Source: http://yolda-marie.blogspot.com/2015/03/avrupa-ve-uluslararas-standartlar.html
Timestamp: 2017-06-27 17:32:04+00:00
Document Index: 139301915

Matched Legal Cases: ['§ 3', 'art. 6', 'art. 6', '§ 3', 'art. 6', 'art. 6']

Yolda: Avrupa ve Uluslararası Standartlar Hukuki Yardım Hakkı İçin - YASAL YARDIM AVUKAT SEÇİMİ - Hukuki yardım avukatı kalite Yolda
Avrupa ve Uluslararası Standartlar Hukuki Yardım Hakkı İçin - YASAL YARDIM AVUKAT SEÇİMİ - Hukuki yardım avukatı kalite CHOICE
OF LEGAL AID LAWYER
6(3)(c) of the ECHR specifically sets out that a person charged with
right to “legal assistance of his own choosing”. However, the
ECtHR has held that
who are given free legal aid do not always get to choose which lawyer
to them. The right to be defended by a lawyer of one’s own choosing
to limitations when the interests of justice require. In Croissant
held that the wishes of the applicant should not be ignored, but that
lawyer – taking into consideration the interests of justice – is
ultimately for the State:
the importance of a relationship of confidence between lawyer
client, this right cannot be considered to be absolute. It is
necessarily subject to
limitations where free legal aid is concerned and also where, as in
case, it is for the courts to decide whether the interests of justice
accused be defended by counsel appointed by them. When appointing
the national courts must certainly have regard to the defendant’s
they can override those wishes when there are relevant and sufficient
for holding that this is necessary in the interests of justice”.
Ramon Franquesa Freixas v Spain, the applicant complained that
his Article 6(3)(c)
were violated because he had been assigned a lawyer specializing in
defend him in a criminal case. The ECtHR held that his complaint was
manifestly ill
because Article 6(3)(c) did not guarantee a defendant the right to
lawyer the court should assign him and because the applicant had
any plausible evidence to support his assertion that the lawyer was
appointing a legal aid lawyer, the State should consider the special
such as language skills. However, the ECtHR will look to the fairness
as a whole, instead of setting down explicit rules for the
aid lawyers. In Lagerblom v Sweden, the applicant, who was
his legal aid lawyer be replaced by a lawyer who also spoke Finnish.
courts rejected his request. The ECtHR upheld the ruling, finding
had enough proficiency in Swedish to communicate with his lawyer and
had been provided with ample interpretation services. The ECtHR thus
held that he
been able to participate effectively in his trial and the domestic
courts were entitled
refuse him the lawyer of his choice.
regulations regarding the qualification of lawyers, including
restrictions on who
appear before certain courts and rules of professional conduct, may
also limit a
choice of legal aid counsel without infringing their ECHR rights. In
Others v France, the ECtHR held that the special nature of the
justified limiting the presentation of oral arguments to specialist
in Mayzit v Russia, the ECtHR found that Article 6 had not
the defendant was denied his request to have his mother and sister
a criminal case. The ECtHR accepted the state’s argument that
appointment of professional lawyers rather than lay persons served
the interests of quality of the
considering the seriousness of the charges and complexity of the
appointment of a lawyer is not enough to fulfill the State’s
legal assistance. If the legal aid lawyer fails to provide effective
and this is manifest or is brought to the State authority’s
State is under an obligation to intervene and rectify the failure.
principle was set down in Kamasinski v Austria, where the
ECtHR held:
State cannot be held responsible for every shortcoming on the part of
for legal aid purposes … It follows from the independence of the
from the State that the conduct of the defence is essentially a
the defendant and his counsel, whether counsel be appointed under a
scheme or be privately financed. The Court agrees with the Commission
national authorities are required under Article 6 § 3 (c) to
intervene only
a failure by legal aid counsel to provide effective representation is
manifest or
brought to their attention in some other way”. The
ECtHR has stressed that if the State’s obligation was satisfied by
mere appointment
a lawyer, it “would lead to results that are unreasonable and
incompatible with both
wording of sub-paragraph (c) (art. 6-3-c) and the structure of
Article 6 (art. 6) taken
a whole; in many instances free legal assistance might prove to be
situations where the failure is objectively manifest, the defendant
complain or bring the failure to the State’s attention. In Sannino
v Italy, the
court assigned different lawyers to the applicant at each hearing,
and unfamiliar with the case. The ECtHR held that the court had
effective defence, even though the applicant did not complain about
the court or to his lawyers. These principles have been adopted and
Rights Committee, applying Articles 9 and 14 of the ICCPR. Open
DE L'AVOCAT COMMIS D'OFFICE
6(3)(c) de la Convention prévoit expressément qu’une personne
accusée d’une
a droit à « l'assistance d'un défenseur de son choix ».
Cependant, la CEDH a
que les personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle gratuite
choisir l’avocat commis d'office. Le droit d’être défendu par
un avocat de son
peut être soumis à des limitations imposées dans l’intérêt de
la justice. Dans
v Germany la CEDH a jugé que, si les souhaits du requérant ne
le choix de l’avocat – compte tenu des intérêts de la justice –
revient en dernier
malgré l’importance de la relation de confiance entre avocat et
client, on ne saurait
à ce droit un caractère absolu. Il est forcément sujet à
certaines limitations en
d’aide juridictionnelle gratuite et lorsque, comme en l’espèce,
de décider si l'intérêt de la justice exige de doter l’accusé
En désignant un tel avocat, les juridictions nationales doivent
assurément se
des voeux de l’accusé (…). Elles peuvent cependant passer outre
pertinents et suffisants de juger que l'intérêt de la justice le
Ramon Franquesa Freixas v Spain, le requérant soutenait que
ses droits au titre de
6(3)(c) n’avaient pas été respectés car l’avocat commis
d'office pour le défendre
une affaire criminelle était spécialisé en droit du travail. La
CEDH a jugé que cette
était manifestement infondée car l’article 6(3)(c) ne
garantissait pas au défendeur
droit de choisir l’avocat commis par le tribunal, et le requérant
n’avait pas apporté la
plausible du fait que l’avocat était incompétent.
désigne un avocat, l’État doit prendre en considération les
requérant, tels que ses connaissances linguistiques. Cependant, la
CEDH contrôle
de la procédure dans son ensemble et ne fixe pas de règles précises
des avocats à l’aide juridictionnelle. Dans Lagerblom v Sweden,
venait de Finlande, demandait que son avocat commis d'office soit
parlant le finnois. Les tribunaux nationaux ont rejeté cette
demande. La CEDH a
cette décision, retenant que le requérant disposait de
connaissances suffisantes en suédois pour communiquer avec son
avocat, et qu’il avait bénéficié de services
très complets. La CEDH a donc jugé qu’il avait pu effectivement
à son propre procès, et que les tribunaux nationaux avaient le
droit de lui
l’avocat de son choix.
réglementations nationales relatives à la qualification des
avocats, y compris les
au droit de plaider devant certains tribunaux et les règles
déontologiques,
aussi limiter le droit d’une personne de choisir son avocat à
que cela ne constitue une violation de la Convention. Dans Meftah
la CEDH a jugé que la nature particulière de la Cour de Cassation
que seuls certains avocats spécialisés puissent y présenter des
De la même manière, dans Mayzit v Russia, la CEDH a jugé
que le fait que le
se soit vu refuser sa demande d’être représenté dans une affaire
criminelle par
mère et sa soeur ne constituait pas une violation de l’article 6.
La CEDH a accepté
de l’État selon laquelle la désignation d’avocats
professionnels plutôt que
non professionnels était dans l’intérêt de la qualité de la
défense, compte tenu de la
des accusations et de la complexité de l’affaire.
que l’obligation de l’État de fournir une aide juridictionnelle
effective soit satisfaite,
simple désignation d'un avocat n’est pas suffisante. Si l’avocat
pas une représentation effective, et que cette carence est manifeste
ou que l'État
a été averti, celui-ci doit intervenir et remédier à cette
principe a été posé dans l'affaire Kamasinski v Austria, où
la CEDH a jugé :
on ne saurait pour autant imputer à un État la responsabilité de
toute défaillance d’un
commis d’office (...) ». Il résulte de l’indépendance du
barreau par rapport à
que la conduite de la défense appartient pour l’essentiel à
l’accusé et à son
commis au titre de l’aide judiciaire ou rétribué par son client.
La Cour rejoint
Commission et admet que l’article 6 § 3 (c) n’oblige les
à intervenir que si la carence de l’avocat d’office apparaît
manifeste ou si
en sont suffisamment informées de quelque autre manière ».
CEDH souligne que si l’obligation de l’État se trouvait remplie
d’un avocat commis d’office, « cela conduirait à des résultats
avec le libellé de l’alinéa c) (art. 6-3-c) comme avec l’économie
considéré dans son ensemble (art. 6) ; l’aide juridictionnelle
gratuite risquerait de se
un vain mot en plus d’une occasion ».
les cas où la carence est objectivement manifeste, le défendeur n’a
plaindre activement ni de signaler cette carence à l’État. Dans
Sannino v Italy, les
nationaux ont désigné à chaque audience un nouvel avocat commis
d’office qui
pas préparé et ne connaissait pas l’affaire. La CEDH a jugé que
le tribunal n’avait
garanti une défense effective, même si le requérant ne s’était
pas plaint de cette situation au tribunal, ni à ses avocats. Ces
principes ont été adoptés et confirmés par le Comité des Droits
de l’Homme dans l’application des articles 9 et 14 du PIDCP.