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Timestamp: 2016-10-23 06:28:01+00:00
Document Index: 205678764

Matched Legal Cases: ['art. 24', 'art. 71', 'ATF ', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 76', 'art. 45', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 172', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 271', 'art. 172', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 98', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 9', 'art. 272', 'art. 272', 'art. 170', 'art. 272', 'art. 9', 'art. 106', 'art. 151', 'art. 9', 'art. 16', 'art. 16', 'art. 8', 'art. 16', 'art. 8', 'art. 113', 'art. 4', 'art. 8', 'art. 29', 'art. 65', 'art. 16', 'art. 65', 'art. 16', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 16', 'art. 9', 'art. 150', 'art. 150', 'art. 285', 'art. 176', 'art. 273', 'art. 285', 'ATF ', 'in fine', 'art. 185', 'art. 106', 'art. 68', 'art. 65', 'art. 65', 'art. 68', 'ATF ', 'art. 68']

5A_318/2014 (02.10.2014)
5A_318/2014, 5A_333/2014 � � Arr�t du 2 octobre 2014
MM. les Juges f�d�raux von Werdt, Pr�sident, Herrmann et Marazzi.
5A_318/2014
repr�sent�e par Me Bertrand Morel, avocat,
5A_333/2014
recours contre l'arr�t de la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg du 17 mars 2014.
B.X.________ (1967) et A.X.________ (1969), se sont mari�s le 9 ao�t 1997 � Y.________. Le couple a eu deux enfants, C.________, n�e en 1997, et D.________, n� en 2001.
Les parties vivent s�par�s depuis le 13 avril 2011.
B.a.�Le 20 juin 2011, l'�poux a requis le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale. Par jugement au fond de mesures protectrices du 2 ao�t 2013, le Pr�sident du Tribunal civil de la Gruy�re a notamment confi� la garde des enfants � leur m�re, fix� le droit de visite du p�re et condamn� celui-ci � s'acquitter d'une contribution d'entretien mensuelle de 2'300 fr. en faveur de C.________ et de 2'000 fr. en faveur de D.________, allocations familiales en sus, d�s le 1er mai 2011. La pension due � l'�pouse a �t� fix�e � 5'800 fr. pour les mois de mai et de juin 2011, � 3'750 fr. du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012, � 2'500 fr. du 1er mai 2012 au 14 mars 2013 et � 4'500 fr. d�s le 15 mars 2013. En outre, il a �t� d�cid� que chaque partie supporterait ses propres d�pens et la moiti� des frais judiciaires.
B.b.�Statuant le 17 mars 2014 sur appel des deux parties, la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a notamment confirm� le chiffre 9 (frais et d�pens de premi�re instance) et annul� les chiffres 6 (contributions � l'entretien des enfants) et 7 (contribution � l'entretien de l'�pouse) du jugement du 2 ao�t 2013. Elle les a r�form�s en ce sens que l'�poux est condamn� � verser 1'650 fr. par mois pour C.________ et 1'300 fr. par mois pour D.________, du 13 avril 2011 au 14 novembre 2013, puis 1'650 fr. pour chacun des enfants d�s le 15 novembre 2013. La pension de l'�pouse a �t� fix�e � 6'000 fr. du 13 avril au 30 juin 2011, 5'800 fr. du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012, 6'000 fr. du 1er mai 2012 au 31 janvier 2013, 2'290 fr. du 1er f�vrier au 14 mars 2013, 900 fr. du 15 mars au 14 novembre 2013 et 3'400 fr. d�s le 15 novembre 2013. Les frais ont �t� r�partis par moiti� entre les parties, chacune supportant en outre ses propres d�pens.
Par acte du 17 avril 2014, A.X.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Elle conclut � la r�forme de l'arr�t entrepris en ce sens que la pension alimentaire est fix�e � 1'770 fr. par enfant, allocations familiales et/ou employeurs en sus, d�s et y compris le 13 avril 2011; que la contribution d'entretien pour elle-m�me s'�l�ve � 6'000 fr. du 13 avril au 31 janvier 2013 (sic), � 2'290 fr. (subsidiairement 2'670 fr.) du 1er f�vrier au 14 mars 2013, � 900 fr. du 15 mars au 14 novembre 2013 et � 4'250 (subsidiairement 4'400 fr.) d�s le 15 novembre 2013. En substance, elle requiert �galement que les frais de justice et les d�pens de premi�re et de deuxi�me instance soient mis � la charge de son �poux.
Par acte du 22 avril 2014, B.X.________ interjette �galement un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu� en ce sens que la contribution d'entretien en faveur de C.________ est fix�e � " 1'480 fr. par mois d�s le 13 avril 2011 (1'280 fr. du 15 mars au 14 novembre 2013) "; que la contribution � l'entretien de D.________ s'�l�ve � " 1'100 fr. par mois d�s le 13 avril 2011 jusqu'au 31 d�cembre 2013 (955 fr. du 15 mars au 14 novembre 2013), puis 1'480 fr. par mois d�s 1er janvier 2014 "; que la pension due � l'�pouse est fix�e � 6'000 fr. du 13 avril au 30 juin 2011, � 4'920 fr. 40 du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012, � 5'445 fr. 40 du 1er mai 2012 au 31 janvier 2013, � 2'290 fr. du 1er f�vrier au 14 mars 2013, � 900 fr. du 15 mars au 14 novembre 2013, � 2'165 fr. 40 du 15 novembre au 31 d�cembre 2013 et � 1'291 fr. 50 d�s le 1er janvier 2014. Subsidiairement, il requiert le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouveau jugement s'agissant du montant des pensions alimentaires.
Invit�s � se d�terminer sur le recours de l'�pouse, l'�poux a conclu � son rejet et la cour cantonale n'a pas formul� d'observations; il n'a pas �t� requis de r�ponse sur le recours de l'�poux.
1.1.�Les deux recours sont dirig�s contre la m�me d�cision, reposent sur les m�mes faits et opposent les m�mes parties dont les droits d�rivent de la m�me cause juridique; dans ces conditions, il y a lieu, par �conomie de proc�dure, de les joindre et de statuer � leur sujet par un seul arr�t (art. 24 PCF, applicable par analogie vu le renvoi de l'art. 71 LTF; ATF 131 V 59 consid. 1. p. 60 s.).
1.2.�L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 p. 395 s.) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur les contributions d'entretien en faveur des enfants et de l'�pouse ainsi que sur les frais et d�pens des proc�dures de premi�re et deuxi�me instance, � savoir une affaire p�cuniaire, dont la valeur litigieuse requise est atteinte (art. 51 al. 1 ch. 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Les recourants, qui ont qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), ont agi dans le d�lai (art. 45 al. 1 et 100 al. 1 LTF) pr�vu par la loi, de sorte que leurs recours en mati�re civile respectifs sont en principe tous deux recevables.
1.3.�L'�poux produit une pi�ce dat�e du 26 juin 2014, ainsi qu'un d�compte de salaire relatif au mois de juillet 2014. Comme elles sont post�rieures � la d�cision attaqu�es, ces pi�ces doivent �tre �cart�es (ATF 139 III 120 consid. 3.1.2 p. 123; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 343 s.). Quant au document produit dat� du 29 mai 2012, il s'agit d'une pi�ce nouvelle au sens de l'art. 99 al. 1 LTF, dont le recourant n'expose pas pour quels motifs sa production serait admissible au regard des exigences l�gales; ainsi, cette pi�ce est irrecevable (art. 99 al. 1 LTF; ATF 133 III 393 consid. 3 p. 395).
2.1.�D�s lors que la d�cision attaqu�e porte sur le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 � 179 CC), lesquelles sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 134 III 667 consid. 1.1 p. 668; 133 III 393 consid. 5 p. 396), le Tribunal f�d�ral dispose d'un pouvoir d'examen limit�, seule la violation des droits constitutionnels pouvant �tre invoqu�e. Il n'examine en outre les griefs de violation de droits constitutionnels que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s conform�ment au principe d'all�gation (" R�geprinzip ", art. 106 al. 2 LTF), � savoir express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287).
D'apr�s la jurisprudence, une d�cision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit� (ATF 139 III 334 consid. 3.2.5 p. 339; 132 III 209 consid. 2.1 p. 211); il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire pr�f�rable (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9); pour que cette d�cision soit annul�e, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat (ATF 131 I 217 consid. 2.1 p. 219).
2.2.�Aux termes de l'art. 271 let. a CPC, les mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 � 179 CC) sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire. La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale est en principe provisoire et rev�tue d'une autorit� de la chose jug�e limit�e. La jurisprudence rendue avant l'entr�e en vigueur du CPC demeure applicable (en particulier l'ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478 s.) : la cognition du juge est limit�e � la simple vraisemblance des faits et � un examen sommaire du droit (arr�t 5A_557/2013 du 23 d�cembre 2013 consid. 1.3).
2.3.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels, conform�ment au principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 2.1). Le recourant ne peut donc pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.; 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.). Le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). Cette retenue est d'autant plus grande lorsque le juge n'examine la cause que d'une mani�re sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3 p. 325).
2.4.�En vertu des principes de la bonne foi et de l'�puisement des griefs (art. 75 LTF), l'invocation de nouveaux moyens de droit est irrecevable � l'appui d'un recours fond� sur l'art. 98 LTF, sauf dans les cas o� seule la motivation de la d�cision attaqu�e donne l'occasion de les soulever (arr�ts 5A_261/2009 du 1er septembre 2009 consid. 1.3, non publi� in ATF 135 III 608; 5A_720/2011 du 8 mars 2012 consid. 2.3 et les r�f�rences).
Chacune des parties s'en prend � la fixation du revenu de l'�poux, soulevant plusieurs griefs � cet �gard. Vu son pouvoir d'examen limit�, la cour de c�ans se bornera � examiner - dans la mesure des griefs soulev�s (cf. supra consid. 2.1) - si les consid�rations de l'autorit� cantonale sur ce point sont arbitraires.
3.1.�L'�pouse fait valoir le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves qui ont conduit la cour cantonale � ne pas imputer de revenu hypoth�tique � son �poux pour la p�riode du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012.
3.1.1.�Premi�rement, il serait insoutenable de ne pas avoir constat� que l'�poux a diminu� son taux d'activit� � 80% de son plein gr�. En effet, il aurait lui-m�me reconnu " avoir d�cid� " de r�duire son activit� dans le but de s'occuper davantage des enfants. Par ailleurs, il serait arbitraire de se fonder sur l'attestation du Dr. E.________ pour arriver � un constat diff�rent. Le fait que l'�poux ait souffert d'une r�action d�pressive suite � la s�paration ne justifierait pas une r�duction d�finitive de son taux d'activit�. Enfin, il serait d'autant plus insoutenable de se fonder sur l'attestation du Dr. E.________ du 20 juin 2011 d�s lors que selon une attestation du m�me docteur du 25 ao�t 2011, l'�poux avait d�j� r�int�gr� enti�rement toutes ses capacit�s d'assumer ses responsabilit�s professionnelles le 25 ao�t 2011.
Il serait aussi choquant de consid�rer qu'en diminuant son taux � 80%, l'�poux n'aurait pas cherch� � se soustraire � son devoir d'entretien, ceci sous pr�texte qu'il r�alisait un revenu de 20'000 fr. chaque mois lorsqu'il travaillait � 100%. D'ailleurs, pour la p�riode litigieuse, la r�duction du taux d'activit� de l'�poux aurait provoqu� une baisse de la pension en faveur de l'�pouse, r�duite de 200 fr. par rapport � la p�riode o� l'�poux travaillait � plein temps (6'000 fr. de pension alors qu'il travaillait � 100%, et 5'800 fr. pour une activit� � 80%). En outre, selon la jurisprudence, le d�birentier devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour continuer d'exploiter pleinement sa capacit� �conomique.
L'�pouse soutient encore que si par impossible il devait �tre retenu que l'�poux n'a pas volontairement diminu� ses revenus, il faudrait alors ajouter � son revenu r�el, sauf � tomber dans l'arbitraire, un revenu hypoth�tique pour le taux de 20% " conform�ment au principe jurisprudentiel selon lequel le d�birentier dont l'employeur r�duit le taux d'activit� de 100 � 80% doit entreprendre rapidement des recherches d'emploi ". Ce principe s'appliquerait quel que soit le revenu du d�birentier. Or en l'esp�ce, lors de l'audience du 25 janvier 2012, l'�poux aurait express�ment soulign� qu'il ne cherchait pas de travail " pour combler le 20% ".
Enfin, l'�pouse affirme que dans la mesure o� la juridiction cantonale a appliqu� la m�thode du minimum vital avec r�partition de l'exc�dent, tous les revenus r�alis�s ont de l'importance, de sorte qu'il serait arbitraire de ne pas avoir pris en compte le revenu accessoire retenu par le premier juge (273 fr. 50) qui, du reste, n'aurait pas �t� contest� par l'�poux.
Au vu de ce qui pr�c�de, selon l'�pouse, pour la p�riode du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012, il aurait fallu retenir que l'�poux a r�alis� � tout le moins un revenu de 22'000 fr. par mois (21'997 fr. 75 + 273 fr. 50 de revenu accessoire).
3.1.2.�Examinant s'il fallait imputer � l'�poux un revenu hypoth�tique entre le 1er juillet 2011 et le 30 avril 2012, la juridiction pr�c�dente a tout d'abord constat� que l'avenant du 17 juin 2011 au contrat de travail de l'�poux ne permet�
a priori�ni d'appuyer la th�se du caract�re volontaire de la diminution de son taux d'activit�, ni celle d'une baisse impos�e par l'employeur; en effet, il se borne � �voquer, de mani�re neutre, des discussions sur la suite de sa carri�re et � indiquer que l'�poux serait d�sormais d�charg� d'une partie de ses responsabilit�s et travaillerait � 80%, sa r�mun�ration �tant adapt�e � cette proportion. De plus, selon une attestation du 20 juin 2011 du Dr. E.________, psychiatre, l'�poux souffrait d'une r�action d�pressive � un facteur de stress, ce qui pourrait confirmer la baisse all�gu�e de ses performances professionnelles, d'autant qu'il devait effectuer de longs trajets entre son domicile de F.________ et son lieu de travail � G.________. Quoi qu'il en soit, vu le revenu sup�rieur � 20'000 fr. net par mois r�alis� lorsqu'il travaillait � plein temps, on ne saurait retenir qu'en diminuant son taux d'activit� � 80% il aurait cherch� � se soustraire � son devoir d'entretenir sa famille en ne continuant pas � exploiter pleinement sa capacit� �conomique, " ce qui justifie la jurisprudence selon laquelle une baisse volontaire de revenus ne doit en principe pas �tre prise en compte "; m�me avec un salaire de pr�s de 18'000 fr., il a encore largement les moyens de verser des pensions cons�quentes pour ses enfants et son �pouse. Par ailleurs, selon la cour cantonale, on ne peut faire abstraction du fait qu'un poste � plein temps aupr�s de la soci�t� qui l'employait alors n'�tait apparemment plus envisageable pour lui, ni du fait qu'un changement d'employeur ne lui aurait vraisemblablement pas permis de gagner � nouveau le revenu - particuli�rement �lev� - qu'il avait lorsqu'il travaillait � 100%. Enfin, il ne serait pas admissible de lui imputer un revenu hypoth�tique pour une activit� accessoire, par exemple des mandats pour une autre soci�t�, pour le 20% de son temps dont il disposait d�sormais, dans la mesure o� il s'agissait d'une p�riode r�volue. Il n'y aurait donc pas de motif de s'�carter du revenu effectivement per�u, � savoir 17'748 fr. 20.
3.1.3.1.�Pour fixer la contribution d'entretien, le juge doit en principe tenir compte du revenu effectif des parties. Il peut toutefois imputer � celles-ci un revenu hypoth�tique sup�rieur. Il s'agit d'inciter la personne � r�aliser le revenu qu'elle est en mesure de se procurer et que l'on peut raisonnablement exiger d'elle qu'elle obtienne afin de remplir ses obligations (ATF 137 III 118 consid. 2.3 p. 121 et les r�f�rences; arr�t 5A_99/2011 du 26 septembre 2011 consid. 7.4.1, non publi� aux ATF 137 III 604, mais in FamPra.ch 2012, p. 228). C'est pourquoi, on lui accorde aussi un certain d�lai pour s'organiser � ces fins (ATF 129 III 417 consid. 2.2 p. 421; 114 II 13 consid. 5 p. 17).
3.1.3.2.�N�anmoins, la jurisprudence retient qu'il n'est pas arbitraire de s'�carter de ces principes si une personne renonce volontairement � une partie de ses ressources. Ainsi, lorsque le d�birentier diminue volontairement son revenu alors qu'il savait, ou devait savoir, qu'il lui incombait d'assumer des obligations d'entretien, il n'est pas arbitraire de lui imputer le revenu qu'il gagnait pr�c�demment, ce avec effet r�troactif au jour de la diminution (arr�ts 5A_317/2011 du 22 novembre 2011 consid. 6.2, non publi� aux ATF 137 III 614; arr�ts 5A_612/2011 du 27 f�vrier 2012 consid. 2.1; 5A_341/2011 du 20 septembre 2011 consid. 2.5.1). De m�me, lorsque le cr�direntier renonce volontairement � une activit� lucrative, alors qu'il travaillait d�j� avant la s�paration, il n'est pas arbitraire de lui imputer le revenu qu'il gagnait pr�c�demment, ce avec effet r�troactif au jour de la renonciation (arr�t 5A_848/2010 du 4 avril 2011 consid. 2 (sp�c. 2.5), publi� in FamPra.ch 2011, p. 717), si le changement professionnel envisag� par le d�birentier implique une diminution significative de son revenu par rapport � celui qu'il pouvait r�aliser gr�ce � son pr�c�dent emploi, d'une part, et s'il ne d�montre pas avoir entrepris des d�marches s�rieuses afin de concr�tiser sa r�orientation professionnelle, d'autre part (conditions cumulatives; cf. arr�ts 5A_662/2013 du 24 juin 2014 consid. 3.2.1 in fine; 5A_587/2013 du 26 novembre 2013 consid. 6.1.1).
3.1.4.�En l'occurrence, l'autorit� cantonale a consid�r� qu'au vu de son revenu (plus de 20'000 fr. net pour une activit� � 100%), en diminuant son taux d'activit� � 80%, l'�poux n'a pas cherch� � se soustraire � son devoir d'entretien, puisqu'il avait encore largement les moyens de s'acquitter de pensions alimentaires cons�quentes pour ses enfants et son �pouse. M�me dans l'hypoth�se o� l'�pouse devait �tre suivie quant au caract�re volontaire de la diminution du revenu de l'�poux, la d�cision entreprise ne pourrait �tre qualifi�e d'arbitraire, en tant qu'elle consid�re que, cette diminution n'�tant pas significative, il n'y a pas lieu d'imputer � l'�poux le revenu qu'il gagnait pr�c�demment avec effet r�troactif au jour de la diminution (cf. supra consid. 3.1.3.2). Au demeurant, si la recourante affirme que ces consid�rations ont eu pour effet de r�duire sa contribution d'entretien de 6'000 fr. � 5'800 fr. pour la p�riode consid�r�e, elle ne d�montre pas qu'une telle diminution serait insoutenable - ce qui est du reste douteux, eu �gard au montant �lev� de cette contribution -, ne pr�tendant notamment pas que cela ne lui permettrait pas d'avoir un train de vie semblable � celui de l'�poux (cf. ATF 119 II 314 consid. 4b/aa p. 318).
En tant qu'elle fonde son argumentation subsidiaire sur les propos tenus par l'�poux lors d'une audience, la recourante se base sur des faits qui ne sont pas constat�s dans l'arr�t entrepris, partant, irrecevables (art. 99 al. 1 LTF; cf. aussi supra consid. 2.3); la juridiction pr�c�dente ne mentionne en effet ces propos qu'� titre d'all�gations de l'�pouse. Quoi qu'il en soit, il ressort de la jurisprudence qu'en cas de diminution involontaire de revenu, il y a lieu d'accorder un d�lai au d�birentier pour se procurer un revenu sup�rieur (cf. supra consid. 3.1.3.1); en l'esp�ce, il n'est en soi pas arbitraire de ne pas imputer un revenu hypoth�tique � l'�poux durant les 10 mois lors desquels il a exerc� une activit� lucrative � 80%; � tout le moins l'�pouse n'expose-t-elle pas pr�cis�ment pour quels motifs une telle dur�e serait choquante.
Pour le surplus, l'�pouse ne s'en prend pas au raisonnement de la juridiction pr�c�dente, en tant qu'elle a retenu qu'il n'y avait pas lieu d'imputer � l'�poux un revenu hypoth�tique pour des mandats accessoires, s'agissant d'une p�riode aujourd'hui r�volue; il n'y a donc pas lieu de se prononcer sur ce point (cf. supra consid. 2.1). En tant qu'elle affirme que l'autorit� cantonale devait � tout le moins prendre en consid�ration le revenu accessoire retenu par le premier juge, � savoir 273 fr. 50, il sied de relever que l'�pouse ne soutient pas, ni a fortiori ne d�montre, que cette pr�tendue omission rendrait arbitraire la d�cision attaqu�e dans son r�sultat (cf. supra consid. 2.1); enfin et quoi qu'il en soit, le fait m�me que le premier juge aurait pris en compte un revenu accessoire de 273 fr. 50 pour la p�riode dont il est question ne ressort pas de l'arr�t entrepris, sans que la recourante ne s'en plaigne; fond� sur un fait nouveau irrecevable, la critique ne saurait �tre examin�e (cf. supra consid. 2.3).
3.2.�L'�poux s'en prend �galement � la d�termination de son revenu pour la p�riode du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012. Il soul�ve les griefs d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application des art. 272 et 296 al. 1 CPC, en tant que l'autorit� cantonale a pris en compte, dans le cadre du calcul de son revenu pour cette p�riode, la perception d'un bonus de 25'000 fr., dont il n'aurait pourtant pas b�n�fici�, ce qu'il aurait d�montr� par pi�ces.
3.2.1.�Apr�s avoir rappel� que son contrat de travail conclu en 2008 avec la soci�t� H.________ pr�voyait un bonus maximal de 50'000 fr. et que l'avenant � ce contrat, du 17 juin 2011, n'a pas modifi� cette r�glementation, le recourant soutient que dans un courrier du 27 f�vrier 2012 qu'il a produit en premi�re instance, son employeur atteste lui avoir vers� un bonus de 12'500 fr. en f�vrier 2011 et 12'500 fr. en mai 2011, ce bonus concernant des p�riodes d'activit� ant�rieures � la s�paration. Selon lui, il en r�sulte qu'il n'a plus touch� aucun bonus depuis le 1er avril 2011. Subsidiairement, l'�poux soutient que l'autorit� cantonale a viol� l'art. 272 CPC (maxime inquisitoire), dans la mesure o� si elle doutait du versement d'un bonus pour dite p�riode, elle aurait d� interpeller les parties sur cette question, voire solliciter d'office tout renseignement utile aupr�s de tiers, en application de l'art. 170 CC.
3.2.2.�Concernant l'all�gation de l'�poux selon laquelle il n'a plus per�u de bonus apr�s juillet 2011, l'autorit� cantonale a retenu que celle-ci ne r�sultait d'aucune pi�ce au dossier, pas m�me de l'avenant au contrat de travail du 17 juin 2011. Elle a donc calcul� ses revenus, pour la p�riode du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012, en tenant compte du bonus.
3.2.3.�Sous couvert de l'application arbitraire de la maxime inquisitoire, le recourant soul�ve en r�alit� le grief d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appr�ciation des preuves. Par son argumentation, il ne d�montre toutefois pas le caract�re insoutenable de l'arr�t entrepris s'agissant de la perception du bonus. Quand bien m�me un courrier de l'employeur attesterait du versement de bonus pour des p�riodes ant�rieures � la s�paration, on ne discerne pas en quoi un tel courrier, m�me dat� post�rieurement � la s�paration, permettrait d'�tablir l'absence de tout bonus par la suite. A tout le moins l'autorit� cantonale n'est-elle pas tomb�e dans l'arbitraire en tenant compte dans la fixation du salaire de l'�poux, au stade de la vraisemblance (cf. supra consid. 2.2), d'un bonus de 25'000 fr. pour la p�riode consid�r�e, en se fondant sur le contenu du contrat de travail et sur le fait que l'avenant du 17 juin 2011 n'apportait pas de modification s'agissant du bonus. Quant � l'argumentation subsidiaire du recourant relative � la violation des art. 272 CPC, voire 170 CC, elle est d'embl�e irrecevable d�s lors qu'aucun grief d'ordre constitutionnel n'est soulev� (cf. supra consid. 2.1).
3.3.�L'�pouse reproche � l'autorit� cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits et l'appr�ciation des preuves qui l'ont conduite � fixer le revenu de l'�poux � 7'728 fr. pour la p�riode du 15 mars au 15 novembre 2013.
3.3.1.�Elle soutient que ce montant a �t� obtenu en multipliant l'indemnit� journali�re de 387 fr. 10 par le nombre de jours de travail par mois (21.7 jours), puis en d�duisant les cotisations sociales � raison d'environ 8%. Les montants r�ellement per�us par l'�poux durant sa p�riode de ch�mage ressortiraient express�ment du courrier de celui-ci du 18 d�cembre 2013 et de ses annexes. Ainsi, contrairement � ce qui serait mentionn� dans les annexes en question (d�comptes de ch�mage), le gain interm�diaire ne constituerait pas un montant brut mais un montant net, comme le d�montreraient des pi�ces produites � l'appui du courrier de l'�poux du 3 juillet 2013 (d�comptes de salaires de la soci�t� I.________ S�rl pour les mois d'avril et mai 2013) ainsi que l'extrait de compte bancaire de l'�poux annex� au courrier du 12 juillet 2013. Par cons�quent, une appr�ciation " saine " des preuves aurait d� conduire � constater que le revenu mensuel net de l'�poux, gain interm�diaire compris, s'est �lev� � tout le moins � 8'299 fr. 05 pour la p�riode du 15 mars 2013 au 15 novembre 2013; en tenant compte du revenu locatif de 750 fr., son revenu s'�levait donc � 9'049 fr., � savoir 571 fr. de plus que ce qu'a retenu l'autorit� cantonale, ce qui a un impact sur les contributions d'entretien en faveur des enfants.
3.3.2.�Pour la p�riode susmentionn�e, la juridiction pr�c�dente a retenu qu'au vu du montant de l'indemnit� journali�re de ch�mage per�ue par l'�poux (387 fr. 10 brut selon les d�comptes produits en appel), son revenu incluant les gains interm�diaires r�alis�s par des mandats pour des soci�t�s s'est �lev� � 8'400 fr. (387 fr. 10 x 21.7 jours de travail en moyenne par mois). Apr�s d�duction des cotisations sociales, � raison de 8% environ, son revenu net s'�levait � quelque 7'728 fr., auxquels il fallait ajouter un revenu locatif de 750 fr., ce qui donne un total de 8'478 fr. par mois.
3.3.3.�Il appara�t d'embl�e que la critique de l'�pouse ne satisfait pas au principe d'all�gation, celle-ci omettant m�me d'indiquer quels montants de revenu elle a pris en compte pour chacun des mois de la p�riode litigieuse et � quel calcul elle a proc�d� pour aboutir au montant de 8'299 fr. 05 qu'elle invoque � titre de revenu de l'�poux, gain interm�diaire compris. Par cons�quent, le grief est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Au surplus, la d�monstration de la recourante est pour l'essentiel appellatoire.
3.4.�Les deux parties critiquent le revenu de l'�poux tel que retenu par la juridiction pr�c�dente pour la p�riode ult�rieure au 15 novembre 2013.
3.4.1.�L'�poux estime qu'en �tablissant ce revenu, l'autorit� pr�c�dente a viol� les art. 151, 272 et 296 al. 1 CPC. Ces griefs n'�tant pas d'ordre constitutionnel, ils sont irrecevables (cf. supra consid. 2.1).
3.4.2.�L'�pouse soul�ve le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits et l'appr�ciation des preuves s'agissant du montant retenu � titre de revenu de l'�poux (12'000 fr. net) pour la p�riode subs�quente au 15 novembre 2013. Le raisonnement pour y parvenir serait �galement arbitraire. Il serait choquant de se baser sur l'art. 16 LPP pour d�terminer le montant de la prime LPP d�s lors que cette disposition ne concerne pas la prime, mais les " bonifications vieillesse ". Subsidiairement, m�me si le taux de 15% avait pu �tre retenu sur la base de l'art. 16 LPP, elle soutient que la prime n'aurait pas d� �tre calcul�e sur la base du revenu mensuel brut de 17'000 fr., mais plut�t sur celle du salaire coordonn�, qui s'�l�ve au maximum � 84'240 fr. par ann�e, c'est-�-dire 7'020 fr. par mois (art. 8 al. 1 LPP). Tout au plus pouvait-on d�duire � titre de prime LPP le montant de 1'000 fr. envisag� par l'�poux lui-m�me. Dans la mesure o� celui-ci, bien qu'il travaille pour la soci�t� J.________ SA depuis le 15 novembre 2013, n'a jamais produit le moindre document attestant de sa prime LPP avant la notification de l'arr�t du tribunal cantonal le 19 mars 2014, il serait choquant de retenir un montant sup�rieur � 1'000 fr. � titre de prime LPP. La recourante indique ensuite qu'elle ne conteste pas la prise en compte de 5% de frais d'acquisition du revenu, � savoir 925 fr. Par cons�quent, le revenu de l'�poux apr�s le 15 novembre 2013 s'�l�verait � tout le moins � 15'525 fr. (17'000 fr. + 1'500 fr. - 9.7% [cotisations AVS] - 1'000 fr. [cotisations LPP] - 925 fr. [frais d'acquisition du revenu] + 750 fr. [revenu locatif]), ce qui aurait une influence sur le calcul de la contribution d'entretien de l'�pouse.
3.4.3.�L'autorit� cantonale a retenu qu'� compter du 15 novembre 2013, le revenu brut de l'�poux s'�levait � 17'000 fr. Elle a relev� que le mari a fait valoir qu'il fallait d�duire de ces honoraires des frais d'acquisition du revenu � hauteur de 40%, des cotisations sociales � hauteur de 9.7% et la prime LPP qu'il estimait � 1'000 fr. N�anmoins, il n'a produit aucun document attestant de ses estimations, hormis en ce qui concerne la LPP (cf. tableau produit le 18 d�cembre 2013), sans toutefois pr�ciser quel programme il a effectivement choisi ni s'il a r�ellement souscrit un deuxi�me pilier. En d�finitive, la juridiction pr�c�dente a soustrait 25% des 17'000 fr. � titre de d�ductions obligatoires (� savoir les cotisations au premier pilier dues par un ind�pendant [9.7% selon le site internet de l'Office f�d�ral des assurances sociales] et la prime LPP [15% du salaire coordonn� pour un assur� �g� de 45 � 54 ans selon l'art. 16 LPP]). Pour le surplus, l'�poux n'avait pas rendu vraisemblable qu'il aurait des frais d'acquisition du revenu - notamment des frais de d�placement - particuli�rement �lev�s, ce qui paraissait au demeurant contredit par le fait que la soci�t� qu'il g�re est situ�e en Gruy�re, o� il habite. En d�finitive, la juridiction pr�c�dente a jug� �quitable de d�duire de ses honoraires une quote-part de l'ordre de 30% pour l'ensemble des frais d'acquisition et des cotisations sociales. Partant, un revenu net de 12'000 fr. a �t� pris en compte, montant auquel il fallait ajouter le salaire accessoire de 1'500 fr. qu'il a reconnu r�aliser en dispensant des cours, et un revenu locatif de 750 fr. Pour cette p�riode, le revenu s'est donc �lev� � 14'250 fr. par mois. Enfin, l'autorit� cantonale a pr�cis� qu'il n'�tait pas n�cessaire d'inviter l'�poux � produire d'autres documents relatifs � ses revenus, comme l'avait pourtant requis le mandataire de l'�pouse le 27 d�cembre 2013, puisque les honoraires nets et le gain accessoire retenus r�sultaient d'une estimation.
3.4.4.�Les personnes qui exercent une activit� lucrative ind�pendante au sens de l'art. 8 LAVS peuvent s'assurer � titre facultatif conform�ment � la LPP (art. 113 al. 2 let. d Cst., 4 LPP et 28 OPP2;��� Hans-Ulrich Stauffer, Berufliche Vorsorge, 2e��d. 2012, N 627 p. 230; Jacques-Andr�SCHNEIDER, in LPP et LFLP, Berne 2010, n� 15 ad art. 4 LPP). Le salaire coordonn� dans l'assurance facultative est d�termin� conform�ment aux art. 8 LPP et 3 OPP2, applicables par analogie (art. 29 al. 1 OPP2).
La LPP ne contient pas de disposition relative � un taux concret de cotisation. Dans les institutions de pr�voyance pratiquant le syst�me de la primaut� des cotisations, la prime de pr�voyance professionnelle se compose en principe des cotisations d'�pargne, qui permettent de financer les prestations de vieillesse, des cotisations de risque, qui doivent correspondre au moins � 6% des cotisations, et qui servent � couvrir les risques li�s au d�c�s et � l'invalidit�, ainsi que des cotisations pour frais administratifs ( SCHNEIDER, op. cit, n� 30 � 32 ad art. 65). Les cotisations d'�pargne ne doivent pas obligatoirement co�ncider avec les taux de l'art. 16 LPP (Stauffer, op. cit., n� N 1682 p. 636; Schneider, op. cit., n� 30 ad art. 65).
En vertu de l'art. 16 LPP, les bonifications de vieillesses sont calcul�es en pour-cent du salaire coordonn�. Pour un assur� �g� de 45 � 54 ans, un taux de 15% est appliqu�. La partie du salaire annuel comprise entre 24'570 fr. et 84'240 fr. (" salaire coordonn� ") doit �tre assur�e (art. 8 al. 1 LPP, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2013). Si le salaire coordonn� n'atteint pas 3'510 fr. par an, il est arrondi � ce montant (art. 8 al. 2 LPP).
3.4.5.�Constatant que l'�poux n'avait ni pr�cis� quel programme il a choisi s'agissant de la LPP, ni s'il avait effectivement souscrit � un deuxi�me pilier, la cour cantonale a consid�r� qu'il fallait �tablir le montant des cotisations du deuxi�me pilier de la m�me mani�re que s'il �tait salari�; elle a donc indiqu� qu'elle prendrait en compte des primes correspondant au 15% du salaire coordonn�. Contrairement � ce que pr�tend l'�pouse, au vu des circonstances de l'esp�ce, il n'est en soi pas arbitraire de se baser sur un taux de cotisation de 15% pour d�terminer le montant d� par son �poux � titre de prime du deuxi�me pilier. Les cotisations LPP sont principalement constitu�es de cotisations d'�pargne qui peuvent correspondre aux taux mentionn�s � l'art. 16 LPP; le fait qu'elles n'y correspondent pas forc�ment ne suffit pas � d�montrer le caract�re insoutenable de la d�cision entreprise (cf. supra consid. 2.1), a fortiori dans le cadre de la pr�sente proc�dure, o� la cognition du juge est limit�e � la simple vraisemblance des faits (cf. supra consid. 2.2). En l'absence d'�l�ments permettant de d�montrer quel programme de cotisations avait choisi l'�poux, il n'est pas non plus choquant de calculer le montant des primes LPP comme si le recourant �tait salari�. En revanche, le calcul auquel a proc�d� la juridiction pr�c�dente est arbitraire. D'une part, il faut souligner que la cour cantonale a, � tort, calcul� les cotisations LPP sur la base du chiffre d'affaires total de l'�poux, omettant d'y soustraire au pr�alable les frais d'acquisition du revenus et les frais des d�placements professionnels. D'autre part, elle a appliqu� le taux de 15% � l'entier des honoraires de l'�poux, apr�s avoir pourtant expliqu� qu'il fallait tenir compte uniquement du montant du salaire coordonn�. Le salaire coordonn� correspond � 59'670 fr. par ann�e (cf. supra consid. 3.4.4; [84'240 fr. - 24'570 fr.]). Ainsi, si l'on s'en tient aux griefs soulev�s, vu les revenus r�alis�s par l'�poux, un montant de 745 fr. par mois (59'670 fr. x 15% / 12) aurait d� �tre pris en compte � titre de prime LPP. Dans ses d�terminations, l'�poux semble soutenir qu'il faudrait �galement se baser sur ses revenus accessoires de 1'500 fr. par mois pour calculer la prime LPP; toutefois, dans la mesure o� la cour cantonale a consid�r�, sans faire preuve d'arbitraire, qu'en l'esp�ce seul le salaire coordonn� devait �tre pris en consid�ration, le fait qu'il per�oive 1'500 fr. de gain accessoire ne saurait avoir d'influence sur le r�sultat, au vu des honoraires qu'il per�oit.
L'�pouse conteste l'�tablissement des charges de l'�poux, en particulier les frais de v�hicule et les frais d'acquisition du revenu. Elle formule diff�rentes critiques en fonction des p�riodes prises en compte.
4.1.1�L'autorit� cantonale a rappel� que l'�poux a invoqu� des frais de v�hicule de 650 fr. par mois, � savoir 480 fr. de frais de leasing et 170 fr. pour l'assurance et l'imp�t. Elle a toutefois retenu que, lorsqu'il travaillait encore � G.________, ces frais �taient inclus dans le forfait de 2'000 fr. par mois pris en compte � titre de frais d'acquisition du revenu, d'autant que le co�t de ce leasing n'avait jamais �t� all�gu� en premi�re instance. La cour cantonale a ajout� que le forfait pr�cit� devait �tre adapt� pour la p�riode o� l'�poux travaillait � 80% - soit du 1er juillet 2011 au 30 avril 2012 - et compt� � hauteur de 1'600 fr. En outre, lorsqu'il �tait en arr�t-maladie et au ch�mage, soit du 1er mai 2012 au 14 novembre 2013, il n'y avait pas lieu de retenir ce forfait, mais les frais effectifs de v�hicule d�sormais all�gu�s, par 650 fr., montant qui paraissait raisonnable au vu de la situation financi�re de la famille. Il en allait de m�me pour la " p�riode actuelle ", o� des frais d'acquisition du revenu avaient d�j� �t� d�duits des honoraires per�us pour son activit� ind�pendante.
4.1.2.1�L'�pouse soutient que pour la p�riode allant jusqu'au 30 juin 2011, il serait arbitraire de retenir 2'000 fr. de frais d'acquisition du revenu. Il aurait fallu retenir 1'500 fr. pour une activit� � 100%, � savoir les frais effectifs, au vu des pi�ces produites par l'�poux en premi�re instance. En outre, dans la mesure o� le juge de premi�re instance avait retenu un montant de 2'000 fr. � titre de " frais d'acquisition du revenu hypoth�tique " (jugement de premi�re instance p. 27 ch. 1 et note 33), et o� un revenu hypoth�tique n'a finalement pas �t� retenu, il serait arbitraire d'�tablir les frais d'acquisition sur la base d'un tel revenu. L'�pouse pr�cise que cette diminution de frais est sans cons�quence sur les pensions pour la p�riode susmentionn�e, puisque le disponible de l'�poux est suffisant. Cela aurait en revanche une incidence pour la p�riode du 1er juillet 2011 au 31 mars 2012, lors de laquelle l'�poux travaillait � 80%. En effet, il fallait alors r�duire de 20% les frais d'acquisition du revenu, non pas sur la base de 2'000 fr., comme l'a fait la cour cantonale, mais de 1'500 fr. Dans la mesure o� les frais devraient �tre fix�s � 1'500 fr. par mois pour une activit� � 100%, il serait forc�ment insoutenable de les fixer � 1'600 fr. pour une activit� � 80%.
4.1.2.2�Par sa critique, l'�pouse n'expose pas en quoi il serait insoutenable, en soi, d'�tablir les frais d'acquisition du revenu de mani�re forfaitaire, et non sur la base des frais effectifs; or, il ne suffit pas qu'une autre solution soit concevable, voire pr�f�rable, pour qu'une d�cision soit arbitraire (cf. supra consid. 2.1). Au demeurant, elle n'indique pas de mani�re claire et d�taill�e � quelles pi�ces " produites par [l'�poux] en premi�re instance " elle fait r�f�rence s'agissant du montant des frais effectifs qu'elle invoque. Pour tous ces motifs, l'argumentation de l'�pouse est irrecevable (cf. supra consid. 2.1).
4.1.3.1�Pour la p�riode du 1er mai 2012 au 14 mars 2013, l'�pouse soutient qu'il est arbitraire de retenir 650 fr. par mois de frais de v�hicule dans les charges de l'�poux. D'une part, il avait peu de frais d'essence puisqu'il �tait au ch�mage. D'autre part, il aurait affirm� lors de l'audience du 25 janvier 2012 qu'il �tait propri�taire du v�hicule VW Tiguan. Il n'aurait jamais all�gu� le contraire en premi�re instance ni produit de contrat de leasing relatif au v�hicule qu'il utilise. Il n'aurait pas non plus produit de pi�ce en deuxi�me instance. Il serait donc insoutenable de retenir une charge de leasing de 480 fr. L'�pouse admet en revanche qu'il devait supporter 170 fr. par mois de frais d'assurance et d'imp�t pour ce v�hicule. Elle estime les frais d'essence � 100 fr., ce qui permettrait de faire environ 600 km par mois.
S'agissant toujours des frais de v�hicule, mais pour la p�riode subs�quente au 15 novembre 2013, l'�pouse affirme qu'il est arbitraire de retenir 650 fr. par mois, alors que des frais d'acquisition du revenu (925 fr.) sont d�j� retenus et comprennent les frais de v�hicule. En effet, l'autorit� cantonale aurait soulign� (arr�t attaqu� p. 12 let. dd) que l'�poux n'a pas rendu vraisemblable l'existence de frais d'acquisition du revenu, notamment de frais de d�placement, particuli�rement �lev�s. La d�cision entreprise compterait donc ces frais � double, de sorte qu'il faudrait d�duire 650 fr. des charges de l'�poux pour dite p�riode.
4.1.3.2�En ce qui concerne les frais de v�hicule pris en compte pour la p�riode du 1er mai 2012 au 14 mars 2013, l'autorit� cantonale a retenu un montant de 650 fr. par mois, ce qui lui semblait raisonnable au vu de la situation financi�re de la famille. L'�pouse ne formule en d�finitive aucun grief � l'encontre de cette motivation, se contentant de pr�tendre, de mani�re appellatoire, que l'�poux n'aurait pas prouv� l'existence d'un contrat de leasing. Au demeurant, elle perd de vue que, quand bien m�me il se trouvait en situation de ch�mage, il avait en principe droit au maintien de son train de vie ant�rieur, et que des frais de v�hicule de 800 fr. ont �galement �t� retenus pour elle, y compris lorsqu'aucune activit� lucrative ne lui �tait imput�e (cf. arr�t entrepris, p. 16 let. bb).
Pour la p�riode ult�rieure au 15 novembre 2013, il ressort de la d�cision attaqu�e qu'un montant de 650 fr. doit �galement �tre retenu � titre de frais de transport. On comprend que ce montant, identique � celui qui a �t� pris en compte lorsqu'il se trouvait au ch�mage, concerne des frais de transport priv�s, la part de frais de v�hicule n�cessaire � l'acquisition du revenu �tant le cas �ch�ant incluse dans la rubrique " frais d'acquisition du revenu "; sur ce point, l'autorit� pr�c�dente a consid�r� que l'�poux n'avait pas rendu vraisemblable qu'il aurait des frais d'acquisition du revenu (notamment des frais de d�placement) particuli�rement �lev�s, partant, a retenu � titre de frais d'acquisition du revenu une quote-part de 5% des honoraires per�us. Il en d�coule que la cour cantonale a s�par� les frais de v�hicule destin�s � l'usage professionnel et ceux destin�s � l'usage priv�, ce qui n'appara�t pas arbitraire, aucun montant n'ayant en d�finitive �t� compt� � double.
L'�poux s'en prend � l'�tablissement des revenus de son �pouse, exposant que l'argumentation de l'autorit� cantonale sur ce point est arbitraire (art. 9 Cst.) et viole les art. 150 CPC (" omission de tenir compte de faits incontest�s "), 163 et 285 CC (" omission de tenir compte de la capacit� contributive des parties "). Selon lui, le revenu de l'�pouse doit �tre fix� � 750 fr. (revenus locatifs) d'avril 2011 � avril 2012, et � 2'750 fr. depuis mai 2012 (revenu hypoth�tique de mai 2012 � mai 2013, puis revenu effectif depuis juin 2013).
5.1.�Il consid�re comme insoutenable de n'avoir imput� � l'�pouse un revenu hypoth�tique qu'� partir de mi-novembre 2013, alors qu'elle aurait admis un revenu hypoth�tique de 1'800 fr. d�s le 1er mai 2012 (m�moire de recours de l'�pouse du 2 septembre 2013; m�moire de r�ponse de l'�pouse du 4 octobre 2013), un fait admis devant �tre consid�r� comme prouv�. L'�poux ajoute qu'� partir de novembre 2013, ce montant doit en r�alit� �tre port� � 2'000 fr. net par mois, ce qui semblerait justifi� pour un revenu mensuel brut de 2'000 fr., compte tenu d'un treizi�me salaire et de charges sociales r�duites, vu la part du salaire non soumise aux cotisations. Il explique que les jurisprudences cit�es par la cour cantonale pour �tayer le fait qu'un revenu hypoth�tique ne puisse pas �tre imput� pour une p�riode r�volue ne sont pas applicables au cas d'esp�ce. Selon lui, un revenu hypoth�tique pouvait �tre imput� � l'�pouse seulement d�s le d�but de la proc�dure de s�paration (� savoir le mois de mai 2011). En revanche, il serait faux de consid�rer, comme l'a fait la juridiction pr�c�dente, qu'un revenu hypoth�tique ne pourrait jamais �tre imput� pour une p�riode ant�rieure au jugement, sous peine d'inciter les parties � faire durer la proc�dure pour �chapper, pendant la dur�e de celle-ci, � leurs obligations alimentaires. Par ailleurs, l'autorit� cantonale aurait pass� sous silence, de mani�re arbitraire, les revenus effectifs de 334 fr. 40 net par mois en moyenne, r�alis�s par l'�pouse de janvier � juin 2013 aupr�s du Foyer K.________, � F.________, et de 2'000 fr. net per�us depuis fin juin 2013 pour son travail aupr�s de L.________ SA. Or, l'�pouse avait produit les copies de ses d�comptes de salaire de janvier � juin 2013 et all�gu� ses revenus r�els depuis le d�but de l'ann�e 2013 (courrier du 31 juillet 2013 et bordereau). Curieusement, cela n'aurait pas �t� pris en compte par le juge de premi�re instance, mais l'�poux explique qu'il n'a pas formul� de critique sur ce point dans son appel, ayant d'autant moins de raison de le faire que dans son propre m�moire d'appel, l'�pouse avait " admis ce revenu (hypoth�tique) d�terminant qu'elle fixait � 1'800 fr., d�s mai 2012, mais qui est, en r�alit�, de Fr. 2'000 si on tient compte du 13�me salaire ".
5.2.�Le juge de premi�re instance a constat� que l'�pouse n'a travaill� que sporadiquement depuis la naissance des enfants, ayant toutefois indiqu� avoir d�pos� son dossier dans des soci�t�s de placement afin de trouver un emploi � 50%. Il lui a imput� un revenu hypoth�tique de 2'000 fr. d�s le d�but de la s�paration. Il a relev� qu'elle dispose d'une formation fran�aise en gestion des techniques commerciales, qu'il lui incombe de faire valider en Suisse. Il a en outre pris en compte la moiti� du revenu locatif d�gag� par les immeubles des parties (750 fr.).
Il ressort de l'arr�t entrepris qu'en appel, l'�poux n'a pas critiqu� le revenu pris en compte par le premier juge. Pour sa part, l'�pouse a fait valoir qu'il aurait fallu lui laisser un d�lai pour trouver un travail; elle a donc demand� qu'un revenu hypoth�tique ne lui soit imput� que d�s le 1er mai 2012, � savoir un an apr�s la s�paration. La juridiction cantonale a consid�r� que, d'une part, il n'�tait pas admissible d'imputer un revenu hypoth�tique pour une p�riode r�volue. D'autre part, un d�lai convenable devait �tre laiss� pour trouver un emploi. Il n'�tait donc pas possible d'imputer � l'�pouse un revenu hypoth�tique avant au moins la fin de l'ann�e 2013. Vu le changement de situation d'emploi de l'�poux au 15 novembre 2013 et le fait que l'�pouse savait depuis de nombreux mois qu'il lui faudrait travailler � temps partiel, il se justifiait de retenir un revenu depuis cette date. Quant � la quotit� du revenu, le montant retenu en premi�re instance paraissait raisonnable, incluant la part au 13�me salaire. Jusqu'au 14 novembre 2013, le revenu de l'�pouse s'�levait donc � 750 fr. (revenu locatif); au-del�, un revenu total de 2'750 fr. par mois a �t� pris en compte.
5.3.�En tant qu'il invoque la violation des art. 150 CPC ainsi que 163 et 285 CC, le recourant oublie que dans le cadre du pr�sent recours, seuls des griefs d'ordre constitutionnel peuvent �tre soulev�s; sa critique est donc irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Quant � ses critiques relatives � l'absence de prise en compte des revenus effectifs r�alis�s par l'�pouse durant l'ann�e 2013, elles ne peuvent quoi qu'il en soit �tre prises en consid�ration faute d'avoir �t� soulev�es en appel; l'�poux admet lui-m�me ne pas l'avoir fait, et ne pr�tend par ailleurs pas que seule la motivation de l'arr�t attaqu� aurait donn� l'occasion de les soulever (cf. supra consid. 2.4). Le fait que dans son m�moire d'appel, l'�pouse aurait admis qu'un revenu hypoth�tique puisse lui �tre imput� d�s mai 2012, n'est pas d�terminant. Au demeurant, il ressort de l'arr�t entrepris que les parties ont toutes deux interjet� appel le 2 septembre 2013, de sorte que l'�poux ne pouvait pas conna�tre la teneur de l'appel de l'�pouse au moment de r�diger son propre m�moire; il ne saurait d�s lors pr�tendre avoir d�cid� de ne pas soulever le grief susmentionn� apr�s avoir lu le m�moire de l'�pouse. Enfin, si l'�poux affirme que l'argumentation de l'autorit� cantonale est arbitraire, il ne soutient pas que la d�cision attaqu�e serait arbitraire dans son r�sultat, de sorte que quoi qu'il en soit, l'ensemble de sa critique est irrecevable faute de motivation suffisante (cf. supra consid. 2.1).
Dans leurs recours respectifs, les parties critiquent la fixation de la contribution destin�e � l'entretien des enfants.
6.1.�Chacun des �poux critique, en particulier, le fait que la juridiction pr�c�dente ait augment� les montants ressortant des tabelles zurichoises de 15 � 20%.
Selon l'�poux, un tel proc�d� viole l'art. 285 CC. Il expose qu'une augmentation de 25% est ad�quate, mais que pour la p�riode du 15 mars au 14 novembre 2013, son revenu (allocations de ch�mage) ne justifie pas une telle majoration.
L'�pouse affirme pour sa part qu'il est insoutenable de n'augmenter les besoins de base des enfants ressortant des tabelles zurichoises que de 15 � 20%, lors m�me que les revenus des parents sont deux, voire trois fois sup�rieurs au revenus moyen suisse de 7'000 � 7'500 fr. retenus par ces tabelles. Selon la m�thode " abstraite ", la contribution d'entretien devrait �tre fix�e entre 25 et 27% du revenu net du d�birentier, � savoir en l'esp�ce plus de 2'860 fr. par enfant si l'on tient compte du revenu de 22'000 fr. r�alis� par l'�poux durant la vie commune. Selon la " m�thode Curty, qui n'a jamais �t� tax�e d'arbitraire par le Tribunal f�d�ral ", on aboutit � des montants " du m�me ordre ". Si la loi n'impose pas de m�thode de calcul pour les contributions d'entretien, " l'utilisation d'une m�thode plut�t qu'une autre ne saurait toutefois aboutir, sans tomber dans l'arbitraire, � un r�sultat profond�ment diff�rent ", ce qui est pourtant le cas en l'esp�ce. L'�pouse ajoute qu'en tout �tat de cause, il �tait manifestement insoutenable de fixer la pension en faveur de C.________ � 1'650 fr. alors que l'�poux aurait admis, dans son appel du 2 septembre 2013 (p. 14), que le co�t de cet enfant est de 1'750 fr. par mois, plus les allocations familiales (245 fr.), � savoir un total de 1'995 fr. Selon elle, le co�t des enfants doit donc �tre fix� � tout le moins � 2'000 fr. par enfant, quel que soit son �ge, moins les allocations familiales, de sorte que la pension � charge de l'�poux devrait s'�lever � 1'770 fr. par enfant. Dans une argumentation subsidiaire, elle soutient que quoi qu'il en soit, au vu du disponible de l'�poux qu'il y aurait lieu de retenir pour la p�riode du 31 janvier 2013 au 15 novembre 2013, le montant de la contribution d'entretien en faveur de D.________, qui a atteint l'�ge de 12 ans r�volus en janvier 2013, devrait �tre fix� � tout le moins � 1'650 fr. par mois, allocations familiales en sus, � savoir le m�me montant que celui retenu pour sa soeur.
6.2.�La cour cantonale a d�termin� les besoins des enfants en se basant sur les montants figurant dans les tabelles zurichoises, augment�s de 15 � 20% pour tenir compte des activit�s co�teuses pratiqu�es par les enfants (telles que le golf, l'�quitation et le hockey) et de la situation financi�re tr�s favorable de la famille (revenus cumul�s des parents largement sup�rieurs � 15'000, voire 20'000 fr., except� de f�vrier � novembre 2013). Il en r�sulte, hors soins en nature, un co�t compris entre 1'489 fr. et 1'554 fr. jusqu'� l'�ge de 12 ans, puis entre 1'834 fr. et 1'914 fr. au-del�. Apr�s d�duction des allocations familiales (245 fr. par mois et par enfant), le co�t des enfants se situe entre 1'300 fr. (jusqu'� l'�ge de 12 ans) et 1'650 fr.; il doit �tre enti�rement assum� par le p�re. Toutefois, pour la p�riode du 15 mars au 14 novembre 2013, c'est-�-dire juste apr�s le 12�me anniversaire de D.________, le disponible du p�re s'�l�ve � 2'979 fr. 50, ce qui suffit juste � verser 1'300 fr. pour son fils et 1'650 fr. pour sa fille. L'autorit� cantonale a donc condamn� l'�poux � s'acquitter de ces pensions jusqu'au 14 novembre 2013, l'augmentation de la pension de D.________ � 1'650 fr. n'�tant effective que d�s le 15 novembre 2013.
6.3.�En vertu de l'art. 176 al. 3 CC relatif � l'organisation de la vie s�par�e, lorsque les �poux ont des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires, d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (art. 273 ss CC). � teneur de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. La loi n'impose pas de m�thode de calcul de la contribution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414 in fine).
6.4.�Faute d'�tre de nature constitutionnelle, le grief soulev� par l'�poux (violation de l'art. 185 CC) est irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Quant � la critique de l'�pouse, il convient au pr�alable de souligner qu'elle ne porte pas, en tant que telle, sur l'utilisation des tabelles zurichoises. L'�pouse pr�tend uniquement qu'une augmentation de 15 � 20% des besoins de base ressortant de ces tabelles est insuffisante au vu des revenus des parents. Elle n'indique toutefois pas quel est le pourcentage d'augmentation qui aurait d� �tre appliqu�. Au demeurant, l'autorit� cantonale a express�ment pris en consid�ration, dans son calcul, la situation financi�re " tr�s favorable " de la famille. Pour le surplus, le simple fait que la m�thode utilis�e par la cour cantonale pour fixer la contribution d'entretien en faveur des enfants aboutisse � un r�sultat diff�rent que celui auquel aboutiraient d'autres m�thodes ne permet pas, en soi, de consid�rer la d�cision entreprise comme insoutenable; en effet, l'arbitraire ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable, voire pr�f�rable (cf. supra consid. 2.1). En tant qu'elle soutient que le co�t des enfants aurait d� �tre fix� � tout le moins � 1'750 fr. par enfant, hors allocations familiales, puisque l'�poux aurait admis ce montant dans son appel, l'�pouse n'explicite pas son grief, n'indiquant pas quel droit constitutionnel aurait �t� viol� par l'autorit� cantonale, de sorte que son grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Enfin, en tant qu'elle expose que la contribution � l'entretien de D.________ aurait d� �tre fix�e � tout le moins � 1'650 fr. par mois d�s le 31 janvier 2013, " au vu du disponible qui doit �tre retenu pour [l'�poux] ", l'�pouse ne satisfait pas au principe d'all�gation (cf. supra consid. 2.1), n'indiquant en particulier nullement quel est le montant du disponible auquel elle fait r�f�rence. Au demeurant, les critiques formul�es � l'encontre des bases de calcul du disponible de l'�poux pour la p�riode du 15 mars au 15 novembre 2013 sont d�nu�es de pertinence (cf. supra consid. 3.3).
Vu ce qui pr�c�de, seul le montant retenu � titre de prime LPP � charge de l'�poux � compter du 15 novembre 2013 est arbitraire, de sorte que l'�pouse doit �tre suivie sur ce point.
Celle-ci ne pr�tend pas que l'admission de son grief aurait une influence sur les contributions d'entretien des enfants. Tel n'est au demeurant pas le cas, d�s lors que pour cette p�riode-l�, une modification du disponible de l'�poux resterait sans incidence sur le montant de ces pensions, celles-ci permettant de couvrir l'entier des besoins des enfants, fix�s � 1'650 fr. par enfants (cf. supra consid. 6.2).
Il reste � examiner l'incidence de la modification du montant de la prime LPP sur la contribution d'entretien en faveur de l'�pouse. Les autres montants port�s en d�duction des honoraires l'�poux d�s le 15 novembre 2013 (cotisations AVS, frais d'acquisition du revenu) ne faisant pas l'objet de critique, son revenu net d�terminant pour le calcul de la contribution d'entretien en faveur de l'�pouse s'�l�ve � 16'006 fr. (17'000 fr. - 745 fr. [prime LPP] - 1'649 fr. [cotisations AVS, 17'000 fr. x 9.7%] - 850 fr. [frais d'acquisition du revenu, 17'000 fr. x 5%] + 1'500 fr. [revenus accessoires] + 750 fr. [revenu locatif]). La m�thode de calcul de la contribution utilis�e par la cour cantonale est pour le moins douteuse; on rel�vera notamment que les cotisations AVS ont �t� calcul�es, � tort, sur la base du montant total des honoraires per�us par l'�poux, sans que les frais d'acquisition du revenu soient pr�alablement d�duits. Cela �tant, aucune des parties ne formule de critique sur cette m�thode de calcul, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner si celle-ci devrait �tre qualifi�e d'arbitraire (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Ainsi, cette m�thode sera reprise telle quelle, en tenant compte d'un revenu de l'�poux non pas de 14'250 fr., comme l'a retenu l'autorit� cantonale, mais de 16'006 fr. Le disponible de l'�poux apr�s paiement des contributions d'entretien en faveur des enfants s'�l�ve � 6'007 fr. 50 (16'006 fr. - 6'698 fr. 50 [charges de l'�poux] - 3'300 fr. [pensions en faveur des enfants]). Le calcul de la contribution d'entretien en faveur de l'�pouse, � compter du 15 novembre 2013, est ainsi le suivant: 2'569 fr. 25 (d�ficit de l'�pouse) + (� x [6'007 fr. 50 - 2'569 fr 25]) = 4'288 fr. 30, montant qu'il convient d'arrondir � 4'290 fr. Le fait d'avoir fix� cette pension � 3'400 fr. au lieu de 4'290 fr. est arbitraire quant au r�sultat, de sorte qu'il y a lieu de r�former l'arr�t entrepris sur ce point.
L'�pouse s'en prend � la mani�re dont les autorit�s de premi�re et de deuxi�me instance ont r�parti les frais et fix� les d�pens.
8.1.1.�Selon elle, l'autorit� cantonale, en confirmant la r�partition des frais effectu�e par le juge de premi�re instance, se serait rendue coupable d'arbitraire dans la constatation des faits, en tant qu'elle a retenu que les parties avaient obtenu gain de cause dans la m�me proportion. Si elle ne conteste pas que les parties ont obtenu gain de cause dans la m�me proportion concernant les pensions destin�es aux enfants, elle estime avoir obtenu tr�s largement gain de cause s'agissant de la pension en sa faveur. Pour certaines p�riodes, "elle aurait m�me pu obtenir plus que ce qu'elle [a] finalement demand�, par gain de paix ". En outre, l'autorit� aurait omis de tenir compte du fait qu'elle s'est vue contrainte de d�poser plusieurs requ�tes de mesures superprovisionnelles (les 21 juin 2011, 9 mars et 4 mai 2012), qui ont d'ailleurs �t� admises. Les frais auraient aussi �t� augment�s par la mauvaise foi de l'�poux, les parties ayant d� se rendre avec leurs conseils au domicile conjugal, pour constater que tous les objets qu'il affirmait avoir rendus � l'�pouse s'y trouvaient encore. Enfin, de mani�re insoutenable, il n'aurait pas �t� tenu compte du fait que la proc�dure a �t� allong�e � cause du " revirement " de l'�poux, qui n'a finalement pas donn� son accord � une convention de divorce avec accord complet (audience du 8 octobre 2012), faisant ainsi preuve de mauvaise foi. Suite � cela, plusieurs �critures ont �t� d�pos�es et une nouvelle audience a eu lieu avant que le jugement de premi�re instance ne puisse �tre rendu. Tous ces �l�ments rendraient manifestement in�quitable un partage par moiti� des frais de justice et la condamnation de l'�pouse au paiement de ses propres frais d'avocat, de sorte qu'il faudrait condamner l'�poux � supporter l'ensemble des frais et d�pens de premi�re instance.
8.1.2.�L'autorit� cantonale a consid�r� que la proc�dure de premi�re instance �tait largement contentieuse, les points litigieux concernant essentiellement le droit de visite du p�re et les contributions d'entretien des enfants et de l'�pouse. Sur la premi�re question, chaque �poux avait eu gain de cause dans une mesure semblable. S'agissant des pensions, celles destin�es aux enfants avaient �t� fix�es � des montants correspondant � la moyenne des conclusions des parents, tandis que celle en faveur de l'�pouse a �t� arr�t�e pour une premi�re p�riode � un montant proche de celui requis par l'�pouse, et pour la suite abaiss�e � des sommes plus proches de celles propos�es par l'�poux, l'argumentation de l'�pouse relative � l'imputation d'un revenu hypoth�tique � son mari n'�tant de plus pas suivie. Examinant ensuite s'il y avait lieu de modifier cette r�partition en raison du comportement du mari, qui selon l'�pouse �tait empreint de mauvaise foi, la juridiction d'appel a relev� qu'il n'apparaissait pas que les conclusions de celui-ci, en tout cas pour la p�riode ayant suivi la fin de son arr�t maladie, fussent si �loign�es de la r�alit� que ne le pr�tendait l'�pouse. Quant au fait que l'�poux soit revenu sur le principe d'une convention compl�te sur les effets accessoires du divorce trouv�e en audience du 8 octobre 2012, il a certes engendr� des frais suppl�mentaires, mais uniquement pour la fin de la proc�dure, qui avait d�j� dur� plus d'une ann�e et demie auparavant. En outre, il apparaissait que les deux parties, et non le seul mari, avaient occasionn� des d�veloppements plus importants de la proc�dure, ce qui r�sultait aussi du dossier d'appel. Pour ces motifs, la cour cantonale a confirm� le premier jugement, en tant qu'il ordonne la r�partition des frais de premi�re instance par moiti� et la compensation des d�pens.
8.1.3.�La critique de l'�pouse porte tout d'abord sur la constatation selon laquelle en premi�re instance, les parties ont obtenu gain de cause dans les m�mes proportions. En tant qu'elle conteste cela s'agissant en particulier la pension en sa faveur, ajoutant qu'elle aurait pu obtenir davantage que ce qu'elle a demand�, la recourante fait valoir sa propre appr�ciation de la cause, sans d�montrer le caract�re arbitraire de celle de l'autorit� cantonale. Quoi qu'il en soit, il ne saurait �tre tenu compte des pr�tendues chances de succ�s de l'�pouse, seule la proportion dans laquelle elle a obtenu gain de cause au regard de ses conclusions �tant d�terminante. Pour le surplus, l'�pouse se fonde sur des faits qui ne r�sultent pas du jugement cantonal, lorsqu'elle invoque les requ�tes de mesures superprovisionnelles qu'elle aurait introduites et le d�placement qui aurait �t� effectu� au domicile conjugal; ces faits ne peuvent �tre pris en compte, dans la mesure o� l'arbitraire de leur omission n'est ni invoqu�, ni d�montr� (cf. supra consid. 2.3). En tant qu'elle invoque le fait que l'�poux serait revenu sur une convention de divorce, l'�pouse oublie que ce fait a d�j� �t� pris en consid�ration par la juridiction pr�c�dente, celle-ci ayant consid�r� que cela a certes engendr� des frais suppl�mentaires, mais dans une moindre mesure puisqu'au moment o� la convention a �t� �labor�e, la proc�dure avait d�j� dur� plus d'un an et demi. En exposant qu'apr�s le " revirement " de son �poux, plusieurs �critures et une nouvelle audience ont eu lieu, l'�pouse ne d�montre pas que les faits retenus l'auraient �t� de mani�re arbitraire. En particulier, elle ne conteste pas que la proc�dure avait d�j� dur� longtemps, ni que son prolongement pouvait �tre imput� aux deux parties.
En d�finitive, en tant qu'elle invoque le caract�re manifestement in�quitable de la r�partition des frais et d�pens de premi�re instance, l'�pouse fonde son argumentation sur des faits irrecevables et sur sa propre appr�ciation de la cause, ne parvenant pas � d�montrer que l'autorit� aurait abus� de son pouvoir d'appr�ciation.
8.2.1.�S'agissant des frais et d�pens de deuxi�me instance, l'�pouse affirme qu'ils auraient d� �tre mis en totalit� � la charge de son �poux, puisque celui-ci est " revenu sur l'accord pass� en pr�sence de son avocat le octobre 2012 (sic), vu les pensions qui doivent �tre fix�es en faveur de l'�pouse et des enfants suite au pr�sent recours, et vu le fait que la recourante a obtenu gain de cause sur la question du droit de visite ".
8.2.2.�L'autorit� cantonale a consid�r� que l'�poux a succomb� en appel concernant le droit de visite, mais a eu largement gain de cause s'agissant des contributions d'entretien pour ses enfants et, d�s le 15 mars 2013, aussi partiellement pour celle due � son �pouse. Par ailleurs, celle-ci �tait victorieuse sur les questions du point de d�part des pensions et de la contribution en sa faveur jusqu'au 31 janvier 2013, mais avait succomb� en grande partie au-del�, et s'agissant de la r�partition des frais de premi�re instance. Partant, la Ie Cour d'appel civil a condamn� chaque partie � supporter ses propres d�pens et la moiti� des frais de justice de deuxi�me instance.
8.2.3.�Autant que sa critique soit compr�hensible, l'�pouse ne s'en prend pas de mani�re claire et d�taill�e aux consid�rations de la juridiction pr�c�dente. Celle-ci a pr�cis�ment tenu compte du fait qu'elle a obtenu gain de cause en appel s'agissant du droit de visite et du succ�s de chacune des parties s'agissant des contributions d'entretien (cf. supra consid. 8.2.2). En outre, en ce qui concerne l'accord sur lequel serait revenu l'�poux en " octobre 2012", la recourante n'expose pas en quoi ce fait serait de nature � rendre l'appr�ciation de l'autorit� cantonale manifestement in�quitable. Faute de motivation suffisante, le grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.1).
8.3.�Au vu du sort des causes devant la Cour de c�ans, il convient de statuer � nouveau sur les frais et d�pens de premi�re et deuxi�me instance (art. 68 al. 5 LTF). Dans la mesure o� la d�cision entreprise doit �tre r�form�e uniquement s'agissant de la pension en faveur de l'�pouse due � compter du 15 novembre 2013 (cf. supra consid. 7), elle n'a pas �t� modifi�e de mani�re substantielle au regard de l'ensemble du litige, de sorte qu'il se justifie de confirmer la r�partition des frais et d�pens de premi�re et de deuxi�me instance.
En conclusion, le recours de l'�poux est rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recours de l'�pouse est partiellement admis, l'arr�t attaqu� annul� en tant qu'il concerne le montant de la contribution d'entretien due � l'�pouse � partir du 15 novembre 2013, et il est r�form� en ce sens que dite contribution d'entretien est fix�e � 4'290 fr. par mois; l'exigibilit� et l'indexation de cette pension est r�gl�e par le ch. 7 du dispositif de l'arr�t entrepris, aucun grief n'ayant �t� formul� sur ce point; le recours de l'�pouse est rejet� pour le surplus. Partant, et compte tenu de l'ampleur particuli�re du travail caus� en instance f�d�rale (art. 65 al. 2 et 5 LTF; Bernard Corboz, in Commentaire de la LTF, 2�me �d., 2014, n� 40 ad art. 65 LTF), les frais judiciaires sont arr�t�s � 10'000 fr. et mis pour 4'000 fr. � la charge de A.X.________ et pour 6'000 fr. � la charge de B.X.________. B.X.________, qui succombe dans ses conclusions, qui a conclu au rejet des conclusions de A.X.________ et qui n'est pas assist� d'un avocat, n'a pas droit � une indemnit� de d�pens (art. 68 al. 1 et 2 LTF; ATF 135 III 127 consid. 4 p. 136); il versera � A.X.________, qui obtient partiellement gain de cause, une indemnit� de d�pens r�duite (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Les causes 5A_318/2014 et 5A_333/2014 sont jointes.
Le recours de A.X.________ (5A_318/2014) est partiellement admis, dans la mesure o� il est recevable, l'arr�t attaqu� est annul�, en tant qu'il condamne B.X.________ � contribuer � l'entretien de A.X.________ par le versement d'une pension mensuelle de 3'400 fr. d�s le 15 novembre 2013, et r�form� en ce sens que d�s cette date, B.X.________ est condamn� � verser � A.X.________ une contribution d'entretien de 4'290 fr. par mois; le recours est rejet� pour le surplus.
Le recours de B.X.________ (5A_333/2014) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 10'000 fr., sont mis pour 4'000 fr. � la charge de A.X.________ et pour 6'000 fr. � la charge de B.X.________.
Une indemnit� de 2'000 fr., � verser � A.X.________ � titre de d�pens, est mise � la charge de B.X.________.