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Timestamp: 2018-11-21 08:25:05+00:00
Document Index: 283707566

Matched Legal Cases: ['art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 1', 'art. 2']

ÉPISCOPAT DE FRÈRE NANTELME
1185 - 1206
On ne connaît point l'origine ni le nom de famille du successeur d'Arducius. D'après Guichenon, Nantelme aurait été chartreux et prieur de Vallon en Faucigny, ce que confirme un des documents de son épiscopat, qui lui donne la qualification de frère; du reste, l'élévation d'un moine à la plus haute charge ecclésiastique du pays ne doit point étonner dans un siècle où les ordres monastiques étaient l'objet d'une grande faveur, et qui avait vu s'établir les six chartreuses du diocèse de Genève.
Nantelme, avant de devenir évêque, avait été prévôt du chapitre de Saint-Pierre. Revêtu de cette dignité dès l'année 1181 au moins, il prit part dès lors à tout ce qui intéressait l'église de Genève, et put ainsi être initié aux vues d'Arducius, dont il devait poursuivre l'oeuvre commencée et continuer les traditions politiques. C'est en effet dans la courte période comprise entre les années 1184 et 1188 que l'on voit se succéder rapidement des actes et des traités de la plus haute importance pour l'histoire de Genève. Le premier de ces actes est la sentence arbitrale d'Aix rendue sous Arducius : Nantelme réussit à en obtenir la confirmation par Urbain III, sans négliger lui-même la lutte contre les pouvoirs laïques qui s'efforçaient d'éluder ou d'enfreindre cet arbitrage. Immédiatement après son élection, il s'était rendu à la cour de l'empereur Frédéric et s'était fait octroyer par lui, en novembre 1185, un rescrit analogue à celui de 1154, constatant sa qualité de Prince de l'Empire et sa possession des droits régaliens. On le retrouve auprès de l'empereur soit en Italie, soit en Allemagne, et l'on peut naturellement attribuer à son influence la citation solennelle du comte de Genevois devant la Cour impériale, citation qui eut lieu au commencement de l'année 1186. Il est difficile d'apprécier les circonstances dans lesquelles s'est suivie cette procédure, et de connaître la portée des griefs spéciaux ou généraux qui ont déterminé les sentences rendues par Frédéric Barberousse : Dans la première, datée du 1er mars 1186, il déclare que le comte, cité devant sa Cour, s'en est furtivement retiré, et, en conséquence, il le condamne à une forte amende, à une indemnité envers l'évêque, à la perte de ses fiefs et à la mise au ban de l'empire; puis en août de la même année, par un nouveau rescrit parlant de la persistance du comte dans sa rébellion, l'empereur autorise l'évêque à remettre les fiefs que le ci-devant comte tient du prélat, à d'autres vassaux capables de faire la guerre à cet ennemi de l'empire.
Un état d'hostilité aussi ouverte entre les divers pouvoirs du pays, état qui semble présager une crise violente ou un changement total dans la situation politique du diocèse, se termine néanmoins, en 1188, par un nouveau traité fait, à Genève même, entre l'évêque et le comte. L'archevêque de Vienne, leur arbitre commun, se borne à confirmer par cet acte les principes de droit public consacrés dans les transactions antérieures, à instituer des otages pour la garantie de la paix et à régler quelques contestations de détail.
L'étude de ce document n'explique d'une manière complète ni les causes du conflit, ni celles de sa solution à l'amiable ; à ce dernier point de vue toutefois, l'attention peut se diriger sur une phrase du préambule, dans laquelle l'évêque Nantelme énonce comme un motif pour abandonner momentanément ses prétentions, l'affliction que lui cause la prise de Jérusalem (3 octobre 1187). Les historiens s'accordent en effet pour signaler la commotion extraordinaire que ressentit à cette époque l'Europe entière et qui, devant le désastre commun, fit cesser partout les luttes entre les divers pouvoirs de la chrétienté. La mort d'Urbain III, l'appel solennel à une nouvelle croisade émané des cardinaux réunis pour l'élection de Grégoire VIII, leur proclamation d'une trêve générale de sept ans, l'annonce enfin du prochain départ de l'empereur Frédéric pour l'Orient, tous ces événements étaient de nature à faire oublier mainte rivalité locale, et ils peuvent bien expliquer en particulier la paix subitement conclue entre les autorités ecclésiastiques et laïques du diocèse de Genève.
Guillaume I, comte de Genevois, ne survécut que peu d'années à cette transaction et ne paraît pas, de même que son fils aîné Humbert qui lui succéda, avoir donné à l'église de nouveaux sujets de plainte. Quant à Nantelme, la fin de son épiscopat n'est marqué par aucun acte politique de quelque importance, mais ceux qui ont été conservés offrent un certain intérêt pour l'histoire des familles et des établissements religieux du diocèse.
Liste de la Bible de Saint-Pierre, dans Bonivard, édit. Dunant, I, p. 184. - Guichenon, Bibl, sebus. Cent. II, ch. 34, note. - Besson, p. 20. - Blavignac, M. D. G. t. VII, p. 38. - Pour la rectification du nom de cet évêque, appelé longtemps Nantelinus, voy. Mallet, M. D.G. t. II, p. 50, note; et ibid. IV, p. 113, note 179. - Sur l'état de l'Occident en 1187, voy. C. de Cherrier, Hist. de la lutte des Papes et des Empereurs de la maison de Souabe. Paris, I, p. 251 et suiv., ainsi que les sources qu'il cite.
REG 434
21.10.1185
Henri de Faucigny confirme à la chartreuse du Reposoir, dont Durand est prieur, tous les droits qu'elle possède et qui lui ont été concédés par son père Aimon et son frère Rodolphe. (Suit l'émunération détaillée des limites conformes à celles de l'acte du 22 janvier 1151.) Cette confirmation est faite avec l'approbation de Guillaume l'Allemand, frère du dit Henri, et ce dernier prie l'évêque de Genève de la sanctionner et maintenir. Témoins : Gérard, sénéchal; Turumbert et Ponce, chasseurs; Guy de la Frasse; Vivien de Hôpital; Ponce de Saint-Joire (Georgio); Maurice de Sallanches ; Alimard de Châtillon, etc.
Ista donatio facta est apud Valerias quandam grangiam Repausatorii ipsius, mense octobris, feria secunda, luna vigesima tertia, anno ab inc. dom. MCLXXXV, epacta vigesima octava, decemnovalis cycli anno octavo, concurrente primo, octogesime indictionis anno tertio, Lucio papa tertio s. Rom. eccl. pres. Friderico Rom. imp. fel. regnante.
M. D. G. t. XIV, p. 11, n° 15.
11.11.1185
Rescrit de l'empereur Frédéric, daté de Pavie. - Dans cet acte, identique pour les termes avec le rescrit adressé à l'évêque Arducius le 17 janvier 1154 [333], l'empereur déclare que Nantelme, évêque de Genève, étant venu à sa cour, il l'a accueilli avec les égards qui ne sont dus qu'à un Prince de l'Empire, et qu'il l'a investi de tous les droits régaliens.
Hoc donum factum est Papie, XIII Calendas Decembr. anno dom. inc. MCLXXXV, indict. III.
Arch. de Gen. P. H. n° 25. - Spon, Pr. n° 13. - Muratori, Antiq. ital. VI, p. 61, avec date erronée. - Böhmer, Reg. imp. n° 2685.
REG 436
12.12.1185
Bulle du pape Urbain III, adressée à Nantelme, évêque de Genève, par laquelle le pape reproduit et confirme la sentence arbitrale rendue à Aix en 1184 [429], entre l'évêque Arducius et le comte Guillaume.
Datum Verone, II Id. Decembris.
Arch. Gen. P. H. n° 30. - Spon, Pr. n° 14. - Magn. Bullarium, Contin. IX, p. 31. - D'après Jaffé, n° 9785, la signature de cette bulle à Vérone en détermine la date à l'une des années 1185 ou 1186. La première date est préférable parce que la bulle ne peut pas être postérieure à la mise au ban de l'empire du comte Guillaume.
REG 437
01.03.1186
Sentence judiciaire rendue et promulguée à Casal par l'empereur Frédéric contre Guillaume, comte de Genevois. - Le dit comte s'étant, à la suite de citations légales, présenté devant la Cour impériale et y ayant prêté serment d'obéir aux ordres de l'empereur au sujet des outrages, excès et dommages commis envers l'église de Genève, s'est, en violation de ce serment, retiré furtivement de la Cour, dont il a ainsi méprisé l'autorité judiciaire. D'après ces faits, l'empereur, après avoir pris conseil des princes et des juges de la Cour, met le comte au ban de l'empire et le condamne à indemniser intégralement l'évêque et l'église de Genève pour tous les dommages qu'ils ont éprouvés. Il statue en conséquence : 1° Que l'évêque recevra, sur les biens du comte, une somme de vingt mille sols, et en outre exigera de lui mille livres d'or, conformément à la sentence impériale [367], comme peine de la violation de cette sentence. 2° Que tous les fiefs et bénéfices tenus de l'évêque par le dit comte feront retour à l'évêque francs et libres. 3° Que toutes les personnes qui étaient tenues par ces fiefs et bénéfices à la fidélité envers le comte seront dégagées vis-à-vis de lui et astreintes désormais à la même fidélité envers l'Eglise. L'empereur termine en ordonnant à tous ses sujets de considérer le comte comme ennemi public de l'empire, et d'aider de leurs personnes et de leurs biens à réparer les torts qui ont été causés à l'évêque et à l'église de Genève. - Témoins : les évêques de Munster, de Verceil et de Turin; le prévôt de Spire; quatre juges de la Cour impériale; Bonjean, avoué de Verceil, et Rodolphe, camérier.
Datum apud Casale, anno dom. inc. MCLXXXVI, indict. IV, Calendis Martii.
Arch. de Gen. P. H. n° 28. - Citadin, édit. 1, p. 163; et 2, p. 156.- Spon, Pr. n° 15. - Böhmer, Reg. imp. n° 2091.
REG 438
02.03.1186
Sentence judiciaire de l'empereur Frédéric, datée aussi de Casal et rendue contre Guillaume, comte de Genevois, en raison des excès et méfaits commis par lui envers l'église de Lausanne. Attendu que ce comte, ayant été, pour ces actes, cité trois fois à comparaître devant l'empereur, a méprisé ces citations et n'a point réparé le dommage, l'empereur le met, lui et les siens, au ban de l'empire. Il ordonne à tous ses sujets, sous peine de son indignation, de traiter le dit comte comme un ennemi public et d'aider l'église de Lausanne à recouvrer les biens qui lui ont été enlevés. Témoins : les évêques de Munster, de Verceil et de Turin ; Bonjean, avoué, de Verceil ; et trois personnages sans qualification
Datum apud Casale sancti Evasii, anno inc. dom. MCLXXXVI, indict. quarta, sexto nonas martii.
Hisely, Comtes de Genevois, p. 103. - Schmitt et Gremaud, Mém. hist.sur le diocèse de Lausanne, I, p. 440. Les auteurs de ces deux ouvrages observent que l'on ne connaît ni les causes ni l'issue de cette sentence, en ce qui concerne les rapports du comte avec l'église de Lausanne.
REG 439
05.03.1186
Nantelme, évêque de Genève, est au nombre des témoins d'un acte signé à Novarre par l'empereur Frédéric en faveur d'Othon, comte de Radicate.
Acta sunt hec anno dom. inc. MCLXXXVI, indict. quarta, regnante domino Frederico Rom. imp. Anno regni eius trigesimo tertio. Data apud Novariam tertio nonas martii feliciter, amen.
Notizenblatt der historischen Commission der Academie der Wissenschaften in Wien, 1852, no 23, p. 370.
REG 440
24.08.1186
Diplôme de l'empereur Frédéric qui exempte les moines de l'abbaye d'Aulps du péage du château de Joux.
IX Kal. septembris.
Ch. Duvernois, Notes sur les Mém. histor. de la Rép. séquanoise, par L. Gollut. Arbois 1846, p. 1709. - Le château de Joux, près de Pontarlier, commandait le passage entre le pays de Vaud et la Franche-Comté.
REG 441
26.08.1186
Nantelme, évêque de Genève, est au nombre des prélats qui signent à Mulhausen (Prusse), comme témoins, deux diplômes de l'empereur Frédéric, l'un confirmatif des privilèges et possessions de l'abbaye du lac de Joux, l'autre en faveur d'Ebald, sire de la Sarraz.
Datum apud Mulenhusen, anno inc. MCLXXXVI, indictione quinta, septimo Kalendarum Septembris.
M. D. R. t. I, part. 2, p. 189 et 190.
REG 442
27.08.1186
Lettres patentes de l'empereur Frédéric, adressées à Nantelme, évêque de Genève. - Vu la persistance et l'opiniâtreté dans sa rébellion, de Guillaume, appelé ci-devant comte de Genevois, attendu qu'à cause de ses crimes et de ses excès contre l'église de Genève, nous l'avons, par sentence de notre Cour, mis publiquement au ban de l'empire comme étant l'un de ses ennemis notoires, nous autorisons par les présentes l'évêque de Genève à reprendre en son pouvoir tous les fiefs que le dit Guillaume tenait de lui, puis à en inféoder une partie à des vassaux fidèles et énergiques, pouvant défendre l'église de Genève contre cet ennemi de l'empire et lui faire la guerre (predicto hosti nostro guerram facere). Nous confirmons ces inféodations de notre autorité impériale.
Datum apud Mulenhusen, anno dom. inc. MCLXXXVI, indictione quarta, sexto calendas septembris.
Arch. de Gen. P. H. n° 29. - Citadin, 1re édit. p. 164; 2me édit. p. 157. - Spon, Pr. n° 16.
REG 443
01.01.1185
Lettres patentes de l'empereur Frédéric adressées à tous les vassaux du comte de Genevois tenant de lui des fiefs appartenant à l'église de Genève. Il leur notifie la sentence qu'il a rendue contre le dit comte mis au ban impérial; il les relève de la fidélité qu'ils devaient à celui-ci et leur enjoint de le traiter désormais en ennemi de l'empire, sous menace d'encourir les mêmes peines ; il leur ordonne enfin de prêter dorénavant foi et hommage à l'église de Genève. Sans date.
Arch. de Gen. P. H. n° 31. - Spon, Pr. n° 17.
REG 444
01.02.1188
28.02.1188
Décision arbitrale prononcée devant l'autel de Saint-Pierre, à Genève, par Robert, archevêque de Vienne, pour terminer les différends existant entre l'évêque Nantelme et le comte Guillaume. - L'archevêque confirme la sentence qu'il a rendue à Aix [429], néanmoins avec deux dérogations momentanées, auxquelles a consenti l'évêque de Genève, affligé par la désolation de la ville de Jérusalem, où a été prise la vraie croix. L'une de ces dérogations est relative aux hommes que le comte tenait pour siens et qu'il devait, aux termes de la sentence d'Aix, restituer à l'évêque; l'autre concerne le mur élevé par le comte au mépris de la chose jugée, et qui devait être démoli. L'évêque consent à ne pas faire un cas de guerre ou d'interdit de l'inexécution de ces deux clauses. Il est toutefois entendu qu'aucun ouvrage ne sera ajouté au dit mur et que l'évêque aura toujours le droit d'exiger l'accomplissement des dites clauses, sous peine d'interdit. - Quelques-uns des droits de l'évêque et du comte sont ensuite rappelés ou formulés à nouveau dans les termes suivants : " Le domaine direct de toute la cité et ville de Genève appartient à l'évêque seul, et le comte tient de lui tout ce qu'il y possède. L'évêque y exerce le droit de ban et la juridiction sur tous les hommes, quel que soit leur seigneur. Quand l'évêque se rend auprès du pape ou de l'empereur, les vassaux du comte sont tenus, comme les autres, de lui prêter assistance. Appartiennent à l'évêque les individus arrivés à Genève de quelque lieu que ce soit, si dans l'an et jour ils n'ont pas été réclamés par leur seigneur. La sûreté des clercs et laïques, hommes de l'église, leur est assurée tant pour eux que pour leurs biens; il en sera de même, pendant trois ans, pour les hommes du comte qui sont restés dans la ville et qui ont soutenu le parti de l'évêque. Attendu que l'évêque est seigneur de tout le territoire de Genève, il peut, à ce titre, y construire en tous lieux et selon son bon plaisir. La juridiction sur tous les clercs lui appartient dans toute l'étendue du diocèse ; en conséquence, ni le comte, ni les siens ne doivent porter la main sur aucun membre du clergé séculier ou régulier, ou sur le patrimoine des églises ; toutefois, rentreront sous la puissance du comte ceux des clercs qui auront été dégradés et qui seraient originaires de ses villes ou de ses châteaux. " L'archevêque prononce encore que si le comte, ses fils ou ses hommes enfreignent la présente sentence ou troublent la paix, et si le dit comte, mis en demeure de la rétablir, ne le fait pas dans les quarante jours, le mur mentionné ci-dessus devra être immédiatement détruit par les soins des garants du présent acte, tant nobles que vassaux, et tous les hommes du comte qui demeurent dans la ville seront définitivement acquis à l'église et à l'évêque. Deux hommes que le comte regardait comme siens, Willelme Peitevin et Pierre de Cruseilles sont, avec leur famille, remis par lui à l'évêque. Enfin trente vavasseurs doivent, deux fois chaque année, à l'octave de Pâques et à la fête de saint Michel (29 sept.), se rendre à Genève en qualité d'otages; ils n'en pourront sortir avant que la paix, si elle a été rompue, soit rétablie, et, dans le cas où l'un d'eux ou plusieurs viendraient à manquer, les autres demeureront comme otages jusqu'à ce que les absents aient été remplacés. La présente décision, consentie par les parties, a été jurée sur le corps de Christ par le comte, son fils Humbert et ses autres fils. Elle a aussi été jurée sur les saintes reliques par les nobles dont les noms suivent : Henri de Faucigny et Amédée de Gex, frères du comte ; Guillaume de Nangy; le seigneur de Clermont; Pierre de Ternier; Willelme de Faucigny. Les otages devront prêter le même serment que les nobles. Ceux-ci s'engagent en outre : 1° A faire observer par leurs enfants comme par eux-mêmes les clauses précédentes au sujet du mur et des hommes du comte demeurant dans la ville. 2° A déclarer guerre ouverte au comte, sur l'ordre de l'évêque, si le premier ne s'est pas exécuté dans les quarante jours, et à ne faire alors ni paix ni trêve avec le comte sans le consentement de l'évêque. 3° Dans le cas où, par le fait du comte, une guerre s'élèverait entre lui et l'évêque, ils ne doivent accorder aucun aide au premier et permettre au contraire à l'évêque de se servir de leurs châteaux, de telle sorte que ceux qui aideront celui-ci à rétablir la paix y trouvent un refuge assuré. Témoins : les évêques Jean de Grenoble, et Lambert de Maurienne; les abbés de l'ordre de Cîteaux, Jean de Bonmont et Isaard d'Aulps ; les abbés de la règle de Saint-Augustin, Guillaume d'Abondance et Jacob d'Entremont; les prieurs de l'ordre des chartreux, Durand du Reposoir et Laurent de Vallon; les doyens et chanoines B. d'Annecy, P. de Dorches, A. de Wit.... (?) et W. Josper; les chanoines et prêtres Fréward, Guitbert et Jean; les chanoines Amédée de Confignon, Falco de Nangy, Aimon de Hauteville, Reymond d'Arlod, Guillaume de Ternier, et Pierre Bats ; les chevaliers Guillaume d'Arcine, Artold de Hauteville, Amédée et Rodolphe de Nangy, frères, et Guillaume de la Tour (de Turre); les curés de Genève Lambert, Jordan, Donnin et Rodolphe ; les prêtres Etienne Mauri, Pierre Roux, P. sénéchal; enfin Maurice Villars, Laurent de la Rive, Pierre, clerc, et Gérold son frère, Rodolphe d'Anthy, Jean Pisteur, Anselme Tavel.
Factum est hoc dom. Gregorio pres, sanct. Rom. ecc. Frederico felic. imp. Nantelmo Geb. ep. Willelmo comite, mense februarii, die dominico... Anno ab inc. Dom. nostri Jhesu Christi MCLXXXVI (v. st.)
Arch. de Gen. P. H. n° 27. - Spon, Pr. no 18. - Les archives renferment deux exemplaires de cette pièce ; l'un d'eux, qui portait quatre sceaux, offre, pour les noms propres, quelques variantes plus intelligibles que le texte donné par Spon, et qui ont été suivies dans la traduction de ces noms. - Quant à la date de cette sentence, la mention que celle-ci renferme de la prise de Jérusalem (3 octobre 1187), et l'indication du pontificat de Grégoire VIII (oct. à déc. 1187) conduisent à repousser ce document jusqu'en février 1188. Il est probable que la sentence aura été préparée avant qu'on connût la mort de Grégoire et que l'écrivain aura omis une unité à la fin du millésime. Voy. Rég. Forel, n° 738. - Henri de Faucigny était beau-frère de Guillaume, comte de Genevois, parce qu'il avait épousé la soeur de celui-ci. On ignore le prénom de cette fille d'Amédée I, mais Guichenon dit qu'elle était qualifiée Dame de Clermont (en Genevois).
REG 445
01.01.1188
31.12.1188
Nantelme, évêque de Genève, atteste et confirme la donation d'une vigne faite à l'abbaye d'Aulps par Ponce, clerc de Saint-Joire (Georgio) et par Guy et Rifier ses frères. Témoins : Ysaard, abbé d'Aulps, etc.
Actum hoc anno ab inc. Dom. MCLXXXVIII, ind. sexta, epact. XX, Clemente summo pontifice, Frederico imperatore.
Arch. Gen. P. H. n° 31 bis. - M. D. G. t. XIV, p. 14, n° 16.
REG 445 bis
01.01.1178
31.12.1198
Henri de Faucigny, avec l'approbation de sa femme Comtesson (Comitissa), donne aux moines d'Aulps, et à leur abbé Isard, l'alpe dite Fréterolle dont l'acte indique les limites. (vers 1188).
M. D. G. t. XV, part. 2, n° 5, C. - Frétérolle est dans la paroisse de Samoens.
REG 446
31.12.1189
Etienne, fils de Marco de Bière, donne à l'abbaye de Bonmont tout ce qu'il possède auprès des vignes de Bougel, et établit en faveur de la dite maison des otages pour la somme de 300 sols, savoir : Conon de Mont et ses frères Amalric et Humbert. Cette donation est approuvée successivement par Raymond de Saint-Simphorien ; par Aimon et Marco, frères du donateur; par Narduin de Bière; enfin par Pierre, seigneur de Prangins, et son fils Jean. A l'occasion de la susdite donation, Etienne de Lavigny donne dix livres à Etienne de Bière. Témoins : Reimond-le-gros de Vufflens ; Humbert, chevalier de Vufflens ; Hugues, chevalier de Germany ; Pierre, fils de Vibert de Hauteville ; maître Hugues, chapelain de Mont ; Amaldric, curé de Féchy; Gérard, prieur d'Etoy; Guillaume de Trélex; Falco de Montagny; Etienne de Pisy, et quelques moines. L'original de la charte, aux archives de Lausanne, porte pour millésime 1189 (note du prof. Hisely).
Hoc actum est anno Dom. Inc. MCLXXXVIII.
M. D. G. t. XIV, p. 15, no 17.
REG 447
Guillaume de Rüe, chevalier, fait une donation à l'abbaye de Hautcrêt en présence de Garnerius, abbé de Clairvaux et d'Isaac (Isaard), abbé d'Aulps. Parmi les autres témoins se trouve Narduin, cellérier de l'abbaye de Bonmont.
Factum est hoc anno ab inc. Dom. millesimo centesimo octogesimo octavo.
M. D. R t. XII, part. 2, p. 47, n° 28.
REG 448
Aimon (?), seigneur de Faucigny, fils d'Henri (?), confirme à l'abbaye d'Aulps, dont Guillaume est nouvel abbé, les donations faites par son aïeul, par les frères de celui-ci, et par plusieurs nobles, savoir : par Bonpair, fils de Gautier de Montfalcon [250], par les fils de Ruric de la Tour [240], et par Claude de Salaz [241]. Témoins : Rodolphe de Grésy et son fils Rodolphe; Rodolphe de Thoire (de Toirii); Pierre, sénéchal d'Alinge; Guillaume de Boëge; Girard, vidomne ; Rodolphe de Saint-Joire, de sancto Jorio, et son frère Rifier, maires dépendants du seigneur de Faucigny, villicos meos.
Actum est hoc, anno ab inc. Dom. MCLXXXVIII, ind. VI, ep. XX, Clemente summo pontifice, Frederico imperatore.
Ménabréa, Mém. Acad. Sav. série 2, t. II, p. 303. - Les noms donnés dans cette charte au sire de Faucigny et à son père renferment probablement une erreur. L'ensemble des documents démontre qu'en 1188 la seigneurie de Faucigny appartenait à Henri, fils d'Aimon. D'autre part, l'indication du pontificat de Clément et du règne de Frédéric ne permet pas de placer cette charte entre les années 1202 environ et 1253, pendant lesquelles il y avait un Aimon, fils d'Henri.
REG 449
Artold de Dorches donne à l'abbaye de Bonmont un fonds de terre (quoddam real) situé près de Genève, sous le petit hameau appelé Trainant ( Tresnant). Cette donation a été faite à Bonmont en présence du chapitre et approuvée par Guillaume et Narbodus, fils du donateur. Témoins : Boson, chanoine de Genève; Jean Galo; Albert et Lambert, curés de Genève; Etienne de Lavigny. Elle a été ensuite approuvée à Dorches par Pierre et Artold, autres fils du donateur. Témoins : Pierre, doyen; Pierre, chevalier de Clermont; Ulrich de Marèche, moine. Enfin elle est attestée et confirmée à Ville-en-Michaille par Nantelme, évêque de Genève, à la demande du donateur. Témoins : Gérold de Villette, doyen et chantre ; Guillaume de Cruseilles; Frévard de Jussy, tous clercs de l'église de Genève.
Actum anno dom. inc. MCLXXXVIII, epacta vicesima, indictione sexta.
M. D. G. t. IV, part. 2, p. 84. - Le ruisseau appelé Trainant, qui a son embouchure dans le lac, au pied du coteau de Cologny, au nord-est de Genève, formait anciennement la limite de la banlieue de la ville. Voy. (Grenus) Fragm. sur Genève avant la Réform., p. 21, note. - Dorches, château en Bugey, paroisse de Chanay, rive droite du Rhône, à une lieue au nord de Seyssel. - Ville-en-Michaille, prieuré dépendant de Nantua et situé au sud de Bellegarde.
REG 450
31.12.1233
Lettre de protection et sauvegarde accordée à la chartreuse d'Arvières par Thomas, comte de Savoie, qui ordonne spécialement à ses châtelains de Rossillon et de Saint-Rambert de veiller à ce que rien ne trouble les dits chartreux, et à ce qu'on n'empêche point la circulation de ceux qui leur portent des vivres.
Guichenon, Bresse et Bugey, Pr. de Bugey, p. 177. - Ibid. Lettre de protection semblable accordée par Louis, seigneur de Baugé et Valromey. - Pour Arvières, voy. [302]. Les châteaux de Rossillon et de Saint-Rambert mentionnés dans cette charte étaient situés dans le Bugey, en dehors du diocèse de Genève.
REG 451
Thomas, comte de Savoie, délivre en faveur de la chartreuse d'Aillon, sur la demande de son prieur Jean, des lettres de protection dans lesquelles il confirme les donations faites à la dite chartreuse par feu le comte Humbert et par le père de Berlion de Chandieu.
Guichenon, Savoie, Pr. p. 50, 51 et 52. - Pour Aillon, voy. [426].
REG 452
Transaction entre Bonmont, dont Jean est abbé, et Manerius de Marcins, au sujet de donations faites à la dite abbaye par son père Ogerius de Marcins. Celui-ci avait donné tout ce qu'il possédait à Chéserex, et les témoins étaient : Humbert d'Aubonne, Jaques son fils, Albert de Marcins, Anselme de Versonnex, Pierre de Ternier, Amaldric de Mont, etc. La transaction est ménagée par Humbert de Grilly, Ponce de Vesancy et Pierre de Pétigny. Manerius consent à confirmer les donations de son père et reçoit vingt-cinq sols de l'abbaye. Témoins : Anselme Bessons, Uldric, prêtre de Divonne, et Etienne, frère de Manerius.
M. D. G. t. XIV, p. 16, n° 18. - Marcins, localité aujourd'hui détruite, entre Vich et Vinzel, district de Nyon, au canton de Vaud. - Chéserex, village près de Gingins, même district.
REG 453
Mort de l'empereur Frédéric Barberousse au passage du Cydnus (ou du Sélef), en Asie Mineure, lorsqu'il se rendait à la troisième croisade. Son anniversaire est célébré chaque année par le chapitre de Genève.
Böhmer, Regesta chron. imp. éd. 1831, p. 146. - L'obituaire de Saint-Pierre inscrit son anniversaire au 9 juin, en ces termes : V Idus Junii obiit Fredericus bone memorie qui ecclesiam istam libertati perpetue reddidit, ita tamen quod nec imperator nec alius Regalia Gebennensis ecclesie alicui leyco tradere posset, nisi tantum Episcopo Gebennensi. Jam dictus Imperator ad expugnandos Gentiles Hierosolimam peregrinando periit, et in procinctu pro christi nomine vitam finivit, tantum major in christi palacio, quanto magnus pro christi nomine majora substinuit dispendia. Pro cujus anniversario assignati sunt XX solidi supra censum francisci.
REG 454
11.04.1191
Accord entre Nantelme, évêque de Genève, et les frères Guillaume et Amédée Pofeis, chevaliers, contenant : 1° Renonciation des dits frères aux droits qu'ils prétendaient avoir sur des hommes de Lorsier, dans la terre de Viu, sur quelques hommes de Tolnay (?) et sur Nicolas de Cologny, vis-à-vis duquel il invoquait la prescription : longi temporis prescriptio et longissima possessio. 2° Confirmation de la gagerie faite du temps de l'évêque Arducius, de deux maisons sises à Genève, l'une en pierres, engagée pour 500 sols à l'église de Genève, l'autre en bois, engagée pour 310 sols à l'oeuvre de la cathédrale; les 40 sols de Genève, dit l'acte, faisant un marc d'argent fin. 3° Renonciation par l'évêque et par les dits frères Pofeis à diverses réclamations réciproques. Témoins : Willelme Josper, Freward, et Jean Guitbert, chanoines et prêtres; Guillaume des Clés, chantre; Guillaume de la Tour (de Turs) et Pierre Balsan, diacres et chanoines; Amédée de Confignon, Amédée de Genève, fils du comte Guillaume, Aimon de Hauteville, Falco et Willelme de Ternier, tous chanoines ; Rodolphe de Grésy, Guillaume de la Tour (de Turre), Amédée, fils d'Amédée de Nangy, et Pierre de Lancy, chevaliers; enfin six bourgeois de Genève; savoir : Maurice de Villars, Laurent de la Rive, Thomas et Giraud son frère, Willelme de Cherdonnant et Enguise son frère. L'acte est écrit par Guitbert. chanoine et doyen.
Dom. Celestino Papa pres. sacre romane ecclesie, Henrico Imperatore, Nantelmo Gebenn. Ep. Willelmo comite, mense aprili, Die Jovis, anno ab inc. Dom. nostri Jhesu Christi MCLXXXX (v. st.).
Arch. Gen. P. H. n° 32. - M. D, G. t. II, part. 2, p. 45. - Voy. ibid. p. 47, la note 5 relative à la valeur de la livre genevoise, à cette époque, selon le degré du titre de l'argent fin. - Le pape Célestin ayant été élu le 30 mars 1191, la présente charte a certainement été datée suivant l'ancien style, d'après lequel l'année 1190 n'a fini que le 13 avril 1191 (n. st.), veille de Pâques. - Viu, appelé aussi terre de Salaz ou mandement de Thiez, est un territoire enclavé dans le Faucigny, entre le mont Vouan et le Môle, et dont les principaux villages sont : Viu, Ville, Bregny, Boisinge, Lorsier et Bogève.
REG 455
01.01.1191
31.12.1191
Transaction faite à Thonon entre Nantelme, évêque de Genève, et le couvent du grand Saint-Bernard au sujet de quelques églises contestées. Celles de Meillerie, de Marin et de Tollon seront tenues de l'évêque par la maison du Saint-Bernard, moyennant une redevance annuelle de vingt sols. Cette maison conservera aussi les églises de Brenthonne, de Vinier et de Saint-Loup, dont elle était en possession avant le litige. Le prévôt du Saint-Bernard choisira les desservants des églises qu'il possède dans le diocèse de Genève, et l'évêque ne pourra refuser de les approuver sans de justes motifs. L'évêque aura l'abbaye de Filly, et le chapitre de Genève aura l'église de Lugrin. Cette transaction est faite par l'entremise des évêques de Maurienne, de Sion et d'Aoste, et des abbés Guillaume de Saint-Maurice et Guillaume d'Abondance. Témoins, entre autres : Guillaume de la Tour (de Thurs), Frévard et Pierre de Langin, maître Falco, Amédée de Confignon et Aimon de Hauteville, tous chanoines de Genève ; Girard, prieur d'Etoy ; Guy, prieur de Meillerie ; Thomas, comte de Savoie ; Reymond de la Tour (de Thurs).
Factum est apud Thonuns, anno dom. inc. M C nonagesimo primo.
Arch. de Gen. P. H. n° 33. - M. D. G. t. II, part. 2, p. 48. - Tollon et Lugrin sont en Chablais, entre Evian et Meillerie. Marin, à une lieue de Thonon, rive droite de la Dranse. Brenthonne, au pied et à l'extrémité nord des Voirons. Vinier, auj. Vigny ou Vignier, entre Bons et Brenthone en Chablais (note de P. Gaud).
REG 455 bis
Guillaume, comte de Genevois, son fils aîné Humbert, et Aimon, frère de celui-ci, pleins de bienveillance pour l'abbaye de Tamié et désirant obtenir ses prières, font savoir que, dans tout leur comté, les moines de cette abbaye et leurs biens seront exemptés de toute redevance. Cette concession est faite en mains de Jean, abbé de Bonmont. Témoins: plusieurs moines.
A.D. MCXCI.
Burnier, Histoire de l'abbaye de Tamié, Doc. inédits, n° 7.
REG 456
01.01.1192
31.12.1192
Guillaume, comte de Genevois et de Vaud, Gebennensium et Valdensium comes, à l'exemple de son prédécesseur Aimon (Amédée), donne aux moines de Talloire, par l'entremise de Raimond, leur prieur, une part des dîmes sur la vigne et le pré qu'il possède à Annecy, quatre maisons avec leurs casals au même lieu, le droit de faire paître les porcs dans sa forêt du mont Semnoz, enfin tous les droits de seigneurie sur les églises d'Annecy-le-Vieux et d'Annecy-le-Nouveau, droits qui lui appartiennent en sa qualité de comte et de loyal avoué de ces églises. Cette donation est faite à Annecy-le-Vieux, et ensuite confirmée par Humbert, fils du comte. Témoins : Maître Falco ; Jean de Mayetès, Turumbert de Lucinge; Guillaume de l'Isle (de insula).
Anno inc. dom. MCLXXXXII, indict. X, epacta IV, concurrente III, Celestino summo Pontifice, Henrico Rom. imp.
Guichenon, Bibl. sebus. Cent. I, ch. 68. - Cf. avec le cartul. de Talloire, dans M. D. S. t. V, p 105. - Hisely, Comtes de Genevois, p. 104.
REG 457
Gaucher, sire de Salins, fils du comte Girard, fait donation à l'abbaye d'Aulps, dont Guillaume est abbé, d'une certaine quantité d'eau salée à prendre chaque année dans le puits de Salins.
Factum est autem hoc, anno ab inc. dom. millesimo centesimo nonagesimo secundo.
Ménabréa, Mém. Acad. Sav. série 1, t. XI, p. 273, doc. 6.
REG 458
Le diocèse de Genève est mentionné, mais sans indication de somme, dans le Livre des cens dus à l'Eglise de Rome, parmi les évêchés situés en Provence.
Muratori, Antiq. ital. V, p. 880. Liber censuum Romanae ecclesiae a censio camerario compositus, secundum antiquorum patrum regesta et memoralia diversa, anno MCXCII, pontif. Celestini III anno secundo.
REG 459
Nantelme, évêque de Genève, atteste que la chartreuse d'Oujon ayant récemment étendu les limites de son territoire, il lui cède toutes les possessions de l'église de Genève renfermées dans les nouvelles limites qui sont décrites dans l'acte avec détails. L'évêque se réserve l'avouerie et la seigneurie de ce monastère en maintenant intacts les droits de l'ordre des chartreux. Témoins : Guy, prieur ; Bernard, ancien prieur, et plusieurs moines et employés du couvent ; les chanoines de Genève maître Guitbert, qui a écrit l'acte, Amédée de Confignon, maître Jean, Aimon de Hauteville, Fréward, Willerme et Joseph ; enfin les curés de Genève Lambert, Jordan, et Etienne de la Rive.
Anno ab inc. MCLXXXXV, dom. Celesto pres. s. rom. eccl. dom. Nantelmo Geb. ep. Willermo comite Gebennensium.
M. D. R. t. XII, part. I, Oujon, p. 4, n° 2.
REG 459 bis
01.01.1195
31.12.1195
Guillaume, comte de Genevois, avec l'approbation de la comtesse, sa femme, et de son fils Humbert, donne à l'abbaye de Tamié le tiers des dîmes à percevoir sur le territoire de Long-Champ et le dixième des poulains que ses juments produiront chaque année. Témoins: Pierre, abbé de Tamié, et plusieurs moines.
Anno ab incarn. Domini MCXCV.
Burnier, Histoire de l'abbaye de Tamié, Doc. inédits, n° 8.
REG 460
25.07.1195
Mort de Guillaume I, comte de Genevois.
VIII Kal. Augusti, obiit Willermus comes Gebennensis, pro cujus anniversario sex solidos
Obituaire de Saint-Pierre, Bibl. publ. Manuscrits relatifs à l'hist. de Genève, n° 149 (Senebier, p. 390). - Quant au millésime, l'acte précédent, daté de 1195, constate que Guillaume était encore comte durant une partie de l'année 1195, et que sa mort doit en conséquence être fixée au plus tôt au 25 juillet de cette année. D'autre part, la présence simultanée dans l'acte ci-après [461], de Nantelme d'Ecublens et du comte Humbert, démontre d'une manière presque certaine que celui-ci avait déjà succédé à son père avant le 25 juillet 1196. - Pour la localité où a eu lieu la mort du comte Guillaume, voy. l'acte du 13 mars 1205. Le comte Guillaume fut inhumé sous le portique de l'église du couvent de Sainte-Catherine près Annecy. " On y voyait, disent D. Martène et Durand (Voyage de deux Bénédictins. Paris 1717, deux vol. 4°, t. I, p. 242), son tombeau avec cette inscription : Hic jacet felicis memoriæ piissimus Willelmus. Gebennarum comes, hujus abbatiæ insignis benefactor, et pater Beatricis a Sabaudia ejusdem abbatiæ fundatricis in capitulo recumbentis.
REG 461
31.12.1196
Convention passée à Riaz (près Bulle, canton de Fribourg) entre Roger, évêque de Lausanne, et Rodolphe, comte de Gruyère. Interviennent dans l'acte : Guillaume de Blonay; Nantelme d'Ecublens, chanoine de Lausanne; Humbert, comte de Genevois; Uldric de Oorbières, etc.
Hisely, Comtes de Genevois, p. 95, en extrait. - Voy. le même auteur, Hist. du comté de Gruyère, M. D. R. t. X, p. 32. - Cet acte, comparé aux deux précédents, peut servir à déterminer l'époque de l'avènement d'Humbert comme comte de Genevois. En effet, Nantelme d'Ecublens, qualifié ici de chanoine de Lausanne, a succédé comme évêque de Sion à Guillaume, mort le 9 ou le 10 juillet 1196 ; on ignore quel fut le jour de sa nomination, mais on possède une charte du 30 août de la même année, où il est désigné comme évêque élu de Sion. Il est donc, sinon matériellement impossible, au moins très improbable, que Humbert ne fût devenu comte que le 25 juillet 1196.
REG 462
01.04.1196
Bulle du pape Célestin III, qui confirme les privilèges et les possessions de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. On ne trouve dans cette bulle que l'église de Massongy qui puisse être considérée comme appartenant au diocèse de Genève.
Dat. Laterani, Kal. aprilis, indict. IV, inc. anno MCXCVI, pont, vero dom. Celestini pp. III, anno V.
Guichenon, Bibl. sebus. Cent. II, ch. 49. - Jaffé, n° 10,581.- Cf. avec [401].
REG 463
19.04.1196
Guillaume de Saconnex, chevalier, son frère Pierre, et ses neveux, vendent à Maurice Villars, pour 52 livres genevoises, un moulin situé sur le Rhône, à Genève, indiqué comme étant le troisième à partir du pont, juxta pontem. L'acte est fait en présence de l'évêque Nantelme; des chanoines Bernard, sacristain, Willelme de la Tour (de Tors), Freward, Amédée de Confignon, Aimon de Hauteville, Albert de Grésy; Ubold, chapelain; Jordan et Pierre de Filinge, prêtres. Témoins : Reimond Pidous, chevalier; Eimeric, maître monnayer, magister monetarius; Buemond ; Thomas Sauers; Rodolphe Panchaud ; Michel Clarier ; André Donnin ; Vincent; Martin, de Cruseilles ; Pierre, fils de Martin; Guillaume de Saint-Gervais; Amédée de Posterla. Ecrit par Pierre Sauers, sur l'ordre de Guillaume des Clés, chantre.
Apud Gebennas, retro ecclesiam sancti Petri, anno dom. inc. MCLXXXXVI, tercio decimo cal. maii, mense aprili. Luna XVII, ep. XVIII, concurr. I. Celestino sanct. eccl. pres. Enrico fel. imp.
Arch. de Gen. P. H. no 34. - M.D. G. t. II, part. 2, p. 49.
REG 464
01.01.1196
L'abbé de Hautecombe est soumis à une peine disciplinaire par le chapitre général de l'ordre de Cîteaux, pour n'avoir pas assisté au chapitre de l'année précédente, et pour avoir envoyé au couvent de Fosseneuve un visiteur qui a été pour l'ordre une cause de troubles.
Sex diebus sit in levi culpâ, uno eorum in pane et aquâ, et quadraginta diebus extra stallum suum.
Martène et Durand, Thésaurus novus anecdotorum, IV, p. 1287, Statuta cap. gen. ordinis Cisterciensis, anni 1196. - Fosseneuve était une abbaye filiale de Hautecombe et située entre Rome et Terracine, sur l'emplacement du Forum Appii.
REG 465
Nantelme, évêque de Genève, atteste une transaction ménagée par ses soins entre le frère Willelme, templier, et le couvent de Saint-Victor, au sujet d'un oratoire construit par le premier à Cologny, dans le territoire de Banz. Il est convenu : 1° Que cet établissement des Templiers ne préjudiciera en aucun temps aux oblations, dîmes, sépultures et autres droits de paroisse qui appartiennent à l'église de Banz. 2° Que, s'il s'élevait une contestation entre les Templiers et Saint-Victor au sujet des réserves faites, l'indemnité due serait réglée à l'amiable par le chapitre de Saint-Victor. - Témoins : Harbert, prieur (de Saint-Victor) ; Amédée, prieur claustral; Richalmus, censitaire en cire (cererarius); Uldric de Chilly; Hugues de Viry, prêtre; Etienne, moine.
Anno inc. dom. MCXCVI, indict. XIIII, ep. XVIII, concurr. I, Celestino pont. Henrico imp. Rom.
Arch. de Gen. P. H. n° 35. - M. D. G. t. II, part. II, p. 51. - Banz, ancienne paroisse du décanat de Vuillonnex, aujourd'hui détruite par les érosions du Rhône et réduite à une seule maison de la commune de Vulbens, rive gauche du Rhône, en face des îles de Collonge. Cologny, hameau de la même commune, dans lequel la maison des Templiers subsiste encore : un oratoire, le foyer de la cuisine et les caves portent les traces des constructions primitives.
REG 466
Nantelme, évêque de Genève, atteste une transaction intervenue entre Nantelme d'Aubonne et Bonmont, dont Jean est abbé ; puis, il confirme à l'abbaye la possession de plusieurs de ses propriétés désignées nominativement. La transaction est approuvée dans la tour d'Aubonne par Gerrieta, femme de Nantelme, et par ses fils Guerric et Jaques. Témoins : Humbert, prieur de Bonmont et plusieurs moines; Walcherius, prieur d'Etoy; Humbert, chevalier de Grilly; Maurice, neveu de l'abbé; Etienne de Pisy; Guy de Morlens; Pierre, moine de Chésery.
Anno dom. inc. MCXCVI, sexto decimo Kal. aprilis (v. st.).
M. D. G. t. IV, part. 2, p. 85.
REG 467
12.01.1198
Lettre du pape Innocent III adressée au clergé et à tous les fidèles de la province de Vienne, pour les exhorter à fournir des hommes et de l'argent afin de secourir les chrétiens d'Orient contre les Sarrasins.
Datum Laterani, II nonas Januarii.
Innocentii Epistolae, éd. Baluze, Paris 1682, t. I, p. 518, livre II, ep. 271. - Cette lettre est sans indication d'année, mais il est probable qu'elle fut un des premiers actes du pontificat d'Innocent III, élu le 8 janvier 1198.
REG 468
11.09.1198
Informations prises par Nantelme, évêque de Genève, et par Nantelme, évêque de Sion, au sujet des droits que le comte Thomas de Savoie et G. abbé de Saint-Maurice, réclamaient l'un et l'autre dans la vallée de Bagnes. L'acte est écrit par Ubold, chapelain de l'évêque de Genève. Parmi les témoins sont : Aimon de Duing, Guillaume de Blonay, Gérold d'Alinge, et Guillaume de Grilly, chanoine de Saint-Maurice.
Anno inc. dom. MCLXXXXVIII, indict. I, epacta XI, Concurr. III, luna VII, feria VI, tercio idus septembris, Innocentio summo Pontifice.
Cibrario et Promis, Docum. sigilli et monete, Turin 1833, Doc. p. 110.
REG 469
01.01.1198
Le chapitre général de l'ordre de Cîteaux enjoint à l'abbé de Saint-Sulpice de faire diverses restitutions, entre autres de rendre des chevaux à celui de Hautecombe, et cela avant la Toussaint, sous peine de six jours au pain et à l'eau.
Martène et Durand, Thés, novus anecdotorum, IV, p. 1292, Statuta cap. gen. ord. Cisterciensis, anni 1198. - Saint-Sulpice, chartreuse, puis abbaye de Cisterciens, en Bugey. Voy. Guichenon, Savoie, Pr. p. 32, et Bresse, p. 243 ; La Teyssonnière, II, p. 99; et Guillemot, p. 140.
REG 470
Sentence rendue par Renaud, archevêque de Lyon, et par les doyens de Lyon et de l'Ile-Barbe, commissaires apostoliques, délégués pour juger le différend existant entre Nantelme, évêque de Genève, et les moines de Saint-Oyen de Joux et de Cluny, au sujet de l'institution des desservants pour quelques églises du diocèse de Genève. La sentence porte : 1° L'abbaye de Saint-Oyen aura le droit d'élection et de présentation pour les églises de Cessy et de Nyon; l'évêque restituera, moyennant le paiement de neuf livres, la pêche qu'il tient en gage de ce monastère. 2° Le couvent de Nantua aura l'élection et la présentation pour l'église de Sainte-Agathe de Rumilly, ainsi que pour celles de Gigny, Injoux, Talissieu, Ameysieu, Virieu-le-petit, Chavornay, Passins, Romanieu, Brenod, Abergement, Corcelles, Champdor, Chantre, Serrières, Arlod, Dorches, Ville, Billiat et Chanay. 3° Le couvent de Saint-Victor aura l'élection et la présentation pour l'église de Chilly ; l'évêque devant restituer au dit couvent la gagerie que cette église tenait du comte. 4° L'abbaye de Payerne aura les mêmes droits pour Téla, et le prieuré de Contamine pour Thiez. 5° Enfin, l'évêque conserve seul les droits susdits sur les églises de Frangy, de Thyolly, de Chaumont, Châtillon, Sallanches et Notre-Dame de Ripaz, ainsi que sur huit églises des Bauges : Sainte-Reine, Ecole, Jarcy, Le Chatelard, La Motte, La Chapelle, Arith et Aillon.
Anno inc. dom. millesimo centesimo nonagesimo octavo.
Guichenon, Bibl. sebus. Cent. II, ch. 34. - Besson, Pr. n° 41. - Gallia Christiana, IV, p. 227. - Plusieurs des églises mentionnées dans cette charte ne formaient pas des paroisses, en sorte qu'elles ne figurent pas en cette qualité sur la carte jointe au Régeste, qui a été dressée d'après le pouillé édité dans M. D. G. t. IX, p. 223 et suiv. - Pour Cessy, voy. [222 et 248]. - Les églises attribuées à Nantua sont toutes, sauf Rumilly, situées en Valromey, en Michaille ou en Sémine. - Chilly attribué à Saint-Victor est à une lieue au sud de Frangy, rive gauche des Usses. - Parmi les églises restant à l'évêque, deux paraissent avoir disparu avant la confection du pouillé de l'an 1300 environ, savoir : Thiolly et N. D. de Rippaz. La première était dédiée à Saint-Jean et formait une annexe de la paroisse de Chaumont, près de Frangy. La seconde est aujourd'hui un hameau entre Magland et Sallanches, rive droite de l'Arve.
REG 471
23.12.1199
Bulle du pape Innocent III adressée à l'évêque de Genève et lui accordant le droit de contraindre par des censures ecclésiastiques les clercs de son diocèse qui y possèdent des bénéfices, à recevoir les ordres sacrés.
Dat. Laterani X Kal. Januarii, pontificatus nostri anno secundo.
Arch. de Gen. P. H. no 36. - M. D. G. t. II, part. 2, p. 52. - Bullar. magn. Contin. IX, p. 35.
31.12.1199
Guillaume, abbé d'Aulps, est l'un des témoins de la fondation de l'abbaye de Mont-Sainte-Marie, par Gaucher II, sire de Salins.
Actum anno ab inc. Domini millesimo centesimo nonagesimo nono.
Guillaume, Hist. de Salins, II, p. 93. - Mont-Sainte-Marie, abbaye de l'ordre de Cîteaux, était situé près de Pontarlier, voy. Richard, Hist. des diocèses de Besançon et de Saint-Claude. Besançon 1847, t.1, p. 352.
REG 473
01.05.1200
Nantelme, évêque de Genève, opère à Saint-Jean de Maurienne une transaction entre Bernard, évêque de Maurienne, et les chanoines de l'église de Saint-Jean du même diocèse.
Actum anno ab inc. Domini millesimo ducentesimo, mense maii, apud sanctum Johannem in domo episcopali.
Billiet et Albrieux, Mém. Acad. Imp. de Savoie. Documents, Chambéry 1861, t. II, n° 29, p. 49.
REG 474
01.01.1200
31.12.1200
Gaucher, sire de Salins, donne à l'abbaye d'Aulps trois bouillons ou cuites de sel, tres bulliones in puteo meo in ferro et muria, à prendre chaque année dans le puits de Salins, à la Nativité, à Pâques et à Pentecôte.
Anno ab inc. Domini MCC.
Ménabréa, Mém. Acad. Sav. série I, t. XI, p. 274.
REG 474 bis
(vers 1200) Amédée de Ravorée, avec l'approbation de ses fils Aimon et Pierre, donne aux moines d'Aulps et à leur abbé Guillaume, l'alpe dite Evorée, ainsi que tout ce qu'il possède en patrimoine et seigneurie entre Lans et Evorée.
M. D. G. t. XV, part. 2, n° 5, D. - Conf. avec [301 bis].
REG 475
L'abbaye de Sixt possédant plusieurs forêts et lieux déserts se décide à les alberger et obtient du seigneur de Faucigny la déclaration que les albergataires demeureront libres et ne seront soumis à aucune taille ou exaction.
Ménabréa, Hist. de Chambéry, p. 47.
REG 476
Willelme de Faucigny accorde à la chartreuse du Reposoir, dont Amblard est prieur, le droit d'établir une vanne dans l'Arve, à l'endroit qui conviendra aux frères du couvent, entre le pont de Cluses et le confluent de l'Arve et du Rhône. Témoins : Jacob de Voseirier; le sénéchal d'Alinge; Rodolphe de Sallanches; Pierre d'Alinge; Pierre, de Saint-Maurice ; Amaldric, de Lausanne; Pierre de Arconay (?); Flamert Freschez.
Anno ab inc. dom., millesimo ducentesimo.
M. D. G. t. XIV, p. 10, n° 19. - Cluses, ville du Faucigny, située sur l'Arve, à trois lieues en amont de Bonneville.
REG 477
01.01.1197
31.12.1201
Pierre de Ternier cède à la chartreuse d'Oujon ses droits aux pâturages donnés au dit monastère par le comte Amédée [358]. Cette cession de Pierre de Ternier est approuvée par le comte Humbert, son neveu. Nantelme, évêque de Genève, est présent et appose son sceau à l'acte. Témoins : Gautier, abbé de Bonmont; Helyas, abbé de Hautecombe; Dalmace, prieur d'Oujon; Lambert, sacristain de Genève; les chanoines Fréward et Albert; maître Guibert; maîtres Albert et Gaufred de Boëge; Guillaume de Commugny, et Guillaume d'Arlod.
M. D. R. t. XII, part. I, p. 55. - M. Hisely place cet acte entre 1195 et 1207, mais on peut en restreindre la limite entre 1197 et 1201, puisqu'on voit par le numéro ci-après qu'en 1201, Girard de Ternier avait déjà succédé à Pierre, tandis que, d'autre part, Jean, prédécesseur de Gautier, était encore abbé de Bonmont en mars 1197 [466]. - La relation de parenté indiquée dans la présente charte, entre Pierre de Ternier et le comte Humbert, n'est confirmée ni expliquée par aucune autre pièce contemporaine.
REG 478
24.06.1201
Une contestation entre Girard de Ternier, et Bernard, prieur de Saint-Victor, au sujet des corvées de Troinex, est soumise à l'arbitrage de cinq juges nommés par les parties, savoir : Guillaume, de Saint-Jean, moine de Saint-Victor ; Amblard, hospitalier (hospitalarem) ; maître Martin, de Bossey; Guillaume de Bosco; et Olivier, métral de Bossey. Ces juges, après avoir entendu les allégués respectifs, ont examiné les preuves fournies. Le prieur a produit une charte par laquelle Aimon, seigneur de Ternier et aïeul de Girard, donnait au couvent de Saint-Victor les corvées de Troinex et tous ses droits dans la dite localité ; puis il a prouvé par témoins que le prieuré avait possédé ces droits dès la mort du donateur. En conséquence, les juges prononcent en faveur du couvent et Girard de Ternier confirme solennellement à Saint-Victor la donation de son aïeul. N'ayant pas de sceau, l'acte est, à sa demande, scellé par son seigneur Humbert, comte de Genevois. Témoins : Jordan, curé de Saint-Pierre de Genève; Pierre de Villette; Guillaume de Bosco; Humbert de Troinex; Willelme, curé de Bossey; Amaldric, curé de Troinex; Pierre, curé de Veyrier; Aimon de Collonge, chevalier; Guy, chevalier d'Etrembières; Gérold, curé de la Champagne; Parisius, métral de Troinex; Aimon de Landecy et son frère Pierre, etc. Autres témoins de la signature du comte : Amédée de Nangy ; Ponce de Ballaison; Guillaume de Villette, frère de Pierre; Humfred de Troinex; Pierre d'Arcullinge (?).
Hoc factum fuit apud Esuorde die festo S. Johannis baptiste, luna XX, anno ab inc. Domini millesimo ducentesimo primo.
Arch. de Gen. P. H. n° 37. - M. D. G. t. II, part. 2, p. 54. - Troinex, commune du canton de Genève, au pied du Salève. Evordes, hameau de la même commune.
REG 479
01.01.1201
Gaucher, sire de Salins, fait donation à l'abbaye de Bonmont d'une cuite de sel, unum bullionem in ferro et muria, qui sera livrée chaque année quatre jours après la Pentecôte.
Actum anno ab inc. Dom. mill. ducent. primo, indictione quarta.
M. D. G. t. XIV, p. 381, n° 332.
19.09.1202
Willelme de Faucigny, agissant du conseil de ses barons, déclare prendre sous sa garde et protection la vallée de Chamonix, avec ses droits et dépendances, telle qu'elle a été donnée à l'église de Saint-Michel de Cluses (Piémont) par Aimon, comte de Genevois [219]. Willelme déclare qu'il accorde cette protection d'après l'ordre qu'il en a reçu de son seigneur et oncle (avunculus) Guillaume, comte de Genevois, celui-ci étant sur son lit de mort. Avec le sire de Faucigny et par son ordre, prêtent serment sur les saints évangiles : Rodolphe de Grésy, Jacob de Voseirier, Guillaume de la Frasse, Guy de Salins, Gérold de Perrina, Anselme Barbus, Pierre de Arsenai, maréchal ; Raimond de Planai, Aimon de Cupilis. Témoins : Pierre, abbé de Cluses ; Pierre, prieur de Mégève ; Guillaume, curé de Flumet ; Aimon, curé de Chamonix; Jean, curé de Mégève; Guy de Bosco, et plusieurs moines.
Actum in ecclesia de Megeva, anno ab inc. MCCTI, XIII Kal. Octobris.
M. D. G. t. VII, p. 292, n° 3. - Guillaume I, comte de Genevois, était bien oncle maternel de Willelme II, sire de Faucigny, car Henri, père de celui-ci, avait épousé N. de Genève, dame de Clermont et soeur du dit comte de Genevois; cf. avec [444].
REG 481
09.10.1202
Aimon de Faucigny, pour le repos de son âme et de celle de ses parents, confirme aux chartreux du Reposoir tout ce qui se trouve dans leurs limites. Témoins : Falcon Turumbert; Conon de Châtillon; Willelme de Boëge et Pierre son frère; Rostagnus, vidomne; Amédée de la Tour ; Ponce de Melzinge ; Benoît de Chambéraz, et plusieurs moines.
Anno gratie MCCII, mense octobri, die Mercurii, in octavis B. Michaelis.
M. D. G. t. XIV, p. 17,n°20.- Chambéraz : localité près d'Albains en Albanais (note de P. Gaud)
REG 482
01.01.1202
31.12.1202
Pierre et Hugues de Gingins, ainsi que leurs fils Etienne, Nicolas, Pierre et Jordan, confirment au couvent de Bonmont tous les biens et droits provenant d'eux et acquis par les moines soit à titre de donation, soit par achat. Témoins : Guy, curé de Chéserex ; Borcard, de Grens; Humbert, chevalier de Grilly ; Hugues de Duillier; Gérold d'Eysins et son fils Pierre; Pierre, de Chêne; Jean, de Glans; Ulrich, prieur, et plusieurs moines.
Anno dominici natalis MCCII.
M. D. G. t. XV. Supplément aux Chartes inédites du diocèse de Genève.
REG 483
01.02.1203
28.02.1203
Guillaume et Narduin, dits Ferrel, confirment à l'abbaye de Bonmont le don de terres au Montlaçon, fait par Turumbert leur père et par Emarus, leur oncle. Témoins : Guy de Goumoens, Pierre de Grilly (Gralie), etc. Jean, seigneur de Cossonay, appose son sceau à l'acte.
Actum in anno verbi incarnati MCCII, mense februario (v. st.).
M. D. R. t. V, part. 1, p. 219. - Ibid. p. 27.
22.10.1203
Thomas, comte de Maurienne et marquis en Italie, confirme à l'abbaye de Hautecombe, entre autres droits, la liberté de transporter, vendre et acheter, sans péages, lods ni redevances, dans toute l'étendue de son territoire, les objets nécessaires au couvent; et le droit d'acquérir des fiefs dépendant de lui, en maintenant les usages de ces fiefs. Témoins : Nicolas, prieur d'Aiguebelle ; Anselme de Randens, Pierre de Seyssel, Berlion de Chambéry, Jaques de Chevelu, Reymond de Conflans, etc. L'acte est écrit par Maurice, notaire du comte.
Actum apud Camberiacum, in domo hospitalis,... anno ab inc. dom. MCCIII, undecimo Cal. Novembris.
Guichenon, Savoie, Pr. p. 47.
REG 485
01.01.1203
31.12.1203
Guillaume de Villette, vidomne, et Pierre, son frère, abandonnent aux chanoines de Genève tous leurs droits sur les enfants d'Anselme de Thônex. Témoins : Frévard, prêtre, Lambert et Aimon d'Hauteville, chanoines de Genève; Boson de Vétraz; Guillaume de Corlier.
Actum ab inc. dom. MCCIII.
M. D. G. t. IV, part. 2, p. 14. - Thônex, hameau de la commune de Chêne-Thônex, à trois kilomètres sud-est de Genève. Vétraz, village paroissial de l'ancien décanat d'Annemasse, près du confluent de l'Arve et de la Menoge. Corlier, hameau de la commune de Vétraz.
REG 486
Thomas, comte de Maurienne, fait inhibition au châtelain d'Alinge de molester l'abbé d'Abondance. Témoins : Pierre de Compey, châtelain de Féterne ; Guillaume de Cervens ; Wifred, maréchal; Pierre de Thônes; Etienne de Ravorée ; Anselme, métral; Morand d'Alinge; Amédée, vidomne de Féterne et son frère Guillaume.
De Costa de Beauregard, Familles historiques de Savoie, 1er livr. Chambéry 1844. Tableau généalogique de la maison de Compey, note au-dessous du nom de Pierre.
REG 486 bis
06.02.1204
Bulle du pape Innocent III, qui confirme à l'abbaye de Sixt ses droits et possessions. - Elle est adressée à Amalric, abbé de S. Marie de Sixt, et aux religieux qui y suivent avec lui la règle de saint Augustin. Les limites des possessions de l'abbaye sont indiquées depuis Vallon d'un côté du Giffre, et Benet de l'autre côté, jusqu'aux alpes de Passy, et au nord jusqu'aux alpes d'Agaune. L'acte énumère ensuite un fort grand nombre de propriétés, de dîmes et de censes appartenant à l'abbaye dans diverses localités, en mentionnant spécialement les biens donnés par les seigneurs de Faucigny et par Turumbert, sénéchal de Lucinge.
Datum Anagnie, VIII idus februarii, indict. VII, A. D. MCCIII, pontificatus vero D. Innocentii pape III anno sexto (v. st.).
M. D. G. t. XV, part. 2, appendice n° 2, p. 49. - Conf. avec [343 bis]. Benet (Pinetum) est sur la rive gauche du Giffre, entre Sixt et Samoëns. Les alpes d'Agaune devaient être les rochers qui terminent au Nord et à l'Est le vallon dit : le Fer-à-Cheval.
REG 486 ter
07.02.1204
Lettre d'Innocent III à l'évêque de Genève (Nantelme). - Le pontife expose qu'un différend s'était élevé entre l'abbé de Sixt et l'évêque de Genève au sujet de l'église de Samoëns donnée à ce monastère par Arducius, prédécesseur de l'évêque actuel, mais dont celui-ci voulait dépouiller le couvent; que, sur la demande de l'abbé, le pape avait délégué l'évêque, le prévôt et l'archidiacre d'Aoste pour terminer ce différend; qu'une autre contestation s'était encore élevée entre les mêmes parties au sujet de violences commises contre l'abbé de Sixt par les officiers du défunt W. comte de Genevois, violences dont l'évêque n'avait pas voulu exiger de justes réparations malgré les injonctions de son métropolitain; enfin que, pour juger cette seconde contestation, le pape avait délégué l'évêque et l'archidiacre d'Aoste, ainsi que le prieur de Saint-Ours d'Aoste. Après cet exposé le pontife déclare que l'abbé de Sixt lui a présenté une sentence prononcée et scellée par les trois derniers de ces ecclésiastiques, interdisant à l'évêque de Genève l'entrée de l'église de Samoëns; mais le sous-diacre du pape, procureur de l'évêque de Genève, a fait valoir contre cette sentence que le prieur de Saint-Ours qui l'a scellée n'avait point été délégué pour connaître de cette contestation. Le pape, admettant ce vice de forme, a déclaré nul et de nul effet la sentence qui lui était présentée.
Dat. Anagniæ, VII id. febr. anno sexto.
M. D. G. t. XVI, à la suite des Régestes du Vatican, p. 169, n° 1. Il est question dans la présente pièce de Guillaume I, comte de Genevois, mort en 1195.
REG 487
01.01.1204
31.12.1204
Nantelme, évêque de Genève, atteste et confirme un accord fait entre Jean de Prangins et l'abbaye de Bonmont. Par cet acte, Jean, avec le consentement de sa femme Agnès et de son fils Humbert, confirme et garantit diverses possessions du couvent, entre autres celle des noyers qui sont sur le cimetière de Vich, et donne, pour un prêt de 25 livres genevoises qu'il a reçu de l'abbé, plusieurs otages, savoir : Etienne, seigneur de Nyon; Humbert, métral; Anselme de Grilly, et son frère Humbert, chevaliers; Walcher d'Arnay. Témoins : Hélyas, abbé de Hautecombe ; Humbert, prieur de Genolier; plusieurs moines; puis Nantelme d'Aubonne; Narduin de Bière; Girald, sénéchal de Begnins; Jean de Monsez ; Etienne d'Aubonne.
Actum inc. dom. anno MCCIIII, in ecciesia de Genolli.
M. D. R. t. V, part. 1, p. 221. - Voy. ibid. p. 30 à 32. - Vich, village du district de Nyon, à un quart de lieue au-dessous de Begnins.
REG 487 bis
Jean, seigneur de Prangins, ayant d'abord contesté aux maisons religieuses de Saint-Oyen (St-Claude), de Divonne et de Nyon, diverses dîmes dont la possession leur avait été confirmée par son aïeul Humbert, entre autres celles de Signy et de Villars, déclare ensuite qu'il renonce à ces réclamations en mains de Bernard, évêque de Belley et abbé de St-Claude, et reçoit 33 livres monnaie genevoise. Témoins : Amédée de Gex, Guillaume de Chablie et son père Anselme, Vaucher d'Arnex, Anselme de Grilly et son frère Humbert.
De Charrière, Recherches sur les Dynastes de Cossonay et de Prangins, p. 264. Pr. n° 10. - Voy. ibid. p. 26. - Il y a eu un Bernard, évêque de Belley, de 1200 à 1207, antérieur à Bernard de Thoire, évêque en 1211.
REG 488
Nantelme, évêque de Genève, atteste et confirme un accord survenu entre l'abbaye de Bonmont et Reymond de Saint-Simphorien, au sujet de diverses possessions données précédemment au dit monastère et contestées plus tard. Témoins : Gaucher, prieur d'Etoy; Uldric, prieur, et Gaucher moine; Amaldric, curé de Féchy; Guy, curé de Chéserex; Nantelme, seigneur d'Aubonne, et Guerric son fils; Humbert de Mont; Pierre de Hauteville; Pierre de Mies (Mais). L'accord est ensuite approuvé par Bonète, femme de Reymond. Témoins : Guillaume de Grilly ; Albert, curé de Saint-Symphorien ; Nantelme, frère de Jacob, chevalier du même lieu.
Actum ante portam de Albona, anno inc. dom. MCCIIII.
M. D. G. t. XIV, p. 17, n° 21. - Saint-Symphorien, auj. Saint-Saphorin, village vaudois du district de Morges.
REG 489
Nantelme, évêque de Genève, sur le vu des privilèges accordés par les papes Alexandre et Lucius, confirme à l'abbaye de Bonmont la possession des églises de Vich, de Burtigny et de Grens, avec toutes leurs appartenances. Témoins : plusieurs moines.
Actum ab inc. Domini MCCIIII.
M. D. G. t. XIV, p. 18, n° 22. - Vich, Burtigny et Grens, villages vaudois du district de Nyon.
Guerric, seigneur d'Aubonne, concède des terres à l'église de Trévelin moyennant un cens annuel.
A. D. MCCIIII.
M. D. G. t. IV, part. 2, p. 15. - Trévelin, réuni avant 1411 à la paroisse d'Aubonne, ne consiste aujourd'hui qu'en quelques maisons situées au sud de cette ville.
REG 491
13.01.1205
Bulle d'Innocent III qui confirme les droits de Cluny et énumère les prieurés qui en dépendent dans la province de Vienne. Parmi ces prieurés sont : Saint-Victor de Genève et Contamine.
Id. Januar. MCCIV, pontif. anno septimo (v. st.).
Bibliotheca Cluniacensis, col. 1492 et 1496.
REG 492
18.01.1205
Nantelme, évêque de Genève, afin de terminer le différend existant entre l'abbé de Bonmont et le prieur de Payerne, au sujet de l'église de Saint-Martin de Vich, procède à une enquête par témoins. Ceux qui sont produits par l'abbé de Bonmont sont : Foudraz, curé de Bugnaux; Bonfils, curé de Prangins; Pierre, curé de Burtigny; Pierre de Clermont; Jean de Monsez ; Humbert, métral de Prangins; Pierre de Sales de Marcins; et Pierre lie bors de Gland. Ces témoins attestent que depuis quarante ans au moins ils ont vu plusieurs curés posséder l'église de Vich, avec plein droit de paroisse, moyennant le cens annuel de dix sols, payé par eux au monastère de Bonmont. Le prieur de Payerne ne produit aucun témoin alléguant le contraire. En conséquence, l'évêque déclare que la dite église de Vich est paroissiale et qu'elle est tenue de l'église de Genève par l'abbaye de Bonmont. Les témoins de l'acte sont : Anselme, curé de Saint-Loup ; Amaldric, curé de Féchy ; Hugues, curé de Mont ; Aimon, curé de Gollion; Willelme, curé de Bursins; Aimon, curé de Bursinel; Guy, cellérier de Mont-Sainte-Marie ; Aimon, abbé de Tela (Montheron) ; Ulrich de Grilly, sacristain de Bonmont ; Jean de Tartegnin; Humbert de Burtigny.
Actum anno ab inc. domini MCCIV, mense Januario, quindecimo Kalendas Februarii (v. st.).
M. D. G. t. XIV, p. 19, n° 23.
REG 493
13.03.1205
Guillaume de Genève, vir prudens et nobilis, frère du comte Humbert, accorde des lettres de protection au prieuré de Chamonix, tel qu'il a été cédé par ses ancêtres à l'église de Cluses (Piémont), sans autre réserve en leur faveur que celle des prières de cette église. Il déclare qu'en agissant ainsi il se conforme aux prescriptions de son père Guillaume, faites sur son lit de mort à Novel, dans Annecy-le-Vieux (Novellas, apud Nansiacum), et que cette protection est comprise dans la part qui lui a été attribuée, lorsque le dit Guillaume a disposé de son comté entre ses fils. Il ajoute qu'il défendra Chamonix contre tous ses ennemis, spécialement contre Amédée de Nangy, qui a fait de grands torts à ce prieuré. Les mêmes engagements sont pris par Guillaume, vidomne de La Poche, Albert de Compey, et Pierre, fils de Pierre Delay, tous nobles. L'acte est fait en présence de Pierre, prieur de Mégève et de Chamonix. Témoins: Jean, moine; Jean, curé de Scionzier; Guillaume, curé de Flumet; Jacob de Voseirier, Guillaume de la Frasse, Aimon de Bellegarde, R. de beigna, Guillaume de la Cruz, chevaliers ; Guillaume Botelier ; G. de Bosco ; Anselme li banz ; Guillaume de Chesiey ; A. Pignez ; Bernard Chaters.
Actum fuit ante fores ecclesie de Siunziey, anno ab inc. dom. MCCIIII, tercio idus mardi, luna VIII, indict. VII, vacante Romano imperio (v. st.).
M. D. G. t. VII, p. 293. - Conf. avec [480].
REG 493 bis
01.04.1205
30.04.1205
Transaction entre Guillaume de Genève et Jaques fils de Hugues de Gière (Geria), au sujet de l'hommage-lige que le premier réclamait du second pour des fiefs en Graisivaudan, fiefs sur lesquels des prétentions pouvaient être élevées par le Dauphin de Viennois ou par Eimeric de Briançon. L'acte est, sur la demande des parties, scellé par Jean, évêque de Grenoble, et Ainard, prieur des Ecouges (Excubiarum). Autres témoins : Guy, doyen de Grenoble; Guillaume, archidiacre de Belley; Guy et Nantelme d'Ainard; Albert de Compeis; Fallats, sénéchal de Vizille; etc.
Anno verbi incarnati MCCV, Innocentio summo pontifice existente, et Philippo feliciter regnante, et Johanne Gratianop. episcopo, mense Aprilis.
Original à la Ch. des Comptes à Grenoble. Copie exacte par Lancelot, collaborateur de Valbonnais, déposée aux Arch. Imp. à Paris, et communiquée par M. Henri Bordier pendant l'impression du présent supplément. - Gière, ancien château du Graisivaudan, près Domène, rive gauche de l'Isère. Les Ecouges, chartreuse située dans le comté de Viennois, entre Tullins et Romans, rive droite de l'Isère.
REG 494
01.01.1205
31.12.1205
Gaudinus, archidiacre de Salins, notifie que Bernard, fils de Rodolphe de Salins, du consentement de sa femme et de ses proches parents, donne la terre de Montferrand à l'abbaye d'Aulps, dont Guillaume est abbé. La donation est approuvée par Pierre de Longirey. Au nombre des témoins est Guy, abbé de Balerne, qui a visité la dite terre.
Actum anno ab inc. Dom. millesimo ducentesimo quinto.
M. D. G. t. XIV, p. 20, n° 24. - Les indications de la charte sur la situation de la terre de Montferrand sont incomplètes, mais il paraît qu'elle était voisine de Balerne, abbaye de l'ordre de Citeaux, située près de Salins, département du Jura.
REG 495
L'abbé de Bonmont est soumis à une peine disciplinaire par le chapitre général de l'ordre de Cîteaux pour avoir, dans son abbaye, fourni des viandes à son propre évêque. Qui carnes episcopo proprio infra abbatiam ministravit, tribus diebus sit in levi culpâ, uno eorum in pane et aquâ.
Martène et Durand, Thés, novus anecdotorum, IV, p. 1302, Statuta cap. gen. ord. Cisterciensis, anni 1205.
REG 496
Nantelme, évêque de Genève, prend sous sa protection spéciale la chartreuse d'Oujon, et menace d'excommunication quiconque ferait quelque tort à ce monastère.
M. D. R. t. XII, part. 1, p. 6, no 3.
REG 497
Lettre du doyen et du chapitre de l'église de Mâcon à Nantelme, évêque de Genève, et à son chapitre. Ils remercient de l'offre de confraternité spirituelle qui leur a été faite, et renouvellent l'ancienne union qui a existé entre les deux Eglises. En conséquence, les membres de l'église de Genève auront part à toutes les prières qui se feront dans celle de Mâcon, où l'anniversaire de cette confraternité sera célébré le lundi après l'octave de Pentecôte.
Arch. Gen. P. H. no 26.- M. D. G. t. II, part. 2, p. 53.
Le vidomnat est remis en gage à l'évêque Nantelme pour sûreté d'une somme de 60 livres due au prélat par le titulaire de cet office. - Ce fait est consigné dans la déposition du premier témoin entendu dans l'enquête contre un évêque, analysée ci-après à l'année 1227.
Spon, II, p. 409, avec la correction Nantelmus au lieu de Humbertus, indiquée par Mallet, M. D. G. t. VII, p. 351. - Voy. M. D. G. t. VIII, p. 135; et la décision arbitrale du 20 juillet 1225.
REG 499
13.02.1206
Mort de l'évêque Nantelme.
Nantelmus Episc. XX annos et septem menses. Cessit Idibus Feb. anno MCCVII ab inc. Domini.
Liste de la Bible de Saint-Pierre, dans Bonivard, Chron. édit. Dunant, I, p. 184. - Les indications transcrites par Bonivard ne concordent pas entre elles ; les vingt ans et sept mois de l'épiscopat de Nantelme, qui a commencé dans la seconde moitié de l'année 1185, se terminent en 1206. Cette date est appuyée par l'autorité de Guichenon, qui dit probablement d'après un document différent : Obiit Idib. Februarii 1205 (v. st.). Voy. Bibl. Sebus. Cent. II, ch. 34, note.