Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-COURADMINISTRATIVEDAPPELDEBORDEAUX-19971230-95BX01120
Timestamp: 2016-12-03 11:56:11+00:00
Document Index: 60719382

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 271", "l'article 273", "l'article 237", "l'article 241", "l'article 237"]

France, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, 30 décembre 1997, 95BX01120
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 95BX01120Numéro NOR : CETATEXT000007491132 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.bordeaux;arret;1997-12-30;95bx01120 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILEES - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE - LIQUIDATION DE LA TAXE - DEDUCTIONS - BIENS OU SERVICES OUVRANT DROIT A DEDUCTION.Texte : Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 31 juillet 1995, présentée pour la S.A. X... AUTOMOBILES dont le siège est ... (Landes) ; la société demande que la cour :
- accorde la décharge des impositions litigieuses ;
- et les conclusions de M. VIVENS, commissaire du gouvernement ;Considérant que la S.A. X... AUTOMOBILES a pris en charge les dépenses d'entretien et de pneumatiques d'un véhicule de marque Porsche de type 944 acquis par son P.D.G. M. Christian X... en vue de participer à des compétitions automobiles ; qu'elle a déduit la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé ces dépenses ; que l'administration ayant refusé cette déduction, la société demande l'annulation du jugement par lequel le tribunal adminstratif a rejeté sa demande en décharge des droits supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été assignés au titre de la période susmentionnée ;
Considérant que l'article 271-1 du code général des impôts dispose que "la taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération" ; que l'article 273-2 du même code prévoit, cependant, que des décrets en Conseil d'Etat "peuvent édicter des exclusions ou des restrictions et définir des règles particulières, soit pour certains biens ou certains services, soit pour certaines catégories d'entreprises" ; qu'aux termes de l'article 237 de l'annexe II au code général des impôts, pris pour l'application de ces dernières dispositions : "les véhicules ou engins, quelle que soit leur nature, conçus pour transporter des personnes ou à usages mixtes, qui constituent une immobilisation ... n'ouvrent pas droit à déduction ..." ; qu'enfin aux termes de l'article 241 de ladite annexe II : "les services de toute nature afférents à des biens, produits ou marchandises exclus du droit à déduction n'ouvrent pas droit à déduction" ;
Considérant qu'il résulte de l'instruction que le véhicule Porsche acquis par M. X... a été réceptionné par le service des mines et immatriculé dans les mêmes conditions que les véhicules destinés au transport des personnes ; qu'ainsi il constituait, à la date de son acquisition, un "véhicule conçu pour le transport des personnes ou à usages mixtes" au sens des dispositions de l'article 237 de l'annexe II au code général des impôts ; que si la société requérante soutient que les transformations apportées ultérieurement audit véhicule pour pouvoir participer à des compétitions automobiles en aurait modifié les caractéristiques et l'aurait transformé en véhicule de compétition ouvrant droit à déduction, ces transformations sont en tout état de cause sans influence sur l'appréciation du droit à déduction à la date d'acquisition du véhicule ; que c'est dès lors à bon droit que la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les dépenses d'entretien et de pneumatiques du véhicule de M. X... pris en charge par la société requérante a été regardée comme non déductible ; que la S.A. X... AUTOMOBILES n'est, par suite, pas fondée à demander l'annulation du jugement attaqué ;
Article 1er : La requête de la S.A.BUSSI AUTOMOBILES est rejetée.Références : CGI 271, 273CGIAN2 237Publications :Télécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. REYRapporteur public : M. VIVENSOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Cour administrative d'appel de BordeauxFormation : 2e chambreDate de la décision : 30/12/1997Fonds documentaire : Legifrance Haut de page