Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/effexor-50mg-cpr-30-223992
Timestamp: 2020-03-29 19:41:42+00:00
Document Index: 213020423

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EFFEXOR 50MG CPR 30 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
WYETH PHARMACEUTICALS FR
- Prévention des récidives dépressives chez les patients présentant un trouble unipolaire.
. Dans les dépressions, en traitement ambulatoire, la posologie initiale est habituellement de 75 mg/jour (en 2 ou 3 prises). Après deux semaines, si nécessaire, elle peut être élevée jusqu'à 150 mg/jour (en 2 ou 3 prises).
. Dans les formes de dépression dites "sévères" (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques), la posologie quotidienne recommandée est de 150 à 225 mg. Elle peut être augmentée jusqu'à 350 mg/jour chez le malade hospitalisé. Dans ces cas, la posologie sera administrée en 3 prises quotidiennes et l'augmentation des doses se fera par palier tous les 2 ou 3 jours en fonction de l'efficacité et des effets indésirables du traitement.
- Après obtention de la réponse thérapeutique souhaitée, le traitement pourra être progressivement diminué jusqu'à la posologie minimale compatible avec le maintien de l'efficacité et une bonne tolérance.
- La posologie maximale autorisée est de 375 mg/jour.
- EFFEXOR 50 mg, comprimé devra être toujours pris au cours d'un repas.
- En cas d'insuffisance rénale et/ou hépatique :
. En cas d'insuffisance rénale, la posologie devra être réduite. Cette réduction sera de 50% si le débit de filtration glomérulaire est inférieur à 30 ml/min.
. En cas d'insuffisance hépatique légère à modérée, la posologie devra être réduite de moitié. Une réduction de plus de 50% pourra être nécessaire chez certains patients.
Le traitement des épisodes dépressifs majeurs nécessitant généralement une prescription médicamenteuse continue de plusieurs mois, il convient d'en réévaluer périodiquement et au cas par cas les modalités.
Lors de l'arrêt d'un traitement par venlafaxine, il est recommandé de procéder à une décroissance progressive de la posologie afin de prévenir la survenue éventuelle d'un syndrome de sevrage (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi et effets indésirables). Ainsi, au-delà d'un traitement de 6 semaines, cette décroissance se fera en 2 semaines au moins. La période de décroissance pourra dépendre de la dose, de la durée du traitement et du patient lui-même. Il sera conseillé au patient de ne pas interrompre de lui-même le traitement.
- Prévention des récidives des épisodes dépressifs majeurs :
A conserver à une température inférieure à 25°C, et à l'abri de l'humidité.
- Les DL50 de la venlafaxine chez la souris et le rat représentent 45 à 90 fois la dose maximale recommandée chez l'homme.
- Aucun effet carcinogène n'a été observé chez la souris et le rat.
- Aucun effet mutagène n'a été observé lors des tests pratiqués in vitro et in vivo.
- Une diminution de la fertilité a été observée chez les rats mâles et femelles exposés aux doses de 100 et 300 mg/kg par jour du principal métabolite actif de la venlafaxine (ODV, sous forme de sel de succinate). La pertinence clinique chez l'homme reste inconnue. Aucun effet sur la fertilité n'a été observé à une dose d'ODV de 30 mg/kg par jour. A cette dose, l'exposition d'ODV était approximativement 0,4 à 0,8 fois celle correspondant à une dose utilisée chez l'homme de 225 mg/jour de venlafaxine à libération prolongée et 0,2 à 0,5 fois celle correspondant à une dose utilisée chez l'homme de 375 mg/jour de venlafaxine à libération immédiate.
. hypersensibilité connue à la venlafaxine,
. allaitement : en raison d'un passage notable de ce médicament dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué,
. association aux IMAO non sélectifs (iproniazide) (voir rubrique interactions).
associations aux sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline et dopamine) par voie parentérale, aux IMAO sélectifs A (moclobémide, toloxatone), au linézolide.
- Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans : l'utilisation d'EFFEXOR est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans.
. Les autres troubles psychiatriques dans lesquels EFFEXOR est prescrit(e) peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques.
- Une élévation de la pression artérielle dose-dépendante pouvant survenir lors de l'administration de venlafaxine, une surveillance de la pression artérielle est nécessaire au cours du traitement, notamment à des doses égales ou supérieures à 200 mg (voir rubrique effets indésirables).
Des cas d'élévation de la pression artérielle nécessitant un traitement immédiat ont été rapportés après commercialisation.
Une hypertension artérielle préexistante doit être équilibrée avant traitement par venlafaxine.
- En cas d'antécédents de pharmacodépendance, il importe de rechercher des manifestations évocatrices d'un abus ou d'un mésusage.
L'utilisation d'EFFEXOR est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d'aucune donnée de tolérance à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
- Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d'épilepsie, il est prudent de renforcer la surveillance clinique et électrique.
La survenue des crises convulsives impose l'arrêt du traitement.
- La venlafaxine sera utilisée avec prudence chez les patients à pression intra-oculaire élevée ou à risque de glaucome aigu à angle fermé, des cas de mydriase et de glaucome ayant été rapportés. Une surveillance étroite sera à effectuer.
- En cas de virage maniaque franc, le traitement par venlafaxine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif prescrit (voir rubrique effets indésirables).
- Comme avec d'autres antidépresseurs, la venlafaxine doit être utilisée avec précautions chez les patients présentant des antécédents personnels de troubles bipolaires.
- Des conduites agressives peuvent survenir chez une faible proportion de patients ayant reçu un traitement par antidépresseurs, y compris par la venlafaxine - lors du traitement, de son arrêt ou de la réduction de la dose.
- La possibilité de survenue d'une hyponatrémie, a fortiori lors de la coprescription avec des médicaments susceptibles d'entraîner cette anomalie électrolytique, doit être connue, notamment chez le sujet âgé, surtout s'il est dénutri, et le cirrhotique.
- Des cas de saignements cutanés, à type d'ecchymoses et de purpura, et d'autres manifestations hémorragiques, telles que des hémorragies gastro-intestinales ou gynécologiques, ont été rapportés lors de l'utilisation d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. Une attention particulière est recommandée chez les patients ayant des antécédents d'anomalies de l'hémostase et chez les patients traités simultanément par des anticoagulants oraux, par des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire tels que les AINS et l'aspirine ou par d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque de saignement.
- Chez les patients hypertendus ou atteints de cardiopathies, il est recommandé de renforcer la surveillance clinique, la venlafaxine étant susceptible d'augmenter la fréquence cardiaque chez certains patients.
- En cas d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique, la venlafaxine doit être utilisée avec prudence. La posologie devra être réduite, en raison d'un allongement de la durée d'élimination (voir rubrique posologie et mode d'administration).
- Comme avec d'autres antidépresseurs, un syndrome de sevrage peut survenir, nécessitant une diminution très progressive de la posologie et une surveillance du patient (voir rubriques posologie et mode d'administration et effets indésirables).
L'utilisation de la venlafaxine peut entraîner l'apparition d'une akathisie, caractérisée par une agitation perçue comme déplaisante ou pénible et par le besoin d'être toujours en mouvement, auquel s'associe souvent une incapacité à rester assis ou debout tranquillement. Ces symptômes surviennent plutôt au cours des premières semaines de traitement. L'augmentation des doses peut être préjudiciable pour les patients qui développent ces symptômes.
- Grossesse : les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la venlafaxine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse. En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la venlafaxine pendant la grossesse. Avec certains IRS utilisés jusqu'à une date proche de la naissance, ou jusqu'à la naissance, les effets suivants : irritabilité, tremblement, hypertonie, pleurs constants, difficultés d'alimentation, troubles du sommeil..., ont été rapportés chez le nouveau-né. Ils peuvent traduire soit la survenue d'une imprégnation, soit la survenue d'un sevrage, le délai d'apparition et la durée de ces symptômes sont en théorie fonction de la demi-vie d'élimination du produit.
IMAO non sélectif (iproniazide) :
Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par la venlafaxine, et d'au moins une semaine entre l'arrêt de la venlafaxine et le début du traitement par l'IMAO.
- Sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine) :
- Sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine) : adrénaline pour action hémostatique locale par injections sous-cutanée et gingivale.
- Le risque de saignement cutané ou muqueux peut être augmenté lors d'un traitement par la venlafaxine. Une attention particulière est recommandée chez les patients traités simultanément par des anticoagulants oraux, par des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire tels que les AINS et l'aspirine ou par d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque de saignement.
- Ritonavir, nelfinavir :
- Kétoconazole, itraconazole, voriconazole :
- Erythromycine, clarithromycine, télithromycine :
- Les effets indésirables cliniques les plus fréquents sont :
nausées, constipation, anorexie, vertiges, sécheresse de la bouche, insomnie, somnolence, nervosité, asthénie, hypersudation (nocturne notamment), troubles de l'éjaculation et de l'orgasme.
. Une élévation de la pression artérielle, systolique et diastolique, peut être observée sous venlafaxine. Discrète à des doses inférieures à 200 mg par jour, l'incidence de sa survenue est alors similaire à celle observée avec les antidépresseurs imipraminiques ; aux doses supérieures, en particulier de 300 à 375 mg par jour, cette élévation est plus sensible. Il est recommandé de contrôler la pression artérielle des malades traités par la venlafaxine, notamment à des doses égales ou supérieures à 200 mg/jour (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Des élévations du taux de cholestérol ont été observées, notamment en cas d'administration prolongée et/ou à fortes doses.
- Les effets indésirables cliniques observés à une moindre fréquence sont :
. douleurs abdominales, troubles dyspeptiques, diarrhée, flatulence, vomissements, perte de poids, exceptionnellement prise de poids,
. céphalées, anxiété, agitation, agressivité, délire, tremblements, paresthésies, rêves anormaux,
. convulsions (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi),
. mydriase, troubles de l'accommodation,
. pollakiurie, dysurie, rétention d'urine,
. hypotension, hypotension orthostatique, palpitations, poussées de vasodilatation,
. diminution de la libido, impuissance,
. éruptions cutanées (rash) parfois maculopapuleuses, érythémateuses, prurit, saignements cutanéomuqueux (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi), des cas exceptionnels d'érythème polymorphe ont été rapportés,
. alopécies.
- Les effets indésirables peu fréquents sont :
Des cas de syndrome sérotoninergique ont été exceptionnellement observés en association (voir rubrique interactions).
- Les effets indésirables rares observés sont :
. des élévations de transaminases hépatiques et des hépatites. En cas d'anomalie de la fonction hépatique, l'arrêt du traitement s'impose. Il entraîne le plus souvent un retour à la normale,
. des hyponatrémies (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi),
. une akathisie.
- Les effets indésirables très rares sont :
. des leucopénies, des neutropénies et des pancytopénies,
. des augmentations de la prolactine,
. des manifestations extrapyramidales (incluant dystonies et dyskinésies tardives ou non),
. pancréatite,
. glaucome à angle fermé.
- Les symptômes de sevrage suivants ont été observés lors de l'arrêt brutal ou progressif du traitement ou lors de la diminution de la posologie : anxiété, agitation, sensations vertigineuses, convulsions, troubles du sommeil, asthénie, paresthésies, céphalées, acouphènes, nausées.
- Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par EFFEXOR ou peu après son arrêt (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Des cas de surdosage en venlafaxine ont été rapportés principalement lors d'intoxication polymédicamenteuse et/ou avec de l'alcool. Ils peuvent se traduire par : modifications de l'ECG (allongement de l'intervalle QT, bloc de branche, allongement du QRS), tachycardie sinusale et ventriculaire, bradycardie, hypotension, vertiges, troubles de la conscience (allant de la somnolence au coma), convulsions.
- Il n'existe pas d'antidote spécifique de la venlafaxine.
En cas de surdosage, le traitement est symptomatique et peut comporter notamment le lavage gastrique (s'il peut être effectué rapidement après l'ingestion ou chez des patients symptomatiques) éventuellement complété par l'administration de charbon activé afin de limiter l'absorption du produit.
- Les vomissements provoqués ne sont pas recommandés en cas de risque de fausse route.
Une surveillance cardiovasculaire, respiratoire, neurologique et des signes vitaux s'impose.
La diurèse forcée, l'hémodialyse, l'hémoperfusion ou l'exsanguino-transfusion n'ont pas fait la preuve de leur efficacité.
VENLAFAXINE LP 75MG QUALI GELULE30