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Timestamp: 2018-09-23 14:52:24+00:00
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Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 559', 'art. 628']

L Abus De Droit Dissertation Defense. Abus de droit — Wikipédia
L Abus De Droit Dissertation Defense
[...] Si ça ne rentre pas dans ces hypothèses : le défendeur ne peut pas soulever une exception de procédure, et il devra se tourner vers les fins de non- recevoir, qui sont des moyens de défense, en cas de violation d'une règle de procédure non visée par règles des exceptions de procédure : donc les fins de non-recevoir sont une catégorie subsidiaire : si pas exception de procédure alors fin de non-recevoir. La catégorie des fins de non-recevoir n'a pas de liste limitative. Il y a une obligation de commencer immédiatement la rédaction des conclusions en défense par les exceptions de procédure : la défense doit obligatoirement débuter par les exceptions de procédure, donc elles voient être rédigée avant toute défense au fond, et toute fin de non-recevoir. [...]
[...] Exemple : créancier demande paiement au débiteur, le débiteur va lui-même contre attaqué en se faisant demandeur reconventionnel : il ne paiera pas parce que le contrat est nul : s'il se contente de faire ça c'est une simple défense au fond (moyen de défense qui se borne à faire obstacle à al demande de paiement), mais si en plus de cette défense au fond il demande un avantage, comme des restitutions ici, alors c'est une demande reconventionnelle. Le débiteur défendeur peut alors faire barrage à la demande de paiement & demander un avantage. [...]
[...] Donc le juge à l'obligation de relever d'office les règles de droit qui seraient omises par le justiciable. Et l'alinéa 2 dispose que le juge DOIT donner ou redonner aux faits et aux actes leur exacte qualification. L'idée ici est qu'il est possible qu'un justiciable se trompe, qu'un demandeur n'est pas bien qualifié les faits. « Donne-moi les faits, moi juge, je te donnerai le : articles et 12 codes de procédure civile : on ne peut pas reprocher au justiciable de connaître l'ensemble des dispositions juridiques. [...]
[...] Une défense au fond peut être proposée en tout état de cause : donc à toute hauteur de procédure (1er juge, appel ou cassation). Ce qui veut dire que le défendeur qui oublie un moyen de défense en 1re instance peut le faire en appel, et en cassation. Autres moyens de défense : Les défenses procédurales : Les fins de non-recevoir : Les exceptions de procédure : Dans ces défenses procédurales, le défendeur va opposer au demandeur la violation d'une règle de procédure, il ne se défend plus en termes de droits substantiels (défense au fond), mais en termes de droit processuel, ce qui est en cause c'est la violation d'une règle quelconque du code de procédure civile. [...]
[...] Or ici cet arrêt impose une obligation au demandeur de multiplier tous les moyens : il peut agir, mais doit le faire complètement. Il faut combiner l'arrêt d'assemblée plénière du 21 décembre 2007 avec la jurisprudence tirée de l'arrêt Cesareo du 7 juillet 2006 : parce que l'on comprend toute la difficulté en mêlant les deux affaires. En 2007 l'acheteur qui demande la résolution du contrat ne propose qu'un moyen et est débouté par un arrêt irrévocable : peut-il, après décision irrévocable, recommencer un procès ? [...]
[ 11 mai 2015 ]
L’abus du droit d’agir en justice doit être motivé
Mots-clefs : Abus d’agir en justice, Procédure abusive, Voie de recours
Ester en justice est un droit fondamental reconnu à toute personne titulaire de la capacité à agir. Si l’exercice de ce droit ne peut, à lui seul, justifier une condamnation à des dommages-intérêts, notons que tout droit peut être exercé dans des circonstances abusives et, ainsi, donner lieu à des sanctions.
En l’espèce, revendiquant des droits d’auteur sur un élément technologique, une société a assigné une autre ainsi que son fabriquant en contrefaçon et concurrence déloyale pour avoir reproduit son invention où il a également été fait procéder à une saisie-contrefaçon dans les locaux des deux entreprises.
L’intérêt de cet arrêt porte sur la question de l’abus du droit d’agir en justice et d’exercer une voie de recours.
Rappelons que la jurisprudence s'est prononcée, et ce depuis longtemps, en faveur de la théorie de l'abus de droit appliquée à l'action en justice. Elle imposait, à l’origine, de « caractériser l'abus par l'intention malicieuse, la mauvaise foi ou l'erreur grossière équipollente au dol » (V. Y. Avril).
Cependant, elle a opéré un revirement par un arrêt rendu en 1985 considérant alors qu’un simple comportement fautif, voire une légèreté blâmable étaient suffisant (Civ. 2e, 10 janv. 1985). Partant, l’intention de nuire n’est plus une condition nécessaire pour établir la responsabilité du plaideur fautif (Civ. 2e, 11 sept. 2008), même si certains abus restent intentionnels (Civ. 1re, 9 juin 2010).
Toutefois, la Haute juridiction veille rigoureusement à ce que les condamnations pour procédure abusive soient fortement motivées et que les circonstances de nature à faire dégénérer l’exercice de l’action en faute soient caractérisées (Civ. 2e, 6 mars 2003). Par une jurisprudence abondante, la Cour a censuré de nombreuses décisions reprochant aux juges du fonds d’avoir retenu «des motifs qui ne suffisent pas à caractériser une faute faisant dégénérer en abus le droit d'agir en justice » (Civ. 3e, 27 janv. 2015; Civ. 3e, 26 nov. 2013; Civ. 3e, 10 juill. 2012). Si l’on sait que l’abus peut résulter de l’absence de tout fondement juridique à l’action, de son intention malveillante ou encore de la volonté de multiplier les procédures engagées, la notion de procédure reste difficile à cerner et le juge demeure souverain pour apprécier les circonstances.
Par ailleurs, la poursuite de la procédure en appel est la manifestation même du droit d’agir en justice. Il peut également y avoir à ce niveau de la procédure une utilisation abusive de ce droit. Notons, toutefois, que le plaideur ne pourra pas être condamné pour procédure abusive dans le cas où sa demande est accueillie et ce, même partiellement (Civ. 3e, 27 mai 2008). De même, le plaideur qui a eu gain de cause en première instance, mais qui est débouté en appel, échappe en principe à toute condamnation pour procédure abusive (Civ. 1re, 30 sept. 2003).
Aux termes de l’article 32-1 du Code de procédure civile, le plaideur qui « agit en justice de manière dilatoire ou abusive peut être condamné à une amende civile d’un maximum de 3 000 euros, sans préjudice des dommages-intérêts qui seraient réclamés ». Le juge a donc la possibilité de sanctionner l’utilisation abusive du service public en prononçant une amende payable au Trésor public. Des dispositions analogues sont prévues en matière d’exercice abusif des voies de recours (amende civile de 3 000 euros : C. pr. civ., art. 559 pour l’appel abusif et C. pr. civ., art. 628).
En l’espèce, la cour d’appel a condamné, sur le fondement de l’article 1382 du Code civil, le plaideur au paiement de dommages-intérêts au motif que les saisies-contrefaçon, la demande et l’appel formés ont occasionné un trouble commercial au préjudice de la société et de son fabriquant.
Par la suite, la Cour de cassation a cassé la décision estimant que les motifs étaient impropres « à caractériser une faute faisant dégénérer en abus le droit d’agir en justice et d’exercer une voie de recours ».
Si la Haute juridiction réaffirme avec sévérité que l’abus doit être motivé, elle n’apporte pas pour autant davantage de précisions quant aux critères de nature à retenir l’abus de ce droit.
L’équilibre entre le droit d’ester en justice et la lutte contre les actions abusives semble demeurer délicat à établir.
Civ.1re, 9 avril 2015, n° 14-11.853
« Celui qui agit en justice de manière dilatoire ou abusive peut être condamné à une amende civile d'un maximum de 3 000 euros, sans préjudice des dommages-intérêts qui seraient réclamés. »
« En cas d'appel principal dilatoire ou abusif, l'appelant peut être condamné à une amende civile d'un maximum de 3 000 euros, sans préjudice des dommages-intérêts qui lui seraient réclamés.
Cette amende, perçue séparément des droits d'enregistrement de la décision qui l'a prononcée, ne peut être réclamée aux intimés. Ceux-ci peuvent obtenir une expédition de la décision revêtue de la formule exécutoire sans que le non-paiement de l'amende puisse y faire obstacle. »
« Le demandeur en cassation qui succombe dans son pourvoi ou dont le pourvoi n'est pas admis peut, en cas de recours jugé abusif, être condamné à une amende civile dont le montant ne peut excéder 3 000 euros et, dans les mêmes limites, au paiement d'une indemnité envers le défendeur. »
■ Y. Avril, Dalloz référence, Responsabilité des avocats, 3e éd., 2015-2016, 21.41.
■ Civ. 2e, 10 janv. 1985, Gaz. Pal. 1985. Pan. 113.
■ Civ. 2e, 11 sept. 2008, n° 07-18.483, LPA 4 nov. 2008, p.13, obs. G. Canselier.
■ Civ. 1re, 9 juin 2010, n° 09-10.641, RTD civ. 2010. 545, note Hauser.
■ Civ. 2e, 6 mars 2003, n° 01-00.507.
■ Civ. 3e, 27 janv. 2015, n° 13-25.305.
■ Civ. 3e, 26 nov. 2013, n° 12-24.826.
■ Civ. 3e, 10 juill. 2012, n° 10-13.921.
■ Civ. 3e, 27 mai 2008, n° 07-12.906.
■ Civ. 1re, 30 sept. 2003, n° 00-20.323.
Auteur :M. Y.
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