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Timestamp: 2020-07-13 02:01:13+00:00
Document Index: 86114580

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 3', 'art. 1', 'art. 8', 'art. 4', 'art. 3', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 7', 'art. 8', 'art. 9', 'art. 10', 'art. 3', 'art. 12', 'art. 13', 'art. 5', 'art. 5', 'art. 14', 'art. 15', 'art. 1', 'art. 16', 'art. 6', 'art. 17', 'art. 4', 'art. 19', 'art. 7', 'art. 7', 'art. 8', 'art. 9', 'art. 24', 'art. 10', 'art. 2', 'art. 4', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 28', 'art. 29']

APHEC - Décret n° 85-924 du 30 août 1985 relatif au fonctionnement des établissements publics locaux d'éducation
Décret n° 85-924 du 30 août 1985 relatif au fonctionnement des établissements publics locaux d’éducation
Le mercredi 17 mai 2006.
Ce texte décrit le fonctionnement des EPLE et en particulier des lycées publics.
On notera que l’article 33 qui traite du conseil de classe fait allusion aux classes postbac donc au CPGE. Comme par ailleurs le décret du 23 novembre 1994 relatif aux CPGE institue les commissions d’admission et d’évaluation, on ne sait plus trop quelle est la réglementation réellement en vigueur.
Le passage aux ECTS nécessitera une clarification.
Décret relatif aux établissements publics locaux d’enseignement.
Sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et du budget, du ministre de l’intérieur et de la décentralisation et du ministre de l’éducation nationale,
Vu le code de l’enseignement technique ;
Vu l’article 60 de la loi de finances n° 63-156 du 23 février 1963 ;
Vu la loi n° 71-575 du 16 juillet 1971 relative à l’organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente ;
Vu la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées ;
Vu la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 modifiée relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l’Etat ;
Vu la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 complétant la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l’Etat, modifiée et complétée par la loi n° 85-97 du 25 janvier 1985 ;
Vu le décret n° 55-644 du 20 mai 1955 relatif au régime financier des collèges nationaux ;
Vu le décret n° 83-224 du 22 mars 1983 relatif aux chambres régionales des comptes ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’éducation nationale ;
TITRE 1ER : Organisation administrative.
Modifié par Décret 93-530 1993-03-26 art. 1 jorf 28 mars 1993
Les dispositions du présent décret s’appliquent au 1er septembre 1985 aux collèges, aux lycées et aux établissements d’éducation spéciale relevant du ministère de l’éducation nationale, à l’exception des établissements dont la responsabilité et la charge incombent entièrement à l’Etat conformément aux dispositions de l’article 14, sixième alinéa, de la loi du 22 juillet 1983 modifiée susvisée et des établissements qui étaient municipaux ou départementaux à cette date.
A la même date, les écoles nationales de perfectionnement et les établissements nationaux d’établissement spécial deviennent des établissements régionaux d’enseignement adapté, les écoles nationales du premier degré deviennent des écoles régionales du premier degré. " Les dispositions du présent décret qui s’appliquent aux élèves des lycées sont également applicables aux élèves des établissements régionaux d’enseignement adapté qui fréquentent les classes des niveaux correspondant à ceux des lycées. "
Modifié par Décret 93-530 1993-03-26 art. 2 jorf 28 mars 1993
Les collèges, les lycées, les établissements d’éducation spéciale disposent, en matière pédagogique et éducative, d’une autonomie qui porte sur :
" 1° L’organisation de l’établissement en classes et en groupes d’élèves ainsi que les modalités de répartition des élèves ;
" 2° L’emploi des dotations en heures d’enseignement mises à la disposition de l’établissement dans le respect des obligations résultant des horaires réglementaires ;
" 3° L’organisation du temps scolaire et les modalités de la vie scolaire ;
" 4° La préparation de l’orientation ainsi que l’insertion sociale et professionnelle des élèves ;
" 5° La définition, compte tenu des schémas régionaux, des actions de formation complémentaire et de formation continue destinées aux jeunes et aux adultes ;
" 6° L’ouverture de l’établissement sur son environnement social, culturel, économique ;
" 7° Le choix de sujets d’études spécifiques à l’établissement, en particulier pour compléter ceux qui figurent aux programmes nationaux ;
" 8° Sous réserve de l’accord des familles pour les élèves mineurs, les activités facultatives qui concourent à l’action éducative organisées à l’initiative de l’établissement à l’intention des élèves. "
Créé par Décret 90-978 1990-10-31 art. 2 jorf 4 novembre 1990
Le projet d’établissement mentionné à l’article 18 de la loi n° 89-486 susvisée du 10 juillet 1989 définit sous forme d’objectifs et de programmes d’action, en prenant compte les prévisions relatives aux dotations d’équipement, les modalités propres à chaque établissement de mise en oeuvre des programmes nationaux et des orientations nationales et académiques. Le projet d’établissement assure la cohérence des différentes activités de formation initiale, d’insertion sociale et professionnelle et de formation continue des adultes dans l’établissement. Il fait l’objet d’un examen par l’autorité académique et peut prévoir le recours à des procédures contractuelles ; il peut donner lieu à l’attribution de moyens spécifiques. "
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 2 JORF 7 juillet 2000.
3° Le devoir de tolérance et de respect d’autrui dans sa personnalité et dans ses convictions ;
4° Les garanties de protection contre toute agression physique ou morale et le devoir qui en découle pour chacun de n’user d’aucune violence ;
Le règlement intérieur comporte un chapitre consacré à la discipline des élèves. Les sanctions qui peuvent être prononcées à leur encontre vont de l’avertissement et du blâme à l’exclusion temporaire ou définitive de l’établissement ou de l’un de ses services annexes. La durée de l’exclusion temporaire ne peut excéder un mois. Des mesures de prévention, d’accompagnement et de réparation peuvent être prévues par le règlement intérieur. Les sanctions peuvent être assorties d’un sursis total ou partiel. Il ne peut être prononcé de sanctions ni prescrit de mesure de prévention, de réparation et d’accompagnement que ne prévoirait pas le règlement intérieur.
Toute sanction, hormis l’exclusion définitive, est effacée du dossier administratif de l’élève au bout d’un an.
Le règlement intérieur est porté à la connaissance des membres de la communauté scolaire. Tout manquement au règlement intérieur justifie la mise en oeuvre d’une procédure disciplinaire ou de poursuites appropriées.
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 3 JORF 7 juillet 2000.
Le chef d’établissement et le conseil d’administration veillent, en collaboration avec le conseil des délégués pour la vie lycéenne, à ce que la liberté d’expression dont les élèves disposent individuellement et collectivement s’exerce dans les conditions définies par l’article 10 de la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 modifiée d’orientation sur l’éducation.
Dans les lycées, la liberté d’association s’exerce dans les conditions ci-après :
Le fonctionnement, à l’intérieur des lycées, d’associations déclarées qui sont composées d’élèves et, le cas échéant, d’autres membres de la communauté éducative de l’établissement est autorisé par le conseil d’administration, après dépôt auprès du chef d’établissement d’une copie des statuts de l’association, sous réserve que leur objet et leur activité soient compatibles avec les principes du service public de l’enseignement ; en particulier, elles ne peuvent avoir un objet ou une activité de caractère politique ou religieux.
Ces associations peuvent contribuer à l’exercice du droit d’expression collective des élèves.
Si les activités d’une telle association portent atteinte aux principes rappelés ci-dessus, le chef d’établissement invite le président de l’association à s’y conformer.
En cas de manquement persistant, le chef d’établissement saisit le conseil d’administration qui peut retirer l’autorisation après avis du conseil des délégués pour la vie lycéenne.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux associations créées en application de l’article 9 de la loi du 16 juillet 1984 susvisée.
Dans les établissements publics locaux d’enseignement du second degré, la liberté de réunion s’exerce dans les conditions ci-après :
1° A l’initiative des délégués des élèves désignés en application de l’article 19, pour l’exercice de leurs fonctions ;
2° Dans les lycées, à l’initiative des associations mentionnées à l’article 3-2 ou d’un groupe d’élèves de l’établissement pour des réunions qui contribuent à l’information des élèves ;
Le droit de réunion s’exerce en dehors des heures de cours prévues à l’emploi du temps des participants. Le règlement intérieur fixe les modalités d’exercice de ce droit après consultation dans les lycées du conseil des délégués pour la vie lycéenne.
Le chef d’établissement autorise, sur demande motivée des organisateurs, la tenue des réunions en admettant, le cas échéant, l’intervention de personnalités extérieures. A cette occasion, il peut solliciter l’avis du conseil d’administration.
Il peut opposer un refus à la tenue d’une réunion ou à la participation de personnalités extérieures lorsque celles-ci sont de nature à porter atteinte au fonctionnement normal de l’établissement ou à contrevenir aux dispositions du présent décret.
L’autorisation peut être assortie de conditions tendant à garantir la sécurité des personnes et des biens.
Créé par Décret 91-173 1991-02-18 art. 1 jorf 19 février 1991
" Toutefois, au cas où certains écrits présenteraient un caractère injurieux ou diffamatoire, ou en cas d’atteinte grave aux droits d’autrui ou à l’ordre public, le chef d’établissement peut suspendre ou interdire la diffusion de la publication dans l’établissement ; il en informe le conseil d’administration. "
Créé par Décret 91-173 1991-02-18 art. 8 jorf 19 février 1991
L’obligation d’assiduité mentionnée à l’article 10 de la loi du 10 juillet 1989 susvisée consiste, pour les élèves, à se soumettre aux horaires d’enseignement définis par l’emploi du temps de l’établissement ; elle s’impose pour les enseignements obligatoires et pour les enseignements facultatifs dès lors que les élèves se sont inscrits à ces derniers.
" Les élèves doivent accomplir les travaux écrits et oraux qui leur sont demandés par les enseignants, respecter le contenu des programmes et se soumettre aux modalités de contrôle des connaissances qui leur sont imposées.
" Les élèves ne peuvent se soustraire aux contrôles et examens de santé organisés à leur intention.
" Le règlement intérieur de l’établissement détermine les modalités d’application du présent article. "
Le ministre de l’éducation nationale ou l’autorité académique habilitée à cet effet autorise la conduite de recherches et d’expériences pédagogiques par les établissements. Si elles ont des incidences financières pour la collectivité de rattachement, elles sont subordonnées à l’accord de celle-ci.
Le conseil d’administration et le chef d’établissement donnent leur accord aux activités complémentaires organisées au sein de l’établissement en application des dispositions de l’article 26 de la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983.
Plusieurs collèges, lycées ou établissements d’éducation spéciale peuvent par convention instituer des groupements de services ou une gestion commune.
SECTION II : Le chef d’établissement.
Les collèges, les lycées et les établissements d’éducation spéciale sont dirigés par un chef d’établissement nommé par le ministre de l’éducation nationale.
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 4 JORF 7 juillet 2000
Le chef d’établissement représente l’Etat au sein de l’établissement. Il est l’organe exécutif de l’établissement ; il exerce les compétences suivantes :
1° En qualité d’organe exécutif de l’établissement, le chef d’établissement :
a) Représente l’établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile ;
b) A autorité sur le personnel n’ayant pas le statut de fonctionnaire de l’Etat, recruté par l’établissement ;
c) Préside le conseil d’administration, la commission permanente et dans les lycées la conférence des délégués des élèves et le conseil des délégués pour la vie lycéenne ;
d) Est ordonnateur des recettes et des dépenses de l’établissement ;
e) Prépare les travaux du conseil d’administration et notamment, en fonction des orientations relatives à l’équipement et au fonctionnement matériel fixées par la collectivité de rattachement et dans la limite des ressources dont dispose l’établissement, le projet de budget ;
f) Exécute les délibérations du conseil d’administration et notamment le budget adopté par le conseil d’administration ;
g) Soumet au conseil d’administration les mesures à prendre dans les domaines définis à l’article 2 et exécute les décisions adoptées par le conseil ;
h) Conclut tout contrat ou convention au nom de l’établissement avec l’autorisation du conseil d’administration ;
i) Transmet dans les conditions fixées aux articles 15-9 et 15-12 de la loi du 22 juillet 1983 les actes de l’établissement au représentant de l’Etat, à l’autorité académique et à la collectivité de rattachement ;
Lorsque l’établissement est associé, pour la mise en oeuvre de ses missions de formation continue, à un groupement d’établissements n’ayant pas le caractère de groupement d’intérêt public, le chef d’établissement vise les conventions s’inscrivant dans le programme des actions de formation continue de son établissement, qui ont été signées par l’ordonnateur de l’établissement, dit "établissement support", auquel a été confié la gestion du groupement. Il soumet ces conventions à l’approbation du conseil d’administration lorsqu’elles engagent les finances de l’établissement ou sont susceptibles d’entraîner des conséquences sur la formation initiale et la vie scolaire.
2° En qualité de représentant de l’Etat au sein de l’établissement, le chef d’établissement
a) A autorité sur l’ensemble des personnels affectés ou mis à disposition de l’établissement. Il désigne à toutes les fonctions au sein de l’établissement pour lesquelles aucune autre autorité administrative n’a reçu de pouvoir de nomination. Il fixe le service des personnels dans le respect du statut de ces derniers ;
b) Veille au bon déroulement des enseignements, de l’orientation et du contrôle des connaissances des élèves ;
c) Prend toutes dispositions, en liaison avec les autorités administratives compétentes, pour assurer la sécurité des personnes et des biens, l’hygiène et la salubrité de l’établissement ;
d) Est responsable de l’ordre dans l’établissement. Il veille au respect des droits et des devoirs de tous les membres de la communauté scolaire et assure l’application du règlement intérieur ;
e) Engage les actions disciplinaires et intente les poursuites devant les juridictions compétentes. A l’égard des élèves, il peut prononcer seul, dans les conditions fixées à l’article 3, les sanctions suivantes : l’avertissement, le blâme ou l’exclusion temporaire, de huit jours au plus, de l’établissement ou de l’un de ses services annexes, ainsi que les mesures de prévention, d’accompagnement et de réparation prévues à cet article. Le chef d’établissement et l’équipe éducative recherchent, dans la mesure du possible avant la mise en oeuvre d’une procédure disciplinaire, toute mesure utile de nature éducative. Le chef d’établissement rend compte de sa gestion au conseil d’administration et en informe l’autorité académique et la collectivité locale de rattachement.
Modifié par Décret 91-173 1991-02-18 art. 3 jorf 19 février 1991
Afin de permettre l’exercice de la liberté d’expression dans les lycées, le chef d’établissement veille à ce que des panneaux d’affichage et, dans la mesure du possible, un local soient mis à la disposition des délégués des élèves, du conseil des délégués et, le cas échéant, des associations d’élèves. "
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 5 jorf 4 novembre 1990
En cas de difficultés graves dans le fonctionnement d’un établissement, le chef d’établissement peut prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public.
S’il y a urgence, et notamment en cas de menace ou d’action contre l’ordre dans les enceintes et locaux scolaires de l’établissement, le chef d’établissement, sans préjudice des dispositions générales réglementant l’accès aux établissements, peut :
interdire l’accès de ces enceintes ou locaux à toute personne relevant ou non de l’établissement ;
suspendre des enseignements ou autres activités au sein de l’établissement.
Le chef d’établissement informe le conseil d’administration des décisions prises et en rend compte à l’autorité académique, au maire, au président du conseil général ou du conseil régional et au représentant de l’Etat dans le département ".
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 6 jorf 4 novembre 1990
Le chef d’établissement est secondé dans ses tâches pédagogiques, éducatives et administratives par un adjoint nommé par le ministre de l’éducation nationale ou l’autorité académique habilitée à cet effet ainsi que, le cas échéant, par le directeur adjoint de la section d’éducation spécialisée. Un professeur, un conseiller principal d’éducation ou un conseiller d’éducation peut assurer à temps partiel les fonctions d’adjoint. Dans un établissement d’éducation spéciale, cette fonction pourra être assurée par un instituteur titulaire du certificat d’aptitude à l’éducation des enfants et adolescents déficients ou inadaptés, ou titulaire d’un titre équivalent.
Le chef d’établissement est secondé dans ses tâches de gestion matérielle et financière par un gestionnaire nommé par le ministre de l’éducation nationale, ou l’autorité académique habilitée à cet effet, parmi les personnels de l’administration scolaire et universitaire.
Le chef d’établissement peut déléguer sa signature à son adjoint.
En cas d’absence ou d’empêchement, le chef d’établissement est suppléé par son adjoint, notamment pour la présidence du conseil d’administration, de la commission permanente, de l’établissement. Toutefois, la suppléance n’a pas d’effet sur l’exercice des fonctions d’ordonnateur.
En cas d’absence ou d’empêchement du chef d’établissement, l’autorité académique nomme un ordonnateur suppléant qui peut être soit l’adjoint, soit le chef d’un autre établissement.
SECTION III : Le conseil d’administration, la commission permanente.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 7 jorf 4 novembre 1990
Le conseil d’administration des collèges et des lycées comprend :
le chef d’établissement, président ;
l’adjoint au chef d’établissement ;
le gestionnaire de l’établissement ;
le conseiller principal d’éducation ou le conseiller d’éducation le plus ancien ;
le directeur adjoint chargé de la section d’éducation spécialisée dans les collèges, le chef des travaux dans les lycées ;
un représentant de la collectivité de rattachement ;
trois représentants de la commune siège de l’établissement ou, lorsqu’il existe un groupement de communes, un représentant du groupement de communes et deux représentants de la commune siège ;
une personnalité qualifiée, ou deux personnalités qualifiées lorsque les membres de l’administration de l’établissement désignés en raison de leur fonction sont en nombre inférieur à cinq. Lorsque le conseil d’administration comprend une personnalité qualifiée, elle est désignée par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation, sur proposition du chef d’établissement, après avis de la collectivité de rattachement ;
Lorsque le conseil d’administration comprend deux personnalités qualifiées, la première est désignée par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation sur proposition du chef d’établissement, la seconde est désignée par la collectivité de rattachement ;
Si la personnalité qualifiée désignée par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation, représente les organisations syndicales des salariés ou les organisations syndicales des employeurs, celle désignée par la collectivité de rattachement doit représenter les organisations syndicales des employeurs ou les organisations syndicales des salariés. Si la personnalité qualifiée désignée par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation, ne représente ni les organisations syndicales des salariés ni les organisations syndicales d’employeurs, celle désignée par la collectivité ne peut représenter ni les organisations syndicales d’employeurs ni les organisations syndicales de salariés ;
dix représentants élus des personnels de l’établissement, dont sept au titre des personnels d’enseignement et d’éducation et trois au titre des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service ;
dix représentants des parents d’élèves et des élèves, dont sept représentants élus des parents d’élèves et trois représentants élus des élèves pour les collèges et cinq représentants élus des parents d’élèves et cinq représentants élus des élèves pour les lycées dont un au moins représentant les élèves des classes post-baccalauréat si elles existent.
Pour la désignation de représentants des organisations syndicales de salariés ou d’employeurs, la représentativité au plan départemental des organisations doit être prise en compte. "
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 8 jorf 4 novembre 1990
Dans les collèges accueillant moins de 600 élèves et ne comportant pas une section d’éducation spécialisée, la composition du conseil d’administration est ainsi fixée :
le conseiller d’éducation le plus ancien ;
deux représentants de la commune siège de l’établissement ou, lorsqu’il existe un groupement de communes, un représentant du groupement de communes et un représentant de la commune siège ;
une personnalité qualifiée, ou deux personnalités qualifiées lorsque les membres de l’administration de l’établissement désignés en raison de leurs fonctions sont en nombre inférieur à quatre. Les personnalités qualifiées sont désignées selon les modalités fixées à l’article 11 ;
huit représentants élus des personnels dont six au titre des personnels d’enseignement et d’éducation et deux au titre des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service ;
huit représentants des parents d’élèves et des élèves dont six représentants élus des parents d’élèves et deux représentants élus des élèves.
Le conseil d’administration des établissements d’éducation spéciale comprend :
le conseiller principal d’éducation ou le conseiller d’éducation le plus ancien ou le chef des travaux ;
le représentant de la collectivité de rattachement ;
huit représentants élus des personnels de l’établissement dont quatre au titre des personnels d’enseignement et d’éducation, deux au titre des personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service et deux au titre des personnels sociaux et de santé ;
huit représentants des parents d’élèves et des élèves, dont cinq représentants élus des parents d’élèves et trois représentants élus des élèves pour les établissements régionaux d’enseignement adapté ; quatre représentants élus des parents d’élèves et quatre représentants des professions non sédentaires nommés par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation, pour les écoles régionales du premier degré.
La composition des conseils d’administration prévue aux articles 11, 12, 13 n’est pas modifiée en cas d’application de l’article 14-VII bis et VII ter de la loi du 22 juillet 1983.
L’autorité académique, ou son représentant, peut assister aux réunions du conseil d’administration. Le président du conseil d’administration peut inviter aux séances du conseil, à titre consultatif, toute personne dont la présence paraîtrait utile.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 9 jorf 4 novembre 1990
En qualité d’organe délibératif de l’établissement, le conseil d’administration, sur le rapport du chef d’établissement, exerce notamment les attributions suivantes :
" 1° Il fixe les principes de mise en oeuvre de l’autonomie pédagogique et éducative dont disposent les établissements dans les domaines définis à l’article 2 et, en particulier, les règles d’organisation de l’établissement ;
" 2° Il adopte le projet d’établissement ;
" 3° Il établit chaque année un rapport sur le fonctionnement pédagogique de l’établissement qui rend compte notamment de la mise en oeuvre du projet d’établissement, des objectifs à atteindre et des résultats obtenus ;
" 4° Il adopte le budget et le compte financier de l’établissement ;
" 5° Il adopte le règlement intérieur de l’établissement ;
" 6° Il donne son accord sur :
" a) Les orientations relatives à la conduite du dialogue avec les parents d’élèves ;
" b) Le programme de l’ association sportive fonctionnant au sein de l’établissement ;
" c) La passation des conventions dont l’établissement est signataire ou l’adhésion à tout groupement d’établissement ;
" d) Les modalités de participation au plan d’action du groupement d’établissements pour la formation des adultes auquel l’établissement adhère, le programme annuel des activités de formation continue et l’adhésion de l’établissement à un groupement d’intérêt public ;
" 7° Il délibère sur :
" a) Toute question dont il a à connaître en vertu des lois et règlements en vigueur ainsi que celles ayant trait à l’information des membres de la communauté éducative et à la création de groupes de travail au sein de l’établissement ;
" b) Les questions relatives à l’accueil et à l’information des parents d’élèves, les modalités générales de leur participation à la vie scolaire ;
" c) Les questions relatives à l’hygiène, à la santé, à la sécurité : le conseil d’administration peut décider la création d’un organe compétent composé notamment de représentants de l’ensemble des personnels de l’établissement pour proposer les mesures à prendre en ce domaine au sein de l’établissement ;
" 8° Il peut définir, dans le cadre du projet d’établissement et, le cas échéant, des orientations de la collectivité de rattachement en matière de fonctionnement matériel, toutes actions particulières propres à assurer une meilleure utilisation des moyens alloués à l’établissement et une bonne adaptation à son environnement ;
" 9° Il autorise l’acceptation des dons et legs, l’acquisition ou l’aliénation des biens ainsi que les actions à intenter ou à défendre en justice ;
" 10° Il peut décider la création d’un organe de concertation et de proposition sur les questions ayant trait aux relations de l’établissement avec le monde social, économique et professionnel ainsi que sur le programme de formation continue des adultes. Dans le cas où cet organe comprendrait des personnalités représentant le monde économique, il sera fait appel, à parité, à des représentants des organisations représentatives au plan départemental des employeurs et des salariés ;
" 11° Il adopte son règlement intérieur. "
Créé par Décret 90-978 1990-10-31 art. 10 jorf 4 novembre 1990
Le conseil d’administration exerce sur saisine du chef d’établissement, les attributions suivantes :
a) il donne son avis sur les mesures annuelles de créations et de suppressions de sections, d’options et de formations complémentaires d’initiative locale dans l’établissement ;
b) Les principes de choix des manuels scolaires, des logiciels et des outils pédagogiques ;
c) La modification, par le maire, des heures d’entrée et de sortie de l’établissement prévue à l’article 27 de la loi du 22 juillet 1983. Il peut être consulté par le chef d’établissement sur les questions ayant trait au fonctionnement administratif général de l’établissement. Le conseil d’administration peut, à son initiative, adopter tous voeux sur les questions intéressant la vie de l’établissement.
Modifié par Décret 93-530 1993-03-26 art. 3 jorf 28 mars 1993
Les avis émis et les décisions prises en application des articles 16-1 et 16-2 le sont sur la base de votes personnels. Le vote secret est de droit si un membre du conseil le demande ; en cas de partage égal des voix, la décision revient au président du conseil d’administration. "
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 12 jorf 4 novembre 1990
" Le conseil d’administration se réunit en séance ordinaire à l’initiative du chef d’établissement au moins trois fois par an. Il est en outre réuni en séance extraordinaire à la demande de l’autorité académique, de la collectivité territoriale de rattachement, du chef d’établissement ou de la moitié au moins de ses membres sur un ordre du jour déterminé. Une séance est consacrée à l’examen du budget, dans le délai de 30 jours suivant la notification de la participation de la collectivité de rattachement. "
Le chef d’établissement fixe les dates et heures des séances, il envoie les convocations, accompagnées du projet d’ordre du jour et des documents préparatoires, au moins dix jours à l’avance, ce délai pouvant être réduit à un jour en cas d’urgence.
Le conseil d’administration ne peut siéger valablement que si le nombre des membres présents en début de séance est égal à la majorité des membres composant le conseil. Si ce quorum n’est pas atteint, le conseil d’administration est convoqué en vue d’une nouvelle réunion, qui doit se tenir dans un délai minimum de huit jours et maximum de quinze jours ; il délibère alors valablement, quel que soit le nombre des membres présents. En cas d’urgence, ce délai peut être réduit à trois jours.
L’ordre du jour est adopté en début de séance ; toute question inscrite à l’ordre du jour et ayant trait aux domaines définis à l’article 2 doit avoir fait l’objet d’une instruction préalable en commission permanente, dont les conclusions sont communiquées aux membres du conseil.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 13, 30 jorf 4 novembre 1990 en vigueur le 1er septembre 1991.
" Les représentants des personnels et des parents d’élèves sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle au plus fort reste. Pour l’élection des représentants des personnels, les électeurs sont répartis en deux collèges.
" Le premier collège comprend les personnels titulaires ou non titulaires exerçant des fonctions d’enseignement, de direction, d’éducation, de surveillance ou de documentation. Le second collège comprend les personnels titulaires ou non titulaires d’administration et d’intendance, de santé scolaire, sociaux, techniques, ouvriers, de service et de laboratoire.
" Les instructeurs font partie du même collège électoral que celui des personnels dont les fonctions sont identiques à celles qu’ils exercent.
" Les titulaires exerçant à temps complet ou partiel sont électeurs ; ils sont aussi éligibles lorsqu’ils n’ont pas la qualité de membres de droit.
" Les non-titulaires ne sont électeurs que s’ils sont employés par l’établissement pour une durée au moins égale à 150 heures annuelles. Ils ne sont éligibles que s’ils sont nommés pour l’année scolaire.
" Les personnels votent dans l’établissement où ils ont été affectés ou par lequel ils ont été recrutés. Ceux qui exercent dans plusieurs établissements votent dans l’établissement où ils effectuent la partie la plus importante de leur service ; en cas de répartition égale de celui-ci entre deux établissements, ils votent dans l’établissement de leur choix. Les personnels remplaçants votent dans l’établissement où ils exercent leurs fonctions au moment des élections à la condition d’y être affectés pour une durée supérieure à trente jours.
" Les fonctionnaires stagiaires régis par le décret susvisé du 13 septembre 1949 sont électeurs et éligibles.
" Les parents d’élèves ou, le cas échéant, celui des parents qui a l’exercice de l’autorité parentale ou la personne à laquelle les enfants ont été confiés sont électeurs et éligibles à raison d’un seul suffrage par famille. Dans le cas où l’autorité parentale est exercée conjointement le droit de vote est attribué, sauf accord écrit contraire, à celui des parents chez lequel les enfants ont leur résidence habituelle. "
Les familles nourricières d’enfants placés sous la garde judiciaire d’organismes sociaux bénéficient également d’un suffrage non cumulatif avec celui dont elles disposeraient déjà au titre de parents d’élèves inscrits dans l’établissement.
Créé par Décret 91-173 1991-02-18 art. 5 jorf 19 février 1991
Les délégués des élèves peuvent recueillir les avis et les propositions des élèves et les exprimer auprès du chef d’établissement et du conseil d’administration. "
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 5 JORF 7 juillet 2000.
L’élection des représentants des élèves se fait à deux degrés. Deux délégués d’élèves sont élus au scrutin uninominal à deux tours dans chaque classe ou, dans le cas d’une organisation différente, dans les groupes définis à cet effet par le ministre de l’éducation nationale. Pour chaque titulaire, un suppléant est élu dans les mêmes conditions. Tous les élèves sont électeurs et éligibles.
Les délégués d’élèves élisent selon les mêmes modalités en leur sein les représentants des élèves au conseil d’administration. Sont seuls éligibles les élèves des classes d’un niveau égal ou supérieur à la classe de quatrième.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 14, 30 jorf 4 novembre 1990 en vigueur le 1er septembre 1991.
Pour l’application des articles 18 et 19 ci-dessus, les personnels de toute catégorie, les parents d’élèves et les élèves de nationalité étrangère bénéficient des mêmes droits que les nationaux français.
Le mandat des membres élus du conseil d’administration est d’une année.
Les mandats des membres élus du conseil d’administration expirent le jour de la première réunion du conseil qui suit leur renouvellement.
Un membre élu ne peut siéger au conseil d’administration qu’au titre d’une seule catégorie.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 15, 30 jorf 4 novembre 1990 en vigueur le 1er septembre 1991.
Le chef d’établissement assure l’organisation et veille au bon déroulement des élections. L’élection des représentants des personnels, celle des représentants des parents d’élèves et celle des élèves comme délégués de classe doivent être effectuées au plus tard avant la fin de la septième semaine de l’année scolaire.
" Le chef d’établissement dresse, pour chacun des collèges définis à l’article 18, la liste électorale, vingt jours avant l’élection. Les déclarations de candidature signées par les candidats doivent lui être remises dix jours francs avant l’ouverture du scrutin. Ces différents documents doivent être affichés dans un lieu facilement accessible aux personnels et aux parents.
" Pour les élections des représentants des personnels et des parents d’élèves, les listes peuvent comporter au plus un nombre égal au double du nombre des sièges à pourvoir. Ce nombre ne peut être inférieur à deux noms. Les candidats sont inscrits sans mention de la qualité de titulaire et de suppléant. Les électeurs votent pour une liste sans panachage ni radiation. Les élus sont désignés selon l’ordre de présentation de la liste. Il est désigné au maximum autant de suppléants que de titulaires. En cas d’empêchement provisoire de membres titulaires, il est fait appel aux suppléants dans l’ordre de la liste.
" Si un candidat se désiste moins de huit jours francs avant l’ouverture du scrutin, il ne peut être remplacé.
" Lorsque le scrutin est uninominal, le nom de chaque candidat est accompagné de celui de son suppléant.
" Le matériel de vote doit être renvoyé aux électeurs six jours au moins avant la date du scrutin. Le vote par correspondance est admis. Les votes sont personnels et secrets.
" Le chef d’établissement fixe la date du scrutin et les heures d’ouverture du bureau de vote sans que celles-ci puissent être inférieures à quatre heures consécutives pour les parents d’élèves et à huit heures consécutives pour les personnels. Il reçoit pour le vote par correspondance les bulletins sous double enveloppe, organise le dépouillement public et en publie les résultats.
" Les contestations sur la validité des opérations électorales sont portées dans un délai de cinq jours ouvrables à compter de la proclamation des résultats devant le recteur d’académie. Celui-ci doit statuer dans un délai de huit jours à l’issue duquel, à défaut de décision, la demande est réputée rejetée. "
Modifié par Décret 92-1452 1992-12-31 art. 1 jorf 1er janvier 1993.
Le représentant de la région, de la collectivité territoriale de Corse ou du département, ainsi que le représentant, ou les représentants, de la commune siège, le cas échéant du groupement de communes, sont désignés en son sein par l’assemblée délibérante de la collectivité territoriale ou du groupement. Il est procédé à une nouvelle désignation à la suite de chaque renouvellement partiel ou total de l’assemblée délibérante de la collectivité.
Pour chaque représentant titulaire, un représentant suppléant est désigné dans les mêmes conditions. Celui-ci siège au conseil d’administration en cas d’empêchement du représentant titulaire.
Les personnalités qualifiées siégeant au conseil d’administration sont désignées pour une durée de trois ans.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 16, 30 jorf 4 novembre 1990 en vigueur le 1er septembre 1991.
" Lorsqu’un membre du conseil d’administration qui n’a pas la qualité de membre de droit perd la qualité en vertu de laquelle il a été désigné ou quand une vacance survient par décès, mutation, démission ou empêchement définitif constaté par le chef d’établissement, il est remplacé par son suppléant jusqu’à la fin du mandat détenu par le titulaire pour les membres élus au scrutin uninominal ou par le premier suppléant de la liste dans l’ordre de présentation pour les membres élus au scrutin de liste. "
" Lorsqu’un représentant titulaire de l’une des collectivités visées à l’article 22 perd la qualité en vertu de laquelle il a été désigné, ou en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif de l’intéressé constaté par l’exécutif de la collectivité, il est procédé à une nouvelle désignation du représentant titulaire ainsi que du représentant suppléant. "
" En cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le chef d’établissement d’une personnalité qualifiée, une nouvelle personnalité qualifiée est désignée dans les conditions fixées à l’article 11. La durée de ses fonctions est décomptée à partir de la date de la nomination de la personnalité remplacée. "
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 6 JORF 7 juillet 2000.
Nul ne peut être membre du conseil d’administration s’il a été frappé d’une des incapacités mentionnées aux articles L. 5, L. 6 et L. 7 du code électoral.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 17 jorf 4 novembre 1990
" La commission permanente dans les collèges et lycées comprend les membres suivants
- le chef d’établissement, président ;
- l’adjoint au chef d’établissement ;
- le gestionnaire de l’établissement ;
- le directeur adjoint chargé de la section d’éducation spécialisée dans les collèges, le chef de travaux dans les lycées ;
cinq représentants élus des personnels dont quatre au titre des personnels d’enseignement, de direction, d’éducation de surveillance ou de documentation et un au titre des personnels administratifs ou d’intendance, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service ou de laboratoire ;
cinq représentants des parents d’élèves et des élèves dont quatre représentants élus des parents d’élèves et un représentant élu des élèves dans les collèges et trois représentants élus des parents d’élèves et deux représentants élus des élèves dans les lycées ;
un représentant de la commune siège de l’établissement ;
le représentant de la collectivité de rattachement. "
Les représentants des personnels d’enseignement et d’éducation et les représentants des parents d’élèves sont élus, au scrutin proportionnel au plus fort reste, en leur sein par les membres du conseil d’administration appartenant à leurs catégories respectives. Le représentant des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service et le représentant des élèves sont élus au scrutin uninominal à un tour en leur sein par les membres du conseil d’administration appartenant à leurs catégories respectives. Le représentant de la commune siège est désigné par la collectivité concernée parmi ses représentants au conseil d’administration. Le représentant de la collectivité de rattachement peut être soit le représentant titulaire, soit le représentant suppléant de celle-ci au conseil d’administration de l’établissement.
Modifié par Décret 93-530 1993-03-26 art. 4 jorf 28 mars 1993
" La commission permanente comprend, dans les établissements régionaux d’enseignement adapté, les membres suivants :
le chef d’établissement président ;
- le conseiller principal d’éducation ou le conseiller d’éducation le plus ancien ou le chef de travaux ;
- quatre représentants élus des personnels d’enseignement et d’éducation ;
- un représentant élu des personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ;
- un représentant élu des personnels sociaux et de santé ;
- trois représentants élus des parents d’élèves ;
- un représentant élu des élèves ;
- un représentant de la commune siège de l’établissement ;
- le représentant de la collectivité de rattachement. "
Les membres de la commission permanente autres que les membres de l’équipe de direction de l’établissement et le représentant de la commune siège de l’établissement ainsi que le représentant de la collectivité de rattachement sont élus en leur sein par les membres du conseil d’administration appartenant à leurs catégories respectives. Cette élection est faite, hormis pour les représentants des personnels d’enseignement et d’éducation et pour les représentants des parents d’élèves qui sont élus au scrutin proportionnel au plus fort reste, au scrutin uninominal à un tour. Le représentant de la collectivité de rattachement peut être soit le représentant titulaire, soit le représentant suppléant de celle-ci au conseil d’administration de l’établissement.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 19 jorf 4 novembre 1990
La commission permanente a la charge d’instruire les questions soumises à l’examen du conseil d’administration. Elle est saisie obligatoirement des questions qui relèvent des domaines définis à l’article 2. Elle veille à ce qu’il soit procédé à toutes consultations utiles, et notamment à celles des équipes pédagogiques intéressées.
Les règles fixées à l’article 17 en matière de convocation et de quorum pour le conseil d’administration sont applicables à la commission permanente ; les règles fixées au premier alinéa de l’article 24, en ce qui concerne le remplacement des membres du conseil d’administration, sont applicables aux membres de la commission permanente.
Section IV : La conférence des délégués des élèves et le conseil des délégués pour la vie lycéenne.
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 7 JORF 7 juillet 2000.
Dans les lycées, une conférence des délégués des élèves est réunie à l’initiative du chef d’établissement au moins trois fois par an. Formée par l’ensemble des délégués des élèves, elle est présidée par le chef d’établissement. Le ou les adjoints du chef d’établissement, les conseillers principaux d’éducation et les conseillers d’éducation assistent aux réunions.
Dans les lycées, un conseil des délégués pour la vie lycéenne est composé de dix lycéens, dont trois élus pour un an par les délégués des élèves au scrutin uninominal à deux tours et sept élus pour deux ans par l’ensemble des élèves de l’établissement au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours.
Pour chaque titulaire, un suppléant est élu dans les mêmes conditions. Lorsque le titulaire élu par l’ensemble des élèves de l’établissement est en dernière année de cycle d’études, son suppléant doit être inscrit dans une classe de niveau inférieur. Un membre suppléant ne peut siéger qu’en l’absence du titulaire. Lorsqu’un membre titulaire cesse d’être élève de l’établissement ou démissionne, il est remplacé par son suppléant pour la durée du mandat restant à courir.
Le mandat des membres du conseil expire le jour de la première réunion qui suit l’élection de la catégorie à laquelle ils appartiennent.
Assistent, à titre consultatif, aux réunions du conseil des délégués pour la vie lycéenne des représentants des personnels et des parents d’élèves dont le nombre est égal à celui des membres. Les représentants des personnels sont désignés chaque année, pour cinq d’entre eux, parmi les membres volontaires des personnels d’enseignement et d’éducation et, pour trois d’entre eux, parmi les membres volontaires des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service de l’établissement, par le conseil d’administration du lycée, sur proposition des représentants de leur catégorie au sein de ce conseil. Deux représentants des parents d’élèves sont élus, en leur sein, par les représentants des parents d’élèves au conseil d’administration.
Le conseil est présidé par le chef d’établissement. Les représentants des lycéens élisent, parmi eux, un vice-président pour une durée d’un an.
Créé par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 7 JORF 7 juillet 2000.
Ses avis et ses propositions, ainsi que les comptes rendus de séance, sont portés à la connaissance et, le cas échéant, inscrits à l’ordre du jour du conseil d’administration et peuvent faire l’objet d’un affichage dans les conditions de l’article 8-1.
Le conseil des délégués pour la vie lycéenne se réunit, sur convocation du chef d’établissement, avant chaque séance ordinaire du conseil d’administration. Il est, en outre, réuni en séance extraordinaire, à la demande de la moitié de ses membres ou à celle de la conférence des délégués des élèves. L’ordre du jour est arrêté par le chef d’établissement. Sont inscrites à l’ordre du jour toutes les questions ayant trait aux domaines définis ci-dessus, dont l’inscription est demandée par au moins la moitié des membres du conseil.
Le chef d’établissement assure l’organisation et veille au bon déroulement des élections de l’ensemble des représentants lycéens au conseil des délégués pour la vie lycéenne. Celles-ci doivent avoir lieu au plus tard avant la fin de la septième semaine de l’année scolaire.
Pour les sièges à pourvoir au suffrage direct, le chef d’établissement recueille les candidatures qui doivent lui parvenir dix jours au moins avant la date du scrutin. Chaque candidature doit comporter le nom d’un titulaire et celui d’un suppléant. La majorité absolue est exigée au premier tour ; il est procédé, s’il y a lieu, à un second tour à la majorité relative. En cas d’égalité des voix, le plus jeune des candidats est déclaré élu.
Les contestations sur la validité des opérations électorales sont portées dans un délai de cinq jours ouvrables, à compter de la proclamation des résultats, devant le chef d’établissement qui statue dans un délai de huit jours.
SECTION V : Les conseils compétents en matière de scolarité.
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 8 JORF 7 juillet 2000.
I. Le conseil de discipline de l’établissement comprend :
le chef d’établissement ou son adjoint, président ;
un conseiller principal d’éducation ou un conseiller d’éducation désigné par le conseil d’administration, sur proposition du chef d’établissement ;
trois représentants des personnels dont deux au titre des personnels d’enseignement et un au titre des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service ;
trois représentants des parents d’élèves dans les collèges et deux dans les lycées ;
deux représentants des élèves dans les collèges et trois dans les lycées.
Les représentants des personnels sont élus chaque année en leur sein par les membres du conseil d’administration appartenant à leurs catégories respectives. Cette élection a lieu, pour les personnels d’enseignement au scrutin proportionnel au plus fort reste et pour le représentant des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service au scrutin uninominal à un tour.
Les représentants des parents et des élèves sont élus chaque année par leurs représentants au sein du conseil d’administration au scrutin proportionnel au plus fort reste.
II. Le conseil de discipline est saisi par le chef d’établissement. Il a compétence pour prononcer à l’encontre des élèves l’ensemble des sanctions et des mesures mentionnées à l’article 3, dans les conditions fixées par ce même article.
III. Lorsque, pour des faits d’atteinte grave aux personnes ou aux biens, un chef d’établissement engage une action disciplinaire à l’encontre d’un élève qui a déjà fait l’objet d’une sanction d’exclusion définitive de son précédent établissement ou est l’objet de poursuites pénales, il peut, s’il estime que la sérénité du conseil de discipline n’est pas assurée ou que l’ordre et la sécurité dans l’établissement seraient compromis, saisir le conseil de discipline départemental.
IV. Le conseil de discipline départemental est présidé par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale ou son représentant. Les autres membres sont deux représentants des personnels de direction, deux représentants des personnels d’enseignement, un représentant des personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service, un conseiller principal d’éducation, deux représentants des parents d’élèves et deux représentants des élèves, ayant la qualité de membre d’un conseil de discipline d’établissement. Ils sont nommés pour un an par le recteur d’académie.
Créé par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 9 JORF 7 juillet 2000.
Toute sanction d’exclusion supérieure à huit jours prononcée par le conseil de discipline ou par le conseil de discipline départemental peut être déférée, dans un délai de huit jours, au recteur d’académie soit par le représentant légal de l’élève, ou par ce dernier s’il est majeur, soit par le chef d’établissement. Le recteur d’académie décide après avis d’une commission académique.
Un décret fixe les modalités de la procédure disciplinaire, les modalités de fonctionnement du conseil de discipline et du conseil de discipline départemental, ainsi que la composition et les modalités de fonctionnement de la commission académique d’appel.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 24 jorf 4 novembre 1990
Les équipes pédagogiques constituées par classe, ou groupe d’élèves éventuellement regroupés par cycles ont pour mission de favoriser la concertation entre les enseignants, en particulier en ce qui concerne l’élaboration et la mise en oeuvre du projet d’établissement, la coordination des enseignements et des méthodes d’enseignement, d’assurer le suivi et l’évaluation des élèves, d’organiser l’aide à leur travail personnel. Elles conseillent les élèves pour le bon déroulement de leur scolarité et le choix de leur orientation. Dans le cadre de ces missions, les équipes pédagogiques sont chargées des relations avec les familles et les élèves et travaillent en collaboration avec d’autres personnels, notamment les personnels d’éducation et d’orientation.
" Les équipes pédagogiques constituées par discipline ou spécialité ont pour mission de favoriser les coordinations nécessaires entre les enseignants, en particulier en ce qui concerne le choix des matériels techniques, des manuels et des supports pédagogiques.
" Les équipes pédagogiques sont réunies sous la présidence du chef d’établissement.
" Ces dispositions ne s’appliquent pas aux écoles régionales du premier degré. "
Modifié par Décret 2000-620 2000-07-05 art. 10 JORF 7 juillet 2000.
le conseiller d’orientation.
Dans les mêmes conditions et compte tenu des éléments d’informations complémentaires recueillis à la demande, ou avec l’accord de la famille ou de l’élève majeur, le conseil de classe émet des propositions d’orientation dans les conditions définies à l’article 10 du décret du 14 juin 1990 susvisé ou de redoublement ;
TITRE II : Organisation financière.
Sous réserve des dispositions du présent titre, les collèges, les lycées et les établissements d’éducation spéciale sont soumis au régime financier résultant des dispositions de l’article 60 de la loi de finances du 23 février 1963 et de la première partie du décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962.
Modifié par Décret 92-1452 1992-12-31 art. 2 jorf 1er janvier 1993.
Le budget des collèges, des lycées et des établissements d’éducation spéciale, qui comprend une section de fonctionnement et une section d’investissement, est établi dans la limite des ressources de ces établissements, dans le respect de la nomenclature fixée conjointement par le ministre chargé du budget, le ministre chargé de l’intérieur et le ministre chargé de l’éducation nationale, et en fonction des orientations fixées par la collectivité de rattachement.
des subventions de la collectivité de rattachement et de l’Etat, versées en application des articles 14 et 15-9 de la loi du 22 juillet 1983 modifiée ; ou dans la collectivité territoriale de Corse, en application de l’article 51 de la loi n° 91-428 du 13 mai 1991 ".
toute autre contribution d’une collectivité publique ;
des ressources propres, notamment les dons et legs, les recettes de pension et demi-pension, le produit de la vente des objets confectionnés dans les ateliers, de la taxe d’apprentissage, des conventions de formation professionnelle et des conventions d’occupation des logements et locaux et le produit de l’aliénation des biens propres. "
Les dépenses de la section de fonctionnement prévues au budget pour le service général ont notamment pour objet les activités pédagogiques et éducatives, le chauffage et l’éclairage, l’entretien des matériels et des locaux, les charges générales, la restauration et l’internat, les aides aux élèves.
En outre, des services spéciaux permettent de distinguer, notamment, l’enseignement technique, la formation continue, les séquences éducatives, les activités périscolaires et parascolaires, les projets d’actions éducatives, les groupements de service, les sections sports-études, les transports scolaires organisés par l’établissement.
Le budget des collèges, des lycées et des établissements d’éducation spéciale comporte en annexe un état récapitulatif faisant apparaître les emplois dont l’établissement dispose à quelque titre que ce soit.
" Lorsque la formation continue est gérée par un établissement support, la gestion est effectuée sous la forme d’un service à comptabilité distincte pour tous les établissements adhérents au groupement d’établissements. L’apprentissage est également géré sous forme de service à comptabilité distincte. "
Abrogé par Décret 2000-338 2000-04-14 art. 4 jorf 16 avril 2000
Plusieurs établissements, collèges, lycées ou établissements d’éducation spéciale peuvent être constitués, après accord entre eux, en un groupement comptable. Chacun des établissements appartenant à un groupement comptable conserve sa personnalité morale et son autonomie financière. Les décisions relatives à la constitution des groupements comptables sont prises par l’autorité académique avec l’accord de toutes les collectivités de rattachement des établissements concernés.
Un poste comptable est créé dans l’établissement siège du groupement. L’agent comptable de cet établissement, agent comptable du groupement, est chargé de la tenue de la comptabilité générale de chaque établissement membre du groupement.
Lorsque le conseil d’administration d’un établissement membre d’un groupement est appelé à examiner une question relative à l’organisation financière, l’agent comptable assiste aux travaux du conseil avec voix consultative.
L’agent comptable tient la comptabilité générale dans les conditions définies par le plan comptable applicable à l’établissement, approuvé par arrêté interministériel pris après avis du conseil national de la comptabilité.
Lorsque l’agent comptable ne peut tenir lui-même la comptabilité matière, il en exerce le contrôle. Les instructions données à ce sujet au préposé doivent avoir recueilli l’accord de l’agent comptable qui demande qu’il soit procédé à l’inventaire annuel des stocks.
En cas de perte, de destruction ou vol des justifications remises à l’agent comptable, le chef d’établissement pourvoit à leur remplacement en établissant un certificat visé par le comptable supérieur du Trésor territorialement compétent.
Modifié par Loi 94-1040 1994-12-02 art. 8 jorf 6 décembre 1994.
Les agents comptables sont nommés, après information préalable de la collectivité de rattachement, par le ministre de l’éducation nationale parmi les personnels de l’administration scolaire et universitaire, conformément aux dispositions de l’article 16 du décret du 29 décembre 1962 susvisé.
Abrogé par Loi 94-1040 1994-12-02 art. 8 jorf 6 décembre 1994.
Les recettes de l’établissement sont liquidées par l’ordonnateur sur les bases fixées par la loi, les règlements, les décisions de justice et les conventions.
Les produits attribués à l’établissement avec une destination déterminée, les subventions des organismes publics et privés, les dons et legs doivent conserver leur affectation.
Toutefois, la réduction ou la modification de l’affectation des charges résultant de dons et legs peut être prononcée dans les conditions prévues par le code du domaine de l’Etat, les lois et règlements.
Dans les mêmes conditions, la périodicité des attributions prévues par le disposant ou le groupement en une seule attribution des revenus provenant de libéralités assorties de charge analogues peut être autorisé.
Les ordres de recettes sont établis par l’ordonnateur et remis à l’agent comptable qui les prend en charge et les notifie aux débiteurs.
Tous les droits acquis au cours d’un exercice doivent faire l’objet d’un ordre de recettes au titre de cet exercice.
Au début de chaque exercice, l’ordonnateur dispose d’un délai de deux mois pour procéder à l’émission des ordres de recettes correspondant aux droits acquis au cours de l’exercice précédent.
Les ordonnateurs sont autorisés, dans les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé du budget, à ne pas émettre les ordres de recettes correspondant aux créances dont le montant initial en principal est inférieur à un minimum fixé par décret contresigné par le ministre chargé du budget.
Les créances de l’établissement qui n’ont pu être recouvrées à l’amiable font l’objet d’états rendus exécutoires par l’ordonnateur.
Les états exécutoires peuvent être notifiés aux débiteurs par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Leur recouvrement est poursuivi jusqu’à opposition devant la juridiction compétente.
L’agent comptable procède aux poursuites. Celles-ci peuvent à tout moment être suspendues sur ordre écrit de l’ordonnateur si la créance est l’objet d’un litige.
Les créances de l’établissement peuvent faire l’objet :
soit d’une remise gracieuse, en cas de gêne des débiteurs ;
soit d’une admission en non-valeur, en cas d’insolvabilité des débiteurs.
La décision de remise est prise par le conseil d’administration après avis conforme de l’agent comptable, sauf lorsqu’elle concerne une dette de l’agent comptable, ou par l’ordonnateur, dans le cas où la créance est inférieure à un seuil fixé par le conseil d’administration.
Les régisseurs de recettes et d’avances sont nommés par le chef d’établissement avec l’agrément de l’agent comptable.
L’ordonnateur de l’établissement et ses délégués ont seuls qualité pour procéder à l’engagement des dépenses de l’établissement .
Les marchés de travaux, de fournitures et de transport sont passés directement par l’établissement ou par un groupement d’achats publics conformément aux livres III et IV du code des marchés publics.
Ils sont soumis à l’obligation de transmission au représentant de l’Etat, à la collectivité de rattachement et à l’autorité académique, dans les conditions fixées à l’article 15-12 de la loi du 22 juillet 1983 modifiée.
Toutes les dépenses doivent être liquidées et ordonnancées au cours de l’exercice auquel elles se rattachent. Toutefois, au début de chaque exercice, l’ordonnateur dispose d’un délai de deux mois pour émettre les ordres de dépenses correspondant aux services faits au cours de l’exercice précédent.
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 28 jorf 4 novembre 1990
Les ordres de dépenses, établis par l’ordonnateur dans les conditions prévues à l’article 31 du décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962, sont transmis, accompagnés des pièces justificatives, à l’agent comptable qui les prend en charge et procède à leur règlement.
La liste des pièces justificatives que l’agent comptable peut exiger est celle prévue par le décret n° 88-74 du 21 janvier 1988 modifiant le décret du 13 janvier 1983 susvisé. "
Modifié par Décret 90-978 1990-10-31 art. 29 jorf 4 novembre 1990
Les fonds de l’établissement sont déposés chez un comptable du Trésor ou au service des chèques postaux.
" Lorsque les fonds d’un établissement proviennent d’excédents d’exercices antérieurs, de libéralités, du produit de l’aliénation d’un élément du patrimoine ou d’emprunts et d’annuités d’amortissement momentanément inutilisés, ils peuvent être placés en valeur d’Etat ou en valeurs garanties par l’Etat. "
Ces placements font l’objet de prévisions ou d’autorisations budgétaires.
Toutefois les placements en valeur du trésor à court terme peuvent être autorisés par décision de l’ordonnateur visée par le comptable supérieur du Trésor territorialement compétent.
Les ministres chargés du budget, de l’intérieur et de l’éducation nationale fixent conjointement le plan comptable des établissements publics locaux d’enseignement, ainsi que la présentation de leur compte financier.
A la fin de chaque exercice, l’agent comptable en fonctions prépare le compte financier de l’établissement pour l’exercice écoulé.
le tableau récapitulatif de l’exécution du budget ;
les documents de synthèse comptable ;
Le compte financier est visé par l’ordonnateur qui certifie que le montant des ordres des dépenses et des ordres de recettes est conforme à ses écritures.
Avant l’expiration du sixième mois suivant la clôture de l’exercice, le conseil d’administration arrête le compte financier après avoir entendu l’agent comptable.
Le compte financier accompagné éventuellement des observations du conseil d’administration et de celles de l’agent comptable est transmis à la collectivité de rattachement et à l’autorité académique dans les trente jours suivant son adoption .
Le compte financier est adressé par l’agent comptable avant l’expiration du huitième mois suivant la clôture de l’exercice au comptable supérieur du Trésor territorialement compétent qui le met en état d’examen et l’adresse à la chambre régionale des comptes. Faute de présentation dans le délai prescrit, le commissaire de la République peut, après avis du comptable supérieur du Trésor territorialement compétent, et sur proposition de l’autorité académique, désigner d’office un agent chargé de la reddition des comptes.
Le contrôle de la gestion des agents comptables est assuré par le comptable supérieur du Trésor territorialement compétent.
Les agents comptables sont, en outre, soumis aux vérifications de l’inspection générale des finances et éventuellement des corps de contrôle compétents.
Les modalités d’organisation de la médecine de soins dans les établissements publics locaux d’enseignement relèvent de la compétence et de la responsabilité de ces établissements.
Sont abrogés le décret n° 54-46 du 4 janvier 1954 relatif aux règles d’administration des écoles nationales de perfectionnement, le décret n° 59-1035 du 31 août 1959 relatif à l’organisation des écoles nationales du premier degré ainsi que les dispositions du décret n° 80-826 du 17 octobre 1980 relatives à l’organisation administrative d’un établissement national d’enseignement spécial pour handicapés moteurs.
Le ministre de l’économie, des finances et du budget, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, le ministre de l’éducation nationale et le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, des finances et du budget, chargé du budget et de la consommation, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.