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Timestamp: 2018-12-16 21:18:56+00:00
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Matched Legal Cases: ['art. 56', 'art. 56', 'art. 76', 'art. 32', 'art. 56', 'art. 57']

3280 cmv 04 2015 finish by societe vaudoise de medecine - Issuu
cmv Revue de la Société Vaudoise de Médecine juin-juillet 2015
Economie à tout prix élections fédérales
La parole à un membre candidat Présentation
L’Association vaudoise de gériatrie
cmv juin-juillet 2015
sommaire 4	DOSSIER	4	Lorsque médecins et assureurs doivent s’entendre 6	Devoir déontologique 7	Regard juridique 10	Analyse du sondage 13	Ce qu’en pense un économiste
15	info SVM	La 15e Journée de la SVM
16	Repérages 17	Actu	19	Opinion 20	PORTRAIT Le Dr Jean-Joseph Boillat, urologue à Clarens, s’est battu pendant quinze ans pour une CCT qui fixe le statut des médecins-chefs des hôpitaux publics, mais aussi pour la liberté thérapeutique, qui lui est chère. Un goût du combat qui lui viendrait de son enfance franc-montagnarde dans les années de lutte du Front de libération du Jura?
22 Rendez-vous Formation continue : calendrier 2015-2016
Impressum Société Vaudoise de Médecine Chemin de Mornex 38 – 1002 Lausanne Tél. 021 651 05 05 – Fax 021 651 05 00 info@svmed.ch – www.svmed.ch Rédacteur responsable Pierre-André Repond, Secrétaire général Cheffe d’édition Michèle Cassani, Responsable communication Coordinatrice Nathalie Panchaud Collaboratrice externe Agnès Forbat Comité de rédaction du CMV Dr Louis-Alphonse Crespo Dr Henri-Kim de Heller Dresse Véronique Monnier-Cornuz Dr Jean-Pierre Randin Dr Patrick-Olivier Rosselet Dr Adrien Tempia Régie des annonces et mise en page Inédit Publications SA Tél. 021 695 95 95 – www.inedit.ch Photographies Fotolia.com, iStockphoto.com, Mathilde Cassani Le comité de la SVM rappelle que la présence d’un encart publicitaire dans le CMV n’engage pas la SVM.
La qualité en péril ?
De l’économicité à l’avarice
incontournable dogme de l’économicité domine aujourd’hui le rituel administratif de notre système médical. Corollaire implacable du contrôle des coûts, il offre aux comptables un prétexte pour brider les prestations médicales au détriment de l’efficacité et de la qualité. L’économicité telle qu’elle est trop souvent appliquée dans le domaine de la santé s’éloigne des principes d’une économie saine, fondée sur la concurrence, la liberté de choix et la responsabilité de chacun. Elle tend en outre à détourner le médecin de sa mission essentielle, qui est de toujours faire le mieux qu’il peut pour le bien-être du patient.
En stigmatisant le praticien qui a «trop souvent» recours à la technologie diagnostique moderne sous prétexte qu’il génère des coûts, le régulateur pénalise la précision médicale et la mise en route de traitements appropriés. Les pressions exercées sur les omnipraticiens, les poussant à déléguer la prescription d’une imagerie au nom de l’économicité, négligent la valeur ajoutée que représente une récupéOn reproche parfois ration rapide de la santé, et le cas échéant, d’une capacité de travail lorsqu’un diaau médecin d’avoir gnostic précis est posé à temps par le prescrit une IRM. médecin de premier recours. On reproche parfois au médecin d’avoir prescrit inutilement une IRM lorsque le résultat de l’imagerie s’avère normal. On oublie que l’exclusion d’une pathologie par un examen approprié fait partie de la démarche déductive qu’impose le diagnostic différentiel de toute symptomatologie. La chronicisation ou les séquelles d’une maladie découverte trop tard entraînent des coûts globaux qui dépassent très largement le tarif d’une IRM ou d’un examen de laboratoire effectué au bon moment.
De recommandation en directive, le souci d’économicité se transforme subrepticement en volonté de rationnement, assaisonnée d’effets pervers que les médecins finissent par percevoir. Lorsque réglementation administrative et logique médicale divergent, le médecin doit faire son choix. Le sondage du CMV démontre que le médecin vaudois se préoccupe encore de sa mission et qu’il est prêt à résister aux pressions visant à limiter le recours à des outils techniques devenus aussi indispensables pour le médecin du XXIe siècle que le stéthoscope ou le microscope après Laennec ou Pasteur. Heureusement pour la santé publique ! Car lorsque l’économicité avaricieuse prend le pas sur l’investissement représenté par une mesure médicale efficace, elle coûte en définitive bien plus cher à la société que ce qu’elle croit rogner. ■
L’économicité des soins
Lorsque médecins et assureurs doivent s’entendre pour le bien des patients La SVM soutient la volonté du peuple suisse, traduite dans la loi fédérale sur l’assurance maladie régissant l’assurance maladie sociale, d’exiger des médecins de fournir des prestations efficaces, appropriées et économiques et de les limiter à la mesure exigée par l’intérêt des assurés et le but du traitement.
ette même loi instaure l’assureur maladie comme garant de ce contrôle, ceci notamment par l’intermédiaire de conventions tarifaires prévoyant des mesures destinées à garantir le caractère économique des prestations, les médecins et les assureurs devant convenir d’une méthode visant à contrôler ce dernier. Le patient au centre
Conjointement, assureurs et médecins doivent ainsi parvenir à ce que les éventuels manquements à la loi soient examinés correctement sur le plan juridique et surtout de point de vue méthodologique. Ils doivent garantir en particulier que les médecins puissent fournir un traitement adéquat aux patients gravement malades et socialement défavorisés. Il faut également exclure tout incitatif propre à fragmenter la prescription et la fourniture de prestations pour des raisons statistiques, car cette fragmentation péjore la qualité du traitement et les résultats tout en augmentant les coûts des soins. Il faut ainsi permettre une prise en charge globale du patient, sans prétériter le médecin au bénéfice d’une formation approfondie. La jurisprudence et les normes juridiques actuelles reprennent la méthode statistique des assureurs maladie. Sans entrer dans les détails, celle-ci souffre de
nombreuses incertitudes et d’approximations, ne devant être considérée que sous la forme d’un tamis grossier. La critique apportée en commission paritaire et la possibilité donnée dans le canton de Vaud aux médecins d’être entendus et soutenus par leurs pairs permettent d’affiner l’analyse de la pratique médicale. En effet, il ne faut pas oublier que la formation de l’assureur ne lui permet pas la compréhension de la relation thérapeutique et que la seule statistique ne pourra jamais l’évaluer de manière pertinente. Affiner la méthode par l’apport de données statistiques supplémentaires telles que la morbidité générale de la patientèle ou le niveau de franchise ne permettra jamais d’éliminer le besoin de l ’expertise médicale. Les exigences posées par les médecins, au niveau du tribunal arbitral, le tribunal cantonal selon la convention vaudoise, sont de pratiquer une expertise analytique complémentaire à l’analyse statistique des assureurs. Le tribunal cantonal a jusqu’à présent toujours ordonné celle-ci avant de se déterminer sur la conformité avec la loi de la pratique médicale. Traitement adéquat et économicité
L’analyse de l’économicité des prestations médicales dans le cadre de l’assurance obligatoire des soins, selon la
La possibilité donnée dans le canton de Vaud aux médecins d’être entendus et soutenus par leurs pairs permet d’affiner l’analyse de la pratique médicale.
convention établie entre les médecins et les assureurs, ne doit pas se substituer à l’analyse du caractère approprié et à l’utilité des prestations, des traitements et des médicaments. L’interpellation des médecins par l’assureur, après analyse du dossier statistique en commission paritaire, donc avec le concours, dans le canton de Vaud, de médecins spécialisés
dans l’analyse des chiffres statistiques des assureurs, est une méthode éprouvée depuis des années. Elle évite dans la plupart des cas d’interpeller inutilement les médecins et surtout de laisser ceux-ci seuls face à l’assureur pour démontrer leur bonne pratique. Au cours des années, ce mode de faire est satisfaisant tant pour l’association faîtière des assureurs que pour le comité de la SVM. Par ailleurs, les médecins peuvent également visionner leur profil statistique proposé par le Centre de confiance des médecins vaudois, pour peu qu’ils y adressent une copie de leur
facturation. Le but de cet exercice n’est pas de vouloir modifier la manière de pratiquer du médecin, mais de lui permettre de comparer son mode de facturation à celui de ses confrères, d’évaluer sa patientèle et d’éventuellement comprendre l’origine et le bien-fondé d’une variation statistique.
jet de la formation continue dispensée par le corps médical et ne pas être un objectif de l’assureur, sous la forme d’un comparatif des dépenses. ■
L’objectif consistant à vouloir réduire le nombre de traitements et d’interventions inefficaces ou inutiles, à éviter d’éventuels soins inadaptés ou la multiplication des traitements, doit faire l’ob-
Dr Charles-A. Steinhäuslin Président de la Commission de Modération des Honoraires (CoMoHo)
Economicité et Centre de confiance (CdC)
Un devoir déontologique vis-à-vis de nos patients L’économicité des traitements, c’est d’abord notre devoir déontologique d’offrir à nos patients des soins efficients, alliant efficacité, qualité et meilleur rapport qualité-prix possible. Personne ne conteste ce principe de base de notre pratique.
économicité, c’est aussi l’obligation que nous impose la LAMal de limiter nos prestations à ce qui est nécessaire au traitement (art. 56) et c’est surtout le mandat donné aux assureurs de contrôler cette économicité et de réclamer le remboursement des «sommes indûment perçues» (art. 56 et 59 LAMal et art. 76 OAMal). C’est bien sûr essentiellement ce dernier point qui fait débat, tant sur son principe que sur la méthode utilisée. Mais, que nous le voulions ou non, la loi est ainsi faite et nous sommes obligés de nous en accommoder.
une patientèle différente avec des patients plus âgés, socialement défavorisés, migrants ou présentant des pathologies onéreuses.
Pour le médecin, plus soucieux de ses patients que d’économie, ce n’est pas forcément chose facile. Médecins en ligne de mire
Les assureurs basent leurs contrôles sur une méthode statistique comparant le coût par assuré et par an de chaque médecin et le coût moyen de sa spécialité. Ainsi, les médecins dont le coût est supérieur à 130% par rapport à celui de leur spécialité sont «suspectés» de ne pas avoir une pratique économique. Cette méthode n’aurait de sens que si tous les médecins de chaque spécialité avaient des pratiques et des patientèles identiques, ce qui n’est évidemment pas le cas. Dans l’immense majorité des cas, une analyse simple permet de montrer que les variations de coûts sont dues au fait que le médecin offre des prestations différentes de ses collègues ou qu’il a
La difficulté est que, si un médecin a été épinglé par la méthode statistique, c’est à lui que revient le fardeau de la preuve, soit le fait de démontrer que les caractéristiques de sa pratique et de sa patientèle justifient ses coûts. Pour le médecin, plus soucieux de ses patients que d’économie, ce n’est pas forcément chose facile, face à des assureurs qui possèdent beaucoup de données de notre facturation et des instruments pour la décortiquer.
facturation, en l’occurrence le Centre de Confiance. Les données du CdC permettent de vérifier les chiffres avancés par les assureurs, de disposer de chiffres très précis sur la fréquence d ’utilisation de chaque prestation et d ’analyser en détail la pratique d ’un médecin. Une statistique utile à tous et source d’économie
Avec l’aide des délégués de la SVM à la Commission paritaire, de nombreux médecins ont ainsi pu mettre fin aux procédures initiées par les assureurs grâce aux statistiques extraites des données qu’ils ont transmises au CdC. Normalement, le contrôle d’économicité ne devrait servir qu’à identifier et sanctionner les très rares médecins qui abusent de la facturation. Avec le temps, il est malheureusement devenu un bulldozer qui déstabilise, voire culpabilise de nombreux médecins à la pratique irréprochable dont le seul tort est d’avoir une patientèle différente des autres. Le CdC est un des moyens que la SVM met à la disposition de ses membres confrontés injustement à ces procédures. ■
Le centre de confiance
Depuis plus de dix ans, la Société Vaudoise de Médecine offre à ses membres un outil qui leur permet aussi d’avoir des statistiques pertinentes sur leur
Dr Jean-Pierre Pavillon Membre de la Commission paritaire
Economie et économicité
Lorsque l’on parle d’économie dans les soins et que l’on fait référence à l’assurance maladie, on pense immédiatement aux procédures d’économicité engagées par les caisses maladie et SantéSuisse à l’encontre de médecins dont la facturation dépasse un certain seuil.
ela étant, la notion d’économicité constitue l ’un des points cardinaux de la LAMal pour déterminer si une prestation peut être remboursée par l’assurance obligatoire des soins.
Catalogues et principes de prise en charge
Si la LAMal a instauré des listes positives pour les médicaments 1, les analyses 2 et les moyens et appareils à la charge des assureurs maladie 3 dont la Confédération revendique non seulement le droit d’attribuer la prise en charge, mais égale-
ment la souveraineté tarifaire, il n’en va pas de même pour les prestations effectuées par les médecins. Pour tout ce qui ressort du catalogue des prestations à charge de la LAMal (cf. articles 25 à 31), à savoir des prestations générales en cas de maladie, des soins en cas de maladie, des mesures de prévention, des infirmités congénitales, des accidents non couverts par la LAA, la maternité, des interruptions non punissables de grossesse et des soins dentaires, la LAMal, à son art. 32, se contente de fixer des conditions de la prise en charge des coûts, à savoir qu’elles soient efficaces, appropriées et économiques (EAE). L’ordonnance sur les prestations de l’assurance de soins (OPAS), et plus particulièrement son annexe 1, constitue à la fois une liste positive et négative dans la mesure où elle ne statue expressément
• Centre d’urgences ouvert 7j/7 • Centre de radio-oncologie • Le plus grand institut privé de radiologie du canton de Vaud • Centre ambulatoire pluridisciplinaire • Institut de physiothérapie • Laboratoires d'analyses ouverts 24h/24
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statistiques établies par leurs soins. Selon la méthode statistique mise sur pied par les assureurs, les médecins sont classés en fonction de leur spécialité et comparés à un coût moyen pour l’ensemble des prestations qu’ils dispensent eux-mêmes directement (coûts directs) ou pour celles qu’ils ordonnent en envoyant leurs patients chez le pharmacien, à l’hôpital ou faire des analyse, etc. (coûts indirects). Les assureurs agissent ainsi régulièrement contre des médecins dont la facturation dépasse la moyenne établie dans leur spécialité. Dans un premier temps, ils sont convoqués aux fins de s’expliquer et, si aucun consensus n’en ressort, les assureurs doivent saisir la commission paritaire constituée à cet effet ou s’adresser directement à la justice pour obtenir la condamnation du médecin. On parle alors de procédure en polypragmasie. Conclusion
que sur la prise en charge ou non d’un peu plus de 230 prestations qui ont donné lieu à un examen par la Commission des prestations générales et des principes sur la base du principe EAE. Si on met en parallèle que le Tarmed compte quelque 4600 positions, on peut en déduire l’assurance obligatoire des soins prend en charge un très grand nombre de prestations et qu’il est fait usage du critère d’économicité dans des cas litigieux uniquement. Contrôle de l’économicité
Le principe d’économicité trouve son fondement à l’art. 56 LAMal, qui traite
spécifiquement du contrôle du caractère économique des prestations. Aux termes de cette disposition, le «fournisseur de prestations doit limiter ses prestations à la mesure exigée par l’intérêt de l’assuré et le but du traitement» et «éviter la réitération inutile d ’actes médicaux». Ainsi, on doit comprendre ce principe comme étant un incitatif visant exclusivement à éviter le gaspillage, mais autorisant le remboursement de prestations onéreuses si elles sont fondées. L’économicité dans son principe est en règle générale admise par les médecins, ce qui n’est pas le cas pour les contrôles effectués par les assureurs sur la base de
L’assurance obligatoire des soins de notre pays couvre un nombre considérable de prestations sans que le catalogue de prestations soit fermé. Contrairement à d ’autres pays qui nous entourent, la LAMal fonde une grande confiance sur les professionnels de la santé. Le corollaire est que seul le médecin qui facture au-delà des limites arbitraires fixées par les assureurs peut se voir sanctionné. Heureusement, les procédures pour polypragmasie sont rares, ce qui démontre, quoi qu’on en pense, que le système est équilibré. ■ 1	Liste des spécialités (LS), Liste des médicaments tarifés (LMT), Liste des produits pharmaceutiques à la charge des assurés (LPPA) 2	LAna 3	LiMA
Analyse du sondage IRM
Un petit questionnaire a été envoyé par mail à l’ensemble des membres de la SVM, afin de connaître leur point de vue sur la prescription d’un examen tel que l’IRM.
n effet, si les spécialistes utilisent régulièrement cet examen dans le cadre de l’établissement d’un diagnostic, il est des généralistes qui utilisent fréquemment cet examen dans leur pratique et d’autres qui envoient leurs patients chez le spécialiste. Notre échantillon se base sur 404 questionnaires dûment remplis, dont 194 généralistes et 210 spécialistes. A la question initiale ayant servi à l’élaboration de ce sondage, à savoir si les médecins généralistes faussaient d’une certaine manière les statistiques en envoyant des patients chez le spécialiste plutôt que de leur prescrire un examen tel qu’une IRM par crainte d’être ensuite pénalisé éventuellement par les assurances, la réponse est clairement non (80%).
L’utilité d'une IRM
Le médecin part du principe qu’il sait ce qui est bon pour son patient et que, si ce type d’examen est utilisé raisonnable-
ment, c’est clairement dans le cadre d’une précision quant au diagnostic ou pour favoriser l’efficacité d’un traitement que ce genre d’examen sert. Beaucoup de médecins, et selon leur spécialité, utilisent l’imagerie dans leur quotidien et estiment qu’il est indispensable de pouvoir choisir ce qui convient au patient. Certaines spécialités médicales sont plus concernées que d’autres, il va de soi.
l’ensemble de l’univers interrogé est de moins de dix jours. Dans certains cas, une confirmation de diagnostic dans un très bref délai est très importante pour la décision d’un traitement. Dans la mesure où une IRM ne se fait – en général – pas fréquemment, la distance importe moins et 10 à 20 km semble être une distance correcte à imposer au patient pour faire son examen. En conclusion
accord entre médecins
Généralistes et spécialistes s’entendent pour dire qu’une IRM est un examen qui, sur le plan du diagnostic, s’avère assez à très utile, puisque, dans les deux catégories, plus de 98% sont indubitablement de cet avis. Ils sont également plus de 90% (généralistes 91,3% – spécialistes 90,1%) à penser qu’un tel examen peut favoriser l’efficacité d’un traitement. Logiquement, la majorité des médecins généralistes prescrivent une IRM plusieurs fois par mois, mais moins d’une fois par semaine, quand bien même cela représente «seulement» 34,7%. Quant aux spécialistes, les résultats sont beaucoup plus lisses, la fréquence dépendant aussi de la spécialité du professionnel. Le délai raisonnable et acceptable pour
L’IRM est aujourd’hui un examen de routine et non un luxe. Utilisé à bon escient et de manière professionnelle, il est un argument qualitatif qu’il est important de maintenir dans le quotidien de la pratique du médecin. Ce dernier doit savoir rester ferme et ne pas se laisser influencer sous la pression d’un patient, car il en va aussi des coûts de la santé de façon plus globale quant à l’attitude à avoir face à ce genre d’examens. Les généralistes doivent également pouvoir prescrire cet examen dans le but de soulager les spécialistes, tout en faisant appel à eux selon les résultats. Mais une bonne IRM dépendra du radiologue qui, s’il n’établit pas un bon diagnostic, précis et juste, faussera l’ensemble de la démarche. ■ MCA
cmvâ&#x20AC;&#x201A;juin-juillet 2015
La radiologie interventionnelle à l’Institut de radiologie de La Source Les progrès et les performances actuelles des techniques minimalement invasives font que la radiologie interventionnelle est une discipline en plein développement. Active initialement dans le traitement des maladies vasculaires et dans l’antalgie, elle a connu un très grand essor ces dernières années en oncologie.
Présente à tous les niveaux de prise en charge du patient depuis le diagnostic jusqu’au traitement, qu’il soit curatif ou palliatif, la radiologie interventionnelle oncologique s’insère parfaitement dans la prise en charge pluridisciplinaire complexe que ces patients requièrent. La Clinique de La Source et son Institut de radiologie ont enrichi leur expertise en radiologie interventionnelle et élargi l’équipe de radiologues interventionnels en place.
Il est utile de rappeler que toutes nos prestations médicales sont accessibles de façon ambulatoire, aux mêmes tarifs que ceux pratiqués par les hôpitaux publics, et de ce fait intégralement prises en charge par l’assurance obligatoire des soins. Les médecins de l’Institut de radiologie se tiennent à votre disposition pour vous apporter tous les renseignements utiles sur ces techniques et leurs applications ou sur l’Institut de radiologie de La Source.
Le Dr Laurent Chapuis, radiologue FMH et spécialiste en radiologie vasculaire, se consacre à la radiologie interventionnelle vasculaire et classique: biopsies, drainages, angioplasties et mise en place de stents dans le cadre de maladies vasculaires obstructives périphériques ou viscérales, embolisations de varicocèles ou de syndrome de congestion pelvienne, pose de filtres caves, PICC-Lines, etc… Le Dr Sylvain Duc, radiologue FMH et spécialiste de l’ostéo-articulaire, s’occupe de la radiologie interventionnelle ostéoarticulaire: infiltrations, vertébroplasties, radiofréquence antalgique et traitement de certaines lésions tumorales osseuses. Le Dr Yann Lachenal, radiologue FMH et titulaire de l’European Board of Interventional Radiology (EBIR), prend en charge la radiologie interventionnelle oncologique en plus de la radiologie interventionnelle vasculaire: radiofréquences, micro-ondes, cryoablations, chimio-embolisations, etc. pour la prise en charge des lésions tumorales primaires ou secondaires, abdominales ou thoraciques. Le guidage des instruments thérapeutiques se fait de manière directe sous contrôle CT, ultrasonographique ou fluoroscopique. Plusieurs de ces modalités sont fréquemment combinées pendant la même intervention, afin d’atteindre la plus grande précision possible dans le placement des instruments de traitement et d’éviter léser les structures ou organes sensibles à proximité. www.lasource.ch
Les avantages de ces traitements minimalement invasifs sont nombreux: intervention réalisée en ambulatoire ou avec courte hospitalisation; anesthésie souvent locale, parfois générale, mais peu lourde; absence de cicatrice, faible risque d’infection et de complication; convalescence réduite; antalgie réduite.
Institut de radiologie de La Source Avenue Vinet 30 – 1004 Lausanne Tél. 021 641 33 55 – Fax 021 641 32 46 radiologie@lasource.ch
Pierre Bessard économiste, directeur de l’Institut Libéral*
La concurrence, garante de l’économicité La médecine est aujourd’hui engluée dans un réseau de réglementations et d’interventions étatiques (dont découlent également les contrôles des tiers-payants) qui rendent sa pratique plus difficile et moins gratifiante.
ette approche contraignante a le grand inconvénient de remettre en question systématiquement l’intégrité des praticiens. Elle se fonde sur la méfiance. Or il y a une distinction entre réglementation et régulation: même sans réglementation étatique, la médecine peut être efficacement régulée, par la déontologie du serment d’Hippocrate dans la relation contractuelle avec le patient, mais aussi par les règles établies volontairement par les associations professionnelles ou les instituts de formation. Prestation médicale et intérêts
L’ingrédient essentiel de cet arbitrage est la concurrence, c’est-à-dire la liberté d’agir et la responsabilité d’en assumer les conséquences. Le médecin est incité à préserver son capital le plus précieux, sa réputation, et à prospérer non pas aux dépens de ses
patients ou de leurs assureurs, comme le laisse supposer la réglementation, mais en symétrie avec leurs intérêts. Cet échange mutuellement bénéfique est le fondement de la valeur de la prestation médicale. Le principe de l’économicité n’implique pas de passer par les interdits, les décrets et l’arbitraire de l’Etat ou du tiers-payant. Sous un régime de concurrence, la pression réglementaire sur les rémunérations (et les prestations) disparaît: ce sont les personnes concernées qui établissent l’équilibre voulu. Distorsion des incitations
Cette réalité s’observe dans la médecine dentaire. La non-implication d’un tierspayant et l’assurance facultative selon des termes purement actuariels (au contraire de l’assurance maladie de base, qui est un système collectiviste de prestations prépayées) génèrent une harmonie évidente sur tout le territoire: la densité des dentistes de la région lémanique et de la Suisse centrale, par exemple, est parfaitement égale, à 49‰ habitants, et est très similaire ailleurs dans le pays; la densité de médecins réglementés dans le secteur ambulatoire, par contre, est 70% plus élevée dans la région lémanique qu’en Suisse centrale. Ce simple comparatif régional ne fait qu’ef-
fleurer les déséquilibres induits par la distorsion étatique des incitations, invariablement suivie de la spirale réglementaire pour «maîtriser les coûts». Responsabilité individuelle dans le futur ?
La concurrence n’équilibre pas uniquement l’offre aux besoins de la population. Elle facilite l’innovation et fait baisser effecti. vement les coûts, comme le montrent la chirurgie réfractive cornéenne ou la chirurgie esthétique, non remboursées par l’assurance obligatoire. Le choix existe donc entre s’accommoder de la réglementation étatique, qui aboutira nécessairement à la fonctionnarisation complète de la médecine et au rationnement des soins, et défendre la liberté thérapeutique et la liberté de choix des patients, en préconisant l’éthique de la responsabilité individuelle et de la concurrence. La petite minorité de personnes nécessiteuses, pour laquelle des solutions subsidiaires peuvent être envisagées, n’exige pas de faire de la médecine une profession auto-sacrificielle placée sous le joug de l’Etat. ■ *	Qui a publié le recueil Au chevet du système de santé: de la dépendance à la prévoyance (2013).
Programme 8 h 15	Ouverture des portes et accueil 9 h
Allocution de bienvenue à la 15e JSVM,
suivie d’une table ronde animée par le Dr Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue médicale suisse.
La SVM, le partenaire indispensable du médecin Table ronde avec : Dr Philippe Vuillemin, président de l’Assemblée des délégués Dresse Véronique Monnier-Cornuz, présidente de la SVM et M. Pierre-André Repond, secrétaire général de la SVM. 9 h 45	Prestation de serment des nouveaux membres 10 h
10 h 45	Hommage aux membres honoraires de l’année 2014 11 h
Conférence d’ouverture sur le thème de l’alimentation Par le Prof. François Pralong, chef de Service endocrinologie, diabétologie et métabolisme, vice-doyen à la Faculté de biologie et médecine au CHUV.
1er octobre 2015 EHL, Ecole hôtelière de Lausanne
Suite: débat animé par le Dr Bertrand Kiefer, «Entre diète méditerranéenne, alicaments et slow food, quel contenu dans notre assiette en 2016 ?», avec: Prof. François Pralong Dr Jörg Hager, Head of Nutrition and Metabolic Health Unit, Nestlé Institute of Health Sciences SA / EPFL Prof. Kurt Hostettmann, professeur honoraire aux Universités de Genève et Lausanne M. Fabrice Leclerc, pionnier de l’innovation moderne et consultant M. Philippe Ligron, maître d’enseignement à l’EHL et animateur dans l’émission Bille en tête sur RTS / La Première. 12 h
Intermède récréatif sur la gastronomie par M. Philippe Ligron
Entre diète méditerranéenne, alicaments et slow food, quel contenu dans notre assiette en 2016 ?
La SVM fait profiter ses membres
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Repérages Lu pour vous
ans les années 1970, l’élan des grandes envolées libertaires et de certaines réformes utopiques, puis le mouvement de déconstruction des institutions psychiatriques et de déshabilité intellectuelle qui s’en est suivi, ont provoqué la fermeture de nombreux établissements et l’émergence des soins communautaires. Les grandes et moyennes structures, avec leur savoir-faire et leur complexité, ont-elles pour autant perdu leur raison d’être? Dans une perspective militante, politisée et manquant d’esprit critique, cette désinstitutionnalisation n’a-t-elle pas excessivement donné la priorité aux idéologies et à l’uniformisation plutôt qu’à l’observation et à l’adaptation envers la déshabilité intellectuelle?
pose une réflexion sur cette évolution, au cœur d’une instrumentalisation politique encore forte aujourd’hui. De la Suisse à l’Inde en passant par l’Italie ou la France, les témoignages offrent un éclairage sur la complexité du monde de la déshabilité intellectuelle. ■
Offrant une voix aux expériences cliniques d’auteurs issus d’environnements très différents – psychiatres, psychologues, acteurs de tous les métiers du soin et du social –, ce livre pro-
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L’Association vaudoise de gériatrie (AVG) se présente Le vieillissement de la population implique d’adapter notre système de soins aux besoins spécifiques de nos aînés, de mettre en place des mesures de prévention, afin de préserver leur capital santé et leur autonomie le plus longtemps possible.
a formation approfondie FMH de gériatrie demande au médecin interniste généraliste de suivre deux ans de formation dans des services de gériatrie et une année en psychiatrie de l’âge avancé. Grâce à la chaire de gériatrie de la Faculté de médecine de l’Université de Lausanne, la spécialité permet une formation pré et post-graduée de qualité et développe une recherche de pointe. interlocuteurs privilégiés
Les gériatres vaudois sont prêts à être des interlocuteurs privilégiés au service des aînés, des patients, des familles, des collègues d’autres spécialités, des politiques et de toutes les personnes qui s’intéressent à apporter des réponses aux problématiques actuelles et à venir. Les gériatres du canton ont décidé de se réunir en association. Le 20 mars 2014, l’Association Vaudoise de Gériatrie a été
fondée. Ses objectifs principaux sont: •	diffuser une culture gériatrique de haut niveau dans le système sanitaire vaudois et contribuer à en assurer la qualité, •	collaborer prioritairement avec la Société Vaudoise de Médecine (SVM) et ses membres, le Service de la Santé Publique (SSP) et la Société Professionnelle Suisse de Gériatrie (SPSG), •	soutenir la recherche en gériatrie et promouvoir la spécialisation et la formation continue, •	veiller sur les intérêts professionnels et l’image des médecins gériatres dans le canton de Vaud. A ce jour, l’association compte une trentaine de membres, pour la plupart est affiliées à la SVM. Nous estimons que la création d’un groupement de spécialité au sein de la SVM permettrait d’améliorer les collaborations entre les gériatres et les autres spécialistes, notamment les méde-
cins de famille, pour travailler ensemble et répondre de manière plus efficace aux défis présents et futurs. Un nouveau groupement
L’assemblée générale du 7 mai 2015 a nommé sa présidente, Mme Wanda Bosshard Taroni, ses vice-présidentes, Mmes Amel Rodondi et Tosca Bizzozzero, et les présidents des commissions: M. Ferdinand Beffa (commission EMS), M. Christophe Graf (commission ambulatoire), M. Oscar Daher (commission hospitalière). Le comité ainsi composé se tient à disposition pour répondre à vos questions. Le prochain objectif de l’association sera de rediscuter de son intégration dans la SVM en tant que groupement de spécialité d’ici à 2016. ■ Wanda Bosshard Taroni, Présidente Tosca Bizzozzero et Amel Rodondi, Vice-Présidentes
e Département de la santé et de l’action sociale a entrepris la création d’un annuaire des médecins vaudois. Les médecins au bénéfice d’une autorisation de pratiquer à titre indépendant ont été contactés par courrier en mars dernier et un rappel a été envoyé en juin. Nous tenons à remercier tous les médecins qui y ont d’ores et déjà répondu. Ceux qui n'ont pas encore répondu à cette demande sont encouragés à le faire en utilisant les informations du courrier qui leur a été adressé ou en contactant le Service de la santé publique par mail (annuairemedecins@vd.ch) ou par téléphone (021 316 97 73).
Il est également rappelé que les modifications importantes de la loi sur la santé publique, entrées en vigueur au 1er janvier 2015, concernant les autorisations médicales peuvent être consultées sur: www.vd.ch/autorisations-de-pratiquer. ■
Le Groupe Mutuel, Association d’assureurs, est le n°1 de l’assurance maladie en Suisse romande et occupe le 2e rang sur le plan suisse. Notre société est également active dans les domaines de l’assurance vie et des assurances de l’entreprise. Aujourd’hui, 1,4 million d’assurés individuels et plus de 18’000 entreprises nous font déjà confiance! Dans le cadre de son développement,
le Groupe Mutuel recherche plusieurs médecins-conseils sur mandat Profil du poste
u Examiner l’efficacité, l’adéquation et l’économicité
u Diplôme fédéral de médecine générale avec
u Une organisation en conformité avec la loi sur la
des traitements médicaux prescrits u Donner votre avis à l’assureur sur des questions médicales u Evaluer les incapacités de travail
un titre FMH (formation en Suisse) u Titulaire du certificat fédéral de capacité de Médecin-conseil ou disposé à l’obtenir (www.medecins-conseils.ch) u Langue maternelle française ou allemande avec d’excellentes connaissances du français u Expérience de 5 ans dans un milieu hospitalier ou dans un cabinet médical (art. 57 LAMal) u Sens de la communication, aisance dans les contacts u Goût pour le travail en équipe u Aptitude à évaluer les cas en toute indépendance
Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter le Dr Martin Schneller, Responsable des médecins-conseils, au 027 455 51 21 ou mschneller@groupemutuel.ch. Si vous désirez diversifier votre activité en consacrant une ou plusieurs demi-journées par semaine à la fonction de médecin-conseil, n’hésitez pas à envoyer votre dossier complet (format pdf) via www.groupemutuel.ch/erecrutement, référence 3328, en cliquant sur le bouton «Postuler». Vous avez également la possibilité d’envoyer votre dossier complet à l’adresse rh@groupemutuel.ch ou Groupe Mutuel, Recrutement, Rue des Cèdres 5, 1920 Martigny.
protections des données (LPD) u Un soutien du Responsable des médecins-conseils
et des spécialistes-métier u Une plateforme d’échange annuelle avec les autres
médecins-conseils du Groupe Mutuel u Un contrat sur mandat avec une rémunération horaire
Lieu de travail: Valais, Lausanne ou Villars-sur-Glâne (Fribourg)
les: édéra bres f s n io Elect idats mem nt e nd e d s ca VM s’exprim S la de
Une médecine de qualité, un label suisse à préserver et à défendre ! Nous devons être fiers de notre système de santé, qui est probablement un des meilleurs au monde et qui a fait ses preuves, ne l’oublions pas. La médecine est en pleine mutation et si notre serment d’Hippocrate peut nous paraître bien lointain, il reste néanmoins essentiel.
ous devons avant tout nous préoccuper de la santé de nos patients, préserver leurs intérêts et leurs droits, notamment celui de choisir leur médecin. Il faut garantir à tous un accès à des soins de qualité et de proximité en renforçant la collaboration entre les différents acteurs de santé.
médecine plus spécialisée et plus onéreuse
Par souci de rationalisation, on tend vers une centralisation et une concentration des forces imposées par une économie planifiée et étatisée. Une médecine hautement spécialisée concentrée dans des centres hospitaliers principalement universitaires est à l’ordre du jour, mais attention: théorie et pratique ne font pas forcément bon ménage. Nous avons souvent la fâcheuse habitude de vouloir révolutionner des systèmes déjà performants en changeant brutalement de cap et en détruisant ainsi des bases solides qu’il faudra naturellement reconstruire: une inutile perte de temps et d’énergie. nécessité d’une économie de marché
Certes, nous devons évoluer et une économie de marché est nécessaire. Nous vivons dans une société où l’espérance de vie augmente grâce aux progrès de la médecine et, si nous voulons maintenir une médecine de qualité pour tous, un pôle d’excellence et un label suisse reconnu, nous devons faire des économies. Nous ne pouvons pas dilapider l’argent que nous n’avons pas. Mais cette évolution ne doit pas être radicale. Une économie de marché décentralisée basée sur une saine concurrence avec des prix négociés, tout en gardant une qualité irréprochable, et une politique de compromis et de dialogues respectant les différents partenaires sont des pistes à suivre. Une médecine libérale avant tout
Je suis persuadé qu’une médecine libérale qui respecte les patients et qui maintient le libre choix du médecin, de l’hôpital ou de la clinique et de l’assurance maladie doit être défendue, surtout dans le canton de Vaud, au vu de son évolution.
Mais nous devons aussi nous battre pour que les médecins conservent leurs droits et puissent choisir leur lieu et leurs conditions de travail. Il faut maintenir une diversité de l’offre avec des médecins de famille et des spécialistes qui travaillent dans toutes les régions de notre pays dans des cabinets privés ou de groupe, dans des cliniques ou dans des hôpitaux, au bénéfice d’une bonne formation reconnue et non d’équivalences accordées généreusement. Il est ridicule d’appliquer un numerus clausus qui freine de manière drastique l’accès aux études de médecine… Il faut au contraire encourager la formation professionnelle dans les métiers des soins (infirmières, aides hospitalières, sagesfemmes, ergothérapeutes, diététiciens, logopédistes, orthophonistes, physiothérapeutes, etc., la liste est heureusement riche et longue) et naturellement la formation des médecins en Suisse. Il faut transmettre notre passion et éviter que le personnel soignant, y compris les médecins, soit remplaçé par de la main-d’œuvre étrangère qui n’est pas formée de la même façon et qui, de surcroît, ne parle parfois même pas notre langue. Il serait bon que plus de médecins ou de personnels soignants s’investissent dans la politique au niveau communal, cantonal et fédéral pour mieux défendre le domaine de la santé. Nous avons de plus en plus de devoirs, mais nous avons aussi des droits, et nous devons les faire valoir en participant activement, notamment à Berne, à l’élaboration de solutions qui tiennent compte des intérêts des patients et de tous les professionnels de la santé. La santé de la Suisse, c’est ma priorité; vous représenter, c’est mon devoir !
Dr Thierry Dubois Spécialiste FMH ORL Municipal à Gilly Président UDC district de Nyon Candidat au Conseil National des votations du 18 octobre 2015
Docteur Jean-Joseph Boillat
Un roi de la petite reine Son goût pour la nature vient de son enfance dans les FranchesMontagnes. Son souci d’une «âme saine dans un corps sain» le pousse à pédaler et à escalader les cimes. Son amour pour les siens et son engagement professionnel forment le centre de la vie du Dr JeanJoseph Boillat, urologue.
a moitié de mon village portait mon patronyme», raconte Jea n-Joseph Boillat, qui naît en 1951 aux Breuleux. Son père possède une fabrique d’horlogerie, sa mère est originaire de Vénétie. Il vivra donc une enfance qui semble s’équilibrer entre deux climats météorologiques, deux langues et deux cultures. Une période marquée par la lutte pour l’indépendance du
Jura, à laquelle il prendra forcément part, comme la grande majorité de la population. Une hospitalisation au CHUV à l’âge de 12 ans lui fera découvrir le monde des soins et sera à l’origine de sa vocation. Il passe son final à l’Université de Lausanne en 1977, rendant aujourd’hui un hommage appuyé à ceux qui l’ont formé, notamment les Prof. Jéquier-Doge, Saegesser, Magnenat, Perret et Winkler. Le jeune Dr Boillat découvre l’urologie au Tessin, où son bilinguisme le conduit tout naturellement pour quelques années. Il parle avec admiration et affection du Prof. Von Niederhäusern, qui fut aussi violoniste, basketteur, œnologue, amateur de littérature, et qui a marqué tous ceux qui ont bénéficié de son enseignement en urologie. A tel point que le Dr Boillat et d ’autres anciens chefs de clinique rendent régulièrement visite à cette personnalité, qui est maintenant nonagénaire. Premier urologue en périphérie
Après le vélo, une deuxième passion anime le quotidien du Dr Boillat: le jardinage…
Au milieu des années 1980, aucun urologue n’est encore installé en dehors de Lausanne: le Dr Boillat sera le premier, travaillant pour les trois hôpitaux de la Riviera, «tous en compétition et en conf lit». Une situation à laquelle il remédiera en se battant pour la création, en 1998, d’un seul service d’urologie au sein du regroupement de ces sites. C’est ce même service qui sera intégré à Rennaz avec ceux d’Aigle et de Monthey. «Je regrette la lenteur de la réorganisation hospitalière sur la Riviera. A mon arrivée, on me disait que je travaillerais bientôt dans un hôpital tout neuf… Or je ne le verrai pas!» précise le Dr Boillat, qui sera à la retraite à l’hori-
zon 2019. Autre combat de longue haleine et qui lui tient particulièrement à cœur: celui mené à la tête du GMH de 2003 à 2014 pour améliorer le statut des médecins-chefs des hôpitaux publics. «La première CCT fut signée en 2005, deux autres moutures ont vu le jour depuis et même les plus individualistes d ’entre nous ont peu à peu compris l’avantage de rester unis face à l’emprise croissante de l’Etat, des directions hospitalières et des caisses maladie», ajoute-t-il avec satisfaction. Pour Jean-Joseph Boillat, la famille constitue «une valeur essentielle et fondamentale». Comme plusieurs de ses confrères, il admet n’avoir probablement pas consacré assez de temps à sa femme et à leurs trois enfants. Il partage avec les siens le goût des voyages, du «bon cinéma», de l’art, des randonnées en haute montagne et du vélo. Avec son épouse, il envisage de venir en aide à des populations défavorisées, des projets qui devraient voir le jour dès la retraite. Si le Dr Boillat ne s’étend pas beaucoup sur sa vie personnelle, il parle avec délectation du bonheur de pédaler le long des corniches de Lavaux ou dans les cols alpins. D’ailleurs, à la fin de notre entretien, il semble pressé, confiant qu’il a hâte d’aller chercher son nouveau vélo, dont il montre fièrement la photo sur son téléphone! ■
Agnès Forbat Rédactrice de la rubrique portrait du cmv
Programme des cours 1 abonnement général pour les 8 Jeudis de la Vaudoise
INSCRIPTION à FAXER au 021 651 05 00
JEUDI 17 septembre 2015 Fatigue – burn out – droit du travail
JEUDI 18 FéVRIER 2016 Ophtalmologie et médecine de famille
JEUDI 29 octobre 2015 (modifié!) Néphrologie – hypertension
JEUDI 17 MARS 2016 (modifié!) Réhabilitation – ergothérapie
JEUDI 26 NOVEMBRE 2015 Cardiologie en pratique ambulatoire
JEUDI 21 AVRIL 2016 Pneumologie – mise à jour
JEUDI 21 JANVIER 2016 Anesthésie et médecine générale
JEUDI 26 MAI 2016 Gynécologie – tour d’horizon
Horaires: De 8h30 (accueil) à 12h15 à l’auditoire César-Roux, puis en salles de séminaire au CHUV à Lausanne. Tarifs: un jeudi par mois: membres SVM: CHF 65.– / non-membres SVM: CHF 75.– Abonnement 8 jeudis: membres SVM: CHF 345.– / non-membres SVM: CHF 395.– Accréditation: 3,5 points par cours. Formation certifée (SSMI).
Organisation Commission de la formation continue
Carte de parking du CHUV: une carte à CHF 15.–	(valeur CHF 20.–) une carte à CHF 37,50	(valeur CHF 50.–)
Société Vaudoise de Médecine Chemin de Mornex 38 Case postale 7443 1002 Lausanne Tél. 021 651 05 05 formationcontinue@svmed.ch
Téléchargement des conférences Les membres SVM peuvent visionner en tout temps les conférences sur www.svmed.ch (formation continue) quatre jours après le déroulement d’un JVD. Commisssion pour la formation continue de la SVM Dresses I. Marguerat Bouché, A.-F. Mayor-Pleines, S. Paul, Prof. J. Cornuz (Président), Drs A. Birchmeier, M. Bonard, S. David, M. Monti, A. Morel, Ph. Staeger.
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