Source: http://maitrisez-votre-absenteisme.fr/coronavirus-covid-19-salarie-confine-que-faire/
Timestamp: 2020-07-13 23:34:51+00:00
Document Index: 47479900

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Coronavirus, le salarié tenu de rester éloigné de l’entreprise, que-faire ?
26 mars 2020 - 9 minutes DE TEMPS DE LECTURE
En vue de ralentir la propagation du CORONAVIRUS (Covid-19), certaines mesures prises impliquent qu’employeurs et salariés ajustent leur organisation dans ce contexte de crise sanitaire.
Medicat Partner, dans une série d’articles, tente de répondre à vos questions et d’actualiser ses informations au jour le jour, en fonction du développement du Coronavirus en France.
Aussi, nous vous proposons de voir aujourd’hui ce qui peut être mis en place lorsqu’un salarié ne peut plus venir « physiquement » travailler car confiné, ou considéré comme une personne à risque, ou avec des enfants de moins de 16 ans à charge.
Nous avons choisi de relayer 5 cas possibles avec leurs solutions :
Cas n° 1 : salarié confiné à titre individuel pour cause de maladie
Dans ce contexte, le salarié est confiné pendant une durée maximale de 20 jours par décision d’un médecin de l’Agence régionale de santé, conformément au Décret n° 2020-73 du 31 janvier 2020 portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus ou testée « positif ». Par conséquent, le salarié bénéficie alors d’une indemnité journalière de sécurité sociale d’un montant de 50 % de son salaire journalier de base, sans que ne lui soit appliqué un délai de carence. Si un accord d’entreprise ou de branche le prévoit, l’entreprise doit compléter cette indemnisation à hauteur du salaire. En tout état de cause, le contrat de travail du salarié est suspendu et l’employeur ne peut pas le solliciter.
Cas n° 2 : salarié confiné à titre individuel car côtoyant des personnes atteintes du covid-19 ou revenant d’une zone à risques
Tout d’abord, si son poste de travail le permet et qu’il dispose du matériel nécessaire, le salarié confiné peut télétravailler.
Autrement, les règles applicables à un salarié confiné à titre individuel pour cause de maladie s’appliquent (cf. cas n°1).
Ex. « Un salarié de votre entreprise doit garder son enfant qui fait l’objet d’une demande de respect d’une période d’isolement, quels sont ses droits ? » : s’il ne dispose pas d’une autre solution de garde, votre salarié confiné peut prendre contact avec l’agence régionale de santé (via le portail web www.ars.sante.fr ou la plateforme téléphonique), afin qu’un médecin habilité par celle-ci procède à l’établissement d’un avis d’arrêt de travail correspondant à la durée d’isolement préconisée de l’enfant.
Cas n° 3 : salarié tenu de garder à son domicile un enfant de moins de 16 ans
En premier lieu, le salarié contacte son employeur pour l’informer de la situation et réfléchir aux possibilités de télétravail.
A défaut d’autre solution, le salarié peut être placé en arrêt de travail indemnisé. Pour cela, l’employeur déclare son arrêt sur le site internet dédié Ameli. Il demande à son salarié de lui adresser une attestation dans laquelle il s’engage à être le seul parent qui demande le bénéfice d’un arrêt de travail pour garder l’enfant à domicile dont il indique le nom et l’âge, le nom de l’établissement scolaire et celui de la commune où l’enfant est scolarisé ainsi que la période de fermeture de l’établissement. Une fois sa déclaration effectuée, l’employeur reçoit un courriel confirmant la déclaration. Il envoie ensuite les éléments nécessaires à la liquidation de l’indemnité journalière selon la procédure habituelle applicable aux arrêts maladie. Si le salarié reprend son activité avant la date de fin de l’arrêt indiquée, l’employeur en informe l’assurance maladie. L’employeur applique le complément prévu par le code du travail (art. L. 1226-1 du code du travail) ou par sa convention collective.
Cas n° 4 : salarié présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie
L’Assurance Maladie a décidé d’étendre, à compter du 18 mars 2020 (avec effet rétroactif au 13 mars), le droit à un arrêt de travail via son téléservice de déclaration en ligne declare.ameli.fr aux personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie et devant de ce fait impérativement être confiné si aucune possibilité de télétravail n’a pu être envisagée. Ces salariés pourront ainsi se connecter directement sur ce site, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.
Maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite, …) ;
L’arrêt de travail sera délivré sur cette base, une fois effectuées les vérifications nécessaires par le service médical de l’Assurance Maladie à savoir que l’assuré bénéficie bien pour sa santé d’une prise en charge au titre d’une affection de longue durée.
Cas n° 5 : salarié dont l’entreprise a été fermée par arrêté du 14 mars
A moins que l’employeur puisse demander au salarié, dont le poste le permet et qui dispose du matériel nécessaire pour le faire, de recourir au télétravail, l’entreprise peut recourir au dispositif d’activité partielle (article R. 5122-1 du code du travail) (cf. notre précédent article sur l’activité / chômage partiel)
Dans nos prochains articles, nous répondrons aux questions suivantes au fur et à mesure des informations disponibles sur le plan de soutien public mis en oeuvre :
Salariés contaminés, que-faire ?
Comment actualiser mon DUE ?
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