Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/53568
Timestamp: 2020-02-26 09:15:21+00:00
Document Index: 159390344

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Home - Ipro sur Roferon®-A
Information professionnelle sur Roferon®-A: Roche Pharma (Schweiz) AG
Interféron alfa-2a (fabriqué par biosynthèse à l’aide de la technique de l’ADN recombinant). L’interféron alfa-2a est le produit du clonage du gène de l’interféron prélevé dans des leucocytes humains et transféré dans des bactéries E. coli, où il est ensuite exprimé (produit par génie génétique à l’aide de cellules E. coli).
1 seringue préremplie renferme: natrii chloridum; ammoni acetas; polysorbatum 80 (produit à partir de maïs génétiquement modifié); conserv.: alcohol benzylicus 5,0 mg; aqua ad iniectabilia q.s. ad solutionem pro 0,5 ml.
Roferon-A se présente sous forme de solution injectable en seringues préremplies à 3 mio d’UI/0,5 ml.
·Leucémie à tricholeucocytes.
·Lymphome cutané à cellules T (mycosis fongoïde et syndrome de Sézary).
·Leucémie myéloïde chronique au stade chronique.
·Sarcome de Kaposi chez les patients atteints de sida.
·Traitement adjuvant chez les patients ayant subi l’ablation d’un mélanome malin de stade II selon la classification de l’AJCC (indice de Breslow: >1,5 mm; pas de métastases lymphatiques ou à distance).
·Hypernéphrome au stade avancé en association avec la vinblastine.
·Traitement de première ligne de patients atteints d’un carcinome rénal avancé et/ou métastasique et ayant subi une néphrectomie (en association avec le bévacizumab).
Hépatite chronique C histologiquement attestée chez l’adulte exempt de décompensation hépatique, porteur d’anticorps anti-VHC, d’ARN du VHC et présentant un taux sérique accru d’aminotransférase (ALT).
L’efficacité du traitement par l’interféron alfa-2a chez des patients avec rechute d’hépatite chronique C est accrue par l’association du produit avec la ribavirine.
Lors de traitement associé, tenir compte de l’information scientifique sur la ribavirine.
En ce qui concerne les patients encore jamais traités par l’interféron, seule une petite étude comparative en mode ouvert a été menée sur le traitement associé avec la ribavirine.
Roferon-A est indiqué pour accroître la probabilité d’une séroconversion chez des patients de race blanche atteints d’hépatite chronique B active et exempts de décompensation hépatique. L'hépatite chronique B active doit être confirmée par une biopsie du foie, une augmentation des transaminases (>6 mois) et la présence de marqueurs de la réplication virale (ADN du VHB et AgHBe). Aucun effet favorisant le développement d'une cirrhose hépatique ou d'un carcinome hépatocellulaire n'a pu être mis en évidence.
Les seringues préremplies sont uniquement destinées à l’administration sous-cutanée.
3 millions d'UI/jour pendant 16-24 semaines. En cas d'intolérance, abaisser la dose quotidienne globale à 1,5 million d'UI ou modifier le schéma posologique en ne procédant qu'à trois administrations par semaine; si nécessaire, prendre simultanément ces deux mesures.
3 millions d'UI trois fois par semaine. En cas d'intolérance, la posologie doit être ramenée à 1,5 million d'UI trois fois par semaine.
Le traitement doit être effectué pendant six mois environ, avant que le médecin décide de le poursuivre chez les malades présentant une réponse thérapeutique ou de l'arrêter en l'absence de réponse. Des patients ont pu être traités pendant 20 mois sans interruption. La durée optimale d'un traitement de la leucémie à tricholeucocytes par Roferon-A n'a pas encore été déterminée.
La dose minimale efficace de Roferon-A dans le traitement de la leucémie à tricholeucocytes n'a pas encore été établie.
Une réponse objective au traitement par l'interféron alfa-2a (Roferon-A) est enregistrée chez environ 60% des patients présentant un lymphome cutané à cellules T. Chez un tiers de ces patients, on observe une réponse complète pendant plus de douze mois et le succès thérapeutique persiste après l'arrêt du traitement. Une telle régression de la tumeur est également possible chez des malades n'ayant pas répondu à d'autres modes de traitement ou ayant présenté une rechute après une réponse initiale. Une réponse partielle intervient généralement en l'espace de trois mois, une réponse complète en l'espace de six mois; cependant, il faut parfois attendre plus d'un an jusqu'à l'obtention du résultat thérapeutique optimal.
Roferon-A doit être injecté; chez les patients de plus de 18 ans et pour une durée totale de traitement de douze semaines, la dose quotidienne doit être portée progressivement à 18 millions d'UI, selon le schéma suivant:
Jours 1-3: 3 millions d'UI/jour
Jours 4-6: 9 millions d'UI/jour
Jours 7-84: 18 millions d'UI/jour.
Roferon-A est administré trois fois par semaine, et ce à la dose maximale tolérée par le patient, laquelle ne doit toutefois pas excéder 18 millions d'UI.
L'administration du produit à des doses plus faibles en association avec d'autres traitements (rétinoïdes ou PUVA) en est encore au stade expérimental.
Le traitement doit être effectué pendant huit semaines au moins, mais de préférence pendant douze semaines, avant que le médecin décide de le poursuivre chez les malades présentant une réponse thérapeutique ou de l'arrêter en l'absence de réponse. Chez les répondeurs, le traitement doit durer au minimum douze mois pour qu'une réponse complète et une efficacité durable aient les meilleures chances de succès. Des patients ont pu être traités pendant 40 mois sans interruption. La durée optimale d'un traitement du lymphome cutané à cellules T par Roferon-A n'a pas encore été déterminée.
Chez les sidéens atteints de sarcome de Kaposi, la probabilité de réponse au traitement est plus grande en l'absence d'infections opportunistes dans l'anamnèse, en l'absence de symptômes systémiques (perte de poids de plus de 10%, fièvre supérieure à 38 °C sans foyer infectieux connu, sueurs nocturnes) et lorsque la valeur initiale des lymphocytes T4 est supérieure à 0,4× 109/l.
Une régression objective de la tumeur (réponse complète ou partielle) a été observée chez environ 45% des patients dont la valeur initiale des lymphocytes T4 était supérieure à 0,4× 109/l.
La tumeur a régressé et la durée de survie a été prolongée chez les malades ayant répondu au traitement.
D'une manière générale, la réponse thérapeutique a été perceptible après trois mois de traitement.
Roferon-A doit être injecté; chez les patients de plus de 18 ans et pour une durée totale de traitement de dix à douze semaines, la dose quotidienne doit être portée progressivement à au moins 18 millions d'UI, de préférence à 36 millions d’UI, selon le schéma suivant:
Jours 1-3: 3 millions d'UI/jour.
Jours 4-6: 9 millions d'UI/jour.
Jours 7-9: 18 millions d’UI/jour; en cas de bonne tolérance, passage à:
Jours 10-84: 36 millions d'UI/jour.
Roferon-A est administré trois fois par semaine par voie sous-cutanée, et ce à la dose maximale tolérée par le patient, laquelle ne doit toutefois pas excéder 36 millions d'UI.
Afin de déterminer la réponse au traitement, il convient de surveiller l'évolution des lésions. Le traitement doit être effectué pendant dix semaines au moins, mais de préférence pendant douze semaines, avant que le médecin décide de le poursuivre chez les malades présentant une réponse thérapeutique ou de l'arrêter en l'absence de réponse. Des patients ont pu être traités pendant 20 mois sans interruption. Lorsqu'un patient répond au traitement, ce dernier doit être poursuivi au moins jusqu'à ce que la tumeur ne soit plus décelable. La durée optimale d'un traitement par Roferon-A du sarcome de Kaposi chez les sidéens n'a pas encore été déterminée.
Les sidéens avec sarcome de Kaposi qui ont été traités par Roferon-A à raison de 3 millions d'UI par jour ont présenté un taux de réponse plus faible que ceux qui ont reçu la dose recommandée.
Hypernéphrome au stade avancé
Roferon-A en association avec la vinblastine
Roferon-A doit être injecté à raison de 3 millions d’UI trois fois par semaine pendant une semaine, puis à raison de 9 millions d’UI trois fois par semaine pendant une nouvelle semaine; par la suite, il convient d’administrer 18 millions d’UI trois fois par semaine. La vinblastine doit être administrée de manière concomitante une fois toutes les trois semaines à raison de 0,1 mg/kg par voie intraveineuse, conformément aux instructions du fabricant.
Si la posologie de 18 millions d’UI de Roferon-A trois fois par semaine n’est pas tolérée, elle peut être ramenée à 9 millions d’UI trois fois par semaine.
Le traitement doit durer au moins trois mois et au plus 12 mois, ou jusqu’à l’apparition d’une progression de la maladie. Les patients répondant totalement au traitement peuvent arrêter le traitement trois mois après que leur réaction positive a été constatée.
Roferon-A en association avec le bévacizumab
Roferon-A doit être injecté à raison de 9 millions d’UI trois fois par semaine jusqu’à l’apparition d’une progression de la maladie ou sur 12 mois au plus.
Le traitement par Roferon-A peut être instauré à une faible posologie (3 ou 6 mio. d’UI); toutefois, la posologie recommandée de 9 mio. d’UI doit être atteinte dans les deux premières semaines du traitement.
Si la dose de Roferon-A égale à 9 mio. d’UI trois fois par semaine n’est pas bien tolérée, la posologie peut être abaissée à la dose minimum de 3 mio. d’UI trois fois par semaine.
Les injections de Roferon-A sont à administrer après la fin de la perfusion de bévacizumab. Concernant le dosage de bévacizumab, consulter l’information professionnelle de l’Avastin.
Chez les patients disposant d'un donneur HLA-compatible, il convient d'envisager une allogreffe de moelle osseuse.
Chez les patients de plus de 18 ans, Roferon-A doit être injecté pendant huit à douze semaines, selon le schéma suivant:
Jours 4-6: 6 millions d'UI/jour.
Jours 7-84: 9 millions d'UI/jour.
Le traitement doit être effectué pendant huit semaines au moins, mais de préférence pendant douze semaines, avant que le médecin décide de le poursuivre chez les malades présentant une réponse thérapeutique ou de l'arrêter en l'absence de modification des paramètres hématologiques. Chez les répondeurs, le traitement doit durer jusqu'à la rémission hématologique complète, sans toutefois dépasser 18 mois au total. Chez tous les patients avec réponse hématologique complète, le traitement doit être poursuivi à raison de 9 millions d'UI par jour (maximum) ou de 9 millions d'UI (minimum) trois fois par semaine, afin qu'une rémission cytogénétique soit obtenue le plus rapidement possible. La durée optimale d'un traitement de la leucémie myéloïde chronique par Roferon-A n'a pas encore été déterminée.
Patients ayant subi l’ablation d’un mélanome malin de stade II selon la classification de l’AJCC
Roferon-A doit être administré à raison de 3 millions d’UI trois fois par semaine.
Les patients doivent être traités pendant 18 mois, le traitement devant commencer au plus tard six semaines après l’intervention chirurgicale.
(Le diagnostic doit être posé par un spécialiste.)
Traitement associé par Roferon-A et la ribavirine
Association avec la ribavirine: veuillez également tenir compte de l’information scientifique sur la ribavirine lorsque l’interféron alfa-2a est administré en association avec la ribavirine à des patients souffrant d’hépatite chronique C.
Patients avec rechute (relapsers)
Roferon-A est utilisé en association avec la ribavirine pour le traitement de l’hépatite chronique C chez des patients adultes ayant présenté une rechute après monothérapie réussie par l’interféron alfa.
4,5 millions d’UI trois fois par semaine pendant 6 mois.
1000 mg à 1200 mg par jour répartis en deux doses (une avec le petit déjeuner et une avec le dîner). Pour de plus amples informations sur la posologie et le mode d’emploi de la ribavirine, se reporter à l’information scientifique sur la ribavirine.
Traitement des patients non préalablement traités
L’efficacité de l’interféron alfa-2a dans le traitement de l’hépatite C est accrue par son association avec la ribavirine. Roferon-A ne doit être utilisé en monothérapie qu’en cas d’intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.
3 - 4,5 millions d’UI trois fois par semaine pendant au moins 6 mois. Chez les patients exempts d’ARN du VHC après 6 mois et qui présentaient une forte charge virale de génotype I avant le traitement, ce dernier doit être poursuivi pendant au moins 6 mois.
D’autres facteurs de pronostic défavorable (âge >40 ans, sexe masculin, fibrose évoluée [«bridging fibrosis»]) doivent être pris en considération lors de la décision de porter éventuellement le traitement à 12 mois.
Les patients exempts de réponse virologique (taux d’ARN du VHC inférieur au seuil de détection) après 6 mois de traitement ne présentent généralement pas de réponse virologique durable (taux d’ARN du VHC inférieur au seuil de détection 6 mois après la fin du traitement).
Roferon-A ne doit être utilisé en monothérapie qu’en cas d’intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.
6 millions d'UI trois fois par semaine (par exemple le lundi, le mercredi et le vendredi) pendant 3 mois.
Les patients dont les taux de transaminases se sont normalisés après 8 semaines de traitement continuent donc de recevoir la dose initiale de 6 millions d'UI trois fois par semaine pendant un mois supplémentaire (ce qui fait 3 mois au total), avant de recevoir la dose d'entretien de 3 millions d'UI trois fois par semaine pendant 9 autres mois.
La durée du traitement doit être limitée à 12 mois.
Chez les patients dont les taux de transaminases ne se sont pas normalisés après 8 semaines, le traitement doit être arrêté.
En cas de rechute (en général 3 mois après l'arrêt du traitement), la reconduction du traitement à une posologie plus élevée ne constitue pas une indication reconnue.
Hépatite chronique B active
La dose recommandée est comprise entre 5 et 10 millions d’UI trois fois par semaine (le lundi, le mercredi et le vendredi, par exemple) pendant quatre mois au maximum. En l'absence de régression du marqueur génomique de la réplication virale (ADN du VHB) ou de l'antigène HBe dans le sérum après deux mois de traitement (diminution >50% par rapport à la valeur initiale), le traitement doit être arrêté. L'apparition d'anticorps anti-HBe et la régression simultanée du marqueur génomique de la réplication virale sont les signes d'une réponse précoce et de bonne qualité au traitement.
Si l'intensité des effets indésirables généraux ne diminue pas au cours du traitement à la posologie recommandée (tachyphylaxie) ou bien ne peut être limitée par un traitement symptomatique concomitant ou par l'administration de Roferon-A le soir, la dose de Roferon-A doit être ramenée à un niveau acceptable par le patient et le médecin du point de vue des effets indésirables. En cas d'effets indésirables graves, il est recommandé de réduire la dose de moitié ou d'arrêter provisoirement le traitement. Ce dernier doit ensuite être repris à une posologie réduite. L'efficacité de telles doses réduites n'est pas démontrée.
Lors de l'adaptation de la posologie, il faut tenir compte des symptômes généraux, de l'aplasie médullaire ou d'autres altérations des paramètres cliniques ou biologiques dues à Roferon-A ou à d'autres médicaments administrés simultanément. Il en va de même des répercussions d'une radiothérapie ou d'une chimiothérapie antérieures, qui pourraient avoir compromis les réserves de moelle osseuse.
Il est conseillé de ne pas dépasser les doses recommandées et de s'en tenir aux schémas posologiques.
Administrer au maximum 10 millions d'UI/m2 trois fois par semaine aux enfants présentant une hépatite chronique B active. Il est à noter cependant que l'efficacité du traitement n'a pas été démontrée.
Ne pas utiliser Roferon-A en pédiatrie dans d'autres indications.
Etant donné qu'il contient de l'alcool benzylique, Roferon-A ne doit pas être utilisé chez le nouveau-né, en particulier chez le prématuré immature et chez l’enfant jusqu’à 3 ans (voir sous Contre-indications). Dans de rares cas, l’alcool benzylique peut provoquer des états compromettant le pronostic vital ou entraîner des réactions anaphylactoïdes chez l’enfant jusqu’à 3 ans. Aussi Roferon-A ne doit-il pas être utilisé chez le nouveau-né, le petit enfant et l’enfant jusqu’à 3 ans. La solution de Roferon-A contient 10 mg d’alcool benzylique par ml.
Hypersensibilité connue au principe actif ou à d'autres produits à base d'interféron, ainsi qu'aux immunoglobulines murines ou à l’un des excipients conformément à la composition.
Nouveau-né, enfant jusqu’à 3 ans et prématuré immature. La solution injectable de Roferon-A contient de l’alcool benzylique. Des cas de déficit neuropsychiatrique durable et de défaillance pluriorganique liés à l’alcool benzylique ont été signalés. Cardiopathie sévère existante ou antécédents d’affection cardiaque de quelque type que ce soit.
Insuffisance rénale ou hépatique grave, ou troubles fonctionnels sévères de la moelle osseuse.
Epilepsie et/ou autres troubles fonctionnels du système nerveux central.
Hépatite chronique avec cirrhose hépatique décompensée, au stade avancé.
Hépatite chronique chez des malades ayant reçu récemment ou continuant de recevoir des immunosuppresseurs, exception faite d'un traitement préalable de courte durée par des corticoïdes.
Hépatite chronique auto-immune (des cas d'exacerbation sous interféron alfa ont été rapportés).
L’association ribavirine plus Roferon-A ne doit pas être utilisée chez la femme enceinte. Veuillez également lire l’information scientifique sur la ribavirine.
Il convient que Roferon-A soit administré sous la surveillance d'un médecin ou d'un spécialiste de l'hépatite habitué à administrer des produits antitumoraux ou antiviraux. La conduite appropriée du traitement et la maîtrise de ses complications exigent un équipement adéquat en matière de diagnostic et de traitement.
Il convient que les patients soient informés non seulement des avantages du traitement, mais aussi de l'apparition éventuelle d'effets indésirables.
En cas de troubles fonctionnels légers à modérés des reins, du foie ou de la moelle osseuse, une surveillance étroite des fonctions correspondantes s’impose.
Bien que la fièvre puisse être provoquée par un syndrome pseudo-grippal, tel qu’il est souvent observé lors de traitement par des interférons, il convient d'écarter d’autres causes possibles chez les patients avec neutropénie présentant une fièvre persistante. Des infections sévères (bactéries, virus, champignons) ont été signalées sous traitement par des interférons alfa, y compris Roferon-A. Dans un tel cas, un traitement par des anti-infectieux doit être instauré immédiatement et l’arrêt du traitement par l’interféron doit être envisagé.
Roferon-A ne doit pas être administré à des patients présentant ou ayant présenté une affection cardiaque. Bien qu'aucun effet cardiotoxique directement imputable à Roferon-A n'ait été mis en évidence, il faut s'attendre que des effets indésirables aigus tels que fièvre ou frissons, qui vont souvent de pair avec l'administration de Roferon-A, aggravent une cardiopathie préexistante.
De même, Roferon-A ne doit pas être administré aux patients présentant des troubles épileptiques et/ou une autre atteinte fonctionnelle du système nerveux central. Des examens neurologiques réguliers sont recommandés chez tous les patients.
Pendant un traitement par des interférons, y compris par Roferon-A, de graves troubles psychiatriques peuvent survenir. Des dépressions ainsi que des idées suicidaires et des tentatives de suicide ont été observées chez des patients avec et sans antécédents psychiatriques.
Des signes de dépression doivent être recherchés par le médecin chez tous les patients. La prudence est de rigueur en cas de dépression dans l’anamnèse. Avant l’instauration du traitement, le médecin doit avertir les patients de la survenue possible d’une dépression et les inviter à signaler immédiatement tout symptôme dépressif. Dans de tels cas, un traitement psychiatrique et/ou l’arrêt du médicament doivent être envisagés.
La prudence est tout particulièrement de rigueur lors de l’administration de Roferon-A à des patients présentant une grave aplasie médullaire, car l’effet myélosuppressif entraîne une diminution des globules blancs (notamment des granulocytes) et des thrombocytes; moins souvent, on note également une baisse du taux d’hémoglobine. Ces modifications peuvent prédisposer à un risque accru d’infections ou d’hémorragies. Les troubles mentionnés ci-dessus doivent être soigneusement recherchés chez tous les patients. Des contrôles de la formule sanguine doivent être effectués tant avant le traitement par Roferon-A qu'à intervalles appropriés pendant ce dernier.
La prudence est de rigueur lorsque l’interféron alfa est administré à des patients atteints d’hépatite chronique et présentant des antécédents de maladie auto-immune. De ce fait, chaque patient chez lequel apparaît un trouble de la fonction hépatique sous traitement par Roferon A doit être étroitement surveillé, et le traitement arrêté si nécessaire.
Dans de rares cas, des troubles graves de la fonction hépatique ainsi qu'une insuffisance hépatique ont été observés après traitement par l'interféron alfa.
Chez les patients atteints d'hépatite chronique B active et infectés simultanément par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), Roferon-A s'est révélé inefficace.
Comme pour d’autres interférons, des cas de rétinopathie – y compris d’hémorragie rétinienne –, d'exsudats cotonneux, d'œdème papillaire, d'oblitération des artères ou des veines rétiniennes et de neuropathie optique pouvant entraîner une baisse de la vision ont été rapportés après traitement par Roferon-A. Chaque patient signalant une diminution ou une perte de vision doit faire l’objet d’un examen ophtalmologique. Etant donné que de tels événements oculaires peuvent également survenir en relation avec d’autres tableaux cliniques, il est recommandé que les patients souffrant de diabète sucré ou d’hypertension fassent examiner leurs yeux avant l’instauration du traitement par Roferon-A en monothérapie ou en association avec la ribavirine. Le traitement par Roferon-A, que ce soit en monothérapie ou en association avec la ribavirine, doit être interrompu chez les patients chez lesquels des affections oculaires se développent ou s’aggravent.
Si une réaction d’hypersensibilité (p.ex. urticaire, œdème de Quincke, bronchoconstriction, anaphylaxie) survient pendant le traitement par Roferon-A, utilisé seul ou en association avec la ribavirine, arrêter ce dernier et instaurer immédiatement un traitement médical correspondant. Des exanthèmes transitoires ne nécessitent pas d’interruption du traitement.
Dans de rares cas, une hyperglycémie a été constatée chez des patients traités par Roferon-A. Chez les patients présentant les symptômes correspondants, la glycémie doit être déterminée et surveillée en conséquence. Chez les patients avec diabète sucré, une adaptation du traitement antidiabétique peut s’avérer nécessaire.
La formation de divers autoanticorps a été signalée sous traitement par des interférons alfa. Les manifestations cliniques d'une maladie auto-immune lors d'un traitement par l'interféron apparaissent plus fréquemment chez des sujets prédisposés au développement de troubles auto-immuns:
des phénomènes auto-immuns tels que vascularite, polyarthrite rhumatoïde, anémie hémolytique, dysfonctionnement thyroïdien et lupus érythémateux disséminé ont été observés chez de rares patients sous traitement par Roferon A. Chez les patients présentant une prédisposition aux troubles auto-immuns ou des antécédents de telles manifestations, il est recommandé de surveiller l’apparition de symptômes évoquant de tels troubles et de procéder à la détermination d’autoanticorps et des taux de TSH.
Une aggravation ou le développement d’un psoriasis ont été signalés dans de rares cas lors d’utilisation de Roferon-A.
Chez les transplantés (p.ex. personnes ayant bénéficié d’une greffe de rein ou de moelle osseuse), le traitement par Roferon-A peut éventuellement atténuer l’immunosuppression à visée thérapeutique, étant donné que les interférons exercent également un effet immunostimulant. Comme avec d’autres interférons alfa, des rejets de greffes ont été rapportés chez les patients ayant pris du Roféron-A.
Traitement associé avec la ribavirine
Veuillez également tenir compte de l’information scientifique sur la ribavirine lorsque l’interféron alfa-2a est administré en association avec la ribavirine à des patients souffrant d’hépatite chronique C.
Un traitement par Roferon-A ne doit être prescrit et instauré que par des médecins expérimentés.
Les interférons alfa peuvent influer sur le métabolisme oxydatif en réduisant l'activité du cytochrome microsomique P450 dans le foie. Certes, on ignore encore quelles peuvent en être les conséquences sur le plan clinique, mais il convient de ne pas l'oublier lorsque l'on prescrit de manière concomitante des médicaments qui sont dégradés par cette voie métabolique. Une diminution de la clairance de la théophylline a été signalée lors de l'administration simultanée d'interférons alfa.
On a observé que les effets neurotoxiques, hématotoxiques et cardiotoxiques de médicaments administrés avant ou en même temps que les interférons peuvent être renforcés par ces derniers. L'administration simultanée de produits à effet central pourrait également donner lieu à des interactions.
Association avec la ribavirine
Association avec le bévacizumab
Le bévacizumab n’influence pas la pharmacocinétique de l’interféron alfa-2a.
Tant l’homme que la femme doivent recourir à des mesures contraceptives efficaces pendant le traitement par Roferon-A.
Il n’existe aucune donnée clinique sur l’utilisation chez la femme enceinte.
On ne dispose pas d’études expérimentales suffisantes chez l’animal en ce qui concerne les répercussions sur la grossesse, le développement embryonnaire, le développement du fœtus et/ou le développement postnatal. Le risque potentiel n’est pas connu.
Comme c'est le cas lors de l'administration d'autres antitumoraux, une contraception efficace est de rigueur.
Bien que l'expérimentation animale n'ait fourni aucun indice d'un effet tératogène de Roferon-A, l'éventualité d'une action toxique sur le fœtus ne peut être exclue. C’est pourquoi Roferon-A ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf nécessité clairement établie. Lors d’administration de doses excessivement élevées à des macaques rhésus, un effet abortif a été observé au cours des deux premiers tiers de la gestation.
On ignore si Roferon-A passe dans le lait maternel. En conséquence, la décision d'arrêter l'allaitement ou le traitement doit être prise en fonction de l'importance thérapeutique que revêt le médicament pour la mère.
L’alcool benzylique, un excipient, est susceptible de franchir la barrière placentaire. Il convient de tenir compte des éventuels effets toxiques pouvant apparaître chez le prématuré dont la mère a reçu Roferon-A sous forme de solution injectable juste avant l’accouchement ou la césarienne.
L’association Roferon-A et ribavirine ne doit pas être utilisée chez la femme enceinte.
Les femmes en âge de procréer ainsi que leurs partenaires ne doivent pas être traités par l’association Roferon-A et ribavirine, sauf lorsque la patiente/le patient et son/sa partenaire ont recours à une contraception efficace.
En fonction de la dose et du schéma posologique ainsi que de la sensibilité individuelle des patients, Roferon-A pourrait influer sur la capacité de réaction. Cela pourrait par exemple compromettre la conduite d’un véhicule à moteur ou la commande de machines.
Les données ci-après, relatives aux effets indésirables, se fondent sur le traitement de patients cancéreux atteints de tumeurs malignes très diverses, s'étant souvent avérées rebelles à un traitement antérieur et se trouvant à un stade avancé, ainsi que sur le traitement de patients présentant une hépatite chronique B ou C. La fréquence des effets indésirables s’est toujours avérée plus importante chez les patients cancéreux que chez les personnes atteintes d’hépatite.
Dans le cadre des études cliniques, deux tiers des cancéreux environ ont perdu l'appétit et la moitié ont présenté des nausées. Des troubles cardiovasculaires et respiratoires, tels qu’hypotension, hypertension, œdèmes, cyanose, arythmie, palpitations et douleurs thoraciques transitoires, ont été constatés chez environ un cinquième des patients cancéreux. La plupart des patients cancéreux ont reçu le médicament à des doses bien supérieures à celles recommandées aujourd'hui dans le traitement des hépatites chroniques B et C, ce qui explique probablement que les effets indésirables aient été plus fréquents et plus marqués chez eux que chez les patients avec hépatite B ou C, qui présentent des effets indésirables généralement transitoires et revenant, 1-2 semaines après la fin du traitement, au niveau qui était le leur avant le début de ce même traitement; une chute accrue des cheveux peut persister pendant plusieurs semaines. Les effets indésirables cardiovasculaires se sont produits plus rarement chez les patients atteints d’hépatite B ou C.
Un quart à deux tiers des patients inclus dans les études cliniques ont présenté des symptômes pseudo-grippaux tels que fatigue, fièvre, frissons, manque d'appétit, douleurs musculaires, céphalées, douleurs articulaires et sudation. Les symptômes pseudo-grippaux cèdent partiellement au paracétamol. Au fil du traitement ou en cas d'adaptation posologique, on observe généralement une baisse du degré de sévérité de ces effets indésirables, la poursuite du traitement pouvant néanmoins entraîner léthargie, lassitude et fatigue.
Les fréquences indiquées sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100 et <1/10); occasionnels (≥1/1000 et <1/100); rares (≥1/10'000 et <1/1000); très rares (<1/10'000); fréquence inconnue (ne peut être déterminée sur la base de l’expérience post-commercialisation).
Rarement: pneumonie, herpès simplex (y compris aggravation d’herpès labial).
Très fréquemment: leucopénie.
Fréquemment: thrombopénie, anémie.
Rarement: agranulocytose, anémie hémolytique.
Très rarement: purpura thrombopénique idiopathique.
Chez les patients avec aplasie médullaire, thrombopénie et baisse du taux d'hémoglobine sont plus fréquemment observées. Le retour aux valeurs initiales de paramètres hématologiques fortement modifiés est généralement intervenu sept à dix jours après arrêt du traitement par Roferon-A.
Rarement: affections auto-immunes, réactions d’hypersensibilité aiguës (p.ex. urticaire, œdème de Quincke, bronchospasme et réaction anaphylactique).
Très rarement: sarcoïdose.
Fréquence inconnue: rejets de greffes (comme avec d’autres interférons alfa).
Rarement: hyperthyroïdie, hypothyroïdie, troubles de la fonction thyroïdienne.
Très fréquemment: perte d’appétit, nausées, hypocalcémie.
Occasionnellement: troubles de l’équilibre électrolytique, déshydratation.
Rarement: hyperglycémie.
Très rarement: diabète sucré, hypertriglycéridémie/hyperlipidémie.
Occasionnellement: dépression, anxiété, altération de l’état psychique, confusion, comportement anormal, nervosité, troubles de la mémoire, troubles du sommeil.
Rarement: suicide, tentative de suicide, idées de suicide.
Fréquence inconnue: manie.
Très fréquemment: céphalées.
Occasionnellement: neuropathie, sensation de vertige, somnolence, agueusie, paresthésie, hypoesthésie, tremblement.
Rarement: coma, apoplexie, convulsions, troubles de l’érection passagers.
Occasionnellement: conjonctivite, troubles de la vision.
Rarement: rétinopathie ischémique.
Très rarement: neuropathie optique, occlusion de l’artère rétinienne centrale, thrombose de la veine rétinienne centrale, rétinopathie, hémorragie rétinienne, œdème papillaire, exsudats rétiniens.
Occasionnellement: troubles du rythme, y compris bloc atrioventriculaire, palpitations.
Rarement: arrêt cardio-respiratoire, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive, œdème pulmonaire, cyanose.
Occasionnellement: hypertension, hypotension.
Rarement: vascularite.
Rarement: dyspnée, toux.
Très fréquemment: diarrhée.
Fréquemment: nausées/vomissements.
Occasionnellement: douleurs abdominales, sécheresse buccale.
Rarement: hypermotilité intestinale, constipation, dyspepsie, flatulence, pancréatite.
Très rarement: réactivation d'un ulcère gastrique, hémorragie gastro-intestinale ne compromettant pas le pronostic vital.
Fréquence inconnue: colite hémorragique/ischémique et colite ulcéreuse.
Rarement: insuffisance hépatique, hépatite, trouble de la fonction hépatique.
Très fréquemment: alopécie (réversible après la fin du traitement; une chute accrue des cheveux peut persister pendant plusieurs semaines après la fin du traitement), sudation accrue.
Occasionnellement: aggravation ou développement d’un psoriasis, prurit.
Rarement: éruption cutanée, sécheresse cutanée, épistaxis, sécheresse des muqueuses, écoulement nasal.
Très fréquemment: myalgies, arthralgies.
Rarement: lupus érythémateux disséminé, arthrite.
Occasionnellement: protéinurie et augmentation du nombre de cellules dans l'urine.
Rarement: insuffisance rénale aiguë (principalement chez des cancéreux présentant une néphropathie), troubles de la fonction rénale.
Très fréquemment: affection pseudo-grippale, fatigue, fièvre, frissons, perte d’appétit.
Occasionnellement: douleurs thoraciques, œdèmes.
Très rarement: nécrose au point d’injection, réactions au point d’injection.
Occasionnellement: augmentation du taux d’ALT, de la phosphatase alcaline dans le sang et des transaminases, perte de poids.
Rarement: augmentation du taux sanguin de LDH, de bilirubine, de créatinine, d’acide urique et d’urée.
Anticorps anti-interféron: chez quelques patients, l'administration de substances homologues peut entraîner la formation d'anticorps neutralisants dirigés contre certaines protéines. Aussi est-il vraisemblable que des anticorps dirigés contre toutes les sortes d'interféron, naturels ou recombinants, apparaissent chez un certain nombre de patients traités. Lors de certaines maladies (cancer, lupus érythémateux disséminé, zona), des anticorps dirigés contre l'interféron leucocytaire humain peuvent également apparaître spontanément chez des patients n'ayant encore jamais reçu d'interféron exogène.
Des données provenant d’études cliniques ayant fait appel à Roferon-A indiquent que des anticorps neutralisants anti-Roferon-A ont été détectés chez environ un cinquième des patients. Chez des patients souffrant d’hépatite C et ayant développé des anticorps neutralisants alors qu’ils répondaient au traitement, on a noté que le médicament avait tendance à perdre de son effet au fil du traitement; en revanche, les patients ne développant pas de tels anticorps ont répondu plus longtemps. Il n’existe pas de données relatives à d’autres répercussions cliniques d’anticorps anti-Roferon-A. L’importance clinique de cette formation d’anticorps n’a pas été totalement élucidée.
Dans de rares cas, les interférons alfa, y compris le peginterféron alfa-2a, utilisés en association avec ribavirine peuvent être responsables d’une pancytopénie. De très rares cas d’anémie aplasique ont également été rapportés.
Aucun cas de surdosage n’a été rapporté à ce jour. Après administration de plusieurs doses très élevées d’interféron, des cas de léthargie, fatigue, épuisement marqué et coma ont été signalés. Il convient d’hospitaliser de tels patients à des fins d’observation et d’instaurer un traitement symptomatique correspondant.
Les patients présentant des réactions indésirables sévères à Roferon-A voient en général leur état se normaliser en l'espace de quelques jours après l'arrêt du traitement, sous l'effet de mesures appropriées. Lors des études cliniques, un coma a été observé chez 0,4% des patients cancéreux.
Code ATC: L03AB04
L’interféron alfa-2a est une protéine hautement purifiée qui se compose de 165 acides aminés. Son poids moléculaire est d'environ 19'000 daltons. L’interféron alfa-2a est produit à l'aide des techniques de recombinaison de l'ADN grâce à une souche de E. coli soumise à une manipulation génétique, dont l'ADN est porteur du code pour cette protéine humaine.
Il est prouvé que Roferon-A possède un grand nombre des propriétés communes aux interférons alfa humains naturels.
L'effet antiviral de Roferon-A provient de ce que le produit induit dans les cellules une résistance aux infections virales et module la partie effectrice du système immunitaire de manière telle que ce dernier neutralise des virus ou élimine des cellules infectées par des virus.
Le mécanisme de l'activité antitumorale de Roferon-A n'est pas encore connu. Il a toutefois été démontré que Roferon-A exerce in vitro un effet antiprolifératif à l'égard de nombreuses cellules tumorales humaines et qu'il inhibe la croissance de certaines tumeurs humaines transplantées chez la souris nude. L’activité antiproliférative est variable.
Les propriétés antitumorales de Roferon-A ont pu être mises en évidence chez des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes, de lymphome cutané à cellules T (mycosis fongoïde et syndrome de Sézary), de sarcome de Kaposi lors de sida ou de leucémie myéloïde chronique.
Chez des patients ayant subi l’ablation d’un mélanome (épaisseur >1,5 mm) et ne présentant aucun signe clinique de métastases lymphatiques ou à distance, le traitement adjuvant par une faible dose de Roferon-A prolonge l’intervalle sans maladie.
Les effets antiviraux de Roferon-A ont été rapportés chez des patients atteints d'hépatite chronique B active et d'hépatite chronique C.
L’efficacité thérapeutique de l’interféron alfa-2a utilisé seul a été comparée à celle de l'interféron alfa-2a en association avec la ribavirine (24 semaines de traitement dans les deux cas) dans le cadre d’une étude clinique randomisée en double insu chez des patients ayant rechuté et présentant une hépatite chronique C attestée sur les plans virologique, biochimique et histologique (n= 49 sous traitement associé par Roferon-A et ribavirine; n= 50 sous Roferon-A et placebo). Six mois après la fin du traitement, une réponse biochimique et virologique durable (sustained response) ainsi qu’une amélioration des données histologiques a été constatée.
Chez les patients avec rechute, une augmentation statistiquement significative de la réponse virologique et biochimique durable (ALT et ARN du VHC) a été constatée en faveur de l’association interféron alfa plus ribavirine (43%), par rapport à la monothérapie par l’interféron alfa (4%, p <0,01). Le résultat favorable obtenu avec le traitement associé se reflète également dans les taux de réponse rapportés au génotype du VHC ou à la valeur initiale de la charge virale. Bien que le taux de réponse durable chez les patients avec VHC de génotype 1 ait été plus faible que dans le collectif global (30% contre 0% dans le groupe sous monothérapie), le bénéfice relatif de la ribavirine associée à Roferon-A dans ce groupe de patients est particulièrement significatif. En outre, l’amélioration des données histologiques plaide en faveur du traitement combiné.
Des résultats allant dans le même sens ont été obtenus dans le cadre d’une petite étude menée chez des patients non préalablement traités, ayant reçu de l’interféron alfa-2a (3 millions d’UI trois fois par semaine) en association avec la ribavirine.
Pour tout renseignement complémentaire sur les propriétés pharmacodynamiques, il convient de consulter l’information scientifique sur la ribavirine.
Le traitement par Roferon-A administré en association avec la vinblastine entraîne un taux de réponse global de 20% environ, retarde l’évolution de la maladie et prolonge la survie globale des patients atteints d’hypernéphrome au stade avancé.
L’association Roferon-A + bévacizumab comme traitement de première intention chez des patients atteints de carcinome rénal avancé ou métastatique a montré un allongement de la survie, sans progression du cancer (médiane 10,2 contre 5,4 mois; risque relatif de 0,063; p <0,0001) et un taux de réponse plus élevé (31% contre 13%; p <0,0001) comparé au traitement par Roferon-A en monothérapie.
L’allongement observé de la survie globale égal à 2 mois n’était cependant pas significatif (médiane 23,3 contre 21,3 mois; risque relatif de 0,91; p= 0,3360). Une analyse rétrospective en sous-groupes de cette étude comportant 131 patients indique qu’une réduction de la posologie d’IFN alfa-2a conformément au protocole – passant de 9 mio. d’UI à 6 ou 3 mio. d’UI trois fois par semaine – ne semble pas altérer l’efficacité du traitement combiné Avastin/IFN (survie sans progression après 6, 12 et 18 mois: 73, 52 resp. 21% dans le groupe «IFN réduit» contre 61, 43, 17% pour la population globale de l’étude).
Pour tout renseignement complémentaire sur l’association avec le bévacizumab, il convient de consulter l’information professionnelle de l’Avastin.
La biodisponibilité absolue après injection intramusculaire est supérieure à 80%. 3,8 heures après administration intramusculaire et 7,3 heures après administration sous-cutanée (valeurs moyennes) de 36 millions d'UI, on a retrouvé dans le sérum des concentrations maximales comprises respectivement entre 1500 et 2580 pg/ml (moyenne: 2020 pg/ml) et 1250 et 2320 pg/ml (moyenne: 1730 pg/ml).
Après perfusion intraveineuse de 36 millions d'UI à des sujets sains, le volume de distribution à l'état d'équilibre a été de 0,223-0,748 l/kg (0,400 l/kg en moyenne). On a noté une augmentation des concentrations sériques proportionnelle à la dose unitaire administrée, et ce jusqu'à 198 millions d'UI.
Les concentrations sériques de l'interféron alfa-2a ont varié considérablement d'un individu à l'autre, et ce tant chez les sujets sains que chez les patients présentant des tumeurs avec formation de métastases.
Les interférons alfa sont rapidement dégradés par protéolyse au cours de la réabsorption tubulaire ainsi que - en moindre proportion - dans le foie.
Le catabolisme rénal est le principal mode d'élimination de l'interféron alfa. Le métabolisme hépatique et l'élimination subséquente avec la bile ne jouent qu'un rôle de second plan dans l'élimination des interférons alfa. Après perfusion intraveineuse de 36 millions d'UI (2,2× 108 pg) d'interféron alfa-2a à des sujets sains, la demi-vie d'élimination a été de 3,7-8,5 heures (5,1 heures en moyenne) et la clairance totale de 2,14-3,62 ml/kg/min (2,79 ml/kg/min en moyenne).
Chez des patients présentant des tumeurs avec formation de métastases, une hépatite chronique C ou une hépatite chronique B active, la pharmacocinétique de l'interféron alfa-2a après injection intramusculaire de doses unitaires a été comparable à celle enregistrée chez des sujets sains.
Chez certaines personnes, l'administration intramusculaire de plusieurs doses d'interféron alfa-2a a entraîné une augmentation de la concentration de principe actif dans le sérum, celle-ci ayant été deux à quatre fois plus élevée que celle enregistrée après administration d'une dose unique.
Aucune modification de la distribution et de l'élimination de l'interféron alfa-2a n'a été constatée lors de l'application de différents schémas posologiques, à savoir 0,5-36 millions d'UI deux fois par jour, 1-54 millions d'UI une fois par jour ou 1-136 millions d'UI trois fois par semaine, pendant une durée de traitement ayant pu atteindre 28 jours.
Pour tout renseignement complémentaire sur les propriétés pharmacocinétiques, il convient de consulter l’information scientifique sur la ribavirine.
Contrairement à ce que l'on constate avec d'autres protéines humaines, de nombreux effets de l'interféron alfa-2a sont partiellement ou totalement supprimés chez diverses autres espèces animales. Il n'en demeure pas moins que, chez le macaque rhésus, l'interféron alfa-2a a fait preuve d'une activité marquée à l'égard du virus de la vaccine.
Etant donné la spécificité de l'interféron humain, les études de toxicité effectuées avec Roferon-A ont été limitées. La toxicité aiguë de Roferon-A a été testée chez la souris, le rat, le lapin et le furet, qui ont reçu des doses allant jusqu'à 30 millions d'UI/kg de poids corporel par voie intraveineuse et jusqu'à 500 millions d'UI/kg par voie intramusculaire. Une mortalité imputable au produit n'a été enregistrée chez aucune des espèces animales, quel qu'ait été le mode d'administration. A des doses excessivement élevées, aucun effet indésirable important n'a été constaté, hormis un effet abortif chez le macaque rhésus au cours des deux premiers tiers de la gestation ainsi que, chez des femelles non gravides, plusieurs irrégularités transitoires du cycle menstruel, incluant une prolongation de la menstruation.
Mutagenèse: aucun effet mutagène n'a été observé avec Roferon-A sur le plan expérimental.
Pour ce qui est du traitement associé avec la ribavirine lors d’hépatite C, veuillez également tenir compte des données précliniques figurant dans l’information scientifique relative à la ribavirine.
Conserver dans l’emballage original, à l’abri de la lumière. Conserver à 2-8 °C (au réfrigérateur). Ne pas surgeler.
Remarques concernant l’élimination
Après la fin du traitement ou après la date d’expiration, tout médicament non utilisé doit être éliminé d’une manière appropriée.
Roferon-A seringues préremplies à 3 millions d’UI/0,5 ml: 5 [A]