Source: https://oip.org/communique/maison-darret-de-nimes-penurie-de-psychologue/
Timestamp: 2019-10-17 13:39:59+00:00
Document Index: 304899138

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Maison d’arrêt de Nîmes : pénurie de psychologue – Observatoire International des Prisons
Maison d’arrêt de Nîmes : pénurie de (...)
Maison d’arrêt de Nîmes : pénurie de psychologue
Six mois d'attente pour un premier entretien avec le psychologue. Tel est le délai de prise en charge pour les détenus de la maison d'arrêt de Nîmes. Un seul poste de psychologue à mi-temps est pourvu pour cet établissement qui compte 389 personnes incarcérées au 1er octobre 2014.
« Cinq fois plus » de temps de psychologue serait nécessaire à la maison d’arrêt de Nîmes, indique l’Unité sanitaire dans son dernier rapport d’activités. La sous dotation en psychologue est criante : 1,2 équivalents temps plein pour 1000 détenus, alors que le taux moyen national en détention est de 5,22 (Cour des comptes, 2014).
Une situation qui s’éternise, puisque le rapport d’activité de l’Unité sanitaire déplorait le même dysfonctionnement l’an dernier. Le délai d’attente pour consulter le psychologue est même passé de un à six mois en un an, sachant que la durée moyenne d’incarcération dans cette prison est de quatre mois. Le psychologue a en effet été en arrêt maladie à partir du 18 juillet et n’a jamais repris son poste. Son remplacement n’a été assuré qu’à partir du 10 octobre, ce qui représente une vacance de trois mois. « Une rupture temporaire dans l’accompagnement psychologique des personnes » pour le CHU, qui souligne que « le psychologue qui l’a précédé [avait] dû également arrêter son activité. »
Un déficit de prise en charge dont pâtissent les personnes détenues. Le rapport d’activité 2012 de l’établissement pénitentiaire mentionnait que « la fréquence des consultations est insuffisante pour un même patient, il lui est difficile d’entamer des psychothérapies qui seraient l’un des moyens de travailler à la prévention de la récidive ». Et d’ajouter que l’orientation de certains arrivants vers une prise en charge psychologique n’est pas suivie d’effet.
Plusieurs demandes d’augmentation du temps de psychologue ont été adressées par l’Unité sanitaire à l’Agence Régionale de Santé. Mais aucune solution n’a été apportée à ce jour.
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