Source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000657132&dateTexte=20080201
Timestamp: 2017-11-23 13:24:54+00:00
Document Index: 290357664

Matched Legal Cases: ['art. 35', 'art. 1', "l'article 35", 'art. 3', 'art. 1', 'art. 4', "l'article 25", 'art. 1', 'art. 5', 'art. 6', "l'article 11", "l'article 15", 'art. 7', "l'article 6", 'art. 1', 'art. 8', "l'article 7", "l'article 7", 'art. 9', 'art. 10', "l'article 26", 'art. 11', 'art. 12', "l'article 28", 'art. 1', 'art. 16', "l'article 14", 'art 16', 'art. 8', "l'article 16", "l'article 8", "l'article 12", 'art. 13', "l'article 36", "l'article 10", 'art. 14', 'art. 15', 'art. 14', 'art. 16', "l'article 25", 'art. 14', 'art. 17', 'art. 14', 'art. 18', 'art. 19', "l'article 7", 'art. 14', 'art. 20', "l'article 24", "l'article 24", 'art. 14', 'art. 21', 'art. 22', "l'article 5", 'art. 23', "l'article 11", 'art. 24', "l'article 35", 'art. 25', 'art. 2', 'art. 10', "l'article 7", "l'article 8", "l'article 24", 'art. 26', "l'article 10", "l'article 35", 'art. 14']

Arrêté du 17 juillet 1987 relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie | Legifrance
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Arrêté du 17 juillet 1987 relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie
NOR: RESP8700449A
Le ministre de la défense, le ministre de l'éducation nationale, le ministre des affaires sociales et de l'emploi, le ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de la recherche et de l'enseignement supérieur, et le ministre délégué auprès du ministre des affaires sociales et de l'emploi, chargé de la santé et de la famille,
Vu la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement supérieur, modifiée par la loi n° 82-1098 du 23 décembre 1982 relative aux études médicales et pharmaceutiques et par la loi n° 85-10 du 3 janvier 1985 portant diverses dispositions d'ordre social ;
Vu le décret n° 83-1247 du 23 décembre 1983 relatif aux concours de l'internat en pharmacie ;
Vu le décret n° 85-385 du 29 mars 1985 fixant le statut des étudiants hospitaliers en pharmacie ;
Abrogé par Arrêté du 8 avril 2013 - art. 35 (V)
Les études en vue de l'obtention du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie comprennent :
1° Un premier cycle de deux années ;
2° Un deuxième cycle de deux années ;
3° Un troisième cycle comportant :
- une cinquième année hospitalo-universitaire et,
- soit une sixième année à orientation professionnelle comportant la soutenance d'une thèse ; ces deux années constituent le troisième cycle de pharmacie générale ;
- soit, pour les étudiants reçus au concours de l'internat, quatre années de spécialisation au cours desquelles ils présentent une thèse.
Les étudiants ayant validé les études correspondant au deuxième cycle peuvent également accéder à d'autres formations de troisième cycle dans la mesure où ils possèdent, par ailleurs, les diplômes complémentaires éventuellement exigés.
La prise de fonctions d'internes n'est autorisée qu'après validation de la cinquième année hospitalo-universitaire.
Les candidats au diplôme d'Etat de docteur en pharmacie prennent une inscription au début de chaque année. Au moment de la première inscription, ils doivent produire le diplôme de bachelier de l'enseignement du second degré ou un titre français admis en dispense de ce diplôme en vertu d'une réglementation nationale, ou un titre étranger sanctionnant une formation d'un niveau équivalent. Ils peuvent également être admis à s'inscrire sur la base d'une reconnaissance de leurs acquis conformément aux dispositions du décret du 23 août 1985 susvisé.
TITRE II : DE LA FORMATION.
Les enseignements conduisant au diplôme d'Etat de docteur en pharmacie sont obligatoires ; ils comprennent :
- des enseignements théoriques ;
- des enseignements pratiques ;
- des enseignements dirigés ;
- l'accomplissement de stages.
La formation en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie est donnée dans les universités habilitées, par arrêté conjoint du ministre chargé de l'éducation nationale et du ministre chargé de la santé, à dispenser des formations pharmaceutiques et à délivrer le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie.
Le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie est délivré sous une forme unique.
Pour obtenir ce diplôme les candidats doivent avoir validé les enseignements, les stages professionnels et la formation hospitalière et avoir soutenu une thèse.
Section 1 : Premier et deuxième cycle.
Modifié par Arrêté 2007-04-20 art. 1 JORF 8 mai 2007
Les deux premiers cycles comprennent une formation commune de base et une formation optionnelle.
Le contenu minimal de la formation commune de base est fixé conformément à l'annexe jointe au présent arrêté. Cette annexe est révisée en tant que de besoin sur proposition de la commission pédagogique nationale des études pharmaceutiques prévue à l'article 35 du présent arrêté.
Les objectifs des enseignements prévus au III-11 de la section III de l'annexe du présent arrêté doivent comprendre ceux fixés par l'arrêté du 3 mars 2006, relatif à l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence, afin de permettre aux étudiants d'acquérir l'attestation mentionnée au troisième alinéa de l'article premier de cet arrêté, avant la fin du deuxième cycle.
Sur avis du conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, le conseil des études et de la vie universitaire propose au conseil d'administration de l'université les modalités d'organisation des enseignements des deux premiers cycles d'études. Le conseil de l'unité de formation et de recherche peut créer, après approbation du conseil d'administration de l'université, un conseil pédagogique chargé plus spcécialement de l'étude des horaires, de l'organisation et de la répartition des enseignements.
Les horaires annuels de la formation commune de base ne peuvent être inférieurs à six cent cinquante heures, ni supérieurs à sept cents heures d'enseignement (enseignement théorique, dirigé, pratique et stage avec tuteur). Les horaires des travaux pratiques ne peuvent être inférieurs à cinq cent cinquante heures pour l'ensemble des deuxième, troisième et quatrième années. 10% au moins de l'horaire global doit être consacré au travail personnel de l'étudiant. Les travaux pratiques sont organisés conformément à la section VII de l'annexe du présent arrêté.
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 3 JORF 2 octobre 2003
La formation commune de base permet à l'étudiant d'acquérir l'ensemble des connaissances indispensables quelle que soit son orientation ultérieure. Elle le prépare aux fonctions d'étudiant hospitalier en pharmacie et aux enseignements complémentaires prévues dans la formation optionnelle.
La formation commune de base comprend :
1. La totalité des enseignements non optionnels dispensés au cours des deux premiers cycles ;
2. La formation de préparation à la prise de fonctions hospitalières est organisée conformément à la section VI de l'annexe du présent arrêté. Cet enseignement, dispensé avant le début du stage hospitalier de cinquième année, doit préparer l'étudiant :
1° A connaître :
- la place de l'hôpital dans le système de soins ;
- l'organisation administrative et médicale de l'hopital ;
- le rôle des pharmaciens dans l'organisation des soins ;
2° A participer à l'activité hospitalière au cours du stage hospitalier.
L'enseignement de la première année comporte six modules, de soixante à quatre-vingt-dix heures d'enseignement, magistral et dirigé dont trois portent obligatoirement sur la physique et biophysique, la chimie générale, la chimie organique, la biochimie, la biologie moléculaire, la biologie cellulaire et les mathématiques.
Un des trois autres modules comporte un enseignement de culture générale, pouvant porter notamment sur les techniques d'expression et de communication et sur la philosophie et l'histoire des sciences. Les épreuves portant sur l'enseignement de ce module doivent être de caractère rédactionnel et faire l'objet d'une double correction.
L'enseignement de la deuxième année est organisé par unités d'enseignement disciplinaires.
Le contenu pédagogique des modules et leurs modalités de validation sont portés à la connaissance des étudiants au plus tard à la fin du premier mois de l'année universitaire.
Au cours des troisième et quatrième années, l'enseignement des matières figurant aux sections II, III, IV et V de l'annexe du présent arrêté est dispensé, au moins pour moitié, sous forme coordonnée soit autour d'une classe thérapeutique, soit autour d'une pathologie, afin de familiariser les étudiants aux cas concrets rencontrés au cours de l'exercice profesionnel. Cet enseignement est organisé conformément à la section VIII de l'annexe du présent arrêté.
Au cours des deux premiers cycles, un enseignement dont la durée globale ne peut être inférieure à 120 heures est organisé pour permettre aux étudiants d'acquérir la pratique d'une langue étrangère appliquée aux questions scientifiques.
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 1, art. 4 JORF 2 octobre 2003
La formation optionnelle des deux premiers cycles permet à l'étudiant d'approfondir ses connaissances de base dans les disciplines de son choix et le prépare progressivement à un exercice professionnel particulier ou à une carrière de recherche.
Les enseignements théoriques, dirigés et pratiques de la formation optionnelle sont organisés et validés par unités d'enseignement dont le volume horaire ne peut être inférieur à quatre-vingts heures ni supérieur à cent heures. La moitié de ce volume horaire est consacrée à des travaux pratiques, des stages ou à des exercices d'application. Ces unités d'enseignement peuvent être formées de plusieurs éléments. En aucun cas le contenu des enseignements des unités d'enseignement optionnelles ne doit correspondre à des enseignements relevant de la formation commune de base. Chaque unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques doit proposer au minimum pour chaque période de deux ans :
Trois unités d'enseignement correspondant à un enseignement fondamental, appliqué ou méthodologique. Le programme pédagogique de chacune de ces unités d'enseignement est destiné à faire acquérir à l'étudiant un ensemble de connaissances sur une thématique particulière et à le former au raisonnement scientifique ;
Trois unités d'enseignement de préorientation professionnelle, destinés à préparer l'étudiant au choix d'un exercice professionnel. Au cours de cet enseignement, l'étudiant doit préparer un projet professionnel se rapportant à l'officine, à l'industrie, à l'internat ou à la recherche, destiné à l'aider dans le choix d'un enseignement spécialisé en cinquième et sixième années. Ces unités d'enseignement peuvent comporter un enseignement de langues vivantes appliqué à l'exercice professionnel. L'accés à ces enseignements est fonction des capacités de formation de chaque unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Chaque unité d'enseignement fondamentale ou méthodologique peut n'être enseignée qu'un an sur deux. Au moins une unité d'enseignement optionnelle doit être proposée aux étudiants au cours de chacune des deux années du deuxième cycle.
Au cours du deuxième cycle, et exceptionnellement à partir de la seconde année de premier cycle, l'étudiant doit valider deux unités d'enseignement optionnelles. Ces unités d'enseignement peuvent être choisies par l'étudiant parmi les enseignements proposés par les unités de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques ou par tout autre unité de formation et de recherche ou établissement public d'enseignement supérieur. Dans ce dernier cas, l'étudiant doit obtenir l'accord du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques où il est inscrit. Une des deux unités d'enseignement doit être obligatoirement choisie parmi les unités d'enseignement de préorientation professionnelle.
Un des certificats de la maîtrise des sciences biologiques et médicales ou un stage de préorientation professionnelle, tel que prévu à l'article 25 bis du présent arrêté, peut être pris en compte comme unité d'enseignement optionnelle dans les conditions définies à l'alinéa précédent.
Article 9 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 1 JORF 2 octobre 2003
Au cours des deux premiers cycles, à l'exclusion de la première année, les unités de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques peuvent organiser, à côté des enseignements prévus dans la formation commune de base et dans la formation optionnelle, une formation facultative offrant à l'étudiant la possibilité d'approfondir ses connaissances dans un domaine de son choix. Cette formation est organisée et validée par éléments d'unités d'enseignement d'au moins 20 heures. Dans une proportion fixée par le conseil de l'établissement les points acquis au-dessus de la moyenne, au titre de cette formation, sont ajoutés à ceux obtenus par l'étudiant dans le cadre de la validation de l'année universitaire considérée.
Article 9 bis (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Créé par Arrêté 2003-08-14 art. 5 JORF 2 octobre 2003
La validation des deux premiers cycles d'études confere un diplôme de fin de deuxième cycle d'études pharmaceutiques correspondant à l'obtention des crédits européens définis par le décret du 8 avril 2002 susvisé.
Section 2 : Cinquième année d'études.
Article 10 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 6 JORF 2 octobre 2003
Au cours de la cinquième année d'études tous les étudiants accomplissent l'année hospitalo-universitaire dont la finalité et l'organisation sont adaptées au cursus de l'étudiant.
L'organisation des activités hospitalières est confiée, par le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, et après approbation par le président de l'université, à un enseignant coordonnateur exerçant de préférence des fonctions hospitalières. Celui-ci remplit ses fonctions en étroite liaison avec les chefs de service de pharmacie responsables des stages des étudiants, ainsi qu'avec les chefs des unités de soins et des services de biologie, mentionnés à l'article 11 ci-dessous, où sont affectés les étudiants. Ces stages sont organisés dans le cadre d'une convention, signée par l'établissement de santé d'accueil et l'université d'origine des étudiants concernés, telle que définie à l'article 15 du décret du 29 mars 1985 susvisé.
Un contrat pédagogique est signé entre le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques et les chefs de service accueillant les étudiants. Ce contrat précise les objectifs pédagogiques des stages, leurs modalités pratiques et leur mode de validation.
Les étudiants peuvent, sur leur demande, être autorisés à effectuer une partie de leurs fonctions hospitalières pour une durée n'excédant pas six mois dans un établissement de santé situé hors de France. Le terrain de stage doit être agréé par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques et doit présenter toutes les garanties d'une formation au moins équivalente à celle offerte dans les établissements publics de santé liés par convention à l'université.
Article 11 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 7 JORF 2 octobre 2003
Au cours de l'année hospitalo-universitaire, les étudiants exerçent des fonctions hospitalières et reçoivent un enseignement spécifique correspondant. Cette formation universitaire et hospitalière a pour finalité de familiariser l'étudiant avec la prescription des médicaments et des analyses biologiques, de l'aider à résoudre les problèmes posés par le suivi thérapeutique et biologique et à assurer ses fonctions professionnelles ultérieures d'information, de vigilance et de gestion. L'acquisition des connaissances correspondant aux objectifs pédagogiques des stages est transcrite par le pharmacien en charge de l'enseignement des étudiants sur leur carnet de stage.
Les fonctions hospitalières, organisées conformément aux dispositions de l'article 6 du décret du 29 mars 1985 susvisé, sont assurées pour la moitié au moins dans des unités de soins et pour le reste dans des services de pharmacie, dans des services de biologie de centres hospitaliers régionaux, de centres hospitaliers généraux, spécialisés, des hôpitaux des armées ou, éventuellement, d'établissements privés à but non lucratif participant au service public, liés par convention aux universités habilitées à dispenser des formations pharmaceutiques. Les services d'accueil doivent être régulièrement évalués selon des modalités définies par le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, après examen de leur capacité à accueillir et à encadrer les étudiants. Les étudiants ayant choisi la filière industrie peuvent accomplir leurs fonctions hospitalières pendant une durée équivalente à six mois temps plein, conformément aux dispositions de la section X de l'annexe du présent arrêté.
Des mesures sont prises pour que la continuité des services rendus dans le cadre des fonctions hospitalières exercées dans les unités de soins soit assurée. Lorsque les fonctions sont exercées dans un hôpital situé hors de France, elles sont définies par la convention qui lie cet hôpital à l'université d'origine de l'étudiant.
Les conditions d'exercice de ces fonctions hospitalières sont fixées par le décret du 29 mars 1985 susvisé.
La liste des terrains de stage et les caractéristiques de ceux-ci sont mises à la disposition des étudiants avant la procédure de choix.
Article 12 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 1, art. 8 JORF 2 octobre 2003
Les enseignements théoriques, dirigés et pratiques sont organisés sous forme d'unités d'enseignement. L'étudiant doit indiquer, avant le début de la cinquième année, les unités d'enseignement auxquelles il souhaite s'inscrire . L'ensemble doit constituer un cursus cohérent et être accepté par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. Au maximum deux des unités d'enseignement peuvent être acquises par équivalence avec d'autres enseignements, par autorisation accordée par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant les formations pharmaceutiques où est inscrit l'étudiant. Ces enseignements sont organisés conformément aux dispositions des sections IX, X et XI de l'annexe du présent arrêté.
Avant sa prise de fonctions, l'étudiant doit valider la formation de préparation à la prise de fonctions hospitalières mentionnée au 2 du deuxième alinéa de l'article 7 du présent arrêté. Toutefois, à titre exceptionnel, le président de l'université peut, sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, accorder à un étudiant l'autorisation de commencer son stage hospitalier avant cette validation, sous réserve que celle-ci intervienne dans le cadre de la validation de la cinquième année d'études.
Durant l'année hospitalo-universitaire, l'étudiant doit valider l'enseignement de synthèse prévu au 3 du deuxième alinéa de l'article 7 du présent arrêté, et deux ou trois unités d'enseignement de son choix, en fonction de l'activité professionnelle à laquelle il se destine.
Durant l'année hospitalo-universitaire, l'étudiant doit suivre au minimum deux unités d'enseignement de son choix, en fonction de l'activité professionnelle à laquelle il se destine. Les étudiants inscrits en filière officine ou industrie peuvent valider ces unités d'enseignement au cours de la cinquième ou sixième année d'études. L'accès à ces enseignements est fonction des capacités de formation de chaque unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Article 12 bis (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Créé par Arrêté 2003-08-14 art. 9 JORF 2 octobre 2003
Un enseignement de langue étrangère en rapport avec le futur exercice professionnel des étudiants est organisé. Sa durée ne peut être inférieur à soixante heures. Les étudiants qui se destinent aux filières officine ou industrie peuvent valider cet enseignement en cinquième ou sixième année d'études.
Section 3 : Sixième année d'études.
Article 13 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 10 JORF 2 octobre 2003
La sixième année d'études comprend :
- un enseignement de pratique professionnelle (stage) de six mois accompli à temps plein dans les conditions définies à l'article 26 ci-dessous.
- des enseignements théoriques, dirigés et pratiques, organisés sous forme d'unités d'enseignement portant au moins quatre-vingts heures d'enseignement. Durant l'année universitaire, l'étudiant doit suivre soit une unité d'enseignement s'il en a suivi trois en cinquième année, soit deux unités d'enseignement s'il en a suivi que deux. Le programme des enseignements des unités d'enseignement est fixé par le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques et approuvé par le président de l'université ; une unité d'enseignement peut être acquise par équivalence avec d'autres enseignements par autorisation accordée par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant les formations pharmaceutiques où est inscrit l'étudiant. Ces enseignements sont organisés conformément aux sections IX, X et XI de l'annexe du présent arrêté. L'accés à ces enseignements est fonction des capacités de formation de chaque unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. A la fin de la sixième année l'étudiant doit avoir validé les quatre unités d'enseignement suivies en cinquième et sixième années. Deux unités d'enseignement au maximum peuvent être obtenues par équivalence.
- la préparation et la soutenance de la thèse.
Article 14 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Avant le début de l'année universitaire, l'étudiant indique la ou les unités d'enseignement qu'il souhaite valider, le terrain de stage professionnel envisagé et, dans la mesure du possible, le sujet de sa thèse. L'ensemble doit recevoir l'accord du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques fixe, après approbation du président de l'université :
- les modalités d'organisation des enseignements de la sixième année d'études ;
- les conditions d'organisation du stage.
Section 4 : Initiation à la recherche.
Article 15 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 11 JORF 2 octobre 2003
A partir de la deuxième année d'études et à l'exclusion de la cinquième année, les universités habilitées à dispenser des formations pharmaceutiques prévoient des stages d'initiation à la recherche destinés aux étudiants qui en font la demande. Ces stages doivent être effectués dans des équipes de recherche reconnues dans le cadre des contrats passés par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche avec les universités. L'étudiant qui en bénéficie est placé sous la responsabilité d'un enseignant-chercheur ou d'un chercheur, docteur d'Etat ou titulaire du doctorat prévu par l'arrêté du 5 juillet 1984, qui dirige son travail et qui fournit une appréciation sur son activité au directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. Le temps consacré à des activités de recherche par l'étudiant est au minimum de 150 heures par an. L'étudiant peut se voir attribuer des points supplémentaires ou être dispensé de certains enseignements, dans des conditions fixées par le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. La validation d'un stage d'initiation à la recherche peut remplacer un certificat de la maîtrise de sciences biologiques et médicales.
Section 5 : Aménagement des études au profit des étudiants postulant un diplôme d'études approfondies en cinquième année d'études
Article 15 bis (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 12 JORF 2 octobre 2003
Les étudiants titulaires d'une maîtrise en sciences biologiques et médicales ou du diplôme de fin de deuxième cycle des études pharmaceutiques peuvent être autorisés, à la fin de ce cycle, à s'inscrire en cinquième année à un diplôme d'études approfondies. L'obtention de ce diplôme peut être admise en équivalence des enseignements de pratique professionnelle et des enseignements théoriques de sixième année par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Une fois titulaires d'un D.E.A., les étudiants concernés accomplissent en vue de l'obtention du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie l'année hospitalo-universitaire définie à la section 2 du titre II du présent texte et soutiennent la thèse prévue à l'article 28 ci-dessous.
TITRE III : DU CONTROLE DES CONNAISSANCES.
Article 16 (abrogé au 15 octobre 2010) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1998-05-20 art. 1 7° JORF 3 juin 1998
Abrogé par Arrêté du 28 octobre 2009 - art. 16
Pour être admis à poursuivre des études pharmaceutiques au-delà de la première année, les candidats doivent être inscrits en rang utile sur la liste de classement établie par l'université habilitée à dispenser des formations pharmaceutiques concernée, à l'issue des épreuves prévues par l'article 14 de la loi 84-52 du 26 janvier 1984 susvisée.
Le classement des candidats est obtenu par l'addition des notes obtenues à chacun des six modules enseignés en première année. Le coefficient des épreuves portant sur le module comportant un enseignement de culture générale ne doit pas être inférieur au dixième de la somme des coefficients. L'accès des étudiants à leurs copies n'est possible qu'une fois les notes définitivement arrêtées par le jury.
Ces épreuves sont organisées uniquement sous forme d'épreuves terminales et anonymes.
Un arrêté conjoint du ministre chargé de l'éducation nationale et du ministre chargé de la santé détermine, chaque année, le nombre de candidats à admettre en deuxième année d'études dans chaque université habilitée à dispenser des formations pharmaceutiques.
En aucun cas, les candidats non classés en rang utile ne peuvent conserver d'une année sur l'autre le bénéfice des résultats obtenus aux épreuves de classement.
Des dispenses de scolarité de la première année sont accordées aux candidats titulaires de titres et diplômes figurant sur une liste fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l'éducation nationale et du ministre chargé de la santé.
Arrêté du 28 octobre 2009 art 16 : les dispositions du présent article sont abrogées à compter de l'année universitaire 2010-2011.
Article 17 (abrogé au 15 octobre 2010) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1992-10-29 art. 8 JORF 11 novembre 1992
Sauf dérogation exceptionnelle accordée par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, nul ne peut être autorisé à prendre plus de deux inscriptions en première année.
Les dérogations accordées au titre de l'alinéa précédent ne peuvent excéder chaque année 8 p. 100 du nombre de postes affecté à chaque établissement et fixé par l'arrêté visé au troisième alinéa de l'article 16 ci-dessus.
Article 18 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Pour être admis à poursuivre leurs études en troisième et en quatrième année, les étudiants doivent avoir satisfait au contrôle de connaissances relatif à la formation commune de base correspondant à l'année précédente ou avoir validé un nombre minimum de modules déterminé par les instances universitaires concernées.
Pour être admis à poursuivre leurs études en cinquième année, les étudiants doivent avoir validé, outre l'enseignement relatif à la formation commune de base de quatrième année ou le nombre de modules déterminé par les instances universitaires concernées, deux des unités d'enseignement prévues à l'article 8.
En cas d'organisation modulaire des enseignements, les modalités de validation sont fixées dans les mêmes conditions et portées à la connaissance des étudiants au plus tard à la fin du premier mois d'étude de chaque année.
Pour être admis en sixième année, les étudiants doivent satisfaire aux obligations prévues à l'article 12.
Article 19 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 13 JORF 2 octobre 2003
Sur avis du conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, le conseil des études et de la vie universitaire propose au conseil d'administration de l'université les modalités de contrôle des connaissances des quatre premières années d'études.
Le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques fixe, après approbation du président d'université :
Les conditions de validation de l'enseignement de préparation à la prise de fonctions hospitalières ;
Les conditions de validation des stages et de l'enseignement hospitalier ; cette validation est accordée par un jury, désigné par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques parmi les membres du collège d'enseignement pharmaceutique hospitalier défini à l'article 36 du présent arrêté, et présidé par l'enseignant coordonnateur défini à l'article 10 du présent arrêté ; cette validation prend en compte les notes portées sur le carnet de stage et les appréciations des chefs de service ou de département ayant accueilli les étudiants ;
Les modalités de contrôle des connaissances de la sixième année d'études et de validation des stages, pour laquelle il doit être tenu compte de l'avis motivé du maître de stage.
Les programmes sur lesquels portent les épreuves d'examens doivent être communiqués aux étudiants avant la fin du premier mois de chaque semestre.
Les connaissances exigées, outre celles dispensées au cours de l'année, peuvent correspondre à des enseignements reçus lors des années précédentes, en relation avec les matières faisant l'objet de chaque examen, ou à des acquis obtenus par le travail personnel de l'étudiant sur des sujets figurant au programme.
Article 20 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Le président de l'université, sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, désigne les jurys d'examens.
Article 21 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Lorsqu'un étudiant est autorisé à changer d'université par décision conjointe des présidents des universités concernées, il lui est remis un document destiné au service de la scolarité de l'université d'accueil précisant les enseignements de la formation commune de base auxquels il a satisfait. Il devra valider, le cas échéant, les enseignements qui, dans cette dernière, seraient dispensés dans une année précédant celle où il est admis.
TITRE IV : LES STAGES A. - Stage officinal d'initiation. (abrogé)
TITRE IV : LES STAGES.
Article 22 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 14, art. 15 JORF 2 octobre 2003
Le stage officinal d'initiation, d'une durée de six semaines, s'effectue à temps complet et de manière continue, avant le début de la troisième année, dans une même officine ouverte au public, ou dans une même pharmacie mutualiste, ou une même pharmacie d'une société de secours minière.
Sauf dérogation accordée conjointement par les présidents des universités concernées, les stages officinaux doivent être effectués dans les officines ouvertes au public ou dans les pharmacies mutualistes ou les pharmacies de sociétés de secours minières relevant d'une circonscription géographique définie par arrêté pour chaque université habilitée à dispenser des formations pharmaceutiques. Les titulaires du brevet de préparateur en pharmacie sont dispensés de ce stage.
Article 23 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 14, art. 16 JORF 2 octobre 2003
Au cours du stage officinal d'initiation, le stagiaire est initié à la dispensation des médicaments et des autres produits de santé et reçoit une formation dans les domaines de la posologie, de la reconnaissance des produits, de la législation, des préparations officinales, dans les limites d'un programme approuvé par le conseil d'administration de l'université sur proposition du conseil des études et de la vie universitaire et après avis motivé des conseillers de stage définis à l'article 25 ci-dessous.
La validation du stage est prononcée par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques sur avis du maître de stage dans les conditions définies par le conseil d'administration de l'université sur proposition du conseil des études et de la vie universitaire.
Article 24 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 14, art. 17 JORF 2 octobre 2003
Pour recevoir des stagiaires et devenir maître de stage, les pharmaciens titulaires d'une officine ouverte au public et les pharmaciens gérants des pharmacies mutualistes ou des pharmacies de société de secours minières doivent être agrées par décision du président de l'université, sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, aprés avis du conseil régional de l'ordre des pharmaciens pour les pharmaciens titulaires d'une officine ouverte au public, ou du conseil central D de l'ordre national des pharmaciens pour les pharmaciens gérants de pharmacies mutualistes ou de pharmacie de sociétés de secours minières.
Ils doivent justifier de cinq années d'exercice officinal, dont deux années au moins en tant que titulaires ou pharmaciens gérants de pharmacies mutualistes ou de pharmacies de sociétés de secours minières. Le maître de stage doit signer une charte d'engagement ainsi qu'un contrat pédagogique avec le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, lequel fixera les objectifs pédagogiques ainsi que les modalités pratiques du stage. L'agrément doit être renouvelé tous les cinq ans il est révocable par décision motivée du président de l'université, sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Une même officine ne peut accueillir qu'un seul stagiaire de sixième année et qu'un seul stagiaire d'initiation officinale, sauf dérogation exceptionnelle accordée par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
A titre exceptionnel, le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques peut autoriser un candidat à effectuer le stage dans une officine située à l'étranger, lorsque le titulaire de cette officine est possesseur du diplôme d'Etat français ou d'université de pharmacien ou du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie ou d'un diplôme permettant l'exercice de la pharmacie d'officine en France.
Article 25 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 14, art. 18 JORF 2 octobre 2003
Des conseillers de stage sont désignés par le président de l'université, sur proposition du conseil de l'unité de formation et de recherche siégeant en formation restreinte, d'une part parmi les enseignants titulaires du diplôme d'Etat de pharmacien ou du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie ayant au moins trois ans d'ancienneté dans leurs fonctions et, d'autre part, parmi les maîtres de stage agrées ayant formé des stagiaires pendant au moins trois années consécutives ou non. Les conseillers de stage donnent leur avis sur la nomination des maîtres de stage, après visite des officines ouvertes au public ou des pharmacies mutualistes ou des pharmacies de sociétés de secours minières concernées. Ils participent au suivi des étudiants en stage et à l'examen de validation de stage.
Article 25 bis (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Créé par Arrêté 2003-08-14 art. 19 JORF 2 octobre 2003
Avant le début de la deuxième année, l'étudiant peut accomplir un stage de découverte du monde du travail dans le domaine de la santé, d'une durée d'un mois.
Au cours de la troisième ou de la quatrième année, il doit accomplir un stage d'application d'une durée de quatre fois une semaine, de préférence dans une même officine. Ce stage, qui a pour objectif d'illustrer les enseignements coordonnés, prévus à l'article 7 du présent arrêté , ne peut être accompli de manière continue.
En fin de quatrième année, l'étudiant peut suivre un stage de préorientation professionnelle de quatre semaines minimum, au sein d'un laboratoire de biologie clinique privé ou public, d'un établissement industriel, d'une officine, d'une pharmacie à usage intérieur ou d'un laboratoire de recherche. Ce stage peut être accompli hors de France, dans ce cas le terrain de stage doit être agrée par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. Ces stages sont organisés selon des modalités fixées par le conseil d'administration de l'université, sur proposition du conseil des études et de la vie universitaire, aprés avis du conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Au cours de la cinquième année, les étudiants inscrits en filière industrie doivent accomplir un stage d'application, axé sur un projet hospitalo-universitaire à visée industrielle ou de recherche, d'une durée équivalente à trois mois temps plein. Le lieu de stage peut être l'hôpital, l'industrie, un laboratoire de recherche universitaire ou un établissement administratif lié à la santé, en France ou à l'étranger, dans ce cas le terrain de stage doit être agrée par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. Les conditions de validation de ce stage sont fixées par le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, aprés approbation par le président de l'université.
Article 26 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 14, art. 20 JORF 2 octobre 2003
En sixième année, les étudiants accomplissent un stage de pratique professionnelle de six mois à temps plein :
- soit dans une officine, une pharmacie mutualiste ou une pharmacie d'une société de secours minière, dont le titulaire ou le pharmacien gérant sont agrées dans les conditions fixées à l'article 24 ci-dessus, soit à titre exceptionnel dans une pharmacie à usage intérieur d'un établissement de santé. Ce stage peut, après avis des conseillers de stage, être accompli dans deux officines.
- dans un établissement pharmaceutique visé à l'article L. 5124-1 du code de la santé publique ;
- dans un établissement industriel ou commercial dont les activités sont susceptibles de concourir à la formation du pharmacien ;
- Ce stage peut, exceptionnellement, être accompli, dans tout autre service spécialisé qui aura reçu l'agrément du conseil en formation restreinte de l'unité de formation et de recherche chargée des enseignements de pharmacie.
Le stagiaire reçoit une indemnité mensuelle de l'officine ou de l'établissement industriel qui l'accueille.
Les étudiants peuvent, sur leur demande et avec l'accord du directeur de l'unité de formation et de recherche concerné, accomplir leur stage dans un établissement situé hors de France, sous réserve de l'agrément de celui-ci par le président de l'université, sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques et après signature d'une convention entre l'université et cet établissement sur les conditions d'organisation de ce stage en vue de sa validation.
Lorsque ce stage est effectué dans une officine située à l'étranger, ce dernier doit être complété par un stage d'au moins trois mois en France effectué dans une officine dont le titulaire est agréé dans les conditions fixées à l'article 24 du présent arrêté.
Article 27 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 14 JORF 2 octobre 2003
Les conditions d'organisation et de validation de stage sont fixées par le conseil de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques après approbation du président de l'université. Pour la validation du stage, il est tenu compte de l'avis motivé du maître de stage.
Article 27 bis (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Créé par Arrêté 2003-08-14 art. 21 JORF 2 octobre 2003
Les objectifs pédagogiques des stages officinaux sont définis à la section XII du présent arrêté.
TITRE V : OBTENTION DU DIPLOME D'ETAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE.
Article 28 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 22 JORF 2 octobre 2003
La thèse, prévue à l'article 5, consiste en un mémoire dactylographié rédigé en français. Le sujet du mémoire, pouvant porter sur plusieurs thèmes de préférence en rapport avec l'activité de l'étudiant pendant son stage professionnel, doit être approuvé par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Le jury, désigné par le président de l'université, sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, comprend au moins trois membres :
- un enseignant chercheur, habilité à diriger des recherches exerçant dans l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, président ;
- deux autres membres dont un obligatoirement choisi parmi les personnes extérieures à l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. La participation du maître de stage est souhaitée. Un des membres du jury doit être titulaire du diplôme d'Etat de pharmacien ou de docteur en pharmacie.
Le jury peut soit refuser la thèse, soit l'admettre, éventuellement avec l'une des mentions suivantes : passable, assez bien, bien ou très bien. Il peut également, exceptionnellement, proposer au président de l'université l'impression du mémoire.
Article 29 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Pour les internes en pharmacie, le mémoire du diplôme d'études spécialisées tient lieu, le cas échéant, de thèse en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie.
Pour les internes en pharmacie de la filière de recherche médicale, la thèse prévue par l'arrêté du 5 juillet 1984 relatif aux études doctorales tient lieu de thèse en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie.
Article 30 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Les internes qui abandonnent leurs fonctions en cours d'internat doivent valider la sixième année de pharmacie. Des aménagements d'études et des équivalences d'enseignement peuvent leur être accordées par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Article 30 bis (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 23 JORF 2 octobre 2003
Le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie n'est délivré qu'aux étudiants ayant accompli et validé, durant leur scolarité, un stage d'une durée au moins équivalente à six mois temps plein, dans une officine ouverte au public, dans une pharmacie mutualiste, dans une pharmacie d'une société de secours minière ou dans un établissement de santé, sous la responsabilité du personnel médical et pharmaceutique de cet établissement.
TITRE VI : DISPOSITIONS PARTICULIERES APPLICABLES AUX ELEVES PHARMACIENS CHIMISTES DES ECOLES DU SERVICE DE SANTE DES ARMEES.
Article 31 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Au cours de la cinquième année d'études, les élèves pharmaciens chimistes des écoles du service de santé des armées peuvent exercer dans des hôpitaux d'instruction des armées les fonctions hospitalières définies à l'article 11 du présent arrêté.
Article 32 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 24 JORF 2 octobre 2003
Pour la sixième année d'études, les élèves pharmaciens chimistes des écoles du service de santé des armées sont détachés à l'école d'application du service de santé des armées au Val-de-Grâce, où ils reçoivent une formation théorique et pratique, et dans les hôpitaux d'instruction des armées et dans les autres établissements des armées où ils reçoivent une formation pratique d'une durée de six mois.
La nature du stage est en rapport avec les emplois offerts aux pharmaciens chimistes des armées.
Le ou les conseils des unités de formation et de recherche où ils sont inscrits fixent chaque année, sur proposition du ministre chargé des armées et après approbation par le ou les présidents d'université, l'organisation et les règles de validation des enseignements théoriques et pratiques reçus hors des unités de formation et de recherche où les élèves pharmaciens chimistes des armées sont inscrits.
TITRE VII : DISPOSITIONS GENERALES ET FINALES.
Article 33 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Tous les quatre ans, chaque université habilitée à dispenser des formations pharmaceutiques adresse au ministre chargé des enseignements supérieurs et au ministre chargé de la santé le projet pédagogique élaboré pour les années universitaires suivantes. Ce document est soumis pour avis, notamment, à la commission pédagogique nationale des études pharmaceutiques prévue à l'article 35 ci-dessous.
Abrogé par Arrêté 2003-08-14 art. 25 JORF 2 octobre 2003
Article 35 (abrogé au 9 juillet 2010) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1999-07-02 art. 2 2° JORF 30 juillet 1999
Abrogé par Décret n°2010-762 du 7 juillet 2010 - art. 10
Il est institué une commission pédagogique nationale des études pharmaceutiques chargée notamment :
- de préparer la définition ou la révision régulière des objectifs et des programmes de la formation commune de base prévue à l'article 7 du présent arrêté ;
- de donner un avis sur les projets pédagogiques présentés par les unités de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques dans le cadre des enseignements optionnels, notamment ceux prévus à l'article 8 du présent arrêté, et sur les objectifs, les programmes de formation et les modalités d'accès aux enseignements de troisième cycle de 5e et 6e année et à ceux des diplômes d'études spécialisées, à l'exception de ceux concernant la biologie médicale ;
- d'analyser et de favoriser la diffusion des innovations pédagogiques et de proposer toute orientation utile en fonction des progrès de la science et de la pédagogie ;
- de contribuer au développement de la formation des universitaires aux techniques modernes de la pédagogie ;
- de favoriser les échanges pédagogiques internationaux, notamment les échanges d'étudiants et d'enseignants.
La Commission pédagogique nationale des études pharmaceutiques comprend :
Le directeur chargé des enseignements supérieurs ou son représentant, président ;
Le directeur chargé de la santé ou son représentant ;
Le directeur chargé du service de santé des armées ou son représentant ;
Le premier vice-président de la conférence des présidents d'université ou son représentant ;
Le président de la conférence des directeurs d'UFR de pharmacie ou son représentant ;
Le président de la conférence des présidents des commissions médicales d'établissement des centres hospitaliers et universitaires ou son représentant ;
Le président du conseil scientifique du concours d'internat en pharmacie,
et dix-neuf membres désignés conjointement par les ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé :
1. Deux directeurs d'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques ;
2. Six enseignants-chercheurs pharmaciens d'unités de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, dont au moins deux maîtres de conférences des universités ;
3. Un pharmacien hospitalier et un biologiste hospitalier non universitaires, exerçant dans des services habilités à recevoir des étudiants ;
4. Deux pharmaciens d'officine, maîtres de stage, agréés selon les dispositions de l'article 24 du présent arrêté ;
5. Deux pharmaciens exerçant dans le secteur privé, l'un dans un laboratoire d'analyses de biologie médicale, l'autre dans un établissement industriel ;
6. Deux membres du CNESER ;
7. Trois étudiants en pharmacie, dont un interne, nommés sur proposition des organisations représentatives de ces étudiants.
La durée du mandat des membres nommés est de quatre ans, à l'exception des représentants des étudiants qui sont désignés pour deux ans. Dans le cas où l'un des membres perd la qualité pour laquelle il a été désigné, la durée de mandat de son remplaçant ne couvre que la période restante du mandat initial.
La commission élit en son sein un vice-président choisi parmi les professeurs des universités.
Pour l'aider dans ses différentes missions, la Commission pédagogique nationale des études pharmaceutiques peut désigner des membres consultants choisis en fonction de leur compétence.
Décret n° 2009-628 du 6 juin 2009 article 1 : Les dispositions réglementaires instituant les commissions administratives à caractère consultatif dont la liste est annexée au présent décret sont prorogées pour une durée de cinq ans (Commission pédagogique nationale des études pharmaceutiques).
Article 36 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 2003-08-14 art. 26 JORF 2 octobre 2003
Dans chaque université habilitée à dispenser des formations pharmaceutiques, est institué un collège d'enseignement pharmaceutique hospitalier comprenant :
- les enseignants de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques ;
- les praticiens hospitaliers et les pharmaciens des hôpitaux habilités à recevoir et à encadrer les étudiants en pharmacie au cours de leurs stages ou à l'occasion de leurs fonctions hospitalières.
Le collège d'enseignement pharmaceutique hospitalier :
- propose les modalités permettant d'harmoniser la formation hospitalière et l'ensemble des activités des étudiants à l'hôpital ;
- est consulté par le directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques pour tout ce qui concerne la préparation des étudiants à leurs fonctions hospitalières.
Veille à ce que des mesures soient prises pour que la continuité des services rendus, dans le cadre des fonctions hospitalières exercées dans les unités de soins, soit assurée durant la cinquième année hospitalo-universitaire.
Le collège d'enseignement pharmaceutique hospitalier établit son règlement intérieur et élit son bureau. Il est présidé par l'enseignant coordonnateur prévu à l'article 10.
Article 37 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Tant que le conseil d'administration et le conseil des études et de la vie universitaire ne sont pas mis en place, les compétences qui leur sont dévolues par le présent arrêté sont exercées par le conseil de l'université, sur proposition du conseil de l'unité d'enseignement et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques.
Article 38 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Article 39 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Les dispositions du présent arrêté sont applicables aux étudiants s'inscrivant en première année d'études à compter de l'année universitaire 1987-1988.
Article 40 (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Le directeur des enseignements supérieurs, le directeur général de la santé et le directeur central du service de santé des armées sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Nota. - Les annexes du présent arrêté seront publiées au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale.
Modifié par Arrêté du 14 août 2003, v. init. (en dernier lieu)
Programme des études pharmaceutiques et modalités d'enseignement
L'enseignement dispensé au cours des études conduisant à l'obtention du diplôme d'État de docteur en pharmacie permet d'acquérir des connaissances scientifiques générales et des aptitudes professionnelles précises. Les unités de formation et de recherche dispensant des enseignements pharmaceutiques doivent définir des objectifs pédagogiques qui seront évalués régulièrement.
1 - Chaque UFR adaptera le programme de la présente annexe, en fonction des possibilités locales et des compétences existantes.
2 - En 3e et 4e années, la moitié de l'enseignement magistral et dirigé doit être coordonné autour de thèmes faisant intervenir plusieurs disciplines, selon les indications figurant à la section VIII. Chaque UFR établira la séquence des connaissances à acquérir en tenant compte de cette règle. Cette méthodologie doit aider l'étudiant à développer ses capacités de synthèse et son esprit critique et lui permettre de prendre conscience des exigences de la profession de pharmacien et de son aptitude à y faire face.
3 - La formation commune de base (1re, 2e, 3e et 4e années) doit permettre la compréhension par les étudiants en pharmacie, d'une part des techniques de large utilisation dans le cadre de la vie professionnelle (biologie, hôpital, industrie, officine, recherche), et d'autre part des grands problèmes de santé publique et d'environnement.
Le programme de la formation commune de base doit correspondre au moins en partie aux programmes de DEUG pour permettre la mise en œuvre des équivalences prévues par les universités.
4 - L'enseignement de la première année comporte également un enseignement de culture générale. Cet enseignement porte notamment sur les techniques d'expression et de communication, sur la philosophie et l'histoire des sciences et sur les sciences humaines et sociales.
5 - Chaque année d'enseignement des deux premiers cycles comporte un enseignement de 60 heures au moins consacré à l'étude d'une langue étrangère. Cet enseignement doit avoir les objectifs suivants :
- être capable de lire, d'analyser les articles et ouvrages scientifiques ;
- être capable de communiquer avec des étrangers dans l'exercice de sa profession ;
- être capable de rédiger et d'exposer un travail scientifique lors de congrès ou de réunions ;
- être capable de comprendre les notices ou les dossiers techniques ayant trait à des médicaments ou à des appareils scientifiques.
6 - Chaque UFR a la possibilité d'exprimer sa spécificité dans le cadre des enseignements de 5e et 6e années conduisant aux carrières de l'officine, de la recherche, de la biologie, de l'hôpital, ainsi qu'aux carrières des industries pharmaceutiques, chimiques, agroalimentaires et cosmétologiques.
7 - Tous les étudiants de 5e année accomplissent l'année hospitalo-universitaire.
8 - La maîtrise progressive des pratiques pharmaceutiques s'effectue au cours de stages en milieu professionnel, à l'officine, à l'hôpital, dans l'industrie, dans un laboratoire de biologie clinique ou dans un laboratoire de recherche ; stages qui constituent l'étape essentielle de l'acquisition de la compétence et du savoir-faire. Il est nécessaire que les tuteurs des stagiaires possèdent des aptitudes pédagogiques indispensables à la formation professionnelle des étudiants.
Sciences mathématiques, physiques et chimiques
L'enseignement doit être axé sur les connaissances de base utiles à la compréhension des sciences appliquées. Les développements, notamment spécialisés ou théoriques font partie des enseignements optionnels des deuxième ou troisième cycle.
Les exemples seront choisis, autant que possible, dans les domaines intéressant les sciences de la vie et de la thérapeutique. Les étudiants devront être formés à la résolution d'exercices d'application et recevoir une formation pratique aussi démonstrative que possible.
Cet enseignement doit donner à l'étudiant des bases suffisantes pour :
La compréhension des disciplines fondamentales ou appliquées enseignées ultérieurement dans le cursus de la pharmacie ;
La spécialisation ultérieure par les unités de valeur optionnelles, par des maîtrises, les diplômes d'études approfondies ;
La poursuite éventuelle d'autres études scientifiques ;
La compréhension des grands problèmes de santé et d'environnement.
I.1. Notions de mathématiques
I.1.1. Rappels brefs des principales notions permettant les applications aux sciences expérimentales en particulier calcul matriciel, résolution d'équations et optimisation.
I.1.2. Calcul d'erreurs. Ajustement de données. Théorie de l'approximation. Méthodes graphiques.
I.2. Probabilités et statistiques Applications dans le domaine de la vie et de la santé
I.2.1. Probabilités.
Probabilités totales. Probabilités composées.
Lois de probabilités usuelles. Loi normale et ses dérivés.
Lois des grands nombres. Théorème de la limite centrale.
I.2.2. Statistique.
Problèmes d'échantillonnage.
Estimation des paramètres caractéristiques, fluctuations d'échantillonnage des paramètres estimés.
Étude expérimentale d'une distribution, représentation graphique, ajustement d'une distribution expérimentale à une distribution normale.
Introduction à la théorie des tests d'hypothèse. Tests paramétriques et non paramétriques.
Comparaison de deux séries de mesures appariées ou indépendantes.
Régression linéaire. Corrélation.
Stratégie d'une étude statistique. Validation.
I.3. Notions d'informatique
Notions de base. Vocabulaire.
Système de numération. Codage de l'information.
Structure des ordinateurs.
Introduction à la télématique : la transmission des données.
Réseaux téléinformatiques. Systèmes de protection.
I.4. Physique du noyau atomique
Stabilité, isotopie, radioactivité.
Transformation nucléaire : mécanismes, réactions nucléaires, fission nucléaire, traceurs radioactifs, dosimétrie, notion de radiobiologie et de radioprotection.
I.5. Électricité. Magnétisme
I.5.1. Propriétés électriques et magnétiques de la matière.
I.5.2. Notions d'électronique.
I.6. Optique
I.6.1. Optique géométrique : réflexion, réfraction.
I.6.2. Optique ondulatoire : interférences, diffraction, diffusion, polarisation.
I.6.3. Interaction rayonnement-matière.
Absorption et émission des rayonnements électro-magnétiques.
Spectroscopie atomique et moléculaire.
Applications des rayons X.
I.7. Acoustique physique
I.8. États de la matière et physique de l'état liquide Applications biologiques
I.8.1. Généralités sur les états de la matière.
I.8.2. Propriétés mécaniques des liquides.
Phénomènes de surface : tension superficielle, tension interfaciale.
Dynamique des fluides. Application à l'hémodynamique.
Viscosité. Notions de rhéologie.
I.8.3. Propriétés cinétiques.
Loi de Fick. Applications.
I.8.4. Propriétés colligatives.
Tonométrie, ébulliométrie, cryométrie, phénomènes d'osmose.
I.8.5. Propriétés électriques.
Phénomènes de Donnan. Potentiel de membrane.
Transports passifs.
I.8.6. Propriétés des solutions macromoléculaires.
I.8.7. Cristaux liquides.
I.9. Physique instrumentale
I.9.1. Microscopes optiques, électroniques et à effet tunnel.
I.9.2. Spectromètres UV, de fluorescence, visible, IR, X et Y, RPE, RMN et spectromètre de masse.
I.9.3. Lasers et applications.
I.9.4. Techniques d'imagerie : IRM, scintigraphie, scanner, X, échographie.
I.9.5. Techniques d'électrophysiologie.
I.9.6. Polarimètre. Réfractomètre.
I.10. Biophysique sensorielle
I.10.1. L'œil.
Anomalies dioptriques.
I.10.2. L'oreille.
Anomalies de perception des sons.
I.11. Applications pratiques
Sont à organiser parmi la liste suivante :
Graphisme et calcul d'erreur.
Loi de Raoult et cryométrie.
Mesures de tension superficielle.
pH et électrodes.
Polarimétrie.
Optique géométrique : détermination d'une distance focale, construction d'un microscope sur banc d'optique.
Spectrophotomètre.
Compteurs, caractéristiques d'un radioélément.
Tubes à rayons X et spectres.
Caractéristiques d'un transistor.
I.12. La matière
I.12.1. Les électrons dans l'atome. Les orbitales atomiques.
I.12.2. Les électrons dans la molécule. Les orbitales moléculaires.
I.12.3. Les liaisons fortes : covalence, interactions ioniques, liaisons métalliques.
I.12.4. Les liaisons faibles : interactions de Van der Waals liaison hydrogène.
I.12.5. Aspects structuraux et thermodynamiques de la description des états de la matière : du solide cristallin au gaz parfait, de l'ordre au désordre.
I.12.6. Molécules, ions, radicaux libres.
I.12.7. Solutions. Lois générales. Diagramme de solubilité. Applications des propriétés colligatives des solutions.
I.13. La réaction chimique : thermodynamique et cinétique
I.13.1. Les principes de la thermodynamique appliquée à la réaction chimique.
I.13.2. Enthalpie. Entropie. Enthalpie libre. Prévision des réactions. Equilibres.
I.13.3. Introduction à la cinétique chimique, ordres simples, catalyse.
I.14. Éléments minéraux et leurs principaux composés d'intérêt pharmaceutique, toxicologiques, biologiques et analytiques
I.14.1. La classification périodique des éléments : métaux, non métaux, semimétaux.
Introduction à la chimie systématique :
Règles de nomenclature. Nomenclature usuelle.
I.14.2. Groupes d'éléments :
Alcalins et alcalino-terreux ;
Carbone, silicium, plomb ;
Azote, phosphore, arsenic, antimoine, bismuth ;
Oxygène, soufre, sélénium ;
Fluor, chlore, brome, iode ;
Éléments de transition ;
Notions sur les gaz rares.
I.14.3. Les complexes. Exemples d'intérêt thérapeutique et analytique.
I.15. Réactions et équilibres en solution : étude et applications qualitatives et quantitatives
I.15.1. Dissociation des électrolytes. Activité.
I.15.2. Réactions et équilibres acides. Base en solution aqueuse et dans les solvants non aqueux : pH, pK, solutions tampons.
I.15.3. Réactions et équilibres redox.
I.15.4. Réactions et équilibres de précipitation.
I.15.5. Réactions et équilibres de complexation.
I.16. Molécules organiques
L'enseignement doit tenir compte de la finalité pharmaceutique. L'accent doit être mis sur des méthodes de synthèse et de détermination structurale utilisées dans l'industrie pharmaceutique et, chaque fois que cela est possible, les exemples doivent être choisis dans la pharmacopée ou parmi les biomolécules.
En particulier, la chimie des systèmes hétérocycliques et peptidiques doit être traitée à la fois sous l'angle synthétique et structural. Les notions de stéréochimie doivent permettre des applications à l'interprétation des mécanismes d'action des médicaments.
Par ailleurs, les travaux pratiques constituent une partie essentielle de cet enseignement.
I.16.1. Représentation des molécules organiques.
Les liaisons de l'atome de carbone.
Chiralité.
Stéréochimie statique et dynamique.
I.16.2. Règles de nomenclature.
I.16.3. Effets électroniques.
I.16.4. Aperçu sur les réactions organiques : exemples de mécanismes.
I.16.5. Grandes opérations de la chimie organique (préparation, isolement, identification, purification et détermination de la structure).
I.16.6. Étude des fonctions simples.
I.16.7. Étude de dérivés plurifonctionnels importants : Diènes. Carbures polycycliques. Polyols et polyphénols. Dérivés nitrés plurifonctionnels. Amines plurifonctionnelles : diamines, aminoalcools, aminophénols, énamines. Carbonylés plurifonctionnels : carbonylés-, insaturés, dicétones, aldéhydes phénols. Quinones. Acides plurifonctionnels : acides insaturés, diacides, acides alcools, acides cétoniques.
Fonctions quadrivalentes : urée, guanidine.
I.16.8. Hétérocycles : généralités, nomenclature. Étude des principaux types : pentagonaux, hexagonaux, heptagonaux.
I.16.9. Applications pratiques.
Les travaux pratiques doivent être conçus comme une illustration des cours théoriques et une préparation à la synthèse des médicaments. Ils doivent en particulier sensibiliser l'étudiant à l'importance de la pureté du principe actif en pharmacie.
Les manipulations effectuées par les étudiants doivent comporter une initiation à certains des thèmes suivants :
La pratique des grands types de synthèse ;
La fonctionnalisation des molécules ;
La technologie des organométalliques ;
La compréhension des mécanismes réactionnels ;
La notion de synthèse multiétapes ;
La notion de rendement en industrie ;
Les techniques de purification (notamment distillation, cristallisation, chromatographie) ;
L'identification structurale à l'aide des méthodes physico-chimiques (UV, IR, RMN, SM, dispersion rotatoire, etc.).
I.17. Méthodes d'analyse
Compréhension et acquisition des principales réactions et méthodologies nécessaires à la mise en oeuvre des procédés analytiques dans les activités relevant du médicament, de la biologie, de la bromatologie et de l'environnement.
Acquisition des notions concernant le contrôle de qualité et la validation des méthodes analytiques.
I.18. Méthodes de séparation. Principes et techniques Applications analytiques
I.18.1. Cristallisation, distillation.
I.18.2. Méthodes fondées sur l'extraction liquide-liquide, solide-liquide.
I.18.3. Méthodes fondées sur les différences de densité : centrifugation, ultracentrifugation.
I.18.4. Dialyse, osmose.
I.18.5. Méthodes fondées sur l'affinité chimique. Utilisation des échangeurs d'ions.
I.18.6. Méthodes chromatographiques.
I.18.7. Méthodes électrophorétiques.
I.18.8. Couplage de méthodes.
I.19. Bases des méthodes d'analyse qualitative
Caractéristiques analytiques simples :
Des éléments et composés minéraux ;
Des principales fonctions organiques.
I.20. Bases des méthodes de l'analyse quantitative
I.20.1. Notion d'étalon, critères de qualité d'une méthode d'analyse.
Expression des résultats. Validation des méthodes d'analyse. Bonnes pratiques de laboratoire.
I.20.2. Contrôle et critères de pureté. Relativité de la notion de pureté.
Méthodes : constantes physiques, analyse thermique différentielle.
I.20.3. Problèmes analytiques posés par les matières complexes (formules pharmaceutiques, biologie, bromatologie, environnement, etc.).
I.20.4. Titrimétrie et gravimétrie.
I.20.5. Analyse organique élémentaire et fonctionnelle.
I.20.6. Détermination des concentrations globales. Mesure des indices.
I.20.7. Méthodes de détermination des masses moléculaires.
I.21. Méthodes instrumentales d'analyse et applications
I.21.1. Méthodes spectrales :
Spectrophotométrie d'émission et d'absorption atomique ;
Spectrophotométrie d'absorption moléculaire (UV, visible, IR, RMN) ;
Spectrofluorimétrie ;
I.21.2. Turbidimétrie et néphélémétrie. Polarimétrie. Réfractométrie. Réflectométrie.
I.21.3. Méthodes électrochimiques.
Electrolyse, courbes intensité, potentiel.
Potentiométrie : polarographie et ampérométrie coulométrie.
I.22. Formation pratique
Réactions acide base, oxydoréduction, complexation, solubilité.
Identification et dosage des ions minéraux.
Analyse fonctionnelle : identification et dosage.
Méthodes instrumentales (spectrales et électrochimiques).
Méthode de séparation : extraction, chromatographie, électrophorèse.
Établissement des critères de qualité d'une méthode analytique de validation.
II.1. Organisation cellulaire
II.1.1. Classification des cellules procaryotes et eucaryotes (autotrophes et hétérotrophes).
II.1.2. Organisation des cellules eucaryotes. Membranes. Noyau.
Organites : description, fonctions, notions sur les procédés de séparation.
II.1.3. Cycle cellulaire. Croissance et différenciation cellulaire.
II.1.4. Échanges au niveau cellulaire. Signaux et récepteurs. Canaux ioniques transmembranaires. Transduction des messages.
II.1.5. Notions sur la culture cellulaire.
II.2. Bases de l'hérédité génétique et biologie moléculaire
II.2.1. Histoire des concepts de la génétique.
II.2.2. Hérédité mendélienne ou monofactorielle :
Hérédité autosomique dominante ;
Hérédité autosomique récessive ;
Hérédité liée au chromosome X.
II.2.3. Hérédité mitochondriale.
II.2.4. Hérédité multifactorielle.
II.2.5. Génétique des populations.
II.2.6. Structure et dynamique du génome chez les eucaryotes.
Organisation du génome : gènes codant les ARN, gènes codant les protéines, séquences répétitives (répétitions en tandem, répétitions dispersées, centromères, télomères).
Réplication du génome et cycle cellulaire, mécanismes de réparation de l'ADN.
Variations du génome : mutations, polymorphismes, recombinaisons, transpositions, amplifications.
II.2.7. Transcription : mécanisme général, modifications post-transcriptionnelles et régulation.
II.2.8. Code génétique.
II.2.9. Traduction : mécanisme général, modifications post-traductionnelles et adressage des protéines.
II.2.10. Régulation de l'expression des gènes codant les protéines.
II.2.11. Cytogénétique : caryotype et principales anomalies chromosomiques chez l'homme.
II.2.12. Bases moléculaires des principales maladies héréditaires chez l'homme.
II.2.13. Notions de biotechnologie : ADN recombinant.
II.3. Cellules procaryotes et virus
II.3.1. Étude générale des bactéries.
Anatomie fonctionnelle des bactéries.
Nutrition croissance. Facteurs de croissance. Respiration et métabolisme.
Génétique : mutations. Transferts génétiques. Plasmides et transposons.
Relations hôtes-bactéries. Virulence. Toxinogenèse.
II.3.2. Notions de base en taxonomie bactérienne : Définition.
II.3.3. Enseignement pratique.
Bases pratiques de la manipulation aseptique.
Démarches diagnostiques d'identification des grands groupes bactériens intéressant la pathologie infectieuse.
II.3.4. Mode d'action des agents antibactériens.
Mécanismes de résistance des bactéries aux agents antibactériens.
II.3.5. Enseignement pratique.
Étude de la sensibilité des bactéries aux antibactériens.
II.3.6. Étude générale des virus.
Structure des virus.
Multiplication des virus.
Relation hôtes-virus.
Définition des cibles des agents antiviraux.
II.3.7. Notions de base en taxonomie virale : définition.
II.3.8. Enseignement pratique.
Initiation aux techniques utilisées en virologie.
II.4. Bases moléculaires et réactivité des principales molécules bio-organiques
II.4.1. Classification et propriétés des acides aminés, peptides.
II.4.2. Protéines globulaires et fibreuses. Holoprotéines et hétéroprotéines.
Structures primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire et domaines. Propriétés physicochimiques et biologiques : liaison, affinité, coopérativité. Exemples : albumine, immunoglobulines, hémoglobine, collagène.
II.4.3. Enzymes. Structures, localisation, fonctions, classification.
Coenzymes et apoenzymes. Cytochromes.
Cinétique enzymatique. Constantes catalytiques.
Effecteurs : activation et inhibition (exemples empruntés au métabolisme cellulaire et au mode d'action des médicaments).
Conditions pour la détermination d'une activité enzymatique et pour le dosage d'un substrat par un réactif enzymatique.
II.4.4. Structure et propriétés des acides nucléiques et de leurs constituants.
Bases puriques et pyrimidiques.
Nucléosides et nucléotides, différents ARN, ADN.
II.4.5. Glucides.
Oses, osides et dérivés.
Glycoprotéines et protéoglycannes.
II.4.6. Constituants lipidiques et lipoprotéines.
Acides gras et triglycérides.
Glycérophospholipides, sphingolipides, glycolipides.
Cholestérol et métabolites.
Structure et propriétés des lipoprotéines.
II.4.7. Constitution et propriétés des membranes cellulaires.
Translocations membranaires.
II.4.8. Milieu intérieur : composition.
Eau, sodium, potassium, calcium, magnésium, fer, oligo-éléments.
Phosphates, bicarbonate, chlorure.
II.4.9. Structure des hormones.
Protéines et peptidiques.
Hormones thyroïdiennes, catécholamines et dérivés d'acides aminés.
II.4.10. Vitamines.
Terpènes précurseurs des biomolécules.
II.4.11. Enseignement pratique.
Il est indispensable et doit permettre à l'étudiant en pharmacie d'acquérir les technologies récentes et leurs applications concernant, en particulier :
Étude des protéines : extraction, séparation, caractérisation et analyse constituante (peptides, acides aminés).
Extraction, analyse et dosage des acides nucléiques.
Séparation, caractérisation et dosages des oses et dérivés dans un mélange.
Séparation, caractérisation et dosage des lipides et des lipoprotéines du sérum sanguin.
Détermination d'une activité enzymatique dans un milieu biologique.
Dosage d'un substrat par un système enzymatique.
II.5. Bioénergétique et métabolisme
II.5.1. Réactions endergoniques et exergoniques.
Oxydation biologique, chaîne respiratoire et production d'ATP.
II.5.2. Biosynthèse des protéines.
Traduction. Modifications post-traductionnelles. Adressage.
II.5.3. Métabolisme des acides aminés.
Désamination, transamination, décarboxylation.
Ammoniogenèse et uréogenèse.
II.5.4. Métabolisme des acides nucléiques.
II.5.5. Biosynthèse et catabolisme des bases puriques.
II.5.6. Biosynthèse et catabolisme de l'hème et de l'hémoglobine.
II.5.7. Métabolisme des glucides.
II.5.8. Métabolisme des lipides.
II.5.9. Métabolismes intermédiaires.
II.5.10. Biosynthèse et catabolisme des hormones surrénaliennes, génitales, thyroïdiennes et des catécholamines.
II.5.11. Mécanismes généraux de la régulation des métabolismes (régulations endocrine, paracrine, autocrine).
II.5.12. Métabolisme phosphocalcique et régulation hormonale.
II.5.13. Métabolisme du fer.
II.5.14. Spécialisation métabolique de certains types cellulaires (hépatocyte, adipocyte, cellules musculaires, intestinales, nerveuses).
Echanges de métabolites entre ces cellules.
II.6. Eléments d'anatomie et physiologie humaine
Les connaissances doivent être orientées pour que les étudiants puissent comprendre le mode d'action des médicaments et le sort de ceux-ci, ainsi que les mécanismes des explorations, notamment biologiques, permettant le diagnostic des affections.
II.6.1. Tissus et organisation tissulaire.
II.6.2. Systèmes nerveux ; somatique et végétatif. Conduction et transmission de l'influx nerveux.
II.6.3. Organes des sens.
II.6.4. Appareil musculaire.
II.6.5. Système osseux.
II.6.6. Peau et annexes.
II.6.7. Appareil cardio-vasculaire.
II.6.8. Appareil respiratoire.
II.6.9. Appareil digestif.
II.6.10. Appareil excréteur urinaire.
II.6.11. Systèmes endocriniens. Interrelations hormonales et régulation.
II.6.12. Systèmes génitaux ; fécondation ; reproduction. Embryogenèse.
II.6.13. Gestation, lactation, ménopause.
II.6.14. Croissance et sénescence.
II.6.15. Applications à l'homme et l'animal de l'exploration des grandes fonctions.
II.6.16. Principales caractéristiques anatomo-physiologiques des animaux de laboratoires.
II.7. Système hématopoiétique et cellules du sang
II.7.1. Moelle osseuse et cellules souches hématopoiétiques.
II.7.2. Organes lymphoïdes.
II.7.3. Erythropoièse, lignée érythrocytaire.
II.7.4. Lignée granulocytaire.
II.7.5. Lignée lympho-plasmocytaire.
II.7.6. Phagocytes mononucléés.
II.7.7. Lignée mégacaryocytaire.
II.7.8. Groupes sanguins : Système A B O, Système du groupe Rhésus.
II.7.9. Sang et dérivés sanguins susceptibles d'être transfusés à l'homme.
Indications et sécurité.
II.8. Hémostase
II.8.1. Hémostase primaire.
II.8.2. La coagulation plasmatique.
II.8.3. La fibrinolyse.
II.8.4. Principaux inhibiteurs physiologiques de la coagulation plasmatique.
II.9. Le système immunitaire
A la fin de cet enseignement, l'étudiant doit être capable de :
Exposer les bases génétiques, biochimiques et cellulaires de l'immunosurveillance de l'organisme ;
Décrire l'organisation de la réponse immunitaire en ses différentes étapes ;
Expliquer les principes de base de l'immunoanalyse.
II.9.1. Antigènes. Anticorps. Réactions antigènes-anticorps.
II.9.2. Génétique et structure des récepteurs pour l'antigène.
Récepteurs des lymphocytes T et immunoglobulines.
II.9.3. Système du complément. Système HLa.
II.9.4. Complexe majeur d'histocompatibilité.
II.9.5. Organes et cellules de la réponse immunitaire.
II.9.6. Cytokines.
II.9.7. Réponses immunitaires humorale et cellulaire et leur régulation.
II.9.8. Réaction inflammatoire et immunité.
II.9.9. Immunité anti-infectieuse.
II.9.10. Méthodes immunochimiques d'analyse.
II.9.11. Enseignements pratiques.
Exemples de techniques en immunoanalyse.
II.10. Biologie végétale et botanique
L'enseignement a pour but de donner aux étudiants en pharmacie :
Les bases nécessaires à la connaissance de toute espèce végétale susceptible de leur être présentée dans l'exercice de leur profession, notamment les espèces médicinales, alimentaires et toxiques ;
Les notions d'écologie végétale permettant leur intervention dans les problèmes d'environnement liés à l'hygiène et à la santé publique ;
Les connaissances de biochimie, physiologie et biologie moléculaire végétales leur permettant d'appréhender les mécanismes de biosynthèse des molécules d'origine végétale, utilisées en pharmacie.
L'enseignement de la formation commune de base devra être complété par l'obtention d'unités de valeur adaptées aux besoins réels des pharmaciens d'officine.
II.10.1. Généralités sur l'organisation des végétaux.
Les grandes divisions du règne végétal.
II.10.2. Généralités sur les bryophytes et les cormophytes.
II.10.3. Embranchements des ptéridophytes, des préspermaphytes et des spermaphytes.
II.10.4. Distinction gymnospermes, chlamydospermes, angiospermes.
II.10.5. Classe des Liliopsida (monocotylédones) : généralités et grandes lignes de la classification.
II.10.6. Classe des Magnolopsida (dicotylédones) : généralités et grandes lignes de la classification.
L'étude des familles sera faite en s'attachant à décrire avec précision celles qui présentent le plus d'intérêt pour le pharmacien.
Ces connaissances pourront être complétées dès la deuxième année par la constitution d'un herbier.
II.10.7. Reconnaissances de plantes et notamment de plantes toxiques et médicinales.
II.10.8. Le règne végétal dans les grands équilibres écologiques.
Notions de phytosociologie.
II.10.9. Notions sommaires sur la croissance et le développement des végétaux supérieurs, tropismes.
II.10.10. Les principales hormones végétales et leur rôle, principalement en cultures de tissus et de cellules.
II.10.11. Comparaison des biologies moléculaires animales et végétales : différences et ressemblances.
II.10.12. L'autotrophie végétale, la photosynthèse, la nutrition azotée.
II.10.13. Les grands constituants spécifiques du végétal, leur rôle.
Métabolites secondaires d'intérêt pharmaceutique : composés aromatiques, terpènes, alcaloïdes, hétérosides.
Notions sommaires sur la production des métabolites secondaires par les tissus et les cellules des végétaux cultivés in vitro. Biotechnologies.
II.10.14. Reproduction des végétaux supérieurs. Modes de sélection. Multiplication in vitro à partir des méristèmes.
II.11. Éléments de mycologie
L'enseignement a pour but de donner aux étudiants en pharmacie les bases nécessaires à la connaissance et à l'utilisation des espèces susceptibles de leur être présentées dans l'exercice de leur profession.
II.11.1. Organisation générale des champignons.
Caractéristiques morphologiques, cytologiques et biochimiques.
Place des champignons parmi les êtres vivants.
II.11.2. Biologie des champignons : saprophytisme, parasitisme, symbiose.
Place des champignons dans les grands équilibres écologiques.
II.11.3. Modes de reproduction des champignons.
Étude des principaux groupes de champignons inférieurs et supérieurs.
II.11.4. Utilisation pratique des champignons en microbiologie industrielle.
Sélection et amélioration des souches utilisées.
Bioproductions, bioconversions.
II.11.5. Mycologie médicale : cf. titre IV.5.
II.11.6. Toxicité des champignons supérieurs et des champignons inférieurs.
II.11.7. Reconnaissance des champignons.
II.12. Biologie animale
L'étudiant doit pouvoir exposer les bases de l'organisation et de la génétique des animaux eucaryotes pour mieux appréhender, en particulier, les notions de parasitologie.
Différenciation cellulaire, développement des individus, cycles évolutifs, distance phylogénétique entre les espèces ; mécanismes assurant l'adaptation des espèces à l'environnement ; évolution animale.
Classification du règne animal. On prendra des exemples parmi les espèces parasites et saprophytes.
Science de la santé publique et de l'environnement
Faire prendre conscience au futur pharmacien de l'importance de son environnement juridique et économique.
Lui donner les outils (vocabulaire, mode de raisonnement...) lui permettant de comprendre, d'analyser les informations juridiques et économiques et d'en suivre l'évolution.
Le sensibiliser aux débats de société (droits de l'homme, bioéthique, économie de la santé).
Le préparer aux différentes carrières de ce secteur qui seront définies par des formations spécifiques ultérieures.
Le préparer à intervenir dans diverses actions personnelles ou collectives touchant à l'environnement et à la santé publique.
III.1. Le droit de la santé
III.1.1. Sources du droit.
Sources générales nationales et supranationales.
Source particulière : la déontologie.
Application et contrôle de la règle de droit.
III.1.2. Le médicament.
Définition, législation, réglementation.
Différentes catégories pour l'usage humain et vétérinaire.
III.1.3. Les dispositifs médicaux. Aspects réglementaires.
Dispositifs actifs implantables. Exemple : stimulation cardiaque implantable.
Dispositifs actifs non implantables. Exemple : pompes à médicaments.
Dispositifs non actifs implantables ou non. Exemple : gants médicaux non réutilisables, seringues en verre réutilisables, sondes, cathéters...
III.1.4. Pansements et articles de pansements.
III.1.5. Acte et compétence pharmaceutiques.
Contenu du monopole pharmaceutique.
Dérogations et sanctions.
III.1.6. Les pharmacopées française, européenne et étrangères.
III.1.7. Les instances ordinales.
III.1.8. L'acte biologique.
III.2. Bioéthique et droits de l'homme
III.2.1. Approche interdisciplinaire des motivations et des formulations.
III.2.2. Instances internationales, européennes, nationales, intergouvernementales telles l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations unies dans les domaines éducatif, scientifique et culturel (UNESCO) le Conseil de l'Europe.
III.2.3. Instances gouvernementales : Le Comité consultatif national d'éthique des sciences de la vie et de la santé. Les comités hospitaliers.
III.2.4. Les organisations non gouvernementales (ONG).
III.2.5. Applications aux avancées biotechnologiques, pharmacologiques et à l'exercice au quotidien.
III.2.6. Droits des patients, contraintes socio-économiques. Solidarités internationales.
III.3. Les systèmes de protection sociale
Étude des systèmes en vigueur en France et comparaison rapide avec quelques autres systèmes caractéristiques dans l'Union européenne ou à l'étranger.
III.3.1. Structure et fonctionnement de la Sécurité sociale. Mutualité.
III.3.2. Structures de soins et/ou de prévention hospitalière et extrahospitalière.
III.3.3. Les professions médicales et paramédicales.
III.3.4. La consommation pharmaceutique dans le budget de la santé et l'effort social de la nation. Économie de la santé. Rôle du pharmacien dans la maîtrise des dépenses de santé.
III.3.5. La liste des Médicaments essentiels de l'OMS
III.4. Prévention et gestion de la santé publique
III.4.1. La promotion et l'éducation pour la santé.
III.4.2. Méthodologie épidémiologique ; système de recueil de données et méthodes d'évaluation.
III.4.3. Indicateurs de santé publique : espérance de vie, mortalité, morbidité, qualité de la vie.
III.5. Aperçus de quelques grands problèmes de santé publique
III.5.1. Maladies infectieuses et parasitaires, maladies vasculaires, cancers, maladies digestives ou respiratoires.
III.5.2. Maladies sexuellement transmissibles.
III.5.3. Toxicomanies et pharmacodépendance.
Les principales drogues (origine, propriétés).
Épidémiologie. Économie de la drogue.
Pharmacodépendance et conduite à risque.
Usage des psychotropes.
III.5.4. Morts violentes.
III.5.5. Grandes pandémies (Sida, paludisme...).
III.6. Santé et mode de vie
III.6.1. Hygiène individuelle, hygiène des activités professionnelles ou des loisirs.
III.6.2. Notions de nutrition, de diététique et d'hygiène alimentaire.
III.7. Santé et environnement
III.7.1. Les différents environnements de l'homme : physique et biologique, social, professionnel, familial, hospitalier.
III.7.2. Interactions des facteurs de risque et des pollutions ou nuisances.
III.7.3. Évaluation de la qualité des milieux : aspect physico-chimique, biologique et écotoxicologique.
III.7.4. Évaluation des risques pour l'homme et son environnement.
III.7.5. Aperçu des grands phénomènes de pollution des milieux environnants.
III.7.6. Protection maternelle et infantile. Santé de l'âge scolaire.
Santé des sujets âgés, des handicapés, des migrants.
III.7.7. Les risques de l'environnement hospitalier. Notion d'hygiène hospitalière.
III.8. Les pollutions des ambiances de travail et de l'environnement
III.8.1. Historique, conditions d'établissement d'une situation de pollution.
III.8.2. Les pollutions par pesticides, l'évaluation épidémiologique (enquêtes rétrospectives et prospectives) des risques.
III.8.3. Le problème des interactions entre agents de pollution.
III.8.4. La réglementation (établissements dangereux, surveillance de l'environnement, évaluation de la sécurité des produits chimiques...).
III.8.5. Techniques de prélèvement d'air et de poussières.
III.8.6. Les modèles utilisés en écotoxicologie, la reconstitution des chaînes de pollution.
III.9. Étude monographique des principaux toxiques industriels et environnementaux
III.9.1. Agents suffocants et responsables d'œdème aigu du poumon (chlore-phosgène).
III.9.2. Dérivés gazeux du soufre.
III.9.3. Dérivés gazeux de l'azote.
III.9.4. Dérivés oxygénés et soufrés du carbone.
III.9.5. Acide cyanhydrique.
III.9.6. Éthanol et méthanol. Ethylèneglycol.
III.9.7. Solvants industriels (hydrocarbures aromatiques, solvants chlorés, autres dérivés chlorés...).
III.9.8. Dérivés aminés et nitrés aromatiques.
III.9.9. Fluor et dérivés.
III.9.10. Silice et amiante.
III.9.11. Plomb, arsenic, mercure, cadmium, aluminium.
III.9.12. Notions sur les différents types de cancérogènes chimiques.
III.9.13. Radio-éléments.
III.9.14. Enseignement pratique :
Analyse des micropolluants de l'air et de l'eau ;
Recherche d'indicateurs biologiques d'exposition à des toxiques environnementaux.
III.10. L'eau et la santé
III.10.1. Principales origines de l'eau.
Contamination bactérienne, virale, parasitaire, chimique.
III.10.2. Connaissance et utilisation des méthodes analytiques simples permettant de reconnaître les caractères essentiels de non-potabilité de l'eau.
III.10.3. Traitement des eaux.
III.10.4. Les eaux de consommation humaine.
III.10.5. Les eaux à usage thérapeutique.
III.10.6. Les eaux de loisirs.
III.10.7. Les eaux à usage industriel.
III.10.8. Les eaux et boues thermales.
III.11. Formation aux premiers secours
III.11.1. Préparation de l'attestation de formation aux premiers secours.
Cette formation a pour objet l'acquisition des connaissances nécessaires à la bonne exécution des gestes destinés à préserver l'intégrité physique d'une victime en attendant l'arrivée des secours organisés.
Éléments de séméiologie et de pathologie Biologie appliquée à la clinique
Cet enseignement est destiné à apporter aux étudiants les connaissances nécessaires à la compréhension des pathologies les plus courantes et des investigations biologiques concourant au diagnostic, au traitement et au suivi de celles-ci.
Les rubriques peuvent être regroupées avec certaines rubriques des sections III et V pour former des enseignements intégrés.
Ces enseignements (bactériologie, virologie, immunologie, biochimie, hématologie, parasitologie, séméiologie) doivent permettre aux pharmaciens de dialoguer avec les médecins lors des stages hospitaliers, au cours de l'internat et au-delà.
Le biologiste pharmacien, le pharmacien hospitalier et le pharmacien d'officine doivent acquérir dès ce stade, à côté de leur compétence d'analyste celle de consultant aptes à apporter, dans la recherche du diagnostic ou l'élaboration du traitement, le point de vue original du biopathologiste et de l'homme du médicament.
Cette activité de consultant apportera une meilleure maîtrise de la prescription, une meilleure utilisation des résultats et conduira à un meilleur contrôle des dépenses de santé.
IV.1. Éléments de séméio-pathologie
IV.1.1. Définition et limite de la discipline.
Aspects sémantiques et lexicologiques.
Signes fonctionnels, signes généraux et symptômes.
Séméiologie paraclinique.
IV.1.2. Cardiologie :
Insuffisances cardiaques ;
Angor, infarctus du myocarde, maladie thrombo-embolique (embolies pulmonaires, phlébothrombose, artérite) ;
Péricardite, endocardites ;
IV.1.3. Pneumologie :
Pleurésie, pneumothorax ;
Cancers broncho-pulmonaires ;
Emphysèmes et pneumoconioses.
IV.1.4. Néphrologie :
Glomérulonéphrites ;
Insuffisance rénale aiguë/chronique ;
Infections urinaires (cystite, pyélonéphrite) ;
Adénome prostatique, cancer de la prostate ;
Coliques néphrétiques ;
IV.1.5. Gastro-entérologie :
Reflux gastro-oesophagien ; oesophagite ;
Cancer gastrique ;
Rectocolite hémorragique ;
Cancers coliques ;
Cirrhoses ;
Hépatites ;
Cholécystites ;
Pancréatite aiguë/chronique ;
Cancer du pancréas ;
Hernies, occlusions, sténoses ;
IV.1.6. Gynécologie :
Salpingite ;
Endométriose ;
Aménorrhées, métrorragies ;
Pathologies tumorales malignes ;
Obstétrique ;
Grossesses et accouchements normaux, FIV ;
Pathologies de la grossesse (môle hydatiforme, placenta praevia, hématome rétroplacentaire, toxémie gravidique...) ;
Développement staturo-pondéral ;
Néonatalogie.
IV.1.7. Neurologie :
Epilepsies ;
Maladie de Parkinson, maladie d'Alzheimer, sclérose en plaque ;
Troubles anxio-dépressifs ;
Troubles maniaco-dépressifs et psychoses ;
IV.1.8. Rhumatologie :
Lombo-sciatique ;
IV.1.9. Dermatologie :
Lésions élémentaires ;
Description des psoriasis, eczéma, toxidermies, lésions mycosiques, naevi, verrues...
IV.1.10. Endocrinologie :
Pathologies thyroïdiennes ;
Hyperparathyroïdie ;
IV.1.11. Ophtalmologie - ORL :
Blépharites ;
Conjonctivites ;
IV.1.12. Divers :
Maladies de système ;
Traumatologie ;
Gérontologie ;
IV.2. Maladies infectieuses d'origine bactérienne
IV.2.1. Les grands syndromes infectieux d'origine bactérienne : Définition. Étude bactériologique simple des germes responsables. Symptomatologie. Physiopathologie.
Conséquences de la connaissance de la physiopathologie sur le diagnostic et la stratégie antibiotique.
Les exemples pour chaque syndrome seront pris dans la liste suivante :
N. gonorrhoae, N. meningitidis, S. aureus, S. pyogenes A, S. pneumoniae, E. coli, Salmonella Sp. , Shigella Sp. , Vibrio cholerae, P. aeruginosa, H. influenzae, B. pertussis, Brucella Sp. , C. tetani, C. perfringens, C. botulinum, C. diphteriae, M. tuberculosis, C. trachomatis, L pneumophila, T. pallidum, Listeria monocytogenes, Streptococcus agalactiae type B.
IV.2.2. Les bactéries responsables de l'hospitalisme infectieux.
IV.2.3. Immunoglobulines thérapeutiques et vaccins bactériens (cf. section V).
IV.2.4. Enseignement pratique.
Analyse des prélèvements nécessaires à l'établissement du diagnostic des maladies infectieuses d'origine bactérienne.
IV.3. Maladies infectieuses d'origine virale
IV.3.1. Les grands syndromes infectieux d'origine virale : Définition. Étude simple des principaux virus responsables. Symptomatologie. Physiopathologie. Conséquences de la connaissance de la physiopathologie sur le diagnostic et les possibilités de traitement en prenant des exemples :
D'infections virales éruptives ;
D'infections virales respiratoires ;
D'infections virales méningées ;
D'infections virales neurologiques ;
D'infections virales intestinales ;
D'infections virales cutanéo-muqueuses ;
D'infections virales hépatiques ;
D'infections virales sexuellement transmissibles.
Mastadenovirus. Herpès virus simplex. Herpès virus varicellae. Herpès virus cytomegaliae. Virus d'Epstein-Barr. Poliovirus. Rotavirus. Orthomyxovirus. Paramyxovirus. Morbillivirus. Rubivirus. Lyssavirus. Virus des hépatites. Rétrovirus humains. Flavivirus (fièvre jaune). Pappillomavirus (MST).
IV.3.2. Vaccins viraux et immunoglobulines thérapeutiques (cf. Section V).
IV.3.3. Enseignement pratique.
Analyse des prélèvements nécessaires à l'établissement du diagnostic des maladies infectieuses d'origine virale.
IV.4. Maladies infectieuses d'origine parasitaire
IV.4.1. Généralités sur le parasitisme.
Classification des parasites.
Étude analytique des principales parasitoses humaines (biologie du parasite, morphologie, cycle évolutif et vecteurs).
Répartition géographique, éléments cliniques. Principes généraux du diagnostic biologique, traitement, prophylaxie.
IV.4.2. Protozooses :
Protozooses intestinales ;
Protozooses sanguines et tissulaires ;
Protozooses cavitaires.
IV.4.3. Helminthiases :
Trématodoses ;
Cestodoses ;
Nématodoses intestinales et tissulaires.
IV.4.4. Incidence des parasitoses dans les syndromes de l'immunodépression.
IV.4.5. Les étudiants doivent savoir pratiquer les observations macroscopiques et microscopiques (colorations, immunofluorescence), les techniques de concentration, de coproculture et certaines techniques immunologiques pour le diagnostic des parasites suivants :
Ectoparasites : insectes (moustiques, mouches, hyménoptères, blattes, puces, poux, punaises), acariens (tiques, sarcoptes).
Endoparasites :
Protozoaires (trophozoïtes, kystes) : Entamoeba, Trichomonas, Giarda, Trypanosoma, Leishmania, Plasmodium, Toxoplasma, Cryptosporidium, Pneumocystis carinii ;
Métazoaires (oeufs, larves, adultes) :
Fasciola hepatica, Dicrocoelium dentricitum, Clonorchis sinensis, Schistosoma haematobium et mansoni,
Taenia saginata et solium, Hyménolepis nana, Echinococcus granulosus, Diphyllobothrium latum,
Ascaris lumbricoïdes, Enterobius vermicularis, Trichuris trichiura, Necator americanus,
Les filaires.
IV.5. Maladies infectieuses dues aux champignons inférieurs
IV.5.1. Généralités sur les mycoses et épidémiologie.
IV.5.2. Pathologies d'origine mycosiques : levuroses, aspergilloses, dermatophyties. Cette étude comportera la biologie du champignon (morphologie, aspects cliniques, modalités de prélèvement, principes généraux du diagnostic biologique, traitement et prophylaxie).
IV.6. Biochimie pathologique
L'enseignement de la biochimie pathologique doit permettre à l'étudiant de comprendre les maladies, leurs étiologies et leurs physiopathologies.
Il est indispensable que cet enseignement soit intégré avec celui de la séméio-pathologie dont il constitue l'aspect biochimique.
IV.6.1. Généralités en biochimie pathologique.
Prélèvements et variations pré-analytiques.
Critères de fiabilité d'une méthode.
Notions de valeurs de référence et de valeurs usuelles, de spécificité et de sensibilité cliniques.
IV.6.2. Désordres métaboliques.
Physiopathologie, diagnostic et suivi biochimiques, prévention.
Diabètes sucrés. Hypoglycémies. Intolérances aux sucres.
Dyslipoprotéinémies.
Variations physiopathologiques des protéines sériques.
Déshydratations, hyperhydratations.
Acidoses, alcaloses.
Affections osseuses, hyper et hypocalcémies.Hyper et hyposidéroses.
IV.6.3. Syndromes organiques et fonctionnels.
Physiopathologies, diagnostic et suivi biochimiques.
Affections hépatiques : hépatites, cholestases, cirrhoses.
Affections rénales : insuffisances rénales aigües et chroniques, syndrome néphrotique, glomérulopathies, tubulopathies, lithiases.
Pancréatites aigües et chroniques.
Affections endocriniennes : thyroïde, cortico-surrénale, gonades, axe hypothalamohypophysaire.
IV.6.4. Grossesses normales et pathologiques.
IV.6.5. Maladies héréditaires monogéniques.
Mécanismes et diagnostics biochimiques.
IV.6.6. Pathologie biochimique des cancers et marqueurs tumoraux.
IV.6.7. Applications :
Réalisation et interprétation des examens biochimiques sanguins et urinaires.
Glucose et cholestérol plasmatiques ; protéinogramme du plasma.
Activités enzymatiques du sérum (ALAT, ASAT, CK, LDH, GGT, PAL).
Constituants anormaux de l'urine.
IV.7. Affections du système immunitaire
IV.7.1. Exploration du système immunitaire.
IV.7.2. Dysrégulation du système immunitaire et déficits immunitaires congénitaux ou acquis.
IV.7.3. États d'hypersensibilité : immédiate, retardée par complexes immuns.
IV.7.4. Allergie médicamenteuse. Photosensibilisation.
IV.7.5. Maladies auto-immunes systémiques et organiques.
IV.7.6. Immunologie des greffes.
IV.7.7. Thérapeutiques immunologiques : immunomodulateurs, immunosuppresseurs.
Immunothérapie adoptive.
IV.8. Maladies du sang et de l'hémostase
IV.8.1. Méthodes générales d'études.
IV.8.2. Prélèvement de sang et de moelle osseuse.
IV.8.3. Étude de l'épidémiologie, des principaux signes cliniques, des bases du diagnostic biologique, du traitement (cf. section V) et de l'évolution des affections suivantes :
Les hémoglobinopathies ;
Les polyglobulies ;
Les leucémies ;
Les lymphomes ;
Les syndromes immunoprolifératifs (myélomes et maladies de Waldenström) ;
Les syndromes mononucléosiques ;
Les neutrophilies ;
Les neutropénies et agranulocytoses ;
Les lymphocytoses ;
Les hyperéosinophilies ;
Les lymphopénies ;
Les principales pathologies acquises et congénitales de l'hémostase ;
Les principes de la surveillance biologique d'un traitement à l'héparine, aux AVK, aux thrombolytiques ;
Les bilans préopératoires.
IV.8.4. Transfusion sanguine : accidents et effets secondaires.
Annexe (suite) (abrogé au 1 septembre 2015) En savoir plus sur cet article...
Les enseignements de la section V ont pour objectif de fournir à l'étudiant en pharmacie les notions fondamentales, qui lui permettront de devenir ultérieurement un spécialiste reconnu du médicament.
Ces enseignements portent sur tous les aspects relatifs au médicament : bases de la conception, structure, dénomination commune internationale et noms déposés les plus courants, origine (extraction, synthèse), propriétés physiques et chimiques des matières premières (principes actifs et substances auxiliaires), formulation et fabrication des formes médicamenteuses, contrôles analytiques et techniques de dosage dans les milieux biologiques, biodisponibilité et sort des médicaments dans l'organisme, propriétés pharmacologiques, effets toxiques, notions de relations structure-activité, utilisation thérapeutique (notions de physiopathologie, indications, voies d'administration et posologies, effets indésirables, contre-indications, interactions médicamenteuses, critères d'efficacité thérapeutique), pharmacovigilance, toxicovigilance, principes de l'évaluation de l'activité des médicaments.
Ces enseignements de base seront ensuite complétés par l'obtention d'unités de valeur optionnelles destinées aux étudiants s'orientant vers la pharmacie de dispensation ou vers la pharmacie industrielle.
V.1. Sort des xénobiotiques dans l'organisme
V.1.1. Principales étapes de l'ADME.
V.1.2. Facteurs influençant le sort des principes actifs : facteurs physiologiques (âge, grossesse), états pathologiques, médicaments associés.
V.1.3. Modèles compartimentaux et non compartimentaux.
Principaux paramètres pharmacocinétiques.
V.1.4. Biodisponibilité. Bioéquivalence.
V.1.5. Principes de la détermination des posologies médicamenteuses.
V.2. Mécanisme et modalités d'action des médicaments
V.2.1. Généralités.
Liaisons ou interactions avec les biostructures (protéines, acides nucléiques, lipides...). Méthodes d'étude.
Agonistes et antagonistes : principe de bio-isostérie, allostérie, conformation active.
Mécanismes des réponses pharmacologiques induites par l'activation des récepteurs : seconds messagers, transferts ioniques.
Caractéristiques générales des réponses induites par les agents pharmacologiques (in vitro, in vivo). Courbes effet-dose, dose efficace 50, dose active 50, dose minimale active.
Associations : antagonisme, synergie, méthodes d'étude.
Variations de sensibilité des organismes aux médicaments.
Principes de l'évaluation de l'action des médicaments. Modalités de réalisation des essais chez l'animal ; règles d'utilisation et législation. Essais pharmacologiques et cliniques chez l'homme.
V.2.2. Mécanismes pharmacologiques fondamentaux.
Pharmacologie des transmissions et neuromodulations.
Pharmacologie des autacoïdes et du NO.
Pharmacologie des transferts ioniques.
Pharmacologie des médicaments inhibiteurs d'enzyme, analogue de l'état de transition, substrats suicides.
Pharmacologie des médicaments à impact génomique.
Pharmacologie des radicaux libres.
V.3. Matières premières et principes actifs des médicaments d'origine synthétique ou biologiques d'utilisation actuelle
Ils devront être étudiés sous les angles suivants : pharmacologiques, thérapeutiques humaine et vétérinaire, pharmacovigilance, structure-activité.
V.3.1. Médicaments du dysfonctionnement du système nerveux végétatif : parasympathomimétiques, parasympatholytiques, sympathomimétiques, sympatholytiques, ganglioplégiques.
V.3.2. Médicaments des dysfonctionnements du système nerveux central : anti-épileptiques, myorelaxants, antiparkinsoniens, analgésiques, morphiniques, hypnotiques, noo-analeptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, psychostimulants, antimigraineux.
V.3.3. Médicaments des affections cardio-vasculaires : médicaments de l'insuffisance cardiaque, antiangoreux, antiarythmisants, antihypertenseurs, médicaments des troubles vasculaires, médicaments du choc et des troubles volémiques.
V.3.4. Médicaments des troubles de l'hémostase :
Hémostase primaire (antiagrégants plaquettaires) ;
Hémostase secondaire (antithromboliques, anticoagulants), fibrinolyse (fibrinolytiques et antifibrinolytiques) ;
Hémostatiques de contact.
V.3.5. Médicaments des troubles de l'appareil respiratoire : analeptiques, antitussifs, bronchodilatateurs, antiasthmatiques, modificateurs des sécrétions bronchiques.
V.3.6. Médicaments anti-inflammatoires et antirhumastismaux : corticoïdes, anti-inflammatoires non stéroïdiens, analgésiques, antipyrétiques.
V.3.7. Médicaments des troubles métaboliques et apparentés : normoglycémiants, normolipémiants, hypo-uricémiants et antigoutteux, antilithiasiques, correcteurs des troubles du métabolisme phosphocalcique, orexigènes et anorexigènes, vitamines rétinoïdes, antianémiques, nutriments, substituants du sucre.
V.3.8. Alimentation parentérale et entérale.
V.3.9. Médicaments anti-infectieux.
Antiseptiques, désinfectants, antibiotiques et sulfamides.
Médicaments des mycobactérioses.
V.3.10. Médicaments antiparasitaires et antifongiques.
Médicaments des parasitoses sanguines et tissulaires.
Médicaments des parasitoses digestives et cavitaires.
Médicaments des mycoses superficielles et profondes.
Lutte antivectorielle et antiectoparasitaire.
V.3.11. Médicaments des troubles de l'appareil digestif.
Médicaments de la maladie ulcéreuse (topiques, antisécrétoires, cytoprotecteurs de la muqueuse gastrique), antiémétisants, modificateurs de la motricité digestive (antispasmodiques, laxatifs, purgatifs).
Médicaments du foie et des voies biliaires.
V.3.12. Médicaments des troubles endocriniens et apparentés.
Hormones thyroïdiennes et antithyroïdiens, minéralocorticoïdes, androgènes anabolisants et antiandrogènes, hormones de croissance, oestrogènes et antioestrogènes, inducteurs de l'ovulation, progestagènes et antiprogestagènes, contraceptifs.
V.3.13. Médicaments de l'anesthésiologie.
Anesthésiques généraux, anesthésiques locaux, curarisants.
V.3.14. Médicaments antitumoraux, chimiothérapie et immunothérapie, agents alkylants et apparentés, intercalants et scindants, antimétabolites, médicaments interférant avec la tuberculine.
V.3.15. Médicaments des affections circulatoires et métaboliques cérébrales.
V.3.16. Médicaments des troubles immunoallergiques.
Immunostimulants, immunodépresseurs, immunomodulateurs.
Antihistaminiques et apparentés.
V.3.17. Médicaments diurétiques.
V.3.18. Médicaments modulateurs de la différentiation et de la croissance cellulaire.
V.3.19. Médicaments dermatologiques.
V.3.20. Produits de diagnostic.
V.3.21. Médicaments issus de biotechnologie (ADN médicaments...).
Production. Thérapigénie et médicaments issus des stratégies antisens.
V.3.22. Applications pratiques : exemple de synthèse et/ou d'extraction.
Contrôle de la qualité des principes actifs.
Méthodes de reconnaissance rapide des principaux produits figurant dans les pharmacopées.
V.4. Effets toxiques des xénobiotiques
V.4.1. Les intoxications : causes, particularités du sort des toxiques dans l'organisme. Toxicocinétique. Toxicovigilance.
V.4.2. Mécanisme et manifestations de l'action toxique sur les principaux organes, appareils et fonctions : sang et organes hématopoïétiques, appareil digestif et foie, rein, système nerveux, cœur, appareil respiratoire, immunité.
V.4.3. Étude des principaux xénobiotiques responsables d'intoxications.
Psychotropes, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antalgiques, cardiotoniques, antiasthmatiques...
V.4.4. Méthodes d'identification et de dosage dans les divers milieux concernés.
V.4.5. Antidotes et traitement des intoxications.
V.4.6. Accoutumance et dépendance. Conséquences de l'utilisation des drogues toxicomanogènes.
V.4.7. Méthodes d'évaluation de la sécurité des médicaments :
Compétences et structures ;
Protocoles d'étude, toxicité par administration unique, toxicité par administration réitérée, études des fonctions de reproduction, génotoxicité, carcinogénicité, toxicité locale, immunotoxicité ;
V.4.8. Enseignement pratique : recherche et dosage en toxicologie d'urgence de substances alcaloïdiques, médicamenteuses ou toxicomanogènes.
V.5. Méthodes de mise en forme et de valorisation des médicaments
Compréhension et analyse des formules des spécialités pharmaceutiques, liens entre formulation et biodisponibilité.
Choix de la forme pharmaceutique en fonction de l'objectif thérapeutique. Évaluation économique.
Préformulation et formulation.
Bonnes pratiques de fabrication industrielle.
V.5.1. Excipients et formulation.
Les eaux et la pharmacopée.
Autres excipients liquides.
Glycérides, cires, hydrocarbures et silicones.
Sucres et dérivés.
Produits minéraux.
Macromolécules.
Conservateurs, colorants, arômes, édulcorants...
V.5.2. Matériaux de conditionnement : verres, matières plastiques, élastomères, métaux, complexes.
V.5.3. Opérations pharmaceutiques et assurance de qualité.
Principes, mécanismes, contrôle de broyage, pulvérisation, tamisage, dissolution et filtration, dessication (dont nébulisation et lyophilisation).
Granulation et agglomération, stérilisation et conditionnement aseptiques, dispersion : solide/solide, solide/liquide.
V.5.4. Formes pharmaceutiques en fonction de leurs voies d'administration.
Définition. Exigences et qualités requises. Formulation.
Fabrication et conditionnement. Contrôles pharmacotechniques et pharmacopée. Aspect biopharmaceutique. Stabilité et conditions de conservation.
Voie orale : formes orales liquides, comprimés, capsules, autres formes solides.
Voies parentérales : préparations injectables, poudres pour usage parentéral, implants, préparations injectables pour perfusion, préparation à diluer pour usage parentéral.
Voie rectale : suppositoires, solutions et dispersions rectales, pommades rectales, mousses.
Voie vaginale : ovules, comprimés.
Voie ophtalmique : collyres, pommades, solutions pour lavage, solutions pour lentille de contact.
Voie pulmonaire : préparations pour inhalation.
Voie ORL.
Voie cutanée, percutanée : pommades, dispositifs transdermiques.
V.5.5. Formes pharmaceutiques nouvelles.
V.5.6. Formes galéniques à base de matières premières d'origine biologique (hormones, enzymes, bactéries, virus, succédanés du plasma), matières premières d'origine végétale.
V.5.7. Conception et production de médicaments (dans le cadre du dossier d'autorisation de mise sur le marché). Stabilité. Préformulation et formulation. Procédures et validation.
Production industrielle. Bonnes pratiques de fabrication.
V.5.8. Lyodisponibilité et biodisponibilité.
Définition. Bioéquivalence et corrélation in vitro, in vivo.
V.5.9. Procédés destinés à modifier la cinétique de mise à la disposition de l'organisme des principes actifs (voie orale et parentérale).
V.5.10. Préparations radiopharmaceutiques. Matières premières, mise en forme et assurance de qualité.
V.5.11. Applications pratiques.
Formulation, préparation, conditionnement et essais des formes médicamenteuses décrites à la pharmacopée.
Opérations pharmaceutiques majeures.
Enseignement de préparation à la prise de fonctions hospitalières
Cet enseignement a pour but de faire connaître aux étudiants le milieu hospitalier, son organisation, ses missions d'ordre technique et économique et son implication dans le système de santé. Les enseignements dispensés doivent permettre à l'étudiant de connaître le milieu professionnel hospitalier dans lequel il évoluera et de lui faire comprendre les fonctions qu'il exercera aux côtés du corps médical et dans l'intérêt du malade.
Il doit permettre l'utilisation pratique des connaissances acquises, dans un souci d'amélioration de la thérapeutique, du diagnostic biologique et du suivi des patients. Il doit contribuer à une adaptation rapide et à une bonne intégration de l'étudiant à l'hôpital.
Présentation de l'environnement hospitalier
Le ministère chargé de la santé et ses services déconcentrés.
L'établissement de santé : les structures, les acteurs, l'organisation et le fonctionnement.
L'évaluation et l'accréditation des établissements : l'ANAES.
L'autorisation et le contrôle des établissements : les ARH.
Les services où exercent des diplômés en pharmacie (pharmacie à usage intérieur et laboratoire de biologie) : organisation, fonctionnement.
Le médicament et autres produits de santé à l'hôpital
Spécificité et statuts.
La prescription et la dispensation.
La maîtrise des dépenses de santé : les références médicales opposables, les recommandations pour la pratique clinique, les fiches de transparence...
Le rôle du praticien dans la prise de décision, conférence de consensus, comité du médicament...
L'achat des médicaments et des autres produits de santé. L'approvisionnement des unités de soins.
La biologie à l'hôpital
Spécificité et organisation interne des laboratoires.
Notions générales sur les appareillages et les méthodologies.
Valeur sémiologique des analyses biologiques.
L'assurance de qualité et la prévention de la pathologie iatrogène :
- organisation d'un système qualité et rôle du pharmacien.
L'évaluation de l'utilisation du médicament à l'hôpital :
- méthodologie de l'audit clinique ou thérapeutique.
Les affections nosocomiales et leur prévention :
- notions d'hygiène hospitalière.
La présentation des terrains de stages et la description des fonctions hospitalières de l'étudiant dans les unités de soins.
Travaux pratiques de la formation commune de base 2e, 3e, 4e années
Dans la formation du futur pharmacien, les travaux pratiques sont une illustration de l'enseignement théorique. Ils doivent inculquer la rigueur, l'habileté à manipuler, le permanent souci de contrôler la qualité du produit, la capacité de réaliser de façon autonome une expérience, en vue d'un objectif, de l'analyser et d'interpréter les résultats acquis.
L'étudiant en pharmacie doit également apprendre au cours des travaux pratiques qu'il engagera sa responsabilité face à un résultat qu'il devra valider.
Les horaires correspondant aux travaux pratiques ne peuvent être inférieurs à 550 heures pour l'ensemble des 2e, 3e et 4e années.
Les travaux pratiques doivent assurer trois types de formation :
1 - L'acquisition des techniques et gestes de base communs à la plupart des disciplines
Ces travaux pratiques sont organisés de préférence dès le début de 2e année et doivent correspondre à environ 25 % du volume horaire total des TP.
Étant par essence multidisciplinaires, ces formations ne sont pas rattachées à une discipline. Chaque UFR les organise en fonction des possibilités locales.
2 - L'acquisition des compétences pratiques spécifiques aux diverses disciplines enseignées pendant la formation commune de base. Ces travaux pratiques sont organisés de préférence en 2e et 3e années et doivent correspondre à environ 55 % du volume horaire total des TP.
3 - L'intégration des compétences acquises en vue de réaliser un projet pratique. Ces travaux pratiques coordonnés peuvent être réalisés sur projets, présentés par un ou plusieurs étudiants et sont organisés si possible en 3e et/ou en 4e année. Les UFR désignent un enseignant coordonnateur par projet en fonction des disciplines concernées et des possibilités locales.
I - Travaux pratiques d'apprentissage des techniques et gestes de base
Ces travaux pratiques seront organisés en début de 2e année.
Travaux pratiques d'initiation à la manipulation
- Apprentissage des gestes élémentaires et des techniques de base.
- Introduction à la connaissance du matériel de base.
- Introduction aux risques chimiques.
- Introduction aux bonnes pratiques de laboratoire.
Ces TP doivent avoir lieu dès le début de la 2e année et constituent un acquis indispensable pour l'ensemble des autres travaux pratiques.
- Hygiène et sécurité (inflammabilité, toxicité, déchets de laboratoire...),
- Initiation à la manipulation des milieux biologiques (risques biologiques),
- Verrerie et petit matériel de laboratoire (pipettes, micropipettes, burettes...),
- Colonne de distillation,
- Pesée,
- Calcul d'un rendement,
- Calcul d'incertitude,
- Apprentissage de la rédaction d'un compte-rendu, cahier de laboratoire,
- Interprétation et présentation des résultats,
- Bonnes pratiques de laboratoire,
- Microscopie (réglage lumière, calcul du grossissement, principe de l'immersion...),
- Dosage volumétrique (solutions titrées, repérage point équivalent...),
- Dosage colorimétrique (gamme étalon...),
Travaux pratiques d'instrumentation
- Apprentissage des techniques d'analyse instrumentale qui seront utilisées tout au long des études,
- Acquisition d'une maîtrise à l'égard des appareils les plus communément utilisés.
- Cryométrie,
- pH-métrie et électrodes sélectives,
- Conductimétrie,
- Ampérométrie,
- Viscosimétrie,
- Mesure de la tension superficielle,
- Mesure de la radioactivité, caractéristiques d'un radioélément,
- Chromatographie couche mince,
- Chromatographie liquide haute pression,
- Chromatographie en phase gazeuse,
- Polarimétrie,
- Spectrophotométrie ultraviolet et visible, (lampe spectrale, prisme, réseau, photodétecteur...),
- Spectroscopie atomique : émission, absorption,
- Spectrophotométrie d'émission de fluorescence,
- Spectrophotométrie infrarouge simple,
- Électrophorèse de zone et/ou capillaire,
- Microscopie et optique géométrique,
Travaux pratiques d'apprentissage des gestes de base de chimie
- Initiation aux gestes de base de la chimie qui seront utilisés tout au long des études dans différentes disciplines.
- Techniques d'extraction pour séparer plusieurs substances organiques (solide-liquide ou liquide-liquide),
- Recristallisation d'un composé organique ou minéral,
- Distillation d'un mélange binaire, sous pression atmosphérique,
- Entraînement à la vapeur,
- Détermination du point de fusion, du point d'ébullition...,
- Technique de chauffage (chauffe ballon, bain d'huile...),
- La réaction chimique : rendement, produits secondaires,
- Réaction chimique d'identification. Essais limites (ex : nitrates, plomb).
Travaux pratiques d'initiation à la biologie cellulaire
- à manipuler différents types de cellules eucaryotes,
- à observer les organites et les édifices macromoléculaires cellulaires,
- à visualiser la division cellulaire,
- à observer une cellule en apoptose et à identifier les marqueurs de la mort cellulaire.
- Index mitotique,
- Caryotype,
- Ensemencement, culture cellulaire, numération cellulaire,
- Colorations classiques des territoires cellulaires,
- Observation de la structure intracellulaire sur coupes colorées,
- Examen de frottis cellulaire,
- Examen de tissus (histologie).
Travaux pratiques de formation à l'observation des caractères organoleptiques
Apprendre aux étudiants à observer macroscopiquement une plante fraîche ou sèche, une préparation galénique, un produit chimique, afin de leur faire acquérir des réflexes de bon sens .
Observation des caractères organoleptiques des plantes toxiques, médicinales, des produits galéniques et des produits chimiques.
Travaux pratiques d'initiation à l'informatique et apprentissage de la recherche documentaire
- Donner la formation nécessaire aux étudiants pour qu'ils puissent avoir accès aux salles de ressources informatiques et aux bases de données. Cette formation doit permettre par la suite aux étudiants de réaliser aisément les travaux personnels qui leur seront confiés (mémoire, thèse...).
- Maîtrise du traitement de texte et utilisation des logiciels (Word, Excel...),
- Recherche et gestion documentaire,
Travaux pratiques de communication
- Apprendre aux étudiants à prendre la parole en public pour présenter un travail ou répondre à une question.
- Technique de l'exposé oral avec ou sans support,
- Technique de l'interview,
- Technique de la synthèse,
- Sciences comportementales.
II - Travaux pratiques spécifiques
Ils seront organisés en 2e, 3e et 4e années.
III - Travaux pratiques coordonnés sur projet
Ils seront organisés en 3e et/ou 4e années.
Modalités d'enseignement en deuxième cycle des études pharmaceutiques - 3e et 4e années
L'enseignement dispensé en 3e et 4e années constitue une formation pharmaceutique de base permettant l'acquisition par tous les étudiants :
- d'une part des connaissances fondamentales indispensables spécifiques à chaque discipline, faisant suite à celles acquises en 1re et 2e années leur donnant une solide culture scientifique, leur permettant de devenir par la suite un spécialiste du médicament et de la biologie clinique ;
- d'autre part, à travers la mise en œuvre d'enseignements coordonnés interdisciplinaires, des connaissances biomédicales et thérapeutiques les préparant à la prise en charge globale du patient, dans le cadre des différents métiers du pharmacien (officine, industrie, pharmacie hospitalière, biologie, recherche).
Ces deux modes d'acquisition des connaissances sont équilibrés sur la base d'une parité globale des horaires au cours des 3e et 4e années.
Dans ce contexte, les établissements dispensant un enseignement pharmaceutique doivent organiser au moins 4 enseignements coordonnés par an, tant en 3e qu'en 4e année, choisis dans la liste des thèmes énumérés ci-dessous, en fonction des possibilités et des spécificités locales :
- Thérapies géniques, tissulaires et cellulaires
- Système hématopoïétique
- Système gastroentérohépatique
- Système cardiovasculaire
- Système broncho-pulmonaire
- Système rénal et urinaire
- Glandes endocrines
- Douleur et inflammation
- Système otorhinolaryngologique
- Système cutané
- Œil et vision
- Nutrition et maladies métaboliques
- Métabolisme de l'eau et des électrolytes, équilibre acidobasique.
- Les thèmes non enseignés en 3e et 4e années ainsi que d'autres thèmes, pourront être étudiés en 5e et 6e années notamment dans la filière officine.
Le programme des enseignements coordonnés tient compte de la nécessité d'atteindre plusieurs objectifs :
- Il doit permettre aux étudiants d'avoir assimilé en fin de 2e cycle :
. une connaissance du médicament, de sa conception à son utilisation thérapeutique ;
. une connaissance des principales pathologies auxquelles s'adressent les médicaments des grandes classes thérapeutiques ;
. une connaissance de l'organisation du système de santé et des enjeux de santé publique : prévention (en particulier celle afférente à la iatrogénie), vigilances, information et éducation des patients, etc.
- Il doit tenir compte du fait que la progression exponentielle des connaissances impose de faire un choix des connaissances de base indispensables à tout pharmacien pour la compréhension et l'exercice de son métier. Le programme doit par ailleurs permettre aux disciplines émergentes de prendre leur place.
- Il doit aider l'étudiant à acquérir les outils de la communication et à développer sa capacité de synthèse et son esprit critique en lui permettant de prendre conscience des exigences de la profession pharmaceutique à l'égard du patient. Dans ce but, chaque thème d'enseignement coordonné doit être illustré par des applications cliniques présentées notamment par les enseignants de pharmacie clinique et de biologie clinique.
- Il doit laisser une place individualisée à l'implication active et au travail personnel de l'étudiant, essentiellement dans le but de replacer dans le contexte des enseignements coordonnés, les connaissances fondamentales acquises dans le 1er cycle et au début du 2e cycle des études pharmaceutiques. Ainsi au début de chaque enseignement coordonné, il est recommandé de vérifier si les étudiants connaissent les prérequis nécessaires à la compréhension de l'enseignement concerné, soit au moyen d'un questionnaire rapide, soit sous la forme d'un exposé de rappels présenté par les étudiants.
- Il doit permettre à chaque UFR d'exprimer sa spécificité dans la mise en œuvre des enseignements coordonnés en développant l'interdisciplinarité et l'autoapprentissage contrôlé, et en prenant soin de placer chaque enseignement coordonné sous la responsabilité de l'équipe pédagogique la plus compétente eu égard à la thématique concernée.
Afin de limiter l'enseignement faisant appel quasi exclusivement à la mémoire immédiate, l'équipe pédagogique veillera à assurer une continuité et une progression dans l'acquisition des connaissances :
- en vérifiant la connaissance des prérequis ;
- en coordonnant efficacement l'enchaînement des cours ;
- en participant à l'organisation des stages d'application prévus par le présent arrêté ;
- en assurant une liaison avec l'enseignement de 5e année hospitalo-universitaire.
L'enseignement coordonné doit être validé à la fin de chaque année, dans le même esprit de décloisonnement des disciplines, par un examen écrit dont le but est la vérification des connaissances afférentes à deux ou plusieurs thèmes d'enseignement coordonné. Un examen oral peut compléter la validation de l'enseignement coordonné afin d'évaluer l'aptitude de l'étudiant à résoudre un problème rencontré en pratique professionnelle.
Enseignement de 5e et 6e années - filière officine
1 - Objectifs pédagogiques
L'étudiant se destinant à la pharmacie d'officine doit être capable à la fin de la 6e année de :
- maîtriser l'information sur les médicaments et les dispositifs médicaux. Juger de manière objective les documentations scientifiques et les dossiers sur les nouveaux médicaments remis par les organismes compétents ;
- communiquer au patient les informations indispensables sur le traitement instauré ainsi que sur l'hygiène de vie à adopter ;
- valider une stratégie thérapeutique médicamenteuse prescrite par le médecin avec vérification des posologies, établissement des plans de prise, adaptation des contre-indications physiopathologiques, détection et analyse des interactions médicamenteuses ;
- connaître la valeur sémiologique des principales analyses biologiques ;
- élaborer et rédiger une opinion pharmaceutique et apprendre à la communiquer au prescripteur ;
- rédiger une notification de pharmacovigilance ;
- contribuer à la rationalisation des dépenses de santé par une information et une éducation du patient pour un meilleur usage des médicaments (observance, automédication), par une connaissance des consensus scientifiques en matière de prescription, par une prévention de l'iatropathologie médicamenteuse, par la substitution par les médicaments génériques ;
- dispenser un conseil officinal de qualité ;
- s'engager dans des actions d'hygiène et de santé publique, en particulier dans le domaine de la prévention ;
- agir en réseau de soins en collaborant activement avec les autres professions de santé ;
- exercer quotidiennement sa profession dans un souci constant d'assurance qualité des prestations qui y sont attachées ;
- comprendre qu'une officine est une petite ou moyenne entreprise.
2 - Suivi des étudiants en stage hospitalier
L'implication personnelle des étudiants dans les services dans lesquels ils sont affectés est validée au cours d'une séance hebdomadaire de 3 heures d'enseignement dirigé utilisant la méthode d'apprentissage par résolution de problèmes.
3 - Enseignement sur les grandes pathologies : reprise des thèmes de l'enseignement coordonné des 3e et 4e années. Cet enseignement est dispensé sous forme d'applications pratiques se rapportant aux cas rencontrés par les étudiants durant leurs stages dans les unités de soins et sous forme d'enseignement par résolution de problèmes adapté à l'exercice officinal quotidien. Il est conseillé de consacrer à cet enseignement au moins un après-midi par semaine.
- Thérapies géniques, cellulaires et tissulaires
- Troubles de la nutrition et des maladies métaboliques
- Troubles du métabolisme de l'eau et des électrolytes et troubles de l'équilibre acidobasique
- Pathologies du système immunitaire
- Pathologies du système hématopoïétique
- Pathologies du système broncho-pulmonaire
- Pathologies du système rénal et urinaire
- Pathologies des glandes endocrines
- Pathologies cutanées
- Pathologies de l'œil
- Pathologies sociales : tabagisme, alcoolisme, toxicomanies
4 - Unités d'enseignement en vue de la préparation à la prise de fonctions officinales = 4 unités d'enseignement de 80 heures chacune
4.1 Unité n° 1 : La dispensation du médicament - le conseil à l'officine
- Conseils concernant l'utilisation des médicaments prescrits par le médecin : plan de soins pharmaceutiques
- Détection, analyse et gestion des incompatibilités médicamenteuses
- Relation médecin/pharmacien pour la prise en charge optimale du patient
- Substitution par les génériques
- Médication officinale
- Documentation et information électronique à l'officine
- Préparations galéniques
4.2 Unité n° 2 : Prise en charge du patient à l'officine (I)
5.2.1 Suivi pharmaceutique (dossier patient)
5.2.2 Maintien et soins à domicile
5.2.3 Dispositifs médicaux
5.2.4 Orthopédie et orthèse
5.2.5 Secourisme et premiers soins
5.2.6 Connaissance des principales étapes de la réalisation des examens biologiques (du prélèvement au rendu des résultats)
5.2.7 Valeur sémiologique des principales analyses biologiques
4.3 Unité n° 3 : Prise en charge du patient à l'officine (II)
5.3.1 Dermocosmétologie
5.3.2 Diététique et nutrition
5.3.3 Homéopathie, phytothérapie, aromathérapie
5.3.4 Mycologie
5.3.5 Médicaments vétérinaires
5.3.6 Plantes toxiques
5.3.7 Plantes médicinales
4.4 Unité n° 4 : Organisation de l'officine et son environnement
5.4.1 Santé publique, veille et sécurité sanitaire les vigilances, réseaux de soins, associations de malades
5.4.2 Législation pharmaceutique, déontologie, tutelles, organisations professionnelles, sécurité sociale, droit du travail
5.4.3 Techniques de communication, sciences comportementales
5.4.4 Gestion d'une officine dont management d'une officine
5.4.5 Rappels de pharmaco-économie et d'économie de la santé
5.4.6 Anglais biomédical appliqué à l'officine
5 - Organisation et objectifs pédagogiques du stage hospitalier de 5e année = 12 mois à mi-temps dont obligatoirement 6 mois dans des unités de soins
Les diverses fonctions des étudiants dans les services cliniques sont en relation avec les objectifs pédagogiques du stage hospitalier. Elles seront plus ou moins développées en fonction des conditions locales et des options professionnelles choisies par les étudiants.
Les fonctions de l'étudiant en pharmacie dans un service clinique peuvent être regroupées autour de deux thèmes :
• Fonctions visant à l'optimisation thérapeutique et à la prévention de la pathologie iatrogène
Fonction n° 1 : Assurance de qualité dans la prescription, la gestion et la dispensation des médicaments (y compris la gestion des essais cliniques).
Fonction n° 2 : Observation pharmaceutique et historique médicamenteux.
Fonction n° 3 : Suivi thérapeutique et biologique de deux ou trois malades.
Fonction n° 4 : Participation à l'adaptation posologique de certains médicaments.
Fonction n° 5 : Établissement d'un plan de prises ou d'un plan d'administration à partir d'une stratégie thérapeutique préalablement définie.
Fonction n° 6 : Notification de pharmacovigilance.
Fonction n° 7 : Étude sur les stratégies thérapeutiques médicamenteuses en fonction de leurs rapports coût/efficacité, risques/bénéfices.
Fonction n° 8 : Validation de l'ordonnance.
Fonction n° 9 : Avis ou opinion pharmaceutique.
• Fonctions visant à développer l'évaluation, la recherche et la communication orale et/ou écrite de documents techniques et scientifiques
Fonction n° 10 : Conseils au patient et à la famille.
Fonction n° 11 : Information sur les nouveaux médicaments et revue de presse.
Fonction n° 12 : Rédaction d'un mini projet ou d'un mémoire.
Fonction n° 13 : Étude de cas sur un sujet choisi et vécu.
Fonction n° 14 : Aide au suivi des expertises cliniques.
Enseignement de 5e et 6e années - filière industrie
L'enseignement dispensé en 5e et 6e années de la filière industrie doit :
- Donner à l'étudiant :
. d'une part une culture industrielle généraliste (bases technico-réglementaires, organisation industrielle, management, gestion, communication, droit général du travail, stratégie de développement d'un médicament, connaissance du tissu industriel pharmaceutique...) accompagnée d'une préspécialisation directement liée à son projet professionnel (recherche et développement, production, assurance qualité, contrôle, affaires réglementaires, marketing, commercialisation, pharmaco-économie...) ;
. d'autre part une connaissance du milieu hospitalier acquise au cours du stage hospitalier organisé en 5e année pendant une durée équivalente à six mois temps plein (organisation hospitalière, prise en charge du patient par le corps médical, pharmaceutique et infirmier, relations entre les établissements hospitaliers et les industries de santé).
- Permettre à l'étudiant d'approcher sur le terrain les réalités de l'entreprise industrielle et/ou des laboratoires de recherche ou des laboratoires hospitaliers au moyen de stages de longue durée en 5e année (stage d'application d'une durée au moins équivalente à 3 mois temps plein) et en 6e année (stage de pratique professionnelle de 6 mois), en France ou à l'étranger. Ces stages doivent permettre à l'étudiant d'affiner son projet professionnel.
- Donner à l'étudiant la possibilité de compléter la maîtrise d'au moins une langue étrangère par un enseignement de linguistique professionnelle et par des séminaires, conférences, exposés, stages à l'étranger...
- Privilégier la pédagogie par résolution de problèmes, le travail par petits groupes, les études de cas. Il est recommandé de mettre en place un tutorat industriel/étudiant.
2 - Organisation et objectifs du stage hospitalier de 5e année
Durée équivalente à 6 mois temps plein dont obligatoirement 3 mois dans une unité de soins. Dans la mesure du possible, l'étudiant de filière industrie doit être affecté dans un service hospitalier ciblé , susceptible de proposer à l'étudiant un projet de stage concernant à la fois l'hôpital et l'industrie.
Au cours de ce stage l'étudiant doit :
2.1 Apprendre à connaître :
- La prise en charge du patient par le corps médical, pharmaceutique et infirmier
- Le médicament hospitalier et ses spécificités
- Le circuit du médicament et autres produits de santé
- La prescription en milieu hospitalier
- L'organisation d'une expertise clinique
- Le rôle du pharmacien hospitalier et du biologiste hospitalier
- Le rôle de l'ingénieur biomédical
- L'organisation des vigilances à l'hôpital
- Les principes d'une assurance qualité au niveau de la préparation, de la dispensation et de l'administration des médicaments et autres produits de santé
- Le mode d'évaluation des risques sanitaires
- Le budget d'un hôpital et les différents statuts des personnels hospitaliers
- Les relations entre les établissements hospitaliers et les industries de santé.
2.2 Préparer un exposé sur un projet industriel et hospitalier tel que :
- Production et contrôle du médicament à l'hôpital
- Gaz médicaux
- Contrôle qualité, assurance qualité et accréditation hospitalière
- Stabilité des préparations extemporanées
- Stérilité et stérilisation
- Évaluation clinique des médicaments
- Médicaments spécifiques de l'usage hospitalier
- Bioréactifs
- Maîtrise de l'environnement
- Études pharmaco-économiques, etc.
Le travail réalisé fera l'objet d'une présentation réunissant les responsables universitaires, industriels et hospitaliers chargés d'encadrer les étudiants.
3 - Suivi des étudiants en stage hospitalier
L'implication personnelle des étudiants dans les services dans lesquels ils sont affectés est validée au cours d'une séance hebdomadaire de 3 heures d'enseignement dirigé utilisant la méthode d'apprentissage par problème.
4 - Unités d'enseignement = 4 unités de 80 heures chacune
4.1 Unité d'enseignement n° 1
- Généralités sur l'industrie du médicament :
. Le contexte économique général
. Le tissu industriel pharmaceutique
. Le pharmacien dans l'industrie pharmaceutique
- Conception et créativité du médicament
- Aspects généraux sur la recherche et le développement des produits de santé
- Dossier d'AMM :
. Aspects réglementaires
. Dossier pharmaceutique
. Dossier pharmaco-toxicologique
. Dossier clinique
4.2 Unité d'enseignement n° 2
- Réglementation des industries des produits de santé
- Aspects particuliers du développement des produits de santé :
. Dispositifs médicaux
. Produits orphelins
. Gaz médicaux
. Produits issus des biotechnologies
- Droit général du travail
- Ingénierie et production
- Distribution et commercialisation
- Application biomédicale d'une langue étrangère
4.3 Unité d'enseignement n° 3 de préspécialisation professionnelle
Enseignement spécifique à visée industrielle (ex : recherche et développement, production, contrôle de qualité, assurance qualité, gestion et marketing, affaires réglementaires, environnement) ou de recherche.
Cette unité d'enseignement doit permettre à chaque UFR d'exprimer ses propres spécificités.
4.4 Unité d'enseignement n° 4 de spécialisation professionnelle
Cette unité d'enseignement sera directement liée au projet professionnel de l'étudiant, son contenu est défini, par chaque unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques dans le souci de l'expression des compétences spécifiques et/ou du savoir faire de chacune d'entre elles. L'enseignement dispensé doit privilégier le travail par petits groupes et la pédagogie par résolution de problèmes.
Cette unité d'enseignement peut donner lieu à validation dans le cadre d'un autre cursus.
Enseignement de 5e année - préparation à l'internat
À la fin de la 5e année hospitalo-universitaire, l'étudiant se destinant à des fonctions d'interne en pharmacie doit être capable :
- d'être à l'écoute du patient et maîtriser la compréhension de son dossier médical ;
- d'établir des relations professionnelles avec l'ensemble des personnels soignants ;
- d'intégrer son futur rôle d'interne dans la prise en charge globale du patient et pour cela :
. de connaître le circuit du médicament de sa prescription à son administration au patient,
. d'apprendre à valider l'ordonnance : historique médicamenteux, indications, contre-indications, posologies, plan de prises, interactions médicamenteuses, effets indésirables,
. d'analyser la prescription biologique et de participer à la validation et à l'interprétation des résultats des analyses et des bilans biologiques des principales pathologies rencontrées.
- d'utiliser, maîtriser, évaluer les sources d'informations dans les domaines du médicament et de la biologie, lui permettant de rédiger et de présenter des dossiers thérapeutiques et biologiques de patients ;
- de participer aux différentes missions confiées aux pharmacies à usage intérieur ;
- d'intégrer le concept d'assurance qualité, d'accréditation, de certification ;
- de participer à des actions d'hygiène et de santé publique ;
- de maîtriser au moins une langue étrangère.
2 - Application de l'enseignement coordonné de 3e et 4e années sur les grandes pathologies : exposés et analyses de dossiers patients par les étudiants (enseignement commun avec la filière officine)
Il s'agit de la reprise des thèmes de l'enseignement coordonné dispensé en 3e et 4e années concernant les grandes pathologies sous forme :
1 - d'applications pratiques de dossiers patients rapportés par les étudiants, des unités de soins ;
2 - d'enseignement par résolution de problèmes adaptés au futur exercice de l'interne en pharmacie.
Il est conseillé de consacrer à cet enseignement au moins un après-midi (3 h par semaine).
- Thérapies génique, cellulaire et tissulaire
- Troubles du métabolisme de l'eau et des électrolytes et troubles de l'équilibre acido-basique
- Pathologies du système cardio-vasculaire
- Pathologies du système bronchopulmonaire
- Pathologies de la sphère ORL
- Pathologies de l'appareil locomoteur
- Grossesse - contraception
- Pathologies sociales : tabagisme, alcoolisme, toxicomanies...
Chaque UFR pharmaceutique définit les modalités de mise en application et de validation de cet enseignement.
3 - Unité d'enseignement no 1 de préparation à la prise de fonction d'interne en pharmacie (80 heures sous forme d'enseignement magistral, ED, TP)
3.1 Biologie hospitalière
3.1.1 Préparation à la prise de garde de biologie : gestion des examens urgents
- Principales urgences et garde biologique.
- Prise en charge du prélèvement.
- Formation pratique des futurs internes dans les domaines suivants :
. Bactériologie
. Parasitologie - Mycologie
. Toxicologie
Il sera envisagé essentiellement le principe des méthodes utilisées, l'interprétation des résultats biologiques, l'initiation à la validation et à la transmission des résultats (par système de gestion de laboratoire) pour les examens demandés lors des gardes.
- Pharmacologie appliquée :
. Interférences médicamenteuses sur les résultats biologiques ;
. Pharmacocinétique des principaux médicaments faisant l'objet d'un suivi des concentrations plasmatiques : ciclosporine, anti-rétroviraux, aminosides, antiasthmatiques, antituberculeux, digitaliques, antiépileptiques...
3.1.2 Préparation à la gestion des bilans de biologie générale et spécialisée
- Phase pré-analytique (étude de la prescription, renseignements cliniques, conditions et conformité du prélèvement).
- Phase analytique (formation aux diverses méthodologies, assurance de qualité, gestion des appareillages et reactovigilance).
- Phase post-analytique (validation biologique, cohérence des bilans, notions de valeurs de référence).
3.1.3 Préparation au rôle de consultant
- Conseil à la prescription d'examens complémentaires dans le cadre de la stratégie diagnostique d'une pathologie.
- Intérêt du suivi biologique et thérapeutique du patient.
- Intégration de résultats dans le dossier biologique du patient.
- Analyse et suivi budgétaire.
3.1.4 Initiation à la biologie innovante
- Instrumentation et méthodologies en biologie clinique
Chimie sur supports solides, spectrométrie dérivée, luminescence, fluorescence, électrodes, électrophorèse capillaire, dosage d'un substrat par voie enzymatique, chromatographie liquide et gazeuse, immunoanalyse et immunochimie, puces à ADN...
- Évaluation de nouveaux marqueurs
Étude des critères de fiabilité d'une méthode, de la spécificité et de la sensibilité de marqueurs pour une population particulière.
3.2 Pharmacie hospitalière
3.2.1 Préparation à la prise de garde en pharmacie : dispensation des produits pharmaceutiques
- Médicaments avec AMM (autorisation de mise sur le marché)
- Médicaments avec ATU (autorisation temporaire d'utilisation)
- Dispositifs médicaux stériles
- Dispositifs médicaux implantables
- MDS (médicaments dérivés du sang)
- Produits radiomarqués
- Produits diététiques utilisés à des fins médicales
3.2.2 Préparation aux missions de la pharmacie à usage intérieur
- Achats - Approvisionnements
- Dispensation, circuit des produits pharmaceutiques
- Préparations magistrales et hospitalières (préparation des cytotoxiques, nutrition parentérale...)
- Vigilances sanitaires
- Contrôles pharmaceutiques : physique, chimique, bactériologique
- Pharmaco-économie
- Analyse et suivi budgétaire
- Biosécurité et hygiène hospitalière
- Surveillance thérapeutique par le dosage des médicaments
3.3 Maîtrise d'outils communs à la biologie et à la pharmacie hospitalière
3.3.1 Documentation, information, communication (référentiels, consensus scientifiques...)
3.3.2 Informatique incluant les systèmes de gestion de laboratoire (SGL)
3.3.3 Démarche qualité : assurance qualité, Guide de bonne exécution des analyses (GBEA), Guide de bonnes pratiques de fabrication (GBPF), accréditation, certification
3.3.4 Langues vivantes
Analyse de publications, résumés, communications orales...
4 - Unité n° 2 d'enseignement spécialisé de 80 heures
L'étudiant choisit une unité d'enseignement spécialisé de 80 heures (CM, ED, TP), lui permettant d'acquérir des connaissances utiles pour ses options professionnelles futures, parmi les enseignements spécialisés organisés par l'UFR Parmi les unités d'enseignement existantes ou à créer citons :
- Biochimie physiopathologique spécialisée
- Cancérologie générale et moléculaire
- Certificat de génétique
- Microbiologie anaérobie
- Unité d'enseignement orientée vers la recherche...
5 - Organisation pratique du stage hospitalier de 5e année
5.1 Durée et lieu
Ce stage est de 12 mois à mi-temps, dont au moins 6 mois obligatoires en service(s) clinique(s) et de préférence 3 mois en service de biologie et 3 mois dans une pharmacie à usage intérieur.
5.2 Fonctions de l'étudiant
Les diverses fonctions des étudiants dans les services cliniques, de biologie, de pharmacie à usage intérieur sont en relation avec les objectifs pédagogiques du stage hospitalier.
Elles seront plus ou moins développées en fonction des conditions locales et des options professionnelles choisies par les étudiants. Ces derniers doivent participer à l'optimisation de la thérapeutique et au bon usage des examens biologiques. Ils doivent s'impliquer dans les relations entre les services et avec le personnel soignant.
Section XII - objectifs pédagogiques des stages en officine
Les objectifs pédagogiques des différents stages en officine prévus dans le cursus des études pharmaceutiques sont fonction du type de stage. Ils doivent amener progressivement l'étudiant à être capable de maîtriser les pratiques professionnelles et en particulier à mettre en œuvre le suivi pharmaceutique et l'information du patient.
- Le stage de 6 semaines prévu avant le début de la 3e année (article 22) a pour but de faire découvrir à tous les étudiants en pharmacie, quelle que soit leur activité professionnelle ultérieure, le rôle du pharmacien d'officine, acteur de santé publique.
- Les stages d'application en officine d'une semaine au cours de la 3e et 4e années (article 25 bis) ont pour objectif de permettre à tous les étudiants d'appliquer en situation réelle les connaissances acquises au cours des enseignements coordonnés de 3e et 4e années sur les pathologies les plus importantes et les principales classes thérapeutiques. Les modalités en seront définies après concertation entre la commission pédagogique de l'UFR et le maître de stage.
- Le stage professionnel de 6 mois en officine au cours de la 6e année d'études (article 26) est réservé aux étudiants ayant choisi de consacrer leur 3e cycle d'études (5e et 6e années) à l'enseignement de la filière officine.
À l'issue de ce stage, l'étudiant doit :
- maîtriser les posologies ;
- savoir effectuer les préparations magistrales selon les bonnes pratiques de fabrication ainsi que l'identification des matières premières ;
- connaître les symptômes des pathologies courantes et être capables de donner un conseil thérapeutique et de prévention les concernant ;
- savoir analyser et commenter les ordonnances ;
- être capable d'assurer le suivi thérapeutique à partir du dossier patient ;
- savoir élaborer et rédiger une opinion pharmaceutique ;
- avoir appris à connaître l'essentiel du travail quotidien d'une officine, y compris la gestion et le travail administratif ;
- savoir s'intégrer à l'équipe officinale.
Validation du stage de pratique professionnelle
1 - L'examen de validation du stage de pratique professionnelle officinale doit permettre d'apprécier les capacités du stagiaire à :
- identifier les matières premières ;
- effectuer les préparations magistrales selon les bonnes pratiques de préparations officinales ;
- analyser et commenter les ordonnances ;
- élaborer et rédiger une opinion pharmaceutique et assurer le suivi thérapeutique à partir du dossier patient.
2 - Le stage de pratique professionnelle industrielle effectué dans des établissements autres que ceux visés à l'article L 5124-1 du code de la santé, doit faire l'objet d'une évaluation prenant en compte l'avis motivé du maître de stage, le rapport écrit par le stagiaire, ainsi que l'atteinte des objectifs établis au début du stage.
Conformément à l'article 35 de l'arrêté du 8 avril 2013, l'arrêté du 17 juillet 1987 est abrogé à compter de l'année universitaire 2015-2016.
Arrêté du 22 mars 2011, art. 14 : les dispositions du présent arrêté s'appliquent lors de l'année universitaire 2011-2012, en ce qui concerne la deuxième année du premier cycle et lors de l'année universitaire 2012-2013 en ce qui concerne la première année du deuxième cycle.