Source: http://www.clerus.org/clerus/dati/1999-01/19-6/DirectoireVatican.rtf.html
Timestamp: 2019-02-18 00:18:44+00:00
Document Index: 18308427

Matched Legal Cases: ['§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 1', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 4', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 3', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 2', '§ 2', '§ 2', '§ 3', '§ 2', '§ 2']

La riche expérience de l’Église sur le ministère et la vie des prêtres, présentée dans différents documents du Magistère (1), a reçu de nos jours une nouvelle contribution grâce aux enseignements contenus dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Pastores dabo vobis.(2)
La publication de ce document – dans lequel le Souverain Pontife a voulu unir sa voix d’évêque de Rome et de successeur de Pierre à celle des Pères synodaux – a signifié, pour les prêtres et pour toute l’Église, le commencement d’un chemin de fidélité et de fécondité dans l’approfondissement et l’application de ses contenus. " Aujourd’hui en particulier, la tâche pastorale prioritaire de la nouvelle évangélisation incombe à tout le Peuple de Dieu, et demande une nouvelle ardeur, de nouvelles méthodes et un nouveau langage pour l’annonce et le témoignage évangéliques. Elle exige que les prêtres soient radicalement et totalement plongés dans le mystère du Christ, et capables de réaliser un nouveau style de vie pastorale ".(3)
Les premiers responsables de cette " nouvelle évangélisation " du troisième Millénaire sont les prêtres. Cependant, pour pouvoir réaliser leur mission, ils ont besoin de nourrir en eux-mêmes une vie qui soit le pur reflet de leur identité, et de vivre une union d’amour avec Jésus-Christ, Prêtre Suprême et Éternel, Tête, Maître, Époux et Pasteur de son Église, alimentant leur spiritualité et leur ministère avec une formation permanente complète.
Pour l’élaboration de ce document, on a tenu compte à la fois : des suggestions de l’épiscopat mondial, expressément consulté ; des idées qui sont apparues au cours des travaux de la réunion plénière de la Congrégation, qui eut lieu au Vatican en octobre 1993 ; et finalement des réflexions de nombreux théologiens, canonistes et experts en la matière, provenant de divers horizons géographiques, et insérés dans les situations pastorales actuelles.
On a cherché à proposer des éléments pratiques qui puissent servir pour des initiatives contribuant à l’unité d’action. On a cependant évité d’entrer dans les détails que seules les pratiques locales légitimes et les conditions réelles de chaque diocèse ou Conférence épiscopale pourront utilement suggérer à la prudence et au zèle des pasteurs. Étant donnée la nature de Directoire de ce Document, il est apparu opportun, dans les circonstances actuelles, de ne rappeler que les éléments doctrinaux qui contribuent à fonder l’identité, la spiritualité et la formation permanente des prêtres.
Ce document, par conséquent, n’entend pas offrir un exposé exhaustif sur le sacerdoce, ni être une pure et simple répétition de ce qui a déjà été déclaré authentiquement par le Magistère de l’Église : il veut plutôt répondre aux principales interrogations d’ordre doctrinal, disciplinaire et pastoral qui se posent aux prêtres face aux défis de la nouvelle évangélisation.
Ce texte est naturellement destiné, à travers les évêques, à tous les prêtres de l’Église de rite latin. Les directives qu’il contient concernent en particulier les prêtres du clergé séculier diocésain ; cependant, les prêtres membres des Instituts religieux et des Sociétés de vie apostolique doivent tenir compte de nombre d’entre elles, avec les adaptations nécessaires. On souhaite que ce Directoire soit à chaque prêtre une aide pour approfondir sa propre identité et pour enrichir sa spiritualité personnelle ; un encouragement pour son ministère et pour sa formation permanente, puisque le prêtre en est lui-même le premier acteur. On espère également qu’il servira de référence pour un apostolat vaste et authentique, pour le bien de l’Église et du monde entier.
Arch. tit. de Grado
L’Église tout entière participe de l’onction sacerdotale du Christ dans l’Esprit-Saint. Dans l’Église, en effet " tous les chrétiens deviennent un sacerdoce saint et royal, offrant des sacrifices spirituels à Dieu par Jésus-Christ, et proclamant les hauts faits de Celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière " (cf. 1 Pt 2, 5.9).(4) Dans le Christ, tout le Corps mystique est uni au Père par le Saint-Esprit, en vue du salut de tous les hommes.
L’Église, cependant, ne peut remplir seule cette mission : toute son activité a intrinsèquement besoin de la communion avec le Christ, Tête de son Corps. Indissolublement liée à son Seigneur, elle en reçoit constamment la grâce et la vérité, le gouvernement et le soutien, afin de pouvoir être pour tous et pour chacun " signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ".(5)
Le sacerdoce ministériel trouve sa raison d’être dans cette perspective de l’union vitale de l’Église avec le Christ. En effet, grâce à ce ministère, le Seigneur continue à exercer au milieu de son Peuple les fonctions qui ne reviennent qu’à Lui en tant que Tête de son Corps. Par conséquent, le sacerdoce ministériel rend tangible l’activité propre du Christ-Tête, et prouve que le Christ n’a pas abandonné son Église mais qu’il continue à lui donner la vie grâce à son sacerdoce éternel. Pour cette raison, L’Église considère le sacerdoce ministériel comme un don qui lui est fait dans le ministère de certains de ses fidèles.
Ce don, institué par le Christ pour continuer sa mission salvifique, a d’abord été conféré aux Apôtres et se continue dans l’Église, à travers leurs successeurs, les évêques.
Par l’ordination sacramentelle, réalisée par le moyen de l’imposition des mains et de la prière consécratoire prononcée par l’Évêque, il se produit dans le prêtre " un lien ontologique spécifique qui unit le prêtre au Christ, Prêtre Suprême et Bon Pasteur ".(6)
L’identité du prêtre, par conséquent, découle de sa participation spécifique au Sacerdoce du Christ, par laquelle le sujet ordonné devient, dans l’Église et pour l’Église, image réelle, vivante et transparente du Christ Prêtre, " une représentation sacramentelle du Christ Tête et Pasteur ".(7) Grâce à la consécration, le prêtre " reçoit le don d’un " pouvoir " spirituel qui est participation à l’autorité avec laquelle Jésus-Christ, par Son Esprit, guide son Église ".(8)
Cette identification sacramentelle avec le Prêtre Suprême et Éternel, insère spécifiquement le prêtre dans le mystère trinitaire et, à travers le mystère du Christ, dans la Communion ministérielle de l’Église pour servir le Peuple de Dieu.(9)
3. En communion avec le Père, le Fils et l’Esprit-Saint
S’il est vrai que tout chrétien par le baptême est en communion avec le Dieu Un et Trine, il est aussi vrai que, grâce à la consécration reçue dans le sacrement de l’Ordre, le prêtre est placé dans une relation particulière et spécifique avec le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. En effet, " notre identité a son origine ultime dans la charité du Père. Nous sommes unis au Fils, envoyés par lui, Souverain Prêtre et Bon Pasteur, au moyen du sacerdoce ministériel, par l’action de l’Esprit-Saint. La vie et le ministère du prêtre sont une continuation de la vie et de l’action du Christ. C’est cela notre identité, notre véritable dignité, la source de notre joie, la certitude de notre vie ".(10)
L’identité, le ministère et l’existence du prêtre sont donc essentiellement en relation avec les Trois Personnes divines, en vue du service sacerdotal de l’Église.
Le prêtre, " comme prolongement visible et sacramentel du Christ, et à sa propre place en face de l’Église et du monde, comme origine permanente et toujours nouvelle du salut ", se trouve inséré avec une responsabilité particulière dans la dynamique trinitaire. Son identité provient du ministerium Verbi et sacramentorum, qui est en relation essentielle avec le mystère de l’amour salvifique du Père (cf. Jn 17, 6-9. 24 ; 1 Cor 1, 1 ; 2 Cor 1, 1), avec l’être sacerdotal du Christ – qui choisit et appelle personnellement son ministre pour qu’il demeure avec Lui (cf. Mc 3, 15) – et avec le don de l’Esprit (Jn 20, 21), qui communique au prêtre la force nécessaire pour donner vie à une multitude de fils de Dieu, convoqués dans son unique Peuple, en chemin vers le Royaume du Père.
5. Relation intime avec la Trinité
On peut en déduire le caractère essentiellement " relationnel " (cf. Jn 17, 11. 21) (12) de l’identité du prêtre.
La grâce et le caractère indélébile conférés par l’onction sacramentelle du Saint-Esprit (13) mettent le prêtre " en relation " personnelle avec la Trinité, puisqu’elle est la source de l’être et de l’agir sacerdotal. Cette relation doit être donc nécessairement vécue par le prêtre de manière intime et personnelle, dans un dialogue d’adoration et d’amour avec les trois Personnes divines, conscient que le don reçu lui a été conféré pour le service de tous.
La dimension christologique, tout comme la dimension trinitaire, provient directement du sacrement qui configure ontologiquement au Christ Prêtre, Maître, Sanctificateur et Pasteur de son Peuple.(4)
Les fidèles qui, tout en restant insérés dans le sacerdoce commun, sont choisis et constitués dans le sacerdoce ministériel, reçoivent une participation indélébile à l’unique sacerdoce du Christ, pour la sanctification, l’enseignement et le gouvernement de tout le Peuple de Dieu. Ainsi, d’une part, le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique sont nécessairement ordonnés l’un à l’autre parce que l’un et l’autre, chacun à sa manière, participent de l’unique sacerdoce du Christ ; et d’autre part, ils diffèrent essentiellement l’un de l’autre.(5)
Dans ce sens, l’identité du prêtre est " nouvelle " par rapport à celle de tous les chrétiens qui, par le baptême, participent ensemble de l’unique sacerdoce du Christ et sont appelés à lui rendre témoignage sur toute la terre.(16) La spécificité du sacerdoce ministériel se situe dans le cadre de la nécessité qu’ont tous les fidèles d’adhérer à la médiation et à la seigneurie du Christ, rendues visibles dans l’exercice du sacerdoce ministériel.
Dans cette identité christologique particulière, le prêtre doit avoir conscience que sa vie est un mystère totalement inséré dans le mystère du Christ et de l’Église, de manière nouvelle et spécifique, et que ceci l’engage totalement dans l’activité pastorale et l’élève.(7)
Le Christ associe les Apôtres à sa propre mission : " Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie " (Jn 20, 21). Dans l’Ordination sacrée, la dimension missionnaire est ontologiquement présente. Le prêtre est choisi, consacré et envoyé pour rendre efficace aujourd’hui cette mission éternelle du Christ, dont il devient l’authentique représentant et le messager : " Celui qui vous écoute, c’est moi qu’il écoute, et celui qui vous rejette, rejette celui qui m’a envoyé " (Lc 10, 16).
On peut donc dire que la configuration au Christ, par le moyen de la consécration sacramentelle, définit le prêtre au sein du Peuple de Dieu, en le faisant participer d’une façon qui lui est propre au pouvoir sanctificateur, magistériel et pastoral de Jésus-Christ lui-même, Tête et Pasteur de l’Église.(18)
Agissant in persona Christi Capitis, le prêtre devient le ministre des actions salvifiques essentielles ; il transmet les vérités nécessaires au salut et fait paître le Peuple de Dieu, en le conduisant vers la sainteté.(9)
Dans son ordination presbytérale, le prêtre a reçu le sceau de l’Esprit-Saint qui fait de lui un homme marqué par le caractère sacramentel afin d’être pour toujours ministre du Christ et de l’Église. Conforté par la promesse selon laquelle le Consolateur demeurera " avec lui pour toujours " (Jn 14, 16-17), le prêtre sait qu’il ne perdra jamais la présence et le pouvoir efficace du Saint-Esprit, pour pouvoir exercer son ministère et vivre la charité pastorale, comme un don total de soi pour le salut de ses frères.
C’est aussi le Saint-Esprit qui, dans l’ordination, confère au prêtre le devoir prophétique d’annoncer et d’expliquer, avec autorité, la Parole de Dieu. Inséré dans la communion de l’Église avec tout l’ordre sacerdotal, le prêtre sera guidé par l’Esprit de Vérité, que le Père a envoyé par le Christ, et qui enseigne toute chose, rappelant tout ce que Jésus a dit aux Apôtres. Par conséquent le prêtre, avec l’aide de l’Esprit-Saint, et grâce à l’étude de la Parole de Dieu dans les Écritures, à la lumière de la Tradition et du Magistère,(20) découvre la richesse de la Parole qu’il doit annoncer à la communauté ecclésiale à lui confiée.
10. Invocation de l’Esprit-Saint
Par la vertu du caractère sacramentel, identifiant son intention avec celle de l’Église, le prêtre est toujours en communion avec l’Esprit-Saint dans la célébration de la liturgie, et surtout de l’Eucharistie et des autres sacrements.
Dans chaque sacrement en effet, c’est le Christ qui agit en faveur de l’Église, par le Saint-Esprit invoqué dans sa puissance efficace par le prêtre célébrant in persona Christi.(21)
La célébration sacramentelle, par conséquent, tire son efficacité de la parole du Christ qui l’a instituée et de la puissance de l’Esprit que l’Église invoque souvent par le moyen de l’épiclèse.
Ceci est particulièrement évident dans la Prière eucharistique où le prêtre, invoquant la puissance de l’Esprit-Saint sur le pain et le vin, prononce les paroles de Jésus et actualise le mystère du Corps et du Sang du Christ réellement présent.
C’est finalement dans la communion de l’Esprit-Saint que le prêtre trouve la force pour guider la communauté qui lui est confiée et pour la maintenir dans l’unité voulue par le Seigneur.(22) La prière du prêtre à l’Esprit-Saint peut prendre exemple de la prière sacerdotale de Jésus-Christ (cf. Jn 17). II doit donc prier pour l’unité des fidèles afin qu’ils soient " Un ", pour que le monde croie que le Père a envoyé le Fils pour le salut de tous.
12. " Dans " et " face " à l’Église
Le Christ, source permanente et toujours nouvelle du salut, est le mystère originaire dont découle le mystère de l’Église, son Corps et son Épouse, appelée par l’Époux à être signe et instrument de rédemption. Par l’œuvre confiée aux Apôtres et à leurs Successeurs, le Christ continue à donner la vie à son Église.
À travers le mystère du Christ, le prêtre, quand il exerce son ministère dans toute sa diversité, entre aussi dans le mystère de l’Église qui " prend conscience, dans la foi, de ne pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l’Esprit-Saint ".(23) Le prêtre, pour cette raison, bien qu’inséré dans l’Église, se place aussi face à elle.(24)
En effet, le sacrement de l’Ordre rend le prêtre participant non seulement au mystère du Christ Prêtre, Maître, Tête et Pasteur, mais aussi, d’une certaine manière, à celui du Christ " Serviteur et Époux de l’Église ".(25) Elle est Son " Corps ", et il l’a aimée et il l’aime au point de se donner lui-même pour elle (cf. Eph 5, 25) ; il la régénère et la purifie continuellement par la Parole et par les sacrements (cf. ibid 5, 26) ; il se sacrifie pour la rendre toujours plus belle (cf. ibid 5, 27) et enfin, il la nourrit et l’entoure de soins (cf. ibid 5, 29).
Les prêtres qui – collaborateurs de l’Ordre Épiscopal – constituent avec leur évêque un seul presbyterium,(26) participent à un degré subordonné de l’unique sacerdoce du Christ. D’une certaine manière, ils participent aussi, à l’exemple de l’évêque, de cette dimension sponsale vis-à-vis de l’Église, bien signifiée dans le rite de l’ordination Épiscopale par la remise de l’anneau.(27)
Les prêtres qui, " dans chacune des communautés locales de fidèles, rendent pour ainsi dire présent l’Évêque, auquel ils sont unis dans la confiance et la magnanimité ",(28) devront être fidèles à l’Épouse, et comme des icônes vivantes du Christ Époux, ils devront rendre opérant le don multiforme du Christ à son Église.
Par cette communion avec le Christ Époux, le sacerdoce ministériel est, lui aussi constitué – comme le Christ, avec le Christ et dans le Christ – dans ce mystère d’amour salvifique dont le mariage entre chrétiens est une participation.
Parce qu’il est appelé dans un acte d’amour surnaturel absolument gratuit, le prêtre doit aimer l’Église comme le Christ l’a aimée, lui consacrant toutes ses énergies et se donnant dans la charité pastorale jusqu’à donner quotidiennement sa propre vie.
Le commandement du Seigneur d’évangéliser toutes les nations (Mt 28, 18-20) constitue une autre dimension de l’être du prêtre face à l’Église.(29) Envoyé, missus par le Père à travers le Christ, le prêtre appartient " de manière immédiate " à l’Église universelle,(30) qui a la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle " jusqu’aux extrémités de la terre " (Act 1, 8).(31)
" Le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare à une mission de salut d’ampleur universelle ".(32) En effet, par l’Ordre et le ministère reçu, tous les prêtres sont associés au Corps Épiscopal et, en communion hiérarchique avec lui, ils servent l’Église tout entière selon leur vocation et leur grâce spécifiques.(33) Par conséquent, l’appartenance à une Église particulière réalisée par l’incardination (34) ne doit pas enfermer le prêtre dans une mentalité étroite et particulariste, mais l’ouvrir plutôt au service d’autres Églises. Toute Église est en effet la réalisation particulière de l’unique Église de Jésus-Christ, à tel point que l’Église universelle vit et accomplit sa mission dans et à partir des Églises particulières en communion effective avec elle. Ainsi, tous les prêtres doivent avoir un cœur et une mentalité missionnaires, en étant ouverts aux besoins de l’Église et du monde.(35)
Il est important que le prêtre soit pleinement conscient de cette dimension missionnaire de son sacerdoce et qu’il la vive profondément, en harmonie avec l’Église qui éprouve aujourd’hui comme hier, le besoin d’envoyer ses ministres là où leur mission est plus urgente, et de s’engager à réaliser une distribution plus équitable du clergé.(36)
Cette exigence de la vie de l’Église dans le monde contemporain doit être intensément éprouvée par chaque prêtre, qui la vivra comme le don de son âme au sein de l’Église et à son service.
Par conséquent, on ne peut admettre les opinions qui, au nom d’un respect mal compris des cultures particulières, tendent à dénaturer l’action missionnaire de l’Église appelée à accomplir un seul ministère universel de salut qui transcende et doit vivifier toutes les cultures.(37)
II faut également dire que l’expansion universelle intrinsèque au ministère sacerdotal, à laquelle on ne pourra donc jamais renoncer, trouve une correspondance dans les caractéristiques socio-culturelles du monde contemporain qui éprouve l’exigence d’éliminer les barrières divisant les peuples et les nations : surtout à travers la communication entre cultures, on veut rendre frères les peuples malgré les distances géographiques qui les divisent.
Aujourd’hui plus que jamais, le clergé doit donc se sentir apostoliquement engagé à unir tous les hommes en Jésus-Christ, dans son Église.
16. Autorité comme " amoris officium "
Une autre manifestation de l’être du prêtre face à l’Église, c’est son être de guide de la sanctification des fidèles confiés à son ministère, qui est essentiellement pastoral.
Cette réalité qu’il faut vivre avec humilité et cohérence peut être soumise à deux tentations opposées.
La première est d’exercer le ministère en s’emparant du troupeau (cf. Lc 22, 24-27 ; 1 Pi 5, 1-4) ; la deuxième est de rendre vaine la configuration personnelle au Christ Tête et Pasteur, en suivant une acception incorrecte du concept de " communauté ".
La première tentation a été forte également pour les disciples et Jésus l’a toujours corrigée sur le champ : toute autorité doit être exercée en esprit de service comme " amoris officium " (38) et dans un dévouement désintéressé pour le bien du troupeau (cf. Jn 13, 14 ; 10, 11).
Le prêtre devra toujours se souvenir que le Seigneur et Maître " n’est pas venu pour être servi mais pour servir " (Mc 10, 45) ; qu’il s’est incliné pour laver les pieds de ses disciples (cf. Jn 13, 5) avant de mourir sur la Croix et de les envoyer dans le monde entier (cf. Jn 20, 21).
Les prêtres rendront un authentique témoignage au Seigneur Ressuscité, qui a reçu " tout pouvoir au ciel et sur la terre " (cf. Mt 28, 18), s’ils exercent leur pouvoir propre comme un service aussi humble qu’autorisé en faveur du troupeau,(39) dans le respect des fonctions que le Christ et l’Église confient aux fidèles laïcs (40) et aux fidèles consacrés par la profession des conseils évangéliques.(41)
Il arrive souvent que pour éviter cette première déviation, on tombe dans la seconde et qu’on tende à éliminer toute différence de rôle entre les membres du Corps Mystique du Christ qu’est l’Église, niant en pratique la doctrine certaine de l’Église qui distingue le sacerdoce commun du sacerdoce ministériel.(42)
Au rang des obstacles aujourd’hui rencontrés on compte ce qu’on pourrait appeler un " esprit démocratique déplacé ", – le " démocratisme " –. Il faut souligner à cet égard que l’Église reconnaît tous les mérites et les valeurs que la culture démocratique a apportés à la société civile. D’autre part, L’Église s’est toujours battue, avec tous les moyens dont elle disposait, pour la reconnaissance de l’égale dignité de tous les hommes. Fort de cette tradition ecclésiale, le Concile Vatican II s’est ouvertement exprimé sur la commune dignité des baptisés.(43)
Cependant, il est aussi nécessaire d’affirmer que la mentalité et les pratiques de certains courants culturels, sociaux et politiques de notre temps ne sont pas automatiquement transférables à l’intérieur de l’Église. L’Église en effet doit son existence et sa structure au dessein salvifique de Dieu. Elle se contemple elle-même comme un don de la bienveillance d’un Père qui l’a libérée par l’humiliation de son Fils sur la croix. L’Église veut être par conséquent – dans le Saint-Esprit – totalement conforme et fidèle à la volonté libre et libératrice de son Seigneur Jésus-Christ. À cause de ce mystère de salut, l’Église, de par sa nature, est une réalité différente des simples sociétés humaines.
C’est donc une très grave tentation que ce " démocratisme ", puisqu’il pousse à ne pas reconnaître l’autorité et la grâce capitale du Christ et à dénaturer l’Église, comme si elle n’était qu’une société humaine. Cette conception touche à la constitution hiérarchique telle qu’elle a été voulue par son Divin Fondateur, telle que le Magistère l’a toujours clairement enseignée et telle que l’Église elle-même l’a vécue de manière ininterrompue.
La participation dans l’Église se fonde sur le mystère de la communion qui par sa nature comprend la présence et l’activité de la hiérarchie ecclésiastique.
Par conséquent, on ne peut pas admettre dans l’Église cette mentalité, qui se manifeste peut-être surtout dans certains organismes de participation ecclésiale, et qui tend soit à confondre les devoirs des prêtres et ceux des fidèles laïcs, soit à ne pas distinguer l’autorité de l’Évêque de celle des prêtres comme collaborateurs des Évêques, soit à nier la spécificité du ministère de Pierre dans le Collège Épiscopal.
Il faut rappeler à cet égard que le presbyterium et le conseil presbytéral ne sont pas des expressions du droit d’association des clercs. On devra moins encore les comprendre selon une vision de type syndicaliste, avec des revendications et des intérêts de partis étrangers à la communion ecclésiale.(44)
La distinction entre le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel, loin d’entraîner séparation ou division entre les membres de la communauté chrétienne, harmonise et vivifie la vie de l’Église. L’Église en effet, en tant que Corps du Christ, est communion organique de tous les membres : chacun sert à la vie de l’ensemble s’il vit pleinement son rôle et sa vocation spécifiques (1 Cor 12, 12 ss.).(45)
Il n’est donc licite pour personne de changer ce que le Christ a voulu pour son Église. Elle est indissolublement liée à son Fondateur et à sa Tête qui est le seul à lui donner, à travers la puissance de l’Esprit-Saint, des ministres pour le service de ses fidèles. C’est le Christ qui appelle, consacre et envoie à travers les Pasteurs légitimes. Aucune communauté, même dans une situation de particulière nécessité, ne peut se substituer à Lui, en cherchant à se donner elle-même son prêtre en suivant une procédure différente des dispositions de l’Église.(46) La solution pour résoudre les cas de nécessité réside dans la prière de Jésus : " Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson " (Mt 9, 38). Si à cette prière faite avec foi s’ajoute l’intense vie de charité de la communauté, on peut être sûr que le Seigneur ne manquera pas de donner des pasteurs selon son cœur (cf. Jer 3, 15).(47)
Un moyen de ne pas tomber dans la tentation " démocratiste ", sera d’éviter une certaine " cléricalisation " du laïcat (48) qui met à l’étroit le sacerdoce ministériel du prêtre. Lui seul après l’Évêque, en vertu du ministère sacerdotal reçu dans l’ordination, mérite de manière appropriée et univoque le nom de " pasteur ". Le qualificatif de " pastoral " en effet fait référence soit à la potestas docendi et sanctificandi, soit à la potestas regendi.(49)
Du reste on doit rappeler que la véritable promotion du laïcat n’est pas favorisée par de telles tendances qui conduisent souvent à oublier l’authentique vocation et la mission ecclésiale des laïcs dans le monde.
À la lumière de ce qui a déjà été dit sur son identité, la communion du prêtre se réalise surtout avec le Père, origine ultime de tout pouvoir ; avec le Fils, dont il participe de la mission rédemptrice ; avec l’Esprit-Saint, qui lui donne la force pour vivre et réaliser cette charité pastorale le qualifiant sacerdotalement.
En effet, " on ne peut pas définir la nature et la mission du sacerdoce ministériel hors de cette trame multiple et riche des rapports qui ont leur source dans la Très Sainte Trinité et qui se prolongent dans la communion de l’Église comme signe et instrument, dans le Christ, de l’union des hommes avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ".(50)
De cette union-communion fondamentale avec le Christ et la Trinité découle, pour le prêtre, sa communion-relation avec l’Église dans ses aspects de mystère et de communauté.(51) En effet, c’est à l’intérieur du mystère de l’Église comme mystère de communion trinitaire en tension missionnaire que se révèle toute identité chrétienne et par conséquent, l’identité spécifique et personnelle du prêtre et de son ministère.
Concrètement, la communion ecclésiale du prêtre se réalise de diverses manières. Avec l’ordination sacramentelle, en effet, il établit des liens particuliers avec le Pape, avec le Corps épiscopal, avec son évêque, avec les autres prêtres, avec les fidèles laïcs.
22.Communion hiérarchique
La communion comme caractéristique du sacerdoce se fonde sur l’unicité du Christ, Tête, Pasteur et Époux de l’Église.(52)
C’est dans le cadre de cette communion ministérielle que prennent forme certains liens précis, d’abord avec le Pape, le collège épiscopal et l’évêque de chacun : " Il n’y a pas de ministère sacerdotal en dehors de la communion avec le Souverain Pontife et le collège épiscopal, en particulier avec l’évêque du diocèse, auxquels " le respect filial et l’obéissance " promis à l’ordination doivent être rendus ".(53) Il s’agit donc d’une communion hiérarchique, c’est-à-dire d’une communion dans la hiérarchie telle qu’elle est intérieurement structurée.
En vertu de la participation, à un degré subordonné aux évêques, à l’unique sacerdoce ministériel, cette communion implique aussi le lien spirituel, organique et structurel des prêtres avec tout l’ordre épiscopal, avec leur propre évêque,(54) et avec le Souverain Pontife, en tant que Pasteur de l’Église universelle (55) et de chacune des Églises particulières. Cette réalité est renforcée du fait que l’ordre des évêques dans son ensemble et chaque évêque en particulier doivent être en communion hiérarchique avec la Tête du collège.(56) Ce collège, en effet, est constitué des seuls évêques consacrés en communion hiérarchique avec la Tête et les autres membres.
La communion hiérarchique se trouve exprimée de façon significative dans la prière eucharistique, quand le prêtre, en priant pour le Pape, le collège épiscopal et son propre évêque, n’exprime pas seulement un sentiment de dévotion mais témoigne de l’authenticité de sa célébration.(57)
De même, la concélébration eucharistique, dans les circonstances et les conditions prévues,(58) surtout quand elle est présidée par l’évêque et avec la participation des fidèles, manifeste bien l’unité du sacerdoce du Christ dans la pluralité de ses ministres, en même temps que l’unité du sacrifice et du Peuple de Dieu.(59) En outre, la concélébration contribue à consolider la fraternité ministérielle existant entre les prêtres.(60)
24.Communion dans l’activité ministérielle
Chaque prêtre entretiendra un lien de charité profond, humble et filial envers, la personne du Saint-Père et adhérera à son ministère de successeur de Pierre dans le domaine du Magistère, de la sanctification et du gouvernement, dans un esprit d’adhésion exemplaire.(61)
Il réalisera la communion requise par l’exercice de son ministère sacerdotal, dans la fidélité et le service à l’autorité de son Évêque. Il est facile pour les pasteurs les plus expérimentés de constater la nécessité d’éviter toute forme de subjectivisme dans l’exercice du ministère, et d’adhérer aux programmes pastoraux en esprit de coresponsabilité. Cette adhésion, en plus d’être une expression de maturité, contribue à édifier l’unité dans la communion indispensable à l’œuvre d’évangélisation.(62)
Dans le plein respect de la subordination hiérarchique, le prêtre sera promoteur d’un rapport direct avec son évêque, emprunt de confiance sincère, d’amitié cordiale, d’un véritable effort d’harmonie et de convergence d’idées et de programme, qui ne supprime rien à l’intelligente capacité d’initiative personnelle et d’entreprise dans le domaine de la pastorale.(63)
En vertu du sacrement de l’Ordre " chaque prêtre est uni aux autres membres du presbyterium, par des liens particuliers de charité apostolique, de ministère et de fraternité " (64) En effet, il est inséré dans l’Ordo Presbyterorum, constituant une unité qui peut se définir comme une véritable famille où les liens ne viennent pas de la chair et du sang, mais de la grâce de l’Ordre.(65)
L’appartenance à un presbyterium concret (66), se réalise toujours, dans une Église particulière, un Ordinariat ou une Prélature personnelle. En effet, à la différence du collège épiscopal, il semble qu’il n’y ait pas de base théologique pour affirmer l’existence d’un " presbyterium universel ".
La fraternité sacerdotale et l’appartenance au presbyterium sont par conséquent des éléments qui caractérisent le prêtre. À cet effet, dans l’ordination presbytérale, le rite de l’imposition des mains de la part de l’évêque, auquel prennent part tous les prêtres présents, est particulièrement significatif ; il indique soit que tous participent au même degré de ministère, soit que le prêtre ne peut agir seul, mais toujours à l’intérieur du presbyterium, devenant confrère de tous ceux qui le constituent.(67)
L’incardination dans une Église particulière déterminée (68) constitue un authentique lien juridique (69) qui a également une valeur spirituelle. En effet, c’est d’elle que provient " le rapport avec l’évêque dans l’unité du presbyterium, le partage de la sollicitude pour l’Église, le dévouement pastoral au service du Peuple de Dieu dans les conditions historiques et sociales concrètes ".(70) Dans cette perspective, le lien avec l’Église particulière est aussi source de signification pour l’action pastorale.
On ne doit pas oublier à ce sujet que les prêtres séculiers non incardinés dans le diocèse et les prêtres membres d’un Institut religieux ou d’une Société de vie apostolique qui vivent dans le diocèse et exercent à son service un office quelconque, même s’ils sont soumis à leurs Ordinaires légitimes, appartiennent de plein droit ou à un titre différent au presbyterium du diocèse en question,(71) où ils " ont droit à la voix tant active que passive pour constituer le conseil presbytéral ".(72) Les prêtres religieux en particulier, dans l’unité de leurs forces, partagent la même sollicitude pastorale en apportant leurs charismes et en " stimulant par leur présence l’Église particulière à vivre plus intensément son ouverture universelle ".(73)
Les prêtres incardinés dans un diocèse, mais pour le service d’un mouvement ecclésial quelconque approuvé par l’autorité ecclésiastique compétente,(74) seront conscients d’être membres du presbyterium du diocèse où ils réalisent leur ministère, et de devoir sincèrement collaborer avec celui-ci. L’évêque d’incardination à son tour respectera le style de vie requis par l’appartenance au mouvement et saura, selon les normes du droit, permettre que le prêtre apporte son service à d’autres Églises, si cela fait partie du charisme du mouvement.(75)
Le presbyterium est un lieu privilégié où le prêtre devrait pouvoir trouver les moyens spécifiques de sanctification et d’évangélisation. Il devrait y être aidé à surmonter les limitations et les faiblesses propres à la nature humaine, qui aujourd’hui sont particulièrement ressenties.
Le prêtre par conséquent fera un effort pour éviter de vivre son sacerdoce de manière isolée et subjective. Il cherchera à favoriser la communion fraternelle en donnant et en recevant – de prêtre à prêtre – la chaleur de l’amitié, de l’aide affectueuse, de l’accueil, de la correction fraternelle, bien conscient que la grâce de l’Ordre " assume et élève les rapports humains, psychologiques, affectifs, amicaux et spirituels... et se révèle concrètement dans les formes les plus variées d’entraide spirituelle et aussi matérielle " (76)
Tout cela est bien exprimé dans la liturgie de la Messe in Cena Domini du Jeudi-Saint, qui montre comment à partir de la communion eucharistique – née durant la Dernière Cène – les prêtres reçoivent la capacité de s’aimer les uns les autres, comme le Maître les aime.(77)
Le profond sens ecclésial du presbyterium non seulement ne met pas obstacle, mais facilite les responsabilités personnelles de chaque prêtre dans l’exercice du ministère particulier confié par l’évêque.(78) La capacité de cultiver et de vivre des amitiés sacerdotales mûres et profondes apparaît comme une source de sérénité et de joie dans l’exercice du ministère, un soutien décisif dans les difficultés, et une aide précieuse pour la croissance de la charité pastorale, que le prêtre doit exercer d’une façon particulière envers les confrères en difficulté qui ont besoin de compréhension, d’aide et de soutien.(79)
Une manifestation de cette communion est aussi la vie commune favorisée depuis toujours par l’Église,(80) récemment encouragée par les documents du Concile Vatican II (81) et le Magistère postérieur,(82) et appliquée positivement dans de nombreux diocèses.
Parmi ses différentes réalisations (maison commune, table commune, etc.), on doit retenir comme la plus importante la participation communautaire à la prière liturgique.(83) Ces diverses modalités doivent être favorisées selon les possibilités et les convenances pratiques, sans imiter nécessairement des modèles louables propres à la vie religieuse. D’une façon particulière, il faut louer ces associations qui favorisent la fraternité sacerdotale, la sainteté dans l’exercice du ministère, la communion avec l’évêque et avec toute l’Église.(84)
Il faut souhaiter que les curés favorisent la vie commune dans la maison paroissiale avec leurs vicaires,(85) en les considérant effectivement en tant que collaborateurs et participants à la sollicitude pastorale ; de leur côté, les vicaires, pour construire la communion sacerdotale, doivent reconnaître et respecter l’autorité du curé.(86)
Homme de communion, le prêtre ne pourra exprimer son amour pour le Seigneur et pour l’Église sans le traduire dans un amour effectif et inconditionnel pour le peuple chrétien, objet de son soin pastoral.(87)
Prolongeant la présence du Christ, le prêtre se rendra " en quelque sorte transparent à lui au milieu du troupeau " qui lui est confié,(88) en se plaçant dans une " relation positive et encourageante " avec les fidèles laïcs. En reconnaissant en eux la dignité de fils de Dieu, il travaillera à la promotion de leur rôle propre dans l’Église, et mettra à leur service tout son ministère sacerdotal et sa charité pastorale.(89) Connaissant la profonde communion qui le lie aux fidèles laïcs et aux religieux, le prêtre mettra tous ses efforts pour " susciter et développer la coresponsabilité dans une même et unique mission de salut, en valorisant avec empressement et de bon cœur tous les charismes et les fonctions que l’Esprit répartit aux croyants pour la construction de l’Église ".(90)
Plus concrètement, le curé en recherchant toujours le bien commun dans l’Église, favorisera les associations de fidèles et les mouvements qui se proposent des finalités religieuses,(91) en les accueillant tous et en les aidant à trouver entre eux une unité de buts, dans la prière et dans l’action apostolique.
Dans la mesure où il réunit la famille de Dieu et réalise l’Église-communion, le prêtre devient pontife, celui qui unit l’homme avec Dieu, se faisant " frère des hommes du même fait qu’il veut être leur pasteur, leur père et leur maître " (92) Pour l’homme d’aujourd’hui qui cherche le sens de son existence, il est le guide qui conduit à la rencontre avec le Christ, rencontre qui se réalise dans l’Église comme annonce et comme réalité déjà présente, bien que de manière non-définitive. De cette manière, le prêtre mis au service du Peuple de Dieu se présentera comme expert en humanité, homme de vérité et de communion, témoin de la sollicitude de l’Unique Pasteur pour toutes et chacune de ses brebis. La communauté pourra compter avec sécurité sur son zèle, sur sa disponibilité, sur son infatigable œuvre d’évangélisation, et surtout sur son amour fidèle et inconditionnel.
Il exercera donc sa mission spirituelle avec amabilité et fermeté, avec humilité et esprit de service,(93) en restant ouvert à la compassion, en participant aux souffrances qui frappent les hommes avec les différentes formes de pauvreté spirituelle et matérielle, ancienne et nouvelle. Il saura aussi se pencher avec miséricorde sur le chemin difficile et incertain de la conversion des pécheurs, auxquels il réservera le don de la vérité et la bienveillance patiente et encourageante du Bon Pasteur, qui ne fait pas de remontrances à la brebis perdue, mais la charge sur ses épaules et fête son retour à la bergerie (Lc 15, 4-7).(94)
Il réservera une attention particulière aux relations avec les frères et les sœurs engagés dans la vie d’une spéciale consécration à Dieu, quelle qu’en soit la forme, en leur démontrant une estime sincère et un esprit effectif de collaboration apostolique, dans respect et la promotion de leurs charismes spécifiques. Il coopérera en outre à ce que la vie consacrée apparaisse toujours plus lumineuse, pour le bien de l’Église entière, et toujours plus convaincante et attirante pour les nouvelles générations.
Dans cet esprit d’estime pour la vie consacrée, le prêtre apportera un soin particulier aux communautés qui pour diverses raisons ont davantage besoin de bonne doctrine, d’assistance et d’encouragement dans la fidélité.
Le prêtre réservera un soin particulier à la pastorale des vocations, en ne manquant pas d’encourager la prière à cette intention, de se dépenser dans la catéchèse, de soigner la formation des servants à l’autel, de favoriser des initiatives appropriées au moyen d’un rapport personnel qui fasse découvrir les talents et sache reconnaître la volonté de Dieu pour un choix courageux à la suite du Christ.(95)
Certainement, la conscience claire de son identité, la cohérence de sa vie, la joie transparente et l’ardeur missionnaire constituent autant d’éléments indispensables de cette pastorale des vocations qui doit s’intégrer dans la pastorale générale ordinaire.
Avec le séminaire, berceau de sa vocation et terrain d’une première expérience de vie de communion, le prêtre maintiendra toujours des rapports de collaboration cordiale et d’affection sincère.
C’est " une exigence incontournable de la charité pastorale " (96) que chaque prêtre – secondant la grâce du Saint-Esprit – se préoccupe de susciter au moins une vocation sacerdotale qui puisse continuer son ministère.
Le prêtre, serviteur de l’Église qui par son universalité et sa catholicité ne peut se lier à aucune contingence historique, se tiendra au-dessus de tout parti politique. Il ne peut pas prendre une part active dans des partis politiques ou dans la direction d’associations syndicales, sauf si, d’après le jugement de l’autorité ecclésiastique compétente, la défense des droits de l’Église et la promotion du bien commun le requièrent.(97) En effet, ces fonctions, tout en étant bonnes en elles-mêmes sont toutefois étrangères à l’état clérical, puisqu’elles peuvent constituer un grave danger de rupture de la communion ecclésiale.(98)
Comme Jésus (cf. Jn 6, 15 ss), le prêtre " doit renoncer à toute forme active d’engagement politique, spécialement quand celle-ci est partisane, comme cela survient presque inévitablement, pour demeurer l’homme de tous en vue de la fraternité spirituelle ".(99) Aussi, chaque fidèle doit toujours pouvoir accéder au prêtre sans se sentir exclus pour aucune raison.
Le prêtre se souviendra " qu’il n’appartient pas aux Pasteurs de l’Église d’intervenir directement dans la construction politique et dans l’organisation de la vie sociale. Cette tâche fait partie de la vocation des fidèles laïcs, agissant de leur propre initiative avec leurs concitoyens ".(100) Toutefois, il ne manquera pas de s’appliquer " à l’effort de former correctement leur conscience ".(101)
La réduction de la mission sacerdotale à des charges temporelles, purement sociales ou politiques ou de toute façon étrangères à son identité, n’est pas une conquête mais une perte très grave pour la fécondité évangélique de l’Église tout entière.
La vie et le ministère des prêtres se développent toujours dans le contexte historique, empreint de problèmes nouveaux et de solutions inédites, dans lequel vit l’Église en pèlerinage dans le monde.
Le sacerdoce ne naît pas de l’histoire, mais de la volonté immuable du Seigneur. Cependant, il affronte les circonstances historiques et – bien que restant toujours fidèle à lui-même – il se configure aussi, dans les choix concrets, à travers une relation critique et la recherche d’un accord évangélique avec " les signes des temps ". Aussi, les prêtres ont le devoir d’interpréter ces " signes " à la lumière de la foi et de les soumettre à un discernement prudent. En aucun cas ils ne pourront les ignorer, surtout s’ils veulent orienter leur vie de manière efficace et pertinente afin que leur service et leur témoignage soient toujours plus féconds pour le royaume de Dieu.
Dans la vie actuelle de l’Église et de la société, les prêtres sont appelés à vivre avec profondeur leur ministère, compte tenu des exigences d’ordre non seulement pastoral mais aussi social et culturel auxquelles ils doivent faire face, ces exigences étant chaque fois plus profondes, nombreuses et délicates.(102)
Les prêtres sont donc aujourd’hui engagés dans divers champs d’apostolat qui demandent la générosité et un don de soi complet, une préparation intellectuelle certaine, et surtout une vie spirituelle mûre et profonde, enracinée dans la charité pastorale. C’est cette vie qui constitue leur chemin spécifique vers la sainteté, et qui est un service authentique rendu aux fidèles dans le ministère pastoral.
35. La nouvelle évangélisation : une exigence
Le prêtre est par conséquent tout particulièrement impliqué dans l’engagement de l’Église pour une nouvelle évangélisation. Partant de sa foi en Jésus-Christ, Rédempteur de l’homme, elle sait trouver en Lui une " richesse inscrutable " (Ep 3, 8), qu’aucune époque ni aucune culture ne peut épuiser, et grâce à laquelle tous les hommes peuvent s’enrichir.(103)
Le moment est donc venu de renouveler notre foi en Jésus-Christ, qui est le même " hier, aujourd’hui et toujours " (He 13, 8). Par conséquent, " l’appel à la nouvelle évangélisation est avant tout un appel à la conversion ".(104) En même temps, il s’agit d’un appel à l’espérance, " qui s’appuie sur les promesses de Dieu, sur la fidélité à sa Parole, et sur la certitude indestructible de la résurrection du Christ, de sa victoire définitive sur le péché et la mort, première annonce et source de toute évangélisation, fondement de toute promotion humaine, principe de toute culture chrétienne authentique ".(105)
Dans ce contexte, le prêtre doit avant tout raviver sa foi, son espérance et son amour sincère envers le Seigneur, pour pouvoir L’offrir à la contemplation des fidèles et de tous les hommes tel qu’il est véritablement : une Personne vivante, fascinante, qui nous aime plus que tous puisqu’Il a donné sa vie pour nous. " Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime " (Jn 15, 13).
Aussi le prêtre, conscient que toute personne est à la recherche, selon des modalités diverses, d’un amour capable de lui faire dépasser les limites de la faiblesse, de l’égoïsme, et surtout de la mort, proclamera que Jésus-Christ est la réponse à toutes ces attentes.
Dans la nouvelle évangélisation, le prêtre est appelé à devenir un héraut de l’espérance.(106)
Des motivations complexes sont à la base d’un tel phénomène. Dans tous les cas, le ministère des prêtres doit répondre avec promptitude et décision à cette recherche du sacré et d’une authentique spiritualité que l'on constate aujourd’hui si particulièrement.
En même temps, s’impose la nécessité que la communauté confiée aux soins pastoraux du prêtre soit réellement accueillante, pour qu’aucun de ses membres ne puisse s’y sentir anonyme ou objet d’indifférence.
Il s’agit d’une responsabilité qui appartient certainement à tous les fidèles, mais au prêtre de manière toute particulière, puisqu’il est l’homme de la communion.
S’il sait accueillir avec respect et considération tous ceux qui l’approchent, en considérant la valeur de leur personne, il créera alors une ambiance de charité authentique qui deviendra contagieuse et s’étendra graduellement à toute la communauté.
Pour remporter le défi des sectes et des nouvelles religiosités, une catéchèse mûre et complète est particulièrement importante. Elle requiert aujourd’hui un effort spécial de la part du prêtre, pour que tous ses fidèles connaissent réellement le sens de la vocation chrétienne et de la foi catholique. De manière particulière, les fidèles doivent être éduqués à bien connaître le rapport qui existe entre leur vocation spécifique en Jésus-Christ et leur appartenance à son Église qu’ils doivent apprendre à aimer filialement et avec ténacité.
Tout cela se réalisera si le prêtre, dans sa vie et dans son ministère, évite tout ce qui peut provoquer la tiédeur, la froideur ou une adhésion sélective vis-à-vis de l’Église.
Il est encourageant de remarquer aujourd’hui qu’une immense majorité de prêtres de tous les âges exercent leur ministère dans un engagement plein de joie, souvent fruit d’un héroïsme silencieux, travaillant jusqu’au bout de leurs forces et sans voir parfois les fruits de leur labeur.
Pour cette raison, ils constituent aujourd’hui une annonce vivante de cette grâce divine qui, répandue au moment de l’ordination, continue de donner une force toujours nouvelle au ministre sacré.
À côté de ces lumières qui illuminent la vie du prêtre, les ombres ne manquent pas qui tendent à en ternir la beauté et à rendre moins efficace l’exercice du ministère.
Le ministère pastoral est une entreprise fascinante mais ardue, toujours exposée à l’incompréhension et à la mise à l’écart, et aujourd’hui surtout, à la fatigue, à la désillusion d’autrui, à l’isolement et parfois à la solitude.
Le prêtre a été, pour ainsi dire, conçu lors de la longue prière où le Seigneur Jésus a parlé au Père de ses Apôtres et, sans aucun doute, de tous ceux qui participeraient de Sa mission au cours des siècles (cf. Lc 6, 12 ; cf. Jn 17, 15-20). La prière même de Jésus à Gethsémani, tendue vers le sacrifice sacerdotal du Golgotha, manifeste comme un paradigme, " comment notre sacerdoce doit être profondément lié à la prière : enraciné dans la prière ".(107)
Nés de ces prières et appelés à renouveler un sacrifice qui en est inséparable, les prêtres maintiendront vivant leur ministère dans une vie spirituelle à laquelle ils accorderont une prééminence absolue, en évitant de la négliger par activisme. C’est justement pour pouvoir exercer fructueusement son ministère pastoral que le prêtre a besoin d’entrer dans une union particulière et profonde avec le Christ, le Bon Pasteur qui seul demeure le protagoniste principal de toute action pastorale.
Cette vie spirituelle doit s’incarner dans l’existence de chaque prêtre par la liturgie, la prière personnelle, le style de vie et la pratique des vertus chrétiennes, qui contribuent à la fécondité de l’action ministérielle. L’identification au Christ exige, pour ainsi dire, de respirer dans un climat d’amitié et de rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, de service à l’Église son Corps, pour lequel le prêtre prouvera son amour en accomplissant fidèlement et sans défaillance les devoirs de son ministère pastoral.(108)
Il est donc nécessaire que le prêtre organise sa vie de prière pour qu’elle comprenne : la célébration eucharistique quotidienne,(109) unie à une préparation et une action de grâces adéquates ; la confession fréquente (110) et la direction spirituelle déjà pratiquée au séminaire ; (111) la célébration complète et fervente de la liturgie des heures, (112) à laquelle il est quotidiennement tenu ;(113) l’examen de conscience,(114) l’oraison mentale proprement dite ;(115) la lectio divina ; (116) des moments prolongés de silence et de colloque divin, principalement durant les Exercices Spirituels et les récollections périodiques ;(117) les expressions précieuses de la dévotion mariale comme le chapelet ; (118) le chemin de Croix et les autres exercices de piété ; (119) la fructueuse lecture hagiographique.(120)
Que chaque année, comme manifestation d’un désir durable de fidélité, durant la Messe chrismale, les prêtres renouvellent devant l’évêque et avec lui les promesses faites au moment de l’ordination.(121)
Le soin porté à la vie spirituelle doit être ressenti par le prêtre lui-même comme un joyeux devoir, mais aussi comme un droit des fidèles qui cherchent en lui, consciemment ou inconsciemment, l’homme de Dieu, le conseiller, le médiateur de paix, l’ami fidèle et prudent, le guide sûr à qui se confier dans les moments les plus durs de la vie afin de trouver réconfort et sécurité.(122)
À cause de charges nombreuses provenant surtout de l’activité pastorale, la vie des prêtres est exposée, aujourd’hui plus que jamais, à une série de sollicitations qui pourraient la conduire vers un activisme extérieur croissant, la soumettant à un rythme parfois frénétique et vertigineux.
Contre cette tentation, il ne faut pas oublier que la première intention de Jésus fut de convoquer autour de lui des Apôtres qui, avant tout, " demeureraient avec lui " (Mc 3, 14).
Avec une grande fréquence, en effet, les Évangiles nous présentent le Christ en prière : dans la révélation de sa mission de la part du Père (cf. Lc 3, 21-22), avant l’appel des Apôtres (cf. Lc 6, 12), dans l’action de grâces à Dieu lors de la multiplication des pains (cf. Mt 14, 19 ; 15,36 ; Mc 6, 41 ; 8,7 ; Lc 9, 16 ; Jn 6, 11), durant la transfiguration sur la montagne (cf. Lc 9, 28-29), quand il soigne le sourd-muet (cf. Mc 7, 34) et ressuscite Lazare (cf. Jn 11, 41 ss), avant la confession de Pierre (cf. Lc 9, 18), quand il apprend aux disciples à prier (cf. Lc 11, 1), et quand ceux-ci reviennent après avoir accompli leur mission (cf. Mt 11, 25 ss. ; Lc 10,21 ss.), quand il bénit les enfants (cf. Mt 19, 13), et quand il prie pour Pierre (cf. Lc 22, 32).
Toute son activité quotidienne avait son origine dans la prière. Ainsi, il se retirait dans le désert ou sur la montagne pour prier (cf. Mc 1, 35 ; 6,46 ; Lc 5, 16 ; Mt 4, 1 ; Mt 14, 23), il se levait tôt le matin (cf. Mc 1, 35) et passait la nuit entière en priant Dieu (cf. Mt 14, 23.25 ; Mc 6, 46.48 ; Lc 6, 12). Jusqu’à la fin de sa vie, à la dernière Cène (cf. Jn 17, 1-26), durant l’agonie (cf. Mt 26,36-44 par.) et sur la Croix (cf. Lc 23, 34. 46 ; Mt 27, 46 ; Mc 15, 34), le Maître divin a montré que la prière animait son ministère messianique et son exode pascal. Ressuscité d’entre les morts, il vit pour toujours et prie pour nous (cf. He 7, 25).(123)
En suivant l’exemple du Christ, le prêtre doit savoir maintenir la ferveur et le nombre des moments de silence et de prière où cultiver et approfondir son rapport existentiel avec la personne vivante du Seigneur Jésus.
Pour demeurer fidèle à son engagement " de demeurer avec Jésus ", il est nécessaire que le prêtre sache imiter l’Église qui prie.
En dispensant la Parole de Dieu qu’il a lui-même reçue avec joie, le prêtre se souviendra de l’exhortation que l’évêque lui a adressé le jour de son ordination : " C’est pourquoi, en faisant de la Parole l’objet de ta réflexion continuelle, crois toujours ce que tu lis, enseigne ce que tu crois, vis ce que tu enseignes. De cette manière, en même temps que la doctrine, tu donneras un aliment au Peuple de Dieu, et avec le bon exemple de ta vie, tu lui seras un réconfort et un soutien, tu deviendras constructeur du temple de Dieu qu’est l’Église ". De même, sur la célébration des sacrements, et en particulier de l’Eucharistie : " Sois donc conscient de ce que tu fais, imite ce que tu as accompli et, puisque tu célèbres le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur, porte la mort du Christ dans ton corps et marche dans la nouveauté de sa vie ". Et enfin, à propos de la direction pastorale du Peuple de Dieu, pour qu’il le conduise jusqu’au Père, par le Christ et dans l’Esprit-Saint : " C’est pourquoi, ne cesse jamais d’avoir le regard tourné vers le Christ, Bon Pasteur, qui est venu non pas pour être servi mais pour servir, et pour chercher et sauver ceux qui se sont égarés ".(124)
Fort du lien spécial qui l’associe au Seigneur, le prêtre saura affronter les moments où il pourrait se sentir seul au milieu des hommes ; il renouvellera avec force son union avec le Christ qui, dans l’Eucharistie, est son refuge et son meilleur repos.
Comme Jésus qui, lorsqu’il était seul, était toujours avec le Père (cf. Lc 3, 21 ; Mc 1, 35), (125) le prêtre lui aussi doit être l’homme qui trouve la communion avec Dieu dans la solitude. C’est pourquoi il pourra dire avec St Ambroise : " Je ne suis jamais moins seul que lorsque je suis seul ".(126) C’est auprès du Seigneur que le prêtre trouvera la force et les instruments pour rapprocher les hommes de Dieu, provoquer la foi, et susciter l’action et le partage.
La charité pastorale constitue le principe intérieur et dynamique qui unifie les activités multiples et diverses de la pastorale du prêtre. Dans le contexte socio-culturel et religieux où il vit, elle est l’instrument indispensable pour porter les hommes à la vie de la Grâce.
Informée par une telle charité, l’activité ministérielle doit être une manifestation de la charité du Christ. Ainsi, le prêtre saura exprimer les attitudes et le comportement du Seigneur jusqu’au don total de soi en faveur du troupeau qui lui a été confié.(127)
Assimiler la charité pastorale du Christ pour en faire la vie de sa vie est un but qui exige du prêtre des efforts et des sacrifices continuels. Cette charité n’apparaît pas fortuitement, elle ne connaît pas de repos ni ne peut être atteinte une fois pour toutes. Le ministre du Christ se sentira toujours et partout obligé à vivre et à témoigner de cette réalité, même si en raison de l’âge, il est déchargé de responsabilités pastorales concrètes.
Aujourd’hui, la charité pastorale court spécialement le risque d’être vidée de son sens par ce qu’on pourrait appeler le fonctionnalisme. Il n’est pas rare en effet, de constater aussi chez certains prêtres l’influence d’une mentalité qui tend à tort à réduire le sacerdoce ministériel aux seuls aspects fonctionnels. " Faire " le prêtre, rendre des services particuliers et garantir quelques prestations serait toute la raison de l’existence sacerdotale. Cette conception réductrice de l’identité et du ministère sacerdotal risque de mener la vie des prêtres vers un vide souvent compensé par des formes de vie non conformes à leur ministère.
Le prêtre, qui se sait ministre du Christ et de son Épouse, trouvera dans la prière, dans l’étude et dans la lecture spirituelle, la force nécessaire pour vaincre également ce danger.(128)
Le Christ a confié aux Apôtres et à l’Église la mission de prêcher la Bonne Nouvelle à tous les hommes.
Transmettre la foi c’est dévoiler, annoncer et approfondir la vocation chrétienne ; c’est-à-dire l’appel que Dieu adresse à chaque homme en lui manifestant le mystère du salut, et en même temps la place qu’il lui revient d’occuper en relation avec ce mystère, comme fils d’adoption dans le Fils.(129) Ce double aspect est exprimé de manière synthétique dans le Symbole de la Foi, qui est l’une des expressions les plus autorisées de la foi par laquelle l’Église a toujours répondu à l’appel de Dieu.(130)
Deux exigences se présentent au ministère du prêtre, comme les deux côtés d’une monnaie. En premier lieu, vient le caractère missionnaire de la transmission de la foi. Le ministère de la parole ne peut être séparé ou éloigné de la vie des hommes ; au contraire, il doit faire directement référence au sens de la vie de l’homme, de tout homme, et donc entrer dans les problèmes les plus aigus qui se posent à la conscience humaine.
D’autre part, il y a une exigence d’authenticité, de conformité avec la foi de l’Église, gardienne de la vérité sur Dieu et sur l’homme. Cette réalité doit être vécue avec un grand sens des responsabilités et la conscience qu’il s’agit d’une question de la plus haute importance, puisque sont en jeu la vie de l’homme et le sens de son existence.
Pour que le ministère de la parole soit fructueux, et en tenant compte de ce contexte, le prêtre donnera la primauté au témoignage de vie qui fait découvrir la puissance de l’amour de Dieu et rend persuasive sa parole. Il fera place, en outre, à la prédication explicite du mystère du Christ aux croyants, non-croyants et non-chrétiens ; à la catéchèse, qui est l’exposition ordonnée et organique de la doctrine de l’Église ; à l’application de la vérité révélée à la solution des cas concrets. (131)
La conscience de la nécessité absolue de " demeurer " fidèlement ancré à la Parole de Dieu et à la Tradition pour être vraiment des disciples et pour connaître la vérité (cf. Jn 8, 31-32) a toujours accompagné l’histoire de la spiritualité sacerdotale. Cette idée a été reprise avec autorité par le Concile œcuménique Vatican II.(132)
Dans la société contemporaine marquée par le matérialisme théorique et pratique, par le subjectivisme et l’esprit de contradiction, il est d’autant plus nécessaire que l’Évangile soit présenté comme " la puissance de Dieu pour sauver ceux qui croient " (Rm 1, 16). Les prêtres, se souvenant que " la foi naît de la prédication, et la prédication, à son tour, se fonde sur la Parole du Christ " (Ibid. 10, 17), emploieront toutes leurs énergies pour correspondre à cette mission qui est primordiale dans leur ministère. Ils sont en effet non seulement des témoins mais aussi des messagers et des propagateurs de la foi.(133)
Ce ministère – vécu dans la communion hiérarchique – les habilite à annoncer avec autorité la foi catholique et à témoigner officiellement de la foi de l’Église. Le Peuple de Dieu en effet, " est rassemblé d’abord par la Parole du Dieu vivant qu’il convient d’attendre tout spécialement de la bouche des prêtres ".(134)
Pour être authentique, la Parole doit être transmise " sans astuce et sans falsification, mais en manifestant la vérité face à Dieu " (2 Cor 4, 2). Le prêtre évitera avec une maturité responsable de contrefaire, réduire, déformer ou édulcorer le contenu du message divin. Sa tâche en effet, " n’est pas d’enseigner sa propre sagesse, mais la parole de Dieu, et d’inviter tous les hommes avec insistance à la conversion et à la sainteté " (135)
Par conséquent, la prédication ne peut se réduire à la communication d’idées personnelles, au témoignage de sa propre expérience, à des explications de caractère psychologique, (136) sociologique ou philanthropique. Elle ne peut pas non plus, céder excessivement à l’attrait de la rhétorique, si fréquente dans la communication de masse. Il s’agit d’annoncer une Parole dont on ne peut disposer à son gré, puisqu’elle a été confiée à l’Église pour qu’elle la garde, la médite et la transmette fidèlement (137)
Pour le prêtre, la conscience de sa mission de prédicateur de l’Évangile devra toujours davantage se concrétiser pastoralement. Il pourra ainsi vivifier à la lumière de la Parole de Dieu les situations et les milieux divers où il exerce son ministère.
Pour être efficace et crédible, il est important que le prêtre - dans la perspective de la foi et de son ministère - connaisse, avec un sens critique constructif, les idéologies, le langage, les débats culturels, les idées courantes diffusées par les moyens de communication et qui conditionnent en grande partie les mentalités.
Stimulé par l’Apôtre qui s’écrie : " Malheur à moi si je ne prêchais pas l’Évangile ! " (1 Cor 9, 16), il saura utiliser tous les moyens de transmission que les sciences et la technique moderne lui offrent.
Certainement, tout ne dépend pas de ces moyens ou des capacités humaines : la grâce divine peut produire son effet indépendamment de l’œuvre des hommes. Mais dans le plan de Dieu, la prédication de la Parole est normalement la voie privilégiée pour la transmission de la foi et la mission évangélisatrice.
À cause de tant d’hommes qui, aujourd’hui, sont éloignés ou à l’écart de l’annonce du Christ, le prêtre vivra comme particulièrement urgente et actuelle cette interrogation angoissée : " Comment pourront-ils croire sans en avoir entendu parler ? Et comment pourront-ils en entendre parler s’il n’y a personne qui prêche ? " (Rm 10, 14).
Pour répondre à ces interrogations, il sentira personnellement le devoir d’écouter particulièrement la Sainte Écriture grâce à l’étude d’une saine exégèse surtout patristique, et grâce à la méditation selon les diverses méthodes éprouvées par la tradition spirituelle de l’Église, de manière à en obtenir une compréhension pleine d’amour.(138) Dans ce but, le prêtre ressentira le devoir de réserver une attention particulière à la préparation lointaine ou prochaine de ses homélies liturgiques, à leur contenu, à l’équilibre entre la théorie et la pratique, à la pédagogie et à la technique d’exposition, mais aussi à une diction qui convienne à la dignité du sermon et de ses destinataires.(139)
La catéchèse est une partie importante de cette mission évangélisatrice parce qu’elle est instrument privilégié de l’enseignement et de la maturation de la foi. (140)
Le prêtre, en tant que collaborateur et mandataire de l’évêque, a la responsabilité d’animer, de coordonner et de diriger l’activité catéchétique de la communauté qui lui est confiée. Il est important qu’il sache intégrer cette activité dans un projet organique d’évangélisation garantissant surtout la communion de la catéchèse de sa communauté avec la personne de l’évêque, avec l’Église particulière et avec l’Église universelle.(141)
Maître (143) et éducateur de la foi,(144) le prêtre prendra soin que la catéchèse occupe une place privilégiée dans l’éducation chrétienne au sein de la famille, dans l’enseignement religieux, dans la formation des mouvements apostoliques, etc. Il se préoccupera également que la catéchèse soit dirigée à toutes les catégories de fidèles, enfants et jeunes, adolescents, adultes, personnes âgées. En outre, il saura transmettre l’enseignement catéchétique en faisant usage de tous les moyens pédagogiques et des moyens de communication pouvant servir à ce que les fidèles, de façon adaptée à leurs caractéristiques, leur capacité, leur âge et leurs conditions de vie, soient en mesure d’apprendre de façon plus parfaite la doctrine chrétienne et de la traduire en pratique plus convenablement.(145)
À cette fin, le prêtre ne manquera pas d’avoir comme principal point de référence le Catéchisme de l’Église Catholique. Ce texte, en effet, constitue une norme sûre et authentique de l’enseignement de l’Église.(146)
Si le service de la Parole est l’élément fondamental du ministère du prêtre, le cœur et le centre vital en est constitué sans aucun doute par l’Eucharistie qui est surtout la présence réelle dans le temps de l’unique et éternel sacrifice du Christ.(147)
Mémorial sacramentel de la mort et de la résurrection du Christ, représentation réelle et efficace de l’unique Sacrifice rédempteur, source et sommet de la vie chrétienne et de toute évangélisation,(148) l’Eucharistie est principe, moyen et fin du ministère sacerdotal, puisque " tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont étroitement liés à l’Eucharistie et ordonnés à elle ".(149) Consacré pour perpétuer le Saint Sacrifice, le prêtre manifeste ainsi de la manière la plus évidente son identité.
En effet, il existe une connexion intime entre la centralité de l’Eucharistie, la charité pastorale et l’unité de vie du prêtre.(150) Dans cette connexion, il trouve les indications décisives pour l’itinéraire de sainteté auquel il est spécifiquement appelé.
Il est nécessaire de rappeler la valeur irremplaçable qu’a pour le prêtre la célébration quotidienne de la Messe,(151) même sans le concours des fidèles. Il la vivra comme le moment central de sa journée et de son ministère quotidien, fruit d’un désir sincère et occasion d’une rencontre profonde et efficace avec le Christ. Il mettra le plus grand soin à la célébrer avec piété et à y appliquer son esprit et son cœur.
Dans une culture toujours plus sensible à la communication par les signes et par l’image, le prêtre réservera une attention adéquate à tout ce qui peut rehausser la dignité et le caractère sacré de la célébration eucharistique. Il est important dans cette célébration de soigner spécialement la conformité et la propreté du lieu, l’architecture de l’autel et du tabernacle,(152) la noblesse des vases sacrés et des ornements,(153) du chant,(154) de la musique,(155) le silence sacré,(156) etc. Tous ces éléments peuvent contribuer à une meilleure participation au Sacrifice eucharistique. En effet, une attention insuffisante portée aux aspects symboliques de la liturgie, et plus encore, la négligence et la précipitation, la superficialité et le désordre en vident le sens et affaiblissent sa fonction d’accroissement de la foi.(157) Celui qui célèbre mal manifeste la faiblesse de sa foi et n’éduque pas les autres à la foi. En revanche, bien célébrer constitue une première et importante catéchèse sur le Saint Sacrifice.
Ainsi le prêtre, tout en mettant au service de la célébration eucharistique ses capacités pour la rendre vivante avec la participation de tous les fidèles, doit s’attacher au rite établi dans les livres liturgiques approuvés par l’autorité compétente, sans ajouter, enlever ou modifier quoi que ce soit.(158)
Tous les Ordinaires, les Supérieurs des Instituts de vie consacrée, les Modérateurs des sociétés de vie apostolique ont le grave devoir, en plus de donner l’exemple, de veiller à ce que les normes liturgiques concernant la célébration de l’Eucharistie soient partout fidèlement observées.
Les prêtres qui célèbrent ou concélèbrent sont tenus de se revêtir des ornements sacrés prescrits par les rubriques. (159)
La centralité de l’Eucharistie devra apparaître non seulement dans une célébration vivante et digne du Sacrifice, mais aussi dans l’adoration fréquente du Saint Sacrement, pour que le prêtre apparaisse aussi comme le modèle de la communauté par sa dévotion eucharistique et sa méditation assidue faite, chaque fois que cela lui sera possible, devant le Seigneur présent dans le tabernacle. Il est souhaitable que les prêtres chargés de guider des communautés consacrent de longs moments à l’adoration communautaire, et qu’ils réservent au Saint Sacrement de l’autel, également en dehors de la Messe, plus d’attentions et d’honneurs qu’à n’importe quel autre rite ou geste. " La foi et l’amour envers l’Eucharistie ne peuvent permettre que la présence du Christ dans le Tabernade demeure solitaire ".(160)
Un moment privilégié d’adoration eucharistique peut être la célébration de la Liturgie des Heures, qui constitue un véritable prolongement, durant la journée, du sacrifice de louange et d’action de grâces qui a dans la Sainte Messe son centre et sa source sacramentelle. La Liturgie des Heures dans laquelle le prêtre uni au Christ est la voix de l’Église pour le monde entier sera célébrée, en communauté quand il est possible et sous les formes opportunes, de façon à être " l’interprète et le véhicule de la voix universelle qui chante la gloire de Dieu et demande le salut de l’homme ".(161) Les Chapitres de chanoines réserveront une solennité exemplaire à cette célébration. On devra toujours éviter, dans la célébration communautaire ou individuelle, qu’elle soit réduite à un pur " devoir " exécuté mécaniquement, une simple lecture faite avec précipitation sans prêter l’attention due au sens du texte.
L’Esprit-Saint est le don de la résurrection fait aux Apôtres, en vue de la rémission des péchés : " Recevez l’Esprit-Saint ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez " (Jn 20, 21-23). Le Christ a confié l’œuvre de la réconciliation de l’homme avec Dieu exclusivement à ses Apôtres et à ceux qui leur succèdent dans cette même mission. Ainsi, les prêtres par volonté du Christ sont les seuls ministres du Sacrement de la Réconciliation. (162) Comme le Christ, ils sont envoyés pour appeler les pécheurs à la conversion et les ramener au Père grâce au tribunal de la miséricorde.
La Réconciliation sacramentelle rétablit l’amitié avec Dieu le Père et avec tous ses fils dans sa famille qu’est l’Église. Celle-ci s’en trouve rajeunie et édifiée dans toutes ses dimensions : universelle, diocésaine, paroissiale. (163)
Il est donc nécessaire qu’il sache s’identifier dans un certain sens avec ce sacrement et, assumant l’attitude du Christ, qu’il sache se pencher avec miséricorde, comme le bon samaritain, sur l’humanité blessée. Il fera alors apparaître la nouveauté chrétienne de la dimension médicinale de la Pénitence, qui sert à la guérison et au pardon.(164)
Tant en raison de son office (165) que de son Ordination sacramentelle, le prêtre devra dédier son temps et son énergie à écouter les confessions des fidèles qui, comme le montre l’expérience, vont volontiers recevoir ce Sacrement là où ils savent trouver des prêtres disponibles. Cela est valable partout mais surtout pour les églises des zones les plus fréquentées et pour les sanctuaires, pour lesquels on peut organiser une collaboration fraternelle et responsable avec les prêtres religieux ou âgés.
Chaque prêtre s’en tiendra à la norme ecclésiale qui défend et promeut la valeur de la confession individuelle et de l’accusation personnelle et intègre de ses péchés, dans un dialogue direct avec le confesseur,(166) réservant l’usage de la confession et de l’absolution collective aux seuls cas extraordinaires prévus par les dispositions en vigueur, et dans les conditions requises.(167) Le confesseur saura ainsi éclairer la conscience du pénitent avec quelques mots qui, tout brefs qu’ils soient, devront être appropriés à sa situation concrète, de façon à favoriser une orientation personnelle renouvelée vers la conversion et à influencer en profondeur son chemin spirituel, également à travers l’imposition d’une satisfaction opportune.(168)
Cela se manifestera entre autres dans la façon de vivre fidèlement la discipline en vigueur sur le lieu et le siège de la confession.(169)
Comme tout bon fidèle le prêtre a, lui aussi, besoin de confesser ses péchés et ses faiblesses. Il est le premier à savoir que la pratique de ce sacrement affermit dans la foi et la charité envers Dieu et envers le prochain.
Pour se trouver dans les meilleures conditions de montrer avec efficacité la beauté de la Pénitence, il est indispensable que le ministre du sacrement offre un témoignage personnel en précédant les autres fidèles dans l’expérience du pardon. Cette expérience constitue par ailleurs la première condition pour la revalorisation pastorale du sacrement de la réconciliation. En ce sens, il est bon que les fidèles sachent et voient que leurs prêtres eux aussi se confessent avec régularité : (170) " Toute la vie du prêtre subit un déclin inévitable si lui-même, par négligence ou pour tout autre motif, ne recourt pas de façon régulière et avec une foi et une piété authentiques au sacrement de Pénitence. Chez un prêtre qui ne se confesserait plus ou se confesserait mal, son être sacerdotal et son action sacerdotale s’en ressentiraient vite, et la communauté elle-même dont il est le pasteur ne manquerait pas de s’en rendre compte ".(171)
Parallèlement au sacrement de la Réconciliation, le prêtre ne manquera pas d’exercer le ministère de la direction spirituelle. La redécouverte et la diffusion de cette pratique, vécue aussi hors de l’administration du sacrement de la Pénitence, est un grand bienfait pour l’Église dans le temps présent.(172) L’attitude généreuse et active des prêtres au moment de la pratiquer constitue une occasion importante pour reconnaître et pour soutenir les vocations au sacerdoce et aux différentes formes de vie consacrée.
Pour contribuer à l’amélioration de leur spiritualité, il est nécessaire que les prêtres pratiquent eux-mêmes la direction spirituelle. En remettant dans les mains d’un sage confrère la formation de leur âme, ils mûriront dès le début de leur ministère dans la conscience de l’importance de ne pas marcher seul sur les chemins de la vie spirituelle et de l’engagement pastoral. En faisant usage de ce moyen de formation efficace, si bien expérimenté dans l’Église, les prêtres bénéficieront d’une liberté entière dans le choix de la personne qui doit les guider.
Le prêtre est aussi appelé à se confronter avec les exigences typiques d’un autre aspect de son ministère : il s’agit du soin de la vitalité de la communauté qui lui est confiée, ce qu’il traduira surtout par le témoignage de la charité.
Pasteur de la communauté, le prêtre vit et existe pour elle ; c’est pour elle qu’il prie, étudie, travaille et se sacrifie ; c’est pour elle qu’il est disposé à donner sa vie, l’aimant comme le Christ, lui dispensant tout son amour et toute son estime,(173) se dépensant de toutes ses forces et sans limites de temps pour la rendre à l’image de l’Église Épouse du Christ, toujours plus belle et plus digne de la complaisance du Père et de l’amour du Saint-Esprit.
Cette dimension sponsale de la vie du prêtre comme pasteur lui fera guider sa communauté dans un service total à tous et à chacun de ses membres, illuminant leur conscience avec la lumière de la vérité révélée, protégeant avec autorité l’authenticité évangélique de la vie chrétienne, corrigeant les erreurs, pardonnant, soignant les blessures, consolant les affligés, et promouvant la fraternité.(174)
Cet ensemble d’attentions délicates et complexes, en plus d’offrir un témoignage de charité toujours plus transparent et efficace, manifestera aussi la profonde communion qui doit se réaliser entre le prêtre et sa communauté, comme un prolongement et une actualisation de la communion avec Dieu, le Christ et l’Église.(175)
Pour être un bon guide de son peuple, le prêtre sera aussi attentif à reconnaître les signes des temps : depuis les plus vastes qui touchent l’Église universelle et son cheminement dans l’histoire des hommes, jusqu’aux signes les plus proches de la situation concrète de sa communauté.
Ce discernement requiert une mise à jour constante et pertinente dans l’étude des problèmes théologiques et pastoraux, l’exercice d’une sage réflexion sur les données sociales, culturelles et scientifiques qui caractérisent son époque.
Dans l’accomplissement de leur ministère, les prêtres sauront traduire cette exigence par l’attitude constante et sincère du sentire cum Ecclesia, pour qu’ils travaillent toujours en communion avec le Pape, avec les évêques, avec leurs autres confrères dans le sacerdoce, tout comme avec les fidèles consacrés par la profession des conseils évangéliques et avec les fidèles laïcs.
Convaincue des profondes motivations théologiques et pastorales qui soutiennent le rapport entre célibat et sacerdoce, éclairée par le témoignage qui en confirme encore aujourd’hui, malgré des cas douloureux, la validité spirituelle et évangélique dans tant de vies sacerdotales, l’Église a réaffirmé durant le Concile Vatican II et dans le magistère pontifical postérieur sa " ferme volonté de maintenir la loi qui exige le célibat perpétuel librement choisi pour les candidats à l’ordination sacerdotale dans le rite latin " (176)
Le célibat en effet est un don que l’Église a reçu et sur lequel elle veut veiller, convaincue qu’il est un bien pour elle-même et pour le monde.
Comme toute valeur évangélique, le célibat consacré doit être, lui aussi, vécu comme une nouveauté libératrice, comme un témoignage particulier de radicalisme à la suite du Christ et comme signe de la réalité eschatologique. " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux à qui c’est donné. Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! " (Mt 19, 10-12). (177)
Pour vivre avec amour et avec générosité le don reçu, il est particulièrement important que le prêtre comprenne dès la formation au séminaire les motifs théologiques et spirituels de la discipline ecclésiastique sur le célibat.(178) Le célibat, en tant que don et charisme particulier de Dieu, requiert l’observance de la continence parfaite et perpétuelle pour le Royaume des cieux, afin que les ministres sacrés puissent adhérer plus facilement au Christ avec un cœur sans partage et se dédier plus librement au service de Dieu et des hommes.(179) Avant même la volonté du sujet exprimée par sa disponibilité, la discipline ecclésiastique manifeste la volonté de l’Église et trouve sa raison ultime dans le lien étroit qui existe entre le célibat et l’ordination sacrée, qui configure le prêtre à Jésus-Christ Tête et Époux de l’Église.(180)
La lettre aux Ephésiens (cf. 5, 25-27) établit un strict rapport entre l’oblation sacerdotale du Christ (cf. 5, 25) et la sanctification de l’Église (cf. 5, 26) qui est aimée d’un amour sponsal. Inséré sacramentellement dans ce sacerdoce d’amour exclusif du Christ pour l’Église son Épouse fidèle, par son engagement au célibat, le prêtre exprime cet amour qui alors devient source féconde d’efficacité pastorale.
Le célibat par conséquent n’est pas un élément qui influence de l’extérieur le ministère sacerdotal ; il ne peut pas être non plus simplement considéré comme une institution imposée par loi, entre autres raisons parce que celui qui reçoit le sacrement de l’Ordre s’y engage en pleine conscience et liberté,(181) après une préparation de plusieurs années, accompagnée d’une réflexion profonde et d’une prière assidue. Parvenu à la ferme conviction que le Christ lui concède ce don pour le bien de l’Église et le service des autres, le prêtre assume le célibat pour toute sa vie, en renforçant cette volonté dans la promesse déjà prononcée durant le rite de l’ordination diaconale.(182)
Pour toutes ces raisons, la loi ecclésiastique d’une part confirme le charisme du célibat en montrant combien il est intimement lié au ministère sacré dans sa double dimension de relation avec le Christ et avec l’Église, et d’autre part protège la liberté de celui qui le reçoit.(183) Aussi le prêtre, consacré au Christ de manière nouvelle et privilégiée,(184) doit être conscient qu’il a reçu un don confirmé par un lien juridique précis qui l’oblige moralement à l’observer. Ce lien, assumé librement, a un caractère théologal, puisqu’il est un signe de ce lien sponsal qui se réalise dans l’ordination sacramentelle. À travers lui, le prêtre acquiert cette paternité spirituelle mais réelle, qui a une dimension universelle et qui se concrétise particulièrement vis-à-vis de la communauté qui lui est confiée.(185)
Le célibat est alors un don de soi " en " JésusChrist et " avec " Jésus-Christ à son Église, et exprime le service du prêtre à l’Église " dans " et " avec " le Seigneur. (186)
On resterait dans un état de permanente immaturité si le célibat était vécu comme un " tribut qu’on paie au Seigneur " pour accéder aux Ordres sacrés et non plus comme " un don qu’on reçoit de sa miséricorde ",(187) comme un choix de la liberté et comme l’acceptation joyeuse d’une vocation particulière d’amour pour Dieu et pour les hommes.
Le Seigneur donne ici l’exemple, lui qui, allant à contre-courant de ce que l’on peut considérer comme la culture dominante de son temps, a choisi librement de vivre le célibat. À sa suite, les disciples ont " tout " laissé pour accomplir leur mission (Lc 18, 28-30).
Pour cette raison, l’Église, depuis l’époque apostolique, a voulu conserver le don de la continence perpétuelle des clercs, et s’est orientée vers la solution de choisir les candidats à l’Ordre sacré parmi les célibataires (cf. 2 Thes 2, 15 ; 1 Cor 7, 5 ; 9, 5 ; 1 Tim 3, 2-12 ; 5, 9 ; Tit 1, 6-8).(188)
Dans le climat culturel actuel, souvent marqué par une vision de l’homme privée du sens des valeurs et surtout incapable de donner un sens total, positif et libérateur à la sexualité humaine, on pose souvent la question de la valeur et de la signification du célibat sacerdotal ou, tout au moins, de l’opportunité d’affirmer son lien étroit et sa profonde harmonie avec le sacerdoce ministériel.
Les difficultés que certains opposent encore aujourd’hui,(189) s’appuient souvent sur de faux prétextes, comme l’accusation de spiritualisme désincarné ou l’affirmation suivant laquelle la continence impliquerait méfiance ou mépris vis-à-vis de la sexualité. D’autres encore partent de cas difficiles et douloureux, ou généralisent des cas particuliers. On oublie en revanche le témoignage offert par l’immense majorité des prêtres qui vivent leur célibat dans la liberté intérieure, appuyés sur de profondes motivations évangéliques, dans la fécondité spirituelle et dans un horizon de fidélité convaincue et joyeuse à leur vocation et à leur mission.
Il est clair que pour garantir et pour conserver ce don dans un climat d’équilibre serein et de progrès spirituel, toutes les mesures doivent être prises qui éloignent le prêtre des difficultés possibles.(190)
Il est par conséquent nécessaire que les prêtres se comportent avec la prudence requise dans leurs relations avec les personnes dont la familiarité peut mettre en danger la fidélité au don ou susciter le scandale des fidèles. (191) Dans les cas particuliers, il faudra se soumettre au jugement de l’Évêque qui a l’obligation de donner des normes précises dans ce domaine.(192)
De plus, les prêtres ne manqueront pas de suivre les règles d’ascèse éprouvées par l’expérience de l’Église et qui sont encore plus requises dans les circonstances actuelles. Pour cela, ils éviteront avec prudence les lieux, les spectacles et les lectures qui constituent un obstacle à l’observance de la chasteté dans le célibat.(193) Vis-à-vis des moyens de communication sociale, les prêtres, que ce soit comme acteurs ou comme utilisateurs, observeront la discrétion nécessaire et éviteront tout ce qui pourrait nuire à leur vocation.
Dans un climat de permissivité sexuelle exacerbée, pour protéger avec amour le don reçu, c’est dans la communion avec le Christ et avec l’Église, dans la dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie et la considération de l’exemple des prêtres saints de tous les temps, qu’ils trouveront la force nécessaire pour vaincre les difficultés sur leur chemin, et pour agir avec cette maturité qui les rend crédibles vis-à-vis du monde.(194)
L’obéissance est une valeur sacerdotale de première importance. Le sacrifice même de Jésus sur la Croix tire sa valeur et son sens rédempteur de son obéissance et de sa fidélité à la volonté du Père. Il fut " obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une Croix " (Ph 2, 8). L’épître aux Hébreux souligne aussi que Jésus " apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance " (He 5, 8). On peut donc dire que l’obéissance au Père est au cœur du Sacerdoce du Christ.
Comme pour le Christ, l’obéissance exprime pour le prêtre la volonté de Dieu, qui lui est manifestée à travers ses supérieurs légitimes. Cette disponibilité doit être comprise comme une œuvre véritable de liberté personnelle, conséquence d’un choix constamment mûri en présence de Dieu dans la prière. La vertu de l’obéissance, intrinsèquement requise par le sacrement et par la structure hiérarchique de l’Église, est clairement l’objet de la promesse que prononce le clerc dans le rite de l’ordination diaconale d’abord, puis dans celui de l’ordination presbytérale. Par cette promesse, le prêtre renforce sa volonté de soumission, entrant ainsi dans la dynamique de l’obéissance du Christ, Serviteur obéissant jusqu’à la mort sur une Croix (cf. Ph 2, 7-8). (195)
La culture contemporaine souligne la valeur de la subjectivité et de l’autonomie de la personne, comprise comme intrinsèque à sa dignité. Cette valeur, en elle-même positive, prend une dimension négative, quand elle est absolutisée et revendiquée hors de son contexte légitime.(196) Ceci peut également se manifester à l’intérieur de l’Église et dans la vie du prêtre, quand les activités menées au service de la communauté sont réduites à un fait purement subjectif.
En réalité, le prêtre, par la nature de son sacerdoce, est au service du Christ et de l’Église. Il se rendra par conséquent disponible à accueillir les justes indications de ses Supérieurs et tout particulièrement, s’il n’en est pas légitimement empêché, il devra accepter et remplir fidèlement la charge qui lui est confiée par son Ordinaire. (197)
Le prêtre est tenu à une " obligation spéciale de respect et d’obéissance " à l’égard du Souverain Pontife et de son Ordinaire.(198) En vertu de son appartenance à un presbyterium déterminé, il travaille au service d’une Église particulière qui trouve le principe et le fondement de son unité dans l’Évêque,(199) qui exerce sur elle toute la potestas ordinaire, propre et immédiate, nécessaire à son office de pasteur.(200) La subordination hiérarchique requise par le sacrement de l’Ordre se réalise ecclésiologiquement et structurellement dans le lien à l’Évêque et au Souverain Pontife, qui détient le primat (principatus) du pouvoir ordinaire sur toutes les Églises particulières.(201)
L’obligation d’adhérer au Magistère, en matière de foi et de morale, est intrinsèquement liée à toutes les fonctions que le prêtre doit remplir dans l’Église. Le dissentiment dans ce domaine doit être jugé grave, puisqu’il produit le scandale et désoriente les fidèles.
Personne plus que le prêtre n’est conscient de la nécessité des normes dans l’Église. En effet, parce que la structure hiérarchique et organique est visible, l’exercice des fonctions que Dieu lui a confiées, et spécialement celles de guider le Peuple et de célébrer les sacrements, doit être organisé de manière adéquate.(202)
En tant que ministre du Christ et de son l’Église, le prêtre assume généreusement l’engagement d’observer fidèlement toutes et chacune des normes, en évitant toutes les formes d’adhésion partielle suivant des critères subjectifs qui divisent et qui atteignent aussi les fidèles laïcs et l’opinion publique, causant de graves dommages pastoraux. En effet, " les lois canoniques, par leur nature même, exigent d’être observées " et requièrent " que tout ce qui est commandé par la tête soit observé par les membres ".(203)
Afin que l’observance de l’obéissance soit réelle et qu’elle puisse nourrir la communion ecclésiale, tous ceux qui sont constitués en autorité (les Ordinaires, les Supérieurs religieux, les Modérateurs des Société de vie apostolique) doivent nécessairement offrir un exemple personnel constant. De plus, ils doivent exercer avec charité leur charisme institutionnel, en suscitant ou en demandant l’adhésion à toutes les dispositions dans le domaine du Magistère et de la discipline, suivant les modalités et les délais nécessaires.(204)
Parmi les divers aspects actuels du problème de l’obéissance, celui du respect convaincu des normes liturgiques mérite d’être mis en évidence.
La liturgie est l’exercice du sacerdoce de JésusChrist,(205) " le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu ".(206) Elle est donc un domaine où le prêtre doit avoir particulièrement conscience d’être ministre pour obéir fidèlement à l’Église. " Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Église : il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l’évêque ".(207) C’est pourquoi le prêtre n’ajoutera, n’enlèvera ne changera rien de sa propre initiative en ce domaine.(208)
Cette norme vaut spécialement pour la célébration des sacrements, qui sont par excellence des actes du Christ et de l’Église, et que le prêtre administre pour le bien des fidèles in persona Christi et au nom de l’Église.(209)
Les fidèles ont un vrai droit à participer aux célébrations liturgiques comme le veut l’Église, et non pas suivant les goûts personnels de chaque ministre ou suivant des particularismes rituels non approuvés, expressions de groupes qui tendent à se fermer à l’universalité du Peuple de Dieu.
Dans l’exercice de leur ministère, il est nécessaire que les prêtres participent de manière responsable à la définition des plans pastoraux que l’Évêque détermine avec la collaboration du Conseil Presbytéral,(210) et aussi qu’ils harmonisent avec eux les réalisations pratiques de leur communauté.
La sage créativité et l’esprit d’initiative propres à la maturité des prêtres ne seront pas amoindris, mais au contraire pourront croître opportunément au bénéfice de la fécondité pastorale. Prendre des chemins séparés dans ce domaine pourrait signifier affaiblir l’œuvre même d’évangélisation.
Dans une société sécularisée et qui tend au matérialisme, où les signes extérieurs des réalités sacrées et surnaturelles disparaissent souvent, on ressent aujourd’hui particulièrement la nécessité que le prêtre – homme de Dieu, dispensateur de ses mystères – soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l’habit qu’il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d’un ministère public.(211) Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme (212) son identité et son appartenance à Dieu et à l’Église.
Pour cette raison, le prêtre doit porter " un habit ecclésiastique digne, selon les normes indiquées par la conférence épiscopale et selon les coutumes locales légitimes ". (213) Cela signifie que, lorsque l’habit n’est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère. La coupe et la couleur doivent en être établies par la conférence épiscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel.
À cause de leur incohérence avec l’esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l’autorité compétente.(214)
La pauvreté de Jésus poursuit un but salvifique. Le Christ était riche, il s’est fait pauvre pour nous pour que nous devenions riches grâce à sa pauvreté (2 Cor 8, 9).
L’épître aux Philippiens montre le rapport entre le dépouillement de soi et l’esprit de service qui doit animer le ministère pastoral. S. Paul dit en effet que Jésus n’a pas tenu " pour une proie son égalité avec Dieu mais, au contraire, il s’est dépouillé en prenant la condition d’esclave " (Ph 2, 6-7). En vérité, le prêtre deviendra difficilement serviteur et ministre de ses frères s’il est excessivement préoccupé de son confort et de son bien-être.
L’exemple du Christ doit porter le prêtre à se conformer à Lui, dans la liberté intérieure vis-à-vis des biens et des richesses du monde.(216) Le Seigneur nous enseigne que Dieu est le seul vrai bien et que gagner la vie éternelle est la seule vraie richesse : " Quel profit, en effet, peut avoir l’homme à gagner l’univers au détriment de son âme ? Car que donnera l’homme en échange de son âme ? " (Mc 8, 36-37).
Le prêtre, dont le Seigneur est la part d’héritage (cf. Nb 18, 20), sait que sa mission, tout comme celle de l’Église, se déroule au milieu du monde et que les biens créés sont nécessaires au développement personnel de l’homme. Il utilisera cependant ces biens avec le sens des responsabilités, la modération, la rectitude d’intention et le détachement qui sont propres à celui qui garde son trésor dans les cieux et qui sait que tout doit être utilisé pour l’édification du Royaume de Dieu (Lc 10, 7 ; Mt 10, 9-10 ; I Cor 9, 14 ; Gal 6, 6).(217) Aussi s’abstiendra-t-il des activités lucratives qui ne sont pas conformes à son ministère.(218)
Se souvenant que le don qu’il a reçu est gratuit, il sera disposé à donner gratuitement (Mt 10, 8 ; Act 8, 18-25),(219) et à utiliser pour le bien de l’Église et pour les œuvres de charité tout ce qu’il reçoit à l’occasion de l’exercice de son office, après avoir assuré sa subsistance et remplit tous les devoirs de son état. (220)
En fin de compte, bien qu’il ne vive pas la pauvreté en vertu d’une promesse publique, le prêtre est tenu de mener une vie simple et à s’abstenir de tout qui pourrait être vanité,(221) embrassant ainsi la pauvreté volontaire pour suivre le Christ de plus près.(222) Dans tous les domaines (habitation, moyens de transport, vacances, etc.), que le prêtre élimine toute recherche et tout luxe,(223)
Ami des pauvres, il leur réservera les soins les plus délicats de sa charité pastorale, vivant une option préférentielle mais sans exclusive pour toutes les formes anciennes ou nouvelles de pauvreté, si tragiquement présentes dans le monde. Il n’oubliera jamais que la première misère dont l’homme doit être libéré, c’est le péché, source première de tout mal.
Il existe une " relation essentielle... entre la Mère de Jésus et le sacerdoce des ministres du Fils ". Cette relation découle de celle qui existe entre la maternité divine de Marie et le sacerdoce du Christ.(224)
C’est dans cette relation que prend sa source la spiritualité mariale du prêtre. On ne peut dire de la spiritualité sacerdotale qu’elle est complète si elle ne prend pas en considération le testament du Christ crucifié qui voulut confier sa Mère au disciple bien-aimé et, à travers lui, à tous les prêtres appelés à continuer Son œuvre de rédemption.
Comme Elle fut confiée à Jean aux pieds de la Croix, de même, Marie est confiée comme Mère à tout prêtre d’une façon spéciale (cf. Jn 19, 26-27).
Tout prêtre sait que Marie, parce que Mère, est aussi la plus éminente formatrice de son sacerdoce, puisque c’est Elle qui sait former son cœur sacerdotal, le protéger des dangers, des fatigues, des découragements, et veiller avec une maternelle sollicitude pour qu’il croisse en sagesse, en âge et en grâce, devant Dieu et devant les hommes (cf. Lc 2, 40).
Mais seuls sont des fils dévots ceux qui savent imiter les vertus de leur Mère. Le prêtre donc contemplera Marie, pour être un ministre humble, obéissant, chaste, et pour rendre témoignage de la charité dans un don total au Seigneur et à l’Église.(225)
Chef-d’œuvre du Sacrifice sacerdotal du Christ, la Vierge représente l’Église dans toute sa pureté, " sans tache ni ride ", toute " sainte et immaculée " (Eph 5, 27). La contemplation de la Sainte Vierge met devant le prêtre l’idéal vers lequel tendre dans le ministère de sa communauté, afin qu’elle aussi devienne " l’Église toute glorieuse " (ibid.) grâce au don sacerdotal de sa propre vie.
La formation permanente est une exigence qui naît et se développe à partir de la réception du sacrement de l’Ordre, par lequel le prêtre est non seulement " consacré " par le Père, " envoyé " par le Fils, mais aussi " animé " par le Saint-Esprit. Cette formation par conséquent, découle d’une grâce qui contient une force surnaturelle destinée à assimiler toute la vie et l’activité du prêtre, progressivement et toujours plus profondément, dans la fidélité au don reçu : " C’est pourquoi je te le rappelle – écrit saint Paul à Timothée – : ravive le don de Dieu qui est en toi " (2 Tm 1, 6).
Il s’agit d’une nécessité intrinsèque au don divin lui-même (226) qui doit être continuellement " vivifié " pour que le prêtre puisse répondre fidèlement à sa vocation. Le prêtre est en effet un homme situé dans une histoire : il a donc besoin de parfaire tous les aspects de son existence humaine et spirituelle pour pouvoir atteindre cette assimilation au Christ, principe unificateur universel.
Des transformations rapides, étendues, et un tissu social souvent sécularisé sont caractéristiques du monde contemporain : voilà des facteurs qui rendent indispensable le devoir pour le prêtre d’une préparation adéquate pour ne pas diluer son identité et pour répondre aux nécessités de la nouvelle évangélisation. À ce grave devoir, répond en plus un droit des fidèles qui bénéficient de la bonne formation et de la sainteté des prêtres.(227)
La vie spirituelle du prêtre et son ministère pastoral doivent être unis à un travail continu sur lui-même, pour approfondir et faire la synthèse harmonieuse de la formation spirituelle et humaine, intellectuelle et pastorale. Ce travail qui doit commencer dès le séminaire, doit être encouragé par les évêques à tous les niveaux : national, régional, et surtout diocésain.
Il est fort encourageant de considérer le nombre déjà élevé de diocèses et conférences épiscopales engagés dans des initiatives prometteuses en vue d’organiser une véritable formation permanente de leurs prêtres. Il faut souhaiter que tous les diocèses répondent à cette nécessité. Cependant, là où ce serait momentanément impossible, on conseillera des accords entre diocèses ou la prise de contact avec les institutions ou les personnes plus particulièrement préparées à remplir une tâche si délicate.(228)
La formation permanente est un moyen nécessaire au prêtre d’aujourd’hui pour atteindre la fin de sa vocation, c’est-à-dire le service de Dieu et de son Peuple.
En pratique, la formation permanente consiste à aider tous les prêtres à répondre généreusement à l’engagement que requièrent la dignité et la responsabilité que Dieu leur a confiées par le sacrement de l’Ordre, à conserver, défendre et développer leur identité et leur vocation spécifique, à se sanctifier et à sanctifier les autres dans l’exercice de leur ministère.
Ces critères ou principes d’organisation eux-mêmes doivent être élaborés en vue de la finalité que l’on s’est proposée, ou pour mieux dire, doivent être recherchés en elle.
La formation permanente est un droit-devoir du prêtre et la donner est un droit-devoir de l’Église : c’est donc ce qu’établit la loi universelle.(229) En effet, puisqu’on reçoit dans l’Église la vocation au ministère sacré, c’est à l’Église seule que revient la formation spécifique à la responsabilité d’un tel ministère. La formation permanente par conséquent, comme elle est une activité liée à l’exercice du sacerdoce ministériel, appartient à la responsabilité du Pape et des évêques. L’Église a ainsi le droit et le devoir de continuer à former ses ministres, les aidant à progresser dans une réponse généreuse au don que Dieu leur a octroyé.
De son côté, le ministre reçoit aussi comme une exigence du don qui accompagne l’ordination, le droit de recevoir l’aide nécessaire de l’Église pour réaliser saintement et efficacement son service.
L’activité de formation s’appuie sur une exigence dynamique, intrinsèque au charisme ministériel, qui est en lui-même permanent et irréversible. La formation ne peut donc jamais être considérée comme terminée, ni de la part de l’Église qui la donne, ni de la part du ministre qui la reçoit. Il est ainsi nécessaire qu’elle soit pensée et développée de telle manière que tous les prêtres puissent toujours la recevoir, tenant compte des possibilités et des caractéristiques d’âge, de condition de vie, et de charges pastorales.(230)
74. Complète :
Cette formation doit embrasser et harmoniser toutes les dimensions de la formation sacerdotale : c’est-à-dire qu’elle doit tendre à aider le prêtre à développer une personnalité humaine mûrie dans un esprit de service aux autres, quelle que soit la charge qu’il a reçue ; à être intellectuellement formé tant dans les sciences théologiques que dans les sciences humaines dans la mesure où elles sont liées à son ministère, afin qu’il remplisse avec plus d’efficacité sa fonction de témoin de la foi ; à posséder une vie spirituelle profonde, nourrie de l’intimité avec Jésus-Christ et de l’amour pour l’Église ; à remplir son ministère pastoral avec zèle et dévouement.
Cette formation est extrêmement importante dans le monde d’aujourd’hui, comme elle l’a toujours été. Le prêtre ne doit pas oublier qu’il est un homme choisi parmi les hommes pour être au service de l’homme.
Pour se sanctifier et pour réussir sa mission sacerdotale, il devra se présenter avec un bagage de vertus humaines qui le rendent digne de l’estime de ses frères.
Il devra particulièrement pratiquer la bonté de cœur, la patience, l’amabilité, la force d’âme, l’amour pour la justice, le sens de l’équilibre, la fidélité à la parole donnée, la cohérence avec les engagements librement assumés, etc.(231)
Il est tout aussi important que le prêtre réfléchisse sur son comportement social, sur la correction qu’il vit dans les diverses formes de relations humaines, sur la valeur de l’amitié, sur la distinction de sa façon d’être, etc.
76. Spirituelle
Il serait avant tout nécessaire d’approfondir les aspects principaux de la vie sacerdotale en faisant référence en particulier à l’enseignement biblique, patristique et hagiographique, dont le prêtre doit continuellement mettre à jour ses connaissances, non seulement grâce à la lecture de bons livres, mais aussi en participant à des sessions d’étude, des congrès, etc. (232)
Plus concrètement, il est souhaitable que le prêtre, éventuellement en même temps que ses exercices spirituels périodiques, élabore en accord avec son directeur spirituel un projet concret de vie, dont on signalera quelques éléments : 1. Méditation quotidienne de la Parole ou d’un mystère de la foi ; 2. Rencontre personnelle avec Jésus dans l’Eucharistie, en plus d’une pieuse célébration de la Messe ; 3. Dévotion mariale (chapelet, consécration ou mise sous la protection de Marie, entretiens familiers) ; 4. Temps consacré à la formation doctrinale et hagiographique ; 5. Repos nécessaire ; 6. Effort renouvelé pour mettre en pratique les indications de l’évêque et pour assurer une adhésion personnelle convaincue au magistère et à la discipline ecclésiastique ; 7. Attention portée à la communion et à l’amitié sacerdotale.
À cause de l’énorme influence que les courants de la philosophie et des sciences humaines exercent sur la culture moderne, et comme certains prêtres n’ont pas toujours reçu une formation adéquate dans ces disciplines en raison notamment de la diversité de leur formation scolaire, il est nécessaire que ces rencontres traitent des thèmes les plus importants de la philosophie et des sciences humaines ou des thèmes qui plus généralement " ont un lien avec les sciences sacrées, particulièrement dans la mesure où ils peuvent être utiles dans l’exercice du ministère pastoral ".(233) Ces thèmes sont une aide importante pour traiter convenablement des principaux problèmes de la théologie fondamentale, dogmatique et morale, de la Sainte Écriture, de la liturgie, du droit canon, de l’œcuménisme etc., sans oublier que l’enseignement dans ces matières ne doit être ni polémique, ni purement théorique ou informatif, mais qu’il doit encourager à une formation authentique, c’est-à-dire à la prière, à la communion et à l’action pastorale.
On fera en sorte que, durant ces rencontres sacerdotales, les documents du magistère soient approfondis communautairement sous la direction d’une personne qui fasse autorité, pour favoriser cette unité d’interprétation et de praxis dans la pastorale diocésaine qui facilite tant l’évangélisation.
Dans la formation intellectuelle, on doit accorder une importance particulière aux thèmes les plus importants pour le débat culturel et la pratique pastorale comme, par exemple, ceux qui concernent l’éthique sociale, la bioéthique, etc.
On devra s’arrêter spécialement sur les problèmes posés par le progrès scientifique et qui influencent si profondément la mentalité et la vie des hommes contemporains. Les prêtres ne doivent pas se dispenser de s’informer pour répondre aux questions que pose le progrès de la science, en ne manquant pas de consulter des experts sûrs et compétents.
Il est d’un grand intérêt d’étudier, d’approfondir et de diffuser la doctrine sociale de l’Église. En suivant les encouragements du magistère, il faut que l’intérêt de tous les prêtres – et, par leur intermédiaire, de tous les fidèles – en faveur des pauvres, ne reste pas un pieux désir, mais devienne un engagement vital concret. " Plus que jamais, l’Église sait que son message social sera rendu crédible par le témoignage des œuvres plus encore que par sa cohérence et sa logique interne ".(234)
La connaissance et l’utilisation des moyens de communication sociale dans l’activité ministérielle est une exigence indispensable pour la formation intellectuelle des prêtres. Ces moyens, quand ils sont bien utilisés, constituent un instrument providentiel d’évangélisation, puisque non seulement ils peuvent atteindre un très grand nombre de fidèles et de personnes éloignées de l’Église, mais aussi toucher profondément leur mentalité et leur mode de vie.
À cet égard, il serait opportun que l’évêque ou la conférence épiscopale prépare des programmes et des instruments techniques conçus dans ce but.
Pour une formation pastorale adéquate, il est nécessaire d’organiser des rencontres ayant comme objectif principal de réfléchir sur le plan pastoral du diocèse. Il faudrait aussi y traiter toutes les questions touchant la vie et la pratique pastorale des prêtres comme, la morale fondamentale, l’éthique dans la vie professionnelle et sociale, etc.
On apportera un soin particulier à la connaissance de la vie et de la spiritualité des diacres permanents – là où ils existent - des religieux et des religieuses ainsi que des fidèles laïcs.
Il existe d’autres thèmes particulièrement utiles : la catéchèse, la famille, les vocations sacerdotales et religieuses, les jeunes, les personnes âgées, les malades, l’œcuménisme, ceux qui sont éloignés de l’Église, etc.
Dans les circonstances actuelles, il est très important pour la pastorale d’organiser des cycles spéciaux d’assimilation et d’approfondissement du " Catéchisme de l’Église Catholique " qui, surtout pour les prêtres, constitue un précieux instrument de formation aussi bien pour la prédication que, de manière générale, pour l’évangélisation.
Pour que la formation permanente soit complète, elle doit être structurée de manière à ne pas être " quelque chose de ponctuel, mais plutôt un projet bien élaboré qui se déroule par étape selon des modalités précises " (235) Ceci implique nécessairement la création d’une structure qui détermine avec opportunité les instruments, les délais et les contenus de la réalisation concrète et adéquate de la formation. Cette organisation doit être conjuguée avec l’habitude de l’étude personnelle, puisque les cours périodiques auraient une faible utilité s’ils n’étaient pas accompagnés d’application à l’étude (236)
Bien qu’elle soit donnée à tous, la formation permanente a comme objectif direct le service de chacun de ceux qui la reçoivent. Aussi, en plus des moyens collectifs ou communautaires, tous les moyens doivent être mis pour personnaliser la formation de chacun.
Pour cette raison, il faut susciter, surtout chez les responsables, la conviction qu’ils doivent rejoindre chaque prêtre personnellement, s’occupant de chacun d’entre eux, sans se contenter de proposer à tous les différents moyens de formation.
De son côté, tout prêtre doit se sentir encouragé, par la parole et par l’exemple de son évêque et de ses frères dans le sacerdoce, à assumer la responsabilité de sa propre formation, sachant qu’il est lui-même son premier formateur.(237)
Le programme des rencontres sacerdotales doit avoir comme caractéristiques l’unité et la progression par étapes.
Cette unité doit converger vers la conformation au Christ, afin que les vérités de foi, la vie spirituelle et l’activité ministérielle contribuent à la maturation progressive de tout le presbyterium.
L’unité dans la formation est marquée par des étapes bien définies. Ceci exigera d’une part une attention spécifique à chaque tranche d’âge de prêtres, sans en oublier aucune, et d’autre part, un contrôle des étapes franchies qui veille à ce que la formation personnelle accompagne la formation communautaire. En effet, sans formation personnelle, la formation communautaire ne peut produire d’effet.
Quant aux contenus de telles réunions, on peut faire référence aux thèmes éventuellement proposés par les conférences épiscopales nationales et régionales. Dans tous les cas, il est nécessaire que ces contenus soient établis dans le cadre d’un plan de formation précis du diocèse, si possible mis à jour chaque année.(238)
L’organisation et le déroulement de ces rencontres peuvent être prudemment confiés par l’évêque à des Facultés ou Instituts de théologie et pastorale, au Séminaire, à des organismes ou fédérations œuvrant pour la formation sacerdotale,(239) ou à tout autre Centre ou Institut spécialisé, diocésain, régional ou national, selon les possibilités et les opportunités. On aura vérifié leur orthodoxie doctrinale, leur fidélité au magistère et à la discipline ecclésiastique, tout comme leur compétence scientifique et leur connaissance adaptée des situations pastorales réelles.
Il revient à l’évêque, qui pourra se faire aider de coopérateurs prudemment choisis, de veiller à ce que dans l’année qui suit l’ordination sacerdotale ou diaconale soit organisée une année " pastorale " : pour faciliter le passage de la vie de séminaire, qui est indispensable, à l’exercice du ministère sacré, en procédant par étapes, en favorisant une maturation humaine et spécifiquement sacerdotale qui soit progressive et harmonieuse.(240)
Pendant cette année, il faudra éviter que les nouveaux ordonnés soient plongés dans des situations trop difficiles ou trop délicates. On devra par ailleurs éviter les postes où ils devraient agir loin de leurs confrères. Il faudra même, dans la mesure du possible, favoriser des formes convenables de vie commune.
Cette période de formation pourrait se dérouler dans une résidence destinée à cet effet (maison du clergé) ou dans un lieu qui constitue un point de référence concret et serein pour les prêtres qui en sont à leurs premières expériences pastorales. Ceci facilitera les entretiens et discussions avec l’évêque et avec les confrères, la prière commune (Liturgie des Heures, concélébration et adoration eucharistique, chapelet, etc.), l’échange d’expériences, l’encouragement réciproque, la naissance de bons rapports d’amitié.
Il serait opportun que l’Évêque confie les nouveaux prêtres à des confrères à la vie exemplaire et au zèle pastoral certain. La première nomination, malgré des urgences pastorales souvent pesantes, devrait surtout répondre à l’exigence d’orienter correctement les jeunes prêtres. Le sacrifice d’une année porterait alors des fruits abondants pour l’avenir.
Quant à l’aspect intellectuel, cette année ne devra pas tant être une période d’apprentissage de nouvelles matières que l’assimilation profonde et l’intériorisation de tout ce qui a été étudié dans les leçons institutionnelles, pour favoriser la formation d’une mentalité capable de juger les événements à la lumière du dessein de Dieu.(241)
La réussite de l’année pastorale est de toute manière toujours subordonnée à l’engagement personnel de l’intéressé, qui doit tendre tous les jours à la sainteté, dans la recherche continuelle des moyens de sanctification qui l’ont aidé depuis le séminaire.
83. Temps " sabbatiques "
Le danger de l’habitude, la fatigue physique due au surmenage auquel les prêtres sont soumis surtout aujourd’hui à cause des activités pastorales, la fatigue psychologique elle-même souvent causée par la lutte continue contre l’incompréhension, les sous-entendus, les préjugés, l’opposition à des forces organisées et puissantes qui veulent donner l’impression que le prêtre aujourd’hui appartient à une minorité culturellement obsolète : voici certains des facteurs qui peuvent introduire le découragement dans l’âme du pasteur.
Malgré les urgences pastorales et même à cause d’elles, pour y faire front de manière plus adéquate, il est convenable que les prêtres bénéficient de périodes plus ou moins longues – selon les possibilités réelles – pour parler plus longuement et plus intensément avec le Seigneur Jésus, reprenant force et courage pour continuer leur chemin de sanctification.
Dans certains cas, il pourra être utile que ces haltes aient comme finalité l’étude ou la mise à jour dans les sciences sacrées, sans oublier pour autant le ressourcement spirituel et apostolique.
Là où c’est possible, il faut souhaiter l’érection d’une " maison du clergé ", qui pourrait ainsi constituer un lieu pour qu’on y tienne les rencontres de formation, et un point de référence en de nombreuses autres circonstances. Cette maison devrait offrir toutes les structures qui la rendent confortable et accueillante.
Là où elles n’existent pas encore et semblent nécessaires, il est conseillable de créer, au niveau national ou régional, des structures adaptées au rétablissement physique, psychique et spirituel des prêtres qui en ont besoin.
Comme le prouve la longue expérience spirituelle de l’Église, les récollections et les exercices spirituels sont un instrument efficace et idoine pour une formation permanente adéquate du clergé. Aujourd’hui encore, ils conservent toute leur actualité et toute leur nécessité. Allant à contre-courant d’une attitude qui viderait l’homme de toute intériorité, le prêtre doit retrouver Dieu et se retrouver lui-même, en pratiquant des haltes spirituelles pour s’immerger dans la méditation et la prière.
À cet effet la législation canonique établit que les clercs " sont tenus de faire les retraites spirituelles, selon les dispositions du droit particulier ".(242) Les deux modalités les plus courantes, qui peuvent être prescrites par l’évêque pour son propre diocèse, sont la récollection spirituelle d’un jour, si possible mensuelle, et les exercices spirituels annuels.
Il est tout à fait opportun que l’évêque organise les récollections et les exercices spirituels, de manière à ce que chaque prêtre puisse choisir parmi ceux qui sont normalement donnés dans le diocèse ou hors du diocèse, par des prêtres exemplaires ou des Instituts religieux particulièrement exercés à la formation spirituelle par leur charisme, ou dans des monastères.
Il est aussi recommandé d’organiser une retraite spéciale pour les prêtres ordonnés durant les dernières années, à laquelle l’évêque lui-même prendra une part active.(243)
Pour être à la hauteur des circonstances et affronter l’urgence du travail d’évangélisation, il est nécessaire – entre autres instruments – que soit menée une courageuse action de gouvernement pastoral qui cherche à s’occuper particulièrement des prêtres. Il est indispensable que les évêques exigent, avec la force de la charité, que leurs prêtres appliquent avec générosité les dispositions légitimes prises dans ce domaine.
Le " plan de formation permanente " doit être non seulement conçu ou programmé, il doit être aussi réalisé. Pour cela, il est nécessaire que le travail soit clairement structuré, qu’il comporte des objectifs, des contenus et des instruments.
Le prêtre lui-même est le premier et le principal responsable de sa formation permanente. En effet, chaque prêtre a le devoir d’être fidèle au don de Dieu et à la dynamique de conversion quotidienne qui en provient.(244)
Nul ne peut remplacer le prêtre dans sa tâche de veiller sur lui-même (cf. 1 Tm 4, 16). Participant en effet de l’unique sacerdoce du Christ, il est appelé à révéler et à actualiser, selon sa vocation unique, certains aspects de l’extraordinaire richesse de grâce qu’il a reçue.
Parmi les lectures, le premier rang doit être occupé par la Sainte Écriture, puis par les écrits des Pères et des maîtres de spiritualité anciens et modernes, et les documents du magistère ecclésiastique, qui constituent la source la plus autorisée et la plus actuelle de la formation permanente. Les prêtres par conséquent les étudieront et les approfondiront directement et personnellement pour pouvoir mieux les présenter aux fidèles laïcs.
Dans tous les aspects de l’existence sacerdotale, on trouve les " liens particuliers de charité apostolique, de ministère et de fraternité ",(245) qui sont le fondement de l’aide réciproque des prêtres.(246) Il est souhaitable que croisse et se développe la coopération de tous les prêtres dans le soin de leur vie spirituelle et humaine, ainsi que dans leur service ministériel. L’aide qui, dans ce domaine, doit être fournie aux prêtres, peut trouver un appui solide dans les diverses associations sacerdotales qui entendent former à une spiritualité vraiment diocésaine. Il s’agit d’associations qui " ayant des statuts reconnus par l’autorité compétente, au moyen d’un programme de vie approprié et approuvé comme il convient, ainsi que par l’aide fraternelle, stimulent la sainteté dans l’exercice du ministère et contribuent à l’union des clercs entre eux et avec leur évêque propre ".(247)
Dans cette optique, il faut respecter à tout prix le droit de chaque prêtre diocésain à organiser sa vie spirituelle comme il le pense opportun, conformément toujours – comme c’est évident – aux caractéristiques de sa vocation et des liens qui en découlent.
Le travail que ces associations, tout comme les mouvements approuvés, accomplissent en faveur des prêtres, est tenu en grande considération par l’Église,(248) qui le reconnaît aujourd’hui comme un signe de la vitalité avec laquelle l’Esprit-Saint la renouvelle continuellement.
Même si la portion du Peuple de Dieu qui lui a été confiée est étendue et difficile à diriger, l’évêque doit réserver une sollicitude tout à fait particulière à la formation permanente de ses prêtres.(249)
Il existe en effet un rapport spécial entre l’évêque et ses prêtres, dû au " fait que les prêtres reçoivent par lui leur sacerdoce et partagent avec lui sa sollicitude pastorale pour tout le Peuple de Dieu ".(250) Ce rapport détermine aussi les responsabilités spécifiques de l’évêque dans le domaine de la formation sacerdotale.
Ces responsabilités s’expriment vis-à-vis de chaque prêtre, parce que la formation doit être la plus personnalisée possible, et vis-à-vis de tous, dans la mesure où ils forment le presbyterium du diocèse. À cet égard, l’évêque ne manquera pas de cultiver avec soin la communication et la communion entre les prêtres. En particulier, il veillera à ce que la formation permanente conserve ses caractéristiques propres, éduquant la conscience des prêtres sur son importance et sa nécessité, l’organisant en établissant un plan de formation, et en prévoyant les structures et les personnes nécessaires à son application.(251)
Pour former ses prêtres, l’évêque doit participer en cultivant sa formation permanente personnelle. L’expérience enseigne que plus l’évêque s’engage dans sa propre formation, plus il sait encourager et soutenir celle de son presbyterium.
Dans cette œuvre délicate, l’évêque, tout en jouant un rôle irremplaçable qu’il ne peut déléguer, saura s’appuyer sur la collaboration du conseil presbytéral. Le conseil, par sa nature et par ses finalités, semble être l’organisme convenable pour assister l’évêque dans tout ce qui regarde, par exemple, l’élaboration du plan de formation.
De plus, l’évêque se sentira soutenu et aidé dans sa tâche par ses confrères les autres évêques, réunis en Conférence.(252)
Aucune formation n’est possible s’il n’y a pas, outre le sujet qui doit se former, un autre sujet qui forme, le formateur. Le bienfait et l’efficacité d’un plan de formation dépendent partiellement des structures mais principalement de la personne des formateurs.
Il est évident que, vis-à-vis de ces formateurs, la responsabilité de l’évêque devient particulièrement délicate et importante.
Il est par conséquent nécessaire que l’évêque lui-même nomme un groupe de formateurs dont les membres soient choisis parmi les prêtres hautement qualifiés et estimés pour leur préparation et leur maturité humaine, spirituelle, culturelle et pastorale. Les formateurs en effet doivent être avant tout des hommes de prière, des enseignants dotés d’un sens puissant du surnaturel, à la profonde vie spirituelle, à la conduite exemplaire, avec une bonne expérience du ministère sacerdotal, capables de conjuguer, comme les Pères de l’Église et les saints de tous les temps, les exigences spirituelles avec les nécessités proprement humaines du prêtre. Les formateurs peuvent aussi être choisis au sein du corps professoral des séminaires, des centres ou institutions universitaires approuvés par l’autorité ecclésiastique, ou bien encore parmi les membres des instituts dont le charisme touche directement la vie et la spiritualité sacerdotales. Dans tous les cas, on doit garantir l’orthodoxie de leur doctrine et leur fidélité à la discipline ecclésiastique. De plus, les formateurs doivent être des coopérateurs de confiance de l’évêque, qui demeure le responsable ultime de la formation de ses plus précieux collaborateurs.
Il est opportun de créer aussi un groupe de programmation et de réalisation, qui aidera l’évêque à fixer tous les projets annuels de la formation permanente pour chacune de ses facettes ; à préparer le matériel nécessaire ; à prévoir les cours, les sessions, les rencontres et les récollections ; à organiser opportunément les calendriers, en prévoyant les absences et les remplacements des prêtres, etc. Pour une programmation adéquate, on pourra aussi prévoir l’intervention de quelque spécialiste sur un sujet donné.
En ce qui concerne principalement les moyens collectifs de formation, leur programmation et celle de leurs contenus concrets peut être fixée d’un commun accord entre plusieurs Églises particulières, soit à l’échelle nationale ou régionale – par l’intermédiaire des Conférences épiscopales – soit entre diocèses limitrophes ou plus proches. On pourrait ainsi utiliser, si on les pense adaptées, les structures interdiocésaines comme les Facultés et les Instituts de théologie et de pastorale, ou bien les organismes et les fédérations engagés dans la formation presbytérale. Cette union des efforts, en plus de réaliser une authentique communion entre les Églises particulières, pourrait offrir à tous des opportunités de formation permanente techniquement meilleures et plus stimulantes.(253)
Les premières années après leur ordination, les prêtres devraient pouvoir facilement trouver les conditions de vie et de ministère qui leur permettent de mettre en pratique l’idéal établi durant la période de formation au séminaire.(254) Ces années, qui constituent une mise à l’épreuve de leur formation initiale après le premier contact avec la réalité, sont les plus décisives pour l’avenir. Elles requièrent une maturation harmonieuse pour faire front aux moments de difficulté dans la foi et avec force. Dans ce but, les jeunes prêtres devront pouvoir bénéficier du rapport personnel avec leur évêque et avec un père spirituel plein de sagesse ; de moments de repos, de méditation, de récollection mensuelle.
En tenant compte de ce qu’on a dit sur l’année pastorale, il faudra organiser dans les premières années du sacerdoce des rencontres annuelles de formation, durant lesquelles seront élaborés et approfondis opportunément des thèmes théologiques, juridiques, spirituels et culturels, grâce à des sessions spéciales dédiées à des problèmes de morale, de pastorale, de liturgie, etc. Ces rencontres peuvent être aussi l’occasion de renouveler la faculté de confesser, selon ce qu’établissent le code de droit canon et l’évêque.(255) Il serait aussi utile de favoriser une vie en commun familière entre jeunes prêtres et prêtres plus âgés, pour permettre l’échange d’expériences, la connaissance réciproque et la délicate pratique évangélique de la correction fraternelle.
Il faut en fin de compte que le jeune clerc croisse dans une ambiance spirituelle de vraie fraternité et de délicatesse, manifestées par l’attention prêtée à la personne, notamment en ce qui concerne la santé physique et les divers aspects de la vie matérielle.
Après un certain nombre d’années de ministère, les prêtres ont acquis une véritable expérience et le grand mérite de s’être donnés entièrement à l’expansion du Royaume de Dieu dans le travail quotidien. Ce groupe de prêtres constitue une grande richesse spirituelle et pastorale.
Ils ont besoin d’encouragement, d’une valorisation intelligente de leur rôle, d’un nouvel approfondissement de leur formation dans toutes ses dimensions, pour réviser eux-mêmes et leurs activités ; pour raviver les motivations du ministère sacré ; pour réfléchir sur les méthodologies pastorales à la lumière de l’essentiel. Ils ont besoin de la communion presbytérale, de l’amitié de leur évêque, pour surmonter les expériences éventuelles de fatigue, de frustration, de solitude ; pour redécouvrir en fin de compte les sources profondes de la spiritualité sacerdotale.(256)
Il est par conséquent important que ces prêtres bénéficient de sessions de formation spécifiques et approfondies qui examinent, en plus de sujets théologiques et pastoraux, toutes les difficultés psychologiques et affectives qui peuvent naître durant cette période. Il est donc recommandé qu’à de telles rencontres participent non seulement l’évêque mais aussi des experts qui puissent apporter une contribution solide et sûre à la solution des problèmes présentés.
Les prêtres avancés en âge, qui méritent la considération la plus délicate, participent aussi à la formation permanente, non pas pour des études approfondies ou des débats culturels, mais pour " une confirmation sereine et apaisante du rôle qu’ils sont encore appelés à jouer dans le presbyterium ". (257)
En plus de leur participation à la formation organisée pour les prêtres d’âge moyens, ils pourront profiter de temps particuliers, de lieux et de rencontres spéciales pour approfondir le sens contemplatif de la vie sacerdotale, pour redécouvrir et apprécier les richesses doctrinales des études passées, pour se sentir utiles – comme ils le sont vraiment - leurs compétences étant mises en valeur par des formes adaptées de ministère vrai et propre, principalement comme confesseurs expérimentés ou comme directeurs spirituels. En particulier ils pourront partager avec les autres leurs expériences, encourager, accueillir, écouter et pacifier leurs confrères, être disponibles quand on leur demandera " de devenir eux-mêmes d’authentiques maîtres et formateurs des autres prêtres ".(258)
Indépendamment de leur âge, les prêtres peuvent se trouver dans " une condition de fragilité physique ou de lassitude morale ",(259) En offrant leur souffrance, ils contribuent éminemment à l’œuvre de la rédemption et rendent " un témoignage marqué du signe de la croix, acceptée dans l’espérance et la joie pascale ".(260)
La formation permanente de ces prêtres doit les encourager " à continuer à servir l’Église d’une façon sereine et courageuse ".(261) Elle doit aussi être le signe éloquent du primat de l’être sur l’agir, des contenus sur les techniques, de la grâce sur l’efficacité extérieure. Ils pourront alors vivre l’expérience de S. Paul : " Je me réjouis de souffrir pour vous, et ce qui manque aux tribulations du Christ, je le complète dans ma chair au profit de son corps qui est l’Église " (Col 1, 24).
L’évêque et les autres prêtres ne devront jamais manquer de visiter périodiquement ces frères malades, qui pourront être tenus informés, de la vie du diocèse notamment, pour qu’ils se sentent membres vivants du presbyterium et de l’Église universelle qu’ils édifient avec leurs souffrances.
On devra entourer d’une affection particulière les prêtres proches de la conclusion de leur cheminement sur la terre, après une vie dépensée au service de Dieu pour le salut de leurs frères.
À tous les âges et dans toutes les situations, le prêtre peut faire l’expérience de la solitude.(262) Cette solitude, loin d’être comprise comme un isolement psychologique, peut être la conséquence tout à fait normale d’une adhésion sincère à l’Évangile, et constituera par là une dimension irremplaçable de la vie personnelle. Dans certains cas cependant, elle peut être due à des difficultés particulières, comme la marginalisation, les incompréhensions, les déviations, les abandons, les imprudences, les limites du caractère personnel ou de celui d’autrui, les calomnies, les humiliations, etc. Il peut en naître un puissant sentiment de frustration, extrêmement délétère.
Cependant ces moments de difficulté peuvent aussi devenir, avec l’aide du Seigneur, des occasions privilégiées pour un nouveau progrès sur le chemin de la sainteté et de l’apostolat. Le prêtre peut en effet découvrir qu’il " s’agit d’une solitude habitée par la présence du Seigneur ".(263) Il est évident que ceci n’atténue pas la grave responsabilité de l’évêque et du presbyterium tout entier, d’éviter toute solitude qui naîtrait d’une négligence de la communion sacerdotale.
Il ne faut pas oublier non plus ces confrères qui ont abandonné le ministère. On doit leur offrir les aides nécessaires, et surtout celles de la prière et de la pénitence. La charité qu’on doit vivre à leur égard ne doit pas aboutir à la décision de leur confier des fonctions ecclésiales : ceci pourrait créer la confusion et le trouble, surtout parmi les fidèles, à cause de la situation de ces confrères.
Le Maître de la moisson, qui appelle et qui envoie les ouvriers dans son champ (cf. Mt 9, 38), l’a promis et il y sera éternellement fidèle : " Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur " (Jer 3, 15). C’est sur cette fidélité divine toujours vivante et opérante dans l’Église (264) que repose l’espérance de recevoir des vocations sacerdotales abondantes et saintes, espérance déjà réalisée dans de nombreux pays. C’est cette même fidélité divine qui assure que le Seigneur ne manquera pas d’accorder à son Église la lumière nécessaire pour affronter la passionnante aventure des filets jetés au large.
Pour réaliser sa mission apostolique le prêtre doit graver dans son cœur ces paroles du Seigneur : " Père, je t’ai glorifié sur la terre, en menant à bonne fin l’œuvre que tu m’avais donnée à faire, donner la vie éternelle aux hommes " (Jn 17, 2-4). Pour cela, il doit se dépenser pour ses frères en vivant comme un signe de charité surnaturelle, dans l’obéissance, dans la chasteté du célibat, dans la simplicité et le respect de la discipline de communion dans l’Église.
Dans son œuvre d’évangélisation, le prêtre transcende l’ordre naturel pour être établi dans toute " relation avec Dieu " (He 5, 1). Il est en effet appelé à élever l’homme en le faisant naître à la vie divine et en le faisant croître en elle, jusqu’à la plénitude du Christ. C’est pour cela qu’un prêtre authentique, motivé dans sa fidélité envers le Christ et envers l’Église, constitue en réalité une force incomparable de progrès pour le monde entier.
" La nouvelle évangélisation a besoin de nouveaux évangélisateurs, de prêtres qui s’engagent à vivre leur sacerdoce comme un chemin de sainteté ".(265) Ce sont les hommes de Dieu qui accomplissent les œuvres de Dieu !
Comme le Christ, le prêtre doit se présenter au monde comme un modèle de vie surnaturelle : " C’est un exemple que je vous ai donné pour qu’à votre tour vous fassiez comme je vous ai fait " (Jn 13, 15).
Le témoignage de vie qualifie le prêtre et constitue sa prédication la plus convaincante. La discipline ecclésiastique elle-même, vécue au nom de motifs intérieurs profonds, devient une aide providentielle pour vivre l’identité sacerdotale, pour fomenter la charité et pour faire resplendir le témoignage sans lequel serait illusoire toute préparation culturelle ou toute programmation rigoureuse. " Faire " ne sert à rien s’il manque " l’être avec le Christ ".
C’est ici que l’horizon de l’identité, de la vie, du ministère, de la formation permanente du prêtre s’ouvre aux urgences de la nouvelle évangélisation : une responsabilité immense, dynamique, courageuse, illuminée par la foi, soutenue par l’espérance, enracinée dans la charité.
Que tout prêtre se confie à Marie, Mère de la Confiance. Elle fut " dans sa vie un modèle de cet amour maternel dont doivent être animés tous ceux qui, associés à la mission apostolique de l’Église, coopèrent à la régénération des hommes ".(266) En Elle, les prêtres trouveront protection constante et aide pour renouveler leur vie et pour faire naître de leur sacerdoce un essor évangélisateur plus intense et plus neuf, à la veille du troisième millénaire de la Rédemption.
au cœur contrit,
Amen ! (267)
(1) Parmi les documents les plus récents, cf. Conc. Œcum. Vat. II, Constitution dogmatique sur l’Église Lumen gentium, 28 ; Décret sur la formation sacerdotale Optatam Totius, 22 ; Décret sur la charge pastorale des Évêques Christus Dominus, 16 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres Presbyterorum Ordinis ; Paul VI, Encycl. Sacerdotalis coelibatus (24 juin 1967) : AAS 59 (1967), 657-697 ; S. Congr. pour le Clergé, Lettre circulaire Inter ea (4 novembre 1969) : AAS 62 (1970), 123-134 ; Synode des évêques, Document sur le sacerdoce ministérielUltimis temporibus (30 novembre 1971) : AAS 63 (1971), 898-922 ; Codex Iuris Canonici (25 janvier 1983), can. 273-289 ; 232-264 ; 1008-1054 ; Congrégation pour l’éducation catholique, Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (19 mars 1985), 101 ; Jean-Paul II, Lettres aux Prêtres à l’occasion du Jeudi saint ; Catéchèses sur les prêtres, dans les Audiences générales du 31 mars au 22 septembre 1993.
(2) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis (25 mars 1992) : AAS 84(1992), 657-804.
(3) Ibid., 18 : l.c., 685.
(4) Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 2.
(5) Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 1.
(6) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 11 : l.c., 675.
(7) Ibid., 15 : l.c., 680.
(8) Ibid., 21 : l.c., 688 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 2 ; 12.
(9) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 12c : l.c., 676.
(10) Ibid., 18, l.c., 685-686 ; Message des Pères synodaux au Peuple de Dieu (28 octobre 1990), III ; " L’Osservatore Romano ", 29-30 octobre 1990.
(11) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 16 : l.c., 682.
(12) Cf. ibid., 12 : l.c. 675-677.
(13) Cf. Conc. œcum. de Trente, Sess. XXIII, De sacramento Ordinis : DS, 1763-1778 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis 11-18 : l.c., 673-686 ; Catéchèse de l’Audience générale du 31 mars 1993 : " L’Osservatore Romano ", 1er avril 1993.
(14) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 18-31 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 2 ; C.I.C., can 1008.
(15) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 10 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 2.
(16) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Apostolicam actuositatem, 3 ; Jean-Paul II, Exhort, ap. post-synodale Christifidelis laici (30 décembre 1988), 14 ; AAS 81 (1989), 409-413.
(17) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 13-14 : l.c., 677-679 ; Catéchèse de l’Audience Générale du 31 mars 1993 : " L’Osservatore Romano ", 1er avril 1993.
(18) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 18 : l.c., 684-686.
(20) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum, 10 ; Décr. Prebyterorum Ordinis, 4.
(21) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 5 ; Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1120.
(22) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 6.
(23) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 16 : l.c., 681.
(25) Ibid., 3 : l.c., 661.
(26) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 28 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 7 ; Décr. Christus Dominus, 28 ; Décr. Ad gentes, 19 ; Jean-Paul II, Exhort. Ap. Post-synodale Pastores dabo vobis, 17 : l.c., 683
(27) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 28 ; Pontificale Romanum, Ordinatio Episcoporum, Presbyterorum et Diaconorum, cap. I, n. 51, Ed typica altera, 1990, p.26.
(28) Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 28.
(29) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis,16 : l.c.,681
(30) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur l’Eglise comme communion Communionis notio (28 mai 1992), 10 : AAS 85 (1993), 844.
(32) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 10 ; cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 32 : l.c., 709-710.
(33) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 28 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 7.
(35) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 23 ; 26 ; S. Congr. pour le Clergé, Notes dir. Postquam Apostoli (25 mars 1980), 5 ; 14 ; 23 ; AAS 72 (1980) 346-347 ; 353-354 ; 360-361 ; Tertullien, De praescriptione, 20, 5-9 : CCL, 1, 201-202.
(36) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 23 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 10 ; Jean-Paul II, Exhort. Ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 32 : l.c., 709-710 ; S. Congrégation pour le Clergé, Notes directives Postquam Apostoli (25 mars 1980) : AAS 72 (1980), 343-364 ; Congrégation pour l’evangelisation des Peuples, Guide pastoral pour les prêtres diocésains des Eglises dépendantes de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples (1er Octobre 1989), 4 ; C.I.C., can. 271.
(37) Congrégation pour l’evangelisation des Peuples, Guide pastoral pour les prêtres diocésains des Eglises dépendantes de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples (1er Octobre 1989) ; Jean-Paul II, Encycl. Redemptoris Missio (7 décembre 1990), 54 ; 67 : AAS 83 (1991), 301-302 ; 315-316.
(38) Cf. S. Augustin, In Iohannis Evangelium Tractatus, 123, 5 : CCL, 36, 678.
(39) Cf. Jean-Paul II, Exhort. Ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 21 : l.c. 688-690 ; C.I.C., can 274.
(40) Cf. C.I.C., can. 275, § 2 ; 529, § 1.
(42) Cf. Conc. œcum. de Trente, Session XXIII, Desacramento Ordinis, cap. 1 e 4, can. 3, 4, 6 : DS, 1763-1776 ; Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 10 ; S. Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre aux Evêques de l’Eglise Catholique sur quelques questions concernant le ministre de l’Eucharistie Sacerdotium ministeriale (6 août 1983), 1 : AAS 75 (1983), 1001.
(43) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Dogm. Lumen gentium, 9.
(44) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 7.
(45) Cf. Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Guide pastoral pour les prêtres diocésains des Églises dépendantes de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples ( 1er octobre 1989), 3.
(46) Cf. Congrécation pour la doctrine de la foi, Lettre aux Évêques de l’Église Catholique sur quelques questions concernant le ministre de l’Eucharistie Sacerdotium ministeriale (6 août 1983), II. 3, III. 2 : AAS 75 (1983), 1001-1009 ; Catéchisme de l’Église Catholique n. 875.
(47) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 11.
(48) Cf. Jean-Paul II, Discours à l’Épiscopat de la Suisse (15 juin 1984) : Insegnamenti, VII/I (1984), 1784.
(49) Cf. Jean-Paul II, Discours aux participants du Symposium international sur " le prêtre aujourd’hui " : " L’Osservatore Romano ", 29 mai 1993 ; Discours aux participants du Symposium international " Ius in vita et in missione Ecclesiae " (23 avril 1993), " L’Osservatore Romano ", 25 avril 1993.
(50) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 12 : l.c., 676 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 1
(51) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm Lumen gentium, 8.
(52) Cf. S. Augustin, Sermo 46, 30 : CCL 41, 555-557.
(53) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 28 : l.c. 701-702.
(54) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm Lumen gentium, 28 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 7 ; 15.
(55) Cf. C.I.C. can. 331 ; 333 § 1.
(56) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 22 ; Décr. Christus Dominus 4 ; C.I.C., can. 336.
(57) Cf. Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre sur l’Église comme communion Communionis notio (28 mai 1992), 14 : AAS 85 (1993), 847.
(58) Cf. C.I.C., can. 902 ; S. Congrégation pour les sacrements et le culte divin, Décr. part. Promulgato Codice (12 septembre 1983), II, I, 153 ; Notitiae 19 (1983), 542.
(59) Cf. S. Thomas d’Aquin, Summa Theol., III, q. 82, a. 2 ad 2 ; Sent. IV, d. 13, q. 1, a. 2, q. 2 ; Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium 41, 57 ; S. Congrégation des rites, Décret général Ecclesiae semper (7 mars 1965) : AAS 57 (1965), 410-412 ; Instruction Eucharisticum Mysterium (25 mai 1965), 47 : AAS 59 (1967), 565-566.
(60) Cf. S. Congrégation des rites, Instruction Eucharisticum Mysterium (25 mai 1967), 47 : AAS 59 (1967), 565-566.
(62) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 15 Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 65, 79 : l.c., 770-772, 796-798.
(63) S. Ignace d’Antioche, Ad Ephesios XX, 1-2 : " ...Si le Seigneur me révèle que chacun d’entre vous et tous ensemble... vous êtes unis par le cœur dans une soumission totale à l’évêque et au presbyterium, partageant le pain qui est remède d’immortalité, antidote pour ne pas mourir mais pour vivre toujours dans le Christ Jésus ... " Patres Apostolici, ed. F.X. Funk, II, 203-205.
(64) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 17 : l.c.,683 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 28 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 8 ; C.I.C., can 275 § 1.
(65) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 74 : l.c., 790 ; Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Guide pastoral pour les prêtres diocésains des Églises dépendantes de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples (1er octobre 1989), 6.
(66) Cf. Conc. œcum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 8 ; C.I.C., can. 369 ; 498 ; 499.
(67) Cf. Pontificale Romanum – De ordinatione Episcopi ; Presbyterorum et Diaconorum, cap. II, n. 105 ; 130, ed. typica altera 1990, pp. 54 ; 66-67 ; conc. œcum. vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 8.
(69) Cf. Jean-Paul II, Discours dans la Cathédrale de Quito aux Évêques, aux Prêtres, aux Religieux et aux Séminaristes (29 janvier 1985) : Insegnamenti VII/1 (1985), 247-253.
(70) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 31 : l.c., 708.
(71) Cf. ibid., 17 ; 74 : l.c., 683 ; 790.
(73) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 31 : l.c., 708-709.
(74) Cf. ibid., 31 ; 41 ; 68 : l.c. 708, 728-729 ; 775-777.
(76) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 74 : l.c., 790.
(77) Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 4 août 1993, n. 4 : " L’Osservatore Romano ", 5 août 1993.
(78) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 12-14.
(80) Cf. S. Augustin, sermons 355, 356. De vita et moribus clericorum : PL 39, 1568-1581.
(81) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm Lumen gentium, 28c ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 8 ; Décr. Christus Dominus 30a.
(82) Cf. S. Congrégation pour les évêques, Directoire Ecclesiae Imago (22 février 1973), n. 112 ; C.I.C., can. 280 ; 245 § 2 ; 550 § 1 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 81 : l.c., 799-800.
(83) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium 26 ; 99 ; Liturgia Horarum Institutio Generalis, n. 25.
(84) Cf. C.I.C., can. 278, § 2 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 31 ; 68 ; 81 : l.c., 708, 777, 799.
(87) Cf. Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience générale du 7 juillet 1993 : " L’Osservatore Romano ", 8 juillet 1993 ; Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 15b.
(88) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 15 : l.c., 679-680.
(89) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 9 ; C.I.C., can. 275 § 2 ; 529 § 2.
(90) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis. 74 : l.c., 788.
(92) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 74 : l.c., 788 ; Paul VI, Encycl. Ecclesiam suam (6 août 1964), III : AAS 56 (1964), 647
(93) Cf. Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 7 juillet 1993 : " L’Osservatore Romano ", 8 juillet 1993.
(95) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 11 ; C.I.C., can. 233 § 1.
(96) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 74c : l.c., 789.
(98) Cf. Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Guide pastoral pour les prêtres diocésains des Églises dépendantes de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples (1er octobre 1989), 9 ; S. Congr. pour le clergé, Décr. Quidam Episcopi (8 mars 1982), AAS 74 (1982), 642-645.
(99) Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 28 juillet 1993, n. 3 : " L’Osservatore Romano ", 29 juillet 1993 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, 43 ; Synode des évêques, Document sur le sacerdoce ministériel Ultimis temporibus (30 novembre 1971), II, I, 2b : AAS 63 (1971), 912-913, C.I.C., can. 285 § 3 ; 287 § 1.
(101) Synode des évêques, Document sur le sacerdoce ministériel Ultimis temporibus (30 novembre 1971), II, I, 2b : AAS 63 (1971), 913.
(102) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 5 : l.c., 663-665.
(103) Cf. Jean-Paul II, Discours inaugural de la IVème Conférence Générale de l’Episcopat Latino-Américain (Saint Domingue, 12-28 octobre 1993), n. 24 : AAS 85 (1993), 826.
(104) Ibid., 1 : l.c., 808-809.
(105) Ibid., 25 : l.c., 827.
(107) Jean-Paul II, Lettre aux Prêtres à l’occasion du Jeudi saint (13 avril 1987), 10 : AAS 79 (1987), 1292.
(109) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 5 ; 18 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 23 ; 26 ; 38 ; 46 ; 48 : l.c., 691-694 ; 697-700 ; 720-723 ; 738-740 ; 742-745 ; C.I.C., can. 246, 1 ; 276 § 2, 2·.
(110) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 5 ; 18 ; C.I.C., can. 246 § 4 ; 276 § 2, 5· ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 26 ; 48 : l.c., 697-700 ; 742-745.
(111) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18 ; C.I.C. can. 239 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 40 ; 50 ; 81 : l.c., 724-726 ; 746-748 ; 799-800.
(112) Cf. Conc. œcum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18 ; C.I.C., can. 246 § 2 ; 276 § 2, 3· ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 26 ; 72 : l.c., 697-700 ; 783-797.
(114) Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 26 ; 37-38 ; 47 ; 51 ; 53 ; 72 : l.c., 697-700 ; 718-723 ; 740-742 ; 748-750 ; 751-753 ; 783-787.
(116) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 4 ; 13 ; 18 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 26 ; 47 ; 53 ; 70 ; 72 : l.c., 697-700 ; 740-742, 751-753, 778-782, 783-787.
(117) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18 ; C.I.C., can. 276 § 2, 4· ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 80 : l.c., 798-800.
(118) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18 ; C.I.C., can. 246 § 3 ; 276 § 2, 5· ; Jean-Paul II, Exhort. ap. Post-synodale Pastores dabo vobis, 36 ; 38 ; 45 ; 82 : l.c., 715-718 ; 720-723 ; 736-738, 800-804.
(119) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 26 ; 37-38 ; 47 ; 51 ; 53 ; 72 : l.c., 697-700 ; 718-723 ; 740-742 ; 748-750 ; 751-753, 783-787.
(120) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18c.
(121) Jean-Paul II, Lettre aux Prêtres à l’occasion du Jeudi-Saint 1979 Novo incipiente (8 avril 1979), 1 : AAS 71 (1979), 394 ; Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 80 : l.c., 798-799.
(122) Cf. Possidius, Vita Sancti Aurelii Augustini, 31 : PL 32, 63-66.
(124) Pontificale Romanum – De ordinatione Episcopi, Presbyterorum et Diaconorum cap. II, n. 151, Ed. typica altera 1990, pp. 87-88.
(125) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis 18 ; SYNODE DES EVÊQUES, Document sur le sacerdoce ministériel Ultimis temporibus (30 novembre 1971), II, I, 3 : AAS 63 (1971), 913-915 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 46-47 : l.c., 738-742 ; Catéchèse de l’Audience Générale du 2 juin 1993, n. 3 : " L’Osservatore Romano ", 3 juin 1993.
(126) " Numquam enim minus solus sum, quam cum solus esse videor " : Epist 33 (Maur. 49), 1 : CSEL 82, 229.
(127) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 14 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis,23 : l.c., 691-694.
(129) Cf. CONC. ŒCUM . VAT. II, Const. dogm. Dei Verbum, 5 ; Catéchisme de l’Église Catholique, nn. 1-2, 142.
(130) Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, nn. 150-152 ; 185-187.
(131) Cf. Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 21 avril 1993, n. 6 : " L’Osservatore Romano ", 22 avril 1993.
(132) Cf. CONC. ŒCUM . VAT. II, Const. dogm. Dei Verbum, 25.
(134) Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis 4.
(135) Ibid. ; cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 26 : l.c., 697-700.
(136) Cf. Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 21 avril 1993 : " L’Osservatore Romano ", 22 avril 1993.
(137) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum, 10 ; Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 21 avril 1993 : " L’Osservatore Romano ", 22 avril 1993.
(140) Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. Catechesi Tradendae ( 16 octobre 1979), 18 : AAS 71 (1979), 1291-1292.
(143) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 9.
(147) Cf. Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Genérale du 12 mai 1993, n. 3 : " L’Osservatore Romano ", 14 mai 1993.
(148) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 5.
(150) Cf. ibid 5 ; 13 ; S. Justin, Apologia I, 67 : PG 6, 429-432 ; S. Augustin, In Iohannis Evangelium Tractatus, 26, 13-15 : CCL 36, 266-268
(152) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium 128.
(158) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium 22 ; C.I.C., can. 846 § 1.
(159) Cf. C.I.C., can. 929 ; Missale Romanum Institutio generalis, nn. 81 ; 298 ; S. Congrégation pour les sacrements et le culte divin, Instruction Liturgicae instaurationes (5 septembre 1970), 8c : AAS 62 (1970), 701.
(160) Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 9 juin 1993, n. 6 : " L’Osservatore Romano ", 10 juin 1993 ; cf. Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 48 : l.c., 744 ; S. Congrégation des Rites, Instr. Eucharisticum Mysterium (25 mai 1967), 50 : AAS 59 (1967), 539-573 ; Catéchisme de l’Église Catholique n. 1418.
(161) Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 2 juin 1993, n. 5 : " L’Osservatore Romano ", 3 juin 1993 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium, 99-100.
(162) Cf. Conc. ecum. de Trente, Sess. VI, de iustificatione, c. 14 ; sess. XIV, de poenitentia, c. 1, 2, 5-7 ; can. 10 ; sess. XXIII, de ordine c. 1 : DS 1542-1543 ; 1668-1672 ; 1679-1688 ; Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 2, 5 ; C.I.C., can. 965
(163) Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, nn. 1443-1445.
(164) Cf. C.I.C., can. 966, § 1 ; 978 § 1 ; 981 ; Jean-Paul II, Discours à la Pénitencerie Apostolique (27 mars 1993) : " L’Osservatore Romano " 28 mars 1993.
(166) Cf. ibid., can. 960. Jean-Paul II, Encycl. Redemptor hominis, 20 : AAS 71 (1979), 309-316.
(167) Cf. C.I.C., can. 961-963 ; Paul VI, Allocution (20 mars 1978), AAS 70 (1978), 328-332 ; Jean-Paul II, Allocution (30 janvier 1981) : AAS 73 (1981), 201 -204 ; Exhort. ap. post-synodale Reconciliatio et Poenitentia, (2 décembre 1984), 33 : AAS 77 (1985), 269-271
(168) Cf. C.I.C., can. 978 § 1 ; 981.
(170) Cf. ibid., can. 276 § 2, 5· ; Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18b.
(171) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Reconciliatio et Poenitentia, (2 décembre 1984), 31 : AAS 77 (1985), 266 ; Exhort. ap. Post-synodale Pastores dabo vobis, 26 : l.c., 699.
(172) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-sinodale Reconciliatio et Poenitentia, (2 décembre 1984), 32 : AAS 77 (1985), 267-269.
(173) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 22-23 : l.c., 690-694 ; Lett. Ap. Mulieris Dignitatem (15 août 1988) 26 : AAS 80 (1988), 1715-1716.
(174) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 6 ; C.I.C., can. 529 § 1.
(175) S. Jean Chrysostome, De sacerdotio, III, 6 : PG, 48, 643-644 : " la naissance spirituelle des âmes est le privilège des prêtres : ils les font naître à la vie de la grâce par le baptême ; grâce à eux nous nous revêtons du Christ, nous sommes ensevelis avec le Fils de Dieu, et nous devenons membres de cette bienheureuse tête. (cf. Rm 6, 1 ; Gal 3, 27). Nous devons donc non seulement les respecter plus que les princes et que les rois, mais aussi les vénérer plus que nos parents. Ceux-ci en effet nous ont engendrés par le sang et la volonté de la chair (cf. Jo 1, 13) ; ceux-là en revanche nous font naître comme fils de Dieu ; ils sont les instruments de notre régénération bienheureuse, de notre liberté et de notre adoption dans l’ordre de la grâce ".
(176) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 29 : l.c., 704 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 16 ; Paul VI, Encycl. Sacerdotalis coelibatus (24 juin 1967), 14 : AAS 59 (1967), 662 ; C.I.C., can. 277, § 1.
(177) Cf. Jean-Paul II, Encycl. Veritatis splendor (6 août 1993), 22b-c : AAS 85 1993), 1151.
(178) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Optatam Totius 10 ; C.I.C can. 247, 1 ; Congrégation pour l’Education catholique, Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (19 mars 1985), 48 Orientations éducatives pour la formation au célibat sacerdotal (11 avril 1974), n. 16.
(179) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 16 ; Jean-Paul II, Lettre aux prêtres à l’occasion du Jeudi-Saint 1979 Novo incipiente (8 avril 1979), 8 : AAS 71 (1979), 405-409 ; Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis 29 : l.c., 703-705 ; C.I.C., can. 277, § 1.
(180) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 16a ; Paul VI, Encycl. Sacerdotalis coelibatus (24 juin 1967) 14 : AAS 59 (1967), 662.
(181) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis 16c ; C.I.C., can. 1036 ; 1037.
(182) Cf. Pontificale Romanum – De ordinatione Episcopi, Presbyterorum et Diaconorum chap. III, n. 228, Ed. typica altera, 1990, p. 134 ; Jean-Paul II, Lettre aux prêtres à l’occasion du Jeudi-Saint 1979 Novo incipiente (8 avril 1979), 9 : AAS 71 (1979), 409-411
(183) Cf. Synode des évêques, Document Ultimus temporibus (30 novembre 1971), II, I, 4c : AAS 63 (1971), 916-917.
(184) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 16b.
(186) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 29 : l.c., 703-705.
(188) Pour l’interprétation de ces textes, cf. Conc. d’Elvire, (a. 302-305) can. 27 ; 33 : Bruns Herm., Canones Apostolorum et Conciliorum saec. IV-VII, II, 5-6 ; Conc. de Néocésarée (a. 314), can. 1 : Pont. Commissio ad redingendum CIC Orientalis, IX, I/2, 74-82 ; Conc. Œcum. Nicée I (a. 325), can. 3 : Conc. Œcum. Decr., 6 ; Synode Romain (a. 386) : Concilia Africae a. 345-525, CCL 149, (in Conc. de Télepte), 58-63 ; Conc. de Carthage (a. 390) : Ibid. 13. 133 ss. ; Conc. in Trullo (a. 691), can. 3, 6, 12, 13, 26, 30, 48 : Pont. Commissio ad redigendum CIC Orientalis, IX, I/1, 125-186 ; Sirice, décrétale Directa (a. 386) : PL 13, 1131-1147 ; Innocent Ier, lett. Dominus inter (a. 405) : Bruns cit. 274-277. S. Léon le Grand, lettre a Rusticus (a. 456) : PL 54, 1191 ; Eusèbe de Césarée, Demonstratio Evangelica, 1, 9 : PG 22, 82 (78-83) ; Épiphane de Salamine, Panarion, PG 41, 868, 1024 ; Expositio Fidei, PG 42, 822-826.
(189) Cf. Jean-Paul II, Lettre à tous les prêtres de l’Eglise à l’occasion du Jeudi-Saint 1993 (8 avril 1993) : AAS85 (1993), 880-883 ; pour d’ultérieurs approfondissements, cf. Solo per amore, riflessioni sul celibato sacerdotale, sous la direction de la Congrégation pour le Clergé, Ed. Paoline, 1993 ; Identità e missione del Sacerdote, sous la direction de G. Pittau-C. Sepe, Ed. Città Nuova 1994.
(190) S. Jean Chrysostome, De Sacerdotio, VI, 2 : PG 48, 679 : " L’âme du prêtre doit être plus pure que les rayons du soleil, pour que le Saint-Esprit ne l’abandonne pas et pour qu’il puisse dire : ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en rnoi (Gal 2, 20). Si les anachorètes dans le désert, loin de la ville, des lieux de rencontres et de leur agitation, jouissant pleinement du port et du beau temps, n’osent pas mettre leur confiance dans la sécurité de leur vie, mais prennent de nombreuses précautions, se protégeant de toute part et prenant soins de tout faire et de tout dire avec diligence, pour pouvoir se présenter à Dieu dans la confiance d’une pureté intacte, autant qu’il est possible aux facultés humaines : quelle force et quelle violence seront donc nécessaires au prêtre, pour soustraire son âme à toute tache et en conserver intacte la beauté spirituelle ? Il a certainement besoin d’une pureté plus grande que le moine. Et cependant, lui qui en a plus besoin, est exposé à des occasions inévitables plus fréquentes, qui pourraient le contaminer si, avec une sobriété et une vigilance soutenues, il ne rendait pas son âme inaccessible à toutes ces embûches ".
(193) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 16c.
(194) Cf. Paul VI, Encycl. Sacerdotalis coelibatus (24 juin 1967), 78-81 : AAS 59 (1967), 688-689 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 29 : l.c., 703-705
(195) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 15c ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 27 : l.c., 700-701.
(196) Cf. Jean-Paul II, Encycl. Veritatis splendor (6 août 1993), 31 ; 32 ; 106 : AAS 35 (1993), 1159-1160, 1216.
(199) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 23a.
(200) Cf. ibid, 27a ; C.I.C., can. 381 § 1.
(201) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr., Christus Dominus, 2a ; Const. dogm. Lumen gentium, 22b ; C.I.C., can. 333 § 1.
(202) Cf. Jean-Paul II, Const. ap. Sacrae disciplinae leges (25 janvier 1983) : AAS 75 (1983) Pars II, XIII ; Discours aux participants du Symposium international " Ius in vita et in missione Ecclesiae ", (23 avril 1993), " L’Osservatore Romano ", 25 avril 1993.
(203) Cf. Jean-Paul II, Const. ap. Sacrae disciplinae leges (25 janvier 1983) : AAS 75 (1983), Pars II, XIII.
(205) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium 7.
(208) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium, 22.
(211) Cf. Jean-Paul II, Lettre au Card. Vicaire de Rome (8 septembre 1982) : " L’Osservatore Romano ", 18-19 Octobre 1982.
(212) Cf. Paul VI, Allocutions au clergé (17 février 1969 ; 17 février 1972 ; 10 février 1978) : AAS 61 (1969), 190, 64 (1972), 223 ; 70 (1978), 191 ; Jean-Paul II, Lettre aux prêtres à l’occasion du Jeudi saint 1979 Novo incipiente (7 avril 1979), 7 : AAS 71 403-405 ; Allocutions au clergé (9 novembre 1978 ; 19 avril 1979) Insegnamenti, I (1978), 116 ; II (1979), 929.
(214) Cf. Paul VI, Motu Proprio Ecclesiae Sanctae, I, 25, 2d : AAS 58 (1966), 770 ; S. Congr. pour les évêques, lettre circulaire à tous les représentants pontificaux Per venire incontro (27 janvier 1976) ; S. Congrégation pour l’éducation catholique, lettre circulaire The document (6 janvier 1980) : " L’Osservatore Romano " suppl., 12 avril 1980.
(215) Cf. Paul VI, Catéchèse dans l’audience générale du 17 septembre 1969 ; Allocution au clergé (1er mars 1973) : Insegnamenti, VII (1969), 1065 ; XI (1973), 176.
(216) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Decr Presbyterorum Ordinis, 17 a.d ; 20-21.
(217) Cf. ibid., 17 a.c ; Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience générale du 21 juillet 1993, n. 3 : " L’Osservatore Romano ", 22 juillet 1993.
(218) Cf. C.I.C., can. 286 ; 1392.
(219) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 17 d.
(220) Cf. ibid. 17c ; C.I.C., can. 282 ; 222, § 2 ; 529, § 1.
(222) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis 17 d.
(224) Cf. Jean-Paul II, Catéchèse de l’Audience Générale du 30 juin 1993 : " L’Osservatore Romano ", 30 juin-1er juillet 1993.
(225) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 18b.
(228) Cf. ibid., 79 : l.c., 797.
(230) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 76 : l.c., 793-794.
(231) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 3.
(232) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Decr Presbyterorum Ordinis, 19 ; Décr. Optatam Totius, 22 ; C.I.C., can. 279 § 2 ; Congrégation pour l’éducation catholique, Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis ( 19 mars 1985), 101.
(233)C.I.C., can. 279, § 3.
(234) Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus (1er mai 1991), 57 : AAS 83 (1991), 862-863.
(235) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis 79 : l.c. 797.
(239) Cf. ibid. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Optatam totius, 22 ; Décr. Presbyterorum Ordinis, 19c.
(240) Cf. Paul VI, Motu Proprio Ecclesiae Sanctae (6 août 1966), I, 7 : AAS 58, 761 ; S. Congr. pour le Clergé, Lettre circulaire aux Présidents des Conférences Épiscopales Inter ea (4 novembre 1969), 16 : AAS 62 (1970), 130-131 ; Congrégation pour l’éducation catholique, Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (19 mars 1985) 63 ; 101 ; C.I.C., can. 1032, § 2.
(241) Cf. Congrégation pour l’éducation catholique, Ratio Fondamentalis Institutionis Sacerdotalis ( 19 mars 1985), 63.
(242) C.I.C., can. 276, § 2, 4· ; Cf. can. 533, § 2 ; 550, § 3.
(243) Cf. Congrégation pour l’éducation catholique, Ratio Fondamentalis Institutionis Sacerdotalis ( 19 mars 1985 ), 101.
(244) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 70 : l.c., 778-782.
(245) Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 8.
(247) C.I.C., can 278, § 2 ; cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 8.
(248) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis, 8 ; C.I.C., can. 278, § 2 ; Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis 81 : l.c., 799-800.
(249) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Christus Dominus 16d.
(250) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis 79 : l.c., 797.
(251) Cf. ibid : l.c. 797-798.
(252) Cf. Conc. oecum. Vat. II, Décr. Optatam Totius 22 ; Congrégation pour l’éducation catholique, Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis (19 mars 1985), 101.
(253) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 79 : l.c., 796-798.
(254) Cf. ibid., 76 : l.c., 793-794.
(255) Cf. C.I.C., can. 970 ; 972.
(256) Cf. Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 77 : l.c., 794-795.
(257) Ibid. : l.c., 794.
(260) Ibid. 41 : l.c.,727.
(261) Ibid. 77 : l.c., 794.
(264) Cf. ibid., 82 : l.c., 800.
(265) Ibid., 82 : l.c., 801.
(266) Conc. oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 65.
(267) Jean-Paul II, Exhort. ap. post-synodale Pastores dabo vobis, 82 : l.c., 803-804.