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Timestamp: 2018-02-18 08:34:45+00:00
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Site BASOL numéro : 33.0196
Date de publication de la fiche : 31/08/2016
Nom usuel du site : AIRBUS SAFRAN LAUNCHERS SAS
Adresse : Route de Touban
Lieu-dit : Les Cinq Chemins
LAMBERT II ETENDU 361471 1990350 Commune (centre)
plan-cartographique-33.0196--1.doc
plan-cartographique-33.0196--2.doc
plan-cartographique-33.0196--1.doc : Plan situation - Vue aérienne
plan-cartographique-33.0196--2.doc : Hydrogéologie - Localisation des ouvrages
Caractérisation du site à la date du 30/08/2016
Usine de production de pièces composites à matrice céramique utilisées dans les systèmes de propulsion d'avions civils et militaires, de missiles, de fusées et de satellite, exploitée par la société SNECMA PROPULSION SOLIDE sur la commune du Haillan en Gironde (33), lieu dit "Les Cinq Chemins".
En 2012, le changement d'exploitant est déclaré au profit de la société SAFRAN HERAKLES.
Les installations sont autorisées par l'arrêté préfectoral du 28/06/2002, complété par les arrêtés du :
- 29/07/2004 : retrait de la rubrique 1710-b (Substances radioactives (préparation, fabrication, transformation et conditionnement des), et utilisation de substances radioactives sous forme de sources non scellées ou sous forme de sources scellées non conformes aux normes NF M 61-002 et NF M 61-003),
- APC du 6 juillet 2006, prescrivant un diagnostic des sols, le suivi et le traitement des pollutions du sol
- 23/10/2006 : implantation d'un nouveau four,
- 03/11/2006 et 11/05/2007 : modification du tableau de classement.
APC du 10 juillet 2009 relatif aux rejets aqueux
APC du 11 décembre 2013 relatif au plan d’action de réduction des rejets aqueux
Les installations sont classées seuil bas au titre de la directive SEVESO 2.
Au cours de l’été 2003, plusieurs déversements de rejets de solvants chlorés liés au dysfonctionnement d’une alarme de trop plein génèrent une pollution accidentelle et chronique. Ces déversements sont immédiatement stoppés.
En Août 2003, une pollution des sols, constituant la source n°1, est constatée par l'acétone (3300mg/kg),les crésols (33mg/kg) et les phénols (3100mg/kg) au niveau d'une cuve de récupération des effluents à proximité du bâtiment 32. Cet incident est dû au dysfonctionnement de l'alarme de trop-plein. Les prélèvements effectués dans la nappe montrent la présence des composés ci-dessus et révèlent des concentrations élevées en composés organiques volatils (COHV) trichloréthylène (6mg/kg) et perchloréthylène notamment dont l'origine n'est pas identifiée sur le moment.
Le 01/12/2003 la DRIRE demande à l'exploitant d'engager les mesures suivantes :
- affiner les investigations afin de déterminer de futures actions,
- mener une étude de vulnérabilité pour Janvier 2004,
- finaliser l’Évaluation Simplifiée des Risques pour Février 2004,
- mener une surveillance périodique de la nappe à proximité de la source de pollution.
Le 05/10/2005, le rapport d'étude historique et d'état des lieux révèle la présence d'une seconde source de pollution des sols par de la méthyl-éthyl-cétone et des COHV essentiellement au niveau du bâtiment 24. L'origine en est la cuve fuyarde de réception des eaux de procédés. Cette cuve a été remplacée par une cuve double enveloppe en 2001.
Cette étude montre que les nappes du quaternaire et du Miocène sont impactées. La pollution semble être confinée sur le site par le rabattement de nappe que génère le pompage d'eau industrielle F1bis sur le site. Le classement du site est toutefois 1 : nécessité de mener des investigations complémentaires.
L'arrêté préfectoral du 06/07/2006, prescrit la réalisation du diagnostic approfondi du site. Le document remis en Juillet 2006 fait état de la limitation de la propagation des panaches des deux sources par la barrière hydraulique du forage F1bis, dégradation des phénols et de la MEC en milieux oxydants, dégradation naturelle des chlorés en milieu réducteur. Le mode de gestion proposé est la surveillance de l'atténuation naturelle en partant du principe que les eaux impactées du forage F1Bis sont conformes à l'usage industriel. La gestion environnementale reste toutefois à mettre en place.
Les rapports BURGEAP des 21/01/2012 (bilan matière des flux de COHV) et 17/02/2012 (étude technico-économique des solutions de traitement des issues du captage) transmis le 27/03/2012 sont en cours d'analyse.
3.1 - Composés halogènés
Le 29/10/2004, des actions sont fixées portant sur les sols, les eaux souterraines, les eaux superficielles, l’étude historique du site et le traitement des données.
En Août 2005, 80 m3 de terres polluées sont excavées de la source n°1.
L'étendue de la pollution résiduelle déterminée en Février 2006 est d'environ 110 m2 sous un bâtiment et sous une route. Le volume des sols "excavables" pour des raisons de stabilité des bâtiments ne représenterait que 25% des sols impactés. Le 14/12/2005, les conclusions sont les suivantes :
- mener 15 sondages des sols (24 analyses),
- poursuivre la surveillance des 18 piézomètres,
- maintenir les pompages.
Le bilan quadriennal du suivi des sols et de la nappe présenté le 13/04/2011 fait apparaître que :
- les conditions physico-chimiques réductrices permettent l'atténuation naturelle de la source COHV Nord n°1 notamment par la présence de la charge organique. On n'observe pas de transfert de pollution, ni vers l'aval, ni vers le forage F1bis,
- le phénomène d'atténuation naturelle pour les deux autres sources COHV Sud n°2 et n°3, est moins évident. Le forage F1bis contribue au confinement de ces sources par le rabattement de la nappe,
- en revanche, l'eau d'exhaure du forage F1bis est impactée par les COHV et est utilisée dans les process.
Le 13/04/2011, l'inspection demande à SNECMA de :
- rationaliser l'usage de la gravière en définissant les niveaux bas et haut (écart de 20 cm) de façon à conditionner l'utilisation du forage F5. Le trop-plein en période pluvieuse sera vidangé dans le milieu naturel,
- optimiser l'exploitation du forage F1bis, prioritaire aux deux autres forages,
- réaliser les test d'arrêt du forage F1bis sur une semaine et vérifier l'incidence sur le confinement de la nappe,
- mettre en place de quatre piézomètres supplémentaires pour les besoins du test,
- réaliser un bilan matière des COHV apportés par les procédés et par le forage F1bis,
- réaliser l'étude technico-économique du traitement des eaux du forages F1bis,
- réaliser l'étude technico-économique du traitement des eaux de rejets du site.
Le bilan matière et l'étude des solutions technico-économiques de traitements sont remis le 31/01/2012. Les composés chlorés issus de l'eau du forage sont rejetés, pour les deux tiers à l'atmosphère et pour le tiers restant, dans les fossés qui rejoignent les ruisseaux du Haillan, de Magudas et de Berlincan.
3.2 - Hydrocarbures
Une pollution des sols par des hydrocarbures a été localisée mi 2011 autour d'une cuve de fuel. La zone impactée a été excavée. L'inspection du 21/06/2012 a permis de constater les travaux. L'exploitant à apporté l'ensemble des éléments justifiant de la bonne réalisation des travaux de dépollution dans un rapport remis à l'administration.
3.3 - Dépollution
La société BURGEAP a présenté le bilan quadriennal de la mise en place du confinement hydraulique via le forage F1 bis. L’évolution des résultats du réseau piézométrique prélevé et analysé à fréquence semestriel a aussi été présenté.
Le débit moyen du forage F1 bis est de 28m3/h, avec un taux de fonctionnement de 85 % du temps. Le confinement le plus faible a été relevé lors de la période de hautes eaux d’avril 2014. L’eau est utilisée pour les différents procédés du site. En 2012 l’exploitant a remis un bilan présentant les émissions résiduelles estimées de polluants non traités lors de l’utilisation de l’eau dans les procédés du site.
Sur les 3 sources de pollution recensées sur le site, on note une atténuation naturelle remarquable de la source 1 (débordement chronique d’une cuve d’ISOTEX au bâtiment 32) et dans une moindre mesure de la source 2 (sur-verse de CHEMOSIL via un regard). En revanche la source 3 (comprise entre les piézomètres S18 et S21, ce qui est plutôt un panache) ne présente pas d’évolution. Les concentrations du forage F1 bis restent constantes de l’ordre de la centaine de μg/l en composés organiques solubles.
Le 26/08/2016, l'inspection propose un projet d’arrêté préfectoral complémentaire afin de définir les prescriptions suivantes pour ce qui concerne la pollution des sols et des eaux souterraines :
-renforcer la surveillance semestrielle par 2 campagnes supplémentaires à l’issue de l’arrêt annuel estival (fin août) et à l’issue de l’arrêt annuel hivernal (début janvier) ;
-préciser la délimitation de la source 3 en intégrant le piézomètre S22 au suivi piézométrique et en investiguant des piézomètres hors site à l’amont hydraulique des installations (aval « naturel », dans le périmètre de la société THALES notamment) ;
-déterminer le débit strictement nécessaire au confinement de la pollution via le forage F1 bis (l’appoint d’eaux industrielle serait réalisé via un autre forage du site provenant d’une zone non polluée) puis transmettre une étude technico-économique relative à la mise en place d’un traitement complémentaire des eaux du forage F1 afin de traiter les polluants présents avant leur utilisation dans les procédés ;
-réaliser un diagnostic de l’état de l’ouvrage S10 et le remettre en état si nécessaire. Réaliser les analyses d’un prélèvement sur ce forage afin de s’assurer de l’absence de pollution de la nappe de l’oligocène ;
-justifier que les analyses réalisées dans les piézomètres de la zone pyrotechniques du site comprennent l’ensemble des substances employées et préciser les limites de quantification retenues pour chaque composé.
L'arrêté préfectoral du 06/07/2006 prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines par 18 piézomètres dans lesquels on mesure les paramètres COHV, COV, O2, pH, potentiel redox, Temp, Cond, acétone, phénols, crésols, MEC,
Le 13/04/2011, il est décidé d'intégrer trois nouveaux piézomètres (S28, F8 et F9) dans le programme de surveillance ainsi qu'un prélèvement dans la gravière. Le suivi de l'atténuation naturelle sera effectuée via les piézomètres S18, S21, F3 et F5.
5 - SURVEILLANCE DES EAUX DE LA MARE AUX CANARDS
Cette mare de 1500 m3 n'a aucune utilisation industrielle. Les résultats d'analyses d'Avril 2012 montrent une diminution des concentrations mesurées, sans toutefois atteindre les objectifs de qualité des masses d'eau prévues par la directive cadre. On note une DCO de 69 mg/l, deux fois supérieure à l'objectif ci-dessus. Lors de l'inspection du 21/06/2012, il a été demandé que les éventuels ruissellements du parc à ferrailles soient isolés de la mare. Suite à la pollution du fossé situé à l'aval de la mare en Juillet 2011, l'exploitant a isolé la mare aux canards du fossé, en remplaçant la vanne de barrage existante par un mur et en réalisant le renforcement de la digue entre la mare aux canards et le fossé. Un nouveau point de contrôle a été intégré dans ses rondes de surveillance visuelle afin de s'assurer de l'intégrité de la digue. Cette épisode a révélé une augmentation du pH de la mare aux canards sans qu'il ait été relevé d'apport d'eaux basique issue du site jusqu'à cette mare aux canards. En amont, le fossé qui longe la mare n'a pas révélé de variation de pH lors de l'événement. Elle a eu lieu lors des fortes chaleurs de l'été. Il faut noter que cet événement a eu lieu pendant l'arrêt annuel d'activité du site. Le début de la mise à l'arrêt des activités a commencé environ une semaine avant l'épisode (notamment l'arrêt des fours de pyrolyse). La mare aux canards du site, qui n'a pas d'utilisation industrielle, a fuit juste en amont d'un point de rejet du site qui donne vers un fossé public et qui rejoint ensuite le ruisseau du Haillan, l'eau de la mare aux canards du site n'est pas de bonne qualité, mais que ceci ne peut pas à ce jour être relié à une émission de rejets industriel du site, mais plutôt au caractère stagnant de l'eau de la mare. Dans ce cadre la qualité de l'eau se dégrade lors de fortes chaleurs, que la mare aux canards à été isolée afin de ne plus pouvoir fuir dans le fossé qui rejoint le ruisseau du Haillan. A l'issue de l'inspection, il est demandé à l'exploitant de confirmer qu'il n'y a pas d'arrivée d'eau (pluviale, toiture, parking...) qui aboutisse dans la mare aux canards.
Date de la découverte : 01/07/2003
Diagnostic approfondi 06/07/2006 Site traité avec surveillance, travaux réalisés, surveillance imposée par AP ou en cours (projet d'AP présenté au CODERST) 31/07/2006
Surveillance du site 06/07/2006 Site traité avec restrictions d'usages, travaux réalisés, restrictions d'usages ou servitudes imposées ou en cours 06/07/2006
Etude de traitabilité 13/04/2011 Site en cours de traitement, objectifs de réhabilitation et choix techniques définis ou en cours de mise en oeuvre 12/05/2011
L'étude de traitabilité de l'exhaure du forage et du rejet global usine a été décidé en réunion avec l'exploitant le 13/04/2011. Pas d'arrêté envisagé pour le moment.
Autre : eau industielle
Début de la surveillance : 06/12/2006
Résultat de la surveillance à la date du 17/11/2011 : 1 LA SITUATION RESTE STABLE
Résultat de la surveillance, autre : La campagne d’analyses des eaux souterraines de mars 2007 montre que la situation est satisfaisante et reste stable par rapport aux dernières campagnes. Le forage F1bis agissant sur la nappe pour créer un cône de rabattement, aucune pollution n'est constatée à l'extérieur du site. Les campagnes de 2008 (mars et octobre) ont permis de confirmer le rôle de barrière hydraulique créée par le forage F1bis. Les résultats analytiques au niveau des différents piézomètres montrent que la biodégradation des différents composés est effective. Toutefois, une augmentation des valeurs a été observée latéralement par rapport au cône de rabattement créé autour du forage F1bis, sur les 2 campagnes. Les campagnes de 2009 permettront de confirmer ou d'infirmer cette situation. Les campagnes de 2009 montrent, - au droit de la source 1, des teneurs en acétone, phénol et crésols supérieures respectivement à 1500 mg/l, 250mg/l et 10mg/l La teneurs en COHV se situé autour de 1mg/l. En latéral du panache, les COHV sont mesurés à l'état de traces. Toutefois, les teneurs en COHV dans la nappe du miocène ont tendance à augmenter. - au droit de la source 2, la présence majoritaire de Méthyl-Ethyl-Cétone (max 14mg/l). On observe une teneur max en phénol de 5,1µg/l et une teneur en acétone autour de 1mg/l. Les teneurs en COHV sont inférieures à 0,5mg/l. En latéral du panache, les teneurs en COHV sont mstable depuis 2006. - au droit de la source 3, on observe une tenur en COHv de 30µg/l, en diminution depuis 2006. Bilan 2006-2010 : Les concentrations en Trichloéthylène dans les deux source 1 et 2 passent de de 3000µg/l à 400 µg/l pore la source 1 et de 900 µg/l à 120 µg/l pour la source 2. L'atténuation naturelle des COHV est validée, surtout pour la source 1. Elle est moins évidente, voire nulle dans la source 3 est faible, on note l'apparition du chlorure de vinyle depuis 2006. Les panaches sont contenus du fait du rabattement provoqué par le forage de l'usine dont les eaux sont impactées en COHV. Campagne 2010 : Le 13/04/2011, il est décidé d'intégrer 3 nouveaux piézomètres, S28, F8 et F9 dans le programme de surveillance ainsi qu'un prélèvement dans la gravière. Le suivi de l'atténuation naturelle sera effectuée via les piézos S18, S21, F3 et F5. La campagne du 17/11/2011 en basses eaux montre une situation stable avec des valeurs en chlorure de vinyle dépassant légèrement les valeurs de référence en limite nord du site (0,5 et 0,8 µg/l). Traces de trichlorèthylène (1,7 µg/l) et de 1,2 DCE (1,4 µg/l) dans la gravière.
Autre : Atténuation naturelle contrôlée pour une source sur les 3.