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Timestamp: 2017-04-29 11:16:09+00:00
Document Index: 282607228

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 97", 'arrêt ', "l'article 304", "l'article 221", "l'article 356", "l'article 622"]

Omar l'a tuée ; le livre - Omar l'a tuée
Publié le vendredi 10 juin 2011, 11:17 - modifié le 26/12/14 - Le livre
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C'est ce qu'elle a voulu jusqu'à l'ultime limite de ses forces. Depuis, cette affaire judiciaire défraie la chronique. L'opinion publique, par médias interposés, a été manipulée par des propagandistes idéologues. La presse s'est engouffrée dans le sillage des avocats et a voulu faire de ce meurtre un mystère, une énigme. Elle a remarquablement réussi.
Editions L'Harmattan, 5-7 rue de l'Ecole-Polytechnique, 75005 Paris.
412pages.
ISBN 2-7475-3785-4
Cet ouvrage retrace avec précision le déroulement des investigations en trouvant sa force de démonstration dans la référence constante au dossier et dans les citations opportunes des procès-verbaux essentiels. Il constitue une réponse percutante à toutes les critiques apportées à l'enquête qui prétendaient, au mépris du dossier, que des vérifications essentielles n'avaient pas été opérées ou que des pistes avaient été négligées. Il démontre que les gendarmes, le juge d'instruction et la cour d'assises des Alpes-Maritimes ne se sont pas trompés contrairement à ce qu'une campagne médiatique orientée a tenté d'établir.
Le 20 novembre 2002, la Cour de révision rejette la requête de la défense. La vérité judiciaire s'impose à la vérité médiatique, le Droit, le bon sens et la raison triomphent du mensonge, de la calomnie et de la manipulation.
Justice est définitivement rendue à Madame Marchal.
de cette catégorie Assises
Nath · 19 juin 2011, 18:42
C'est inédit quand même, après un supposé meurtre...
Georges Cenci · 20 juin 2011, 11:19
Cela n'a donc rien d'inédit et ce n'est pas un supposé meurtre. C'est un meurtre ! Et la victime c'est Ghislaine Marchal, ce n'est pas Omar Raddad !
Jean Marie · 22 juin 2011, 15:47
Bonjour, j'aimerais me procurer votre livre, mais j'ai vu que sur certains sites son prix est assez cher, (30euros en moyenne) Moi qui suis au rsa... En vendez-vous de votre côté ? Merci beaucoup.
Jean Marie · 22 juin 2011, 18:32
Ce qui m'intrigue pour résumer, que faisait-elle dans cette cave avant d'y être tuée ? Omar Raddad l'a t'il appelée de la cave pour lui demander une avance d'argent ou pour avoir une discussion à ce sujet? Voilà ce que je n'arrive pas à saisir... Si vous avez des précisions à ce sujet? Merci beaucoup. Jean Marie
Georges Cenci · 22 juin 2011, 19:47
Vous ne trouverez ce renseignement que dans mon ouvrage ou dans le dossier de l'instruction.
Jean Marie · 22 juin 2011, 20:08
Georges Cenci · 23 juin 2011, 06:40
Jean-Marie, j'ai vécu, lors de signatures ou de salons du livre, au contact direct du public, une étonnante expérience. J’ai pu constater que de nombreux lecteurs potentiels, conditionnés par les médias, reposaient mon livre lorsqu’ils commençaient à comprendre qu’il allait à contre sens de l’opinion qu’on leur avait inculquée depuis des années. J’essuyais parfois quelques remarques racistes. Il y avait aussi ceux qui par paresse ou par crainte de découvrir de quoi remettre en question leurs préjugés refusaient d’ouvrir le livre, mais n’en formulaient pas moins des avis catégoriques. Triste constat et confirmation de la médiocrité de certains niveaux intellectuels et de la valeur relative d’une opinion dite publique dans une société où l’on cultive le mépris des institutions et où l’on encense les charlatans.
ninon · 23 juin 2011, 15:57
Une enquête fort douteuse quand même.
Georges Cenci · 24 juin 2011, 05:16
@ninon :
Répondre avec pertinence à vos questions nécessiterait pour certaines plusieurs pages de rédaction. Vous avez l'honnêteté d'écrire que vous ne savez pas si Monsieur Raddad est innocent ou coupable. C'est responsable de votre part et assez rare pour être souligné.
Croyez bien que je ne fuis pas vos questions dont vous trouverez réponses dans les 410 pages de mon ouvrage. Je suis persuadé que vous ne le regretterez pas. Vous pourrez, après avoir pris connaissance du dossier, vous prononcer sur sa culpabilité ou sa prétendue innocence. Mais aussi émettre un avis pertinent sur les qualité et défaut de l'enquête car aucune enquête n'est parfaite. J'attends votre commentaire après lecture.
Nath · 24 juin 2011, 18:46
Je suis allée voir le film, et j'en suis ressortie...comment dire, tiède.
Peut-être que ce n'est pas le cas pour tout le monde, mais je n'ai pas eu l'impression que Roschdy Zem a voulu prouver l'innocence même d'Omar Raddad. Je ne l'ai trouvé ni innocent ni coupable. Impossible d'être juge, pour ma part.
Je m’achèterai bien votre livre, pour me forger une opinion, faut dire que j'étais à peine née à l'époque, mais j'en ai entendu parlé pendant toute mon enfance, c'est dire combien ce fait divers me "fascine".
Mais je rejoins Jean-Marie, avec mes petites économies d'étudiante c'est un peu la galère, je vais quand même essayer de me le procurer.
Georges Cenci · 25 juin 2011, 05:05
Ce n'est pas en allant voir une fiction que l'on peut se forger une intime conviction.
Il s'agit en effet d'un film partisan, médiatiquement correct, dont le scénario s'est inspiré du livre du condamné, truffé de contre-vérités et de mensonges éhontés et de Jean-Marie Rouart, condamné dans cette affaire pour diffamation, qui s'était acoquiné pour la circonstance avec Roger-Marc Moreau, autre condamné pour diffamation dont vous trouverez le profil et les méthodes dans le livre de Guy Hugnet.
Vous constaterez à la lecture de mon livre combien on vous a manipulée. Je sais que cet ouvrage est assez onéreux mais c'est le seul qui relate l'affaire dans les moindres détails. Bonne lecture. Merci de votre intervention
Jean Marie · 25 juin 2011, 13:01
Voilà j'ai commandé votre livre ce jour, je le recevrais à la fin du mois... je reviendrais vers vous après sa lecture...(Il est dommage que les "grands médias" ne vous ait pas convoqué pour parler de votre ouvrage pour apporter un autre éclairage... Mais en écrivant cela, je m'aperçois de la naïveté de mon questionnement... ) Je ferais circuler votre livre autour de moi, il est important qu'il soit lu je pense... Pour Nath, je dirais qu'on peut trouver le livre sur Amazon/Fnac/ pour environ 30,00Euros, ça vaut le coup vraiment... Je ferais des économies de cigarettes !! :)
Veuillez passer cher Monsieur, un bon week end...
ninon · 25 juin 2011, 14:15
Tout cela ressemble fort à l'affaire Ranucci.
Un coupable devenant vite un innocent, grâce au talent d'un écrivain Perrault, un film médiocre,
un commandant de police Gérard bouladou qui reprend une enquête ( bâclée si, si!) et une opinion manipulée jusqu'à l'os.
Des témoignages tellement tardifs qu'on s'y perd!
Omar Raddad c'est les mêmes tenants et aboutissants, Rouard a remplacé Perrault, le film de
Rochdid zem( je ne l'ai pas vu...) et le doute...entre les deux mon coeur balance,. Omar raddad, victime ou coupable?
Quand même Monsieur Cenci, je ne remets pas en cause votre enquêt, mais pourquoi ne pas avoir fouillé un peu plus la vie de Madame Marshall et surtout son entourage? N'est ce pas par la qu'il fallait commencer?
Georges Cenci · 25 juin 2011, 20:56
Vu les dates rapprochées de vos deux questions, vous n'avez pas lu mon ouvrage et n'avez pas l'intention de le faire ! Vous trouverez alors dans le dossier de l'information judiciaire les pièces de procédures attestant que nous avons entendu son fils, l'entourage, les amis et relations de Mme Marchal (et non Marshall !)
Dans toutes les enquêtes criminelles que j'ai dirigées ou auxquelles j'ai participé "l'environnement social, familial et professionnel" de la victime est de règle, comme pour celui du suspect.
Pour des détails plus accessibles lisez mon ouvrage ou restez dans le doute.
ninon · 29 juin 2011, 18:15
Je serai toujours dans le doute, et ce n'est pas votre ouvrage qui y changera quelque chose.
Voici ce que le premier rapport d'autopsie validé par les trois légistes dit:
"L'autopsie a permis de constaster l'absence d'hémorragie interne importante au niveau du crâne, du thorax et de l'abdomen..."
15 Coups à l'arme blanche, et pas d'hémorragie?
6 mois plus tard, second rapport des mêmes légistes:
" L'autopsie montre la présence d'une quantité importante de sang dans la cavité abdominale..."
Quand est morte Me Marchal? Le 23 juin, ou le 24 juin? Erreur de frappe nous dit on, et validée par 3 médecins légistes? Il vaut mieux effectivement que ce soit le 23 puisque le 24 juin Omar Raddad était à Toulon.
Georges Cenci · 30 juin 2011, 09:25
Si c'est vous qui avez "posté" sur le très sérieux site de Philippe Bilger le commentaire suivant :"Il est tellement facile de manipuler l'opinion publique. L'affaire Raddad, c'est l'affaire Ranucci, c'est un peu la même histoire... Un écrivain qui nous offre un assassin sympathique, voire totalement innocent. Je suis très réservée quant à la supposée erreur judiciaire concernant M. Raddad. Pour tout dire je n'y crois pas." Soit ! Mais vous êtes en totalement opposition à votre état d'esprit formulé sur ce site ! Pourquoi dans l'un vous ne croyez pas à l'innocence du condamné et dans l'autre vous faites toujours état du doute qui vous habite ?
Pour bien comprendre une affaire judiciaire et se forger une conviction il faut connaître toutes les pièces de la procédure, les ordonnances, les conclusions expertales, les décisions et arrêts... que vous ne connaissez pas. Reportez-vous au commentaire que Jean-Marie m'a adressé après la lecture de mon ouvrage. Lui, aura trouvé réponses aux questions que vous me posez.
tixou0 · 03 juillet 2011, 20:14
Je viens de lire d'une traite votre ouvrage parfaitement titré "Omar l'a tuée", et tout aussi pertinemment sous-titré "Vérité et manipulations d'opinions" (dernière édition, augmentée de l'intéressante préface du Président Djian) - éclairant autant que passionnant. Je suis maintenant définitivement confortée dans mon opinion au sujet de la totale culpabilité de Raddad (ainsi qu'en ont décidé les jurés en 1994, fondant leur "intime conviction" notamment sur votre remarquable travail d'enquête, aussi précis que scrupuleux), et ai pu apprécier dans toute sa mesure l'étendue effarante de la désinformation des médias et consorts. Je suis inscrite sur un site dédié au cinéma ("AlloCiné"), et j'ai essayé d'infléchir le credo quasi-officiel, puisque médiatique (le "puisqu'on l'a vu à la télé, c'est donc que c'est vrai" - "ce pauvre Marocain analphabète est la vraie victime d'une gendarmerie et d'une justice racistes") en participant activement à un Forum (les dernières pages du Forum principal, sous la page d'accueil "Omar m'a tuer", sans passer aux critiques). Allez par curiosité y faire un tour : impossible de les faire démordre de l'innocence de Raddad - il y en a même un qui m'a traitée de "négationniste" (sic), parce que j'osais dire que la "vérité historique" (resic), c'était que Raddad est coupable, eu égard par exemple à l'autorité de la chose jugée. Le bourrage de crânes est parfait, c'est un peu désespérant... Quant au film de Zem, c'est une fiction (partisane) qui ne s'annonçant pas comme telle enfonce le clou à l'envi du politiquement correct ambiant, en suivant la chimère des fameuses "zones d'ombre" qu'on retrouve si souvent dans le discours militant de tous ces moutons bêlants. J'ai des craintes certaines sur l'usage de relance que le fan club va faire de cette réalisation malhonnête (et d'ailleurs des plus moyenne au plan cinématographique, la performance de Bouajila mise à part, lequel campe un "Omar" fantasmé, mais avec talent, ce qui emporte l'adhésion, suivant l'empathie).
Georges Cenci · 04 juillet 2011, 19:36
@tixou0 :
Je ne commenterai pas et ferai seulement référence à la maxime que Jean Jaurés prononçait au lycée d'Albi le 30 juillet 1903 : "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques".
Tout est dit. Merci de votre confiance en la Justice de notre pays.
Nath · 05 juillet 2011, 01:57
Ça y est, je vais pouvoir m'offrir votre livre, ça sera mon "intrigue policière" pour l'été (même si je pense que je vais le finir en deux jours haha!)
En parallèle, j'espère bien voir si la révision du procès aboutira.
Car, je me demandais, Raddad risque-t-il un retour en prison si une révision de procès joue en sa défaveur? (Ouh là, je ne sais pas si ma phrase est compréhensible, mais un peu d'indulgence, il est 2h du matin)
Voilà voilà, l'ouvrage lu, je n'hésiterai pas à vous faire part de mes impressions.
Et j'espère ne plus avoir d'interrogations, c'est à dire que votre livre réponde à mes moultes questions!
Claude · 05 juillet 2011, 12:21
Je vais dès ce jour commander votre livre.
Ras le bol de la désinformation et des manipulations orchestrées par les médias aux ordres.
Georges Cenci · 05 juillet 2011, 18:23
Prenez le temps de lire mon livre un crayon à la main et analysez bien tous les détails du dossier, même les plus insignifiants... et de dormir !
A ma connaissance, aucune demande en révision n'est en cours. La seule qui ait été déposée a fait l'objet d'un arrêt de rejet de la chambre criminelle de la Cour de Cassation que vous trouverez en annexe de mon ouvrage, comme ont été rejetées les deux demandes de Raddad/Vergés par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
BillBoquet · 02 août 2011, 23:54
Est il vrai que vous avez détruit les dernières photos de la victime, sans que personne ne puisse les voir ? Si oui pourquoi ?
Georges Cenci · 03 août 2011, 15:30
@BillBoquet :
S'il est exact que des clichés ont été détruits, ce n'était pas des photographies de la victime.
N'étant pas nécessaires à la manifestation de la vérité, le juge d'instruction qui les avait examinées m'avait demandé de les détruire. Ce qui fût fait et acté dans la procédure sur commission rogatoire.
Le juge d'instruction n'avait fait qu'appliquer l'article 97 alinéa 3 (depuis alinéa 5) du code de procédure pénale qui dispose qu"avec l'accord du juge d'instruction, l'officier de police judiciaire ne maintient que la saisie des objets et documents utiles à la manifestation de la vérité ".
Vous aurez bientôt en ligne sur ce site un extrait de mon ouvrage où est évoqué ce détail mais, pour connaître les identités des personnes photographiées, il faudra lire mon livre. C'est le seul à les dévoiler ; sauf bien évidemment le dossier de l'instruction criminelle.
billBoquet · 03 août 2011, 23:29
Je comprends mais il n'aurait pas été plus judicieux de les conserver afin de ne pas alimenter les rumeurs ?
Georges Cenci · 04 août 2011, 17:47
Vous avez raison, 20 ans après on peut dire cela et nous n'en sommes pas à une rumeur près. Mais pour les médias, la rumeur et sa propagation c'est du pain béni ! Voir la réponse aux pages 242 à 244 de mon ouvrage. Bien à vous.
mimie · 13 octobre 2011, 23:34
Voici un détail qui m'intrigue. Si Madame Marchal a écrit la phrase
inachevée dans le noir, comment a-t-elle fait ? Je m'explique : les
lettres sont ratées et reprises, donc dans l'obscurité c'est à mon sens
mission impossible ! De plus, si elle a vraiment écrit, comment
expliquez-vous l'absence de sang sous ses ongles ? Et cette femme qui a
été à ce point agressée, qui se vidait de son sang et qui a dû ramper
entre le premier message et le deuxième, cela prouvait qu'elle n'avait
pas assez de force pour se relever puisqu'elle a écrit à genoux la
phrase complète omar m'a tuer et a rampé, donc comment a-t-elle
fait pour se relever et éteindre la lumière elle-même ? Car les photos
prouvent bien l'absence de sang sur les murs à côté de la porte où se
trouve l'inscription complète ! Pour une femme poignardée à plusieurs
reprises et qui a reçu des coups pareils sur la tête c'est énorme ! Que
sous la violence du choc elle ait aussi bien écrit la première phrase
dans le couloir ! A sa place j'aurais été sûrement tremblante de peur et
donc les lettres seraient moins claires. Voila merci de vos réponses.
Salutations.(syntaxe et orthographe de ce commentaire corrigées par l'administrateur avant publication)
Georges Cenci · 14 octobre 2011, 09:20
@mimie :
Ma réponse sera très courte car toutes vos interrogations sont dans ce blog et surtout dans mon ouvrage que, pour apaiser votre légitime inquiétude, vous devriez faire l'effort de lire.
Où avez-vous lu que le 2ème message a été écrit dans le noir ? Où avez-vous lu qu'il n'y avait pas de sang sous les ongles ? Où avez-vous lu qu'elle ne s'était pas relevée entre le 1er et le 2ème message ? etc...
La lecture de mon ouvrage terminée c'est avec plaisir que je lirai vos observations.
mimie · 14 octobre 2011, 15:33
Pour répondre à vos interrogations, je détiens mes sources des quelques
pièces du dossier d'instruction publiées sur le site OMAR L'A TUÉE (expertises en écriture complètes, du rapport de l'autopsie de
Ghislaine Marchal, de la découverte du corps etc.) et sur d'autres
recherches personnelles sur internet. Sur le rapport d'autopsie, il y
est bien précisé par les médecins que la victime a rampé, et une femme
qui rampe (à mon sens) n'a pas assez de force pour se relever, sinon
pourquoi ramperait-elle au sol ? Cette autopsie relève également
l'absence de sang sous les ongles de la victime, seulement de la terre,
ce qui me paraît curieux pour une femme qui est supposée avoir utilisé
son doigt pour écrire avec beaucoup de sang, car le sang ça colle ! Pour
ce qui concerne les inscriptions, la victime a été retrouvée dans
l'obscurité proche de cette inscription non terminée, enfin c'est une
question de logique et sur internet, la version donnée par les gendarmes
lors de la reconstitution a déterminé qu'elle a été rédigée dans le
noir avant que la victime décède... et si les deux inscriptions ont étés
rédigées dans la lumière c'est la preuve indiscutable qu'elles ont été
rédigées avant le départ de l'assassin ! ou plutôt des deux assassins
car je me pose la question : pourquoi deux armes du crime, voilà et je
ne manquerai pas de faire parvenir mes observations en effet.
Cordialement.(syntaxe et orthographe de ce commentaire corrigées par l'administrateur avant publication)
Georges Cenci · 15 octobre 2011, 07:27
Je ne vais pas me lancer dans une longue démonstration pour vous convaincre en détaillant les constatations dans la cave, le sang sur les mains de la victime, les traces sur son corps, sur le sol, sur les murs, le n° des photographies qui attestent que les mains étaient ensanglantées, le parcours de Mme Marchal dans la cave etc. Quant à de la terre sous les ongles ?...
Lisez mon livre tout y est ; mais aussi les commentaires de Jean-Marie du 28 juin et de Tixou du 3 juillet !
Bertrand ROC · 15 octobre 2011, 15:36
Mimie ? Encore une victime de la désinformation de Saâd Salman et Eve Livet... par exemple.
Qu'il doit être éprouvant, Monsieur Cenci de rabâcher sans cesse la Vérité alors qu'un mur de manipulations tous azimuts s'est dressé contre vous et la justice de notre pays.
Une telle abnégation vous honore. Un jour vos pairs vous en remercieront.
sam · 19 décembre 2011, 13:16
Je viens de voir le film "Omar m'a tuer" !! Cette énorme faute pour une dame de se rang me consterne!!! Même ma fille qui n'a que neuf ans ne la ferait pas! Beaucoup de chose son floue dans cette affaire. Comment peut on poignarger une femme autant de fois et lui donner des coups au niveau cranien sans avoir une seule trace de sang sur ses vêtements? Comment aurait elle pu écrire cette phrase bien distincte et lisible sur le mur sans lumière dans le noir total? Je ne n'acheterais pas votre livre car je pense qu'il y a déjà beaucoup trop de gens (média, écrivain, avocat...) qui ce sont fait de l'argent sur crime!! je ne sais pas si Omar Raddad est innocent ou si il est vraiment le meurtrier mais je pense qu'il y a des zones d'ombres des 2 cotés de la balance. Si tout était vraiment contre lui comme semble le décrire votre livre, pourquoi l'avoir relaché? Pourquoi tant de zone d'ombre n'ont elles pas été éclairées?(Commentaire non corrigé par l'administrateur)
Bertrand Roc · 21 décembre 2011, 08:13
Vous me faites penser à un sujet d’actualité : la mort du dictateur de la Corée du Nord, Kim Jong-Ii. Dans les médias, vous découvrez depuis sa disparition, le peuple Coréen en pleurs alors qu’il restera dans l’Histoire comme le plus tyrannique des dictateurs du XX ème siècle. C’est l’effet de sa propagande poussée à son paroxysme.
Et bien voyez-vous, Sam ; vous êtes comme ces gens éplorés. Vous baignez avec complaisance dans la désinformation et je vais vous expliquer pourquoi car je pense que Georges Cenci doit commencer à être las des interventions comme la vôtre qui ne font que relayer ; au mieux des erreurs involontaires de la part de leur auteur ; au pire un mensonge sciemment orchestré.
Vous évoquez votre consternation devant la faute d’orthographe de Madame Marchal. (Que croyez-vous que je ressente en voyant les vôtres ?) Si vous aviez parcouru un peu plus profondément ce site Web, vous auriez découvert que la victime était coutumière, entre autre, des fautes d’accord sur les participes passés.
Vous émettez des réserves sur l’impossibilité pour le meurtrier d’échapper aux projections de sang lors de l’agression. Georges Cenci explique à plusieurs reprises que c’est grâce à l’épais peignoir que Madame Marchal portait à ce moment-là que les projections ont été absorbées. De plus la distance qui devait séparer l'agresseur et la victime du fait de la longueur du chevron (70 cm), il n'est pas inconcevable que les vêtements de l'agresseur n'aient pas été tachés. D'autre part sur la veste de Omar Raddad ont été extraits 10 nanogrammes d'ADN mais la science de l'époque n'avait pu déterminer à qui ces molécules appartenaient. (Page 128 du livre de Georges Cenci).
Le dossier démontre également que c’est bien Mme Marchal qui a écrit les deux phrases. Pas sur un mur, mais à deux reprises, sur des portes distinctes ayant pour caractéristiques d’être des supports lisses et peints en blanc ! Non dans l’obscurité puisque la lumière était allumée pour le premier message. Et pour le deuxième message, le sous-sol n’était que dans une relative pénombre puisque la porte d’accès laissait filtrer un rai de lumière tout autour.
Omar Raddad n’a pas été « relâché » (je vous cite encore) ; il a été partiellement gracié par le président Français de l’époque, Jacques Chirac. Aux yeux de la justice, il reste coupable du meurtre de Madame Marchal ; raison de son combat depuis 1994. Il vous faudra aussi vous pencher, pour comprendre notre système pénal, sur le Code de procédure pénale plus particulièrement sur les dispositions générales de l’exécution des sentences pénales et les décrets sur les réductions des peines.
Enfin dernier point ; Georges Cenci n’est pas « contre » (je vous cite) Omar Raddad ; il est contre l’acharnement médiatique et la manipulation d’opinion, orchestrée par des enquêteurs privés, des avocats, des académiciens, des peoples qui n’ont leur place qu’à « Radio-ragot-pour- gogos ».
De tout cela, le film propagande ne vous en a certainement pas parlé !
Si vous n’achetez pas le livre de Georges Cenci, ce n’est pas pour le priver de quelques euros supplémentaires – ce dont il se moque –, mais parce que vous préférez inconsciemment rester du côté du mensonge. Découvrir la vérité et comprendre que l’on est victime de la désinformation depuis plus de 20 ans peut faire mal. Vous vous épargnez cette souffrance.
Nabucho · 24 décembre 2011, 16:46
SAM s'est dite "consternée" par l' "énorme faute" ( le R de "tueR") apparue dans l'ultime message que 5 décisions de Justice successives ont attribué à la victime.
Sam - qui a eu tout le loisir de relire et corriger son propre message sur l'écran éclairé de son ordinateur - ne prétend pas avoir reçu un coup de chevron sur la tête et une série de coups d'arme blanche sur le corps, avant d'écrire.
Et pourtant ... on est "consterné" de trouver dans les 12 lignes de son commentaire autant de fautes évidentes d'orthographe ou de syntaxe, à savoir : ... pour une dame de Se rang... ; ...beaucoup de chosE soN flouE ... ; ... : comment peut on poignarGer une femme... ; ... au niveau cranien ... ; ... comment aurait elle ... ; ... je nE n'achèteraiS pas votre livre ... ; ...il y a beaucoup trop de gens (...) qui Ce sont fait de l'argent sur crime ... ; ... ou sI Il est vraiment ... ; ... relaché ... : ... pourquoi tant de zonE d'ombre n'ONT elleS pas ...
Que se serait-il passé, si elle avait subi, avant d'écrire, les coups et blessures ci-dessus évoqués ?
On est presque tenté de lui répondre : SAM ... SUFFIT !
lanamer · 28 novembre 2012, 18:54
@Georges Cenci : Etonnant ce commentaire..."L'OPJ ne maintient que la saisie des objets utiles à la manifestation de la vérité" Article 97 Alinéa 5. A ce moment là de l'enquête, il semblerait que l'on connaisse donc la vérité puisque l'on est apte a décréter la destruction de cette pellicule...Affaire rondement menée, super! mais pourquoi ne pas la remettre à la famille?Remarquez ! peut-être vous a-t'elle dit que ces photos privées ne l'interressait pas. On ne sait pas nous, nous n'y étions pas, nous sommes trop sentimentaux peut-être ?Et puis après tout, il s'agissait peut-être de banales clichés sur des fleurs, le gazon et pour être renseignés, une seule solution : acheter votre livre! la réponse est dedans...Vous avez peut-être raison sur tout, Monsieur Censi, trop d'éléments nous manquent effectivement pour pouvoir juger objectivement mais j'ai du mal avec votre démarche qui ressemble plus à une croisade qu'à autre chose. Un jugement a été rendu, bon ou mauvais mais rendu. Alors pourquoi ce livre puisque vous êtes en accord avec le verdict et en paix avec votre conscience ?
Morcar · 11 novembre 2013, 14:13
Marrant ce site internet dédié à un roman que son auteur semble à tout prix vouloir vendre plus qu'autre chose (à chaque question ici posée la réponse est "Achetez mon livre", ben voyons...) et sur lequel on ne trouve bizarrement que des commentaires allant dans le sens du webmaster/auteur. On devine là une belle sélection des messages affichés sur le site, ce qui laisse imaginer à quel point cet auteur masque ce qui ne va pas dans son sens.
Mais je devine que mon message ne sera lu que par ledit webmaster/auteur puisque justement il ne lui est pas favorable. Je ne dis donc pas bonne continuation à ce site totalement partial.
Georges Cenci · 12 novembre 2013, 18:45
@Morcar : Je n'ai pas pour habitude de répondre à des commentaires sans intérêt. Pour vous être agréable (que ne ferais-je pas pour vendre un livre?), je vais faire exception.
Ce site n'est pas marrant sauf à considérer que la mort, dans des conditions atroces, d'une vieille dame, vous fasse sourire.
Vous parlez d'une site dédié à un roman. Vous avez partiellement raison sauf qu'il ne s'agit pas d'un roman ; par contre vous avez découvert où était mon intérêt : vendre le plus possible mon ouvrage.
Voyez-vous mon brave j'en ai tellement vendu que depuis sa première édition en 2002, j'ai acheté un appartement sur la Côte d'Azur et trois voitures de prix. Alors pourquoi m'en priver !
Vous devriez l'acheter pour faire bonne mesure ; cela me servira à payer mes impôts !
Contrairement à ce que vous pensez, mon webmaster me transmet tous les commentaires et j'écarte systématiquement ceux qui sont injurieux.
Je vous précise qu'ils sont rares, les lecteurs qui cherchent à découvrir autre chose que les inepties diffusées depuis les premiers jours de cette affaire sont des personnes respectables même si certains ne partagent pas mon opinion.
Pour être un peu plus positif, si ce n'est pas trop vous demander, j'aimerais connaître votre opinion sur cette affaire par exemple quels sont les éléments à charge, ceux à décharge, les éléments constitutifs de ce crime, les circonstances dites atténuantes, celles aggravantes, comment le meurtre s'est-il déroulé etc...
Faites un effort de réflexion, je serais ravi de connaître votre démarche intellectuelle pour parvenir à votre vérité : coupable ou innocent ? Soyez impartial ! Nul doute que mon webmaster me transmettra le fruit de votre cogitation. Mais au fait vous allez bâtir votre raisonnement à partir de quels actes de procédure ?
CLAUDE · 08 février 2014, 18:20
@Morcar :
Là, vous êtes injuste. Si, comme vous le prétendez, le major Cenci était partial il n'aurait certainement pas laissé passer ma critique de son livre en date du 27 août 2011!
Denise · 28 juin 2014, 21:11
Je suis troublée par plusieurs petites choses au sujet de ces photographies.
Vous dites à ce monsieur Bilboquet que le juge d'instruction les avaient examinées.
Eve Livet soutient avoir interrogé le juge Renard le 1er octobre 1998 qui lui dit les avoir vu par la suite car vous en aviez gardé un jeu. Je l'ai lu page 87 de son livre.
Le juge Renard ajoute avoir vu sur le jeu que vous avez gardé Madame Marchal avec deux amies.
Vous, vous dites dans votre ouvrage que la victime n'était pas sur les photos mais qu'il s'agissait de Mesdames Koster et Pascal deux femmes d'une cinquantaine d'années.
J'ai retrouvé une vidéo d'un journal télévisé de l'époque où apparait cette dame Pascal et elle semble plus près des 80 ans, j'ai moi même presque cet âge là que des 50. Je n'ai rien trouvé sur l'autre dame, pardonnez-moi.
Les photos dites vous datent du 19 juin 1991, il ne s'agissait donc pas de vieux clichés
Denise · 28 juin 2014, 21:25
Je ne sais pas ce que j'ai fait mon message a été envoyé avant que je ne le termine.
Je voulais savoir si vous contestez les informations apportées par cette journaliste et si vous maintenez que le juge Renard a bien vu ces photos avant leur destruction.
Ce n'est pas pour vous enquiquiner, l'histoire est ancienne maintenant, mais c'est troublant.
Georges Cenci · 02 juillet 2014, 11:25
Je vous renvoie à la rubrique Questions/réponses : qu'en est-il de ces fameuses photographies que vous avez détruites ?
Je n'ai rien à y changer, à y ajouter ou à y retrancher.
Je fais, Madame, référence à la procédure judiciaire et non à l'écriture d'une journaliste opportuniste qui, je vous le rappelle, préparait le fameux reportage de Saad Salman qui n'avait qu'un seul but : préparer la demande en révision... qui a été rejetée par la chambre criminelle de la cour de révision.
En ce qui concerne l'entrevue avec les magistrats qui ont eu à connaître de ce dossier, bien vouloir vous reporter à ce que j'ai écrit au chapitre sur la demande en révision.
Georges Cenci · 02 juillet 2014, 14:14
Le message vous aura filé entre les doigts. Je le découvre aujourd'hui et je m'empresse d'y répondre.
Je peux vous certifier, Madame, que le juge d'instruction, Monsieur Jean-Paul Renard, a bien vu les photographies que nous avions fait développer. Et c'est ce magistrat qui m'a prescrit de les détruire car elles n'avaient aucun intérêt pour la manifestion de la vérité.
J'ai acté cette destruction administrative par la rédaction d'un procès-verbal annexé à la procédure sur commission rogatoire.
OPJ, responsable d'une enquête criminelle, j'aurais pris la liberté de détruire ces photos sans en parler au magistrat instructeur ? Il faut rester raisonnable !
Vous faites dans vos écrits, référence au livre de Eve Livet. Comme je vous l'ai dit par ailleurs c'est une journaliste opportuniste qui s'est inscrite, comme tant d'autres de ses confrères, dans l'épais régistre de la manipulation de l'opinion publique.
Et cela marche toujours aujourd'hui, 23 ans après les faits ! La preuve !
Ne soyez pas troublée, peut-être devriez-vous changer d'auteur pour avoir une idée plus précise sur le déroulement de l'enquête.
ignorant · 12 juillet 2014, 06:08
Bonjour Monsieur Georges Cenci,
J'essaie de suivre et de comprendre le plus précisément possible cet affaire de monsieur Omar RADDAD, car y a des choses qui ne sont pas claires.
Omar inculpé,
Omar jugé,
Omar condamné,
Omar a passé plus de 7 ans en prison,
Omar gracié.
Mais pourquoi gracier un coupable qui a commis un crime sauvage et impardonnable ?
Pour moi comme pour beaucoup de françaises et français, Omar est innocent et un coupable est en liberté dans la nature,
Et j'ai lu également dans l'affaire que Omar a été arrêté au lieu qu'il soit sous surveillance par peur qu il rentre dans son pays(rires), accords judiciaires bilatéraux(suspendus en ce moment) entre les la France et le Maroc n'épargnent aucun coupable, il suffit de lancer un mandat d'arrêt.
Ensuite, l'erreur de frappe du médecin légiste, je ne suis pas le seul mais tout le monde a du mal à y croire car ce genre de rapport se lit et se relit par une ou plusieurs personnes donc impossible.
Enfin, on espère que le vrai coupable sera arrêté tôt ou tard et qu'il paiera pour ce massacre sauvage et que justice soit faite à la victime Mme le Marshal.
Georges Cenci · 15 juillet 2014, 00:48
@ignorant :
Bonjour cher ignorant.
Omar Raddad a été inculpé, jugé et condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal. Tous les recours ont été rejetés que ce soit par la cour de révision des condamnations pénales ou la Cour Européenne des Droits de l'Homme et ce bien après la grâce partielle du président Chirac. Grâce partielle qui est en fait un troc entre politiques ; lisez par ailleurs !
Monsieur, les 73 juges du siège, indépendamment des trois juges d'instruction du tribunal de grande instance de Grasse et ceux de la Chambre d'accusation d'Aix-en-Provence qui ont participé aux décisions relatives à la culpabilité et à la régularité des procédures sont-ils des ignorants !
Le coupable de ce meurtre est effectivement en liberté : Omar Raddad ! Ne cherchez pas, il n'est pas dans la nature.
Quant à votre remarque sur le procédé d'interpellation, je maintiens ce que j'ai écrit (OLT page 44) :
« ... La nuit sera courte. Il faut analyser la situation, faire l’inventaire des éléments objectifs et subjectifs que nous avons, prévoir les actes à effectuer dans la continuité, dégager une idée maîtresse, élaborer des hypothèses. Mes notes sont abondantes, les questions restent sans réponse. Quelle orientation donner à l’enquête ? Doit-on identifier puis interpeller ce prénommé Omar ? Doit-on, au contraire, le localiser, l’observer ? Les derniers renseignements qui me parviennent cette nuit-là font état qu’Omar Raddad est Marocain. Ne va-t-il pas tenter de regagner son pays ? Si je ne le fais pas interpeller et qu’il échappe aux poursuites, les reproches d’incompétence ne tarderaient pas. En police judiciaire le directeur d’enquête assume des responsabilités individuelle et collective. Il n’a pas droit à l’erreur. Après avis de ses collaborateurs, il est seul à prendre une décision, qu’il soumet à un magistrat du parquet ou à un juge d’instruction.
J’ai pris la décision d’interpellation d’Omar Raddad. Je ne le regrette pas. Avec le recul, je suis convaincu que c’était la seule solution et n’importe quel responsable, quelles que soient ses méthodes d’investigation, aurait pris la même décision. »
L'erreur matérielle de dactylographie sur le quantième du mois a été longuement débattue à chacune des demandes de mise en liberté devant la chambre d'accusation d'Aix-en-Provence et devant la Cour d'assises de Nice. Pour faire court, je vous renvoie, entre autres pièces de procédure en ligne, aux observations écrites de Laurent Davenas, avocat général à la cour de cassation et à l'arrêt de rejet de la Cour de révision.
Mon cher ignorant, il y a fort longtemps que la vérité a éclaté et triomphé des manipulations avocato-médiatiques qui ont imprimé durablement dans l'opinion le sentiment que Omar Raddad est innocent. Comme tous ceux qui connaissent le dossier, je suis d'une absolue sérénité.
Mais, afin que nul n'en ignore, pouvez-vous développer votre argumentation faisant de Omar Raddad la victime d'une erreur judiciaire.
ignorant · 16 juillet 2014, 02:54
Bonsoir Monsieur Georges Cenci,
Tout d'abord et avant toute chose, je tiens à vous remercier infiniment d'avoir pris le temps de répondre à mon commentaire.
Ce qui me laisse perplexe et incertain sur la culpabilité et m'assure de l'innocence de Monsieur Omar RADDAD dans l'assassinat de Madame le Marchal, c'est le fait que ce dernier soit condamné à 18 ans de prison avec les circonstances atténuantes, or il devait être condamner à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre, aussi le fait qu'il soit gracié avec une large réduction de peine alors que ce n'est pas souvent le cas que l'auteur d'une sauvagerie aussi pareille soit gracié (nous le savons se sont des décisions des pouvoirs judiciaire et exécutif), sans oublier bien entendu les éléments troublants notamment la decouverte de l'ADN masculin mélangé au sang de la victime sur les inscriptions et n'appartenant pas au condamné après vérification, l' absence d'empreinte de Omar RADDAD sur le lieu du crime, le fait que ce Monsieur souhaite et se bat pour un autre procès alors qu'il risque une deuxième condamnation sûrement plus lourde que celle dont il a été écopé et qu'il a eu que des refus à sa demande,... etc
Pour finir mon argumentation que vous m'avez demandé, sachez cher Monsieur Cenci qu'en aucun cas je ne remets en cause les compétences de toutes les personnes ayant travaillé sur cette affaire.
Bien à vous Monsieur Georges Cenci.
Georges Cenci · 20 juillet 2014, 03:08
@ignorant : Bonjour.
Ma réponse n'a pas pour intention de vous faire changer d'avis. Vous êtes convaincu de l'innocence de Raddad et vous le resterez quelles que soient mes réponses, mon argumentation, les décisions de justice intervenues au plus haut niveau et la lecture des pièces de l'instruction criminelle.
Vous me permettrez cependant de préciser certains points sur lesquels vous fondez votre raisonnement :
1°) Sur la condamnation : Omar Raddad a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Il est exact que l'article 304 du code pénal qui s'appliquait à cette époque punissait le meurtre de la réclusion criminelle à perpétuité. Cet article a été abrogé le 1er mars 1994 par l'article 221-1 du même code réduisant le maximum de la peine à 30 ans de réclusion criminelle. Ceci étant précisé, je pense que la peine de 18 ans de réclusion criminelle décidée par la cour d'assises de Nice est une juste peine tenant compte des faits mais aussi de l'absence de condamnation antérieure du justiciable.
Vous devriez assister à quelques procès pour avoir un raisonnement plus tranché quant aux peines prononcées par rapport à celles prévues par le code pénal. Vous seriez surpris !
A titre d'exemple, j'ai dirigé en 1996 un dossier criminel dans la région lyonnaise. Nous avions découvert un cadavre, calciné dans un bois. Après de longues semaines d'enquête, nous appréhendions le suspect, qui passait des aveux circonstanciés. Celui-ci avait décidé de tuer sa maîtresse. Alors qu'elle était allongée sur le ventre, nue, il lui prodiguait des caresses mais profitait de ce préliminaire amoureux pour lui planter dans le dos la lame d'un couteau qui atteignait le cœur. Il nous déclarait qu'il savait comment atteindre cet organe entre deux côtes préalablement définies. Il enroulait sa victime dans un dessus de lit et la déposait sous son clic-clac. L'odeur devenant vite insupportable, il décidait, s'adjoignant un complice, de se débarrasser du corps en l'incinérant dans une forêt. Je vous passe les détails morbides. Il s'agit là non pas d'un meurtre mais d'un assassinat. Vous pensez qu'il aura été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ? De mémoire, cet assassin a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Et pourtant son passé judiciaire ne plaidait pas pour lui. Il n'était pas, loin s'en faut, un primo-délinquant. Je trouve cet homicide plus abominable que le meurtre commis par Raddad.
2°) L'octroi de circonstances atténuantes : Lors du procès, la question relative à l'octroi de circonstances atténuantes a été posée à la cour et au jury délibérant en commun sur l'application de la peine. Les juges et le jury ont accordé à Raddad des circonstances atténuantes ; les juges disposant de la faculté discrétionnaire d'atténuer la peine encourue par l'application des articles 132-18 et suivants du code pénal dont le maximum, seul prévu par la loi, doit pour être prononcé, recueillir la majorité qualifiée de huit voix au moins. Ce qui signifie en clair et dans le cas d'espèce que la cour d'assise à prononcé une peine de réclusion criminelle à temps. Depuis, la loi du 16 décembre 1992 applicable au 1er mars 1994 a supprimé ces dispositions. Vous voudrez bien consulter l'article 356 du code de procédure pénale.
3°) La grâce partielle : Un peu d'Histoire ! On retrouve le principe du droit de grâce à tous les âges de l'humanité. C'est un des droits régaliens par excellence. On le retrouve en France dès le XIII ème siècle, revendiqué par les seigneurs avant qu'il ne passât entre les mains de la royauté. Un moment supprimé en 1791 par la Constituante, il fut rétabli dix ans après au profit du Premier consul. Et depuis, le pouvoir de faire grâce a été reconnu au chef de l’État qui, sous le régime de la V ème République l'exerce en conseil de la magistrature.
La grâce permet au condamné une réduction totale ou partielle de peine (c'est le cas Raddad), mais elle laisse subsister la condamnation, qui continue à figurer sur le casier judiciaire. Elle n'infirme en aucun cas la condamnation.
Le troc ne vous aura pas convaincu. Et pourtant c'était bel et bien un échange politique entre le chef de l’État Français et le roi du Maroc, à l'époque Hassan II. J'ai, par devers-moi, de nombreux articles de presse de l'époque qui relatent les tractations passées avec forces détails. Lire ou relire à la rubrique Questions/Réponses Que pensez-vous de la grâce présidentielle accordée par le président Chirac ? Ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...
4°) La découverte de l'ADN masculin : Je me suis déjà exprimé sur ce détail. Bien vouloir vous reporter à mes explications sur le site et à la rubrique Questions/Réponses Quand les deux fameux ADN, qui motiveraient une nouvelle décision de révision, ont-ils été prélevés ? Ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...
5°) L'absence d'empreintes de Raddad sur les lieux du crime : L'absence d'empreinte digitale n'est pas un élément à décharge. Si nous avions découvert une empreinte de Raddad à quelques endroits dans le sous-sol cela n'en faisait pas pour autant un indice de culpabilité. Pourquoi ? : parce que Raddad avait accès à ce sous-sol et il n'aurait pas été impossible d'en relever une ; ce qui n'a pas été le cas. Et si nous avions découvert une empreinte, n'importe quel avocat débutant aurait fait remarquer que son client avait accès au sous-sol et qu'il n'était pas illogique de retrouver trace de son passage.
6°) Le combat de Raddad réclamant un nouveau procès : De la poudre aux yeux médiatique. Un nouveau procès ne peut avoir lieu que si les dispositions de l'article 622 du Code de procédure pénale s'appliquent. Et Raddad tel un perroquet répète ce que ses conseils respectifs lui glissent à l'oreille.
Félix · 28 octobre 2014, 14:12
Comme vous me l'avez recommandé, je suis venu sur votre site et je ne suis pas déçu car votre site donne accès à des pièces du dossier tout à fait édifiantes. J'ai visionné l'épisode de "Faites entrer l'accusé" sur cette affaire et il ne m'a pas fallu longtemps pour me forger une conviction : des éléments tangibles de culpabilité, les témoignages de voisins, les mensonges de Raddad, les élucubrations des Colombo de la dernière heure, peu sérieuses, ne laissent pas place au doute (je les ai écoutées d'une oreille, avec de temps en temps un sourire en coin, quelques gloussements) . Vos explications sont pertinentes, convaincantes.
Je sais que vous n'avez pas publié ce livre par corporatisme, as plus que Gérard Bouladou (auteur de deux enquêtes sur l'affaire Ranucci) mais pour permettre à des citoyens de connaître la vérité sur l'affaire, dire stop à cette véritable intoxication médiatique, de journalistes frustrés par une enquête trop simple et avides de sensationnel, au mépris de la victime, d'un académicien qui veut enfiler le costume de Zola, trop grand pour lui. S'il est un scandale dans cette affaire, il vient de ce matraquage intellectuel indécent et intéressé et le traitement médiatique qui en a été fait.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir commandé votre livre sur un site d'occasion. Je suis en totale adéquation avec votre position sur cette affaire.
Georges Cenci · 29 octobre 2014, 11:15
Je ne vous en veux pas du tout d'avoir acheté ce livre d'occasion. Je n'ai pas écrit cet ouvrage pour faire de l'argent vous l'avez très bien compris. D'ailleurs n'est-il pas en lecture libre sur mon site !
Je vous remercie pour votre bon sens ; tant d'autres en manquent !
marocain · 07 décembre 2014, 12:16
Monsieur CENCI, vous l'avez reconnu, cette affaire vous a apporté de l'argent par vos écritures et livres, n'est-ce pas là l'explication à votre acharnement contre ce pauvre Monsieur OMAR RHADAD, auriez-vous fait la même chose si l'accusé était un notable de la ville de NICE?, je suis certain que non. Les preuves d'accusation sont inexistantes et on a condamné un homme sur simple "intime conviction" avec condamnation à charge, en ignorant le bénéfice du doute, ensuite, et c'est connu, la justice française n'aime pas se contredire. il faudra rejuger cette affaire dans un tribunal parisien, car risques de conflits "d'intérêts" au niveau local, et NICE a de la réputation à ce sujet.
Georges Cenci · 09 décembre 2014, 05:23
@marocain : Tout d'abord bonjour.
Vous avez raison, je suis un auteur connu et reconnu, les médias n'ont eu de cesse de faire de la publicité pour mon ouvrage. Je n'en demandais pas tant et ce battage médiatique a fait la richesse de mon éditeur et la mienne par la même occasion. Voilà pourquoi je me suis acharné contre votre pauvre Omar Raddad (et non Rhadad).
Vous avez acheté mon ouvrage ? Mais vous auriez dû attendre il est en lecture libre et gratuitement sur mon site !
Aurais-je aussi avec autant « d'acharnement » accablé un notable niçois ? Je ne suis pas contrariant, mais bien sûr que non ! Vous avez encore raison.
Vos remarques sont d'un ridicule affligeant. Très cher marocain, dans mon activité de police judiciaire j'ai eu à connaître des infractions commises par des personnes portant le même uniforme que moi. Elles ont été déférées devant cours d'assises et tribunaux correctionnels et condamnées. Alors vous pensez les notables...
Cher marocain, les cours d'assises de notre pays jugent suivant l'intime conviction (voir le code de procédure pénale). Celle de Nice a donc, selon l'intime conviction des jurés et des magistrats, estimé que les charges étaient suffisamment lourdes pour condamner votre pauvre héros à 18 ans de réclusion criminelle.
Je les félicite d'ailleurs ; je l'ai d'ailleurs écrit dans l'avant-propos de mon ouvrage.
Vous sous-entendez que les jurés désignés par le sort et les magistrats auraient la réputation d'être... racistes. Car tel est le sens de votre pensée n'est-ce pas !
Qu'y a-t-il de raciste dans la condamnation d'un meurtrier fut-il marocain d'une vieille dame fut-elle française !
Vous êtes ignorant de la procédure pénale au point de supposer que l'on va rejuger cette affaire.
Omar Raddad est condamné définitivement il faudra vous y faire.
Gautier · 05 août 2015, 12:28
J'ai lu avec attention votre livre, après avoir - à l'exception du livre de Me Vergés - lu la quasi intégralité des autres livres parus sur cette affaire.
Mon sentiment, à la fin de la lecture de votre livre c'est : "mais oui, il a raison !"
J'étais particulièrement "chamboulé" dans mon opinion sur cette affaire. Grâce à votre livre, vous avez répondu à beaucoup de questions. Mais certaines restent en proie au doute.
Rien ne pourra empêcher ce doute de subsister, et la création de ce site, et la rédaction de votre livre en est la preuve. Si vous sentez le besoin d'exposer votre théorie si précisément, de tordre le cou aux turpitudes de l'opinion publique, c'est que des questions sont posées, et que donc le doute subsiste. Pourquoi l'avis d'une tierce personne qui a lue le dossier et qui a réalisé sa propre enquête ne pourrait pas exposer une version des faits ? Sans dire bien entendu que cet avis ou cette version sont ceux de la vérité, mais certains points laisse place au doute.
La question qui me chiffonne le plus est : si l'on exclue les inscriptions sur les portes, sans empreintes, sans mobile, sans traces, sans rien, l'enquête aurait-elle pu aboutir à un coupable ?
Evidemment, cette théorie n'existe pas, puisque les inscriptions existent ! Mais cela n'empêche pas de semer et d'appuyer le doute sur certains éléments de cette affaire (l'alibi, les empreintes, pas d'arme du crime, le mobile, pas de traces ou trop peu, le crime non prémédité...)
Certains points apparaissent et, grâce à votre livre se renforcent et ne laissent plus place au doute (autopsie, blocage de la porte...)
Mais l'ensemble de ces faisceaux me laisse un sentiment très partagé, entre le doute d'un côté, la certitude de l'autre...
La seule possibilité pour l'opinion publique : lire lire lire ! Et là, il faut s'accrocher. Passons outre les élucubrations des privés, bonimenteurs et chercheurs de Bonaventure, il existe quand même sur cette affaire un certain nombre d'enquêtes, plus ou moins sérieuses, qui aident à se forger une opinion sérieuse dans ce drame.
Je suggère à toute personne souhaitant ce documenter sur cette affaire de lire le livre de Monsieur Cenci.
Je me suis procuré très récemment le livre de Mr Foucard, dans lequel je vais me plonger rapidement.
En tout cas, j'admire votre courage, votre honnêteté et votre abnégation à exprimer la vérité, et votre livre a été un véritable plaisir de lecture.
J'espère que vous aurez l'occasion de me répondre, et serais ravi de pouvoir converser avec vous.
Georges Cenci · 17 août 2015, 08:55
@Gautier : J'ai exposé dans mon livre les raisons qui m'ont poussé à l'écrire. Ce n'est nullement parce qu'un doute existe. Il n'y a aucun mais vraiment aucun doute sur la culpabilité pleine et entière de celui qui a été reconnu définitivement coupable du meurtre de Ghislaine Marchal.
La très grande majorité des personnes qui s'intéressent à cette affaire n'a aucune idée du dossier de l’instruction et se pose bien évidemment des questions dont les réponses ont été rapportées dans la procédure et les différents procès (cour d'assises, cours de cassation, cour de révision des condamnations pénales, CEDH)
Dites-moi quels sont les auteurs d'un livre sur cette affaire qui ont participé au procès ? Vergés. Mais Vergés c'est Vergés et ses théories fumeuses !
Il n'y en qu'un. Pardon deux !
Et certains auteurs ou auteures vous font croire qu'ils ont participé au procès ou eu accès au dossier de l'instruction alors que la Cour de révision des condamnations pénales ne s'était pas prononcée ; Foutaises !
Alors, bien évidemment, la presse, coupable de paresse s'est engouffrée dans le sillage des plaideurs Baudoux, Girard ou Vergés pour abuser l’opinion publique.
Une affaire judiciaire tient compte des éléments recueillis sur la scène de crime, des analyses, des actes d'investigations, des expertises etc.
On n'écrit pas un scenario ou des scenarii avec des si ! Nous laissons cela aux romanciers et aux journaleux ; nous n'avons pas du papier à vendre.
Notre seul but : rechercher la vérité et mettre à la disposition de la justice une procédure d'enquête aussi complète que possible avec les éléments qui s'y rapportent. C'est à la Justice ensuite de se prononcer sur la culpabilité ou l'innocence d'un individu. Dans celui qui nous concerne elle s'est prononcée sur la culpabilité et vous noterez que même la cour de révision des condamnations pénales n'a absolument rien reproché aux actes d'enquête.
Et puis, qu'ai-je constaté dans la phase instruction de ce dossier – par trois juges d'instruction qui se sont succédé – que les avocats de Raddad ; Baudoux et Girard (Vergés a pris le train en marche mais il est resté sur le quai de la gare ! ) préféraient plaider devant micros et caméras que demander des actes complémentaires au juge d’instruction.
Ils avaient délibérément choisi la manipulation médiatique pensant que celle-ci allait peser dans la balance mais les éléments de culpabilité étaient trop graves et concordants pour avoir quelque influence sur la décision de justice.
Cependant, l'opinion publique restera béate d'admiration devant ces représentants de l'avocature qui attireront dans leur sillage tous les médias lesquels profitant de l'aubaine et sans changer un mot à un premier rédacteur bien-pensant, reprendront le texte sans chercher à comprendre. Manipulations !
L'ouvrage de Foucard est très intéressant.
Je précise, pour l'avoir aperçu, qu'il est le seul journaliste à avoir assisté à l'intégralité du procès d'assises. Je vous conseille également celui de Guy Hugnet le deuxième journaliste à s'être exprimé sur le sujet. Inutile de vous préciser que tous deux ont été mis au banc des accusés par leurs confrères !
jongo · 02 juin 2016, 09:18
Je viens de finir votre livre. Ce qui me fait le plus peur dans cette affaire est que les médias sont très puissants et font vraiment ce qu'ils veulent. Nous vivons dans un monde d'opportunistes. Les avocats sont prêt à faire la charité pour se faire de la pub et avoir des retombées au centuple. Quit à bafouer l'image d'une défunte et de sa famille. Nous sommes loin des Sherlock Holmes ou Monk engagés pour faire éclater la vérité. Nos détectives privés peuvent être mandatés pour disculper à tous prix un meurtrier. C'est immoral. Même un futur académicien se prend au jeu de l'opportunisme. Le tout orchestré par des médias, filtrant soigneusement les informations, pour qui une inscription limpide, un système de fermeture impossible à exécuter de l'extérieur (c'est quand même une pièce centrale du dossier !!) n'ont pas d'importance car ce n'est pas vendeur. Ce qui est vendeur est la panoplie de fausses pistes invoquées par les "détectives" privés : le 2ème Omar, les confidences du tonton, l'OTS, Liliane Receveau, le fils assassin...
Comme vous dites dans un chapitre : "Jusqu'où irons-t-il ?". La réponse se trouve en 1998 : jusqu'à faire gracier un meurtrier.
Georges Cenci · 13 juin 2016, 09:00
Votre commentaire est particulièrement démonstratif de la main mise de certains avocats sur l'information pardon la désinformation. Vous le constaterez, dans la quasi totalité des affaires judiciaires médiatisées, ce sont le plus souvent les avocats de la défense qui pérorent au sortir des salles d'audience devant micros et caméras pour distiller leur vérité qui va bien évidemment dans le sens de l'intérêt de leur client.
Vous ne verrez qu’exceptionnellement le représentant du ministère public démontrer les charges qu'il a exposées dans son réquisitoire, lequel est le plus souvent aux antipodes de la plaidoirie de la défense.
Et tous les médias reprennent en boucle la bonne parole qu'ils aient ou non assisté à l'audience. C'est ainsi notamment que se fabriquent des prétendus innocents, coupables devant la justice des crimes pour lesquels ils ont été condamnés. Raddad en est la parfaite illustration. Ce n'est pas le seul, voyez l'affaire Dominici ou l'affaire Ranucci pour ne citer que les plus significatives. Et il y en a bien d'autres.
Heureusement que la justice ne se rend pas par médias interposés !
lilg · 08 septembre 2016, 01:44
@Georges1/ Sinon, il y aussi la possibilité de faire une édition numérique, et de la vendre sur des plateformes spécialisées, avec DRM, pour les liseuses électroniques.Je viens de voir une émission, et j'ai fait quelques recherches ensuite, il s'agit du cas que les journalistes appellent "l'Omar Raddad féminine".voudrait, ça vaudrait le coup de se pencher également sur cette affaire?C'est Lamia ou Bnina Bouzoumita, on ne sait pas trop, ça dépend des journalistes."Une femme de ménage condamnée en première instance à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir tué sa patronne et maquillé la scène. Cette mère de cinq enfants, âgée de 42 ans, s'est alors effondrée en larmes. Détenue depuis quatre ans et trois mois, cette Française née en Tunisie a été condamnée vendredi à trois ans de prison pour le vol des bijoux de sa patronne, mais la cour d'appel de Bobigny l'a acquittée des accusations de violences ayant entraîné la mort. L'avocat général avait requis 15 ans de réclusion, comme en première instance à Paris en octobre 2014."Le cas est assez étrange. Elle a changé plusieurs fois de version, a prétendu n'être pas allée travailler le jour du meurtre, puis finalement a reconnu avoir découvert sa patronne morte dans son bain, avoir pris peur, s'être enfuie, mais en lui volant ses bijoux au passage... C'est troublant.2/ Sur certains sites, ils disent qu'un détenu a témoigné que son compagnon de cellule avait reconnu être un cambrioleur qui a tué madame Marchal, et fait accusé Omar.http://erreurjudiciaire.com/omar-ra...https://denidejustice.wordpress.com..."En 1995, Mohamed Moumen, un ancien détenu, révéla qu’un de ses compagnons de cellule lui avait avoué être le meurtrier de Ghislaine Marchal. Cette personne connaissait les moindres détails de ce crime. Le malfrat avait voulu cambriolé Mme Marchal, mais cette dernière l’ayant surpris, il aurait paniqué et fini par tuer la propriétaire."Je cherchais "Moumen" sur votre moteur de recherche, mais ça ne m'a rien renvoyé.3/ Est-il vrai que Raddad ne savait pas lire?
Georges Cenci · 09 septembre 2016, 11:08
@ lilg :Bonjour.En ce qui concerne l'affaire dont vous faites état je ne la connais pas. Par conséquent, je ne la commenterai pas.Quant au fameux détenu Mohamed Moumen pourquoi aller chercher plus loin ce que vous avez sur ce site, à portée de clic. C'est ici :http://omarlatuee.free.fr/index.php...Vous aurez la réponse à votre dernière question en lisant mon ouvrage. Je vous renvoie à la page 55 et à ce lien.http://omarlatuee.free.fr/index.php...Bien à vous.
Hugo · 27 septembre 2016, 17:24
Monsieur Cenci,J'ai lu votre livre, fort intéressant au demeurant. La lecture de celui-ci permet de comprendre votre méthode de travail et vos déductions un peu hâtives. Ce n'est pas parce que quelqu'un ment qu'il est forcément coupable. Il n'y a aucune preuve matérielle tangible ni aucun témoignage qui peut mettre réellement en cause Omar Raddad.Je ne dis pas qu'il est innocent, car effectivement il y a un faisceau de présomptions. Je dis que des inscriptions sur un mur et un penchant pour le jeu ne sont pas suffisants pour condamner un homme à 18 ans de prison.N'avez-vous jamais douté ?Bien à vous,Hugo L.
Georges Cenci · 03 octobre 2016, 06:18
@ Hugo ;Bonjour.Je pense que la lecture de ce livre permet essentiellement de comprendre les données de ce dossier. Contrairement à ce que vous énoncez, mes déductions (hypothèses : me semble plus approprié) ne sont pas hâtives mais réfléchies.Un directeur d’enquête expose dans un rapport de synthèse les actes de police judiciaire qui ont été effectués sous sa direction.Vous avez remarqué (cf. page 165 et suivantes de mon ouvrage) qu'aucun acte complémentaire n'a été demandé par la chambre d'accusation d'Aix-en-Provence qui a considéré que la procédure était complète, qu'aucune nouvelle mesure d’investigation n'était nécessaire, qu'elle était régulière en la forme et qu'il en résultait charges suffisantes contre Omar Raddad d'avoir volontairement donné la mort à Ghislaine Marchal.Généralement, lorsque quelqu'un ment c'est qu'il a quelque chose à cacher. Et les mensonges de Raddad sont nombreux. Cela n'en faisait pas effectivement un coupable. Un suspect certainement.Les éléments de preuve contre Omar Raddad sont multiples. Pour celles et ceux qui n'ont pas lu mon ouvrage, je les ai relatés à la rubrique Questions/réponses : quels sont, selon vous, les éléments à charge.Lorsque j'ai remis le dossier au juge d'instruction, j'étais intimement persuadé de la culpabilité de Omar Raddad. Je le suis toujours autant.Cordialement.
Hugo · 04 octobre 2016, 21:44
Merci de votre réponse. La lecture de votre livre permet effectivement de faire la part des choses entre le temps médiatique et le temps de l'enquête.J'attends malgré tout les résultats de l'inscription au FNAEG des empreintes génétiques retrouvées sur le chevron et les traces de sang de Madame Ghislaine Marchal pour me faire une idée définitive.Merci pour vos éclaircissements et bonne continuation.
Yves · 11 octobre 2016, 22:57
@Hugo : Concrètement, il n'y a pas grand chose à attendre d'une analyse sur une porte souillée par de nombreuses personnes depuis 25 ans, à l'aide de postillons, sueur, cheveux, etc.
Il n'y a d'ailleurs pas de raison que l'ADN du tueur se retrouve sur cette porte, la victime était déjà seule lorsqu'elle a procédé à l'inscription, et le tueur était déjà loin.
C'est plus une mesure de diversion de la part de la défense, qui pourrait demander bien d'autres analyses, comme celles des taches de sang sur les vêtements de Raddad, qui sont probablement celles de Ghislaine Marchal. Cela serait pourtant un indicateur bien plus fiable : des gouttes de sang de la victime sur le pantalon du condamné, on comprend qu'ils préfèrent laisser planer le doute, à qui l'on peut faire dire tout et surtout n'importe quoi, plutôt que d'apporter une preuve de plus.
Hugo · 12 octobre 2016, 21:28
@Yves Vous admettrez que si jamais l'inscription au fichier national des empreintes génétique permet un regroupement de l'un des ADN retrouvés avec l'un de cette base de donnée, l'histoire n'est plus la même.
Le seul argument de la défense aujourd'hui, ce sont ces empreintes génétiques. Pourquoi ne pas attendre que l'enquête délivre toutes ses conclusions à propos de ces empreintes ? Si elles ne révèlent rien, c'en sera bel et bien fini de l'affaire Omar Raddad.
Hugo · 20 octobre 2016, 16:58
@Georges Cenci @Yves
L'expertise ADN donne a priori raison à la défense puisque l'un des ADN relevé correspond à une empreinte génétique figurant au FNAEG et donc connue de la justice.
C'est une information capitale çar il ne me semble pas que les journalistes et gendarmes qui ont manipulé le chevron et la porte aient été condamnés par la suite. L'hypothèse d'un ADN de contamination paraît par conséquent de moins en moins crédible.
Yves · 20 octobre 2016, 20:00
Effectivement, Hugo, si un nom sort du FNAEG, il faudra se pencher sur cette piste : vérifier l'alibi de la personne au moment du meurtre.
Mais ce qui est intéressant, au-delà du fait que les scellées ont été souillées, c'est qu'une enquête ne se résume pas à des analyses ADN : il y a une procédure, des recherches, des recoupages, des expertises, etc.
Ce que je veux dire, c'est que le dossier est extrêmement solide en l'état, donc à moins qu'un nom crédible sorte du FNAEG, d'une personne qui n'avait pas d'alibi ce jour-là, qui avait des raisons et les moyens d'avoir commis ce crime, ça va avoir du mal à contrebalancer les autres pièces à conviction.
Jean-Marie · 20 octobre 2016, 20:17
Bonjour Mr Cenci...
J'étais déjà intervenu sur votre blog, et j'ai votre ouvrage dédicacé par vous. J'imagine que vous êtes au courant concernant LA révélation de ce fameux ADN trouvé et fiché au FNAEG ? (Information du 20 Octobre). Je pense à vous. Mes meilleurs sentiments.
Danielle · 20 octobre 2016, 22:18
Je connais votre livre et celui de Guy Hugnet "Affaire Raddad - Le vrai coupable" qui confirme le sérieux de votre enquête comme l'a fait la Justice en charge de cette affaire.
La médiatisation outrancière a fait pencher l'opinion publique dans un sens inverse jusqu'à la grâce présidentiel de Mr Chirac, bien que la Justice ait toujours considéré l'accusé coupable. Cette dernière révélation va certainement encore faire vendre du papier. Un rebondissement bien inattendu !
Quoi qu'il en soit, qu'il y ait erreur judicaire ou pas cette affaire a fait l'objet d'une manipulation publique insupportable.
Nous pensons à vous. Bien sincèrement.
Danielle Jean-Claude
Hugo · 21 octobre 2016, 00:12
Il y a en effet plusieurs éléments qui vont dans le sens de la culpabilité d'Omar Raddad (personne ne confirme son alibi, il ment à plusieurs reprises, un mobile cohérent est établi, des inscriptions de la victime semblent l'accuser), mais pardon, il n'y a aucune preuve irréfutable de sa culpabilité.
Mr Raddad et ses avocats semblent déterminés à vouloir que s'ouvre un procès en révision, ce qui, forcément, pose question. Quel intérêt pour un coupable de demander un nouveau procès ?
C'est alors que ce fameux ADN mélangé au sang de la victime, Mme Marchal, matche avec celui d'un délinquant du FNAEG... Je ne dis pas que ça innocente Omar Raddad, mais en tout cas, ça permet de remettre en perspective les certitudes d'hier.
Je vous salue et remercie une nouvelle fois Mr Georges Cenci car il nous offre une véritable plateforme d'informations et de débat autour de cette affaire avec un réel respect des différents points de vue. Bien à vous.
Georges Cenci · 21 octobre 2016, 06:54
A tous les derniers intervenants.
Je vous remercie de vos commentaires le plus souvent pleins de bon sens. L'ADN est-elle la reine des preuves comme l'était l'aveu dans le temps ? Non. Lors de son intervention devant la cour de révision des condamnations pénales, Laurent Davenas, l'avocat général n'avait-il pas affirmé que la police technique et scientifique ne remplacera jamais la patience et la minutie d’une enquête de police judiciaire.
Une enquête ne se résume pas à une expertise génétique ou un aveu. Comme je l'ai écrit par ailleurs l'enquête et l'information judiciaires ont réuni contre Omar Raddad des éléments à charge qui ont valu sa condamnation par la cour d'assises des Alpes-Maritimes et le rejet de la requête en révision laquelle dans ses conclusions avait, il ne faut pas l'oublier, admis que si la découverte d’empreintes génétiques masculines sur les deux portes servant de support aux inscriptions accusatrices, ainsi que sur le chevron, constituait un élément nouveau, il était impossible de déterminer, à quel moment, antérieur, concomitant ou postérieur au meurtre, ces traces ont été laissées.
La codification complète ou non d'un ADN correspondrait à celui d'une personne identifiée au FNAEG. Il semble, selon les informations médiatiques, que le Parquet de Nice ait sollicité un laboratoire spécialisé à Nantes pour préciser avec certitude l'identification. Il faut donc attendre ce résultat et, si la codification est exacte, l'enquête qui s'en suivra avec l'audition de la personne qui devra s'en expliquer.
Jean-Marie · 21 octobre 2016, 16:01
Cher Monsieur Cenci...
En attendant donc ce lundi, pour avoir le nom auquel est associé cet adn, il semblerait toujours d'après les informations données par les médias, que cette personne a dèjà été condamnée pour des violences. L'on parle aussi d'un certain "Pierrot le fou" amant de la femme de ménage de Madame Marchal... Qu'en pensez-vous ? En avez-vous fait état à l'époque? J'espère que nous vous lirons encore... Nous sommes en attente de cette suite... définitive? Bien à vous.
Yves · 22 octobre 2016, 13:18
C'est vrai, il n'y a pas de "preuve irréfutable" : mais est-ce que le concept de "preuve irréfutable" existe ? Je n'en connais pas : la présence d'ADN n'en est pas une. Pas plus que les aveux, qui sont parfois signés par des innocents.
Maintenant, quand je me penche sur le dossier, je constate quand même des éléments très forts : une victime qui désigne elle-même son meurtrier et qui se barricade de l'intérieur. L'absence d'alibi de Raddad. Son mobile. Bref, le dossier me paraît très solide et ce qui achève de me convaincre, ce sont les pistes et les hypothèses invraisemblables avancées par la défense. Je pense qu'un vrai innocent n'aurait pas à inventer des théories aussi rocambolesques.
Mais il faut évidemment se montrer prudent et ne jamais s'interdire le doute : j'attends avec impatience d'en savoir plus sur les résultats de cette analyse.
Bonne journée à vous et à très bientôt, je n'en doute pas, au regard de l'actualité "chargée".
Hugo · 22 octobre 2016, 17:50
Je reprends vos arguments un à un.
Une victime désigne son meurtrier : vous devriez employer le conditionnel car nous ne sommes pas certains que c'est bien Mme Marchal qui a écrit puisque l'enquête a oublié de relever les empreintes digitales de cette dernière pour vérifier si elles correspondent aux différentes traces de sang.
L'absence d'alibi : Omar Raddad a un alibi. Simplement, personne n'a pu le confirmer. A ne pas confondre avec l'absence d'un alibi.
Son mobile : tuer sa patronne qu'il aimait et qui le payait tous les mois pour récupérer l'équivalent de 500 euros ? C'est ça son mobile ? Mouais... je ne suis pas convaincu.
Pour finir, bien sûr qu'il y aurait pu avoir des preuves irréfutables : un témoin oculaire, des traces de sang sur les vêtements de Raddad, des traces ADN sur le chevron ayant servi à tuer la victime... Or rien de tout ça n'est présent dans le dossier.
Georges Cenci · 22 octobre 2016, 18:43
L'expertise judiciaire ADN n'est pas infaillible. L'ADN, souvent parée de toutes les vertus, est loin d'être la reine des preuves comme on pourrait le penser : erreurs de manipulation, de conservation, d'analyse ne sont pas rares selon plusieurs scientifiques. Les exemples ne manquent pas.
Selon Raphaël Coquoz, chargé de cours à l’École des sciences criminelles de l'université de Lausanne et spécialiste de l'ADN : « On lui accorde trop de valeur. L’analyse ADN donne une probabilité que telle ou telle personne ait été présente à un endroit. Le concept de probabilité est parfois difficile à entendre quand on aimerait voir les choses en blanc ou en noir. En présence d’un profil “faible”, lorsque les traces sont infimes ou mélangées, la probabilité diminue. Lorsque le profil est de bonne qualité, les certitudes sont élevées, mais on n’est jamais sûr à 100%. L’ADN n’est qu’un outil parmi d’autres, qui peut mener à des erreurs judiciaires. Il faut le reconnaître ». Question majeure : quand cette empreinte génétique aura été laissée sur le support examiné : avant, pendant ou après les faits ?
Si le laboratoire de Nantes parvient à identifier une personne avec certitude, celle-ci devra s'expliquer. Si elle est mise hors de cause et ne pouvait pas être sur les lieux le 23 juin 1991 ou sa présence est antérieure à cette date ou postérieure on en reviendra aux fondamentaux c'est-à-dire les charges accumulées contre le condamné tant dans le cadre de l'enquête judiciaire que dans celle de l'information judiciaire.
Pierrot le fou ! J'en ai parlé dans mon ouvrage. Guy Hugnet plus longuement. Il avait été entendu par les gendarmes de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille après le buzz le concernant, le sieur Moreau étant passé par là, s'en était suivi le classement sans suite du Parquet.
Yves · 23 octobre 2016, 12:06
Bonjour, je reprends à mon tour ces éléments :
Je trouve qu'il est presque certain que c'est bien la victime qui a désigné Raddad : l'expertise graphologique est formelle à de sujet (et on peut facilement constater la grande similitude entre le tracé des lettres et les nombreux extraits de mots croisés), et surtout, le plus important : la victime s'était barricadée de l'intérieur, ce qui rend très improbable l'hypothèse d'une fausse inscription, rédigée par le tueur pour faire accuser Raddad.
Raddad a bien fourni un alibi qui a été infirmé par l'examen des faits. On peut tourner les choses comme on veut, mais cela revient au même : personne ne l'a vu à l'heure du crime, pas même les personnes qu'il prétend avoir croisées.
Son mobile c'est l'argent effectivement, et je ne pense pas qu'il soit possible d'examiner tout ça à l'aune de la Raison : un crime est par nature un acte irrationnel, une pulsion dictée par une situation de grande détresse. Un individu aux abois et acculé par une situation financière critique peut prendre des décisions qui paraissent insensées. En l'occurrence, pour moi, arguer que ce crime n'était pas un "bon investissement sur l'avenir" n'est pas vraiment recevable.
Ce que vous citez ne constituent pas pour moi de "preuves irréfutables" : un témoin peut mentir ou se tromper, des traces de sang peuvent s'expliquer, la présence de l'ADN sur le chevron pourrait être normale, le jardinier ayant accès à la cave du fait de ses fonctions, etc. Je pense qu'il est déraisonnable de se focaliser sur les preuves "irréfutables", et qu'il faut considérer le dossier dans son entièreté : mobile, alibi, expertises, scène de crime, etc. Bref, le travail de l'enquêteur.
Caramba · 23 octobre 2016, 21:35
Un autre point me chagrine. Si on n'arrive pas à démontrer qu'il est possible de bloquer la porte de l'extérieur comme elle était bloquée, cela prouve de toute évidence que la porte a été bloquée de l'intérieur par Mme Marchal et donc qu'elle est bien l'auteur des inscriptions...
Les avocats affirment qu'ils ont démontré que cela était possible lors de la reconstitution et l'accusation affirme le contraire... Pourquoi il n'y pas eu d'expertise pour lever définitivement le doute sur ce sujet. Cela pourrait mettre de coté cette thèse absurde qui voudrait que l’assassin à chercher à bloquer la porte de l'intérieur avant de la fermer à double tours de l'extérieur !
Georges Cenci · 24 octobre 2016, 07:26
Bonjour. J'ai assisté, comme le juge d'instruction, le procureur de la République, l'avocat de la partie civile et les gendarmes qui, le 23 juin 1991, ont dû forcer la porte métallique pour pouvoir pénétrer dans le sous-sol à la navrante tentative de démonstration par les deux avocats de la défense qu'il était possible de mettre en place un tel dispositif de l'extérieur.
Ces deux avocats, Mes Girard et Baudoux, ont au contraire démontré que cela était impossible.Tous deux ont été ridicules. Sauf bien sûr à la sortie de la Chamade où ils ont, une nouvelle fois, manipulé la presse. Je vous renvoie au procès-verbal de transport sur les lieux que vous trouverez sur ce site ainsi qu'à la rubrique Questions/Réponses : Qu'en est-il du système de blocage de la porte de la de la cave. Tous ces éléments sont également dans mon ouvrage.
Hugo · 24 octobre 2016, 09:52
L'expertise graphologique est formelle : ce n'est pas exact. Beaucoup d'experts indépendants ne confirment absolument pas la thèse selon laquelle la victime aurait écrit cette phrase. De plus, ceux cités à l'audience n'ont pu affirmer qu'aux deux / tiers. Ce n'est absolument pas un argument valable.
Sur l'alibi : personne n'a vu Liliane Receveau ou Pierre Auribault à l'heure du crime non plus... Mais a-t-on pensé à les interroger ? A-t-on cherché des éléments si ceux-ci n'allaient pas dans le sens de la culpabilité d'Omar Raddad ? Est-on allé voir les DEUX boulangeries ?
Mobile : vous dites vous même qu’un crime est un acte irrationnel. Pourquoi dans ce cas apporter tant d'importance au prétendu mobile d'Omar Raddad ? N'importe qui aurait pu commettre ce crime et accusé Omar. Le mobile n'est pas suffisant pour condamner un homme.
Enfin, vous critiquez l'idée d'un témoin qui pourrait mentir ou se tromper (et ceux de la boulangerie ? Ne pouvaient-ils pas se tromper ceux-là ?). Vous critiquez le sang ou l'ADN qui prouve de manière matérielle la présence sur les lieux, mais vous tenez compte d'un mobile fantaisiste et tiré par les cheveux qui ne démontre absolument rien.
Yves · 24 octobre 2016, 13:41
L'expertise et la contre-expertise en écriture, publiées sur ce site indiquent toutes deux que les inscriptions ont été effectuées par la victime. Je ne sais pas ce qu'il en est d'autres experts indépendants, qui auraient donné leur avis sur une base que je ne connais pas, sans avoir probablement accès aux pièces du dossier. Deux expertises qui confirment que la scriptrice est Mme Marchal, c'est pour moi un argument très recevable.
Je n'ai pas non plus connaissance des éléments concernant ces deux personnes, peut-être en avez-vous plus ? Quoi qu'il en soit, l'alibi vise à démontrer l'impossibilité matérielle d'un suspect à avoir été sur les lieux du crime à l'heure du crime, et Raddad n'en a pas. Au-delà de ça, il est particulièrement étrange que les personnes qui auraient du le croiser de l'aient pas vu.
Ce n'est pas parce qu'un crime est irrationnel par nature qu'il ne faut pas chercher le mobile, qui est tout simplement l'explication du crime. Et avancer que le sac ne contenait que peu d'argent et qu'il aurait été plus intéressant pour lui sur le long terme de continuer à travailler pour la victime, ce n'est pas recevable : il ne savait pas combien contenait ce sac à priori, et il a agi acculé, sous la pression de l'urgence.
Je critique la foi immodéré en une preuve isolée, quelle qu'elle soit (ADN, témoignage, etc.), alors qu'il faut se fier à la solidité d'un dossier, dans son ensemble, en considérant tous les éléments. Raddad n'a pas été convaincu de son crime sur la seule base d'un élément, mais sur l'ensemble du dossier : un homme ayant un mobile, étant (de façon inhabituelle) sur les lieux du crime, n'ayant pas d'alibi, qui a été dénoncé par sa propre victime, barricadée de l'intérieur. Voilà un dossier solide !
Par ailleurs, le mobile n'est pas du tout tiré par les cheveux : un peu de bon sens, quelqu'un aux abois financiers, qui tue pour l'argent, c'est un cas très classique, consultes les annales judiciaires, vous le constaterez vous-même. Les rodomontades avancées par Moreau prennent tellement d'importance qu'on en vient à considérer que tuer pour l'argent, c'est tiré par les cheveux, on marche sur la tête, là.
Yves · 24 octobre 2016, 13:48
Pour prendre une démarche inverse, on peut raisonner par l'absurde, en essayant de démonter le dossier point par point, et faire émerger une théorie alternative :
Un assassin planifie le meurtre de Mme Marchal, pour une raison indéterminée, et met sur pied un plan pour faire accuser son jardinier. Bien qu'il veuille le faire accuser, il choisit néanmoins une date où il n'est pas censé se trouver à la Chamade, et coup de chance : il s'y trouve bien. Il attend qu'il parte déjeuner, et que pendant ce temps, manque de chance, personne ne se souvienne l'avoir vu, et entre dans la cave. Il blesse mortellement Mme Marchal, vole son numéraire, trace avec du sang deux inscriptions : une dans la chaufferie, très déformée, pour faire croire à un affaiblissement physique, et une sur la porte de la cave à vin, qui imite de façon très convaincante l'écriture de Mme Marchal. Il trouve sur place des objets pouvant permettre de mettre en place un dispositif de blocage et, sans marcher dans le sang, alors que le palier en est maculé, il parvient, à l'aide d'une cordelette, à refermer la porte, puis à placer le chevron qui fait tomber le lit, du premier coup, à bloquer la porte, qu'il ferme ensuite à double tour. Ensuite la victime a la gentillesse de se promener dans sa cave et d'aller mourir près de l'inscription déformée.
Voilà un scénario qui me paraît beaucoup, beaucoup, beaucoup moins crédible que le dossier monté par M. Cenci.
Martin · 25 octobre 2016, 07:52
@Caramba :
Vous déduisez: "...la porte a été bloquée de l'intérieur par Mme Marchal et DONC qu'elle est bien l'auteur des inscriptions..."
Je pense qu'une erreur de raisonnement aux conséquences graves vient de ce DONC que vous utilisez quelque peu hâtivement.
Il n'y a pas nécessairement de déduction à établir entre ces deux faits. Il peut y avoir d'autres interprétations. On peut même imaginer que Mme Marchal ait été forcée par le (les) assassin(s) d'écrire ces inscriptions bien avant qu'elle ne réussisse ensuite à bloquer la porte de l’intérieur... etc...,
Hugo · 25 octobre 2016, 13:37
Tout d'abord, laissez-moi vous faire un compliment. Vous élevez le débat. Vos arguments sont bons et me font arriver à une conclusion : j'ai la conviction que ce dossier n'a pas été bâclé comme prétendu par beaucoup.
Il y a bel et bien un faisceau de présomption contre Omar Raddad. Mais, cependant, reconnaissez qu'il y a beaucoup d'éléments troublants : la date du 24 justifiée scientifiquement dans un complément d'autopsie est modifiée sur demande du juge d'instruction 5 mois plus tard, on ne retrouve aucune trace digitale ou génétique de Raddad (mais celle d'un délinquant du FNAEG), tous les témoins n'ont pas été entendus avec la même valeur (Salah El Ouaer, Christian Vellard ou Mme Pascal considérés comme fantaisistes mais confiance totale à Mirielle Billioti ou à la prostituée qui a cru reconnaître Omar Raddad)...
Même si le dossier est solide, avouez qu'il a été instruit à charge et qu'il comporte des lacunes. Dans l'hypothèse où Omar Raddad est bel et bien l'auteur, l'absence de ces erreurs aurait calmé la polémique. Réponse dans quelques jours avec la confirmation de l'identification de l'ADN...
olivier · 25 octobre 2016, 15:11
Est-ce que l'on écrit vraiment "m'a tué" lorsqu'on est encore vivant? ça m'a toujours étonné.
On a suffisamment de force pour se barricader, on écrit en lettres géantes, dans le noir, une inscription qui désigne le tueur, en plus il faut tremper souvent son doigt dans ses plaies pour faire ça... mais on est déja résigné et on dit écrit que l'on est déjà mort...ça m'a toujours étonné mais je dois être le seul.
Vous me répondrez surement qu'on doit le sentir quand on est l'article de la mort et que l'absence d'espoir pourrait nous faire écrire ça
Georges Cenci · 25 octobre 2016, 18:46
Comme me l'a écrit un ami avocat qui a, comme tout un chacun, constaté la résurrection du serpent de mer il ne serait pas surpris que, au final, à force de chercher la preuve de l'innocence de Omar Raddad, on trouve la preuve opposée. En analysant la trace de 10 ng d'ADN sur le veston du criminel par exemple !
Caramba · 26 octobre 2016, 12:00
Si c'est bien Mme Marchal qui a réussi à bloquer la porte, elle avait encore suffisamment de force pour effacer les inscriptions qu'on lui aurait forcer à écrire !
La thèse d'un individu qui écrirait ou forcerait Mme Marchal à écrire ces inscriptions avant que Mme Marchal ne s'enferme dans la cave est une idée bien saugrenue qui n'est attesté par aucun élément matériel et notamment des traces laissées par le tueur alors que la cave est pleine de trace de Mme Marchal !
Je ne vois qu'une thèse crédible est que le tueur a agressé la victime alors que le tueur est sur le seuil de la porte...
La victime a été blessé par 14 coups de couteau et des coups de chevron ayant entraîné de profondes blessures à la tête et aux mains et est enfermé dans une cave. Pas la peine d'être expert en médecine pour savoir qu'on est condamnée à mourir puisque personne n'est susceptible de venir vous aider...Reste plus qu'à désigner son assassin... En tout cas, c'est ce que je ferrais...
Yves · 26 octobre 2016, 12:20
Merci, mais si mes commentaires vous donnent à réfléchir, c'est sûrement aussi car vous avez l'esprit ouvert et que vous n'êtes pas arc-bouté sur vos certitudes.
Concernant la date de la mort, d'après ce que je constate, la première datation est celle figurant sur le procès-verbal de levée de corps (disponible sur ce site) et est bien le 23 juin. Par ailleurs, toujours dans une logique de recoupements, les faits semblent confirmer cette datation : Mme Marchal a parlé avec une amie à 11h50 ce dimanche-là et son absence a été constatée la première fois au déjeuner auquel elle était invitée, à 13h.
Je ne suis vraiment pas qualifié pour porter un jugement sur la qualité de l'instruction, je ne suis pas du métier. Il est possible qu'elle n'ait pas été parfaite, elle apporte néanmoins de nombreux éléments attestant de la culpabilité de Raddad.
Yves · 26 octobre 2016, 15:09
Je pense que vous avez mal interprété mon propos : je suis convaincu que c'est la victime elle-même qui a dénoncé son meurtrier et qu'elle s'est ensuite barricadée.
En réalité, il n'y a pas d'autre façon de tourner cette phrase qu'au passé composé : elle parle d'un acte déjà commis. Son meurtrier a déjà commis son forfait et elle est mortellement touchée. Et puis aucune autre tournure ne convient.
Félix · 27 octobre 2016, 11:44
Martin · 01 novembre 2016, 12:58
La thèse d'une mise en scène est parfaitement possible :
On peut en effet tout aussi bien envisager que l’assassin a conduit de force Mme Marchal à la cave pour la torturer au couteau jusqu’à très tard dans la nuit puis l’a obligée à écrire « OMAR M’A TUER » et « OMAR M’A T ».
Son assassin ignorait sans doute tout de la fête religieuse de l’aïd et pensait que M Omar Raddad viendrait ce lundi dans les heures qui suivent comme à son habitude à la Chamade et serait ainsi accusé du meurtre de Mme Marchal. Cet assassin a ensuite laissé la victime pour morte après l’avoir lourdement frappée avec ce chevron puis il est parti. Mais Mme Marchal a pu se barricader et se cacher dans la chaufferie sans penser au préalable à effacer les inscriptions. Si Mme Marchal avait effacé ces inscriptions, l’enquête aurait pris une toute autre tournure. En plus Mme Marchal a eu la mauvaise idée de mourir près de l’inscription « OMAR M’A T ».
Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre à Mme Marchal un manque de clairvoyance et de lucidité vu l’état d’agonie dans lequel elle se trouvait !
On ne peut logiquement réfuter la thèse de la mise en scène en contre-argumentant que dans ce cas Mme Marchal aurait pensé à effacer les inscriptions juste avant de mourir !
Caramba · 02 novembre 2016, 22:03
Il est gentil votre scénario mais j'ai des objections :
1/ L'autopsie révèle que Mme Marchal est morte le dimanche entre 12h et 14h00.
2/ L'autopsie a estimé l'agonie entre 15 et 30 mns..
3/ J'ai du mal à croire qu'on peut forcer quelqu'un a écrire une inscription aussi illisible et inutile que la seconde Omar m'a t...
4/ Un tueur qui réalise un tel meurtre sans laisser aucune trace, il est vraiment balaise
Votre scénario n'a pas de sens et n'a pas de logique...
Sinon, on peut tout imaginer du style : Un psychopathe fan de Landru séduit Mme Marchal, une riche veuve. Après avoir passer la nuit avec elle il l'attire dans la cave pour la tuer et la brûler dans la chaudière comme son mentor ! Il commence à la frapper et là, s'apercevant que la chaudière ne convient pas, il panique et renonce à son projet. Bien sur il s'arrange pour (faire) inscrire Omar m'a tuer sur la porte et demande à Mme Marchal de l’excuser, de se barricader après son départ. Mme Marchal s’exécute et par amour pour son amant s'en va mourir au pied de la chaudière...
Evidemment, notre psychopathe va piquer un peu d'argent à Mme Marchal pour couvrir ses faux frais...
C'est parfaitement possible ! Non ?
Yves · 03 novembre 2016, 17:43
La thèse de la mise en scène est impossible pour principalement deux raisons :
1. La victime est morte un dimanche, jour où Raddad n'était logiquement pas présent à la Chamade : quel incroyable hasard qu'un assassin méticuleux ait monté un plan pour le faire accuser, tuant malgré tout la victime un dimanche, et -coup de chance pour lui- Raddad était là ce dimanche. Incroyable !
2. La mise en scène aurait supposé que l'assassin imagine le système de blocage de l'intérieur, et donc vienne sur les lieux pour le tester, puis le jour J parvienne à le mettre en place en trouvant sur place -re-coup de chance !- tout le matériel nécessaire, le tout sans marcher une seule fois dans le sang, sur ce palier qui en est pourtant maculé.
Et évidemment, il y a la concordance des indices et le bon sens, qui doit nous guider vers l'hypothèse la plus probable, et pas tenter de multiplier les conjectures improbables pour essayer de bâtir une théorie plausible, modulo plein de "si" et de "imaginons que".
Martin · 04 novembre 2016, 07:00
1. La victime a été AGRESSÉE un dimanche ! Les mots ont un sens !
2. La victime a elle-même bloquée la porte de la cave de l'interieur !
L’assassin l’a conduite de force à la cave pour la torturer au couteau jusqu’à très tard dans la nuit puis l’a obligée à écrire « OMAR M’A TUER » et « OMAR M’A T ».
Son assassin ignorait sans doute tout de la fête religieuse de l’aïd et pensait que M Omar Raddad viendrait ce lundi dans les heures qui suivent comme à son habitude à la Chamade et serait ainsi accusé du meurtre de Mme Marchal. Cet assassin a ensuite laissé la victime pour morte après l’avoir lourdement frappée avec ce chevron puis il est parti. Mme Marchal a pu se barricader puis se réfugier dans la chaufferie sans penser au préalable à effacer les inscriptions. En plus Mme Marchal a eu la « mauvaise idée » de mourir près de l’inscription « OMAR M’A T ». Si Mme Marchal avait effacé ces inscriptions, l’enquête aurait pris une toute autre tournure.
On ne peut réfuter la thèse de la mise en scène en contre-argumentant que dans ce cas Mme Marchal aurait dû effacer les inscriptions juste avant de mourir afin d’innocenter son jardinier !
Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour ne pas accorder à Mme Marchal des « circonstances atténuantes » pour son manque de clairvoyance et de lucidité vu l’état d’agonie dans lequel elle se trouvait !
À Voir Également Lire gratuitement "Omar l'a tuée" en intégralité !
Sur ce blog vous avez été nombreux à lire quelques courts florilèges de mon ouvrage. Avec l'aimable autorisation de mon éditeur, l'Harmattan Paris, que je remercie vivement, je vous donne la possibilité de le lire gratuitement et désormais en intégralité. Bien évidemment ce livre est toujours en vente chez mon éditeur sous forme papier ou numérique. Je vous remercie de votre confiance.
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