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Décision de limitation ou d arrêt des thérapeutiques en pré-hospitalier
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1 Décision de limitation ou d arrêt des thérapeutiques en pré-hospitalier 15è«Rendez-vous de l Urgence» Strasbourg 27 mai 2010 Dr Jean-Bernard Havé Assistant Spécialiste SAU/SMUR CH Haguenau
2 Expériences vécues Mai 2007 : le décès au domicile n est pas accepté par la famille Décembre 2009 : le maintien au domicile m est demandé par la famille
3 Contexte pré-hospitalier Régulation médicale des appels urgents Envoi d une équipe médicale SMUR Orientation adaptée du patient pris en charge
4 Conditions d arrêt des thérapeutiques en pré-hospitalier USA : Respect des testaments de vie («Do not resuscitate order») Dans le cas contraire : risques de poursuites judiciaires Malgré la pression de l entourage
5 Conditions d arrêt des thérapeutiques en pré-hospitalier France : quand envisager un arrêt des thérapeutiques? La loi du 22/04/2005 établit le respect des volontés du patient, critique «l obstination déraisonnable» Situation non clarifiée en pré-hospitalier Pathologies chroniques en stade terminal Pathologies aigües : trauma SNC, AVC massifs -> réanimation pour transplantation d organe -> soins de confort
6 Motifs d appel au centre 15 (SAMU /SAMU ) Évolution culturelle: refus de la mort, notamment à domicile Détresse des familles: méconnaissance de la réalitéou du déroulement de la fin de vie Détresse psychologique, épuisement de l entourage Défaillance matérielle ou du personnel Pathologies aiguës avec ou sans rapport avec la pathologie chronique; traitement curatif à instaurer? 71% des appels ont lieu la nuit, les dimanches et jours fériés, àun moment ou les soignants référents ne sont pas joignables
7 Pourquoi faire appel au centre 15? (Vantomme-Créteil 2007)
8 Qui fait appel au centre 15? (Vantomme-Créteil 2007)
9 Motifs d appel au centre 15 (SAMU ) Dyspnée (68% des interventions ) Troubles de la conscience (39%) Douleur (30%) Chute (32%) Angoisse (20%) Agitation (17%) -> plusieurs motifs d appel possibles pour un même malade
10 Ce qui motive la famille àfaire appel au centre 15? (Vantomme-Créteil 2007)
11 Décisions du médecin SMUR en pré-hospitalier Manque d accès aux informations déterminantes dans la conduite àtenir : Pronostic / antécédents Qualitéde vie Avis du patient Avis de la famille En particulier la nuit : médecin correspondant Prise de décision dans l urgence et de manière solitaire, peu de collégialité Données médicales incomplètes en pré-hospitalier, pas d accès aux examens complémentaires
12 Décisions du médecin SMUR en pré-hospitalier Dyspnée, trouble de conscience : question de l IOT Limitation de traitement bien plus souvent que arrêt des thérapeutiques Décision de LATA dans un second temps au décours d une réanimation : d attente compassionnelle
13 Devenir des patients en fin de vie pris en charge en SMUR «Laissésur place» Après amélioration de la symptomatologie aiguë Après entretien avec la famille, l entourage Dans le respect des souhaits exprimés par le patient Orientation vers une Unité de Soins Palliatifs Manque de lits disponibles Àdéfaut du service référent SAU ou UHTCD : inadaptémais devenu nécessaire
14 Quelles alternatives? L expérience niçoise de 2006: Création d une équipe paramédicale d urgence pour les patients en phase terminale à domicile Le développement des réseaux
15 Nice 2006 Création d une équipe d «Urgence Palliative» associant : Un infirmier forméaux soins palliatifs et àl organisation de l aide médicale d urgence Un bénévole de la Croix-Rouge Française 24H/24 7 jours/7 Après création de protocoles de traitement des urgences palliatives, avec matériel adapté à disposition dans des sacs Renforcée sur place par un médecin : Traitant De garde De l EMPS Du SAMU/SMUR Supervision et soutien psychologique de l équipe par un psychologue dédié
16 Nice 2006 Délai de déplacement < 20 minutes dans véhicule dédié L équipe restait sur place le temps nécessaire : Prise de contact Recueil du consentement Traitement symptomatique adapté: Prescriptions du médecin Respect des protocoles élaborés Surveillance du patient Accompagnement, ainsi que l entourage
17 Nice 2006 : quelques chiffres 35 % des interventions les WE et jours fériés 29 % de participation des médecins SMUR Enquête de «satisfaction»ultérieure : 99 % «tout avait étéfait» 86 % «soulagés et apaisés grâce àl équipe» 90 % «nous avons obtenu l aide que nous souhaitions» 15 % de décès lors de la présence de l équipe 4,5% de patients relevant d une hospitalisation
18 Les réseaux -Définition Un réseau est un ensemble de plusieurs personnes physiques ou morales dites acteurs du réseau, dispersées dans une zone territoriale de compétences différentes et complémentaires qui agissent pour un objectif commun, selon des valeurs et des normes partagées, sur la base d'une coopération volontaire pour améliorer la prise en charge d'une communauté de malades.
19 Réseaux et équipe du Nord-Alsace EMSP-Haguenau : IDE + Médecin de l USP se déplaçant dans les services hospitaliers ou au domicile Organisation des soins palliatifs au domicile En coordination avec médecin traitant, HAD Parfois gestion de situations d «urgences palliatives» Inclusion du patient dans le réseau ASPAN
20 Réseaux et équipe du Nord-Alsace Réseau ASPAN : Soins Palliatifs Alsace Nord Garde téléphonique de jour, et astreinte nocturne 24H/24-7j/7 Par Médecin prenant en charge les dossiers informatisés de patients susceptibles d un risque aigu ou de décompensation Àla demande de : famille, IDE au domicile, MT, SAMU, médecin de garde, HAD, Maintien àdomicile àprivilégier, en réévaluant l environnement familial
21 Conditions requises pour une décision de limitation ou d arrêt des thérapeutiques en pré-hospitalier Un dossier médical accessible H 24 Du temps L accompagnement de fin de vie au domicile par des structures plus adaptées Une formation spécifique des médecins SMUR
22 Mais aussi Une disponibilité plus large des EMSP Par la création de lits supplémentaires d USP Développement organisépar région de structures spécifiques dédiées aux «Urgences de fin de vie»ou «Urgences palliatives» Renforcement du rôle des réseaux Renforcement et sensibilisation de l action du médecin généraliste/traitant
23 Bibliographie SRLF «Limitation et arrêt des traitements en Réanimation adulte» CiaisJ-F La presse médicale 36:3-03/2007 -«Impact d une équipe d urgence spécialisée sur les hospitalisations non désirées de patients en phase terminale à domicile» TardyB. -Réanimation, Volume 14, Issue 8, December2005, Pages «Fin de vie aux Urgences» ChastreC. -SAMU «Fin de vie ; faut-il un loi? La médecine pré-hospitalière» WinterS. SAMU «le SAMU face àla fin de vie : prise en charge de l urgence en soins palliatifs» VantommeC. Thèse de médecine, Créteil 2007 : «Difficultés des médecins généralistes dans la prise en charge au domicile des patients en soins palliatifs dans le Val de Marne»
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