Source: http://formationambulancier.fr/02-aux/m2aux-vital/0206-aux-arret-gds.html
Timestamp: 2020-02-19 12:31:13+00:00
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Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Arret cardiaque MCE
Arrêt cardiaque : MCE, défibrillation, insufflation...
GDS, auxiliaire ambulancier
Matériel complémentaire : canules, oxygène, aspirateur
Pour des raisons pédagogiques, chaque technique de réanimation est étudiée séparément SANS HIERARCHIE
L'ordre des gestes suivants a été abordé à la page précédente
Les techniques sont sensiblement différentes pour le témoin et le professionnel que vous êtes.
Massage cardiaque externe (C: Circulation)
Une seule et unique indication : l'arrêt circulatoire.
Insufflation et/ou MCE ?
Puisque le cœur et la respiration sont liés, le MCE était toujours associé à la ventilation, en privilégiant le cœur qui est prioritaire.
Actuellement on préconise le MCE immédiatement sans ventilation artificielle au début, surtout si la perte de connaissance est brutale.
Le seul MCE sera suffisant sans ventilation artificielle pendant 4 minutes puisque nous avons accumulé un peu d'oxygène d'avance.
Cette attitude est celle enseignée pour le grand public. Libre à vous, si vous êtes 2, et que défibrillateur et insufflateur sont prêts d'associer rapidement MCE+défibrillation et insufflation.
▽△ Affiche principes du MCE
Le patient est placé sur un plan dur et plat ou par terre.
A l'hôpital une planche en bois est interposée entre le malade et le matelas.
On se met à genoux ou on reste debout à coté du sujet, tout près de son thorax.
On recherche la jonction des arcs costaux inférieurs avec le sternum puis on repère l'appendice xiphoïde.
▽△ Affiche repérage de la zone d'appui
La paume de la main est appliquée au niveau de la partie supérieure du 1/3 inférieur du sternum, perpendiculairement à l'axe du sternum.
Les pointes des doigts sont orientées du coté opposé.
Les doigts sont étendus et légèrement fléchis, ceux de la main supérieure sont également en extension
Pour le grand public, pour gagner du temps on demande de compresser « au milieu du thorax » sans autre précision
Les coudes en extension, on se penche sur le patient de façon à ce que ses épaules se situent à la verticale du point de compression sternale.
C'est la paume des mains (talon) qui appuie sur le sternum.
L'appui sur le thorax est srtictement sur la ligne médiane, JAMAIS sur le côtes.
Ce sont les épaules qui transmettent la force principale, son poids de haut en bas, perpendiculairement au sternum par intermédiaire de ses bras tendus.
Tout balancement d'avant en arrière du tronc du sauveteur doit être proscrit, les coudes ne doivent pas être fléchis, les bras sont bien tendus.
▽△ Affiche : Position des mains
Une pression ferme mais souple, non brutale est appliquée de façon à ce que le sternum se déplace vers le bas d'au moins 5 cm sans aller au delà de 6 cm, en direction du rachis.
Elle est maintenue, les bras tendus, de façon à ce que le sternum reste comprimé pendant un court instant, puis les épaules sont relevées sans pour autant bouger les mains. Le sternum revient à sa position initiale.
La pression doit être relâchée complètement (le talon de la main qui a comprimé doit rester en place ou très légérement décoller du thorax.
Grâce à une position strictement perpendiculaire, on évite, en principe de casser des côtes.
Il faut surtout bien respecter la période de relaxation après chaque compression.
Pour le grand public: "appuyer aussi fort que l'on peut"
La méthode consiste à compter de la manière suivante: « et 1 -et 2 - et 3...» en comptant ainsi « et» représente la phase de relaxation, «1» la phase de compression.
Pour le premier témoin d'un arrêt d'origine cardiaque, pas d'insufflation pendant 3-4 mn en attendant le défibrillateur
Pour l'ambulancier si le ventilateur est à porter de main:
▽△ Affiche temps de compression
Le pouls carotidien est palpé afin de vérifier l'efficacité du MCE, puis pris régulièrement sans MCE, toutes les 2 -3 mn afin de vérifier s'il y a une reprise de l'activité du cœur.
Il y a recoloration de la peau, diminution de la mydriase, voire retour de la conscience.
L'analyse régulière du pouls carotidien ne semble plus l'élément essentiel de la surveillance surtout pour un témoin.
On recommande de remplacer le sauveteur toutes les minutes afin de limiter la fatigue source d'inefficacité.
Il sera poursuivi jusqu'à l'arrivée des secours spécialisés et/ou du défibrillateur.
Il sera d'autant plus efficace que le délai de mise en route est bref.
Des survies (sans séquelles) sont possibles audelà de 30 mn.
▷ Voir brève sur le blog (Survie à 45 mn de MCE)
Une mauvaise position des mains, une compression thoracique trop forte ou non verticale peuvent entraîner des lésions graves du thorax (fractures de côtes) et des poumons (contusion) chez la victime et peuvent compromettre sa survie.
▷ Voir fiches
compressions thoraciques (PSE)
mce (grand public PSC1)
▽△Résumé en affiche
Cas particulier : enfant (1 à 8 ans)
Chez l'enfant, la conduite à tenir devant un arrêt cardiaque diffère de celle l'adulte, car la cause la plus fréquente est un arrêt de la respiration.
Débuter par 5 insufflations
Placer le « talon » d'une main immédiatement en dessous d'une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons de l'enfant
Se placer bien au dessus de l'enfant, à la verticale de sa poitrine et bras tendu
Réaliser les compressions thoraciques, à une ou deux mains (fonction de la force physique du sauveteur), pour « enfoncer » le sternum d'environ 1/3 de l'épaisseur du thorax de l'enfant
Poursuivre les compressions thoraciques à une fréquence d'environ 100 fois par minute
Après 30 compressions enchaîner avec 2 insufflations
Continuer d'alterner 30 (ou 15) compressions sternales avec 2 insufflations
Le thorax doit reprendre sa dimension initiale après chaque compression qui doit impérativement être relâchée complètement (le talon de la main qui comprime se décolle légèrement du thorax) pour que l'efficacité des compressions thoraciques soit maximale, afin de permettre au coeur de bien se remplir de sang.
Cas particulier: Nourrisson (<1 an)
Placer la pulpe de deux (ou un) doigts en dessous d'une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons de l'enfant
Comprimer régulièrement le sternum, d'environ 1/3 de l'épaisseur du thorax du nourrisson, à une fréquence de 120 fois par minute.
Après 30 compressions, ramener la tête du nourrisson en position neutre, élever le menton et réaliser 2 insufflations
Replacer la pulpe des doigts immédiatement à la bonne position et réaliser 30 nouvelles compressions
Le degré de compression dépend de l’âge et varie de 1,5 cm à 2,5 cm
Poursuivre les compressions thoraciques à une fréquence d'environ 120 fois par minute
Défibrillation (D)
Une indication : l'inefficacité circulatoire, principalement par mort subite.
Le choc électrique doit être administré dans les 5 minutes suivant l'inefficacité circulatoire.
Ensuite les chances de survie diminuent de 10 % par minute.
La fibrillation ventriculaire est une contraction anarchique des muscles du coeur dont la conséquence est l'inefficacité circulatoire. Elle est brutale d'où le terme de mort subite.
Les défibrillateurs sont capables de la reconnaitre.
Pour le modèle automatique (D.EA.) il délivre, après avertissement le choc électrique, pour le semi-automatique il faut appuyer sur un bouton.
Rappel sur les défibrillateurs
Le défibrillateur est un appareil sur batterie qui permet à l’aide de 2 grosses électrodes appliquées sur la poitrine, d’analyser l’activité du cœur de la victime.
Le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 autorise l’usage du défibrillateur automatisé à toute personne, même non médecin.
analyser l'activité électrique du coeur de la victime
reconnaître une éventuelle anomalie du fonctionnement électrique du coeur à l'origine de l'arrêt cardiaque
se charger automatiquement
délivrer (défibrillateur entièrement automatique)
De nombreux lieux publics sont équipés afin de pouvoir réagir au plus vite en cas d’arrêt cardiaque.
▽△ L'appareil
écran donnant les instructions
haut-parleur informant sur les actions à réaliser
prise pour fils et électrodes
mémoire interne enregistrant tracés et actions faites
électrodes à usage unique, autocollantes avec gel conducteéur (dans un emballage hermétique)
▽△ Entretien
L'appareil fait des autotests périodiquement.
La batterie de l'appareil doit être vérifié car l'appareil est toujours en mode veille.
La date est contrôlée.
Electrodes en place, sachet hermétique et non plié
▽△ Après usage
Nettoyer l'appareil selon les règles d'hygiène
Vérifier son bon fonctionnement
Remplacer les accessoires utilisés comme les électrodes
▷ Voir Liste défibrillateurs en France
Il est simple. Il faut défibriller le plus tôt possible (avant 5 mn) avec ou sans MCE préalable. On pose 2 électrodes autocollantes de tel sorte que le cœur se trouve sur le passage du courant. MCE est pratiqué avant et après selon les protocoles.
Si l’appareil n’est hélas pas à disposition immédiate, on pratique en attendant la réanimation cardiorespiratoire classique.
Par contre s'il est disponible on recommande depuis 2010 son utilisation immédiate sans MCE préalable.
Il faudra interrompre le moins longtemps possible le MC.E. pendant la défibrillation.
2 mn de MCE avant le choc sont recommandés surtout pour les prises en charge tardives, après donc plus de 5 mn sans réanimation.
Certains préconisent 200 MCE avant le choc. (?). D'autres dès qu'il est disponible.
Sur les modèles d'avant 2003, il faut plus d'une minute pour le mettre en route d'où dans ce cas le MCE obligatoire avant.
Pose des électrodes
Durant toute cette préparation, si vous êtes 2, la RCP est poursuivie jusqu'à la délivrance du choc.
Il faut installer le défibrillateur près de la victime, puis mettre en marche l'appareil et écouter les consignes de l'appareil
Le thorax est dégagé.
Le cœur doit se trouver sur le passage du courant.
Plusieurs accessoires sont joints au dae dont :
une paire de ciseaux, pour couper les vêtements et dénuder la poitrine de la victime
des compresses ou du papier absorbant, pour sécher la peau de la poitrine de la victime si elle est mouillée ou humide
une paire d'électrodes prégélifiés autocollantes avec cables intégrés le tout dans un emballage hermétique
La peau est essuyée pour avoir un contact sec.
Le mieux est d'utiliser des électrodes autocollantes.
Elles sont sorties de leur emballage, et on enlève la protection.On les colle fermement (éviter les bulles).
On positionne les électrodes, le plus simple est :
une électrode sous l’épaule droite
l’autre 5 cm sous l’aisselle gauche
distance minimale de 10 cm entre les 2 éléctrodes
On peut aussi surtout chez une personne très forte (obèse), placer une électrode dans le dos et l'autre au milieu du thorax.
Il ne doit pas avoir à proximité des produits explosifs.
On retirera les timbres cutanés médicamenteux.
Il faut faire attention aux surfaces métalliques et conductrices.
A l'hôpital, on utilise un défibrillateur manuel avec des grosses électrodes tartinées de pate ou des électrodes à usage unique.
Délivrance ou non du choc électrique
On arrête la réanimation puis il faut appuyer sur le bouton d’analyse de l’appareil.
On demande à tout le monde de s’écarter.
Si l’appareil confirme, on fait la défibrillation.
La victime peut avoir un soubresaut.
On reprend immédiatement le M.C.E. pendant 2 mn.
Pour les professionnels, on vérifie le pouls carotidien à la fin de la 2 ème mn.
Si le choc a été efficace, le pouls réapparaît ainsi que la respiration.
S’il n’y a toujours rien on peut renouveler 2 autres fois le choc.
En cas d’échec, on poursuit la réanimation cardio-respiratoire en attendant les secours qui ont été prévenu dès le départ.
Les données sont transmises:
oralement au médecin urgentiste qui prendra le relais
par écrit avec un rapport d'intervention
par informatique avec la sauvegarde de la carte mémoire
▽△ Instructions pour l'utilisation du DAE
Mettre le défibrillateur en fonction en appuyant sur le bouton marche/ arrêt.
Suivre impérativement les indications vocales et/ou visuelles données par l'appareil.
Elles permettent de réaliser les différentes opérations plus rapidement et en toute sécurité 􀁸 Le DAE demande de mettre en place les électrodes et de les connecter
Connecter les électrodes
Enlever ou couper, à l'aide d'une paire de ciseaux, les vêtements recouvrant la poitrine de la victime si nécessaire (fig 1)
Sortir les électrodes de leur emballage (fig. 2)
L'une après l'autre, enlever les pellicules de protection et coller chaque électrode, en appuyant fermement, sur le thorax nu de la victime).
La position des électrodes doit être conforme au schéma visible sur les électrodes ou sur leur emballage (fig 3)
Si la poitrine de la victime est humide ou mouillée, la sécher en utilisant les compresses ou le papier absorbant.
Si la poitrine de la victime est particulièrement velue, raser la zone où les électrodes seront collées (en utilisant le rasoir jetable fourni dans le pack).
Fig 1: Mettre à nu le thorax
Fig 2 : Sortie les électrodes
Fig 3 : Bien positionner électrodes
Une fois connecté, le défibrillateur effectue une analyse du rythme cardiaque
Le DAE lance l'analyse du rythme cardiaque et demande de ne pas toucher la victime
Respecter les recommandations sonores et éventuellement visuelles de l'appareil
S'assurer que personne ne touche la victime lorsque l'appareil analyse le rythme cardiaque car tout mouvement de la victime pendant cette période peut fausser l'analyse.
Le DAE annonce qu'un choc est indiqué et demande de se tenir à distance de la victime
S'assurer que personne ne touche la victime ; pour cela, le sauveteur annonce à haute voix : « écartezvous ! »
Laisser le DAE déclencher le choc électrique ou appuyer sur le bouton « choc » clignotant quand l'appareil le demande
Le DAE délivre le choc
Débuter ou reprendre sans délai les manoeuvres de réanimation cardio-pulmonaire en commençant par les compressions thoraciques.
Ne pas retirer les électrodes de défibrillation
Continuer à suivre les recommandations de l'appareil.
Le DAE propose de réaliser les manoeuvres de RCP :
Débuter ou reprendre immédiatement les manoeuvres de réanimation cardiopulmonaire en commençant par les compressions thoraciques, ne pas retirer les électrodes de défibrillation
Continuer tout en suivant les recommandations du défibrillateur
Le défibrillateur peut demander d'arrêter la RCP pour réaliser une nouvelle analyse ou demander de rechercher des signes de vie
Continuer à suivre les recommandations du DAE jusqu'à l'arrivée des secours
Apparition de signes de vie
Impose l'installation de la victime en PLS
la surveillance permanente de sa respiration
Le défibrillateur automatisé externe doit rester allumé et en place.
En aucun cas, le sauveteur ne doit retirer les électrodes de la poitrine de la victime et/ou éteindre le défibrillateur automatisé externe
Timbres autocollants médicamenteux
Si la personne a un timbre sur la peau, il faut le retirer et essuyer la zone.
En effet il y a un faible risque de brûlure.
Couper le moteur, ne pas toucher la victime, ni le brancard
Si la personne est porteuse d'un pace-maker reconnaissable avec son boîtier dur sous la peau en dessous de la clavicule (Il y a une cicatrice), il faut poser l'électrode à distance (1 cm sous la bosse perçue).
Le boitier ou "port a kat" est plus petit. Les mêmes précautions sont prises.
Défibrillation en milieu humide
L'eau transmet l'électricité, il faut donc s'installer sur une surface sèche ou chaussure très isolante .La poitrine sera nettoyer.
Néamoins pour les recommadations officielles, 'efficacité d'un choc électrique sur une victime allongée sur un sol mouillé est diminuée, mais il n'existe pas de risque réel pour le sauveteur.
Il faut retirer la victime de cette zone comme un sol fait de plaques métalliques.
L'efficacité d'un choc électrique sur une victime allongée sur une surface en métal est très diminuée. Il n'existe pas de risque réel pour le sauveteur.
Le choc est possible mais à l'arrêt sinon il y a perturbation de l'analyse.
Au cours de l'analyse ou du choc, le DAE détecte un mouvement
Vérifier les signes de vie, ne pas toucher la victime au cours de l'analyse ou lors de la délivrance du choc par le DAE.
Après avoir collé et connecté les électrodes au DAE, l'appareil demande toujours de les connecter :
Vérifier si les électrodes sont bien collées et si le câble des électrodes est correctement connecté au DAE, ou que la date de péremption des électrodes ne soit pas dépassée. Dans ce dernier cas, utiliser la seconde paire d'électrodes.
La hiérarchie des gestes de secours est différente car l'origine de l'arrêt circulatoire est rarement cardiaque mais plutôt respiratoire (anoxique) ou accidentelle.
Son intêret est plus limité.
Il n'est jamais utilisé chez un nourrisson <1 an.
La DAE chez l'enfant doit être réalisée avec des appareils adaptés (électrodes enfant, commande enfant…)
Cependant, dans un but de sauvetage, si le sauveteur se trouve en présence d'un enfant en arrêt cardiaque et qu'il a en sa possession seulement un DAE « adulte », il pourra l'utiliser.
Dans tous les cas, avant de mettre en oeuvre le DAE, le sauveteur réalisera 5 cycles de RCP.
La conduite à tenir est ensuite identique à celle de l'adulte.
La position des électrodes collées sur la poitrine de l'enfant doit être conforme aux schémas du fabriquant. Toutefois, chez le petit enfant ou si l'on utilise des électrodes adultes, le sauveteur placera une électrode en avant au milieu du thorax et l'autre au milieu du dos.
▷ Voir fiche dae ( grand public, PSC1)
▷ Savoir+ sur la défibrillation
Liberté des voies aériennes (A: Airway)
En dehors de la déobstruction des voies aériennes lors d'une asphyxie totale (repas + détresse + pas de voix), la LVA est associée à la ventilation artificielle.
Elle ne doit pas retarder le MCE et/ou la défibrillation. Elle est donc pratiquée APRES.
- Pour faciliter la respiration, on dessere toute ce qui peut géner la respiration : ceinture, cravate...
- Bascule de la tête en arrière
▷ Savoir + : Liberté des voies aériennes (Niveau DEAmbulancier)
▽△ Rappel des gestes de LVA
Desserer toute ce qui peut géner la respiration : ceinture, cravate...
Bascule de la tête en arrière (en hyperextension)
Après avoir dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration (col, cravate, boucle de ceinture et bouton du pantalon)
Une main est appliquée sur le front, l'autre sous la nuque soulevant le cou .
Dans ce cas, pour éviter tout mouvement de la colonne vertébrale, on utilisera que la deuxième partie: la subluxation de la machoire.
Cas particulier du nourrisson:
Sa configuration anatomique étant un peu différente, l'hyperextension doit rester très modérée car une bascule trop forte vers l'arrière peut au contraire aggraver l'obstruction.
Menton tiré vers l'avant
Placer 2 ou 3 doigts de l'autre main juste sous la pointe du menton, en prenant appui sur l'os et non dans la partie molle du menton, pour l'élever et le faire avancer.
On peut éventuellement s'aider du pouce pour saisir le menton.
Subluxation de la machoire (Savoir +)
Autre méthode plus "technique".
Les 2ème, 3ème, et 4ème doigts de chaque main, repliés en crochet, sont placés sous la mâchoire, bien appliqués sous l'os et non dans la partie molle du menton.
Ils tirent en avant. C’est douloureux.
Un patient qui ne réagit pas à cette manœuvre est forcément dans le coma.
La projection en avant de la mâchoire, éloigne la langue de la paroi postérieure du pharynx.
Si la manoeuvre est bien appliquée, les incisives inférieures sont légèrement en avant par rapport aux incisives supérieures.
On peut s'aider de l'appui des coudes sur le sol.
On peut en profiter pour ouvrir la bouche et retirer un corps étranger immédiatement visible comme un dentier.
B : Ventilation artificielle (Breathing)
2 indications : l'arrêt respiratoire isolé (rare) et l'arrêt cardiaque (toujours associé à un arrêt respiratoire).
Elle consiste à insuffler de l'air (si possible enrichi en oxygène) dans le thorax tout en regardant le thorax se soulever.
Pour l'arrêt cardio-respiratoire brutal on préconise le massage cardiaque puis la défibrillation en premier d'autant que peu de personne ose faire du bouche à bouche et le matériel de ventilation manuelle de premier secours est rarement à disposition immédiatement.
L'insufflation se fait à l'aide d'un Ambu composé d'un masque, d'une valve unidirectionelle et d'un ballon autoremplisseur.
Revoir matériel
valve unidirectionelle
ballon auto-remplisseur
ballon réservoir et entrée pour oxygène
Ce matériel pour être efficace doit être complet, en état de marche 24 h/24 et disponible immédiatement.
▽△ Les masques et filtres
Il est de forme triangulaire. (circulaire pour le nourrisson)
Il existe différentes tailles de 0 à 5 (4 est la plus usuelle).
L'orifice supérieure est de taille universelle s'adaptant aussi bien à un filtre ou à la valve.
Nouveau-né Nourrisson Jeune enfant Adolescent Adulte
00-0 1 2 3 4-5
Ils sont, si possible, transparents et à usage unique, afin que l'on puisse surveiller l'apparition d'une cyanose ou de vomissements.
Filtre échangeur de chaleur et d'humidité
L'oxygène administré est froid et sec. Il est intéressant d'interposer entre le masque et la valve un filtre.
En plus de générer de la chaleur et d'humidité, il est antibactérien.
Il est indispensable si le ballon n'est pas à usage unique.
▽△ Valve unidirectionnelle
Elle permet de séparer l'air inspiré de l'air expiré, sinon le gaz carbonique serait stocké dans le ballon puis réinsufflé.
Avant utilisation il faut vérifier que la valve est bien montée.
Chez l'enfant, la valve est munie d'un dispositif de surpression.
Quand la main du secouriste exerce une pression sur le ballon, le gaz contenu est insufflé dans les poumons de la victime car la pression du ballon bloque la valve d'admission.
Les sorties de valve ou embouts sont maintenant standard évitant de mettre le ballon à la place de la valve !
En dehors du masque on peut aussi brancher directement une sonde d'intubation, de trachéotomie.
Rappelons qu'il est préférable d'interposer un filtre.
si on donne de trop gros volumes, la valve peut se bloquer
▽△ Ballon auto-remplisseur
ou B.A.V.U. (Ballon Autoremplisseur à Valve Unidirectionnelle )
Il stocke le mélange air enrichi en O2.
Sa contenance est de 1 à 1,6 l (500ml pour celui pour l'enfant)
La pression manuelle sur le réservoir insuffle le mélange dans les poumons.
D'un volume de 1 à 1,8 litres chez l'adulte et qui reprend automatiquement sa forme quand on cesse d'appuyer sur lui.
Il existe en fonction du volume du ballon plusieurs modèles destinés à l'enfant (0,5 litre) et au nourrisson (0,3 litre).
Il y a une entrée latérale pour l’O2.
Le modèle le plus connu est l'insufflateur "AMBU"® (nom de la marque)
(C'est comme on dit frigidaire, une marque, pour réfrigérateur)
On peut stocker tout le matériel nécessaire dans un pack près pour l'emploi.
Il existe aussi des ballons à usage unique, conservé dans un emballage soudé.
Pourquoi auto-remplisseur ?
Parce que lorsqu'on appuie pour insuffler, il reprend ensuite sa forme. Ce qui est pratique mais à un INCONVENIENT: si on ballone avec des fuites le ballon n'est jamais plat. Il faut donc TOUJOURS vérifier que le thorax se soulève.
A l'hôpital il existe en anesthésie, des ballons plats qui se gonflent uniquement si l'ensemble est étanche.
▽△ Ballon réservoir et oxygène
Il permet d'augmenter la concentration d'oxygène jusqu'à 100 %.
Pendant l'insufflation, le ballon réservoir continue de se remplir et accumuler de l'oxygène.
L'ambu est relié au débilitre de la bouteille présence par un tuyau flexible et long.
Attention le débit ne doit pas être trop important.
La valve est démontée et trempée dans un antiseptique puis remontée.
L’insufflateur est nettoyé, séché et désinfecté.
Le filtre antibactérien et le ballon à usage unique sont jetés avec les déchets de soins.
ne pas comprimer ou écraser le ballon
le préserver des chocs
préserver son sac de protection de toute altération extérieure
toute altération du bourrelet du masque doit faire changer de masque
▽△ Insufflateur pédiatrique
On utilise un ballon de ½ l ou 500ml chez l'enfant et de 300 ml chez le nourrisson.
On l’utilise uniquement s'il est à porter de mains, sinon, il faut pratiquer le bouche à bouche en attendant l'appareil.
Le sauveteur se place à la tête de la victime.
Choisir un masque de taille adaptée et le connecter à la pièce en T de l'insufflateur
De la main gauche, on bascule la tête en arrière tout en luxant la mâchoire, en plaçant les 3ème, 4ème et 5ème doigts sous le menton.
Le sommet du masque est appliqué sur l'arête du nez et la base du triangle englobe la bouche jusqu'au menton.
L'index et le pouce seront placés autour du masque afin de le maintenir appliqué sur la face. (Le pouce devant, l'index derrière).
Donc le pouce de la main qui maintient le masque sur sa partie étroite au dessus du nez de la victime, exercer une pression.
L'index se place sur la partie large du masque (au-dessus de la lèvre inférieure de la victime) alors que les autres doigts viennent se placer en crochet sous le menton et le tirent vers le haut pour l'appliquer contre le masque et maintenir les voies aériennes de la victime libres.
En finalité, le pouce exerce une pression vers le bas alors que les autres doigts exercent une traction du menton vers le haut.
Cette saisie du masque et du menton de la victime sous forme de « pince » de la main du secouriste est l'élément essentiel qui permet d'assurer l'étanchéité du masque sur le visage de la victime tout en maintenant les voies aériennes libres.
De la main droite, le sauveteur exerce sur le ballon des pressions suffisantes pour soulever le thorax.
On préconise de plus en plus de faibles volumes (500 ml) avec une fréquence basse (10 à 12 par mn) soit 1 seconde par insufflation ( au lieu de 2 sec.), soit la moitié du ballon.
Le mieux est d'arrêter dès que la poitrine commence à se soulever.
Si une bouteille d’oxygène est à disposition, le débitlitre est ouvert à 9-12/mn.
La difficulté de cette technique est liée à la nécessité :
de maintenir les voies aériennes libres (menton vers le haut) et d'obtenir une bonne étanchéité pour limiter les fuites d'air avec une seule main ;
de réaliser une pression régulière sur le ballon auto-remplisseur avec l'autre main.
Cette technique requiert un entraînement régulier.
Le maintien du masque sur la face sans fuite et avec une LVA n'est pas facile.
Il y a 2 mouvements contradictoires:
appuyez fort sur le masque pour être étanche, donc en flexion
basculer la tête en extension
Avec un bon entraînement, on arrive à concilier les 2 objectifs
L'insufflation ne doit pas être trop brève ni trop brutale au risque d'ouvrir l'oesophage et d'insuffler de l'air dans l'estomac de la victime.
Cette insufflation d'air dans l'estomac entraînerait un reflux du contenu gastrique dans le pharynx puis dans les poumons.
Si au cours de la ventilation artificielle une victime présente un vomissement, il faut immédiatement interrompre la ventilation, tourner la victime sur le coté, dégager aux doigts les débris alimentaires solides et volumineux, aspirer les liquides de la bouche de la victime, si un aspirateur est disponible, puis la remettre sur le dos avant de reprendre la ventilation artificielle.
Si le coeur n'est pas arrêté, on peut ventiler en pls.
La ventilation artificielle est efficace lorsque on obtient un début de soulèvement de la poitrine de la victime à chaque insufflation.
▷ Ventilation artificielle (Niveau DEAmbulancier)
▷ Insufflateur (Niveau DEAmbulancier)
▷ Fiche ventilation artificielle (Niveau DEAmbulancier)
▽△ Plaquette insufflation
Ventilation artificielle enfant et nourrisson
Les techniques et les points clefs de la ventilation artificielle chez l'enfant sont identiques à celles de l'adulte.
Cependant, le volume d'air insufflé pour entraîner un soulèvement de la poitrine est moindre.
Chez l'enfant, on utilise un insufflateur plus petit,de ½ l ou 500ml chez l'enfant et de 300 ml chez le nourrisson.
La fréquence est de 20 /mn et 30-40 chez le nourrisson
L'insufflation de la victime se fait par le gaz expiré du sauveteur.
▽△ Détails du bouche à bouche
En effet, à la fin de l'inspiration, le sauveteur a encore de l'O2 dans les voies aériennes. C'est l'espace mort.
Il peut donc le donner en soufflant dans la bouche du malade.
Aucune transmission du virus du SIDA par la salive seule, en l'absence de sang, n'a été démontrée. Néanmoins il est préférable de s'aider d'un embout buccal.
Utilisation d'un masque ou écran facial
Pour des raisons d'hygiène, il est préférable d'interposer une protection entre le sauveteur et la victime.
Le masque est de forme triangulaire, transparent avec un filtre.
L'écran est un simple film plastique troué au centre d'une toile perméable à l'air.
Position et préparation
On est à genoux à coté de la tête du patient.
La tête est placée en arrièrec omme pour la technique de libération des voies aériennes , le maxillaire est tiré en avant, la bouche fermée.
Pincer le nez de la victime entre le pouce et l'index, tout en maintenant la bascule en arrière de la tête avec la main qui est placée sur le front.
Le pincement du nez empêchera toute fuite d'air par le nez lors des insufflations
Ouvrir légèrement la bouche de la victime en utilisant l'autre main et maintenir le menton élevé
Inspirer normalement, pas trop profondément, sans excès
La pression ferme autour de la bouche de la victime empêchera toute fuite d'air durant les insufflations
Insuffler son air expiratoire, progressivement jusqu'à ce que la poitrine de la victime commence à se soulever (durant 1 seconde environ)
Se redresser légèrement afin de reprendre son souffle
Vérifier l'affaissement de la poitrine de la victime
La durée de réalisation de ces deux insufflations successives ne doit pas excéder 5 secondes.
La réalisation rapide des manoeuvres d'insufflation permet de ne pas retarder la reprise des compressions thoraciques.
Observation de l'insufflation et de l'expiration
On observe le bon soulèvement du thorax du patient.
L’oreille à 20 cm au dessus des narines, permet d’entendre le bruit produit par le passage de l’air expiré.
En même temps on prend une nouvelle inspiration. La tête est maintenue en position.
Coordination des cycles ventilatoires
On doit maintenir, en théorie, une ventilation stable avec des volumes d’environ 500-800 ml et une fréquence correcte.
On préconise une fréquence et des volumes plus faibles.
La durée de l'insufflation sera de 1 seconde. (au lieu de 2 dans les recommandations précédentes).
L’insufflation dure jusqu’au soulèvement du thorax, soit une seconde environ.
De gros volumes risquent de gonfler l’estomac, surtout si les voies aériennes ne sont pas correctement libérées.
Le secouriste se fatigue inutilement et peut avoir des picotements dans la figure et les mains voire faire une crise de tétanie.
Chez l'enfant le bouche à nez est préférable, avec un rythme d'environ 30-40 / mn.
Les signes d'une bonne ventilation artificielle sont la recoloration du patient avec le soulèvement et abaissement du thorax, et l'issu d'air pendant l'expiration passive du patient.
s'assurer que la tête de la victime est en bonne position et que son menton est élevé
s'assurer qu'il y a une bonne étanchéité et pas de fuite d'air lors de l'insufflation
rechercher la présence d'un corps étranger dans la bouche. Le retirer avec les doigts, si nécessaire.
Bouche à bouche et MCE
L’insufflation préalable n’est plus enseignée.
En l'absence de pouls carotidien, il faut pratiquer M.C.E. puis défibrillation.
Si l'arrêt se prolonge et en l'absence de matériel débuter le bouche à bouche.
L'alternance est de 30 compressions pour 2 insufflations
La fréquence respiratoire est de 30 à 40 /mn
L'insufflation se fait en entourant de la bouche du sauveteur, le nez et la bouche de l'enfant.
L'efficacité se traduit par les mouvements du thorax et l'issue d'air à l'expiration passive.
La technique est sensiblement la même que pour l'adulte ou l'enfant. Toutefois, il convient de :
placer la tête du nourrisson en position neutre, menton élevé
englober avec la bouche à la fois la bouche et le nez de la victime
insuffler des volumes d'air sensiblement moindres que pour l'enfant
Canules oropharyngés
▷ Canule et langue (Niveau DEAmbulancier)
Elle facilite l'insuflation en garantissant un bon passahe de l'air au niveau du pharynx
Elle comprend 3 parties :
une partie ronde (collerette), qui reste à l'extérieur de la bouche, se collant aux lèvres
une courte partie droite et dure, que les dents ne peuvent pas mordre !
une partie courbe, épousant la forme de la langue
Elle est traversée dans son centre par un passage suffisant pour laisser passer l'air de la respiration (air way: le passage de l'air en anglais).
▽△ Longueur variable
La canule doit être de longueur adaptée pour:
ne pas plaquer la base de la langue contre la paroi du pharynx lorsqu'elle est trop courte
irriter la glotte lorsqu'elle est trop longue
La taille est égale à la distance qui sépare les lèvres de l'angle de la mâchoire.
On utilise en général une taille 4, 5 pour les grandes personnes, 3 pour les petites et encore moins chez les enfants.
Un code couleur (sur l'ouverture du passage) permet de repérer la taille.
▽△ Stockage
Elle est enveloppée dans un emballage stérile, le plus souvent en papier.
Il faut éviter de froisser cet ensemble et ne surtout pas pour des facilités de stockage le déballer.
La canule est à usage unique et est jetée après usage.
▽△Utilité
d'éviter la chute de la langue en arrière, puisque la canule épouse la forme de la langue
d'éviter la morsure de la langue lors d'une crise d'épilepsie.
le libre passage de l'air à travers la lumière de la canule
l'introduction d'une sonde d'aspiration à travers la lumière
Associé à l'Ambu
Dès que possible, l'apport d'oxygène par l'intermédiaire du ballon respirateur de premier secours enrichira l'air insufflé.
La pose d'une sonde d'oxygène est inutile car la ventilation spontanée est absente
▽△ Description bouteille monobloc
▽△ Définition d'un détendeur,monobloc et débitlitre
Pour être administré à une victime, l'oxygène comprimé dans une bouteille doit être détendu et ramené à la pression atmosphérique ambiante à l'aide d'un dispositif fixé sur la bouteille appelé détendeur. En effet la pression est très élevée à l'intérieur de la bouteille, jusqu'à 200 fois la pression de l'air ambiant.
Il mesure le débit d'O2 en litres/mn. La quantité de gaz est délivrée et réglée grâce à un robinet.
▽△ Délivrance de l'oxygène en établissement de soins
▽△ Calcul de l'autonomie d'une bouteille avec dessin
Il est important avant de débuter un transport particulièrement long, de savoir si on dispose suffisamment d'oxygène.
Par ex. si le débit prescrit est de 3 l par minute, au bout d’une heure on aura consommé 3 x 60 minutes = 180 litres. Il est préférable, par sécurité, de rajouter une marge de 10 à 20 % pour un transport plus long ou utilisation de la trompe à vide.
Pour connaître la durée de l’autonomie de l’ambulance, il suffit de diviser le nombre de litres disponibles par le débit utilisé.
Par ex : Bouteille pleine de 2,5 l à 200 bars contient: Pression 200 bars x volume 2,5 l = 500 l
Pour un débit 10 l/min -> 500 l/ 10 = autonomie de 50 min
▽△ Consignes de sécurité
Dans les locaux de la société, les bouteilles seront stockées dans un local aéré,sec, propre et sans matières inflammables.
Les bouteilles doivent être protégées des intempéries, des sources de chaleur (température supérieure ou égale à 50°C) .
L es bouteilles vides doivent être conservées séparément.
Il ne faut jamais nettoyer les bouteilles avec des produits combustibles, spécialement des corps gras.
A l'entrée sur la porte, une inscription avertira de la présence d'oxygène et les logos gaz sous pression et comburant seront présents.
De nombreux défauts de qualité sont dus à des chocs lors du stockage et du transport, qui fragilisent les bouteilles et leur robinet,
aussi les bouteilles doivent être :
protégées de tout risque de choc ou de chute
solidement arrimées en position verticale dans les véhicules
déplacées sans être traînées ou roulées sur le sol
soulevées par la poignéet et non pas par le robinet
conserver les bouteilles dans des endroits bien aérés
protéger les bouteilles contre des températures > à 50°C
interdiction absolue de fumer ou d'approcher une flamme
stocker les bouteilles à l'écart des produits combustibles et des produits gras
Consignes de sécurité avant le transport
L'ambulancier doit vérifier que les bouteilles d'O2 sont pleines, que le manodétendeur fonctionne bien sans fuite sur la robinetterie.
Tous les obus sont attachés dans l'ambulance. et installés dans un emplacement permettant de les protégere des chutes et chocs.
Les bouteiles doivent être maintenues en position verticale, robinet fermé.
Il ne faut jamais utiliser une bouteille endommagée ou tombée.
Vérifiez la date limite d'utilisation de l'oxygène figurant sur le conditionnement.
Conserver l'intégralité des étiquetages.
Consignes de sécurité pour l'utilisation
En cas d'utilisation des anciens détendeurs, il faut se laver les mains avec du savon, car il ne faut jamais manier la pièce avec des mains grasses.
Utiliser des tuyaux de raccordement spécifiques à l'oxygène.
Ne pas ouvrir la bouteille lorsqu'elle est en position couchée.
Les bouteilles ne doivent pas être soulevées par leur robinet.
Elles doivent être déplacées sans être trainées ou roulées au sol.
Le robinet est ouvert légèrement pour chasser les poussières puis refermer aussitôt car il ne faut jamais maintenir le manodétendeur en pression. Pour cette opération placez vous du coté opposé au détendeur sans se placer à la sortie du robinet.
L'O2 étant inflammable, afin d'éviter tout risque d'incendie, il faut interdire toute flamme, toute cigarette et autre source de chaleur.
Au début, il ne faut pas exposer le patient au flux gazeux. (ne jamais placer la victime face à la sortie du robinet, mais toujours du côté opposé au détendeur, derrière la bouteille en retrait. De même pour vous même.
Il faut vérifier l'absence de corps gras sur le visage du patient ( maquillage, crème...)
Consignes de sécurité après utilisation
Il faut toujours fermer le débilitre puis la bouteille même si elle est vide.
Les gestes à ne pas faire:
Ne pas tenter de forcer ni graisser un robinet difficile à ouvrir
Ne pas procéder à des ouvertures et fermetures successives et répétitives
Ne jamais utiliser des produits gras pour le nettoyage des équipements de la bouteille
Ne jamais utilisés de flacons pressurisés (laque,désodorisant...), de solvant (alcool, essence...) ou de produits corrosifs pour nettoyer les bouteilles
▽△ Mode d'administration
C'est l'action qui fait pénétrer l'air enrichi en O2 dans les poumons d'une victime à l'aide d'un appareil de ventilation artificielle.
Le masque d'un respirateur de 1er secours, type AMBU, dont le ballon est enrichi en O2 est appliqué sur la face du malade.
Lorsqu'une ventilation artificielle est pratiquée en appuyant sur le ballon, on parle d'insufflation.
Elle est utilisée lors d'un arrêt respiratoire ou / et en arrêt cardiaque ou une ventilation inférieur à 6 /mn.
.Le débit est de 10 à 12 l/mn.
L'oxygène administré étant froid et sec, il est intéressant d'interposer entre le masque et la valve, un filtre échangeur de chaleur et d'humidité.
Si la personne est en arrêt respiratoire, l'insufflation est totale et contrôlée par l'ambulancier. On parle de ventilation contrôlée.
Principes d'un aspirateur
Tout liquide présent dans le pharynx doit être aspiré .
Les aspirateurs sont tous construits sur le même principe: un moteur, un bocal et des accessoires.
Parmi les modèles les plus courants , l'aspirateur électrique sur batterie est le plus utilisé.
L'aspiration se pratique après les gestes de survie avec une sonde stérile par l'ambulancier DEA.
Quelque soit le modèle, le mode de fonctionnement est toujours le même. Il associe:
source de vide
arrêt, interrupteur
Selon le modèle, c'est le type de source de vide qui change.
▽△ Les accessoires
Une énergie manuelle, gazeuse ou électrique fabrique du "vide".
Ce système réalise une " dépression" ou " aspiration ", similaire à l'aspiration d'un liquide à l'aide d'une paille dans un verre.
On dit que l'on fait "le vide" ou que la source est "le vide" ; en fait il s'agit d'une pression faible inférieure à celle qu'il y a dans l'air autour.
Il sert à recevoir les sécrétions.
Il est en verre ou en plastique, avec une graduation pour mesurer la quantité aspirée.
Certains récipients sont à usage unique avec un système de poche à l'intérieur (bocal de bloc opératoire).
(sac à usage unique, inséré entre la pompe et le tuyau d'aspiration)
Il doit être hermétique sans fissure dans le système et avec une bonne fermeture.
Un système de sécurité permet, si le bocal est plein, d'éviter la remontée du liquide vers la source de vide comme:
- une balle flottante sur les sécrétions, qui fait clapet et obstrue le vide si le bocal est plein.
- un 2ème bocal, plus petit, est souvent interposé entre le grand bocal et la source de vide.
Il ne faut absolument pas que des sécrétions remontent dans l'appareil ou dans les canalisations car elles risquent de boucher l'ensemble
Ils sont longs, afin d'accéder facilement au malade, souples mais pas trop afin d'éviter coudure ou aplatissement.
Il permet de brancher facilement une sonde à usage unique à embout conique.
Elle mesure, sur certains modèles, l'intensité en pression du vide.
En plus de l'interrupteur sur la source de vide ou sur le bocal, il est préférable d'avoir une pince arrêt près de la sonde d'aspiration ou bien un trou que l'on bouche avec le pouce pour rendre le système clos.
On l'appelle aussi "stop-vide" ou la "souris".
Les 2 modèles les plus courants sont:
- la pince métallique à ressort qui écrase le tuyau en appuyant dessus on desserre le tube.
- le raccord précédent muni d'un trou. S'il n'est pas bouché avec le pouce, on aspire l'air environnant.
▽△ Les sondes d'aspiration
Elle est stérile dans son emballage hermétique.
Elle est conservée sans froisser.
L'emballage et la date de péremption sont régulièrement vérifiés.
Elle est en plastique, transparent de 40 cm de long avec une extrémité mousse, non traumatisante. Son diamètre est le plus gros possible, pour obtenir un bon débit d'aspiration.
L'unité de mesure est la "charrière" plutôt que les mm.
1 unité Ch = 1/3 de mn diamètre extérieur
Taille 12 = petite/Taille 21 = grosse.
Elle est utilisée une seule fois, donc dite " à usage unique".
L'embout (raccord) est de différentes couleurs afin de diférencier le calibre de la sonde.
Il existe aussi des sondes rigides, courtes, de gros diamètre pour aspiration à gros débit de la bouche (vomissements).
Nouveau-né Nourrisson Petit enfant Grand enfant Adulte
Ch 4 Ch 6-8 Ch 8-10 Ch 10-12 Ch 14-18
Pour aspirer une trachéotomie, on utilise une sonde ch.14 à 18
Pour aspirer directemnt la bouche, utiliser une grosse sonde courte de ch 20
Astuce: utiliser une sonde vésicale (vessie) femme qui est courte et rigide évitant les fautes d'aseptie
Attention, ce matériel doit être stocké sans froisser le papier d'emballage car alors des mini-déchirures risquent d'apparaitre et la stérilisation n'est plus assurée.
▽△ Schéma
▽△ Les différents modéles
Aspiration buccale
Nous savons aspirer le liquide d'un verre avec une paille, on peut donc aspirer les sécrétions ! (Beurk...)
Il existe un ensemble à usage unique comprenant :
- une sonde d'aspiration,
- une sonde pour le sauveteur.
Ce système est peu efficace pour aspirer rapidement !!!
Il peut à la rigueur "dépanner" pour aspirer la bouche d'un nouveau né lors d'un accouchement inopiné et en l'absence d'un vrai aspirateur.
La pression du pied ou de la main comprime un accordéon, comme un gonfleur de camping !
Le Twin pomp de la marque Ambu® est un exemple.
Il possède un réservoir de 600 ml avec un débit maximum de 70 l/mn et un vide maximum de 800 mbar (soit 600 mm Hg)
Si un jet de gaz passe rapidement dans un tuyau percé, par le trou le vide se constitue.
On utilise comme gaz l'oxygène, mais la consommation est importante ! (40 l/mn).
La trompe à vide est couplée à un manodétendeur et un débitlitre .
Ce modèle tend à disparaître au profil des bouteilles présence.
Elle est rechargée sur du 220 V ou le 12 V de l'ambulance.
Cet aspirateur est ainsi mobile jusqu'au lieu de la détresse.
C'est le modèle utiliser dans une ambulance.
▷ Voir Société Laerdal
▷ Voir aspirateur Laerdal LSU
Il est important de vérifier l'état de la batterie de l'aspirateur avant le transport.
Installation de vide à l'hôpital
Il existe une installation centrale avec des compresseurs.
A la tête du lit et dans les blocs opératoires arrive le vide.
Il y a une prise murale spécifique à côté d'autres fluides comme l'oxygène.
La prise femelle est différente des autres.On ne peut pas la confondre avec celle de l'oxygène.
Le dispositif collecteur est en plastique à usage unique avec une poche à l'intérieur.Il ne faut pas oublier de rendre l'ensemble étanche et d'obstruer les ouvertures.
▷ Aspirateurs (Niveau DEAmbulancier)
▷ LVA (Niveau DEAmbulancier)
L'auxiliaire aide l'ambulancier dans les gestes de secours.
Il doit pouvoir connaître le matériel nécessaire, son emplacement et anticiper les besoins de son collègue
Pouls carotidien= 0
C = "Circulation "
MCE toujours en premier
Perpendiculairement à l'axe du sternum
Les épaules transmettent la force principale avec appui ferme
Phases de compression et de relaxation de même durée
Rythme compressions entre 100 et 120 /mn
Ratio compressions/ventilation de 30/2
D = "défibrillation"
Défibrillation avant 5 mn
MCE en attente de l'appareil
Utilisation d'un DAE ou DSA
Courant doit passer par le coeur
Electrodes épaule dr- aisselle g ou avant et arrière thorax
Ne pas toucher le malade pendant le choc
être la plus précoce possible
interrompre le moins possible la pratique des compressions
reprendre MCE 2 mn
Bascule de la tête en arrière (sauf nourrsisson)
Absence de coprs étranger
Etancheité du masque sur la face en maintenant la LVA
Aapiration de mucosité
canule oro-pharyngée
B = "Breathing"
Toujours LVA au préalable
Si inefficacité circulatoire, MCE et défibrillation sont prioritaires (sauf enfant)
étancheité parfaite entre masque et face
Le thorax doit se soulever à l'insufflation
Maintenir la tête en hyperextension à l'expiration
Fréquence basse de 10 à 12 /mn
Chaque insufflation doit durer 1 seconde
Vider la moitié du ballon
Recopier et définir les mots ou abréviations suivantes :
MCE,LVA, DAE
Sternum, insufflation
Exercez-vous sur mannequin en travaux pratiques
Massage cardiaque (Bonjour Docteur, France 5)
Ecg de fibrillation ventriculaire
Fibrillation (SDIS 77)
Pose d'une canule
Arret cardiaque.org
Association pour la généralisation des défibrillateurs
Référentiel national de compétences « urgence cardiaque – formation grand public »
Les gestes qui sauvent 1 signes-MCE (croix rouge française)
Les gestes qui sauvent 2 défibrillation (croix rouge française)
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