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Affaire Al-Doura: le texte de l’arrêt | Guerre ou paix
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29 février 2012, par Gilles Paris
Affaire Al-Doura: le texte de l’arrêt
Retour sur l’arrêt rendu par la Cour de cassation. Cette dernière n’a pas statué pas sur le fond. Elle a reproché à la cour d’appel qui avait relaxé Philippe Karsenty en 2008 d’avoir procédé à un complément d’enquête qui n’était pas de sa compétence. L’extrait le plus significatif de l’arrêt en témoigne (lire ci-dessous). « En procédant ainsi, écrit la Cour, la cour d’appel a méconnu le texte susvisé et le principe ci-dessus énoncé; que dès lors, la censure est encourue et entraîne par voie de conséquence la cassation de l’arrêt du 21 mai 2008″.
Pour autant, la conclusion de cet arrêt est que Philippe Karsenty n’est plus relaxé, ce qui semble objectivement une décision favorable au plaignant, Charles Enderlin, même s’il faut attendre désormais un nouveau jugement. Nul doute que si la Cour de cassation n’avait pas cassé le jugement de cour d’appel, une telle décision aurait été interprétée comme un désavoeu du journaliste de France 2.
Quant au fond, compte tenu du climat de guerre de tranchées qui entoure cette affaire, il est à parier que faute de preuves irréfutables chacun se retranchera derrière son intime conviction.
12 commentaires à Affaire Al-Doura: le texte de l’arrêt
« faute de preuves irréfutables » ?
On a les preuves que le « reportage » du cameraman d’Enderlin a eu lieu au milieu d’un fameux cirque médiatique.
On sait que les reporters étrangers ont depuis longtemps pris l’habitude de participer à ce genre de bidonnages palestiniens.
http://www.seconddraft.org/index.php?option=com_content&view=article&id=58&Itemid=63
Enfin, on sait aussi puisqu’il n’y a eu ni autopsie ni enquête dans la cas Al-Durah, en l’absence de ces « preuves irréfutables » le doute bénéficie aux accusés.
M. Enderlin a cru bon de diffuser un reportage douteux parce qu’il illustrait la réalité de la violence dans les territoires occupés ?
Rédigé par : Laurent Szyster | le 29 février 2012 à 17:46 | Répondre |
1- Tsahal n’a jamais nié être responsable de la mort de cet enfant, précisant cependant qu’il s’agissait d’un accident.
2 – 982 enfants palestiniens furent tués par Tsahal pendant la Seconde Intifada, ; 118 enfants israéliens furent tués par des groupes militants palestiniens. Le petit Mohammed Al-Dura est l’une de ces nombreuses victimes innocentes.
Rédigé par : Claire | le 14 mars 2012 à 13:55 | RépondreSignaler un abus |
Charles Enderlin est toujours titulaire de la carte de presse israélienne, valable un an et qui lui est renouvelée chaque années sans aucun problème, depuis des décennies.
C’est la preuve qu’Israël n’a rien à lui reprocher.
Rédigé par : CVlaire | le 16 mars 2012 à 11:13 | Répondre |
Merci pour votre poussée de courage Mr Paris car la lecture de l’arrêt est une bombe contre France 2….
On notera que le journaliste militant MX qui a filmé complaisament pendant 45 minutes des jeunes palestiniens mimant des sketches et qui a ensuite prétendu que ces rushes montraient l’agonie de l’enfant et qu’il ne pouvait les montrer car c’était trop affreux… travaille toujours pour France 2… On notera que c’est parce que le juge a demandé d’avoir les rushes de France 2 et ne les a pas eu que la cour de cassation a cassé ce procès sous prétexte qu’il n’avait pas à les demander à France 2…
L’affaire France 2/al Dourra est un scandale du niveau de l’affaire Dreyfus.
Il est invraisemblable que l’état français couvre littéralement cette affaire. Heureusement il y a encore des juges justes en France.
Donnons encore aux Juifs français et aux hommes du monde entier qui ont la justice dans leur coeur l’espoir de croire en la France d’Emile Zola….
Comme la défense de l’armée ne justifiait pas qu’on accuse à tort un Juif et qu’on couvre des antisémites, la défense de la TV française ne justifie pas qu’on accuse à tort l’état juif et qu’on couvre un pseudo journalisme politique et anti sioniste.
Faisons en sorte que l’on puisse encore avoir confiance dans nos institutions et que la justice mette la justice au dessus de tout.
Rédigé par : fabrice | le 29 février 2012 à 18:53 | Répondre |
Conclusion : la justice n’a pas du tout donné raison à Charles Enderlin contrairement à ce que vous avez écrit.
La justice a jugé sur la forme.
N’hésitez pas à lire ce qu’écrit Karsenty :
http://jssnews.com/2012/02/29/philippe-karsenty-charles-enderlin-et-france-2-nont-jamais-ete-en-mesure-de-prouver-la-veracite-de-leur-reportage/
Rédigé par : Frederic | le 29 février 2012 à 19:26 | Répondre |
« Nul doute que si la Cour de cassation n’avait pas cassé le jugement de cour d’appel, une telle décision aurait été interprétée comme un désavoeu du journaliste de France 2. »
C’est absolument vrai, raison de plus pour que vous (les journalistes) donniez les faits dans la plus stricte objectivité, ce que vous (Gilles Paris) avait fait ici, ce qui mérite d’être signale.
Rédigé par : ben | le 01 mars 2012 à 08:51 | Répondre |
Envisagez vous de corriger le titre de votre précédent billet, puisque vous convenez ici m^me de ce que la Cour de Cass’ n’a pas statué sur le fond?
Rédigé par : BOOZ | le 01 mars 2012 à 12:51 | Répondre |
On en revient ainsi à la case départ de cette affaire : il n’y a aucune preuve irréfutable de part et d’autres et pourtant Enderlin a bien fait un reportage totalement à charge qui contient de graves accusations contre Israël et qui a fait depuis couler beaucoup d’encre et de sang.
Certainement par peur du puissant corporatisme que constituent les médias, la justice n’a pas été au bout de sa logique. Terriblement affligeant.
Rédigé par : Eric | le 01 mars 2012 à 17:03 | Répondre |
Ces précisions prouvent votre honnêteté, puisqu’en les donnant vous reconnaissez clairement que le titre de votre post précédent (« la justice donne (finalement) raison à Charles Enderlin ») était fallacieux : la justice, donc, n’a pas donné raison à Enderlin, elle a donné tort… à la justice, nuance. Du reste, votre post d’hier était déjà contradictoire, puisque le (finalement) du titre, sans point d’interrogation, était contredit par l’interrogation (provisoirement ?) figurant dans votre texte. Par ailleurs, en commençant par énoncer, sous l’expression « Rappel des faits » qu’un « caméraman de France 2 a filmé en direct l’agonie d’un enfant, Mohammed Al-Doura », vous vous rangez clairement dans un des deux camps de ce que vous appelez une « guerre de tranchées », puisque si les faits sont là, quiconque les conteste, tel Karsenty, conteste… des faits. Curiosité supplémentaire de votre texte, l’expression « filmer en direct » qui ne veut strictement rien dire s’agissant de filmer des événements authentiques, sauf à suggérer en creux que les cameramen palestiniens avaient l’habitude de « filmer en différé », ce qui serait une façon, en effet, de décrire des docu-fictions, ou des fictions tout courts, dont on voit clairement sur les rushes présentées dans ses conférences par Karsenty comment ils peuvent être fabriqués (ce n’est pas si compliqué, ni tellement surprenant, mettez vous à leur place).
Toutes ces bizarreries de votre post précédent, éclairées par l’honnêteté dont vous faite preuve aujourd’hui, me conduisent à faire le pari suivant : d’ici un an, vous estimerez que Charles Enderlin s’est laissé trompé par son cameraman et s’est ensuite enfermé dans des contradictions insolubles pour justifier cette erreur initiale. Le plus intéressant sera alors de lire ce que vous écrirez sur le système de propagande palestinien. On parie ?
Rédigé par : Zed | le 01 mars 2012 à 20:42 | Répondre |
PS : au passage, c’est un curieux raisonnement que celui que vous suggérez, selon lequel si la cour de cassation n’avait pas cassé l’appel, on aurait dit qu’Enderlin était désavoué, de sorte que, puisqu’elle a cassé l’appel, vous auriez tout de même eu un peu raison de dire que la justice a donné raison à Enderlin. Un tel raisonnement est nécessairement entâché d’erreur, puisque vous venez justement de reconnaître au contraire que la cour, en cassant l’appel, n’avait pas pour autant donné raison à Enderlin. C’est que l’important était le motif de la décision de casser l’appel, tandis que si elle ne l’avait pas cassé, elle n’aurait pas eu d’autre motif à donner qu’une reconnaissance que l’appel avait bien fonctionné et oui, nous sommes d’accord, Enderlin aurait dans ce cas été désavoué…. même par le Monde, vu la manière dont on s’y préparait. Après la surprise d’une décision contraire au réquisitoire de l’avocat général, il semble bien qu’en réalité Enderlin ne soit pas tellement renforcé par la perspective d’une nouvelle procédure où Karsenty devrait pouvoir lui-même produire les éléments que la cour d’appel n’aurait pas dû, en droit, exiger de France 2. Ces éléments, en tout état de cause, circulent suffisamment un peu partout pour que la rétention de France 2 mette la chaîne dans une position de plus en plus intenable.
Rédigé par : Zed | le 01 mars 2012 à 22:09 | Répondre |
M. Paris juriste : comment sans juger sur le fond une décision peut elle être favorable à l’une des parties. Etrange formule « semble objectivement » ou du bon usge de la langue française. « Nul doute que… » Cassation ne juge pas au fond donc ne peut être un désaveu du verdict; elle ne fait que valider ou non une procédure. Alors peut-on à son encontre reprendre un titre de M. Paris « Les objectifs cachés de… » (Le Monde, 9 août 2002, p. 2 article d’une « objectivité douteuse » )
Rédigé par : Zvi LEVY | le 02 mars 2012 à 09:54 | Répondre |
Comment expliquer le titre du blog précédent « La justice donne (finalement) raison à Charles Enderlin » alors que M. Paris dit bien aujourd’hui qu’elle ne juge pas sur le fond et qu’il faut « attendre désormais un autre jugement ».? Tout cela « semble objectivement » indiquer une objectivité bien biaisée.
Rédigé par : Zvi LEVY | le 02 mars 2012 à 10:09 | Répondre |