Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19821013-901780
Timestamp: 2016-12-05 15:05:21+00:00
Document Index: 327337793

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 27", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 27"]

MCGOFF c. SUEDE
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Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevable ; partiellement recevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 9017/80Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1982-10-13;9017.80 Parties : Demandeurs : MCGOFFDéfendeurs : SUEDETexte : modifier quoi que ce soit aprÃ¨s l'audition . Il Paut relever cependant que, dans une procÃ©dure non contentieuse, le jugenient de lÃ¨re instance est susceptible d'Ãªtre revu daus son intÃ©gralitÃ© par la juridiction supÃ©rieure, laquelle est habilitÃ©e Ã examiner le t'ait comme le droit . Le requÃ©rant avait donc la possibilitÃ© rÃ©elle de prÃ©senler son point de vue sur les dÃ©clarations de ses enfants, au ninins devant le tribunal rÃ©gional de Vienne . Cette juridiction a examinÃ© son appel oÃ¹ il exposait de tait son point de vue sur ces dÃ©clarations . Cependant, coninte le requÃ©rant ne sentble pas avoir prÃ©cisÃ© le genre de questions complÃ©nicutaires qu'il aurail tallu poser aux enfants, le tribunal n'a pas cru bon d'ordonner une nouvelle audilion . La Comniission estime que, dans ces conditions, il n'v a pas Ã cet Ã©gard non plus, apparence de mÃ©connaissance des priucipes de l'Ã©quitÃ© du procÃ¨s .
Ce griel du requÃ©raut doit donc Ã©tre rejetÃ© coinnie manifestement nial fondÃ© au sens de l'article 27, par . 2, de la Convention .
APPLICATION/REQUETE NÂ° 9017/80 Anthony McGOFF v/SWEDEN Anthony McGOFF c/SUÃD E DECISION of 13 October 1982 on the admissibility of the applicatio n DÃCISION du 13 octobre 1982 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 5, purugraph 3, of the Convention : This provision lays dowrr arr unconditiottal obligation upon the Contracting State to briag autornatically and promptly an arrested person before a judge . without it beirrg necessary rhat he appeals against the initial decision orderitig his deteruion .
Article 5, parugraphe 3, de la Convention : Cette dispositiorr impose ruee obligation irrconditiomrelle de traduire rapidement la personne arrÃªtÃ©e devant un juge, sans que cette persomre ait, pour cela, Ã recourir coutre la dÃ©cisiort initiale ordonnant la dÃ©tention .
(francais : voir p . 74)
Summary of the re levant facÃ¼
On 27 October /977 the Stockholrn City Court issued a warraut for the applicant's anest who was wanted for trafrc in drugs . Anested in July 1979 in the Netherlands . he was extradited to Sweden on 24 Jamtary 1980 a trd put in detention in the main prison in Stockholrn ttpon his arrival . The applicant . who invokes Artlcle 5, paragraph 3 of the Convention, alleges before the Commission that upan his arrival in Swedea he was not brought pronrptly before a judge . In accordance with Chapter 24. Section 18 of the Code of Criminal Procedure, the applicatit was brought before the District Court on 8 February 1980 with a view to the continuation of his deterrtio n
The respottdent Government argues that the applicant conld at all times have appealed against the warrant of arrest oJ 27 October 1977. the legal basis of his detention . which would have enabled hint to appear earlier before a judge .
THE LAW (Extract ) The applicant has invoked Article 5 (3) of the Convention and complained that he was not brought promptly before a judge after he was placed in detention in Stockholm on 24 January 1980 . The Commission has tirst examined the Government's submission that the applicant has ttot exhausted domestic rentedies available to him, notably the possibility of appealing to the Court of Appeal against the detention order ot 27 October 1977 . However, the Commission can not accept the Government's submission l'or the following reasons : Article 5 (3) provides inter alia that everyone arrested or detained in accordance with the provisions of Article 5(1) (c) shall be brought promptly before a judge or other ol'ficer authorised by law to exercise judicial power . The Commission is of the opinion that the said provision lays down an uuconditional obligation upon the Contracting States to bring automatically aud prontptly, an arrested or detained person before a judge or other officer authorised by law to exercise judicial power .
A system by which the person arrested or detained pursuant to Article 5(1) (c) of the Convention must himself appeal against the initial decisiou ordering his arrest or detention before he is brought before a judge, is uot a systeni which fulfils this obligation . The Governntent's submission that the applicant did not exhaust doniestic rentedies must therefore be rejected . The Contntission recalls that the legal basis for the applicant's detention was a detention order issued by the City Court of Stockholnt on 27 October 1977 aud that under Swedish law, it was therefore not necessary to bring the applicant before a judge following his arrival in the detention in Stockholnt on 24 Januarv 1980 . It is furthermore recalled that the applicant was brought before a Court on 8 February 1980 . i .e . after 15 days . and that the Court decided to prolong the applicant's detention .
The Commission has carried out a prelimina ry examination of the question wether Article 5( 3) of the Convention requires that the applicant in the circumstances of the present case should have been brought promptly before a judge t'ollowing his detention on 24 January 1980 . and if so, whether 15 days tulfilled the requirement of prompdy . The Commission considers that on this point the case raises impo rtant and complex issues concerning the interpretation of Article 5( 3), whose determination requires an examination of the nterils of this complaint .
It followâ¢s that none of the grounds set out in A rt icle 27 of the Convention which require the Commission to declare the complaint inadmissible has been established and that it must therefore be declared admissible .
RÃ©sumÃ© des faits perrinent s Le 27 octobre 1977, le tribunal de Stockholnt a dÃ©cerrrÃ© un mandat d'arrÃªt contre le requÃ©rant, recherchÃ© pour traf+c de stupÃ©fiartts .
ArrÃ©tÃ© en juillet 1979 aux Pays-Bas, il frtt extradÃ© Ã la SuÃ¨de le 24janvier 1980 et, Ã son arrivÃ©e, Jut placÃ© en dÃ©tention Ã !a prisort principale de Stockholnt . Le requÃ©ram, qui irrvoque l'article 5. par . 3, de la Conventiort . allÃ¨gue devant !u Comntissiort qu'Ã son anivÃ©e en SuÃ¨de il rra pas Ã©tÃ© aussitÃ t traduit devant un juge.
En application du Clrapitre 24, par. 18 du Code de procÃ©dnre pÃ©nale. le requÃ©raut fut prÃ©sentÃ© au triburta l de district le 8 fÃ©vrier 1980 ert vue d'nrre prolongation de sa dÃ©tention dÃ©fendeur fait valoir que le requÃ©rant aurait pu en .LeGouvrnmt tout tentps recourir contre le rnandat d'arrÃªt du 27 octobre 1977, base lÃ©gale de sa dÃ©lerttiott, ce qui lui aurait permis de comparaitre plus t Ã´ t devaat urr juge .
EN DROIT (Extrait ) Le requÃ©rant a invoquÃ© l'article 5, paragraphe 3, de la Convention pour se plaindre de n'avoir pas Ã©tÃ© traduit devant un juge dÃ¨s aprÃ¨s son incarcÃ©ration Ã Stockholm le 24 janvier 1980 .
La Contniission a d'abord examinÃ© l'argument du Gouvernement selon lequel le requÃ©rant n'aurait pas Ã©puisÃ© les recours Ã sa disposition, notamment la facultÃ© d'interjeter appel devant la Cour d'appel du mandat d'arrÃªt du 27 octobre 1977 . Cependant, la Commission ne peut pas souscrire Ã la thÃ¨se du Gouveruentent et ceci pour les raisons suivantes : L'article 5, paragraphe 3, prÃ©voit notamment que toute personne arrÃªtÃ©e ou dÃ©tenue dans les conditions prÃ©vues au paragraphe I(c) de l'article 5, doit Ãªtre aussit8t traduite devant un juge ou un autre magistrat habilitÃ© par la loi Ã exercer des l'onctions judiciaires . La Commission estime que cette disposition impose aux Etats contractants l'obligation inconditionnelle de traduire automatiquement et rapidement la personne arr@tÃ©e ou dÃ©tenue devant un juge ou un autre magistrat habilitÃ© par la loi Ã exercer des fonctions judiciaires . Or, un systÃ¨me dans lequel la personne arrÃªtÃ©e ou dÃ©tenue conformÃ©ment Ã l'article S, paragraphe 1(c) de Ia Convention doit elle-mÃªme, avant d'Ãªtre traduite devant un juge, faire appel de la dÃ©cision initiale ordonnant son arrestatiott ou sa dÃ©tention, ne rÃ©pond pas Ã cette exigence .
L'argument du Gouvernement selon lequel le requÃ©rant n'aurait pas Ã©puisÃ© les recours internes doit donc Ãªtre rejetÃ© . La Commission rappelle que le fondement juridique de la dÃ©tention Ã©tait eu l'espÃ¨ce un mandat d'arrÃªt dÃ©cernÃ© par le tribunal cantonal de Stockholm le 27 octobre 1977 et qu'endroit suÃ©dois il n'Ã©tait donc pas nÃ©cessaire de traduire le requÃ©rant devant un juge dÃ¨s aprÃ¨s son incarcÃ©ration Ã Stockholm le 24 janvier 1980 . 11 faut en outre rappeler que le requÃ©rant a comparu devant un tribunal le 8 fÃ©vrier 1980, soit quinze joursplus tard et que ce tribunal a dÃ©cidÃ© de prolonger sa dÃ©tention . La Commissiona procÃ©dÃ§ Ã un exanten prÃ©liminaire du point de savoi r si l'article 5, paragraphe 3, de la Convention exigeait que, dans les circonstances de l'espÃ¨ce, le requÃ©raut soit traduit devant un juge dÃ¨s aprÃ¨s son incarcÃ©ration le 24 janvier 1980 et . dans l'atlirmative, si le dÃ©lai de quinze jours rÃ©pondait Ã cette coudition de cÃ©lÃ©ritÃ© . La Commission estime que, sur ce point, l'affaire soulÃ¨ve des questions importantes et complexes relatives Ã l'interprÃ©tation d . el'artic5,pgh3quaelntpordÃ©ci,uexamnfod II s'ensuit qu'aucun des motifs d'irrecevabilitÃ© que prÃ©voit l'article 27 de la Commission n'Ã©tant Ã©tabli, le grief doit Ã©tre dÃ©clarÃ© recevable .
-~r: .~Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 13/10/1982Fonds documentaire : HUDOC Haut de page