Source: http://www.nom-amiel.org/wk/patro8/history
Timestamp: 2020-02-24 02:05:45+00:00
Document Index: 327844697

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

patro8:AU NOM DE TOUS LES AMIEL
AU NOM DE TOUS LES AMIEL : patro8
Revision history for patro8
Last edited on 2019-11-17 17:17:34 by JeanLouis
Plusieurs sentences et arrêts du Parlement de Paris, sorte de tribunal de cassation de l'ancien régime, concernent des Amiel dès le début de la mainmise française sur le Languedoc. En voici quelques uns. Le 29 avril 1313 un arrêt confirme une sentence de Jean d'Auxy, chantre d'Orléans et Nicolas de Lusarches, commissaire du roi en la (nouvelle) sénéchaussée de Toulouse et Carcassonne, contre Amiel d'Aigues-Vives (34) sergent d'armes du roi, damoiseau et châtelain de Servian, au sujet de l'étendue de la rivière de Servian, que le roi Louis IX avait donné au père dudit Amiel. Un autre arrêt concerne Amiel de Couserans qui aurait 'homicidé' (tué) Bernard de Campo-Longo et qui fut condamné par les consuls et le bayle de Vals (09) en 1318. On pourrait ajouter la même année celui pris contre Arnal (Arnaud) Amiel de Porcel, mineur à Toulouse; en dehors de la région, à Mâcon, celui concernant un Jean Amiel en 1314 ou l'arrêt cassant une sentence du bailli de cette ville concernant Hugues Amiel, bourgeois du lieu, qui avait été accusé par Jean Quinsonnet de l'avoir frappé, bien qu'il eut juré asseurément (sic) que non, arrêt rendu en décembre 1312....
Plusieurs sentences et arrêts du Parlement de Paris, sorte de tribunal de cassation de l'ancien régime, concernent des Amiel dès le début de la mainmise française sur le Languedoc. En voici quelques uns. Le 29 avril 1313 un arrêt confirme une sentence de Jean d'Auxy, chantre d'Orléans et Nicolas de Lusarches, commissaire du roi en la (nouvelle) sénéchaussée de Toulouse et Carcassonne, contre Amiel d'Aigues-Vives (34) sergent d'armes du roi, au sujet de l'étendue de la rivière de Servian, que le roi Louis IX avait donné au père dudit Amiel. Un autre arrêt concerne Amiel de Couserans qui aurait 'homicidé' (tué) Bernard de Campo-Longo et qui fut condamné par les consuls et le bayle de Vals (09) en 1318. On pourrait ajouter la même année celui pris contre Arnal (Arnaud) Amiel de Porcel, mineur à Toulouse; en dehors de la région, à Mâcon, celui concernant un Jean Amiel en 1314 ou l'arrêt cassant une sentence du bailli de cette ville concernant Hugues Amiel, bourgeois du lieu, qui avait été accusé par Jean Quinsonnet de l'avoir frappé, bien qu'il eut juré asseurément (sic) que non, arrêt rendu en décembre 1312....
Revision [18185]
Edited on 2019-11-17 17:10:13 by JeanLouis
* Introduction : Le Languedoc royal * Des Amiel devant le Parlement de Paris * Les noms des Amiel, paysans ariégeois * Pierre Amiel dit de Brenac Cardinal (11) et Pierre Assalit * Amiel de Lautrec, évêque humaniste de Castres (81) * Les Amelius dans les chartes au début du XIVème S. (1er 1/4) * Les Amelius dans les comptes et ordonnances royales à la même époque * Raymond Amelh * Guiraud Amelii de Castelnaudary (11) et les Amiel de Tréville * Guilhem Amiel, inquisiteur à Marseille (13) * Peyre Amiel à Montpellier (34) * Jean Amilius à Anvers (Belgique) * Jehan Amielle à Corbie (80) * Amelius des Baux, du Puy (43) * Amelius en Flandres * Amelius dans le cartulaire de Conques (12) * Amelius de Brassaco en Roussillon * Les Amiel proches de Benoît XII * Un Amiel proche de Benoît XIII * Les Amiel et l'Hôpital de Gaillac (81) * Alexandre Amiel, chevalier anglais de la Guerre de Cent Ans * Amiel de Podiomirabili * Les Amiel dans le Cartulaire de Prouille * Pierre & Bernard Amiel de Fanjeaux (11) * Amelius de Rivière, à Unac (09) * Joan Amell, médecin du roi Jaume II d'Aragon * D'autres Amell en Catalogne * Guillaume Amyel, de Saintonge * Jeanin Amiel, du Brabant * Amiel à St Girons (09) * Albert Amiel à Forcalquier * Jehan Amiel d'Autreppe * Amiel de Paolhac (82) * Etienne Amiel à St Just de Narbonne * Jean Amiel, juge de Limoges (87) * Amiel de Toton Notaire près de Lavaur * Arnaud Amelii & Raymond Amelii * Dominicus Amelii * Guillaume Amiel sculpteur * Constant Amiel à Verfeil (82) * Arnaud Amiel à St Papoul * Pierre Amielh de Valernes *
**ARNAUD AMELII et RAYMOND AMELII** :
Arnaud Amelii fut un dominicain essentiellement entre 1317 et 1340. Né dans les dernières années du XIIIème S. il fut étudiant au couvent de St Sever en 1317 puis à celui d'Auvilar l'année suivante et à celui de St Girons, en Ariège, en 1319. Il étudiera la théologie à Toulouse en 1320 pour enfin embrasser l'ordre de St Dominique dont le siège est dans cette ville. Il devint alors sous-lecteur à Auvilar en 1322 et à St Girons en 1323 puis visiteur (inspecteur provincial) en 1334 des couvents de son ordre à Montauban, Auvilar, Agen, Condom et Lectoure puis en 1340 de ceux plus éloignés d'Orthez, Morlaàs, Bayonne et Marciac (Hautes Pyrénées et Pyrénées Atlantiques de nos jours). Je ne sais s'il fut aussi un inquisiteur.
Raymond Amelii fut lui aussi un dominicain mais il est mort en 1311.
**DOMINICUS AMELII** :
Cité en 1394 ce fut un clerc, lui aussi de Gascogne, qui aurait vécu entre 1370 et 1430 environ.
* Introduction : Le Languedoc royal * Des Amiel devant le Parlement de Paris * Les noms des Amiel, paysans ariégeois * Pierre Amiel dit de Brenac Cardinal (11) et Pierre Assalit * Amiel de Lautrec, évêque humaniste de Castres (81) * Les Amelius dans les chartes au début du XIVème S. (1er 1/4) * Les Amelius dans les comptes et ordonnances royales à la même époque * Raymond Amelh * Guiraud Amelii de Castelnaudary (11) et les Amiel de Tréville * Guilhem Amiel, inquisiteur à Marseille (13) * Peyre Amiel à Montpellier (34) * Jean Amilius à Anvers (Belgique) * Jehan Amielle à Corbie (80) * Amelius des Baux, du Puy (43) * Amelius en Flandres * Amelius dans le cartulaire de Conques (12) * Amelius de Brassaco en Roussillon * Les Amiel proches de Benoît XII * Un Amiel proche de Benoît XIII * Les Amiel et l'Hôpital de Gaillac (81) * Alexandre Amiel, chevalier anglais de la Guerre de Cent Ans * Amiel de Podiomirabili * Les Amiel dans le Cartulaire de Prouille * Pierre & Bernard Amiel de Fanjeaux (11) * Amelius de Rivière, à Unac (09) * Joan Amell, médecin du roi Jaume II d'Aragon * D'autres Amell en Catalogne * Guillaume Amyel, de Saintonge * Jeanin Amiel, du Brabant * Amiel à St Girons (09) * Albert Amiel à Forcalquier * Jehan Amiel d'Autreppe * Amiel de Paolhac (82) * Etienne Amiel à St Just de Narbonne * Jean Amiel, juge de Limoges (87) * Amiel de Toton Notaire près de Lavaur * Arnaud Amelii * Raymond Amelii * Guillaume Amiel sculpteur * Constant Amiel à Verfeil (82) * Arnaud Amiel à St Papoul * Pierre Amielh de Valernes *
**ARNAUD AMELII** :
Ce personnage fut un dominicain essentiellement entre 1317 et 1340. Né dans les dernières années du XIIIème S. il fut étudiant au couvent de St Sever en 1317 puis à celui d'Auvilar l'année suivante et à celui de St Girons, en Ariège, en 1319. Il étudiera la théologie à Toulouse en 1320 pour enfin embrasser l'ordre de St Dominique dont le siège est dans cette ville. Il devint alors sous-lecteur à Auvilar en 1322 et à St Girons en 1323 puis visiteur (inspecteur provincial) en 1334 des couvents de son ordre à Montauban, Auvilar, Agen, Condom et Lectoure puis en 1340 de ceux plus éloignés d'Orthez, Morlaàs, Bayonne et Marciac (Hautes Pyrénées et Pyrénées Atlantiques de nos jours). Je ne sais s'il fut aussi un inquisiteur.
**RAYMOND AMELII** :
Idem au précédent mais il est mort en 1311.
Revision [17984]
Edited on 2019-09-27 15:59:19 by JeanLouis
Le Languedoc est enfin mis en coupe réglée par le roi de France qui retrouve ses prérogatives comme par le catholicisme qui revient en seul maître des esprits et des âmes. Tout comme l'Eglise se réinstalla orgueilleusement à Albi, 1er centre de l'hérésie et créa de nombreuses évéchés, Louis IX et surtout son fils Philippe le Hardi vont également montrer qu'ils sont les nouveaux maîtres de la région en fortifiant par une 2ème enceinte la Cité de Carcassonne; à ce sujet voici ce que dit le Dr Girou (in "Carcassonne, sa cité, sa couronne", Arthaud, Grenoble, 1930) : //...les rois de France ont tenu, dans l'achèvement de l'édification de ce monument, à présenter d'abord au vaincu, au peuple turbulent du Languedoc et ensuite à l'ennemi extérieur, l'Aragon, un système formidable de défenses "françaises" - il fallait frapper la terre occitane du seau royal d'Ile-de-France; c'est dans cet esprit politique que cette ceinture de pierres a été ouvrée, taillée, sculptée par des architectes du nord. // Il restaurera de même les forteresses des Corbières chargées de surveiller la frontière avec la Catalogne. Le pouvoir royal va aussi créer dans la région une administration à même de contrôler ce qui s'y passe; outre les viguiers le représentant dans les villes il sera installé trois sénéchaussées, sortes de préfectures de région et des universités à Toulouse & Montpellier. Le pays va rapidement retrouver une vitalité économique notamment à travers la création ex-nihilo de nouvelles communautés comme les "bastides, villes franches, villes neuves ou nouvelles" dans le haut-Languedoc, sur le modèle des créations locales précédentes des seigneurs ou des "sauvetés" de l'Eglise ; il suffit de regarder en détail une carte de la région pour voir combien ces nouvelles communes peuplent encore la géographie locale mais leur type architectural passera de la "circulade" au "damier", de la forme arrondie dans laquelle les maisons se blottissent, symbole fort de l'identité occitane, à la forme rectiligne pour un alignement ordonné si français (comparez le plan de Bram à celui de la Bastide de Carcassonne par ex.). Ce mouvement dura assez longtemps : la dernière de ces bastides fut Labastide d'Anjou créée en 1368 par le duc Louis Ier d'Anjou (d'où son nom) frère du roi Charles V et comte de Toulouse, en plein centre du Lauragais, au pied du Seuil de Naurouze, lieu de mes origines familiales que je me devais de noter ici.
Les anciens seigneurs locaux vont progressivement intégrer le dispositif royal, retrouvant plus ou moins un certain rang nobiliaire et leur pouvoir local. Le Languedoc va désormais être loyal envers le pouvoir royal français, suivre la destinée du royaume dirigé par les princes du nord, y compris durant les rudes épreuves de la si longue Guerre de Cent Ans ou les épidémies de peste noire massacrant sa population; il en sera récompensé par la création en 1420 du Parlement de Toulouse qui siègera jusqu'à la Révolution de 1789. Cette période encore du moyen-âge, de nombreux fléaux politiques, épidémiques et climatiques (c'est le dénommé 'petit âge glaciaire') est maintenant nommée "Moyen-Âge Tardif" et va selon les plus récentes mises au point de 1328 à 1498, soit pour ce qui concerne le Languedoc de la fin de l'hérésie cathare qui a monopolisé ici l'histoire durant près des deux siècles précédents jusqu'aux grandes découvertes environ et surtout l'invention de l'imprimerie, qui est une révolution à elle seule vu l'impact que l'édition aura dorénavant dans l'histoire humaine. C'en est surtout définitivement fini de l'indépendance du midi, de la force de sa langue, de sa culture propre; le Languedoc suivra les destinées de la France, en bien comme en mal ! Je vous renvoie en conséquence pour ce qui concerne le cadre général des époques suivantes, progressivement au ....roman historique français !
Le Languedoc est enfin mis en coupe réglée par le roi de France qui retrouve ses prérogatives comme par le catholicisme qui revient en seul maître des esprits et des âmes. Tout comme l'Eglise se réinstalla orgueilleusement à Albi, 1er centre de l'hérésie et créa de nombreuses évéchés, Louis IX et surtout son fils Philippe le Hardi vont également montrer qu'ils sont les nouveaux maîtres de la région en fortifiant par une 2ème enceinte la Cité de Carcassonne; à ce sujet voici ce que dit le Dr Girou (in "Carcassonne, sa cité, sa couronne", Arthaud, Grenoble, 1930) : //...les rois de France ont tenu, dans l'achèvement de l'édification de ce monument, à présenter d'abord au vaincu, au peuple turbulent du Languedoc et ensuite à l'ennemi extérieur, l'Aragon, un système formidable de défenses "françaises" - il fallait frapper la terre occitane du seau royal d'Ile-de-France; c'est dans cet esprit politique que cette ceinture de pierres a été ouvrée, taillée, sculptée par des architectes du nord. // Il restaurera de même les forteresses des Corbières chargées de surveiller la frontière avec la Catalogne. Le pouvoir royal va aussi créer dans la région une administration à même de contrôler ce qui s'y passe; outre les viguiers le représentant dans les villes il sera installé trois sénéchaussées, sortes de préfectures de région et des universités à Toulouse & Montpellier. Le pays va rapidement retrouver une vitalité économique notamment à travers la création ex-nihilo de nouvelles communautés comme les "bastides, villes franches, villes neuves ou nouvelles" dans le haut-Languedoc, sur le modèle des créations locales précédentes des seigneurs ou des "sauvetés" de l'Eglise ; il suffit de regarder en détail une carte de la région pour voir combien ces nouvelles communes peuplent encore la géographie locale mais leur type architectural passera de la "circulade" au "damier", de la forme arrondie dans laquelle les maisons se blottissent, symbole fort de l'identité occitane, à la forme rectiligne pour un alignement ordonné si français (comparez le plan de Bram à celui de la Bastide de Carcassonne par ex.). Et les anciens seigneurs locaux vont progressivement intégrer le dispositif royal, retrouvant plus ou moins un certain rang nobiliaire et leur pouvoir local. Le Languedoc va désormais être loyal envers le pouvoir royal français, suivre la destinée du royaume dirigé par les princes du nord, y compris durant les rudes épreuves de la si longue Guerre de Cent Ans ou les épidémies de peste noire massacrant sa population; il en sera récompensé par la création en 1420 du Parlement de Toulouse qui siègera jusqu'à la Révolution de 1789. Cette période encore du moyen-âge, de nombreux fléaux politiques, épidémiques et climatiques (c'est le dénommé 'petit âge glaciaire') est maintenant nommée "Moyen-Âge Tardif" et va selon les plus récentes mises au point de 1328 à 1498, soit pour ce qui concerne le Languedoc de la fin de l'hérésie cathare qui a monopolisé ici l'histoire durant près des deux siècles précédents jusqu'aux grandes découvertes environ et surtout l'invention de l'imprimerie, qui est une révolution à elle seule vu l'impact que l'édition aura dorénavant dans l'histoire humaine. C'en est surtout définitivement fini de l'indépendance du midi, de la force de sa langue, de sa culture propre; le Languedoc suivra les destinées de la France, en bien comme en mal ! Je vous renvoie en conséquence pour ce qui concerne le cadre général des époques suivantes, progressivement au ....roman historique français !
Revision [17932]
Edited on 2019-09-19 11:38:10 by JeanLouis
Le diocèse de St Papoul est créé en 1317 avec la vague sans précédent de la re-christianisation des territoires où s'était répandu le catharisme. Bien que petit en territoire son revenu était assez important, les terres étant riches dans la plaine lauragaise. Le 1er évêque fut le dernier abbé de l'abbaye de St Papoul, transformée sine die en siège cathédral. Mais celui-ci meurt la même année. Le siège va rester vacant donc dès son érection. Le 1er évêque nommé par le pape Jean XXII n'arrivera que 2 ans plus tard, c'est Raymond de Mostuéjouls qui était en poste à St Flour jusque-là et c'est pour lui une promotion, St Flour ayant un revenu moindre bien que beaucoup plus grand. Pendant la vacance du siège, le diocèse sera administré par l'aumônier du chapitre qui était Arnaud Amiel. Lorsque le nouvel évêque arriva, il lui céda les rênes du diocèse évidemment et fut cependant récompensé de sa tâche ingrate par sa nomination comme abbé de Psalmodi, l'abbaye des étangs près de la Camargue et installée sur une île. Les religieux cèderont au roi Louis IX des terres où sera créée la ville enclose de murs encore de nos jours d'Aigues-Mortes. Une riche abbaye qui avait notamment comme revenu l'exploitation des immenses salins. Arnaud Amiel n'en profitera pas beaucoup car il meurt l'année qui suit son installation !
**PIERRE AMIELH DE VALERNES**:
Ce bourgeois de la ville de Valernes (04) fut l'un des députés à l'assemblée du Baillage de Sisteron tenue en 1391, sorte de Conseil Général de l'époque.
* Introduction : Le Languedoc royal * Des Amiel devant le Parlement de Paris * Les noms des Amiel, paysans ariégeois * Pierre Amiel dit de Brenac Cardinal (11) et Pierre Assalit * Amiel de Lautrec, évêque humaniste de Castres (81) * Les Amelius dans les chartes au début du XIVème S. (1er 1/4) * Les Amelius dans les comptes et ordonnances royales à la même époque * Raymond Amelh * Guiraud Amelii de Castelnaudary (11) et les Amiel de Tréville * Guilhem Amiel, inquisiteur à Marseille (13) * Peyre Amiel à Montpellier (34) * Jean Amilius à Anvers (Belgique) * Jehan Amielle à Corbie (80) * Amelius des Baux, du Puy (43) * Amelius en Flandres * Amelius dans le cartulaire de Conques (12) * Amelius de Brassaco en Roussillon * Les Amiel proches de Benoît XII * Un Amiel proche de Benoît XIII * Les Amiel et l'Hôpital de Gaillac (81) * Alexandre Amiel, chevalier anglais de la Guerre de Cent Ans * Amiel de Podiomirabili * Les Amiel dans le Cartulaire de Prouille * Pierre & Bernard Amiel de Fanjeaux (11) * Amelius de Rivière, à Unac (09) * Joan Amell, médecin du roi Jaume II d'Aragon * D'autres Amell en Catalogne * Guillaume Amyel, de Saintonge * Jeanin Amiel, du Brabant * Amiel à St Girons (09) * Albert Amiel à Forcalquier * Jehan Amiel d'Autreppe * Amiel de Paolhac (82) * Etienne Amiel à St Just de Narbonne * Jean Amiel, juge de Limoges (87) * Amiel de Toton Notaire près de Lavaur * Arnaud Amelii * Raymond Amelii * Guillaume Amiel sculpteur * Constant Amiel à Verfeil (82) * Arnaud Amiel à St Papoul *
Edited on 2019-09-09 15:24:23 by JeanLouis
Plus particulièrement entre 1285 et 1314 sont cités ceux des Amelius suivants : Audiberti, Aygadiau, de Aquis Vivios (d'Aigues-Vives) qualifié de "serviens armorium", Gaufredi de Bellagarda et autre de Brugeria, Garriguas, de Villalion et autre de Villari-io (?). (cf. "Comptes Royaux" R. Fawtier, Imp. Nat. 1953).
Plus particulièrement entre 1285 et 1314 sont cités ceux des Amelius suivants : Audiberti, Aygadiau, de Aquis Vivios qualifié de "serviens armorium", Gaufredi de Bellagarda et autre de Brugeria, Garriguas, de Villalion et autre de Villari-io (?). (cf. 3Comptes Royaux" R. Fawtier, Imp. Nat. 1953).
Revision [17839]
Edited on 2019-09-09 15:22:42 by JeanLouis
Dans les ordonnances du début à la fin du XIVème S. : Petrus Amelii Gayrandi (Amiel Gayraud, deux patronymes actuels) en 1292 ou Guillelmus et Ramundus Amelii, 'serviens de Limoso' (serfs de Limoux) vers 1372.
Revision [17484]
Edited on 2019-07-12 16:22:56 by JeanLouis
* Introduction : Le Languedoc royal * Des Amiel devant le Parlement de Paris * Les noms des Amiel, paysans ariégeois * Pierre Amiel dit de Brenac Cardinal (11) et Pierre Assalit * Amiel de Lautrec, évêque humaniste de Castres (81) * Les Amelius dans les chartes au début du XIVème S. (1er 1/4) * Les Amelius dans les comptes et ordonnances royales à la même époque * Raymond Amelh * Guiraud Amelii de Castelnaudary (11) et les Amiel de Tréville * Guilhem Amiel, inquisiteur à Marseille (13) * Peyre Amiel à Montpellier (34) * A (?) Hamiel * Jean Amilius à Anvers (Belgique) * Jehan Amielle à Corbie (80) * Amelius des Baux, du Puy (43) * Amelius en Flandres * Amelius dans le cartulaire de Conques (12) * Amelius de Brassaco en Roussillon * Les Amiel proches de Benoît XII * Un Amiel proche de Benoît XIII * Les Amiel et l'Hôpital de Gaillac (81) * Alexandre Amiel, chevalier anglais de la Guerre de Cent Ans * Amiel de Podiomirabili * Les Amiel dans le Cartulaire de Prouille * Pierre & Bernard Amiel de Fanjeaux (11) * Amelius de Rivière, à Unac (09) * Joan Amell, médecin du roi Jaume II d'Aragon * D'autres Amell en Catalogne * Guillaume Amyel, de Saintonge * Jeanin Amiel, du Brabant * Amiel à St Girons (09) * Albert Amiel à Forcalquier * Jehan Amiel d'Autreppe * Amiel de Paolhac (82) * Etienne Amiel à St Just de Narbonne * Jean Amiel, juge de Limoges (87) * Amiel de Toton Notaire près de Lavaur * Arnaud Amelii * Raymond Amelii * Guillaume Amiel sculpteur * Constant Amiel à Verfeil (82) * Arnaud Amiel à St Papoul *
**A (?) HAMIEL** (?):
Cet Amiel dont on ne sait rien aurait été un dessinateur germanique (on disait alors tudesque) qui aurait vécu entre les XV- XVIèmes S.
Revision [17483]
Edited on 2019-07-12 16:20:18 by JeanLouis
**AMIEL DE LAUTREC EVEQUE HUMANISTE de CASTRES** (81) (XIV ème S.) : (voir notice sur les Amelius de Lautrec dans la page haut moyen-âge) :
-5- __Ces Amiel de Lautrec__ sont étroitement liés à la famille amelienne qui depuis Amelius 'potentissimus vir' déjà vu a donné de nombreux personnages au Haut-Languedoc, que ce soit comme évêques de l'un des diocèses de cette région ou comme proches des comtes et vicomtes (Toulouse, Carcassonne, Albi, Foix) de ce territoire.
- Dans les années 1460, Guiraud Amelh est un marchand drapier, bourgeois de Castelnaudary, à qui régulièrement la Municipalité passe ses commandes d'étoffes, draps et vêtements; les consuls de la ville lui doivent même en 1462, quinze livres tournois dont ils s'acquitteront en louant la maison de plaisirs locale (le lupanar chaurien) à un certain Jordinus Del Peyro pour un an et 15 livres tournois (cf. Arch. dép. de l'Aude 3E 9465 f°206 r°). L'histoire ne dit pas s'il est rentré lui-même dans ses frais, mais on peut supposer que oui, ce genre de commerce étant assuré de succès de tous temps! Quelques années plus tard on retrouve le même Amelii dans un registre de dettes fiscales : Quinze habitants de Besplas, communauté aujourd'hui disparue proche de Villasavary dont il ne reste qu'une petite église romane, et leurs quatre consuls lui doivent 188 livres de tailles, il y possédait donc des terres; et aussi en 1478 deux habitants de St Martin-la-Lande doivent au même 127 livres 3 sous en raison d'un subside royal et albergue. (cf. Arch. dép. Aude 3E 9468 f°11 r° et f°81 r°).
Artiste pratiquant l'art de "penheyre" c-a-d l'art de peindre et non pas de peigner. Il est reçu citoyen (bourgeois) de la ville de Montpellier en 1423. Ses oeuvres connues sont des ornements. Les Consuls montpelliérains l'exempteront de tailles (impôts) tant ils seront satisfaits de son travail. Le Liber Afranquimentorum ou registre des affranchissements (Archives de la ville, A & B n°59, p.204) qui cite son nom indique aussi qu'il était un 'étranger' originaire de St Sulpice, lieu ou paroisse proche de Toulouse (St Sulpice-la-Pointe ?).
Dans sa jeunesse attiré par l'occultisme, le roi catalan Jaume II eut plus tard une véritable passion pour la médecine. Il eut des relations et protégea des savants de son époque qui se consacraient à cet art comme Joan Amell. Connu aussi sous le nom de Pontius Amelius de Bromio, il sera nommé par le roi qui possédait alors la métropole languedocienne, à l'Université de cette ville. La faculté de médecine était encore balbutiante, tout comme celle de Paris; il y avait 11 élèves en maîtrise en 1313 et 5 débutants, 11 bacheliers en 1332. Avec Arnaud de Villeneuve, de qui tient son nom l'actuel hôpital universitaire de Montpellier, et Armengaud Blaise, Pons Amiel deviendra l'un des trois professeurs dirigeant les travaux dès le début du règne de ce roi. On ne sait si Amiel fit lui-même ses études en cette école mais c'est fort probable; il semble que ce soit sur la suggestion d'Armengaud, son condisciple que Jaume II invita Amiel à y enseigner, s'adressant à lui comme //magistro Johanni Aymelii de Bromio magistro et doctori in medecina// (lettre du 24 mai 1306); il utilisera encore ce terme le 11 septembre 1315 //Cum dilectus phisicus maior noster J. Amelii de Bromio medicine professor...accedat...ad Tholosanas partes pro parentibus visitandis...// ce qui semble dire qu'il fut un toulousain, ou du moins avait-il des parents à Toulouse, car ceci est un passeport que le roi lui concéda pour aller leur rendre visite (reg. 156, f°240 des actes du roi). Il est probable qu'il fut de noble extraction car parmi les nobles de la baylie de Castelnaudary qui firent allégeance à Philippe le Hardi en 1271, figure un Amelius de Bromio (Dossat, Saisimentum, p.212), sans doute s'agit-il d'un proche parent; donc il est probable que notre professeur venait de Bram (on a bien en latin Bromio pour Bram) et sans doute reçut-il son propre enseignement médical à Montpellier car il est certain que Armengaud qui fut de ses amis a fait, lui, ses propres études dans cette faculté. Sans doute cette question n'est pas close si l'on considère une autre lettre qui le cite ainsi // magister Joh. Amelii de Sancto Amano// (lettre du 3 décembre 1313; reg. 210, f°117 v°); de plus son fils naturel Ramon est nommé de même (lettre du 10 décembre 1339; reg. 867, f°234 v°, 235). Il y a bien un village du nom de St Amans en Lauragais audois, il est vrai dans la région de Bram-Castelanudary mais il y en a ailleurs !
* Introduction : Le Languedoc royal * Des Amiel devant le Parlement de Paris * Les noms des Amiel, paysans ariégeois * Pierre Amiel dit de Brenac Cardinal (11) et Pierre Assalit * Amiel de Lautrec, évêque humaniste de Castres (81), Cardinal (XIVème S.) * Les Amelius dans les chartes au début du XIVème S. (1er 1/4) * Les Amelius dans les comptes et ordonnances royales à la même époque * Raymond Amelh * Guiraud Amelii de Castelnaudary (11) et les Amiel de Tréville * Guilhem Amiel, inquisiteur à Marseille (13) * Peyre Amiel à Montpellier (34) * A (?) Hamiel * Jean Amilius à Anvers (Belgique) * Jehan Amielle à Corbie (80) * Amelius des Baux, du Puy (43) * Amelius en Flandres * Amelius dans le cartulaire de Conques (12) * Amelius de Brassaco en Roussillon * Les Amiel proches de Benoît XII * Un Amiel proche de Benoît XIII * Les Amiel et l'Hôpital de Gaillac (81) * Alexandre Amiel, chevalier anglais de la Guerre de Cent Ans * Amiel de Podiomirabili * Les Amiel dans le Cartulaire de Prouille * Pierre & Bernard Amiel de Fanjeaux (11) * Amelius de Rivière, à Unac (09) * Joan Amell, médecin du roi Jaume II d'Aragon * D'autres Amell en Catalogne * Guillaume Amyel, de Saintonge * Jeanin Amiel, du Brabant * Amiel à St Girons (09) * Albert Amiel à Forcalquier * Jehan Amiel d'Autreppe * Amiel de Paolhac (82) * Etienne Amiel à St Just de Narbonne * Jean Amiel, juge de Limoges (87) * Amiel de Toton Notaire près de Lavaur * Arnaud Amelii * Raymond Amelii * Guillaume Amiel sculpteur * Constant Amiel à Verfeil (82) * Arnaud Amiel à St Papoul *
**AMIEL DE LAUTREC EVEQUE HUMANISTE de CASTRES Cardinal ** (81) (XIV ème S.) : (voir notice sur les Amelius de Lautrec dans la page haut moyen-âge) :
-5- __Ces Amiel de Lautrec__ sont étroitement liés à la famille amelienne qui depuis Amelius 'potentissimus vir' déjà vu a donné de nombreux personnages au Haut-Languedoc, que ce soit comme évêques de l'un des diocèses de cette région ou comme proches des comtes et vicomtes (Toulouse, Carcassonne, Albi) de ce territoire.
- Dans les années 1460, Guiraud Amelh est un marchand drapier, bourgeois de Castelnaudary, à qui régulièrement la Municipalité passe ses commandes d'étoffes, draps et vêtements; les consuls de la ville lui doivent même en 1462, quinze livres tournois dont ils s'acquitteront en louant la maison de plaisirs locale (le lupanar chaurien) à un certain Jordinus Del Peyro pour un an et 15 livres tournois (cf. Arch. dép. de l'Aude 3E 9465 f°206 r°). L'histoire ne dit pas s'il est rentré lui-même dans ses frais, mais on peut supposer que oui, ce genre de commerce étant assuré de succès de tous temps! Quelques années plus tard on retrouve le même Amelii dans un registre de dettes fiscales : Quinze habitants de Besplas, communauté aujourd'hui disparue proche de Villasavary, et leurs quatre consuls lui doivent 188 livres de tailles, il y possédait donc des terres; et aussi en 1478 deux habitants de St Martin-la-Lande doivent au même 127 livres 3 sous en raison d'un subside royal et albergue. (cf. Arch. dép. Aude 3E 9468 f°11 r° et f°81 r°).
Artiste pratiquant l'art de "penheyre" c-a-d l'art de peindre et non pas de peigner. Il est reçu citoyen (bourgeois) de la ville de Montpellier en 1423. Ses oeuvres connues sont des ornements. Les Consuls montpelliérains l'exempteront de tailles tant ils seront satisfaits de son travail. Le Liber Afranquimentorum ou registre des affranchissements (Archives de la ville, A & B n°59, p.204) qui cite son nom indique aussi qu'il était un 'étranger' originaire de St Sulpice, lieu ou paroisse proche de Toulouse (St Sulpice-la-Pointe ?).
Dans sa jeunesse attiré par l'occultisme, le roi catalan Jaume II eut plus tard une véritable passion pour la médecine. Il eut des relations et protégea des savants de son époque qui se consacraient à cet art comme Joan Amell. Connu aussi sous le nom de Pontius Amelius de Bromio, il sera nommé par le roi qui possédait alors la métropole languedocienne, à l'Université de cette ville. La faculté de médecine était encore balbutiante, tout comme celle de Paris; il y avait 11 élèves en maîtrise en 1313 et 5 débutants, 11 bacheliers en 1332. Avec Arnaud de Villeneuve, de qui tient son nom l'actuel hôpital universitaire de Montpellier, et Armengaud Blaise, Pons Amiel deviendra l'un des trois professeurs dirigeant les travaux dès le début du règne de ce roi. On ne sait si Amiel fit lui-même ses études en cette école mais c'est fort probable; il semble que ce soit sur la suggestion d'Armengaud, son condisciple que Jaume II invita Amiel à y enseigner, s'adressant à lui comme //magistro Johanni Aymelii de Bromio magistro et doctori in medecina// (lettre du 24 mai 1306); il utilisera encore ce terme le 11 septembre 1315 //Cum dilectus phisicus maior noster J. Amelii de Bromio medicine professor...accedat...ad Tholosanas partes pro parentibus visitandis...// ce qui semble dire qu'il fut un toulousain, ou du moins avait-il des parents à Toulouse, car ceci est un passeport que le roi lui concéda pour aller leur rendre visite (reg. 156, f°240 des actes du roi). Il est probable qu'il fut de noble extraction car parmi les nobles de la baylie de Castelnaudary qui firent allégeance à Philippe le Hardi en 1271, figure un Amelius de Bromio (Dossat, Saisimentum, p.212), sans doute s'agit-il d'un proche parent; donc il est probable que notre professeur venait de Bram (on a bien en latin Bromio pour Bram) et sans doute reçut-il son propre enseignement médical à Montpellier car il est certain que Armengaud qui fut de ses amis a fait, lui, ses propres études dans cette faculté. Sans doute cette question n'est pas close si l'on considère une autre lettre qui le cite ainsi // magister Joh. Amelii de Sancto Amano// (lettre du 3 décembre 1313; reg. 210, f°117 v°); de plus son fils naturel Ramon est nommé de même (lettre du 10 décembre 1339; reg. 867, f°234 v°, 235). Il y a bien un village du nom de St Amans en Lauragais audois mais il y en a ailleurs !
Le diocèse de St Papoul est créé en 1317 avec la vague sans précédent de la re-christianisation des territoires où s'était répandu le catharisme. Bien que petit en territoire son revenu était assez important, les terres étant riches dans la plaine lauragaise. Le 1er évêque fut le dernier abbé de l'abbaye de St Papoul, transformée sine die en siège cathédral. Mais celui-ci meurt la même année. Le siège va rester vacant donc dès son érection. Le 1er évêque nommé par le pape n'arrivera que 2 ans plus tard, c'est Raymond de Mostuéjouls qui était en poste à St Flour jusque-là et c'est pour lui une promotion, St Flour ayant un revenu moindre bien que beaucoup plus grand. Pendant la vacance du siège, le diocèse sera administré par l'aumônier du chapitre qui était Arnaud Amiel. Lorsque le nouvel évêque arriva, il lui céda les rênes du diocèse évidemment et fut cependant récompensé de sa tâche ingrate par sa nomination comme abbé de Psalmodi, l'abbaye des étangs près de la Camargue et installée sur une île. Les religieux cèderont au roi Louis IX des terres où sera créée la ville enclose de murs encore de nos jours d'Aigues-Mortes. Une riche abbaye qui avait notamment comme revenu l'exploitation des immenses salins. Arnaud Amiel n'en profitera pas beaucoup car il meurt l'année qui suit son installation !
Revision [17482]
Edited on 2019-07-12 11:51:07 by JeanLouis
Si l'on regarde dans les actes des rois de France on verra citer quelques Amelii comme Petrus Amelii, Pierre Amiel l'archevêque d'Embrun puis cardinal, ou Petrus Amelii Gayrandi (Gayraud, Guiraud) en 1292, ou encore deux viguiers, représentant directs du roi Charles V dans la ville de Limoux,, Guillelmus et Ramundus Amelii, qui font parler d'eux en 1370-1372 car ils font l'objet d'une suspension; la plupart toutefois n'y sont pas, bien entendu.
Si l'on regarde dans les actes des rois de France on verra citer quelques Amelii comme Petrus Amelii, Pierre Amiel l'archevêque d'Embrun puis cardinal, ou Petrus Amelii Gayrandi (Gayraud, Guiraud) en 1292, ou encore deux viguiers, représentant directs du roi Charles V dans la ville de Limoux,, Guillelmus et Ramundus Amelii, qui font parler d'eux en 1370-1372 car ils font l'objet d'une suspension; la plupart toutefois n'y son pas bien entendu.
Revision [17481]
Edited on 2019-07-12 11:49:56 by JeanLouis
Le Languedoc est enfin mis en coupe réglée par le roi de France qui retrouve ses prérogatives comme par le catholicisme qui revient en seul maître des esprits et des âmes. Tout comme l'Eglise se réinstalla orgueilleusement à Albi, 1er centre de l'hérésie et créa de nombreuses évéchés, Louis IX et surtout son fils Philippe le Hardi vont également montrer qu'ils sont les nouveaux maîtres de la région en fortifiant par une 2ème enceinte la Cité de Carcassonne; à ce sujet voici ce que dit le Dr Girou (in "Carcassonne, sa cité, sa couronne", Arthaud, Grenoble, 1930) : //...les rois de France ont tenu, dans l'achèvement de l'édification de ce monument, à présenter d'abord au vaincu, au peuple turbulent du Languedoc et ensuite à l'ennemi extérieur, l'Aragon, un système formidable de défenses "françaises" - il fallait frapper la terre occitane du seau royal d'Ile-de-France; c'est dans cet esprit politique que cette ceinture de pierres a été ouvrée, taillée, sculptée par des architectes du nord. // Il restaurera de même les forteresses des Corbières chargées de surveiller la frontière avec la Catalogne. Le pouvoir royal va aussi créer dans la région une administration à même de contrôler ce qui s'y passe; outre les viguiers le représentant dans les villes il sera installé trois sénéchaussées, sortes de préfectures de région et des universités à Toulouse & Montpellier. Le pays va rapidement retrouver une vitalité économique notamment à travers la création ex-nihilo de nouvelles communautés comme les "bastides, villes franches, villes neuves ou nouvelles" dans le haut-Languedoc, sur le modèle des créations locales précédentes des seigneurs ou des "sauvetés" de l'Eglise ; il suffit de regarder en détail une carte de la région pour voir combien ces nouvelles communes peuplent encore la géographie locale mais leur type architectural passera de la "circulade" au "damier", de la forme arrondie dans laquelle les maisons se blottissent à la forme rectiligne pour un alignement si français (comparez le plan de Bram à celui de la Bastide de Carcassonne par ex.). Et les anciens seigneurs locaux vont progressivement intégrer le dispositif royal, retrouvant plus ou moins un certain rang nobiliaire et leur pouvoir local. Le Languedoc va désormais être loyal envers le pouvoir royal français, suivre la destinée du royaume dirigé par les princes du nord, y compris durant les rudes épreuves de la si longue Guerre de Cent Ans ou les épidémies de peste noire massacrant sa population; il en sera récompensé par la création en 1420 du Parlement de Toulouse qui siègera jusqu'à la Révolution de 1789. Cette période encore du moyen-âge, de nombreux fléaux politiques, épidémiques et climatiques (c'est le dénommé 'petit âge glaciaire') est maintenant nommée "Moyen-Âge Tardif" et va selon les plus récentes mises au point de 1328 à 1498, soit pour ce qui concerne le Languedoc de la fin de l'hérésie cathare qui a monopolisé ici l'histoire durant près des deux siècles précédents jusqu'aux grandes découvertes environ et surtout l'invention de l'imprimerie, qui est une révolution à elle seule vu l'impact que l'édition aura dorénavant dans l'histoire humaine. C'en est surtout définitivement fini de l'indépendance du midi, de la force de sa langue, de sa culture propre; le Languedoc suivra les destinées de la France, en bien comme en mal !
Si l'on regarde dans les actes des rois de France on verra citer quelques Amelii comme Petrus Amelii, Pierre Amiel l'archevêque d'Embrun puis cardinal, ou Petrus Amelii Gayrandi (Gayraud, Guiraud) en 1292, ou encore deux viguiers, représentant directs du roi Charles V dans la ville de Limoux,, Guillelmus et Ramundus Amelii, qui font parler d'eux en 1370-1372 car ils font l'objet d'une suspension.
Revision [17197]
Edited on 2019-05-19 18:25:56 by JeanLouis
====ON TROUVERA DANS CETTE PAGE LES FICHES SUIVANTES====
Revision [16904]
Edited on 2019-01-14 17:32:06 by JeanLouis
//Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.//
Marguerite Yourcenar "Les yeux ouverts" 1980.
Revision [16854]
Edited on 2018-12-17 14:30:36 by JeanLouis
Le Languedoc est enfin mis en coupe réglée par le roi de France qui retrouve ses prérogatives comme par le catholicisme qui revient en seul maître des esprits et des âmes. Tout comme l'Eglise se réinstalla orgueilleusement à Albi, 1er centre de l'hérésie et créa de nombreuses évéchés, Louis IX et surtout son fils Philippe le Hardi vont également montrer qu'ils sont les nouveaux maîtres de la région en fortifiant par une 2ème enceinte la Cité de Carcassonne; à ce sujet voici ce que dit le Dr Girou (in "Carcassonne, sa cité, sa couronne", Arthaud, Grenoble, 1930) : //...les rois de France ont tenu, dans l'achèvement de l'édification de ce monument, à présenter d'abord au vaincu, au peuple turbulent du Languedoc et ensuite à l'ennemi extérieur, l'Aragon, un système formidable de défenses "françaises" - il fallait frapper les terre occitane du seau royal d'Ile-de-France; c'est dans cet esprit politique que cette ceinture de pierres a été ouvrée, taillée, sculptée par des architectes du nord. //Le roi va également créer dans la région une administration à même de contrôler ce qui s'y passe; outre les viguiers le représentant dans les villes il sera installé trois sénéchaussées, sortes de préfectures de région et des universités à Toulouse & Montpellier. Le pays va rapidement retrouver une vitalité économique notamment à travers la création ex-nihilo de nouvelles communautés comme les "bastides, villes franches, villes neuves ou nouvelles" dans le haut-Languedoc, sur le modèle des créations locales précédentes des seigneurs ou des "sauvetés" de l'Eglise ; il suffit de regarder en détail une carte de la région pour voir combien ces nouvelles communes peuplent encore la géographie locale mais leur type architectural passera de la "circulade" au "damier", de la forme arrondie dans laquelle les maisons se blottissent à la forme rectiligne pour un alignement si français (comparez le plan de Bram à celui de la Bastide de Carcassonne par ex.). Et les anciens seigneurs locaux vont progressivement intégrer le dispositif royal, retrouvant plus ou moins un certain rang nobiliaire et leur pouvoir local. Le Languedoc va désormais être loyal envers le pouvoir royal français, suivre la destinée du royaume dirigé par les princes du nord, y compris durant les rudes épreuves de la si longue Guerre de Cent Ans ou les épidémies de peste noire massacrant sa population; il en sera récompensé par la création en 1420 du Parlement de Toulouse qui siègera jusqu'à la Révolution de 1789. Cette période encore du moyen-âge, de nombreux fléaux politiques, épidémiques et climatiques (c'est le dénommé 'petit âge glaciaire') est maintenant nommée "Moyen-Âge Tardif" et va selon les plus récentes mises au point de 1328 à 1498, soit pour ce qui concerne le Languedoc de la fin de l'hérésie cathare qui a monopolisé ici l'histoire durant près des deux siècles précédents jusqu'aux grandes découvertes environ et surtout l'invention de l'imprimerie, qui est une révolution à elle seule vu l'impact que l'édition aura dorénavant dans l'histoire humaine. C'en est surtout définitivement fini de l'indépendance du midi, de la force de sa langue, de sa culture propre; le Languedoc suivra les destinées de la France, en bien comme en mal !
Revision [16853]
Edited on 2018-12-17 14:26:49 by JeanLouis
Le Languedoc est enfin mis en coupe réglée par le roi de France qui retrouve ses prérogatives comme par le catholicisme qui revient en seul maître des esprits et des âmes. Tout comme l'Eglise se réinstalla orgueilleusement à Albi, 1er centre de l'hérésie, Louis IX et surtout son fils Philippe le Hardi vont également montrer qu'ils sont les nouveaux maîtres de la région en fortifiant par une 2ème enceinte la Cité de Carcassonne; à ce sujet voici ce que dit le Dr Girou (in "Carcassonne, sa cité, sa couronne", Arthaud, Grenoble, 1930) : //...les rois de France ont tenu, dans l'achèvement de l'édification de ce monument, à présenter d'abord au vaincu, au peuple turbulent du Languedoc et ensuite à l'ennemi extérieur, l'Aragon, un système formidable de défenses "françaises" - il fallait frapper lea terre occitane du seau royal d'Ile-de-France; c'est dans cet esprit politique que cette ceinture de pierres a été ouvrée, taillée, sculptée par des architectes du nord. //Le roi va créer dans la région une administration à même de contrôler ce qui s'y passe; outre les viguiers le représentant dans les villes il sera installé trois sénéchaussées et des universités à Toulouse & Montpellier. Le pays va rapidement retrouver une vitalité économique notamment à travers la création ex-nihilo de nouvelles communautés comme les "bastides, villes franches, villes neuves ou nouvelles" dans le haut-Languedoc, sur le modèle des créations locales précédentes des seigneurs ou des "sauvetés" de l'Eglise ; il suffit de regarder en détail une carte de la région pour voir combien ces nouvelles communes peuplent encore la géographie locale mais leur type architectural passera de la "circulade" au "damier", de la forme arrondie dans laquelle les maisons se blottissent à la forme rectiligne pour un alignement si français (comparez le plan de Bram à celui de la Bastide de Carcassonne par ex.). Et les anciens seigneurs locaux vont progressivement intégrer le dispositif royal, retrouvant plus ou moins un certain rang nobiliaire et leur pouvoir local. Le Languedoc va désormais être loyal envers le pouvoir royal français, suivre la destinée du royaume dirigé par les princes du nord, y compris durant les rudes épreuves de la si longue Guerre de Cent Ans ou les épidémies de peste noire massacrant sa population; il en sera récompensé par la création en 1420 du Parlement de Toulouse qui siègera jusqu'à la Révolution de 1789. Cette période encore du moyen-âge, de nombreux fléaux politiques, épidémiques et climatiques (c'est le dénommé 'petit âge glaciaire') est maintenant nommée "Moyen-Âge Tardif" et va selon les plus récentes mises au point de 1328 à 1498, soit pour ce qui concerne le Languedoc de la fin de l'hérésie cathare qui a monopolisé ici l'histoire durant près des deux siècles précédents jusqu'aux grandes découvertes environ et surtout l'invention de l'imprimerie, qui est une révolution à elle seule vu l'impact que l'édition aura dorénavant dans l'histoire humaine. C'en est surtout définitivement fini de l'indépendance du midi, de la force de sa langue, de sa culture propre; le Languedoc suivra les destinées de la France, en bien comme en mal !
Revision [16852]
Edited on 2018-12-17 14:22:21 by JeanLouis
Le Languedoc est enfin mis en coupe réglée par le roi de France qui retrouve ses prérogatives comme par le catholicisme qui revient en seul maître des esprits et des âmes. Le roi va créer dans la région une administration à même de contrôler ce qui s'y passe; outre les viguiers le représentant dans les villes il sera installé trois sénéchaussées et des universités à Toulouse & Montpellier. Le pays va rapidement retrouver une vitalité économique notamment à travers la création ex-nihilo de nouvelles communautés comme les "bastides, villes franches, villes neuves ou nouvelles" dans le haut-Languedoc, sur le modèle des créations locales précédentes des seigneurs ou des "sauvetés" de l'Eglise ; il suffit de regarder en détail une carte de la région pour voir combien ces nouvelles communes peuplent encore la géographie locale mais leur type architectural passera de la "circulade" au "damier", de la forme arrondie dans laquelle les maisons se blottissent à la forme rectiligne pour un alignement si français (comparez le plan de Bram à celui de la Bastide de Carcassonne par ex.). Et les anciens seigneurs locaux vont progressivement intégrer le dispositif royal, retrouvant plus ou moins un certain rang nobiliaire et leur pouvoir local. Le Languedoc va désormais être loyal envers le pouvoir royal français, suivre la destinée du royaume dirigé par les princes du nord, y compris durant les rudes épreuves de la si longue Guerre de Cent Ans ou les épidémies de peste noire massacrant sa population; il en sera récompensé par la création en 1420 du Parlement de Toulouse qui siègera jusqu'à la Révolution de 1789. Cette période encore du moyen-âge, de nombreux fléaux politiques, épidémiques et climatiques (c'est le dénommé 'petit âge glaciaire') est maintenant nommée "Moyen-Âge Tardif" et va selon les plus récentes mises au point de 1328 à 1498, soit pour ce qui concerne le Languedoc de la fin de l'hérésie cathare qui a monopolisé ici l'histoire durant près des deux siècles précédents jusqu'aux grandes découvertes environ et surtout l'invention de l'imprimerie, qui est une révolution à elle seule vu l'impact que l'édition aura dorénavant dans l'histoire humaine. C'en est surtout définitivement fini de l'indépendance du midi, de la force de sa langue, de sa culture propre; le Languedoc suivra les destinées de la France, en bien comme en mal !
Revision [16659]
Edited on 2018-05-29 10:50:21 by JeanLouis
- **Pierre Amiel **est né à Brenac, petit village reculé dans la Haute-Vallée de l'Aude (dont il est le personnage célèbre) en 1330 et mort à Rome en 1401; il fut un très grand serviteur de l'Eglise, si connu alors qu'il dut ajouter à son nom celui de son lieu d'origine afin de ne pas être confondu avec un autre Pierre Amiel, vivant à la même époque et qui fut lui aussi Cardinal, Archevêque de Vienne, Naples & Embrun (ce dernier meurt en 1389, voir ce nom page suivante). Son nom est aussi orthographié suivant les documents, Amielh, Petrus Amelius ou Pietro Amelio. Après ses premières études à Limoux, il entre assez jeune chez les religieux de St Augustin à Toulouse; sa vie religieuse montre dès lors une ampleur importante se distinguant surtout dans l'environnement des papes d'Avignon. Il sera sacriste du pape, pénitencier apostolique et bibliothécaire de Grégoire XI vers la fin de 1376 et il l'accompagnera pour son retour à Rome, la ville éternelle des papes auxquels il demeurera désormais attaché. A 45 ans, en 1375, le voilà déjà évêque de Sinigaglia, dans le Duché d'Orbino, en Italie. Le pape Urbain VI (de Rome, car il y aura pendant 40ans deux papes!), successeur de Grégoire XI, tentera de l'imposer comme évêque en Bretagne en opposition aux évêques nommés par son concurrent Clément VII (d'Avignon, période du Schisme), car, bien en cour, il est son confesseur: Il informera le roi d'Angleterre (période aussi de la guerre de Cent ans) de son transfert à Dol, le plus riche évêché de Bretagne en juin 1381; mais il n'y siègera jamais, n'étant en réalité qu'un évêque 'in partibus' face aux évêques investis par Clément VII (français). Cette période de tribulations comme on disait alors, mit l'église catholique en grandes difficultés; l'époque n'était plus la même, son pouvoir s'affaiblissait devant la montée de celui des états européens. Après avoir été, à ses débuts, un proche papal en Avignon, il semble ensuite avoir vraiment disposé d'une place prépondérante dans la mouvance papale romaine; il fut par exemple considéré comme le principal rédacteur, dans la collection de "l'Ordo Romanus", du 15ème chapitre de la liturgie officielle, vers 1380; cette partie concernant le Livre des Cérémonies de l'Eglise Romaine fut en usage dans la Curie Papale jusqu'en 1488. Il faut ici préciser cependant qu'il semble que ce n°15 de l'Ordo n'ait été largement diffusé qu'à partir de 1516, date de son impression; il est quand même demeuré en usage pour les cérémonies dites pontificales (du pape ou de ses représentants) jusqu'à nos jours ! Mais il sera surtout connu pour son accompagnement du retour à Rome du dernier pape d'Avignon.
- **Pierre Amiel **est né à Brenac, petit village reculé dans la Haute-Vallée de l'Aude (dont il est le personnage célèbre) en 1330 et mort à Rome en 1401; il fut un très grand serviteur de l'Eglise, si connu alors qu'il dut ajouter à son nom celui de son lieu d'origine afin de ne pas être confondu avec un autre Pierre Amiel, vivant à la même époque et qui fut lui aussi Cardinal, Archevêque de Vienne, Naples & Embrun (ce dernier meurt en 1389, voir ce nom page suivante). Son nom est aussi orthographié suivant les documents, Amielh, Petrus Amelius ou Pietro Amelio. Après ses premières études à Limoux, il entre assez jeune chez les religieux de St Augustin à Toulouse; sa vie religieuse montre dès lors une ampleur importante se distinguant surtout dans l'environnement des papes d'Avignon. Il sera sacriste du pape, pénitencier apostolique et bibliothécaire de Grégoire XI vers la fin de 1376 et il l'accompagnera pour son retour à Rome. A 45 ans, en 1375, le voilà déjà évêque de Sinigaglia, dans le Duché d'Orbino, en Italie. Le pape Urbain VI (de Rome, car il y aura pendant 40ans deux papes!), successeur de Grégoire XI, tentera de l'imposer comme évêque en Bretagne en opposition aux évêques nommés par son concurrent Clément VII (d'Avignon, période du Schisme), car, bien en cour, il est son confesseur: Il informera le roi d'Angleterre (période aussi de la guerre de Cent ans) de son transfert à Dol, le plus riche évêché de Bretagne en juin 1381; mais il n'y siègera jamais, n'étant en réalité qu'un évêque 'in partibus' face aux évêques investis par Clément VII (français). Cette période de tribulations comme on disait alors, mit l'église catholique en grandes difficultés; l'époque n'était plus la même, son pouvoir s'affaiblissait devant la montée de celui des états européens. Après avoir été un proche papal en Avignon, il semble ensuite avoir vraiment disposé d'une place prépondérante dans la mouvance papale romaine; il fut par exemple considéré comme le principal rédacteur, dans la collection de "l'Ordo Romanus", du 15ème chapitre de la liturgie officielle, vers 1380; cette partie concernant le Livre des Cérémonies de l'Eglise Romaine fut en usage dans la Curie Papale jusqu'en 1488. Il faut ici préciser cependant qu'il semble que ce n°15 de l'Ordo n'ait été largement diffusé qu'à partir de 1516, date de son impression; il est quand même demeuré en usage pour les cérémonies dites pontificales (du pape ou de ses représentants) jusqu'à nos jours ! Mais il sera surtout connu pour son accompagnement du retour à Rome du dernier pape d'Avignon.
Revision [16458]
The oldest known version of this page was created on 2018-02-22 18:16:36 by JeanLouis
2019-11-17 17:17:34