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Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 37", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Sujet: VINCENT LAMBERT 16.05.13 12:33
Euthanasie: des parents obtiennent gain de cause face à une épouse
Par Julie Saulnier, publié le 16/05/2013 à 11:58
L'unité de soins palliatifs de l'hôpital de Reims avait décidé, en accord avec sa femme, de limiter les traitements d'un patient dans le coma depuis 4 ans. Les parents, après avoir saisi la justice, ont obtenu le rétablissement de l'alimentation et l'hydratation de leur fils.
L'unité de soins palliatifs du CHU de Reims avait décidé de limiter les traitements d'un patient dans le coma depuis 4 ans avec accord de sa femme. Ses parents, qui n'ont pas été consultés, ont saisi la justice et obtenu la reprise de l'alimentation et l'hydratation de leur fils.
En accord avec son épouse, les équipes de l'unité de soins palliatifs de l'hopital de Reims avaient décidé le 10 avril dernier, de limiter les traitements d'un patient de 37 ans dans le coma depuis quatre ans. Un choix pris sans avoir consulté les parents du malade. Mécontents et en conflit avec leur belle-fille, ceux-ci ont saisi la justice et obtenu gain de cause.
Le 11 mai dernier, le juge des référés a rendu une ordonnance enjoignant le CHU de Reims de rétablir l'alimentation et l'hydratation de ce malade, rapporte l'Observatoire national de fin de vie (ONFV). Le motif? Les parents de cette personne n'ont pas été informés au préalable de la procédure collégiale qui a précédé la décision de limitation et d'arrêt des traitements prise par l'équipe médicale.
Or, l'article 37 du code de déontologie médicale stipule que "la décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches".
On a failli sur une partie de l'accompagnement de la famille
Le CHU de Reims a-t-il commis une erreur? "La Justice ne remet pas en cause le 'fond' de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de sa famille", commente l'ONFV. Le médecin en charge du patient de 37 ans, interrogé par RTL, refuse de parler d'euthanasie: "On a failli sur une partie de l'accompagnement de sa famille", reconnaît-il, ajoutant que pour lui la décision reste la bonne mais que la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, est encore très floue.
Que dit cette loi relative aux droits des patients en fin de vie? "Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, la limitation ou l'arrêt de traitement susceptible de mettre sa vie en danger ne peut être réalisé sans avoir respecté la procédure collégiale (...) et sans que la personne de confiance (...) ou la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne, aient été consultés."
Le gouvernement a annoncé qu'un projet de loi sur la fin de vie serait présenté en juin au Parlement. Nul dout que le texte devra se pencher sur cette question.
Dernière édition par Admin le 20.07.15 15:11, édité 2 fois
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.05.13 12:45
Ce cas a été récupéré idéologiquement par des pro-vie,semblerait-il..(du moins sur le web).
On devine facilement une histoire d'héritage(les cathos intégristes n'étant jamais des "pauvres")... ... ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.05.13 13:48
Le député des Alpes-Maritimes et vice-président de l'UMP, Jean Leonetti a présidé la «Mission parlementaire sur l'accompagnement de la fin de vie» en 2004, qui a conduit à la «Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie» de 2005.
Le Figaro . - Que pensez-vous de la décision du tribunal administratif de Reims qui a mis fin à une procédure d'euthanasie?
Jean Leonetti.- Cette décision révèle avant tout un conflit intra-familial sur la décision à prendre. Les médecins avaient une telle relation de continuité avec l'épouse de cet homme dans le coma que c'est à elle qu'ils ont demandé son avis. On ne peut pas faire un conseil de famille en faisant voter les uns et les autres. C'est ingérable. Dans ces situations, les personnes hostiles à la fin de vie réagissent le plus souvent parce qu'ils n'étaient pas au courant, beaucoup plus que parce qu'ils ne voulaient pas de l'arrêt du traitement. Ce type de cas est rarissime car généralement il y a consensus dans les familles sur le fait de les arrêter.
Personne ne conteste la décision collégiale du médecin. En se contentant de l'avis de la femme, le médecin n'a pas commis d'erreur. C'est elle qui était en dialogue permanent avec le médecin et qui venait voir son mari. Mais sans doute eut-il été préférable qu'il stoppe le processus à partir du moment où les parents se sont montrés hostiles à la décision. Une des clefs de la loi, c'est le dialogue. La sagesse dans ce cas, c'est de suspendre la décision et d'essayer de trouver un consensus.
Il serait nécessaire que chaque Français désigne une «personne de confiance» susceptible de représenter leurs vœux. Ou fasse savoir expressément qu'en cas de problème médical grave, ils ne veulent pas -ou veulent- que l'on prolonge leur vie de façon artificielle. C'est ce que l'on appelle des «directives anticipées». J'ai été confronté à la situation d'un homme dans le coma. Le fait qu'il ait dit à plusieurs reprises, avant son problème de santé, que vivre pour lui, c'était bouger, se déplacer, parler, a facilité la prise de décision des membres de sa famille et les a déculpabilisés.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.05.13 13:57
La meilleure solution,c'est le suicide assisté,point final.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.05.13 15:48
Des parents empêchent l'euthanasie passive de leur fils
Le Point.fr - Publié le 16/05/2013 à 14:09
Les médecins du CHU de Reims avaient décidé de stopper l'accompagnement de Vincent Lambert, un patient tétraplégique, avec l'autorisation de son épouse.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné samedi le rétablissement de l'alimentation d'un patient tétraplégique hospitalisé à Reims en état de "conscience minimale", après la saisine des parents opposés à la décision des médecins de stopper l'accompagnement thérapeutique, a indiqué jeudi l'avocat de la famille. "La famille de Vincent Lambert s'est aperçue lors d'une visite à l'hôpital le 26 avril qu'il n'était plus alimenté ni hydraté alors qu'elle n'avait pas été informée de cette procédure qui le conduisait à la mort", a expliqué Jérôme Triomphe, l'avocat de la famille du patient. "Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir, d'ailleurs depuis qu'il est réalimenté il sourit alors que la semaine dernière il manifestait une grande tristesse. Il y a encore un espoir", a déclaré Viviane Lambert, la mère de Vincent.
Selon le CHU de Reims, Vincent Lambert, le patient de 37 ans hospitalisé depuis 5 ans après un accident de moto, est totalement aphasique et dans un état "pauci-relationnel", un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l'environnement par la vue notamment sans pour autant "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles". "Depuis le début de l'année, Vincent a multiplié des comportements d'opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre", a expliqué Éric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims. "En accord avec sa femme qui l'accompagne quotidiennement depuis l'accident alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d'hydratation et d'alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable", a précisé le médecin. "La maman de Vincent avait été prévenue de notre réflexion, mais nous avons effectivement tardé à l'informer précisément, elle et les autres membres de la famille, du protocole que nous avions engagé, ce qui explique aussi son action en justice", a-t-il regretté.
Selon lui, l'ordonnance du juge a été immédiatement mise en application par les équipes du CHU de Reims. Selon un communiqué de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV), "la justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de sa famille".
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.05.13 19:04
Un juge ordonne l'interruption d'une procédure d'euthanasie
Mis à jour le 16/05/2013 à 18:34
Publié le 16/05/2013 à 10:54
Les médecins du CHU de Reims avaient décidé de laisser mourir un homme dans le coma depuis quatre ans et demi avec l'accord de sa femme. Ses parents s'y sont opposés et le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne leur a donné raison.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a mis fin à une procédure d'arrêt de soins, le11 mai dernier. Une décision sans précédent. Depuis son accident de moto il y a quatre ans et demi, Vincent Lambert, un tétraplégique de 37 ans, était hospitalisé au CHU Sébastopol de Reims. Après avoir traversé une longue période de coma végétatif, l'homme se trouvait dans un état intermédiaire dit «paucirelationnel» depuis août 2011. Il alterne les moments de sommeil et un «état de conscience minimal» durant lesquels il est en mesure de réagir à certains stimuli.
L'homme était nourri et hydraté par sonde gastrique. Sur accord des médecins, de sa femme qui vient le voir quotidiennement et de certains de ses frères et sœurs, il avait été décidé de ne plus l'alimenter à partir du 10 avril. La poche d'alimentation est alors supprimée et il ne reçoit plus que 500 ml d'eau par jour. Le 26 avril, ses parents -qui habitent loin- apprennent par hasard la nouvelle grâce à l'intermédiaire d'un proche venu visiter le malade.
L'homme aurait exprimé sa volonté de ne pas accepter un maintien de vie artificielle
Les parents obtiennent un rendez-vous avec le médecin de leur fils, le 8 mai. Mais la décision de l'hôpital prise avec l'accord de leur belle-fille est maintenue. Depuis début 2013, des signes d'opposition aux soins de Vincent Lambert avaient fait suspecter un «refus de vivre», argumente l'équipe médicale. Cette dernière s'engage alors dans une réflexion éthique, appuyée par la volonté de Vincent Lambert, exprimée avant l'accident «de ne pas accepter un maintien de vie artificielle», selon son épouse et un de ses frères.
Les parents ont porté l'affaire devant la justice et le tribunal administratif leur a donné raison. L'alimentation et l'hydratation de l'homme ont été rétablies à la demande du juge des référés. «Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir, d'ailleurs depuis qu'il est réalimenté, il sourit alors que la semaine dernière il manifestait une grande tristesse. Il y a encore une espoir», a déclaré Viviane Lambert, la mère de Vincent.
Cette situation ressemble à la controverse ayant accompagné, aux États-Unis, la fin de vie de Terri Schiavo. La jeune femme était décédée le 27 mars 2005 après treize jours d'agonie suivie en direct par tous les médias: sa sonde alimentaire avait été retirée sur ordre d'un tribunal, après dix ans de bataille judiciaire entre ses parents et son mari.
Dans sa décision, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne considère qu'en l'absence de «directives anticipées» de Vincent Lambert ou d'une «personne de confiance» désignée par ses soins avant son accident, la procédure «collégiale» devait être poursuivie pas uniquement avec sa femme mais avec sa famille «quand bien même la famille était divisée» sur son devenir. Selon le tribunal, les parents auraient dû être prévenus de cette formation collégiale et de la décision d'arrêter l'alimentation du patient. «La maman de Vincent avait été prévenue de notre réflexion mais nous avons effectivement tardé à l'informer précisément, elle et les autres membres de la famille, du protocole que nous avions engagé ce qui explique aussi son action en justice», regrette aujourd'hui Eric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims.
Pour le député Jean Leonetti, artisan de la loi sur la fin de vie actuelle, s'il est préférable pour les médecins de parvenir à un consensus familial, il est toutefois «très difficile» de consulter l'ensemble des proches d'une même famille. Différents sites «pro-life» américains et français, très actifs dans le cadre de la Manif pour tous, se sont saisis du sujet ces derniers jours, comme le Salon beige ou Alliance Vita. Ils accusent une «interprétation abusive» des lois Kouchner (2002) et Leonetti (2005). Selon la loi, le médecin peut engager une procédure collégiale de sa propre initiative. Il est aussi tenu de le faire à la demande de la personne de confiance, de la famille ou, à défaut, de l'un des proches. La décision de limitation ou d'arrêt de traitement est prise par le médecin en charge du patient, après concertation avec l'équipe de soins sur l'avis motivé d'au moins un médecin, appelé en qualité de consultant. «La décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches.»
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 16.05.13 19:16
" Différents sites «pro-life» américains et français, très actifs dans le cadre de la Manif pour tous, se sont saisis du sujet ces derniers jours, comme le Salon beige ou Alliance Vita".
C'est possible de fermer vos gueules ?
Vous écoeurez les gens et vous n'en avez même pas conscience
Vous feriez presque pitié
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 9:57
La fin de vie d’un malade tétraplégique dans la tourmente d’un conflit familial
16 mai 2013 à 20:11
Les parents de Vincent Lambert, un tétraplégique hospitalisé à Reims depuis 5 ans en état de «conscience minimale», ont bloqué par voie de justice une décision médicale de procéder à l’euthanasie passive de leur fils, alors que sa femme et une partie de sa famille soutiennent les médecins.
Samedi, Pierre et Viviane Lambert, les parents de Vincent, ont obtenu en référé devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne une ordonnance obligeant les équipes médicales du CHU de Reims qui avaient engagé depuis le 10 avril un protocole de fin de vie, à réalimenter et réhydrater leur fils.
«Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir, d’ailleurs depuis qu’il est réalimenté il sourit, alors que la semaine dernière il manifestait une grande tristesse. Il y a encore un espoir», a déclaré à l’AFP Viviane Lambert, la mère de Vincent.
«C’est un de mes fils qui avait découvert fin avril lors d’une visite que son frère n’était plus alimenté, alors que nous n’étions même pas au courant de cette décision», a-t-elle ajouté.
Cette affaire, selon le professeur Didier Sicard, auteur d’un rapport sur la fin de vie à la demande de l’Elysée, fin 2012, ne pose pas la question de l’euthanasie, mais relève de la procédure.
«Quand la mère demande la prolongation des soins, (...) comment voulez-vous que le droit exerce une espèce de jugement contre la mère ?», a-t-il demandé à l’AFP.
«Ça n’a rien à voir avec le débat actuel sur l’euthanasie. C’est une situation très fréquente. Quand plusieurs personnes de la famille ont un avis différent et que la personne n’a pas exprimé une directive anticipée, le droit a tendance à protéger plutôt la personne qui demande le maintien en vie, même si c’est déraisonnable», a ajouté le professeur Sicard.
L’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) a dans un communiqué abondé dans ce sens: «La justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l’équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu’elle n’ait pas été discutée avec l’ensemble des membres de sa famille».
Selon le CHU de Reims, Vincent Lambert, le patient de 37 ans hospitalisé depuis 5 ans après un accident de moto, est totalement aphasique et dans un état «pauci-relationnel», un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l’environnement, par la vue notamment, sans pour autant «être sûr qu’il intègre correctement les informations sensorielles».
«Une obstination déraisonnable»
«Depuis le début de l’année, Vincent a multiplié des comportements d’opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre», a expliqué à l’AFP Eric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims.
«En accord avec sa femme, qui l’accompagne quotidiennement depuis l’accident, alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d’hydratation et d’alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable», a dit le médecin, reconnaissant avoir «tardé» à «informer précisément» la «maman de Vincent».
«L’épouse de mon fils a été manipulée par les médecins et maintenant la famille est en train d’éclater, car certains voudraient que le processus continue et nous nous y opposons», a déclaré Mme Lambert.
Selon Marie, la soeur cadette de Vincent interrogée par RTL, et qui, elle, soutient la décision de l’épouse, «il y a eu bien évidemment un problème de communication de la part des médecins».
Mais, a-t-elle dit à l’AFP, «il n’y a pas de doute que mon frère ne veut pas vivre de cette façon, il avait d’ailleurs clairement indiqué avant son accident qu’il ne souhaitait pas d’acharnement thérapeutique. Le laisser partir est aussi un acte d’amour».
«Il y a maintenant deux camps dans ma famille, et mes parents, hormis leur chagrin, considèrent cette situation aussi avec leur idéologie très catholique», a ajouté Marie, déplorant les dissensions au sein d’une famille recomposée qui compte neuf enfants.
Selon un message à l’AFP d’un neveu de Vincent, François Lambert, comme lui «trois demi-frères, une demi-soeur, une soeur et un frère de Vincent soutiennent sa femme dans son combat» alors, a-t-il affirmé, que «les parents de Vincent, une soeur et un demi-frère ont entamé ce procès sans même nous consulter».
«Je suis catholique pratiquante mais je suis mère avant tout et je n’ai pas besoin de convictions religieuses pour porter secours à mon fils», a répliqué Mme Lambert.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 10:19
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné samedi le rétablissement de l’alimentation d’un patient tétraplégique hospitalisé à Reims en état de « conscience minimale », après la saisine des parents opposés à la décision des médecins d’arrêter l’alimentation et l’hydratation artificielles. Le cas a été révélé hier par l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) qui juge que cette ordonnance des juges est « importante », « d’abord parce qu’elle constitue un cas concret d’application de la loi Leonetti, et ensuite parce qu’elle contribue à clarifier la façon dont l’avis des différents membres de la famille doit être pris en compte ».
C’est le 10 avril dernier qu’au terme d’une procédure collégiale et après avoir consulté l’épouse du patient, l’équipe médicale de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims décide de suspendre la nutrition par sonde et de limiter l’hydratation artificielle pour un homme de 37 ans, en état « pauci-relationnel » à la suite à un accident de moto avec traumatisme crânien survenu en septembre 2008.
« La famille de Vincent Lambert s’est aperçue lors d’une visite à l’hôpital le 26 avril qu’il n’était plus alimenté ni hydraté alors qu’elle n’avait pas été informée de cette procédure qui le conduisait à la mort », a expliqué à l’avocat de la famille Jérôme Triomphe. Les parents en désaccord avec la décision décident de saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ils sont persuadés que leur fils ne veut pas mourir ce que confirme, selon eux la réaction du fils après la reprise de son alimentation. « Depuis qu’il est réalimenté, il leur a souri pour la première fois depuis deux ans », précise l’avocat.
Dans son ordonnance du 11 mai, le juge des référés enjoint le CHU de Reims de rétablir les soins. Le juge ne remet pas en cause le « fond » de la décision prise par l’équipe médicale mais le fait qu’elle n’ait pas été discutée avec l’ensemble des membres de la famille.
Ce que reconnaît le Dr Éric Kariger, chef du service médecine palliative et soins du CHU de Reims qui suit le patient depuis 5 ans. En 2013 devant la modification du comportement de Vincent qui manifeste son opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre « même s’il n’est pas facile de donner du sens », explique au « Quotidien », le médecin.
Une telle modification est, selon lui, « inhabituelle chez ce type de patient qui du point de vue des soins palliatifs sont considérés comme non souffrants pour eux-mêmes ». Après avoir éliminé une cause médicale, l’équipe émet l’hypothèse que le patient était entrain de manifester « une certaine inacceptation de son état ». Le patient n’avait pas laissé de directives anticipées.
« Toutefois, Vincent, qui était infirmier psychiatrique avant son accident, avait beaucoup de mal à admettre les états végétatifs des patients et avait toujours exprimé que cette vie n’avait pas de sens, ce qu’a confirmé sa femme et un frère très proche de lui », poursuit le Dr Kariger. Une réflexion collégiale se met en place entre le mois février et le mois d’avril 2013 dans le respect de la loi Leonetti, (plusieurs médecins dont un médecin extérieur au service, référent éthique au CHU). « En accord avec sa femme qui l’accompagne quotidiennement depuis l’accident, alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d’hydratation et d’alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable », a-t-il indiqué.
Le Dr Kruger assume son erreur
L’alimentation est arrêtée avant que les deux parents ne soient revus par l’équipe soignante. « J’assume toute la responsabilité de cet arrêt avant que les parents aient été précisément informés. C’est une erreur, mais la décision était prise parce que la procédure avait été longue et que l’équipe pensait que c’était le bon moment. J’ai ensuite informé les autres membres de la famille », poursuit le praticien qui admet avoir eu une interprétation restrictive de la Loi Leonetti qu’il assure par ailleurs parfaitement connaître et enseigner. Une « erreur » qu’il met sur le compte d’un contexte familial particulier, conflictuel et difficile.
Depuis la décision du juge des référés, les soins ont été rétablis. « Je me range à la décision du juge. Nous sommes aujourd’hui aux côtés de Vincent et de tous les membres de sa famille qui le souhaitent. L’objectif aujourd’hui est de dépassionner les choses et de continuer humblement à faire au mieux notre travail », conclut le Dr Kariger. L’équipe attend toutefois les résultats de la plainte déposée par la famille pour assassinat et non assistance à personne en danger, une procédure actuellement au stade de l’instruction.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 10:30
Bataille familiale autour de la fin de vie d’un homme de 37 ans
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Paris, le jeudi 16 mai 2013 – Certains se souviennent peut-être de l’affaire Terri Schiavo qui avait défrayé la chronique aux Etats-Unis en 2005. La jeune femme, dans un état "semi végétatif" après un accident de voiture avait été veillée pendant treize ans par son époux et sa famille avant qu’ils ne se déchirent sur le sort de Terri. L’époux estimait qu’elle n’aurait jamais supporté une telle situation et souhaitait la suspension de son alimentation et de son hydratation, quand la famille refusait une telle issue. Une longue bataille juridique s’en suivit qui finit par donner raison à l’époux de Terri.
Entraîner la mort mais ne pas la donner
Une affaire semblable agite aujourd’hui une famille française. Vincent, infirmier, âgé de 37 ans et père d’une petite fille est dans un état pauci-relationnel depuis un accident de la route survenu il y a quatre ans. Au début de l’année, les médecins qui le prennent en charge au sein de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims ont observé une modification de comportement du patient, semblant suggérer un désir de mourir. Dès lors ils ont recueilli le sentiment de son épouse et d’une partie de sa famille avant, à l’issue d’une procédure collégiale, de décider d’interrompre l’hydratation et l’alimentation du patient. Ce geste ne relève pas de l’euthanasie précisait ce matin sur RTL le docteur Vincent Morel président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) mais du refus de l’acharnement thérapeutique. Néanmoins, il conduit inévitablement à la mort, ce qu’autorise la loi sur l’accompagnement de la fin de vie, dite loi Leonetti.
Des parents exclus de la consultation préalable
Cependant, les parents de Vincent, qui vivent à 800 km ont appris incidemment cette interruption de l’alimentation, à l’occasion de la visite d'un de leurs fils à son frère. Ne parvenant pas à faire changer la position des médecins, ils ont intenté une procédure d’urgence devant le juge des référés du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ce dernier a estimé dans sa décision qu’en ne consultant pas les parents, les médecins du CHU de Reims avait méconnu les dispositions de la loi Leonetti. Aussi, la réalimentation et réhydratation du patient ont-elles été ordonnées.
Une loi facilement accusée d’être floue
Le CHU de Reims qui précise que la justice ne remet pas en cause « le fond de la décision prise par l’équipe médicale », reconnaît avoir « failli sur une partie de l’accompagnement de sa famille ».
Cependant, les praticiens prenant en charge Vincent se défendent en remarquant que les dispositions de la loi Leonetti sont floues. L’opacité de ces dernières n’est cependant pas acquise pour tous.
L’article 37 du code de déontologie médicale indique que « la décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches ». Certains pourraient estimer que la notion de famille devrait être plus précisément définie en détaillant les degrés de parenté des personnes devant être consultées.
Mourir de faim : une fin hypocrite ?
La relative clarté de la loi Leonetti sur les personnes devant être interrogées avant la mise en œuvre de la décision collégiale des médecins n’empêche pas aujourd’hui de nombreux commentateurs d’affirmer que cette dramatique affaire familiale confirme la nécessité d’une nouvelle loi sur l’accompagnement de la fin de vie. On relèvera plus certainement que le choix actuel de la France d’interdire l’euthanasie active mais de permettre des gestes entraînant la mort peut « faciliter » ce type de revirement. De fait, l’interruption de l’alimentation et de l’hydratation est une décision prise relativement régulièrement confirme le docteur Vincent Morel. Si pour les opposants à l’euthanasie, il s’agit d’une solution permettant de concilier l’aspiration de certains à mourir et le respect de l’interdiction de donner la mort, certains ne manquent pas de s’inquiéter des souffrances de ces patients privés d’alimentation. Vincent Morel assure que ces derniers ne souffrent pas. Cependant, quelques cas fortement médiatisés (tel celui d’Hervé Pierra en 2006) montrent que le "départ" de ces patients n’est pas toujours serein. A cet égard, dans nos colonnes, le président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean
Luc Romero observait : « Il faut cesser le discours selon lequel l’arrêt de l’hydratation, de l’alimentation ne fait pas souffrir. Personne n’a été dans cette position là pour savoir ce que ça fait réellement. Et surtout, en quoi est-ce plus cruel de permettre à quelqu’un de partir en quelques secondes, sans souffrance, après une injection létale ou en avalant soi-même un produit, en quoi cela est-ce absolument abominable alors que ce ne serait pas abominable d’arrêter d’hydrater et d’alimenter un patient ? ».
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 13:21
Mathias Chaillot avec Juliette Droz | RMC.fr | 17/05/2013
© Reuters La soeur du patient affirme qu'il avait dit souhaiter mourir s'il se retrouvait dans un état grave.
Faut-il laisser mourir Vincent ? Hospitalisé depuis 5 ans au CHU de Reims, Vincent Lambert, 37 ans, est dans un état de conscience minimale après un grave accident de moto et maintenu en vie artificiellement. Mais autour de lui, sa famille et les médecins se déchirent.
La femme de Vincent, qui l’accompagne quotidiennement depuis l'accident, a pris la décision, avec les médecins, d’arrêter son alimentation pour entamer une « euthanasie passive ». Mais ses parents, qui l’ignoraient et l’ont appris deux semaines après, ont ensuite bloqué par voie de justice la décision. Car même si Vincent est tétraplégique et que les médecins ont tout essayé, ils restent persuadés que Vincent peut se réveiller.
Aujourd'hui, Vincent est toujours à l'hôpital, les médecins ont recommencé à le nourrir au bout de 15 jours. Et entre ceux qui veulent le laisser partir et ceux, très catholiques, qui ne veulent même pas y penser, la famille est coupée en deux.
Selon un communiqué de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV), « la justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de sa famille ». Des experts médicaux doivent donner leur avis dans les prochains jours, et leur décision sera déterminante.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 13:44
Selon la loi Léonetti,la décision est celle d'une collégialité de professionnels avant tout.Les Directives Anticipées seront lues après,l'avis de la famille sera entendue après.
Verset biblique "l'homme quittera son père et sa mère et il formera une seule chair avec sa femme"(je l'ai mémorisé,pas le temps de retrouver les références)
Alors,de quoi ils se mêlent,ces cathos intégristes?Il semblerat que la mère soit manipulée par eux et qu'elle fasse preuve d'un égoïsme immature(incapacité d'entamer un travail de deuil).
Un corps qui n'a pa bouffé pendant 15 jours et qu'on réalimente de force après,çà doit laisser des marques psychologiquement et physiquement.
Un peu comme si on enterre pas encore mort pour déterrer après...
Mourir en paix pour reposer en paix...
Cette histoire est à faire vomir ou alors on l'a brodée médiatiquement pour faire avancer la légalisation de la mort dans la dignité,pour annoncer l'enterrement de la loi Léonetti???
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 16:42
Fin de vie : David dit avoir évité la mort de son frère
Par [url=http://www.rtl.fr/recherche?authors=La rédaction de RTL.fr]La rédaction de RTL.fr[/url] , [url=http://www.rtl.fr/recherche?authors=Aurore Coulaud]Aurore Coulaud[/url] | Publié le 16/05/2013 à 20h39
Vincent, hospitalisé au CHU depuis 2008 à la suite d'un accident de voiture grave, était dans un état pauci-relationnel, c'est-à-dire un état de conscience minimale.
TÉMOIGNAGE RTL - Le demi-frère de Vincent, un patient tétraplégique hospitalisé à Reims, dénonce l'attitude des médecins qui, selon lui, ont tenté de pratiquer une euthanasie passive sans en avoir l'autorisation.
"Les médecins ont détourné la loi Leonetti". La phrase est lâchée. David, le demi-frère d'un patient de 37 ans hospitalisé depuis 5 ans après un accident de moto, les accuse de l'avoir "mis en fin de vie". Une initiative dont n'avait pas été informée toute la famille. "Une erreur" reconnuepar les médecins qui se défendent en évoquant "des comportements d'opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre". Eric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims, précise toutefois que la décision avait été prise "avec sa femme" qui considérait le maintien des soins comme "une obstination déraisonnable".
"Nous ne sommes pas certain que son épouse ait dit un 'oui' franc, je pense qu'on l'a accompagnée progressivement vers cette démarche", déclare David sur RTL.
Vincent n'est pas en fin de vie, il a été mis en fin de vieDavid, son demi-frère
Lui et ses parents s'étaient aperçus lors d'une visite à l'hôpital le 26 avril dernier que Vincent n'était plus alimenté ni hydraté. "Lorsque nous nous rendons à son chevet, il pleurait", explique-t-il avec émotion sur RTL. "Nous lui avons dit, 'nous venons de te sauver la vie. Il a alors tourné la tête et m'a souri'", insiste-t-il.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi, ordonne samedi le rétablissement de l'alimentation du patient tétraplégique. "Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir" avait alors déclaré à l'AFP Viviane Lambert, la mère de Vincent.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 17:21
Fin de vie: la justice rappelle la loi aux médecins
Publié le : 17 Mai 2013 par Philippe Berrebi
Plusieurs enquêtes l’ont montré, la loi Leonetti sur la fin de vie est peu connue du grand public et même des médecins. Et la décision du tribunal administratif de Châlons-en–Champagne vient de le rappeler.
Tout commence en 2008. Vincent Lambert, un infirmier de 37 ans, est victime d’un accident de moto. Hospitalisé au CHU de Reims, il est tétraplégique. Après avoir traversé une période de coma végétatif, l’homme se trouve depuis août 2011 dans un état pauci-relationnel, un état de conscience minimal.
« Le 8 avril dernier, raconte Marine Lamoureux dans le journal La Croix, l’équipe médicale décide, dans le cadre d’une procédure collégiale, l’arrêt de l’alimentation artificielle et le maintien d’une hydratation faible en application de la loi Leonetti ». L’épouse de Vincent est associée étroitement à cette décision. D’après elle, son mari n’avait pas donné par écrit d’instruction à suivre en de pareilles circonstances, mais avait fait savoir avant l’accident qu’il ne souhaitait pas être maintenu artificiellement en vie.
Mais le 9 mai, relate le quotidien, les parents du patient, opposés à la décision des médecins, déposent une requête afin que la sonde d'alimentation soit rétablie. Ils reprochent au CHU de ne pas les avoir informés de la démarche et donc ne pas avoir pris compte de leur avis. La justice leur donne raison et ordonne le 11 mai le rétablissement de l’alimentation artificielle.
Une controverse qui appelle des questions, note la journaliste. Que désigne le terme de « famille » dans la loi Leonetti ? L’auteur du texte répond dans le Figaro. « On ne peut pas faire un conseil de famille en faisant voter tous les membres, c’est ingérable » explique Jean Leonetti. Selon la loi, « les médecins se tournent vers la personne la plus proche » en l’absence d'une personne de confiance désignée par le malade ou de volonté écrite. Et le député UMP de rappeler que le médecin doit recueillir l’avis des proches, mais que c’est lui qui décide au final.
Pour le Dr Leonetti, c’est le défaut d’information qui est à l’origine de l’affaire de Reims. « Les personnes hostiles à la fin de vie, souligne-t-il, réagissent le plus souvent parce qu’elles n’étaient pas au courant beaucoup plus que parce qu’elles ne voulaient pas l’arrêt du traitement ». Au-delà des termes de la loi, c’est la logique du dialogue et de la sagesse qui doit, selon lui, prévaloir. Le chef du service de médecine palliative au CHU de Reims ne dit pas autre chose. Le Dr Eric Kariger assume son erreur. « Je me range à la décision du juge, dit-il au Quotidien du médecin. Nous sommes aux côtés de Vincent et de tous les membres de la famille qui le souhaitent ».
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.05.13 17:41
par Cécile Coumau et Bruno Martrette | Publié le 17 Mai 2013
Un tribunal a donné raison à des parents qui s'opposaient à l'euthanasie passive de leur fils souhaitée par la femme du patient. Ce dernier n'avait pas laissé de directive.
Les parents de Vincent Lambert, un tétraplégique hospitalisé à Reims depuis 5 ans en état de « conscience minimale », ont réussi à bloquer par voie de justice l'euthanasie passive de leur fils, souhaitée par la femme du patient. Une victoire obtenue devant le tribunal administratif grâce à une ordonnance obligeant les équipes médicales à réalimenter et réhydrater leur fils. La situation était pourtant compliquée car le patient vicitime d'un accident de voiture n'avait pas rédigé de directives anticipées. Un cas fréquent, pour le Dr Vincent Morel, président de Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs, puisque « dans seulement 2% des dossiers, les médecins retrouvent des directives anticipées ».
Dr Vincent Morel: Sur les directives anticipées, on a un chiffre précis. Quand on reprend les certificats de décès et les dossiers, on s'aperçoit que seulement 2% des personnes ont écrit des directives anticipées. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, la non-information du grand public et des citoyens, il n'y a pas eu depuis que cela existe de vraie campagne d'information sur ce que sont les directives anticipées, ni même sur la personne de confiance d'ailleurs. Le deuxième point, c'est qu' écrire des directives anticipées n'est pas toujours simple, notamment dans une situation d'accident où la personne ne peut pas prévoir ce qui va lui arriver.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.05.13 13:14
Un homme est dans le coma depuis 5 ans après un accident de moto. Une partie de sa famille souhaite arrêter les soins, ses parents s’y opposent.
Depuis un accident de moto survenu il y a 5 ans, Vincent Lambert est dans un état végétatif et hospitalisé au CHU de Reims. L'homme de 37 ans ne peut plus bouger, parler ou s'alimenter. le Docteur Eric Kariger, le responsable des soins palliatifs de l'hôpital explique "depuis le début de l'année, Vincent a multiplié les comportements d'opposition aux soins, faisant suspecter un refus de vivre."
Le 10 avril dernier, en accord avec l'épouse du patient, les médecins ont arrêté d'alimenter et d'hydrater Vincent Lambert. Pour les médecins, poursuivre les soins est une "obstination déraisonnable". Cette euthanasie passive a été soutenue par six frères et soeurs du patient.
Les parents du patient s'opposent à la fin des soins
Les parents de Vincent Lambert et deux autres frères et soeurs se sont opposés à la décision du CHU et ont fait appel au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. La Justice a demandé au CHU de reprendre l'alimentation du patient. "La justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient. Mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de la famille", explique l'observatoire nationale de la fin de vie.
L'équipe médicale admet avoir tardé à "informer précisément" la "maman de Vincent".
Mais l'équipe médicale aurait des difficultés à trouver un accord de tous les membres de la famille de Vincent Lambert. "Le consensus ne pourra jamais être obtenu [...] Il faut vraiment se recentrer sur la volonté de mon frère de partir, qui est pour l'instant piétinée par quatre membres de la famille qui ont des convictions très tranchées, religieuses et idéologiques", a déclaré une sœur du patient. "Il a exprimé des souhaits de partir qui doivent être écoutés."
"Je suis catholique pratiquante mais je suis mère avant tout et je n'ai pas besoin de convictions religieuses pour porter secours à mon fils", explique de son côté la maman de Vincent.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.05.13 13:21
Vincent Lambert : l?euthanasie au c?ur du débat - 01/06/13 à 08h51
Dernière édition par Admin le 06.12.13 23:38, édité 1 fois
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.05.13 13:39
Splendide exemple d'acharnement palliatif... ... ...
On est en plein dans une "dictature idéologique"...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.05.13 13:51
On peut imaginer à l'avance l'ambiance de son enterrement !
Aucun doute sur l'hypocrisie digne ou la dignité hypocrite qui y règnera !
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 19.05.13 15:15
On peut aussi méditer sur l'efficacité réelle des unités de soins palliatifs dont le travail est d'accompagner à la fois le patient et la famille...
Il y a des psys dans ce genre de service,non ?
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 12:07
La justice a ordonné que l’hôpital de Reims reprenne l’alimen­tation d’un homme que l’équipe médicale avait cessé d’alimenter depuis 30 jours, dans l’intention de provoquer sa mort.
C’est une terrifiante histoire qui se déroule au CHU Sébastopol de Reims. Elle concerne Vincent Lambert, un homme de 37 ans qui y est durablement alité, à cause des séquelles d’un grave accident de la circulation survenu il y a plus de 4 ans et demi. Après avoir traversé une période de coma profond, l’homme se trouve depuis de longs mois dans un état intermédiaire dit « paucirelationnel ». C’est-à-dire qu’il alterne les moments de sommeil et les phases de « réveil » durant lesquelles il est en mesure de réagir aux stimuli, notamment de ses proches, de les suivre du regard, de sourire ou de manifester une émotion, mais sans s’exprimer de façon explicite.
Vivant sans le support d’aucun traitement médical, ni d’aucune aide respiratoire, l’homme était nourri et hydraté par sonde gastrique. Or, voilà que, sans prévenir ses parents — mais vraisemblablement avec l’accord d’autres proches très éprouvés par cette situation — l’équipe médicale a cessé le 10 avril 2013 d’alimenter le patient, tout en réduisant considérablement son hydratation. Le mobile de cet arrêt est sans équivoque : provoquer la mort.
Alertés le 26 avril 2013, au hasard d’une visite, de ce changement qu’ils avaient refusé lorsqu’on le leur avait suggéré, ses parents ont immédiatement protesté, mais n’ont pu obtenir gain de cause auprès de l’équipe médicale, le chef de service se réfugiant derrière une « décision collégiale ». Ils se sont donc résolus à saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, le 8 mai, d’une requête en référé « contre la décision du Centre hospitalier universitaire de Reims de provoquer la mort de Vincent Lambert par suppression de son alimentation depuis le 10 avril 2013 ».
Le tribunal administratif leur a donné droit, ordonnant le 10 mai que l’alimentation du patient soit immédiatement reprise. Une première en France qui pourrait avoir d’importantes conséquences. La situation ressemble à la controverse ayant accompagné, aux États-Unis, la fin de vie de Terri Schiavo. La jeune femme était décédée le 27 mars 2005 après treize jours d’agonie suivie en direct par tous les médias : sa sonde alimentaire avait été retirée sur ordre d’un tribunal, après dix ans de batailles judiciaires entre ses parents et son mari. Le Vatican avait aussitôt condamné cette mort administrée.
Depuis le vote de la loi Leonetti sur la fin de vie, obtenu à l’unanimité à l’Assemblée nationale, on sait qu’un courant de pensée a choisi de l’interpréter dans un sens euthanasique, sans l’expliciter. L’exposé des motifs de la loi prétend que l’alimentation et l’hydratation sont des traitements (alors que, comme les soins d’hygiène, ce sont des soins de base toujours dus aux patients, sauf nécessité médicale) ; or, la loi confirme que des traitements médicaux doivent être interrompus s’ils s’avèrent disproportionnés et peuvent l’être s’ils sont refusés… Des équipes médicales ont donc prôné et mis en pratique l’arrêt d’alimentation et d’hydratation à visée euthanasique, éventuellement assorti d’une sédation terminale qui permet de masquer les symptômes de l’agonie.
Le docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA, dénonce dans cette pratique « l’euthanasie à la française » (cf. revue Liberté Politique, n°39, 2007). Les promoteurs de l’euthanasie la récusent désormais volontiers alors qu’ils n’ont pas hésité à la soutenir (cf. La Bataille de l’euthanasie, Salvator, 2012). Ils l’affirment « inhumaine ». C’est devenu pour eux un argument-clé pour promouvoir l’euthanasie par injection létale, plus expéditive.
Le scandale de l’interprétation abusive de la loi fin de vie éclate en France aujourd’hui, avec un patient qu’on veut faire mourir à l’insu de ses parents, alors qu’il n’a rien demandé. Et dans un contexte où l’on a découvert, grâce au neurologue Steven Laureys, du Coma Science Group de l’université de Liège, que les personnes en situation qu’on prétend « végétative » perçoivent souvent bien davantage leur environnement qu’on ne pouvait le penser.
On a même pu montrer que beaucoup trouvent des raisons de vivre, malgré leur immense dépendance. Selon plusieurs de ses proches, Vincent Lambert se rend compte de leur présence à son chevet. Il pleure actuellement beaucoup lors des visites. Nul ne sait s’il se remettra de ce que des soignants ont cru devoir lui imposer.
Le médecin s’est, quant à lui, montré décidé à reprendre à zéro le processus collégial interdisciplinaire pour stopper l’alimentation et provoquer sa mort.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 12:21
je ne cite pas la source de ce copié-collé,n'étant pas OK avec l'idéologie de cette source
mais certaines remarques sont excellentes,je vais les re-copié-collé
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 12:34
"Depuis le vote de la loi Leonetti sur la fin de vie, obtenu à l’unanimité à l’Assemblée nationale, on sait qu’un courant de pensée a choisi de l’interpréter dans un sens euthanasique, sans l’expliciter. L’exposé des motifs de la loi prétend que l’alimentation et l’hydratation sont des traitements (alors que, comme les soins d’hygiène, ce sont des soins de base toujours dus aux patients, sauf nécessité médicale) ; or, la loi confirme que des traitements médicaux doivent être interrompus s’ils s’avèrent disproportionnés et peuvent l’être s’ils sont refusés… Des équipes médicales ont donc prôné et mis en pratique l’arrêt d’alimentation et d’hydratation à visée euthanasique, éventuellement assorti d’une sédation terminale qui permet de masquer les symptômes de l’agonie".
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 12:38
"Le docteur X.M., président d’AV, dénonce dans cette pratique « l’euthanasie à la française » (cf. revue Liberté Politique, n°39, 2007). Les promoteurs de l’euthanasie la récusent désormais volontiers alors qu’ils n’ont pas hésité à la soutenir (cf. La Bataille de l’euthanasie, Salvator, 2012). Ils l’affirment « inhumaine ». C’est devenu pour eux un argument-clé pour promouvoir l’euthanasie par injection létale, plus expéditive".
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 12:50
L'auteur de mon copié-collé se contredit lui-même puisqu'il écrit=
""Le docteur X.M., président d’AV, dénonce dans cette pratique « l’euthanasie à la française » (cf. revue Liberté Politique, n°39, 2007)".
L'euthanasie à la française signifie que la loi Léonetti est bien une loi euthanasique... ... ...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 12:53
L'auteur de mon copié-collé omet volontairement de parler d'euthanasie passive et d'euthanasie active,et d'en faire la différence
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 13:05
Ma question=
Doit-on moralement alimenter et hydrater un patient dans le coma depuis un certain temps ???... ... ...(EVC état végétatif chronique cf blog des parents d'Hervé Pierra)
Quant on sait que le coma est une résultante de la recherche médicale,et par conséquent de l'acharnement thérapeutique
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 27.05.13 13:11
Ne nous leurrons pas.Quand les docteurs soignent les patients comateux,ce n'est pas par humanisme !...
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 30.05.13 9:47
LE MONDE | 29.05.2013 à 05h27 • Mis à jour le 29.05.2013 à 11h36
Mme Lambert, dans un café à Reims (Marne), le 24 mai. L'épouse de Vincent ne souhaite pas que son prénom apparaisse.
Lire : La fin de vie d'un jeune homme au cœur d'une bataille familiale
Lire aussi (abonnés) : Fin de vie : en 2005, l'affaire Schiavo a divisé l'Amérique
Deux camps sur l'arrêt de l'alimentation artificielle
La loi Leonetti sur la fin de vie proscrit l'acharnement thérapeutique, et permet l'arrêt des traitements. L'alimentation et l'hydratation artificielles étant assimilées à un traitement, celles-ci peuvent donc être arrêtées. Pour éviter que le patient souffre, il peut lui être administré des sédatifs et sa bouche est régulièrement rafraîchie. Le décès intervient au bout de plusieurs jours ou semaines. Cette procédure est jugée inhumaine par les deux camps qui s'opposent dans le vif débat sur la question de l'aide à mourir. D'un côté, les opposants estiment que l'alimentation est un soin de base dû à toute personne, pas un traitement. Ils dénoncent une interprétation "euthanasique" de la loi Leonetti. De l'autre, les partisans de l'euthanasie souhaiteraient que "cesse l'hypocrisie", et plaident pour l'autorisation de pratiquer un acte létal, qui permettrait une mort rapide.
Statu quo sur le lieu d'accueil et la procédure
Vincent Lambert restera hospitalisé à Reims. Ses parents avaient exprimé leur volonté que leur fils change de lieu d'accueil, alors que son épouse souhaitait qu'il reste dans le service qui le suit depuis des années. Les deux parties ont été entendues par le docteur Eric Kariger, chef de service. C'est là qu'il restera. Il y a ses repères, et plusieurs membres de sa famille peuvent facilement venir l'y voir. La réflexion sur l'arrêt des traitements pourrait reprendre après l'été. "Il faut laisser le temps à chacun de se reconstruire", explique le médecin, souhaitant qu'au sein de cette famille éclatée, le dialogue puisse reprendre.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 30.05.13 10:01
"La loi Leonetti sur la fin de vie proscrit l'acharnement thérapeutique, et permet l'arrêt des traitements. L'alimentation et l'hydratation artificielles étant assimilées à un traitement, celles-ci peuvent donc être arrêtées. Pour éviter que le patient souffre, il peut lui être administré des sédatifs et sa bouche est régulièrement rafraîchie. Le décès intervient au bout de plusieurs jours ou semaines. Cette procédure est jugée inhumaine par les deux camps qui s'opposent dans le vif débat sur la question de l'aide à mourir. D'un côté, les opposants estiment que l'alimentation est un soin de base dû à toute personne, pas un traitement. Ils dénoncent une interprétation "euthanasique" de la loi Leonetti. De l'autre, les partisans de l'euthanasie souhaiteraient que "cesse l'hypocrisie", et plaident pour l'autorisation de pratiquer un acte létal, qui permettrait une mort rapide".
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 30.05.13 11:47
Liberté Politique Pierre-Olivier Arduin
1/ « le droit à la vie, rappelé notamment par l’article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, constitue une liberté fondamentale » (considérant 3) ;
2/ que la « privation d’alimentation et la limitation d’hydratation font apparaître un danger caractérisé et imminent pour la vie de M. Vincent Lambert et constituent une atteinte à son droit au respect de sa vie » (considérant 5) ;
qu’en conséquence, « il existe une situation d’atteinte caractérisée à une liberté fondamentale » (ibid.).
 elle rappelle que le droit au respect de sa vie protégé par la Convention européenne des droits de l’homme est une liberté fondamentale que ne saurait enfreindre un établissement hospitalier ;
 que la privation d’aliments par suspension de la nutrition assistée porte atteinte au respect de la vie, et donc à une liberté fondamentale ;
 elle reconnaît donc implicitement que le retrait de l’alimentation artificielle chez Vincent Lambert relève de l’euthanasie (puisqu’elle porte atteinte au respect de la vie) ;
 elle affirme enfin que la procédure collégiale engagée par une équipe médicale ne saurait passer outre l’avis de la famille, laquelle doit obligatoirement être informée et consultée.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 30.05.13 12:35
Bioéthique et tactique
À 35 ans, Pierre-Olivier Arduin peut se vanter d'avoir déclenché l'une des grandes polémiques médiatiques de l'année 2006. Ce responsable de la commission éthique et vie humaine du diocèse de Toulon est l'auteur de la note appelant à boycotter le Téléthon. « J'avais rédigé un texte similaire en 2005, raconte-t-il. Mais, cette année, un ami a mis mon texte sur le site de l'évêché, début octobre. Trois semaines plus tard, une journaliste de RTL Toulon l'a trouvé. » En moins de 24 heures, la polémique devient nationale. Au final, l'opération n'aura aucune influence sur le montant des dons. Mais les opposants à la recherche sur les cellules souches embryonnaires auront réussi à lancer le débat.
La démarche de Pierre-Olivier Arduin symbolise bien celle d'une nouvelle génération de catholiques qui souhaitent défendre les positions de l'Église sur un terrain politique. « Je suis adhérent du forum des républicains sociaux de Christine Boutin et j'étais son délégué pour le Var, lors des élections présidentielles de 2002. J'ai aussi accepté de participer à la liste royaliste aux élections européennes, en 2004, car ils défendaient la famille et les racines chrétiennes de l'Europe », explique ce père de cinq enfants. Depuis l'année dernière, Pierre-Olivier Arduin fait partie de l'UMP, en tant que membre du parti de Christine Boutin.
Comme d'autres intervenants de cette génération, il se pose en « expert », même si ses états de service demeurent limités. Le responsable de la commission éthique du diocèse varois est instituteur. Il vient juste de décrocher un master en bioéthique. Il n'a pris la responsabilité de la commission que depuis un an et demi, ce qui lui a tout de même permis de participer au colloque sur les cellules souches, organisé par le Vatican en septembre dernier.
Voilà plusieurs années que Pierre-Olivier Arduin est engagé dans ce qui constitue sans doute aujourd'hui le lobby catholique le plus actif en cette période d'élection présidentielle. La polémique du Téléthon doit beaucoup à la mobilisation de ce réseau aux ramifications multiples. Ses membres n'hésitent pas à se revendiquer comme la « génération Benoît XVI », sur le site éponyme. L'acte de naissance de ce lobby coïncide avec un entretien que des jeunes ont eu avec le cardinal Ratzinger en... 1992. De retour en France, ils créent la Fondation de service politique, qui anime notamment un site Internet sur lequel Pierre-Olivier Arduin a publié une dizaine d'articles.
« Nous nous revendiquons comme un lobby au bon sens du terme, explique Philippe de Saint-Germain, 46 ans, secrétaire général de la Fondation. Nous souhaitons travailler à la réflexion et à la mobilisation de la communauté catholique sur des sujets politiques. » La Fondation organise des conférences, lance des pétitions et publie des « notes bleues » sur les sujets de société pour les députés et les évêques. Son conseil d'administration accueille le vice-président du Mouvement pour la France (MPF), Bernard Seillier, sénateur-maire de Séverac-le-Château, ainsi que Élisabeth Montfort, conseillère régionale UMP d'Auvergne. Cette ancienne députée européenne a beaucoup œuvré en faveur de l'inscription de l'héritage chrétien dans la Constitution européenne. Le conseil d'administration compte aussi la présence de Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme-Lejeune.
La lutte contre la légalisation de l'homoparentalité constitue le principal combat de ces chrétiens pour l'élection présidentielle. Ils ont déjà obtenu des résultats, grâce à l'aide du député-maire de Paray-le-Monial (UMP), Jean-Marc Nesme. C'est lui qui a fondé l'entente des parlementaires pour « la reconnaissance du droit de l'enfant à être élevé par un père et une mère », à l'origine d'un manifeste sur ce sujet signé par 300 parlementaires.
Du côté des candidats, le réseau est intellectuellement proche de Philippe de Villiers, sans se montrer monolithique. Il a hésité à soutenir Nicolas Sarkozy, car celui-ci, s'il a pris des positions claires contre l'homoparentalité, a également refusé l'investiture UMP au député Christian Vanneste, condamné pour « homophobie ». La mobilisation du réseau s'opère au détriment de Ségolène Royal, mais aussi de François Bayrou. Le candidat UDF a pris position en faveur d'une « adoption simple » par les couples homosexuels. Ce que la Fondation entend faire savoir, en s'appuyant sur une note du moraliste de la faculté de théologie de Lyon, Xavier Lacroix.
Si le conseil d'administration de la Fondation ne compte pas de membres du Front national, les frontières de ce groupe de pression avec l'extrême droite ne sont pas toujours étanches. Pierre-Olivier Arduin a ainsi été désigné « catholique de l'année 2006 » par le Salon beige : créé il y a deux ans par des jeunes professionnels catholiques, ce site Internet affiche 6 000 connexions quotidiennes. Si ses animateurs revendiquent une neutralité politique, cela ne les empêche pas de référencer les sites des très à droite quotidien Présent et Radio courtoisie. « Ils défendent la famille et le respect de la vie », explique, sans sourciller, l'un de ses fondateurs, Michel Janva, 27 ans, qui travaille dans les affaires internationales et qui a accepté de témoigner tout en gardant son pseudonyme. Jean-Marie Le Pen suscite la même bienveillance.
Forte de ces appuis, une large partie du lobby rêve de revenir sur la loi Veil. Une manifestation a été organisée à Paris le 21 janvier, qui a suscité de nouvelles alliances. Pour la première fois, les Associations familiales catholiques (AFC) ont choisi de défiler, côte à côte avec le Front national. Quatre évêques leur ont apporté leur soutien : Guy Bagnard (diocèse de Belley-Ars), Raymond Centène (Vannes), Jean-Pierre Cattenoz (archevêque d'Avignon) et, bien entendu, Dominique Rey (Toulon). Cette première réjouit Philippe de Saint-Germain, le secrétaire général de la Fondation de service politique. « Depuis quelques années, une nouvelle génération d'évêques n'hésite plus à assumer une liberté de parole, sans se réfugier derrière les communiqués officiels des commissions épiscopales. Nous sortons enfin du consensus mou et de l'eau tiède. » C'est oublier un peu vite les propos forts de la déclaration des évêques de l'automne dernier pour préparer les échéances électorales, sur la place des immigrés et la lutte contre le chômage. É.S.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 07.06.13 12:49
Tribune 05/06/2013 à 15h28
Riposte-catholique intimide et harcèle les « mauvais cathos »
Etienne Borocco | Blogueur
Quelle ne fut pas ma surprise en lisant, sur Lemonde.fr, l’interview de l’épouse de Vincent Lambert, qui se trouve dans un état végétatif depuis 2008. Les médecins avaient décidé l’arrêt de l’alimentation et la limitation de l’hydratation. Les parents, opposés à cette décision, sont allés au tribunal, qui a décidé la réalimentation du patient.
Avec stupeur, je découvre le rôle de certaines franges traditionalistes dans l’affaire. L’épouse de Vincent Lambert confie :
« Avant même la décision du tribunal, il y a eu des articles sur des sites internet, d’abord Riposte-catholique. Même avec l’utilisation d’un pseudonyme, notre histoire était reconnaissable. J’ai reçu un courrier d’un membre de la Fraternité Saint-Pie-X, dont les parents de Vincent sont proches, qui me disait que je cautionnais “ un processus de mort ”, et qui me demandait de “ laisser vivre ” mon mari.
On peut dire, pudiquement, que Vincent a souffert physiquement et moralement de cette Fraternité. Il l’avait reniée. C’est donc d’autant plus nauséabond que son histoire soit aujourd’hui récupérée par ces gens. Mon époux n’avait pas les mêmes opinions que ses parents, notamment sur la question de la fin de vie. »
En tant que community manager de la Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France (CCBF), un groupe de laïcs qui a pour but de promouvoir le débat dans l’Eglise, je connais très bien Riposte-catholique (le nom m’a toujours semblé aberrant quand il est écrit pourtant dans les évangiles : « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre ») et consort.
Mettre au pilori les « ennemis de dieu »
Un chapelet (FotoKatolik/Flickr/CC)
Le site web rassemble des catholiques intégristes (aussi bien de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X que des fidèles partageant les mêmes idées mais restés fidèles au pape), sous la houlette de Daniel Hamiche, ex-maoïste qui a gardé les bons vieux réflexes d’époque : il met au pilori tout individu ou organisation qu’il juge être une menace.
Etre mis à l’index par Riposte-catholique, qui peut bénéficier de la diffusion du site populaire Le Salon beige, a pour conséquence directe de faire pleuvoir sur vous les insultes. Puis, une fois que vous êtes repéré, les intégristes ne vous lâchent plus. Les initiatives du Comité de la jupe, qui consistent à publier des articles et à organiser des débats sur la condition de la femme, suscitent leur ire constante.
En bonne charité chrétienne, ils vous accusent d’avoir les pires desseins. Vous parlez du rôle des femmes dans la résurrection, aussitôt Riposte-catholique vous accuse de « résistance au pape ». Vous organisez une exposition biblique qui ne convient pas aux canons intégristes, vous êtes un manipulateur. Vous organisez un cercle de silence devant une assemblée de la conférence des évêques de France (CEF), vous êtes un perturbateur.
Dans la logique de Riposte-catholique, rester silencieux à l’extérieur d’un bâtiment perturbe la réunion qui se tient à l’intérieur. Tout est bon quand il s’agit d’attribuer des quolibets à ce qu’il juge être des « ennemis de dieu » ; ainsi, écrire « baptisé-e-s » vous fera passer pour quelqu’un à la solde du mouvement LGBT.
Et si par malheur vous éprouviez un peu de sympathie ou de compréhension pour quelqu’un mis à l’index de nos bretteurs prêts à la riposte, vous êtes dénoncés comme un soutien de l’ennemi.
Interjections musclées quasi-quotidiennes
Après vous avoir mis à l’index, Riposte-catholique se chargera de vous suivre régulièrement et de faire des rappels à ses lecteurs fanatiques prêts à tout pour vous harceler ; certains s’en font même leur spécialité. Prenons le cas typique de Jean-Christophe Mauchauffée, anesthésiste sarthois, très impliqué dans l’opposition à tout ce qu’il juge relever de la « culture de mort ».
Vous pouvez le retrouver une interview donnée à un journal local, qu’a diffusée Le Salon beige. Il passe ses journées à cracher sur ce qu’il juge être les « mauvais catholiques », qui sont pour lui des « opposants au pape » et des « hérétiques », indignes de faire partie de l’Eglise romaine.
Depuis mon arrivée sur Twitter, j’ai eu le droit à des interjections musclées quasi-quotidiennes (même s’il a fini par se calmer, car il a compris que ça ne servait à rien : je l’ai bloqué). Il passe bien sûr son temps à cracher aussi bien sur la CCBF, Francois Vercelletto de Ouest-France ou Christine Pedotti, rédactrice en chef de Témoignage Chrétien.
Pour bien préciser les choses, exprimer une opinion contradictoire revient à insulter, selon Jean-Christophe Mauchauffée. Par exemple, j’ai coécrit sur Lavie.fr une tribune avec François Mandil, qui est, vous pouvez en juger vous-mêmes, plus que correcte dans le ton. Pour notre amoureux de la riposte, c’est une insulte :
Tweet de @lysenfleur
« Mauvais chrétien complice du suicide de la civilisation »
Evidemment, la présence ne se fait pas que sur Twitter. Elle est aussi sur Facebook ; étant chargé de la modération de la la page de la CCBF, régulièrement, je dois bannir des trolls qui affluent (de préférence en groupe, pour bien vous pourrir la page d’un coup). On en garde quelques pépites, comme celle-ci par exemple :
Commentaire sur l’initiative du Comité de la jupe pour organiser un conclave des femmes
Les méthodes de Riposte-catholique se sont répandues dans la réacosphère et ont trouvé des adeptes parmi le Printemps français (pour voir un cas typique d’interconnexion entre le Printemps français et des sites catholiques d’extrême droite, lire l’article Ambroise, un Hommen parmi d’autres sur embruns.net) :
Commentaire sur Facebook (capture d’ecran)
Eh oui, partager un édito de Jean-Pierre Denis, rédacteur en chef de La Vie, qui déclare qu’ « il serait plus que temps de passer à autre chose », c’est un signe de défaitisme et d’abandon de la lutte, qui fait de vous un mauvais chrétien complice du suicide de la civilisation. Je vous passe les commentaires contenant des comparaisons avec la pédophilie, le nazisme, etc…
Pas de soutien de l’Eglise
On pourrait s’attendre à ce que ces méthodes suscitent la condamnation au sein de l’Eglise catholique ; point du tout. Il a fallu attendre le 18 avril, très tard après le début de la mobilisation, pour que le cardinal Vingt-Trois appelle à calmer le jeu :
« Ce n’est pas parce que les gens se disent catholiques qu’ils sont porteurs d’une tactique ecclésiale. […] Il me semble que je rends service à certains jeunes pleins d’énergie en leur disant ceci : ce ne n’est pas parce que des groupes crient ou sont agressifs qu’ils (ces jeunes) sont moins catholiques qu’eux. »
Mais toujours rien sur les intimidations et les insultes à l’encontre des catholiques qui n’ont pas appuyé la mobilisation contre le projet de loi. Au contraire, elles peuvent même rencontrer le soutien de certains clercs. Après son tweet injurieux envers les « cathos de gauche », Nicolas Sénèze, journaliste de La Croix, avait reçu le soutien immédiat de l’abbé Cariot, directeur de communication du diocèse de Pontoise :
Tweet de @abbecariot (capture d’ecran)
L’homme, très courageux, a préféré retirer son tweet quand le buzz a enflé autour des propos de Nicolas Sénèze, soit-disant « pour ne pas alimenter la polémique » ; mais il n’a rien regretté de ses propos.
Pour ma part, je finis par m’accommoder de ces agissements, et, comme ils ne sont pas éternels, à force d’en bloquer sur Twitter ou d’en bannir sur Facebook, j’ai de moins en moins de trolls qui viennent m’embêter.
Instrumentalisation médiatique de l’affaire Lambert
Mais dans l’affaire Lambert, il ne s’agit pas d’une simple querelle d’opinions sur le Net. Il s’agit d’une famille qui traverse un drame familial et qui de surcroît doit affronter l’instrumentalisation médiatique voulue par ces petits groupes intégristes. Ces mêmes individus qui n’ont pas hésité à harceler Madame Lambert, comme ils ont l’habitude de faire avec les gens qu’ils jugent comme des ennemis.
Ne peuvent-ils pas laisser cette famille dans la paix ? Croient-ils vraiment qu’elle avait besoin que cette histoire affreuse soit médiatisée et fasse l’objet d’une intense propagande ? Ont-ils conscience du mal qu’ils ont fait à Madame Lambert en colportant des choses qui n’étaient pas vrai ?
Probablement pas, ils ignorent les sentiments des hommes en face d’eux car ils sont aveuglés par leur fanatisme. Ces paroles du Christ me reviennent en tête : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » Luc 23,34.
Par contre, il serait temps que l’Eglise catholique en France accepte d’ouvrir les yeux sur ce qu’il passe. Le cardinal André Vingt-Trois a su clairement condamner le suicide de Dominique Venner et les récupérations de ses idées par certains catholiques intégristes.
Il n’y a malheureusement pas que les accointances avec les idées nauséabondes de Dominique Venner qui sont condamnables chez les intégristes, mais une attitude globale qui méprise tout individu qu’ils considèrent comme leur ennemi.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 17.09.13 12:50
le Lundi 16 Septembre 2013 à 11:50
[url=http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2013/09/16/1143753/images/ressource/Hôpital Reims.jpg] [img(39.8px,39.8px)]http://www.franceinfo.fr/sites/all/themes/franceinfo/images/zoom.png[/img][/url]
L'hôpital Sébastopol à Reims où se trouve Vincent Lambert © Maxppp
Les médecins du CHU de Reims vont finalement engager un nouveau protocole de fin de vie - ce qu'on appelle parfois l'euthanasie passive. "Compte tenu de l'état de Vincent, une réunion a été programmée pour la fin de mois avec toutes les parties concernées pour expliquer notre position avant d'engager un protocole de fin de vie", a expliqué Eric Kariger, le chef de service de médecine palliative au CHU de Reims.
Vincent Lambert est hospitalisé depuis cinq ans à Reims, après un accident de moto qui l'a laissé dans un état végétatif. Dans un état "pauci-relationnel" selon les médecins - un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l'environnement, par la vue notamment, sans "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles".
"La décision finale revient au corps médical"
Mais la situation s'est dégradée depuis. D'où cette réunion programmée à la fin du mois. "Conformément à la loi, la décision finale revient au corps médical et fait partie de notre dure responsabilité", a précisé le docteur Eric Kariger.
Sujet: Réflexions délirantes de certains pro-vie 18.09.13 10:53
L'affaire Vincent Lambert pourrait tous nous arriver
Ainsi que l'écrit Jeanne Smits :
"J’avais parlé de « coma pauci-relationnel » à propos de Vincent Lambert. Un professeur de neurologie contacté par Jérôme Triomphe, avocat de la famille Lambert, a souligné qu’il est dans le cas de Vincent impropre de parler de « coma » : il est dans un « état pauci-relationnel », puisqu’il est conscient de son entourage et interagit avec lui. Si bien qu’une pièce versée au dossier par le CHU de Reims – pour justifier l’euthanasie lente de Vincent Lambert ! – note qu’un examen approfondi réalisé par des spécialistes du coma en Belgique ont conclu que le patient est dans un « état de conscience minimale plus », « avec une perception de la douleur et des émotions préservées ».
Faut-il s’étonner dès lors que Vincent Lambert avait des épisodes « de pleurs, de cris, de sanglot (sic) » comme le précise le mémoire de défense du CHU de Reims par lequel il tentait de justifier la « décision médicale » de l’affamer à mort ?
Ce même mémoire croit pouvoir déceler des directives anticipées informelles de la part de Vincent Lambert, dont parlent sa femme et certains de ses frères et sœurs en expliquant qu’il a dit à l’occasion, avant son accident, ne pas vouloir être maintenu artificiellement en vie. A la fin du mémoire de défense, on ose invoquer ceci :
Sans compter que la nourriture et l’hydratation ne maintiennent pas « artificiellement » la vie, fût-ce en état de coma, notons ici l’incroyable glissement. Peut-on vraiment imaginer que ce jeune homme ait su ce qu’est un état pauci-relationnel ? Qu’il l’ait prévu, et prévu aussi quel serait son sentiment en ce cas ? Prévu qu’il demanderait à mourir faute de nourriture et d’eau ? Deux, trois mots prononcés au détour d’une conversation permettent-ils de faire cette incroyable extrapolation dont un médecin peut s’emparer pour couper les vivres à un malade ? Si c’est le cas – et c’est bien l’esprit de la loi Leonetti – il devient urgent de faire des directives anticipées écrites demandant de ne pas faire l’objet d’une décision d’abstention de soins ordinaires ayant pour objet de provoquer la mort ! Je crois bien qu’il va falloir rédiger une lettre type avec l’aide de médecins et de juristes spécialisés."
De son côté, Pierre-Olivier Arduin précise :
"Le problème est que la loi du 22 avril 2005 et ses décrets d’application ont légitimé plus ou moins indirectement ce type d’euthanasie par arrêt de l’alimentation et de l’hydratation. Il s’agit de l’un des points les plus contestables de cette loi dont plusieurs experts avaient pourtant mis en garde, lors des travaux de la première mission parlementaire en 2004, contre la transgression morale qu’il représentait et les conséquences funestes qui ne manqueraient pas de surgir dans son sillage. Pour valider cette pratique controversée, le législateur s’était abrité à l’époque derrière la distinction artificielle entre ce qui relève du soin, toujours dû, et ce qui relève du traitement médical, susceptible d’être stoppé.
La législation du 22 avril 2005 autorise en effet à certaines conditions la suspension de « tout traitement » ainsi que le précise le nouvel article L. 1111-4 du Code de la santé publique. Or le législateur avait ajouté dans l’exposé des motifs de la loi que les limitations et arrêts de traitement « s’appliquent à tout traitement, quel qu’il soit, y compris l’alimentation artificielle ».
Cette interprétation, non seulement n’est pas partagée par les bioéthiciens et les spécialistes qui s’occupent des personnes cérébro-lésées (état végétatif et état pauci-relationnel) mais en outre est totalement incohérente avec l’économie générale de la loi qui prohibe l’euthanasie. Il s’agit en outre d’une lecture partiale, car à aucun endroit le droit n’identifie explicitement l’alimentation artificielle à un traitement médical".
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.09.13 11:04
Merci,Jean Léonetti,pour votre loi:
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 18.09.13 11:24
Encore faut-il être conscient pour demander le suicide assisté
QUI met les patients en situation de coma ???
QUI met les patients en unité palliative ???
QUI ??? ??? ???
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 30.09.13 11:11
Mis à jour le 26/09/2013 à 20:17
Publié le 26/09/2013 à 19:37
Pierre et Vivianne Lambert n'avaient pas été consultés lors de la décision de l'équipe médicale d'interrompre l'alimentation de leur fils. Crédits photo : Christian LANTENOIS/PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS
L'hôpital vient en effet de réengager le processus d'euthanasie. Une lettre recommandée avec accusé de réception vient de convoquer toute la famille de Vincent au CHU ce vendredi. Ceci pour ne pas réitérer l'erreur qui lui avait valu la condamnation du tribunal: l'équipe médicale n'avait pas prévenu les parents, qui avaient appris le retrait de l'alimentation de leur fils 17 jours après, «par hasard» - un procédé que n'admet toujours pas Vivianne Lambert, sa mère. La «décision collégiale» n'avait été prise qu'en accord avec l'épouse, Rachel. Une «bombe», selon Pierre et Vivianne Lambert, les parents, qui «a fait exploser» la famille de 8 frères et sœurs, certains du côté des parents, d'autres de l'épouse.
Le «sens» de la vie
Vincent a 32 ans quand un accident de voiture lui confisque son destin. Mais pas sa vie. Ses fonctions vitales ne sont pas atteintes, il ne nécessite pas de traitement médical, il respire seul mais mange artificiellement, par sonde gastrique, et ne répond pas aux stimulations. Comme bien des patients en état végétatif chronique (EVC), sa prise en charge est essentiellement faite de «soins de nursing», selon le langage médical, et de séances de kiné. Des vacances chez ses parents, à 700 km de là, sont même autorisées en septembre dernier.
« Son état neurologique est incurable. Il peut rester comme ça des années »
Dr Kariger, chef du pôle gérontologie du CHU de Reims
Pour le Dr Kariger, c'est «le sens» qui fait la vie. «Il n'y a plus d'espérance qu'il recouvre une vie relationnelle normale. Si les parents trouvent du sens à cette existence, qu'ils apportent les preuves!». «C'est scandaleux!, s'indigne Martine, une autre mère qui s'est opposée à l'euthanasie de sa fille. Si maintenant il faut attester que sa vie a du sens pour la garder, la moitié de la planète a du souci à se faire!»
Aujourd'hui, le processus «doit» reprendre car «il est inachevé», «tout le monde est au milieu du gué», justifie le Dr Kariger. À l'heure du «conseil de famille» qu'il a convoqué ce vendredi, les tensions avivées par le procès ont radicalisé les positions. «On se battra jusqu'au bout, prévient la maman de Vincent. Je suis prête pour une grève de la faim.» Les armes des avocats sont déjà aiguisées, prêts à plaider de nouveau la «tentative d'assassinat». «Ce conseil est une mascarade, siffle Me Triomphe. La décision du médecin est prise, cette réunion est formelle, pour s'abriter vis-à-vis du droit.» Si la loi prévoit d'associer la famille à la décision, c'est à l'équipe médicale, au bout du compte, qu'il revient de trancher. Syncrétisme de toutes les complexités soulevées aujourd'hui par l'euthanasie, le cas Lambert est aussi emblématique des enjeux à venir, avec le futur projet de loi fin de vie. La loi Leonetti«n'a pas réglé les situations en cas de positions irréconciliables entre proches», commente Jean-René Binet, professeur de droit en santé, famille et bioéthique. Avec la nouvelle sociologie des familles, séparées ou recomposées, les conflits risquent de se présenter en nombre. «Il faut aujourd'hui se demander qui est la famille et qui est la personne de confiance, qui ne sont pas nécessairement les mêmes personnes», conclut le juriste. Identique en tous points, le cas Terri Schiavo, en 1998 aux États-Unis, avait duré douze ans…
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 01.10.13 15:50
Affaire Vincent Lambert : « Une situation humainement et éthiquement très difficile »
Plus de quatre mois après que la justice a ordonné de rétablir l’alimentation de Vincent Lambert, la famille doit se réunir vendredi 27 septembre pour tenter de trouver un accord.
Les parents de cet homme de 37 ans, en état de conscience minimale, s’opposent à l’arrêt de l’alimentation qui avait été décidé par les médecins, en accord avec son épouse.
La Croix a posé trois questions au docteur Éric Kariger, responsable de l’unité de médecine palliative au centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims.
La Croix. Quel est le but de cette réunion ?
Éric Kariger : « Après la douloureuse décision de justice qui a interrompu le processus de fin de vie de Vincent Lambert, mon but est de remettre la famille autour de la table. Car le grand perdant, dans cette histoire, c’est cette famille déchirée entre l’épouse du patient et ses parents, qui refusent l’arrêt des traitements. Je les ai donc tous conviés vendredi 27 septembre dans le but d’écouter la souffrance et l’analyse de chacun. Je vais leur demander de réfléchir dans l’intérêt de Vincent Lambert et tenter de les y aider. Je suis dans une volonté d’apaisement. Mon but, c’est de dépasser les conflits, la rancœur et aussi les fantasmes de certains. Je vais leur rappeler que nous sommes, avec mon équipe, au seul service du patient, avec tout ce que cela comprend d’engagement, de gravité mais aussi de doutes. »
Qui sera présent à cette réunion ?
E. K. : « A priori, toutes les parties : les parents, l’épouse, les frères et sœurs de Vincent Lambert. Trois personnes ont prévenu qu’elles ne pourraient être là et m’ont fait parvenir des lettres expliquant leur point de vue. Du côté médical, je serai présent ainsi qu’un autre médecin de l’unité de soins palliatifs, un cadre de santé et une psychologue. Cette histoire a aussi été très difficile à gérer pour notre équipe, qui a parfois été violemment mise en cause. Nous sommes là pour tous reprendre contact dans un climat que nous espérons apaisé. Nous allons essayer de comprendre la vision de chacun, sans préjugé. Il ne faut pas être manichéen concernant la fin de vie, rien n’est tout blanc ou tout noir. »
Et si cela échoue ?
E. K. : « Il ne s’agit pas de décider quelque chose concernant Vincent Lambert vendredi, mais seulement d’entamer une conciliation avec un cadre et un calendrier pour de prochaines réunions. Si la conciliation échoue et qu’une ou plusieurs parties décident de porter de nouveau l’affaire en justice, alors le calendrier risque d’être très long. Théoriquement, la loi est très claire là-dessus, c’est aux médecins réunis en instance collégiale que revient la responsabilité médicale de faire cesser des soins jugés déraisonnables, après consultation de la famille. La justice a estimé que nous n’avions pas suffisamment informé les parents, c’est pourquoi nous voulons tout reprendre à zéro, sans confondre vitesse et précipitation. Nous sommes face à une situation humainement et éthiquement très difficile. »
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 01.10.13 16:16
Source= l'AGRIF
On peut lire dans le figaro de ce jour l’article de Delphine de Mallevouë commentant la volonté du docteur Eric Kariger du CHU de Reims de relancer le processus conduisant à l’euthanasie de Vincent Lambert, ce jeune homme accidenté, sauvé cet été, notamment grâce à la combativité pour le respect de la vie innocente de Me Jérôme Triomphe, avocat au Barreau de Paris.
C’est très exactement les arguments que, dans le droit fil des propos d’Adolf Hitler dans Mein Kampf, (chapitre « l’État raciste et l’hygiène de la race ») les chefs de la gestapo de Münster utiliseront lors de l’été 1941 où, après avoir expulsé les Jésuites et des religieuses, ils firent euthanasier 800 enfants considérés comme « débiles mentaux ». L’argument nazi était qu’ils ne remplissaient aucune fonction sociale, qu’ils coûtaient cher à la collectivité. Aucune différence d’argumentation dans celle du docteur Kariger !
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.11.13 18:02
On s'est plaint ces derniers temps des manipulations autour du Conseil consultatif national d'éthique, où l'Eglise catholique est représentée par un théologien et professeur laïque, Xavier Lacroix. Fort bien. Mais quand il s'agit dans la pratique de réagir à un cas qui agite le monde médiatique, ce n'est pas sur le CCNE qu'il faut compter pour éclairer les consciences – ni avant, ni après les nouvelles nominations qui l'ont chamboulé. Et si l'Eglise catholique « qui est en France » a réellement son mot à dire, elle peut le faire sans le CCNE.
Dans le cas de Vincent Lambert, le silence des évêques est assourdissant. Trouvent-ils vraiment normal qu'aujourd'hui, on veuille pratiquer aujourd'hui l'euthanasie en France sur un homme profondément handicapé, mais vivant et qui n'est même pas en « fin de vie » ? Plusieurs d'entre eux sont au courant de l'affaire Vincent Lambert, appelés au secours par les parents du jeune homme qui se battent pour sa vie. On attend toujours. Ils n'ont pas pris position, ni à titre privé, ni à titre public.
La charité et la justice l'exigent pourtant – et pas seulement pour Vincent Lambert, mais pour toute personne qui risque un jour de se trouver dans sa situation. Le silence fait grandir dans l'opinion publique l'idée que l'on peut mettre à mort quelqu'un parce qu'il « n'aurait pas souhaité » vivre de telle ou telle manière. Pesons les mots… C'est un silence complice.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.11.13 18:08
Le silence des évêques français est peut-être digne?
Il faut ajouter qu'ils n'ont rien à voir avec je ne sais quelle 'Fraternité" catho intégriste !
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 06.11.13 18:37
« Vincent Lambert sera indélébile de ma mémoire »
En début de semaine, le docteur Eric Kariger, qui dirige l’unité de médecine palliative du CHU de Reims, a annoncé qu’il avait convoqué un conseil de la famille Lambert pour réfléchir à la fin de vie de Vincent, 37 ans, tétraplégique depuis cinq ans, suite à un accident de la route.
On pourrait ne pas s’attendre, à première et courte vue, à ce qu’Eric Kariger, qui se définit lui-même « profil libéral social chrétien », se retrouve à défendre les soins palliatifs, le droit de laisser mourir, en première ligne, à travers l’histoire de Vincent Lambert, qui a été relayée par les médias nationaux en mai dernier, quand une partie de sa famille obtenait du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne l’arrêt du protocole de fin de vie mis en place en avril après que l’équipe médicale ait constaté une opposition du patient lors des soins, ce qui laissait suggérer une volonté de non acharnement. Volonté confirmée par l’épouse et l’un des frères de Vincent. La mère du patient avait alors saisi le juge administratif en référé. Et le tribunal s’était appuyé sur un manque de consultation suffisant du cercle de Vincent pour faire cesser le protocole.
Vincent Lambert est dans un coma dit « pauci-relationnel », un état végétatif qui, selon le corps médical, laisse trop peu d’espoir à une amélioration. « Derrière la situation particulière de Vincent, il y a le marqueur d’une société en perte de repères, estime Eric Kariger. On a d’un côté le reproche fait à une médecine qui en ferait trop, dans l’acharnement thérapeutique, et de l’autre, une médecine qui n’en ferait pas assez à travers l’arrêt de soins. Derrière une situation très clinique, on touche au sociétal, au spirituel, au politique. Vincent, c’est un vrai cas d’école. Et au-delà de la douleur qu’on traverse, c’est un questionnement intellectuel d’une grande richesse. Ce n’est pas un hasard si tous les médias s’intéressent à Vincent. »
« Des règlements de compte se font sur le dos des médecins. Une partie de la société dénie la mort, veut des coupables. »
« Si j’avais perdu la confiance du référent familial de Vincent, en l’occurrence son épouse, je n’aurais pas gardé Vincent chez moi, poursuit le médecin. J’aurais dit « débrouillez-vous ! » Mais j’ai toujours l’espoir que cette famille renoue le contact, c’est dans l’intérêt de mon malade. On doit trouver un destin serein à Vincent. »
On sent l’émotion et la colère (« ne me parlez pas d’euthanasie ! ça me met de mauvaise humeur »), chez le professionnel de santé, qui aurait pu en rester là. La décision du tribunal, il l’a incluse dans sa réflexion, mais il veut avancer. « Je ne pouvais pas rester dans cette situation de lâcheté, de status quo. Vincent et son épouse nous ont fait confiance. J’ai dit à tous qu’on reprendrait une réflexion ensemble pour Vincent à la rentrée. Je tiens mes engagements. J’ai entendu le juge des référés qui m’a dit que j’avais une vision trop restrictive des « proches », dans la loi Léonetti. J’ai donc élargi le cercle aux parents, frères et sœurs, demi-frères et demi-sœurs. J’ai convoqué un conseil de famille pour la fin du mois de septembre. Et j’ai demandé à chaque « camp », pardonnez-moi l’expression, de désigner un expert médical extérieur. C’est bien au-delà de ce que réclame la loi. »
L’avis des familles est intégré au processus collégial, « mais je suis chef de service de cette unité de soins palliatifs. Et à un moment donné, je devrai prendre une décision. Continuer à maintenir Vincent en vie, dans les conditions que l’on connaît, ou l’alternative, entrer dans un protocole de la loi Léonetti et cesser des soins déraisonnables. »
Que dira-t-il de plus à la famille, à la fin du mois ? « Je vais leur demander de se concentrer sur l’intérêt de Vincent. Si on veut que la fin de vie de Vincent, quelle que soit son échéance, soit dans une sérénité, il faut que cette famille se mette d’accord. La qualité de vie, ça compte, non ? » La question sonne toutefois comme une utopie, chez un docteur qui, quand on lui pose la question, imagine mal la famille se mettre d’accord. « Il y a un paradoxe chez certains membres de cette famille. Ils réclament le prolongement de la vie de Vincent, mais ils lui consacrent dix heures par an ! Un malade n’est pas un objet de soins. J’ai vu des gens qui réclamaient un prolongement de vie, mais ils assumaient, ils l’accompagnaient. Son épouse et sa fille, elles vivent entre parenthèses depuis cinq ans, mais sont là tous les jours. Et puis il y a la volonté de Vincent, qui ne voulait pas être dans cet état. Il y a son épouse, sa petite fille, qui se sont préparés à la mort d’un époux, d’un papa. Et l’autre partie de sa famille, mère, père, frère ou sœur, qui ont obtenu le prolongement de vie. Mais cette décision a provoqué qu’ils n’ont plus de relation aujourd’hui avec six de leur huit enfants, qui n’ont pas soutenu la démarche judiciaire de leur mère. »
Prenant du recul, Eric Kariger est convaincu que « les soins palliatifs peuvent être la troisième voix, la bonne, entre l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie, parce que ce qui compte, c’est la qualité de la fin de vie, pas la durée. Il y a une différence entre l’euthanasie et laisser mourir. On ne sait pas l’heure de la mort, on ne pousse pas sur une seringue. En soins palliatifs, on laisse terminer dans une échéance imprévisible une fin de vie avec le meilleur de ce que l’on sait faire en soins de confort pour le malade. En avril dernier, quand on a débranché Vincent, on ne l’a pas abandonné, ni lui, ni sa famille. »
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 20.11.13 10:20
Aucune nouvelle de Vincent Lambert sur le web ou ailleurs.Si ma mémoire est bonne,une réunion familiale devait avoir lieu avec les médecins le 16 nov 2013.La dernière réunion probablement.Silence total...absolu...Chacun interprétera comme il l'entend.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 14.12.13 10:26
Par Delphine de MallevoüeMis à jour le 13/12/2013 à 20:29 Publié le 13/12/2013 à 19:24 Pierre et Viviane Lambert (le 16 mai à Reims), se sont toujours opposés à l'euthanasie de leur fils Vincent.Pierre et Viviane Lambert (le 16 mai à Reims), se sont toujours opposés à l'euthanasie de leur fils Vincent. Crédits photo : Christian LANTENOIS/PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS
Le processus de fin de vie de ce jeune tétraplégique avait été stoppé en urgence par la justice en mai dernier.
5La polémique et les spéculations sur le sort de Vincent Lambert redoublent, à quelques jours d'une nouvelle décision concernant son euthanasie. Après la judiciarisation de cette affaire au caractère exceptionnel, le débat s'enflamme avec l'intervention de médecins en désaccord médical et déontologique avec ce processus de fin de vie.
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 14.12.13 10:30
Je pensais qu'ils l'auraient laissé partir en paix
Le corps médical me dégoûte
la société me dégoûte
Je râle?Donc je vais très bien !
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 14.12.13 10:35
Par Delphine de MallevoüeMis à jour le 13/12/2013 à 20:32 Publié le 13/12/2013 à 19:54 Le Dr Bernard Jeanblanc a rédigé un rapport après avoir rencontré Vincent Lambert, le 9 décembre. Chef de service d'une unité pour polyhandicapés et d'une unité de vie spécialisée pour les « pauci-relationnels », comme Vincent Lambert, il est depuis vingt ans un des spécialistes en France de ce type de patient.
Dr JEANBLANC. - On recense en France 1500 patients en état végétatif ou «pauci-relationnels». Ce ne sont pas des gens dans le coma, ils perçoivent leur environnement extérieur mais sans pouvoir communiquer. Leur prise en charge s'inscrit toujours dans un projet de vie, et pour cause: ils ne sont pas en fin de vie. Dans mon service, ces patients sont levés tous les jours, ils reçoivent des soins de kiné, de confort, de stimulation. À l'opposé de l'approche palliative. C'est pourquoi, dès le départ, l'hospitalisation de Vincent Lambert dans un service de soins palliatifs est une inadéquation totale, il n'a rien à faire là.
Si on euthanasie un patient comme Vincent, quid des 1500 autres qui sont comme lui? On les élimine? Sur quels cri­tères? Parce qu'ils sont handicapés? Qu'ils ne servent à rien? Je crains beaucoup ces dérives utilitaristes, voire économiques. Cela voudrait aussi dire que la pratique des professionnels avec ces patients-là, depuis tant d'années, est inu­tile? Mes équipes sont outrées de voir l'approche réservée à Vincent Lambert.
Comment le Dr Kariger, qui reconnaît l'incapacité objective de Vincent à communiquer, peut-il soutenir avec une telle force de conviction qu'il a exprimé un refus de vivre? Nous sommes là dans l'interprétation pure et simple. Or on ne peut baser un arrêt de mort sur des suppositions, c'est très grave! À plus forte raison quand il s'agit de «faire mourir» et non de «laisser mourir». Car il faut rappeler qu'il n'y a pas de pathologie dans ce cas, ni même de détérioration de l'état de santé.
La prudence a-t-elle manqué?
À l'évidence. Or c'est une des vertus du soin. Pour tout dire, c'est ce qui m'étonne le plus dans l'attitude du Dr Kariger: le fait qu'il ne doute pas. Avec mon équipe, après vingt ans d'expérience, nous ne sommes jamais dans la certitude, c'est impossible. Par ailleurs, un principe élémentaire n'a pas été respecté: quand il n'y a pas de consensus familial, c'est le droit à la vie qui prime. C'est le professeur Didier Sicard qui l'a rappelé (ancien président du Comité consultatif national d'éthique, auteur d'un rapport sur la fin de vie, NDLR).
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 14.12.13 10:43
Moi,si j'en avais le pouvoir,je pratiquerais volontiers l'euthanasie sur certains toubibs
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 14.12.13 10:51
Sujet: Re: VINCENT LAMBERT 14.12.13 10:53
Certes,si on les "élimine",on élimine aussi économiquement ceux qui s'occupent d'eux... ...