Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20030115-230479
Timestamp: 2016-10-23 18:08:18+00:00
Document Index: 292981255

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 22", "l'article 22", "l'article 8", 'art. 8', 'art. 22']

France, Conseil d'État, 15 janvier 2003, 230479
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 230479Numéro NOR : CETATEXT000008145200 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2003-01-15;230479 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête, enregistrée le 19 février 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le PREFET DE LA HAUTE-SAVOIE ; le PREFET DE LA HAUTE-SAVOIE demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 5 février 2001 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Grenoble a annulé son arrêté du 2 février 2001 ordonnant la reconduite à la frontière de M. Diego Z... X... et la décision du même jour fixant le pays à destination duquel il doit être reconduit ;
2°) de rejeter la demande présentée par M. Z... X... devant le tribunal administratif de Grenoble ;
- les conclusions de M. Austry, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée : "Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : ... 1°) Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. 2°) Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de 3 mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré" ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. Z... X..., de nationalité colombienne, est entré irrégulièrement sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour régulièrement délivré et sans visa alors qu'il était soumis à cette obligation ; qu'il était ainsi dans le cas prévu par les dispositions du 1° et du 2° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;
Considérant toutefois, qu'à la date à laquelle a été pris l'arrêté prononçant sa reconduite à la frontière, M. Z... X... résidait depuis 8 mois en France et avait épousé le 25 novembre 2000, soit plus de 2 mois avant l'intervention de la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet, une ressortissante française dont il attendait un enfant et dont l'état de santé était fragile ; que dans ces conditions, le PREFET DE LA HAUTE-SAVOIE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Grenoble a annulé ses arrêtés du 2 février 2001 au motif qu'ils méconnaissaient les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée au PREFET DE LA HAUTE-SAVOIE, à M. Diego Z... X... et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.Références : Arrêté 2001-02-02Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 8Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22Publications :Proposition de citation: CE, 15 janvier 2003, n° 230479Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur public : M. AustryOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatDate de la décision : 15/01/2003Fonds documentaire : Legifrance Haut de page