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Timestamp: 2019-02-16 07:29:31+00:00
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Listes des Monuments historiques et bâtiments protégés de PerpignanHistorical monuments and protected buildings listing in Perpignan - immoCity 66 votre agence immobilière à Perpignan Pyrénées-Orientales 66
Les Monuments historiques et bâtiments protégés de Perpignan
Ancien grand Séminaire Précisions : Les murs du cimetière Saint-Jean dit « Campo Santo » et la chapelle Saint-Jean-l’Evangéliste dite « Funeraria »: classement par arrêté du 30 juin 1910
Eléments protégés : cimetière ; chapelle ; mur
Histoire : Les premiers grands magasins apparaissent à Paris au début du 19e siècle (1825, le Grand Bazar) et plus tardivement en province (1855, le Grand Bazar de Lyon) . Ces grands magasins, qui s’adressent à une clientèle aisée, présentent un décor luxueux, de vastes espaces intérieurs et les aménagements techniques les plus modernes (ascenseur, éclairage électrique, …) . Les Dames de France de Perpignan ont été construites de 1905 à 1907 par l’architecte Georges Debrie et l’entrepreneur M. Pourxet pour le compte de la société Paris-France. Le nouvel immeuble est édifié à l’entrée est de la ville, dans la perspective de l’avenue de la gare, en bordure de la place de Catalogne, créée à la même époque. Le magasin reçoit une verrière zénithale en dôme extrêmement audacieuse, malheureusement détruite en 1963. L’immeuble est à deux étages sur rez-de-chaussée et étage de comble, sur plan pentagonal. Les trois façades principales ont une élévation identique : rez-de-chaussée aux vitrines séparées par des pans de murs à refends ; étage de grandes baies cintrées (niveaux de vente) ; étage de comble couvert d’une toiture d’ardoise avec brisis et éclairé par une succession d’oculi. L’entrée principale est chargé d’un fronton cintré orné de guirlandes sous lequel figure l’inscription » Aux Dames de France « . Le décor est concentré à l’étage des grandes baies (uniquement sur les façades principales, les deux façades arrières en sont dépourvues) : cartouches, guirlandes, motifs floraux, symboles glorifiant la révolution industrielle, …
Précisions : Façades et toitures (cad. AO 171) : inscription par arrêté du 24 juin 1999
Adresse : place de Catalogne
Auteur(s) : DEBRIE Georges (architecte)
Histoire : Université créée en 1350 par Pierre d’Aragon, dépendant de l’évêché d’Elne. L’annexion du Roussillon à la France, en 1659, fit apparaître l’université de Perpignan comme un agent de francisation du Roussillon. En 1760, le comte de Mailly fit construire le nouveau bâtiment qui abrita les enseignements jusqu’à la Révolution. Cet établissement était doté d’un jardin des plantes, d’un jardin des arbustes, d’une bibliothèque publique, d’un cabinet d’histoire naturelle, d’un cabinet de physique et d’un amphithéâtre d’anatomie. En 1795, l’université est remplacée par l’Ecole Centrale. Depuis 1980, les bâtiments abritent les archives municipales. Plan en U inscrit dans une parcelle triangulaire. Le corps central présente une façade de style classique avec ordre toscan et fronton triangulaire, flanqué de deux ailes surmontées d’un étage au 19e siècle. A l’intérieur, l’essentiel des dispositions primitives ont été maintenues.
Précisions : L’ancienne université en totalité, y compris l’ancien amphithéâtre d’anatomie, le sol de la cour, la grille et tout ce qui constitue la pointe du triangle entourant l’amphithéâtre d’anatomie (cad. AD 122 à 124) : classement par arrêté du 12 décembre 2005
Eléments protégés : amphithéâtre universitaire ; cour ; grille
Précisions : Aqueduc des Arcades (cad. EV 47 ; HR 81) : classement par arrêté du 16 juillet 1984
Précisions : Façades et toitures de l’ancienne caserne ; fortifications dites Front Saint-Jacques (cad. AS 598, 751, 694) : inscription par arrêté du 21 mars 1983
Adresse : rue de la Caserne-Saint-Jacques ; rue Louis-Bausil
Eléments protégés : enceinte ; élévation ; toiture
Castillet, Grand-Castillet, porte Notre-Dame ou Petit-Castillet Précisions : Castillet, Grand-Castillet, porte Notre-Dame ou Petit-Castillet : classement par liste de 1889
Eléments protégés : ouvrage fortifie ; porte
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste Précisions : Cathédrale Saint-Jean-Baptiste : classement par arrêté du 9 août 1906
Chapelle Notre-Dame-des-Anges (ancienne)
Précisions : Chapelle, ainsi que les vestiges du cloître Saint-François (cad. AL 201) : classement par arrêté du 25 février 1974
Adresse : 40 rue Maréchal-Foch
Epoque : 2e moitié 13e siècle ; 1ère moitié 14e siècle
Eléments protégés : cloître
Cinéma « Castillet »
Histoire : Un des plus anciens cinémas de France, construit en 1911 pour Jean Font par l’architecte Eugène Montès et décoré par le sculpteur Alexandre Guénot. Sa conception s’inspire de l’architecture théâtrale du 19e siècle, en y incorporant quelques éléments Art Nouveau. Il a été conçu dès l’origine pour être un cinéma. Salle modifiée en 1953 par l’architecte Scob.
Précisions : Façades et toitures, y compris la marquise qui couvre l’entrée (boulevard Wilson) (cad. AC 227) : inscription par arrêté du 18 mars 1997
Auteur(s) : MONTES Eugène (architecte)GUENOT Alexandre (sculpteur)
Citadelle Histoire : Le château des rois de Majorque a été construit de 1276 à 1300. L’ensemble des immeubles et terrains est devenu propriété de la France par le traité des Pyrénées (1659) qui rattache le Roussillon à la France. La citadelle a été construite par Vauban.
Précisions : La porte de 1577 qui donne entrée dans la citadelle (façade extérieure seulement) ; l’ancien palais des Rois de Majorque et d’Aragon sis dans l’enceinte de la citadelle comprenant : les fossés, la tour d’accès, la chapelle (intérieurement et extérieurement) avec son campanile, les quatre façades sur la cour avec leurs galeries et leurs escaliers : classement par liste de 1875, délimité par arrêté du 20 août 1913 – L’ensemble de la citadelle, à l’exception des parties classées : inscription par arrêté du 5 juillet 1935
Epoque : 4e quart 13e siècle ; 2e moitié 17e siècle
Eléments protégés : enceinte ; fossé ; chapelle ; cour ; porte ; tour ; campanile ; galerie ; escalier ; élévation
Auteur(s) : VAUBAN (ingénieur)
Précisions : Eglise et cloître (cad. AI 320, 321) : classement par arrêté du 10 mai 1988 ; Façades et toitures des bâtiments conventuels (cad. AI 320, 321) : inscription par arrêté du 10 mai 1988
Année de construction : 1548
Eléments protégés : église ; cloître ; bâtiment conventuel ; élévation ; toiture
Histoire : Elément important de l’architecture gothique à Perpignan. Le couvent des Dames de Saint-Sauveur a été construit à partir de 1245, dans le grand mouvement de construction de couvents des ordres mendiants pendant la seconde moitié du 13e siècle et le début du 14e siècle. Couvent vendu comme bien national en 1792.
Précisions : Ancienne salle capitulaire (cad. AH 497) : inscription par arrêté du 30 avril 1997
Eléments protégés : salle capitulaire
Couvent des Frères Prêcheurs (ancien) Précisions : Couvent des Frères Prêcheurs (ancien) , y compris la chapelle Notre-Dame avec ses peintures murales (cad. AD 359) : classement par arrêté du 17 mai 1977
Précisions : Eglise ; cloître, y compris son sol pavé, sa citerne et ses peintures murales ; vestibule d’entrée et cage d’escalier qui lui fait suite ; façades et toitures des bâtiments conventuels (cad. AD 2) : inscription par arrêté du 9 février 1988
Epoque : 2e moitié 16e siècle ; 1er quart 17e siècle
Année de construction : 1575 ; 1617
Eléments protégés : église ; cloître ; citerne ; bâtiment conventuel ; vestibule ; escalier ; élévation ; SOL ; toiture
Eglise Saint-Jacques Précisions : Eglise Saint-Jacques (cad. AS 524) : classement par arrêté du 27 janvier 1987
Histoire : En 1639, l’église primitive est détruite pour dégager les abords de la citadelle menacée par les Français. L’église est reconstruite aussitôt, les travaux s’achevant en 1677. L’édifice se compose d’une nef unique bordée de chapelles latérales, faux-transept et abside à cinq pans. L’église est couverte de voûtes en briques. Le décor 19e siècle a succédé à des peintures plus anciennes. Le buffet d’orgue en bois sculpté date du 18e siècle.
Précisions : L’église en totalité (cad. AK 247) : inscription par arrêté du 26 mars 2003
Adresse : rue Grande-la-Monnaie
Epoque : milieu 17e siècle; 2e moitié 19e siècle
Année de construction : 1677 ; 1887
Eglise de la Réal Précisions : Eglise de la Réal (cad. AI 291) : classement par arrêté du 20 janvier 1983
Epoque : 14e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
Eglise des Carmes (ancienne) Histoire : Construction du couvent des Carmes en 1270. Eglise achevée en 1325 et remaniée en 1343. Subsiste le portail gothique sculpté.
Précisions : Eglise : classement par arrêté du 13 août 1906 – Portail extérieur, façade Nord, église (sous réserve du maintien des aménagements actuels) : classement par arrêté du 20 août 1913
Année de construction : 1325
Eléments protégés : portail ; élévation
Eglise du Vieux-Saint-Jean Précisions : Porte, clocher et nef méridionale : classement par liste de 1840 ; Eglise, sauf parties déjà classées : inscription par arrêté du 21 juin 1956
Eléments protégés : porte ; clocher ; nef
Précisions : Vestibule et cage d’escalier avec leurs décors ; cour intérieure, façades et toitures, avec son décor (cad. AE 147) : classement par arrêté du 8 juin 1989 ; Façade sur rue et toiture correspondante (cad. AE 147) : inscription par arrêté du 8 juin 1989
Adresse : 18 rue Emile-Zola
Eléments protégés : cour ; vestibule ; escalier ; élévation ; décor intérieur ; toiture ; TOITURE
Auteur(s) : PETERSEN Dorf V (maître de l’oeuvre)
Hôtel Saint-Antoine Précisions : Pierre incrustée dans une façade sur cour (cad. I 420) : inscription par arrêté du 12 juillet 1965
Adresse : 11 rue de la Révolution-Française
Eléments protégés : cour ; élévation ; PIERRE
Hôtel de Ville Précisions : Hôtel de Ville : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Histoire : Maison patricienne caractéristique du 14e siècle, ornée de peintures murales. Remodelé au 19e siècle, l’immeuble a gardé l’essentiel de ses structures médiévales, malgré l’altération des distributions verticales (escalier et percements de la façade donnant une nouvelle ordonnance ; reprofilage du portail). Modifications en 1828 (mosaïque de galets ; escalier à vide central unique à Perpignan).
Précisions : Façades et toitures, ainsi que les structures et décors médiévaux de l’immeuble (cad. AC 174) : inscription par arrêté du 3 août 2001
Adresse : 2 rue des Abreuvoirs
Eléments protégés : décor intérieur ; élévation
Loge des Marchands ou Loge de Mer Précisions : Loge des Marchands ou Loge de Mer : classement par liste de 1840
Maison Précisions : Porte sur rue, porte sur vestibule, porte au départ de l’escalier, façades sur cour avec les arcs portant escalier et galerie, porte sur galerie et fenêtre à la suite : classement par décret du 23 mars 1928
Eléments protégés : porte ; vestibule ; escalier ; galerie ; baie ; fenêtre ; élévation
Précisions : Maison : classement par décret du 29 décembre 1919
Adresse : 8 rue de la Main-de-Fer
Maison Précisions : Porte sur rue avec son encadrement sculpté (cad. I 259) : inscription par arrêté du 23 novembre 1964
Adresse : 3 rue des Fabriques-Nabot
Eléments protégés : porte
Maison Julia Précisions : Maison Julia : classement par liste de 1889
Adresse : 2 rue des Fabriques-Nabot
Précisions : Fenêtre sculptée sur cour et rampe en fer forgé de l’escalier (cad. I 1925) : inscription par arrêté du 9 octobre 1964
Adresse : 12 rue Fontaine-Neuve
Eléments protégés : cour ; baie ; escalier ; fenêtre ; rampe d’appui
Précisions : Oppidum gallo-romain (vestiges archéologiques) (cad. D 596, 598 à 602, 625 à 627, 629, 631 à 633, 636, 637) : inscription par arrêté du 16 février 1954
Epoque : Age du fer 1 ; Age du fer 2 ; Gallo-romain ; Haut-Empire ; Haut Moyen Age
Palais de justice (ancien) Précisions : Palais de justice (ancien) , attenant à la mairie : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Précisions : Pierre incrustée (cad. I 622p) : inscription par arrêté du 21 septembre 1965
Adresse : rue Fontaine-de-Na-Pincarda ; rue Foy
Eléments protégés : PIERRE
collège Jean Moulin Histoire : Le 5 octobre 1894, le Conseil Municipal vote un crédit pour l’achat des jardins de l’hôtel Çagarriga en vue de construire une Ecole supérieure de garçons. Une partie des terrains s’ouvrant sur l’Esplanade (actuelle place Jean Moulin) est soumise à la servitude militaire de la Citadelle. Un décret établi par le président de la République le 15 novembre 1895 modifie la zone des servitudes militaires. Le projet de construction de Léon Baille, architecte-voyer, est adopté la même année par le Conseil Municipal. Dès 1898, les travaux de construction commencent. L’école est inaugurée officiellement le 26 août 1901. Le bas-relief de Gustave Violet entourant la porte d’entrée sur la place Jean Moulin et représentant les allégories de la Science et du Travail a été probablement conçu pour le bâtiment. Des travaux d’agrandissement sont engagés en 1933. Reprenant le modèle d’origine, l’architecte surélève de deux étages les ailes latérales du bâtiment. En 1942, l’Ecole supérieure de garçons est transformée en Collège moderne de garçons avant de fusionner en octobre 1951 avec le Lycée Arago. Entre 1952 et 1953, les locaux de l’Ecole supérieure de garçons sont alors occupés par une extension du Collège de jeunes filles. La parcelle est ainsi rattachée à une plus grande structure comprenant une partie des terrains de l’ancien couvent médiéval Saint-Sauveur. En 1958, le Collège de jeunes filles est nationalisé et se transforme en Lycée de jeunes filles. A la rentrée scolaire de 1966-1967, le Collège d’Enseignement Secondaire mixte Jean Moulin est ouvert dans les locaux laissés vacants par le Lycée de jeunes filles installé dans les nouveaux locaux du Champs de Mars. Actuellement, un projet de restructuration et d’agrandissement du Collège Jean Moulin, mené par le Département, prévoit une extension du Collège sur l’ancienne Ecole normale de garçons pour l’installation d’un restaurant scolaire.
Adresse : place Jean-Moulin
Année de construction : 1898 ; 1933
Auteur(s) : Baille Léon (architecte voyer)Violet Gustave (sculpteur)
Couvent d’augustines Saint-Sauveur ; collège de filles, actuellement collège Jean Moulin
couvent d\ Histoire : Fondé aux alentours de 1230-1240, le couvent s’agrandit de la seconde moitié du XIIIe siècle à la fin du XIVe siècle. Du milieu du XVIe siècle au dernier quart du XVIIe siècle, on assiste à un déclin du monastère. Dans la première moitié du 18e siècle, les chanoinesses doivent effectuer de nombreux travaux de réparations dans le monastère. Cinq mois après le vote de l’Assemblée Législative du 4 août 1792 ordonnant la fermeture des couvents et l’interdiction de la vie commune, Antoine Margoüet, architecte et expert du Directoire du District, effectue l’estimation du couvent et constitue des parcelles vendues à des particuliers dès janvier 1793. En novembre 1797, le cloître sert de dépôt d’approvisionnement pour la défense de Perpignan et l’église est utilisée comme magasin militaire. En 1843, l’Ecole normale de garçons vient occuper temporairement des locaux situés dans la rue Emile Zola actuelle. L’architecte J. Vignol réalise un projet d’agrandissement de cette école daté du 1er juin 1869. L’école partage une partie de ces locaux, entre 1847 et 1849, avec les soeurs de Sainte-Claire qui ouvrent sur l’impasse des Amandiers, à l’arrière du Couvent. En 1879, la Société Catholique des Oeuvres se porte acquéreur de ces parcelles, propriétés des Clarisses, et revend l’ensemble à la Ville en 1895 pour l’installation des Cours secondaires de jeunes filles. En 1872, une nouvelle Ecole normale de garçons est construite sur une parcelle correspondant aux jardins en terrasses du couvent Saint-Sauveur. Elle est inaugurée deux ans plus tard. Par ailleurs, des Bains publics situés à l’arrière de l’église ont occupés une grande partie de l’enclos du couvent. Leur présence est connue dès 1866 et ce jusqu’en 1931. Dès 1910, les Cours secondaires de jeunes filles sont transformés en Collège de jeunes filles qui partage, en 1932, l’ensemble de l’enclos de l’ancien couvent Saint-Sauveur avec les Bains Saint-Sauveur et l’Ecole normale d’instituteurs, anciennement nommée Ecole normale de garçons. En 1966, le Collège de jeunes filles (devenu Lycée de jeunes filles depuis 1958) est transféré et laisse la place au Collège Jean Moulin.
Adresse : rue Côte-Saint-Sauveur
Auteur(s) : Vignol J. (architecte)
couvent de carmes déchaussés Saint-Joseph ; haras Histoire : La fondation des carmes déchaussés de Perpignan remonte au 8 avril 1589. De nombreuses difficultés pour trouver un emplacement dans la ville retarde leur installation sur le sommet du Puig dans le quartier Saint-Jacques entre 1590 et 1600. Les colonnes utilisées en remploi dans la rue Rabelais sur la façade de la parcelle AD 12 datent de cette période et proviennent probablement de l’ancien cloître. Le plan de la ville dressé par Roussellot en 1691 témoigne des structures intérieures du couvent. L’église orientée s’ouvre à l’ouest sur un espace libre (actuelle place Saint-Joseph) et communique avec le cloître dans sa partie septentrionale. Les bâtiments conventuels se répartissent principalement au nord et à l’est de l’église tandis qu’une grande cour ou jardin longe son flanc méridional. Au 18ème siècle, le couvent connaît une longue période de déclin durant laquelle les bâtiments conventuels se dégradent progressivement. En 1728, le couvent » menace ruines de tout côté « . En 1792, il est réquisitionné et « aménagé » pour loger l’excédent des troupes françaises durant la guerre contre l’Espagne. Le 6 août 1796, un rapport d’Antoine Margouët nous renseigne sur sa situation matérielle désastreuse. En 1799, le couvent divisé en différents lots est vendu aux enchères comme Bien National. La même année, le percement de l’actuelle rue Saint-Joseph à l’emplacement de l’ancien couvent achève son démembrement en deux îlots AD 03 et AD 04. En 1829, le département fait l’acquisition « d’un local faisant partie de l’ancien couvent Saint-Joseph » pour y établir un dépôt d’étalons baudets. De nombreuses démolitions et travaux s’effectuent pour la construction de ce dépôt et nous renseignent sur les matériaux du bâti ancien (galets, briquettes, marbre, murs à rebutes et en terre). Dans la seconde moitié du 19e siècle, la clinique Baillat s’installe dans la partie de l’îlot AD 03 correspondant à l’ancien cloître. En 1853, la ville rachète les locaux du dépôt départemental. Les parcelles AD 400, 15 et 16 du cadastre actuel appartiennent toujours à la commune. Des logements occupent toute la partie du couvent se trouvant dans l’îlot AD 03.
Adresse : place Saint-Joseph
Couvent de grands carmes Notre-Dame de l’Immaculée Conception ; arsenal
Histoire : Les grands carmes s’installent dans la ville entre 1267 et 1269 (premiers legs connus). La construction du couvent semble plus tardive et se situe entre 1325 et 1350. Le couvent se situait à l’extérieur de l’enceinte du 12e siècle. Il sera intégré dans le nouveau rempart à la fin du 13e siècle non loin du château royal également en construction à cette période. Le portail occidental et le cloître sont érigés vers 1330. Le choeur de l’église plus tardif a été réalisé vers 1440 ainsi que la crypte et une tribune polychrome en bois sculpté. Au 17e siècle, les bâtiments conventuels sont entretenus par la communauté religieuse et en 1712, les moines détruisent le second cloître d’époque moderne pour y construire une chapelle du Tiers-Ordre. Vers 1715, une partie du couvent est loué à l’armée du roi et en 1775, Louis 16 demande la suppression du couvent pour transformer les lieux en Arsenal. Un compromis permet aux moines de conserver leur couvent en échange d’une partie des locaux. Le 4 avril 1791, l’armée s’installe dans les lieux et ce jusqu’en 1990. Les plans militaires du début du 19e siècle nous renseignent sur l’état antérieur de l’édifice. En 1830, le grand cloître médiéval est démonté par l’armée pour créer une place destinée aux manoeuvres des troupes. Ce cloître sera racheté par Alexandre Guiraud et remonté dans le jardin du domaine de Villemartin sur la commune de Gaja-et-Villedieu (11) en 1838. Entre 1842 et 1848, de nouveaux bâtiments en brique sont construits pour l’Arsenal sur l’emprise de l’ancien couvent. Le 19 août 1944, un incendie détruit une grande partie de l’église et la tribune du 15e siècle qui occupait la 1ère travée de la nef. En 1961, les voûtes de l’ancienne église s’effondrent. Des travaux de restauration destinés à consolider les structures architecturales de l’édifice s’achèvent en 1967 laissant le bâtiment à l’état de ruine. Lors de sondages de l’armée dans le mur sud de l’église en 1980, les militaires ont mis au jour la présence d’enfeus au décor polychromes qui seront par la suite rebouchés pour ne pas être abîmés.
Histoire : L’étude de cette demeure repose sur le rapport de fouille de François Guyonnet datant de juillet 2000. Des murs en pisé (à l’Ouest) et en bauge (à l’Est et au Sud), conservés sur de grandes élévations en fond de parcelle et en limites mitoyennes confirment la présence d’une construction primitive datant de la fin du 13e siècle et du début du 14e siècle. Un plafond en bois peint polychrome, situé dans une salle du premier étage côté rue, est la preuve d’un remaniement (peut-être une surélévation de la demeure médiévale) au début du 16e siècle. Ce plafond présente une succession de solives entièrement décorées de motifs végétaux et de nombreux entrevous peints d’un décor de fleurettes. Cinq joues sont ornées de personnages sur fond végétal : un lapin dressé sur ses pattes arrières et tenant un bâton, deux centaures aux visages féminins et un loup (ou un chien) chevauchant un lapin ou un lièvre. Ce plafond est recouvert de gypseries au 18e siècle et une cheminée sur le mur Ouest est construite à l’opposé de la première. Enfin, au 19e siècle un deuxième faux plafond en plâtre abaisse la hauteur de la pièce principale. Après 1842, l’ensemble de la demeure est remanié. L’arrière cour est alors bâtie de moitié pour servir d’entrepôt à un atelier de maréchal-ferrant occupant le rez-de-chaussée et dont il ne reste aujourd’hui que la devanture. Les étages sont divisés en plusieurs appartements de rapport.
Adresse : 4 rue de l’Anguille
Epoque : limite 13e siècle 14e siècle ; 1er quart 16e siècle
Histoire : L’étude de la casa Julia repose sur le rapport de fouille réalisé en avril 2001 par Sandrine Conan (archéologue) avec la collaboration de Laurent Hernandez (historien). La casa Julia se situe dans l’ancien quartier médiéval des pareurs de draps dans un parcellaire laniéré entre la rue Fabrique d’en Nabot et Fabriques d’en Nadal. La parcelle de la maison Julia conserve la trace d’un bâti du 13e siècle (analyse de dendrochronologie). La demeure patricienne du début du 14e siècle se compose de deux corps de bâtiment et s’organise autour d’une cour intérieure à arcatures et d’un grand degré actuellement disparu. Son élévation se caractérise par la présence 3 niveaux : un rez-de-chaussée, un premier étage comprenant la grande salle directement ouverte sur la galerie et un second étage se terminant par une tour carrée. Les plafonds peints de la grande salle soutenus par des corbeaux et le décor sculpté de la cour sont datables après analyse de 1319 ou 1364. Au 15e siècle et 16e siècle, l’acquisition de nouveaux terrains attenants permet la construction d’au moins deux corps de bâtiment supplémentaires localisés au nord. Il semblerait que la demeure primitive ait subit à cette période quelques aménagements intérieurs peu présent dans le bâti actuel. Dans la seconde moitié du 18e siècle, le bel escalier d’honneur en fer forgé dans ouvre remplace le grand degré d’époque médiéval. Les aménagements intérieurs et leur décor se concentrent principalement sur les faux-plafonds, les murs et les cheminées. La grande salle médiévale est divisée en trois pièces distinctes. Dès 1839, la demeure qui appartient alors à la famille Julia devient immeuble locatif. Cette nouvelle affectation entraîne des transformations inhérentes à la distribution dans la seconde moitié du 19e siècle. La fermeture de la galerie oriental au premier étage daterait de cette époque. En 1889, la casa Julia est classé Monuments Historiques. A partir de 1914, de grands travaux de restauration dirigés par l’architecte L.Sallez débutent à l’initiative nouveau propriétaire Henri Jonquères d’Oriola. Ces aménagements dénotent une volonté de retrouver le caractère originel de la demeure. Certaines colonnes de la cour intérieure sont des copies de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.
Adresse : 2 rue Fabriques-d’en-Nabot
Epoque : 1er quart 14e siècle
demeure Casa Xanxo Histoire : La Casa Xanxo est construite entre 1507 et 1508 pour le riche marchand de draps Bernat Xanxo. Elle se compose alors d’une seule ligne de plan alignée sur rue et comportant un bureau et une boutique au rez-de-chaussée, tous les deux remarquablement voûtés, une salle de réception au premier étage, un étage sous comble et une cave pour entreposer les marchandises. Caractéristique du gothique catalan (fenêtres, portail) enrichi d’éléments de la première Renaissance (bossages), la façade sur rue avec son riche décor date de cette période, en particulier sa frise au thème scatologique. D’après une gravure d’Adrien Dauzats datant de 1820, la façade secondaire s’ouvre sur le jardin par un portique et une galerie haute desservie au nord par un escalier monumental à degré droit. Des pièces à usage privé se trouvent probablement à l’emplacement de l’aile septentrionale sur jardin visible également sur la gravure. Cette aile nord est probablement reconstruite dans les années 1930-1940. Les transformations et l’agrandissement de la demeure datent certainement du temps de son occupation entre 1794 et 1920 par la Loge maçonnique « Le Cercle de l’Union », et plus précisément entre 1820 et 1913. La grande salle d’apparat du premier étage avec ses boiseries est aménagée à la fin du 19e siècle ; sa cheminée néo-gothique monumentale date de 1873. La deuxième ligne de plan ouvrant sur le jardin peut dater d’une période comprise entre 1839/42 et 1913. Les deux baies du premier étage sur la façade principale ont été ouvertes entre 1820 et 1913, détruisant en partie la frise.
Année de construction : 1507
grand magasin Aux Dames de France Histoire : L’arasement des remparts nord de Perpignan débute dés le mois avril 1904 et permet notamment l’urbanisation des terrains situés extra-muros. Le rempart Villeneuve proche du boulevard Clemenceau est ouvert dès le mois de mai. Les travaux de destruction des remparts plus rapides que prévus sont achevés en août 1906. Le grand magasin « Aux Dames de France » est quasiment terminé à cette date pour le compte de la société Paris-France. L’architecte parisien Georges Debrie signe les plans du premier grand magasin de la ville dont la construction va durer moins de deux ans. Le bâtiment de style éclectique s’apparente aux modèles parisiens. En mars 1908, l’ouverture des Dames de France s’intègre dans un contexte économique très favorable à Perpignan. Cette enseigne s’implante surtout dans les villes de sud de la France comme Marseille, Narbonne, Montpellier ou Toulouse. Le bâtiment s’agrandit en 1917 pour répondre à la concurrence du Grand Bazar puis des Nouvelles Galeries. En 1963, la coupole en verre est démontée pour être remplacée par un hangar en bois. En 1983, la marquise du rez-de-chaussée est remplacée par un bandeau en tôle ondulée. En octobre 1989, l’annonce de la fermeture du magasin sous l’enseigne « Galeries Lafayette » entraîne dans sa chute le déclin de tout un quartier. Des pétitions se succèdent pour empêcher la destruction du bâtiment prévu pour un projet de drugstore. En 1995, des travaux de démolition commencent puis s’arrêtent faute de moyen. Les fondations ne sont pas au normes et la charpente métallique nécessite une restauration importante. Le 24 juin 1999, les façades et toitures de l’édifice sont inscrites Monuments Historiques. En 2002, le hangar qui couvre l’édifice est démonté à l’occasion des travaux réalisés pour l’ouverture d’un grand magasin, prévue en décembre 2004. L’architecte perpignanais Philippe Pous s’occupe du projet de restauration et d’aménagement.
Adresse : place Jean-Payra ; place de Catalogne
Histoire : La demeure est située sur la rue de la Fusterie qui suit le tracé de l’ancien rempart du 12e siècle et marque la limite entre les quartiers Saint-Jean et La Real. Sur le cadastre actuel, le parcellaire en lanières témoigne encore aujourd’hui du tissu urbain médiéval qui remonte probablement au 14e siècle. A cette période, la demeure est construite à proximité du plus important marché de la ville localisé sur l’actuelle place des Poilus. Le fonds parcellaire médiéval de AI 107 et partie de AI 108 sont assemblées durant la période moderne pour former une demeure à cour. Sa distribution primitive a disparu. Toutefois, l’entrée principale de cette parcelle d’angle était située rue des Cordonniers. Un beau portail en marbre et une porte cochère datant du 17e siècle marquent encore son emplacement. En 1780, Guillaume Duclos lève les premiers plans d’alignement de la rue de la Fusterie. Ces plans révèlent la présence d’un encorbellement sur la façade des parcelles AI 107, 111 et 112. En 1856, l’architecte de la ville Auguste Caffe réalise partiellement ce projet d’élargissement dans la 2e moitié du 19e siècle. L’alignement projeté est abandonné. Seuls les encorbellements sont détruits. Ainsi, une belle chambre à alcôve (plafond, cheminée, lambris) a conservée son décor de style Directoire. La distribution actuelle (escalier néo-gothique et cour intérieure au décor d’arcatures sur quatre niveaux) remonte à la fin du 19e siècle. En 1960, des travaux d’assainissement sont réalisés et une vitrine est ouverte rue de la Fusterie. Des fouilles archéologiques du bâti sont programmées en 2002.
Adresse : 1 rue de la Fusterie ; 11 rue des Cordonniers
Hôtel çagarriga, actuellement muséum d’Histoire Naturelle
Histoire : Une fenêtre du 16e siècle, au premier niveau du mur Nord de la cour intérieure laisse supposer l’existence d’une demeure importante sur cette parcelle dès le 16e siècle ou antérieurement. Le plan le plus ancien de la demeure est signé Léon Baille et date de 1898. Il restitue le rez-de-chaussée de l’hôtel au 18e siècle avant transformation. De nombreux éléments (escalier d’honneur, gypseries, menuiseries_) datent du 18e siècle. La construction de l’Ecole Primaire Supérieure de Garçons (actuel Collège Jean Moulin) par Léon Baille entre 1898 et 1901 entraîne l’annexion du jardin de l’hôtel. En 1899, la partie Est du rez-de-chaussée subit des transformations importantes pour l’aménagement d’un grand préau séparé de la grande cour (ancien jardin de l’hôtel) par une grille en fer sur mur bahut. Cette même cour est agrandie par la destruction de l’orangerie et de la salle de bain de l’hôtel çagarriga. Une loge de concierge est à cheval sur le préau et l’autre partie du local « destiné au musée, muséum ou bibliothèque ». En 1900, le Muséum de Perpignan s’installe dans les locaux du premier étage de l’hôtel.
Auteur(s) : Baille Léon (architecte communal)
Histoire : Un texte du 10 novembre 1797 indique que le cloître du couvent Saint-Sauveur sert de dépôt d’approvisionnement pour la défense de Perpignan. Le couvert du cloître achève alors de se détruire. Cet état de délabrement explique probablement la disparition de l’aile orientale du cloître et sa transformation en impasse. Le passage vers la rue Emile Zola actuelle se fait à l’emplacement d’une cour secondaire du couvent aménagée en passage (privé ?) pour l’accès de l’Ecole normale primaire. Cette cour secondaire est transformée en passage couvert dans la première moitié du 19e siècle. Il dessert l’Ecole normale primaire. L’ouverture de l’impasse sur la rue Emile Zola a lieu à la fin du 19e siècle probablement à l’occasion de la reconstruction de l’immeuble n° 32 rue Emile Zola (actuelle parcelle AI 31) par remembrement en 1878 des parcelles 1932 et 1933 du cadastre napoléonien.
Histoire : A la fin du 13e siècle, l’enceinte majorquine compte neuf porte dont une située au nord sur le chemin de France. Après 1344, la ville sous domination aragonaise est renforcée par de nouvelles fortifications. Pierre IV d’Aragon fait construire à l’emplacement de l’entrée nord une nouvelle porte baptisée Castillet pour son architecture de « petit château ». Le maître d’ouvre Guillaume Gitart réalise une construction massive aux volumes arrondis rappelant la Bastille à Paris ou les tours du Fort Saint-André à Villeneuve-les-Avignons. A cette période, l’édifice couronné d’un élégant mâchicoulis se compose de deux tours cylindriques situées extra-muros. Entre 1475 et 1483, la ville est occupée puis annexée à la France contre la volonté des perpignanais qui se révoltent. Le premier Castillet se dote de meurtrières à arquebuses plus nombreuses côté ville et de grandes fenêtres grillagées hors les murs pour favoriser la circulation de l’air. Un imposant bastion s’élève devant l’entrée primitive et une autre porte est construite sur le flanc oriental de l’édifice. Conçut en 1478 par l’architecte italien Bonissi, cette nouvelle entrée s’harmonise avec la construction d’époque aragonaise. Côté ville, une statue de la Vierge(19e siècle) se dresse sous un élégant dais d’architecture gothique. En 1542, Charles Quint double le bastion de Louis XI par une construction reconnaissable à son échauguette et à son éperon donnant sur la Basse (rivière). Entre 1697 et 1870, le Castillet est transformé en prison d’Etat. De 1870 à 1963, s’y succèdent le Foyer du Soldat, les Archives Municipales et la Société Agricole, Scientifique et Littéraire de Pyrénées-Orientales. Le Musée Catalan des Arts et Traditions Populaires baptisé Casa Payral est inauguré en 1963.
Epoque : 3e quart 14e siècle
Auteur(s) : Gitart Guillaume (maître d’oeuvre)Bonissi (architecte)
Histoire : En 1898, la ville se porte acquéreur des parcelles I 697, 698, 699, 709, 710 et 711 du cadastre napoléonien pour la création d’une nouvelle rue. L’ouverture de la rue Caulas est approuvée en 1899. Le projet prévoit une percée de 13m de largeur pour aérer le tissu urbain et désenclaver la place de la République où se tient le marché principal de la ville. En 1924, la rue n’est toujours pas ouverte à cause de propriétaires retorses. A cette période, Perpignan connaît une grande crise du logement. Pour permettre l’ouverture de cette rue, la ville modifie le projet initial en réduisant sa largeur entre 8 et 10 mètres. Le percement de la rue Caulas est effectué entre juin et août 1925.
Histoire : Le 10 mai 1799, Simon Coulard (entrepreneur) s’engage à ouvrir dans un délai de deux mois une nouvelle rue « sur le plan dressé de l’église » de l’ancien couvent des carmes déchaussés. En échange, la commune lui permet de récupérer tous les matériaux après démolition. Le 11 juin 1799, la rue est ouverte et sépare en deux îlots distincts l’ancien couvent (AD 03 et 04).
Auteur(s) : Coulard Simon (entrepreneur)
Histoire : La rue suit le tracé de la première enceinte du 12e siècle. Entre 1276 et 1325, le rempart majorquin englobe les nouveaux lotissements dont l’actuel quartier La Real qui se développe au sud de la rue de la Fusterie. La création de cette dernière remonte probablement au 1er quart du 14e siècle après l’arasement des murs de la première fortification de Perpignan. La rue présente une architecture à pans de bois et encorbellements liée aux activités commerciales qui s’y développent. A la fin du 18e siècle, les édiles de la commune désirent élargir la rue. Le premier plan d’alignement connu pour la rue de la Fusterie date de 1780 et ne sera jamais réalisé. Levé par Guillaume Duclos, ce plan indique les encorbellements à supprimer et les alignements projetés. De nombreux projets d’élargissement se succèdent jusqu’en 1865 sous la responsabilité de l’architecte de la ville Auguste Caffe. En 1869, seules les façades des parcelles AI 147 et 148 du cadastre actuel sont reculées pour élargir l’accès à la place Rigaud. Les parcelles AI 107, 111, 112, 113, 118 et 119 perdent leur encorbellement durant le dernier quart du 19e siècle. Progressivement, les avancées sur la voie publique sont supprimées. Aujourd’hui, seules 2 parcelles ont conservé leur encorbellement.
Auteur(s) : Duclos Guillaume (architecte)Caffe Auguste (architecte communal)
Salle capitulaire du couvent d’augustines de Saint-Sauveur
salle capitulaire du couvent d\ Histoire : La salle capitulaire est un élément remarquable, encore en place et identifiable, de l’ancien couvent médiéval Saint-Sauveur. Les éléments sculptés (bases et chapiteaux des colonnettes des baies, culots), comparables à ceux du cloître de l’abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines (66), permettent de la dater de la fin du 13e siècle, période de construction du couvent. Sur un plan d’Antoine Margoüet daté de 1795, la salle capitulaire figure sous le nom de « vieille chapelle Saint-Michel ». C’est le document le plus ancien sur lequel est signalé la salle capitulaire. En 1902, elle est aménagée pour abriter l’Ecole enfantine, annexe des Cours secondaires de jeunes filles. Le projet alors présenté par l’architecte-voyer Léon Baille consiste à diviser le volume de la salle en construisant un plancher au niveau de la cour. Un escalier partant du rez-de-chaussée aboutit à un préau à édifier. Le rez-de-chaussée ainsi créé sert de loge de concierge dès 1910, date de transformation des Cours secondaires de jeunes filles en Collège de jeunes filles. Depuis 1966-67, elle est annexée au collège Jean Moulin. Son affectation actuelle comme gymnase est attestée depuis 1955.
Adresse : 2 impasse Emile-Zola
Epoque : 4e quart 13e siècle
Auteur(s) : Baille Léon (architecte voyer)
école normale de garçons, actuellement collège Jean Moulin Histoire : Pendant près de 40 ans, l’Ecole normale de garçons occupe des locaux inadaptés en différents lieux de la ville. En 1872, un terrain situé dans les jardins en terrasses de l’ancien couvent médiéval Saint-Sauveur est acquis pour la construction d’un bâtiment neuf de deux étages carrés, inauguré en 1874. Le déplacement de l’Ecole est plusieurs fois envisagé mais le bâtiment existant est réaménagé. La chapelle est transformée en salle de dessin en 1883. En 1911-1912, les trois corps de bâtiment en U sont surélevés d’un étage, faisant disparaître la tourelle-observatoire d’origine. Entre octobre 1941 et octobre 1953, le bâtiment est annexé par le collège de jeunes filles installé dans les anciens locaux du couvent Saint-Sauveur. Au 20e siècle, diverses institutions occupent les locaux : vers 1970, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique, puis, en mai 1992, le Comité Sportif Départemental. Un projet de restructuration du Collège Jean Moulin est en cours d’exécution. Il prévoit la récupération des locaux de l’ancienne Ecole normale pour l’installation du restaurant du collège.
Histoire : L’église paroissiale s’implante sur le sommet du « Puig » au nord-est du quartier Saint-Jacques. Ce lotissement de la 1ère moitié du 13e siècle est enfermé dans les remparts majorquins vers 1280. La 1ère donation connue à l’ouvre de l’église date de 1244. La construction des deux travées orientales s’effectue dans la 2e moitié du 13e siècle et se poursuit au début du 14e siècle pour les travées occidentales. Le choeur de l’église est reconstruit à l’extrême fin du 14e siècle. Son arc triomphal porte la date « 1397 ». Dans le dernier quart du 15e siècle, la corporation des tisserands fait construire au sud du choeur une chapelle privée dédiée à Saint-Barthélemy. En 1540, l’artillerie de Charles Quint bombarde le sommet du clocher primitif. Et en 1557 des travaux de renforcement le consolident. Entre 1699 et 1742, une chapelle indépendante de l’église médiévale est érigée à l’ouest de la nef pour la confrérie de la Sanch. En 1785, de fausses voûtes en plâtre remplacent la charpente sur arcs diaphragme d’origine et les chapelles latérales sont percées d’un oculus. En 1845-1850, le clocher est reconstruit dans le style néo-médiéval. Des fouilles archéologiques réalisées en 2001 ont révélé la présence d’un dépôt de vases en céramique du 15e siècle (165 vases). Ces céramiques étaient destiné à alléger et assainir la structure du couvrement de l’église.
Adresse : rue de l’église-Saint-Jacques
Epoque : milieu 13e siècle
établissement financier et salle des fêtes de l’Union des commerçants, actuellement Crédit Mutuel
établissement financier et salle des fêtes de l\ Histoire : En 1906, les remparts nord de la ville sont détruits et laissent la place pour de nouvelles constructions. Un permis de construire est déposé en janvier 1925 par l’Union des Commerçants. L’édifice est construit sur un terrain vierge à l’angle de la rue Jeanne d’Arc et Edmond Bartissol. Les plans du bâtiments sont dressés par les architectes Berthier et Raoul Castan. L’autorisation de travaux stipule que les ouvrages extérieurs devront être exécuté dans un délai d’un an. Le programme prévoit la construction au rez-de-chaussée des bureaux destinés au Comptoir de Bons à crédit ouvrant rue Jeanne d’Arc. L’accès à la salle des fêtes du 1er étage se fait rue Bartissol. L’escalier d’honneur est éclairé par une verrière maçonnée originale. En 1927, la construction de style Art Déco est achevée et l’Union des Commerçants s’y installe. Après 1985, le Crédit Mutuel modifie l’entrée primitive de la rue Jeanne d’Arc.
Adresse : 14 rue Jeanne-d’Arc
Auteur(s) : Berthier Joseph (architecte)Castan Raoul (architecte)
Sources : Actuacity
Historical monuments and protected buildings in Perpignan
Former Grand Seminary
Former Grand Seminary Detail: The walls of the cemetery of St. John says « Campo Santo » and the Chapel of St. John the Evangelist called « Funeraria » arrested by ranking the 30 June 1910
Type: Historic Monuments
Proprietary Materials: Cemetery; Chapel ; Wall
Former shop Aux Dames de France
History: The first department stores appear to Paris in the early 19th century (1825, Grand Bazaar) and later by province (1855, Grand Bazaar of Lyon). These stores, which cater to wealthy clients, luxuriously decorated, spacious interior and the most modern technical amenities (elevator, electrical lighting, …). The Ladies of France Perpignan were built from 1905 to 1907 by the architect and entrepreneur Georges Debrie Mr. Pourxet on behalf of the company Paris-France. The new building is erected at the entrance of the city, in view of the Avenue of the station, next to Plaza Catalunya, created at the same time. The store receives a glass roof dome in extremely bold, unfortunately destroyed in 1963. The building is two floors on the ground floor and the height of floor on pentagonal. The three main facades have an identical elevation: ground floor with windows separated by sections of wall to shear walls; floor large arched windows (sales levels); floor roof covered with slate roof with bell-cast and illuminated by a succession of oculi. The main entrance is charged with a curved pediment decorated with garlands under which the inscription « Aux Dames de France ». The décor is concentrated on the floor of the large bays (only on the main façade, the two rear facades are free) cartridges, garlands, floral motifs, symbols glorifying the industrial revolution …
Details: facades and roofs (ie AO 171.): Registration by order of 24 June 1999
Proprietary Materials: elevation
Author (s): Georges DEBRIE (architect)
Former University of Perpignan
History: University founded in 1350 by Pierre d’Aragon, depending on the bishopric of Elne. The annexation of Roussillon in France in 1659 conjured the University of Perpignan as the Roussillon francisation agent. In 1760, Count de Mailly built the new building which housed the teachings until the Revolution. This was with garden plants, garden shrubs, a public library, a natural history room, a physics laboratory and an anatomical theater. In 1795, the university is replaced by the Ecole Centrale. Since 1980, the buildings house the city archives. Map U part of a triangular plot. The central body has a classical facade with Tuscan and triangular pediment flanked by two wings topped by a floor in the 19th century. Inside, most of the initial provisions were maintained.
Details: The oldest university in full, including former anatomical theater, the floor of the courtyard gate and all that constitutes the tip of the triangle surrounding the anatomical theater (ie AD 122 to 124. ) ranking by order of 12 December 2005
Proprietary Materials: university amphitheater; court; wire rack
Aqueduct Arcades
Details: Aqueduct Arcades (ie EV 47; 81 HR.): Arrested by ranking of 16 July 1984
Era: 12th century; 14th century
Barracks St. Jacques
Details: facades and roofs of the old barracks; Front fortifications called Saint-Jacques (ie AS 598, 751, 694.): registration by order of 21 March 1983
Address: Street Barracks Saint-Jacques; Louis-street Bausil
Proprietary Materials: pregnant; elevation ; roofing
Castillet, Grand Castillet, door Notre Dame or Petit-castillet
Castillet, Grand Castillet, door Notre Dame or Petit-castillet Details: Castillet, Grand Castillet, door Notre Dame or Petit-castillet: 1889 ranked list
Proprietary Materials: book strengthens; door
Saint-Jean-Baptiste cathedral Detail: St. John the Baptist Cathedral: ranking by order of August 9, 1906
Chapel of Our Lady of the Angels (old)
Details: Chapel and the remains of Saint Francis cloister (ie AL 201.): Arrested by ranking of 25 February 1974
Address: 40 rue Maréchal-Foch
Period: 2nd half of 13th century; First half 14th century
Proprietary Materials: cloister
Cinema « Castillet »
History: One of the oldest cinemas in France, built in 1911 by architect Jean Font Eugene Montes and decorated by sculptor Alexander Guénot. Its design is inspired by the theater architecture of the 19th century, incorporating some Art Nouveau elements. It was designed from the outset to be a cinema. Room amended in 1953 by the architect Scob.
Details: fronts and roofs, including the marquee that covers the entrance (Wilson Boulevard) (ie 227 AC.): Registration by order of 18 March 1997
Author (s): MONTES Eugene (architect) GUENOT Alexander (sculptor)
Citadel History: The castle of the Kings of Majorca was built from 1276 to 1300. All of the buildings and land became property of France by the Treaty of the Pyrenees (1659), which connects the Roussillon to France. The citadel was built by Vauban.
Details: The 1577 entrance door leading into the citadel (exterior only); the former palace of the Kings of Majorca and Aragon located within the walls of the citadel comprising ditches, the access tower, chapel (internally and externally) with its bell tower, the four facades of the courtyard with their galleries and staircases: ranked list of 1875 delimited by order of 20 August 1913 – the entire citadel, with the exception of classified parts: registration by order of 5 July 1935
Period: 4th quarter 13th century; 2nd half 17th century
Proprietary Materials: pregnant; ditch; Chapel ; court; door ; tower ; campanile; gallery; staircase; elevation
Author (s): Vauban (engineer)
Convent St. Clair (old)
Details: Church and cloister ranking by order of 10 May 1988 (ie AI 320, 321). Facades and roofs of the convent buildings (ie AI 320, 321.): Registration by order of 10 May 1988
Period: 1st half 16th century
Year built: 1548
Proprietary Materials: church; cloister; convent building; elevation ; roofing
Convent of the Sisters of Saint-Sauveur
History: Important element of Gothic architecture in Perpignan. The convent of the Sisters of Saint-Sauveur was built from 1245 in the great convents construction movement of the mendicant orders in the second half of the 13th century and the early 14th century. Convent sold as national property in 1792.
Details: Old chapter house (ie 497 AH.): Registration by order of 30 April 1997
Proprietary Materials: Chapter Room
Convent of Preachers (old)
Convent of Preachers (old) Details: Convent of Preachers (former), including the Notre-Dame chapel with its murals (ie 359 AD.): Arrested by ranking of 17 May 1977
Address: 8 rue Rabelais
Proprietary Materials: Chapel
Couvent des Minimes (old)
Details: Church; cloister, including the paved ground, his tank and wall paintings; entrance hall and staircase which follows; facades and roofs of the convent buildings (ie AD 2.): registration by order of 9 February 1988
Period: 2nd half of 16th century; 1st quarter 17th century
Year built: 1575; 1617
Proprietary Materials: church; cloister; tank; convent building; vestibule; staircase; elevation ; GROUND ; roofing
St. Jacques Church Detail: Eglise Saint-Jacques (ie AS 524.): Arrested by ranking the 27 January 1987
Era: 14th century; 18th century
History: In 1639, the original church was destroyed to clear the area around the citadel threatened by the French. The church was rebuilt immediately, the work ending in 1677. The building consists of a single nave flanked by side chapels, false transept and five-sided apse. The church is covered with brick vaults. The decor 19th century succeeded older paintings. The carved wood organ case dates from the 18th century.
Details: The church in full (ie 247 AK.): Registration by order of 26 March 2003
Address: Great the Coin Street
Era: mid 17th century; 2nd half 19th century
Year built: 1677; 1887
Proprietary Materials: interior
Church of Réal
Church of the Real Detail: Church of the Real (ie AI 291.): Arrested by ranking the 20 January 1983
Era: 14th century; 17th century; 18th century; 19th century
Church of the Carmelites (old)
Church of the Carmelites (old) story: Carmelite convent built in 1270. Church completed in 1325 and remodeled in 1343. subsists sculpted Gothic portal.
Details: Church stopped by ranking of 13 August 1906 – outside gate, north facade, church (subject to the maintenance of existing facilities): Classification by order of August 20, 1913
Year built: 1325
Proprietary Materials: portal; elevation
Church of Old Saint-Jean
Church of Old Saint John Details: Door bell and southern nave rank list 1840; Church, unless already classified parts: registration by order of June 21, 1956
Era: 11th century; 12th century; 13th century
Proprietary Materials: door; bell tower; nave
Pams hotel (former)
Details: Hallway and stairwell with their decorations; courtyard facades and roofs, decorated (ie AE 147.): arrested by ranking of 8 June 1989; Street facade and roof corresponding (ie AE 147.): Registration by order of 8 June 1989
Address: 18 rue Emile Zola
Period: 4th quarter 19th century
Proprietary Materials: court vestibule; staircase; elevation ; interior; roofing; ROOF
Author (s): PETERSEN Dorf V (master of the work)
Hotel Saint-Antoine Description: Pierre embedded in a courtyard façade (ie I 420.): Registration by order of 12 July 1965
Address: 11 rue de la French-Revolution
Proprietary Materials: court elevation ; PIERRE
City Hall Description: City Hall: ranking by order of July 12, 1886
History: House patrician characteristic of the 14th century, decorated with murals. Remodeled in the 19th century, the building has retained much of its medieval structure despite the alteration of vertical distributions (stairs and openings of the façade a new order; portal reprofiling). Changes in 1828 (pebble mosaic single central vacuum stairs Perpignan).
Details: fronts and roofs, as well as structures and medieval settings of the building (ie 174 AC.): Registration by order of 3 August 2001
Address: 2 rue des Drinkers
Proprietary Materials: interior; elevation
Loge des Marchands and Loge de Mer
Loge des Marchands and Loge de Mer Detail: Merchant houses or Loge de Mer: 1840 ranked list
Proprietary Materials: BUILDING
House Details: Door to street addresses vestibule door from the stairway, courtyard facades with arches supporting staircase and gallery, gallery door and window on following: ranking by decree of March 23, 1928
Address: 7 rue du Théâtre
Proprietary Materials: door; vestibule; staircase; gallery; Bay; window; elevation
Details: House: ranking by decree of December 29, 1919
Address: 8 rue de la Main-de-Fer
House Details: Porte street with its carved frame (ie I 259.): Registration by order of 23 November 1964
Address: 3 rue des Factories-Nabot
Proprietary Materials: Door
Julia House Details: Julia House: 1889 ranked list
Address: 2 rue des Factories-Nabot
Details: Rear Window carved and wrought banister of the staircase iron (ie I 1925.): Registration by order of October 9, 1964
Address: 12 rue Fontaine-Neuve
Proprietary Materials: court Bay; staircase; window; support ramp
Gallo-Roman oppidum
Details: Gallo-Roman Oppidum (archaeological) (ie D 596, 598-602, 625-627, 629, 631-633, 636, 637.): Registration by order of February 16, 1954
Epoque: Iron Age 1; Iron Age 2; Gallo-Roman; Early Empire; High Middle Ages
Courthouse (old) Details: Courthouse (old), adjoining the town hall: ranking by order of July 12, 1886
Details: inlaid stone (ie I 622p.): Registration by order of September 21, 1965
Address: rue Fontaine-de-Na-Pincarda; St. Foy
Proprietary Materials: STONE
College Jean Moulin History: On 5 October 1894, the Municipal Council vote a credit for the purchase of the hotel gardens ÇAGARRIGA to build a College boys. A portion of land opening on the Esplanade (current place Jean Moulin) is subject to military servitude of the Citadel. A decree issued by the President of the Republic November 15, 1895 amends the military easement area. The Léon Baille construction project architect voyer, was adopted the same year by the City Council. In 1898, construction began. The school was officially inaugurated on August 26, 1901. The relief of Gustave Violet surrounding the front door on the Place Jean Moulin and representing the allegories of Science and Labour was probably designed for the building. Expansion work of committed in 1933. Returning to the original model, the architect elevates two-story building side wings. In 1942, the School of boys is transformed into modern boys College before merging in October 1951 with the Lycée Arago. Between 1952 and 1953, the premises of the School of boys are then occupied by an extension of the Girls’ College. The plot is so attached to a larger structure comprising a part of the lands of the former medieval convent Saint-Sauveur. In 1958, the College of girls is nationalized and becomes High School girls. In the school year 1966-1967, the College of Secondary Education Jean Moulin joint is opened in the space vacated by the High School Girls installed in the new premises of the Champs de Mars. Currently, a restructuring and expansion of the College Jean Moulin, led by the Department, provides for an extension of the College on the old Normal School for Boys for the installation of a school cafeteria.
Type: General inventory of cultural heritage
Era: 19th century 20th century limit
Year built: 1898 1933
Author (s): Baille Léon (architect voyer) Violet Gustave (sculptor)
Augustinian convent of Saint-Sauveur; college girls, now college Jean Moulin
Convent of \ History: Founded around 1230-1240, the monastery is expanding in the second half of the thirteenth century to the late fourteenth century. The mid-sixteenth century to the last quarter of the seventeenth century saw a decline of the monastery. In the first half of the 18th century, canons must make numerous repairs to the monastery. Five months after the vote of the Legislative Assembly of 4 August 1792 ordering the closure of convents and the prohibition of common life, Antoine Margouët, architect and expert of the Management Board of the District, makes estimating the convent and is sold plots to individuals in January 1793. in November 1797, the cloister serves as a supply depot for the defense of Perpignan and the church is used as a military store. In 1843, the Normal School boys just temporarily occupy premises within the current Emile Zola Street. Architect J. Vignol makes expansion project this school dated June 1, 1869. The school shares a portion of the premises, between 1847 and 1849, with St. Clare sisters who open the deadlock almond trees at the rear of the Convent. In 1879, the Catholic Society of Works is acquiring these plots, properties of the Poor Clares, and sells throughout the City in 1895 for the installation of secondary girls Course. In 1872, a new Normal School for Boys is built on a plot corresponding to the terraced gardens of the Holy Saviour Convent. It was inaugurated two years later. Moreover, public baths on the back of the church have occupied a great part of the enclosure of the convent. Their presence is known since 1866 and this until 1931. In 1910, the secondary girls Courses are transformed into the Girls’ College which shares in 1932, the entire enclosure of the former convent of Saint-Sauveur with Saint-Sauveur Bains and the normal School of teachers, formerly called normal School for boys. In 1966, the Girls’ College (now High School girls since 1958) is transferred and leaves room for the College Jean Moulin.
Address: Street Côte-Saint-Sauveur
Period: 2nd half of 13th century
Author (s): J. Vignol (architect)
Convent of Discalced Carmelites St. Joseph; stud
convent of Discalced Carmelites St. Joseph; Stud History: The foundation of the Discalced Carmelites of Perpignan back to April 8, 1589. Many difficulties to find a location in the city delaying their installation on the top of the Puig in the Saint-Jacques district between 1590 and 1600. The columns used in replacement in the rue Rabelais on the facade of the AD 12 plot from this period and probably comes from the ancient cloister. The city plan drawn by Roussellot in 1691 reflects the inner structures of the convent. The church opens facing west on a free space (current place Saint-Joseph) and communicates with the cloister in its northern part. The convent buildings are spread mainly in the north and east of the church while a large yard or garden runs along its southern flank. In the 18th century, the monastery has a long period of decline during which the monastery buildings are deteriorating gradually. In 1728, the monastery « ruins threat from all sides. » In 1792, it was requisitioned and « converted » to accommodate the surplus of French troops in the war against Spain. August 6, 1796, one of Antoine Margouët report provides information on its disastrous financial situation. In 1799, the convent is divided into different lots auctioned as a National. The same year, the drilling of the current St. Joseph Street on the site of the former convent completes its dismemberment into two blocks AD 03 and AD 04. In 1829, the department acquired « by a local part of the former St. Joseph convent « to establish a standard filing donkeys. Many demolitions and work is carried out for the construction of this depot and tell us about the materials of old buildings (pebbles, bricks, marble walls to put off and land). In the second half of the 19th century, the clinical Baillat settled in the part of the island AD 03 corresponding to the former cloister. In 1853, the city bought the premises of departmental filing. AD 400 plots, 15 and 16 of the current cadastre still belong to the town. Housing occupy the whole part of the convent located in Block AD 03.
Address: Place Saint-Joseph
Era: 16th century 17th century limit
Author (s): unknown master work
Convent great Carmelite Our Lady of the Immaculate Conception; arsenal
History: The great Carmelites settled in the city between 1267 and 1269 (first known legacy). The construction of the convent appears later and is between 1325 and 1350. The convent was located outside the grounds of the 12th century. It will be integrated into the new wall at the end of the 13th century not far from the Royal Castle also under construction at that time. The western portal and the cloister were erected around 1330. The choir of the church was later realized in 1440 and the crypt and a polychrome wood carved platform. In the 17th century, the monastery buildings are maintained by the religious community and in 1712, the monks destroy the second cloister modern era to build a chapel of the Third Order. 1715, part of the convent is leased to the king’s army and in 1775 Louis 16 demand the closure of the monastery to transform the premises Arsenal. A compromise allows monks to keep their convent in exchange for part of the premises. April 4, 1791, the army moved into the premises and until 1990. The military plans of the early 19th century tell us about the previous state of the building. In 1830, the great medieval cloister was dismantled by the army to create a place for the troop maneuvers. This cloister will be bought by Alexandre Guiraud and reassembled in the garden of the domain Villemartin in the town of Gaja-et-Villedieu (11) in 1838. Between 1842 and 1848, new brick buildings are built to Arsenal on grip of the former convent. On 19 August 1944, a fire destroyed much of the church and the podium of the 15th century who occupied the first bay of the nave. In 1961, the old church vaults collapsed. restoration work intended to consolidate the architectural structures of the building was completed in 1967 leaving the building in ruins. When the army of polls in the south wall of the church in 1980, the military has unearthed the presence of enfeus the polychrome decoration which will subsequently capped to not be damaged.
Address: Waldeck Street
Period: 1st half 14th century
History: The study of this house is based on the Francis Guyonnet excavation report dated July 2000. adobe walls (in the West) and cob (east and south), preserved on large elevations background parcel and shared edges confirm the presence of a primitive construction dating from the late 13th century and early 14th century. A polychrome painted wooden ceiling, located in a first floor room overlooking the street, is evidence of a redesign (perhaps a raising of the medieval residence) in the early 16th century. This cap has a succession of fully decorated joist plant motifs and many interjoists flowers painted a backdrop. Five cheeks are decorated with characters on plant background: a trained rabbit on its hind legs and holding a stick, two centaurs for feminine faces and a wolf (or dog) riding a rabbit or a hare. The ceiling is covered with plasterwork in the 18th century and a fireplace on the west wall is built opposite the first. Finally, in the 19th century plaster a second false ceiling lowers the pitch of the main room. After 1842 the whole of the residence is remodeled. The backyard is then built by half as a warehouse to a blacksmith shop occupying the ground floor and he remains today only the front. The floors are divided into several apartments report.
Address: 4 rue de l’Anguille
Era: 13th century 14th century limit; 1st quarter 16th century
Casa Julia remains
History: The study of Julia casa based on the excavation report conducted in April 2001 by Sandrine Conan (archaeologist) in collaboration with Laurent Hernandez (historian). The Casa Julia is located in the medieval neighborhood of spotters sheets in a piecemeal strap between the Fabrique street in Naboth and factories to Nadal. The plot of the house Julia keeps track of a frame of the 13th century (dendrochronology analysis). The patrician house from the 14th century, consists of two buildings and is organized around a courtyard with arches and a large degree now disappeared. Its elevation is characterized by the presence of 3 levels: a ground floor, first floor includes the great room open directly onto the gallery and a second stage ending with a square tower. Painted ceilings of the hall supported by corbels and carved decoration of the court are datable after analysis of 1319 or 1364. In the 15th century and 16th century, acquisition of new land adjacent enables the construction of at least two bodies additional building located to the north. It seems that the remains primitive at that time has suffered some interiors little present in the current frame. In the second half of the 18th century, the beautiful staircase with wrought iron in honor opens replaces the large degree of medieval times. The interior fittings and decoration focus mainly on false ceilings, walls and chimneys. The great medieval hall is divided into three distinct parts. In 1839, the house which then belongs to the Julia family became rental property. This new allocation brings the transformations inherent in the distribution in the second half of the 19th century. The closure of the eastern gallery on the first floor dates from that time. In 1889, the Casa Julia is classified historic monument. From 1914, major restoration work led by architect L.Sallez start the new initiative Jonquères owner Henri d’Oriola. These developments reflect a desire to recover the original character of the house. Some columns of the inner courtyard are copies of the late 19th century or early 20th century.
Address: 2 rue d’en Factories Nabot
Period: 1st quarter 14th century
Casa Xanxo remains
Casa remains Xanxo History: Casa Xanxo was built between 1507 and 1508 for the wealthy cloth merchant Bernat Xanxo. It then consists of a single line plan aligned street and having an office and a ground floor shop, both remarkably arched, a reception room on the first floor, a floor under the roof and a cellar store the goods. Characteristic of Catalan Gothic (windows, portal) enriched the early Renaissance elements (bosses), the street facade with its rich decoration dates from this period, in particular its frieze scatological theme. According to Adrian Dauzats engraving dating from 1820, secondary façade opens onto the garden through a porch and a gallery north served by a monumental staircase to the right degree. private use of the parts are probably on the site of the north wing on garden also visible on the engraving. The north wing is probably rebuilt in the years 1930-1940. The transformation and expansion of the home certainly date from the time of its occupation between 1794 and 1920 by the Masonic Lodge « The Circle of the Union », and more precisely between 1820 and 1913. The large first-floor ceremonial hall with its woodwork is done in the late 19th century; its monumental neo-Gothic fireplace dates back to 1873. The second line plan opening onto the garden can be dated to a period between 1839 to 1842 and 1913. The two windows of the first floor on the main façade were opened between 1820 and 1913 destroying part of the frieze.
Period: 1st quarter 16th century
Department store Aux Dames de France
department store Aux Dames de France History: The leveling of the northern ramparts of Perpignan begins dice the month April 1904 and notably allows the urbanization of lands extramural. Villeneuve near the rampart of Clemenceau Boulevard is open from the month of May. The destruction work faster than expected ramparts were completed in August 1906. The department store « Aux Dames de France » is almost ended on behalf of the company Paris-France. The Parisian architect Georges Debrie sign the plans of the first department store in the city whose construction will last less than two years.