Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/nicorette-2mg-microtab-cpr-100-212888
Timestamp: 2018-12-19 08:09:37+00:00
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NICORETTE 2MG MICROTAB CPR 100 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
Enfants et adolescents : NICORETTE MICROTAB 2 mg, comprimé sublingual, ne doit pas être administré aux sujets de moins de 18 ans sans prescription médicale. Il n'y a pas de données évaluant le traitement par NICORETTE MICROTAB 2 mg, comprimé sublingual, chez les sujets de moins de 18 ans. Adultes et sujets âgés : NICORETTE MICROTAB sera placé sous la langue, où il se dissout lentement (environ 30 minutes). La posologie initiale est individuelle et sera fonction de la dépendance du patient à la nicotine. Il est recommandé aux fumeurs peu dépendants d'utiliser les comprimés dosés à 2 mg. Chez les fumeurs très dépendants (voir Test de Fagerström ou fumant plus de 20 cigarettes par jour) ou ayant déjà échoué dans leur tentative d'arrêt du tabac avec les comprimés dosés à 2 mg, il est recommandé d'utiliser les comprimés dosés à 4 mg. La posologie initiale est de 1 comprimé toutes les 1 à 2 heures jusqu'à 8 à 12 comprimés par jour. Deux comprimés de 2 mg peuvent être utilisés en remplacement de celui de 4 mg. Ne pas dépasser trente comprimés sublinguaux à 2 mg par jour. La durée du traitement est individuelle, mais est en général d'au moins 2 à 3 mois. Le nombre de comprimés quotidien sera ensuite progressivement réduit. Le traitement sera arrêté quand la posologie est réduite à 1 à 2 comprimés par jour. Les envies irrépressibles à reprendre une cigarette peuvent se manifester à nouveau, de façon irrégulière, conserver les comprimés non utilisés. Il est recommandé de ne pas utiliser de façon régulière NICORETTE MICROTAB au-delà de 6 mois. Quelques "ex-fumeurs" peuvent cependant nécessiter une durée de traitement plus longue pour éviter une rechute.
La nicotine a été positive dans certains tests de génotoxicité in vitro, mais des résultats négatifs ont également été observés avec les mêmes systèmes de tests. La nicotine a été négative dans les tests in vivo. Les études animales ont montré que la nicotine induit des pertes post-implantatoires et ralentit le développement foetal. Les résultats des études de carcinogénicité n'ont pas apporté d'arguments probants d'un effet cancérogène de la nicotine
Hypersensibilité à la nicotine ou à l'un des composants du comprimé sublingual; Infarctus récent du myocarde (dans les trois derniers mois); Angor instable ou progressif; Angor de Prinzmetal; Trouble du rythme cardiaque sévère; Accident vasculaire cérébral récent.
Grossesse Le tabagisme pendant la grossesse est associé à des risques tels que retard de croissance intra-utérin, naissance prématurée ou mort-né, qui semblent cependant, être en corrélation avec la quantité de cigarettes fumées et la période de grossesse. En effet ces effets ont été observés quand le tabagisme perdurait au troisième trimestre. L'arrêt du tabac est la seule manière efficace d'améliorer la santé de la mère et celle de l'enfant et le plus important est de réussir à arrêter de fumer avant le premier trimestre de grossesse. Plus l'abstinence sera précoce et meilleur sera le résultat. La nicotine passe la barrière placentaire et agit sur le système cardio-vasculaire et les mouvements thoraciques du foetus. Les effets sur le système circulatoire sont dose-dépendants. Par conséquent, chez la femme enceinte, il convient de toujours recommander un arrêt complet de la consommation de tabac sans traitement de substitution à la nicotine. Cependant, le risque encouru pour le foetus en cas de poursuite du tabagisme durant la grossesse, est bien supérieur à celui attendu lors d'un traitement de substitution nicotinique contrôlé dans le cadre d'une prise en charge globale. Par conséquent, en cas de grossesse chez une fumeuse très dépendante, l'utilisation des comprimés sublinguaux ne sera envisagée que sur prescription médicale. Allaitement La nicotine passe facilement dans le lait maternel. Les taux de nicotine atteints peuvent, même aux doses thérapeutiques, avoir un retentissement chez le nourrisson. Par conséquent, ce traitement doit être évité durant l'allaitement. Cependant, en cas d'échec de l'arrêt du tabac, les comprimés sublinguaux ne doivent être utilisés chez les femmes qui allaitent que sur avis médical. En cas d'utilisation d'un traitement de substitution nicotinique pendant l'allaitement, les comprimés sublinguaux doivent être pris juste après l'allaitement et pas pendant les deux heures le précédant.
NICORETTE MICROTAB 2 mg comprimé sublingual, sera utilisé avec précaution en cas de pathologie cardiovasculaire sévère (artériopathie périphérique oblitérante, accident vasculaire cérébral, angor, insuffisance cardiaque décompensée), de vasospasme, d'hypertension artérielle non contrôlée, d'insuffisance hépatique sévère ou modérée, d'insuffisance rénale sévère, d'ulcère gastrique ou duodénal en évolution. La nicotine issue des traitements substitutifs ainsi que la nicotine inhalée avec la fumée de cigarette provoque la libération de catécholamines par les médullo-surrénales. Aussi, NICORETTE MICROTAB, devra être administré avec précaution chez les patients présentant une hyperthyroïdie ou un phéochromocytome. L'arrêt du tabac peut nécessiter la diminution des doses d'insuline chez le patient diabétique.
Le tabagisme (mais pas la nicotine) peut entraîner l'induction enzymatique du cytochrome CYP1A2. A l'arrêt du tabac, la clairance des substrats de cette enzyme peut être diminuée. Avec les produits dont la marge thérapeutique est faible tels que la théophylline, la tacrine, la clozapine et le ropinirole, il peut ainsi être observé une augmentation des taux plasmatiques pouvant être à l'origine de conséquences cliniques. Il est possible que les concentrations plasmatiques d'autres produits partiellement métabolisés par le cytochrome CYP1A2, telles qu'imipramine, olanzapine, clomipramine, et fluvoxamine, soient également augmentées lors de l'arrêt du tabac. Néanmoins, il n'existe pas de données évaluant cet effet et son retentissement clinique. Le tabagisme semble entraîner une augmentation du métabolisme du flécaïnide et de la pentazocine.
NICORETTE MICROTAB peut entraîner des effets indésirables similaires à ceux observés avec la nicotine administrée par d'autres modes, ces effets sont dose-dépendants. La plupart des effets indésirables rapportés apparaissent dans les 3 ou 4 premières semaines après le début du traitement. Dans les premiers jours du traitement, une irritation de la bouche ou de la gorge peuvent apparaître. Dans la majorité des cas, les patients s'habituent rapidement à ces effets après quelques jours Quelques symptômes tels qu'étourdissements, céphalées et insomnie peuvent être liés au sevrage tabagique. Une augmentation de l'apparition d'aphtes buccaux peut survenir après l'arrêt du tabac. La relation de causalité n'est pas clairement établie. Très fréquents (≥ 1/10); fréquents (≥ 1/100, < 1/10); moins fréquents (≥ 1/1000, < 1/100); rares (≥ 1/10 000, < 1/1000); très rares (< 1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles). Système nerveux central : Fréquents : étourdissements, céphalées. Système gastro-intestinal : Fréquents : nausée, inconfort digestif, hoquet. Système respiratoire : Fréquents : toux. Effets locaux : Fréquents : maux de gorge et irritation de la bouche, sécheresse buccale, sensation de brûlure buccale, rhinite. Système cardiovasculaire : Fréquents : palpitations. Rares : fibrillation auriculaire réversible.
Des symptômes de surdosage à la nicotine peuvent apparaître chez le patient traité préalablement avec de très faibles apports nicotiniques ou s'il utilise de façon concomitante d'autres traitements pour le sevrage tabagique. Les symptômes de surdosage sont ceux d'une intoxication aiguë à la nicotine incluant nausées, hypersalivation, douleurs abdominales, diarrhée, sueurs, céphalées, étourdissement, diminution de l'acuité auditive et faiblesse générale. A doses élevées, peuvent apparaître une hypotension, un pouls faible et irrégulier, une gêne respiratoire, une prostration, un collapsus cardiovasculaire et des convulsions. Les doses de nicotine tolérées par les sujets fumeurs adultes lors du traitement peuvent entraîner une intoxication aiguë pouvant être fatale chez les jeunes enfants. Conduite à tenir en cas de surdosage : l'administration de nicotine doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique sera instauré. Le charbon activé réduit l'absorption gastro-intestinale de la nicotine. La dose minimale létale de nicotine administrée par voie orale chez l'homme est de l'ordre de 40 à 60 mg.