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SYSTEME DE RETRAITE »
19 mai 2013 | Auteur: sebahi sid'ahmed
Dans le système actuel de sécurité sociale algérien, l’unification des régimes et l’uniformisation des avantages ont été réalisés. Le régime de protection sociale algérien applicable à toutes les personnes exerçant une activité professionnelle comprend :
les assurances sociales qui couvrent la maladie, la maternité,
l’assurance accidents du travail et les maladies professionnelles,
Deux caisses nationales,la CNAS(Caisse Nationale d’Assurances Sociales des travailleurs salariés) etla CNR(Caisse Nationale de Retraite), sont placées sous la tutelle du Ministre chargé de la sécurité sociale.La CNAC(Caisse Nationale d’assurance-chômage) quant à elle, est placée sous la tutelle du Ministère de l’emploi et de la solidarité.
La CNASgère le recouvrement de toutes les cotisations de sécurité sociale et assure cette fonction pour le compte dela CNRet dela CNAC. Elleassure la gestion des prestations en nature et en espèces des assurances sociales, des accidents du travail et des maladies professionnelles et des prestations familiales pour le compte de l’Etat.
La CNRgère les pensions et allocations de retraite ainsi que les pensions et allocations des ayants droit.
Dans chaque Wilaya,la CNASetla CNRdisposent chacune d’une structure dénommée « Agence de Wilaya » qui fonctionne comme une annexe de la caisse nationale concernée.
La mission dela CNACest de gérer les prestations chômage, de tenir à jour le fichier de ses affiliés, d’organiser le contrôle prévu par la législation en vigueur en matière d’assurance chômage, d’aider les entreprises en difficulté, d’aider à la réinsertion… Elle dispose de 13 directions régionales et de 43 agences.
En ce qui concerne les non salariés, c’estla CASNOS(Caisse de Sécurité Sociale des Non Salariés) qui assure le recouvrement des cotisations, procède à l’immatriculation des assurés et gère les prestations en nature et en espèces des assurances sociales (maladie, maternité, invalidité et décès).
Taux de cotisations au 1er juillet 2010
1 Lorsque l’assuré a travaillé pendant plus de trois ans pour la même entreprise, l’employeur est tenu de verser à la CNAS, une somme égale à 80 % du salaire mensuel moyen perçu au cours de la dernière année d’emploi du salarié licencié pour chaque année travaillée dans la limite de douze années maximum.
Les prestations familiales sont financées sur le budget de l’État depuis le 1er janvier 1995.
La CNASassure le recouvrement des cotisations de sécurité sociale pour son compte et le compte d’autres caisses qui gèrent d’autres risques tels que la retraite et la retraite anticipée (CNR), le chômage (CNAC) ainsi que le recouvrement de la quote-part versée par le Fonds des Œuvres sociales au Fonds National de Péréquation des Oeuvres Sociales (FNPOS) chargé du logement social.La CNASrecouvre également pour le compte du Fonds des Œuvres sociales une cotisation de 0,50 % du salaire pour financer la retraite anticipée.
L’assiette des cotisations de sécurité sociale est constituée de l’ensemble des éléments du salaire à l’exclusion des prestations à caractère familial, des frais de remboursement, des primes de départ, des indemnités pour conditions de vies particulières.
Les cotisations sont payées sur le salaire de poste de l’employé. Le salaire de poste correspond au salaire plafond par type d’activité, pris en compte pour le calcul des cotisations (l’appellation exacte étant « salaire soumis à cotisations » tel que défini par la loi 90-11 relative aux relations de travail).
Le Salaire National Minimum Garanti (SNMG) est fixé, depuis le 1er janvier 2010, à 15.000 DA par mois. Ce SNMG sert de référence aux montants minimums pour le versement des cotisations et le paiement des prestations de sécurité sociale.
Les titulaires de pensions ou de rentes dont le montant de l’avantage est égal ou inférieur au SNMG sont exonérés du paiement des cotisations d’assurances sociales. Pour les pensions ou les rentes dont le montant de l’avantage est supérieur au SNMG, le taux de la cotisation d’assurances sociales est de 2 %.
Pour bénéficier des prestations en nature de l’assurance maladie, comme des prestations en espèces pendant les six premiers mois, l’assuré doit avoir travaillé au moins 15 jours ou 100 heures au cours du trimestre civil précédant la date des soins ou 60 jours ou 400 heures au cours des 12 mois précédant la date des soins.
Par ailleurs, le titulaire d’un avantage de sécurité sociale soumis à cotisation ou non [pension de retraite, pension d'invalidité, pension de réversion, rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle correspondant à une incapacité de travail d'au moins égale à 50 %, allocation de retraite, indemnité de l'assurance chômage…, les moudjahidines (pensionnés au titre de la législation des moudjahidines et victimes de guerre n'exerçant aucune activité professionnelle), les personnes handicapées n'exerçant aucune activité dont le handicap a été reconnu par les services compétents de la wilaya] bénéficie des prestations en nature.
Pour pouvoir prétendre aux indemnités journalières au delà des six premiers mois l’assuré doit avoir travaillé pendant au moins 60 jours ou 400 heures de travail au cours des 12 mois précédant l’arrêt de travail ou pendant au moins 180 jours au cours des trois années qui ont précédé l’arrêt de travail.
Les prestations en nature sont servies à l’assuré et à ses ayants droit (le conjoint n’exerçant aucune activité, les enfants âgés de moins de 18 ans, ou 21 ans en cas de poursuite d’études, 25 ans en cas d’apprentissage, ou quel que soit leur âge si par la suite d’une infirmité ils sont dans l’impossibilité d’exercer une activité rémunérée quelconque, les ascendants à charge de l’assuré ou de son conjoint dont les ressources ne dépassent pas le montant minimal de la pension de retraite).
Les prestations médicales couvertes parla CNAScomprennent les soins médicaux et chirurgicaux en ambulatoire, l’hospitalisation, les médicaments, les analyses de laboratoire, la lunetterie, les soins et prothèses dentaires, les appareils de prothèses.
Le remboursement dela CNASpour les soins médicaux est de 80 % de la facture, les 20 % restant à la charge de l’assuré sauf les personnes atteintes de maladie chronique et les titulaires de pension de retraite ou d’invalidité dont le revenu est inférieur au SNMG.
L’assuré règle le montant des frais et demande le remboursement à sa caisse d’affiliation à l’aide d’une feuille de soins remplie par le médecin, sauf dans l’hypothèse où il s’adresse à un praticien, une officine pharmaceutique ou un établissement de soins ayant passé une convention permettant de bénéficier du tiers payant.
Les séjours pour convalescence sont remboursés si l’organisme de sécurité sociale a délivré une prise en charge. Pour les frais d’appareillage et de prothèse de grande importance, un accord préalable du devis estimatif de l’organisme de sécurité sociale sera nécessaire.
En cas d’hospitalisation dans les structures sanitaires publiques, les frais de séjour et de soins sont en pris en charge sur la base des conventions conclues entre les organismes de sécurité sociale et les établissements de soins de santé concernés.
Du premier au quinzième jour de l’arrêt de travail le montant des indemnités journalières est égal à 50 % du salaire pris pour base de cotisations, après déduction des cotisations et des impôts. A partir du seizième jour d’arrêt de travail, en cas de maladie de longue durée ou en cas d’hospitalisation, ce montant s’élève à 100 % du salaire de référence.
L’indemnité journalière est due pour chaque jour d’arrêt de travail ouvrable ou non et elle ne peut pas être inférieure à 1/30e du salaire perçu antérieurement et pris en compte pour le calcul des cotisations.
Les indemnités journalières sont versées au maximum pendant 300 jours sur une période de deux ans. En ce qui concerne les affections de longue durée, les indemnités journalières seront versées pendant une durée maximale de trois ans.
En cas de cessation d’assujettissement, le droit aux prestations en nature est maintenu pendant :
3 mois pour le travailleur qui justifie de 30 jours ou 200 heures de travail au cours de l’année précédant la date de cessation d’activité ;
6 mois pour le travailleur qui justifie de 60 jours ou 400 heures de travail au cours de l’année précédant la date de cessation d’activité ;
12 mois pour le travailleur qui justifie de 120 jours ou 800 heures de travail au cours de l’année précédant la cessation d’activité.
Les frais relatifs à la grossesse, l’accouchement et à ses suites sont remboursés au taux de 100 % des tarifs fixés par voie réglementaire. Les frais d’hospitalisation de la mère et de l’enfant sont également remboursés à 100 % pendant une durée maximale de huit jours. Les conditions d’ouverture du droit aux prestations en nature sont les mêmes qu’en maladie.
La femme salariée contrainte d’interrompre son travail pour cause de maternité a droit à une indemnité journalière dont le montant est égal à 100 % du salaire journalier soumis à cotisation après déduction des cotisations de sécurité sociale et des impôts.
A condition de cesser tout travail salarié durant la période d’indemnisation, l’assurée reçoit une indemnité journalière durant 14 semaines consécutives (6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et 8 semaines après).
L’assurance décès a pour objet de faire bénéficier les ayants droit d’un assuré décédé, d’une allocation forfaitaire versée en une seule fois.
Pour les travailleurs actifs ayant travaillé 15 jours ou 100 heures minimum durant les 3 mois précédant la date du décès, l’allocation représente douze fois le montant du salaire mensuel le plus favorable perçu durant l’année précédant le décès et sur la base duquel les cotisations ont été versées. Il ne peut pas être inférieur à douze fois le montant du salaire national minimum garanti.
Les titulaires de pension d’invalidité, de retraite, de retraite anticipée ou de rentes accidents du travail à un taux au moins égal à 50 %, peuvent ouvrir droit au capital décès dont le montant est égal au montant annuel de la pension, sans pouvoir être inférieur à 2.300 fois le taux horaire du salaire national minimum garanti (93,75 DA).
Le capital décès est versé aux ayants droit du travailleur ou du pensionné tels que définis pour l’obtention des prestations en nature de l’assurance maladie.
Est considéré comme invalide l’assuré présentant une invalidité réduisant au moins de moitié sa capacité de travail ou de gain. En vue de déterminer le montant de la pension d’invalidité, les invalides sont classés en trois catégories :
1ère catégorie : invalides encore capables d’exercer une activité,
2e catégorie : invalides absolument incapables d’exercer une activité,
3e catégorie : invalides absolument incapables d’exercer une activité et qui sont dans l’obligation d’avoir recours à l’aide d’une tierce personne.
Pour bénéficier de l’assurance invalidité, le requérant ne doit pas avoir atteint l’âge de liquidation d’une pension de vieillesse et doit avoir été immatriculé depuis au moins un an à la date de constatation de l’invalidité et doit remplir, à la date de l’interruption de travail ou de la constatation de l’état d’invalidité, les conditions d’activité prévue pour l’obtention des prestations en espèces de l’assurance maladie au delà de six mois.
Le montant annuel de la pension représente un pourcentage (qui varie en fonction de la catégorie) du dernier salaire de poste perçu ou s’il est plus favorable du salaire annuel moyen de trois années qui ont donné lieu à la rémunération la plus élevée.
Le pourcentage appliqué au salaire défini ci-dessus est de 60 % pour les invalides de 1ère catégorie, 80 % pour les invalides de 2e catégorie, 80 % pour les invalides de 3e catégorie. Ce dernier montant est majoré de 45 % si l’assuré a besoin de l’aide d’une tierce personne pour les gestes de la vie quotidienne.
La pension d’invalidité minimum ne peut être inférieure au salaire national minimum garanti.
L’indemnité complémentaire des pensions de retraite et d’invalidité (ICPRI) qui est une allocation différentielle, permet de porter le montant net de la pension à 11.250 DA par mois. Cette indemnité est attribuée aux pensionnés invalides de 2ème ou 3ème degré, titulaires d’une pension d’invalidité dont le montant de la pension est inférieur à 10.000 DA/mois.
A soixante ans pour les hommes et cinquante-cinq ans pour les femmes, la pension d’invalidité est transformée en pension de vieillesse d’un montant au moins égal à celui de la pension d’invalidité.
Au titre d’un rattrapage du coût de la vie, les pensions d’invalidité ont fait l’objet d’une revalorisation de 4 % qui a pris effet à compter du 1er mai 2007, seulement pour les pensions dont les dates d’effet sont antérieures à janvier 2006.
Les personnes invalides pourront obtenir une majoration pour tierce personne de 45 % du montant de la pension, s’ils ont besoin de l’aide d’une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie courante.
L’assurance invalidité prévoit le versement d’une pension de survivants qui sera liquidée dans les mêmes conditions que dans le cadre de l’assurance vieillesse.
Au décès d’un titulaire d’une pension d’invalidité, les ayants droit bénéficient d’une pension de réversion.
Le conjoint n’exerçant aucune activité, les enfants à charge (âgés de moins de dix-huit ans, vingt-et-un ans en cas de poursuite d’études 25 ans en cas d’apprentissage), les ascendants à charge d’un titulaire d’une pension d’invalidité décédé, bénéficient d’une pension d’invalidité de survivant.
Le montant de cet avantage est égal à un pourcentage du montant de la pension dont bénéficiait ou aurait bénéficié le de cujus.
pour le conjoint lorsqu’il n’existe pas d’autres ayants droit : 75 % de la pension du « de cujus » par mois ;
si un conjoint plus un deuxième ayant droit : 50 % pour le conjoint et 30 % pour l’autre ayant droit (enfant ou ascendant) par mois ;
si plusieurs ayants droit : 50 % pour le conjoint, les autres ayants droit se partagent 40 % de la pension ;
s’il n’existe qu’un seul ayant droit enfant : 45 %.
Le montant cumulé des pensions d’ayants droit s’élève au maximum à 90 %, dans la limite de 45 % lorsque l’ayant droit est un enfant et 30 % lorsque l’ayant droit est un ascendant.
Le total des pensions de survivants ne peut être inférieur au SNMG.
Les droits à pension de retraite sont ouverts à partir de :
60 ans pour les hommes, à conditions de réunir au moins 15 ans d’assurance dont 7 ans et demi au moins de travail effectif ayant donné lieu à versement de cotisations ;
55 ans pour les femmes avec une réduction d’une année par enfant (élevé au moins pendant neuf ans) et dans la limite de trois ;
il n’est exigé aucune condition d’âge pour le travailleur atteint d’une incapacité totale et définitive qui ne remplit pas les conditions d’obtention d’une pension d’invalidité ;
50 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes, à condition d’avoir accompli au moins 20 ans d’assurance. Pour les femmes possibilité de demander la retraite à partir de 45 ans avec 15 ans d’assurance ;
sans condition d’âge à condition d’avoir accompli 32 ans d’assurance.
Le montant de la pension est égal à 2,5 % multiplié par le nombre d’années d’assurance multiplié par le salaire moyen soumis à cotisation au cours des cinq dernières années précédant la mise à la retraite ou si cela est plus favorable, le salaire des cinq années de la carrière ayant donné lieu à la rémunération la plus élevée.
Le montant maximum de la pension pour une carrière complète de 32 ans ne peut pas être supérieur à 15 fois la valeur du salaire national minimum garanti (15.000 DA x 15 = 225.000 DA par mois).
La pension complète ne peut pas être inférieure à 75 % du salaire national minimum garanti
(15.000 DA x 75 % = 11.250 DA/mois).
Au titre d’un rattrapage du coût de la vie, les pensions et allocations de retraite ont fait l’objet d’une revalorisation de 4 % qui a pris effet à compter du 1er mai 2007, seulement pour les pensions dont les dates d’effet sont antérieures à janvier 2006.
La Loide finances 2009 prévoit la majoration de 5 % des pensions de retraite dont le montant est inférieur à 11.000 DA par mois.
L’indemnité complémentaire des pensions de retraite et d’invalidité (ICPRI) qui est une allocation différentielle, permet de porter le montant net de la pension à 11.250 DA par mois. Cette indemnité est attribuée aux pensionnés titulaires d’une pension de vieillesse ou de réversion dont le montant de la pension est inférieur à 10.000 DA/mois.
La pension peut être majorée d’un montant de 1.250 DA par mois pour toutes les pensions si le titulaire a un conjoint à charge dont les ressources sont inférieures au montant minimum de la pension de retraite. Il n’existe qu’une seule majoration, même en cas de pluralité d’épouses.
Pour les pensions liquidées postérieurement au 1er janvier 2000, le montant de la majoration pour conjoint à charge est de 1.500 DA par mois.
d) Allocation de retraite
Si à 60 ans, l’assuré ne remplit pas la condition minimale de 15 ans d’activité pour pouvoir prétendre à une pension de retraite, mais a accompli au moins 5 ans d’assurance, il peut prétendre à une allocation de retraite. Le montant de cette allocation est proportionnel au nombre d’années d’activité. Les allocations de retraite ne sont pas portées au minimum des pensions de retraite.
La Loide finances 2009 prévoit le relèvement des allocations de retraite dont le montant est inférieur à 3.500 DA par mois au seuil de 3.500 DA par mois.
L’indemnité complémentaire d’allocation de retraite (ICAR) permet de majorer l’allocation de retraite dont le montant net est inférieur à 7.000 DA/mois. Cette majoration varie de 10 % à 50 % selon le niveau de l’allocation perçue.
e) Retraite anticipée
La réunion tripartite du 2 et 3 décembre2009 aabrogé le dispositif de facilitation de départ à la retraite avant l’âge légal instauré par l’ordonnance n° 97/13 du 31 mai 1997.
Les personnes invalides ayant obtenu la liquidation de leur pension de vieillesse sans condition d’âge pourront obtenir une majoration pour tierce personne de 45 % du montant de la pension s’ils ont besoin de l’aide d’une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie courante.
Le conjoint, les enfants à charge (âgés de moins de dix-huit ans, vingt-et-un ans en cas de poursuite d’études 25 ans en cas d’apprentissage), les ascendants à charge peuvent prétendre à une pension de réversion.
Le conjoint, marié légalement avec l’assuré décédé, bénéficie de cette pension quel que soit son âge.
Le montant de cet avantage est égal à un pourcentage du montant de la pension dont bénéficiait ou aurait bénéficié le de cujus. La pension de réversion est calculée sur une période minimum de 15 ans, quel que soit l’âge de l’assuré ou quelle que soit la période de travail accomplie.
L’indemnité complémentaire des pensions de retraite et d’invalidité (ICPRI) qui est une allocation différentielle, permet de porter le montant net de la pension à 11.250 DA par mois. Cette indemnité est attribuée aux pensionnés titulaires d’une pension de réversion dont le montant de la pension est inférieur à 10.000 DA/mois.
Il s’agit des accidents survenus à l’occasion du travail, des accidents de trajet ainsi que les maladies professionnelles faisant l’objet d’une liste.
Le droit aux prestations en nature et en espèces est ouvert indépendamment de toute condition de période de travail.
Le remboursement s’effectue à 100 % des tarifs réglementaires prévus en matière d’assurance maladie.
L’indemnité journalière est servie à partir du premier jour qui suit l’accident et est égale au salaire de poste journalier sans pouvoir être inférieure à 1/30e du salaire mensuel perçu. L’indemnisation du jour de l’accident est à la charge de l’employeur.
Minimum : l’indemnité journalière ne peut pas être inférieure à 1/30e du montant mensuel du salaire national minimum garanti (SNMG).
Le montant de la rente est calculé en multipliant le salaire de poste moyen perçu par la victime au cours des douze mois qui ont précédé l’arrêt de travail, par le taux d’incapacité qui est déterminé par le médecin-conseil. Le salaire annuel servant de base pour le calcul de la prestation ne peut pas être inférieur à 2.300 fois le salaire horaire minimum légal.
Si le taux d’incapacité est inférieur à 10 % un capital est servi. La rente peut être majorée de 45 % si la victime doit recourir à l’aide d’une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie courante.
En cas de décès consécutif à un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, le conjoint, les enfants à charge (âgés de moins de dix-huit ans, vingt-et-un ans en cas de poursuite d’études 25 ans en cas d’apprentissage), les ascendants à charge peuvent prétendre à une rente de survivant qui est servie à partir du premier jour suivant la date du décès.
Cette rente est calculée sur la base du salaire soumis à la cotisation perçu par la victime au cours des 12 mois qui ont précédé le décès.
Le montant de la rente est fixé comme suit :
pour le conjoint lorsqu’il n’existe pas d’autres ayants droit : 75 % du salaire du « de cujus » par mois ;
si plusieurs ayants droit : 50 % pour le conjoint, les autres ayants droit se partagent 40 % de la rente ;
Le montant cumulé des rentes d’ayants droit s’élève à 90 %, dans la limite de 45 % lorsque l’ayant droit est un enfant et 30 % lorsque l’ayant droit est un ascendant.
Un capital décès peut être servi aux ayants droit. Son montant est égal à douze fois le montant du dernier salaire mensuel pris en compte pour le calcul des cotisations sans qu’il puisse être inférieur au SNMG, pour le titulaire d’une rente, le capital décès est égal à douze fois le montant de la rente. Cette prestation n’est pas cumulable avec l’allocation de décès servie au titre des assurances sociales.
Les prestations familiales sont servies pour les enfants à charge du travailleur (jusqu’à dix-sept ans ou vingt-et-un ans en cas de poursuite d’études).
Pour pouvoir bénéficier des prestations familiales, le travailleur doit cotiser au minimum sur la base de la moitié du SNMG, être en congé maladie ou invalide, pensionné, percevoir des indemnités de chômage.
Depuis le 1er octobre 1995, le montant des prestations est modulé en fonction des revenus de l’allocataire et du rang de l’enfant :
Les prestations qui peuvent être attribuées sont les suivantes :
Pour un allocataire ayant des revenus mensuels inférieurs ou égaux à 15.000 DA le montant des allocations familiales s’élèvera à :
Pour un allocataire dont les revenus mensuels dépassent le plafond mentionné ci-dessus le montant des allocations familiales s’élèvera à :
2. L’allocation de scolarité
si l’allocataire dispose de revenus mensuels inférieurs ou égaux à 15.000 DA, elle est égale à :
si l’allocataire dispose de revenus mensuels supérieurs à 15.000 DA le montant de l’allocation est égal à 400 DA par enfant quel que soit son rang.
La loi sur l’assurance chômage est entrée en vigueur au 1er juillet 1994.
Les cotisations chômage représentent 1,5 % du salaire brut répartis entre l’employeur et le salarié.
Lorsque l’assuré a travaillé pendant plus de trois ans pour la même entreprise, l’employeur est tenu de verser àla CNAS, une somme égale à 80 % du salaire mensuel moyen perçu au cours de la dernière année d’emploi du salarié licencié pour chaque année travaillée dans la limite de douze années maximum.
Les indemnités d’assurance chômage sont versées à des travailleurs salariés qui perdent leur emploi de façon involontaire pour raison économique du fait d’une compression de personnel ou d’une cessation d’activité de l’employeur.
Pour pouvoir bénéficier des prestations chômage, l’assuré doit avoir cotisé pendant une période de 3 ans au minimum dont 6 mois précédant immédiatement l’interruption de travail et doit être inscrit comme demandeur d’emploi auprès dela CNACdepuis au moins 3 mois.
Elle est déterminée en fonction de la carrière de l’assuré de la manière suivante : deux mois d’indemnités par année de cotisations sans que cette période puisse être inférieure à 12 mois ni supérieure à 36 mois.
Le salaire de référence servant de base au calcul des indemnités est établi de la manière suivante : on divise par deux la somme du « salaire mensuel moyen des douze derniers mois ayant précédé le licenciement » et du « salaire national minimum garanti ».
La période totale de versement des indemnités est divisée en quatre parties égales. Pendant la première période, l’assuré perçoit 100 % du salaire de référence. Pendant la deuxième période, il perçoit 80 % du même salaire, puis 60 % durant la troisième période et enfin 50 % durant la dernière période.
Le montant minimum de la prestation chômage est égal à 70 % du SNMG.
Un supplément pour conjoint sans activité de 500 DA par mois est versé à l’assuré qui reçoit une prestation de chômage égale à 70 % du SNMG.
Prestations de vieillesse et de survivant
00 213 21 44 62 07
00 213 21 44 60 56
Fax : 00 213 21 44 66 78
CNR – Agence locale d’Alger 22, Boulevard Colonel Bougarra
Tél. : 00 213 21 23 97 61
Fax : 00 213 21 23 97 96
L’agence locale de la CNRdu dernier employeur
CAISSE NATIONALE DES ASSURANCES SOCIALES DES TRAVAILLEURS SALARIES (C.N.A.S.)
B.P.218 El-Biar
Tél. : 00 213 21 91 26 79
Fax : 00 213 21 91 21 75
http://www.cnas.org.dz/
Demandes de relevés de carrière ou de pension pour les personnes qui résident sur le territoire français
Pour les ressortissants français quel que soit leur dernier lieu d’activité en Algérie et pour les ressortissants algériens ou les binationaux qui ont travaillé en dernier lieu dans la
Pour les ressortissants algériens et les binationaux ayant travaillé en dernier lieu en dehors dela Wilayad’Alger
Liste des Agences CNAS
Code Wilayas
Agences CNAS de Wilayas
1 Cité Issat Idir
00 213 49 96 34 41
1 CIA des Citronniers
Wilaya de Chief
00 213 27 77 14 70
Cité Ben Sahnoun
00 213 29 93 20 43
Cité Hihi El Mekki BP 65 6
00 213 32 42 21 55
Avenue Hadj Abdessemed la Verdure
00 213 33 80 76 36
Route des Aurès Ihddaden
00 213 34 20 7131
Avenue Zaatcha
00 213 33 73 79 23
00 213 49 8166 85
51, Avenue Mekerkeb Benyoucef
00 213 25 4105 18
00 213 26 93 93 44
BP 227 Zone Mouflon
00 213 29 34 44 59
Cité Zhun N°01
00 213 37 49 42 77
Boulevard Ain Sebaa Ali BP 157
00 213 43 20 49 01
Rue Rahou Mohamed Wilaya Tiaret
00 213 46 42 14 16
07 Rue Chafai Ahmed
00 213 26 22 67 73
9 et 11 Avenue du 1er Novembre
00 213 21 91 88 19
Cité Bendjermain BP 294
00 213 27 87 69 42
-14 96 22
86 Rue Rachid Bouadjimi
00 213 34 47 38 72
Rue du 17 Octobre 61 Cité Bizar
00 213 36 84 72 69
1 Route de Mascara
00 213 48 5124 70
1 27, Avenue Bachir Boukadoum
00 213 38 76 54 41
1 Boulevard Aïssat Idir
00 213 48 56 67 32
99 Rue Maatar Lakhdar Elyza
00 213 38 55 54 15
BP 193,RueZaimia Azzeddine
00 213 37 20 49 78
10 Boulevard Rabah Bitat ex-république
00 213 3192 39 49
00 213 25 58 32 32
11 Route du Littoral Tigditt
00 213 45 30 43 70
Route de Bordj Bou Arreridj
00 213 35 55 18 04
00 213 45 80 1128
BP 38 RP
00 213 29 76 40 20
Boulevard Colonel Ahmed Benabderezak
00 213 4145 14 21
00 213 40 8113 29
00 213 29 42 19 88
Boulevard Houari Boumediene
00 213 35 68 24 91
00 213 24 91 24 30
Rue Labidi Ramdane
Wilaya d’ElTarf
00 213 38 60 25 19
Hai Moussani BP 356
Wilaya de Tindouf- Algérie
00 213 49 92 2160
00 213 46 47 79 45
Cité 1 er Novembre Chott
00 213 32 21 02 66
Avenue Chihani Bachir
00 213 32 32 18 15
Boulevard Mohamed Cherif Messadia
00 213 37 32 04 38
Rue Belahouane Mohamed Koléa
00 213 24 58 29 13
Cité Boutout
00 213 3157 97 73
Cité des Frères Choual
00 213 27 59 13 05
Cité Saada Ain Sefra
00 213 49 76 29 64
00 213 43 611133
00 213 29 88 55 73
Rue Hamani Beldjilali
00 213 46 92 32 25
Les cotisations en Algérie
cotisations au 01/07/2010
1 Lorsque l’assuré a travaillé pendant plus de trois ans pour le même employeur, ce dernier est tenu de verser une somme égale à 80 % du salaire mensuel moyen perçu au cours de la dernière année d’emploi du salarié licencié pour chaque année travaillée dans la limite de douze années maximum.
Les prestations familiales des allocataires inactifs sont financées à 100 % par le budget de l’Etat. En ce qui concerne les travailleurs salariés, les prestations familiales sont financées à 75 % du coût par le budget de l’Etat et à 25 % du coût par l’employeur.
Coordonnées dela CNAS, organisme chargé du recouvrement des cotisations :
des travailleurs salariés (C.N.A.S.)
Tél. : 00 213 21 91 16 66
Au 1er juillet 2010, 1 euro vaut 91,24 Dinar algérien
Publié dans GUIDE DU CITOYEN
2 réponses à to “Le régime algérien de sécurité sociale”
15/07/2013 à 18 h 44 min
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17/09/2013 à 12 h 58 min