Source: https://www.e-compendium.be/fr/notices/scientifique/2063/1261
Timestamp: 2019-09-20 08:20:07+00:00
Document Index: 29710949

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire qui permettra l’identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique 4.8 pour les modalités de déclaration des effets indésirables.
Roaccutane 20 mg capsules molles
Chaque capsule molle contient 20 mg d'isotrétinoïne
Contient de l'huile de soja (raffinée, hydrogénée et partiellement hydrogénée) et du sorbitol.
Capsules 20 mg : ovales, opaques, bicolores rouge-brun et blanc avec ROA 20 marqué à l’encre noire.
Acnés sévères (telles qu’acné nodulaire, acné conglobata ou acné susceptible d’entraîner des cicatrices définitives) résistantes à des cures appropriées de traitement classique comportant des antibiotiques systémiques et un traitement topique.
L’isotrétinoïne doit être uniquement prescrite par ou sous la surveillance de médecins ayant l’expérience de l’utilisation des rétinoïdes systémiques dans le traitement de l’acné sévère ainsi qu'une parfaite connaissance des risques de l’isotrétinoïne et de la surveillance qu'elle impose.
Roaccutane ne sera pas utilisé dans le traitement de l'acné prépubertaire et n'est pas recommandée chez l'enfant de moins de 12 ans, vu le manque de données en ce qui concerne l'efficacité et l'innocuité.
Adultes, y compris adolescents et personnes âgées :
La réponse thérapeutique à l’isotrétinoïne et certains des effets indésirables sont dose dépendant et varient d’un patient à l’autre. Cela nécessite un ajustement individuel de la dose au cours du traitement. Pour la plupart des patients, la dose se situe entre 0,5 et 1,0 mg/kg/jour.
Les taux de rémission prolongée et de rechute après une cure d'isotrétinoïne dépendent plus de la dose cumulée totale que de la durée de traitement ou de la posologie quotidienne. Il a été démontré que la poursuite du traitement au delà d'une dose cumulée de l'ordre de 120 à 150 mg/kg n’entraînait aucun bénéfice supplémentaire notable. La durée de traitement dépend de la dose quotidienne individuelle. Une cure de traitement d’une durée 16 à 24 semaines suffit habituellement à atteindre la rémission.
Patients en insuffisance rénale
Chez les patients en insuffisance rénale sévère, le traitement doit être initié à une dose plus faible (ex : 10 mg/jour). La posologie sera ensuite augmentée progressivement, jusqu’à 1 mg/kg/jour, ou jusqu’à la dose maximale tolérée par le patient. (voir rubrique 4.4).
L'isotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes enceintes ou qui allaitent (voir section 4.6).
L'isotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes en âge de procréer sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies (voir rubrique 4.4).
L’isotrétinoïne est également contre-indiquée chez les patients ayant une hypersensibilité à l’isotrétinoïne ou à l’un des excipients listés en rubrique 6.1. Roaccutane contient de l’huile de soja, de l’huile de soja partiellement hydrogénée et de l’huile de soja hydrogénée. Par conséquent, Roaccutane est contre-indiquée chez les patients allergiques au soja ou aux arachides.
L'isotrétinoïne est également contre-indiquée en cas de
Hyperlipidémie,
Hypervitaminose A,
Association avec les tétracyclines (voir rubrique 4.5).
Roaccutane est un médicament tératogène puissant chez l’Homme entraînant une incidence élevée d’anomalies congénitales sévères et potentiellement létales chez l'enfant à naître.
Roaccutane est strictement contre-indiqué chez :
- les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies.
La patiente présente une acné sévère (telle qu’acné nodulaire, acné conglobata ou acné susceptible d’entraîner des cicatrices définitives) résistante à des cures appropriées de traitement classique comportant des antibiotiques systémiques et un traitement topique (voir rubrique 4.1 « Indications thérapeutiques »).
Le risque de survenue d’une grossesse doit être évalué pour toutes les patientes.
La patiente comprend le risque tératogène.
Elle comprend la nécessité d'un suivi rigoureux chaque mois.
Elle comprend et accepte la nécessité d'une contraception efficace, sans interruption, à compter d’1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant 1 mois supplémentaire après la fin du traitement. L’utilisation d’au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur), est nécessaire.
Même en cas d’aménorrhée, elle doit suivre les recommandations en matière de contraception efficace.
Elle doit être informée et avoir compris les conséquences potentielles d'une grossesse et la nécessité de consulter rapidement un médecin en cas de risque de grossesse ou si elle pense être enceinte.
Elle comprend et accepte la nécessité d’effectuer des tests de grossesse réguliers : avant, dans la mesure du possible chaque mois pendant, et 1 mois après l’arrêt du traitement.
Elle reconnaît avoir compris les risques et précautions nécessaires associés à l’utilisation de l’isotrétinoïne.
La patiente respecte les conditions de prévention des grossesses décrites ci-dessus et qu’elle est en capacité de les comprendre.
La patiente a pris connaissance des conditions mentionnées ci-dessus.
La patiente comprend qu’elle doit utiliser correctement et en continu une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur) et que cela est nécessaire pendant au moins 1 mois avant le début du traitement et qu’une contraception efficace doit être assurée pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l’arrêt du traitement.
Des résultats négatifs ont été obtenus aux tests de grossesse réalisés avant, pendant le traitement et 1 mois après la fin du traitement. Les dates et résultats des tests de grossesse doivent être tracés.
Au minimum, les patientes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur). Une méthode de contraception doit être utilisée pendant au moins 1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement par isotrétinoïne, même en cas d'aménorrhée.
Il est recommandé de pratiquer des tests de grossesse ayant une sensibilité d’au moins 25 mUI/ml sous surveillance médicale selon les modalités suivantes.
Chez les femmes en âge de procréer, la durée de prescription de Roaccutane devrait idéalement être limitée à 30 jours afin de faciliter un suivi régulier, y compris la réalisation des tests de grossesse et la surveillance à ce sujet. Idéalement, le test de grossesse, la prescription et la délivrance de Roaccutane doivent avoir lieu le même jour.
Les données disponibles suggèrent que le niveau d’exposition maternelle à partir du sperme de patients traités par Roaccutane n’est pas suffisant pour être associé aux effets tératogènes de Roaccutane.
Il doit être rappelé aux patients qu’ils ne doivent pas donner leur médicament à d’autres personnes, en particulier à des femmes.
Il doit être demandé aux patients de ne jamais donner ce médicament à d’autres personnes et de rapporter toutes les gélules inutilisées à leur pharmacien à la fin du traitement.
Les patients ne doivent pas faire de don de sang au cours du traitement et pendant 1 mois après la fin du traitement par isotrétinoïne en raison du risque potentiel pour les fœtus des femmes enceintes transfusées.
Afin d’aider les prescripteurs, les pharmaciens et les patients à éviter toute exposition fœtale à l’isotrétinoïne, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché leur fournit des documents d’information visant à renforcer les mises en garde relatives à la tératogénicité de l’isotrétinoïne, à donner des conseils pour la mise en place d’une contraception préalable au traitement et à fournir des explications sur les tests de grossesse nécessaires.
Des cas de dépressions, dépressions aggravées, anxiété, tendance agressive, changements de l’humeur, symptômes psychotiques et, très rarement, d’idées suicidaires, de tentatives et de suicides ont été rapportés chez des patients traités par isotrétinoïne (voir rubrique 4.8). Des précautions particulières doivent être prises chez les patients ayant des antécédents de dépression et tous les patients doivent faire l’objet d’un suivi pour détecter des signes éventuels de dépression et mettre en œuvre les mesures thérapeutiques appropriées, le cas échéant. Cependant, l’arrêt du traitement par isotrétinoïne peut ne pas suffire à atténuer les symptômes et une évaluation psychiatrique ou psychologique complémentaire peut s’avérer nécessaire.
Une exacerbation aiguë de l'acné est parfois observée en début de traitement ; elle s’amenuise avec la poursuite du traitement habituellement en 7 à 10 jours sans qu'il soit nécessaire d’ajuster les doses.
Les dermabrasions chimiques agressives et le traitement par lasers dermatologiques doivent être évités au cours du traitement par isotrétinoïne, ainsi que durant les 5 à 6 mois qui suivent son arrêt en raison du risque de cicatrices hypertrophiques dans des zones atypiques et plus rarement du risque d’hyper- ou d’hypo-pigmentation post-inflammatoire au niveau des zones traitées. L’épilation à la cire doit être évitée pendant le traitement par isotrétinoïne et au moins 6 mois après son arrêt en raison d'un risque de décollement épidermique.
L'application de kératolytiques locaux ou d’antiacnéiques exfoliants doit être évitée pendant le traitement en raison d'un risque accru d'irritation locale (voir rubrique 4.5).
Les patients doivent être informés d'utiliser, dès le début du traitement, une pommade ou une crème hydratante et un baume à lèvres, étant donné que l'isotrétinoïne est susceptible de provoquer un dessèchement de la peau et des lèvres.
Il y a eu des rapports post-commercialisation de réactions cutanées graves (par ex., érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell) associées à l'utilisation d'isotrétinoïne. Comme ces événements peuvent être difficiles à distinguer des autres réactions cutanées qui peuvent se produire (voir rubrique 4.8), les patients doivent être informés des signes et symptômes et étroitement surveillés pour des réactions cutanées graves. Si une réaction cutanée grave est suspectée, le traitement doit être interrompu.
Exceptionnellement, des réactions anaphylactiques ont été rapportées, parfois après exposition préalable aux rétinoïdes topiques. Des réactions cutanées allergiques sont rarement signalées. Des cas de vascularites allergiques graves, souvent avec purpura (ecchymotique ou pétéchial) des extrémités et manifestations systémiques, ont été rapportés. Les réactions allergiques graves nécessitent l'interruption du traitement et une surveillance étroite.
Des myalgies, des arthralgies et une élévation du taux de la créatine phosphokinase sérique (CPK) ont été observées chez des patients traités par isotrétinoïne, notamment en cas d'activité physique intense (voir rubrique 4.8). Dans certains cas, cela peut progresser vers une rhabdomyolyse potentiellement fatale.
Des cas d’hypertension intracrânienne bénigne ont été observés chez des patients traités par isotrétinoïne. Certains sont survenus lors de l'utilisation concomitante de tétracyclines (voir rubriques 4.3 et 4.5). Les manifestations de l'hypertension intracrânienne bénigne comportent des céphalées, des nausées et des vomissements, des troubles visuels et un œdème papillaire. Le diagnostic d'hypertension intracrânienne bénigne impose l'interruption immédiate de l'isotrétinoïne.
Roaccutane contient du sorbitol. Les patients présentant un problème héréditaire rare d’intolérance au fructose ne doivent pas prendre ce médicament.
L'administration concomitante d'isotrétinoïne et de vitamine A doit être évitée en raison du risque d'hypervitaminose A.
Des cas d’hypertension intracrânienne bénigne (pseudotumor cerebri) ont été rapportés lors de l’utilisation concomitante d'isotrétinoïne et de tétracyclines. Par conséquent, un traitement concomitant par tétracyclines doit être évité (voir rubriques 4.3 et 4.4).
L'application de kératolytiques locaux ou d’antiacnéiques exfoliants doit être évitée pendant le traitement en raison d'un risque accru d'irritation locale (voir rubrique 4.4).
La grossesse est une contre-indication absolue au traitement par isotrétinoïne (voir section 4.3). Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant et jusqu’à un mois après l’arrêt du traitement. La survenue, en dépit des mesures contraceptives, d’une grossesse au cours d’un traitement par Roaccutane ou dans le mois qui suit son arrêt, comporte un risque très élevé de malformations majeures chez le fœtus.
Les malformations fœtales associées au traitement par l’isotrétinoïne comportent des anomalies du système nerveux central (hydrocéphalie, malformations ou anomalies cérébelleuses, microcéphalie), des dysmorphies faciales, des fentes palatines, des anomalies de l'oreille externe (absence d'oreille externe, conduit auditif externe petit ou absent), des anomalies oculaires (microphtalmie), cardio-vasculaires (anomalies cono-truncales telles que tétralogie de Fallot, transposition des gros vaisseaux, communications interventriculaires), des anomalies du thymus et des glandes parathyroïdes. Il existe également une augmentation du risque d'avortement spontané.
Etant une molécule hautement lipophile, l'isotrétinoïne passe très probablement dans le lait maternel. Compte tenu des effets indésirables potentiels chez l’enfant exposé via le lait de la mère, Roaccutane est contre-indiquée au cours de l'allaitement (voir rubrique 4.3).
Aux doses thérapeutiques, l'isotrétinoïne n'affecte pas le nombre, ni la mobilité ni la morphologie des spermatozoïdes ; la prise d'isotrétinoïne par un homme n’affecte pas la formation et le développement de l’embryon.
Roaccutane pourrait avoir une influence sur la capacité à conduire et à utiliser des machines.
Une baisse de la vision nocturne a été observée dans certains cas au cours du traitement par isotrétinoïne ; dans de rares cas, elle persiste après l’arrêt du traitement (voir rubriques 4.4 et 4.8). Cet effet indésirable pouvant apparaître brutalement, les patients doivent être informés de ce risque potentiel qui impose la plus grande prudence en cas de conduite de véhicule ou d'utilisation de machines.
Somnolence, vertiges et troubles visuels ont été très rarement rapportés. Les patients seront avertis que s’ils éprouvent ces effets, ils ne devraient pas conduire, faire fonctionner des machines ou prendre part à d'autres activités où les symptômes peuvent les mettre eux-mêmes ou les autres en danger.
Certains des effets indésirables associés à l'utilisation d'isotrétinoïne sont dose-dépendants. D'une manière générale, les effets indésirables sont réversibles après diminution de la posologie ou interruption du traitement ; cependant, certains peuvent persister après l'arrêt du traitement. Les effets indésirables les plus fréquemment observés lors du traitement par isotrétinoïne sont : une sécheresse de la peau ; une sécheresse des muqueuses, notamment labiale (chéilite), nasale (épistaxis) et oculaire (conjonctivite).
L’incidence des effets indésirables calculée à partir des données d’études cliniques poolées impliquant 824 patients et des données post-commercialisation est présentée dans le tableau ci-dessous. Les effets indésirables sont listés ci-dessous par système organe classe (SOC) et par fréquence, selon les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000) et indéterminé (ne peut être estimé à partir des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence et SOC, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Tableau 1 Liste récapitulative des effets indésirables chez les patients traités par isotrétinoïne
Thrombopénie, anémie, thrombocythémie, augmentation de la vitesse de sédimentation des globules rouges
Réactions anaphylactiques, hypersensibilité, réactions allergiques cutanées,
Dépression, dépression aggravée, tendances agressives, anxiété, changements de l’humeur
Suicide, tentative de suicide, idées suicidaires, trouble psychotique, comportement anormal
Hypertension intracrânienne bénigne, convulsions, somnolence, vertige
Œdème papillaire (témoignant d'une hypertension intracrânienne bénigne), cataracte, achromatopsie (altération de la vision des couleurs), intolérance au port des lentilles de contact, opacités cornéennes, baisse de la vision nocturne, kératite, photophobie, troubles visuels, vision floue
Rhinopharyngite, Epistaxis, Sécheresse nasale
Maladie inflammatoire digestive, colite, iléite, pancréatite, hémorragie digestive, diarrhée sanglante, nausées, sécheresse de la gorge (voir rubrique 4.4)
Elévation des transaminases (voir rubrique 4.4)
Prurit, éruption érythémateuse, dermites, chéilite, sécheresse de la peau, desquamation localisée, fragilité cutanée (lésions dues aux frottements)
Acné fulminans, aggravation de l'acné, érythème (facial), exanthème, anomalies de la texture des cheveux, hirsutisme, dystrophies unguéales, péri-onyxis, réactions de photosensibilité, botriomycome, hyperpigmentation, hypersudation
Effets musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Arthralgies, myalgies, douleurs dorsales (notamment chez les enfants et les adolescents)
Arthrites, calcinose (calcifications des ligaments et des tendons), soudure prématurée des épiphyses, exostoses (hyperostose), réduction de la densité osseuse, tendinites
Dysfonctionnement sexuel, y compris dysfonctionnement érectile et baisse de la libido, gynécomastie
Elévation du cholestérol sanguin, élévation de la glycémie, hématurie, protéinurie
L'isotrétinoïne est un dérivé de la vitamine A. Bien que sa toxicité aiguë soit faible, des signes d'hyper-vitaminose A pourraient survenir en cas de surdosage accidentel. Les symptômes d'hypervitaminose A comportent des céphalées intenses, des nausées ou vomissements, une somnolence, une irritabilité et un prurit. Les symptômes d'un surdosage accidentel ou intentionnel d'isotrétinoïne seraient probablement comparables ; on peut s'attendre à ce qu'ils soient réversibles et spontanément résolutifs.
Classe pharmacothérapeutique : Rétinoïde pour traitement de l'acné
Code ATC : D10B A01
L'isotrétinoïne est un stéréo-isomère de l'acide tout-trans rétinoïque (trétinoïne). Le mécanisme d'action exact de l'isotrétinoïne n'est pas encore précisément élucidé, mais il a été établi que l'amélioration observée dans le tableau clinique de l’acné sévère est associée à une suppression de l'activité des glandes sébacées et à une diminution histologiquement prouvée de la taille de ces glandes. De plus, il a été démontré que l'isotrétinoïne exerçait un effet anti-inflammatoire au niveau du derme.
La constitution des comédons et éventuellement des lésions inflammatoires de l'acné passe par plusieurs étapes, dont une hyperkératinisation de l'épithélium du follicule pilosébacé puis, une obstruction de l'infundibulum pilaire avec rétention de kératine et un excès de sébum. L'isotrétinoïne inhibe la prolifération des sébocytes et semble favoriser leur dé-différenciation en kératinocytes ; elle réduit donc la production de sébum, qui est le substrat essentiel à la croissance de Propionibacterium acnes, et de ce fait diminue la colonisation du canal pilaire par cette bactérie.
L'absorption digestive de l’isotrétinoïne est variable, proportionnelle à la posologie pour les doses thérapeutiques. Sa biodisponibilité absolue n'a pas été mesurée car le médicament n'est pas disponible pour la voie intraveineuse chez l'homme. Toutefois, l'extrapolation des résultats obtenus chez le chien suggère une biodisponibilité systémique variable et plutôt faible. Lorsque l'isotrétinoïne est prise au cours des repas, sa biodisponibilité est deux fois plus élevée qu'à jeun.
L’isotrétinoïne est fortement liée aux protéines plasmatiques, principalement l'albumine (99,9%). Le volume de distribution d'isotrétinoïne chez l'homme n'a pas été déterminé, car l’isotrétinoïne n'est pas disponible sous forme intraveineuse pour l'homme. Peu d'informations sont disponibles concernant la distribution tissulaire de l'isotrétinoïne chez l'homme. Les concentrations d'isotrétinoïne dans l'épiderme représentent seulement la moitié des concentrations sériques. Les concentrations plasmatiques de l’isotrétinoïne sont approximativement 1,7 fois celles retrouvées dans le sang, en raison de la faible pénétration de l'isotrétinoïne dans les globules rouges.
Après administration orale d’isotrétinoïne, trois métabolites principaux ont été identifiés dans le plasma : la 4-oxoisotrétinoïne, la trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque) et la 4-oxotrétinoïne. Ces métabolites ont montré une activité biologique dans plusieurs tests in vitro. Un essai thérapeutique avec administration de 4-oxoisotrétinoïne a confirmé l'importante contribution de cette molécule à l'efficacité thérapeutique de l'isotrétinoïne (réduction du taux d'excrétion sébacée malgré l'absence de modification des taux sanguins d'isotrétinoïne et de trétinoïne). D’autres métabolites mineurs comprennent des dérivés glycuro-conjugués. La 4-oxoisotrétinoïne est le métabolite majoritaire. A l’état d’équilibre, la concentration plasmatique de ce métabolite est de 2,5 fois supérieure à celle de la molécule mère.
La transformation de l'isotrétinoïne en trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque) étant une réaction réversible (interconversion), le métabolisme de la trétinoïne est par conséquent lié avec celui de l’isotrétinoïne. On estime que 20 à 30% de la dose d'isotrétinoïne est métabolisée par isomérisation.
La circulation entérohépatique peut jouer un rôle significatif dans la pharmacocinétique de l’isotrétinoïne chez l'homme. Des études du métabolisme in vitro ont montré que plusieurs enzymes CYP sont impliquées dans le métabolisme de l'isotrétinoïne en 4-oxo-isotrétinoïne et en trétinoïne. Aucun isomère ne semble avoir un rôle prédominant. L'isotrétinoïne et ses métabolites n'ont pas d'influence significative sur l'activité CYP.
L'isotrétinoïne est présente dans l'organisme à l'état physiologique et ; le retour à des concentrations endogènes de rétinoïdes est atteint environ deux semaines après l'arrêt du traitement par isotrétinoïne.
Les effets de l'administration prolongée d'isotrétinoïne à des rats pendant plus de deux ans (aux posologies de 2, 8 et 32 mg/kg/jour) consistaient en une chute partielle de poils et une augmentation des triglycérides plasmatiques dans le groupe traité à forte posologie. Le spectre des effets indésirables de l'isotrétinoïne chez les rongeurs ressemble étroitement à celui de la vitamine A, mais sans les calcifications massives observées avec la vitamine A chez le rat. Les altérations hépatocytaires observées avec la vitamine A n’ont pas été observées avec l'isotrétinoïne.
Tous les effets indésirables évocateurs d'hypervitaminose A ont été spontanément réversibles après interruption de l'isotrétinoïne. Même l'altération de l'état général observée chez certains animaux a largement régressé en 1 à 2 semaines.
L'isotrétinoïne n'a pas montré chez l'animal d'effets mutagènes in vitro ni in vivo.
Cire d'abeille jaune ;
Huile de soja hydrogénée ;
Huile de soja partiellement hydrogénée.
Glycérol 85% ;
Karion 83 contenant du sorbitol, du mannitol, de l’amidon hydrolysé hydrogéné ;
Dioxyde de titane (E 171) ;
Okyde de fer rouge (E 172).
Encre d’impression sèche :
Shellac, modifié ;
Oxyde de fer noir (E 172) ;
A conserver dans l’emballage d’origine, et conserver la plaquette thermoformée dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière et de l'humidité.
Plaquettes thermoformées duplex (PVC/PVDC)-aluminium contenant 20, 30, 50 et 100 capsules
6.6 Précautions particulières d'élimination
Rapportez les capsules de Roaccutane non utilisées à votre pharmacien.
N.V. Roche S.A., Rue Dante 75, B-1070 Bruxelles, Belgique
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
0891721 ROACCUTANE CAPS 30 X 20 MG D10BA01 € 24,52 Oui