Source: http://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_algerie_salaries.html
Timestamp: 2018-04-25 01:17:41+00:00
Document Index: 120831423

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﻿ La sécurité sociale des salariés en Algérie
Systèmes nationaux de sécurité sociale > Algérie
Le régime de protection sociale algérien est applicable à toutes personnes exerçant une activité professionnelle salariée. Il comprend :
les assurances sociales qui couvrent la maladie, la maternité, l'invalidité et l'assurance décès,
l'assurance vieillesse,
l'assurance accidents du travail et les maladies professionnelles,
Le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale est en charge de la tutelle des caisses nationales suivantes :
la Caisse Nationale d'Assurances Sociales des travailleurs salariés (CNAS) qui assure la gestion des prestations en nature et en espèces des assurances sociales, des accidents du travail et des maladies professionnelles et des prestations familiales pour le compte de l'Etat ;
la Caisse Nationale des Retraites (CNR) qui gère les pensions et allocations de retraite ainsi que les pensions et allocations des survivants ;
la Caisse Nationale de l'Assurance chômage (CNAC) qui gère les prestations chômage, l'aide aux entreprises en difficulté pour mener au mieux les procédures de licenciement, l'aide à la réinsertion.
Dans chaque Wilaya (division administrative), ces caisses disposent chacune d'une structure dénommée "Agence de Wilaya" qui fonctionne comme une annexe de la caisse nationale concernée.
2) Financement
Sont obligatoirement assurées à la sécurité sociale les personnes qui exercent en Algérie une activité salariée ou assimilée ou qui sont en formation professionnelle, quelle que soit leur nationalité.
Taux de cotisations au 1er janvier 2017
A la charge de l'employeur
A la charge du salarié
A la charge du fonds des oeuvres sociales
Assurances sociales : (maladie, maternité, invalidité et décès)
11,5 % 1,5 % - 13 %
1,25 % - - 1,25 %
11 % 6,75 % 17,75 %
0,25 % 0,25 % - 0,5 %
- - 0,5 % 0,5 %
25 % 9 % 0,5 % 34,5 %
1 Lorsque l'assuré a travaillé pendant plus de 3 ans pour le même employeur, ce dernier est tenu de verser une somme égale à 80 % du salaire mensuel moyen par année d'ancienneté dans la limite de 12 mois.
L'assiette des cotisations de sécurité sociale est constituée de l'ensemble des éléments du salaire à l'exclusion des prestations à caractère familial, des primes de départ, des indemnités pour conditions de vies particulières.
Les cotisations sont payées sur le salaire de poste de l'employé. Le salaire de poste correspond au salaire plafond par type d'activité, pris en compte pour le calcul des cotisations (l'appellation exacte étant "salaire soumis à cotisations" tel que défini par la loi 90-11 relative aux relations de travail).
Les prestations familiales sont financées à 100 % par le budget de l'Etat.
La Caisse Nationale des Assurances Sociales des travailleurs salariés (CNAS) assure le recouvrement des cotisations de sécurité sociale, via son site de télédéclaration, pour le compte des assurances sociales (maladie, maternité, invalidité et décès) et des accidents du travail et maladies professionnelles.
Les cotisations retraite sont recouvrées par la Caisse Nationale des Retraites (CNR).
Le salaire national minimum garanti (SNMG) est fixé depuis le 1er janvier 2012 à 18 000 DZD (au 27 février 2017, 1 dinard algérien vaut 0,0085 euro) par mois pour 40 h de travail hebdomadaire. Ce SNMG sert de référence aux montants minimum pour le versement des cotisations et le paiement des prestations de sécurité sociale.
Les titulaires de pensions ou de rentes sont :
exonérés du paiement des cotisations d'assurances sociales si le montant de l'avantage est égal ou inférieur au SNMG,
redevables d'une cotisation d'assurances sociales de 2 % lorsque ce montant est supérieur au SNMG.
B. Maladie, maternité
Pour bénéficier des prestations en nature et en espèces de l'assurance maladie pendant les 6 premiers mois, l'assuré doit avoir travaillé au moins :
15 jours ou 100 heures au cours du trimestre civil précédant la date des soins,
ou 60 jours ou 400 heures au cours des 12 mois précédant la date des soins.
Pour pouvoir prétendre aux indemnités journalières au delà des 6 premiers mois, l'assuré doit avoir travaillé pendant au moins :
60 jours ou 400 heures au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail,
ou pendant au moins 180 jours au cours des 3 années qui ont précédé l'arrêt de travail.
Par ailleurs, bénéficient des prestations en nature les titulaires des avantages de sécurité sociale suivants, soumis ou non à cotisations :
rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle correspondant à une incapacité de travail d'au moins égale à 50 %,
allocation de retraite,
indemnité de l'assurance chômage,
le moudjahidine (pensionné au titre de la législation des moudjahidines et victimes de guerre n'exerçant aucune activité professionnelle),
la personne handicapée n'exerçant aucune activité dont le handicap a été reconnu par les services compétents de la wilaya.
Les prestations en nature sont servies à l'assuré et aux ayants droit suivants :
le conjoint n'exerçant aucune activité,
les enfants âgés de moins de 18 ans ou 21 ans en cas de poursuite d'études, 25 ans en cas d'apprentissage, ou quel que soit leur âge si par la suite d'une infirmité ils sont dans l'impossibilité d'exercer une activité rémunérée,
les ascendants à charge de l'assuré ou de son conjoint dont les ressources ne dépassent pas le montant minimal de la pension de retraite.
Les prestations médicales couvertes par la CNAS comprennent :
les soins chirurgicaux en ambulatoire,
les analyses de laboratoire,
la lunetterie,
Les personnes atteintes de maladie chronique, les titulaires de pension de retraite ou d'invalidité dont le revenu est égal ou inférieur au SNMG bénéficient d'une prise en charge de 100 % du montant des soins.
L'assuré règle le montant des frais et demande le remboursement à sa caisse d'affiliation à l'aide d'une feuille de soins remplie par le médecin, sauf dans l'hypothèse où il s'adresse à un praticien, une officine pharmaceutique ou un établissement de soins ayant passé une convention permettant de bénéficier du tiers payant.
Les séjours pour convalescence sont remboursés si la caisse a délivré une prise en charge. Pour les frais d'appareillage et de prothèse de grande importance, un accord préalable du devis estimatif de la caisse est nécessaire.
En cas d'hospitalisation dans les structures sanitaires publiques, les frais de séjour et de soins sont en pris en charge sur la base des conventions conclues entre la CNAS et les établissements de soins de santé concernés.
b) Indemnités journalières
Le montant des indemnités journalières est égal à :
50 % du salaire journalier après déduction des cotisations et de l'impôt IRG (impôt sur le revenu global) pour les 15 premiers jours de l'arrêt de travail,
100 % dès le 1er jour en cas d'affection de longue durée ou d'hospitalisation,
100 % du salaire de référence à partir du 16e jour d'arrêt de travail.
L'indemnité journalière est due pour chaque jour d'arrêt de travail ouvrable ou non ; elle ne peut pas être inférieure à 1/30e du salaire perçu antérieurement et pris en compte pour le calcul des cotisations.
Les indemnités journalières sont versées pendant 300 jours maximum sur une période de 2 ans.
En ce qui concerne les affections de longue durée, les indemnités journalières sont versées pendant une durée maximale de 3 ans.
c) Maintien des droits
En cas de cessation d'assujettissement, le droit aux prestations en nature est maintenu pendant :
3 mois pour le travailleur qui justifie de 30 jours ou 200 heures de travail au cours de l'année précédant la date de cessation d'activité ;
6 mois pour le travailleur qui justifie de 60 jours ou 400 heures de travail au cours de l'année précédant la date de cessation d'activité ;
12 mois pour le travailleur qui justifie de 120 jours ou 800 heures de travail au cours de l'année précédant la cessation d'activité.
Pour bénéficier des prestations en nature et en espèces de l'assurance maternité, l'assurée doit avoir travaillé au moins :
15 jours ou 100 heures au cours des 3 derniers mois,
ou 60 jours ou 400 heures au cours des 12 derniers mois.
L'épouse d'un assuré bénéficie des prestations en nature en qualité d'ayant droit.
Les frais relatifs à la grossesse, à l'accouchement et à ses suites sont remboursés au taux de 100 % des tarifs fixés par voie réglementaire.
Les frais d'hospitalisation de la mère et de l'enfant sont également remboursés à 100 % pendant une durée maximale de 8 jours.
Le taux de prise en charge peut-être réduit à 80 % si l'assurée n'accomplit pas certaines formalités :
la déclaration de la grossesse à la CNAS au moins 6 mois avant la date présumée d'accouchement ;
les examens prénataux (au 6e et 8e mois de grossesse) ;
l'examen postnatal.
L'assurée a droit à une indemnité journalière dont le montant est égal à 100 % du salaire journalier net.
A condition de cesser tout travail salarié durant la période d'indemnisation, l'assurée reçoit une indemnité journalière durant 14 semaines consécutives (6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et 8 semaines après).
3) Capital décès
L'assurance décès a pour objet de faire bénéficier aux ayants droit d'un assuré décédé (actif ou titulaire de pension ou de rente), d'une allocation forfaitaire, versée en une seule fois :
pour les travailleurs actifs ayant travaillé 15 jours ou 100 heures minimum durant les 3 mois précédant la date du décès, l'allocation représente 12 fois le montant du salaire mensuel le plus favorable perçu durant l'année précédant le décès et sur la base duquel les cotisations ont été versées. Le montant de cette l'allocation forfaitaire ne peut être inférieur à 12 fois le SNMG ;
pour les titulaires de pension d'invalidité, de retraite, de retraite anticipée ou de rentes accidents du travail à un taux au moins égal à 50 %, le montant du capital décès représente une somme forfaitaire égale à 12 fois le montant mensuel de la pension ou de la rente. Ce montant ne peut être inférieur à 75 % du SNMG.
Le capital décès est versé aux ayants droit du travailleur ou du pensionné tels que définis pour l'obtention des prestations en nature de l'assurance maladie.
En présence de plusieurs ayants droit bénéficiaires, le capital décès est réparti entre eux à parts égales. Les ayants droit peuvent réclamer le capital décès dans un délai de 4 ans maximum à compter de la date du décès.
C. Assurance invalidité
Est considéré comme invalide l'assuré présentant une invalidité réduisant d'au moins 50 % sa capacité de travail ou de gain.
En vue de déterminer le montant de la pension d'invalidité, les invalides sont classés en 3 catégories :
1ère catégorie : invalides encore capables d'exercer une activité,
2e catégorie : invalides absolument incapables d'exercer une activité,
3e catégorie : invalides absolument incapables d'exercer une activité et dans l'obligation d'avoir recours à l'aide d'une tierce personne.
Pour bénéficier de l'assurance invalidité, le requérant doit :
ne pas avoir atteint l'âge de liquidation d'une pension de vieillesse,
avoir été immatriculé depuis au moins un an à la date de constatation de l'invalidité,
remplir à la date de l'interruption de travail ou de la constatation de l'état d'invalidité, les conditions d'activité prévue pour l'obtention des prestations en espèces de l'assurance maladie au delà de 6 mois :
avoir travaillé pendant au moins 60 jours ou 400 heures au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail,
Le montant annuel de la pension représente un pourcentage (qui varie en fonction de la catégorie) du dernier salaire de poste perçu ou, s'il est plus favorable, du salaire annuel moyen de 3 années qui ont donné lieu à la rémunération la plus élevée.
Le pourcentage appliqué au salaire défini ci-dessus est de :
60 % pour les invalides de 1ère catégorie,
80 % pour les invalides de 2e catégorie,
80 % pour les invalides de 3e catégorie majoré de 40 % pour l'assistance d'une tierce personne pour les gestes de la vie quotidienne.
La pension d'invalidité minimum ne peut être inférieure à 75 % du SNMG.
A 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, la pension d'invalidité est transformée en pension de vieillesse d'un montant au moins égal à celui de la pension d'invalidité.
c) Majoration pour tierce personne
Les personnes invalides qui ont besoin de l'aide d'une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie courante peuvent obtenir une majoration pour tierce personne de 40 % du montant de la pension.
d) Indemnité complémentaire des pensions de retraite et d'invalidité (ICPRI)
L'indemnité complémentaire des pensions de retraite et d'invalidité (ICPRI) est une allocation différentielle qui permet de porter le montant net de la pension à 13 500 DZD par mois.
Cette indemnité est attribuée aux pensionnés invalides de 2e ou 3e degré, titulaires d'une pension d'invalidité dont le montant de la pension n'atteint pas 13 500 DZD par mois.
2) Réversion
L'assurance invalidité prévoit le versement d'une pension de survivants qui sera liquidée dans les mêmes conditions que dans le cadre de l'assurance vieillesse (cf. D.2 Survivants).
D. Assurance vieillesse
1) Pension personnelle
a) Age et durée d'assurance
Les droits à pension de retraite à taux plein sont ouverts pour les hommes, à partir de :
60 ans, à condition de réunir au moins 15 années de travail dont au moins 7 ans et demi ayant donné lieu à versement de cotisations,
58 ans en 2017 (59 ans en 2018) à condition d'avoir accompli 32 ans d'assurance.
La validation du service national par la réglementation algérienne
La réglementation algérienne en matière de retraite ne permet pas la validation d'une période de service national seule.
Le paragraphe 5 de l'article 11 de la loi 83-12 du 2 juillet 1983 modifiée et complétée, relative à la retraite considère comme une période assimilée à des périodes de travail "toute période au cours de laquelle ont été remplies les obligations du service national".
Deux conditions sont exigées pour obtenir la validation de la période du service national :
l'assuré doit avoir accompli un travail effectif dont la durée doit être au moins égale à 7,5 ans (30 trimestres), avec versement des cotisations au titre de la sécurité sociale ;
ladite période ne peut être validée que si elle donne lieu à la liquidation d'une pension de retraite (60 trimestres).
Les femmes peuvent être admises à la retraite à 55 ans. Elles bénéficient d'une réduction d'une année par enfant élevé pendant au moins 9 ans, dans la limite de 3.
Par ailleurs, certaines dispositions permettent le départ anticipé :
sans condition d'âge pour le travailleur atteint d'une incapacité totale et définitive qui ne remplit pas les conditions d'obtention d'une pension d'invalidité ;
à partir de 50 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes, à condition d'avoir accompli au moins 20 ans d'assurance. Pour les femmes, possibilité de demander la retraite à partir de 45 ans avec 15 ans d'assurance ;
à partir de 55 ans pour le travailleur occupant un emploi pénible (mineurs de fonds...).
Périodes d'activité prises en compte : toute période pendant laquelle l'assuré à perçu les indemnités journalières des assurances sociales, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles. La validation d'une période au cours de laquelle des obligations du service national ont été remplies ne peut être prise en compte seule.
Le montant de la pension est égal à 2,5 % multiplié par le nombre d'années d'assurance lui même multiplié par le salaire moyen soumis à cotisation au cours des 5 dernières années précédant la mise à la retraite ou si cela est plus favorable, le salaire des 5 années de la carrière ayant donné lieu à la rémunération la plus élevée :
2,5 % x Nbre d'années d'assurance x salaire moyen des 5 années les mieux rémunérées
Le montant de la pension ne peut être :
inférieur à 75 % du SNMG,
ni supérieur à 80 % du salaire moyen ayant servi de base de calcul de la pension.
Le taux de revalorisation du montant des pensions et allocations de retraite est fixé à 2,5 % à compter du 1er mai 2016 suivant l'arrêté du 12 juin 2016 du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale (JORA n° 37).
c) Majoration pour conjoint à charge
Toute pension peut être majorée d'un montant de 2 500 DZD par mois si le titulaire a un conjoint à charge dont les ressources sont inférieures au montant minimum de la pension de retraite. Il n'existe qu'une seule majoration, même en cas de pluralité d'épouses.
Cette indemnité est attribuée aux pensionnés titulaires d'une pension de vieillesse dont le montant de la pension n'atteint pas 13 500 DZD par mois.
e) Allocation de retraite
L'assuré peut percevoir une allocation de retraite :
s'il a 60 ans,
s'il ne remplit pas la condition minimale de 15 ans d'activité pour prétendre à une pension de retraite,
s'il a accompli au moins 5 ans d'assurance.
Les allocations de retraite dont le montant est inférieur à 3 500 DZD par mois sont relevées au seuil mensuel de ce même montant.
Une indemnité complémentaire d'allocation de retraite (ICAR) permet de majorer l'allocation de retraite dont le montant net est inférieur à 7 000 DZD par mois. Cette majoration varie de 10 % à 50 % selon le niveau de l'allocation perçue.
f) Majoration pour tierce personne
Les personnes invalides ayant obtenu la liquidation de leur pension de vieillesse sans condition d'âge pourront obtenir une majoration de 40 % du montant de la pension s'ils ont besoin de l'aide d'une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie courante.
2) Survivants
Peuvent prétendre à une pension de réversion :
le conjoint marié légalement à l'assuré décédé quel que soit son âge,
les enfants à charge (âgés de moins de 18 ans, 21 ans en cas de poursuite d'études, 25 ans en cas d'apprentissage, quel que soit leur âge en cas d'infirmité ou de maladie chronique et dans l'impossibilité permanente d'exercer une activité rémunérée),
les collatéraux au 3e degré (tante, sœur, nièce…),
les ascendants à charge.
Le montant de cet avantage est égal à un pourcentage du montant de la pension dont bénéficiait ou aurait bénéficié le "de cujus".
La pension de réversion est calculée sur une période minimale de 15 ans, quel que soit l'âge de l'assuré ou la période de travail accomplie.
75 % de la pension du "de cujus" par mois pour le conjoint lorsqu'il n'existe pas d'autre ayant droit ;
50 % pour le conjoint et 30 % pour le 2e ayant droit (enfant ou ascendant) par mois si 2 ayants droit ;
50 % pour le conjoint, 40 % à partager entre les autres ayants droit si plusieurs ayants droit ;
45 % pour chaque enfant, s'il n'existe que 2 enfants ayants droit.
Le montant cumulé des pensions d'ayants droit s'élève au maximum à 90 %, dans la limite de :
45 % lorsque l'ayant droit est un enfant,
30 % lorsque l'ayant droit est un ascendant.
Le total des pensions de survivants ne peut être inférieur à 75 % du SNMG.
E. Accidents du travail et maladies professionnelles
Relèvent de l'assurance accidents du travail - maladies professionnelles :
les accidents survenus à l'occasion du travail,
les accidents de trajet,
les maladies professionnelles faisant l'objet d'une liste.
Le droit aux prestations en nature et en espèces est ouvert sans condition de période de travail préalable.
1) Soins
Les soins sont dispensés aussi longtemps que nécessaire.
Le remboursement s'effectue à 100 % des tarifs réglementaires prévus en matière d'assurance maladie.
2) Incapacité temporaire
L'indemnité journalière est servie à partir du 1er jour qui suit le jour de l'accident.
Elle est égale à 100 % du salaire de poste journalier sans pouvoir être inférieure à 1/30e du salaire mensuel perçu.
L'indemnisation du jour de l'accident est à la charge de l'employeur.
L'indemnité journalière ne peut pas être inférieure à 1/30e du montant mensuel du SNMG.
3) Incapacité permanente
En cas d'incapacité permanente, une rente mensuelle est versée lorsque le taux d'incapacité est égal ou supérieur à 10 %.
Le montant de la rente est calculé en multipliant le salaire de poste moyen perçu par la victime au cours des 12 mois qui ont précédé l'arrêt de travail par le taux d'incapacité qui est déterminé par le médecin conseil.
Le salaire annuel servant de base pour le calcul de la prestation ne peut pas être inférieur à 2 300 fois le salaire horaire minimum légal.
Si le taux d'incapacité est inférieur à 10 % un capital est servi.
La rente peut être majorée de 40 % si la victime doit recourir à l'aide d'une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie courante.
4) Survivants
En cas de décès consécutif à un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, peuvent prétendre à une rente de survivant servie à partir du 1er jour suivant la date du décès :
le conjoint marié légalement,
Cette rente est calculée sur la base du salaire soumis à cotisation perçu par la victime au cours des 12 mois qui ont précédé le décès.
Un capital décès peut être servi aux ayants droit.
Son montant est égal à 12 fois le montant du dernier salaire mensuel pris en compte pour le calcul des cotisations sans qu'il puisse être inférieur au SNMG.
Pour le titulaire d'une rente, le capital décès est égal à 12 fois le montant de la rente.
Cette prestation n'est pas cumulable avec l'allocation de décès servie au titre des assurances sociales.
Les prestations familiales sont servies pour les enfants à charge du travailleur, âgés de moins de :
21 ans en cas de poursuite d'études ou d'apprentissage si la rémunération ne dépasse pas le moitié du SNMG, ou en cas d'invalidité.
Pour pouvoir bénéficier des prestations familiales, le travailleur doit remplir l'une des conditions suivantes :
cotiser au minimum sur la base d'une moitié de SNMG,
être en congé maladie,
être pensionné (pension d'invalidité ou de vieillesse),
percevoir des indemnités de chômage.
Le montant des prestations est modulé en fonction des revenus de l'allocataire et du rang de l'enfant.
Les prestations pouvant être attribuées sont :
l'allocation de scolarité.
1. Les allocations familiales
Si un allocataire perçoit un revenu mensuel inférieur ou égal à 15 000 DZD, le montant des allocations familiales s'élève à :
600 DZD par mois et par enfant, du 1er au 5e enfant,
300 DZD par mois à partir du 6e enfant.
Pour un allocataire dont le revenu mensuel dépasse le plafond mentionné ci-dessus, le montant des allocations familiales s'élève à :
300 DZD par mois et par enfant quel que soit son rang.
2. L'allocation de scolarité
Cette allocation annuelle est versée en une seule fois pour chacun des enfants scolarisés, âgés de 6 à 21 ans, sous conditions de ressources :
si l'allocataire dispose d'un revenu mensuel inférieur ou égal à 15 000 DZD, elle s'élève à :
800 DZD par enfant du 1er au 5e,
400 DZD par enfant à partir du 6e.
si l'allocataire dispose d'un revenu mensuel supérieur à 15 000 DZD, le montant de l'allocation est égal à 400 DZD par enfant quel que soit son rang.
G. Assurance chômage
Lorsque l'assuré a travaillé pendant plus de 3 ans pour le même employeur, ce dernier est tenu de verser pour chaque salarié, une somme égale à 80 % du salaire mensuel moyen par année d'ancienneté dans la limite de 12 mois.
Les indemnités d'assurance chômage sont versées au travailleur salarié qui perd son emploi de façon involontaire pour raison économique du fait d'une compression de personnel ou d'une cessation d'activité de l'employeur.
Pour pouvoir bénéficier des prestations chômage, l'assuré doit :
être régi par un contrat de travail à durée indéterminée et figurer sur une liste nominative des salariés faisant l'objet d'un licenciement pour raison économique,
avoir été affilié pendant une période de 3 ans au minimum dont 6 mois de cotisations précédant immédiatement l'interruption de travail,
être inscrit comme demandeur d'emploi depuis au moins 2 mois auprès de l'Agence Nationale de l'Emploi (ANEM),
ne pas avoir refusé d'emploi ou de formation de reconversion,
résider en Algérie.
Durée de versement des prestations
Toute période de cotisations de plus de 6 mois ouvre droit à 2 mois de prise en charge. La période de travail égale ou inférieure à 6 mois équivaut à un mois de prise en charge.
La durée de versement des indemnités est déterminée en fonction de la carrière de l'assuré.
Les prestations sont versées pendant 12 mois minimum et 36 mois maximum.
La première indemnité est versée après un délai de carence de 2 mois.
Le salaire de référence servant de base au calcul des indemnités est établi de la manière suivante : on divise par 2 la somme du salaire mensuel moyen des 12 derniers mois ayant précédé le licenciement et du salaire national minimum garanti :
Salaire de référence = (Salaire mensuel moyen des 12 derniers mois + SNMG) / 2
La période totale de versement des indemnités est divisée en 4 parties égales.
Le taux de calcul de l'indemnité d'assurance chômage est dégressif.
Montants des indemnités par période
1ère période 100 %
2e période 80 %
3e période 60 %
4e période 50 %
1 pourcentage du salaire de référence
Le montant minimum de la prestation chômage est égal à 75 % du SNMG.
Le montant maximum de la prestation chômage est égal à 3 fois le SNMG.
Organismes de sécurité sociale algériens
Taux de cotisation en Algérie