Source: http://www.cnps.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=96&Itemid=134&lang=fr
Timestamp: 2017-09-22 04:28:57+00:00
Document Index: 14774907

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

HomeEspace assurés sociauxASSURANCE OBLIGATOIRERP
Pour prétendre au bénéfice des risques professionnels, il faut :
être assuré social victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle ou être ayant droit d'un assuré social victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle suivi de mort
déclarer cet accident du travail ou cette maladie professionnelle dans les délais prévus par la loi.
L'accident du travail ou la maladie professionnelle doit être déclaré dans un délai de 3 jours, par l'employeur ou à défaut dans les 3 ans, par la victime ou ses ayants droit à compter de :
la date de survenance de l'accident du travail
la constatation médicale de la maladie professionnelle.
Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu au travailleur salarié :
par le fait ou à l'occasion du travail
pendant le trajet aller et retour entre :
sa résidence principale ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité et son lieu de travail
son lieu de travail et le lieu où il prend habituellement ses repas
pendant les voyages dont les frais sont mis à la charge de l'employeur en application du Code du Travail.
N.B. L'itinéraire ne doit pas être interrompu ou détourné par un motif dicté par l'intérêt personnel et étranger aux nécessités essentielles de la vie courante ou indépendant de l'emploi.
Est considérée comme maladie professionnelle, toute maladie résultant de l'exercice de certaines activités professionnelles. Elle doit figurer sur le tableau des maladies professionnelles indemnisables.
NB : L'accident ou la maladie résultant d'un crime ou d'un délit commis par une victime ; ou d'une faute intentionnelle de sa part ne donne lieu à aucune réparation.
Les prestations servies en matière d'accident du travail et de maladie professionnelle comprennent :
les prestations en espèces.
La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale prend en charge ou rembourse, à la victime, différents frais, si elle les a supportés ; ou à toute autre personne qui les a pris en charge.
Les frais de traitement qui comprennent
radiographie et laboratoire.
Les conditions d'attribution de ces droits sont les suivantes :
pour les frais de consultation et de soins, avoir subi une consultation et des soins médicaux
pour les frais de chirurgie, avoir subi une intervention chirurgicale
pour les frais de pharmacie, avoir supporté des frais pharmaceutiques sur prescription médicale
pour les frais de radiographie et de laboratoire, avoir subi des examens radiographiques ou de laboratoire sur prescription médicale.
Le dossier à déposer par la victime ou ses ayants droit auprès du Centre de Prévoyance Sociale du lieu d'emploi de la victime doit comprendre les pièces suivantes :
une demande de prise en charge ou de remboursement sur papier libre
les reçus attestant le paiement des frais de consultation et de soins
les factures et les notes d'honoraires et/ou les reçus de paiement relatifs à l'acte chirurgical
les ordonnances médicales et les reçus de paiement des produits pharmaceutiques
les factures et/ou les reçus de paiement des frais d'hospitalisation
les bulletins d'examens de radiologie ou de laboratoire et les reçus de paiement de ces examens
éventuellement, les factures pro forma relatives à tous ces frais, s'il s'agit d'une demande de prise en charge.
Le remboursement des frais de traitement s'effectue sur présentation de toutes les pièces justificatives et conformément à la tarification en vigueur auprès du Centre de Prévoyance Sociale où l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été déclaré.
Les paiements sont effectués par chaque Centre de Prévoyance Sociale en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande de remboursement.
Les frais de prothèse et d'orthopédie
Condition spécifique d'attribution
En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, la victime peut présenter une infirmité ou avoir subi une mutilation consécutive à cet accident du travail ou à cette maladie professionnelle.
Elle a droit à la fourniture, à la réparation, au remplacement et au renouvellement des appareils de prothèse et d'orthopédie.
Le dossier à déposer par la victime auprès du Centre de Prévoyance Sociale du lieu de son emploi doit comprendre les pièces suivantes :
une demande de prise en charge ou de remboursement sur papier libre ;
les factures dûment certifiées relatives aux frais de prothèse et d'orthopédie, pour une demande de remboursement ;
éventuellement, des factures pro forma relatives à ces frais, pour une demande de prise en charge.
Lorsque la demande de fourniture, de réparation, de renouvellement et/ou de remplacement d'un appareil de prothèse ou d'orthopédie est acceptée, la CNPS verse le montant du prix de l'appareil au fournisseur ou à toute personne qui a engagé la dépense sur production des pièces justificatives.
N.B. Dans le cadre du remboursement ou de la prise en charge des frais, la CNPS ne supporte lesdits frais que dans la limite de la tarification en vigueur et sur la base d'un appareillage standard.
Le remboursement des frais de prothèse et d'orthopédie s'effectue sur présentation de toutes les pièces justificatives auprès du Centre ou de l'Agence de Prévoyance Sociale où l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été déclaré.
Les frais de rééducation fonctionnelle
La victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle peut demander la prise en charge des frais nécessités par sa rééducation fonctionnelle.
La CNPS rembourse ces frais à la victime, si elle les a supportés, ou à toute autre personne qui les a pris en charge.
justifier d'une prescription du médecin traitant
obtenir l'accord préalable du Médecin Conseil de la CNPS.
Le dossier à déposer par la victime ou toute autre personne ayant supporté les frais auprès du Centre de Prévoyance Sociale du lieu d'emploi de la victime doit comprendre les pièces suivantes :
l'ordonnance médicale prescrivant la rééducation fonctionnelle
les factures et/ou reçus dûment certifiés, pour une demande de remboursement
éventuellement, la facture pro forma de la formation sanitaire ou de l'établissement requis, pour une demande de prise en charge.
Le remboursement des frais de rééducation fonctionnelle s'effectue sur présentation des pièces justificatives auprès du Centre de Prévoyance Sociale où l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été déclaré.
Les frais de réadaptation ou de reconversion professionnelle
La victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle qui devient inapte à exercer sa profession ou ne peut le faire qu'après une nouvelle adaptation, a droit, qu'elle ait ou non bénéficié de la rééducation fonctionnelle prévue ci-dessus à :
une admission sous contrôle médical dans un établissement public ou privé de rééducation ou d'enseignement professionnel
une réintégration, après examen psychotechnique et médical préalable, dans son entreprise pour y apprendre l'exercice d'une profession de son choix sous réserve de présenter les conditions d'aptitude requises.
justifier d'une prescription du médecin traitant ;
obtenir l'accord préalable du Médecin Conseil de la CNPS ;
obtenir l'accord de l'employeur pour sa réadaptation ou sa reconversion professionnelle.
l'ordonnance médicale prescrivant la réadaptation ou la reconversion professionnelle ;
l'accord de son employeur ;
les factures et/ou reçus dûment certifiés, pour une demande de remboursement ;
éventuellement, la facture pro forma de l'établissement requis, pour une demande de prise en charge.
Le remboursement des frais de réadaptation et/ou de reconversion professionnelle s'effectue sur présentation des pièces justificatives auprès du Centre de Prévoyance Sociale où l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été déclaré.
Les paiements sont effectués par chaque Centre ou Agence de Prévoyance Sociale en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande de remboursement.
Les frais de transport de la victime
La CNPS prend en charge les frais de transport de la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle lorsqu'elle est obligée de se déplacer pour suivre un traitement approprié ou pour répondre aux réquisitions ou aux contrôles médicaux.
La CNPS rembourse également ces frais à la victime ou à toute autre personne physique ou morale qui les a supportés.
Il s'agit des frais de transport :
de la résidence habituelle de la victime au Centre Médical ou Hospitalier ;
en cas d'évacuation sanitaire hors du territoire national.
Sur prescription médicale, la victime doit avoir :
été déplacée pour suivre un traitement médical approprié consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle
été convoquée ou réquisitionnée par la CNPS en vue des contrôles médicaux
été évacuée hors du territoire national pour suivre un traitement médical approprié consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle à l'initiative de la CNPS ou, en cas de force majeure, à l'initiative de toute autre personne physique ou morale
Elle varie selon que la victime sollicite une prise en charge préalable de la CNPS ou qu'elle-même, ses ayants droit ou toute autre personne physique ou morale demande le remboursement des frais déjà supportés.
Pour les frais déjà supportés
Le dossier à déposer auprès du Centre de Prévoyance Sociale du lieu d'emploi de la victime doit comprendre les pièces suivantes :
une prescription médicale du déplacement
éventuellement, la convocation ou la réquisition de la CNPS.
Pour la Prise en charge préalable de la CNPS
La victime qui sollicite une prise en charge préalable de la CNPS pour les frais de transport en vue de répondre à une convocation ou à une réquisition de la CNPS, ou pour une évacuation sanitaire hors du territoire national, doit déposer auprès du Centre de Prévoyance Sociale où l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été déclaré, un dossier comprenant les pièces suivantes :
une demande de prise en charge sur papier libre
la prescription médicale du déplacement
Modalités de prise en charge ou de remboursement
La CNPS délivre une prise en charge des frais de transport d'une victime d'accident du travail ou de maladie professionnelle compte tenu de sa catégorie socioprofessionnelle et de son état de santé apprécié par le médecin traitant.
Quant au remboursement, il est effectué par le Centre de Prévoyance Sociale où le dossier a été déposé en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande de remboursement.
Les frais de transport et de séjour de l'accompagnateur
La CNPS prend en charge les frais de transport et de séjour d'un accompagnateur si l'état de santé de la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle nécessite une telle assistance lors de ses déplacements pour suivre un traitement approprié ou répondre aux réquisitions et aux contrôles médicaux.
Il s'agit des frais de transport et de séjour :
été déplacée pour suivre un traitement médical approprié consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ;
été convoquée ou réquisitionnée par la CNPS en vue des contrôles médicaux ;
été évacuée hors du territoire national pour suivre un traitement médical approprié consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle à l'initiative de la CNPS ou, en cas de force majeure, à l'initiative de toute autre personne physique ou morale ;
produit un certificat médical justifiant la nécessité d'un accompagnateur.
La composition du dossier varie selon que la victime sollicite une prise en charge préalable de la CNPS, ou qu'elle demande le remboursement des frais déjà supportés.
Remboursement des frais déjà supportés
Pour le remboursement des frais déjà supportés
Le dossier à déposer par la victime auprès du Centre de Prévoyance Sociale de son lieu d'emploi, doit comprendre les pièces suivantes :
une demande de remboursement sur papier libre ;
des factures ou autres pièces justificatives des frais de transport et de séjour de l'accompagnateur;
une prescription médicale du déplacement ;
le certificat médical justifiant la nécessité d'un accompagnateur ;
La victime qui sollicite une prise en charge préalable de la CNPS pour les frais de transport et de séjour de son accompagnateur en vue de répondre à une convocation ou à une réquisition de la CNPS, ou pour une évacuation sanitaire hors du territoire national, doit déposer auprès du Centre de Prévoyance Sociale où l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été déclaré, un dossier comprenant les pièces suivantes :
une demande de prise en charge sur papier libre ;
la prescription médicale du déplacement ;
La CNPS délivre, dans la limite de la catégorie socioprofessionnelle de la victime, une prise en charge des frais de transport et de séjour de l'accompagnateur de celle-ci.
Le remboursement est effectué par chaque Centre de Prévoyance Sociale en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande de remboursement.
N.B. La victime est tenue :
de se soumettre au traitement et aux mesures de toutes natures qui lui ont été prescrits par le médecin traitant et le cas échéant après avis du Médecin Conseil de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, à l'exception des interventions chirurgicales qui ne sauraient se pratiquer sans son accord préalable
de se soumettre aux visites médicales et contrôles prescrits par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale
L'allocation de frais funéraires est la prestation accordée aux ayants droit :
d'un assuré décédé des suites d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle ;
du titulaire d'une rente d'incapacité permanente décédé des suites des conséquences de l'accident du travail ou de la maladie professionnelle à l'origine de sa rente.
L'allocation de frais funéraires comprend :
la fourniture d'un cercueil ordinaire ou zingué selon que le lieu du décès se confond ou non avec celui de sépulture,
le transport de la dépouille mortelle du lieu de décès de la victime au lieu de résidence, à son lieu de recrutement ou à tout autre lieu d'inhumation choisi par la famille,
le transport de la famille et des bagages du lieu du décès au lieu de résidence habituelle.
Avoir effectivement supporté les frais funéraires d'un assuré décédé des suites d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle ou du titulaire d'une rente d'incapacité permanente décédé des suites des conséquences de l'accident du travail ou de la maladie professionnelle à l'origine de sa rente.
La personne physique ou morale qui sollicite le remboursement des frais funéraires qu'elle a supportés, doit déposer auprès du Centre de Prévoyance Sociale du lieu du dernier emploi, pour l'assuré décédé ou du lieu de perception de la rente, pour le crédirentier décédé un dossier comprenant les pièces suivantes :
une copie certifiée conforme de l'acte de décès du défunt
le livret d'assurance ou tout autre document en tenant lieu ou le cas échéant, une demande d'immatriculation du défunt signée de son employeur.
Le remboursement des frais funéraires est effectué par le Centre de Prévoyance Sociale du lieu du dernier emploi, pour l'assuré décédé ou du lieu de perception de la rente, pour le crédirentier décédé :
par mandat de prévoyance sociale
LES PRESTATIONS EN ESPECES
A la différence des prestations en nature qui consistent en une prise en charge ou en un remboursement, les prestations en espèces sont accordées par la CNPS sous forme d'indemnité.
l'allocation d'incapacité permanente
la rente de survivants.
Le calcul de ces prestations fait intervenir la notion de rémunération mensuelle moyenne. La rémunération mensuelle moyenne est la moyenne arithmétique de l'ensemble des salaires perçus par la victime au cours des trois derniers mois précédant le mois de survenance de l'accident du travail ou de la constatation médicale de la maladie professionnelle, déduction faite des frais professionnels ainsi que des indemnités versés au titre de remboursement des frais.
Sont considérés comme frais professionnels :
l'indemnité de lait
l'indemnité de bicyclette ou cyclomoteur
l'indemnité de représentation
la prime de sécurité accordée aux promoteurs de la prévention des risques professionnels.
Si la victime, au moment de l'accident du travail n'a pas accompli un mois de travail effectif, la rémunération mensuelle moyenne est égale à son salaire catégoriel échelonné.
L'indemnité journalière est un revenu de remplacement qui est dû à la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle pendant toute la durée d'arrêt du travail.
Cette période court du lendemain du jour de survenance de l'un accident du travail ou de la constatation médicale de la maladie professionnelle, jusqu'à la date de la guérison complète, de la consolidation, de la reprise du travail ou du décès du travailleur lorsque ce décès survient avant la reprise du travail.
En cas d'arrêt du travail, la rémunération de la journée complète au cours de laquelle l'accident est survenu ou au cours de laquelle la maladie a été constatée, est intégralement à la charge de l'employeur.
L'indemnité journalière est égale aux 2/3 de la rémunération journalière de la victime obtenue elle-même en divisant par 30 sa rémunération mensuelle moyenne. Le montant total de la prestation à servir est égal à l'indemnité journalière multipliée par le nombre de jours d'arrêt de travail.
En plus de la déclaration d'accident du travail ou de la maladie professionnelle, la victime doit déposer auprès du Centre de Prévoyance Sociale de son lieu d'emploi, un dossier comprenant les pièces suivantes :
le certificat médical initial (établi immédiatement après l'accident ou la maladie) ;
un procès-verbal de Gendarmerie ou un constat d'accident de la Police, en cas d'accident de trajet ou d'accident mortel ;
les 3 derniers bulletins de paie précédant le mois de survenance de l'accident ou de constatation médicale de la maladie professionnelle ;
éventuellement, un certificat médical de prolongation (qui prolonge l'arrêt de travail ;
et éventuellement un certificat médical final (qui fixe la fin de la période d'arrêt de travail).
Le paiement de l'indemnité journalière est effectué par le Centre de Prévoyance Sociale du lieu de l'emploi en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande d'attribution de l'Indemnité journalière.
N.B. lorsque l'employeur a maintenu le salaire de la victime pendant la période d'arrêt de travail, la CNPS lui reverse l'indemnité journalière due à la victime
La rente d'incapacité permanente est due à la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle dont le taux incapacité permanente dûment approuvé par le Médecin Conseil de la CNPS est au moins égal à 20%.
Lorsque cette incapacité est égale à 100%, la victime a droit à une rente d'incapacité permanente dite « rente d'incapacité permanente totale ». Si ce taux est au moins égal à 20% et inférieur à 100%, la victime a droit à une rente d'incapacité permanente dite « rente d'incapacité permanente partielle ». Cette prestation prend effet à compter du lendemain de la date de consolidation des lésions. Le bénéficiaire d'une rente est appelé « crédirentier ».
Si la victime est obligée de recourir à l'assistance d'une tierce personne pour accomplir les actes courants de la vie (s'alimenter, se vêtir, assurer son hygiène personnelle, etc.), sa rente peut être majorée d'un montant égal au salaire minimum interprofessionnel garanti du secteur d'activité dont elle relève.
La rente d'incapacité permanente s'éteint avec le décès du crédirentier, autrement dit, les ayants droit (conjoint, ascendants, enfants) ne peuvent pas prétendre au bénéfice de cette rente, sauf si ce décès résulte de l'accident ou de la maladie à l'origine de la rente
Le montant mensuel de la rente d'incapacité permanente est égal au taux d'incapacité attribué à la victime multiplié par 85% de sa rémunération mensuelle moyenne.
Le dossier permettant d'accorder une rente comprend les pièces suivantes :
le certificat médical initial (établi immédiatement après l'accident ou la maladie);
éventuellement, un certificat médical de prolongation (qui prolonge la période d'arrêt de travail)
et éventuellement un certificat médical final (qui met fin à la période d'arrêt de travail).
la copie de la Carte Nationale d'Identité de la victime
La rente d'incapacité permanente est payée à la fin de chaque trimestre de l'année civile au crédirentier, à condition qu'il fournisse un certificat de vie, entre le 1er octobre et le 31 décembre de chaque année.
Les paiements sont effectués par chaque Centre de Prévoyance Sociale en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande d'attribution d'une rente d'incapacité permanente.
Le bénéficiaire d'une rente d'incapacité permanente peut racheter ¼ du montant annuel de sa rente à l'expiration d'un délai de 3 ans à compter de la date de consolidation des lésions.
Sa demande doit être introduite au plus tôt 3 ans après la consolidation des lésions, délai prouvée par le certificat médical final ; et au plus tard 6 ans après. Le rachat diminue d'1/4 et de manière irréversible le montant annuel de la rente.
La rente d'incapacité permanente totale et la rente de survivants ne peuvent faire l'objet d'un rachat.
Le montant du rachat de rente est égal à 10 fois le quart de la rente annuelle due au crédirentier.
Le crédirentier qui sollicite le rachat de sa rente doit déposer une demande sur papier libre adressée à Monsieur le Directeur Général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale.
Le paiement du rachat de rente est effectué à la Direction Générale de la CNPS en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande de rachat de rente.
Les annuités de rente
Lorsque le crédirentier ou le bénéficiaire d'une rente de survivants cesse de résider ou ne réside pas sur le territoire national, et qu'il est ressortissant d'un pays qui n'a pas d'accord ou de convention de réciprocité en matière de Sécurité Sociale avec le Cameroun, il peut demander à percevoir un capital égal à 3 fois sa rente annuelle.
Le versement de ce capital éteint définitivement la rente.
L'allocation d'incapacité
L'allocation d'incapacité est due à la victime d'un accident de travail ou d'une maladie professionnelle qui a un taux d'incapacité permanente partielle dûment approuvée par le Médecin Conseil de la CNPS et dont le taux est inférieur à 20%.
Le dossier permettant d'accorder une allocation d'incapacité comprend les pièces suivantes :
une copie de la Carte Nationale d'identité et un certificat de vie de la victime
L'allocation d'incapacité permanente est payée en un versement unique à la victime.
Le paiement de l'allocation d'incapacité est effectué par chaque Centre de Prévoyance Sociale en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande d'attribution d'une allocation d'incapacité.
La rente de survivants
La rente de survivants est accordée aux ayants droit
soit d'un assuré décédé des suites d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle ;
soit du titulaire d'une rente décédé des conséquences de l'accident du travail ou de la maladie professionnelle à l'origine de sa rente.
Le montant total de la rente de survivants est égal à la rente d'incapacité permanente qui était due au crédirentier ou à celle à laquelle il aurait pu prétendre, soit 85% de la rémunération mensuelle moyenne.
Ce montant est réparti entre les ayants droit de la manière suivante :
5 parts pour chaque veuf ou veuve ;
4 parts pour chaque orphelin de père et de mère ;
3 parts pour chaque orphelin de père ou de mère ;
2 parts pour chaque ascendant ;
Dans tous les cas, le montant total des rentes de survivants ne doit pas dépasser le montant initial de la rente de la victime.
Le dossier permettant d'accorder une rente de survivants comprend les pièces suivantes :
le certificat médical initial ;
une copie certifiée conforme de l'acte de décès de la victime ;
les pièces administratives justifiant la qualité d'ayant droit (acte de mariage pour le conjoint, acte de naissance pour les enfants et copie de la Carte Nationale d'Identité pour les ascendants)
La rente de survivants est payée à la fin de chaque trimestre de l'année civile aux ayants droit, à condition qu'ils fournissent, entre le 1er octobre et le 31 décembre de chaque année civile, les pièces périodiques ou de maintien des droits suivantes :
Les paiements sont effectués par chaque Centre de Prévoyance Sociale en espèces, par chèque ou par virement bancaire. Pour ce dernier mode paiement, l'assuré devra produire un relevé d'identité bancaire ou une attestation d'ouverture de compte bancaire au moment où il dépose sa demande d'attribution de la rente de survivant.
Les premiers droits sont payés au Centre de Prévoyance Sociale du lieu du dernier emploi de la victime ou à celui où le crédirentier percevait sa rente. Par la suite, les ayants droit peuvent demander par écrit à se faire payer au Centre de Prévoyance Sociale de leur choix.
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