Source: http://www.dominicains.ca/Documents/documents_gen/ratio_formationis.htm
Timestamp: 2017-12-18 11:00:40+00:00
Document Index: 143745911

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 3', '§ 9', '§ 2', '§ 4', '§ 1', '§ 1', '§ 3']

Ratio formationis generalis de l'Ordre des frères prêcheurs
Ordinis fratrum praedicatorum, 1987
A. But et destinataires de la Ratio formationis generalis
1. La Ratio formationis generalis (RFG) veut répondre à la demande de L.C.O. 163. Elle ne fait que rappeler et développer les prescriptions de L.C.O. 154 à 251 en décrivant surtout l'esprit et le cadre nécessaires de la formation institutionnelle et religieuse dans notre Ordre. Elle tire également quelques conclusions d'ordre pratique.
2. La RFG se limite aux principes fondamentaux d'une formation intégrale à la vie dominicaine et son objet est surtout la formation institutionnelle ou initiale.
3. À chaque Province d'adapter les principes généraux et de remplir les structures de base données par cette RFG dans la Ratio formationis particularis répondant aux besoins spécifiques et à la situation concrète de la Province.
4. La RFG s'adresse tout d'abord aux frères chargés de l'initiation et de la formation des jeunes frères à la vie dominicaine, pour les guider dans leur tâche.
5. En second lieu la RFG rappelle leur responsabilité aux membres des communautés de formation.
6. Enfin les frères en formation y trouveront les principes fondamentaux de leur propre formation dont ils sont les premiers responsables.
B. De la formation en général
7. Souvent, dans notre Ordre, nous parlons de formation quand il s'agit de l'étude. Plus souvent encore, nous réservons ce terme à une seule étape de notre vie. En réalité, la formation, c'est-à-dire le fait d'être disciple et de le savoir, d'avoir toujours à apprendre et à nous renouveler, doit être un élément caractéristique de notre vie dominicaine.
8. À ce renouveau, à cette croissance, nous sommes invités par la Parole de Dieu, l'Église et nos Constitutions, nos frères, sans oublier les hommes auxquels nous sommes envoyés annoncer la Bonne Nouvelle du salut.
9. Dans nos vies, la formation prend des modalités spécifiques quand il s'agit d'un postulant, d'un novice, d'un frère étudiant, d'un frère engagé pleinement dans le ministère ou d'un frère âgé qui ne peut plus prêcher.
10. Le premier degré de la formation s'appelle formation institutionnelle ou initiale.
11. Mais à chaque étape de notre vie il convient de mettre en lumière la nécessité de la formation. Il est en effet des réalités – la prière, par exemple – qui meurent en nous quand nous cessons de les apprendre.
12. La Parole de Dieu que nous fréquentons, les études que nous poursuivons, les hommes et les femmes que nous rencontrons, les mentalités qui nous interpellent, les lieux et les événements dans lesquels nous sommes immergés nous provoquent à une formation permanente.
13. La communauté conventuelle et provinciale doit être un lieu de grande importance pour cette formation.
14. Par sa nature, la communauté dominicaine doit nous inciter à demeurer en formation toute notre vie. Les chapitres réguliers, les échanges, l'entraide fraternelle, la prédication conventuelle, les supérieurs doivent nous y aider.
15. La prière personnelle et la liturgie de la communauté, la vie apostolique, la vie commune, l'étude et la pratique des conseils évangéliques nous maintiennent sur le chemin où Dieu nous a appelés et ne cesse de nous appeler et nous rendent toujours plus humains à l'image de Jésus.
16. Néanmoins c'est au candidat lui-même qu'incombe la responsabilité première de sa formation dans une libre coopération avec la grâce de la vocation reçue de Dieu et sous la conduite du Père Maître et des autres formateurs (cf. L.C.O. 156).
17. Au Prieur provincial dans sa Province et au Prieur conventuel dans son couvent, il revient de veiller à ce que l'esprit de formation demeure vivant et actuel.
18. La responsabilité des différents degrés de la formation initiale incombe à ceux qui en ont été chargés.
II. L'ESPRIT DE LA FORMATION INITIALE
A. Valeurs et éléments fondamentaux de la vie dominicaine
19. La formation qu'un jeune homme qui frappe à notre porte est en droit de recevoir et que nous devons lui transmettre comme nous l'avons nous-mêmes reçue est l'intégration progressive dans la vie dominicaine, décrite dans la Constitution fondamentale, structurée et animée par nos Constitutions et les textes des chapitres généraux et provinciaux.
20. Saint Dominique a fondé son Ordre dans le but de l'évangélisation. L'Évangile et sa diffusion sont ainsi au centre de son projet. L'expérience, dans la contemplation, d'avoir été saisi par l'Evangile qui est message de salut pour lui et pour tous les hommes – Dominique prie devant le crucifié, le Sauveur qui offre sa vie pour tous – ainsi que le fait d'avoir été touché par la souffrance et la misère dans le monde, poussent Dominique à engager toute sa vie pour faire connaître l'Evangile et offrir aux autres le salut. L'étude est ordonnée à cette tâche, de même que la pauvreté individuelle et communautaire. Dans le couvent comme communauté fraternelle, l'Evangile prend une forme concrète. La structure propre à l'Ordre est basée sur la corresponsabilité de tous pour le projet commun.
21. Les valeurs et éléments fondamentaux de la vie dominicaine à transmettre aux jeunes frères sont les suivants :
– le zèle pour la diffusion de l'Évangile comme message de salut, nourri par le fait d'avoir été saisi par l'Evangile de la compassio de Dieu et par la souffrance dans le monde,
– la vie commune: le fait de porter le projet commun dans une responsabilité partagée ; partage non seulement des biens matériels, mais de tout ce qui fait notre vie (cf. Walberberg 76s). La communauté est ainsi par son existence et par ses engagements Iesu Christi prædicatio,
– l'étude en vue de l'évangélisation, c'est-à-dire au service d'une saisie plus profonde de l'Evangile et d'une compréhension des hommes dans leurs situations de détresse,
– un style de vie correspondant aux valeurs de l'Évangile, particulièrement en ce qui concerne le pardon mutuel et le soutien dans notre vie chrétienne et notre engagement religieux dans les circonstances du monde d'aujourd'hui. Fidèle aux exhortations des chapitres de Walberberg et d'Avila, notre pauvreté témoignera d'une certaine austérité de vie et d'une solidarité pratique avec les pauvres, notre chasteté sera une vie de célibat total au service des autres, notre obéissance sera une obéissance responsable où ni l'individualisme ni l'autoritarisme ne sera la norme,
– l'évangélisation perpétuelle de sa propre vie et de son coeur dans la contemplation comme appropriation personnelle de la Parole de Dieu.
La synthèse, ou plutôt l'unité en tension de ces valeurs et éléments fondamentaux, sans cesse à découvrir et à réaliser à nouveau, constitue la spécificité de la vie dominicaine.
B. Le processus d'intégration dans la vie dominicaine
22. L'intégration dans la vie dominicaine est progressive. Elle ne doit pas moins comporter, en toutes ses étapes et selon des modalités appropriées, tous les éléments qui composent notre vie.
23. L'intégration dans la vie dominicaine s'insère pour certains frères dans le cadre de la recherche et de la découverte de leur identité personnelle. C'est pourquoi cette recherche d'identité personnelle comme homme et comme chrétien et l'identité dominicaine s'interpénètrent.
24. Ainsi le noviciat qui est, par priorité, un temps de croissance spirituelle et de découverte de la vie communautaire, doit également comprendre un éveil aux problèmes apostoliques. Durant le temps du studentat, quand les études institutionnelles ainsi que des activités apostoliques plus larges s'ajoutent, il faut que ces éléments trouvent une intégration harmonieuse.
25. En respectant les étapes de la formation initiale et les priorités que comportent chacune d'elles, on doit veiller à ce que la globalité de la vie dominicaine (l'unité en tension des valeurs et éléments fondamentaux) demeure présente. Que l'étude ne se fasse pas au détriment de la vie de prière et que la tension entre vie communautaire et étude d'une part, vie apostolique d'autre part ne soit pas résolue par le rejet de l'un ou l'autre de ces éléments.
26. De plus, la formation initiale n'est pas seulement l'apprentissage d'un comportement ou la transmission d'un savoir, elle est la tradition d'un mode d'être, d'un esprit et d'une mentalité propre, ce que l'on appelle « l'évangélisme dominicain» qui consiste dans une certaine manière de « parler de Dieu ou avec Dieu » et dans un style particulier de vie communautaire et d'attention aux problèmes de notre temps.
C. Le cadre de la formation dominicaine
27. Autant que possible, il importe que l'initiation à la vie dominicaine se fasse dans un couvent tel que le décrivent nos constitutions (cf. L.C.O. 161s).
28. On évitera de garder un seul novice dans un noviciat ou trop peu d'étudiants dans une Province avec l'argument de ne pas vouloir les déraciner. En ce domaine, la collaboration interprovinciale à l'intérieur d'une même aire culturelle peut et doit jouer.
29. Dans des aires où cette coopération n'est pas possible pour des raisons culturelles, géographiques ou autres, la permission d'établir de nouveaux modèles de formation doit être demandée au Maître de l'Ordre et les modèles approuvés par lui.
30. Dans la Constitution fondamentale, notre Ordre affirme sa vocation universelle. Par ailleurs nous sommes de plus en plus conscients des cultures et des mentalités particulières desquelles sont issus les candidats. La formation initiale a donc la double tâche d'intégrer ces cultures et ces mentalités, dans la mesure où elles disposent déjà à l'accueil et à l'annonce de l'Évangile, et d'ouvrir simultanément à une communion plus large et donc plus catholique.
31. On veillera cependant à ne pas déraciner les jeunes frères venant des nouvelles Eglises. On pourra envisager le noviciat et même les études institutionnelles dans les vicariats régionaux qui remplis-sent les conditions exprimées ci-dessous au chapitre « noviciat» ou qui peuvent fournir un programme d'étude partiel ou entier conforme à la Ratio studiorum generalis de l'Ordre.
III. LES ÉTAPES DE LA FORMATION INITIALE
A. Le pré-noviciat (ou le postulat)
32. Le pré-noviciat (ou postulat) est la première des étapes qui conduisent l'aspirant à la profession solennelle.
33. Cette étape n'a jamais eu dans l'Ordre le même caractère institutionnel que les autres. Une certaine latitude est laissée aux Provinces sur la manière et la durée, ainsi que sur le lieu de la «préparation au noviciat» (cf. L.C.O. 167).
34. Cette préparation au noviciat nous paraît cependant importante pour le bon déroulement de la formation. Depuis le Concile et Renovationis causam de nombreux Ordres, Congrégations et monastères ont mieux perçu la nécessité et le bien-fondé de ce temps préparatoire au noviciat proprement dit.
35. « La plupart des difficultés rencontrées de nos jours dans la formation des novices proviennent du fait que ceux-ci ne possédaient pas, au moment de leur admission au noviciat, le minimum de maturité nécessaire. Une préparation au noviciat s'avère donc de plus en plus indispensable... » (Renovationis causam I,4).
36. La durée, la forme et le lieu du pré-noviciat seront déterminés par le chapitre provincial ou par le Prieur provincial en son conseil (L.C.O. 167). Généralement il ne devrait pas dépasser un an et il peut se dérouler dans une maison autre que celle du noviciat où la vie de l'Ordre soit observée de sorte que le mode de vie soit mieux adapté à la croissance de chaque candidat et aux besoins de cette période de, transition. La Ratio formationis particularis déterminera les détails de la formation pendant le pré-noviciat.
37. [vacat]
38. Le pré-novice reçoit de manière adaptée une catéchèse approfondie théorique et pratique (foi–sacrement) et une initiation aux relations personnelles dans le cadre de la vie commune.
39. Le passage à l'état religieux requiert une certaine finesse de compréhension des jeunes et de leur monde. Le pré-noviciat doit ménager une transition progressive de la vie séculière à la vie dominicaine tenant compte du temps nécessaire à une progressive adaptation spirituelle et psychologique et doit aider le candidat aux changements nécessaires qu'il devra assumer lors de son entrée dans la vie religieuse.
40. Il est souhaitable que le pré-novice visite et connaisse plusieurs communautés de la Province dans laquelle il va entrer.
41. Au cours du pré-noviciat on invitera le candidat à rencontrer un psychologue particulièrement averti en matière de vie religieuse. Il s'agit d'une matière très délicate et on doit respecter soigneuse-ment les droits des individus (cf. Can. 646, 220). Cette aide peut être très utile pour guider les candidats dans leur croissance future comme êtres humains et religieux, en même temps qu'elle sert la commission d'admission à prendre sa décision. Cependant il doit être clairement compris que cette évaluation ne doit pas usurper lafonction de la commission d'admission. Le droit d'admettre le candidat appartient toujours à la Province (L.C.O. 171).
42. Le responsable du pré-noviciat fournira un rapport sur le candidat au Maître des novices ainsi qu'à la commission d'admission. Ce rapport sera transmis au Prieur provincial en même temps que le résultat du vote de la commission d'admission.
B. L'admission au noviciat
43. Les Provinces doivent user au maximum des possibilités que donne notre droit de vérifier l'aptitude des aspirants à entreprendre un noviciat.
44. Outre l'évaluation du temps du pré-noviciat par le responsable du pré-novice, il y aura un examen de l'aspirant par les membres de la commission d'admission sous la responsabilité du Prieur provincial (cf. L.C.O. 173 § II).
45. Qu'on applique sérieusement pour cette évaluation et pour cet examen les critères indiqués dans Can. 642 et L.C.O. 155. D'une importance capitale sera la capacité d'apprendre de l'aspirant et son ouverture progressive au projet dominicain (cf. Rome 245).
46. On veillera à ce que les examens par le comité d'admission et le Prieur provincial ne soient pas de pures formalités (cf. L.C.O. 173 § II). Peuvent être membres de cette commission ceux qui ont accompagné les aspirants et qui les connaissent.
47. Le Maître des novices vérifiera soigneusement avant l'admission si toutes les conditions demandées par le droit commun (cf. Can. 643) et nos constitutions (cf. L.C.O. 168s) sont remplies.
48. Il veillera à accomplir avec soin les démarches préalables exigées par le droit (dimissoriales pour les clercs, indults pour membres d'autres rites, dispenses, etc.) et il se chargera aussi d'obtenir tous les autres documents nécessaires (cf. Can. 645 et L.C.O. 170).
49. Pour les aspirants qui ont quitté notre Ordre et qui demandent une réadmission, on suivra les normes de L.C.O. 168.
50. Lorsqu'un aspirant a déjà été refusé au noviciat, il ne pourra pas être validement reçu dans une autre Province sans que celle-ci ait obtenu un rapport écrit du Provincial de la Province qui l'avait re-fusé. Ce document sera soumis au Provincial et à la commission d'admission de la Province dans laquelle il pose sa candidature.
51. Le comité d'admission aura toujours le droit de refuser quelqu'un à qui le conseil provincial a permis de présenter sa candidature.
C. Le noviciat
52. Le noviciat constitue la première phase d'intégration institutionnelle dans l'Ordre des Prêcheurs.
53. Les normes de L.C.O. 178 § III et IV déterminent la durée du noviciat.
54. L'entrée au noviciat est précédée par des exercices spirituels (cf. L.C.O. 178 § 1). Là où elle ne coïncide pas avec la prise d'habit (cf. L.C.O. 176), l'entrée au noviciat est marquée par une liturgie communautaire qui manifeste visiblement l'accueil du pré-novice dans l'Ordre.
55. Il est nécessaire de signifier au novice qu'il est dès son entrée au noviciat sous la responsabilité du Maître des novices (cf. L.C.O. 181) pour tout ce qui concerne la vie du noviciat (cf. Can. 652, 2).
56. Durant le temps du noviciat, le novice doit prendre conscience qu'il est le premier responsable de sa formation et de son intégration dans l'Ordre (cf. L.C.O. 156).
57. De cette formation, le Maître des novices est l'initiateur et l'animateur. A lui revient le discernement (cf. L.C.O. 186). Il est aidé par des assistants et un conseil de formation (cf. L.C.O. 158).
58. La communauté d'accueil et plus largement la Province toute entière ont leur rôle à jouer dans l'intégration et la formation des no-vices, selon les modalités que le Maître des novices et le Prieur provincial veilleront à déterminer et à rappeler.
59. Le temps du noviciat est un temps d'apprentissage de la vie dominicaine en ses diverses composantes, avec une priorité effective accordée à la découverte de la vie spirituelle et de la vie communautaire.
60. Cela exige une entrée progressive et contrôlée dans les domaines fondamentaux de notre vie que sont la vie intellectuelle et la vie apostolique, la vie intellectuelle étant au service de la vie apostolique (cf. L.C.O. 78 à 83).
61. Le programme du noviciat est établi par le Maître des novices et ses collaborateurs. Il sera soumis au Provincial pour approbation.
62. Le programme de formation doit nécessairement comporter une initiation à la Parole de Dieu, l'histoire, la tradition et la législation de notre Ordre ainsi qu'à l'histoire et à la théologie de la vie religieuse. On donnera également une initiation concrète à la liturgie, à la pratique sacramentelle et au rôle de Marie, Mère de Dieu comme on le trouve dans la riche tradition de l'Ordre (cf. L.C.O. 129).
63. Le Maître des novices veillera à ce qu'il y ait une initiation à la prière liturgique et privée.
64. En ce qui concerne la dimension apostolique de la vie dominicaine, qu'on n'oublie pas que cette «formation ne doit pas être seulement théorique mais aussi pratique par une certaine participation aux activités apostoliques de l'Ordre» (cf. L.C.O. 188). Les priorités apostoliques et les orientations définies par nos derniers chapitres généraux guideront la sélection de ces activités.
65. À côté de ce programme de formation et en lien avec lui, des réunions communautaires régulières permettront aux novices d'apprendre à échanger, communiquer et délibérer sur leur vie au noviciat et les initieront ainsi à une pratique fructueuse du chapitre régulier (cf. L.C.O. 7 § 3).
66. Ces divers travaux de groupe ne remplacent pas les échanges réguliers que le novice aura avec le Maître des novices et/ou avec le frère désigné à cet effet.
D. Le studentat
67. La formation à la vie dominicaine ne prend pas fin avec la profession simple. Le développement de la vie spirituelle des étudiants reste la première priorité (cf. L.C.O. 213).
68. Soucieux de leur besoin, le Maître des étudiants s'assurera de la disponibilité de confesseurs et permettra aux étudiants de rechercher une direction spirituelle d'autres personnes lorsque cela sera demandé.
69. Le temps qui précède la profession solennelle et qui est consacré aux études de manière prioritaire est un moment très important de la formation initiale.
70. Les formateurs (Maître des étudiants, Régent des études, Modérateur de centre d'études institutionnelles) doivent veiller soigneusement à ce que le frère étudiant découvre et intègre l'étude dans sa vie religieuse dominicaine.
71. La place de l'étude dans notre tradition, son rôle dans la vie contemplative, son importance pour la vie apostolique, sa dimension à la fois équilibrante et ascétique (cf. L.C.O. 76 à 83), doivent être mis en valeur dans le service de Dieu et du monde.
72. Les Provinces font de gros efforts financiers pour permettre à leurs étudiants de se livrer à leur tâche en toute liberté d'esprit. On veillera à les rendre conscients de ce privilège et à être d'autant plus responsables en matière de pauvreté.
73. Le programme des études est fixé par la Ratio studiorum generalis et particularisé dans la Ratio studiorum de chaque Province.
74. Si les frères font leurs études hors de l'Ordre, il convient que dans leur communauté leur soit présenté le caractère spécifique de l'étude chez les Prêcheurs.
75. Tout en étant consacré de manière prioritaire aux études, le temps du studentat est aussi le temps pour découvrir davantage la dimension apostolique de la vie dominicaine et pour acquérir progressivement une compétence pastorale.
76. L'intégration progressive de la dimension apostolique dans la vie des frères étudiants ne peut se faire que par des expériences apostoliques concrètes : activités pastorales durant l'année scolaire, stages durant les vacances, possibilité d'interrompre le cycle d'étude par une expérience pastorale prolongée (cf. L.C.O. 225).
77. On veillera à ce que ces engagements apostoliques permettent aux frères étudiants d'avoir une expérience du monde des pauvres, des exploités, des marginaux, pour les introduire peu à peu à la mission et à l'existence aux frontières spécifiques de la vie dominicaine.
78. Que durant ces engagements apostoliques concrets les frères étudiants soient suivis par un frère compétent désigné par le Maître des étudiants qui fera avec eux une évaluation périodique de cette expérience.
79. Au Maître des étudiants d'assurer en même temps l'accompagnement spirituel nécessaire pour aider les frères étudiants à évaluer et à approfondir ces expériences en vue de l'intégration de la dimension apostolique dans leur vie dominicaine.
80. Les vacances et autres temps libres doivent être des temps de détente, mais aussi des moments d'enrichissement en vue de profiter davantage des moments consacrés à l'étude.
81. On peut envisager dans cette ligne des échanges entre Provinces en vue d'apprendre des langues étrangères, des séjours dans des couvents et maisons représentant un intérêt particulier, des rencontres entre étudiants d'une même région, etc.
82. Le temps des études est un temps de maturation et d'intégration en profondeur de la vie dominicaine (cf. L.C.O. 213 § I et II). Ces années de défi sont également un temps de croissance continue dans la foi.
83. Un accompagnement spirituel des personnes et du groupe, régulier et précis, est nécessaire.
84. Au Maître des étudiants (et à ses collaborateurs) d'assurer cet accompagnement spirituel tant au plan individuel par des échanges personnels et réguliers qu'au plan de la vie du groupe par des réunions communautaires.
85. Pour éviter tout conflit de juridiction, la Ratio formationis particularis aura soin de préciser le rôle respectif du Maître des étudiants en matière de responsabilité (permissions, vacances, stages, dispenses, etc.).
E. Les frères coopérateurs
86. Les membres de notre Ordre sont clercs ou coopérateurs (cf. L.C.O. 1 § 9). Les uns et les autres contribuent par leurs fonctions différentes à l'unique mission de l'Ordre (cf. Quezon City 62).
87. On veillera à former ceux qui se présentent pour être coopérateurs à vivre pleinement le charisme de l'Ordre.
88. Le frère coopérateur accomplit son noviciat avec les frères clercs (cf. L.C.O. 179).
89. Toute modification du programme de formation doit être faite après mûre délibération de sorte qu'il n'y ait jamais deux programmes de formation au noviciat, l'un pour les clercs et l'autre pour les coopérateurs.
90. Les frères coopérateurs seront dès le noviciat éveillés à la vie apostolique de l'Ordre tout comme les frères clercs.
91. Après le noviciat, les trois premières années de formation se pas-sent dans la communauté de formation de la Province (cf. L.C.O. 217).
92. Le Régent des études et le Maître des frères coopérateurs organiseront un programme de formation théologique pour les frères coopérateurs (cf. L.C.O. 217).
93. Cette formation sera prioritaire par rapport à une éventuelle formation professionnelle.
94. Néanmoins on donnera à chaque frère coopérateur la possibilité d'acquérir une compétence professionnelle dans un domaine qui corresponde à ses capacités et qui soit utile en vue de la mission de l'Ordre.
95. On veillera à ce que le frère coopérateur ait la possibilité d'exercer une tâche apostolique conforme à sa grâce et à ses capacités, comme pour les frères étudiants clercs.
96. L'accompagnement spirituel se fera de la même façon que pour les frères étudiants clercs.
97. Si cela est possible, on associera un frère coopérateur aîné à l'équipe des formateurs. Il aidera le frère en formation surtout à découvrir et à vivre le charisme propre des frères coopérateurs dans notre Ordre.
98. Avant la profession solennelle du frère, une évaluation soigneuse sera faite avec les formateurs sur sa vocation de coopérateur dans notre Ordre et sur son aptitude à vivre sans tension excessive dans une communauté où la majorité des frères sont clercs.
F. Profession simple et profession solennelle
99. En ce qui concerne les critères pour l'admission à la profession (cf. L.C.O. 189 et 191 § II), on fera tout d'abord attention à la maturité humaine et spirituelle du candidat.
100. En outre il faut s'assurer que le candidat soit conscient de la dé-marche qu'il entreprendra et qu'il prenne librement sur lui les obligations de notre profession.
101. Parce que nous nous engageons par la profession à rester fidèles à l'esprit de saint Dominique (cf. L.C.O. 189, 4), on tiendra compte de la disposition du candidat au travail apostolique, son amour de l'Évangile et tout particulièrement sa compassion pour les pauvres, les pécheurs, ceux qui ne sont pas évangélisés.
102. De plus on vérifiera soigneusement si le candidat est vraiment capable de mener la vie commune propre à notre Ordre (cf. les critères donnés par Walberberg 76.5).
103. Avant la profession simple ou solennelle, certaines Provinces proposent un questionnaire d'évaluation auquel il doit répondre par écrit. Une telle manière de procéder peut être encouragée. Elle doit être faite dans la plus grande discrétion.
104. On veillera à respecter les conditions établies par notre droit, en particulier en ce qui concerne les délais pour les votes du conseil et du chapitre et pour l'examen préalable (cf. L.C.O. 191s).
105. On n'usera pas à la légère du droit accordé d'anticiper les professions (cf. L.C.O. 197,2 ; 203 § II et 210).
La profession simple (L. C.O. 195-204)
106. La profession simple a lieu au terme du noviciat.
107. Dans les Provinces où le statut prévoit de faire profession pour un an renouvelable ou pour trois ans, ces deux éventualités seront soigneusement envisagées entre le Maître des novices et le novice (cf. L. C. O. 195 § 2).
108. Le Prieur provincial, dans la visite canonique annuelle des couvents de formation à laquelle il est tenu par notre droit (cf. L.C.O. 340), s'enquerra soigneusement de la manière dont les novices ont été informés sur les voeux et formés à ces voeux qu'ils vont prononcer. Les examinateurs devront faire de même (cf. L.C.O. 191).
109. Si un novice venant d'une autre congrégation est déjà profès de voeux perpétuels et ne fait donc pas profession simple au terme de son noviciat, un vote décisif du chapitre et du conseil sera requis et sur la base de ce vote il poursuivra sa probation ou retournera dans son Institut propre (cf. L.C.O. 201 § II).
110. Dans les pays où les jeunes religieux sont astreints au service militaire ou à un service civil, la Ratio formationis particularis spécifiera les conditions sous lesquelles ces services doivent être accomplis.
La profession solennelle (L.C.O. 205-212)
111. Après trois ans de profession simple, le frère peut être admis à la profession solennelle.
112. Le Maître des étudiants doit régulièrement rappeler aux frères qu'ils ont la possibilité, en cas de doute ou d'hésitation, de prolonger leur temps de réflexion, toutefois pas au-delà de trois ans (cf. L.C.O. 201 § I).
113. Outre le vote du conseil et du chapitre, ainsi que le rapport écrit du Maître des étudiants, le Prieur provincial est tenu d'avoir avec le frère qu'il reçoit à la profession un entretien approfondi sur la démarche qu'il va accomplir.
114. On informera sérieusement le frère des conséquences du testament qu'il établit avant sa profession (cf. L.C.O. 200 § 4 et 212).
G. Ministères et ordres
115. La mission de prêcher est la mission spécifique confiée à l'Ordre en tant que tel. Ainsi la charge de prêcher revient aux frères par leur appartenance à l'Ordre des Prêcheurs (cf. L.C.O. 1 § III).
116. Néanmoins il y a un lien étroit entre cette mission et l'ordination diaconale et presbytérale, « le ministère de la Parole trouvant son achèvement dans les sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation» (cf. L.C.O. 105).
117. Les ministères de lecteur et acolyte peuvent être conférés après la profession simple (cf. L.C.O. 215 bis). La Ratio formationis particularis en déterminera les modalités exactes.
118. La collation de ces ministères suppose une formation préalable à l'animation d'une célébration liturgique.
119. Pour la collation des ordres (diaconat et presbytérat) on veillera à observer les prescriptions de nos constitutions surtout en matière d'examens (cf. L.C.O. 246 à 248) ainsi que les prescriptions du droit commun en matière d'intervalles (cf. Can. 1031 § 1 et 1035 § 1), en respectant également le nombre d'années d'études requises pour recevoir les ordres (cf. Can. 1032).
120. À la demande du candidat ou sur la proposition du Maître des étudiants un frère pourra demeurer diacre jusqu'à la fin de ses études complémentaires.
121. L'aptitude à la prédication sera l'un des éléments importants à considérer pour l'admission aux ordres.
122. En plus de la formation ecclésiologique et sacramentelle indispensable à l'accession aux ordres, il importe que les candidats reçoivent une bonne initiation pratique aux différentes célébrations.
123. On encourage les Provinces à prévoir entre le diaconat et l'ordination presbytérale un stage pastoral au sein d'une communauté pleinement active.
124. Outre les prescriptions du droit commun on ne permettra pas de confesser avant l'examen ad confessiones audiendas. Celui-ci sera fait avec toute la préparation et le sérieux requis (cf. L.C.O. 251).
125. Cet examen peut être l'occasion de vérifier l'aptitude à l'exercice fructueux du ministère. Dans le cas où cette aptitude apparaîtrait insuffisante, un retard peut être envisagé et, surtout, un accompagnement pastoral sera donné au candidat.
IV. PERSONNES ET INSTANCES IMPLIQUÉES DANS LA FORMATION
A. Les frères en formation
126. Dès le début de leur entrée dans l'Ordre les jeunes frères doivent prendre conscience du fait qu'ils sont les premiers responsables de leur formation. Ainsi une participation active et la volonté de collaborer leur sont demandées.
127. Qu'ils soient prêts à apprendre des responsables de la formation et de leurs frères aînés l'existence dominicaine et qu'ils se laissent vraiment aider par eux.
128. De même qu'on les accueille avec bienveillance et qu'on leur accorde une avance de confiance, à eux aussi de développer cette attitude à l'égard des responsables de la formation. Sans confiance mutuelle le processus de formation ne peut pas réussir.
129. Qu'ils acceptent surtout l'aide et la compétence des responsables de la formation dans le discernement de leur vocation, qui est présumée être une vocation dominicaine mais n'est pas nécessairement telle. C'est précisément cela qu'il s'agit d'examiner et de vérifier.
130. Sans correction fraternelle, pas de progrès dans la vie dominicaine. Que les jeunes frères l'acceptent avec empressement de la part des responsables de la formation en essayant de comprendre que leur propre bien est en jeu.
131. Qu'on leur découvre dès le début que, pour la maturation humaine et spirituelle ainsi que pour progresser dans la vie dominicaine, il est d'une importance capitale d'avoir un vrai conseiller spirituel parmi les frères, auquel on peut en toute confiance et confidence ouvrir son coeur.
132. Nous croissons lentement dans la vie religieuse et dominicaine. Ainsi les frères en formation doivent apprendre avec patience à accepter leur condition fondamentale de disciples et à avoir la ferme volonté de continuer et d'avancer dans le pèlerinage de la foi dans lequel nous sommes tous engagés.
133. S'il n'y a pas de compréhension possible entre un frère en formation et un responsable de la formation et si leur relation s'avère trop conflictuelle de sorte que la situation semble être irrémédiable et insupportable pour le jeune frère, l'un d'eux ou les deux ont le droit et le devoir de faire appel au Prieur provincial.
B. Les responsables de la formation
134. Le frère chargé de la formation aux diverses étapes de la formation initiale sera choisi en fonction de son charisme d'éducateur (initiateur et accompagnateur) spirituel et de l'expérience pastorale qui a pu développer ce charisme.
135. Il doit avoir fait preuve, dans les communautés où il a vécu, d'une intégration harmonieuse des diverses composantes de la vie dominicaine.
136. Une autre condition pour être chargé de la formation est une bonne connaissance et un amour réel de l'Ordre, ainsi qu'une compréhension bienveillante et la bonté à l'égard de ceux qui lui sont confiés.
137. Le responsable de la formation doit avoir exercé un certain temps un ministère apostolique. Il ne sera pas nommé à cette charge immédiatement après ses études institutionnelles.
138. Le maître responsable de la formation doit accorder une priorité à l'accomplissement de sa charge. Il est néanmoins souhaitable qu'il ait un autre ministère.
139. Le frère choisi pour une tâche de formation à l'intérieur d'une Province doit pouvoir disposer d'un certain temps pour acquérir une formation spécialisée lorsqu'il en ressent la nécessité.
140. Il aura à coeur de rencontrer les responsables de la formation d'autres Provinces, de nos soeurs dominicaines ou d'autres instituts, et cela en vue d'une collaboration éventuelle.
141. Une part importante de la formation se joue dans la cohabitation régulière avec les frères en formation initiale. En aucun cas, le responsable ne pourra donc résider en dehors de la communauté de formation.
142. Il veillera en outre à ce que ses responsabilités apostoliques ne le contraignent pas à de trop longues et de trop fréquentes absences.
143. Si les frères en formation doivent être intégrés réellement et progressivement à la communauté de formation, le responsable de la formation garde toute liberté pour organiser, dans le cadre de la formation, des activités spécifiques d'ordre apostolique ou communautaire, le prieur conventuel en étant toujours informé.
144. Responsable directement devant le Prieur provincial, toute personne chargée de formation doit rencontrer le Prieur provincial comme il est spécifié dans les Constitutions au sujet de ces frères (cf. L.C.O. 185, 214 § 3 et 209).
145. Le maître (des étudiants, des coopérateurs et des novices) doit toujours être présent au conseil provincial lorsque la discussion porte sur un frère dont il a la charge ou une question concernant son domaine de responsabilité dans la formation initiale.
146. Ceux qui sont chargés de la formation ont besoin du support de toute la Province dans leur travail.
147. Pour des questions délicates qui requièrent une compétence particulière, ils n'hésiteront pas à demander l'aide ou la supervision de personnes compétentes et à participer à des sessions ou des stages organisés à cet effet.
C. Le Conseil de formation (L.CO. 159)
148. Le rôle du conseil de formation est d'aider dans leur tâche les maîtres responsables de la formation.
149. Un conseil local de formation peut exister en même temps qu'un conseil provincial de formation.
150. Une Province peut décider de créer un ou plusieurs conseils de formation pour aider dans leur tâche les responsables de la formation.
151. Dans une communauté de formation doit exister un conseil local de formation (distinct du conseil conventuel) dont la composition et la tâche doivent être précisées dans la Ratio formationis particularis.
152. Habituellement ce conseil est constitué du Prieur, du ou des Pères-Maîtres, du responsable local des études, d'un représentant de la communauté et si on le juge utile, d'un représentant des frères en formation. La désignation de ces deux derniers sera faite selon des modalités précisées dans la Ratio formationis particularis.Le Maître des novices ou des étudiants est le président du conseil qu'il doit convoquer au moins deux fois par année.
153. Ce conseil, qui est au service des formateurs et des frères en formation, peut périodiquement évaluer la manière dont les frères en formation s'intègrent dans la communauté et la façon dont cette communauté les accueille. Il peut alerter le Père-Maître ou le responsable des études sur des points qui lui paraissent à revoir. Il traitera aussi de toute affaire mise à l'ordre du jour par l'un des membres et qui sera agréé par la majorité des membres.
154. Dans les Provinces où existent plusieurs maisons de formation peut être créé un conseil provincial de formation.
155. Ce conseil est présidé et convoqué par le Prieur provincial ou un autre membre selon les déterminations de la Ratio formationis particularis.
156. Sa tâche consiste surtout à coordonner ce qui se fait dans les maisons de formation, à informer, à réfléchir sur la politique de formation de la Province, à aider le Prieur provincial à l'orientation des frères, en particulier dans le travail très délicat de la première assignation.
157. Le compte rendu de ce travail est remis périodiquement au Provincial.
D. La communauté de formation
158. Le rôle de la communauté dans la formation initiale est de première importance.
159. Par sa vie dominicaine, cette communauté forme le cadre indispensable pour introduire les jeunes frères à la vie dominicaine.
160. Il faut qu'une communauté de formation remplisse toutes les conditions exigées par nos constitutions (cf. L.C.O. 160, 180 et 215).
161. Cette communauté doit comprendre un nombre équilibré de frères en formation et de frères engagés dans le ministère, doit avoir, à côté de la qualité de la vie intellectuelle, une vraie tradition apostolique et doit être susceptible d'encourager les jeunes frères à se donner également à la prière et à l'étude.
162. Dans ses visites canoniques annuelles, le Prieur provincial doit veiller à ce que ces conditions soient remplies.
164. Il peut toujours demander à d'autres communautés de contribuer, par l'envoi d'un frère par manière de séjour ou d'assignation, à maintenir dans la Province une formation solide pour les jeunes.
165. Ainsi, lorsqu'il aura à confirmer l'élection du Prieur d'un couvent de formation, le Prieur provincial s'enquerra de savoir si l'élu désire réellement s'intéresser et participer, à la place qui est la sienne, à la formation des jeunes frères et à leur intégration dans la communauté.
166. Tous les membres de la communauté sont responsables de la vie dominicaine de leur communauté. Qu'ils en restent toujours conscients et soient prêts à s'y engager, même si cela demande des efforts supplémentaires.
167. Les frères doivent aider de tout coeur ceux qui ont la charge de la formation, les encourager, et ne pas se substituer à eux ni les critiquer inconsidérément.
168. Le prieur de la communauté de formation doit souligner ces points en chapitre régulier, au moins une fois par an.