Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19970226-153884
Timestamp: 2016-12-02 18:42:03+00:00
Document Index: 40446283

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 41", "l'article 75", "l'article 75", 'art. 41', 'art. 75']

France, Conseil d'État, 9 ss, 26 février 1997, 153884
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 153884Numéro NOR : CETATEXT000007969754 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1997-02-26;153884 Analyses : DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ACCES AUX DOCUMENTS ADMINISTRATIFS.Texte : Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 26 novembre 1993, présentée par M. Paul X..., demeurant à La Bachellerie (24210) ; M. X... demande que le Conseil d'Etat : 1°) annule le jugement en date du 17 juin 1993 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision implicite du commandant de la compagnie de gendarmerie de Sarlat lui refusant la communication des références de deux rapports qui avaient été rédigés en 1987 par ses services et à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 5 000 F au titre des frais irrépétibles ;
2°) condamne l'Etat à lui verser une somme de 10 000 F au titre des frais irrépétibles ;
Vu le décret n° 88-465 du 25 avril 1988 relatif à la procédure d'accès aux documents administratifs ;
- les conclusions de M. Goulard, Commissaire du gouvernement ;Considérant que par une lettre du 28 juin 1990, M. X... a demandé au commandant de la gendarmerie de Sarlat de lui indiquer les références de deux rapports qui auraient été rédigés en 1987 ; que l'administration s'est abstenue de répondre à cette demande ; que le rejet d'une simple demande de renseignements qui ne constitue pas un refus de communication de document administratif n'est pas susceptible d'être déféré au juge de l'excès de pouvoir ; que, par suite, M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que sa demande d'annulation a été jugée irrecevable par le tribunal ;
Considérant que les passages du mémoire en date du 25 novembre 1993 de M. X... commençant par les mots "Vu que l'attitude ..." et se terminant pas les mots " ...suspecte de partialité" présentent un caractère injurieux et diffamatoire ; qu'il y a lieu d'en prononcer la suppression par application des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ;
Considérant que les dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que le ministre de la défense qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X... la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;
Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 et de condamner M. X... à payer à l'Etat la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;
Article 3 : Les passages du mémoire de M. X... en date du 25 novembre 1993 commençant par les mots "Vu que l'attitude ..." et se terminant par les mots " ... suspecte de partialité" sont supprimés.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. Paul X... et au ministre de la défense.Références : Loi 1881-07-29 art. 41Loi 91-647 1991-07-10 art. 75Publications :Proposition de citation: CE, 26 février 1997, n° 153884Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Mme VesturRapporteur public : M. GoulardOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 9 ssDate de la décision : 26/02/1997Fonds documentaire : Legifrance Haut de page