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Timestamp: 2016-10-24 15:58:36+00:00
Document Index: 148689596

Matched Legal Cases: ['in dubio', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'in dubio', 'art. 66', 'art. 66']

1. Minist�re public du canton de Gen�ve,
repr�sent�s par Marco Rossi, avocat,
recours contre les arr�ts ACAS/35/11
du canton de Gen�ve du 25 mai 2011.
Par arr�t du 10 d�cembre 2010, la Cour d'assises du canton de Gen�ve a acquitt� A.________ du chef d'accusation de meurtre, voire d'assassinat, consid�rant, en bref, qu'il subsistait un doute s�rieux et irr�ductible quant au fait qu'il �tait l'auteur de l'homicide intentionnel commis sur B.________ le soir du 6 d�cembre 2008.
Le Minist�re public, d'une part, et X.________, �poux de la victime, ainsi que les enfants mineurs Y.________ et Z.________, d'autre part, se sont pourvus en cassation contre cet arr�t, concluant � son annulation et au renvoi de la cause en premi�re instance pour nouvelle d�cision.
Par arr�t ACAS/35/11 du 25 mai 2011, la Cour de cassation genevoise a rejet� le recours du Minist�re public. Par arr�t ACAS/36/11 du m�me jour, elle a �galement rejet� celui de X.________ et des enfants Y.________ et Z.________.
L'acquittement de A.________ repose, en r�sum�, sur les faits suivants.
B.a X.________ a fait la connaissance de B.________ lors d'un voyage qu'il a effectu� en 1995 en Colombie, pays dont elle �tait ressortissante. L'ann�e suivante, celle-ci a donn� naissance � un fils, Y.________, sur lequel il a reconnu sa paternit�, en sachant qu'il n'�tait pas le p�re biologique de l'enfant. Le couple a contract� mariage en novembre 1996. Z.________ est n�e de cette union en �t� 1998. La vie de famille s'est d�roul�e sans particularit� jusqu'en 2003/2004, �poque � laquelle B.________ est devenue progressivement instable, puis d�pressive et suicidaire, consommant de la coca�ne et abusant de l'alcool. Elle a �t� suivie pour divers troubles. Depuis 2006, les �poux ont v�cu s�par�s, X.________ ayant la garde des deux enfants. En 2008, B.________ a occasionnellement exerc� l'activit� de prostitu�e et a s�journ� � plusieurs reprises en �tablissement psychiatrique, la derni�re fois en novembre de la m�me ann�e.
B.b Le 6 d�cembre 2008 en d�but d'apr�s-midi, B.________ a pris rendez-vous dans un bar sis aux P�quis ainsi que dans un salon de massage afin de trouver du travail. Elle a quitt� son domicile apr�s 18 heures, emportant ses deux t�l�phones portables et disant � son ami qu'elle le rappellerait pour manger ensemble. Elle s'est rendue dans le bar o� elle avait pris rendez-vous, o� elle est rest�e de 19 heures � 20.15 heures environ, selon le t�moignage de la g�rante et de plusieurs h�tesses, qui ont indiqu� qu'elle s'�tait montr�e agressive et vulgaire dans ses propos et qu'elle avait bu de nombreuses coupes de champagne avant de quitter les lieux sans y laisser de t�l�phones. Les m�mes personnes ont pr�cis� qu'elle �tait v�tue d'un manteau de couleur beige et portait de longues bottes blanches arrivant au-dessus des genoux.
B.c B.________ et A.________, qui ne se connaissaient pas jusqu'alors, se sont rencontr�s aux P�quis vers 20.30 heures.
Selon A.________, tous deux sont rest�s quelques instants assis sur un banc. B.________ a voulu lui vendre un t�l�phone portable pour le prix de 200 francs. Il lui a remis 100 fr. � valoir sur le prix de vente. Elle l'a embrass� sur la bouche pour le remercier. Ils se sont caress�s, puis il l'a embrass�e sur la bouche et dans le cou. Soudain, B.________ a fouill� dans son sac et constat� qu'elle avait oubli� deux autres t�l�phones portables dans un �tablissement public du quartier o� elle s'�tait rendue pour trouver du travail. Apr�s avoir bu ensemble une bouteille de vin ros�, ils se sont rendus jusqu'� un �tablissement, qui �tait ferm�. Elle lui a demand� de lui pr�ter son t�l�phone portable, avec lequel elle a appel� la police. Il �tait 21 heures. Ils sont ensuite retourn�s s'asseoir sur un banc. Vers 21.15 heures, elle lui a dit vouloir se rendre � son domicile pour y chercher le chargeur du t�l�phone ainsi qu'une preuve de son achat dans un commerce de la place. Elle est partie en direction du lac. Elle a laiss� son sac sur le banc, mais n'est pas revenue. Il est rest� longtemps seul sur le banc � m�diter. Il a fouill� le sac, y a trouv� une carte bancaire et s'est rendu � l'agence de la BCGe du quartier, o� il a tent� � deux reprises, en vain, de retirer de l'argent du compte de B.________. Il s'est alors rendu � la gare de Cornavin, o� il a pris le tram pour rentrer au domicile de sa logeuse � K.________. A cet endroit, vers minuit, il a lav� son slip et son collant, puis est all� se coucher. Le lendemain, 7 d�cembre 2008, il a rendu visite dans l'apr�s-midi � un d�nomm� C.________, avant de prendre le train pour Z�rich afin d'y rejoindre son amie.
A.________ a �t� arr�t� par la police le 8 d�cembre 2008 � Z�rich, au domicile de son amie. Les deux t�l�phones portables de B.________ y ont �t� retrouv�s en sa possession.
B.d Le soir du 6 d�cembre 2008, vers 21.30 heures, D.________, employ� des CFF, a vu de son bureau B.________, dont il a par la suite reconnu les bottes, accompagn�e d'un homme "de type africain", "avec la peau noire au cou", de corpulence mince, aux cheveux courts et portant un blouson noir, se rendre vers les voies ferr�es du secteur postal de L.________. Selon ce t�moin, ils marchaient c�te � c�te, comme des amoureux, l'homme soutenant la femme, qui portait une veste de couleur claire et des bottes blanches arrivant au-dessus des genoux. Il faisait nuit, mais l'endroit �tait �clair�. Il n'avait vu les deux personnes que de dos. Confront� par la suite � A.________, il n'a pu dire s'il s'agissait de l'homme qu'il avait vu le soir en question.
E.________, aussi employ� des CFF, a �galement vu, vers 21.30 heures, un homme et une femme passer devant le bureau de D.________ et se diriger vers les voies ferr�es du secteur postal de L.________. Selon lui, la femme marchait derri�re l'homme, le ceinturant de ses deux bras au niveau du thorax. Il n'�tait pas en mesure de donner un signalement de ces deux personnes, dont la vue lui avait �t� cach�e par l'arriv�e d'un train. Vers 23 heures, il avait aper�u un homme ou une femme, marchant normalement et ayant sur le dos une veste de couleur beige, traverser les voies ferr�es et se diriger vers la sortie de la gare. A sa vue, cette personne s'�tait cach�e le visage avec la partie sup�rieure de sa veste. Confront� ult�rieurement � A.________, ce t�moin n'a pu dire s'il s'agissait de la personne qu'il avait vue le soir du 6 d�cembre 2008.
B.e Dans plusieurs de ses d�clarations � la police et au juge d'instruction, A.________ a affirm� qu'il s'�tait rendu � la gare vers 22.15 heures/22.30 heures d�j� et �tait arriv� chez sa logeuse vers 23 heures. Les analyses r�troactives de son t�l�phone portable ont toutefois �tabli qu'� 22.58 heures il avait activ� l'antenne se trouvant dans le quartier des P�quis. Il a par ailleurs �t� film�, � 23.04 heures, par la cam�ra de l'agence de la BCGe des P�quis, alors qu'il tentait de retirer de l'argent du compte de B.________. Confront� � ces �l�ments de preuve, il a alors dit s'�tre tromp� d'environ une heure dans son emploi du temps.
B.f Le corps de B.________ a �t� retrouv� sans vie, le 7 d�cembre 2008 � 00.20 heure, couch� sur le ventre, en travers de la voie ferr�e, le cou pos� sur un rail, devant une locomotive de travaux.
Selon les constatations faites par la police criminelle, la police scientifique et les m�decins l�gistes, la partie sup�rieure du corps �tait partiellement d�v�tue. La victime ne portait plus qu'un soutien-gorge, une jupe, des collants et de longues bottes. Une ceinture blanche �tait pos�e sur le bas de son dos. Aucun effet personnel ni autre v�tement n'ont �t� retrouv�s sur les lieux.
De nombreuses l�sions ont �t� relev�es sur la partie sup�rieure du corps, notamment sur le visage, le cou et le dos de la victime. A cet �gard, il a �t� renvoy� aux photographies du corps et aux rapports d'autopsie. Il en ressort que, selon les m�decins l�gistes, la victime a subi des traumatismes contondants pouvant �tre la cons�quence de coups port�s par un objet, soit de chocs du corps contre un objet, soit, pour certains, d'une forte pression locale. Les dermabrasions constat�es ont �t� qualifi�es de trop peu sp�cifiques pour qu'il soit possible de d�terminer leur origine, m�me si elles �taient, de mani�re g�n�rale, cons�cutives � un frottement ou � un traumatisme contondant. La pr�sence de nombreuses p�t�chies, associ�es aux l�sions constat�es au niveau cervical et � la pr�sence de fragments m�talliques sur le cou, �tait compatible avec un d�c�s d'origine asphyxique par compression exerc�e au niveau du cou, sur le rail selon toute vraisemblance, sans qu'un autre �pisode de pression puisse �tre exclu. L'ensemble des �l�ments mis en �vidence �voquait l'intervention d'un ou de plusieurs tiers dans le processus ayant conduit au d�c�s de la victime. Il n'existait aucun �l�ment permettant d'envisager une autre cause de d�c�s, qui ne r�sultait notamment pas de l'effet conjugu� de l'alcool et des m�dicaments ing�r�s par la victime, laquelle pr�sentait une alcool�mie de 1,85 g 0/00 au moment du d�c�s. L'autopsie n'avait mis en �vidence aucune pathologie pr�existante qui puisse expliquer le d�c�s. Le fait que certaines l�sions du cou de la victime �taient superposables � la forme et aux dimensions du rail sur lequel il �tait pos�, conduisait � la conclusion que le d�c�s �tait d� � une compression du cou contre le rail, qui avait provoqu� l'asphyxie et la mort, avec la pr�cision que les l�sions subies par la victime ne pouvaient avoir �t� caus�es par une chute de cette derni�re, le d�c�s �tant bien le r�sultat de violences exerc�es par une tierce personne.
A 8 m�tres du corps de la victime, sur le c�t� gauche de la locomotive de travaux, ont �t� d�couvertes des traces de sang de la victime, dont le corps, bless� horizontalement au dos, aurait �t� tra�n� sur quelques m�tres.
B.g Aucune l�sion corporelle d'aspect frais n'a �t� mise en �vidence sur le corps de A.________. Par ailleurs, aucune pr�sence de l'ADN de ce dernier n'a �t� relev�e sur le ventre, la poitrine, le soutien-gorge, le visage, notamment la bouche et les l�vres, et le cou de la victime, ni sur les v�tements qu'elle portait encore. Par contre, l'ADN de A.________ �tait pr�sent sous les ongles de la main droite de la victime, sur son poignet gauche et sur une tache rouge, ressemblant � du sang, se trouvant sur son bras droit au-dessus du coude, � m�me la peau. La tache rouge ne correspondait � aucune l�sion � cet endroit. Les personnes qui avaient effectu� le pr�l�vement de la substance pour la mise en �vidence �ventuelle de profils g�n�tiques ayant consid�r� qu'il s'agissait de sang, il n'y avait pas eu de test au luminol (r�v�lateur de traces, notamment de sang), ni de test OBTI aux fins de d�terminer s'il s'agissait de sang humain. La pr�sence du profil ADN de A.________ sur cette tache s'expliquait vraisemblablement par un contact direct, sans qu'un contact indirect soit exclu. Il n'�tait pas possible de dire � quel moment l'ADN de celui-ci avait �t� d�pos� � cet endroit. Hormis l'ADN de l'ami intime de la victime, sur le sein gauche de cette derni�re, seul l'ADN de A.________ avait �t� relev� sur le corps de la d�funte, aux trois endroits susmentionn�s.
Le profil ADN de la victime a �t� mis en �vidence � trois endroits sur la veste de A.________. Le sang de ce dernier �tait pr�sent � trois endroits sur l'omoplate droite de sa veste. En revanche, le profil ADN de la victime n'a pas �t� retrouv� sur le corps de A.________, lequel, comme il l'avait d�clar�, s'�tait lav� avant son arrestation.
B.h Aucun �l�ment de la proc�dure n'a permis de retenir que la victime aurait �t� viol�e ou agress�e sexuellement d'une autre mani�re.
B.i L'enqu�te a r�v�l� que, le 7 d�cembre 2008, alors qu'il se trouvait chez sa logeuse, A.________ a d�coup� en fines lamelles les cartes SIM des t�l�phones portables de la victime ainsi que ses cartes bancaires et d'assurance-maladie, qu'il a dissimul�es ensuite dans un paquet de cigarettes avant de les jeter dans la poubelle de la cuisine, o� ces objets ont �t� retrouv�s par la police. Le profil ADN de la logeuse a �t� mis en �vidence sur les morceaux des cartes d'identit�, de banque et d'assurance-maladie, alors que l'empreinte digitale de A.________ se trouvait sur le paquet de cigarettes.
La Cour d'assises a tenu pour �tabli que la victime, qui �tait alors fortement alcoolis�e et sous l'effet de m�dicaments, et l'accus�, jusque-l� inconnus l'un de l'autre, s'�taient rencontr�s aux P�quis le soir du 6 d�cembre 2008 vers 20.30 heures. S'agissant du d�roulement des faits par la suite, elle a estim� que, sur plusieurs points, les all�gations de l'accus�, parce que contredites par d'autres �l�ments de preuve, n'�taient pas cr�dibles. Ainsi, s'�cartant des d�clarations de l'accus�, elle a retenu que ce dernier avait subtilis� les deux t�l�phones portables de la victime. Elle a �galement retenu que cette derni�re ne s'�tait probablement pas dirig�e vers le lac, comme il l'avait pr�tendu, mais vers la gare, o� elle avait ensuite �t� vue par deux employ�s des CFF vers 21.15 heures, accompagn�e d'un homme portant un blouson noir, � proximit� de l'endroit o� son corps avait �t� retrouv�. A l'appui, elle a observ� que l'hypoth�se selon laquelle, en quelques minutes, la victime se serait dirig�e vers le lac, aurait fait la connaissance d'un autre homme et se serait ensuite rendue avec lui sur les voies ferr�es du secteur postal de L.________ �tait peu vraisemblable.
La Cour d'assises a toutefois estim� que la possibilit� qu'un tiers soit l'auteur de l'homicide ne pouvait �tre exclue. En effet, la victime �tait toxicomane, achetait notamment � la gare de quoi satisfaire sa consommation de coca�ne et connaissait des fournisseurs africains de cette drogue. D�s lors et compte tenu de son alcool�mie, la coh�rence de son comportement � ce moment-l� �tait sujet � caution. De plus, le t�moin D.________ avait identifi� la victime, mais pas l'accus�, et avait indiqu� que l'homme accompagnant cette derni�re avait la peau du cou de couleur noire, alors que l'accus� portait une veste noire � col montant jusqu'aux cheveux. Le t�moin E.________ avait vu un homme quitter la gare, sans pouvoir en donner le signalement. Aucun �l�ment mat�riel permettant de mettre en cause l'accus� n'avait �t� retrouv� sur la sc�ne du crime et dans les environs. L'ADN de la victime n'avait pas �t� retrouv� sur le corps de l'accus�. Seule la trace d'ADN de l'accus� relev�e sur la tache rouge se trouvant sur le bras droit de la victime allait dans le sens d'une intervention de celui-ci, mais l'on ignorait si cette tache �tait du sang et � quel moment l'ADN de l'accus� s'y �tait d�pos�. Les autres traces d'ADN de l'accus� retrouv�es sur la victime et la pr�sence d'ADN de cette derni�re sur la veste de l'accus� pouvaient s'expliquer par le flirt, non invraisemblable, des protagonistes aux P�quis. Par ailleurs, si le d�c�s apparaissait d� � un processus asphyxique provoqu� par un tiers, il n'y avait pas de certitude quant au mode op�ratoire utilis�, la pression sur le rail n'�tant qu'une hypoth�se formul�e par le m�decin l�giste. A cela s'ajoutait que l'examen de tous les moyens vid�o de la gare et de ses environs n'avait pas mis en �vidence la pr�sence de l'accus� � ces endroits. Le comportement de ce dernier apr�s les faits n'allait au demeurant pas dans le sens de l'accusation: l'accus� �tait rentr� chez sa logeuse, qui n'avait rien constat� de particulier et � laquelle il avait paru calme; il ne portait pas de traces de sang, ni de lutte; le lendemain, il s'�tait rendu chez une connaissance, avant de prendre le train dans la soir�e pour Z�rich; il ne s'�tait pas d�barrass� de ses habits, notamment de sa veste, qui portait l'ADN de la victime. Enfin, on ne savait pas pour quelle raison l'accus� et la victime se seraient rendus ensemble � la gare, le d�roulement de la sc�ne � cet endroit n'�tait pas clairement �tabli et on ne connaissait pas le mobile de l'auteur. Dans ces conditions, malgr� l'existence de plusieurs indices concordants incriminant l'accus�, il subsistait un doute raisonnable et insurmontable quant � son implication dans l'homicide, lequel devait lui profiter.
En substance, aussi bien dans son arr�t ACAS/35/11 que dans son arr�t ACAS/36/11, la Cour de cassation a jug� que l'appr�ciation des preuves sur laquelle reposait la conviction de la Cour d'assises ne pouvait �tre qualifi�e d'arbitraire et que cette derni�re �tait fond�e � en d�duire qu'il subsistait un doute suffisant � justifier l'acquittement de l'accus�.
Le Minist�re public forme un recours en mati�re p�nale, pour arbitraire, contre l'arr�t ACAS/35/11, concluant � son annulation. De leur c�t�, X.________ et les enfants mineurs Y.________ et Z.________ forment un recours en mati�re p�nale, �galement pour arbitraire, contre l'arr�t ACAS/36/11, demandant aussi son annulation.
Chacun des deux recours est dirig� contre un arr�t distinct �manant de la m�me autorit�, qui les a rendus le m�me jour � l'encontre d'une unique d�cision de premi�re instance, bas�e sur le m�me complexe de faits, et qui, s'agissant de la question demeurant litigieuse devant le Tribunal f�d�ral, a rejet� les pourvois dont elle �tait saisie par une argumentation largement similaire. Il se justifie donc de joindre les deux recours et de statuer sur ces derniers dans un seul arr�t.
Les deux recours sont form�s pour arbitraire dans l'appr�ciation des preuves. Les proches de la victime se plaignent en outre d'une violation du principe in dubio pro reo d�coulant de la pr�somption d'innocence. Avec raison, d�s lors qu'ils ne sont pas des accus�s, ils ne se r�clament toutefois pas de ce principe en leur faveur, mais n'invoquent sa violation que comme cons�quence de leur grief d'arbitraire, reprochant � l'autorit� cantonale d'avoir acquitt� l'intim� au b�n�fice du doute ensuite d'une appr�ciation insoutenable des preuves. Le moyen se confond donc en d�finitive avec celui d'arbitraire.
2.1 De jurisprudence constante, une d�cision, respectivement une appr�ciation, n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle appara�t discutable ou m�me critiquable. Il faut qu'elle soit manifestement insoutenable ou, autrement dit, absolument inadmissible, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son r�sultat (cf. ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148 et les arr�ts cit�s), ce qui, � peine d'irrecevabilit�, doit �tre d�montr� dans le recours conform�ment aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287).
2.2 En substance et pour l'essentiel, les deux recours tendent � faire admettre qu'une appr�ciation exempte d'arbitraire des �l�ments de preuve aurait d� conduire � un verdict de culpabilit�. Ils arguent de l'existence de nombreux indices � charge de l'intim�, du caract�re insuffisant des indices retenus � d�charge et de l'invraisemblance de l'hypoth�se que l'homicide puisse �tre le fait d'un tiers. Ils en d�duisent qu'il �tait insoutenable de conclure � l'existence d'un doute s�rieux et irr�ductible quant � la culpabilit� de l'intim� et, partant, d'acquitter ce dernier.
2.3 Il est acquis que la victime et l'intim� se sont rencontr�s aux P�quis le soir du 6 d�cembre 2008 vers 20.30 heures, que le second, d'apr�s ses d�clarations, a quitt� la premi�re � 21.15 heures et que, jusqu'� ce moment-l� en tout cas, tous deux �taient donc ensemble. Il est �galement �tabli que la victime a �t� vue � la gare vers 21.30 heures par deux employ�s des CFF, alors qu'elle se dirigeait vers les voies ferr�es du secteur postal de L.________ et qu'elle �tait alors accompagn�e d'un homme de type africain, les deux t�moignages convergeant � d�crire que le couple cheminait avec un comportement d'amoureux. Il est de m�me �tabli que, contrairement � ce qu'il a d'abord soutenu, l'intim� se trouvait encore � proximit� de la gare vers 23 heures. Enfin, de l'avis des m�decins l�gistes, le d�c�s de la victime - dont le corps a �t� retrouv� sans vie le 7 d�cembre � 00.20 heure en travers de la voie ferr�e, non loin de l'endroit o� elle avait �t� vue par les employ�s des CFF - est probablement survenu le 6 d�cembre vers 21.30 heures/22.00 heures et il est le r�sultat de violences exerc�es sur elle par une tierce personne, aucun �l�ment ne permettant d'envisager qu'il aurait eu une autre cause.
2.4 Divers indices viennent � l'appui de l'hypoth�se que l'intim� pourrait �tre l'auteur de l'homicide.
Celui-ci, conform�ment � ses d�clarations, se trouvait encore avec la victime � 21.15 heures aux P�quis, donc non loin de la gare, et divers �l�ments de preuve ont d�montr� que, contrairement � ce qu'il avait affirm�, il se trouvait toujours � proximit� de la gare vers 23 heures. Il �tait donc pr�sent aux alentours de la sc�ne du crime peu avant et peu apr�s la commission probable de ce dernier, vers 21.30 heures/ 22.00 heures.
Il est �tabli qu'� 23 heures l'intim� �tait en possession d'une carte bancaire de la victime, qu'il a tent� en vain d'utiliser � 23.04 heures � un bancomat d'une agence de la banque des P�quis. Il est �galement av�r� que les deux t�l�phones portables de la victime ont �t� retrouv�s en sa possession � Z�rich lors de son arrestation et que les cartes SIM de ces appareils, de m�me que des cartes bancaires et d'assurance de la victime, ont �t� retrouv�es, d�coup�es en lamelles, enfouies dans un paquet de cigarettes, dans la poubelle de sa logeuse. Le soir du crime, l'intim� a donc vol� divers objets appartenant � la victime, ce qu'il a au demeurant tent� de dissimuler par des all�gations mensong�res, avant que l'enqu�te ne vienne infirmer ces derni�res.
La description que les deux employ�s des CFF ont pu donner de l'homme qui accompagnait la victime alors qu'elle se dirigeait vers le lieu o� son corps a ensuite �t� retrouv� ne permet pas d'embl�e d'�carter l'hypoth�se qu'il s'agissait de l'intim�. Les deux t�moignages concordent en outre � d�crire un comportement du couple comme donnant � penser � un lien amoureux, qu'il serait surprenant que la victime ait nou� avec un tiers inconnu entre le moment o� l'intim� dit l'avoir quitt�e et celui du d�c�s, �tant au reste rappel� que l'intim� a reconnu avoir flirt� avec la victime durant la soir�e.
Si, sur les trois traces d'ADN de l'intim� retrouv�es sur le corps de la victime, la pr�sence de deux d'entre-elles - celle relev�e sous les ongles de la main droite de la victime et celle relev�e sur son poignet gauche - est susceptible de s'expliquer par le flirt, jug� non invraisemblable, des protagonistes au cours de la soir�e, la pr�sence de la troisi�me trace, sur une tache rouge - probablement du sang, mais sans qu'il y ait de certitude � ce sujet - se trouvant, � m�me la peau, sur le triceps droit de la victime, ne trouve aucune explication dans les d�clarations de l'intim�. On peut d�s lors se demander si cette trace n'a pas �t� d�pos�e lorsque la partie sup�rieure du corps de la victime a �t� d�nud�e, peu avant, au moment ou peu apr�s l'homicide.
A l'exception d'une trace d'ADN de l'ami de la victime sur le sein gauche de cette derni�re, seul l'ADN de l'intim� a �t� retrouv� sur le corps de celle-ci.
La proc�dure d'administration des preuves devant la Cour d'assises a fait appara�tre que la victime pouvait devenir verbalement agressive, notamment lorsqu'elle se trouvait sous l'emprise de l'alcool, comme tel �tait le cas le soir du crime, et que l'intim� pouvait parfois se r�v�ler un homme violent. L'hypoth�se qu'une altercation soit survenue � un moment donn� entre la victime et l'intim� et ait d�g�n�r� ne peut donc �tre exclue.
Sur plus d'un point, l'intim� a fait des d�clarations dont l'enqu�te a d�montr� la fausset� ou qui se sont r�v�l�es peu plausibles, ce qui est de nature � faire douter de la cr�dibilit� de sa version des faits. Ainsi, a-t-il notamment d� reconna�tre avoir vol� les t�l�phones portables et les cartes de la victime et �tre rentr� chez sa logeuse plus tardivement qu'il ne l'avait pr�tendu. Par ailleurs, comme l'a observ� la Cour d'assises, il n'est gu�re vraisemblable que la victime, en l'espace de quelques minutes, se soit dirig�e vers le lac apr�s avoir quitt� l'intim�, comme l'a affirm� ce dernier, avant de revenir vers la gare, en sens oppos�, o� elle aurait fait la connaissance d'un autre homme, avec lequel elle se serait ensuite rendue sur les voies ferr�es du secteur postal de L.________.
2.5 Les juges cantonaux n'ont pas m�connu ces indices, qu'ils ont discut�s et appr�ci�s. Ils en ont toutefois relev� d'autres allant en sens contraire.
A la pr�sence de l'intim� aux alentours de la sc�ne du crime peu avant et peu apr�s la commission probable de ce dernier, ils ont notamment oppos� le fait que l'examen de tous les moyens vid�o de la gare et de ses environs n'avait pas mis en �vidence la pr�sence de l'intim� � ces endroits.
Ils ont admis que, sur certains points, les premi�res d�clarations de l'intim�, notamment celles relatives � la mani�re dont il �tait entr� en possession des t�l�phones portables et de la carte bancaire de la victime et celles relatives � l'heure de son retour chez sa logeuse, s'�taient av�r�es fausses et faisaient ainsi douter de sa cr�dibilit�, mais ont estim� que cela n'autorisait pas � conclure qu'il avait �galement menti en niant �tre l'auteur de l'homicide, observant qu'un menteur et un voleur n'est pas forc�ment un assassin.
S'agissant de la description que les employ�s des CFF avaient pu donner de la personne qui accompagnait la victime sur les voies ferr�es du secteur de L.________, ils ont consid�r� qu'elle �tait trop impr�cise pour que l'on puisse en d�duire qu'il s'agissait de l'intim�, ces deux t�moignages divergeant en outre sur certains points, notamment quant � la mani�re dont la victime et son accompagnant cheminaient ensemble. Ils ont ajout� que, confront�s � l'intim�, les t�moins avaient au demeurant tous deux d�clar� qu'ils ne pouvaient dire s'il s'agissait de l'homme qu'ils avaient vu avec la victime le soir du 6 d�cembre 2008.
En ce qui concerne les trois traces d'ADN de l'intim� retrouv�es sur le corps de la victime, les juges cantonaux ont estim� que seule l'une d'elles, celle relev�e sur une tache rouge du triceps droit de la victime, pouvait aller dans le sens d'une intervention de l'intim�, les deux autres pouvant notamment s'expliquer par le flirt ant�rieur entre les protagonistes. Il n'avait cependant pas �t� scientifiquement �tabli que la tache rouge �tait v�ritablement une tache de sang et il n'avait pas non plus �t� d�termin� quand et comment l'ADN de l'intim� y avait �t� d�pos�. Par ailleurs aucune trace d'ADN de l'intim� n'avait �t� retrouv�e sur la ceinture blanche pos�e sur le corps de la victime, ni sur le cou, ni sur les nombreuses blessures qui lui ont �t� caus�es, lesquelles avaient abondamment saign�.
Les juges cantonaux ont encore observ� qu'aucune trace d'ADN de la victime n'avait �t� retrouv�e sur le corps de l'intim�, qui s'�tait certes lav� dans l'intervalle, et cela alors que la victime avait subi de nombreuses blessures ayant saign� et que l'on pouvait pr�sumer qu'elle s'�tait �nergiquement d�battue contre son agresseur. Quant aux trois traces d'ADN de la victime relev�es sur la veste de l'intim�, elles avaient pu y �tre d�pos�es lors du flirt entre les protagonistes au cours de la soir�e. Au reste, il �tait parfaitement concevable qu'une trop faible quantit� de mat�riel sanguin r�agisse positivement au luminol et n�gativement au test OBTI, qui �tait donc parfois sans utilit�.
Enfin, les juges cantonaux ont observ� que les investigations men�es sur la sc�ne du crime n'avaient permis de retrouver aucun �l�ment mat�riel susceptible de mettre en cause l'intim�.
2.6 Examinant l'hypoth�se de l'intervention d'un tiers, les juges cantonaux ont admis qu'il �tait peu vraisemblable que, le soir en question, la victime, en quelques minutes, se soit dirig�e vers le lac, ait fait la connaissance d'un autre homme que l'intim� et se soit ensuite rendue avec lui sur les voies ferr�es du secteur postal de L.________. Ils ont toutefois estim� qu'il n'�tait pas exclu que la victime, qui �tait toxicomane, s'approvisionnait notamment � la gare et connaissait des fournisseurs africains de cette drogue, ait, dans ces circonstances, pu rencontrer un tiers apr�s avoir quitt� l'intim�, ce tiers pouvant �tre l'auteur du crime.
2.7 Le grief fait aux juges cantonaux de n'avoir, arbitrairement, pas �cart� la possibilit� qu'un tiers puisse �tre l'auteur du crime est infond�.
Cette possibilit� appara�t certes discutable, si l'on s'en tient strictement aux d�clarations de l'intim�, selon lesquelles la victime l'a quitt� vers 21.15 heures et s'est dirig�e vers le lac, et � l'�valuation des m�decins l�gistes, situant le d�c�s probable de la victime vers 21.30 heures/22.00 heures. Le fait que les protagonistes se seraient quitt�s vers 21.15 heures et que la victime se serait alors dirig�e vers le lac ne repose toutefois que sur les d�clarations de l'intim�, dont il est �tabli qu'il a menti sur d'autres points, notamment quant � l'heure � laquelle il est rentr� chez sa logeuse le soir en question. Par ailleurs, il n'y a pas de certitude absolue quant � l'heure du d�c�s de la victime, les m�decins l�gistes n'ayant pu qu'�valuer la fourchette horaire leur apparaissant comme la plus probable. Il n'est donc pas exclu que le temps �coul� entre le moment o� l'intim� et la victime se sont quitt�s et celui du d�c�s de cette derni�re ait �t� en r�alit� plus long, ni, partant, qu'il y ait eu un temps suffisant pour un d�roulement des faits selon l'hypoth�se envisag�e par les juges cantonaux. Il n'�tait du moins pas arbitraire, c'est-�-dire manifestement insoutenable, de consid�rer que cette hypoth�se ne pouvait �tre �cart�e.
2.8 Reste � examiner si une appr�ciation d'ensemble des indices disponibles pouvait, sans arbitraire, conduire � la conclusion que, non seulement le crime �tait susceptible d'�tre le fait d'un tiers, mais qu'il subsistait un doute s�rieux et irr�ductible quant au fait que l'intim� en soit l'auteur.
2.8.1 Les indices recueillis montrent que, le soir du 6 d�cembre 2008, l'intim� et la victime se sont rencontr�s dans le quartier des P�quis et ont pass� au moins quelque 3/4 d'heure ensemble, entre 20.30 heures et 21.15 heures environ. Ils montrent �galement que l'intim� se trouvait toujours dans le quartier, donc non loin de la gare, peu apr�s 23 heures et que, dans l'intervalle, il avait notamment vol� les deux t�l�phones portables et la carte bancaire de la victime, qu'il avait tent� en vain d'utiliser � un bancomat du quartier. Il �tait ainsi pr�sent aux alentours de la sc�ne du crime peu avant et peu apr�s la commission probable de ce dernier, vers 21.30 heures/22.00 heures. L'examen de tous les moyens vid�o de la gare et de ses environs imm�diats n'a toutefois pas confirm� sa pr�sence � ces endroits. La description que les deux employ�s des CFF ont pu donner de l'homme qui accompagnait la victime alors qu'elle se dirigeait vers le lieu o� son corps a ensuite �t� retrouv� ne permet pas d'embl�e d'�carter l'hypoth�se qu'il s'agissait de l'intim�, mais demeure trop impr�cise pour confirmer cette hypoth�se. Les deux t�moignages pr�sentent au demeurant des divergences dans leur description du comportement des protagonistes et, confront�s � l'intim�, les deux employ�s n'ont pu dire s'il s'agissait de l'homme qu'ils avaient vu avec la victime.
Il est av�r� que, sur plusieurs points, l'intim� a menti et qu'il a vol� la victime. En l'absence d'autres �l�ments de preuve suffisants, on ne saurait toutefois en d�duire que c'est lui qui a attent� � la vie de cette derni�re. Comme l'a relev� la cour cantonale, un menteur et un voleur n'est pas forc�ment un assassin.
Les investigations men�es quant � la pr�sence d'ADN n'ont pas d�bouch� sur des r�sultats dont on puisse tirer des conclusions suffisamment certaines quant au fait que l'intim� soit l'auteur de l'homicide. Sur les trois traces d'ADN de l'intim� relev�es sur le corps de la victime, deux peuvent s'expliquer par leurs contacts physiques au cours de la soir�e. La pr�sence de la troisi�me, sur le triceps droit, ne semble pas pouvoir s'expliquer de la sorte, mais l'on ne peut au surplus que s'interroger quant au moment et aux circonstances de sa pr�sence � cet endroit, au demeurant sur une tache rouge dont il n'a pu �tre �tabli s'il s'agissait v�ritablement d'une tache de sang. Par ailleurs, aucune trace d'ADN de l'intim� n'a �t� retrouv�e sur la ceinture blanche pos�e sur le corps de la victime, ni sur le cou, ni sur les nombreuses blessures qui lui ont �t� caus�es, lesquelles avaient abondamment saign�. Quant � l'ADN de la victime, il n'en a pas �t� trouv� de trace sur le corps de l'intim�, qui s'�tait certes lav�, mais en revanche � trois endroits sur sa veste, sans que l'on sache, l� encore, � quel moment et dans quelles circonstances il y a �t� d�pos�, en particulier sans que l'on puisse exclure qu'il l'ait �t� lors des contacts physiques entre les protagonistes au cours de la soir�e.
Sur la sc�ne du crime, les enqu�teurs n'ont trouv� aucun �l�ment mat�riel permettant de mettre en cause l'intim�. Enfin, le fait que la victime pouvait devenir verbalement agressive, notamment lorsqu'elle se trouvait sous l'emprise de l'alcool, comme tel �tait le cas le soir du crime, et que l'intim� peut parfois se r�v�ler un homme violent ne suffit pas � faire admettre qu'ils auraient effectivement eu une altercation ayant d�g�n�r�, laquelle demeure � l'�tat de simple hypoth�se.
2.8.2 Sur le vu de l'ensemble de ce qui pr�c�de, il n'�tait pas arbitraire au sens d�fini par la jurisprudence, c'est-�-dire absolument inadmissible, de consid�rer qu'une appr�ciation globale des �l�ments de preuve ne permettait pas de conclure de mani�re suffisamment certaine que l'intim� soit l'auteur de l'homicide, mais laissait subsister un doute s�rieux et irr�ductible sur ce point. Partant, les juges cantonaux n'ont pas viol� l'interdiction de l'arbitraire, ni le principe in dubio pro reo, en acquittant l'intim� au b�n�fice du doute.
Les recours doivent ainsi �tre rejet�s.
Les proches de la victime devront supporter les frais inh�rents � leur recours (cf. art. 66 al. 1 LTF). En application de l'art. 66 al. 4 LTF, le canton de Gen�ve sera en revanche dispens� de payer des frais.
Il n'y a pas lieu d'allouer des d�pens � l'intim�, qui n'a pas �t� amen� � se d�terminer sur les recours.
Le recours dirig� contre l'arr�t ACAS/35/11 et le recours dirig� contre l'arr�t ACAS/36/11 sont rejet�s.
Les frais judiciaires inh�rents au recours 6B_463/2011, arr�t�s � 2000 fr., sont mis � la charge de leurs auteurs. Pour le surplus, il n'est pas per�u de frais.