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Timestamp: 2018-01-20 01:53:28+00:00
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Entreprise & Santé N°40 by Entreprise & Santé - issuu
BTP I SERVICE I COMMERCE & ARTISANAT I INDUSTRIE I INTERIM
INFORMER, C’EST DIALOGUER ! Vos droits, vos devoirs :
Arrêt de travail : la reprise
Nutrition et travail en horaires décalés
4ème Trimestre 2017 www.entrepriseetsante.fr
N°40 • 4ème Trimestre 2017
Les chiffres 2016 santé et sécurité du travail. EN DIRECT
Dosages atmosphériques et dosages urinaires Une journée sécurité, une semaine santé…
Maintien dans l’emploi : un accompagnement humain et spécialisé
Visite médicale après arrêt de travail.
Du BTP à l’Aide à domicile, la prévention : c’est possible !
DOSSIER p.11 à 22 SANTÉ AU TRAVAIL : INFORMER, C’EST DIALOGUER ! - Sensibiliser, informer, former - Sensibiliser, informer, former : qui et quand ? - A propos des formations spécifiques… - Nutrition et Travail : toute question trouve sa réponse ! - Risque routier... : une journée à l’arrêt pour réfléchir santé-sécurité - Risques Chimiques / TPE : une information « sur mesure » !
Fiche détachable 5 CONSEILS
Prévention des Risques Professionnels : un enjeu économique pour l’entreprise ZOOM SUR
Nutrition et travail en horaires décalés : CITEO Ouvre ses portes à la recherche action
Santé auditive et travail : les entreprises parlent aux entreprises INTERVIEW
« La Santé et l’Entreprise sont intimement liés » Jean-Marc Sylvestre, Journaliste économique AUX ALENTOURS
Risques professionnels et taille de l’entreprise
Entreprise & Santé • 4ème Trimestre 2017 • N°40 • www.entrepriseetsante.fr
Hervé Delpierre La sensibilisation, l’information et la formation sont au cœur de la réussite en matière de santé et sécurité au travail. C’est pourquoi nous consacrons notre dossier à ces démarches essentielles. Tout repose sur la qualité du dialogue au sein de l’entreprise. Ce dialogue se joue de manière différente entre une TPE, une PME ou une grande entreprise. Dans tous les cas, l’expression des salariés et de leurs instances représentatives, notamment le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, est incontournable. Plusieurs témoignages d’entreprises concernent des journées d’information Santé Sécurité, dans des entreprises de tailles très différentes : ARCELLOR
MITTAL à Hautmont avec STSA, WEPA à Comines avec le SIMUP, RAMERY à Dunkerque avec le CEDEST, ARTV Distribution à Allaincourt avec MTA. De 4 à près de 500 salariés, ces entreprises ont bénéficié de l’accompagnement de leurs services de santé au travail. Une méthologie pour la prévention des risques psychosociaux est présentée pour l’AISMT avec 2 exemples : association d’aide à domicile et entreprise de BTP. « Bien entendre » joue un rôle essentiel tant pour notre vie privée que professionnelle. Sur le littoral, ASTIL a participé aux Journées Nationales pour l’Audition en partenariat avec EUROVIA à Calais et le CFPMT (Centre de Formation des Produits de la Mer et de la Terre) à Boulogne-sur-Mer. Des recherches-actions sont menées par les services de santé au travail avec des entreprises et des centres de recherche. Sur l’agglomération lilloise, PÔLE SANTE TRAVAIL Métropole Nord participe avec
CITEO et l’INSTITUT PASTEUR DE LILLE à un programme de recherche portant sur la nutrition en horaires décalés : PréV’Hode. Tout faire pour garder un emploi malgré un problème de santé peut concerner chacun d’entre nous. ACTION SANTE TRAVAIL s’est organisé en développant une équipe dédiée au maintien dans l’emploi, qui accompagne individuellement de nombreux salariés. Journaliste économique ayant travaillé sur des médias nationaux, Jean-Marc Sylvestre a accepté de répondre à nos questions sur les relations entre compétitivité et santé au travail. Nous le remercions vivement de nous livrer ainsi son expertise. Bonne lecture ! Hervé Delpierre Directeur de publication pour les Services de Santé au Travail
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NUMÉRO DIFFUSÉ GRACIEUSEMENT AUX ENTREPRISES DES SERVICES ADHÉRENTS !
AISMT - Association Interprofessionnelle des Services Médicaux du Travail - 1461 avenue du Cateau place Santos Dumont CS 50182 - 59404 CAMBRAI Tél. 03 27 72 63 63 www.aismtcai.com
ASMIS - Association Santé et Médecine Interentreprises du département de la Somme 77, rue Debaussaux CS 60132 80001 AMIENS Cedex 1 Tél. 03 22 54 58 00 www.asmis.net
AST - Action Santé Travail 174 route de Béthune CS 20023 62160 AIX NOULETTE Tel. 03 21 18 42 00 www.actionsantetravail.fr
ASTAV - Association de Santé au Travail de l’Arrondissement de Valenciennes 1, avenue de l’Europe 59880 SAINT SAULVE Tél. 03 27 46 19 24 www.astav.fr
ASTIL 62 - Association Santé Travail Interentreprises du Littoral 430 boulevard du Parc BP 94 62903 COQUELLES Cedex Tél. 03 21 85 51 85 www.astil62.fr
CEDEST - Centre pour le Développement Santé au Travail 4/10, rue Albert Thomas 59210 COUDEKERQUE-BRANCHE Tél. 03 28 24 98 98 www.cedest.net
MTA - Médecine du Travail de l’Aisne rue Théodore Monod - Z.A. Bois de la Chocque 02100 SAINT-QUENTIN Tél. 03 23 62 52 48 www.mt02.org
ET FLASHEZ !
PÔLE SANTÉ TRAVAIL Centre Vauban - 199/201 rue Colbert Bâtiment Douai - CS 71365 59014 LILLE Cedex Tél. 03 20 12 83 00 www.polesantetravail.fr
SIMUP - Service Interprofessionnel de Médecine du Travail des Unions Patronales d’Halluin, Wervicq et Comines (Vallée de la Lys) 22 rue de Lille BP 40018 - 59431 HALLUIN Cedex TÉL. 03 20 94 12 54 www.simup.fr
STSA - Santé Travail Sambre Avesnois 24, rue Romain Duchateau 59720 LOUVROIL Tél : 03 27 53 31 34 www.sante-travail-sa.fr
Contact : entrepriseetsante@nordnet.fr Les éditions de l’encre vive Tél. 03 20 14 07 77 Fax : 03 20 14 06 16 Directeur de publication : Hervé Delpierre Comité de rédaction : Alain Cuisse, Francine Lemonnier, Louis-Marie Hardy, Dr Alain Moniez Conception et Responsable de rédaction : Dr Matthieu Méreau Méthodes et Médiation - Lille Rédaction : Matthieu Méreau Coordinatrice d’édition : Nathanaëlle Debaene Création et mise en page : Graphic Design Solutions www.gdsgroup.fr Crédit photos : P6 : CYRILLE MINEZ ; P7 : AMTPH ; P18 : WEPA ; P19 : RAMERY ; P26 : STSA, EUROVIA ; P27-29 : JEAN-MARC SYLVESTRE ; FOTOLIA. Coordination, Fabrication, Diffusion : Les éditions de l’encre vive 71 boulevard Montebello - 59000 Lille Tél. 03 20 14 07 77 Fax : 03 20 14 06 16 Régie publicitaire : Entreprise et Santé - Matthieu Méreau, Nathanaëlle Debaene Tél. 03 20 14 07 77 Fax : 03 20 14 06 16 Impression : Imprimerie Léonce Deprez - Ruitz Dépôt légal à parution N°ISSN en cours Tirage : 94 000 exemplaires Édité par :
Groupement Inter Services Santé Et Travail 40 bis allée du Bénélux Zone Artoipole 62060 Arras Cedex 9 Tél. 03 21 22 28 21
Assurance Maladie - Risques professionnels LES CHIFFRES 2016 SANTE ET SECURITE DU TRAVAIL
18,4 millions de salariés couverts pour 2,2 millions d’établissements assurés : Sur 100 € de cotisation : • 4 € pour la prévention; • 7 € pour l’indemnisation des accidents de trajet; • 15 € pour l’indemnisation des victimes de l’amiante; • 36 € pour les maladies professionnelles; • 38 € pour les accidents du travail. 3 risques représentent 30 % des indemnisations • amiante : 2 milliards € ; • troubles musculo-squelettiques : 1 milliard € ; • lombalgies : 1 milliard €.
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48 762 maladies professionnelles en 1er règlement en 2016 (50 960 en 2015).
626 227 accidents du travail en 1er règlement en 2016 (pour 760 000 en 2002) 53 % = manutentions manuelles; 25 % = chutes (de plain pied ou de hauteur); 9 % = outillage à main.
88 903 accidents de trajet en 1er règlement en 2016 (+ 1,2 % par rapport à 2015).
La route = 1ère cause de mortalité en accidents du travail.
Source : L’essentiel 2016, Santé et sécurité au travail, L’Assurance Maladie - Risques professionnels, inrs.fr, rubrique actualités. Pour en savoir plus, rubrique BRÈVES sur www.entrepriseetsante.fr
Lors d’un arrêt pour congé maternité, absence pour maladie professionnelle ou tout arrêt de plus de 30 jours, l’employeur doit informer le service de santé au travail dès qu’il a connaissance de la date de reprise du travail du salarié.
Tout nouveau salarié, permanent ou temporaire, doit bénéficier d’une information sur les risques présents au poste de travail, ainsi que les moyens de prévention mis en œuvre.
Une action de prévention en santé-sécurité au travail apporte un retour sur investissement à court terme, pour l’entreprise.
Réponse : rubrique « Vos droits, vos devoirs », page 8.
Réponse : « Dossier », pages 11 à 22.
Réponse : rubrique « Investir », page 23.
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PARIS PTE DE VERSAILLES 2017
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CENTRES DE CONTRÔLE TECHNIQUE AUTOMOBILE 13 salariés pour les 3 sites Cyrille Minez, gérant VALENCIENNES, PETITE-FÔRET, MARLY SANTE AU TRAVAIL DE VALENCIENNES (ASTAV)
Dosages atmosphériques et dosages urinaires
Une photographie complète de la situation pour dialoguer !
Raymond et Cyrille Minez gèrent depuis plus de 30 ans des Centres de Contrôle Technique Automobile : Valenciennes créé en 1988, Petite-Forêt créé en 1992 et Marly créé en Flashez 1998. En 2017, l’ASTAV (Association de Santé au Travail de la page pour voir l’Arrondissement de Valenciennes) leur propose de participer la vidéo gratuitement à une étude associant dosages atmosphériques et dosages urinaires. Cette étude est financée par l’ASTAV. Comme 13 de ses confrères sur les 19 recensés, Cyrille Minez accepte : « Ce type d’intervention favorise le dialogue. Nous l’avions déjà fait il y a 10 ans ». Médecin du travail à l’ASTAV, le Dr Philippe Robinet pilote cette démarche : « Les dosages atmosphériques apportent une vue partielle. Les dosages urinaires complètent “ la prise de vue ”. Ils renseignent sur ce que les salariés ont réellement absorbé par les poumons et la peau. Dans le cas présent, nous avons dosé le 1 Hydroxy-pyrène dans les urines, c’est un des marqueurs de la toxicité des gaz d’échappement. Nous rendons les résultats, en référence aux valeurs scientifiques, relatives aux fumeurs et aux non-fumeurs. Nous devons aussi savoir si les prélèvements ont été effectués en période hivernale ou estivale, c’est à dire si les portes sont ouvertes ou fermées… ». Dans le cadre de cette étude, 34 salariés ont accepté de participer. Les résultats des dosages sont remis aux médecins du travail, qui en restituent la teneur à chaque salarié de manière nominative et à l’entreprise de ma-
nière anonyme et collective. De l’expertise scientifique au dialogue de terrain Cyrille Minez explique : « Pour nous, c’est important de valider avec nos salariés l’efficacité de nos extracteurs. Ces dosages atmosphériques et urinaires, réalisés par l’ASTAV, permettent d’avoir des échanges francs et objectifs. On gagne en temps et en confiance. Pour nous, TPE, c’est une aide capitale, face aux questions essentielles de santé et sécurité au travail ». Assistante Santé Travail à l’ASTAV, Mélanie Sculier a organisé la partie administrative de l’étude et planifié les interventions : « Nous avons eu de très bons retours des salariés. Tout est prévu en amont pour ne pas gêner le fonctionnement de l’entreprise ». De l’efficacité au service des entreprises Cyrille Minez précise : « Chaque
Retrouvez le reportage sur : facebook.com/SanteTravailFR
Pour nous, TPE, c’est une aide capitale, face aux questions essentielles de santé et sécurité au travail Cyrille Minez, gérant, CTA.
salarié est libre d’accepter ou de refuser. Chez nous, de la secrétaire aux contrôleurs, nous avons tous participé. La santé de chacun doit être prise en compte ». Assistante Santé Travail à l’ASTAV, Catherine André est intervenue dans chaque Centre de Contrôle : « J’ai rencontré chaque employeur et ses salariés pour expliquer l’étude, renseigner une fiche technique et planifier les prélèvements urinaires ». Ingénieur Prévention des risques chimiques à l’ASTAV, Florent Monget précise : « Il faut répondre à toutes les questions. En pratique, nous réalisons un dosage de dioxyde d’azote dans l’atmosphère et le jeudi de la semaine suivante, en fin de poste, nous collectons les échantillons d’urine, que nous transmettons sans délai au laboratoire, sous conditionnement réfrigéré ». C’est un véritable travail d’équipe !
ARCELORMITTAL TUBULAR PRODUCTS 165 SALARIÉS Mathieu GILLET, Manager Santé Sécurité HAUTMONT Le Dr Bernard Klodzinski SANTE AU TRAVAIL SAMBRE AVESNOIS (STSA) nous a toujours accompagnés en Une journée sécurité, nous apportant une semaine santé… les compétences A Hautmont, AMTPH produit des tubes de précision, destinés au marché automobile européen. « AMTPH » comme ArcelorMittal de son équipe Tubular Products Hautmont. 165 salariés, auxquels s’ajoutent des Mathieu Gillet, manager santé sécurité AMTPH.
Manager Santé Sécurité sur le site d’Hautmont, Mathieu Gillet explique : « Nous avons deux évènements dans l’année : la Journée Sécurité en avril, organisée au sein du groupe à l’occasion de la Journée Mondiale de la Sécurité, et la Semaine Santé en octobre, organisée au sein de l’entreprise. Le Dr Bernard Klodzinski, médecin du travail à STSA, nous a toujours accompagnés en nous apportant les compétences de son équipe ». Assistante en Prévention Santé Sécurité à AMTPH, Maryline Ferin concourt à la réalisation opérationnelle de ces évènements. La Journée Sécurité « Le 28 avril 2017, nous nous sommes organisés pour que chaque salarié, inclus les intérimaires et les prestataires permanents, soit libéré deux heures chacun pour participer à un
intérimaires et prestataires permanents, transforment des bobines d’acier de 1 500 mm de largeur en tubes, dont les caractéristiques respectent scrupuleusement le cahier des charges des clients. Le four de traitement thermique impose de tourner en continu. Depuis 2011, Santé Travail Sambre Avesnois (STSA) apporte son concours à la « Journée de Sécurité » et la « Semaine Santé » organisées chaque année. circuit “ Prenons soin de nous ”», poursuit Mathieu Gillet. « Un film sur les situations de presque accident à potentiel grave a été projeté, afin d’expliquer l’importance des remontées d’information. La communication sur la sécurité et la perception des risques, en vue de leur détection précoce par chaque salarié, sont des axes de travail prioritaires ». La Semaine Santé Du 16 au 20 octobre 2017, les salariés vont bénéficier de conseils, par affichage, mailings auprès des agents de maîtrise pour l’animation des réunions de postes. Le 20 octobre, les salariés bénéficieront de deux heures pour participer à des ateliers d’information. « Nous abordons l’activité physique, l’équilibre alimentaire en donnant une recette par jour, les gestes pratiques de premiers soins,
les activités à faire dans un rayon de 30 km grâce aux associations locales » précisent Maryline Ferin et Mathieu Gillet. L’expertise STSA Séverine Mallarme et Sabine Gumez sont infirmières en santé travail à STSA. Séverine Mallarme témoigne : « Lors de la Journée Sécurité, nous avons animé 7 ateliers de 20 à 25 personnes sur le tabac : échanger sur les mécanismes et les conséquences de la dépendance, ouvrir sur les ressources locales d’aides au sevrage ». Formatrice Sauveteur Secouriste du Travail à STSA, Sylvie Poulet complète : « J’ai sensibilisé, à l’aide d’un mannequin, à la réanimation cardio-pulmonaire et à l’utilisation du défibrillateur ». L’information est le ferment de l’action… !
Visite médicale après arrêt de travail La loi « Travail » du 8 août 2016 (article 102) et son décret d’application du 27 décembre 2016 a modifié les modalités de suivi de santé individuel au travail. Après un arrêt de travail, la loi définit deux types d’examens médicaux effectués par le médecin du travail : la visite de reprise et la visite de pré-reprise.
CONGE MATERNITE, ABSENCE POUR CAUSE DE MALADIE PROFESSIONNELLE, ABSENCE D’AU MOINS 30 JOURS >>>>> VISITE DE REPRISE
Le salarié doit bénéficier d’un examen de reprise du travail : - après un congé de maternité ; - après une absence pour cause de maladie professionnelle ; - après une absence d’au moins 30 jours pour cause d’accident du travail, de maladie ou d’accident non professionnel. L’employeur doit saisir le service de santé au travail dès qu’il a connaissance de la date de la fin de l’arrêt de travail. Le service de santé au travail doit organiser la visite médicale de reprise le jour de la reprise, et, au plus tard, dans un délai de 8 jours qui suit cette reprise (Art. R. 4624-31 du Code du travail). L’examen médical a pour objet (Art. R. 4624-32 du Code du travail) ; - de vérifier si le poste de travail que doit reprendre le travailleur ou le poste de reclassement auquel il doit être affecté est compatible avec son état de santé ; - d’examiner les propositions d’aménagement ou d’adaptation du poste repris par le travailleur ou de reclassement faites par l’employeur à la suite des préconisations émises le cas échéant par le médecin du travail lors de la visite de préreprise ; - de préconiser l’aménagement, l’adaptation du poste ou le reclassement du travailleur ; - d’émettre, le cas échéant, un avis d’inaptitude.
ARRET DE TRAVAIL DE PLUS DE TROIS MOIS >>>>>> VISITE DE PREREPRISE
En vue de favoriser le maintien dans l’emploi des travailleurs en arrêt de travail de plus de trois mois, une visite de pré-reprise est organisée par le médecin du travail à l’initiative du médecin traitant, du médecin conseil de la sécurité sociale ou du salarié lui-même (Art. R 4624-29 du Code du travail). Au cours de cette visite médicale de préreprise, le médecin du travail peut recommander (Art. R. 4624-30 du Code du travail) : - des aménagements et adaptations du poste de travail ; - des préconisations de reclassement ; - des formations professionnelles en vue de faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle. Le médecin du travail informe, sauf si le salarié s’y oppose, l’employeur et le médecin-conseil de ces recommandations afin que toutes les mesures soient mises en œuvre en vue de favoriser le maintien dans l’emploi du travailleur. 08
Maîtriser les origines du stress liées aux organisations, éviter les tensions et améliorer les relations au travail : c’est possible ! Plusieurs méthodes existent. Elles peuvent apporter à l’entreprise, quelles que soient sa taille et son activité, une aide précieuse pour la prévention des Risques Psychosociaux. A Cambrai, l’AISMT (Association Interprofessionnelle des Services Médicaux du Travail) propose à ses entreprises adhérentes la méthode de « Résolution de problèmes » développée par l’Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail, depuis 2006. Si le médecin du travail peut la proposer, l’entreprise peut se l’approprier. Hélène Bouret est ergonome et psychologue du travail à l’AISMT : « La méthode part de l’analyse des situations réelles de travail. Voici deux exemples concrets. Dans une association d’aide à domicile de 130 salariés, une auxiliaire de vie arrive au domicile d’un bénéficiaire, alors qu’une collègue est en train de réaliser l’intervention. Ou bien pendant une semaine, personne ne passe. Les bénéficiaires manifestent leurs mécontentements. Des tensions apparaissent… Autre exemple : dans une entreprise du bâtiment de 11 salariés, le matériel n’est pas apporté à temps pour réaliser le chantier. Conséquences : client insatisfait, retard sur les autres chantiers, difficultés relationnelles avec le magasinier qui entend les mécontentements des collègues… ». Avoir des chiffres, c’est bien… Développer la qualité, c’est mieux ! Hélène Bouret précise : « Pour la pré-
vention des Risques Psychosociaux, nous pouvons réaliser une évaluation par passation de questionnaires individuels. Ceci est utile notamment pour l’actualisation du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels. En complément, la démarche de Résolution de problèmes permet de partir de situations vécues au sein de l’entreprise. Elle débouche sur des pistes concrètes d’amélioration. Par exemple, dans l’association d’Aide à domicile : correction des dysfonctionnements liés à l’organisation du travail, à savoir doublons sur les plannings, encadrant submergé, tâches mal définies, interruptions du travail en cours… L’établissement de fiches de poste claires et la participation des salariés à l’élaboration des plannings ont apporté des bénéfices à la fois pour les salariés, les cadres et les bénéficiaires ». L’accompagnement d’un tiers extérieur neutre et la qualité du dialogue au sein de l’entreprise sont
deux facteurs de réussite essentiels. Un but : que l’entreprise s’approprie la méthode… « Par “ situation problème ”, on entend toute situation de travail récurrente, qui entraine une gêne dans le déroulement de l’activité, un ressenti négatif, une perte de temps, etc. Après identification, les situations sont analysées par les différents métiers de l’entreprise. Ceci permet de passer par l’expression des salariés eux-mêmes. Car, qui de mieux qu’un salarié pour parler de son travail ? Ceci permet aux uns et aux autres de mieux comprendre la réalité du travail des autres et donc leurs contraintes ». Partir du travail réel permet de questionner l’organisation du travail et de faire émerger les solutions.
VOTRE SANTÉ VOTRE EMPLOI
Un accompagnement humain et spécialisé En cas d’inaptitude au travail, le salarié est souvent perdu : « Que vais-je devenir ? », « Que va faire mon entreprise ? », « Que dois-je faire ? »… A ACTION SANTÉ TRAVAIL, une équipe spécialisée lui apporte les réponses. En lien avec son médecin du travail et son entreprise, un but commun peut alors être défini en accord avec le salarié : pouvoir garder son emploi ou trouver un nouvel emploi. « Le maintien dans l’emploi » est l’une des missions clé du médecin du travail : complexe et délicate. Reportage. Au niveau des Hauts-de-France, en 20151, plus de 60 % des salariés en situation d’inaptitude médicale ont 45 ans et plus. Les premiers acteurs concernés sont le salarié et son médecin du travail, dans le colloque singulier et confidentiel que constitue la visite médicale. En liaison avec l’employeur, des solutions peuvent être trouvées : aménagement de poste, changement de poste, réorientation professionnelle, changement d’entreprise, invalidité… Tout cela relève d’une ingénierie sociale spécialisée, tant sont nombreux les intervenants et les procédures.
Handicap », comprenant quatre2 assistantes référentes, et trois médecins du travail référents3. Nadine Hutin est responsable de ce Pôle Handicap : « Nous recevons les salariés en entretien individuel à la demande du médecin du travail. Nous pouvons prendre le temps nécessaire pour expliquer les enjeux de l’inaptitude médicale, de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, de l’invalidité, etc. Nous pouvons passer en revue toutes les solutions possibles. C’est d’abord un travail d’écoute… ». Chaque secteur géographique dispose d’une Assistante spécialisée « Maintien dans l’emploi ».
Aider le médecin du travail dans sa mission de maintien dans l’emploi A ACTION SANTÉ TRAVAIL, s’est mis en place au fil des ans, un « Pôle
Dialoguer, Orienter, Accompagner… Le Dr Jean-Pierre Alluin est pilote du Pôle Handicap : « Créé depuis 10 ans, le Pôle s’étoffe régulièrement,
car il s’agit d’accompagnements très individualisés qui demandent beaucoup d’écoute, de contacts et de temps. Et la demande ne fait que croître ! ». Pour Lucie Derchez, référent maintien dans l’emploi : « En lien constant avec le médecin du travail, nous passons beaucoup de temps avec chaque salarié et son entreprise. Nous établissons tous les liens et contacts nécessaires, pour mettre en œuvre la solution la mieux adaptée. Avec humanité ».
1 - Source : Enquête régionale sur les inaptitudes médicales, Réseau régional Santé Travail Maintien dans l’Emploi (STME) et Institut de Santé au Travail du Nord de la France (ISTNF). 2 - Nadine Hutin, Lucie Derchez, Sandrine Saingenest, Jocelyne Mackowiak, Dominique Desmet. 3 - Drs Jean-Pierre Alluin, Marielle Baudelet, Sabine Delay
Pour en savoir plus, rubrique VOTRE SANTÉ, VOTRE EMPLOI sur www.entrepriseetsante.fr
INFORMER, C’EST DIALOGUER ! Chaque salarié doit être informé et formé sur les risques auxquels il est exposé. C’est logique : pour bien maîtriser les risques, ils faut les connaître. Le point de départ de la
prévention, c’est donc l’information. Cette information est aussi source de dialogue. Et il n’y a pas d’action de prévention sans dialogue…
BTP SERVICES E COMMERC T & ARTISANA INDUSTRIE INTERIM
SENSIBILISER, INFORMER, FORMER L’établissement du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP) permet d’identifier les risques et de les hiérarchiser. Obligatoire dans toutes les entreprises, le DUERP permet de définir les actions de prévention à mener. Pour que celles-ci aboutissent : place à la sensibilisation, l’information, la formation… et au dialogue !
Le BOULANGER, le GARAGISTE ou l’ARTISAN fait le même métier que
son ou ses salarié(s). Dans une TPE, l’information en santé et sécurité au travail est partagée rapidement, car chacun est exposé au même risque. Dans tous les cas (TPE, PME ou grande entreprise), la qualité du dialogue influe sur les résultats en santé sécurité au travail.
L’INFORMATION EN SANTE SECURITE AU TRAVAIL porte au minimum
sur : • les risques présents au sein des situations de travail et les conditions d’exécution du travail ; •les conditions de circulation au sein de l’entreprise ou du chantier ; • les moyens de prévention mis en œuvre ;
Elle doit être ACTUALISEE lors de tout changement d’organisation, de processus, de machines ou d’équipements, etc. L’information en santé sécurité du travail doit être réalisée régulièrement tout au long de la vie de l’entreprise.
Elle est organisée SUR LE TEMPS DE TRAVAIL. Elle constitue un temps de travail et doit être réalisée pendant les horaires de travail.
SELON LA FORMATION, LA QUALIFICATION ET LA LANGUE du salarié concerné. Que Elle doit être faite
ce soit par consignes orales ou écrites.
• la conduite à tenir en cas d’accident. Chaque entreprise doit identifier les besoins d’information et/ou de formation spécifiques à ses situations de travail.
L’information et la formation ne dispense pas l’employeur de mettre en place une organisation et des moyens adaptés pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés (article L. 41 21-1 du Code du travail).
L’INFORMATION DOIT ALLER DANS LES DEUX SENS : de
l’employeur au salarié et du salarié à l’employeur. Les salariés sont sources essentielles d’information sur les risques identifiés et vécus au poste de travail. Ici encore, la qualité du dialogue au sein de l’entreprise joue un rôle essentiel.
QUE DIT LA LOI ? Les articles L. 4121 et L. 4122 du Code du travail définissent les principes généraux de prévention.
La sensibilisation rend quelqu’un plus réceptif. L’information lui met à disposition des connaissances. La formation lui confère des aptitudes et/ou des compétences, nouvelles et évaluables.
Informer et former le salarié est un devoir pour l’employeur. Respecter les instructions de prévention, en fonction de sa formation et de ses possibilités, fait partie des devoirs des salariés.
OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR (article L. 4121 – 1 à 5 du Code du travail)
SENSIBILISER : Rendre quelqu’un, un groupe sensible, réceptif à quelque chose pour lequel il ne manifestait pas d’intérêt. Synonymes : avertir, attirer l’attention, impressionner, fixer.
L. 4121 – 1 : L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent : 1° Des actions de prévention des risques professionnels ; 2° Des actions d’information et de formation ; 3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.
INFORMER : Faire savoir quelque chose à quelqu’un, le porter à sa connaissance, le lui apprendre. Donner à quelqu’un des informations, des renseignements au sujet de quelque chose ; renseigner. Synonymes : renseigner, annoncer, apprendre, aviser, faire part, faire savoir, notifier, documenter.
OBLIGATIONS DES TRAVAILLEURS (article L. 4122 – 1 et 2 du Code du travail) L. 4122 – 1 : Conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d’en élaborer un, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses
FORMER : Éduquer quelqu’un, lui inculquer les principes, les habitudes, les connaissances qui développent ses aptitudes, son goût, etc. : Les voyages forment la jeunesse. Former des stagiaires à la gestion. Synonymes : instruire, enseigner, éduquer, élever, discipliner.
possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail. Les instructions de l’employeur précisent, en particulier lorsque la nature des risques le justifie, les conditions d’utilisation des équipements de travail, des moyens de
dangereuses. Elles sont adaptées à la nature des tâches à accomplir. Les dispositions du premier alinéa sont sans incidence
Sources : larousse.fr et synonymes.com
sur le principe de la responsabilité de l’employeur. L 4122 – 2 : Les mesures prises en matière de santé et de sécurité au travail ne doivent entraîner aucune charge financière pour les travailleurs.
SENSIBILISER, INFORMER, FORMER : QUI ET QUAND ? La sensibilisation, l’information et la formation, en sécurité au travail, porte au minimum sur les risques liés à la situation de travail, les conditions de circulation dans l’entreprise ou le chantier, les moyens de prévention mis en œuvre et la conduite à tenir en cas d’accident. En fonction de l’entreprise, de son activité et de ses besoins spécifiques, d’autres thèmes peuvent être abordés.
QUI INFORMER, SELON LA LOI ?
QUAND INFORMER, EN PRATIQUE ?
L’article R. 4141-2 du Code du travail précise :
Dans le respect des termes de la loi, l’information et la formation à la sécurité doivent être réalisées :
« L’employeur organise une formation pratique et appropriée à la sécurité au bénéfice : 1° Des travailleurs qu’il embauche ; 2° Des travailleurs qui changent de poste de travail ou de technique ; 3° Des salariés temporaires, à l’exception de ceux auxquels il est fait appel en vue de l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité et déjà dotés de la qualification nécessaire à cette intervention ; 4° A la demande du médecin du travail, des travailleurs qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d’une durée d’au moins vingt et un jours. Cette formation est répétée périodiquement dans des conditions déterminées par voie réglementaire ou par convention ou accord collectif de travail ».
• A l’embauche (CDI et CDD) : accueil de tout nouveau salarié ; • A l’arrivée dans un nouveau poste au sein de l’entreprise ; • A l’accueil d’un stagiaire ; • A l’accueil d’un travailleur intérimaire ; • A l’accueil d’un intervenant extérieur (ex. soustraitant) ; • Lors de tout changement d’organisation, de processus, d’équipement ou de machine, etc. De plus cette information et cette formation doivent être actualisées régulièrement pour tout salarié. En outre, l’affectation à un poste à risque particulier présuppose que le salarié bénéficie d’une information et d’une formation adaptée (ex. : travail en hauteur, etc).
QUI EST RESPONSABLE ? L’information et la formation à la sécurité font partie des obligations de l’employeur (cf. page 13). Il en est responsable.
ÊTRE CONSEILLÉ !
Les services de santé au travail interentreprises ont une MISSION GÉNÉRALE DE CONSEIL DES EMPLOYEURS, DES SALARIÉS ET LEURS REPRÉSENTANTS afin d’éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail :
CONDUIRE LES ACTIONS DE SANTÉ AU TRAVAIL, dans le but de préserver la santé physique et mentale des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel. CONSEILLER LES EMPLOYEURS, LES TRAVAILLEURS ET LEURS REPRÉSENTANTS
sur les dispositions et mesures nécessaires : • afin d’éviter ou de diminuer les risques professionnels ; • d’améliorer les conditions de travail ; • de prévenir la consommation d’alcool et de drogue sur le lieu de travail, de prévenir le harcèlement sexuel ou moral ; • de prévenir ou de réduire la pénibilité au travail et la désinsertion professionnelle ; • de contribuer au maintien dans l’emploi des travailleurs.
> CHSCT (COMITÉ D’HYGIÈNE, DE SÉCURITÉ ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL) : La formation des membres du CHSCT est obligatoire dès le démarrage d’un nouveau mandat et renouvelée quand le délégué a assuré deux mandants (consécutifs ou non). Elle est à charge de l’employeur. Elle est dispensée par un organisme agréé. Elle vise à leur permettre : • d’assurer efficacement leur mission ; • de développer leur aptitude à déceler et mesurer les risques professionnels ; • de développer leur capacité à analyser les conditions de travail. La durée du stage varie selon la taille de l’entreprise : • moins de 300 salariés : 3 jours minimum pour chaque membre (sauf autre disposition plus favorable de la Convention Collective) ; • plus de 300 salariés : 5 jours de formation pour chaque membre.
avoir désigné un salarié compétent en protection et prévention des risques professionnels (Articles L. 4644-1 et R. 4644-1 du Code du travail). Ce salarié a pour mission générale de le conseiller pour la prévention des risques au sein de l’entreprise et bénéficie à sa demande d’une formation adaptée, en sante sécurité au travail.
> DROIT D’ALERTE ET DE RETRAIT Tout salarié dispose d’un droit d’alerte et de retrait : • dans toute situation de travail avec danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ; • ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection. Quand il utilise son droit de retrait, le salarié doit alerter sans délai son employeur du danger.
> SALARIÉ COMPÉTENT EN SANTÉ SÉCURITÉ AU TRAVAIL Depuis le 1er juillet 2012, tout employeur doit
STRATÉGIE GLOBALE D’INTERVENTION
CONTRIBUER À LA TRAÇABILITÉ DES EXPOSITIONS PROFESSIONNELLES ET A LA VEILLE SANITAIRE. ASSURER LE SUIVI DE L’ÉTAT DE SANTÉ DES TRAVAILLEURS en fonction :
•d  es risques concernant leur santé au travail et leur sécurité et celles des tiers ; •d  e la pénibilité au travail ; •d  e leur âge.
Source : Cisme
À propos des formations spécifiques…
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La présence de risques particuliers au sein de l’entreprise peut nécessiter la mise en œuvre de formations spécifiques, en application des dispositions règlementaires et/ou des recommandations de la Sécurité Sociale. Certaines débouchent sur des habilitations obligatoires à obtenir pour exécuter le travail. Votre service de santé au travail est à même de vous renseigner et de vous orienter. Voici une liste non exhaustive… Sauvetage Secourisme du Travail (SST)
Prévention des Risques liés à l’Activité Physique (PRAP) (anciennement « Gestes et
Equipement de travail et Equipement de Protection Individuelle
Explosifs et BTP
Explosions sur les lieux de travail
Risque chimique : Agents chimiques dangereux, Etiquettes, Fiches de Données de Sécurité
Agents Cancérogènes, Mutagènes, Reprotoxiques (CMR)
Travail sur voies ferrées
Postures »)
Vibrations mécaniques A consulter : Formation à la sécurité. Obligations réglementaires, INRS ED 832, téléchargeable sur inrs.fr
BTP SERVICES E COMMERC T & ARTISANA INDUSTRIE
LA PROMOTION DE LA SANTÉ AU CŒUR DE L’ENTREPRISE
Parce que chacun doit pouvoir vivre en bonne santé pendant toute sa carrière professionnelle et tout au long de sa vie, Apréva mutuelle déploie des programmes spécifiques de prévention pour les salariés en partenariat avec les professionnels de santé au travail, dirigeants d’entreprises, représentants du personnel, membres du CHSCT. Apréva mutuelle peut apporter des moyens humains, logistiques et financiers pour les soutenir dans leur démarche de prévention santé des collaborateurs. Toute action d’information, d’éducation et de promotion de la santé, réalisée par Apréva mutuelle au sein de votre entreprise, repose sur une concertation étroite, notamment avec votre service de santé au travail. Pour l’entreprise et ses salariés, cette concertation et cette complémentarité sont gages d’efficacité et d’efficience. Aujourd’hui, Apréva mutuelle met à votre service une expérience de sensibilisation et d’information sur : • L’ activité physique et la lutte contre la sédentarité, avec des animations de type « Gym Ball » et/ou des outils d’autoévaluation • Le stress avec des outils d’autoévaluation et des ateliers : le taï chi et l’amma-assis • L’alimentation avec des conseils pratiques et des dégustations !
Pour ces actions de santé, Apréva mutuelle travaille en partenariat avec la Fédération Française de Cardiologie et plusieurs services de santé au travail des Hauts de France. Si vous êtes intéressé, Apreva mutuelle peut vous accompagner sur 3 ans dans un programme de prévention du risque cardio-vasculaire. Un « plus » santé pour votre entreprise ! Apréva mutuelle protège 684 327 personnes en santé, prévoyance, autonomie et retraite. Apréva mutuelle développe « Bien vivre son âge », bouquet de services permettant à chacun de toujours mieux préserver sa santé et son autonomie. Entreprise mutualiste engagée dans l’innovation et la solidarité, Apréva mutuelle est membre du Groupe AESIO, qui protège plus de 3 millions de personnes en France. Allant bien au-delà du seul remboursement des frais de santé, Apréva mutuelle adapte sa protection sociale à chaque personne, à chaque étape de la vie. Avec des offres de qualité au meilleur prix et de nombreux services innovants : santé, prévoyance, autonomie, retraite.
Rendez-vous sur www.apreva.fr
ou au 0800 950 027 (Service et appel gratuits)
Mutuelle soumise aux dispositions du livre II du code de la Mutualité - SIREN n° 775 627 391
Nutrition et Travail
Toute question trouve sa réponse ! A Bousbecque, près d’Halluin, WEPA1 est une entreprise spécialisée dans la production de papier hygiénique, d’essuie-tout et de mouchoirs. Elle emploie 400 salariés. Trois machines produisent des bobines de papier, qui sont ensuite transformées en produits finis sur sept lignes de production. Cette production est expédiée dans toute l’Europe. Au sein de l’entreprise, un groupe de travail conçoit et organise « La semaine du Bien-être ». Le SIMUP, Santé au Travail Vallée de la Lys Lille Métropole, est l’un des partenaires de cet événement.
Alexandre Hecht est responsable Santé Sécurité chez WEPA : « Nous restons une entreprise familiale, au sens où la famille Krengel a créé la première usine du groupe en Allemagne en 1948. Aujourd’hui WEPA comprend douze sites en Europe. Mme Petra Krengel coordonne la mise en place de ces Semaines Bien-Être sur l’ensemble des sites européens. Sur le site de Bousbecque, un groupe de travail piloté par Guillaume Lefebvre, adjoint du responsable Ressources Humaines, un membre du CHSCT et des représentants des différents ateliers de production conçoit la programmation et fait appel à différents partenaires pour la réussite de cette semaine consacrée à la santé ». Une semaine « Bien-Être » Sur une semaine, différents ateliers « Santé Bien-Être » sont proposés chaque jour. Le volontariat de chacun est respecté. 85 salariés ont participé à un programme très éclectique, associant des partenaires et ressources locales : foot, relaxation muscu-
laire, marche nordique, balade à vélo, relaxation par l’hypnose, nutrition. « Nous avons voulu une programmation très diversifiée. Les retours sont très positifs. Cela nous encourage pour l’édition 2018 ! », conclut Alexandre Hecht. L’atelier Nutrition Service de santé au travail auquel adhère WEPA, le SIMUP a été le partenaire « naturel » de l’atelier Nutrition. Pour le Dr Isabelle Otton, médecin du travail, « Ce type d’intervention s’inscrit dans le suivi global de l’entreprise ». Thomas Blanquin, Intervenant en Prévention des Risques Professionnels au SIMUP précise : « Nous avons défini avec l’entreprise, le principe d’un atelier ludique et pédagogique autour de la réalisation d’un sandwich équilibré, symbole de la pause-déjeuner, surtout en horaires décalés ». Ingénieur agroalimentaire, Magali Onof a été pendant 12 ans responsable Hygiène et Qualité dans la restauration aérienne. Aujourd’hui elle est diététicienne-nutrition-
niste2 à Wervicq-Sud : « Je connais bien le monde de l’entreprise. Par convention avec le SIMUP, je suis intervenue chez WEPA avec un atelier pratique, convivial et éducatif : « Fais toi-même ton sandwich ! ». Celui-ci s’est déroulé de 12h00 à 13h30. Dix personnes s’étaient inscrites. Il a été très vivant ! ». En fait, Magali Onof fait les courses, arrive dans l’entreprise et installe tout sur une table. Chacun doit alors réunir les aliments par famille… et composer son sandwich, sous l’œil avisé et amical de Magali Onof. Toute question trouve sa réponse ! 1 - www.wepa.de 2 - www.magali-onof-nutrition.com
WEPA Production de papier hygiénique, d’essuie tout et de mouchoirs 400 salariés	Alexandre Hecht, responsable qualité et référent sécurité BOUSBECQUE SANTÉ AU TRAVAIL DE LA VALLÉE DE LA LYS LILLE MÉTROPOLE (SIMUP)
Risque routier, Vigilance Partagée, Addictions
Une journée à l’arrêt pour réfléchir santé-sécurité Groupe familiale indépendant, Ramery s’appuie sur 5 métiers complémentaires : travaux publics, bâtiment, second œuvre et lots techniques, environnement et immobilier. La branche environnement se compose de 350 collaborateurs répartis dans 10 sociétés, implantées en Nord et Pas-de-Calais. Le 19 mai 2017, une journée Santé
Arnaud Verbeke est animateur QSSE (Qualité Sécurité Santé Environnement) pour Ramery et pilote du projet. Il a organisé la Journée Santé Sécurité simultanément sur ces 3 sites : « Au sein de la branche, cet événement était attendu depuis de nombreuses années. Cela a nécessité une réflexion menée collectivement avec la direction, le CHSCT, les salariés et les services de santé au travail, pour choisir les thèmes et les partenaires appropriés ». Ces journées ont été déployées sur le même modèle avec deux services de santé au travail : ACTION SANTE TRAVAIL à Harnes et Barlin, CEDEST à Dunkerque. Une programmation en trois axes « Le risque routier nous est apparu essentiel de par nos activités », poursuit Arnaud Verbeke. « Avec ECF Formation, nous avons ciblé, de manière très pragmatique, tous les conseils de prévention en lien avec nos équipements mobiles : les poids lourds, les véhicules utilitaires, les engins de chantiers, les véhicules légers.
Sécurité a été dispensée sur trois sites : Dunkerque, Harnes et Barlin. Les équipes de Ramery ont été mobilisées sur 3 thèmes communs : « Conduite et Risque Routier », « Addictions » et « Chasse aux Risques ». A Dunkerque, la journée Santé Sécurité a été organisée en partenariat avec le CEDEST (Centre pour le Développement de la Santé au Travail).
« La chasse aux risques ! » aborde les pratiques de vigilance partagée : avant toute action, l’intervenant prend 30 secondes de son temps pour analyser, observer, réagir et informer. Des ateliers de type « saynètes » ont permis de tester la vigilance des participants en les mettant en scène sur des chantiers non sécurisés. Leur mission consistait à repérer 10 erreurs. Pour le thème « des addictions », nous avons fait appel à nos services de santé au travail. Nous avons raisonné addictions au sens large ». Aborder les addictions Le Dr Arnaud Lanssens est le médecin du travail du CEDEST qui suit l’agence RAMERY de Dunkerque. Par conventionnement avec le CEDEST, les ateliers portant sur les addictions ont été animés par des éducateurs spécialisés du Groupe Pascal, association spécialisée dans l’accueil et la prise en charge, la prévention et la formation. Muriel Lecomte et Valérie Coo ont animé plusieurs ateliers, accueillant 80 personnes. Muriel
Lecomte précise : « Nous sommes partis de situations concrètes permettant à chacun de se situer, de réfléchir, d’échanger… Certes l’usage de l’alcool a été abordé, mais la réflexion s’est élargie à toute forme de dépendances : de toutes les substances agissant sur le cerveau à l’usage du téléphone portable. Les échanges ont été extrêmement vivants et riches ; tout le monde se sent concerné ». Arnaud Verbeke conclut : « Le midi, nous nous sommes réunis autour d’un déjeuner en toute convivialité. Notre objectif était de susciter les échanges et partages. Cette première fut un grand succès. Nous pensons déjà à l’édition suivante ! ».
RAMERY Propreté Branche Environnement 150 salariés	Arnaud Verbeke, animateur QSSE DUNKERQUE SANTE AU TRAVAIL DE DUNKERQUE (CEDEST)
TPE : une information « sur mesure » ! Quatre salariés travaillent chez ARTV Distribution à Alaincourt, dans le département de l’Aisne. Marie Masure, dirigeante, explique : « Nous donnons une deuxième vie à des emballages plastiques, issus essentiellement de l’agroalimentaire ou de l’industrie cosmétique ». A leur réception,
les bidons sont vides ou contiennent des résidus de produits. D’où la nécessité d’être bien informé sur les risques chimiques. MTA, service de santé au travail d’ARTV Distribution, a réalisé une prestation « sur mesure », adaptée à l’activité de l’entreprise.
Après lavage, les bidons en plastique sont reconditionnés afin d’être réutilisés par les clients, ou bien, ils sont broyés pour servir de matière première. Créé en juin 2015, ARTV Distribution travaille dans le secteur du recyclage. Marie Masure précise : « Peu après notre création, Chantal Wajda, assistante santé travail chez MTA, est venue faire notre fiche d’entreprise. Ce fut l’occasion d’un échange très constructif. Nous avons exprimé le souhait d’être informé sur les risques chimiques. C’était une des observations de notre Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels ».
Masure ». Chantal Wajda travaille en liaison étroite avec le Dr Andréas Thanapoulos, médecin du travail chez MTA, qui suit ARTV Distribution.
La fiche d’entreprise en 2016 Pour Chantal Wajda : « Faire la fiche d’entreprise permet d’échanger. Nous étions dans le cadre de l’accueil d’un nouvel adhérent. Lors de la visite des locaux, j’ai pu expliquer ce que nous pouvions apporter à l’entreprise. Et donner suite à la demande de Madame Marie
Une sensibilisation sur place en juillet 2017 Pour Florent Quilan, « Cinq thèmes ont été abordés sous un angle très pratique : l’étiquetage et leurs pictogrammes, les Fiches de Données de Sécurité, les règles de stockage, des situations d’évènements à risques, les mesures de prévention et
Une évaluation concertée en mai 2017 Technicien en prévention chez MTA, Florent Quilan s’est d’abord rendu dans l’entreprise : « J’ai pu ainsi valider les objectifs et concevoir un support de sensibilisation correspondant parfaitement à la demande et aux situations de travail ». Pour Marie Masure, « C’était capital d’associer les compétences de l’expert et l’action de terrain ».
de protection nécessaires. Les salariés ont très vite échangé, car cela correspondait à leurs questionnements. » Marion Masure conclut : « Tout le personnel a assisté à cet atelier de sensibilisation. Moi-même, j’ai appris des notions très pratiques, très utiles au quotidien. Pour moi, c’est indispensable de faire ce type d’information sur les lieux de travail. Au sein de l’entreprise, on a besoin de comprendre pour évoluer et toujours mieux se protéger. Nous sommes une TPE : MTA, notre service de santé au travail, est notre partenaire idéal ». ARTV Distribution Recyclage 4 salariés	Marie Masure, dirigeante ALAINCOURT SANTE AU TRAVAIL DE SAINT-QUENTIN (MTA)
CINQ CONSEILS POUR L’INFORMATION ET LA FORMATION SECURITE DANS MON ENTREPRISE Chaque salarié doit bénéficier d’une information de base à la sécurité. En cas de risques particuliers, des formations spécifiques doivent être mises en place, en fonction des dispositions règlementaires (Code du travail) et/ou des recommandations des organismes de sécurité sociale. A noter que, dans une TPE, le chef d’entreprise est souvent exposé aux mêmes risques que son (ou ses) salarié(s) : l’information est alors commune et partagée.
Je reprends mon Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP) Pour chaque unité de travail, mon DUERP identifie : • les dangers (ex. : électricité, produits chimiques, travail en hauteur, etc). • les risques (ex. : électricité et électrocution, produits chimiques et brûlure cutanée, travail en hauteur et chute, etc.). • les moyens de prévention à mettre en œuvre. L’information du (des) salarié(s) est le point de départ de toute action de prévention.
Je prends contact avec les partenaires susceptibles de m’aider Deux partenaires spécialisés peuvent m’aider dans le cadre de leurs missions respectives : • mon service de santé au travail • la CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail) A noter : leur intervention de conseil ne fait pas l’objet de facturation.
Je fais le point sur les informations de base à avoir En s’adaptant à chaque situation de travail, cette information de base concerne : les risques présents, les conditions de circulation dans l’entreprise ou le chantier, les moyens de prévention mis en œuvre, la conduite à tenir en cas d’accident.
FICHE DÉTACHABLE Je fais le point sur les formations spécifiques liées aux risques particuliers Ces risques particuliers concernent des agents physiques (ex. : électricité, milieu hyperbare, rayonnement ionisant, etc), des produits chimiques (ex. : agents chimiques dangereux, agents Cancérogènes-Mutagènes-Reprotoxiques, etc), des agents biologiques, des conditions générales de travail (ex. : manutentions, postures, travail sur écran, etc). Sur un plan général, je fais le point sur mes obligations en termes de Sauvetage-Secourisme du Travail et du Risque Incendie.
J’identifie les supports ou actions à développer Trois types principaux de support peuvent être identifiés : • oral (ex. : Entretien ou réunion) ; • écrit (ex. : procédures, consignes, règlement intérieur, dépliant, etc) ; • affichage, signalétique, étiquetage. Plusieurs types d’actions peuvent être identifiés : • échanges et réflexion collective (ex. Quart d’heure sécurité) ; • journée de sensibilisation (en interne si entreprise importante, en externe si TPE-PME) ; • formations par organisme spécialisé ou agréé. Ceci permet d’avoir une vision générale et planifiée des supports et/ou actions à développer.
IMPORTANT ! LA RESPONSABILITÉ DE L’EMPLOYEUR
LES DEVOIRS ET DROIT DES SALARIÉS
L’employeur engage sa responsabilité, dès lors qu’aucune action d’information et/ou de formation à la sécurité n’est réalisée, du fait d’un manquement à ses obligations. L’obligation d’informer et/ou de former son (ses) salarié(s) fait partie des principes généraux de prévention codifiés à l’article L. 4121 du Code du travail. Cette information et/ou formation sont totalement prises en charge par l’employeur ; elles sont réalisées sur le temps de travail, durant les horaires habituels de travail.
Les salariés ont le devoir de respecter les dispositions et consignes de prévention, délivrées par l’employeur, dès lors qu’ils sont en capacité de les appliquer. Ils disposent d’un droit de retrait et d’alerte en cas de danger grave et imminent.
Pour une aide à l’évaluation et des conseils pour la prévention, je contacte mon service de santé au travail
Prénom et nom :................................................................................................................................................................................. Adresse :...................................................................................................................................................................................................... ..............................................................................................................................................................................................................................
Mail :. ............................................................................................................................................................................................................. Téléphone : . ............................................................................................................................................................................................
Un enjeu économique pour l’entreprise Pour une entreprise, réaliser une action de prévention des risques professionnels constitue un investissement. Avec un retour sur investissement, à court terme. De nombreuses études le prouvent. EUROGIP a publié en février 2017, une étude réalisée par Florian Jacquetin1 : « Prévenir les risques professionnels, un enjeu économique pour l’entreprise ». Entreprise & Santé vous en présente quelques données. Selon les statistiques publiées chaque année par Eurostat, la Direction Générale Statistique de la
un travailleur européen sur dix est confronté à un accident du travail ou à un problème de santé lié au travail.
Commission européenne, environ
L’ensemble des études converge sur un point essentiel :
la prévention est rentable économiquement.
2,20 € pour chaque euro investi dans la prévention, par année et par salarié, (Etude portant sur 300 Les entreprises peuvent espérer un retour potentiel moyen de
entreprises, Association Internationale de la Sécurité Sociale, 2011)
Sur treize cas de TPE PME, onze ont affiché un retour sur investissement positif à la fin de la période de cinq ans retenue pour l’évaluation. Les initiatives de Santé Sécurité au Travail dans les PME peuvent à la fois améliorer de manière importante les conditions de travail et s’avérer très rentables (Etudes de cas, EU-OSHA, Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 2014). Pour les entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics, L’OPPBTP constate que :
Pour 1€ investi, le retour observé s’élève en moyenne à 2,19 €. Les TPE obtiennent le meilleur rendement moyen : 3,11. Un quart des actions coûtent moins de 5 000€ et ont un rendement dix fois supérieur à la moyenne. Le délai de retour moyen est de 1,5 an (1,2 pour les petites entreprises). (Une approche économique de la prévention - D’après 101 cas étudiés en entreprise, OPPBTP, Office Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux publics, 2016)
prévention des risques psychosociaux pouvait générer un bénéfice économique net allant de 0,81 € à 13,62 € (Des
Un euro dépensé dans un programme de
troubles mentaux sur le lieu de travail et de leur contribution potentielle aux objectifs de la politique de santé, sociale et économique de l’Union Européenne, Matrix, 2013). 1 - Note thématique EUROGIP - 124/F, Février 2017, 33 p, PARIS
09 23 03
CITEO ouvre ses portes à la recherche action !
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Implanté sur l’agglomération lilloise depuis 1998, CITEO est une entreprise associative du secteur de l’entreprenariat social. Sa vocation : apporter une solution durable et adaptée alliant expertise, qualité et proximité. Sur près de 360 salariés, 300 sont des médiateurs sociaux, travaillant en roulement de 6 heures du matin à 1 heure du matin le lendemain, en s’adaptant à chaque client et chaque usager : médiation urbaine, transports/mobilité, école, hôpital et services publics. Pour nombre de collaborateurs en horaires décalés, garder une alimentation équilibrée n’est pas aisé. Avec l’appui de PÔLE SANTE TRAVAIL Métropole Nord, son service de santé au travail, CITEO a rejoint le programme PreV’HoDe, porté par l’Institut Pasteur de Lille. En respectant le volontariat de chaque salarié. Médecin du travail à PÔLE SANTE TRAVAIL Métropole Nord, le Dr Dominique Fourmaintraux assure le suivi de CITEO : « C’est la première fois, en ce qui me concerne, qu’une étude de ce type est menée, avec des analyses biologiques permettant de mesurer l’impact de mesures de prévention, animées par une diététicienne de Pasteur avec les salariés lors d’ateliers hebdomadaires dans les centres dont ils dépendent, Tourcoing, Triolo, Les Près. L’alimentation pour des salariés en horaires décalés comporte deux aspects majeurs : difficulté à avoir une alimentation équilibrée, conséquence sur la santé en termes de surpoids et/ou de vigilance, par exemple ». En France, 20 % des salariés sont en horaires décalés1. UN PROJET D’ENTREPRISE AMBITIEUX ET PARTAGÉ Michèle Delmotte est responsable formation professionnalisation et référente santé sécurité chez CITEO : « Nos médiateurs sont en contact direct avec différents usa-
gers pour des missions d’animation, d’accompagnement, de sensibilisation, d’assistance, de prévention et de sécurisation. Ils exercent leurs missions en horaires décalés et s’adaptent en permanence au public rencontré. Le médecin de travail avait constaté une prise de poids d’environ 10 kg la première année. Outre l’évolution des conditions de travail, nous avions déjà mis en place plusieurs actions de 2014 à 2016, avec un groupe de médiateurs et le comité d’entreprise. Nous sommes aussi amenés à gérer des personnels plus fragiles, notamment ceux en restriction d’aptitude. Contribuer aux changements des comportements alimentaires, c’est aussi atteindre notre objectif d’amélioration du bien-être et de la qualité de vie au travail de tous les collaborateurs. En interne, pour PreV’HoDe, n ous mobilisons spécifiquement plus de 20 collègues, au sein d’une équipe Projet et en tant qu’ambassadeurs-relais et plus de 150 salariés volontaires sur l’étude. C’est un véritable projet d’entreprise qui s’inscrit dans la durée ».
Retrouvez le reportage sur : facebook.com/SanteTravailFR Entreprise & Santé • 4ème Trimestre 2017 • N°40 • www.entrepriseetsante.fr
UNE DÉMARCHE CO-CONSTRUITE Animatrice du projet, Julie Lecouf est responsable qualité et méthodes chez CITEO : « La démarche s’est construite en dialogue avec notre CHSCT, notre service de santé au travail, PÔLE SANTE TRAVAIL Métropole Nord, et l’Institut Pasteur de Lille. 157 salariés volontaires ont accepté de participer à cette rechercheaction, avec une prise de sang et un entretien à l’Institut Pasteur de Lille, en début et fin d’intervention. Deux groupes font l’objet d’un accompagnement sous la forme d’ateliers hebdomadaires d’octobre 2017 à Mai 2018. Un 3ème groupe témoin, ne bénéficient pas des ateliers sur cette même période, pour permettre l’analyse comparative avec les 2 premiers groupes ». Les animations hebdomadaires comprennent : des ateliers culinaires animés par une diététicienne de l’Institut Pasteur de Lille, la mise à disposition de corbeilles de fruits de saison2, des conseils et exercices avec un éducateur médico-sportif3, des évènements ludiques et la mise à disposition de fiches pratiques (sommeil, stress, etc).
UN SUIVI SCIENTIFIQUE Pour Charlotte Vandevelde, diététicienne et technicienne d’études cliniques à l’Institut Pasteur de Lille pour le programme PreV’HoDe : « Le suivi et l’animation des actions au sein de l’entreprise repose sur l’implication des salariés. Cette participation résulte d’un dialogue collaboratif permanent ». Ingénieure en alimentation et santé à l’Institut Pasteur de Lille, Suzanne Lanckriet est chef de projet : « Les salariés qui participent au programme viennent à l’Institut Pasteur de Lille pour un bilan comprenant examen clinique, prise de sang et questionnaire sur l’alimentation, le sommeil et l’activité physique. Ce bilan est fait avant le début du programme et à la fin de celui-ci. Les données anonymes permettront de comparer les résultats obtenus des deux groupes qui ont participé et du groupe témoin. Cela repose sur un protocole scientifique rigoureux ». Rendez-vous en juin 2018 !
LE PROGRAMME Prev’HoDe : Prévention nutritionnelle pour les salariés en horaires décalés. Créé en 1894, l’Institut Pasteur de Lille est une fondation privée reconnue d’utilité publique depuis 1898, qui a pour objet la recherche, la prévention et la formation en santé. Forts de ses 800 collaborateurs, l’Institut Pasteur de Lille, actuellement dirigé par le Pr Patrick Berche, a une renommée internationale. Au sein de l’Institut Pasteur de Lille, le Dr Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste, dirige le Service de Nutrition, organisé en trois pôles : Etudes cliniques, Expertises, Santé Publique-Prévention. Bénéficiant du soutien financier du Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé (FFAS), Le Programme PreV’HoDe (Prévention nutritionnelle pour les salariés en HOraires DEcalés) est porté par l’Institut Pasteur de Lille et son Service de Nutrition. Le FFAS résume le programme comme suit :
« Développé sur 2017 et 2018, PreV’HoDe vise à mettre en place et évaluer un programme de prévention santé nutritionnelle au bénéfice des salariés en horaires décalés de CITEO. Les objectifs du projet sont doubles : d’une part évaluer l’impact des conditions de travail en horaires décalés de ces salariés sur l’alimentation et d’autre part améliorer leurs comportements alimentaires. Comment ? En mettant l’accent sur le plaisir de manger via un programme de prévention nutritionnelle dans lequel seront proposées des actions variées et multiples mais toujours adaptées à la vie de l’entreprise (exemple : démonstration culinaire, activité physique, mise à disposition de corbeilles de fruits, etc…). Cette étude vise donc à apporter des connaissances sur le comportement alimentaire et les facteurs qui l’influencent chez les travailleurs en horaires décalés, d’identifier des leviers d’actions et de les évaluer ».
1 - Source : DARES (Direction de l’Animation et de la Recherche, des Etudes et des Statistiques), 2009. 2 - Les paniers de Léa. 3 - Association Siel Bleu
> Santé auditive et travail
Les entreprises parlent aux entreprises Chaque année, depuis 20 ans, se déroule la Journée Nationale contre le Bruit. Pour l’édition 2017, ASTIL (Association Santé Travail Interentreprises du Littoral) s’est tournée vers des entreprises pour co-organiser une journée d’information et de sensibilisation. L’objectif est de susciter des échanges autour d’expériences vécues en entreprise. EUROVIA, à Calais, et le CFPMT (Centre de Formation des Produits de la Mer et de la Terre), à Boulogne-sur-Mer, ont été les partenaires de l’ASTIL pour la réussite de cette journée, le 9 mars 2017. « EUROVIA est leader dans la réalisation et l’entretien de routes et d’aménagements, notamment urbains. Et, en entreprise, nous faisons face aux aléas », nous déclare Serge Calas, responsable administratif chez EUROVIA. « Du fait d’un dégât des eaux survenu dans nos locaux, une autre entreprise de la Zone Marcel Doret a eu la gentillesse de nous recevoir ». Secrétaire du CHSCT à EUROVIA, Franck Leconte précise : « Quand notre médecin du travail, le Dr Claude Bailly a proposé qu’EUROVIA accueille cette journée d’information, nous avons tout de suite accepté. Pour nous, sur les chantiers, nous ne sous-estimons pas le risque auditif car des solutions existent, de l’équipement des engins et des outils, au port de bouchons d’oreille moulés ». Un plus pour les entreprises Imane El Guid est assistante Qualité Prévention Environnement à EUROVIA : « Accueillir les entreprises de la Côte d’Opale dans nos locaux permet d’avoir des échanges sur les bonnes pratiques, de se situer et de bénéficier de l’expérience des autres. C’est important, 26
même quand nous menons une politique continue de prévention : mesure du niveau de bruit sur les chantiers, avec sonométrie ou dosimétrie, fiches d’information adressées avec le bulletin de paye, réunions une fois par an des chefs de chantier, etc ». La journée proposée par l’ASTIL « est un plus, pour les entreprises, en permettant de bénéficier d’un regard extérieur ». Une programmation pragmatique Cette journée a été conçue par le Groupe d’Action pour Limiter le Bruit, composé au sein de l’ASTIL par le Dr Anne-Elise Bonin, médecin du travail, Aurore Pecron, Technicienne Hygiène Sécurité, Martine Coche, Infirmière Santé Travail et Mélanie Saison, Assistante Santé Travail. « En bénéficiant du contexte national de la Journée pour l’Audition », précise le Dr Anne-Elise Bonin, « nous pouvons rappeler que l’oreille est indispensable. Les protections collectives et individuelles sont primordiales. Le dépistage est simple ». Lors de cette journée, les participants pouvaient bénéficier d’un audiogramme. Mais également
d’une présentation interactive sur l’audition, d’un jeu sur le maintien dans l’emploi en cas de surdité avec la Cellule Maintien dans l’Emploi de l’ASTIL, d’un atelier sur les principes physiques de diffusion du bruit et les moyens de prévention collective à mettre en œuvre pour la protection contre le bruit avec la CARSAT1 et d’une exposition des différents EPI2 avec COTRAL. Le tour de la question en quelques heures ! 1 - Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail 2 - Equipement de Protection Individuelle
EUROVIA Travaux d’infrastructures routières, ferroviaires et d’aménagements urbains 106 salariés pour l’Agence de Calais (62) Serge CALAS, responsable administratif Franck LECONTE, secrétaire CHSCT Imane EL GUID, assistante Qualité Prévention Environnement CALAIS SANTE AU TRAVAIL CALAIS, BOULOGNE, RANG-DU-FLIERS (ASTIL)
Journaliste économique de premier plan, Jean-Marc Sylvestre est un observateur privilégié de la vie des entreprises. Fort de ses années d’expériences, à l’Université puis dans de nombreux média, il porte un regard avisé sur les évolutions permanentes de notre monde. D’inspiration plutôt libérale, il considère que le dialogue avec « les contre-pouvoirs » est au cœur de la réussite d’une entreprise. La santé est-elle facteur de compétitivité ? Entreprise & Santé remercie Jean-Marc Sylvestre d’avoir accepté notre interview.
« La Santé et l’Entreprise sont intimement liés » La santé au travail est-elle un facteur de compétitivité ? Jean-Marc Sylvestre : Avant d’être un facteur de compétitivité pour l’entreprise, la santé est un marqueur de progrès, pour les humains en général. La santé, c’est vivre mieux et plus longtemps. On mesure les progrés de la santé par l’espérance de vie, l’allongement de la durée de vie dans des bonnes conditions, la baisse de la mortalité. La santé se mesure aussi par le niveau de prévention contre les épidémies et les grandes maladies, comme les maladies cardiovasculaires ou cancéreuses, etc. La santé, c’est également la capacité d’accès aux traitements et aux soins. Alors que la santé soit un facteur de compétitivité, c’est évident ! Mais la santé est aussi une conséquence de la compétitivité, de la croissance. On vit mieux aujourd’hui qu’au siècle dernier parce que la croissance
économique a permis de dégager de meilleures conditions de vie. On peut donc dire que la santé et l’entreprise sont intimement liés. Au 19ème siècle, Karl Marx définissait le salaire comme l’argent nécessaire à la reconstitution de la force de travail : le travailleur a besoin de repos, besoin de manger, besoin de se protéger. Depuis la révolution industrielle, les conditions de vie et de travail ont beaucoup évolué, mais il reste que le facteur travail a besoin d’être protégé pour pouvoir remplir sa fonction. Peut-on identifier un autre progrès ? Jean-Marc Sylvestre : Les objectifs sont les mêmes, mais les moyens de les atteindre peuvent être différents. On peut considérer aujourd’hui qu’une entreprise moderne a, au-delà de sa fonction économique qui est de produire de la richesse, c’est à dire des produits ou
des services, trois objectifs. Un objectif financier : elle doit être rentable pour rémunérer normalement le capital investi et satisfaire ses actionnaires. Un objectif environnemental : protéger son écosystème. Un objectif social : permettre des conditions de vie et des conditions de travail qui soient acceptables et assumées par les salariés. Si un de ses objectifs n’est pas rempli, le management de l’entreprise aura des ennuis. Les actionnaires partiront. Les clients seront mécontents. Les associations de consommateurs se manifesteront si la traçabilité n’est pas correcte, etc. Et les syndicats des salariés revendiqueront très fortement. En bref, l’entreprise ne tient en équilibre que si elle respecte ses contre-pouvoirs. Le fonctionnement des contre-pouvoirs est mieux organisé dans une grande entreprise que dans une petite entreprise ou les rapports personnels compensent souvent l’action des syndicats. Mais globalement le patron d’une PME doit être sensible
INTERVIEW : JEAN-MARC SYLVESTRE
à la satisfaction de ses banquiers, de ses clients et de ses personnels. Sinon sa compétitivité en souffrira. Dans cette gouvernance, le bien-être au travail, la santé, la prévention des accidents constituent évidemment une composante importante. Pour vous, cette composante est-elle variable selon le secteur d’activité ? Jean-Marc Sylvestre : La composante santé est variable selon les activités et les métiers. Il y a des métiers plus dangereux, plus fatiguants, plus stressants que les autres. C’était tout l’objet du compte de pénibilité qui a été mis en place de façon assez complexe, parce que l’évaluation de la pénibilité est très relative. Mais d’une façon générale, c’est à l’entreprise, ou à la branche d’activité, d’évaluer la composante santé dans le fonctionnement de l’entreprise et son organisation. La prise en compte est difficile parce qu’il y a des éléments objectifs et des éléments subjectifs. L’apparition de nouvelles maladies liées au stress notamment a complexifié la tâche.
La loi est-elle une contrainte ou une opportunité ? Jean-Marc Sylvestre : La loi est d’abord une obligation. Elle devient une contrainte, si elle n’a pas été assez bien préparée et négociée. La loi peut être une opportunité pour faire mieux. L’objectif santé est aussi important pour
la bonne marche de l’entreprise que l’objectif économique ou financier. De plus en plus, les marchés financiers, les associations de consommateurs se préoccupent à juste titre des conditions de travail. Cet objectif santé est souvent objet de débat et de conflit. Pourquoi ? Jean-Marc Sylvestre : La composante santé est objet de débat parce qu’il y a un problème de financement de la santé au sens large. Les français ont une culture de la gratuité, or la santé coûte cher. Toute la question est de savoir qui paie quoi. La question est d’arbitrer entre l’état (la sécurité sociale), l’entreprise (par les biais des mutuelles) et les individus. Les frais de santé relèvent en général de la solidarité nationale, par la sécurité sociale, mais les risques du travail sont pris en charge par l’entreprise, qui négocie avec des mutuelles ou des assurances privées. Il existe des risques santé dont on ne sait pas s’ils relèvent de la responsabilité de l’entreprise ou de la responsabilité individuelle. Les exemples sont nombreux. L’alcoolisme est lié à la responsabilité individuelle, sauf que certains expliqueront que l’alcoolisme est dû à la pénibilité
du travail effectué. Le cancer du poumon chez un gros fumeur est évidemment lié à son habitude de fumer, mais pourquoi fume-t-il si ça n’est pas pour l’aider à supporter le stress de la vie moderne et de la vie au travail… Qui est responsable ? Idem pour les maladies cardio-vasculaires. Sontelles imputables au travail ou au style de vie du travailleur. Ces débats sont interminables, ils mettent en jeu l’entreprise, les syndicats et les mutuelles. Le volet traitement a un coût dont il est difficile de savoir, in fine, qui doit le payer. Mais le volet prévention est encore plus délicat à financer. Beaucoup d’entreprises modernes offrent désormais à leurs salariés des stages de désintoxication au tabac, des cours de Yoga ou des séances de gymnastique… Parce qu’elles considèrent que c’est un facteur de bien-être donc de compétitivité pour l’entreprise.
Quel conseil donneriez-vous à une TPE PME ? Jean-Marc Sylvestre : Les TPE et PME se porteront d’autant mieux que leurs personnels se porteront eux-mêmes bien au travail et bien dans la vie. Pas de conseil, sinon l’écoute et la négociation avec les contre-pouvoirs, mettre en place des protocoles généreux avec les mutuelles complémentaires puisque la loi oblige désormais toutes les entreprises petites ou grandes à négocier des accords avec les mutuelles.
BIOGRAPHIE express Jean-Marc Sylvestre Né le 24 octobre 1946 à Alençon, Jean-Marc Sylvestre s’oriente dans une carrière universitaire à l’Université de Caen, après l’obtention d’une licence et d’un doctorat en sciences économiques à l’Université Paris-Dauphine. L’enseignement et la recherche l’animent dès la fin de ses études ! Puis, il s’engage dans le journalisme économique. La pédagogie sera au cœur de son style. Et la volonté d’analyser et d’expliquer l’accompagnera, tout au long de sa vie professionnelle. Réagir et exprimer sa pensée seront son guide : il publie plusieurs ouvrages, accessibles au plus large public. •	1973 : journaliste à L’expansion, Management et La Vie Française ; •	Rédacteur en chef au Nouvel Economiste, puis au Quotidien de Paris ; •	1986-2008 : chroniqueur économique sur France Inter ; •	1986-1993 : chroniqueur économique sur la Cinq ; •	1993 : responsable de l’information économique et sociale sur TF1 ; •	1994 : animateur de « Décideur » sur LCI ; •	1997-2010 : animateur du « Club de l’économie » sur TF1 ; •	2008 : directeur adjoint de l’information sur TF1, en charge de l’information économique et sociale ;
•	2008 : élu meilleur journaliste de l’année par l’Université Paris-Dauphine ; •	2010-2013 : éditorialiste, chroniqueur et présentateur des « Clés de l’Eco », sur iTélé (Groupe Canal+) ; •	2013 et suivante : création de « JMS Prod », société de production de documentaire ; •	Depuis 2013 : éditorialiste chez Atlantico. Jean-Marc Sylvestre a publié plusieurs ouvrages accessibles au grand public. Notamment : •	« Tout va bien (ou presque), la preuve en 18 leçons », avec Olivier Pastré, Fayard, 2013 ; •	« Nouvelles petites leçons d’économies pour ceux qui doutent des promesses qu’on leur fait », à la portée de tous, Flammarion, 2011 ; •	« On nous ment, vérités et légendes sur la crise », avec Olivier Pastré, Fayard, 2011 ; •	« La France piégée », essai, J’ai Lu, 2009 ; •	« La France piégée, comprendre la crise », Buchet Chastel, 2008. Jean-Marc Sylvestre réalise de nombreuses conférences, notamment au-devant du monde économique et social ainsi que du grand public.
Risque professionnel et taille de l’entreprise « Les salariés des très petits établissements (1 à 9 salariés) ne sont pas plus exposés aux risques physiques que ceux des plus grandes unités, sauf pour les vibrations et la conduite sur la voie publique. Les expositions aux agents cancérogènes apparaissent plus fréquentes pour les salariés dans les petits établissements (1 à 49 salariés), et la prévention de ces risques y est moins développée. En revanche, ils subissent des risques organisationnels et psychosociaux nettement moins importants. Ces constats demeurent lorsqu’on prend en compte les métiers exercés ». Telle est l’introduction d’une étude publiée en juillet 2017 par le ministère du Travail (DARES ).
En exploitant la base de données de l’enquête SUMER 2010, une comparaison systématique des expositions professionnelles des salariés des très petits établissements (1 à 9 salariés : « TPE ») et des petits établissements (10 à 49 salariés : « PME ») avec les grandes entreprises a été réalisée. Pour aider à répondre à cette question : sur quoi les conditions de travail diffèrent-elles ? Entreprise & Santé reprend ci-après les cinq grandes conclusions de l’étude. Se reporter au document publié pour plus de détails1.
de 2 heures par jour, 28 % de ceux des PME contre 12 % des salariés des établissements de 200 salariés et plus.
• Des horaires atypiques moins fréquents 5 % des salariés des TPE et 10 % dans les PME travaillent en équipe contre 25 % dans les établissements d’au moins 200 salariés. Sur la base d’au moins 10 nuits par an, 4 % des salariés des TPE et 7 % de ceux de PME travaillent de nuit contre 12 % dans les grandes unités.
• Un travail moins intense et des marges de manœuvre plus importantes 22 % des salariés des TPE subissent au moins 3 contraintes de rythmes de travail, contre 31 % des salariés de PME et 36 % des salariés de grandes entreprises. 13 % des salariés de TPE se déclarent sous tension de travail (« jobstrain ») contre 21 % de ceux des établissements de plus de 500 salariés.
• Des expositions plus importantes aux vibrations et à la conduite 28 % des salariés des TPE/PME sont exposés à des postures pénibles plus de 2 heures par semaine contre 25 % de l’ensemble des salariés. 18 % des salariés des TPE sont exposés aux vibrations transmises par les outils et machines vibrants contre 12 % de l’ensemble des salariés. 20 % des salariés des TPE conduisent sur la voie publique plus
• Davantage d’exposition aux agents chimiques cancérogènes 13 % des salariés des TPE sont exposés aux agents chimiques cancérogènes contre 10 % de l’ensemble des salariés. 34 % des salariés des TPE n’ont ni protection individuelle, ni protection collective contre 24 % de ceux des établissements de 200 salariés et plus.
• De meilleures relations internes et externes 40 % des salariés de TPE sont concernés par un manque de soutien de la part des collègues contre 6 % pour l’ensemble des salariés. 5 % des salariés de TPE sont concernés par des comportements méprisants contre 8 % de l’ensemble des salariés.
1 - Les expositions aux risques dans les petits établissements en 2010, Thomas Coutrot (DARES), Martine Léonard (Inspection médicale du travail - DGT), DARES Résultats n° 049 – Juillet 2017 (Direction de l’Administration, de la Recherche, des Etudes Statistiques), Ministère du Travail, Paris.
« Atelier Document Unique » > Le mercredi 8 novembre 2017 - de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h00 à Hesdigneul-les-Boulogne En partenariat avec l’OPPBTP et le CFA d’Hesdigneul-les-Boulogne, l’ASTIL vous propose, en compagnie d’autres entreprises du BTP, de réaliser votre Document Unique avec votre Plan d’Actions, aidé d’un conseiller OPPBTP et d’une THS de l’ASTIL spécialisée dans le BTP. Lieu : CFA d’Hesdigneul-les-Boulogne - 23, route de Pont-de-Briques - 62360 HESDIGNEUL-LES-BOULOGNE Renseignements et inscriptions auprès de Julie CROQUET : j.croquet@astil62.fr
l’emploi des « Club Sécurité Maintien dans travailleurs handicapés » > Le mardi 14 novembre 2017 – de 9h00 à 12h30 à Coquelles En partenariat avec le SISE et la CCI Hauts-de-France, l’ASTIL vous propose une « ½ journée de rencontre et d’échanges avec les entreprises de la Côte d’Opale sur les pratiques en matière de handicap » : animation d’ateliers, échanges entre entreprises… seront au rendez-vous. Lieu : 430, boulevard du Parc - 62903 COQUELLES Renseignements et inscriptions auprès de Julie CROQUET : j.croquet@astil62.fr
Travail » « L’entretien infirmier Santé Réservé aux adhérents de l’ASTAV
> Le mardi 14 novembre 2017 de 8h30 à 10h00 à Saint-Saulve L’ASTAV vous invite à un petit déjeuner d’échanges et vous accueille dès 8h30. Rencontre animée par l’équipe pluridisciplinaire. Lieu : centre de Santé au Travail de l’ASTAV – 1 avenue de l’Europe – 59880 SAINT-SAULVE Inscriptions par fax : 03 27 45 97 47, par e-mail : information@astav.fr ou sur le site : http://www.astav.fr/event/lentretien-infirmier-sante-travail/
s risques « Matinée Document unique de entreprise» professionnels - Pénibilité en Réservé aux adhérents du CEDEST
> Le mardi 21 novembre 2017 de 8h30 à 11h00 à Grande Synthe Damien Burette, Technicien Hygiène Sécurité, expliquera les grandes lignes du document unique des risques professionnels et de la pénibilité. Puis, il vous exposera une méthodologie de travail pour mesurer les risques et prioriser les actions d’amélioration. Cette intervention est incluse dans votre cotisation – Nous limitons à 2 participants par entreprise. Lieu : CEDEST – Rue Galilée – 59760 GRANDE SYNTHE. Inscriptions par e-mail : poleprevention@cedest.net
iante» « Matinée dédiée au risque am Réservé aux adhérents du CEDEST
> Le jeudi 30 novembre 2017 de 8h30 à 11h00 à Coudekerque Branche De par vos activités, vous êtes susceptibles d’effectuer des interventions sur des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante. Vous êtes donc tenu de respecter les règles de la sous-section 4 du décret n°2012-639 du 4 mai 2012 relatif aux risques d’exposition à l’amiante. Cette intervention est incluse dans votre cotisation – Nous limitons à 2 participants par entreprise. Lieu : CEDEST – Rue Albert Thomas – 59210 COUDEKERQUE BRANCHE. Inscriptions : poleprevention@ cedest.net
Entreprise & Santé N°40
entreprise-et-sante
Numéro 40 d'Entreprise & Santé