Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19780508-776177
Timestamp: 2017-07-21 19:06:23+00:00
Document Index: 107134870

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 25", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 27"]

Type d'affaire : DecisionType de recours : Exception préliminaire rejetée (disparition de l'objet du litige) ; Violation de l'Art. 3 ; Satisfaction équitable non appliquéeNumérotation : Numéro d'arrêt : 7761/77Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1978-05-08;7761.77 Analyses : (Art. 14) DISCRIMINATION, (Art. 3) PEINE DEGRADANTE, (Art. 3) PEINE INHUMAINEParties : Demandeurs : X.Défendeurs : AUTRICHETexte : APPLICATIQN/REQUETE NÂ° 7761/77 X . v/AUSTRIA '
X . c ./AUTRICHE ' DECISION of 8 May 1978 on the admissibility of the application DECISIQN du 8 mai 1978 sur la recevabilitÃ© de la requÃ¨t e
A rtlcle 6, paragraph 1, of the Convention : This provision does not oblige States to allow individuals the opportunity of having their case re-opened once the judgment has become linal. Nor does it apply to proceedings which determine whether the case in a civil matter is to be re-opened or not .
Article 6, paragraphe 1, de la Convention : Cette disposition n'impose pas aux Etats l'obligation d'accorder aux individus la faculrÃ© de se pourvoir en rÃ©vision contre un jugement passÃ© en force de chose jugÃ©e . Elle n'est pas applicable Ã la procÃ©dure d'examen d'une demande tendant Ã la rÃ©vision d'un procÃ©s civil.
(English : see p . 7731
En 1942 et 1944, la mÃ©re de la requÃ©rante a vendu deux domaines lui appartenant et sis en Autrtche Ã un Ã©tablissement de droit public du Reich allemand. Ces domaines sont actuellement propriÃ©tÃ© de la RÃ©publique d'Autriche . Plus tard, la requÃ©rante a intentÃ© action contre la RÃ©publique d'Autriche pour faire constater la nullitÃ© de la vente pour cause de dÃ©bilitÃ© mentale de sa mÃ©re au moment oÃ¹ la vente fut conclue . Elle fut dÃ©boutÃ©e en premiÃ¨re instance en 1971 et en appel en 1972 . Son pourvoi en cassation fut rejetÃ© en 1972. ' Th e applicant was represented before the Commiysion by Mr GÃ©rard Alerahdre, a berrister prectisin0 in Strasburg. ' La reuuÃ©rante Ã©tait reprÃ©sent6e devent la ComrrWsion per Mâ¢ GÃ©rard Alezandre, avocat Ã Srresbourp .
Ayant eu, par la suite, connaissance de faits qui, selon elle, jetaient le doute sur l'impartialitÃ© d'un des experts psychiatriques commis lors du procÃ¨s, elle en demanda la rÃ©vision en 1975 . Sa demande en rÃ©vision ne fut pas accueillie ; elle fut dÃ©finitivement Ã©ca rtÃ©e par la Cour suprÃªme en juillet 1976 comme non fondÃ©e .
EN DROIT (Extrait ) Dans la mesure oÃ» la requÃ©rante s'Ã©lÃ©ve (en outre et essentiellement) contre le refus des juridictions civiles autrichiennes d'accueillir sa demande en vue d'obtenir la rÃ©vision des dÃ©cisions rendues en 1973, il y a lieu de relever que la Convention, aux termes .de son article 1 - , garantit uniquement les droits et libertÃ©s dÃ©finis en son Titre I, que tout grief formulÃ© par une personne physique, une organisation non gouvernementale ou un groupe de particuliers doit, selon l'article 25, paragraphe 1, avoir trait Ã la violation allÃ©guÃ©e de l'un- :de ces droits et libertÃ©s, faute de quoi son examen ne ressortit pas Ã la compÃ©tence ratione materiae de la Commission . Or, parmi les droits et libertÃ©s garantis par la Convention, ycompris ceux reconnus,Ã l'article 6, ne figure pas comme tel le droit Ã la rÃ©vision . Selon la jurisprudence constante de la Commission, l'article 6 de la Convention n'est pas applicable Ã une procÃ©dure relative Ã une demande en rÃ©vision de sa condamnation Ã©tant donnÃ© qu'une personne, qui demande la rÃ©vision de son procÃ©s et dont les sentences pÃ©nales sont passÃ©es en force de chose jugÃ©e, n'est pas une personne accusÃ©e de cette infraction, au sens dudit article (cf . par exemple les dÃ©cisions sur la recevabilitÃ© des requÃªtes NÂ° 864/60, Rec . de dÃ©cisions 9, pp . 17, 21 et NÂ° 1273/61, Annuaire 5, pp . 101, 103) . Il est vrai quÃ© dans le cas d'espÃ¨ce il s'agit d'une procÃ©dure civile . Il y a lieu de souligner, cependant qu'en raisonnant par analogie, la Commission est parvenue Ã laconclusion, ainsi qu'elle l'a dÃ©j2 dÃ©clarÃ© Ã plusieurs reprises, que l'article 6 est Ã©galement inapplicable Ã une procÃ©dwe d'examen d'une demande tendant Ã la rÃ©vision d'un procÃ©s civil (cf . par exemple la dÃ©cision sur la recevabilitÃ© de la requÃ¨te NÂ° 7086/75, non publiÃ©e) . : II en rÃ©sulte que les Etats contractants n'ont point l'obligation d'accorder aux individus la facultÃ© de se pourvoir en rÃ©vision contre les sentences passÃ©es en force dÃ¨ chose jugÃ©e . _ Cette partie de la requÃªte doit donc Ãªtre rejetÃ©e commeÃ©tant incompatible ratione materiae avec les dispositions de la Conventibn, au sens de l'article 27, paragraphe 2 :
Summary of the relevant facts In 1942 and 1944 the applicant's mother sold two pieces of real estate which belonged to her and were situated in Austria to a public corporate of the German Reich . The property in question is now the property of the Republic of Austria. The applicant later brought an action against the Republic of Austria to have the sale declared void by reason of the mental incapacity of her mother at the time of the sale . The case was dismissed at first instance in 1971 and an appeal on 1972. Her plea of nullity was rejected in 1972 . Having subsequently discovered facts which, according to her, cast doubt on the impartiality of one of the psychiatric experts, called upon to give evidence at the trial, she asked that the case be re-opened in 1975. Her request for the case to be re-opened was dismissed ; it was finally rejected by the Supreme Court in July 1976 as ill-founded.
THE LAW (Extract) . .. .. .... .. .. . To the extent that the applicant complains of the refusal of the Austrian civil courts to hear her request for leave to appeal against the judgments given in 1973, the Commission recalls that the Convention, under Article 1, only guarantees the rights and freedoms defined in Section I of the Convention and that, under Article 25 111, only the alleged violation of one of those rights and freedoms can be the subject of an application presented by a person, non-governmental organisation or group of individuals, failing which an examination of the application is outside the jurisdiction, ratione materiae, of the Commission . The right to appeal does not feature amongst the rights and freedoms guaranteed by the Convention, including those recognised under Article 6 . According to the constant case-law of the Commission, Article 6 of the Convention does not apply to proceedings for re-opening a trial given that someone who applies for his case to be re-opened and whose sentence has become final, is not someone "charged with a criminal offence" within the meaning of the said Article (cf . for example, Decisions on admissibility of applications NÂ° 864/60, Coll . of Decisions 9, pp . 17, 21 and NÂ° 1237/61, Yearbook 5, pp . 101, 103) .
It is true that the instant case concerns a civil matter . The Commission would stress, however, that by analogous reasoning it has reached the conclusion, as it has said on several occasions, that Article 6 is likewise inapplicable to proceedings for leave to appeal in a civil matter (cf . fo r - 173 -
example the decision on the admissibility of Application NÂ° published) .
7086/75, not
. It follows from this that the contractingStates are not obliged to allow individuals the opportunity of applying for review of a decision havin res iudicata . gbecom This pan of the application must therefore be rejected as bein g incompatible ratione materiae with the provisions of the Convention within themeaning of Anicle 27 (2) .
- 174 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Cour (chambre)Date de la décision : 08/05/1978Fonds documentaire : HUDOC Haut de page