Source: http://illassa-benoit.over-blog.com/15-index.html
Timestamp: 2013-05-18 08:59:33+00:00
Document Index: 148061065

Matched Legal Cases: ["l'article 3", "l'article 6", 'arrêt ', "l'article 1134", 'arrêt ', 'in fine']

DISCRIMINATION AU TRAVAIL - JURISPRUDENCE: Un
salarié obtient de la Cour de cassation 580.000 euros au titre du préjudice financier et 35.000 euros au titre du préjudice moral
L'ambiance homophobe qui règne au sein d’une entreprise couplée au rejet de 14 candidatures à des postes de promotion interne, suffisent à attester d’une
discrimination en raison de l'orientation sexuelle du salarié. La Cour de cassation a confirmé cette position et le versement de dommages et intérêts à hauteur de 580.000 euros au titre du
préjudice financier découlant de l'entrave au déroulement de la carrière, et 35.000 euros au titre du préjudice moral subi.
Cour de cassation Chambre sociale Audience publique 24 avril
Président : M. Bailly (conseiller
doyen faisant fonction de président); Avocat(s) : SCP Gatineau et Fattaccini, SCP Masse-Dessen, Thouvenin et Coudray;
Attendu que M. X... a été engagé par la caisse régionale de Crédit agricole mutuel de Paris Ile-de-France (la Caisse) à compter du 1er février 1976 ; qu'il a passé avec
succès les épreuves d'aptitude aux fonctions de sous-directeur organisées dans le groupe ; qu'ayant été licencié pour faute grave le 27 juin 2005, il a conclu une transaction le 7 juillet 2005 ;
qu'il a saisi ultérieurement la juridiction prud'homale afin d'obtenir réparation d'une discrimination pratiquée à son encontre en raison de son orientation sexuelle du fait de sa non-accession à
des fonctions de sous-directeur ;
1°/ qu'il résulte des articles 2044 et 2049 du code civil que la transaction règle les différends, nés ou à naître, qui s'y trouvent compris, soit que les parties aient manifesté leur intention
par des expressions spéciales ou générales, soit que l'on reconnaisse cette intention par une suite nécessaire de ce qui est exprimé ; que la transaction qui a pour objet de mettre fin aux
différends nés ou à naître ayant trait à l'exécution du contrat de travail rend irrecevable toute action du salarié tendant à obtenir l'indemnisation de prétendus faits de discrimination dont il
aurait été victime au cours du déroulement de sa carrière, que de tels faits aient d'ailleurs ou non fait l'objet d'une négociation spécifique lors de la conclusion de la transaction ; qu'en
l'espèce, l'acte transactionnel du 7 juillet 2005 stipulait que « les parties ont décidé de se retrouver sur la base de concessions réciproques pour rechercher, sous l'égide de leurs conseils,
une solution au règlement de leurs différends nés ou à naître ayant trait à l'exécution et à la cessation du contrat de travail qui les liait » ; que l'article 3 prévoyait que Monsieur X...
obtenait une somme nette de 253 650 euros et précisait que « la concession de M. X... est d'accepter les conditions et modalités de la rupture de son contrat de travail et de se déclarer rempli
de tous les droits qu'il pouvait tenir tant de son contrat de travail que du droit commun ou de la convention collective et réparé de son entier préjudice » ; qu'enfin, l'article 6 stipulait que
« sous réserve de l'exécution intégrale du présent protocole d'accord intervenu librement après négociation, les parties soussignées renoncent irrévocablement à tous autres droits, instances,
actions ou indemnités de quelque nature que ce soit » et que « la présente transaction règle définitivement le litige intervenu entre les parties (…) » ; qu'en affirmant, d'une part, que les
parties n'avaient invoqué dans le préambule que l'intention du salarié de saisir le conseil de prud'hommes d'une contestation de la rupture de son contrat de travail, d'autre part, que
l'indemnisation correspondait à « l'équivalent de vingt mois de salaire » tandis que le salarié justifiait d'une ancienneté de vingt-neuf années, et enfin qu'« aucune mention ne fait
explicitement état du fait que la transaction portait aussi sur le règlement d'un contentieux relatif à une difficulté en lien avec le déroulement de la carrière du salarié au sein de
l'entreprise », pour en déduire et que la discrimination alléguée n'était pas incluse dans la périmètre de la transaction, lorsque le différend lié à une prétendue discrimination était inclus
dans le périmètre de la transaction comme constituant un « différend né ou à naître ayant trait à l'exécution du contrat », la cour d'appel a violé les articles 2044, 2048 et 2049 du code civil
2°/ qu'une transaction peut valablement inclure plusieurs chefs de contestation pourvu que l'employeur verse au salarié une indemnisation supérieure au minimum légal et conventionnel auquel le
salarié a incontestablement droit au regard des contestations existant entre les parties ; qu'en l'espèce, dans la transaction, la Caisse contestait l'ensemble des prétentions du salarié se
rapportant tant à l'exécution qu'à la rupture du contrat de travail ; que la cour d'appel a relevé que le salarié avait perçu une somme de 274 898,16 euros brut, soit 253 650 euros net, à titre
d'indemnité transactionnelle, somme qui correspondait à « vingt mois de salaire » ; qu'à supposer qu'elle ait voulu signifier que cette somme était insuffisante pour valoir comme concession de
l'employeur en contrepartie de la renonciation du salarié à exercer toute action du chef d'une prétendue discrimination et de la rupture du contrat de travail, lorsqu'il ne résultait d'aucune de
ses constatations que le salarié aurait eu un droit certain à une quelconque somme supérieure au montant de cette indemnité transactionnelle, la cour d'appel a violé les articles 2044, 2048 et
2049 du code civil ;
3°/ qu'il était constant que M. X... ne contestait que la portée de la transaction à l'égard des faits de discrimination alléguée ; qu'en affirmant, eu égard aux circonstances dans lesquelles il
était intervenu, que le licenciement également visé par la transaction « ne pouvait être justifié par une faute du salarié », lorsqu'une telle appréciation se rapportant au licenciement ne
pouvait en aucun cas préjuger de la portée de la transaction à l'égard de la discrimination alléguée qui était seule en litige, la cour d'appel a statué par un motif inopérant et privé sa
décision de base légale au regard des articles 2044, 2048 et 2049 du code civil ;
Mais attendu qu'ayant relevé qu'en dépit de l'insertion d'une formule très générale, la transaction ne faisait état que d'un litige portant sur la rupture du contrat de travail, la cour d'appel a
estimé que la discrimination alléguée par le salarié n'était pas incluse dans cette transaction ; que le moyen, qui s'attaque en ses deux dernières branches à des motifs surabondants, n'est pas
fondé ;
Attendu que la Caisse fait grief à l'arrêt de retenir l'existence d'une discrimination en raison de l'orientation sexuelle du salarié et de la condamner au paiement de
diverses sommes à ce titre, alors, selon le moyen :
1°/ que les juges du fond ne peuvent méconnaître l'objet du litige ; qu'en l'espèce, la Caisse soutenait que l'accusation proférée par M. X... était « infâmante », concluait au « mal-fondé » de
ses demandes d'indemnisation pour de prétendus faits de discrimination dont il aurait été victime, offrait de démontrer que l'absence d'évolution de carrière de M. X... tenait à son refus exprès
de travailler en province et rappelait qu'elle n'était pas responsable des choix retenus par des entités juridiquement distinctes du groupe situées à l'étranger et sur lesquelles elle ne
disposait d'aucun pouvoir de décision ; qu'elle en concluait que « rien en tout cas n'est lié à son homosexualité, qui n'a jamais été un frein au développement d'une carrière au sein du Crédit
agricole » ; qu'en affirmant que l'employeur ne « conteste pas formellement » la discrimination alléguée, la cour d'appel a dénaturé les conclusions de la Caisse et méconnu l'objet du litige, en
violation de l'article 1134 du code civil et des articles 4 et 5 du code de procédure civile ;
2°/ que ne saurait relever d'aucune discrimination liée à son orientation sexuelle le défaut de promotion d'un salarié cadre à des fonctions de direction s'il s'explique par des raisons
objectives et pertinentes, tels son refus de mobilité hors d'un secteur très demandé et la répartition géographique des postes convoités dans l'entreprise ; qu'en l'espèce, la Caisse faisait
valoir que le Crédit agricole était « surtout provincial » (69 600 salariés en province contre seulement 5 400 salariés auprès de la Caisse nationale, 520 des 580 postes de direction étant situés
hors du secteur parisien), ajoutant que les postes parisiens étaient les plus convoités et que les premières affectations à un poste de direction à la Caisse nationale supposaient un parcours en
province ; qu'elle faisait ensuite valoir, au moyen d'une lettre de l'intéressé en date du 29 octobre 2004, que M. X... avait expressément fait savoir qu'il ne souhaitait pas « pour des raisons
personnelles, travailler en province » ; qu'elle en déduisait que l'absence de promotion au poste convoité de sous-directeur d'une caisse régionale était imputable à un choix personnel de M.
X..., qui ne l'avait du reste pas empêché d'exercer des fonctions de cadre supérieur (directeur du management commercial d'un réseau de vingt-trois agences et de cent cinquante personnes, puis
responsable de la communication commerciale, poste comportant le management de cinq personnes, de la communication interne et du marché haut de gamme, etc…) ; qu'en se bornant à relever que M.
X... avait postulé en vain à plusieurs reprises à un poste de sous-directeur, qu'il était l'un des seuls de sa promotion à n'avoir pas obtenu de poste de sous-directeur, que la Caisse ne pouvait
soutenir ne pas avoir disposé de postes en son sein, et enfin que des salariés avaient témoigné d'une ambiance générale « homophobe » dans l'entreprise, pour en déduire que M. X... avait subi une
discrimination liée à son orientation sexuelle, sans concrètement s'expliquer sur le point de savoir si le refus catégorique de M. X... de travailler dans une des caisses régionales de province
ne pouvait pas expliquer l'impossibilité objective pour l'entreprise de lui trouver un poste de sous-directeur d'une caisse régionale dans le seul secteur parisien, la cour d'appel a privé sa
décision de base légale au regard de l'article L. 1132-1 du code du travail ;
3°/ qu'après avoir rappelé son souhait exprès de ne pas travailler « pour des raisons personnelles » en province, M. X... indiquait, dans son courrier précité du 29 octobre 2004 notifié à son
directeur général, que « c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, le responsable de l'époque de la gestion des carrières des cadres de direction, Jean Y..., lui avait proposé de faire aux
Etats-Unis le stage de fins de parcours, normalement prévu en caisse régionale (…) » ; qu'en affirmant que M. X... affirmait avoir dû faire son stage de fin de parcours aux Etats-Unis et non dans
une caisse régionale en raison de « l'état des mentalités » et de la prétendue « gêne » de la direction qui « estimait qu'il devait plutôt exercer ses fonctions en région parisienne ou sur des
postes à l'international », sans à aucun moment s'expliquer sur le courrier qu'elle visait par ailleurs et dont il résultait au contraire que c'était bien le salarié qui avait sollicité son
affectation dans un secteur autre que la province pour effectuer son stage, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1132-1 du code du travail ;
4°/ que l'employeur ne saurait se voir imputer la responsabilité du refus d'entités juridiquement distinctes situées à l'étranger d'accueillir la candidature d'un de ses salariés, sauf à ce que
le juge constate que l'employeur dispose d'un pouvoir de décision qui lui permette d'imposer une telle candidature ; qu'en se bornant à relever, d'une part, que les activités du Crédit agricole
s'étaient développées à l'international, d'autre part, que les « modalités » d'évolution de carrière dépendaient de la Fédération nationale du Crédit agricole, dont relevait la Caisse au même
titre que toutes les autres caisses régionales, et enfin que la Caisse pouvait « recommander la candidature » de M. X..., lorsqu'il ne résultait d'aucune de ses constatations que la Caisse aurait
disposé d'un quelconque pouvoir de décision lui permettant d'influer sur le processus de recrutement par des sociétés situées à l'étranger, ni même sur la Fédération nationale dont elle était
l'une des filiales, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1132-1 du code du travail ;
5°/ que l'ambiance homophobe, fût-elle avérée au sein de l'entreprise, ne saurait suffire à attester la discrimination alléguée par un salarié dans le déroulement de sa carrière si celui-ci
reposait sur des éléments objectifs extérieurs à tout motif discriminatoire ; qu'en se bornant à relever que cinq salariés estimaient que l'évolution de carrière de M. X... s'expliquait par une
prétendue « ambiance » homophobe dans l'entreprise, lorsque de telles affirmations générales, à les supposer même fondées, ne faisaient pas précisément apparaître que des actes de discrimination
déterminés auraient été commis à l'encontre de M. X..., lequel avait du reste exercé des fonctions de cadre supérieur impliquant le management de plusieurs salariés (jusqu'à cent cinquante
salariés), la cour d'appel a statué par un motif inopérant et privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1132-1 du code du travail ;
Mais attendu, d'abord, que la cour d'appel a relevé que, postérieurement à son inscription sur la liste d'aptitude de sous-directeur, le salarié avait postulé en vain à quatorze reprises à un
poste de sous-directeur ou à un poste de niveau équivalent, qu'il a répondu à des propositions de postes à l'international, à une proposition de poste dans une filiale à Paris, qu'il est le seul
de sa promotion de 1989 à ne pas avoir eu de poste bien que son inscription sur la liste d'aptitude ait été prorogée à deux reprises en 1995 et en 2000 et qu'il était parmi les candidats les plus
diplômés et que plusieurs témoins font état d'une ambiance homophobe dans les années 70 à 90 au sein de l'entreprise ; qu'elle a pu en déduire que ces éléments laissaient présumer l'existence
d'une discrimination en raison de son orientation sexuelle ;
Et attendu, ensuite, qu'ayant relevé que la Caisse ne pouvait soutenir utilement, d'une part, qu'elle n'avait pas disposé de poste de direction en son sein propre entre 1989 et 2005, d'autre
part, qu'elle n'avait pas été en mesure de recommander activement la candidature de son salarié sur des postes à l'international, la cour d'appel a pu décider que les justifications avancées par
l'employeur ne permettaient pas d'écarter l'existence d'une discrimination en raison de l'orientation sexuelle du salarié ;
Il est fait grief à l'arrêt attaqué D'AVOIR dit que la discrimination et le retentissement en résultant sur le déroulement de la carrière du salarié n'avaient pas été inclus dans le périmètre de
la transaction et D'AVOIR en conséquence condamné la caisse régionale de crédit agricole mutuel de PARIS et d'ILE-DE-France à payer à monsieur X... les sommes de 35 000 euros à titre de dommages
et intérêts pour le préjudice moral subi et 580 000 euros au titre du préjudice financier découlant de l'entrave au déroulement de sa carrière et de perte de ses droits à retraite consécutifs à
la discrimination subie
BENIN : A travers une lettre ouverte, le Ministre Victor TOPANOU
accuse le Recteur de l’U.A.C. de légèreté coupable
à Monsieur le Professeur Brice Augustin SINSIN,
l’Université d’Abomey-Calavi : légèreté coupable.
Par Prof.
Prudent Victor TOPANOU, Maître de Conférences de Sciences Politiques
Par une simple correspondance en date du 23 avril 2013 sous référence N°655-2013/UAC/SG/SRH
et adressée à Monsieur le Doyen de la Faculté de Droit et de Sciences Politiques (FADESP), vous avez décidé que les élections organisées au niveau de l’école doctorale de la FADESP « sont
annulées ».
J’ai longuement réfléchi sur le moyen le plus approprié pour vous exprimer mon dégoût à la
suite de cette correspondance et au fur et à mesure que s’égrenaient les minutes, les heures et les jours, ma conviction s’est faite puis renforcée que cette manipulation ne pouvait rester dans
les quatre murs de l’Université d’Abomey-Calavi. J’ai donc décidé de prendre mes responsabilités en prenant nos compatriotes à témoin.
Le seul argument« juridique » valable et avoué que vous ayez daigné trouver pour annuler
lesdites élections c’est « la non consultation des juristes de rang A intervenant dans les différentes
entités de l’Université d’Abomey-Calavi »comme si c’était dans leur intérêt que vous organisiez les élections et non dans celui de l’école doctorale de la FADESP. Cet argument
n’apparaît nulle part, dans aucun des textes pris par vous-même, comme motif de validation ou d’annulation des élections. Ce n’est ni élégant, ni respectueux, ni beau, ni grand ; c’est un mépris
pour nous qui avons été élus au terme de cette élection et qui sommes, par ailleurs, vos collègues et non vos obligés. C’est une injure à l’intelligence commune des enseignants de cette Faculté.
C’est incompréhensible et injuste, voire grotesque et ignoble et je n’ai pas de mots assez durs pour le dénoncer et exprimer mon ressentiment.
Certes, une semaine plus tard, la mardi 30 avril, j’ai été personnellement destinataire de
l’Arrêté rectoral N°660-13/UAC/SG/SRH, curieusement daté du 23 avril 2013, soit du même jour que votre correspondance précitée mais qui a mis huit jours pour me parvenir. Elle venait un peu comme
pour répondre à la critique faite à la correspondance qui ne pouvait être considérée comme un acte administratif. Et même là monsieur le Recteur, je ne suis pas sûr que vous soyez compétent pour
annuler ces élections ; relisez pour cela l’alinéa 1 de l’article 8 de l’Arrêté ministériel N° 714/MESRS/CAB/DC/SGM/DRFM/DGES/R-UAC/R-UP/SA du 31 décembre 2012 portant création, attributions,
organisation et fonctionnement des écoles doctorales et formations doctorales dans les universités nationales du Bénin. Ou faites-vous-le relire par votre conseiller juridique. Je vous signale au
passage, que votre Arrêté ne vise aucun des actes rentrant dans le processus électoral que vous avez décidé d’annuler, ni vos propres notes de service ni même le procès verbal des élections
établi par la FADESP pour vous faire part des résultats : ça sent le forcing.
Il n’empêche, les trois derniers visas de votre Arrêté viennent justifier, un peu mieux,
mais sans pour autant emporter l’adhésion, votre désir irrésistible, inextinguible et effréné d’annuler à tout prix ces élections. Vous y évoquez, d’abord « l’exclusion des enseignants de l’ENAM
comme électeurs ou candidats du processus électoral »,ensuite « l’absence d’un appel à candidature » et enfin « la non convocation du corps électoral ». De qui se moque-t-on ? Qui a exclu les
enseignants de l’ENAM comme électeurs ou candidats du processus électoral ? Le Décanat de la FADESP ou la commission que vous avez mise en place pour superviser les élections ou encore
l’imprécision de vos propres textes ? Avez-vous bien lu monsieur le Recteur, les dispositions pertinentes de l’article 3 de l’Arrêté ministériel précédemment cité ? Et puis, quel est l’enseignant
de l’ENAM qui a osé se plaindre à vous d’avoir été exclu du processus d’élection du directeur et du directeur adjoint de l’école doctorale de la FADESP ? Et par quel acte s’est-il plaint ?
Pourquoi alors avoir écrit au Professeur SOSSA dans la première quinzaine du mois d’avril pour lui demander de démissionner ? Auriez-vous pris cet acte s’il avait obéit à votre injonction en
démissionnant ? Et pourquoi, vous a-t-il fallu tout ce temps (6 mars-23 avril) pour réaliser seulement maintenant que les enseignants de l’ENAM ont été exclus, qu’il n’y a pas eu d’appel à
candidature et que le corps électoral n’a pas été convoqué ? Vous auriez pu ainsi éviter la séance de travail que vous avez organisée le mercredi 3 avril 2013 à 16 heures à la salle des Actes du
Rectorat pour discuter des « conditions de désignation du directeur et du directeur adjoint de notre école doctorale » (voir votre lettre N°870-13/UAC/SG/SA en date du 18/03/13).Tout ceci est bas
; tout ceci est mesquin.
Et dire, monsieur le Recteur, que tout ceci se passe dans une Faculté de Droit où l’on est
sensé rencontrer les meilleurs juristes du Bénin. Dans une Faculté où l’on est sensé donner l’exemple du respect des règles communes que l’on se donne librement pour vivre ensemble et que dans
bien des cas vous édictez, à bon droit, de façon unilatérale. Désormais, l’on est en droit de se dire que vous êtes capable de lancer des processus électoraux, sans aucune évaluation préalable
que vous annulez, au gré de vos humeurs, quand ceux qui sont élus ne vous conviennent pas. Avez-vous pris toute la mesure de votre acte ? Etes-vous conscient a posteriori, à défaut de l’avoir été a priori, que vous avez terni votre
image, celle de la FADESP et au-delà celle de l’Université ?
Car monsieur le Recteur, c’est vous-même qui avez, par une première correspondance en date du
19 février 2013, alors que personne ne vous l’avait demandé, d’une part, invité les chefs d’établissements « à procéder aux élections de leurs écoles doctorales respectives », « au plus tard le
mercredi 6 mars » 2013 et, d’autre part, rappelé que les « candidats au poste de Directeur et de Directeur Adjoint doivent être des Professeurs Titulaires et être au moins à trois ans de la
retraite ». C’est encore vous-même qui, dès le lendemain, sans contrainte, avez pris une nouvelle note de service référencée N° 090/2013/UAC/SG/SA pour confirmer la date de ces élections pour le
mercredi 6 mars 2013 avec une précision supplémentaire, celle de l’heure à savoir, 10h. C’est enfin, vous-même qui avez, par une dernière note de service, rappelé, d’une part, que les fonctions
de Directeur Adjoint étaient ouvertes à des Maîtres de Conférences sous réserve de dérogation et, d’autre part, que le collège des électeurs était limité aux Maîtres de Conférences et aux
Titulaires. Vous ne pouvez pas avoir fait tout cela, Monsieur le Recteur, pour décider, quelques six semaines plus tard, de les annuler sous ce fallacieux prétexte. Certes, il y avait quelques
insuffisances à corriger avant même de lancer le processus électoral ; mais, c’est une autre histoire et je ne suis même pas sûr que vous les ayez réglés maintenant avant de lancer un nouveau
processus, d’où votre légèreté coupable.
En définitive, la raison inavouée de votre acte est ailleurs : maintenir par tous les moyens
en poste l’actuel titulaire de fait de la charge : cela se voyait dès le lancement du processus électoral et depuis lors, vous vous êtes emmuré dans
une logique maladroite qui ne pouvait inexorablement aboutir qu’à cette conclusion forcée et tordue. Et c’est bien ce qui rend le scénario encore plus triste pour des universitaires sensés servir
d’exemple dans la société : c’est tout le contraire de l’image que je m’étais toujours faite de vous et que vous avez toujours dégagée, mais c’est surtout une forfaiture.
Dans votre correspondance du 23 avril par laquelle vous annuliez les élections, vous avez
intimez l’ordre à monsieur le Doyen de la FADESP « de convoquer le corps électoral en vue de l’organisation d’une nouvelle élection le vendredi 03 mai 2013 à 9 heures » en tenant compte « des
juristes de rang A intervenant dans toutes les entités de l’Université d’Abomey-Calavi ». Vous trouverez hélas, des gens pour jouer à ce jeu avec vous : ceux-là, ce sont ceux qui passent tout
leur temps à tricher avec leur grade universitaire et à se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas. Mais moi, je n’y prendrai pas part, car si j’y prenais part, ce serait comme si je cautionnais
l’acte d’annulation que je me refuse par ailleurs à déférer devant le juge administratif. C’est pour moi une question de principe, c’est une question d’honneur, c’est une question de dignité.
Ceux qui y prendront part, ne feront pas honneur aux corps des Maîtres de Conférences et des Titulaires auxquels ils appartiennent, c’est du moins ce que je pense.
Je puis également vous dire, d’ores et déjà, monsieur le Recteur que, quel que soit le
résultat des élections que le Doyen de la FADESP organisera le vendredi 03 mai, je ne reconnaîtrai ni la légalité, ni la légitimité des élus et ce, pendant toute la durée de leurs mandats. C’est
ma façon à moi de résister et de me rebeller contre votre attitude offensante.
Et pour finir monsieur le Recteur, êtes-vous sûr que l’école doctorale pour laquelle vous
organisez des élections, que vous annulez aussitôt, pour les réorganiser dans la foulée, existe réellement en droit, conformément à l’article 4 de l’Arrêté ministériel supra-cité ? Vous devriez
vérifier ce point d’abord et vous découvrirez que lorsque le Professeur Dorothé SOSSA, en sa qualité de Doyen de la FADESP avait introduit une demande de création d’une école doctorale, c’était
pour le compte de la FADESP et non pour le compte « des différentes entités de l’Université d’Abomey-Calavi ». Et vous découvrirez surtout que la procédure n’est pas encore allée à son terme.
Ainsi, vous vous rendrez compte que tout cela est ridicule et indigne des universitaires que nous sommes et que vous avez fait preuve d’une légèreté coupable et d’une négligence
Ce que vous avez fait n’est
Dans votre correspondance référencée 655-2013/UAC/SG/SRH en date du 23 avril 2013, vous intimiez l’ordre
à monsieur le Doyen de la Faculté de Droit et de Sciences Politiques « d’organiser une nouvelle élection pour le vendredi 03 mai 2013 à 9 heures et de proclamer les résultats le même jour ». Ce
fut fait et celui que vous vouliez absolument et à tous les prix voir à la tête de l’école doctorale de la FADESP, à savoir monsieur GBAGUIDI Noël, a été élu ; désormais, la boucle est
Monsieur le Recteur, non seulement, vous vous êtes arrogé le droit d’annuler des élections organisées
sous la houlette du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique mais en plus maintenant, vous couvrez cette élection illégale, à tous points de vue.
Monsieur le Recteur, l’Arrêté ministériel
2012-N°714/MESRS/CAB/DC/SGM/DRFM/DGES/R-UAC/R-UP/SA du 31 décembre 2012 portant création, attributions, organisation et fonctionnement des écoles et formations doctorales dans les universités
nationales du Bénin dispose en son article 8 que « le Directeur de l’école doctorale est élu parmi les coordonnateurs des formations doctorales, membres de l’école doctorale pour un mandat de
trois ans renouvelable. Le postulant doit être
Professeur titulaire en activité et à au moins trois ans de la retraite… ».Le Ministre n’a prévu des clauses
dérogatoires que pour le poste de Directeur adjoint et à titre uniquement transitoire. En effet, l’article 30 dudit Arrêté dispose « nonobstant les dispositions du présent arrêté, pendant une
période au terme de laquelle il sera mis fin par arrêté du Ministre en charge de l’enseignement supérieur, le Directeur adjoint d’une école doctorale peut être à titre dérogatoire un Maître de
conférences ».
Et vous saviez, monsieur le Recteur que vous ne pouvez prendre des dispositions contraires à celles du
Ministre : c’est pourquoi vous avez-vous-même, par deux correspondances différentes, rappelé toutes ces dispositions, notamment par la correspondance N°401-2013/UAC/SG/VR-AARU/SP-CS/SA en date du
Et pourtant, Monsieur le Recteur, vous avez
couvert l’élection au poste de Directeur de l’école doctorale de la FADESP d’un Maître de Conférences en la personne de monsieur Noël GBAGUIDI, contre l’Arrêté du Ministre et contre vos propres
correspondances. Le saviez-vous ou suis-je encore obligé de vous le rappeler ? Monsieur GBAGUIDI Noël est Maître de conférences, fut-il agrégé ; il n’est pas Agrégé des Universités, comme il
l’écrit bien souvent ; ce titre n’existe pas au CAMES. Il n’est pas non plus Professeur titulaire, c’est le grade au-dessus. Il est bel et bien Maître de conférences, ce grade prévu par le Cames
et auquel on accède dans certaines disciplines, notamment en droit, en sciences politiques, en économie et en gestion par deux voies, l’une longue et l’autre courte qui est celle du concours
d’agrégation et à ce moment là, on acquiert le grade de Maître de conférences-agrégé. Il ne peut donc, en l’état
actuel des textes, occuper ce poste. Ou vous demandez à notre Ministre de
tutelle de prendre un acte dérogatoire, car même vous, vous n’êtes pas habilité à prendre un acte qui déroge à un Arrêté ministériel, ou vous attendez qu’il devienne Professeur titulaire si votre
seul désir est de le voir à ce poste.
Monsieur le Recteur, sur un autre registre,
je ne comprends pas que le collège des professeurs de rang magistral de la FADESP ait voté, comme un seul homme, pour monsieur GBAGUIDI Noël au poste de Directeur de l’école doctorale de la
FADESP en sachant qu’il est Maître de conférences agrégé alors que les textes en disposent autrement. Il faut croire que vous les terrorisez ! Ce faisant, ils ont fait
preuve de complicité coupable que l’histoire retiendra contre eux. Et dire que tout ceci se passe à
l’Université et qui plus est, dans la plus vieille Faculté de droit du Bénin.
Je voudrais finir cette lettre ouverte, en attendant les suites judiciaires si besoin en était, par
espérer que vous ne transmettrez pas ces résultats à notre Ministre de tutelle pour nomination. Sinon, il ne me restera qu’à m’exclamer : « ce n’est pas sérieux ; honte à vous
10/05/2013 à 09h:01 Par Malika
Boni Yayi et Patrice Talon.© AFP/Montage
Persuadé d'avoir été victime d'une tentative de meurtre commandité par le businessman Patrice Talon, le président a fait appel
au FBI pour procéder à des analyses toxicologiques. En exclusivité, J.A. a eu accès à ce rapport aux résultats troublants.
On ne le dira jamais assez, l'affaire est digne d'un roman d'espionnage. Aujourd'hui, après bien des rebondissements, c'est à
Paris que se joue un épisode déterminant de la guérilla judiciaire entamée sur les rives du lac Nokoué. Le 17 avril, les juges de la cour d'appel de Paris ont décidé de renvoyer au 22 mai -
pour complément d'information - l'examen de la demande d'extradition formulée par le Bénin à l'encontre de l'homme d'affaires Patrice Talon et d'Olivier Boko, son bras droit. Tous deux sont
accusés de «
tentative d'assassinat » sur la personne du président, Thomas Boni Yayi.
Dans la conduite de ses affaires - à la tête d'un florissant empire agro-industriel -, Patrice Talon, 55 ans, avait pourtant largement bénéficié de l'amitié
de Boni Yayi, à qui il avait apporté son soutien financier durant ses campagnes présidentielles de 2006 et 2011.
Opérateur majeur de la filière coton, le businessman s'était retrouvé en situation de quasi-monopole, de la fourniture d'intrants à l'égrainage. En 2011, son entreprise, Bénin Control SA, était
au coeur du Programme de vérification des importations (PVI), qui supervise le trafic du Port autonome de Cotonou. De fait, Talon était devenu le pivot de l'économie béninoise, dont les
activités portuaires et le coton sont les deux poumons. Beaucoup de pouvoirs entre les mains d'un seul homme...
Aussi, après tant d'années d'amitié, la chute est-elle particulièrement rude pour ce magnat qui, selon les enquêteurs
béninois, est l'instigateur d'un complot visant à empoisonner le chef de l'État. Ses complices ? Ibrahim Mama Cissé, le médecin du président, et Zoubérath Kora-Séké, sa gouvernante et nièce.
Les policiers sont formels : Talon a promis à chacun d'eux 1 milliard de F CFA (environ 1,5 million d'euros). En échange, ils devaient substituer différents poisons aux médicaments que prend
habituellement le dirigeant béninois. Mise au point dans un hôtel bruxellois, l'opération était prévue pour le 20 octobre 2012. Elle a échoué in extremis, après une imprudence de Zoubérath
Kora-Séké, les messages qu'elle échangeait avec Patrice Talon ayant été interceptés par son petit ami, à en croire un ministre proche du président.
Mais avant même que cette affaire n'éclate, Patrice Talon s'était réfugié en France, en septembre, après avoir fui son pays
dans des conditions rocambolesques. Car au Bénin, où rien n'allait plus entre lui et son ancien protecteur, il faisait déjà l'objet d'une demi-douzaine de procédures judiciaires. Vol qualifié,
escroquerie, détournements de subventions de l'État dans la filière cotonnière... et même une tentative de putsch déjouée au dernier moment, et pour laquelle Johannès Dagnon, son commissaire
aux comptes - et cousin -, est incarcéré... Un « acharnement judiciaire » que l'intéressé explique par son refus de céder aux pressions du chef de l'État. « Boni Yayi voulait que je le
soutienne dans une réforme constitutionnelle qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat, accuse-t-il. Nous en avions parlé à plusieurs reprises, mais, la dernière fois, la
conversation a été plus que tendue. »
Aujourd'hui installé en région parisienne, l'homme d'affaires est sous contrôle judiciaire. Pour Cotonou, il ne fait aucun doute qu'il sera extradé. « Non seulement ses complices ont avoué, mais le rapport d'analyses
toxicologiques est édifiant », assure un proche du palais de la Marina. Afin de démontrer à quel point la menace était sérieuse, les autorités béninoises n'ont pas hésité à faire appel au FBI.
Les enquêteurs de l'agence fédérale américaine se sont rendus à Cotonou fin novembre 2012 pour y récupérer les médicaments incriminés, avant de les expertiser dans leur laboratoire de Quantico,
Les résultats ont été transmis aux autorités béninoises le 16 avril, accompagnés d'un courrier de Michael A. Raynor,
ambassadeur des États-Unis à Cotonou. Ce rapport daté du 29 mars - dont J.A. s'est procuré copie, et que l'ambassade américaine se refuse à commenter - est la pièce maîtresse de l'instruction
béninoise, le document sur lequel repose désormais la demande d'extradition.
Les experts n'ont pas trouvé de « produits radioactifs » destinés à « achever » le président par asphyxie, contrairement à ce
qu'avait déclaré Philippe Houndégnon, l'ancien commissaire central de Cotonou, lors d'une conférence de presse mémorable, le 22 octobre dernier. Mais dans les médicaments que Thomas Boni Yayi
prenait quotidiennement ont été instillées des substances toxiques et dangereuses, comme l'attestent des plaquettes de gélules rafistolées avec du scotch.
Le président utilise ordinairement du Lyrica (prégabaline), un antiépileptique, du Josir LP, qui traite les inflammations de
la prostate, et du Dafalgan 500, un antalgique classique. Dans plusieurs gélules des deux premiers remèdes, les scientifiques ont décelé des traces d'un laxatif, le bisacodyl. Dans le Dafalgan,
ils ont découvert du psilocine (ou psilocybine), un puissant hallucinogène, dont l'usage médical est strictement encadré. Enfin, dans trois ampoules injectables retrouvées avec les médicaments
incriminés, ils ont identifié un agent pouvant provoquer un blocage neuromusculaire (de l'atracurium, ou cisatracurium), un anesthésiant (de la kétamine) et un opiacé censé maximiser les effets
des autres substances (le sufentanyl).
Au vu de ces résultats, l'on indique désormais dans l'entourage du président que si ces médicaments peuvent être qualifiés de
« mortifères », ils ne visaient pas à le tuer. « Ils auraient entraîné des réactions incontrôlées, suffisamment étranges pour que la Cour constitutionnelle le déclare incapable d'exercer ses
fonctions et le destitue », affirme un ministre proche du chef de l'État. Une « nuance » que la défense de Patrice Talon a bien l'intention d'exploiter.
« Tantôt on parle de tentative d'empoisonnement, tantôt de tentative d'assassinat, la qualification même des faits pose
problème », assène le très médiatique William Bourdon, avocat de Patrice Talon. « Le dossier présenté par le Bénin est d'une approximation et d'une pauvreté incroyables, même le procureur l'a
relevé », ajoute-t-il.
Car, pour la défense, rien ne dit que les aveux de Zoubérath Kora-Séké ou du Dr Ibrahim Mama Cissé n'ont pas été obtenus sous
la contrainte. Dans les procès-verbaux de police, dont J.A. a eu connaissance, le médecin affirme que Talon lui a ordonné d'administrer les médicaments au chef de l'État, et qu'il avait menacé
de faire exploser en vol l'avion présidentiel. Mais, selon une source proche du dossier, le prévenu n'aurait pas du tout tenu le même discours en présence de son avocat.
Pour l'heure, la défense parisienne de Patrice Talon dénonce un règlement de comptes politique et l'instrumentalisation, à
cette fin, de la justice béninoise, rappelant au passage les relations difficiles que cette institution entretient avec l'ONG Amnesty International.
Le juge d'instruction béninois doit fournir à la cour d'appel de Paris, avant le 22 mai, un maximum de pièces justifiant sa
requête contre Talon et Boko. Et Me Christian Charrière-Bournazel, avocat-conseil de Thomas Boni Yayi, qui, même s'il ne peut pas intervenir dans la procédure, la surveille comme du lait sur le
feu, tient à ce que les choses soient claires : « Extradition ne veut pas dire condamnation. La justice française examinera les charges et décidera en conscience. »
Mais même si la justice donne son accord, une extradition est éminemment politique. Or, de mémoire d'avocat, jamais personne
n'a été extradé de la France vers le Bénin. Dans un courrier officiel joint au dossier d'instruction, Cotonou assure ne plus appliquer la peine de mort, mais la loi abolissant cette sentence -
votée en 2011 - n'a toujours pas été promulguée. Et le Bénin rappelle qu'il fait partie de la liste des seize « pays sûrs » recensés par l'Office français de protection des étrangers et
apatrides (Ofpra). Il est vrai que le dernier rapport de l'organisation sur le pays aurait besoin d'être actualisé. Il date de 2005, soit un an avant l'arrivée au pouvoir de Thomas Boni
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poisons | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Lettre ouverte à son Excellence Boni YAYI: Au nom de ceux qui souffrent du non-développement économique du Bénin et du septentrion plus
"Lorsque tu
fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire."
Un jour, j'ai rencontré la misère, croyez-moi elle est horrible, atroce, ignoble. c'est un bourreau pernicieux à tout point de vue qu'aucun
homme ne mérite. Je ne veux pas de ce bourreau dans mon pays. C'est toute la raison d'être de ce projet là où il a été érigé; autrement, il l'aurait été à Cotonou où l'enrichissement personnel
aurait été alors mon seul et unique but. Ce n'est pas le cas. Cette misère, j'ai pu quelque peu la combattre; je n'en suis pas pour autant à l'abri. Néanmoins, je peux dire avec certitude qu'elle
n'est pas une fatalité. Ce combat sans merci contre la pauvreté, chacun de nous au Bénin et partout en Afrique, peut le mener avec la seule arme fatale qu'elle craint, le travail. Chaque Béninois
à dans ses mains la pierre qui construira notre développement. Il suffirait que l'Autorité et ceux qui nous gouvernent au-delà des mots, encouragent à l' apporter. Cette démarche en votre
direction peut être balayée d'un revers de main, c'est le risque que je prends volontiers. Cependant, sachez que publier cette lettre ouverte pour les uns, défendre ce type de projet pour les
autres quelque soit son initiateur, c'est défendre quelque part la démocratie et la liberté d'entreprendre pour tous. C'est cela aussi qui fera reculer la pauvreté dans notre Pays.
Joseph SADELER Vendredi 10 mai
SOBETI-
souffrent du non-développement économique du Bénin et du septentrion plus particulièrement.
Toutes choses ont leur temps, et tout
passe sous le ciel dans les délais qui lui ont été fixés. Il y a un temps pour détruire, et un temps pour bâtir; un temps pour se taire, et un temps pour parler. (Ecclésiaste,
chap.3)
C'est dire combien, Monsieur le Président de la République, il est des moments où les
circonstances ne vous laissent pas le choix. Je ne pense pas que la formule de la lettre ouverte soit la plus appropriée, mais quel autre moyen reste-t-il à un citoyen béninois outrageusement
lésé et de surcroit contraint à l'exil, quand la porte du dernier recours que vous représentez pour nous tous lui reste fermée; à Cotonou comme à Paris. Les demandes officielles d'audience de
2006 à janvier 2013 sont là pour en témoigner si besoin.
Vous comprendrez j'en suis persuadé, Monsieur le Président, que quand on est viscéralement attaché comme je le suis aussi à notre
terre béninoise, je ne puisse rester éternellement comme insensible et surtout silencieux face à son actuelle situation socioéconomique. Je me garderai bien, de la qualifier pour des raisons
évidentes de mauvaises interprétations, toujours faciles pour vos détracteurs comme pour les miens. Il y a autour de vous des personnes qui n'agissent pas dans le sens de votre crédibilité et
encore moins de celle du Bénin.
Me référant à la lettre ouverte d'un
de nos honorables compatriotes, il m'est difficile de garder plus longtemps le mutisme d'observateur auquel j'ai été confiné. La dite lettre ouverte intitulée: "LE NON DEMARRAGE DES TRAVAUX DU PORT SEC DE PARAKOU: Rachidi Gbadamassi
dénonce la passivité des entreprises adjudicataires. " a été publiée sur internet par le quotidien "Le Matinal" dans son édition du 20 février
2013. Á plus d'un titre ceci m'interpelle.
C'est évident! Cette lettre publique ne va pas manquer d'ulcérer ceux qui, jusqu'ici ont eu intérêt à ériger entre vous et ma
personne cette barrière que je considère artificielle, rien ne m'opposant à vous. Au contraire, si vous saviez... Toutefois, si par bonheur ma démarche parvenait à contribuer à sortir le Bénin
des erreurs, qu'on vous fait commettre, alors, elle n'aura pas été inutile dans la mesure où notre pays, dans les trois années qui nous séparent encore des prochaines élections présidentielles,
aura des chances de connaître avec vous un essor plus sensible. C'est une conviction. En effet, Monsieur le Président, vouloir développer l'économie nationale selon la coloration politique,
religieuse ou ethnique des Béninois, comme la plupart de nos compatriotes en ont avec moi l'impression, je dis bien l'impression, est une grande erreur, quand on a pour objectif principal
d'accroître la productivité nationale. Aucun pays développé connu n'y est parvenu par ce moyen. Tous ceux qui l'ont tenté se sont toujours aperçu bien souvent trop tard, qu'ils n'ont passé le
plus clair de leur temps qu'à gérer peu ou prou, les menaces plus ou moins réelles de conflits sociaux. Conflits sociaux qui n'existeraient pas, si toutes les composantes de la nation se
sentaient les mêmes chances de s'en sortir. Á savoir, être en mesure de manger trois fois par jour. C'est une condition sine qua non au succès de toute tentative d'élan vers la prospérité. Le
peuple béninois n'est pas dupe, il n'y a donc rien d'humiliant à lui dire ce qui est vrai. Que l'on soit technocrate ou non, la tâche est immense et exige de tous des efforts sans lesquels le
développement restera pour longtemps encore inatteignable. Il saute aux yeux que beaucoup plus que de volonté, l'État manque de moyens et ne peut tout faire partout en même temps. Il est donc
temps de faire largement appel au génie créateur de tous les béninois. Nos compatriotes sont capables de prodiges. Laissez-les investir et s'investir sans cette espèce d'exclusive silencieuse. Ce
n'est pas forcément votre fait. Telle une chape invisible elle plombe, in fine, notre PIB. Cela n'a jamais été aussi perceptible au Bénin.
La lettre ouverte citée plus haut et en pièce jointe, m'offre donc l'opportunité d'attirer publiquement votre attention sur
l'exemple de ce qu'il serait salutaire d'éviter pour notre économie. Étant victime, c'est en expérimenté que je vous écris les réalités vécues qui suivent.
Sachez qu'en raison des menaces qui ont précédé et suivi la récente usurpation de mon site dénommé SOBETI à Parakou, mon
intégrité physique n'est plus garantie au Bénin, mon propre pays. Aussi, c'est en ma triple qualité de Béninois, de Parakois et de Promoteur de la première initiative privée de ce type, dans
cette ville de Parakou, que je vous adresse de la France, cet appel. Rien ne sera dit ici que je ne puisse prouver. Je joins les photos des actes que posent dans le septentrion ceux qui seraient
d'après leurs dires vos proches. Tout a été fait en mon absence sans mon accord, persuadés qu'étaient les auteurs que je ne remettrai pas les pieds dans mon pays. Je précise que ce projet
existait bien avant que ce secteur économique ne fasse, il y a six ans, l'objet d'une ouverture à adjudication. Était-il raisonnable d'en écarter celui qui, le premier, a montré volonté et
capacité à faire avancer concrètement les choses? Celui-là pouvait-il investir autant d'argent sans vouloir d'abord le bien de sa région? Les Béninois jugeront.
En 2001, après avoir convaincu la circonscription urbaine de Parakou, de l'intérêt qu'aurait la mairie à me permettre d'apporter
ma contribution au développement de cette région qui est aussi la mienne, j'ai sollicité et obtenu de toutes les autorités compétentes, l'autorisation de construire à quatre kilomètres du rond
point H. MAGA, à droite en venant de Cotonou, le terre-plein de dédouanement appelé "SOBETI". Ce dernier, en véritable prélude, n'avait pas d'autres objectifs que de soulager en priorité le
septentrion du chômage, tout en justifiant la construction à court terme par qui le pourra et/ou le voudra, du port sec bien plus vaste qui se serait de lui-même naturellement imposé. Cette
évidence échappait à tous; y compris au maire qu'était devenu peu de temps après M. Gbadamassi, jusqu'à ce que j'eus concrétisé l'idée sur fonds propres. Chacun entretenait au détriment de nos
nombreux sans-emplois, la belle et douce illusion qu'un philanthrope, délaissant sa région, sortirait de nulle part pour venir développer la nôtre en nos lieu et place. Il n'était pourtant pas
besoin d'être particulièrement doué pour se rendre compte que Parakou constituait à plus d'un titre en agriculture comme en transit, le pôle d'attraction idéal pour créer et proposer des emplois
durables aux populations désœuvrées.
Cette âme soudaine de visionnaire que se découvre l'auteur dans sa lettre ouverte précitée a de quoi étonner; lui qui n'a jamais
démontré depuis la mairie qu'il a occupée, une quelconque intuition juste de l'avenir du septentrion, en matière de développement économique. Qu'on laisse donc cette qualité à ceux qui ont
anticipé en montrant par des actes tangibles, plus de dix années avant tous, la direction qu'il fallait prendre. Il y a là, Monsieur le Président, un crime de lèse-majesté à mon égard. J'estime
mériter dans ce secteur économique à Parakou, une réhabilitation que je revendique. Ceci d' autant plus qu'elle ne va pas manquer, vous pouvez le croire, d'appeler bien d'autres projets dans bien
d'autres secteurs d'activités. La lutte contre l'insécurité juridique passe aussi par là.
Ce compatriote, honorable député, ne peut pas avoir fait montre devant les Parakois et tous les Béninois qui auraient pu trouver
du travail, d'une mésestime aussi destructrice pour le socioéconomique de notre région pour se proclamer à présent, être celui qui a le mieux à cœur la création d'emplois au nord en faisant
siennes, toutes les argumentations auxquelles il était resté hermétiquement sourd quand il était maire de Parakou. C'est injuste. Je ne crois pas qu'il puisse affirmer, devant l'Éternel et les
Béninois, qu'il n'a jamais vu ou entendu parler de cette unité de production de richesses immédiatement visible en rentrant ou en sortant de Parakou
Combien de fois ne lui avais-je pas dit en face les rares fois où nous nous sommes rencontrés ou fait dire par son chef de
cabinet dans son bureau au quartier st Jean à Cotonou ce qui suit ?
" Commençons d'abord par développer Parakou
par nous-mêmes, et les investisseurs suivront. Personne ne viendra mettre son argent là où les autochtones nantis, ne donnent pas l'exemple en montrant qu'ils croient eux-mêmes aux potentiels
économiques de leur ville". Alors, face à cet énorme gâchis
d'opportunités diverses, qui devrait se plaindre? Ne vous paraît-il pas étrange, Monsieur le Président de la République, que la non-ouverture d'un tel projet de développement
n'ait jamais éveillé la curiosité d'aucune autorité sociopolitique du septentrion jusqu'à ce jour? Pourquoi, est-ce seulement maintenant qu'on s'aperçoit autour de vous que Parakou se meurt du
manque d'activités? Pourquoi est-ce seulement maintenant qu'on trouve qu'il faut faire quelque chose urgemment pour le septentrion? Est-ce d'aujourd'hui que notre région connaît des conditions de
vie très, très compliquées? Dans ces conditions, était-on obligé de façon unilatérale, d'effacer mon enseigne SOBETI pour la remplacer par une autre appelée BADIF et Fils ?
Que cela ne vous échappe point, ni
aux Béninois que je prends à témoin. 1°-On ne voulait pas à Parakou, pour de mauvaises raisons politiciennes, que le neveu du père de l'indépendance, celui-là même qui
le représentait un peu partout hors du Bénin, de 1981 (année de sa libération de la prison politique), à 2000 (année de son décès) participe de façon aussi pertinente à la croissance économique
du septentrion, sinon du Bénin.
2°-Après tous les blocages et informations fallacieuses qu'a connu cet outil de développement bâti sur fonds propres fin 2002,
c'est ce site SOBETI qui semble faire une fois encore et toujours, l'objet de convoitise. Précisément, si le sort des populations du septentrion était en réalité la préoccupation première, si
l'essentiel était réellement que ceux qui en ont besoin trouvent du travail peu importe le Béninois capable d'en générer, au lieu de se hasarder à surfer sur les projets dont les financements ne
paraissent pas, aussi simples, n'aurait-il pas été plus sage, plus crédible, plus judicieux, enfin plus patriotique de répondre au plus urgent en faisant fonctionner ce qui a le grand mérite
d'exister physiquement avec l'agrément requis? Monsieur le Président, ce terre-plein abrite un gisement important d'emplois. Mon appartenance corps et âme à la nation béninoise
me confère aussi en temps que citoyen une responsabilité sociétale. Je veux ici l'assumer en réclamant au nom du septentrion son ouverture. J'affirme que transitaires et déclarants en douanes,
chauffeurs, mécaniciens, électriciens autos, soudeurs, peintres, vendeurs divers, ainsi que tous ceux qui, nationaux ou étrangers, évoluent dans les différents secteurs de l’agriculture et du BTP
y trouveront à faire. Cela ne saurait en aucune façon aller contre l'érection si les conditions en sont réunies, d'un port aérien ou/et maritime.
La construction d'un port sec est la meilleure chose qui puisse arriver à la ville de Parakou. Cependant, pour que l'exploitation
d'une telle unité de production de richesses y soit durablement capable des bons rendements que notre nation sera dès lors, en droit d'en attendre, il faudra nécessairement que sa gestion soit
rigoureuse, en étroite liaison avec les services douaniers et s'organise de façon différente de celle de Cotonou en matière des ressources humaines, des conditions d'accès, de stockage,
d'empotage et dépotage, de sécurité avec pour chaque service les mesures d'accompagnement les plus attractives. Ceci afin d'amener les pays de l'hinterland à préférer le port de notre capitale, à
ceux de ses concurrents immédiats du Golfe de Guinée. Agir autrement, serait déplacer à Parakou toutes ces tares et lourdeurs administratives qui finissent toujours par mettre à terme, hors jeux
le port de Cotonou bien qu'idéalement situé géographiquement.
Á l'heure de la mondialisation où la crédibilité des points importants de débarquement de marchandises du monde, est devenue un
gage de croissance, il serait temps que mon pays joue mieux sa carte maîtresse dans ce secteur. Notre État, si son véritable souhait était comme je le crois, de voir s'exprimer fortement dans
l'intérêt national l'esprit d'entreprise, en dehors de la position d'arbitre vigilent qui lui revient, doit se rendre compte enfin qu'il ne pourra pas se substituer avec la même réussite à
l'animateur économique efficace qu'est le secteur privé. Ce dernier reste et demeure plus que jamais l'atout majeur sur lequel il devra tôt ou tard, bon gré mal gré compter sur la difficile route
du développement. Il ne devrait pas le décevoir en ne faisant que la promotion jusqu'ici, des plus abstraits sur ces questions.
Dans la conjoncture de plus en plus défavorable où patauge le Bénin, quand bien même à présent les mots ne suffiraient
manifestement plus pour apaiser et maintenir les chercheurs d'emplois dans l'espérance, ce ne sont pas non plus les propos à formes ultimatives fussent-ils d' "honorables", qui forceront les
investisseurs hésitants à bouger davantage; ce sera l'effet contraire.
Le terre-plein de Parakou est là, construit avec les infrastructures nécessaires et règlementaires. Son ouverture serait un signe
fort de lutte contre la pauvreté. C'est ce qu'attendent ceux pour qui je me sens le devoir moral d'intervenir. Ils n'ont pas autre ambition que de seulement, survivre en attendant mieux. Ce
dossier sera ce que vous voudrez! Le peuple béninois et l'histoire apprécieront.
Monsieur le Président, ne vous y trompez surtout pas. Acceptez que je vous le dise sans ambages; dans l'état actuel des choses, la
seule puissance capable après Dieu de vous protéger envers et contre tous sur notre terre commune du Bénin, est l'affection du peuple. Il n'y aura pas pour vous désormais, deux façons de la
garder. La seule et unique est de lui assurer son pain quotidien. C'est avant toutes les autres considérations, son premier besoin. Car, oui! Monsieur le Président, votre peuple dans sa grande
majorité a faim et souffre. Sa misère prend de l'ampleur, au point où pour toutes les générations confondues l'avenir est devenu un immense point d'interrogation. C'est déstabilisateur à la
longue. Ne laissez pas notre peuple sortir de "La Vie est un Long Fleuve Tranquille" pour envahir la rue où il préfère de loin vaquer à ses occupations. Il en est encore temps, dans la mesure où
il se rend compte de lui-même aujourd'hui beaucoup mieux qu'hier, que l'argent n'a été fait nulle part au monde pour être donné mais pour être gagné par le travail, à la sueur de son front. Ne
l'en privez pas davantage en laissant étouffer les initiatives les plus créatrices d'emplois. Celle que je porte, publiquement ici, à la connaissance de votre autorité en est une en puissance.
Vous avez entre vos mains le destin d'un Bénin extraordinaire avec un capital humain dedans comme dehors, ingénieux. Si vous
voulez voir créer des emplois tous azimuts dans ce pays, il serait bienfaisant de changer de cap. Mettez l'entreprise privée au cœur du développement. Ressuscitez un climat de confiance. Faites
revenir en toute quiétude ceux qui y ont investi et ont été forcés de le quitter à votre insu ou non, sous votre régime ou pas. Vous verrez si dans les douze mois, le Bénin ne commencerait pas
par présenter un autre visage. Monsieur le Président, merci, d'avoir eu la patience de me lire jusqu'au bout. Veuillez trouver ici, l'expression de ma très grande considération.
BENIN - Développement du football à la base : FBF+ relance ses centres de préformation
BENIN - Développement du football à la base : FBF+ relance ses centres de
Il y a quelques semaines, une délégation de l’Association France Bénin football Plus (FBF+) était en mission
au Bénin. Une descente qui vise la relance les activités dans les centres de préformation.
Que faire pour redonner vie aux structures de préformation en football mises en place par l’Association
France Bénin Football Plus (FBF+) au Bénin ? C’est la logique qui a poussé les responsables de l’association à faire une descente sur le terrain. Pendant deux semaines, le président du
Conseil d’Administration, Jules Kodjo et Dominique Vermandel dit Tintin sont allés au contact des jeunes pour deux missions complémentaires.
Retrouvailles à Parakou
En effet, la première destination a été Parakou. A juste titre. Pour mémoire, il faut rappeler que le
premier centre de préformation a été installé dans la plus grande métropole du nord-Bénin. Il a nom Serge Mésonès. En hommage justement à l’ancien footballeur français, partenaire de 1ere
heure, décédé lors d’un match de bienfaisance. Donc, la mission y a d’abord posé ses valises. Objectif : apporter du matériel sportif à la nouvelle génération détectée il y a juste quatre
mois, et surtout évaluer le travail fait et ce qui reste à faire. « Nous leur avons rappelé l’esprit de notre mission et la valeur que nous donnons à leur qualité aussi bien sportive que
scolaire. Ils ont repris en cœur le slogan de FBF+ « France Bénin Football Plus, Patrimoine commun. France Bénin Football Plus, Travail, Discipline et Rigueur », peut lire dans le rapport
de fin de mission de M. Kodjo. Au terme des différentes séances d’entrai-nement conduites par Fidèle Sériki et son adjoint Landry (ancien pensionnaire du centre) sous le regard paternel
de M. Joachim Djomaki, président de l’antenne de Parakou, une séance de travail a été organisée avec les parents d’enfants. Très content de l’initiative, ces derniers ont manifesté leur
adhésion totale. Sur place, ils se sont acquittés de la cotisation mensuelle (5.000F.CFA/enfant). Du matériel informatique (ordinateurs écrans plats) offerts par Elémenconseil de M.
Gérard Salomé, un soutien de première de FBF+, est remis au responsables. Il faut préciser que MM. Moumouni Assouma et de Boniface Aboé (1ers éducateurs du centre) ont honoré de leur
présence les activités.
Lokossa aussi relancé
La 2e grosse activité s’est déroulée à Lokossa, une autre localité qui abrite un centre de préformation. Là, la tâche
consiste à remettre en place une autre promotion. Ce qui a été fait avec méthode et diligence. Sur les 96 enfants postulants (moins de 12 ans en classe de 6e ou 5e), 23 jeunes, dont 3
gardiens de but, ont été difficilement retenus. Désormais, ils bénéficieront de la préformation estampillée FBF+. En tout cas, du matériel sportif composé de ballons, sac à ballons,
pompe, sifflets, chronomètres, chasubles numérotés, chasubles floqués aux couleurs de FBF+ et du partenaire « Elémen-conseil » a été remis aux responsables techniques.
Ici également, les parents d’enfants ont été sensibilisés sur leur mission et leur devoir. « Je les inviterai à nous apporter leur solidarité et leur soutien aussi minime soient-ils. Car,
l’assistanat ne grandit pas l’homme », nous a confié Jules Kodjo à la fin de la mission. Il faut préciser que FBF+ dispose aussi de centre de préformation à Savè et à Akpro-Missérété. Ce
dernier a également reçu la visite de la délégation.