Source: http://www2.senat.fr/connaitre/pouvoirs_publics/pouvoirs_publics15.html
Timestamp: 2018-11-18 11:54:45+00:00
Document Index: 203676411

Matched Legal Cases: ["l'article 74", "l'article 2", "l'article 5", "l'article 2", "l'article 1", "l'article 6", "l'article 4", "l'article 2", "l'article 8", "l'article 8", "l'article 8", "l'article 11", "l'article 11", "l'article 4", "l'article 13", "l'article 176", "l'article 4", "l'article 12", "l'article 176", "l'article 4", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 2", "l'article 6", "l'article 4", "l'article 3", "l'article 4", "l'article 4", "l'article 4", "l'article 38", "l'article 38", "l'article 38", "l'article 6", "l'article 176", "l'article 1", "l'article 3", "l'article 4", "l'article 4", "l'article 22", "l'article 4", "l'article 4", "l'article 5", "l'article 38", "l'article 38", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 4", "l'article 38", "l'article 4", "l'article 4", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 5", "l'article 6", "l'article 3", "l'article 24", "l'article 4", "l'article 1", "l'article 4", "l'article 38", "l'article 3", "l'article 1", "l'article 21", "l'article 8", "l'article 2"]

Loi no 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence (359(*)) (360(*))
Art. 1er (361(*)). - L'état d'urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, des départements d'outre-mer, des collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie, soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique.
Art. 2 (362(*)). - L'état d'urgence est déclaré par décret en Conseil des ministres. Ce décret détermine la ou les circonscriptions territoriales à l'intérieur desquelles il entre en vigueur.
Art. 3 (5). - La loi autorisant la prorogation au-delà de douze jours de l'état d'urgence fixe sa durée définitive.
Art. 4 (5). - La loi portant prorogation de l'état d'urgence est caduque à l'issue d'un délai de quinze jours francs suivant la date de démission du Gouvernement ou de dissolution de l'Assemblée nationale.
Art. 4-1 (363(*)). - L'Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises par le Gouvernement pendant l'état d'urgence. Les autorités administratives leur transmettent sans délai copie de tous les actes qu'elles prennent en application de la présente loi. L'Assemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l'évaluation de ces mesures.
Art. 5. - La déclaration de l'état d'urgence donne pouvoir au représentant de l'État dans le département dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l'article 2, dans le but de prévenir des troubles à la sécurité et à l'ordre publics (364(*)) :
2o [Dans sa décisions n° 2017-684 QPC du 11 janvier 2018, le Conseil constitutionnel a déclaré : « le 2° de l'article 5 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence » est contraire à la Constitution] ;
3o D'interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics. L'arrêté énonce la durée, limitée dans le temps, de la mesure, les circonstances précises de fait et de lieu qui la motivent, ainsi que le territoire sur lequel elle s'applique, qui ne peut inclure le domicile de la personne intéressée (365(*)).
Ces mesures tiennent compte de la vie familiale et professionnelle des personnes susceptibles d'être concernées (366(*)).
Art. 6 (367(*)). - Le ministre de l'intérieur peut prononcer l'assignation à résidence, dans le lieu qu'il fixe, de toute personne résidant dans la zone fixée par le décret mentionné à l'article 2 et à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics dans les circonscriptions territoriales mentionnées au même article 2. Le ministre de l'intérieur peut la faire conduire sur le lieu de l'assignation à résidence par les services de police ou les unités de gendarmerie (368(*)).
La personne mentionnée au premier alinéa du présent article peut également être astreinte à demeurer dans le lieu d'habitation déterminé par le ministre de l'intérieur, pendant la plage horaire qu'il fixe, dans la limite de douze heures par vingt-quatre heures (6).
L'assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l'objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d'une agglomération. Elle tient compte de leur vie familiale et professionnelle (369(*)).
En aucun cas, l'assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes mentionnées au premier alinéa (370(*)).
Le ministre de l'intérieur peut prescrire à la personne assignée à résidence (371(*)) :
1° L'obligation de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, selon une fréquence qu'il détermine dans la limite de trois présentations par jour, en précisant si cette obligation s'applique y compris les dimanches et jours fériés ou chômés (2) ;
2° La remise à ces services de son passeport ou de tout document justificatif de son identité. Il lui est délivré en échange un récépissé, valant justification de son identité en application de l'article 1er de la loi n° 2012-410 du 27 mars 2012 relative à la protection de l'identité, sur lequel sont mentionnées la date de retenue et les modalités de restitution du document retenu (2).
La personne astreinte à résider dans le lieu qui lui est fixé en application du premier alinéa du présent article peut se voir interdire par le ministre de l'intérieur de se trouver en relation, directement ou indirectement, avec certaines personnes, nommément désignées, dont il existe des raisons sérieuses de penser que leur comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics. Cette interdiction est levée dès qu'elle n'est plus nécessaire (2).
Lorsque la personne assignée à résidence a été condamnée à une peine privative de liberté pour un crime qualifié d'acte de terrorisme ou pour un délit recevant la même qualification puni de dix ans d'emprisonnement et a fini l'exécution de sa peine depuis moins de huit ans, le ministre de l'intérieur peut également ordonner qu'elle soit placée sous surveillance électronique mobile. Ce placement est prononcé après accord de la personne concernée, recueilli par écrit. La personne concernée est astreinte, pendant toute la durée du placement, au port d'un dispositif technique permettant à tout moment de déterminer à distance sa localisation sur l'ensemble du territoire national. Elle ne peut être astreinte ni à l'obligation de se présenter périodiquement aux services de police et de gendarmerie, ni à l'obligation de demeurer dans le lieu d'habitation mentionné au deuxième alinéa. Toutefois, lorsque le fonctionnement du dispositif de localisation à distance est temporairement suspendu ou gravement altéré pendant plus de douze heures consécutives, ces obligations peuvent lui être imposées jusqu'à la reprise du fonctionnement normal du dispositif. La mise en oeuvre du dispositif technique permettant le contrôle à distance peut être confiée à une personne de droit privé habilitée dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État. Le ministre de l'intérieur peut à tout moment mettre fin au placement sous surveillance électronique mobile, notamment en cas de manquement de la personne placée aux prescriptions liées à son assignation à résidence ou à son placement ou en cas de dysfonctionnement technique du dispositif de localisation à distance (372(*)).
Le procureur de la République compétent est informé sans délai de toute mesure d'assignation à résidence, des modifications qui y sont apportées et de son abrogation (373(*)) (374(*)).
Le ministre de l'intérieur peut déléguer au préfet territorialement compétent le soin de modifier le lieu et la plage horaire de l'astreinte à demeurer dans un lieu d'habitation déterminé, dans les limites fixées au deuxième alinéa, ainsi que les horaires, la fréquence et le lieu de l'obligation de présentation périodique aux services de police ou aux unités de gendarmerie, dans les limites fixées au 1°(375(*))
À compter de la déclaration de l'état d'urgence et pour toute sa durée, une même personne ne peut être assignée à résidence pour une durée totale équivalant à plus de douze mois.
Le ministre de l'intérieur peut toutefois prolonger une assignation à résidence au-delà de la durée mentionnée au quatorzième alinéa. La prolongation ne peut excéder une durée de trois mois. L'autorité administrative peut, à tout moment, mettre fin à l'assignation à résidence ou diminuer les obligations qui en découlent en application des dispositions du présent article [Dans sa décision n° 2017-624 QPC du 16 mars 2017, le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les mots : « demander au juge des référés du Conseil d'État l'autorisation de » figurant à la première phrase du treizième alinéa de l'article 6 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence dans sa rédaction résultant de la loi n° 2016-1767 du 19 décembre 2016 prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, les deuxième et troisième phrases du même alinéa ainsi que les mots : « autorisée par le juge des référés »] (1) (376(*)).
Art. 6-1 (1). - Sans préjudice de l'application de l'article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure, sont dissous par décret en conseil des ministres les associations ou groupements de fait qui participent à la commission d'actes portant une atteinte grave à l'ordre public ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent.
Pour la prévention des actions tendant au maintien ou à la reconstitution des associations ou groupements dissous en application du présent article, les services spécialisés de renseignement mentionnés à l'article L. 811-2 du code de la sécurité intérieure et les services désignés par le décret en Conseil d'État prévu à l'article L. 811-4 du même code peuvent recourir aux techniques de renseignement dans les conditions prévues au livre VIII dudit code.
Art. 7. - (Abrogé par l'article 4 de la loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015.)
Art. 8. - Le ministre de l'intérieur, pour l'ensemble du territoire où est institué l'état d'urgence, et le représentant de l'État dans le département, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature, en particulier des lieux de culte au sein desquels sont tenus des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence ou une provocation à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes, dans les zones déterminées par le décret prévu à l'article 2 (377(*)).
Les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent être interdits dès lors que l'autorité administrative justifie ne pas être en mesure d'en assurer la sécurité compte tenu des moyens dont elle dispose (378(*)).
Art. 8-1 (379(*)). - [Dans sa décision n° 2017-677 QPC du 1er décembre 2017, le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution l'article 8-1 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, dans sa rédaction issue de la loi n° 2016-987 du 21 juillet 2016 prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence et portant mesures de renforcement de la lutte antiterroriste.]
Art. 9 (380(*)). - Les autorités administratives désignées à l'article 8 peuvent ordonner la remise des armes et des munitions, détenues ou acquises légalement, relevant des catégories A à C, définies à l'article L. 311-2 du code de la sécurité intérieure. Le représentant de l'État dans le département peut aussi, pour des motifs d'ordre public, prendre une décision individuelle de remise d'armes.
Art. 10 (381(*)). - La déclaration de l'état d'urgence s'ajoute aux cas prévus à l'article L. 1111-2 du code de la défense pour la mise à exécution des réquisitions dans les conditions prévues au livre II de la deuxième partie du même code.
Art. 11 (382(*)). - I. - Le décret déclarant ou la loi prorogeant l'état d'urgence peut, par une disposition expresse, conférer aux autorités administratives mentionnées à l'article 8 le pouvoir d'ordonner des perquisitions en tout lieu, y compris un domicile, sauf dans un lieu affecté à l'exercice d'un mandat parlementaire ou à l'activité professionnelle des avocats, des magistrats ou des journalistes, lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser que ce lieu est fréquenté par une personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics.
La décision ordonnant une perquisition précise le lieu et le moment de la perquisition. La perquisition ne peut avoir lieu entre 21 heures et 6 heures, sauf motivation spéciale de la décision de perquisition fondée sur l'urgence ou les nécessités de l'opération. Le procureur de la République territorialement compétent est informé sans délai de cette décision. La perquisition est conduite en présence d'un officier de police judiciaire territorialement compétent. Elle ne peut se dérouler qu'en présence de l'occupant ou, à défaut, de son représentant ou de deux témoins (383(*)).
Lorsqu'une perquisition révèle qu'un autre lieu répond aux conditions fixées au premier alinéa du présent I, l'autorité administrative peut en autoriser par tout moyen la perquisition. Cette autorisation est régularisée en la forme dans les meilleurs délais. Le procureur de la République en est informé sans délai (384(*)).
Il peut être accédé, par un système informatique ou un équipement terminal présent sur les lieux où se déroule la perquisition, à des données stockées dans ledit système ou équipement ou dans un autre système informatique ou équipement terminal, dès lors que ces données sont accessibles à partir du système initial ou disponibles pour le système initial. [Dans sa décision n° 2016-536 QPC du 19 février 2016, le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les dispositions de la seconde phrase du troisième alinéa du paragraphe I de l'article 11 de la présente loi.]
Si la perquisition révèle l'existence d'éléments, notamment informatiques, relatifs à la menace que constitue pour la sécurité et l'ordre publics le comportement de la personne concernée, les données contenues dans tout système informatique ou équipement terminal présent sur les lieux de la perquisition peuvent être saisies soit par leur copie, soit par la saisie de leur support lorsque la copie ne peut être réalisée ou achevée pendant le temps de la perquisition (3).
La copie des données ou la saisie des systèmes informatiques ou des équipements terminaux est réalisée en présence de l'officier de police judiciaire. L'agent sous la responsabilité duquel est conduite la perquisition rédige un procès-verbal de saisie qui en indique les motifs et dresse l'inventaire des matériels saisis. Une copie de ce procès-verbal est remise aux personnes mentionnées au deuxième alinéa du présent I. Les données et les supports saisis sont conservés sous la responsabilité du chef du service ayant procédé à la perquisition. À compter de la saisie, nul n'y a accès avant l'autorisation du juge (3).
L'autorité administrative demande, dès la fin de la perquisition, au juge des référés du tribunal administratif d'autoriser leur exploitation. Au vu des éléments révélés par la perquisition, le juge statue dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa saisine sur la régularité de la saisie et sur la demande de l'autorité administrative. Sont exclus de l'autorisation les éléments dépourvus de tout lien avec la menace que constitue pour la sécurité et l'ordre publics le comportement de la personne concernée. En cas de refus du juge des référés, et sous réserve de l'appel mentionné au dixième alinéa du présent I, les données copiées sont détruites et les supports saisis sont restitués à leur propriétaire (3).
Pendant le temps strictement nécessaire à leur exploitation autorisée par le juge des référés, les données et les supports saisis sont conservés sous la responsabilité du chef du service ayant procédé à la perquisition et à la saisie. Les systèmes informatiques ou équipements terminaux sont restitués à leur propriétaire, le cas échéant après qu'il a été procédé à la copie des données qu'ils contiennent, à l'issue d'un délai maximal de quinze jours à compter de la date de leur saisie ou de la date à laquelle le juge des référés, saisi dans ce délai, a autorisé l'exploitation des données qu'ils contiennent. Dans sa décision n° 2016-600 QPC du 2 décembre 2016, le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les mots : « à l'exception de celles qui caractérisent la menace que constitue pour la sécurité et l'ordre publics le comportement de la personne concernée, » figurant à la dernière phrase du huitième alinéa du paragraphe I de l'article 11 de la loi du 3 avril 1955, les données copiées sont détruites à l'expiration d'un délai maximal de trois mois à compter de la date de la perquisition ou de la date à laquelle le juge des référés, saisi dans ce délai, en a autorisé l'exploitation (385(*)).
En cas de difficulté dans l'accès aux données contenues dans les supports saisis ou dans l'exploitation des données copiées, lorsque cela est nécessaire, les délais prévus au huitième alinéa du présent I peuvent être prorogés, pour la même durée, par le juge des référés saisi par l'autorité administrative au moins quarante-huit heures avant l'expiration de ces délais. Le juge des référés statue dans un délai de quarante-huit heures sur la demande de prorogation présentée par l'autorité administrative. Si l'exploitation ou l'examen des données et des supports saisis conduisent à la constatation d'une infraction, ces données et supports sont conservés selon les règles applicables en matière de procédure pénale (1).
Pour l'application du présent article, le juge des référés est celui du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu de la perquisition. Il statue dans les formes prévues au livre V du code de justice administrative, sous réserve du présent article. Ses décisions sont susceptibles d'appel devant le juge des référés du Conseil d'État dans un délai de quarante-huit heures à compter de leur notification. Le juge des référés du Conseil d'État statue dans le délai de quarante-huit heures. En cas d'appel, les données et les supports saisis demeurent conservés dans les conditions mentionnées au huitième alinéa du présent I (1).
La perquisition donne lieu à l'établissement d'un compte rendu communiqué sans délai au procureur de la République, auquel est jointe, le cas échéant, copie du procès-verbal de saisie. Une copie de l'ordre de perquisition est remise à la personne faisant l'objet d'une perquisition (1).
Lorsqu'une infraction est constatée, l'officier de police judiciaire en dresse procès-verbal, procède à toute saisie utile et en informe sans délai le procureur de la République (1).
Lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser que leur comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics, les personnes présentes sur le lieu d'une perquisition administrative peuvent être retenues sur place par l'officier de police judiciaire pendant le temps strictement nécessaire au déroulement de la perquisition. Le procureur de la République en est informé dès le début de la retenue (1).
Les personnes faisant l'objet de cette retenue sont informées de leur droit de faire prévenir par l'officier de police judiciaire toute personne de leur choix ainsi que leur employeur. Si l'officier de police judiciaire estime, en raison des nécessités liées à la retenue, ne pas devoir faire droit à cette demande, il en réfère sans délai au procureur de la République qui décide, s'il y a lieu, d'y faire droit (1).
La retenue ne peut excéder quatre heures à compter du début de la perquisition et le procureur de la République peut y mettre fin à tout moment (1).
Lorsqu'il s'agit d'un mineur, la retenue fait l'objet d'un accord exprès du procureur de la République. Le mineur doit être assisté de son représentant légal, sauf impossibilité dûment justifiée (1).
L'officier de police judiciaire mentionne, dans un procès-verbal, les motifs qui justifient la retenue. Il précise le jour et l'heure à partir desquels la retenue a débuté, le jour et l'heure de la fin de la retenue et la durée de celle-ci (1).
Ce procès-verbal est présenté à la signature de l'intéressé. Si ce dernier refuse de le signer, mention est faite du refus et des motifs de celui-ci (386(*)).
Le procès-verbal est transmis au procureur de la République, copie en ayant été remise à l'intéressé (1).
La durée de la retenue s'impute, s'il y a lieu, sur celle de la garde à vue (1).
Art. 12. - (Abrogé par l'article 4 de la loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015.)
Art. 13 (387(*)). - Les infractions aux articles 5, 8 et 9 sont punies de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende.
Les infractions au deuxième et aux sixième à dixième alinéas du même article 6 sont punies d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (388(*)).
Art. 14 (389(*)). - Les mesures prises en application de la présente loi cessent d'avoir effet en même temps que prend fin l'état d'urgence.
Art. 14-1 (390(*)). - À l'exception des peines prévues à l'article 13, les mesures prises sur le fondement de la présente loi sont soumises au contrôle du juge administratif dans les conditions fixées par le code de justice administrative, notamment son livre V.
La condition d'urgence est présumée satisfaite pour le recours juridictionnel en référé formé contre une mesure d'assignation à résidence (391(*)).
Art. 15 (392(*)). - La présente loi, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2018-133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne dans le domaine de la sécurité, est applicable sur l'ensemble du territoire de la République (393(*)).
Art. L. 2171-1 (394(*)) (premier alinéa). - En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d'une crise majeure dont l'ampleur met en péril la continuité de l'action de l'État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.
Art. L. 84 (sixième alinéa). - Dans le cas où les circonstances l'exigeraient, le Gouvernement est autorisé à conserver provisoirement sous les drapeaux, au-delà de la période réglementaire, les hommes et les femmes appelés à un titre quelconque pour accomplir une période. Il en rend compte immédiatement au Parlement, s'il est en session, et dès sa réunion, s'il est hors session (395(*)).
Art. L. 94-14 (396(*)) (cinquième alinéa). - Dans le cas où les circonstances l'exigeraient, le Gouvernement est autorisé à conserver provisoirement sous les drapeaux, au-delà de la période réglementaire, les policiers auxiliaires appelés à un titre quelconque pour accomplir une période d'exercice. Il en rend compte immédiatement au Parlement, s'il est en session, et dès sa réunion, s'il est hors session.
* (359) L'article 4 de la loi no 55-1080 du 7 août 1955 dispose : « Les élections partielles sont suspendues dans les zones où l'état d'urgence est appliqué. »
* (360) Le titre de cette loi a été modifié par l'article 176 de la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 et par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015.
* (361) Cet article a été modifié par l'article 12 de l'ordonnance no 2009-536 du 14 mai 2009 et par l'article 176 de la loi no 2011-525 du 17 mai 2011.
* (362) Cet article résulte de l'ordonnance no 60-372 du 15 avril 1960.
* (363) Cet article a été introduit par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015 et modifié par l'article 2 de la loi n° 2016-987 du 21 juillet 2016.
* (364) Cet alinéa a été modifié par l'article 2 de la loi n° 2017-1154 du 11 juillet 2017.
* (365) Cet alinéa résulte de l'article 2 de la loi n° 2017-1154 du 11 juillet 2017.
* (366) Cet alinéa a été introduit par l'article 2 de la loi n° 2017-1154 du 11 juillet 2017.
* (367) Par ailleurs, le II de l'article 2 de la loi n° 2016-1767 du 19 décembre 2016 dispose que : « Par dérogation aux quatre derniers alinéas de l'article 6 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, toute personne qui, dans un délai de quatre-vingt-dix-jours à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi, a été assignée à résidence plus de douze mois sur le fondement de l'état d'urgence déclaré par le décret n° 2015-1475 du 14 novembre 2015 portant application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 et le décret n° 2015-1493 du 18 novembre 2015 portant application outre-mer de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 peut faire l'objet d'une nouvelle mesure d'assignation s'il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics. Cette nouvelle assignation ne peut excéder une durée de quatre-vingt-dix jours. »
* (368) Cet alinéa résulte de l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015.
* (369) Cet alinéa a été introduit par l'article 3 de la loi no 55-1080 du 7 août 1955.
* (370) Cet alinéa a été modifié par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015
* (371) Cet alinéa a été introduit par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015.
* (372) Cet alinéa a été introduit par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015 et a été modifié par l'article 38 de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017.
* (373) Cet alinéa a été introduit par l'article 38 de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017.
* (374) Dans sa décision n° 2017-624 QPC du 16 mars 2017, le Conseil constitutionnel a considéré que « la durée d'une mesure d'assignation à résidence ne peut en principe excéder douze mois, consécutifs ou non. Au-delà de cette durée, une telle mesure ne peut être renouvelée que par périodes de trois mois. Par ailleurs, au-delà de douze mois, une mesure d'assignation à résidence ne saurait, sans porter une atteinte excessive à la liberté d'aller et de venir, être renouvelée que sous réserve, d'une part, que le comportement de la personne en cause constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics, d'autre part, que l'autorité administrative produise des éléments nouveaux ou complémentaires, et enfin que soient prises en compte dans l'examen de la situation de l'intéressé la durée totale de son placement sous assignation à résidence, les conditions de celle-ci et les obligations complémentaires dont cette mesure a été assortie. »
* (375) Cet alinéa a été introduit par l'article 38 de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017.
* (376) Dans sa décision n° 2017-624 QPC du 16 mars 2017, le Conseil constitutionnel a déclaré les mots "demander au juge des référés du Conseil d'Etat l'autorisation de" figurant à la première phrase du treizième alinéa de l'article 6 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence dans sa rédaction résultant de la loi n° 2016-1767 du 19 décembre 2016 prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, les deuxième et troisième phrases du même alinéa ainsi que les mots "autorisée par le juge des référés" figurant à la quatrième phrase de cet alinéa contraires à la Constitution.
* (377) Cet alinéa a été modifié par l'article 176 de la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 et par l'article 1er de la loi n° 2013-403 du 17 mai 2013.
* (378) Cet alinéa a été introduit par l'article 3 de la loi no 2016-987 du 21 juillet 2016.
* (379) Cet article a été introduit par l'article 4 de la loi no 2016-987 du 21 juillet 2016 et déclaré contraire à la Constitution (QPC n° 2017_677 du 1er décembre 2017).
* (380) Cet article résulte de l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015 et a été modifié par l'article 22 de la loi n°2018-133 du 26 février 2018.
* (381) Cet article résulte de l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015.
* (382) Cet article résulte de l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015 et a été modifié par l'article 5 de la loi no 2016-987 du 21 juillet 2016 et par l'article 38 de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017.
* (383) Cet alinéa a été modifié par l'article 38 de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017.
* (384) Cet alinéa a été introduit par l'article 5 de la loi no 2016-987 du 21 juillet 2016.
* (385) Cet alinéa a été introduit par l'article 5 de la loi no 2016-987 du 21 juillet 2016.
* (386) Cet alinéa a été introduit par l'article 5 de la loi no 2016-987 du 21 juillet 2016.
* (387) Cet article résulte de l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015.
* (388) Cet alinéa a été modifié par l'article 38 de la loi no 2017-258 du 28 février 2017.
* (389) Le second alinéa de cet article a été supprimé par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015.
* (390) Cet article a été introduit par l'article 4 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015 et modifié par l'article 6 de la loi no 2016-387 du 21 juillet 2016.
* (391) Cet alinéa a été introduit par l'article 6 de la loi no 2016-387 du 21 juillet 2016.
* (392) Cet article a été rétabli par l'article 5 de la loi no 2015-1501 du 20 novembre 2015, modifié par l'article 6 de la loi no 2016-387 du 21 juillet 2016, par l'article 3 de la loi n° 2016-1767 du 19 décembre 2016 et par l'article 24 de la loi n° 2018-133 du 26 février 2018. Par ailleurs, l'article 4 de cette même loi dispose que : « Pendant la période de prorogation prévue à l'article 1er de la présente loi, l'article 4 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence n'est pas applicable en cas de démission du Gouvernement consécutive à l'élection du Président de la République ou à celle des députés de l'Assemblée nationale ».
* (393) Cet alinéa a été modifié par l'article 38 de la loi no 2017-258 du 28 février 2017 et par l'article 3 de la loi n° 2017-1154 du 11 juillet 2017.
* (394) Cet article a été introduit par l'article 1er de la loi n° 2011-892 du 28 juillet 2011.
* (395) Cet alinéa a été modifié par l'article 21 de la loi no 92-9 du 4 janvier 1992 et par l'article 8 de la loi no 93-4 du 4 janvier 1993.
* (396) Cet article a été introduit par l'article 2 de la loi no 87-512 du 10 juillet 1987.