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Timestamp: 2017-09-23 14:47:00+00:00
Document Index: 302798602

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L'épouse de Somyot présente une lettre de son mari pour la liberté de la presse à l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles - Le blog de liberez-somyot
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Le jeudi 6 Juin 2013, Sukanya Pruksakasemsuk, l'épouse de l'éditeur Somyot, qui purge une peine de 11 ans de prison, a soumis une lettre ouverte de son mari à Jacob Mathew, le président de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles au cours du 65eme Congrès mondial de l'association à Bangkok.
Sukanya a soumis la lettre de son mari qui demande l'aide internationale pour mettre en évidence les problèmes de la loi de lèse-majesté (article 112 du Code criminel) et ses effets néfastes sur la liberté de la presse. La lettre appelle également à soutenir une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques et prisonniers de conscience en Thaïlande.
Mathew a déclaré que, lors de son entretien avec le Premier ministre Yingluck Shinawatra mardi 4 juin, cette dernière avait admis que des abus avaient été commis du fait de la loi de lèse-majesté, mais a ajouté que le processus de changement de la loi était compliqué. "Le Premier ministre a déclaré que son gouvernement allait effectivement travailler sur cela", a-t-il affirmé.
Il a également critiqué la loi de lèse majesté de Thaïlande au cours d'une session du Congrès et affirmé que cette loi créait un "climat de peur" qui allait à l'encontre du principe de la liberté de la presse.
Lettre de Somyot Pruksakasemsuk à M. Jacob Mathew, président de l'Association mondiale des journaux et éditeurs de nouvelles
Sujet: un éditeur thaïlandais condamné à 11 ans de prison en vertu de l'article 112 (loi de lèse-majesté)
Je, M. Somyot Pruksakasemsuk, ancien rédacteur en chef du magasine Voice of Taksin, souhaite attirer votre attention sur mon cas.
J'ai été accusé de lèse-majesté en vertu de l'article 112 du Code pénal et je suis détenu à la maison d'arrêt de Bangkok depuis le 30 Avril 2011, sans droit de libération sous caution, ce qui constitue une violation de la pratique juridique en vertu des articles 39 et 40 de la Constitution de 2007. J'ai été condamné à une peine d'emprisonnement de 11 ans. Mon cas est maintenant à la Cour d'appel.
Les syndicats, les universitaires, les journalistes et les organisations de défense des droits humains à travers le monde se sont réunis pour condamner l'article 112 et le système de justice en Thaïlande, qui ont été utilisées pour intimider et menacer le droit à la liberté d'expression, en particulier dans mon cas en ce qui concerne mon emprisonnement sans droit de libération sous caution. L'image du système de justice du pays est très mauvaise.
Les accusations de lèse-majesté et l'article 112 violent le droit fondamental à la liberté sous caution et les défendeurs sont empêchés de recueillir des preuves pour prouver leur innocence [...]
J’ai longtemps lutté pour la liberté et les droits du travail, pour un système de sécurité sociale, le droit au congé de maternité et pour la création de syndicats de travailleurs. J'ai protesté contre les coups d'Etat et soutenu la démocratie toute ma vie.
A l'occasion du 2ème anniversaire de mon emprisonnement et de ma perte de liberté, je voudrais demander votre soutien pour demander à Son Excellence Yingluck Shinawatra ce qui suit:
1. Passer une loi d'amnistie pour libérer tous les prisonniers politiques et les prisonniers de conscience afin de rétablir la justice et la légitimité et commencer le processus de réconciliation pour les citoyens thaïlandais.
2. En attendant une loi d'amnistie, s'assurer que les prisonniers accusés qui attendent d'être jugé à la Cour d'appel et la Cour suprême en vertu de l'article 112 soient libérés sous caution, sans discrimination et dans le respect des droits humains fondamentaux.
3. Modifier le Code criminel et la Constitution de 2007 pour prévenir la discrimination et la violation des droits à la liberté sous caution. Ceci est en accord avec la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
S'il vous plaît, ayez la gentillesse de parler en mon nom en tant que prisonnier et encouragez le gouvernement à prendre des mesures.
M. Somyot Prueksakasemsuk
Prisonnier en vertu de l'article 112
http://www.prachatai.com/english/node/3616