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Timestamp: 2016-10-24 03:44:15+00:00
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⭐DOSSIER DE PRESSE. Plan d actions pour les mobilités actives (PAMA) La marche et le vélo. Mercredi 5 mars 2014
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Stanislas Leblanc
1 DOSSIER DE PRESSE Plan d actions pour les mobilités actives (PAMA) La marche et le vélo Mercredi 5 mars 2014 Contact presse : Service de presse :2 Introduction Les mobilités sont au cœur de la vie quotidienne et constituent un enjeu majeur de politique publique. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, l extension des réseaux routiers et ferroviaires a répondu au besoin de mobilité individuelle pour se rendre au travail, pour transporter voyageurs et marchandises ou s évader en voyageant. Elle a fait de la voiture la composante essentielle des déplacements et l élément structurant pour l aménagement. Dès les années l augmentation de la population urbaine de plus en plus motorisée, les chocs pétroliers, l engorgement des centre-villes, la pollution, le gaspillage énergétique ont conduit les pouvoirs publics à rechercher des solutions alternatives au «tout voiture». Les bénéfices à en attendre en termes de santé mais également en termes économiques et sociaux se traduisent par une attente pour des modes de transports individuels et collectifs prenant en compte l amélioration de la qualité de l air, la diminution des effets du bruit et du stress, la réduction de notre dépendance énergétique, la préservation de notre environnement. Ainsi, de plus en plus de nos concitoyens se déclarent engagés dans la pratique des éco-gestes au quotidien et prêts à utiliser de façon régulière la marche ou le vélo dès lors qu on en facilite l usage. Si les dynamiques se situent aujourd hui dans les territoires et reposent principalement sur les initiatives des collectivités locales et des associations d usagers, l État se doit d appuyer les initiatives prises en créant un cadre pour accompagner et amplifier ces dynamiques. Il doit affirmer son rôle de facilitateur et d animateur en élaborant des solutions concrètes et durables dans des domaines aussi variés que les transports et leur sécurité, la santé, le tourisme, le développement durable, l urbanisme, la formation, l éducation, le sport et offrir des conditions favorables à la mise en œuvre «d une vision et d une ambition partagées en faveur des modes actifs». L installation, le 3 juin 2013, par le ministre des transports du comité de pilotage chargé d élaborer un plan national d action répond à cet objectif. Dans un premier temps l élaboration de ce plan s est organisée autour des 6 axes de travail suivants : Axe 1 : Développer l intermodalité transports collectifs / modes actifs Le potentiel de développement de la part modale de la marche et du vélo est important. Si les distances à parcourir ou le relief peuvent être des obstacles à la pratique quotidienne, la multimodalité pour assurer la continuité et la complémentarité entre modes actifs et transports en commun est la solution pour les longs trajets ou les activités de tourisme ou de loisir. Cela nécessite de mettre à disposition des cyclistes des espaces de stationnement sécurisé dans les gares ou aux arrêts de tramways et de bus pour y déposer leur bicyclette (personnelle ou de location), ou de leur permettre de les emporter avec eux. Ces possibilités présentent en outre l'avantage d'augmenter l'aire de chalandise des transports publics. Pour les piétons, comme pour les cyclistes, il est d autre part nécessaire d accompagner la dynamique de la mobilité active grâce à l apport des nouvelles technologies comme l infomobilité, en s'appuyant notamment sur les modèles collaboratifs pour garantir une mise à jour permanente des données. Axe 2 : Partager l espace public et sécuriser les modes actifs Le développement des modes actifs nécessite des infrastructures cyclables et piétonnes sécurisées et agréables les éloignant de la circulation automobile. Lorsque la séparation entre les différents modes de transport n est pas possible, le partage de l espace public doit être une préoccupation constante en cherchant en particulier à réduire le différentiel de vitesse entre les usagers. La démarche «Code de la rue» a permis une évolution du code de la route 13 en instituant le principe de prudence à l égard des usagers les plus vulnérables. Depuis lors, les gestionnaires de voirie, les associations de piétons et de cyclistes qui participent nombreux aux journées d échanges «une voirie pour tous» sont dans l attente de nouvelles mesures de toilettage du code et d une intensification de l apprentissage de ces nouvelles règles. Parmi les 130 propositions adressées au CERTU un classement en deux catégories a été opéré : les mesures suffisamment consensuelles et prêtes pour être mises en œuvre à court terme ; les mesures qui nécessitent de poursuivre la réflexion avant de proposer des adaptations législatives ou réglementaires. Axe 3 : Valoriser les enjeux économiques liés à la pratique du vélo A la différence des autres modes de transports qui produisent en général des externalités négatives (congestion, bruit, pollution...), la marche et le vélo offrent principalement des externalités positives (amélioration de la santé et dépenses évitées, décongestion des transports collectifs aux heures de pointe, solvabilisation des ménages, moindre dépendance aux transports en commun et moindre investissement dans des infrastructures coûteuses et consommatrices d espace). Pour autant, et contrairement aux autres modes de déplacement, les modes actifs ne bénéficient d aucune incitation à la pratique. Le vélo est également créateur d emplois de proximité qui dynamise l économie locale dans le secteur de la réparation et de la location de cycles, de l apprentissage à la pratique du vélo, ou du réemploi, autant d activités susceptibles de se développer aussi dans le cadre de l économie sociale et solidaire et de l économie circulaire. Le développement de programmes de recherche et d innovation pour favoriser l évolution et l image du vélo, l optimisation du produit dans son positionnement intermodal sont autant de démarches à initier, comme la réflexion à engager sur des dispositifs incitant les entreprises et les particuliers à recourir aux modes actifs pour leurs déplacements quotidiens qui ont toute leur place dans la stratégie nationale de transition énergétique en réponse aux défis écologiques, économiques et sociaux. Axe 4 : Prendre en compte les politiques de mobilité active dans l urbanisme, le logement et notamment le logement social Favoriser les modes actifs c est prendre en compte leur spécificité et leurs exigences dans les politiques d urbanisme, de construction, et d aménagement urbain. Les Plans de Déplacement Urbain, les aménagements de voirie et des espaces publics doivent prévoir le confort et la place du cycliste et du piéton en privilégiant le concept de ville apaisée, la limitation du trafic automobile, les trottoirs dégagés. Les aménagements doivent inciter à la promenade et apporter des réponses aux conflits d usage... Les possibilités de stationnement sécurisés des vélos dans les espaces privés (bâtiments d habitation, y compris existants, bureaux), doivent figurer dans les préoccupations des professionnels impliqués dans l acte de construire. Enfin le développement des véloroutes et voies vertes, en permettant des liens avec les espaces périurbains et en ouvrant la ville sur son environnement, doit être pris en compte dans les différents documents d'urbanisme. Axe 5 : Développer les itinéraires de loisir et le tourisme à vélo Le tourisme à vélo répond à une véritable demande sociale. Il incarne les valeurs auxquelles les citoyens-touristes sont de plus en plus attachés : l authenticité, la liberté, le bien-être et le respect de la nature... Les grands itinéraires cyclables sont par ailleurs porteurs de retombées économiques importantes. Ils sont à considérer comme des outils de revitalisation rurale, comme des vecteurs d activité économique, de tourisme et de mobilité durable au service de la vie quotidienne, des loisirs et du cadre de vie. L objectif de faire passer la part des séjours à vélo dans l ensemble des séjours touristiques de 3 % aujourd hui à 6 % en 2020 engendrerait la création de emplois touristiques, dont la moitié dans l hébergement et la restauration, et de 2 milliards d euros de chiffre d affaires supplémentaires. Sur les km 24 inscrits au schéma national des véloroutes et voies vertes, 9000 sont à ce jour réalisés. La possibilité d accélérer la réalisation des kms non encore opérationnels dans le cadre des CPER et par appel aux fonds européens aurait nécessairement des effets très positifs, comme l a rappelé la commission «Mobilité 21» qui recommande, dans son rapport de juin 2013, la mise en œuvre du schéma national des véloroutes et voies vertes (SN3V) et considère que l État devrait prendre en compte ses besoins de financement selon deux options : dans le cadre des contrats régionaux de mobilité durable entre l État et ses partenaires territoriaux, dont la Commission recommande l instauration. par la mise en place d appels à projets similaires à ceux pour la mobilité urbaine. Axe 6 : Faire découvrir les bienfaits de la marche et du vélo Longtemps en échec, la reconnaissance publique des modes actifs, de leurs atouts et des services qu ils peuvent rendre sont en bonne voie auprès des décideurs mais encore insuffisamment auprès de l ensemble de la population. Aussi est-il nécessaire d axer la communication sur une action phare par domaine : nouveaux services à la mobilité, nouvelles règles de circulation et valorisation des savoirs-faire «une voirie pour tous», expérimentation de l indemnité kilométrique avec un panel d entreprises, communication sur les bienfaits de la lutte contre la sédentarité, promotion de l apprentissage de la mobilité à vélo, valorisation des écoquartiers prenant en compte les mobilités actives, promotion du tourisme à vélo. 35 Présentation détaillée des mesures 2014 Axe 1 : Développer l intermodalité transports collectifs / modes actifs Mesure 1 D ici fin 2014, permettre les réservations en ligne le site «voyages-sncf.com» de places pour les cyclistes et leur vélo dans tous les trains à réservation obligatoire acceptant les vélos. Améliorer la communication SNCF sur le vélo et la lisibilité des possibilités train+vélo. Situation actuelle Le vélo est un complément idéal au train pour de nombreux usages. En ce qui concerne l emport des vélos, l offre est aujourd hui disparate. Si les TER sont très majoritairement accessibles sans formalité en dehors des heures de pointe, les trains d équilibre du territoire (Intercité) connaissent des situations variées : certains sont accessibles aux vélos avec réservation (10 ), d autres sans, d autres enfin sont interdits. Les TGV sont soit accessibles avec réservation (10 ) soit inaccessibles (doubles niveaux). Un cycliste voyageur qui souhaite prendre le train avec sa bicyclette est d abord confronté à la difficulté de l information et, a fortiori, de la réservation. Le site voyages-sncf.com est muet sur ce sujet. La solution passe par le guichet... ce qui pénalise tous les voyageurs souhaitant profiter des offres limitées type «prem s», souvent prises d assaut à peine ouvertes à la réservation. 46 Objectif Remédier à ces dysfonctionnements pointés depuis des années par les associations de cyclistes, de cyclo-touristes et par les tour-opérateurs spécialisés dans le voyage à vélo. Proposition La SNCF s apprête à lancer la modification des paramètres du programme de réservation en ligne. L objectif est de passer en phase opérationnelle d ici la fin de cette année. 57 Mesure 2 Dans le cadre de la préparation de la prochaine convention d exploitation des TET avec la SNCF, l Etat fera étudier les impacts de la systématisation de la possibilité d embarquer les vélos sur toutes les lignes TET, et à défaut de la généralisation à un minimum de deux circulations par sens et par jour. Situation actuelle Les trains d équilibre du territoire (Intercité) connaissent des situations variées : certains sont accessibles aux vélos sur réservation (10 ), d autre sans, d autres, ne comportant pas d espace dédié, sont interdits. L État qui est autorité organisatrice finance ces lignes. Objectif Assurer sur toutes les destinations la possibilité d emport des vélos, même avec réservation. Proposition La convention d exploitation des TET qui lie l Etat et la SNCF devrait être renégociée dans les prochains mois. L objectif visé est d y intégrer l offre «vélo» en assurant un minimum d au moins deux trains par sens et par jour sur toutes les destinations. 68 Mesure 3 En lien avec l agence française de l information multimodale et de la billettique (AFIMB), agir sur les leviers d information incitant à la pratique de la marche et du vélo. Le schéma régional de l'intermodalité prévu par la loi MAPAM pourra prévoir des dispositions relatives à l'information des usagers sur l'ensemble des modes de transport, comme par exemple : - la disponibilité des données concernant le vélo en libre service, - la constitution des bases de données décrivant les voies piétonnes et cyclables, - l intégration du mode «marche et vélo» dans les calculateurs d itinéraires existants, - le développement de plans interactifs et d'une signalétique variable et personnalisable. Situation actuelle Un déplacement pour lequel on dispose de toutes les informations pour chacun des modes utilisables (temps de trajet, coût, horaires, conditions de stationnement ) est un déplacement réussi. Aujourd hui, pour répondre aux souhaits de mobilité de l usager, de nombreux acteurs ont mis en œuvre des services d'information multimodale (SIM), permettant localement le calcul d'un itinéraire multimodal. Opérationnelle depuis 2011, l agence française pour l information multimodale et la billettique (AFIMB) est chargée de favoriser l harmonisation et la continuité de ces SIM à l échelle nationale. Proposition Développer les leviers incitant à la pratique de la marche et du vélo par : La constitution des bases de données décrivant les voies piétonnes et cyclables et les services La constitution de bases de données décrivant fidèlement les voies piétonnes et cyclables soulève différents enjeux. Pour les services de vélos en libre service (VLS), il s agit également de pouvoir décrire de manière homogène la localisation des arrêts et les conditions d accès aux vélos. La diversité et la multiplicité de ces bases de données renforcent par ailleurs l examen des éventuels besoins de normalisation. L amélioration de la disponibilité des données concernant le vélo en libre service Dans le cadre d initiatives «open data», des initiatives ont permis de rendre disponibles des données concernant le vélo en libre service (ex : localisation des arrêts, disponibilité aux bornes). Il s agit par exemple du Vélostar à Rennes ou du Vélib à Paris. Une généralisation de ces premières pratiques peut être recherchée. L intégration du mode «marche et vélo» dans les calculateurs d itinéraires existants Traditionnellement orientés vers les transports en commun, les Systèmes d Information Multimodaux (SIM) offrent de plus en plus une information «multimodale», notamment avec l intégration du vélo dans le calculateur d itinéraire. L usager a dès lors la possibilité de choisir son mode de déplacement entre : la marché, le vélo, les transports en commun... Exemple d un SIM proposant un trajet en vélo : 79 810 Mesures 4 et 5 Mesure 4 : Dans le cadre des schémas régionaux de l intermodalité, réaliser un diagnostic des conditions de stationnement, d accès et de cheminements des piétons et des cyclistes dans la gare et ses alentours (jalonnements piétons et cyclables...). Mesure 5 : Fixer pour chaque gare, des objectifs de création de places de stationnement sécurisé pour les vélos à l horizon 2020 calculés en proportion des fréquentations voyageurs et faire en sorte qu au niveau local il y ait coordination entre les représentants du domaine ferroviaire et des collectivités territoriales de façon à assurer une continuité de la signalétique urbaine jusqu aux quais. Situation actuelle Le stationnement des vélos est insuffisamment pris en compte dans la plupart des gares françaises. Que l on soit piéton ou cycliste, la question de l orientation à la sortie du train est particulièrement sensible. Une des principales difficultés tient, sur ces deux questions, à la coordination entre les collectivités locales et les responsables ferroviaires avec notamment la question du foncier sur lequel construire un abri vélo sécurisé mais aussi celle de la compatibilité des signalétiques : comment indiquer la mairie entre le quai et le premier panneau indicateur situé dans la rue? Objectif Favoriser l intermodalité entre le vélo et le train Permettre aux usagers de stationner de manière sécurisée leur vélo. Cela permettra notamment le développement du vélo dans les zones périurbaines. Stationnement vélo en gare : Propositions Se servir des schémas régionaux de l intermodalité pour réaliser un diagnostic et se fixer des objectifs de capacité de stationnement basés sur la fréquentation de la gare et de mise au point de schémas directeurs de signalisation pour les piétons. Réunir au cours de l année 2014 dans chaque gare importante un groupe de travail chargé de définir les objectifs et d identifier les moyens à mettre en œuvre. 911 Stationnement vélo en gare: 1012 Axe 2 : Partager l espace public et sécuriser les modes actifs Mesure 6 Améliorer le respect des cheminements piétons et des voies réservées pour les cyclistes en : - aggravant le niveau des sanctions pour infraction à l occupation des cheminements piétons ou des voies réservées aux cyclistes - réintroduisant l interdiction de l arrêt ou du stationnement à 5 mètres en amont du passage piéton (hors places aménagées) afin de créer les conditions d une meilleure co-visibilité, - et en imposant aux collectivités qu à l occasion de toute réfection de la voirie aucune place «voiture» ne puisse être aménagée dans ces 5 mètres en gardant néanmoins la possibilité d aménager un espace de stationnement deux roues qui ne présente pas ce type d inconvénient. Situation actuelle : L'interruption du cheminement des piétons ou des cyclistes en raison de l occupation irrégulière des voies qui leur sont réservées par les véhicules motorisés ainsi que le stationnement ou l arrêt en amont du passage piéton ont pour conséquence : - d une part de contraindre le piéton ou le cycliste à effectuer une manœuvre non prévue par les autres usagers pour éviter l obstacle temporaire rencontré, dans des conditions les exposant à un niveau de risque plus élevé (circulation ponctuelle du trottoir pour un cheminement parallèle à l axe de la chaussée, traversée anarchique, sortie d une bande ou piste cyclable...) - d autre part de créer des masques à la visibilité, qui sont des facteurs reconnus dans les scénarios d accidents d usagers vulnérables (effet de surprise). Ces comportements d incivilité contribuent au sentiment d'insécurité qui limite le développement des modes actifs. 1113 Objectif Pour les combattre, une politique basée sur la dissuasion parait la plus efficace. Elle passe par une aggravation du niveau des sanctions pour infraction à l occupation des cheminements piétons ou cyclistes et par la réintroduction de l interdiction de l arrêt ou du stationnement en amont du passage piéton, qui dans le passé figurait dans le code de la route, mais qui a disparu face à la pression de la demande de stationnement automobile. Masque à la visibilité créé par le stationnement Le renforcement de la priorité donnée au piéton en traversée (décret de novembre 2010), nécessite de sanctuariser les 5m en amont d un passage de tout stationnement ou arrêt de véhicule motorisé (le stationnement vélo ne posant pas de difficulté), pour une meilleure covisibilité. Masque à la visibilité créé par le stationnement Propositions Requalifier en stationnement «très gênant» les infractions figurant à l article R du code de la route comme le stationnement sur les places réservées aux PMR (contravention de 4eme classe : 135 ) et y inclure l arrêt et stationnement de véhicules sur trottoir, passage piéton, bande ou piste cyclable, bandes d'éveil et de vigilance. Créer une nouvelle infraction afin de permettre aux autorités de police de verbaliser l arrêt ou le stationnement dans les 5 mètres en amont du passage piéton dans le sens de la circulation pour les véhicules motorisés, en l absence d'emplacement matérialisé à cet effet par le gestionnaire de voirie. Afin de résorber au fil de l eau l arrêt et le stationnement en amont des passages piétons et d étaler dans le temps la gêne et le surcoût pour la collectivité, interdire dans le code de la voirie la possibilité pour les gestionnaires d'aménager des zones d arrêt ou de stationnement en amont des passages piétons pour les véhicules motorisés (aménagements neufs ou requalifications de voies et carrefours). 1214 Rédaction des textes et étude d impacts et saisine du Groupe interministériel pour la sécurité routière (GIPSR) pour les textes portant sur le code de la route: printemps 2014 Consultation du Conseil d État et publication des décrets : automne15 Mesure 7 Favoriser l'extension des zones de circulation apaisée (ZCA) - Modifier le code de la route afin d indiquer qu en agglomération, les autorités de police fixent la limite de vitesse des véhicules à 50, 30, 20 km/h ou à l allure du pas en cohérence avec les configurations et les usages des voies. - Généraliser le double sens cyclable dans les rues où la vitesse est limitée à 30 km/h - Modifier la partie relative à la signalisation horizontale de l Instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR) afin de rendre possible la signalisation par marquage au sol sur toute la largeur de la chaussée dans les zones 30, les zones de rencontre et les aires piétonnes tout en prenant en compte, dans la réglementation, les pratiques des collectivités. Situation actuelle : L'abaissement de la vitesse est toujours favorable à la sécurité des usagers vulnérables, piétons et cyclistes et donc au développement des modes actifs. Ceci conduit les collectivités locales à hiérarchiser leur voirie et à abaisser la limitation de vitesse pour introduire de la cohérence entre les usages et la configuration des voies. Toutefois le code actuel prévoit que la limitation à des vitesses inférieures à 50 km/h est réservée à des zones particulières qui dérogent au cas général. Une dérogation générale serait aujourd hui vraisemblablement considérée comme illégale. Par ailleurs, le double sens cyclable est aujourd hui limité dans son développement par la réglementation. Objectif Pour faciliter les politiques d apaisement des vitesses en ville, la mesure vise à sécuriser juridiquement les démarches de généralisation des vitesses inférieures à 50km/h et de reconnaître que le 50km/h en ville n est plus la règle générale, mais seulement un des cas rencontrés en agglomération. De la même manière, pour apaiser la circulation, le double sens cyclable sera développé. Enfin, la visibilité des zones 30 pour l usager sera accentuée. Rappel Une rue limitée à 30km/h est une rue où, pour différentes raisons, l autorité en charge du pouvoir de police estime qu il faut nécessairement limiter la vitesse. Elle n est pas forcément aménagée spécifiquement. Une zone 30 c est une rue ou un ensemble de rues aménagées de façon que la vitesse soit «naturellement» inférieure à la vitesse réglementaire maximum de 30KM/h. Propositions Permettre aux communes de fixer plus librement la vitesse limite en agglomération en deçà de 50 km/h 1416 Modifier l article R413-3 du code de la route pour affirmer qu en agglomération la voirie est hiérarchisée avec des vitesses limites de 50 km/h, 30 km/h, 20 km/h ou à la vitesse du pas qui sont adaptées aux usages et au contexte de la voie et que ces limitations à 50km/h ou moins peuvent être généralisées à l ensemble de l agglomération. Cela donnera plus de liberté aux collectivités pour adapter la vitesse à la situation. Généraliser les doubles sens cyclables à toutes les voies où la vitesse est limitée à 30km/h ou moins Les doubles sens cyclables, en permettant des itinéraires plus courts et sur des rues moins fréquentées et à circulation apaisée, améliorent la sécurité des cyclistes tout en générant un effet ralentisseur des véhicules motorisés. Il est proposé d étendre la généralisation du double sens cyclable : à l ensemble des voies limitées à 30 km/h (et pas seulement dans les zones 30) sur les rues des aires piétonnes pour lesquelles l autorité en charge du pouvoir de police a instauré un sens unique pour les véhicules motorisés, dans les mêmes conditions que pour les zones 30 ou les zones de rencontre. Dégager les trottoirs Constatant que les usagers lisent plus facilement les marquages sur le sol que les panneaux, notamment en milieu urbain, de nombreuses collectivités inscrivent «zone 30» en entrée de zone ainsi que des marquages de rappel. Ceci permet, à faible coût, de délivrer un message compréhensible par les usagers, mais sans validité réglementaire à ce jour. Il s agirait donc d encadrer et de rendre réglementaire cette pratique plus économique pour les collectivités et déjà présente dans les pays voisins et de rendre, dans ce cas, l usage du panneau facultatif, ce qui présenterait l avantage de dégager les trottoirs (la multiplication des panneaux gêne notamment la mobilité des personnes à mobilité réduite.) Rédaction des textes et étude d impacts et saisine du Groupe interministériel pour la sécurité routière (GIPSR) pour les textes portant sur le code de la route: printemps 2014 Consultation du Conseil d Etat et publication des décrets : automne17 Mesure 8 Améliorer la sécurité des cyclistes (et des autres usagers) par un meilleur positionnement des véhicules sur la chaussée : - Sur les rues où la vitesse est limitée au plus à 50km/h, permettre aux cyclistes circulant près du bord droit de la chaussée de prendre en compte les risques liés aux obstacles ou événement latéraux (stationnement motorisé (portière), poteaux, potelets, mats d'éclairages, mobilier urbain, murets, etc.). - Donner une assise réglementaire à l usage, par le gestionnaire des voies, du pictogramme vélo (éventuellement complété par des flèches ou des chevrons) pour signaler une trajectoire souhaitable ailleurs que sur le bord droit et autoriser le cycliste à la suivre (en dérogeant ainsi à l obligation de circuler sur le bord droit de la chaussée.) - Permettre le chevauchement d une ligne continue pour le dépassement d un cycliste si la visibilité le permet. Situation actuelle : Pour toute les voiries, le positionnement des véhicules en marche normale «près du bord droit de la chaussée» est souvent pris de façon littérale avec comme conséquence des accidents, parfois graves, liés à l ouverture de portières des véhicules en stationnement, ou contre les potelets antistationnement et autres poteaux positionnés sur le bord du trottoir. Crédit photo Jacques Robin sécurité-routière-plus.com En zone de circulation apaisée particulièrement, un positionnement un peu éloigné du bord droit physique de la part du cycliste est vertueux car, d une part, il évite l effet de surprise pour les piétons qui peuvent légitimement traverser entre des véhicules stationnés et, d autre part, lorsque la voie est étroite, il dissuade les dépassements rasants des cyclistes par les automobilistes. Pour certains giratoires, un positionnement en pleine voie permet une meilleure visibilité du cycliste et limite les nombreux cisaillements en sortie avec phénomène d angle mort. Photo CEREMA Dir. Rég. Ouest 1618 Plus globalement, les gestionnaires de voirie ressentent la nécessité de pouvoir guider les cyclistes pour leur déplacement sur la chaussée (traversée en parallèle à un passage piéton, traversée de carrefour, circulation au centre de la voie dans un espace très contraint, giratoires). Pour signaler ces trajectoires, les pratiques sont souvent hétérogènes : si beaucoup de collectivités ont adopté l'usage de la figurine vélo en marquage blanc homologué accompagnée de flèches directionnelles ou de chevrons, cet usage n'est malheureusement pas prévu dans la réglementation (Instruction sur la signalisation). Concept de vélorue Enfin ce décalage du cycliste rend encore plus pertinente la demande ancienne des associations de cyclistes et de cyclotouristes que les véhicules soient autorisés à franchir la ligne blanche pour les dépasser de façon à éviter les dépassements rasants source de danger et d inconfort. Objectifs Tenir compte des contraintes de la circulation lorsque le bord droit n'est pas dégagé (stationnement motorisé (portière), poteaux, potelets, mats d'éclairages, mobilier urbain, murets...) comme on tient compte de l état du revêtement dans le code actuel. Donner une assise réglementaire à l usage du pictogramme vélo (éventuellement complété par des flèches ou des chevrons) pour signaler une trajectoire souhaitable et autoriser le cycliste à la suivre. Permettre le chevauchement d une ligne continue pour le dépassement d un cycliste si la visibilité le permet. Propositions Modifier l article R412-9 du code de la route en ajoutant par exemple le membre de phrase suivant : 1719 En marche normale, tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée, autant que lui permet l'état, le profil de celle-ci, la présence de véhicules en stationnement ou d'obstacles de nature à compromettre sa sécurité... Et en précisant «qu un conducteur de cycle est autorisé à circuler sur une trajectoire matérialisée par le gestionnaire de la voie à son intention». Modifier également l article R pour autoriser le chevauchement de la ligne continue pour dépasser un cycle lorsque les conditions de visibilité le permettent. Rédaction des textes et étude d impacts et saisine du Groupe interministériel pour la sécurité routière (GIPSR) pour les textes portant sur le code de la route: printemps Consultation du Conseil d Etat et publication des décrets : automne20 Mesure 9 Élargir la boite à outils réglementaires à disposition des collectivités locales pour améliorer la sécurité et le confort des modes actifs : - Faire entrer dans la réglementation le concept de «chaussée à voie centrale banalisée» en milieu urbain. - Ouvrir, dans la réglementation de la signalisation, la possibilité de réaliser des sas vélo sans bande amorce lorsque les caractéristiques techniques de la voirie ne permettent pas d en matérialiser une. - Donner la possibilité aux maires et présidents d EPCI d étendre le régime du cédez-le-passage au feu rouge pour les cyclistes notamment aux feux positionnés hors intersection (feu piéton par exemple), mais également pour d'autres mouvements en intersection sans conflit avec d'autres flux de véhicules (Instruction interministérielle pour la sécurité routière : IISR). Chaussée à voie centrale banalisée Situation actuelle Après avoir été initié à l'étranger et expérimenté par quelques conseils généraux hors agglomération (où la circulation des cyclistes est autorisées sur l accotement), ce nouvel objet routier existe de fait sans cadre réglementaire dans quelques villes (Albi, Nantes, Les Mureaux, etc.), où il répond à des demandes spécifiques. Son intérêt est de réduire visuellement l espace dédié à la circulation motorisée et de provoquer ainsi un ralentissement tout en dégageant latéralement des espaces libres pour la circulation des cyclistes (mais qui ne sont pas des bandes cyclables et sont donc circulables en cas de besoin par tous les usagers). Proposition Donner une assise réglementaire à ce type d aménagement en agglomération de façon à pouvoir multiplier les expérimentations dans un cadre réglementaire. Faciliter la mise en œuvre du sas vélo en voirie contrainte Situation actuelle La réglementation (IISR) ne prévoit la possibilité de réaliser un sas vélo qu avec une bande amorce. Or dans de nombreux cas, les caractéristiques techniques de la chaussée ne permettent pas de mettre en œuvre cette bande amorce. La ville de Lyon a réalisé à la fin des années 90 une généralisation de l avancée de la ligne d effet des feux, créant ainsi de faux sas. Une étude réalisée dans le cadre de la démarche code de la rue a montré que sans communication ni verbalisation 2/3 19 Montrer encore
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