Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/clarithromycine-500mg-pfizer-cpr14-232412
Timestamp: 2020-07-14 04:41:29+00:00
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CLARITHROMYCINE 500MG PFIZER CPR14 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
CLARITHROMYCINE PFIZER est indiqué chez l'adulte et chez l'enfant à partir de 12 ans.
CLARITHROMYCINE PFIZER est indiqué dans le traitement des infections suivantes provoquées par des germes sensibles à la clarithromycine (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques):
Angines bactériennes.
Pneumonies communautaires légères à modérées.
Sinusites bactériennes aiguës (après diagnostic approprié).
Infections de la peau et des tissus mous, de gravité légère à modérée.
En association à un autre traitement antibactérien, et à un anti-sécrétoire en vue de l'éradication de Helicobacter pylori chez les adultes présentant une maladie ulcéreuse gastro-duodénale (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Le dosage de clarithromycine dépend du type d'infection et de sa gravité et doit être déterminé au cas par cas par un médecin.
Chez l'adulte et l'adolescent :
Posologie usuelle: la dose quotidienne est 250 mg deux fois par jour (une le matin et une le soir).
Traitement à posologie élevée (infections sévères): la dose usuelle peut être augmentée jusqu'à 500 mg deux fois par jour pour les infections sévères.
Eradication de Helicobacter pylori chez les adultes :
o Chez les patients ayant un ulcère gastro-duodénal causé par l'Helicobacter pylori, 500 mg de CLARITHROMYCINE PFIZER deux fois par jour est recommandée. Le traitement doit être en accord avec les recommandations nationales disponibles concernant l'éradication de Helicobacter pylori.
Chez l'enfant âgé de moins de 12 ans:
L'utilisation de CLARITHROMYCINE PFIZER n'est pas recommandée pour l'enfant de moins de 12 ans. Utiliser la clarithromycine sous forme de granulés pour suspension buvable.
Chez l'enfant âgé de plus de 12 ans : comme pour l'adulte.
La durée du traitement par la clarithromycine dépend du type d'infection et de sa gravité. La durée du traitement est habituellement de 6 à 14 jours.
Dosage chez l'insuffisant rénal
Une adaptation posologique n'est habituellement pas nécessaire sauf chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min (0.5 ml/s)). Dans ce cas, il peut être recommandé de réduire la posologie de moitié.
La durée du traitement ne doit pas dépasser 14 jours chez ces patients.
Dosage chez l'insuffisant hépatique
CLARITHROMYCINE PFIZER doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).
Le comprimé doit être avalé avec une quantité suffisante de liquide (par exemple un grand verre d'eau).
CLARITHROMYCINE PFIZER peut être pris indépendamment des repas.
Les études cliniques d'une durée de 4 semaines ont montré que la toxicité de clarithromycine est dépendante de la dose et de la durée de traitement. Les premiers signes de toxicité se sont manifestés principalement dans le foie chez toutes les espèces où des lésions sont apparues chez les chiens et les singes dans les 14 jours.
Les niveaux d'exposition systémique pour laquelle la toxicité est apparue ne sont pas connus en détail. En effet, les doses toxiques (300 mg/kg/jour) sont clairement plus élevées que les doses thérapeutiques recommandées chez l'homme. D'autres tissus affectés incluent l'estomac, le thymus et les tissus lymphoïdes aussi bien que les reins. A des doses thérapeutiques proches, des injections conjonctivales et des larmoiements ont été observés chez le chien.
Chez quelques chiens et singes, des doses de 400 mg/kg/jour ont entraîné une opacité cornéenne et/ou des oedèmes.
La clarithromycine ne s'est pas avérée d'une potentialité génotoxique dans la batterie de tests in vitro et in vivo.
Les études de toxicité reproductive comprenant l'administration d'une dose deux fois plus élevée que la dose thérapeutique chez le lapin (i.v.) et dix fois plus que chez le singe (p.o.) ont révélé une augmentation de l'incidence d'avortements spontanés. Ces doses sont associées à la toxicité maternelle.
Des études menées chez le rat n'ont pas démontré d'embryotoxicité ou d'effets tératogènes. Cependant, des malformations cardiovasculaires ont été observées dans deux études chez le rat traité par une dose de 150 mg/kg/jour. Des fissures palatines d'une incidence variable (3-30%) se sont montrées chez la souris à des doses 70 fois plus élevées que la dose thérapeutique.
La clarithromycine a été trouvé dans le lait des animaux qui allaitent.
Chez des rats et des souris de 3 jours, les valeurs de DL50 étaient d'environ la moitié de celles des animaux adultes. Les animaux jeunes ont montré des profils de toxicité similaires à ceux des animaux adultes bien que dans quelques études une néphrotoxicité augmentée a été rapportée chez les rats nouveaux-nés.
Une légère réduction des taux d'érythrocytes, des plaquettes sanguines et des leucocytes a été observée chez les animaux jeunes.
Aucune étude de carcinogénicité n'a été menée avec la clarithromycine.
CLARITHROMYCINE PFIZER est contre-indiqué chez les patients avec une hypersensibilité connue à la clarithromycine, aux macrolides ou à l'un des excipients du médicament.
CLARITHROMYCINE PFIZER est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère.
L'association de CLARITHROMYCINE PFIZER avec les alcaloïdes de l'ergot de seigle est contre-indiquée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'administration concomitante de CLARITHROMYCINE PFIZER avec l'une des substances actives suivantes est contre-indiquée: le cisapride, le pimozide et la terfenadine. La prise concomitante de ces médicaments avec la clarithromycine peut entraîner une élévation des concentrations plasmatiques de cisapride, de pimozide et de terfenadine. Ceci peut majorer le risque d'allongement de l'intervalle QT et de troubles du rythme cardiaque graves, incluant tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, torsades de pointe. Des effets similaires ont été également observés lors de l'administration simultanée d'astemizole avec d'autres macrolides (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'administration concomitante avec la simvastatine est contre-indiquée.
CLARITHROMYCINE PFIZER est déconseillé chez les patients présentant une hypokaliémie (risque d'allongement de l'intervalle QT, voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les données chez plus de 200 femmes enceintes exposées au cours du premier trimestre de la grossesse ne montrent aucune évidence d'une toxicité tératogènique ou d'effets néfastes sur la santé du nouveau-né. Les données cliniques sur un nombre très limité de femmes exposées au cours du premier trimestre indique un possible risque d'avortement plus élevé. A ce jour, il n'existe aucune autre donnée pertinente de nature épidémiologique.
Les études chez l'animal n'ont pas montré de toxicité relative à la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu. Il ne faut utiliser la clarithromycine pendant la grossesse qu'après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque.
Clarithromycine et son métabolite actif sont excrétés dans le lait maternel. Par conséquent, une diarrhée et une infection fongique des muqueuses sont possibles chez le nourrisson, ce qui peut exiger l'arrêt de l'allaitement. Par ailleurs, il ne faut pas négliger le risque de sensibilisation.
En conséquence, le bénéfice du traitement par CLARITHROMYCINE PFIZER pour la mère doit être évalué au regard des risques potentiels pour l'enfant.
L'usage de la clarithromycine doit être réservé pour des angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, lorsqu'un traitement par bêta-lactamines ne peut être envisagé.
La clarithromycine est éliminée essentiellement par le foie. Il faut donc prendre des précautions particulières lors de l'administration de CLARITHROMYCINE PFIZER aux patients présentant une insuffisance hépatique et surtout chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Si la fonction rénale est compromise, le dosage de clarithromycine doit être réduit en accord avec le degré d'insuffisance rénale (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Chez le sujet âgé, la possibilité d'une insuffisance rénale doit être considérée.
Le traitement de H. pylori par la clarithromycine peut favoriser la prolifération de micro-organismes résistants.
Les patients présentant une hypersensibilité à la lincomycine et la clindamycine peuvent également manifester une allergie à la clarithromycine. Pour cette raison, des précautions particulières sont recommandées lors de la prescription de la clarithromycine chez ces patients.
L'utilisation prolongée ou répétée de clarithromycine peut conduire à la prolifération de germes (bactéries ou champignons) non sensibles. En cas de surinfection, ceci peut exiger l'arrêt d'administration de clarithromycine et l'instauration d'un traitement approprié.
Il convient de prendre en compte la possibilité de résistance croisée entre la clarithromycine et les autres macrolides ainsi que la lincomycine et la clindamycine.
Des colites pseudomembraneuses ont été observées avec des antibiotiques à large spectre. Ce diagnostic doit être envisagé chez les patients présentant une diarrhée sévère pendant ou après le traitement par clarithromycine.
La clarithromycine, comme les autres macrolides, peut entraîner une exacerbation ou une aggravation d'une myasthénie grave. La prise de clarithromycine chez les patients ayant une myasthénie grave doit être faite avec prudence.
En raison du risque d'allongement de l'intervalle QT, la prudence est nécessaire lorsque la clarithromycine est prescrite à des patients présentant des maladies coronariennes, des antécédents d'arythmie ventriculaire, une insuffisance cardiaque sévère, une hypokaliémie non compensée ou une hypomagnésémie, bradycardie (< 50 battements par minute), ou lors de l'administration avec d'autres traitements responsables d'un allongement de l'intervalle QT. La clarithromycine ne doit pas être utilisée chez les patients ayant un allongement de l'intervalle QT congénital ou acquis documenté (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Une attention particulière doit être portée chez les patients soumis à un traitement avec d'autres médicaments connus pour être un substrat du CYP3A4. En particulier, les patients traités par des substrats du CYP3A4 à marge thérapeutique étroite tel que carbamazepine et/ou majoritairement métabolisés par cet enzyme. Par conséquent, l'utilisation de la clarithromycine, sauf si clairement justifiée, n'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
La clarithromycine inhibe le métabolisme de certains inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase entraînant l'augmentation des concentrations plasmatiques de ces substances (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Des rapports post-commercialisation ont mis en évidence la toxicité de la colchicine lors de l'administration concomitante de clarithromycine et de colchicine, particulièrement chez les sujets âgés, et certains cas survenus chez des patients avec une insuffisance rénale. Des cas de décès ont été rapportés chez certains de ces patients (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
En raison des effets potentiels sévères, les associations suivantes sont strictement contre-indiquées :
+ Cisapride, pimozide, terfenadine et astemizole
La clarithromycine peut entraîner une élévation des concentrations plasmatiques de cisapride, de pimozide, d'astemizole et de terfenadine. Un risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes peut survenir.
L'administration concomitante de clarithromycine et de ces médicaments est contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications).
Des rapports post-commercialisation de clarithromycine ont mis en évidence que l'administration concomitante de clarithromycine avec de l'ergotamine ou de la dihydroergotamine a été associée à une toxicité d'ergot aiguë. Ces symptômes se caractérisent par des vasospasmes, d'une ischémie des extrémités et d'autres tissus y compris le système nerveux.
Effet des autres médicaments sur la clarithromycine
La clarithromycine est métabolisée par l'enzyme CYP3A4, et donc les inhibiteurs puissants de cette enzyme peuvent induire une élévation des concentrations plasmatiques de clarithromycine en inhibant son métabolisme.
L'administration concomitante de clarithromycine et des antimycosiques azolés (fluconazole, itraconazole, ketoconazole) augmente le risqued'une toxicité cardiaque (allongement de l'intervalle QT, torsades de pointes, arrêt cardiaque).
L'administration concomitante du fluconazole (200 mg par jour) et clarithromycine (500 mg deux fois par jour) chez 21 volontaires sains a conduit à l'augmentation de la concentration minimum de clarithromycine à l'état d'équilibre moyen (Cmin) et de l'aire sous la courbe (ASC) de 33% et 18% respectivement. Les concentrations à l'état d'équilibre du métabolite actif 14(R)-hydroxylé-clarithromycine n'ont pas été modifié significativement par l'administration concomitante avec le fluconazole.
+ Ritonavir :
L'administration concomitante du ritonavir (200 mg trois fois par jour) et de la clarithromycine (500 mg deux fois par jour) a entraîné une augmentation de 31%, 182% et 77% respectivement de la Cmax, Cmin et de l'ASC, ainsi le ritonavir inhibe le métabolisme de la clarithromycine. La formation du métabolite actif 14(R)-hydroxylé-clarithromycine a été presque complètement inhibée. En conséquence, une réduction du dosage n'est pas nécessaire chez les patients ayant une fonction rénale normale mais une dose quotidienne de clarithromycine supérieure à 1g ne doit pas être administrée. Chez les patients insuffisants rénaux, une réduction de la posologie doit être envisagée. La dose de clarithromycine doit être réduite de 50% si la clairance de la créatinine est comprise entre 30 et 60 ml/min et de 75% si la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min.
Les inducteurs du CYP3A4 (par ex. éfavirenz, névirapine, rifampicine, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, millepertuis) peuvent contribuer au métabolisme de clarithromycine. Par conséquence, la clarithromycine est susceptible de voir sa concentration thérapeutique diminuer et entraîner une baisse de son efficacité.
L'administration concomitante de rifabutine et de clarithromycine entraîne une augmentation et une réduction respective de leurs concentrations sériques suivie d'une augmentation du risque d'uvéite liée à la rifabutine.
L'efavirenz est un inducteur de CYP3A4. Son administration concomitante avec la clarithromycine entraîne une réduction de l'ASC de clarithromycine de 39% et une augmentation de l'ASC de son métabolite actif 14(R)-hydroxylé de 34%.
Effet de la clarithromycine sur d'autres médicaments
La clarithromycine est un inhibiteur de l'enzyme métabolique CYP3A4 et du transporteur protéine glycoprotéine P. L'effet inhibiteur de clarithromycine sur les différents substrats de CYP3A4 n'est pas facile à prévoir. En conséquence, la clarithromycine ne doit pas être utilisée avec d'autres substrats du CYP3A4 sauf si une vigilance particulière est attribuée à leurs concentrations sériques, à leurs effets thérapeutiques et indésirables. Une réduction de dose pourrait être nécessaire.
+ Sildénafil, tadalafil, vardénafil
Chacun de ces inhibiteurs de la phosphodiestérase sont en partie métabolisés par le CYP3A et celui-ci peut être inhibé par la clarithromycine pendant une administration concomitante. L'administration concomitante de la clarithromycine avec sildénafil, tadalafil et vardénafil peut augmenter l'exposition à ces inhibiteurs de phosphodiestérase.
Il faudra envisager une diminution des dosages de sildénafil, tadalafil et vardénafil lors d'une association avec la clarithromycine.
Co-administration de médicaments ayant le potentiel d'allonger l'intervalle QT :
Des cas de torsade de pointes ont été rapportés chez les patients co-traités avec la clarithromycine et la quinidine ou le disopyramide. Il est recommandé d'éviter ces associations ou d'assurer une surveillance étroite de leurs concentrations plasmatiques en cas d'administration concomitante afin d'en ajuster la dose.
Inhibiteurs de la HMG Co-A réductase :
Certains inhibiteurs de la HMG-CoA réductase dont le métabolisme est inhibé par la clarithromycine, sont susceptibles de voir leurs concentrations plasmatiques fortement augmentées. De rare cas d'augmentation des concentrations plasmatiques pouvant provoquer des rhabdomyolyses ont été rapportées chez des patients traités avec la clarithromycine et la simvastatine ou la lovastatine. La clarithromycine pourrait engendrer des interactions similaires avec l'atorvastatine et d'un degré moindre avec la cerivastatine. Il est alors recommandé d'interrompre tout traitement avec les statines pendant la durée du traitement par clarithromycine.
Le métabolisme principal de toltérodine se fait par le biais de l'isoforme de 2D6 du cytochrome P450 (CYP2D6). Une partie de la population est déficiente en CYP2D6 et la voie métabolique décrite pour ces patients est via le CYP3A.
Chez les métaboliseurs lents du CYP2D6, un traitement concomitant par des inhibiteurs du CYP3A tels que la clarithromycine conduit à des concentrations plasmatiques significativement augmentées de toltérodine. Il est donc conseillé de réduire la posologie de toltérodine chez ces patients.
L'administration concomitante du midazolam et des comprimés de clarithromycine (250 mg deux fois par jour) augmente de façon significative l'aire sous la courbe (ASC) du midazolam d'un facteur 2.7 par voie intraveineuse et d'un facteur 7 par voie orale. L'association de midazolam et de clarithromycine est donc déconseillée par voie orale. Afin d'ajuster la posologie du midazolam, une surveillance attentive du patient est conseillé si le midazolam par voie intraveineuse est administré en association à la clarithromycine.
La même précaution est conseillée pendant une association à d'autres benzodiazépines surtout ceux métabolisés par l'enzyme CYP3A4 tels que le triazolam et l'aprazolam. Une interaction entre la clarithromycine et les benzodiazépines non-métabolisés (témazépame, nitrazépame, lorazépame) par le CYP3A4 n'est probablement pas à prévoir.
La prise concomitante de l'oméprazole et de la clarithromycine pour l'éradication de H. pylori augmente l'ASC de l'oméprazole de 89%. Cependant, le passage de la valeur moyenne quotidienne du pH gastrique de 5.2 (oméprazole seul) à 5.7 (oméprazole + clarithromycine) n'est pas considéré comme cliniquement significatif.
Bien que les profils d'interaction de la clarithromycine avec l'aprépitant, l'élétriptan, l'halofantrine et la ziprasidone ne soient pas disponibles chez l'homme (in vivo), les études in vitro indiquent que ces médicaments sont des substrats du CYP3A. Il est alors recommandé de prendre des précautions en cas de co-administration avec la clarithromycine.
L'élétriptan ne devra pas être utilisé en même temps que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 tel que la clarithromycine.
Des rapports spontanés ou des publications ont fait part des interactions relatives aux inhibiteurs du CYP3A dont la clarithromycine avec la ciclosprine, le tacrolimus, la methylprednisolone, la vinblastine et le cilostazole.
+ Ciclosporine, tacrolimus et sirolimus
L'utilisation conjointe par voie orale de la clarithromycine avec la ciclosporine et le tacrolimus a entraîné une augmentation des taux de Cmin (au moins de facteur 2). Les mêmes effets sont à prévoir pour le sirolimus. Pour des patients qui débutent un traitement avec la clarithromycine et reçoivent des immunosuppresseurs, une surveillance des concentrations plasmatiques de ciclosporine, tacrolimus ou sirolimus est à envisager ainsi qu'une réduction des doses si nécessaire. Lors de l'arrêt du traitement par la clarithromycine, la même surveillance des taux est recommandée pour juger de l'ajustement posologique, autant que nécessaire.
+ Digoxine et d'autres substances actives transportées par la glycoprotéine P
Les concentrations de la digoxine substrat P-gp peuvent être augmentées lors de la co-administration avec la clarithromycine.
Des adaptations posologiques doivent être envisagées selon la réponse clinique des taux plasmatiques de digoxine en début et à l'arrêt d'une co-administration.
+ Médicaments anti-diabètiques
Des cas d'hypoglycémie ont été observés après une administration conjointe de clarithromycine et d'insuline et d'autres produits anti-diabètiques. Une interaction pharmacocinétique entre la clarithromycine et certains des antidiabétiques oraux a été évoquée, bien que le mécanisme d'action ne soit pas clairement identifié.
Lors d'une administration quotidienne de 250 mg (2 fois par jour) de clarithromycine pendant 2 jours, une augmentation (d'un facteur 1.3) des concentrations plasmatiques de glibenclamide (0.875 mg en dose unique) a été rapportée chez des sujets sains. Ceci pourrait résulter d'une inhibition de la glycoprotéine P dans la paroi intestinale.
Lors d'une étude chez des volontaires sains, l'administration concomitante de clarithromycine (250 mg deux fois par jour, 5 jours) a entraîné une augmentation des taux plasmatiques du répaglinide (0.25 mg, dose unique) de 40%. Cela résulte d'une probable inhibition des enzymes CYP3A4 par la clarithromycine.
Chez des patients recevant un traitement avec la warfarine, une potentialisation des effets anticoagulants peut survenir avec la prise de clarithromycine. Un contrôle fréquent du temps de prothrombine est exigé chez ces patients.
Chez des patients recevant un traitement avec la théophylline, l'administration de la clarithromycine pourrait engager une augmentation des concentrations de la théophyllinémie, et entraîner une incidence d'une toxicité potentielle de la théophylline.
Une administration orale et simultanée de la clarithromycine et de la zidovudine chez des patients adultes infectés par le VIH peut entraîner une diminution des concentrations de zidovudine à l'état d'équilibre. Ceci peut être évité en espaçant d'au moins 1-2 heures l'administration de zidovudine et celle de clarithromycine. Aucun effet n'a été rapporté chez les enfants.
La colchicine est à la fois un substrat du CYP3A et du transporteur d'efflux de la P-glycoprotéine (Pgp). Etant donné que la clarithromycine et d'autres macrolides sont des inhibiteurs connus du CYP3A et de la Pgp, leurs inhibitions peuvent entraîner une augmentation de l'exposition à la colchicine en cas d'administration concomitante de clarithromycine et de la colchicine. La surveillance clinique des patients doit être renforcée afin de repérer des symptômes toxiques de la colchicinémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
+ Phénytoïne et valproate
Des rapports spontanés ou des publications ont révélé des interactions entre les inhibiteurs du CYP3A (y compris la clarithromycine) avec des médicaments non-connus comme étant métabolisés par le CYP3A (y compris la phénytoïne et le valproate).
Une détermination des taux sériques de ces médicaments est donc recommandée en cas d'administration concomitante de clarithromycine. Une augmentation des concentrations a été rapportée.
Interactions pharmacocinétiques bidirectionnelles
La clarithromycine et l'atazanavir sont à la fois des substrats et des inhibiteurs du CYP3A, avec une mise en évidence d'une interaction médicamenteuse bidirectionnelle. Une co-administration de clarithromycine (500 mg deux fois par jour) et d'atazanavir (400 mg une fois par jour) a doublé l'exposition à la clarithromycine et une diminution de 70% de l'exposition à la 14(R)-hydroxyl-clarithromycine avec une augmentation de 28% de l'ASC de l'atazanavir.
Compte tenu de la large marge thérapeutique de la clarithromycine, il n'est pas nécessaire de réduire la posologie chez les patients ayant une fonction rénale normale.
Chez les patients d'insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 60 ml/min), la dose de clarithromycine doit être réduite de 50%.
Chez les patients pour lesquels la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min, la dose de clarithromycine doit être réduite de 75%. Dans ces cas une autre présentation de clarithromycine peut être plus adaptée comme les sachets et les suspensions pédiatriques (toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées). Il est déconseillé de co-administrer des doses de plus de 1000 mg de clarithromycine avec des inhibiteurs de protéase.
La Clarithromycine et l'itraconazole sont à la fois des substrats et des inhibiteurs du CYP3A conduisant à une interaction médicamenteuse bidirectionnelle: Clarithromycine peut augmenter les taux plasmatiques de l'itraconazole et d'autre part l'itraconazole peut également augmenter les taux plasmatiques de clarithromycine.
Les patients prenant de l'itraconazole et de la clarithromycine conjointement devront être étroitement surveillé en cas d'apparition de signes ou de symptômes suggérant une augmentation ou une prolongation de l'effet pharmacologique.
La Clarithromycine et le saquinavir sont à la fois des substrats et des inhibiteurs du CYP3A avec une mise en évidence d'une interaction médicamenteuse bidirectionnelle.
Chez douze volontaires sains, une administration concomitante de clarithromycine (500 mg deux fois par jour) et de saquinavir (capsule molle de gélatine, 1200 mg trois fois par jour) a conduit à des valeurs de 177% et 187% plus élevées pour l'aire sous la courbe (ASC) à l'état d'équilibre et pour la concentration maximale (Cmax) du saquinavir comparativement au saquinavir seul.
Dans cette association, les valeurs de l'ASC et de la Cmax pour la clarithromycine étaient d'environ 40% plus élevées comparativement à la clarithromycine seule.
Il n'est pas nécessaire d'ajuster les doses en cas d'administration concomitante pour un temps défini et pour les présentations et dosages déjà étudiés.
Les données pharmacocinétiques constatées dans les études effectuées avec la forme capsule molle de gélatine pour le saquinavir ne pourraient pas être représentatives de celles observées avec les gélules de gélatine.
Les données pharmacocinétiques constatées dans les études effectuées avec le saquinavir « non-boosté » ne pourraient pas être représentatives de celles observées lors d'une bithérapie saquinavir/ritonavir.
Il est nécessaire de tenir compte des effets potentiels du ritonavir sur la clarithromycine pendant une administration concomitante du saquinavir avec le ritonavir (voir section ci-dessus «Effet des autres médicaments sur la clarithromycine»).
Les effets indésirables plus fréquemment rapportés chez les adultes prenant la clarithromycine sont la diarrhée (3%), la nausée (3%), le goût anormal (3%), la dyspepsie (2%), les douleurs/gênes abdominales (2%) et les céphalées (2%).
Très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100 à < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1,000 à < 1/100); rare (≥ 1/10,000 à <1/1,000); très rare (< 1/10,000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles)].
Fréquent : Elévation des taux de azote uréique sanguin (BUN).
Peu fréquent : Prolongation du temps de prothrombine, élévation de créatininémie, examen de la fonction rénale altérée (augmentation des taux de transaminases).
Très rare : L'hypoglycémie a été rapporté surtout après une administration concomitante avec des médicaments anti-diabètiques et avec l'insuline.
Très rare : Allongement de l'intervalle QT, tachycardie ventriculaire et torsades de pointe.
Peu fréquent : Diminution de taux de leucocytes.
Fréquent : Céphalée, une altération de l'odorat.
Très rare : Sensations vertigineuses, vertiges, paresthésies, convulsions.
Très rare : Perte de l'audition réversible.
Fréquent : Nausée, diarrhée, vomissement, douleur abdominale, dyspepsie, stomatite, glossite, décoloration réversible des dents et de la langue, perversion du goût (par exemple goût amère ou métallique).
Très rare : Pancréatite, de très rares cas de colites pseudomembraneuses ont été rapportés avec la clarithromycine de gravité modérée à fatale.
Très rare : Néphrite interstitielle, insuffisance rénale.
Très rare : Syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique.
Peu fréquent : Arthralgie, myalgie.
Fréquent : monilia orale.
Comme les autres antibiotiques, une utilisation prolongée peut conduire à la prolifération des micro-organismes non sensibles.
Peu fréquent : Réaction allergique se manifestant par des affections allant d'un urticaire et des éruptions cutanées à des réactions anaphylactiques.
Peu fréquent : Dysfonctionnement hépatique habituellement transitoire et réversible, hépatite, cholestase avec ou sans jaunisse.
Très rare : Défaillance hépatique fatale, rapportée notamment chez les patients ayant une maladie hépatique préexistante ou prenant des médicaments hépatotoxiques.
Très rare : Anxiété, insomnie, hallucinations, psychose, désorientation, dépersonnalisation, des mauvais rêves et confusion.
Des rapports post-commercialisation ont mis en évidence la toxicité de la colchicine lors de l'administration concomitante de clarithromycine et de colchicine, particulièrement chez les sujets âgés, et certains cas survenus chez des patients avec une insuffisance rénale. Des cas de décès ont été rapportés chez certains de ces patients (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Après la prise de ce médicament, des cas de granulocytopénie ont été rapportés. Ces symptômes ont disparus après l'arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Des rapports indiquent qu'une ingestion d'une grande quantité de clarithromycine peut provoquer des symptômes gastro-intestinaux. Les symptômes de surdosage peuvent correspondre en grande partie aux effets indésirables de la clarithromycine. Un patient avec des antécédents de trouble bipolaire a ingéré 8 grammes de clarithromycine, celui-ci a exhibé un changement de son état mental, des comportements paranoïaques, une hypokaliémie et une hypoxémie.
Il n'existe pas d'antidote spécifique à ce surdosage. Les taux sériques de la clarithromycine ne peuvent pas être réduits par l'hémodialyse ou la dialyse péritonéale.
La prise en charge des effets indésirables qui accompagnent un surdosage devrait comprendre un lavage gastrique et un traitement symptomatique. Des réactions allergiques aiguës et sévères, dont le choc anaphylactique, peuvent très rarement se manifester. S'il apparaît des signes d'hypersensibilité après l'administration de clarithromycine, il faut immédiatement arrêter le traitement et mettre en oeuvre des mesures d'urgence adaptées.