Source: https://issuu.com/frw2010/docs/ba-ba_2012-08
Timestamp: 2016-12-08 23:41:46+00:00
Document Index: 122531565

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 2', '§ 3', '§2', '§1', 'art.45', '§2', 'art. 109', 'art. 107', '§ 2']

B.A.-BA by Fondation rurale Wallonie - issuu
Dernière actualisation : août 2012
Extrait de la charte européenne de l’aménagement du territoire
«L’aménagement du territoire est l’expression spatiale des politiques
économique, sociale, culturelle et écologique de toute une société»
Article 1er du CWATUPE.
§ 1. Le territoire de la Région wallonne est un patrimoine commun de ses habitants.
La Région et les autres autorités publiques, chacune dans le cadre de ses compétences et en coordination avec la Région, sont gestionnaires et garants de l’aménagement du territoire. Elles rencontrent de manière durable les besoins sociaux, économiques, de mobilité, patrimoniaux et environnementaux de la collectivité par la gestion qualitative du cadre
de vie, par l’utilisation parcimonieuse du sol et de ses ressources, par la performance énergétique de l’urbanisation et
des bâtiments et par la conservation et le développement du patrimoine culturel, naturel et paysager.
§ 2. L’aménagement du territoire est conçu au moyen du schéma de développement de l’espace régional, du schéma de
structure communal et du rapport urbanistique et environnemental.
§ 3. L’aménagement du territoire et l’urbanisme sont fixés par les plans et les règlements suivants :
1° les plans de secteur ;
2° les plans communaux d’aménagement ;
3° les règlements régionaux d’urbanisme ;
4° les règlements communaux d’urbanisme.
Développement rural et aménagement du territoire sont indissociables
Une des principales missions de la Fondation rurale de Wallonie (FRW) est l’accompagnement des communes menant une
opération de développement rural. Cette opération définit notamment une stratégie de développement, globale et intégrée,
sur tous les aspects de la vie locale. De plus en plus, l’aménagement du territoire et l’urbanisme y jouent un rôle prépondérant. L’évolution de nos sociétés rurales, en lien étroit avec le développement des villes ne se conçoit plus sans aborder
les outils de l’aménagement du territoire inscrits dans la législation.
Connaître les outils pour bien les utiliser
Un usage judicieux de ces outils est aujourd’hui primordial pour une bonne gestion territoriale, même dans les plus petites
Mais pour bien choisir, concevoir et appliquer les différents outils de l’aménagement du territoire, il faut au préalable en
avoir une connaissance suffisante. Or la législation en la matière est particulièrement complexe.
Au-delà des textes légaux et notamment du CWATUPE, un document vulgarisé sur base de la législation, une sorte de
«B.A.-BA de l’aménagement du territoire» peut aider les acteurs locaux à appréhender la matière de l’aménagement du
C’est en tout cas un besoin que la Fondation rurale de Wallonie (FRW) a fréquemment décelé dans son travail quotidien
d’accompagnement des communes en développement rural. Ce besoin existe en interne, au niveau des agents de développement, mais aussi en externe, lors de l’installation des nouveaux conseils communaux et des CCATM.
Pour répondre à cette demande d’information, la FRW a donc rédigé une brochure reprenant les principaux outils de
l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Ce document est principalement destiné aux acteurs du milieu rural.
Il s’inscrit également dans la réalisation d’une série d’actions FRW visant à accentuer, de manière quantitative et qualitative,
la prise en compte du développement territorial dans les opérations de développement rural (groupe-projet aménagement
du territoire, propositions pour le devenir des zones rurales dans le cadre de la révision des plans de secteur, fiches d’aménagement rural, formation des agents de développement…).
Aménagement du territoire et urbanisme : une information de base
Après une introduction générale qui plante le décor de la législation wallonne en matière d’aménagement du territoire, le
document s’articule en huit chapitres déclinant les différents outils, des schémas aux instruments opérationnels en passant
par les plans, règlements, commissions et autres permis.
Après quelques mots sur les matières « connexes » (énergie, mobilité, logement, …), il se termine par un rappel des principales conditions pour que ces outils de l’aménagement du territoire atteignent leur pleine efficacité au service d’un développement territorial harmonieux.
Quelques précisions et une liste des abréviations utilisées complètent le document.
La déclaration de politique régionale (DPR) du 16 juillet 2009 du nouveau GW prévoit explicitement : «Les procédures doivent également être simplifiées et rendues plus lisibles et praticables, notamment à l’occasion de l’évaluation du Code wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine et de l’Energie (CWATUPE).»
Les dispositions présentées dans ce B.A.-BA sont donc susceptibles d’évoluer dans les prochains mois. Nous veillerons à
réactualiser régulièrement ce document.
Le Conseil de Direction de la FRW :
Michel JOUREZ, Directeur général	Francis DELPORTE,
Nous remercions particulièrement Monsieur José Schwanen, 1er attaché et Madame Martine Moniotte, attachée - DGO 4,
direction extérieure du Luxembourg, pour leur relecture attentive et constructive du document.
Avant-Propos............................................................................................................... 3
Table des matières........................................................................................................ 4
Abréviations................................................................................................................. 6
I. Le Cadre de référence légal................................................................................... 7
Pourquoi des outils ?................................................................................................................ 8
Le CWATUPE, l’outil de référence........................................................................................... 10
De la Révolution française à la loi organique............................................................................................. 10
Des réformes institutionnelles.................................................................................................................... 10
Des réformes législatives.......................................................................................................................... 10
La structure du CWATUPE....................................................................................................... 12
Les dispositions organiques................................................................................................... 12
La DGO 4............................................................................................................................... 12
II. Les outils d’aménagement.................................................................................. 13
Schémas................................................................................................................................. 14
SDER (Schéma de développement de l’espace régional)............................................................................. 14
SSC (Schéma de structure communal)....................................................................................................... 15
Plans...................................................................................................................................... 16
PdS (Plan de secteur)................................................................................................................................ 16
PCA (Plan communal d’aménagement)..................................................................................................... 17
Rapport.................................................................................................................................. 18
RUE (Rapport urbanistique et environnemental).......................................................................................... 18
ZACC et ZACCI (zones d’aménagement communal concerté
et zones d’aménagement communal concerté à caractère industriel)..................................... 19
Règlements............................................................................................................................ 20
RGBSR (Règlement général sur les bâtisses en site rural)............................................................................. 20
RCU (Règlement communal d’urbanisme).................................................................................................. 21
Commissions.......................................................................................................................... 22
CRAT (commission régionale d’aménagement du territoire)........................................................................ 22
CCATM (commission consultative d’aménagement du territoire et de mobilité)............................................ 23
Hiérarchie des outils d’aménagement.................................................................................... 24
Tableau synthétique des outils d’aménagement..................................................................... 25
Actes urbanistiques................................................................................................................ 26
Les certificats d’urbanisme N° 1 et N° 2..................................................................................................... 26
La déclaration urbanistique préalable........................................................................................................ 26
Le permis d’urbanisme............................................................................................................................. 26
Le permis d’urbanisme pour constructions groupées.................................................................................. 27
Le permis d’urbanisation.......................................................................................................................... 27
Le permis unique...................................................................................................................................... 27
Permis d’urbanisme............................................................................................................... 28
Pourquoi faut-il un permis ?....................................................................................................................... 28
Faut-il un architecte ?................................................................................................................................ 28
Qui délivre les permis ?............................................................................................................................ 28
Quel est le rôle de la CCATM ?................................................................................................................. 28
Schéma de la procédure ....................................................................................................... 29
Patrimoine.............................................................................................................................. 30
Qu’entend-on par «patrimoine» ?.............................................................................................................. 30
L’inventaire du patrimoine immobilier........................................................................................................ 30
Le classement.......................................................................................................................................... 30
Comment vérifier si un bien est classé ?..................................................................................................... 31
Qui peut demander le classement d’un bien et comment procéder ?........................................................... 31
Les mesures de prévention........................................................................................................................ 32
La restauration......................................................................................................................................... 32
Les acteurs susceptibles de participer à la protection du patrimoine............................................................. 32
Les autres types de protection du patrimoine.............................................................................................. 33
Instruments opérationnels...................................................................................................... 34
Qu’entend-on par «aménagement opérationnel» ?..................................................................................... 34
III. Les Matières connexes......................................................................................... 35
Le logement........................................................................................................................... 35
L’environnement..................................................................................................................... 36
L’énergie................................................................................................................................ 37
La mobilité............................................................................................................................. 37
IV. Quelques précisions............................................................................................ 38
V. Les conditions de la réussite............................................................................. 42
VI. Sources documentaires..................................................................................... 42
Publications............................................................................................................................ 42
Sites Internet.......................................................................................................................... 43
Note méthodologique...
Ce document d’information est imaginé sous forme d’une boîte à outils dont les tiroirs doivent vous aider au quotidien.
Pour faciliter le lien entre ce document et le CWATUPE, les carrés noirs, comme celui-ci
, indiquent un numéro qui se
réfère aux articles du CWATUPE correspondants.
En complément à l’information fournie dans ce document, voici le lien internet de la version officieuse du CWATUPE :
http://dgo4.spw.wallonie.be/dgatlp/dgatlp/Pages/DGATLP/PagesDG/CWATUP/GEDactualise/GED/gedListeArbo.asp
AIS	Agence immobilière sociale
CC	Conseil communal
CCATM	Commission communale d’aménagement du territoire et de mobilité
CPAS	Centre public d’action sociale
CRAT	Commission régionale d’aménagement du territoire
CRIE	Centre régional d’initiation à l’environnement
CRMSF	Commission royale des monuments, sites et fouilles
CU	Certificat d’urbanisme
CWATUPE	Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine et de l’énergie
CWEDD	Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable
DGO 2	Direction générale opérationnelle N° 2 - Mobilité et Voies hydrauliques
DGO 3		Direction générale opérationnelle N° 3 - Agriculture, Ressources naturelles et Environnement
DGO 4	Direction générale opérationnelle N° 4 - Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie
FD	Fonctionnaire délégué
IPW	Institut du patrimoine wallon
GW	Gouvernement wallon
PASH	Plan d’assainissement par sous-bassins hydrographiques
PCA	Plan communal d’aménagement
PCAR	Plan communal d’aménagement révisionnel
PCDN	Plan communal de développement de la nature
PCDR	Programme communal de développement rural
PCM	Plan communal de mobilité
PdS	Plan de secteur
PL	Permis de lotir
PPPW	Petit patrimoine populaire wallon
PU	Permis d’urbanisme
PUR	Permis d’urbanisation
RCU	Règlement communal d’urbanisme
RESA	Relance économique et simplification administrative
RGBSR	Règlement général sur les bâtisses en site rural
RGBZPU	Règlement général sur les bâtisses applicable aux zones protégées en urbanisme
RRU	Règlement régional d’urbanisme
RUE	Rapport urbanistique et environnemental
SAED	Site d’activité économique désaffecté
SAR	Site à réaménager
SDEC	Schéma de développement de l’espace communautaire
SDER	Schéma de développement de l’espace régional
SSC	Schéma de structure communal
SWL	Société wallonne du logement
UNESCO	United nations educational, scientific and culturel organization
ZACC	Zone d’aménagement communal concerté
ZACCI	Zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel
ZAD	Zone d’aménagement différé
ZIP	Zone d’initiatives privilégiées
I. Cadre de référence légal
Pourquoi des outils ?
Jusqu’au début du 20ème siècle, nos paysages, nos villes et nos villages sont façonnés par l’homme en fonction des
contraintes physiques, géographiques et économiques du territoire. Au sein des différentes régions agro-géographiques, le
cadre de vie est homogène et cohérent car étroitement lié aux éléments naturels et à l’identité du lieu. Les évolutions structurelles sont lentes et génèrent peu de modifications essentielles dans le paysage.
A partir du 20ème siècle, et davantage après la seconde guerre mondiale, les évolutions s’accélèrent ; de nouveaux
moyens et techniques apparaissent, la société civile se modifie, générant d’autres modes de vie, les villages sortent de leur
site naturel, les lotissements tentaculaires se multiplient, les modes de construction sont en rupture avec l’habitat traditionnel....
Ces mutations sont lourdes de conséquences pour notre territoire. Elles contribuent :
- à l’altération des paysages et des habitats ruraux ;
- au gaspillage d’espace et à la diminution de la quantité de terres agricoles ;
- à l’uniformisation sociale des quartiers ;
- à l’augmentation des coûts de création et d’entretien des infrastructures ;
- à l’augmentation des coûts des services (transports, immondices, courriers) ;
- à l’atteinte aux équilibres naturels et environnementaux...
Devant ces formes d’urbanisation, dévoreuses d’espace et des deniers publics, il est nécessaire de mettre en place des
outils permettant de contribuer au développement durable et, notamment, de :
- lutter contre la dispersion des activités et des populations dans l’espace ;
- éviter au maximum les nuisances engendrées par des politiques «au coup par coup» ;
- préserver l’environnement, les ressources naturelles, le cadre et la qualité de la vie.
Hier, les constructions ont formé :
les espaces-rues
Aujourd’hui, de trop nombreuses constructions :
mitent le paysage
altèrent la silhouette villageoise
déstructurent la rue
Au coup par coup, les erreurs d’aménagement sont rarement gravissimes. Par contre, la répétition et l’accumulation de
ces erreurs finissent par nuire, parfois gravement et de manière irréversible, à la qualité de nos ensembles bâtis (nos villages) et non-bâtis (nos paysages) !
Certains outils d’aménagement s’imposent aux communes, d’autres sont recommandés... De manière générale, ils permettent d’aider à la décision, de garantir une égalité de traitement entre tous les citoyens et de constituer une base règlementaire ou d’orientation pour assurer le développement cohérent et durable d’un territoire, analyser un dossier, délivrer
Le CWATUPE, l’outil de référence...
Le Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, du Patrimoine et de l’Energie rassemble les règles, les
outils et les procédures relatifs à l’aménagement du territoire et les dispositions juridiques qui les accompagnent.
Le CWATUPE fixe donc les règles du jeu. Voici ci-dessous les dates marquantes de son évolution.
De la révolution française à la loi organique
1789 : Suite aux décrets révolutionnaires consécutifs à la révolution française, les communes se voient attribuées des
pouvoirs de règlementation afin d’assurer la salubrité et la sûreté de leurs espaces publics.
1854 : Le Code forestier entre en vigueur.
1886 : Le Code rural entre en vigueur.
Outre quelques autres interventions ponctuelles et de portées limitées, le législateur belge édicte des dispositions juridiques
en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme principalement pour encadrer les réparations des dégâts causés
par les deux guerres mondiales.
1931 : Loi sur la conservation des monuments et des sites. 1962 : Loi organique de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.
Cette loi fondamentale influence encore aujourd’hui toutes les politiques régionales. Elle constitue le fondement
de la législation par l’établissement d’un réseau hiérarchique de plans d’aménagement, de règlements sur les
bâtisses et de délivrance de permis de bâtir (devenus permis d’urbanisme) et de lotir (devenus permis d’urbanisation).
1980 : Régionalisation des compétences
La loi de 1980 instaure la régionalisation de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et d’une partie des
compétences fédérales en matière de protection de l’environnement.
Création dans la foulée du Ministère de la Région Wallonne et de la DGATLP (aujourd’hui DGO 4).
Des réformes législatives
1984 : Création du CWATU
Le législateur wallon reprend, au sein d’un seul texte, toutes les dispositions applicables en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme : le Code wallon de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (CWATU).
1988 : Le CWATUP
Les régions deviennent compétentes en matière de monuments, sites et fouilles : le CWATU devient alors CWATUP
(P pour patrimoine).
1989 : Décret de participation et de décentralisation
Ce décret marque un tournant important en aménagement du territoire puisqu’il vise à octroyer davantage de compétences aux communes dans la délivrance des permis. Il insère également une série d’outils tels que le schéma
de structure communal, le règlement communal d’urbanisme.
1997 : Nouveau CWATUP
Entré en vigueur le 1er mars 1998, un décret modifie le CWATUP.
Quelques changements :
- modification de la définition de certaines zones du PdS, notamment celle de la ZAD... ;
- évolution dans les possibilités de déroger au zonage du plan de secteur ;
- obligation de réaliser une évaluation des incidences sur l’environnement avant l’adoption d’un PCA ;
- extension du champ d’application du permis de bâtir qui devient «permis d’urbanisme» et clarification de la
procédure et des délais;
- instauration d’un délai de rigueur pour certains avis ou décisions, au-delà duquel l’avis ou la décision est tacite ;
- généralisatiion des possibilités de recours contre toute décision de permis ou de refus de permis ;
2002 : CWATUP optimalisé
Tenant compte du contenu du Contrat d’avenir pour la Wallonie et des législations européennes, le CWATUP est
amélioré par décret du 18 juillet 2002 entré en vigueur le 1er octobre 2002.
- modification des conditions de dérogation au zonage du PdS ou au contenu du PCA ;
- modification des conditions d’octroi d’indemnisations liées aux modifications du PdS ou du PCA ;
- création d’un pool de conseillers en aménagement du territoire et en environnement au bénéfice des communes ;
- suppression du caractère «conforme» de l’avis rendu par le fonctionnaire délégué lors de la délivrance des
permis ;
- instauration d’une procédure de certification après réalisation des travaux autorisés par un permis ;
Parallèlement, le Code de l’environnement introduit la notion de permis unique, pour les installations nécessitant à la fois permis d’environnement et permis d’urbanisme.
2005 : Le CWATUP suite au RESA
Intégrant les directives et conventions européennes en vigueur, le décret-programme RESA du 3 février 2005 entré
en vigueur le 11 mars 2005 modifie le CWATUP en profondeur.
- modification de la procédure de mise en oeuvre des réserves foncières, notamment des ZAD rebaptisées zones
d’aménagement communal concerté (ZACC), avec la création d’un nouvel outil, le rapport urbanistique et
environnemental (RUE), permettant l’urbanisation de ces zones ;
- extension de la notion de permis d’intérêt public ;
- modification de la procédure de certification et renforcement du contrôle «à priori» ;
- introduction de la déclaration urbanistique préalable pour certains travaux de minime importance ;
- modification des notions d’information publique, de participation et de suivi environnemental ;
2007 : Le CWATUPE pour énergie
Dans le cadre de la transposition d’une directive européenne, un décret a été approuvé le 19 avril 2007 au parlement wallon. Il vise à appliquer une performance énergétique aux bâtiments.
La 1ère phase de ce décret est entrée en vigueur le 1er septembre 2008, la seconde est entrée en vigueur le 1er
mai 2010. Depuis lors, le CWATUP s’appelle CWATUPE (E pour Energie).
2009 : Le CWATUPE suite au RESA ter
En vue de corriger certains dysfonctionnements dans la gestion de l’aménagement du territoire , plusieurs nouveautés ont été insérées, notamment :
- généralisation de l’usage du RUE comme outil préalable à l’urbanisation d’une zone ;
- possibilité, sous certaines conditions de modifier le PdS par l’élaboration d’un PCA révisionnel ;
- modification profonde du statut, du contenu et de la procédure d’élaboration du permis de lotir, qui devient le
«permis d’urbanisation».
Les dispositions relatives au permis d’urbanisation sont entrées en vigueur le 1er septembre 2010.
La structure du CWATUPE
Le CWATUPE est structuré en quatre livres :
- le livre Ier contient les dispositions organiques de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme à valeur légale ;
- le livre II concerne l’aménagement dit «opérationnel» ou dynamique (les sites d’activités économiques désaffectés, la rénovation urbaine, le droit de préemption, ...) ; ses dispositions sont également à valeur légale ;
- le livre III concerne la protection du patrimoine et contient des dispositions à valeur légale sur les monuments,
sites et fouilles ;
- le livre IV reprend les mesures d’exécution à valeur règlementaire des trois autres livres.
La présente brochure décrit les principales dispositions organiques du livre Ier et se limite à évoquer celles des livres II et à
- les schémas, documents d’orientation qui dressent un état des lieux et donnent des orientations d’aménagement ;
- les plans qui déterminent l’affectation des sols (où et quoi construire ?) ;
- les règlements qui indiquent comment construire ;
- la consultation citoyenne assurant un aménagement du territoire démocratique ;
- les permis, concrétisant la mise en oeuvre des schémas, plans et règlements, principalement au niveau communal.
Différents agréments, subventions, délais, possibilités de recours, demandes de dérogations, mécanismes de sanctions sont
également attachés à ces différents outils d’aménagement.
La DGO 4
Elle est structurée en quatre départements :
1. Aménagement et urbanisme
La DGO 4 comprend, à côté des services centraux, des directions extérieures établies dans les provinces et dont le représentant est le fonctionnaire délégué. Celui-ci peut être une personne ressource dans le cadre d’une ODR.
Voici les coordonnées des 8 fonctionnaires délégués :
Brabant	Christian RADELET, Directeur f.f. - Fonctionnaire délégué Rue de Nivelles, 88 1300 Wavre 010/23.12.11
Hainaut 1	Patrick ROUSSILLE, Directeur - Fonctionnaire délégué Place du Béguinage, 16 7000 Mons	065/32.80.11
Hainaut 2	Raphaël STOKIS, Directeur - Fonctionnaire délégué Rue de l’Ecluse, 22 6000 Charleroi	071/65.48.80
Liège 1	André DELECOUR, Directeur - Fonctionnaire délégué
Montagne Sainte-Walburge, 2 4000 Liège 04/224.55.01
Liège 2	Jean LENTZ, Directeur - Fonctionnaire délégué
Liège - Cellule germanophone Susanne HEINEN, Directrice - Fonctionnaire déléguée
Hütte, 79, boîte 22	4700 Eupen 087/59 85 30
Luxembourg	Jean-Luc AUBERTIN, Directeur - Fonctionnaire délégué
Place Didier, 45 6700 Arlon 063/58.91.11
Namur	Marc TOURNAY, Directeur - Fonctionnaire délégué
Place Léopold, 3 5000 Namur 081/24.61.11
II. Les outils dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement
Valeur indicative/Région
II. outils d’aménagement
S.D.E.R.
DEFINITIONS ET OBJECTIFS
Le SDER est un :
- instrument d’aménagement et de développement ;
il doit viser l’accroissement de la qualité de vie, doit être évolutif et
- instrument de planification stratégique ;
il propose un projet de développement territorial et formule des
stratégies pour le réaliser ;
- instrument transversal ;
les secteurs liés à l’aménagement du territoire, tels que l’urbanisme, le logement, les transports, l’agriculture, le social, le
culturel, l’enseignement... sont interdépendants ;
- instrument d’insertion dans l’espace supra-régional ;
- instrument au sommet de la pyramide des plans et schémas.
Il comprend trois parties :
1. l’analyse de la situation actuelle du territoire
2. un projet de structure spatiale pour la Wallonie
3. des objectifs d’aménagement (options et mesures).
Extrait du SDER
Légende des principales zones du SDER
procédure et statut
Le SDER (ou sa révision) est établi à l’initiative du GW.
Il est soumis à une enquête publique, puis à l’avis préalable de la CRAT,
du CWEDD, des conseils communaux, ainsi que d’autres instances que
le GW juge utile de consulter.
Le SDER actuellement en vigueur a été adopté et approuvé par le GW
en 1999. Il est actuellement en révision : un nouveau SDER est attendu
pour fin 2013.
Le SDER contient un état des lieux et des options d’aménagement permettant d’établir en toute connaissance de cause
les plans d’affectation du sol que sont les plans de secteur. Or le SDER a été établi après l’adoption de tous les plans de
secteur de la Région wallonne ... A défaut d’avoir servi de base à l’élaboration des plans de secteur, il aidera donc à leur
éventuelle révision...
Pratiquement en même temps que le SDER, le schéma de développement de l’espace communautaire (SDEC) a été adopté
à Postdam en mai 1999. Son territoire d’action est l’Europe qui, à l’époque, était «des quinze».
Valeur indicative/commune
Le schéma de structure communal est un document d’orientation,
d’évaluation, de gestion et de programmation du développement durable
de l’ensemble du territoire communal.
Sur base d’un état des lieux, les objectifs généraux, les mesures d’aménagement et leurs modalités de mise en oeuvre sont fixées.
Le document se présente en trois parties dont deux écrites comprenant
la situation existante et les options et mesures d’aménagement. La dernière partie est cartographique.
Un rapport sur l’évaluation des mesures d’aménagement sur l’environnement est également demandé.
Le SSC (ou sa révision) est établi à l’initiative du CC et est élaboré par un
auteur de projet agréé.
Il est soumis à une enquête publique, à l’avis du FD, de la CCATM, et du
CWEDD. Il est ensuite soumis à l’approbation tacite du GW.
C’est un document indicatif mais contraignant puisqu’il impose à l’autorité
qui envisage de s’en écarter de motiver sa décision.
Le SSC a une durée de vie illimitée. Toutefois, il est conseillé de le réviser
tous les 10 à 15 ans car un territoire évolue.
Extrait du SSC d’Esneux
Légende des principales zones du SSC
d’Esneux
Zones différées à l’urbanisation
Pour autant qu’il existe une CCATM, l’élaboration ou la révision totale
du SSC est subventionnée. La subvention s’élève à 80% des dépenses
effectuées par la commune, répartie comme suit :
- 40% lors de l’attribution du marché à un auteur de projet agréé
- 40% lors de l’adoption du SSC par le CC
- 20% de la subvention lors de l’entrée en vigueur du SSC.
Zones résidentielles 10 à 20 logements/ha
Zones résidentielles 5 à 10 logements/ha
Zones déconseillées à l’urbanisation
Zones d’aménagement différé déconseillées à
Bien que le schéma de structure n’ait pas de valeur règlementaire, le collège communal doit s’y conformer et se justifier en
cas de prise de décision contraire. Ce mécanisme renforce son utilité.
L’efficacité d’un schéma de structure sera optimisée si ses options sont concrétisées dans des documents d’aménagement
de type planologique (PCA, RUE) ou de type littéral (selon les cas, RGBSR, RCU complet ou partiel...)
Dans les communes engagées dans un processus de développement rural, le PCDR se situe de préférence en amont du
SSC. Dans les autres cas (SSC existant ou en cours d’élaboration), PCDR et SSC seront étroitement liés afin de gagner en
efficacité, en cohérence et en économies d’échelle.
Valeur règlementaire/Région
Les plans de secteur qui composent la Wallonie définissent l’affectation du sol de manière précise afin de garantir un développement harmonieux des fonctions humaines et d’éviter la consommation abusive
Deux types de zones d’affectations sont présentes :
1. Les zones destinées à l’urbanisation :
Zone d’habitat, zone d’habitat à caractère rural, zone de services
publics et d’équipements communautaires, zone de loisirs, zone
d’activité économique mixte, zone d’activité économique industrielle, zone d’activité économique spécifique, zone d’extraction, zone
d’aménagement communal concerté à caractère industriel et zone
d’aménagement communal concerté (1).
2. Les zones non destinées à l’urbanisation :
Zone agricole, zone forestière, zone d’espaces verts, zone naturelle,
zone de parcs et zone d’aménagement communal concerté (1).
En outre, le plan de secteur repère en surimpression différents tracés
existants ou projetés (autoroute, TGV, conduite de gaz), ainsi que des
périmètres spécifiques (point de vue remarquable, intérêt paysager, intérêt culturel, historique ou esthétique, risques majeurs, extensions...).
Extrait du PdS de Merbes-Le-Château
Légende des principales affectations du
PdS de Labuissière
Zone d’habitat
Zone d’habitat à caractère rural
Zone d’activité économique mixte
Périmètre d’intérêt paysager
Zone d’espaces verts
Le plan de secteur (ou sa révision) est établi à l’initiative du GW. L’avantprojet de plan de secteur, accompagné du projet de contenu de l’étude
d’incidences, est d’abord soumis à l’examen de la CRAT, du CWEDD et
d’autres instances éventuelles. Ensuite, le projet de plan, accompagné
de l’étude d’incidences, est soumis à enquête publique, puis à l’avis des
conseils communaux concernés, puis à l’avis de la CRAT, du CWEDD,
ainsi que d’autres instances éventuelles.
Toute révision du plan de secteur doit s’inscrire dans la philosophie du
SDER et traduire au mieux ses objectifs, options et mesures.
Les prescriptions graphiques et littérales du PdS ont valeur règlementaire. Il est possible d’y déroger seulement dans les cas prévus par le
CWATUPE.
Les 23 plans de secteur de Wallonie ont été adoptés entre 1977 et
1987. Ils sont toujours en vigueur mais certains d’entre eux ont toutefois
fait l’objet de modifications partielles.
Zone de services publics et d’équipements communautaires
(1) En effet, le législateur a prévu que l’on puisse affecter une ZACC soit
à des zones destinées à l’urbanisation, soit à des zones non destinées à
Si les plans de secteur ont permis de limiter le mitage (dispersion de l’habitat en dehors des sites déjà urbanisés) de l’espace wallon, ils n’ont pu éviter partout l’étalement linéaire de l’habitat. Aujourd’hui, l’article 46, 2° interdit toute création
d’une nouvelle zone urbanisable en forme de ruban le long d’une voirie existante. C’est une première avancée pour lutter
contre la dispersion de l’habitat. Dans l’attente de la révision de ces plans (qui n’est pas prévue à court ou moyen terme),
les communes ont également intérêt à adopter un projet de développement plus précis et actualisé en utilisant notamment
les outils mis à leur disposition tels que schéma de structure, PCA, RUE ...
Depuis 2002, l’article 41 du CWATUPE permet également d’ajouter des prescriptions supplémentaires au zonage telles
que la précision des affectations, le phasage, la densité, le recours obligatoire au PCA ou au RCU avant mise en oeuvre.
Toutefois, à ce jour, aucun arrêté d’exécution n’existe afin de faire appliquer cet article.
Valeur règlementaire/commune
Partie d’un territoire communal
Le PCA couvre en principe une partie de la commune (un quartier). Il
définit très précisément l’affectation du sol qui peut y être réalisée. Il
permet de garantir un aménagement cohérent à l’échelle d’un îlot, d’un
morceau de territoire mais également de protéger un bâti existant. Le
PCA affine et précise le PdS. Il permet aussi de le réviser localement (on
parle alors d’un PCA «révisionnel» ou PCAR), pour autant que la superficie globale des zones urbanisables reste inchangée. Enfin, le PCA vaut
Le PCA contient un rapport reprenant :
- les options d’aménagement ;
- des prescriptions éventuelles pour affiner ces options
- le cas échéant, le périmètre à réviser du PdS ;
- la détermination des différentes affectations du territoire ;
- les emplacements existants ou projetés des infrastructures techniques.
Extrait du PCA «Quartier
Beaubourg» à Ellezelles
PCA «Quartier Beaubourg» à Ellezelles
Construction en ordre fermé
Construction en ordre discontinu
Construction en ordre ouvert
Construction en petits ensembles
Construction de logements groupés R + 1 + T
Construction d’équipements communautaires
Voiries et places publiques
Sentiers cyclo-pédestres
Zone de recul et d’avant-cour
Zone de cours et jardins
Le PCA (ou sa révision) est établi à l’initiative du CC et est élaboré par
un auteur de projet agréé, après examen du SSC, du RUE ou du PCM
s’ils existent.
L’avant-projet de plan, accompagné du projet de contenu du rapport
d’incidences, est d’abord soumis à l’examen de la CCATM (ou, à défaut, de la CRAT), du CWEDD et d’autres instances éventuelles. Ensuite,
le CC adopte le projet de plan. Accompagné du rapport d’incidences
éventuel, il est alors soumis à l’avis du FD, puis à une enquête publique,
puis à l’avis de la CCATM (ou, à défaut, de la CRAT), du CWEDD et d’autres
instances éventuelles. Il est ensuite soumis à l’approbation du GW.
Le PCA a valeur règlementaire. Lorsqu’il s’agit d’un PCAR, il a même
pour effet de modifier localement le PdS. Il est possible de déroger à un
PCA, à titre exceptionnel et ponctuel, dans le cadre de la demande de
permis d’urbanisme. La dérogation peut être accordée par le collège
communal après qu’il ait sollicité l’avis du FD (mais sans obligation de
le suivre).
Il reste d’application tant qu’il n’a pas été révisé ou abrogé. Subvention
L’élaboration ou la révision totale du PCA est subventionnée. La subvention s’élève à 80% des dépenses effectuées par la commune s’il existe
une CCATM (à 60% s’il n’en existe pas), répartie comme suit :
- 40% lors de l’adoption du PCA par le CC
- 20% de la subvention lors de l’entrée en vigueur du PCA.
Le PCA est peu utilisé car sa procédure est assez lourde. Même si le RUE constitue désormais un autre outil permettant à
la commune de définir les options d’aménagement d’un lieu, le PCA peut pourtant être d’une grande utilité. Par exemple :
• le PCA permet d’éviter qu’une série de permis d’urbanisation successifs, peu cohérents entre eux, ne grignotent irréversiblement une zone urbanisable ;
• le PCA permet de concrétiser certaines options du SSC, par exemple en délimitant précisément des zones constructibles
ou non afin de densifier un village tout en y ménageant des ouvertures paysagères ;
• le PCA permet à la commune de garantir une urbanisation précise, cohérente et de qualité, d’un lieu, notamment en
permettant de justifier une procédure d’expropriation ;
• l’élaboration d’un PCA peut justifier le refus d’un projet d’urbanisation ou de construction qui serait contraire à ses options d’aménagement, pendant une durée de maximum de 3 ans.
Le RUE est un document d’orientation pour encadrer l’aménagement de
zones locales : il donne les lignes directrices de l’organisation physique
du territoire, ainsi que les options d’aménagement et de développement
Il s’inspire des options d’aménagement et de développement durable
contenues dans le SDER et le SSC (s’il existe).
Il est imposé pour mettre en oeuvre une ZACC ou une ZACCI ou pour
permettre certaines affectations en zone de loisirs ou en zone de parcs.
1.	Des options d’aménagement relatives à l’économie d’énergie et
aux transports, aux infrastructures et aux réseaux techniques, au paysage, à l’urbanisme, à l’architecture et aux espaces verts.
2.	L’évaluation des effets probables de la mise en oeuvre de la zone
3.	Un résumé non technique de ces informations.
Extrait d’un RUE à BERTRIX
Légende des principales zones du RUE
«Les Bruyères» de Bertrix
La réalisation d’un RUE n’est pas subventionnée. Elle est d’initiative du
CC et ne nécessite pas d’auteur de projet agréé.
Le RUE est un document d’orientation qui est d’abord soumis à une
enquête publique, ainsi qu’à l’avis de la CCATM (ou, à défaut, de la
CRAT), du CWEDD et d’autres instances éventuelles. Ensuite, le dossier
complet est envoyé au FD qui fait suivre au GW. Celui-ci, après en avoir
vérifié la conformité, approuve ou refuse le rapport.
Un permis d’urbanisme ou d’urbanisation peut éventuellement s’écarter
d’un RUE moyennant due motivation de la part de l’autorité.
Le RUE reste valable tant qu’il n’a pas été révisé ou abrogé.
En cas d’incompatibilité entre les options d’un RUE et d’un SSC, le document le plus récent est d’application.
Le RUE peut également démontrer que sa mise en oeuvre nécessite
l’élaboration d’un PCAR ou la révision d’un PCA existant.
Le permis d’urbanisation, qui remplace désormais le permis de lotir, acquiert valeur de RUE après réalisation des constructions. Cela permet,
dans le cadre de projets de transformations de constructions existantes,
une application moins stricte des prescriptions urbanistiques tout en garantissant le respect des options d’aménagement.
Depuis le décret «RESA ter» qui a réformé le CWATUPE, le domaine d’application du RUE s’est considérablement élargi.
Grâce à cela, les communes disposent enfin d’un outil officiel pouvant servir de document d’orientation préalable à l’urbanisation d’un site. A ce titre, on pourrait le considérer comme le chaînon manquant entre le SSC et le PCA. Plus précis
que le SSC car établi à l’échelle locale, il a l’avantage d’être moins lourd à réaliser et moins rigide qu’un PCA.
Par rapport au PCA, le RUE permet de travailler sur des zones dont l’évolution ne peut être figée par un document règlementaire, par exemple à cause de la grande taille de la zone ou parce qu’il y a des incertitudes concernant son devenir.
ZACC et ZACCI
Les ZACC et les ZACCI sont en quelque sorte des zones de réserve foncière. Autrefois, elles s’appelaient d’ailleurs «zones
d’extension d’habitat» puis «zones d’aménagement différé».
La mise en oeuvre d’une ZACC peut prévoir toutes les affectations, qu’elles soient ou non destinées à l’urbanisation. Par
contre, la mise en oeuvre d’une ZACCI ne peut prévoir que des zones d’activité économique mixte ou industrielle, ou des
zones d’activité agro-économique.
Lorsque la mise en oeuvre totale ou partielle d’une ZACC ne prévoit que des zones non destinées à l’urbanisation (zone
agricole, forestière, d’espaces verts...), aucune procédure particulière n’est prévue.
Lorsque cette mise en oeuvre prévoit, au moins pour partie, des zones destinées à l’urbanisation (zones d’habitat, d’habitat à caractère rural, d’équipements communautaires, de loisirs, d’activité économique), elle requiert la réalisation préalable d’un RUE. Le RUE est donc toujours requis pour la mise en oeuvre d’une ZACCI.
Extrait du PdS de DISON montrant
plusieurs ZACC et une ZACCI
Légende des ZACC et ZACCI
Beaucoup assimilent les ZACC à des zones a priori urbanisables, alors qu’en fait, il s’agit seulement de zones pour lesquelles le législateur n’a pas souhaité rendre l’urbanisation possible dès l’entrée en vigueur des PdS. Rien n’interdit donc
d’affecter totalement ou partiellement une ZACC à des zones non urbanisables. Par conséquent :
- l’affectation de la zone sera déterminée en fonction de plusieurs critères, notamment sa localisation - critère important dans le cadre d’un aménagement durable - et les besoins réels de la région concernée ;
- le propriétaire d’un terrain situé dans une ZACC qui recevrait une affectation non urbanisable ne pourrait utiliser ce prétexte pour prétendre à une quelconque indemnisation.
R.G.B.S.R.
Une implantation dite « pavillonnaire »
espaces latéraux
grand espace avant à entretenir et à aménager mais non
exploitable comme terrasse
privative : espace de jardin
Implantation sur une limite latérale,
plus proche de la voirie
grand jardin arrière
d’énergie grâce au mur
espace latéral exploitable comme
jardin, terrasse ou
réserve de terrain
extension à la maison
Des implantations à proximité de la rue qui
participent à la création d’un espace-rue ou
qui prolongent un espace-rue existant.
Applicable en Wallonie, sur tout ou une partie du territoire communal.
Le Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural est un des règlements régionaux d’urbanisme (RRU). Il en existe d’autres, qui sont évoqués dans la partie «quelques précisions» en fin de document.
Adopté en 1985 par le GW, c’est un outil qui prend en compte la spécificité agro-géographique des territoires qui l’adoptent.
L’objectif du RGBSR est de promouvoir une évolution cohérente des villages, en suscitant leur développement harmonieux, tant urbanistique
qu’architectural. L’application du RGBSR dans un périmètre donné permet d’encadrer l’intégration des nouvelles constructions dans leur environnement et la restauration des bâtiments existants.
Le RGBSR s’inscrit pleinement dans la politique du développement durable et de performances énergétiques.
Il comprend un ensemble de règles générales applicables aux villages
concernés où qu’ils se trouvent en Wallonie et de règles particulières propres aux 8 régions agro-géographiques de Wallonie. Ces règles sont déduites de l’observation de la structure urbanistique des villages. Elles se
concentrent pour l’essentiel sur l’implantation des bâtiments, leur gabarit et la palette des matériaux de façade et de toiture. Les villages
concernés par ce règlement figurent sur une liste arrêtée par le GW.
C’est le GW qui arrête les périmètres soumis à l’application du RGBSR,
soit d’initiative, soit sur demande expresse de la commune accompagnée, de préférence, d’un avis de la CCATM si elle existe.
Le RGBSR a force obligatoire et valeur règlementaire et est actuellement applicable dans plus de 200 villages.
Il est possible d’y déroger de deux façons et sous certaines conditions :
1) la dérogation particulière qui s’obtient, à titre exceptionnel et ponctuel, dans le cadre de la demande de permis d’urbanisme ou de permis d’urbanisation ; elle ne peut être accordée que par le FD sur proposition de la commune et doit être dûment motivée ;
2) la dérogation générale, qui permet de préciser ou de compléter le
RGBSR pour mieux correspondre aux particularités locales de l’entièreté ou d’une partie du territoire communal, en s’appuyant sur les
caractéristiques fondamentales des régions agro-géographiques de
Wallonie. Cette dérogation est accordée par le Ministre, sur proposition motivée du collège communal et après avis de la CCATM (ou, à
défaut, de la CRAT) et du FD.
Le RGBSR reste d’application tant qu’il n’a pas été révisé ou abrogé.
L’application du RGBSR implique un changement par rapport aux modes de construction «classiques» (modèle anonyme
de la villa quatre façades, dite «pavillonnaire»). Le RGBSR propose des modes de construction respectueux de l’environnement et permet une meilleure gestion du sol. Bien compris et appliqué, il n’est pas plus coûteux pour le candidat-bâtisseur
et laisse place à l’architecture contemporaine de qualité. Gestion parcimonieuse du sol, intégration au relief et compacité
volumétrique contribuent également au développement durable.
Il est important de souligner que le RGBSR peut être précisé ou complété pour un ou plusieurs villages par le biais des dérogations générales. Cette possibilité permet de disposer d’un texte règlementaire parfaitement adapté aux réalités du
village concerné et est donc vivement recommandée dès l’adoption du RGBSR.
L’application du RGBSR sur un territoire donne droit à une majoration des primes au logement et à l’octroi d‘une prime à
l’embellissement.
Tout ou une partie d’un territoire communal
Seul ou complémentaire au schéma de structure communal, le RCU traduit la ligne de conduite que s’est fixée la commune en matière d’aménagement du territoire. Il définit les prescriptions relatives aux éléments
bâtis et non bâtis.
Le règlement comprend :
- les prescriptions relatives à l’implantation, les hauteurs, les pentes
de toiture, les matériaux, les baies et les ouvertures des bâtiments
principaux et secondaires ;
- les prescriptions relatives aux gabarits, aux revêtements, aux mobiliers, aux plantations, aux parcages, aux enseignes, aux conduites,
câbles et canalisations des voiries et espaces publics.
Le RCU peut ne porter que sur l’un ou plusieurs des points énumérés cidessus, ou encore ne porter que sur une partie du territoire communal.
On parle alors de RCU partiel.
Extrait du RCU de Wanze
Légende des principales zones du RCU
de Wanze
Le RCU (ou sa révision) est établi à l’initiative du CC et est élaboré par
un auteur de projet agréé. Il ne peut déroger à un RRU, notamment au
RGBSR.
Le projet de RCU est d’abord soumis à une enquête publique, puis à
l’avis de la CCATM (ou, à défaut, de la CRAT). Ensuite, le CC adopte le
RCU et le soumet à l’approbation du GW.
Le RCU a force obligatoire et valeur règlementaire. Il est possible d’y déroger, à titre exceptionnel et ponctuel, dans le cadre de la demande de
Le RCU reste d’application tant qu’il n’a pas été révisé ou abrogé. Subvention
du RCU est subventionnée. La subvention s’élève à 80% des dépenses
- 40% lors de l’adoption du RCU par le CC
- 20% de la subvention lors de l’entrée en vigueur du RCU.
L’adoption d’une règlementation urbanistique au niveau communal facilite la gestion quotidienne des permis et rend cette
gestion plus objective. On veillera donc à utiliser des notions non interprétables mais on évitera de rendre ce règlement
inutilement complexe et difficile à appliquer.
Pour certaines communes importantes, en particulier les villes, le RCU peut être un outil précieux. Ce n’est pas nécessairement le cas pour les communes rurales, notamment de petite taille. Pour ces dernières, le RGBSR, éventuellement amendé
par le biais d’une dérogation générale, peut déjà s’avérer très efficace.
Le RCU peut également aider à la concrétisation des options d’un schéma de structure notamment dans la définition des
densités, du type de logements encourageant la mixité, de la gestion des voiries,...
C.R.A.T.
De compétence régionale
D’initiative ou à la demande du GW, la CRAT formule des propositions et rend des avis sur l’évolution des idées et des principes en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. Elle est consultée par
le GW sur tout projet de décret ou d’arrêté de portée générale relevant
de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Elle est également
consultée, en l’absence de CCATM, avant l’adoption définitive des
SSC, PCA(R), les RCU et RUE.
La CRAT est divisée en trois sections :
- la section d’orientation et de décentralisation remet un avis sur
les documents d’initiative et de portée communale, c’est-à-dire les
PCA (sauf PCAR), les RUE (hors ZACC ou ZACCI) et les RCU, en
l’absence de CCATM ; elle propose à l’Exécutif des directives générales et des rapports en matière d’aménagement du territoire;
elle remet un avis sur toute question de rénovation rurale, à ne pas
confondre avec la Commission locale de développement rural ;
- la section d’aménagement normatif rend des avis sur le PdS, les
RRU, ainsi que, en l’absence de CCATM, sur les PCAR et les RUE
dans une ZACC ou ZACCI. Elle est également concernée par l’établissement de zonings touristiques et de zones de loisirs ;
- la section d’aménagement actif se prononce sur toute question
de rénovation urbaine, de revitalisation urbaine, de sites à réaménager, de sites de réhabilitation paysagère et environnementale et
de revalorisation des terrils.
La CRAT se compose, outre le président, de 3 sections contenant chacune 15 membres effectifs (dont un vice-président) et 15 membres suppléants, soit un total de 45 membres effectifs (dont 3 vice-présidents) et
autant de suppléants. Chaque vice-président est suppléant du président.
Sa composition (président, vice-présidents, membres effectifs et suppléants) est décidée par arrêté du GW.
Le bureau se compose du président, des vice-présidents et de deux
membres désignés de chaque section, soit 10 personnes en tout. Il organise les travaux de la CRAT et veille à l’exécution des décisions de
Enfin, le secrétariat remplit toutes les missions utiles au bon fonctionnement de la CRAT.
De compétence communale
La CCATM est un organe consultatif destiné à rendre des avis pour
éclairer l’autorité communale.
Elle est informée des travaux d’élaboration du SSC, des PCA, du RCU et
des RUE et rend un avis préalablement à leur adoption.
Le Collège communal peut également solliciter son avis sur toute demande de permis impliquant une dérogation ou une enquête publique, ou encore sur toute question en rapport avec ses compétences. La
CCATM peut également remettre des avis d’initiative sur les sujets qu’elle estime pertinents dont la mobilité, qui est une nouvelle compétence
décrétée depuis 2007.
Actuellement, plus de 200 communes wallonnes disposent d’une
CCATM.
Le CC décide, dans les 6 mois de son installation, de constituer une
CCATM. Si elle existe déjà, il décide, dans les 3 mois de son installation,
de la renouveler. Il ne s’agit, dans les deux cas, que d’une décision de
principe. Le délai pour que la commission soit effectivement constituée
ou renouvelée n’est pas précisé.
La composition de la CCATM est régie de la façon suivante :
- répartition géographique équilibrée ;
- outre le président, elle se compose de 12 membres pour les communes de moins de 20.000 habitants, 16 membres pour les
autres ;
- représentative des différents intérêts sociaux, économiques, environnementaux, patrimoniaux et de mobilité ;
- pas de membre du collège communal en tant que président ;
- composée pour un quart de conseillers communaux et, pour le reste, de particuliers ou de membres d’associations ;
 ossibilité de désigner un suppléant pour chaque membre effectif ;
- renouvelée lors de chaque législature communale ;
- pas plus de deux mandats consécutifs.
Le membre du collège communal ayant l’aménagement du territoire et
l’urbanisme dans ses attributions, le conseiller en aménagement du territoire et en urbanisme et un représentant du FD siègent auprès de la
commission mais avec voix consultative.
Le rôle de la CCATM ne doit pas être confondu avec celui du Conseiller en aménagement du territoire et urbanisme ou
de l’architecte communal car une CCATM, composée de personnes de formations et d’horizons divers n’est pas un expert
collectif habilité à remettre des avis techniques ; ses avis reflèteront les aspirations de la population mais ne peuvent remplacer celui d’un expert en aménagement du territoire et urbanisme.
Le conseiller en aménagement du territoire représente l’interface idéal entre le collège communal et la CCATM. Il leur
apporte son expertise et son soutien technique, ce qui aide les uns comme les autres à se forger une opinion, à remettre
des avis et prendre des décisions en toute connaissance de cause. De plus, lorsque la commune dispose d’une CCATM,
l’engagement d’un conseiller en aménagement du territoire donne droit à un subside annuel de 24.000 €.
Hiérarchie des outils
PL/PUR
1/640.000
Quels sont les intérêts concrets que produisent ces différents outils au sein d’une commune ?
A
 ssurer un développement à long terme du territoire communal :
- le projet, qu’il soit décliné sous la forme d’un SSC, d’un RUE, d’un RCU, ... est basé sur une analyse et un diagnostic
et reflète le développement souhaité par les autorités communales et les citoyens ;
- le projet assure durablement (il dépasse la durée des mandats) une vision globale, cohérente et stratégique dans des
domaines complémentaires et transversaux (l’économie, le social, l’environnement,...).
 Encadrer efficacement l’autonomie communale croissante :
- ces outils sont des balises pour une gestion qualitative du territoire ;
- ces outils sont l’occasion pour la tutelle régionale d’aider les communes (décentralisation, subsides pour les conseillers
en aménagement du territoire et urbanisme...).
Outil d’aménagement
Document à valeur
Plan de secteur (PdS)
d’aménagement (PCA)
Règlement régional
d’urbanisme (RRU)
d’urbanisme (RCU)
Participatif et avis
Rapport urbanistique et
environnemental (RUE)
Partie du territoire
d’aménagement du territoire et
de mobilité (CCATM)
Schéma de développement de
l’espace régional (SDER)
Tout ou une partie du
Tout ou une partie de
l’espace communautaire (SDEC) d’orientation
Tableau synthétique des
outils d’aménagement
Actes urbanistiques
Les Certificats d’Urbanisme N° 1 et N° 2
Le certificat d’urbanisme est un document fourni par l’Administration communale qui informe de la situation urbanistique d’un bien. Il existe deux types de certificats d’urbanisme :
le certificat d’urbanisme n°1 renseigne, au moment de sa délivrance, l’affectation urbanistique d’un bien et les
contraintes et prescriptions règlementaires qui s’y appliquent, indique si un terrain est concerné par un plan d’aménagement (plan de secteur, PCA,...), par un règlement ou un schéma urbanistique (RCU, SSC, permis de lotir ou d’urbanisation...) ou si le bien se situe dans un périmètre particulier (site classé...) ;
le certificat d’urbanisme n° 2 indique dans quelles mesures et à quelles conditions un projet déterminé sur un terrain
pourrait être autorisé. Cette démarche facultative, basée sur une esquisse du projet, offre des garanties sur sa faisabilité. Le CU N° 2, valable deux ans, permet donc d’obtenir un accord de principe de la part de l’autorité sur un projet
mais ne donne nullement l’autorisation de réaliser le projet qui requiert l’obtention d’un permis en bonne et due forme.
Les certificats d’urbanisme peuvent être sollicités par toute personne. La demande est déposée à l’administration communale et le CU est délivré par le collège communal, sur avis du FD dans le cas d’une demande de CU N° 2.
Le délai de réponse est de 40 jours pour un CU N° 1 et de 75 jours pour un CU N° 2. La validité d’un certificat d’urbanisme est de deux ans à partir du moment de sa délivrance.
La Déclaration urbanistique préalable
Démarche unilatérale de la part du maître d’ouvrage, nécessaire avant de réaliser certains actes et travaux dont la définition se trouve dans le CWATUPE à l’article 84, §2, alinéa 2, 2° et l’énumération à l’article 263, §1er. Par exemple,
sous certaines conditions, un volume secondaire de 30m² maximum, toutes les modifications de baies ou de parements de façades sont soumis à une déclaration urbanistique préalable.
Le permis d’urbanisme est une autorisation de réaliser certains actes et travaux qui doivent être conformes aux prescriptions
des plans et règlements en vigueur. Il est obligatoire dans de nombreux cas, notamment la réalisation de bâtiments, la réalisation de modifications paysagères, la réalisation d’installations .
La demande de permis est adressée au collège communal qui statue sur la demande après avoir, selon les cas, organisé une enquête publique, sollicité l’avis de la CCATM ou d’autres instances, sollicité l’avis - conforme ou non - du FD
ou son accord sur certaines dérogations (voir schéma récapitulatif des procédures p. 29).
La validité du permis d’urbanisme est limitée à deux ans à dater de son envoi. Ce délai peut être prolongé pour une
période d’un an mais les travaux doivent être achevés endéans les cinq ans à dater de l’octroi du permis.
Selon les cas, le demandeur du permis, le collège communal ou le FD peuvent contester la décision en introduisant
un recours motivé auprès du GW, dont la décision intervient dans les 75 jours de la réception du recours.
Le FD doit suspendre la décision du collège si la procédure a été irrégulière, si le permis n’est pas motivé et si le permis
ne respecte pas les plans (PdS, PCA,...), les règlements (RRU, RCU,...) ou les schémas (SSC,...).
Une commission d’avis, dont le président et les membres sont nommés par le GW, participe, avec le demandeur, le
collège communal, le FD ou leurs représentants, à une audition.
Sont considérées comme infraction urbanistique, notamment :
- la réalisation d’actes ou travaux sans permis (ou après sa péremption) ou sans déclaration urbanistique préalable ;
- la violation d’un document à valeur règlementaire ou des dispositions relatives à la protection du patrimoine ;
Le contrevenant s’expose à une amende de 500 à 1.500.000 euros et/ou un emprisonnement de 8 jours à 3 mois, ainsi qu’à un
des trois modes de réparation ci-après : soit la remise des lieux dans leur état initial, soit des travaux d’aménagement, soit le paiement d’une somme équivalente à la plus-value acquise par le bien. Lorsque les travaux sont susceptibles d’être accordés tels quels,
il s’expose au paiement d’une amende transactionnelle avant la délivrance du permis en régularisation.
Le Permis d’Urbanisme pour les constructions groupées
Il vise la réalisation de plusieurs bâtiments formant un ensemble qui font l’objet d’une seule demande de permis d’urbanisme. Il présente plusieurs avantages par rapport au permis d’urbanisation, notamment d’un point de vue urbanistique et architectural car il permet d’atteindre une plus grande cohérence et une unité d’ensemble des constructions.
Le permis de lotir, simple outil de découpage parcellaire accompagné de quelques prescriptions, a donné lieu aux juxtapositions de maisons individuelles que l’on connaît (trop) bien. Le permis d’urbanisation ambitionne de changer les
pratiques. Il s’agira désormais, avant de penser aux limites des lots, d’élaborer une conception urbanistique d’ensemble avec des options d’aménagement incontournables. Celles-ci devront clairement découler d’une analyse sérieuse
de la situation existante. L’option architecturale d’ensemble et les prescriptions urbanistiques définiront précisément les
caractéristiques des constructions et des aménagements prévus. Les limites des lots figurent dans le dossier à titre indicatif.
Le permis d’urbanisation contient:
- les options d’aménagement relatives à l’économie d’énergie et aux transports, aux infrastructures et aux réseaux
techniques, au paysage, à l’urbanisme, à l’architecture et aux espaces verts ;
- l’option architecturale d’ensemble ;
- des prescriptions relatives aux constructions et à leurs abords (facultatif s’il existe un RCU, un RGBZPU ou un
RGBSR) ;
- s’il y a lieu, le dossier technique relatif à l’ouverture, la modification ou la suppression d’une voirie communale.
Le permis d’urbanisation doit se conformer au PdS et, s’ils existent, au SSC, au PCA, au RRU et au RCU en vigueur. Les
options d’aménagement, l’option architecturale d’ensemble et les prescriptions urbanistiques ont valeur règlementaire.
Le permis d’urbanisation acquiert la valeur de RUE (il perd donc sa valeur règlementaire) pour les lots construits ou
aménagés conformément au permis d’urbanisation.
Un vade mecum sur le permis d’urbanisation complète la circulaire ministérielle du 3 juin 2010. Ensemble, ces instruments explicitent et clarifient la nouvelle démarche induite par le permis d’urbanisation.
Un permis d’urbanisation dont la superficie dépasse 2ha nécessite une étude d’incidences sur l’environnement.
Le permis d’urbanisation est périmé au bout de cinq ans à dater de sa délivrance si les charges d’urbanisme n’ont pas
été réalisées ou couvertes par une garantie financière ou, en l’absence de charges, pour les lots non vendus.
Le permis unique réunit le permis d’environnement (qui a pour objectif de protéger les individus contre les dangers,
nuisances ou inconvénients qu’un établissement peut causer et de protéger la qualité de l’air, des sols, des sous-sols,
de la biodiversité et de l’environnement sonore) et le permis d’urbanisme (qui vise à garantir un cadre de vie de qualité et une utilisation économe de l’espace disponible et des ressources naturelles). C’est une autorisation unique qui
permet à son bénéficiaire de réaliser un projet mixte. Il concerne la plupart des activités industrielles, artisanales, agricoles, commerciales... Il peut s’agir, par exemple, d’un poulaillier industriel, d’un champ d’éoliennes, d’une maison de
village d’une capacité d’accueil supérieure à 150 personnes, de l’agrandissement d’un garage existant...
Le permis unique est soumis à une procédure décrite dans le code de l’environnement. Sa durée varie de 90 à 170
jours, selon l’importance des installations à prévoir, principalement en fonction de leur impact potentiel sur l’environnement.
Pourquoi faut-il un permis ?
En Région wallonne, une série d’actes et travaux ne peuvent être entrepris que s’ils sont dûment autorisés au préalable
par l’autorité compétente (le collège communal ou le FD pour certains cas).
Certains actes et travaux, dits de minime importance sont soit dispensés de permis, soit dispensés de permis mais soumis à déclaration urbanistique, soit dispensés de l’avis du FD ou du concours d’un architecte. La liste de ces travaux,
établie par le GW, a été sensiblement augmentée ces dernières années.
Faut-il un architecte ?
Sauf indication contraire dans le CWATUPE, le recours à un architecte est obligatoire pour tous les actes et travaux soumis à permis d’urbanisme. Certains actes et travaux sont explicitement dispensés du recours à un architecte, par exemple, la construction de certaines serres ou verandas de petites dimensions. La liste de ces travaux a été établie par le
Qui délivre les permis ?
Deux pouvoirs publics ont des compétences en matière de permis d’urbanisme : les communes et la Région wallonne.
C’est le GW ou le FD qui délivre le permis :
- si le demandeur de permis est une personne publique ;
- si les travaux sont d’utilité publique ;
- si les travaux concernent des constructions et équipements de service public ou communautaires ;
- si les travaux s’étendent sur le territoire de plusieurs communes ;
- si les travaux sont situés :
- dans une zone de services publics et d’équipements communautaires ou dans les domaines des infrastructures ferroviaires ou aéroportuaires et des ports autonomes ;
- dans un site à réaménager ;
- dans un site de réhabilitation paysagère ou environnementale d’intérêt régional ;
- dans un périmètre reconnu par le GW pour y accueillir des activités économiques ou pour favoriser leur implantation ;
- dans un périmètre de remembrement urbain ;
- si le permis est octroyé suite à la saisine du FD. Si la commune n’a pas rendu sa décision dans les délais prévus, le
demandeur du permis peut saisir le FD, 10 jours après l’expiration des délais. Le FD a alors 35 jours pour envoyer sa
décision au demandeur. S’il ne le fait pas, le permis est refusé .
Dans tous ces cas, la demande doit être introduite auprès du FD. Si la demande nécessite une enquête publique, c’est la
Commune qui est tenue de l’organiser.
C’est le Collège qui délivre le permis dans les autres cas. Selon les cas, le permis peut être délivré :
- sans avis préalable du FD ;
- après avis simple du FD ;
- sur avis préalable conforme du FD ;
- sur décision du FD en cas de demande de dérogation.
Il est à noter que les communes exercent de manière autonome leur pouvoir de décision en matière d’octroi de permis
d’urbanisme et d’urbanisation si elles sont en régime dit de «décentralisation» ou si le projet se situe dans un PCA, un
permis de lotir ou un permis d’urbanisation. Le régime dit de décenralisation est d’application lorsqu’il existe, simultanément sur le territoire d’une commune, un plan de secteur, un schéma de structure, un règlement communal d’urbanisme
et une CCATM.
Quel est le rôle de la CCATM ?
Elle peut être consultée à la demande du Collège et remettre un avis au sujet d’une demande de permis d’urbanisme
- lorsque la demande implique une dérogation au plan de secteur, au PCA, au RRU, au RCU ou à un permis de lotir ou
d’urbanisation ;
- lorsque la demande requiert une enquête publique.
Elle doit être consultée et remettre un avis sur une demande de permis d’urbanisme lorsque le projet est soumis à une
étude d’incidences.
L’autorité n’est pas obligée de suivre l’avis de la CCATM mais si elle s’écarte de son avis, elle est tenue d’en expliquer la
raison dans la motivation de sa décision.
- personne privée
- personne publique
- projet d’utilité publique
- projet sur le territoire d’une seule
- projet s’étendant sur le territoire de
- projet situé dans une zone ou un
site particulier défini par la loi
- saisine du fonctionnaire délégué
- commune en décentralisation
- projet dans PCA, PL ou PUR
- dispense d’avis du FD
- commune pas en décentralisation
- projet hors PCA, PL ou PUR
- dérogation à un PCA, RCU, PL
ou aux prescriptions d’un PUR
- bien immobilier protégé (monument ou site)
- dérogation à l’option architecturale d’ensemble d’un PUR
 érogation PdS ou RRU
NB: Dans certains cas, la procédure nécessite
une enquête publique et/ou l’avis d’autres instances et/ou commissions.
collège sans avis du
collège après avis
simple du FD
collège après et suivant avis conforme
du FD
collège après et suivant décision du FD
sur dérogation
Gouvernement wallon ou FD
+ avis simple de la commune
QU’ENTEND-ON PAR « PATRIMOINE » ?
Au sens du CWATUPE, le patrimoine est l’ensemble des biens immobiliers dont une protection s’avère justifiée en raison
de leur intérêt historique, archéologique, scientifique, artistique, social, technique ou paysager. Cela peut être :
- un monument (œuvre architecturale ou sculpturale isolée) ;
- un ensemble architectural (groupement de constructions urbaines ou rurales, ainsi que les éléments qui les relient) ;
- un site (œuvre de la nature ou œuvre combinée de l’homme et de la nature) .
- un site archéologique (terrain, formation géologique, monument, ensemble architectural ou site ayant contenu, contenant ou susceptible de contenir des biens archéologiques).
L’inventaire du patrimoine immobilier
L’inventaire du patrimoine est un vaste répertoire reprenant les constructions dignes d’intérêt qui, sans nécessairement
mériter un classement, constituent malgré tout notre patrimoine commun. Sa version initiale a été publiée en 23 tomes
de 1974 à 1997, sous le titre «Le patrimoine monumental de la Belgique» (IPM). Certains monuments y sont accompagnés d’une étoile ou d’une pastille signalant respectivement qu’au moment de publier l’ouvrage, soit le bien était déjà
classé, soit il mériterait de l’être.
Un nouvel inventaire par commune, intitulé «Patrimoine architectural et territoires de Wallonie» est en cours de réalisation par la DGO 4. Il prend en compte d’autres composantes du patrimoine, tels que les ensembles bâtis, l’architecture
industrielle ou celle du 20e siècle. En outre, les dimensions paysagère et urbanistique d’un ensemble construit sont
aujourd’hui reconnues comme un patrimoine indissociable de l’architecture.
La vocation de cet inventaire est avant tout scientifique et n’est pas règlementaire. Il permet toutefois d’attirer l’attention
des décideurs et demandeurs sur l’intérêt patrimonial d’un bien, notamment lorsque des transformations irréversibles
voire une démolition partielle ou totale sont envisagées.
Par ailleurs, un bien inscrit à l’inventaire peut, sous certaines conditions, bénéficier d’une aide financière de la Région
pour la réalisation de travaux de rénovation ou d’embellissement extérieurs d’immeubles d’habitation. L’aide est fixée à
50 % du montant des travaux avec un maximum de 5.000 € ou 7.500 € sous conditions pour aménagement de façades
et pignons pour besoins commerciaux.
A ce jour, environ 3.400 biens wallons font l’objet d’une mesure de protection (classés comme monuments, sites, ensembles architecturaux ou sites archéologiques).
le classement est la seule mesure officielle qui garantit durablement la sauvegarde et le maintien en bon état d’un bien.
- toute modification, transformation ou démolition, aussi mineure soit-elle, requiert un permis d’urbanisme préalable
(même s’il s’agit de travaux « de minime importance », il n’existe pas de dispense de permis pour les biens classés)
- la demande de PU pour procéder à des modifications d’un bien classé comme monument ou comme site exceptionnel
doit être précédée d’un certificat de patrimoine ;
- les travaux de maintenance ou de restauration de ces biens sont largement subsidiés par la Région (gén��ralement 60%
du montant des travaux), ainsi que par la province et la commune concernées ; les moyens nécessaires pourront donc
être disponibles pour garantir que l’exécution de travaux respectera l’authenticité du bien.
La liste du patrimoine exceptionnel
A partir des biens classés, le GW a établi en 1993, une liste de 159 biens considérés comme patrimoine exceptionnel
de Wallonie. Cette liste est actualisée tous les trois ans. Ces biens «doublement» classés peuvent faire l’objet de subsides
allant jusqu’à 95% du montant des travaux mais également faire l’objet d’accords-cadres.
La liste de sauvegarde
Il s’agit d’une procédure qui répond à une demande urgente de sauvegarde ou de classement. La procédure est simple :
demande d’avis à la CRMSF, suivie de la publication d’un arrêté du GW. Elle permet d’empêcher un dommage imminent à un bien, pour une durée limitée à un an et, si nécessaire, d’entamer une procédure de classement qui demande
beaucoup plus de temps. Comme pour le classement, l’inscription sur la liste de sauvegarde peut être prise à l’initiative
du GW ou suite à la demande de la CRMSF, du Collège communal, d’une association d’habitants ou du propriétaire.
Un monument inscrit sur la liste de sauvegarde jouit du même niveau de protection qu’un bien classé mais ne peut bénéficier de subsides que dans le cadre de la maintenance du patrimoine.
Le classement (suite)
La zone de protection
Lors du classement d’un bien ou de son inscription sur la liste de sauvegarde, le GW peut décider que la protection d’un
bien patrimonial nécessite de protéger également l’environnement immédiat en tant que valeur d’accompagnement. Il
établit alors une zone de protection dans laquelle, notamment, toute modification, transformation ou démolition, aussi
mineure soit-elle, requiert un permis d’urbanisme préalable avec avis conforme du FD (même s’il s’agit de travaux dits
« de minime importance »).
Comment vérifier si un bien est classé ?
La liste des biens classés ou inscrits sur la liste de sauvegarde, ainsi que l’arrêté lui-même et la zone de protection éventuelle, peuvent être consultés à l’adresse internet suivante : http://lampspw.wallonie.be/dgo4/index.php.
Le GW impose le placement d’un signe distinctif sur ou à proximité du bien classé. Sa présence
sur un monument indique qu’il est classé. Il s’agit d’un écusson semblable à celui-ci :
Depuis le printemps 2012, il est en cours de remplacement par des plaquettes permettant
l’identification via smartphone
La commune est consultée dans le cadre des procédures de classement ou d’inscription sur la liste de sauvegarde et
officiellement informée de toutes les décisions prises. Elle tient à disposition de quiconque tout renseignement en sa possession au sujet de ces biens. En outre, elle est tenue de fournir ces informations lorsqu’un CU lui est demandé.
Le notaire chargé de la vente d’un bien a l’obligation de mentionner, dans la publicité relative à la vente, que le bien est
classé ou inscrit sur la liste de sauvegarde. Il a également l’obligation d’informer le GW dès qu’un changement de propriétaire est intervenu.
Qui peut demander le classement d’un bien et Comment procéder ?
Le propriétaire peut introduire une demande de classement de son bien.
Le Collège communal peut également introduire une demande de classement d’un bien situé sur son territoire.
Le ministre qui a le patrimoine dans ses attributions peut initier une demande de classement, d’initiative ou par la voie
de son administration (la DGO 4).
La CRMSF est chargée principalement de remettre des avis au GW sur des questions en rapport avec le patrimoine. Elle
peut également lui formuler des propositions, notamment celle de classer un bien.
Un certain nombre de personnes inscrites au registre de la population d’une commune peuvent signer une pétition demandant l’ouverture d’une procédure de classement d’un bien situé sur le territoire communal. Pour être recevable, la
pétition doit être signée au moins par :
- 300 personnes pour une commune de moins de 5.000 habitants
- 600 personnes pour une commune compant entre 5.000 et 30.000 habitants
- 1.000 personnes pour une commune de plus de 30.000 habitants.
La demande de classement ou d’inscription sur la liste de sauvegarde doit être adressée au GW, c’est-à-dire, en pratique, à la DGO 4. Le GW notifie sa décision d’ouvrir la procédure de classement et sollicite l’avis de la députation
permanente, de la commune où est située le bien, de la CRMSF et des ministres concernés. Il notifie également cette
décision au propriétaire qui est tenu d’en informer son locataire ou occupant éventuel.
Le Collège communal est tenu d’organiser une enquête publique, une séance publique, d’élaborer un PV de clôture
d’enquête et de soumettre le dossier pour avis au CC. Il transmet ensuite le dossier à la députation permanente, qui
transmet à son tour son avis à la CRMSF, laquelle émet alors son avis qu’elle transmet au GW. Celui-ci peut alors décider de classer le bien, en tout ou en partie, ou de ne pas le classer.
La procédure dure, en principe, maximum 210 jours avant que le GW ne soit en mesure de rédiger l’arrêté, de l’approuver puis de le notifier et de le faire publier au Moniteur belge. Cette durée varie de 9 mois à deux ans, voire plus...
LES MESURES DE PREVENTION
La fiche d’état sanitaire
Le propriétaire d’un bien classé est tenu de fournir tous les 5 ans une fiche d’état sanitaire. Celle-ci mentionne l’état
physique du bien et les études et travaux nécessaires qui devraient être réalisés dans les 5 années à suivre, ainsi que
leur degré d’urgence et leur estimation. Cette fiche est soumise à l’approbation du GW, qui précise à cette occasion les
études et travaux qu’il estime prioritaires et les subventions qu’il peut accorder.
Le comité de maintenance
Il existe un comité de maintenance du patrimoine wallon qui regroupe des membres de la DGO 4 et de la CRMSF. Il a
pour mission de veiller au maintien en état sanitaire des biens immobiliers classés ou assimilés. Cette prévention permet
notamment de dégager des moyens financiers et opérationnels pour procéder à temps à des travaux de maintenance,
empêcher ainsi une dégradation trop importante du bien et des coûts de réparation excessifs.
La restauration doit être comprise comme une remise en état « à l’identique », non seulement du point de vue de l’aspect mais aussi des matériaux (pas seulement visibles) et des techniques mises en œuvre. La rénovation, quant à elle,
peut inclure des modifications de l’aspect du bien ou être exécutée au moyen de techniques plus contemporaines.
La restauration d’un bien classé
Lorsque le propriétaire d’un monument classé décide de restaurer son bien, il est tenu de respecter une procédure particulière :
 emande de certificat de patrimoine : en amont de la demande de permis, le certificat rassemble les informations et
renseignements indispensables à la réalisation des travaux sur un bâtiment classé ou inscrit sur liste de sauvegarde ;
il est piloté par un Comité d’accompagnement regroupant les différents acteurs impliqués (demandeur, auteur de
projet, DGO 4, CRMSF, commune, experts éventuels) ; le certificat s’obtient à la suite de plusieurs réunions techniques
auxquelles participent notamment des spécialistes du patrimoine, puis de l’avis de la CRMSF et, finalement, d’une décision de la DGO 4 ;
- demande de permis d’urbanisme après réception du certificat patrimoine, obligatoire quand les travaux projetés modifient l’aspect, les matériaux ou les caractéristiques du bien.
Les travaux de restauration peuvent être subsidiés. Par ailleurs, de nombreuses primes sont accordées ou majorées pour
certains types de travaux. Ils peuvent également, sous certaines conditions, être déduits fiscalement.
LES ACTEURS SUSCEPTIBLES DE PARTICIPER A LA PROTECTION DU PATRIMOINE
Le propriétaire d’un bien classé, qu’il soit privé ou public, se charge de la gestion de son bien en « bon père de famille ».
Il dispose de la possibilité d’obtenir des conseils éclairés de la part des services de la DGO 4, de la commission de
maintenance, de l’IPW et il peut prétendre à des subsides conséquents pour l’exécution des travaux de maintenance et
de restauration. Sous certaines conditions, il peut également bénéficier de déductions fiscales. En contrepartie, il a aussi
des devoirs : élaborer une fiche sanitaire tous les 5 ans, effectuer les travaux au moment où il ne l’a pas spécialement
voulu, interdiction de démolir ou même de transformer son bien, parfois même maintenir ou rétablir une activité bien
précise…).
Les collectivités de citoyens
Sous forme de groupe d’habitants, asbl ou collectif par exemple, l’action collective permet de sensibiliser les autorités
publiques, notamment initier une procédure de classement ou d’inscription sur la liste de sauvegarde.
La commune peut introduire une demande de classsement, elle informe quiconque le demande sur l’existence d’une
mesure de protection d’un bien situé sur son territoire, elle peut édicter des règles spécifiques ayant un effet sur la protection du patrimoine et peut refuser certains permis d’urbanisme ou les assortir de conditions pour préserver l’intérêt
patrimonial d’un bien ou d’un lieu, même s’il ne fait pas l’objet d’une mesure de protection spécifique.
Le département du patrimoine de la DGO 4 a pour mission de protéger, de restaurer et de valoriser le patrimoine culturel immobilier de la Wallonie. Il établit l’inventaire du patrimoine immobilier et intervient dans la plupart des procédures
relatives à des biens patrimoniaux. Les Directions extérieures comprennent également une section « Monuments et Sites ».
Le GW joue un rôle essentiel dans la protection du patrimoine puisqu’il prend les décisions qui conduisent au classement d’un bien.
LES ACTEURS SUSCEPTIBLES DE PARTICIPER A LA PROTECTION DU PATRIMOINE (suite)
L’Institut du Patrimoine Wallon
Au départ, l’IPW a été créé pour, d’une part, assister les propriétaires défaillants de biens classés figurant sur une liste
agréée par le GW et, d’autre part, assurer la conservation des savoir-faire et le perfectionnement dans les métiers du
patrimoine (centre de la Paix-Dieu). Aujourd’hui ses missions se sont élargies, notamment, à l’assistance des propriétaires de biens classés dans la gestion, l’entretien, la restauration voire la réaffectation de leur bien.
Instaurée en 1835, la CRMSF est un organe consultatif, dont les 90 membres sont nommés par le GW. Elle est chargée :
 e donner les avis relatifs à l’inscription ou au retrait d’un bien sur la liste de sauvegarde, au classement ou au déclassement et à l’autorisation d’effectuer des travaux sur un bien inscrit sur liste de sauvegarde, classé ou situé dans une
zone de protection ou mentionné à l’atlas des sites archéologiques ;
- de donner les avis en matière de fouilles ou de travaux à des biens d’intérêt patrimonial ;
- à son initiative, d’accompagner l’administration dans le suivi des chantiers ;
- d’adresser au Ministre des recommandations de politique de protection ou de sensibilisation.
Depuis la dernière réforme, la CRMSF est composée d’une chambre régionale et de 5 chambres provinciales.
LES AUTRES TYPES DE PROTECTION DU PATRIMOINE
La liste du patrimoine mondial de l’humanité
Depuis 1972, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO établit, met à jour et diffuse une liste de biens culturels et
naturels soumis aux états membres et considérés comme ayant une valeur universelle exceptionnelle. Quatre biens Wallons sont repris : les beffrois de Wallonie, la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les minières néolithiques de Spiennes et
les ascenseurs hydrauliques à bateaux du canal du centre.
Le petit patrimoine populaire wallon
La Région peut également intervenir dans les frais visant à la conservation du petit patrimoine populaire. Celui-ci est
composé des petits éléments qui marquent le territoire et le cadre de vie d’une empreinte significative. On peut notamment le retrouver dans les catégories suivantes : points d’eau, petit patrimoine sacré, ouvertures, signalisation, délimitation, éclairage, mesure du temps et de l’espace, justice et libertés, repos et vie quotidienne, ornementation en fer et
commémoration,...
Le GW tient à jour un inventaire des sites archéologiques pour lesquels il peut subordonner la délivrance de permis
d’urbanisme ou d’urbanisation à l’exécution de sondages archéologiques ou de fouilles. Par ailleurs, nul ne peut procéder à des sondages archéologiques ou à des fouilles sans une autorisation préalable. En cas de découverte fortuite dans
le cadre de la réalisation d’un permis d’urbanisme ou d’urbanisation, le GW peut, sur avis de la CRMSF, suspendre,
voire retirer le permis en question pour cause d’utilité publique. Enfin, lorsque quelqu’un découvre par hasard un bien
archéologique, il est tenu d’en faire la déclaration dans les 3 jours ouvrables à l’administration régionale ou à la commune où le bien est situé et, pendant 15 jours ouvrables sauf avis contraire, de maintenir le bien archéologique et le site
en l’état, de les préserver de tous dégâts ou destruction et de les rendre accessibles à qui de droit.
Les règlements d’urbanisme et les plans d’affectation du sol
Certains plans d’affectation du sol (PdS ou PCA) et certains règlements d’urbanisme, régionaux (RRU) ou communaux
(RCU), peuvent jouer un rôle patrimonial significatif. On citera, entre autres :
- les périmètres de point de vue remarquable, d’intérêt paysager et d’intérêt culturel, historique ou esthétique du PdS ;
ces trois types de périmètre permettent aux autorités d’être plus attentives à l’aspect des constructions et aux aménagements qui pourraient influencer la vue sur ou depuis un bien (classé ou non), un paysage ou un cadre bâti particulier ;
certaines conditions supplémentaires peuvent y conditionner l’obtention d’un PU ;
- les PCA : les PCA précisent également les caractéristiques des constructions et de certains aménagements, qui peuvent
sensiblement contribuer au maintien ou à la mise en valeur de biens à valeur patrimoniale ;
- le RGBSR (règlement général sur les bâtisses en site rural) ou le RGBZPU (règlement général sur les bâtisses applicable aux zones protégées de certaines communes en matière d’urbanisme) : ce sont des RRU qui imposent des règles de
conception des constructions et de leurs abords de nature à mieux prendre en compte, respectivement, le cadre bâti traditionnel caractéristique de sa zone agro-géographique pour l’un ou le cadre bâti existant en milieu urbain pour l’autre.
- le RCU : certains RCU adoptent des règles de conception des bâtiments et de leurs abords plus respectueux du cadre
environnant, ou encore des listes de bâtiments devant être conservés pour leur intérêt patrimonial.
Les périmètres de rénovation urbaine, les zones d’initiative prioritaire…
Ici encore, certaines dispositions de ces outils peuvent contribuer à la préservation d’éléments patrimoniaux ou à en
améliorer le cadre environnant.
Instruments opérationnels
Qu‘entend-on par «aménagement opérationnel» ?
Outre les outils normatifs de type schémas, plans et règlements, d’autres procédures sont mises à disposition des communes pour gérer leur territoire : celles-ci sont regroupées sous le terme «aménagement opérationnel». Il s’agit principalement de politiques visant à la restructuration du tissu urbain et à la revitalisation de sites délaissés par l’activité
Le périmètre de remembrement urbain vise tout projet d’urbanisme de requalification et de développement de fonctions
qui nécessitent des modifications de la voirie et d’espaces publics. Ces projets font l’objet d’un permis public, instruit et
octroyé par le GW ou le FD.
Le périmètre est adopté par le GW, d’initiative ou sur proposition de la commune ou du FD. Sauf lorsqu’il propose le
périmètre, le CC doit remettre son avis. Si celui-ci est défavorable, le périmètre ne peut être adopté.
L’opportunité majeure d’un périmètre de remembrement urbain est qu’il permet au FD, sous certaines conditions, de
prendre une décision s’écartant du PdS, d’un PCA ou d’un RCU.
C’est une action d’aménagement global d’initiative communale visant à restructurer, assainir ou réhabiliter un périmètre urbain. L’objectif est de favoriser le maintien ou le développement de la population locale, de promouvoir la fonction sociale,
économique et culturelle et de respecter les caractéristiques culturelles et architecturales. La Région accorde une subvention s’élevant à 75% du montant des travaux communaux.
Cette opération permet, à l’intérieur d’un périmètre défini, d’améliorer et de développer l’habitat et les fonctions de
commerce et de service par la mise en oeuvre de conventions associant la commune et le secteur privé. La commune
peut bénéficier d’une subvention de la Région wallonne pour l’aménagement du domaine public. Le principe est que,
pour chaque euro investi par la région, le secteur privé investit deux euros dont un au moins dans la création de logements. L’objectif est d’inciter l’investisseur privé à opter pour une localisation urbaine. Le subside de la Région en ce qui
concerne les montants des travaux communaux est de 100%.
Site à réaménager (SAR)
Anciennement SAED, les sites à réaménager permettent aux communes ou aux particuliers de bénéficier de subventions
pour la réhabilitation et la réaffectation d’un site délaissé par l’activité économique et défini par un périmètre. Le réaménagement porte sur tout site qui s’entend comme étant un bien immobilier ou un ensemble de biens immobiliers qui
a été ou qui est destiné à accueillir une activité, à l’exclusion du logement, et dont le maintien dans son état actuel est
contraire au bon aménagement des lieux ou constitue une déstructuration du tissu urbanisé. Il peut aussi permettre l’acquisition de ces sites par les pouvoirs publics.
Zones d’initatives privilégiées (ZIP)
Ces zones ont été créées pour permettre d’allier rénovation urbanistique et approche sociale (lutte contre l’exclusion).
Dans ces périmètres, de quatre types, des aides spécifiques sont accordées et les aides existantes y sont majorées :
- zone à forte pression foncière (ZIP 1) ;
- zone de requalification des noyaux d’habitat dégradés et désertés par la population (ZIP 2) ;
- z one de développement global de quartiers où l’on relève des problèmes sociaux liés à la composition de la population et à la faible qualité de l’habitat (ZIP 3) ;
- zone de cité sociale à requalifier.
III. MATIERES CONNEXES
La protection du cadre de vie est étroitement liée à l’aménagement du territoire et à l’urbanisme mais concerne également d’autres matières qui, de ce fait, peuvent avoir des connexions plus ou moins fortes avec le CWATUPE comme, par
exemple, l’environnement, le logement, la mobilité, le développement rural, ...
Ces matières sont régies par d’autres compétences, moyens et procédures qui sont citées ci-après de manière non exhaustive.
Le droit au logement est régi par le Code wallon du logement institué par décret du 29 octobre 1998 et dont la dernière
modification date du 9 février 2012. Il s’appelle désormais le Code wallon du logement et de l’habitat durable.
Bien que dépendant d’un autre code que le CWATUPE, il faut noter que la matière du logement est également gérée
par la DGO 4 et son département du logement.
La Société wallonne du logement (SWL) est le principal opérateur de la politique du logement en Région wallonne.
Les sociétés de logement de service public (slsp) sont des sociétés locales de logement public couvrant tout le territoire wallon ; ce sont les acteurs de terrain de la politique du logement, intermédiaires privilégiés entre la SWL et sa
Les communes (aux côtés des provinces et des CPAS) sont également des partenaires importants de la politique du logement dans le cadre de «l’ancrage communal». Celui-ci a pour objectif de renforcer la cohésion sociale en développant des synergies entre les différents acteurs sociaux locaux. Il tend à transférer la politique du logement aux communes en mettant à leur disposition l’expertise d’un opérateur immobilier qu’est la société de logement de service public.
Dans ce cadre, chaque commune est d’ailleurs tenue d’établir un programme bisannuel d’actions en matière de
Certaines communes disposent également d’un conseiller en logement.
Le Fonds du logement des familles nombreuses de Wallonie est également un partenaire de la politique du logement ; ce fonds exerce notamment une tutelle sur les agences immobilières sociales (AIS) dont le but est la recherche
de la meilleure adéquation possible entre l’offre de logements disponibles et les besoins sociaux recensés au niveau
Les aides de la Région wallonne permettent notamment aux communes de créer des logements sociaux ou moyens
destinés à la location, des logements de transit et d’insertion, de démolir des bâtiments non améliorables permettant la
construction de nouveaux logements, de réaliser des réserves foncières destinées au logement, des travaux d’équipements (voirie, égouttage, éclairage, distribution d’eau, .. ) liés à la création de logements.
Afin de concrétiser sa politique du logement, la Région wallonne octroie également des aides aux particuliers (primes,
prêts, assurance). Les infos-conseils logement sont à la dispositon de la population pour répondre à toute demande
La législation en matière d’environnement est notamment reprise dans le code de l’environnement. Seuls les outils plus
directement liés à la gestion communale et à l’aménagement du territoire sont évoqués ici.
La principale planification en matière d’environnement au niveau communal est le PCDN. Ce plan vise à répertorier les
ressources naturelles de la commune et à définir les projets destinés à leur protection et leur valorisation.
Citons également les PASH délimitant et définissant pour toute zone urbanisable aux plans de secteur le régime d’assainissement en vigueur (collectif - autonome ou transitoire ). Ils sont dressés à la demande du GW par la société publique
de la gestion de l’eau (SPGE).
En terme de procédure, le permis d’environnement entré en vigueur le 1er octobre 2002 intègre en un seul permis
l’ensemble des anciennes autorisations requises en matière d’environnement (permis d’exploiter, de prise d’eau, de déversement des eaux usées, ...).
En matière de protection, la loi du 12 juillet 1973 relative à la conservation de la nature prévoit différents types de statut
de protection : les réserves naturelles domaniales ou agréées, les réserves forestières, les zones humides d’intérêt biologique, les cavités souterraines d’intérêt scientifique, les zones de protection spéciales et les zones spéciales de conservation. Ces deux derniers sont directement issus de deux directives européennes dites «oiseaux» et «habitats» qui ont
servi de base au réseau Natura 2000, réseau écologique cohérent d’espaces protégés à travers l’Union européenne.
La matière est gérée par la DGO 3. Cette Administration est notamment chargée de la prévention des pollutions, de la
gestion des déchets, de la politique de l’eau et de la mise en oeuvre des différentes politiques en matière d’environnement et de conservation de la nature.
Le CWEDD est un organe consultatif ayant pour mission de remettre des avis au GW sur les études d’incidences et la
planification en matière d’environnement. Il intervient régulièrement sur les outils de l’aménagement du territoire nécessitant des évaluations sur l’environnement.
Les CRIE assurent un service public d’information, de sensibilisation et de formation à l’environnement dans une perspective de développement durable. Leurs activités s’adressent aux écoles et aux adultes.
Enfin, les éco-conseillers, professionnels d’une gestion concertée de l’environnement et du développement durable, peuvent
être engagés par les communes pour y jouer un rôle de conseil, d’interface, d’animateur et d’aide à la décision.
Les parcs naturels sont définis par décret du 16 juillet 1985 et concernent un territoire rural d’au moins 5000 ha et
présentant un haut intérêt biologique et géographique ; leurs missions sont d’harmoniser au mieux la vie au quotidien
avec le maintien de paysages de grande valeur et de veiller à l’équilibre entre les mesures de protection et le développement
économique et social du territoire concerné.
Les contrats rivières rassemblent les acteurs de la vallée pour établir un programme d’actions de restauration des
cours d’eau, de leurs abords et des ressources en eau de bassin.
Le PCDN est un outil pour aider une commune volontaire à organiser et structurer sur son territoire un ensemble d’actions favorables au patrimoine naturel. Par le dialogue, ces actions émanent des acteurs concernés et s’intègrent donc
dans le développement global du territoire et de ses habitants. Il s’agit, entre autres, de structurer des actions, d’organiser un partenariat d’acteurs, de susciter la prise en compte de la nature dans les politiques communales, de sensibiliser
Les installations soumises à permis d’environnement sont réparties en trois classes, selon leur niveau d’impact potentiel sur
l’environnement, la classe 1 étant la plus contraignante, la classe 3 la moins contraignante. la liste des installations classées est consultable sur le site suivant : http://formpe.environnement.wallonie.be/html/Nomenclature_AGW_coordonne.
Lorsqu’un projet d’installation, de construction ou de transformation requiert à la fois un permis d’urbanisme et un permis
d’environnement (projet mixte), il fait l’objet d’une seule et même procédure qui débouche sur un «permis unique». Cette
procédure est décrite aux articles 81 à 94 du Code Wallon de l’Environnement.
En vue de se conformer à la législation européenne, le législateur wallon a adopté le 19 avril 2007, un décret sur la
performance énergétique. Le CWATUP deviendra CWATUPE. La performance énergétique d’un bâtiment (PEB)
correspond à la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée pour répondre à l’utilisation d’un bâtiment
(chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage…). Chaque bâtiment aura donc un certificat PEB dont le seuil de
référence est E100.
La performance énergétique obligatoire est fixée à E100. Elle correspond à une valeur d’isolation globale de K45 à laquelle il faut ajouter les facteurs liés à la ventilation, au chauffage et à la préparation d’eau chaude sanitaire.
Comme les réfrigérateurs qui sont de classe A, B, C…, les constructions auront également des performances : plus elles seront grandes, plus le niveau E diminuera !
La DGO 4, plus particulièrement son département de l’énergie, est compétente pour l’application de la règlementation et la mise en oeuvre de la politique énergétique.
La Commission wallonne pour l’énergie (CWaPE) est l’organe de régulation et de transparence du marché wallon de
Le réseau des facilitateurs énergie, personnes travaillant dans le privé ou le milieu associatif, agréées par la Région
wallonne pour leur compétence et leur savoir-faire dans des domaines particuliers de l’énergie. Leurs services sont principalement destinés au secteur tertiaire, généralement payants mais, en principe, désintéressés.
Certaines communes bénéficient de l’aide d’un conseiller en énergie.
Pour le particulier, il existe des guichets de l’énergie, services gratuits d’information et de conseil sur tout ce qui
concerne l’énergie dans le logement.
La politique de la mobilité est essentiellement gérée par la DGO 2.
Depuis juin 1998, le GW propose aux communes d’adhérer à la charte de la mobilité communale visant à mettre en
place une approche des problèmes de déplacement maîtrisant la pression de la voiture particulière au profit des modes
de transport alternatifs. L’adhésion à cette charte ouvre des droits aux subventions pour des études et des projets et deux
obligations :
- l’élaboration d’un plan communal de mobilité (outil de gestion des déplacements poursuivant des objectifs de mobilité, d’accessibilité, de sécurité routière et de qualité de la vie) ;
- l’envoi d’au moins un fonctionnaire de la commune à un cours de conseiller en mobilité (dont la mission est
d’être un relais entre les différents acteurs concernés par la problématique des déplacements).
Dans le cadre des PCDR - agenda 21 local, la concrétisation des objectifs en matière de développement durable sont
étroitement liés, voire dépendants, de certains outils de l’aménagement du territoire.
Ainsi, par exemple, il est possible de freiner les nuisances dues à la croissance de la mobilité (et donc de réduire les coûts
énergétiques) en agissant sur l’aménagement du territoire : stratégie de localisation des fonctions, mixité, densité, offre
de transport en commun, politique de stationnement, plan de déplacement des entreprises, aménagement des espaces publics pour piétons et cyclistes...
De même, agir sur l’urbanisme et l’architecture peut entraîner des économies d’énergie significatives : actions sur le choix
des sites d’urbanisation, sur leur degré de densification, sur la prise en compte des contraintes physiques et naturelles, sur
la gestion des rejets, sur le positionnement des ombres portées, sur le choix des volumes, des matériaux, des plantations...
IV. Quelques précisions
Le 29 juillet 1993, le GW a décidé la création sur son territoire d’agences immobilières sociales. L’objectif de ces agences,
constituées en ASBL, est d’offrir à des personnes à faibles revenus ou à de jeunes ménages de nouvelles possibilités en matière de logement. Elles contribuent également au réinvestissement des immeubles non occupés.
« L’aménagement du territoire est, comme son nom l’indique, l’organisation du territoire. En effet, le territoire d’un pays,
d’une région, d’une commune est utilisé de façons tellement diversifiées qu’il est apparu nécessaire d’organiser cette utilisation du sol afin de diminuer au maximum les inconvénients qui résulteraient d’utilisations contiguës et incompatibles, par
exemple : l’installation d’une industrie polluante au centre d’une ville »
(M. Wathelet, Le guide de l’aménagement du territoire, Ministère de la Région Wallonne, 2ème éd., 1985, p.2).
« L’aménagement du territoire est l’expression spatiale des politiques économique, sociale, culturelle et écologique de toute
une société »
« Il est à la fois une discipline scientifique, une technique administrative et une politique conçue comme une approche
interdisciplinaire et globale tendant à un développement équilibré des régions et à l’organisation physique de l’espace
selon une conception directrice »
Affectation et utilisation
La distinction entre affectation et utilisation est importante en aménagement du territoire.
En effet, l’affectation est l’ensemble des utilisations règlementairement possibles pour un bien. L’utilisation, c’est l’usage qui
en est réellement fait, exprimé en termes d’affectations règlementaires.
Exemples : un terrain affecté à l’habitat au PdS peut être utilisé, de fait, comme terre agricole ; un immeuble affecté à du
logement peut être utilisé, de fait, comme bureaux.
L’article 128 du CWATUPE permet d’assortir le permis d’urbanisme ou le permis d’urbanisation de charges (participation
financière ou travaux complémentaires) que l’autorité délivrante juge utile d’imposer au demandeur.
Le droit de préemption se définit comme « la faculté conférée par la loi (…) à une personne d’acquérir, de préférence à
toute autre, un bien que son propriétaire se propose de céder, en se portant acquéreur de ce bien dans un délai donné, en
général aux prix et conditions de la cession projetée, à lui préalablement notifiées ». (CORNU, Vocabulaire juridique, PUF, 1987)
L’article 175 du CWATUPE prévoit la possibilité d’instaurer des périmètres de préemption dans une ZACC, un PCA, un SAR,
une opération de revitalisation et de rénovation urbaine,… Ce périmètre n’existe pas d’office, il doit faire l’objet d’un arrêté
du GW.
Décentralisation (Régime de décentralisation et de participation)
Ce régime accroît la responsabilité des Communes en matière de délivrance des permis d’urbanisme et d’urbanisation.
Les conditions sont les suivantes :
- être couvert par un PdS approuvé ;
- avoir constitué une CCATM ;
- avoir réalisé un SSC ;
- avoir établi un RCU.
Si la Commune remplit ces conditions, elle peut octroyer directement les permis d’urbanisme et d’urbanisation, le cas échéant
après consultation de la CCATM. La DGO 4 exerce alors un contrôle de légalité à posteriori.
A ce jour, 38 communes sont décentralisées.
Les mesures particulières de publicité, plus communément appelées «enquête publique» est une procédure légale de
consultation de la population sur certains types de projets présentant un impact potentiel sur l’environnement. Elles permettent aux citoyens ou à toute personne morale de formuler des réclamations et observations par écrit sur le projet. Ces
réclamations ont une importance réelle. L’administration a l’obligation d’examiner leur régularité et leur bien fondé.
L’enquête publique doit être organisée avant l’approbation définitive. Elle est requise notamment lors de la réalisation
d’outils d’aménagement du territoire ou lors de leur révision, ainsi que dans le cas de projets susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement, ou simplement dérogatoires aux dispositions règlementaires de plans, règlements ou permis
La durée de l’enquête publique est variable selon qu’elle porte sur un permis ou un rapport urbanistique et environnemental (15 jours), un schéma de structure communal ou un PCA (30 jours), le SDER ou un plan de secteur (45 jours).
Une réunion d’information est organisée pendant la durée de l’enquête et les décisions sont communiquées par voie d’affiche.
L’enquête publique est suspendue entre le 16 juillet et le 15 août.
Pendant l’enquête, les dossiers sont consultables à la maison communale les jours ouvrables et un jour jusqu’à 20 heures
ou le samedi matin ou sur rendez-vous. Toute personne intéressée peut demander des explications techniques et formuler
ses observations par écrit.
Droit réel temporaire (entre 27 et 99 ans) qui consiste à avoir la jouissance d’un bien appartenant à autrui à charge de
payer au propriétaire une redevance annuelle.
Lors d’un projet d’urbanisation de plus de 2Ha, d’un plan communal d’aménagement, de la réalisation d’un projet de
grande envergure et de la révision d’un plan de secteur, une étude d’incidences sur l’environnement est exigée (art.45§2).
Le SDER, le SSC et le RUE doivent, quant à eux, être complétés par une évaluation de l’impact environnemental du projet.
Cette dernière est moins précise qu’une étude. (articles 42 et 50 du CWATUPE)
L’expropriation est la suppression forcée et totale du droit de propriété sur un bien immobilier. Elle ne peut être appliquée que
pour cause d’utilité publique.
Ce concept a évolué puisqu’aujourd’hui on considère d’utilité publique une utilité privée s’intégrant dans l’intérêt général.
Par exemple, dans le cas d’un développement d’activités économiques. Les législations organiques de l’aménagement du
territoire et de l’urbanisme donnent à tout aménagement arrêté par un plan, un caractère d’utilité publique.
L’expropriation par zones est une forme d’expropriation qui vise tout espace nécessaire à la rénovation d’un quartier ancien ou l’aménagement d’un nouveau quartier sans restriction de superficies.
Le FD représente le pouvoir régional, il est désigné par le Ministre de l’aménagement du territoire.
Le FD est directeur d’une direction extérieure de la DGO 4 (qui regroupe les domaines comme l’urbanisme, le logement,
l’énergie et le patrimoine). Il y a actuellement huit fonctionnaires délégués :
Le FD statue sur la plupart des demandes de permis introduits par une personne publique ou pour certains types de travaux
dits d’utilité publique ou lorsqu’ils s’étendent sur plusieurs communes.
Il statue également sur la demande de permis si le demandeur fait usage de la «saisine», lorsque le Collège communal
ne s’est pas prononcé dans le délai prescrit. L’absence de décision notifiée du fonctionnaire-délégué dans le délai prescrit
équivaut à un refus du permis.
Sur proposition motivée du Collège communal, le FD accorde, avec ou sans conditions, ou refuse les dérogations au PdS,
à un RRU.
Il remet des avis au Collège communal à sa demande.
Par ailleurs le FD est l’interlocuteur des communes ou des opérateurs pour les outils communaux ou locaux d’urbanisme :
PCA, rapport urbanistique et environnemental...
Le législateur wallon entend donner aux FD la tâche d’un conseiller dont l’une des missions est de convaincre les acteurs de l’urbanisme.
L’obligation d’indemniser les moins-values lors du changement d’affectation d’un terrain constitue souvent un frein pour
faire bouger les choses... Or, le CWATUPE prévoit des conditions à cette indemnisation, des cas d’exclusions, d’exonérations ou de limitations : il importe donc de bien s’informer avant de renoncer à améliorer une situation à cause d’indemnisations qu’il ne faudra peut-être pas verser...
Les types d’avis rendus par le fonctionnaire délégué
L’avis du FD peut être favorable, conditionnel (c’est-à-dire favorable moyennant certaines conditions), ou défavorable. Quel
qu’en soit le contenu, la portée de cet avis peut varier. Il peut s’agir :
 soit d’un avis «conforme» : avis auquel la commune est tenue de se conformer ; elle ne peut être moins «sévère» que le FD
(art. 109). Dans ce dernier cas :
- si l’avis est favorable : le Collège communal peut octroyer le permis, l’accompagner de conditions ou le refuser ;
- si l’avis est favorable moyennant conditions : le Collège communal doit accompagner le permis des conditions imposées par le FD (voire lui imposer des conditions supplémentaires non contraires à celles qui sont déjà imposées) ou
il peut le refuser ;
- si l’avis est défavorable : le Collège communal doit refuser le permis.
 soit d’un avis simple : avis du FD auquel la commune n’est pas liée mais qu’elle doit néanmoins mentionner dans le permis :
elle peut s’en écarter à condition de motiver sa décision (art. 107 § 2) ; lorsque l’avis est défavorable ou conditionnel, le
collège communal garde sa faculté de refuser ou d’accorder le permis, même en s’écartant des conditions émises par le
FD ;
 soit d’un avis d’opportunité : le FD peut introduire un recours auprès du GW dans les 30 jours de la réception de la
décision du Collège communal. Un recours peut également être introduit en opportunité dans trois cas :
- soit en cas de divergence entre le collège et la C.C.A.T.M. ;
- soit en cas d’un nombre de réclamations qui varie selon la population et la commune, déposées dans le cadre d’une
enquête publique en l’absence d’une C.C.A.T.M ;
- soit en cas de révision d’un PCA.
(http://www.espace-environnement.org/pdf/memu_PU4.pdf)
Mitage de l’espace
Le mitage de l’espace s’accompagne souvent du mot «rural» puisqu’il résulte de l’urbanisation des campagnes en dehors des
noyaux villageois. Celle-ci a destructuré le paysage rural par un habitat isolé en rupture avec les caractéristiques du cadre
existant et générant des flux automobile villes/campagnes importants.
Notion d’économie du plan de secteur
La notion de respect de l’économie générale du plan de secteur est complexe car elle résulte de l’autorité régionale et
elle apparaît comme subjective.
Afin de cerner cette notion et surtout ce que le législateur tend à faire passer comme message, nous reproduisons ci-dessous
un extrait de la séance publique de Commission qui a eu lieu le 22 mai 2006 au Parlement Wallon. André Antoine, le Ministre du Logement, des Transports et du Développement territorial de l’époque explique ceci :
«Le motif essentiel qui fut à l’origine de la mise en oeuvre des plans de secteur au début des années 70’ était la consommation excessive de terrains par l’urbanisation ; la politique mise en oeuvre par les plans de secteur a dès lors tendu en ordre
principal à contenir le débordement de la zone d’urbanisation sur la zone rurale ; il s’agit là d’une option fondamentale de l’ensemble des plans de secteur, que le PCA doit respecter ;
un PCA ne peut dès lors tendre, à titre principal, à urbaniser une zone non destinée à l’urbanisation mais, au contraire,
à redéfinir les affectations d’une ou plusieurs zones destinées à l’urbanisation, dans des limites éventuellement adaptées de
manière à constituer des territoires cohérents au regard des nouvelles affectations ; je rappelle ici qu’en application de
l’article 48 du Code, les prescriptions applicables à la révision des plans de secteur le sont également pour les PCA, notamment le principe de la compensation planologique ou alternative ;
le plan de secteur vise à établir un équilibre dans la satisfaction des besoins d’ordre économique, social, environnemental et patrimonial de la collectivité, qui ne peut être rompu par un PCA dérogatoire ; par conséquent, il doit démontrer que
l’affectation à laquelle il est dérogé est définitivement dépassée ou ne peut plus être mise en oeuvre ou encore que les
superficies qui restent couvertes par cette affectation, dans la commune ou les communes concernées, sont suffisantes pour
répondre, à terme, aux besoins ;
Ces différents éléments constituent des lignes directrices qui trouvent à s’appliquer à des conditions locales variables et
prennent, dès lors, des configurations variables elles aussi. Par ailleurs, si je puis admettre que certaines dispositions des
plans de secteur en vigueur sont dépassées, je ne puis souscrire à l’affirmation selon laquelle «on pourrait même motiver
la dérogation par le fait qu’il convient d’adapter un certain nombre de dispositions du plan de secteur complètement aberrantes et donc, préalablement, qui s’écartent de l’économie générale qui a présidé à son élaboration 25 ou 30 ans plus tôt».
Je relève d’abord que cette nécessité d’adapter le plan de secteur dépendrait davantage de l’émergence de nouveaux besoins que du respect de l’économie générale du plan de secteur. En outre, la hiérarchie des normes établies par le
CWATUP implique bien de n’utiliser le PCA dérogatoire que lorsque la dérogation ne porte pas atteinte à l’économie
générale du plan de secteur ; s’il s’agit de ne pas en respecter l’économie générale, c’est le plan de secteur qu’il y a lieu
de réviser. Enfin, il me paraît impératif de rappeler que, outre les conditions de l’article 48 du Code, les prescriptions des articles 1er et 46 doivent trouver à s’appliquer, de même que les principes généraux d’aménagement tels qu’exprimés dans le
SDER, en particulier les options qui visent à structurer les villes et les villages.»
(http://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2005_2006/CRAC/crac142.pdf)
Prolongation et enrichissement de la stratégie du premier Plan Marshall, largement plébiscité pour son impact positif sur
notre économie, le Plan Marshall 2.Vert entend relever les défis tels que la crise financière et économique qui sévit aux
quatre coins du globe ainsi qu’aux enjeux climatiques et énergétiques qui apparaissent désormais comme vitaux. Il se décline en six axes prioritaires :
- Axe I : le capital humain, un atout à valoriser ;
- Axe II : les pôles de compétitivité et les réseaux d’entreprises, un succès à amplifier ;
- Axe III : faire de la recherche scientifique un moteur d’avenir ;
- Axe IV : mettre en place un cadre propice à la création d’activités et d’emplois de qualité ;
- Axe V : les Alliances Emploi-Environnement, une stratégie d’avenir ;
- Axe VI : conjuguer emploi et bien-être social.
Lorsqu’une activité est reprise dans la liste arrêtée par le législateur, le bien doit être soumis à un permis d’environnement.
(http://www.permisenvironnement.be/permis-environnement)
Permis d’intérêt public
En règle générale, la procédure d’instruction et de délivrance des permis d’urbanisme ou d’urbanisation incombe au collège
communal. Cette règle ne connaît que peu d’exceptions ; la procédure particulière relative aux permis dits «publics» et consacrée
par l’article 127 du CWATUPE est sans doute la plus emblématique.
Cette procédure, hors du régime commun, permet au FD ou au GW de gérer certains projets et de statuer sur leur sort, en
évitant que les communes ne tiennent en échec la réalisation, sur leur territoire, de projets émanant d’autres autorités ou
qu’elles puissent statuer sur leurs propres demandes de permis.
RRU (Règlements régionaux d’urbanisme)
En dehors du RGBSR, il existe plusieurs RRU, qu’ils soient de nature technique (isolation thermique et ventilation, accessibilité aux personnes à mobilité réduite) ou urbanistique (enseignes et dispositifs de publicité, règlement général sur les bâtisses
applicable aux zones protégées de certaines communes en matière d’urbanisme, règlement général sur les bâtisses en site
«L’urbanisme est une manière de mettre bon ordre dans les différents travaux, constructions ou transformations que nous
effectuons sur notre territoire. On peut définir l’urbanisme comme l’art d’assurer une organisation harmonieuse et techniquement rationnelle de l’espace bâti.»
(In A comme, Aménagement, Ministère de la Région Wallonne, 1986, p.65).
V. les Conditions de la réussite
Pour gérer, aménager et développer tout ou une partie d’un territoire communal, les outils ne manquent pas.
Afin que ces derniers puissent atteindre leurs objectifs, un certain nombre de conditions doivent être réunies pour faire
de ces outils une véritable aide à la décision. Il ne suffit donc pas de les approuver, il faut aussi bien les choisir et s’en
servir avec discernement.
Utiliser le PCDR comme outil fédérateur de toutes les politiques communales
En milieu rural, le PCDR (programme communal de développement rural), grâce à ses différentes étapes (diagnostic,
stratégie et projets) auxquelles s’ajoute la participation de la population tout au long du processus, contribue à l’amélioration du cadre de vie des habitants. Pour les communes rurales, grâce à son caractère global et fédérateur, le PCDR
doit intégrer l’ensemble des politiques communales. Par la dynamique locale qu’il suscite, il doit favoriser et intégrer la
mise en place de dispositifs légaux et de projets sectoriels, notamment en aménagement du territoire et en urbanisme.
Exercer sa volonté politique
C’est le préalable indispensable à l’adoption des outils. Sans le concours volontariste des élus communaux, ces outils n’atteindront pas leur pleine efficacité, d’autant plus que l’autonomie communale en aménagement du territoire se renforce
au gré des modifications du CWATUPE. Prendre la gestion du territoire communal en main, prévoir au lieu de subir,
agir sur le long terme, s’entourer des bons conseillers et choisir les bons outils peuvent aussi être payants aux différentes
échéances électorales...
Chacun des outils présentés peut résoudre des problèmes spécifiques et bien identifiés. Choisir l’outil le plus adéquat
en fonction de la problématique à résoudre, de l’ampleur et des caractéristiques du territoire concerné, ou encore de la
volonté de disposer ou non d’un outil à caractère règlementaire, est primordial pour assurer son efficacité.
S’entourer des compétences techniques nécessaires...
Les communes peuvent être subventionnées pour l’engagement de conseillers en aménagement du territoire et
urbanisme qui les aideront au quotidien dans la gestion du territoire communal.
Les Maisons de l’urbanisme agréées ont une mission d’information, de sensibilisation, de communication, de dialogue et de débat pour toute matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. Elles peuvent également intervenir
auprès des communes en tant que conseiller, animateur ou expert.
La réalisation de certains outils requiert nécessairement le concours d’un auteur de projet agréé : il est important de
le choisir en fonction de ses compétences et de ses références liées au projet particulier à mettre en oeuvre. Il est un
maillon important dans la construction du projet d’aménagement ou de développement territorial.
Evaluer, évaluer, évaluer...
Il est indispensable d’évaluer régulièrement et sans concession les résultats obtenus par la mise en place des outils :
sont-ils réellement appliqués ? génèrent-ils un cadre de vie de qualité ? si non, quelles en sont les causes ? faut-il envisager une révision ? etc ...
VI. Sources documentaires
- Almanach 2011 de l’urbanisme (guide pratique sur l’urbanisme et le permis d’urbanisme), Maison de l’urbanisme de
la Province de Liège, 2011
- L’aménagement du territoire et l’urbanisme face à la mobilité, article paru dans la revue «La Cemathèque» N° 20, avril
2007, Ministère Equipement et Transport, 2007, téléchargeable à partir du site http://mobilite.wallonie.be/
opencms/export/sites/be.wallonie.mobilite/fr/formation_information_sensibilisation/cem/cematheque/cematheque/
cematheque20_200704_cmyk72dpicropsx1x.pdf
- Aspects juridiques de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, Haumont, F., 2005-2006, UCL
- Bilan de la rénovation urbaine et de la revitalisation urbaine en Wallonie, article paru dans la revue «Les cahiers de l’urbanisme» N° 75, juillet 2010, Hanin, Y., 2010
- Les cahiers de l’urbanisme (périodique traitant de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine, du logement et de l’énergie), Service Public de Wallonie - DGO 4, Mardaga
- Code Wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine et de l’énergie (version coordonnées du CWATUPE), Gouvernement wallon, téléchargeable à partir du site http://mrw.wallonie.be/DGATLP/DGATLP/pages/
DGATLP/Dwnld/CWATUPE.pdf
- Fiches d’information (en rapport avec l’aménagement du territoire, l’urbanisme et l’environnement), Espace-Environnement, téléchargeables à partir du site http://www.espace-environnement.org/publications_fiches.php
- Focus sur la commune : 130 fiches pour une bonne gestion communale (dont 7 fiches sur l’aménagement du territoire, 3 sur
le logement, 8 sur l’environnement, 6 sur la mobilité, 5 sur l’énergie), Union des Villes et Communes de Wallonie,
téléchargeables à partir du site http://www.uvcw.be/publications/online/60.htm
- L e guide du propriétaire de monument, collection de 6 brochures didactiques à l’attention des propriétaires de bâtiments
classés (les acteurs de la politique du patrimoine, les mesures de protection, la prévention, la restauration, les aides financières «patrimoine», les autres aides publiques), Collectif, 2004, Région Wallonne
- Guide d’urbanisme pour la Wallonie, Collectif, 2004, Ministère de la Région wallonne
- La lettre des CCATM, périodique (certains suppléments développent un thème lié à l’aménagement du territoire), InterEnvironnement-Wallonie, téléchargeables à partir du site http://www.iewonline.be/spip.php?rubrique179
- Se loger en milieu rural, un défi, Etude ACRF, ANSAY, F. et WARRANT, F., 2006
- Patrimoine architectural et territoires de Wallonie (nouvelle collection appelée à remplacer progressivement «le Patrimoine
Monumental de la Belgique-Wallonie), Collectif, 2004 à ..., Mardaga
- Patrimoine classé - Le guide du gestionnaire communal (série de fiches pratiques à usage des communes), Collectif,
2010, SPW-DGO 4-IPW
- Le Patrimoine Monumental de la Belgique - Wallonie (inventaire du patrimoine immobilier de la Wallonie, par arrondissement), Collectif, 1973 à 1997, Mardaga
- Politique d’aménagement du territoire pour le 21e siècle - Lignes de Force, Henry, Ph., 2010, Ph. Henry
- Règlement général sur les bâtisses en site rural - des villages, des paysages (série de 8 fascicules relatifs à chacune des
zones agro-géographiques de Wallonie : le Plateau limoneux hennuyer, le Plateau limoneux brabançon, la Hesbaye, le
Pays de Herve, le Condroz, la Fagne-Famenne, l’Ardenne et la Lorraine), Ministère de la Région Wallonne, Fondation rurale de Wallonie, 1997, MRW-DGATLP,
- Le RGBSR: pourquoi?, comment?, Ministère de la Région Wallonne, Fondation rurale de Wallonie, 1996,
MRW-DGATLP,
- Schéma de développement de l’espace communautaire (document complet du SDEC), Commission européenne,
1999, téléchargeable à partir du site http://ec.europa.eu/regional_policy/sources/docoffic/official/reports/pdf/sum_fr.pdf,
- Territoires wallons (périodique traitant de l’état de la recherche en développement territorial), Conférence permanente du développement territorial (CPDT), Service Public de Wallonie - DGO 4
Sites internet (plusieurs de ces sites renseignent ou contiennent souvent des publications intéressantes)
- Commission royale des monuments, sites et fouilles : http://www.crmsf.be
- Conférence permanente du développement territorial : http://cpdt.wallonie.be
- Conseil économique et social de la Région wallonne : http://www.cesrw.be
- Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable : http://www.cwedd.be
- Direction générale opérationelle N° 4 du SPW (Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie) : http://mrw.
wallonie.be/dgatlp/dgatlp/default.asp
- Espace Environnement : http://www.espace-environnement.org
- Fédération Inter-Environnement Wallonie : http://www.iewonline.be
- Fondation rurale de Wallonie :http://www.frw.be
- Institut du Patrimoine wallon : http://www.institutdupatrimoine.be
- Liste des textes législatifs relatifs à la nomenclature des installations et activités classées : http://formpe.environnement.
wallonie.be/html/Nomenclature_AGW_coordonne.pdf
- Mobilité en Wallonie : http://mobilite.wallonie.be/opencms/opencms/fr/
- Plan de secteur : http://mrw.wallonie.be/dgatlp/dgatlp/Pages/Observatoire/Pages/DirOHG/Geomatique/PlansSecteurMap.
- Portail cartographique de la Région wallonne : http://cartographie.wallonie.be/NewPortailCarto/index.jsp
- Portail de l’énergie en Wallonie : http://www.energie.wallonie.be
 ortail environnement de Wallonie : http://www.environnement.wallonie.be
- Schéma de développement de l’espace régional (SDER) : http://sder.wallonie.be
- Union des villes et communes de Wallonie : http://www.uvcw.be
Liste actualisée au 14/01/2011
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