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Timestamp: 2020-07-15 07:27:46+00:00
Document Index: 16561439

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Information professionnelle sur Gyselle® petite 28: Spirig HealthCare AG
Comprimés pelliculés jaunes
Gestodenum 0.06 mg et Ethinylestradiolum 0.015 mg.
Lactose monohydraté 46.725 mg, cellulose microcristalline, polacriline-potassium, distéarate de glycérol, hypromellose, hydroxypropylcellulose, talc, huile de coton hydrogénée, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172).
Comprimés pelliculés blancs
Les comprimés pelliculés blancs ne contiennent pas de principe actif.
Lactose monohydraté 46.670 mg, cellulose microcristalline, polacrilin-potassium, distéarate de glycérol, hypromellose, macrogol 6000, huile de coton hydrogénée, amidon modifié, dioxyde de titane (E171).
La décision de prescrire Gyselle petite 28 doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Gyselle petite 28 en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Les CHC tels que Gyselle petite 28 ne devraient être prescrits que par des médecins ayant l'expérience de ces traitements et qui sont en mesure, d'une part, de fournir aux patientes toutes les explications requises sur les avantages et inconvénients de toutes les méthodes contraceptives disponibles et, d'autre part, de procéder à un examen général et gynécologique.
Prendre les comprimés avec de l'eau dans l'ordre indiqué sur la plaquette, de préférence à la même heure de la journée. Prendre un comprimé par jour pendant 28 jours consécutifs. Prendre d'abord les 24 comprimés jaunes (avec principes actifs), puis les 4 comprimés blancs (placebo). La prise des comprimés a lieu sans interruption: commencer la plaquette suivante le jour après la prise du dernier comprimé sans principe actif (blanc) de la plaquette précédente. L'hémorragie de privation apparaît normalement 2 à 3 jours après la prise du dernier comprimé avec principes actifs (jaune); elle peut persister après avoir entamé la plaquette suivante.
Prendre le premier comprimé le premier jour des règles d'un cycle normal. Le traitement peut aussi commencer entre le 2e et le 5e jour, mais il convient alors d'utiliser parallèlement une autre méthode contraceptive non hormonale pendant les 7 premiers jours du traitement (p.ex des préservatifs, mais pas la méthode d'abstinence périodique d'Ogino-Knaus ou la méthode des températures).
Commencer la prise de Gyselle petite 28 de préférence le jour suivant la prise du dernier comprimé actif du CHC ou, au plus tard, le lendemain du dernier jour de l'intervalle habituel sans traitement ou de la période sous placebo. Lors du remplacement d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique, la prise de Gyselle petite 28 commence de préférence le jour du retrait du dernier anneau ou du dernier patch ou au plus tard au moment où l'application suivante aurait été prévue.
La transition à partir d'une minipilule peut se faire à tout moment. Dans le cas des implants et des DIU, le traitement commencera au plus tôt le jour du retrait de l'implant ou du dispositif et, dans le cas d'un contraceptif injectable, le jour prévu pour l'injection suivante. Dans tous ces cas, il convient d'utiliser parallèlement une autre méthode contraceptive pendant les 7 premiers jours du traitement.
La prise de Gyselle petite 28 peut commencer immédiatement. D'autres mesures contraceptives supplémentaires ne sont pas nécessaires.
Après un avortement au cours du 2e trimestre ou après un accouchement
La décision quant à la (re)prise d'un CHC tel que Gyselle petite 28 après un avortement au 2e trimestre de grossesse ou un accouchement doit tenir compte du risque accru d'accidents thromboemboliques veineux pendant la période puerpérale (jusqu'à 12 semaines après l'accouchement ou l'avortement; cf. «Mises en garde et précautions»).
Dans tous les cas, après un accouchement ou un avortement au 2e trimestre de grossesse, la prise de Gyselle petite 28 doit débuter au plus tôt entre le 21e et le 28e jour. Si le traitement débute plus tard, il est recommandé d'appliquer des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales durant les 7 premiers jours de la prise. Si des rapports sexuels ont eu lieu entre-temps, il convient d'exclure l'éventualité d'une grossesse ou d'attendre les premières règles avant de débuter le traitement.
L'oubli de la prise d'un comprimé blanc pendant l'intervalle placebo n'a pas de répercussions. Pour éviter une prolongation accidentelle de l'intervalle placebo, il faut éliminer les comprimés placebo restés.
Les recommandations suivantes concernent la conduite à tenir en cas d'oubli d'un comprimé avec principes actifs (jaune):
Si l'oubli de la prise est remarqué dans un délai de 12 heures après l'horaire habituel, prendre le comprimé immédiatement. Prendre les comprimés suivants selon l'horaire habituel. Cette situation n'entraîne pas de réduction de l'efficacité contraceptive.
Si l'oubli de la prise est remarqué plus de 12 heures après l'horaire habituel, il existe un risque que l'effet contraceptif soit réduit. Les deux règles suivantes sont alors à respecter:
1.La prise du traitement ne doit pas être interrompue pendant plus de 4 jours.
2.Une prise régulière pendant au moins 7 jours est nécessaire pour obtenir une inhibition efficace de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
La conduite à tenir dépend donc de la semaine d'administration du contraceptif:
Du 1er au 7e jour de traitement
Prendre le comprimé oublié immédiatement après avoir remarqué l'oubli de la prise, même si cette règle implique la prise de deux comprimés le même jour. Prendre les comprimés suivants selon l'horaire habituel. L'utilisation parallèle d'une autre méthode contraceptive non hormonale est recommandée pendant les 7 jours suivants. L'éventualité d'une grossesse doit être envisagée si des relations sexuelles ont eu lieu au cours des 7 jours précédents. Le risque de grossesse augmente avec le nombre de comprimés oubliés et avec la proximité de l'intervalle placebo.
Du 8e au 14e jour de traitement
Prendre le comprimé oublié immédiatement après avoir remarqué l'oubli de la prise, même si cette règle implique la prise de deux comprimés le même jour. Prendre les comprimés suivants selon l'horaire habituel. Sous réserve d'une prise régulière du traitement au cours des 7 derniers jours avant l'oubli, il n'y a pas lieu de recourir à une autre mesure contraceptive. Dans le cas contraire ou en cas d'oubli de plus d'un comprimé, il convient d'utiliser parallèlement une autre méthode contraceptive pendant les 7 jours suivants.
Du 15e au 24e jour de traitement
Le risque de grossesse est plus élevé en raison de la proximité de l'intervalle placebo suivant. Si l'un des deux schémas d'administration suivants peut être appliqué, il n'y a pas lieu de recourir à d'autres mesures contraceptives sous réserve d'une prise régulière pendant les 7 derniers jours. Dans le cas contraire, il convient de suivre le premier des deux schémas thérapeutiques suivants ainsi que d'utiliser parallèlement une autre méthode contraceptive non hormonale pendant les 7 jours suivants.
a.Prendre le comprimé oublié immédiatement après avoir remarqué l'oubli de la prise, même si cette règle implique la prise de deux comprimés le même jour. Prendre les comprimés suivants selon l'horaire habituel jusqu'au dernier comprimé avec principes actifs. Après le dernier comprimé avec principes actifs, prendre immédiatement un comprimé de la plaquette suivante, c.-à-d. sans prise des comprimés placebo. Jeter les 4 comprimés placebo. La survenue d'une hémorragie de privation est peu probable avant la fin de la deuxième plaquette, mais un spotting et des métrorragies peuvent apparaître plus fréquemment.
b.Interrompre le traitement à la date de l'oubli du comprimé. Après une interruption du traitement pendant 4 jours (y compris la date de l'oubli de la dernière prise), entamer la plaquette suivante.
En cas d'absence d'hémorragie de privation au cours de l'intervalle placebo suivant, il convient d'envisager l'éventualité d'une grossesse.
En cas de troubles gastro-intestinaux sévères – quelle que soit leur cause (c.-à-d. aussi en cas de diarrhée d'origine médicamenteuse, etc.) – l'absorption peut être incomplète, et des méthodes de contraception supplémentaires doivent être utilisées.
En cas de vomissements dans les 3 à 4 heures après la prise d'un comprimé avec principes actifs (jaune), il convient de suivre les recommandations données sous «Conduite à tenir en cas de l'oubli d'un comprimé». Afin de pouvoir conserver le schéma habituel de prise, le comprimé supplémentaire doit être prélevé d'une plaquette de réserve.
Pour retarder les règles, supprimer l'intervalle placebo de 4 comprimés et continuer immédiatement avec la prise des comprimés avec principes actifs de la plaquette suivante. Les règles peuvent alors être retardées aussi longtemps que désiré (au maximum jusqu'à l'épuisement des comprimés actifs de la deuxième plaquette). Au cours de cette période, des épisodes de spotting et de métrorragies sont possibles. Gyselle petite 28 doit ensuite être pris de façon régulière après l'intervalle placebo habituel.
Le début des règles peut être décalé à un jour quelconque de la semaine en raccourcissant la durée de l'intervalle placebo. Le raccourcissement de l'intervalle placebo s'accompagne d'une diminution de la probabilité d'une hémorragie de privation et d'une augmentation de la fréquence du spotting et des métrorragies au cours de l'administration de la plaquette suivante (comme lors du report de la menstruation).
Tous les CHC peuvent entraîner des saignements irréguliers (spotting ou métrorragies), notamment au cours des premiers mois de traitement. Il convient donc d'attendre la fin de la phase d'adaptation, qui est de 3 cycles environ, avant de procéder à une évaluation diagnostique d'une irrégularité des menstruations.
En cas de persistance des irrégularités ou si elles apparaissent chez une patiente qui présentait auparavant des cycles réguliers, il convient d'envisager une étiologie non hormonale. Il faut en particulier veiller à exclure une grossesse ou une pathologie maligne. Ce diagnostic peut inclure un curetage.
Gyselle petite 28 est indiquée qu'après la ménarche. L'efficacité et la sécurité n'ont été étudiées que chez des femmes de plus de 18 ans. Lorsque la prescription est indiquée, la posologie recommandée est la même pour les adolescentes comme pour les adultes.
Gyselle petite 28 n'est pas indiqué après la ménopause.
Gyselle petite 28 n'a pas été étudié chez les femmes atteintes d'insuffisance rénale.
Gyselle petite 28 ne doit pas être utilisée chez des femmes avec une insuffisance hépatique.
·facteurs de risque majeurs de thromboembolie veineuse tels qu'une prédisposition connue, héréditaire ou acquise, telle qu'une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
·existence ou suspicion d'une pathologie maligne dépendante des hormones sexuelles au niveau de l'appareil génital ou du sein;
·hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients de Gyselle petite 28.
Le risque de thromboembolie veineuse (TEV) et de thromboembolie artérielle (TEA) est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les mises en garde et précautions décrites ci-après doivent être prises en considération avant toute prescription (cf. «Risque de thromboembolie veineuse [TEV]» et «Risque de thromboembolie artérielle [TEA]»). Il est en outre important d'informer la patiente des risques d'accidents thrombo-emboliques veineux et artériels, des facteurs connus de risques vasculaires et en particulier des symptômes de TEV et de TEA ainsi que des mesures à prendre en présence de ces symptômes et de suspicion de thrombose (cf. «Les symptômes d'une TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Les symptômes d'une TEA»).
Avant de prescrire un contraceptif hormonal comme Gyselle petite 28, les bénéfices associés à son utilisation doivent être évalués par rapport aux maladies/risques détaillés ci-dessous. Le degré de gravité de chaque facteur individuel ainsi que la présence concomitante de plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte et discutés avec la patiente (cf. également «Contre-indications»). La patiente doit en outre être invitée à lire attentivement la notice d'emballage et à suivre les conseils qui y figurent.
Avant le début ou le renouvellement de l'utilisation d'un CHC tel que Gyselle petite 28, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi qu'à un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte les «Contre-indications» et les «Mises en garde et précautions» afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les états à risque, et de pouvoir exclure l'éventualité d'une grossesse. Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de l'abdomen et des organes pelviens (avec frottis cytologique du col) et les examens de laboratoire appropriés.
·apparition soudaine de troubles visuels, auditifs, de l'élocution ou d'autres troubles de la perception;
·dès les premiers signes d'événements thromboemboliques (voir «Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Symptômes de TEA)»);
·apparition d'un ictère, d'une hépatite ou de prurit généralisé;
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que Gyselle petite 28, peut être jusqu'à deux fois plus élevé.
·Le risque de TEV associé à la prise Gyselle petite 28;
·Les données disponibles indiquent que le risque de TEV est accru aussi bien lors de la première utilisation d'un CHC que lors de la réutilisation du même ou d'un autre CHC après une interruption d'au moins 4 semaines ou plus.;
·Gyselle petite 28 est un médicament. En cas d'accident ou d'intervention chirurgicale, la patiente doit informer les médecins traitants qu'elle prend Gyselle petite 28.
A partir des données épidémiologiques, il est possible d'estimer que 9 à 12 femmes sur 10'000 utilisant un CHC contenant du gestodène développeront une TEV au cours d'une année. En comparaison, ce nombre est estimé à 5 à 7 par année pour 10'000 femmes utilisant un CHC contenant du lévonorgestrel.
Le risque de complications thromboemboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d'autres facteurs de risque sont présents, surtout s'ils sont multiples (voir le tableau ci-dessous). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l'augmentation particulière du risque d'accident thromboembolique veineux en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Gyselle petite 28 est contre-indiqué chez les femmes présentant simultanément de multiples facteurs de risque qui les exposent globalement à un risque élevé de thrombose veineuse.
Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si Gyselle petite 28 n'a pas été interrompu à l'avance.
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant la prise de Gyselle petite 28.
Si une thrombophilie est détectée, l'utilisation de CHC comme Gyselle petite 28 est contre-indiquée.
La patiente doit être informée qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elle doit consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elle prend Gyselle petite 28.
·gonflement unilatéral d’une jambe ou le long d’une veine de la jambe;
Certains de ces symptômes (p.ex. «essoufflement» ou «toux») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d'événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).
Des études épidémiologiques ont montré une association entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et l'augmentation du risque de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde, accident cérébrovasculaire ou accident ischémique transitoire). Avant de décider de prescrire Gyselle petite 28, la patiente doit être informée de ce risque et, surtout, du fait que des facteurs de risque individuels préexistants sont susceptibles d'aggraver ce risque.
Le risque de complications thromboemboliques artérielles ou d'accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir tableau). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l'augmentation particulière du risque d'accident thromboembolique artérielle en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEA doit être pris en compte. Gyselle petite 28 est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle.
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC comme Gyselle petite 28. Une méthode de contraception différente doit être fortement conseillée aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer.
Si l'examen révèle une thrombophilie, la prise de CHC comme Gyselle petite 28 est contre-indiquée.
L'accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de la prise de Gyselle petite 28 (qui peut être le prodrome d'un événement cérébrovasculaire) et constituer un motif d'arrêt immédiat de Gyselle petite 28.
Les femmes doivent être informées qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elles prennent Gyselle petite 28.
·perte soudaine de sensibilité ou de force au niveau du visage, d’un bras ou d’une jambe, touchant notamment une moitié du corps;
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a mis en évidence une discrète augmentation du risque relatif au diagnostic de cancer du sein chez les femmes utilisent un CHC (risque relatif = 1,24). Ce niveau de risque diminue de façon continue à l'arrêt du CHC et disparaît 10 ans après l'arrêt du traitement. Dans la mesure où le cancer du sein est rare avant l'âge de 40 ans, l'augmentation de la fréquence du cancer du sein diagnostiqué chez les femmes utilisent un CHC ou qui ont récemment arrêté ce traitement est faible par rapport au niveau global de ce risque dans la population générale. Les résultats de ces études ne permettent pas d'établir un lien de causalité. L'augmentation du risque observée peut être liée à un dépistage plus précoce du cancer chez les femmes sous contraception orale, aux effets biologiques de la contraception orale ou encore à la conjugaison de ces deux facteurs. Les cancers du sein ont été diagnostiqués à un stade beaucoup plus précoce chez les femmes utilisent un CHC que chez celles n'ayant jamais bénéficié de ce traitement.
Des cas rares de tumeurs hépatiques bénignes et des cas encore plus rares de tumeurs hépatiques malignes ont été observés lors de l'administration des principes actifs hormonaux contenus dans Gyselle petite 28; ces anomalies peuvent entraîner une hémorragie intra-abdominale représentant une menace vitale. La possibilité d'une tumeur hépatique doit être envisagée dans le diagnostic différentiel en présence d'un tableau clinique de douleurs dans la partie supérieure de l'abdomen, d'une hépatomégalie ou de signes d'hémorragie intra-abdominale.
Les dépressions ou humeurs dépressives sont des effets indésirables potentiels connus survenant lors de l'utilisation d'hormones sexuelles, y compris les contraceptifs hormonaux (voir également rubrique «Effets indésirables»). Ces troubles peuvent apparaître peu de temps après le début du traitement. Une dépression peut avoir une évolution grave et représente un facteur de risque de suicide ou de comportement suicidaire. Les utilisatrices de contraceptifs hormonaux doivent donc être informées des symptômes possibles des troubles dépressifs. Il est vivement conseillé d'aviser les utilisatrices de s'adresser immédiatement à un médecin si elles remarquent des variations d'humeur ou autres symptômes de dépression lors de l'utilisation du contraceptif. Les patientes présentant des antécédents de dépression sévère doivent être attentivement surveillées. Si des états dépressifs sévères réapparaissent lors de l'utilisation de Gyselle petite 28, la prise du médicament doit être arrêtée.
Bien qu'une légère augmentation de la tension artérielle l'utilisation de CHC ait été assez fréquemment rapportée, des valeurs élevées cliniquement significatives sont rares. Si la prise du CHC conduit à une augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par des mesures répétées), l'utilisation du CHC devra être arrêtée. Dans les cas où l'indication semble justifiée, on pourra envisager la réutilisation d'un CHC, pour autant que la tension artérielle se soit normalisée (sous traitement).
Chez les patientes atteintes d'hépatite C et utilisant un CHC à base d'éthinylestradiol, une augmentation significativement plus fréquente de l'ALT (y compris les cas d'une augmentation de plus du quintuple, dans des cas isolés de plus de 20 fois la limite supérieure de la normale), que chez les patientes uniquement traitées par des principes antiviraux a été observée sous l'utilisation de l'association des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir (voir «Interactions»). Par conséquent, Gyselle petite 28 doit être arrêté avant l'instauration d'un traitement par cette association de principes actifs. À condition que les paramètres hépatiques soient normaux, la prise de Gyselle petite 28 peut être reprise au plus tôt 2 semaines, mieux encore 4 semaines, après l'arrêt de l'association des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir. Ce faisant, il faut tenir compte du fait que l'efficacité du CHC peut encore être entravée en cas d'intervalle de moins de 4 semaines en raison des propriétés inductrices des enzymes du ritonavir et, par conséquent, une méthode barrière supplémentaire doit être utilisée (voir rubrique «Interactions/Inducteurs enzymatiques»).
Chez les femmes prédisposées, l'utilisation de CHC peut occasionnellement provoquer un chloasma, qui est encore renforcé par une exposition intense aux rayons solaires. Les femmes présentant une tendance au chloasma ne devraient donc pas s'exposer à des rayonnements UV importants.Il faut informer les patientes que le CHC n'offre aucune protection contre les infections à VIH (SIDA) et autres maladies sexuellement transmissibles.
Gyselle petite 28 contient 47 mg de lactose par comprimé pelliculé. Les patientes souffrant d'une intolérance au galactose, maladie héréditaire rare, d'un déficit en lactase de Lapp ou d'une malabsorption du glucose et du galactose, et qui suivent un régime sans lactose, doivent tenir compte de cette quantité.
Une induction enzymatique peut déjà être observée après quelques jours seulement. L'induction enzymatique maximale est généralement atteinte au bout de 2 à 3 semaines et peut persister pendant 4 semaines ou plus après l'arrêt de ces médicaments. Les femmes traitées sur une courte période par un de ces médicaments doivent provisoirement utiliser une méthode de contraception non hormonale en complément au CHC ou choisir une autre méthode contraceptive. Une méthode de contraception mécanique doit être poursuivie pendant toute la prise concomitante des médicaments et encore pendant 28 jours après l'arrêt du traitement. Lorsque la prise concomitante d'un inducteur enzymatique dure au-delà de la fin de l'emballage du CHC, il faut passer immédiatement après la prise du dernier comprimé contenant du principe actif à l'emballage suivant, c'est-à-dire qu'il ne faut pas prendre les comprimés placebo.
Lors du commencement de la prise de Gyselle petite 28, chez une patiente prenant de la lamotrigine, une adaptation de la dose de lamotrigine peut donc être nécessaire, et les concentrations de lamotrigine devraient être surveillées étroitement au début du traitement. En l'occurrence, il peut y avoir une hausse significative du taux de lamotrigine (selon les cas jusqu'à un niveau toxique) lors de l'arrêt de l'utilisation du contraceptif hormonal (ainsi dans certains cas pendant la période de 4 jours sans prise).
Dans des études cliniques, une augmentation de l'ALT significativement plus fréquente (y compris les cas d'une augmentation de plus du quintuple, dans des cas isolés de plus de 20 fois la limite supérieure de la normale [LSN]), que chez les patientes uniquement traitées par des principes antiviraux a été observée sous l'utilisation concomitante d'un CHC contenant de l'éthinylestradiol et de l'association des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir utilisée dans le traitement des infections à VIH. Par conséquent, Gyselle petite 28 doit être arrêté avant l'instauration d'un traitement par une telle association antivirale (voir également «Mises en garde et précautions»).
La prise de Gyselle petite 28 est contre-indiquée pendant la grossesse. Il faut donc exclure toute grossesse avant le début de la prise. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de la prise de Gyselle petite 28, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté.
Les effets indésirables les plus graves en rapport avec la prise de CHC sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir la rubrique). Les effets indésirables sérieux incluent en particulier des thromboembolies artérielles et veineuses. Les effets indésirables suivants peuvent apparaître au cours d'un traitement par CHC. Les fréquences sont définies comme suit: fréquents (≥1/100 à <1/10); occasionnels (≥1/1'000 à <1/100); rares (≥1/10'000 à <1/1'000); fréquence indéterminée (la fréquence exacte ne peut être estimée essentiellement sur la base des rapports spontanés issus de la surveillance postcommercialisation).
Rares: réaction d'hypersensibilité.
Occasionnels: rétention liquidenne, modification de l'appétit.
Occasionnels: migraines.
Rares: troubles en cas d'utilisation de lentilles de contact.
Rares: lithiase biliaire, ictère cholestatique, tumeurs hépatiques.
Rares: chloasma, érythème noduleux, érythème multiforme, acné, alopécie.
Il n'existe pas de rapports concernant les conséquences sévères d'un surdosage. Les symptômes d'un surdosage sont: nausées, vomissements, et saignements vaginaux. Ces derniers peuvent également survenir chez les jeunes filles avant la ménarche suite à la prise accidentelle du médicament.
Comme pour tous les contraceptifs hormonaux combinés (CHC), l'action contraceptive de Gyselle petite 28 repose sur différents facteurs dont les plus importants sont le blocage de l'ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l'endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu'il subit. Enfin, du fait des modifications hormonales induites par le CHC, les cycles deviennent plus réguliers et les saignements moins abondants.
Après administration orale, le gestodène est rapidement et complètement résorbé. Les concentrations sériques maximales sont atteintes environ 1 heure après administration d'une dose unique. La biodisponibilité est d'environ 99%.
Le gestodène se lie à l'albumine sérique et à la protéine de transport des hormones sexuelles (SHBG = sex hormone binding globulin). Seulement 0.6 à 2% de la concentration sérique totale se trouve sous forme de stéroïde libre et 50 à 85% sont liés de manière spécifique et avec un degré d'affinité élevé à la SHBG. Induite par l'éthinylestradiol, l'augmentation de la concentration de SHBG influence la liaison aux protéines sériques, ce qui conduit à une augmentation de la fraction liée à la SHBG et à une baisse de la fraction liée à l'albumine et de la fraction libre. Le volume de distribution du gestodène est de 0,7 l/kg.
Le gestodène est entièrement métabolisé dans le foie par réduction du groupe céto-3 et de la double liaison Δ4 ainsi que par un certain nombre d'hydrolyses. L'administration concomitante d'éthinylestradiol n'entraîne aucune interaction.
Les taux sériques de gestodène diminuent selon un profil biphasique avec une demi-vie terminale de 12 à 22 heures. La clairance plasmatique totale est de 0.8 ml/min/kg. Les métabolites sont éliminés dans les urines et dans la bile dans un rapport de 6:4 environ et leur demi-vie est d'environ 24 heures.
La pharmacocinétique du gestodène est affectée par la concentration de SHBG qui peut tripler par la dose d'éthinylestradiol contenue dans Gyselle petite 28. Lors d'administration quotidienne, la concentration sérique de gestodène augmente quatre fois et l'état d'équilibre est atteint au cours de la deuxième moitié du cycle d'administration.
Après administration orale, l'éthinylestradiol est rapidement et complètement résorbé. Les concentrations sériques maximales d'env. 30 pg/ml sont atteintes 1 à 2 heures après administration d'une dose unique. La biodisponibilité absolue est d'environ 45%, suite à une métabolisation présystémique (effet de premier passage) avec une grande variabilité interindividuelle de 20–65%.
L'éthinylestradiol se caractérise par un degré de liaison très élevé, mais non spécifique à l'albumine sérique (environ 98%) et il induit une augmentation des concentrations sériques de SHBG. Le volume de distribution est d'environ 2.8–8.6 l/kg.
L'éthinylestradiol fait l'objet d'une biotransformation présystémique au niveau de la muqueuse de l'intestin grêle et dans le foie. Il est conjugué dans la muqueuse intestinale, tandis qu'au niveau hépatique, il fait l'objet d'un métabolisme de phase I (principaux métabolites: 2-hydroxyéthinyl-estradiol et 2-méthoxyéhinyl-estradiol) et de réactions de conjugaison. Le cytochrome 3A4 joue un rôle important dans le métabolisme de l'éthinylestradiol.
Les taux sériques d'éthinylestradiol diminuent de manière biphasique, avec une demi-vie d'une heure respectivement 10–20 heures. La clairance est d'environ 2.3–7 ml/min/kg. L'éthinylestradiol est éliminé seulement sous forme de ses métabolites par voie biliaire et par voie rénale dans un rapport de 6:4. Les glucuroconjugués et sulfoconjugués de l'éthinylestradiol et les métabolites de phase I suivent un cycle entérohépatique. La demi-vie d'élimination est de 24 heures environ.
On ne dispose pas de données concernant les femmes atteintes d'insuffisance rénale ou hépatique.
Les études précliniques effectuées avec les contraceptifs oraux combinés sur la toxicité après administration répétée, la génotoxicité et le potentiel carcinogène n'ont montré aucun indice clair de risques particuliers pour l'être humain, même si un risque accru de carcinome hépatique a pu être mis en évidence dans des études épidémiologiques, qui a été observé essentiellement chez des femmes sans cirrhose du foie et VBH- et VCH-négatives lors de l'application de longue durée (>6 ans).
Chez les animaux d'expérience, l'éthinylestradiol a déjà présenté un effet embryolétal à une posologie relativement faible qui est considéré comme spécifique à l'espèce; des malformations du tractus urogénital et une féminisation des fœtus de sexe masculin ont été observées. La transposition à l'homme de ces résultats issus d'expérimentations sur l'animal est controversée. Les études toxicologiques de reproduction chez le rat, la souris et le lapin n'ont montré aucun indice d'action tératogène. Voir la rubrique «Grossesse, Allaitement» pour les risques chez l'être humain.
Les contraceptifs stéroïdiens peuvent influencer les résultats de certains examens de laboratoire, tels que les paramètres biochimiques du foie, de la thyroïde, de la fonction des glandes surrénales et du rein, les taux plasmatiques des protéines de transport, les fractions des lipides et des lipoprotéines, les paramètres du métabolisme des hydrates de carbone ainsi que ceux de la coagulation sanguine et de la fibrinolyse. Ces modifications se situent en général dans les limites des valeurs normales.
Conserver à température ambiante (15-25° C), dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière et hors de portée des enfants.
Emballage de 28 comprimés pelliculés [B].
Emballage de 3 x 28 comprimés pelliculés [B].