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Timestamp: 2017-12-15 08:32:49+00:00
Document Index: 210532434

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Traiter un collègue de travail de pitbull n'est pas constitutif d'une faute grave - Vosdroitsendirect.com : information juridique en accès libre
Traiter un collègue de travail de pitbull n'est pas constitutif d'une faute grave
La chambre sociale de la Cour de cassation vient de considérer, dans un arrêt rendu le 23 septembre 2009, que le fait d'employer en public et sous le coup de l'énervement le qualificatif de « pitbull » pour désigner un collègue de travail ne consti
La chambre sociale de la Cour de cassation vient de considérer, dans un arrêt rendu le 23 septembre 2009, que le fait d'employer en public et sous le coup de l'énervement le qualificatif de « pitbull » pour désigner un collègue de travail ne constitue pas une faute grave de nature à justifier une rupture immédiate du contrat de travail.
Cass. soc., 23 septembre 2009, n°08-41715
Vu les articles L. 1234 1 et L. 1234 5 du code du travail ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X..., qui avait été engagé par la société La Polyclinique Le Languedoc le 21 mars 2005 en qualité d'employé administratif, a été licencié le 6 décembre 2006 pour faute grave pour avoir traité publiquement une collègue de "pitbull" ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale d'une demande d'annulation de son licenciement et de réintégration et subsidiairement de paiement de diverses indemnités au titre de la rupture ;
Attendu que pour retenir une faute grave et débouter le salarié de sa demande, l'arrêt infirmatif énonce que l'emploi d'un tel qualificatif pour désigner, même sous le coup de l'énervement, une collègue de travail, était en l'occurrence totalement gratuit puisqu'il ne répondait à aucune provocation particulière de l'intéressée et que les faits faisaient suite à un incident de même nature ;
Qu'en statuant ainsi, alors que le qualificatif de "pitbull" employé envers une collègue même déjà prise à partie lors d'un précédent incident qui n'avait donné lieu à aucune sanction ne pouvait justifier la rupture immédiate du contrat de travail du salarié, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 13 février 2008, entre les parties, par la cour d'appel de Montpellier ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes ;
Condamne la société La Polyclinique Le Languedoc aux dépens ;