Source: http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0295018.htm
Timestamp: 2020-05-27 06:49:26+00:00
Document Index: 110440494

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Cabergoline........................................................................................................................... 0,5 mg
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 75,9 mg de lactose anhydre.
Comprimé blanc, ovale, sécable, portant l'inscription «C 1/2» sur une face.
· inhibition/suppression de la lactation due à des causes médicales,
· troubles hyperprolactinémiques,
· adénome hypophysaire secrétant de la prolactine,
La posologie initiale recommandée est de 0,5 mg de cabergoline par semaine, en une (0,5 mg) ou deux prises (2 prises séparées de 0,25 mg chacune) par semaine (par exemple un demi-comprimé le lundi et un autre demi-comprimé le jeudi). La dose hebdomadaire doit être augmentée progressivement, de préférence par paliers de 0,5 mg par semaine à intervalles mensuels jusqu'à l'obtention d'une réponse thérapeutique optimale.
Des dosages doivent être pratiqués pendant la période d’ajustement posologique jusqu’à l’obtention d’une réponse optimale au traitement avec la posologie la plus faible possible.
La dose thérapeutique recommandée est de 0,25 mg (un demi-comprimé à 0,5 mg) toutes les 12 heures pendant 2 jours (soit 1 mg au total). Cette dose ne doit pas être dépassée chez la femme allaitante traitée pour arrêter une lactation établie, afin d’éviter une possible hypotension orthostatique.
La cabergoline est administrée par voie orale.
Afin de diminuer le risque de survenue d'effets indésirables gastro-intestinaux, il est recommandé de prendre la cabergoline au cours d'un repas quelle que soit l’indication thérapeutique.
· antécédents de fibroses pulmonaires, péricardiques et rétropéritonéales,
· pour un traitement à long terme : signe de valvulopathie cardiaque décelé lors de l’échographie préalable au traitement (voir rubrique 4.4 Fibrose et valvulopathie cardiaque et phénomènes cliniques pouvant être apparentés),
· risque de psychose de post-partum.
L’évaluation de la sécurité d'emploi et de l'efficacité de la cabergoline chez les sujets présentant une maladie rénale ou hépatique est limitée. Comme les autres dérivés de l’ergot de seigle, la cabergoline doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire sévère, une hypotension, un syndrome de Raynaud, un ulcère gastro-duodénal ou des hémorragies digestives, ou ayant des antécédents de troubles mentaux graves, en particulier psychotiques.
A l’heure actuelle, les effets de l’alcool sur la tolérance générale de la cabergoline ne sont pas connus.
La cabergoline ne doit pas être utilisée chez les femmes ayant une hypertension induite par une grossesse, par exemple pré-éclampsie ou hypertension du post-partum sauf si le bénéfice potentiel est jugé supérieur au risque possible.
Une dose unique de 0,25 mg de cabergoline ne doit pas être dépassée chez la femme allaitante traitée pour arrêter une lactation établie, afin d’éviter une possible hypotension orthostatique (voir rubrique 4.2).
Étant donné que l'hyperprolactinémie, avec une aménorrhée/galactorrhée et une infertilité, peut être associée à une tumeur hypophysaire, une exploration complète de l'hypophyse est indiquée avant de débuter le traitement par la cabergoline afin de déterminer la cause de l’hyperprolactinémie.
Après l’arrêt de la cabergoline, une réapparition de l’hyperprolactinémie est généralement observée. Cependant, une normalisation persistante des taux de prolactine a été observée pendant plusieurs mois chez certains patients.
Avant l’administration de la cabergoline, il faut exclure une grossesse éventuelle. En raison de l’expérience clinique encore limitée et de la demi-vie prolongée du produit, il est recommandé, par mesure de précaution, et une fois les cycles d’ovulation à nouveau réguliers, que les femmes souhaitant être enceintes arrêtent de prendre la cabergoline un mois avant la date de conception prévue.
Étant donné qu'une grossesse peut survenir avant le rétablissement des règles, il est recommandé de faire un test de grossesse au moins toutes les quatre semaines pendant la période d'aménorrhée et, à partir du rétablissement des règles, chaque fois qu'il se produit un retard de règles de plus de trois jours. On conseillera aux femmes qui ne souhaitent pas une grossesse d'utiliser un moyen de contraception mécanique pendant le traitement par cabergoline et après l'arrêt de la cabergoline jusqu’à la réapparition de l’anovulation. Par mesure de précaution, les femmes débutant une grossesse devront être surveillées afin de détecter l'apparition de signes suggérant une augmentation du volume de l'hypophyse car le développement de tumeurs hypophysaires préexistantes peut survenir au cours de la gestation.
Fibrose et valvulopathie cardiaque et manifestations cliniques pouvant être apparentés :
Des troubles inflammatoires fibrotiques et séreux, par exemple pleurésie, épanchement pleural, fibrose pleurale, fibrose pulmonaire, péricardite, épanchement péricardique, valvulopathie cardiaque touchant une ou plusieurs valvules (aortique, mitrale ou tricuspide) ou fibrose rétro-péritonéale sont survenus après un usage prolongé de dérivés de l’ergot de seigle ayant une activité agoniste sur le récepteur 5HT2B de la sérotonine, comme la cabergoline. Dans certains cas, les symptômes ou manifestations de valvulopathie cardiaque ont régressé après arrêt de la cabergoline.
Une élévation anormale de la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VSE) a été observée en association avec l’épanchement pleural/la fibrose. Il est recommandé de pratiquer une radiographie du thorax en cas d’élévations inexpliquées de la VSE à des valeurs anormales. Une mesure de la créatinine sérique peut également aider au diagnostic des troubles fibrotiques. Après un diagnostic d’épanchement pleural/fibrose pulmonaire ou de valvulopathie, l’arrêt de la cabergoline a entraîné une amélioration des signes et symptômes (voir rubrique 4.3).
Les cas de valvulopathie ont été associés à l’administration de doses cumulées ; il convient donc de traiter les patients à la dose efficace minimale. Lors de chaque visite, il convient de réévaluer le rapport bénéfice/ risque du traitement par la cabergoline pour le patient afin de déterminer s’il est judicieux de poursuivre le traitement par la cabergoline.
Avant le début d’un traitement à long terme :
Tous les patients doivent subir une évaluation cardio-vasculaire, incluant la réalisation d’une échocardiographie afin d’évaluer la présence potentielle d’une pathologie valvulaire asymptomatique.
Il est également approprié de déterminer la vitesse de sédimentation des érythrocytes ou de doser d’autres marqueurs de l’inflammation et d’examiner les fonctions pulmonaires, de réaliser une radiographie du thorax et d’évaluer la fonction rénale avant de commencer le traitement.
On ne sait pas si un traitement par la cabergoline est susceptible d’aggraver une régurgitation valvulaire sous-jacente. En cas de pathologie valvulaire fibrotique, ne pas traiter le patient par la cabergoline (voir rubrique 4.3).
Au cours d’un traitement à long terme :
· de maladie pleuro-pulmonaire : dyspnée, essoufflement, toux persistante ou douleur thoracique,
· d’insuffisance rénale ou d’obstruction vasculaire urétérale/abdominale pouvant s’accompagner de douleurs dans les reins/les flancs et d’œdème des membres inférieurs, ainsi que de masses ou de points sensibles dans l’abdomen pouvant indiquer une fibrose rétropéritonéale,
· d’insuffisance cardiaque ; les cas de fibrose valvulaire et péricardique observés ont souvent présenté les symptômes d’une insuffisance cardiaque. Si ce type de symptômes apparaît, il convient d’exclure une fibrose valvulaire (et une péricardite constrictive).
La surveillance diagnostique clinique de l’apparition de troubles fibrotiques est essentielle. Une fois le traitement commencé, le premier échocardiogramme doit être réalisé au bout de 3 à 6 mois ; ensuite, la fréquence du suivi échocardiographique doit être déterminée en fonction de l’évaluation clinique individuelle, en portant l’attention tout particulièrement sur les signes et symptômes mentionnés ci-dessus, mais dans tous les cas, un échocardiogramme doit être pratiqué au moins tous les 6 à 12 mois.
L’administration de cabergoline doit être arrêtée si l’échocardiogramme révèle l’apparition ou l’aggravation d’une régurgitation valvulaire, d’une restriction valvulaire ou d’un épaississement d’une valve de valvule (voir rubrique 4.3).
La nécessité de réaliser d’autres examens de suivi clinique (par exemple examen clinique incluant auscultation cardiaque attentive, radiographie, échocardiographie, TDM), doit être déterminée au cas par cas.
Une somnolence et des accès de sommeil d'apparition soudaine ont été rapportés lors du traitement par cabergoline chez les patients atteints de maladie de Parkinson.
Un accès de sommeil soudain pendant les activités quotidiennes, dans certains cas sans prodromes, a été rapporté. Les patients doivent être informés de la possibilité de survenue de ces effets et ils doivent être avertis de se montrer prudents lors de la conduite automobile ou l'utilisation des machines pendant le traitement avec la cabergoline. Les patients ayant présenté une somnolence ou un accès de sommeil d'apparition soudaine ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser des machines (voir rubrique 4.7). Par ailleurs, une réduction de la posologie ou un arrêt du traitement peut être envisagé.
Les patients doivent être régulièrement surveillés pour détecter l’apparition de troubles du contrôle des impulsions. Les patients et les soignants doivent être avertis que des troubles du contrôle des impulsions comme le jeu pathologique, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou des achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture et une alimentation compulsive peuvent survenir chez des patients traités par des agonistes dopaminergiques, dont la cabergoline. Une diminution de la dose ou un arrêt progressif du traitement doivent être envisagés si de tels symptômes apparaissent.
Lors d’un traitement prolongé par la cabergoline, l’utilisation d’une posologie plus faible doit être envisagée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Comparativement à des volontaires sains ou à des patients présentant une insuffisance hépatique moins sévère, une augmentation de l'ASC a été observée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C dans la classification de Child-Pugh) et recevant une prise unique d'1 mg de cabergoline.
Des taux plasmatiques élevés de bromocriptine ont été observés en association avec les antibiotiques du groupe des macrolides (tels que l’érythromycine). Les effets des antibiotiques du groupe des macrolides sur les taux plasmatiques de cabergoline lors d’une administration concomitante n’ont pas été étudiés. L’association doit être évitée, en raison de la possibilité de taux plasmatiques élevés de cabergoline.
La cabergoline agissant par stimulation directe des récepteurs dopaminergiques, elle ne doit pas être administrée en même temps que des médicaments ayant un effet antagoniste sur les récepteurs dopaminergiques (tels que les phénothiazines, les butyrophénones, les thioxanthènes, le métoclopramide) car ceux-ci pourraient réduire l’effet thérapeutique de la cabergoline.
Aucune information n’est disponible concernant une interaction entre la cabergoline et d'autres alcaloïdes de l'ergot de seigle ; c’est pourquoi l'utilisation concomitante de ces produits lors d’un traitement au long cours avec la cabergoline n'est pas recommandée.
Aucune interaction pharmacocinétique avec la lévodopa ou la sélégiline n’a été observée lors des études menées chez des patients atteints de maladie de Parkinson. Les interactions pharmacocinétiques avec d’autres médicaments ne peuvent pas être prédites à partir des données disponibles sur le métabolisme de la cabergoline.
Il n’existe pas d’études adéquates et bien contrôlées sur l’utilisation de la cabergoline chez la femme enceinte. Les études sur les animaux n’ont pas démontré d’effets tératogènes, mais une diminution de la fertilité et une toxicité sur les embryons ont été observées en association avec l’activité pharmacodynamique (voir rubrique 5.3).
On dispose d’informations sur 256 grossesses dans le cadre d’une étude observationnelle menée pendant douze ans sur les conséquences d’un traitement par cabergoline pendant la grossesse. Dix-sept de ces 256 grossesses (6,6 %) ont donné lieu à des malformations congénitales majeures ou à un avortement. On dispose d’informations pour 23 nouveau-nés sur 258, atteints de 27 anomalies néonatales au total, tant majeures que mineures. Les malformations musculo-squelettiques représentaient l’anomalie néonatale la plus fréquente (10), suivies des anomalies cardio-pulmonaires (5). Il n'existe pas d’informations concernant les troubles périnataux ou le développement à long terme de nouveau-nés exposés in utero à la cabergoline. Les publications récentes dans la littérature font état d’une prévalence égale à au moins 6,9 % de malformations congénitales majeures dans la population générale. Les taux d’anomalies congénitales varient en fonction des populations. Il n’est pas possible de déterminer avec précision s’il existe un risque accru de malformations congénitales, dans la mesure où aucun groupe témoin n’était inclus.
On a montré que la cabergoline traversait le placenta chez le rat. On ne sait pas si cela se produit également chez l’Homme.
Étant donné l’expérience limitée concernant l’utilisation de la cabergoline durant la grossesse, les femmes souhaitant être enceintes doivent arrêter de prendre la cabergoline avant d’envisager une grossesse. En cas de survenue de grossesse pendant le traitement par la cabergoline, celui-ci doit être immédiatement arrêté. Durant la grossesse, ces patientes seront attentivement suivies pour toute hypertrophie de l’hypophyse due à la grossesse.
La cabergoline rétablit l’ovulation et la fertilité chez les femmes présentant un hypogonadisme hyperprolactinémique : comme une grossesse peut survenir avant le rétablissement des règles, il est recommandé d’effectuer un test de grossesse pendant la période d’aménorrhée, et, à partir du rétablissement du cycle menstruel, à chaque retard des règles de plus de trois jours. Il convient de conseiller aux femmes ne souhaitant pas de grossesse d’utiliser une contraception non hormonale efficace pendant le traitement et après l’arrêt de la cabergoline.
Par mesure de précaution, les femmes débutant une grossesse doivent être surveillées afin de détecter des signes d’hypertrophie de l’hypophyse, car un développement de tumeurs hypophysaires préexistantes peut se produire pendant la grossesse.
La cabergoline ne doit être utilisée pendant la grossesse que si cela est clairement indiqué et après l’évaluation précise du rapport bénéfice/risque (voir rubrique 4.4 Mises en gardes spéciales et précautions d’emploi – Traitement de l’hyperprolactinémie).
En raison de la demi-vie longue du médicament et des données limitées sur l’exposition in utero, les femmes planifiant une grossesse doivent arrêter de prendre cabergoline un mois avant d’essayer de concevoir. Si la conception a lieu pendant le traitement, il doit être arrêté dès que la grossesse est confirmée pour limiter l’exposition fœtale au médicament.
La cabergoline ne doit pas être administrée aux mères ayant des troubles hyperprolactinémiques qui choisissent d’allaiter leurs enfants car elle inhibe la lactation.
Il n’existe pas de données sur l’excrétion de la cabergoline dans le lait maternel, cependant chez le rat, la cabergoline et/ou ses métabolites sont excrétés dans le lait.
Il est conseillé aux femmes de ne pas allaiter lorsqu’elles sont traitées par la cabergoline.
Au début du traitement, les patients doivent être prudents lorsqu'ils réalisent des actions nécessitant une réaction rapide et précise. La cabergoline réduit la pression artérielle, ce qui peut altérer les réactions de certains patients. Ceci doit être pris en compte dans les situations nécessitant une attention, telles que conduire un véhicule ou utiliser des machines.
Il faut informer les patients traités par la cabergoline présentant une somnolence et/ou des accès de sommeil d’apparition soudaine qu'ils ne doivent pas conduire de véhicules ni exercer une activité où une altération de leur vigilance pourrait les exposer, eux-mêmes ainsi que toute autre personne, à un risque de blessure grave ou de décès (par exemple, l’utilisation de machines), ceci jusqu'à la disparition de ces effets (voir rubrique 4.4 – Somnolence/accès de sommeil d’apparition soudaine).
Inhibition de la lactation : Près de 14 % des patients présentent des effets indésirables. Les plus fréquents sont une hypotension (12 %), des sensations vertigineuses (6 %) et des céphalées (5 %). Un traitement à long terme augmente la fréquence des effets indésirables d'environ 70 %.
Valvulopathie cardiaque (incluant régurgitation) et troubles associés (péricardite et épanchement péricardique)
Dyspnée, épanchement pleural, fibrose (dont fibrose pulmonaire), épistaxis
Trouble respiratoire, insuffisance respiratoire, pleurite, douleur thoracique
Céphalée*, sensation vertigineuse/vertige*
Accès d'endormissement soudain, tremblement
Agressivité, idées délirantes, hypersexualité, jeu pathologique, trouble psychotique, hallucinations
La cabergoline exerce généralement un effet hypotenseur chez les patients sous traitement à long terme; hypotension orthostatique, bouffées de chaleur**
Constipation, vomissement**
Oedème, oedème périphérique
Diminutions asymptomatiques de la pression artérielle (³ 20 mmHg systolique et ³ 10 mmHg diastolique)
Une diminution des valeurs de l’hémoglobine a été observée chez des femmes en aménorrhée lors des quelques premiers mois après la reprise des menstruations.
Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine, anomalie des tests de la fonction hépatique
*Très fréquent chez les patientes traitées pour des troubles de l’hyperprolactinémie ; fréquent chez les patientes traitées pour l’inhibition/suppression de l’allaitement.
**Fréquent chez les patientes traitées pour des troubles de l’hyperprolactinémie ; peu fréquent chez les patientes traitées pour l’inhibition/suppression de l’allaitement.
***Très fréquent chez les patientes traitées pour des troubles de l’hyperprolactinémie ; peu fréquent chez les patientes traitées pour l’inhibition/suppression de l’allaitement.
Des cas de pression artérielle basse (pression systolique ≥ 20 mmHg et pression diastolique ≥ 10 mmHg) ont été rapportés dans des études post-partum, dans les 3-4 jours suivant l’administration d’une prise unique de 1 mg de cabergoline.
Les effets indésirables apparaissent généralement dans les 2 premières semaines puis diminuent ou disparaissent.
Le traitement a été arrêté chez 3 % des patients en raison de ces effets indésirables.
Il peut survenir chez les patients traités par les agonistes dopaminergiques dont la cabergoline : un jeu pathologique, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture et une alimentation compulsive (voir rubrique 4.4).
On ne dispose pas d’expérience clinique de surdosage, mais les observations des expérimentations animales suggèrent que les symptômes probables d’un surdosage seraient ceux d’une hyperstimulation des récepteurs dopaminergiques, à savoir : nausées, vomissements, douleurs gastriques, hypotension orthostatique, diminution de la pression sanguine, confusion/psychose ou hallucinations.
Si la clinique le justifie, des mesures doivent être prises pour éliminer la cabergoline du système digestif et un traitement doit être instauré pour normaliser la pression artérielle. De plus, l’administration d’un antagoniste dopaminergique peut être nécessaire.
Code ATC: G02CB03.
La cabergoline est un alcaloïde dérivé de l'ergot de seigle synthétique et un dérivé de l'ergoline qui possède des propriétés agonistes dopaminergiques et inhibitrices de la prolactine de longue durée d’action. L'effet dopaminergique central par stimulation des récepteurs D2 est obtenu avec des doses plus élevées que celles qui induisent une diminution de la prolactinémie.
Les actions pharmacodynamiques de la cabergoline non corrélées à l'effet thérapeutique ne sont liées qu'à une diminution de la pression artérielle. L'effet hypotenseur maximal de la cabergoline après une prise unique survient généralement dans les six heures suivant l'administration de la substance active et est dose-dépendant à la fois en termes de fréquence et d’intensité de la diminution de la pression artérielle.
Dans les urines, le principal métabolite identifié est la 6-allyl-8ß-carboxy-ergoline, qui représente 4 à 6 % de la dose administrée. Trois autres métabolites ont été identifiés dans les urines ; ils représentent globalement moins de 3 % de la dose administrée.
Presque toutes les conclusions des études de sécurité préclinique sont consécutives de l’effet dopaminergique central ou de l’inhibition à long terme de la sécrétion de prolactine chez des espèces (rongeurs) ayant une physiologie hormonale spécifique, différente de celle de l’homme.
Les études de sécurité non clinique menées avec la cabergoline mettent en évidence une grande marge de sécurité chez les rongeurs et le singe, ainsi qu’une absence de potentiel tératogène, mutagène ou carcinogène.
Conserver les comprimés dans le flacon soigneusement fermé à l’abri de la lumière et de l’humidité.
2, 4, 8, 30 ou 90 comprimés en flacon (verre brun) scellé à chaud avec une feuille d’aluminium, avec un bouchon (PP) contenant un dessiccant (gel de silice).
· 34009 269 447 8 0 : 2 comprimés en flacon (verre brun) avec un bouchon (PP) et un dessiccant.
· 34009 269 448 4 1 : 4 comprimés en flacon (verre brun) avec un bouchon (PP) et un dessiccant.
· 34009 269 449 0 2 : 8 comprimés en flacon (verre brun) avec un bouchon (PP) et un dessiccant.
· 34009 269 450 9 1 : 30 comprimés en flacon (verre brun) avec un bouchon (PP) et un dessiccant.
· 34009 584 454 7 7 : 90 comprimés en flacon (verre brun) avec un bouchon (PP) et un dessiccant.