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Timestamp: 2016-10-27 22:47:05+00:00
Document Index: 121576757

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'ATF ', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 100', 'art. 75', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 98', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 97', 'in fine', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 170', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 170', 'ATF ', 'in fine', 'art. 170', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 106', 'art. 163', 'art. 176', 'art. 163', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 285', 'ATF ', 'art. 176', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 178', 'ATF ', 'art. 178', 'ATF ', 'art. 178', 'art. 170', 'art. 178', 'ATF ', 'art. 145', 'art. 178', 'art. 178', 'ATF ', 'art. 178', 'art. 66', 'art. 68']

A.a A.________, n� en 1958, et dame A.________, n�e en 1961, se sont mari�s le 4 juin 1997 � Gen�ve, sans conclure de contrat de mariage. Deux enfants sont issus de leur union: B.________, n�e le 24 octobre 1997, et C.________, n�e le 7 juin 1999.
Le mari a travaill� en qualit� de g�rant de fortune aupr�s d'une banque de 1999 jusqu'en f�vrier 2007, date de son licenciement imm�diat en raison d'actes constitutifs de gestion d�loyale et d'abus de confiance, pour un montant d'au moins 2'000'000 fr. Il avait alors le titre de directeur adjoint.
Une instruction p�nale a �t� ouverte, dans le cadre de laquelle une grande partie de la fortune du mari a �t� saisie � titre conservatoire, bien que celui-ci e�t rembours� l'int�gralit� du dommage avant le d�but de la proc�dure p�nale. Celle-ci a abouti � la condamnation de l'int�ress� par arr�t de la Cour correctionnelle du 10 mars 2010, qui n'a pas �t� produit. Il ressort cependant des d�clarations de l'�pouse que le mari a �t� condamn� � une peine privative de libert� de 24 mois avec sursis et que la saisie p�nale conservatoire de ses comptes bancaires a �t� lev�e.
A la suite de son licenciement, le mari a per�u des indemnit�s de ch�mage de l'ordre de 8'000 fr. par mois jusqu'en septembre 2008. Il a indiqu� n'avoir pas retrouv� d'activit� professionnelle � ce jour, la reprise de son activit� de g�rant de fortune n�cessitant l'autorisation de l'Autorit� f�d�rale de surveillance des march�s financiers (FINMA), autorisation qui n'�tait pas acquise vu sa condamnation p�nale. Selon l'�pouse, il a toutefois indiqu� � la Cour correctionnelle, lors de l'audience de jugement du 10 mars 2010, qu'il travaillait comme courtier immobilier en Valais et percevait des commissions � ce titre.
Durant la proc�dure p�nale ouverte � son encontre, le mari a continu� � assumer l'essentiel des charges courantes du m�nage et � verser � l'�pouse une somme mensuelle de l'ordre de 1'100 � 1'200 fr., allocations familiales en sus. Il s'est par ailleurs acquitt� des frais de scolarit� de la cadette des enfants pour l'ann�e scolaire 2009-2010, pour un montant de 11'050 fr., � charge pour l'�pouse de lui en rembourser la moiti�, comme convenu entre eux.
A.b Le 22 avril 2009, l'�pouse a sollicit� des mesures protectrices de l'union conjugale, assorties de mesures pr�provisoires urgentes et de mesures provisionnelles avec mesure d'urgence.
Par ordonnance du 25 mai 2009, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a consid�r� que le caract�re d'urgence n'�tait pas r�alis� et a d�s lors rejet� la requ�te de mesures pr�provisoires urgentes.
Le 5 septembre 2009, � la suite d'une violente altercation physique entre les conjoints, l'�pouse a quitt� le domicile conjugal avec ses deux filles. Apr�s avoir v�cu un mois dans l'appartement mis � sa disposition par son fr�re, elle a pris � bail un logement de 4,5 pi�ces pour un loyer de 1'500 fr. par mois, obtenu comme solution de d�pannage gr�ce � des contacts personnels et dot� d'un confort minimum. Le contrat de bail a �t� �tabli pour une dur�e d�termin�e du 1er octobre 2009 au 28 f�vrier 2011, l'immeuble devant subir d'importants travaux.
Selon les �changes de correspondance intervenus en octobre 2009 entre leurs conseils respectifs, les �poux sont convenus que le mari verserait � l'�pouse, d�s le 1er octobre 2009, une somme mensuelle de 6'000 fr. pour l'entretien de la famille, cet accord n'emportant pas renonciation par celle-ci � des pr�tentions �mises en proc�dure de mesures protectrices.
Par jugement sur mesures protectrices du 21 mai 2010, le Tribunal de premi�re instance a, notamment, autoris� les �poux � se constituer des domiciles distincts, attribu� au mari la jouissance exclusive du domicile conjugal, confi� la garde des enfants � la m�re, sous r�serve d'un droit de visite usuel du p�re, condamn� celui-ci � verser � l'�pouse une contribution � l'entretien de la famille d'un montant de 8'500 fr. par mois, allocations familiales ou d'�tudes non comprises, prononc� la s�paration de biens et compens� les d�pens. Les parties ont �t� d�bout�es de toutes autres conclusions.
L'�pouse a appel� de ce jugement. Par arr�t du 30 septembre 2010, la Cour de justice du canton de Gen�ve a, entre autres points, ordonn� la saisie conservatoire, � concurrence de la moiti�, de cinq comptes bancaires dont le mari est titulaire ou ayant droit �conomique (ch. 1), ordonn� la saisie conservatoire des certificats d'actions dont le mari est titulaire, propri�taire ou ayant droit �conomique (ch. 2), dit que ces mesures seront maintenues jusqu'� complet paiement par celui-ci de la cr�ance de participation de l'�pouse, sauf jugement contraire ou accord entre les parties (ch. 3), fix� le montant de la contribution d'entretien � 14'000 fr. par mois d�s le 5 septembre 2009, sous d�duction de la somme de 64'800 fr. d�j� vers�e � ce titre (ch. 4), condamn� l'�pouse � verser � l'�tat de Gen�ve un �molument compl�mentaire de 3'000 fr. (ch. 5), enfin, condamn� le mari � payer les d�pens de premi�re instance et d'appel, y compris l'�molument compl�mentaire de 3'000 fr. mis � la charge de l'�pouse, incluant une indemnit� de proc�dure unique de 12'000 fr. � titre de participation aux honoraires d'avocat de celle-ci (ch. 6). Les parties ont au surplus �t� d�bout�es de toutes autres conclusions (ch. 7).
Par acte du 2 novembre 2010, le mari exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 30 septembre 2010. Il conclut � l'annulation des chiffres 1 et 3 (ce dernier, en tant qu'il concerne le chiffre 1) ainsi que des chiffres 4 et 6 du dispositif de cet arr�t, et demande que le montant de la contribution d'entretien soit fix� � 8'500 fr. par mois d�s le 5 septembre 2009, l'intim�e �tant condamn�e en tous les d�pens de la proc�dure tant devant le Tribunal f�d�ral que devant les autorit�s cantonales, d�pens qui comprendront une �quitable indemnit� valant participation aux honoraires d'avocat. Il sollicite pour le surplus la confirmation de l'arr�t entrepris et le rejet de toutes autres ou contraires conclusions prises par l'intim�e.
Par ordonnance du 16 novembre 2010, la Pr�sidente de la cour de c�ans a rejet� la requ�te d'effet suspensif pr�sent�e par le recourant, qui concernait la contribution d'entretien due pour la p�riode du 5 septembre 2009 au 31 octobre 2010.
1.1 Interjet� contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 p. 395/396) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), dans une contestation de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a, 74 al. 1 let. b LTF), le recours est recevable au regard de ces dispositions. Il a par ailleurs �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF), contre une d�cision prise en derni�re instance cantonale par l'autorit� sup�rieure du canton de Gen�ve (art. 75 LTF).
1.2 La d�cision attaqu�e porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396 et 585 consid. 3.3 p. 587), en sorte que le recourant ne peut se plaindre que de la violation de ses droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine un tel grief que s'il a �t� d�ment invoqu� et motiv� (art. 106 al. 2 LTF), � savoir expos� de mani�re claire et d�taill�e (ATF 134 I 83 consid. 3.2 p. 88 et les arr�ts cit�s). Lorsque le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours dispose d'une libre cognition; il ne saurait se contenter d'opposer son opinion � celle de la juridiction pr�c�dente, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision se fonde sur une application du droit manifestement insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351/352 et les arr�ts cit�s). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 p. 591/592).
1.3 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� pr�c�dente (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398 et 585 consid. 4.1 p. 588).
Dans le domaine de l'appr�ciation des preuves et de la constatation des faits, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv�, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 et les r�f�rences cit�es). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans motifs objectifs de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 136 III 552 consid. 4.2 p. 560; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 in fine LTF). Cette retenue est d'autant plus grande lorsque le juge n'examine la cause que d'une mani�re sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3 p. 325 et les r�f�rences cit�es). Ainsi en va-t-il dans le domaine des mesures protectrices de l'union conjugale, qui sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance (ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478 et les r�f�rences cit�es).
Le recourant se plaint de la violation de son droit d'�tre entendu, respectivement du principe de la maxime inquisitoire. Il reproche � l'autorit� cantonale de s'�tre fond�e, pour d�terminer le montant de sa fortune, sur un motif nouveau, soit sur l'�volution de l'indice boursier SMI (Swiss Market Index ou Index du march� suisse) - et non sur les pi�ces produites par lui -, sans l'interpeller pour lui donner la possibilit� de fournir des �l�ments compl�mentaires.
2.1 Il ressort de l'arr�t attaqu� que, par ordonnance pr�paratoire du 4 d�cembre 2009, le Tribunal de premi�re instance a fix� au mari un d�lai au 22 d�cembre suivant pour compl�ter son charg� de pi�ces en produisant, pour les ann�es 2007 � 2009, les documents sollicit�s par l'�pouse, ceux d�j� fournis ne permettant pas de d�terminer sa situation patrimoniale. L'autorit� cantonale a en outre constat� que le mari n'avait fourni qu'une partie des documents requis. Tenant compte de son manque de collaboration dans l'�tablissement de sa situation financi�re (art. 170 CC), elle a d�s lors proc�d� par appr�ciation des �l�ments dont elle disposait, comparant notamment l'�volution de sa fortune avec celle du SMI. Vu en outre les all�gations du recourant jug�es pour le moins douteuses, non document�es et non expliqu�es, elle est parvenue � la conclusion qu'il n'�tait pas vraisemblable que sa fortune ait diminu� autant qu'il le pr�tendait, � savoir de 75% en 2008 et d'environ 57% entre le 31 d�cembre 2007 et le 31 d�cembre 2009.
2.2 D�s lors que le recourant s'est vu ordonner, le 4 d�cembre 2009, de compl�ter son charg� de pi�ces et compte tenu de son manque de collaboration sur ce point, il ne saurait reprocher � l'autorit� cantonale de ne pas lui avoir donn� la possibilit� de fournir des explications ou des preuves compl�mentaires. Au demeurant, contrairement � ce qu'il pr�tend, les juges pr�c�dents ne se sont pas fond�s sur un motif juridique impr�visible (sur cette notion: ATF 130 III 35 consid. 5 p. 39; 128 V 272 consid. 5b/bb p. 278; 126 I 19 consid. 2c p. 22 et les arr�ts cit�s), mais ont cherch� � d�terminer sa situation financi�re r�elle sur la base du dossier en tenant compte, de surcro�t, de l'ensemble des circonstances, en particulier de l'�volution des march�s boursiers. Par ailleurs, m�me lorsque la maxime inquisitoire est applicable, les parties doivent collaborer � la proc�dure et indiquer leurs moyens de preuve en temps utile (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 413), le comportement de l'�poux qui, comme ici, viole le devoir qui lui est impos� par l'art. 170 CC pouvant avoir pour cons�quence de convaincre l'autorit� judiciaire de la fausset� compl�te ou partielle de ses all�gations (ATF 118 II 27 consid. 3 p. 28/29; arr�t 5A_783/2010 du 8 avril 2011, consid. 6.1).
Il n'y a donc ni violation du droit d'�tre entendu, ni application arbitraire de la maxime inquisitoire.
Le recourant reproche � l'autorit� pr�c�dente d'avoir retenu que sa fortune mobili�re s'�levait � 10'100'000 fr., alors que, selon ses relev�s bancaires, elle est pass�e de 17'115'980 fr. � fin 2007 � 4'333'755 fr. � fin 2008, soit une baisse de 74,68%, puis a augment� � 7'204'656 fr. � fin 2009. Il expose en substance que la Cour de justice s'est arbitrairement �cart�e des pi�ces produites au profit de la comparaison entre la variation de son patrimoine mobilier et celle du SMI, celui-ci n'�tant qu'un indicateur de l'�tat du march� boursier suisse sans en �tre le reflet fid�le; au demeurant, il ne d�tiendrait pratiquement que des titres de soci�t�s europ�ennes et nord-am�ricaines, de sorte que cet indice ne serait pas pertinent. La moins-value enregistr�e en 2008 a, selon lui, �t� accrue pour les clients qui, comme lui, �taient au b�n�fice de cr�dits lombards, les banques ayant exig� qu'ils vendent leurs titres � un moment peu favorable, donc � perte. De plus, en 2008, sa fortune mobili�re aurait de toute mani�re subi une baisse en raison de la variation du taux de change. Enfin, comme il n'a pas pu disposer de ses titres d'avril 2007 � mars 2010, vu la saisie conservatoire p�nale dont ceux-ci faisaient l'objet, la cour cantonale ne pouvait sous-entendre qu'il aurait volontairement diminu� l'ampleur de ses portefeuilles en dissimulant ou en ne d�clarant pas fiscalement les produits de leur vente.
Toujours selon le recourant, le calcul effectu� par la cour cantonale pour d�terminer sa fortune mobili�re serait en outre lacunaire car cette juridiction n'a pas pris en consid�ration le fait qu'il a d� puiser dans sa fortune pour subvenir � l'entretien de sa famille depuis son licenciement, alors m�me qu'elle a admis � ce titre un montant de l'ordre de 200'000 fr. pour l'ann�e 2008. Il affirme en outre que cette somme a d� �tre augment�e d�s la fin de son droit � des indemnit�s de ch�mage, � tout le moins jusqu'� la mise en location de l'appartement conjugal en mai 2010. Le calcul de la Cour de justice ferait en outre abstraction de deux virements intervenus en 2009, � savoir un transfert de 800'000 fr. � son p�re et le �remboursement� d'un montant de USD 261'570.18.
3.1 Selon l'autorit� cantonale, il r�sulte des d�clarations fiscales du mari pour les ann�es 2007, 2008 et 2009 que sa fortune brute mobili�re est pass�e de 17'115'980 fr. au 31 d�cembre 2007 � 4'333'755 fr. au 31 d�cembre 2008, puis � 7'204'656 fr. au 31 d�cembre 2009. L'int�ress� explique en substance les variations de sa fortune par la chute, puis la reprise des march�s financiers; il indique aussi avoir d� rembourser un montant de plus de 3'000'000 fr. � son ancien employeur et avoir d� puiser dans sa fortune pour subvenir � l'entretien de sa famille. Ses explications ne sont toutefois pas convaincantes. En effet, entre le 1er janvier 2006 et le 31 d�cembre 2007, le SMI (indice sur lequel l'int�ress� se base lui-m�me pour expliquer aux autorit�s fiscales l'augmentation de sa fortune en 2005) a progress�, au plus, d'environ 25%, sa variation moyenne durant cette p�riode �tant de l'ordre de 12%; il convient d�s lors de relever la performance spectaculaire de la fortune du mari, qui aurait connu, selon ses dires, une progression de l'ordre de 130% durant cette m�me p�riode. Par ailleurs, ce dernier pr�tend que ses avoirs ont diminu� de 75% au cours de l'ann�e 2008 et d'environ 57% entre le 31 d�cembre 2007 et le 31 d�cembre 2008, sans toutefois d�montrer quelles op�rations seraient � l'origine de ce revers de fortune; or, celui-ci ne saurait s'expliquer uniquement par la baisse du march� des actions, �valu�e entre 35% et 50% en 2008 selon la Banque cantonale de Gen�ve et, pour le march� des actions suisses, � 25,5% entre le 1er janvier 2008 et le 6 ao�t 2010.
Estimant que le mari n'a pas rendu cr�dible la diminution de sa fortune et que ses d�clarations fiscales, qui comportent des lacunes et des incoh�rences, ne peuvent servir de base � cet �gard, la cour cantonale retient, en se fondant sur l'�volution du SMI entre le 1er janvier 2008 et le 6 ao�t 2010 (de l'ordre de moins 25%), que sa fortune mobili�re brute s'�l�ve, � tout le moins, � 12'836'985 fr. (17'115'980 fr. - [25/100 x 17'115'980 fr.]) et, apr�s d�duction de ses dettes chirographaires envers les banques, � 10'120'877 fr. (12'836'985 fr. - 2'716'197 fr.), soit un montant de 10'100'000 fr. en arrondissant. De surcro�t, voudrait-on se baser sur les d�clarations fiscales du mari et les pi�ces produites par les parties, en d�pit de leurs lacunes et de leurs incoh�rences, il conviendrait de retenir, � tout le moins, une fortune nette d'environ 7'700'000 fr.
3.2 La Cour de justice a constat� que le recourant n'avait fourni qu'une partie des documents requis, que ses explications �taient pour le moins douteuses, non document�es et non expliqu�es, et qu'on ne pouvait se fonder sur ses d�clarations fiscales, une proc�dure de redressement �tant au demeurant en cours contre lui pour des arri�r�s d'imp�ts �valu�s � pr�s de 1'000'000 fr. Dans ces conditions, cette juridiction pouvait a priori consid�rer sans arbitraire, � ce stade de la proc�dure (cf. supra, consid. 1.3 in fine), qu'il y avait lieu de s'�carter des pi�ces produites par l'int�ress�, jug�es lacunaires et incoh�rentes (art. 170 CC; cf. supra, consid. 2.2).
Quoi qu'il en soit, le point de savoir si la fortune du mari s'�l�ve � 10'100'000 fr. ou, � tout le moins, � 7'700'000 fr., comme le retient l'arr�t attaqu�, ou encore � 7'204'656 fr. au 31 d�cembre 2009, ainsi qu'il r�sulte de la d�claration fiscale de l'int�ress�, peut rester ind�cis, quand bien m�me l'autorit� cantonale a tenu compte du rendement de ladite fortune pour calculer le revenu du d�birentier. En effet, m�me si celui-ci se voit contraint de puiser momentan�ment, et dans une mesure relativement limit�e, dans son importante fortune pour assurer � sa famille, pendant la proc�dure de mesures protectrices, la m�me position �conomique et sociale que durant la vie commune, cette situation n'appara�t pas insoutenable, d'autant que le recourant s'est mis lui-m�me, vu les infractions p�nales commises, dans l'impossibilit� temporaire de retirer de son activit� professionnelle un revenu comparable � celui qui �tait le sien lorsqu'il exer�ait comme g�rant de fortune et directeur adjoint d'une banque. Or, comme il sera expos� ci-apr�s, l'autorit� cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire s'agissant de la d�termination du niveau de vie ant�rieur des �poux (cf. infra, consid. 5). Dans ces conditions, rien ne s'oppose � ce que le mari utilise non seulement le revenu, mais aussi la substance de sa fortune, la loi pla�ant elle-m�me les deux crit�res sur un pied d'�galit� (arr�t 5A_14/2008 du 28 mai 2008, consid. 5; 5P.345/2005 du 23 d�cembre 2005, consid. 4.2.3; ATF 129 III 7 consid. 3.1.2 p. 9/19; SUTTER/FREIBURGHAUS, Kommentar zum neuen Scheidungsrecht, 1999, n. 54 ad art. 125 CC).
Le recourant s'en prend aussi au revenu de sa fortune mobili�re. Il expose que celui-ci n'est pas de 21'000 fr. par mois, comme l'a retenu arbitrairement la cour cantonale sur la base d'un rendement th�orique moyen de 2,5%, mais de 5'115 fr. par mois, ainsi qu'il r�sulte de ses pi�ces bancaires et de ses d�clarations fiscales.
4.1 Selon l'arr�t attaqu�, le taux de rendement de 1,01% en 2009 all�gu� par le mari n'appara�t pas cr�dible. A le suivre, les cr�dits lombards de pr�s de 3'000'000 fr. obtenus aupr�s des banques ne lui procureraient, au final, qu'un rendement net inf�rieur � celui dont il pourrait b�n�ficier en investissant ses avoirs dans des placement tr�s s�rs, comme les obligations de la Conf�d�ration, qui offrent un rendement de l'ordre de 1,25%. De plus, en 2009, le rendement annuel moyen des obligations en Suisse s'�levait � 1,97%. D�s lors que le mari est un g�rant de fortune professionnel exp�riment� et performant - comme l'atteste la progression de sa fortune mobili�re, d'environ 6'000'000 fr. � plus de 17'000'000 fr. -, il convient d'appliquer un taux de rendement moyen de 2,5% pour tenir compte de la gestion effectu�e par l'int�ress�, gestion qui ne se limite vraisemblablement pas � des investissements dans des obligations suisses.
4.2 Le recourant, qui ne s'en prend pas � cette motivation, n'�tablit pas en quoi l'opinion des juges pr�c�dents serait insoutenable. Se r�f�rant � ses d�clarations fiscales, il soutient qu'il a effectivement retir� de sa fortune mobili�re, pour les ann�es 2008 et 2009, un revenu net moyen de 5'115 fr. par mois. Il convient � cet �gard de relever qu'il n'appartient pas au Tribunal f�d�ral de proc�der une nouvelle fois � l'appr�ciation des preuves administr�es, mais � la partie recourante d'�tablir en quoi celle op�r�e par l'autorit� cantonale serait manifestement inexacte ou incompl�te, ou en quoi les faits constat�s auraient �t� �tablis au m�pris des r�gles de proc�dure (arr�ts 9C_246/2009 du 14 juillet 2009, consid. 3.1; 5A_495/2008 du 30 octobre 2008, consid. 2.2). Quoi qu'il en soit, les pi�ces sur lesquelles il se fonde ont �t� �cart�es par la Cour de justice au motif qu'elles n'�taient pas cr�dibles, sans qu'on puisse lui reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire � ce sujet. Au demeurant, comme il a �t� expos� ci-dessus (cf. supra, consid. 3.2), il est en l'occurrence admissible d'obliger le recourant � utiliser non seulement le rendement, mais aussi la substance de sa fortune pour assurer � sa famille le m�me train de vie que durant la vie commune. La question n'appara�t donc pas d�cisive. Pour autant qu'il soit recevable (art. 106 al. 2 LTF), le grief est par cons�quent infond�.
Invoquant l'application arbitraire des art. 163 et 176 al. 1 CC, le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir fix� la contribution d'entretien � 14'000 fr. par mois d�s le 5 septembre 2009 alors que le train de vie ant�rieur des parties n'a �t� ni all�gu�, ni �tabli.
5.1 D'apr�s l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge fixe la contribution p�cuniaire � verser par l'une des parties � l'autre en application des principes d�gag�s par la jurisprudence � propos de l'art. 163 al. 1 CC. Tant que dure le mariage, les conjoints doivent donc contribuer, chacun selon ses facult�s, aux frais suppl�mentaires engendr�s par l'existence parall�le de deux m�nages. Chaque �poux a le droit de participer de mani�re identique au train de vie ant�rieur (ATF 119 II 314 consid. 4b/aa p. 318; cf. aussi: ATF 132 III 593 consid. 3.2 p. 594), la fixation de la contribution d'entretien ne devant pas anticiper sur la liquidation du r�gime matrimonial. En cas de situation financi�re favorable, il convient ainsi de se fonder sur les d�penses indispensables au maintien du niveau de vie durant la vie commune, qui constitue la limite sup�rieure du droit � l'entretien (ATF 121 I 97 consid. 2b p. 100; 118 II 376 consid. 20b p. 378). Le montant de la contribution d'entretien se d�termine en fonction des facult�s et des besoins respectifs des �poux. Lorsque les revenus de ceux-ci ne suffisent pas � assurer le maintien de leurs conditions de vie ant�rieures, la substance de leur fortune peut, le cas �ch�ant, �tre prise en consid�ration (ATF 130 III 537). En tant que des enfants mineurs sont concern�s, le juge ordonne les mesures n�cessaires d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (art. 176 al. 3 CC). Selon l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re, compte tenu de la fortune et des revenus de l'enfant ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de ce dernier.
Il incombe au cr�ancier de la contribution de pr�ciser les d�penses n�cessaires � son train de vie et de les rendre vraisemblables (ATF 115 II 424 consid. 2 p. 425). D�s lors que la contribution d'entretien doit �galement couvrir les besoins d'enfants mineurs, la maxime inquisitoire est applicable (art. 176 al. 3 et 280 al. 2 CC), imposant au juge d'�claircir les faits et de prendre en consid�ration d'office tous les �l�ments qui peuvent �tre importants pour rendre une d�cision conforme � l'int�r�t de l'enfant, m�me si ce sont les parties qui, en premier lieu, doivent lui soumettre les faits d�terminants et les offres de preuve (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 412 ss et les citations).
5.2 Selon l'arr�t attaqu�, il est possible que les parties soient progressivement amen�es � restreindre leur niveau de vie ant�rieur. En proc�dure de mesures protectrices de l'union conjugale, l'�pouse et les enfants ne doivent cependant pas �tre r�duits � leur minimum vital, mais peuvent au contraire pr�tendre au maintien d'un train de vie confortable, proche de celui qui �tait le leur durant la vie commune. Or, la famille vivait dans un appartement en attique de 300 m2 au centre de Gen�ve et leurs deux filles �taient, jusqu'� l'ann�e derni�re, scolaris�es en �cole priv�e, l'une d'elles l'�tant encore actuellement. De plus, si le budget mensuel pr�sent� par l'�pouse est de 9'425 fr. 25, il se limite pour l'essentiel aux d�penses concernant l'�cole, les activit�s des enfants, le loyer et les charges de base du droit des poursuites. Or, vu la situation favorable du couple, le minimum vital LP est cependant manifestement inf�rieur aux conditions de vie de la famille pendant la vie commune. Pour la juridiction pr�c�dente, les charges admissibles de l'�pouse - incluant un loyer de 1'500 fr. - peuvent �tre arr�t�es � 7'372 fr. Il convient toutefois de tenir encore compte du fait qu'elle devra prochainement d�m�nager, car elle ne b�n�ficie actuellement que d'un appartement provisoire dot� d'un confort minimum. �tant donn� la p�nurie de logement et le standing de l'ancien domicile conjugal (actuellement lou� pour 11'500 fr.), il y a lieu de prendre en consid�ration un loyer de 4'500 fr. Les charges de l'�pouse doivent ainsi �tre �valu�es � 10'500 fr., sans compter les imp�ts, de l'ordre de 2'000 fr. par mois.
De l'avis de l'autorit� cantonale, le montant de 8'500 fr. allou� par le Tribunal de premi�re instance appara�t ainsi insuffisant. Le revenu mensuel du mari, de 22'500 fr. jusqu'au 30 avril 2010, �tant de 29'494 fr. depuis le 1er mai 2010, la contribution � l'entretien de la famille doit �tre fix�e � 14'000 fr. par mois.
5.3 Contrairement � ce que pr�tend le recourant, les juges pr�c�dents disposaient ainsi, au stade des mesures protectrices, de suffisamment d'�l�ments pour �valuer le niveau de vie ant�rieur de la famille. Du reste, le recourant n'explique pas, ni par cons�quent ne d�montre, dans quelle mesure la contribution d'entretien fix�e par appr�ciation � 14'000 fr. par mois permettrait � l'�pouse et aux enfants de b�n�ficier d'un train de vie sup�rieur � celui qu'il leur assurait avant la s�paration des parties. En tant qu'il pr�tend que son revenu effectif serait de 6'365 fr., puis de 12'359 fr. depuis le 1er mai 2010, il s'�carte des constatations de fait de l'autorit� cantonale, sans avoir �tabli d'arbitraire � ce sujet. Il en va de m�me lorsqu'il soutient que l'�pouse dispose, apr�s paiement de ses charges, d'un solde de 7'000 fr., tandis que lui-m�me est contraint d'entamer la substance de sa fortune pour verser la contribution d'entretien et faire face � ses propres d�penses. Autant qu'elle est recevable (art. 106 al. 2 LTF), la critique est par cons�quent infond�e.
Selon le recourant, la Cour de justice aurait �galement consid�r� de mani�re arbitraire que le blocage de la moiti� de ses avoirs bancaires et la saisie conservatoire de ses certificats d'actions �taient justifi�s par la mise en danger de la cr�ance de l'intim�e dans la liquidation du r�gime matrimonial.
6.1 L'art. 178 CC pr�voit que le juge peut, � la requ�te de l'un des �poux, restreindre le pouvoir de l'autre de disposer de certains de ses biens sans le consentement de son conjoint et ordonner les mesures de s�ret� appropri�es. Cette disposition tend � �viter qu'un �poux, en proc�dant � des actes de disposition volontaires, se mette dans l'impossibilit� de faire face � ses obligations p�cuniaires envers son conjoint, que celles-ci d�coulent des effets g�n�raux du mariage (devoir d'entretien, pr�tention de l'�poux au foyer) ou du r�gime matrimonial (acquittement de r�compenses, participation aux acqu�ts; ATF 120 III 67 consid. 2a p. 69). A titre de mesure de s�ret� (art. 178 al. 2 CC), le juge peut notamment ordonner le blocage des avoirs bancaires (arr�t 5A_852/2010 du 28 mars 2011, consid. 3.2 et les r�f�rences). L'�poux qui demande de telles mesures de s�ret� doit rendre vraisemblable, sur le vu d'indices objectifs, l'existence d'une mise en danger s�rieuse et actuelle (ATF 118 II 378 consid. 3b p. 381 et les citations).
6.2 En l'esp�ce, le recourant ne d�montre pas que l'autorit� cantonale aurait arbitrairement appliqu� l'art. 178 CC. En particulier, il ne suffit pas d'affirmer que, contrairement � l'opinion des juges pr�c�dents, les relev�s bancaires qu'il a produits leur permettaient parfaitement d'�tre renseign�s sur sa fortune, de sorte qu'il n'a pas failli � son devoir de renseigner selon l'art. 170 CC, et qu'au demeurant, il aurait appartenu � la Cour de justice de l'interpeller tant en vertu du droit d'�tre entendu que de la maxime inquisitoire: autant qu'elles sont suffisamment motiv�es, ces all�gations, d�j� formul�es par le recourant dans un autre contexte, ont en effet �t� rejet�es (cf. supra, consid. 2.2). Il ressort en outre de l'arr�t d�f�r� que la fortune mobili�re brute du mari est pass�e, selon lui, d'un montant de l'ordre de 17 millions au 31 d�cembre 2007 � environ 7 millions au 31 d�cembre 2009, sans qu'il ne fournisse d'explications satisfaisantes ni de pi�ces pour expliquer cette diff�rence. Dans la mesure o� le recourant n'a pas �tabli que l'arr�t cantonal serait insoutenable sur ce point, son argumentation tombe d�s lors � faux.
En consid�rant qu'il convenait de prononcer les mesures de blocage sollicit�es par l'�pouse, d�s lors que celle-ci avait rendu vraisemblable que le mari tentait de dissimuler ses biens afin de se soustraire � ses obligations, la Cour de justice ne saurait ainsi se voir reprocher d'avoir arbitrairement appliqu� l'art. 178 CC. Certes, les mesures de s�ret� ordonn�es en application de cette disposition doivent respecter le principe de proportionnalit� et ne pas d�passer ce qui est n�cessaire pour atteindre l'objectif vis� par la loi, qui est notamment d'assurer l'ex�cution d'une obligation p�cuniaire r�sultant de la liquidation du r�gime matrimonial (ATF 118 II 378 pr�cit�). Il convient �galement de tenir compte de l'int�r�t de chacun des �poux (SP�HLER, Berner Kommentar, Erg�nzungsband, n. 367 ad art. 145 CC). Les mesures ordonn�es peuvent, mais ne doivent pas n�cessairement, comprendre l'essentiel des biens d'un �poux. Leur but est de maintenir la situation �conomique de la communaut� matrimoniale (arr�t 5P.52/1994 du 5 avril 1994, consid. 2; HASENB�HLER/OPEL, Basler Kommentar, 3e �d., n. 4 ad art. 178 CC; HAUSHEER/REUSSER/GEISER, Kommentar zum Eherecht, n. 9 ad art. 178 CC). Le recourant affirme que la cr�ance matrimoniale de l'intim�e �tait d�j� garantie par la mesure de blocage portant sur l'appartement conjugal, mesure qui, selon lui, vient d'�tre confirm�e par une restriction du droit d'ali�ner selon une ordonnance du 14 septembre 2010, contre laquelle il n'entend pas interjeter appel; � cela s'ajoute qu'il est nu-propri�taire, avec sa soeur, d'une maison familiale sise � Fribourg, cet �l�ment de patrimoine pouvant �galement constituer une garantie pour l'intim�e. Il soutient en outre que le blocage de la moiti� de ses avoirs bancaires va r�duire sensiblement les revenus qu'il pourrait tirer de leur gestion et donc la possibilit� de s'acquitter de la contribution d'entretien. De nature appellatoire, ces all�gations ne permettent pas de consid�rer que l'injonction litigieuse serait insoutenable, �tant pr�cis� que l'arbitraire ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable ou m�me pr�f�rable (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 263 consid. 3.1 p. 265/266). Au demeurant, il convient de rappeler que l'�poux concern� peut toujours disposer des biens vis�s par la mesure avec l'accord de son conjoint (HAUSHEER/REUSSER/GEISER, op. cit., loc. cit.; HASENB�HLER/OPEL, op. cit., n. 19 ad art. 178 CC).
En conclusion, le recours se r�v�le mal fond� et doit d�s lors �tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera par cons�quent les frais de la pr�sente proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). L'intim�e, qui s'est prononc�e sur la requ�te d'effet suspensif, concluant � son rejet, a droit � des d�pens de ce chef (art. 68 al. 1 et 2 LTF).