2), cette critique ne suffit pas � d�montrer que la cour cantonale aurait abus� de son pouvoir d'appr�ciation en se limitant � une p�riode de deux ans.
S'agissant de la fortune, la recourante ne peut pas non plus �tre suivie lorsqu'elle r�clame qu'on ajoute aux revenus des �poux un montant correspondant � 2% de leur fortune. En effet, elle affirme elle-m�me qu'un tel revenu n'a pas �t� utilis� pour assurer le niveau de vie des �poux, mais pour augmenter la fortune de ceux-ci, enti�rement constitu�e durant le mariage.
Au vu de ce qui pr�c�de, la cour cantonale n'a pas viol� l'art. 125 CC en arr�tant le niveau de vie des �poux ant�rieur � la s�paration en fonction des revenus moyens que les �poux ont gagn�s durant les deux derni�res ann�es pr�c�dant leur s�paration; le grief doit donc �tre rejet�.
La recourante se plaint ensuite de la violation de l'art. 125 al. 1 et 2 ch. 8 CC. Elle estime subir une lacune de pr�voyance que la contribution d'entretien qui lui est accord�e ne comble pas.
5.1 En fait, la cour cantonale a retenu que la recourante travaillait actuellement � 60%. Son fonds de pr�voyance accumul� durant le mariage �tait, au 31 d�cembre 2009, de 241'290 fr. Elle �tait sur le point de prendre sa retraite, le 1er ao�t 2011; elle percevrait alors une rente AVS de 1'683 fr. et une rente LPP de 1'460 fr. 55. Cumul� au revenu de sa fortune, son revenu mensuel net serait de 3'329 fr. 80. L'intim�, salari� et administrateur de sa propre soci�t� anonyme, �tait assur� en mati�re de pr�voyance professionnelle depuis le 1er juillet 2003; son fonds de pr�voyance s'�levait, au 31 d�cembre 2009, � 193'819 fr. L'�pargne que l'�poux avait accumul�e aux fins de pr�voyance se montait � 1'000'000 fr. au minimum. Au total, sa fortune imposable s'�levait � 3'494'000 fr. Durant la proc�dure, les parties ont renonc� au partage des prestations de sortie LPP. En droit, la cour cantonale a jug� que la recourante ne pouvait pas pr�tendre � ce que l'entretien soit fix� en fonction de la rente de pr�voyance professionnelle qu'elle aurait obtenue si elle avait travaill� � plein temps durant la vie commune; elle ne pouvait pas non plus obtenir un montant sup�rieur � celui correspondant � son niveau de vie ant�rieur. Cumul�e aux revenus propres de la recourante de 3'329 fr. 80, la contribution d'entretien de 4'100 fr. fix�e par les premiers juges pour la p�riode post�rieure � la retraite (revenus annuels totaux de 89'148 fr.) permettait � la recourante de conserver le m�me train de vie que celui qui �tait le sien avant la s�paration. Les exigences de l'art. 125 CC �taient ainsi respect�es, �galement en ce qui concernait les expectatives de la pr�voyance professionnelle. La recourante n'avait donc droit ni � une rente plus �lev�e que celle fix�e en premi�re instance, ni � un capital en sus de cette rente. La cour a pr�cis� que, les �poux �tant soumis au r�gime de la s�paration des biens depuis d�cembre 1994, la recourante n'avait au surplus aucune pr�tention � faire valoir sur la fortune de l'intim�.
5.2 La recourante expose tout d'abord subir une lacune de pr�voyance car l'intim�, en sa qualit� d'ind�pendant, ne s'est pas constitu� de 2�me pilier, mais a accumul� une fortune importante aux fins de pr�voyance. Lorsqu'elle mentionne leur contrat de s�paration de biens, on comprend que la recourante entend expliquer que l'intim� conserve l'entier de cette �pargne en raison du r�gime matrimonial. La recourante pr�cise encore que, si elle avait travaill� � 100% durant la vie commune, elle pourrait pr�tendre � sa retraite � des rentes vieillesse de 9'000 fr. par mois au total jusqu'� son d�c�s. Se fondant sur l'ATF 129 III 257, elle estime qu'elle a le droit d'obtenir un capital, en sus de sa rente, compensant ses lacunes de pr�voyance. R�it�rant son argument pr�c�dent, selon lequel la contribution d'entretien fix�e ne lui permet pas de maintenir son niveau de vie ant�rieur, elle conclut que l'arr�t attaqu� viole l'art. 125 al. 1 et 2 ch. 8 CC en refusant de lui allouer soit une rente cumul�e � un capital de 1'000'000 fr., correspondant selon elle � la moiti� de l'�pargne priv�e que l'intim� a accumul�e aux fins de pr�voyance, soit une rente plus �lev�e lui permettant de maintenir son niveau de vie ant�rieur.
5.3 Selon l'ATF 129 III 257, lorsque le conjoint qui a (principalement) pourvu pendant le mariage � l'entretien du couple par le revenu de son travail n'a pas (ou peu) cotis� � la pr�voyance professionnelle (2�me pilier; cf. art. 122 CC) et que la pr�voyance priv�e qu'il a accumul�e durant le mariage ne peut pas �tre partag�e dans le cadre du r�gime matrimonial choisi (s�paration de biens), les lacunes dans la pr�voyance de l'autre conjoint peuvent �tre compens�es par l'allocation d'une contribution en capital sur la base des art. 125 et 126 al. 2 CC.
5.3.1 Il ressort de cet arr�t que le principe de cette allocation s'explique comme suit. Si les lacunes de pr�voyance ont leur origine dans la r�partition des t�ches adopt�e d'un commun accord durant le mariage - ce qui justifie au demeurant l'application du principe de la solidarit� -, la (re)constitution, apr�s le divorce, d'une pr�voyance vieillesse appropri�e est une composante de l'entretien convenable, qui, si l'on ne peut raisonnablement attendre de l'�poux cr�ancier qu'il y pourvoie lui-m�me, peut justifier l'allocation d'une contribution fond�e sur l'art. 125 CC (cf. aussi arr�t 5A_664/2007 du 23 avril 2008 consid. 3.1, extrait publi� in FamPra.ch 2008 954).
5.3.2 Quant au versement de cette allocation sous la forme d'un capital, il s'explique comme suit. Tout d'abord, en pr�sence d'un conjoint encore jeune et capable de travailler, � qui est octroy�e une rente limit�e dans le temps et prenant fin avant son entr�e � la retraite, le versement d'un capital permet � ce conjoint de se constituer une pr�voyance vieillesse imm�diatement apr�s le divorce; cette solution respecte au mieux le principe du clean break. Ensuite, une rente, au sens de l'art. 125 et 126 al. 1 CC, sert � couvrir les besoins courants du cr�direntier, et non � compenser une diminution future de ses revenus (cf. aussi ATF 132 III 593 consid. 7.3). Or, les lacunes de pr�voyance n�es durant le mariage ne peuvent g�n�rer aucun besoin courant durant la p�riode o� la rente, limit�e dans le temps, doit �tre vers�e au conjoint; ce besoin ne s'actualise qu'au moment o� celui-ci entre � la retraite; la rente d'entretien ne peut donc pas comprendre de montant destin� � compenser ces lacunes.
5.4 En l'esp�ce, la recourante se m�prend lorsqu'elle pense pouvoir d�duire de l'ATF 129 III 257 qu'elle aurait droit � une contribution d'entretien plus �lev�e que celle qui lui a �t� attribu�e, que ce soit sous forme de rente ou de capital. En effet, cet arr�t dit seulement que l'entretien convenable au sens de l'art. 125 CC peut comprendre une compensation sous forme de capital pour les lacunes de pr�voyance n�es pendant le mariage, lorsque le juge fixe l'entretien sous la forme d'une rente limit�e dans le temps et prenant fin avant l'�ge de la retraite du cr�direntier. Il n'�largit en rien le droit � l'entretien � un montant sup�rieur au niveau de vie ant�rieur � la s�paration, ni ne fonde de pr�tention � la moiti� de l'�pargne priv�e affect�e � la pr�voyance du d�birentier. Or, en l'occurrence, la recourante n'est pas parvenue � d�montrer que l'autorit� cantonale aurait viol� l'art. 125 CC en fixant son entretien convenable � 90'000 fr. par an (cf. supra consid. 4.4). La contribution d'entretien viag�re de 4'100 fr., due d�s l'entr�e � la retraite de la recourante, le 1er ao�t 2011, lui permet de maintenir son train de vie ant�rieur � la s�paration, de sorte qu'elle ne subit pas de lacunes de pr�voyance. Par ailleurs, la recourante ne peut �tre suivie lorsqu'elle fixe l'�tendue de son entretien en fonction des rentes qu'elle aurait per�ues dans l'hypoth�se o� elle aurait travaill� � plein temps durant la vie commune: l'art. 125 CC n'accorde qu'un entretien limit� au maintien du train de vie au moment de la s�paration. Le grief de la violation de l'art. 125 al. 1 et al. 2 ch. 8 CC doit donc �tre rejet�.
La recourante se plaint ensuite de la violation de l'art. 126 al. 2 CC. Elle consid�re que la cour cantonale aurait d� lui octroyer tant un capital qu'une rente � titre d'entretien.
6.1 Pour deux motifs, la cour cantonale a laiss� ouverte la question de savoir si les conditions d'octroi d'un capital, au sens de l'art. 126 al. 2 CC, �taient remplies: premi�rement, la recourante ne pouvait pas obtenir, que ce soit sous la forme d'une rente ou d'un capital, davantage que la contribution d'entretien viag�re allou�e, �tant donn� que celle-ci lui permettait de maintenir son train de vie ant�rieur. La cour a pr�cis� � cet �gard qu'en cas de pr�d�c�s de l'intim�, la contribution d'entretien ne serait certes plus servie, mais la recourante ne saurait, pour cette raison, b�n�ficier d'un montant suppl�mentaire � celui accord�, que ce soit sous forme de rente ou de capital; secondement, "ayant conclu principalement tant � [une rente] qu'� [un capital] et, subsidiairement, � l'octroi d'une rente, [la recourante] ne [pouvait] pas pr�tendre � un capital".
6.2 La recourante soutient en substance que l'ATF 129 III 257 lui permet de pr�tendre � un capital et que les circonstances particuli�res le justifient: tout d'abord, l'intim�, en tant qu'ind�pendant, n'est pas limit� par l'�ge de la retraite et peut donc encore accro�tre sa pr�voyance professionnelle; ensuite, en cas de pr�d�c�s de l'intim�, elle serait priv�e de toute contribution d'entretien. La recourante souligne �galement que l'autorit� cantonale n'a pas examin� si l'art. 126 al. 2 CC aurait d� s'appliquer, alors qu'elle a conclu, � titre principal, � l'octroi combin� d'une rente et d'un capital de 1'000'000 fr. dans le but manifeste de combler ses lacunes de pr�voyance.
6.3 L'intim� rel�ve tout d'abord que la recourante s'�carte de mani�re irrecevable de l'�tat de fait de l'arr�t attaqu�: alors qu'il y est constat� qu'il est salari�, elle pr�tend qu'il serait encore en mesure de travailler pendant plusieurs ann�es en raison de son statut d'ind�pendant; elle se borne en outre � invoquer un risque abstrait de pr�d�c�s. L'intim� soutient ensuite que les circonstances que la recourante all�gue ne justifient pas l'octroi d'un capital. Si le risque de pr�d�c�s �tait pertinent, on allouerait syst�matiquement un capital en lieu et place de la rente. Or, l'art. 126 al. 2 CC exige des circonstances exceptionnelles. En outre, s'il venait � mourir, la recourante aurait de toute fa�on droit � une rente de veuve sur la base de l'art. 20 OPP2; le risque de pr�d�c�s serait donc d�j� couvert par ce biais. Enfin, l'intim� d�duit de l'ATF 129 III 7 que le Tribunal f�d�ral consid�re que l'octroi d'une rente est appropri� m�me lorsque les parties ont atteint l'�ge de la retraite.
6.4 En vertu de l'art. 126 al. 2 CC, lorsque des circonstances particuli�res le justifient, le juge peut imposer un r�glement d�finitif de l'entretien en capital. Selon la jurisprudence, il est aussi possible de combiner l'octroi d'une rente et d'un capital (ATF 129 III 257 consid. 3.5; arr�t 5A_512/2008 du 4 septembre 2008 consid. 3).
6.4.1 La disposition pr�cit�e ne fait qu'instituer un mode de r�glement de la contribution d'entretien; le droit � l'entretien ainsi que le montant et la dur�e de ce dernier restent d�termin�s par l'art. 125 CC. Comme on l'a vu ci-dessus, la recourante ne peut pas obtenir un entretien plus �lev� que celui lui permettant de maintenir son niveau de vie ant�rieur (cf. supra consid. 5.4). Partant, son grief tendant � obtenir un capital en sus d'une rente viag�re correspondant � son entretien convenable doit �tre rejet�.
Il reste uniquement � examiner si, au vu des conclusions en appel de la recourante, c'est � tort que la cour cantonale a refus� d'examiner si la contribution d'entretien pr�c�demment fix�e selon l'art. 125 CC pouvait �tre vers�e en partie sous la forme d'un capital et en partie sous la forme d'une rente.
6.4.2.1 L'allocation d'une contribution d'entretien � un �poux �tant soumise au principe de disposition, l'octroi d'un capital au sens de l'art. 126 al. 2 CC doit �galement faire l'objet d'un chef de conclusions d�termin� (ATF 132 III 593 consid. 7.3). Si le demandeur formule des conclusions subsidiaires, celles-ci sont �ventuelles par rapport aux conclusions principales; le juge ne doit donc les trancher que s'il rejette les conclusions principales.
6.4.2.2 En l'esp�ce, la cour cantonale semble avoir consid�r� que la recourante a r�clam�, � titre principal, une rente mensuelle viag�re pour couvrir son entretien ainsi qu'un montant suppl�mentaire, en capital, pour compenser sa lacune de pr�voyance. Elle en a d�duit que, puisqu'il n'y avait aucune lacune de pr�voyance, les conclusions principales devaient �tre int�gralement rejet�es. Examinant alors les conclusions subsidiaires de la recourante, elle a constat� que celles-ci ne tendaient qu'au versement d'une rente, ce qui excluait un cumul avec un capital.
Une telle interpr�tation ne peut �tre suivie. En effet, � titre principal, la recourante a conclu au versement d'un capital de 1'000'000 fr. et d'une rente viag�re de 3'200 fr., puis de 4'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011; � titre subsidiaire, elle a r�clam� uniquement une rente viag�re, mais d'un montant plus �lev�, soit de 5'500 fr., puis de 7'000 fr. d�s le 1er ao�t 2011. Il est donc �vident que, pour assurer son entretien convenable, la recourante voulait principalement obtenir une contribution en partie en rente et en partie en capital, ses conclusions subsidiaires n'�tant formul�es qu'au cas o� l'ex�cution sous la forme d'un capital et d'une rente serait refus�e. Partant, m�me si la recourante avait mal motiv� son appel sur ce point, en se pr�valant de l'ATF 129 III 257 et pr�tendant � un entretien sup�rieur � son niveau de vie ant�rieur, la cour cantonale ne pouvait pas rejeter ses conclusions principales sans examiner si les conditions de l'art. 126 al. 2 CC �taient remplies.
Partant, le grief est admis et la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale afin qu'elle examine si les conditions de l'art. 126 al. 2 CC sont r�alis�es puis, le cas �ch�ant, capitalise en partie, dans la proportion qu'elle estimera justifi�e selon son pouvoir d'appr�ciation, la contribution d'entretien pr�c�demment accord�e � la recourante.
Les arguments de l'intim� ne visent qu'� d�nier le droit de la recourante � percevoir son entretien sous la forme d'un capital. Au vu du renvoi de la cause sur ce point, il n'y a pas lieu de se prononcer � leur sujet.
Dans ses derniers griefs, la recourante reproche � la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'�tablissement des faits et d'avoir viol� son droit d'�tre entendue en retenant que la fortune de l'intim� se monte � 3'181'000 fr., dont 1'000'000 fr. au minimum accumul�s aux fins de pr�voyance. Selon elle, la fortune totale est en r�alit� de 4'144'000 fr. et la partie affect�e � la pr�voyance de 2'000'000 fr.
7.1 La recourante n'explique pas en quoi son droit d'�tre entendu aurait �t� viol�. Faute de motivation, ce grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.1).
7.2 S'agissant de l'arbitraire dans l'�tablissement des faits, pour autant que ce grief soit recevable et dans la mesure o� la recourante entend obtenir une contribution d'entretien sup�rieure � celle allou�e, il doit �tre rejet�. Cette contribution lui permettant de maintenir son niveau de vie ant�rieur, m�me si l'intim� disposait d'une fortune sup�rieure � celle fix�e dans l'arr�t attaqu�, la correction de cette constatation n'aurait aucune influence sur le r�sultat. Dans la mesure o� elle entend d�montrer que l'intim� dispose d'une �pargne priv�e accumul�e aux fins de pr�voyance suffisante pour prester un capital, il est pr�matur� de l'examiner, la cause �tant renvoy�e � la cour cantonale pour qu'elle d�termine si la recourante a le droit � un versement sous cette forme et, le cas �ch�ant, de quel montant.
Au vu de ce qui pr�c�de, le recours est partiellement admis, dans la mesure de sa recevabilit�, l'arr�t attaqu� annul� et la cause renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Les frais judiciaires, arr�t�s � 4'000 fr., sont mis pour 3'000 fr. � la charge de la recourante et pour 1'000 fr. � la charge de l'intim� (art. 66 al. 1 LTF). La recourante versera en outre � l'intim� une indemnit� de 3'000 fr. � titre de d�pens (art. 68 al. 1 LTF). Il appartiendra � l'autorit� cantonale de statuer � nouveau sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale (art. 68 al. 5 LTF).
Le recours est partiellement admis, dans la mesure de sa recevabilit�, l'arr�t attaqu� annul� et la cause renvoy�e � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 4'000 fr., sont mis pour 3'000 fr. � la charge de la recourante et pour 1'000 fr. � la charge de l'intim�.
Une indemnit� de 3'000 fr., � payer � titre de d�pens � l'intim�, est mise � la charge de la recourante.