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Timestamp: 2019-03-25 13:40:07+00:00
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Home - Ipro sur Cleviprex
Information professionnelle sur Cleviprex: Chiesi SA
Clévidipine.
Huile de graines de soja, glycérine, phospholipides purifiés du jaune d'œuf, acide oléique, édétate de sodium, hydroxyde de sodium (pour l'ajustement du pH), eau pour injection.
Cleviprex 0,5 mg/ml est une émulsion blanche huile dans eau, stérile, prête à l'emploi, pour une administration par injection intraveineuse.
Cleviprex est indiqué pour une réduction rapide de la pression artérielle dans les situations péri- opératoires.
Adultes/personnes âgées:
Cleviprex doit être administré par voie intraveineuse. La dose doit être ajustée pour l'obtention de la réduction souhaitée de la pression artérielle. La dose doit être adaptée individuellement en fonction de la pression artérielle visée et de la réponse du patient. La pression artérielle et la fréquence cardiaque doivent être surveillées en continu pendant la perfusion et ce jusqu'à stabilisation des signes vitaux.
Les patients qui reçoivent des perfusions prolongées de clévidipine et qui ne passent pas à d'autres traitements antihypertenseurs doivent être surveillés pendant au moins 8 heures après la fin de la perfusion en raison d'une hypertension de rebond possible.
Dose initiale: le débit de perfusion doit être de 2 mg/h et peut être doublé toutes les 90 secondes.
Dose d'entretien: l'effet thérapeutique souhaité est obtenu chez la plupart des patients avec une dose de 4 à 6 mg/h.
Dose maximale: la dose maximale est de 32 mg/h; la majorité des patients ont cependant été traités avec une dose maximale de 16 mg/h ou inférieure. Pour éviter une surcharge potentielle en lipides, il est recommandé de ne pas administrer plus de 1000 ml de la perfusion de Cleviprex par période de 24 heures. L'expérience disponible concernant les durées de perfusion de plus de 72 heures pour les différentes doses est limitée.
Passage au traitement antihypertenseur par voie orale:
L'administration de Cleviprex doit être arrêtée immédiatement ou progressivement pendant l'instauration d'un traitement oral approprié. Ce faisant, il faut tenir compte du délai de la prise d'effet du traitement oral. La surveillance de la pression artérielle doit être poursuivie jusqu'à ce que l'effet souhaité soit atteint.
L'arrêt du traitement par Cleviprex entraîne une réduction des effets antihypertenseurs en l'espace de 5 à 15 minutes.
Il n'existe pas d'études spécifiques concernant des populations particulières. Dans le cadre des études cliniques, 78 patients présentant des anomalies de la fonction hépatique (1 ou plusieurs des paramètres suivants: taux accrus de bilirubine sérique, d'ASAT/SGOT et/ou d'ALAT/SGPT) et 121 patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère ont été traités par Cleviprex. Aucun ajustement n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale.
On ne dispose pas d'expérience concernant l'utilisation de Cleviprex chez l'enfant ou l'adolescent. Cleviprex n'est pas recommandé en pédiatrie tant qu'on ne dispose pas de plus amples données.
Patients traités avec d'autres médicaments contenant des lipides
Cleviprex contient environ 0,2 g de lipides/ml (2,0 kcal). Chez les patients pour lesquels une restriction de la charge lipidique est nécessaire, l'apport lipidique d'autres sources doit éventuellement être adapté pour compenser les quantités de lipides administrées en même temps dans la perfusion de Cleviprex.
Cleviprex peut être administré au moyen d'une seringue ou d'une pompe à perfusion (Infusomat). La perfusion peut être administrée au moyen de sets de perfusion en plastique disponibles sur le marché. Cleviprex peut être administré par une voie d'accès centrale ou périphérique.
Cleviprex ne doit pas être administré en cas d'allergie connue à la clévidipine, aux graines de soja, aux produits à base de soja, aux œufs ou aux produits fabriqués avec des œufs.
Anomalies du métabolisme lipidique
Cleviprex est contre-indiqué chez les patients présentant une anomalie du métabolisme lipidique telle qu'une hyperlipidémie pathologique, une glomérulonéphrite à lésions minimes ou une pancréatite aiguë associée à une hyperlipidémie.
Sténose aortique critique
Cleviprex n'est pas recommandé chez les patients présentant une sténose aortique critique, étant donné qu'une réduction excessive de la post-charge peut réduire l'apport d'oxygène au myocarde.
Il faut utiliser une technique strictement aseptique et jeter tous les résidus du produit 12 heures après avoir entamé le flacon.
Hypotension et tachycardie réflexe
Une réduction pharmacologique rapide de la pression artérielle peut déclencher une hypotension et une tachycardie réflexe. Si cela se produit, il faut réduire la dose.
Absorption de lipides
Cleviprex contient environ 0,2 g de lipides par ml (2,0 kcal). Des restrictions de l'apport lipidique peuvent jouer un rôle important chez les patients présentant un trouble du métabolisme des lipides. Chez ces patients, une réduction de la quantité de l'apport lipidique d'autres sources peut être nécessaire pour compenser l'apport lipidique par Cleviprex.
Effet inotrope négatif
Les antagonistes des canaux calciques du groupe des dihydropyridines peuvent avoir des effets inotropes négatifs et aggraver une insuffisance cardiaque. Les patients souffrant d'insuffisance cardiaque doivent être surveillés de près.
Arrêt d'un traitement par bêtabloquants
Cleviprex n'est pas un bêtabloquant et ne réduit pas la fréquence cardiaque. Cleviprex ne protège pas contre les conséquences de l'arrêt abrupt d'un traitement par bêtabloquants. Les bêtabloquants ne doivent être arrêtés qu'après une réduction progressive de leur dose.
Phéochromocytomes
On ne dispose actuellement d'aucune information concernant l'utilisation de Cleviprex chez les patients hypertendus présentant un phéochromocytome.
Veuillez respecter les indications fournies sous «Remarques concernant la manipulation» et «Remarques particulières».
Des interactions pharmacocinétiques avec la clévidipine sont peu probables, étant donné que cette substance est dégradée in vivo par hydrolyse. Aucune étude n'a été formellement effectuée sur les interactions avec d'autres médicaments. La clévidipine et son métabolite principal n'agissent pas en tant qu'inducteurs ou inhibiteurs des enzymes du CYP.
Il n'existe aucune étude clinique contrôlée chez la femme enceinte. Les données des expérimentations animales ont fourni des indices d'effets sur les mécanismes de reproduction (cf. «Données précliniques»). Cleviprex ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
On ignore si la clévidipine passe dans le lait maternel. Une utilisation pendant la période d'allaitement n'est donc pas recommandée.
Aucune étude n'a été effectuée pour examiner les effets de la clévidipine sur l'aptitude à la conduite et la capacité de manipuler des machines.
Sur la base du profil pharmacocinétique et pharmacologique de Cleviprex, il est improbable que Cleviprex puisse avoir une influence sur l'aptitude à la conduite ou la capacité d'utiliser des machines.
La sécurité d'emploi de Cleviprex a été examinée chez 1423 patients hypertendus. Le débit de perfusion a été évalué chez 1326 patients, dont 6% ont été traités avec une dose moyenne allant de >16 mg/h à la dose thérapeutique maximale de 32 mg/h. La perfusion intraveineuse continue a été évaluée chez 1380 patients, dont 20% ont reçu des perfusions continues sur 15 à 72 h. L'incidence d'effets indésirables n'a pas présenté de corrélation avec le sexe, l'âge, la race ou l'origine ethnique.
Une fibrillation auriculaire, une tachycardie sinusale et une hypotension ont été observées fréquemment dans la population péri-opératoire. Dans toutes les études de phase III auprès de patients se soumettant à une chirurgie cardiaque, l'incidence de fibrillation auriculaire a été de 32,8% chez les patients traités avec Cleviprex, par rapport à 32,9% chez les patients traités avec le principe actif de comparaison et à 12% chez les patients traités avec un placebo. Parmi ces patients, la fibrillation auriculaire a été considérée comme imputable au traitement dans 3,9%, 2,5% et 0% des cas respectivement. L'incidence de tachycardie sinusale a été de 25,5% chez les patients traités avec Cleviprex dans le cadre péri-opératoire, par rapport à 30,5% chez les patients traités avec le principe actif de comparaison et à 0% chez les patients traités avec un placebo. Parmi ces patients, la tachycardie sinusale a été considérée comme imputable au traitement dans 1,3%, 1,2% et 0% des cas respectivement. L'incidence d'hypotension a été de 15,1% chez les patients traités avec Cleviprex, par rapport à 14,9% chez les patients traités avec le principe actif de comparaison et à 1,0% chez les patients traités avec un placebo. Parmi ces patients, l'hypotension a été considérée comme imputable au traitement dans 2,5%, 2,5% et 0% des cas respectivement.
Les effets indésirables dus au traitement (hypertension péri-opératoire, hypertension essentielle: hypertension sévère) observés avec une fréquence excessive chez les patients sous placebo (>0,5%) et survenues chez les patients sous clévidipine plus souvent que dans des cas isolés dans le cadre des études cliniques contrôlées sont présentées ci-dessous par catégories d'organes conformément à la terminologie MedDRA, avec indication de la fréquence absolue.
«Très fréquents» (>1/10), «fréquents» (>1/100, <1/10), «occasionnels» (>1/1000, <1/100), «rares» (>1/10'000, <1/1000), «très rares» (<1/10'000). Au sein de chaque groupe, les effets indésirables sont indiqués par ordre décroissant d'importance.
Effets indésirables liés au traitement
Fréquents: augmentation des triglycérides sanguins.
Occasionnels: anxiété, états confusionnels, insomnies.
Très fréquents: céphalées.
Fréquents: Fibrillation auriculaire, tachycardie sinusale.
Occasionnels: flutter auriculaire, tachycardie, insuffisance cardiaque congestive, bradycardie, bloc atrio-ventriculaire complet, bloc de branche.
Fréquents: hypotension, rougeurs cutanées (irrigation sanguine accrue).
Fréquents: hypoxie.
Occasionnels: congestion pulmonaire.
Fréquents: nausées.
Occasionnels: constipation, vomissements, iléus.
Fréquents: lésions rénales aiguës, polyurie.
Fréquents: œdèmes, sensation de chaleur.
Occasionnels: douleurs, douleurs thoraciques, œdèmes périphériques, fièvre.
Fréquents: valeurs augmentées d'alanine aminotransférase.
Occasionnels: augmentation de la créatinine sanguine, valeurs augmentées d'aspartate aminotransférase.
Occasionnels: complications au site d'injection.
Effets indésirables observés dans les études ouvertes:
Le critère primaire de sécurité dans les études ECLIPSE était défini comme une comparaison de différents événements cliniques: décès (clévidipine 2,8% vs agent de comparaison 3,8%), infarctus du myocarde (clévidipine 2,3 % vs agent de comparaison 2,4%), accident cérébral vasculaire (clévidipine 1,1% vs agent de comparaison 1,7%), insuffisance rénale (clévidipine 7,9% vs agent de comparaison 7,9%) 30 jours après l'opération. Le point d'aboutissement primaire de l'étude était le contrôle de la pression artérielle, défini comme l'aire sous la courbe (ASC) décrivant l'ordre de grandeur et la durée des écarts tensionnels en dehors d'un domaine prédéfini.
Les effets indésirables survenus pendant le traitement et jusqu'à 1 heure après la fin de la perfusion ont été similaires pour Cleviprex et pour les préparations de comparaison. L'incidence d'effets indésirables ayant conduit à un arrêt prématuré du traitement chez les patients présentant une hypertension péri-opératoire a été de 5,9% pour Cleviprex et de 3,2% pour toutes les préparations de comparaison.
Dans l'étude VELOCITY, Cleviprex a été examiné chez 126 patients souffrant d'une hypertension sévère (PAS >180 mmHg ou PAD >115 mmHg). Parmi ces patients, 81% (102 sur 126) présentaient des dommages d'organes cibles en rapport avec l'hypertension. Les effets indésirables fréquents associés à Cleviprex étaient des céphalées (6,3%), des nausées (4,8%) et des vomissements (3,2%). L'incidence d'effets indésirables ayant conduit à un arrêt prémature du traitement par Cleviprex chez les patients présentant une hypertension sévère a été de 4,8%.
Dans l'étude ACCELERATE portant sur Cleviprex, l'efficacité et la sécurité de la clévidipine dans le traitement de l'hypertension aiguë ont été étudiées chez 33 patients ayant subi une hémorragie intracérébrale (HIC). Les EI liés au traitement les plus fréquents (N = 35) étaient la fièvre (7 patients, 20,0%), des céphalées (5 patients, 14,3%), l'agitation (4 patients, 11,4%) et une hypophosphatémie (4 patients, 11,4%).
La posologie maximale recommandée est de 32 mg/h. Dans les études cliniques, la dose a été augmentée à 106 mg/h chez un seul patient; celui-ci a développé de légères rougeurs cutanées et une légère augmentation du taux sérique de créatinine.
Sur la base de l'ajustement de la posologie en fonction du poids, 49 patients ont reçu un débit maximal supérieur à 32 mg/h sans que les effets indésirables aient différé de ceux observés chez les patients recevant 32 mg/h ou un débit inférieur. La dose moyenne chez ces patients a été de 41 mg/h, avec un maximum de 60 mg/h.
Un patient opéré du cœur a reçu une injection de clévidipine en bolus avant la pose d'un stent aortique; il a réagi par une chute de la pression.
Les principaux effets qui pourraient survenir lorsd'un surdosage sont une hypotension et une tachycardie réflexe. Si l'un de ces deux effets survient, il faut arrêter immédiatement l'administration de Cleviprex et soutenir la pression artérielle du patient. L'arrêt du traitement par la clévidipine entraîne une réduction des effets antihypertenseurs en l'espace de 5 à 15 minutes.
ATC Code: C08CA16
Classe pharmacothérapeutique: Dérivés de dihydropyridine
La clévidipine est un inhibiteur des canaux calciques de type L. Les canaux calciques lents permettent un influx de calcium dans les cellules musculaires lisses des artères pendant la dépolarisation. Des expériences réalisées sur des chiens et des rats anesthésiés montrent que la clévidipine fait baisser la pression artérielle moyenne en réduisant la résistance vasculaire systémique. La clévidipine ne réduit pas la pré-charge. Ceci est confirmé par l'absence d'effets sur les vaisseaux veineux capacitatifs.
La posologie de Cleviprex est ajustée jusqu'à obtention de la baisse de pression souhaitée.
Dans la population de patients en contexte péri-opératoire, Cleviprex réduit la pression systolique de 4 à 5% en l'espace de 2 à 4 minutes avec une dose initiale de 0,4 µg/kg/min (environ 1 à 2 mg/h). Aucun indice d'accoutumance n'a été observé dans les études portant sur des durées d'administration allant jusqu'à 72 h.
Chez la majorité des patients, la pression artérielle commence à remonter 5 à 15 minutes après la fin de la perfusion.
Chez les patients qui ne passent pas à d'autres traitements antihypertenseurs après l'arrêt de Cleviprex, des signes d'hypertension de rebond ont été observés dans des études avec des perfusions dont la durée allait jusqu'à 72 heures.
Hémodynamique:
Cleviprex provoque une réduction dépendante de la dose de la résistance vasculaire périphérique.
Une augmentation de la fréquence cardiaque est une réaction normale à la baisse rapide de la pression artérielle; cet effet peut être prononcé chez certains patients.
Les effets de Cleviprex sur l'hémodynamique centrale, le flux sanguin dans le myocarde et le métabolisme du myocarde ont été étudiés pendant l'intervention chez des patients anesthésiés dans le cadre de chirurgies cardiaques. Chez ces patients, on a observé une augmentation de 10% du débit cardiaque et du volume d'éjection. Lors de l'administration de doses plus élevées de Cleviprex, l'extraction d'oxygène dans le myocarde a significativement baissé, ce qui indique une préservation du débit myocardique et un effet vasodilatateur direct sur les artères coronaires. Aucune augmentation nette de la production de lactate n'ayant été observée dans le sang du sinus coronarien, on peut exclure une ischémie du myocarde (due à un «coronary steal syndrome»).
Patients dans un cadre péri-opératoire
Cleviprex a été évalué dans 2 études randomisées de phase III réalisées en double aveugle contrôlées contre placebo (ESCAPE-1, préopératoire et ESCAPE-2, post-opératoire), menées auprès de 105, respectivement 110 patients se soumettant à une opération du cœur et présentant une hypertension péri-opératoire (pression systolique = systolic blood pressure, sBP ≥160 mmHg ou sBP >140 mmHg, respectivement. Le point d'aboutissement primaire était défini comme un arrêt précoce et durable du médicament étudié, avec passage des patients à des médicaments alternatifs établis.
Chez plus de 90% des patients traités par Cleviprex, la pression artérielle a été baissée de ≥15% en l'espace de 30 minutes. Le taux d'arrêts a été de 7,5% pour Cleviprex par rapport à 82,7% pour le placebo. Des résultats comparables ont été enregistrés dans l'étude ESCAPE 2: un taux d'arrêts de 8,2% pour Cleviprex par rapport à 79,6% pour le placebo.
Les effets antihypertenseurs de Cleviprex ont été observés en l'espace de 2 minutes. La durée médiane jusqu'à l'obtention des valeurs tensionnelles cibles a été de 6 minutes dans l'étude ESCAPE-1 et de 5,3 minutes dans l'étude ESCAPE-2.
Dans l'étude ESCAPE-2, les effets indésirables ont inclus une fibrillation auriculaire (Cleviprex 1,6%, placebo 0%) et une insomnie (Cleviprex 1,6%, placebo 0%).
Dans trois études cliniques ouvertes avec substance de contrôle active (ECLIPSE), 1506 patients ont été randomisés pour recevoir Cleviprex (n= 752), de la nitroglycérine (NTG; péri- opératoire; n= 278), du nitroprussiate sodique (SNP; péri-opératoire; n= 283) ou de la nicardipine (NIC; postopératoire; n= 193).
En ce qui concerne l'efficacité, Cleviprex a permis un meilleur contrôle de la pression artérielle que la nitroglycérine (ASCsBP médiane 4,4 versus 8,87 mmHg × min/h, p= 0,0006) et que le nitroprussiate sodique (médiane 4,37 versus 10,50 mmHg × min/h, p= 0,0027). Le contrôle de la pression artérielle était comparable entre Cleviprex et la NIC (médiane 1,76 versus 1,69 mmHg × min/h, p= 0,8508) dans la situation postopératoire.
Cleviprex a été examiné dans une étude pharmacocinétique/pharmacodynamique sur la perfusion continue pendant 72 h. Cette étude a été réalisée par groupes parallèles en simple aveugle avec contrôle de placebo auprès de 61 patients souffrant d'une hypertension essentielle légère à modérée. La valeur tensionnelle moyenne initiale était de 151/86 mmHg.
Après avoir été randomisés, les patients ont reçu un placebo, 2 mg/h, 4 mg/h, 8 mg/h ou 16 mg/h. Tous les patients ont commencé le traitement avec 2 mg/h, après quoi la concentration a été doublée à intervalles de 3 minutes. La pression artérielle et le rythme cardiaque ont été enregistrés pendant le traitement et jusqu'à 1 heure après la perfusion.
Les effets sur la pression systolique ont présenté une corrélation avec la concentration de clévidipine et ont atteint un plateau aux concentrations supérieures. Le débit de perfusion estimé pour la moitié de l'effet maximal était d'environ 10 mg/h. Aucun cas d'hypertension de rebond n'a été observé après l'arrêt de la perfusion.
Patients présentant une hypertension sévère
Cleviprex a été examiné dans une étude ouverte de phase III (VELOCITY) auprès de 126 patients souffrant d'une hypertension sévère (sBP >180 mmHg ou pression diastolique dPB >115 mmHg). Parmi ces patients, 81% (102 sur 126) présentaient des lésions organiques microvasculaires dues à l'hypertension.
Cleviprex a réduit la pression artérielle de façon prédictible et rapide chez 89% des patients, avec obtention d'une valeur cible individuelle prédéfinie et une réduction moyenne de 21% au bout de 30 minutes. La durée médiane nécessaire pour atteindre la valeur cible de pression systolique a été de 10,9 minutes avec une dose médiane de 8 mg/h.
Après avoir atteint l'objectif initial, la majorité des patients (92,3%) ont pu être contrôlés par des ajustements minimes du débit de perfusion sans nécessiter l'administration d'agents antihypertenseurs intraveineux complémentaires pendant la durée de plus de 18 heures de la perfusion.
L'utilisation de la clévidipine chez 33 patients présentant une hémorragie intracérébrale et une hypertension aiguë a été examinée dans une étude clinique ouverte (ACCELERATE).
Dans les 30 minutes après le début de la perfusion de clévidipine, la pression artérielle systolique diminuait pour atteindre, dans un délai médian de 5,5 minutes, la zone cible (de ≥140 mmHg à ≤160 mmHg). Chez 97% des patients (32/33), la pression artérielle systolique a été abaissée à ≤160 mmHg dans les 30 premières minutes après le début de la perfusion de clévidipine.
Dans les études ESCAPE, ECLIPSE, VELOCITY et ACCELERATE, aucune différence significative n'a été constatée en termes de sécurité d'emploi ou d'efficacité dans l'analyse par sous-groupes (sexe, âge, race).
La clévidipine est rapidement distribuée et métabolisée, ce qui entraîne une très courte demi-vie. La concentration dans le sang artériel baisse de façon multiphasique après la fin de la perfusion. La demi-vie en phase initiale est d'environ 1 minute, ce qui correspond à une élimination de 85 à 90% de la clévidipine. La demi-vie terminale est d'environ 15 minutes.
Distribution: À une température de 37 °C, la clévidipine est liée à >99,5% aux protéines plasmatiques. Le volume de distribution à l'état stationnaire était de 0,17 l/kg dans le sang artériel.
Métabolisme et élimination: La clévidipine est rapidement métabolisée par hydrolyse de la liaison ester, essentiellement par des estérases du sang et des tissus extra-vasculaires. Il est donc improbable que ce mécanisme soit affecté par une insuffisance rénale ou hépatique. Les métabolites primaires sont l'acide carboxylique et le formaldéhyde obtenus par hydrolyse de la liaison ester. Le métabolite acide carboxylique n'a pas d'effet antihypertenseur. Il est transformé par glucuroconjugaison ou oxydation en dérivé pyridinique correspondant. La clairance du métabolite primaire dihydropyridine est de 0,03 l/kg/h et la demi-vie terminale est d'environ 9 heures.
Des études in vitro montrent que la clévidipine et ses métabolites ne provoquent aucune inhibition ou induction des enzymes du CYP aux concentrations utilisées dans la pratique clinique.
Dans une étude clinique avec de la clévidipine radiomarquée, 83% de la substance ont été éliminés dans l'urine et les selles, dont 63 à 67% dans l'urine et 7 à 22% dans les selles. Plus de 90% de la valeur initiale de radioactivité (taux de récupération) ont été éliminés dans les premières 72 h.
La clévidipine a présenté un potentiel génotoxique dans des études in vitro. Les effets ne sont apparus que lors d'une adjonction de mélange S9 et ont pu être fortement réduits par la formaldéhyde déshydrogénase; ils sont mis en rapport avec la formation de formaldéhyde comme métabolite. Aucune anomalie de ce type n'a été constatée dans les études in vivo. On ne dispose pas d'études sur la cancérogénicité.
Toxicité de reproduction
Dans des études de fertilité sur des rats, on a observé chez les femelles des pseudo-gestations et des modifications de l'œstrus, tandis que la fertilité des mâles n'était pas affectée. La clévidipine n'a pas été tératogène chez les rates et les lapines gravides, mais elle a provoqué des retards du développement. Les études sur le développement périnatal et postnatal chez le rat ont révélé une augmentation de la mortalité en fonction de la dose, de la durée de gestation et de la durée de mise-bas.
Les substances suivantes ne doivent pas être administrées dans la même perfusion: acide aminocaproïque, chlorure de calcium, digoxine, chlorhydrate de diltiazem, chlorhydrate de dopamine, bitartrate de métaraminol, bitartrate de norepnephrine ou chlorhydrate de phényléphrine.
Conserver Cleviprex au réfrigérateur, à des températures comprises entre +2 °C et 8 °C. Ne pas congeler. Cleviprex doit être conservé à l'abri de la lumière, dans son emballage d'origine. Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage. Conserver hors de la portée des enfants.
Cleviprex doit être utilisé selon une technique aseptique. Cleviprex est un médicament destiné à un usage unique. Il contient des phospholipides et peut par conséquent favoriser la prolifération de micro-organismes. Si une contamination est suspectée, le médicament ne doit pas être utilisé. Le médicament ne contient aucun agent conservateur. Pour des raisons microbiologiques, la perfusion doit être commencée immédiatement après la ponction du bouchon. Le flacon ponctionnable doit être changé toutes les 12 heures. Tout produit non utilisé et tous les accessoires et déchets doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur.
Cleviprex est une émulsion stérile d'un blanc laiteux. Le médicament doit être inspecté visuellement avant l'utilisation pour exclure la présence de particules et de décoloration. Une émulsion présentant une décoloration ou des particules ne doit pas être utilisée.
Avant l'utilisation, tourner soigneusement le flacon pour s'assurer de l'homogénéité de l'émulsion. Pendant l'utilisation, une protection contre la lumière n'est pas nécessaire.
Cleviprex ne doit pas être administré par le même accès intraveineux que d'autres médicaments. Cleviprex peut cependant être administré en même temps que les solutions de perfusion suivantes: eau pour préparations injectables, NaCl 0,9%, NaCl 0,45%, glucose 5%, glucose 5% en solution de NaCl 0,9%, glucose 5% en solution de Ringer lactate, solution de Ringer lactate, 40 mEq KCI en solution de NaCI 0,9%, solutions d'acides aminés 10%.
60117 (Swissmedic).
1 conditionnement de 10 boîtes contenant chacune un flacon de 50 ml [B]
1 conditionnement de 10 boîtes contenant chacune un flacon de 100 ml [B]