Source: https://studylibfr.com/doc/10061714/bonnes-pratiquesderetraitementdesdispositifsmedicaux
Timestamp: 2020-07-12 22:43:02+00:00
Document Index: 122326101

Matched Legal Cases: ['art. 1', 'art. 3', 'art. 20', 'art.\n19', 'art. 19', 'art.\n20', 'art. 20', 'art. 20', 'art. 10', 'art. 10', 'art. 19', 'art. 102', 'art. 25', 'art. 24', 'art. 15', 'art 15', 'art15', 'art15', 'art22', 'art22', 'arrêt ', 'art.16', 'art. 3', 'art. 20', 'art. 20', 'art. 9', 'art. 1', 'art. 19', 'art. 25', 'art. 23', 'art. 15', 'art. 15', 'art. 3', 'art. 25', 'art. 19']

bonnes pratiquesderetraitementdesdispositifsmedicaux
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SSSH, Société suisse de stérilisation hospitalière
SSHH, Société suisse d’hygiène hospitalière
Edition actualisée en 2016
Destinées aux établissements de soins
assurant le retraitement
Ce texte a été élaboré par les organisations suivantes :
http://www.sssh.ch/
Société suisse d’hygiène hospitalière
http://www.sgsh.ch/
Swissmedic, Institut suisse des produits
­thérapeutiques
La dernière édition du texte est publiée sur le site www.swissmedic.ch, voir ch 1.2
L’évolution technologique telle qu’elle est rapportée par la presse de notre pays
met en évidence l’évolution rapide des nouvelles technologies dans le domaine
Ce phénomène est particulièrement perceptible dans le monde hospitalier. Dans
tous les services des établissements de soins, la recherche de l’efficacité, de la
sécurité pour les patients et de l’économicité est omniprésente.
Les nouvelles technologies mini-invasives ainsi que les thérapies et interventions chirurgicales assistées par des dispositifs robotisés sont devenues incontournables. Elles représentent pour les hôpitaux un réel défi, non seulement
sur le plan de la formation du personnel, mais également du point de vue des
investissements en infrastructures adaptées ainsi qu’en moyens modernes et
efficaces pour le retraitement des dispositifs médicaux associés à ces nouvelles
En effet, les instruments chirurgicaux deviennent de plus en plus petits, articulés et de ce fait difficiles à nettoyer, désinfecter et stériliser. Dans le domaine du
retraitement de ces dispositifs médicaux, les recommandations des fabricants
et les contraintes normatives sont de plus en plus exigeantes, ce qui implique un
management efficace du service de stérilisation.
À l’article 19 de l’ordonnance sur les dispositifs médicaux (ODim), le législateur
précise l’obligation qui incombe aux professionnels de vérifier que le dispositif ait
subi un retraitement correct. Mais qu’entend-t-on par « retraitement correct » ?
Publiée une dizaine d’années après la première version, cette édition 2016 des
bonnes pratiques de retraitement des dispositifs médicaux a été remaniée en
profondeur. Elle offre aux collaborateurs des stérilisations centrales un document dans lequel ils trouveront des informations basées sur les dernières évolutions techniques et scientifiques. Cette brochure doit être considérée comme un
ouvrage de référence, dont le but est d’aider les responsables du retraitement
des dispositifs médicaux à fournir des dispositifs stériles, sûrs et performants.
Le document met l’accent sur l’élargissement des connaissances ainsi que sur
une définition plus précise des obligations.
Lors de ses inspections, c’est donc sur cet ouvrage que Swissmedic s’appuiera
et les déviations devront être justifiées sur cette base également.
La présente version a été profondément remaniée avec les experts de la SSSH et
de la SSHH, et avec le concours d’autres associations professionnelles et autorités concernées, qui ont été consultées (voir la liste au chapitre 11.4 Annexe
4). Nous aimerons remercier particulièrement l’association Ingénieur Hôpital Suisse IHS et M. prof. Arnold Brunner, expert en technique du bâtiment de
l’Haute École de Lucerne, pour leur importante contribution dans la préparation
du chapitre 5.2 sur les infrastructures.
Un grand MERCI à toutes celles et ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce
Chef de la section Matériovigilance
Division des dispositifs médicaux
SGSV / SSSH / SSSO
Président de la société suisse de stérilisation
Ch. des Cigognes 18
Tél. : +41 (0)79 922 78 84
Infirmière, Expert en stérilisation
BH04 / 267
Tél. : +41 (0)21 314 5905 TEL
Collaborateur scientifique (à la retraite)
Marc Dangel, MPH
Expert en prévention des infections associées
aux soins avec diplôme fédéral
Membre du comité de la Société Suisse
­d’hygiène hospitalière (SSHH)
Telefon +41 (0)61 265 29 49
Fax +41 (0)61 264 38 54
Direktwahl +41 (0) 61 328 69 49
Dr. Nicola Franscini
Tél. +41 (0)58 463 58 59
Fax +41 (0)58 462 76 46
Norma Hermann
+41 (0)31 632 36 31
+41 (0)31 632 13 74 (fax)
+41 (0)79 619 36 32
Tél +41 (0)58 469 18 63
Tel : +41 (0)79 55 34648
Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Liste des auteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2 Périmètre d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1 Aspects légaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.1 Loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux
(Loi sur les produits thérapeutiques, LPTh, RS 812.21) . . . . . . . . . . . . . .
2.1.2 Ordonnance sur les dispositifs médicaux (ODim, RS 812.213) . . . . . . . . .
2.1.3 Loi fédérale sur la responsabilité du fait des produits (LRFP, RS
221.112.944) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.4 Ordonnance sur la lutte contre les maladies transmissibles de
l’homme (Ordonnance sur les épidémies, OEp, RS 818.101.1
en vigueur à partir du 1.1.2016) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.1.5 Compétences pour les contrôles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.2 Normes applicables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Définitions (selon SN EN ISO 9000 :2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exigences générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Gestion des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exigences relatives à la documentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Traçabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.1 Responsabilité de la direction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.2 Ecoute client . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.3 Responsabilité, autorité et communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.3.1 Responsable du processus de retraitement des dispositifs médicaux . .
4.3.2 Qualité et attributions du responsable du système permettant d’assurer
la qualité du processus de retraitement des dispositifs médicaux . . . . .
4.3.3 Communication interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.1 Ressources humaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.1.2 Compétence, formation continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.1.3 Moyens de prévention des infections et de protection pour le personnel .
5.2 Locaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.1 Principes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.2 Eclairage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.3 Niveau sonore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.4 Ergonomie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.5 Entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.3 Ventilation et qualité de l’air ambiant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.3.1 Ventilation : Principes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.3.2 Propreté de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.3.3 Température et humidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Air médical comprimé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.5.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.5.2 Types d’eaux et utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Services support . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6.1 Planification de la réalisation du produit (voir norme SN EN ISO 13485) . . . . . .
6.1.1 Tableau d’exemples de la classification des dispositifs médicaux
à ­retraiter et moyens de retraitement d’après Spaulding . . . . . . . . . . . . .
6.2 Processus relatifs aux clients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6.3 Conception et développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6.4 Conformité des produits achetés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
6.4.1 Processus d’achat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.2 Cas particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.2.1 Dispositifs médicaux entrés en contact avec des animaux . . . . . . . . . . .
7.2.2 Dispositifs médicaux entrés en contact avec des cadavres . . . . . . . . . . .
7.3 Pré-désinfection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.4 Nettoyage-désinfection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.4.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.4.2 Validations des procédés de lavage-désinfection . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.4.3 Considérations ultérieures au sujet des procédés de lavage-­
désinfection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.4.4 Libération des charges des laveurs désinfecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.5 Contrôles de propreté et de fonctionnalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.6 Conditionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.6.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.6.2 Emballages réutilisables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.6.3 Validations des procédés d’emballage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.7 Stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.7.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.7.2 Validation des procédés de stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.7.3 Contrôles de routine des procédés de stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.7.4 Libération de la charge de stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.7.5 Dossier de stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.8 Stockage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.8.1 Règles générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.8.2 Stockage après stérilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.8.3 Transport vers les services utilisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.8.4 Stockage dans les services utilisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7.9 Date de péremption de DMx stérilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.1 Surveillance et mesures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.1.1 Retours d’information du client . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.1.2 Audit interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.1.3 Inspection par Swissmedic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.2 Maîtrise du produit non conforme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.2.1 Matériovigilance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.3 Amélioration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.3.1 Action corrective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8.3.2 Action préventive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
STÉRILISATION POUR DES TIERS
9.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9.2 Conventions contractuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
9.3 Assurance qualité de l’établissement bénéficiaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
10. INSTRUMENTS CHIRURGICAUX EN PRÊT
11.1 Annexe 1 : Documents légaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
11.2 Annexe 2 : Guides et autres textes utiles au sujet du ­retraitement (liste non
exhaustive) ainsi que ­références citées dans le texte (autres que les normes) .
11.3 Annexe 3 : Glossaire des termes utilisés en r­ etraitement . . . . . . . . . . . . . . . . . .
11.4 Annexe 4 : Liste des organisations consultées pour la rédaction des Bonnes
­Pratiques de Retraitement des dispositifs médicaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ce texte remplace la version des « Bonnes Pratiques de Retraitement des ­Dispositifs
Médicaux stériles » de 2005.
Dans cette version il y a des caractères contraignants qui doivent être respectés basés
sur les lois et les normes applicables et des recommandations basées sur la pratique
et la littérature actuelle.
Ce symbole indique qu’il s’agit d’une obligation.
Obligation : indication contraignante. Lois et normes
Ce symbole indique qu’il s’agit d’une recommandation.
Recommandation : avis, mise en garde
L’objectif du processus de retraitement des dispositifs médicaux (DMx) est de
supprimer tout risque infectieux qui leur soit imputable.
La stérilité est l’absence de tout micro-organisme viable. Pour qu’un dispositif
ayant subi une stérilisation puisse être étiqueté « stérile », la probabilité théorique qu’un micro-organisme viable soit présent doit être inférieure ou égale à
1 x10–6 (voir SN EN 556-1).
Les étapes préalables à la stérilisation (prétraitement, nettoyage, désinfection,
conditionnement) visent à réduire les contaminations microbiennes, chimiques
et particulaires ainsi que la présence de substances pyrogènes.
Le retraitement des dispositifs médicaux doit obéir aux principes de l’assurance
qualité (SN EN ISO 9001, SN EN ISO 13485) mis en place au sein de l’établissement hospitalier, satisfaire aux exigences et se référer aux normes techniques
Les exigences à remplir correspondent à celles pour la production de dispositifs
médicaux. Ces bonnes pratiques s’inspirent de la structure de la norme « Dispositifs médicaux – Systèmes de management de la qualité – Exigences à des fins
réglementaires », SN EN ISO 13485.
L’établissement définit et met en place une organisation (ensemble de responsabilités, relations hiérarchiques et fonctionnelles entre les personnes) et une
infrastructure adaptées pour le retraitement des dispositifs médicaux adapté à
Le présent document (à télécharger sous http://www.swissmedic.ch à Dispositifs médicaux à Retraitement à Hôpitaux à Bonnes Pratiques de Retraitement
des Dispositifs Médicaux-(version 2016) s’applique à tous les établissements de
soins (hôpitaux, cliniques, cabinets de groupe, centres ambulatoires ou permanences, établissements médicaux spécialisés-EMS, etc.) assurant le retraitement de dispositifs médicaux. Il concerne non seulement la stérilisation centrale mais également tous les sites (blocs opératoires, services de soins, etc.)
effectuant du retraitement de dispositifs médicaux.
Pour les cabinets médicaux, les cabinets dentaires, les podologues et les autres
utilisateurs de petits stérilisateurs à la vapeur d’eau saturée les « Bonnes pratiques de retraitement des dispositifs médicaux pour les cabinets médicaux et
les cabinets dentaires ainsi que d’autres utilisateurs de petits stérilisateurs à la
vapeur d’eau saturée » (à télécharger sous http://www.swissmeidic.ch à Dispositifs médicaux à Retraitement à Traitement dans les cabinets médicaux et dentaires et par d’autres utilisateurs à MU530_00_00_001f_RLBPPS) s’appliquent.
Ce document fournit des directives générales sur les moyens en locaux, personnel, équipements et systèmes de gestion des informations nécessaires au
fonctionnement correct d’une unité de retraitement.
Ce document doit être considéré comme directive de référence pour le
retraitement des dispositifs médicaux dans les établissements de soins en
Des déviations par rapport aux directives indiquées dans ce texte doivent pouvoir
être justifiées p.ex. lors d’inspections effectuées par Swissmedic (voir 8.1.3).
2.1 Aspects légaux
2.1.1 Loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux (Loi sur
les produits thérapeutiques, LPTh, RS 812.21)
Le texte intégral de la loi est publié sur le lien suivant :
Loi sur les produits thérapeutiques, LPTh
La LPTh est entrée en vigueur le 1er janvier 2002. Son but est de garantir la mise
sur le marché de produits thérapeutiques de qualité, sûrs et efficaces (art. 1 al.
1 LPTh). Par produits thérapeutiques on entend aussi bien les médicaments que
Conformément au devoir de diligence établi à l’art. 3 LPTh, les utilisateurs et
fabricants de dispositifs médicaux sont tenus de prendre toutes les mesures
requises par l’état de la science et de la technique pour que la santé des êtres
humains ne soit pas mise en danger. Cette exigence est satisfaite lorsque les
dispositifs médicaux stériles sont conformes aux lois et ordonnances en la
matière (cf. ch. 11.1 Annexe 1), aux normes applicables (voir ch. 2.2), ainsi qu’aux
documents tels que les recommandations des associations, les mémentos, les
guides d’exécution et les publications spécialisées (cf. ch 11.2 Annexe 2).
Les normes et les recommandations ne sont pas des lois. Celui qui ne s’en
sert pas doit cependant démontrer que la méthode de travail tient compte de
l’état de la science et de la technique, et que les objectifs de sécurité fixés
par la loi sont remplis dans la même mesure. La justification demeure de la
2.1.2 Ordonnance sur les dispositifs médicaux (ODim, RS 812.213)
Le texte intégral de l’ordonnance est publié sur le lien suivant :
Simultanément à la LPTh, est entrée en vigueur l’ordonnance du Conseil fédéral
sur les dispositifs médicaux. Cette ordonnance fixe en particulier les exigences
essentielles auxquelles doivent satisfaire les dispositifs médicaux s’agissant de
leur manipulation, leur mise sur le marché, leur observation ainsi que de leur
contrôle ultérieur par l’autorité. L’un des éléments essentiels de cette ordonnance est l’obligation faite aux utilisateurs d’entretenir et de maintenir en état les
dispositifs médicaux et d’appliquer à cet égard les principes de l’assurance-qualité (art. 20 al. 2 ODim). Le retraitement étant une mesure de maintenance (art.
19 al. 2 ODim), ces principes doivent également lui être appliqués. Cette ordonnance règle successivement le retraitement (art. 19 ODim), la maintenance (art.
20 ODim) et la modification (art. 20a ODim) dans sa section sur les dispositions
particulières concernant l’utilisation des dispositifs médicaux.
Art. 19 Retraitement
Tout professionnel utilisant à plusieurs reprises un dispositif médical veillera,
avant chaque réutilisation, à en vérifier le bon fonctionnement et s’assurera que le
dispositif a subi un retraitement correct.
Est réputé retraitement toute mesure de maintenance nécessaire pour préparer
à l’utilisation prévue un dispositif médical usagé ou neuf, en particulier des activités comme le nettoyage, la désinfection et la stérilisation.
Les données relatives au processus et à la validation de la stérilisation doivent
Toute personne qui retraite pour des tiers des dispositifs médicaux est tenue de
prouver qu’elle a réussi une procédure d’évaluation de la conformité selon l’annexe
3 pour le traitement et la stérilisation des dispositifs médicaux.
Le retraitement de dispositifs médicaux implique des connaissances spécifiques pour en évaluer la fonctionnalité et les mesures appropriées de retraitement. Les fabricants sont tenus de fournir avec leurs produits les informations
nécessaires, selon la norme SN EN ISO 17664, de manière à pouvoir effectuer le
retraitement de leurs dispositifs en toute sécurité pour qu’ils continuent à être
conformes à leurs spécifications. Ces informations doivent être prises en considération par l’utilisateur.
Les données du processus de stérilisation (la température, la pression et la
durée du cycle) de même que le rapport de validation du processus doivent être
consignés et conservés pendant une durée de 10 ans. La recommandation est de
consigner ces documents pendant 12 ans (voir 2.1.3).
Art. 20 Maintenance
Tout professionnel utilisant un dispositif médical veille à ce que sa maintenance
ainsi que les tests qui y sont associés soient réalisés conformément aux exigences
La maintenance doit obéir aux principes de l’assurance de la qualité, être planifiée au sein de l’établissement et être effectuée dans des conditions idoines ; elle
doit être définie en fonction :
a. des instructions de maintenance du responsable de la première mise sur le
b. des risques inhérents au dispositif considéré et à son utilisation.
Les résultats des travaux de maintenance et des tests correspondants, les
défauts et les dysfonctionnements constatés ainsi que les mesures prises pour y
remédier doivent être consignés et ce pour les catégories suivantes :
a. les dispositifs médicaux actifs ;
b. les dispositifs médicaux avec fonction de mesure et pouvant être étalonnés.
Pour les dispositifs médicaux avec fonction de mesure, les procédures de
contrôle visées par l’ordonnance du 15 février 2006 sur les instruments de mesure
peuvent être prévues.
Celui qui, lors du retraitement de dispositifs médicaux, s’écarte des indications du fabricant, est tenu d’analyser les risques qui en découlent, de les
évaluer et d’estimer s’il peut en assumer le risque résiduel. Cette analyse de
risque doit être consignée (voir 3.3).
Les mesures de maintenance des équipements de stérilisation tels que les stérilisateurs, les laveurs-désinfecteurs, les thermosoudeuses, etc. doivent être
La qualification des équipements et la validation des processus associés font
partie de la maintenance.
Art. 20a Modification
Toute personne qui modifie ou fait modifier ou qui remet à neuf ou fait remettre à
neuf un dispositif médical de manière non conforme au but prévu ou de manière à
en modifier les performances doit satisfaire aux exigences régissant la première
Le retraitement de produits destinés par leur fabricant à un usage unique comporte une utilisation non conforme au but prévu, il tombe sous l’art. 20a et
nécessite donc de satisfaire aux conditions relatives à la mise sur le marché (cf.
Section 2 de l’ODim).
221.112.944)
Loi fédérale sur la responsabilité du fait des produits (LRFP)
Le producteur répond du dommage lorsqu’un produit défectueux cause
notamment la mort d’une personne ou provoque chez elle des lésions corporelles
(article 1 LRFP). Les prétentions en dommages-intérêts que peut réclamer un
patient en se fondant sur cette loi s’éteignent à l’expiration d’un délai de dix ans
à compter de la date à laquelle le producteur a mis en circulation le produit qui a
causé le dommage (art. 10 LFRP). Il est alors fortement recommandé de conserver durant une période de douze ans les documents sur la traçabilité des services
de stérilisation, cela à titre de moyen de preuve en vue d’un éventuel procès.
La recommandation actuelle est de conserver les documents de traçabilité
pendant 12 ans considérant que :
– Le patient a 10 ans pour intenter une action en responsabilité du fait des
produits (art. 10 LFRP)
– La durée de péremption des dispositifs médicaux retraités est généralement au maximum d’une année
– Il est adéquat d’accorder une année de marge
l’homme (Ordonnance sur les épidémies, OEp, RS 818.101.1 en vigueur
à partir du 1.1.2016)
Le texte intégral de l’ordonnance est publié dans le Recueil systématique du
droit fédéral (RS) au lien suivant : Ordonnance sur les épidémies, OEp
Afin d’écarter ou d’atténuer les risques de transmission de maladies, le Conseil
fédéral peut enjoindre aux hôpitaux, aux cliniques et aux autres institutions sanitaires de décontaminer, de désinfecter et de stériliser leurs dispositifs médicaux, conformément à l’art. 19 al. 2 let. a de la loi fédérale sur la lutte contre les
maladies transmissibles de l’homme (Loi sur les épidémies, LEp).
Le Conseil fédéral a utilisé cette possibilité dans son ordonnance sur les épidémies pour prévenir le risque de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob
lors d’interventions médico-chirurgicales (Art. 25 de l’Ordonnance sur les épidémies, OEp)
Art. 25 OEp Prévention de la maladie de Creutzfeldt-Jakob lors d’interventions
Afin de réduire le risque de transmission de toutes les formes de la maladie de
Creutzfeldt-Jakob, les hôpitaux et les cliniques sont tenus, avant chaque utilisation
de dispositifs médicaux invasifs réutilisables devant être utilisés à l’état stérile, en
particulier les instruments chirurgicaux, de :
a. les décontaminer et les désinfecter selon l’état des connaissances scientifiques et conformément aux instructions du fabricant ; et de
b. les stériliser à 134 ºC sous pression de vapeur saturée durant 18 minutes.
Les dispositifs médicaux qui, selon les données du fabricant, peuvent être
endommagés par la procédure de stérilisation, ne pourront pas être réutilisés s’ils
peuvent être remplacés par des dispositifs médicaux comparables qui résistent à
Les structures sanitaires autres que les hôpitaux et les cliniques, notamment
les cabinets médicaux, doivent traiter conformément aux al. 1 et 2 les dispositifs
médicaux qui ont été utilisés pour des interventions neurochirurgicales, ophtalmologiques, otorhinolaryngologiques et maxillo-faciales.
Certains détergents et certains procédés de stérilisation, notamment aux
vapeurs de peroxyde d’hydrogène, ont montré un effet inactivant total vis-à-vis
Pour des dispositifs médicaux thermosensibles des procédés qui ont montré
un effet inactivant total vis-à-vis des prions doivent être privilégiés.
Une liste d’exemples est publiée par l’Agence nationale française de sécurité
du médicament et des produits de santé ANSM « Liste des produits inactivants
totaux au regard du Protocole Standard Prion PSP, utilisables dans le cadre des
procédures prévues par l’instruction DGS / RI3 / 2011 / 449 du 1er décembre 2011 »
sous le lien suivant : Creutzfeldt-Jakob-et-produits-de-sante/Protocole-Standard-Prion-lutte-contre-les-infections-liees-aux-soins.
Des recommandations ultérieures au sujet des méthodes de retraitement inactivant les prions sont publiées dans le guide «Anforderungen an die Hygiene
bei der Aufbereitung von Medizinprodukten»« rédigé par la Kommission für
Krankenhaushygiene und Infektionsprävention (KRINKO) allemande, aux pages
1278-1281.
2.1.5 Compétences pour les contrôles
Selon l’art. 102b de l’OEp les cantons veillent au respect de la procédure de stérilisation conformément à l’art. 25 al.1.
Swissmedic a la responsabilité de contrôler le processus de retraitement dans
les hôpitaux selon l’art. 24 de l’ODim :
Art 24 ODim Organes
L’institut (Swissmedic, ndr) pourvoit au contrôle ultérieur des dispositifs médicaux. La compétence d’autres services fédéraux ou institutions est réservée en ce
qui concerne certains aspects de ce contrôle.
Les cantons se chargent du contrôle ultérieur :
a. dans les commerces de détail et les points de remise ;
b. de la fabrication artisanale des dispositifs sur mesure, ainsi que des systèmes et des unités de traitement ;
c. de la maintenance et du retraitement des dispositifs médicaux par les professionnels qui s’en servent, hormis dans les hôpitaux.
2.2 Normes applicables
Les normes applicables au retraitement sont listées dans l’annexe séparée,
téléchargeable sur le site de Swissmedic (http://www.swissmedic.chà Dispositifs médicaux à Retraitement et maintenance à Retraitement àNormes applicables au retraitement).
Chaque service de stérilisation est tenu d’identifier les normes essentielles
à son fonctionnement. L’accès aux textes de telles normes (actualisés) doit
Le tableau ci-dessous résume les normes principales spécifiques au retraitement.
Norme / Commentaire
SN EN ISO 14644
Salles propres et environnements maîtrisés apparentés.
Partie 1 : Classification de la propreté de l’air.
Partie 2 : Spécifications pour les essais et la surveillance en vue de démontrer le maintien de la conformité avec l’ISO 14644-1
Partie 3 : Méthodes d’essai
Contrôles de la contamination microbienne
SN EN ISO 14698
Salles propres et environnements maîtrisés apparentés – Maîtrise de la biocontamination
Partie 1 : Principes généraux et méthodes
Partie 2 : Évaluation et interprétation des données
de biocontamination
fabricant au sujet du
SN EN ISO 17664
Stérilisation des dispositifs médicaux – Informations
devant être fournies par le fabricant pour le processus de re-stérilisation des dispositifs médicaux
Lavage / Désinfection
SN EN ISO 15883
Laveurs désinfecteurs.
Partie 1 : Exigences générales, termes, définitions
Partie 2 : Exigences et essais pour laveurs
désinfecteurs destinés à la désinfection thermique
des instruments chirurgicaux, du matériel
d’anesthésie, des bacs, plats, récipients, ustensiles,
Partie 3 : Exigences et essais pour laveurs
de récipients à déjections humaines
Partie 4 : Exigences et essais pour les laveurs
désinfecteurs destinés à la désinfection chimique
des endoscopes thermolabiles
Partie 5 : Essais de souillures et méthodes pour
démontrer l’efficacité de nettoyage
Partie 6 : Exigences et essais pour les laveurs
désinfecteurs utilisant une désinfection thermique
pour les dispositifs médicaux non invasifs, non
critiques et pour l’équipement de soins de santé
Partie 7 : exigences et essais pour les laveurs
des dispositifs médicaux thermosensibles, non
invasifs, et non critiques et des équipements de
SN EN ISO 11607
Emballages des dispositifs médicaux stérilisés au
Partie 1 : Exigences relatives aux matériaux, aux
systèmes de barrière stérile et aux systèmes
d’emballage (ISO 11607-1 :2006)
Partie 2 : Exigences de validation pour les procédés
de formage, scellage et assemblage
SN EN 868
Matériaux d’emballage pour les dispositifs médicaux stérilisés au stade terminal
Partie 5 : Sachets et gaines thermoscellables et
auto-scellables en matière poreuse et en film
plastique – Exigences et méthodes d’essai
Partie 8 : Conteneurs réutilisables de stérilisation
pour stérilisateurs à la vapeur d’eau
SN EN 285
Stérilisation – Stérilisateurs à la vapeur d’eau –
SN EN 13060
Petits stérilisateurs à la vapeur d’eau
SN EN ISO 17665
Stérilisation des produits de santé – Chaleur
humide –
Partie 1 : Exigences pour le développement, la
validation et le contrôle de routine d’un procédé de
Partie 2 : Directives relatives à l’application de l’ISO
17665-1
Stérilisation au H2O2
SN EN ISO 14937
Stérilisation des produits de santé – Exigences
générales pour la caractérisation d’un agent stérilisant et pour la mise au point, la validation et la vérification de routine d’un processus de stérilisation
SN EN ISO 11138
Stérilisation des produits de santé – Indicateurs
SN EN ISO 11140
chimiques –
Enceinte de stockage à atmosphère contrôlée pour
endoscopes thermosensibles traités
Si l’établissement utilise des méthodes de retraitement particulières (par exemple : stérilisation à l’oxyde d’éthylène), il devra aussi disposer des normes correspondantes.
3.1 Définitions (selon SN EN ISO 9000 :2005)
Qualité : aptitude d’un ensemble de caractéristiques (trait distinctif) intrinsèques
à satisfaire des exigences (besoins ou attentes formulés, habituellement
implicites, ou imposés).
Système de management de la qualité : système de management permettant
d’orienter et de contrôler un organisme (ensemble d’installations et de personnes
avec des responsabilités, pouvoirs et relations) en matière de qualité.
NOTE L’orientation et le contrôle d’un organisme en matière de qualité incluent
généralement l’établissement d’une politique qualité et d’objectifs qualité, la
planification de la qualité, la maîtrise de la qualité, l’assurance de la qualité et
l’amélioration de la qualité.
Assurance de la qualité : partie du management de la qualité visant à donner
confiance à ce que les exigences pour la qualité soient satisfaites.
L’établissement doit établir, documenter, mettre en œuvre et entretenir un système de management de la qualité pour le retraitement des dispositifs médicaux
et en maintenir l’efficacité conformément aux exigences légales et normatives
mentionnées dans le chapitre 2.1.
Pour faciliter la mise en place d’un système permettant d’assurer la qualité, la
centralisation du retraitement des dispositifs médicaux est à privilégier.
Les opérations de retraitement des dispositifs médicaux comportent les étapes
– le pré-traitement (selon les besoins, au lieu d’utilisation ou à la stérilisation
centrale),
– le nettoyage, la désinfection,
– les contrôles de propreté et de fonctionnalité,
– la stérilisation proprement dite,
– la libération des charges,
– le stockage et la mise à disposition.
Le processus de retraitement d’un dispositif médical est déterminé par l’ensemble (ou une partie) des opérations citées précédemment.
La responsabilité de l’exécution de chaque opération du retraitement des dispositifs médicaux est définie et consignée par écrit.
La gestion du risque est un impératif éthique et une composante essentielle du
La norme SN EN ISO 14971 – Application de la gestion des risques aux dispositifs médicaux constitue la base pour dresser une évaluation des risques liés au
Par ailleurs, l’association des ingénieurs allemands a mis au point une directive
spécifique sur l’application de la gestion des risques lors du retraitement de
3. Système de management de la qualité
dispositifs médicaux (VDI 5700), qui peut être utile pour répondre à certaines
Aucune activité n’est exempte de risques, mais les établissements de soins de
santé peuvent maîtriser ces derniers en les identifiant, en les analysant et en les
évaluant.
Il est bien établi qu’un risque va de pair avec deux éléments :
a) la probabilité d’apparition d’un dommage ;
b) les conséquences dudit dommage, à savoir la gravité de ce dernier le cas
Pour chaque situation identifiée comme risquée, le(s) risque(s) correspondant(s)
doi(ven)t être estimé(s) à l’aune des informations ou des données disponibles
(normes, publications scientifiques etc.).
Une évaluation des risques doit être réalisée. Sur cette base, l’établissement de soins doit déterminer si, dans le cadre de la maîtrise des risques,
des mesures doivent être prises pour limiter ces derniers. Et après la mise
en œuvre des mesures de maîtrise des risques, tous les risques résiduels
doivent être évalués à la lumière des critères fixés. Si le risque résiduel est
jugé inacceptable selon ces critères, il y a lieu d’appliquer des mesures supplémentaires de maîtrise des risques.
Les résultats de l’application du processus de gestion des risques sont documentés dans un rapport.
Les risques inhérents aux dispositifs médicaux retraités dépendent de l’usage
qui est fait de ces derniers (résidus de sang ou de tissus par exemple), du type
de retraitement et de stérilisation (résidus de détergents et de produits désinfectants, altérations des caractéristiques du matériau, stérilisation insuffisante),
ainsi que du transport et du stockage (contamination induite par des dégâts à
Les exigences relatives au degré d’efficacité du retraitement sont fonction des
risques qui résultent de l’utilisation, de la conception et des caractéristiques
physiques du dispositif. Pour consulter la définition correspondante des exigences minimales en matière de retraitement, il y a lieu de se référer au chapitre
6.1.1 au sujet de la classification des risques de Spaulding.
La validation idoine des procédés de nettoyage, de désinfection et de stérilisation
est considérée comme mesure déterminante pour maîtriser les risques correspondants.
3.4 Exigences relatives à la documentation
La documentation nécessaire au système de management de la qualité comprend :
a) les documents de référence : lois et ordonnances fédérales, normes, guides
b) les procédures et les instructions, concernant toutes les étapes du processus
de retraitement des dispositifs médicaux et le maintien de l’état stérile, définissant les modalités d’intervention des différents prestataires.
c) les contrats et conventions :
– les contrats des sous-traitants (par exemple : stérilisation par un tiers),
– les contrats de maintenance et de validation des équipements et des installations.
les documents d’enregistrement, notamment :
– les résultats des contrôles des différentes étapes du processus : lavage,
conditionnement, stérilisation
– les résultats des contrôles de l’environnement
– les dossiers de stérilisation
– les rapports de maintenance et de validation,
– les non conformités et les actions correctives,
– les formations des collaborateurs
les comptes-rendus des audits internes et externes
les spécifications techniques pour la réalisation des différentes opérations de
retraitement des dispositifs médicaux :
– des dispositifs médicaux à retraiter
– des consommables (détergents, emballages, indicateurs, …)
La maîtrise des documents est conforme au principe de l’assurance qualité.
Le responsable du système permettant d’assurer la qualité détermine la durée
de conservation des différents documents en fonction de la réglementation et de
la durée de vie des appareils et dispositifs médicaux stérilisés, en accord avec la
Au sujet de la durée de conservation des documents de traçabilité des services
de stérilisation voir ch. 2.1.3.
Selon la norme SN EN ISO 9000 (3.6.13), la traçabilité est définie comme l’aptitude à retrouver l’historique, la mise en œuvre ou l’emplacement d’un objet. La
traçabilité peut être liée à l’origine des matériaux et composants, l’historique et
la réalisation, la distribution et l’emplacement du produit ou du service après
Dans le cadre des services de stérilisation de dispositifs médicaux, la notion de
traçabilité fait partie intégrante du système qualité.
Des logiciels informatiques de traçabilité sont de plus en plus utilisés dans les
services de stérilisation pour permettre de démontrer le respect des procédures
des différentes étapes de retraitement des dispositifs médicaux stériles (voir
7.5.5) et pour réduire la documentation papier.
Elle peut être réalisée sur les contenants (conteneurs, emballage papier / plastiques, etc.), mais elle peut aussi être individuelle aux dispositifs médicaux. Une
identification de ceux-ci est alors nécessaire (référence : Traçabilité individuelle
des instruments de chirurgie et Forum N°3 / 2011).
Il est recommandé d’adapter le degré de traçabilité selon le risque d’utilisation du dispositif médical en question (p. ex. un endoscope thermolabile
devrait pouvoir être tracé jusqu’au patient traité).
– met à disposition les moyens en locaux, personnel, équipements et systèmes d’information nécessaires au retraitement des dispositifs médicaux en
conformité avec les documents légaux et normatifs en vigueur (voir ch. 2)
– affecte le personnel spécialisé nécessaire pour cette activité
– s’assure périodiquement du fonctionnement du système permettant d’assurer la qualité du retraitement des dispositifs médicaux afin d’obtenir des dispositifs médicaux conformes aux exigences légales
– met en place un cercle de qualité (ou « boîte à suggestions ») afin d’améliorer
– entérine les conventions de sous-traitance
– définit les interfaces avec les autres partenaires (par exemple : bloc opératoire, service technique, transports, etc.)
– définit les conditions d’exploitation pour assurer la continuité de l’activité de
retraitement en fonction des besoins des utilisateurs
4.2 Ecoute client
La direction s’assure que les besoins des utilisateurs de produits retraités sont
définis et satisfont en conformité avec les exigences légales (p. ex. enquête de
satisfaction, statistiques des non-conformités, etc.).
4.3 Responsabilité, autorité et communication
4.3.1 Responsable du processus de retraitement des dispositifs médicaux
Le responsable du processus de retraitement des dispositifs médicaux a une
expérience et une formation en retraitement des dispositifs médicaux adéquates
(au minimum une formation d’assistant technique en stérilisation niveau 2, dispensée par H+ Bildung, Espace-Compétences, Scuola medico-tecnica CPS-MT
(Centro Professionale Sociosanitario Medico-Tecnico) / SSSH ou une formation
Le responsable dispose d’une expérience et d’une formation adéquates dans la
conduite du personnel et en management.
Le responsable du processus de retraitement des dispositifs médicaux a autorité, dans le cadre du processus de retraitement des dispositifs médicaux, sur
le personnel affecté à cette activité dans le respect des règles qui régissent le
Le responsable du processus de retraitement des dispositifs médicaux :
– planifie, organise, dirige et contrôle les ressources nécessaires au processus
de retraitement des dispositifs médicaux,
– établit l’organigramme, les cahiers des charges et les fiches de fonction de
chacune des personnes participant aux opérations de préparation des dispositifs médicaux stériles,
– évalue annuellement l’ensemble des collaborateurs dans le service de
stérilisation selon les recommandations de l’institution,
– désigne la ou les personnes habilitée(s) à libérer les charges,
– présente un rapport d’activité annuel à la hiérarchie définie par la direction de
– approuve la procédure de prétraitement (si nécessaire) et des opérations de
retraitement des dispositifs médicaux à stériliser,
4. Respon­sabilité
– en cas de sous-traitance, participe à l’élaboration du cahier des charges et
4.3.2 Qualité et attributions du responsable du système permettant d’assurer la qualité du processus de retraitement des dispositifs médicaux
Le responsable qualité est désigné. C’est une personne compétente et d’un
niveau de qualification technique dans le domaine du retraitement des dispositifs
médicaux ayant accompli au minimum une formation d’assistant technique en
stérilisation niveau 2, dispensée par H+ Bildung, Espace-Compétences, Scuola
medico-tecnica CPS-MT / SSSH ou une formation équivalente.
La personne doit aussi avoir une formation et une expérience adéquate dans le
Dans la suite de ces bonnes pratiques, cette personne est désignée sous le
terme « Responsable Assurance Qualité » (RAQ).
Le RAQ :
– s’assure de la mise en œuvre du système permettant d’assurer la qualité
du prétraitement et des opérations de retraitement des dispositifs médicaux
stériles, adapté aux besoins de l’établissement,
– détermine, en accord avec le responsable de la stérilisation, la durée d’archivage des différents documents en fonction de la réglementation et de la durée
de vie des appareils et dispositifs médicaux stérilisés.
Remarque : Dans les petites organisations, la fonction du RAQ peut être reprise
par le responsable de la stérilisation. Une tierce personne qualifiée définie par
l’institution doit effectuer les audits internes et rédiger les rapports qualité
concernant ces audits.
4.3.3 Communication interne
La direction doit s’assurer que le système d’information mis en place permet de
communiquer sur l’efficacité du système de management de la qualité. Un rapport d’activité annuel est formalisé par le responsable du processus de retraitement des dispositifs médicaux et transmis à la hiérarchie.
La qualité du retraitement des dispositifs médicaux dépend, dans une grande
mesure, de la compétence, du savoir-faire et de l’expérience, de la formation
initiale et professionnelle, de la formation continue et du comportement du personnel impliqué dans ces opérations.
5.1.2 Compétence, formation continue
Tout personnel intervenant dans les opérations du retraitement des dispositifs
médicaux figure dans l’organigramme opérationnel. Son activité fait l’objet d’une
Toute fonction relative aux opérations de retraitement des dispositifs médicaux
ne peut être remplie que par un personnel de compétence définie et ayant bénéficié d’une formation initiale adéquate.
Cette formation, CFC de technologue en dispositifs médicaux, assistant technique en stérilisation niveau 1, dispensée par H+ Bildung, Espace-Compétences,
CPS-MT (Centro Professionale Sociosanitario Medico-Tecnico) / SSSH ou une
formation équivalente, porte surtout sur la connaissance des dispositifs médicaux, l’ensemble du processus de retraitement (lavage, conditionnement, stérilisation, contrôles, stockage), le système permettant d’assurer la qualité en
stérilisation, l’hygiène et la sécurité.
La formation continue régulière doit être planifiée et documentée.
L’élaboration d’un plan prévisionnel de formation annuel pour tout le service
est recommandée, ainsi que le suivi de celui-ci.
5.1.3 Moyens de prévention des infections et de protection pour le personnel
Le risque infectieux concerne le personnel travaillant dans le retraitement des
DMx, chaque collaborateur peut aussi bien transmettre que s’infecter avec des
Les mesures à adopter pour prévenir les infections et les moyens de protection pour le personnel doivent être déterminés et leur application doit être
régulièrement vérifiée. Ces mesures sont à déterminer en accord / collaboration avec le service d’hygiène et de prévention et de contrôle de l’infection.
Ces mesures portent en particulier sur (liste non exhaustive) :
– l’hygiène personnelle, en particulier la désinfection des mains,
– le port de gants, de masque et / ou lunettes, de surblouse et / ou tablier,
– le comportement des collaborateurs en cas d’affection par maladie contagieuse,
– les vaccinations,
– le comportement à adopter en cas d’accident.
Le personnel affecté aux opérations de retraitement des dispositifs médicaux
avant conditionnement doit se protéger contre toute contamination ou blessure
accidentelle dès lors qu’il manipule un matériel souillé. A cette fin, il dispose des
produits nécessaires : lunettes, gants, chaussures de travail, masque, blouse,
Dans les zones où il convient de limiter les contaminations particulaires ou
microbiennes, les cheveux et les barbes sont recouverts. Le maquillage non permanent (lavable) du visage doit être choisi de sorte que la zone de travail ne soit
pas perturbée (particules). Les ongles sont naturels et coupés courts. Tous types
de vernis à ongles, les ongles en gel et les inserts acryliques sont à proscrire.
Porter des bijoux visibles est interdit notamment pour les mains et les bras.
En collaboration avec le service d’hygiène et de prévention et de contrôle de
l’infection, des mesures de protection supplémentaires peuvent être définies
pour des agents pathogènes particuliers.
Il est interdit de manger, de boire et de fumer en dehors des zones prévues à
L’accès aux différentes zones concourant aux opérations de retraitement des
dispositifs médicaux stériles est limité, le déplacement du personnel dans ces
zones est maîtrisé. Les consignes concernant l’habillage, le lavage ou la désinfection des mains et la circulation sont respectées par toutes les personnes
appelées à entrer dans ces zones. Les personnes non qualifiées extérieures au
service de stérilisation ne sont autorisées à pénétrer dans le service que si elles
sont accompagnées et respectent les mêmes consignes.
Les ressources humaines, en accord avec la médecine du travail, informent,
proposent et conseillent le personnel au sujet des vaccinations qui sont recommandées par l’Office Fédéral de la Santé Publique, voir Plan de vaccination
suisse actuel.
5.2 Locaux
L’infrastructure pour le retraitement des dispositifs médicaux est un endroit
de travail ; sa conception et sa réalisation doivent répondre aux exigences de
sécurité et de protection selon la loi sur le travail (LT, RS 822.11) et la Loi fédérale sur l’assurance-accidents (LAA, SR 832.20).
Les locaux sont conçus et adaptés aux opérations effectuées ainsi qu’au volume
d’activité, notamment en matière de contrôles spécifiques des dispositifs médicaux. Leur implantation permet une logistique efficiente et une communication aisée avec les services clients, en particulier les blocs opératoires. Leur
s­ ituation, leur conception et leur construction sont adaptées aux exigences
de qualité de l’activité concernée et aux conditions de travail du personnel : ils
permettent notamment le respect des procédures d’hygiène, d’habillage et de
lavage et désinfection des mains. La disposition des locaux et les procédures de
circulation des dispositifs médicaux permettent d’éviter tout risque de confusion
entre les dispositifs médicaux stérilisés et non stérilisés. Elle doit en particulier
permettre, le respect du principe de marche en avant, c’est-à-dire d’aller du
plus sale vers le plus propre, pour réduire au maximum les risques de contamination et de confusion.
L’organisation des locaux permet de séparer physiquement (idéalement dans
des locaux différents) la zone destinée aux opérations de réception et de nettoyage (zone de lavage), la zone pour les opérations de conditionnement (zone de
conditionnement) et la zone à disposition pour la sortie des DMx du stérilisateur
et pour le stockage du matériel stérile (zone stérile). Le passage d’une zone à
l’autre se fait par l’intermédiaire d’un sas.
5.2.2 Eclairage
L’éclairage doit être adapté aux activités du service, conformément à l’art. 15 de
l’Ordonnance 3 relative à la Loi sur le travail (OLT 3, RS 822.113).
Sur la base de l’art 15 du « Commentaire de l’ordonnance 3 relative à la loi
sur le travail » publié par le SECO en 2015* les valeurs de luminosité recommandées sont les suivantes :
– en général : au moins 300 Lux
– travail de bureau : 500 Lux
– zone de chargement et déchargement des stérilisateurs : 600 à 800 Lux
– contrôle visuel des dispositifs médicaux : 1000 Lux
*https://www.seco.admin.ch/dam/seco/fr/dokumente/Arbeit/Arbeitsbedingungen/
Arbeitsgesetz 20und 20Verordnungen/Wegleitungen/Wegleitungen 203/ArGV3_art15.pdf.
download.pdf/ArGV3_art15_fr.pdf
5.2.3 Niveau sonore
Le bruit doit aussi être maîtrisé et ne doit pas compromettre la santé, le bienêtre et la sécurité du personnel, et être conforme à l’article 22 de l’Ordonnance
3 relative à la loi sur le travail (OLT 3, RS 822.113). Lors de la planification d’une
stérilisation centrale ou d’une transformation, les appareils et les installations
doivent être pris en considération dans un concept de protection contre le bruit.
Si les mesures techniques ne suffisent pas à réduire le bruit au-dessous des
valeurs admissibles, des mesures de protection doivent être prises pour les collaborateurs.
Le niveau sonore doit être conforme aux valeurs définies par la SUVA. L’activité
en stérilisation est assimilable du point de vue des émissions sonores à celles
des travaux de bureau et activités comparables de production ou tâches de surveillance.
Exigences pour le niveau d’exposition au bruit Lex en dB (A) basées sur le
« Commentaire de l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail » pour l’art.
Les normes ISO 1999 et SN EN ISO 9612 définissent comme mesure de l’exposition au
bruit le seuil d’exposition Lex. Le décibel (dB) exprime en acoustique le niveau sonore.
Exigences normales : valeurs indicatives à respecter de manière générale dans la plupart
Exigences accrues : valeurs indicatives pour les objectifs et valeurs à atteindre pour les
activités présentant des exigences supérieures en matière de rendement et de qualité du
travail ou nécessitant une attention particulièrement soutenue, etc.
*1 https://www.seco.admin.ch/dam/seco/fr/dokumente/Arbeit/Arbeitsbedingungen/
Arbeitsgesetz 20und 20Verordnungen/Wegleitungen/Wegleitungen 203/ArGV3_art22.pdf.
download.pdf/ArGV3_art22_fr.pdf
5.2.4 Ergonomie
Il est recommandé d’étudier l’ergonomie des postes de travail avec un spécialiste (médecin du travail, ergonome,…). Par ex. tables à hauteur réglable, position de travail, manutention avec des supports de charge auto-réglables.
5.2.5 Entretien
Toutes les surfaces apparentes sont lisses, imperméables, sans fissures et
sans recoins, afin de réduire l’accumulation et la libération de particules et de
micro-organismes, et de permettre l’usage répété de produits de nettoyage et
L’entretien de tous les locaux est essentiel. Des procédures écrites, approuvées
par le responsable de la stérilisation, précisent l’équipement de nettoyage, les
méthodes et les produits à employer, la fréquence des nettoyages, des désinfections et des contrôles, le personnel désigné, ainsi que les enregistrements
effectués. L’entretien des zones où les contaminations particulaires ou microbiennes sont limitées est particulièrement important. Tout équipement de nettoyage susceptible de remettre en suspension la poussière est interdit.
Un système permettant d’éviter l’intrusion des animaux (insectes, animaux
domestiques, rongeurs, etc.) est mis en place.
Contrôles du nettoyage et de la désinfection des surfaces
L’utilité de faire des contrôles du nettoyage et de la désinfection des surfaces
à fréquence régulière dans la zone de conditionnement et à la sortie des
stérilisateurs, cela à des fins de formation ou de vérification de l’efficacité du
service de nettoyage, est à considérer.
Exemples de tests à effectuer pour contrôler le nettoyage et la désinfection des
– Test ATP (Adénosine triphosphate) de bioluminescence ou ATPmétrie
– Test rapide de détection de protéines / sucres réducteurs, basé sur un changement de couleur
– Boîte contact
– Liquide ou tampon qui réagissent à la lumière UV
5.3 Ventilation et qualité de l’air ambiant
5.3.1 Ventilation : Principes
La ventilation assure des conditions de travail adéquates (qualité de l’air ; température) ainsi que concourt à la qualité des produits stériles, en limitant la présence de contaminants dans l’air.
Pour les installations de ventilation et de climatisation la norme SIA 382-1 :2014
Installations de ventilation et de climatisation – Bases générales et performances requises (SN 546382 / 1 :2014) – doit être appliquée.
Les locaux de l’unité de retraitement sont divisés typiquement en trois zones :
zone de lavage, zone de conditionnement, zone de sortie des stérilisateurs et
Les laveurs-désinfecteurs se trouvent entre la zone de lavage et celle de conditionnement. L’extraction de la chaleur et de l’humidité s’effectue de préférence
directement de l’enceinte technique de l’appareil. Le flux d’air est dirigé de la
zone de conditionnement vers la zone de lavage. À cette fin la zone de conditionnement doit être maintenue en surpression par rapport à la zone de lavage.
En général la zone de transition entre la zone de conditionnement et la zone de
sortie du stérilisateur est constituée par la chambre du stérilisateur. Le matériel
stérilisé produit à la sortie du stérilisateur une quantité importante de chaleur et
humidité qui doivent être évacuées par une ventilation adéquate de la zone stérile. La condensation dans les conduites d’air doit être évitée par des mesures
5.3.2 Propreté de l’air
La propreté de l’air requise est précisée et dépend de la nature des opérations
La propreté de l’air doit respecter au minimum les caractéristiques de la
classe 8 de la norme SN EN ISO 14644-1 (voir tableau ci-dessous) au repos
dans toutes les zones à risque, en particulier la zone de conditionnement.
Les mesures des caractéristiques particulaires sont effectuées en l’absence de
personnel, à l’arrêt de toute activité, après un temps de 20 minutes au minimum.
Des procédures précisent l’organisation et la fréquence des contrôles d’environnement par un personnel compétent et selon des méthodes validées.
Limites de la classe 8 de la norme SN EN ISO 14644-1 « au repos »
Nombre ­maximal
­particules par m³
particules de taille égale ou supérieure à 0,5 µm :
particules de taille égale ou supérieure à 1 µm :
particules de taille égale ou supérieure à 5 µm :
Il est recommandé d’effectuer un contrôle annuel de l’environnement (du
nombre de particules en fonction de la taille et de la contamination microbiologique de l’air).
Recommandations pour la surveillance microbiologique « en activité »
Echantillon d’air ufc* / m³ : 200
Limite recommandée de
(*ufc = unité formant colonie)
(source « Bonnes pratiques de
préparation », Afssaps, version du
03.12.2007)
Il est recommandé de déterminer annuellement la charge microbienne en activité selon la norme SN EN ISO 14698-1. En cas de valeurs non conformes une
analyse de risque doit être effectuée.
(Par exemple identification et quantification des bactéries et champignons).
Pour atteindre la classe 8 de la norme SN EN ISO 14644-1, le taux de renouvellement de l’air doit être adapté au volume et à la géométrie de la pièce ainsi
qu’aux équipements et effectifs présents dans le local. Une bonne qualité d’air
frais, un débit d’air suffisant, une aération hautement efficiente et des émissions
polluantes minimisées sont aussi nécessaires. Le taux de renouvellement de
l’air conseillé est de 10 à 20 volumes / heure. Le système de traitement d’air doit
être muni de filtres appropriés. En principe, plus la filtration de l’air utilisée est
performante moins le taux de renouvellement de l’air doit être élevé.
Pour le taux renouvellement selon le type de filtre, les valeurs indicatives suivantes sont conseillées
Si un filtre HEPA H13 (d’après la SN EN 1822) est utilisé : 10 volumes / heure
Si un filtrage F7 / F9 (selon la SN EN 779) est utilisé : 20 volumes / heure
La pression de l’air dans les zones à exigences accrues est contrôlée et maintenue au-dessus de celle des zones environnantes d’exigences inférieures pour
éviter l’entrée d’air non filtré.
Des contrôles annuels de la différence de pression doivent être effectués (test à
la fumée ou autres) et documentés. La maintenance de l’installation est assurée
et documentée par un personnel qualifié.
Surpression des locaux propres
Afin de protéger un local propre d’une contamination éventuelle venant des
zones voisines, il convient que la pression différentielle entre des salles ou zones
propres de niveau de propreté différent se situe normalement entre 5 Pa et 20
Pa, afin de faciliter l’ouverture des portes et d’éviter des flux de transfert inopinés à cause des turbulences. Les normes et directives suivantes peuvent être
considérées (Norme Française S 90351, directive Suisse SWKI / SICC / SITC 99-3).
La zone d’emballage doit être en surpression par rapport à la zone de
lavage. Une mesure annuelle p.ex. par le test de fumée est recommandée.
Les gradients de pression seuls ne sont pas suffisants pour éviter l’afflux d’air
contaminé à travers le sas. Afin de l’éviter, des taux de renouvellement d’air
élevés doivent être garantis dans les sas ainsi que dans les locaux. L’afflux d’air
propre est le seul moyen efficace pour garantir une dilution de la contamination
émise et qui permet d’atteindre la pureté d’air requise.
Les informations suivantes sont destinées au service technique qui effectue la
maintenance de l’installation aéraulique :
Les mesures et les contrôles suivants de l’installation aéraulique doivent être
effectués annuellement :
– Test du filtre et étanchéité selon la SN EN ISO 14644-3 (si des filtres HEPAsont installés)
– Mesures des débits de l’air extérieur, de l’air d’alimentation et de l’air d’évacuation
– Calcul du taux de renouvellement de l’air
– Direction du courant d’air aux ouvertures de décharge et des portes entre les
locaux (test de fumée)
– Démontrer la sous-pression dans le plénum du plafond
– Démontrer que le gradient de pression adéquat par rapport aux locaux
adjacents soit présent (voir ci-dessous)
5.3.3 Température et humidité
La température et l’humidité des locaux doivent être adaptées aux activités du
service et doivent être conformes aux articles 16 et 17 de l’Ordonnance 3 relative
à la Loi sur le travail (OLT 3, RS 822.113). Les locaux sont conçus et organisés de
façon à ce que la température et l’humidité soient maintenues entre les valeurs
Température : 18-25° C
Humidité relative : 30-60 %
Recommandation basée sur le « Commentaire de l’ordonnance 3 relative à la
loi sur le travail pour l’art.16 ».
Des dépassements des tolérances inférieures à 10 % du temps de mesure
peuvent être acceptables , voir publication Luftbefeuchtung im Kontext mit
nationalen und internationalen Stan­dards (http://www.svlw.ch/images/download/02-2015-01-11_Tagungsband-GzD-Hildebrand.pdf)
Dans la zone de stockage des DMx stériles l’humidité relative doit être
contrôlée et être comprise entre 30-60 % afin de maintenir la stérilité (préservation des emballages). Une analyse des risques doit être effectuée pour
les valeurs non conformes.
5.4 Air médical comprimé
La qualité de l’air comprimé utilisé pour traiter les instruments chirurgicaux doit
être déterminée et contrôlée. La norme ISO 8573-1 :2010 spécifie les classes de
pureté de l’air comprimé concernant la présence de particules, d’eau et d’huile
(voir Tableaux 1, 2, 3 ci-dessous), quelque soit leur emplacement dans le système d’air comprimé pour lequel l’air est spécifié ou mesuré. Selon la SN EN ISO
7396-1, l’air médical et l’air moteur pour les instruments chirurgicaux doivent
être filtrés pour maintenir un niveau de contamination particulaire inférieur au
niveau de la classe 2 de la norme ISO 8573-1.
Tableau 1 Classes de pureté de l’air selon le nombre maximal de particules par m3 en
fonction de la taille des particules d’après la ISO 8573-1
Nombre maximal de particules par mètre cube en fonction des dimensions
des particules d
0,1 µm < d ≤ 0,5 µm
0,5 µm < d ≤ 1,0 µm
1,0 µm < d ≤ 5,0 µm
Comme spécifié par l’utilisateur ou fournisseur du système et plus strict que
Tableau 2 Classes de pureté de l’air selon l’humidité et l’eau liquide d’après la
Point de rosée*
Comme spécifié par l’utilisateur ou fournisseur du système et plus strict
que classe 1
≤ –70
≤ –40
Température à laquelle la vapeur aqueuse commence à condenser
Tableau 3 Classes de pureté de l’air selon la quantité d’huile total d’après la ISO 8573-1
Concentration en huile total (liquide, aérosol et vapeur) mg / m3
Comme spécifié par l’utilisateur ou fournisseur du système et plus
strict que classe 1
L’air médical ne doit pas être une source de contamination microbiologique. Les
contrôles doivent être faits conformément à la norme ISO 8573-7.
La valeur maximale de la contamination microbiologique de l’air médical est
de 100 UFC / m3.
5.5 Eau
L’eau doit être salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique,
conformément aux exigences de potabilité inscrites à l’art. 3 de l’Ordonnance
du Département fédéral de l’Intérieur (DFI) sur l’eau potable, l’eau de source et
l’eau minérale du 23 novembre 2005 (RS 817.022.102).
L’eau utilisée pour le rinçage final après nettoyage et pour la production de
vapeur est compatible avec le processus de stérilisation et n’endommage ni
les équipements de lavage et de stérilisation, ni les dispositifs médicaux. Les
recommandations en matière de conductivité, pH, dureté, concentration en ions
et concentrations limites d’impuretés sont données par les fabricants d’équipements médicaux. L’eau pour la production de vapeur doit correspondre aux
exigences de la norme SN EN 285. La qualité de l’eau utilisée pour les différentes opérations de retraitement des dispositifs médicaux est définie, maîtrisée
et surveillée.
5.5.2 Types d’eaux et utilisation
Les informations données ci-dessous sont des généralités. L’utilisateur s’assurera que la qualité d’eau qu’il utilise est conforme aux instructions du fabricant
des équipements et / ou des produits utilisés (détergent, désinfectant, etc.).
– Pour le lavage des mains
– Pour le prétraitement et le lavage manuel
– Pour la pompe à vide du stérilisateur
Eau avec une teneur réduite en calcaire (carbonate de calcium et magnésium
– Pour le lavage en laveur-désinfecteur (LD)
Eau qui ne contient en principe pas d’ions dissouts
– Pour la désinfection thermique et le rinçage final en LD, pour le rinçage final
après le retraitement manuel
– Pour la production de vapeur pour les stérilisateurs à la vapeur d’eau (selon
l’annexe B de la SN EN 285)
Eau dépourvue de la majorité de ses sels minéraux, métaux lourds et autres
toxiques par osmose.
– Pour la désinfection thermique et le rinçage final en LD
Alimentation en vapeur ; valeurs maximales suggérées pour les impuretés présentes
dans l’eau d’alimentation et les condensats (selon la SN EN 285)
Eau d’alimentation
Résidus d’évaporation
≤ 10 mg / l
≤ 1 mg / l
≤ 0,2 mg / l
≤ 0,005 mg / l
≤ 0,05 mg / l
Traces de métaux lourds, sauf fer, cadmium, plomb
≤ 0,1 mg / l
≤ 2 mg / l
≤ 0,5 mg / l
Conductivité (à 25 °C)
≤ 5 μS / cm
pH (degré d’acidité)
5 à 7,5
Incolore, propre, sans sédiment
Dureté (∑ ions de terre alcaline)
≤ 0,02 mmol / l
Source: adaptée de la SN EN 285, Annexe B, tableau B.1
Pour la désinfection thermique et le rinçage final en LD, les valeurs données
dans le tableau 4 de la norme SN EN 285* peuvent aussi être prises en considération, à l’exception de la conductivité pour laquelle 15 μS / cm suffisent.
Eau qui a subi une distillation, donc théoriquement exempte de sels minéraux et
de microorganismes (si conservée dans des conditions stériles)
– Pour les petits stérilisateurs à la vapeur d’eau
– Pour l’humidification des stérilisateurs à l’oxyde d’éthylène
Eau microbiologiquement contrôlée
Eau distillée, stérile et exempte de pyrogènes ou eau osmosée / déminéralisée
et filtrée stérilement.
– Pour le rinçage final des endoscopes thermolabiles
Les spécifications de l’eau à utiliser pour le rinçage final des endoscopes
thermolabiles sont décrites dans la norme SN EN ISO 15883-4.
Compte tenu de risques infectieux particuliers, les analyses périodiques des différentes eaux utilisées dans le processus de retraitement sont complétées, si
nécessaire, par des études microbiologiques de germes opportunistes et pathogènes.
Toute anomalie est évaluée et prise en compte pour la maîtrise du procédé.
Une fréquence annuelle des analyses des différentes eaux utilisées d’après
les exigences des normes citées est recommandée.
Lors de la conception du réseau de tuyauteries, les contraintes de drainage sont
prises en compte afin de limiter la quantité d’eau retenue dans le système et
d’éliminer les bras morts. Les réseaux font l’objet d’une maintenance préventive
assurée par un personnel compétent.
5.6 Matériel
Le matériel comprend l’ensemble des équipements et consommables utilisés
pour le prétraitement, le nettoyage, la désinfection, le conditionnement, la stérilisation, le contrôle, l’étiquetage, le stockage, la distribution, le transport et la
gestion des dispositifs médicaux devant être retraités.
Toute acquisition de matériel utilisé dans les opérations de retraitement des
dispositifs médicaux est effectuée, après validation par le responsable de la stérilisation, de façon à ce que celui-ci soit conforme aux spécifications des normes
et aux recommandations.
Les équipements utilisés sont régulièrement entretenus afin d’atteindre le
niveau de propreté requis.
Le responsable de la stérilisation, en liaison avec le responsable du système
permettant d’assurer la qualité, s’assure que les équipements sont qualifiés et
« validés » avant leur première utilisation. Il veille également à ce que les équipements soient à nouveau qualifiés de façon planifiée ou si nécessaire revalidés
après des modifications ou des travaux importants. Par exemple, si des modifications essentielles de la charge, de l’emballage, de l’appareil ou de l’installation ont été faites, ou si les données de performance ne correspondent plus aux
données de la validation.
Les qualifications (« re-validations ») suivantes doivent être réalisées chaque
1) Qualification des performances des laveurs-désinfecteurs selon les parties correspondantes de la SN EN ISO15883.
2) Qualification des performances des stérilisateurs selon la SN EN ISO
3) Qualification des performances des soudeuses selon la SN EN ISO 11607.
La validation des procédés et la requalification annuelle des laveurs-désinfecteurs doivent aussi être effectuées pour un retraitement correct des DMx qui ne
sont pas stérilisés (p. ex. laveurs-désinfecteurs pour endoscopes thermolabiles).
Les appareils de mesure et d’enregistrement des paramètres critiques d’un
équipement sont maîtrisés, étalonnés annuellement avec des instruments
de mesures calibrés aux étalons internationaux. Les documents relatifs à ces
contrôles sont conservés.
Tout équipement est entretenu selon un plan de maintenance et documenté.
Les laveurs-désinfecteurs (SN EN ISO 15883), les appareils de conditionnement
comme les soudeuses (SN EN ISO 11607) et les stérilisateurs (SN EN ISO 17665)
doivent être qualifiés / « validés » avant leur première utilisation. La validation est
un processus qui atteste que l’appareil est installé correctement, peut être utilisé et que la procédure correspondante peut être appliquée efficacement. Le
processus de validation se compose de la qualification de l’installation (QI), de
la qualification opérationnelle (QO) et de la qualification des performances (QP).
Les résultats de la validation doivent être analysés et enregistrés dans un rapport. La requalification annuelle devrait être exécutée immédiatement après la
Les résultats doivent être approuvés par le responsable de la stérilisation avant
la réutilisation des équipements.
défauts et les dysfonctionnements constatés ainsi que les mesures prises pour
y remédier doivent être consignés et signalés au responsable de la stérilisation.
Le nom de l’intervenant et la date des opérations sont enregistrés et conservés.
5.7 Services support
L’établissement doit établir des exigences documentées relatives aux activités
effectuées par les services internes et externes connexes comme par exemple le
service de nettoyage, de transport, d’informatique et le service technique.
6.1 Planification de la réalisation du produit (voir norme SN
EN ISO 13485)
L’établissement doit planifier et développer les processus nécessaires au retraitement des dispositifs médicaux.
Le retraitement des dispositifs médicaux doit répondre aux exigences suivantes :
– Les exigences liées au produit : instructions du fabricant dans la langue de
– Les exigences liées au niveau de retraitement souhaité selon leur risque
infectieux d’après la classification de Spaulding (voir 6.1.1).
– Les exigences liées à l’établissement : méthode, matériel, moyens, environnement, ressources humaines.
L’établissement doit établir des exigences documentées relatives au management des risques tout au long du processus de retraitement des dispositifs
médicaux. Les enregistrements doivent être conservés.
6.1.1 Tableau d’exemples de la classification des dispositifs médicaux à
­retraiter et moyens de retraitement d’après Spaulding
Définition (d’après
Spaulding)
Dispositifs non critiques (n’entrent en
contact qu’avec la peau
Manchettes à pression, stéthoscopes,
électrodes à ECG, pied
à coulisse, récipients
à déjection humaine,
béquilles, lits d’hôpital …
Désinfection de niveau
intermédiaire (pour
certains DM un bas
niveau est acceptable): élimination des
pathogènes les plus
Processus de nettoyage approprié suivi
par une désinfection
p. ex. avec un produit
reconnu destiné à la
Dispositifs semi-critiques (entrent en
muqueuses non stériles ou la peau non
Bronchoscopes,
endoscopes digestifs,
spéculum vaginal ou
nasal, matériel d’anesthésie, …
Désinfection de haut
élimination de tous les
micro-organismes, à
Processus de nettoyage non-fixant suivi
chimique à base
d’acide peracétique
ou d’aldéhydes
– désinfection thermique
(entrent en contact
avec du sang ou une
cavité corporelle stérile)
Instruments chirurgicaux, implants, cathéters intravasculaires,
aguille à ponction,
aiguille d’acupuncture,
sondes urinaires,...
micro-organismes y
compris les spores
Processus de nettoyage et de désinfection non fixant suivi par
une stérilisation.
Toujours, si possible,
d’eau saturée à 134°C
approprié. Pour les
instruments thermolabiles voir Ch.2.1.4.
Sources : adapté de swissnoso, Volume 6, Numéro 4, Praktische Hygiene in der Arztpraxis, Schweiz Med
Forum 2005 ;5 :660–666
6. Réalisation du produit
6.2 Processus relatifs aux clients
La stérilisation centrale et ses clients déterminent les exigences nécessaires
notamment en ce qui concerne le conditionnement et les conditions de mise à
Dans tous les cas le processus de retraitement des dispositifs médicaux doit
être garanti en fonction des dispositions légales et règlementaires relatives au
L’établissement doit définir et mettre en application un système de communication efficace avec les clients à propos de la qualité des produits et des retours
d’information de leur part.
Toute réclamation provenant d’un client est enregistrée et traitée par le système
de management de la qualité mis en place dans l’établissement.
6.3 Conception et développement
L’établissement doit retraiter le dispositif médical selon les instructions du responsable de la première mise sur le marché (art. 20 al. 2 let. a ODim). Toute personne qui modifie le dispositif médical de manière non conforme au but prévu ou
de manière à en modifier les performances doit satisfaire aux exigences régissant la première mise sur le marché (art. 20aODim). Celle-ci endosse une responsabilité identique à celle du producteur (cf. ci-dessus ch. 2.1.2). Dans tous les
cas, l’établissement doit pouvoir prouver que son produit est conforme aux exigences essentielles et qu’il présente bien l’efficacité et les performances revendiquées (art. 9 et 10 ODim).
6.4 Conformité des produits achetés
6.4.1 Processus d’achat
L’établissement doit établir des procédures documentées pour s’assurer que le
matériel acheté est conforme aux normes en vigueur. Il est sensé demander aux
fournisseurs une copie du certificat de conformité.
Le responsable du service de stérilisation doit être consulté pour les achats
d’équipements et de consommables en lien avec le processus de retraitement
des dispositifs médicaux.
Lors de la réception du matériel, l’établissement doit mettre en place un contrôle
de conformité de la livraison et du produit reçu.
Les méthodes de retraitement des dispositifs médicaux avant conditionnement
tiennent compte des risques liés à la nature du dispositif médical, du type de
contamination (selon la classification de Spaulding, voir tableau au ch. 6.1.1), du
circuit, de son utilisation et de l’environnement.
Les indications, les conditions d’emploi et les précautions d’utilisation préconisées par le fabricant du dispositif sont connues à l’achat et ensuite prises en
compte lors de l’élaboration des procédures internes de l’établissement.
Par souci de précaution, les implants retirés des patients, qui sont du matériel à usage unique, ne sont en principe pas retraités*.
*Remarque : dans le cadre d’investigations ultérieures, par exemple sur plainte de patient,
les DMx retirés de patients devraient être retraités pour envoi à un institut d’analyse.
Selon l’évaluation du risque infectieux, les dispositifs médicaux subissent de
manière préférentielle sans délai, préalablement à leur conditionnement et à
leur stérilisation, un traitement par un laveur désinfecteur qualifié. Si un nettoyage en laveur désinfecteur n’est pas possible, les dispositifs médicaux sont
prétraités et lavés manuellement.
Un pré-traitement des dispositifs médicaux peut être indiqué dans certains
autres cas, par exemple lors de temps de transport de longue durée.
Le dispositif médical souillé est transporté dans des conditions ne présentant
aucun risque de contamination pour les personnes et pour l’environnement. Les
conditions du prétraitement et du transport font l’objet de procédures documentées et établies en commun entre les différents intervenants.
Les dispositifs médicaux en prêt / en consignation doivent impérativement
avoir subi toutes les opérations de retraitement, attestées par un document,
avant leur utilisation ou à la restitution ou expédition pour réparation ou
Les dispositifs médicaux venant de réparation, révision ou maintenance
doivent impérativement avoir subi toutes les opérations de retraitement des
dispositifs médicaux, avant leur utilisation. L’expédition des DMx en réparation doit être effectuée après un retraitement adapté, conformément aux
7. Retraitement des dispositifs médicaux
7.2.1 Dispositifs médicaux entrés en contact avec des animaux
Dans le cas où un dispositif médical qui a été utilisé sur l’animal est à retraiter,
les recommandations suivantes sont à prendre en considération. Un dispositif
médical est destiné à être utilisé sur l’homme (art. 1, ODim,). Celui qui utilise
un dispositif médical hors du champ d’application prévu, le fait sous sa propre
responsabilité. La procédure de retraitement validée par le fabricant ne vaut que
pour le but prévu.
Par mesure de précaution, en raison du risque de transmission d’agents
pathogènes ou infectieux, le matériel utilisé chez l’animal ne peut plus être
utilisé pour la médecine humaine. Le matériel utilisé chez l’animal suivra un
circuit de retraitement séparé de celui des dispositifs médicaux utilisés chez
7.2.2 Dispositifs médicaux entrés en contact avec des cadavres
pathogènes ou infectieux, le matériel utilisé chez le cadavre ne peut plus
être utilisé pour la médecine humaine. Le matériel utilisé chez les cadavres
suivra un circuit de retraitement séparé de celui des dispositifs médicaux
utilisés chez le patient.
7.3 Pré-désinfection
La pré-désinfection est le premier traitement à effectuer si nécessaire* sur les
objets et matériels souillés dans le but de diminuer la population de micro-organismes et de faciliter le nettoyage ultérieur. Il est impératif d’éviter le séchage
des souillures sur le matériel. La pré-désinfection a également pour but de protéger le personnel lors de la manipulation des instruments et de protéger l’environnement. Elle est réalisée le plus rapidement possible après utilisation du
dispositif médical, au plus près du lieu d’utilisation, avant le nettoyage, selon une
procédure approuvée par le responsable du service de stérilisation.
Les activités bactéricides, fongicides et virucides des produits utilisés sont
déterminées selon les normes en vigueur en Suisse. Ces produits sont compatibles avec les dispositifs médicaux à traiter et ne contiennent pas de substances
connues comme capables de fixer les protéines.
* Remarque sur la pré-désinfection :
La pré-désinfection n’est pas une obligation.
Le matériel peut être retraité selon les besoins et les cultures des divers établissements de santé sans effectuer cette étape.
Une analyse des risques établie par le service de stérilisation et le service
de prévention et de contrôle des infections permettra de définir les besoins
propres à chaque établissement.
7.4 Nettoyage-désinfection
Le nettoyage-désinfection est une étape indispensable avant le conditionnement.
Le nettoyage a pour but d’éliminer les salissures par l’action physico-chimique
d’un produit adapté tel un détergent, conjuguée à une action mécanique afin
d’obtenir un dispositif médical fonctionnel et propre. Il est compatible avec le
dispositif médical et ne doit pas le détériorer. La désinfection thermique est à
Les valeurs A0 minimales pour la désinfection thermique sont définies
dans les différentes parties de la norme SN EN ISO 15883.
Instruments chirurgicaux :
A0 = 600 (10 min à 80°C, 1 min à 90°C, 20 sec à 95°C)
Récipients à déjection humaine :
A0 = 60 (1 min 80 C°)
Pour des dispositifs médicaux semi-critiques (et critiques) qui ne peuvent pas
être stérilisés : une valeur A0 de 3000 est recommandée (50 min à 80°C, 5 min
à 90° C, 1 min 25 sec à 95° C).
Le nettoyage-désinfection concerne aussi les conteneurs et les plateaux réutilisables, les dispositifs médicaux dès lors qu’ils ont été déconditionnés, qu’ils
aient été utilisés ou non, les dispositifs médicaux en prêt ou en dépôt et les
dispositifs médicaux neufs ou réparés livrés non stériles qui sont nettoyés selon
les instructions du fabricant. Le nettoyage des dispositifs médicaux est réalisé si
possible dans un laveur-désinfecteur. Celui-ci est adapté à cet usage et qualifié.
7.4.2 Validations des procédés de lavage-désinfection
Le processus dans un laveur-désinfecteur doit être validé selon les différentes
parties de la norme SN EN ISO 15883.
Les contrôles de routine pour le lavage mécanique en laveur-désinfecteur
doivent s’aligner sur les tests mentionnés dans la SN EN ISO 15883.
Les principaux tests à réaliser lors de la Qualification de l’Installation
(QI), Qualification Opérationelle (QO), Qualification des Performances (QP)
décrits dans la norme SN EN ISO 15883-1 à 7 selon les DMx à traiter sont :
– contrôle des dosages
– contrôle de l’efficacité du nettoyage à l’aide de souillure test
– absence de résidus de protéines par un test de détection des protéines
– contrôles thermométriques permettent notamment de s’assurer que le
rinçage initial est en dessous de 45° C, que la température de nettoyage
correspond aux instructions du fabricant de détergent, que la phase de
désinfection thermique (A0) est conforme à ce qui a été défini ou que la
température de la désinfection chimique est conforme aux instructions
du fabricant du désinfectant.
– contrôle du séchage
– contrôle de l’absence de résidu de procédé
La directive de la Deutsche Gesellschaft für Sterilgutversorgung (DGSV), et de
l’Arbeitskreis Instrumentenaufbereitung AKI relative à la validation et au contrôle
systématique des processus de lavage et de désinfection en LD pour les DM
thermostables et aux principes généraux régissant le choix des appareils donne
les détails des opérations à effectuer.
Une qualification des performances des laveurs-désinfecteurs doit être
effectuée annuellement, ainsi qu’après chaque modification importante
selon la (les) partie(s) correspondante(s) de la SN EN ISO 15883.
Si un nettoyage ne peut être effectué que manuellement, une procédure écrite
doit être établie. Lors d’un nettoyage manuel, l’étape de désinfection chimique
est particulièrement importante. Le « Guide de validation du nettoyage et de la
désinfection chimique manuels des dispositifs médicaux », donne les informations nécessaires afin de définir et suivre des étapes standardisées et donc un
processus qui peut être validé. Il est recommandé de suivre les instructions de
ce guide pour la désinfection chimique manuelle.
Il convient d’accorder une attention particulière aux lumières et charnières des
dispositifs médicaux afin de s’assurer que le nettoyage est efficace et que la
solution de nettoyage employée a été éliminée. Pour cela, il peut être nécessaire
de démonter selon les recommandations du fabricant les dispositifs médicaux
composés de plusieurs parties.
Un appareil de nettoyage à ultrasons peut être parfois utilisé comme aide au nettoyage. Il devra faire l’objet de contrôles réguliers de son efficacité et être entretenu et utilisé conformément aux instructions du fabricant. Des informations
supplémentaires au sujet du domaine d’application et des contrôles à effectuer
avec les appareils à ultrason ont été publiées dans Forum,1, 2015, pp 14-16.
Les produits chimiques utilisés lors du procédé (détergents, adjuvants de rinçage, etc.) peuvent ne pas être éliminés complètement par le procédé de ­rinçage.
Selon la SN EN ISO 15883-1, la nature des résidus et le niveau résiduel susceptibles de poser un problème dépendent des produits chimiques utilisés lors du
procédé et de l’utilisation qui sera faite du dispositif lavé et désinfecté. Afin de
s’assurer que les valeurs sont inférieures au niveau maximal acceptable spécifié
par le fabricant, un contrôle annuel est recommandé.
Les informations sur la méthode d’analyse à utiliser doivent être fournies par le
fabricant du produit chimique utilisé.
Les exigences décrites ci-dessus s’appliquent également lorsque les deux opérations de nettoyage et de désinfection sont combinées en utilisant un laveur
désinfecteur qualifié.
Quel que soit le mode de nettoyage-désinfection, un rinçage (p. ex. avec de l’eau
osmosée, déminéralisée, stérile) et un séchage efficaces et non contaminants
du dispositif médical doivent être effectués avant le conditionnement, en évitant
que toute nouvelle contamination survienne.
Un séchage complémentaire des dispositifs médicaux peut être nécessaire. Les
moyens appropriés pour effectuer cette opération sont le tissu non pelucheux,
l’air médical filtré et une armoire de séchage.
Pour le séchage des endoscopes thermolabiles, la pression de l’air médical
utilisé doit souvent être réduite pour correspondre aux indications des fabricants d’endoscopes.
7.4.4 Libération des charges des laveurs désinfecteurs
Une libération des charges des laveurs désinfecteurs doit progressivement être
mise en place dans les établissements de soins. Elle comprend les contrôles
1. Utilisation du bon programme de nettoyage
2. Vérification de l’obtention des paramètres (par exemple : température, valeur
A0, pression, dosages des différents produits chimiques utilisés) conformément aux données obtenues lors de la validation
3. Vérification, à la sortie des laveurs désinfecteurs, que le matériel est toujours en position correcte sur le bon support de charge (par exemple : godet
inversé, matériel coincé, objet creux déconnectés, etc.)
4. Vérification visuelle de la siccité de la charge
5. Vérification visuelle de la propreté de la charge
Un dossier de libération de la charge est établi et si le contrôle de tous les paramètres est conforme, la charge est libérée par la ou les personne(s) habilitée(s)
désignée(s) par le responsable de la stérilisation. La libération est attestée par
la signature manuelle ou électronique de la personne habilitée selon le système
de qualité en place.
7.5 Contrôles de propreté et de fonctionnalité
Après le nettoyage-désinfection, il est nécessaire de vérifier visuellement la propreté et la siccité des composants du dispositif médical ainsi que la fonctionnalité du dispositif médical remonté (art. 19, ODim).
La nécessité d’un nouveau nettoyage-désinfection avant conditionnement est
évaluée au cas par cas.
L’entretien particulier de certains dispositifs médicaux doit être effectué selon les
recommandations du fabricant. Par exemple : huile spécifique pour les moteurs.
Il est nécessaire de vérifier qu’aucune détérioration n’est susceptible d’affecter
la sécurité, l’intégrité et le bon fonctionnement du dispositif médical au moment
Par exemple : contrôle des instruments tranchants et mordants, contrôle des
optiques, contrôle de l’intégrité des câbles électriques, des instruments gainés, etc.
Les dispositifs médicaux nettoyés-désinfectés doivent être protégés pour éviter
toute nouvelle contamination. Le conditionnement des dispositifs médicaux secs
est effectué le plus précocement possible après le nettoyage-désinfection et le
contrôle de fonctionnement. Le système de barrière stérile (SBS) (en contact
avec le dispositif médical) constitue une barrière imperméable aux micro-organismes (voir SN EN ISO 11607-1). L’emballage de protection assure la protection
des dispositifs médicaux stériles dans leur SBS. L’utilisation et les caractéristiques d’un emballage de protection sont déterminées en fonction des risques
de détérioration du SBS jusqu’à son utilisation.
Le SBS est compatible avec le procédé de stérilisation, assure le maintien de
la stérilité jusqu’à l’utilisation et permet l’extraction aseptique du dispositif. Il
comporte obligatoirement un indicateur chimique de classe 1.
Si un emballage de protection est placé avant stérilisation, il doit également
être compatible avec le procédé de stérilisation. Il comporte obligatoirement un
indicateur chimique de classe 1.
Si un emballage de protection est placé après stérilisation, la compatibilité avec
le procédé de stérilisation et la présence de l’indicateur chimique de classe 1 ne
sont pas nécessaires.
Le SBS et l’emballage de protection sont choisis pour chaque catégorie de dispositifs médicaux en fonction de leurs caractéristiques physiques, de leur destination et des conditions d’utilisation.
Les matériaux et les systèmes d’emballage des dispositifs médicaux sont
conformes aux normes et aux spécifications en vigueur. Ils sont conservés avant
utilisation conformément aux recommandations du fabricant.
Afin d’assurer un processus de stérilisation efficace, il peut être nécessaire de
démonter tout ou une partie de certains dispositifs médicaux avant l’emballage,
selon les recommandations du fournisseur.
La disposition des objets dans l’emballage permet la bonne pénétration de
l’agent stérilisant et une extraction aseptique du dispositif médical stérile.
Les dispositifs de protection des DMx doivent permettre le passage de l’agent
La fermeture de chaque emballage est contrôlée visuellement.
Les appareils de conditionnement sont régulièrement vérifiés, entretenus et
contrôlés (en particulier la température, la durée du scellage ainsi que la force
et la stabilité de la soudure).
7.6.2 Emballages réutilisables
Avant stérilisation, chaque conteneur réutilisable fait l’objet d’un contrôle visuel
et son aptitude au fonctionnement est vérifiée selon les recommandations du
fabricant. Chaque conteneur est muni d’un système permettant d’indiquer clairement que l’intégrité de sa fermeture n’est pas compromise après la stérilisation. Un plan de maintenance des conteneurs est établi au minimum selon
les recommandations du fabricant, mis en œuvre et le remplacement de tout
élément est enregistré. L’intégralité des documents y relatifs est conservée.
D’après la EN 868-8 un conteneur « full size », c’est-à-dire un module de
stérilisation, doit être conçu et construit pour permettre qu’une charge
totale jusqu’à 10 kg soit stérilisée dans un stérilisateur conforme à la norme
SN EN 285.
7.6.3 Validations des procédés d’emballage
Le processus d’emballage étant un maillon de la chaîne du retraitement, il devrait
par conséquent être validé en tant que tel. La validation permet de garantir l’obtention et le maintien dans le temps de l’intégrité des systèmes d’emballage
jusqu’à l’utilisation du dispositif médical. La publication « Recommandations
pour la validation des procédés d’emballage selon la SN EN ISO 11607 » contient
les informations à ce sujet.
7.7 Stérilisation
La méthode de stérilisation choisie tient compte des recommandations du fabricant et de la nature du dispositif médical.
Chaque fois que possible, la stérilisation sous pression de vapeur d’eau saturée
à 134°C et pendant une durée de 18 minutes, est utilisée pour les dispositifs
médicaux thermostables réutilisables (art. 25 de l’Ordonnance sur la lutte contre
les maladies transmissibles de l’homme, Ordonnance sur les épidémies, OEp,
RS 818.101.1,). L’utilisation de la chaleur sèche est proscrite (voir ch. 2.1.4).
Les cycles de stérilisation sont adaptés à la charge à stériliser et comportent
dans tous les cas, au moins une phase d’évacuation de l’air afin d’assurer la
répartition homogène de l’agent stérilisant au sein de la charge.
Les règles et contrôles du chargement des stérilisateurs sont les suivantes :
– trier le matériel en fonction du mode de stérilisation
– s’assurer que les étapes précédentes ont été bien effectuées (par
exemple : emballage, étiquetage, indicateur chimique d’exposition)
– placer le matériel selon le plan de charge établi lors de la validation
– s’assurer que l’agent stérilisant puisse pénétrer dans toute la charge (par
exemple : pas de matériel trop serré, gerbage des conteneurs, etc.)
– positionner le matériel lourd en bas
– le matériel ne doit pas dépasser des paniers ou toucher la chambre du
Les méthodes et les paramètres utilisés en routine sont conformes aux recommandations en vigueur et aux données de la validation.
En cours de stérilisation, une surveillance du bon déroulement du cycle est
effectuée. Les paramètres de chaque cycle de stérilisation importants (température, pression, temps, …) sont enregistrés (voir SN EN ISO 17665 et SN EN
ISO 14937). Les indicateurs chimiques et biologiques sont utilisés chaque fois
que nécessaire ; ils peuvent participer à l’évaluation de l’efficacité du cycle de
stérilisation ; ils répondent aux spécifications des normes (SN EN ISO 11140, SN
EN ISO 11138) et des recommandations en vigueur. L’utilisation des indicateurs
doit être déterminée par écrit (voir « Guide pour la validation et le contrôle de
routine des procédés de stérilisation à la vapeur d’eau dans les établissements
de soins »).
L’étape de déchargement du stérilisateur est effectuée selon les consignes de
sécurité et n’est pas source de condensat, d’endommagement ou de contamination.
Lorsque le fabricant du dispositif médical indique un nombre maximal de cycles
de retraitement, un système de contrôle permettant de le respecter est mis en
7.7.2 Validation des procédés de stérilisation
Le but de la validation est de démontrer que le procédé de stérilisation choisi
peut être appliqué de façon efficace à la charge de stérilisation. La validation
comprend un certain nombre d’étapes identifiées :
– qualification de l’installation (QI)
– qualification opérationnelle (QO)
– qualification des performances (QP)
Chaque procédé de stérilisation est validé conformément aux spécifications et
normes en vigueur avec les charges de référence les plus pénalisantes possibles, c’est-à-dire les charges constituées pour représenter les combinaisons
de produits les plus difficiles à stériliser.
Ces normes ont été établies pour des charges à stériliser dont la contamination
initiale est bien maîtrisée.
En milieu de soins, la contamination initiale ne peut être connue pour chaque
dispositif médical après utilisation. Les étapes préliminaires au nettoyage et
le nettoyage lui-même sont difficiles à valider et à vérifier sur les dispositifs
médicaux qui ont été utilisés dans des conditions très variées. C’est pourquoi
la norme générale SN EN ISO 14937 (annexe D) recommande de privilégier les
conditions de stérilisation les plus exigeantes confirmées par l’usage (méthode
de surdestruction). Dans ce cas, les traitements peuvent avoir une intensité qui
peut dépasser les conditions minimales requises déterminées lors de la validation. Ils tiennent compte également des exigences requises pour l’inactivation
des agents transmissibles non conventionnels (par exemple : prions). Les modalités de réalisation de la validation des procédés de stérilisation sont décrites
dans les normes en vigueur :
– Pour la stérilisation à la vapeur d’eau : SN EN ISO 17665-1 et SN EN ISO
17665-2, « Guide pour la validation et le contrôle de routine des procédés de
stérilisation à la vapeur d’eau dans les établissements de soins »
– Pour la stérilisation à l’oxyde d’éthylène (EO) : SN EN ISO 11135-1 et SN EN
ISO 11135-2
– Pour la stérilisation aux vapeurs de peroxyde d’hydrogène : SN EN ISO 14937
Une qualification des performances des stérilisateurs doit être effectuée
annuellement ainsi qu’après chaque modification importante (SN EN ISO
17665).
Les raisons d’une requalification peuvent par exemple être des révisions techniques, des modifications de la charge et des produits, incluant leurs emballages. Les résultats sont évalués et consignés dans des rapports documentés,
validés et conservés.
Le rapport de validation doit être vérifié et approuvé par le personnel compétent
et dûment désigné à cette fin. Toute modification du procédé, du dispositif ou du
stérilisateur doit être accompagnée d’une évaluation des conséquences sur l’efficacité du procédé de stérilisation. Les résultats de cette évaluation, y compris
la justification des décisions prises, doivent être documentés.
7.7.3 Contrôles de routine des procédés de stérilisation
Pour les contrôles de routine pour la stérilisation par la vapeur d’eau saturée,
il faut prendre en compte les indications mentionnées dans le « Guide pour la
validation et le contrôle de routine des procédés de stérilisation à la vapeur d’eau
dans les établissements de soins », chapitre 10.
Pour toutes les méthodes de stérilisation, les contrôles suivant doivent être
1) Vérification de l’obtention des paramètres (ex : température, pression,
temps ou d’autres paramètres comme la concentration de l’agent stérilisant ou le poids de la cartouche d’EO) par comparaison avec les paramètres mesurés lors de la validation.
2) Vérification des indicateurs chimiques en fin de cycle selon les instructions du fabricant :
– Indicateur classe 1, présent sur chaque emballage
– Indicateurs à paramètres critiques multiples présents dans chaque
charge. Il est recommandé d’utiliser un indicateur chimique de classe
6 pour la stérilisation à la vapeur d’eau.
3) Vérification visuelle de la siccité et de l’intégrité des emballages
(absence de taches, déchirures, etc.) en fin de cycle.
Les indicateurs chimiques utilisés doivent être conformes à la norme SN EN ISO
Le tableau ci-dessous résume les différentes classes d’indicateurs chimiques et
Utilisation en stérilisation centrale
A mettre sur chaque emballage,
permet de différencier le matériel
stérilisé de celui qui ne l’a pas été
Indicateur pour essai
Essai de Bowie et Dick (Essai de
pénétration de la vapeur)
Indicateur à paramètre
critique unique
Contrôle d’un paramètre critique
Indicateur à paramètres critiques multiples
Contrôle d’au moins deux paramètres critiques de la charge
OUI, si stérilisation aux
Indicateurs – intégrateurs
Contrôle de tous les paramètres
critiques de la charge
OUI, si stérilisation à
Indicateurs – émulateurs
critiques de la charge, précision
plus élevée que les classes 5
OUI, pour toutes les
charges de stérilisation à la vapeur d’eau
L’utilisation par exemple de sondes embarquées peut être une alternative à
l’emploi d’indicateurs chimiques des classes 4, 5 et 6.
Il existe des systèmes électroniques qui peuvent être utilisés pour substituer
les indicateurs chimiques de classe 2 pour effectuer des tests de pénétration
Pour certains types de stérilisation (oxyde d’éthylène, peroxyde d’hydrogène,
etc.) il est nécessaire d’utiliser des indicateurs biologiques (SN EN ISO 11138) si
tous les paramètres critiques ne sont pas mesurés / enregistrés.
Lors de la stérilisation à l’oxyde d’éthylène, le temps de désorption défini par
le fabricant du dispositif médical doit être contrôlé et consigné après chaque
7.7.4 Libération de la charge de stérilisation
Lorsque le contrôle de tous les paramètres est conforme, la charge est libérée
par la ou les personne(s) habilitée(s) désignée(s) par le responsable de la stérilisation. La libération est attestée par la signature manuelle ou électronique de
la personne habilitée selon le système de qualité en place.
La charge stérilisée est considérée comme non conforme chaque fois que le
résultat des contrôles n’est pas conforme ou qu’il y a un doute sur un résultat.
Les dispositifs médicaux d’une charge qui n’a pas pu être libérée après stérilisation doivent en principe être complètement retraités (voir ch. 8.2).
Un dispositif médical est considéré comme non conforme chaque fois qu’il y a un
doute sur l’intégrité de son emballage.
Les statuts qualité entre les dispositifs médicaux non stérilisés, ceux en attente
de libération de la charge, ceux stérilisés et déclarés conformes et les dispositifs
médicaux déclarés non conformes sont clairement distingués.
7.7.5 Dossier de stérilisation
Le dossier de stérilisation permet la traçabilité du procédé et contient :
2. L’identification du stérilisateur
3. Le numéro du cycle
4. La liste des emballages contenus dans la charge et dans la mesure du possible de tous les dispositifs médicaux contenus dans ceux-ci
5. Les documents démontrant le respect des procédures des différentes étapes
de la préparation des dispositifs médicaux stériles
6. L’enregistrement du cycle
7. Le résultat des contrôles effectués, (document attestant la libération de la
8. La signature de la personne habilitée.
Concernant la durée de conservation des documents, se référer au chapitre 2.1.3.
7.8 Stockage
7.8.1 Règles générales
Les locaux et équipements de stockage et de transport sont faciles à entretenir
(surfaces lisses, faciles à nettoyer et désinfecter) et régulièrement entretenus.
Ils permettent d’éviter tout entassement, surcharge ou chute. Ils ne sont pas
eux-mêmes générateurs de particules ou source d’altération des emballages.
Les équipements de stockage facilitent une gestion rationnelle du stock (par
exemple selon le principe FIFO : first in first out).
Ces règles sont aussi valables pour des produits stériles qui viennent de fournisseurs externes.
7.8.2 Stockage après stérilisation
Le local ou, à défaut, la zone de stockage est spécifique aux dispositifs médicaux
stériles, distinct du stockage de fournitures non stériles. Il permet la distinction
des dispositifs médicaux stériles prêts à être dispensés de ceux en attente de
libération pour éviter toute confusion.
Le stockage s’effectue dans des conditions de température et d’humidité adaptées et contrôlées, à l’abri de rayonnement solaire direct et de contaminations
de toute nature. Les dispositifs médicaux ne doivent pas être stockés sous un
lavabo ou de tous les autres lieux qui pourraient les rendre humides.
Température : entre 18° C et 25° C
Humidité relative entre 30-60 % afin de maintenir la stérilité (pré­servation
des emballages). Une analyse des risques doit être effectuée pour les
valeurs non conformes (voir paragraphe 5.3.3).
Il est recommandé d’effectuer et d’enregistrer les mesures de température et
d’humidité à une fréquence déterminée.
Un système de stockage adapté permet de ranger les différents dispositifs médicaux stériles selon un classement rationnel. Les dispositifs médicaux stériles ne
sont jamais stockés à même le sol et pas collés au plafond.
La distance des étagères avec le sol devrait être de 20 cm au moins.
La distance du plafond devrait être de 15 cm et de 50 cm d’une tête de
« sprinkler » (extincteur automatique à eau).
Si nécessaire, l’intégrité des systèmes de barrière stérile est assurée lors du
stockage par un emballage de protection (sachet plastique, caisse ou bac de
protection ou tout autre moyen approprié). Cet emballage peut regrouper un
ou plusieurs dispositifs médicaux selon la nature et la destination du dispositif
médical. L’emballage de protection porte si nécessaire un étiquetage adapté.
L’utilisation de moyens susceptibles d’endommager les emballages de DMx
stériles sont à proscrire (par exemple : trombone, élastique, etc.).
Il faut privilégier l’utilisation d’enceintes de stockage conformes à la SN EN
16442 pour les endoscopes thermosensibles traités.
7.8.3 Transport vers les services utilisateurs
Le transport s’effectue dans des bacs, conteneurs ou armoires fermés propres
et régulièrement entretenus, de manière à garantir l’intégrité des emballages.
Un enregistrement, conservé par la stérilisation et le service utilisateur, permet
d’identifier la nature et la quantité des dispositifs médicaux stériles livrés ainsi
que la date et le lieu de livraison.
7.8.4 Stockage dans les services utilisateurs
Afin d’assurer le maintien de l’intégrité de l’emballage, une zone de stockage
spécifique, à l’abri de la lumière solaire directe, de l’humidité et de contaminations de toute nature, est réservée aux dispositifs médicaux stériles, en évitant
tout pliage des emballages. Le même principe est à appliquer dans les chariots
d’urgence et de soins.
Le lieu de stockage est adapté au volume à stocker (p.ex. tiroir pas trop rempli).
Les rangements permettent le stockage des dispositifs médicaux stériles avec
leur emballage de protection ou assurent eux-mêmes un rôle de protection.
Le responsable de la stérilisation peut être sollicité pour information et conseil
par les services utilisateurs qui sont responsables du maintien des conditions
adéquates de stockage.
Le responsable de la stérilisation peut, si nécessaire, effectuer un contrôle des
stocks dans les services utilisateurs.
7.9 Date de péremption de DMx stérilisés
La tendance actuelle est d’obtenir des fabricants d’emballages des informations
sur la durée de péremption basées sur des études scientifiques.
Une durée de péremption maximale d’une année est recommandée, pour
autant que l’emballage soit intact et que le stockage ait lieu dans des conditions hospitalières.
La perte de stérilité est considérée comme liée à un incident plutôt qu’au vieillissement (SN EN ISO 11607-1).
8.1 Surveillance et mesures
8.1.1 Retours d’information du client
Les performances du système sont évaluées par la satisfaction des clients de
plusieurs manières distinctes et complémentaires, par exemple :
– enregistrement des non-conformités qui auront été signalées ;
– organisation ponctuelle d’enquêtes de satisfaction ;
– rencontres avec les clients
8.1.2 Audit interne
L’exécution périodique d’audits internes est recommandée. Le but de ces audits,
planifiés dans le temps, est d’évaluer de façon périodique l’efficacité de l’application de ces bonnes pratiques.
Le planning d’audit établi par le responsable assurance qualité est réalisé de
manière à vérifier l’ensemble des activités.
A l’issue de chaque audit, un rapport d’analyse est réalisé et transmis afin de
corriger les écarts constatés.
8.1.3 Inspection par Swissmedic
Dans le cadre de la surveillance du marché des dispositifs médicaux, Swissmedic,
l’Institut suisse des produits thérapeutiques, pourvoit à des contrôles pour vérifier
que l’utilisation des dispositifs médicaux dans les hôpitaux est conforme aux
dispositions de l’ODim (art. 23 et 24). Les résultats de ces contrôles sont transmis sous forme d’un rapport d’inspection aux établissements concernés. Les
non-conformités, et déviations indiquées dans le rapport devront donner lieu à
des mesures correctrices documentées dans les délais impartis par Swissmedic.
8.2 Maîtrise du produit non conforme
Tout produit non conforme ou ayant subi un procédé non conforme fait l’objet
d’une décision prise par le responsable de la stérilisation :
– mise au rebut,
– retraitement,
– acceptation par dérogation selon une procédure documentée.
Toute décision est justifiée et consignée.
8.2.1 Matériovigilance
Quiconque constate, en sa qualité de spécialiste, un incident grave lors de
l’utilisation de dispositifs médicaux doit le déclarer à Swissmedic (art. 15 al.
2 ODim). La déclaration doit être faite par le correspondant matériovigilance
désigné par l’hôpital. (art. 15 al. 3 et 4 ODim).
Par incident grave, on entend tout événement lié au dysfonctionnement d’un
dispositif médical ou à la modification de ses caractéristiques essentielles, à
8. Maîtrise des dispositifs de surveillance et de mesure
l’inadéquation de son étiquetage ou de son mode d’emploi, qui a entraîné ou
aurait pu entraîner le décès ou porter gravement atteinte à la santé de patients,
d’utilisateurs ou de tiers (art. 3 al. 1 let. d ODim).
Plus d’informations sont disponibles sous www.swissmedic.ch/md_materiovigilance_fr.
8.3 Amélioration
8.3.1 Action corrective
Les actions correctives visent à supprimer les causes réelles des non conformités répétitives et les réclamations clients ; celles-ci sont enregistrées.
8.3.2 Action préventive
Les actions préventives visent à éviter les causes potentielles de non conformité.
Celles-ci font l’objet de procédures.
Un hôpital ou un autre établissement de soins peut faire sous-traiter par un tiers
les opérations de retraitement et de stérilisation, à l’exception du prétraitement
des dispositifs médicaux déterminés à usage multiple par le fabricant.
Le sous-traitant (p. ex. un hôpital ou une entreprise industrielle) doit être certifié
conformément à la norme SN EN ISO 13485 pour le retraitement et la stérilisation de dispositifs médicaux. Ce fait est mentionné dans l’article 19 al 4 de
l’ODim. L’évaluation de la conformité est spécifiée dans l’annexe 3, chiffre 17
17. Evaluation de la conformité lors du retraitement des dispositifs médicaux par
des tiers :
a) Il doit être délivré pour le dispositif retraité une déclaration comportant les
1. identification du produit,
2. nom et adresse de l‘entreprise procédant au retraitement,
3. déclaration selon laquelle le produit a été retraité selon les instructions du
responsable de la première mise sur le marché, ou déclaration selon laquelle
une analyse des risques et une procédure de validation ont apporté la preuve
que la propre procédure de retraitement utilisée offre les mêmes garanties
d‘efficacité et de sécurité.
b) L‘entreprise procédant au retraiteent doit disposer d‘un système d‘assurance de
la qualité adéquat, conformément aux normes acceptées sur le plan national ou
c) La documentation du retraitement doit prouver que le dispositif a été retraité
conformément à la let. a, ch. 3.
9.2 Conventions contractuelles
L’étendue des prestations, les accords sur les interfaces d’exploitation entre le
sous-traitant et le mandant ainsi que d’autres exigences pour la qualité (par
exemple : le droit de regard sur les données de la qualité chez le sous-traitant, le
devoir d’informer, ainsi que les procédures à suivre lors des déviations, les exigences pour les contrôles de fonctionnement avant la stérilisation, etc.) doivent
être mentionnés dans le contrat.
Le contrat doit être signé aussi bien par la direction du mandant que par le responsable du service de stérilisation ou par le responsable qualité de celui-ci. Si
le mandant ne dispose pas de service de stérilisation centrale, le contrat doit
être signé par la direction et le responsable de l’hygiène hospitalière.
9.3 Assurance qualité de l’établissement bénéficiaire
Le mandant s’assure, grâce aux mesures de son système d’assurance de la
qualité, que seuls les dispositifs médicaux qui sont inclus dans les prestations
figurant dans la convention contractuelle sont remis pour le traitement et la
9. Stérilisation pour des tiers
Le mandant s’assure, lors de son contrôle de réception, que les dispositifs médicaux livrés par le sous-traitant sont dans l’état requis par la convention contractuelle. En règle générale, l’examen se limite à un contrôle visuel des documents
transmis, à l’identité du produit, à la stérilisation effectuée, ainsi qu’à l’intégrité
La direction du mandant vérifie périodiquement que les mesures du système
d’assurance de la qualité et les contrôles sont exécutés selon les exigences, que
les conditions contractuelles sont maintenues et elle veille à ce que les mesures
correctives nécessaires soient prises lors de déviations.
Des dispositifs médicaux spécifiques à certaines procédures chirurgicales
peuvent être obtenus en prêt auprès des fabricants, des fournisseurs ou d’autres
hôpitaux. Cette pratique accroît le risque associé avec le lavage, la désinfection
et la stérilisation de ces instruments puisque l’hôpital qui reçoit les instruments
en prêt ne possède pas toujours de procédure établie pour leur retraitement. Afin
de limiter ces risques, les organisations qui fournissent des dispositifs médicaux en prêt, ainsi que les institutions qui les reçoivent, doivent tenir compte des
L’établissement d’un contrat de prêt (ou de location) en facilite la mise en œuvre.
L’organisation qui fournit des dispositifs médicaux en prêt :
– Règle par contrat les compétences relatives aux procédures de retraitement
et de maintenance. La responsabilité incombe généralement à celui qui prête,
même lorsque le retraitement ou la maintenance sont effectués par des tiers.
– Remet un bon de livraison identifiant le(s) dispositif(s) fourni(s) en prêt. Dans
le cas de sets d’instruments, le bon de livraison doit comporter les informations nécessaires à l’identification par l’utilisateur des différents instruments
composant le set. Le bon de livraison doit aussi informer clairement sur la
condition dans laquelle les instruments sont livrés, p. ex. « Les instruments
ne sont pas stériles et doivent par conséquent être stérilisés avant utilisation ».
– Fournit les informations nécessaires, dans la langue de l’utilisateur, avec les
instruments en prêt : les instructions d’utilisation, les instructions nécessaires au lavage, à la désinfection et à la stérilisation avant et après utilisation, les instructions pour le montage et le démontage des instruments et les
instructions nécessaires à la maintenance.
– Met en place une procédure documentée de contrôle de l’état des instruments avant leur libération pour la livraison et à leur retour. Elle institue donc
un contrôle systématique et enregistré à l’entrée et à la sortie de ce matériel.
– Met en place des procédures de maintenance et de réparation.
L’institution qui reçoit des instruments en prêt :
– Met en place des procédures d’admission et de contrôle assurant la libération des instruments reçus en prêt avant leur mise en service. La libération
d’instruments en prêt ne doit être autorisée que si l’institution possède les
capacités techniques requises pour le retraitement et la stérilisation de ces
– S’assure que les instructions nécessaires sont livrées avec les instruments.
– S’assure que les utilisateurs finaux des instruments ont accès aux instructions d’utilisation.
– S’assure que le personnel chargé du retraitement des instruments a reçu les
instructions correspondantes.
– S’assure que les instruments sont prétraités, lavés, désinfectés et stérilisés
selon les mesures de prévention de la maladie de Creutzfeldt-Jakob lors d’interventions médico-chirurgicales inscrites à l’art. 25 de l’OEp.
– S’assure que les instruments reçus en prêt sont soumis aux travaux de maintenance nécessaires pendant qu’ils sont sous la responsabilité de l’institution.
11.1 Annexe 1 : Documents légaux
Les lois et ordonnances suivantes ont été considérées dans ces « Bonnes pratiques de retraitement des dispositifs médicaux version 2016 »
– LPTh : Loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux du 15
décembre 2000 (Etat le 1ier janvier 2014) (Loi sur les produits thérapeutiques,
RS 812.21, http://www.admin.ch/ch/f/rs/c812_21.html)
– LEp : Loi sur les épidémies, du 28 septembre 2012 (Etat le 1er janvier 2016) (Loi
sur les épidémies, RS 818.101,https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20071012/index.html)
– LRFP : Loi fédérale sur la responsabilité du fait des produits du 18 juin
1993 (Etat le 1er juillet 2010) (RS 221.112.944, http://www.admin.ch/ch/f/rs/
c221_112_944.html)
– LChim : Loi fédérale sur la protection contre les substances et les préparations dangereuses du 15 décembre 2000 (Etat le 13 juin 2006) (Loi sur les
produits chimiques, RS 813.1, http://www.admin.ch/ch/f/rs/c813_1.html)
– LTr : Loi fédérale sur le travail dans l’industrie, l’artisanat et le commerce du
13 mars 1964 (Etat le 1er décembre 2013) (Loi sur le travail, RS 822.11, https://
www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19640049/index.html)
– LAA : Loi fédérale sur l’assurance-accidents du 20 mars 1981 (Etat le 1er janvier 2013) (RS 832.20, https : / / www.admin.ch / opc / fr / classified-compilation / 19810038 / index.html)
– ODim : Ordonnance sur les dispositifs médicaux du 17 octobre 2001 (Etat le 15
avril 2015) (RS 812.213, http://www.admin.ch/ch/f/rs/c812_213.html)
– OEp : Ordonnance sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme
du 29 avril 2015 (Etat le 1er janvier 2016) (Ordonnance sur les épidémies, RS
818.101.1,
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20133212/
– ODAIOUs : Ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels du
23 novembre 2005 (Etat le 1er février 2016) (RS 817.02, http://www.admin.ch/
ch/f/rs/c817_02.html)
– OSEC : Ordonnance du DFI sur les substances étrangères et les composants
dans les denrées alimentaires du 26 juin 1995 (Etat le 1er octobre 2015) (Ordonnance sur les substances étrangères et les composants, RS 817.021.23,
http://www.admin.ch/ch/f/rs/c817_021_23.html)
– Ordonnance du 15 juin 2007 sur la sécurité et la protection de la santé des
travailleurs lors de l’utilisation des équipements sous pression du 15 juin 2007
(Etat le 19 juillet 2016) (Ordonnance relative à l’utilisation des équipements
sous pression, RS 832.312.12, https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20030193/)
– OLT 3 : Ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (Protection de la santé) du
18 août 1993 (Etat le 1er octobre 2015) (RS 822.113, https://www.admin.ch/
opc/fr/classified-compilation/19930254/index.html)
– OPBio : Ordonnance concernant la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides du 18 mai 2005 (Etat le 1er octobre 2016) (Ordonnance sur les
produits biocides, RS 813.12, http://www.admin.ch/ch/f/rs/c813_12.html)
11.2 Annexe 2 : Guides et autres textes utiles au s
­ ujet
du ­retraitement (liste non exhaustive) ainsi que
­références citées dans le texte (autres que les normes)
Les auteurs de ce texte n’assument pas la responsabilité du contenu des textes
Retraitement en général
– Anforderungen an die Hygiene bei der Aufbereitung von Medizinprodukten, RKI,
2012 (D), https : / / www.rki.de / DE / Content / Infekt / Krankenhaushygiene / Kommission / Downloads / Medprod_Rili_2012.pdf ?__blob=publicationFile
– Decontamination and reprocessing of medical devices for health-care
facilities, World Health Organization, 2016, http://apps.who.int/iris/handle/10665/250232
– Bonnes pratiques de préparation, Agence nationale française de sécurité du
médicament et des produits de santé ANSM (21.11.2007)
http://ansm.sante.fr/Activites/Elaboration-de-bonnes-pratiques/
Bonnes-pratiques-de-preparation/(offset)/4
– Bonnes pratiques de retraitement des dispositifs médicaux pour les cabinets
médicaux et les cabinets dentaires ainsi que d’autres utilisateurs de petits
stérilisateurs à la vapeur d’eau saturée, Swissmedic, 2010, (D, F, I), Bonnes
Pratiques de Retraitement KIGAP, 2010
– Guidance Decontamination of surgical instruments, Departement of Health,
UK, update 2016, https://www.gov.uk/government/publications/management-and-decontamination-of-surgical-instruments-used-in-acute-care
– Reprocessing Medical Devices in Health Care Settings: Validation Methods
and Labeling: Guidance for Industry and Food and Drug Administration
Staff, 2015, Document issued on: March 17, 2015, http://www.fda.gov/downloads/medicaldevices/deviceregulationandguidance/guidancedocuments/
ucm253010.pdf
– Richtlinie VDI 5700 zum Risikomanagement der Aufbereitung von Medizinprodukten, Gefährdungen bei der Aufbereitung – Risikomanagement
der Aufbereitung von Medizinprodukten – Maßnahmen zur Risikobeherrschung, 2015, à achter sous https://www.vdi.de/technik/fachthemen/
technologies-of-life-sciences/fachbereiche/medizintechnik/gremien-fachausschuesse-richtlinienausschuesse/risikomanagement/
William A. Rutala, David J. Weber, and the Healthcare Infection Control Practices Advisory Committee (HICPAC), Centers for Disease Control and Prevention (CDC), US, http://www.cdc.gov/hicpac/pdf/guidelines/Disinfection_
– Disinfection, sterilization, and antisepsis : An overview, Rutala WA, Weber
DJ, Am J Infect Control. 2016 May 2 ;44(5 Suppl) :e1-6. doi :10.1016 / j.
ajic.2015.10.038.
– Preventing Healthcare-Associated Infections by Monitoring the Cleanliness
of Medical Devices and Other Critical Points in a Sterilization Service. Veiga-Malta I. Biomed Instrum Technol. 2016 Apr 2 ;50 Suppl 3 :45-52. doi :
10.2345 / 0899-8205-50.s3.45.
– Handbuch Sterilisation : Von der Reinigung bis zur Bereitstellung von Medizinprodukten, Guido Wismer, Toni Zanette, mhp Verlag, 6. Aktualisierte und
erweiterte Auflage 2016 (D)
– Les ressources humaines en stérilisation, AFS, 2009 (F)
– Commentaire des ordonnances 3 et 4 relatives à la loi sur le travail (à télécharger sous : https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Publikationen_Dienstleistungen/Publikationen_und_Formulare/Arbeit/Arbeitsbedingungen/
Wegleitungen_zum_Arbeitsgesetz/wegleitung-zu-den-verordnungen-3-und4-zum-arbeitsgesetz.html
– Stérilisation des dispositifs médicaux par la vapeur, Jan Juys, mhp Verlag,
– Traitement d’instruments, groupe de travail pour le traitement des instruments, brochure rouge, 2012 (D, F, E, etc.), http://www.a-k-i.org/index.
– Traçabilité individuelle des instruments de chirurgie, AFS, 2011 (F),
http://www.sssh.ch/uploads/media/f0311_guide_F.pdf
– Guide pour le choix des désinfectants Produits de désinfection chimique pour
les dispositifs médicaux, les sols et les surfaces, Janvier 2015, SFH2, http://
nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/sfhh/2015_desinfectants_SF2H.pdf
– Directives suisse pour le retraitement des endoscopes flexibles, 2010 (D,
F), http://www.sggssg.ch / uploads / media / Schweizerische_Hygienerichtlinie.pdf (D) ; http://www.sggssg.ch / uploads / media / 03_Directives_pour_le_
retraitement_des_endoscopes_flexibles.pdf (F)
– Eléments d’assurance qualité en hygiène relatifs au contrôle microbiologique
des endoscopes et à la traçabilité en endoscopie, Ministère de la santé et
des solidarités DGS / DHOS, CTINILS – Mars 2007, France, http://socialsante.
gouv.fr/IMG/pdf/microbio_endoscopes-2.pdf
Locaux de la centrale de stérilisation :
– Norme SIA 382-1 :2014 Installations de ventilation et de climatisation – Bases
générales et performances requises (SN 546382 / 1 :2014), à acheter au lien :
http://shop.sia.ch/normenwerk/architekt/382-1_2014_f/D/Product
– Architecture et locaux en stérilisation, AFS, 2002 (F), http://afs.asso.fr/cms/
uploads/Documents/afs-recommendation-001_fr.pdf
– La qualité de l’air intérieur dans les établissements du réseau de la santé et
des services sociaux, www.irsst.qc.ca/files/documents/pubirsst/rg-410.pdf
– Les contrôles de l’environnement dans un service de stérilisation, E. Chassot, F. Cavin, pp.23-27, Forum, n°1 / 2008, http://www.sssh.ch/uploads/media/
f0108_chassot_F.pdf
– Maîtrise et contrôle d’environnement en stérilisation, Association française
de Stérilisation AFS, 2005 (F)
– Empfehlungen des Fachausschusses Hygiene, Bau und Technik der Deutsche
Gesellschaft für Sterilgutversorgung DGSV, http://www.dgsv-ev.de/fachinformationen/hygiene-bau-technik/
– Surveillance microbiologique de l’environnement dans les établissements
de santé – Air, eaux et surfaces., Ministère chargé de la santé, DGS / DHOS,
CTIN, 2002, France, http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/Ministere_Sante/2002_environnement_ministere.pdf
– Monitoring and improving the effectiveness of surface cleaning and disinfection. William A. Rutala, PhD, MPH, David J. Weber, MD, MPH. Am J Infect
Control. 2016 May 2 ;44(5 Suppl) :e69-76. doi : 10.1016 / j.ajic.2015.10.039
– Comparing visual inspection, aerobic colony counts, and adenosine triphosphate bioluminescence assay for evaluating surface cleanliness at a medical
center. Huang YS, Chen YC, Chen ML, Cheng A, Hung IC, Wang JT, Sheng
WH, Chang SC. Am J Infect Control. 2015 Aug ;43(8) :882-6. doi : 10.1016 / j.
ajic.2015.03.027. Epub 2015 May 5.
– Qualitative and quantitative analysis of bacterial aerosols. Al Maghlouth A1, Al
Yousef Y, Al Bagieh N J. Contemp Dent Pract. 2004 Nov 15 ;5(4) :91-100.
– Directive de la DGKH, de la DGSV et de l’AKI relative à la validation et au
contrôle systématique des processus de lavage et de désinfection en LD
pour les DM thermosensibles et aux principes généraux régissant el choix
des appareils, 3e édition, Zentralsterilisation, 2008 (F), http://www.sssh.ch/
uploads/media/Guide_DGSV_de_validation_lavage_ZT_Suppl_1_2008_Internet.pdf
– Guide de validation du nettoyage et de la désinfection chimique manuels
des dispositifs médicaux, Zentralsterilisation, 2013 (D, E), 2014 (F), http://
www.sssh.ch/uploads/media/Leitlinie_Manuelle_Instrumentenaufbereitung_
franz_Internet.pdf
contrôle systématique des processus de lavage et de désinfection en LD pour
les DM thermostables et aux principes généraux régissant le choix des appareils, 2008, http://www.sssh.ch/uploads/media/Guide_DGSV_de_validation_
lavage_ZT_Suppl_1_2008_Internet.pdf
– Leitlinie von DGKH, DGSV und AKI für die Validierung und Routineüberwachung maschineller Reinigungs- und thermischer Desinfektionsprozesse für
Medizinprodukte, 4. Auflage, Zentralsterilisation, 2014 (D)
http://www.krankenhaushygiene.de/pdfdata/leitlinien/validierung_weiss.pdf
– Leitlinie zur Validierung maschineller Reinigungs – Desinfektions Prozesse
zur Aufbereitung thermolabiler Endoskope, Zentrasterilisation, 2011 (D),
http://www.krankenhaushygiene.de/pdfdata/leitlinien/VamaReDeZuAuThEn_
– Recommandations pour la validation des procédés d’emballage selon
EN ISO 11607-2, Zentralsterilisation, (F), http://www.sssh.ch/index.
php?id=6&L=0&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1445&cHash=bd67c097b70d1de9ac3f9c58a498cc47
– Guide pour la validation et le contrôle de routine des procédés de stérilisation
à la vapeur d’eau dans les établissements de soins, Swissmedic, 2010
– Guide pour l’achat d’un petit stérilisateur à la vapeur d’eau à l’intention des
cabinets médicaux et dentaires et autres établissements de soins, Swissmedic, 2005 (D, F), Guide pour l’achat d’un petit stérilisateur-Swissmedic-2005
– Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques : http://www.swissmedic.ch; http://www.swissmedic.ch/md_maintain_steri_fr
Société suisse de stérilisation hospitalière : http://www.sssh.ch
Société suisse d’hygiène hospitalière : http://www.sgsh.ch/
Swissnoso : http://www.swissnoso.ch/fr/swissnoso
Unité hygiène prévention et contrôle de l’infection, Vaud : http://www.hpci.ch
Ingénieur Hôpital Suisse : https://www.ihs.ch
Office fédéral de la santé publique : http://www.bag.admin.ch
World Health Organization (WHO) : http://www.who.int/
Food Drug Administration, Reprocessing of Reusable Medical Devices http://
www.fda.gov/MedicalDevices/ProductsandMedicalProcedures/ReprocessingofReusableMedicalDevices/ucm20081513.htm
Centers for Disease Control and Prevention : http://www.cdc.gov/
Robert Koch Institut (RKI) : http://www.rki.de/DE/Home/homepage_node.
Arbeitskreis Instrumenten-Aufbereitung (AKI) : http://www.a-k-i.org/index.
php?id=11&L=1
World federation for hospital sterilisation sciences (WFHSS) : http://wfhss.
Société Française des sciences de la Stérilisation : http://www.sf2s-sterilisation.fr/
Deutsche Gesellschaft für Sterilgutversorgung : http://www.dgsv-ev.de
Österreichische Gesellschaft für Sterilgutversorgung (ÖGSV) : http://www.
oegsv.com/, http://www.oegsv.com/guidelines/guidelines2014.htm
Association de stérilisation francophone – Belgique (ASTER) : http://www.
aster-info.be/actualites/sterilisation/
11.3 Annexe 3 : Glossaire des termes utilisés en
­retraitement
Durée équivalente en secondes à 80°C, fournie par le
procédé de désinfection, par rapport à un micoorganisme pour lequel la valeur z est de 10 K
15883-1 :
Partie du procédé de stérilisation durant laquelle la
désorption de l’oxyde d’éthylène et / ou des produits de
sa réaction s’effectue jusqu’à l’obtention de niveaux prédéterminés
EN 1422 :
2014 (3.1)
Un agent pathogène est un organisme naturel ou génétiquement modifié (p. ex. virus, bactérie, champignon,
protozoaire ou autre parasite), une substance (p. ex.
prion, toxine) ou du matériel génétique pouvant provoquer ou aggraver une maladie transmissible
les épidémiees (LeP
RS818.101)
Opération au résultat momentané permettant au niveau
des tissus vivants, dans la limite de leur tolérance d’éliminer ou de tuer tous les micro-organismes présents.
Le résultat de cette opération est limité aux micro-organismes présents lors de l’opération
Equipement comme les laveurs désinfecteurs, les soudeuses, les stérilisateurs, etc
Technique de prénettoyage utilisable pour faciliter le
Energie thermique en présence d’humidité, fournie sous
forme de vapeur ou d’eau liquide, pour les besoins de la
réalisation de la létalité microbienne
17665-1 :
Partie du stérilisateur qui reçoit la charge de stérilisation
2006 (3.56)
Terme collectif employé pour décrire tous les articles
et le matériel placés dans le laveur désinfecteur à tout
moment dans le but de les nettoyer et de les désinfecter
au moyen d’un cycle standard
2009 (3.33)
Produits qui doivent être ou qui ont été stérilisés
ensemble à l’aide d’un procédé de stérilisation donné
2006 (3.52)
Système permettant de soutenir la charge et / ou de
transférer la charge dans et / ou à l’extérieur de la cuve
2009 (5.27.1)
Accessoires jetables utilisés comme les sachets
papier / plastique, les détergents, les plombs des conteneurs, les indicateurs chimiques, etc.
Système de barrière stérile rigide conçu pour être utilisé
de manière répétée
11607-1 :
2009 (3.17)
essai de routine
Contrôle périodiques et essais réalisés pour établir que
les performances de fonctionnement des équipements
restent dans les limites établies pendant la validation
de la EN ISO
2009 (3.5)
Partie du laveur désinfecteur dans laquelle la charge est
2009 (3.7)
Indication de la date avant laquelle il convient que le
produit soit utilisé, exprimée au moins en année et en
Situation dans laquelle un ou plusieurs paramètres du
procédé est / sont en dehors de ses / leurs limites de
tolérance spécifiées
2006 (3.16)
Opération au résultat momentané permettant d’éliminer
ou de tuer les micro-organismes et / ou d’inactiver les
virus indésirables par des milieux inertes contaminés en
fonction des objectifs fixés
Les produits, y compris les instruments, les appareils,
les diagnostics in vitro, les logiciels et autres objets ou
substances destinés à un usage médical, ou présentés
comme tels, dont l’action principale n’est pas obtenue
DM, DMx
d’épreuve de
Article conçu pour constituer une résistance définie à un
procédé de stérilisation et destiné à évaluer l’efficacité
11139 : 2006
Configuration de matériaux conçue pour éviter tout
dommage au système de barrière stérile et à son
contenu depuis leur assemblage jusqu’au point d’utilisation
2009 (3.13)
Lipopolysaccharide de la paroi cellulaire d’une bactérie
Gram-négative qui se caractérise par sa stabilité à la
chaleur et qui provoque diverses réactions inflammatoires chez l’Homme et chez les animaux
13408-1 :
2011 (3.19)
Essai de fonctionnalité
Examen ou contrôle du bon fonctionnement d’un dispositif médical selon les exigences du fabricant
L’essai de fuite d’air est utilisé pour démontrer que le
volume de la fuite d’air dans la chambre de stérilisation
pendant les phases de vide ne dépasse pas un niveau
empêchant la pénétration de la vapeur d’eau dans la
charge à stériliser, et ne constituera pas un risque
potentiel de recontamination de la charge stérilisée
EN 285 : 2009
(19.1), texte
Essai de siccité
Test permettant de démontrer que le cycle de stérilisation sans temps de séchage supplémentaire n’entraîne
pas d’augmentation de l’humidité dans un paquet d’essai suffisant pour engendrer une incertitude sur la siccité des charges stérilisées normalement
(20.1.1), texte
Ensemble des opérations établissant, dans des conditions spécifiées, la relation entre les valeurs de la
grandeur indiquées par un appareil de mesure ou un
système de mesure, ou les valeurs représentées par une
mesure matérialisée ou par un matériau de référence,
et les valeurs correspondantes de la grandeur obtenues
par des étalons
Elément écrit, imprimé, électronique ou graphique
apposé sur un dispositif médical ou sur son système
d’emballage ou qui accompagne le dispositif médical
2009 (3.6)
Moyen utilisé pour fermer un emballage lorsqu’aucun
scellage n’est réalisé
2009 (3.3)
Air et / ou autre gaz, qui ne se liquéfiera pas dans les
conditions d’un procédé de vapeur saturée
EN 17665-1 :
2006 (3.27)
Hygiène (hospitalière)
Ensemble de mesures dont l’objectif est de limiter les
Système d’essai contenant des microorganismes
viables, garantissant une résistance définie à un procédé
de stérilisation spécifié
Système d’essai révélant un changement d’une ou de
plusieurs variables prédéfinies d’un procédé fondé sur
un changement physique ou chimique dû à l’exposition
au procédé
Infection acquise à l’hôpital par un patient admis pour
une raison autre que cette infection. Infection survenant
chez un patient à l’hôpital ou dans un autre établissement de santé et chez qui cette infection n’était ni présente ni en incubation au moment de l’admission
(chirurgical)
Un instrument chirurgical est un outil ou un appareil
spécialement conçu pour réaliser les actions spécifiques liées à une opération chirurgicale, telles que
modifier des tissus biologiques ou fournir une manière
Élimination de la contamination sur les surfaces devant
être nettoyées au moyen d’un milieu aqueux, contenant
ou non des produits chimiques, selon les besoins
Machine destinée à nettoyer et désinfecter des dispositifs médicaux et tous les autres articles utilisés dans les
milieux médical, dentaire, pharmaceutique et vétérinaire
Libération (de
Système basé sur des informations collectées pendant
le processus concerné (lavage désinfection, stérilisation,
etc.) qui donne l’assurance que la charge a la qualité
GMP (Annex
Loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs
médicaux (Loi sur les produits thérapeutiques)
(Datalogger)
(capteur électronique)
Enregistrement effectué à l’aide de capteurs électroniques qui peuvent être mis dans la cuve de l’appareil à
tester (laveur désinfecteur, stérilisateur) pour mesurer
différents paramètres (températures, pression, etc.)
Entité de taille microscopique incluant les bactéries, les
champignons, les protozoaires et les virus
2006 (3.25)
Microorganisme de référence
Souche microbienne obtenue à partir d’une collection de
culture reconnue
2006 (3.42)
Ordonnance sur les dispositifs médicaux (RS 812.213) du
17 octobre 2001 (Etat le 15 avril 2015)
Ce paquet est utilisé pour les essais de Bowie-Dick, l’essai de petite charge, les essais du détecteur d’air, l’essai
de siccité de charge textile, et peut être utilisé avec
d’autres objets de manière à former une pleine charge.
Dans le lavage, il y a 4 facteurs qui ont un rôle important. Il s’agit de la température, la chimie, le temps et
l’action mécanique (cercle de Sinner)
(temps du plateau)
Somme des temps d’équilibrage et de maintien
EN 285 (3.23)
Petit stérilisateur à la
Stérilisateur à la vapeur d’eau qui ne possède pas la
capacité requise pour recevoir une unité de stérilisation
et dont le volume de la chambre n’excède pas les 60
SN EN 13060 :
2004 + A2 :
« Instrument » qui permet d’ordonner et de systématiser l’information s’avérant significative pour réaliser les
différentes étapes de la validation
Premier traitement à effectuer si nécessaire sur les
objets et matériels souillés dans le but de diminuer la
population de micro-organismes et de faciliter le nettoyage ultérieur. Elle a également pour but de protéger
le personnel lors de la manipulation des instruments et
de protéger l’environnement
Introduction et transfert d’un produit stérile à l’aide
des conditions et modes opératoires qui excluent toute
2009 (3.1)
Processus d’obtention de preuves documentées selon
lesquelles les équipements ont été fournis et installés
conformément à leurs spécifications
lesquelles l’équipement, installé et utilisé conformément à son mode opératoire, fonctionne de façon
constante conformément aux critères prédéterminés et
qu’il donne par conséquent un produit conforme à ses
Procédé d’obtention de preuves documentées selon
lesquelles l’équipement installé fonctionne dans les
limites prédéterminées, dans la mesure où il est utilisé
conformément à son mode opératoire
pour déjections
Récipients réutilisables pour contenir et transporter des
excrétions et des fluides corporels incluant fèces, urine,
sang, pus, vomi et mucus
2009 (3.29 et
Toute mesure de maintenance nécessaire pour préparer à l’utilisation prévue un dispositif médical usagé ou
neuf, en particulier des activités comme le nettoyage, la
désinfection et la stérilisation.
ODim (art. 19)
Rinçage préliminaire
Elimination par action de l’eau des souillures grossières
et / ou du contenu d’un article de la charge, mais pas
nécessairement des contaminations adhérant à la surface de l’article
2009 (3.26)
Pièce équipée de portes asservies conçue pour maintenir le contrôle de la pression entre des pièces adjacentes
d’une classe de propreté différente
2011 (3.2)
Résultat de l’assemblage de plusieurs surfaces
2009 (3.18)
Traitement qui a pour but d’éliminer d’un corps, en totalité ou en partie, l’eau qui s’y trouve incorporée
Etat de ce qui est sec
Mélange homogène (constitué d’une seule phase) résultant de la dissolution d’un ou plusieurs soluté(s)
Appareil permettant l’assemblage de plusieurs surfaces
ensembles (par exemple : les thermosoudeuses utilisent
la température et la pression pour souder les sachets
papier / plastique)
Souillure d’essai
Formulation utilisée pour soumettre à essai l’efficacité
de nettoyage dans les laveurs désinfecteurs
En 1972, le Dr Earl Spaulding a proposé un système de
classification des germicides chimiques liquides sur
des surfaces inanimées. Ce système est divisé en trois
catégories fondées sur le risque théorique d’infection :
critique, semi-critique et non critique (voir ch. 6.1.1)
Sorte de petit nettoyeur à eau à haute pression
Etat d’un dispositif médical exempt de microorganisme
viable. Etant donné la nature de la cinétique de l’inactivation microbienne, il n’est pas possible de vérifier si
tout dispositif pris au hasard dans une population de
dispositifs stérilisés, est conforme à la définition. Pour
qu’un dispositif médical ayant subi une stérilisation
terminale puisse être étiqueté « stérile », la probabilité
théorique qu’un microorganisme viable soit présent sur
un dispositif doit être égale ou inférieure à 1 pour 106
Procédé validé visant à rendre un produit exempt de
EN 285 : 2006
Stérilisation à
Méthode de stérilisation utilisant des gaz toxiques,
respectivement de la vapeur d’eau à une température
de 60°C pour la stérilisation à la vapeur et au formaldéhyde, la stérilisation à l’oxyde d’éthylène, la stérilisation
aux vapeurs de peroxyde d’hydrogène
Traitement se déroulant dans une chambre étanche et
comprenant une purge de l’air, des injections de vapeur
d’eau, l’exposition à de la vapeur d’eau saturée (par
exemple : pendant 18 minutes à 134°C), l’élimination de
la vapeur d’eau et un séchage
Traitement se déroulant dans une chambre étanche
et comprenant une purge de l’air, le conditionnement
(le cas échéant), l’injection de l’oxyde d’éthylène, l’exposition à l’oxyde d’éthylène, l’enlèvement de l’oxyde
d’éthylène et le rinçage (le cas échéant) et l’admission
d’air / de gaz inerte
Stérilisation au
Stérilisation effectuée avec un stérilisateur utilisant
comme agent stérilisant un mélange à basse température de vapeur d’eau et de formaldéhyde (aldéhyde
formique ou formol)
aux vapeurs de
Processus de stérilisation à basse température utilisant
le peroxyde d’hydrogène sous forme de vapeur, qui dans
des conditions particulières va se décomposer et va
permettre la destruction des microorganismes
Cette méthode de stérilisation fait appel soit à des
rayonnements électromagnétiques de grande énergie
(rayons gamma), soit à des rayonnements corpusculaires électroniques (rayons béta)
Emballage minimal qui empêche la pénétration des
micro-organismes et permet la présentation aseptique
du produit au point d’utilisation
2009 (3.54)
2014 (3.27)
2009 (3.22)
Combinaison du système de barrière stérile et de l’emballage de protection
Méthode qui consiste à former les emballages en non
tissé selon un pli défini. Il existe plusieurs techniques de
pliage : enveloppe, parallèle, Pasteur, etc.
Temps d’équilibrage
Période s’écoulant entre le moment où la température
de stérilisation est atteinte au point de mesure de référence et le moment où la température de stérilisation
est atteinte en tous points de la charge du stérilisateur
2006 (3.13)
Laps de temps pendant lequel les paramètres du procédé sont maintenus dans leurs limites de tolérance
2006 (3.15)
Test BowieDick
Test conçu pour vérifier l’efficacité de l’extraction de
l’air des stérilisateurs dits « à vide pulsé poussé » pour
charge poreuse
(17.1), texte
La résistance du scellage du sachet est déterminée en
découpant au moins une bandelette à 90 ° à travers
chaque scellage et en la séparant par un essai de traction sur machine
EN 868-5 :
2009 (D.2)
Se dit d’une substance qui est détruite ou qui perd ses
propriétés à une température peu élevée
Qui est stable à haute température
Manipulation de produit, de récipients et / ou de dispositifs stériles dans un environnement contrôlé et dans
lequel l’alimentation en air, les matériaux, l’équipement
et le personnel sont définis afin de maintenir la stérilité
2011 (3.4)
Durée d’exposition requise sous un ensemble défini de
conditions entraînant une réduction de 1 unité logarithme ou de 90 % d’une population d’un microorganisme donné
Létalité microbiologique d’un procédé de stérilisation,
exprimée en termes du temps équivalent, en minutes,
à une température de 121,1 °C en référence à des
micro-organismes présentant une valeur z de 10 °C
2006 (3.17)
Variation de température en kelvin (K) nécessaire pour
entraîner une variation d’un facteur dix du taux d’inactivation des bactéries via un procédé de désinfection par
Mode opératoire écrit utilisé pour obtenir, enregistrer
et interpréter les résultats nécessaires pour établir
qu’un procédé fournit de façon constante est un produit
conforme aux spécifications prédéterminées
2006 (3.60)
Vapeur d’eau dans un état d’équilibre entre condensation et évaporation
2006 (3.44)
Volume de canalisation qui n’est pas purgé par le flux
habituel de liquides pendant le cycle standard
2009 (3.15)
Zone dans laquelle sont effectuées les opérations de
contrôles (propreté, siccité et fonctionnalité), d’emballage et d’étiquetage et de chargement des stérilisateurs
Zone lavage et
Zone dans laquelle sont effectuées les opérations de tri,
de lavage et de désinfection
Zone dans laquelle sont stockés les dispositifs médicaux
11.4 Annexe 4 : Liste des organisations consultées pour la
rédaction des Bonnes Pratiques de Retraitement des
– Association des Pharmaciens Cantonaux (APC)
– KIGAP (Groupe de travail d’application sous mandat de l’Association des
Pharmaciens Cantonaux)
– Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la sante (CDS)
– Swissnoso
– Association des médecins cantonaux de Suisse (AMCS)
– Ingénieur Hôpital Schweiz (IHS)
– H+ Les Hôpitaux de Suisse
– Société suisse de chirurgie (SSC)
– Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux
(GSASA)
– Fondation pour la Sécurité des Patients
– Association professionnelle suisse des technicien-ne-s en salle d’opération
SIDOPS
– Groupe d’intérêt Commun National des Infirmier(ères) du domaine opératoire Suisse
– Société Suisse d’Hygiène Hospitalière (SSHH)
– Société Suisse de stérilisation hospitalière (SSSH)
– Fasmed (Fédération Technologie Médicale Suisse)
– Medical Cluster
Déclaration sur la notion d`usage unique
Contrôle des infections - Ordre des hygiénistes dentaires du Québec
Quiz Principe : il peut y avoir plusieurs réponses possibles à chaque