Source: http://www.avocats-goudjil.com/index.php?id=aide-juridictionnelle-decret-91-1266-19-12-1991
Timestamp: 2019-08-22 22:26:22+00:00
Document Index: 7066223

Matched Legal Cases: ['art. 7', 'art. 3', 'art. 3', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 47', 'art. 6', 'art. 1', 'art. 6', 'art. 2', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 5', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 4', 'art. 1', 'art. 6', 'art. 14', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 1', 'art. 7', 'art. 8', 'art. 9', 'art. 10', 'art. 11', 'art. 12', 'art. 13', 'art. 19', 'art. 3', 'art. 6', 'art. 22', 'art. 21', 'art. 22', 'art. 23', 'art. 24', 'art. 25', 'art. 26', 'art. 5', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 9', 'art. 3', 'art. 3', 'art. 7', 'art. 31', 'art. 8', 'art. 4', 'art. 9', 'art. 34', 'art. 3', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 2', 'art. 36', 'art. 10', 'art. 3', 'art. 37', 'art. 7', 'art. 38', 'art. 30', 'art. 9', 'art. 10', 'art. 15', 'art. 16', 'art. 4', 'art. 39', 'art. 39', 'art. 17', 'art. 47', 'art. 11', 'art. 14', 'art. 4', 'art. 1', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 13', 'art. 12', 'art. 10', 'art. 2', 'art. 700', 'art. 11', 'art. 48', 'art. 2']

Aide Juridictionnelle - Décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique | Cabinet d'Avocats Goudjil, Droit de la famille - Droit de la Route - Droit Pénal - Droit des étrangers - Droit de l'immobilier - Droit Commercial
Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances et du budget, du ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre de l’intérieur, du ministre des affaires sociales et de l’intégration, du ministre délégué au budget et du ministre délégué à la justice,
Vu l’ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France, notamment ses articles 18 bis et 24 ;
Vu l’article 22 de la loi n° 68-690 du 31 juillet 1968 portant diverses dispositions d’ordre économique et financier ;
Vu la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 modifiée d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France, notamment son article 21 ;
Vu le décret n° 53-707 du 9 août 1953 modifié relatif au contrôle de l’Etat sur les entreprises publiques nationales et certains organismes ayant un objet d’origine économique ou social ;
Vu le décret n° 55-733 du 26 mai 1955 modifié portant codification, en application de la loi n° 55-360 du 3 avril 1955, et aménagement des textes relatifs au contrôle économique et financier de l’Etat ;
Vu le décret n° 63-766 du 30 juillet 1963 modifié pris pour l’application de l’ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945 et relatif à l’organisation et au fonctionnement du Conseil d’Etat ;
Vu le décret n° 82-440 du 26 mai 1982 pris pour l’application de l’article 24 de l’ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France ;
Vu le décret n° 88-1111 du 12 décembre 1988 modifié relatif à la détermination du revenu minimum d’insertion et à l’allocation de revenu minimum d’insertion et modifiant le code de la sécurité sociale (deuxième partie : Décrets en Conseil d’Etat) ;
Vu le décret n° 91-1164 du 12 novembre 1991 pris en application de l’article 20 de la loi n° 89-548 du 2 août 1989 relative aux conditions de séjour et d’entrée des étrangers en France et fixant les modalités d’application de l’article 35 bis de l’ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée, notamment son article 4 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel en date du 26 novembre 1991 ;
TITRE Ier : L’aide juridictionnelle
CHAPITRE Ier : Des conditions d’obtention.
Les ressources prises en compte pour apprécier le droit à l’aide juridictionnelle au regard des plafonds fixés par la loi sont la moyenne mensuelle des ressources de la dernière année civile.
Il peut être tenu compte de la moyenne mensuelle des ressources perçues depuis le 1er janvier de l’année en cours si des modifications du niveau des ressources le justifient.
• Modifié par Décret n°2009-404 du 15 avril 2009 - art. 7
Sont exclues de l’appréciation des ressources :
b) Les prestations sociales à objet spécialisé énumérées à l’article R. 262-10 du code de l’action sociale et des familles ;
d) L’allocation de logement prévue par l’article L. 831-1 du code de la sécurité sociale ;
e) Le revenu de solidarité active mentionné à l’article L. 262-1 du code de l’action sociale et des familles.
Les plafonds de ressources prévus pour l’octroi de l’aide juridictionnelle totale ou partielle sont majorés d’une somme équivalente à :
a) 0,18 fois le montant du plafond de ressources pris en compte pour le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale pour chacune des deux premières personnes à charge ;
1° Le conjoint ou le concubin ou le partenaire d’un pacte civil de solidarité dépourvu de ressources personnelles ;
2° Le descendant qui, au 1er janvier de l’année en cours, est âgé de moins de dix-huit ans ou, s’il poursuit ses études, de moins de vingt-cinq ans, ou qui est titulaire de la carte d’invalidité prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et vit sous le toit du demandeur à l’aide juridictionnelle ;
3° L’ascendant qui habite avec le demandeur à l’aide juridictionnelle et dont les ressources n’excèdent pas le montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées mentionnée à l’article L. 815-4 du code de la sécurité sociale ou, dans l’hypothèse mentionnée à l’article 2 de l’ordonnance n° 2004-605 du 24 juin 2004, le montant cumulé de l’allocation spéciale vieillesse et de l’allocation supplémentaire mentionnées à cet article ou, s’il ne peut prétendre à ces allocations, le montant du revenu minimum d’insertion.
Lorsque, pour l’appréciation des ressources du demandeur de l’aide juridictionnelle, il est tenu compte, dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article 5 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, des ressources provenant de son conjoint, de son concubin ou de son partenaire à un pacte civil de solidarité ainsi que des autres personnes vivant habituellement à son foyer, les plafonds de ressources sont majorés d’une somme équivalente à 0,18 fois le montant du plafond de ressources pris en compte pour le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale pour chacune des deux premières personnes vivant habituellement à son foyer et à 0,1137 fois ce même montant pour chacune des autres personnes.
Section II : Des conditions de prise en charge des frais au titre de l’aide juridictionnelle.
• Créé par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 3
L’aide juridictionnelle ne prend pas en charge les frais couverts par un contrat d’assurance de protection juridique ou un autre système de protection mentionnés à l’article 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Le cas échéant, la part des frais ainsi couverts vient en déduction des sommes avancées par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
” Art. 3. - (abrogé)
CHAPITRE II : Des bureaux d’aide juridictionnelle
Section I : De l’organisation des bureaux.
Le bureau d’aide juridictionnelle établi au siège du tribunal de grande instance comporte des sections dans les cas suivants :
1° Une section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif et les autres juridictions administratives statuant en premier ressort, lorsque le tribunal administratif a son siège dans le ressort du tribunal de grande instance près lequel le bureau est établi ;
2° Une section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant la cour d’appel, lorsque la cour d’appel a son siège dans le ressort du tribunal de grande instance près lequel le bureau est établi ;
3° Une section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant la cour administrative d’appel et les autres juridictions administratives statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat, lorsque la cour administrative d’appel a son siège dans le ressort du tribunal de grande instance près lequel le bureau est établi.
Dans chacun de ces cas, le bureau comporte aussi une section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant les juridictions de première instance de l’ordre judiciaire ou la cour d’assises.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 3 JORF 15 juin 2001
Lorsque le bureau comporte des sections, il est présidé par le président de la section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant les juridictions de première instance de l’ordre judiciaire ou la cour d’assises.
Le président du bureau ne peut se substituer aux présidents de section pour l’exercice des pouvoirs qui leur sont conférés par la loi et par le présent décret.
Outre les fonctions de vice-président qui lui sont confiées par le premier alinéa de l’article 16 de la loi du 10 juillet 1991 précitée le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction près laquelle le bureau est établi exerce, sous l’autorité du président du bureau, les fonctions d’administration du bureau. Il désigne le ou les secrétaires du bureau ou de ses sections.
Les bureaux d’aide juridictionnelle ou les sections de bureau peuvent comporter des divisions si le nombre des affaires l’exige.
Les dispositions concernant les bureaux et les sections de bureau ainsi que leurs présidents et membres sont applicables à chaque division, à l’exception de celles du premier alinéa de l’article 22.
• Créé par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 4 JORF 15 juin 2001
Le bureau, la section ou la division chargés d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant une juridiction examinent également celles qui concernent les pourparlers transactionnels prévus au deuxième alinéa de l’article 10 de la loi du 10 juillet 1991 afférents à des litiges relevant de la compétence des juridictions auprès desquelles ils sont établis.
1° En ce qui concerne les sections de bureau chargées d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant les tribunaux administratifs et les autres juridictions administratives statuant en premier ressort, par le procureur de la République près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel le tribunal administratif a son siège ;
2° En ce qui concerne les sections de bureau chargées d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant les cours administratives d’appel et les autres juridictions administratives statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat, par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle la cour administrative d’appel a son siège ;
3° En ce qui concerne le bureau établi près la commission des recours des réfugiés, par le procureur général près la cour d’appel de Paris.
Le président du bureau ou de la section chargé de statuer sur les demandes relatives aux affaires portées devant les juridictions de première instance de l’ordre judiciaire ou la cour d’assises est nommé par le président du tribunal de grande instance.
Les présidents des sections chargées d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif et les autres juridictions administratives statuant en premier ressort, celles relatives aux affaires portées devant la cour d’appel et celles relatives aux affaires portées devant la cour administrative d’appel et les autres juridictions statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat, sont respectivement nommés par le président du tribunal administratif, le premier président de la cour d’appel et le président de la cour administrative d’appel.
Les présidents des bureaux établis près la Cour de cassation, près le Conseil d’Etat et près la commission des recours des réfugiés sont respectivement nommés par le premier président de la Cour de cassation, après consultation du bureau de cette cour, par le vice-président du Conseil d’Etat, après consultation des présidents de section, et par le président de la commission des recours des réfugiés.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 5 JORF 15 juin 2001
Outre son président et son vice-président, le bureau ou la section du bureau chargé d’examiner les demandes d’admission à l’aide juridictionnelle relatives aux affaires portées devant les juridictions de première instance de l’ordre judiciaire ou la cour d’assises comprend :
Outre son président, la section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif et les autres juridictions administratives statuant en premier ressort comprend :
1° Selon la décision du président du tribunal administratif, soit deux avocats choisis parmi les avocats établis dans le ressort de cette juridiction, soit un avocat et un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ou un avoué près la cour d’appel dans le ressort de laquelle le tribunal administratif a son siège ;
Outre son président et son vice-président, la section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant la cour d’appel comprend :
1° Un avocat établi dans le ressort de la cour d’appel et un avoué près cette cour ;
Les directeurs sont ceux du département dans lequel la cour d’appel a son siège.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 47 JORF 15 juin 2001
Outre son président, la section chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant la cour administrative d’appel et les autres juridictions administratives statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat comprend :
1° Selon la décision du président de la cour administrative d’appel, soit deux avocats choisis dans le ressort de cette juridiction, soit un avocat et un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ou un avoué près la cour d’appel dans le ressort de laquelle la cour administrative d’appel a son siège ;
Les directeurs sont ceux du département dans lequel la cour administrative d’appel a son siège.
2° Deux avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ;
4° Un représentant du ministre chargé de l’aide sociale ;
Outre son président, le bureau établi près le Conseil d’Etat comprend :
1° Deux membres choisis par le Conseil d’Etat ou, lorsque la demande concerne le tribunal des conflits, un membre choisi par le Conseil d’Etat et un membre choisi par la Cour de cassation ;
1° Deux avocats des barreaux des ressorts de la cour d’appel de Paris ou de la cour d’appel de Versailles ;
2° Un représentant du ministre des affaires étrangères et un représentant du ministre de l’intérieur ;
Les membres des bureaux d’aide juridictionnelle choisis par la Cour de cassation et par le Conseil d’Etat, les avocats et officiers publics ou ministériels membres des bureaux d’aide juridictionnelle peuvent être choisis parmi les magistrats honoraires à la Cour de cassation, les membres honoraires du Conseil d’Etat, les avocats honoraires et les officiers publics ou ministériels honoraires.
• Modifié par Décret n°2000-344 du 19 avril 2000 - art. 6 JORF 21 avril 2000
Les avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, les avocats, les avoués près les cours d’appel et les huissiers de justice, membres des bureaux d’aide juridictionnelle, sont désignés, selon le cas, par le conseil de l’ordre, la chambre de discipline ou la chambre départementale dont ils relèvent. Lorsque les fonctions du conseil de l’ordre sont remplies par le tribunal de grande instance, les avocats membres des bureaux d’aide juridictionnelle ou des sections de bureau sont désignés par l’assemblée générale de l’ordre.
Dans les départements où il existe plusieurs directions des services fiscaux, le directeur appelé à faire partie du bureau d’aide juridictionnelle est désigné par le directeur général des impôts.
Les membres des bureaux qui doivent être choisis par la Cour de cassation ou par le Conseil d’Etat sont désignés respectivement par le premier président de la Cour de cassation, après consultation du bureau de cette cour, et par le vice-président du Conseil d’Etat, après consultation des présidents de section.
Les membres des bureaux ou des sections de bureau au titre des usagers sont choisis parmi les personnes portant un intérêt particulier aux problèmes relatifs à l’accès à la justice. Ils sont désignés par le conseil départemental de l’accès au droit dans le ressort duquel le bureau a son siège.
• Modifié par Décret n°2007-1151 du 30 juillet 2007 - art. 1 JORF 1er août 2007
Les membres des bureaux et des sections de bureau, honoraires, ne sont renouvelables qu’une fois.
Toutefois, en ce qui concerne les bureaux d’aide juridictionnelle établis près la Cour de cassation et le Conseil d’Etat, la nomination ou la désignation des membres honoraires peut être renouvelée.
Les membres des sections d’un même bureau peuvent, sous réserve des règles propres à la composition de chaque section, être membres de plusieurs sections de ce bureau.
Le président ou le membre d’un bureau qui cesse cette fonction pour quelque cause que ce soit avant l’expiration de la période triennale est remplacé par un membre de la même catégorie nommé ou désigné dans les mêmes conditions et selon les mêmes formes que son prédécesseur. Il ne demeure en fonctions que pour la durée de cette période restant à courir.
Le président ou le membre d’un bureau qui perd la qualité en raison de laquelle il a été nommé ou désigné cesse d’office d’exercer ses fonctions. Toutefois, cette disposition n’est applicable ni aux magistrats ni aux membres du Conseil d’Etat qui perdent leur qualité en raison de la cessation de leur activité professionnelle et auxquels l’honorariat n’est pas retiré ou refusé.
L’honorariat peut être accordé aux anciens présidents des bureaux d’aide juridictionnelle ou des sections de bureau qui ont exercé leurs fonctions pendant six ans au moins. Il est conféré par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, pris sur proposition de l’autorité de nomination.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 6 JORF 15 juin 2001
Le bureau d’aide juridictionnelle territorialement compétent pour statuer sur la demande d’aide juridictionnelle est :
1° Pour les affaires relevant d’une juridiction de première instance de l’ordre judiciaire, d’une cour d’assises ou de la commission nationale technique prévue par l’article L. 143-3 du code de la sécurité sociale, le bureau établi près le tribunal de grande instance du lieu où demeure le demandeur ;
2° Pour les affaires relevant d’un tribunal administratif ou d’une juridiction administrative statuant en premier ressort, le bureau comportant une section spécialisée pour le tribunal administratif dans le ressort duquel demeure le demandeur.
Il en est de même lorsque l’aide juridictionnelle est demandée pour l’accomplissement d’un acte conservatoire ou l’exercice d’une voie d’exécution.
Est compétent pour les affaires portées devant une cour d’appel le bureau établi au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel a son siège la cour d’appel devant laquelle l’affaire est ou doit être portée.
Est compétent pour les affaires portées devant une cour administrative d’appel le bureau établi au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel a son siège la cour administrative d’appel devant laquelle l’affaire est ou doit être portée.
Est compétent pour les affaires portées devant une autre juridiction administrative statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat le bureau établi au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel a son siège la cour administrative d’appel dans le ressort de laquelle est installée la juridiction devant laquelle l’affaire est ou doit être portée.
Les dispositions des alinéas précédents sont applicables aux demandes d’aide juridictionnelle formées en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance.
Dans tous les cas, la demande d’aide juridictionnelle peut être portée devant le bureau établi au siège du tribunal de grande instance du domicile du demandeur. Le bureau ainsi saisi transmet, s’il y a lieu, le dossier, après avoir vérifié qu’il contenait les pièces exigées par la loi, au bureau compétent pour statuer sur la demande.
• Modifié par Décret n°2008-278 du 21 mars 2008 - art. 2
Lorsque le demandeur ne demeure pas en France ou lorsque, demeurant à Mayotte, dans les îles Wallis et Futuna ou en Nouvelle-Calédonie, il a saisi ou envisage de saisir une juridiction ayant son siège en métropole, dans un département d’outre-mer, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon ou en Polynésie française, le bureau territorialement compétent est :
1° Pour les affaires portées devant une juridiction de première instance de l’ordre judiciaire, une cour d’assises ou la Cour nationale de l’incapacité et de la tarification de l’assurance des accidents du travail prévue par l’article L. 143-3 du code de la sécurité sociale, celui qui est établi au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel est installée la juridiction devant laquelle l’affaire est ou doit être portée ;
2° Pour les affaires portées devant un tribunal administratif, celui qui est établi au siège du tribunal de grande instance dans la ressort duquel a son siège le tribunal administratif devant lequel l’affaire est ou doit être portée ;
3° Pour les affaires portées devant une autre juridiction administrative statuant en premier ressort, celui qui est établi au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel a son siège le tribunal administratif dans le ressort duquel est installée la juridiction devant laquelle l’affaire est ou doit être portée.
Il en est de même lorsque l’aide juridictionnelle est demandée en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance ou pour l’accomplissement d’un acte conservatoire ou l’exercice d’une voie d’exécution.
Par dérogation à l’article 26, est compétent pour examiner les demandes d’aide juridictionnelle afférentes à des commissions ou des désignations d’office le bureau établi près la juridiction qui a procédé à la commission ou à la désignation.
De même, la demande d’aide juridictionnelle formée après qu’une juridiction a été saisie est présentée devant le bureau ou la section de bureau dont relève cette juridiction.
Seuls peuvent être saisis, pour les affaires portées devant la Cour de cassation, le Conseil d’Etat ou la commission des recours des réfugiés, les bureaux établis près ces juridictions.
Le bureau près le Conseil d’Etat est également compétent pour les demandes relevant du tribunal des conflits et de la Cour supérieure d’arbitrage.
Est compétent pour statuer sur la demande d’aide juridictionnelle d’un étranger devant la commission de séjour des étrangers ou devant la commission d’expulsion des étrangers le bureau établi près le tribunal de grande instance du chef-lieu du département dans lequel siège la commission ou, le cas échéant, la section de ce bureau chargée d’examiner les demandes relatives aux affaires portées devant les juridictions de première instance de l’ordre judiciaire ou la cour d’assises.
Les dispositions du dernier alinéa de l’article 26 sont applicables.
Le président du bureau ou de la section de bureau compétent pour prononcer l’admission provisoire est celui du bureau ou de la section du bureau compétent pour statuer sur la demande d’aide juridictionnelle.
Le bureau ou la section de bureau qui se déclare incompétent renvoie la demande par décision motivée devant le bureau ou la section de bureau qu’il désigne.
La décision de renvoi s’impose au sein d’un même ordre de juridiction, à moins que le bureau ou la section désigné ne soit d’un niveau supérieur.
Lorsque le bureau ou la section de renvoi est compétent pour examiner les demandes portées devant l’autre ordre de juridiction et se déclare incompétent, il transmet le dossier au bureau établi près le Conseil d’Etat, complété par le président du bureau établi près la Cour de cassation qui statue sur la demande d’aide juridictionnelle.
Section I : Des demandes d’aide juridictionnelle.
• Modifié par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 4
La demande d’aide juridictionnelle est déposée ou adressée par l’intéressé ou par tout mandataire au bureau d’aide juridictionnelle.
1° Nom, prénoms, profession, nationalité, domicile et, le cas échéant, numéro d’allocataire attribué par la caisse d’allocations familiales du requérant ou, si celui-ci est une personne morale, ses dénomination, forme, objet et siège social ;
- l’objet de la demande en justice, accompagné d’un exposé succinct de ses motifs ;
- la description sommaire du différend existant, l’identité des parties et l’objet de la transaction envisagée avant l’introduction de l’instance ;
3° La juridiction saisie ou susceptible de l’être ou, s’il s’agit d’un acte conservatoire ou d’un acte d’exécution, le lieu où ils doivent être effectués ;
4° Le cas échéant, les nom et adresse de l’avocat et des officiers publics ou ministériels choisis.
Tout changement de domicile qui survient postérieurement à la demande d’aide doit être déclaré sans délai au bureau d’aide juridictionnelle initialement saisi.
a) S’il dispose d’un ou plusieurs contrats d’assurance de protection juridique ou d’un autre système de protection couvrant la rémunération des auxiliaires de justice et les frais afférents au différend pour lequel le bénéfice de l’aide est demandé ;
b) S’il a ou non bénéficié de l’aide juridictionnelle pour le même différend, que la demande d’aide soit formée en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance ou pour introduire une instance.
• Modifié par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 5
1° Copie du dernier avis d’imposition prévu à l’article L. 253 du livre des procédures fiscales (ou d’un avis de non-imposition) ainsi qu’une déclaration de ressources ou, s’il dispose de ressources imposables à l’étranger, toute pièce équivalente reconnue par les lois du pays d’imposition ;
2° Le cas échéant, copie de la décision contre laquelle il entend exercer un recours ou du titre dont il veut poursuivre l’exécution ;
4° S’il est de nationalité étrangère et non ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne, les pièces et documents sous le couvert desquels il est autorisé à résider en France et une justification du caractère habituel de cette résidence, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 3 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée ;
5° Le cas échéant, la justification de sa situation familiale dans les conditions prévues à l’article 2 du décret n° 2000-1277 du 26 décembre 2000 portant simplification de formalités administratives ou, s’il est ressortissant étranger, par la production de toute pièce équivalente reconnue par les lois de son pays d’origine ou de résidence ;
6° Lorsque l’aide juridictionnelle est demandée en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance, tout élément propre à établir la nature et l’objet du différend ainsi que, le cas échéant, les démarches entamées ou envisagées à cet effet, dans le respect des règles propres au secret professionnel ;
7° Lorsque l’aide juridictionnelle est demandée en application de l’article 9-2 de la loi du 10 juillet 1991, la copie de l’avis à victime délivré par le juge d’instruction en application de l’article 80-3 du code de procédure pénale ou de l’ordonnance rendue en application de l’article 88 du même code ;
8° Lorsque l’aide juridictionnelle est demandée dans les litiges transfrontaliers en application de l’article 3-1 de la loi du 10 juillet 1991, les pièces et documents sous le couvert desquels il est autorisé à résider dans un Etat membre de l’Union européenne, ainsi qu’une justification de son domicile ou du caractère habituel de cette résidence, et le cas échéant, copie de tout contrat d’assurance ou acte relatif à un autre système de protection permettant la prise en charge des frais de procédure ;
9° La justification de l’assurance de protection juridique ou du système de protection dont il a déclaré le bénéfice par la production de tout document approprié ainsi que la décision de prise en charge ou de non-prise en charge notifiée, selon le cas, par l’assureur à la suite de la déclaration de sinistre faite en application de l’article L. 113-2 du code des assurances, ou par l’employeur, précisant le montant des plafonds de garantie et de remboursement des frais, émoluments et honoraires couverts.
Si le réquérant bénéficie de l’allocation supplémentaire du Fonds national de solidarité ou du revenu minimum d’insertion, la déclaration de ressources prévue au 1° du présent article est remplacée par tout document justifiant de la perception de la prestation. Il en est de même pour le demandeur d’asile bénéficiant de l’allocation d’insertion prévue à l’article L. 351-9 du code du travail.
La décision de l’assureur est établie selon un modèle fixé par arrêté conjoint du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.
• Créé par Décret n°2003-300 du 2 avril 2003 - art. 5 JORF 3 avril 2003
Sont dispensés de joindre à cette demande les documents prévus aux 1°,3°,4°,5° et 6° de l’article 34 :
a) Les requérants qui forment une demande sur le fondement du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre ;
b) Les victimes de crimes d’atteintes volontaires à la vie ou à l’intégrité des personnes visés par l’article 9-2 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que leurs ayants droit, qui forment une demande en vue d’exercer l’action civile en réparation des dommages résultant des atteintes à la personne.
La déclaration de ressources prévue à l’article 34 contient :
1° L’indication de la situation familiale et professionnelle du requérant ;
2° L’énumération complète et détaillée des ressources de toute nature dont le requérant a eu directement ou indirectement la jouissance ou la libre disposition au cours de la dernière année civile et, s’il y a lieu, de l’année de la demande, à l’exclusion des prestations familiales et des prestations sociales énumérées à l’article 2, ainsi que des ressources de son conjoint et, le cas échéant, de celles des autres personnes vivant habituellement à son foyer et de celles des personnes éventuellement à charge ;
3° La nature et l’importance de ses biens mobiliers et immobiliers, même non productifs de revenus ;
Cette déclaration, à moins que le requérant ne demeure pas habituellement en France, est faite sur un imprimé conforme aux modèles fixés par arrêté conjoint du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé du budget. Elle comporte le rappel des dispositions pénales du paragraphe II de l’article 22 de la loi n° 68-690 du 31 juillet 1968.
La déclaration de ressources des personnes morales à but non lucratif est faite sur un imprimé dont le modèle est établi dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 35. Elle indique notamment :
1° L’identité de la personne morale et celle de son représentant légal ;
2° L’énumération complète et détaillée des ressources de toute nature perçues par la personne morale au cours de la dernière année civile ;
La demande de l’avocat commis ou désigné d’office qui saisit le bureau d’aide juridictionnelle au lieu et place de la personne qu’il assiste ou qu’il a assistée contient les indications suivantes :
1° Nom, prénoms, profession, nationalité et domicile du bénéficiaire de la commission ou de la désignation d’office ;
2° Nom et adresse de l’avocat commis ou désigné d’office ;
3° Nature de l’affaire et juridiction saisie.
A l’appui de la demande, l’avocat fournit, sur la situation économique et familiale de son client, toutes les indications et les pièces que celui-ci lui a données ou remises et, le cas échéant, une copie des pièces de la procédure relatives à cette situation. En l’absence de telles indications et pièces, l’avocat fournit une attestation, établie à sa demande par le greffe, relative aux déclarations faites à l’audience par le prévenu sur sa situation économique et familiale.
L’avocat désigné par le bâtonnier pour assister une victime d’un crime visé par l’article 9-2 de la loi du 10 juillet 1991 ou l’un de ses ayants droit est dispensé de fournir les indications et pièces prévues à l’alinéa précédent, relatives aux ressources de son client ; il doit produire l’avis à victime ou l’ordonnance du juge d’instruction mentionnés au 7° de l’article 34.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 2 JORF 28 juillet 2007
Lorsqu’une action en justice doit être intentée avant l’expiration d’un délai devant la juridiction du premier degré, devant le premier président de la cour d’appel en application des articles 149-1 et 149-2 du code de procédure pénale ou devant la Commission nationale de réparation des détentions provisoires, l’action est réputée avoir été intentée dans le délai si la demande d’aide juridictionnelle s’y rapportant est adressée au bureau d’aide juridictionnelle avant l’expiration dudit délai et si la demande en justice est introduite dans un nouveau délai de même durée à compter :
c) De la date à laquelle la décision d’admission ou de rejet de la demande est devenue définitive ;
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 3 JORF 28 juillet 2007
Lorsqu’une demande d’aide juridictionnelle en vue de se pourvoir en matière civile devant la Cour de cassation est adressée au bureau d’aide juridictionnelle établi près cette juridiction avant l’expiration du délai imparti pour le dépôt du pourvoi ou des mémoires, ce délai est interrompu. Un nouveau délai court à compter du jour de la réception par l’intéressé de la notification de la décision du bureau d’aide juridictionnelle ou, si elle est plus tardive, de la date à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné. Ce dernier délai est interrompu lorsque le recours prévu à l’article 23 de la loi du 10 juillet 1991 est régulièrement formé par l’intéressé. Il en va de même lorsque la décision déférée rendue sur le seul fondement des articles 4 et 5 de la loi du 10 juillet 1991 est réformée et que le bureau est alors saisi sur renvoi pour apprécier l’existence d’un moyen sérieux de cassation.
Le délai alors imparti pour le dépôt du pourvoi ou des mémoires court à compter de la date de la réception par l’intéressé de la notification de la décision prise sur recours confirmant la décision déférée ou, si elle est plus tardive, de la date à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné.
Les délais de recours sont interrompus dans les mêmes conditions lorsque l’aide juridictionnelle est sollicitée à l’occasion d’une instance devant le Conseil d’Etat ou une juridiction administrative statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat.
Lorsqu’une demande d’aide juridictionnelle est adressée à un bureau par voie postale, sa date est celle de l’expédition de la lettre. La date de l’expédition est celle qui figure sur le cachet du bureau de poste d’émission.
Lorsque la demande d’aide juridictionnelle est formée après que la partie concernée ou son mandataire a eu connaissance de la date d’audience et moins d’un mois avant celle-ci, il est statué sur cette demande selon la procédure d’admission provisoire.
Section II : De l’instruction des demandes d’aide juridictionnelle.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 4 JORF 28 juillet 2007
Si le requérant ne produit pas les pièces nécessaires, le bureau ou la section du bureau peut lui enjoindre de fournir, dans un délai qu’il fixe et qui ne saurait excéder deux mois à compter de la réception de la demande qui lui est faite, tout document mentionné à l’article 34, même en original, ou tout renseignement de nature à justifier qu’il satisfait aux conditions exigées pour bénéficier de l’aide juridictionnelle. A défaut de production dans ce délai, la demande d’aide est caduque. Il en est de même lorsque le requérant demeure hors de France ou est de nationalité étrangère, sous réserve des conventions internationales.
La décision constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle n’est pas susceptible de recours.
Lorsque l’aide juridictionnelle a été précédemment accordée au requérant par un autre bureau pour le même différend, le bureau saisi en second demande au premier la copie de la décision d’admission et des éléments du dossier.
Lorsque l’aide juridictionnelle est demandée en vue d’une transaction, le bureau s’assure que l’action susceptible d’être portée devant la juridiction en cas d’échec de celle-ci, n’est pas manifestement irrecevable ou dénuée de fondement.
Sous réserve des dispositions de l’article 41, le secrétaire du bureau d’aide juridictionnelle ou de la section du bureau, en cas de demande d’aide juridictionnelle formée en cours d’instance, en avise le président de la juridiction saisie.
Dans le cas où la demande est faite en vue d’exercer une voie de recours, l’avis est adressé au président de la juridiction devant laquelle le recours doit être porté.
Les bureaux d’aide juridictionnelle ou les sections de bureaux ne peuvent valablement siéger que si le président et deux membres au moins sont présents. Le nombre des membres est porté à trois pour les bureaux établis près le Conseil d’Etat et la Cour de cassation.
• Modifié par Décret n°2010-764 du 7 juillet 2010 - art. 1
Les décisions des bureaux d’aide juridictionnelle ou de leurs sections sont prises à la majorité des voix des président et membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
En matière de cassation, les décisions mentionnées au premier alinéa sont prises après présentation et examen d’un rapport sur l’existence ou non d’un moyen de cassation sérieux.
• Modifié par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 6
2° L’admission à l’aide juridictionnelle totale ou partielle, ou le rejet de la demande.
II. - En cas d’admission à l’aide juridictionnelle totale ou partielle, les décisions indiquent également :
1° La nature des procédures ou des actes ou l’objet des pourparlers transactionnels en vue ou à l’occasion desquels l’aide juridictionnelle est accordée ainsi que, le cas échéant, le moment de l’instance à compter duquel ou jusqu’auquel le requérant en bénéficiera ;
2° Dans le cas où plusieurs professions sont habilitées à représenter le bénéficiaire de l’aide, le cas échéant, celle de ces professions au sein de laquelle est choisi le représentant ;
3° Si l’aide juridictionnelle est accordée en vue d’une instance devant la cour d’assises, la cour d’appel ou une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat, le cas échéant, le barreau auquel appartient l’avocat qui doit être désigné ;
4° S’il y a lieu, le nom et la résidence de l’avocat et des officiers publics ou ministériels qui prêtaient leur concours au requérant avant l’admission ou qui ont accepté de le lui prêter au titre de l’aide juridictionnelle ainsi que le montant des honoraires, émoluments ou provisions déjà versés et qui doivent être imputés sur le montant de la rétribution ;
5° S’il y a lieu, le nom et la résidence de l’avocat et des officiers publics ou ministériels désignés dans les conditions prévues aux articles 75 à 77 ;
6° Si l’aide juridictionnelle est accordée en vue d’une instance, la mention que son bénéfice reste acquis si une transaction intervient avant que celle-ci soit introduite ;
7° Le plafond de remboursement des frais, émoluments et honoraires couverts par un contrat d’assurance de protection juridique ou par un autre système de protection lorsque ce plafond est inférieur à la contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat ou des officiers publics ou ministériels.
III. - En cas d’admission à l’aide juridictionnelle partielle, les décisions précisent, en outre, le montant de la part contributive de l’Etat.
V. - La décision comporte, le cas échéant, la mention que l’aide juridictionnelle a été antérieurement accordée pour le même différend dans le cadre de pourparlers transactionnels ayant échoué, ainsi que le nom de l’avocat qui est intervenu à ce titre. Elle précise en outre, lorsque celui-ci est déjà fixé, le montant de l’indemnisation qui lui a été allouée.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 14 JORF 15 juin 2001
Les bureaux ne sont pas liés par la qualification juridique des faits qui font l’objet de l’instance ou des pourparlers transactionnels, ni par celle de l’acte conservatoire ou de la procédure d’exécution mentionnés dans la requête.
L’absence, de la part du requérant, d’indications sur cette qualification ou sur la juridiction compétente ou susceptible de l’être ne fait pas obstacle à l’admission à l’aide juridictionnelle.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 5 JORF 28 juillet 2007
Copie de la décision du bureau, de la section du bureau ou de leur président est notifiée à l’intéressé par le secrétaire du bureau ou de la section du bureau par lettre simple en cas d’admission à l’aide juridictionnelle totale, et au moyen de tout dispositif permettant d’attester la date de réception dans les autres cas.
La notification de la décision refusant l’aide juridictionnelle, ne l’accordant que partiellement ou retirant le bénéfice de cette aide indique les modalités selon lesquelles l’intéressé peut former un recours contre cette décision.
Dans le cas où la décision prononce l’admission à l’aide juridictionnelle, la notification reproduit, outre les dispositions des articles 42 et 50 à 52 de la loi du 10 juillet 1991, celles des articles 38 ou 39, selon le cas, et de l’article 54 du présent décret.
La notification de la décision du bureau comporte l’indication qu’en cas d’échec des pourparlers transactionnels au titre desquels l’aide juridictionnelle a été accordée, aucune autre demande d’aide ne pourra être formée en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance à raison du même différend.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 6 JORF 28 juillet 2007
Copie des décisions du bureau, de la section du bureau ou de leur président prononçant l’admission à l’aide juridictionnelle est adressée sans délai par le secrétaire :
1° A l’avocat et aux officiers publics ou ministériels désignés pour prêter leur concours aux bénéficiaires ou, selon le cas, au bâtonnier ou au président de l’organisme chargé de les désigner ;
2° A la caisse des règlements pécuniaires des avocats lorsqu’un avocat est désigné ou choisi ;
4° Lorsque l’aide juridictionnelle est accordée pour l’instance, au greffier ou au secrétaire de la juridiction compétente ;
5° Lorsque l’aide juridictionnelle est accordée en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance, au bureau d’aide juridictionnelle de la juridiction susceptible d’être saisie en cas d’échec des pourparlers transactionnels, s’il est différent ;
6° Lorsque l’aide juridictionnelle est accordée dans un litige transfrontalier mentionné à l’article 3-1 de la loi du 10 juillet 1991, à l’autorité réceptrice et expéditrice désignée par la France conformément à l’article 14 de la directive 2003 / 8 / CE du Conseil du 27 janvier 2003 visant à améliorer l’accès à la justice dans les affaires transfrontalières par l’établissement de règles minimales communes relatives à l’aide judiciaire accordée dans le cadre de telles affaires.
Copie des décisions du bureau, de la section du bureau ou de leur président prononçant le rejet de la demande d’aide juridictionnelle est adressée sans délai par le secrétaire à l’auxiliaire de justice désigné dans la demande d’aide juridictionnelle et ayant accepté de prêter son concours.
Outre les personnes ou organismes auxquels elles sont notifiées en vertu des articles 50 et 51, les décisions des bureaux, de leurs sections ou de leur président ne peuvent être communiquées qu’aux autorités habilitées à exercer un recours.
Elles ne peuvent être ni produites ni discutées en justice, à moins qu’elles ne soient intervenues à la suite d’agissements ayant donné lieu à des poursuites pénales.
L’aide juridictionnelle demeure acquise à son bénéficiaire en cas d’application par la juridiction saisie de la procédure de saisine pour avis du Conseil d’Etat ou de la Cour de cassation.
S’il y a lieu, un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est désigné sans formalité par le président de l’ordre sur la demande du bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.
• Créé par Décret n°2010-149 du 16 février 2010 - art. 1
• L’aide juridictionnelle demeure acquise à son bénéficiaire en cas d’examen par le Conseil d’Etat, la Cour de cassation ou le Conseil constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité.
S’il y a lieu, devant le Conseil d’Etat et la Cour de cassation, un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est désigné par le président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation à la demande du secrétaire du bureau ou de la section du bureau d’aide juridictionnelle saisi par le bénéficiaire de l’aide.
La décision d’admission à l’aide juridictionnelle est caduque si, dans l’année de sa notification, la juridiction n’a pas été saisie de l’instance en vue de laquelle l’admission a été prononcée.
• Abrogé par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 7 JORF 28 juillet 2007
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 8 JORF 28 juillet 2007
Le délai du recours prévu au deuxième alinéa de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée est d’un mois à compter du jour de la notification de la décision à l’intéressé.
Le délai du recours ouvert par le troisième alinéa de cet article au ministère public, au garde des sceaux, ministre de la justice, au bâtonnier ou au président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est de deux mois à compter du jour de la décision.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 9 JORF 28 juillet 2007
Les décisions des bureaux établis au siège des tribunaux de grande instance ou, le cas échéant, des sections statuant sur les demandes portées ou susceptibles d’être portées devant les juridictions de première instance de l’ordre judiciaire, la cour d’assises ou la cour d’appel, ainsi que les décisions de leur président, sont déférées au premier président de la cour d’appel dans le ressort de laquelle le bureau ou la section est institué.
Les décisions des sections chargées d’examiner les demandes relatives aux affaires portées ou susceptibles d’être portées devant le tribunal administratif et, à l’exception du Conseil d’Etat, devant les autres juridictions administratives statuant en premier ressort, devant la cour administrative d’appel et les autres juridictions administratives statuant à charge de recours en cassation devant le Conseil d’Etat, ainsi que les décisions des présidents de ces sections sont déférées au président de la cour administrative d’appel dans le ressort de laquelle la section est instituée.
Les décisions du bureau d’aide juridictionnelle établi près la Cour de cassation, ou de son président, sont déférées au premier président de cette cour.
Les décisions du bureau d’aide juridictionnelle établi près le Conseil d’Etat, ou de son président, sont déférées au vice-président du tribunal des conflits lorsque la demande concerne ce tribunal ou dans le cas prévu à l’article 15 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée et devant le président de la section du contentieux du Conseil d’Etat dans les autres cas.
Les décisions du bureau d’aide juridictionnelle établi près la commission des recours des réfugiés, ou de son président, sont déférées au président de cette juridiction.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 10 JORF 28 juillet 2007
Les recours prévus au troisième alinéa de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée sont exercés :
1° Lorsque la décision du bureau, de la section du bureau ou de leur président est relative à une affaire portée ou susceptible d’être portée devant une juridiction du premier degré de l’ordre judiciaire ou une cour d’assises, par le procureur de la République près le tribunal de grande instance auprès duquel le bureau est institué, par le bâtonnier de l’ordre des avocats dont relève l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle ou, en l’absence de choix ou de désignation, par le bâtonnier de l’ordre des avocats établi près ce tribunal ;
2° Lorsque la décision de la section ou de son président est relative à une affaire portée ou susceptible d’être portée devant un tribunal administratif ou une autre juridiction administrative statuant en premier ressort, par le procureur de la République près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel le tribunal administratif a son siège, par le bâtonnier de l’ordre des avocats dont relève l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle ou, en l’absence de choix ou de désignation, par le bâtonnier de l’ordre des avocats établi près ce même tribunal de grande instance ;
3° Lorsque la décision de la section du bureau ou de son président est relative à une affaire portée ou susceptible d’être portée devant une cour d’appel, par le procureur général près cette cour, par le bâtonnier de l’ordre des avocats dont relève l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle ou, en l’absence de choix ou de désignation, par le bâtonnier de l’ordre des avocats établi près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel la cour d’appel a son siège ;
4° Lorsque la décision de la section du bureau ou de son président est relative à une affaire portée ou susceptible d’être portée devant une cour administrative d’appel ou une juridiction administrative statuant à charge de recours devant le Conseil d’Etat, par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle la cour administrative d’appel a son siège, par le bâtonnier de l’ordre des avocats dont relève l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle ou, en l’absence de choix ou de désignation, par le bâtonnier de l’ordre des avocats établi près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel la cour administrative d’appel a son siège ;
5° Lorsque la décision émane du bureau établi près la Cour de cassation ou de son président, par le procureur général près cette cour ou par le président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ;
6° Lorsque la décision émane du bureau établi près le Conseil d’Etat ou de son président, par le garde des sceaux, ministre de la justice, ou par le président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ;
7° Lorsque la décision émane du bureau établi près la commission des recours des réfugiés ou de son président, par le procureur général près la cour d’appel de Paris, par le bâtonnier de l’ordre des avocats dont relève l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle ou, en l’absence de choix ou de désignation, par le bâtonnier de l’ordre dont relèvent les avocats membres du bureau.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 11 JORF 28 juillet 2007
Les recours sont formés par simple déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au bureau d’aide juridictionnelle qui a rendu la décision contestée.
Ils doivent contenir, à peine de rejet, l’exposé des faits et des motifs sur lesquels ils sont fondés.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 12 JORF 28 juillet 2007
Lorsqu’une décision est déférée, le dossier est transmis à l’autorité compétente pour statuer sur le recours.
Le demandeur à l’aide juridictionnelle est informé du dépôt du recours lorsqu’il n’en est pas l’auteur. Il peut présenter des observations écrites.
Il est statué par voie d’ordonnance.
• Abrogé par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 13 JORF 28 juillet 2007
Paragraphe 1 : Des admissions provisoires à l’aide juridictionnelle.
L’admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie.
Elle peut être prononcée d’office si l’intéressé a formé une demande d’aide juridictionnelle sur laquelle il n’a pas encore été définitivement statué.
La décision sur l’admission provisoire est immédiatement notifiée à l’intéressé, selon le cas, par le secrétaire du bureau ou de la section, ou par le secrétaire ou le greffier de la juridiction.
Lorsque l’intéressé est présent, la décision peut être notifiée verbalement contre émargement au dossier.
Les dispositions de l’article 52 sont applicables.
La décision statuant sur la demande d’admission provisoire est sans recours.
S’il y a lieu, la décision d’admission accompagnée, le cas échéant, des pièces produites est transmise sans délai au bureau ou à la section du bureau compétent.
La décision qui refuse l’aide juridictionnelle après une admission provisoire produit les effets d’une décision de retrait.
Paragraphe 2 : Des instances nées au cours de procédures, actes ou mesures d’exécution. (abrogé)
Paragraphe 2 : Des instances nées ou des pourparlers transactionnels menés au cours des procédures, actes ou mesures d’exécution
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 19 JORF 15 juin 2001
Pour les instances nées ou les pourparlers transactionnels menés au cours des procédures d’exécution effectuées avec le bénéfice de l’aide juridictionnelle, le requérant est dispensé de justifier de l’insuffisance de ses ressources.
A la demande d’aide juridictionnelle est jointe la copie notifiée de la précédente décision d’admission.
Paragraphe 3 : De la délivrance gratuite d’actes et expéditions.
Les dépositaires publics délivrent gratuitement au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle les actes et expéditions nécessaires à la procédure ou à la mesure d’exécution, au vu de la copie certifiée de la décision d’admission.
Il est statué sur les difficultés nées à l’occasion de cette délivrance par le président de la juridiction pour les actes et expéditions délivrés par son secrétariat-greffe et, dans les autres cas, par le président du tribunal de grande instance.
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 3 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
La demande de remboursement prévue au dernier alinéa de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée est déposée ou adressée au bureau ou à la section du bureau d’aide juridictionnelle qui a rejeté la demande initiale.
1° Nom et adresse de l’avocat et des officiers publics ou ministériels qui ont prêté leur concours au demandeur ;
2° Copie de la décision de justice ayant fait droit à l’action ;
Le bureau ou la section de bureau prononce l’admission à l’aide juridictionnelle totale ou partielle en fonction des ressources dont bénéficiait l’intéressé au jour de sa demande initiale.
Le dossier est transmis au greffier ou au secrétaire de la juridiction qui a rendu la décision. L’ordonnateur compétent ou son délégataire procède à la liquidation et à l’ordonnancement des sommes dues qui sont réglées par le comptable assignataire.
Paragraphe 5 : De l’audition de l’enfant en justice.
• Créé par Décret n°93-1107 du 16 septembre 1993 - art. 6 JORF 22 septembre 1993
Lorsque le mineur qui demande à être entendu avec un avocat, conformément aux dispositions de l’article 388-1 du code civil, ne choisit pas lui-même celui-ci, le juge demande au bâtonnier de procéder à la désignation d’un avocat.
Lorsque le mineur choisit lui-même un avocat, ce dernier procède conformément aux dispositions de l’article 75.
L’avocat choisi informe également le juge et la caisse des règlements pécuniaires des avocats.
Lorsque le bâtonnier désigne un avocat en application des dispositions de l’article 70-1, il avise l’avocat désigné, le juge et la caisse des règlements pécuniaires des avocats.
Paragraphe 6 : Du renvoi d’un litige par le juge de proximité devant le juge d’instance.
• Modifié par Décret n°2008-484 du 22 mai 2008 - art. 22 (V)
Si le juge de proximité saisi d’un litige pour lequel l’aide juridictionnelle a été accordée renvoie l’affaire au juge d’instance en application de l’article 847-4 du code de procédure civile, le bénéfice de l’aide subsiste devant la nouvelle juridiction appelée à connaître du litige sans qu’il soit besoin d’une nouvelle admission.
Section VI : Du retrait de l’aide juridictionnelle.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 21 JORF 15 juin 2001
Le retrait de l’aide juridictionnelle est décidé par le bureau ou la section du bureau qui a prononcé l’admission soit d’office, soit à la demande de la juridiction qui a eu à connaître de l’affaire, de tout intéressé ou du ministère public.
La demande est adressée au président du bureau qui a accordé l’aide juridictionnelle.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 22 JORF 15 juin 2001
Le bureau d’aide juridictionnelle la section du bureau, le président ou, le cas échéant, le vice-président peut faire recueillir tous renseignements et faire procéder à toutes auditions complémentaires.
Le retrait ne peut être décidé sans que le bénéficiaire ait été entendu ou appelé à s’expliquer.
Le bureau d’aide juridictionnelle ou la section du bureau statue sur le retrait après communication au ministère public lorsque la demande de retrait repose sur des déclarations ou la production de pièces inexactes.
En cas de retrait partiel de l’aide juridictionnelle, la décision indique la proportion du retrait et, s’il y a lieu, le moment de l’instance à compter duquel il s’applique.
Lorsque l’avocat ou l’officier public ou ministériel choisi par le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle accepte de prêter son concours au titre de l’aide juridictionnelle, il en informe le bâtonnier ou le président de l’organisme professionnel dont il dépend. Il remet au bénéficiaire un document écrit attestant son acceptation.
Lorsque le demandeur à l’aide juridictionnelle ne produit pas de document attestant l’acceptation d’un avocat ou d’un officier public ou ministériel choisi par lui, la désignation de l’auxiliaire de justice peut être effectuée sur-le-champ par le membre du bureau ou de la section du bureau représentant la profession et ayant reçu délégation à cet effet.
Pour l’application de l’article précédent, l’avocat membre du bureau ou de la section du bureau doit avoir reçu délégation du bâtonnier de l’ordre des avocats auquel il appartient.
L’huissier de justice, l’avoué ou l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation doit avoir reçu délégation du président de la chambre ou de l’ordre dont il relève.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 23 JORF 15 juin 2001
Les délégations prévues aux articles 76 et 77 n’ont d’effet que devant le bureau ou la section du bureau d’aide juridictionnelle établi près la juridiction compétente ou susceptible de l’être. Dans le cas contraire, il est procédé comme il est dit à l’article 79.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 24 JORF 15 juin 2001
Lorsque aucun avocat ou officier public ou ministériel n’a été choisi par le bénéficiaire de l’aide ou n’a été désigné dans les conditions prévues aux articles 76 à 78, le secrétaire du bureau ou de la section du bureau d’aide juridictionnelle adresse, dès l’admission à l’aide, une copie de la décision au bâtonnier et, le cas échéant, au président de chacun des organismes professionnels dont dépendent les divers auxiliaires de justice respectivement compétents pour représenter le bénéficiaire de l’aide, l’assister et procéder aux actes et formalités nécessaires à l’instance, à l’acte conservatoire ou à la procédure d’exécution pour lequel cette aide a été accordée.
Lorsqu’il apparaît nécessaire de recourir à un nouvel avocat ou officier public ou ministériel après admission à l’aide juridictionnelle, le secrétaire du bureau ou de la section du bureau d’aide juridictionnelle, saisi par le bénéficiaire de l’aide, adresse une copie de la décision au bâtonnier et au président de chacun des organismes professionnels décrits à l’alinéa précédent.
Pour les affaires portées devant la commission des recours des réfugiés, lorsque le demandeur à l’aide juridictionnelle ne produit pas de document attestant l’acceptation d’un avocat, celui-ci est désigné par le bureau d’aide juridictionnelle sur des listes établies par les bâtonniers des barreaux de la cour d’appel de Paris et de la cour d’appel de Versailles, selon un mode de répartition arrêté par accord entre ces bâtonniers et le président de la commission des recours des réfugiés.
L’avocat ou l’officier public ou ministériel commis ou désigné d’office, en matière pénale ou en application des articles 1186, 1209 et 1261 du code de procédure civile, des articles L. 222-1 à L. 222-6 et L. 512-1 à L. 512-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 4 du décret n° 91-1164 du 12 novembre 1991 est valablement désigné au titre de l’aide juridictionnelle si la personne pour le compte de laquelle il intervient bénéficie de l’aide juridictionnelle.
Il en est de même pour l’avocat désigné sur demande de la victime en application de l’article 40-1 du code de procédure pénale.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 25 JORF 15 juin 2001
Le bâtonnier ou le président de l’organisme professionnel ou leur délégué désigne l’avocat ou l’officier public ou ministériel chargé de prêter son concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.
1° L’avocat ou l’officier public ou ministériel intéressé, à qui il transmet copie de la décision du bureau en lui rappelant les dispositions de l’article 54 ;
2° Le secrétaire du bureau d’aide juridictionnelle qui en informe immédiatement le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, en l’invitant à se mettre en rapport avec cet auxiliaire de justice, ainsi que le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction dans le cas où une juridiction est saisie du litige ; mention du nom de l’auxiliaire de justice est alors faite au dossier de l’affaire ;
3° La caisse des règlements pécuniaires des avocats lorsqu’un avocat a été désigné.
Lorsque l’auxiliaire de justice qui prêtait son concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle avant que cette aide lui ait été accordée demande à en être déchargé, le bâtonnier ou le président de l’organisme professionnel concerné se prononce par décision motivée dans les conditions prévues au quatrième alinéa de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Cette décision est notifiée au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, à l’auxiliaire ou aux auxiliaires de justice et au secrétaire du bureau d’aide juridictionnelle.
Dans tous les cas où un auxiliaire de justice qui prêtait son concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est déchargé de sa mission, un remplaçant lui est immédiatement désigné.
En cas d’appel, si le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle refuse l’assistance de l’avocat qui lui prêtait son concours en première instance, il en informe dès le dépôt de sa demande d’aide juridictionnelle le secrétaire du bureau ou de la section du bureau d’aide juridictionnelle.
Lorsque l’avocat ou l’officier public ou ministériel est choisi par l’auxiliaire de justice premier choisi ou désigné, celui-ci en informe le secrétaire du bureau ou de la section du bureau d’aide juridictionnelle qui procède comme il est dit à l’article 82, le président de l’organisme professionnel concerné ainsi que le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.
En cas d’incompétence de la juridiction saisie du litige ou de recours exercé contre une décision qui profite au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, la désignation des avocats et des officiers publics ou ministériels, pour le cas où il conviendrait d’en désigner de nouveaux, est demandée par le bénéficiaire de l’aide au secrétaire du bureau ou de la section du bureau d’aide juridictionnelle qui aurait été compétent pour prononcer l’admission si celle-ci n’avait pas été de plein droit.
La demande est formée par lettre simple à laquelle sont jointes copie de la décision d’admission et, selon le cas, copie de la décision d’incompétence ou de la notification ou dénonciation de la voie de recours.
Les dispositions de l’article 87 s’appliquent dans tous les cas où il est nécessaire de désigner des avocats et officiers publics ou ministériels en matière de procédure ou actes d’exécution ordonnés ou autorisés par une décision de justice obtenue avec le bénéfice de l’aide juridictionnelle, mais devant être poursuivie ou avoir lieu dans le ressort d’une autre juridiction.
A la demande de désignation est jointe copie de la décision d’admission à l’aide juridictionnelle et de celle autorisant la procédure ou l’acte d’exécution.
• Créé par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 26 JORF 15 juin 2001
Conformément aux dispositions de l’article 39 de la loi du 10 juillet 1991, lorsque l’aide juridictionnelle est demandée ou accordée en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance, seul un avocat peut être choisi ou désigné pour y procéder.
Les dispositions de la présente section sont applicables aux admissions provisoires à l’aide juridictionnelle.
Section II : De la contribution de l’Etat à la rétribution des avocats et des officiers publics ou ministériels.
• Modifié par Décret n°2008-1486 du 30 décembre 2008 - art. 5
La contribution de l’Etat à la rétribution des avocats qui prêtent leur concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle totale est déterminée en fonction du produit de l’unité de valeur prévue par la loi de finances (UV) et des coefficients ci-après :
Procédures Coefficient
de base Majorations possibles cumulables dans la limite de 16 UV
3 majorations) Expertises Vérifications personnelles du juge Autres mesures d’instruction dont enquêtes sociales
Sans déplacement Avec déplacement
I.1. Divorce pour faute 36 3 4 9 5 2
I.2. Divorce requête conjointe et autres 30 (2) 3 4 9 5 2
I.3. Procédure après divorce devant le juge aux affaires familiales (JAF) 14 4 9 5 2
I.4. Autres instances devant le JAF 16 4 9 5 2
I.5.Incapacités 10 4 9 5 2
I.6. Assistance éducative 16
II.1 Prud’hommes 30 4 9 5 2
II.2 Prud’hommes avec départage 36 4 9 5 2
II.3 Référé prud’homal 16 4 9 5 2
II.4 Référé prud’homal avec départage 24 4 9 5 2
II.5 Contentieux général de la sécurité sociale 14 4 9 5 2
III. - Baux d’habitation
III.1. Instance au fond 21 4 9 5 2
III.2. Référé 16 4 9 5 2
IV.1. Tribunal de grande instance et tribunal de commerce, instance au fond (3) 26 (4) 3 4 9 5 2
IV.2. Autres juridictions, instance au fond (5) 16 4 9 5 2
IV.3. Référés 8 4 9 5 2
IV.4. Matière gracieuse 8
IV.5. Requête 4 (9)
IV.6. Difficultés d’exécution devant le juge de l’exécution 4
IV.7. Demande de réparation d’une détention provisoire 6 (6)
V.1. Appel et contredit 14 (7) 3 4 9 5 2
V.2. Appel avec référé 18 (7) 3 4 9 5 2
(1) Ces incidents sont ceux qui donnent lieu, après discussion contradictoire, à une décision du magistrat chargé de l’instruction de l’affaire, dans les cas prévus aux 1° à 4° de l’article 771 du code de procédure civile et aux articles 911, 912 et 944 du même code.
(2) Porté à 50 UV quand le même avocat représente deux époux et que ceux-ci ont tous deux l’aide juridictionnelle.
(3) Ainsi qu’en cas de renvoi à la formation collégiale (art. L. 311-12-2 du code de l’organisation judiciaire).
(4) Le nombre d’UV est de 26 pour les missions d’aide juridictionnelles achevées à compter du 1er janvier 2004 ; il est de 24 pour les missions achevées entre la date de publication du décret n° 2003-853 du 5 septembre 2003 et le 31 décembre 2003.
(5) Y compris le juge de l’exécution et le juge de proximité.
(6) Ce coefficient est porté à 8 lorsque l’avocat intervenant au cours de la procédure de demande de réparation n’est pas l’avocat qui est intervenu au cours de la procédure pénale clôturée par la décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement.
(7) Ces coefficients sont portés respectivement à 20 et 24 en cas de procédure d’appel sans représentation obligatoire.
(9) Y compris l’ouverture d’une mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial sur requête ou saisine d’office du juge.
Procédures Coefficients
VI.1. Assistance d’une partie civile ou d’un civilement responsable devant une juridiction de jugement de premier degré, à l’exception des procédures mentionnées aux VI-2 et VI-4 8 (10)
VI.2. Assistance d’une partie civile ou d’un civilement responsable devant le tribunal de police ou le juge de proximité (contraventions de police de la 1re à la 4e classe) 2
VI.3. Assistance d’une partie civile ou d’un civilement responsable devant la chambre des appels correctionnels 13
VI.4. Assistance d’une partie civile ou d’un civilement responsable devant la cour d’assises, la cour d’assises des mineurs ou le tribunal pour enfants statuant au criminel 35 (1) (11)
VI.5. Assistance d’une partie civile pour une instruction correctionnelle (2) 8 (12)
VI.6. Assistance d’une partie civile pour une instruction criminelle (2) 18 (12)
En cas de pluralité d’avocats commis ou désignés d’office pour assister une personne à l’occasion des procédures pénales prévues dans la présente rubrique, une seule contribution est due
VII.1. Instruction criminelle 50 (12)
VII.2. Assistance d’un accusé devant la cour d’assises, la cour d’assises des mineurs ou le tribunal pour enfants statuant au criminel 50 (1) (11)
VIII.1. Première comparution devant le juge d’instruction ou le juge des enfants ou présentation du mineur devant le procureur de la République dans le cadre d’un jugement à délai rapproché 3 (13)
VIII-2. Débat contradictoire relatif au placement en détention provisoire 2 (13)
VIII.3. Première comparution devant le juge d’instruction ou le juge des enfants ou présentation du mineur devant le procureur de la République dans le cadre d’un jugement à délai rapproché et débat contradictoire relatif à la détention provisoire lorsqu’ils sont assurés par le même avocat 4 (13)
VIII.4. Instruction correctionnelle avec détention provisoire (JI ou JE) 20 (12)
VIII.5. Instruction correctionnelle sans détention provisoire (JI) 12 (12)
VIII.6. Instruction correctionnelle sans détention provisoire (JE) avec renvoi devant le tribunal pour enfants 12
VIII.7. Assistance d’un prévenu devant le juge des enfants (audience de cabinet, y compris la phase d’instruction) 6 (3)
VlII.8. Assistance d’un prévenu devant le tribunal correctionnel ou le tribunal pour enfants 8 (3) (4) (10)
VlII.9. Assistance d’une personne faisant l’objet de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité 5 (3)
IX.1. Assistance d’un prévenu majeur devant le tribunal de police (contraventions de police de la 5e classe) 2 (3)
IX.2. Assistance d’un prévenu mineur devant le tribunal de police ou le juge de proximité (contraventions de police de la 1re à la 5e classe) 2 (3)
IX.3. Assistance d’un prévenu, majeur protégé, devant le tribunal de police ou le juge de proximité (contraventions de police de la 1re à la 5e classe) 2 (3)
X. - Procédures d’appel et procédures devant la chambre de l’instruction
X.1. Assistance d’un prévenu devant la chambre des appels correctionnels 8 (3) (4)
X.2. Assistance d’un prévenu pour les appels des ordonnances du juge d’instruction et du juge des libertés et de la détention (5) et autres procédures devant la chambre de l’instruction (y compris extradition et procédures de remise résultant de l’exécution d’un mandat d’arrêt européen) 5
Les missions d’assistance pour les phases d’instruction et de jugement devant les tribunaux des forces armées sont rétribuées selon les coefficients applicables aux juridictions de droit commun.
Les prestations devant la chambre de l’instruction et les tribunaux des forces armées sont rétribuées de la même façon que pour la phase procédurale à l’occasion de laquelle ils sont amenés à statuer.
XI. - Procédures d’application des peines
XI.1. Assistance d’un condamné devant le juge de l’application des peines ou le juge des enfants statuant en matière d’application des peines, le tribunal de l’application des peines ou le tribunal pour enfants statuant en matière d’application des peines 4 (6)
XI.2. Représentation d’un condamné devant la chambre de l’application des peines de la cour d’appel, son président ou la chambre spéciale des mineurs 4 (6)
XI.3. Assistance d’un condamné lors du recueil de son consentement pour le placement sous surveillance électronique 2
XII.1. Assistance d’une personne devant la juridiction régionale ou la juridiction nationale de la rétention de sûreté ou devant la Cour decassation 4
XII.2. Assistance d’une personne devant le juge de l’application des peines 4
XIII. - Procédures devant le juge des libertés et de la détention relatives à l’entrée et au séjour des étrangers
XIII.1. Prolongation de la rétention dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire 4
XIII.2. Prolongation du maintien en zone d’attente 4 (7)
XIV. - Tribunal administratif et cour administrative d’appel
XIV.1. Affaires au fond 20 (8)
XIV.3. Référé suspension, référé liberté, référé conservatooire 8
XIV.4. Autres référés et procédures spéciales de suspension 4
XIV.5. Difficulté d’exécution d’une décision 6
XIV.6. Reconduite d’étrangers à la frontière 6
XIV.7. Contentieux du titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français 20
XV. - Commission des recours des réfugiés 8
Assistance d’un requérant devant le tribunal départemental des pensions ou la cour régionale des pensions et les autres juridictions administratives, sauf Conseil d’Etat
XVI.1. Assistance d’un requérant devant le tribunal départemental des pensions ou la cour régionale des pensions 20
XVI.2. Autres juridictions administratives 14
XVII.1. Commissions d’expulsion des étrangers 6
XVII.2. Commission de séjour des étrangers 6
XVIII. - Audition de l’enfant en justice 3 (9)
XIX.1. Assistance ou représentation du requérant devant la commission de révision 7
XIX.2. Assistance ou représentation du requérant devant la cour de révision 10
XIX.3. Assistance ou représentation de la partie civile devant la cour 7
XX. - Réexamen d’une décision pénale consécutif au prononcé d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme Assistance ou représentation d’un condamné devant la commission de la Cour de cassation 17
(1) Majoration possible : 8 UV par demi-journée d’audience supplémentaire.
(2) Une seule contribution est due pour l’assistance de la partie lors de l’ensemble de la phase procédurale visée, que la chambre de l’instruction ait été ou non saisie.
(3) Majoration en cas de présence d’une partie civile assistée ou représentée par un avocat : 3 UV.
(4) Majoration par jour supplémentaire d’audience : 6 UV.
(5) L’ensemble des appels portés au cours de l’instruction devant la chambre de l’instruction donne lieu à une rétribution forfaitaire de 5 UV.
(6) Majoration lorsque le débat contradictoire ou une audition préalable du condamné en présence de son avocat a lieu au sein de l’établissement pénitentiaire : 1 UV.
(7) Majoration en cas d’audience dans l’emprise portuaire et aéroportuaire : 1 UV.
- d’expertise avec ou sans déplacement: 4 UV ou 9 UV ;
(10) Majoration de 2 UV lorsque l’avocat ayant assisté la partie civile ou le prévenu au cours de l’information devant le pôle de l’instruction appartient au barreau établi près le tribunal de grande instance au sein duquel est établi le pôle et que l’audience a lieu en dehors du ressort de compétence territoriale de ce tribunal.
(11) Majoration de 2 UV, dans la limite de 4 UV, lorsque l’avocat ayant assisté la partie civile ou l’accusé au cours de l’information devant le pôle de l’instruction appartient au barreau établi près le tribunal de grande instance au sein duquel est établi le pôle et que l’audience a lieu en dehors du ressort de compétence territoriale de ce tribunal.
(12) Majoration de 2 UV pour chaque acte d’instruction nécessitant l’assistance de l’avocat devant le pôle de l’instruction lorsque cet avocat appartient au barreau établi près le tribunal de grande instance initialement compétent.
(13) Majoration de 2 UV lorsque l’interrogatoire de première comparution et le débat contradictoire ont lieu au pôle de l’instruction et que l’avocat appartient au barreau établi près le tribunal de grande instance initialement compétent.
• Nonobstant toute disposition contraire, la rétribution allouée aux avocats selon les barèmes applicables aux différentes missions d’aide juridictionnelle est majorée d’un coefficient de seize unités de valeur en cas d’intervention devant le Conseil constitutionnel saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité.
• Modifié par Décret n°2003-300 du 2 avril 2003 - art. 9 JORF 3 avril 2003
Les rétributions allouées pour les missions d’aide juridictionnelle en matière pénale visées à la rubrique VII I du barème prévu à l’article 90 peuvent être majorées dans une proportion maximum de 20 % au bénéfice des barreaux ayant souscrit des engagements d’objectifs assortis de procédures d’évaluation visant à assurer une meilleure organisation de la défense pénale.
Ces engagements sont l’objet d’un protocole passé avec le tribunal de grande instance près lequel le barreau est établi. Les protocoles sont homologués par un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, qui fixe le montant de la majoration appliquée lors de la liquidation de la dotation annuelle.
Ces protocoles peuvent être étendus, dans les mêmes conditions, aux missions d’aide juridictionnelle visées aux rubriques I.6, VI.1, VI.5, VI.6 et XIII du barème prévu à l’article 90.
La rétribution versée par l’Etat aux avoués qui prêtent leur concours devant la cour d’appel au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est de 310 €. Cette somme est majorée de 65 € en cas d’incidents mentionnés à l’article 526 et aux 1° à 4° de l’article 771 du code de procédure civile ou de référé, dans la limite de trois majorations.
En cas d’intervention devant les autres juridictions, les avoués perçoivent une rétribution égale à celle qui résulte du barème prévu à l’article 90.
• Modifié par Décret n°2001-373 du 27 avril 2001 - art. 3 JORF 29 avril 2001 en vigueur le 1er janvier 2002
La rétribution versée par l’Etat aux avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation qui prêtent leur concours devant ces juridictions ou le tribunal des conflits au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est de 382 €.
En cas de demande de sursis à exécution d’une décision juridictionnelle, la rétribution est de 115 € et en cas de demande adressée au juge des référés la rétribution est de 153 €.
En cas d’intervention dans la procédure de saisine pour avis du Conseil d’Etat ou de la Cour de cassation, la rétribution est de 191 €.
En cas d’intervention devant les autres juridictions, les avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation perçoivent une rétribution égale à celle qui résulte du barème prévu à l’article 90.
• En cas d’intervention dans le cadre de l’examen d’une question prioritaire de constitutionnalité par le Conseil d’Etat ou la Cour de cassation, la rétribution versée par l’Etat aux avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est de 191 €. Cette rétribution est majorée de 382 € en cas d’intervention ultérieure devant le Conseil constitutionnel.
La rétribution versée par l’Etat aux huissiers de justice qui prêtent leur concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est de 10 € par acte effectivement délivré et de 22 € par procès-verbal ou pour l’exécution d’une décision relative à l’exercice de l’autorité parentale. Toutefois, cette indemnité est de 42 € pour l’exécution d’une décision ordonnant une expulsion et du montant de la rétribution visée au IV-6 de l’article 90 du même décret pour la procédure de distribution des deniers.
Pour les commandements aux fins de saisie, il est ajouté à l’indemnité prévue à l’alinéa premier la moitié du droit d’engagement de poursuites prévu par le tarif des huissiers de justice en matière civile et commerciale.
Les indemnités prévues au présent article sont majorées de 3,5 € lorsque les copies de pièces sont établies par l’huissier de justice pour être annexées à l’acte ou au procès-verbal.
Ces mêmes indemnités sont indépendantes du remboursement des frais de transport et des frais d’affranchissement des correspondances postales prévues à l’article 119.
La rétribution versée par l’Etat aux notaires qui prêtent leur concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est de 18 € pour les actes soumis au droit fixe et de 54 € pour les actes soumis au droit proportionnel.
Pour la liquidation d’un régime matrimonial, le montant de la rétribution versée par l’Etat est de 80 €.
Lorsque le notaire désigné en application du 10° de l’article 255 du code civil établit l’acte de partage du régime matrimonial, le montant de la rétribution versée par l’Etat pour l’élaboration du projet de liquidation du régime matrimonial et de formation des lots à partager s’impute sur celui dû au titre de la rédaction de l’acte de partage.
La rétribution versée par l’Etat aux commissaires-priseurs judiciaires ou aux officiers publics ou ministériels qui procèdent à une prisée est de 23 €. La rétribution versée par l’Etat est égale au montant de la rétribution visée au IV-6 de l’article 90 du même décret pour la procédure de distribution des deniers.
La rétribution versée par l’Etat aux greffiers des tribunaux de commerce pour chaque instance dont le placement est requis avec le bénéfice de l’aide juridictionnelle est de 22 €.
• Modifié par Décret n°94-1124 du 21 décembre 1994 - art. 3 JORF 27 décembre 1994 en vigueur le 1er janvier 1994
La part contributive de l’Etat versée à l’avocat ou à l’officier public ou ministériel qui prête son concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle partielle est celle qui est prévue par les articles précédents, affectée d’un pourcentage calculé en fonction du tableau ci-après :
p : plafond de ressources pris en compte pour le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
En cas d’aide juridictionnelle partielle, à défaut d’accord sur le montant de l’honoraire complémentaire entre le bénéficiaire de l’aide et l’avocat, le bâtonnier se prononce selon les formes prévues pour la contestation des honoraires des avocats.
La convention écrite qui fixe l’honoraire complémentaire dû à l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle partielle est communiquée dans les quinze jours de sa signature au bâtonnier qui fait connaître son avis à l’avocat et au bénéficiaire de l’aide dans un délai fixé par le règlement intérieur du barreau.
La convention rappelle le montant de la part contributive de l’Etat et, le cas échéant, précise le montant de la provision qui a pu être versée à l’avocat par le bénéficiaire de l’aide avant son admission à l’aide juridictionnelle partielle.
Les pouvoirs conférés par la loi et le présent article au bâtonnier sont exercés, lorsque le bâtonnier est lui-même choisi ou désigné au titre de l’aide juridictionnelle partielle, par le plus ancien bâtonnier dans l’ordre du tableau, membre du conseil de l’ordre.
Les contestations relatives aux honoraires des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation sont portées devant le président de l’ordre dont ils relèvent. La décision du président peut, dans le mois de sa notification, être portée devant le président de la juridiction concernée ou son délégué, qui est saisi et statue sans forme.
Lorsque le président de l’ordre est lui-même choisi ou désigné, les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi et le présent article sont exercés par le plus ancien président de l’ordre, dans l’ordre du tableau, membre du conseil de l’ordre.
L’émolument complémentaire versé par le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle partielle aux officiers publics ou ministériels est calculé suivant le tarif de droit commun applicable minoré, selon les tranches prévues à l’article 98, de 50, 45, 40, 35, 30 ou 25 % et déduction faite de la rétribution de l’Etat.
Dans tous les cas, cet émolument complémentaire ne peut être supérieur au montant du plafond de ressources fixé par la loi pour l’attribution de l’aide juridictionnelle totale.
Les auxiliaires de justice désignés au titre de l’aide juridictionnelle partielle ne peuvent, en cas de paiements fractionnés, subordonner leur intervention au paiement préalable de l’intégralité de la somme.
• Modifié par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 7
Les honoraires ou émoluments ainsi que les provisions versées à ce titre avant l’admission à l’aide juridictionnelle par son bénéficiaire viennent en déduction :
1° De la contribution de l’Etat, en cas d’aide juridictionnelle totale ;
2° De la contribution du bénéficiaire et de celle de l’Etat pour le surplus éventuel, en cas d’aide juridictionnelle partielle.
Il en va de même des honoraires et émoluments ainsi que des provisions versées à ce titre pris en charge en application d’un contrat d’assurance de protection juridique ou d’un autre système de protection.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 31 JORF 15 juin 2001
Lorsqu’un avocat désigné ou choisi au titre de l’aide juridictionnelle est, en cours de procédure, remplacé au même titre pour raison légitime par un autre avocat, il n’est dû qu’une seule contribution de l’Etat. Cette contribution est versée au second avocat, à charge pour lui de la partager avec le premier dans une proportion qui, à défaut d’accord, est fixée par le bâtonnier.
• Modifié par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 8
Les sommes revenant aux avocats, aux avoués et aux avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation sont réglées sur justification de la désignation au titre de l’aide juridictionnelle et production d’une attestation de mission délivrée par le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction saisie.
-le montant de la contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat après, le cas échéant, imputation de la somme perçue par lui au titre de l’aide juridictionnelle pour des pourparlers transactionnels ayant échoué ;
-ou la somme à régler à l’officier public ou ministériel.
L’attestation est délivrée ou remise à l’auxiliaire de justice au moment où le juge rend sa décision ou, au plus tard, en même temps que lui en est adressée une expédition, sous réserve des dispositions du premier alinéa de l’article 108 et de l’article 108-1.
Les difficultés auxquelles donne lieu l’application du présent article sont tranchées sans forme par le président de la juridiction.
La somme revenant à l’avocat, en vertu des dispositions du règlement intérieur du barreau, lui est versée par la caisse des règlements pécuniaires dont il relève sous réserve, le cas échéant, des provisions réglées par cette caisse.
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 4 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
La part contributive due par l’Etat aux avoués et aux avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est liquidée et ordonnancée par l’ordonnateur compétent ou son délégataire et payée par le comptable assignataire.
La part contributive due par l’Etat à un huissier de justice, un notaire, un commissaire-priseur ou un greffier du tribunal de commerce est liquidée et ordonnancée par l’ordonnateur compétent ou son délégataire et payée par le comptable assignataire.
Lorsque les actes de ces officiers publics ou ministériels sont intervenus pour introduire une instance ou au cours de l’instance, le paiement a lieu selon les modalités prévues au premier alinéa de l’article 104. La demande d’attestation de mission doit être faite dans les quatre mois qui suivent l’accomplissement de l’acte.
Lorsque l’acte a été accompli pour la signification d’une décision ou pour son exécution, le paiement a lieu selon les modalités prévues au premier alinéa de l’article 104. La demande d’attestation de mission doit être faite, dans le même délai, auprès du greffier en chef ou du secrétaire de la juridiction ayant rendu la décision.
• Créé par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 9
• Lorsque le plafond de remboursement des honoraires et émoluments couverts par un contrat d’assurance de protection juridique ou par un autre système de protection est inférieur à la contribution de l’Etat, l’avocat ou l’officier public ou ministériel ayant prêté son concours demande au greffe ou au secrétaire de la juridiction la délivrance d’une attestation de mission. A cet effet, il produit tout justificatif des honoraires et émoluments dus. L’attestation de mission mentionne leur montant.
La part contributive versée par l’Etat à l’avocat choisi ou désigné pour assister plusieurs personnes dans un litige reposant sur les mêmes faits et comportant des prétentions ayant un objet similaire est, sur décision du juge, réduite dans une proportion minimum de 30 % pour la deuxième affaire, de 40 p. 100 pour la troisième, de 50 % pour la quatrième et de 60 % pour la cinquième et s’il y a lieu pour les affaires supplémentaires.
L’avocat concerné est mis à même de présenter ses observations.
Lorsque l’avocat justifie que l’instance est éteinte par une transaction conclue avec son concours, il a droit à sa rétribution.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 34 JORF 15 juin 2001 rectificatif JORF 28 juillet 2001
En cas d’extinction de l’instance pour une autre cause qu’un jugement ou une transaction, le juge peut, sur demande de l’avocat, allouer à celui-ci une rétribution dont il fixe le montant en fonction des diligences accomplies au cours de l’instance et, le cas échéant, des pourparlers transactionnels ayant échoué, sans qu’il y ait lieu à l’imputation prévue au premier alinéa de l’article 118-8.
Il en est de même, à la demande de l’avocat, en cas de radiation ou de retrait du rôle ou, devant les juridictions administratives, en cas de non-lieu ou de désistement.
Les décisions mentionnées aux articles 109 à 111 sont prises par le président de la juridiction saisie ou son délégué. Toutefois, dans le cas où l’affaire est ou a été portée devant une juridiction du premier degré de l’ordre judiciaire ou de l’ordre administratif, elles sont prises respectivement par le président du tribunal de grande instance ou le président du tribunal administratif ou leur délégué.
Les dispositions des articles 109 à 112 sont applicables à l’avoué et à l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation.
Le rétablissement d’une affaire après sa radiation ou son retrait du rôle ne donne pas lieu à une nouvelle contribution de l’Etat à la rétribution de l’auxiliaire de justice.
Dans le cas où le rétablissement intervient après une radiation ou un retrait du rôle ayant donné lieu à la rétribution mentionnée à l’article 111, l’avocat, l’avoué ou l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation perçoit, à l’achèvement de sa mission, le complément de sa rétribution.
Dans le cas où une instance est reprise ou poursuivie devant une juridiction, après que la juridiction saisie initialement du litige pour lequel l’aide juridictionnelle avait été accordée s’est déclarée incompétente, l’avocat qui prête son concours au bénéficiaire de l’aide peut solliciter une nouvelle contribution de l’Etat. Le président de la juridiction devant laquelle l’affaire est reprise ou poursuivie se prononce sur cette demande et fixe le montant de la contribution complémentaire éventuellement due en tenant compte des diligences effectuées par l’avocat.
Pour l’application du quatrième alinéa de l’article 27 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, l’unité de valeur est majorée dans la limite maximum de 30 % du montant fixé par la loi de finances.
L’ensemble des majorations possibles donne lieu à l’établissement de dix tranches égales.
Un arrêté conjoint du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé du budget fixe annuellement le montant de ces tranches et classe chacun des barreaux dans l’une de ces tranches en fonction du rapport du volume des missions d’aide juridictionnelle effectuées l’année précédente et du nombre d’avocats inscrits au barreau.
• Modifié par Décret n°94-117 du 4 février 1994 - art. 3 JORF 11 février 1994
• Abrogé par Décret n°96-886 du 10 octobre 1996 - art. 1 JORF 12 octobre 1996
• Modifié par Décret n°2002-366 du 18 mars 2002 - art. 1 JORF 20 mars 2002
Les caisses des règlements pécuniaires des avocats tiennent une comptabilité annuelle de la gestion des fonds de l’aide juridictionnelle, de l’aide à l’intervention de l’avocat au cours de la garde à vue, de la médiation et de la composition pénales, de l’aide à l’intervention de l’avocat pour l’assistance aux détenus au cours de procédures disciplinaires ainsi que de la mesure définie à l’article 12-1 de l’ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante.
1° Les opérations inscrites sur le compte spécial : dotations versées par l’Etat au titre de sa part contributive à la rétribution des avocats, conformément aux articles 118 et 132-4, contributions dues par l’Etat au titre des missions achevées ainsi que les provisions au titre des missions en cours ;
3° La dotation complémentaire versée par l’Etat et les rétributions versées aux avocats au titre de l’organisation par le barreau de la défense et de l’aide à l’intervention de l’avocat au cours de la garde à vue, et en matière de médiation et de composition pénales et au titre de la mesure définie à l’article 12-1 de l’ordonnance du 2 février 1945 précitée conformément aux dispositions des protocoles conclus au titre des articles 91 et 132-6 ;
Le président de la caisse des règlements pécuniaires des avocats communique ensuite ce rapport au garde des sceaux, ministre de la justice, et au président du conseil départemental de l’accès au droit.
• Créé par Décret n°96-886 du 10 octobre 1996 - art. 1 JORF 12 octobre 1996
Les montants des contributions dues par l’Etat pour les missions achevées tels qu’ils sont déterminés par application des dispositions de l’article 90 sont enregistrés chronologiquement sur le compte spécial. Y sont mentionnés :
1° Le nom de l’avocat ayant effectué la mission ;
2° La nature, les références et la date de la décision du bureau d’aide juridictionnelle, sauf pour les procédures d’audition de l’enfant en justice ;
3° Le nombre d’unités de valeur et le montant de la contribution due par l’Etat après calcul de la T.V.A. et, le cas échéant, après déduction du montant de la provision versée par le client à l’avocat.
De même, les montants des provisions versées au titre des missions en cours sont enregistrés chronologiquement sur le compte spécial, avec mention du nom de l’avocat effectuant la mission, de la nature, des références et de la date de la décision du bureau d’aide juridictionnelle.
• Modifié par Décret n°96-886 du 10 octobre 1996 - art. 2 JORF 12 octobre 1996
Le montant de la provision initiale prévue à l’article 28 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée est fixé, en début d’année, par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. Il est calculé sur la base d’une prévision portant, d’une part, sur les missions achevées dans l’année et, d’autre part, sur les missions engagées et susceptibles de donner lieu au versement d’une provision à l’avocat dans les conditions fixées par l’article 29 de la même loi.
Le montant des ajustements versés en cours d’année est également fixé par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice.
La liquidation de la dotation due à chaque barreau est effectuée en fin d’année à partir d’un état récapitulatif des missions achevées. Cet état est établi par la caisse des règlements pécuniaires des avocats et, après certification de sa régularité et de sa sincérité par le commissaire aux comptes, est visé par le bâtonnier. Après liquidation de la dotation due, la part de la dotation non utilisée est constatée à la fin de chaque année. Elle est reprise dans la comptabilité de l’année suivante.
Le solde correspondant à la différence entre le montant des provisions versées et celui de la dotation due au titre des missions achevées tel qu’il résulte de l’état liquidatif est déduit de la provision initiale de l’exercice suivant.
Le garde des sceaux, ministre de la justice, peut faire vérifier par les agents de son administration l’application des dispositions du présent article par les caisses des règlements pécuniaires des avocats.
• Créé par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 36 JORF 15 juin 2001
L’intervention de l’avocat au titre de l’aide juridictionnelle en vue de parvenir à une transaction avant l’introduction de l’instance est régie par les articles 118-2 à 118-8.
L’avocat choisi ou désigné en informe par écrit la partie adverse et, le cas échéant, son avocat.
L’avocat mentionne dans sa lettre que les courriers, pièces et documents élaborés ou échangés au cours des pourparlers transactionnels pourront être communiqués au président du bureau d’aide juridictionnelle et, le cas échéant, au président de la juridiction et à eux seuls, lors de l’examen de sa demande de paiement de la contribution qui lui est due par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Lorsque la transaction est intervenue, l’avocat qui sollicite le paiement de la contribution de l’Etat remet au président du bureau d’aide juridictionnelle une copie de l’acte conclu, certifiée conforme par le bâtonnier.
En cas d’échec des pourparlers transactionnels, l’avocat communique au président du bureau d’aide juridictionnelle les lettres, pièces et documents élaborés ou échangés au cours des pourparlers transactionnels et de nature à établir l’importance et le sérieux des diligences accomplies.
Le président du bureau d’aide juridictionnelle peut recueillir auprès de l’avocat toutes explications et informations complémentaires.
Article 118-4
Les justificatifs communiqués par l’avocat en application de l’article 118-3 ne peuvent être utilisés par le président du bureau d’aide juridictionnelle que pour le traitement de la demande de paiement et les vérifications que celle-ci appelle. Les mêmes règles sont applicables au président de la juridiction saisi en application de l’article 118-5.
Article 118-5
Après avoir procédé aux vérifications nécessaires, le président du bureau d’aide juridictionnelle délivre une attestation de fin de mission transactionnelle qui précise la nature du différend et indique le montant de la contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat, calculé selon les modalités prévues à l’article 118-6 et, le cas échéant, à l’article 118-7.
La somme revenant à l’avocat est réglée sur justification de sa désignation au titre de l’aide juridictionnelle et production de l’attestation mentionnée à l’alinéa précédent.
Les difficultés et contestations auxquelles donne lieu l’application du présent article sont tranchées sans forme par le président de la juridiction.
Article 118-6
Lorsqu’une transaction est intervenue, la contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat qui prête son concours au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle totale est déterminée, selon la nature du différend, en fonction du produit de l’unité de valeur mentionnée à l’article 90 et des coefficients de base prévus aux rubriques II-1, II-5, III-1, IV-1, IV-2, V-1, XIV-1 et XVI du tableau du même article.
En cas d’échec des pourparlers transactionnels, la contribution due est égale à la moitié du montant mentionné au premier alinéa. Toutefois, le président du bureau d’aide juridictionnelle peut, à titre exceptionnel, augmenter cette contribution, sans qu’elle puisse excéder les trois quarts de ce montant, sur justification par l’avocat de la difficulté de l’affaire, de la complexité particulière des pourparlers et de l’étendue des diligences accomplies.
Il adresse copie de sa décision au bureau d’aide juridictionnelle de la juridiction susceptible d’être saisie à la suite de l’échec des pourparlers, s’il est différent.
Lorsque l’aide juridictionnelle est accordée pour une instance et qu’une transaction intervient avant que celle-ci soit introduite, le bénéfice de l’aide juridictionnelle reste acquis pour la seule rétribution de l’avocat choisi ou désigné.
Article 118-7
En cas d’aide juridictionnelle partielle, la contribution de l’Etat, déterminée en application de l’article 118-6, est affectée d’un pourcentage calculé en fonction du tableau de l’article 98. Les dispositions de l’article 99 sont en outre applicables.
Article 118-8
La rétribution accordée à l’avocat au titre de l’aide juridictionnelle pour des pourparlers transactionnels ayant échoué est déduite de celle qui lui est allouée à ce titre lorsqu’il apporte son concours dans le cadre d’une instance engagée entre les mêmes parties à raison du même différend.
Lorsque la contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat au titre de l’aide juridictionnelle accordée pour l’instance est réduite dans les conditions prévues aux articles 98 et 109, la contribution versée au titre de l’aide juridictionnelle accordée pour des pourparlers transactionnels ayant échoué est réduite dans la même proportion.
CHAPITRE V : De l’avance et du recouvrement des frais.
• Modifié par Décret n°2008-1324 du 15 décembre 2008 - art. 10
Les rémunérations afférentes aux constatations, consultations et expertises ainsi que les acomptes accordés par le juge sur justification des avances faites par l’expert, les indemnités allouées aux témoins, les frais de transport lorsque ces frais entrent dans les dépens, les frais d’affranchissement exposés à l’occasion des correspondances postales expressément prévues par la loi lorsqu’ils sont à la charge des parties, les droits d’enregistrement et les taxes assimilées, les redevances de greffe et, en général, tous les frais dus à des tiers sont avancés par l’Etat.
Les frais pris en charge au titre d’un contrat d’assurance de protection juridique ou d’un autre système de protection viennent en déduction des sommes dues par l’Etat au titre de l’alinéa précédent.
Il n’y a pas lieu à consignation par l’Etat lorsque celle-ci eût incombé au bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.
Les frais, à l’exception des sommes revenant aux avocats, sont liquidés et ordonnancés par l’ordonnateur compétent ou son délégataire au vu, selon le cas, d’une attestation du greffier en chef ou du secrétaire de la juridiction, d’une décision de taxe ou de la justification par l’auxiliaire de justice de l’exécution de sa mission et sont payés par le comptable assignataire.
Le présent article n’est pas applicable aux admissions à l’aide juridictionnelle prononcées pour des instances introduites sur le fondement du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre.
• Modifié par Décret n°2007-1738 du 11 décembre 2007 - art. 3
Lorsque l’aide juridictionnelle est accordée dans un litige transfrontalier en application de l’article 3-1 de la loi du 10 juillet 1991, et que l’instance se déroule en France, les frais d’interprète, les frais de traduction des documents que le juge a estimé indispensable d’examiner pour apprécier les moyens soulevés par le bénéficiaire de l’aide, ainsi que les frais de déplacement des personnes dont la présence à l’audience est requise par le juge, sont avancés par l’Etat selon les modalités prévues au troisième alinéa de l’article 119.
Lorsque l’instance ne se déroule pas en France, les frais de traduction de la demande d’aide et des documents exigés pour son instruction avant transmission de cette demande à l’Etat de la juridiction compétente sur le fond sont avancés par l’Etat au vu d’une ordonnance émise par le garde des sceaux, ministre de la justice.
Hors le cas prévu au deuxième alinéa, la rémunération des traducteurs et interprètes est fixée conformément aux dispositions de l’article R. 122 du code de procédure pénale.
Les frais de déplacement des personnes dont la présence à l’audience en France est requise par le juge sont couverts, sur justificatif, par une indemnité égale à celle attribuée aux témoins par l’article R. 133 du code de procédure pénale. Cette indemnité est versée au vu de l’état récapitulatif visé par le greffier en chef, accompagné des pièces justificatives, selon les modalités prévues au troisième alinéa de l’article 119.
Les actes et décisions bénéficiant d’une exonération fiscale ou pour lesquels les droits et taxes sont liquidés en débet doivent comporter en marge les nom et prénoms du bénéficiaire de l’aide juridictionnelle ainsi que l’indication de la date d’admission et du bureau ou de la section du bureau dont elle émane.
Les frais exposés avec le bénéfice de l’aide afférents aux procédures d’exécution et aux instances nées de cette exécution entre le bénéficiaire de l’aide et la partie poursuivie sont, même si ces procédures ou instances ont été discontinuées ou suspendues pendant plus d’une année, réputés dus par la partie poursuivie, sauf justifications ou décisions contraires.
En cas de retrait de l’aide juridictionnelle, il est procédé au recouvrement, dans les limites éventuellement fixées par la décision de retrait, des avances, redevances, droits et taxes dont le bénéficiaire de l’aide avait été dispensé, de la part contributive versée à l’avocat et des indemnités forfaitaires versées aux officiers publics ou ministériels, ainsi que, s’il y a lieu, des droits, taxes et pénalités dus par le bénéficiaire sur les actes et titres produits par lui pour justifier de ses droits et qualités.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 37 JORF 15 juin 2001
L’adversaire du bénéficiaire de l’aide juridictionnelle condamné aux dépens et qui ne bénéficie pas lui-même de l’aide juridictionnelle est tenu, sauf dispense totale ou partielle accordée par le juge, de rembourser au Trésor, dans la proportion des dépens mis à sa charge, les sommes avancées par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Lorsque l’instance est engagée après l’échec de pourparlers transactionnels, l’adversaire du bénéficiaire de l’aide juridictionnelle qui est condamné aux dépens et ne bénéficie pas lui-même de l’aide juridictionnelle est tenu, sauf dispense totale ou partielle dans la proportion des dépens mis à sa charge, de rembourser l’ensemble des sommes avancées par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle, tant pour l’instance que pour les pourparlers transactionnels.
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 7 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
Le recouvrement des sommes avancées par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle est effectué par le comptable-assignataire au vu d’un état de recouvrement qui est établi et notifié à la personne contre qui les sommes sont à recouvrer par le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction concernée.
Dans les litiges transfrontaliers mentionnés à l’article 3-1 de la loi du 10 juillet 1991, si la demande d’aide transmise à l’Etat de la juridiction compétente sur le fond est rejetée, les frais de traduction de cette demande et des documents exigés pour son instruction sont recouvrés contre le demandeur de l’aide par un comptable public conformément aux dispositions prévues aux articles 80 et suivants du décret du 29 décembre 1962 susvisé, au vu d’un titre de perception établi par le garde des sceaux et d’un justificatif de la décision de rejet.
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 38 JORF 15 juin 2001
L’état de recouvrement contient :
4° Le montant des frais avancés par l’Etat ;
5° Le montant des rétributions versées par l’Etat aux officiers publics ou ministériels ;
6° Le montant de la part contributive de l’Etat à la mission de l’avocat pour l’instance et, le cas échéant, les pourparlers transactionnels qui l’ont précédée ;
7° Le montant des frais engagés par l’Etat recouvrables sur l’adversaire du bénéficiaire de l’aide juridictionnelle ;
8° Les délais et modalités de paiement et d’opposition ;
9° La mention des dispositions de l’article 129.
Les sommes engagées par le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, avant son admission à cette aide, ne sont pas comprises dans les dépens recouvrables par l’Etat.
• Modifié par Décret n°2004-1364 du 13 décembre 2004 - art. 30 JORF 15 décembre 2004 en vigueur le 1er janvier 2005
Le montant des sommes à recouvrer est exigible le dernier jour du deuxième mois qui suit l’envoi de la notification de l’état de recouvrement.
La contrainte judiciaire n’est pas applicable.
Dans le mois de la notification, le redevable peut faire opposition auprès du greffe ou du secrétariat de la juridiction concernée, soit par déclaration orale contre remise d’un récépissé, soit par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.
En cas d’opposition, le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction concernée en avise sans délai le comptable-assignataire.
Il est statué sur l’opposition dans les conditions prévues par les articles 709 et suivants du code de procédure civile.
L’exercice d’une voie de recours contre la décision rendue par la juridiction saisie de l’affaire suspend la procédure de recouvrement.
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 9 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
Le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction qui a rendu la décision frappée de recours avise de ce recours l’ordonnateur compétent et le comptable assignataire.
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 10 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
Un nouvel état de recouvrement est établi conformément à l’article 124 lorsque la décision statuant sur la voie de recours modifie la charge des dépens.
Sur la demande de l’intéressé et après liquidation par l’ordonnateur compétent ou son délégataire, le comptable assignataire procède, s’il y a lieu, au remboursement des sommes recouvrées qui ne resteraient pas à la charge de celui qui les a versées.
En l’absence de règles propres à certaines de ces juridictions, les dispositions du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel sont applicables.
TITRE II : L’aide à l’intervention de l’avocat au cours de la garde à vue. (abrogé)
Titre II : L’aide à l’intervention de l’avocat prévue par les dispositions de la troisième partie de la loi du 10 juillet 1991
Le montant des dotations annuelles affectées respectivement à chaque barreau par l’Etat en application des articles 64-1,64-2 et 64-3 de la loi du 10 juillet 1991 résulte, d’une part, du nombre de missions accomplies par les avocats intervenus au titre de ces trois dispositions et d’autre part, de la contribution de l’Etat à la rétribution des avocats fixée ci-après.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 15 JORF 28 juillet 2007
La contribution de l’Etat à la rétribution des avocats désignés d’office intervenant au cours de la garde à vue est de 61 euros hors taxes.
Elle est majorée de 31 € hors taxes lorsque l’intervention a lieu de nuit, entre 22 heures et 7 heures, et de 23 € hors taxes lorsque l’intervention a lieu hors des limites de la commune du siège du tribunal de grande instance.
Toutefois, lorsque le même avocat est appelé à intervenir pour plusieurs personnes gardées à vue dans un même lieu lors d’un même déplacement, ces majorations ne peuvent être perçues qu’une fois.
La contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat intervenant au titre de l’article 64-2 de la loi du 10 juillet 1991 est fixée, hors taxes, à 46 euros.
La contribution de l’Etat à la rétribution des avocats assistant une personne détenue au cours d’une procédure disciplinaire en relation avec sa détention est de 88 euros hors taxes.
La contribution de l’Etat à la rétribution des avocats assistant une personne détenue faisant l’objet d’une mesure d’isolement d’office, de prolongation de cette mesure ou de levée, sans son accord, d’un placement à l’isolement à sa demande est fixée à 88 euros hors taxes.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 16 JORF 28 juillet 2007
Les montants des contributions dues par l’Etat font l’objet, à l’intérieur du compte spécial prévu à l’article 29 de la loi du 10 juillet 1991, d’enregistrements propres à chaque catégorie de mesures et distincts de celui effectué pour les sommes payées pour les missions d’aide juridictionnelle. Y sont également mentionnés :
1° Le nom de l’avocat ;
-le nom de la personne gardée à vue, le lieu, la date et l’heure de l’intervention ;
-le nom de la personne détenue assistée, l’objet de la procédure, le lieu, la date et l’heure de l’intervention ;
-les références et la date de la décision accordant l’aide ainsi que l’objet de la mesure.
Le contrôle du commissaire aux comptes s’effectue conformément aux dispositions de l’avant-dernier alinéa de l’article 117-1.
Trois provisions sont versées en début d’année au titre, respectivement, des articles 64-1,64-2 et 64-3 de la loi du 10 juillet 1991. Leur montant, calculé sur la base de prévisions du nombre des interventions qui seront achevées dans l’année, est fixé par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice.
Ces provisions peuvent, dans les mêmes conditions, être ajustées en cours d’exercice.
Les troisième, quatrième et cinquième alinéas de l’article 118 sont applicables.
• Modifié par Décret n°2007-1738 du 11 décembre 2007 - art. 4
La rétribution due à l’avocat est versée conformément aux dispositions de l’article 105.
Lorsqu’il intervient au titre de l’article 64-1 de la loi du 10 juillet 1991, l’avocat produit l’acte de sa désignation par le bâtonnier et un document justifiant son intervention, visé par un officier de police judiciaire ou un agent de police judiciaire et indiquant le nom de l’avocat, celui de la personne gardée à vue, le lieu, la date et l’heure de l’intervention.
Lorsque l’avocat intervient au titre de l’article 64-2 de la même loi, il produit la décision d’admission mentionnée à l’article 132-12 et l’attestation de mission délivrée dans les conditions définies à l’article 132-16.
Lorsque l’avocat intervient au titre de l’article 64-3 de la même loi, sa rétribution lui est versée dans les conditions prévues à l’article 132-6-1.
• Modifié par Décret 2001-512 2001-06-14 art. 39, 40 et 46 JORF 15 juin 2001
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 39 JORF 15 juin 2001
La contribution de l’Etat peut être majorée, dans une proportion maximum de 20 %, au bénéfice des barreaux qui ont conclu, avec le tribunal de grande instance près lequel ils sont établis, un protocole, prévu à l’article 91, visant à assurer une meilleure organisation de la défense pénale, et contenant des engagements d’objectifs assortis de procédures d’évaluation relatifs à l’intervention des avocats au titre des articles 64-1 ou 64-2 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 132-6-1
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 17 JORF 28 juillet 2007
La personne détenue sollicite l’aide à l’assistance d’un avocat au titre de l’article 64-3 de la loi du 10 juillet 1991 auprès du greffier de l’établissement pénitentiaire qui, sans délai, transmet la demande, selon le cas, à l’avocat choisi ou au bâtonnier aux fins de désignation d’un avocat.
Le greffier joint à cette transmission un document indiquant les nom, prénoms, date de naissance de la personne détenue, le cas échéant, le nom de l’avocat choisi, ainsi que, selon le cas, le motif des poursuites disciplinaires et la mention de la date d’examen du dossier par la commission de discipline ou, en matière d’isolement, l’objet de la mesure contestée et la date d’examen du dossier.
Pour percevoir la rétribution qui lui est due, l’avocat produit une attestation justifiant de son intervention. Lorsqu’il intervient en matière disciplinaire, l’attestation, visée par le président de la commission de discipline de l’établissement pénitentiaire, indique son nom, celui de la personne assistée, le motif des poursuites disciplinaires, la date et l’heure de l’intervention. Lorsqu’il intervient en matière d’isolement, l’attestation, visée par le chef d’établissement pénitentiaire ou son représentant, indique son nom, celui de la personne assistée, l’objet de la mesure contestée, la date et l’heure de l’intervention.
Chapitre II : Dispositions relatives aux procédures mentionnées à l’article 64-2 de la loi du 10 juillet 1991
• Créé par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 47 JORF 15 juin 2001
Sont admises au bénéfice de l’aide à l’intervention de l’avocat les personnes remplissant les conditions fixées par les articles 2 à 6 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que par le chapitre Ier du titre Ier du présent décret, pour bénéficier de l’aide juridictionnelle, qu’elle soit totale ou partielle.
La demande d’aide à l’intervention de l’avocat doit être formée après que le procureur de la République a choisi d’orienter la procédure vers une médiation ou une composition pénales ou vers la mesure prévue par l’article 12-1 de l’ordonnance du 2 février 1945 précitée et avant que la procédure en cause ne s’achève.
La demande est déposée ou adressée par l’intéressé ou par tout mandataire au président du bureau d’aide juridictionnelle établi près le tribunal de grande instance auprès duquel le procureur de la République qui a pris la décision mentionnée à l’article 132-8 exerce ses fonctions.
3° Le cas échéant, nom et adresse de l’avocat.
La demande d’aide comporte en outre, selon les cas, les indications et les pièces énumérées aux articles 34 à 37 du présent décret.
Pour l’instruction de la demande, le président ou le vice-président dispose des pouvoirs prévus par l’article 42 du présent décret.
L’admission à l’aide à l’intervention de l’avocat est prononcée par le président du bureau d’aide juridictionnelle, ou, sur sa délégation, par le vice-président de ce bureau.
La décision prononcée sur la demande d’aide mentionne :
2° L’admission à l’aide ou le rejet de la demande ;
3° En cas d’admission :
- la nature de la mesure à l’occasion de laquelle l’aide a été accordée ;
- le nom et l’adresse de l’avocat intervenant au titre de l’aide ;
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 11 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
Copie de la décision est notifiée par le secrétaire du bureau d’aide juridictionnelle à l’intéressé, au parquet, à l’avocat désigné ou au bâtonnier chargé de le désigner, à la caisse des règlements pécuniaires des avocats.
La notification à l’intéressé est faite par lettre recommandée avec demande d’avis de réception et indique les modalités selon lesquelles il peut demander un nouvel examen.
La décision ne peut être ni produite ni discutée en justice, à moins qu’elle ne soit intervenue à la suite d’agissements ayant donné lieu à des poursuites pénales.
• Modifié par Décret n°2007-1142 du 26 juillet 2007 - art. 14 JORF 28 juillet 2007
L’intéressé peut former un recours contre la décision rendue par le président du bureau d’aide juridictionnelle dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision.
Le procureur de la République ayant ordonné la mesure, le bâtonnier de l’ordre des avocats dont relève l’avocat choisi ou désigné au titre de l’aide, ou, en l’absence de choix ou de désignation, le bâtonnier de l’ordre des avocats établi près le tribunal de grande instance compétent disposent d’un délai d’un mois à compter du jour de la décision pour déférer celle-ci au premier président de la cour d’appel.
Le procureur de la République délivre à l’avocat, au plus tard à l’issue de la procédure, une attestation de mission.
Cette attestation mentionne la nature de la procédure, le numéro d’ordre du parquet et le montant de la contribution de l’Etat à la rétribution de l’avocat.
Le bénéficiaire de l’aide peut choisir son avocat.
A défaut de choix ou en cas de refus de l’auxiliaire de justice choisi, un avocat est désigné par le bâtonnier de l’ordre des avocats établi près le tribunal de grande instance compétent, sans préjudice de l’application des règles relatives aux commissions ou désignations d’office.
Dans les cas d’urgence, l’admission provisoire à l’aide à l’intervention de l’avocat peut être prononcée par le président du bureau d’aide juridictionnelle ou, sur sa délégation, par le vice-président.
L’aide à l’intervention de l’avocat peut être retirée, même après la fin de la procédure pour laquelle elle a été accordée, si son bénéfice a été obtenu à la suite de déclarations ou au vu de pièces inexactes.
Le retrait de l’aide est décidé par le président ou le vice-président du bureau d’aide juridictionnelle qui a prononcé l’admission soit d’office, soit à la demande de tout intéressé ou du ministère public.
Le président et le vice-président disposent des mêmes pouvoirs que pour l’instruction de la demande d’aide.
Le retrait comporte obligation, pour le bénéficiaire, de restituer le montant de la contribution versée par l’Etat.
TITRE II : Les conseils de l’aide juridique (abrogé)
CHAPITRE Ier : Le Conseil national de l’aide juridique. (abrogé)
CHAPITRE II : Les conseils départementaux de l’aide juridique. (abrogé)
TITRE III : Les conseils de l’aide juridique
CHAPITRE Ier : Le Conseil national de l’aide juridique.
Le Conseil national de l’aide juridique est consulté sur les projets de loi et de décret relatifs à l’aide juridictionnelle, à l’aide à l’accès au droit, et aux aides à l’intervention de l’avocat prévues par les dispositions de la troisième partie de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Le Conseil national de l’aide juridique est présidé par un conseiller d’Etat ou un conseiller à la Cour de cassation. La vice-présidence est assurée, selon que le président est un conseiller d’Etat ou un conseiller à la Cour de cassation, par un conseiller à la Cour de cassation désigné sur proposition du premier président de la Cour de cassation ou par un conseiller d’Etat désigné sur proposition du vice-président du Conseil d’Etat.
1. Un président de conseil départemental de l’accès au droit ;
2. Deux directeurs de l’administration centrale du ministère de la justice ;
3. Le directeur de l’action sociale au ministère chargé des affaires sociales ;
4. Un directeur de l’administration centrale du ministère chargé du budget ;
7. Un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation désigné sur proposition de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ;
8. Un avoué désigné sur proposition de la chambre nationale des avoués près les cours d’appel ;
12. Un représentant de l’Association des maires de France ;
13. Deux représentants d’associations oeuvrant dans le domaine de l’aide juridique ;
14. Un représentant des Français établis hors de France désigné sur proposition de l’Assemblée des Français de l’étranger.
• Modifié par Décret n°2000-344 du 19 avril 2000 - art. 4 JORF 21 avril 2000
En cas d’empêchement de son président, la présidence du Conseil national de l’aide juridique est assurée par son vice-président.
Les membres du Conseil national de l’aide juridique mentionnés aux 6° à 13° de l’article 134 doivent être membres d’un bureau d’aide juridictionnelle ou du conseil d’administration d’un conseil départemental de l’accès au droit depuis au moins un an à la date de leur nomination, ou avoir exercé lesdites fonctions pendant une telle durée.
• Modifié par Décret n°94-117 du 4 février 1994 - art. 1 JORF 11 février 1994
Les membres du Conseil national de l’aide juridique mentionnés aux 2° à 4° de l’article 134 peuvent se faire représenter.
Les directeurs prévus aux 2° et 4° de l’article 134 sont nommés par arrêté du ministre dont ils relèvent ;
Les autres membres sont nommés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, pour une période de trois ans. Ils peuvent se faire remplacer par un suppléant nommé dans les mêmes conditions qu’eux.
Sauf dans le cas prévu à l’article 135, un membre suppléant ne peut assister aux séances du Conseil national qu’en cas d’absence du membre titulaire.
• Modifié par Décret n°2000-344 du 19 avril 2000 - art. 5 JORF 21 avril 2000
Le Conseil national de l’aide juridique constitue en son sein une commission permanente.
La commission permanente prépare les travaux du Conseil national et peut être consultée en cas d’urgence en ses lieu et place.
Elle est présidée par le président du conseil national et, en cas d’empêchement de celui-ci, par son vice-président.
1. Deux membres choisis parmi ceux mentionnés aux 1° à 5° et 11° à 14° de l’article 134 ;
2. Trois membres choisis parmi ceux mentionnés aux 6° à 10° de l’article 134, dont au moins un parmi ceux mentionnés au 6°.
Le Conseil national de l’aide juridique se réunit sur convocation du président et au moins une fois par an.
Le secrétariat du Conseil national de l’aide juridique est assuré par les services du ministère de la justice.
CHAPITRE II : Les conseils départementaux de l’accès au droit.
Les conseils départementaux de l’accès au droit ont leur siège au chef-lieu du département. Ils sont désignés sous le nom de ce département.
La convention constitutive du conseil départemental de l’accès au droit et les modifications éventuelles prennent effet dès la publication des décisions d’approbation du premier président de la cour d’appel dans le ressort de laquelle siège ce conseil, du procureur général près cette cour et du préfet. Le conseil départemental jouit de la personnalité morale à compter de cette même date.
Sont publiées dans un journal d’annonces légales du département où siège le conseil départemental de l’accès au droit les décisions d’approbation de la convention constitutive d’un conseil départemental de l’accès au droit ainsi que des extraits de cette convention.
Les modifications éventuelles de la convention constitutive ainsi que la décision d’approbation de ces modifications font l’objet d’une publication dans les mêmes conditions.
L’assemblée générale du conseil départemental de l’accès au droit est composée de l’ensemble des membres du groupement, qui ont voix délibérative, et des personnes physiques ou morales mentionnées à l’article 56 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, qui ont voix consultative.
Elle se réunit, au moins une fois par an, sur convocation du président du conseil d’administration.
Un conseil d’administration, dont la présidence est assurée par le président du conseil départemental de l’accès au droit, administre celui-ci. Il comprend, outre son président, quinze membres au plus.
Sont obligatoirement représentés, au sein du conseil d’administration, l’Etat, le département, les professions judiciaires et juridiques, l’association départementale des maires et l’association mentionnée au 10° de l’article 55 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. La convention constitutive du conseil départemental de l’accès au droit fixe, pour chacun de ces membres, le nombre de leurs représentants qui sont désignés selon les modalités suivantes :
1° Au titre des représentants de l’Etat :
-le préfet désigne le ou les fonctionnaires des services déconcentrés des administrations civiles de l’Etat placés sous son autorité ;
-les chefs des autres services déconcentrés de ces administrations désignent, s’il y a lieu, le ou les fonctionnaires qui relèvent de leur autorité ;
-le premier président de la cour d’appel et le procureur général près ladite cour désignent conjointement, s’il y a lieu, le ou les magistrats de l’ordre judiciaire ou le ou les fonctionnaires des services judiciaires exerçant leurs fonctions dans le ressort de la cour ;
3° Le ou les représentants des professions judiciaires et juridiques sont désignés par l’organisme professionnel dont ils relèvent ;
4° Le ou les représentants de l’association départementale des maires et le ou les représentants de l’association mentionnée au 10° de l’article 55 de la loi du 10 juillet 1991 précitée sont désignés par l’organe délibérant de leur association.
Lorsque sont admis à siéger au conseil départemental de l’accès au droit, conformément aux dispositions du dernier alinéa de l’article 55 de la loi du 10 juillet 1991 précitée, d’autres membres que ceux mentionnés aux 1° à 10° du même article, leur représentation au sein du conseil d’administration est déterminée selon les modalités prévues par la convention constitutive.
Le conseil d’administration du conseil départemental de l’accès au droit peut comprendre à titre consultatif, et à l’initiative de son président, la ou les personnes physiques mentionnées au dernier alinéa de l’article 56 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée ainsi qu’un représentant de chacune des personnes morales mentionnées au même article. A Paris, il comprend en outre, également à titre consultatif, un représentant des Français établis hors de France désigné par le préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris, sur proposition de l’Assemblée des Français de l’étranger.
En cas de partage égal des voix au sein du conseil d’administration, celle du président est prépondérante.
Le procureur de la République, en sa qualité de commissaire du Gouvernement auprès du conseil départemental de l’accès au droit assiste aux séances de toutes les instances de délibération et d’administration du conseil départemental.
Les dispositions du titre II du décret du 26 mai 1955 susvisé et, le cas échéant, celles du décret du 9 août 1953 susvisé s’appliquent aux conseils départementaux de l’accès au droit.
Par dérogation au décret du 26 mai 1955 susvisé, le contrôle d’Etat auprès du conseil départemental de l’accès au droit est assuré par le trésorier-payeur général du département.
La comptabilité du conseil départemental de l’accès au droit est tenue et sa gestion assurée selon les règles du droit privé ou de la gestion publique.
Dans ce dernier cas, les dispositions du décret du 29 décembre 1962 susvisé portant règlement général sur la comptabilité publique sont applicables et l’agent comptable du conseil départemental est nommé par arrêté du ministre chargé du budget.
Les Français établis hors de France inscrits sur les listes électorales d’une commune de métropole ou d’un département d’outre-mer relèvent du conseil départemental de l’accès au droit du département dans lequel est située cette commune. Les Français établis hors de France inscrits sur les listes électorales à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon ou en Polynésie française relèvent du conseil de l’accès au droit institué dans ces collectivités. Ceux qui ne peuvent justifier d’une telle inscription relèvent du conseil départemental de l’accès au droit de Paris.
Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, les fonctions dévolues dans les sections de bureau aux avoués près les cours d’appel sont exercées par les avocats postulant près la cour d’appel.
La contribution de l’Etat à la rétribution des avocats qui exercent les attributions de l’avoué est déterminée en fonction du produit de l’unité de valeur prévue par la loi de finances (U.V.) et des coefficients ci-après :
IV. - 2. Appel avec référé 24
• Créé par Décret n°2005-1470 du 29 novembre 2005 - art. 6 JORF 30 novembre 2005
Lorsque l’aide juridictionnelle est accordée dans un litige transfrontalier en application de l’article 3-1 de la loi du 10 juillet 1991 et que l’instance se déroule dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin ou de la Moselle, les frais de traduction et d’interprète mentionnés au premier alinéa de l’article 119-1 sont couverts dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 4 de la loi locale du 30 juin 1878 relative aux indemnités accordées aux témoins et experts.
Article 154 (abrogé)
• Abrogé par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 13 (V) JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
• Modifié par Décret n°2005-1708 du 29 décembre 2005 - art. 12 JORF 30 décembre 2005 en vigueur le 1er janvier 2006
Lorsqu’une partie autre que le bénéficiaire de l’aide juridictionnelle a perdu son procès ou a été condamnée à tout ou partie des dépens, ou que l’une des parties a été condamnée à supporter la totalité ou une fraction des sommes exposées par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle, les montants dus sont liquidés par le greffier de la juridiction ayant connu de l’instance conformément aux règles en vigueur dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
Article 156 (abrogé)
En cas d’appel porté devant la cour d’appel de Metz ou la cour d’appel de Colmar, et lorsque la représentation peut être assurée par un autre avocat qu’un avocat postulant devant ces juridictions, l’avocat qui a assisté et représenté la partie en première instance la représente devant la cour sauf choix contraire de la partie ou refus de l’avocat.
• Abrogé par Décret n°2003-300 du 2 avril 2003 - art. 10 JORF 3 avril 2003
Dans les textes réglementaires se référant à l’aide judiciaire ou à l’indemnisation des commissions d’office, les mots : “ aide judiciaire “ ou “ indemnisation des commissions et désignations d’office “ sont remplacés par ceux de : “ aide juridictionnelle “.
De même, les références à la loi n° 72-11 du 3 janvier 1972 relative à l’aide judiciaire et à l’indemnisation des commissions et désignations d’office et au décret n° 72-809 du 1er septembre 1972 portant application de cette loi sont remplacées par une référence à la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et au présent décret.
Devant la commission des recours des réfugiés, les délais prévus aux articles 55 et 56, alinéa premier, sont ramenés à huit jours et celui prévu à l’article 56, alinéa 2, à quinze jours.
• Modifie Décret n°82-440 du 26 mai 1982 - art. 2 (M)
• Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. R224-2 (M)
• Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. R241 (M)
• Modifie CODE DE PROCEDURE PENALE - art. R93 (M)
• Modifie Nouveau code de procédure civile - art. 700 (V)
• Modifie Code des tribunaux administratifs et des cours adm - art. R217 (Ab)
• Modifie Code des tribunaux administratifs et des cours adm - art. R218 (Ab)
• Modifie Code des tribunaux administratifs et des cours adm - art. R219 (Ab)
• Modifie Code des tribunaux administratifs et des cours adm - art. R220 (Ab)
• Modifie Code des tribunaux administratifs et des cours adm - art. R221 (M)
Pour l’application des articles 25 et 136, les services accomplis dans un bureau d’aide judiciaire ou dans la commission de dispense des honoraires d’avocat prévue à l’article R. 144-2 du code de la sécurité sociale sont réputés avoir été effectués dans un bureau d’aide juridictionnelle.
Les désignations des premiers représentants des usagers au sein des bureaux d’aide juridictionnelle et de leurs sections effectuées en application du dernier alinéa de l’article 76 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée n’ont d’effet que jusqu’à la désignation de ces représentants par les conseils départementaux de l’accès au droit.
• Abrogé par Décret n°2000-344 du 19 avril 2000 - art. 11 (V) JORF 21 avril 2000
Article 169 (abrogé)
• Modifié par Décret n°2001-512 du 14 juin 2001 - art. 48 (V) JORF 15 juin 2001 en vigueur le 1er janvier 2002
L’indemnité de vacation allouée aux personnes bénéficiant de l’honorariat et exerçant les fonctions de président ou membre d’une section ou d’un bureau d’aide juridictionnelle est calculée par demi-journée en fonction de la durée de la séance. Elle est égale, pour les présidents, au quarantième du traitement budgétaire moyen mensuel brut des magistrats du premier grade et, pour les membres, au quarantième du traitement budgétaire moyen mensuel brut des magistrats du second grade.
• Créé par Décret n°2010-764 du 7 juillet 2010 - art. 2
• Une indemnité forfaitaire mensuelle est allouée aux personnes bénéficiant de l’honorariat et exerçant les fonctions de président des bureaux d’aide juridictionnelle établis près le Conseil d’Etat et la Cour de cassation, ou de président de division de ces bureaux. Cette indemnité leur est versée au titre de l’ensemble des tâches afférentes à leurs fonctions.
Le montant de l’indemnité est égal, pour les présidents de bureau, au cinquième du traitement budgétaire moyen mensuel brut des magistrats du premier grade et, pour les présidents de division, au huitième du traitement budgétaire moyen mensuel brut des magistrats du premier grade. Cette indemnité est exclusive de celle prévue à l’article 170.
• Pour l’élaboration et la présentation du rapport mentionné au deuxième alinéa de l’article 47, les membres des bureaux d’aide juridictionnelle établis près le Conseil d’Etat et la Cour de cassation bénéficiant de l’honorariat perçoivent une indemnité égale au cent cinquante-deuxième du traitement budgétaire moyen mensuel brut des magistrats du second grade.
1° L’article R. 144-2 et le 3° de l’article R. 144-7 du code de la sécurité sociale ;
2° L’article 14 du décret n° 78-262 du 8 mars 1978 ;
II.-Le décret n° 72-809 du 1er septembre 1972 cesse d’être applicable en métropole.
Le présent décret entrera en vigueur le 1er janvier 1992, à l’exception de l’article 116 qui entrera en vigueur le 1er janvier 1993.
Les dispositions des articles 44-1,66 à 68,76 à 88,105 et 106,109-2,109-6 à 109-8 du décret n° 72-809 du 1er septembre 1972 demeurent applicables aux demandes d’aide judiciaire présentées avant le 1er janvier 1992 ou aux commissions et désignations d’office effectuées avant cette date.
Les dispositions du premier et du cinquième alinéas de l’article R. 144-2 et du 3° de l’article R. 144-7 du code de la sécurité sociale demeurent applicables aux demandes de dispense d’honoraires d’avocat présentées avant le 1er janvier 1992.
Le ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances et du budget, le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’intérieur, le ministre des affaires sociales et de l’intégration, le ministre délégué au budget et le ministre délégué à la justice sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Mots clés: aide juridictionnelle, aide juridique, decret, loi
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