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Timestamp: 2019-09-22 23:15:51+00:00
Document Index: 133946054

Matched Legal Cases: ['art. 44', 'art. 1844', 'art. 1', 'art. 52', 'art. 96', 'art. 126', 'art 159']

Une société ayant perdu la personnalité morale ne peut pas être transformée
Une SCI non immatriculée constituée avant le 1er juillet 1978 n’avait pas respecté l’obligation légale d’immatriculation avant la date limite, ce qui avait entraîné la perte de sa personnalité morale (Loi NRE du 15-5-2001 art. 44). Les associés, poursuivis en paiement des dettes sociales, avaient fait valoir que seule la société devait néanmoins être poursuivie en paiement en se fondant sur l’argumentation suivante : la société était devenue une société en participation, mais, après modification de ses statuts, elle avait été immatriculée ; la transformation d’une société en une société d’une autre forme n’entraînant pas la création d’une personne morale nouvelle (C. civ. art. 1844-3), la société n’était pas une nouvelle société mais la SCI transformée.
La Cour de cassation a rejeté cette argumentation et condamné les associés au paiement. En effet, la SCI ayant perdu sa personnalité morale faute d’avoir été immatriculée dans les délais, les associés n’étaient pas fondés à se prévaloir de l’article 1844-3 du Code civil pour en déduire que la société immatriculée au registre du commerce (luxembourgeois) n’était pas une personne morale nouvelle.
Source : Cass. com. 7 janvier 2014 n° 11-25.635 (n° 15 F-PB) : RJDA 4/14 n° 356.
REMARQUE : La perte de personnalité morale d’une société civile non immatriculée n’entraîne pas la dissolution de celle-ci mais sa requalification en société créée de fait soumise au régime des sociétés en participation. Il résulte de la décision ci-dessus que l’immatriculation d’une société en participation (en l’espèce au Luxembourg mais la solution serait identique en France) ne s’analyse pas comme une transformation de celle-ci en société dotée de la personnalité morale mais comme la création d’une société nouvelle.
La loi « Pour l’accès au logement et un urbanisme rénové » (loi ALUR)
La loi « Pour l’accès au logement et un urbanisme rénové » (loi ALUR) après la décision du Conseil Constitutionnel rendue le 20 mars dernier, a été publiée au journal officiel du 26 mars 2014. Elle est entrée en vigueur le 27 mars 2014 en France métropolitaine (et NON en Nouvelle-Calédonie). Cette loi, qui comprend 177 articles, s’inscrit dans une série de textes adoptés et entrés en vigueur au fil du temps, depuis le mois de janvier 2013 : une loi du 18 janvier 2013 relative à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social, suivie de cinq ordonnances consacrées à des aspects divers de notre législation, en lien avec la production de logements.
Le législateur a divisé la loi en quatre titres :
Titre I : Favoriser l’accès de tous à un logement digne et abordable (art. 1 à 51).
Titre II : Lutter contre l’habitat indigne et les copropriétés dégradées (art. 52 à 95)
Titre III : Améliorer la lisibilité et l’efficacité des politiques publiques du logement (art. 96 à 125).
Titre VI : Moderniser les documents de planification et d’urbanisme (art. 126 à 177).
La loi ALUR apporte des modifications dans de très nombreux domaines qui touchent au droit privé comme la loi du 6 juillet 1989 ou le statut de la copropriété, mais aussi au droit public lorsqu’il s’agit du plan local d’urbanisme intercommunal ou du droit de préemption urbain.
Dans l’ensemble de ces mesures, on a pu relever notamment une mesure intéressante à reprendre en Nouvelle-Calédonie concernant les règles des lotissements.
L’article L442-9 du code de l’urbanisme (art 159 de la loi n°2014-366 du 24 mars 2014) dispose que :
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux terrains lotis en vue de la création de jardins …
La doctrine voit dans cette évolution un alignement des règles administratives et civiles, alignement justifié par la nécessité de passer outre les blocages induits par la nature contractuelle du cahier des charges.
Pas de centimes additionnels à Bourail
L’article 874 du code des impôts dispose " les centimes aux impôts et droits visés aux articles 872 et 873 doivent résulter de délibérations antérieures au 1er janvier de l’année pour laquelle les centimes ont été votés".
La commune de Bourail n’ayant pas procédé au vote des centimes additionnels communaux au 31 décembre 2013, ces centimes ne seront pas perçus pour cette commune lors de l’accomplissement de la formalité de l’enregistrement.
En clair, les frais de notaire sur une acquisition immobilière sont allégés de 3% par rapport à Nouméa !
Source : Direction des Services Fiscaux le 3 avril 2014
Le jeudi 3 avril 2014, les élus du congrès ont adopté à l’unanimité le projet de loi du pays portant création de l’autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie et modifiant le livre IV de la partie législative du Code de commerce applicable en Nouvelle-Calédonie. Cette autorité indépendante du pouvoir politique aura un rôle à la fois consultatif et régulateur.
Cette loi du pays s’inscrit dans le droit fil de la loi du pays n° 2013-8 du 24 octobre 2013 relative à la concurrence en Nouvelle-Calédonie (JONC du 21 nov. 2013) laquelle a été modifiée par la loi du pays n° 2014-7 du 14 février 2014 aux livres III et IV de la partie législative du Code de commerce applicable en Nouvelle-Calédonie publiée (JONC du 25 fév. 2014).
Plan urbanisme directeur (PUD) : Boulouparis et Bourail
Le PUD de la commune de la Boulouparis a été approuvé par une délibération du 29 août 2013, ensuite mise à jour par un arrêté du 13 février 2014. Concernant la commune de Bourail, un PUD a été adopté par une délibération du 22 décembre 2011, également mise à jour par un arrêté du 25 février 2014.
Les documents mis à jour sont tenus à la disposition du public dans les mairies respectives de ces communes ainsi qu’au service de l’urbanisme de la direction du foncier et de l’aménagement de la province Sud.
Délibération n° 34-2013/APS du 29 août 2013 (JONC n° 8922 du 10 septembre 2013, p. 7376).
Arrêté n° 451-2014/ARR/DFA du 13 février 2014 (JONC n° 9008 du 04 mars 2014, p. 2209).
Délibération n° 50-2011/APS du 22 décembre 2011 (JONC n° 8730 du 28 déc. 2011, p. 9764).
Arrêté n° 452-2014/DFA du 25 février 2014 (JONC n° 9013 du 20 mars 2014, p. 2660).
Droit du travail et intéressement
La loi du pays n° 2014-8 du 18 février 2014 crée le mécanisme de l’intéressement dans les entreprises calédoniennes. L’intéressement a pour objet d’associer collectivement les salariés aux résultats de l’entreprise, à l’accroissement de ses performances ou à l’amélioration de sa productivité. Il présente un caractère aléatoire et résulte d’une formule de calcul liée aux résultats, à l’accroissement des performances ou à l’amélioration de la productivité de l’entreprise au cours d’une période de référence dont la durée ne peut être supérieure à douze mois ni inférieure à trois mois.
Selon les entreprises, l’intéressement est institué soit par convention ou accord collectif de travail conclu entre l’employeur et le ou les délégués syndicaux désignés par les organisations syndicales représentatives au niveau de l’entreprise, soit par un accord conclu au sein du comité d’entreprise, soit par accord conclu avec les délégués du personnel, soit par référendum, lorsqu’il n’existe dans l’entreprise ni délégués syndicaux, ni comité d’entreprise, ni délégués du personnel, ou dans l’hypothèse d’un échec des négociations à la demande unanime des parties concernées par ces négociations. (Une délibération du congrès précisera les modalités d’organisation du référendum et les conditions d’approbation de l’accord).
L’application de la loi du pays n° 2014-8 est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. L’employeur doit engager chaque année une négociation sur l’intéressement. Pour les autres entreprises, l’employeur peut instaurer volontairement un intéressement.
La délibération n° 117/CP du 18 février 2014 relative à l’intéressement est venue préciser les modalités d’application de cette loi du pays.
Sources : Loi du pays n° 2014-8 du 18 février 2014 relative à l’intéressement (JONC du 25 février 2014, p. 2023). Délibération n° 117/CP du 18 février 2014 relative à l’intéressement (JONC du 6 mars 2014, p. 2258).
Aménagement des conditions d’éligibilité à la réduction d’impôt en faveur de l’investissement dans le secteur du logement intermédiaire
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, réuni le mardi 18 mars, a approuvé l’avant-projet de loi du pays portant aménagement des conditions d’éligibilité à la réduction d’impôt en faveur de l’investissement dans le secteur du logement intermédiaire (confer, loi du pays n° 2013-10 du 13 déc. 2013, JONC du 19 déc. 2013, p. 10018 et arrêté n°2013-3943/GNC du 30 déc. 2013, JONC du 31 déc. 2013).
A ce jour, en application du 2°) du II de l’article 136 du Code des Impôts de la Nouvelle-Calédonie (CINC) : « La réduction d’impôt s’applique aux logements dont l’achèvement, constaté par la délivrance d’un certificat de conformité (supprimé par le projet de texte), intervient à compter de la date de promulgation de la loi du pays n° 2013-10 du 2013 (JONC du 19 décembre 2013) instituant une réduction d’impôt en faveur de l’investissement dans le secteur du logement intermédiaire et portant diverses dispositions d’ordre fiscal ».
Le projet de texte propose de rajouter un article 9 ter à l’article 2°) du II de l’article 136 du CINC : « La date d’achèvement du logement s’entend de la date figurant sur la déclaration d’achèvement des travaux ou sur tout autre document permettant d’établir que l’état d’achèvement des travaux en permet une utilisation effective. »
En principe, pour éviter que les logements déjà construits soient rendus éligibles au dispositif de relance du BTP créé par la loi du pays du 13 décembre 2013, il est requis que l’achèvement intervienne à compter de la date de promulgation de cette loi du pays. Pour l’heure, le critère ainsi retenu est la délivrance du certificat de conformité.
L’exposé des motifs du projet de texte du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie explique que le critère ainsi retenu de la délivrance du certificat de conformité présente, avec la pratique, plusieurs inconvénients, notamment celui de rendre éligible des logements construits mais dont la délivrance du certificat de conformité intervient tardivement. En conséquence, il est proposé de fixer la date d’achèvement à la date de déclaration d’achèvement des travaux, avec la possibilité de retenir la date à laquelle les locaux sont effectivement habitables.
Le texte voté en réunion de collégialité le 18 mars 2014 doit être déposé sur le bureau du congrès pour être examiné par le ou les commissions compétentes de cette institution avant de pouvoir être inscrit à l’ordre du jour d’une séance du congrès réuni en assemblée plénière. A ce jour, il n’est pas possible de prédire dans quels les délais ce projet de texte pourrait être voté, ni même s’il ne sera pas amendé par le ou les commissions compétentes du congrès.
Communiqué du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie du 18 mars 2014,
Exposé des motifs du projet de loi du pays, non publié.
Crédit d’impôt au titre des investissements destinés à la production d’électricité d’origine photovoltaïque
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, réuni le mardi 18 mars, a approuvé l’avant-projet de loi du pays instituant un crédit d’impôt au titre des investissements destinés à la production d’électricité d’origine photovoltaïque. Ce dispositif prévoit d’accorder à chaque entreprise qui investit dans une installation de production d’électricité d’origine photovoltaïque un crédit d’impôt (remboursable s’il ne peut être imputé) égal à 30 % du montant de cet investissement majoré des coûts d’installation dans la limite de 2.500.000 F-CFP.
Source : Communiqué du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie du 18 mars 2014
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, réuni le mardi 18 mars, a approuvé l’avant-projet de loi du pays portant extension du crédit d’impôt au titre d’une avance remboursable ne portant pas intérêt, dénommée « prêt à taux zéro (PTZ) », aux opérations de location-accession à la propriété. Ce texte propose d’étendre le dispositif du PTZ aux opérations de location-accession, afin que les locataires accédant à la propriété d’un logement à caractère social compris dans une opération pour laquelle le caractère social provisoire a été reconnu, puissent bénéficier de ce prêt aidé, et ce dès la phase de location.
L’investissement locatif Duflot outre-mer donne droit à une réduction d’ impôt sur le revenu pour les contribuables métropolitains. Le bailleur s’engage à louer un logement moyennant un loyer plafonné et doit sélectionner des locataires répondant à certaines conditions de ressources. Si le logement est situé en Nouvelle-Calédonie le plafonds de loyers / m2 est de 12,45 €
Ce plafond est corrigé par un coefficient multiplicateur variable selon la surface du logement et ne pouvant pas dépasser 1,2. Il est calculé selon la formule suivante : 0,7 + (19 / Surface).
Plafonds de ressources annuelles des locataires
pour les baux conclus en 2014
Personne seule ou couple avec deux personnes à charge 58 491 €
Personne seule ou couple avec trois personnes à charge 68 808 €
Personne seule ou couple avec quatre personnes à charge 77 546 €
Majoration par personne à charge à partir de la cinquième 8 650 €
Source : note fiscale du 21 février 2014 / Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts