Source: https://www.infocatho.fr/tag/euthanasie/
Timestamp: 2020-01-17 19:08:23+00:00
Document Index: 21375173

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

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La polémique a notamment eu lieu sur les réseaux sociaux. À la suite d’une campagne d’affichage d’Alliance Vita, appelant à « respecter la maternité », « la paternité » et « la vie », certains ont vu une mise en cause de certaines pratiques comme l’avortement ou la PMA pour toutes, qui romprait avec la neutralité qui devrait convenir aux lieux publics comme les gares SNCF. Anne Hidalgo, maire de Paris, avait même demandé par tweet interposé le retrait de ces affiches, se considérant « profondément choquée et indignée par cette campagne anti-IVG et anti-PMA à la Gare du Nord et dans plusieurs autres lieux de la capitale. Je demande à @ExterionMediaFR et #Mediatransports que ces affiches soient retirées immédiatement. »
À la suite de cette injonction, le GIE Mediatransport et les SNC MediaGare et MediaRail, qui gèrent la location d’espaces publicitaires dans les gares SNCF, avaient dû retirer les affiches litigieuses qui, en l’espèce, étaient les suivantes :
Mais Alliance Vita a saisi le juge des référés. Dans une décision rendue le samedi 4 janvier dernier, le tribunal judiciaire de Paris a demandé la reprise immédiate de l’affichage de la campagne de communication d’Alliance Vita sous peine d’astreinte financière en cas de non-exécution de la décision. Cette décision affirme notamment qu’« il convient de faire droit à la demande de l’association Alliance Vita (…) de reprendre l’exécution du contrat (…) en replaçant les affiches (…) sur les espaces publicitaires loués (…) ». Autrement dit, si ces organismes ne remettent pas les affiches retirées, ils devront payer une compensation financière par jour de non-exécution.
C’est donc une victoire pour Alliance Vita, même si la décision du juge des référés peut faire l’objet d’un appel dans des délais extrêmement brefs. Affaire à suivre.
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Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert, décédé le 11 juillet 2019, a eu un échange téléphonique avec le pape François. Cet échange a, en effet, été révélé par un entretien avec la journaliste Jeanne Smits, publié sur le site LifeSiteNews et reproduit sur le blog de cette dernière. C’est ce site américain qui est à l’origine de l’annonce par le site Vatican News, confirmée par la Salle de presse du Saint-Siège. L’entretien revient sur certains éléments, dont les plus douloureux sont la division de la famille. Mais il prouve aussi l’espérance d’une mère pour qui cette épreuve doit être lue à la lumière de la foi.
Concernant l’entretien de Viviane Lambert avec le pape François, Viviane Lambert souligne qu’il a bien eu lieu :
Oui, j’ai eu un coup de téléphone du pape, c’est le cardinal Barbarin qui me l’a signalé. Je ne le savais pas. Le cardinal Barbarin m’a appelée plusieurs fois, bon père, très paternel, et il m’a dit : « J’ai vu le pape, je lui ai dit : “Il faut appeler Mme Lambert.” Il m’a dit que je devais regarder mes messages récents – je ne les avais pas tous vus – et il y avait en effet un message en italien qui a été traduit en français pour moi. Un message touchant, très personnel.
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Pape François : « Une société est humaine si elle protège la vie, chaque vie, de son début jusqu’à sa fin naturelle »
- Juil 11, 2019
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Sans faire une allusion à l’affaire Vincent Lambert, le pape François s’est exprimé indirectement sur les aspects que soulevait la polémique en France. Dans un tweet du mercredi 10 juillet, le pape François s’est ainsi exprimé :
Ce n’est pas la première fois que le pape intervient dans cette affaire. Le 20 mai 2019, le pape François avait déjà lancé le message suivant :
Enfin, l’année dernière, le 18 avril 2018, il avait lancé un appel pour Alfie Evans et Vincent Lambert, et ce juste après sa catéchèse du mercredi :
J’attire à nouveau l’attention sur Vincent Lambert et le petit Alfie Evans, et je voudrais redire et confirmer fortement que l’unique maître de la vie, de son commencement jusqu’à sa fin naturelle, est Dieu ! Et notre devoir, notre devoir est de tout faire pour protéger la vie.
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L’information est tombée ce lundi matin : les parents de Vincent Lambert ont indiqué qu’ils ne déposeront aucun recours tendant au maintien en vie de leur fils. C’est en effet ce qu’a affirmé leur avocat au micro de France info. Dans un communiqué, les parents et la soeur de Vincent Lambert constatent que « la mort de de Vincent est désormais inéluctable ». Pourtant, le vendredi dernier, les parents de Vincent Lambert avaient déposé une plainte contre les médecins et le CHU de Reims pour tentative de meurtre.
Affaire Vincent Lambert : la Cour de cassation ouvre la voie à un arrêt des traitements
C’est encore un rebondissement dans l’affaire Vincent Lambert : la Cour de cassation ouvre cette fois-ci la voie à un arrêt des traitements. Alors que la cour d’appel de Paris avait ordonné, le 20 mai dernier, la reprise des traitements, la Cour de cassation a pris une position diamétralement opposée mais qui, surtout, n’est plus susceptible de recours. Une position peu étonnante. Quelques jours avant, le procureur général près la Cour de cassation François Molins estimait que “consacrer le droit à la vie comme valeur suprême aurait pour effet de remettre en cause les lois Leonetti ou relatives à l’IVG”. Une décision qui suscitera beaucoup de polémiques.
Belgique – Enquête sur la poudre à suicide
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Aux Pays-Bas, le groupe Last Will s’est vu interdire la vente, depuis le printemps 2018, de sa poudre létale censée provoquer une « mort paisible ». Mais les procureurs belges ont ouvert une enquête sur l’organisation qui continue, notamment en Belgique, à orienter des milliers de personnes sur la façon d’acheter légalement cette « poudre à suicide ». La branche belge de Last Will doit se réunir le 24 juin dans la ville de Gand, elle attend quelques 700 personnes.
Aux Pays-Bas comme en Belgique, la loi autorise le suicide médicalement assisté mais pénalise l’aide au suicide sans médecin. Les militants pro-euthanasie considèrent que cette « nécessité de l’implication d’un médecin est une inhibition pour ceux qui souhaitent mettre fin à leur vie au moment de leur choix ». Gwendolyn Portzky, directrice du Centre flamand pour la prévention du suicide, craint pour sa part que la propagande de Last Will « n’encourage les gens à envisager de se suicider ».Les procureurs ont indiqué que l’enquête n’en est qu’à ses débuts, et vise en priorité à identifier la « nature exacte de la substance mortelle promue ».
euthanasieEuthanasie : l'envers du décor; réflexions et expériences de soignantsVincent Lambert
Extraits – Commentaires
Pr Timothy Devos (hématologue), Jacques Ricot (philosophe),Herman De Dijn (philosophe), Eric Vermeer (infirmier éthicien en soins palliatifs), Dr Catherine Dopchie (oncologue), Pr Willem Lemmens (philosophe et éthicien), Dr An Haekens (psychiatre), Dr Rivka Karplus (maladies infectieuses et HIV/SIDA), Dr Marie Frings (médecin en soins palliatifs), Pr Benoit Beuselinck (oncologue), Dr Julie Blanchard (médecin en soins palliatifs), François Trufin (infirmier urgentiste en soins palliatifs)
Auteur : Timothy Devos
Format : 150 x 205 / Nombre de pages : 240
Le Pape François a fait diffuser ce lundi un tweet faisant allusion à l’affaire Vincent Lambert. Samedi, une tribune publiée dans L’Osservatore Romano par don Roberto Colombo, professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l’Université catholique du Sacré-Cœur, à Milan, revenait sur le cas complexe de ce patient français tétraplégique depuis 2008.
Dans un tweet publié ce lundi 20 mai 2019, jour de l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert, le Pape François a diffusé ce tweet : « Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave handicap. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du début à la fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet. » Cet appel s’inscrit en cohérence avec ses autres interventions sur ce dossier complexe. Le 15 avril 2018, lors de la prière du Regina Cœli, le Pape avait ainsi qualifié l’affaire Vincent Lambert de « situation douloureuse et complexe ». Il avait aussi demandé que « chaque malade soit respecté dans sa dignité et soigné d’une façon adaptée à son état de santé ».
Reprenant les prises de position nombreuses du Pape François en faveur de la vie, don Roberto Colombo rappelle dans une tribune publiée ce samedi 18 mai 2019 que « l’accueil, le respect et la protection de toute vie humaine, dans quelque condition qu’elle se trouve, est aujourd’hui le point le plus faible (et pourtant décisif) de la société, de la politique et de l’État. Ne pas accueillir tous revient à écarter quelqu’un », à l’exclure moralement, juridiquement ou physiquement, explique-t-il.
Il dénonce la « conjuration du silence » qui entourent cette question du droit à la vie des personnes lourdement handicapées, comme c’est le cas de Vincent Lambert, hospitalisé depuis 2008 au CHU de Reims. La simple définition médicale de son cas ne fait pas consensus : l’état pauci-relationnel, l’état de conscience minimale plus, ou encore l’état végétatif chronique qui lui sont attribués selon les différentes sources, ne répondent pas aux mêmes définitions. Dans son cas, l’arrêt des soins, ou plus précisément l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation a été mis en pratique ce lundi 20 mai, une décision du corps médical soutenue par son épouse mais à laquelle s’opposent ses parents. Le Comité international des droits des personnes handicapées, qui dépend de l’ONU, a demandé un maintien provisoire des soins, mais le gouvernement a fait savoir que la France n’était pas légalement contrainte par ce comité.
Don Roberto Colombo fait savoir que Vincent Lambert, bien que se trouvant dans une condition de grave incapacité relationnelle avec le monde extérieur et les personnes qui lui sont proches (personne toutefois ne pouvant s’avancer avec certitude sur l’éventuelle réduction ou absence de sa “conscience interne” ou “profonde”), ne se situe pas dans un état de fin de vie, puisque sa respiration est restée autonome et n’est donc pas soumise à une assistance respiratoire, qu’il n’a pas de stimulateur cardiaque, et qu’il n’est pas traité en soins intensifs. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait considéré en 2018 qu’il ne faisait l’objet ni d’un « acharnement thérapeutique » ni d’une « obstination déraisonnable ». L’an dernier également, un autre rapport rédigé par 70 médecins et spécialistes avait mis en avant la stabilité de ses conditions cliniques. Il n’est donc pas dans une situation désespérée et terminale qui pourrait rendre éthiquement acceptable l’arrêt des soins.
Pour les malades chroniques, l’hydratation et l’alimentation, y compris par des voies artificielles, sont considérées par l’Église catholique comme « un moyen ordinaire et proportionné de conservation de la vie », avait rappelé en 2007 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Y renoncer reviendrait donc à ouvrir la voie à une euthanasie. Récemment, l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, et son évêque auxiliaire, Mgr Bruno Feillet, ont rappelé que « la grandeur de l’humanité consiste dans le fait de considérer comme inaliénable et inviolable la dignité de ses membres, spécialement les plus fragiles ». Le Pape François lui-même, prenant la parole sur la situation de Vincent Lambert, avait déclaré que « l’unique maître de la vie, du début à la fin naturelle, est Dieu. Notre devoir est de tout faire pour prendre soin de la vie », y compris des malades en état végétatif ou de conscience minimale, comme il y en a des dizaines de milliers en Europe.
Cet arrêt des soins est donc une attaque « contre la vie et la dignité de la personne. Même si une loi ou une décision de justice permettent cette action, elle reste inacceptable et indigne d’une société fondée sur le respect et l’accueil de la vie de tous », conclut don Roberto Colombo.