Source: https://wanted-pedo.com/bis/ozoir-la-ferriere-un-coiffeur-de-41-ans-accuse-dagressions-sexuelles-sur-3-enfants-de-7-et-8-ans-condamne-a-6-mois-ferme/
Timestamp: 2020-07-10 15:26:26+00:00
Document Index: 43647393

Matched Legal Cases: ['art. 224', 'art. 227', 'art. 225', 'art.223', 'art. 225', 'art. 227', 'art. 221', 'art. 225', 'art. 222', 'art.222', 'art. 222', 'art. 222']

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Ozoir-la-Ferrière | Un coiffeur de 41 ans accusé d’agressions sexuelles sur 3 enfants de 7 et 8 ans condamné à 6 mois ferme
Mots-Clés : 77 | Seine-et-Marne - Agression Sexuelle sur Mineur - Coiffeur - FIJAIS - Prison avec Sursis - Prison Ferme - Tribunal Correctionnel
Un coiffeur d’Ozoir-la-Ferrière a été condamné au tribunal correctionnel pour des attouchements sexuels sur des enfants, dans son salon.
©Illustration – Pixabay
L’audience devait être bouclée en 45 minutes. Elle aura duré en tout 3 heures.
Le temps qu’il aura fallu le lundi 24 juin, au tribunal correctionnel de Melun, pour examiner en détail le dossier complexe d’un coiffeur de 41 ans, installé au centre commercial d’Ozoir-la-Ferrière, et suspecté d’attouchements sexuels sur trois petits clients âgés de 7 et 8 ans.
Une affaire aussi sombre qu’ambiguë.
Les faits présumés s’échelonnent sur plus d’un an dans le petit salon Le Temps de Tif‘hair.
Tout commence le 31 janvier 2018 avec un premier cas signalé d’attouchements sexuels sur un petit garçon de 7 ans que le commerçant est en train de coiffer, alors que le père de la jeune victime se trouve présent dans le salon…
L’affaire donne lieu à une plainte qui, dans le doute, sera classée sans suite.
Un an plus tard, jour pour jour, une seconde agression sexuelle a lieu sur un autre petit garçon scolarisé en Ce2.
Elle ne sera révélée que quelque temps après, lorsque survient le troisième cas, le 29 mars.
Cette fois il s’agit d’une fillette qui se plaint d’attouchements avec la main et un séchoir à cheveux.
Dans ces deux autres cas également, les pères ne sont pas loin de la scène n’ont rien vu ni entendu.
Toute l’ambiguïté de l’affaire que les juges ont eue à « démêler » porte notamment sur la configuration des lieux : un salon de coiffure de 4 mètres de long, avec des parents présents.
Il s’agissait dans cette affaire de juger la parole de l’un contre la parole des autres.
D’un côté, des enfants qui ne se connaissent pas et qui témoignent avec leurs mots de ce dont ils ont eu à souffrir, avec parfois des détails très crus.
Et de l’autre, un prévenu qui clame son innocence.
Durant près d’une heure, celui-ci tient tête sous le feu roulant des questions, puis par la voix de son avocate.
« Pour moi, la parole de l‘enfant n‘est pas sacrée », plaide-t-elle en rappelant le désastre judiciaire d’Outreau et pointant un à un tous les menus détails qui semblent rendre l’affaire invraisemblable (notamment le fait qu’aucun document pédo-pornographique n’ait été retrouvé dans son ordinateur).
À l’inverse, le tribunal semble particulièrement convaincu par les témoignages des trois enfants qui tous, ont donné aux policiers de Pontault-Combault, chargés de l’enquête, la même version des faits qu’ils ont subis.
« Comment expliquez-vous que les trois victimes racontent la même chose ? », interroge le président.
« Je ne comprends pas toutes ces accusations, se défend le coiffeur.
Je suis effondré sans pouvoir faire la preuve de mon innocence ».
Les trois avocats de la partie civile ont alors souligné le rôle prédateur du coiffeur en expliquant qu’il usait de stratégie calculée pour éloigner ou détourner l’attention des parents présents lors des faits :
« Il les invitait à s’absenter ou monopolisait leur attention par tous les moyens ».
Et, en estocade, ils appuient sur un détail qui n’arrange pas les affaires du coiffeur : les caméras vidéo qui étaient censées « protéger le salon » ne fonctionnaient pas lors des faits.
Au final, l’un d’eux pose cette lancinante question :
« Y a-t-il eu d’autres victimes dans ce salon en apparence si bien tenu ? »
Après un court délibéré, l’artisan-coiffeur a été reconnu coupable.
Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 assortis du sursis, avec injonction thérapeutique, interdiction de pratiquer une profession en lien avec des mineurs et inscription du jugement au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
Il devra en outre indemniser les trois familles des victimes à 3 100 € de dommages et intérêts pour deux d’entre elles et 4 000 € pour la dernière.
La défense a 10 jours pour faire appel.
Source : Actu
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