Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/vincristine-2mg-2ml-fdg-sol-fl-5-222349
Timestamp: 2018-11-18 19:20:40+00:00
Document Index: 202481773

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VINCRISTINE 2MG/2ML FDG SOL FL 5 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
Monochimiothérapie : · leucémies aiguës lymphoblastiques (en association avec des corticoïdes), · purpura thrombopénique idiopathique résistant aux traitements usuels. La vincristine ne doit jamais être utilisée comme traitement de première intention et, en l'absence de réponse après 3 à 6 semaines, il est inutile de poursuivre le traitement. Polychimiothérapies : · leucémies aiguës lymphoblastiques, · maladie de Hodgkin, · lymphomes non Hodgkinien, · cancer du poumon, · cancer du sein, · cancer du col utérin, · myélome, · rhabdomyosarcomes, · neuroblastomes, · nephroblastomes, · tumeurs embryonnaires de l'enfant, · sarcomes d'Ewing, · ostéosarcomes.
Posologie Il est recommandé une extrême prudence dans le calcul et l'administration de la dose à injecter. En monothérapie, l'administration est hebdomadaire. En association à d'autres antinéoplasiques, le rythme des injections est fonction du protocole, il est le plus souvent mensuel. · Chez l'enfant : la dose usuelle est de 1 à 2 mg/m2 de surface corporelle. · Chez l'enfant pesant 10 kg ou moins, la dose de départ doit être de 0,05 mg/kg une fois par semaine. · Chez l'adulte : la dose usuelle est de 1,4 mg/m2 de surface corporelle. En cas d'insuffisance hépatocellulaire ou d'élévation de la bilirubine conjuguée d'une valeur supérieure ou égale à 10 fois la normale, la dose de vincristine doit être diminuée de 50% (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Mode d'administration Ce médicament ne s'utilise que PAR VOIE INTRAVEINEUSE STRICTE. Il est recommandé de diluer la vincristine dans des poches de 50 à 100 ml et de l'administrer en perfusion intraveineuse rapide de 5 à 10 minutes en surveillant l'absence d'extravasation (cette reconstitution vise à éviter les erreurs de voie d'administration). La vincristine doit être administrée par des personnes expérimentées. Attention : l'administration intrathécale peut être fatale. Attention : il est extrêmement important de s'assurer que l'aiguille est correctement introduite dans la veine avant de commencer l'injection. En cas d'extravasation, peut survenir une cellulite voire une nécrose. Il convient alors d'interrompre immédiatement l'injection et d'aspirer le maximum de produit extravasé, la quantité restante doit être administrée par une autre veine. L'injection locale de hyaluronidase 250 UI/ml, 1ml en sous cutanée autour de la lésion ou l'application de chaleur modérée facilitent la diffusion du produit et semblent réduire le risque de cellulite. Modalités de manipulation La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire, dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation, notamment blouses à manches longues, masques de protection, charlotte, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet. Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 n° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
A conserver à une température comprise entre 2°C-8°C (au réfrigérateur) et à l'abri de la lumière.
Des effets délétères incluant une neurotoxicité, une inhibition de la spermatogenèse, une myélosuppression et une toxicité gastro-intestinale ont été observés lors des études de toxicité chronique. Dans les essais de génotoxicité, la vincristine n'est pas mutagène, mais elle entraîne des anomalies chromosomiques, une aneuploïdie et une polyploïdie. Selon l'IARC, les études de cancérogenèses menées chez la souris et le rat, bien qu'incomplètes, ne mettent pas en évidence d'effet néfaste. Les études de toxicité sur la reproduction, conduites chez le rongeur et le singe, ont mis en évidence des effets indésirables sur la fertilité ainsi qu'une toxicité embryonnaire. Des effets tératogènes ont également été observés.
Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants : · neuropathie périphérique sévère, · allaitement, · en association avec le vaccin contre la fièvre jaune. Ce médicament est généralement déconseillé en association avec la phénytoïne, les vaccins vivants atténués, l'itraconazole et le posaconazole (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Grossesse Les données disponibles concernant l'utilisation de vincristine chez la femme enceinte sont très limitées. Les études chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène et embryotoxique (voir Données de sécurité pré-clinique). Sur la base des résultats des études chez l'animal et des caractéristiques pharmacodynamiques de la substance, la vincristine ne sera administrée pendant la grossesse que si la pathologie met en jeu le pronostic vital de la mère. En cas de survenue d'une grossesse lors du traitement par vincristine, la patiente doit être informée des dangers potentiels pour le foetus. Des mesures contraceptives doivent être prises par les patients de sexe masculin et féminin pendant le traitement et 3 mois après l'arrêt du traitement chez la femme et 5 mois après l'arrêt du traitement chez l'homme (voir également Mises en garde et précautions d'emploi). Si une grossesse survient pendant le traitement, le nouveau né doit faire l'objet d'une surveillance attentive. Allaitement En l'absence de données sur le passage de la vincristine dans le lait maternel, l'allaitement doit être arrêté pendant le traitement par sulfate de vincristine.
Mises en garde spéciales ATTENTION VOIE INTRAVEINEUSE STRICTE Décès ou séquelles neurologiques majeures en cas d'administration par voie intrathécale. Lors de chimiothérapies anticancéreuses associant la vincristine en administration intraveineuse à des médicaments administrés par voie intrathécale, dissocier dans le temps l'administration intraveineuse de vincristine et l'administration intrathécale d'autres anticancéreux. Voir rubrique Posologie et mode d'administration pour les modalités d'administration. Risque sur la fertilité féminine et masculine dans le cadre de protocoles chimiothérapeutiques incluant la vincristine (voir rubrique Grossesse et allaitement). Tout contact de la solution avec l'oeil doit être évité (risque d'irritation important voire d'ulcération de la cornée si le produit est projeté sous pression). En cas de contact accidentel, laver l'oeil immédiatement et abondamment avec de l'eau et prendre un avis ophtalmologique. En cas de projection accidentelle sur la peau, laver abondamment avec de l'eau puis au savon doux et rincer abondamment. Le sulfate de vincristine est un vésicant et peut provoquer une réaction locale sévère (voir rubrique Effets indésirables « Divers ») ou une cellulite en cas d'extravasation (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Précautions d'emploi · Prudence chez tous les patients présentant une pathologie cardiaque ischémique (voir rubrique Effets indésirables). · Prudence chez les patients atteints de neuropathie préexistante ou en cas d'association à des médicaments potentiellement neurotoxiques. Une surveillance plus étroite du risque neurotoxique et une éventuelle adaptation posologique sont recommandées chez de tels patients. · Un dysfonctionnement hépatique peut augmenter les taux sanguins et la demi-vie plasmatique de la vincristine avec majoration des effets indésirables. La posologie devra être adaptée chez ces patients (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques). · Un contrôle de la numération formule sanguine doit être réalisé avant chaque injection. En présence d'une neutropénie ou d'une infection, la poursuite du traitement doit être discutée. · Surveillance plus étroite des patients présentant une dépression médullaire due à un traitement antérieur ou bien à la maladie elle-même, en raison du risque accru de leucopénie et de thrombocytopénie d'évolution potentiellement fatale. · La vincristine pouvant entraîner une néphropathie urique lors de la lyse tumorale des leucémies aiguës, il est recommandé d'alcaliniser les urines, de contrôler l'uricémie et d'administrer un inhibiteur de l'uricosynthèse. · Un régime préventif de la constipation est recommandé chez les patients traités. · Des mesures contraceptives doivent être prises par les patients de sexe masculin et féminin pendant le traitement et 3 mois après l'arrêt du traitement chez la femme et 5 mois après l'arrêt du traitement chez l'homme (voir rubrique Grossesse et allaitement).
INTERACTIONS COMMUNES A TOUS LES CYTOTOXIQUES En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR. Associations contre-indiquées + Vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle. Associations déconseillées + Vaccins vivants atténués : (sauf fièvre jaune) Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immuno-déprimés par la maladie sous-jacente. Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite). + Phénytoïne : (et par extrapolation fosphénytoïne) Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne. Associations faisant l'objet de précautions d'emploi Sans objet. Associations à prendre en compte + Immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus, sirolimus, évérolimus) : Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho-prolifératif. Interactions spécifiques aux vinca-alcaloïdes Association déconseillée + Itraconazole, posaconazole : Majoration de la neurotoxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique. Association à prendre en compte + Mitomycine C : Risque de majoration de la toxicité pulmonaire de la mitomycine.
Ils sont rares voire exceptionnels en dehors des effets neurologiques. Ils sont généralement réversibles et liés à la dose administrée. L'alopécie toujours transitoire (la réversibilité pouvant parfois être observée avant la fin du traitement) est un effet couramment observé. La neurotoxicité est l'effet secondaire majeur de la vincristine et le facteur dose-limitant. Elle est liée à la dose totale et au rythme d'administration. Une injection unique une fois par semaine est le mode d'administration recommandé pour une meilleure tolérance. La diminution de la posologie réduit la toxicité, par contre le fractionnement des doses n'est pas conseillé, la sévérité des effets secondaires semblant plutôt être majorée dans ce cas. Effets neurologiques Les neuropathies périphériques D'apparition progressive, elles débutent par une atteinte sensitive avec paresthésies. Si le traitement est poursuivi, des douleurs névritiques puis des troubles moteurs viennent compléter le tableau. En injection unique hebdomadaire, les douleurs névritiques régressent rapidement, en moins d'une semaine tandis que l'atteinte sensitive, les paresthésies, l'aréflexie tendineuse et le déficit musculaire persistent ou peuvent même s'aggraver pendant toute la durée du traitement. Dans la plupart des cas, ces effets sont réversibles en six semaines après l'arrêt du traitement mais des troubles neurologiques à type d'ataxie, paralysie, aréflexie ou pied équin ont persisté longtemps après des administrations prolongées. L'atteinte du système neurovégétatif Elle se manifeste le plus souvent par une constipation associée parfois à des douleurs abdominales. Elle peut être précoce et d'intensité variable allant jusqu'à des aspects pseudo-occlusifs. Un iléus paralytique (stimulant un abdomen chirurgical) peut survenir particulièrement chez le jeune enfant. Il est réversible à l'arrêt provisoire du traitement sous traitement symptomatique (voir rubrique Effets indésirables « Effets gastro-intestinaux »). Des troubles urinaires tels que polyurie, dysurie, rétention urinaire par atonie vésicale ont été décrits. Les médicaments connus pour favoriser une rétention urinaire doivent être arrêtés dans la mesure du possible, pendant quelques jours après l'administration de la vincristine. Effets neurologiques centraux Des crises convulsives associées le plus souvent à une hypertension ont été observées. Atteinte des paires crâniennes Des atteintes de certaines paires crâniennes ont été rapportées (troubles auditifs, vestibulaires, visuels ou laryngés). Des cas de cécité corticale transitoire et d'atrophie optique ont été rapportés. Effets gastro-intestinaux Constipation, douleurs abdominales, iléus paralytique, nausées, vomissements, perte de poids, anorexie, mucite, diarrhée, nécroses et/ou perforations intestinales ont été rapportés. Troubles cutanés et sous-cutanées Alopécie, rash. Troubles du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif Des déficits musculaires (voir rubrique Effets indésirables « Effets neurologiques »), des douleurs de la mâchoire et des myalgies ont été rapportés. Hypersensibilité Quelques rares cas de réactions de type allergique, anaphylaxie, rash (voir rubrique Effets indésirables « Troubles cutanés ») et oedèmes ont été décrits chez les patients recevant de la vincristine dans le cadre des régimes de chimiothérapie anticancéreuse. Effets hématologiques La vincristine est peu hématotoxique. Toutefois des cas d'anémie, de leucopénie et de thrombocytopénie ont été rapportés en particulier chez des patients ayant une atteinte médullaire. Les conséquences cliniques de la leucopénie peuvent être la fièvre, les infections et la septicémie dont l'évolution est potentiellement fatale. Effets endocriniens De rares cas d'hyponatrémie liés à une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH) ont été décrits. Le traitement est une restriction hydrique. Effets cardiaques Quelques cas rares d'ischémie myocardique (infarctus du myocarde, angor et/ou modifications transitoires de l'électrocardiogramme) ont été rapportés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Troubles vasculaires Des cas d'hypertension et d'hypotension ont été rapportés. Effets pulmonaires Des cas de dyspnée et de bronchospasme sévère ont été rapportés avec les vinca-alcaloïdes, dont certains en association avec la mitomycine C. Effets divers Des cas de céphalées, azoospermie, réactions au point d'injection ont été rapportés. Néoplasmes bénins, malins et imprécis La survenue de seconds cancers a rarement été rapportée chez les patients traités avec la vincristine en association avec d'autres médicaments anticancéreux connus pour être cancérigènes.
Le surdosage de vincristine se traduit par une exacerbation des effets indésirables habituellement rencontrés avec risque d'atteinte sévère à des doses supérieures ou égales à 3 mg/m2. Conduite à tenir : · surveiller l'équilibre hydro-électrolytique et traiter une éventuelle sécrétion inappropriée en hormone antidiurétique (SIADH), · administration prophylactique d'anticonvulsivant, · prévention et traitement de l'iléus paralytique, · surveillance cardio-vasculaire, · surveillance hématologique quotidienne.