Source: http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/politique6.htm
Timestamp: 2020-08-09 13:35:00+00:00
Document Index: 319024292

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 5', '§ 2', '§3', '§ 5', '§ 1', '§ 5', '§ 1', '§ 3', '§ 5', '§ 2', '§ 1', '§ 10', '§ 4', '§ 7', '§ 10', '§ 9', '§ 2', '§ 5', '§ 11', '§ 7', '§ 12', '§ 14', '§ 15', '§ 1', '§ 2', '§ 4', '§ 7', '§ 1', '§ 4', '§ 3', '§ 9', '§ 1', '§ 1', '§ 10', '§ 1', '§ 2', '§ 5', '§ 11', '§ 10', '§ 5', '§ 1', '§ 5', '§ 2', '§ 3', '§ 13', '§ 5', '§ 19', '§ 1', '§ 5', '§ 5', '§ 1', '§ 10', '§ 4', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 5', '§ 3', '§ 7', '§ 4', '§ 6', '§ 7', '§ 8', '§ 9', '§ 10', '§ 11', '§ 12', '§ 2', '§ 13', '§ 10', '§ 2', '§1', '§ 5', '§ 6', '§ 6', '§ 5', '§ 8', '§ 10', '§ 11', '§ 1', '§ 1', '§ 3', '§ 5', '§ 5', '§ 6', '§ 8', '§ 7', '§ 2', '§ 5', '§ 5', '§ 10', '§ 6', '§ 3', '§ 4', '§ 11', '§ 13', '§ 1', '§ 2']

ARISTOTE : Politique : traduction (livre6)
traduction française sans notes
§ 1. Le pédotribe. Voir plus haut, livre V, ch. IV, § 5.
§ 2. Le législateur et le véritable homme d'État. Il faut remarquer la profondeur toute pratique de ces conseils.
§3. Des constitutions inexécutables. Aristote veut désigner Platon, sans doute, et peut-être aussi Xénophon, dans les lignes suivantes.
§ 5. Les lois, au contraire. Aristote distingue ici fort nettement la constitution et les lois particulières, qui en découlent. Montesquieu, inspiré par le philosophe grec, bien que peut-être à son propre insu, a traité fort longuement ce très grave sujet. Rousseau n'en a pas dit un mot, parce qu'il n'a pensé qu'à une seule espèce de constitution, et qu'exagérant encore les idées des anciens, il n'a cherché que le gouvernement modèle, sans s'occuper des faits, c'est-à-dire des diverses constitutions possibles et réelles. Il a trop négligé l'histoire.
§ 1. Dans notre première étude. Voir plus haut, liv. III, ch. V.
L'aristocratie. Voici un des passages les plus formels qu'on puisse alléguer contre l'ordre actuel des livres de la Politique. Il a été parlé tout au long, dans le IIIe livre, de la royauté ; mais en suivant l'ancien ordre, il n'a pas encore été dit un seul mot de l'aristocratie. Or, Aristote déclare qu'en traitant de la parfaite république, du gouvernement modèle, il a entendu traiter de l'aristocratie. Donc les anciens VIIe et VIlle livres, où il expose le système du gouvernement modèle, viennent avant le IVe. M. Goettling n'a pas pensé à discuter ce passage. Voir l'appendice, la fin du IIIe livre et le commencement du IVe (7e). Du reste, je prie le lecteur qui voudra s'assurer de la légitimité du nouvel ordre des livres, de donner la plus grande attention à ce passage, et de le rapprocher du résumé si formel qu'Aristote fait dans ce chapitre même de la composition entière de son ouvrage. Voir plus bas dans ce paragraphe et § 5.
Ce qui constitue spécialement la royauté. Ceci en effet a été traité, livre III, chapitre V, §§ 1 et 2, et chapitres IX et X.
§ 3. Un écrivain. C'est Platon; voir le Politique, p. 459, trad. de M. Cousin.
§ 5. Et pour terminer. Ce passage, où Aristote indique la matière des livres suivants, prouve évidemment deux choses :
1° Que le gouvernement modèle, dont il ne parle pas, a été traité antérieurement dans les anciens VIIe et VIIIe livres, qui doivent venir après le IIIe ;
2° Que le prétendu Ve livre, qui traite des révolutions, doit venir en dernier lieu; et que le VIe livre des éditions ordinaires doit être placé, comme du reste le contenu même l'indique assez, après l'ancien IVe. Je ne comprends pas comment on a pu tirer de ce pas-age un argument pour l'ordre actuel des livres. M. Goettling a oublié de donner ici son avis.Voir l'appendice, la préface, la fin du I11e livre et le commencement du IVe (7e).
§ 2. Consistait en cavalerie. Cette observation d'Aristote s'est confirmée dans le moyen âge. La noblesse, qui seule possédait des chevaux, qui formait seule la «chevalerie», fut une oligarchie puissante; et elle perdit sa prépondérance, minée encore, il est vrai, par d'autres causes, quand l'infanterie commença à prévaloir dans les armées européennes.
L'histoire d'Érétrie. On sait fort peu de chose de l'histoire de ces divers États.
Quand nous avons traité. Aristote a, en effet, traité ce sujet tout au long, liv. IVe (7e), ch. VII et VIII; nouvelle preuve que les anciens VIIe et VIIIe livres doivent être placés avant l'ancien IVe. Voir dans ce livre, ch. tII § 1, et plus bas, dans ce chapitre, § 10.
M. Goettling a soutenu à tort qu'Aristote voulait rappeler ici le liv. III, ch. IV et V (de l'édit. de Goettling). D'abord, Aristote, dans ces chapitres, ne touche qu'incidemment le sujet dont il parle ici; et en second lieu, il n'y est pas question le moins du monde de l'aristocratie. Schneider avait bien vu qu'il s'agissait dans ce passage d'un sujet qui ne se trouvait que dans l'ancien VII'elivre, placé dans mon édition le IVe.
§ 4. La démocratie et l'oligarchie. Pour Platon, les deux constitutions mères sont la monarchie et la démocratie, Lois, livre III, page 178. Il semble mettre l'oligarchie au dernier rang, parce qu'elle a le plus de maîtres. Lois, livre IV, p. 220. trad. de M. Cousin. Voir aussi le Politique, p. 459.
§ 7. En Éthiopie.Voir Hérodote, Thalie, ch. XX.
§ S. Apollonie. Voir die Dorier, d'Ott. Müller, t. I, p. 118, et t. II, p. 51 et 156. La mer Ionienne est le golfe Adriatique. Apollonie était une colonie de Corinthe.
Théra. Théra, petite île voisine de la Crète. Strabon, liv. X, p. 465.
Colophon, ville d'Ionie, dans l'Asie Mineure; patrie de Xénophane, chef de l'école d'Élée. On ne sait si c'est le même Xénophane dont Athénée nous a conservé un fragment curieux sur le luxe de Colophon. Athénée, Deip., lib. XII, p. 526. Voir l'article de M. Cousin sur Xénophane, p. 20.
Et sont souverains. C'est ce que fait chez nous le suffrage universel.
§ 10. Comme je l'ai dit souvent. Voir dans ce même chapitre, § 9,et plus haut, ch. III § 2, et liv. IV, ch. VIII, § 5.
§ 11. Esclave par nature. Voir liv. I, ch. II, § 7.
§ 12. Dans la République de Platon. Les commentateurs, et Pinzger surtout (p. 14), ont accusé Aristote d'erreur ou de mauvaise foi dans l'exposé des idées de Platon. On pourrait dire plutôt que la critique d'Aristote est trop sévère; mais il ne prête guère à Platon que ce qui se trouve dans la République, livre II, p. 89 et suivantes, trad. de M. Cousin. Il faut ajouter aussi, pour être juste, que Socrate ne prétend pas traiter la question d'une manière didactique et complète.
Dans un but moral. Si cette critique est exacte quand elle s'adresse à ce passage de la Répu-blique, elle cesse tout à fait de l'être quand on l'applique à l'ensemble du système de Platon.
§ 14. Aux services publics. Voir Boeckh, Econ. polit. des Athén., liv. III, ch. XXI.
§ 15. Nous avons donc prouvé. Voir plus haut, ch. II et III de ce livre.
§ 1. Tarente, dans la Grande-Grèce, dans l'Italie méridionale; Byzance, où fut depuis Constantinople ; Égine prés des côtes de l'Attique ; Ténédos; île de la mer Égée, colonies doriennes. Voir die Dorier, d'Ott. Müller, t. II, p. 416, et passim, et Strabon, livre VI, p. 210.
Tarente avait été fondée par des Spartiates.Voir plus loin, liv.Vlll (5e), ch. VI, § 2, quelques détails sur cette colonie.
§ 4. Homère, Iliade, chant II, vers 204.
§ 7. A coups de décrets. Quelques commentateurs ont pensé qu'Anritote voulait faire ici la satire du gouvernement athénien.
§ 1. Dynastie. Ce mot, que j'ai dû paraphraser, signifie proprement le gouverneraient héréditaire des forts. C'est pour Aristote le dernier terme de l'oligarchie.
Sainte-Croix (des Anciens Gouv. fédér., liv. Il, ch. VIII), propose de le rendre paru polytyrannie ; c'est en effet la pensée de l'auteur, quoique l'expression ne soit pas très juste.
§ 4. Que nous nous sommes tracé. Voir plus haut, ch. IV, § 3. Seulement, dans ce dernier passage, Aristote a mis en troisième lieu l'espèce qu'il met ici en seconde ligne. Les nouvelles divisions présentées ici ne sont pas d'accord avec les précédentes, et l'on peut trouver qu'elles font double emploi à certains égards, bien qu'Aristote recherche non plus les caractères, mais les causes des diverses espèces de démocratie. Il y a quelque désordre dans tout ce passage.
§ 9. Suivant topinion commune. Ce n'est pas celle d'Aristote, puisqu'il réduit, avec raison, à trois, et non à quatre, les principales Constitutions. Voir plus haut, liv. III, ch. V, § 1, et dans ce liv. VI, ch. II, § 1.
Platon.... dans ses deux Républiques. La première dans la République, la seconde dans les Lois. Voir plus haut le IIe livre, chapitres I, II et III.
§ 10. Précédemment. M. Thurot prétend qu'il s'agit ici d'une partie du IIIe liv. que nous ne possédons pas. M. Goettling croit que ce sujet a été discuté par Aristote dans les ch. V et XII du IIIe livre (éd. de Schneider), où l'aristocratie n'a point été traitée à fond, mais simplement nommée. Il est évident qu'il est ici question des IVe (7e) et Ve (8e) livres. Voir ci-dessus, ch, II, §§ 1, et 5, et ch. III, §§ 2 et 10. Voir aussi la fin du IIIe liv. et l'appendice.
L'homme de bien et le bon citoyen. Voir plus haut, liv. III, ch. Il, § 5.
§ 11. Comme à Carthage. Voir liv. II, ch. VIII.
Comme à Sparte. Voir, id., ch. VI.
Sa première et plus parfaite espèce. Le mot du texte pourrait être pris ici pour signifier l'aristocratie dont il a été parlé « en premier lieu », aussi .bien que pour signifier la première, la meilleure des aristocraties. Pris dans ce sens, ce passage serait un argument de plus ajouté à tous ceux que j'ai déjà indiqués, pour le changement d'ordre dans les livres. Voir plus haut, § 10, dans ce chapitre, et plus loin, ch. VI, § 5. Voir aussi l'appendice.
§ 1. Des corruptions de la constitution parfaite. Voir plus haut, ch. III, § 5.
Au début. Voir plus haut, liv. III, ch. V, § 2.
§ 3. Fondée sur la raison. Voir liv. III, ch, VI, § 13.
§ 5. Une ancienneté de richesse. Voir liv. I, ch. II, § 19.
Dont j'ai parlé d'abord. Voir plus haut, liv. IV et V.
§ 1. Un objet de reconnaissance. Mot à mot : « Symbole ». Le contexte explique assez ce que ce mot veut dire. C'est un objet composé de deux parties qui peuvent être aisément séparées, pour être ensuite réunies. C'était souvent une pièce de monnaie ou de métal, un morceau de bois, etc. Deux personnes qui s'aimaient tendrement se partageaient le «symbole»,comme gage de fidélité et de souvenir. Cet usage touchant et fort antique subsiste encore parmi nous.
§ 5. La constitution lacédémonienne. Voir plus haut, ch. v, § 5, et liv. II, ch. VI ; voir aussi l'excellent traité de Cragius, p. 250. Sur le mélange des pouvoirs à Sparte, il faut surtout voir le morceau décisif des Lois de Platon, livre IV, p. 225, trad. de M. Cousin.
§ 1. Il nous resterait. Aristote dit ici qu'il ne lui reste plus qu'à parler de la tyrannie. Il n'aurait cependant pas traité de l'aristocratie, qui est la seconde forme de gouvernement dans sa classification, si l'on admet l'ordre actuel des livres. Il faut donc qu'il en ait antérieurement traité; et en effet, c'est le sujet de l'ancien VIIe livre, qui doit être placé, comme on l'a fait dans cette édition, avec l'ancien VIIIe, à la suite du IIIe. Voir ci-dessus, ch. v, § 10, et l'appendice.
Nous l'avons admise. Voir plus haut, liv. III, ch. V, § 4.
Précédemment de la royauté. Voir plus haut, liv. III, ch. IX et X, § 1.
§ 2. Assez de la royauté. Voir plus haut, liv. III, ch. IX, § 3.
Aesyninètes. Voir plus haut, liv. III, ch. IX, § 5.
§ 3. Dans la Morale. Voir plus haut la même théorie, au commencement du IVe (70) livre. Le passage auquel Aristote se réfère est dans la Morale à Nicomaque, liv. II, ch. VI, § 7, p. 36 de ma traduction.
§ 4. Elle sait en effet. Il faut bien remarquer que dans cette discussion sur la classe moyenne, Aristote vante surtout ses vertus d'obéissance; et il a parfaitement raison. Quant aux vertus de commandement, qui sont tout autrement précieuses, elles sont aussi tout autrement rares que les premières. Voir Jean-Jacques Rousseau, Contrat social, liv. II, ch. XI.
§ 6. Ce sont des êtres égaux. Ce principe qu'Aristote a répété dans tout le cours de son ouvrage, suffirait seul pour repousser les accusations dont il a été l'objet. Un partisan de la tyrannie ou de la monarchie absolue ne réclamerait pas l'égalité comme base nécessaire de l'Etat. Voir la préface, et liv. III, ch. VIII.
§ 7. Les plus sûres. Dans le récit d'Er l'Arménien, l'âme d'Ulysse aux enfers choisit la vie tranquille d'un simple particulier, République de Platon liv. X, page 292, traduction de M. V. Cousin.
Phocylide, de Milet, poéte gnomique, était contemporain de Solon. Il nous reste sous son nom un recueil de sentences en vers; mais on doute que ce recueil soit authentique. Phocylide est un des plus anciens moralistes de la Grèce, si ce n'est même le plus ancien.
§ 8. Plus tard. Voir le VIIIe (5e) livre, ch. 1 et suiv.
§ 9. Les grandes cités. On pourrait dire que de nos jours c'est tout le contraire : les capitales sont en général le foyer des révolutions.
§ 10. Lycurgue. On peut contester cette assertion d'Aristote. Lycurgue, sans être roi, appartenait aux classes élevées, puisqu'à défaut de son neveu Charilaüs, dont il fut le tuteur, il devait monter sur le trône.
§ 11. La haute direction des affaires. Les Lacédémoniens et les Athéniens. Aristote a fait plusieurs fois cette observation dans le cours de son ouvrage. Voir liv. VIII° (5e), ch. VI, dernier paragraphe.
§ 12. Un seul homme. On ne s'accorde point sur le personnage qu'Aristote entend désigner ici; on a nommé Gélon de Syracuse, Théopompe de Lacédémone, Clisthène,etc.Schneider voulait que ce fût Thésée. Voir plus haut, liv. II, ch. IXx, § 2. Au IIe livre, ch. IV, Aristote a fait l'analyse de la constitution de Phaléas, fondée sur l'égalité; peut-être s'agit-il ici de ce législateur; mais on ignore si Phaléas a personnellement gouverné. M. Goettling pense qu'il s'agit de Pittacus de Mitylène.
§ 13. Que nous avons esquissé. Ceci suppose encore qu'il a été antérieurement question du gouvernement parfait. Voir, dans ce livre, chapitre v, § 10, et l'appendice.
§ 2. Avec toutes ses combinaisons diverses. Voir plus haut, ch. IV, §1.
§ 5. En accordant trop aux riches. Il est difficile, après une déclaration aussi nette, de comprendre comment Rousseau a pu se tromper sur la véritable pensée d'Aristote ; Contrat Social, liv. III, ch. V.
§ 6. Les exercices du gymnase. Nous ne sentons plus cette importance politique que les anciens législateurs attachaient à la gymnastique. Les gouvernements s'inquiètent aujourd'hui fort peu que les populations naissent contrefaites et rachitiques. L'hygiène publique est, de nos jours, une affaire de police dont on s'occupe à peine; chez les anciens, c'était une affaire constitutionnelle. La force physique est peut-être moins nécessaire dans la civilisation actuelle; mais la santé l'est toujours autant. Au reste, dans tout ce qui touche à l'individu, les droits du gouvernement, jadis si étendus, sont aujourd'hui à peu près nuls; et c'est peut-être un malheur. On ne peut douter que, si la gymnastique venait à renaître réellement parmi nous, comme semblent l'annoncer quelques essais fort louables, la loi ne dùt en régler l'usage dans les établissements publics, comme elle a réglé le cours des études dans les lycées, et certains exercices corporels dans les écoles militaires.
§ 6. Dans les Lois de Charondas. Voir liv. II, ch. IX, § 5.
§ 8. Que de citoyens armés. L'État ne pouvait vivre autrement, menacé au dedans par les esclaves qu'il renfermait, au dehors par ses voisins jaloux.
§ 10. A Malie. Les Maliens habitaient près du mont OEta, sur les bords du Sperchius; ils étaient renommés pour leur courage; et leur adresse comme frondeurs n'était pas moins célèbre. Voir Ott. Müller, die Dorier, t. I, p. 43.
§ 11. La classe moyenne. Le même phénomène s'est reproduit dans nos sociétés modernes ; la classe moyenne s'y est constamment accrue; et le gouvernement est d'autant plus stable qu'elle est plus nom breuse.
§ 1. Le premier. Voilà la théorie des trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire; il n'est pas besoin de la recommander à l'attention du lecteur. Montesquieu (livre Xl, ch. VI) l'a un peu changée, et il a omis de rappeler qu'elle était due à Aristote. Voir ci-dessus, liv. IV (7), ch. VI, § 1. Voir la discussion sur Montesquieu dans la préface.
§ 3. Téléclès de Milet. Cc person nage n'est connu que par ce passage d'Aristote. Est-ce un législateur ? Est-ce un simple théoricien ?
§ 5. Comme nous l'avons dit. Voir plus haut, ch. IV, § 5.
§ 6. Payant le cens. Voit Boechh, Écon. pol. des Athén., liv. III, ch. XI. Le cens est la question essentielle partout où il est admis.
§ 8. Même des lois. Voir plus haut, liv. VI (4), ch. IV, § 7, un passage analogue.
§ 2. Les choréges. Ceux qui faisaient les dépenses des chœurs de musique ou de danse, dans les pièces de théàtre, pour les fêtes publiques.
§ 5. Ces instruments à plusieurs fins. C'étaient apparemment des lances au bout desquelles pouvait s'adapter une lanterne. Aristote se sert encore de ce mot, Des Parties des Animaux, livre IV, ch. VI, p. 683, a, 25, éd. de Berlin. Voir l'Onom. de J. Pollux, liv. X, ch. CXVIII; et plus haut, liv. 1, ch. 1, § 5. J'ai dû paraphraser un peu le texte, afin de le rendre parfaitement clair.
§ S. De commissions préparatoires. Aristote veut sans doute ici rappeler les Rapporteurs établis par l'oligarchie des Quatre-Cents à Athènes, la première année de la XCIIe olympiade, l'an 411 avant J.-C. Ce fut après la défaite de Sicile.
§ 10. A Mégare, ville dorienne, entre l'Attique et l'isthme de Corinthe. Aristote parle encore de cette république et des révolutions qu'elle a subies, livre VIII (5), ch. II, § 6, et ch. IV, § 3. Dans la Poétique, ch. III, § 4, page 14 de ma traduction, il rappelle aussi la démocratie de Mégare. L'événement auquel il fait allusion remonte à la troisième année de la LXXXIIIe olympiade, 446 ans avant J.-C.
§ 11. Combinaison de ces modes. Tout ce passage est d'une conception assez difficile. M. Goettling, pour l'éclaircir, a dressé un tableau dont je donnerai ici l'analyse. Il a bien saisi, selon moi, le sens de cette nomenclature semi-politique, semi-arithmétique.
Aristote reconnaît d'abord trois divisions principales. Ce sont :
1° Les électeurs ;
2° Les éligibles;
3° Le mode de nomination.
Chacune de ces divisions principales peut subir trois modifications :
Les électeurs peuvent être : (A) le corps entier des citoyens, (B) certaine classe privilégiée, (C) ou enfin le corps entier des citoyens pour certaines fonctions, et une classe privilégiée pour certaines autres.
Les éligibles peuvent présenter les mêmes diversités : (A') (B') (C'). Le mode de nomination peut être : (A") le sort, (B") l'élection, (C") ou enfin l'élection pour certaines fonctions, et le sort pour certaines autres.
Chacune de ces modifications peut admettre quatre nuances distinctes :
Ainsi, pour les électeurs,
La première modification est que le corps entier des citoyens ait le droit d'élire. En partant de cette base, voici les quatre nuances :
a') Tous les citoyens étant électeurs, ils prennent les éligibles sur le corps entier des citoyens, par le choix.
b') Id. id, id., par le sort.
c') Tous les citoyens étant électeurs, ils prennent les éligibles dans certaines classes privilégiées, par le choix.
(d') Ici. id. id. id., par le sort.
La seconde modification suppose que les électeurs forment une classe privilégiée. En partant de cette base, voici quatre nouvelles nuances :
(a") Electeurs privilégiés prenant les éligibles sur la masse, par le choix;
(b") Id. id. id., par le sort.
(c") Electeurs privilégiés prenant les éligibles dans certaines classes, par le choix;
(d") Id. id. id., par le sort.
La troisième modification suppose que tous les citoyens nomment à certaines fonctions, en même temps qu'une classe privilégiée nommera à certaines autres. En partant encore de cette hase, voici trois dernières nuances:
(a"') Tous nommant à quelques fonctions, et des privilégiés nommant à quelques autres, ils peuvent prendre sur la masse, par le choix;
(b"') Id. id. ic., par le sort.
(c'") Tous nommant à quelques fonctions, et des privilégiés nommant à quelques autres, ils peuvent prendre sur les classes privilégiées, par le choix;
(d''') Id. id. id., par le sort. Restent enfin les combinaisons mi-parties. Aristote explique lui-même que ces combinaisons sont au nombre de trois pour chaque modification.
Il est évident que ces douze nuances, expliquées ici pour la première division principale, pour les électeurs, se reproduisent pour la seconde division et pour la troisième. Mais, pour l'une et pour l'autre, il y aurait à changer l'ordre des termes, qui resteraient toujours les mêmes.
§ 13. Le système n'est plus oligarchique. Ces mots sont empruntés à la vieille traduction; aucun manuscrit ne les donne : mais ils me semblent tout à fait indispensables,etj 'ai cru pouvoir les rétablir.
§ 1. Aristote, après avoir annoncé que les tribunaux de diverses espèces sont au nombre de huit, n'en énumère d'abord que sept : le huitième n'est désigné que plus bas, p. 357, l. 12. Cette classification ne paraît point avoir été comprise par Chalcondyle, qui, après le cinquième tribunal, ajoute en marge : «le sixième pour juger les injures». Cette leçon n'est donnée par aucun autre manuscrit; elle est d'ailleurs contraire à la pensée de l'auteur, et l'on peut croire qu'elle n'appartient qu'au copiste. M,. Goettling, cependant, approuve cette addition du manuscrit 2023.
§ 2. Le tribunal du Puits. Le Puits était un lieu situé près du Pirée, sur le bord de la mer. Quand un exilé, accusé durant son absence d'un nouveau crime, voulait venir se justifier, il se rendait sur un vaisseau, vis-à-vis du Puits, et de là plaidait sa cause devant les juges, assis sur le rivage qu'il lui était interdit de toucher. Voir Pausanias, Attique, p. 42.
De une cinq drachmes. Ce tribunal se nommait à Athènes Parabyste. Voir Pausanias, Att., p. 41 et suiv., éd. Firmin Didot.
Il est évident, du reste, qu'Aristote a eu ici en vue toute l'organisation judiciaire d'Athènes. Voie le commencement et la fin du VIIe (6e) livre.