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Timestamp: 2019-10-14 06:04:04+00:00
Document Index: 58995869

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06 mai 2019 Niv. 1
Création de l'alerte : 27 juil. 2016 n° 84/2016 Turquie
62 Journalistes en détention
Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, İnan Kızılkaya, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin.
Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention.
Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş.
Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin.
Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux.
Le 3 mai 2019, la Cour constitutionnelle de Turquie a rejeté les requêtes individuelles de Nazlı Ilıcak et Ahmet Altan, déclarant qu'il n'y avait pas eu violation de leurs droits pendant leur détention avant jugement et lors des poursuites. Le 3 mai 2019, la Cour constitutionnelle a statué en faveur d'Ali Bulaç, affirmant que son droit à la liberté d'expression et à la sécurité personnelle avait été violé. (Le tribunal a examiné les violations des droits des personnes arrêtées après la tentative de coup d'État, mais ses décisions n'ont pas automatiquement d'incidence sur les condamnations pénales).
Le 19 février 2019, la 3ème Chambre pénale (la cour d'appel) de la Cour régionale de justice İstanbul a confirmé le verdict dans l'affaire du journal Cumhuriyet. Il s'agit d'un jugement définitif pour les accusés condamnés à moins de cinq ans de prison : le journaliste Kadri Gursel et l'avocat Bulent Utku ne retourneront pas en prison en raison de la peine déjà purgée ; les journalistes Hakan Kara et Guray Oz, le dessinateur Musa Kart, l'avocat Mustafa Kemal Gungor, Onder Celik, un des administrateurs du cabinet et le comptable Emre Iper vont retourner en prison pour terminer leur peine. Le rédacteur en chef Murat Sabuncu, les journalistes Ahmet Sik, Hikmet Cetinkaya, Orhan Erinc, Akin Atalay et Aydin Engin, tous condamnés à plus de cinq ans, feront appel contre leurs condamantions.
Le 4 janvier 2019, Murat Aksoy a été libéré pour purger sous contrôle judiciaire les mois restants d'une peine de prison de deux ans.
Le 22 novembre 2018, le journaliste Murat Aksoy, condamné à 25 mois de prison en début d’année, s’est présenté au tribunal d’Istanbul pour purger sa peine confirmée en octobre 2018 en appel. Aksoy a été arrêté et envoyé à la prison de Metris.
Le 14 novembre 2018, la deuxième haute cour criminelle d'Uşak a condamné Ali Ünal à 19 ans et six mois d'emprisonnement pour avoir dirigé un groupe terroriste. La Cour l'a acquitté de "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel".
Le chroniqueur et auteur Mehmet Gündem, qui avait travaillé pour plusieurs journaux et organes de presse comme Zaman, Gündem, Tercüman, Yeni Şafak, TRT Haber et Milliyet, a été arrêté le 9 novembre 2017 dans le cadre d’une opération ciblant la Fondation des journalistes et des écrivains (GYV), qui a été fermée par décret-loi. Gündem a été inculpé d’ «appartenance à une organisation terroriste», ainsi que deux autres journalistes, Behram Kılıç et Nuh Gönültaş. Ce dernier est également détenu dans le cadre de la même opération contre la GYV. Kılıç a été libéré le 1er novembre 2018, dans l’attente de son procès. Le 14 août 2018, Gündem a comparu pour la première fois, après 10 mois de détention préventive. Il est accusé d’utiliser "ByLock", une application de communication cryptée pour les mobiles réputée avoir été utilisée par les adeptes de Fethullah Gülen. La prochaine audition de Gündem est prévue pour le 8 mai 2019, le Tribunal a demandé un rapport d’expert sur les outils numériques à présenter. Gündem avait déjà été détenu en juillet 2016 dans le cadre d’une opération reposant sur des mandats d’arrêt visant 42 journalistes délivrés après la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016.
Information publiée par IPI
Le 24 octobre 2018, la 2e chambre criminelle de la Cour régionale de justice d'Istanbul s'est prononcée sur l'appel d'un jugement rendu par la 25ème cour criminelle d'Istanbul le 8 mars 2018, introduit par 25 journalistes, dont 19 journalistes emprisonnés. La Chambre a confirmé les condamnations des accusés Cihan Acar, Bünyamin Köseli, İbrahim Balta, Bayram Kaya, Cemal Azmi Kalyoncu, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal; Çulhaoğlu, Ahmet Memiş, Ali Akkuş, Muhammet Sait Kuloğlu, Mustafa Erkan Acar, Oğuz Usluer, Davut Aydın, Ufuk Şanlı, Yetkin Yıldız et Cuma Ulus. La chambre a en outre décidé le maintien en détention des 19 journalistes emprisonnés. Dans sa décision, la chambre a enfin rejeté les appels interjetés par les procureurs contre les décisions des juridictions inférieures concernant le chroniqueur et chanteur Atilla Taş et le journaliste Murat Aksoy.
Le 2 octobre 2018, la Cour d'appel a confirmé la peine de prison à perpétuité incompressible prononcée à l'encontre de Nazlı Ilıcak, Fevzi Yazıcı et Yakup Şimşek.
Le 6 juillet 2018, un tribunal d'Istanbul a condamné six anciens journalistes de Zaman à des peines d'emprisonnement pour appartenance à une organisation terroriste, tout en acquittant cinq autres accusés. La Cour a ordonné la libération sous contrôle judiciaire d’Ahmet Turan Alkan et d’İbrahim Karayeğen dans l’attente de l'appel.
Article publié par CPJ: "Turkish court hands heavy sentences to Zaman journalists"
Le 24 mai 2018, un tribunal d'Istanbul a condamné la rédactrice en chef du quotidien Yeni Asya Naciye Nur Ener Kılınç à 7 ans et demi de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Le tribunal a également décidé de prolonger son assignation à résidence dans l'attente de l'issue de la procédure d'appel
Le 11 mai 2018, la 13ème Haute Cour pénale d'Istanbul a décidé de libérer le chroniqueur Ali Bulaç et l'ancien directeur de la rédaction de Zaman, Mehmet Özdemir, de détention préventive, tout en ordonnant la levée de l'assignation à residence de Şahin Alpay. Le tribunal a également imposé des interdictions de voyager à l'étranger à Bulaç et Özdemir et a placés les trois accusés sous contrôle judiciaire. Les prochaines audiences auront lieu les 7 et 8 juin.
Le 30 avril 2018, Cuma Kaya, Alaattin Güner et Hüseyin Turan ont été condamnés à 5 ans de prison chacun pour avoir "aidé volontairement et sciemment une organisation [terroriste] sans en être membre", mais ont été libérés sous contrôle judiciaire dans l'attente de l'issue de la procédure d'appel . Murat Avcıoğlu a été condamné à 3 ans et 45 jours de prison pour avoir "aidé une organisation [terroriste] volontairement et sciemment sans en être membre " et a été libéré ibéré sous contrôle judiciaire dans l'attente de l'issue de la procédure d'appel Zafer Özsoy, un technicien de l'agence de presse Cihan, a été acquitté de toutes les charges retenues contre lui,
Compte-rendu du CPJ
Le 24 avril 2018, un tribunal de la ville d'Antalya a condamné Tuncer Çetinkaya, ancien reporter du journal Zaman et de l'agence de presse Cihan, à sept ans et six mois de prison pour "appartenance à une organisation [terroriste]". Le tribunal a ordonné que Çetinkaya soit libéré sous contrôle judiciaire afin de recevoir un traitement médical pour insuffisance rénale.
Le 28 mars 2018, un tribunal a rendu son verdict libérant Ramazan Alkan pour manque de preuves.
Le journaliste Şahin Alpay a été libéré de la prison de Silivri Prison Durant la nuit du 16 mars 2018. Il a été assigné à résidence.
Le 15 mars 2018, la Cour constitutionnelle turque a ré-évalué la demande de Şahin Alpay. Cette seconde requête a été déposée après que la première décision de la Cour constitutionnelle eut été cassée par les tribunaux locaux en janvier 2018. La Cour a réitéré sa décision antérieure selon laquelle les droits du journaliste avaient été violés et qu'il devait être libéré. La décision de la Cour suprême turque intervient alors que la Cour européenne des droits de l'homme doit rendre sa decision le 20 mars.
Le 8 mars 2018, la 25ème Cour d’assises d'Istanbul a condamné les prévenus Ahmet Memiş, Ali Akkuş, Muhammet Sait Kuloğlu, Multlu Çölgeçen, Seyid Kılıç, Ünal Tanık, Erkan Acar, Oğuz Usluer, Davut Aydın, Ufuk Şanlı, Yetkin Yıldız et Cuma Ulus à 7 ans et 6 mois de prison pour "appartenance à une organisation illégale". Le tribunal a ordonné la ré-arrestation du journaliste Ali Akkuş, qui avait été libéré en avril dernier. Cihan Acar, Bünyamin Köseli, İbrahim Balta, Bayram Kaya, Cemal Azmi Kalyoncu, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Yakup Çetin, Hüseyin Aydın, Abdullah Kılıç et Gökçe Fırat Çulhaoğlu ont été condamnés à 6 ans et 3 mois de prison pour le même chef d’accusation. 13 accusés ont été acquittés du chef d’accusation "tentative de coup d'Etat". La cour a condamné Atilla Taş et Murat Aksoy pour "avoir sciemment et volontairement aidé une organisation illégale en tant que non-membre" sans pour autant "faire partie de la structure hiérarchique de l'organisation". Ils ont été respectivement condamnés à 3 ans 1 mois et 15 jours de prison et 2 ans et 1 mois. Considérant le temps qu'ils ont déjà passé en détention, la cour a rejeté la demande de ré-arrestation de Taş et Aksoy émanant du procureur et a levé l'obligation de s’enregistrer régulièrement auprès d’un poste de police. Elle a néanmoins statué en faveur du maintien de leur interdiction de quitter le territoire.
Le 20 février 2018, Nur Ener Kılınç a été libérée dans l'attente de son procès et assignée à domicile. La prochaine audience est prévue pour le 19 avril
Rapport publié par P24: "Tutuklu Yeni Asya editörü Nur Ener Kılınç tahliye edildi"
Le 16 février 2018, Nazlı Ilıcak, Yakup Şimşek et Fevzi Yazıcı ont été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité incompressible.
Article publié par Daily Hurriyet : "Jailed Turkish journalists Nazlı Ilıcak and Altan brothers sentenced to life in jail"
Ibrahim Balta a été libéré le 6 février 2018 pour raisons de santé. Son procès se poursuit.
Le 12 janvier 2018, après avoir revu les décisions motivées de la Cour constitutionnelle, la 13e Cour pénale d'Istanbul a annulé le verdict de la Cour constitutionnelle en affirmant qu'elle avait dépassé les limites de ses pouvoirs législatifs et usurpé l'autorité de la Cour pénale. Le 15 janvier 2017, la 14e haute cour pénale d'Istanbul a rejeté la demande de libération de Şahin Alpay.
Article publié par Platform24: "Altan and Alpay’s release pleas rejected once again"
Le 11 janvier 2018, la Cour constitutionnelle de Turquie a ordonné la liberation de Şahin Alpay. Sa remise en liberte a été arreté par la 13e Haute Cour pénale d'Istanbul, qui a annoncé que sa détention serait réexaminée après la communication officielle des décisions motivées de la Cour constitutionnelle.
Article publié par RSF: "La Cour constitutionnelle turque ordonne la libération de deux journalistes emprisonnés"
Article publié par Platform24: "Altan and Alpay not released despite top court decision"
Le 24 novembre 2017, Resul Cengiz a été libéré sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.
Le 21 novembre 2017, la 14ème haute cour pénale d'Ankara a condamné Ayşenur Parıldak, correspondante du quotidien Zaman , à sept ans et six mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste armée.
Dépêche de l'agence Anadolu : "Turkish courts convict 7 over FETO links"
Le 8 novembre 2017, un tribunal d'Istanbul a ordonné la libération du journaliste Bekir Gökmen Ulu du quotidien Sözcü. La décision est assortie d'une interdiction de sortie du territoire.
Le 12 octobre 2017, la 8e Haute Cour pénale de Mersin a libéré sous contrôle judiciaire Şirin Çoban et İlker İlkan İlkan dans l'attente de leur procès.
Le 12 octobre 2017, la 8ème cour pénale de Mersin a libéré Şirin Çoban et İlker İlkan sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès.
Murat Aksoy a été libéré de détention provisoire par un tribunal d'Istanbul le 24 octobre 2017. Selon la décision de la 25e Haute Cour pénale d'Istanbul, Aksoy a été libéré après que le tribunal ait établi que le suspect n'avait pas de compte bancaire auprès de Bank Asya et n'avait jamais utilisé l'application de téléphone mobile ByLock, deux faits considérées par les autorités turques comme une preuve de liens avec le mouvement Gülen.
Le 17 octobre 2017, le 2nd tribunal des crimes graves d'Eskişehir a condamné Mehmet Kuru à six ans et trois mois d'emprisonnement pour «appartenance à une organisation terroriste».
Murat Dağdeviren, propriétaire du journal Demokrat, a été arrêté le 31 juillet 2016. Le 10 octobre 2017, il a été condamné à 7 ans et 6 mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Le journal démocrate Gebze a été fermé par décret.
Yüksel Durgut a été libéré pour raisons de santé dans l'attente de son procès le 29 septembre 2017.
Abdullah Özyurt a été remis en liberté le 15 septembre 2017.
Le 22 septembre 2017, Mediha Olgun a été libérée.
Burak Ekici, l'éditeur en ligne du quotidien Birgün, a été arrêté le 16 août 2017, accusé de liens avec le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. Ekici a été placé en détention pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage pour téléphone mobile Bylock, que les procureurs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
Mehmet Dener et Muhammet Taşçılar ont été libérés le 1er septembre 2017.
Le 18 août 2017, le.25ème tribunal pour infractions graves d'Istanbul a libéré Cihan Acar, journaliste pour le journal Bugün, et le journaliste du magazine Aksiyon, Bünyamin Köseli, dans l'attente de leur procès. Ils sont poursuivis pour «tentative de coup d'Etat».
Le 18 août 2017, Ali Ahmet Böken, ancien coordinateur de TRT News et ancien chroniqueur de la chaîne désormais fermée Samanyolu TV, a été arrêté. Accusé d' "appartenance à une organisation terroriste", il encourt jusqu'à 15 ans de prison.
Le 10 août 2017, la police d'Istanbul a arrêté Cüneyt Seza Özkan, ancien rédacteur en chef de la chaîne Samanyolu TV, selon les médias. M. Özkan était est l'un des 35 journalistes et travailleurs des médias dont l'arrestation avait été ordonnée la semaine précédente par un tribunal turc dans le cadre d'une vaste opération de purge des partisans présumés du prédicateur exilé Fethullah Gülen. L'arrestation d'Özkan s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur des journalistes et d'autres personnes qui auraient utilisé l'application Bylock. Les autorités allèguent que l'utilisation de l'application de messagerie cryptée constitue une preuve d'appartenance à l’organisation FETÖ/PDY.
Le 19 juillet 2017, Lokman Erdoğan a été libéré dans l'attente de son procès.
Hülya Karakaya a été libérée le 18 juillet 2017 et place sous contrôle judiciaire.
Nizamettin Izgi, propriétaire du journal Batman, a été arrêté le 11 décembre 2016. Le 17 juillet 2017, un tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire.
Le 27 mai 2017, un tribunal turc a officiellement arrêté Mediha Olgun (rédactrice Internet) et Gökmen Ulu (correspondant de presse à Izmir), deux journalistes d'opposition travaillant pour le quotidien Sözcü en raison d' "un article et de photographies publiés dans le journal un jour avant le coup d'état et révélant où Erdogan passait ses vacances et d'un mot croisé contenant le nom caché du président", selon l'agence de presse publique Anadolu. Les deux journalistes de Sözcü sont accusés d'avoir notamment "aidé sciemment et encouragé l'organisation terroriste FETÖ sans faire partie de sa structure hiérarchique" et "soutenu la tentative d'assassinat du président".
Article de Reuters: "Turkey formally arrests newspaper staff over suspected coup links: paper"
Idris Okur, journaliste pour Cihan à Çorum, a été placé en détention le 1er août 2016. Son procès a débuté en mai 2017 devant le 2ème tribunal pénal des infractions sérieuses de Çorum.
Özkan Mayda a été libéré le 24 mai 2017.
Olgun Matur a été libéré le 29 mars 2017 et ré-arrêté 3 jours plus tard, le 2 avril. Il a été à nouveau libéré le 24 mai 2017.
Le 4 mai 2017, Ozan Kaplanoğlu, rédacteur en chef de la plate-forme en ligne @BursaMuhalif et membre du Conseil d'administration de la branche de Bursa du Contemporary Gazeteciler Derneği, a été placé en détention suite à une descente matinale à son domicile. Un tribunal de Bursa a ordonné son arrestation, le 5 mai, pour avoir diffusé en ligne de la propagande pour une organisation terroriste via ses comptes deréseaux sociaux.
İbrahim Karayeğen, rédacteur en chef du journal Zaman, a été arrêté le 26 septembre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat. Karayeğen, qui avait été arrêté le 16 juillet 2016 à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, a été formellement placé en détention provisoire le 24 juillet 2016 par un juge d'instruction du 2ème tribunal pénal d'Istanbul. Le 27 avril 2017, un tribunal d'Istanbul a inculpé Karayeğen et 29 autres anciens employés de Zaman Media Group de tentative de renversement du gouvernement, de la Constitution et du Parlement. Chaque suspect risque trois condamnations à perpétuité consécutives. L'acte d'accusation envisage également 15 ans de prison supplémentaire pour chaque suspect pour appurtenance à une organisation terroriste.
En avril 2017, la 13ème Haute Cour Pénale d'Izmir a décidé de libérer Rabia Özkaya dans l'attente de son procès en tenant compte de la nature des charges pénales et du temps passé en détention provisoire. La Cour a également interdit à Özkaya de voyager à l'étranger.
Ali Akkuş a été libéré le 31 mars 2017 et re-placé en détention quelques heures plus tard. Il a à nouveau été remis en liberté le 15 avril 2017.
Le 5 août 2016, Yakup Şimşek, ancien directeur du marketing de Zaman, a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête portant sur une publicité controversée faisant soi-disant allusion à un coup d'Etat imminent neuf mois avant la tentative de coup d'Etat du 15 juillet. Le 14 avril 2017, l'acte d'accusation rédigé par le bureau du procureur général d'Istanbul envisage trois condamnations à perpétuité consécutives pour 16 personnes, dont Şimşek, pour coup d'Etat. Le 29 mars 2016, des adminsitrateurs judiciaires avaient limogé Simsek ainsi que cinq collègues des quotidiens Zaman et Today's Zaman, pour avoir «abusé de la confiance de leur employeur» et «agi contre la bonne volonté et la moralité ainsi que l'image de l'entreprise».
Yakup Cetin et Yetkin Yıldız ont été libérés le 31 mars 2017 et détenus à nouveau quelques heures plus tard. Ils ont été formellement ré-arrétés le 15 avril 2017.
Le 11 avril 2017, un acte d'accusation concernant des journalistes et chroniqueurs du quotidien Zaman a été déposé auprès de la 13ème Cour pénale d'Istanbul. L'acte d'accusation requiert trois condamnations à perpétuité consécutives pour les 30 défendeurs accusés d’avoir tenté de renverser le gouvernement. 30 journalistes, dont 21 sont déjà détenus, ont été inculpés. Les défendeurs comprennent Mümtazer Türköne, Ahmet Turan Alkan, Şahin Alpay, Mustafa Ünal et Ali Bulaç, anciens auteurs de Zaman. Les journalistes sont accusés de «tentative de coup d'Etat» motif pour lequel le procureur exige trois condamnations à perpétuité consécutives sans possibilité de libération conditionnelle. En outre, le procureur exige jusqu'à 15 ans de prison pour tous les suspects accusés de «participation à une organisation terroriste». Selon l'agence d'information Anatolie, les défendeurs sont Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Bulaç, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Cuma Kaya, Faruk Akkan, Hakan Taşdelen, Hüseyin Belli, Hüseyin Turan, İbrahim Karayeğen, İsmail Küçük, Mehmet Özdemir, Murat Avcıoğlu, Mustafa Ünal, Onur Kutlu, Sedat Yetişkin, Şeref Yılmaz, Yüksel Durgut et Zafer Özsoy, Ahmet İrem, Ali Hüseyin Çelebi, Süleyman Sargın, Osman Nuri Arslan, Osman Nuri Öztürk, Lalezer Sarıibrahimoğlu, Nuriye Ural et Orhan Kemal Cengiz . Sarıibrahimoğlu, Ural et Cengiz sont répertoriés comme suspects libres en attente d’un procès.
Information publiée sur la plateforme Mapping Media Freedom : "Turkey: Prosecutor demands three consecutive life sentences for 30 Zaman journalists "
Serhat Şeftali, chef du bureau régional de Zaman pour la méditérannée, a été arrêté le 21 juillet 2016. Il est accusé d'avoir préparé le terrain pour la tentative de coup d'état de juillet 2016 au nom du mouvement Hizmet. Le 1er avril 2017, Serhat Şeftali a été placé en liberté sous surveillance judiciaire par la 2e Haute Cour criminelle d'Antalya avec 20 policiers et sept autres journalistes, dont Tuncer Çetinkaya et Olgun Matur, en attendant la fin de leur procès. Cependant, la 3ème Haute Cour pénale d'Antalya a statué en faveur de la ré-arrestation de 16 d'entre eux, y compris Şeftali suite à des objections à leur libération soulevées par les procureurs.
Tuncer Çetinkaya a été libéré le 29 mars 2017 et ré-arrêté le 2 avril.
Abdurrahim Ersöz, Ömer Özdemir ont été libérés le 30 mars 2017.
Kenan Baş a été libéré le 29 mars 2017.
Nur Ener, rédactrice en chef du journal Yeni Asya, a été place en détention le 3 mars 2017 dans le cadre de la purge des journalistes prétendument liés au mouvement Gülen. Ener a été officiellement arrêté le 6 mars 2017 pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage de téléphone portable Bylock, que les procureurs turcs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen. Ener est actuellement en détention provisoire à la prison fermée pour femmes de Bakırköy, à Istanbul.
Erdem Mühirci a été libéré le 28 février 2017.
Vedat Demir a été libéré le 18 février 2017.
Hamza Günerigök, présentateur de la chaîne d'état TRT, a été arrêté le 30 janvier 2017 par la sécurité des frontières dans une zone militaire alors qu'il tentait de fuir la Turquie vers la Grèce de manière illégale. Les autorités avaient émis un mandat d'arrêt contre Günerigök pour son lien présumé avec le mouvement Gülen.
Le 18 janvier 2017, Ünal Tanik, propriétaire et rédacteur en chef du portail d'information Rota News, qui fait partie des médias fermés à la suite du coup d'État, a été arrêté après avoir été détenu la veille, à Yalova. Le verdict d'arrestation de la 11ème Cour pénale de paix d'Istanbul était basé sur l'accusation d'appartenance présumée au mouvement Gülen. Tanik risque jusqu'à 10 ans de prison s'il est reconnu coupable.
Özcan Keser, reporter de la radiotélévision turque (TRT), qui avait précédemment travaillé avec l'agence de presse Cihan, a été placé en détention le 12 août 2016. Il a été officiellement arrêté le 19 décembre.
Ömer Oruç, ancien reporter de l'agence de presse Cihan, a été arrêté le 18 décembre 2016. Oruç est actuellement emprisonné à la prison d'Isparta.
Eda Şanlı a été libérée dans l'attente de son procès le 18 décembre 2016.
Le 14 décembre 2016, Mehmet Anıl a été libéré.
Nadir Yücel, rédacteur en chef du Çorum Yıldız, a été arrêté le 4 décembre 2016 dans le cadre de la purge des journalistes prétendument liés au movement Gülen
Beytullah Özdemir, le représentant à Düzce du journal Zaman a été arrêté le 27 octobre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'état manqué du 15 juillet 2016.
Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
Ramazan Alkan, journaliste du journal Yeni Akit, a été arrêté le 30 septembre 2016 pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage de téléphone portable Bylock, que les procureurs turcs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
Çölgeçen, rédacteur en chef du journal Millet, a été arrêté le 9 septembre 2016. Çölgeçen est l'un des 29 journalistes accusés d'avoir participé à la "branche médiatique" du mouvement Gülen. Il risque jusqu'à 10 ans de prison s'il est reconnu coupable
Le 2 septembre 2016, Ahmet Memiş, un reporter travaillant pour le site d'information Haberdar, a été arrêté dans le cadre de la purge des journalistes prétendument lié au religieux Fethullah Gülen basé aux Etats-Unis. M. Memiş est accusé d'appartenir à la 'branche média' du mouvement Gülen. Il est détenu à la prison de Silivri.
En août 2016, le procureur général d'Ankara a ordonné la mise en détention de 34 employés de TRT (Turkish Public Broadcasting Service) désignés comme étant des utilisateurs de ByLock, un logiciel de communication crypté qui aurait été utilisé parmi les membres de la communauté de Gülen. Selon Bianet, huit employés de TRT figurent parmi les journalistes d'abord placés en détention provisoire sous l'état d'urgence déclaré le 20 juillet puis arrêtés. Il s'agit de Ahmet Yavaş (correspondant de TRT radio Erzurum), Ali Yüce (responsable de la diffusion radio de TRT), Ersin Şanlı (responsable des informations nationales de TRT), Hakan Aksel (coordonnateur assistant du Département des informations et des sports TRT et producteur), Halil İbrahim Mert (caméraman pour TRT TV Erzurum), Nuri Durna (correspondant de TRT Erzurum), Yalçın Güler (correnspondant de TRT Erzurum ), Seyid Kılıç (correspondant TRT). Depuis août 2016, ces huit journalistes sont maintenus en détention dans le cadre de l'enquête lancée par le gouvernement après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.
Article publié sur le site d'information Medyaloji : "TRT'den ihraç edilenlerin tam listesi"
Article publié sur Bianet : "34 Detention Order for 34 Former TRT Staff "
Le 21 août 2016, Ali Aşikar, un journaliste travaillant pour le quotidien de langue kurde Azadiya Welat, a comparu devant un tribunal de Van qui a ordonné son incarcération dans l'attente de son procès. Il est accusé d'avoir commis des crimes au nom d'organisations [terroristes] et d'avoir été en possession d'explosifs . M. Aşikar est détenu à la prison de type M de Van depuis le 28 août 2016.
Rapport du CPJ : "Turkey Crackdown Chronicle: Week of August 21"
Burçin Dokgöz, reporter pour le journal Zaman et pour l'agence de presse Cihan dans la ville de Çorum, dans le nord de l'Anatolie, a été arrêté le 21 août 2016.
İsmail Efe, le conseiller de presse de la Direction du tourisme d'Izmir, a été arrêté dans le cadre des opérations contre des partisans présumés de Fethullah Gülen à la suite de la tentative de coup d'Etat avortée. Efe est actuellement emprisonné à la prison d'Aliağa à Izmir.
Erol Yüksel, vice-président du département d'information de la chaîne d'état TRT, a été arrêté le 19 août 2016 dans le cadre de l'enquête menée suite à la tentative de coup d'Etat.
Le 4 août 2016, Haşim Söylemez a été libéré sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.
Le 10 août 2016, Yener Dönmez, du site Habervaktim et fondateur du journal Vahdet, a été détenu au bureau Habervaktim Ankara, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'une vidéo érotique impliquant l'ancien leader du Parti républicain du peuple (CHP) Deniz. Baykal. La vidéo a été publiée pour la première fois sur le site non officiel d'Akit, Habervaktim, en 2010. A l'époque, l'enquête n'avait pas abouti à des arrestations. Dönmez avait déjà été arrêté plus tôt dans l'enquête post-coup d'État.
Le 13 août 2016, Tahsin Kürklü, chef du service logistique du journal Zaman, aujourd'hui fermé, a été arrêté par des officiers de la gendarmerie dans le district de Gürün, dans la province de Sivas. Un tribunal de Sivas a par la suite ordonné son incarcération. Il serait l'ancien chauffeur d'Ekrem Dumanlı, l'ancien rédacteur en chef du quotidien Zaman, incarcéré pour "tentative de coup d'Etat" et "formation d'une organisation avec intention criminelle".
Le 10 août 2016, Erdal Şen, ancien correspondant d'Ankara pour le quotidien Habertürk, a été condamné par un tribunal pénal d'Ankara, soupçonné d'avoir aidé un membre présumé de haut rang du mouvement Hizmet à s'échapper après le coup d'État manqué. Il a été libéré le 21 avril 2017 et a été à nouveau arrêté le jour suivant, suite à l'objection du bureau du procureur.
İsmail Avcı, un ancien journaliste du journal Zaman et de l'agence de presse Cihan, a été arrêté le 1er août 2016 dans le cadre de la purge de journalistes prétendument liés à Fethullah Gülen. Avcı aurait été détenu dans le quartier de Yalvaç à Isparta alors qu'il tentait d'échapper à la police. Il est actuellement détenu à la prison de type D de Diyarbakır.
Le 5 août 2016, la police de la province de Denizli, dans l'ouest de la Turquie, a arrêté Resul Cengiz, un ancien journaliste de l'agence de presse Cihan. Le 10 août 2016, un tribunal local a ordonné son incarceration dans l'attente de son procès pour terrorisme,
Isa Siyi, journaliste du site d'information Haberdar, a été arrêté le 28 juillet 2016, parmi les 88 journalistes pour lesquels des mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre de la réaction à la tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet.
Abdurrahim Ersöz, un correspondant local de l'agence de presse Cihan à Antalya, a été arrêté le 28 juillet 2016 dans le cadre d'une purge des journalistes liés au mouvement dirigé par le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. M. Ersöz a été arrêté avec Ömer Özdemir, le correspondant du journal Zaman à Antalya. Il est maintenu en détention depuis juillet 2016 au centre fermé de détention criminelle de type L d'Antalya.
Article publié par Sabah : "FETÖ’nün medyası darbeden hapiste"
Article publié par Cumhuriyet : "Adalet Bakanı’na soru önergemdir"
Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.
Article publié dans le Daily Hürriyet : "Le journaliste et ancien parlementaire Ilıcak a été arrêté à Bodrum "
Article publié par le portail d'actualités Bianet: "Arrestation du journalist Büşra Erdal"
Mehmet Dener, le propriétaire du site d'informations locales sanliurfa.com, a été arrêté le 22 juillet 2016 avec le rédacteur en chef du site Internet, Muhammet Taşçılar, dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 .
Lettre du Rapporteur spécial des NU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme/Groupe de travail des NU sur la détention arbitraire/ Rapporteur spécial des NU sur le droit à l’éducation/Rapporteur spécial des NU sur le droit à l’éducation/Rapporteur spécial des NU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression/Rapporteuse spéciale des NU sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste (en anglais)
Mise à jour (2 octobre 2018) de l'information publiée sur la plateforme Mapping Media Freedom (en anglais) : "Appeal court rejects appeals against life sentence"
Rapport annuel CPJ (en anglais): "Turkey the World's Leading Jailer of Journalists"
Article sur le site de France 24 (en anglais): “Turkey issues arrest warrants for 42 journalists, local media say”
Déclaration de l'AEJ (en anglais): "Turkey Suspends Human Rights Treaty: AEJ Calls for Respect of State Obligations and Restraint in Actions against Media"
Article publié sur le site d'information Bianet (en anglais): "Detention Warrant on Zaman Daily’s Former 47 Staff"
Dépêche de l'agence de presse Anadolu (en anglais) : "Turkey: 47 Zaman daily ex-employees ordered detained"
Texte intégral (en anglais)
Actuellement en détention (62) :
Abdullah Kılıç, Ahmet Memiş, Ahmet Yavaş, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ali Akkuş, Ali Aşikar, Ali Ahmet Böken, Ali Ünal, Ali Yüce, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Kaya, Beytullah Özdemir, Burçin Dokgöz, Cemal Kalyoncu, Cuma Ulus, Cüneyt Seza Özkan, Emre Soncan, Ercan Gün, Erdal Şen, Erol Yüksel, Faruk Akkan, Fevzi Yazici, Gültekin Avcı, Habip Güler, Hakan Aksel, Hakan Taşdelen, Halil Ibrahim Mert, Hamza Günerigök, Hanim Büşra Erdal, Hüseyin Aydın, Idris Okur, Isa Siyi, İsmail Avcı, İsmail Efe, Mehmet Gündem, Mehmet Kuru, Mümtazer Türköne, Murat Dağdeviren, Mustafa Erkan Acar, Mustafa Ünal, Mutlu Çölgeçen, Nazlı Ilıcak, Nadir Yücel, Nuh Gönültaş, Nuri Durna, Nurullah Kaya, Ozan Kaplanoğlu, Ömer Oruç, Özcan Keser, Osman Yakut, Serhat Şeftali, Şeref Yılmaz, Seyid Kılıç, Tahsin Kürklü, Ufuk Şanlı, Ünal Tanık, Vahit Yazgan, Yakup Çetin, Yakup Şimşek, Yalçın Güler