Source: https://mocliege.be/organisations/csc/les-exigences-de-la-csc-pour_1574.html
Timestamp: 2018-10-24 00:14:13+00:00
Document Index: 54396515

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Les exigences de la CSC pour rétablir le pouvoir d’achat - MOC de Liège
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Les exigences de la CSC pour rétablir le pouvoir d’achat
Les priorités du cahier de revendications de la CSC pour l’accord interprofessionnel sont connues. La première est de rétablir le pouvoir d’achat des actifs et non-actifs. Aux politiques, la CSC demande une mesure sur le précompte professionnel dès le contrôle budgétaire.
Un accord interprofessionnel fort, c’est ce que le conseil général de la CSC a appelé de ses voeux. A la fin de l’année, les partenaires sociaux se mettront en effet autour de la table pour négocier un accord pour 2009-2010. Important pour tout le monde, il donne un cadre aux négociations des secteurs et des entreprises et il garantit un socle commun d’avantages aux travailleurs et aux secteurs les plus faibles.
Les organisations de la CSC ont tracé les grandes lignes de leur cahier de revendications au conseil général du 24 juin dernier. Elles les peaufineront pour le prochain conseil général prévu à la mi-novembre.
L’indexation, priorité n°1
L’axe principal de ce cahier est clair : rétablir le pouvoir d’achat. Toutes les organisations de la CSC ont fait du maintien de l’actuel système d’indexation une priorité, voire un préalable. Ce système n’est pas parfait, mais il évite le pire. Le conseil général s’est également prononcé pur une augmentation du salaire minimum, en net et en brut. Il demande la suppression de minima moins élevés pour les jeunes, car cette pratique est discriminatoire.
Compte tenu de la hausse du prix des transports, la CSC demande aussi une augmentation de l’intervention patronale entre le domicile et le lieu de travail. Enfin, elle souhaite des efforts supplémentaires pour combler l’écart salarial entre hommes et femmes.
La CSC entend protéger les droits des travailleurs : le conseil général veut la reconduction de tous les régimes de prépensions anticipées avant 58 ans. Il veut aussi la reconduction de l’affectation de 0,10% de la masse salariale à une meilleure intégration des groupes à risque sur le marché de l’emploi.
Plus d’emplois et de qualité d’emploi
Le pouvoir d’achat vient en tête des revendications de la CSC, mais ce n’est pas son seul sujet de préoccupation. Elle veut aussi plus d’emplois et de l’emploi de qualité. Pas question donc d’augmenter encore la flexibilité du temps de travail ou celle des régimes de travail. Pas question non plus d’augmenter encore l’insécurité d’emploi et de revenu en augmentant la flexibilité des contrats et des salaires. Pas question, enfin, de voir proliférer les contrats "all-in".
La qualité de l’emploi passe par l’accès à des formations de qualité pour tous les travailleurs. La CSC demande donc le renforcement du congé-éducation payé, y compris pour les travailleurs à temps partiel. Elle insiste sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, notamment en renforçant le congé parental, de sorte qu’il puisse être une véritable alternative pour les familles.
Avant les négociations interprofessionnelles, la CSC doit faire face à d’autres échéances importantes. La semaine prochaine, les responsables syndicaux rencontreront le Premier ministre. Un premier entretien avait eu lieu à la fin de la semaine d’actions en faveur du pouvoir d’achat. Le Premier ministre avait dit "entendre et comprendre les revendications des travailleurs". Mais il refusait de s’engager avant de disposer des principaux éléments du contrôle budgétaire de la mi-juillet. A présent, il possède ces éléments et il va donc revoir les syndicats.
La CSC va revenir avec les revendication de la semaine d’actions et insister sur une mesure efficace pour améliorer rapidement le pouvoir d’achat des travailleurs, et facile à mettre en œuvre : la réduction de tous les précomptes professionnels de 30 euros/mois. En effet, la CSC a réalisé une étude sur la base du barème I (applicable aux isolés et aux mariés tous deux actifs) et elle évalue à environ 30 euros/mois l’écart entre le précompte professionnel payé chaque mois et l’impôt final payé dans les douze mois qui suivent. Il s’agirait donc pour l’Etat de reverser aux travailleurs la somme ainsi empruntée. On en saura davantage après l’entrevue avec le Premier ministre.