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Timestamp: 2019-11-13 12:51:25+00:00
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Mariage — wikiducamp
Les formes varient d'une société à une autre, et parfois au sein de la même société. Les mariages diffèrent dans les conséquences matérielles de l'engagement matrimonial (droits et obligations des époux, modalités de rupture, solidarités de dettes…), par les conditions à remplir par les époux pour être mariables (possibilité ou non de mariage homosexuel, de mariage mixte, de remariage, de mariage consanguin, de mariage non consenti), par le statut qu'il confère au sein de la société (possibilité d'adoption, suspension de la personnalité juridique d'un des époux), par le déroulement du rite célébrant le mariage, par la symbolique associée à son engagement (religieuse ou civile, mariage d'amour, mariage arrangé ou mariage blanc…), par les conséquences sociales de l'union des époux (alliances entre familles).
Le mariage est défini usuellement comme étant l'union légitime d'un homme et d'une femme[6] et, plus récemment, comme « une union légitime entre deux personnes qui souhaitent créer une famille et vivre ensemble »[7]. Le mariage s'entend également comme « l'acte par lequel le couple se place dans une situation juridique durable afin d'organiser la vie commune et de préparer la création d'une famille »[5]. Le mariage est ainsi un acte officiel et solennel qui institue entre deux époux une communauté socialement reconnue appelée « famille » (ou foyer, feu, ménage) dont le but est de constituer un cadre de vie stable, commun aux parents et aux enfants pour leur éducation. Cette communauté inclut souvent celle du patrimoine familial. Dans les sociétés traditionnelles, le mariage est l'alliance politique de deux familles ou de deux clans.
Les systèmes juridiques positifs consacrent son existence et l'encadrent, sans nécessairement en donner une définition explicite. Il en est ainsi, par exemple, du droit français qui ne contient que ses conditions et ses effets[8] et sa fin (annulation, mort ou divorce).
Le mariage est une institution qui a pris de multiples formes selon les peuples et au cours de l'histoire. Visant universellement à sanctionner un cadre voué au développement de la famille[9], le mariage donne un statut particulier aux époux : il émancipe la personne, qui devient majeure, et lui donne des obligations envers son conjoint, sa future progéniture et la famille de son conjoint. L'établissement d'un mariage donne toujours lieu à une cérémonie publique, et souvent à une fête, l'ensemble étant appelé « noces »[10]. Le mariage a ainsi un caractère juridique mais aussi rituel[11] (profane ou religieux). Dans les pays où les institutions politiques sont séparées des institutions religieuses, on distingue le mariage civil du mariage religieux (lequel requiert généralement un mariage civil au préalable).
Le mariage a été décrit par l'anthropologue Claude Lévi-Strauss comme le socle pratiquement universel de la famille : « La famille, fondée sur l'union plus ou moins durable, mais socialement approuvée, de deux individus de sexes différents qui fondent un ménage, procréent et élèvent des enfants, apparaît comme un phénomène pratiquement universel, présent dans tous les types de société »[12]. Les époux « sont des individus de sexes différents et […] la relation entre les sexes n'est jamais symétrique »[13]. Mais Claude Lévi-Strauss lui-même cite des cas très particuliers, dans des sociétés à maison, de mariages entre femmes chez certains peuples du Sahel, ou entre hommes chez les Kwakiutl d'Amérique du Nord[14] ; et depuis 2001, dans un nombre croissant de pays, sous sa forme civile et/ou sous sa forme religieuse, cette définition s'applique sans distinction à l'union entre deux personnes, quel que soit leur sexe[15].
Le mariage est généralement un engagement sans limite de durée, avec une possibilité de rupture, soit par la séparation de corps, soit par le divorce. Ce dernier n'est pas admis par certaines religions, comme le catholicisme qui admet seulement la reconnaissance de nullité du mariage, à raison, notamment, du consentement imparfait des époux, ou une dispense (autorisation de remariage religieux) s'il n'a pas été consommé.
Le mariage implique en principe une communauté de vie, c'est-à-dire de vivre ensemble et d'avoir des relations sexuelles (devoir conjugal)[réf. nécessaire]. Leur impossibilité ou leur refus peut être, selon les pays et les époques, une cause de nullité ou de divorce.
Mariage en Nouvelle-Orléans en 2017
Depuis 2001, vingt-six États ont progressivement ouvert le mariage civil aux couples de personnes de même sexe, dont dix-sept sont situés en Europe (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Islande, Norvège, Portugal, Suède, Danemark, France, Irlande, Allemagne, Estonie, Luxembourg, Autriche, Finlande, Malte et Royaume-Uni (hors Irlande du Nord)), six en Amérique (États-Unis, Canada, Argentine, Colombie, Uruguay et Brésil), un en Afrique (Afrique du Sud) et deux en Océanie (Nouvelle-Zélande, Australie).
Plusieurs dictionnaires se rangent alors sur la définition d'un mariage qui ne comprend plus la notion liée à la différence d'orientation affective et sexuelle, ou de sexe, des époux[26]. Dans son édition 2014, le Larousse définit le mariage comme « acte solennel par lequel deux personnes de sexe différent, ou de même sexe, établissent entre eux une union… »[27].
Dans la Grèce antique, les hommes se distinguaient des dieux notamment par la nécessité de veiller à la survie de leur espèce, grâce à l'union des femmes et des hommes. Pour distinguer l'être humain des autres animaux, le mariage était donc un outil social qui légitimait les enfants qui en naissaient, et la transmission des héritages, voire du statut social[9]. La femme grecque ne possède ni droit juridique, ni droit politique. Toute sa vie, elle doit rester sous l’autorité d'un κύριος / kúrios (« tuteur ») : d’abord son père, puis son époux, le premier lui choisissant un mari qu'elle ne voit pas avant le jour des noces qui intervient généralement entre 15 et 18 ans. Le mariage, appelé ἐγγύη / engúê (littéralement « le gage, la caution ») est un acte privé, un contrat conclu entre deux familles. Avec sa propre personne, la jeune mariée apporte également sa dot dans la famille de son mari, généralement un homme plus âgé sorti de l'éphébie. Les cérémonies consistent essentiellement en un banquet[31].
Dans la Rome antique, les fiançailles (appelées sponsalia) et le mariage (appelé iustum matrimonium, « union matrimoniale ») faisaient l'objet de nombreux rites (notamment après le banquet, rite du pseudo-enlèvement de la jeune femme par les amis du mari — rappel de l'enlèvement des Sabines — qui la déposent devant la maison où le mari la prend dans ses bras pour lui éviter de trébucher sur le seuil ; rites liés au tabou du sang lié à la défloration). Les cérémonies les plus importantes avaient lieu au cours des fiançailles, le mariage en Rome antique était comme en Grèce un contrat privé (conventio) entre deux familles. C'est à Rome qu'un anneau de fer apparaît pour la première fois dans les rites de fiançailles (et non de mariage), vers les IIIe et IIe siècles. L'anneau est alors un signe de reconnaissance, que ce soit pour les affaires publiques ou privées[32]. Chez les Romains, la mariée était recouverte du flammeum, voile de couleur rouge-orange (couleur symbole de fertilité)[33]. D'autres rites nuptiaux, comme la couronne de fleurs, prenaient place dans les coutumes romaines. Ces rites et superstitions scandalisaient les premiers chrétiens, ce qui n'a pas empêché que certains nous aient été transmis (l'alliance, le voile et la conjunctio dextrarum, joindre les mains droites). Le mariage se déroulait en quatre étapes principales : la petitio, équivalent d'une demande de mariage, la desponsatio, engagement réciproque des futurs époux et de leurs familles, la dotatio, la dot et la traditio puellae, remise de la jeune fille au marié pour la consommation du mariage[34]. Le mariage prenait deux formes : le mariage cum conventione in manum (l'épouse passe sous l'autorité de la familia de son mari, la manus, la « main » du pater familias symbolisant cette autorité) et le mariage sine conventione (sans contrat, l'épouse reste sous l'autorité de son père, elle devient simplement uxor (en)). La femme restant propriétaire de sa dot, elle peut divorcer plus facilement[31].
Mariage à New York, au début des années 1920
Une robe de mariage datant du début du XXe siècle (1935) à Barcelone, Espagne.
Dans Les Colloques, publié en 1525, Érasme a clairement cité l'importance du mariage dans l'histoire « La Femme qui se plaint du Mariage ». Citations de la parole d'Eulalie : « Jadis, le divorce intervenait comme suprême remède dans les cas d'incompatibilité absolue. De nos jours, il n'en est plus tout question… » Eulalie a conclu que « c'est le Christ qui l'a voulu ». À travers Eulalie, Érasme même commente que l'union libre sans mariage est « par conséquent grave ». Sans doute, Érasme affirme sa position sur le saint sacrement du mariage qui est indissoluble Sur la question du célibat des prêtres, Érasme explique par l'histoire de La Chasse aux Bénéfices « — Pamphage : Je suis pour le bonheur durable. Qui prend femme est heureux l'espace d'un mois ; qui a obtenu un bénéfice de bon rapport (une prébende) est heureux jusqu'au terme de sa vie. »
Lors d'une session du concile de Trente consacrée au mariage, le décret Tametsi impose que le mariage soit célébré par le curé devant témoins[45]. Dans l’Église tridentine, une liste d’empêchement au mariage avec des motifs tel que l'impuissance ou la bigamie est précisée[46].
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les rois interviennent de plus en plus pour réglementer le mariage[réf. nécessaire]. La « révolution sentimentale » qui gagne l'Europe à partir du XVIIIe siècle place l'affection au sein de la cellule familiale et conjugale et est à l'origine du développement du mariage d’inclination[47]. C'est également à cette époque qu'aux États-Unis, les premières lois interdisant les mariages dits « interraciaux » sont promulguées dans le cadre de l'esclavage. Ces lois, dites « miscegenation laws (en) », promulguées dans une optique clairement raciste, visent à empêcher le métissage, considéré comme nuisible pour la « race blanche ». Elles se multiplieront au XIXe siècle et resteront en vigueur au XXe siècle : en 1948, trente États avaient promulgué de telles lois. Ce n'est qu'avec l'arrêt Loving v. Virginia de 1967 que la Cour suprême américaine jugea ces lois anticonstitutionnelles.
Cortège de mariage en Bretagne, France.
Le Code civil étant d'abord imposé par les armes puis pris comme exemple, le mariage civil se répand en Europe, bien que le divorce soit le plus souvent rejeté. Ceci pousse le pape Léon XIII à publier le 10 février 1880 la première encyclique sur le mariage chrétien, Arcanum divinae sapientiae (de)[50]. Après la Première Guerre mondiale, l'Allemagne autorise le mariage posthume avec un soldat mort au champ d'honneur, dit « mariage avec le casque d'acier ». Cette cérémonie sera conservée sous le nazisme.
En France, le mariage n'évoluera guère jusqu'à la loi de 1975 réformant le Code civil, promulguée sous le président Valéry Giscard d'Estaing, qui ajoute au divorce pour faute, deux motifs de divorce : consentement mutuel et rupture de la vie commune, ce qui transforme le caractère viager du mariage en un contrat à durée limitée que les conjoints peuvent résilier à tout moment. La distinction entre enfants naturels et adultérins et légitimes est abolie, et la notion de chef de famille est supprimée.
Aux États-Unis, en 2017, vingt-sept États sur cinquante ne fixent pas d'âge minimum légal pour se marier[63],[64]. En effet si l'âge minimal est généralement de 18 ans, il existe des dérogations, notamment pour les jeunes filles enceintes (comme ce fut par exemple le cas pour Sherry Johnson), pour lesquelles une limite d'âge n'est pas nécessairement fixée[64].
Lors de la conférence Girl Summit 2014, qui avait pour thèmes l'excision et les mariages précoces, l'Unicef a estimé que plus de 700 millions de femmes ont été mariées alors qu’elles étaient enfants. Une sur trois (c’est-à-dire 250 millions) ont même été mariées avant l'âge de 15 ans et près de la moitié des mariages forcés ont eu lieu en Asie du sud (33 % en Inde)[65],[66].
Certains mariages d'enfants ont pour cause le culte des ancêtres comme en 2014 en Afrique du Sud avec le mariage d'un garçon de neuf ans et d'une femme de soixante-et-un ans[67].
Le mariage est une institution sociale qui se manifeste de manière rituelle, juridique ou religieuse, et qui régit la formation et les règles de fonctionnement d'une communauté de vie. Cette institution a initialement pour but de fournir un cadre social et légal au développement de la famille[9].
Article détaillé : Liste des pays par taux de nuptialité et de divortialité.
En 2008, 22 811 mariages ont été validés par les églises catholique, romaine et orthodoxe[réf. nécessaire][80].
Un mariage en Allemagne en 2005.
le mariage in extremis est une situation de péril imminent de mort de l'un des époux qui dispense de toutes les formalités préalables à la célébration du mariage (en France, articles 75 et 169 du Code civil).
le mariage entre un être humain et un animal : on le retrouve en particulier en Inde, où il existe une pratique chez les Hindous de se marier, par exemple, avec un chien errant et d'en prendre soin – afin de repousser un mauvais sort ou la malchance ; il n'y a pas nécessité de divorcer avec l'animal si le ou la mariée souhaite épouser par la suite un être humain[86] (les animaux étant des montures des Dieux et Déesses dans l'hindouisme, s'unir symboliquement à un animal est vu comme une action très favorable).
Ainsi, dès le XVIIe siècle, les premières lois interdisant les mariages dits « interraciaux » sont promulguées aux États-Unis dans le cadre de l'esclavage. Ces lois, dites « miscegenation laws (en) », promulguées dans une optique clairement raciste, visent à empêcher le métissage, considéré comme nuisible pour la « race blanche ». Elles se multiplieront au XIXe siècle et resteront en vigueur au XXe siècle, puisqu'en 1948 trente États avaient promulgué de telles lois. Ce n'est qu'avec l'arrêt Loving v. Virginia de 1967 que la Cour suprême américaine jugea ces lois anticonstitutionnelles.
Au début du XXe siècle, la peur du métissage, alors que l'eugénisme se développe en tant que courant d'idées, se fait insistante. En Allemagne, des best-sellers du mouvement völkisch, comme Le Péché contre le sang (1916) d'Artur Dinter, popularisent l'idée du mariage entre « Aryens » afin de préserver la « race » contre le dépérissement et la « pollution raciale » (Rassenschande) qu'apporterait le « sang juif ». L'influence sur le nazisme de tels ouvrages sera déterminante, culminant dans la « loi sur la protection du sang allemand et de l'honneur allemand » de 1935. Tout mariage entre « Aryens » requiert désormais un « certificat d'aryanité » (délivré, pour les SS, par le RuSHA), sauf dans le cas du « mariage accéléré » ou beschleunigte Eheschließung, surnommé « Kriegstrauung (de) » (« noces de guerre »), dans lequel une simple déclaration suffit.
Article détaillé : Liste des pays par taux d'enfants nés hors mariage.
En France, l'Institut national d'études démographiques (INED) rapportait qu'en 1965, 5,9 % des naissances provenaient de parents non mariés[105]. En 2012, ce pourcentage était monté à 56,6 %[106]. En Belgique, en 2012, le pourcentage de naissances hors mariage était de 52,3 %[107], en 2014 en Suisse seulement de 21,7 %[108]. Au Quebec, en 2014, le pourcentage de naissances hors mariage était de 62,9 %[109].
Au-delà du rite et du décorum convenus et parfois codifiés, (catholicisme romain, église orthodoxe) la cérémonie religieuse demeure pour beaucoup l'occasion d'accorder, à un moment fort de la vie, une solennité moins administrative et expéditive que dans une mairie où l'on peut célébrer jusqu'à six mariages en trois heures (mairie de Tournus - 3 mai 2014). Bien qu'il ne saurait dispenser de l'obligatoire passage devant l'autorité civile, le mariage religieux reste cependant une institution importante pour le croyant (239 000 mariages en 2015). Néanmoins, les conditions à remplir peuvent constituer de sérieux obstacles à sa réalisation.
Dans beaucoup de pays européens et dans certains pays latino-américains, la cérémonie religieuse doit se tenir séparément de la cérémonie civile préalable, comme c'est le cas en Belgique, en Bulgarie, en France, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Turquie[113].
Dans certains pays comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l'Irlande, la Norvège et l'Espagne, les deux cérémonies peuvent être tenues ensemble. Alors que certains pays, comme l'Australie, autorisent que les mariages soient célébrés en privé et dans n'importe quel endroit, d'autres, comme l'Angleterre et le Pays de Galles, exigent que la cérémonie civile se tienne dans un endroit ouvert au public et désigné spécialement par la loi. En Angleterre, l'endroit où est célébré le mariage n'est pas nécessairement une église ou un bureau d'état civil, mais peut très bien être un hôtel, un édifice historique ou un autre lieu qui a obtenu l'autorisation nécessaire. En Israël, il n'existe pas de mariage civil.
Le protestantisme, qui depuis son origine ne considère pas le mariage comme un sacrement et qui admet le divorce, considère le mariage comme étant avant tout une union civile. Les protestants préfèrent donc parler de bénédiction nuptiale. Dans cette logique, les églises protestantes de France célèbrent des mariages homosexuels dans leurs paroisses depuis l'adoption du mariage homosexuel en mairie. Certains mouvements comme les Mormons admettent ou ont, dans le passé, admis la polygamie.
Le mariage dans l'Islam est appelé « zawaj », qui veut dire « couple » ou « paire ».
« À partir de l'âge nubile, l'homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l'exercice de ce droit. »
Pour le mariage civil en France, depuis 1792, la loi exige la présence de témoins. Ils doivent être âgés d'au moins 18 ans ou émancipés (art. 37 du code civil), mais aucune autre condition n'est requise quant à leur identité[122]. Le nombre de témoins est de 2 minimum et 4 maximum, et il n'y a pas de distinction entre témoin d'un époux et témoin de l'autre[122]. Lors de la cérémonie du mariage, ils signent le registre d’état civil.
En France, il y a eu environ soixante mariages posthumes en 2008, autorisés en vertu de l'article 171 du Code civil. Selon l'article 171 alinéa 1er, il faut une autorisation du président de la République qui apprécie souverainement l’existence d’un motif grave (donc, il n'y a pas de contrôle des tribunaux). Le motif grave couramment mis en avant était la grossesse de la femme et cela continue toujours de l’être car, à l’époque, il y avait une différence entre les enfants légitimes et les enfants naturels. Aujourd’hui, il s'agit plus souvent d'une volonté personnelle que d’un enjeu juridique. Il faut que l'un des futurs conjoints soit vivant. Il est exigé l’accomplissement des formalités officielles préalables au mariage et qu’elles marquent sans équivoque le consentement du défunt, il faut donc la constitution du dossier (ici, on a un contrôle des tribunaux), de l’accomplissement des formalités officielles. On en déduit le consentement de la personne décédée. Le consentement s’apprécie avant la célébration du mariage. La Cour de cassation impose une vérification supplémentaire qui est le maintien du consentement jusqu’à la mort avec l'arrêt du 28 février 2006 de la première chambre civile[124].
Ainsi pour un mariage traditionnel, ces préparatifs couvrent aussi bien la restauration des invités (restaurant ou traiteur), que l'impression et l'envoi des faire-part, la location de véhicule ou de salle de banquet, ou l'intervention d'autres professionnels spécialisés (photographe, orchestre, DJ…). Cette organisation est parfois si fastidieuse que les futurs mariés doivent s'y prendre longtemps à l'avance, et prévoir un budget en conséquence. C'est pour éviter tous ces tracas que sont apparus des organisateurs de mariage (Wedding Planner en anglais) qui sont rémunérés pour aider à la préparation des cérémonies et des tous les aspects y afférent[125].
En Occident, il existe certaines coutumes pour l'entrée dans la mairie et dans le lieu de culte, et pour la sortie[126]. Jusqu’au XXe siècle le cortège, allant de la maison d’un ou des époux, jusqu’à la mairie puis l’église, se faisait à pied, selon un ordonnancement précis. Dans de nombreuses régions, l’itinéraire avait reçu auparavant une jonchée de feuilles et de fleurs. La mariée était au bras de son père ou de son tuteur. Elle ne prenait le bras de son époux qu’à la sortie de l’église, le mariage étant officialisé. Avec l’automobile, les distances peuvent être beaucoup plus longues et les déplacements se font en automobile : une tradition s’est créée spontanément, de décorer les voitures avec des morceaux de tulle blanc, et le cortège circule avec grand tapage d’avertisseurs.
Lorsqu'il y a un laps de temps assez important entre la cérémonie et le repas, il est d'usage d'offrir aux participants un vin d'honneur, constitué de boissons diverses et de légères collations[127].
En Occident, il est d'usage d'offrir un repas aux invités des noces. Il existe des règles pour la disposition des tables, et le placement des familles et amis[128].
Le marié porte soit une jaquette soit un costume (deux ou trois pièces) de couleur sombre[129].
Les anniversaires de mariages sont traditionnellement fêtés et portent des surnoms ; en voici une liste non exhaustive :
En Espagne existe la tradition du « Las Arras ». Le marié vient à l'église avec treize pièces d'or ou d'argent. Il en égrène douze dans les mains de sa future épouse et donne la dernière au curé pour ses indigents[130].
En France, les droits et devoirs sont les suivants[131] :
Les époux se doivent mutuellement « respect, fidélité, secours, assistance »[132].
L'existence d'un « devoir conjugal » (obligation née du mariage, qui impose à chacun des époux d'accepter d'entretenir des relations sexuelles avec son conjoint) reste attestée par la jurisprudence[133],[134]. L'absence de la part de l'un ou l'autre des époux peut conduire à la cessation du mariage. Cependant, l'existence de ce devoir ne constitue pas un consentement systématique, l'accusation de viol (viol conjugal) restant le cas échéant possible bien que rare.
Le concept d'obligation d’une communauté de vie est généralement compris comme cohabitation, et peut parfois sembler subtil lorsque la justice considère qu'il n'est pas atteint par le fait de faire chambre à part, ou bien au contraire qu'il peut être atteint lorsque deux personnes habitant deux continents distincts se voient deux fois dans l'année[134].
En Suisse, il est obligatoire de conclure un mariage civil avant d'effectuer un éventuel mariage religieux[135].
Les couples de même sexe peuvent conclure un « partenariat enregistré » qui donne généralement les mêmes droits que le mariage, sauf en ce qui concerne les enfants[136].
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