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Timestamp: 2016-10-26 15:12:56+00:00
Document Index: 312058998

Matched Legal Cases: ['art. 152', 'art. 153', 'ATF ', 'art. 132', 'art. 13', 'art. 71', 'art. 14', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 95', 'art. 106', 'art. 63', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 108', 'art. 106', 'art. 90', 'art. 105', 'art. 9', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 153', 'art. 153', 'art. 394', 'art. 153', 'art. 7', 'art. 153', 'ATF ', 'in fine', 'art. 159', 'ATF ', 'art. 159', 'art. 159', 'ATF ', 'art. 328', 'art. 159', 'art. 159', 'art. 153', 'art. 105', 'art. 42', 'art. 249', 'art. 27', 'art. 42', 'art. 12', 'art. 12', 'ATF ', 'art. 12', 'art. 64', 'art. 66', 'art. 68']

5A_270/2007 (12.07.2007)
5A_270/2007 /frs
Arr�t du 12 juillet 2007
Marazzi et Zappelli, Juge suppl�ant.
intim�e, repr�sent�e par Me Maurizio Locciola, avocat,
recours en mati�re civile contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 20 avril 2007.
X.________, n� le 27 juillet 1949, et dame X.________, n�e le 3 juillet 1951, se sont mari�s le 3 ao�t 1974. Ils ont eu deux enfants: B.________, n�e le 7 janvier 1975, et C.________, n�e le 17 ao�t 1982.
Durant le mariage, X.________ est devenu le p�re de l'enfant D.________, n�e le 4 septembre 1990. Par jugement du 14 janvier 1993, le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve l'a condamn� � payer 700 fr. par mois � titre de contribution � l'entretien de cette enfant, contribution r�duite � 400 fr. par mois par jugement du 26 juin 1999. Du fait de l'indexation, le montant vers� actuellement par X.________ pour sa fille D.________ s'�l�ve � 424 fr. par mois.
Depuis 1992, X.________ vit avec dame Y.________, n�e le 15 juin 1965 avec laquelle il s'est mari� le 12 juin 1998. De leur union sont issus les enfants A.________, n�e le 12 janvier 1993, ainsi que E.________ et F.________, n�s le 27 avril 1994.
Par jugement du 9 mai 1996, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a prononc� le divorce de X.________ et dame X.________. Ratifiant une convention sur les effets accessoires, il a, notamment condamn� le p�re � payer � titre de contribution mensuelle � l'entretien de C.________ 800 fr. jusqu'� l'�ge de 15 ans, puis 900 fr. jusqu'� la majorit� et au-del�, mais au maximum jusqu'� 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses et suivies. Il l'a �galement astreint � verser � dame X.________, � titre de pension alimentaire au sens de l'art. 152 aCC, 1'800 fr. par mois jusqu'� l'�ge de la retraite, ce montant �tant r�duit � 1'500 fr. si l'int�ress�e retrouvait un emploi, m�me � temps partiel. La convention conclue entre les parties mentionnait que X.________ r�alisait un salaire brut de 7'800 fr., allocations familiales comprises et que dame X.________ ne travaillait pas. Elle faisait �tat �galement de la vie commune de X._________ et de dame Y.________ et de la naissance des trois enfants issus de cette relation.
Par jugement du 22 avril 1999, confirm� par arr�t de la Cour de Justice du canton de Gen�ve du 12 novembre 1999, le Tribunal de premi�re instance a rejet� la demande en modification du jugement de divorce du 9 mai 1996 d�pos�e par X.________, qui tendait � la r�duction des contributions d'entretien dues � sa fille et � son ex-�pouse, respectivement � 400 fr. et 1'000 fr.
All�guant une d�t�rioration de sa situation financi�re et une am�lioration de celle de son ex-�pouse, X.________ a, le 11 janvier 2006, agi une nouvelle fois en modification du jugement de divorce. Il a conclu � la suppression de la contribution � l'entretien de dame X.________, subsidiairement � sa r�duction ou � sa suspension. La d�fenderesse s'est oppos�e � l'action.
Statuant le 28 septembre 2006, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a rejet� la demande.
Par arr�t du 20 avril 2007, la Chambre civile de la Cour de justice a rejet� l'appel interjet� par le demandeur et confirm� le jugement de premi�re instance. En bref, elle a retenu que d'une fa�on g�n�rale, l'appelant n'�tait pas en droit de demander la reconsid�ration, dans le pr�sent proc�s, de faits qu'il avait invoqu�s au cours de la proc�dure cl�tur�e par l'arr�t de la cour cantonale du 12 novembre 1999 pr�cit� (cf. let. C supra). La cour cantonale a consid�r� que l'�volution des circonstances et des frais d'entretien de sa famille depuis le divorce �tait pr�visible et ne constituait pas un fait nouveau au sens de l'art. 153 aCC. Il en allait de m�me des frais entra�n�s par la maladie de l'int�ress�. Les juges ont aussi estim� que la nouvelle �pouse du requ�rant �tait en mesure de prendre un emploi et d'assister son �poux. En d�finitive, X.________ n'avait pas apport� la preuve que sa situation �conomique s'�tait d�t�rior�e de mani�re notable et impr�visible depuis le prononc� du divorce ou que la situation de l'intim�e s'�tait am�lior�e.
X.________ exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 20 avril 2007. Il conclut � sa r�forme en ce sens que soit prononc�e la suppression, voire la r�duction de son obligation d'entretenir dame X.________. Il demande que les motivations et les conclusions du recours d�pos� le 25 mai 2007 par sa fille, A.________, soient prises en consid�ration si ce recours n'�tait pas recevable par lui-m�me.
1.1 Le Tribunal f�d�ral examine d'office et librement la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 132 III 291 consid. 1).
1.2 La d�cision attaqu�e a �t� rendue apr�s l'entr�e en vigueur, le 1er janvier 2007 (RO 2006, 1242), de la loi f�d�rale sur le Tribunal f�d�ral (LTF; RS 173.110); partant, le recours est r�gi par le nouveau droit (art. 132 al. 1 LTF).
Comme l'enfant mineur n'a pas l'exercice des droits civils (art. 13 CC), et ne dispose pas, sauf cas exceptionnels, de la capacit� d'ester en justice, le recours d�pos� par A.________ est irrecevable (art. 71 LTF en relation avec l'art. 14 PCF). Il ne peut en cons�quence �tre tenu compte des arguments qu'elle y invoque. En outre, d�s lors qu'elle n'�tait pas partie � la proc�dure cantonale, elle n'a pas qualit� pour recourir devant le Tribunal f�d�ral (art. 76 al. 1 let. a et 115 let. a LTF).
Le recours de X.________, qui a succomb� dans ses conclusions tendant � le lib�rer de la contribution due � dame X.________ (art. 76 al. 1 LTF), est dirig� contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� de derni�re instance (art. 75 LTF), dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse d�passe 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). Il est en principe recevable puisqu'il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
4.1 Le recours peut �tre interjet� notamment pour violation du droit f�d�ral et des droits constitutionnels cantonaux (art. 95 LTF). Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Comme sous l'empire de l'art. 63 al. 1 et 3 OJ, il n'est donc limit� ni par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre un recours pour un autre motif que ceux qui ont �t� invoqu�s et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (cf. ATF 130 III 136 consid. 1.4; Message du Conseil f�d�ral concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale in : FF 2001 p. 4141). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui. Il ne peut pas entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas �t� invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF). Les exigences de motivation de l'acte de recours correspondent � celles de l'ancien art. 90 al. 1 let. b OJ (FF 2001 4142).
Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits.
5.1 Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ceux-ci ont �t� retenus de fa�on manifestement inexacte, � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst (FF 2001 p. 4135) ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF. Le recourant qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui contenu dans la d�cision attaqu�e (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF).
En mati�re d'appr�ciation des preuves et de constatation des faits, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv�, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re aux autorit�s cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b); il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans motif s�rieux, de tenir compte d'un moyen de preuve pertinent ou encore s'il a effectu�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 127 I 38 consid. 2a et les arr�ts cit�s). Il appartient au recourant de d�montrer pr�cis�ment, pour chaque constatation de fait incrimin�e, comment les preuves administr�es auraient d�, selon lui, �tre correctement appr�ci�es et en quoi leur appr�ciation par l'autorit� cantonale est insoutenable (ATF 129 I 113 consid. 2.1 et les arr�ts cit�s).
5.2 Selon le recourant, la cour cantonale a retenu � tort que sa nouvelle �pouse avait obtenu un revenu mensuel de 1'000 fr. apr�s le mariage. Elle n'aurait en effet r�alis� ce revenu qu'avant le mariage et l'aurait perdu ensuite.
Le reproche est infond�, la cour cantonale ayant constat� que la seconde �pouse du recourant avait travaill� ponctuellement comme interpr�te pour un salaire de 1000 fr. par mois, sans pr�ciser si cette activit� avait eu lieu avant ou apr�s le mariage. Au demeurant, la constatation incrimin�e n'est pas susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. consid. 5.1 supra). Les juges pr�c�dents ont en effet retenu que la seconde �pouse devait �tre aujourd'hui en mesure, compte tenu de son �ge, de sa formation, de son �tat de sant� et de l'�ge actuel des enfants du couple, de reprendre un emploi. Peu importe dans ces circonstances qu'elle ait ou non obtenu, ponctuellement, un revenu de 1'000 fr. avant ou apr�s son mariage. Le grief doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�.
5.3 Le recourant pr�tend que la cour cantonale aurait d� constater une augmentation de ses frais de sant�. Il expose qu'au moment du divorce, ces frais ne s'�levaient mensuellement qu'� 150 fr. alors qu'actuellement, ils sont de 2'900 fr., ce qui comprend les primes d'assurances pour toute la famille et les bandes de contention n�cessaires pour sa thrombose veineuse, soit un montant global de 1'600 fr., les frais des traitements orthodontiques des enfants � hauteur de 1'000 fr. et les frais de voiture, par 300 fr.
Concernant les frais li�s aux enfants n�s hors du mariage avec l'intim�e et � son remariage, la cour cantonale a constat� que le recourant s'�tait d�j� pr�valu sans succ�s de ces charges dans la premi�re action en modification du jugement de divorce en 1999. Elle a d�s lors relev� que le recourant ne saurait demander la reconsid�ration de faits ayant fait l'objet d'un examen au fond dans une d�cision rev�tue de l'autorit� de la chose jug�e. M�me si les charges li�es aux enfants avaient augment� depuis le divorce, cette augmentation n'�tait pas d�terminante car il s'agissait de faits pr�visibles puisque ces enfants �taient n�s avant 1996; ils ne justifiaient donc pas une r�duction ou une suppression au sens de l'art. 153 al. 2 aCC. Il en allait de m�me des frais li�s aux traitements orthodontiques qui, selon le cours ordinaire des choses et l'exp�rience g�n�rale de la vie, entrent dans le co�t d'entretien r�gulier d'un enfant. Au surplus, le recourant n'avait pas �tabli le montant de ces frais car il n'avait produit qu'un devis. Dans la mesure o� le recourant ne discute pas les motifs de la d�cision attaqu�e relatifs � l'autorit� de chose jug�e du jugement du 22 avril 1999, sa critique est irrecevable. Elle est au surplus infond�e car la cour cantonale a bien constat� une augmentation de ces charges li�es aux enfants n�s de son remariage mais elle a consid�r� que ceux-ci ne justifiaient pas une r�duction de la pension au sens de l'art. 153 al. 2 aCC car ils �taient pr�visibles.
Concernant les frais li�s � l'achat des bandes de contention, les magistrats pr�c�dents ont constat� qu'ils existaient d�j� au moment du divorce et qu'au demeurant, le recourant n'avait pas �tabli qu'il supportait des frais mensuels de 132 fr. Le recourant se borne � souligner que, sur le d�compte de primes d'assurances produit au moment du divorce ne figure aucun montant de frais de sant�, en particulier de frais d'achat de bandes de contention et que, de ce fait, la cour ne pouvait pas tenir un tel raisonnement. Il ne d�montre ainsi d'aucune fa�on l'arbitraire des motifs de la cour cantonale expos�s ci-dessus. En particulier, il ne tente pas de montrer en quoi les frais all�gu�s seraient �tablis par pi�ces.
Quant au montant de 300 fr. par mois correspondant aux frais li�s � l'usage d'un v�hicule priv�, la cour cantonale a relev� que le recourant n'avait pas �tabli que son �tat de sant� impliquait, post�rieurement au divorce, l'usage obligatoire d'un v�hicule. Le recourant all�gue que les attestations m�dicales qui lui recommandent d'�viter tout effort excessif prouvent suffisamment la n�cessit� d'une voiture. Il affirme par ailleurs qu'une voiture est indispensable � un groupe familial de six personnes pour les actes de la vie quotidienne. Cette critique est �galement appellatoire et, partant, irrecevable. Il ne d�montre nullement que les juges cantonaux seraient tomb�s dans l'arbitraire en ce qui concerne l'appr�ciation de la n�cessit� de poss�der une voiture pour des motifs de sant�. Quant � l'opportunit� de poss�der une voiture pour la commodit� de la famille, elle est sans rapport avec les probl�mes de sant� invoqu�s par le recourant.
En r�sum�, l'arr�t attaqu� peut �tre confirm� en ce qui concerne la prise en consid�ration des frais de sant� du recourant, celui-ci ne d�montrant nullement le caract�re incomplet ou arbitraire des constatations de fait qu'il critique.
5.4 Le recourant conteste la quotit� de l'augmentation de son salaire. Comparant ce salaire � celui qu'il obtenait en 1996 au moment du divorce, il rel�ve que, compte tenu de l'inflation, l'augmentation r�elle n'est que de 240 fr.
La cour cantonale a rappel� que, par rapport au salaire brut mensuel de 7'800 fr. que l'int�ress� obtenait au moment du divorce et celui de 7'750 fr. net qu'il touchait en 1999, ses revenus ont augment� puisqu'il gagne actuellement un salaire mensuel net de 8'225 fr. A cela s'ajoute qu'il sera lib�r� de l'obligation de verser une contribution � l'entretien de sa fille C.________ d�s le mois de juillet 2007. Enfin, les juges cantonaux ont consid�r� que la nouvelle �pouse du recourant, compte tenu de son �ge, de sa formation, de son �tat de sant� et de l'�ge de ses enfants, est en mesure de prendre un emploi � temps partiel et d'assister son �poux. Dans la mesure o� le recourant ne s'en prend pas � ces motifs, son argumentation est irrecevable.
5.5 Le recourant critique encore l'�tat de fait sur deux points. Il soutient que l'abaissement de la pension due � l'enfant D.________, de 700 � 400 fr., �tait un fait pr�vu et pr�visible � l'�poque du divorce. Par ailleurs, il est d'avis que le solde � disposition pour s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-�pouse �tait inf�rieur � celui retenu par le juge.
Ces critiques doivent �tre rejet�es dans la mesure o� elles sont recevables, car le recourant n'indique pas en quoi les compl�ments de l'�tat de fait qu'il sollicite seraient pertinents pour la cause � juger (cf. consid. 5.1 supra). Au demeurant, la seconde rectification qu'il sollicite, soit la constatation du solde disponible, ne concerne pas l'�tat de fait arr�t� par la cour cantonale mais celui retenu par le premier juge.
5.6 Le recourant fait grief � l'arr�t attaqu� de n'avoir pas retenu que l'intim�e, qui a suivi une formation de six mois de secr�tariat, ma�trise trois langues, est en bonne sant� et dispose d'une capacit� de gain de 3'400 fr. � 3'600 fr., ce qui correspond aux revenus r�alis�s lors de ses exp�riences professionnelles en 1997 et entre mai 2000 et mai 2001.
La cour cantonale a retenu que l'intim�e, actuellement �g�e de 55 ans et sans emploi, n'avait pas d�ploy� d'activit� lucrative durable. Elle avait travaill� durant six mois peu apr�s le divorce pour un salaire mensuel de 3'400 fr., puis durant une ann�e alors qu'elle avait 50 ans, p�riode durant laquelle son salaire mensuel �tait de 3'600 fr. Relevant que ces activit�s avaient �t� exerc�es dans le contexte particulier des mesures cantonales d'occupation temporaire et des mesures d'encouragement � la r�insertion professionnelle, la cour en a d�duit que ces occupations n'avaient pas de port�e significative sur la capacit� de gain de l'int�ress�e. Par son argumentation qui consiste uniquement � all�guer que l'intim�e a augment� sa capacit� de gain de mani�re durable, le recourant ne d�montre pas que la cour a appr�ci� les preuves de mani�re arbitraire. Suppos� recevable, le grief devrait �tre rejet�. Il n'�tait en effet pas arbitraire de retenir que seules des activit�s exerc�es dans le contexte particulier des mesures cantonales d'occupation temporaire pendant un laps de temps limit� n'avaient pas, en l'absence d'autre exp�rience professionnelle, d'influence d�terminante sur la capacit� de gain de l'intim�e alors �g�e de 55 ans.
5.7 Le recourant rel�ve que le revenu minimum cantonal d'aide sociale de 1'490 fr. 50 ainsi que les allocations de logement de 291 fr. 50 que re�oit l'intim�e n'est pas de l'aide publique, mais une prestation accord�e aux ch�meurs en fin de droit. Il s'agit donc d'une am�lioration tr�s importante des revenus de l'intim�e que la cour cantonale a manifestement omis de constater. La cour cantonale a donc consid�r� � tort que ces prestations �taient subsidiaires � l'entretien d� par l'�poux divorc�.
Cette critique tombe � faux, la cour cantonale ayant consid�r� que m�me en tenant compte de ces prestations, l'aide sociale ne couvre pas, et de loin, l'entretien de base de l'intim�e. Elle en a d�duit que la situation �conomique de celle-ci ne s'�tait pas am�lior�e. La correction demand�e par le recourant n'aurait donc aucune influence sur l'issue du litige (cf. consid. 5.1 supra).
5.8 Selon le recourant, la cour cantonale devait constater que son ex-�pouse aurait en 1999 pr�tendu � tort qu'il ne lui versait pas r�guli�rement la pension alimentaire due pour elle-m�me et pour leur fille C.________ et qu'elle ne l'aurait pas inform� de l'emploi qu'elle avait occup� en 1997. Ces faits seraient �tablis par un jugement rendu par la Cour de Justice du canton de Gen�ve le 1er f�vrier 2007. En refusant de verser au dossier cette pi�ce parce qu'elle avait �t� d�pos�e post�rieurement au m�moire d'appel, les juges pr�c�dents auraient vers� dans l'arbitraire. Le recourant expose � ce sujet que les faits y relatifs avaient �t� r�guli�rement all�gu�s dans ledit m�moire et que, par cons�quent, le d�p�t de la pi�ce cens� prouver ces all�gu�s n'�tait pas tardif.
La cour cantonale a rappel� qu'en vertu de l'art. 394 al. 2 de la loi de proc�dure civile du canton de Gen�ve, elle devait �carter les faits et offres de preuves produits apr�s le d�p�t du m�moire d'appel. Elle a donc refus� de tenir compte de ces faits car elle a consid�r� que ceux-ci n'ont pas �t� introduits conform�ment aux r�gles de la proc�dure cantonale. Or, le recourant ne se plaint pas et, a fortiori, ne d�montre pas qu'elle ait appliqu� le droit cantonal de mani�re arbitraire, ce qui conduit � l'irrecevabilit� de son grief.
Le recourant fait grief aux juges cantonaux d'avoir estim� que les frais d'entretien de son beau-p�re qu'il �valuait � 400 fr. par mois ne constituaient pas une hausse notable de ses charges eu �gard � son salaire mensuel net de 8'225 fr. Bien qu'il se pr�vale d'une constatation arbitraire des faits, sa critique revient en r�alit� � se plaindre d'une application erron�e de l'art. 153 aCC.
6.1 La modification d'un jugement de divorce rendu selon l'ancien droit est r�gie par l'ancien droit, sous r�serve des dispositions relatives aux enfants et � la proc�dure (art. 7a al. 3 Tit. fin. CC). La pr�sente cause est d�s lors soumise au droit du divorce en vigueur avant le 1er janvier 2000.
Selon l'art. 153 al. 2 aCC, la pension alimentaire allou�e � titre de secours sera supprim�e ou r�duite, � la demande du d�biteur, si l'ayant droit n'est plus dans le d�nuement ou si la g�ne dans laquelle il se trouvait a sensiblement diminu�; il en sera de m�me si la pension n'est plus en rapport avec les facult�s du d�biteur. La r�duction ou la suppression d'une pension alimentaire pr�suppose une modification - que ce soit dans le sens d'une am�lioration de la situation �conomique du b�n�ficiaire ou dans le sens d'une p�joration de celle du d�biteur - qui soit � la fois importante, � vues humaines durable et non pr�visible au moment du divorce (ATF 118 II 229 consid. 2 et 3a; 117 II 211 consid. 1a et 5a, 359 consid. 3 in fine; 96 II 301 consid. 3 et 5a; 90 II 69 consid. 5).
Lorsqu'un �poux remari� assume des obligations d�coulant d'un jugement de divorce, son conjoint a envers lui une obligation d'assistance, dans la mesure o� on peut l'exiger de lui (Br�m, Commentaire zurichois, n. 146 ad art. 159 et les r�f. cit�es). Ainsi, le second conjoint devra consentir des efforts particuliers pour faciliter � son partenaire le paiement des contributions d'entretien d�coulant de son premier mariage (ATF 79 II 140; Hausheer/Reusser/Geiser, Commentaire bernois, n. 43 ad art. 159 CC et les r�f. cit�es). S'il peut �tre admis que dans certaines circonstances, le devoir d'assistance du conjoint selon l'art. 159 al. 3 CC puisse s'�tendre � l'aide � l'entretien des proches de ce conjoint, en particulier des enfants de ce dernier (cf. ATF 5C.82/2004 du 14 juillet 2004 consid. 3, publi� in : FamPra.ch 2005 172), l'obligation d'entretien d�coulant d'un premier mariage l'emporte sur ce devoir d'assistance (cf. Egger, Commentaire zurichois, n. 19 ad art. 328 CC; Hausheer/Reusser/Geiser, Commentaire bernois, n. 44 ad art. 159 CC)
6.2 A nouveau, le recourant ne motive pas son grief de mani�re recevable, d�s lors qu'il n'explique pas en quoi les juges pr�c�dents ont viol� le droit f�d�ral en consid�rant que son salaire mensuel net lui permettait de faire face � ce devoir suppl�mentaire d'entretien. En tout �tat de cause, d�s lors que la cour cantonale a arr�t� que la nouvelle �pouse du recourant disposait d'une capacit� de gain, elle pouvait, sans violer le droit f�d�ral, juger que, vu son �ge, sa formation et l'�ge des enfants, celle-ci devait pouvoir obtenir un revenu aux fins de contribuer � l'entretien de la famille, donc aussi � celui de son propre p�re. Au surplus, vu la subsidiarit� du devoir d'assistance d�coulant de l'art. 159 al. 3 CC, le recourant ne peut invoquer son devoir d'assistance � l'�gard de son beau-p�re pour se soustraire � son obligation d'entretenir sa premi�re �pouse.
Toujours sous le couvert d'une violation de l'art. 153 aCC, le recourant expose que, bien que la cour cantonale ait constat� que le solde dont il disposait encore apr�s paiement de ses charges incompressibles ne lui permettait pas de s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-�pouse, elle a n�anmoins rejet� sa demande car elle a consid�r� qu'il n'y avait aucun changement notable dans la situation du recourant. Il affirme que celle-ci s'est p�jor�e depuis le divorce en raison de l'entretien qu'il doit � ses trois enfants n�s de son union avec son �pouse actuelle.
En l'occurrence, la cour cantonale n'a pas retenu que le recourant ne disposait pas des moyens n�cessaires pour s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-�pouse mais elle a rappel� cet �l�ment du raisonnement tenu par le premier juge. En revanche, elle a constat� que le recourant, qui touchait actuellement un salaire mensuel net de 7'750 fr. au lieu des 7'800 fr. bruts qu'il obtenait au moment du divorce, avait accru ses revenus. Elle a �galement consid�r� que la lib�ration en juillet 2007 de l'obligation de contribuer � l'entretien de sa fille C.________ � hauteur de 900 fr. par mois, contribuerait � am�liorer la situation du recourant. Enfin, contrairement � la situation qui pr�valait au moment du divorce, on pouvait attendre de sa nouvelle �pouse, au vu de son �ge (41 ans), de sa formation acad�mique, de son �tat de sant� et de l'�ge de leurs enfants cadets (13 ans) qu'elle reprenne un emploi � temps partiel. Au vu de ces diff�rents �l�ments, elle a estim� que la situation �conomique du recourant ne s'�tait pas p�jor�e de mani�re notable et impr�visible depuis le divorce. Dans la mesure o� le recourant pr�tend que la cour a consid�r� que sa situation financi�re ne s'�tait pas modifi�e de mani�re durable et importante en se fondant sur des faits inexacts, il faut rappeler que toutes ses critiques portant sur la constatation arbitraire des faits ont �t� �cart�es (cf. consid. 5 supra). Partant, la cour de c�ans est li�e par l'�tat de fait admis par l'instance pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Le recourant m�conna�t en outre que les charges engendr�es par la naissance de ses enfants n�s de son union avec son �pouse actuelle ne constituent pas des faits nouveaux impr�visibles puisqu'ils sont n�s avant le divorce d'avec l'intim�e. Pour le reste, il s'abstient une nouvelle fois de discuter les motifs de la cour cantonale, conform�ment aux exigences l�gales (art. 42 al. 1 et 2 LTF), de sorte que sa critique peut �tre �cart�e sans plus ample examen.
Le m�me sort doit �tre r�serv� aux pr�tendues violations des art. 249, 250 al. 1 et 2 CO, ainsi que des art. 27 et 125 al. 3 CC, que le recourant ne motive pas de mani�re recevable (art. 42 al. 1 et 2 LTF).
Le recourant se plaint de la violation de l'art. 12 Cst.; l'arr�t attaqu� viole selon lui son droit � la pr�servation du minimum vital. Il pr�tend que le maintien de l'obligation d'entretien envers l'intim�e entame les charges incompressibles de sa famille.
L'art. 12 Cst. pr�voit que quiconque est dans une situation de d�tresse et n'est pas en mesure de subvenir � son entretien a le droit d'�tre aid� et assist� et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme � la dignit� humaine. Cette disposition est une garantie dirig�e contre l'Etat et ne r�git pas les rapports entre les particuliers (arr�t non publi� 5P.458/2003 du 21 janvier 2004, consid. 3; ATF 121 I 367 consid. 2c; cf. Aubert/Maon, Petit commentaire de la Constitution f�d�rale de la Conf�d�ration suisse du 18 avril 1999, n. 3 et 7 ad art. 12; Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, n. 117 ss, 1490 ss, notamment 1512). Le grief est par cons�quent irrecevable.
Il s'ensuit que le recours de X.________ doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. Ses conclusions �taient vou�es � l'�chec (art. 64 al. 1 LTF), de sorte que sa requ�te d'assistance judiciaire doit �tre rejet�e. Les recourants devront supporter les frais de la proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas allou� de d�pens � la partie adverse
qui n'a pas �t� appel�e � r�pondre (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours en mati�re civile de A.________ est d�clar� irrecevable.
Le recours en mati�re civile de X.________ est rejet� dans la mesure o� il est recevable.