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Timestamp: 2016-10-27 08:54:54+00:00
Document Index: 326886946

Matched Legal Cases: ['art. 8', 'art. 57', 'art. 132', 'art. 34', 'art. 53', 'art. 84', 'ATF ', 'art. 34', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 57', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 103', 'ATF ', 'art. 103', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 103', 'ATF ', 'art. 104', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 87', 'ATF ', 'art. 88', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 57', 'art. 86', 'art. 66', 'ATF ', 'art. 57', 'art. 156', 'art. 159']

Arr�t du 14 juin 2007
recourants, repr�sent�s par Me Thierry Thonney, avocat,
Municipalit� de Paudex, 1094 Paudex, repr�sent�e par Me Philippe-Edouard Journot,
D�partement de la s�curit� et de l'environnement du canton de Vaud, Service de l'environnement et de l'�nergie, Boveresses 155, 1066 Epalinges,
recours de droit administratif et de droit public contre l'arr�t du Tribunal administratif du canton de Vaud du
Le 17 juillet 2001, Orange Communications SA a requis l'autorisation de construire une installation de t�l�phonie mobile dans les combles et sur le toit de l'immeuble sis au n� 13 de la route de la Bordinette, � Paudex, propri�t� de l'indivision de famille B.________. Ce b�timent de trois �tages sur rez, d'une hauteur de 17,40 m�tres, est situ� en zone d'habitations collectives, r�gie par les art. 8 � 13 du r�glement communal du plan g�n�ral d'affectation et de la police des constructions (RPGA) approuv� par le D�partement des infrastructures du canton de Vaud le 23 juillet 1998.
L'installation de t�l�phonie mobile projet�e consiste en deux armoires techniques plac�es sous la panne fa�ti�re, deux paraboles riv�es aux chemin�es existantes et deux antennes combinant les fr�quences GSM 1800 et UMTS sur les pans de toiture est et ouest, mont�es sur des m�ts avec syst�me coulissant et camoufl�es dans des chemin�es factices. L'antenne en fa�ade est rayonnerait en direction du b�timent sis au n� 15 de la route de la Bordinette, propri�t� de A.________, alors que l'antenne en fa�ade ouest rayonnerait en direction du b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette. Le rayonnement pr�visible a �t� calcul� pour le lieu de s�jour momentan� le plus expos�, � savoir dans les combles de l'immeuble o� prendront place les �quipements techniques (point 1'), et pour cinq lieux � utilisation sensible, soit l'appartement situ� sous les combles de l'immeuble de l'indivision de famille B.________ (point 1), l'�tage le plus expos� du b�timent locatif sis imm�diatement au nord de cet immeuble (point 2), le dernier �tage habit� du b�timent de A.________ (point 3), l'�tage le plus expos� de l'immeuble locatif sis au nord-est du b�timent pr�cit� (point 4) et le dernier �tage de l'immeuble sis au n� 11 de la route de la Bordinette (point 5). Selon ces calculs, les valeurs limites fix�es par l'ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI; RS 814.710) sont respect�es.
Soumis � l'enqu�te publique du 16 novembre au 6 d�cembre 2001, ce projet a suscit� trois oppositions individuelles, dont celle de A.________, et une opposition collective munie de plus d'une centaine de signatures. Ces oppositions �taient motiv�es par la crainte des nuisances engendr�es par la nouvelle installation dans un quartier � forte densit� et par la violation des dispositions communales relatives aux superstructures admissibles en toiture.
Les pr�avis et autres d�cisions des services cantonaux concern�s ont �t� communiqu�s le 13 d�cembre 2001 � la Municipalit� de Paudex par la Centrale des autorisations du D�partement des infrastructures du canton de Vaud. Le Service cantonal de l'environnement et de l'�nergie a �mis un pr�avis favorable, apr�s s'�tre assur� du respect des exigences de l'ORNI, sous r�serve du r�sultat des mesures de contr�le � effectuer lors de la mise en exploitation. Par d�cision du 27 mars 2002, la Municipalit� de Paudex a refus� de d�livrer le permis de construire sollicit� au motif que les exigences de cette ordonnance n'�taient pas respect�es tant � l'�gard des espaces habitables situ�s directement au-dessous des installations techniques projet�es que des immeubles d'habitation voisins et de l'�cole situ�e � une centaine de m�tres. La pose d'antennes de t�l�phonie mobile en toiture, m�me sous la forme d�guis�e de chemin�e, contreviendrait en outre � l'art. 57 RPGA.
Orange Communications SA a recouru le 22 avril 2002 contre cette d�cision aupr�s du Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-apr�s: le Tribunal administratif ou la cour cantonale). Ce dernier a tenu une inspection locale le 7 mai 2003 � l'issue de laquelle A.________ a sollicit� diverses mesures d'instruction. A la requ�te du tribunal, la constructrice a confirm� que l'angle d'inclinaison de l'antenne dirig�e contre le b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette ne sera pas modifi� apr�s la pose de l'installation. Elle s'est �galement engag�e � prendre les mesures pr�conis�es par le bureau d'ing�nieur Gilbert Monay du 23 mai 2003 pour garantir que le bruit en provenance des installations techniques soit de 2 � 5 d�cibels en-dessous des valeurs de protection accrue de la norme SIA 181 dans les locaux sensibles au bruit situ�s � l'�tage inf�rieur de l'immeuble.
Statuant par arr�t du 20 juin 2006, le Tribunal administratif a admis le recours, annul� la d�cision attaqu�e et renvoy� le dossier � la Municipalit� de Paudex pour qu'elle compl�te l'instruction et statue � nouveau dans le sens des consid�rants. Il a retenu que l'installation projet�e respectait les exigences d�finies par l'ORNI et qu'elle ne compromettait pas l'objectif de protection esth�tique et d'int�gration recherch� par la r�glementation communale. De m�me, il a consid�r� qu'elle �tait conforme aux exigences de l'ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB; RS 814.41) pour autant que les mesures pr�conis�es par l'expert Gilbert Monay fassent partie int�grante du permis de construire. Il invitait en outre la Municipalit� de Paudex � v�rifier, pr�alablement � l'octroi de celui-ci, s'il existait effectivement des r�serves d'utilisation pour le b�timent �rig� sur la parcelle de A.________ et de pr�voir, le cas �ch�ant, une r�serve dans le permis de construire.
Par acte du 22 ao�t 2006, les deux fils de A.________, d�c�d� dans l'intervalle, ont d�pos� un recours de droit administratif et un recours de droit public au Tribunal f�d�ral contre cet arr�t. Ils concluent principalement � l'admission du recours de droit administratif, � l'annulation de l'arr�t attaqu�, � la confirmation de la d�cision de la Municipalit� de Paudex du 27 mars 2002 et au renvoi du dossier de la cause au Tribunal administratif pour que celui-ci statue sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale de recours. Ils proposent subsidiairement d'admettre le recours de droit public et d'annuler l'arr�t attaqu�.
Le Tribunal administratif et la Municipalit� de Paudex s'en remettent � justice. Le Service cantonal de l'environnement et de l'�nergie et Orange Communications SA concluent au rejet des recours. L'indivision de famille B.________ n'a pas d�pos� de r�ponse.
L'Office f�d�ral de l'environnement a formul� des observations au sujet desquelles les parties ont pu se d�terminer.
L'arr�t attaqu� ayant �t� rendu avant le 1er janvier 2007, la loi f�d�rale d'organisation judiciaire du 26 d�cembre 1943 (OJ) demeure applicable � la pr�sente proc�dure, conform�ment � l'art. 132 al. 1 de la loi sur le Tribunal f�d�ral du 17 juin 2005. L'ancien art. 34 de la loi f�d�rale sur l'am�nagement du territoire (aLAT; RS 700), en vigueur jusqu'au 31 d�cembre 2006, relatif aux voies de recours au Tribunal f�d�ral contre les d�cisions cantonales en mati�re d'am�nagement du territoire, s'applique �galement (cf. art. 53 al. 1 de la loi sur le Tribunal administratif f�d�ral [LTAF; RS 173.32], en relation avec le ch. 64 de l'annexe de cette loi).
Les recourants ont form�, dans une m�me �criture, un recours de droit public et un recours de droit administratif. Cette mani�re de proc�der est admise par la jurisprudence; toutefois, en vertu de la r�gle de la subsidiarit� du recours de droit public �nonc�e � l'art. 84 al. 2 OJ, il convient de v�rifier en premier lieu la recevabilit� du recours de droit administratif (ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339 et les arr�ts cit�s).
La contestation porte sur l'octroi d'une autorisation de construire une installation de t�l�phonie mobile en zone � b�tir. Contre une telle d�cision, seule la voie du recours de droit public est en principe ouverte en vertu de l'art. 34 al. 3 aLAT; cette r�gle ne vaut cependant que dans la mesure o� l'application du droit de l'am�nagement du territoire est en jeu. Lorsque le litige porte notamment sur l'application du droit f�d�ral de la protection de l'environnement, la d�cision cantonale peut, dans cette mesure, faire l'objet d'un recours de droit administratif. Cette voie de droit permet alors de soulever �galement des griefs concernant l'application du droit constitutionnel f�d�ral ou des normes cantonales autonomes, pour autant qu'il existe un rapport suffisamment �troit avec l'application du droit f�d�ral (cf. ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339 et les arr�ts cit�s).
En l'occurrence, l'arr�t du Tribunal administratif est partiellement fond� sur la l�gislation f�d�rale sur la protection de l'environnement et, plus particuli�rement, sur les normes f�d�rales en mati�re de protection contre le rayonnement non ionisant et contre le bruit. C'est par la voie du recours de droit administratif que la violation de ces normes doit �tre invoqu�e (cf. ATF 126 II 399 consid. 4a p. 404). Il en va de m�me de la violation all�gu�e par les recourants de leur droit d'�tre entendus d�s lors qu'elle est �troitement li�e au grief tir� du non-respect des exigences de l'ORNI (ATF 130 II 707 consid. 3.1 p. 709). En revanche, seul le recours de droit public est ouvert pour se plaindre d'une application pr�tendument arbitraire de l'art. 57 RPGA, dans la mesure o� cette disposition conserve une port�e propre par rapport aux normes f�d�rales de protection de l'environnement (ATF 118 Ib 580 consid. 3a p. 590; 117 Ib 147 consid. 2c/cc p. 153; 116 Ib 175 consid. 3a p. 183).
2.1 En l'esp�ce, le Tribunal administratif a admis le recours interjet� par Orange Communications SA contre la d�cision de la Municipalit� de Paudex du 27 mars 2002 qu'il a annul�e et a renvoy� la cause � cette autorit� pour nouvelle d�cision � charge pour elle de d�livrer le permis de construire sollicit� aux conditions pr�cis�es dans les consid�rants de son arr�t. Une telle d�cision de renvoi, contenant des instructions imp�ratives � l'autorit� inf�rieure sur les points tranch�s d�finitivement dans ses consid�rants, pr�sente les traits d'un arr�t partiel et peut �tre attaqu�e imm�diatement par la voie du recours de droit administratif (ATF 129 II 286 consid. 4.2 p. 291, 384 consid. 2.3 p. 385; 120 Ib 97 consid. 1b p. 99; 118 Ib 196 consid. 1b p. 198/199; 117 Ib 325 consid. 1b p. 327 et les r�f�rences cit�es).
2.2 La qualit� pour former un recours de droit administratif est d�finie � l'art. 103 let. a OJ. Elle est reconnue � toute personne atteinte par la d�cision attaqu�e et qui dispose d'un int�r�t digne de protection � son annulation ou � sa modification. Selon la jurisprudence, le recourant doit �tre touch� dans une mesure et avec une intensit� plus grandes que la g�n�ralit� des administr�s, et l'int�r�t invoqu� - qui n'est pas n�cessairement un int�r�t juridiquement prot�g�, mais qui peut �tre un int�r�t de fait - doit se trouver, avec l'objet de la contestation, dans un rapport �troit, sp�cial et digne d'�tre pris en consid�ration; il faut donc que l'admission du recours procure au recourant un avantage, de nature �conomique, mat�rielle ou id�ale. Le recours d'un particulier form� dans l'int�r�t de la loi ou d'un tiers est en revanche irrecevable. Il y a lieu de pr�ter une attention particuli�re � ces exigences tendant � exclure l'action populaire lorsque, comme en l'esp�ce, un administr� conteste une autorisation d�livr�e � un tiers (ATF 131 II 649 consid. 3.1 p. 651/652 et les arr�ts cit�s).
Les conditions de l'art. 103 let. a OJ sont en principe r�alis�es quand le recours de droit administratif �mane du propri�taire d'un immeuble directement voisin de l'installation litigieuse (ATF 121 II 171 consid. 2b p. 74). Celui-ci n'est toutefois pas dispens� pour autant d'all�guer les �l�ments de fait pr�cis permettant de juger si cette installation est susceptible de lui causer un r�el pr�judice (ATF 120 Ib 431 consid. 1 p. 433; arr�t 1A.105/2004 du 3 janvier 2005 consid. 3.2 publi� in RDAF 2005 I p. 350). Ce n'est en effet que s'il est certain ou � tout le moins tr�s vraisemblable qu'elle serait � l'origine d'immissions touchant sp�cialement les voisins que ces derniers peuvent avoir qualit� pour recourir (cf. ATF 120 Ib 379 consid. 4c p. 387; arr�t 1A.148/2005 du 20 d�cembre 2005 consid. 3.3 publi� in ZBl 107/2006 p. 610 et les r�f�rences cit�es).
2.3 Les recourants sont d'avis que les exigences de l'ordonnance sur la protection contre le bruit ne seraient pas respect�es. Ils se r�f�rent � ce propos au bruit int�rieur induit par les installations techniques pr�vues dans les combles de l'immeuble sis au n� 13 de la route de la Bordinette, qui ne respecterait pas les normes d'isolation phonique et les exigences minimales requises en la mati�re par la norme SIA 181. Ils ne d�montrent pas qu'ils seraient touch�s par la violation all�gu�e qui concerne avant tout les occupants de l'immeuble concern� et, en particulier, de l'appartement situ� imm�diatement sous les combles. Ils ne pr�tendent pas davantage que le bruit des �quipements techniques serait perceptible dans le voisinage imm�diat et rien n'indique que tel soit le cas. Dans ces conditions, on ne saurait dire qu'ils seraient touch�s dans une mesure et avec une intensit� plus grandes que la g�n�ralit� des administr�s par l'arr�t attaqu� qui confirme l'octroi du permis de construire � l'intim�e (cf arr�t 1A.115/2005 du 9 ao�t 2005 consid. 1 publi� in ZBl 107/2006 p. 119).
Le recours de droit administratif est par cons�quent irrecevable, faute de qualit� pour agir, en tant qu'il porte sur une pr�tendue violation des normes f�d�rales en mati�re de protection contre le bruit.
2.4 Les recourants d�noncent �galement la non-conformit� du projet aux exigences de l'ORNI. Ils sont propri�taires d'un immeuble compris � l'int�rieur du p�rim�tre d�fini par la jurisprudence pour leur reconna�tre en principe la qualit� pour agir en application de l'art. 103 let. a OJ (cf. ATF 128 II 168 consid. 2.3 p. 171; arr�t 1A.78/2003 du 20 juin 2003 consid. 2.2 publi� in DEP 2003 p. 697). La question de savoir s'il convient de temp�rer cette jurisprudence en fonction des griefs invoqu�s et de l'utilit� pratique que la modification de l'arr�t attaqu� pourrait procurer aux recourants, peut rester ind�cise dans la mesure o� le recours est de toute mani�re infond�. Les autres conditions de recevabilit� du recours de droit administratif (art. 104 ss OJ) sont manifestement remplies et il y a lieu d'entrer en mati�re.
2.4.1 L'installation de t�l�phonie mobile litigieuse constitue une nouvelle installation fixe qui doit �tre am�nag�e et exploit�e de telle mani�re que la valeur limite de l'installation et les valeurs limites d'immissions au sens des annexes 1 et 2 de l'ORNI soient respect�es dans tous les lieux � utilisation sensible et les lieux de s�jour momentan� (art. 4 al. 1 ORNI en relation avec les ch. 64 let. c et 65 de l'annexe 1; art. 5 et 13 al. 1 ORNI en relation avec l'annexe 2).
2.4.2 Le Tribunal administratif a consid�r� qu'au vu des informations fournies par l'intim�e dans la fiche de donn�es sp�cifique au site, l'installation projet�e respectait les valeurs limites de l'installation de l'annexe 1 de l'ORNI. Il a toutefois relev� qu'au point de calcul n� 5, qui correspond au dernier �tage de l'immeuble sis au n� 11 de la route de la Bordinette, ces valeurs ne seraient plus respect�es si l'intim�e modifiait de 1,5� vers le bas l'angle d'inclinaison de l'antenne dirig�e contre ce b�timent. Il a requis et obtenu l'engagement formel de l'op�rateur de s'en tenir strictement � cet angle d'inclinaison dans l'exploitation de l'installation. Les recourants estiment pour leur part que l'engagement de l'intim�e de ne pas modifier l'angle d'inclinaison de l'antenne serait insuffisant � garantir une utilisation de l'installation respectant les valeurs limites et que le permis de construire aurait d� �tre assorti d'une condition stricte en ce sens. L'Office f�d�ral de l'environnement, en sa qualit� d'autorit� de contr�le, a confirm� que les param�tres d�finis dans la fiche de donn�es sp�cifique au site, s'agissant en particulier de l'angle d'inclinaison de l'antenne et des puissances �mettrices, �taient contraignants et que s'ils venaient � �tre modifi�s, une demande de permis devrait �tre requise; dans ces conditions, il n'a pas estim� n�cessaire qu'une charge contraignante dans le sens voulu par les recourants soit mentionn�e explicitement dans le permis de construire. Il n'y a rien � redire � cette appr�ciation. Le recours de droit administratif, tel qu'il est motiv�, se r�v�le ainsi mal fond�.
2.4.3 L'Office f�d�ral de l'environnement a pour le surplus confirm� en principe l'exactitude des calculs op�r�s par l'intim�e. Il a cependant estim� que la charge de rayonnement non ionisant dans le b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette devait �tre soumise � un nouvel examen. Il n'a en effet pas pu exclure que l'intensit� des champs �lectriques dans la partie la plus �loign�e des antennes soit plus �lev�e qu'au point de calcul n� 5, compte tenu de la hauteur du b�timent, estimant qu'une d�viation d'un demi-m�tre pourrait avoir pour cons�quence un d�passement de la valeur limite de l'installation dans la partie arri�re du b�timent, si aucun amortissement par celui-ci ne peut effectivement �tre oppos�. Orange Communications SA n'a pas pris position sur ces d�terminations et les �l�ments vers�s au dossier ne permettent pas de trancher cette question. Vu l'incertitude qui subsiste sur ce point, le permis de construire ne saurait �tre d�livr� sans qu'un nouveau calcul du rayonnement n'ait �t� op�r� � l'endroit le plus expos� du b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette, qui �tablisse le respect de la valeur limite de l'installation; ce calcul s'op�rera sur la base de la fiche de donn�es sp�cifique au site publi�e avec la recommandation d'ex�cution de l'ORNI pour les stations de base pour t�l�phonie mobile et raccordements sans fil (WLL) �dict�e en 2002 par l'Office f�d�ral de l'environnement, des for�ts et du paysage.
Pour le surplus, l'intim�e a indiqu� dans sa r�ponse aux recours que l'installation litigieuse sera int�gr�e dans le syst�me d'assurance de qualit� qu'elle s'est engag�e � mettre en place d'ici au 31 d�cembre 2006 conform�ment � la circulaire �mise � ce sujet par l'Office f�d�ral de l'environnement le 16 janvier 2006. Il convient de prendre acte de cet engagement qui suffit pour garantir durablement que l'installation sera exploit�e en conformit� avec les donn�es sur la base desquelles l'autorisation de construire a �t� d�livr�e sans qu'il soit n�cessaire d'exiger d'autres garanties � ce sujet (cf. arr�t 1A.116/2005 du 31 mai 2005 consid. 5, r�sum� in PBG Aktuell 2006 p. 26 et confirm� en dernier lieu dans l'arr�t 1A.140/2006 du 1er f�vrier 2007 consid. 2.3). La Municipalit� de Paudex, � qui la cause a �t� renvoy�e pour compl�ment d'instruction et nouvelle d�cision, s'assurera qu'il en soit ainsi et, dans la n�gative, elle assortira le permis de construire d'une charge en ce sens.
2.5 Sous r�serve de ces pr�cisions, qui ne modifient pas le dispositif de l'arr�t attaqu�, celui-ci �chappe � toute critique en ce qui concerne l'appr�ciation de la conformit� du projet litigieux aux prescriptions de l'ORNI.
Selon la jurisprudence rendue en application de l'art. 87 OJ, le prononc� par lequel une autorit� cantonale de recours renvoie une affaire pour nouvelle d�cision � une autorit� qui a statu� en premi�re instance ou � une autre autorit� est en principe de nature incidente et n'est pas sujette � un recours de droit public, alors m�me qu'il tranche d�finitivement certains points de droit. Une telle d�cision est toutefois tenue pour finale lorsque le renvoi a lieu uniquement en vue de son ex�cution par l'autorit� inf�rieure sans que celle-ci ne dispose encore d'une libert� d'appr�ciation notable (ATF 129 I 313 consid. 3.2 p. 317 et les arr�ts cit�s). Le Tribunal administratif a renvoy� le dossier � la Municipalit� de Paudex pour qu'elle d�livre le permis de construire � l'intim�e moyennant diverses charges et conditions qu'il pr�cisait dans les consid�rants de l'arr�t attaqu�. Cela �tant, on peut douter que la marge d'appr�ciation d�volue � l'autorit� communale soit suffisante pour lui reconna�tre plus qu'un r�le d'ex�cutante. Cette question peut rester ind�cise, car le recours est de toute mani�re irrecevable pour un autre motif.
3.2 La qualit� pour agir par un recours de droit public est r�gie par l'art. 88 OJ. Selon cette disposition, le recours n'est ouvert qu'� celui qui est atteint par l'acte attaqu� dans ses int�r�ts personnels et juridiquement prot�g�s; le recours form� pour sauvegarder l'int�r�t g�n�ral ou de simples int�r�ts de fait est en revanche irrecevable (ATF 131 I 198 consid. 2.1 p. 200; 130 I 306 consid. 1 p. 309; 129 I 113 consid. 1.2 p. 117; 129 II 297 consid. 2.1 p. 300; 126 I 43 consid. 1a p. 44 et les arr�ts cit�s). Les propri�taires voisins ne peuvent ainsi recourir contre une autorisation de construire que lorsqu'ils invoquent des normes qui tendent, au moins dans une certaine mesure, � la protection de leurs propres int�r�ts (ATF 127 I 44 consid. 2c p. 46). Ils ne sont en particulier pas habilit�s � se plaindre de la violation des dispositions concernant l'esth�tique ou l'int�gration des b�timents dans le paysage, qui tendent exclusivement � pr�server l'int�r�t public (ATF 118 Ia 232 consid. 1b p. 235; 112 Ia 88 consid. 1b p. 90).
3.3 En l'esp�ce, le Tribunal administratif a interpr�t� l'art. 57 RPGA, qui n'autorise en toiture que les chemin�es et les superstructures techniques, comme une clause d'esth�tique qui ne conf�rait pas de garanties sup�rieures � celle de l'art. 86 de la loi cantonale sur l'am�nagement du territoire et les constructions et de l'art. 66 RPGA. Les recourants ne le contestent pas. Ils pr�tendent toutefois que cette norme tendrait aussi accessoirement � limiter les �l�ments propres � augmenter l'emprise d'un b�timent dans sa hauteur afin de prot�ger la vue et l'ensoleillement des voisins. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est r�ellement. La qualit� pour agir des voisins suppose qu'ils soient touch�s par les effets pr�tendument illicites de la construction ou de l'installation litigieuse (ATF 121 I 267 consid. 2 p. 268 et les arr�ts cit�s). Or, il ressort des plans d'enqu�te que les chemin�es factices destin�es � camoufler les antennes litigieuses se trouveraient sur les pans de toiture est et ouest du b�timent de l'indivision de famille B.________; elles n'en d�passeraient pas le fa�te et n'affecteraient ainsi pas la vue ou l'ensoleillement dont les occupants de l'immeuble sis au n� 15 de la route de la Bordinette jouissent actuellement en direction du b�timent voisin. Dans ces conditions, les recourants ne sont pas touch�s par la violation all�gu�e de l'art. 57 RPGA et n'ont pas qualit� pour d�noncer l'application faite en l'esp�ce de cette disposition (cf. arr�t 1A.202/2004 du 3 juin 2005 consid. 5.2). Le recours de droit public est donc irrecevable pour d�faut de qualit� pour agir.
Vu le sort de la cause, il y a lieu de mettre un �molument judiciaire r�duit � la charge des recourants qui succombent pour l'essentiel (art. 156 al. 1 OJ). Ces derniers verseront en outre une indemnit� de d�pens r�duite � l'intim�e qui obtient partiellement gain de cause avec l'assistance d'un avocat (art. 159 al. 1 OJ).
Une indemnit� de 1'500 fr. est allou�e � l'intim�e � titre de d�pens � la charge des recourants, solidairement entre eux.
Le pr�sent arr�t est communiqu� en copie aux mandataires des parties et de la Municipalit� de Paudex, � l'indivision de famille B.________, au D�partement de la s�curit� et de l'environnement du canton de Vaud, Service de l'environnement et de l'�nergie, au Tribunal administratif du canton de Vaud, ainsi qu'� l'Office f�d�ral de l'environnement.