Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/ramipril-hyd-5mg-125mg-arw-cpr-90-231728
Timestamp: 2018-12-19 12:13:02+00:00
Document Index: 193151587

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RAMIPRIL/HYD 5MG/12,5MG ARW CPR 90 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
Posologie Adultes La dose sera individualisée selon le profil du patient (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) et le contrôle tensionnel. L'administration de l'association fixe de ramipril et d'hydrochlorothiazide est généralement recommandée après ajustement posologique de l'un des composants individuels. RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW sera débuté à la posologie la plus faible disponible. Si nécessaire, la dose pourra être progressivement augmentée de manière à atteindre la pression artérielle cible ; les doses maximales autorisées sont de 10 mg de ramipril et de 25 mg d'hydrochlorothiazide par jour. Populations particulières : Patients traités par diurétiques Chez les patients traités simultanément par des diurétiques, une hypotension pouvant suivre la mise en route du traitement, il est recommandé de prendre des précautions. La réduction de la dose du diurétique ou l'arrêt du diurétique doivent être envisagés avant la mise en route d'un traitement par RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW. Si l'arrêt n'est pas possible, il est recommandé de débuter le traitement avec la dose la plus faible possible de ramipril en association (1,25 mg par jour). Ensuite, il est recommandé de modifier la dose initiale journalière sans dépasser 2,5 mg de ramipril/12,5 mg d'hydrochlorothiazide. Patients ayant une insuffisance rénale RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est contre-indiqué en cas d'insuffisance rénale sévère, en raison de son composant hydrochlorothiazide (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubrique Contre-indications). Chez les patients présentant une insuffisance rénale, une réduction de la dose de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW peut être nécessaire. Les patients ayant une clairance de la créatinine située entre 30 et 60 ml/min seront traités uniquement par l'association à la dose fixe la plus faible de ramipril et d'hydrochlorothiazide après administration du ramipril seul. Les doses maximales autorisées sont de 5 mg de ramipril et 25 mg d'hydrochlorothiazide par jour. Patients ayant une insuffisance hépatique Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, un traitement par RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW sera mis en route sous étroite surveillance médicale, avec des doses maximales quotidiennes de 2,5 mg de ramipril et de 12,5 mg d'hydrochlorothiazide. RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est contre-indiqué en cas d'insuffisance hépatique sévère (voir rubrique Contre-indications). Sujet âgé Les doses initiales seront plus faibles, et l'ajustement ultérieur de la dose sera plus graduel, en raison d'une plus grande probabilité de survenue d'effets indésirables, en particulier chez les patients très âgés et fragiles. Population pédiatrique L'utilisation de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans est déconseillée, en raison de données insuffisantes de tolérance et d'efficacité. Mode d'administration Voie orale. Il est recommandé de prendre RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW une fois par jour, au même moment de la journée, généralement le matin. RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW peut être pris avant, pendant ou après les repas, la prise alimentaire ne modifiant pas sa biodisponibilité (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être avalé avec du liquide. Il ne doit être ni mâché ni écrasé.
Durée de conservation : 2 ansPrécautions particulières de conservation : A conserver à une température ne dépassant pas 25°C. A conserver dans l'emballage extérieur d'origine à l'abri de l'humidité.
Chez le rat et la souris, l'association de ramipril et d'hydrochlorothiazide n'a présenté aucune activité toxique aiguë jusqu'à 10 000 mg/kg. Les études d'administration de doses répétées menées chez le rat et le singe n'ont révélé que des troubles de l'équilibre électrolytique. Aucune étude du potentiel mutagène et carcinogène n'a été menée sur l'association, les études des composants individuels ayant montré l'absence de risque. Les études de la reproduction chez le rat et le lapin ont révélé que l'association était quelque peu plus toxique que l'un ou l'autre des composants seul, mais aucune des études n'a révélé un effet tératogène de l'association.
Hypersensibilité aux principes actifs ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC), à l'hydrochlorothiazide, à d'autres diurétiques thiazidiques, aux sulfamides ou à l'un des excipients de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW listés en rubrique Composition. Antécédents d'angioedème (héréditaire, idiopathique ou du fait d'un antécédent d'angioedème avec les inhibiteurs de l'IEC ou les ARA-2). Traitement extracorporels impliquant une mise en contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Sténose bilatérale significative des artères rénales, ou sténose unilatérale de l'artère rénale sur rein fonctionnel unique. 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Grossesse et allaitement). Allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement). Insuffisance rénale sévère avec clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min chez un patient non dialysé. Troubles électrolytiques cliniquement significatifs susceptibles de s'aggraver après traitement par RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Insuffisance hépatique sévère, encéphalopathie hépatique. L'association de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW à des médicaments contenant de l'aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 l/min/1,73 m2) (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).
Grossesse L'utilisation de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'utilisation de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi). Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté. L'exposition aux IEC / aux antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA II) au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique Données de sécurité précliniques). En cas d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie foetale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être surveillés à la recherche d'une hypotension, d'une oligurie et d'une hyperkaliémie (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi). L'hydrochlorothiazide, en cas d'exposition prolongée au cours du troisième trimestre de la grossesse, peut entraîner une ischémie foeto-placentaire et un risque de retard de croissance. En outre, de rares cas d'hypoglycémie et de thrombocytopénie ont été rapportés chez des nouveau-nés en cas d'exposition à l'approche du terme. L'hydrochlorothiazide peut réduire le volume plasmatique ainsi que le débit sanguin utéroplacentaire. Allaitement RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est contre-indiqué durant l'allaitement. Le ramipril et l'hydrochlorothiazide sont excrétés dans le lait maternel à un degré tel que des effets sur l'enfant allaité sont probables si des doses thérapeutiques de ramipril et d'hydrochlorothiazide sont administrées à la mère nourricière. Les informations disponibles concernant l'utilisation du ramipril au cours de l'allaitement sont insuffisantes, et des traitements alternatifs disposant de profils de tolérance mieux établis durant l'allaitement sont préférables, en particulier lors de l'allaitement d'un nouveau-né ou d'un nourrisson prématuré. L'hydrochlorothiazide est excrété dans le lait humain. La prise de thiazidiques par des femmes allaitantes a été associée à une diminution voire une suppression de la lactation. Une hypersensibilité aux substances actives dérivées des sulfamides, une hypokaliémie ou un ictère nucléaire peuvent survenir. En raison du potentiel de réactions graves à ces deux substances actives chez les enfants allaités, une décision devra être prise concernant l'arrêt de l'allaitement ou du traitement, en tenant compte de l'importance de ce traitement pour la mère.
Populations particulières Patients à risque particulier d'hypotension Patients à système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé Les patients ayant un système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé sont à risque d'une chute brutale de la pression artérielle et d'une altération de la fonction rénale en raison de l'inhibition de l'enzyme de conversion, en particulier lorsqu'un IEC ou un diurétique concomitant est administré pour la première fois ou lors de la première augmentation de dose. Une activation significative du système rénine-angiotensine-aldostérone est à prévoir, et une surveillance médicale, y compris le contrôle de la pression artérielle, est nécessaire par exemple en cas de : patients ayant une hypertension sévère. patients ayant une insuffisance cardiaque congestive décompensée. patients ayant une obstruction hémodynamique significative au remplissage ou à l'éjection du ventricule gauche (par ex. une sténose de la valve aortique ou mitrale). patients ayant une sténose de l'artère rénale unilatérale avec un second rein fonctionnel. patients ayant ou susceptibles de développer une déplétion hydrosodée (y compris les patients sous diurétiques). patients ayant une cirrhose hépatique et/ou une ascite. patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou durant une anesthésie par des agents entraînant une hypotension. En général, il est recommandé de corriger toute déshydratation, hypovolémie ou déplétion sodée avant la mise en route du traitement (chez les patients en insuffisance cardiaque toutefois, une telle action correctrice doit être soigneusement pesée contre le risque de surcharge volumique). Chirurgie Il est recommandé d'arrêter un traitement par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine tels que le ramipril si possible un jour avant l'intervention. Patients à risque d'ischémie cardiaque ou cérébrale en cas d'hypotension aiguë La phase initiale de traitement nécessite une surveillance médicale particulière. Hyperaldostéronisme primaire L'association de ramipril + hydrochlorothiazide ne représente pas un traitement de choix pour l'hyperaldostéronisme primaire. Si l'association ramipril + hydrochlorothiazide est utilisée chez un patient souffrant d'hyperaldostéronisme primaire, une surveillance étroite de la kaliémie est nécessaire. Patients âgés Voir rubrique Posologie et mode d'administration. Patients atteints d'hépatopathies Des troubles électrolytiques dus à un traitement diurétique, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent entraîner une encéphalopathie hépatique chez les patients atteints de pathologies hépatiques. Surveillance de la fonction rénale La fonction rénale sera évaluée avant et pendant le traitement, et la posologie ajustée, en particulier au cours des premières semaines du traitement. Une surveillance particulièrement soigneuse est requise chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Le risque d'altération de la fonction rénale existe, en particulier chez les patients en insuffisance cardiaque congestive ou après une transplantation rénale ou avec une maladie réno-vasculaire y compris les patients avec une sténose unilatérale de l'artère rénale hémodynamiquement pertinente. Insuffisance rénale Chez les patients atteints de néphropathies, les thiazidiques peuvent favoriser une augmentation de l'urémie. Des effets liés à l'accumulation du principe actif peuvent se développer chez les patients insuffisants rénaux. En cas de manifestation d'une insuffisance rénale évolutive, révélée par une élévation de l'azotémie, une réévaluation soigneuse du traitement est nécessaire, et l'arrêt du traitement diurétique doit être envisagé (voir rubrique Contre-indications). Déséquilibre électrolytique Comme pour tout patient recevant un traitement diurétique, un dosage périodique des électrolytes sériques sera réalisé à intervalles appropriés. Les thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent entraîner un déséquilibre hydro-électrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Bien qu'une hypokaliémie puisse se développer avec la prise de diurétiques thiazidiques, le traitement simultané par ramipril pourrait réduire l'hypokaliémie induite par le diurétique. Le risque d'hypokaliémie est le plus élevé chez les patients atteints d'une cirrhose hépatique, les patients ayant une diurèse importante, les patients recevant un traitement électrolytique inadéquat, et les patients recevant un traitement simultané de corticoïdes ou d'ACTH (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). La première mesure des taux plasmatiques de potassium sera menée au cours de la première semaine de traitement. Si de faibles taux de potassium sont décelés, une correction est requise. Une hyponatrémie de dilution peut survenir. La réduction des taux de sodium peut initialement être asymptomatique et un contrôle régulièr est donc nécessaire. Les contrôles seront plus fréquents chez les patients âgés et cirrhotiques. Une augmentation de l'élimination urinaire du magnésium ayant été démontrée avec les thiazidiques il peut en résulter une hypomagnésémie. Surveillance électrolytique : Hyperkaliémie Une hyperkaliémie a été observée chez certains patients traités par les IEC, y compris RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW. Les patients à risque de développer une hyperkaliémie incluent ceux ayant une insuffisance rénale, un âge > 70 ans, un diabète sucré non contrôlé, ou ceux utilisant des sels de potassium, des diurétiques épargneurs de potassium ou d'autres substances actives augmentant le taux plasmatique du potassium, ou ceux présentant des pathologies telles qu'une déshydratation, une décompensation cardiaque aiguë, une acidose métabolique. Si l'administration simultanée des agents susmentionnés est jugée appropriée, une surveillance régulière du potassium sérique est recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Hyponatrémie Un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH), avec une hyponatrémie consécutive, a été observé chez quelques patients traités avec du ramipril. Il est recommandé de surveiller régulièrement les taux de sodium sérique chez les patients âgés et chez les autres patients à risque d'hyponatrémie. Encéphalopathie hépatique Les troubles électrolytiques dus à un traitement diurétique, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent entraîner une encéphalopathie hépatique chez les patients atteints de maladie hépatique. Dans ce cas, le traitement doit être immédiatement interrompu. Hypercalcémie L'hydrochlorothiazide stimule la réabsorption rénale du calcium et peut entraîner une hypercalcémie. Ceci peut interférer avec les tests de la fonction parathyroïdienne. Angioedème Un angioedème a été rapporté chez des patients traités par des IEC, y compris le ramipril (voir rubrique Effets indésirables). En cas d'angioedème, RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être arrêté. Un traitement d'urgence doit être instauré sans délai. Le patient sera maintenu sous observation en milieu hospitalier durant au moins 12 à 24 heures et ne doit pas sortir de l'hôpital avant résolution complète des symptômes. Un angioedème intestinal a été rapporté chez des patients traités par des IEC, y compris RAMIPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW (voir rubrique Effets indésirables). Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements). Les symptômes de l'angioedème intestinal ont disparu après l'arrêt du traitement par IEC. Réactions anaphylactiques au cours d'une désensibilisation La probabilité et la sévérité des réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes au venin d'insecte et à d'autres allergènes sont augmentées lors de l'inhibition de l'enzyme de conversion. Une interruption temporaire de RAMIPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW sera envisagée avant une désensibilisation. Neutropénie/agranulocytose Une neutropénie/agranulocytose a été rarement observée, et une insuffisance médullaire a également été rapportée. Il est recommandé de surveiller la numération leucocytaire afin de permettre la détection d'une éventuelle leucopénie. Une surveillance plus fréquente est conseillée au cours de la phase initiale du traitement et chez les patients ayant une altération de la fonction rénale, ceux atteints de collagénose (tel le lupus érythémateux ou la sclérodermie), et ceux traités par d'autres médicaments entraînant des modifications de la formule sanguine (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables). Myopie aiguë et glaucome par fermeture d'angle L'hydrochlorothiazide, un sulfamide, peut déclencher une réaction idiosyncrasique, aboutissant à une myopie aiguë transitoire et un glaucome aigu par fermeture d'angle. Les symptômes, qui apparaissent typiquement des heures ou des semaines après le début du traitement, incluent l'apparition brutale d'une diminution de l'acuité visuelle ou une douleur oculaire. Un glaucome aigu par fermeture d'angle non traité peut conduire à une perte définitive de la vision. Le premier traitement consiste à arrêter l'hydrochlorothiazide aussi rapidement que possible. Un traitement médical ou chirurgical rapide peut être considéré si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque pour développer un glaucome aigu par fermeture d'angle peuvent inclure des antécédents d'allergie aux sulfamides ou à la pénicilline. Particularités ethniques Les IEC entraînent un taux plus élevé d'angioedème chez les patients noirs que chez les autres patients. Comme pour les autres IEC, le ramipril pourrait être moins efficace en termes de diminution de la pression artérielle chez les sujets noirs que chez les autres sujets, peut-être en raison d'une prévalence plus élevée de l'hypertension à faible taux de rénine chez la population hypertendue noire. Athlètes L'hydrochlorothiazide peut produire un résultat d'analyse positif lors d'un test antidopage. Effets métaboliques et endocriniens Un traitement thiazidique peut entraîner une intolérance glucidique. Chez les patients diabétiques, des ajustements posologiques de l'insuline ou des agents hypoglycémiants oraux pourraient être requis. Un diabète sucré latent pourrait devenir manifeste au cours d'un traitement thiazidique. Des élévations des taux de cholestérol et de triglycérides ont été associées à un traitement par diurétique thiazidique. Une hyperuricémie peut survenir, ou une crise franche de goutte être déclenchée chez certains patients recevant un traitement thiazidique. Toux Une toux a été rapportée lors de la prise d'IEC. Typiquement, la toux est non productive, persistante et résolutive après arrêt du traitement. La toux induite par les IEC doit être envisagée lors du diagnostic différentiel d'une toux. Grossesse Les IEC, tels que le ramipril, ou des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA II) ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC / ARA II ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC/ ARA II doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques Contre-indications et Grossesse et allaitement). Autres Des réactions de sensibilité peuvent survenir chez des patients avec ou sans antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique. La possibilité d'une exacerbation ou d'une activation d'un lupus érythémateux systémique a été rapportée. Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) Il est établi que l'association d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA II) ou d'aliskiren augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l'association d'IEC, d'ARA II ou d'aliskiren n'est pas recommandé (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d'un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l'ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d'une néphropathie diabétique.
Associations contre-indiquées Les traitements extracorporels impliquant une mise en contact du sang avec des surfaces chargées négativement tels que la dialyse ou l'hémofiltration utilisant certaines membranes de haute perméabilité (par ex. les membranes en polyacrylonitrile) et l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité sur sulfate de dextran, en raison du risque accru de réactions anaphylactoïdes sévères (voir rubrique Contre-indications). Si un tel traitement est requis, le recours à un type différent de membrane de dialyse ou à une classe différente d'agents antihypertenseurs doit être envisagé. Associations faisant l'objet de précautions d'emploi + Sels de potassium, diurétiques épargnants potassiques et autres substances actives augmentant les taux plasmatiques du potassium (y compris le tacrolimus, la ciclosporine) Une hyperkaliémie peut survenir ; par conséquent, une surveillance étroite du potassium sérique est requise. + Triméthoprime et sous forme d'association à dose fixe avec du sulfaméthoxazole (cotrimoxazole) : Une incidence accrue de l'hyperkaliémie a été observée chez des patients sous inhibiteurs de l'ECA et triméthoprime et sous forme d'association fixe avec du sulfaméthoxazole (cotrimoxazole). + Inhibiteurs du mTOR : Une augmentation du risque d'angioedème est possible chez les patients recevant des médicaments concomitants tels que les inhibiteurs du mTOR (par exemple temsirolimus, évérolimus, sirolimus). L'initiation du traitement devrait être faite avec prudence. + Agents antihypertenseurs (par ex. les diurétiques) et autres substances pouvant baisser la pression artérielle (par ex. les nitrates, les antidépresseurs tricycliques, les anesthésiques, la prise aiguë d'alcool, le baclofène, l'alfuzosine, la doxazosine, la prazosine, la tamsulosine, la térazosine) Une potentialisation du risque d'hypotension est à prévoir (voir rubrique Posologie et mode d'administration concernant les diurétiques). + Sympathomimétiques vasopresseurs et autres substances (épinéphrine) susceptibles de réduire l'effet antihypertenseur du ramipril Une surveillance de la pression artérielle est recommandée. De plus, l'effet des sympathomimétiques vasopresseurs peut être atténué par l'hydrochlorothiazide. + Allopurinol, immunosuppresseurs, corticoïdes, procaïnamide, cytostatiques et autres substances susceptibles de modifier la numération sanguine Probabilité accrue de réactions hématologiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). + Sels de lithium L'excrétion du lithium pourrait être réduite par les IEC, et par conséquent la toxicité du lithium augmentée. La lithémie doit être surveillée. La prise simultanée de diurétiques thiazidiques peut augmenter le risque de toxicité du lithium et aggraver le risque déjà élevé de toxicité du lithium avec les IEC. L'association de ramipril et d'hydrochlorothiazide au lithium n'est par conséquent par recommandée. + Agents antidiabétiques, y compris l'insuline Des réactions hypoglycémiques peuvent survenir. L'hydrochlorothiazide peut atténuer l'effet des médicaments antidiabétiques. Une surveillance glycémique particulièrement étroite est donc recommandée lors de la phase initiale d'administration conjointe. + Anti-inflammatoires non stéroïdiens et acide acétylsalicylique Une réduction de l'effet antihypertenseur de RAMIPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est à prévoir. En outre, un traitement concomitant d'IEC et d'AINS peut entraîner un risque accru d'aggravation de la fonction rénale ainsi qu'une élévation de la kaliémie. + Anticoagulants oraux L'effet anticoagulant peut être diminué par la prise simultanée d'hydrochlorothiazide. + Corticoïdes, ACTH, amphotéricine B, carbénoxolone, quantités importantes de réglisse, laxatifs (en cas d'utilisation prolongée), et autres agents kaliurétiques ou hypokaliémiants Risque accru d'hypokaliémie. + Préparations digitaliques, substances actives connues pour allonger l'intervalle QT, et antiarythmiques Leur toxicité arythmogène peut être accrue ou leur effet antiarythmique diminué en présence de troubles électrolytiques (tels une hypokaliémie, une hypomagnésémie). + Méthyldopa Hémolyse possible. + Cholestyramine ou autres échangeurs d'ions administrés par voie entérale Absorption réduite de l'hydrochlorothiazide. Les diurétiques sulfamides seront pris au moins une heure avant ou quatre à six heures après ces médicaments. + Myorelaxants de type curare Intensification et prolongation possible de l'effet myorelaxant. + Sels de calcium et médicaments élevant la calcémie Une élévation des taux de calcium est à prévoir en cas d'administration simultanée d'hydrochlorothiazide; par conséquent, une surveillance étroite de la calcémie est requise. + Carbamazépine Risque d'hyponatrémie en raison d'un effet additif avec l'hydrochlorothiazide. + Produits de contraste iodés En cas de déshydratation induite par les diurétiques, y compris l'hydrochlorothiazide, il existe un risque accru d'insuffisance rénale, en particulier lorsque des doses importantes de produits de contraste iodés sont utilisées. + Pénicilline L'hydrochlorothiazide est éliminé au niveau du tubule distal, et réduit l'excrétion de la pénicilline. + Quinine L'hydrochlorothiazide réduit l'excrétion de la quinine. + Héparine Elévation possible des taux de potassium. + Vildagliptine Une augmentation de l'incidence des angioedèmes a été mise en évidence chez les patients prenant des IEC et de la vildagliptine. Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion , d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d'événements indésirables tels que l'hypotension, l'hyperkaliémie et l'altération de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l'utilisation d'un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).
Le profil de tolérance du ramipril + hydrochlorothiazide comporte des réactions indésirables survenant dans un contexte d'hypotension et / ou de déplétion hydrique due à une diurèse augmentée. La substance active ramipril peut induire une toux sèche persistante, alors que la substance active hydrochlorothiazide peut entraîner une perturbation du métabolisme du glucose, des lipides et de l'acide urique. Les deux substances actives ont des effets inverses sur la kaliémie. Les réactions indésirables graves comprennent un angioedème ou une réaction anaphylactique, une insuffisance rénale ou hépatique, une pancréatite, des réactions cutanées sévères et une neutropénie/agranulocytose. La fréquence des réactions indésirables est définie selon la convention suivante: Très fréquentes (≥ 1/10); fréquentes (≥ 1/100 à < 1/10); peu fréquentes (≥ 1/1000 à < 1/100); rares (≥ 1/10000 à < 1/1000); très rares (< 1/10000), de fréquence inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. Fréquents Peu fréquents Très rares Fréquence inconnue Troubles du sang et du système lymphatique Réduction du nombre de leucocytes, réduction du nombre d'hématies, réduction de l'hémoglobine, anémie hémolytique, réduction du nombre de plaquettes Insuffisance médullaire, neutropénie incluant agranulocitose, pancytopénie, eosinophilie, haemoconcentration dans un contexte de déplétion hydrique Troubles du système immunitaire Réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes au ramipril ou à l'hydrochlorothiazide, augmentation de l'anticorps anti-nucléaire Affections endocriniennes Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH). Troubles du métabolisme et de la nutrition Contrôle inadéquat d'un diabète sucré, diminution de la tolérance glucidique, élévation de la glycémie, élévation de l'uricémie, aggravation d'une goutte, élévation de taux sanguin de cholestérol et/ou de triglycérides dus à l'hydrochlorothiazide Anorexie, perte d'appétit, baisse de la kaliémie, soif due à l'hydrochlorothiazide Elévation de la kaliémie due au ramipril Baisse de la natrémie, glycosurie, alcalose métabolique, hypochlorémie, hypomagnésémie, hypercalcémie, déshydratation due à l'hydrochlorothiazide Troubles psychiatriques Humeur dépressive, apathie, anxiété, nervosité, troubles du sommeil y compris somnolence Etat confus, agitation, trouble de l'attention Troubles du système nerveux Céphalées, étourdissements Vertiges, paresthésies, tremblements, trouble de l'équilibre, sensation de brûlure, dysgueusie, agueusie Ischémie cérébrale, y compris accident vasculaire cérébral ischémique et accident ischémique transitoire, perturbation des aptitudes psychomotrices, parosmie Troubles ophtalmologiques Troubles visuels, y compris vision trouble, conjonctivite Xanthopsie, réduction du larmoiement dû à l'hydrochlorothiazide Glaucome aigu par fermeture d'angle dû à l'hydrochlorothiazide. Troubles auriculaires et labyrinthiques Acouphènes Troubles de l'audition Troubles cardiaques Ischémie myocardique, y compris angor, tachycardie, arythmies, palpitations, oedèmes périphériques Infarctus du myocarde Troubles vasculaires Hypotension, chute de la pression artérielle orthostatique, syncope, bouffées vasomotrices Thrombose dans un contexte de déplétion hydrique sévère, sténose vasculaire, hypoperfusion, syndrome de Raynaud, vasculite Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux Toux irritative non-productive, bronchite Sinusite, dyspnée, congestion nasale Bronchospasme y compris asthme aggravé, alvéolite allergique, oedème pulmonaire non cardiogénique dus à l'hydrochlorothiazide Troubles gastro-intestinaux Inflammation gastro-intestinale, troubles digestifs, gêne abdominale, dyspepsie, gastrite, nausées, constipation, gingivite due à l'hydrochlorothiazide buccale Vomissement, stomatite aphteuse, glossite, diarrhée, douleurs abdominales hautes, sécheresse buccale Pancréatite (des cas avec issue fatale ont été très exceptionnellement rapportés sous IEC), élévation des enzymes pancréatiques, angioedème de l'intestin grêle, sialo-adénite due à l'hydrochlorothiazide Troubles hépatobiliaires Hépatite cholestatique ou cytolytique (très exceptionnellement d'issue fatale), élévation des enzymes hépatiques et / ou de la bilirubine conjuguée, cholécystite lithiasique due à l'hydrochlorothiazide Insuffisance hépatique aiguë, ictère cholestatique, lésions hépato-cellulaires Troubles de la peau et du tissu sous-cutané Angioedème; très exceptionnellement, une obstruction des voies aériennes résultant d'un angioedème peut entraîner une issue fatale; dermatite psoriasiforme, hyperhidrose; rash, en particulier maculo-papulaire; prurit, alopécie Nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, pemphigus, psoriasis aggravé, dermatite exfoliante, réaction de photosensibilité, onycholyse, exanthème ou énanthème pemphigoïde ou lichenoïde, urticaire, lupus érythémateux systémique dû à l'hydrochlorothiazide Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif Myalgie Arthralgie, spasmes musculaires, faiblesse musculaire, raideur musculo-squelettique, tétanie dues à l'hydrochlorothiazide Troubles rénaux et urinaires Altération de la fonction rénale, y compris insuffisance rénale aiguë, augmentation du volume urinaire, élévation de l'urée sanguine, élévation de la créatininémie Aggravation d'une protéinurie préexistante, néphrite interstitielle due à l'hydrochlorothiazide Troubles du système reproductif et des seins Dysfonction érectile transitoire Diminution de la libido, gynécomastie Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fatigue, asthénie Douleur thoracique, pyrexie Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Les symptômes associés à un surdosage des IEC peuvent comporter une vasodilatation périphérique excessive (avec hypotension marquée, collapsus), une bradycardie, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une arythmie cardiaque, des troubles de la conscience y compris un coma, des convulsions cérébrales, des parésies et un iléus paralytique. Chez les patients prédisposés (par ex. une hyperplasie prostatique), un surdosage en hydrochlorothiazide peut induire une rétention aiguë d'urine. Le patient sera étroitement surveillé, avec traitement symptomatique et de soutien. Les mesures suggérées comportent une détoxification primaire (lavage gastrique, administration d'adsorbants) et des mesures visant à restaurer la stabilité hémodynamique, y compris l'administration d'agonistes alpha 1 adrénergiques ou l'administration d'angiotensine II (angiotensinamide). Le ramiprilate, métabolite actif du ramipril, est faiblement éliminé de la circulation générale par une hémodialyse.