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Timestamp: 2018-10-15 23:12:38+00:00
Document Index: 262826194

Matched Legal Cases: ['art 2005', '§ 5', '§ 1', 'arrêt\n', "l'article 16", '§ 1', '§ 5', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 28", 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 16", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', '§ 1', "l'article 16", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 16", '§ 1', 'arrêt ', "l'article 16", '§ 5', 'arrêt ', 'arrêt ', '§ 1', "l'article 16", 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 16", '§ 1', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', '§5']

www.elfri.be - Rechtspraak - Aanvulling door onderzoeksgerechten van de feitelijke gronden van de aanhouding
De onderzoeksgerechten die een bevel tot aanhouding op zijn wettigheid moeten toetsen zijn bevoegd om de door de onderzoeksrechter vermelde feitelijke omstandigheden van de zaak en die welke eigen zijn aan de persoonlijkheid van de verdachte te verbeteren, hetzij door een foutieve grond te vervangen door een geschikte, hetzij door een onvolledige grond aan te vullen.
P050313F
Nr. P.05.0313.F.-
Het cassatieberoep is gericht tegen een arrest, dat op 3 maart 2005 is gewezen door het Hof van Beroep te Brussel, kamer van inbeschuldiging-stelling.
Eiser voert een middel aan in een memorie, waarvan een voor eensluidend verklaard afschrift aan dit arrest is gehecht.
Overwegende dat krachtens artikel 16, ,§ 5, van de Wet van 20 juli 1990 betreffende de voorlopige hechtenis, de onderzoeksrechter in het aanhoudingsbevel de feitelijke omstandigheden van de zaak en die welke eigen zijn aan de persoonlijkheid van de verdachte moet vermelden, die de voorlopige hechtenis wettigen met inachtneming van de criteria bepaald in artikel 16, ,§ 1, van voormelde wet ;
Overwegende dat de raadkamer en, in hoger beroep, de kamer van inbeschuldigingstelling die een bevel tot aanhouding op zijn wettigheid moeten toetsen, bevoegd zijn om de door de onderzoeksrechter vermelde feitelijke omstandigheden van de zaak en die welke eigen zijn aan de persoonlijkheid van de verdachte te verbeteren, hetzij door een onjuiste redengeving te vervangen door een juiste redengeving, hetzij door een ontoereikende redengeving aan te vullen ;
Overwegende dat het aanhoudingsbevel dat tegen eiser is verleend vermeldt dat "de feitelijke omstandigheden van de zaak en die welke eigen zijn aan de persoonlijkheid van de inverdenkinggestelde, welke hierna worden vermeld, een volstrekte noodzakelijkheid voor de openbare veiligheid uitmaken alleen om een aanhoudingsbevel tegen de inverdenkinggestelde af te leveren volgens de criteria bepaald in paragraaf 1 van artikel 16 van voormelde wet" ;
Dat het daartoe vermeldt dat het voertuig in de nabijheid waarvan een doosje lucifers met DNA-gegevens van eiser is teruggevonden "enkele uren eerder was gecarjacked (...) en door meerdere daders was gebruikt om de overval op de winkel Leader Price te Couillet te plegen" ;
Overwegende dat het bestreden arrest dat het onvolledige karakter van deze redengeving vaststelt, vermeldt dat "de kamer van inbeschuldigingstelling bij de toetsing van de regelmatigheid van het aanhoudingsbevel, aan dat gebrek kan verhelpen (en) dat het bijgevolg dient te worden aangevuld met de (volgende) vermeldingen : 'dat, op 15 oktober 2003, verscheidene gemaskerde en gewapende individuen het winkelpersoneel hebben gegijzeld en geboeid ; dat, nadat niemand voor hen de brandkast kon openen, zij bij hun vlucht niet hebben geaarzeld om in de richting van de politieagenten te vuren die intussen ter plaatse waren gekomen ; dat deze feiten waaraan inverdenkinggestelde zou hebben deelgenomen, de openbare veiligheid ernstig in het gedrang brengen ; dat het vermoede gedrag van inverdenkinggestelde gekenmerkt wordt door extreem geweld aangezien de daders, om hun vlucht te verzekeren, het leven van derden in gevaar hebben gebracht ; dat er daarenboven een risico op herhaling van gelijkaardige feiten bestaat, rekening gehouden met het totale misprijzen voor zowel andermans goederen als hun persoon waarvan inverdenkinggestelde zou hebben getuigd'" ;
Overwegende dat het arrest zijn beslissing aldus naar recht verantwoordt ;
DETENTION PREVENTIVE - MAINTIEN
Motifs du mandat d'arrêt
Compétence des juridictions d'instruction
P.05.0313.F
M. l'avocat général Loop a dit en substance :
Le moyen est pris de la violation de l'article 16, ,§ 1er et ,§ 5, de la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive.
Le demandeur a été placé sous mandat d'arrêt du chef de tentative de vol à l'aide de violences avec plus de deux circonstances aggravantes, de rébellion avec violences par plusieurs personnes munies d'armes, de tentative d'assassinat, de détention arbitraire, d'association criminelle et de participation à une organisation criminelle.
Il avait été remis en liberté pour les mêmes faits le 23 novembre 2004 et le nouveau mandat d'arrêt est fondé sur l'article 28 de la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive.
Le mandat d'arrêt énonce qu'il existe des indices sérieux de culpabilité à charge de l'inculpé et il constate que les faits sont de nature à entraîner pour l'inculpé une peine qui dépasse quinze ans de réclusion, ce qui est exact, compte tenu de l'inculpation du chef de tentative d'assassinat
Après avoir considéré que les circonstances de fait propres à la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé (ci-après mentionnées), constituent une absolue nécessité pour la sécurité publique de décerner mandat d'arrêt à charge de l'inculpé, eu égard aux critères prévus au paragraphe 1er, de l'article 16 de la loi du 20 juillet 1990, le mandat d'arrêt énonce :
' que l'inculpé a été remis en liberté en date du 23 novembre 2004 ;
que des circonstances nouvelles et graves rendent son arrestation nécessaire ;
qu'en effet, il a été établi récemment que l'ADN mis en évidence sur une boîte d'allumettes, laquelle a été retrouvée à proximité immédiate du véhicule Renault Clio incendia en date du 15 octobre 2003, vers 06h55, à Marcinelle, square le Bon Bois, est celui de l'inculpé ;
que ce véhicule Renaul Clio a été car-jacké quelques heures plus tôt, soit le 15 octobre 2003, à 00h05, et a été utilisé par plusieurs auteurs pour commettre l'attaque contre le magasin Leader Price de Couillet, le 15 octobre 2003, vers 05h50 '.
La Cour a déjà décidé que les circonstances nouvelles et graves rendant un nouveau mandat d'arrêt nécessaire peuvent, comme en l'espèce, consister en la survenance de nouveaux indices de culpabilité (2).
Mais le nouveau mandat d'arrêt doit en outre indiquer les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé qui justifient la détention préventive eu égard aux critères prévus par le ,§ 1er de l'article 16 de la loi du 20 juillet 1990, c'est-à-dire, en l'espèce, eu égard seulement de l'absolue nécessité pour la sécurité publique, puisque le maximum de la peine applicable aux faits, pris dans leur ensemble, dépasse quinze ans de réclusion, en raison de l'inculpation du chef de tentative d'assassinat.
Force est de constater que le mandat d'arrêt critiqué n'indique pas de manière satisfaisante lesdites circonstances qui justifient la détention préventive. Il se contente d'énoncer que ' les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé 'ci-après mentionnées' (renvoyant par-là aux seules circonstances nouvelles et graves mentionnées plus loin), constituent une absolue nécessité pour la sécurité publique de décerner mandat d'arrêt à charge de l'inculpé '.
La question qui se pose est de savoir si les juridictions d'instruction appelées à contrôler la légalité d'un mandat d'arrêt ont ou non le pouvoir de compléter un mandat d'arrêt qui énonce que les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé constituent une absolue nécessité pour la sécurité publique de décerner mandat d'arrêt à charge dudit inculpé, mais qui n'indiquent pas lesdites circonstances de manière suffisante.
Selon Raoul Declercq, les juridictions d'instruction ont le pouvoir de suppléer à un motif manquant dans le mandat d'arrêt (3).
La Cour a d'ailleurs décidé plusieurs fois que les juridictions d'instruction appelées à contrôler la légalité d'un mandat d'arrêt ont le pourvoir d'en corriger les motifs et de les compléter (4), soit en substituant un motif exact à un motif erroné, soir en suppléant un défaut de motif (5).
Certes, la Cour a aussi décidé que les juridictions d'instruction appelées à contrôler la légalité d'un mandat d'arrêt n'ont pas le pouvoir de suppléer l'irrégularité du mandat résultant de l'absence de toute énonciation concernant les circonstances de fait de la cause et de celles liées à la personnalité de l'inculpé (6).
La note publiée sous cet arrêt dans la Pasicrisie énonce que le ministère public avait pris des conclusions contraires, se référant à la jurisprudence de la Cour, et qu'il estimait que la juridiction d'instruction, appelée à contrôler la légalité du mandat d'arrêt et à statuer sur le maintien de la détention préventive, était compétente pour corriger ou suppléer les motifs de ce mandat, soit en rectifiant un motif erroné, soit en pourvoyant aux motifs faisant défaut, lorsque notamment le juge d'instruction a omis d'énoncer les circonstances de fait de la cause ou celles liées à la personnalité de l'inculpé qui justifient la détention préventive. A l'appui de sa note, le ministère public se référait à plusieurs auteurs, notamment Alain De Nauw, Raoul Declercq, Raf Verstraeten et Jean de Codt (7).
Une lecture rapide du seul résumé de cet arrêt publié dans la Pasicrisie pourrait faire croire que la cause jugée alors était semblable à celle aujourd'hui soumise à la Cour.
L'arrêt du 23 juin 1994 énonce en effet les motifs suivants :
' Attendu que la chambre du conseil et, en degré d'appel, la chambre des mises en accusation, appelées à contrôler la légalité d'un mandat d'arrêt, ont le pouvoir de corriger les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé mentionnées par le juge d'instruction, soit en remplaçant un motif erroné par un motif approprié, soit en complétant un motif insuffisant ; que, cependant, elles n'ont pas le pouvoir de suppléer l'irrégularité du mandat d'arrêt résultant de l'absence de toute énonciation concernant ces circonstances ;
Attendu que le mandat d'arrêt décerné par le juge d'instruction énonce simplement : 'vu l'article 16, ,§,§ 1er et 5, de la loi du 20 juillet 1990 ; que, dès lors que les infractions sont punies de peines dépassant quinze ans de travaux forcés, la sécurité publique est en danger et le mandat d'arrêt justifié' ;
Attendu que ces motifs n'énoncent aucune des circonstances requises à l'article 16, ,§ 5, de la loi du 20 juillet 1990 ;
que, dès lors, la chambre des mises en accusation ne pouvait suppléer l'irrégularité du mandat d'arrêt '.
La cause soumise aujourd'hui à la Cour est bien différente de celle-là, parce que ce mandat d'arrêt-ci énonce que ' les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé (ci-après mentionnées) constituent une absolue nécessité pour la sécurité publique de décerner mandat d'arrêt à charge de l'inculpé eu égard aux critères prévus au ,§ 1er, de l'article 16 de la loi du 20 juillet 1990 '. Il n'y a donc pas ici ' absence de toute énonciation concernant les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé ', comme la Cour l'avait relevé dans son arrêt du 23 juin 1994.
Le constat, dans l'arrêt attaqué, que le mandat d'arrêt ' ne mentionne pas les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé qui justifient la détention préventive au regard des critères prévus par l'article 16, ,§ 1er, de la loi ' n'équivaut pas au constat fait par la Cour dans son arrêt du 23 juin 1994 de l'absence de toute énonciation concernant les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé. Ce mandat d'arrêt-là ne parlait même pas de ces circonstances.
Par ailleurs, il ne peut être nié que ce mandat d'arrêt-ci est motivé in concreto, d'une part, quant aux faits des inculpations, d'autre part, quant aux circonstances nouvelles et graves, qui sont aussi présentées par le mandat d'arrêt comme étant les circonstances propres à la cause et à la personnalité de l'inculpé qui justifient la détention préventive. On ne peut donc pas parler ici de mandat d'arrêt nul pour défaut de motivation.
En conséquence, il n'y avait pas ici de vice irréparable et les juridictions d'instruction pouvaient donc parfaitement corriger les motifs de ce mandat d'arrêt soit en remplaçant un motif erroné par un motif exact, soit en corrigeant les erreurs éventuelles, soit encore en complétant les motifs existants.
C'est ce que fait l'arrêt attaqué, notamment en adoptant les motifs du réquisitoire du ministère public (p. 24), lesquels précisent les circonstances de fait de la cause et celles liées à la personnalité de l'inculpé justifiant la détention préventive au regard des critères prévus par la loi.
Je suis donc d'avis que le moyen ne peut pas être accueilli.
Pour le surplus, la procédure est régulière et la décision est conforme à la loi.
Conclusions : rejet.
(1) Voir concl. du ministère public.
(2) Cass., 3 novembre 1999, RG P.99.1500.F, n° 586.
(3) Raoul DECLERCQ, Beginselen van Strafrechtspleging, Kluwer, 3ème éd., 2003, p. 400, n° 846.
(4) Cass., 26 avril 1994, RG P.94.0519.N, n° 202.
(5) Cass., 10 février 1988, RG 6511, n° 358.
(6) Cass., 23 juin 1994, RG P.94.0808.N, n° 331, avec note.
(7) Voir note sous cass., 23 juin 1994, RG P.94.0808.N, n° 331.
Loi / 1990-07-20 / Art.16,§5 / /
http://jure.juridat.just.fgov.be/view_decision.html?justel=F-20050316-10&idxc_id=199908&lang=FR
verbetering gronden tot aanhouding | aanvulling gronden tot aanhouding | aanvulling feitelijke omstandigheden door onderzoeksgerechten | vermoeden van onschuld | Aanhouding | schijn van partijdigheid
Hugo Lamon, Rechtbanken kunnen soms in de gevangenis zitting houden, Juristenkrant 27 januari 2016, p.9
13424 Aanvulling door onderzoeksgerechten van de feitelijke gronden van de aanhouding /rechtspraak/aanvulling-door-onderzoeksgerechten-van-de-feitelijke-gronden-van-de-aanhouding