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Timestamp: 2016-10-28 04:47:59+00:00
Document Index: 158606464

Matched Legal Cases: ['art. 24', 'art. 71', 'ATF ', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 124', 'art. 122', 'art. 124', 'art. 124', 'art. 35', 'art. 124', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 124', 'art. 31', 'art. 30', 'art. 122', 'art. 28', 'art. 124', 'art. 30', 'art. 30', 'art. 124', 'art. 4', 'art. 122', 'art. 122', 'art. 124', 'ATF ', 'art. 30', 'art. 28', 'ATF ', 'art. 5', 'art. 1', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 4', 'art. 124', 'ATF ', 'art. 404', 'art. 124', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 134', 'art. 99', 'art. 152', 'art. 207', 'art. 204', 'art. 66', 'art. 67']

repr�sent�e par Me Jean-Yves Schmidhauser,
repr�sent� par Me Howard Jan Kooger, avocat,
divorce (liquidation du r�gime matrimonial et contribution d'entretien en faveur des enfants),
M. B.X.________, n� en 1960, de nationalit� britannique, et Mme B.X.________, n�e en 1963, de nationalit� am�ricaine, se sont mari�s le 5 ao�t 1995 dans le district de Columbia (USA), sans conclure de contrat de mariage.
Le couple a deux enfants: C.________, n�e en 1996, et D.________, n� en 2000. Mme A.X._________ a �galement une fille majeure, n�e d'une pr�c�dente union.
Au moment du mariage, les parties vivaient � Nairobi. D'entente avec son mari, Mme A.X.________ a accept� un transfert aupr�s de l'ONU � Gen�ve. Elle s'y est install�e d�s juillet 2002 avec les enfants et y a �t� rejointe en octobre 2003 par son �poux. Pr�c�demment associ� au sein de G.________, celui-ci travaille actuellement pour H.________, ONG qui faisait administrativement partie de l'OMS jusqu'� la fin 2008.
Les parties se sont s�par�es en juin 2004.
Par acte d�pos� le 12 f�vrier 2008 au greffe du Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve, Mme A.X.________ a form� une demande unilat�rale en divorce - au prononc� duquel M. B.X.________ a adh�r� - assortie d'une requ�te en mesures provisoires.
B.a Statuant le 4 septembre 2008 sur mesures provisoires, le Tribunal de premi�re instance a attribu� la garde des enfants � leur m�re, fix� le droit de visite de leur p�re et condamn� ce dernier � verser une contribution � l'entretien de la famille de 3'000 fr. du 1er mars au 31 d�cembre 2007, de 3'500 fr. du 1er janvier au 31 juillet 2008 et de 4'000 fr. d�s le 1er ao�t 2008 sous imputation de tous montants d�j� vers�s.
Par arr�t du 20 mars 2009, la Cour de justice a modifi� le droit de visite et fix� la contribution � l'entretien de la famille � 3'000 fr. du 1er mars 2007 au 31 d�cembre 2007 et � 3'500 fr. d�s le 1er janvier 2008, sous imputation des montants d�j� vers�s.
Parall�lement � la proc�dure d'appel sur mesures provisoires, Mme A.X.________ avait d�pos� une demande en r�vision du jugement sur mesures provisoires et une requ�te en modification des mesures provisoires.
B.b Statuant sur le fond le 17 novembre 2011, le Tribunal de premi�re instance a notamment prononc� le divorce des �poux, fix� la contribution d'entretien due par M. B.X.________ en faveur des enfants � 1'800 fr. par mois jusqu'� leurs 13 ans, puis � 2'000 fr. de leurs 13 ans � leur majorit�, voire au-del�, mais jusqu'� leurs 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res (ch. 4 � 7); donn� acte aux parties de leur renonciation � toute contribution post-divorce (ch. 8) et condamn� M. B.X.________ � verser � son ex-�pouse la somme de 198'734 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance professionnelle (ch. 9).
Par arr�t du 25 mai 2012 rendu sur appel de M. B.X.________, la Cour de justice a confirm� le montant des contribution d'entretien dues aux enfants, annul� le ch. 9 de l'arr�t entrepris et condamn� le susnomm� � verser � Mme A.X.________ la somme de 63'548 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance professionnelle.
Contre cette derni�re d�cision, les ex-�poux exercent chacun un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral.
Mme A.X.________ (5A_495/2012) demande principalement l'annulation de l'arr�t attaqu� et le renvoi de la cause � la Cour de justice pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants; subsidiairement, elle sollicite l'annulation de l'arr�t cantonal en tant qu'il annule le ch. 9 du jugement de premi�re instance et sa r�forme en ce sens que son ex-�poux est condamn� � lui verser la somme de 191'988 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance professionnelle. Appel�s � se d�terminer sur le recours, M. B.X.________ conclut � �tre condamn� � verser � son ex-�pouse la somme de 56'168 fr. 50 � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance professionnelle, tandis que la Cour de justice pr�cise certains points de sa motivation.
Dans son propre recours en mati�re civile, M. B.X.________ (5A_499/2012) r�clame quant � lui l'annulation des chiffres 4 et 9 du dispositif du jugement de premi�re instance entrepris (sic) et conclut � sa condamnation au versement d'une contribution d'entretien en faveur de ses enfants d'un montant mensuel de 1'750 fr., allocations familiales non comprises, ce jusqu'� leur majorit�, voire au-del�, mais jusqu'� leurs 25 ans r�volus en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, ainsi qu'au versement, en faveur de son ex-�pouse, d'une somme de 37'118 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance. Invit�es � se d�terminer, Mme A.X.________ conclut � l'irrecevabilit�, subsidiairement au rejet du recours d�pos� par son ex-mari, la cour se r�f�rant quant � elle aux consid�rants de son arr�t.
1.1 Les deux recours sont dirig�s contre le m�me arr�t et concernent le m�me complexe de faits. Il se justifie d�s lors de les joindre, pour des motifs d'�conomie de proc�dure, et de statuer � leur sujet dans un seul arr�t (art. 24 PCF applicable par analogie vu le renvoi de l'art. 71 LTF; cf. ATF 131 V 59 consid. 1; 124 III 382 consid. 1a; 123 II 16 consid. 1).
1.2 L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par une autorit� cantonale sup�rieure de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une contestation p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF). Les recourants, qui ont qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), ont agi dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) pr�vu par la loi, de sorte que leurs recours sont en principe tous deux recevables.
2.1 Le Tribunal f�d�ral ne peut s'�carter des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente que si ceux-ci l'ont �t� de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF) et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui soutient que les faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire que les constatations de fait sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2), doit satisfaire au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF; R�geprinzip, principio dell'allegazione), en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (ATF 133 IV 286 consid. 1.4; 133 II 249 consid. 1.4.2). Le recourant ne peut ainsi pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable. Une critique qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3; cf. aussi ATF 136 II 489 consid. 2.8; 130 I 258 consid. 1.3).
De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re de constatation des faits et d'appr�ciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconna�t dans ce domaine aux autorit�s cantonales (parmi plusieurs: ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 104 Ia 381 consid. 9 et les arr�ts cit�s). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 136 III 552 consid. 4.2; 134 V 53 consid. 4.3).
2.2 Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohib�s, � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF; ATF 135 I 221 consid. 5.2.4; 133 IV 342 consid. 2.1). Il n'est ainsi pas possible de se pr�valoir devant le Tribunal f�d�ral de pi�ces qui n'ont pas �t� produites en proc�dure cantonale, alors qu'elles auraient pu l'�tre en temps utile. Les pi�ces post�rieures � l'arr�t entrepris sont en outre d'embl�e irrecevables (ATF 133 IV 342 consid. 2.1; arr�t 5A_640/2011 du 4 janvier 2012 consid. 1.4).
La recourante s'en prend exclusivement au montant de l'indemnit� �quitable de 140'000 fr. qu'elle doit verser � son ex-�poux au titre de l'art. 124 CC, d�veloppant diff�rents griefs sur ce point particulier et n'admettant � ce titre qu'un versement de 11'560 fr.
3.1 Il convient avant tout de souligner que la recourante ne remet pas en cause l'exclusion de l'art. 122 CC en raison de son statut de fonctionnaire internationale affili�e � la caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies (ci-apr�s CCPPNU), caisse qui n'est pas soumise � la loi f�d�rale sur le libre passage dans la pr�voyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidit� (LFLP); la recourante ne conteste pas non plus que l'art. 124 CC trouve en revanche application. On peut renvoyer sur ce point aux motifs pertinents de la cour cantonale (cf. �galement arr�ts 5A_83/2008 du 28 avril 2008 publi� consid. 3.3 in: FamPra.ch 2008 no 89; 5A_691/2009 du 5 mars 2010 consid. 2.1).
3.2.1 La recourante reproche d'abord � la juridiction cantonale de ne pas avoir expos� pourquoi, en fixant l'indemnit� �quitable pr�vue par l'art. 124 CC, elle n'avait pas tenu compte du fait que, selon l'art. 35bis des statuts de sa caisse de pension, son ex-mari pourrait r�clamer une pension d'ex-conjoint dans l'hypoth�se o� elle devrait pr�-d�c�der. L'incidence de cette disposition sur le montant de l'indemnit� �quitable n'avait ainsi pas �t� examin�e par la cour cantonale alors que la recourante avait pourtant d�velopp� ce moyen dans sa r�ponse sur appel, estimant alors que l'intim� pourrait pr�tendre � une pension annuelle de 23'723 USD, capitalis�e � 244'821 USD. L'int�ress�e en d�duit ainsi une violation de son droit d'�tre entendue.
L'intim� se limite � invoquer que l'indemnit� �quitable due � titre de partage de la pr�voyance de sortie des �poux selon l'art. 124 CC doit se baser sur l'�ge des parties, leurs qualifications professionnelles et la dur�e du mariage.
Dans ses d�terminations sur le recours, la cour cantonale a relev� qu'elle n'avait pas entendu tenir compte des droits r�siduels que l'intim� continuerait � avoir � l'encontre la CCPPNU durant les quinze ann�es suivant le divorce d�s lors qu'il s'agissait d'expectatives hypoth�tiques.
3.2.2 Dans l'arr�t entrepris, la Cour de justice ne s'est pas sp�cialement prononc�e sur l'influence du droit r�siduel de l'ex-conjoint divorc� sur la moiti� de la prestation de retraite en cas de d�c�s de l'assur� dans le calcul de l'indemnit�. Si le Tribunal f�d�ral ne revoit en principe qu'avec r�serve la d�cision prise en �quit� (ATF 129 III 380 consid. 2; 128 III 428 consid. 4 et les arr�ts cit�s), il n'en va pas de m�me lorsque cette d�cision n'est pas motiv�e. Dans ce cas, il exerce en effet librement son pouvoir d'appr�ciation. Un renvoi � la cour cantonale pour rem�dier au d�faut de motivation est ainsi superflu (ATF 131 III 26 consid. 12.2.2; arr�t 5A_615/2009 du 20 janvier 2010 consid. 2.2).
En l'occurrence, comme la recourante le reconna�t elle-m�me et ainsi que le rel�ve � juste titre la juridiction cantonale, les pr�tentions de l'ex-conjoint ne constituent qu'une expectative, et non une certitude. Dans ces circonstances, on ne saurait se fonder sur le pr�-d�c�s �ventuel de la recourante pour diminuer l'avoir de pr�voyance professionnelle auquel l'intim� peut pr�tendre.
3.3 La recourante s'en prend �galement � la m�thode suivie par la cour cantonale pour calculer l'indemnit� pr�vue par l'art. 124 CC, invoquant ainsi une violation de cette derni�re disposition de m�me que celle de l'interdiction de l'arbitraire.
3.3.1 Les juges cantonaux ont avant tout remarqu� que, selon la derni�re attestation produite par la recourante, celle-ci avait droit soit � un montant de 357'714 USD au titre de �withdrawal settlement� (art. 31 des statuts; versement de d�part au titre de la liquidation des droits [ci-apr�s: versement de d�part]) si ses rapports de service prenaient fin avant qu'elle atteigne l'�ge normal de la retraite - dans son cas � 62 ans -, soit � une rente vieillesse diff�r�e de 47'446 USD par ann�e (art. 30 des statuts) si elle poursuivait son activit� jusqu'� sa retraite. Selon la pratique constante de la cour cantonale, lorsque le fonctionnaire international d�sire continuer ses rapports de service jusqu'� sa retraite ordinaire, c'est le montant capitalis� de cette derni�re rente qui est d�terminant pour fixer le montant des avoirs de pr�voyance. Proc�dant � dite capitalisation en se r�f�rant aux tables Stauffer/Schaetzle (table 4y), le tribunal cantonal a obtenu un montant de 489'642 USD, � savoir 499'435 fr. � un taux de change liss� sur trois ans de 1,02.
Dans un second temps, la juridiction cantonale a observ� que l'int�gralit� de ce montant ne pouvait n�anmoins �tre retenue au titre des expectatives de pr�voyance professionnelle. Les art. 122 � 124 CC ne concernaient en effet que la pr�voyance professionnelle, c'est-�-dire le deuxi�me pilier, et non les premier et troisi�me piliers; or, la CCPPNU servait des prestations couvrant la pr�voyance vis�e par les deux piliers des assurances sociales suisses (i.c. AVS et LPP). Pour fixer la part du capital assimilable au deuxi�me pilier, il convenait ainsi d'�tablir, en se r�f�rant � l'art. 28 des statuts, le rapport entre le montant de la pension annuelle de retraite que la recourante obtiendrait si les rapports de travail se poursuivaient jusqu'� l'�ge de la retraite et une rente annuelle AVS, calcul�e d'apr�s un revenu et des ann�es de cotisations identiques. Se fondant sur la disposition pr�cit�e, la cour cantonale a estim� � 93'927,37 USD la pension de retraite que la recourante toucherait annuellement si elle maintenait ses rapports de service jusqu'� sa retraite (56,25% de sa r�mun�ration annuelle finale, soit 166'982 USD), � savoir un montant de 95'805 fr. 90 au taux liss� de 1,02; si elle �tait assur�e � l'AVS avec un nombre d'ann�es de cotisations identique (= 30 ans), elle percevrait une rente correspondant � 68,18% de la rente maximale, � savoir 18'654 fr. par an, soit environ 19,47% de sa pension de retraite annuelle. Dans ces circonstances, l'avoir de pr�voyance accumul� par la recourante pouvait �tre estim� � 80,53% du montant capitalis� de sa pension de retraite diff�r�e, soit 402'195 fr. en chiffres ronds (80,53% x 499'435 fr. 60).
3.3.2 La recourante conteste essentiellement le montant sur lequel la juridiction cantonale s'est fond�e pour d�terminer l'avoir de pr�voyance � partager.
Elle reproche d'abord � la cour cantonale de s'�tre r�f�r�e � un montant correspondant � la valeur de la rente capitalis�e de 489'642 USD jusqu'� l'�ge de la retraite, plut�t que de baser son calcul sur les donn�es existant au moment du divorce et donc sur le montant du versement de d�part de 357'714 USD. Ce faisant, la juridiction tenait compte tant des avoirs accumul�s pendant la dur�e du mariage que de ses cotisations hypoth�tiques futures, en partant de surcro�t du principe qu'elle poursuivrait sa carri�re professionnelle au sein des Nations-Unies jusqu'� l'�ge de sa retraite. Le calcul effectu� revenait ainsi � imputer treize ann�es de cotisations suppl�mentaires � la dur�e de son mariage, cela en violation flagrante avec le texte de l'art. 124 CC, disposition pr�voyant que seules les prestations acquises pendant le mariage �taient en effet d�terminantes pour le calcul de l'indemnit� �quitable.
Soulignant ensuite que, contrairement � ce que laissaient entendre les juges cantonaux, le versement de la rente diff�r�e �tait effectu� dans tous les cas, y compris celui o� elle cessait son activit� au sein de l'ONU ant�rieurement � sa retraite (art. 30 des statuts de la CCPPNU), la recourante observe encore que le versement de d�part, qui atteindrait 357'714 USD si elle quittait son emploi au jour du divorce, correspondrait mieux � la notion de capital de libre passage pr�vue par la LPP. Elle en conclut que ce serait ce dernier montant qui devrait servir de base � la d�termination de son capital pr�voyance. D�s lors que, durant son mariage avec l'intim�, elle avait cotis� aupr�s de la CCPPNU pendant 16 ans et demi, la recourante remarque que, si elle �tait assur�e � l'AVS avec un nombre d'ann�es de cotisations identique, elle aurait per�u une rente correspondant � 36,36% de la rente maximale, � savoir 9'948 fr. 10 par an, soit environ 23% de sa rente de vieillesse diff�r�e (art. 30 des statuts) de 47'446 USD. Dans ces circonstances, elle estime l'avoir de pr�voyance accumul� � 77% du montant qu'elle percevrait � titre de versement de d�part.
Pour l'essentiel, l'argumentation de l'intim� reprend sur ce point la motivation cantonale.
3.3.3 Lorsque, comme en l'esp�ce, un partage par moiti� de la prestation de sortie n'est pas possible, il est d� une indemnit� �quitable, conform�ment � l'art. 124 CC. Dans la d�termination du montant de cette indemnit�, le juge doit appliquer les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC), c'est-�-dire prendre en consid�ration toutes les circonstances importantes du cas concret. Pour calculer, dans un premier temps, le montant de la prestation de sortie virtuel � partager par moiti� entre les �poux, il faut, comme � l'art. 122 CC, se placer au moment du prononc� de divorce et consid�rer l'ensemble de la dur�e du mariage, sans prendre en compte la p�riode de suspension de la vie commune; puis, dans un second temps, et dans la mesure o� cela est possible en l'esp�ce, calculer l'indemnit� �quitable � partir de l'option de base du l�gislateur � l'art. 122 CC, � savoir que les avoirs de pr�voyance doivent �tre partag�s par moiti� entre les �poux. Il faut cependant �viter tout sch�matisme consistant � partager par moiti� l'avoir de pr�voyance: la disposition de l'art. 124 CC, parce qu'elle contient l'expression d'��quitable�, invite objectivement � la souplesse. Il faut donc tenir compte notamment de la situation patrimoniale des parties apr�s le divorce. Par cons�quent, lors du calcul de l'indemnit� �quitable, il faut sp�cialement prendre en consid�ration des crit�res comme les besoins personnels et la capacit� contributive du d�biteur, ou comme les besoins de pr�voyance du b�n�ficiaire (ATF 133 III 401 consid. 3.2 et les r�f�rences).
3.3.4 La Cour de justice, suivant sa pratique constante, s'est r�f�r�e, en la capitalisant, � la rente diff�r�e � laquelle la recourante pourrait pr�tendre une fois atteint l'�ge de sa retraite. Conform�ment � l'art. 30 let. a des statuts de la CCPPNU, dite rente est payable � tout participant qui, au moment de sa cessation de service, n'est pas encore parvenu � l'�ge normal de la retraite et qui compte au moins cinq ans d'affiliation. Le montant de la rente correspond au montant annuel normal d'une pension de retraite (cf. art. 28 CCPPNU); elle est diff�r�e en ce sens qu'elle ne commence � n'�tre servie que lorsque l'int�ress� atteint l'�ge normal de la retraite (let. b). En se fondant sur le montant de 47'446 USD, arr�t� au 2 juillet 2011, puis en le capitalisant en r�f�rence � l'�ge de la recourante et au laps de temps la s�parant de la retraite (table 4y Stauffer Schaetzle �rente viag�re diff�r�e�), la Cour de justice n'a pas pris en consid�ration des ann�es de cotisations post�rieures au prononc� du divorce, comme le pr�tend la recourante. En proc�dant ainsi, elle a n�anmoins pris en compte des int�r�ts du capital de pr�voyance post�rieurs au divorce: la capitalisation du montant de la rente, certes arr�t� au moment du divorce, a en effet pour cons�quence que le capital de pr�voyance accumul� par l'int�ress�e � cette derni�re date et sur lequel se calcule le montant de cette rente, continue � porter int�r�ts jusqu'au versement de celle-ci, � l'�ge de la retraite. Or, cette pratique est non seulement choquante de ce seul fait, mais elle l'est d'autant plus que la capitalisation se fonde n�cessairement sur un �l�ment hypoth�tique, � savoir l'esp�rance de vie de la recourante; elle place par ailleurs les ex-�poux dans une situation in�galitaire, ce r�gime ne pouvant manifestement pas �tre appliqu� � l'intim�. A cela s'ajoute que les ex-�poux (51 et 49 ans) ne sont en l'esp�ce pas proches de l'�ge de la retraite, si bien que les int�r�ts aff�rents au capital de pr�voyance de la recourante se cumulent sur un nombre d'ann�es relativement important (plus de dix ans ici). Il s'ensuit qu'ainsi que le r�clame l'int�ress�e, c'est bien sur le montant du versement de d�part que doit �tre calcul� son avoir de pr�voyance vis� par le deuxi�me pilier des assurances sociales suisses.
Comme l'a ensuite � juste titre r�alis� la cour cantonale - sans que la recourante ne le conteste -, les prestations fournies par la caisse ne se limitent pas, en l'esp�ce, � la couverture du seul deuxi�me pilier d'assurance. Il convient en cons�quence de d�duire de l'avoir imput� � la recourante � titre de versement de d�part celui du premier pilier des assurances sociales suisses. Le raisonnement par lequel les juges cantonaux d�terminent la proportion entre les deux piliers peut �tre repris � cet �gard, la recourante se limitant � refaire un calcul sur de toutes autres bases, sans exposer en quoi les op�rations effectu�es par la juridiction pour d�terminer ce rapport seraient erron�es. S'agissant plus particuli�rement de la pr�tendue fausse �valuation du montant de la r�mun�ration moyenne finale - 166'982 USD (cf. supra consid. 3.3.1) - sur lequel la cour a fond� son raisonnement, la recourante ne fait toutefois qu'opposer sa propre appr�ciation des faits � celle de la cour cantonale; cette critique d'ordre factuel est au demeurant invoqu�e pour la premi�re fois devant le Tribunal de c�ans et est donc irrecevable (ATF 133 III 638 consid. 2).
En d�finitive, la part du capital accumul� par la recourante qui repr�senterait sa pr�voyance du deuxi�me pilier peut en cons�quence �tre estim�e � 80,53% du capital total, pourcentage arr�t� par le tribunal cantonal.
3.4 La recourante s'en prend �galement au taux de change USD - CHF retenu par la cour cantonale.
3.4.1 La d�cision entreprise retient un taux de change de 1,02, taux qui correspondrait � un taux d'int�r�ts liss� sur les 36 mois pr�c�dant le divorce.
La recourante remarque qu'en proc�dant ainsi, la cour cantonale appliquerait un taux de change totalement in�quitable: d'une part, elle-m�me ne pourrait b�n�ficier de ce taux de change lors du versement du montant �quitable d� � l'intim� d�s lors que la CCPPNU ne lui transf�rerait aucun montant dans un tel cas; d'autre part, les avoirs de pr�voyance de l'intim� �taient quant � eux convertis � un taux de change de 0,9176, taux en vigueur au jour du prononc� du divorce.
Dans ses observations, la Cour de justice indique que le taux liss� permet d'�viter que des changements de taux de change brusques et/ou temporaires ne viennent influencer le montant de la retraite. L'intim� tient en substance le m�me raisonnement.
3.4.2 Pour retenir le taux contest�, la juridiction cantonale s'est fond�e, sans le mentionner express�ment, sur l'art. 5 de l'annexe III des statuts de la CCPPNU, �syst�me d'ajustement des pensions de la CCPPNU�. Le �syst�me d'ajustement des pensions� vise � garantir que la valeur d'une prestation p�riodique payable par la CCPPNU ne soit jamais inf�rieure � sa valeur �r�elle�, calcul�e en USD et conserve le m�me pouvoir d'achat que la pension initiale exprim�e dans la monnaie du pays de r�sidence du prestataire (art. 1 de l'annexe). Ce syst�me d'ajustement s'applique notamment aux pensions de retraite diff�r�e, mais non au versement de d�part (art. 4 de l'annexe). Pour d�terminer le montant de base dans la monnaie du pays de r�sidence, le syst�me pr�voit notamment l'application d'un taux liss� sur les 36 mois ayant pr�c�d� la cessation de service (art. 5 let. b, iii).
L'objectif poursuivi par le syst�me d'ajustement implique que celui-ci ne concerne pas les versements en capitaux, ce que confirme l'art. 4 de l'annexe. Or, l'indemnit� �quitable fond�e sur l'art. 124 CC constitue non seulement un versement en capital, mais elle est en outre arr�t�e en l'esp�ce en r�f�rence au montant du versement de d�part, auquel le syst�me d'ajustement ne s'applique pas. D�s lors que l'indemnit� est exigible � la date de l'entr�e en force du jugement pronon�ant le divorce des parties, � savoir le 7 mars 2012 - jour du d�p�t du m�moire de r�ponse sans appel sur le principe du divorce (ATF 132 III 401 consid. 2.2; 130 III 297 consid. 3.3.2), la conversion doit en cons�quence s'op�rer au taux de 0,92 (taux arrondi; cf. www.oanda.com), taux de change USD - CHF en cours � cette derni�re date. Cette conclusion appara�t au demeurant plus conforme � l'�quit�, vu le taux de change retenu pour convertir les avoirs de pr�voyance de l'intim�.
L'avoir de pr�voyance sur lequel l'indemnit� �quitable doit �tre d�termin�e se chiffre ainsi � 265'021 fr. (80,53% x 357'714 USD x 0,92).
3.5 La recourante se plaint enfin de ce que la cour cantonale n'aurait pas d�duit de ses avoirs de pr�voyance � partager le montant qu'elle avait accumul� � ce titre avant son mariage. Elle soutient �galement que les avoirs accumul�s par son mari auraient �t� arr�t�s au 31 d�cembre 2010, soit bien ant�rieurement au prononc� du divorce.
3.5.1 En l'esp�ce, la proc�dure de divorce a �t� introduite en 2008, de sorte qu'en premi�re instance et conform�ment � l'art. 404 al. 1 CPC, la proc�dure cantonale genevoise �tait applicable (LPC; RSGE E 3 05).
Le droit f�d�ral impose les maximes d'office et inquisitoire en ce qui concerne la survenance du cas de pr�voyance et le montant de la prestation de sortie d�cisif pour la fixation de l'indemnit� de l'art. 124 al. 1 CC: le juge de premi�re instance doit ainsi se procurer d'office les documents n�cessaires � l'�tablissement du moment de la survenance du cas de pr�voyance et du montant de l'avoir de pr�voyance; il n'est pas li� par les conclusions concordantes des parties � ce sujet. Pour le surplus et en proc�dure de recours, la maxime des d�bats s'applique (ATF 129 III 481 consid. 3.3; arr�ts 5A_782/2010 du 2 f�vrier 2012 consid. 3.1; 5A_614/2007 du 2 mai 2008 consid. 3.1).
3.5.2 Selon les constatations de fait des juges cantonaux, qui reprennent sur ce point le premier jugement, la recourante �tait assur�e aupr�s de la CCPPNU depuis juin 1995; la derni�re attestation, dat�e du 16 f�vrier 2011, faisait en outre �tat d'un montant de 357'714 USD � titre de versement de d�part, d'une rente de pension diff�r�e de 47'446 USD � 62 ans et d'une r�mun�ration annuelle finale de 166'982 USD. La recourante n'a pas contest� ces circonstances de fait dans sa r�ponse � l'appel, et n'a pas non plus, � cette occasion, chiffr� le montant des avoirs de pr�voyance qu'elle aurait accumul�s jusqu'� son mariage le 5 ao�t 1995. Reposant sur des faits que la maxime des d�bats imposait � la recourante d'�tablir en instance cantonale, ces critiques sont ainsi irrecevables. La m�me conclusion s'impose concernant le montant des avoirs de l'intim�, grief qui n'a pas non plus �t� soulev� dans la r�ponse � l'appel.
3.6 Vu ce qui pr�c�de (consid. 3.3 et 3.4 supra), le montant de l'avoir qui repr�sente la pr�voyance du deuxi�me pilier de la recourante se chiffre � 265'021 fr. Celui de l'intim� atteint 107'436 fr., de sorte qu'apr�s compensation des cr�ances, le montant que l'int�ress�e doit � son ex-�poux peut �tre arr�t� � 78'792 fr. (montant arrondi).
4.1 Apr�s avoir arr�t� le disponible des �poux � 9'300 fr. (mari), respectivement 7'600 fr. (�pouse), les juges cantonaux ont estim� les charges relatives aux enfants � 3'100 fr. par mois. Tenant compte du fait que l'�pouse assumait l'essentiel de la prise en charge quotidienne des int�ress�s, la juridiction a consid�r� que le premier juge n'avait pas exc�d� son large pouvoir d'appr�ciation en arr�tant la pension des enfants � 1'800 fr. jusqu'� leurs 13 ans, puis � 2'000 fr. de 13 ans � leur majorit�, voire au-del�, mais jusqu'� 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res.
4.2 Le recourant conclut au versement d'une pension mensuelle de 1'750 fr. Sans contester les charges des enfants, il soutient que les siennes ont augment� (consid. 4.2.1) et pr�tend que les juges cantonaux auraient �tabli de fa�on manifestement inexacte les capacit�s contributives des parties (consid. 4.2.2 et 4.2.3).
4.2.1 Le recourant fait d'abord valoir qu'� compter du 1er avril 2012, il a �t� contraint de d�m�nager, supportant de ce fait une augmentation de ses charges mensuelles de 976 fr. 24. L'int�ress� soutient pouvoir faire valoir ce fait nouveau d�s lors qu'il �tait dans l'impossibilit� de le faire auparavant, ayant �t� contraint de d�m�nager apr�s que l'arr�t entrepris a �t� rendu. Il m�conna�t toutefois la port�e de l'art. 99 al. 1 LTF, selon lequel aucun fait nouveau, � savoir notamment un fait survenu apr�s la d�cision attaqu�e (ATF 133 IV 342 consid. 2.1 et les r�f�rences; BERNARD CORBOZ in: Commentaire LTF, n. 13 ad art. 99 LTF et les r�f�rences; cf. �galement consid. 2.2 supra), ne peut �tre pr�sent� devant le Tribunal de c�ans. Les faits nouveaux, s'ils sont importants et durables, justifient une modification du jugement de divorce selon l'art. 134 CC.
4.2.2 Le recourant reproche ensuite � la juridiction cantonale d'avoir inclus dans son salaire l'indemnit� de 1'375 fr., vers�e par son employeur et destin�e � compenser le paiement des imp�ts en France, pays o� il est domicili�. Son salaire aurait ainsi arbitrairement �t� arr�t� � 12'917 fr. 30 au lieu de 11'542 fr. 30.
La cour cantonale a refus� de proc�der � la d�duction sollicit�e d�s lors qu'il n'�tait pas �tabli que l'allocation per�ue couvrirait une charge fiscale effective en France.
Le recourant se fonde notamment sur les directives de son employeur expliquant le m�canisme de compensation fiscale. Celles-ci d�montrent certes l'objectif li� au versement de l'indemnit�. Elles ne permettent toutefois nullement de retenir l'effectivit� de la charge fiscale que l'int�ress� all�gue supporter en France, d�monstration pourtant n�cessaire � la comparaison �galitaire des capacit�s contributives des parties souhait�e par le recourant. Se limiter � pr�tendre que les �l�ments corroborant l'obligation de payer des imp�ts sur le revenu figurent dans la proc�dure est � cet �gard insuffisant. Quant � l'avis d'imp�t sur le revenu de la Direction g�n�rale des finances publiques fran�aise ainsi qu'au relev� bancaire en attestant le paiement, produits pour la premi�re fois devant le Tribunal de c�ans, ils sont irrecevables (art. 99 al. 1 LTF; consid. 2.2 supra).
4.2.3 Le recourant soutient encore que les juges cantonaux auraient arbitrairement fix� le salaire de son ex-�pouse en y op�rant une d�duction de 752 fr., li�e au remboursement d'une avance sur salaire consentie par son employeur. Il estime ainsi le revenu de l'intim�e � 12'532 fr. au lieu des 11'780 fr. retenus par la cour cantonale. Le recourant semble avant tout pr�tendre que, de par sa nature, le montant de la d�duction effectu�e ferait partie int�grante des revenus de son ex-conjointe; il remarque ensuite que cette dette aurait �t� retenue � double titre par la juridiction cantonale d�s lors qu'elle grevait �galement les acqu�ts de l'int�ress�e.
Selon les faits �tablis par la cour cantonale, le montant du pr�t contract� par l'intim�e aupr�s de son employeur se chiffrerait � 12'000 fr., le recourant admettant un solde de 10'000 fr. qui ne para�t pas contest� par l'�pouse. Vu le montant de la somme pr�t�e et les versements mensuels r�guli�rement effectu�s, il est manifeste que le pr�t sera rembours� � br�ve �ch�ance (10'000/752, soit 13 mois). La cour cantonale ne pouvait ainsi �tablir le montant des contributions d'entretien en d�duisant du salaire de l'int�ress�e la mensualit� de remboursement du pr�t d�s lors que les pensions restent dues sur plusieurs ann�es. En se r�f�rant toutefois aux charges mensuelles li�es aux enfants (6'200 fr. par mois, soit 3'100 fr. chacun) ainsi qu'aux disponibles respectifs des parties, � savoir 9'300 fr. pour le recourant (chiffre arrondi; 12'917 fr. 30 - 3'640 fr.) et 8'330 fr. pour l'intim�e (montant arrondi; 11'781 fr. 90 + 752 fr. - 4'200 fr.), le montant de la mensualit� litigieuse ne g�n�re gu�re d'impact, le disponible des parties, une fois d�duite la charge des enfants, �tant pratiquement identique. Le montant arr�t� par la cour cantonale pour les pensions ne viole donc pas le droit f�d�ral.
Le recourant conteste enfin l'indemnit� per�ue � titre de liquidation du r�gime matrimonial, critiquant le montant retenu au titre des acqu�ts respectifs des parties.
5.1 Le recourant affirme que les acqu�ts de l'intim�e devraient �tre major�s de 30'000 fr., montant correspondant � ses biens mobiliers, assurant que son ex-�pouse aurait conserv� la quasi-totalit� des meubles du couple et qu'elle serait propri�taire de deux voitures, ce qu'elle n'avait pas contest�. Il soutient � cet �gard avoir produit devant le premier magistrat une annonce ayant pour objet la mise en vente de l'une des deux voitures appartenant � l'intim�e pour un montant de 24'500 fr., pi�ce corroborant � son sens l'estimation des biens propri�t� de son ex-�pouse, mais dont les seconds juges n'avaient pourtant pas tenu compte. D�s lors qu'il avait d�montr� avoir vers� cette derni�re pi�ce r�guli�rement et en temps utile, les juges cantonaux auraient viol� l'art. 152 CPC en refusant de donner suite � cette offre de preuve.
Contrairement � ce que para�t pr�tendre le recourant, les instances cantonales successives ont examin� la pi�ce litigieuse, la consid�rant n�anmoins d�pourvue de toute force probante. Cette conclusion ne peut qu'�tre confirm�e dans la mesure o� l'on ignore si la voiture vis�e a �t� acquise ant�rieurement � l'introduction de la demande de divorce (consid. 2.1 supra). L'on ne saurait ainsi reprocher � la cour cantonale d'avoir arbitrairement refus� d'ajouter le montant de 24'500 fr. aux acqu�ts de l'intim�e. Quant au solde des pr�tendus meubles de l'int�ress�e, � savoir 5'500 fr., il n'est nullement �tay� par l'int�ress�, de sorte que ses critiques se r�v�lent irrecevables (consid. 2.1 supra).
5.2 Le recourant reproche aussi � la cour cantonale de ne pas avoir convenablement �tabli les montants qu'il aurait vers�s en faveur de la domestique de son ex-�pouse, circonstance conduisant � une surestimation arbitraire des �conomies r�alis�es durant le mariage. S'appuyant sur les relev�s de son compte G.________, sur un re�u sign� par l'employ�e, sur une attestation de cette derni�re ainsi que sur des �changes e-mail avec son ex-femme, le recourant soutient que, post�rieurement � la demande en divorce, les sommes vers�es � l'int�ress�e se chiffreraient � 12'015 fr.; il r�clame �galement la prise en compte des versements effectu�s entre le 1er mars 2007 et le d�p�t de la demande en divorce.
Dans ses observations au recours, l'intim�e pr�tend que les pi�ces sur lesquelles se serait fond�e la cour cantonale pour arr�ter le montant de 5'000 fr. seraient irrecevables car inadmissibles et tardives.
5.2.1 La cour cantonale a d�duit des avoirs du recourant au jour du d�p�t de la demande de divorce un montant de 5'000 fr., correspondant � la r�mun�ration de l'employ�e de l'intim�e au moyen de ses avoirs G.________ d�s la date du d�p�t de la demande en divorce. Pour ce faire, la juridiction s'est fond�e sur la d�claration de l'employ�e �tablie en d�cembre 2011, corrobor�e par le relev� du compte G.________ jusqu'au 31 juillet 2008. Il en ressort un montant de 4'386 fr., valeur moyenne au 30 avril 2008, vers� � titre de salaire de la domestique, ainsi qu'une somme de 621 fr., valeur au 30 avril 2008, li�e � l'�colage de ses enfants au Kenya. Les juges cantonaux ont n�anmoins exclu les chiffres post�rieurs au mois d'ao�t 2008, les d�clarations de l'employ�e n'�tant �tay�es par aucune pi�ce.
5.2.2 Les critiques de l'intim�e quant � la recevabilit� des pi�ces n'ont pas �t� d�velopp�es dans son m�moire de recours (cf. supra consid. 3). Elles sont donc tardives et, par cons�quent, irrecevables.
Il n'est pas contest� que les ex-�poux �taient soumis au r�gime ordinaire de la participation aux acqu�ts. Aux termes de l'art. 207 al. 1 CC, les acqu�ts et les biens propres de chaque �poux sont disjoints dans leur composition au jour de la dissolution du r�gime. S'il y a divorce, la dissolution du r�gime r�troagit au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC). C'est donc � juste titre que, dans la d�termination des �conomies r�alis�es par les parties durant le mariage, seuls les versements effectu�s � l'employ�e de maison � compter du d�p�t de la demande en divorce ont �t� d�duits par la cour cantonale, � l'exclusion des sommes transf�r�es ant�rieurement.
Selon l'attestation de l'employ�e de maison, le salaire mensuel de celle-ci s'�levait � 50'0000 KES par mois jusqu'au 31 ao�t 2008. D'apr�s le recourant, sous r�serve d'un acompte de 10'000 KES remis au Kenya mensuellement, le salaire �tait vers� une fois l'an, lors du retour de l'int�ress�e au Kenya. Ces diff�rents �l�ments sont corrobor�s par le relev� de compte G.________ jusqu'au 31 juillet 2008. A compter du 1er septembre 2008, l'employ�e de maison a indiqu� que le recourant continuait � verser au Kenya environ 10'000 KES de salaire chaque mois ainsi que 30'000 KES annuels de frais d'�colage pour les trois enfants. D�s lors que seuls les relev�s bancaires G.________ au 31 juillet 2008 ont �t� vers�s � la proc�dure, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a �cart� les �ventuels versements ult�rieurs, leur effectivit� n'�tant pas d�montr�e.
Il s'ensuit que, ainsi que l'a retenu la juridiction cantonale, les montants per�us entre mi-f�vrier 2008 et fin juillet 2008 par l'employ�e de maison � titre de salaire s'�l�vent � 275'000 KES (25'000 KES + 50'000 KES par mois entre mars et juillet 2008, aucune pi�ce comptable n'�tant fournie au-del�), soit 4'386 fr. A cela s'ajoute les frais d'�colage des enfants, dont le relev� G.________ atteste le versement � raison de 9'387 KES, 20'600 KES et 8'952 KES le 30 avril 2008, soit 621 fr. Le libell� des autres d�bits attest�s par le relev� G.________ ne permet pas de d�terminer leur affectation : l'on ne saurait donc reprocher � la cour cantonale d'avoir arbitrairement refus� de les retenir comme faisant partie int�grante du salaire de l'employ�e de maison.
5.2.3 Sur le vu de ce qui pr�c�de, le recourant doit � son ex-�pouse, � titre de liquidation du r�gime matrimonial, la somme de 203'548 fr., montant retenu par la cour cantonale sans que le recourant ne parvienne � en d�montrer l'arbitraire.
En d�finitive, l'ex-�pouse doit � son ex-conjoint la somme de 78'792 fr. � titre de partage des avoirs de pr�voyance du deuxi�me pilier; l'ex-mari doit � son ex-femme le montant de 203'548 fr. li� � la liquidation du r�gime matrimonial. D�s lors que les cr�ances sont compens�es � concurrence de la plus faible, l'ex-conjoint doit � l'ex-�pouse la somme de 124'756 fr.
Les causes 5A_495/2012 et 5A_499/2012 sont jointes. Le recours 5A_495/2012 est partiellement admis, dans la mesure o� il est recevable, l'arr�t attaqu� est annul� en tant qu'il condamne l'intim� � verser � la recourante le montant de 63'548 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance et r�form� en ce sens que l'intim� est condamn� � verser � la recourante le montant de 124'756 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance; le recours 5A_499/2012 est rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. Les frais judiciaires sont mis pour 1'000 fr. � charge de Mme A.X.________ et pour 5'000 fr. � charge de M. B.X.________ (art. 66 al. 1), ce dernier devant en outre verser une indemnit� de d�pens � sa partie adverse (68 al. 1 et 2 LTF). Il appartiendra � l'autorit� cantonale de statuer � nouveau sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale (art. 67 et 68 al. 5 LTF).
Le recours 5A_495/2012 est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable et l'arr�t attaqu� est r�form� en ce sens que M. B.X.________ est condamn� � verser � Mme A.X.________ le montant de 124'756 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et des rapports de pr�voyance.
Le recours 5A_499/2012 est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 6'000 fr., sont mis pour 1'000 fr. � la charge de Mme A.X.________ et 5'000 fr. � la charge de M. B.X.________.
Une indemnit� de 5'000 fr., � payer � Mme A.X.________ � titre de d�pens, est mise � la charge de M. B.X.________.