Source: https://www.scribd.com/doc/70639079/Guide-PSC1
Timestamp: 2017-04-24 23:06:55+00:00
Document Index: 209230491

Matched Legal Cases: ['art.1', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Guide PSC1
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COMPÉTENCES DU CITOYEN DE SÉCURITE CIVILE La protection L’alerte La victime s’étouffe La victime saigne abondamment La victime est inconsciente La victime ne respire pas La victime se plaint d’un malaise La victime se plaint après un traumatisme I-1-1 I-2-1 I-3-1 I-4-1 I-5-1 I-6-1 I-7-1 I-8-1
Préambule .1 I – 1.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Page Titre 1 Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 CADRE JURIDIQUE Champ d’application Termes et définitions Fiche unité d’enseignement PSC 1 I – 1.Table des matières
.2 .3 .1 .1 I – 1.
Ces illustrations. … ne remplacent pas la rédaction proprement dite. photographies.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Nota : Les représentations graphiques du présent référentiel national ont pour objectif d’en rendre la lecture et la compréhension plus aisées. qui constitue exclusivement la réglementation.Table des matières
. infographies. images.
qui devient ainsi le premier acteur de sécurité civile. Cette unité d’enseignement « PSC 1 » ne peut être dispensée que par les formateurs titulaires de l’unité d’enseignement « Pédagogie appliquée aux emplois/activités de classe 3 (PAE 3) ».1. Cette définition des techniques de premiers secours est basée sur une approche scientifique et la prise en compte des recommandations des sociétés savantes françaises. européennes et mondiales. Au delà de l’équivalence définie dans l’article 3 du présent arrêté.1 . il y a lieu de conseiller aux titulaires de l’attestation de formation aux premiers secours de suivre une formation continue de mise à niveau. Ce référentiel national de compétences de sécurité civile définie les techniques de premiers secours. il est fortement recommandé au titulaire de l’unité d’enseignement « PSC 1 » de suivre régulièrement une formation continue de maintien des acquis tout au long de leur vie. notamment ses articles 4 et 5 qui visent à replacer le citoyen au cœur du dispositif de secours.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Les dispositions du présent référentiel national de compétences de sécurité civile sont prises en application de la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile. Elles sont applicables dans le cadre des formations et des activités du citoyen.
I . D’autre part.1
. L’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1) » s’inscrit en tant que tel dans la nomenclature nationale de formations des citoyens acteurs de sécurité civile. Cette éducation citoyenne exclut l’apprentissage de tout geste dangereux.
I .1.1 .2
. Certificat de compétences Document écrit. DEA Défibrillateur Entièrement Automatique. Cette évaluation peut être faite à des temps différents.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Pour les besoins du présent référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 ».2 . à l’aide de critères définis préalablement. autorité d’emploi…
Termes et définitions I . délivré par une autorité d’emploi dispensatrice de l’action de formation. Evaluation de la formation Action d’apprécier. par des acteurs différents : stagiaire. formateur. Autorité d’emploi Responsable d’un organisme œuvrant pour la sécurité civile ou président d’une association agréée de sécurité civile. reconnaissant au titulaire un niveau de compétences vérifié par une évaluation. l’atteinte des objectifs pédagogiques et de formation d’une action de formation. sous contrôle de l’Etat. Personne engagée et active dans un processus d’acquisition ou de perfectionnement des connaissances et de leur mise en œuvre. DSA Défibrillateur Semi-Automatique. les termes et définitions suivants s’appliquent : Apprenant ou stagiaire Participant à une action de formation. ou son représentant. DAE Défibrillateur Automatisé Externe.
Référentiel national de « Compétences » de sécurité civile Le référentiel national de compétences de sécurité civile est directement issu du référentiel national « Emplois/Activités ». de recherche et de formation personnelles au service du transfert des savoirs et du savoir-être. PLS Position Latérale de Sécurité.
I . avant de pouvoir exercer une activité ou tenir un emploi. PSC 1 Prévention et secours civiques de niveau 1. RCP Réanimation Cardio-Pulmonaire. Stagiaire Voir apprenant.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Formateur Personne exerçant une activité reconnue de formation qui comporte une part de face à face pédagogique et une part de préparation. Formation initiale Ensemble des connaissances acquises en tant que stagiaire. VA Voies Aériennes. Participant Voir apprenant.2 . dans le cadre du référentiel national « Emplois/Activités » de sécurité civile. SAMU Service d’Aide Médicale Urgente. Nomenclature nationale de formation des acteurs de la sécurité civile Structuration du système de référence des compétences des citoyens acteurs de sécurité civile. Il décline l’ensemble des connaissances et attitudes professionnelles nécessaires pour exercer une activité ou occuper un emploi.1.2
1. la fiche d’unité d’enseignement suivante s’applique :
Fiche unité d’enseignement
I .3 .1
.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Pour les besoins du présent référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 ».
1.2.3 .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
UNITÉ D’ENSEIGNEMENT « CITOYEN DE SÉCURITÉ CIVILE » PSC 1 : 10 heures environ hors temps de déplacement
LA PROTECTION : 0 h 35 VOLUME HORAIRE
0 h 10 0 h 20 0 h 05
L’ALERTE : 0 h 25 VOLUME HORAIRE
L’alerte Synthèse
0 h 15 0 h 10
LA VICTIME S’ÉTOUFFE : 0 h 45
La désobstruction des VA chez l’adulte La désobstruction des VA chez le nourrisson Obstruction partielle des voies aériennes
0 h 30 0 h 10 0 h 05
I.2.3.2 I.3
I .1.1 I.2 I.1 I.1.3.3.1 I.
4.1 I.6.2 I.1.4
LA VICTIME NE RESPIRE PAS : 2 h 45
La RCP et l’utilisation du DAE chez l’adulte La RCP chez l’enfant et le nourrisson Cas concrets de synthèse
2 h 00 0 h 20 0 h 25
I.4.6.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT : 1 h 05
La compression locale Le saignement par la bouche.3 .4.1 I.6.3
LA VICTIME EST INCONSCIENTE : 1 h 00
I .7.2 I. le nez ou autre Cas concrets de synthèse
0 h 30 0 h 10 0 h 25
LA VICTIME SE PLAINT D’UN MALAISE : 0 h 30
SYNTHÈSE : 1 h 00
I.1 I.9.6 I.8.8.5
ÉVALUATION : inclus dans le temps de la formation + 0 h 15
Evaluation formative : Evaluation de la formation
Tout au long de la formation 0 h 15
I . du cou et/ou de la tête Le traumatisme de membre Cas concrets de synthèse
20 05 10 05 20 05 35
I.8.8.3 .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
LA VICTIME SE PLAINT APRES UN TRAUMATISME : 1 h 40
La plaie grave La plaie simple La brûlure Les brûlures particulières Le traumatisme du dos.5 I.1.8.3 I.8.4 I.2 I.
.1.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
COMPÉTENCES DU CITOYEN DE SÉCURITÉ CIVILE
vous serez capable de : Supprimer ou écarter un danger pour assurer votre protection. 4. Si la protection n’est pas réalisable. la victime doit être dégagée d’urgence à condition que la propre sécurité du sauveteur soit assurée. 3. Se renseigner éventuellement auprès de témoins. Il existe trois circonstances : Le danger initial ayant provoqué l’accident peut persister . SITUATION La victime est exposée à un danger. regarder tout autour d’elle : . 2.Repérer les personnes qui pourraient être exposées aux dangers identifiés. OBJECTIFS A la fin de cette partie.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. DÉFINITION Une victime. . Identifier les signaux d’alerte aux populations et indiquer les mesures de protection à prendre pour vous et votre entourage.Evaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le sauveteur et/ou la victime . celle de la victime ou des autres personnes. L’accident peut lui-même être générateur de danger. Réaliser un dégagement d’urgence d’une victime exposée à un danger que vous ne pouvez pas supprimer. En restant à distance de la victime. La situation peut s’aggraver . CONDUITE À TENIR 4.1 Reconnaître les dangers Effectuer une approche prudente de la zone de l’accident .
. le sauveteur et/ou toute autre personne menacée par un danger doivent en être protégés.
et aucune entrave ne doit l’immobiliser ou gêner son dégagement. quelle que soit sa position.
Figure 1. Elle peut être dangereuse pour une victime atteinte d’un traumatisme. utiliser tous les moyens matériels dont on peut disposer et s’assurer si besoin du concours de toute personne apte qui pourrait apporter une aide dans la mise en œuvre de cette protection. largement et visiblement la zone de danger et empêcher toute intrusion dans cette zone. supprimer immédiatement et de façon permanente les dangers environnants pour protéger le sauveteur.1 : Dégagement d’urgence. La priorité du sauveteur est de se protéger. pour ce dégagement.1 et 1. la victime et les autres personnes. réel. facile à atteindre. La rapidité de mise en œuvre du dégagement reste prioritaire. Se faire aider éventuellement par une autre personne. respecter les principes suivants : Choisir la technique de dégagement en tenant compte de sa force physique .2 Protéger Quand cela est possible. Il est essentiel que le sauveteur anticipe ce qu’il va faire et qu’il privilégie le chemin le plus sûr et le plus rapide à l’aller comme au retour. jusqu'à ce qu’elle soit en lieu sûr (fig. traction par les chevilles
Janvier 2007 I-1-2 La protection
. notamment du suraccident . 4. La victime doit être visible. Le sauveteur doit.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
4. Saisir solidement la victime par exemple par les poignets ou les chevilles et la tirer sur le sol. Dégager la victime le plus rapidement possible. Pour réaliser la protection. Délimiter clairement.3 Dégager d’urgence la victime de la zone de danger en toute sécurité Devant l’impossibilité de supprimer le danger et si la victime est incapable de se soustraire ellemême au danger. 1. immédiat et non contrôlable.2) . Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital. La victime doit être dégagée vers un endroit suffisamment éloigné du danger et de ses conséquences.
2 Dans tous les cas Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m. Veiller à faire descendre immédiatement tous les occupants de son véhicule et les mettre en sécurité sur le bas-côté. si possible après le lieu de l’accident. feux de détresse du véhicule…). CAS PARTICULIERS 5.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Figure 1. triangle de pré-signalisation. partie 2 sur l’alerte) . pour éviter tout suraccident (gilets de haute visibilité. le sauveteur doit en priorité assurer sa sécurité et celle des témoins en attendant l’arrivée des secours. si elles existent.3).
La protection I-1-3 Janvier 2007
. sans prise de risques de la part du sauveteur.1.1. linge blanc. 5.Le dégagement est le plus rapide possible. Assurer une surveillance permanente de la zone de danger où les risques non contrôlés persistent et empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu'à l’arrivée des secours spécialisés. Interdire toute approche si un danger persiste (transport de matières dangereuses).4 Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la victime : Alerter ou faire alerter les secours spécialisés (cf. avec l’aide de témoins éventuels (fig.1 Si l’on est en voiture Allumer ses feux de détresse dès que l’on est en vue d’un accident et ralentir. lampe électrique. Garer son véhicule.1 Protection d’un accident de la route 5. derrière les glissières de sécurité.2 : Dégagement d’urgence. Dans cette situation. traction par les poignets
Dégagements d’urgence : points clés . 4. sur la bande d’arrêt d’urgence si elle existe. 1.Les prises de la victime sont solides . . 5.
.2..1 Le signal national d’alerte Le signal national d’alerte est émis par des sirènes.3 : Balisage d’un accident de la circulation de nuit. sonnerie.2. Ce signal national d’alerte a volontairement ces caractéristiques pour qu’il ne soit pas confondu avec les signaux d’appel. La durée de la manœuvre de sauvetage ne doit pas excéder 30 secondes.
Figure 1. 5. En présence d’un feu naissant dans un compartiment moteur. Il consiste en trois cycles successifs d’une durée de 1 minute et 41 secondes chacune et séparés par un intervalle de cinq secondes.3. se couvrir le visage et les mains.2.2 Protection dans d’autres situations 5.3 Risque d’explosion par fuite de gaz Ne pas provoquer d’étincelle (interrupteur. en particulier des sapeurs-pompiers. lampe de poche…). 5.). utiliser un extincteur.2. beaucoup plus brefs.. 5. retenir sa respiration. se protéger au maximum avec ses vêtements. quand c’est possible.1 Risque toxique Pour pénétrer dans un local enfumé et non ventilé. Couper le contact des voitures accidentées. d’un son modulé (montant et descendant).2 Risque d’incendie Pour pénétrer dans un local enfumé et non ventilé. 5.4 Risque électrique Couper le courant avant de toucher la victime. tornade.3 Protection des populations en cas d’alerte 5. Il annonce un danger imminent (nuage toxique.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Ne pas fumer et ne pas laisser fumer.
S’assurer que l’entourage a reçu et exécuté ces consignes (par la suite.…). le signal national de fin d’alerte consiste à un son continu d’une durée de 30 secondes :
Figure 1. Ne pas aller chercher ses enfants à l’école. Ecouter la radio. Lorsque le danger est écarté.6 : Signal propre aux aménagements hydrauliques
Il faut immédiatement : Se mettre à l’abri en se rendant dans un local calfeutré : portes et fenêtres fermées . La diffusion préventive des consignes à suivre en cas d’alerte est réalisée directement auprès de cette population. butane ou propane). Ne pas téléphoner pour ne pas encombrer le réseau qui doit rester libre pour les services de secours. à défaut. en ayant soin d’avoir des piles de réserve ou regarder la télévision (France 3) si le courant n’est pas interrompu. éviter toute flamme ou étincelle et fermer le gaz (de ville. une autre station de Radio France (France Info.
Figure 1.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Figure 1.4 : Signal national d’alerte..
5. sur un poste alimenté par des piles. des systèmes d’alerte adaptés existent pour prévenir les populations concernées. des consignes complémentaires peuvent être données par haut-parleur). Dans les départements et collectivités d’outre-mer. écouter ou regarder les programmes du réseau France Outre-Mer (RFO).5 : Signal national de fin d’alerte. réseau France Bleu ou. France Inter. radioactif.).. à l’exception des dispositifs propres aux aménagements hydrauliques qui émettent des signaux spécifique d’alerte (type corne de brume). Ne pas fumer.3.2 Alertes particulières Lorsqu’il existe des risques particuliers (chimique. Ces systèmes diffusent des signaux national d’alerte.
Danger pour le sauveteur ?
Danger contrôlable ?
Supprimer le danger pour le sauveteur
Baliser la zone Faire alerter
Danger pour la victime ?
Supprimer le danger pour la victime
Dégagement d’urgence possible ?
Danger pour les témoins ?
Supprimer le danger pour les témoins
Baliser la zone de danger Alerter Surveiller
S’approcher et parler à la victime
Des services d’aide médicale urgente . Des services hospitaliers publics et privés d’accueil des urgences…
L’alerte I-2-1 Janvier 2007
. Pour faire fonctionner la chaîne de secours. publics ou privés. l’absence d’information d’un service d’urgence peut compromettre la vie ou la santé d’une victime malgré les premiers secours assurés par un sauveteur. 3. Dans ce contexte. Des réserves communales de sécurité civile . 2. Des services de la gendarmerie nationale et de la police nationale . Des médecins libéraux et des entreprises de transport sanitaire agréées . Il s’agit : Du citoyen . JUSTIFICATION La vie de toute personne peut. Des services départementaux d’incendie et de secours et des forces militaires de sécurité civile . En France. participent régulièrement à l’organisation des secours. un jour ou l’autre. vous serez capable de : Transmettre au service de secours d’urgence adapté les informations nécessaires à son intervention après avoir observé la situation. OBJECTIFS A la fin de cette partie. 4. SITUATION Le sauveteur est confronté à une situation nécessitant le recours à un service d’urgence. plusieurs moyens.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. DÉFINITION L’alerte est l’action qui consiste à informer un service d’urgence de la présence d’une ou plusieurs victimes affectées par une ou plusieurs détresses ainsi que de la nature de l’assistance qui leur est apportée. être menacée par un accident ou une maladie brutale. Des associations agréées de sécurité civile . les secours et les soins sont organisés sous la forme d’une chaîne de secours dont les maillons sont intimement liés.
LE TÉMOIN QUI PROTEGE ET QUI DONNE L’ALERTE. D’une cabine téléphonique .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Après avoir assuré la protection. CONDUITE À TENIR 5.1 : La chaîne de secours
LA CHAINE DE SECOURS NE PEUT FONCTIONNER SANS SON PREMIER MAILLON. Tout retard et toute imprécision peuvent concourir à l’aggravation de l’état de la victime. notamment accident.3 Choisir un service de secours adapté Le 18 : les SAPEURS-POMPIERS pour tout problème de secours. 5.1 Décider d’alerter les secours A l’occasion de toute situation présentant des risques ou lorsqu’une vie est en danger .2 : Moyens d’alerte
Figure 2.2 Se munir d’un moyen de communication L’alerte des secours peut être réalisée à l’aide (fig. Chaque citoyen peut donc être le premier maillon de la chaîne de secours (fig.2) : D’un téléphone fixe. ou mobile . 2.
Figure 2. 5. incendie… . mais après une évaluation rapide et précise de la situation et des risques.1). transmise au service d’urgence par les moyens les plus appropriés disponibles. 2. doit être rapide et précise pour diminuer les délais de mise en œuvre de la chaîne de secours et de soins. Cela est fait par le sauveteur ou par l’intermédiaire d’une tierce personne à qui l’on donne des consignes d’appel et qui vient rendre compte une fois l’alerte donnée. toute personne témoin d’une situation de détresse doit alerter les secours et pratiquer les gestes simples pouvant conserver une vie en attendant leur arrivée. D’une borne d’appel (qui est reliée directement à un service de secours). Dès que possible. L’alerte. 5.
Dans certains établissements. Un médecin « régulateur » dialogue brièvement avec l’appelant pour évaluer la gravité. par le médecin « régulateur » du SAMU centre 15. ce numéro ne se substitue pas aux autres numéros d’urgence. Les numéros d’urgence figurent en première page de tout annuaire téléphonique et dans les cabines téléphoniques publiques. LOCALISATION très précise de l’événement .4 Transmettre les informations L’appelant doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications suivantes : NUMÉRO DU TÉLÉPHONE ou de la borne d’où l’on appelle (si nécessaire.centre 15 pour tout problème urgent de santé. Le 112 : numéro d’appel unique des urgences sur le territoire européen. RISQUES éventuels : incendie. il faut respecter la procédure interne d’alerte particulière à ceuxci. 15. destiné aux étrangers circulant en France ou aux Français circulant en Europe. NOMBRE de personnes concernées . L’usage des bornes d’appel est également gratuit. l’appelant doit attendre les instructions avant d’interrompre la communication. NATURE DU PROBLÈME. Dans les cas les plus graves. comme les personnes sans domicile ou sans abri et exposées aux intempéries. Le 15 et le 18 ont une interconnexion téléphonique réglementaire. Répondre aux questions qui lui seront posées par les secours ou. 112 ou 115 est gratuit et possible sur tout appareil raccordé au réseau téléphonique national même en l’absence de monnaie ou de carte téléphonique.
. s’il s’agit d’un problème médical urgent. Ces services ont une obligation d’interconnexion. soit pour permettre au témoin de conduire son action lorsque l’intervention d’un service d’urgence ne s’avère pas nécessaire. Le 17 : la POLICE ou la GENDARMERIE pour tout problème de sécurité ou d’ordre public. il envoie une équipe médicale de réanimation du Service Médical d’Urgence et de Réanimation (SMUR) le plus proche. donner les conseils et apporter la réponse médicale adaptée. Un dialogue peut s’instaurer entre l’appelant et les services d’urgence qui peuvent donner des conseils et/ou des instructions sur la conduite à tenir par le sauveteur. Le 115 : le SAMU social pour toute personne qui présente une détresse sociale. PREMIÈRES MESURES PRISES ET GESTES EFFECTUÉS . généralement affichée près des postes téléphoniques.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Le 15 : le SAMU . donner son nom) . explosion. Cet appel aboutit directement à un service de secours. effondrement. maladie ou accident . En France. Le message d’alerte achevé. Description de l’état de chaque victime . 17. L’appel aux numéros 18. soit en attendant l’arrivée de moyens de secours et/ou médicaux. produits chimiques et tout autre danger . 5.
borne.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Décider d’alerter les secours
Observer la situation et localiser l’évènement
Téléphone. témoins…
Choisir le service de secours adapté
15 – 18 – 17 – 112 – 115 – Réseau interne…
Secourir ou continuer à secourir
Si ce passage est interrompu ou fortement limité. 2. doit immédiatement lui demander : « Est-ce que tu t’étouffes ? »
Figure 3. SITUATION La respiration spontanée de la victime consciente est brutalement empêchée.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. s’il s’agit d’un enfant. OBJECTIFS A la fin de cette partie. Indiquer la conduite à tenir que vous devez adopter devant une victime qui présente une obstruction partielle des voies aériennes. 5. l’enfant et le nourrisson en cas d’obstruction totale . l’oxygène n’atteint pas ou insuffisamment les poumons et la vie de la victime est immédiatement menacée. vous serez capable de : Identifier l’obstruction des voies aériennes totale ou partielle . Le secouriste. 3. 4. 3. SIGNES La victime est le plus souvent en train de manger ou.1). elle porte les mains à sa gorge (fig. Brutalement.1
. en train de jouer avec un objet porté à sa bouche. Réaliser l’enchaînement des techniques qui permettent d’obtenir une désobstruction des voies aériennes chez l’adulte. DÉFINITION Le mouvement de l’air entre l’extérieur et les poumons est brutalement empêché du fait d’une obstruction plus ou moins complète des voies aériennes. présent à ses côtés. RISQUES Les voies aériennes permettent le passage de l’air de l’extérieur vers les poumons et inversement.
En cas d’inefficacité des claques dans le dos.2) . La reprise de la respiration. Tousse vigoureusement . Ne peut pas respirer. 6. CONDUITE À TENIR 6. En cas d’inefficacité. Aucun son n’est audible. Respire avec parfois un bruit sur ajouté. Perd connaissance. L’apparition de toux .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
5. réaliser 5 compressions abdominales selon la méthode décrite par HEIMLICH (voir technique chapitre 8.1 L’obstruction est totale (les voies aériennes (VA) sont obstruées totalement ou presque totalement) La victime : Ne peut plus parler et/ou fait un signe « oui » de la tête.1) . l’efficacité de ces manœuvres peut s’évaluer sur : Le rejet du corps étranger . 6. Si aucun geste de secours efficace n’est réalisé la victime : Devient bleue (cyanose). Arrêter les manœuvres dès que la désobstruction est obtenue. réaliser à nouveau 5 claques vigoureuses dans le dos puis 5 compressions abdominales.2 L’obstruction est partielle (la respiration reste possible) La victime : Parle ou crie (s’il s’agit d’un enfant) et peut répondre « Oui. et ainsi de suite . 5.1 Les manœuvres de désobstruction sont efficaces Le corps étranger peut se dégager progressivement au cours des différentes tentatives . Ce phénomène est plus rapide chez l’enfant . Garde la bouche ouverte. S’agite.
. je m’étouffe ! » ou bien « J’ai avalé de travers ! » . Désobstruer les voies aériennes en lui donnant 5 claques vigoureuses dans le dos (voir technique chapitre 8. Ne peut pas crier s’il s’agit d’un enfant. Ne peut pas tousser.1 L’obstruction totale La victime se présente habituellement debout ou assise : Laisser la victime dans la position où elle se trouve .1.
Encourager la victime à tousser pour rejeter le corps étranger . JUSTIFICATION Ces techniques doivent permettre de rejeter le corps étranger bloqué dans les voies aériennes de la victime et restaurer un libre passage de l’air ou ne pas aggraver la situation. Lui donner 5 claques vigoureuses dans le dos. 3. desserrer ses vêtements si c’est nécessaire. TECHNIQUES 8. 7. l’installer dans la position où elle se sent le mieux. entre les deux omoplates avec le plat de l’autre main ouverte (fig.2) . Soutenir son thorax avec une main et la pencher suffisamment en avant pour que le corps étranger dégagé sorte de la bouche plutôt que de retourner dans les voies aériennes . Arrêter les claques dans le dos dès que la désobstruction est obtenue. car elles ne sont pas inoffensives et peuvent mobiliser le corps étranger.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Après rejet du corps étranger. la réconforter et demander un avis médical. Installer la victime dans la position où elle se sent le mieux. le plus souvent assise . 6.1.
Figure 3. Réaliser une réanimation cardio-pulmonaire en débutant immédiatement par les compressions thoraciques sans auparavant rechercher les signes de vie (voir partie 6). Surveiller attentivement la respiration de la victime. le secouriste ne doit pratiquer les techniques de désobstruction décrites cidessus. En aucun cas. 8. Demander un avis médical . Si celle-ci s’arrête. de débloquer et d’expulser le corps étranger qui obstrue les voies aériennes.1 Les claques dans le dos Se placer sur le côté et légèrement en arrière de la victime .2 L’obstruction persiste malgré tout (La victime devient inconsciente) : Faire alerter les secours d’urgence . le sauveteur doit parler à la victime. pratiquer alors les manœuvres de désobstruction comme décrites ci-dessus (paragraphe 6.2 L’obstruction partielle Si l’obstruction des VA n’est pas totale (ou quasi totale).2
Le but des claques dans le dos de la victime est de provoquer un mouvement de toux. 6.1). provoquer une obstruction totale des VA et un arrêt de la respiration. la victime est bien souvent capable d’expulser elle-même le corps étranger.
. les claques dans le dos sont données : .Sont données en position correcte . S’assurer que la victime est bien penchée en avant pour que le corps étranger sorte de la bouche plutôt que de retourner dans les voies aériennes . (en fléchissant les genoux pour être à sa hauteur si la victime est assise). répéter cette manœuvre jusqu’à 5 fois . Si le corps étranger n’est pas rejeté. le corps étranger devrait se débloquer et sortir de la bouche de la victime . .De façon vigoureuse (ou sèche). dans ce cas. il peut être resté dans la bouche de la victime . 3. les avant-bras n’appuyant pas sur les côtes . les compressions abdominales : . au creux de l’estomac. Si ce n’est pas possible. Mettre le poing sur la partie supérieure de l’abdomen. .
Janvier 2007 I-3-4 La victime s’étouffe
. passer les bras sous les siens de part et d’autre de la partie supérieure de son abdomen .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Figure 3. le secouriste peut s’asseoir et basculer l’enfant au-dessus de son genou pour réaliser les claques dans le dos.2 Les compressions abdominales : méthode de HEIMLICH Se placer derrière la victime. il faut le rechercher et le retirer prudemment avec les doigts.Avec le plat de la main . elle est améliorée si la tête de l’enfant est placée encore plus vers le bas. Tirer franchement en exerçant une pression vers l’arrière et vers le haut . il réalisera la technique comme chez l’adulte. plusieurs pressions successives peuvent être nécessaires pour l’expulser. Pour cela. Suivant l’importance et la position du corps étranger. au dessus du nombril et en dessous du sternum.3) . 8.Entre les deux omoplates . Toutefois. le dos de la main tourné vers le haut (fig. Si le corps étranger n’est pas délogé. contre son dos. Claques dans le dos : points clés Pour être efficaces. .Avec une force suffisante.Dans une direction conforme .3
Compressions abdominales : points clés Pour être efficaces. la technique des claques dans le dos est identique à l’adulte. Le but de cette manœuvre est de comprimer l’air contenu dans les poumons de la victime et d’expulser le corps étranger hors des voies aériennes par un effet de « piston ». Ce poing doit être horizontal. Placer l’autre main sur la première.
si le corps étranger n’a pas été rejeté. maintenez la tête avec les doigts de part et d’autre de la bouche tout en évitant d’appuyer sur sa gorge . 3. Effectuer 5 compressions plus lentement et plus profondément que les compressions thoraciques réalisées au cours de la RCP . Retirer le corps étranger délicatement. s’il est visible et accessible .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Figure 3.2 Réaliser 5 compressions thoraciques : Après avoir réalisé les 5 claques dans le dos. L’allonger tête basse sur votre avant-bras et votre cuisse . Donner 5 claques dans le dos. de façon à ce que sa tête soit plus basse que le thorax et facilite la sortie du corps étranger . Après les 5 claques dans le dos et les 5 compressions thoraciques.
La victime s’étouffe I-3-5 Janvier 2007
. entre les deux omoplates. Après les 5 claques dans le dos. Le retourner sur le dos tout en le maintenant fermement. Le nourrisson est alors entre vos deux avant bras et vos deux mains . vérifier que le corps étranger n’est pas dans la bouche . une largeur de doigt au dessous d’une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons du nourisson (la position des doigts est identique à celle des compressions thoraciques lors de l’arrêt cardiaque du nourrisson) . procéder comme ciaprès. la séquence d’action est la suivante : 8.3. Placer la pulpe de 2 doigts d’une main. avec le plat de la main ouverte. placer votre avant-bras contre le dos de l’enfant et votre main sur sa tête.4) : Coucher le nourrisson tête penchée en avant à califourchon sur l’avant-bras.1 Réaliser 5 claques dans le dos (fig. retournement et compressions thoraciques.
8.3.4 : Désobstruction des voies aériennes chez le nourrisson : Claques dans le dos.3 Obstruction totale des voies aériennes chez le nourrisson Si un nourrisson présente une obstruction brutale et totale des voies aériennes par un corps étranger. au milieu de la poitrine.
. réaliser une réanimation cardio-pulmonaire en débutant immédiatement par les compressions thoraciques sans auparavant rechercher les signes de vie (voir partie 6). Les compressions abdominales ne sont pas recommandées. Les compressions thoraciques sont très efficaces chez le nourrisson du fait de la souplesse du thorax. parler continuellement au nourrisson pour le calmer .Faire alerter les secours d’urgence .
. Si le corps étranger n’est pas rejeté : .Si le nourrisson devient inconscient.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Si le corps étranger est rejeté. car elles peuvent entraîner une lésion des organes de l’abdomen. . .Continuer jusqu'à obtenir une désobstruction des voies aériennes .Répéter le cycle successivement en alternant les claques dans le dos avec les compressions thoraciques .
SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS
« Est-ce que vous vous étouffez ? »
La victime parle-t-elle ?
5 compressions de l’abdomen
(nourrisson)
9.Garder la position .Encourager la toux .Demander un avis médical
La victime réagit-elle ? (conscience)
Alerter les secours Allonger la victime Réaliser des compressions thoraciques
5. Quand cette perte de sang est abondante ou prolongée. De choisir le geste et/ou la position la plus adaptée pour éviter l’aggravation d’une victime qui saigne du nez ou bien qui vomit ou crache du sang. RISQUES La perte abondante ou prolongée de sang conduit à une détresse qui menace immédiatement ou à très court terme la vie d’une victime. SITUATION La victime présente un saignement abondant visible par le sauveteur. de protéger sa main afin d’éviter la transmission de maladies infectieuses. SIGNES On distingue deux cas. de réaliser une compression directe de l’endroit qui saigne. 4. Pour appuyer sur une plaie. vous serez capable : En présence d’une personne qui présente un saignement abondant. 2. éraflure ou abrasion cutanée qui s’arrête spontanément (voir partie 8) . OBJECTIFS A la fin de cette partie. 3. qui imbibe de sang un mouchoir de toile ou de papier en quelques secondes et qui ne s’arrête pas spontanément. on parle d’hémorragie. Un saignement abondant ou hémorragie. en vous protégeant les mains si possible.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. DÉFINITION Une perte de sang provient d’une plaie ou d’un orifice naturel. lorsqu’une victime présente une perte de sang par une plaie : Un saignement dû à une écorchure. il convient. rapide et efficace. Tout saignement nécessite une action de secours immédiate. si possible.
TECHNIQUES 8. Le lien doit être suffisamment serré.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I-4-2 La victime saigne abondamment
. Cette technique est facile et rapide et suffit pour arrêter le saignement en comprimant les vaisseaux qui saignent. avec des gants. il remplacera la compression manuelle par un tampon de tissu ou de papier (mouchoir plié. jusqu’à l’arrivée des secours (voir techniques : chapitre 8.1) . 8. CONDUITE À TENIR Constater l’hémorragie : L’hémorragie est le plus souvent évidente . pour garder une pression suffisante sur l’endroit qui saigne et éviter que le saignement reprenne. Cette position retarde ou empêche l’installation d’une détresse liée à la perte importante de sang . 7. La substitution de la compression manuelle par le tampon relais doit être la plus rapide possible . 4. limiter la perte de sang de la victime et éviter l’installation d’une détresse qui peut entraîner le décès d’une victime. en recouvrant sa main d’un sac plastique ou en interposant un linge plié (fig. le sauveteur expliquera à la victime ce qui se passe pour la réconforter et rechercher sa coopération. Protéger la victime contre le froid et/ou les imtempéries. Allonger la victime en position horizontale. un sac plastique ou à défaut une épaisseur de tissu propre.1 Compression de l’endroit qui saigne Appuyer directement sur l’endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main si possible. La mise en place de ce tampon relais (fig. main protégée. 10). si possible. Faire alerter ou à défaut alerter soi-même les secours . Ne pas donner à boire . Le lien large doit recouvrir complètement le tampon et être assez long pour faire au moins 2 tours . Une hémorragie doit aussi être recherchée sur un blessé car elle peut être temporairement masquée par la position de la victime ou un vêtement particulier (manteau. blouson…). Pendant toute la réalisation de cette conduite à tenir. Arrêter l’hémorragie immédiatement en comprimant directement l’endroit qui saigne quel que soit le lieu de la plaie. Le sauveteur peut se faire aider par un témoin ou la victime pour réaliser cette compression. Dans ce cas. Vérifier que l’hémorragie est arrêtée et parler régulièrement à la victime en attendant les secours .2) doit observer les principes suivants : Le tissu mis à la place doit être propre et recouvrir complètement la plaie qui saigne . Si le sauveteur doit se libérer. par exemple). maintenu en place par un lien large. JUSTIFICATION Cette conduite à tenir permet d’arrêter l’hémorragie. écarter les vêtements si nécessaire.
2 : Le tampon relais
Dans tous les cas. De toujours se laver les mains. D’éviter de porter les mains à la bouche. il sera complété par la pose d’un deuxième tampon par-dessus le premier pour augmenter la compression En cas d’échec.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Si le tampon relais n’arrête pas totalement l’hémorragie. au mieux en glissant sa main dans un sac imperméable . si nécessaire en recherchant la coopération d’une autre personne ou de la victime. Dans ce cas. Dans ce cas. thorax et abdomen).1 : Compression avec la main
Certaines localisations ne permettent pas de fixer le tampon avec un lien large (cou. il convient : De se protéger par le port de gants ou en interposant un morceau de plastique. la compression manuelle doit être maintenue. La compression doit être suffisante pour arrêter le saignement . dakin…) et retirer les vêtements souillés de sang le plus tôt possible après que l’action de secours soit terminée . En cas d’inquiétude. les désinfecter (eau de javel. la compression de la plaie qui saigne doit être maintenue jusqu’à l’arrivée des secours.
Figure 4. NB: Des maladies peuvent être transmises par le sang en cas de plaie même minime des mains du sauveteur. le sauveteur doit consulter un service d’urgence. La compression doit être permanente. reprendre la compression manuelle.
. Compression locale (manuelle ou tampon relais) : points clés La compression doit recouvrir la totalité de la plaie . au nez ou aux yeux ou de manger avant de s’être lavé les mains. à la suite d’un contact avec le sang d’une victime.
partie 5) et signaler l’aggravation en rappelant les secours. . si possible.3) . 8. Le saignement est spontané ou provoqué par un choc minime sur le nez. Installer la victime en position assise ou demi assise.
Janvier 2007 I-4-4 La victime saigne abondamment
. le sauveteur doit : Alerter immédiatement un médecin ou le SAMU . En cas de saignement de nez survenant après une chute ou un coup. pendant 10 minutes (fig. pour être donnés au médecin . Parler régulièrement à la victime : . nécessitant un traitement d’urgence . car il diminue le saignement et son retrait pourrait aggraver la lésion. Lui demander de comprimer avec son doigt la narine qui saigne. Dans ce cas. si elle ne supporte pas la position allongée .
Figure 4. elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent (cf.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
8.Si elle ne répond plus. l’avis d’un médecin est nécessaire. Conserver les vomissements ou les crachats. le sauveteur doit : Laisser la victime assise.2 La victime présente une plaie qui saigne avec corps étranger La présence du corps étranger contre indique la compression locale. alerter les secours médicalisés et surveiller la conscience.4 La victime vomit ou crache du sang On voit le sang sortir par la bouche de la victime (vomissements ou crachats). 4. 8. Il faut donc alerter immédiatement le SAMU – Centre 15 et appliquer les consignes données dans l’attente de l’arrivée des secours. 3 La victime présente un saignement du nez On voit le sang sortir par le nez de la victime. Dans ce cas.3 : Comprimer avec le doigt la narine qui saigne.
Si le saignement de nez ne s’arrête pas ou se reproduit. Une hémorragie de ce type est toujours un symptôme grave. dans un récipient.Si elle parle.centre 15. Il ne faut en aucun cas enlever le corps étranger. elle est consciente : Continuer de lui parler . tête penchée en avant et ne pas l’allonger pour éviter qu’elle avale son sang .
Prendre sa main et lui demander : . par exemple : . 5. 5.« Ouvrez les yeux ». CONDUITE À TENIR La victime est le plus souvent étendue sur le dos.5 Assurer IMMÉDIATEMENT la liberté des voies aériennes Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration (boucle de ceinture.« Serrez-moi la main » . La protection étant réalisée. .« Vous m’entendez ? ».
Figure 5. 5. . appeler « à l’aide » Cette action permet d’obtenir une aide de la part d’un témoin qui pourra aller alerter les secours. bouton du pantalon. La victime ne répond pas ou ne réagit pas : elle est inconsciente.3 Apprécier l’état de conscience (fig. cravate et col) . la victime et les tiers sont en sécurité.2) Poser une question simple. Basculer doucement la tête de la victime en arrière et élever le menton :
. le sauveteur. 5.2 Rechercher toute détresse évidente qui peut menacer la vie de la victime à court terme S’assurer qu’il n’y a pas de saignement visible et important (voir partie 4). 5. 5.4 Si le sauveteur est seul.1 Réaliser la protection La prévention du sur accident est un préalable obligatoire à toute action de secours.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Il est donc nécessaire en priorité d’assurer la liberté des voies aériennes.2 : Apprécier l’état de conscience
5.« Comment ça va ? » .
3).Le menton doit être tiré vers l’avant .Avec l’oreille : les bruits normaux ou anormaux de la respiration (sifflement. Liberté des voies aériennes : points clés Pour assurer la liberté des voies aériennes : .La tête doit être basculée prudemment en arrière et maintenue dans cette position. . . . élever le menton
La bascule de la tête en arrière et l’élévation du menton entraînent la langue qui se décolle du fond de la gorge et permet le passage de l’air. La poitrine se soulève. l’oreille et la joue du sauveteur au-dessus de sa bouche et de son nez. tout en gardant le menton élevé.6 Apprécier la respiration Se pencher sur la victime.3 : Basculer la tête en arrière.4 : Apprécier la respiration
.Placer la paume d'une main sur le front pour appuyer vers le bas et incliner la tête en arrière .
Figure 5. pour l’élever et le faire avancer.
Figure 5. . en prenant appui sur l’os et non dans la partie molle du menton.Avec la joue : le flux d’air expiré par le nez et la bouche .Placer 2 ou 3 doigts de l’autre main juste sous la pointe du menton. gargouillement) . d’éventuels bruits et le souffle de la victime sont perçus.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
. ronflement.Avec les yeux : le soulèvement du ventre et/ou de la poitrine. Rechercher (fig. la victime respire. 5. On peut éventuellement s’aider du pouce pour saisir le menton (fig.4) : . 5. 5. Cette recherche dure 10 secondes au plus.
La position est stable .1.1 Préparer le retournement de la victime Retirer les lunettes de la victime si elle en porte. Protéger la victime contre le froid. Si ce n’est pas le cas. la chaleur ou les intempéries. S’assurer que ses membres inférieurs sont allongés côte à côte. le sauveteur doit replacer rapidement la victime sur le dos et pratiquer les gestes qui s’imposent . La victime se trouve dans une position la plus latérale possible pour éviter la chute de la langue en arrière et permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur .10). La surveillance de la respiration de la victime et l’accès aux voies aériennes sont possibles.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
5. Si le sauveteur n’est pas seul. il s’assure à ce moment de l’alerte donnée par le témoin. Toute compression de la poitrine qui peut limiter les mouvements respiratoires est évitée . Il regarde le ventre et la poitrine se soulever. Si l’état de la victime s’aggrave et que la respiration s’arrête.9 Contrôler la respiration de la victime en attendant l’arrivée des secours Le sauveteur surveille la respiration toutes les minutes. TECHNIQUES 7. après avoir mis la victime en PLS.8 Alerter ou faire alerter le Samu . 5. les rapprocher délicatement l’un de l’autre. de sentir le soulèvement du thorax. Le danger de détresse respiratoire prime sur l’éventualité de l’aggravation d’une lésion traumatique lors de la mise en PLS. en limitant l’aggravation d’une éventuelle lésion de la colonne cervicale de la victime. vomissements…) dans les voies aériennes. il pourra quitter la victime et aller alerter les secours le plus rapidement possible . 5. JUSTIFICATION Cette conduite à tenir permet d’assurer la liberté des voies aériennes de la victime. 6. La position dans laquelle se trouve la victime après sa mise sur le côté doit respecter les principes suivants : Le retournement de la victime sur le côté doit limiter au maximum les mouvements de la colonne cervicale . 5. avec le plat de sa main.1 La position latérale de sécurité 7. et s’il n’a pas obtenu une aide de la part d’un témoin.centre 15 Si le sauveteur est seul.7 Placer la victime en position latérale de sécurité (PLS) La victime doit être placée sur le côté par le sauveteur (fig. 7. dans l’axe du corps de la victime. écoute d’éventuels sons provoqués par sa respiration ou essaie. d’empêcher la chute de la langue en arrière et le passage de liquides (sécrétions.
le maintien de la main de la victime contre son oreille permet d’accompagner le mouvement de la tête et de diminuer la flexion de la colonne cervicale qui pourrait aggraver un traumatisme éventuel. saisir le bras opposé de la victime et placer le dos de sa main contre son oreille. D’une main.6). Se placer à genoux ou en trépied à côté de la victime.
. la relever tout en gardant le pied au sol. quelle que soit sa force physique (fig.5 : Mise en place du bras
L’alignement des jambes et la position du membre supérieur anticipent la position finale.5). Se placer assez loin de la victime au niveau du thorax pour pouvoir la tourner sur le côté sans avoir à se reculer.7). 5. côté sauveteur.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Placer le bras de la victime le plus proche du côté du sauveteur. juste derrière le genou. de retourner celle-ci. à angle droit de son corps et plier ensuite son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut (fig. attraper la jambe opposée. Maintenir la main de la victime pressée contre son oreille.
Figure 5. La saisie de la jambe de la victime au niveau du genou permet de l’utiliser comme « bras de levier » pour le retournement et permet à un sauveteur. Lors du retournement. paume contre paume (fig 5.6 : Mise en place de la main sur l’oreille
5.8). pour éviter que le corps de la victime ne retombe en arrière sur le sol .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Figure 5.(fig.10).3 Stabiliser la victime Ajuster la jambe située au-dessus de telle sorte que la hanche et le genou soient à angle droit (fig.9). Le mouvement de retournement doit être fait sans brusquerie et en un seul temps.1. Veiller en retirant votre main à préserver la bascule de la tête en arrière. 5. Le maintien de la main sous la joue de la victime permet de respecter l’axe de la colonne cervicale. le sauveteur peut : Coincer le genou de la victime avec son propre genou. en maintenant son coude avec la main qui tenait le genou pour ne pas entraîner la main de la victime et éviter toute mobilisation de sa tête (fig.
.2 Retourner la victime Tirer sur la jambe afin de faire pivoter la victime vers le sauveteur jusqu'à ce que le genou touche le sol. 5. saisir l’épaule de la victime avec la main qui tenait le genou pour achever la rotation.9 : Dégagement de la main du sauveteur
7.8 : Victime tournée sur le côté
Figure 5. Puis.1.7 : Avant le retournement
7. Si les épaules ne tournent pas complètement.
Dégager doucement la main du sauveteur qui est sous la tête de la victime.
2. 7.Une fois sur le côté.Toute compression de la poitrine qui peut limiter les mouvements respiratoires est évitée .
I-5-7
.1 Le nourrisson et l’enfant La conduite à tenir pour le sauveteur devant un nourrisson ou un enfant qui ne réagit pas à la stimulation et qui respire normalement est identique à celle de l’adulte.2. par principe.2 Cas particuliers 7. 7. En position sur le côté.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
La position de la jambe du dessus de la victime permet de stabiliser la PLS. . . en particulier cervicale. .La position est stable . pour éviter l’apparition d’une détresse par compression de certains vaisseaux sanguins de l’abdomen. La mise en position latérale de sécurité pourrait aggraver une éventuelle lésion nerveuse chez le traumatisé de la colonne vertébrale.La surveillance de la respiration de la victime et l’accès aux voies aériennes sont possibles. les voies aériennes et les mouvements de la respiration doivent pouvoir être contrôlés. Cependant. justifie la mise sur le coté.Le retournement de la victime sur le côté limite au maximum les mouvements de la colonne cervicale . allongée sur le côté gauche. le risque d’obstruction des voies aériennes pouvant entraîner un arrêt de la respiration.
Figure 5. la victime se trouve dans une position la plus latérale possible. . tête basculée en arrière pour éviter la chute de la langue et permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur . Ouvrir la bouche avec le pouce et l’index d’une main sans mobiliser la tête.10 : Position finale
Position latérale de sécurité : points clés La mise en PLS d’une victime doit respecter les principes suivants : . afin de permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur.2 La femme enceinte Toute femme enceinte est.
7.2. du membre supérieur ou membre inférieur.5 La victime inconsciente présente des convulsions Pendant la durée des convulsions. le blessé est couché autant que possible sur le côté atteint. mettre la victime sur le dos et libérer les voies aériennes avant de vérifier sa respiration.
. vérifier la présence de la respiration avant d’installer la victime en PLS. 7. libérer les voies aériennes. 7.3 Le traumatisé En cas de lésion thoracique.2. ne pas toucher la victime et écarter ce qui pourrait la blesser.2. A la fin des convulsions.4 La victime est retrouvée allongée sur le ventre Après avoir constaté l’inconscience.
Libérer ses voies aériennes pour lui permettre de respirer
Appeler « A l’aide ! »
Toutes les minutes La victime respire-t-elle ?
DÉFINITION La victime ne parle pas. ou un accident dû à l’eau (noyade) ou à l’électricité. l’arrêt cardiaque est secondaire au manque d’oxygène. 4. en particulier au niveau du cerveau et du cœur de la victime pour assurer sa survie. elle ne réagit pas à un ordre simple. A une intoxication . les lésions du cerveau consécutives au manque d’oxygène surviennent dès la première minute. L’arrêt de la respiration. Dans ces cas. Le plus souvent l’arrêt cardiaque survient en premier et est associé à un arrêt concomitant de la respiration. peut précéder l’arrêt cardiaque et être lié : A l’évolution d’une obstruction grave des voies aériennes dont les manœuvres de désobstruction n’ont pas été réalisées ou l’ont été sans succès . aucun mouvement de la poitrine ou de l’abdomen n’est visible et aucun bruit ou souffle n’est perçu (absence de signes de vie). est lié à une anomalie du fonctionnement électrique du cœur (fibrillation ventriculaire). avec perte de conscience. SITUATION La victime est inconsciente et ne présente pas de mouvement respiratoire. réaliser en toute sécurité une défibrillation automatisée externe chez une victime inconsciente qui ne respire pas. soudain à l’extérieur de l’hôpital. OBJECTIFS A la fin de cette partie. A un traumatisme. Dans près de 50% des cas. Cet arrêt cardiaque peut être causé par certaines maladies du cœur comme l’infarctus du myocarde. vous serez capable de : Mettre en œuvre une réanimation cardio-pulmonaire et. 3. si nécessaire. cet arrêt cardiaque.
. RISQUES La vie d’une victime en arrêt respiratoire ou circulatoire est menacée à très brève échéance : un apport d’oxygène est indispensable. 2.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. Au cours d’un arrêt cardiaque.
qui peuvent apparaître quelques minutes avant la survenue de l’arrêt cardiaque. comme une douleur brutale à la poitrine qui ne disparaît pas rapidement. par les premiers témoins.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
L’apport d’oxygène au cerveau et au cœur est réalisé par le rétablissement d’une circulation sanguine artificielle grâce à la réanimation cardio-pulmonaire. La mise en œuvre. 6. 5.3 Défibrillation précoce Les manœuvres de RCP seules ont une efficacité limitée dans le temps. le cœur s’arrêtera de fonctionner définitivement. doit inciter le sauveteur à alerter le Samu .centre 15 ou au pompiers (18) est nécessaire pour la poursuite de la chaîne de survie. de détecter une anomalie électrique du cœur et.centre 15 ou les pompiers (18).2 Réanimation cardio-pulmonaire précoce Devant une victime inconsciente en arrêt respiratoire. qui ne touche pas à la victime. L’administration d’un choc électrique externe par un sauveteur s’effectue à l’aide d’un appareil capable. d’une RCP précoce dès la constatation de l’arrêt cardiaque.1 : La chaîne de survie
Janvier 2007 I-6-2 La victime ne respire pas
.1 Reconnaissance de signes précurseurs de l’arrêt cardiaque et alerte précoce La reconnaissance de signes. 5. à partir d’électrodes placées sur la poitrine de la victime. Sans cette action. Devant une victime en arrêt cardiaque. L’association d’une RCP immédiate et d’une défibrillation précoce améliore encore les chances de survie. PRINCIPE DE L’ACTION DE SECOURS : " LA CHAÎNE DE SURVIE " La « chaîne de survie » (fig. double les chances de survie. la victime décèdera par manque d’oxygène. L’administration d’un choc électrique externe avec un défibrillateur automatisé externe (DAE) est sans danger pour le sauveteur.
Figure 6. si nécessaire. 5. un sauveteur doit effectuer une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) pour assurer l’apport d’air aux poumons (ventilation artificielle) et d’oxygène aux tissus (compressions thoraciques assurant une circulation artificielle). Si aucun geste de premiers secours n’est réalisé. l’application d’un choc électrique (encore appelé « défibrillation ») au travers de la poitrine (et donc du cœur de la victime) peut être capable de restaurer une activité cardiaque normale efficace et d’éviter ainsi la mort de la victime. d’administrer ou de demander d’administrer un ou plusieurs chocs électriques au travers de ces mêmes électrodes. avant l’arrivée des secours et dans l’attente d’un « défibrillateur ». Si l’arrêt cardiaque est lié à une anomalie du fonctionnement électrique du cœur. une alerte immédiate au Samu.1) est constituée d’une série d’actions à entreprendre pour assurer la survie d’une personne victime d’un arrêt cardio-respiratoire soudain.
Appeler « à l’aide ».Si nécessaire. devant un témoin.4 Prise en charge médicale précoce La RCP médicalisée constitue le dernier maillon de la « chaîne de survie ». Basculer doucement la tête de la victime en arrière et élever le menton (voir fig. 3.1 Conduite à tenir Une personne s’effondre devant le sauveteur ou elle est retrouvée inerte. 2.Assurer IMMÉDIATEMENT la liberté des voies aériennes : Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration. Devant un arrêt cardiaque soudain.Apprécier l’état de conscience La victime est inconsciente : elle ne répond pas à une question simple et ne réagit pas. 1. après la défibrillation cardiaque. la mise en œuvre immédiate de la chaîne de survie. améliore les chances de survie à long terme et diminue les conséquences cérébrales de l’arrêt cardiaque. grâce à l’action du premier témoin et à l’utilisation du défibrillateur automatisé externe. Chaque minute gagnée dans la mise en place d’un DAE peut augmenter de 10% les chances de survie de la victime.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
5. Le sauveteur.
6. quand on lui demande de serrer la main (voir partie 5). la victime et les tiers sont en sécurité. La rapidité de la prise en charge médicale de la victime.Réaliser la protection La prévention du sur accident est un préalable obligatoire à toute action de secours. fait passer les chances de survie immédiate de 4 % à 40 %. Si tel est le cas. 4. tenter d’écarter la victime du danger en toute sécurité.2 et partie 5). RÉANIMATION CARDIO-PULMONAIRE DE L’ADULTE 6.
Figure 6. allongée sur le sol. si vous êtes seul Cette action permet d’obtenir une aide de la part d’un témoin qui pourra alerter les secours et apporter le DAE. S’assurer qu’aucun risque ne menace le sauveteur et les autres témoins. 6. L’arrivée sur place d’une équipe médicale permet de prendre en charge la victime et d’assurer son transport vers un service hospitalier d’accueil. mettre la victime sur le dos 5.2 : Libérer les voies aériennes
6. d’absence de protection buccale. aucun bruit n’est entendu.3 : Le talon de la main
.Pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire en associant des compressions thoraciques et une ventilation artificielle tant que le DAE n’est pas disponible. En l’absence de témoin. Le passage de l’insufflation aux compressions et des compressions aux insufflations doit être effectué aussi rapidement que possible. Se placer à genoux auprès de la victime. 6.Apprécier la respiration tout en gardant le menton élevé pendant 10 secondes au plus (cf. Réaliser 30 compressions thoraciques au milieu du thorax (voir techniques des compressions thoraciques). sur le dos et sur un plan dur (sol). le témoin se munit du DAE s’il est disponible et l’apporte au sauveteur. de vomissements. immédiatement après avoir reconnu l’arrêt de la respiration. élever le menton et réaliser 2 insufflations . A la reprise d’une respiration normale par la victime. se munit du DAE s’il est immédiatement disponible et revient auprès de la victime pour continuer les gestes de secours. il réalise des compressions thoraciques seules et fait alerter.Faire alerter les secours et réclamer un DAE. le sauveteur va prévenir les secours. ni la poitrine de la victime ne se soulèvent pendant les 10 secondes que dure cette recherche. dénuder la poitrine de la victime. La victime ne respire pas. partie 5). Continuer ainsi en alternant 30 compressions avec 2 insufflations. replacer la tête de la victime en arrière. Dans la mesure du possible. Si le sauveteur ne peut pas effectuer des insufflations : en cas de répulsion. S’assurer que la victime est allongée sur un plan dur.
Figure 6. La fréquence instantanée des compressions thoraciques doit être de 100 fois par minute.2 Techniques des compressions thoraciques La victime est installée en position horizontale. L’alerte doit être réalisée. 8. En présence d’un témoin : après avoir alerté les secours. Après les compressions thoraciques.Poursuivre la réanimation Poursuivre la réanimation entreprise jusqu’ : A la mise en œuvre d’un DAE Au relais par les services de secours. Ni le ventre. sous peine de diminuer l’efficacité de la RCP. 9. Cette action est poursuivie jusqu’à l’arrivée du DAE ou des secours. 7. aucun souffle n’est perçu. le plus tôt possible. Replacer sans délai les mains au milieu du thorax et réaliser une nouvelle série de compressions thoraciques.
en restant bien vertical. 6.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Placer le talon d'une main au centre de la poitrine (fig. Le thorax doit reprendre sa dimension initiale après chaque compression qui doit impérativement être relâchée complètement (le talon de la main qui comprime se décolle très légèrement du thorax) pour que l’efficacité des compressions thoraciques soit maximale. strictement sur la ligne médiane. en entrecroisant les doigts des deux mains. afin de permettre au cœur de bien se remplir de sang.
Figure 6.4 : Position des mains du sauveteur.6). On peut aussi placer la seconde main à plat sur la première.4).3) L’appui sur le thorax doit se faire sur le sternum. pendant toute la manœuvre (Figures 6. La durée de compression doit être égale à celle du relâchement de la pression sur le thorax (rapport 50/50). les bras sont bien tendus. doigts crochetés ou mains croisées. jamais sur les côtes.5 : Compressions thoraciques doigts crochetés. si besoin en écartant le bras de la victime.5 et 6.
Réaliser les compressions sternales de 4 à 5 cm. 6. bras de la victime le long du corps
. mais en veillant à bien relever les doigts sans les laisser au contact du thorax (fig. Placer l’autre main au-dessus de la première. les coudes ne doivent pas être fléchis. Tout balancement d’avant en arrière du tronc du sauveteur doit être proscrit.
Compressions thoraciques : points clés Pour être efficace.Relâcher complètement le thorax entre les compressions pour permettre au cœur de bien se remplir .Effectuer des compressions à une fréquence de 100 fois par minute. . Il faut donc pratiquer la ventilation artificielle posément et régulièrement. . La méthode choisie ne sera efficace que si les voies aériennes de la victime sont et restent libres. 6. la technique des compressions thoraciques doit respecter les points clés suivants : .1 Le bouche-à-bouche S’agenouiller à côté de la victime. Elles sont d’efficacité équivalente. de 4 à 5 cm. Ces méthodes orales permettent d’insuffler directement à la victime l’air expiré par le sauveteur. . bras de la victime entre les jambes du sauveteur. en ménageant ses forces. Avec la main placée sur le front de la victime et tout en maintenant la tête en arrière.3 Techniques de ventilation artificielle Les techniques de ventilation artificielle sont le bouche-à-bouche et le bouche-à-nez.
Janvier 2007 I-6-6 La victime ne respire pas
.6 : Compressions thoraciques mains croisées.S’assurer que la victime est allongée sur le dos et sur un plan dur pour comprimer efficacement le thorax de la victime entre le sternum et la colonne vertébrale . Cet air contient suffisamment d’oxygène pour rendre ces techniques efficaces. près de son visage. le sternum pour rendre efficace les compressions et limiter le risque de fractures de côtes .Comprimer verticalement.3. 6.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
S’agenouiller à côté de la victime. 6. reprendre son souffle tout en regardant la poitrine de la victime s’affaisser . expiration
.8 : Bouche-à-bouche. insufflation
La victime ne respire pas I-6-7
Figure 6.7 : Bouche-à-bouche. en utilisant « la pince » constituée du pouce (placé sur le menton) et des deux autres doigts (placés immédiatement sous sa pointe). soulever le menton sans appuyer sur la gorge et tenir la bouche de la victime fermée.6. 6. Se redresser légèrement. La durée de l’insufflation est de 1 seconde environ.
Figure 6. appliquer la bouche largement ouverte autour de la bouche de la victime en appuyant fermement pour éviter toute fuite (fig. expiration
Insuffler progressivement jusqu'à ce que la poitrine de la victime commence à se soulever. près de son visage. le pouce appliquant la lèvre inférieure contre la lèvre supérieure pour éviter les fuites. Après avoir inspiré sans excès. ne peut pas être ouverte ou si le sauveteur a du mal à obtenir une étanchéité correcte lors du bouche à bouche. Avec l’autre main.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
obstruer le nez en le pinçant entre le pouce et l’index pour empêcher toute fuite d’air par le nez.10 : Bouche-à-nez.9 : Bouche-à-nez. maintenir la tête basculée en arrière. Le bouche-à-nez et/ou certains dispositifs qui s’interposent entre la bouche du sauveteur et le visage de la victime peuvent être utilisés pour vaincre la répulsion qui pourrait conduire à l’abstention de la ventilation artificielle. Avec la main placée sous le menton de la victime. ouvrir légèrement sa bouche tout en maintenant son menton soulevé.7).2 Le bouche-à-nez Il est particulièrement indiqué si la bouche de la victime est traumatisée. Avec la main placée sur le front.
Figure 6. l’expiration de la victime est passive (fig. insufflation Figure 6.8).3.
Le DAE est toujours accompagné d’une paire d’électrodes de défibrillation pré-gélifiées autocollantes avec câble intégré. Ventilation artificielle : points clés Pour être efficace.
. Une fois collées sur la peau du thorax de la victime. 6. pour sécher la peau de la poitrine de la victime si elle est mouillée ou humide . De se charger automatiquement . reprendre son souffle tout en regardant la poitrine de la victime s’affaisser . De délivrer le choc électrique lorsqu’il est indiqué.4 Défibrillation 6. afin de restaurer une activité cardiaque efficace.11) : D’analyser l’activité électrique du cœur de la victime . Plusieurs accessoires sont joints au défibrillateur dont : Une paire de ciseaux. .10). pour apporter suffisamment d’air aux poumons de la victime . 6.Insuffler sans fuite dans les voies aériennes de la victime. . D’un accumulateur d’énergie qui permet de réaliser des chocs électriques .S’assurer que les voies aériennes de la victime restent libres. d’un bouton qui permet d’administrer le choc électrique lorsqu’il est indiqué par l’appareil. De reconnaître une éventuelle anomalie du fonctionnement électrique du cœur à l’origine de l’arrêt cardiaque .1 Le défibrillateur automatisé externe et ses accessoires Le défibrillateur automatisé externe (DAE) est un appareil capable (fig. les électrodes permettent : De capter et transmettre l’activité électrique cardiaque au défibrillateur . Des compresses ou du papier absorbant. pour permettre le passage de l’air durant toute la manœuvre . Ces électrodes. sont contenues dans un emballage hermétique. pour couper les vêtements et dénuder la poitrine de la victime . De délivrer (défibrillateur entièrement automatique) ou d’inviter l’opérateur à délivrer (défibrillateur semi-automatique) le choc électrique (information vocale et visuelle). 6. à usage unique. les techniques de ventilation artificielle doivent respecter les points clés suivants : .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Appliquer la bouche largement ouverte autour du nez de la victime (fig.4. Insuffler progressivement. jusqu'à ce que la poitrine commence à se soulever.Insuffler lentement et progressivement jusqu’à ce que la poitrine de la victime commence à se soulever. 6. Le défibrillateur automatisé externe est composé : D’un haut-parleur qui donne des messages sonores et guide le sauveteur dans son action .9). D’un métronome qui rythme les compressions thoraciques du sauveteur (en option) . l’expiration de la victime est passive (fig. Eventuellement. Se redresser légèrement.
4. les appareils sont parfois placés dans des armoires vitrées murales repérées par un logo facilement identifiable. Suivre impérativement les indications vocales et/ou visuelles données par l’appareil.
Figure 6. Les grands magasins. les DAE équipent tous les services de secours publics et tous les postes de secours tenus par les associations agréées de sécurité civile.
Figure 6. facilement accessibles. 6. Ils sont de plus en plus disponibles dans les lieux publics ou recevant du public comme : Les halls d’aéroports et les avions des grandes compagnies aériennes . Dans ces cas.2 Utilisation du DAE Si un deuxième sauveteur est présent sur les lieux. Le DAE demande de mettre en place les électrodes et de les connecter . les trains . 6. lors des manifestations sportives ou de loisirs rassemblant de nombreuses personnes. Les halls de gares.12
. Ces armoires. Les lieux de travail.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
D’un rasoir jetable pour raser les poils de la victime à l’endroit où l’on colle les électrodes. il poursuivra ou débutera la RCP pendant la mise en place du défibrillateur. Dés que le défibrillateur est disponible Mettre le défibrillateur en fonction (fig.12). Elles permettent de réaliser les différentes opérations plus rapidement et en toute sécurité . les centres commerciaux . sont proches d’un moyen d’alerte de secours. en appuyant sur le bouton marche/ arrêt.11 : Le défibrillateur automatisé externe
. NB : Si la poitrine de la victime est humide ou mouillée. . la sécher en utilisant les compresses ou le papier absorbant. S’assurer que personne ne touche la victime lorsque l’appareil analyse le rythme cardiaque car tout mouvement de la victime pendant cette période peut fausser l’analyse. enlever les pellicules de protection et coller chaque électrode. La position des électrodes doit être conforme au schéma visible sur les électrodes ou sur leur emballage. sur le thorax nu de la victime (fig.14) . 6.L’une après l’autre. à l’aide d’une paire de ciseaux. le défibrillateur effectue une analyse du rythme cardiaque.Enlever ou couper. 6. 6. les vêtements recouvrant la poitrine de la victime si nécessaire (fig.13 : Mettre à nu le thorax de la victime
Figure 6. Respecter les recommandations sonores et éventuellement visuelles de l’appareil . .14 : Sortir les électrodes
Le DAE lance l’analyse du rythme cardiaque et demande de ne pas toucher la victime .15).PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Connecter les électrodes : . raser la zone où les électrodes seront collées en utilisant le rasoir jetable. en appuyant fermement.13) .
Figure 6.Sortir les électrodes de leur emballage (fig. Si la poitrine de la victime est particulièrement velue.6 . Une fois connecté.
L’apparition de signes de vie qui imposeront l’installation de la victime en PLS et la surveillance permanente de sa respiration. Continuer à suivre les recommandations du DAE jusqu'à : L’arrivée des secours .6 . 6. la victime et les tiers sont en sécurité. Continuer à suivre les recommandations de l’appareil. Le DAE délivre le choc . le sauveteur annonce à haute voix : « écartezvous ! ». pour cela. Le défibrillateur automatisé externe doit rester allumé et en place. le sauveteur ne doit retirer les électrodes de la poitrine de la victime et/ou éteindre le défibrillateur automatisé externe 7. Le défibrillateur peut demander d’arrêter la RCP pour réaliser une nouvelle analyse ou demander de rechercher des signes de vie. ne pas retirer les électrodes de défibrillation .Réaliser la protection Le sauveteur. Un enfant âgé de 1 à 8 ans s’effondre ou est retrouvé inerte et allongé sur le sol. la conduite à tenir devant un arrêt cardiaque diffère de celle l’adulte. Continuer tout en suivant les recommandations du défibrillateur. car la cause la plus fréquente est un arrêt de la respiration.16).1 Conduite à tenir Chez l’enfant.11
I .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Si le choc est nécessaire : Le DAE annonce qu’un choc est indiqué et demande de se tenir à distance de la victime S’assurer que personne ne touche la victime . Laisser le DAE déclencher le choc électrique ou appuyer sur le bouton « choc » clignotant quand l’appareil le demande (fig. 1.16 : Appuyer sur le bouton Débuter ou reprendre sans délai les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire en commençant par les compressions thoraciques. Figure 6. Ne pas retirer les électrodes de défibrillation . En aucun cas. Si le choc n’est pas nécessaire : Le DAE propose de réaliser les manœuvres de RCP : Débuter ou reprendre immédiatement les manœuvres de réanimation cardiopulmonaire en commençant par les compressions thoraciques. LA RÉANIMATION CARDIO-PULMONAIRE CHEZ L’ENFANT DE 1 À 8 ANS 7.
Assurer IMMÉDIATEMENT la liberté des voies aériennes comme chez l’adulte : Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration. La fréquence des compressions thoraciques est identique à celle de l’adulte. Replacer. le sauveteur va débuter la RCP pendant 5 cycles (soit environ 2 minutes) avant de quitter la victime pour aller alerter les secours. mettre la victime sur le dos 5. 9. sans délai. En l’absence de témoin. Réaliser 30 compressions thoraciques (voir techniques des compressions thoraciques chez l’enfant). Après les compressions thoraciques.6 . 4. ce dernier alerte les secours et se munit d’un DAE pour l’apporter au sauveteur. aucun souffle n’est perçu et aucun bruit n’est entendu. toux et reprise de la respiration). ne répond pas à une question simple et ne réagit pas quand on le lui demande (voir partie 5). ni la poitrine de l’enfant ne se soulèvent pendant les 10 secondes que dure cette recherche. Elle doit être de 100 fois par minute. la ou les mains sur la moitié inférieure du sternum et réaliser une nouvelle série de compressions thoraciques.Faire alerter les secours et réclamer un DAE : En présence d’un témoin.Pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire en associant des compressions thoraciques et une ventilation artificielle. Le sauveteur doit réaliser 5 insufflations initiales avant de débuter les compressions thoraciques. 3. Ni le ventre.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
2. 8.Appeler « à l’aide » si vous êtes seul Cette action permet d’obtenir une aide de la part d’un témoin qui pourra alerter les secours et apporter le DAE.Apprécier la respiration tout en gardant le menton élevé pendant 10 secondes au plus (cf. Basculer doucement la tête de l’enfant en arrière et élever le menton. si ce n’est pas déjà le cas. qui pendant ce temps pratique la RCP. Poursuivre la réanimation : Allonger l’enfant sur le dos sur un plan dur. replacer la tête de l’enfant en arrière. partie 5) : L’enfant ne respire pas. 6.12
.Si nécessaire.Pratiquer 5 insufflations initiales. 7. le sauveteur sera attentif aux réactions de l’enfant (mouvements.
I . Au cours de ces 5 premières insufflations.Apprécier l’état de conscience L’enfant est inconscient : il ne crie pas. Continuer ainsi en alternant 30 compressions avec 2 insufflations comme chez l’adulte . élever le menton et réaliser 2 insufflations .
Figure 6.1 Techniques de ventilation artificielle Les techniques et les points clefs de la ventilation artificielle chez l’enfant sont identiques à celles de l’adulte.2. à une ou deux mains (fonction de la force physique du sauveteur). Poursuivre les compressions thoraciques à une fréquence d’environ 100 fois par minute. 6. 7. Le thorax doit reprendre sa dimension initiale après chaque compression qui doit impérativement être relâchée complètement (le talon de la main qui comprime se décolle légèrement du thorax) pour que l’efficacité des compressions thoraciques soit maximale. Après 30 compressions enchaîner avec 2 insufflations. 7. A la mise en œuvre d’un DAE . le volume d’air insufflé pour entraîner un soulèvement de la poitrine est moindre.6 . Relever les doigts pour ne pas appuyer sur les côtes . A la reprise d’une respiration normale par la victime.17 : Compressions thoraciques chez l’enfant
I . afin de permettre au cœur de bien se remplir de sang.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
10. pour « enfoncer » le sternum d’environ 1/3 de l’épaisseur du thorax de l’enfant . Réaliser les compressions thoraciques. à la verticale de sa poitrine et bras tendu .13
.2 Techniques des compressions thoraciques chez l’enfant (1 à 8 ans) Placer le « talon » d’une main immédiatement en dessous d’une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons de l’enfant (fig.2.2 Techniques 7.Poursuivre la réanimation entreprise jusqu’ : Au relais par les services de secours . Se placer bien au dessus de l’enfant.17) .
Assurer IMMÉDIATEMENT la liberté des voies aériennes : Desserrer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration. Un nourrisson est retrouvé inerte sur le dos. 1. la conduite à tenir devant un arrêt cardiaque est identique à celle de l’enfant. 8. 2. avant de mettre en œuvre le DAE.Appeler « à l’aide » si vous êtes seul : Cette action permet d’obtenir une aide de la part d’un témoin qui pourra alerter les secours. ni la poitrine du nourrisson ne se soulèvent pendant les 10 secondes que dure cette recherche. ce dernier alerte les secours. habituellement dans son lit. 7.Faire alerter les secours En présence d’un témoin. LA REANIMATION CARDIO-PULMONAIRE CHEZ LE NOURRISSON 8. il pourra l’utiliser. le sauveteur placera une électrode en avant au milieu du thorax et l’autre au milieu du dos. Toutefois. 5.
I . commande enfant…). Ramener doucement la tête de l’enfant en position neutre (dans l’axe) et élever le menton.1 Le défibrillateur automatisé externe et les accessoires enfants La DAE chez l’enfant doit être réalisée avec des appareils adaptés (électrodes enfant. La conduite à tenir est ensuite identique à celle de l’adulte.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
7. dans un but de sauvetage. Ni le ventre. 3.14
.Apprécier la respiration tout en gardant le menton élevé pendant 10 secondes au plus : Le nourrisson ne respire pas. La position des électrodes collées sur la poitrine de l’enfant doit être conforme aux schémas du fabriquant. chez le petit enfant ou si l’on utilise des électrodes adultes. si le sauveteur se trouve en présence d’un enfant en arrêt cardiaque et qu’il a en sa possession seulement un DAE « adulte ». aucun souffle n’est perçu et aucun bruit n’est entendu.2 Utilisation du DAE Dans tous les cas. Cependant.Allonger le nourrisson sur le dos.1 Conduite à tenir Chez le nourrisson.3 Défibrillation et enfant 7.3. si ce n’est pas déjà le cas 4.Apprécier l’état de conscience : Le nourrisson est inconscient : il ne crie pas et ne se manifeste pas quand on l’appelle ou lorsqu’on le stimule.6 . le sauveteur réalisera 5 cycles de RCP. 6. seules les techniques de ventilation artificielle et de compressions thoraciques diffèrent.3.
2.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
En l’absence de témoin. Continuer ainsi en alternant 30 compressions avec 2 insufflations. La fréquence des compressions thoraciques est identique à celle de l’adulte et de l’enfant.
Figure 6.6 . le sauveteur sera attentif aux réactions du nourrisson (mouvements. 7.1 Techniques de ventilation artificielle : le bouche-à-bouche-et-nez Chez le nourrisson. Replacer sans délai les doigts sur la moitié inférieure du sternum et réaliser une nouvelle série de compressions thoraciques. replacer la tête du nourrisson en position neutre.Pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire en associant des compressions thoraciques et une ventilation artificielle : Poursuivre la réanimation : Réaliser 30 compressions thoraciques (voir techniques des compressions thoraciques chez le nourrisson) .18 : Bouche-à-bouche-et-nez.18). Elle doit être de 100 fois par minute. 6. car : Le sauveteur englobe avec sa bouche à la fois la bouche et le nez de la victime .2 Techniques 8. 8. insufflation
I . Après les compressions thoraciques. toux et reprise de la respiration). 8. Le volume des insufflations est plus faible que chez l’adulte pour voir la poitrine commencer à se soulever.Pratiquer 5 insufflations initiales : Le sauveteur doit réaliser 5 insufflations initiales avant de débuter les compressions thoraciques. le bouche-à-bouche-et-nez est la technique de ventilation artificielle qu’il faut réaliser (fig. Au cours de ces 5 premières insufflations. élever le menton et réaliser 2 insufflations . Cette technique se distingue de celle du bouche-à-bouche. le sauveteur débute la RCP pendant 5 cycles (soit environ 2 minutes) avant de quitter la victime pour aller alerter les secours.15
Si nécessaire. ramener la tête du nourrisson en position neutre. une largeur de doigt au-dessous d’une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons de l’enfant (Fig.1 Procédure de RCP Le ventre et la poitrine de la victime ne se soulèvent pas lors des insufflations : Ouvrir la bouche et contrôler la présence éventuelle d’un corps étranger. le retirer avec les doigts (fig. Comprimer régulièrement le sternum avec la pulpe des deux doigts.6 .
I . Replacer la pulpe des doigts immédiatement à la bonne position et réaliser 30 nouvelles compressions. Le thorax doit reprendre sa dimension initiale après chaque compression qui doit impérativement être relâchée complètement (la pulpe des doigts qui compriment se décolle légèrement du thorax) pour que l’efficacité des compressions thoraciques soit maximale. S’assurer que la tête de la victime est en bonne position et que son menton est élevé. afin de permettre au cœur de bien se remplir de sang.19 : Compressions thoraciques chez le nourrisson
8.3 Défibrillation et nourrisson Le DAE n’est jamais utilisé chez un nourrisson (< 1 an).2 Technique des compressions thoraciques chez le nourrisson (moins de 1 an) Localiser le sternum du nourrisson et placer la pulpe de deux doigts d’une main dans l’axe du sternum. d’environ 1/3 de l’épaisseur du thorax du nourrisson. à une fréquence de 100 fois par minute.20).PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
8. élever le menton et réaliser 2 insufflations.2. CAS PARTICULIERS 9. Après 30 compressions.
Figure 6. Continuer d’alterner 30 compressions sternales avec 2 insufflations comme chez l’adulte et l’enfant.16
. 6. 9.19). 6.
L’efficacité d’un choc électrique sur une victime allongée sur une surface en métal est très diminuée. Toutefois. Les compressions thoraciques auront la même efficacité que les compressions abdominales dans la méthode de Heimlich. le sauveteur déplace la victime pour l’allonger sur une surface sèche.20 : Retirer un corps étranger à l’aide des doigts
Figure 6. Il n’existe pas de risque réel pour le sauveteur. 9. Devant une impossibilité de réaliser des insufflations efficaces.6 .1 La victime présente un timbre autocollant médicamenteux sur la zone de pose des électrodes : Le sauveteur retire le timbre et essuie la zone avant de coller l’électrode pour améliorer l’efficacité du choc électrique. Quelque soit leur efficacité.17
. pluie…) : Si c’est possible et si besoin en se faisant aider. après chaque série de 30 compressions thoraciques. commencer immédiatement la RCP. Si tel est le cas.2.3 La victime est allongée sur une surface en métal : Si c’est possible et si besoin en se faisant aider.2 Le sauveteur constate une cicatrice et perçoit un boîtier sous la peau à l’endroit où il doit poser l’électrode sous la clavicule droite : Le sauveteur colle l’électrode à environ 1 cm sous la bosse perçue.
I . vérifier la présence de corps étranger dans la bouche avant de souffler. le retirer comme décrit précédemment.2.2.2.4 La victime est allongée sur un sol mouillé (bord de piscine.2 Cas particuliers avec le DAE 9. le sauveteur déplace la victime ou glisse un tissu sous elle (couverture…) avant de débuter la défibrillation.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Effectuer deux insufflations. 9. le sauveteur doit envisager une obstruction totale des voies aériennes ayant entraîné une inconscience et un arrêt de la respiration de la victime (voir partie 3). 9.
5 Au cours de l’analyse ou du choc. Il n’existe pas de risque réel pour le sauveteur. ou que la date de péremption des électrodes ne soit pas dépassée.
I .2. le DAE détecte un mouvement : Vérifier les signes de vie. 9.6 . utiliser la seconde paire d’électrodes. ne pas toucher la victime au cours de l’analyse ou lors de la délivrance du choc par le DAE. 9.6 Après avoir collé et connecté les électrodes au DAE. l’appareil demande toujours de les connecter : Vérifier si les électrodes sont bien collées et si le câble des électrodes est correctement connecté au DAE.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
L’efficacité d’un choc électrique sur une victime allongée sur un sol mouillé est diminuée. Dans ce dernier cas.2.18
1 Arrêt cardiaque chez l’adulte
Maintenir la victime en vie.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
10. SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS 10. 30/2. pratiquer la RCP et mettre en œuvre un DAE
Faire alerter Demander un DAE
(30/2.6 . 30/2…)
1. 30/2…)
I . 30/2.connecter les électrodes 3.19
.s’écarter pendant l’analyse
4.Se conformer aux indications du DAE
RCP (30/2.mettre en fonction le DAE 2.
pratiquer la RCP et mettre en œuvre un DAE
(30/2.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
10.mettre en fonction le DAE 2. 30/2…)
. 30/2.s’écarter pendant l’analyse
4.6 .Se conformer aux indications du DAE
I .connecter les électrodes 3.2 Arrêt cardiaque chez l’enfant
ne se sent pas bien et présente des signes inhabituels. face à une personne victime d’un malaise. • Mettre la victime en position d’attente adaptée à son état .
2. peut être fugace ou durable et/ou de survenue brutale ou progressive. • Observer et interroger pour recueillir les informations nécessaires .
4.PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. Ceci nécessite un appel au Samu-Centre 15 pour une prise en charge immédiate (conseil ou consultation médicale ou évacuation vers une structure de santé). PRINCIPE DE L’ACTION DE SECOURS Devant un malaise. parfois répétitive. Cette sensation. OBJECTIFS A la fin de cette partie. vous serez capable d’identifier les signes qui imposent un avis médical immédiat du Samu – Centre 15. • Transmettre ces informations lors de l’alerte afin d’obtenir un avis médical.
. DEFINITION La victime ressent une sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de l'organisme. SITUATION La victime est consciente.
3. sans pouvoir en identifier obligatoirement l'origine. RISQUES Certains signes apparemment sans gravité peuvent être révélateurs d'une situation pouvant à tout moment entraîner une détresse vitale.
5. le sauveteur doit tout mettre en œuvre pour : • Mettre au repos la victime .
« Avez-vous été gravement malade ou récemment hospitalisé ? ». la ceinture et tout vêtement gênant la respiration. la pâleur peut être appréciée à la face interne des lèvres . Le sauveteur veillera à transmettre de façon précise l’âge de la victime. « Avez-vous déjà présenté ce type de malaise ? » . Il faut la rassurer en lui parlant sans énervement et la calmer. Elle a froid.
6. 6. • Elle présente brutalement un ou plusieurs des signes suivants : une faiblesse ou une paralysie soudaine uni. du bras ou de la jambe .ou bilatérale de la face. a du mal à parler ou ne peut plus parler du tout. 6.4 Prendre un avis médical Le sauveteur doit obtenir immédiatement un avis médical et appeler le 15. soudain et inhabituel. CONDUITE A TENIR Devant une victime consciente. Elle présente une pâleur intense. l’installer en position assise sauf si elle adopte spontanément une autre position. Desserrer éventuellement le col. 6. sans avoir fourni d’effort ou sans que la chaleur environnante soit importante. une instabilité de la marche ou des chutes inexpliquées. le médecin pourra parler directement à la victime sans la faire déplacer.1 Observer les signes de malaise Le sauveteur peut rencontrer diverses situations qui nécessitent le recours à un avis médical immédiat en appelant le Samu.5 Surveiller la victime Parler régulièrement à la victime :
Juillet 2009 I-7-2 La victime se plaint d’un malaise
.ou bilatérale .2 Mettre la victime au repos La victime doit être immédiatement mise au repos en position allongée.Centre 15. En cas de gêne respiratoire. La victime réagit et répond aux questions. Cet appel ne doit pas être différé. • Elle a du mal à respirer. 6. Quatre situations peuvent se présenter : • Elle ressent une douleur dans la poitrine.3 Se renseigner sur son état de santé habituel Poser quelques questions simples à la victime ou à son entourage pour avoir des renseignements utiles et recueillir son âge pour les transmettre lors de l’alerte : « Depuis combien de temps dure ce malaise ? » . ce qu’il a observé et entendu. une difficulté de langage ou de la compréhension . une diminution ou une perte de vision uni.PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
6. « Prenez-vous des médicaments ? » . un mal de tête sévère. qui dit ne pas se sentir bien. même à la demande de la victime. sans cause apparente . • Elle est couverte de sueurs abondantes. une perte de l’équilibre. Grâce aux téléphones portables. Chez la victime à peau halée ou colorée.
le traitement et les doses à prendre sont connus par la victime et ont fait l'objet d'une prescription préalable par son médecin. CAS PARTICULIER : Prise habituelle de médicament ou de sucre Dans certaines maladies. Si elle ne répond plus. il faut aider la personne à prendre ce traitement en respectant les doses prescrites. elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter.PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
• • • Si elle parle.
. si une victime demande spontanément du sucre. • De même. ou sur consigne d’un médecin préalablement alerté. elle est inconsciente : Vérifier la présence de la respiration et mettre la personne en position latérale de sécurité Signaler l’aggravation en rappelant les secours. de préférence en morceaux. Dans ces cas.
7. • Si une victime le demande. un traitement particulier doit être pris en cas de malaise. lui en donner.
SCHEMA GENERAL DE L’ACTION DE SECOURS
Eviter l’aggravation.PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
8. Alerter le SamuCentre 15
La victime estelle au repos ?
Mettre la victi me au repos
Depui combien de t em ps ? s Es t-ce la première f ois ? P renez-vous des médicaments ? Av ez -vous ét é déj à hos pitalisé ?
Alerter le Samu Centre 15
La victime réclame son médicament ou du sucre ?
Aider à prendre le médicament ou le sucre
Rassurer et surveiller la victime
souvent mortelle : le tétanos. vous serez capable de : Installer en position d’attente une victime qui présente une plaie grave . Une piqûre.2 Risques Suivant son importance et sa localisation. même minime. comme une infection. 3.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
1. toute piqûre. SITUATION La victime est consciente et se plaint après un traumatisme. Une éraflure .1 Définition La plaie est une lésion de la peau. la plaie peut être à l’origine d’aggravation immédiate de l’état de la victime. peut provoquer une maladie très grave. Arroser à l’eau une brûlure venant de se produire avant d’identifier sa gravité et d’adapter les gestes de secours . LA VICTIME PRÉSENTE UNE PLAIE 3. Les plaies sont généralement secondaires à un traumatisme. avec une atteinte possible des tissus sous la peau. revêtement protecteur du corps. 2. Toute plaie. comme une hémorragie. 3.
La victime se plaint après un traumatisme I-8-1 Janvier 2007
. Une morsure . Eviter toute mobilisation d’une personne victime d’une atteinte traumatique des os ou des articulations. une défaillance de la respiration ou de complications secondaires. Elles sont provoquées par : Une coupure . OBJECTIFS A la fin de cette partie. Réaliser les gestes de secours nécessaires à une personne qui présente une plaie simple . en attendant les secours.
De son aspect : . le sauveteur doit : Empêcher l’aggravation en évitant toute mobilisation intempestive . 3.Par morsure .4.Par projectile .Déchiquetée .Au thorax . adopter la conduite à tenir devant une victime qui saigne abondamment (voir partie 4). à l’œil ou à la face . .Par outil .4 Signes Le sauveteur doit pouvoir distinguer deux types de plaies : 3. . 3. Si le sujet n’a pas été vacciné ou si la vaccination date de plus de 5 ans. Si la plaie saigne abondamment.Qui saigne . petite coupure superficielle ou éraflure saignant peu et non située à proximité d’un orifice naturel ou de l’œil.
. .A l’abdomen. Les caractéristiques de la plaie déterminent l’action du sauveteur. protège du tétanos.2 La plaie simple. De son mécanisme : .Multiples et/ou étendues. Installer la victime en position d’attente : a) Plaie du thorax : Position demi assise (fig.5 Conduite à tenir 3. effectuée tous les 10 ans. 3. .Par objet tranchant : couteau.4. cutter… 3.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Seule la vaccination antitétanique.5.1) pour rendre la respiration de la victime plus facile. consulter un médecin.3 Principes de l’action de secours Devant une victime qui se plaint après un traumatisme. . . 8. dont la gravité dépend : De sa localisation : . son aspect et son mécanisme. .Au cou.1 La victime qui présente une plaie grave Identifier la gravité de la plaie : Déterminer sa localisation.1 La plaie grave. Demander un avis médical.
Signaler l’aggravation en rappelant les secours. elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent.
La victime se plaint après un traumatisme I-8-3 Janvier 2007
. morceau de verre…) est inclus dans la plaie. Ne jamais chercher à retirer un corps étranger oculaire. Demander un avis médical. Protéger la victime du froid ou de la chaleur et des intempéries. outils. avec la tête calée.
Figure 8. ainsi que cuisses et genoux fléchis (fig.Si elle ne répond plus.1 : Position demi assise
b) Plaie de l’abdomen : Position à plat dos. .2) pour relâcher les muscles de l’abdomen et diminuer la douleur. elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se passe. Parler régulièrement à la victime et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter. . Si un corps étranger (couteau.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Figure 8. d) Autre type de plaie : Allonger la victime à l’abri en position horizontale pour diminuer les complications et prévenir une défaillance.2 : Cuisse et genoux fléchis
c) Plaie de l’œil : Allonger à plat dos.Si elle parle. il ne faut jamais le retirer car son retrait ou sa mobilisation peut aggraver la lésion et le saignement. 8. Cette position évite une aggravation éventuelle de la lésion de l’œil. en recommandant au blessé de fermer les deux yeux et de ne pas bouger.
De conséquences plus tardives comme l’infection. Le lavage élimine les germes qui pourraient pénétrer dans la plaie. l’électricité. d’un pharmacien ou d’un infirmier. ou dues à des radiations.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
3.5. le frottement. 4. ou comme une défaillance respiratoire par brûlure du visage ou inhalation de fumée . 8.
. elle peut s’étendre en profondeur et en surface. il convient : De se protéger par le port de gants . Il doit se faire avec douceur pour ne pas faire saigner ou ne pas faire pénétrer des corps étrangers. acquis sur conseil d’un médecin. Dans ce cas.1 Définition Lésions de la peau et/ou des voies aériennes ou des voies digestives provoquées par la chaleur. Figure 8.2 Risques Suivant son étendue. Sans action immédiate. Demander à la victime si elle est vaccinée contre le tétanos et depuis quand. Protéger par un pansement adhésif (fig.3) si la plaie risque d’être à nouveau souillée (ce pansement n’adhèrera correctement que lorsque la peau aura séché). sa profondeur et sa localisation. au besoin avec une compresse stérile. la brûlure peut être à l’origine : De dangers immédiats comme une défaillance circulatoire si la brûlure est étendue. On peut aussi utiliser un antiseptique. D’une douleur sévère . De toujours se laver les mains et les désinfecter (eau de javel ou désinfectant incolore) le plus tôt possible. 4. 4. NB : Des maladies peuvent être transmises par le sang en cas de plaie même minime des mains du sauveteur.3 : Pansement adhésif si elle continue de faire mal et/ou si une fièvre apparaît dans les jours qui suivent. lui conseiller de consulter un médecin. rouge. Nettoyer la plaie à l’eau et au savon. Si la vaccination n’est pas récente. si elle gonfle. LA VICTIME PRESENTE UNE BRULURE 4. Même après avoir supprimé la cause de la brûlure. consulter sans tarder un médecin. les substances chimiques. ses effets se poursuivent. Si la plaie devient chaude.3 Signes Le sauveteur doit pouvoir distinguer deux types de brûlures dues à la chaleur.2 La victime présente une plaie simple Se laver les mains avec de l’eau et du savon.
. Refroidir le plus tôt possible la surface brûlée (fig. L’arrosage immédiat d’une brûlure diminue l’extension de la brûlure. l’arrosage peut être poursuivi plus longtemps jusqu'à disparition de la douleur.4 Conduite à tenir Supprimer la cause ou soustraire la victime à la cause.3 : Evaluation de la surface d’une cloque
4.Jusqu'à l’avis médical. La cause d’une brûlure est un danger immédiat aussi bien pour la victime que pour le sauveteur. la rouler ou la faire se rouler par terre et étouffer les flammes avec un vêtement ou une couverture. 4. S’il s’agit d’une brûlure simple.4).1 Les brûlures graves : Cloque unique ou multiple d’une surface supérieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime . Les brûlures de la bouche et du nez feront toujours craindre la survenue rapide d’une difficulté respiratoire . Destruction plus profonde (aspect noirâtre de la partie brûlée) associée souvent à des cloques et une rougeur plus ou moins étendue .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
4. .3. Cloque d’une surface inférieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime (fig. empêcher la victime de courir. voisinage des orifices naturels ou articulations. 8. Rougeur étendue de la peau chez l’enfant.
Figure 8. par exemple de l’eau froide du robinet. Localisations particulières : visage. Si ses vêtements sont enflammés. 8.5 : Arrosage à l’eau
Arrosage : points clés .L’arrosage est immédiat .5). en laissant couler l’eau sans pression sur la brûlure jusqu'à l’obtention d’un avis médical.2 Les brûlures simples : Rougeur de la peau chez l’adulte. limite ses conséquences et soulage la douleur.3. Refroidir les brûlures venant de se produire avec de l’eau. mains.L’arrosage porte sur la surface brûlée .
La victime se plaint après un traumatisme I-8-5 Janvier 2007
5.5. Surveiller comme une plaie simple et demander à la victime si elle est vaccinée contre le tétanos . sauf gêne respiratoire. Projection de liquide chimique dans l’œil : rincer l’œil abondamment à l’eau le plus tôt possible. Ne pas percer la cloque et la protéger par un pansement stérile . toujours prendre l’avis d’un médecin. Demander un avis médical et suivre les conseils donnés.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Retirer les vêtements de la victime Les vêtements de la victime doivent être retirés le plus tôt possible. sur la brûlure avant l’obtention d’un avis médical. de manière continue. 4. en prenant soin que l’eau de lavage ne coule pas sur l’autre œil.
Janvier 2007 I-8-6 La victime se plaint après un traumatisme
. Après l’arrosage. lui parler et l’interroger : . 4. Signaler l’aggravation en rappelant les secours. si possible sur un drap propre . elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent. en dehors de l’eau. . toutes les 2 minutes au moins. elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter . Il va de soi que le sauveteur doit savoir réaliser ces gestes sur lui-même. si elle a du mal à respirer.5. Demander un avis médical et suivre les conseils donnés. allonger la victime sur la région non brûlée ou dans la position où elle se sent le mieux. Demander un avis médical et suivre les conseils donnés. Surveiller la victime. b) La brûlure est simple : Protéger la brûlure .2 Brûlures électriques Il s’agit toujours d’une brûlure grave. Brûlures internes par ingestion : ne pas faire vomir. sans ôter ceux qui adhèrent à la peau. Chez l’enfant et le nourrisson. ne pas donner à boire sans avis médical.Si elle parle. surveiller la victime et garder l’emballage du produit chimique en cause et le produit restant. 4. Ceci peut être fait pendant l’arrosage ou sous la douche. le plus tôt possible pour éliminer le produit en cause et jusqu'à l’arrivée des secours.5 Cas particuliers 4.Si elle ne répond plus.1 Brûlures par produits chimiques Projection sur la peau et les vêtements : ôter en se protégeant ou faire ôter immédiatement les vêtements imbibés de produit et arroser abondamment à grande eau. Ne rien mettre. Evaluer la gravité de la brûlure et agir : a) La brûlure est grave : Alerter les secours .3 Brûlures internes par inhalation Placer la victime en position demi assise.
avec les deux mains placées de chaque côté de celle-ci. la tête. Il peut présenter. Elle présente souvent un gonflement et/ou une déformation visible.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
5. Conseiller fermement au blessé de ne faire aucun mouvement. avec risque de paralysie. 5. 8. .6 : Maintien de la tête derrière le blessé (fig. de la nuque et/ou de la tête. la nuque ou le dos. lui parler régulièrement et l’interroger : . De la difficulté ou de l’impossibilité de bouger.3 Signes La victime se plaint : D’une douleur vive . Une déformation du crâne .5 Conduite à tenir 5. Une plaie du cuir chevelu.
La victime se plaint après un traumatisme I-8-7 Janvier 2007
.Si elle ne répond plus. 5. d’une chute ou d’un faux mouvement. LA VICTIME SE PLAINT APRES UN TRAUMATISME DES OS OU DES ARTICULATIONS 5. Le sauveteur est à genoux Figure 8.2 Risques Des mouvements inappropriés peuvent entraîner une douleur vive. Surveiller la victime de manière continue. est étendu sur le sol et se plaint du dos. Faire alerter les secours d’urgence . Un saignement par l’oreille .6). Ces atteintes résultent d’un coup. en permanence.1 Le blessé a fait une chute. en particulier de la tête .4 Principe de l’action de secours Ne pas mobiliser la victime. les membres inférieurs. Signaler l’aggravation en rappelant les secours. elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent. Immobiliser la tête dans la position où elle se trouve. Le danger principal est la lésion de la moelle épinière (qui passe dans la colonne vertébrale). des complications et des séquelles plus ou moins importantes.5.Si elle parle. Elles peuvent toucher les membres supérieurs. 5. 5.1 Définition Les atteintes traumatiques des os ou des articulations sont fréquentes. Ne jamais mobiliser la victime . elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter .
le maintien est permanent.5. Protéger la victime contre le froid.5. Surveiller la victime en lui parlant régulièrement. Des vomissements .
. 5. une atteinte du cerveau est toujours possible et peut se révéler secondairement. La victime peut ne pas se souvenir de l’accident. la chaleur et les intempéries. Faire alerter les secours ou demander un avis médical .3 La victime se plaint d’un traumatisme de membre : Interdire toute mobilisation du membre atteint . 5. .la tête reste immobile . Demander un avis médical en appelant le SAMU-Centre 15. A la suite d’un coup sur la tête. Surveiller la victime en lui parlant régulièrement . Des maux de tête persistants .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Maintien de la tête : points clés . Suivre les conseils donnés par les secours .2 La victime a reçu un coup sur la tête et présente plusieurs minutes après : Une agitation ou une prostration . Dans ce cas il faut : Lui demander de s’allonger . Une diminution de la force musculaire ou un engourdissement.
La victime se plaint après un traumatisme…
Éviter une aggravation
…d’une plaie
…d’une brûlure
…d’une douleur des os ou des articulations
Arroser à l’eau froide
La plaie est-elle grave ?
La brûlure estelle grave ?
Douleur du dos.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
6. de la nuque et/ou de la tête ?
Nettoyer Protéger
Continuer à arroser
Respecter la position
Vérifier vaccination
Vérifier vaccination Faire alerter ou alerter
Parler régulièrement Expliquer
8 .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
30 compressions thoraciques puis 2 insufflations Réaliser 5 cycles de 30/2 de RCP avant d’installer le DAE Sur le thorax nu. 5 cycles de 30/2 immédiatement après un choc Après avoir constaté l’absence de respiration. Basculer la tête en arrière et élever le menton.Zone d’appui : . Apprécier la respiration. Talon d’une main. Position sur le côté. Si la victime respire. Environ 100 fois par minute. Poser une question. 5 cycles de 30/2 immédiatement après un choc Après 5 cycles de 30/2 de RCP. Victime sur un plan dur. Appeler « à l’aide ». maintien de la colonne cervicale.
Après 5 cycles de 30/2 de RCP. Victime sur un plan dur. Lui prendre la main. 5 compressions abdominales. Immédiatement en dessous d’une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons de l’enfant. 5 compressions thoraciques. Environ 100 fois par minute. Apprécier l’inconscience. réaliser 2 insufflations. 2 insufflations efficaces (1 seconde par insufflation). électrodes à l’emplacement indiqué sur le schéma.
2 insufflations efficaces (1 seconde par insufflation). l’installer en position latérale de sécurité. Relâcher le thorax complètement. écouter et sentir l’air expiré. contrôle de la respiration possible.Fréquence des compressions : Après le première série de compressions thoraciques. l’alerte est donnée :
Adulte et enfant de plus de 8 ans
5 claques dans le dos. maintien de la colonne cervicale. Environ 100 fois par minute.Délivrance du choc : Si le sauveteur est seul. l’autre main est placée sur la première. 1/3 de l’épaisseur du thorax de l’enfant.Techniques : . bouche ouverte tournée vers le sol. Basculer la tête en arrière et élever le menton. contrôle de la respiration possible. Bouche-à-bouche ou bouche-à-nez. Au centre du thorax.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Obstruction grave et brutale des voies aériennes par un corps étranger.
. Lui demander de serrer la main. L’appeler. Poser une question.Efficacité : Poursuivre en alternant compressions thoraciques et insufflations. écouter et sentir l’air expiré. Commencer par 5 insufflations initiales. Pulpe de 2 doigts. 4 à 5 cm. 5 compressions abdominales.
5 claques dans le dos. stable. Relâcher le thorax complètement 1/3 de l’épaisseur du thorax du nourrisson.
5 claques dans le dos. Si la victime ne respire pas.Durée : . contrôle de la respiration possible. Début de soulèvement de la poitrine. Regarder les mouvements de la poitrine et de l’abdomen.Amplitude de compression : . Lui demander de serrer la main. Relâcher le thorax complètement. bouche ouverte tournée vers le sol. Immédiatement en dessous d’une ligne droite imaginaire réunissant les mamelons du nourrisson. Bouche-à-bouche ou bouche-à-nez. Début de soulèvement de la poitrine. Victime sur un plan dur. Assurer la liberté des voies aériennes. écouter et sentir l’air expiré. stable. Regarder les mouvements de la poitrine et l’abdomen. Position sur le côté. maintien de la colonne cervicale. Position sur le côté. 30 compressions thoraciques puis 2 insufflations Pas d’utilisation du DAE chez le nourrisson. . Regarder les mouvements de la poitrine et de l’abdomen. faire alerter les secours et réaliser une série de compressions thoraciques : . Début de soulèvement de la poitrine. une sous la clavicule droite. Basculer la tête en arrière et élever le menton. Talon d’une ou de deux main(s). Bouche-à-bouche et nez.Méthode de compression : . bouche ouverte tournée vers le sol.Position des électrodes : . l’autre sous l’aisselle gauche. Suivre les recommandations de l’appareil. Suivre les recommandations de l’appareil. 30 compressions thoraciques puis 2 insufflations Sur le thorax nu. Commencer par 5 insufflations initiales. Utiliser un DAE : . stable. 2 insufflations efficaces (1 seconde par insufflation).
SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS DU PSC 1
A-t-elle été victime d’un traumatisme ?
Respire-t-elle ? (après LVA)
Brigade de sapeurs-pompiers de Paris . Union nationale des associations des sauveteurs et des secouristes de la poste et de France Télécom. Fédération nationale de protection civile . Gaz de France . Ministère de la défense : Centre d’instruction santé de l’armée de terre . Ministère de l’intérieur : Direction générale de la police nationale. Association nationale des centres d’enseignement de soins d’urgence . Association nationale des premiers secours . Ministère de l’éducation nationale .00 . Société nationale de sauvetage en mer . Electricité de France . Centre français de secourisme . dont les noms suivent : Association défense et secourisme . Ministère de la santé et des sports . Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France . Association nationale des instructeurs et moniteurs de secourisme .1
. Direction de la sécurité civile . Croix-rouge française . Fédération française de sauvetage et de secourisme . Œuvres hospitalières françaises de l’Ordre de Malte . Institut national de recherche et de sécurité . Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés – Direction des risques professionnels .
Remerciements – Page de garde
I . Fédération des secouristes français croix blanche . Bataillon des marins-pompiers de Marseille . siégeant à l’Observatoire National du Secourisme.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Un grand remerciement aux experts et spécialistes qui ont collaboré à la rédaction de ce référentiel national de compétences de sécurité civile et qui appartiennent aux organismes publics habilités et aux associations nationales agréées pour les formations aux premiers secours.
.00 .PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
interieur. 978-2-11-098849-2
Le référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à la « Prévention et secours civiques de niveau 1 » a été élaboré par : La direction de la sécurité civile.B.gouv. des associations et des réserves communales. avec le concours de l’observatoire national du secourisme.N. Bureau du volontariat.Pierre LAVILLAUREIX (2 ed) Chef de projet : Daniel MEYRAN Illustration de couverture : René DOSNE
2e édition Dépôt légal – juillet 2009 I.3
Il peut être consulté sur le site du ministère de l’intérieur : www.PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Coordinateurs : Eric DUFÈS .00 . Sous-direction des sapeurs-pompiers et des acteurs du secours.fr
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