Source: https://issuu.com/adls/docs/les_annonces_de_la_seine_11-2010_1267093605
Timestamp: 2017-10-21 22:20:21+00:00
Document Index: 252946305

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 700", "l'article 622", "l'article 700", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arty 94220']

Les Annonces de la Seine 11 du jeudi 18 février 2010 by Annonces de la Seine - issuu
LES ANNONCES DE LA SEINE Jeudi 18 février 2010 - Numéro 11 - 1,15 Euro - 91e année
Le Créancier public
Le créancier public par Bernard Lagarde......................................1 Sauvegarder les entreprises par Pascale Fombeur ...................5
Cour d’appel de Limoges Chambre civile - Arrêt du 4 février 2010 .............................................
Lauréat Christian Vigouroux .................................................................
Bonnes pratiques par François Feltz ................................................... Justice oubliée par Daniel Tardif......................................................
“Etre ou ne pas être pour les besoins de la procédure” par Bernard Lagarde*
Célérité, qualité, modernité : la nouvelle devise du procès d’appel par Emmanuel Jullien..................................12
ANNONCES LEGALES ...................................................17 ADJUDICATIONS................................................................19 DIRECT Prévention de la délinquance des mineurs Rapport d’étape remis à Jean-Marie Bockel par Jean-Yves Ruetsch ...16 VIE DU CHIFFRE Réforme de la taxe professionnelle .............................................24 AU FIL DES PAGES Traité fiscal de la défaillance d’entreprise par Bernard Lagarde ........................................................................15
andataires judiciaires et praticiens des procédures collectives, vous vous souviendrez des nombreuses critiques qui résultaient de la détermination des créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture d’une procédure collective. Ces créances avaient donné lieu à des appellations variées telles que "créance de l’article 40", "créance de l’article L.62132", "créance postérieure au jugement déclaratif", "créance régulière née de la période d’observation", "créance prioritaire postérieure au jugement", "dette née régulièrement de la procédure", etc. Ces appellations diverses tentaient de distinguer les créances "de la procédure" de celles "dans la procédure". Si la loi du 10 juin 1994 a tenu compte de ces critiques et a modifié partiellement l’article, alors, codifié L.621-32 du Code de commerce pour
mieux préciser la priorité de paiement, la disposition restait décriée et la Cour de cassation, dans son rapport annuel 2002, s’en était fait l’écho. Le créancier public fiscal, fort de deux arrêts de la cour d’appel de Douai(1), puis de celle administrative de Nantes(2), se positionnait, indépendamment du caractère privilégié de ses créances, comme un créancier prioritaire de la poursuite de l’activité pour nombre de taxes, contributions et cotisations fiscales. Le créancier public social adoptait la même position, alors même que la haute juridiction s’était prononcée sur la distinction entre la date du fait générateur de la créance et sa date d’exigibilité ou de son paiement(3). Quelques jurisprudences administratives éparses, entre-temps, avaient finement analysé l’origine de la créance par la distinction entre la date du fait générateur et celle de son exigibilité. Ces jurisprudences bat-
LES ANNONCES DE LA SEINE l
Comité de rédaction : Jacques Barthélémy, Avocat à la Cour Thierry Bernard, Avocat à la Cour, Cabinet Bernards François-Henri Briard, Avocat au Conseil d’Etat Antoine Bullier, Professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne Marie-Jeanne Campana, Professeur agrégé des Universités de droit André Damien, Membre de l’Institut Philippe Delebecque, Professeur de droit à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne Dominique de La Garanderie, Avocate à la Cour, ancien Bâtonnier de Paris Brigitte Gizardin, Substitut général à la Cour d’appel Serge Guinchard, Professeur de Droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas Françoise Kamara, Conseiller à la première chambre de la Cour de cassation Maurice-Antoine Lafortune, Avocat général honoraire à la Cour de cassation Bernard Lagarde, Avocat à la Cour, Maître de conférence à H.E.C. - Entrepreneurs Jean Lamarque, Professeur de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas Noëlle Lenoir, Avocate à la Cour, ancienne Ministre Philippe Malaurie, Professeur émérite à l’Université Paris II Panthéon-Assas Pierre Masquart, Avocat à la Cour Jean-François Pestureau, Expert-Comptable, Commissaire aux comptes Sophie Pillard, Magistrate Gérard Pluyette, Conseiller doyen à la première chambre civile de la Cour de cassation Jacqueline Socquet-Clerc Lafont, Avocate à la Cour, Présidente d’honneur de l’UNAPL Yves Repiquet, Avocat à la Cour, ancien Bâtonnier de Paris René Ricol, Ancien Président de l’IFAC Francis Teitgen, Avocat à la Cour, ancien Bâtonnier de Paris Carol Xueref, Directrice des affaires juridiques, Groupe Essilor International Publicité : Légale et judiciaire : Commerciale :
Commission paritaire : n° 0708 I 83461 I.S.S.N. : 0994-3587 Tirage : 13 293 exemplaires Périodicité : bi-hebdomadaire Impression : M.I.P. 3, rue de l’Atlas - 75019 PARIS
Siège social : 12, rue Notre-Dame des Victoires - 75002 PARIS R.C.S. PARIS B 572 142 677 - (1957 B 14267) Téléphone : 01.42.60.36.35 - Télécopie : 01.47.03.92.15 Internet : www.annonces-de-la-seine.com e-mail : as@annonces-de-la-seine.com / as@annonces-de-la-seine.fr
Bernard Lagarde taient ainsi partiellement en brèche la puissance des créanciers publics(4). Le législateur du 26 juillet 2005 a réécrit l’ancienne disposition codifiée actuellement sous l’article L.622-17 du Code de commerce avec comme principal objectif la limitation du nombre et du volume des créances utiles au déroulement de la procédure ou de la période d’observation. A la faveur de cette réforme, le professeur Pierre-Michel Le Corre a distingué les créances postérieures au jugement d’ouverture entre celles postérieures et celles dites "postérieures méritantes". Cette distinction imagée n’a pas pour autant convaincu le créancier public fiscal lequel, campé sur la jurisprudence antérieure, poursuit le paiement de ses créances prétendument nées régulièrement après le jugement d’ouverture sur le fondement de l’article L.622-17 du Code de commerce. Cet article, dans sa rédaction actuelle, édicte : "I. Les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture pour les besoins du déroulement de la procédure ou de la période d'observation, ou en contrepartie d'une prestation fournie au débiteur pendant cette période, sont payées à leur échéance.". Pour mieux définir sa volonté et son esprit, quant à la portée de cette disposition, le législateur a instauré concomitamment, sous l’article L.622-24 al.5 du même Code, la règle suivante : "les créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture, autres que celles mentionnées au I de l’article L.622-17 et les créances alimentaires, sont soumises aux dispositions du présent article. Les délais courent à compter de la date d’exigibilité de la créance". Par la combinaison de ces deux dispositions, l’esprit de la loi ne peut plus être trahi dès lors qu’il s’agit bien de distinguer les créances nées régulièrement pour les besoins de la procédure ou en contrepartie d’une prestation fournie, de celles nées régulièrement après le jugement d’ouverture. Il ne peut y avoir de créance de nature intermédiaire. Par cette distinction économique dont l’objectif est la sauvegarde ou le redressement de l’entreprise, le créancier public fiscal était à même de réviser sa position
et de s’écarter de la jurisprudence antérieure. Mais nenni ! Ce créancier, se considérant toujours comme méritant, poursuivait de son œuvre et de sa puissance le débiteur à raison des créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture sur le fondement de l’article L.622-17 du Code de commerce. Notons toutefois que sur le fondement d’une consultation du professeur Pierre-Michel Le Corre, un mandataire judiciaire a convaincu le service contentieux de l’URSSAF d’un des départements de France du bien-fondé de la distinction des créances de cotisations sociales assises sur le travail effectué avant le jugement d’ouverture, de celles assises sur celui effectué postérieurement audit jugement. C’est dans ces circonstances, qu’en fin d’année 2007, ce créancier social écrivait concernant la procédure de sauvegarde et de redressement judiciaire : “la part avant le jugement de la période scindée par le redressement judiciaire doit être considérée comme "antérieure"… Il conviendrait d’adresser à l’URSSAF les déclarations sociales permettant d’évaluer les montants dus avant et après le jugement”. Nous n’avons pas eu la même écoute et le même mérite que Pierre-Michel Le Corre à l’égard du créancier public fiscal, mais patience et longueur de temps ont fait plus que force et que rage. Au visa de l’article R.622-15 du Code de commerce, un commissaire à l’exécution du plan a déposé la liste des créances impayées au greffe du tribunal à l’issue du délai d’un an qui suivait la fin de la période d’observation de l’entreprise. Le greffier en a fait publication au BODACC permettant ainsi à tout intéressé de contester les créances rejetées et impayées sur cette liste devant le juge-commissaire. Notre créancier public fiscal s’est manifesté sur sa prétention et par ordonnance du juge-commissaire, ce dernier a constaté que les créances du Trésor public ne relevaient pas des dispositions de l’article L.622-17 du Code de commerce et devaient être rangées dans la catégorie de celles visées par l’article L.622-24 du même Code, c’est-à-dire, déclarées au passif de l’entreprise concernée. Sur appel interjeté par la Direction générale des finances publiques, la cour d’appel de Limoges, par arrêt du 4 février 2010, s’est ainsi prononcée : “Or attendu que les créances fiscales en cause n'entrent pas dans les catégories prévues par les dispositions de l'article L.622-17 du Code de Commerce dont les dispositions sont plus restrictives que celles de l'article L.622-32 ancien du Code de commerce, lequel prévoyait que "les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture sont payées à l'échéance lorsque l'activité est poursuivie" ; que, à cet égard, l'argumentation du Service des impôts, selon laquelle les créances invoquées relèveraient des dispositions de l'article L.622-17 puisqu'elles sont assises sur les rémunérations et partant générées par le travail effectué pour les besoins du déroulement de la procédure, ne peut être retenue ; que, en effet, si toutes les créances liées à la poursuite de l'exploitation devaient être considérées comme nées pour les besoins du déroulement de la procédure, nul n'était
Les Annonces de la Seine - jeudi 18 février 2010 - numéro 11
Vie du droit nécessaire, comme pourtant le législateur a estimé utile de le faire, de prévoir le cas spécifique de la créance née en contrepartie d'une prestation fournie au débiteur pendant cette période pour son activité professionnelle, laquelle créance serait entrée de fait dans la première catégorie, à savoir celle des créances nées pour les besoins du déroulement de la procédure”. La lecture limpide de cet "attendu" traduit la recherche du législateur pour réduire le nombre des créances utiles au déroulement de la procédure et ainsi permettre la restructuration et le redressement de l’entreprise sans être asphyxiée, à l’instant utile, par des créances assises sur des faits antérieurs à l’ouverture de la procédure collective. D’aucun pensera qu’il s’agit d’une victoire sur le Trésor public, mais seulement d’une meilleure approche des impératifs du redressement de l’entreprise et du maintien au maximum de son emploi surtout, lorsqu’en période de crise économique conjoncturelle, les ressources en trésorerie se raréfient et qu’il y a lieu alors de donner confiance aux agents économiques pour que soit honorée la contrepartie des prestations fournies au débiteur. Gageons, à l’instant où nous publions cet arrêt, que la Direction générale des finances publiques nous rejoindra dans cette analyse fiscale, juridique et économique en donnant force de chose jugée à l’arrêt précité.
Sort des créances infondées au titre de l’article L.622-17 du Code de commerce En considération du temps écoulé pour que le Trésor public constate son erreur d’analyse, le débiteur consacré dans sa thèse pouvait alors faire valoir que les créances infondées au titre de l’article L.622-17 du Code de commerce ne pouvaient plus être déclarées au visa de l’article L.622-24 du même Code, le délai de la déclaration de créance étant alors expiré, ainsi que celui du relevé de sa forclusion. Cette démarche, si elle venait à l’esprit du débiteur dès l’expiration du délai visé par l’article L.622-26 du Code de commerce (six mois du prononcé du jugement), était sans compter avec l’article R.622-15 du Code de commerce. Il ressort de cette dernière disposition que : "Les créances rejetées de cette liste par le jugecommissaire sont réputées avoir été déclarées dans les conditions de l'article L.622-24. Dans ce cas, le créancier adresse au mandataire judiciaire les informations prévues à l'article L.622-25 et à l'article R.622-23". La cour, dans son arrêt du 4 février 2010, a fait application de cette disposition et par voie de conséquence, a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de
constater la forclusion des créances fiscales. La morale est sauve dès lors que l’erreur commise par le créancier public fiscal sur l’antériorité de sa créance ne l’a nullement déchu de ses droits pour participer, dans le rang qui lui est attribué, à la répartition des dividendes de l’entreprise en plan ou en cas de résolution et de conversion de la procédure en liquidation judiciaire à la répartition des produits de la réalisation de son actif. Pour ce faire, le créancier, de quelque nature qu’il soit, ne devra pas omettre d’adresser au mandataire judiciaire les indications sur la nature du privilège ou de la sûreté dont la créance est éventuellement assortie, ainsi que les précisions visées à l’article R.622-23 du Code de commerce. Tant la loi que son décret d’application n’ont, à cet égard, prévu aucun délai.
Notes : 1 - CA Douai, 16 décembre 1999. 2 - CAA Nantes, 2 février 2005, n°03-1553. 3 - Cass. com., 8 novembre 1988, n°87-11.158 et Cass. com., 5 avril 1994. 4 - Notamment TA Nantes, 3 juin 2003, n°02-1584. * Bernard Lagarde est avocat à la cour d’appel de Paris. 2010-082
Cour d'appel de Limoges Chambre civile - 4 février 2010 - arrêt n° 168 La Cour, Par jugement du 4 octobre 2006 le tribunal de commerce de Limoges a prononcé le redressement judiciaire de la S.A.R.L. ALCEE et a désigné Me Le Carrer en qualité de mandataire judiciaire et Me Gladel en qualité d'administrateur judiciaire avec mission d'assistance. Le service des impôts du pôle de recouvrement des Vosges (service des impôts) a régulièrement déclaré ses créances privilégiées le 19 décembre 2006 pour 574 295 €, d'une part, et 865 € à titre provisionnel, d'autre part. La S.A.R.L. ALCEE a respectivement déposé les 29 avril 2007 (deux déclarations), 4 juin 2007 et 7 juin 2007, ses déclarations afférentes à la participation de l'employeur à l'effort de construction pour les années 2005 et 2006 (montant à verser au Trésor de 7 168 € pour l'année 2005 et 6 328 € pour l'année 2006), à la participation de l'employeur au développement de la formation professionnelle continue (montant à verser au Trésor de 32 346 €), à la taxe d'apprentissage (montant à verser au Trésor de 7 193 €). Le Service des impôts accusait réception de ces déclarations le 7 mai 2007 et invitait la société à payer les créances en résultant en précisant qu'elles relevaient des dispositions de l'article L 622-17 du Code de commerce. Le 26 mai 2008 le Service des impôts adressait par courrier recommandé avec avis de réception une "notification des créances postérieures au
jugement d'ouverture de la procédure (article L 622-17 ou L 641-13 IV du Code de commerce)" ; les relevés ainsi transmis mentionnaient une AMR n°07 08 05001 correspondant : - à la participation de l'employeur à l'effort de construction pour l'année 2005 d'un montant de 7 168 €, - à la participation de l'employeur à l'effort de construction pour l'année 2006 d'un montant de 6 328 €, - à la taxe d'apprentissage 2006 d'un montant de 7 193 €, - la participation de l'employeur au développement de la formation professionnelle continue d'un montant de 32 346 €. L'état des créances de l'article L 622-17 du Code de commerce, établi le 18 juin 2008, faisait l'objet d'un dépôt au greffe. Les créances fiscales déclarées par le Service des impôts le 26 mai 2008 y étaient rejetées. Informé de ce dépôt par annonce publié au BODACC le 10 juillet 2008, le Service des impôts, à qui copie de cet état a été adressé à sa demande le 28 juillet 2008, saisissait par requête du 4 août 2008 le juge commissaire d'une demande tendant à voir juger que les créances en cause, d'un montant total de 53 035 € figureront sur l'état des créances de l'article L 622-17 du Code de commerce. Selon ordonnance du 27 novembre 2008 le juge commissaire a notamment : - constaté que les créances du pôle de recouvrement des Vosges ne relèvent pas des dispositions de l'article L 622-17 du Code de commerce,
Jurisprudence - dit bien-fondé en conséquence le rejet de ces créances, - dit que ces créances relèvent de l'article L 622-24 du Code de commerce, - rejeté la production faite par le pôle de recouvrement des Vosges, faute d'avoir respecté les délais impartis, La Direction générale des finances publiques, pôle du recouvrement des Vosges, a interjeté appel de cette décision selon acte du 8 décembre 2008 ; Les dernières écritures des parties, auxquelles la Cour renvoie pour plus ample information sur leurs demandes et moyens, ont été déposées les 28 janvier 2009 par l'appelante et 15 avril 2009 par la S.A.R.L. ALCEE et la SCP Bihr-Le Carrer, es qualité. L'appelante demande à la Cour de réformer l'ordonnance déférée pour dire que les dettes qu'elle a déclarées relèvent bien des dispositions de l'article L 622-17 du Code de commerce. Elle fait état d'une jurisprudence constante des juridictions administratives et judiciaires d'où il ressort que le fait générateur des créances fiscales dues au titre de l'effort de construction de l'employeur ou des taxes d'apprentissage et de participation de l'employeur à la formation continue se situe à la date à laquelle expire le délai donné à l'employeur pour effectuer sa contribution ; elle en conclut que les créances en cause sont nées postérieurement au redressement judiciaire et relèvent en conséquence des dispositions de l'article L 622-17 du Code de commerce ; elle souligne que, en effet, seules échappent à l'application de ce texte les créances personnelles, les autres créances étant générées par l'activité de la société. Elle ajoute, au cas où il ne serait pas fait droit à sa demande de dire, en tout cas, que la forclusion ne peut lui être opposée dès lors que l'article L 62215 du Code de commerce précise que les créances de l'article L 622-17 du Code de commerce qui sont rejetées de la liste établie par le juge commissaire sont réputées avoir été déclarées dans les conditions de l'article L 622-24. La société ALCEE et son administrateur contestent cette argumentation soutenant d'une part, que les créances fiscales établies par la société ALCEE portent sur une période antérieure au jugement d'ouverture et que l'assiette des cotisations résulte de la masse salariale arrêtée au jour de ce jugement de sorte que la notion de fait générateur n'est plus de mise pour l'application de la loi du 26 juillet 2005 et, d'autre part, font référence à la rédaction de l'article L 622-24 du Code de commerce pour confirmer le caractère obsolète de la jurisprudence antérieure. Elle s'estime par ailleurs bien fondée à soulever la forclusion par application des dispositions des articles L 622-26 et L 622-24 du Code de commerce dans la mesure où les créances n'ont pas été déclarées dans les délais légaux. Motifs de la décision : Attendu que le fait générateur des créances fiscales afférentes tant à la taxe d'apprentissage qu'à celles prévues au titre de la participation des employeurs à la formation professionnelle continue et à l'effort de construction, et donc leur naissance régulière, se situe à la date à laquelle expire le délai imparti à l'employeur pour procéder aux dépenses prévues par la loi, soit le 31 décembre de chaque année en ce qui concerne les créances au titre de la taxe d'apprentissage et de la participation des employeurs au titre de la formation continue et le 31 décembre de l'année suivante en ce qui concerne les créances au titre de la participation des employeurs à l'effort de construction ; Attendu qu'ii s'ensuit que les créances fiscales dont le paiement est en l'espèce réclamé par le Service des impôts sont bien nées après le jugement d'ouverture du redressement judiciaire prononcé le 4 octobre 2006, peu important que l'assiette de calcul porte sur des rémunérations versées antérieurement ; Attendu cependant que, aux termes de l'article L 622-17 du Code de commerce, issu de la loi du 26 juillet 2005, lequel est applicable conformément aux dispositions de l'article L 631-14 au redressement judiciaire, seules sont payées à l'échéance "les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture pour les besoins du déroulement de la procédure ou de la période d'observation, ou, en contrepartie d'une prestation fournie au débiteur, pour son activité professionnelle pendant cette période" ; Or attendu que les créances fiscales en cause n'entrent pas dans les catégories prévues par les dispositions de l'article L 622-17 du Code de
commerce dont les dispositions sont plus restrictives que celles de l'article L 622-32 ancien du Code de commerce, lequel prévoyait que "les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture sont payées à l'échéance lorsque l'activité est poursuivie" ; que, à cet égard, l'argumentation du Service des impôts, selon laquelle les créances invoquées relèveraient des dispositions de l'article L 622-17 puisqu'elles sont assises sur les rémunérations et .partant générées par le travail effectué pour les besoins du déroulement de la procédure, ne peut être retenue ; que, en effet, si toutes les créances liées à la poursuite de l'exploitation devaient être considérées comme nées pour les besoins du déroulement de la procédure, nul n'était nécessaire, comme pourtant le législateur a estimé utile de le faire, de prévoir le cas spécifique de la créance née en contrepartie d'une prestation fournie au débiteur pendant cette période pour son activité professionnelle, laquelle créance serait entrée de fait dans la première catégorie, à savoir celle des créances nées pour les besoins du déroulement de la procédure ; Attendu par ailleurs que les dispositions de l'article L 622-24 alinéa 5, selon lesquelles les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture, autres que celles mentionnées au 1 de l'article L 622-17 du Code de commerce et les créances alimentaires sont soumises aux dispositions du présent article, remettent en cause également la thèse du service des impôts selon laquelle seules les créances personnelles ne relèveraient pas de l'article L 622-17 ; Attendu en conséquence que l'ordonnance doit être confirmée, par substitution de motifs, en ce qu'il a été dit que les créances en cause ne relevaient pas des dispositions de l'article L 622-17 du Code de commerce mais de l'article L 622-24 du Code de Code de commerce ; Attendu certes par ailleurs que les dispositions de l'article L 622-24 du Code de commerce prévoient que le créancier doit déclarer sa créance; qu'à défaut de déclaration dans les délais prévus, les créanciers, selon les dispositions de l'article L 622-26 du Code de commerce, ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes à moins que le juge commissaire ne les relèvent de leur forclusion ; Mais attendu qu'il ressort des dispositions de l'article R 622-15, alinéa 4, que les créances rejetées de la liste des créances de l'article L 622-17 du Code de commerce sont réputées avoir été déclarées dans les conditions de l'article L 622-24 ; qu'il n'est pas soutenu que les créances n'ont pas été portées à la connaissance de l'administrateur dans les formes et délais prévus par les dispositions de l'article L 622-17 du Code de commerce; que, en conséquence, il n'y a pas lieu de constater la forclusion édictée par l'article L 622-26 du Code de commerce ; Attendu que l'issue de ce litige conduit à dire n'y avoir lieu à application des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile ; que les dépens seront repris en frais privilégiés de procédure collective ; Par ces motifs : La Cour, Statuant par décision contradictoire, en dernier ressort et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Confirme, par substitution de motif, l'ordonnance déférée en ce qu'elle a dit que les créances du pôle de recouvrement des Vosges ne relèvent pas des dispositions de l'article 622-17 du Code de commerce mais des dispositions de l'article L 622-24 du Code de commerce, Réforme le jugement déféré pour le surplus, Juge que les créances de la Direction générale des finances publiques, pôle de recouvrement des Vosges, au titre de la taxe d'apprentissage (année 2006), de la participation de l'employeur à la formation continue (année 2006) et de la participation de l'employeur à l'effort de construction (année 2005 et 2006) sont, avec toutes conséquences de droit, réputées avoir été déclarées dans les conditions de l'article L 622-24 du Code de commerce, Dit n'y avoir lieu à application des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile, Dit que les dépens seront repris en frais privilégiés de procédure collective. Président de chambre : Martine Jean - Conseillers : Christine Missoux-Sartrand, Gérard Soury - Avoué (s) : Me Erick Jupile-Boisverd, SCP Coudamy - Avocat(s) : Me Bernard Lagarde.
Les entretiens de la sauvegarde Maison de la Chimie, Paris - 25 janvier 2010
Sauvegarder les entreprises par Pascale Fombeur (…) me le ministre d’Etat, garde des Sceaux, n’a pu se joindre à vous aujourd’hui compte tenu d’un agenda particulièrement chargé. Elle le regrette vivement et m’a chargée de vous dire toute l’importance qu’elle attache à vos travaux. Elle sait qu’ils permettent, année après année, de réunir des représentants des entreprises, des juridictions, des professionnels du droit, de l’université, de l’administration, pour faire un point de l’année écoulée, échanger les expériences, réfléchir aux améliorations possibles. Il s’agit désormais d’un rendez-vous reconnu, essentiel pour tous ceux qui, comme vous, Maître Montéran, ont à cœur de tout faire pour la sauvegarde de nos entreprises. Je suis particulièrement heureuse de pouvoir me faire le porte-parole de Mme le garde des Sceaux cet après-midi pour vous féliciter de l’organisation de ces entretiens et de la qualité des travaux et des réflexions que vous y conduisez. La sauvegarde de l’activité et des emplois, la protection des intérêts des créanciers et ceux des débiteurs, le maintien de la confiance qui est nécessaire au crédit et au bon fonctionnement de l’économie, sont des enjeux majeurs pour le ministère de la Justice et des Libertés. L’année 2009 a été particulière à plusieurs égards. Marquée par la crise, tout d’abord, qui est un défi pour tous les acteurs de la sauvegarde. La réforme de la carte judiciaire, ensuite, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2009 pour les tribunaux de commerce. La modification du droit des entreprises en difficulté, enfin, qui s’est appliqué à toutes les
procédures ouvertes à compter du 15 février 2009. Vous en avez amplement débattu aujourd’hui. Je ne vous ferai pas l’injure de procéder à une nouvelle présentation de la réforme. Je tiens simplement à dire qu’elle a été nourrie des réflexions des praticiens, de vos réflexions au sein des entretiens de la sauvegarde. Ce sont ces réflexions qui ont permis de procéder aux ajustements nécessaires après la loi de 2005 et d’aller plus loin dans la volonté de prévention des difficultés des entreprises, de développement des procédures de sauvegarde et d’encouragement au rebond des entrepreneurs, comme le chef de l’Etat en avait émis le vœu avant même le début de la crise. Les procédures de sauvegarde sont encore trop peu nombreuses. En 2009, on en a compté 1 pour 29 liquidations. Mais la culture de la prévention fait son chemin. Le nombre de sauvegardes a été multiplié par plus de deux entre 2008 et 2009, alors que le nombre total de procédures collectives augmentait de 14% dans le même temps. La réforme de 2008 a conduit certains à évoquer la question des sauvegardes de confort. Il doit être souligné que si l’ouverture de la sauvegarde n’est désormais plus subordonnée à la démonstration d’une cessation des paiements inéluctable, elle l’est toujours à la preuve du caractère insurmontable des difficultés rencontrées. Cet assouplissement n’apparaît pas de nature à favoriser un dévoiement de la procédure de sauvegarde - un tel risque, d’ailleurs, avait déjà été évoqué lors de la préparation de loi de sauvegarde des entreprises sans se concrétiser. En effet, au maintien de critères d’ouverture exigeants s’ajoutent le caractère public de la procédure et les contraintes qu'elle fait peser sur les débiteurs, qui constituent des remparts efficaces contre les abus. Comme auparavant, il appartient au tribunal de contrôler la réalité des difficultés et leur caractère insurmontable. Il lui incombe également, en sens inverse, d’être vigilant, même en période de crise, sur l’exigence de l’absence de cessation des paiements. Il convient, en tout état de cause, de ne pas tirer des enseignements généraux des quelques rares affaires qui ont donné lieu à des critiques, sur le bien fondé desquelles le ministère de la Justice n’a pas à se prononcer. Force est de constater qu’au-delà de ces dossiers particuliers, les praticiens et, en particulier, les juges s’accordent pour dire que le temps de la sauvegarde n’est pas une période confortable. Je crois que nous pouvons donc souhaiter que le nombre de sauvegarde progresse encore, de même que celui des procédures amiables mandat ad hoc, conciliation -, qui ont connu un
important succès dès l’entrée en vigueur de la loi de sauvegarde des entreprises. L’année 2010 connaîtra de nouvelles évolutions. Sur le plan des pratiques, tout d’abord. Mme Alliot-Marie l’a annoncé, elle souhaite poursuivre la modernisation des juridictions commerciales et le renforcement des liens entre le monde du droit et celui de l’entreprise. En ce qui concerne les juridictions commerciales, Mme le garde des Sceaux a réuni le Conseil national des tribunaux de commerce le 27 octobre dernier. Elle lui a demandé de réfléchir à l’amélioration du fonctionnement des juridictions consulaires et aux moyens de renforcer la confiance des justiciables. Des propositions seront faites notamment pour mieux harmoniser les pratiques sur tout le territoire, mieux maîtriser les frais de justice, ou encore approfondir les questions d’éthique et de déontologie, de façon à éviter toute critique. En ce qui concerne les acteurs économiques, le garde des Sceaux souhaite renforcer les liens entre la justice et l’entreprise. L’intervention des différents acteurs intervenant au soutien des entreprises en difficultés doit être bien coordonnée, qu’il s’agisse du président du tribunal de commerce, du parquet, des cellules de soutien aux entreprises qui ont pu être mises en place, ou désormais du médiateur du crédit. Une table ronde réunissant les juges consulaires, les procureurs et les équipes du médiateur du crédit sera prochainement organisée dans ce but. Sur le plan du droit, ensuite. Le projet de loi créant l’entreprise individuelle à responsabilité limitée sera présenté au conseil des ministres de mercredi. Il repose sur la séparation entre un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel. Il nous conduira à adapter notre droit des procédures collectives, aujourd’hui fondé sur le principe d’unicité du patrimoine. Il nous faudra faire preuve de beaucoup de talent pour bâtir des procédures adaptées et protectrices qui, dans le même temps, restent suffisamment simples. Je sais que l’un des ateliers de cet aprèsmidi y a été consacré, et je me réjouis de votre apport à la réflexion. Un délai nous sera laissé pour prendre les dispositions nécessaires par ordonnance. Nous tâcherons de le mettre à profit le mieux possible. Vos travaux ont été introduits par la remarquable intervention d’André ComteSponville. Je ne peux qu’adhérer à son constat : le capitalisme est amoral, la régulation ne peut être que le fait du droit, et donc de la politique. C’est un bel encouragement pour la direction que j’anime, chargée de la préparation des textes, sous l’autorité de son ministre. 2010-084
Prix Seligmann 2009 Hôtel de Ville, Paris - 10 février 2010
La Chancellerie des Universités de Paris décerne chaque année plusieurs prix. Parmi ces prix, la Chancellerie attribue le prix Seligmann contre le racisme, l’injustice et l’intolérance fondé en 2003. Pour le prix 2009, la réunion de délibération s’est tenue en Sorbonne le jeudi 15 octobre 2009, sous la présidence de Monsieur Patrick Gérard, Recteur de l’académie, Chancelier des Universités de Paris, en présence notamment de Monsieur Pierre Joxe, ancien ministre, membre du Conseil Constitutionnel, de Madame Yvette Roudy, ancienne Ministre, et de Madame Françoise Seligmann. Cette année, le prix a été décerné, à l’unanimité des membres du jury, à Monsieur Christian Vigouroux, Président adjoint de la Section du Contentieux au Conseil d’Etat, pour son ouvrage “Georges Picquart - dreyfusard, proscrit, ministre - La justice par l’e xactitude” publié aux éditions Dalloz. Ce portrait de l’officier Georges Picquart met en lumière cet homme d’honneur, qui a tenté par tous les moyens de convaincre ses supérieurs de l’innocence du capitaine Dreyfus. Sommé par sa hiérarchie de se taire, il se retrouve exilé puis banni de l’armée pendant dix ans. Il luttera pour sa réintégration et la réhabilitation de Dreyfus. Nous publions ci-après les interventions de Patrick Gérard et Christian Vigouroux. Jean-René Tancrède Patrick Gérard
Lutter contre le racisme par Patrick Gérard* "La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations." Ainsi s’exprimait Emile Zola à propos de "l’affaire Dreyfus". Ce sont ces mêmes valeurs de vérité et de justice qui nous rassemblent aujourd’hui en l’Hôtel de Ville de Paris. Un lieu où l’histoire s’est souvent fait l’é cho de ces aspirations légitimes. Je remercie Monsieur le Maire de Paris de nous y accueillir à l’occasion de cette cérémonie traditionnelle de remise du prix Seligmann contre le Racisme. Ce prix a été créé en 2004 à l’initiative de Madame Françoise Seligmann. Il prolonge les combats qu’elle a menés aux côtés de son mari, François-Gérard Seligmann, dans la Résistance contre le nazisme, puis contre toutes les formes d’injustice et d’intolérance. La gestion de ce prix a été confiée à la Chancellerie des Universités de Paris. Celle-ci s’honore de cette noble tâche en participant chaque année à l’attribution du prix. Elle en partage les valeurs de tolérance et de lutte contre le racisme et les discriminations. Elle adhère à l’esprit humaniste qui préside à la
vocation du prix Seligmann : "Récompenser une création écrite, individuelle ou collective, consacrée à la lutte contre le racisme." Cette année, les membres du jury ont souhaité récompenser l’ouvrage de Christian Vigouroux : Georges Picquart dreyfusard, proscrit, ministre. La justice par l’e xactitude. Permettez-moi d’ajouter, à titre personnel, que ce choix me semble particulièrement heureux et mérité. Il est de grands noms de notre histoire que les livres ont oubliés. Des noms que leurs contemporains rangeaient pourtant aux côtés de ceux de Victor Schoelcher, de Jean Jaurès ou de Jean Moulin. Ceux de ces défenseurs de la justice et de la liberté dont le combat a changé la face de notre société. Ceux de ces hommes et de ces femmes, qui eurent, en leur temps, le courage d’affronter les préjugés et l’injustice. Ces personnages d’exception ont fait face à la violence et à la haine, à la persécution et au supplice. Ils ont trouvé en eux la force d’exprimer au monde une vérité qu’ils avaient faite leur : celle de la valeur de l’homme. Parmi ces grands noms, il en est un qui rappelle à notre mémoire le combat contre l’antisémitisme : c’est celui du colonel Georges Picquart. Cet officier d’honneur plaçait au dessus de tout le sens de la justice et l’amour de la vérité. Ces valeurs qui ont rendu la liberté à un innocent, Alfred Dreyfus. En dépit des menaces et des persécutions, Georges Picquart fut le premier à démontrer l’injustice faite au jeune capitaine d’origine juive. C’est à la mémoire de cet homme d’exception que Christian Vigouroux rend à son tour justice à travers ce très beau portrait. Brillant officier du renseignement français, Georges Picquart fut d’abord un grand professionnel du secret militaire. Pris dans la tourmente de "l’affaire Dreyfus", il fut persécuté et proscrit par ses pairs. En 1898, il fut enfermé à la prison du Mont Valérien, sur cette hauteur qui vit tomber plus tard tant d’illustres martyrs. Ce n’est qu’en 1906 que Georges Picquart fut réhabilité en même temps que l’homme dont il partageait le combat. Georges Clemenceau fit alors de ce symbole de la justice républicaine un général et son ministre de la Guerre. Durant trois années, celui-ci
prépara les armées françaises à l’affrontement tragique qui devait suivre aux côtés des Foch, des Joffre, des Gallieni et des Lyautey. Il ne vit pourtant jamais ce conflit, emporté six mois avant le déclenchement de la Grande Guerre. De cette vie exceptionnelle, on aurait pu tirer un fabuleux personnage de roman. L’un de ces héros cornéliens, dont les choix édifiants inspirent au lecteur une admiration sans bornes. Mais dans ce livre, il n’est ni héros, ni martyr. Seulement un homme. "Un des ces citoyens comme l’écrivait Hanna Arendt - qui prennent un intérêt modéré aux affaires publiques mais qui, à l’heure du danger, se dressent pour défendre leur pays avec autant de naturel qu’ils accomplissaient auparavant leurs tâches quotidiennes." Le portrait qu’en dresse Christian Vigouroux est celui d’un homme ordinaire. Un professionnel du secret militaire, qui fit primer l’exactitude et la vérité sur les ordres et les hiérarchies. Un serviteur de l’Etat, qui fit passer le service de la Nation avant tout intérêt personnel. Un fonctionnaire qui se dressa contre son institution au nom de l’idéal de justice et de vérité qui était celui de la République. Un homme qui écrivait qu’"il est impossible que l’intérêt supérieur de la République ne se confonde pas avec l’intérêt supérieur de la justice et du droit." Ce portrait va plus loin que le simple récit d’un parcours extraordinaire. Il est aussi une réflexion sur la déontologie des fonctionnaires. Pour reprendre les termes de Christian Vigouroux, "l’objet de la recherche porte d’abord sur le ressort d’un agent public face à ses obligations déontologiques aux confins de l’art professionnel, de la justice, de la politique et, dans le cas de Georges Picquart, de l’histoire." Christian Vigouroux illustre ici un thème qui lui est cher. Il l’avait déjà théorisé dans un précédent ouvrage intitulé, Déontologie des fonctions publiques. C’était alors le conseiller d’Etat, le professeur de droit qui s’exprimait. Avec cette biographie, nous découvrons en lui un passionné d’histoire et un écrivain érudit. Son ouvrage brille en effet par la précision de la documentation sur laquelle il s’appuie. Au fil des textes d’archive, des extraits de
correspondance et des articles de journaux, nous découvrons, à notre tour, un homme dans toute sa vérité. Car le combat de Georges Picquart fut aussi celui de la modernité contre l’obscurantisme. Celui de la culture et de la civilisation contre les forces de l’ignorance et de l’immobilisme. C’était un homme de lettres, parlant couramment six langues, ami du compositeur Gustave Mahler, amateur de théâtre et de philosophie allemande. Un personnage complexe, plein d’ambiguïtés et de contradictions ; mais dont les convictions
Le colonel Picquart par Christian Vigouroux* "Nous sommes avec les premiers chrétiens contre les César oppresseurs, avec les derniers païens contre les évêques massacreurs… nous sommes… avec tous ces juifs maudits qui succombèrent dans les flammes pour la liberté de croire… Nous sommes avec Jean Huss… Nous sommes avec toutes les révoltes de liberté contre toutes les oppressions d’autorité…". Quel ton ! Ainsi écrivait Clemenceau le 16 octobre 1898 dans L’Aurore. Le soir même, ce journal est apporté à la prison de la Santé, au détenu Picquart qui croupit de nouveau en cellule, depuis 3 mois, et qui vient, enfin, d’être autorisé à recevoir des visites. Il se réchauffera le cœur, aussi, avec L’Aurore du lendemain 17 où Clemenceau, encore, tonne en faveur de celui qui "a brisé sa carrière et sacrifié sa vie pour la justice et la vérité". Et le lendemain du lendemain, et les jours suivants de 1898-1899, l’artillerie de Clemenceau pilonne pour la justice, pour Dreyfus et pour Picquart. Qui est celui-ci qui s’est engagé pour celui-là ? Un "mathématicien prolétaire". Ce qualificatif bien adapté à Georges Picquart, je l’emprunte à Alain en 1924 : "Le mathématicien est prolétaire par un côté. Qu’est-ce qu’un prolétaire ? C’est un homme qui ne peut même point essayer de la politesse, ni de la flatterie, ni
profondes et le sens du devoir l’emportèrent envers et contre tout. Ces multiples facettes du dreyfusard, du proscrit et du ministre, rendent le combat de Georges Picquart profondément humain. Elles confèrent à son parcours désintéressé le caractère de l’exemple. Elles donnent à sa vie un sens pour notre mémoire collective. En son temps, le colonel Georges Picquart avait été réhabilité par la République. Le voilà réhabilité dans la mémoire de notre société. Je tiens donc à féliciter chaleureusement du mensonge dans le genre de travail qu’il fait. Les choses n’ont point égard et ne veulent point égard. D’où cet œil qui cherche passage par l’outil". La "justice par l’exactitude" relève de ce processus qui travaille la matière pour en extraire la vérité. A égale distance de la faveur et de la proscription, la justice ne peut se fonder que sur l’exactitude. Le fonctionnaire de vérité n’est ni un artificieux ni un décorateur, c’est un prolétaire. L’outil à la main, face à la matière taisante. La matière résiste. Et lui n’a que l’intelligence de son métier. Et ce métier, il l’exerce dans un monde où nous croisons nombre de faux rebelles mais peu de vrais "prolétaires". Un faux rebelle provoque, brille, manie le paradoxe, pour finalement rentrer dans le rang. Picquart en sort. Il sort du rang même quand il sait qu’il ne pourra plus jamais y rentrer. Un pas en avant sans possibilité de retour. Picquart est un faux conformiste. Les apparences sont contre lui. Un officier pointilleux, calculateur, ambitieux, orgueilleux, en un mot carriériste comme on peut l’être dans notre France où, en politique comme en administration, les Iznogoud sont plus nombreux que les califes. Mais il est présent quand il le faut, sans hésitation et irrévocablement. Pour la vérité et pour Alfred Dreyfus qu’il connaît peu.
Christian Vigouroux pour ce prix amplement mérité. Merci de nous avoir livré ce portrait édifiant. Cette image d’un parcours exemplaire qu’il faut faire connaître aux générations futures. Ces générations auxquelles Georges Clemenceau s’adressait en ces termes dans son oraison funèbre à la mémoire de Georges Picquart : "Jeunes Gens, si sévères parfois aux anciens, lisez l’histoire de cet homme." * Patrick Gérard est recteur de l'Académie, chancelier de l'Université de Paris, président du jury du Prix Seligmann.
Je remercie ceux qui m’ont permis de refaire vivre ce choix de destin et ce destin de choix : trois personnes m’ont aidé dans l’idée de ce livre : - François Maspero, dans son beau livre de mémoires, Les abeilles et la guêpe évoque Picquart par le portrait livré par Hannah Arendt dans Sur l’antisémitisme. Cette lecture m’avait intrigué. Pourquoi et comment Arendt célébrait-elle ce militaire français si "classique" ? - Charles Vallée, alors dirigeant de Dalloz, en une seconde m’a dit oui sur ce projet de biographie. - et M. et Mme B. , descendants de Picquart, m’ont vu surgir un beau jour et, aussitôt, m’ont fait confiance en mettant à ma disposition nombre de documents inédits. Quant au jury (un jury, pour un auteur, c’est la preuve que le livre a trouvé au moins 12 lecteurs…), ce jury du "prix contre le racisme, l’injustice et l’intolérance" a bien compris mon projet. Plusieurs de ses membres ne sont pas sans rapport évident avec Picquart : - Mme Seligmann : une référence de l’inaltérable dans l’engagement et les résistances, une femme de combat, l’influence républicaine de la grande dame. Au soutien de Picquart, il y eut la marquise Arconati-Visconti… ardente militante, que rien
Le prix Seligmann e Prix Seligmann contre le racisme a été créé en souvenir des combats menés par Françoise et François-Gérard Seligmann contre le nazisme au sein de la Résistance et contre l’intolérance et l’injustice pendant la guerre d’Algérie. Indépendant de la Fondation Seligmann, il s’inscrit dans les mêmes objectifs.
Montant du prix : Le prix consiste en une bourse d’aide à la subsistance du lauréat. Il représente, versé en une seule fois, les deux tiers du montant annuel du SMIC arrondi au millier d’euros le plus proche. Il peut être partagé entre deux lauréats. Gestion du prix : La gestion du prix est confiée à la Chancellerie des universités de Paris.
Vie du droit Françoise Seligmann
Sur le racisme, l’itinéraire de Picquart renvoie à trois remarques : Le racisme est illogique
ne fera reculer, au premier rang pour Alfred Dreyfus et pour Picquart. Ses archives sont chez vous… M. le recteur. - M. le président du jury, recteur de Paris : les archives de la Sorbonne, à qui la marquise avait légué ses papiers, contiennent quelques lettres de Picquart. Et vos fonctions rappellent l’autorité indépendante de la Sorbonne, le discours de la méthode des "intellectuels", la mémoire du recteur Paul Appell, votre prédécesseur en 1920, et ami d’enfance de Picquart, fidèle de tous ses combats. - M. le maire de Paris : volonté, caractère, sens de l’avenir pour une ville qui ne peut se complaire dans l’erreur et l’injustice et… Paris dont Picquart a connu les prisons et les palais. - M. le ministre Joxe : ministère de la Défense, intérêt pour le renseignement, passion de la musique, bataille contre certaines amnisties et expérience de ce que sont les "Cas de conscience". Et les autres membres du jury : le président de la Ligue des droits de l’homme, M. Dubois : que serait Picquart sans Trarieux et Pressense ? Me Leclerc : l’avocat et le droit, deux modes de survie de Picquart qui ne serait rien sans Me Labori et Me Leblois, Mme Trautmann, Strasbourg et l’Alsace. Picquart restera toute sa vie Alsacien : ministre, au cours d’une réception, il parle avec le professeur Appell, en alsacien devant Clemenceau qui s’en irrite : "Cessez de parler russe devant moi" ! - Mondane Colcombet : qui illustre deux états indispensables pour la République, le juge et le parlementaire, M. Schil, l’exactitude de l’ingénieur, M. Fulda, la solidarité en action. Par le prix qu’ils ont attribué à mon livre et dont je les remercie du fond du cœur, ils donnent un écho à une aventure humaine intéressante, quelle que soit l’époque. Picquart, peut être un peu janséniste, est fort de sa conscience individuelle, solitaire et orgueilleux. Osons une comparaison pour le fonctionnaire. Picquart a toujours viscéralement refusé ce que d’autres ont admis : le bon élève sans boussole et prêt au pire pour un galon ou une place de mieux. La peste pour un poste. Au contraire, Picquart est du côté de ces fonctionnaires qui ont "fait leur devoir" au sens plein de ce terme banal : je pense à ces deux institutrices de l’é cole publique, les sœurs Paillassou, Justes de 1983, honorées par l’OSE il
y a quelques années, qui avaient emmené tout le village de Chabannes, en Creuse, à accueillir et garantir dans les années 1940, plusieurs centaines d’enfants juifs persécutés. Tout le village, mutique et solidaire, les protégeait.
Refuser l’inexactitude qui mène à l’injustice : le racisme est pour Picquart, non seulement une faute de goût, vulgaire et haineuse, mais surtout une faute contre la raison et l’esprit, une erreur de méthode. L’erreur judiciaire est toujours inspirée par la faiblesse de la méthode. Mais l’oubli du principe d’exactitude peut être favorisé par la haine, la vindicte, la bêtise, et par le racisme. On passe alors de l’erreur au drame. La condamnation d’Alfred Dreyfus fut d’abord une grossière et provocante inexactitude avant de devenir un drame. Et dans le monde de l’exactitude, il n’y a pas place pour le racisme. Pierre Joxe a tout dit sur Hans Fallada. Seul dans Berlin ou jeder stirbt für sich allein. Dans ce livre, le petit ouvrier Otto Quangel décide de "résister" contre le nazisme et refuse de ne pas voir, dans l’appartement au-dessus de chez lui, Mme Rosenthal, pillée et menacée parce qu’elle porte une étoile jaune. "Son penchant pour l’exactitude que l’on pouvait presque appeler un penchant pour la justice" le fait monter l’escalier pour porter secours à la dame et affronter les SS. Le racisme est inefficace
Picquart aime l’efficacité. Or, le racisme, divise, casse, et fait obstacle à la mobilisation de la Nation vers ses objectifs du moment. L’armée a besoin de tous les talents. Et Picquart pense l’armée comme institution. Les institutions ne vivent qu’en rassemblant et non en opposant. Le 8 décembre 1906, le ministre de la Guerre Picquart, poussé à bout par l’opposition à la Chambre des députés, fait face. Qu’est ce que l’armée ? l’interpelle-t-on. Il répond, l’armée c’est l’amour de la République et c’est l’article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : "la garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique…". Peu de ministres s’expriment ainsi. Si, dans la salle, un ministre de l’Intérieur, M. Joxe, qui a fait afficher la Déclaration dans les commissariats il y a 20 ans et une garde des Sceaux, Mme Guigou, qui a fait afficher la Déclaration dans les prisons il y a 10 ans. Le multilatéralisme culturel et linguistique, donc de pensée, est bénéfique. Picquart le pensait en français, allemand, anglais, espagnol, italien et russe… au Tonkin, il s’était initié au vietnamien. Il faut ouvrir les fenêtres. Les voyages ne forment pas que la jeunesse. Le racisme est laid
Fou d’art et de musique, il sait que l’art est universel : Picquart est horrifié par la laideur. La vilenie des tempêtes humaines qui
déforment le visage des foules haineuses, Picquart a connu. Jusqu’à sa mort, il est accompagné des manifestations de vindicte pour ce qu’il a fait et rapidement pour ce qu’il est. Même ministre de la Guerre, il est agressé, on lui crache dessus. Il sait que l’art est universel : il se moque de ceux qui, tels certains de ses cerbères, prennent les "prérafaélites" pour une société secrète, il traverse l’Europe pour un concert de Mahler. Il pose pour Eugène Carrière. Il plaisante avec Pablo Casals. Il ressent physiquement ce que le racisme peut ôter à la communion dans l’art. Cet itinéraire est une réflexion sur l’Etat, entre l’armée, la justice et la politique. L’Etat qui peut être violent. L’Etat qui fait perquisitionner le logement de Picquart, le fait espionner, écouter, suivre. Un jour que les inspecteurs à ses trousses le serrent de trop près, il en attrape un par le collet et le ramène au commissariat. Le lendemain, il proteste par écrit auprès du préfet de police. Il ne crie pas au scandale. Il critique l’agent "maladroit". Maladroit, inexact : la réprobation suprême dans le langage "picquartien". L’Etat violent craint Picquart. En décembre 1898, pour le transférer de la prison du Cherche Midi au Palais de justice, la police, prévoyante, a mobilisé 225 cavaliers et 550 fantassins. Peu de fonctionnaires ici présents se sont battus en duel à mort deux fois, d’abord contre leur subordonné, puis contre leur supérieur. Picquart si. Il blesse à l’épée son subordonné, le commandant Henry, force de la nature, le 5 mars 1898. Huit ans plus tard, juste avant de devenir ministre, il fait face au pistolet du général Gonse le 9 juillet 1906. L’ancien chef d’Etatmajor adjoint, celui qui sera surnommé "Gonse Pilate" et qui, en 1898, lui avait lancé : "mais qu’est-ce que cela peut bien vous faire que ce juif reste à l’île du Diable" et auquel il avait rétorqué "ce que vous dites, mon général, est abominable". Gonse "l’offensé" tire le premier. Il manque Picquart. A Picquart de tirer. Il tire bien, il tient Gonse qui l’a persécuté au bout de son pistolet… et il tire vers le sol. Il n’est pas un assassin. Alors Alain, encore, en 1924, en une phrase, l’une des analyses les plus fines du rôle de l’Etat et de la Haute armée dans l’Affaire : "L’administration ne forme point tant d’idées, ce n’est pas son affaire ; seulement elle s’étend, elle occupe le terrain qu’on lui laisse ; elle produit les fruits qui lui sont propres, comme un arbre, sans demander si on en a besoin. L’administration de la guerre ne veut point la guerre ; mais elle se veut elle-même". Au sein d’une de ces "administration qui se veut elle-même", et donc nécessairement face à elle, certains fonctionnaires se dressent, à leurs risques et périls, pour vouloir autre chose. Cet autre chose peut être l’intérêt général et, parfois, simplement mais absolument, la justice. * Christian Vigouroux est conseiller d'Etat.
Cour d'Appel d’Orléans 7 janvier 2010 Le 7 janvier 2010 se sont succédées dans la même demie-journée les audiences solennelles de rentrée de chacune des juridictions du site judiciaire d’Orléans, cour d’appel, tribunal de grande instance, tribunal de commerce, conseil des prud’hommes. Le Procureur général François Feltz installé à la tête de la cour orléanaise en décembre dernier, a tracé les pistes de travail pour l’année à venir avant de livrer quelques réflexions sur les grandes contradictions “que notre institution doit résoudre par la recherche d’un compromis”. A ce titre, il a notamment cité quelques oppositions au sein même de notre justice comme la liberté d’information et la protection de la présomption d’innocence et de la vie privée des personnes ; ou encore la performance quantitative et la perfection qualitative. Pour le Procureur général orléanais, l’esprit de réforme qui domine notre système judiciaire “constitue une chance et une dynamique salutaires”. Il a donc engagé la nombreuse assistance à faire confiance aux parlementaires “pour trouver la juste mesure dans la petite révolution que va connaître, en 2010 sans doute, notre procédure pénale”. Le Premier président Daniel Tardif a dressé le bilan de l’année écoulée qui restera “le point d’orgue d’une réforme d’importance, celle de la carte judiciaire”. Il a ensuite souhaité évoquer la justice civile, cette “justice de tous, essentielle à la vie de chacun, indispensable au fonctionnement harmonieux d’une société développée. Déplorant qu’elle n’apparaisse “plus aujourd’hui comme une nécessité absolue”, il a formulé le souhait que cette justice oubliée “voit sa place reconnue et pérennisée”. Jean-René Tancrède
Bonnes pratiques par François Feltz (…) l résulte à la fois de mes premières constatations depuis un mois mais aussi de la lettre de mission que Madame le ministre d’Etat a bien voulu me délivrer dès le 7 décembre dernier, pratique nouvelle au sein de notre ministère qui ne peut naturellement, et par définition, qu’être admise au catalogue des "bonnes pratiques"... de l’administration centrale cette fois. Ses prescriptions sont les suivantes : - 1ère prescription : mettre en œuvre, de façon opérationnelle, les principes directeurs des parquets généraux ; à ce titre, j’ai récemment pris un certain nombre de mesures de réorganisation au sein du parquet général qui doivent être de nature à clarifier les missions de chacun et à les rendre plus cohérentes et plus lisibles pour les parquets du ressort et pour nos partenaires extérieurs. Ainsi en est-il, par exemple, du suivi de l’action publique, indissociable de la mise en œuvre des politiques pénales, domaines confiés à un seul magistrat.
- 2ème prescription : rechercher la meilleure qualité dans l’accomplissement des tâches juridictionnelles du parquet général et des parquets du ressort. Au niveau du parquet général, j’ai confié à deux magistrats, le premier dans le suivi des procédures d’instruction et les procédures criminelles, le second dans le suivi des appels correctionnels et de l’exécution des peines, le soin de veiller à la sécurisation des procédures et à leur cohérence entre le premier et second degré de juridiction. (…) Mais j’ai pu aussi déjà repérer l’existence de "bonnes pratiques" comme la mise en œuvre, dans une juridiction et dans des proportions très significatives, de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, après déférement des personnes interpellées, procédure rapide, consensuelle, dont les vertus à la fois pédagogiques et
institutionnelles n’ont plus à être vantées. Pourquoi, dès lors, ce qui est possible à un endroit, et qui montre la bonne volonté de chacun, parquet, siège et barreau, d’améliorer le fonctionnement judiciaire, ne serait pas possible ailleurs sinon pour de mauvaises bonnes raisons ! Il nous faudra donc œuvrer dans le sens d’une réelle harmonisation de ce type de pratiques, d’autant que celle que je viens de citer s’inscrit dans la droite ligne d’une évolution qui pourrait toucher notre procédure criminelle et qui me paraît être une bonne chose. - 3ème prescription : veiller à une application effective et cohérente des orientations générales de politique pénale contenues dans la circulaire du 1er novembre 2009. Parmi les nombreuses pistes ouvertes, dont aucune ne devra être négligée, deux priorités de fond doivent retenir notre attention compte tenu des caractéristiques de la délinquance locale : . la lutte contre le trafic des stupéfiants (l’importance des dernières saisies opérées dans le ressort le justifie pleinement) et son corollaire, la lutte contre la toxicomanie par la recherche d’une réponse pénale adaptée à la prise en charge des toxicomanes, notamment la mise en place des stages de sensibilisation au danger de l’usage des produits stupéfiants ; . la lutte, sans relâche là aussi, contre les cambriolages, et je sais les efforts déjà engagés en ce sens par les services de police et de gendarmerie et qui doivent être suivis d’effets judiciaires immédiats et visibles. J’ajouterai une troisième priorité, même si elle n’est pas expressément visée par les instructions ministérielles. Il s’agit de la protection des fonctions d’autorité. Je ne peux accepter que des surveillants pénitentiaires, tout comme des militaires de la gendarmerie, des fonctionnaires de police ou des officiers publics et ministériels, soient malmenés, voire agressés dans l’exercice de leurs fonctions. Ceux qui sont les auteurs de ces atteintes à l’autorité publique doivent savoir qu’ils seront immédiatement tra-
duits devant les tribunaux par les parquets pour y être sanctionnés à la hauteur du caractère inacceptable de l’acte qu’ils ont commis et de ce qu’il révèle de leur personnalité. Mais au-delà de ces objectifs légitimes adaptés à nos préoccupations locales, c’est toujours à la recherche d’é quilibres entre différentes tendances, à la conciliation d’intérêts ou d’enjeux contradictoires que la justice est conviée et c’est sans doute là sa mission la plus noble mais aussi la plus subtile et la plus délicate. Trancher des conflits d’intérêts est une chose, chercher à concilier, de façon acceptable pour tous, des systèmes ou des intérêts qui s’opposent parfois radicalement, en est une autre. Notre cher symbole de la balance n’a jamais été autant justifié. Quelques exemples. Comment concilier : - le droit de savoir, la liberté d’information et la protection de la présomption d’innocence et de la vie privée des personnes, - la rationalisation des frais de justice et la générosité de l’investigation au bénéfice d’une vérité toujours exigée, - l’efficacité de l’investigation et l’introduction d’un minimum ou d’un maximum de contradictoire, selon qu’on est d’un côté ou de l’autre, - la dispersion de nos structures, aux compétences généralistes, et leur regroupement à des fins de spécialisation rendue si nécessaire par la complexité des systèmes et des matières, - cette même complexité des systèmes et des matières avec la pédagogie de leur compréhension, - la performance quantitative et la perfection qualitative, - la cohérence d’ensemble qui sert la sécurité juridique et l’approche individualisée des situations, - l’indépendance nécessaire à l’exercice de missions judiciaires et l’organisation hiérarchique de ceux qui les servent, - la mission de garde et de sécurité d’une administration pénitentiaire qui doit en même temps remplir sa mission de réinsertion et de prévention de la récidive.
Rentrée solennelle Je pourrais bien sûr multiplier les exemples mais à quoi bon. Vous avez compris que notre système judiciaire est, comme bien d’autres institutions, au cœur de nombreuses contradictions. Il se doit d’avancer. L’esprit de réforme qui le domine depuis fort longtemps mais à un rythme plus ou moins soutenu selon les périodes, constitue une chance et une dynamique salutaires parce qu’il nous pousse à évoluer dans nos façons de voir et de penser les choses, parce qu’il nous contraint à l’innovation permanente de nos
organisations et de nos méthodes, parce qu’il démontre que la justice n’est pas une vieille bâtisse sans relief, ancrée dans les murs poussiéreux de dogmes immuables, mais qu’elle sait au contraire prendre en compte l’évolution de nos sociétés en recherchant la meilleure réponse aux interrogations qu’elles lui posent. L’important dans cette évolution est, me semble-t-il, que les choses progressent avec réflexion, sérénité et mesure. Je suis par exemple surpris qu’on puisse aujourd’hui laisser penser que la garde à vue est la pire des mesures de
contrainte, qu’elle s’apparente par elle-même à un traitement inhumain alors qu’on n’a cessé depuis plus de 15 ans d’en revendiquer l’application au motif qu’elle était plus protectrice des droits de l’individu qu’un simple interrogatoire hors toute mesure de garde à vue. Je crois qu’il faut savoir raison garder et prendre garde de "ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain". Faisons naturellement confiance à nos parlementaires pour trouver la juste mesure dans la petite révolution que va connaître, en 2010 sans doute, notre procédure pénale. (…)
Justice oubliée
Au contraire le nombre des affaires nouvelles enregistrées en 2009 par cette chambre augmente de 11,45% et retrouve un niveau proche de celui de 2007. Les appels correctionnels qui avaient progressé de 31,1% en 2008 ont décru de 8,90% en 2009. Ils demeurent néanmoins à un niveau très élevé puisque supérieur de 26,25% à celui de l’année 2007. En réponse, les chambres pénales ont maintenu leur activité a un niveau élevé puisqu’elles ont rendu près de 6% de décisions supplémentaires en 2009. Effort qui sera soutenu en 2010 puisque de nouvelles audiences correctionnelles ont été créées qui permettront, nous l’espérons, de réduire les stocks qui ont sensiblement augmenté en 2 ans. Les juridictions du ressort de la cour ne sont pas en reste. En effet, si le volume des affaires civiles dont les 4 tribunaux de grande instance ont été saisis n’a augmenté que de 3,9% sur un an (6,09% sur 2 ans) la production juridictionnelle a progressé de 21% sur 2 ans, attestant de l’effort fourni. Dans le domaine pénal, la même tendance se vérifie puisque les tribunaux correctionnels de la cour ont rendu 2,31% de jugements supplémentaires en un an. Vous l’aurez compris, l’activité juridictionnelle de notre cour est non seulement restée très soutenue, mais elle a surtout confirmé sa progression des années précédentes. (…) L’année 2009 restera le point d’orgue d’une réforme d’importance, celle de la carte judiciaire. Après une première étape qui a concerné en 2008 les tribunaux de commerce et les conseils de prud’hommes, la réforme s’est traduite pour le ressort de notre cour par la suppression de six tribunaux d’instance à Pithiviers, Gien, Vendôme, Romorantin Lanthenay, Chinon et Loches. Depuis le 1er janvier 2010, la cour d’appel d’Orléans ne compte plus désormais que quatre tribunaux d’instance situés aux sièges des quatre tribunaux de grande instance. Aucun tribunal de grande instance n’étant supprimé, la réforme de la carte judiciaire est donc désormais achevée pour notre cour. (…) Au cours de l’année écoulée, la politique de développement des nouvelles technologies s’est poursuivie et amplifiée avec le déploiement de la visioconférence, de la numérisation des procédures pénales et la poursuite de
la mise en œuvre au niveau de la cour de la communication électronique. Ce processus de modernisation de la justice né de la convergence de l’informatique et de l’audiovisuel, révolutionne nos méthodes de travail et celles des auxiliaires de justice. Nous sommes conscients que ces nouveaux outils font naître de grandes attentes en particulier, en matière de célérité et d’efficacité dans le traitement des affaires judiciaires, tout comme elles engendrent la crainte de voir naître une justice désincarnée et déshumanisée. Nous devons malgré tout nous y engager résolument car elles sont le corollaire de la baisse inéluctable des effectifs et constitueront à compter du 1er janvier 2011 le support obligatoire, à peine d’irrecevabilité, des déclarations d’appel et des constitutions d’intimés, après la réforme de la procédure d’appel et la disparition de la profession d’avoué. Il ne s’agira plus alors d’un simple changement procédural mais de la naissance d’une culture et de méthodes de travail entièrement nouvelles. Ce sera l’un des enjeux majeurs de 2010. Il y en a d’autres. Parmi ceux-ci, je citerais particulièrement la question délicate des frais de justice. Malgré nos efforts pour maîtriser la dépense et ceux de la chancellerie pour abonder notre budget, l’exercice 2009 s’est clôturé par un montant de charges à payer de 1,5 million d’euros, qui obèrera nécessairement gravement la gestion 2010 ; étant observé que la dépense 2009 a correspondu presque exactement aux demandes prévisionnelles, qui n’ont, malheureusement pas été satisfaites totalement. Nous continuerons évidemment le travail accompli pour toujours mieux contrôler cette dépense. Malgré tout, le caractère en partie imprévisible de celle-ci et la minoration de nos enveloppes dans ce domaine font naître de graves inquiétudes pour l’avenir et nous conduirons certainement à faire des choix drastiques et difficiles.
par Daniel Tardif (…) ’audience solennelle est un temps fort des juridictions. Comme chaque année elle est le moment de faire le bilan de la période écoulée et de rendre compte de son activité et des actions accomplies. Les données statistiques essentielles de la cour et des juridictions du ressort figurent dans le livret qui vous a été remis. Je me contenterai donc de vous en commenter les points saillants. En ce qui concerne l’activité civile - entendu au sens le plus large puisque, outre le contentieux civil général, elle englobe également les contentieux commercial, social et familial - la Cour a vu le nombre d’appels, dont elle est saisie, continuer sa progression régulière puisqu’il augmente de 2,69% entre 2008 et 2009, étant noté que cette progression a été de 13% entre 2007 et 2009. Augmentation significative à laquelle il a été répondu efficacement puisque durant la même période le volume des décisions rendues a progressé de 13,29%, améliorant ainsi le taux de couverture entre les entrées et les sorties et permettant d’afficher un délai de traitement des affaires civiles de 7 mois - pour 8,5 mois en 2007 et une moyenne nationale de 12 mois - la situant ainsi parmi les cours les plus rapides de France. Un tel résultat n’a pu être obtenu que par un effort tout particulier des magistrats affectés à l’action civile qui ont rendu en moyenne annuelle 289 décisions par magistrat pour un objectif national récemment relevé de 270 à 280 . C'est dire que, contrairement à la réputation de lenteur de la justice, les procédures civiles sont traitées à Orléans avec célérité et dans un délai que les juridictions européennes qualifieraient certainement de tout à fait raisonnable. En matière pénale, les appels ont, toutes chambres confondues, très légèrement diminué en 2009 de 0,28% par rapport à 2008. Toutefois, ce chiffre doit être considéré avec prudence car il ne rend pas véritablement compte de la réalité. En effet, la baisse significative des entrées à la chambre de l’instruction, constatée en 2008, s’est désormais stabilisée.
L’année 2010 va également être marquée par l’entrée en vigueur d’importantes réformes législatives. Parmi les nouvelles réformes, il en est une qui révolutionne notre droit positif. Il s’agit de l’exception d’inconstitutionnalité introduite par l’article 61-1 de la Constitution et dont les modalités d’application sont fixées par la loi organique du 10 décembre 2009.
Rentrée solennelle A partir du 1er mars 2010, tout citoyen pourra saisir le Conseil constitutionnel lors d’un procès s’il estime qu’une disposition porte atteinte aux droits et libertés fondamentales garantis par la Constitution. En dépit des travaux de réflexion engagés sur les conséquences de l’introduction de ce nouveau mécanisme, il paraît aujourd’hui impossible de prédire l’ampleur que prendra ce contentieux. Il est cependant à craindre, comme l’a relevé Monsieur le Premier président Lamanda à l’occasion des travaux parlementaires, qu’en l’état actuel des moyens de la justice et du fait d’une multiplication possible du nombre de recours, les délais de traitement des procédures s’en trouvent allongés. D’autres textes encore impacterons 2010. Notamment la loi du 25 novembre 2009 portant loi fondamentale sur le service public pénitentiaire. Cette loi d’importance garantit les droits fondamentaux des détenus, améliore la reconnaissance des personnels pénitentiaires, concilie les impératifs de sécurité publique avec la prévention de la récidive et la réinsertion des condamnés, en développant les aménagements de peines pour diminuer un surpeuplement grandissant des prisons. La mise en œuvre de ces dispositions supposera d’approfondir toujours plus les échanges et le travail de coopération entre les juges de l’application des peines, les parquets et les services de l’administration pénitentiaire. Le travail est déjà commencé. D’autres réformes sont encore à venir, notamment celle, essentielle, de la procédure pénale, dont je ne parlerai pas, car en devenir à ce jour. (…) Avant de clore mon propos, je souhaiterai encore vous parler un instant d’un domaine qui suscite rarement les passions et ne retient qu’exceptionnellement l’attention des médias : je veux dire la justice civile, celle qui paradoxalement concerne presque les 2/3 de nos décisions. Selon l’adage romain "Ubi societas ibi jus", là où il y a une société, il y a du droit. Cet adage prend un sens tout particulier dans nos sociétés modernes ou la règle de droit est omniprésente et régit tous les espaces de la vie publique et privée. Je voudrais vous en convaincre. Si nul n’a le projet d’être soumis à la justice pénale en tant qu’auteur ou victime, ce qui est le cas de la grande majorité de nos concitoyens fort heureusement, chacun est directement concerné par la justice civile. Ainsi, l’enfant qui vient de naître ignore encore qu’il a acquis la qualité de sujet de droit. Pourtant rapidement pourra se poser la question de sa nationalité, de sa filiation et de sa protection. Il aura alors recours au juge du tribunal de grande instance. Devenu adulte et entré dans la vie active, il pourra être amené à faire valoir ses droits de salarié, d’employeur, d’entrepreneur ou de commerçant. Il se présentera alors devant le conseil de prud’hommes ou le tribunal de commerce. Fondant une famille, il aura à cœur de satisfaire
le désir et le besoin légitime de lui assurer un toit. Propriétaire, bailleur ou locataire, les sources de contentieux sont multiples en la matière. De nouveau, les juges du tribunal d’instance ou de grande instance seront ses interlocuteurs. La passion pouvant s’essouffler, il pourra être amené à se séparer ou à divorcer. Devront alors être réglées, la situation des enfants et toutes les conséquences matérielles d’une rupture. Le juge aux affaires familiales, parfois le juge des enfants, devront alors décider. Devenu âgé, les aléas de la vie ou le handicap pourront entraîner l’intervention d’un juge de plus en plus fréquent : le juge des tutelles. Ainsi, sans vouloir se transformer en un personnage de Racine et devenir un plaideur entêté, les motifs de faire appel à la justice civile sont nombreux et presque incontournables. Afin de faire reconnaître ses droits, le justiciable pourra porter son procès devant un juge ou un tribunal indépendant et impartial qui entendra sa cause et rendra une décision fondée en droit et en équité. Ce droit qui est consacré par la Convention européenne des droits de l’homme est un attribut fondamental de tout citoyen dans une société démocratique. Il ouvre à chacun la faculté d’obtenir que justice lui soit rendue et que ses droits soient conservés. Dans une relation parfois inégale, il est souvent l’unique moyen d’obtenir gain de cause. Ni la conciliation, ni la médiation ne sauraient s’y substituer totalement, quelque soit la qualité et l’utilité de ces mécanismes de résolution des conflits. Et pourtant cette justice de tous, essentielle à la vie de chacun, indispensable au fonctionnement harmonieux d’une société développée, n’apparaît plus aujourd’hui comme une nécessité absolue. Il est significatif à cet égard de constater que depuis près de 30 ans toutes les réformes de la justice ont porté presque exclusivement sur la justice pénale. Il n’est pas de mon propos de contester l’importance de celle-ci, tant les enjeux en termes de libertés, d’honneur et de sécurité personnelle sont essentiels, mais je souhaiterais également que la justice civile, j’allais dire la justice oubliée, celle qui fonctionne efficacement au quotidien sans faire de tapage, voit sa place reconnue et pérennisée. Cette justice produit, tout autant que la justice pénale, de la paix sociale en réglant les conflits et en permettant à chacun, sans considération de sa position sociale ou de sa fortune, de faire valoir ses droits. Cette justice de l’Etat est l’une des grandes conquêtes des démocraties. Elle est la justice du faible en face du fort, qui disposera toujours d’autres moyens pour faire valoir ses intérêts. Elle est la justice de tous et un héritage que nous devons défendre sans qu’il soit nécessaire d’y voir une quelconque manifestation d’un corporatisme qui n’a pas lieu d’être. Je forme le vœu que 2010 soit l’année qui verra la société française se réconcilier définitivement avec sa Justice 2010-086
Théologie et justice 11 mars 2010 Grand'Chambre - Cour de cassation Organisateur : www.courdecassation.fr 2010-087
Le droit européen de la santé 19 mars 2010 Bruxelles - Belgique Organisateur : valerie.haupert@dbfbruxelles.eu 2010-088 www.dbfbruxelles.eu
La revalorisation des parlements ? 19 mars 2010 Conseil d'Etat - Paris (1er) Organisateur : télécopie : 01 44 39 86 28 caroline.lafeuille@legiscompare.com
35ÈME COLLOQUE DE DEAUVILLE
Les garanties dans les cessions des titres des sociétés Actualité - Nouvelles pratiques 20 et 21 mars 2010 Deauville Organisateur : 01 46 28 38 37 isabelle.aubard@droit-et-commerce.org www.droit-et-commerce.org
Comment résoudre de façon efficace un conflit commercial international par la médiation et l'arbitrage 31 mars et 1er avril 2010 Damas - Syrie Renseignements : 01 44 88 55 56 - www.uianet.org
Célérité, qualité, modernité : la nouvelle devise du procès d’appel Commentaire du décret n° 2009-1524 du 9 décembre 2009 - JO du 11 décembre 2009 par Emmanuel Jullien*
ien que la rime soit inexistante, décembre est le mois des réformes de procédure et 2009 n’a pas échappé à cette tradition avec le décret du 9 décembre 2009. Si les principales dispositions de ce décret étaient pour la plupart connues pour être en discussion depuis de longs mois à la suite du dépôt du rapport "Célérité et qualité de la justice devant la cour d’appel" présenté par Monsieur Jean-Claude Magendie, Premier président de la cour d’appel de Paris, le 24 mai 2008, et d’un avant projet largement diffusé(1), l’importance de certaines mesures qui modifient profondément l’économie de la procédure d’appel mérite une particulière attention. Ce décret dessine un nouveau paysage pour une procédure d’appel profondément remodelée applicable au 1er janvier 2011(2) pour laisser un peu plus d’un an aux avocats qui devront normalement à cette date remplacer les avoués pour assimiler ces nouvelles règles(3). Un nouveau paysage, en relief bien sûr mais aussi en creux car ce qui doit retenir tout d’abord l’attention c’est ce que ce décret a choisi de ne pas faire. Cette réforme a heureusement su résister aux simplifications réductrices qui auraient conduit à modifier la nature de l’appel en abandonnant la voie d’achèvement au profit d’une voie de simple réformation et l’on ne peut que s’en réjouir surtout au moment où la Cour de cassation pose depuis l’arrêt Cesareo(4) le principe de concentration des moyens qui renforce substantiellement l’autorité de la chose jugée(5). On regrettera en revanche que la réforme ne saisisse pas l’occasion de promouvoir un corps de règles entièrement autonome pour la procédure d’appel et qu’il faille encore se référer pour l’instruction des dossiers aux règles applicables devant le tribunal. Mais s’il ne change pas la nature de la voie d’appel, le décret du 9 décembre 2009 n’en apporte pas moins de substantielles modifications qui transforment l’office du juge et bouscule les pratiques dans le but annoncé d’accélérer (I), d’améliorer (II) et de moderniser (III) le procès d’appel.
I. Accélérer le procès d'appel Partant de l’idée indiscutable qu’il n’y a pas de justice de qualité qui puisse être rendue sans un impératif de célérité mais également que certaines pratiques sont facteurs de ralentissement, les auteurs ont privilégié la loi sur l’office du juge pour régler le temps du procès.
1. L’avènement des délais légaux Le décret du 9 décembre 2009 marque une nouvelle évolution de l’instruction civile du procès d’appel. Si les parties sont maîtres de fixer l’objet du litige cela fait bien longtemps que le procès n’est plus leur chose et l’avènement, puis le renforcement du rôle du juge et du conseiller de la mise en état ont peu à peu transformé cette instruction pour privilégier de plus en plus la notion de service public, de productivité et de gestion du temps sur celle d’une parfaite préparation du dossier au service du juge. Le décret du 9 décembre 2009 consacre un nouveau glissement en dessaisissant le juge d’une partie de ses pouvoirs d’appréciation au cas par cas pour privilégier des délais uniformes et contraignants et rapprocher ainsi la procédure civile de la procédure administrative en accentuant le rôle de gestionnaire que ses promoteurs ont entendu conférer désormais au conseiller de la mise en état.
2. Des délais plus nombreux, plus courts et plus contraignants A compter du 1er janvier 2011 la procédure d’appel sera réglementée par des délais plus nombreux, plus courts et plus contraignants. a) La multiplication des délais légaux
L’article 902 impose désormais à l’appelant de signifier la déclaration d’appel à l’intimé qui n’aura pas comparu dans le mois de l’avis qui lui sera adressé par le greffe sous peine de caducité de cet appel. Cette obligation nouvelle vise à s’assurer que l’intimé a bien
connaissance de l’appel mais également à réduire les délais de comparution et cette double vocation lui a permis de résister aux nombreuses critiques soulignant son caractère contraignant et prématuré, dénonçant le renchérissement du coût du procès ou s’élevant contre les risques d’un contentieux parasitaire. L’article 908 impose à l’appelant de déposer ses conclusions dans un délai réduit à trois mois de la déclaration d’appel et de les signifier toujours sous peine de caducité de l’appel, concomitamment aux autres parties ou dans le mois de leur dépôt à l’intimé défaillant(6) avec dans ce dernier cas l’obligation de lui rappeler le délai dont il dispose pour conclure à compter de la réception de l’acte et les sanctions attachées au défaut de comparution ou de conclusions dans les délais légaux. L’intimé sur un appel principal comme celui sur un appel incident ou provoqué dispose d’un délai de deux mois pour conclure à compter de la signification des conclusions d’appel principal, incident ou provoqué et pour relever appel incident(7) tandis que l’intervenant forcé bénéficie d’un délai de trois mois à compter de son assignation, l’ensemble de ces délais étant prescrits à peine d’irrecevabilité relevée d’office. b) Des délais plus courts
Un mois pour assigner et trois mois pour conclure pour l’appelant, deux mois pour répondre pour l’intimé, un mois pour signifier ses conclusions au défaillant, tous ces délais apparaîtront aux praticiens comme extrêmement courts d’autant qu’ils s’appliqueront indistinctement et sans exception à l’ensemble des dossiers et qu’ils sont par ailleurs lourdement sanctionnés. Ajoutons pour être complet que le juge pourra d’office impartir des délais plus courts(8) mais également que les délais de distance habituels s’appliquent(9) et qu’un article 38-1 a été ajouté au décret du 19 décembre 1991 relatif à l’aide juridictionnelle pour modifier dans cette hypothèse le point de départ des différents délais. c) Des sanctions lourdes de conséquences
Le défaut d’assignation, de conclusions, de notification de ses conclusions est sanctionné
Chronique pour l’appelant par la caducité de l’appel et, pour l’intimé, par l’irrecevabilité de ses conclusions. La différence apparente des sanctions risque de s’estomper dès lors qu’il apparaitra rapidement de bonne pratique de signifier systématiquement la décision de première instance pour éviter que l’appel ne soit réinscrit après avoir été déclaré caduc. Formons le vœu - difficile à exaucer - que la multiplication et les difficultés prévisibles de computation des délais, qui constituent des contraintes très lourdes pour les auxiliaires de justice, ne soient pas l’occasion de multiplier les procès de procédure qui parasiteraient le bon déroulement du procès et détourneraient ces mesures de leur finalité qui est d’améliorer la qualité de la justice pour favoriser le procès équitable.
II. Améliorer la justice Le décret du 9 décembre 2009 contient un certain nombre de mesures pour améliorer la justice qui sont plus importantes qu’il n’y paraît et concernent pour l’essentiel la communication des pièces, les écritures d’appel et le rôle juridictionnel du conseiller de la mise en état.
1. Communication des pièces aux parties et au juge L’article 132 a été modifié pour rendre désormais obligatoire la communication des pièces en cause d’appel et l’article 906 précise que cette communication doit être simultanée à la notification des conclusions. L’article 912 prévoit que ces mêmes pièces devront être déposées quinze jours avant la date fixée pour l’audience des plaidoiries. Ces modifications importantes en pratique renforcent la loyauté et le contradictoire, tout en réduisant les délais d’instruction, même si l’on peut regretter l’absence de sanction alors pourtant que le défaut de communication spontanée des pièces constitue l’une des principales sources de retard parfaitement identifiée.
2. Structuration et concentration des écritures a) L’ébauche d’une tentative de structuration des écritures
L’article 954 relatif aux conclusions d’appel rappelle comme dans l’ancienne rédaction que "les conclusions d’appel doivent expressément formuler les prétentions des parties et les moyens de fait et de droit sur lesquels chacune de ces prétentions est fondée" mais précise désormais la nécessité pour "chaque prétention" d’indiquer les "pièces invoquées". Ce même article 954 dans sa nouvelle rédaction dispose également que "les prétentions sont récapitulées sous forme de dispositif" et que "la cour ne statue que sur les prétentions énoncées au dispositif". La première disposition est un pas vers la structuration des écritures et la volonté de
créer un lien plus étroit entre les prétentions, le bordereau des pièces, et les pièces dans l’ordre du bordereau qui doivent désormais être communiquées à la cour quinze jours avant les plaidoiries. Cette meilleure lisibilité des écritures qui renforce le caractère contradictoire, tout en facilitant le travail du juge ne peut qu’être approuvée et gageons que les conseillers de la mise en état auxquels l’article 913-1 concède le pouvoir d’enjoindre aux parties "de mettre leurs conclusions en conformité avec les dispositions de l’article 954" sauront faire œuvre pédagogique pour faire évoluer les conclusions dans le bon sens et que des protocoles continueront d’être signés dans les différentes cours d’appel pour aller plus loin dans cette voie. Il n’est pas certain en revanche que la seconde disposition soit aussi heureuse. Dire que "la Cour ne statue que sur les prétentions énoncées au dispositif" risque d’être mal interprété et de donner naissance à des dispositifs fleuves en sorte que l’on peut s’interroger sur l’opportunité de la mesure même si l’on imagine bien son économie. Cette disposition risque, en outre, de faire renaître les débats sur la distinction entre arguments, prétentions et moyens sans ajouter en contrepartie d’avantage de clarté dans les conclusions.
intitulé "dispositions relatives à l’e xigence de concentration des écritures et à la communication électronique", mais le titre n’était pas en adéquation avec le contenu puisque en guise de concentration il était simplement prévu que "les parties doivent concourir avec célérité aux débats en vue du jugement de l’affaire dans un délai raisonnable. Elles doivent se faire connaître mutuellement dans les délais requis, les prétentions, moyens, éléments de preuve qu’elles invoquent". Cette disposition a disparu du décret en même temps que son titre était modifié pour s’intituler plus sobrement : Dispositions relatives à la communication électronique. Ce ne sera donc qu’au seul conseiller de la mise en état qu’incombera la charge d’inviter le cas échéant les parties "à concentrer leurs écritures" dans le délai qu’il fixera mais en l’état, rien n’interdira à un appelant de soulever un nouveau moyen ou une nouvelle prétention dans de nouvelles conclusions ni à un intimé de faire de même à l’appui de l’appel incident qu’il aura néanmoins dû régulariser dans les délais requis. Il faut se féliciter de cette situation qui permet au praticien déjà bien encadré d’échapper à la double peine qu’aurait représentée l’irrecevabilité des moyens nouveaux au-delà d’un certain délai ajoutée à l’arrêt Cesareo(12).
3. Evolution prévisible de la plaidoirie
b) Un principe de concentration des écritures inexistant
Dans son arrêt du 7 juillet 2006, la Cour de cassation a rappelé qu’"il appartient au demandeur de présenter dès l’instance relative à la première demande l’ensemble des moyens qu’il estime de nature à fonder celle-ci"(10). La Mission "Célérité et qualité de la justice" proposait dans son rapport "que soit affirmé un principe de concentration en appel", conduisant "à préciser des délais dans lesquels les parties devront présenter des moyens de droit et de fait, éventuellement les prétentions nouvelles recevables en appel ainsi que les demandes incidentes"(11). L’avant-projet de décret contenait un chapitre II
Le rapport Magendie suggérait que le dossier à remettre à la cour ne comporte que "les dernières écritures et les pièces qui sont visées y compris la jurisprudence invoquée à l’e xclusion de tout autre document" afin que "l’audience de plaidoirie dans l’esprit d’un procès concentré dès l’origine, reste centrée sur les difficultés soumises à la cour et permette un dialogue interactif entre les parties et le juge"(13). Même si cela n’apparaît qu’en filigrane, il est certain que les préconisations de la Mission ont été entendues et que l’obligation faite aux
Amicus Curiae ette nouvelle association a pour objet de défendre l’appel comme voie d’achèvement du procès, de promouvoir le développement de règles spécifiques favorisant les conditions d’un procès équitable et pour vocation de regrouper tous les acteurs du procès d’appel et de contribuer, par des travaux de doctrine, des colloques et des formations, à une meilleure définition et une meilleure connaissance de la procédure d’appel.
Président : Emmanuel Jullien Ancien vice-président de la Chambre nationale des avoués
Membres fondateurs : Maurice Bensimon Alain Chardon Avoué à la Cour, président de la Compagnie de Nancy François Fontaine Avoué à la Cour, président honoraire de la Chambre nationale des avoués Annick de Fourcroy Avoué à la Cour, présidente de l’Association syndicale des avoués Maurice Buvat Avoué à la Cour, président de la Compagnie des avoués d’Aix-enProvence Stéphane Fertier Avoué à la Cour
Sarra Jougla Avoué à la Cour, présidente de l’Association des jeunes avoués Patricia Hardouin Avoué à la Cour, ancienne présidente de la Compagnie de Paris Ariane Logier Avoué à la Cour Maurice Parmentier Président honoraire de la Chambre nationale des avoués Jacques Pellerin Avoué à la Cour, président de la Compagnie de Paris Pierre Libéras Avoué à la Cour, ancien président de la Compagnie d'Aix-en-Provence François Teytaud Avoué à la Cour Sylvie Régnier Avoué à la Cour
Chronique parties de communiquer les pièces à la cour quinze jours avant l’audience préfigure celle de ne pas remettre d’autres éléments à l’issue des plaidoiries comme sans doute le caractère de plus en plus facultatif de celle-ci ou, dans les hypothèses où elle sera maintenue, son caractère interactif.
4. Une meilleure définition du rôle du conseiller de la mise en état 1°) Un pouvoir d’instruction au périmètre limité mais aux prérogatives apparemment accrues
Notons en premier lieu que l’article 910 nouveau maintient l’existence d’un nombre important de procédures sans mise en état et que lorsque la mise en état existe son périmètre se trouve largement réduit pour ne demeurer qu’entre le moment des dernières conclusions de l’intimé et celui de la clôture en sorte que dans la majorité des cas, le rôle du conseiller de la mise en état commencera après que les parties auront échangé leurs conclusions et communiqué leurs pièces et se limitera à prononcer la clôture ou à fixer un court calendrier pour des échanges complémentaires. Son rôle autrefois majeur dans le choix et le contrôle des délais disparaît avec le décret du 9 décembre 2009, mais il est vrai que dans le périmètre réduit qui est désormais le sien, ses pouvoirs se trouvent accrus puisque, s’il dispose toujours de ceux du juge de la mise en état, il hérite désormais en vertu de dispositions spécifiques de nouveaux pouvoirs relatifs notamment à la possibilité de prononcer une clôture partielle et celle d’enjoindre aux parties de mettre leurs conclusions en conformité avec l’article 954(14) même s’il s’agit là de dispositions qui apparaissent superfétatoires en l’état du renvoi fait par l’article 907 aux dispositions des articles 763 à 787 relatifs aux attributions du juge de la mise en état qui dispose déjà de ces mêmes pouvoirs. Mais ne nous leurrons pas la mise en état devant la cour a vécu, ce qu’impose sans doute la multiplication des intervenants. En 2011 la mise en état sera virtuelle avant de devenir vraisemblablement purement formelle. 2°) Une compétence juridictionnelle accrue
Aux attributions du juge de la mise en état, le conseiller de la mise en état ajoute une compétence exclusive pour statuer sur la caducité et l’irrecevabilité de l’appel. Comme le juge de la mise en état, les décisions du conseiller de la mise en état ont autorité de chose jugée lorsqu’elles statuent "sur les exceptions de procédure et sur les incidents mettant fin à l’instance". On rappellera que dans l’interprétation donnée par la Cour de cassation, d’une part les incidents mettant fin à l’instance sont exclusivement ceux visés au chapitre IV du titre XI du C.P.C.(15) et d’autre part que l’autorité de la chose jugée à l’égard des ordonnances statuant sur une exception de procédure ou un incident ne concerne que celles qui mettent effectivement fin à l’instance(16).
L’article 914 du décret du 9 décembre 2009 ajoute à cette liste des ordonnances ayant autorité de chose jugée, celles qui statuent "sur la fin de non-recevoir tirée de l’irrecevabilité de l’appel ou sur la caducité de celui-ci". On notera toutefois une différence importante entre l’autorité attachée à cette fin de non-recevoir et à cet incident de caducité et celle attachée aux exceptions de procédure et aux autres incidents mettant fin à l’instance, puisqu’ici l’autorité de la chose jugée est acquise, peu important que le conseiller de la mise en état accueille ou rejette la demande, ce qui n’est pas le cas des exceptions de procédure et généralement des incidents mettant fin à l’instance dans l’interprétation donnée par la Cour de cassation(17). L’article 916 précise que les ordonnances du conseiller de la mise peuvent être déférées à la cour dans les quinze jours de leur date "lorsqu’elles ont pour effet de mettre fin à l’instance, lorsqu’elles constatent son extinction, lorsqu’elles ont trait à des mesures provisoires en matière de divorce ou de séparation de corps, lorsqu’elles statuent sur une exception de procédure, un incident mettant fin à l’instance, la fin de non recevoir tirée de l’irrecevabilité de l’appel ou la caducité de celui-ci" et cette rédaction reproduit le texte de l’ancien article 914 sous réserve de deux ajouts et d’une modification. Le premier ajout concerne la possibilité de déférer toutes les ordonnances statuant sur l’irrecevabilité de l’appel, ce qui met ainsi fin à une incongruité qui s’expliquait historiquement mais n’avait aucune légitimité logique ou juridique et ce qui s’imposait d’autant plus qu’en cette matière l’ordonnance du conseiller de la mise en état est désormais revêtue dans tous les cas de l’autorité de la chose jugée. Le second ajout concerne le déféré des incidents de caducité, ce qui en revanche risque d’introduire une distinction curieuse entre cet incident et les autres incidents mettant fin à l’instance si l’on transfère logiquement aux voies de recours la jurisprudence précitée de la Cour de cassation(18) et si l’on n’admet par conséquent le déféré qu’à l’encontre des seuls incidents mettant effectivement fin à l’instance. La modification est en revanche moins visible et concerne les ordonnances qui dans l’ancienne rédaction de l’article 914 CPC pouvaient être déférées "lorsqu’elles statuaient sur une exception de procédure ou un incident mettant fin à l’instance". Au regard de l’interprétation de la Cour de cassation, cette rédaction introduisait une divergence entre l’appel des ordonnances du juge de la mise en état et le déféré des ordonnances du conseiller de la mise en état puisqu’on pouvait en induire que seules les exceptions de procédure mettant effectivement fin à l’instance étaient susceptibles de déféré. La nouvelle rédaction de l’article 914 supprime cette divergence en plaçant une virgule aux lieu et place d’une conjonction de coordination, ce qui revient à permettre le déféré des
ordonnances du conseiller de la mise en état statuant sur une exception de procédure ne mettant pas fin à l’instance. Si cette harmonisation des voies de recours entre les ordonnances du juge et du conseiller de la mise en état est bienvenue, il est en revanche possible de regretter d’une part l’absence de cohérence entre l’autorité de la chose jugée et les voies de recours même si elle est sans doute due à l’intrusion de la jurisprudence dans l’ordonnancement des textes, et d’autre part les discordances marquées entre les différents régimes, suivant qu’il s’agit d’une exception de procédure, d’une fin de non recevoir ou d’une catégorie particulière d’incident mettant fin à l’instance, ce qui risque de rendre la procédure encore plus hermétique. Dès lors que le choix avait été fait de disjoindre les questions de procédure de l’examen du fond il eut été plus judicieux de profiter de cette réforme pour rendre les textes clairs de façon à renforcer l’autorité des décisions du juge et du conseiller de la mise en état tout en autorisant largement les recours afin de purger définitivement le procès de ses scories procédurales. Espérons que la Cour de cassation saura dans son immense sagesse donner un sens commun à ces règles divergentes même si cela devait être au prix d’un revirement de jurisprudence.
III. Un parti pris de modernité Le décret du 9 décembre 2009 consacre l’intrusion de l’électronique dans le procès d’appel mais l’alchimie avec la procédure pourrait bien s’avérer détonante.
1. La nécessité de la communication électronique L’article 930-1 dispose qu’"à peine d’irrecevabilité relevée d’office les actes de procédure sont remis à la juridiction par voie électronique". L’article 15 du décret relatif à son entrée en vigueur précise que cette obligation s’appliquera dès le 1er janvier 2011 en ce qui concerne les déclarations d’appel et les constitutions et, ultérieurement, mais au plus tard le 1er janvier 2013, pour les autres actes de procédure. Ainsi l’électronique s’invite-t-elle au procès d’appel pour modifier profondément - outre les habitudes des praticiens - les règles de forme et de preuve des actes de procédure. Cette avance à marche précipitée est intimement liée à la suppression des avoués à la cour et à l’impérieuse nécessité que cette réforme ne se traduise pas en une régression en termes de productivité et de fonctionnement des greffes. La communication électronique de données structurées entre les études d’avoués et les greffes des cours d’appel a permis ces dernières années, notamment dans les principales cours de France, des économies substantielles de saisie des données par les greffes
Chronique puisque celles transmises électroniquement par les avoués implémentaient directement les dossiers du greffe. Le parti pris de non-régression imposait, par conséquent, compte tenu de l’augmentation prévisible du nombre des intervenants, de rendre obligatoire pour les avocats ce qui n’avait été qu’une faculté mise en œuvre efficacement par les avoués à la cour.
2. Les difficultés procédurales de la communication électronique A compter du 1er janvier 2011 et sous réserve d’une impossibilité "pour une cause étrangère à celui qui l’accomplit" la déclaration d’appel et la constitution devront être transmises exclusivement par voie électronique. Et chacun aura compris que ce qui constitue une petite révolution procédurale, ce n’est bien évidemment pas le fait de cette transmission qui, à une époque où les messageries électroniques envahissent nos modes de fonctionnement n’a rien d’extraordinaire même si dans le cas particulier, elle devra obéir à des schémas universels permettant les économies de saisie qui constituent l’un de ses objectifs. Ce qui constitue réellement un défi, c’est d’une part d’admettre une signature d’un niveau de sécurité peu élevé pour les actes de procédure, d’autre part de sécuriser suffisamment les modes de preuve de l’envoi et de la réception des actes de procédure comme des avis et des bulletins afin de ne pas créer par ce mode de communication un contentieux parasitaire nuisant à un procès équitable. Gageons que les professionnels concernés
sauront durant l’année qui s’annonce dépasser les seules questions techniques pour sécuriser les procédures et résoudre de façon certaine l’identification des auteurs des actes de procédure et la preuve indispensable attachée à la date d’envoi et de réception de ces mêmes actes. C’est là un défi bien intéressant à la condition toutefois d’associer à la définition des règles applicables à cette nouvelle génération d’actes de procédure non seulement les techniciens et les partenaires de justice mais également les spécialistes de la procédure. Alors que penser de cette réforme ? Constitue-elle une machine de guerre contre les avocats au service d’une justice déshumanisée comme le proclament certains ou s’agitil, au contraire, d’instituer de nouvelles règles pour une justice du XXIème siècle plus équitable comme le voudraient ses promoteurs ? A bien regarder cette procédure profondément remodelée avec ses creux et ses reliefs le plateau de la balance pencherait plutôt favorablement même si l’on peut regretter certaines contraintes inutiles et le caractère inachevé de la réforme qui prive la procédure d’appel de sa complète autonomie que justifie pourtant sa spécificité. Reste que l’adaptation des professionnels à ces nouvelles règles très contraignantes risque d’être difficile et parfois douloureuse mais gageons que les avocats sauront dans leur immense sagesse trouver dans le concert des compétences les moyens d’éviter les écueils nombreux et souvent difficilement visibles qui pavent la route de cette nouvelle procédure.
Espérons également que les moyens de la justice d’appel seront en adéquation avec les ambitions de la réforme car il ne servirait à rien en effet d’avoir contraint les auxiliaires de justice à faire un travail de qualité dans un délai réduit si les moyens mis en œuvre ne permettent pas au juge de rendre les décisions dans les délais de l’instruction des dossiers. Notes : 1 - Les Annonces de la Seine, lundi 18 mai 2009 n°21. 2 - L’article 15 précise que le décret entre en vigueur le 1er janvier 2011. 3 - Le projet de loi portant réforme de la représentation devant les cours d’appel prévoyait une entrée en vigueur au 1er janvier 2011 mais la question reste ouverte après le vote du Sénat repoussant cette date au 1er janvier 2012 ; mais en tout état de cause il est peu probable que la loi et le décret ne rentre pas en vigueur à la même date. 4 - Cf. BICC 15.10.2006 ; Dalloz 2006, 2135 note L. Weiller - droit et procédure 2006-5 page 348 observation N. Fricero ; procédure 2006 repère P.1 observation H. Croze ; procédures 2006 n°201 observation R. Perrault ; RTD civil 2006, 825 observation R. Perrault ; JCP 2007, II, 1070 note G. Wiederkeher ; RDT civil 2007, page 724 n°5 note R. Martin. 5 - La voie d’achèvement est consacrée mais davantage encadrée, l’article 564 nouveau donnant désormais la possibilité de relever d’office les moyens nouveaux irrecevables, et la multiplication des délais légaux permettant de redouter que "l’achèvement" du procès se trouve un jour muselé par un principe de concentration des écritures comme le préconisait la mission Magendie. 6 - Article 911. 7 - Articles 909 et 910. 8 - Article 911-1. 9 - Article 911-2. 10 - Cf. note 1. 11 - Rapport page 48. 12 - Ibid. 13 - Rapport de la mission page 71. 14 - Articles 913 et 913-1 du C.P.C 15 - Voir avis du 13 novembre 2006 (RTD civ. 2007. 177). 16 - Cassation civ. 2ème 13 mars 2008 Bull civ. II n°68. 17 - Cf. note. 18 - Cf. note 13. * Emmanuel Jullien est ancien vice-président de la Chambre des Avoués, président d'Amicus Curiae (voir encadré). 2010-092
1 000 pages - 75 € TTC - Franco de port www.bernardlagarde-sauvegarde.com
Commande à adresser à : Bernard LAGARDE - 52 rue Boissière - 75116 PARIS Téléphone : 01 47 55 75 75 - Télécopie : 01 47 55 75 76 E-mail :bl@bernardlagarde-sauvegarde.com Siret 310 575 329 00027 - TVA intracommunautaire FR 65310575329 NB : Les commandes non réglées ne seront pas servies 2010-093
Prévention de la délinquance des mineurs Rapport d’étape remis à Jean-Marie Bockel par Jean-Yves Ruetsch Paris, 18 février 2010
ans l’esprit du discours du Président de la République du 28 mai 2009 qui en appelait à une politique active de prévention de la délinquance et en cohérence avec les objectifs du nouveau Plan National de Prévention de la Délinquance et d’Aide aux Victimes annoncés le 2 octobre2009 par le Premier ministre, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, a confié le 25 novembre 2009 une mission “Prévention de la délinquance des mineurs et jeunes majeurs. M. Jean-Yves Ruetsch, responsable du pôle prévention citoyenneté à Mulhouse. La prévention de la délinquance représente en effet un enjeu essentiel, qui reste encore insuffisamment investi par les politiques publiques au regard de son importance. Elle est aussi un phénomène complexe, que les acteurs et pouvoirs publics ont du mal à appréhender pour adapter leurs réponses. En outre, de nombreuses innovations locales restent éparpillées et peu articulées avec les politiques nationales, alors même que certaines « bonnes pratiques» locales pourraient être généralisables. Pendant deux mois, de novembre 2009 à début février 2010, cette mission a exploité les travaux et rapports récents publiés par les pouvoir
publics, des chercheurs et des organismes comme le Conseil National des Villes, le Comité International pour la Prévention de la Délinquance ou encore l'Observatoire National de l'Enfance en Danger. Des entretiens avec des acteurs du monde judiciaire et des collectivités territoriales, mais aussi avec des responsables institutionnels et des experts, soit un premier panel d'une vingtaine de personnalités ont également été réalisés. Ce rapport d’étape qui a été remis au Secrétaire d’Etat à la Justice cet après-midi formule 60 propositions, illustrées par 20 bonnes pratiques de terrain, qui s'intéressent à trois domaines : le soutien à l'exercice des responsabilités parentales ; la réinsertion des jeunes exclus ; la professionnalisation des métiers et la coopération entre les acteurs. Les travaux de la commission Ruetsch met aussi en évidence trois constats : - L'absence d'analyse croisée du phénomène de la délinquance juvénile et la dispersion des sources et des travaux, qui ne sont pas ou peu recoupés, et donc la nécessité d'envisager la mise en place d'un outil spécifique qui permettrait d'avoir une approche globale et fine du phénomène et de ses évolutions dans la durée, mais aussi d'améliorer l'évaluation des actions.
- Le manque de vision partagée sur ce que recouvre et ce que vise la prévention sociale de la délinquance juvénile, et donc la nécessité de la définition d'objectifs plus clairs dans ce domaine, et pourquoi pas la construction, avec tous les acteurs, d'un véritable "socle commun" des politiques et actions de prévention. - Le défaut de réelle coordination opérationnelle entre les partenaires, mais aussi de politiques véritablement globales et intégrées, et donc la nécessité de clarifier, de simplifier et de rendre plus efficaces l'organisation du partenariat sur le terrain, mais aussi de mieux articuler les politiques et plans nationaux avec les actions et initiatives locales. Les propositions de ce rapport d’étape sont une première base de travail, et pourront apporter leur contribution à une très large démarche de concertation qui pourrait aboutir à l'organisation d'Etats Généraux de la Prévention de la Délinquance Juvénile. Construire ainsi une politique de prévention juvénile renforcée, renouvelée et susceptible de mobiliser tous les acteurs dans la même direction, tant aux niveaux national que local représente un véritable enjeu pour demain. 2010-094 Jean-René Tancrède
Annonces judiciaires et légales PARIS CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 12 janvier 2010, enregistré au Service des Impôts des Entreprises de Paris 6ème Odéon Pôle Enregistrement Paris Sud le 1er février 2010, bordereau 2010/109, case 19, extrait 1159, il a été constituté une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
TLTI INFORMATIQUE Siège social : 33, rue de l’Espérance 75013 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 100 000 Euros. Objet : directement ou indirectement, tant en France qu’à l’Etranger : - l’achat et la vente de tous matériels informatiques, - la conception et la réalisation de systèmes d’informations, - toutes prestations de conseil, d’études et de formations informatiques, - toutes ces activités pourront s’exercer en France et à l’Etranger. Le tout directement ou indirectement pour son compte ou pour le compte de tiers, soit seule, soit avec des tiers, par voie de création de sociétés nouvelles, d’apport de commandite, de souscription, d’achat de titres ou droits sociaux, de fusion, d’alliance, de société en participation ou de prise ou de dation en location ou en gérance de tous biens ou de droits. Et généralement, toutes opérations industrielles, commerciales ou financières, mobilières ou immobilières, pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’un des objets spécifiés ou à tout objet similaire ou connexe ou de nature à favoriser le développement du patrimoine social. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérant : Monsieur Simon, Laurent ALTIT, né le 17 juillet 1964 à Paris 13ème, de nationalité française, demeurant 34 bis, rue Louise 94000 CRETEIL, pour une durée indéterminée. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00894 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 1er février 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
REBANA Corp. Siège social : 55, rue de Chabrol 75010 PARIS Forme : Société Civile. Capital social : 3 000 Euros. Objet : acquisition et exploitation d’un immeuble. Durée : 99 ans. Gérance : Mademoiselle Hajer NEMRI demeurant 14, rue de l’Epinette 94160 SAINT MANDE. Clauses d’agrément pour les cessions de parts : les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise à agrément de la
collectivité des Associés réunie en Assemblée Générale. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00932 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 27 janvier 2010, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
NATIPUB Siège social : 11 bis et 17, rue du Colisée 75008 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 5 000 Euros. Objet : agence de communication graphique, marketing direct, publicité en PAO événementielle, conseil, création, conception et réalisation. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Madame Nathalie TABORD demeurant 2, allée George Sand 95400 VILLIERS LE BEL. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00907 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 12 février 2010, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
AVECMANAGEMENT Siège social : 13, villa Jules Laforgue 75019 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 1 000 Euros. Objet : conseil, études, accompagnement en ressources humaines, gestion de projets et communication. Durée : 30 ans. Gérance : Madame Sylvie TABARY demeurant 13, villa Jules Laforgue 75019 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00903 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 25 janvier 2010, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
ACM TRADE Siège social : 18, boulevard de Grenelle 75015 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 2 000 Euros. Objet : import/export de denrées périssables. Durée : 99 ans. Gérance : Monsieur Christophe MOUGIN demeurant 18, boulevard de Grenelle 75015 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00891 Pour avis
Ré Co Bat
Société à Responsabilité Limitée au capital de 50 000 Euros Siège social : 119, avenue de Flandre 75019 PARIS
Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 25 janvier 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
Sigle : Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris du 1er février 2010, enregistré le 16 février 2010 au Service des Impôts des Entreprises de Paris 19ème bordereau 2010/52, case 12, extrait 439 il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale : Ré Co Bat Siège sociale : 119, avenue de Flandre 75019 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 50 000 Euros divisé en 100 parts de 500 Euros. Objet social : en France et dans tous pays : peinture, plomberie, isolation, électricités, réseaux, démolition et rénovation de locaux commerciaux ou bourgeois. Et généralement toutes opérations financières, immobilières, mobilière ou industrielles, pouvant se rattacher à l’objet social ou en faciliter la réalisation. Durée : 99 années à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : A été nommée en qualité de Gérant Monsieur Mudasar NAEEM demeurant 20, avenue du Cottage 95400 ARNOUVILLE LES GONESSE. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 00917 La Gérance Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 14 février 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
PUMP IT UP PRODUCTION Nom commercial :
PUMP IT UP PRODUCTION Siège social : 57, rue Berthe 75018 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 2 000 Euros. Objet : production, réalisation et diffusion d’oeuvres audiovisuelles et cinématographiques. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Monsieur Julien SULTAN-FOURNIER demeurant 57, rue Berthe 75018 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00890 Pour avis
5 LIGHTS SARL 5 LIGHTS
Siège social : 22, avenue de Friedland 75008 PARIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 7 500 Euros. Objet : agence conseils en marketing, communication, édition, web, production audiovisuelle de films institutionnels et publicitaires. Durée : 99 ans . Gérance : Monsieur Adrien FUCHS demeurant 1, cité de l’Alma 75007 PARIS. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00914 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Paris du 9 février 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
SCI BELLE COUR Siège social : 136, rue Saint Honoré 75001 PARIS Forme : Société Civile Immobilière. Capital social : 30 000 Euros, divisé en 3 000 parts de 10 Euros chacune. Objet social : l’acquisition de tous biens mobiliers et immobiliers. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : - Monsieur Rachid SELLALI demeurant 36, avenue du Général Leclerc 92350 LE PLESSIS ROBINSON. Associée : Madame Meriem GUERRI, épouse SELLALI demeurant 36, avenue du Général Leclerc 92350 LE PLESSIS ROBINSON. Cession de parts : les parts sociales sont librement cessibles. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00938 Pour avis
MODIFICATION SELARL ABPM AVOCATS Z.A.C. de Mercières 2, rue Niepce 60200 COMPIEGNE
Société par Actions Simplifiée au capital de 2 655 310 Euros porté à 2 847 130 Euros Siège social : 285, rue de Vaugirard 75015 PARIS 444 624 225 R.C.S. PARIS Il résulte du procès verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 31 décembre 2009 que : - le capital social a été augmenté d’une somme de 191 820 Euros par voie d’apport en nature afin d’être porté de 2 655 310 Euros à 2 847 130 Euros.
Annonces judiciaires et légales Les statuts ont été modifiés en conséquence. - Monsieur Stéphane FAGARD domicilié 67 bis, rue d’Amiens 60000 BEAUVAIS a été nommé en qualité de Commissaire aux Comptes Titulaire en remplacement de la société SEC OBJECTIFS dont le mandat est arrivé à expiration, - Madame Myriam MATHYS domiciliée 26, rue du Pont d’Arcole 60000 BEAUVAIS a été nommée en qualité de Commissaire aux Comptes Suppléant en remplacement de Monsieur Charles-Henry LAPRUN dont le mandat est arrivé à expiration. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00933 Pour avis
Société à Responsabilité Limitée au capital de 15 000 Euros Siège social : 3, rue Ampère 75017 PARIS 513 800 474 R.C.S. PARIS Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 15 février 2010, il a été pris acte de la nomination de Madame Faouzia BARNAT, veuve AZZABI, demeurant 76, avenue des Martyrs de Chateaubriand 93700 DRANCY en qualité de nouveau Gérant, à compter du 1er mars 2010 pour une durée illimitée, en remplacement de Mademoiselle Lamia BARNAT, démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00905 Pour avis
HUMAN Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social : 19, rue des Frigos 75013 PARIS 438 328 882 R.C.S. PARIS Aux termes d’une délibération en date du 5 janvier 2010, l’Assemblée Générale Extraordinaire des Associés, statuant en application de l’article L 223-42 du Code de Commerce, a décidé qu’il n’y avait pas lieu à dissolution de la société bien que les capitaux propres soient devenus inférieurs à la moitié du capital social. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 00887 La Gérance
ARCACOM Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 777 Euros Siège social : 73, boulevard de Ménilmontant 75011 PARIS 477 590 590 R.C.S. PARIS Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 5 janvier 2010, il a été décidé de transférer le siège social de la société du : 73, boulevard de Ménilmontant 75011 PARIS au : 137, rue de Clignancourt 75018 PARIS à compter du 5 janvier 2010. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00898 Pour avis
PROCOMARCHANDISES FRANCE Société Anonyme au capital de 343 010,29 Euros Siège social : 24, rue Auguste Chabrières 75015 PARIS 307 165 688 R.C.S. PARIS Le Conseil d’Administration du 15 mai 2009 de la société PROCOMARCHANDISES FRANCE a constaté la réalisation définitive de l’augmentation de capital décidée par l’Assemblée Générale Mixte en date du 15 mai 2009, par l’émission de 157 991 actions nouvelles au nominal de 15,2449 Euros chacune et la modification définitive de l’article 7 des statuts, telle que décidée par l’Assemblée Générale Mixte du 15 mai 2009. Cette modification entraîne la publication des mentions suivantes : Ancienne mention : Capital social : 343 010,29 Euros. Nouvelle mention : Capital social : 2 751 567,29 Euros. Mentions modificatives en seront faites au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 00921 Le Liquidateur
ROSE BAKERY Société à Responsabilité Limitée au capital de 10 000 Euros Siège social : 46, rue des Martyrs 75009 PARIS 443 231 741 R.C.S. PARIS SIRET 443 231 741 00010 Les Associés de la société ROSE BAKERY, aux termes de leur Assemblée Générale Extraordinaire du 31 octobre 2009, ont décidé qu’il n’y a pas lieu de prononcer la dissolution anticipée de la société du fait de la perte de la moitié du capital, conformément aux dispositions de l’article L 223-42 du Code de Commerce. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis La Gérance 00937 Jean-Charles CARRARINI A.M.P. CONSEILS Jean-Philippe RASSINOUX Avocat à la Cour 24, cours du Maréchal Foch 33000 BORDEAUX Téléphone : 05.56.00.72.40.
ELECTRIC HOLDING CAUMARTIN Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 38 115,25 Euros Siège social : 1-3, rue de Caumartin 75009 PARIS 391 516 879 R.C.S. PARIS Aux termes d’une décision en date du 10 février 2010, l’Associé Unique de la société a décidé d’adopter la dénomination sociale : RASOIR SERVICE CAUMARTIN en remplacement de : ELECTRIC HOLDING CAUMARTIN et de modifier en conséquence l’article 3 des statuts. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 00942 La Gérance
C.KONTOMICHOS - C.CHENEY SCP D’ARCHITECTURE 2A Société Civile au capital de 15 245 Euros Siège social : 38-40, rue Eugène Oudiné 75013 PARIS 321 447 344 R.C.S. PARIS L’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 11 février 2010 a pris acte de la démission de Monsieur Claude KONTOMICHOS de ses fonctions de Co-Gérant à effet du 1er janvier 2010, et a décidé de ne pas pourvoir à son remplacement. Monsieur Christophe CHENEY demeure seul Gérant de la société . Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00910 Pour avis
EUROPLAC Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social : 266, avenue Daumesnil 75012 PARIS 499 008 696 R.C.S. PARIS SIRET 499 008 696 00019 Aux termes de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 1er janvier 2010, les Associés ont pris acte et accepté la démission à compter du même jour, de Monsieur Fernando GONCALVES CALDAS, de ses fonctions de Gérant, et ont nommé en remplacement aux dites fonctions à compter du 1er janvier 2010, pour une durée indéterminée Monsieur Zeynel BATIR, né le 10 janvier 1980 à AKDAGMADENI (99208 TURQUIE) demeurant 135, rue Sainte Catherine, appartement 6, 33000 BORDEAUX. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00888 Pour avis
AMENAGEMENT DECORATION CONSEIL - A.D.C. Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social : 27, boulevard Saint Martin 75003 PARIS 489 281 469 R.C.S. PARIS D’un procès verbal d’Assemblée Générale Ordinaire en date du 10 février 2010, il résulte que : - Monsieur Jean-Claude JABAUDON demeurant 4, rue de la Guérinière 91730 MAUCHAMPS, a été nommé en qualité de Gérant, à compter du même jour pour une durée indéterminée, en remplacement de Monsieur Johanne JABAUDON, Gérant démissionnaire. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis 00928 Le Représenté Légal
SCI DU 8 RUE SAINT CLAUDE Société Civile Immobilière au capital de 1 820 912,04 Euros Siège social : 8, rue Saint Claude 75003 PARIS 404 285 280 R.C.S. PARIS Aux termes de l’Assemblée Générale Ordinaire en date du 12 mars 2009, il a été pris acte de la démission de Monsieur Lionel HIRSCH de ses fonctions de Gérant à compter du même jour et la nomination de Monsieur Jean-Marie CROUE demeurant 10, rue Raymond
Ridel 92250 LA GARENNE COLOMBES en qualité de nouveau Gérant à compter du même jour, pour une durée indéterminée. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00922 Pour avis
COVEA Société de Groupe d’Assurance Mutuelle Siège social : 7, place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon 75015 PARIS 450 527 916 R.C.S. PARIS Le Conseil d’Administration a pris acte le 3 septembre 2009 de la démission, à effet du 26 juin 2009, de Monsieur Jean-Philippe GAUDUCHON de son poste d’Administrateur de la société, et a nommé en son remplacement et pour la durée du mandat restant à courir de son prédécesseur, à savoir jusqu’à l’issue de l’Assemblée Générale qui se tiendra dans l’année 2011 pour statuer sur les comptes de l’exercice 2010, Monsieur Roger FRAUX demeurant 41, route de Kercandon 44350 GUERANDE. Le Conseil d’Administration a également pris acte le 3 septembre 2009 de la démission, à effet du 26 juin 2009, de Monsieur Denis BARRE de son poste d’Administrateur de la société et a nommé en son remplacement pour la durée du mandat restant à courir de son prédécesseur, à savoir jusqu’à l’issue de l’Assemblée Générale qui se tiendra dans l’année 2013 pour statuer sur les comptes de l’exercice 2012, Monsieur André BLANCHET demeurant 26, rue du Soleil 72100 LE MANS. Le Président Directeur Général de la société la GARANTIE MUTUELLE DES FONCTIONNAIRES ET EMPLOYES DE L’ETAT ET DES SERVICES PUBLICS ET ASSIMILES, société ayant son siège social 76-78, rue de Prony 75017 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 775 691 140, Monsieur Thierry DEREZ a informé le 15 juin 2009 le Président de la SGAM COVEA du remplacement, à compter du même jour, de Monsieur Yves CAZAUX par Monsieur Hubert IVANOFF demeurant 5, allée des Anémones 78120 RAMBOUILLET, en qualité de Représentant Permanent de la société au sein du Conseil d’Administration de la SGAM COVEA. Le Directeur Général de la société FIDELIA ASSISTANCE, société ayant son siège social 27, quai Carnot 92210 SAINT-CLOUD, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre sous le numéro 377 768 601, a informé le 15 juin 2009 le Président de la SGAM COVEA, Monsieur Thierry DEREZ, du remplacement à compter du même jour de Monsieur Jean-Louis AIGNAN par Monsieur Xavier DEJAIFFE demeurant 3, route Nationale 80500 ASSAINVILLERS, en qualité de Représentant Permanent de la société au sein du Conseil d’Administration de la société SGAM COVEA. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00895 Pour avis
Annonces judiciaires et légales TWENTIETH CENTURY FOX HOME ENTERTAINMENT FRANCE Société Anonyme au capital de 48 000 Euros Siège social : 241, boulevard Péreire 75017 PARIS 328 972 989 R.C.S. PARIS 1984 B 2072 Aux termes du procès verbal de la réunion du Conseil d’Administration du 26 janvier 2010, il a été pris acte de la démission de Monsieur Dominique MASSERAN, de ses fonctions de Directeur Général Délégué avec effet immédiat et de nommer en son remplacement Monsieur Marc CAUX demeurant 315 bis, avenue du Général Leclerc 59155 SACHES, en qualité de nouveau Directeur Général Délégué, pour une durée renouvelable annuellement et expirant à l’issue de l’Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 mai 2010. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00941 Pour avis
JACLAN Société Civile Immobilière au capital de 1 524,49 Euros Siège social : 75, boulevard Berthier 75017 PARIS 432 489 771 R.C.S. PARIS Aux termes de l’Assemblée Générale Extraordinaire en date du 26 janvier 2010, il a été pris acte de la nomination de Monsieur Charles LEPEU demeurant 75, boulevard Berthier 75017 PARIS, en qualité de Co-Gérant à compter du même jour pour une durée indéterminée. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00897 Pour avis
SERENISSIME Société à Responsabilité Limitée au capital de 600 Euros Siège social : 68, boulevard de Port Royal 75005 PARIS 481 431 468 R.C.S. PARIS Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 9 février 2010, les Associés ont : - décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 15 février 2010 et sa mise en liquidation amiable, - nommé en qualité de liquidateur Monsieur Georges DURUPT demeurant 46, rue Barbès, bâtiment 20, 94200 IVRY SUR SEINE, - fixé le siège de liquidation au siège social. La correspondance est à adresser chez le liquidateur. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00896 Pour avis
Société à Responsabilité Limitée au capital de 12 000 Euros Siège social : 68 bis, boulevard Péreire 75017 PARIS 394 098 271 R.C.S. PARIS
SCP HOCQUARD & ASSOCIES Avocats au Barreau de Paris, 128, boulevard Saint Germain 75006 PARIS, Téléphone : 01.43.26.82.98, de 10 heures à 12 heures
D’un procès verbal d’Assemblée Générale Extraordinaire du 22 janvier 2010, il résulte que: - la dissolution anticipée de la société a été prononcée à compter du 22 janvier 2010 suivie de la mise en liquidation, - a été nommé en qualité de liquidateur, Monsieur Jean-Paul SANSON demeurant Ferme de Prasle 58340 MONTIGNY SUR CANNE, à qui ont été conférés les pouvoirs les plus étendus pour terminer les opérations sociales en cours, réaliser l’actif et acquitter le passif, le siège de la liquidation a été fixé au siège social. Toute correspondance devra être envoyée ainsi que les actes et documents concernant la liquidation devront être notifiés chez le liquidateur. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis 00899 Le Liquidateur
PROCOMARCHANDISES FRANCE Société Anonyme au capital de 343 010,29 Euros Siège social : 24, rue Auguste Chabrières 75015 PARIS 307 165 688 R.C.S. PARIS L’Assemblée Générale Mixte du 15 mai 2009 de la société PROCOMARCHANDISES FRANCE, a: - décidé la dissolution anticipée de la société à compter du même jour et sa mise en liquidation amiable sous le régime conventionnel, - nommé la société ITM ALIMENTAIRE FRANCE, Société en Nom Collectif au capital de 48 000 Euros, sise 24, rue Auguste Chabrières 75015 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 341 192 227, représentée par Madame Annick BODIN, née le 4 avril 1962 à COMPIEGNE (Oise) demeurant 9 bis, rue des Belles Filles 91580 ETRECHY, en qualité de liquidateur de la société dissoute, pour une durée illimitée, lui a conféré les pouvoirs les plus étendus, pour terminer les opérations sociales en cours, réaliser tous les éléments d’actif, acquitter le passif et répartir le solde de la liquidation entre les actionnaires dans la proportion de leurs droits, - fixé le siège de la liquidation au siège social, - mis fin aux fonctions du Cabinet SALLENAVE-PROST, Commissaire aux Comptes Titulaire et de la société SALUSTRO REYDEL, Commissaire aux Comptes Suppléant. Le dépôt des actes et pièces relatifs à la liquidation sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis 00920 Le Liquidateur
Société à Responsabilité Limitée au capital de 1 000 Euros Siège social : 20, rue de Nantes 75019 PARIS 509 377 016 R.C.S. PARIS Aux termes d’une Assemblée Générale Ordinaire en date du 11 février 2010, les Associés ont : - approuvé les comptes définitifs de la liquidation, - donné quitus au Liquidateur, Monsieur Kouabenan Françis FIENI, pour sa gestion et décharge de son mandat, - prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. 00885 Pour avis
LA FENETRE Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. en Liquidation au capital de 7 700 Euros Siège social : 77, rue de Charonne 75011 PARIS 438 719 437 R.C.S. PARIS Aux termes de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 12 février 2010, il a été : - approuvé les comptes définitifs de la liquidation, - donné quitus au Liquidateur, Madame Jeanne LECUYER demeurant 14, rue de la République 94220 CHARENTON LE PONT pour sa gestion et décharge de son mandat, - prononcé la clôture des opérations de liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. Les actes, pièces et comptes définitifs de la liquidation sont déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Paris. Pour avis 00889 Le Liquidateur
MIR FRANCE Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 10 000 Euros Siège social : 242, boulevard Voltaire 75011 PARIS 508 796 851 R.C.S. PARIS Aux termes des décisions en date du 16 Février 2010, l’Associé Unique a : - approuvé les comptes définitifs de liquidation, - déchargé Monsieur Mickael LOPES de son mandat de liquidateur, donné à ce dernier quitus de sa gestion, - constaté la clôture de la liquidation à compter du jour de ladite Assemblée. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis Mickael LOPES 00902 Liquidateur
VENTE AUX ENCHERES PUBLIQUES En l’audience du Juge de l’Exécution du Tribunal de Grande Instance de Paris, 4, boulevard du Palais 75001 PARIS, au plus offrant et dernier enchérisseur, des biens ci-après désignés :
EN UN LOT UN APPARTEMENT de 3 pièces principales ET UNE CAVE Sis à :
PARIS 11ème 199, boulevard Voltaire, 1, rue Alexandre Dumas et 1, impasse Delépine L’adjudication aura lieu le jeudi 25 mars 2010 à 14 heures 30. Cette vente a lieu à la requête du CREDIT FONCIER ET COMMUNAL D’ALSACE ET DE LORRAINE BANQUE, Société Anonyme au capital de 4 380 163 Euros, immatriculée sous le numéro 568 501 282 au Registre du Commerce et des Sociétés de Strasbourg, dont le siège social est 1, rue du Dôme, boît postal 102/R3, 67003 STRASBOURG, agissant poursuites et diligences de son Président Directeur Général domicilié en cette qualité audit siège, ayant pour Avocat la SCP HOCQUARD & ASSOCIES, Avocats au Barreau de Paris. DESIGNATION DES BIENS A VENDRE : Les biens et droits dépendant d’un immeuble sis à Paris 11ème, 199 boulevard Voltaire, 1, rue Alexandre Dumas et 1, impasse Delépine, cadastré section 1104 CK numéro 74 pour une contenance de 2 ares, 42 centiares et plus précisément les lots suivants : Lot numéro cinq (5) : Selon titre : au premier étage, porte face sur le palier, UN APPARTEMENT comprenant entrée, trois pièces sur la rue Alexandre Dumas, cuisine, débarras, salle de bains, water-closets ; et selon procès verbal descriptif du 18/06/2009, UN APPARTEMENT comprenant : entrée, cuisine, salle de bains, salle à manger, bureau et chambre, Et les 43/1004èmes des parties communes dudit immeuble ;
Annonces judiciaires et légales Lot numéro trente six (36) : UNE CAVE portant le numéro 9, Et les 3/1004èmes des parties communes dudit immeuble.
MISE A PRIX : 120 000 EUROS (CENT VINGT MILLE EUROS) Outre les charges, clauses et conditions prévues au cahier des conditions de vente. Les enchères ne peuvent être reçues que par ministère d’Avocat postulant près le Tribunal de Grande Instance de Paris. CONSIGNATION POUR ENCHERIR : Avant de porter les enchères, l’avocat se fait remettre par son mandant et contre récépissé une caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque rédigé à l’ordre du séquestre ou du consignataire désigné dans le cahier des conditions de vente, à savoir Monsieur le Bâtonnier Séquestre, représentant 10% du montant de la mise à prix, sans que le montant de cette garantie puisse être inférieur à trois mille Euros. Fait et rédigé à Paris, le 28 janvier 2010, par l’Avocat poursuivant, Signé la SCP HOCQUARD & ASSOCIES. S’ADRESSER POUR TOUS RENSEIGNEMENTS : 1) au Cabinet de la SCP HOCQUARD & ASSOCIES, Avocats au Barreau de Paris, 128, boulevard Saint Germain 75006 PARIS. Téléphone : 01.43.26.82.98, de 10 heures à 12 heures. 2) au Greffe du Juge de l’Exécution du Tribunal de Grande Instance de Paris, où le cahier des conditions de vente est déposé sous le numéro 09/16290. 3) sur les lieux pour visiter, où une visite sera organisée le lundi 15 mars 2010, de 10 heures. à 11 heures. 4) INTERNET : www.avoquard.com www.vlimmo.fr www.encheresjudiciaires.com 00883 Pour avis
CHANGEMENT DE RÉGIME MATRIMONIAL Suivant acte reçu par Maître Didier CHATEL, Notaire à Paris (17ème) 69, rue Ampère, le 15 février 2010, Monsieur Jean-Claude Raymond KRAFTCHIK, né le 1er novembre 1949 à PARIS (12ème) et, Madame Lola CARNEL, née le 24 novembre 1947 à PARIS (3ème), demeurant ensemble 17, rue des Trois Bornes 75011 PARIS, mariés le 26 avril 1977 au Perreux sur Marne (Val de Marne) sous le régime de la séparation de biens pure et simple suivant contrat de mariage reçu par Maître Paul FOUAN, notaire à Paris, le 18 avril 1977, ont adopté le régime de la communauté universelle avec attribution de la communauté à l’époux survivant. Les oppositions pourront être faites dans un délai de trois mois à compter de la présente publication et devront être
notifiées auprès de Maître Didier CHATEL, Notaire à Paris (17ème) 69, rue Ampère. En cas d’opposition, les époux peuvent demander l’homologation du changement de régime matrimonial au Tribunal de Grande Instance. 00908 Pour extrait
TRANSFORMATION FILOR AVOCATS Spécialistes en droit fiscal, en droit des sociétés et en droit social 659, avenue Paul Muller 54600 VILLERS LES NANCY Téléphone : 03 83 92 31 00
REALIZ CONSEIL Société à Responsabilité Limitée transformée en : Société par Actions Simplifiée au capital de 97 500 Euros Siège social : 21, rue Auber 75009 PARIS 443 214 424 R.C.S. PARIS Aux termes de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 15 décembre 2009, la collectivité des Associés a décidé, à l’unanimité, de transformer la Société à Responsabilité Limitée REALIZ CONSEIL en Société par Actions Simplifiée (SAS) à compter du même jour, sans création d’un être moral nouveau et a adopté le texte des statuts qui régiront désormais la société. L’objet de la société, sa durée, les dates de son exercice social, son siège social et sa dénomination demeurent inchangés. Le capital de la société reste fixé à la somme de 97 500 Euros. Cette transformation rend nécessaire la publication des mentions suivantes : Forme : La société, précédemment sous forme de Société à Responsabilité Limitée, a adopté celle de la Société par Actions Simplifiée. Administration et direction : Avant sa transformation en Société par Actions Simplifiée, la société était gérée par : - Monsieur Patrick PECHIER, né le 10 octobre 1959 à Villeneuve Saint Georges (Val de Marne) demeurant 97, rue Diderot 94500 CHAMPIGNY SUR MARNE. Sous sa nouvelle forme, la société est administrée par Monsieur Patrick PECHIER, ci-avant désigné, en qualité de Président. Commissaires aux Comptes : Ont été nommés Commissaires aux Comptes : - Commissaire aux Comptes Titulaire : la société GIFEC, Société à Responsabilité Limitée au capital de 200 000 Euros, dont le siège social est 73, boulevard Hausmann 75008 PARIS, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 351 818 042, représentée par Monsieur Serge ANOUCHIAN. - Commissaire aux Comptes Suppléant : Monsieur Georges GROSS, né le 16 janvier 1946 à Strasbourg (Bas Rhin) de nationalité française, domicilié professionnellement 205, rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris. Pour avis Le Président 00900 Patrick PECHIER
MULTI TRANSPORTS REGIONAUX
Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Poissy du 18 février 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination :
HAPPY-HOUSE Siège social : Espace Cristal "Pépinière d’entreprises" 22, rue Gustave Eiffel Le Technoparc 78306 POISSY CEDEX Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 1 000 Euros. Objet : - entretien de la maison et travaux ménagers, - garde d’enfants de plus de trois ans et leur accompagnement dans les déplacements et soutien scolaire, - préparation et livraison de repas, courses à domicile, y compris le temps passé aux commissions (à condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services comprenant un ensemble d’activités effectuées à domicile), - cours à domicile, - assistance informatique et Internet à domicile. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérante : Madame Srhayra SADFI demeurant 6, résidence du Parc 78570 ANDRESY. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles. 00945 Pour avis
SUN MICROSYSTEMS FRANCE Société par Actions Simplifiée au capital de 6 250 007 Euros Siège social : 13, avenue Morane Saulnier 78140 VELIZY VILLACOUBLAY 330 606 401 R.C.S. VERSAILLES Madame Nelly GARREAU demeurant 7, avenue Lenôtre 92420 VAUCRESSON, en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines de la société SUN MICROSYSTEMS FRANCE, ayant reçu une délégation de pouvoirs du Président de la société en date du 12 mai 2009, peut engager à titre habituel la société. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles. Pour avis 00916 Le Président
Société à Responsabilité Limitée en liquidation au capital de 7 622,45 Euros Siège social : 45 bis, rue Pierre Desjardins 78800 HOUILLES 413 759 127 R.C.S. VERSAILLES Au terme d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 31 décembre 2009 la collectivité des Associés a décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31 décembre 2009 et sa mise en liquidation amiable. Elle a nommé Monsieur Jean ADAM demeurant 45 bis, rue Pierre Desjardins 78800 HOUILLES en qualité de Liquidateur et lui a conféré les pouvoirs les plus étendus pour terminer les opérations sociales en cours, réaliser l’actif, acquitter le passif. Le siège de liquidation a été fixé chez le liquidateur. C’est à cette adresse que la correspondance devra être envoyée et que les actes et documents concernant la liquidation devront être notifiés. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles en annexe au Registre du Commerce et des Sociétés. Pour avis 00909 Le Liquidateur
AIGUE-MAINE CONSEIL Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 2 000 Euros Siège social : 23, rue Beethoven 78730 SAINT ARNOULT EN YVELINES 500 100 342 R.C.S. VERSAILLES Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 10 décembre 2009, les Associés ont : - décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 31 décembre 2009 et sa mise en liquidation amiable, - nommé en qualité de Liquidateur, Madame Roselyne PAYET demeurant 23, rue Beethoven 78730 SAINT ARNOULT EN YVELINES, - fixé le siège de liquidation au siège de la société. La correspondance est à adresser au siège de la société. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles. 00924 Pour avis
MONDEJAR LES ESSARTS Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 15 000 Euros Siège social : Place de la Mairie 78690 LES ESSARTS LE ROI 498 978 543 R.C.S. VERSAILLES La société MONDEJAR LES ESSARTS sus-désignée a été dissoute sans qu’il y ait lieu à liquidation par déclaration en date du 16 février 2010 souscrite par la société MONDEJAR SARL, Associée Unique, Société à Responsabilité Limitée au capital de
Annonces judiciaires et légales 12 195,92 Euros, ayant son siège social 20, route du Gâteau 78125 GAZERAN, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles sous le numéro 351 785 035. Cette déclaration de dissolution sera déposée au Greffe du Tribunal de Commerce de Versailles. Conformément aux dispositions de l’article 1844-5, alinéa 3, du Code Civil et de l’article 8, alinéa 2, du décret numéro 78-704 du 3 juillet 1978, les créanciers de la société MONDEJAR LES ESSARTS peuvent former opposition à la dissolution dans un délai de trente jours à compter de la publication du présent avis. Les oppositions doivent être présentées devant le Tribunal de Commerce de Versailles. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles. 00919 Pour avis
OPPOSITION Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Paris, du 3 février 2010, enregistré à Mantes Est, du 12 février 2010, bordereau 2010/167, case 2, Monsieur Luc PASTANT, domicilié 20, boulevard de la République 78440 PORCHEVILLE, a vendu à : la société AMBULANCES AB SANTE, Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 000 Euros, ayant son siège social 134, rue Paul Doumer 78510 TRIEL SUR SEINE, 504 431 248 R.C.S. VERSAILLES, les éléments d’actifs de fonds de commerce d’autorisation de circuler avec les véhicules suivants : - TRAFIC RENAULT immatriculé AE523 TC, - CITROEN PICASSO immatriculé 41 CKN 78, - CITROEN BERLINGO immatriculé 543 DHH 78, attachés au fonds de commerce d’ambulance et véhicules sanitaires légers et accessoirement le transport public routier de personnes, sis 20, boulevard de la République 78440 PORCHEVILLE et pour l’exploitation duquel, Monsieur Luc PASTANT est inscrit au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles sous le numéro A 328 352 372, moyennant le prix de 120 000 Euros. La date d’entrée en jouissance a été fixée au 3 février 2010. Les oppositions, s’il y a lieu, seront reçues dans les dix jours de la dernière en date des publications légales par la société AMBULANCES AB SANTE sise 134, rue Paul Doumer 78510 TRIEL SUR SEINE pour la validité et pour la correspondance par le Séquestre Juridique de l’Ordre des Avocats, 11, place Dauphine 75053 PARIS CEDEX 01. 00925 Pour avis
HAUTS DE SEINE CONSTITUTION
LUTECE EIFFEL Société par Actions Simplifiée au capital de 5 000 Euros Siège social : 4, rue du Docteur Barié 92160 ANTONY Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Antony du 10 février 2010, il a été constitué une société ayant les caractéristiques suivantes : Dénomination : LUTECE EIFFEL Siège social : 4, rue du Docteur Barié 92160 ANTONY Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital social : 5 000 Euros. Objet : - la fourniture au comptoir d’aliments et de boissons à consommer sur place ou à emporter, présentés dans des conditionnements jetables, - toutes activités relatives à l’alimentation (confiserie, pâtisserie, glaces, vente de boissons), - l’exploitation de manèges et attractions foraines, - la vente d’objets fantaisie, d’articles de souvenirs, articles de sports, jouets. Et ce, en France et à l’Etranger. Ces activités pouvant être exercées directement ou indirectement et notamment par voie de création de nouveaux établissements, d’apport, de prise en location-gérance. Et d’une manière plus générale, toutes opérations financières, mobilières ou immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet de la société ou à des objets connexes et susceptibles d’en faciliter le développement ou la réalisation. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Admission aux Assemblées Générales et exercice du droit de vote : Tout Associé a le droit d’assister aux Assemblées Générales et de participer aux délibérations personnellement ou par mandataire, quel que soit le nombre d’actions qu’il possède, sur simple justification de son identité, dès lors que ses titres sont inscrits à un compte ouvert à son nom. Chaque associé a autant de voix qu’il possède d’actions, sans limitation. Transmission des actions : Toute cession est soumise à un agrément au profit des autres Associés. Cet agrément est de la compétence du président . Administration de la société : Président seul, personne physique ou morale, Associé ou non, nommé pour une durée indéterminée. A été nommé aux termes des statuts, en qualité de premier Président, Monsieur Pierre FRELOT demeurant 4, rue du Docteur Barié 92160 ANTONY. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. Pour avis 00892 Le Président
LAZARE PRODUCTIONS Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle au capital de 1 000 Euros Siège social : 106, boulevard Victor Hugo 92110 CLICHY Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Clichy du 11 février 2010, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
Assemblées sur justification de son identité et de l’inscription en compte de ses actions. Droit de vote : Chaque action donne droit à une voix Transmission des actions : Toute cession d’actions à quelque titre que ce soit, est soumise à l’agrément préalable du Président. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. 00918 Pour avis
LAZARE PRODUCTIONS Siège social : 106, boulevard Victor Hugo 92110 CLICHY Forme : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Capital social : 1 000 Euros, divisé en 100 actions de 10 Euros chacune. Objet : consulting, création et production de contenus audiovisuels et multimédias pour la télévision, internet et la téléphonie. Durée : 99 ans. Président : Monsieur Silvain DI FIORE demeurant 106, boulevard Victor Hugo 92110 CLICHY, nommé pour une durée de deux années. Transmission des actions : Les actions ne peuvent être transférées : - entre Associés qu’avec l’agrément préalable du Président de la société, lequel doit apprécier si le transfert envisagé est conforme à l’intérêt social. - à des tiers étrangers à la société qu’avec l’agrément préalable de la collectivité des Associés statuant dans les conditions prévues aux statuts. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. 00906 Pour avis
HYPER GREEN TECHNOLOGIES Société par Actions Simplifiée au capital de 10 000 Euros Siège social : 77, rue Marcel Dassault 92100 BOULOGNE BILLANCOURT Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Boulogne Billancourt du 15 février 2010, il a été constitué une Société par Actions Simplifiée présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale : HYPER GREEN TECHNOLOGIES Siège social : 77, rue Marcel Dassault 92100 BOULOGNE BILLANCOURT Capital social : 10 000 Euros. Objet social : la société a pour objet en France, et à l’Etranger toutes prestations de services, achat, vente, conseil, promotion et publicité en matière informatique et de nouvelles technologies, notamment négoce de tout matériel numérique et équipement, vente par correspondance, mise en œuvre d’opérations de promotion et de publicité sur tous les supports, maintenance, service après-vente… Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre de Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Président : Monsieur Marc GOURLAN, né le 25 juin 1967 à Savigny sur Orge (Essonne) demeurant 25, rue des rives de l’Ecole 91490 MILLY LA FORET, de nationalité française. Conditions d’admission aux Assemblées : Tout Associé peut participer aux
AP Société Civile au capital de 522 910 Euros Siège social : 67, rue de Sèvres 92410 VILLE D’AVRAY 518 244 132 R.C.S. NANTERRE En date du 17 février 2010, l’Associée Unique a décidé de transférer le siège social du : 67, rue de Sèvres 92410 VILLE D’AVRAY au : 111, route de l’Hermitage 97126 DESHAIES à compter du même jour. Les statuts ont été modifiés en conséquence. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre et immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Pointe à Pitre désormais compétent à son égard. 00927 Pour avis
IDEM Société à Responsabilité Limitée au capital de 80 000 Euros Siège social : 7, place Jules Guesde 92100 BOULOGNE BILLANCOURT 410 914 840 R.C.S. NANTERRE Le 30 septembre 2009, l’Assemblée Générale Ordinaire a nommé aux fonctions de Commissaire aux Comptes Titulaire, la société FIDUCIAIRE PARIS RHONE ALPES sise 118 bis-ter, rue de Silly 92100 BOULOGNE BILLANCOURT, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bourg en Bresse sous le numéro 491 546 198 et aux fonctions de Commissaire aux Comptes Suppléant, la société AUDIT EUROPE COMMISSARIAT sise 111 rue San Severo 01000 BOURG EN BRESSE, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Villefranche-Tarare sous le numéro 435 191 168, pour une durée de six exercices. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. 00939 Pour avis
CALISA SARL Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. au capital de 2 500 Euros Siège social : 53, boulevard Victor Hugo 92110 CLICHY 503 006 892 R.C.S. NANTERRE Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 16 février 2010, les Associés ont :
Annonces judiciaires et légales - décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 16 février 2010 et sa mise en liquidation amiable, - nommé en qualité de Liquidateur, Monsieur Frédéric FICHEPAIN demeurant 53, boulevard Victor Hugo 92110 CLICHY, - fixé le siège de liquidation chez le Liquidateur. La correspondance est à adresser chez le liquidateur. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. 00904 Pour avis
GALILEA Société à Responsabilité Limitée au capital de 50 000 Euros Siège social : 67, rue Victor Hugo 92400 COURBEVOIE 481 676 641 R.C.S NANTERRE Aux termes d’un procès verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 8 février 2010, enregistré à Nanterre le 12 février 2010, bordereau 2010/262, case 35, il a été décidé de dissoudre purement et simplement la société à compter du 8 février 2010. Monsieur Dan ATTAL demeurant 67, rue Victor Hugo 92400 COURBEVOIE , a été nommé en qualité de Liquidateur à qui ont été conférés les pouvoirs les plus étendus. Le siège de liquidation a été fixé au siège social où tous documents et correspondances seront adressés. Aux termes d’un procès verbal de l’Assemblée Générale Ordinaire du 8 février 2010, les comptes de clôture résultant des opérations de liquidation ont été approuvés, et quitus a été donné au liquidateur de sa gestion. La clôture de liquidation a été prononcée à compter du 8 février 2010. La société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre. Pour avis 00901 Le Liquidateur
REQUÊTE EN VUE D'UN CHANGEMENT DE NOM Bruno Jacques MICHEL demeurant : 38, rue Marc Sangnier 92290 CHATENAY MALABRY Monsieur Bruno Jacques MICHEL, né le 19 mars 1955 à Coulommiers (Seine et Marne), demeurant 38, rue Marc Sangnier 92290 CHATENAY MALABRY, agissant en son nom personnel, dépose une requête auprès du Garde des Sceaux à l’effet de substituer à son nom patronymique, ceux de : de BOURILHON ou : MICHEL de BOURILHON 00929 Pour extrait
SEINE-ST-DENIS CONSTITUTION Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Rosny sous Bois du 12 janvier 2010, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
AGATHE SERVICES Siège social : 14, rue Pierre et Marie Curie 93110 ROSNY SOUS BOIS Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital social : 8 000 Euros. Objet : les services à la personne. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorotation. Gérance : - Madame Agathe, Claude, Marie, Josèphe THERY, née le 22 juin 1969 à Lorient (Morbihan) de nationalité française, demeurant 14, rue Pierre et Marie Curie 93110 ROSNY SOUS BOIS. - Madame Corinne, Sophie, Marie-Josèphe THERY, épouse ROULLEAU, née le 22 avril 1959 à Toulon (Var) de nationalité française, demeurant 60, rue Abdelmalek Ben Marouane OLM, 10170 RABAT (99350 MAROC). Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. 00882 Pour avis
EDAR SYSTEMES Société par Actions Simplifiée au capital de 1 000 Euros Siège social : 15, rue Pierrre de Nolhac 93410 VAUJOURS Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Vaujours du 29 janvier 2010, il a été constitué une Société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale : EDAR SYSTEMES Siège social : 15, rue Pierre de Nolhac 93410 VAUJOURS Forme : Société par Actions Simplifiée. Capital social : 1 000 Euros. Objet : installation d’équipements électriques, de matériels électroniques et optiques, câblages, réseaux informatiques. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés sauf dissolution anticipée ou prorogation. Président : Monsieur Arnaud ESMERY demeurant 15, rue Pierre de Nolhac 93410 VAUJOURS, de nationalité française. Admission aux Assemblées : Chaque Associé a le droit de participer aux décisions collectives par lui-même ou par son mandataire. Exercice du droit de vote : Chaque action donne droit à une voix. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel au capital qu’elles représentent. Transmission des actions : Les cessions d’actions sont libres. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. Pour avis 00884 Le Président
Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Aubervilliers du 15 février 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
SCI MINHO Siège social : 13, rue Balzac 93300 AUBERVILLIERS Forme : Société Civile Immobilière. Capital : 1 800 Euros. Objet social : l’acquisition par voie d’achat ou d’apport, la propriété, la mise en valeur, la transformation, la construction, l’aménagement, l’administration et la location de tous biens et droits immobiliers, de tous biens et droits pouvant constituer l’accessoire, l’annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en question. Gérance : Mademoiselle Virginie DA SILVA demeurant 13, rue Balzac 93300 AUBERVILLIERS. Durée : 99 ans. Cessions de parts sociales : les parts sociales sont librement cessibles au profit d’un Associé. Toute cession à un tiers de la société est soumise au préalable à agrément de la collectivité des Associés réunis en Assemblée Générale. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. 00934 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé en date à Villetaneuse du 5 février 2010, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
LES MAINS PRECIEUSES Siège social : 28, avenue Victor Hugo Bâtiment 28 93430 VILLETANEUSE Forme : Société à Responsabilité Limitée. Capital : 7 500 Euros. Objet social : service à la personne (garde-d’enfants de plus de 3 ans, ménage, repassage, petit bricolage, jardinage...) Durée : 99 ans. Gérance : - Madame Pharana MICHAUD demeurant 28, avenue Victor Hugo, bâtiment 28, 93430 VILLETANEUSE. - Mademoiselle Magbe Astrid Nourrahya TOURE demeurant 12, avenue Victor Hugo, bâtiment 12, 93430 VILLETANEUSE. Immatriculation : au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. 00935 Pour avis Aux termes d’un acte sous seing privé, en date à Saint Ouen du 29 janvier 2010, enregistré le 9 février 2010 au Service des Impôts des Entreprises de Saint Denis Nord, bordereau 2010/78, case 24, il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes : Dénomination sociale :
LE SOLEIL DU PORTUGAL Siège social : 34, avenue du Capitaine Glarner 93400 SAINT OUEN Forme : Société à Responsabilité Limitée de type E.U.R.L. Capital social : 8 000 Euros. Objet : la société a pour objet :
café, bar, restauration de type traditionnelle, ventes à consommer sur place ou à emporter. Durée : 99 ans à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Gérance : Mademoiselle Sandra OLIVEIRA DA SILVA demeurant 34, avenue du Capitaine Glarner 93400 SAINT OUEN. Immatriculation : la société sera immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. 00940 Pour avis
BTI SHOPPING Société à Responsabilité limitée de type E.U.R.L. au capital de 20 000 Euros Siège social : 58, rue de la Belle Etoile Zone Industrielle Paris Nord II 95700 ROISSY EN FRANCE 512 024 746 C.S. PONTOISE Le 15 janvier 2010, l’Associé Unique a décidé de transférer le siège social du : 58, rue de la Belle Etoile Zone Industrielle Paris Nord II 95700 ROISSY EN FRANCE au : 25, avenue du Bois de la Pie 93290 TREMBLAY EN FRANCE à compter du 15 janvier 2010. Suite à ce transfert, il est rappelé que Monsieur Michel BENCHETRIT demeurant 1, rue Deleau 92200 NEUILLY SUR SEINE est Gérant de la société. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Le dépôt légal sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Bobigny désormais compétent à son égard et la société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Pontoise. 00893 Pour avis
SCI IMMO REUNI Société Civile Immobilière au capital de 15 244,90 Euros Ancien siège social : 39/41, cours de la République 93140 BONDY Nouveau siège social : 30, rue Simiane 93190 LIVRY GARGAN 405 396 946 R.C.S. BOBIGNY Par Assemblée Générale Extraordinaire en date du 11 février 2010, la collectivité des Associés de la Société Civile Immobilière IMMO REUNI, a décidé à l’unanimité de transférer son siège social et de modifier corrélativement l’article relatif au siège social dans les statuts. A compter du 11 février 2010 le siège social qui était : 39/41, cours de la République 93140 BONDY est désormais situé au : 30, rue Simiane 93190 LIVRY GARGAN Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. Pour avis 00926 Le Gérant
Annonces judiciaires et légales L’ESCAPADE Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 000 Euros Siège social : 24, avenue Paul Vaillant Couturier 93120 LA COURNEUVE 507 443 067 R.C.S. BOBIGNY Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 7 décembre 2009, les Associés ont décidé de transférer le siège social du : 24, avenue Paul Vaillant Couturier 93120 LA COURNEUVE au : 5, rue Ernest Renan 93200 SAINT DENIS L’article 4 dans les statuts a été modifié en conséquence et dorénavant libellé : Article 4 - Siège social : Le siège social a été fixé au 5, rue Ernest Renan 93200 SAINT DENIS. Le reste de l’article reste inchangé. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. 00947 Pour avis
SCI VIGNERON REGRAIN Société Civile Immobilière au capital de 1 524,49 Euros Siège social : 19, rue du Jeu d’Arc 93370 MONTFERMEIL 347 760 456 R.C.S. BOBIGNY Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 22 janvier 2010, les Associés ont : - décidé la dissolution anticipée de la société à compter du 22 janvier 2010 et sa mise en liquidation amiable, - nommé en qualité de Liquidateur Monsieur Philippe VIGNERON demeurant 3, Le Champ de la Planche 77580 BOULEURS, - fixé le siège de liquidation au siège de la société. La correspondance est à adresser au siège de la société. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny. 00915 Pour avis
VAL DE MARNE CONSTITUTION Rectificatif à l’insertion 881 du 15 février 2010 pour FRANCE CONFORT PLUS, ne pas lire, sigle : CONFORT +. 00923 Pour avis
LA COUPE D’OR Société à Responsabilité Limitée au capital de 8 000 Euros Siège social : 4, rue Jean Racine 94310 ORLY 507 458 776 R.C.S. CRETEIL Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du er 1 février 2010, il a été pris acte de la nomination de Monsieur Kamel IFSAH demeurant 2, rue Marivaux 94310 ORLY en qualité de nouveau Gérant, à compter du 1er février 2010 pour une durée illimitée, en remplacement de Monsieur Djamel ZIDANI,
démissionnaire. Monsieur Djamel ZIDANI né le 27 octobre 1979 demeurant 8, avenue Anatole France 94400 VITRY SUR SEINE, a cédé : - 4 000 parts sociales à : . Monsieur Khaled ZEGGANE, né le 21 janvier 1980 demeurant au 36, rue de la Convention 91700 SAINTE GENEVIEVE DES BOIS - 4 000 parts sociales à : . Monsieur Kamel IFSAH, né le 12 mai 1983 demeurant au 4, rue Marivaux 94310 ORLY. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil. 00936 Pour avis
SOCIETE CIVILE DE MOYENS CLERC ENCAOUA Société Civile de Moyens au capital de 42 686 Euros Siège social : 23, rue Albert Thomas 94260 FRESNES 329 989 412 R.C.S. CRETEIL 1986 D 12033 Suivant Assemblée Générale Extraordinaire des Associés tenue le 15 janvier 2010, il a été décidé de réduire le capital social de 21 343 Euros pour le ramener de 42 686 Euros à 21 343 Euros par annulation de 140 parts d’un montant nominal de 21 343 Euros. Par la suite, le capital a été ainsi ramené à la somme de 21 343 Euros, divisé en 140 parts de 152,45 Euros, toutes attribuées à Monsieur Remi ENCAOUA. Par la même occasion il a été : - pris acte de la démission de Monsieur Jean-Baptiste CLERC de ses fonctions de Co-Gérant. Désormais, Monsieur Remi ENCAOUA demeure seul Gérant. - décidé de modifier la dénomination sociale qui devient : SOCIETE CIVILE DE MOYENS DENTAIRE ENCAOUA Les statuts ont été modifiés en conséquence. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil. Pour avis 00913 Le Gérant
V7 DISTRIBUTION Société à Responsabilité Limitée au capital de 182 000 Euros Siège social : 6/8, avenue Georges Brassens Z.A.C. des Hautes Varennes 94470 BOISSY SAINT LEGER 403 419 393 R.C.S. CRETEIL Aux termes du procès-verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 29 mai 2009, il résulte que le capital a été augmenté de 28 000 Euros par apports en numéraire pour être porté à 210 000 Euros. L’article 9 des statuts a été modifié en conséquence. Ancienne mention : Capital : 182 000 Euros. Nouvelle mention : Capital : 210 000 Euros. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil. 00931 Pour avis
CREATIV-IT Société à Responsabilité Limitée à capital variable au capital de 7 500 Euros Siège social : 101, rue Véron 94140 ALFORTVILLE 478 257 645 R.C.S. CRETEIL Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 22 janvier 2010, il a été décidé de transférer le siège social du : 101, rue Véron 94140 ALFORTVILLE au : 3, rue du Court Debout 59800 LILLE à compter du 1er janvier 2010. Le dépôt légal sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Lille désormais compétent à son égard et la société sera radiée du Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil. 00946 Pour avis
V7 DISTRIBUTION Société à Responsabilité Limitée au capital de 152 449,02 Euros Siège social : 6/8, avenue Georges Brassens Z.A.C. des Hautes Varennes 94470 BOISSY SAINT LEGER 403 419 393 R.C.S. CRETEIL Aux termes du procès-verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 30 mai 2008, il résulte que le capital a été augmenté de 29 550,98 Euros par apports en numéraire pour être porté à 182 000 Euros. L’article 9 des statuts a été modifié en conséquence. Ancienne mention : Capital : 182 449,02 Euros. Nouvelle mention : Capital : 182 000 Euros. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil. 00930 Pour avis
MEDIAMOBILE Société à Responsabilité Limitée au capital de 7 500 Euros Siège social : 14 bis, rue Jean Baptiste Marty 94220 CHARENTON LE PONT 451 470 520 R.C.S. CRETEIL Aux termes du procès verbal d’Assemblée Générale Extraordinaire en du 19 janvier 2010, les Associés ont décidé, de modifier la date de clôture de l’exercice social, et d’une augmentation du capital en numéraire de 1 875 Euros, pour le porter de 7 500 Euros à 9 375 Euros, par émission de 125 parts nouvelles, de 15 Euros chacune, numérotées de 501 à 625 émises au prix de 800 Euros chacune, soit avec une prime de 785 Euros par part. Les articles 6, 7 et 19 des statuts ont été modifiés en conséquence comme suit : Anciennes mentions : Article 6 – Apports : La société a été constituée par un Associé unique nommé ci-dessus qui a apporté à la société 7 500 Euros. Apports en numéraire : L’Associé Unique a apporté à la société une somme d’argent d’un montant de 5 000 Euros. Cette somme a été déposée conformément à la loi par l’Associé au crédit d’un compte ouvert au nom de la société, à la banque BICS, 13, rue Henri Janin 94190 VILLENEUVE SAINT GEORGES. Cette somme sera retirée par la
gérance sur présentation du certificat d’immatriculation de la société du Registre du Commerce et des Sociétés du Greffe du Tribunal de Commerce dont dépend le siège social. Apports en nature : L’Associé Unique a apporté à la société les biens suivants évalués comme suit : - 2 ordinateurs i Mac : 1 500 Euros. - Autres matériels (fax, imprimante, scanner…) : 1 000 Euros. Total des apports en nature : 2 500 Euros. Nouvelles mentions : Article 6 - Apports : Lors de la constitution de la société, il a été effectué les apports suivants : - Apports en numéraire : 5 000 Euros. - Apports en nature : 2 500 Euros. Aux termes d’une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 19 janvier 2010, le capital social a été augmenté de 1 875 Euros, en numéraire, pour être porté à 9 375 Euros. Anciennes mentions : Article 7 - Capital social : Le capital social est fixé à la somme de 7 500 Euros. Ce capital est divisé en 500 parts égales de 15 Euros chacune, entièrement libérées, numérotées de 1 à 500 et attribuées aux Associés en proportion de leurs apports respectifs, et des cessions de parts librement consenties et intervenues entre les Associés : - Monsieur Jean Pascal PAUL, à concurrence de 450 parts portant les numéros de 1 à 450. - Madame Christiane CALONNE, à concurrence de 50 parts portant les numéros de 451 à 500. Total égal au nombre de parts composant le capital social 500 parts. Nouvelles mentions : Article 7 - Capital social : Le capital social est fixé à 9 375 Euros, divisé en 625 parts de 15 Euros chacune, intégralement libérées, numérotées de 1 à 625 et réparties entre les Associés en proportion de leurs droits respectifs, savoir : - Monsieur Jean Pascal PAUL, à concurrence de 306 parts sociales portant les numéros 145 à 450, ci : 306 parts. - AQUADRIPLAY, à concurrence de 319 parts sociales portant les numéros 451 à 500 et 501 à 625, et 1 à 144, ci : 319 parts. Total égal au nombre de parts composant le capital social : 625 parts. Article 19 : Année sociale : Anciennes mentions : L’exercice social commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année. Nouvelles mentions : L’exercice social commence le er 1 avril et se termine le 31 mars de chaque année. Mention en sera faite au Registre du Commerce et des Sociétés de Créteil. 00886 Pour avis
Réforme de la taxe professionnelle Ministère de l’Economie - 18 février 2010
hristine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, a présenté lors d’une conférence de presse aujourd’hui un nouvel outil de simulation des effets de la réforme de la taxe professionnelle.
Elaboré par la direction générale des finances publiques, ce simulateur est désormais disponible en accès libre sur les sites economie.gouv.fr et impots.gouv.fr. Il permet aux chefs d'entreprise d'évaluer en quelques minutes, à partir de données dont ils disposent
Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts- Ce colloque marque la volonté des expertsComptables représenté par son Président Joseph comptables de soutenir la politique favorisant Zorgniotti et le Conseil Régional de l’Ordre des l’investissement et l’emploi poursuivie par le Experts-Comptables de Paris Ile de France Gouvernement depuis 2007 et ce fut l’occareprésenté par son Président Bernard Lelarge sion pour la Ministre de l’Economie de rappeont organisé une conférence dans les “Salons ler que le texte adopté par le Parlement est Hoche” à Paris consacrée à la réforme de la fisca- particulièrement équilibré puisque : lité locale, ce 18 février 2010, devant plus de 500 - la taxation des investissements productifs est professionnels du chiffre, sur la contribution définitivement supprimée tant pour les économique territoriale ; Christine Lagarde, nouveaux investissements que pour le stock des invitée d’honneur, est venue parler d’une investissements passés réforme qui lui tient à cœur : celle de la taxe professionnelle qui doit désormais être “appliquée et expliquée”. Pour la Ministre de l’Economie, les expertscomptables sont des “guides aguerris” dont les compétences sont reconnues par les chefs d’entreprises ; l’entrée en vigueur de la réforme de la taxe professionnelle ne se fera pas sans l’intervention des experts-comptables qui s’estiment bien placés pour concilier les intérêts des entreprises et ceux des collectivités locales. Joseph Zorgniotti et Christine Lagarde
(avis de taxe professionnelle 2009, chiffre d'affaires, localisation de leurs établissements, valeur ajoutée…), le montant de la contribution économique territoriale dont ils sont redevables. Christine Lagarde a rappelé que "la réforme bénéficiera à plus d'un million d'entreprises et leur donnera davantage de moyens pour investir et pour embaucher". Après avoir retracé les nombreuses initiatives prises au cours des dernières semaines pour permettre aux élus et aux entreprises de mieux appréhender les conséquences de la réforme, elle a indiqué : “Réformer, c'est aussi un art d'exécution. La réforme de la fiscalité locale n’aura véritablement réussi que lorsqu’elle sera entrée dans les mœurs des entrepreneurs et des élus. Je m'investirai personnellement dans l'application de la réforme, comme je l'ai fait au stade de sa conception et de son adoption”. Pour accompagner la mise en œuvre de la réforme, le Premier ministre François Fillon a nommé auprès de Christine Lagarde six parlementaires en mission, qui auront la tâche de faire le lien et de remettre au Parlement avant le 1er juin 2010 un rapport qui évaluera les effets concrets de la réforme et proposera des ajustements le cas échéant.
- les entreprises concourent désormais au financement des collectivités par le biais d’une contribution économique territoriale (C.E.T.) composée d’une part foncière et d’une part assise sur leur valeur ajoutée - le taux de la cotisation sur la valeur ajoutée est déterminée selon un barème progressif fixé au niveau national, qui favorise les P.M.E. - les communes sur les territoires desquelles sont implantées des entreprises continueront à voter les taux de la cotisation foncière mais ceux-ci ne pourront plus désormais évoluer plus vite que ceux des impôts payés sur les ménages Nul doute que la mise en place d’une Contribution Economique Territoriale donnera au tissu économique français une nouvelle vitalité alors que la taxe professionnelle, qui pénalisait durement les entreprises, les incitait à se délocaliser.
Christine Lagarde et Olivier Carré
Jean-René Tancrède 2010-095
Les Annonces de la Seine 11 du jeudi 18 février 2010
PALMARÈS FONDATEUR EN 1919 : RENÉ TANCRÈDE - DIRECTEUR : JEAN-RENÉ TANCRÈDE ANNONCES LEGALES ..................................................