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Timestamp: 2019-10-14 14:01:14+00:00
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Les accidents graves non mortels des non-salariés agricoles entre 2004 et PDF
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1 Direction des Etudes des Répertoires et des Statistiques ETUDE Décembre 2017 Les accidents graves non mortels des non-salariés agricoles entre 2004 et 2013 en France métropolitaine
2 Décembre 2017 Baisse des accidents graves non mortels chez les chefs d exploitation ou d entreprise agricole Accidents du travail survenus entre 2004 et 2013 en France métropolitaine DIRECTION DES STATISTIQUES, DES ETUDES ET FONDS Directrice de la publication : Nadia JOUBERT Rédacteur en chef : David FOUCAUD Département "Retraite - Famille - Observatoire des risques professionnels agricoles (ORPA)» Thierry GRECH Étude réalisée par : Katell GORVAN Mise en page : Marie-Claude MASTAIN Diffusion : Claudine GAILLARD Nadia FERKAL 1
3 SOMMAIRE LISTE DES GRAPHIQUES ET DES TABLEAUX... 3 Introduction... 4 Sources et définitions... 4 Résumé Des secteurs inégaux face au risque Quatre accidents graves sur dix ont lieu dans l élevage de bovins La fréquence des accidents graves est deux fois plus élevée dans le secteur des travaux forestiers Les accidents graves baissent dans tous les secteurs Les hommes sont les plus touchés par les accidents graves Huit victimes d un accident grave sur dix sont des hommes La baisse des accidents graves est moins rapide chez les plus âgés La proportion d accidents graves varie en fonction du siège et de la nature de la lésion Un accident sur cinq localisé à l épaule, au bras ou à des localisations multiples entraine l attribution d un taux d IPP Les fractures représentent un quart des accidents graves Les accidents graves les plus courants sont les plaies aux doigts et les douleurs dans le bas du dos Annexe
4 LISTE DES GRAPHIQUES ET DES TABLEAUX LISTE DES GRAPHIQUES Graphique 1 : Nombre moyen d accidents graves par an réparti par grand secteur de 2004 à Graphique 2 : Indice de fréquence des accidents graves par grand secteur de 2004 à Graphique 3 : Nombre d'accidents graves par taux d'ipp (cumul de 2004 à 2013)... 8 Graphique 4 : Evolution du nombre d accidents graves par grand secteur de 2004 à Graphique 5 : Indice de fréquence des accidents graves par sexe et âge de 2004 à Graphique 6 : Evolution de la durée moyenne d arrêt par sexe de 2004 à Graphique 7 : Durée moyenne d arrêt en fonction du taux d IPP de 2004 à SCHEMA Schéma 1 : Répartition des accidents graves selon la localisation et le sexe Nombre cumulé de 2004 à LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Accidents graves non mortels de 2004 à 2013 par tranche d âge Tableau 2 : Accidents graves non mortels de 2004 à 2013 par nature de la lésion Tableau 3 : Accidents graves non mortels de 2004 à 2013 par combinaison siègenature de la lésion Tableau 4 : Accidents graves non mortels de 2004 à 2013 par secteur Télécharger les données au format Excel : 3
5 Introduction Ce document présente le contexte statistique des accidents graves non mortels du travail proprement dit sur la période 2004 à L évolution des accidents est étudiée à partir des indicateurs officiels couramment utilisés (taux de fréquence, durée moyenne d arrêt, taux moyen d IPP...) par les organismes de sécurité sociale. La nature du risque est appréhendée à partir des données présentes sur la déclaration d accidents du travail (date de l accident, caractéristiques de la victime, siège et nature de la lésion...). Enfin, les données présentées sont issues d une vision en date d événement des accidents. Sources de données Les données proviennent : Sources et définitions - des déclarations d'accidents du travail et de maladies professionnelles des assurés de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) figurant dans les fichiers Oreade (ORigines et Evénements des Accidents des Exploitants), - des fichiers d affiliations SAEXA (flux de suivi des Affiliations des Exploitants Agricoles) de la DSEF (Direction des Statistiques, des Etudes et des Fonds), - des fichiers prestations Raamses (Régime Agricole d Assurance Maladie, Statistique Et Santé) de la DSEF. Définitions des indicateurs Accident avec ou sans arrêt de travail Accident survenu pendant la période considérée ayant donné lieu à un paiement de prestation (soin de santé et/ou indemnité journalière) quelle que soit la période considérée. Accident grave non mortel Accident survenu pendant la période considérée ayant entraîné une incapacité permanente partielle (IPP) de la victime quelle que soit la période considérée. Indice de fréquence accidents graves non mortels Nombre d accidents graves non mortels pour chefs d exploitation ou d entreprise agricole Nombre d accidents graves non mortels x Nombre de chefs 4
6 La somme des taux d Incapacité permanente partielle (IPP) Le taux d IPP est une mesure permettant de quantifier le degré d incapacité d une victime après consolidation de sa blessure. La somme des taux d IPP permet d indiquer le degré de gravité global pour les accidents ou maladies graves non mortels survenus durant la période considérée. Taux moyen d IPP Somme des taux d IPP par nombre d accidents graves non mortels de la période considérée Durée moyenne d arrêt Somme des taux d IPP Nombre d accidents graves non mortels Moyenne du nombre de jours d arrêt par accident grave. Cela correspond au ratio du nombre total de jours d arrêt, quelle que soit la période considérée, sur le nombre total d accidents graves non mortels de la période considérée Proportion d accidents graves Somme des jours d arrêt Nombre d accidents graves non mortels Rapport du nombre d accidents graves non mortels, au nombre d accidents avec ou sans arrêt, de la période considérée Nombre d accidents graves non mortels x 100 Nombre d accidents avec ou sans arrêt Les accidents graves sont comparés aux accidents avec ou sans arrêt pour avoir la même définition de l indicateur que dans l étude des accidents graves des salariés agricoles. De plus, pour les non-salariés agricoles, les arrêts sont indemnisés à partir du 8 ème jour. Il pourrait donc y avoir un sous-dénombrement des accidents avec arrêt. Champ de la population L analyse porte sur l évolution des accidents du travail proprement dit survenus de 2004 à 2013 pour la population des chefs d exploitation ou d entreprise agricole relevant du régime agricole de France métropolitaine, hors départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle. Ces trois départements bénéficient d un régime social particulier en matière de protection contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. L étude se limite à l année 2013 car, pour obtenir la complétude des taux d IPP attribués, il est nécessaire d avoir un recul de quatre à cinq années par rapport à la date de survenue de l accident. Seuls les chefs d exploitation et d entreprise agricole sont retenus dans l étude. Ils regroupent 95 % des accidents graves sur la période. Les autres statuts ne bénéficient pas des mêmes règles d attribution de rente. Le choix d étudier uniquement les accidents du travail proprement dit est fondé d une part sur leur proportion, 87 % des ATMP graves sur la période considérée, et d autre part, sur les nombreuses informations disponibles au travers de la déclaration d accident (caractéristiques de la victime, circonstances de l accident, conséquences physiques, ). Les accidents de trajet n offrent que peu de cas, en moyenne 45 par an, et les maladies professionnelles, 425 cas en moyenne par an, ne donnent que très peu d informations sur les expositions et les facteurs ayant pu entrainer la maladie. 5
7 Résumé Les chefs d exploitation et d entreprise agricole sont victimes en moyenne de accidents du travail graves - c est-à-dire ayant entraîné une incapacité permanente partielle (IPP) - par an entre 2004 et 2013, dont 42,6 % ont lieu dans le secteur des élevages de bovins. Ce nombre d accidents graves diminue de - 6,1 % par an en moyenne, tous secteurs confondus. Huit victimes d un accident grave sur dix sont des hommes et les trois quarts ont entre 40 et 59 ans. Un quart des accidents graves sont des fractures et 16,5 % sont localisés aux doigts. Quatre accidents graves sur dix ont lieu dans le secteur des élevages de bovins Le nombre d accidents graves passe de en 2004, à en 2013, soit accidents du travail graves en moyenne par an. Le secteur des élevages de bovins regroupe 42,6 % de ces accidents graves. Le secteur des travaux forestiers présente la fréquence la plus élevée avec 14,7 accidents graves pour chefs. La fréquence, tous secteurs confondus, est quant à elle de 6,1 accidents graves pour chefs. Le nombre d accidents graves baisse dans tous les secteurs, en moyenne de - 6,1 % par an. Il diminue plus fortement dans les secteurs des élevages de petits animaux avec - 7,6 % par an. Huit victimes sur dix sont des hommes Huit fois sur dix (80,1 %), la victime d un accident grave est un homme alors qu ils représentent 75,8 % des chefs d exploitation ou d entreprise agricole. En revanche, proportionnellement, les accidents des femmes sont plus souvent graves sur la période, quel que soit l âge de la victime ou l année de survenue. La proportion d accidents graves rapportés aux accidents avec et sans arrêt est de 15,9 % pour les femmes, contre 11,8 % pour les hommes. Les trois quarts des accidents graves (75,8 %) touchent les ans alors que cette tranche d âge regroupe les deux tiers (65,4 %) des chefs d exploitation. L indice de fréquence augmente avec l âge avant 60 ans : les ans ont un indice de fréquence deux fois plus élevé que les moins de 30 ans et les ans, près de trois fois plus. Les fractures représentent un quart des accidents graves Les lésions sont principalement localisées aux doigts avec 16,5 % des accidents graves. Viennent ensuite, les localisations multiples (11,0 %) et l épaule (10,7 %). Un quart des accidents graves sont des fractures et fêlures (26,8 %), 13,1 % des lésions superficielles et 10,7 % des plaies. Les combinaisons nature-siège de la lésion les plus fréquentes sont les plaies aux doigts (5,3 % des accidents graves), les douleurs d effort au bas du dos (4,8 %), les lésions multiples à des localisations multiples (4,6 %) et les fractures, fêlures aux doigts (4,0 %). 6
8 1. Des secteurs inégaux face au risque 1.1 Quatre accidents graves sur dix ont lieu dans l élevage de bovins Les chefs d exploitation et d entreprise agricole sont victimes de accidents du travail graves en moyenne annuelle sur la période Le secteur des élevages de bovins regroupe 42,6 % de ces accidents graves (1 325 par an en moyenne) pour seulement 34,1 % des affiliés (graphique 1). Vient ensuite le secteur des cultures spécialisées avec 23,1 % des AT graves pour 33,8 % des affiliés. GRAPHIQUE 1 : NOMBRE MOYEN D ACCIDENTS GRAVES PAR AN REPARTI PAR GRAND SECTEUR DE 2004 A 2013 La proportion d accidents graves parmi les accidents avec et sans arrêt varie peu selon les grands secteurs (12,5 % en moyenne). Elle est la plus basse dans les élevages de bovins (11,7 %) et la plus élevée dans le secteur des autres cultures et élevages (13,3 %). Pour les secteurs détaillés (annexe : tableau 4), la proportion d accidents graves est la plus élevée pour les autres élevages de gros animaux (hors élevages d ovins, de caprins, de porcins et de chevaux) (19,4 %) et pour les élevages de chevaux (16,9 %). Cependant, ces secteurs ne regroupent respectivement que 0,2 % et 1,2 % des accidents graves. 1.2 La fréquence des accidents graves est deux fois plus élevée dans le secteur des travaux forestiers Le secteur des travaux forestiers présente l indice de fréquence le plus élevé avec 14,7 accidents graves pour chefs d exploitation ou d entreprise agricole (graphique 2). La fréquence tous secteurs confondus est quant à elle de 6,1 accidents graves pour chefs. Le secteur des cultures spécialisées est celui le moins à risque avec 4,2 accidents graves pour chefs. Télécharger les données au format Excel : 7
9 GRAPHIQUE 2 : INDICE DE FREQUENCE DES ACCIDENTS GRAVES PAR GRAND SECTEUR DE 2004 A 2013 Le secteur des travaux forestiers a également le taux d IPP moyen le plus élevé (16,3 % contre 13,7 % tous secteurs confondus). En regardant par secteurs détaillés, le taux d IPP moyen est élevé également pour les entreprises de travaux agricoles, la conchyliculture (16,0 % chacun), l élevage de chevaux (15,8 %) et l entrainement, dressage, haras, club hippique (15,1 %). Tous secteurs confondus, les accidents graves avec un taux d IPP de 5 % sont les plus nombreux sur la période (14,1 % des accidents graves) (graphique 3). On constate également des pics à 10 %, 15 %, 20 % et 30 % d IPP. La moitié des accidents graves ont un taux d IPP inférieur ou égal à 8 %. Cette proportion a tendance à baisser sur la période. Les accidents graves donnant droit à rente - soit les accidents avec un taux d IPP supérieur ou égal à 30 % - représentent 15,4 % des accidents graves. Cette proportion fluctue de 13,6 % à 17,6 %, selon l année, sur la période. GRAPHIQUE 3 : NOMBRE D'ACCIDENTS GRAVES PAR TAUX D'IPP (CUMUL DE 2004 A 2013) 8
10 1.3 Les accidents graves baissent dans tous les secteurs Le nombre d accidents graves baisse dans tous les secteurs, en moyenne de - 6,1 % par an, passant de accidents en 2004 à en 2013 (graphique 4). Il diminue plus fortement dans les secteurs des élevages de petits animaux avec - 7,6 % par an, soit deux fois moins d accidents en 2013 qu en Le secteur des élevages de bovins regroupait 727 accidents graves de plus en 2004 qu en 2013, et le secteur des cultures spécialisées, 416. Exceptée une légère remontée en 2008, la baisse est continue sur la période, tous secteurs confondus. GRAPHIQUE 4 : EVOLUTION DU NOMBRE D ACCIDENTS GRAVES PAR GRAND SECTEUR DE 2004 A 2013 La baisse du nombre d accidents graves n est qu en partie imputable à celle des chefs d exploitation (de - 1,6 % par an en moyenne). L indice de fréquence baisse également dans tous les secteurs (de - 4,6 % par an en moyenne). Le nombre d accidents graves baisse plus rapidement que celui du total des accidents : la proportion d accidents graves parmi les accidents avec et sans arrêt baisse de 1,4 % par an en moyenne. Tous les secteurs sont concernés sauf celui des cultures spécialisées qui connait une augmentation moyenne de 0,5 % par an. La proportion d accidents graves baisse le plus rapidement dans le secteur des élevages de petits animaux (- 4,1 % par an). Le taux moyen d IPP augmente légèrement dans les secteurs des élevages de bovins et autres gros animaux (respectivement + 1,0 % et + 1,1 % par an en moyenne sur la période) alors que la tendance est à la stabilité, voire à la baisse dans les autres secteurs. La durée moyenne d arrêt augmente également dans les secteurs des élevages de bovins et gros animaux (+ 2,1 % et + 2,5 % par an) comme dans la plupart des secteurs (+ 1,9 % par an tous secteurs confondus). 9
11 2. Les hommes sont les plus touchés par les accidents graves 2.1 Huit victimes d un accident grave sur dix sont des hommes Les victimes d accidents graves sont des hommes à 80,1 %, alors qu ils représentent 75,8 % des chefs d exploitation ou d entreprise agricole. Cette proportion diminue légèrement au cours de la période. Les hommes ont un indice de fréquence d accidents graves plus élevé quel que soit l âge, en moyenne de 6,5 accidents graves pour chefs contre 5,1 pour les femmes (graphique 5). GRAPHIQUE 5 : INDICE DE FREQUENCE DES ACCIDENTS GRAVES PAR SEXE ET AGE DE 2004 A 2013 Sur la période , les hommes ont un indice de fréquence plus élevé quelle que soit l année. Cependant, il diminue plus rapidement que l indice de fréquence des accidents graves des femmes (- 4,8 % par an en moyenne contre - 3,9 % pour les femmes). Le taux d IPP moyen est légèrement supérieur pour les hommes (13,8 % contre 13,2 % sur la période ; différence statistiquement significative). La différence s accentue à partir de En effet, le taux d IPP moyen augmente au cours de la période pour les hommes alors qu il baisse très légèrement pour les femmes. En revanche, la proportion d accidents graves parmi les accidents avec et sans arrêt est supérieure chez les femmes sur la période, quel que soit l âge de la victime ou l année de survenue. Elle est de 15,9 % pour les femmes sur la période, contre 11,8 % pour les hommes. Néanmoins, la différence entre les hommes et les femmes est de moins en moins importante ; la proportion d accidents graves diminuant plus fortement pour les femmes. La durée moyenne d arrêt est également supérieure pour les femmes quel que soit l âge de la victime ou l année de survenue (graphique 6). Les femmes s arrêtent en moyenne 256 jours contre 196 jours pour les hommes. Là aussi, la différence entre hommes et femmes diminue. La durée moyenne d arrêt des hommes a augmenté plus fortement sur la période (+ 2,3 % par an en moyenne), rattrapant celle des femmes, plus stable (+ 0,7 %). A partir de 2010, la durée moyenne d arrêt commence à baisser légèrement pour les deux sexes. 10
12 GRAPHIQUE 6 : EVOLUTION DE LA DUREE MOYENNE D ARRET PAR SEXE DE 2004 A La baisse des accidents graves est moins rapide chez les plus âgés Sur la période , le nombre d accidents graves baisse pour toutes les tranches d âge avant 60 ans. Cette baisse est moins rapide pour les ans (- 3,5 % par an en moyenne contre - 9,7 % pour les moins de 50 ans). L indice de fréquence baisse également pour toutes les tranches d âge, y compris les 60 ans et plus. La population des 60 ans et plus augmente, contrairement à celle des autres tranches d âge. Les trois quarts des accidents graves (75,8 %) touchent les ans alors que cette tranche d âge regroupe les deux tiers (65,4 %) des chefs d exploitation (tableau 1). Les ans ont un indice de fréquence deux fois plus élevé que les moins de 30 ans et les ans, près de trois fois plus. L indice de fréquence baisse progressivement à partir de 60 ans. Plus l âge est élevé, plus la durée moyenne d arrêt augmente, passant de 154 jours d arrêt pour les moins de 30 ans, à 233 jours pour les 60 ans et plus. Les chefs d exploitation âgés de 60 ans et plus ont une proportion d accidents graves parmi les accidents avec et sans arrêt trois fois plus élevée que celle des personnes âgées de moins de 30 ans. Plus la victime est âgée, plus la proportion d accidents graves est élevée. Le taux moyen d IPP augmente également avec l âge de la victime pour les tranches d âges avant 60 ans, passant de 11,0 % d IPP pour les moins de 30 ans, à 14,5 % d IPP pour les ans. Il reste stable ensuite. 11
13 TABLEAU 1 : ACCIDENTS GRAVES NON MORTELS DE 2004 A 2013 PAR TRANCHE D AGE Accidents graves non mortels de 2004 à 2013 Nombre moyen d'accidents graves par an Répartition en pourcentage Proportion d'accidents graves (/AT avec-sans arrêt) Indice de fréquence Taux moyen d IPP (%) Durée moyenne d'arrêt Moins de 30 ans 103 3,3 % 6,3 % 2,8 11,0 154 Entre 30 et 39 ans ,1 % 8,9 % 4,3 12,6 189 Entre 40 et 49 ans ,9 % 11,7 % 6,1 13,2 203 Entre 50 et 59 ans ,8 % 15,6 % 8,1 14, ans et plus 213 6,8 % 18,6 % 5,6 14,4 233 Total ,0 % 12,5 % 6,1 13, La proportion d accidents graves varie en fonction du siège et de la nature de la lésion 3.1 Un accident sur cinq localisé à l épaule, au bras ou à des localisations multiples entraine l attribution d un taux d IPP Les lésions sont principalement localisées aux doigts avec 16,5 % des accidents graves. Cette proportion est plus élevée pour les hommes que pour les femmes (17,9 % contre 11,2 %) (schéma 1). Viennent ensuite, les localisations multiples qui représentent 11,0 % des accidents graves et l épaule (10,7 %). Les hommes sont proportionnellement plus touchés aux yeux et à la tête que les femmes. Les femmes sont, quant à elles, plus touchées à l épaule, au poignet, au genou et à la cheville. Télécharger les données au format Excel : 12
14 SCHEMA 1 : REPARTITION DES ACCIDENTS GRAVES SELON LA LOCALISATION ET LE SEXE NOMBRE CUMULE DE 2004 A ,1% Tête - Cou - Yeux 3,8% Epaule 10,3% Membre supérieur sans précision 13,8% 5,6% Coude - bras 6,4% Tronc - Rachis - Thorax 12,7% Abdomen - Bassin 12,4% 2,8% Poignet 6,2% 23,9% Main - Doigts 14,9% 17,9% Dont doigts seulement 11,2% Hanche - Cuisse - Genou - Jambe 14,0% Membre inférieur sans précision 17,0% 8,1% Dont genou 10,7% 4,3% Cheville 6,7% 4,8% Pied - Orteils 3,8% 4,5% Sans précision 4,0% 11,0% Localisations multiples 10,9% La proportion d accidents graves est plus élevée lors d accidents localisés à l épaule où 22,8 % des accidents avec et sans arrêt sont graves, au bras (20,5 %) et à des localisations multiples (19,7 %). Elle est la plus faible lors d accidents localisés au thorax (4,4 %) et aux orteils (7,2 %). Les accidents à localisations multiples entrainent également un taux d IPP élevé (20,1 %), tout comme les accidents localisés en haut du dos (19,4 %), aux yeux (19,1 %) et au cou (18,1 %). Au contraire, les accidents localisés aux orteils et aux doigts ont un taux d IPP moyen plus faible (respectivement de 6,7 % et 8,0 %). La durée moyenne d arrêt est la plus élevée lors d accidents localisés aux hanches (317 jours), à des localisations multiples et aux jambes (297 jours chacun). Elle est la plus courte pour les accidents aux doigts (90 jours), aux orteils (109 jours), à la tête (119 jours) et aux yeux (139 jours). 3.2 Les fractures représentent un quart des accidents graves Un quart des accidents graves sont des fractures (26,8 %), 13,1 % des lésions superficielles et 10,7 % des plaies (tableau 2). 13
15 Les amputations (53,5 % des amputations entrainent l attribution d un taux d IPP), les lésions multiples (21,4 %), les fractures (19,5 %) et les luxations (19,4 %) sont les natures de lésions avec la proportion d accidents graves la plus élevée. Au contraire, seuls 5,1 % des corps étrangers et 5,5 % des piqures entrainent l attribution d un taux d IPP. Le taux d IPP est en moyenne plus élevé pour les lésions d un organe interne (26,1 %), les troubles sensoriels (22,3 %) et les lésions multiples (19,7 %). Il est moins élevé pour les piqures (8,3 %), les entorses et foulures (9,1 %) et les plaies (9,3 %). La durée moyenne d arrêt est la plus élevée pour les lésions d un organe interne (298 jours), les lésions multiples et les douleurs d effort (280 jours chacun). Elle est la plus courte pour les plaies (106 jours), les corps étrangers (118 jours), les piqures (133 jours) et les amputations (139 jours). TABLEAU 2 : ACCIDENTS GRAVES NON MORTELS DE 2004 A 2013 PAR NATURE DE LA LESION Accidents graves non mortels Nb moyen d'accidents graves par an %/Total Proportion d'accidents graves (/AT avec-sans arrêt) Taux moyen d'ipp (%) Durée moyenne d'arrêt Nature non précisée 212 6,8% 9,8% 17,1 237 Fracture, fêlure ,8% 19,5% 13,8 224 Brûlure 18 0,6% 8,1% 17,5 248 Amputation 120 3,9% 53,5% 16,6 139 Plaie ,7% 7,9% 9,3 106 Piqûre 6 0,2% 5,5% 8,3 133 Inflammation 27 0,9% 9,5% 11,4 211 Luxation 91 2,9% 19,4% 13,5 211 Corps étranger 20 0,6% 5,1% 15,2 118 Hernie 17 0,5% 10,2% 13,6 243 Lésions multiples 209 6,7% 21,4% 19,7 280 Lésion superficielle contusion ,1% 9,8% 12,9 205 Autre lésion cutanée 7 0,2% 9,6% 11,8 155 Entorse, foulure 219 7,0% 8,0% 9,1 169 Douleur d effort, lumbago 186 6,0% 9,4% 14,7 280 Lésion d un muscle ou d un tendon 246 7,9% 15,7% 12,1 203 Lésion d un nerf 18 0,6% 17,3% 15,5 274 Lésion d un organe interne 20 0,6% 17,7% 26,1 298 Troubles sensoriels, visuels, auditifs 9 0,3% 13,5% 22,3 194 Intoxication, asphyxie s s s s s Choc psychologique s s s s s Autres lésions 110 3,5% 15,4% 16,6 244 Total ,0% 12,5% 13,7 208 s : donnée confidentielle, en application des règles du secret statistique. 14
16 Il existe un lien significatif entre le taux d IPP et la durée d arrêt. A titre d exemple, les lésions d un organe interne entrainent en moyen un arrêt de 298 jours et un taux d IPP de 26,1 % alors que les plaies entrainent en moyenne un arrêt de 106 jours et un taux d IPP de 9,3 %. Cependant, cela ne se vérifie pas toujours. En effet, les amputations ont en moyenne un taux d IPP plutôt élevé (16,6 %) mais une durée d arrêt faible (139 jours). Toute nature de lésion confondue, plus le taux d IPP est élevé, plus la durée moyenne d arrêt est longue (graphique 7). Cela se vérifie surtout pour les taux inférieurs à 50 %. GRAPHIQUE 7 : DUREE MOYENNE D ARRET EN FONCTION DU TAUX D IPP DE 2004 A Les accidents graves les plus courants sont les plaies aux doigts et les douleurs dans le bas du dos Les combinaisons nature-siège de la lésion les plus fréquentes chez les chefs d exploitation ou d entreprise agricole sont les plaies aux doigts (5,3 % des accidents graves), les douleurs d effort au bas du dos (4,8 %), les lésions multiples à des localisations multiples (4,6 %) et les fractures et fêlures aux doigts (4,0 %) (tableau 3). Parmi les 15 combinaisons les plus courantes, les amputations aux doigts (52,7 % des amputations aux doigts entrainent l attribution d un taux d IPP), les fractures et fêlures à des localisations multiples (34,8 %) et les fractures et fêlures à la jambe (31,0 %) ont la proportion d accidents graves la plus élevée. Le taux d IPP est le plus élevé pour les fractures et fêlures à des localisations multiples (23,9 %) et les lésions multiples à des localisations multiples (21,4 %). Au contraire, le taux d IPP est le plus faible pour les fractures et fêlures aux doigts (6,7 %), les plaies aux doigts (7,1 %) et les entorses à la cheville (7,6 %). La durée moyenne d arrêt est la plus élevée pour les fractures et fêlures à la jambe (371 jours), les fractures et fêlures à des localisations multiples (332 jours) et les lésions multiples à des localisations multiples (308 jours). Elle est la plus faible pour les plaies aux doigts (77 jours), les fractures aux doigts (91 jours) et les amputations aux doigts (104 jours). 15
17 TABLEAU 3 : ACCIDENTS GRAVES NON MORTELS DE 2004 A 2013 PAR COMBINAISON SIEGE-NATURE DE LA LESION Accidents graves non mortels Nb moyen d'accidents graves par an %/Total Proportion d'accidents graves (/AT avec-sans arrêt) Taux moyen d IPP (%) Durée moyenne d'arrêt Plaie aux doigts seulement 164 5,3 % 10,8 % 7,1 77 Douleur d'effort, lumbago au rachis lombaire et sacré (Bas du dos) 150 4,8 % 9,0 % 15,0 285 Lésions multiples à des localisations multiples 144 4,6 % 22,1 % 21,4 308 Fracture, fêlure aux doigts seulement 124 4,0 % 20,6 % 6,7 91 Entorse, foulure au genou 109 3,5 % 12,4 % 9,6 180 Amputation aux doigts seulement 100 3,2 % 52,7 % 11,9 104 Lésion superficielle, contusion à l'épaule 97 3,1 % 22,2 % 16,1 272 Lésion d'un muscle ou d'un tendon à l'épaule 85 2,7 % 25,7 % 16,0 280 Fracture, fêlure à la jambe 81 2,6 % 31,0 % 16,2 371 Fracture, fêlure au poignet 73 2,4 % 21,5 % 12,6 191 Fracture, fêlure à des localisations multiples 70 2,2 % 34,8 % 23,9 332 Fracture, fêlure à la cheville 64 2,1 % 24,2 % 12,2 255 Lésion superficielle, contusion à des localisations multiples 63 2,0 % 13,7 % 14,2 229 Entorse, foulure à la cheville 61 1,9 % 4,8 % 7,6 142 Lésion superficielle, contusion au genou 59 1,9 % 9,8 % 9,2 173 Sigles Cités : ATMP DSEF IPP MSA Oreade Raamses SAEXA : Accidents du travail, maladies professionnelles : Direction des Statistiques, des études et des fonds : Incapacité permanente partielle : Mutualité sociale agricole. : Origines et événements des accidents des exploitants : Régime agricole d assurance maladie, statistique et Santé : Suivi des affiliations des exploitants agricoles Télécharger les données au format Excel : 16
18 Annexe TABLEAU 4 : ACCIDENTS GRAVES NON MORTELS DE 2004 A 2013 PAR SECTEUR Accidents graves non mortels Nb moyen d'accidents graves par an %/Total Proportion d'accidents graves (/AT avec-sans arrêt) Indice de fréquence Taux moyen d'ipp (%) Durée moyenne d'arrêt Cultures spécialisées Travaux forestiers Elevages bovins Elevages de gros animaux hors bovins Elevages de petits animaux Autres cultures et élevages Autres activités Maraîchage, floriculture 71 2,3% 13,5% 4,0 15,0 255 Arboriculture fruitière 48 1,5% 13,2% 4,8 13,2 228 Pépinière 10 0,3% 13,9% 3,5 13,7 249 Cultures céréalières et industrielles, "grandes cultures" ,7% 13,8% 4,3 12,9 187 Viticulture 215 6,9% 12,3% 4,0 12,9 211 Autres cultures spécialisées 11 0,4% 15,1% 4,6 11,6 246 Sylviculture s s s s s s Exploitations de bois 83 2,7% 12,7% 16,2 16,3 257 Scieries fixes s s s s s s Elevage bovins - lait ,1% 11,2% 7,3 13,3 190 Elevage bovins - viande ,3% 12,7% 8,0 13,9 205 Elevages bovins - mixte 159 5,1% 11,3% 7,9 13,8 192 Elevage ovins, caprins 135 4,3% 12,8% 6,0 14,7 226 Elevage porcins 61 2,0% 11,5% 7,0 13,2 209 Elevage de chevaux 39 1,2% 16,9% 7,6 15,8 282 Autres élevages de gros animaux s s s s s s Elevage de volailles, de lapins 77 2,5% 12,6% 5,8 14,1 256 Autres élevages de petits animaux 16 0,5% 13,4% 3,6 14,6 290 Entraînement, dressage, haras, clubs hippiques 48 1,5% 13,4% 7,7 15,1 246 Conchyliculture 7 0,2% 15,9% 4,8 16,0 308 Cultures et élevages non spécialisés, polyculture, polyélevage s : donnée confidentielle, en application des règles du secret statistique ,8% 13,3% 6,5 13,6 202 Marais salants s s s s s s Entreprise de travaux agricoles 40 1,3% 14,8% 6,2 16,0 238 Entreprise de jardins, paysagiste, de reboisement 121 3,9% 11,4% 5,6 13,5 227 Mandataires des sociétés ou caisses locales d'assurances mutuelles agricoles Total s s s s s s ,0% 12,5% 6,1 13,
19 MSA Caisse Centrale Direction des Statistiques, des Etudes 19, rue de Paris et des Fonds CS Tél. : Bobigny Cedex
STATISTIQUES ACCIDENTS DU TRAVAIL DANS LE TRAVAIL TEMPORAIRE EN 2013
STATISTIQUES ACCIDENTS DU TRAVAIL DANS LE TRAVAIL TEMPORAIRE EN 2013 janvier 2015 SOMMAIRE Présentation du nombre de salariés du travail temporaire, d accidents du travail et de décès P. 1 Evolution du
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