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Timestamp: 2019-01-17 10:01:33+00:00
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ANNEXE. Rappel de la demande d étude - PDF
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1 ANNEXE AVIS DU GROUPE INTERET DE SANTE PUBLIQUE ET ETUDES POST-INSCRIPTION SUR LES RESULTATS FINAUX de l ETUDE POST-INSCRIPTION sur VECTIBIX (Etude VECTEUR du Laboratoire SAS AMGEN) et sur les DONNEES issues des OMEDITs Bretagne et Pays de la Loire Rappel de la demande d étude La demande d étude émane de la Commission de Transparence (30/04/2008) dans le cadre de l évaluation de Vectibix dans son indication «en monothérapie pour le traitement des patients atteints de cancer colorectal métastatique exprimant l EGFR et présentant le gène KRAS non muté après échec des protocoles de chimiothérapie». La Commission souhaitait la mise en place d une étude descriptive des patients traités en France par VECTIBIX pour un cancer colorectal ayant pour objectifs de documenter, en situation réelle de traitement, les conditions d utilisation de ce traitement à savoir les caractéristiques des prescripteurs (spécialité, statut de l établissement ), les caractéristiques des patients traités: âge, sexe, stade de la maladie, traitements antérieurs, éléments diagnostiques (statut EGFR, expression du gène KRAS,..), la posologie utilisée et les traitements associés. Le laboratoire a mené l étude VECTEUR, ayant pour objectif principal de décrire les conditions et en particulier les délais - d accès au génotypage KRAS indiqué avant le traitement par Vectibix d un cancer colorectal métastatique présentant le gène KRAS non muté (type sauvage). Les objectifs secondaires de l étude sont d estimer la prévalence des différentes techniques et tests KRAS utilisés, d étudier les conditions de réalisation du test: «demande systématique» (prospective) ou «sur demande» (rétrospective), de recueillir les conditions de décision de traitement par Vectibix ) (réunion de concertation pluridisciplinaire : oui/non), de documenter la «courbe d apprentissage» en comparant sur les principaux items les deux périodes suivantes : premiers mois vs derniers mois du recrutement, de comparer les délais d accès au génotypage KRAS, la prévalence des techniques, les conditions de réalisation du test ou de décision de traitement, et les courbes d apprentissage entre deux groupes (Libéral-CHG et CHU-CAC), de décrire l histoire naturelle de la maladie [ antécédents de traitement adjuvant, ligne(s) de chimiothérapie précédente(s), posologie de Vectibix, traitemenst associés (monothérapie versus combinaison à une chimiothérapie et laquelle)], de documenter la biologie [le résultat de l EGFR (réalisé ou non réalisé) et résultat du test KRAS (non fait, non muté, muté, non évaluable)] et de décrire l évolution sous traitement et la tolérance. Parallèlement, les données recueillies par les observatoires des médicaments, dispositifs médicaux et des innovations thérapeutiques (OMEDIT) des régions Bretagne et Pays de la Loire ont été directement mises à disposition du groupe ISPEP par les OMEDITs dès lors que le laboratoire à renoncer à mutualiser les données de l étude Vecteur avec celles issues de OMEDITs comme il le proposait initialement. 1
2 A. Etude vecteur (Rapport final du 15/11/2011) 1. Méthodologie de l étude VECTEUR Il s agit d une étude nationale, multicentrique, descriptive, non interventionnelle, réalisée auprès de 66 médecins actifs gastro-entérologues et oncologues [68 centres] incluant des patients atteints de cancer colorectal métastatique. Un tirage au sort stratifié sur la région et le type d établissement [2/3 secteur libéral/chg, 1/3 CHU/CAC] a été réalisé à partir de la base TVF (Cegedim) de gastro-entérologues et d oncologues. Trois cent cinquante patients ont été inclus de façon consécutive, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2009 (inclusion prévue pour 6 mois prolongée de 4 mois). Pour être inclus, les patients devaient être des adultes, en cours d un traitement par Vectibix (débuté depuis au moins une semaine et au plus un mois) pour un cancer colorectal métastatique présentant le gène KRAS non muté (type sauvage). Les patients recevant un traitement en cours d investigation clinique ou en cours de traitement par cetuximab (Erbitux ) n étaient pas inclus dans l étude. Toutefois, le groupe ISPEP considérait que les critères d inclusion devaient être plus larges (patients sous Vectibix quelque soit le statut KRAS). Mais le laboratoire ne souhaitant pas apporter cette modification, a proposé d étendre secondairement l inclusion aux patients ayant été traités par Vectibix depuis le 1 er septembre 2008 (afin d accroitre l effectif et d avoir des patients déjà inclus, indépendamment de leur statut KRAS). Il est à noter que le laboratoire a accepté de mettre en place un registre des médecins mais n a pas mis en place le registre des patients. 2. Principaux résultats de l étude VECTEUR Centres (médecins) : la répartition des 68 centres selon le type de centres, présentée ci-dessous, montre une sous-représentation de certains types de centre (les CLCC notamment) : Type de centres prenant en charge des patients par chimiothérapie Echelle nationale (source INCA) Observatoire VECTEUR* CHU 22,9% 16,7% CH 27,1% 30,2% Cliniques et établissements privés 31,3% 48,5% Centres de Lutte contre le Cancer 14,6% 3,0% PSHP et autres 4,1% 4,5% *plusieurs réponses possibles pour un même centre En termes de répartition régionale, il est à noter une sous-représentation de l Ile de France (3,6% des patients) par rapport à la répartition des patients pris en charge pour cancer colo-rectal en France. Patients : Parmi les 350 patients inclus, 329 patients ont été analysés (21 patients exclus pour absence de données à l inclusion). La durée de suivi était de 16 (+/- 4) semaines après la mise sous Vectibix.. Les résultats sont présentés sur deux populations : population d analyse des modalités de génotypage KRAS:[326 patients ; 3 KRAS non faits] et population d analyse des modalités de traitement par Vectibix: [318 patients]. Les patients étaient majoritairement des hommes (63,5%), d âge moyen de 68 ans(+/-10ans). Pour 64% des patients, la localisation tumorale primitive était le colon (rectum :34%, colon+rectum:1,9%). La localisation des métastases, majoritairement sur plusieurs sites, était hépatique (79%), pulmonaire (43%), péritonéale (19%), ganglionaire (18%), osseuse (6%). 2
3 L ancienneté du diagnostic (moyenne) était de 3,4 ans +/-2,5 ans (pour la tumeur primitive) et 2,4 ans +/-1,7 ans (pour l atteinte métastatique). L indes de Karnofsky moyen était de 83%. 89% des patients avaient eu une résection de la tumeur primitive. En cas de résection, le stade TNM était le suivant : T3: 61,5%; T4: 21%; T2: 8,7%; T3-T4: 4,1%; toutt:2,5%; T1:1,4%; Tis: 0,3%, manquant:0,7% (2 cas) N1: 39,2%; N2: 32%; N0:24%; tout N:4,1%; manquant:0,7% M1: 55,3%; M0: 44,7% Génotypage KRAS : Ce test était disponible et interprétable pour 98% des 329 patients (n=323; 3 cas de tests non faits et 3 cas non évaluables). Le gène KRAS était non muté (sauvage) pour 97,6% des 329 patients [97,3% si initiation en 2009 et 98,5% si initiation en 2008]. Le marquage de l'egfr était disponible pour 15,5% des patients (n=51) et 88,2% d entre eux (n=45) avaient un marquage EGFR positif. Concernant les modalités du génotypage KRAS, la démarche était spécifique 1 dans 65,3% des cas. Le délai moyen d obtention des résultats du génotypage était long (environ 30 jours) et ce quelque soit le type de demande et le type de centre [notamment 45,9j en CHU ; 51j en centre PSPH; environ 30 j pour les autres types de centres]. Modalités du traitement par VECTIBIX : Le délai moyen d initiation du traitement par VECTIBIX (après obtention du résultat) est de près de 138 j +/- 116j [délai calculable pour 303 des 326 pts, médiane = 101 j]. Ce délai était moins important en cas de demande spécifique (106j vs 194j si systématique). 98% des patients avaient une chimiothérapie métastatique antérieure à l inclusion (et arrêtée à cemoment) et 41,8% recevaient une chimiothérapie adjuvante à l inclusion. 23 % des patients ont reçu Vectibix en monothérapie en 3 ème ligne de traitement et 74% des patients ont reçu Vectibix en monothérapie en 3 ème ligne de traitement et au delà. (voir table ci-dessous), 50 % des patients ont reçu Vectibix en monothérapie en 4 ème ligne de traitement ou au-delà et 14% des patients sous Vectibix avaient une chimiothérapie concomitante. Identification des lignes Nombre auxquelles le Vectibix a été Patients initié N=318 Chimiothérapies Vectibix de concomitantes monothérapie (n=45) (n=273) n (%*) n (%*) 1 5 (1,6 %) 0 (0,0 %) 5 (1,6 %) 2 37 (11,6 %) 6 (1,8 %) 31 (9,7 %) 3 89 (28,0 %) 16 (5,0 %) 73 (23,0 %) 4 77 (24,2 %) 8 (2,5 %) 69 (21,6 %) 5 et (34,5 %) 15 (4,7 %) 95 (29,8 %) *Pourcentages calculés par rapport à la population pour l'analyse des modalités du traitement par Vectibix (N=318). en Rappel : Démarche spécifique = «rétrospective» = directement lié à la volonté de mise sous anti-egfr Démarche systématique=«prospective»= avant toute décision effective de mise sous anti-egfr 3
4 Données de suivi : Il convient d insister sur le fait que sur les 329 patients (population totale), 20,7 % (n=68) ont débuté le traitement par Vectibix en 2008 (septembre à décembre 2008) et 79,3 % des patients (n=261) ont débuté le traitement par Vectibix en Les 3 patients exclus de l analyse des modalités du génotypage KRAS et les 11 patients exclus de l analyse des modalités du traitement par Vectibix, ont tous débuté leur traitement par Vectibix en Et, sur les 329 patients, 28 patients initiaient (ou allaient être mis sous) Vectibix au moment de l inclusion et 301 patients ont été inclus alors qu ils avaient déjà débuté leur traitement par Vectibix. Alors que tous les patients étaient sous Vectibix entre la première visite (V1) et la deuxième visite V2, seuls 81% d entre eux sont sous Vectibix entre V2 et V3. La posologie moyenne de Vectibix était de 6 mg/kg/injection (3 à 7 mg/kg/injection à V2 et à V3) et le nombre moyen d injections de 4. 45% des patients (143 sur les 318 patients) ont arrêté le traitement par Vectibix Arrêts de traitement : lors du suivi (4 mois), 143 patients (45% des 318 patients) ont arrêté le traitement par Vectibix. Les principaux motifs d arrêt étaient une progression de la maladie (72% des arrêts), un problème de toxicité (11,2%), une altération de l état général (6,3%) et 6 patients étaient décédés (4,2%). Il faut signaler que 9 patients sont sortis d étude pour motif «perdu de vue». Les causes d arrêts de traitement sont présentées ci dessous : Arrêts de traitement N=143 Causes d arrêt de traitement Nombre de patients (%*) Progression de la maladie 103 (72,0 %) Toxicité 16 (11,2 %) Altération de l état général 9 (6,3 %) Autres raisons, dont : 15 (10,5 %) Décès 6 (4,2 %) Arrêt de traitement 3 (2,1 %) Pause thérapeutique 1 (0,7 %) Perdu de vue 2 (1,4 %) Thrombose 1 (0,7 %) Décision du patient 1 (0,7 %) Chirurgie des métastases hépatiques 1 (0,7 %) *Pourcentage calculé par rapport au nombre total d arrêts de traitement N=143 4
5 Evolution clinique des patients Plus de 60% des patients présents à V3 ont rapporté des toxicités dermatologiques liées à Vectibix (un rash cutané dans 80% des cas). Il est à noter que plus de 10% des patients avaient un effet indésirable lié à Vectibix noté «autre». Lors des visites, les bilans biologiques étaient disponibles dans environ ¾ des cas et une anomalie biologique était relevée dans environ 65% des cas (pour les phosphatases alcalines, les gamma GT, la LDH). Une anomalie des ALAT, des ASAT, de l ACE, du CA19.9 était relevée dans respectivement, 27%, 39%, 83% et 67% des cas. Deux patients sur 318 (0.9%) ont eu recours à une chirurgie secondaire après l initiation de Vectibix. Sur l ensemble des 329 patients, 86 patients sont décédés (26,1%) lors du suivi. Concernant le statut de performance, pour les deux populations d analyse, il est noter une baisse de l Index de Karnofsky de 83% à inclusion à 77% en fin de suivi (v3). Le Score WHO a augmenté de 1,1 à l inclusion à 1,4 en fin de suivi. La répartition des patients selon leur évolution clinique (selon les critères RECIST) est présentée dans la table ci-dessous. * 83 décès parmi les patients analysés (sur les 86 décès au total pendant l étude) Les résultats concernant l évolution clinique et les décès n ont pas été retenus par le groupe ISPEP étant donné que seuls 218 patients des 318 patients analysés ont au moins une évaluation clinique et/ou radiologique réalisée et non manquante et ont pu être retenus dans cette analyse (de plus, un nombre de décès conséquent figurait parmi les 100 patients exclus). Environ 61% des 218 patients ont présenté une progression tumorale alors que 17% avaient bénéficié d une réponse partielle et 22% d une stabilité tumorale. Ce pourcentage de cas stables serait:conforme à la pratique clinique (selon les avis d experts). Résultats en termes de survie sans progression tumorale : La durée moyenne de survie sans progression (sur l ensemble des 318 patients) est de 113,8 jours (+/-7,3j) et la durée médiane de 98 jours (IC 95 % ; [89 ; 119]). La médiane de SSP était de 119 j chez les patients n ayant pas reçu Erbitux vs 95 j pour les patients ayant reçu Erbitux. Le laboratoire n a fourni aucune donnée sur la survie globale en raison du fait que les dates de décès n étaient pas collectées au cours de l étude. Un traitement par Vectibix en monothérapie en troisième ligne a concerné 73 patients avec une moyenne de SSP de 89,9 j(+/-4,46) ; médiane=100 jours. Ceci est cohérent avec les résultats sur la durée de SSP obtenus lors des essais cliniques. 5
6 Sur les 73 patients ayant reçu Vectibix en monothérapie en 3 ème ligne, 22 patients sont sortis d étude avant la fin de suivi de l étude. 15 patients sont décédés parmi ces 48 patients (pour progression de la maladie dans 93,3% des cas) Représentativité : La comparaison des centres participants aux non participants montrent quelques différence en termes de type de centre. Centres non acceptants (46) Centres acceptants (N=77) Structure de suivi* : CHG 0 (0,0 %) 15 (19,5 %) CHU 4 (8,6 %) 15 (19,5 %) CH** 15 (32,6 %) 5 (6,5 %) CHR ou CHD ou CHI 3 (6,5 %) 3 (3,9 %) CAC 6 (13,0 %) 3 (3,9 %) Clinique 16 (34,7 %) 36 (46,7 %) PSPH 0 (0,0 %) 2 (3,0 %) Hôpital privé 2 (4,3 %) - Présence laboratoire d'anatomo (44,1 %) Pathologie Présence laboratoire de Biologie Moléculaire - 16 (20,7 %) La comparaison des sujets non inclus et inclus ne montre pas de différence significative sur les caractéristiques démographiques. Il en est de même des 9 sujets perdus de vue par rapport aux inclus. B. Etude de l Observatoire dédié au Cancer Bretagne Pays de la Loire (OMEDIT* Bretagne et OMEDIT Pays de la Loire) sur les prescriptions de Vectibix réalisées en 2008-/2010 et 2011 * Observatoire des médicaments, des dispositifs médicaux et des innovations thérapeutiques. Rappel : L Observatoire dédié au Cancer a débuté en Son objectif principal a été de privilégier une réflexion globale sur le bon usage du médicament à partir de la connaissance de l utilisation des médicaments en pratique courante. L Observatoire dédié au Cancer des 2 OMEDITs a eu comme objectif premier le suivi annuel de 5 médicaments luttant spécifiquement contre le cancer (liste des molécules onéreuses, voies orales anticancéreuses). Il collige de façon exhaustive les données de tous les patients traités par un médicament retenu sur une période donnée via le contrat de bon usage signé entre les établissements et ARS de chaque région. De plus, plus récemment, il collige aussi des données issues des dossiers médicaux ce qui affine cette évaluation et apporte de nouveaux éléments comme la réponse objective au traitement, la survie sans récidive et la survie globale. Les régions Bretagne Pays de la Loire représentent 6.5 millions d habitants soit 10% de la population française. 6
7 Etude sur les prescriptions de Vectibix : Pour de l étude réalisée sur la période 2008 à 2010 [1 er juillet 2008 au 31 décembre 2010] le nombre d établissements participants était de : - 34 dont 16 CH, - 13 établissements privés, - 3 CRLCC et - 2 CHU pour l étude de ; soit - 42% d établissements privés, - 36% des CH/CHU et - 22% de CRLCC. Le nombre de centres était de 30 pour le nombre de patients suivis dans le registre était de 342 dont 316 hors essai et 26 en essai (CCR et ORL). L analyse n a porté que sur les 316 patients traités par panitumumab entre le 1 er juillet 2008 et le 31 décembre 2010 soit une période de 30 mois : 20 patients sur les 6 mois de 2008, 138 en 2009 et 158 en Pour l étude réalisée en 2011 (période du 1 er janvier au 31 décembre 2011) a concerné 172 patients dont 164 hors essai et l analyse a porté sur ces 164 patients. Les hommes représentaient 66% (210) des patients pour la période et 68% en L âge moyen était de 66.6 ans; 68,4 ans en La répartition par classes d âge était présentée ; environ 80% avaient entre 51 et 80 ans: 23% de ans, 28%:61-71ans, 31% :71-80ans, et 10%:81-90 ans. Tous les patients étaient porteurs de tumeurs métastatiques (pour les deux périodes) Pour de l étude sur la période 2008 à 2010, concernant la tumeur primitive : - 63% (200) patients porteurs de tumeurs du colon, - 30% (95) du rectum, - 4,5% (14) de la jonction recto-sigmoïdienne, - 1% (3) présentent une double localisation (colon et rectum), - 1.5% (4) de l intestin grêle. En 2011, ces pourcentages étaient de : - 77% (colon), 20% (rectum), - 2% (jonction recto-sigmoidienne) - 1% (1cas) de cancer ORL. La recherche du récepteur EGFR, jugée comme non pertinente, n a plus été demandée par les cliniciens. Le résultat (statut) du génotypage KRAS était le suivant sur la période : - 95% (300) de Kras non muté ; - 4% (13) de Kras indéterminé et - 1% (3) de Kras muté. Sur 2011, ces pourcentages étaient de - 98% (non muté), - 0,5% (1 cas) de Kras indéterminé, - 0,5%de Kras muté, 0,,5% de Kras inconnu et - 0,5% de Kras non fait. 7
8 La répartition des patients selon les lignes thérapeutiques était la suivante : Période : - 3% (10) patients traités en 1 e ligne % (78) en 2 e ligne - 27% (87) en 3 e ligne - 24% (77) en 4 e ligne % (43) en 5 e ligne - 3.5% (11) en 6 e ligne - 3% (9) en 7 e ligne - 0.5% (2) en 8 e ligne - 0.5% (2) en 9 e ligne 3 patients ont eu 2 lignes de traitement avec Vectibix. Période 2011 : - 9% (15) patients traités en 1 e ligne - 36% (59) en 2 e ligne - 40% (65) en 3 e ligne - 9% (14) en 4 e ligne - 4% (7) en 5 e ligne - 2% (3) en 6 e ligne - 0.5% (1) en 7 e ligne La posologie était pour 98% (309) des patients de 6 mg/m 2 pour J1 J14 [1% (4) à 9 mg/m 2 pour J1 J21 et 1% (3) à 4,5 ou 5 mg/m 2 pour J1 J14] pour En 2011 : 6 mg/m 2 pour 99,5%. Pour la période : 84% (266) patients sont traités en monothérapie et 16% (50) en associations (26 associations avec Folfiri, 9 avec irinotécan, 8 avec Folfox, 4 avec capécitabine, 3 avec xéliri). Pour 2011, ces pourcentages sont 82% et 18% (avec 13 associations avec Folfiri, 10 avec Folfox, 3 avec irinotécan, 1 avec capécitabine, 1 avec 5FU, 1 carbo/5fu) En termes d arrêts de traitement (et leurs causes) : Pour la période : Au 1 er juin 2011, tous les patients avaient arrêté le traitement et 97% (308) des causes d arrêt du traitement étaient connues. Causes d arrêt Nombre de patients % de patients Décès 35 11% Décision médicale 72 23% Fin de traitement 18 5,5% Progression % Toxicité 17 5% Volonté du patient d arrêter 14 4,5% Non connue 9 3% Total % Il est à noter notamment : - 11% de décès, - 48% de progression, - 23% de décision médicale et - 5% de toxicité. Les 17 cas de toxicités étaient : - 9 toxicités cutanées (dont 5 de grade III/ IV et 4 de grade non défini), - 1 périonyxis au niveau de 7 doigts de grade III, - 1 intolérance, - 1 sepsis sévère, 4 non détaillées, - 1 maladie auto-immune dont l apparition est suspectée d être liée au traitement 8
9 Pour la période 2011, le nombre total de décès et d arrêts de traitement n est à ce jour pas disponibles. Les seules informations disponibles à ce jour (25/9/2012) concernaient les causes d arrêt de traitements répertoriées: 38% (63 sur les 164 patients) des causes d arrêt du traitement sont connues. Causes d arrêt Nombre de patients % de patients Décès 5 8% Décision médicale 14 22% Fin de traitement 6 10% Progression 34 54% Toxicité 2 3% Volonté du patient d arrêter 2 3% L état des patients au 25 septembre 2012, pour les patients traités en de la période était le suivant : patients sont décédés (83,2% des 316 patients) - patients sont vivants - 8 patients sont perdus de vue. - patients pour lesquels aucune information n a pu être obtenu. Cette donnée n est pas encore présentée pour les patients traités en 2011 En termes de respect de l AMM Pour la période de : 77% (243) des prescriptions respectaient l AMM et 23% (73) étaient hors AMM. Rappel de l AMM (dec 2007) «Vectibix est indiqué en monothérapie pour le traitement des patients atteints de cancer colorectal métastatique exprimant l EGFR et présentant le gène KRAS non muté (type sauvage) après échec des protocoles de chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, oxaliplatine et irinotécan. Posologie : La dose recommandée de Vectibix est de 6 mg/kg de poids (1 fois toutes les deux semaines) NB : la recherche du récepteur EGFR, n a pas été considérée comme un critère nécessaire pour la classification dans l AMM. Les cas de prescriptions hors AMM étaient : - 2 localisations à l intestin grêle, - 3 kras indéterminés ou ininterprétables, - 3 kras mutés, - 7 cas de posologie différente de 6 mg/m2, - 2 patients n ayant reçu aucune chimiothérapie à base d oxaliplatine avant Vectibix (informations incomplètes dans les dossiers) et - 44 diverses poly thérapies Pour la période de 2011 : (l AMM a été modifiée en novembre 2011) : 82% (135) des prescriptions respectaient l AMM (calcul à partir de la nouvelle AMM même si elle n est parue qu en novembre 2011) se répartissant en 127cas en monothérapie, 2 en association avec Folfiri en 2 e ligne métastatique, 6 cas en association avec Folfox en 1 e ligne métastatique. Et 18% (29) étaient hors AMM: 1 localisation ORL, -1 kras muté,1 kras indéterminé et 2 kras non faits, 4 patients ayant reçu Vectibix en monothérapie en 1 e ligne et -20 diverses poly thérapies. 9
10 Une analyse clinique approfondie (inclusion et évolution lors du suivi) a été réalisée à ce jour que pour les 243 patients traités sur la période qui respectaient l AMM, - Les caractéristiques de ces patients ne différaient pas de celles de la totalité des 316 patients du registre, y compris en termes de ligne de traitement (20% en 2d ligne, 29% en 3e ligne, 27% en 4 e ligne notamment). - 57% de ces patients étaient porteurs de tumeurs d emblée métastatiques - 82% de ces patients ont eu leur tumeur primitive opérée [68 patients ont reçu une chimio adjuvante ; 2 patients une chimio néo-adjuvante, 4 patients une radiothérapie néo adjuvante, 18 patients radiothérapie + chimio néo-adjuvantes] - Le nombre de cures moyen est de 6,8. - La durée moyenne de traitement est de 93,9 jours (σ =83,6 et médiane de 71 j) - Tous les patients ont arrêté le traitement et la répartition des causes d arrêts est similaire à celle présentée pour l ensemble des 316 patients de : A noter la survenue de 29 décès (12%) - La médiane de survie sans progression (SSP) est de : 2,99 mois IC à 95% = [2,73-3,15] La courbe de survie sans progression est présentée ci-dessous : - La médiane de survie globale est de 6,80 mois IC à 95% = [5,49-8,38] Pour les 29 patients dont la cause d arrêt de traitement est un décès, le nombre médian de jours entre la date de fin de traitement et leur date de décès est de 15 jours (moyenne : 19 jours avec σ : 12.6). En termes de tolérance, il convient de signaler que 28 patients présentaient une toxicité grade III/IV : - 22 cas de toxicité cutanée, - 2 cas de toxicité hématologique, - 1 cas de phlébite fémorale, 1cas d allergie, - 1 cas de sepsis sevère, - 1 cas de nécrose hémorragique membre supérieur avec purpura (ventre+torse). L état des patients (respectant l AMM) au 25 Septembre 2012 était patients sont décédés (89,3% des 243 patients) patients sont vivants - 9 patients sont perdus de vue. Cette analyse clinique approfondie n est pas présentée pour l étude de
11 Conclusion Il convient de rappeler que l analyse de l évolution clinique des patients ne faisait pas partie des objectifs de la demande de la Commission de la Transparence qui ne concernait que les caractéristiques de la population recevant ce traitement et de ses modalités d utilisation. L analyse de l évolution clinique (survie sans progression, survie globale ) des patients de l étude Vecteur n a pu être approfondie. Les données issues des 2 registres OMEDITs ( et 2011) et les résultats de.l étude Vecteur montrent que le génotypage Kras est bien réalisé, que le statut KRAS non muté est retrouvé dans au moins 95% des cas et que la posologie de l AMM est bien respectée. En termes de respect de la ligne de traitement et de la monothérapie, l AMM est en majorité respectée même si le pourcentage des prescriptions en 1 re ligne ou en association est de 16% dans l étude Vecteur et 20% dans les registres OMEDIT (une chimiothérapie concomitante en étant la raison la plus fréquente). La médiane de survie sans progression est de l ordre de 3 mois (pour les deux études Vecteur et OMEDIT ) et la médiane de survie globale est de 6,8 mois (étude OMEDIT). Le taux de réponse partielle est de l ordre de 17%, de progression de 61% et de stabilité de la maladie de 20% des patients (étude Vecteur). Enfin, 83,5% des 263 patients de l étude OMEDIT sont décédés au 25/09/2012 (22 sont vivants, 31 ont un statut vital inconnu). Les données sur l évolution clinique (et des décès) ne sont pas à ce jour disponibles pour l étude OMEDIT De plus, il faut préciser que les données sur l évolution clinique des patients selon la ligne de traitement ne sont pas à ce jour disponibles (même pour l étude OMEDIT ). Enfin, il convient de signaler la survenue de cas graves de toxicité cutanée. 11
3.2. Facteurs pronostiques usuels [84;93;94;96] Nous avons recherché les facteurs pronostiques pouvant être utiles pour améliorer ultérieurement la
.2. Facteurs pronostiques usuels [84;9;94;96] Nous avons recherché les facteurs pronostiques pouvant être utiles pour améliorer ultérieurement la valeur pronostique pour la survie de la classification
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