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Timestamp: 2016-10-23 08:04:08+00:00
Document Index: 315037837

Matched Legal Cases: ['art. 277', 'art. 277', 'art. 46', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 76', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'in fine', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 23', 'art. 111', 'ATF ', 'art. 152', 'art. 29', 'art. 75', 'art. 42', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 285', 'art. 285', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 279', 'art. 270', 'art. 279', 'art. 279', 'art. 296', 'art. 279', 'art. 285', 'art. 42', 'art. 279', 'art. 279', 'art. 23', 'art. 28', 'art. 29', 'art. 279', 'art. 289', 'art. 289', 'art. 279', 'art. 289', 'art. 23', 'art. 279', 'art. 66']

5A_683/2014 (18.03.2015)
5A_683/2014 � � Arr�t du 18 mars 2015
repr�sent� par Me Pierre-Xavier Luciani, avocat,
Tribunal cantonal du canton de Vaud du 10 juin 2014.
A.________, n� en 1959, et B.________, n�e en 1970, se sont mari�s le 10 f�vrier 2001. Ils ont eu deux filles, C.________ et D.________, n�es respectivement en 2001 et 2003.
�Le 3 septembre 2012, le mari a d�pos� une demande unilat�rale en divorce.
�Par jugement du 7 janvier 2014, le Pr�sident du Tribunal civil de l'arrondissement de La C�te a prononc� le divorce des �poux et a notamment confirm�, pour faire partie int�grante du dispositif, la ratification de la convention sur les effets du divorce sign�e par les parties � l'audience du 19 juin 2013, dont les chiffres IV et VI �taient les suivants:
�" IV. A.________ contribuera � l'entretien de C.________ et D.________ par le versement, d'avance le 1er de chaque mois, d�s jugement d�finitif et ex�cutoire, de la somme mensuelle de 3'000 fr. (trois mille francs) par enfant, �ventuelles allocations familiales en sus, jusqu'� la majorit� de l'enfant, voir au-del� en cas de suivi d'une formation appropri�e pour autant qu'elle soit achev�e dans les d�lais normaux au sens de l'art. 277 al. 2 CC.
�A.________ participera � la prise en charge par moiti� des frais extraordinaires des enfants, soit en particulier les frais m�dicaux non couverts par les assurances ou les s�jours � l'�tranger, apr�s accord pr�alable et pr�sentation d'un devis ou d'une facture.
�VI. Jusqu'� l'entr�e au cycle d'orientation de D.________, mais au plus tard au 30 ao�t 2017, A.________ contribuera aux frais d'acquisition du revenu de B.________ par un versement, d'avance le 1
er�de chaque mois, de la somme de 1'500 fr. (mille cinq cents francs). "
�En droit, le premier juge a consid�r� qu'apr�s avoir �t� entendues lors de l'audience du 19 juin 2013, les parties avaient sign� une convention r�glant tous les effets de leur divorce, laquelle �tait claire, compl�te et �quitable.
Le 7 f�vrier 2014, le mari a appel� de ce jugement, concluant principalement � sa r�forme en ce sens qu'il contribuera � l'entretien de ses filles par le versement, d�s jugement d�finitif et ex�cutoire, d'une somme mensuelle de 1'693 fr., �ventuelles allocations familiales en sus, jusqu'� la majorit� de l'enfant, voire au-del� en cas de suivi d'une formation appropri�e pour autant qu'elle soit achev�e dans les d�lais normaux au sens de l'art. 277 al. 2 CC.
�Par arr�t du 10 juin 2014, notifi� en exp�dition compl�te aux parties le 6 ao�t suivant, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejet� l'appel et confirm� le jugement entrepris.
Par acte post� le 9 septembre 2014, A.________exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t pr�cit�, en reprenant principalement ses conclusions formul�es en appel. Subsidiairement, il conclut � l'annulation du "jugement rendu par le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement de La C�te en date du 6 ao�t 2014" et au renvoi de la cause � l'autorit� intim�e pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Dans son m�moire ampliatif d�pos� le 15 septembre 2014, il a confirm� ces conclusions.
1.1.�Le pr�sent recours a �t� interjet� en temps utile (art. 46 al. 1 let. b, 100 al. 1 LTF) contre une d�cision finale (art. 90 LTF) prise en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� sup�rieure statuant en derni�re instance cantonale et sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une contestation de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant, dont les conclusions ont �t� rejet�es par l'autorit� pr�c�dente, a en outre qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF).
1.2.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les moyens des parties ni par les motifs de l'autorit� cantonale (ATF 135 III 397 consid. 1.4). Cependant, vu l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2; 135 III 397 consid. 1.4). Le recourant doit par cons�quent critiquer les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 pr�cit�). Le Tribunal f�d�ral ne conna�t en outre de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3; 134 I 83 consid. 3.2), c'est-�-dire express�ment soulev� et expos� de fa�on claire et d�taill�e (ATF 139 I 229 consid. 2.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 139 II 404 consid. 10.1 et les arr�ts cit�s).
1.3.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 140 III 115 consid. 2; 137 II 353 consid. 5.1) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1
in fine�LTF). La partie recourante qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente et les faire compl�ter doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es (ATF 137 II 353 consid. 5.1 pr�cit�; 136 I 184 consid. 1.2).
Invoquant l'arbitraire dans l'�tablissement des faits, de m�me que la violation des art. 23, 24 et 31 CO, le recourant reproche en premier lieu � l'autorit� cantonale d'avoir ignor� que, par courrier du 30 janvier 2014 adress� au conseil de l'intim�e, il avait invalid� la convention sur les effets accessoires du divorce du 19 juin 2013 pour cause d'erreur essentielle sur la situation financi�re de l'�pouse.
2.1.�La convention sur les effets accessoires du divorce produite avec une demande unilat�rale en divorce, ou conclue par les parties au cours de la proc�dure qui s'ensuit, lie celles-ci: un �poux ne peut pas la r�voquer unilat�ralement; il peut seulement demander au juge de ne pas la ratifier. Il en est �galement ainsi lorsque le conjoint consent au divorce ou d�pose une demande reconventionnelle en divorce. En effet, ce n'est que si la convention sur les effets accessoires a �t� conclue et produite � l'appui d'une requ�te commune en divorce au sens des art. 111 ou 112 CC qu'elle est librement r�vocable (arr�t 5A_688/2013 du 14 avril 2014 consid. 7.2.1; ATF 135 III 192 consid. 2.2; cf. HOHL, Proc�dure civile, Tome II, 2e �d. 2010, n� s 2014 s.).
2.2.�En l'esp�ce, la convention sur les effets accessoires n'a pas �t� produite � l'appui d'une requ�te commune en divorce, ni � la suite d'une demande unilat�rale transform�e par les �poux en requ�te commune. Elle lie donc les parties. Dans la mesure o� le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir ignor� qu'il avait invalid� la convention, de surcro�t post�rieurement au jugement de divorce la ratifiant, son grief appara�t d'embl�e infond�.
Le recourant se plaint en outre de la violation des art. 152 al. 1, 153 al. 1 et 296 CPC, ainsi que de d�ni de justice formel, au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. Il reproche au premier juge de n'avoir pas donn� suite � ses r�quisitions de preuves concernant la situation financi�re de l'intim�e, apr�s qu'il eut vainement sollicit� du conseil de celle-ci qu'il le renseigne spontan�ment � ce sujet. En consid�rant qu'il lui incombait de dissiper d'�ventuelles �quivoques concernant les revenus de l'intim�e par des questions plus pr�cises, l'autorit� cantonale aurait quant � elle m�connu tant ces r�quisitions que la maxime inquisitoire, applicable en l'esp�ce. Les juges pr�c�dents auraient en outre estim� � tort que le montant de 10'000 fr. indiqu� en audience par l'intim�e ne pouvait �tre compris que comme une r�mun�ration mensuelle, et non comme un gain per�u pour l'ensemble de la mission temporaire qu'elle a effectu�e jusqu'au mois de septembre 2013.
3.1.�La Cour d'appel a constat� qu'il r�sultait des pi�ces produites en appel que l'intim�e avait �t� engag�e au sein de la Banque E.________ par un contrat de dur�e d�termin�e, du 1
er�avril au 30 septembre 2013, contrat qui avait �t� prolong� jusqu'au 31 mars 2014. Son salaire annuel brut �tait de 130'000 fr., payable en treize mensualit�s, auquel venaient s'ajouter 2'760 fr. � titre d'indemnit� de repas, vers�e en douze mensualit�s. L'appelant soutenait que le premier juge avait retenu pour l'intim�e un gain interm�diaire total de 10'000 fr., alors que celui-ci �tait en r�alit� de 132'760 fr. par ann�e. Ce grief n'�tait toutefois pas pertinent. En effet, d�s lors que sa mission n'�tait pas achev�e au moment de l'audience, tenue le 19 juin 2013, le montant de 10'000 fr. annonc� par l'int�ress�e ne pouvait se r�f�rer � un montant global, non encore �tabli, et ne pouvait �tre compris que comme une somme mensuelle, ce qui correspondait par ailleurs � la r�alit�. Pour les juges pr�c�dents, il appartenait � l'appelant, assist� d'un mandataire professionnel, de dissiper une �ventuelle �quivoque sur ce point par des questions plus pr�cises. En outre, m�me si l'intim�e n'avait pas mentionn� qu'elle percevait un treizi�me salaire, il ne s'agissait pas d'un montant suffisamment important au regard de la situation respective de chacune des parties. Partant, on ne pouvait admettre que l'appelant e�t �t� victime d'un vice du consentement � cet �gard.
3.2.�Dans la mesure o� ils s'adressent au juge de premi�re instance, les griefs du recourant ne sont pas admissibles (art. 75 al. 1 LTF). Pour le surplus, ses critiques, autant que suffisamment motiv�es (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), n'apparaissent pas fond�es. Quand bien m�me a-t-il requis de l'intim�e des renseignements sur ses revenus et du Pr�sident du Tribunal d'arrondissement la production de pi�ces � ce sujet, on ne discerne pas en quoi les juges pr�c�dents auraient enfreint la maxime inquisitoire en consid�rant qu'il incombait au recourant, assist� d'un mandataire professionnel, de dissiper une �ventuelle �quivoque sur les dires de l'intim�e � l'audience du 19 juin 2013, en posant � celle-ci des questions plus pr�cises. L'autorit� cantonale ne saurait en outre se voir reprocher d'avoir arbitrairement constat� les faits ou enfreint le droit f�d�ral en estimant que les d�clarations de l'�pouse relatives � un gain interm�diaire brut de 10'000 fr. pour une mission temporaire ne pouvaient �tre comprises que dans le sens d'un montant mensuel, ladite mission n'�tant pas encore achev�e � ce moment-l�. Quoi qu'il en soit, en signant la convention sur les effets accessoires du divorce, le recourant s'engageait � contribuer � l'entretien de ses filles jusqu'� leur majorit�, voire au-del�, autrement dit pour plusieurs ann�es. L'intim�e �tant alors � la recherche d'un emploi, il devait s'attendre � ce que celle-ci r�alise, � terme, un revenu plus ou moins �quivalent � celui dont elle b�n�ficiait avant son licenciement, soit, selon les constatations de l'arr�t attaqu�, plus de 8'000 fr. net. On voit d�s lors mal comment il pouvait penser que seul un montant total de 10'000 fr., r�alis� en 2013, devait �tre pris en consid�ration s'agissant de la capacit� de gain de l'intim�e. Autant qu'on le comprenne, le recourant ne saurait d�s lors �tre suivi.
Le recourant reproche aussi � la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'�tablissement des faits s'agissant de son propre revenu.
4.1.�Selon l'arr�t attaqu�, le premier juge a retenu que le mari r�alisait des revenus de l'ordre de 35'000 fr. par mois, apr�s d�duction des charges d'entretien et d'exploitation grevant ses fortunes mobili�res et immobili�res; ses sources de revenus se composaient en particulier de son activit� salari�e aupr�s de la soci�t� F.________ SA, de son activit� d'administrateur de la soci�t� G.________ & Cie SA, du rendement des bureaux dont il �tait propri�taire � Gen�ve et du rendement des actions de la soci�t� H.________ SA. Dans sa demande unilat�rale en divorce d�pos�e le 3 septembre 2012, il avait indiqu� avoir per�u un revenu net de 163'354 fr. en 2011 pour ses activit�s au sein des soci�t�s F.________ SA et G.________ & Cie SA, un revenu locatif de 54'314 fr. en 2010 des bureaux dont il �tait copropri�taire � Gen�ve et un dividende net de 229'693 fr. en 2011 de ses actions de la soci�t� H.________ SA, soit au total 447'361 fr. Il �tait �galement propri�taire de l'appartement conjugal, qu'il mettait gracieusement � disposition de sa famille et dont les charges et les int�r�ts hypoth�caires s'�taient �lev�s � 53'214 fr. en 2010, d'un p�turage en hoirie � K.________ qui ne lui procurait aucun revenu et dont les frais annuels s'�levaient � 10'000 fr., d'une propri�t� en hoirie � L.________, en France, qui ne lui rapportait aucun loyer d�s lors qu'elle �tait utilis�e comme r�sidence d'�t� par les membres de l'hoirie, des immeubles, �galement en hoirie, sis rue xxx, � Gen�ve, et d'un immeuble en hoirie � M.________, dont les revenus servaient � l'entretien de la propri�t� de L.________, enfin, d'un domaine viticole en copropri�t� � N.________ qui avait provoqu� une perte de 31'715 fr. en 2010.
�Pour les juges pr�c�dents, il n'y avait pas lieu de compenser les revenus des immeubles de la rue xxx, ni ceux de l'immeuble de M.________, avec les charges de la propri�t� de L.________, d�s lors que l'int�ress� avait choisi d'utiliser cette propri�t� comme r�sidence d'�t� au lieu de la louer. Compte tenu des charges de l'appartement familial et des pertes du p�turage de K.________ ainsi que du domaine viticole de N.________, le revenu mensuel de 35'000 fr. retenu par le premier juge �chappait � toute critique.
4.2.�Le recourant soutient que la cour cantonale a fait preuve de contradiction en estimant que son revenu mensuel pouvait �tre estim� � 35'000 fr., tout en retenant, dans son �tat de fait, que ledit revenu s'�levait � 29'369 fr. Il expose en outre qu'il n'est pas propri�taire individuel de l'immeuble de L.________, mais qu'il s'agit d'une hoirie dans laquelle les d�cisions ne peuvent �tre prises qu'� l'unanimit�. Partant, l'autorit� pr�c�dente lui aurait arbitrairement fait supporter la responsabilit� de la non-location de cette propri�t�.
�L'autorit� cantonale s'est toutefois born�e � reproduire, dans la partie "En fait" de son arr�t, les indications donn�es par le recourant dans sa demande en divorce concernant sa situation financi�re, sans confirmer ni infirmer les montants all�gu�s. De plus, quand bien m�me serait-il insoutenable de refuser la compensation entre les revenus de certains immeubles avec les charges de la propri�t� de L.________, au motif que le recourant aurait choisi de ne pas la louer, celui-ci ne d�montre pas encore que l'opinion des juges pr�c�dents, selon laquelle il r�aliserait un revenu de l'ordre de 35'000 fr. par mois, serait arbitraire dans son r�sultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3; 134 I 140 consid. 5.4, 263 consid. 3.1). Pour autant qu'il soit suffisamment motiv� (art. 106 al. 2 LTF), le grief est ainsi infond�.
Le recourant se plaint aussi de la violation de l'art. 285 al. 1 CC et d'arbitraire dans l'�tablissement des faits en ce qui concerne les contributions d'entretien, qu'il estime in�quitables. Il pr�tend qu'en l'absence de convention, ladite contribution aurait �t�, selon les "tabelles zurichoises", de 1'690 fr. par mois, dont 335 fr. de frais de logement qu'il aurait fallu retrancher compte tenu du droit d'habitation c�d� � l'intim�e, le montant ainsi obtenu pouvant ensuite �tre major� de 25% vu la situation financi�re des parties. Les pensions alimentaires se seraient ainsi �lev�es � 1'693 fr. par mois pour chaque enfant. En appliquant la "m�thode Steinauer" - selon laquelle chacun des parents assume les besoins de l'enfant proportionnellement � ses ressources, la proportion �tant effectu�e de mani�re suivante: ([revenu net du d�birentier] / [revenu net des deux parents]) x (besoins de l'enfant selon les "tabelles zurichoises"), in RFJ 1992 p. 3 ss -, le montant de cette contribution n'aurait m�me �t� que de 1'295 fr. par mois. L'autorit� cantonale aurait en outre omis de prendre en consid�ration sa participation aux frais d'acquisition du revenu de l'intim�e, � raison de 1'500 fr. par mois.
5.1.�En vertu de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de celui-ci. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. Ainsi, les besoins de l'enfant doivent �tre examin�s en relation avec les trois autres �l�ments �voqu�s et la contribution d'entretien doit toujours �tre dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacit� contributive du d�birentier (ATF 116 II 110 consid. 3a). Les enfants ont le droit de recevoir une �ducation et de b�n�ficier d'un niveau de vie qui correspondent � la situation des parents; leurs besoins doivent �galement �tre calcul�s de mani�re plus large lorsque les parents b�n�ficient d'un niveau de vie plus �lev� (ATF 120 II 285 consid. 3; arr�ts 5A_234/2011 du 21 novembre 2011 consid. 4.4.1; 5A_220/2010 du 20 ao�t 2010 consid. 2.1). La loi ne prescrit pas de m�thode de calcul particuli�re pour arr�ter la contribution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2).
�Par ailleurs, les conclusions communes relatives aux enfants peuvent prendre la forme d'une convention, au sens de l'art. 279 CPC. Pour juger du caract�re �quitable ou non de celle-ci, il faut la comparer avec le jugement qui aurait �t� rendu en l'absence de transaction; si la solution conventionnelle pr�sente une diff�rence imm�diatement reconnaissable par rapport � une �ventuelle d�cision de justice et qu'elle s'�carte de la r�glementation l�gale sans �tre justifi�e par des consid�rations d'�quit�, elle doit �tre qualifi�e de "manifestement in�quitable". Il faut toutefois garder � l'esprit que la transaction est pr�cis�ment conclue pour �viter un examen complet des faits et de leur port�e juridique, et que seule une disproportion �vidente et imm�diatement reconnaissable doit amener le juge � refuser la ratification (arr�ts 5A_772/2014 du 17 mars 2015 consid. 7.1 et 7.3; 5A_74/2014 du 5 ao�t 2014 consid. 3.1 et les arr�ts cit�s; BEATRICE VAN DE GRAAF, in Kurzkommentar ZPO, 2e �d. 2014, n
o�11 ad art. 270 CPC; S PYCHER, in Berner Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, vol. II, 2012, n� 30 ad art. 279 CPC; ANNETTE DOLGE, in Schweizerische Zivilprozessordnung, Brunner/Gasser/Schwander [�d.], 2011, n
os�9 ss ad art. 279 CPC). L'exigence que la convention ne soit pas manifestement in�quitable est un garde-fou destin� � �viter la ratification de conventions l�onines ou spoliatrices. En pratique, elle ne concerne toutefois pas les accords au sujet des questions relatives aux enfants, pour lesquelles le juge dispose de pouvoirs plus �tendus. Dans ce domaine, il ne ratifiera les accords des parents que s'ils sont compatibles avec le bien de l'enfant. Pour s'en assurer, il jouit d'un large pouvoir d'appr�ciation et d'investigation, dans le cadre des maximes d'office et inquisitoire applicables selon l'art. 296 CPC. Il convient n�anmoins de ne pas s'�carter sans raisons s�rieuses de solutions qui rencontrent l'agr�ment des deux parents concern�s ( DENIS TAPPY, in Code de proc�dure civile comment�, B�le 2011, n
os�21 et 7 ad art. 279 CPC).
5.2.�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a consid�r� que les contributions d'entretien totales de 6'000 fr. par mois correspondaient au 17% du revenu du d�birentier et �taient donc inf�rieures au pourcentage de 25 � 27% usuellement retenu pour deux enfants. Lorsque la situation �conomique du parent concern� �tait particuli�rement bonne, la contribution ne pouvait toutefois �tre calcul�e de mani�re purement lin�aire en fonction de la capacit� financi�re de celui-ci. L'entretien et les besoins de l'enfant devaient alors �tre calcul�s concr�tement sur la base du train de vie d�terminant du d�birentier. Si les contributions convenues �taient certes g�n�reuses et d�passaient le montant des "tabelles zurichoises" augment� de 25%, comme l'admettait la jurisprudence en cas de situation financi�re ais�e, elles n'en apparaissaient pas pour autant manifestement in�quitables, compte tenu des revenus tr�s importants du d�birentier. Il aurait appartenu � celui-ci de d�montrer que la contribution d�passait les besoins concrets des enfants � un point tel que le montant convenu se r�v�lait manifestement insoutenable, ce qu'il ne tentait m�me pas de faire.
L'argumentation du recourant consiste � soutenir qu'en l'absence de convention, les contributions d'entretien auraient �t� calcul�es d'apr�s les "tabelles zurichoises", lesquelles ne pourraient �tre major�es de plus de 25%, ou selon la "m�thode Steinauer", fond�e sur lesdites tabelles. Il perd cependant de vue qu'en cas de situation financi�re, comme ici, largement sup�rieure � celle servant de base aux valeurs indicatives retenues par l'Office de la jeunesse du canton de Zurich ("tabelles zurichoises"), dont les indications sont valables pour des revenus moyens (cf. arr�ts 5A_216/2009 du 14 juillet 2009 consid. 4.3 et 5A_792/2008 du 26 f�vrier 2009 consid. 4, qui mentionnent un revenu mensuel total des parents de 7'000 � 7'500 fr.), ces montants statistiques doivent �tre affin�s en tenant compte, conform�ment � l'art. 285 al. 1 CC, des besoins concrets particuliers des enfants, ainsi que du niveau de vie et de la capacit� contributive des parents. On ne saurait d�s lors d�duire de la simple comparaison avec les tabelles en question que les contributions convenues par les parties seraient manifestement in�quitables. De toute mani�re, les revenus du recourant sont � l'�vidence suffisants pour qu'il puisse s'acquitter des contributions � l'entretien de ses filles telles que pr�vues conventionnellement; il ne pr�tend du reste pas le contraire, se bornant � affirmer que les pensions d�passent de mani�re in�quitable les montants fix�s par les "tabelles zurichoises", respectivement par la "m�thode Steinauer". Autant qu'il est suffisamment motiv� (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le grief est d�s lors infond�.
Dans un dernier moyen, le recourant se plaint d'une violation de l'art. 279 CPC. Il expose que l'audience de premi�res plaidoiries, au cours de laquelle la conciliation sur les effets du divorce a abouti, a dur� quatre heures trente, ce qui ne pouvait que le mettre sous pression, jouer avec ses nerfs et avec sa facult� d'appr�cier la situation. Il aurait ainsi consenti � l'accord litigieux bien plus par lassitude que par une volont� s�rieuse et durable de prendre un tel engagement, n'�tant plus en mesure d'appr�cier la port�e de sa d�cision et se trouvant de surcro�t tromp� par la situation financi�re de l'�pouse, qui se disait au ch�mage. Il conteste en outre que la convention ait pu �tre ratifi�e s�ance tenante le 19 juin 2013, en sorte que le juge de premi�re instance aurait d� tenir compte de son courrier du 16 d�cembre 2013, dans lequel il demandait la production du contrat de travail ou des fiches d'assurance-ch�mage de l'intim�e, indiquant qu'il se r�servait le droit d'invoquer l'erreur essentielle.
6.1.�Selon l'art. 279 al. 1 CPC, le juge doit notamment veiller � ce que la convention ait �t� conclue par les parties apr�s m�re r�flexion, c'est-�-dire qu'il doit avant tout contr�ler que les �poux aient compris les dispositions de leur convention et les cons�quences qu'elles impliquent, veillant notamment � ce que celle-ci n'ait pas �t� conclue dans la pr�cipitation ou accept�e par lassitude. Avant de ratifier la convention, le juge doit en outre s'assurer que les �poux l'ont conclue de leur plein gr�, c'est-�-dire qu'ils ont form� leur volont� et l'ont communiqu�e librement (arr�t 5A_74/2014 du 5 ao�t 2014 consid. 4.1 et les r�f�rences). Cette condition pr�suppose qu'ils n'ont conclu leur convention ni sous l'emprise d'une erreur (art. 23 ss CO; cf. arr�t 5A_688/2013 du 14 avril 2014 consid. 7 et 8), ni sous celle du dol (art. 28 CO) ou de la menace (art. 29 s. CO).
�La ratification de la convention peut �tre remise en cause dans le cadre d'un appel ou d'un recours, selon la valeur du litige, pour violation de l'art. 279 al. 1 CPC, et non seulement pour vices du consentement comme c'est le cas de la d�cision sur le prononc� du divorce lui-m�me (art. 289 CPC; arr�t 5A_187/2013 du 4 octobre 2013 consid. 5, publi� in FamPra.ch 2014 p. 409; TAPPY, op. cit., nos 15-16 ad art. 289 CPC). Dans le cadre de l'appel contre une d�cision de divorce et ses effets - m�me r�sultant d'une convention des parties -, la juridiction de deuxi�me instance peut substituer � celle du premier juge sa propre appr�ciation sur l'admissibilit� de l'accord des parties en refaisant les contr�les de la convention requis par les art. 279 ss CPC et ainsi r�parer un �ventuel d�faut d'examen (arr�t 5A_721/2012 du 17 janvier 2013 consid. 3.3.1, publi� in FamPra.ch 2013 p. 775; TAPPY, op. cit., n� 16b ad art. 289 CPC).
6.2.�Selon l'arr�t attaqu�, il ressort du proc�s-verbal de l'audience du 19 juin 2013 que chaque partie a eu l'opportunit� de s'entretenir avec son avocat sur les tenants et aboutissants des termes de leur accord durant deux suspensions d'audience. Les juges pr�c�dents en ont d�duit, � bon droit, que la convention sur les effets accessoires du divorce avait �t� conclue et sign�e par les parties apr�s m�re r�flexion et selon leur libre volont�. Contrairement � ce que soutient le recourant, il n'appara�t pas qu'il l'ait sign�e de mani�re irr�fl�chie. D�s lors qu'il �tait assist� d'un avocat, il a pu �tre correctement inform�, d'autant que l'audience a �t� suspendue deux fois pour permettre � chacune des parties de s'entretenir avec son conseil. Le recourant n'appara�t pas non plus avoir �t� dans une situation d'inf�riorit� par rapport � l'intim�e. En outre, contrairement � ce qu'il avance, on ne saurait d�duire du seul fait que la convention ait �t� sign�e par lassitude qu'elle l'aurait �t� sans volont� de s'engager. Par ailleurs, le recourant ne pr�tend pas qu'il se serait trouv� sous l'emprise du dol ou de la menace, le grief selon lequel il aurait �t� victime d'une erreur quant � la situation financi�re de l'intim�e ayant par ailleurs �t� rejet�. Enfin, l'argument selon lequel l'audience a dur� quatre heures trente, en sorte qu'il ne pouvait qu'�tre sous pression, n'est pas d�terminant. En effet, cette all�gation, de nature g�n�rale, ne permet pas d'�tablir qu'en l'esp�ce, le consentement du recourant aurait �t� vici�.
�La jurisprudence qu'il invoque (arr�t 5A_721/2012 du 17 janvier 2013) ne lui est par ailleurs d'aucun secours. Il r�sulte en effet de la d�cision entreprise que la juridiction d'appel a proc�d� au r�examen de toutes les conditions de ratification de la convention de divorce. En particulier, elle a de nouveau v�rifi� que les �poux l'avaient sign�e apr�s m�re r�flexion et de leur plein gr�, soit, notamment, qu'ils ne l'avaient pas conclue sous l'emprise d'une erreur (art. 23 ss CO), comme le pr�tendait le mari. Les circonstances de la pr�sente esp�ce diff�rent ainsi de celles de l'affaire cit�e par le recourant. Dans ces conditions, il importe peu que la convention n'ait pr�tendument pas �t� sign�e s�ance tenante, ni que la lettre du recourant du 16 d�cembre 2013 n'ait pas �t� prise en consid�ration avant la reddition du jugement de divorce, un �ventuel vice li� au d�faut d'examen par le premier juge des objections soulev�es dans ce courrier ayant de toute mani�re �t� r�par� par l'autorit� d'appel, qui a rev�rifi� les conditions de ratification de l'art. 279 al. 1 CPC en tenant compte desdites d�clarations.
Vu ce qui pr�c�de, le recours se r�v�le mal fond� et doit par cons�quent �tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera d�s lors les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer de d�pens � l'intim�e, qui n'a pas �t� invit�e � r�pondre.