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Timestamp: 2018-02-25 21:39:45+00:00
Document Index: 297872358

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art.2', 'art.3', "l'article 11", "l'article 5", "l'article 7"]

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Rapport spécial sur les établissements publics 2013
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1 Rapport spécial sur les établissements publics 2013
5 7 Table des matières 1. INTRODUCTION RÉSULTATS DES CONTRÔLES RÉCURRENTS FONDS D ASSAINISSEMENT DE LA CITÉ SYRDALL Les constatations et recommandations de la Cour des comptes Les observations Fonds d assainissement de la Cité Syrdall CENTRE NATIONAL SPORTIF ET CULTUREL Les constatations et recommandations de la Cour des comptes Les observations du Centre national sportif et culturel CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE ABBAYE DE NEUMÜNSTER Les constatations et recommandations de la Cour des comptes Les observations du Centre culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster SALLE DE CONCERTS GRANDE-DUCHESSE JOSEPHINE-CHARLOTTE Les constatations et recommandations de la Cour des comptes Les observations de la Salle de concerts Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte CAISSE DE CONSIGNATION Les constatations et recommandations de la Cour des comptes Les observations de la Caisse de consignation FONDS POUR LE DÉVELOPPEMENT DU LOGEMENT ET DE L HABITAT Les constatations et recommandations de la Cour des comptes Les observations du Fonds pour le développement du logement et de l habitat... 35
7 Rapport spécial sur les établissements publics Introduction Conformément aux dispositions des lois organiques portant création des établissements publics respectifs, la Cour des comptes a procédé au contrôle de leur gestion financière et à l examen des comptes pour la période de 2008 à Pour ce qui est des établissements publics qui sont soumis à un contrôle récurrent, la Cour n a pas formulé de constatations voire de recommandations à l égard des entités suivantes : Fonds de lutte contre certaines formes de criminalité - exercices 2008 et 2009 ; Fonds d urbanisation et d aménagement du plateau de Kirchberg - exercices 2009 et 2010 ; Etablissement public de radiodiffusion socioculturelle exercices 2012 et 2011 ; Parc Hosingen ; Centre de Prévention des Toxicomanies exercices 2009 à Concernant les autres établissements publics, la Cour reproduit ci-après les constatations et les recommandations formulées lors de ses contrôles ainsi que, le cas échéant, les observations y relatives des entités contrôlées. La Cour note que certains établissements publics ont accumulé au fil des années d importantes réserves en banque. Dans pareils cas, la Cour recommande de réduire la dotation budgétaire de l Etat et d augmenter le recours aux avoirs bancaires. Il s agit en l occurrence d une recommandation d ordre général de la part de la Cour qui vaut pour tous les établissements publics.
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9 Rapport spécial sur les établissements publics Résultats des contrôles récurrents 2.1. Fonds d assainissement de la Cité Syrdall Les constatations et recommandations de la Cour des comptes La Cour des comptes a procédé au contrôle de la gestion financière de votre établissement public pour les exercices 2009 et Les objectifs du contrôle de la Cour ont consisté dans la vérification de la légalité et de la régularité du traitement des opérations ainsi que de l intégralité et de la réalité des opérations. Les procédures, qui ont été utilisées pour identifier, recueillir et analyser les informations nécessaires, comprenaient une analyse du système de gestion du Fonds sur base d entretiens, une analyse documentaire et bilantaire ainsi qu un contrôle sur pièces d un échantillon d opérations déterminées. Veuillez trouver ci-après les constatations et recommandations de la Cour : 1. Les missions, moyens et objectifs du Fonds 1.1. En droit création (art. 1 er ) Suivant l article 1 er de la loi modifiée du 10 décembre 1998 portant création de l établissement public dénommé «Fonds d assainissement de la Cité Syrdall», il est créé un établissement public, sous la dénomination de «fonds d assainissement de la Cité Syrdall» qui dispose de la personnalité juridique et qui jouit de l autonomie financière et administrative, sous la tutelle du ministre du Logement. les missions et les objectifs (art.2) L article deux de la loi modifiée du 10 décembre 1998 précise que le fonds a pour mission : - l assainissement, la restauration, la transformation ou l adaptation des immeubles de la Cité Syrdall ; - la réfection des infrastructures et des aires d agrément ; - l acquisition des terrains de la Cité Syrdall dans la mesure du plan des lieux. Les opérations à réaliser par le fonds sont reconnues d ordre d utilité publique.
10 8 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 les moyens (art.3) Selon l article trois de la loi précitée, «les propriétaires des immeubles énumérés à l article 2 peuvent, soit demander au fonds d englober leurs immeubles dans le projet d assainissement suivant des modalités à convenir entre parties, soit lui céder leurs propriétés au prix du jour sans que toutefois il ne soit tenu compte d une augmentation de valeur pouvant résulter des aménagements projetés ou réalisés par le fonds. Le fonds poursuivra, en cas de besoin, l expropriation des immeubles d après la procédure prévue par la loi modifiée du 16 août 1967 ayant pour objet la création d une grande voirie de communication et d un fonds des routes.» 1.2. Historique D après le document parlementaire n 4232 relatif à l assainissement de la Cité Syrdall et datant du (page 7), «le complexe de la Cité Syrdall, situé entre Wecker-Gare et Manternach, est construit à cheval sur la Syre, en partie sur le territoire de la commune de Biwer et en partie sur le territoire de la commune de Manternach. La Cité Syrdall, réalisée dans les années 70, a été initialement conçue comme centre de vacances et de loisirs et de cité universitaire. C'est-à-dire que le site se trouve classé aux PAG des deux communes. Ainsi, la société anonyme NORABO, initiatrice du projet, préconisait le village de vacances équipé d une administration propre avec accueil et réception, parking, station-service, centre commercial, restaurants, centre socioculturel et équipements sportifs. Les logements devaient servir initialement aux étudiants de l université envisagée, tandis que pour la période des vacances scolaires, ils étaient destinés aux vacanciers. Or, l université ne s étant pas réalisée, le projet initial ne fut pas exécuté dans sa totalité. Après la faillite de la société NORABO dans les années 80, de maintes transactions immobilières eurent lieu. La société est actuellement toujours en état de liquidation. Actuellement, la plupart des logements sont occupés à titre résidentiel, soit par leurs propriétaires, soit par des locataires. Depuis 1987, les deux communes refusent l occupation résiduelle de ces logements, les constructions ayant été autorisées à des fins de loisirs et le site étant classé à ce titre. Il s en suit une situation non réglementaire des habitants avec toutes les conséquences négatives que cet état entraîne : absence de collecte des ordures, difficultés à faire inscrire les enfants à l enseignement scolaire, mouvement de la population et insécurisation par des éléments non identifiés, etc. D autre part, l infrastructure, qui n a pas été reprise par les communes et qui n est donc pas entretenue, se détériore rapidement. Des dégradations importantes, dues à un manque d entretien, se manifestent également au niveau des immeubles à habitation.
11 Rapport spécial sur les établissements publics Un assainissement des infrastructures et des immeubles, ainsi qu une régularisation de la situation juridique du site s imposent.» Pour ce qui est des objectifs du Fonds, le document parlementaire n 4232 fait état à la page huit qu «aux vues des considérations précédentes, il est jugé opportun de recourir, pour les besoins d une réhabilitation rapide et efficace de la Cité Syrdall, à la création d un fonds spécial ayant le caractère d un établissement public et d un promoteur public au sens de la loi modifiée du 25 février 1979 concernant l aide au logement et n ayant d existence que pour la durée de l accomplissement de sa mission. L efficacité d intervention de ce fonds est encore soulignée par les moyens suivants : - la possibilité de recourir, en cas de nécessité, à la procédure d expropriation ; - l existence de fonds propres ; - le droit de préemption dont disposent les anciens propriétaires au moment de la vente des logements assainis. La structure, la mission et le fonctionnement de ce fonds sont en partie calqués sur ceux du fonds de rénovation de la vieille ville et du fonds pour le logement à coût modéré. Le caractère d utilité publique de la mission du fonds se dégage de la nécessité pour les autorités publiques de régulariser et d améliorer la situation des habitants de la cité Syrdall et de préserver des espaces de logements encore récupérables.» La Commission des classes moyennes, du tourisme et du logement avait argumenté en faveur d une telle procédure en indiquant que : «L expropriation doit de façon concrète être justifiée par un intérêt public : l intérêt public de l assainissement de la cité Syrdall réside dans les désordres causés à la salubrité, l hygiène et la sécurité publiques. Sans parler du désordre causé à l ordre social. L expropriation doit être nécessaire : si le fonds ne parvient pas à rentrer en possession de tout le site ou à faire participer tous les propriétaires au projet d assainissement, un projet d assainissement harmonieux, homogène et assez rapidement évacué demeure illusoire. Ce serait «rater son but». Les inconvénients à l ordre social ne doivent pas être excessifs : l ordre social est déjà assez atteint dans la cité ; c est d ailleurs pour rétablir cet ordre que le gouvernement a cru bien agir en présentant le projet de loi.» (doc. p. n 4232A/4232B, page 9)
12 10 Rapport spécial sur les établissements publics Les constatations et recommandations de la Cour 2.1. Acquisition des immeubles de la Cité Syrdall Au niveau de l acquisition des immeubles de la Cité Syrdall telle que requise par la loi modifiée du 10 décembre 1998, le Fonds a rencontré deux problèmes. Le premier est lié aux problèmes juridiques que présente l expropriation des immeubles d après la procédure prévue par la loi modifiée du 16 août 1967 ayant pour objet la création d une grande voirie de communication et d un fonds des routes. A ce sujet, le Conseil d Etat avait notamment fait savoir dans son avis du 26 mai 1998 (doc p. 4232(2), page 2) que : «L alinéa 2 autorise le fonds à procéder, le cas échéant, à l expropriation des immeubles appartenant à des propriétaires privés. Aux termes de l article 16 de la Constitution «nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d utilité publique, dans les cas et de la manière établis par la loi et moyennant une juste et préalable indemnité». Il échet de rappeler également l article Ier du Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l Homme et des libertés fondamentales qui prévoit que «toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.» ( ) L expropriation constitue néanmoins une mesure exceptionnelle pour les pouvoirs publics qui ne doivent y recourir que si la nécessité de disposer des immeubles privés est indispensable pour atteindre un but d utilité publique. (Voir Maurice André Flamme : Droit administratif, Bruylant, Bruxelles, 1989, pp. 843 et suivantes). (.) En outre, il n est pas établi que les expropriations doivent servir à assurer un objectif public. Le Conseil d Etat est partant d avis que les expropriations projetées n ont pas un but d utilité publique suffisamment caractérisé. Ces considérations l amènent à s opposer formellement à l alinéa 2 de l article 6 qui ne répond pas aux exigences de l article 16 de la Constitution et de l article Ier du Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l Homme et des libertés fondamentales.» Ainsi est-il qu aucune expropriation n a eu lieu au profit du fonds depuis sa création en Le deuxième problème du fonds relève de la réticence des propriétaires de vendre leurs propriétés. D après les explications fournies à la Cour, il y a souvent une différence notable entre les offres faites par le fonds et les exigences financières formulées par certains propriétaires.
13 Rapport spécial sur les établissements publics Ceci a eu pour conséquence qu à l heure actuelle les lieux se trouvent toujours dans un état délabré et ce tant pour la plupart des maisons que pour les infrastructures. Selon la Cour, il y a lieu de constater que le fonds, depuis sa création en 1998, n est pas arrivé à réaliser ses missions légales. Les terrains et les maisons acquis par le Fonds ne sont pas restaurés, transformés ou adaptés tels que requis par l article 1 er de la loi de Il en va de même pour les infrastructures et les aires d agrément du site. Au vu de ce qui précède, la Cour formule la recommandation suivante. Suivant l article 15 de la loi modifiée du modifiée du 10 décembre 1998, «le ministre du Logement présentera tous les ans un rapport à la Chambre des députés sur l évolution des travaux d assainissement». Partant, il importe à la Cour que le ministre saisisse la Chambre des députés pour discuter de l avenir du fonds, et ce en respect des dispositions de l article 15 de la loi portant création du fonds Impact financier Ouverture de crédit L article 7 de la loi modifiée du 10 décembre 1998 précise que «le fonds supporte les dépenses relatives à sa mission». Initialement, il a été autorisé «à se faire ouvrir auprès d un établissement bancaire un ou plusieurs crédits jusqu à concurrence de trois cents millions de francs». Dans le cadre de cette autorisation légale, le fonds a signé en date du 30 juin 2010 une convention avec un établissement bancaire portant sur une ouverture de crédit à concurrence de ,56 euros. Un avenant a été signé en date du 7 avril L utilisation peut se faire soit sous forme de crédit de caisse en compte, soit sous forme d avances à terme fixe éventuellement renouvelables pour des périodes d une durée de 1, 2 ou 3 mois maximum. Au courant du mois de décembre 2012, l ouverture de crédit a affiché un solde négatif de l ordre de ,24 euros Indemnités du comité-directeur L article 10 de la loi modifiée du 10 décembre 1998 précise que «le fonds est administré par un comité-directeur composé de six membres effectifs et de six membres suppléants, nommés et révoqués par le Grand-Duc».
14 12 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 Les indemnités payées au profit des membres du comité-directeur se chiffrent comme suit : , , , ,70 L arrêté du comité-directeur du Fonds d assainissement de la Cité Syrdall du 28 janvier 1999 portant fixation des indemnités du comité-directeur, et approuvé par le ministre du logement le 29 janvier 1999, dispose aux : «Art. 1er.- Les membres effectifs et suppléants du comité-directeur du Fonds d assainissement de la Cité Syrdall bénéficient d un jeton de présence de (deux mille) francs par réunion. Les membres effectifs bénéficient en plus d une indemnité mensuelle de 20 (vingt) points indiciaires tels qu applicables aux traitements non pensionnables des fonctionnaires de l Etat.» «Art. 2.- Le président bénéficie d une indemnité mensuelle de 40 (quarante) points indiciaires tels qu applicables aux traitements non pensionnables des fonctionnaires de l Etat et d une indemnité de (quatre mille) francs par réunion.» «Art. 5.- Les indemnités revenant aux membres sont liquidées trimestriellement. Les indemnités mensuelles précitées sont supprimées en cas d absence à trois réunions pendant le même trimestre.». A ce sujet, la Cour tient à formuler les constatations et recommandations suivantes : Pour les exercices 2009 et 2010, la Cour constate que le comité-directeur ne s est réuni ni au 4 e trimestre de 2009, ni au 2 e et au 4 e trimestre de Dès lors la Cour constate que, selon l article 5, les indemnités mensuelles concernant ces 3 trimestres ne sont pas dues. Pour ce qui est de la nomination des membres du comité-directeur, l arrêté grand-ducal du 19 janvier 2004 porte nomination des membres effectifs et suppléants pour une période de 5 ans à partir du 1 er janvier Les mandats prenaient donc fin le 31 décembre Par arrêté grand-ducal du 26 novembre 2010, un nouveau comité-directeur a été nommé pour une durée de 5 ans à partir du 1 er décembre La Cour constate donc que le fonds était formellement sans comité-directeur entre le 1 er janvier 2009 et le 30 novembre 2010, c.-à-d. pendant 23 mois. La Cour se demande à ce sujet comment il était possible de verser des indemnités à un comité qui était juridiquement inexistant?
15 Rapport spécial sur les établissements publics Dans ce contexte, la Cour recommande que le paiement des indemnités soit dorénavant lié à la présence des membres aux réunions du conseil d administration. Par ailleurs, la Cour constate que le Président du fonds cumule les indemnités. Outre l indemnité de 40 points indiciaires prévue pour son poste à l article 2 du prédit arrêté, il s attribue l indemnité pour les autres membres fixée à l article 1 er, soit 20 points indiciaires en plus. Selon la Cour, les dispositions de l arrêté du 29 janvier 1999 sont d interprétation stricte et par conséquent l allocation de cette dernière indemnité n est pas due. Les constatations et recommandations de la Cour des comptes faisant l objet d un examen contradictoire, il vous appartient de présenter à la Cour vos observations y relatives par voie écrite et électronique (format Word) pour le 8 mars 2013 au plus tard. Copie de la présente est adressée à Monsieur le Ministre du Logement. Ainsi délibéré et arrêté par la Cour des comptes en sa séance du 23 janvier Les observations Fonds d assainissement de la Cité Syrdall Luxembourg, le 23 avril 2013 Par la présente, j'accuse réception de votre courrier du 18 mars 2013 concernant l'affaire citée cidessus. A la vue du rapport rédigé par la Cour des Comptes au sujet des exercices comptables 2009 et 2010, je souhaite vous informer que le texte de la loi modifiée du 10 décembre 1998 portant création de l'établissement public dénommé «Fonds d'assainissement de la Cité Syrdall» est en passe d'être modifié. En effet, les immeubles formant la cité en question ne peuvent plus faire l'objet d'un assainissement rationnel, la substance du bâti étant trop dégradée. Dans ces conditions, tous les immeubles seront démolis et les fonds feront par la suite l'objet d'une nouvelle composition urbaine. Aussi, les nouveaux logements respecteront les desiderata d'un développement durable. S'il est vrai que le Comité-directeur ne s'est pas réuni pendant 3 trimestres des années 2009 et 2010, les différents membres dudit organe étaient en contact régulier. Aussi, je tiens à vous rendre attentif au fait que, pendant les années 2009 et 2010, le Fonds a procédé à des négociations intenses avec les propriétaires les plus importants de la cité, comme Messieurs , et De nombreuses réunions, souvent en soirée, avec le plus important propriétaire, Monsieur , et la recherche intensive d'un immeuble de réemploi aux quatre coins du pays n'ont
16 14 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 malheureusement pas abouti. Par contre, Messieurs et ont vendu leurs biens le 9 novembre Durant le 4ème trimestre 2009, les premiers travaux de démolition ont eu lieu. En ce qui concerne le calcul de l'indemnité du poste du Président, il est établi que les 20 points indiciaires sont alloués à chacun des membres du Comité-directeur, dont fait partie le Président, comme mensualité fixe. Quant aux 40 points indiciaires, ils sont alloués en supplément au Président pour la gestion journalière du Fonds. Cette approche a toujours figuré comme telle à l'agenda. A noter dans ce contexte que le jeton de présence du Président a été réduit de LUF à LUF le 1 er janvier Centre national sportif et culturel Les constatations et recommandations de la Cour des comptes La Cour des comptes a procédé au contrôle de votre établissement public pour les exercices 2009 et 2010 tel que prévu à l'article 11 de la loi modifiée du 29 juin 2000 organisant le Centre national sportif et culturel («CNSC»). Les objectifs du contrôle de la Cour ont consisté dans la vérification de la légalité et de la régularité du traitement des opérations ainsi que de l intégralité et de la réalité des opérations. Les procédures de contrôle qui ont été utilisées pour identifier, recueillir et analyser les informations nécessaires comprenaient une analyse du système de gestion de l établissement public sur base d entretiens, une analyse documentaire et bilantaire ainsi qu un contrôle sur pièces d un échantillon d opérations déterminées. Veuillez trouver ci-après les constatations et recommandations de la Cour : 1. Suivi des contrôles des exercices précédents Lors des contrôles portant sur les exercices antérieurs, la Cour des comptes avait formulé entre autres les constatations et recommandations suivantes : 1.1. Convention entre l Etat et le CNSC L article 2 de la loi modifiée du 29 juin 2000 organisant le Centre national sportif et culturel dispose que «l affectation des terrains et bâtiments mis à la disposition du Centre, les principes relatifs à leur jouissance et les obligations incombant aux parties sont régis par une convention à conclure entre l Etat et le Centre». Cette convention a été signée le 25 septembre La Cour constate qu une réception provisoire ou définitive des différentes composantes de l immeuble, prévue à l article 2.5 de la
17 Rapport spécial sur les établissements publics convention, n a toujours pas été effectuée. De même, une liste des menus ouvrages, des installations techniques et des équipements spéciaux amovibles et non amovibles à entretenir, telle que prévue à l article 5 de la convention, n a pas été fournie par l Administration des Bâtiments publics». Le CNSC a demandé par courrier du 15 mars 2010 à l Administration des Bâtiments publics l envoi de l état des lieux et de la liste des menus ouvrages, des installations techniques et des équipements spéciaux amovibles et non amovibles à entretenir. Ce courrier est resté sans réponse alors que, d après les dires du CNSC, l Administration des Bâtiments publics ne disposerait pas des documents nécessaires pour l établissement desdites pièces et ne pourrait donc pas se conformer aux dispositions de la convention Système de contrôle interne En 2006, le CNSC a commencé à mettre en place un nouveau système informatique pour gérer tous les flux financiers du CNSC et contenant des éléments de contrôle interne. La Cour recommande de poursuivre la mise en place dudit système. La Cour des comptes constate que des systèmes informatiques de gestion (le logiciel «Perfect» pour la gestion des caisses de la restauration, de la piscine et de l accès et le logiciel «Protel» pour la gestion de l hôtel et des salles) ont été mis en place. De même, des procédures de contrôle relatives aux liquidités ont été introduites. Le système informatique de gestion d inventaire et des stocks (logiciel «Archibus») n est toutefois pas encore opérationnel. La Cour recommande de poursuivre la mise en place des dispositifs de gestion de contrôle interne Réserve spéciale pour investissements Lors de son contrôle des exercices antérieurs, la Cour avait relevé que le CNSC surévaluait ses dépenses et sous-évaluait ses recettes dans les prévisions budgétaires sur base desquelles sont définies les dotations de l Etat. Il s en suivait que le Fonds accumulait au fil des années des réserves importantes à titre de «provisions pour projets futurs et renouvellement d équipements». Malgré d importants travaux réalisés par le CNSC en 2008, le niveau de ces réserves est resté élevé. Dans ce contexte, la Cour avait exigé que les prochaines dotations étatiques devraient être adaptées en prenant en compte les réserves accumulées par le Centre.
18 16 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 A noter que d après le budget de l Etat, la participation de l Etat aux frais de fonctionnement du CNSC s élève respectivement à euros pour l exercice 2009 et à euros pour l exercice Dotation budgétaire dotation de l'etat participation aux frais de fonctionnement participation aux frais d'investissement Il ressort du tableau ci-après que, contrairement aux exercices antérieurs, la provision pour gros œuvres et installations n a plus été alimentée en 2009 et Pendant cette période, le CNSC a réalisé différents travaux de gros œuvres et d installations, dont les frais ont été imputés au compte «provision pour gros œuvres et installations». Ces frais s élevaient à un total de euros ( euros pour 2009 et euros pour 2010). Affectation et consommation interne des provisions provisions pour projets futurs et renouvellement d équipements - provision pour gros œuvres et installations subvention spécifique pour projets futurs provision pour renouvellement équipements total affectation aux provisions - provision pour gros œuvres et installations provision pour renouvellement équipements total utilisation des provisions - provision pour gros œuvres et installations subvention spécifique pour projets futurs provision pour renouvellement équipements total Concernant le poste «provision pour renouvellement d équipement», il est annuellement alimenté d un montant de euros et ce conformément à un courrier adressé au Ministre des Sports du 6 septembre En 2010, un montant de quelque 1,35 millions d euros a été consommé au titre de cette provision. Compte tenu de ces éléments, les provisions sont en régression en 2010 pour se situer à 17,4 millions d euros. Etant donné que dans les années à venir les dépenses annuelles pour renouvellement d équipements devraient en principe dépasser la dotation annuelle de deux
19 Rapport spécial sur les établissements publics millions d euros à la provision respective, le niveau total des provisions devrait continuer à baisser de sorte que les réserves accumulées au cours des exercices antérieurs devraient régresser. Toutefois, la Cour constate que les prévisions budgétaires du CNSC, qui sont communiquées au ministère pour déterminer les dotations de l Etat, sont toujours surévaluées au niveau des dépenses du Centre. La surévaluation est de 2,39 respectivement de 1,43 millions d euros pour les années 2009 et Quant aux recettes, il y a lieu de constater qu elles sont sousévaluées de 0,43 millions d euros en 2010 et surévaluées de 0,14 million d euros en 2009 tel qu il ressort du tableau suivant. Exécution budgétaire recettes d'exploitation (profits/pertes) recettes d'exploitation (budget) différence charges d'exploitation (profits/pertes) charges d'exploitation (budget) différence La Cour maintient sa position qu à l avenir les dotations étatiques devront prendre en compte les réserves accumulées au fil des années par l établissement public et se baser sur des prévisions budgétaires réalistes Inventaire des équipements du CNSC Le CNSC est en train d établir un inventaire complet des équipements du Centre, y compris le premier équipement. La plupart du matériel est déjà répertorié, labellisé d un code barre et saisi dans une base de données. La Cour recommande de compléter l inventaire et d y intégrer entre autres des données sur la date d acquisition, la valeur d inventaire et la durée de vie des équipements. Au moment du contrôle de la Cour, l établissement d un inventaire complet des équipements du CNSC n était pas encore achevé Dette envers l Administration des Bâtiments publics En 2002, le Centre national sportif et culturel a reçu d un fournisseur des notes de crédit pour un montant total de ,97 euros. Celles-ci se rapportaient à des factures prises en charge par l Administration des Bâtiments publics dans le cadre du financement de la construction du CNSC par le biais de la loi de garantie. Partant, le Centre a comptabilisé au niveau de ses comptes une dette envers l Administration des Bâtiments publics du même montant.
20 18 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 En 2008, sur base d une décision interne, le CNSC a finalement extourné la dette envers l Administration des Bâtiments publics et comptabilisé les ,97 euros en provisions pour gros œuvres et installations. La Cour demande que la somme en question soit remboursée à la Trésorerie de l Etat. La somme de ,97 euros a été remboursée à la Trésorerie de l Etat. 2. Constatations relatives aux exercices 2009 et Marchés publics La Cour a procédé au contrôle des marchés publics conclus en 2009 et Les relevés des marchés réalisés en 2009 et 2010 ont été signés par le président pour le conseil d administration en date du 7 décembre 2011 sur base d une décision du conseil d administration du 7 novembre La Cour constate que la procédure applicable en matière de passation et l attribution des marchés publics n ont pas systématiquement été décidées au conseil d administration. Ce dernier a entériné de manière ex post le recours aux procédures de soumission et d attribution des marchés de 2009 et 2010 sur base des articles 6 et 11 de la loi modifiée du 29 juin 2009 sur les marchés publics. Partant, la Cour recommande que le CNSC se conforme dorénavant à l observation des dispositions prévues par la législation sur les marchés publics Tenue de la comptabilité et suivi budgétaire La comptabilité du CNSC est tenue auprès d un fournisseur de services externe. Les comptables du CNSC s y connectent pour effectuer les enregistrements. Le logiciel utilisé ne comprend ni une comptabilité analytique ni une comptabilité budgétaire. Pour les besoins d une analyse plus poussée, toute facture du CNSC est saisie de manière redondante dans une base de données «Access» afin de donner une vue par centre de coûts et de profits (piscine, salles sportives, restaurants) et par projet de gros œuvres et d installations entrepris par le CNSC. La Cour recommande au CNSC de mettre en place un système comptable intégrant aussi bien une comptabilité analytique par centres de coûts et de profits qu une comptabilité budgétaire interne. Une telle comptabilité permettra de réduire la charge de travail extraordinaire induite par les saisies redondantes et manuelles actuelles.
21 Rapport spécial sur les établissements publics Frais de route et de séjour Pour la période de contrôle visée, la Cour a examiné le calcul et la gestion administrative des frais de route et de séjour. En général une feuille de route est établie au préalable pour le voyage de service en question. Dans des cas spéciaux, une autorisation de principe est accordée avec la signature du président respectivement du vice-président du CA. La Cour constate qu une déclaration de remboursement a fait l objet d un double paiement dont la régularisation s est fait après plus d un an. La Cour constate également que des avances sont accordées sans qu il n y ait de trace directe dans le livre de caisse. De plus, les pièces justificatives originales ne se trouvent pas toujours dans les dossiers relatifs aux frais de route et de séjour. Les preuves de paiement font souvent défaut. La Cour recommande que le CNSC organise son suivi des frais de route et de séjour de façon plus performante afin d éviter que les cas relevés ci-dessus ne se reproduisent plus à l avenir Cartes d essence La Cour a effectué un contrôle de l utilisation des cartes d essence pour les exercices 2009 et 2010 moyennant les relevés émis par les stations d essence. La Cour constate qu il n existe pas de procédure concernant l utilisation et le contrôle relative aux cartes d essence. Partant, elle recommande au Centre de mettre en place une telle procédure Octroi d indemnités au directeur Dans sa réunion du 17 décembre 2003, le conseil d administration du CNSC a décidé «que tous les frais concernant la voiture du directeur, hormis l investissement pour l acquisition d une voiture, sont pris à charge par la Coque. La décision en question entre en vigueur à partir du ». Etant donné qu à partir de mai 2009 le directeur est passé du statut d employé privé à celui de fonctionnaire au sein du CNSC, la Cour est d avis que l avantage en question n est plus dû. En effet, un tel avantage n est prévu ni par la loi modifiée du 16 avril 1979 fixant le statut général des fonctionnaires de l Etat, ni par la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l Etat. Par ailleurs, en date du 26 mai 2009, le conseil d administration du CNSC a décidé d octroyer une indemnité au profit de son directeur. Ainsi, il a été retenu, qu à partir du mois de mai 2009,
22 20 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 il serait versé mensuellement, au directeur qui avait la qualité d inspecteur principal du CNSC, une indemnité. Cette indemnité devait correspondre à la différence entre le salaire de référence que représentait au 30/04/2009, l indemnité de directeur sous contrat d employé privé, et le traitement de fonctionnaire assigné, avec effet au 01/05/2009, au directeur par les soins de l Administration du personnel de l Etat. Pour la détermination du montant de la sus-dite indemnité, le salaire de référence continuerait d évoluer en vertu des dispositions de la grille de référence pour la classification du personnel du CNSC sous le statut de l employé/ouvrier privé ainsi des augmentations ultérieures pouvant être intégrées dans cette grille, et de l évolution de l indice pondéré du coût de la vie. Le montant de l indemnité sous rubrique diminuerait au fur et à mesure que le traitement de fonctionnaire du directeur augmenterait par la prise en compte de l accomplissement des conditions d années de service. En toute hypothèse, la somme de la présente indemnité et du traitement de fonctionnaire du directeur ne pourrait en aucun moment être inférieure au salaire de référence de la période considérée. Le montant de l indemnité ne tiendrait pas compte des allocations de repas qui seraient pris en charge par l Etat à partir du 01/05/2009. Pour rendre compte des évolutions tant du salaire de référence que du traitement rentrant dans la détermination du montant de l indemnité sous rubrique, un décompte annuel serait établi par la Fiduciaire chargée du calcul et de la gestion des salaires du personnel CNSC. Pour ce qui est de l approbation ministérielle, il est à noter que la décision ci-dessus a été signée le 29 mai 2009 par un délégué du ministre des Sports. Or, d après la Cour, cette approbation n est pas valide vu qu à cette époque ce délégué n avait plus le statut de fonctionnaire de l Etat mais celui de l employé de l Etat et à qui une délégation de signature en matière administrative n avait pas été consentie. Dans l hypothèse où ce délégué, qui, à l époque, occupait également la fonction de vice-président du conseil d administration du CNSC, aurait été fonctionnaire de l Etat à qui une délégation de signature en matière administrative avait été consentie, l approbation ministérielle du 29 mai 2009 aurait été contraire à l article 3.2) de la loi modifiée du 29 juin 2000 organisant le Centre national sportif et culturel qui dispose «Ne peuvent devenir membres du conseil d administration le ou les fonctionnaires qui, en vertu de leurs fonctions, sont appelés à surveiller ou à contrôler le Centre ou qui, en vertu des pouvoirs de leurs délégués, approuvent des actes administratifs du Centre ( )».
23 Rapport spécial sur les établissements publics Partant, la Cour est d avis que l indemnité spéciale du directeur est à allouer par une décision motivée du ministre des Sports, sur proposition du conseil d administration du CNSC. Les constatations et recommandations de la Cour des comptes faisant l objet d un examen contradictoire, il vous appartient de présenter vos observations y relatives à la Cour sous forme de courrier postal et électronique (format Word) pour le 15 mars 2013 au plus tard. Ainsi délibéré et arrêté par la Cour des comptes en sa séance du 6 février Les observations du Centre national sportif et culturel Luxembourg, le 15 mars 2013 Nous accusons réception de votre courrier du 11 février 2013 relatif au contrôle des comptes du Centre national sportif et culturel portant sur les exercices 2009 et Ci-après nos réponses et observations : 1.1 Convention entre l'etat et le CNSC La problématique de la transmission de la liste des menus ouvrages par I' Administration des Bâtiments Publics (ABP) dans le cadre de l'article 5 al 3 de la Convention a fait l'objet d'un suivi. Pour étayer les«dires» du CNSC, il est rappelé qu'à l'occasion de la réunion du , I' ABP a exposé que face à l'impossibilité d'établir une telle liste, «il convient de raisonner a contrario, à partir des gros ouvrages, définis dans la convention, et des équipements techniques, repris dans le contrat de garantie totale, ainsi que du programme de maintenance préventive» et précisant«l'abp va rédiger une lettre en ce sens en réponse aux itératives demandes de la Coque, précisant que l'abp se tient à la disposition du CNSC - notamment lors du contrôle de la Cour des comptes - en cas de doute sur la qualification d'un élément». Ces indications sont reprises dans le rapport de réunion, envoyé à l'abp, et qui n'a pas fait l'objet d'observation. Le Centre confirme avoir néanmoins relancé I' ABP sur ce point entre-temps. 1.2 Système de contrôle interne et 1.4 Inventaires des équipements du CNSC La mise en place du système informatique«archibus»se poursuit. 1.3 Réserve spéciale pour investissements La Cour relève une différence entre les recettes et dépenses estimées pour l'élaboration du budget. Concernant l'évaluation des recettes, il y a lieu de relever qu'elle dépend de l'état du marché que la crise persistante rend très imprévisible.
24 22 Rapport spécial sur les établissements publics 2013 Concernant les dépenses, l'écart constaté connait une réduction régulière. En cause notamment, les retards successifs des travaux de parachèvement de la Coque, imprévisibles et non imputables au Centre. Les charges d'exploitation sont calculées sur la base des installations parachevées de la Coque ayant atteint son rythme de croisière. Dès l'année 2010, le Centre a consenti une réduction annuelle de la dotation budgétaire au titre de sa participation demandée aux efforts pour maîtriser la crise. A partir de 2010, les réparations et gros entretiens des installations sont financés par le Fonds de renouvellement d'équipement en lieu et place du budget d'exploitation qui a vu les postes afférents suspendus et/ou réduits de De plus, à partir de 2011, la dotation budgétaire a été réduite de supplémentaires. De ce fait, il a fallu recourir, sur demande du Ministère ayant les Sports dans ses attributions, aux fonds initialement destinés à des projets abandonnés (réserves) pour éviter une perte au bilan de l'ordre de La quasi intégralité du solde des réserves est engagée fin Dette envers I' Administration des Bâtiments Publics Comme relevé dans le rapport, cette question est réglée. 2.1 Respect de la législation sur les marchés publics Le Centre met tout en œuvre pour se tenir aux recommandations de la Cour des comptes. 2.2 Tenue de la comptabilité et suivi budgétaire Il est important de préciser dans ce contexte que les opérations sont comptabilisées par les collaborateurs de la Coque sur la plateforme informatique de la Fiduciaire à l'exception du calcul et de la comptabilisation des salaires, des dotations aux amortissements, des déclarations fiscales (impôts divers et TVA) et de l'édition du bilan, effectués directement par la Fiduciaire. Le logiciel permet une comptabilité analytique globale. 2.3 Frais de route et de séjour et 2.4 Cartes d'essence Des procédures relatives aux frais de déplacement et à l'utilisation des cartes d'essence sont en cours d'élaboration. 2.5 Octroi d'indemnités au directeur Il est pris connaissance des commentaires de la Cour des comptes qui appellent les observations suivantes:
25 Rapport spécial sur les établissements publics Frais de voiture du directeur : La Cour des comptes est d'avis que tous les frais concernant la voiture du directeur accordés suivant décision du Conseil d'administration du 17 décembre 2003 ne sont plus dus alors qu'à partir de mai 2009 le directeur est passé du statut d'employé privé à celui de fonctionnaire au sein du CNSC. Le Conseil d'administration ne partage pas le point de vue de la Cour des comptes. En effet, la motivation principale à la base de la décision du 17 décembre 2003 était de simplifier le décompte des frais de déplacement de service du directeur. Ainsi les nombreux déplacements de service (nationaux et internationaux) effectués en voiture privée du directeur n'ont jamais donné lieu à un quelconque paiement d'une indemnité kilométrique. Le réel avantage de la décision précitée est que le CNSC fait des économies en matière de frais de route et n'a pas besoin d'acheter une voiture de service. Ceci étant dit et dans la mesure où sont maintenus les commentaires de la Cour des comptes, il ne sera manqué de soumettre la question de l'achat d'une voiture de service à une des prochaines réunions du Conseil d'administration. Indemnité spéciale: La Cour des Comptes conteste la validité de la décision ministérielle du 29 mai 2009 suivant laquelle cette indemnité spéciale est accordée. En premier lieu il doit être souligné que suivant les dispositions de la de la procédure administrative non contentieuse (PANC) la validité de ladite décision ne saurait plus être mise en cause. Par ailleurs il y a lieu de rappeler que la décision a été dûment motivée et que le Ministre des Sports avait formellement donné son accord. Néanmoins, en raison des observations faites et sous les réserves expresses précitées, il a été intervenu auprès du Ministre des Sports de jadis ainsi que du Ministre des sports actuel pour que puisse être pris l'arrêté confirmatif joint en annexe. La présente est transmise en copie pour information à Monsieur le Ministre des Sports.
26 24 Rapport spécial sur les établissements publics Centre culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster Les constatations et recommandations de la Cour des comptes La Cour des comptes a procédé au contrôle de votre établissement public pour les exercices 2010 et 2011 tel que prévu à l article 8, paragraphe 5 de la loi modifiée du 24 juillet 2001 portant création d un établissement public nommé «Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster». Les objectifs du contrôle ont consisté dans la vérification de la légalité et de la régularité du traitement des opérations ainsi que de l intégralité et de la réalité des opérations. Les procédures de contrôle qui ont été utilisées pour identifier, recueillir et analyser les informations nécessaires comprenaient une analyse du système de gestion de l établissement public sur base d entretiens, une analyse documentaire et bilantaire ainsi qu un contrôle sur pièces d un échantillon d opérations déterminées. Veuillez trouver ci-après les constatations et recommandations de la Cour : 1. Suivi des contrôles antérieurs Lors du contrôle portant sur les exercices 2008 et 2009, la Cour a formulé, entre autres, les constatations suivantes : 1.1. Réserve financière «Concernant les avoirs en banque, il y a lieu de constater que le Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster, ci-après CCRN, disposait au 31 décembre 2009 de liquidités d un montant de ,17 euros. ( ) La Cour constate dans ce contexte que le ratio entre les avoirs en banque et la dotation budgétaire se chiffre à 46,39% au 31 décembre 2009 et que le CCRN est faiblement endetté. La Cour recommande de réduire la dotation budgétaire et d augmenter le recours aux avoirs bancaires.» La Cour note que le Centre culturel de rencontre Abbaye de Neumünster, ci-après CCRN, disposait au 31 décembre 2011 de liquidités d un montant de ,13 euros ce qui constitue une baisse de 31,07% par rapport au 31 décembre Le ratio entre les avoirs en banque et la dotation budgétaire se chiffre à 33,98% au 31 décembre Par ailleurs, la Cour constate que les dotations budgétaires du CCRN ont été revues à la baisse dans les budgets de l Etat pour les exercices 2011, 2012 et 2013.
27 Rapport spécial sur les établissements publics Approbation du ministre de tutelle et du Gouvernement en conseil Les articles 5 et 8 de la loi modifiée du 24 juillet 2001 susmentionnée énoncent les dispositions relatives aux décisions soumises à l approbation ministérielle et à l approbation du Conseil de Gouvernement. Pour les exercices 2010 et 2011, la Cour se doit de constater de nouveau que les approbations ministérielles des budgets d exploitation et d investissement, des comptes de fin d exercice et de la grille des emplois, leur classification ainsi que le niveau de rémunération du personnel font défaut. De plus, un nouveau contrat d une durée de trois ans ( ) a été conclu en date du 9 novembre 2011 entre le CCRN et un réviseur d entreprises agréé, dont la désignation par le Conseil de Gouvernement, tel que prévue à l article 8(2) de la loi modifiée du 24 juillet 2001, fait défaut. 2. Contrôle concernant les exercices 2010 et 2011 Le contrôle des opérations et des procédures n a pas révélé d erreurs significatives. Les constatations et recommandations de la Cour des comptes faisant l objet d un examen contradictoire, il vous appartient de présenter vos observations y relatives à la Cour sous forme de courrier postal et électronique (format Word) pour le 12 avril 2013 au plus tard. Copie de la présente a été adressée à Madame la Ministre de la Culture. Ainsi délibéré et arrêté par la Cour des comptes en sa séance du 13 mars Les observations du Centre culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster Luxembourg, le 11 avril 2013 Nous accusons réception du rapport de la Cour des comptes du 13 mars 2013, v. réf , concernant l'objet sous rubrique. Nous vous prions de trouver ci-après les commentaires du conseil d'administration du CCRN. 1. Réserve financière Au vu des observations que la Cour des comptes a formulées dans son rapport du 6 juillet 2011 concernant le contrôle des exercices 2008 et 2009 (v. réf ), les dotations budgétaires en faveur de notre établissement ont évolué comme suit :
28 26 Rapport spécial sur les établissements publics :... 3,229 millions 2009 :... 3,380 millions 2010 :... 3,380 millions 2011 :... 3,180 millions 2012 :... 3,000 millions En raison notamment de la diminution de la dotation de l'etat, le résultat financier du Centre culturel a évolué comme suit au cours de la même période: 2008 : euros 2009 : euros 2010: euros 2011 : euros 2012 : euros Les pertes des années 2010 à 2012 ont pu être financées grâce à l'existence de réserves que nous avions constituées au cours des années 2003 à Dans ce contexte, il nous importe également d'informer la Cour des comptes que le budget de l'année 2013 affiche une perte prévisible de euros, de sorte que la réserve passera de euros fin 2012 à +/ euros fin Cette diminution de la réserve est pour l'essentiel la conséquence directe de la diminution de la dotation budgétaire. Dans son rapport établi au 31 décembre 2009, la Cour des comptes relève que notre ratio "avoirs en banque/dotation budgétaire" s'élevait à 46,39% fin Ce ratio est passé à 34% en 2011 et se situe aux alentours de 31,66% en En 2013 et conformément au budget voté, on obtient un ratio de 12,48%. Le document en annexe renseigne sur l'évolution des chiffres clés du CCRN depuis sa création. 2. Approbation du ministre de tutelle et du gouvernement en conseil La désignation du réviseur externe a été approuvée par le Conseil de gouvernement le 21 décembre 2012 (copie en annexe). Le budget d'exploitation et d'investissement pour l'exercice 2013, incluant la grille des salaires, a été transmis pour approbation au Ministère de tutelle.
29 Rapport spécial sur les établissements publics Salle de concerts Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte Les constatations et recommandations de la Cour des comptes La Cour des comptes a procédé au contrôle de votre établissement public pour les exercices 2010 et 2011 tel que prévu à l'article 7 de la loi du 21 novembre 2002 portant création d un établissement public nommé «Salle de concerts Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte» (ci-après «SCJC»). Les objectifs du contrôle de la Cour ont consisté dans la vérification de la légalité et de la régularité du traitement des opérations ainsi que de l intégralité et de la réalité des opérations. Les procédures de contrôle qui ont été utilisées pour identifier, recueillir et analyser les informations nécessaires comprenaient une analyse du système de gestion de l établissement public sur base d entretiens, une analyse documentaire et bilantaire ainsi qu un contrôle sur pièces d un échantillon d opérations déterminées. Veuillez trouver ci-après les constatations et recommandations de la Cour : 1. Avoirs en banque La Cour constate que la SCJC a accumulé des réserves en banque conséquentes au cours des années. Tel qu il ressort du tableau suivant, la SCJC détenait plus de 8,2 millions d euros en banque au , soit un montant supérieur à la dotation budgétaire de l exercice A noter que la dotation budgétaire pour l exercice 2012 s est élevée à environ 8,1 millions d euros Avoirs en banque Dotation budgétaire Au vu de ce qui précède, la Cour recommande que la dotation annuelle de l établissement public soit dorénavant redéfinie compte tenu des réserves accumulées dans le passé par la SCJC et des investissements à réaliser. 2. Gestion de trésorerie La Cour constate que l établissement public a placé, de février à août 2010, 5 millions d euros dans des obligations (Euro Medium Term Note).