Source: https://translanth.hypotheses.org/ueber/ali-pascha
Timestamp: 2019-07-21 23:32:02+00:00
Document Index: 30372445

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 4', '§ 3', '§ 6', '§ 1', '§ 5']

Ali Pascha: Osmanische Provinz Ägypten – Antikenerlass (1835) | Translocations. Anthologie
Am 15. August 1835 erlässt Mohammed Ali Pascha (1769-1849) die zweite ägyptische Antikenverordnung. Durch explizit an europäischen Vorbildern orientierte Maßnahmen wie einem Ausfuhrverbot und einer Museumsgründung in Kairo soll der zu Beginn des 19. Jahrhunderts zunehmenden Ausfuhr ägyptischer Antiken nach Europa entgegengewirkt werden.
Actes du conseil du gouvernement égyptien
nach: o. V., »Antiquités égyptiennes. Mesures administratives récemment prises à ce sujet par le vice-roi d’Egypte«, in: Bulletin de la société de la géographie, Bd. 5 (1836), S. 66-70 (‘Extrait de la Gazette officielle turco-arabe du Caire, du 20 de rebiussani de l’année 1251 de l’hégire’).
Bien que les édifices remarquables et les admirables monuments d’art et d’antiquité du Saïd (la Haute-Egypte ou l’ancienne Thébaïde) attirent sans cesse de nombreux voyageurs européens dans ces contrées, il faut convenir cependant que du goût et de la recherche passionnée de ces derniers pour tous les objets qu’ils désignent sous le nom d’antiquités, est résultée pour les anciens monuments de l’Egypte une véritable dévastation. Tel a été jusqu’à ce jour, sous ce rapport, l’état des choses, qu’on peut craindre avec juste raison de voir bientôt ces monuments, orgueil des siècles écoulés, disparaître du sol de l’Egypte, avec leurs sculptures et tous les objets précieux qu’ils renferment, pour aller, jusqu’au dernier, enrichir les contrées étrangères.
Et cependant il est bien reconnu que, non seulement les Européens ne permettent en aucune façon [67] l’exportation de semblables objets de leur pays, mais que partout où se trouvent des antiquités, ils s’empressent d’expédier des connaisseurs chargés de les recueillir, qui, presque toujours, en font aisément l’acquisition en satisfaisant, pour de misérables sommes, la cupidité des propriétaires ignorants.
Plus tard, ces sculptures, ces pierres ornées, et tous ces objets de même nature, recueillis, conservés en ordre dans des édifices particulièrement décorés et destinés pour cet usage, sont exposés aux yeux du public de toutes les nations, et concourent puissamment à la gloire du pays qui les possède. C’est aussi par une étude approfondie des inscriptions et des figures hiéroglyphiques tracées sur les monuments et les objets d’antiquité, que les savants européens ont dans ces derniers temps considérablement ajouté au domaine de leur savoir. Considérant donc l’importance que les Européens attachent aux monuments anciens, et les avantages qui résultent pour eux de l’étude de l’antiquité ; considérant en outre les richesses abondantes que l’Egypte, cette merveille de tous les siècles, renferme sous ce rapport dans son sein, le conseil du gouvernement égyptien a pensé qu’il conviendrait:
1° Qu’à l’avenir l’exportation des objets d’antiquités de toute nature fût sévèrement prohibée;
2° Que tous ceux de ces mêmes objets que le gouvernement possède déjà, ainsi que tous ceux qu’il pourrait recueillir des fouilles et recherches à venir, fussent déposés au Caire dans un local spécial, où ils seraient conservés et classés convenablement pour être exposés aux regards des habitants, et particulièrement des voyageurs et des étrangers, que leur vue amenerait journellement dans ces contrées; [68]
3° Que non seulement il fût expressément défendu de détruire à l’avenir les monuments antiques de la Haute-Egypte, mais que le gouvernement prît des dispositions pour assurer partout leur conservation.
Cette sage mesure aurait pour double résultat de conserver pour toujours aux voyageurs l’intégrité des monuments, et de leur assurer dans tous les temps, au sein de l’Egypte même, l’existence permanente d’un riche dépôt d’antiquités véritablement digne de leur attention. Toutes ces sages et utiles dispositions, arrêtées en principe par le conseil, auraient déjà été mises en pratique par le gouvernement de l’Egypte, si leur exécution même n’eût dépendu jusqu’à ce jour de l’achèvement du collège d’interprétation dont l’administration a été confiée au cheikh Refaa.
Cet important établissement, se trouvant présentement terminé sous les auspices de notre bienfaiteur, Son Altesse le vice-roi, le conseil a définitivement arrêté qu’à compter de ce jour, l’exportation des objets d’antiquités de toute nature étant défendue dans toute l’Egypte, tous ceux de ces précieux objets qui sont déjà en ce moment au pouvoir du gouvernement seront dépôsés dans une des parties, préparée à cet effet, du collège d’interprétation, et confiés aux soins et à la garde du cheikh Refaa : des ordres sévères ont déjà été donnés aux gouverneurs (moudirs) des provinces du Saïd (la Thébaïde), pour que:
1° Tous les objets d’antiquité, qui se trouveraient [69] dans leur département, fussent exactement envoyés au cheikh Refaa;
2° Pour qu’ils ne permettent plus la moindre dégradation sur les édifices et les monuments de l’antiquité;
3° Tous les travaux de fouille ou de démolition entrepris dans ce moment doivent être immédiatement suspendus, et les gouverneurs enverront au besoin des hommes armés pour maintenir la suspension des travaux et veiller à la garde des monuments;
4° On tiendra rigoureusement la main à ce que dorénavant aucun objet d’antiquité ne soit exporté d’Alexandrie, du Caire, de Damiette ou de tout autre port de l’Égypte;
5° L’effendi, secrétaire général du divan, donnera des ordres à qui de droit, pour que, lorsque des objets d’antiquité se trouveront entre les mains des particuliers, il soit traité de gré à gré avec ces derniers de l’acquisition des dits objets, lesquels seront ensuite adressés au cheikh Refaa;
6° Bien que les appartements particuliers de feu l’ancien defterdar aient été destinés pour le collège d’interprétation, la partie située au midi de ce local restant disponible, sera employée à la formation d’un musée, construit à la manière de ceux d’Europe, et destiné à recevoir les objets d’antiquité de toute nature. A cet effet, l’inspecteur général des bâtiments, le cheikh Refaa et l’inspecteur général du génie, Hakiakine-Effendi, se rendront sur les lieux, et examineront attentivement le local. Hakiakine-Effendi dessinera ensuite le plan et l’élévation du musée, qui seront soumis à l’approbation du conseil;
7° Notification officielle de cette disposition sera donnée par l’entremise de Boghoz-Bey aux représentants des nations européennes, pour qu’ils en fassent part, à leurs nationaux respectifs; [70]
8° L’établissement de ce musée étant une de ces choses qui mérite la plus grande attention, la surveillance doit en être confiée à un inspecteur spécial qui l’administre dans tous les temps avec soin et vigilance;
9° Dès que ce dernier apprendra que, sur un point quelconque de l’Egypte, on est à la recherche d’antiquités, il s’y rendra immédiatement, arrêtera les fouilles déjà entreprises, et emploiera au besoin les autorités locales pour congédier les travailleurs;
10° Pendant l’année, l’inspecteur du musée sera tenu en outre de faire plusieurs tournées dans les provinces du Midi;
11° Yousouf Zia-effendi, réunissant toutes les qualités propres à ces fonctions, a été nommé inspecteur (nazir) du musée d’antiquités.
Beschlüsse des ägyptischen Regierungsrates
Übersetzung von Luca Frepoli und Robert Skwirblies
Wohl locken die bemerkenswerten Gebäude und bewundernswerten Denkmäler der Kunst und des Altertums von Saïd (Oberägypten oder das antike Thebais) beständig viele europäische Reisende in diese Gegenden. Doch muss man einig darüber sein, dass deren Interesse und leidenschaftliche Erforschung aller Gegenstände, die sie als Altertümer bezeichnen, für die antiken Denkmäler Ägyptens eine wahre Verwüstung zur Folge gehabt hat. So ist die Lage der Dinge bis heute, so dass wir aus gutem Grund befürchten können, alle diese Denkmäler – den Stolz der vergangenen Jahrhunderte – bald vom ägyptischen Boden verschwinden zu sehen, mitsamt ihrer Statuen und all den darin enthaltenen Kostbarkeiten, bis zum letzten Stück, um fremde Gegenden zu bereichern.
Darüber hinaus ist auch bekannt, dass die Europäer nicht nur die Ausfuhr ähnlicher Gegenstände aus ihren Ländern in keiner Weise zulassen, sondern dass sie überall, wo Altertümer gefunden werden, sogleich Kenner hinsenden, um diese einzusammeln. Deren Erwerb gelingt jenen fast immer mit Leichtigkeit, indem sie für erbärmliche Summen die Gier der unwissenden Besitzer befriedigen.
Später werden diese Skulpturen, verzierten Steine und alle ähnlichen Gegenstände, in Gebäuden, die eigens für diesen Zweck geschmückt und bestimmt sind, gesammelt und geordnet, den Augen des Publikums aller Nationen präsentiert, und sie tragen wirkmächtig zum Ruhm des Landes bei, das sie besitzt. Auch durch ein vertieftes Studium der Inschriften und Hieroglyphen auf den Denkmälern und Gegenständen des Altertums haben die europäischen Gelehrten in jüngster Zeit ihr Wissen erheblich erweitert. In Anbetracht also der Bedeutung, die die Europäer den antiken Denkmälern beimessen, und der Vorteile, die sich für sie aus dem Studium der Antike ergeben; in Anbetracht weiterhin des enormen Reichtums, den Ägypten, dieses Wunder aller Jahrhunderte, in dieser Hinsicht in seiner Mitte birgt, hat der Rat der ägyptischen Regierung überlegt, dass es angebracht sei:
1. dass in Zukunft die Ausfuhr von Altertümern jeglicher Art strengstens verboten würde;
2. dass alle Gegenstände dieser Art, die die Regierung bereits besitzt, sowie alle, die sie bei zukünftigen Ausgrabungen und Forschungen zusammentragen könnte, in Kairo an einem speziellen Ort gelagert werden sollten, dort würden sie in schicklicher Weise aufbewahrt und klassifiziert, um den Blicken der Einwohner und besonders der Reisenden und Ausländer dargeboten zu werden, die ihr Anblick täglich in diese Gegenden ziehen würde;
3. dass es nicht nur ausdrücklich verboten würde, in Zukunft die alten Denkmäler in Oberägypten zu zerstören, sondern dass die Regierung Maßnahmen ergriffe, um deren Erhaltung überall zu gewährleisten.
Diese weise Maßnahme hätte den doppelten Erfolg, den Reisenden für immer die Unversehrtheit der Denkmäler zu erhalten und ihnen auf alle Zeiten in der Mitte Ägyptens selbst die dauerhafte Existenz eines reichen Bestandes an Altertümern zu sichern, die ihrer Aufmerksamkeit wahrhaft würdig sind. Alle diese weisen und nützlichen Bestimmungen, die grundsätzlich vom Rat angenommen wurden, wären von der ägyptischen Regierung bereits umgesetzt worden, wenn ihre Ausführung nicht bis heute von der Vollendung des Dolmetscherkollegs abhängen würde, dessen Verwaltung Scheich Refaa übertragen worden ist.
Da diese wichtige Einrichtung nun unter der Schirmherrschaft unseres Wohltäters, Seiner Hoheit des Vizekönigs, ihre Vollendung findet, hat der Rat endgültig beschlossen, dass von diesem Tag an die Ausfuhr von Altertümern aller Art aus ganz Ägypten verboten sei, alle die wertvollen Gegenstände, die bereits zu diesem Zeitpunkt unter Gewalt der Regierung stehen, werden in einem der zu diesem Zweck vorbereiteten Teil des Dolmetscherkollegs deponiert und der Obhut und dem Schutz von Scheich Refaa anvertraut: Den Gouverneuren (Moudirs) der Provinzen von Said (der Thebais) wurden bereits strenge Anweisungen erteilt, dass:
1. Alle antiken Gegenstände, die sich in ihrem Bereich befinden würden, genau an Scheich Refaa geschickt werden sollten;
2. Dass sie nicht mehr den geringsten Verfall von Gebäuden und Denkmälern des Altertums zulassen;
3. Alle zu diesem Zeitpunkt durchgeführten Grabungs- oder Abbrucharbeiten müssen unverzüglich eingestellt werden müssen, und die Gouverneure werden bei Bedarf bewaffnete Männer entsenden, um die Aussetzung der Arbeiten aufrechtzuerhalten und die Denkmäler zu schützen;
4. Strengstens durchgesetzt wird, dass von nun an keine Antiquitäten aus Alexandria, Kairo, Damietta oder einem anderen Hafen aus Ägypten ausgeführt werden;
5. Der Effendi, Direktor des Diwan, wird Weisungen an die zuständigen [Beamten] geben, dass, falls sich antike Gegenstände in den Händen von Privatpersonen befinden, sie im Einvernehmen mit den letzteren den Erwerb der besagten Gegenstände aushandeln sollen, welche in der Folge an Sheikh Refaa gesandt werden;
6. Da die Privatwohnungen des früheren Defterdar für das Dolmetscherkolleg bestimmt worden sind, wird der südlich gelegene, zur Verfügung stehende Teil dieser Räumlichkeiten für die Errichtung eines Museums genutzt werden, gebaut nach der Art derjenigen Europas, und dazu bestimmt, antike Gegenstände aller Art aufzunehmen. Zu diesem Zweck werden sich der Generalinspektor für Gebäude, Sheikh Refaa, und der Generalinspektor für Technik, Hakiakine-Effendi, vor Ort einfinden und die Räumlichkeiten sorgfältig prüfen. Hakiakine-Effendi wird dann Grund- und Aufriss des Museums erstellen, die dem Rat zur Genehmigung vorgelegt werden werden;
7. Die offizielle Bekanntmachung dieser Bestimmung an die Vertreter der europäischen Nationen wird durch Boghoz-Bey vorgenommen, damit sie ihre jeweiligen Staatsangehörigen informieren können;
8. Die Einrichtung dieses Museums, das eine der Angelegenheiten ist, die höchste Aufmerksamkeit verdienen, muss einem Sonderinspektor übertragen werden, der es allezeit mit Sorge und Wachsamkeit verwaltet;
9. Sobald letzterer erfährt, dass an irgendeinem Ort in Ägypten nach Altertümern gesucht wird, wird er sich unverzüglich dorthin begeben, bereits unternommene Ausgrabungen stoppen und bei Bedarf die örtlichen Behörden mit der Entlassung der Arbeiter beauftragen;
10. Im Laufe des Jahres wird der Museumsinspektor auch gehalten sein, mehrere Reisen in den südlichen Provinzen zu unternehmen;
11. Yusuf Zia-Effendi, der alle erforderlichen Qualifikationen für diese Funktionen vereinigt, ist zum Inspektor (Nazir) des Antiken-Museums ernannt worden.
Der Autor der am 15. August 1835 in der osmanischen Provinz Ägypten erlassenen Antikenverordnung ist nicht bekannt. Der damalige Gouverneur, Mohammed Ali Pascha (Mohammed Ali Pascha al-Mas’ud ibn Agha, 1770-1849, Gouverneur von 1805-1848) ist den ägyptischen Antiken gegenüber ambivalent eingestellt. Zeitgleich mit dem Erlass der Verordnung werden im Rahmen eines industriellen Reformprogramms antike Strukturen in Karnak gesprengt; auch erreicht der heute auf der Place de la Concorde befindliche Obelisk aus Luxor durch eine von ihm veranlasste Schenkung im Jahr 1836 Paris (Reid 2002, 54ff.).
Kommentar – Kulturgutschutz nach europäischem Modell: zum Schutz vor Europäern
Rifa’a Rafi’ at-Tahtawi (1801–1873), dem als »cheikh Refaa« die Verwaltung der in dieser Verordnung angeregten Antikensammlung übertragen wird, hatte von 1826 bis 1831 als Aufseher an einer Studienmission nach Frankreich teilgenommen (Voss 2013, 11f.). In seinem 1849 erschienenen Bericht über seinen Studienaufenthalt erinnert er sich an die mutmaßlich im Louvre angesiedelte Société archéologique: »Das ist eine Vereinigung die zum Zwecke der Erhaltung jeder Art von historischen Resten der Alten besteht, wie zum Beispiel gewisse Bauwerke von ihnen, ihre Mumien, ihre Kleidung und dergleichen. Man sucht nach solchen Dingen, um vermittels ihrer die Bräuche der Alten studieren zu können. Darunter befinden sich zahlreiche kostbare Gegenstände, die man aus Ägypten mitgenommen hat […]. Solche Dinge nehmen sie, ohne einen Pfennig zu zahlen, mit, doch sind sie sich ihres Wertes bewußt, und sie hüten sie und gewinnen mancherlei Ergebnisse und allgemein nützliche Erkenntnisse« (at-Tahtawi 1849; Übersetzung: Stowasser 1989, S. 162f.). At-Tahtawi beschreibt in dieser Passage, wie die im frühen 19. Jahrhundert in immer größerer Zahl ausgeführten Objekte in westlichen Museen und wissenschaftlichen Gesellschaften von europäischen Gelehrten erforscht werden (Reid 2002, 22 u. 46).
Während sich intellektuelle Auseinandersetzung mit der ägyptischen Antike in Europa bis in die Renaissance und verstärkt auch im 17. und 18. Jahrhundert nachweisen lässt, intensiviert sich diese im 19. Jahrhundert deutlich, vor allem durch die 1822 von Jean-François Champollion (1790–1832) vorgelegte, erste erfolgreiche Theorie zur Entzifferung der Hieroglyphen (Reid 2002, 31 u. 40ff.). Zeitgleich schufen Tourismus und der zunehmende Bedarf der wachsenden europäischen Museen einen lukrativen Markt für ägyptische Antiken (Thompson 2015, 105ff. u. 209-217). Die intellektuelle Auseinandersetzung und materielle Aneignung gingen dabei, wie Elliott Colla argumentiert, Hand in Hand: Die Kontrolle über die Objekte führte zu deren besserem Verständnis, welches wiederum – von Europäern – zur Rechtfertigung weitergehender materieller Ansprüche herangezogen wurde (Colla 2007, 76 u. 96).
Diesen komplexen Aneignungsprozess aufhalten sollte auch die am 15. August 1835 in der Gazette officielle turco-arabe du Caire veröffentlichte Antikenverordnung, deren französische Übersetzung 1836 im Bulletin de la société de la géographie veröffentlicht wurde und für die sich der unbekannte Verfasser auf »M. Bianchi, Dolmetscher-Sekretär des Königs« beruft (o.V. 1836, 66). Das Nouveau Journal Asiatique veröffentlicht bereits im November 1835 eine arabische und eine französische Fassung der Verordnung, die zu derjenigen im Bulletin inhaltliche und sprachliche Differenzen aufweist und zudem nicht durch Paragraphen gegliedert ist (Nouveau Journal Asiatique, Band XVI, Paris 1835, 474-482; Zitiert bei Voss 2013, 11f.). Bereits für die Jahre 1832/33 kann auf die Existenz eines Vorläufergesetzes geschlossen werden, dessen Inhalt nicht überliefert ist (Voss 2013, 11).
In der hier zitierten Version macht der den Gesetzesparagraphen vorangestellte narrative Teil in seinem ersten Absatz die Touristen als Urheber der Zerstörung aus. Daraufhin klagt ein zweiter Absatz die Doppelmoral der Europäer an: Während sie in ihren Ländern Gesetze zur Beschränkung von Kunst- und Antikenausfuhr erließen, stellten sie in Ägypten – nicht zuletzt durch ihre überlegene Kenntnis der ägyptischen Antike – die treibende Kraft dieses Phänomens dar. Sind die Objekte schließlich zum »Ruhm derjenigen Länder, die sie besitzen« in die europäischen Museen gelangt, können sie dort von den europäischen Gelehrten studiert werden. Nach diesen Erklärungen sieht die Verordnung drei zentrale Maßnahmen vor, um die massenhafte Abwanderung nach Europa zu verhindern und einen staatlichen Anspruch auf die ägyptische Antike zu etablieren: ein Ausfuhrverbot für Antiken (§ 1), die Gründung eines Museums nach europäischem Vorbild (§ 2), sowie das Verbot der Abtragung von Fragmenten an den antiken Gebäuden (§ 3).
Die ägyptischen Gesetzgeber konnten bei dem Entwurf der Verordnung auf eine Vielzahl an Vorbildern aus dem 19. Jahrhundert zurückgreifen: 1818 erklärt das Kaisertum Österreich die Ausfuhr von »Kunst- und Litteratur-Gegenstände[n][…], welche zum Ruhme und zur Zierde des Staates beytragen« für genehmigungspflichtig. Der Kirchenstaat erlässt 1820 mit der Lex Pacca ein umfangreiches Antikengesetz, das neben der Ausfuhr auch das Grabungsrecht und den Schutz unbeweglicher Denkmäler regelt. Nur ein Jahr vor dem ägyptischen Dekret erscheint das am 10. Mai 1834 unter König Otto von Griechenland, einem bayerischen Prinzen, erlassene Gesetz, die wissenschaftlichen und artistischen Sammlungen des Staates, ferner die Auffindung und Erhaltung der Alterthümer, sowie deren Benützung betreffend. Dieses mit 114 Paragraphen bis dahin umfangreichste Antikengesetz sieht zusätzlich zu den oben genannten Maßnahmen auch die Gründung von Bibliotheken und anderen kulturellen Institutionen vor.
Obwohl mit 14 Paragraphen deutlich kürzer als die letztgenannten Vorläufer, deckt die erste ägyptische Antikenverordnung – in ihren irritierenderweise zweimal von 1 an gezählten Paragraphen – beinah die gleiche, sehr große Bandbreite an Maßnahmen ab: Neben dem Schutz mobiler Kulturgüter durch das Ausfuhrverbot (§§ 4 u. 5) werden immobile Denkmäler vor Abtragung und Ausgrabungen geschützt und sogar deren Bewachung durch bewaffnete Kräfte ist vorgesehen (§ 3). Zusätzlich soll im Südflügel des Dolmetscherkollegs im kairener Stadtteil Ezbekiya ein provisorisches Museum »gebaut nach der Art derjenigen Europas« eingerichtet werden (§§ 6-11). Einzelne Maßnahmen des Erlasses bleiben allerdings unklar, beispielsweise in §§ 1 und 4 vorgestellte Ausfuhrverbot in § 5 um den Vorsatz ergänzt wird, dass die Antiken »im Einvernehmen mit den [Privatpersonen]« durch den Staat angekauft werden.
Nicht nur aufgrund dieser Unklarheiten, sondern auch aufgrund eines weiterhin von den europäischen Diplomaten und Reisenden empfundenen Anspruchs auf die ägyptische Antike blieben die Maßnahmen zur Beschränkung der Ausfuhr weitestgehend wirkungslos (Reid 2002, 57). »While the impediments raised against the removal of antiquities from Egypt do an injury to the world, Egypt is not a gainer. The excavations are made without knowledge or energy, the Pasha is cheated by those who work, and no one there takes any interest in a museum«, resümierte 1843 der britische Ägyptologe John Gardner Wilkinson (1797–1875) in Bezug auf das mit vergleichsweise schlechten Objekten ausgestattete und nie über einen Saal hinausgewachsene Ezbekija-Museum (Wilkinson 1843, 264; Colla 2007, 119). Dass Stimmen wie Wilkinson erst im Zuge der Antikenverordnung aufkamen, lässt sich als Wandel in den Rechtfertigungen der Europäer gegenüber den modernen Ägyptern verstehen: Die Ägypter werden nicht mehr als den antiken Kulturgütern gegenüber indifferent dargestellt, sondern als ignorante und unfähige Hüter eines universalen Menschheitserbes (Colla 2007, 103ff.).
Die ägyptische Verordnung von 1835 erfährt keine Novellierung, und erst im Zuge der 1869 und 1874 für das gesamte Osmanische Reich erlassenen Antikengesetze wird mit dem Dekret vom 19. Mai 1880 zum Verbot der Ausfuhr von Antiken wieder ein Ausfuhrverbot für ägyptische Antiken erlassen.
Luca Frepoli ist Studentischer Mitarbeiter an der Technischen Universität Berlin. Er arbeitet im Forschungscluster translocations für das Teilprojekt Nationales Kulturgut transnational. Gesetzliche Regelungen zum Kulturgüterschutz in historischer Perspektive.
o. V., »Antiquités égyptiennes. Mesures administratives récemment prises à ce sujet par le vice-roi d’Egypte«, in: Bulletin de la société de la géographie, F. 2, Bd. 5 (1836), S. 65-70.
Elliott Colla, Conflicted Antiquities. Egyptology, Egyptomania, Egyptian Modernity, Durham/ London 2007.
Donald Reid, Whose pharaohs? Archaeology, museums, and Egyptian national identity from Napoleon to World War I, Berkeley 2002.
Rifa’a al-Tahtawi, Takhlîs al-ibrîz fî talkhîs Bârîz Bahriz, Cairo 1849. Übersetzung: Karl Stowasser (Hg.), Ein Muslim entdeckt Europa. Rifa’a al-Tahtawi. Bericht über seinen Aufenthalt in Paris 1826-1831, Leipzig/ Weimar 1988.
Jason Thompson, Wonderful things. A history of Egyptology, Bd. 1, Cairo 2015.
Susanne Voss, Die Geschichte der Abteilung Kairo des DAI im Spannungsfeld deutscher politischer Interessen. 1881 – 1929 (=Menschen – Kulturen – Traditionen, Bd. 8,1), Rahden, Westf. 2013.
John Gardner Wilkinson, Modern Egypt and Thebes: Being a Description of Egypt; Including the information Required for Travellers in the Country, Bd. 1, London 1843.
Ali Pascha: Osmanische Provinz Ägypten – Antikengesetz (1835), kommentiert von Luca Frepoli, in: Translocations. Anthologie: Eine Sammlung kommentierter Quellentexte zu Kulturgutverlagerungen seit der Antike, https://translanth.hypotheses.org/ueber/ali-pascha, veröffentlicht am 19.10.2018.