Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19931206-115029
Timestamp: 2017-07-23 01:25:59+00:00
Document Index: 91508147

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 34", 'arrêt ', 'art. 6', 'art. 7', 'art. 34']

France, Conseil d'État, 1 ss, 06 décembre 1993, 115029
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 115029Numéro NOR : CETATEXT000007838601 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1993-12-06;115029 Analyses : FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - STATUTS - DROITS - OBLIGATIONS ET GARANTIES - OBLIGATIONS DES FONCTIONNAIRES.Texte : Vu la requête, enregistrée le 22 février 1990 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Lucien X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 19 octobre 1989 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 16 janvier 1987 par lequel le préfet, commissaire de la République du département de Loire-Atlantique l'a requis d'assurer une permanence pour les services de la direction départementale de l'équipement du vendredi 16 janvier 1987 à 18 heures au lundi 19 janvier 1987 à 8 heures ;
Considérant que, par un arrêté du 16 janvier 1987, le préfet, commissaire de la République du département de Loire-Atlantique a, sous peine de sanction disciplinaie, requis M. X... d'assurer, du vendredi 16 janvier 1987 à 18 heures au lundi 19 janvier 1987 à 8 heures, la permanence prévue par le tableau des permanences établi par les services de la direction départementale de l'équipement ; que, à la différence du tableau des permanences, cet arrêté présente le caractère, non d'une mesure d'ordre intérieur, mais d'une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ; qu'ainsi et sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la régularité du jugement attaqué, le jugement du 19 octobre 1989 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la demande de M. X... dirigée contre cet arrêté doit être annulé ;
Considérant qu'il y a lieu d'évoquer et de statuer immédiatement sur la demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif de Nantes et sur l'intervention présentée par le Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat à l'appui de cette demande ;
Sur l'intervention du Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat :
Considérant que le Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat a intérêt à l'annulation de l'arrêté attaqué ; qu'ainsi son intervention est recevable ;
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :Considérant que le préfet, commissaire de la République du département de Loire-Atlantique, qui, en application de l'article 34-I de la loi n° 82-213 du 2 mars 1982, dirige les services de l'Etat dans le département dans les conditions prévues par les articles 6 et 7 du décret n° 82-389 du 10 mai 1982, était compétent pour prendre l'arrêt attaqué ;
Considérant que la circulaire du ministre de l'environnement et du cadre de vie en date du 10 juin 1980, adressée à différents chefs de service et relative à l'institution d'une permanence dans les directions départementales de l'équipement, les services maritimes et les services de navigation pour faire face à des "événements imprévus, se produisant en dehors des heures normales d'activité et exigeant une réaction immédiate" se borne à rappeler l'obligation qui incombe à l'autorité administrative de prendre les mesures nécessaires pour assurer la continuité du service public et ne porte atteinte à aucune des garanties fondamentales dont les fonctionnaires peuvent se prévaloir ni à aucune disposition législative ou réglementaire ; que M. X... n'est dès lors pas fondé à exciper d'une prétendue illégalité de cette circulaire pour soutenir que l'arrêté attaqué, qui le requérait d'assurer la permanence prévue par ladite circulaire, serait entaché d'illégalité ;
Considérant que la légalité de l'arrêté attaqué n'était pas subordonnée à l'existence de dispositions définissant par avance la nature exacte des tâches à assumer par les ingénieurs des travaux publics de l'Etat chargés des permanences et prévoyant la rémunération des ingénieurs désignés à cet effet ;Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet, commissaire de la République de Loire-Atlantique en date du 16 janvier 1987 ;
Article 1er : Le jugement en date du 19 octobre 1989 du tribunal administratif de Nantes est annulé.
Article 2 : L'intervention du Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat est admise.
Article 3 : La demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif de Nantes et le surplus des conclusions de sa requête sont rejetés.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. X..., au Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et au ministre de l'équipement, des transports et du tourisme.Références : Circulaire 1980-06-10Décret 82-389 1982-05-10 art. 6, art. 7Loi 82-213 1982-03-02 art. 34Publications :Proposition de citation: CE, 06 décembre 1993, n° 115029Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Mme CharzatRapporteur public : Le ChatelierOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 1 ssDate de la décision : 06/12/1993Fonds documentaire : Legifrance Haut de page