Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/60488
Timestamp: 2019-12-12 00:08:09+00:00
Document Index: 167301394

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Home - Ipro sur Ropivacain Sintetica
Information professionnelle sur Ropivacain Sintetica: Sintetica SA
Principe actif: Ropivacaini hydrochloridum.
Solution pour injection/perfusion: 2 mg/ml de ropivacaini hydrochloridum:
1 poche pour perfusion à 100, 200 resp 500 ml contient 200 mg, 400 mg resp 1000 mg de ropivacaini hydrochloridum
1 ampoule à 10 ml resp. 20 ml contient 20 mg resp. 40 mg de ropivacaini hydrochloridum
Solution injectable: 5 mg/ml de ropivacaini hydrochloridum:
1 ampoule à 10 ml contient 50 mg de ropivacaini hydrochloridum.
Solution injectable: 7,5 mg/ml de ropivacaini hydrochloridum:
1 ampoule à 10 ml resp. 20 ml contient 75 mg resp. 150 mg de ropivacaini hydrochloridum
Solution injectable: 10 mg/ml de ropivacaini hydrochloridum:
1 ampoule à 10 ml resp. 20 ml contient 100 mg resp. 200 mg de ropivacaini hydrochloridum
Anesthésie épidurale en vue d’interventions, y compris césarienne.
Bloc intrathécal (anesthésie spinale).
Blocages du plexus (membres supérieurs/inférieurs).
Bloc de champ.
Perfusion épidurale continue (jusqu’à 72 h) ou injection en bolus intermittente (p.ex. douleurs postopératoires, douleurs de l’accouchement).
Bloc de champ .
Bloc de nerfs périphériques au moyen d’une perfusion ou injection intermittente, p.ex. pour l’antalgie postopératoire (jusqu’à 48 heures).
Anesthésie épidurale caudale (anesthésie caudale) chez l’enfant de 1 mois à 12 ans.
Bloc nerveux périphérique chez l’enfant de 1 à 12 ans.
Perfusion épidurale continue (jusqu’à 72 h) chez l’enfant de 1 mois à 12 ans.
Ropivacain Sintetica doit être utilisée seulement sous le contrôle de médecins expérimentés en anesthésie régionale.
Les moyens nécessaires pour la surveillance / la réanimation doivent se trouver à disposition immédiate.
Si l’injection d’une dose élevée est nécessaire (p.ex. pour une anesthésie épidurale), une dose de test de 3–5 ml de lidocaïne 2% avec adrénaline (1 : 200'000) est recommandée.
Des fluctuations individuelles peuvent se produire en ce qui concerne le début et la durée de l’anesthésie. Les doses moyennes prévues sont indiquées ci-dessous. Pour la recherche d’autres techniques d’anesthésie locale, consulter les traités de référence en matière d’anesthésie.
L’expérience du médecin, ainsi que l’état physique général du patient, sont déterminants dans le choix de la dose.
En général, des concentrations et des doses plus élevées sont utilisées dans l’anesthésie chirurgicale (p.ex. épidurale).
Dans l’analgésie, on recommande normalement Ropivacain Sintetica 2 mg/ml.
Pour des opérations chirurgicales dans l’abdomen, la demi-vie est plus courte.
Le tableau suivant indique les dosages nécessaires en moyenne pour réaliser des anesthésies régionales avec de la ropivacaïne et constitue une référence pour l’utilisation de Ropivacain Sintetica chez les adultes et les adolescents de >12 ans:
Durée de l’anesthésie
Sectio césarienne
pour l’antalgie
Application intrathécale (anesthésie spinale)
supérieurs/inférieurs
Injections intermittentes
(top-up) (p.ex.
douleurs de l’accouchement)
10-15 (intervalle
(p.ex. douleurs de l’accouchement,
douleurs postopératoires)
Perfusion continue (p.ex. douleurs post- opératoires)
Bloc de nerfs périphériques
Perfusion continue ou injection intermittente (p.ex. pour l’antalgie post-opératoire)
n/a : ne s’applique pas
1Pour le blocage d’un nerf principal, la dose doit être ajustée en fonction du site d’application et de l’état du patient. Des blocs interscaléniques ou supraclaviculaires peuvent provoquer des effets indésirables sévères indépendamment de l’anesthésique local utilisé (voir «Mises en garde et précautions»).
Pour éviter une injection intravasculaire, il est conseillé de procéder prudemment à une aspiration avant et pendant l’injection (dose principale).
La dose principale doit être injectée lentement ou en injections répétées en bolus, à une vitesse de 25–50 mg/min. Les fonctions vitales du patient doivent être attentivement surveillées et le contact verbal doit être maintenu. Si la dose doit être appliquée par voie épidurale, il est conseillé d’injecter auparavant une dose de test de 3–5 ml de lidocaïne 1–2% avec de l’adrénaline. Une injection intravasculaire ou intrathécale accidentelle peut être identifiée par une augmentation transitoire de la fréquence cardiaque ou des signes d’un bloc spinal. Si des symptômes de toxicité apparaissent (voir aussi sous «Surdosage»), l’injection doit être interrompue immédiatement.
Pour traiter les douleurs postopératoires, on recommande la technique suivante: Une anesthésie épidurale peut être induite grâce à un cathéter épidural (posé avant l’opération) avec Ropivacain Sintetica 7,5 mg/ml.
L’analgésie peut être maintenue avec une perfusion de Ropivacain Sintetica 2 mg/ml.
Des études cliniques ont montré que dans la plupart des cas de douleurs postopératoires modérées à fortes, on peut, moyennant une vitesse de perfusion de 6–14 ml (12–28 mg) par heure, obtenir une analgésie suffisante ne s’accompagnant que d’un blocage moteur faible et nonprogressif. Cette technique a permis d’obtenir une réduction significative des quantités d’opioïdes nécessaires avec d’autres méthodes.
Des doses uniques allant jusqu’à 250 mg de chlorhydrate de ropivacaïne ont été utilisées dans des anesthésies épidurales en chirurgie, et bien tolérées.
Si on cherche à obtenir des anesthésies péridurales de longue durée par perfusion continue ou par des injections en bolus à répétition, il faut craindre des concentrations plasmatiques toxiques ou des lésions nerveuses locales. L’expérience dont on dispose à ce jour nous enseigne qu’une dose cumulative jusqu’à 800 mg de chlorhydrate de ropivacaïne, répartie sur 24 heures, est bien tolérée chez les adultes dans la chirurgie et l’analgésie postopératoire. De même, lors d’une perfusion continue postopératoire pour l’anesthésie péridurale, des doses pouvant aller jusqu’à 28 mg/heure pendant 72 heures sont bien tolérées par les adultes. Au cours d’études cliniques, des perfusions péridurales avec du chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml seule ou en association à du fentanyl 1 à 4 µg/ml ont été administrées pendant 72 heures au maximum pour le traitement postopératoire de la douleur. Le chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml (6 à 14 ml/heure) a permis de limiter la douleur de manière suffisante chez la plupart des patients. L’association de ropivacaïne et de fentanyl combat la douleur plus efficacement mais provoque des effets secondaires opioïdes.
Ni l’anesthésie spinale, ni épidurale n’a été étudiée à des concentrations supérieures à 7,5 mg/ml pour la césarienne.
Si on cherche à obtenir des blocs de nerfs périphériques de longue durée par une perfusion continue ou par des injections répétées en bolus, il faut tenir compte du risque de concentrations plasmatiques toxiques ou de lésions locales. Dans des études cliniques, un bloc fémoral a été obtenu par 300 mg de chlorhydrate de ropivacaïne 7,5 mg/ml ou un bloc interscalénique par 225 mg de chlorhydrate de ropivacaïne 7,5 mg/ml. Pour maintenir l’analgésie, une dose de 2,0 mg/ml était suffisante. Des taux de perfusion ou injections intermittentes de 10–20 mg/h permettent d’obtenir une analgésie adéquate pendant 48 heures.
(ml/kg pc)
Anesthésie épidurale caudale (single shot), chez l’enfant de 1 mois à 12 ans
Blocage en-dessous de T12 chez l’enfant d'un poids corporel allant jusqu’à 25 kg
Bloc nerveux périphérique chez
l’enfant de 1 à 12 ans (p.ex. bloc de nerf
ilioinguinal)
Anesthésie épidurale en
perfusion continue chez
l’enfant de 1 mois à 12 ans
Enfants dont le poids corporel est <25 kg
Bolus2
1La dose plus faible est recommandée pour l’anesthésie épidurale thoracique, la dose plus forte pour l’anesthésie épidurale lombaire ou caudale.
2Recommandé pour l’anesthésie épidurale lombaire. Pour l’analgésie épidurale thoracique, la dose de l’injection en bolus est généralement réduite.
*Enfants jusqu’à 12 ans.
Chez la plupart des patients, une seule injection épidurale caudale de Ropivacain Sintetica 2 mg/ml en dose de 1 ml/kg de PC, correspondant à 2 mg/kg de PC, suffit à induire une analgésie postopératoire efficace et fiable en dessous du niveau T12.
En cas d’anesthésie iliolinguinale, une seule injection de 3 mg/kg de poids corporel, (0,6 ml/kg de poids corporel) de Ropivacain Sintetica 5 mg/ml suffit à induire une analgésie efficace et fiable.
Quelle que soit la technique choisie, il est recommandé d'administrer de façon fractionnée l'injection de la dose d'anesthésique local calculée.
L’utilisation de ropivacaïne chez les prématurés n’a pas été documentée.
Hypersensibilité au principe actif ropivacaïne ou aux anesthésiques locaux de type amide, états de choc, infection du site d’injection.
La prudence est de mise en cas d'affections du myocarde, de diabète, de traitement anticoagulant, ou d’insuffisance rénale ou hépatique.
Il faut toujours choisir la dose et la concentration la plus faible qui permette d’obtenir un blocage efficace.
Les méthodes d’anesthésie régionale ne devraient être utilisées qu’en des endroits disposant d’un équipement approprié et du personnel compétent. L’équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et, en cas d’urgence, à la réanimation du patient doivent être à disposition immédiate. Les patients chez lesquels le blocage d’un nerf principal est prévu doivent présenter un état optimal, et il faudrait poser un abord i.v. avant le blocage. Le médecin responsable doit disposer de la formation et de l’expérience adéquates pour le diagnostic et le traitement d’éventuels effets indésirables, d’une toxicité systémique, et d’autres complications (voir «Surdosage»).
Lorsqu’on recourt à certains procédés d’anesthésie comme les injections dans la tête ou la nuque, le risque d’effets indésirables sérieux est accru, indépendamment de l’anesthésique local utilisé.
Bien qu’une anesthésie régionale soit souvent indiquée chez les patients dont l’état général est insatisfaisant (en raison de facteurs dus à l’âge ou d’autres facteurs débilitants, tels qu’un bloc cardiaque partiel ou complet, une affection hépatique au stade avancé ou une insuffisance rénale grave), ces patients requièrent précisément une attention soutenue.
Les patients traités par des anti-arythmiques de classe III (comme par ex. l’amiodarone) doivent être surveillés et un examen par ECG doit être pris en considération car les effets cardiaques peuvent être additifs.
Des cas d’arrêt cardiaque lors d’administration épidurale ou de bloc nerveux périphérique avec de la ropivacaïne ont été rarement rapportés, notamment en cas d’administration intravasculaire involontaire chez le patient âgé et chez le patient ayant une coronaropathie préexistante. Dans certains cas, une réanimation s’est révélée difficile. En cas d’arrêt cardiaque, les chances de succès peuvent être augmentées par une prolongation des mesures de réanimation.
Etant donné que la ropivacaïne est métabolisée dans le foie, une prudence particulière est de mise chez les patients souffrant d’affections hépatiques sévères. Lors d’administrations répétées, il convient d’envisager une réduction adéquate de la dose en raison de l’élimination ralentie. Normalement, aucune adaptation de la dose n’est nécessaire pour une dose unique ou lors d’un traitement de courte durée chez les patients dont la fonction rénale est réduite. Une acidose et des concentrations réduites de protéines plasmatiques peuvent augmenter le risque de toxicité systémique chez les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Les anesthésies épidurales et spinales peuvent provoquer une hypotension et une bradycardie. Le risque de telles réactions peut être diminué p.ex. par une expansion préalable de la volémie ou par l’injection d’un vasopresseur. En cas d’hypotension, traiter immédiatement avec p.ex. 5–10 mg d’éphédrine en i.v. et répéter au besoin. Chez l’enfant, la dose d’éphédrine doit être adaptée en fonction de l’âge et du poids corporel.
Les bradycardies doivent être traitées par l’administration de 0,5–1 mg d’atropine en i.v.
Suivant la posologie et l’intervalle entre les doses, en particulier aussi dans les anesthésies épidurales continues, les injections à répétition peuvent produire une accumulation de l’anesthésique local et, partant, un risque de toxicité. Après plusieurs injections, on observe une tachyphylaxie; ce phénomène est observé principalement au cours d’anesthésies épidurales de longue durée.
Chez les patients souffrants d’une porphyrie aiguë, Ropivacain Sintetica ne doit être administré que dans les cas urgents, car il pourrait avoir des effets porphyrinogènes. Il faudra donc prendre des mesures de précaution appropriées chez les patients à risque.
Il existe des rapports postcommercialisation signalant une chondrolyse chez des patients ayant reçu une perfusion intra-articulaire continue d’anesthésiques locaux en postopératoire. La majorité des cas signalés concernent l’articulation de l’épaule. Vu les multiples facteurs d’influence sur le mécanisme d’action et vu la disparité existant dans la littérature scientifique, le rapport entre les éléments considérés n’est pas démontré. La perfusion intra-articulaire continue n’est pas une indication homologuée de Ropivacain Sintetica.
On n’a pas effectué d’études spécifiques sur les interactions médicamenteuses.
Ropivacain Sintetica devrait être utilisée avec prudence chez les patients traités avec d’autres anesthésiques locaux, ou d’autres principes actifs de structure apparentée aux anesthésiques de type amide (antiarythmique p.ex. lidocaïne et mexilétine), étant donné que leurs effets toxiques systémiques sont additifs. Aucune étude d’interaction spécifique entre la lidocaïne et les anti-arythmiques de classe III (par ex. l’amiodarone) n’a été effectuée. La prudence est toutefois recommandée (voir «Mises en garde et précautions»).
L’administration simultanée de ropivacaïne et de narcotiques ou d’opiacés est susceptible de renforcer leurs effets réciproques, principaux ou secondaires. Chez les volontaires sains, une réduction de près de 70% de la clearance de la ropivacaïne a été notée en cas d’administration simultanée de fluvoxamine, un puissant inhibiteur du CYP1A2. Une administration prolongée de ropivacaïne devrait donc être évitée chez les patients traités par fluvoxamine et énoxacine (voir «Mises en garde et précautions»).
On ne dispose pas d’études cliniques chez la femme enceinte. Dans ces conditions, le médicament ne devrait être administré qu’en cas de nécessité absolue. En revanche, l’utilisation de la ropivacaïne en obstétrique (anesthésie ou analgésie) est bien documentée. On n’a pas observé d’effets négatifs chez le nouveau-né.
Aucune étude n’a été réalisée concernant l’éventuel passage de la ropivacaïne ou de ses métabolites dans le lait maternel. Pendant l’allaitement, l’enfant est exposé à des concentrations de ropivacaïne beaucoup moins élevées qu’in utero, pendant la naissance sous anesthésie régionale/analgésie induite par ropivacaïne.
Les effets indésirables de Ropivacain Sintetica sont semblables à ceux d’autres anesthésiques locaux de type amide.
– Effets physiologiques d’un bloc nerveux (par exemple chute de tension, bradycardie).
– Effets directs ou indirects de la ponction (par exemple lésion nerveuse ou abcès épidural).
Un blocage spinal total peut survenir sous tout anesthésique local, y compris sous Ropivacain Sintetica, lorsqu’une dose épidurale est appliquée accidentellement par voie intrathécale ou lorsque la dose intrathécale administrée est trop élevée.
Rare : (<1/1'000, >1/10'000) Réactions allergiques (réactions anaphylactiques, œdème de Quincke et urticaire).
Fréquent: (<1/10, >1/100) Paresthésie, maux de tête, vertige, diminution de la sensibilité tactile.
Occasionnellement: (<1/100, >1/1’000) Symptômes de toxicité du SNC (convulsions, attaque grand mal, attaque épileptique, photosensibilité, paresthésie circumorale, insensibilité de la langue, hyperacousie, tinnitus, troubles visuels, dysarthrie, spasmes musculaires, tremblements), hypoesthésie.
Dans un cas, on a constaté des spasmes consécutifs à une injection intravasculaire accidentelle de 200 mg lors d’une tentative d’induire un bloc du plexus brachial.
Fréquent: (<1/10, >1/100) Augmentation de la température, rigidité, frissons fébriles.
sont administrés accidentellement par voie intravasculaire ou en surdosage ou
sont anormalement vite absorbés par des régions fortement vascularisées (voir «Mises en garde et précautions»).
Les réactions SNC sont similaires pour tous les anesthésiques locaux de type amide, tandis que les réactions cardiaques dépendent davantage du médicament en termes de quantité et de qualité.
Des anesthésiques locaux administrés accidentellement par voie intravasculaire peuvent provoquer immédiatement (en l’espace de quelques secondes à quelques minutes) des réactions toxiques systémiques. En cas de surdosage, ces réactions apparaissent plus tardivement en raison de l’augmentation plus lente de la concentration sanguine des anesthésiques locaux (15–60 minutes après une injection).
L’élévation de l’activité musculaire et la gêne respiratoire provoquées par les spasmes entraînent rapidement l’apparition d’hypercapnie et d’hypoxie. Dans les cas graves, une apnée peut survenir. L’acidose augmente les effets toxiques des anesthésiques locaux.
La guérison intervient à la suite d’une redistribution de l’anesthésique local à partir du SNC, suivie de sa métabolisation et de son élimination. Si l’anesthésique n’a pas été injecté en grande quantité, la guérison peut intervenir rapidement.
Des effets sur le système cardio-vasculaire peuvent être observés dans les cas sévères. Les effets toxiques cardio-vasculaires sont généralement précédés par des signes de toxicité du système nerveux central. Chez un patient sous sédatifs puissants ou sous anesthésie générale, il est possible que les signes précurseurs du SNC soient absents ou que l’identification des signes précoces d’une toxicité soit difficile. De fortes concentrations systémiques d’anesthésiques locaux peuvent provoquer une hypotension, une bradycardie, des arythmies et même un arrêt cardiaque. On a observé dans de rares cas un arrêt cardiaque sans signes précurseurs du SNC.
En cas de signes de toxicité systémique aiguë, l’injection de l’anesthésique local doit être interrompue immédiatement.
Maintenir l’apport d’oxygène, stopper les convulsions et soutenir la circulation. Au besoin, on recourra à l’insufflateur et au masque ou initiera une intubation endotrachéale.
Un médicament spasmolytique doit être administré en i.v. si les convulsions ne disparaissent pas spontanément en l’espace de 15–20 secondes. Le thiopenthal sodique 1 à 3 mg/kg i.v. empêche rapidement les convulsions. Une autre possibilité est d’administrer du diazépam (0,1 mg/kg i.v.), bien que l’entrée en action soit moins rapide. Des spasmes continus peuvent compromettre la respiration et l’apport d’oxygène du patient. L’injection d’un myorelaxant (p.ex. succinylcholine 1 mg/kg) arrêtera rapidement les convulsions de sorte à faciliter la respiration et permettre un contrôle de l’apport d’oxygène. Dans ces cas, une intubation intratrachéale doit être envisagée. Si une dépression cardio-vasculaire devient manifeste (hypotension, bradycardie), on donnera un sympathomimétique (par exemple éphédrine 5 à 10 mg i.v., répéter l’administration 2 à 3 minutes plus tard au besoin).
En cas de bradycardie, administrer de l’atropine (0,5–1 mg i.v.).
Lors d’une défaillance de la circulation, une réanimation pulmonaire doit être faite rapidement: il est vital d’assurer un apport optimal d’oxygène et d’air (respiration artificielle), de stimuler la circulation et de traiter l’acidose.
En cas d’arrêt cardiaque, les chances de succès peuvent être augmentées par une prolongation des mesures de réanimation.
La ropivacaïne est le premier anesthésique à action durable de type amide qui ait été développé sous la forme d’un énantiomère pur (énantiomère S-[-]).
Ropivacain Sintetica a un effet anesthésique et analgésique.
Administrée à des concentrations élevées, Ropivacain Sintetica induit une anesthésie qui permet des interventions chirurgicales, tandis qu’à faible dose, elle produit un blocage sensoriel (analgésie) accompagné d’un blocage moteur limité et non-progressif.
La durée et l’intensité du blocage induit par la ropivacaïne ne sont pas augmentées par l’adjonction d’adrénaline.
Comme d’autres anesthésiques locaux, la ropivacaïne induit un blocage réversible de la conduction sensorielle le long des fibres nerveuses en inhibant le flux des ions sodium à travers la membrane cellulaire des fibres nerveuses.
Les anesthésiques locaux peuvent avoir des effets semblables sur d’autres membranes excitables, p.ex. au niveau du cerveau ou du myocarde. Dans le cas où une grande quantité de Ropivacain Sintetica passe dans la circulation, des symptômes de toxicité au niveau du système nerveux central et du système cardiovasculaire peuvent se manifester.
La concentration plasmatique de la ropivacaïne varie en fonction de la dose, de la zone d’application et du taux d’irrigation tissulaire au lieu d’injection. La ropivacaïne présente une pharmacocinétique linéaire et la concentration plasmatique maximale est proportionnelle à la dose.
L’absorption de la ropivacaïne à partir de l’espace épidural suit un mode biphasique complet, chez l’enfant également. Les demi-vies des deux phases sont de l’ordre de 14 minutes, respectivement de 4 heures.
Une augmentation de la concentration plasmatique totale a été observée pendant une perfusion continue en épidurale et en interscalène. Celle-ci est liée à l’augmentation postopératoire du taux d’a1-glycoprotéine acide.
Les écarts ont été beaucoup plus faibles pour la concentration de la partie liée, c-à-d. ayant le plus d’activité pharmacologique, que pour la concentration plasmatique totale.
A l’état d’équilibre, la ropivacaïne présente un volume de distribution de 47 litres (38–60) et une demi-vie finale de 1,8 heures après administration i.v. La ropivacaïne a un coefficient d’extraction hépatique d’environ 0,4 (0,2–0,6). Elle est principalement liée, dans le plasma, à l’a1glycoprotéine acide; la fraction non liée est d’environ 6%, pour une fraction liée aux protéines plasmatiques s’élevant à 94%.
La ropivacaïne passe la barrière placentaire, et un équilibre des concentrations non-liées est atteint rapidement. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est moins élevé chez le foetus que chez la mère (95% [nouveau-né = 30% de la mère]); il en résulte, pour le foetus, une concentration plasmatique totale inférieure à celle de la mère.
La ropivacaïne est principalement métabolisée dans le foie, surtout par hydroxylation aromatique en 3-hydroxy-ropivacaïne (métabolite principal) au moyen du cytochrome P4501A2; par Ndésalkylation en pipécoloxylidide (PPX) au moyen du CYP3A4. Après une administration i.v. unique, près de 37% de la dose totale sont éliminés par les urines, sous forme de 3-hydroxy-ropivacaïne aussi bien libre que conjuguée. De faibles concentrations de 3-hydroxy-ropivacaïne ont été retrouvées dans le plasma. Moins de 3% de PPX et d’autres métabolites ont été éliminés par les urines. Les 3-hydroxy- et 4-hydroxy-ropivacaïne ont une efficacité anesthésique locale, bien qu’elle soit beaucoup plus faible que celle de la ropivacaïne.
La concentration plasmatique totale de PPX s’élevait à environ la moitié de la dose de ropivacaïne administrée. Après une perfusion épidurale continue pendant 72 heures, la concentration moyenne de PPX libre était cependant 7–9 fois supérieure à la concentration de ropivacaïne libre.
La valeur limite pour des concentrations plasmatiques de PPX libres toxiques pour le SNC était 12 fois plus élevée chez des rats que celle de ropivacaïne libre.
La lente absorption est le facteur déterminant pour la vitesse d’élimination de la ropivacaïne (flip-flop). C’est la raison pour laquelle la demi-vie d’élimination après utilisation épidurale est plus longue qu’après administration intraveineuse (4,2 h vs 1,7 h).
La ropivacaïne présente une clearance plasmatique médiane totale de 440 ml/min, (387–501), une clearance plasmatique de 8 l/min pour le médicament non lié, et une clearance rénale de 1 ml/min.
Le principal métabolite est la 3-hydroxy-ropivacaïne, qui est éliminée à raison d’environ 37% par les urines, en majorité sous forme conjuguée. L’élimination urinaire de la 4-hydroxy-ropivacaïne, désalkylée en N- ou en 4-hydroxy-, s’élève à 1–3%. Les formes conjuguées et non conjuguées de la 3-hydroxy-ropivacaïne ne se trouvent en concentrations détectables que dans le plasma.
La pharmacocinétique de la ropivacaïne a été analysée à partir des données cumulées de 6 études réalisées chez 192 enfants âgés de 0 à 12 ans. La ropivacaïne libre, la clearance de PPX et le volume de distribution de la ropivacaïne libre dépendent autant du poids corporel que de l’âge du patient jusqu’à ce que la fonction hépatique soit pleinement développée (après quoi ils dépendent essentiellement du poids corporel). La maturation pour la clearance de la ropivacaïne libre semble être atteinte à l’âge de 3 ans, celle pour la clearance de PPX à 1 an et celle pour le volume de distribution de la ropivacaïne libre à 2 ans. Le volume de distribution de PPX libre dépend uniquement du poids corporel.
La clearance de la ropivacaïne libre est de 2,4 à 3,6 l/h/kg chez le nouveau-né (0 à 1 mois) et augmente par la suite pour atteindre env. 8 à 16 l/h/kg chez l’enfant de plus de 6 mois. Ces valeurs se situent au niveau de celles de l’adulte. Les valeurs totales de clearance de la ropivacaïne par kg de poids corporel augmentent d’environ 0,1 l/h/kg chez le nouveau-né à 0,15 l/h/kg chez l’enfant d’un mois et à 0,3 à 0,6 l/h/kg chez l’enfant de 6 mois. Le volume de distribution de la ropivacaïne par kg de poids corporel passe de 22 l/kg chez le nouveau-né à 26 l/kg chez l’enfant d’un mois et à 42 à 66 l/kg chez l’enfant de 6 mois. Le volume de distribution total par kg de poids corporel passe de 0,9 l/kg chez le nouveau-né à 1,0 l/kg chez l’enfant d’un mois et à 1,7 à 2,6 l/kg chez l’enfant de 6 mois. La demi-vie terminale de la ropivacaïne est plus longue chez le nouveau-né (6 h) et l’enfant d’un mois (5 h) que chez l’enfant plus âgé (3 h). De même, la demi-vie terminale (t½) de PPX est plus longue chez le nouveau-né (43 h) que chez l’enfant d’un mois (26 h) et que chez l’enfant plus âgé (15 h).
La dose recommandée pour la perfusion épidurale continue change à l’âge de 6 mois. La clearance de la ropivacaïne libre atteint 34% de la valeur mature, celle de PPX 71%. L’exposition systémique est plus importante chez le nouveau-né et chez l’enfant de 1 à 6 mois que chez l’enfant plus âgé, ce qui est imputable au manque de maturité de la fonction hépatique. Cette particularité est toutefois partiellement compensée par la dose recommandée, plus faible de 50%, pour la perfusion épidurale continue chez l’enfant de moins de 6 mois.
La ropivacaïne passe la barrière placentaire et l’équilibre relatif à la fraction libre, non liée, est suspendu. La liaison aux protéines plasmatiques est moins élevée chez le foetus que chez la mère; il en résulte pour le foetus une concentration plasmatique totale inférieure à celle de la mère.
La cardiotoxicité peut se traduire par une conduction ralentie, un effet inotrope négatif, ainsi que des arythmies dose-dépendantes et un arrêt cardiaque. Les effets survenant à des doses intraveineuses élevées peuvent être évités par les mesures d’urgence correspondantes. Des brebis en gestation n’ont pas présenté une sensibilité accrue aux effets toxiques de la ropivacaïne par rapport à des animaux non gravides.
Le pH de la solution injectable Ropivacain Sintetica se situe entre 4,0 et 6,0. La solubilité de la ropivacaïne à un pH supérieur à 6 est limitée. Il faut en tenir compte lors de l’adjonction de solutions alcalines (p.ex. carbonates), vu qu’à des valeurs de pH élevées, une précipitation peut se produire.
Les poches de Ropivacain Sintetica sont munies d'une sortie de perfusion et d'un site d'adjonction de médicaments. La solution pour perfusion (concentration de chlorhydrate de ropivacaïne 1-2 mg/ml) est compatible avec les substances suivantes: citrate de fentanyl (1,0-10,0 µg/ml), citrate de sufentanil (0,4-4,0 µg/ml), sulfate de morphine (20-100 µg/ml), chlorhydrate de clonidine (5,0-50,0 µg/ml). La stabilité chimique et physique de ce mélange a été démontrée pour une période de 30 jours à 30 °C. Pour des raisons microbiologiques, les solutions préparées doivent être utilisées immédiatement.
Ne pas utiliser au-delà de la date de péremption indiquée sur l'emballage avec la mention «EXP». La solution ne contient pas d'agent conservateur. Pour des raisons microbiologiques, les préparations prêtes à l'emploi doivent être utilisées immédiatement après ouverture. Les poches pour perfusion épidurale sont prévues pour une utilisation qui ne doit pas dépasser 24 heures. Après utilisation, les quantités restantes doivent être jetées.
Conserver à température ambiante (15 - 25°C) dans l’emballage original.
Les ampoules s’adaptent à des seringues Luerlock et Luerfit.
Mode d’emploi des ampoules :
1.Vider le col de l’ampoule en agitant vigoureusement.
2.Tenir l’ampoule en position verticale. Ouvrir l’ampoule en tournant rapidement sa partie supérieure.
3.Placer la seringue verticalement dans l’ampoule. Tourner le tout de 180°. (L’ampoule s’adapte aux seringues Luerfit et Luerlock).
4.Remplir la seringue de solution sans presser l’ampoule. Oter l’ampoule sans modifier la position du piston de la seringue.
Ropivacain Sintetica 2 mg/ml :
Récipients pour perfusion PP : 1, 10, × 100 ml; 1, 5, × 200 ml, 5 x 500 ml
Ampoules PP : 10 × 10 ml, 10 × 20 ml
Ropivacain Sintetica 5 mg/ml :
Ampoules PP : 10 × 10 ml
Ropivacain Sintetica 7,5 mg/ml :
Ropivacain Sintetica 10 mg/ml :
Ampoules PP : 10 × 10 ml, 10 × 20 ml [B]