Source: http://docplayer.fr/2802972-Monographie-de-produit-etanercept-solution-injectable-en-seringues-preremplies.html
Timestamp: 2017-09-26 18:45:31+00:00
Document Index: 215005064

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

MONOGRAPHIE DE PRODUIT. étanercept. Solution injectable en seringues préremplies - PDF
Download "MONOGRAPHIE DE PRODUIT. étanercept. Solution injectable en seringues préremplies"
Sabine Juneau
1 MONOGRAPHIE DE PRODUIT Pr Enbrel MD étanercept Solution injectable en seringues préremplies 50 mg/ml et Poudre lyophilisée pour reconstitution présentée en flacons 25 mg/flacon Norme de pharmacopée reconnue Modificateur de la réponse biologique IMMUNEX CORPORATION Thousand Oaks, CA 91320, É.-U. Date d autorisation : 13 septembre 2013 Distribué par : AMGEN CANADA INC. Mississauga, Canada L5N 0A4 N o de contrôle : Monographie d ENBREL Page 1 de 93 Réglementation Canada, date de révision : 1 novembre 2013
2 TABLE DES MATIÈRES PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ... 3 RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT... 3 DESCRIPTION... 3 INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE... 3 CONTRE-INDICATIONS... 4 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS... 5 EFFETS INDÉSIRABLES INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES POSOLOGIE ET ADMINISTRATION SURDOSAGE MODE D ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE STABILITÉ ET ENTREPOSAGE DIRECTIVES PARTICULIÈRES DE MANIPULATION FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ESSAIS CLINIQUES PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE TOXICOLOGIE RÉFÉRENCES PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR Monographie d ENBREL Page 2 de 96
3 Enbrel MD étanercept PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT Voie d administration Injection souscutanée (s.-c.) Forme posologique et concentration Solution stérile injectable / seringues préremplies à 50 mg/ml (0,51 ml et 0,98 ml par seringue) et autoinjecteurs à 50 mg/ml (0,98 ml) Ingrédients non médicamenteux cliniquement importants Sans objet Pour la liste complète des ingrédients, voir la section Formes posologiques, composition et conditionnement. Poudre lyophilisée pour reconstitution/ 25 mg/flacon Les seringues préremplies de 0,51 ml ne sont pas commercialisées au Canada. DESCRIPTION ENBREL (étanercept) est une protéine de fusion dimère formée du domaine de liaison extracellulaire des ligands au récepteur p75 (75 kilodaltons) du facteur de nécrose tumorale humain (TNFR), couplé au domaine Fc d une immunoglobuline humaine (IgG 1 ). L étanercept est produit par génie génétique, et plus précisément par un système d expression dans des cellules ovariennes de hamster chinois. Il comprend 934 acides aminés et a un poids moléculaire apparent d environ 150 kilodaltons. INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ENBREL est indiqué pour : le traitement des poussées évolutives des formes modérées ou graves de la polyarthrite rhumatoïde chez les adultes. Le traitement est efficace pour réduire les signes et les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, induire une réponse clinique marquée, inhiber la détérioration structurale et améliorer la capacité physique. Le traitement par ENBREL peut être instauré en association avec le méthotrexate (MTX) chez les adultes ou être utilisé seul; atténuer les signes et les symptômes des poussées évolutives des formes modérées ou graves d arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire chez les patients âgés de quatre à 17 ans qui n ont pas réagi de façon satisfaisante à au moins un traitement antirhumatismal de fond. On n a pas étudié ENBREL chez les enfants de moins de quatre ans; atténuer les signes et les symptômes associés à la détérioration structurale provoquée par les poussées évolutives du rhumatisme psoriasique, inhiber la progression de ces lésions et améliorer la fonction physique chez les adultes atteints de rhumatisme psoriasique. ENBREL peut être associé au méthotrexate chez les adultes qui n ont pas répondu adéquatement au méthotrexate seul; Monographie d ENBREL Page 3 de 96
4 réduire les signes et les symptômes des poussées évolutives de la spondylarthrite ankylosante; traiter les adultes atteints d une forme chronique, modérée ou grave, de psoriasis en plaques dont le cas relève d un traitement général ou de la photothérapie. Une amélioration peut se manifester après seulement une semaine de traitement par ENBREL chez les adultes, et dans les deux premières semaines chez l enfant. L effet du médicament culmine généralement en moins de trois mois dans les deux cas et persiste ensuite tout au long du traitement. Certains patients voient leur état s améliorer encore davantage après trois mois de traitement. En règle générale, l arrêt du traitement par ENBREL s est soldé par la réapparition des symptômes arthritiques au cours du mois suivant. Dans les essais cliniques ouverts, la reprise du traitement chez des adultes ayant cessé de prendre ENBREL pendant 18 mois au maximum a produit une réponse de la même ampleur que celle observée chez les sujets ayant reçu ENBREL sans interruption. Chez les enfants, la reprise du traitement après un arrêt pouvant atteindre quatre mois a également donné lieu à une réponse favorable. Personnes âgées (de plus de 65 ans) : Quatre cent quatre-vingts patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant participé aux études cliniques étaient âgés de 65 ans ou plus. Dans l ensemble, aucune différence d innocuité ou d efficacité n a été observée entre ces patients et les patients plus jeunes. Cent trente-huit patients atteints de psoriasis en plaques ayant participé aux études cliniques étaient âgés de 65 ans ou plus. Dans l ensemble, aucune différence d efficacité n a été observée entre ces patients et les patients plus jeunes. Étant donné que les personnes âgées sont plus sensibles et prédisposées aux infections, il faut les traiter en faisant preuve de prudence (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS/Populations particulières/personnes âgées). Enfants (de moins de quatre ans) : ENBREL est indiqué dans le traitement de l arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire chez les patients qui n ont pas répondu de façon satisfaisante à au moins un traitement antirhumatismal de fond. ENBREL n a pas été étudié chez les enfants de moins de quatre ans. L efficacité et l innocuité d ENBREL n ont pas été étudiées chez les enfants atteints de psoriasis en plaques. CONTRE-INDICATIONS Hypersensibilité à ENBREL ou à l un de ses composants. Pour la liste complète des ingrédients, voir la section FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT. Les patients souffrant ou risquant de souffrir d un état septique, notamment les patients porteurs du VIH ou présentant une immunodépression. Monographie d ENBREL Page 4 de 96
5 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS Mises en garde et précautions importantes Infections De graves infections entraînant l hospitalisation ou la mort, y compris un état septique, la tuberculose (TB), des infections fongiques envahissantes et d autres infections opportunistes, ont été signalées chez des patients traités par des anti- TNF, y compris ENBREL. La tuberculose pourrait être causée par une infection latente réactivée ou une nouvelle infection. Toute infection évolutive, que ce soit la tuberculose ou d autres infections chroniques ou localisées, exclut la mise en route d un traitement par ENBREL. L apparition d une infection grave ou d un état septique commande l arrêt du traitement par ENBREL. La prudence est de mise quand on envisage d administrer ENBREL à un patient ayant des antécédents d infections récidivantes ou latentes, comme la TB, ou à un patient atteint d une affection sous-jacente susceptible de le prédisposer aux infections, comme un diabète avancé ou mal maîtrisé. Avant de commencer un traitement par ENBREL, il faut déterminer si les patients présentent une TB évolutive ou latente. Lorsque la TB latente est diagnostiquée, il faut administrer un traitement antituberculeux avant d instaurer celui par ENBREL. Pendant et après le traitement par ENBREL, les patients doivent faire l objet d une surveillance visant à détecter l apparition de signes et de symptômes d infection, notamment en vue de déceler la présence d une tuberculose chez les patients dont les résultats aux épreuves de dépistage de la tuberculose latente effectuées avant le traitement se sont révélés négatifs (pour des renseignements détaillés, voir la section Infections graves et opportunistes). Cancers On a signalé des cas de lymphomes et d autres cancers, dont certains d issue fatale, chez des enfants et des adolescents traités par un antagoniste du TNF, incluant ENBREL (pour des renseignements détaillés, voir la section Cancers/Enfants ci-dessous). Infections graves et opportunistes Des infections graves attribuables à divers agents pathogènes, dont bactéries, mycobactéries, mycètes envahissants, virus, parasites (y compris protozoaires) ou autres agents pathogènes opportunistes, ont été signalées chez des patients recevant des antagonistes du TNF. Certaines de ces infections ont été mortelles. Des cas de tuberculose, d histoplasmose, d aspergillose, de blastomycose, de candidose, de coccidioïdomycose, de légionellose, de listériose et de pneumocystose ont été rapportés (voir la section EFFETS INDÉSIRABLES/Infections). L infection se présentait souvent sous forme disséminée plutôt que localisée. Un bon nombre des infections graves sont survenues chez des patients recevant un traitement immunosuppresseur concomitant, un facteur qui, ajouté à leur maladie sous-jacente, était susceptible de les prédisposer aux infections. Monographie d ENBREL Page 5 de 96
6 Toute infection évolutive, y compris les infections localisées importantes sur le plan clinique, exclut la mise en route d un traitement par ENBREL. Il faut soupeser les risques et les avantages avant d entreprendre le traitement chez les patients : atteints d une infection chronique ou récidivante; ayant été exposés à la tuberculose; ayant déjà eu une infection opportuniste; ayant résidé ou voyagé dans des régions où sévit une endémie de tuberculose ou de mycoses, telles l histoplasmose, la coccidioïdomycose ou la blastomycose; atteints d une affection sous-jacente susceptible de les prédisposer aux infections, comme un diabète avancé ou mal maîtrisé. Des cas de réactivation de la tuberculose ou de nouvelle infection tuberculeuse ont été observés chez des patients recevant ENBREL, y compris chez ceux ayant déjà reçu un traitement contre la tuberculose latente ou évolutive. On doit évaluer les patients en fonction des facteurs de risque énoncés dans les Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse et leur faire subir un test de dépistage de la tuberculose latente avant d entreprendre le traitement par ENBREL et pendant le traitement si nécessaire. Il faut rappeler le risque d obtenir de faux négatifs avec l intradermoréaction à la tuberculine, particulièrement chez les patients gravement malades ou immunodéprimés. Le traitement par ENBREL ne doit pas être instauré lorsque la tuberculose évolutive est diagnostiquée. Lorsque la tuberculose latente est diagnostiquée, il faut administrer un traitement antituberculeux avant d instaurer celui par ENBREL. Dans ce cas, le rapport risque-avantage du traitement par ENBREL doit être soigneusement évalué. Il faut également envisager d administrer un traitement antituberculeux avant l instauration du traitement par ENBREL chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou évolutive et pour lesquels on ne peut confirmer qu un traitement adéquat a été administré, ainsi que chez les patients ayant obtenu un résultat négatif à l épreuve de dépistage de la tuberculose latente mais qui présentent des facteurs de risque de tuberculose. Il est recommandé de consulter un médecin possédant une expertise dans le traitement de la tuberculose afin de déterminer s il convient d entreprendre un traitement antituberculeux dans le cas d un patient en particulier. Pendant et après le traitement par ENBREL, les patients doivent faire l objet d une surveillance visant à détecter l apparition de signes et de symptômes d infection, notamment en vue de déceler la présence d une tuberculose chez les patients dont les résultats aux épreuves de dépistage de la tuberculose latente effectuées avant le traitement se sont révélés négatifs. Les épreuves de dépistage de la tuberculose latente peuvent donner des résultats faussement négatifs pendant un traitement par ENBREL. L apparition d une nouvelle infection au cours du traitement par ENBREL doit éveiller de forts soupçons de tuberculose, en particulier dans le cas de patients ayant déjà voyagé, récemment ou non, dans des pays où il existe une prévalence élevée de tuberculose, ou ayant été en contact étroit avec une personne atteinte de tuberculose évolutive. L histoplasmose ainsi que d autres infections fongiques envahissantes ne sont pas toujours correctement diagnostiquées chez les patients qui prennent des antagonistes du TNF, y compris ENBREL. Par conséquent, l administration d un traitement approprié est retardée, ce qui a parfois entraîné la mort. Chez les patients qui résident ou voyagent dans des régions où les mycoses sont à l état endémique, il faut soupçonner la présence d une infection fongique envahissante en cas d apparition d une maladie systémique grave. On peut entreprendre un Monographie d ENBREL Page 6 de 96
7 traitement antifongique empirique approprié pendant la réalisation du bilan diagnostique. Les épreuves de dépistage de l histoplasmose fondées sur la recherche d antigènes et d anticorps peuvent donner des résultats négatifs chez certains patients atteints d une infection évolutive. Lorsque cela est possible, la décision d administrer un traitement antifongique empirique chez ces patients doit être prise après consultation d un médecin détenant une expertise dans le diagnostic et le traitement des infections fongiques envahissantes, en tenant compte à la fois des risques d infection fongique grave et des risques associés au traitement antifongique. L apparition d une infection grave ou d un état septique commande l arrêt du traitement par ENBREL. Il faut surveiller de près les patients qui présentent une nouvelle infection pendant le traitement par ENBREL, procéder rapidement à un bilan diagnostique complet selon ce qui est approprié dans les cas d immunosuppression, et entreprendre le traitement antimicrobien qui s impose. Selon des études de pharmacovigilance portant sur des patients atteints d arthrite juvénile idiopathique, des infections graves ont été signalées chez environ 3 % des patients. Des cas d état septique ont également été signalés dans le cadre des activités de pharmacovigilance (0,8 %). Événements neurologiques Le traitement par des antagonistes du TNF, incluant ENBREL, a été associé à de rares cas d apparition ou d exacerbation de troubles du système nerveux central, y compris des troubles démyélinisants, certains d entre eux se manifestant par des changements de l état mental, d autres étant associés à une invalidité permanente, de même que des troubles démyélinisants du système nerveux périphérique. De rares cas de myélite transverse, de névrite optique et de troubles convulsifs nouveaux ou exacerbés ont été constatés dans le cadre de traitements par ENBREL. De très rares cas évocateurs du syndrome de Guillain et Barré ont été signalés dans le cadre de traitements par ENBREL depuis la commercialisation du médicament. Aucun essai clinique n a été réalisé pour évaluer le traitement par ENBREL chez des patients atteints de sclérose en plaques, mais d autres antagonistes du TNF administrés à de tels patients ont été associés à une augmentation de l activité de cette maladie. La prescription d ENBREL à un patient atteint d un trouble démyélinisant, préexistant ou d apparition récente, touchant le système nerveux central ou périphérique exige donc la prudence. Il serait justifié d envisager l arrêt du traitement si une démyélinisation du système nerveux central confirmée survenait chez un patient traité par ENBREL. Événements hématologiques De rares cas (moins de un patient traité sur mille) de neutropénie, de leucopénie, de thrombocytopénie, d anémie et de pancytopénie (y compris l anémie aplasique), dont certains ont connu une issue fatale, ont été signalés chez des patients traités par ENBREL. Certains des cas de pancytopénie sont survenus dès la deuxième semaine du traitement. La relation de cause à effet entre ces cas et ENBREL n a pas été établie. Même si la majorité de ces patients étaient exposés ou avaient été récemment exposés à d autres agents antirhumatismaux associés à une dépression médullaire (comme le méthotrexate, le léflunomide, l azathioprine et le cyclophosphamide), tel n était pas le cas pour certains d entre eux. Bien qu on ne soit pas parvenu à cerner un groupe particulièrement exposé, la prudence est de mise dans le cas des patients traités par ENBREL qui présentent des antécédents d anomalies hématologiques notables. Tous les patients doivent être invités à consulter immédiatement un médecin s ils présentent des signes ou des symptômes évoquant une dyscrasie sanguine ou une infection (p. ex., une fièvre persistante, des ecchymoses, Monographie d ENBREL Page 7 de 96
8 des saignements ou un teint pâle) pendant leur traitement. La confirmation d une anomalie hématologique importante doit inciter à envisager l arrêt du traitement par ENBREL. Des patients ayant reçu un traitement par l anakinra et par l étanercept (3/139, 2 %) ont manifesté une neutropénie (NAN inférieur à 1 x 10 9 /L). Pendant qu il présentait une neutropénie, l un de ces patients a fait une cellulite qui a cédé à une antibiothérapie. Cancers Lymphomes Dans les segments contrôlés des essais cliniques portant sur tous les antagonistes du TNF, un nombre plus élevé de cas de lymphome a été observé parmi les patients traités par ces agents que parmi les témoins. Dans les segments contrôlés et ouverts des essais cliniques sur ENBREL menés auprès de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, de spondylarthrite ankylosante et de rhumatisme psoriasique, on a observé un taux de lymphome de 0,10 cas par 100 années-patients. Ce chiffre est trois fois plus élevé que celui attendu dans la population générale. Les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde ou de psoriasis, particulièrement ceux qui présentent de fortes poussées évolutives de la maladie ou qui sont exposés de façon prolongée à des traitements immunosuppresseurs, risquent davantage d être atteints de lymphomes (le risque pouvant être multiplié plusieurs fois). Leucémie Après la commercialisation, on a signalé des cas de leucémie aiguë et chronique associés à l administration d antagonistes du TNF dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et d autres indications. Même s ils ne reçoivent aucun antagoniste du TNF, les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde risquent davantage de présenter une leucémie (environ 2 fois plus) que la population générale. Au cours des segments contrôlés des essais cliniques sur ENBREL, 2 cas de leucémie ont été observés parmi les patients (0,06 cas par 100 années-patients) traités par ENBREL par rapport à 0 cas parmi les patients témoins (0 %). La durée du traitement témoin a varié de 3 à 48 mois. Parmi les patients traités par ENBREL lors des segments contrôlés et ouverts des essais cliniques, soit environ années-patients de traitement, on a observé un taux de leucémie de 0,03 cas par 100 années-patients (voir EFFETS INDÉSIRABLES/Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques/cancers). Autres cancers Dans le cas des cancers autres que les lymphomes et les cancers de la peau non mélaniques, on n a noté aucune différence entre les groupes sous ENBREL et sous placebo quant au taux de réactions ajusté en fonction de l exposition au traitement, lors des segments contrôlés des essais cliniques portant sur toutes les indications. Lors de l analyse combinée du nombre de cancers des segments contrôlés et non contrôlés des essais cliniques, on a constaté que le type et le nombre de cancers étaient semblables à ceux auxquels on s attend dans la population générale, d après la base de données du programme Surveillance, Epidemiology and End Results (SEER) de l Institut national du cancer, et qu il n y avait aucune augmentation de la fréquence avec le temps. Monographie d ENBREL Page 8 de 96
9 On ignore toutefois si le traitement par ENBREL a joué un rôle dans l apparition et l évolution des cancers chez les adultes (voir EFFETS INDÉSIRABLES/Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques/cancers). Mélanomes et cancers de la peau non mélaniques On a signalé des cas de mélanomes et de cancers de la peau non mélaniques chez des patients traités par des antagonistes du TNF, y compris ENBREL. Parmi les patients traités par ENBREL lors des segments contrôlés et ouverts des essais cliniques, soit environ années-patients de traitement, on a observé un taux de mélanomes de 0,043 cas par 100 années-patients. Lors des essais cliniques contrôlés en rhumatologie (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante et rhumatisme psoriasique), le taux de cancers de la peau non mélaniques observé a été de 0,41 cas par 100 années-patients chez les patients traités par ENBREL comparativement à 0,37 cas par 100 années-patients chez les patients témoins. Lors des essais cliniques contrôlés menés auprès de patients atteints de psoriasis, le taux de cancers de la peau non mélaniques observé a été de 3,54 cas par 100 années-patients chez les patients traités par ENBREL par rapport à 1,28 cas par 100 annéespatients chez les patients témoins (voir EFFETS INDÉSIRABLES/Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques/cancers). Depuis la commercialisation, de très rares cas de carcinomes à cellules de Merkel ont été signalés chez des patients traités par ENBREL. Les facteurs de risque de mélanome ou de cancer de la peau non mélanique sont les suivants : exposition cumulative aux rayons ultraviolets, âge avancé, sexe masculin, teint pâle, antécédents de coup de soleil grave ou de cancer de la peau, usage du tabac et agents immunodépresseurs. On devrait effectuer des examens de la peau à intervalles réguliers chez tous les patients présentant un risque accru de cancer de la peau. Enfants Des cas de cancers, parfois d issue fatale, ont été signalés chez des enfants, des adolescents et de jeunes adultes (âgés de 22 ans ou moins) qui avaient amorcé un traitement par un antagoniste du TNF, incluant ENBREL, à l âge de 18 ans ou moins. Ces cas ont été signalés après la commercialisation et proviennent de diverses sources, incluant des registres et des rapports non sollicités reçus depuis la commercialisation. Environ la moitié des cas étaient des lymphomes, incluant des lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens. Cependant, aucun cas de lymphome T hépatosplénique n a été signalé chez les patients traités par ENBREL. Les autres cas représentaient divers types de cancers, incluant des cancers rares habituellement associés à l immunosuppression et des cancers qui ne sont habituellement pas observés chez les enfants et les adolescents. Environ la moitié de ces cancers sont apparus chez des patients traités pour une maladie intestinale inflammatoire chronique et environ le tiers, chez des patients traités pour l arthrite juvénile idiopathique. Les cancers sont survenus après une durée médiane de traitement de 30 mois (intervalle de 1 à 84 mois). La plupart des patients recevaient des immunosuppresseurs en concomitance. Lors d essais cliniques menés auprès de 696 patients traités par ENBREL, soit annéespatients de traitement, aucun cancer ni lymphome ou cancer de la peau non mélanique n a été signalé. Granulomatose de Wegener Dans une étude à répartition aléatoire et contrôlée par placebo portant sur 180 patients atteints de granulomatose de Wegener, l ajout d ENBREL au traitement classique (comprenant du cyclophosphamide, du méthotrexate et des corticostéroïdes) n a pas augmenté l efficacité de celui- Monographie d ENBREL Page 9 de 96
10 ci. Les sujets traités par ENBREL ont eu plus de cancers non cutanés que ceux qui avaient reçu le placebo. Le rôle d ENBREL dans l apparition de ces cancers est incertain, car les deux groupes de sujets de l étude présentaient des différences, notamment en ce qui concerne l âge, la durée de la maladie et l utilisation de cyclophosphamide. L administration d ENBREL à des patients traités par des agents immunodépresseurs pour une granulomatose de Wegener n est donc pas recommandée. L utilisation d ENBREL n est pas recommandée non plus chez des sujets recevant un traitement concomitant par le cyclophosphamide. Généralités L administration parentérale de tout produit biologique doit être assortie de toutes les précautions appropriées au cas où une réaction allergique ou indésirable surviendrait. Des réactions allergiques associées à l administration d ENBREL ont été signalées chez moins de 2 % des sujets lors des essais cliniques. En cas de réaction allergique ou anaphylactique grave, il faut cesser immédiatement d administrer ENBREL et instaurer un traitement approprié. Attention : Les composants suivants contiennent du caoutchouc naturel sec (un dérivé du latex), qui pourrait provoquer une réaction allergique chez les personnes qui y sont sensibles : la gaine de l'aiguille de la seringue préremplie et la gaine de l'aiguille à l'intérieur du capuchon de l autoinjecteur SureClick MD. Traitement concomitant par ENBREL et anakinra Lors des essais cliniques, on a observé des cas d infections et de neutropénie lors de l administration concomitante d anakinra et d ENBREL, sans aucun bienfait supplémentaire par rapport à une monothérapie par ENBREL. Étant donné la nature des événements indésirables observés lors du traitement associant ENBREL et l anakinra, il n est pas recommandé d administrer ENBREL en concomitance avec l anakinra (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). Administration concomitante d ENBREL et d abatacept Dans les études cliniques, l administration concomitante d ENBREL et d abatacept a entraîné une incidence accrue d événements indésirables graves et n a pas été associée à une augmentation des bienfaits cliniques. L association d ENBREL à l abatacept n est donc pas recommandée (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). Passage d un antirhumatismal de fond biologique à un autre Lors du passage d un agent biologique à un autre, il faut continuer de surveiller les signes d infection. Événements cardiovasculaires Des rapports de pharmacovigilance ont fait état de cas d aggravation d une insuffisance cardiaque congestive (ICC), avec ou sans facteurs déclencheurs reconnaissables, chez des patients traités par ENBREL. Les médecins doivent faire preuve de prudence lorsqu ils administrent ENBREL à des patients qui souffrent également d ICC. Deux essais cliniques de grande envergure (2 048 patients) ayant servi à évaluer l utilisation d ENBREL dans le traitement de l insuffisance cardiaque ont été interrompus avant la date prévue en raison d un manque d efficacité. Au cours de l un de ces deux essais, on a estimé qu il y avait peut-être eu aggravation de l insuffisance cardiaque chez les patients souffrant d ICC modérée à grave (classe IIIB de la NYHA) qui étaient traités par ENBREL par rapport aux sujets recevant un placebo. Monographie d ENBREL Page 10 de 96
11 Système immunitaire Immunodépression et immunocompétence Il est possible que les antagonistes du TNF, y compris ENBREL, affaiblissent les défenses de l hôte contre les infections et les cancers, puisque le TNF est un médiateur de l inflammation et un modulateur des réponses immunitaires cellulaires. Lors d une étude menée chez 49 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et traités par ENBREL, on n a observé aucun signe d inhibition de l hypersensibilité retardée, de réduction des taux d immunoglobulines, ou de changement dans les effectifs des populations de cellules effectrices. Le rôle d ENBREL dans l apparition et l évolution de certains cancers et de certaines infections évolutives ou chroniques n a pas été entièrement élucidé. L innocuité et l efficacité d ENBREL n ont pas été évaluées chez des patients présentant une immunodépression ou une infection chronique. Vaccinations Il faut éviter d administrer un vaccin vivant (notamment le vaccin antiamaril, le vaccin BCG, le vaccin antirubéoleux, le vaccin antipoliomyélitique, le vaccin anticholérique, le vaccin antityphoïdique et le vaccin contre la varicelle) pendant un traitement par ENBREL. Il n existe aucune donnée sur la transmission secondaire d une infection par un vaccin vivant chez les patients traités par ENBREL. On ne dispose d aucune donnée sur les effets de la vaccination chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde qui reçoivent ENBREL. Chez la plupart des patients atteints de rhumatisme psoriasique, traités par ENBREL, auxquels on a administré un vaccin antipneumococcique de type polysaccharidique, on a noté une réaction immunitaire efficace déclenchée par les lymphocytes B, mais les concentrations en agrégats ont été relativement plus faibles et les patients ont été moins nombreux à doubler leurs titres que les personnes qui n avaient pas reçu ENBREL. L importance de ce phénomène sur le plan clinique est inconnue. Dans une étude portant sur 205 adultes atteints de rhumatisme psoriasique, la réponse immunitaire humorale (anticorps) au vaccin à base de polysaccharide pneumococcique était similaire chez les patients qui recevaient un placebo ou ENBREL pour les antigènes suivants : 9V, 14, 18C, 19F et 23F. On recommande que les enfants souffrant d arthrite juvénile idiopathique reçoivent tous les vaccins prescrits aux enfants de leur âge conformément aux directives en vigueur avant de commencer un traitement par ENBREL. Deux patients atteints d arthrite juvénile idiopathique ont présenté une varicelle et des signes et symptômes de méningite lymphocytaire bénigne, dont ils se sont remis sans séquelles. On devrait suspendre temporairement le traitement par ENBREL chez les patients fortement exposés au virus de la varicelle et envisager un traitement prophylactique par immunoglobulines de varicelle-zona. Auto-immunité Le traitement par ENBREL peut entraîner la formation d auto-anticorps et, en de rares occasions, il peut provoquer l apparition d un syndrome pseudolupique ou d une hépatite auto-immune qui peut disparaître après le retrait d ENBREL. Si un patient présente des signes et des symptômes évoquant un syndrome pseudolupique ou une hépatite auto-immune à la suite d un traitement par ENBREL, il convient d interrompre l administration de ce produit et d évaluer soigneusement son état. Monographie d ENBREL Page 11 de 96
12 Hépatique Réactivation du virus de l hépatite B La réactivation de l hépatite B chez des patients antérieurement infectés par le virus de l hépatite B (VHB) et ayant reçu un traitement concomitant par des antagonistes du TNF, y compris ENBREL dans de très rares cas, a été signalée. Dans la majorité des cas, les patients recevaient aussi d autres médicaments immunosuppresseurs, dont le méthotrexate, l azathioprine et des corticostéroïdes. Les antagonistes du TNF ne sont pas les seuls médicaments susceptibles de provoquer une réactivation de l hépatite B; le même phénomène a été signalé après la prise d autres médicaments immunosuppresseurs. Aucune relation directe de cause à effet entre ces cas et les antagonistes du TNF n a donc été établie. Les patients risquant d être atteints d une infection au VHB doivent subir une épreuve de détection du VHB avant la mise en route d un traitement par un antagoniste du TNF. Pendant toute la durée du traitement et pendant plusieurs mois après l arrêt du traitement, les patients qui ont déjà été infectés par le VHB doivent faire l objet d une surveillance en vue de déceler les signes et les symptômes d une infection évolutive au VHB. Utilisation chez les patients atteints d une hépatite alcoolique modérée ou grave Les médecins doivent faire preuve de prudence lorsqu ils prescrivent ENBREL à des patients atteints d hépatite alcoolique modérée ou grave. Au cours d une étude menée auprès de 48 patients hospitalisés ayant reçu ENBREL ou un placebo pour une hépatite alcoolique modérée ou grave, le taux de mortalité des patients traités par ENBREL était similaire à celui des patients ayant reçu le placebo après un mois, mais était significativement plus élevé après six mois. Par conséquent, il n est pas recommandé d administrer d ENBREL pour le traitement des patients atteints d hépatite alcoolique. Carcinogenèse, mutagenèse et altération de la fertilité Aucune étude animale de longue durée n a été menée pour évaluer le pouvoir carcinogène d ENBREL ou son effet sur la fécondité. Les études de mutagenèse réalisées in vitro et in vivo n ont mis en évidence aucune activité mutagène. Populations particulières Femmes enceintes : Aucune étude n a été menée chez la femme enceinte. ENBREL ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que les avantages ne l emportent sur les risques (voir la section EFFETS INDÉSIRABLES ainsi que les autres MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). Le recours à ENBREL pendant le travail ou l accouchement n est pas validé par des recherches. Des études de toxicité fœtale ont été effectuées chez le rat et le lapin, à des doses 60 à 100 fois plus élevées que celle utilisée chez l humain; elles n ont pas révélé d effet préjudiciable d ENBREL sur le fœtus. Comme les études sur la reproduction animale ne permettent pas toujours de prédire les effets chez l humain, ce médicament ne doit être employé durant la grossesse que s il est manifestement nécessaire. ENBREL traverse la barrière placentaire et a été détecté dans le sérum de nourrissons nés de mères qui avaient reçu ENBREL pendant la grossesse. Les répercussions cliniques de cette exposition demeurent inconnues; toutefois, les nourrissons pourraient être exposés à un risque accru d infection. L administration de vaccins vivants à des nourrissons au cours des 16 semaines qui suivent l administration de la dernière dose d ENBREL à la mère est généralement déconseillée. Monographie d ENBREL Page 12 de 96
13 Nous invitons les femmes qui deviennent enceintes pendant le traitement par ENBREL à s inscrire au Programme de surveillance des grossesses d Amgen. Pour l inscription, les patientes ou leur médecin doivent composer le AMGEN ( ). Femmes qui allaitent : Des cas où ENBREL est passé dans le lait maternel après son administration par voie sous-cutanée ont été signalés. Comme un grand nombre de médicaments et d immunoglobulines peuvent passer dans le lait maternel, et comme ENBREL pourrait causer des effets indésirables graves chez le nourrisson, il faudra déterminer s il convient de mettre fin à l allaitement ou à la médication. Nous invitons les femmes qui choisissent de poursuivre le traitement par ENBREL pendant l allaitement à s inscrire au Programme de surveillance de l allaitement d Amgen. Pour l inscription, les patientes ou leur médecin doivent composer le AMGEN ( ). Enfants : ENBREL est indiqué dans le traitement de l arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire chez les patients qui n ont pas répondu de façon satisfaisante à au moins un traitement antirhumatismal de fond. Selon des rapports de pharmacovigilance portant sur des patients atteints d arthrite juvénile idiopathique, des infections graves ont été signalées chez environ 3 % des patients. Des cas d état septique ont également été signalés dans le cadre des activités de pharmacovigilance (0,8 %). On ignore les effets à long terme du traitement par ENBREL sur la maturation et le développement du squelette, du comportement, de la fonction cognitive, des organes sexuels et du système immunitaire des enfants. En étudiant les données d un registre d observation regroupant des patients atteints d arthrite juvénile idiopathique, on a noté que les événements indésirables étaient plus fréquents chez ceux qui étaient traités par une association d ENBREL et de méthotrexate. Comme, de toute évidence, ces enfants souffraient d une forme grave de la maladie puisque celle-ci n avait pas réagi favorablement à un traitement antérieur fondé sur l emploi d un seul de ces deux produits, on ignore si cette augmentation est liée au traitement ou à la maladie elle-même. On a signalé des cas de maladie intestinale inflammatoire chez des patients atteints d arthrite juvénile idiopathique qui étaient traités par ENBREL. Ce médicament n est pas efficace pour le traitement de la maladie intestinale inflammatoire. On ignore s il existe une relation de cause à effet avec ENBREL, car des manifestations cliniques d inflammation intestinale ont également été observées chez des patients atteints d arthrite juvénile idiopathique qui ne recevaient aucun traitement. ENBREL n a pas été étudié chez les enfants de moins de deux ans. L efficacité et l innocuité d ENBREL n ont pas été étudiées chez les enfants atteints de psoriasis en plaques. Personnes âgées (de plus de 65 ans) : Quatre cent quatre-vingts patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant participé aux études cliniques étaient âgés de 65 ans ou plus. Dans l ensemble, aucune différence d innocuité ou d efficacité n a été observée entre ces patients et les patients plus jeunes. Cent trente-huit patients atteints de psoriasis en plaques ayant participé aux études cliniques étaient âgés de 65 ans ou plus. Dans l ensemble, aucune différence d efficacité n a été observée entre ces Monographie d ENBREL Page 13 de 96
14 patients et les patients plus jeunes. Au cours des essais contrôlés portant sur le psoriasis en plaques, des événements indésirables graves se sont manifestés chez moins de 1,5 % des patients ayant reçu soit ENBREL, soit un placebo, pendant les trois premiers mois de traitement. La fréquence des événements indésirables graves chez les patients recevant ENBREL à 50 mg 2 f.p.s. a été plus élevée chez les patients âgés de 65 ans ou plus que chez les patients plus jeunes. Au cours d essais ouverts à long terme portant sur le psoriasis en plaques, les événements indésirables non infectieux graves étaient moins courants et la fréquence des événements ajustée en fonction de l exposition est demeurée généralement stable durant tout le traitement par ENBREL. Bien que les données à long terme sur les patients âgés de 65 ans ou plus soient limitées, les événements indésirables, y compris les événements indésirables graves, sont survenus plus fréquemment chez les patients recevant ENBREL à 50 mg 2 f.p.s. (voir EFFETS INDÉSIRABLES/Aperçu des effets indésirables du médicament). Une sensibilité accrue chez certaines personnes âgées ne peut toutefois être exclue. La prédisposition des personnes âgées aux infections justifie une plus grande prudence. Utilisation chez les personnes atteintes de diabète : On a signalé des cas d hypoglycémie à la suite de l instauration du traitement par ENBREL chez des patients recevant des médicaments antidiabétiques, ce qui a nécessité une réduction de la dose des médicaments antidiabétiques chez certains de ces patients. EFFETS INDÉSIRABLES Aperçu des effets indésirables du médicament Effets indésirables chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, de rhumatisme psoriasique, de spondylarthrite ankylosante ou de psoriasis en plaques ENBREL a été évalué dans des études menées auprès de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et suivis pendant une période pouvant atteindre 80 mois, 169 adultes souffrant de rhumatisme psoriasique suivis pendant une période allant jusqu à 24 mois, 222 patients souffrant de spondylarthrite ankylosante suivis pendant une période allant jusqu à 48 mois dans certains cas et patients atteints de psoriasis en plaques suivis pendant une période pouvant atteindre 36 mois. Depuis sa commercialisation, ENBREL compte plus de trois millions d années-patients d utilisation. Dans les études contrôlées par placebo, des événements indésirables graves sont apparus chez 4 % des 349 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant ENBREL et 5 % des 152 patients recevant un placebo. Dans une étude ultérieure (l étude III), des événements indésirables graves sont survenus à une fréquence de 6 % chez les 415 patients traités par ENBREL, contre 8 % chez les 217 patients traités par le méthotrexate. Chez les adultes atteints de rhumatisme psoriasique, des événements indésirables graves sont apparus à une fréquence de 4 % chez les 101 patients traités par ENBREL, contre 4 % des 104 patients ayant reçu un placebo. Au cours des essais contrôlés réalisés sur le psoriasis en plaques, des événements indésirables graves se sont manifestés chez moins de 1,5 % des patients ayant reçu ENBREL et le placebo pendant les trois premiers mois de traitement. Toutefois, la fréquence des événements indésirables graves survenant chez les patients recevant ENBREL à 50 mg 2 f.p.s. a été plus élevée chez les patients âgés de 65 ans ou plus que chez les patients plus jeunes. Au cours d essais ouverts à long terme portant sur le psoriasis en plaques, les événements indésirables non infectieux graves étaient moins courants et la fréquence ajustée en fonction de Monographie d ENBREL Page 14 de 96
15 l exposition est demeurée généralement stable durant tout le traitement par ENBREL. Bien que les données à long terme sur les patients âgés de 65 ans ou plus soient limitées, les événements indésirables, y compris les événements indésirables graves, sont survenus plus fréquemment chez les patients recevant ENBREL à 50 mg 2 f.p.s. Chez les sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde participant aux essais contrôlés par placebo, aux essais contrôlés avec médicament actif et aux essais ouverts sur ENBREL, les infections et les cancers étaient les événements indésirables graves les plus fréquents. On trouvera ci-dessous une liste d autres événements indésirables graves moins courants, répartis selon les différentes parties de l organisme et observés dans les essais cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante et le psoriasis en plaques : Appareil cardiovasculaire : Appareil digestif : Appareil génito-urinaire : Appareil respiratoire : Système cutané : Système hématopoïétique : Système hépatique : Système locomoteur : Système nerveux : Trouble général : cardiomyopathie, évanouissement, insuffisance cardiaque, hypertension, hypotension, infarctus du myocarde, ischémie myocardique, thrombose veineuse profonde, thrombophlébite cholécystite, diarrhée, ulcère œsophagien, hémorragie gastrointestinale, pancréatite, appendicite glomérulonéphropathie membraneuse, calculs rénaux asthme, dyspnée, embolie pulmonaire, sarcoïdose aggravation du psoriasis adénopathie, syndrome myélodysplasique, lymphadénite granulomateuse nécrosante trouble hépatique, stéatose hépatique bursite, fistule, pseudarthrose, polymyosite anxiété, ischémie cérébrale, convulsion, dépression, sclérose en plaques trouble de la cicatrisation, asthénie Dans un essai contrôlé et à répartition aléatoire, 51 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ont reçu ENBREL à raison de 50 mg deux fois par semaine et 25 autres à raison de 25 mg deux fois par semaine. Les événements indésirables graves suivants ont été observés dans le groupe traité par la dose de 50 mg deux fois par semaine : saignements gastro-intestinaux, hydrocéphalie normotensive, convulsions et accident vasculaire cérébral. Aucun événement indésirable grave n a été signalé dans le groupe ayant reçu la dose de 25 mg. Dans les essais contrôlés, la proportion de sujets qui ont arrêté leur traitement en raison d événements indésirables a été d environ 4 % dans les groupes ENBREL et placebo. La vaste majorité de ces patients avaient reçu la dose recommandée de 25 mg administrée deux fois par semaine par voie sous-cutanée. Lors des études réalisées sur le psoriasis en plaques, ENBREL était administré par voie sous-cutanée à raison de 25 mg une ou deux fois par semaine et de 50 mg une ou deux fois par semaine. Selon les résultats de trois études contrôlées par placebo et à répartition aléatoire, le bilan d innocuité dressé chez les sujets ayant reçu 50 mg d ENBREL deux fois par semaine était similaire à celui obtenu chez les sujets traités au moyen de doses de 25 mg Monographie d ENBREL Page 15 de 96
16 d ENBREL administrées une ou deux fois par semaine, et ces bilans étaient tous comparables à celui observé avec le placebo. Aucune toxicité cumulative n a été observée dans le cadre des études à long terme d une durée allant jusqu à 144 semaines portant sur le psoriasis en plaques et d une durée allant jusqu à 192 semaines portant sur la spondylarthrite ankylosante. Dans les études contrôlées par placebo menées auprès de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, 10 patients sur (0,37 %) ayant reçu ENBREL sont décédés, comparativement à 3 patients sur (0,26 %) de ceux qui ont reçu un placebo. Parmi les patients traités par au moins une dose d ENBREL qui ont participé à des études contrôlées et non contrôlées portant sur la polyarthrite rhumatoïde, et pour lesquels la période d exposition s élève à années-patients, 58 d entre eux sont décédés (taux ajusté en fonction de l exposition : 0,49). Dans les études contrôlées par placebo portant sur le psoriasis en plaques, 1 patient sur (0,08 %) ayant reçu ENBREL est décédé, comparativement à 0 patient sur 720 de ceux qui ont reçu un placebo. Parmi les patients traités par au moins une dose d ENBREL qui ont participé à des études contrôlées et non contrôlées portant sur le psoriasis, et pour lesquels la période d exposition s élève à années-patients, 10 d entre eux sont décédés (taux ajusté en fonction de l exposition : 0,25). Aucun décès n a été signalé lors des études portant sur le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante ou l arthrite juvénile idiopathique. Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des effets indésirables qui sont observés ne reflètent pas nécessairement ceux qui ont été observés en pratique et ne doivent pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les effets indésirables d un médicament qui sont tirés d essais cliniques s avèrent utiles pour la détermination des événements indésirables liés aux médicaments et pour l approximation des taux. Le Tableau 1 ci-dessous présente les effets indésirables signalés chez au moins 1 % de l ensemble des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant reçu ENBREL dans les essais cliniques contrôlés par placebo (y compris l essai sur le traitement d association avec le méthotrexate). Les effets indésirables signalés au cours d études portant sur l arthrite juvénile idiopathique, le rhumatisme psoriasique chez l adulte, la spondylarthrite ankylosante et le psoriasis en plaques étaient similaires à celles qui avaient été signalées lors des essais cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde. Monographie d ENBREL Page 16 de 96
17 Tableau 1. Pourcentage de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant signalé des effets indésirables à une fréquence d au moins 1 % lors d essais cliniques contrôlés, selon les différentes parties de l organisme et les termes recommandés a Contrôlés par placebo Contrôlés par médicament actif Pourcentage de patients Pourcentage de patients PARTIE DE L ORGANISME Placebo Étanercept Méthotrexate Étanercept Terme recommandé (N = 152) (N = 349) (N = 217) (N = 415) Réaction au point d injection Infection b Infection respiratoire autre qu infection des voies respiratoires supérieures c Infection des voies respiratoires supérieures c Autres événements indésirables Organisme entier Céphalée Asthénie Douleur abdominale Hémorragie au point d injection Douleur Troubles des muqueuses Frissons Œdème du visage Fièvre Appareil cardiovasculaire Vasodilatation Hypertension Appareil digestif Nausées Diarrhée Dyspepsie Ulcère buccal Constipation Vomissements a b c Page 1 de 3 Avec prise en compte des données issues des études réalisées à double insu au cours desquelles les patients ont été traités en concomitance avec du méthotrexate. La rubrique «Infection» (dans l ensemble) rend compte des données tirées des trois études contrôlées par placebo. Dans le cas des infections, les données ne tiennent pas compte de la partie de l organisme touchée ou du lien avec le médicament à l étude. Les infections respiratoires autres que les infections des voies respiratoires supérieures et les infections des voies respiratoires supérieures ne rendent compte que des données issues des deux essais contrôlés par placebo, au cours desquels les données sur les infections avaient été recueillies indépendamment de celles sur les événements indésirables (placebo : N = 110; étanercept : N = 213). N = nombre de patients ayant reçu au moins une dose du médicament à l étude Pourcentage = n/n*100 Monographie d ENBREL Page 17 de 96
18 Tableau 1. Pourcentage de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant signalé des effets indésirables à une fréquence d au moins 1 % lors d essais cliniques contrôlés, selon les différentes parties de l organisme et les termes recommandés a (suite) Contrôlés par placebo Contrôlés par médicament actif Pourcentage de patients Pourcentage de patients PARTIE DE L ORGANISME Placebo Étanercept Méthotrexate Étanercept Terme recommandé (N = 152) (N = 349) (N = 217) (N = 415) Anorexie Flatulences Stomatite aphteuse Sécheresse de la bouche Stomatite Système hématopoïétique Ecchymoses Troubles métaboliques et nutritionnels Œdème périphérique Gain pondéral Guérison anormale Système locomoteur Crampes dans les jambes Système nerveux Étourdissements Vertiges Appareil respiratoire Rhinite Dyspnée Pharyngite Aggravation de la toux Épistaxis Altération de la voix Peau et annexes cutanées Éruptions cutanées a b c Page 2 de 3 Avec prise en compte des données issues des études réalisées à double insu au cours desquelles les patients ont été traités en concomitance avec du méthotrexate. La rubrique «Infection» (dans l ensemble) rend compte des données tirées des trois études contrôlées par placebo. Dans le cas des infections, les données ne tiennent pas compte de la partie de l organisme touchée ou du lien avec le médicament à l étude. Les infections respiratoires autres que les infections des voies respiratoires supérieures et les infections des voies respiratoires supérieures ne rendent compte que des données issues des deux essais contrôlés par placebo, au cours desquels les données sur les infections avaient été recueillies indépendamment de celles sur les événements indésirables (placebo : N = 110; étanercept : N = 213). N = nombre de patients ayant reçu au moins une dose du médicament à l étude Pourcentage = n/n*100 Monographie d ENBREL Page 18 de 96
19 Tableau 1. Pourcentage de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant signalé des effets indésirables à une fréquence d au moins 1 % lors d essais cliniques contrôlés, selon les différentes parties de l organisme et les termes recommandés a (suite) Contrôlés par placebo Contrôlés par médicament actif Pourcentage de patients Pourcentage de patients PARTIE DE L ORGANISME Placebo Étanercept Méthotrexate Étanercept Terme recommandé (N = 152) (N = 349) (N = 217) (N = 415) Alopécie Prurit Urticaire Sudation Anomalies unguéales Cinq sens Sécheresse oculaire Acouphènes Amblyopie a b c Page 3 de 3 Avec prise en compte des données issues des études réalisées à double insu au cours desquelles les patients ont été traités en concomitance avec du méthotrexate. La rubrique «Infection» (dans l ensemble) rend compte des données tirées des trois études contrôlées par placebo. Dans le cas des infections, les données ne tiennent pas compte de la partie de l organisme touchée ou du lien avec le médicament à l étude. Les infections respiratoires autres que les infections des voies respiratoires supérieures et les infections des voies respiratoires supérieures ne rendent compte que des données issues des deux essais contrôlés par placebo, au cours desquels les données sur les infections avaient été recueillies indépendamment de celles sur les événements indésirables (placebo : N = 110; étanercept : N = 213). N = nombre de patients ayant reçu au moins une dose du médicament à l étude Pourcentage = n/n*100 Effets indésirables du médicament observés moins fréquemment lors des essais cliniques (moins de 1 %) L incidence des effets indésirables suivants a été inférieure à 1 % (elles se sont produites chez plus d un patient et plus souvent qu avec le placebo) : Organisme entier : hypertrophie abdominale, œdème généralisé, hernie, infection, réaction au point d injection, malaise, surdosage, syndrome de Sjögren; Appareil cardiovasculaire : accident cérébrovasculaire, hypotension, infarctus du myocarde, phlébite, thrombophlébite profonde; Appareil digestif : augmentation de l appétit, colite, dysphagie, glossite, hémorragie des gencives, hémorragie rectale; Système hématopoïétique : pétéchies; Troubles métaboliques et nutritionnels : œdème, hypercholestérolémie, hyperglycémie; Système locomoteur : arthrose, troubles osseux, fibrose tendineuse, nécrose osseuse; Système nerveux ; nervosité, neuropathie; Appareil respiratoire : bronchite, cancer du poumon, hémoptysie, laryngite; Peau et annexes cutanées : cancer de la peau, dermatite exfoliative, hypertrophie de la peau, décoloration de la peau, ulcère cutané; Cinq sens : lésion cornéenne, troubles auriculaires, hémorragie oculaire, otite moyenne; Appareil génito-urinaire : troubles cervicaux, cystite, dysurie, gynécomastie, hémorragie utérine, reins polykystiques, cancer du col utérin, polyurie, mictions impérieuses. Monographie d ENBREL Page 19 de 96
20 Réactions au point d injection Au cours des essais cliniques réalisés chez des patients traités en rhumatologie, environ 37 % des sujets traités par ENBREL ont présenté des réactions au point d injection. Dans le cadre des essais contrôlés menés chez des patients atteints de psoriasis en plaques, environ 14 % des sujets traités par ENBREL ont fait de telles réactions au cours des trois premiers mois de traitement. Dans une étude à long terme portant sur le psoriasis en plaques, le taux de réactions au point d injection ajusté en fonction de l exposition a été de 12,2 par 100 années-patients pour les patients ayant reçu ENBREL à 50 mg 2 f.p.s. durant 96 semaines, comparativement à 6,1 par 100 années-patients pour les patients ayant reçu un placebo durant 12 semaines. Elles ont toutes été jugées légères ou modérées (érythème ou démangeaisons, douleur ou enflure). Elles sont généralement survenues au cours du premier mois, n ont pas nécessité l arrêt du traitement et se sont espacées une fois passé le cap du premier mois. Leur durée moyenne a été de trois à cinq jours. Aucun traitement n a été administré dans environ 90 % des cas, et la plupart des patients traités pour de telles réactions ont reçu des préparations topiques telles que des corticostéroïdes ou des antihistaminiques à administration orale. Au moment d injecter le médicament, on a souvent observé (7 % des cas) une rougeur au point d injection précédent, mais aucune intervention n a été nécessaire. Depuis la commercialisation d ENBREL, on a fait état d ecchymoses et de saignements au point d injection chez 1,8 % des patients traités par ce produit. Infections Le pourcentage de patients ayant signalé des infections dans le cadre d études contrôlées sur ENBREL dans le traitement du psoriasis, de la polyarthrite rhumatoïde, du rhumatisme psoriasique et de la spondylarthrite ankylosante est présenté au Tableau 2. Les infections des voies respiratoires supérieures sont celles qui ont été le plus souvent signalées. Monographie d ENBREL Page 20 de 96
PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DU PATIENT
PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DU PATIENT Pr HUMIRA, injection sous-cutanée (stylo / seringue préremplie) adalimumab Ce feuillet, conçu expressément pour le patient, constitue la partie III