Source: http://elfri.be/rechtspraak/verkrachting-door-penetratie-van-een-borst-de-mond-van-een-baby
Timestamp: 2018-03-18 22:43:32+00:00
Document Index: 280852093

Matched Legal Cases: ['art 2014', 'art 2014', "l'article 149", 'arrêt ', 'arrêt ', "l'article 149", 'arrêt ', "l'article 375", "l'article 375"]

Verkrachting door penetratie van een borst in de mond van een baby | Goede raad is goud waard - Advocatenkantoor Elfri De Neve
wo, 10/01/2018 - 11:56door kl
P.13.1860.F
Het arrest oordeelt dat de eiser en zijn partner het kind hebben ontkleed, zich heb-ben uitgekleed en naast hem seksuele betrekkingen hebben onderhouden. Volgens de appelrechters heeft die relatie plaatsgehad nadat de eiser het geslachtsdeel van het kind in de mond heeft genomen en zijn vriendin haar borst in de mond van de baby heeft gestopt om haar seksuele driften te bevredigen.
Het hof van beroep heeft de orale penetratie die het kind in de aldus beschreven omstandigheden werd opgedrongen als verkrachting kunnen kwalificeren.
Orale penetratie met een borst, die een baby wordt opgedrongen om zijn seksuele driften te bevredigen, kan, in bepaalde omstandigheden, als verkrachting worden omschreven.
Uit de beslissing om aan het feit van orale penetratie met een borst, die het slachtoffer werd opgedrongen, het karakter toe te kennen van een daad van seksuele penetratie op de persoon van een kind beneden de leeftijd van veertien jaar, volgt, als onweerlegbaar vermoeden, het gebrek aan toestemming van dat kind.
Nr. P.13.1860.F
1.	V. B., optredend in eigen naam en in de hoedanigheid van wettig beheerster van de goederen van haar minderjarige zoon A. C.,
2.	D. C., optredend in eigen naam en in de hoedanigheid van wettig beheerder van de goederen van zijn minderjarige zoon A. C.,
Het cassatieberoep is gericht tegen het arrest van het hof van beroep te Luik, cor-rectionele kamer, van 21 oktober 2013.
Advocaat-generaal Raymond Loop heeft op 19 februari 2014 een conclusie neer-gelegd op de griffie van het Hof.
Op de rechtszitting van 26 maart 2014 heeft raadsheer Françoise Roggen verslag uitgebracht en heeft de voornoemde advocaat-generaal geconcludeerd.
A. In zoverre het cassatieberoep gericht is tegen de veroordelende beslissing op de strafvordering tegen de eiser
De eiser voert aan dat het arrest tegenstrijdig is doordat het jegens hem, enerzijds, een positieve daad van deelneming aan het misdrijf en, anderzijds, schuldige nala-tigheid als een aanmoediging tot het plegen van het misdrijf in aanmerking neemt.
De aangevoerde schending van de artikelen 66 en 67 Strafwetboek wordt alleen afgeleid uit de voormelde tegenstrijdigheid. Het middel, dat niet vermeldt waarom het arrest die wetsbepalingen overtreedt is onnauwkeurig, mitsdien niet ontvankelijk.
Het is niet tegenstrijdig te oordelen dat de eiser, eensdeels, de voltrekking van de verkrachting heeft aangemoedigd door zijn bewuste en opzettelijke nalatigheid en, anderdeels, ook een positieve daad van deelneming heeft gesteld aan het misdrijf bedoeld in artikel 375 Strafwetboek door de eerbaarheid van het kind tijdens de-zelfde scène aan te randen, in het kader van een scenario dat lang op voorhand was bedacht.
De eiser voert aan dat het simuleren van borstvoeding niet beschouwd kan worden als een daad van seksuele penetratie die een verkrachting oplevert.
De eiser voert aan dat de appelrechters niet tot het gebrek aan toestemming van het kind hebben kunnen besluiten, aangezien borstvoeding een handeling is waarmee een zuigeling alleen maar kan toestemmen.
Het arrest oordeelt niet dat de orale penetratie die het slachtoffer werd opgedron-gen slechts de draagwijdte van een gesimuleerde borstvoeding zou hebben gehad.
De appelrechters dienden het gebrek aan toestemming van het kind niet "aan te tonen", vermits dat als onweerlegbaar vermoeden blijkt uit de beslissing om het feit te omschrijven als een daad van seksuele penetratie op de persoon van een kind beneden de leeftijd van veertien jaar.
Het middel kan dus niet worden aangenomen.
B. In zoverre het cassatieberoep gericht is tegen de beslissingen op de burger-lijke rechtsvorderingen tegen de eiser van V. B. en D. C. optredend in eigen naam en qualitate qua
Aldus geoordeeld door het Hof van Cassatie, tweede kamer, te Brussel, en in openbare terechtzitting van 26 maart 2014 uitgesproken
A l'appui de son pourvoi, le demandeur invoque deux moyens dirigés contre la décision rendue sur l'action publique.
Le premier moyen est pris de la violation de l'article 149 de la Constitution et des articles 66 et 67 du Code pénal.
Il fait valoir que l'arrêt attaqué retient simultanément, pour un même fait pénal, et de manière contradictoire, un acte positif de participation criminelle et une omission coupable délibérée consistant en une inaction consciente et volontaire correspondant à un encouragement à la perpétration de l'infraction et qui a eu un effet positif sur sa commission.
En principe, seul un acte positif, préalable à l'exécution de l'infraction ou concomitant, peut fonder la participation à un crime ou à un délit; toutefois, l'omission d'agir peut constituer un tel acte positif de participation lorsque, en raison des circonstances qui l'accompagnent, l'inaction consciente et volontaire constitue sans équivoque un encouragement à la perpétration de l'infraction suivant l'un des modes prévus aux articles 66 et 67 du Code pénal(1).
L'arrêt attaqué dit établies dans le chef du demandeur, notamment, d'une part, une prévention de viol sur la personne d'un enfant âgé de moins de 10 ans et, d'autre part, une prévention d'attentat à la pudeur sans violences ni menaces sur la personne d'un mineur âgé de moins de 16 ans.
Pour la prévention d'attentat à la pudeur, les juges d'appel ont retenu comme acte positif du demandeur en qualité d'auteur, le fait d'avoir fait une fellation à l'enfant, et comme actes positifs de participation en qualité de co-auteur, le fait d'avoir ensuite entretenu une relation sexuelle complète à proximité du nourrisson, au cours de laquelle il a amené sa partenaire à pratiquer aussi une fellation sur l'enfant.
Pour la prévention de viol, ils ont retenu comme participation du demandeur en qualité de co-auteur, le fait d'avoir participé activement à la scène au cours de laquelle le nourrisson de quatre mois a été amené à téter le sein enduit de lait sucré d'une femme qui n'est pas sa mère, en dehors de tout acte d'allaitement mais dans le but unique d'augmenter leur excitation sexuelle, scène qui n'était finalement que l'aboutissement d'un scénario imaginé depuis de nombreux mois par le couple.
Les juges d'appel ont considéré qu'animé de la même intention que sa partenaire, le demandeur avait encouragé sa maîtresse à mettre l'enfant à son sein et avait profité comme elle de la proximité du nourrisson comme excitant sexuel, participant ainsi en qualité de co-auteur aux gestes posés par sa partenaire sur son petit-fils, gestes auxquels il l'avait encouragée pour en profiter comme excitant sexuel et qui n'auraient pu exister sans sa participation.
Sans nullement contredire les motifs sur la base desquels ils ont déclaré la prévention d'attentat à la pudeur établie dans le chef du demandeur, les juges d'appel ont ainsi légalement justifié leur décision quant à la participation du demandeur aux faits de la prévention de viol.
Le moyen ne peut pas être accueilli.
Divisé en deux branches, le second moyen est pris de la violation de l'article 149 de la Constitution et des articles 375, alinéa 7, et 378 du Code pénal.
Il fait grief à l'arrêt attaqué de considérer l'infraction de viol établie dans le chef du demandeur en qualité de co-auteur en raison de l'introduction d'un sein dans la bouche d'un nourrisson en vue de procéder à une simulation d'allaitement.
En sa première branche, le moyen fait valoir qu'une simulation d'allaitement ne peut être considérée comme un acte de pénétration sexuelle constitutif de viol.
En vertu de l'article 375 du Code pénal, tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n'y consent pas, constitue le crime de viol.
Le viol requiert donc un acte de pénétration à caractère sexuel. Il ne vise pas seulement le rapport charnel des sexes, mais bien une pénétration ayant un caractère sexuel selon l'état de la conscience collective(2).
Le terme « sexuel » implique que la pénétration se fasse à l'égard d'un organe servant de réceptacle à un acte sexuel(3). Il peut s'agir d'une pénétration vaginale, mais aussi d'une pénétration buccale ou anale.
S'agissant du médium de la pénétration, il peut s'agir du sexe, mais aussi de tout autre membre, d'un organe ou d'un objet(4).
Le caractère sexuel de la pénétration doit s'apprécier en fonction des normes ayant cours en matière de comportements sexuels. A cette fin, le législateur a conféré au juge un pouvoir d'appréciation pour tenir compte de l'évolution de ces normes(5).
Les juges d'appel ont pu légalement considérer que l'introduction du sein d'une femme, en tant organe sexuel secondaire et partie du corps féminin liée au plaisir sexuel, préalablement enduit de lait sucré, dans la bouche d'un enfant de quatre mois, dont elle n'est pas la mère, en dehors de tout acte d'allaitement mais dans le but unique d'assouvir ses pulsions sexuelles et celles de son partenaire et d'augmenter leur excitation sexuelle, était constitutive d'un viol de cet enfant.
Les juges d'appel ayant ainsi légalement justifié leur décision, le moyen, en cette branche, ne peut pas être accueilli.
En sa deuxième branche, le moyen fait valoir que l'allaitement d'un nourrisson n'est pas en soi un acte reprochable, mais au contraire naturellement consenti et accepté par le nourrisson dans des circonstances classiques, et qu'à défaut d'établissement du non consentement du nourrisson, la prévention de viol ne pouvait être déclarée établie.
Les juges d'appel ont considéré que la simulation d'allaitement avait constitué en l'espèce un acte de pénétration sexuelle auquel le demandeur avait participé.
Le seul fait d'une pénétration sexuelle commis sur la personne d'un enfant qui n'a pas atteint l'âge de quatorze ans accomplis est réputé viol. Le législateur a établi sur la base de l'âge de la victime une preuve irréfragable d'absence de consentement(6). Dans ce cas, l'âge de la victime constitue la circonstance des violences prévue à l'alinéa 2 de l'article 375 du Code pénal(7).
En soutenant le contraire, le moyen, en cette branche, manque en droit.
Pour le surplus, les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision rendue sur l'action publique ne comporte aucune irrégularité qui puisse infliger grief au demandeur.
Contre les décisions rendues sur les actions civiles exercées contre lui par les défendeurs, le demandeur ne fait valoir aucun moyen.
Conclusion: Rejet du pourvoi.
(1) Cass., 17 décembre 2008, RG P.08.1233.F, Pas., 2008, n° 737, avec concl. de M. Vandermeersch, avocat général, Rev. dr. pén. 2009, p. 438, et Cass., 2 septembre 2009, RG P.09.0391.F, Pas., 2009, n° 467.
(2) Isabelle Wattier, L'attentat à la pudeur et le viol, in Les infractions, Vol. 3, Les infractions contre l'ordre des familles, la moralité publique et les mineurs, Larcier, 2011, p. 142.
(3) Olivier Bastyns, « Le viol », in Droit pénal et procédure pénale, Kluwer, p. 62.
(4) Isabelle Wattier, op. cit., p. 142; Olivier Bastyns, op. cit., p. 63.
(5) Projet de loi modifiant certaines dispositions relatives au crime de viol, Rapport de Mme Merckx-Van Goey, Doc. parl., Ch., sess. 1988-1989, n° 702/4, p. 10.
(6) Alain De Nauw, Initiation au droit pénal spécial, Kluwer, 2008, p. 208, n° 374.
(7) Olivier Bastyns, op. cit., p. 65.
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