Source: https://www.sistel.asso.fr/salarie-arret-de-travail-reprise-necessite-de-tester-compatibilite-dun-poste-de-travail-aptitudes-capacites/
Timestamp: 2019-06-17 08:42:49+00:00
Document Index: 199517863

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Salarié en arrêt : la reprise nécessite de tester la compatibilité d’un poste avec ses aptitudes ? - sistel
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21/10/2017Salarié en arrêt : la reprise nécessite de tester la compatibilité d’un poste avec ses aptitudes ?
Salarié en arrêt de travail : la reprise nécessite de tester la compatibilité d’un poste de travail avec ses aptitudes et capacités ?
Véritable outil de maintien dans l’emploi, l’essai encadré est un modèle d’action de remobilisation active pour l’entreprise
Qu’est-ce que l’essai encadré :
L’essai encadré permet à un salarié de tester ses capacités sur un poste de travail pendant son arrêt de travail et sans perdre ses indemnités journalières. Il permet d’améliorer les chances de maintien dans l’emploi avec une mise en situation au poste de travail.
Il permet au salarié de :
Tester son ancien poste ou un poste aménagé
Tester un nouveau poste
Rechercher des pistes pour un éventuel reclassement
Les assurés sociaux en arrêt de travail et présentant un risque de désinsertion professionnelle :
Indemnisés par la CPAM au titre de la maladie, de l’accident du travail ou de la maladie professionnelle et
Titulaires d’un contrat de travail, apprentis, intérimaires, stagiaires de la formation professionnelle …
Pendant un arrêt de travail, sur une période maximale de trois jours ouvrables en continu ou fractionnables.
C’est au moment de la visite de pré-reprise, qu’il est judicieux d’étudier la faisabilité de la mise en place d’un essai encadré.
Chez son employeur
Dans une entreprise qui accepte de l’accueillir pour valider un projet professionnel
Dans une entreprise susceptible de l’embaucher à l’issue de l’arrêt dans le cadre d’une reconversion professionnelle
L’employeur ne versera aucune rémunération. La CPAM maintient le versement des indemnités journalières pendant la durée de l’essai encadré. La cotisation AT/MP est prise en charge par l’Assurance Maladie.
Pour finir, plusieurs acteurs valideront ensemble la pertinence de l’essai encadré, notamment les partenaires présents dans la cellule de coordination de prévention de la désinsertion professionnelle : c’est-à-dire la CPAM, le service social de l’assurance maladie, le médecin conseil, le médecin du travail. Il sera demandé également les accords du médecin traitant, de l’employeur et du salarié bien sûr.
Atouts de la démarche :
L’essai encadré doit être vu comme un outil pour favoriser le retour en emploi d’un salarié en situation d’arrêt. Nous savons qu’aujourd’hui, 1 salarié sur 2 en arrêt depuis plus de 6 mois ne revient jamais sur son poste et se retrouve en désinsertion professionnelle. Les causes sont nombreuses : sentiment d’abandon, peur, causes médicales… L’essai encadré permet de suivre le salarié dans son processus de retour à l’emploi. C’est pour lui la possibilité de reprendre confiance et d’être opérationnel dès sa reprise effective. Cette phase peut être compliquée et parfois longue, notamment lorsque le collaborateur n’a pas travaillé depuis un certain temps. Il a à s’approprier ses nouvelles conditions de travail (et parfois son nouveau poste), à reconstruire sa relation avec le collectif de travail… le tout parfois dans une organisation qui a évolué depuis son arrêt maladie. Le salarié se confronte alors à ses capacités et incapacités. Il contribue alors à réaliser le deuil de son ancienne situation. L’essai doit être préparé en amont pour ne pas mettre en échec le salarié et optimiser ses chances d’être reclassé sur un poste adapté.
Vous souhaitez plus de renseignements sur la démarche, contactez notre service social au 02 37 25 60 17.
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