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Timestamp: 2018-02-21 04:12:43+00:00
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DÉMARCHE PARTICIPATIVE DE LA HAS AMÉLIORER LA PRESCRIPTION DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET ÂGÉ. Propositions d actions concertées - PDF
DÉMARCHE PARTICIPATIVE DE LA HAS AMÉLIORER LA PRESCRIPTION DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET ÂGÉ. Propositions d actions concertées
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1 DÉMARCHE PARTICIPATIVE DE LA HAS AMÉLIORER LA PRESCRIPTION DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET ÂGÉ Propositions d actions concertées OCTOBRE 2007
2 page RESUME 3 METHODOLOGIE PARTICIPATIVE DEMARCHE GENERALE 7 ANALYSE DE LA PROBLEMATIQUE DE SANTE 8 ÉLABORATION D ACTIONS CONCERTEES COORDONNEES SUIVI OPERATIONNEL 11 APPLICATION : «AMELIORER LA PRESCRIPTION DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET AGE» PARTICIPANTS & CALENDRIER DES REUNIONS 13 ACTIONS D AMELIORATION CONCERTEES COORDONNEES ACTIONS GENERALES 15 ACTIONS RELATIVES AU X TROUBLES DU SOMMEIL 16 ACTIONS RELATIVES A LA DEPRESSION 17 ACTIONS RELATIVES AU X SIGNES ANXIEUX 18 ACTIONS RELATIVES AUX TROUBLES DU COMPORTEMENT 19 ACTIONS RELATIVES A LA RECHERCHE 20 SUIVI OPERATIONNEL DONNEES DE SUIVI DISPONIBLES 21 ACTIONS PHARES 22 RAPPORTS DES GROUPES DE TRAVAIL POUR L ELABORATION DES ACTIONS TROUBLES DU SOMMEIL CHEZ LE SUJET AGE 24 DEPRESSION ET SIGNES ANXIEUX CHEZ LE SUJET AGE 52 TROUBLES DU COMPORTEMENT CHEZ LE SUJET AGE 78 PHARMACOLOGIE DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET AGE 87 INITIATIVE RETOURS D EXPERIENCE 90 RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL DES RECOMMANDATIONS DE PRATIQUE CLINIQUE MODALITES D ARRET DES BENZODIAZEPINES ET MEDICAMENTS APPARENTES CHEZ LE PATIENT AGE 128 LISTE DES ABREVIATIONS 153 Version longue _octobre
3 RESUME Version longue _octobre
4 RESUME L usage des psychotropes chez le sujet âgé en France est inapproprié et souvent délétère La prescription des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques, antidépresseurs pour l essentiel) constitue un problème de santé majeur et complexe, particulièrement chez les sujets âgés. De nombreux travaux (dont le rapport de l OPEPS en 2006) soulignent les mésusages des psychotropes et la nécessité d actions ciblées, notamment sur la population très exposée et vulnérable des sujets âgés. Une personne sur 2 de plus de 70 ans fait usage de psychotropes en France. Au total, 20 % des 10 millions de personnes âgées consomment de façon chronique des hypnotiques ou anxiolytiques, alors que les risques liés à ces médicaments sont supérieurs aux bénéfices lors d une utilisation chronique, qu il s agisse des troubles du sommeil ou des troubles anxieux. Il existe une surprescription délétère de neuroleptiques dans les troubles du comportement dits «productifs», fréquents chez les patients atteints de maladie d Alzheimer ou maladie apparentée. Les psychotropes sont ainsi à l origine d une iatrogénie importante (chutes, confusions, sédation excessive, etc.), iatrogénie en grande partie évitable, car plus de la moitié des traitements ne serait pas indiquée. À l inverse, la prescription des antidépresseurs chez le sujet âgé réellement dépressif est souvent insuffisante en termes de mise sous traitement, de dose ou de durée, ce qui augmente le risque suicidaire (1 700 morts par an par suicide, chez les plus de 75 ans en France), aggrave les troubles somatiques, augmente la consommation de soins et accroît la mortalité. Les retours d expérience des professionnels de santé, engagés dans l évaluation et l amélioration de leurs pratiques ont rapporté un grand nombre d initiatives des médecins et autres acteurs de santé sur ces sujets, traduisant une préoccupation partagée de cette problématique. Dans ce contexte, la HAS a proposé d accompagner une réflexion de tous les acteurs, s appuyant sur les situations cliniques, pour rechercher des solutions concrètes et applicables au quotidien au bénéfice des patients. Une concertation nationale pour améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet âgé À l invitation de la HAS, de nombreux partenaires professionnels (ordre des médecins, ordre des pharmaciens, médecins généralistes, gériatres, psychiatres, pharmacologues, neurologues, sociétés savantes, organismes agréés pour l évaluation des pratiques, etc.), et institutionnels (DGS, DGAS, DHOS, Afssaps, InVS, INPES, CNAM TS, RSI, MSA, FNMF, OPEPS), ont décidé de coopérer et de mutualiser expériences, compétences et actions, pour améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet âgé. Ainsi a été appliquée de façon pilote une méthode participative d aide à la décision basée sur un état des lieux des connaissances, des initiatives déjà menées (retours d expérience) et des pratiques réelles, dans le but de proposer des actions concertées et coordonnées prenant en compte les nombreuses actions en cours ou programmées. Ces propositions d actions sont envisagées sur deux ans, avec un suivi commun d indicateurs à disposition des partenaires et ciblé sur des actions significatives. Quatre situations sont à l origine de la majorité de ces prescriptions Les plaintes relatives au sommeil sont courantes, mais ne correspondent pas forcément à une insomnie, surtout chez le sujet âgé. Les insomnies avérées ne justifient de toute façon pas d un traitement au long cours par benzodiazépines ou composés «Z», qui ont des effets délétères. Cependant, les plaintes relatives au sommeil sont source d une forte consommation de ces médicaments. La dépression, fréquente chez le sujet âgé, est fortement liée aux affections somatiques, à l environnement et aux évènements de la vie de la personne âgée. Le traitement antidépresseur, qui devrait être associé à la prise en compte de ces éléments, n est souvent pas prescrit, faute de diagnostic, et trop de benzodiazépines sont administrées, alors qu elles ne sont pas efficaces pour traiter la dépression. Les signes anxieux sont également un fréquent motif de consultation du sujet âgé, cachant en réalité souvent une dépression. Dans tous les cas, les benzodiazépines ont peu de place dans la prise en charge, et en particulier en utilisation prolongée. Or, il existe une surprescription de benzodiazépines à visée anxiolytique en France. Version longue _octobre
5 Les troubles du comportement, dits «productifs» survenant dans la maladie d Alzheimer (et pathologies apparentées) cris, agitation, agressivité, déambulation, conduisent à une surprescription de neuroleptiques, très délétère et non indiquée. Les troubles du comportement lors d un épisode aigu de confusion constituent également une situation pourvoyeuse de prescription délétère de psychotropes chez le sujet âgé. Un panel d actions est proposé pour améliorer ces 4 situations, avec un suivi ciblé sur 6 actions phares Les propositions sont articulées autour (1) des actions à mener en regard des principales situations de prescription (troubles du sommeil, dépression, signes anxieux, troubles du comportement) ; (2) de mesures générales ciblant les personnes âgées, les professionnels ou les psychotropes ; (3) des projets de recherche à conduire pour combler les besoins en termes de connaissance. La mise à disposition de données de suivi par les différents partenaires, dont l Assurance maladie, permettra d établir un tableau de bord général pour évaluer l impact du programme d action. Au titre des actions phares, sont proposées : trois programmes auprès des professionnels de santé : «optimisation de la prescription médicamenteuse chez le sujet âgé (notamment des psychotropes)» en médecine générale en lien avec les pharmaciens ; «dépression du sujet âgé» en EHPAD et en ambulatoire ; «bientraitance» en établissement, intégrant les troubles du comportement de la maladie d Alzheimer ; une campagne grand public à propos de l insomnie et des somnifères, de l anxiété et des anxiolytiques ; un travail d homologation des classes pharmacothérapeutiques pour améliorer les logiciels de prescription, et enfin ; le suivi d un programme de recherche sur les psychotropes et le sujet âgé. Un certain nombre de ces actions, conçues de façon concertée avec leurs opérateurs, au regard de l existant et du prévisionnel de chacun, sont déjà en cours en 2007 ou sont programmées. Ainsi des recommandations sur les modalités d arrêt des benzodiazépines chez le sujet âgé sont apparues nécessaires dès le début de la réflexion, et la HAS a engagé immédiatement leur production afin de les mettre à disposition dès les conclusions des travaux. Ce dispositif est complété par des propositions d actions nouvelles. Le groupe de coopération et de réflexion «Amélioration de la prescription des psychotropes chez le sujet âgé» espère que ce bilan réalisé en commun, mutualisant compétences et énergies, ainsi que les actions envisagées et les éléments de bonne pratique clinique mis à disposition, permettront d obtenir des résultats concrets d amélioration de la prescription de psychotropes, au bénéfice des personnes âgées. Version longue _octobre
6 METHODOLOGIE PARTICIPATIVE Version longue _octobre
7 DEMARCHE GENERALE Une première phase d analyse de la problématique et de travaux concertés, sous la maîtrise d ouvrage de la HAS, garante de la démarche méthodologique, est conduite sur un mode participatif large, impliquant professionnels et institutions. La HAS propose d accompagner l analyse d un thème de santé et l élaboration concertée d actions visant à améliorer la qualité des soins. Dès la conception des actions, sont envisagées les mesures d impact nécessaires, les données déjà disponibles permettant de constituer un tableau de bord d indicateurs et les données complémentaires à collecter pour mieux évaluer les actions. Cette phase d analyse s appuie sur une approche par thème de santé, centré sur le parcours du patient et les pratiques cliniques. Les besoins sont définis sur la base d une analyse globale portant sur : (1) les pratiques réelles et données pharmaco-épidémiologiques, (2) les recommandations disponibles, (3) les retours d expérience en France (initiatives et résultats). Des propositions concertées coordonnées évaluées sont élaborées avec l ensemble des acteurs sanitaires en tenant compte de l existant et du prévisionnel. Un suivi opérationnel est proposé autour d actions phares, assorties des indicateurs correspondants, et d un tableau de bord général. Ces travaux sont conclus par la production d un rapport. Trois principes résument la démarche participative conduite par la HAS : proposer une réflexion concertée à l ensemble des acteurs professionnels et institutionnels ; partager le constat de la problématique, en réalisant ensemble un bilan méthodique de la situation ; appliquer une approche pragmatique de résolution de problème centrée sur le patient et les pratiques cliniques. Une seconde phase relative à la mise en œuvre des actions retenues sera pilotée par la DGS. Dans ce cadre, la HAS propose d organiser un suivi opérationnel autour d actions phares menées en lien étroit avec les professionnels de santé, dans le cadre notamment de l évaluation des pratiques professionnelles. La HAS accompagne l élaboration concrète et la mise à disposition du tableau de bord permettant de suivre l impact des actions. Les informations relatives à ce suivi opérationnel sont, avec l accord des partenaires, mises à disposition dans un espace dédié sur le site HAS. Un bilan final pourrait prendre la forme d une journée nationale dédiée au thème. Le présent rapport restitue les résultats de la première phase de démarche participative de la HAS expérimentée sur l amélioration de la qualité des prescriptions des psychotropes chez le sujet âgé. Méthodologie participative de la HAS Groupe de coopération des acteurs du thème acteurs institutionnels, représentants des professionnels, experts, représentants des citoyens, etc. Analyse des situations cliniques en rapport avec le thème Pratiques réelles Difficultés Recommandations Retours d expériences Actions en cours Actions programmées Identification des besoins Propositions Calendrier d actions d amélioration données de suivi - actions phares Version longue _octobre
8 ANALYSE DE LA PROBLEMATIQUE DE SANTE ÉLABORATION D ACTIONS CONCERTEES COORDONNEES La méthode proposée comporte trois étapes. 1 ère étape : transposition de la problématique en situation(s) réelle(s) Dans une approche fondée sur le parcours du patient, il s agit tout d abord d identifier l ensemble des situations cliniques envisageables dans le cadre du thème, pour en sélectionner les plus pertinentes, notamment en termes de fréquence et de cible professionnelle, afin de résoudre la problématique posée. 2 ème étape : analyse et bilan de chaque situation participant à la problématique Chacune des situations cliniques retenues fait ensuite l objet d une analyse méthodique, afin de réaliser le bilan de l existant et les besoins. Pour ce faire, il est nécessaire d établir une typologie des objectifs visés (par exemple pour une situation clinique : représentation, diagnostic, traitement, filière de soins), et de mettre en regard une typologie des moyens ou actions nécessaires pour atteindre ces objectifs (actions de santé publique, recommandations de pratique clinique, programmes professionnels santé et éducation patient, campagne grand public, recherche clinique, pharmacologique et psychosociale) (cf. tableau 1). TABLEAU 1 ÉLABORATION D ACTIONS CONCERTEES COORDONNEES : EXEMPLE DE TABLEAU D ANALYSE DE L EXISTANT ET D IDENTIFICATION DES BESOINS A PROPOS DES TROUBLES DU COMPORTEMENT Moyens Objectifs Représentation (professionnels de santé grand public) Diagnostic (améliorer le dc étiologique) Psychotropes (pour diminuer neuroleptiques et cumul des psychotropes ) Alternatives (médicamenteuses ou non médicamenteuses) Actions de santé publique Recommandations pratique clinique Documents FMC Programmes professionnels Éducation patient Recherche PHRC, phase IV épidémiologie, pharmacologie psychosociale Campagne média Grand public Version longue _octobre
9 Trois bilans complémentaires permettent de compléter ce tableau croisé et d identifier les manques : 1 er bilan : retours d expériences : actions et initiatives déjà menées et résultats Une veille documentaire systématique permet, complétée des éléments d information apportés par l ensemble des participants, de recueillir un grand nombre d actions menées. Celles -ci sont analysées de façon systématisée sur une grille de lecture comprenant si possible les résultats, afin d identifier les facteurs de succès, d en tirer des lignes de projet, également d identifier les acteurs mobles et les modalités fructueuses de coopération. 2 ème bilan : connaissances des pratiques réelles en France La connaissance des pratiques réelles est difficile, mais essentielle à établir pour identifier les difficultés. Elle repose à la fois sur les données de prévalence des pathologies, les données de pharmaco-épidémiologie et pharmacovigilance, les registres ou divers recueil d indicateurs existants, et bien entendu sur la description des pratiques et des filières de soins rapportées par les professionnels, notamment au travers de l évaluation des pratiques professionnelles. 3 ème bilan : recommandations existantes et manquantes sur ce sujet Il s agit de faire un état des lieux des recommandations disponibles dans la situation clinique concrète retenue. Cette situation est donc décrite de façon chronologique, centrée sur le parcours du patient. Les questions -clés de la prise en charge sont identifiées tout au long de ce «chemin clinique». Une stratégie de recherche bibliographique systématique est réalisée, afin de sélectionner les recommandations et revues existantes sur le thème, et les réponses précises à chacune des questions clés recherchées dans les textes (cf. tableau 2). TABLEAU 2 ANALYSE DE LA PROBLEM ATIQUE : EXEMPLE DE TABLEAU D ANALYSE DES RECOMMANDATIONS DISPONIBLES AU REGARD DES QUESTIONS DE PRATIQUE CLINIQUE A PROPOS DES TROUBLES DU SOMMEIL Sources 1. Y a-t-il des recommandations pour établir le diagnostic d insomnie face à des plaintes concernant le sommeil chez le SA? (différence entre plaintes ressenties et troubles objectifs du sommeil) ; identifier les insomnies secondaires (dépression, SAS, iatrogénie, facteurs favorisants, ) ; comment évaluer la sévérité de l insomnie? Groupe d âge (Si précisé) Niveau de preuve (si précisé) Haute Autorité de Santé. Prise en charge de l'insomnie en médecine générale. Recommandations professionnelles Giordanella JP. Rapport sur le thème du sommeil Ministère de la Santé et des Solidarités Décembre 2006 Alberta Health and Wellness Clinical Practice Guideline Adult Insomnia : Assessment to Diagnosis Clinical Practice Guidelines Manager Février 2006 National Institute of Health Manifestations and management of chronic insomnia in adults NIH state -of- the- science conference statement Juin 2005 Dündar Y, et al. Newer hypnotic drugs for the short-term management of insomnia: a systematic review and economic evaluation Health Technology Assessment 2004; Vol.8 / No.24 Glass J, et al. Sedative hypnotics in older people with insomnia : meta -analsis of risks and benefits BMJ 2005; 331(7526) Sivertsen B, et al. Cognitive behavioral therapy vs zopiclone for treatment of chronic primary insomnia in older adults: a randomized controlled trial Jama 2006;295(24) Version longue _octobre
10 La confrontation des résultats aux avis d experts permet d identifier les éléments de bonne pratique existants et manquants, et amène à l élaboration d une synthèse de la situation/prise en charge. Ainsi, au regard de ce triple bilan, peuvent être identifiées les actions à coordonner ainsi que celles à mener pour chacune des situations cliniques sélectionnées. 3 ème étape : Élaboration d actions concertées coordonnées par mutualisation des bilans de chacune des situations La mutualisation des données permet d identifier des actions générales, tout en conservant une structuration par approche clinique, en évitant les redondances. Pour chacune des situations, il faut s attacher à déterminer les objectifs concrets et les moyens de les mesurer. Enfin, les actions sont retenues selon la faisabilité ou la pertinence. La participation de tous les acteurs permet d apporter très en amont des solutions techniques améliorant la faisabilité des demandes, voire de programmer au fur et à mesure les actions en modulant les programmes de travail en cours ou à venir des partenaires. Ainsi, le programme finalement proposé comporte-t-il déjà un grand nombre d actions réalisables, en cours ou programmées. Méthode d analyse de la problématique de santé avec élaboration d actions concertées coordonnées Problématique : Analyse des processus générant la problématique Identification des situations concrètes de pratique clinique Choix explicite des situations les plus fréquentes Situation(s) clinique(s) : Tableau croisé des objectifs visés et des actions nécessaires Bilan des actions menées, en cours, programmées Bilan des connaissances des pratiques réelles en France Bilan des recommandations existantes et manquantes sur ce sujet Identification de besoins Actions concertées coordonnées : Conservation des actions par thème clinique Détermination des objectifs et indicateurs Construction du calendrier Version longue _octobre
11 SUIVI OPERATIONNEL Afin de suivre l efficacité des actions concertées et coordonnées, les mesures relatives aux objectifs généraux sont déterminées, notamment en regard de chacune des situations cliniques concrètes identifiées. Dans le même temps, les données disponibles auprès des différents partenaires sont listées, certains indicateurs utiles identifiés par le groupe de réflexion pouvant venir compléter les recueils en cours ou à venir. Ainsi, au regard des éléments disponibles et des besoins identifiés en termes d indicateurs, un tableau de bord adapté pourra être constitué dans un second temps. Si nécessaire, un groupe spécifique est mis en place afin de constituer le contenu technique du tableau de bord. Il est également proposé, autour de ce tableau de bord, un suivi particulièrement ciblé sur quelques actions phares significatives, faisant consensus au sein du groupe de coopération. Ces actions menées par les professionnels, avec le soutien de l institution la plus impliquée, illustrent ainsi les grands axes stratégiques visant à résoudre la problématique. Des réunions régulières des référents doivent permettre de suivre l évolution des projets, notamment par des indicateurs de moyens et de résultats spécifiques de ces actions phares qui doivent être déterminés dés le début de la mise en œuvre. Les indicateurs, notamment de résultats, doivent être en convergence avec les indicateurs généraux afin d obtenir des déclinaisons régionales, voire locales, du tableau de bord, et permettre la comparaison des résultats. Le tableau de bord général, ainsi que les actions phares constituent ainsi un suivi opérationnel signifiant et motivant pour les participants, comme pour les acteurs de terrain. Les informations relatives à ces actions peuvent, avec l accord des partenaires, être valorisées et mises à disposition de tous, dans un espace dédié sur le site Internet de la HAS, assorties du tableau de bord général. À la fin de la période de mise en œuvre est proposé un bilan final, sous la forme de retours d expériences et de résultats des différents partenaires. Ce bilan pourra prendre la forme d une journée nationale dédiée au thème. AMÉLIORATION DES PRATIQUES SUR UN THÈME DE SANTÉ DÉMARCHE GÉNÉRALE PROPOSÉE THÈME Groupe de coopération des acteurs du thème BILAN Analyse des situations cliniques Propositions SUIVI OPÉRATIONNEL Tableau de bord Action Action Action Action Action phare phare phare phare phare RÉSULTATS Version longue _octobre
12 APPLICATION : «AMELIORER LA PRESCRIPTION DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET AGE» Version longue _octobre
13 PARTICIPANTS & CALENDRIER DES REUNIONS Groupe plénier Ce groupe de coopération constitué au fur et à mesure de la réflexion a vocation à s enrichir de tous les acteurs de la thématique Direction générale de la santé (DGS) : Benoît LAVALLART, Caroline DE CACQUERAY, Marcel-Jean MILLOT, Anne JOLIVET, Emmanuelle BAUCHET Direction de l'hospitalisation et de l'organisation sanitaire (DHOS) : Michel GENTILE, Jérôme VERNOIS Direction générale de l'action sociale (DGAS) : Jean-Jacques TREGOAT, Jean-Philippe FLOUZAT Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) : Catherine DEGUINES, Marie-Anne COURNE Institut national de prévention et d éducation pour la santé (INPES) : Michel DEPINOY, Stéphanie PIN, Marine JEANTET Institut de veille sanitaire (InVS) : Juliette BLOCH, Christine CHAN CHEE Caisse nationale d assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) : Hubert ALLEMAND, Joëlle GUILLLOT, Anne THOMASSET, Dominique CHOLLEY, Annie ARPIN-BARBIEUX Régime social des indépendants (RSI) : Claudine BLUM-BOISGARD, Jean DELIGNE Mutualité sociale agricole (MSA) : Omar TARSISSI Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) : Jean-Pierre TAROT Office parlementaire d évaluation des politiques de santé (OPEPS) : Mme Maryvonne BRIOT, députée de Haute- Saône, attestant le rapport de l OPEPS sur les Psychotropes Collège professionnel des gériatres français (CPGF) : Alain FRANCO, Geneviève RUAULT Société française de pharmacologie et thérapeutique (SFPT) : Patrice JAILLON, Olivier BLIN Association pédagogique nationale pour l enseignement de la thérapeutique (APNET) : Patrick HILLON, François PAILLE Fédération française de psychiatrie (FFP) : Jean-Charles PASCAL, Philippe ROBERT Ordre des Pharmaciens : Jean PARROT, Jean LAMARCHE Ordre des Médecins : Jacques ROLAND, William JUNOD Experts : Sylvie LEGRAIN Paris, Jean DOUCET Rouen, Joël BELMIN Ivry-sur-Seine Groupe Sommeil : Jean-Pierre GIORDANELLA Caisse primaire d assurance maladie (CPAM) Paris Haute Autorité de Santé (HAS) : Laurent DEGOS, Lise ROCHAIX, Armelle DESPLANQUES, Patrice DOSQUET, Brice KITIO, Sandrine BUSCAIL, Nathalie RIOLACCI, Valérie IZARD, Emmanuelle BLONDET Invités : Caisse nationale solidarité autonomie (CNSA), Agence nationale d évaluation sociale et médico-sociale (ANESM), Société française de médecine générale (SFMG), Société de formation thérapeutique du généraliste (SFTG), Société française de documentation et de recherche en médecine générale (SFDRMG), Collège national des généralistes enseignants (CNGE) Réunions : 5 septembre octobre avril juillet septembre 2007 Groupe des référents Laurent DEGOS, Armelle DESPLANQUES, Benoît LAVALLART («Troubles du comportement chez le sujet âgé»), Sylvie LEGRAIN, Joël BELMIN («Insomnie chez le sujet âgé»), Olivier BLIN («Pharmacologie des psychotropes chez le sujet âgé»), Jean DOUCET, Brice KITIO («Modalités d arrêt des benzodiazépines chez le patient âgé»), Philippe ROBERT («Dépression et signes anxieux chez le sujet âgé») Réunions : 20 novembre janvier mars 2007 Groupes techniques de synthèse Joël BELMIN, Olivier BLIN, Christiane CHAN CHEE, Catherine DEGUINES, Jean DELIGNE, Armelle DESPLANQUES, Jean DOUCET, Jean-Philippe FLOUZAT, Joëlle GUILLOT, Benoît LAVALLART, Sylvie LEGRAIN, Philippe ROBERT, Omar TARSISSI Réunion : 13 juin 2007 Armelle DESPLANQUES, Benoît LAVALLART, Nathalie RIOLACCI Réunion : 13 juillet 2007 Armelle DESPLANQUES, Sylvie LEGRAIN, Sandrine BUSCAIL, Nathalie RIOLACCI, Bruno BALLY Synthèse finale et relecture : septembre octobre 2007 Version longue _octobre
14 Groupes de travail pour l élaboration des actions Dépression et signes anxieux Philippe ROBERT, Caroline DE CACQUERAY, Stéphanie PIN, Jean-Philippe FLOUZAT, François chez le sujet âgé PAILLE, Anne JOLIVET, Catherine DEGUINES, Nathalie DUMARCET, Christine CHAN CHEE, Thierry GALLARDA, Armelle DESPLANQUES, Olivier DRUNAT, Louis MERLE, Pierre VIDAILHET, Maryse LAPEYRE MESTRE Réunions : 24 janvier février et 12 mars 2007 Insomnie chez le sujet âgé et primoprescription des benzodiazépines Joël BELMIN, Marie-Anne COURNE, Omar TARSISSI, Alain FRANCO, Jean LAMARCHE, Sylvie LEGRAIN, Stéphanie PIN, Michel DEPINOY, Christine CHAN CHEE, Jean-Pierre GIORDANELLA, Armelle DESPLANQUES, Maryse LAPEYRE MESTRE, Marie Françoise VECCHIERINI, Patrick LEVY, Sylvie PAROLA, Hakki ONEN Réunions : 20 décembre février et 21 mars 2007 Troubles du comportement chez le sujet âgé Benoît LAVALLART, Jean-Philippe FLOUZAT, Philippe ROBERT, Florence PASQUIER, Florence LEBERT, Armelle DESPLANQUES, Nathalie RIOLACCI Réunions : 25 janvier 2007 et 6 avril 2007 Pharmacologie des psychotropes chez le sujet âgé Olivier BLIN, Michael SPEDDING, Patrick MARTIN, Michel HAMON, Christophe ARBUS, Jean COSTENTIN, Alexandre MEARY, Régis BORDET, Maryse LAPEYRE-MESTRE, Armelle DESPLANQUES Réunions : 23 janvier 2007 Initiatives Anne JOLIVET, Stéphanie PIN, Armelle DESPLANQUES Réunions : 5 février février mars 2007 Groupe de travail pour l élaboration des recommandations Modalités d arrêt des benzodiazépines chez le patient âgé Jean DOUCET, Patrice DOSQUET, Brice KITIO, Joël BELMIN, Sylvain DAILLY, Marie-Laure GUILLOU, Alain GAUBERT, Patrick FREMONT, Francis ABRAMOVICI, Anne-Marie BAQUE-GENSAC Michel MA LLARET, Sylvie BONIN-GUILLAUME, Catherine DEGUINES, Armelle DESPLANQUES, Valérie IZARD, François DUMEL, Françoise HARAMBURU, Marie-Françoise VECHIERINI, Joëlle MICALEFF-ROLL Réunions : 13 novembre février mars mars 2007 Coordination HAS Référent : Armelle DESPLANQUES-LEPERRE Documentation : Emmanuelle BLONDET Secrétariat : Djamila GUENFOUDI, Corinne CAMIER Calendrier général de septembre 2006 à septembre 2007 Septembre septembre 2006 (Plénière) Octobre octobre 2006 (Plénière) Novembre novembre 2006 (Arrêt des BZD) 20 novembre 2006 (Référents) Décembre décembre (Troubles du sommeil) Janvier janvier (Pharmacologie) 24 janvier (Dépression et signes anxieux) 25 janvier (Troubles du comportement) 26 janvier (Référents) Février février 2007 (Initiatives) 6 février (Arrêt des BZD) 12 février 2007 (Initiatives) 14 février (Troubles du sommeil) 26 février (Dépression et signes anxieux) Mars mars (Dépression et signes anxieux) 13 mars 2007 (Initiatives) 15 mars 2007 (Arrêt des BZD) 21 mars (Troubles du sommeil) 27 mars 2007 (Arrêt des BZD) 26 mars (Référents) Avril avril (Troubles du comportement) 24 avril (Plénière) Juin juin (Synthèse technique) Juillet juillet (Plénière) 13 juillet (Synthèse technique) Septembre septembre (Plénière) Version longue _octobre
15 PROPOSITIONS D ACTIONS D AMELIORATION CONCERTEES COORDONNEES Ces propositions sont issues des travaux du groupe plénier «prescription des psychotropes chez le sujet âgé» et des sous-groupes thématiques «insomnie et primoprescription de benzodiazépines chez le sujet âgé», «dépression et anxiété chez le sujet âgé», «troubles du comportement chez le sujet âgé», «pharmacologie des psychotropes chez le sujet âgé», «initiatives». Des opérateurs ont été cités à titre indicatif pour la réalisation de chaque action. Ce point sera précisé lors de la phase de réalisation du programme. Actions générales Les actions générales proposées concernent le suivi du programme au moyen d un tableau de bord, le sujet âgé, les professionnels de santé ou les médicaments psychotropes. Ces actions améliorent directement ou indirectement les 4 situations pratiques identifiées comme pourvoyeuses de prescriptions inappropriées de psychotropes : troubles du sommeil, dépression, signes anxieux et troubles du comportement. Plusieurs principes ont été retenus pour les programmes développés sur ces quatre situations cliniques : développer des programmes professionnels portant sur les différentes situations conduisant à la prescription inappropriée de psychotropes, à destination de tous les acteurs de santé (généralistes, spécialistes, hospitaliers, pharmaciens, infirmières, etc.), en y associant un volet d éducation thérapeutique ; communiquer conjointement dans les revues professionnelles et dans les revues à destination des seniors. ACTIONS CALENDRIER envisageable CONSTITUTION D UN TABLEAU DE BORD D INDICATEURS (HAS et groupe de coopération) 2007 t 0 début 2008 INFORMATION/ÉDUCATION DU SUJET ÂGÉ PROGRAMMES COURTS «LA SANTE A TOUT AGE» DESTINEE A DES SENIORS AUTONOMES ET POR TANT SUR DIFFERENTES THEMATIQUES SANTE (INPES) Document d information multithématique dans le cadre du programme de l Inpes «Vieillir en bonne santé» (avec possibilité d intégrer des informations sur le sommeil et sur le bon usage des médicaments) (INPES) 1 Rediffusion en 2008 (modalités à définir) Non défini PROFESSIONNELS de SANTÉ PROGRAMME PILOTE EN MEDECINE AMBULATOIRE EN LIEN AVEC LES PHARMACIENS (HAS ET PARTENAIRES, ORDRE DES MEDECINS ETORDRE DES PHARMACIENS) PRESCRIPTION MEDICAMENTEUSE CHEZ LE S UJET ÂGE (PMSA) AVEC DECLINAISON PSYCHOTROPES INCLUANT UN VOLET EDUCATION MALA DE AGE (HAS ET PARTENAIRES) EXPERIMENTATION EN ETABLISSEMENT SUR LE THEME «PSYCHOTROPES ET SUJE T AGE» (HAS) JOURNEE DE SENSIBILISATION DES GERIATRES A LA PHARMA COVIGILANCE ET AUX PSYCHOTROPES (DGS/SFGG/CPGF/AFSSAPS), avec présentation des programmes d EPP sur les différents thèmes des psychotropes ; annonce préalable dans la revue de gériatrie DEVELOPPEMENT D ESPACES THEMATIQUES SUR LE SITE DE LA HAS SUR LES PSYCHOTROPES ET LES SITUATIONS DE PRESCRIPTION AVEC MISE A DISPOSITION D OUTILS PRATIQUES AUTOEVALUATION DES PRESCRIPTIONS (HAS SFPT) : permettre au médecin prescripteur d analyser et d améliorer ses prescriptions en disposant des classes pharmacothérapeutiques dans les outils de prescription, notamment dans les logiciels de prescription certifiés PSYCHOTROPES PUBLICATION DES RECOMMANDATIONS «MODALITES D ARRET DES BENZODIAZEPINES ET MEDICAMEN TS APPARENTES CHEZ LE PATIENT AGE» (HAS) REVISION DU GUIDELINE EUROPEEN POUR L OBTENTION DE L AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE CHEZ LE SUJET AGE (AFSSAPS) CAMPAGNE D INFORMATION DES PROFESSIONNELS DE SANTE (HAS, AFSSAPS) ciblée sur la primoprescription des benzodiazépines, dont PUBLICATION DANS LE BULLETIN DU CONSEIL DE L ORDRE DES MEDECINS d un article dédié à la primoprescription des BZD novembre Version longue _octobre
16 Actions relatives aux troubles du sommeil Contexte Les plaintes relatives au sommeil sont fréquentes (10 à 40 % de la population), mais ne correspondent pas forcément à une insomnie, surtout chez le sujet âgé. Les insomnies avérées ne justifient de toute façon pas d un traitement au long cours par benzodiazépines ou composés «Z», d efficacité courte et présentant des effets délétères, en particulier chez le sujet âgé. Cependant, ces plaintes relatives au sommeil sont source d une forte consommation de ces médicaments. Les Français consomment beaucoup plus de benzodiazépines que les autres pays européens, la tranche des personnes âgées en particulier. Objectifs stratégiques Trois objectifs stratégiques essentiels ont été identifiés : Changer la représentation de l insomnie et des somnifères chez le sujet âgé et les soignants ; Favoriser une bonne hygiène du sommeil à partir de 65 ans ; Diminuer la prescription inappropriée des médicaments à visée hypnotique. Suivi Au travers du tableau de bord général «Psychotropes chez le sujet âgé», est proposé un suivi comprenant notamment la consommation des hypnotiques remboursés et en vente libre, ainsi que le nombre de programmes d évaluation des pratiques «Troubles du sommeil» et de médecins engagés dans ces programmes. ACTIONS PROGRAMMES PROFESSIONNELS DE SANTE EN AMBULATOIRE CALENDRIER envisageable o Élaboration de documents supports de non-dispensation de somnifère sans ordonnance (Ordre des Pharmaciens HAS AFSSAPS) (formation continue des pharmaciens, brochures patients) 2008 o Mise à disposition de programmes EPP clés en main pour les médecins généralistes «Troubles du sommeil chez le sujet âgé» (HAS, sociétés savantes de médecine générale ) sur la base des recommandations de la SFTG sur l insomnie, des travaux réalisés par le groupe thématique «Insomnie» et des recommandations sur l arrêt des benzodiazépines chez le sujet âgé o Promotion et mise en œuvre de ces programmes auprès des groupes d échanges de pratiques (HAS, organismes agréés pour l EPP) 2009 CAMPAGNE GRAND PUBLIC SOMMEIL (INPES) TV + brochure o Études sur les représentations sociales du sommeil, des troubles du sommeil et des moyens de prévention o Selon les résultats des études, communication envisageable (cibles, contenu et modalités à définir) FIN 2007 DEBUT 2008 non défini CAMPAGNE GRAND PUBLIC INSOMNIE/SOMNIFERES ANXIETE/TRANQUILLISANTS (HAS, AFSSAPS) 2009 Version longue _octobre
17 ²²² Actions relatives à la dépression Contexte Les symptômes dépressifs, fréquents chez le sujet âgé (jusqu à 25 % en ambulatoire et 45 % en établissement), sont très liés à l environnement et aux évènements de la vie. La prise en compte de ces éléments est primordiale, mais une prise en charge spécifique doit être entreprise, et un traitement antidépresseur associé dans les dépressions caractérisées d intensité modérée à sévère. Cependant, ce diagnostic de dépression n est souvent pas porté chez les patients âgés, pour lesquels il existe manifestement en France une sous -prescription d antidépresseurs et une surprescription de benzodiazépines liée aux signes anxieux souvent présents. De plus, une fois prescrit, le traitement antidépresseur doit être réévalué en raison de résistance nécessitant parfois un changement de médicament antidépresseur, qui doit être poursuivi pendant plusieurs mois. Les conséquences de la prise en charge non optimale de la dépression sont graves, avec chaque année en France morts par suicide chez les plus de 75 ans. Mais la dépression non ou mal traitée est également pourvoyeuse d hospitalisations et de mortalité évitables, liées à la mauvaise observance générale du traitement et à la dénutrition qu entraîne un état dépressif chronique. Les patients déprimés prenant mal leurs médicaments, leurs pathologies chroniques décompensent, aggravées par le mauvais état nutritionnel, imposant souvent le recours à l hospitalisation. Objectifs stratégiques Cinq objectifs stratégiques essentiels ont été identifiés : Améliorer le diagnostic et la prise en charge de la dépression du sujet âgé, notamment la durée de traitement ; Favoriser le suivi et l observance en proposant des stratégies adaptées ; Prendre en charge la polypathologie ; Prendre en charge l environnement ; Faire baisser le taux de suicide. Suivi Au travers du tableau de bord général «Psychotropes chez le sujet âgé», est proposé un suivi comprenant notamment la consommation des antidépresseurs, l évolution de la durée de traitement, la mortalité par suicide chez le sujet âgé, ainsi que le nombre de programmes d évaluation des pratiques «Dépression» et le nombre de médecins engagés dans ces programmes. ACTIONS PROGRAMMES PROFESSIONNELS DE SANTE o «Dépression» (DGS SFGG FFAMCO CPGF FFP) Expérimentation MOBIQUAL «Dépression du sujet âgé» mallette d outils de mise en œuvre des bonnes pratiques sur la «dépression» expérimentée dans les EHPAD (Aquitaine) et en médecine ambulatoire (Alpes-Maritimes) dans le cadre du plan Santé Mentale Diffusion élargie et programmes d EPP en ambulatoire et en établissement o «PRESCRIPTION MEDICAMENTEUSE CHEZ LE SUJET ÂGE» (PMSA) avec déclinaison des psychotropes incluant repérage, diagnostic et prise en charge de la dépression (HAS et partenaires) CALENDRIER envisageable sept 2007 juin 2008 fin CAMPAGNE DEPRESSION (INPES) o information auprès du grand public (patients/entourage) pour favoriser le diagnostic o communication spécifique auprès des publics âgés octobre/novembre 2007 non défini (au plus tôt 2009) ANTIDEPRESSEURS o PLAN GESTION RISQUE (AFSSAPS) : études ciblées sur le risque des antidépresseurs chez les très âgés (chute, perte d appétit/dénutrition, etc.) o Études postinscription* (HAS) : sollicitation de l'avis de la Commission de la Transparence sur l'opportunité de développer des études postinscription pour la sous population des patients très âgés lors des prochaines révisions d'antidépresseurs * Inscription sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux et/ou sur la liste des médicaments agréés à l'usage des collectivités et divers services publics dans l'indication et posologie de l'amm. à l étude faisabilité à évaluer Version longue _octobre
18 Actions relatives aux signes anxieux Contexte Les signes anxieux sont un fréquent motif de consultation du sujet âgé, cachant en réalité le plus souvent une dépression. Ces signes peuvent aussi traduire des difficultés d adaptation, appelées «stress». Rarement, dans 3 à 10 % des cas, ces signes anxieux du sujet âgé entrent dans le cadre de maladies spécifiques dénommées «troubles anxieux», tels les troubles anxieux généralisés. Ces différents cadres diagnostiques sont mal identifiés en pratique courante par les professionnels. Dans tous les cas diagnostiques (signes anxieux, troubles anxieux, stress) les benzodiazépines ont peu de place dans la prise en charge, et en particulier en utilisation prolongée. Or il existe une sur prescription de benzodiazépines anxiolytiques en France, avec des effets délétères. Objectifs stratégiques Cinq objectifs stratégiques essentiels ont été identifiés : Améliorer la prise en charge des signes ou symptômes anxieux ; Informer le corps médical des causes les plus fréquentes : dépression, stress et trouble anxieux généralisé ; Préciser la prise en charge des troubles anxieux du sujet âgé et la place restreinte des benzodiazépines ; Rappeler les effets réels et délétères des benzodiazépines chez le sujet âgé ; Diminuer la prescription des anxiolytiques. Suivi Au travers du tableau de bord général «Psychotropes chez le sujet âgé», est proposé un suivi comprenant notamment la consommation des antidépresseurs er des anxiolytiques. ACTIONS CALENDRIER envisageable PROGRAMMES PROFESSIONNELS DE SANTE o Mise à disposition de programmes clés en mains pour les médecins généralistes à propos des «Signes anxieux chez le sujet âgé» (HAS, sociétés savantes de médecine générale) combinée avec - les recommandations sur les modalités d arrêt des benzodiazépines chez le patient âgé - les programmes professionnels de santé «Dépression» (DGS SFGG FFAMCO CPGF FFP) 2008 CAMPAGNE GRAND PUBLIC ANXIOLYTIQUES/ANXIETE ; HYPNOTIQUES/INSOMNIE (HAS, AFSSAPS) 2009 Version longue _octobre
19 Actions relatives aux troubles du comportement Contexte Les troubles du comportement dits «productifs» cris, agitation, agressivité, déambulation survenant dans la maladie d Alzheimer (et pathologies apparentées) sont à distinguer des troubles du comportement liés à une confusion, événement brutal nécessitant un bilan somatique. Ces deux situations sont pourvoyeuses d une surprescription des neuroleptiques, très délétère et sans intérêt. En cas de survenue d agitation ou de cris chez un patient souffrant de démence, des techniques de soins appropriées permettent d éviter le recours aux neuroleptiques ou autres sédatifs. Ces techniques de soins non complètement validées ni modélisées ne sont pas connues des professionnels, donc peu, voire pas du tout utilisées. Dans les cas de confusion, une sédation sera plus souvent nécessaire pour réaliser le bilan somatique, mais cette sédation doit être mesurée et de courte durée. Les recommandations aujourd hui sur ce sujet ne sont ni valides ni homogènes. Objectifs stratégiques Quatre objectifs stratégiques essentiels ont été identifiés : Clarifier les deux situations pour les soignants et les familles en proposant des réponses concrètes ; Prévenir ces situations «de crise» par un meilleur environnement et des techniques de soins adaptées ; Restreindre la prescription au long cours de neuroleptiques et des traitements sédatifs (benzodiazépines) aux psychoses et aux syndromes délirants avérés ; Ne prescrire ni neuroleptiques ni autre sédatif au long cours dans les troubles du comportement dits «productifs» du patient dément. Suivi Au travers du tableau de bord général «Psychotropes chez le sujet âgé», est proposé un suivi comprenant en particulier la consommation des neuroleptiques et des benzodiazépines, notamment en EHPAD. ACTIONS MEPROBAMATE (AFSSAPS) : Restriction des indications et de la durée du traitement Suivi national des notifications de Pharmacovigilance CALENDRIER envisageable RECOMMANDATIONS (HAS) o «modalités de sédation lors d une confusion chez le sujet âgé» o «prise en charge des troubles du comportement dits «productifs» dans la maladie d Alzheimer ou maladie apparentée PROGRAMMES PROFESSIONNELS DE SANTE o diffusion du Guide des Bonnes Pratiques en EHPAD (DGS, SFGG) o diffusion de la formation à la bientraitance en établissement (SFGG DGS CPGF) o volet spécifique troubles du comportement o guide «Prise en charge des troubles du comportement» pour les aides à domicile et aide soignantes (DGS France Alzheimer) fin NOUVEAU METIER «EXPERT EN SOINS GERONTOLOGIQUE» personnel des EHPAD et établissements de santé, aides à domicile, (DGS DGAS) 2009 ÉVOLUTION DES MISSIONS DES MEDECINS GENERALISTES ET COORDONNATEURS en EHPAD FILIERE DE SOINS POUR LES TROUBLES PSYCHOCOMPORTEMENTAUX DU SUJET AGE (DGS DHOS) : mettre à disposition des médecins généralistes une filière de soins adaptée en réfléchissant à la place des hôpitaux de jour gériatriques et psychogériatriques Version longue _octobre
20 Actions relatives à la recherche CONSTITUTION D UNE COMMISSION RECHERCHE Il est proposé de constituer une commission dédiée aux projets de recherche afin d aider au mieux à l aboutissement des projets jugés prioritaires. MISSIONS DE LA COMMISSION BILAN DES APPELS D OFFRE EN LIEN AVEC LA HAS ET SES PARTENAIRES ; PROPOSITION D APPEL A PROJETS RECHERCHE HAS 2008 «Organisation des soins autour des personnes âgées» ; DEMANDE DE THEME DE PHRC «Psychotropes et sujet âgé» ; IDENTIFICATION DES ÉQUIPES DE RECHERCHE POTENTIELLES ; PRIORISATION. PROJETS DE RECHERCHE PROPOSES Psychotropes Validation de stratégies d arrêt des benzodiazépines ou médicaments apparentés (à partir des recommandations publiées). Insomnie Effets de la luxthérapie, de la relaxation et de l activité physique (à mettre en œuvre par des professionnels non médecins) sur le sommeil du sujet âgé. Optimisation du diagnostic et de la prise en charge des syndromes d apnée du sommeil chez le sujet âgé : méthodes pour identifier les insomnies secondaires, notamment les troubles respiratoires et neurologiques (échelles d évaluation/phrc). Éducation thérapeutique : programmes de séquences éducatives par des médecins et des professionnels de santé non-médecins. Dépression Études du rapport bénéfice/risque des antidépresseurs chez les patients très âgés et chez les patients atteint de démence. Étude de l efficacité et de la faisabilité des alternatives non médicamenteuses (hors TCC) dans les épisodes dépressifs caractérisés. Évaluation d une prise en charge globale (pathologie somatique environnement psychologie) pour les symptômes dépressifs (hors épisode caractérisé) chez le sujet âgé. Anxiété Élaboration d une évaluation de stress spécifique au sujet âgé. Étude de la représentation de l anxiété et des traitements de l anxiété du sujet âgé chez les malades, médecins et soignants. Troubles du comportement Étude comparative de différentes stratégies de prise en charge des états confusionnels du sujet âgé en milieu hospitalier (urgences, services). Étude comparative de différentes stratégies de prise en charge des troubles productifs du comportement du sujet âgé. Pharmacologie des psychotropes et sujet âgé Évaluation du potentiel de pharmacodépendance des médicaments en automédication (doxylamine*, antih1). Évaluation des effets résiduels des psychotropes chez le sujet âgé. Effet cognitif à court et long terme des psychotropes chez le sujet âgé. Conduite des études de pharmacologie chez le sujet âgé. Évaluer la dépendance aux benzodiazépines ou apparentés chez des sujets âgés de 65 ans ou plus consommateurs réguliers. Projets en cours ou déjà financés : Adaptation et modélisation des thérapies cognitivocomportementales chez le sujet âgé dans les indications principales (insomnie, dépression, anxiété). Validation d échelle de dépistage de la dépression pour les soignants (PHRC OMAGE). Recherche-action sur les alternatives non médicamenteuses en EHPAD : évaluation de l efficacité de la formation des soignants aux techniques de soins appropriées à la prise en charge des troubles du comportement. Étude des prévalences des pathologies mentales en EHPAD INVS. Étude multicentrique sur l évaluation des techniques de soins en établissement de santé et en EHPAD (PHRC). Études sur les représentations sociales du sommeil, des troubles du sommeil et des moyens de les prévenir (grand public, y compris personnes âgées) INPES. Version longue _octobre
DÉMARCHE PARTICIPATIVE DE LA HAS AMÉLIORER LA PRESCRIPTION DES PSYCHOTROPES CHEZ LE SUJET ÂGÉ Propositions d actions concertées OCTOBRE 2007 RESUME 3 page METHODOLOGIE PARTICI PATIVE DEMARCHE GENERALE