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Timestamp: 2016-10-25 13:54:34+00:00
Document Index: 259516434

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 100', 'art. 46', 'art. 76', 'ATF ', 'art. 132', 'art. 105', 'art. 9', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 97', 'in fine', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 129', 'art. 129', 'art. 8', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'in fine', 'art. 97', 'art. 11', 'art. 9', 'art. 129', 'art. 64', 'art. 66', 'art. 68']

5A_81/2011 (23.09.2011)
5A_81/2011
repr�sent� par Me Kenny Bl�chlinger, avocat,
repr�sent�e par Me Pierre del Boca, avocat,
recours contre l'arr�t de la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 21 d�cembre 2010.
Le 11 f�vrier 2004, le Tribunal d'arrondissement de Lausanne a prononc� le divorce de A.________, n� en 1940, de nationalit� italienne, et de dame A.________, n�e en 1959, de nationalit� alg�rienne. A.________ a �t� astreint au paiement d'une pension mensuelle de 1'800 fr., indexable et payable pendant une dur�e de dix ans d�s jugement d�finitif et ex�cutoire (ch. II et III). La contribution a �t� arr�t�e sur la base d'un revenu estim� du d�birentier, antiquaire ind�pendant, de 8'000 fr. par mois.
Statuant le 14 juillet 2004, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a approuv� le jugement de premi�re instance sur cette derni�re question. Plus pr�cis�ment, se fondant sur l'avis de l'expert, selon lequel la comptabilit� commerciale du mari n'�tait pas correcte et tout portait � croire que les chiffres d'affaires annuels n'�taient pas enti�rement comptabilis�s, elle a confirm� le montant de 8'000 fr.
Le jugement de divorce est devenu d�finitif et ex�cutoire le 4 d�cembre 2004.
Par demande du 4 octobre 2005, A.________ a ouvert action en modification du jugement de divorce. Il a conclu � �tre lib�r� de toute obligation d'entretien en faveur de son ex-�pouse d�s le 1er octobre 2005.
Par jugement du 6 avril 2006, la proc�dure civile a �t� suspendue jusqu'� droit connu sur la proc�dure p�nale initi�e par dame A.________ contre son ex-mari en avril 2005. Au terme de celle-l�, le 6 janvier 2009, le Tribunal de police de Lausanne a condamn� A.________ � 60 jours-amende, avec un d�lai d'�preuve de deux ans, pour violation d'une obligation d'entretien. Le prononc� rel�ve que le condamn� a renseign� avec peine les autorit�s sur sa situation �conomique et qu'il a fallu des enqu�tes p�nales pour qu'il admette avoir souscrit deux assurances-vie et poss�der, outre une maison en Sicile, divers terrains agricoles en indivision dont il avait soigneusement tu l'existence.
Apr�s la reprise de l'instance, dans sa r�ponse du 24 mars 2009, dame A.________ s'est oppos�e � la demande. Un �change d'�criture a encore eu lieu.
Le 26 mai 2010, le Pr�sident du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a rejet� l'action en modification du jugement de divorce, motif pris qu'une p�joration nouvelle, notable et durable de la situation �conomique de A.________ n'�tait pas �tablie.
Le 21 d�cembre 2010, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a admis partiellement le recours interjet� par A.________. Admettant partiellement la demande, elle a modifi� le chiffre II du jugement de divorce en ce sens que le d�birentier a �t� condamn� � verser une � contribution d'entretien mensuelle de 1'800 fr. [...], r�duite � 1'100 fr. [...] depuis le 1er octobre 2005 �, payable d'avance et pour une dur�e de 10 ans d�s jugement d�finitif et ex�cutoire.
Agissant le 28 janvier 2011, A.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut, principalement, � la suppression des aliments d�s le 1er octobre 2005 et � la condamnation de l'intim�e aux d�pens de premi�re et seconde instance cantonale. Il demande, subsidiairement, l'annulation de l'arr�t cantonal et le renvoi de la cause pour nouvelle instruction et nouvelle d�cision. Il sollicite en outre l'octroi de l'assistance judiciaire.
L'intim�e et l'autorit� cantonale n'ont pas �t� invit�es � r�pondre.
Le recours, qui est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par l'autorit� de derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF), dans une cause de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, art. 74 al. 1 let. b LTF), est recevable au regard de ces dispositions. Il a de plus �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF), compte tenu des f�ries de No�l (art. 46 al. 1 let. c LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente et qui a, par cons�quent, la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 aLTF; ATF 133 III 421 consid. 1.1; cf. art. 132 al. 1 LTF).
2.2 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits retenus par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - soit de mani�re arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant qui entend s'�carter des constatations de la juridiction cantonale doit exposer de mani�re circonstanci�e en quoi les exceptions pr�vues par l'art. 97 al. 1 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi le Tribunal f�d�ral ne saurait tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui figurant dans la d�cision attaqu�e (art. 105 al. 2 LTF; ATF 133 III 462 consid. 2.4 p. 466; 133 IV 150 consid. 1.3 p. 152).
De jurisprudence constante, lorsque la constatation des faits et l'appr�ciation des preuves sont critiqu�es pour violation de l'art. 9 Cst., le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� avant d'annuler une d�cision, vu le large pouvoir qu'il reconna�t dans ce domaine aux autorit�s cantonales (cf. notamment: ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 104 Ia 381 consid. 9 p. 399). Il n'intervient que si l'autorit� cantonale n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 134 V 53 consid. 4.3 p. 62) et si la d�cision se r�v�le en plus arbitraire dans son r�sultat (art. 97 al. 1 in fine LTF; cf. ATF 133 I 149 consid. 3.1 p. 153; 133 II 257 consid. 5.1 p. 261; 133 III 462 consid. 4.4.1 p. 470). Ainsi, celui qui se plaint d'arbitraire ne saurait se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en proc�dure d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� pr�c�dente, mais il doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision se fonde sur une constatation des faits et une appr�ciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 400); les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 p. 591 et les arr�ts cit�s).
La Chambre des recours a relev� que les divers jugements rendus (divorce, action alimentaire, p�nal et de premi�re instance) ont fait �tat de la situation �conomique particuli�rement floue du recourant et du manque de collaboration de celui-ci, ce qui avait conduit les autorit�s judiciaires civiles � estimer les revenus de l'int�ress� � 8'000 fr. au moment du divorce, puis, compte tenu de la baisse g�n�rale des ventes dans le domaine des antiquit�s, � 7'200 fr. par mois (dont 5'200 fr. � titre de l'activit� d'antiquaire) dans le cadre de l'action alimentaire du fils. Elle a par ailleurs retenu que, depuis ce dernier prononc�, le recourant avait atteint l'�ge de la retraite et remis son commerce au mois de septembre 2005, tout en admettant avoir continu� � �tre actif dans le domaine. Il avait toutefois rachet� son magasin en 2007, lequel, contrairement � ses all�gations, n'avait pas �t� liquid� par l'office des poursuites du fait de la saisie ordonn�e en 2006, les actes de d�faut de biens d�livr�s en 2008 �tablissant que les objets saisis n'avaient pas �t� r�alis�s.
Au vu de ces �l�ments, de l'�ge du recourant et de son �tat de sant� d�ficient, l'autorit� cantonale a admis que l'int�ress� a r�duit de mani�re sensible et durable, d�s le mois de septembre 2005, son activit� d'antiquaire, �l�ment qui n'avait pas �t� pris en consid�ration dans le jugement de divorce, de telle sorte que les conditions d'application de l'art. 129 al. 1 CC �taient remplies.
S'agissant de l'ampleur de la modification induite par ce changement, elle a consid�r� qu'elle ne pouvait s'en tenir aux seuls revenus d�coulant des rentes per�ues par le d�birentier, mais se devait d'estimer � nouveau les ressources que l'ex-mari tirait de son commerce d'antiquit�s. Le d�birentier avait en effet admis �tre demeur� actif dans le domaine apr�s la remise de son magasin. Les objets saisis en 2006 n'avaient par ailleurs pas �t� r�alis�s par l'office des poursuites. En outre, le montant des rentes touch�es �tait incompatible avec les frais d'usage d'un v�hicule haut de gamme, la modicit� des revenus et la fortune de sa soeur excluant que celle-ci les prenne en charge. Enfin, ni le jugement p�nal ni celui attaqu� n'avaient permis d'�claircir le flou de sa situation financi�re et les indications fournies n'�taient pas fiables.
Cela �tant, l'autorit� cantonale a �valu� les revenus mensuels du recourant � 2'600 fr., correspondant � la moiti� du montant estim� dans le cadre de l'action alimentaire du fils et au tiers environ de celui fix� lors du divorce, auquel elle a ajout� les rentes (AVS, prestations compl�mentaires et rente italienne), par 2'100 fr. en chiffre rond. Elle a ensuite relev� que les ressources du recourant depuis la vente de son magasin en septembre 2005 (5'100 fr.) avaient diminu� � raison de 36,25 % par rapport aux 8'000 fr. retenus par le juge du divorce. Appliquant ce taux � la contribution litigieuse, elle a jug� que celle-ci devait �tre r�duite � la somme arrondie de 1'100 fr. Compte tenu d'un revenu estim� � 5'100 fr., d'un minimum vital de 1'972 fr. et des 800 fr. dus pour l'entretien de son fils jusqu'au 31 juillet 2006 et de 500 fr. jusqu'au 31 juillet 2007, la rente pr�servait le minimum vital d�s lors qu'elle laissait au recourant un disponible de 1'228 fr., respectivement de 1'528 fr., et de 2'028 fr. d�s la fin de l'obligation d'entretien envers le fils.
S'agissant de la situation de l'intim�e, la Chambre des recours a consid�r� que sa situation ne s'est pas am�lior�e. En effet, le jugement de divorce lui avait reconnu une capacit� de contribuer � son entretien de 1'500 fr., correspondant au gain g�n�r� par une activit� partielle ou accessoire, mais il avait aussi indiqu� que, par la suite, elle pourrait soit augmenter son taux de travail, soit percevoir une rente AI. La situation actuelle de l'intim�e, qui exploitait une galerie d'art depuis le mois de juillet 2006, sans que cette affaire ne soit encore rentable selon les d�clarations fiscales vers�es au dossier, s'inscrivait dans les pr�visions du jugement de divorce et ne pouvait donc donner lieu � une modification de la contribution en application de l'art. 129 al. 1 CC.
Le recourant pr�tend que l'autorit� cantonale a arbitrairement retenu que le juge du divorce s'�tait fond� sur un revenu de 8'000 fr. lors de la fixation de la rente en faveur de l'intim�e. Il se r�f�re � un extrait du jugement de divorce cit� dans l'arr�t attaqu� dont il d�duit que ses ressources avaient alors �t� arr�t�es � 10'150 fr. (8'000 fr. [revenu hypoth�tique] + 2'150 fr. [rentes AVS]).
Une telle argumentation proc�de manifestement d'une mauvaise compr�hension du jugement de divorce. Certes, celui-ci mentionnait que le recourant atteindrait l'�ge de la retraite en 2005 et percevrait d�s lors une rente AVS en plus du revenu de son commerce. Cette consid�ration doit toutefois �tre comprise comme une fa�on d'indiquer que la situation du recourant allait s'am�liorer � l'avenir. Elle ne signifie pas que le juge du divorce aurait fond� son calcul sur le montant cumul� du revenu estim� et de la rente AVS, dont la perception �tait de toute fa�on un fait futur. Il suffit de se r�f�rer aux consid�rations de l'arr�t du 14 juillet 2004 de la Chambre des recours qui a confirm� le jugement de divorce. Celles-l� font en effet �tat d'un � disponible � de 6'200 fr. en faveur du d�birentier, montant qui r�sulte � l'�vidence de la diff�rence entre les revenus estim�s � 8'000 fr. et la contribution d'entretien de 1'800 fr. due � l'ex-�pouse.
Le recourant reproche � la Chambre des recours d'avoir exig� de lui la preuve - impossible - de l'inexistence de toute ressource occulte, en violation de l'art. 8 CC.
5.1 Aux termes de l'art. 8 CC, chaque partie doit, si la loi ne prescrit le contraire, prouver les faits qu'elle all�gue pour en d�duire son droit. Pour tout le domaine du droit civil f�d�ral, la loi r�glemente non seulement la r�partition du fardeau de la preuve mais aussi les cons�quences de l'absence de preuve (ATF 114 II 289 consid. 2a p. 290). Un droit � la preuve et � la contre-preuve est �galement d�duit de l'art. 8 CC (ATF 129 III 18 consid. 2.6 p. 24). Le juge enfreint en particulier l'art. 8 CC s'il tient pour exactes les all�gations non prouv�es d'une partie, nonobstant leur contestation par l'autre, ou s'il refuse toute administration de preuve sur des faits pertinents en droit (ATF 130 III 591 consid. 5.4 p. 601; 114 II 289 consid. 2a p. 290; ATF 105 II 143 consid. 6a/aa p. 144). En pr�sence de deux affirmations oppos�es des parties, les juridictions cantonales ne sauraient d�s lors admettre celle qui leur para�t la plus plausible, sans avoir fait administrer des preuves, ne f�t-ce que par des indices ou par l'interrogatoire des parties (ATF 71 II 127). En revanche, l'art. 8 CC ne r�git pas l'appr�ciation des preuves, de sorte qu'il ne prescrit pas quelles sont les mesures probatoires qui doivent �tre ordonn�es (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522), ni ne dicte au juge comment forger sa conviction (ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25; 127 III 248 consid. 3a p. 253, 519 consid. 2a p. 521).
5.2 En l'esp�ce, la Chambre des recours a admis que le d�birentier a r�duit de mani�re sensible et durable d�s le mois de septembre 2005 son activit� d'antiquaire, circonstance qui n'avait pas �t� prise en consid�ration lors du divorce. Alors que le recourant all�guait n'avoir pas d'autres sources de revenus que ses rentes depuis cette date, elle a jug�, sur la base de divers �l�ments, qu'il avait en fait poursuivi son activit� dans le domaine des antiquit�s dont il tirait des revenus qu'elle a estim�s � 2'600 fr. Lorsque l'autorit� proc�de ainsi � la d�termination du revenu d'une personne en appr�ciant les indices concrets � sa disposition, elle d�termine son revenu effectif ou r�el; il s'agit d'une question de fait qui ressortit � l'appr�ciation des preuves (ATF 128 III 4 consid. 4; arr�t 5A_840/2010 du 31 mai 2011 consid. 4.1.1; 5A_795/2010 du 4 f�vrier 2011 consid. 3.2), et non � l'art. 8 CC.
Selon le recourant, en retenant un revenu accessoire de 3'000 fr. (2'600 fr. [revenu de l'activit� d'antiquaire] + 400 fr. [revenu de la fortune immobili�re]), la Chambre des recours serait tomb�e dans l'arbitraire.
6.1 Il soutient d'abord que, vu les faits constat�s, il est insoutenable de lui imputer 2'600 fr. � titre de revenu provenant d'une activit� d'antiquaire.
6.1.1 En l'esp�ce, la Chambre des recours a admis que, m�me si le recourant avait atteint l'�ge de la retraite et remis son commerce en septembre 2005, il avait continu� � �tre actif dans le domaine des antiquit�s. Elle s'est fond�e sur les consid�rants du jugement du Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne du 6 janvier 2009 faisant �tat d'une d�claration en ce sens du recourant. Elle s'est �galement r�f�r�e au fait que ce dernier avait rachet� son magasin en 2007, lequel, contrairement � ses all�gations, n'avait pas �t� liquid� par l'office des poursuites � la suite de la saisie ordonn�e en 2006, les actes de d�faut de biens d�livr�s en 2008 �tablissant que les objets saisis n'avaient pas �t� r�alis�s. Elle a en outre estim� que les rentes per�ues par le recourant (1'666 fr. en 2005; 1'999 fr. en 2006; 2'041 fr. en 2007 et 2008) �taient � incompatibles � avec les frais d'usage d'un v�hicule haut de gamme, la modicit� des revenus et la fortune de la soeur excluant que celle-ci les ait pris en charge.
Partant de ce constat, et d�s lors que ni le jugement p�nal ni le jugement attaqu� n'avaient permis d'�claircir le flou de la situation �conomique de l'int�ress� et vu le manque de fiabilit� constant des indications fournies, elle a appr�ci� � nouveau le revenu du recourant qu'elle a fix� � la moiti� du montant arr�t� dans le cadre de l'action alimentaire de l'enfant (5'200 fr.) et au tiers de celui retenu par le juge du divorce (8'000 fr.), soit 2'600 fr.
6.1.2 Le recourant oppose d'une part qu'il est arbitraire de retenir qu'il a continu� � �tre actif dans le domaine des antiquit�s � partir de septembre 2005. Si elles peuvent sembler quelque peu � d�cousues �, les consid�rations de l'autorit� cantonale ne sauraient toutefois �tre qualifi�es d'insoutenables dans leur r�sultat. Il est �tabli qu'en mars 2007, le recourant a rachet� le commerce qu'il avait remis en septembre 2005. De son propre aveu, il avait, dans l'intervalle, vendu des objets pour environ 10'000 fr. La critique selon laquelle la cour cantonale aurait, sur ce point, mal compris le contexte dans lequel le jugement du Tribunal de police du 6 janvier 2009 a retenu cette d�claration est sans pertinence. Les explications que le recourant donne � cet �gard ne r�sultent en effet pas de ce prononc�, lequel se borne � relever que � de son propre aveu, l'accus� a encore vendu des meubles et des bibelots pour quelque CHF 10'000 pendant le temps o� il avait c�d� son commerce de brocante �. Par ailleurs, si les biens garnissant le magasin ont fait l'objet d'une saisie en 2006, ils n'ont toutefois pas �t� r�alis�s, de telle sorte que le recourant a pu les r�cup�rer et en faire usage. Que la r�alisation n'ait pas eu lieu parce qu'il aurait �t� � d�raisonnable � d'y proc�der - pour autant que tel ait �t� vraiment le cas - ne s'oppose pas � une telle conclusion et, en tous les cas, n'infirme pas la constatation de la cour cantonale selon laquelle le commerce n'a pas �t� r�alis� par l'office des poursuites, ainsi que le recourant l'all�guait. Il est en outre patent que, si les rentes que ce dernier per�oit (1'666 fr. en 2005; 1'999 fr. en 2006; 2'041 en 2007 et 2008) lui permettent de couvrir ses charges incompressibles (1'972 fr.: 1'100 fr. montant de base, 628 fr. loyer, 244 fr. prime d'assurance-maladie), elles lui laissent un disponible (70 fr.) qui s'accommode mal avec les frais d'usage d'un v�hicule de marque Mercedes E430, que le recourant chiffre lui-m�me � un maximum de 1'500 fr. par an, soit 125 fr. par mois, montant dont il n'�tait par ailleurs pas insoutenable de consid�rer qu'il ne pouvait �tre pris en charge par la soeur du recourant. Il r�sulte de l'arr�t entrepris que celle-l� a d�clar� un revenu imposable de moins de 14'000 fr. par an. Dans une telle situation, il est hautement improbable qu'elle ait pu acqu�rir une voiture de ce type, m�me � un prix de moins de 5'000 fr., ainsi que le pr�tend le recourant, et en assumer les frais d'usage susmentionn�s. Enfin, s'il r�sulte de l'arr�t attaqu� que le recourant a souffert d'un �tat anxio-d�pressif, le certificat m�dical qui en atteste date du mois d'ao�t 2007 et n'�tablit pas une incapacit� de travail totale. Pour conclure, le seul crit�re de l'�ge ne constitue pas un motif suffisant permettant de retenir que le recourant n'exerce plus aucune activit� dans le domaine des antiquit�s.
6.1.3 Le recourant pr�tend d'autre part qu'il est insoutenable de consid�rer que l'exercice d'une telle activit� lui rapporte mensuellement 2'600 fr.
Vu le manque de collaboration du recourant dans les diff�rentes proc�dures ainsi que le manque de fiabilit� des indications fournies, la Chambre des recours a jug� qu'elle devait � nouveau proc�der � une estimation du revenu litigieux qu'elle a arr�t� � la moiti� du montant retenu dans le cadre de l'action alimentaire de l'enfant (5'200 fr.) et au tiers de celui admis par le juge du divorce (8'000 fr.), soit 2'600 fr.
Cette appr�ciation - certes succincte - r�siste � l'examen. Il est patent que le recourant a renseign� avec peine les autorit�s sur sa situation �conomique et qu'il a notamment fallu des enqu�tes p�nales pour qu'il admette l'existence de deux assurances-vie et de divers terrains agricoles en Sicile. Tant le jugement de divorce que celui rendu dans le cadre de l'action alimentaire intent�e par le fils et celui du Tribunal de police du 6 janvier 2009 font en effet �tat de la difficult� d'�tablir les revenus r�els du recourant et du manque de collaboration de celui-ci. Dans de telles circonstances, l'autorit� cantonale pouvait sans arbitraire se limiter � une estimation du revenu tir� de l'activit� constat�e. Lors de l'appr�ciation des preuves, le juge peut en effet se prononcer sur le r�sultat de la collaboration de la partie et tirer les cons�quences d'un refus de collaborer � l'administration de la preuve. Celui-ci peut ainsi avoir pour cons�quence de le convaincre de la fausset� compl�te ou partielle des all�gations de celui qui refuse de renseigner et, par cons�quent, de l'amener � croire les indications de l'autre partie, sans qu'il soit, au demeurant, question d'un quelconque renversement du fardeau de la preuve (cf. ATF 118 II 27 consid. 3 p. 28/29; cf. arr�t 5A_251/2008 du 6 novembre 2008 consid. 4.5; 5C. 123/2006 du 29 mars 2007 consid. 4, publi� en extrait � la FamPra.ch 2007 p. 669; 4P.196/2005 du 10 f�vrier 2006 consid. 5.2 in fine; 4C.48/1988 du 22 juin 1989 consid. 2a, reproduit aux JdT 1991 II 190).
Au demeurant, les arguments que le recourant avance pour infirmer le chiffre retenu par la cour cantonale n'en d�montrent pas l'arbitraire. Il est d'abord �tonnant qu'apr�s avoir tent� de critiquer le fait qu'il n'a vendu que pour 10'000 fr. d'objets durant les dix-huit mois qui se sont �coul�s entre la remise et le rachat de son commerce (cf. supra, consid. 6.1.2), il s'en pr�vale ici. Quoi qu'il en soit, une telle circonstance n'est pas pertinente dans la mesure o� elle se rapporte � la p�riode o� le recourant ne disposait plus de son magasin. Elle ne peut constituer que l'indice de la poursuite d'une activit� dans le domaine des antiquit�s en d�pit de la remise de celui-ci (cf. supra, consid. 6.1.2). Elle ne saurait �tre invoqu�e pour contester le montant retenu � titre de revenu. C'est aussi en vain que le recourant affirme que, s'il a pu r�cup�rer les objets saisis en 2006, il est � irr�aliste � de consid�rer qu'il peut obtenir de leur vente 2'600 fr. par mois, d�s lors que ces biens, estim�s au moment de la saisie � 20'750 fr., ont vu leur valeur encore baisser dans les deux ann�es suivantes et n'ont pas �t� r�alis�s par l'office des poursuites en raison du caract�re � d�raisonnable � d'une telle vente et qu'ils doivent �tre remplac�s par d'autres de m�me prix lorsqu'ils sont vendus, ce qui �carte d'embl�e la possibilit� d'un b�n�fice. Ce faisant, il semble m�conna�tre que le proc�s-verbal de saisie ne fait �tat que des biens dont la saisie est n�cessaire pour satisfaire les cr�anciers saisissants, en capital, int�r�ts et frais (art. 97 al. 2 LP). Il n'exclut ainsi pas l'existence d'autres objets. S'agissant de ce dernier point, l'arr�t entrepris constate d'ailleurs qu'aux dires d'un t�moin lui-m�me actif dans le commerce de l'art, la valeur des biens offerts � la vente au moment de la remise du commerce en 2005, pouvait �tre estim�e � un minimum de 100'000 fr. Pour le surplus, il n'indique nullement - et il ne ressort pas non plus des pi�ces d�pos�es - que la r�alisation des biens saisis n'a pas eu lieu parce qu'elle aurait �t� jug�e � d�raisonnable � par l'office. Le recourant soutient encore inutilement que, s'il disposait d'un revenu de 2'600 fr., le montant des prestations compl�mentaires qu'il per�oit ne pourrait �tre ce qu'il est. Il perd en effet de vue que ce montant d�pend non seulement des revenus d�terminants, dans lesquels sont compris notamment les deux tiers des ressources en esp�ces ou en nature provenant de l'exercice d'une activit� lucrative, pour autant qu'elles exc�dent annuellement 1'000 fr. pour les personnes seules (art. 11 al. 1 let. a de la loi f�d�rale sur les prestations compl�mentaires � l'AVS et � l'AI; LPC; RS 831.30), mais aussi des d�penses reconnues (art. 9 al. 1 et 10 LPC). On ne saurait d�s lors inf�rer du seul fait qu'il touche actuellement une certaine somme � ce titre que ses revenus accessoires ne devraient th�oriquement pas d�passer 1'000 fr. par an, soit 80 fr. par mois.
6.2 Selon le recourant, il est par ailleurs insoutenable de lui imputer 400 fr. � titre de revenu de sa fortune immobili�re. Aucun �l�ment ne permettrait de retenir un tel montant. En particulier, rien ne pourrait �tre d�duit du passage du jugement de premi�re instance retranscrit dans l'arr�t entrepris et du compl�ment de l'�tat de fait. Il taxe le chiffre arr�t� par la Chambre des recours de fantaisiste, en contradiction avec les extraits du cadastre italien et la d�cision de prestations compl�mentaires AVS.
Ce dernier document retient certes, sous la rubrique � rendement de la fortune immobili�re �, 1'381 fr. par an (pi�ces 25, bordereau II du demandeur du 12 janvier 2010). De l'aveu m�me du recourant, ce montant correspond toutefois � 5 % de la valeur fiscale (35'790.30 EUR) de l'immeuble qu'il utilise et dont il partage la propri�t� avec son fr�re, convertie en francs suisses et divis�e par deux pour tenir compte de la situation de copropri�t�. Il se rapporte ainsi � un seul bien, alors que l'estimation de l'autorit� cantonale s'�tend � l'ensemble de la fortune immobili�re du recourant, qui est compos�e - selon l'arr�t entrepris qui n'est, sur ce point, pas contest� conform�ment aux exigences (supra, consid. 2.2) - non seulement de ce terrain b�ti en propri�t� indivise, mais aussi d'un autre bien-fonds b�ti et de deux parcelles non construites. Les chiffres sur lesquels se fonde le recourant correspondent par ailleurs � des valeurs ou rendements fiscaux qui ne sont pas pertinents lorsqu'il s'agit de d�terminer le rendement de la fortune immobili�re. Cela �tant, et compte tenu du manque de collaboration du recourant, qui n'a admis l'existence de ses divers terrains agricoles qu'au terme des enqu�tes p�nales, le montant de 400 fr. n'appara�t pas insoutenable.
Le recourant reproche � la Chambre des recours d'avoir � arbitrairement � ni� que la situation �conomique de l'intim�e s'est am�lior�e depuis le divorce. En bref, il soutient que l'exploitation par son ex-femme d'une galerie d'art depuis le mois de juillet 2006 signifie que celle-l� a r�cup�r� sa pleine capacit� de travail.
Cette critique n'est pas fond�e. L'autorit� cantonale pouvait consid�rer, sans violer le droit f�d�ral, que la situation actuelle de l'intim�e qui exploite une galerie d'art depuis le mois de juillet 2006, sans que cette affaire ne soit encore rentable selon les d�clarations fiscales vers�es au dossier, s'inscrit dans les pr�visions du jugement de divorce et ne peut ainsi donner lieu � une modification de la contribution en application de l'art. 129 CC. Le juge du divorce avait en effet reconnu � l'intim�e une capacit� de contribuer � son entretien de 1'500 fr., correspondant au gain g�n�r� par une activit� partielle ou accessoire ainsi que le droit de percevoir une rente permettant d'assurer son entretien convenable pendant dix ans, le temps qu'elle retrouve une capacit� de gain enti�re en cas d'am�lioration de sa sant� ou obtienne une rente AI si celle-ci devait se d�t�riorer. En l'esp�ce, il est constant que l'intim�e exploite depuis 2007 une galerie d'art sans que cette affaire ne soit encore rentable, de telle sorte qu'elle ne r�alise m�me pas le minimum de 1'500 fr. pronostiqu� au moment du divorce, sans que l'on puisse par ailleurs lui reprocher de ne pas avoir fait les efforts que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle. En tous les cas, aucun fait - qu'il appartenait au recourant d'�tablir - ne permet de le consid�rer.
Vu ce qui pr�c�de, le recours doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. Comme il �tait par ailleurs d�nu� de chances de succ�s, la requ�te d'assistance judiciaire du recourant doit �tre rejet�e (art. 64 al. 1 LTF). Le recourant, qui succombe, supportera les frais de la proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer de d�pens � l'intim�e qui n'a pas �t� invit�e � r�pondre (art. 68 al. 1 et 2 LTF).