Source: https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-decisions/decision-n-2017-668-qpc-du-27-octobre-2017-decision-de-renvoi-ce
Timestamp: 2020-07-08 09:16:21+00:00
Document Index: 39883806

Matched Legal Cases: ["l'article 23", "l'article 244", "l'article 150", "l'article 244", "l'article 150", "l'article 244", "l'article 150", "l'article 150", "l'article 244", "l'article 150", "l'article 244", "l'article 150"]

Décision n° 2017-668 QPC du 27 octobre 2017 - Décision de renvoi CE | Conseil constitutionnel
Décision n° 2017-668 QPC du 27 octobre 2017 - Décision de renvoi CE
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Par une ordonnance n° 1503365 du 15 juin 2017, enregistrée le même jour au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Versailles, avant qu'il soit statué sur la demande de M. et Mme B..., a décidé, par application de l'article 23-2 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958, de transmettre au Conseil d'Etat la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution du 1 ° du II de l'article 244 bis A et du 2 ° du II de l'article 150 U du code général des impôts.
Dans la question prioritaire de constitutionnalité transmise et un nouveau mémoire, enregistré le 11 juillet 2017, M. et Mme B... soutiennent que le 1 ° du II de l'article 244 bis A et le 2 ° du II de l'article 150 U du code général des impôts, applicables au litige, méconnaissent les articles 6 et 13 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
2. En vertu du I bis de l'article L. 136-7 du code de la sécurité sociale, sont assujetties aux prélèvements sociaux sur les revenus du capital les plus-values imposées au prélèvement prévu par l'article 244 bis A du code général des impôts, lorsqu'elles sont réalisées par des personnes physiques qui ne sont pas fiscalement domiciliées en France. Pour le calcul des plus-values imposables, le 1 ° du II de cet article 244 bis A renvoie aux règles définies aux 2 ° à 9 ° du II de l'article 150 U du code général des impôts. Le 1 ° du II de ce dernier article, qui exonère d'imposition les immeubles constituant la résidence principale du cédant au jour de la cession, n'est donc pas applicable si, au jour de la cession réalisée dans un délai normal de vente, le cédant n'est plus un résident fiscal français. Ce dernier ne peut alors bénéficier que de l'exonération, limitée à 150 000 euros de plus-value nette imposable, prévue par le 2 ° du II de l'article 150 U.
3. Le 1 ° du II de l'article 244 bis A, en tant qu'il renvoie au 2 ° du II et non également au 1 ° du II de l'article 150 U du code général des impôts, est applicable au litige dont est saisi le tribunal administratif de Versailles. Cette disposition n'a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel. Le moyen tiré de ce qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et notamment aux principes d'égalité devant la loi et devant les charges publiques garantis respectivement par les articles 6 et 13 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, soulève une question présentant un caractère sérieux. Ainsi, il y a lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité invoquée.
Article 1er : La question de la conformité à la Constitution des dispositions combinées du 1 ° du II de l'article 244 bis A et du 2 ° du II de l'article 150 U du code général des impôts est renvoyée au Conseil constitutionnel.