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Timestamp: 2016-10-23 16:25:14+00:00
Document Index: 64175838

Matched Legal Cases: ['ATF ', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 46', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 91', 'ATF ', 'art. 92', 'art. 93', 'art. 93', 'art. 93', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 108', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'in fine', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 6', 'art. 8', 'art. 63', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 374', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 66', 'art. 68']

4A_256/2013 � � Arr�t du 17 octobre 2013
X.________ SA, repr�sent�e par Me Michael Rudermann,
Z.________ SA, repr�sent�e par Me Pierre Savoy,
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 22 mars 2013.
Z.________ SA est une entreprise g�n�rale de construction. Elle �tait charg�e de la construction de quatre villas � .... Par lettre du 4 d�cembre 2006, elle a adjug� l'ex�cution de travaux de terrassement et de g�nie civil sur ce chantier � X.________ SA, entreprise active notamment dans les am�nagements ext�rieurs et les travaux de g�nie civil; elle priait l'entrepreneur de signer et de renvoyer par retour du courrier le contrat qui lui parviendrait prochainement.
Le contrat, dat� du 11 d�cembre 2006, pr�voit un prix de 162'700 fr. TTC; il se r�f�re � la norme SIA 118 et aux conditions g�n�rales de Z.________ SA pour les sous-traitants. X.________ SA a finalement sign� le contrat et les conditions g�n�rales le 31 janvier 2008.
Le 17 avril 2007, Z.________ SA a charg� X.________ SA d'effectuer en plus des travaux d'am�nagements ext�rieurs, consistant notamment dans la pose d'une couche de 30 cm de terre v�g�tale; le prix �tait fix� � 64'523 fr.40. Par pli du 2 octobre 2007, Z.________ SA a fait parvenir � X.________ SA le contrat portant sur les travaux pr�cit�s, en pr�cisant que les conditions g�n�rales �taient les m�mes que celles que l'entrepreneur avait "d�j� sign� (sic) dans la soumission de terrassement".
X.________ SA a �tabli cinq avis de situation. Dans le quatri�me avis, dat� du 31 juillet 2007, elle indique avoir effectu� des "travaux hors soumission" qu'elle a �valu�s � 51'371 fr.45; elle mentionne �galement des "travaux compl�mentaires" ayant fait l'objet de deux devis de 30'292 fr.25, respectivement 22'575 fr.
X.________ SA a termin� les am�nagements ext�rieurs fin d�cembre 2007. Les quatre villas ont �t� r�ceptionn�es par leurs propri�taires entre le 21 janvier et le 13 f�vrier 2008.
Par pli du 11 f�vrier 2008, X.________ SA a fait parvenir � Z.________ SA le contrat (apparemment celui du 11 d�cembre 2006), ainsi qu'un avenant dat� du 31 janvier 2008 et sign� uniquement par le sous-traitant, qui comporte un grand nombre de postes hors soumission.
Quelques jours plus tard, X.________ SA a envoy� � Z.________ SA deux factures finales dat�es du 31 janvier 2008. La premi�re concernait les travaux de terrassement et s'�levait � 403'823 fr.05; elle correspondait � l'avenant pr�cit�, mais tenait compte en sus des acomptes vers�s de sorte que le solde d� par Z.________ SA �tait de 118'636 fr.05. La seconde facture, relative aux am�nagements ext�rieurs, se montait � 94'190 fr.50. X.________ SA r�clamait ainsi un total de 212'826 fr.55 � l'entreprise g�n�rale de construction.
Z.________ SA a contest� les factures du 31 janvier 2008. Afin d'�viter l'inscription d'une hypoth�que l�gale, elle a vers� un montant de 150'000 fr. � X.________ SA en date du 7 mars 2008. A cette occasion, elle a pr�cis� que ce paiement n'emportait pas reconnaissance de dette et qu'elle se r�servait le droit de r�clamer un remboursement de la part de X.________ SA une fois les m�tr�s �tablis.
Les m�tr�s contradictoires ont �t� effectu�s le 6 mars 2008 par un consultant technique. Selon ce dernier, certains travaux ont d�pass� les quantit�s pr�vues par la soumission alors que d'autres travaux ne figuraient ni sur les plans ni dans la soumission. En ce qui concerne les am�nagements ext�rieurs, les m�tr�s accept�s par les deux parties mentionnent un rabais de 8% et un escompte de 3% en faveur de Z.________ SA.
er�avril 2008, Z.________ SA a reproch� � X.________ SA de n'avoir pos� que 5 cm de terre v�g�tale au lieu des 30 cm pr�vus sur les terrains de deux villas et lui a demand� d'y rem�dier, en vain. Une mise en demeure est intervenue le 29 avril 2008.
Le 13 mai 2008, un constat d'huissier a �t� dress� � propos de l'�tat et de l'aspect du sol. Finalement, Z.________ SA a fait appel � des entreprises tierces pour ajouter de la terre v�g�tale sur les parcelles en cause.
Sur la base des m�tr�s, X.________ SA a corrig� ses factures du 31 janvier 2008, r�duites � 349'062 fr.65 pour les travaux de terrassement et � 83'561 fr. pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs. Selon le nouveau d�compte prenant en consid�ration les acomptes vers�s et le montant de 150'000 fr., X.________ SA devait rembourser � Z.________ SA un montant de 2'562 fr.40, qu'elle a r�gl� le 2 juillet 2008.
Le 12 ao�t 2008, Z.________ SA a fait parvenir � X.________ SA son propre d�compte final sur la base des m�tr�s, au terme duquel le sous-traitant devait rembourser un montant de 44'852 fr.39. Z.________ SA r�clamait au surplus � X.________ SA la somme de 24'432 fr. correspondant aux travaux effectu�s pour rem�dier � l'�paisseur insuffisante de terre v�g�tale.
Le 17 septembre 2008, X.________ SA a �tabli un troisi�me d�compte, dont il r�sultait qu'elle devait rembourser � Z.________ SA un montant suppl�mentaire de 2'015 fr.66, qui sera pay� deux jours plus tard.
Les 18 mars 2009 et 19 mai 2010, Z.________ SA a engag� des poursuites contre X.________ SA pour un montant de 67'268 fr.93 plus int�r�ts. La poursuivie a form� opposition.
Le 28 mai 2010, Z.________ SA a assign� X.________ SA en paiement de 42'836 fr.73, avec int�r�ts, � titre de remboursement des sommes vers�es en trop par rapport aux m�tr�s; le montant r�clam� correspond au solde n�gatif du d�compte de Z.________ SA du 12 ao�t 2008 (44'852 fr.39), moins la somme vers�e par X.________ SA le 17 septembre 2008 (2'015 fr.66). La demande tendait en outre � ce que X.________ SA soit condamn�e � verser � Z.________ SA les sommes de 5'057 fr.20, 807 fr., 16'044 fr.20, 275 fr. et 1'129 fr.80, plus int�r�ts, � titre de remboursement des factures de travaux effectu�s par des tiers � la suite de la mauvaise ex�cution du contrat, ainsi que le montant de 1'119 fr. plus int�r�ts, � titre de remboursement des honoraires li�s au constat d'huissier, soit un total de 24'432 fr.20.
Par jugement du 16 mai 2012, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a condamn� X.________ SA � verser � Z.________ SA la somme de 42'836 fr.73 avec int�r�ts � 5% d�s le 8 mars 2008 (chiffre 1 du dispositif), a lev� l'opposition � concurrence de ce montant (chiffre 2), a tranch� la question des frais et d�pens (chiffre 3) et a d�bout� les parties de toutes autres conclusions (chiffre 4). Sur ce dernier point, le juge a ni� toute pr�tention de Z.________ SA fond�e sur la garantie des d�fauts en raison de la tardivet� de l'avis des d�fauts.
Statuant le 22 mars 2013 sur appel de X.________ SA et appel joint de Z.________ SA, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve a confirm� le chiffre 1 du dispositif du jugement attaqu�, annul� les chiffres 2 � 4 "en tant qu'ils d�boutent Z.________ SA de ses conclusions en garantie des d�fauts" et renvoy� la cause au Tribunal de premi�re instance pour instruction dans le sens des consid�rants et nouvelle d�cision. Sur ce point, la cour cantonale a consid�r� en effet que l'avis des d�fauts n'�tait pas tardif.
X.________ SA interjette un recours en mati�re civile. Elle conclut principalement au d�boutement de Z.________ SA des fins de sa demande portant sur le montant de 42'836 fr.73 et au renvoi de la cause � la Cour de justice pour nouvelle d�cision sur la question du d�faut all�gu� par Z.________ SA, sur les frais judiciaires et sur les d�pens d'appel et d'appel joint. A titre subsidiaire, la recourante demande le renvoi de l'ensemble de la cause (remboursement du pr�tendu trop vers� et indemnisation en raison du d�faut all�gu�) � la Cour de justice pour compl�tement des faits, �ventuellement instruction compl�mentaire et nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
La recourante a requis que l'effet suspensif soit accord� � son recours. Cette demande a �t� rejet�e par ordonnance pr�sidentielle du 16 juin 2013. La recourante a r�it�r� ensuite sa requ�te, en apportant un �l�ment nouveau, � savoir que Z.________ SA b�n�ficiait d'un sursis concordataire. Par ordonnance du 12 ao�t 2013, la Pr�sidente de la cour de c�ans a admis la demande d'effet suspensif.
Dans sa r�ponse, Z.________ SA conclut � l'irrecevabilit� du recours en tant qu'il porte sur le renvoi de la cause au Tribunal de premi�re instance et, pour le surplus, � son rejet.
Pour sa part, la Cour de justice se r�f�re aux consid�rants de son arr�t.
Le Tribunal f�d�ral examine d'office et librement la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 138 I 475 consid. 1 p. 476; 138 III 46 consid. 1, 471 consid. 1 p. 475).
1.1.�L'arr�t attaqu� a �t� rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� cantonale de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF). La valeur litigieuse minimale de 30'000 fr. est atteinte (art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recours est interjet� par la partie qui n'a pas obtenu gain de cause en instance cantonale (art. 76 al. 1 LTF). Enfin, il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 46 al. 1 let. a et art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi. Il reste � examiner si l'arr�t entrepris est une d�cision sujette � recours.
1.2.�En r�gle g�n�rale, le recours en mati�re civile n'est recevable que contre une d�cision finale, soit celle qui met fin � la proc�dure (art. 90 LTF; ATF 135 III 212 consid. 1.2 p. 216). En l'esp�ce, l'arr�t cantonal ne met pas un terme au proc�s. D'une part, la Cour de justice confirme la condamnation de la recourante � rembourser � l'intim�e, sur le prix pay�, le montant de 42'836 fr.73 avec int�r�ts et, d'autre part, elle renvoie la cause au Tribunal de premi�re instance pour instruction et nouvelle d�cision sur la pr�tention de l'intim�e en raison des d�fauts de l'ouvrage.
Ce faisant, la cour cantonale a tranch� d�finitivement le premier point du litige, dont le sort est ind�pendant de l'objet qui reste en cause. Dans cette mesure, la d�cision attaqu�e est partiellement finale; elle doit �tre qualifi�e de d�cision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF (cf. ATF 135 III 212 consid. 1.2 p. 216 ss), contre laquelle le recours en mati�re civile est recevable.
En revanche, le recours n'est pas ouvert contre la d�cision attaqu�e dans la mesure o� elle renvoie la cause � l'autorit� inf�rieure sur la question des d�fauts faisant l'objet de l'appel joint de l'intim�e. En effet, il s'agit l� d'une d�cision incidente ne portant ni sur la comp�tence ni sur une demande de r�cusation (cf. art. 92 al. 1 LTF), qui ne peut �tre attaqu�e par un recours imm�diat que si l'une des deux conditions alternatives pos�es � l'art. 93 al. 1 LTF est remplie. Or, en l'esp�ce, la condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entre pas en consid�ration et le pr�judice irr�parable dont il est question � l'art. 93 al. 1 let. a LTF n'est en rien d�montr�. C'est le lieu de rappeler que le pr�judice en cause doit �tre de nature juridique et qu'il ne saurait consister en un pr�judice de fait ou purement �conomique, comme l'allongement ou le rench�rissement de la proc�dure; de plus, le pr�judice doit �tre irr�parable, c'est-�-dire qu'il ne doit pas pouvoir �tre supprim� par une d�cision finale ult�rieure qui serait favorable � l'auteur du recours (entre autres ATF 137 V 314 consid. 2.2.1 p. 317). Contrairement � ce que la recourante soutient, le fait que la cour cantonale ait arr�t� les frais judiciaires et les d�pens de l'appel joint, puis d�l�gu� leur r�partition au Tribunal de premi�re instance n'est manifestement pas susceptible de causer un pr�judice irr�parable � la recourante. La cour de c�ans n'entrera d�s lors pas en mati�re sur le recours en tant qu'il s'en prend au renvoi de la cause � l'autorit� inf�rieure.
1.3.�Le recours peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est donc limit� ni par les arguments soulev�s dans le recours, ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre un recours pour un autre motif que ceux qui ont �t� invoqu�s et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (ATF 138 II 331 consid. 1.3 p. 336; 137 II 313 consid. 4 p. 317 s.; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 137 III 580 consid. 1.3 p. 584; 135 II 384 consid. 2.2.1 p. 389; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400). Par exception � la r�gle selon laquelle il applique le droit d'office, le Tribunal f�d�ral ne peut entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal que si le grief a �t� invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine).
1.4.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - ce qui correspond � la notion d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 137 II 353 consid. 5.1 p. 356) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF).
A l'instar du premier juge, la cour cantonale a admis que l'intim�e disposait envers la recourante d'une cr�ance, de nature contractuelle, en restitution d'un trop-per�u de 42'836 fr.73, correspondant au montant r�clam� dans la demande. M�me si l'arr�t attaqu� n'est pas tr�s clair � ce sujet, il ressort apparemment de son consid�rant 5 que la pr�tention en cause recouvrirait une partie du prix factur� par la recourante pour des travaux r�alis�s "hors soumission", ainsi que des d�ductions et des rabais. A cet �gard, les juges genevois ont relev� que l'art. 6.1 des conditions g�n�rales incorpor�es au contrat ne qualifiait de travaux modifi�s ou suppl�mentaires que les travaux ayant fait l'objet d'un avenant sign� par les parties, pr�cisant la nature de la modification et son incidence sur le prix. Puis, la Chambre civile a constat� que les parties n'avaient pass� aucun accord sur le prix des travaux "hors soumission" et en a conclu que ces travaux ne devaient "pas �tre r�mun�r�s au-del� de ce que l'intim�e retient comme admissible". En ce qui concerne les autres d�ductions (participations au compte pro rata, aux panneaux de chantier et � l'assurance de construction), elles n'avaient, selon la cour cantonale, pas �t� contest�es par la recourante devant le premier juge. Enfin, les rabais de 3% et de 8% avaient �t� express�ment accept�s par la recourante lors des m�tr�s.
Au surplus, la Cour de justice a jug� que le Tribunal de premi�re instance n'avait viol� ni le droit � la preuve, ni le droit d'�tre entendu de la recourante en ne lui laissant pas la possibilit� de prouver le prix des travaux "hors soumission" puisque ce prix devait obligatoirement faire l'objet d'un accord. Pour la m�me raison, la cour cantonale a refus� de donner suite � la demande d'expertise de la recourante.
2.1.�La recourante se plaint d'une violation de l'art. 8 CC. Elle reproche aux juges cantonaux d'avoir renvers� le fardeau de la preuve en exigeant qu'elle d�montre que sa facturation �tait correcte, alors qu'il appartenait � l'intim�e d'�tablir que le montant de 42'836 fr.73 lui �tait d�. Elle rel�ve que la commande par l'intim�e des travaux litigieux n'est pas contest�e et qu'en l'absence d'accord sur leur prix, il y avait une lacune que le juge devait combler en recherchant le prix juste, et non en tranchant, de mani�re choquante et injustifi�e, en faveur du prix fix� par le ma�tre de l'ouvrage. Comme, faute d'expertise, ils ne disposaient pas de preuve exploitable du prix des travaux litigieux, les juges cantonaux auraient d� constater que l'intim�e n'avait pas d�montr� que le prix appliqu� dans son d�compte du 12 ao�t 2008 �tait celui qu'il fallait retenir.
Par ailleurs, la cour cantonale aurait vers� dans l'arbitraire en retenant que la seule signature des m�tr�s contradictoires par la recourante emportait l'accord de celle-ci aux rabais de 3% et 8% appliqu�s par l'intim�e.
2.2.�L'intim�e entend obtenir, � concurrence de 42'836 fr.73, le remboursement du montant vers� le 7 mars 2008. Qu'elle consiste en la r�p�tition de l'indu au sens de l'art. 63 al. 1 CO ou soit fond�e sur le contrat, la pr�tention litigieuse tend toujours � la restitution d'un trop-per�u. Si la distinction est importante notamment pour d�terminer le d�lai de prescription (cf. ATF 133 III 356 consid. 3.2 p. 358 s. et les arr�ts cit�s), elle ne change rien � la r�partition du fardeau de la preuve. La demanderesse doit prouver l'inexistence de la dette (cf. ATF 119 II 305 consid. 1b/aa). En effet, chaque plaideur doit, si la loi ne prescrit le contraire, prouver les faits qu'il all�gue pour en d�duire son droit (art. 8 CC). Si des faits juridiquement d�terminants restent douteux ou ne sont pas �tablis, la cons�quence de l'absence de preuve est support�e par la partie demanderesse. En principe, la r�gle de l'art. 8 CC s'applique �galement lorsque, comme en l'esp�ce, la preuve porte sur des faits n�gatifs. Les r�gles de la bonne foi imposent toutefois � l'autre partie de coop�rer � la proc�dure probatoire, notamment en offrant la preuve du contraire (ATF 119 II 305 consid. 1b/aa p. 306; 106 II 29 consid. 2 p. 31). C'est dans le cadre de l'appr�ciation des preuves que le juge se prononcera sur le r�sultat de la collaboration de la partie adverse ou qu'il tirera les cons�quences d'un refus de collaborer � l'administration de la preuve (ATF 119 II 305 consid. 1b/aa).
L'art. 8 CC garantit aussi le droit � la contre-preuve. Lorsqu'une partie est charg�e du fardeau de la preuve, son adversaire peut administrer la preuve de faits qui devraient contrecarrer la preuve principale en d�terminant le juge � douter de sa valeur (ATF 130 III 321 consid. 3.4 p. 326; 115 II 305).
2.3.�La cour cantonale a admis int�gralement la pr�tention en restitution de l'intim�e. Celle-ci la fonde sur son propre d�compte du 12 ao�t 2008 et tient compte des deux montants d�j� rembours�s par la recourante. La Chambre civile ne s'est pas prononc�e directement sur ce d�compte. Elle s'est born�e � sous-entendre, au consid�rant 5 de son arr�t, que le montant r�clam� de 42'836 fr.73 �tait compos� de la partie du prix factur� des travaux "hors soumission" consid�r�e comme surfaite par l'intim�e, ainsi que d'"autres d�ductions" (participations au compte pro rata, aux panneaux de chantier et � l'assurance de construction) et rabais. Mais au consid�rant 3, la cour cantonale fait encore allusion � des d�ductions "pour le vitrage et le curetage des canalisations". Il ne r�sulte en tout cas pas clairement de l'arr�t attaqu� que les juges genevois ont examin� la totalit� de la pr�tention en restitution de l'intim�e par 42'836 fr.73. Comme on le verra par la suite, l'affaire doit �tre renvoy�e � l'autorit� pr�c�dente de sorte qu'il appartiendra � celle-ci d'�claircir ce point.
Cela �tant, la recourante ne critique pas les "autres d�ductions" mentionn�es au consid�rant 5 de l'arr�t cantonal. En revanche, elle s'en prend aux rabais de 3% et 8% admis par la cour cantonale, dans la mesure o� ils s'appliquent aux travaux d'am�nagements ext�rieurs. L'appr�ciation des preuves � laquelle les juges genevois se sont livr�s n'appara�t pas arbitraire � cet �gard. En effet, quand bien m�me ces rabais n'avaient pas �t� pr�vus par �crit pr�c�demment pour la seconde s�rie de travaux, il n'est pas insoutenable de d�duire qu'en signant les m�tr�s contradictoires faisant �tat des rabais pr�cit�s �galement pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs, la recourante a exprim� son acceptation.
En ce qui concerne les travaux "hors soumission", la cour cantonale constate qu'aucun accord pr�alable, notamment sur le prix, n'est intervenu entre les parties, alors qu'ils auraient d� faire l'objet d'un avenant selon l'art. 6.1 des conditions g�n�rales. Elle en conclut que "ces travaux ne doivent pas �tre r�mun�r�s au-del� de ce que l'intim�e retient comme admissible." Ce faisant, la Chambre civile tient implicitement pour �tabli qu'il y a bien eu des travaux "hors soumission" accept�s par l'intim�e. L'absence d'un avenant au sens de l'art. 6.1 des conditions g�n�rales ne signifie toutefois pas que ces travaux ne doivent pas �tre r�mun�r�s, ni que leur prix peut �tre fix� unilat�ralement par le ma�tre de l'ouvrage. C'est le lieu de rappeler que si les parties � un contrat d'entreprise on�reux n'ont pas fix� le prix d'avance, il doit �tre d�termin� d'apr�s la valeur du travail et les d�penses de l'entrepreneur (art. 374 CO).
En jugeant, malgr� la contestation de la recourante, que l'intim�e avait apport�, par ses seules all�gations, la preuve du prix des travaux "hors soumission" et, partant, la preuve du trop-per�u, la cour cantonale a viol� l'art. 8 CC.
En conclusion, le recours doit �tre admis partiellement. La cause doit �tre renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision sur la pr�tention de l'intim�e en restitution d'un trop-per�u. Dans cette perspective, il convient de rappeler les �l�ments suivants. Il appartient � l'intim�e de d�montrer qu'elle ne doit pas le montant de 42'836 fr.73. Pour sa part, la recourante peut apporter la contre-preuve que sa facturation est correcte. A ce sujet, il ne r�sulte pas clairement de l'arr�t attaqu� si la recourante s'est heurt�e en premi�re instance � un refus d'administrer une preuve, en violation de l'art. 8 CC, la cour cantonale se limitant � relever qu'il "import[ait] peu que le premier juge n'ait pas laiss� � [la recourante] la possibilit� de prouver le prix des travaux". Ce point doit donc �tre �clairci. De m�me, la cour cantonale devra examiner s'il doit �tre donn� suite � la demande d'expertise que la recourante a formul�e en appel. Enfin, l'�tat de fait et les consid�rants en droit devront permettre de comprendre ais�ment, notamment par des indications chiffr�es, dans quelle mesure la pr�tention de l'intim�e est accueillie ou rejet�e.
Le recours est irrecevable en ce qui concerne la pr�tention de 24'432 fr.20 se rapportant � la constatation et � la r�paration du d�faut invoqu�. Il est admis en ce qui concerne la pr�tention de 42'836 fr.73 en remboursement d'un trop-per�u. Par cons�quent, il convient de r�partir les frais judiciaires � raison d'environ un tiers � la charge de la recourante et d'environ deux tiers � la charge de l'intim�e (art. 66 al. 1 LTF). L'intim�e versera en outre des d�pens r�duits � la recourante (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours est irrecevable dans la mesure o� il tend au renvoi de la cause � la Cour de justice sur la question du d�faut all�gu� par Z.________ SA.
L'arr�t attaqu� est annul� en tant qu'il confirme le chiffre 1 du dispositif du jugement rendu le 16 mai 2012 par le Tribunal de premi�re instance et statue sur les frais et d�pens de l'appel principal.
La cause est renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision sur la pr�tention de l'intim�e en restitution d'un trop-per�u.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 2'000 fr., sont mis pour 1'300 fr. � la charge de l'intim�e et pour 700 fr. � la charge de la recourante.
L'intim�e versera � la recourante une indemnit� de 900 fr. � titre de d�pens r�duits.