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Timestamp: 2016-10-24 20:18:47+00:00
Document Index: 195838198

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'art. 75', 'art. 72', 'ATF ', 'art. 51', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 95', 'art. 106', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 209', 'art. 209', 'art. 106', 'art. 209', 'art. 206', 'art. 198', 'art. 105', 'art. 209', 'art. 209', 'art. 209', 'art. 9', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 4', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 120', 'art. 122', 'art. 125', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 42', 'art. 125', 'art. 66', 'art. 68']

5A_479/2015 (06.01.2016)
5A_479/2015 � � Arr�t du 6 janvier 2016
divorce (contribution d'entretien, r�gime matrimonial)
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 8 mai 2015.
A.A.________, n�e en 1964, et B.A.________, n� en 1957, se sont mari�s le 15 f�vrier 2003, sans conclure de contrat de mariage.
Un enfant, C.________, est n� de cette union le 20 juin 2003.
Les �poux se sont s�par�s le 13 ao�t 2009.
Par jugement du 27 juin 2014, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a prononc� le divorce des �poux A.________. Il a notamment condamn� l'ex-�pouse � payer � l'ex-�poux la somme de 177'647 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et dit qu'elle ne lui devait aucune contribution d'entretien apr�s divorce.
Statuant le 8 mai 2015 sur appels des deux parties, la Cour de justice du canton de Gen�ve a annul� et r�form� partiellement le jugement du Tribunal de premi�re instance. Elle a notamment condamn� l'ex-�pouse � verser � l'ex-�poux la somme de 183'919 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et � contribuer � l'entretien de celui-ci par le versement d'une pension d'un montant de 1'100 fr. par mois, d�s le prononc� de l'arr�t et jusqu'au 31 d�cembre 2021.
Par acte du 15 juin 2015, l'ex-�pouse exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Elle conclut principalement � l'annulation et la r�forme de l'arr�t entrepris, en ce sens qu'elle ne doit � son ex-conjoint ni contribution d'entretien ni montant � titre de liquidation du r�gime matrimonial. Subsidiairement, elle conclut au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Invit�s � se d�terminer sur l'octroi de l'effet suspensif, l'ex-�poux a conclu � son rejet et l'autorit� pr�c�dente s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
er�juillet 2015, le Pr�sident de la II
e�Cour de droit civil a accord� l'effet suspensif s'agissant du versement li� � la liquidation du r�gime matrimonial, mais non pour le paiement des contributions d'entretien dues d�s le 8 mai 2015.
Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF), prise par un tribunal cantonal sup�rieur statuant sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur la contribution d'entretien en faveur de l'ex-�poux et la liquidation du r�gime matrimonial, � savoir une affaire p�cuniaire (ATF 133 III 393 consid. 2 p. 395; arr�t 5A_705/2013 du 29 juillet 2014 consid. 1.1), dont la valeur litigieuse requise est atteinte (art. 51 al. 1 let. a, 51 al. 4 premi�re phr. et 74 al. 1 let. b LTF). Il a �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par une partie qui a pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et a un int�r�t digne de protection � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est d�s lors en principe recevable.
2.1.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui pourraient se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 104 s.). Pour satisfaire � son obligation de motiver, le recourant doit discuter les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit; il n'est pas indispensable qu'il indique express�ment les dispositions l�gales - le num�ro des articles de loi - ou qu'il d�signe express�ment les principes non �crits de droit qui auraient �t� viol�s; il suffit qu'� la lecture de son expos�, on comprenne clairement quelles r�gles de droit auraient �t�, selon lui, transgress�es par l'autorit� cantonale (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89 et les r�f�rences). En outre, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si de tels griefs ont �t� invoqu�s et motiv�s par le recourant ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3 p. 310 s.), c'est-�-dire s'ils ont �t� express�ment soulev�s et expos�s de fa�on claire et d�taill�e (ATF 135 III 232 consid. 1.2 p. 234).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral doit conduire son raisonnement sur la base des faits constat�s dans la d�cision attaqu�e (art. 105 al. 1 LTF). Il peut rectifier ou compl�ter d'office les constatations de l'autorit� pr�c�dente si les faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte, c'est-�-dire arbitraire aux termes de l'art. 9 Cst. (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252) ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Une partie ne peut toutefois pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; elle doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2. p. 252). Une critique de fait qui ne satisfait pas au principe d'all�gation susmentionn� (cf.�
supra�consid 2.1) est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 255).
Lorsque le recourant entend faire compl�ter les faits - pertinents et qui n'auraient pas �t� constat�s, en violation du droit -, il doit les d�signer avec pr�cision en se r�f�rant aux pi�ces du dossier; le compl�tement suppose en effet que les all�gations de fait correspondantes aient �t� introduites r�guli�rement et en temps utile dans la proc�dure cantonale, qu'elles aient �t� consid�r�es � tort comme d�pourvues de pertinence ou aient �t� simplement ignor�es; si ces exigences ne sont pas respect�es, les faits invoqu�s sont r�put�s nouveaux, partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2 p. 90).
Dans un premier grief, la recourante soul�ve la violation de l'art. 209 al. 3 CC en lien avec le remboursement d'un pr�t re�u de ses parents pour l'acquisition d'un immeuble.
3.1.�Il ressort de l'arr�t attaqu� que la recourante a acquis un appartement le 5 novembre 1993 pour un prix de 400'000 fr., dont 200'000 fr. vers�s en esp�ces. Selon une expertise judiciaire, l'appartement avait une valeur v�nale de 470'000 fr. � la fin 2004 et de 1'100'000 fr., libre d'occupants, � la fin 2013. Au moment du mariage, la recourante �tait d�bitrice envers ses parents de la somme de 250'000 fr. Cette dette a �t� rembours�e durant le mariage, � raison de 50'000 fr. le 28 janvier 2005, 50'000 fr. le 27 janvier 2006, 75'000 fr. le 30 janvier 2007 et 75'000 fr. le 30 janvier 2008. Dans sa demande de divorce, la recourante a indiqu� que ses acqu�ts comprenaient une " cr�ance en participation � l'acquisition de ses biens propres (appartement de [...]) - remboursement de son p�re ". Lors de l'audience du 15 mai 2012 devant le Tribunal de premi�re instance, ainsi que dans son �criture du 8 mai 2013 sur la liquidation du r�gime matrimonial, la recourante a par ailleurs confirm� que le pr�t de ses parents �tait en relation avec l'appartement.
Sur la base de ces �l�ments, la cour cantonale a retenu qu'� de r�it�r�es reprises, la recourante avait mentionn� que le pr�t lui avait �t� accord� en relation avec l'appartement et n'avait pas all�gu� qu'elle aurait pu acqu�rir ce bien sans ces fonds. L'ex-�pouse n'avait par ailleurs pas indiqu� un autre but auquel les fonds emprunt�s auraient �t� affect�s. La juridiction pr�c�dente a d�s lors estim� que le pr�t avait �t� consenti pour contribuer � l'acquisition de l'appartement. Le remboursement du pr�t au moyen des acqu�ts de la recourante �tait ainsi soumis � l'art. 209 al. 3 CC. Le remboursement �tant intervenu de fa�on �chelonn�e et les parties n'ayant pas requis de l'expert qu'il estime la valeur du logement aux dates des diff�rents remboursements, rien ne s'opposait � diviser par deux la plus-value effectu�e pour tenir compte de l'�chelonnement du remboursement. Par ailleurs, la valeur v�nale de l'immeuble ne devait pas �tre r�duite du fait que la recourante entendait encore y loger. La cour cantonale a d�s lors confirm� l'�valuation de la cr�ance de r�compense des acqu�ts de la recourante contre ses biens propres en relation avec l'appartement pour un montant de 405'025 fr.
3.2.�Selon la recourante, la cour cantonale a � tort consid�r� que le pr�t lui-m�me �tait d�terminant pour �valuer s'il y avait mati�re � r�compense. Or, seul serait d�cisif l'amortissement de ce pr�t et aucun �l�ment au dossier ne permettrait de conclure que les remboursements litigieux auraient permis l'acquisition, la conservation ou l'am�lioration de l'appartement. Par ailleurs, la situation serait diff�rente de celle d'un pr�t bancaire garanti par gage immobilier, les parents de la recourante n'ayant pas exig� le remboursement sous peine de r�alisation forc�e.
3.2.1.�En tant qu'elle indique que le pr�t n'�tait pas susceptible d'ex�cution forc�e, la recourante s'appuie sur un fait qui ne ressort pas de l'arr�t attaqu�, sans expliquer de mani�re d�taill�e en quoi l'autorit� cantonale aurait �cart� ce fait arbitrairement, de sorte que sa critique ne satisfait pas aux exigences minimales de motivation, partant, est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf.�
3.2.2.�Selon l'art. 209 CC, il y a lieu � r�compense, lors de la liquidation, entre les acqu�ts et les biens propres d'un m�me �poux lorsqu'une dette grevant l'une des masses a �t� pay�e de deniers provenant de l'autre (al. 1). Une dette gr�ve la masse avec laquelle elle est en rapport de connexit� ou, dans le doute, les acqu�ts (al. 2). Lorsqu'une masse a contribu� � l'acquisition, � l'am�lioration ou � la conservation de biens appartenant � l'autre masse, la r�compense, en cas de plus-value ou de moins-value, est proportionnelle � la contribution fournie et elle se calcule sur la valeur de ces biens � la liquidation ou � l'�poque de leur ali�nation (al. 3). La contribution � l'acquisition d'un bien peut s'effectuer ant�rieurement, simultan�ment ou post�rieurement � celle-ci (VAL�RIE HAAS, La cr�ance de plus-value et la r�compense variable dans le r�gime de la participation aux acqu�ts, 2005, p. 24 s.; cf. �g. ELISABETH ESCHER, Wertver�nderung und eheliches G�terrecht, 1989, p. 71 s.; HAUSHEER/REUSSER/GEISER, Berner Kommentar, vol. II.1.3.1, 1992, no 13 ad art. 206 CC, en lien avec l'amortissement d'une dette hypoth�caire).
En l'esp�ce, il n'est pas contest� que l'immeuble en cause, qui a �t� acquis avant mariage, fait partie des biens propres de la recourante, conform�ment � l'art. 198 ch. 2 CC. Il ressort des faits constat�s dans l'arr�t attaqu� (art. 105 al. 1 LTF) que le pr�t litigieux a contribu� � l'acquisition de l'appartement, de sorte qu'il grevait �galement les biens propres (art. 209 al. 2 CC). La recourante admet que le pr�t a �t� rembours� durant le mariage au moyen d'acqu�ts et que ses acqu�ts comprennent une " cr�ance en participation � l'acquisition de ses biens propres (appartement de [...]) - remboursement de son p�re " (cf.�
supra�consid. 3.1). Le remboursement du pr�t constitue d�s lors une contribution en lien avec l'acquisition de l'immeuble. Dans ces circonstances, il ne se justifie pas de distinguer le remboursement du pr�t de l'amortissement d'une dette hypoth�caire. Partant, la cour cantonale a � juste titre admis que les acqu�ts de la recourante avaient une r�compense variable envers ses biens propres (art. 209 al. 3 CC).
Pour le surplus, il n'y a pas lieu de revoir le calcul effectu� par le premier juge et confirm� par l'autorit� pr�c�dente, la recourante n'�mettant pas de critique � ce propos.
Partant, le grief de violation de l'art. 209 al. 3 CC est infond�, dans la mesure de sa recevabilit�.
Deuxi�mement, le recours tend � ce que la recourante soit lib�r�e de contribuer � l'entretien de l'intim�.
4.1.�En substance, la cour cantonale a constat� que la dur�e de vie commune des �poux �tait de six ans et qu'ils avaient eu un enfant commun. L'intim� avait cess� son activit� de serveur en 2007, � l'�ge de 50 ans, d'un commun accord avec la recourante, afin notamment de s'occuper de leur fils, alors �g� de quatre ans. Sur la base de ces �l�ments, l'autorit� cantonale a admis que le mariage avait eu un impact sur la situation de l'intim�, celui-ci �tant raisonnablement amen� � consid�rer qu'� part une activit� ind�pendante dans le mod�lisme ferroviaire, subsidiaire � ses activit�s familiales, il n'exercerait plus d'activit� lucrative jusqu'� sa retraite.
En l'absence de salaire hypoth�tique raisonnablement imputable � l'intim�, les revenus mensuels de celui-ci se composaient de revenus immobiliers, r�els ou hypoth�tiques, d'un montant total de 1'700 fr. Ses charges se montant � environ 1'860 fr., il souffrait d'un d�couvert mensuel de 160 fr. D�s lors, l'intim� n'�tait pas en mesure de pourvoir lui-m�me � son entretien convenable et le versement d'une contribution d'entretien en sa faveur devait �tre envisag�. Compte tenu de son revenu mensuel net d'environ 12'230 fr. et de ses charges d'environ 9'343 fr., la recourante jouissait d'un disponible mensuel d'environ 2'880 fr. Partant, le disponible du couple �tait d'environ 2'84 0 fr. L'intim� avait droit � une contribution d'entretien lui permettant de couvrir son d�couvert mensuel ainsi qu'� un tiers du disponible, � savoir une contribution mensuelle de 1'100 fr. Cette contribution prendrait fin au 31 d�cembre 2021, dans la mesure o� l'intim� jouirait, � sa retraite le 3 janvier 2022, de sa rente AVS augment�e par l'effet du "splitting", d'une rente du 2�me pilier augment�e suite au partage des avoirs de pr�voyance, ainsi que des revenus locatifs de ses propri�t�s immobili�res.
4.2.�La recourante reproche � l'autorit� pr�c�dente d'avoir constat� les faits de mani�re arbitraire (art. 9 Cst.) en retenant que l'intim� n'exercerait plus d'activit� lucrative jusqu'� la retraite. Selon elle, l'accord du 17 avril 2007 entre les parties ne dirait rien de tel et r�serverait au contraire l'�volution de " la situation actuelle " " dans le temps " des �poux, de sorte que " des adaptations seront n�cessaires ". La cour cantonale aurait admis sans justification que " l' �ventuelle capacit� de gain - ou le revenu hypoth�tique - de [l'intim�] n'avait pas � �tre prise en consid�ration " et aurait condamn� arbitrairement la recourante � verser une contribution d'entretien � l'intim� jusqu'� sa retraite.
La recourante se plaint �galement de la violation de l'art. 125 al. 1 CC � plusieurs �gards. Tout d'abord, l'autorit� cantonale aurait admis � tort que le mariage avait eu un impact d�cisif sur la situation financi�re de l'intim�. Par ailleurs, elle aurait d�termin� de mani�re erron�e le niveau de vie de celui-ci, en ayant ignor� que, suite � la d�cision sur mesures provisionnelles du 12 ao�t 2010, l'intim� aurait vers� pendant presque six ans une contribution d'entretien en faveur de son fils. N'ayant pas constat� que l'intim� aurait contract� des dettes pour s'acquitter de son obligation d'entretien, la cour cantonale ne pourrait retenir que le maintien du train de vie du recourant exigerait le versement par la recourante d'une contribution mensuelle de 1'100 fr. Enfin, elle aurait omis de tenir compte des montants de 183'000 fr. et de 142'000 fr., dus au titre de la liquidation du r�gime matrimonial, respectivement du partage de la pr�voyance professionnelle.
4.3.�En tant que la recourante s'�carte des constatations de fait contenues dans l'arr�t attaqu� - notamment en ce qui concerne le contenu de l'accord entre �poux du 17 avril 2007 ou l'origine des fonds ayant servi � financer la contribution d'entretien de l'enfant -, sans expliquer de mani�re d�taill�e en quoi la cour cantonale aurait �tabli les faits ou appr�ci� les preuves de mani�re arbitraire, sa critique n'est pas suffisamment motiv�e (cf. supra consid. 2.2) et est ainsi irrecevable.
Par ailleurs, contrairement � ce que soutient la recourante, la cour cantonale ne constate pas que l'intim� n'exercera plus d'activit� lucrative jusqu'� sa retraite, mais retient que " le mariage a eu un impact sur la situation de l'intim�, celui-ci �tant raisonnablement amen� � consid�rer que, mis � part une activit� ind�pendante dans le mod�lisme ferroviaire, subsidiaire � ses activit�s familiales, il n'exercerait plus d'activit� lucrative jusqu'� sa retraite ". Partant, la recourante ne s'en prend pas aux motifs de la d�cision attaqu�e et sa critique est �galement irrecevable sur ce point (cf.�
Enfin, en tant que, sous l'intitul� " constatation arbitraire des faits ", la recourante reproche � la cour cantonale de n'avoir pas retenu de capacit� de gain hypoth�tique pour l'intim�, son grief concerne une question de droit et sera examin� ci-apr�s (cf.�
infra�consid. 4.5.2).
4.4.1.�Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 137 III 102 consid. 4.1 p. 104 s.; arr�t 5A_767/2011 du 1er juin 2012 consid. 5.2.1, publi� in FamPra.ch 2012, p. 1150).
Une contribution est due si le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�poux cr�direntier ("lebenspr�gend "). Si le mariage a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2 p. 600 s.) -, il a eu, en r�gle g�n�rale, une influence concr�te (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2 p. 105; 135 III 59 consid. 4.1 p. 61). Il n'existe toutefois aucune pr�somption lorsque le mariage a dur� entre cinq et dix ans; il faut alors examiner de cas en cas si les circonstances de fait permettent de d�duire une influence concr�te (arr�t 5A_446/2012 du 20 d�cembre 2012 consid. 3.2.3.2 et les r�f�rences). La jurisprudence retient �galement qu'ind�pendamment de sa dur�e, un mariage influence concr�tement la situation des conjoints lorsque ceux-ci ont des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61 et les r�f�rences). Un tel mariage ne donne toutefois pas automatiquement droit � une contribution d'entretien: selon la jurisprudence, le principe de l'autonomie prime le droit � l'entretien, ce qui se d�duit directement de l'art. 125 CC; un �poux ne peut pr�tendre � une pension que s'il n'est pas en mesure de pourvoir lui-m�me � son entretien convenable et si son conjoint dispose d'une capacit� contributive. En outre, si le mariage n'a pas �t� de tr�s longue dur�e, le conjoint n'a pas droit � une rente illimit�e dans le temps. Dans un tel cas, l'�poux cr�direntier ne peut en effet se pr�valoir de la position de confiance cr��e par l'union (" Vertrauensposition "; cf. ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61 s.) pour obtenir une contribution d'entretien durant une p�riode allant au-del� de ce qu'exige la prise en charge des enfants et sa r�insertion professionnelle (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2 p. 106).
4.4.2.�La loi n'impose pas de mode de calcul particulier pour fixer le montant de la contribution d'entretien de l'�poux et les tribunaux jouissent d'un large pouvoir d'appr�ciation en la mati�re (art. 4 CC; ATF 134 III 577 consid. 4 p. 580; 116 II 103 consid. 2f p. 109; arr�ts 5A_267/2014 du 15 septembre 2014 consid. 5.1, publi� in FamPra.ch 2015 p. 212; 5C.100/2005 du 22 d�cembre 2005 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2006 p. 431). Il n'y a violation du droit f�d�ral que si le juge a abus� de son pouvoir d'appr�ciation, en se r�f�rant � des crit�res d�nu�s de pertinence ou en ne tenant pas compte d'�l�ments essentiels, ou encore si, d'apr�s l'exp�rience de la vie, le montant arr�t� para�t manifestement in�quitable (ATF 127 III 136 consid. 3a p. 141; arr�t 5A_844/2014 du 23 avril 2015 consid. 4.1, publi� in FamPra 2015 p. 723). Quelle que soit la m�thode appliqu�e, le train de vie men� jusqu'� la cessation de la vie commune constitue la limite sup�rieure du droit � l'entretien (ATF 137 III 102 consid. 4.2.1.1 p. 106; arr�ts 5A_918/2014 du 17 juin 2015 consid. 4.2.3, publi� in FamPra 2015 p. 946 et les r�f�rences; 5A_61/2015 du 20 mai 2015 consid. 4.2.1.1 et la r�f�rence).
Pour fixer la contribution d'entretien, le juge se base sur le revenu effectif des parties. N�anmoins, un conjoint peut se voir imputer un revenu hypoth�tique, pour autant qu'il puisse gagner plus que son revenu effectif en faisant preuve de bonne volont� et en accomplissant l'effort que l'on peut raisonnablement exiger de lui. L'obtention d'un tel revenu doit donc �tre effectivement possible. Savoir si l'on peut raisonnablement exiger d'une personne une augmentation de son revenu est une question de droit; en revanche, d�terminer quel revenu la personne a la possibilit� effective de r�aliser est une question de fait (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 et les r�f�rences).
4.4.3.�Pour d�cider si une contribution d'entretien est allou�e et pour en fixer, le cas �ch�ant, le montant et la dur�e, le juge doit notamment prendre en consid�ration les revenus et la fortune des �poux (art. 125 al. 2 ch. 5 CC), dont fait partie le r�sultat de la liquidation du r�gime matrimonial (ATF 132 III 178 consid. 3.2 p. 182; 130 III 537 consid. 4 p. 544 s. et les r�f�rences), ainsi que les expectatives de l'assurance-vieillesse et survivants et de la pr�voyance professionnelle ou d'autres formes de pr�voyance priv�e ou publique, y compris le r�sultat pr�visible du partage des prestations de sortie (art. 125 al. 2. ch. 8 CC). Selon la syst�matique de la loi, le juge doit d'abord liquider le r�gime matrimonial (art. 120 al. 1 CC), puis r�gler les pr�tentions relatives � la pr�voyance professionnelle (art. 122-124 CC) et apr�s cela seulement d�cider de l'entretien apr�s divorce (art. 125 CC) afin de pouvoir prendre en compte les crit�res de l'art. 125 al. 2 CC (ATF 130 III 537 consid. 4 p. 545; 129 III 7 consid. 3.1.2 p. 9). Si les revenus (du travail et de la fortune) des �poux suffisent � leur entretien, la substance de la fortune n'est normalement pas prise en consid�ration (ATF 138 III 289 consid. 11.1.2 p. 292 s. et les r�f�rences).
4.5.1.�En l'esp�ce, le mariage a dur� moins de dix ans, mais, contrairement � ce que soutient la recourante, il a n�anmoins influenc� la situation de l'intim� en raison de la naissance d'un enfant et de la r�partition des t�ches convenue entre �poux, qui a conduit l'intim� � cesser une activit� professionnelle qu'il exer�ait depuis 17 ans pour devenir p�re au foyer. L'argument de la recourante selon lequel l'intim� a d�cid� lui-m�me de cesser son activit� professionnelle - ce qui ne ressort au demeurant pas de l'arr�t attaqu� (cf.�
supra�consid. 2.2) - n'est pas d�terminant, la recourante ayant approuv� ce choix.
Partant, la cour cantonale n'a pas viol� l'art. 125 al. 1 CC en consid�rant que le mariage avait concr�tement influenc� la situation financi�re de l'intim�.
4.5.2.�La recourante ne remet en cause ni le principe ni le montant des revenus et charges de l'intim� retenus par la cour cantonale, sauf en ce qui concerne son absence de capacit� de gain hypoth�tique, qu'elle critique de mani�re g�n�rale sous l'angle de l'�tablissement arbitraire des faits (cf.�
supra�consid. 4.3). Sur ce point, la cour cantonale a estim� qu'il ne pouvait pas raisonnablement �tre exig� de l'intim� qu'il retrouve une activit� lucrative. A l'appui de cette appr�ciation, la juridiction pr�c�dente s'est r�f�r�e � son �ge (52 ans lors de la s�paration et 58 ans � la date de l'arr�t attaqu�), � son �tat de sant� ne lui permettant pas de manier certaines charges, � son absence de formation professionnelle et au fait qu'il s'�tait occup� de son fils jusqu'� la s�paration des parties.
Compte tenu de ces �l�ments et du pouvoir d'appr�ciation du juge dans ce domaine (cf.�
supra�consid. 4.4.2), il n'appara�t pas contraire � l'art. 125 al. 1 CC de ne pas imputer de capacit� de gain hypoth�tique � l'intim�.
4.5.3.�Pour autant que la critique de la recourante relative � la prise en consid�ration du r�sultat du partage des avoirs de pr�voyance et de la liquidation du r�gime matrimonial soit recevable (art. 42 al. 2 LTF; cf.�
supra�consid. 2.1), elle appara�t de toute fa�on infond�e.
S'agissant des avoirs de pr�voyance, la cour cantonale a pris en compte ce montant dans la fixation de la dur�e de la contribution. Elle a en effet fix� l'�ch�ance de la contribution d'entretien au 31 d�cembre 2021, en tenant compte du fait qu'� sa retraite, le 3 janvier 2022, l'intim�e jouirait notamment de sa rente AVS augment�e par l'effet du "splitting" et d'une rente du 2�me pilier augment�e suite au partage des avoirs de pr�voyance.
Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas abus� de son pouvoir d'appr�ciation en ne tenant pas compte du montant � verser au titre de liquidation du r�gime matrimonial, d�s lors que les revenus des �poux permettent de couvrir l'ensemble de leurs besoins.
Pour le surplus, il n'y a pas lieu de revoir le calcul de la contribution d'entretien, qui n'est pas contest� par la recourante.
Au vu de ce qui pr�c�de, le grief de violation de l'art. 125 CC est mal fond�, autant qu'il est recevable.
En conclusion, le recours est rejet� dans la mesure o� il est recevable. La recourante, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il n'est pas allou� de d�pens � l'intim�, qui a partiellement succomb� sur l'octroi de l'effet suspensif et n'a pas �t� invit� � se d�terminer sur le fond (art. 68 al. 1 LTF).