Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20000322-189595
Timestamp: 2017-07-26 17:09:37+00:00
Document Index: 72861655

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 75", "l'article 8", "l'article 46", "l'article 46", "l'article 3", "l'article 8", "l'article 75", 'art. 46', 'art. 46', 'art. 3', 'art. 75']

Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Conseil d'État, 22 mars 2000, 189595
Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 189595Numéro NOR : CETATEXT000008077599 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2000-03-22;189595 Analyses : PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - CONDITIONS D'EXERCICE DES PROFESSIONS - MEDECINS.Texte : Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat les 12 août et 12 décembre 1997, présentés pour Mme Elisabeth X..., demeurant ... ; Mme X... demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision, en date du 10 avril 1997, par laquelle le Conseil national de l'Ordre des médecins a rejeté sa demande de qualification en endocrinologie et maladies métaboliques ;
2°) de condamner le Conseil national de l'Ordre des médecins à lui verser la somme de 15 000 F, au titre de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 ;
Vu la loi n° 82-1098 du 23 décembre 1982 modifiée ;
Vu le décret n° 95-1000 du 6 septembre 1995 ;
- les observations de la SCP Defrénois, Lévis, avocat de Mme X... et de la SCP Vier, Barthélemy, avocat du Conseil national de l'Ordre des médecins,
- les conclusions de M. Schwartz, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'en vertu des dispositions transitoires de l'article 8 du règlement de qualification des médecins établi par le Conseil national de l'Ordre des médecins, dans sa rédaction approuvée par le ministre chargé de la santé publique par arrêté du 16 octobre 1989, la procédure, instituée par les articles 5 à 12 de ce règlement, approuvée par arrêté ministériel du 4 septembre 1970, de reconnaissance de qualification en qualité de spécialiste ou de compétent par les instances ordinales est réservée à ceux des médecins inscrits au tableau de l'Ordre qui, ayant obtenu leur doctorat en médecine dans le cadre du régime d'études médicales antérieur à l'intervention de l'article 46 ajouté à la loi du 12 novembre 1968 par la loi n° 82-1098 du 23 décembre 1982, justifient, dans la spécialité au titre de laquelle ils souhaitent voir reconnue leur qualification, soit de l'obtention d'un certificat d'études spéciales soit de connaissances particulières qu'il appartient aux instances ordinales d'apprécier ; que pour les médecins qui ont obtenu leur doctorat dans le cadre du régime d'études médicales issu de l'article 46 susmentionné de la loi du 12 novembre 1968 modifiée, seul le succès à l'internat ouvre la possibilité de solliciter la qualification de médecin spécialiste ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X... relève du régime des études médicales issu de la loi du 23 décembre 1982 ; qu'elle n'allègue pas avoir bénéficié des dispositions transitoires prévues par l'article 3 de ladite loi ayant autorisé les étudiants qui n'avaient pas épuisé avant l'année universitaire 1983-1984 leurs possibilités de se présenter aux concours d'internat organisés selon le régime applicable antérieurement à accéder notamment à la filière de médecine spécialisée instaurée par cette loi ; qu'ainsi qu'il ressort des textes précités, les médecins relevant du nouveau régime des études médicales ne peuvent être qualifiés que par la voie du concours de l'internat ; qu'il est constant que Mme X... ne satisfait pas à cette condition ; qu'en outre, et du fait de sa soumission au nouveau régime des études médicales, elle ne pouvait prétendre au bénéfice des dispositions de l'article 8 du règlement de qualification des médecins, lesquelles ne visent que ceux des praticiens ayant obtenu leur doctorat en médecine dans le cadre du régime antérieur à la loi du 23 décembre 1982 ; que, par suite, en refusant à la requérante la qualification de médecin spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques, le Conseil national de l'Ordre des médecins a fait une exacte application des dispositions susrappelées ;
Considérant que, le conseil national étant tenu de rejeter la demande de qualification présentée par Mme X..., celle-ci ne saurait utilement se prévaloir ni de ce que la décision attaquée, qui ne revêt pas un caractère juridictionnel, serait insuffisamment motivée, ni de ce qu'elle méconnaîtrait le principe d'égalité, ni de ce qu'elle aurait possédé les aptitudes nécessaires à l'exercice de l'endocrinologie ;Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X... n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du Conseil national de l'Ordre des médecins en date du 10 avril 1997 ;
Considérant que, d'une part, les dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que le Conseil national de l'Ordre des médecins, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer la somme que Mme X... demande pour les fraisexposés par elle et non compris dans les dépens ; que, d'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner Mme X..., sur le fondement des mêmes dispositions, au versement de la somme demandée par le Conseil national de l'Ordre des médecins ;
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme Elisabeth X..., au Conseil national de l'Ordre des médecins et au ministre de l'emploi et de la solidarité.Références : Arrêté 1970-09-04Arrêté 1989-10-16Loi 68-978 1968-11-12 art. 46Loi 82-1098 1982-12-23 art. 46, art. 3Loi 91-647 1991-07-10 art. 75Publications :Proposition de citation: CE, 22 mars 2000, n° 189595Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. MionRapporteur public : M. SchwartzOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatDate de la décision : 22/03/2000Fonds documentaire : Legifrance Haut de page