Source: https://fr.scribd.com/document/401392437/Observatoire-Egalite-FH-2019-BAT-Pour-Site
Timestamp: 2019-04-26 06:24:00+00:00
Document Index: 181856454

Matched Legal Cases: ['art, 2011', 'art 4', 'art. 6', 'art 47', 'art, 2013', 'art 33', 'art 20', 'art 65', 'art 303']

Fiche d'Actualite
© Ministère de la Culture, Paris, 2019
Rédacteur : Laure Turner
adjointe au chef du département des études, de la prospective et des statistiques
Suivi des données : Christine Poissonnet
L'Observatoire de l'égalité entre les femmes et les hommes est établi avec le
soutien d'Agnès Saal, haute-fonctionnaire à la diversité et à l'égalité
ISBN : 978-2-11-139957-0
dans la culture et la communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Liste des tableaux .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
du ministère de la Culture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Postes de direction .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Conseils d’administration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Commissions et instances consultatives .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Emploi et rémunération .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Jurys et concours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Secteur culturel et artistique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Postes de direction .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Accès aux moyens de production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Présence des femmes dans les programmations artistiques et dans les médias . . . . 43
Consécration artistique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Formation, emploi, rémunération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 3
onsacrée « grande cause nationale » par le Président de la République
pour toute la durée du quinquennat, l’égalité entre femmes et hommes
est particulièrement suivie par le ministère de la Culture qui s’est
doté, en février 2018, d’une ambitieuse feuille de route 2018-2022 destinée
à promouvoir une culture de l’égalité professionnelle et à lutter contre les
violences sexistes et les stéréotypes de genre. Premier ministère doublement
labellisé « Égalité » et « Diversité » par l’Afnor, il déploie son action sur sept
axes d’amélioration de l’égalité dans les politiques culturelles et travaille à
l’amélioration de la visibilité des femmes dans la programmation culturelle
et sur les écrans. Pour parvenir à l’égalité professionnelle, la lutte contre
les stéréotypes est une priorité, notamment auprès des plus jeunes, dans
l’éducation artistique et culturelle et dans l’enseignement artistique initial, où
se jouent déjà des inégalités qui influent sur les trajectoires individuelles.
Depuis sept ans maintenant, l’Observatoire de l’égalité entre les femmes et
les hommes dans la culture et la communication rend public, à l’occasion de la
journée internationale des droits des femmes, un vaste ensemble de données
destinées à mesurer la part des femmes dans le champ culturel et artistique et sa
progression. Coordonné et réalisé par le Département des études, de la prospec-
tive et des statistiques (deps) du ministère de la Culture, il résulte d’un important
travail de collecte et de synthèse auprès de nombreux établissements et orga-
nismes. Que l’ensemble de ses contributeurs assidus : Audiens, l’Afdas, la sacd,
la Sacem, le csa, l’Observatoire des métiers et de la presse, l’Agessa, la Maison
des artistes, l’Inrap, les entreprises de l’audiovisuel public, le Centre national du
livre, le Centre national du cinéma et de l’image animée, le Centre national de
la chanson, des variétés et du jazz, en soient chaleureusement remerciés, ainsi
que les services du ministère associés à ces travaux.
4 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Comme les années précédentes, les données présentées couvrent la diver-
sité des secteurs qui forment le champ de la culture et de la communication :
patrimoines, création artistique, cinéma, audiovisuel, livre, presse. Dans sa
première partie, l’Observatoire rend compte de la situation dans les services
du ministère et au sein de ses opérateurs, autant que possible au 1er janvier
2019. Dans une seconde partie, les données concernent le champ de la culture
et de la communication et les multiples disciplines qui le composent. Chacun
des chapitres bénéficie d’un paragraphe introductif qui rappelle le contexte
juridique et réglementaire sur lequel s’appuie l’observation de la parité : textes
de loi portant dispositions relatives à la fonction publique, à la représentation
des femmes au sein des conseils d’administration et des instances consultatives,
protocole ministériel relatif à l’égalité professionnelle, loi pour l’égalité réelle
entre femmes et hommes, etc. Précieuse, cette incise juridique vient utilement
rappeler que l’égalité entre femmes et hommes n’est pas qu’une simple poli-
tique portée par quelques volontés, mais d’abord un principe inscrit dans la loi
L’enrichissement régulier de l’observatoire, grâce à l’engagement collectif
des services ministériels et des organismes qui y contribuent, et sa publication
chaque année à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes,
en font un outil de référence pour que progresse l’égalité dans notre société, une
égalité que l’ensemble du monde artistique et culturel doit promouvoir, tant
l’art et la culture peuvent influer sur les représentations collectives et s’enrichir, à
leur tour, des multiples talents que les femmes doivent, sans entrave, y déployer.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 5
6 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Un tiers de femmes aux postes de direction de la sphère culturelle, avec une exception notable pour l’audiovisuel public. Institutions labellisées
Le secteur privé reste à la traîne. du programme Création artistique
Postes de direction, ressources humaines, accès aux moyens de production au 1er janvier 2019 (arts visuels et spectacle vivant)
dirigées par une femme,
Part des femmes Part des hommes
selon la taille de leur budget
30 %
(postes de directeur·rice)
Services à compétence nationale 40 60 des structures labellisées sont dirigées
par des femmes, où elles sont plus présentes
Établissements publics dans les établissements plus modestes
(président.e exécutif.ve ou directeur·rice)
Audiovisuel public (PDG) 80 20
des structures labellisées dotées d’un budget
Labels subventionnés de la création artistique inférieur à 1 million d’euros sont dirigées par
35 65 des femmes
(directeur·rice)
(100 plus grandes entreprises, PDG ou DG)
11 89 27 %
supérieur ou 2 millions d’euros sont dirigées
Source : Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes, Ministère de la Culture, 2019 par des femmes
Programmation artistique et présence des femmes dans les médias
Un tiers d’œuvres de femmes exposées en art contemporain, De plus en plus de femmes journalistes,
deux films sur dix sortis en salle réalisés par une femme moins présentes pourtant aux postes les plus élevés
Part des femmes parmi les artistes Part des femmes réalisatrices, Nombre de films Femmes détentrices de la carte de presse en 2000-2017
exposés dans les fonds régionaux 2009-2017 d’initiative française %
d’art contemporain et les centres réalisés par une femme, 70 2000
d’art, 2011-2016 % 2009
2009-2017 2017
20 44 49 28 38 34 45 59 64 42 48 30 43 35 44
15 31 33 29
24 10 23 10
Reporter Rédacteur Chef d’agence, Secrétaire Presse Télévision Radio
0 0 0 rédacteur en chef de service, de écrite
Fonds régionaux Centres d’art Courts métrages Longs métrages Nombre de films de rubrique rédaction
d’art contemporain sortis en France Métiers Secteurs
Source : dgca ; cnc ; Observatoire des métiers de la presse ; Afdas ; ccijp ; Ministère de la Culture, 2019 Source : Conseil supérieur de l’audiovisuel ; tns-Sofres, 2019
Formation, emploi, rémunération Consécration artistique
Un mouvement lent mais continu de féminisation Littérature :
des professions culturelles la seule belle exception pour les femmes
Part des femmes dans les professions culturelles, 1990-2017
100 Professions littéraires Revenus d’artistes auteurs affiliés à l’Agessa 24 % de femmes parmi les interprètes
des 50 plus grands succès
et à la Maison des artistes en 2016 musicaux de l’année 2016
90 Professions des arts visuels et métiers d'art
Moins nombreuses, les femmes artistes perçoivent
des revenus d’auteurs inférieurs 16 % d’albums chantés par
des femmes primés aux Victoires
70 Professions des spectacles de la musique de 2010 à 2018
60 Artistes affiliés de courts-métrages palmes
52 à l’Agessa d’or au Festival de Cannes de
50 Écart médian de revenu
entre femmes et hommes : – 28 %
0 femmes artistes primées
au Molière du metteur en scène
20 16 à la Maison 45 % de 2010 à 2018
Écart médian de revenu
41 %
10 de femmes lauréates de prix
entre femmes et hommes : – 21 %
0 littéraires de 2010 à 2018
1990-1992 2006-2008 2015-2017 0 10 20 30 40 50 %
Source : Observatoire de l’égalité entre les femmes
Source : Insee ; Ministère de la Culture, deps, 2019 Source : Agessa/Maison des artistes/deps, Ministère de la Culture, 2019 et les hommes, Ministère de la Culture, 2019
La liste des tableaux produits dans ce rapport, classés selon le champ décrit,
le type de structure et le domaine d’activité couvert, est présentée ci-contre.
8 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Postes de direction Formation, emploi Accès aux moyens Programmation
et ressources humaines et rémunération de production artistique,
Ministère de la Culture, collectivités territoriales Tableau 1 Tableau 20 Tableau 56
Tableau 14 Tableau 21
Tableau 26
Établissements publics et services à compétence nationale Tableau 2 Tableau 22
Tableau 3 Tableau 23
Tableau 4
Tableau 6
Tableau 12
Entreprises Tableau 32 Tableau 60
Tableau 63
Tableau 68
Tableau 69
Auteur·e·s Tableau 64
Tableau 65
Tableau 66
Enseignement artistique et culturel, formation Tableau 31 Tableau 57
Tableau 58
Tableau 59
Patrimoine (archéologie, musées, architecture, archives) Tableau 5 Tableau 67 Tableau 42
Tableau 28
Tableau 29
Tableau 30
Création artistique (spectacle vivant, arts plastiques) Tableau 6 Tableau 60 Tableau 33 Tableau 38
Tableau 15 Tableau 69 Tableau 34 Tableau 39
Tableau 17 Tableau 40
Tableau 27 Tableau 41
Tableau 52
Tableau 53
Livre Tableau 18 Tableau 35 Tableau 41
Tableau 19 Tableau 35 bis Tableau 54
Tableau 55
Audiovisuel Tableau 7 Tableau 24 Tableau 36 Tableau 43
Tableau 8 Tableau 25 Tableau 37 Tableau 44
Tableau 9 Tableau 62 Tableau 45
Tableau 10 Tableau 70 Tableau 46
Tableau 11 Tableau 71 Tableau 47
Tableau 13 Tableau 48
Tableau 16 Tableau 49
Tableau 51
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 9
Féminisation des pratiques culturelles et de la fréquentation
Dans son analyse rétrospective des résultats des cinq éditions de l’enquête Pratiques culturelles réalisées
par le ministère de la Culture et de la Communication entre 1973 et 2008 (la sixième enquête est en cours),
Olivier Donnat a mis au jour les dynamiques générationnelles et de genre qui ont porté le renouvellement
des pratiques culturelles depuis le début des années 19701. Il montre en particulier que les progrès de la
scolarisation, dont les femmes ont été les principales bénéficiaires, se sont accompagnés d’un niveau de
participation de celles-ci à la vie culturelle accrue sur la période, notamment en matière de lecture de livres,
de pratiques artistiques en amateur et, dans une moindre mesure, de fréquentation des équipements cultu-
rels (bibliothèques, musées, expositions, salles de concerts…). Les femmes nées après 1960 ont aussi une
formation plus souvent littéraire ou artistique que les hommes.
60 % des effectifs des écoles de l’enseignement supérieur Culture
Depuis plus de dix ans, date de début de la série d’observations, les filles sont majoritaires parmi les
étudiants dans l’enseignement supérieur Culture, qui rassemble une centaine d’établissements placés
sous la tutelle du ministère de la Culture (tableau 57). Elles comptent pour presque deux tiers des effectifs
(61 %), soit légèrement plus que dans l’enseignement supérieur en général (55 %). Elles sont relativement
plus nombreuses dans les filières du patrimoine (81 %) et des arts plastiques (66 %), et au contraire moins
présentes dans celle du spectacle vivant (47 %). Dans les filières de l’architecture, du cinéma et de l’audiovi-
suel, les écoles se sont féminisées au fil du temps. Pour autant, les établissements supérieurs d’architecture
continuent de puiser majoritairement leurs nouveaux inscrits dans les voies scientifiques du baccalauréat
(70 % des nouveaux inscrits en 2016), alors que la part des filles en terminales scientifiques (S, sti2d et stl)
n’est que de 41 %.
Un accès au premier emploi différencié selon les filières
D’après l’enquête annuelle conduite en 2018 auprès de la population des diplômés des établissements
d’enseignement supérieur placés sous tutelle du ministère de la Culture2, le taux d’insertion professionnelle
1. Olivier Donnat, Pratiques culturelles, 1973-2008. Dynamiques générationnelles et pesanteurs sociales, Paris, Ministère de la
Culture et de la Communication, deps, coll. « Culture études », 2011-7, décembre 2011.
2. Cette enquête est déclarative, et peut donc inclure un biais selon lequel des étudiants qui n’ont pas trouvé un emploi à
l’issue de leur diplôme n’ont pas répondu à l’enquête. En outre, le taux de réponse au questionnaire des femmes est plus élevé
que celui des hommes, mais cet effet reste minime.
10 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
des diplômés de ces établissements est de 85 % pour les femmes et de 89 % pour les hommes3, avec un
écart plus fort et au bénéfice des hommes dans les filières de l’architecture et du patrimoine (tableau 59). Au
contraire, le taux d’insertion des femmes est plus élevé dans les métiers du spectacle vivant (94 %).
Quatre personnes sur dix en emploi dans les professions culturelles
Alors que les femmes sont nettement majoritaires (61 %) dans l’enseignement supérieur Culture, elles
restent minoritaires dans les professions culturelles, où elles forment 43 % des effectifs actifs en 2016
(tableau 60). Si la part des femmes architectes et photographes a doublé en vingt ans, celle des femmes dans
les professions du spectacle est restée stable, en particulier pour les métiers techniques. La part des femmes
parmi les journalistes et cadres de l’édition et les plasticiens progresse lentement, d’environ 10 points au
cours des quinze dernières années (respectivement de 52 % et de 42 %). En revanche, celle des professeur·e·s
d’art et des professions de la documentation et de la conservation diminue, tout en restant supérieure à la
moyenne (respectivement 55 % et 67 %).
Les secteurs du spectacle, y compris de la production audiovisuelle, sont paritaires pour les actifs jusqu’à
25 ans, puis la part des femmes y diminue continûment avec l’âge (tableaux 61 et 62). Cette érosion freine la
progression dans le temps de la part des femmes dans ces professions.
Les artistes auteurs affiliés au régime social dédié géré par l’Agessa ou la Maison des artistes comprennent
respectivement 36 % et 45 % de femmes (tableau 64). La part de femmes appartenant à la société des auteurs
et compositeurs dramatiques (39 % de nouvelles membres, tableau 65) dépasse nettement la part de femmes
autrices, compositrices et éditrices de musique recensées par la Sacem (21 %, tableau 66).
Des inégalités de rémunération persistantes dans la culture
En 2017, le ministère de la Culture emploie directement environ 9 000 agents, qu’ils soient titulaires
(tableau 20) ou contractuels (tableau 21). Au sein des titulaires, les femmes représentent 57 % des effectifs.
Elles sont plus présentes au sein de la catégorie B (62 %) que dans les catégories A et C. Certains corps sont
très majoritairement féminins : les adjointes administratives d’État, les secrétaires administratives, les biblio-
thécaires et les chargées d’études documentaires représentent plus de 75 % des effectifs de leur corps. Au
contraire, moins d’un adjoint technique d’État sur cinq est une femme et les femmes restent sous-­représentées
dans les postes de direction : un peu plus d’un tiers pour les postes d’administrateur·rice·s civil·e·s et un peu
moins d’un tiers pour les emplois fonctionnels.
Les revenus des agents titulaires dépendent de leur niveau indiciaire (IM moyen, tableau 20) et des primes
qu’ils perçoivent. La progression indiciaire étant principalement liée à l’ancienneté (mais aussi au rythme plus
ou moins rapide des déroulements de carrière), c’est le montant des primes qui conditionne, pour l’essentiel,
une éventuelle inégalité salariale entre femmes et hommes. Pour neutraliser ce biais de génération (des
personnes en fin de carrière auront nécessairement des primes différentes de celles d’agents en début de
carrière), on compare le ratio du montant moyen des primes reçues par les femmes sur leur niveau indiciaire
moyen à ce même ratio pour les hommes. Si ce ratio est supérieur à 100 %, c’est que les femmes reçoivent,
à niveau de carrière équivalent, plus de primes que les hommes, s’il est inférieur à 100 %, c’est le contraire.
3. Il est important de noter que toutes les filières culturelles ne sont pas développées uniquement au sein des établissements
de l’enseignement supérieur sous la tutelle du ministère, comme le journalisme par exemple. D’autres formations du champ
sont assurées par des établissements privés ou sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et
de l’Innovation. Par ailleurs, les professions culturelles accueillent aussi des personnes diplômées d’autres disciplines, voire
sans diplôme. Ces diverses raisons contribuent à expliquer l’écart entre les effectifs étudiants féminins et la part des femmes
dans les professions culturelles.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 11
Si cette comparaison révèle une situation de relative égalité au sein des corps administratifs, certains
corps présentent de très fortes inégalités, favorables ou défavorables aux femmes. Ces corps comportent
en général de faibles effectifs (conservateurs généraux des bibliothèques, bibliothécaires spécialisés…), ce
qui peut en partie expliquer le phénomène.
Les femmes sont majoritaires parmi les agents contractuels (57 %), et ce quel que soit le groupe de rému-
nération, à l’exception du groupe 5 (24 %). La comparaison se fonde cette fois-ci sur le montant moyen des
parts variables, dont le niveau est toutefois seize fois moindre que celui des primes des titulaires et ne rend
donc pas réellement compte des écarts de rémunération entre contractuelles et contractuels. Ainsi, en dehors
du groupe 5, tous les groupes présentent un ratio proche de 100 %.
En 2017, les indicateurs du Rapport de situation comparée (rsc) révèlent que, parmi les agents titulaires,
la rémunération nette médiane des femmes est légèrement supérieure à celle des hommes en catégorie A
(+ 1 %) et C (+ 0,5 %), mais que les écarts sont nettement en défaveur des femmes pour les personnels A+
(– 16 %) et B (– 4 %). Parmi les contractuels, la rémunération des femmes est supérieure de 2 % à celle des
hommes en catégorie B mais l’écart est défavorable aux femmes dans toutes les autres catégories (– 1 % en
A+, – 11 % en A, – 2 % en C).
Les écarts de salaire entre femmes et hommes s’observent aussi dans les établissements publics du minis-
tère et dans les entreprises de l’audiovisuel public (respectivement – 8 % et – 11 %) (tableaux 22 et 24). Ils
augmentent avec l’âge et concernent principalement les cadres. De plus, bien que ces organisations soient
relativement paritaires (respectivement 53 % et 46 % de femmes) (tableaux 23 et 25), les femmes sont majori-
taires parmi les salariés les moins bien rémunérés et très minoritaires parmi les salariés les mieux rémunérés.
Parmi les agents de la filière scientifique et technique de l’Inrap, les femmes sont quelque peu mieux repré-
sentées et les écarts de rémunération moindres (tableau 67).
Pour la population des artistes auteurs affiliés à la Maison des artistes et à l’Agessa en 2016 (tableau 64),
la médiane des écarts de revenu entre les femmes et les hommes (qui synthétise aussi diverses formes de
contrats et d’organisation du travail) varie entre 20 % et 30 %, avec un écart majoré pour les compositrices
musicales et chorégraphes (– 44 %), moins nombreuses. Un écart de l’ordre de 18 % s’observe également dans
les métiers du spectacle et de l’audiovisuel (tableau 70). Dans les entreprises culturelles, les écarts de salaire
horaire moyen sont marqués (18 % en 2015, tableau 68). Ils augmentent avec l’âge et sont concentrés sur les
artisans, commerçants et chefs d’entreprise et les cadres et professions intellectuelles supérieures. Comme
dans les établissements publics et les entreprises de l’audiovisuel public, les femmes sont surreprésentées
parmi les salariés les moins bien rémunérés et sous-représentées parmi les mieux rémunérés (tableau 69).
Dans le spectacle vivant, le revenu moyen pour une contribution par répertoire dans les droits d’auteur
perçus par la sacd est deux fois supérieur pour les hommes que pour les femmes, en 2017 comme en 2016
(tableau 71).
Accès aux moyens de production : un montant moyen des aides
accordées souvent plus faible pour les femmes
En 2018, les commissions d’attribution d’aides à la création artistique du ministère de la Culture
comprennent autant de femmes que d’hommes et ce, quel que soit le type d’aide (tableau 34). Un tiers
de femmes reçoivent des aides, pour un montant équivalent à 28 % de l’ensemble des fonds. Si la part de
bénéficiaires féminines est toutefois très inférieure pour les aides à l’écriture d’œuvres musicales (13 % des
aides bénéficient à des femmes), cela reflète simplement le nombre de femmes postulant à ces aides. Cet
indicateur n’a donc de sens que rapporté au montant des sommes allouées. Or, il apparaît que dans tous les
domaines, à l’exception de la musique, le montant des aides accordées est plus faible pour les femmes. Ainsi,
42 % des aides pour la danse bénéficient à des femmes, mais pour seulement 32 % du total des montants
attribués au titre de cette aide.
12 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Le Centre national du livre recense la part des demandes d’aide effectuées par des femmes au titre du
soutien à la création et à la traduction littéraire. Cela permet de comparer la part des aides attribuées à des
femmes, qui s’avère identique à celle des demandes d’aide (tableau 35). En revanche, le montant moyen
des aides perçues est globalement inférieur pour les femmes (-13 %), en particulier dans le domaine de
l’assistance culturelle (43 % de moins que les hommes en moyenne) et, dans une moindre mesure, pour les
traductions étrangères (-16 %). En revanche, la répartition du montant des aides accordées par le Centre
national du livre aux auteurs et traducteurs par domaine éditorial en 2018 est globalement conforme à la
structure du nombre d’aides allouées aux femmes et aux hommes dans chaque domaine (tableau 35 bis), à
l’exception de l’histoire et des sciences humaines et sociales. Le résultat porte toutefois sur un faible nombre
d’aides et doit donc être apprécié dans le temps.
Dans le domaine du cinéma, en 2017, un tiers des femmes réalisatrices ont reçu une avance sur recettes
avant réalisation du Centre national du cinéma et de l’image animée pour mener à bien leur projet (tableau 36).
Cette série ne présente pas de tendance marquée dans le temps. Le devis moyen des films d’initiative fran-
çaise réalisés par des femmes était de 3,5 millions d’euros, soit 37 % de moins que le devis moyen des films
réalisés par des hommes (5,5 millions d’euros) (tableau 37).
Accès aux postes de direction de l’administration culturelle
et de ses opérateurs : d’un tiers de femmes à la parité,
la part des femmes progresse, à l’exception du spectacle vivant
Au 1er janvier 2019, la situation reste stable pour les postes de direction de l’administration centrale : un
tiers d’entre eux sont occupés par des femmes (tableau 1). Aux postes d’encadrement, on observe une quasi-
parité pour les postes de chef de service et 33 % de femmes aux postes de sous-direction.
La part des femmes progresse aux postes de directrice régionale des Drac, qui comptent 35 % de femmes
au 1er janvier 2019, contre 28 % un an plus tôt, un rééquilibrage qui permet de gommer partiellement les
effets négatifs de la réforme territoriale.
La situation s’améliore dans les établissements publics : alors que les femmes ne représentaient qu’un
quart des dirigeants au 1er janvier 2014, elles sont désormais 35 % (tableau 3). Cette progression concerne
l’ensemble des domaines d’activité, à l’exception du spectacle vivant où l’on ne compte qu’une femme pour
10 hommes aux postes de direction. Les femmes sont présentes aussi bien dans les petites que dans les
grandes structures. Elles occupent aussi 30 % des postes de direction des établissements publics au cours
de la période 2014-2018 (tableau 4).
Si l’on observe désormais une quasi-parité à la direction générale des 32 musées nationaux qui ont un
directeur général nommé au 1er janvier 2018, la situation est moins favorable à l’échelon des directeurs d’éta-
blissement, où l’on compte 11 femmes pour 15 hommes. C’est cependant mieux qu’en 2017 où le rapport
était d’un tiers de femmes pour deux tiers d’hommes (tableau 5). C’est dans le spectacle vivant que ce ratio
est le plus défavorable aux femmes, puisque moins d’une femme sur dix occupe la fonction de directeur
d’établissement (tableau 6).
En archéologie préventive, la part des femmes parmi les chefs de service territoriaux reste stable autour
de 30 % (tableau 28). Dans les services des archives départementales, les postes de direction sont occupés
pour moitié par des femmes, qui sont même un peu plus représentées dans les établissements de plus grande
taille (tableau 29). La part des femmes dirigeant les musées de France (hors musées nationaux) est stable
depuis cinq ans, à un peu moins de la moitié des postes.
Audiovisuel public : les femmes en tête aux postes de direction
Au 1er janvier 2019, à l’exception de l’Institut national de l’audiovisuel, les femmes occupent les postes de
présidence de toutes les entreprises de l’audiovisuel public (tableau 7). En cinq ans, leur présence a doublé
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 13
à la tête de ces structures. Les comités de direction de ces entreprises de l’audiovisuel public sont composés
pour moitié de femmes en moyenne, avec des disparités selon les groupes (tableau 8) : Arte France affiche
ainsi une part de femmes plus importante dans ces instances (7 femmes pour 10 membres en 2019). Cet
indicateur est dans l’ensemble stable depuis 2016, alors qu’il l’était moins avant cette date. Pour ce qui est
de la direction des antennes de l’audiovisuel public, les femmes sont majoritaires à France Télévisions et à
France médias Monde, et en passe de l’être à Radio France (tableau 9). Les trois dernières années ont marqué
aussi une progression dans ce domaine.
Au-delà de ces fonctions très visibles, la parité est moins assurée, et elle l’est inégalement selon les métiers
exercés. Les femmes sont ainsi plus présentes dans les fonctions de support (finances, ressources humaines)
et à la communication dans l’audiovisuel (tableau 10 et 11). On note une nette amélioration pour la seconde
année consécutive de la part des femmes dans les fonctions de rédacteur en chef sur France 3 et France Bleu
comme dans celles de direction régionale. Les femmes, enfin, représentent 50 % des membres des conseils
d’administration des entreprises de l’ensemble de l’audiovisuel public, depuis 2018 (tableau 13).
Spectacle vivant : un tiers de femmes à la direction d’établissements,
souvent plus modestes que ceux dirigés par des hommes
La part des femmes aux postes de direction des structures culturelles soutenues par le ministère de la
Culture progresse lentement, avec deux changements notables au 1er janvier 2019 : plus de femmes direc-
trices d’orchestre, et cinq femmes à la tête des pôles nationaux des arts du cirque. Depuis 2017, les femmes
représentent près d’un tiers des directeur·rice·s des lieux de création et de diffusion des arts plastiques et du
spectacle vivant labellisés par le ministère, contre un quart en 2015. Elles restent cependant sous-­représentées
à la direction des centres chorégraphiques nationaux, des centres dramatiques, des centres nationaux de
création musicale, des scènes de musiques actuelles et des scènes nationales (tableau 27).
Fonds régionaux d’art contemporain, centres d’art, centres de développement chorégraphique, scènes
nationales, centres chorégraphiques nationaux, orchestres, scènes de musiques actuelles, pôles cirques,
centres dramatiques nationaux et régionaux, opéras, centres nationaux de création musicale, centres
nationaux des arts de la rue… les structures labellisées dans le cadre du programme Création artistique
(programme 131), hors structures nationales, connaissent également une proportion de femmes à leur tête
d’un tiers en moyenne en 2018. Les femmes sont moins présentes dans les structures au budget compris
entre 2 et 10 millions d’euros (tableau 33).
Parmi les directeur·rice·s des établissements nationaux, territoriaux et associatifs de l’enseignement supé-
rieur Culture, on compte environ un tiers de femmes au cours de la période 2015-2019 et tous domaines
confondus. Dans le spectacle vivant, elles sont 5 femmes pour 25 hommes (tableau 31).
Au sein des 100 premières entreprises des secteurs culturels en termes de chiffre d’affaires en 2016, hors
établissements publics et entreprises de l’audiovisuel public, on trouve 1 femme pour 9 hommes aux postes
de président·e, directeur·rice général·e ou, le cas échéant, gérant·e, au 1er janvier 2019. C’est dans le secteur
de la publicité que ce ratio est le plus faible (1 pour 18), et dans celui du livre qu’il est le plus élevé (1 pour 3).
Une représentation de plus en plus paritaire dans les conseils,
commissions, instances consultatives et jurys
Les femmes sont de mieux en mieux représentées dans les instances décisionnelles des métiers de la
culture. Ainsi, la part des femmes dans les instances du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz
(cnv) est en progression depuis 2015, même si celles-ci demeurent minoritaires. Au 1er janvier 2019, elles
comptent pour un tiers de ces instances (présidences et conseils d’administration, comité des programmes,
commissions, comités régionaux…), contre un cinquième en 2015 (tableau 15).
14 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
La parité est respectée dans les commissions d’acquisition du Centre national des arts plastiques au cours
de la période 2016-2018 (tableau 17). C’est le cas aussi dans les commissions du Centre national du livre
(tableaux 18 et 19), avec quelques légères différences selon les disciplines, certaines étant un peu moins
occupées par les femmes même si les faibles effectifs amènent à relativiser ces écarts (arts, bande dessinée,
économie numérique, histoire et sciences de l’homme et de la société, théâtre).
La composition des jurys des examens professionnels du ministère de la Culture est pratiquement paritaire
en 2018, à l’exception de la présidence des concours et de la procédure « loi Sauvadet » pour les postes de
catégorie A (tableau 26). Il n’y a pas d’évolution significative en la matière.
et dans les médias : les œuvres des femmes restent moins visibles,
moins acquises et moins programmées que celles des hommes
Dans le secteur du spectacle vivant et de la danse (tableau 38), les femmes réalisent en moyenne un
tiers des représentations programmées, qu’elles interviennent en termes d’écriture, d’adaptation, de scéno­
graphie, de mise en scène, de chorégraphie ou de traduction. Les œuvres programmées écrites par une
femme sont moins présentes (24 %) et c’est dans le domaine de la traduction des œuvres programmées
qu’elles sont le plus représentées (42 %).
En termes de programmation des lieux musicaux (tableau 39), sur environ 1 400 représentations d’opéra,
15 % seulement sont mises en scène par une femme au cours de la saison 2018-2019. Les créations féminines
figurent davantage dans le répertoire destiné au jeune public. Les femmes sont très minoritaires dans la
direction musicale, l’écriture des livrets et surtout dans la composition. Elles sont plus présentes en revanche
dans les chorégraphies et la mise en scène.
Dans les arts plastiques, les acquisitions d’œuvres de femmes réalisées par les fonds régionaux d’art
contemporain sont en nette progression en 2017 (33 % contre 19 % en 2016), mais la série est fluctuante et
il est difficile d’en dégager une tendance pour la période 2011-2017 (tableau 40). Près de 30 % des œuvres
qui constituent ces fonds ont été créées par des femmes. La part des artistes femmes exposées dans les fonds
régionaux a, quant à elle, augmenté sur la même période : elle représente un peu moins d’un tiers des œuvres
en 2016, contre à peine un quart les années précédentes (tableau 41). La série est stable pour les centres
d’art, autour d’un tiers de femmes exposées. L’observation de quelques grandes expositions au cours de la
période 2013-2018 montre que la parité est atteinte parmi les commissaires de ces expositions (tableau 42).
Dans le secteur du cinéma (tableaux 43 et 44), les femmes réalisatrices de longs-métrages restent mino-
ritaires, les trois quarts des films étant réalisés par des hommes. Cette part est stable depuis dix ans. Les
femmes sont plus nombreuses en proportion à réaliser des courts-métrages (32 % en 2017, une part stable
sur dix ans également).
En 2017, sur les 35 000 détenteurs de la carte de presse, 47 % étaient des femmes. Celles-ci sont un peu
moins représentées dans les métiers de rédacteur en chef (38 %), de reporter photographe (22 %) ou de
directeur de publication ou de rédaction (26 %). Elles sont au contraire surreprésentées parmi les secrétaires
de rédaction (64 %) ou encore les producteurs et réalisateurs (58 %). L’effet de génération est très net : les
femmes comptent en effet pour 34 % des 66 ans et plus, 39 % des 56 à 65 ans et 54 % des moins de 26 ans
et des 26 à 35 ans (tableau 46).
Enfin, les femmes figurent de manière croissante parmi les experts invités de programmes de télévision
(tableau 47), même si la parité n’est pas atteinte. Par genre de programme, elles restent plus présentes à
l’antenne pour des programmes de divertissement (tableau 45).
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 15
Consécration artistique : l’exception littéraire en faveur des femmes
Alors que, chaque année, 20 % des films sortis en salle sont réalisés par des femmes, aucune d’entre elles
n’a reçu de César du meilleur film ou du meilleur réalisateur depuis 2010 (tableaux 48 et 49). Leurs films sont
toutefois sélectionnés, mais dans une proportion moindre que celle des films sortant en salle (10 %). Le
format semble compter pour la consécration : la proportion de courts-métrages réalisés par des femmes est
plus importante, et ils sont plus souvent primés (28 %).
Le festival de Cannes constitue un autre exemple, international, de l’absence de réalisatrices primées
(tableau 50). Depuis 1970, seul un film réalisé par une femme a obtenu la Palme d’or. Là encore, les réalisa-
trices de courts-métrages reçoivent plus de récompenses, même si la part des lauréates est faible (11 %).
La situation est peu favorable pour la musique également : si l’on compte environ 25 % de femmes inter-
prètes parmi les 50 plus grands succès musicaux de l’année 2016 (tableau 51), 7 % d’artistes femmes seule-
ment ont été primées aux Victoires de la musique du meilleur album depuis 1985 (tableau 52). La situation
est plus favorable dans la musique classique où un tiers de femmes ont été primées (33 %).
Malgré le nombre significatif de femmes dramaturges ou mettant en scène des pièces de théâtre, la part
de femmes sélectionnées ou primées aux Molières est très faible (tableau 53), sans présenter d’amélioration
réelle depuis les années 1990 (11 % de femmes metteuses en scènes et 14 % d’autrices primées depuis 1987).
Le livre est l’un des rares secteurs où les femmes reçoivent des grands prix littéraires. Si les jurys de prix
littéraires demeurent majoritairement masculins, même si la parité progresse (tableau 54), on compte 40 %
de femmes parmi les lauréats de quelques grands prix prestigieux (Goncourt, Renaudot, Femina, Interallié,
etc.) depuis 2010 (tableau 55). Elles sont décorées dans l’ordre des Arts et des lettres : la moitié des chevaliers
de l’ordre sont des femmes en 2018, et 36 % des commandeurs (tableau 56).
16 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
À un arsenal législatif conséquent (lois du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes
et les hommes1 et du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et la citoyenneté2 qui fixent les règles
concernant la parité dans les commissions consultatives et d’attribution des aides, loi du
7 juillet 2016 relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine qui pose le
principe de l’égal accès des hommes et des femmes à la tête des institutions labellisées de
la création3) est venu s’ajouter un outil propre au ministère de la Culture, première étape
d’une politique d’envergure, à parfaire et développer encore : la feuille de route Égalité
2018-2022 adoptée en comité ministériel Égalité en février 2018 et validée lors du comité
interministériel pour l’égalité femmes-hommes du 8 mars 2018.
Elle présente des engagements forts tant sur la politique interne au ministère et aux
entités qui le composent, que du point de vue des politiques culturelles au sens large.
Cette feuille de route prévoit notamment une progression du nombre de femmes à la tête
des établissements publics nationaux en vue de parvenir à la parité en 2022, la résorption
progressive des disparités salariales entre les femmes et les hommes, agents titulaires et
contractuels du ministère, ainsi que des mesures précises en matière de lutte contre les
violences et le harcèlement sexuel et sexiste.
Elle impose également, en matière de nomination dans les institutions du champ de la
création, un objectif national de progression de la part des femmes de 10 % par an pour
les catégories de labels dans lesquels elles représentent aujourd’hui moins de 25 % des
dirigeants, et de 5 % par an pour les catégories de labels dans lesquelles elles représentent
25 % à 40 % des dirigeants actuels.
Les mêmes objectifs quantitatifs de progression s’appliquent aux programmations des structures
labellisées, enjeu majeur pour offrir une juste reconnaissance aux artistes d’aujourd’hui, de
toutes générations, mais aussi pour susciter les vocations de demain.
1. Loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Accessible en ligne
au lien suivant : https//www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029330832&categor
ieLien=cid.
2. Loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Accessible en ligne au lien suivant :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033934948&categorieLien=id.
3. Loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine.
Accessible en ligne au lien suivant : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000
032854341&categorieLien=id.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 17
La loi no 2012-347 du 12 mars 2012 modifiée portant diverses dispositions relatives à la fonction publique et le décret
no 2012-601 du 30 avril 2012 relatif aux modalités de nominations équilibrées dans l’encadrement supérieur de la fonction
publique, pris pour son application, ont prévu que les primo-nominations aux emplois dirigeants et supérieurs de la fonction
publique devaient comporter au moins 20 % de personnes de chaque sexe à compter du 1er janvier 2013, 30 % à compter du
1er janvier 2015 et 40 % d’ici janvier 2018. Comme suite à la loi no 2014-873 du 4 août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes
et les hommes, l’obligation d’atteindre 40 % de nominations de chaque sexe, sous peine de pénalités financières, porte sur
les emplois de secrétaire général du ministère, de directeur général et directeur d’administration centrale et sur les emplois
fonctionnels (sous-directeurs, chefs de service, experts de haut niveau…).
Au-delà de cette obligation juridique, le suivi et le contrôle des nominations de femmes aux postes d’encadrement supérieur
sont assurés par le ministère de la Culture, que ce soit pour les postes de l’administration centrale et déconcentrée (directions
régionales des affaires culturelles), des services à compétence nationale mais aussi des postes de dirigeants des établissements
publics et des sociétés de l’audiovisuel public.
Direction du ministère de la Culture
Tableau 1 – Part des femmes aux postes de direction du ministère de la Culture, 2016-2019
Unités et %
Au 1er janvier 2019 Au 1er janvier Au 1er janvier Au 1er janvier
Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Part des
femmes femmes femmes femmes
Postes de directeur·rice d’administration centrale, chef·fe de l’inspection générale
Directeur·rice général·e et secrétaire général·e 1 3 4 25 25 25 25
Autre1 2 3 5 40 43 43 57
Total 3 6 9 33 36 36 45
Postes d’encadrement d’administration centrale (hors postes de directeur·rice)
Chef·fe de service2 4 6 10 40 50 50 44
Sous-directeur·rice2 7 14 21 33 24 24 27
Chef·fe de département /// /// /// /// 33 /// ///
Chef·fe de bureau /// /// /// /// 57 /// ///
Total3 11 20 31 35 48 32 41
Directeur·rice régional·e 6 11 17 35 28 24 23
Directeur·rice régional·e adjoint·e 7 6 13 54 54 36 33
Directeur·rice régional·e adjoint·e exerçant les fonctions de responsable de pôle4 4 9 13 31 41 45 50
Secrétaire général·e 10 7 17 59 59 50 60
Total 27 33 60 45 45 37 42
1. Directeur·rice général·e adjoint·e, secrétaire général·e adjoint·e, délégué·e général·e à la langue française et aux langues de France, chef·fe de l’inspection générale des affaires culturelles.
2. Données corrigées pour l’année 2018.
3. Les totaux antérieurs à 2018 n’intégraient pas les postes de chefs de départements et de chefs de bureau, ce qui explique la forte variation du total entre 2017 et 2018.
4. Postes créés en 2016.
Note : certains postes peuvent ne pas être pourvus à la date d’effet du tableau.
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, département de l’action territoriale et département des études, de la prospective et des statistiques, 2019
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 19
Tableau 2 – Part des femmes aux postes de direction des services à compétence nationale, 2015-2019
Au 1er janvier 2019 Au 1er janvier 2018 Au 1er janvier Au 1er janvier Au 1er janvier
Femmes Hommes Total Part des Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Part des
Directeur·rice 8 12 20 40 6 11 17 35 30 30 32
Note : certains postes peuvent ne pas être pourvus à la date d’effet du tableau, dernières données disponibles.
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, Services des ressources humaines, 2019
Tableau 3 – Part des femmes au poste de direction le plus élevé* des établissements publics, 2016-2019
Musées, patrimoine1 9 12 21 43 43 38 41
Spectacle vivant2 0 10 10 0 9 9 8
Enseignement 11 21 32 34 33 27 30
Autre3 2 2 4 50 57 50 37
Total 22 45 67 33 35 30 31
Moins de 100 salarié·e·s 33 35 38
100-499 salarié·e·s 34 24 31
500 salarié·e·s ou plus 38 30 15
Total 35 30 31
* Président·e en cas d’existence d’un·e président·e exécutif·ve ou directeur·rice général·e/directeur·rice sinon.
1. Centre des monuments nationaux (cmn), Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (cnac-gp), Cité de l’architecture et du patrimoine, Universcience, Domaine national de Chambord, musée du Quai Branly, Institut national d’histoire de l’art (inha),
Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), musée d’Orsay, musée du Louvre, château, musée et domaine national de Versailles, musée national des arts asiatiques-Guimet, MuCEM, musée Picasso-Paris, château de Fontainebleau, musée
Rodin, musée national Jean-Jacques Henner et musée national Gustave Moreau, Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (oppic), palais de la Porte Dorée, Réunion des musées nationaux et du Grand Palais (rmn-gp), Sèvres-Cité de la
2. Centre national de la danse (cnd), Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (cncvj), Comédie-Française, établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, Opéra Comique, Opéra national de Paris, Philharmonie de Paris, Théâtre
national de Chaillot, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg.
3. Académie de France à Rome (afr), Bibliothèque nationale de France (bnf), Bibliothèque publique d’information (bpi), Centre national du cinéma et de l’image animée (cnc), Centre national des arts plastiques (cnap), Centre national du livre (cnl), Institut
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, 2019
20 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 4 – Part des femmes aux postes de direction des établissements publics, 2016-2019
Établissements avec un·e président·e exécutif·ve (hors enseignement)
Président·e 7 12 19 37 35 32 26
Directeur·rice général·e 5 2 7 71 50 39 39
Établissements sans président·e exécutif·ve (hors enseignement)
Directeur·rice général·e ou administrateur·rice général·e 5 12 17 29 37 33 53
Directeur·rice 11 21 32 34 33 30 30
Note : les établissements publics sont divisés en trois groupes : 20 établissements avec un·e président·e exécutif·ve (Bibliothèque nationale de France (bnf), Centre des monuments nationaux (cmn), Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (cnac-gp),
Centre national du cinéma et de l’image animée (cnc), Centre national du livre (cnl), Cité de l’architecture et du patrimoine (capa), Institut national de l’audiovisuel (ina), Institut national de recherches archéologiques préventives (inrap), Universcience, musée
du Quai Branly, établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, MuCEM, musée d’Orsay, musée du Louvre, Château, musée et domaine national de Versailles, musée des arts asiatiques-Guimet, musée Picasso-Paris, château de Fontainebleau,
Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (oppic), Réunion des musées nationaux et du Grand Palais (rmn-gp)) ; 19 établissements sans président·e exécutif·ve (Académie de France à Rome (afr), Bibliothèque publique d’information (bpi),
Centre national de la chanson, du jazz et des variétés (cncvj), Centre national de la danse (cnd), Centre national des arts plastiques (cnap), Comédie-Française, Domaine national Chambord, Sèvres-Cité de la céramique, Institut national d’histoire de l’art (inha),
musée Rodin, musée national Jean-Jacques Henner et musée national Gustave Moreau, Opéra Comique, Opéra national de Paris, palais de la Porte Dorée, Philharmonie de Paris, Théâtre national de Chaillot, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la
Colline, Théâtre national de Strasbourg) ; et 36 relèvent de l’enseignement (20 écoles d’architecture, 6 écoles d’art en région, ensba, ensad, ensci, ensmis, cnsad, cnsml, cnsmp, École nationale supérieure de photographie d’Arles, École du Louvre et inp).
Tableau 5 – Part des femmes à la direction des musées nationaux, 2014-2018
Au 1er janvier 2018 Au 1er janvier 2017 Au 1er janvier 2016 Au 1er janvier Au 1er janvier
Part des Part des Part des Part des Part des
Direction de l’établissement1 11 15 26 42 9 17 26 35 9 17 26 35 31 33
Direction du musée national2 17 15 32 53 15 17 32 47 13 19 32 41 41 42
1. L’établissement est la structure juridique ou administrative (établissement public ou service à compétence nationale), il peut réunir plusieurs musées nationaux. L’établissement public du musée du Louvre regroupe par exemple le
2. Il y a 32 musées nationaux relevant du ministère de la Culture qui ont actuellement un·e directeur·rice général·e nommé·e. Ces musées peuvent être autonomes, ou dépendre d’un établissement public ou d’un service à caractère
national. Ces 32 musées nationaux ne représentent pas l’ensemble des musées nationaux relevant du ministère de la Culture, seulement ceux qui ont un·e responsable désigné·e.
Note : dernières données disponibles.
Source : Ministère de la Culture, Direction générale des Patrimoines, Service des musées de France, 2019
Tableau 6 – P
 art des femmes à la direction des établissements publics nationaux sous tutelle du programme 131, 2016-2019
Centre national de la chanson, des variétés et du jazz 1 1 0
Centre national de la danse 1 1 100
Philharmonie de Paris 1 1 0
Comédie Française 1 1 0
Établissement public du parc et de la grande halle de la Villette 1 1 0
Opéra Comique 1 1 0
Opéra national de Paris 1 1 0
Théâtre national de Chaillot 1 1 0
Théâtre national de la Colline 1 1 0
Théâtre national de l’Odéon 1 1 0
Théâtre national de Strasbourg 1 1 0
Sous-total spectacle vivant 1 10 11 9 9 9 9
Centre national des arts plastiques 1 1 0
Sèvres-Cité de la céramique 1 1 100
Sous-total arts plastiques 1 1 2 50 50 50 50
Total 2 11 13 15 15 15 15
Source : Ministère de la Culture, Direction générale de la création artistique, 2019
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 21
Tableau 7 – Part des femmes parmi les président·e·s des entreprises de l’audiovisuel public, 2016-2019
France Télévisions (président·e-directeur·rice général·e) 1 1 100
Radio France (président·e-directeur·rice général·e) 1 1 100
Arte France (président·e du directoire) 1 1 100
France Médias Monde (président·e-directeur·rice général·e) 1 1 100
Institut national de l’audiovisuel (président·e-directeur·rice général·e) 1 1 0
Total 4 1 5 80 60 60 60
Source : Entreprises de l’audiovisuel public/Ministère de la Culture, Direction générale des médias et des industries culturelles, 2019
Tableau 8 – Part des femmes dans les comités de direction des entreprises de l’audiovisuel public, 2016-2019
France Télévisions1 5 7 12 42 46 54 54
Radio France2 7 10 17 41 35 38 47
Arte France3 6 3 9 67 78 78 78
France Médias Monde4 7 8 15 47 50 50 53
Institut national de l’audiovisuel (ina)1 4 6 10 40 30 33 36
1. Le périmètre retenu est celui du comité exécutif.
2. Le périmètre retenu correspond au président-directeur-général, au comité exécutif et au comité éditorial.
3. Le périmètre retenu est le comité de direction.
4. Le périmètre retenu est le comité exécutif élargi.
Tableau 9 – Part des femmes dans les directions des antennes de l’audiovisuel public, 2016-2019
France Télévisions1 3 1 4 75 80 80 60
Radio France2 3 4 7 43 43 43 43
France Médias Monde3 2 1 3 67 67 67 67
1. Directeur·rice·s des antennes France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô et Outre-mer 1re.
2. Directeur·rice·s des antennes France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, Mouv’, Fip, France Musique.
3. Directeur·rice·s des antennes France 24, RFI et MCD.
22 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 10 – Part des femmes dans certaines fonctions du réseau France 3, 2016-2019
20182 20171 2016
Directeur·rice de pôle 5 8 13 38 31 31 20
Délégué·e régional·e1 19 18 37 51 51 51 20
dont délégué·e régional·e à l’antenne et aux programmes 4 9 13 31 33 38 ///
dont délégué·e régional·e à la communication 11 2 13 85 85 83 ///
dont délégué·e régional·e au numérique 4 7 11 36 33 33 ///
Rédacteur·rice en chef 7 17 24 29 21 17 17
Chef·fe de centre 3 21 24 13 4 8 5
Administrateur·rice de production 6 5 11 55 55 58 ///
Responsable finances 6 6 12 50 50 /// ///
Responsable ressources humaines 14 2 16 88 82 /// ///
1. Le réseau régional de France 3 a connu une importante réorganisation au 1er janvier 2017. Dans ce cadre, 13 postes de directeur·rice régional·e se sont substitués aux 5 postes de directeur·rice de pôles. Par ailleurs, les attributions des délégués régionaux ont
fait l’objet d’une spécialisation (communication, numérique et l’antenne et programmes).
2. En 2018, ont été ajoutés au périmètre mesuré les postes d’administrateur·rice de production, de responsable des finances et de responsable des ressources humaines qui siègent aux comités de direction des antennes régionales de France 3.
Tableau 11 – Part des femmes dans certaines fonctions du réseau France Bleu, 2016-2019
Directeur·rice de station 6 34 40 15 11 14 7
Rédacteur·rice en chef 22 22 44 50 43 41 32
Responsable des programmes 5 37 42 12 18 20 20
Responsable technique 2 39 41 5 5 5 5
Note : quelques emplois sont actuellement vacants : 4 postes de directeur·rice, 3 postes de responsable des programmes et 3 postes de responsable technique.
Source : Entreprises de l’audiovisuel public, Ministère de la Culture, Direction générale des médias et des industries culturelles, 2019
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 23
Plusieurs lois (loi no 2011-103 du 27 janvier 2011, loi no 2012-347 du 12 mars 2012, loi no 2014-873 du 4 août 2014, loi no 2015-990
du 6 août 2015) ont traité de la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration
des établissements publics à caractère administratif, des établissements publics à caractère industriel et commercial et des
entreprises publiques, pour parvenir progressivement à une part de 40 % du sexe le moins représenté en 2017.
Tableau 12 – Composition des conseils d’administration des établissements publics (personnalités qualifiées uniquement), 2015-2018
Au 1er janvier 2018 Au 1er janvier Au 1er janvier Au 1er janvier
Nombre Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Part des
d’établissements femmes femmes femmes femmes
Musées, patrimoine1 20 50 58 108 46 47 50 50
Spectacle vivant2 19 19 18 37 51 55 34 47
Enseignement 34 83 74 157 53 55 55 49
Autre3 5 10 10 20 50 50 65 57
Total 78 162 160 322 50 52 51 50
Moins de 100 salarié·e·s 48 53 52
100-499 salarié·e·s 55 49 49
500 salarié·e·s ou plus 52 53 51
Total 52 51 50
national de l’audiovisuel (ina), Villa Arson.
Note : certains postes peuvent ne pas être pourvus à la date d’effet du tableau
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, Service des ressources humaines, 2019
24 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 13 – Composition des conseils d’administration dans les entreprises de l’audiovisuel public, 2016-2019
France Télévisions 6 8 14 43 47 47 40
Arte France1 7 9 16 44 40 40 40
Radio France 5 7 12 42 38 33 38
Institut national de l’audiovisuel (ina) 6 6 12 50 50 33 33
France Médias Monde 6 8 14 43 47 57 47
Ensemble de l’audiovisuel public 30 38 68 44 44 43 39
dont personnalités indépendantes
France Télévisions 2 3 5 40 40 40 40
Arte France (conseil de surveillance) 1 1 2 50 /// 0 0
Radio France 2 2 4 50 50 50 50
Institut national de l’audiovisuel (ina) 3 1 4 75 75 50 50
France Médias Monde 2 3 5 40 40 40 40
Ensemble de l’audiovisuel public 10 10 20 50 50 38 38
1. Le périmètre retenu est celui du conseil de surveillance et du directoire.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 25
La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes impose une règle de parité pour la désignation des
membres des commissions consultatives placées auprès des ministres. Les modalités d’application de ces dispositions ont
été précisées par le décret no 2015-354 du 27 mars 2015 relatif à l’égal accès des femmes et des hommes aux commissions et
instances consultatives ou délibératives placées auprès du Premier ministre, des ministres ou de la Banque de France et une
circulaire du Premier ministre du 2 avril 2015, pour une entrée en vigueur relatives aux nominations effectuées à compter du
1er mai 2015.
Par ailleurs, afin d’agir à la source sur l’inégal accès des hommes et des femmes à la création, à la production culturelle et
artistique comme à la diffusion des œuvres, la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté du 27 janvier 2017 prévoit une propor-
tion d’au moins 40 % de personnes de chaque sexe dans les commissions placées auprès des établissements publics sous la
tutelle du ministère ou auprès de ses services déconcentrés (comités d’experts), appelées à se prononcer sur l’attribution des
subventions ou aides financières, la sélection, l’acquisition ou la commande d’œuvres, l’attribution des agréments, ou sur les
sélections en vue de compétitions internationales. Cette mesure est entrée en vigueur pour les nominations postérieures au
1er janvier 2018 et un décret du 21 décembre 2017 a fixé la liste des commissions concernées.
Tableau 14 – P
 art des femmes dans les commissions et instances consultatives placées directement
auprès du ministère de la Culture et soumises à l’obligation de parité, 2013-2016
Au 31 décembre 20161 Au 1er janvier
Femmes Hommes Total Part des Part des
femmes femmes3
Commissions relevant de2 :
Cabinet de la Ministre 4 4 8 50 24
Secrétariat général 25 26 51 49 32
Direction générale des patrimoines 70 76 146 48 28
Direction générale de la création artistique 27 24 51 53 28
Direction générale des médias et des industries culturelles 17 20 37 46 39
Total 143 150 293 49 29
1. Données sur les membres titulaires dans les commissions soumises à l’obligation de parité instaurée par la loi de 2014 (commissions créées par la loi ou le décret et portant sur la répartition parmi les
membres titulaires désigné·e·s nominativement, hors membres de droit, hors commissions en cours de composition ou recomposition ou n’ayant pas fait l’objet d’un renouvellement depuis la date d’application
de la loi, sauf renouvellement partiel).
2. Il s’agit ici de la direction ou du service suivant principalement la commission en question.
3. Données sur la totalité des commissions.
Note : certaines femmes peuvent être présentes dans plusieurs commissions.
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, 2017
26 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 15 – P
 art des femmes dans les instances du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (cnv), 2015-2019
Au 1er janvier 2019 Au 1er janvier Au 1er janvier Au 1er octobre
Nombre de mandats1 Part des Part des Part des Part des
Femmes Hommes Total (%) (%) (%) (%)
Ensemble des instances du cnv 92 189 281 33 29 23 22
Président·e·s et vice-président·e·s 8 18 26 31 21 8 7
Membres et membres suppléant·e·s 84 171 255 33 30 24 24
dont membres titulaires 51 119 170 30 26 23 24
dont membres suppléant·e·s 33 52 85 39 38 28 22
Conseil d’administration 18 36 54 33 35 28 29
Président·e 0 1 1 0 0 0 0
Membres et membres suppléant·e·s 18 35 53 34 35 28 30
Comité des programmes2 8 18 26 31 28 17 20
Membres 8 17 25 32 29 17 21
Commissions3 66 135 201 33 27 22 21
Président·e·s et vice-président·e·s 8 16 24 33 23 10 7
Membres et membres suppléant·e·s 58 119 177 33 28 24 23
Comités régionaux : représentants du CNV 10 10 20 50 31
Comité d'engagement du fonds d'urgence4 5 23 28 18 25
Président·e 0 2 2 0 100
Membres 5 21 26 19 22
1. Plusieurs mandats peuvent être exercés par les mêmes personnes.
2. Le comité des programmes réunit le·a président·e du CA, les président·e·s et vice-président·e·s des commissions et quelques personnalités qualifiées.
3. Les commissions en charge de l’instruction des dossiers de demande d’aides sont au nombre de 8.
4. Le comité d’engagement du fonds d’urgence au spectacle vivant et les comités régionaux ne sont pas comptabilisés dans le total des instances.
Source : Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, 2019
Tableau 16 – Part des femmes dans les commissions du Centre national du cinéma et de l’image animée (cnc), 2015-2017
Juin 2017 Juin 2016 Juin 2015
Femmes Hommes Total Part des Part des Part des
Président·e·s et vice-président·e·s 9 14 23 39 27 27
Membres et membres suppléant·e·s 454 428 882 51 40 42
Total 463 442 905 51 39 41
Source : Centre national du cinéma et de l’image animée, 2018
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 27
Tableau 17 – P
 art des femmes dans les commissions d’acquisition du Centre national des arts plastiques, 2016-2018
De juillet 2018 à juillet 2021 Au 1er janvier En 2016
Femmes Hommes Part des Part des Part des
Commissions d’acquisition
Collège « Arts plastiques » 4 4 50 63 63
Collège « Photographie et images » 4 4 50 50 50
Collège « Arts décoratifs, design, métiers d’art » 4 4 50 50 50
Commissions de soutien à la création
Soutien à une recherche/production artistique 4 4 50 50 50
Soutien à la photographie documentaire contemporaine N/A N/A N/A 50 50
Soutien à la recherche en restauration et conservation d'œuvres d'art contemporain 2 2 50 75 75
Soutien à la recherche en théorie et critique d'art 4 4 50 50 50
Soutien à l'édition imprimée/numérique 4 4 50 50 50
Soutien à la première exposition/publication 3 2 60 63 62
Soutien pour une participation à une foire à l'étranger 2 2 50 50 50
Soutien pour l'avance remboursable dans la production d'une œuvre originale 2 2 50 50 50
Soutien aux maisons de production 4 4 50 63 50
Total 37 36 51 55 53
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2019
Tableau 18 – Part des femmes dans les membres des commissions du Centre national du livre (cnl), 2015-2018
Président·e·s 15 12 27 56 60 61 50
Membres 134 112 246 54 54 56 51
Total 149 124 273 55 55 57 51
Source : Centre national du livre, 2019
28 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 19 – Part des femmes dans les membres et président·e·s des commissions du Centre national du livre (cnl), 2015-2018
Commissions Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Part des
Arts 7 10 17 41 33 22 27
Bande dessinée 6 8 14 43 47 47 47
Diffusion du livre en bibliothèques - Publics empêchés 11 2 13 85 86 87 87
Économie numérique 2 4 6 33 43 44 44
Extraduction littérature 7 6 13 54 64 67 67
Extraduction sciences, sciences humaines et sociales 18 8 26 69 69 67 58
Histoires, sciences de l’homme et de la société 9 12 21 43 40 33 37
Librairies indépendantes de référence 10 8 18 56 56 53 53
Librairies francophones à l’étranger 8 5 13 62 58 46 23
Littérature classique et critique littéraire 9 6 15 60 59 54 57
Littérature jeunesse 8 8 16 50 50 46 46
Littérature scientifique et technique 6 3 9 67 64 86 38
Littératures étrangères (roman, poésie) 10 8 18 56 61 60 53
Philosophie 8 10 18 44 46 60 50
Poésie 8 6 14 57 47 50 50
Roman 9 8 17 53 61 54 45
Théâtre 4 6 10 40 52 82 71
Vie littéraire 9 6 15 60 64 69 64
Total général 149 124 273 55 55 57 51
Source : Centre national du livre, 2018
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 29
L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel depuis 1946 et concerne notamment la sphère
professionnelle, où s’applique la règle « à travail égal, salaire égal ».
La ministre de la Fonction publique a publié le 22 décembre 2016 une circulaire visant à assurer une effective égalité entre les
femmes et les hommes dans les rémunérations et les parcours professionnels, par la déclinaison du protocole d’accord relatif
à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, signé le 8 mars 2013 par l’ensemble des
organisations syndicales et les employeurs publics. Un accord spécifique, visant les mêmes fins, est en cours de négociation
En application des articles 104 et 105 de la loi no 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir profes-
sionnel, le décret no 2019-15 du 8 janvier 2019 portant application des dispositions visant à supprimer les écarts de rémuné-
ration entre les femmes et les hommes dans l’entreprise et relatives à la lutte contre les violences sexuelles et les agissements
sexistes au travail, détermine les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans
l’entreprise et relatives à la lutte contre les violences sexuelles et les agissements sexistes au travail.
Entré en vigueur le 1er janvier 2019, ce décret s’applique aux employeurs de droit privé ainsi que leurs salariés et aux personnels
des personnes publiques employés dans les conditions du droit privé.
30 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 20 – Rémunération comparée des agents titulaires du ministère de la Culture en 2017*
Par corps Femmes Hommes Effectif total1 Part des Rapport du montant
femmes moyen des primes
Corps Catégorie IM Moyen 2
Montant IM Moyen 2
Montant dans l’effectif reçues par les femmes
moyen primes moyen primes en 2016 et celles reçues
servies servies (%) par les hommes (%)
Administrateur·rice·s civil·e·s A 930 35 074 819 32 319 37 35 96
Attaché·e·s administratif·ve·s d’État A 581 11 911 604 12 864 524 64 96
Emplois fonctionnels A 981 36 941 946 34 882 96 29 102
Infirmier·ère·s d’État A 529 3 446 3 100
Inspecteur·rice·s conseiller·ères·s créat. A 685 8 930 692 8 871 143 55 102
Inspecteur·rice·s généraux·ales aff. c. A 1 156 39 956 1 213 38 872 22 45 108
Secrétaires administratif·ve·s B 435 4 970 436 4 954 694 80 101
Adjoint·e·s administratif·ve·s d’État C 376 3 920 363 3 763 1278 85 101
Architectes urbanistes A 696 15 173 804 18 137 227 44 97
Assistant·e·s ingénieur·e·s A 498 3 219 506 3 407 40 70 96
Bibliothécaires A 534 4 404 510 5 016 37 78 84
Chargé·e·s d’études documentaires A 562 5 511 588 5 715 350 77 101
Conservateur·rice·s généraux·ales bib. A 1 103 10 189 1 110 8 654 36 47 118
Conservateur·rice·s bibliothèque A 745 6 084 736 6 261 143 67 96
Conservateur·rice·s patrimoine A 722 6 237 812 7 047 653 54 100
Ingénieur·e·s de recherche A 728 6 237 755 6 429 72 56 101
Ingénieur·e·s d’études A 624 4 580 612 4 371 165 53 103
Bibliothécaires adjoint·e·s spécialisé·e·s B 494 3 553 445 3 833 48 65 83
Secrétaires de documentation B 420 3 912 437 4 109 193 72 99
Technicien·ne·s de recherche B 450 3 473 469 3 648 73 40 99
Magasinier·ère·s spécialisé·e·s C 367 2 617 383 2 996 22 45 91
Chef·fe·s de travaux d’art A 530 5 128 571 5 168 84 37 107
Technicien·ne·s d’art B 425 3 600 454 3 582 452 54 107
Adjoint·e·s tech. État C 361 3 368 367 3 368 351 17 102
Emplois d’accueil et de surveillance du public
Ingénieur·e·s des services culturels A 502 4 575 562 5 630 180 42 91
Technicien·ne·s des sc et bf B 409 2 965 443 3 133 567 42 103
Adjoint·e·s techniques asm C 351 2 120 361 2 239 1831 40 97
Professeur·e·s des ENSArt A 612 1 443 645 1 385 126 33 110
Par catégorie statutaire Femmes Hommes Part des Rapport du montant
Corps Catégorie Effectif1 IM Moyen2 Montant Effectif1 IM Moyen2 Montant dans l’effectif reçues par les femmes
servies servies (%) par les hommes
Agents titulaires A 1 633 656 9 922 1 332 721 11 837 56 92
B 1 240 434 4 906 793 450 4 777 62 106
C 1 893 375 3 849 1 543 373 3 637 54 105
1. Personnes physiques.
2. IM = indice majoré.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 31
Précisions relatives au tableau 20
Le tableau 20 présente pour chaque corps de titulaires (ou chaque catégorie statutaire), pour les femmes d’une part et pour
les hommes d’autre part, le montant annuel brut moyen de primes versé pour un équivalent temps plein et l’indice moyen
de rémunération. Ces moyennes ont été calculées à partir des données constituées par la population des agents titulaires
du ministère de la Culture rémunérés sur le budget de titre 2 pendant douze mois consécutifs, en excluant les agents entrés
ou sortis en cours d’année.
Afin de neutraliser les différences indemnitaires liées à l’avancement dans la carrière, la comparaison n’est pas directement
établie entre les montants indemnitaires moyens servis aux femmes et aux hommes, mais sur la base d’un indicateur construit
comme suit : [montant moyen des primes servies aux femmes/IM moyen des femmes]/[montant moyen des primes servies
aux hommes/IM moyen des hommes].
Les valeurs prises par cet indicateur permettent de considérer que la répartition des primes est équitable si le ratio est compris
entre 98 % et 102 % ; favorable aux femmes s’il est supérieur à 102 % ; défavorable aux femmes s’il est inférieur à 98 %.
Les montants indemnitaires moyens comparés entre femmes et hommes font ressortir une inégalité de la rémunération
indemnitaire selon la catégorie statutaire et le corps d’appartenance. Des inégalités en défaveur des femmes sont observées
au sein des catégories A et C, particulièrement dans la filière administrative.
Par corps, 10 présentent une situation équilibrée ; 10 sont favorables aux hommes ; 7 sont favorables aux femmes.
Il est à noter que la situation s’est nettement améliorée entre 2014 et 2016. On peut y voir un effet positif des revalorisations
mises en œuvre ces dernières années, notamment la mesure dite « d’équité sociale » et les effets du passage au régime indem-
nitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (rifseep). Cette évolution
devrait donc être accentuée en 2017.
Par catégorie, à indice équivalent, les femmes touchent 20 % de plus que les hommes en catégorie C, 16 % de plus en catégorie
B et 9 % de moins que les hommes en catégorie A. Ce constat peut s’expliquer par la surreprésentation des femmes dans la
filière administrative, qui est la mieux primée.
une discrimination selon le genre est susceptible d’être observée : primes attachées à la manière de servir de l’agent par
opposition aux primes de service fait. Ont été retenues à ce titre :
– indemnité tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise (ifse) (administrateurs civils, inspecteur·rice et
conseiller·ère de la création, des enseignements artistiques et de l’action culturelle (icceaac), attachés, secrétaires adminis-
tratifs, adjoints administratifs) ;
– indemnités d’administration et de technicité D.2002-61 (adjoints techniques, techniciens des services culturels, secrétaires
de documentation, adjoints d’accueil, de surveillance et de magasinage, magasiniers) ;
– indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires D.2002-62 et D.2002-63 (secrétaires administratifs, techniciens d’art,
chefs de travaux d’art, techniciens des services culturels, chargés d’études documentaires, bibliothécaires, bibliothécaires
assistants spécialisés) ;
– primes de rendement D.50-196 (adjoints administratifs, secrétaires administratifs, adjoints techniques, secrétaires de
documentation, chargés d’études documentaires) ;
– primes de fonction et de résultats D.2008-1533 (emplois fonctionnels) ;
– indemnités de fonctions, indemnités de performance (emplois fonctionnels) ;
– primes d’activité (inspecteurs généraux des affaires culturelles) ;
– indemnités de rendement et de fonctions D.2007-1366 (architectes urbanistes de l’État) ;
– indemnités scientifiques D.90-409 (conservateurs du patrimoine).
32 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 21 – Rémunérations comparées des agents contractuels du ministère de la Culture en 2017
Unités, euros et %
Catégorie/Groupe Femmes Hommes Effectif Part des Rapport du montant
total1 femmes moyen des parts
Effectif1 IM Montant Montant Effectif1 IM Montant Montant dans l’effectif
Moyen2 moyen moyen Moyen2 moyen moyen
variables reçues
total par les femmes
rémunération parts rémunération parts (%)
brute annuelle variables brute annuelle variables et celles reçues
(€) (€) (€) (€) par les hommes (%)
Catégorie A - Groupe 5 10 1237 69 542 1 271 26 1140 64 131 1 519 36 24 77
Catégorie A - Groupe 4 90 906 50 933 916 95 884 49 737 923 185 51 97
Catégorie A - Groupe 3 190 657 36 957 637 111 672 37 773 608 301 63 107
Catégorie B - Groupe 2 82 548 30 808 377 50 528 29 703 407 132 64 89
Catégorie C - Groupe 1 75 453 25 494 265 57 443 24 925 270 132 57 96
Total général 447 666 37 449 597 339 708 39 797 680 786 57 93
Note : ne sont pas recensés dans ce tableau :
– les agents contractuels art. 6 quater, quinquies et sexies ;
– les agents contractuels d’autres ministères en position normale d’activité (pna) ;
– les agents contractuels de la filière enseignement ;
– les agents contractuels relevant de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (cdaph) ;
– les agents contractuels hors groupe (groupe 6) ;
– les agents contractuels du titre 3 ;
– les personnels titulaires détachés sur contrat ;
– les personnels recrutés au titre de la loi dite « Berkani ».
Tableau 22 – Écart entre le salaire horaire moyen des femmes Tableau 23 – P
 art des femmes selon le niveau de rémunération
et des hommes dans les établissements publics dans les établissements publics du ministère
du ministère de la Culture, 2014-2015 de la Culture, 2014-2015
En % En %
Ensemble des salarié·e·s –8 –8 Ensemble des salarié·e·s des établissements publics 53 53
Détail par âge Détail par niveau de rémunération
18-29 ans –2 –1 10 % de salarié·e·s les moins bien rémunéré·e·s 60 60
dont cadres et professions intellectuelles supérieures –7 –7 10 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 43 41
dont professions intermédiaires –3 –5 5 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 41 38
dont employés et ouvriers –3 –3 1 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 31 34
30-49 ans –6 –6
dont cadres et professions intellectuelles supérieures – 11 – 12 Lecture :
dont professions intermédiaires –3 –5 – en 2015, parmi l’ensemble des salarié·e·s des établissements publics du ministère de la Culture, on compte 53 % de
femmes ;
dont employés et ouvriers –3 –5 – en 2015, parmi les 1 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s de ces établissements, la part des femmes n’est plus que
50 ans ou plus –8 –8 de 31 %.
dont cadres et professions intellectuelles supérieures –9 – 10 Champ : ensemble des salaires pour les salarié·e·s dont l’emploi principal se situe au sein des établissements publics du
dont professions intermédiaires –4 –6 Le critère de rémunération est le salaire horaire moyen.
dont employés et ouvriers –6 –6 Dernières données disponibles, homogènes entre 2014 et 2015.
Source : Insee (déclarations annuelles de données sociales)/
Lecture : en 2015, parmi les salarié·e·s des établissements publics, le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2018
8 % à celui des hommes. Cet écart est de – 2 % chez les salarié·e·s âgé·e·s de 18 à 29 ans.
Champ : ensemble des salaires pour les salarié·e·s dont l’emploi principal se situe au sein des établissements publics du
Dernières données disponibles, homogènes entre 2014 et 2015.
Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2018
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 33
Tableau 24 – É
 cart entre le salaire horaire moyen des femmes Tableau 25 – P
et des hommes dans les entreprises de l’audiovisuel dans les entreprises de l’audiovisuel public,
public, 2014-2015 2014-2015
Ensemble des salarié·e·s – 11 – 11 Ensemble des salarié·e·s des établissements publics 46 46
18-29 ans –8 –4 10 % de salarié·e·s les moins bien rémunéré·e·s 58 56
dont cadres et professions intellectuelles supérieures –8 –7 10 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 32 33
dont professions intermédiaires –9 –7 5 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 29 30
dont employés et ouvriers –7 2 1 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 28 27
30-49 ans –7 –7
dont cadres et professions intellectuelles supérieures –8 –8 Lecture :
dont professions intermédiaires –8 –7 – en 2015, parmi l’ensemble des salarié·e·s des entreprises de l’audiovisuel public, on compte 46 % de femmes ;
– en 2015, parmi les 1 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s de ces établissements, la part des femmes n’est plus que
dont employés et ouvriers –8 – 12 de 28 %.
50 ans ou plus – 13 – 12 Champ : ensemble des salaires pour les salarié·e·s dont l’emploi principal se situe au sein des entreprises de l’audiovisuel
dont cadres et professions intellectuelles supérieures – 13 – 13 public.
dont professions intermédiaires –9 – 10 Dernières données disponibles, homogènes entre 2014 et 2015.
dont employés et ouvriers –2 –1
Lecture : en 2015, parmi les entreprises de l’audiovisuel public, le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de 11 %
à celui des hommes. Cet écart est de – 7 % chez les salarié·e·s âgé·e·s de 18 à 29 ans.
Champ : ensemble des salaires pour les salarié·e·s dont l’emploi principal se situe au sein des entreprises de l’audiovisuel
34 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Jurys et concours
Depuis le 1er janvier 2015, l’administration est tenue de nommer une proportion minimale de 40 % de membres de chaque
sexe dans l’ensemble des jurys de concours et d’examens professionnels ainsi que dans les comités de sélection.
Pour aller plus loin en matière d’égalité professionnelle, la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté du 27 janvier 2017 prévoit
l’obligation de présidence alternée entre les femmes et les hommes des jurys et comités de sélection, à l’issue de chacun des
Tableau 26 – Composition des jurys des examens professionnels du ministère de la Culture, 2016-2018
Nombre de membres de jury (dont présidence) Présidence de jury
Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Femmes Hommes Total Part des Part des Part des
femmes femmes femmes femmes femmes femmes
Concours (catégories A, B et C) et procédures « loi Sauvadet » (catégorie A uniquement)
Catégorie A1 31 34 65 48 36 41 3 8 11 27 29 22
Catégorie B 10 10 20 50 50 42 1 4 5 20 64 29
Catégorie C2 0 0 0 /// 50 /// 0 0 0 /// 0 ///
Total concours et procédures « loi Sauvadet »
41 44 85 48 38 41 4 12 16 25 34 24
Examens professionnels (catégories A, B et C) + procédures « loi Sauvadet » (catégories B et C) + recrutement sans concours (catégorie C)
Catégorie A 6 7 13 46 56 46 0 3 3 0 50 0
Catégorie B 41 45 86 48 48 46 11 4 15 73 50 20
Catégorie C 17 19 36 47 50 50 4 3 7 57 0 100
64 71 135 47 50 47 15 10 25 60 44 31
et procédures « loi Sauvadet » (catégories B et C)
Total concours, examens professionnels,
procédures « loi Sauvadet » 105 115 220 48 40 42 19 22 41 46 36 26
et recrutement sans concours
1. Pas de concours de catégorie A en 2018, uniquement des procédures issues de la loi dite « Sauvadet » et pas d’organisation de l’examen professionnel de chargé d’études documentaires principal (organisation en 2019).
2. Organisation d’un recrutement sans concours mais pas de concours de catégorie C en 2018, ni en 2016.
Note : l’intégration des procédures loi Sauvadet avec les concours de catégorie A en 2016 crée une rupture de série pour ces deux lignes par rapport à 2015.
L’intégration des recrutements sans concours pour les catégories C crée une rupture de série pour cette ligne par rapport à 2015.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 35
Une note-circulaire de la ministre de la Culture a imposé en 2013 que les listes restreintes de candidats présélectionnés à la
direction des établissements labellisés et des réseaux nationaux du spectacle vivant et des arts plastiques soient paritaires.
L’article 5 de la loi no 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, consacre le
principe de l’égal accès des hommes et des femmes à la tête des institutions labellisées de la création. Les textes d’application
de cet article de loi, décret no 2017-432 du 28 mars 2017 et arrêtés du 5 mai 2017 fixant le cahier des missions et des charges
de l’ensemble des labels de la création, en ont précisé les modalités d’application. La circulaire du 8 mars 2017 relative à la
parité dans le secteur de la création a fixé des objectifs aux directions régionales des affaires culturelles en la matière.
Tableau 27 – P
 art des femmes parmi les directeur·rice·s des lieux de création et de diffusion des arts plastiques et du spectacle vivant
subventionnés par le ministère de la Culture1, 2016-2019
Nombre de Part Part des Part des Part des Part des Part des
structures mixte hommes femmes femmes femmes femmes
Centres chorégraphiques nationaux (ccn) 19 11 74 16 16 11 11
Centres d’art 47 0 38 62 64 62 62
Centres de développement chorégraphique (cdc) 12 0 33 67 67 58 58
Centres dramatiques nationaux (cdn) et régionaux (cdr) 37 5 68 27 22 21 21
Centres nationaux de création musicale (cncm) 8 13 75 13 0 0 0
Centres nationaux des arts de la rue et assimilés (cnarep) 13 8 54 38 29 29 21
Fonds régionaux d’art contemporain (frac) 23 0 35 65 65 60 55
Opéras2 5 0 60 40 40 17 15
Orchestres 10 0 40 60 32 38
Pôles nationaux des arts du cirque (pnac) 5 0 0 100 33 33 25
Scènes de musiques actuelles (smac) 81 1 86 12 12 12 10
Scènes nationales 73 0 70 30 30 28 28
Total 333 2 63 35 31 29 26
1. Structures subventionnées dans le cadre du programme 131.
2. Il n’y a plus que cinq opéras nationaux, ce qui explique la rupture de série avec 2017.
Notes : Hors structures nationales.
Ce sont désormais les directeur·rice·s généraux·ales des orchestres qui sont pris en compte, et non plus la direction musicale. Il n’y a aucune femme à la direction musicale des orchestres.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 37
Tableau 28 – P
 art des femmes parmi les chef·fe·s des services territoriaux agréés en archéologie préventive, 2016-2019
Commune 3 13 16 19 21 19 19
Groupement de communes 4 5 9 44 50 33 50
Métropole 0 4 4 0 0 0 0
Conseil départemental 10 19 29 34 37 28 37
Groupe de départements 0 2 2 0 0 0 0
Total 17 43 60 28 30 25 30
Source : Ministère de la Culture, Observatoire de l’archéologie, 2019
Tableau 29 – P
 art des femmes parmi les directeur·rice·s des archives départementales en 2016-2018
Nombre 2018 2017 2016
Directeur·rice 48 53 48 49 46
Par taille d’établissement (répartition au 31 décembre 2016)
10 à 19 agent·e·s 17 76 194 28 22
20 à 29 agent·e·s 39 430 493 47 56
30 à 39 agent·e·s 24 471 347 58 50
40 agent·e·s et plus 21 600 541 53 47
Source : Service interministériel des archives de France/Ministère de la Culture, deps, 2019
Tableau 30 – Part des femmes dirigeant les musées de France (hors musées nationaux), 2015-2019
Musées de France1 accueillant le plus de visiteur·se·s (30 établissements) 13 17 30 43 46 43 33
1. Hors musées nationaux.
N.B. : attention, la base d’analyse change entre 2017 et 2018. Jusqu’en 2017, le classement des 30 musées de France les plus fréquentés (hors musées nationaux) était fourni par Le Journal des Arts. C’est sur la base de cette liste que la part des femmes
dirigeantes était ensuite recherchée. Le Journal des Arts a arrêté cette recension en 2018. Les chiffres fournis au 1er janvier 2019 pour l’année 2018 sont ceux fournis par l’enquête Muséofile du service des musées de France, qui intègre directement cette question.
38 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 31 – P
 art des femmes parmi les directeur·rice·s des établissements nationaux, territoriaux et associatifs
de l’enseignement supérieur Culture, 2016-2019
Au 6 février 2019 Au 1er janvier Au 1er janvier Au 1er janvier
Établissements publics nationaux 12 25 37 32 33 33 30
Établissements publics de coopération culturelle (epcc) et associations 16 42 58 28 31 30 27
Architecture 7 14 21 33 38
Arts plastiques 14 27 41 34 37
Audiovisuel 1 1 2 50 50
Patrimoine 1 0 1 100 50
Spectacle vivant 5 25 30 17 19
Total 28 67 95 29 32 31 28
Note : données disponibles pour 95 des 99 écoles du réseau ; 4 étant en attente de la nomination de leur directeur·rice.
N.B. : pour l’année 2019, la date d’observation est le 6 février, et non pas le 1er janvier. On note également deux cas d’établissements étant dirigés par un co-directeur et une co-directrice.
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, Département de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la technologie, 2019
Tableau 32 – P
 art des femmes à la direction* des 100 plus grandes entreprises culturelles en France, 2016-2019
Livre et presse 7 36 43 16 11 16 9
dont livre 4 8 12 33 18 27
dont presse 3 28 31 10 9 12
Audiovisuel 3 24 27 11 7 3
Publicité 1 18 19 5 16 19
Autres (jeux vidéo et spectacle vivant) 0 11 11 0 0 0
Total 11 89 100 11 10 12 7
* Président·e, directeur·rice général·e ou, le cas échéant, gérant·e.
Note : les données 2019 ont été mesurées sur une liste d’entreprises actualisée par rapport à celle des années précédentes. La répartition par secteur d’activité étant différente, seuls les chiffres pour le livre et la presse ainsi que le total sont comparables avec les
Champ : 100 entreprises des secteurs culturels ayant le chiffre d’affaires le plus important en 2016, hors établissements publics et entreprises de l’audiovisuel public.
Source : Insee (Esane)/Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2019
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 39
L’article 1er de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes impose que des actions soient menées
pour garantir l’égal accès des femmes et des hommes à la création et à la production culturelle et artistique.
La loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine prévoit plus particulièrement que la
politique en faveur de la création artistique poursuive l’objectif de favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes dans
tous les domaines de la création artistique. Les arrêtés du 5 mai 2017 fixant le cahier des missions et des charges de l’ensemble
des labels ont précisé les modalités d’application de cette disposition. La circulaire du 8 mars 2017 relative à la parité dans le
secteur de la création a fixé aux directions régionales des affaires culturelles des objectifs en la matière.
Tableau 33 – P
 art des femmes dirigeant des institutions labellisées* selon le budget de l’établissement,
Au 1er janvier 2018 Au 1er janvier Au 1er janvier
(sur le budget (sur le budget
2015/2016) 2014/2015)
Budget 2016-2017 Nombre de Mixte Hommes Part des Part des Part des
structures femmes femmes femmes
Inférieur à 500 000 € 55 2 53 45 53 54
Entre 500 000 et 1 000 000 € 76 3 67 31 25 27
Entre 1 000 000 et 2 000 000 € 84 6 60 34 32 30
Entre 2 000 000 et 5 000 000 € 110 2 74 25 24 15
Entre 5 000 000 et 10 000 000 € 29 3 79 17 20 19
Supérieur ou égal à 10 000 000 € 15 0 60 40 22 5
Total 369 3 66 31 29 26
* Structures labellisées dans le cadre du programme Création artistique (programme 131) hors structures nationales : fonds régionaux d’art contemporain (frac), centres d’art, centres de développement chorégraphique (cdc), scènes
nationales, centres chorégraphiques nationaux (ccn), orchestres, scènes de musiques actuelles, pôles cirques, centres dramatiques nationaux (cdn) et régionaux (cdr), opéras, centres nationaux de création musicale, centres nationaux
Note : les données au 1er janvier 2016 étaient calculées en prenant en compte la direction artistique des orchestres (où il n’y a aucune femme), les données à partir de 2017 prennent en compte les directeur·rice·s généraux·ales des
orchestres. Cette modification explique l’augmentation de la part des femmes dans la catégorie « Supérieur ou égal à 10 millions d’euros ».
Source : Ministère de la Culture, Direction générale de la création artistique, 2018
Tableau 34 – Aides à la création artistique accordées par le ministère de la Culture, 2018
Unités, milliers d’euros et %
Composition de la commission Nombre d’aides accordées Montant des aides accordées
Nombre Part des Total Part des Total Part des
de membres femmes femmes (milliers d’euros) femmes
Aide à l'écriture d'œuvres musicales 18 50 48 13 518 9
Aide à l'écriture dramatique 22 50 47 57 761 52
Soutien à la commande artistique dans le domaine des arts plastiques
Aides déconcentrées pour la danse 148 58 266 42 8 853 32
Aides déconcentrées pour la musique 236 40 344 22 12 879 25
Aides déconcentrées pour le théâtre 283 50 618 36 25 421 27
Total 707 48 1 323 33 48 432 28
Note : le soutien à la commande artistique concerne en majorité des collectifs (36 pour 61 accordées), 15 de ces collectifs étaient composés d’au moins une femme.
Note : la part des femmes recevant des aides déconcentrées est calculée à partir du sexe du directeur artistique.
40 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 35 – R
 épartition des aides accordées par le Centre national du livre (cnl) aux auteurs et aux traducteurs, par type d’aide, 2016-2018
Unités, milliers d’euros, euros et %
Nombre de demandes Nombre d’aides accordées Montant total des aides accordées Montant moyen des aides accordées
Total Part Part Part Total Part Part Part Total Part Part Part Ensemble Écart Écart Écart
des des des des des des (milliers des des des (euros) F/H F/H F/H
femmes femmes femmes femmes femmes femmes d’euros) femmes femmes femmes (%) (%) (%)
Assistance culturelle1 18 17 25 24 18 17 26 24 149 10 22 21 7 000 – 43 – 21 – 13
Bourses 479 47 46 44 236 47 39 40 2 254 44 36 43 9 520 –9 – 11 12
Bourses de résidence 33 42 43 64 23 43 38 61 104 44 37 60 4 531 3 –5 –3
Bourses de traduction 13 54 71 100 12 58 67 100 74 62 63 100 6 050 16 – 17
Traducteurs étrangers 51 65 51 58 42 64 46 55 166 60 39 55 4 052 – 16 – 28 –1
Total 594 48 45 45 331 47 38 38 2 746 44 35 35 8 266 – 13 1 – 12
1. Action sociale auprès des auteur·e·s menée en collaboration avec la Société des gens de lettres (sgdl).
Lecture : en 2018, 479 demandes de bourses ont été déposées auprès du cnl (dont 47 % par des femmes), 236 ont été accordées (dont 47 % à des femmes). Le montant total des aides versées pour les bourses est de 2,25 million d’euros (dont 44 % pour des
femmes). Le montant moyen accordé par bourse est de 9 520 €, les femmes touchant en moyenne une aide 9 % inférieure à celle des hommes.
Tableau 35 bis – R
 épartition des aides accordées par le Centre national du livre (cnl) aux auteurs et aux traducteurs par domaine éditorial
Nombre d’aides accordées Montant total des aides accordées
Total Part Total Part
des femmes (milliers d’euros) des femmes
Arts et bibliophilie 7 43 52 41
Bande dessinée 52 27 464 24
Histoire et shs 13 69 77 46
Jeunesse 43 74 443 75
Littérature classique et critique littéraire 0 /// 0 ///
Littérature scientifique et technique 2 100 18 100
Littératures étrangères 14 50 116 39
Philosophie 8 50 63 50
Poésie 32 34 273 42
Roman 119 48 952 43
Théâtre 23 65 144 50
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 41
Tableau 36 – B
 énéficiaires de l’avance sur recettes (avant réalisation) du Centre national du cinéma et de l’image animée,
Nombre Répartition selon le sexe du réalisateur
de projets aidés
Femmes Hommes Mixte1 Total
20082 53 23 76 2 100
20092 51 28 73 0 100
20102 53 17 79 4 100
20112 57 33 65 2 100
20122 56 29 70 2 100
20132 55 31 67 2 100
20142 57 23 77 0 100
20152 57 35 65 0 100
20162 55 24 73 4 100
2017 53 32 62 6 100
1. Films coréalisés par des personnes de sexe différent.
2. Les données pour les années 2008 à 2016 ont été corrigées.
Note : le nombre de demandes d’aides étant très important, il n’existe pas de répartition de celles-ci par sexe.
Tableau 37 – D
 evis moyen des films d’initiative française, 2008-2017
Devis moyen en fonction du sexe du réalisateur Écart
(millions d’euros) F/H
Femmes Hommes Mixte1 Ensemble
2008 3,32 7,25 3,06 6,42 – 54
2009 4,06 5,37 4,52 5,10 – 24
2010 3,70 5,92 5,80 5,48 – 37
2011 3,49 6,14 4,35 5,47 – 43
2012 3,45 5,69 2,27 5,10 – 39
2013 3,19 5,59 1,54 4,90 – 43
2014 2,83 4,35 0,16 3,94 – 35
2015 3,50 4,70 1,53 4,38 – 26
2016 2,58 6,52 2,03 5,47 – 60
2017 3,47 5,51 3,58 4,90 – 37
Lecture : en 2017, le devis moyen des films d’initiative française réalisés par des femmes est de 3,47millions d’euros, soit 37 % de moins que le devis moyen des films réalisés par des hommes (5,51 millions d’euros).
42 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Dans le cadre des textes d’application de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au
patrimoine, l’objectif de la parité d’accès à la programmation a été intégré dans les cahiers des charges des établissements
labellisés de la création artistique. La circulaire du 8 mars 2017 relative à la parité dans le secteur de la création a précisé les
progressions attendues.
S’agissant des médias, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a renforcé les obligations des
éditeurs de services de communication audiovisuelle en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la program-
mation. Cette loi a confié au Conseil supérieur de l’audiovisuel (csa) la mission de veiller à une juste représentation des
femmes et des hommes dans les programmes de services de communication audiovisuelle. Le premier rapport du csa sur la
présence des femmes dans les programmes audiovisuels a été publié le 8 mars 2016. Les contrats d’objectifs et de moyens
des entreprises de l’audiovisuel public comportent des obligations en la matière, notamment concernant la parité parmi les
experts intervenant dans les émissions.
Tableau 38 – R
 épartition des spectacles programmés selon le sexe de la personne les ayant écrits, adaptés, traduits, mis en scène,
scénographiés et chorégraphiés, saison 2017-2018
Théâtres Centres Scènes Scènes Pôles nationaux Centres de Ensemble
nationaux dramatiques nationales conventionnées des arts développement
nationaux du Cirque chorégraphiques
Nombre de représentations 1 354 3 339 5 431 4 652 385 147 15 308
Part des représentations de spectacles
39 35 31 33 37 54 34
mis en scène par des femmes (%)
Nombre de spectacles 94 798 2 449 2 597 171 76 6 185
Part des spectacles mis en scène par des femmes (%) 33 35 33 34 34 50 34
Nombre de spectacles jeune public 10 178 930 1 118 108 18 2 362
Part des spectacles jeune public mis en scène
40 41 34 36 36 44 36
par des femmes (%)
Répartition des femmes par fonction (%)
Part de femmes ayant écrit le spectacle 17 20 24 26 22 18 24
Part de femmes ayant réalisé l'adaptation 25 35 38 35 27 – 35
Part de femmes ayant réalisé la traduction 32 42 42 43 44 – 42
Part de femmes ayant réalisé la mise en scène 32 34 33 34 34 35 34
Part de femmes ayant réalisé la scénographie 38 37 31 35 30 57 34
Part de femmes ayant réalisé la chorégraphie 44 39 37 36 44 41 37
Source : Les Archives du spectacle/Ministre de la Culture, Direction générale de la création artistique, 2018
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 43
Tableau 39 – P
 art des femmes dans la programmation des lieux musicaux, saison 2018-2019
Opéras Part mis en scène
Nombre de représentations 1 383 15
Nombre de spectacles 357 20
Nombre de spectacles jeune public 66 32
Direction musicale 7
Chorégraphie 36
Compositeur·rice 1
Compositeur·rice contemporain·e –
Source : Les Archives du spectacle/Ministre de la Culture, Direction générale de la création artistique, 2019
Tableau 40 – P
 art des œuvres réalisées par des femmes dans les acquisitions du Fonds national d’art contemporain (fnac)
et des fonds régionaux d’art contemporain (frac) en 2012-2017
Total d’œuvres Part des œuvres Part des œuvres Part des œuvres Part des œuvres Part des œuvres Part des œuvres
acquises de femmes de femmes de femmes de femmes de femmes de femmes
Ensemble des œuvres 292 n.d. 12 43 31 17 18
Œuvres françaises 153 n.d. 8 40 38 8 16
Œuvres étrangères 139 n.d. 35 49 25 36 20
Ensemble des œuvres1 873 40 23 33 25 28 19
Œuvres françaises1 398 33 19 29 28 39 22
Œuvres étrangères1 475 46 31 35 32 21 16
Note : la ventilation du total du nombre d’œuvres acquises n’est pas disponible pour 2017.
1. Données corrigées pour les années 2014, 2015 et 2016.
Tableau 41 – P
 art des femmes parmi les artistes exposé·e·s dans les fonds régionaux d’art contemporain et les centres d’art, 2013-2016
Nombre total Mixtes Hommes Femmes Part des Part des Part des Part des
d’artistes femmes femmes femmes femmes
exposés (%) (%) (%) (%)
Ensemble des artistes exposés 1 944 54 1 355 535 31 23 23 23
dont expositions monographiques 157 1 107 49 35 25 25 24
dont expositions collectives 1 787 53 1 248 486 30 23 23 23
Ensemble des artistes exposés 1 366 60 900 406 33 31 31 33
dont expositions monographiques 182 2 108 72 40 33 33 33
dont expositions collectives n.d. 58 792 334 32 31 31 32
44 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 42 – P
 art des femmes parmi les commissaires d’expositions de quelques grandes expositions, 2015-2018
Nombre Total Femmes Part des Part des Part des Part des
d’expositions femmes femmes femmes femmes
Expositions « d’intérêt national » 20 34 17 50 54 58 49
Réunion des musées nationaux et du Grand Palais (rmn-GP) 62 28
Source : Réunion des musées nationaux-Grand Palais/Ministère de la Culture, Direction générale des patrimoines, 2019
Tableau 43 – P
 art des femmes parmi les réalisateur·rice·s Tableau 44 – P
 art des femmes parmi les réalisateur·rice·s de longs-métrages
de courts-métrages, 2009-2017 (films agréés), 2008-2017
Unités et % Unités et %
Nombre de courts-métrages dont réalisés par des femmes Nombre Répartition selon le sexe du réalisateur
produits (%) de films agréés
20091 393 29 (%) (%) (%) (%)
20101 499 29 2008 240 18 80 3 100
20111 437 29 2009 230 18 80 2 100
20121 442 30 2010 261 20 79 2 100
20131 331 32 2011 271 20 76 3 100
20141 392 34 2012 279 22 75 3 100
20151 374 38 2013 269 20 77 3 100
20161 359 33 2014 258 21 78 2 100
2017 327 32 2015 300 21 77 2 100
Note : les années considérées sont les années d’agrément des investissements.
2016 283 21 76 3 100
1. Les données pour les années 2009 à 2016 ont été corrigées. 2017 300 23 73 4 100
Source : Centre national du cinéma et de l’image animée, 2018 1. Lorsqu’un film est coréalisé par des personnes de sexe différent, il est qualifié de mixte et compté une seule fois.
Tableau 45 – P
 art des femmes à l’antenne par genre de programme, 2013-2016
Fiction 35 39 37 37
dont fiction française récente (moins de 3 ans) 37 /// 41 42
Information 37 36 36 35
Magazines et documentaires 32 35 34 37
Divertissement 41 /// 39 41
Sport 17 /// 16 15
Champ : chaînes gratuites de la tnt et Canal +.
Les observations ont été menées sur les programmes d’information de la mi-journée et sur la tranche horaire 17-23 h.
Source : Conseil supérieur de l’audiovisuel, tns-Sofres, 2017
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 45
Tableau 46 – P
 art des femmes parmi les détenteur·rice·s de la carte de presse, 2000-2017
Nombre Part des Part des Part des
de détenteur·rice·s femmes femmes femmes
de la carte de presse (%) (%) (%)
Presse écrite 20 242 48 48 42
Télévision 5 860 43 41 30
Radio 3 399 44 43 35
Agence de presse 3 177 43 44 35
Autres 2 388 52 53 46
Reporter/rédacteur·rice 18 420 49 49 44
Rédacteur·rice en chef 4 456 38 37 28
Chef·fe d’agence, de service, de rubrique 3 255 45 45 34
Secrétaire de rédaction 2 915 64 64 59
Secrétaire général·e de rédaction, chef·fe d’édition 1 385 47 47 40
Dessinateur·rice, graphiste 1 131 54 54 52
Reporter photographe 1 021 22 21 13
Directeur·rice de publication ou de rédaction 1 041 26 26 18
Journaliste reporter d’images 911 36 35 17
Producteur·rice/réalisateur·rice 65 58 48 53
Autres 398 52 55 45
Moins de 26 ans 1 095 54 52 51
26 à 35 ans 8 113 54 54 47
36 à 45 ans 9 613 48 49 40
46 à 55 ans 9 848 44 44 33
56 à 65 ans 5 666 39 38 31
66 ans et plus 731 34 34 37
Total 35 066 47 47 40
Source : Observatoire des métiers de la presse, Afdas/ccijp, 2019
Tableau 47 – P
 art des femmes parmi les expert·e·s/invité·e·s de certains programmes à la télévision
et à la radio en 2018
Média Émission Part des femmes Part des femmes
(%) en 2017
France Télévisions Ensemble d’émissions1 42 41
dont C dans l’air 32 34
Arte Ensemble d’émissions2 33 40
dont Arte Journal 39 40
dont Thema3 24 32
dont X:enius 37 23
Radio France Ensemble d’émissions3 36 33
1. Périmètre csa : journaux télévisés, émissions de plateau et de débat sur les chaînes généralistes France 2, France 3, France 5 et France Ô, sur une période de deux mois.
2. La chaîne ne comptabilise que les expert·e·s et non les personnes invitées en tant que témoins.
3. Total de 6 230 invités sur le plateau (et non les expert·e·s interviewé·e·s dans les documentaires) des émissions suivantes retenues par le csa pour le rapport relatif à la représentation
des femmes à la télévision et à la radio :
– sur l’intégralité de l’année 2018, 15 émissions [Grand bien vous fasse, La tête au carré, CO2 mon amour, La marche de l’histoire, Le téléphone sonne, Les petits bateaux, Un jour dans le
monde, L’invités des matins (1re partie), Du grain à moudre, Les enjeux internationaux, Affaires étrangères, Entendez-vous l’éco, Dimanche et après, Les informés, La tribune des critiques
de disques] ;
– à partir de septembre 2018, l’évolution du format des matins de France Culture rend inopérent le distinguo entre première et seconde partie invité.
D’une année à l’autre, le périmètre des émissions retenues peut évoluer en fonction de la liste retenue d’émission pour l’élaboration du rapport du csa.
Source : Entreprises de l’audiovisuel public/Ministère de la Culture, Direction générale des médias et des industries culturelles, 2018
46 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 48 – E
 ntrées moyennes par film d’initiative française selon le sexe du réalisateur, 2008-2017
Nombre de films sortis en salle Nombre moyen d’entrées par film (milliers) Nombre d’entrées pour 100 € investis1
Femmes Hommes Mixte Total Part des Femmes Hommes Mixte Total Femmes Hommes Mixte Total
2008 41 177 7 225 18 285 385 199 361 8,1 5,2 8,1 5,6
2009 42 170 5 217 19 206 292 329 276 5,5 5,6 7,3 5,6
2010 47 195 4 246 19 206 390 106 350 5,7 6,2 1,8 6,1
2011 55 194 6 255 22 157 407 497 355 4,6 6,9 9,8 6,6
2012 53 198 9 260 20 135 289 177 254 3,8 5,2 7,4 5,0
2013 52 188 9 249 21 151 374 91 317 4,7 6,8 4,8 6,5
2014 45 182 4 231 19 177 272 13 249 6,2 6,1 8,2 6,1
2015 55 191 4 250 22 187 334 336 301 5,4 6,8 17,5 6,7
2016 37 141 7 185 20 145 381 156 326 4,4 5,5 7,7 5,4
20172 10 40 1 51 20 149 360 3 312 4,5 6,2 1,5 5,9
1. Nombre d’entrées rapporté au devis du film.
2. Entrées arrêtées au 31 janvier 2017. L’année de référence est l’année d’agrément des investissements. Les données relatives aux films agréés en 2017 sont partielles et à regarder avec les précautions d’usage.
Note : lorsqu’un film est coréalisé par des personnes de sexe différent, il est qualifié de mixte et compté une seule fois.
Les historiques ont été retraités en 2019 et les tableaux affichent donc des différences avec ceux de l’Observatoire des années précédentes.
Source : Centre national du cinéma et de l’image animée, 2019
Tableau 49 – P
 art des femmes parmi les lauréat·e·s de certaines distinctions aux Césars du cinéma, 1976-2018
1976 à 1979 1980 à 1989 1990 à 1999 2000 à 2009 2010 à 2018 Total
Films sélectionnés 16 45 52 52 64 229
dont réalisés par des femmes 1 3 4 7 8 23
Part des femmes (%) 6 7 8 13 13 10
Films primés 4 11 10 10 9 44
dont réalisés par des femmes 0 1 0 3 0 4
Part des femmes (%) 0 9 0 30 0 9
Meilleur court-métrage1
Films sélectionnés 15 54 42 46 41 198
dont réalisés par des femmes 1 10 6 9 12 38
Part des femmes 7 19 14 20 29 19
Films primés 3 10 10 11 9 43
dont réalisés par des femmes 1 1 1 4 5 12
Part des femmes 33 10 10 36 56 28
Meilleur·e réalisateur·rice
Réalisateur·rice·s sélectionné·e·s 16 46 52 51 59 224
dont femmes 1 2 4 3 11 21
Part des femmes (%) 6 4 8 6 19 9
Réalisateur·rice·s primé·e·s 4 10 11 10 9 44
dont femmes 0 0 0 1 0 1
Part des femmes (%) 0 0 0 10 0 2
1. Meilleur court métrage de fiction jusqu’à 1991, puis meilleur court métrage.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 47
Tableau 50 – P
 art des femmes parmi les lauréat·e·s de certains prix du Festival de Cannes ainsi qu’à la présidence du jury, 1970-2018
Films primés 13 12 12 10 9 56
dont réalisés par des femmes 0 0 1 0 0 1
Part des femmes (%) 0 0 8 0 0 2
Films primés 8 10 10 10 9 47
dont réalisés par des femmes 0 2 1 2 1 6
Part des femmes (%) 0 20 10 20 11 11
Films primés 9 10 10 10 9 48
dont réalisés par des femmes 0 1 0 1 1 3
Part des femmes (%) 0 10 0 10 11 6
Nombre de président·e·s 10 10 10 10 9 49
dont femmes 4 0 2 2 2 10
Part des femmes (%) 40 0 20 20 22 20
Tableau 51 – P
 arts des femmes parmi les interprètes des 50 plus grands succès musicaux de l’année 2016
Femmes Hommes Mixtes Part des femmes
Top 50 téléchargement (titres) 12 32 6 24
Top 50 flux (titres) 9 25 16 18
Top 50 physique (albums) 13 33 4 26
Source : GfK/deps, Ministère de la Culture, 2018
Tableau 52 – P
 art des femmes parmi les lauréat·e·s des Victoires de la musique, de la musique classique et du jazz, 1985-2018
1985 à 1989 1990 à 1999 2000 à 2009 2010 à 2018 Total
Victoires de la musique (meilleur album1)
Albums primés 6 10 19 19 54
dont chantés par des hommes 5 10 17 14 46
dont chantés par des femmes 0 0 1 3 4
dont mixtes (duo, groupe, etc.) 1 0 1 2 4
Part des femmes (%) 0 0 5 16 7
Artistes primé·e·s 8 9 17
dont hommes 6 8 14
dont femmes 0 1 1
dont mixtes (duo, groupe, etc.) 2 0 2
Part des femmes (%) 0 11 6
Victoires de la musique classique2
Artistes primé·e·s 7 18 29 24 78
dont hommes 2 10 21 19 52
dont femmes 5 8 8 5 26
Part des femmes (%) 71 44 28 21 33
1. « Meilleur album de l’année » entre 1985-1998 et 2011 ; « Meilleur album rock » et « Meilleur album variété » pour les autres années.
2. « Artiste lyrique de l’année » et « Soliste instrumental de l’année » de 1986 à 2016, « Compositeur de l’année » à partir de 2000.
48 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 53 – Part des femmes parmi les lauréat·e·s des Molières, 1987-2018
1987 à 1989 1990 à 1999 2000 à 2009 2010 à 2018 Total
Molière du metteur en scène 1
Artistes sélectionné·e·s 16 50 53 45 172
dont femmes 1 0 8 4 15
Part des femmes (%) 6 0 15 9 9
Artistes primé·e·s 3 10 10 10 35
dont femmes 0 0 3 0 4
Part des femmes (%) 0 0 30 0 11
Molière de l’auteur
Artistes sélectionné·e·s 14 55 54 35 164
dont femmes 3 10 6 6 27
Part des femmes (%) 21 18 11 17 16
Artistes primé·e·s 3 15 10 6 35
dont femmes 1 3 1 0 5
Part des femmes (%) 33 20 10 0 14
1. Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre public et Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre privé.
Tableau 54 – Part des femmes dans les jurys de quelques prix littéraires emblématiques, 2013-2018
Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Part des Part des Part des
Composition 24 36 56 43 38 38 41 39 41
dont hors prix Femina1 14 36 46 30 24 25 25 26 27
Présidence 1 5 6 17 17 17 17 50 50
1. Le jury du prix Femina est composé exclusivement de femmes.
Champ : les prix qui ont été pris en compte dans ce tableau sont les suivants : Académie Goncourt, Renaudot, Femina, Décembre, Interallié et Médicis.
Tableau 55 – P
 art des femmes parmi les lauréat·e·s de quelques prix littéraires emblématiques, 1900-2018
1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 Total
à 1909 à 1919 à 1929 à 1939 à 1949 à 1959 à 1969 à 1979 à 1989 à 1999 à 2009 à 2018
Hommes 11 15 22 34 26 39 44 67 71 90 96 73 588
Femmes 2 4 2 6 9 8 16 18 22 32 32 50 201
Total 13 17 24 40 35 47 60 85 93 122 128 123 787
Part des femmes (%) 15 24 8 15 26 17 27 21 24 26 25 41 26
Champ : les prix qui ont été pris en compte dans ce tableau sont les suivants : Académie Goncourt (roman), Goncourt des lycéens, Renaudot (roman), Femina, Décembre, Interallié (roman français), Prix du roman fnac, Prix des libraires, Médicis, Prix du livre
Inter, Grand Prix RTL-Lire, Prix des lectrices de Elle, Prix des maisons de la presse.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 49
Tableau 56 – Parts des femmes décorées dans l’ordre des Arts et des Lettres, 2014-2018
Femmes Hommes Total Part des Femmes Hommes Total Part des Femmes Hommes Total Part des
2014 269 374 643 42 69 104 173 40 15 60 75 20
2015 258 376 634 41 58 124 182 32 15 34 49 31
2016 273 315 588 46 68 107 175 39 27 43 70 39
2017 181 211 392 46 53 062 115 46 14 29 43 33
2018 145 158 303 48 19 040 059 32 12 21 33 36
50 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Le principe de l’égalité de rémunération consacré par le Code du travail s’applique au secteur privé et public, et interdit toute
discrimination de salaire fondée sur le sexe.
Le plan d’action de 14 mesures pour le développement d’emplois de qualité dans le spectacle vivant, l’audiovisuel et le cinéma,
signé par l’État le 18 mai 2016 avec les organisations représentatives, a inscrit dans ses mesures prioritaires la volonté de « lever
les freins à l’égalité femmes/hommes ».
Tableau 57 – P
 art des femmes parmi les étudiant·e·s des écoles de l’enseignement supérieur Culture, 2007-2018
Part des femmes parmi les étudiant·e·s Nombre Nombre
d’étudiant·e·s d’écoles
2007- 2008- 2009- 2010- 2011- 2012- 2013- 2014- 2015- 2016- 2017- 2017-2018 2017-2018
Arts plastiques 63 64 64 64 63 64 65 64 64 65 66 11 076 44
Architecture 54 55 55 56 57 56 57 57 57 58 59 17 804 20
Spectacle vivant 53 53 53 53 56 55 49 52 50 48 47 3 663 33
Patrimoine 79 80 80 80 80 81 82 80 80 80 81 1 712 2
Cinéma, audiovisuel 48 50 51 54 54 56 61 58 55 56 51 275 2
Ensemble de l’enseignement supérieur Culture 58 59 59 59 59 60 60 60 60 60 61 34 530 1011
Ensemble de l’enseignement supérieur 56 56 56 56 56 55 55 55 55 55 55 2 680 400
Champ : établissements de l’enseignement supérieur Culture.
1. Trois écoles pluridisciplinaires apparaissent à la fois dans le domaine du Spectacle vivant et des Arts plastiques.
Source : Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2018
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 51
Tableau 58 – Part des femmes parmi les actif·ve·s des secteurs culturels ayant bénéficié d’une formation continue en 2017
Femmes Hommes Total Part des femmes (%) Part des femmes (%)
Intermittent·e·s du spectacle par catégorie
Technicien·ne·s de l’audiovisuel 1 453 1 897 3 350 43 40
Technicien·ne·s du spectacle vivant 2 952 1 955 4 907 60 26
Artistes interprètes 288 1 132 1 420 20 61
Musicien·ne·s 1 016 2 908 3 924 26 19
Total 5 709 7 892 13 601 42 41
Salarié·e·s permanent·e·s par branche
Spectacle vivant 6 531 5 536 12 067 54 55
Audiovisuel 8 624 9 628 18 252 47 46
Édition phonographique 193 176 369 52 50
Exploitation cinématographique 1 084 1 517 2 601 42 44
Distribution de films 302 156 458 66 64
Publicité 9 730 7 982 17 712 55 55
Distribution directe 744 1 187 1 931 39 42
Espaces de loisirs, d’attractions et culturels 3 326 3 966 7 292 46 45
Presse écrite et agence de presse 6 181 5 467 11 648 53 53
Édition de livres 2 276 1 064 3 340 68 69
Diverses activités culturelles 631 290 921 69 35
Total 39 622 36 969 76 591 52 51
Artistes auteur·e·s par catégorie
Images fixes et arts visuels 1 235 605 1 840 67 64
Arts visuels 3D 100 45 145 69 66
Écrits et arts dramatiques 219 57 276 79 76
Musique et chorégraphie 29 160 189 15 17
Cinéma et audiovisuel 359 293 652 55 56
Photographes 237 419 656 36 36
Total 2 179 1 579 3 758 58 57
Journalistes rémunéré·e·s à la pige de la presse écrite et en ligne
Total 110 43 153 72 59
Total général 47 620 46 483 94 103 51 50
Source : Afdas – Opca, Opacif et Octa de la culture, de la communication, des médias et des loisirs et fonds de formation des artistes auteurs, 2019
Tableau 59 – Taux d’insertion professionnelle en 2018 des diplômé·e·s de l’enseignement supérieur culture de 2014
Actif·ve En recherche d’emploi Autre situation Effectif
Femmes (%) 86 11 2 585
Hommes (%) 94 4 2 388
Effectif total 869 83 21 973
Femmes (%) 81 18 1 213
Hommes (%) 76 20 3 118
Effectif total 262 62 7 331
Femmes (%) 83 17 0 6
Hommes (%) 83 0 17 6
Effectif total 10 1 1 12
Femmes (%) 76 19 5 100
Hommes (%) 89 11 0 18
Effectif total 92 21 5 118
Femmes (%) 94 3 3 174
Hommes (%) 86 10 4 124
Effectif total 270 18 10 298
Femmes (%) 85 12 3 1 078
Hommes (%) 89 8 3 654
Effectif total 1 503 185 44 1 732
Note : les répondant·e·s n’ayant pas renseigné leur sexe ne sont pas pris en compte.
Champ : diplômé·e·s de l’enseignement supérieur Culture en 2014, n’ayant pas obtenu de diplôme complémentaire depuis leur diplôme.
Lecture : en janvier 2018, 86 % des femmes et 94 % des hommes ayant été diplômés en 2014 d’une école nationale supérieure d’architecture ont un emploi.
Source : Enquête annuelle sur l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur Culture, Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2018
52 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 60 – Évolution de la part des femmes parmi les actif·ve·s occupant une profession culturelle depuis 1990
1990-1992 1995-1997 2000-2002 2005-2007 2010-2012 2015-2017
Part des Part des Part des Part des Part des Part des Nombre
femmes femmes femmes femmes femmes femmes d’actif·ve·s
(%) (%) (%) (%) (%) (%) occupé·e·s
Professions des spectacles 29 28 34 27 32 31 186 752
dont artistes des spectacles 31 29 33 26 36 35 61 326
dont professionnel·le·s techniques des spectacles 25 28 35 28 26 29 49 501
Professions des arts visuels et métiers d’art 33 35 38 43 46 46 173 732
dont artistes plasticiens 33 34 39 43 47 42 39 618
dont photographes 16 24 20 25 24 32 21 489
dont professions des arts graphiques, de la mode 48 47 49 47 51 48 112 625
dont métiers d’art 20 27 32 43 39 57 23 432
Professions littéraires 43 45 45 54 47 54 80 373
dont journalistes et cadres de l’édition 38 42 41 53 45 52 47 540
dont auteur·e·s littéraires 46 34 43 32 36 41 12 916
dont traducteur·rice·s 68 68 77 73 63 66 19 918
Professions de la documentation et de la conservation 79 80 77 82 76 67 22 984
Architectes 16 16 14 24 33 34 58 096
Professeur·e·s d’art 65 60 59 57 51 55 49 721
Ensemble des professions culturelles 40 42 43 44 44 43 595 091
Ensemble des actif·ve·s en emploi 42 44 45 47 48 48 26 629 069
Champ : actif·ve·s en emploi, France métropolitaine pour la période 1990-2012, France entière pour la période 2015-2017.
Source : Insee (enquêtes Emploi)/Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2019
Tableau 61 – Part des femmes dans les métiers du spectacle vivant, par tranche d’âge en 2018
Part des femmes par tranche d’âge
18 ans 19 à 25 ans 26 à 35 ans 36 à 45 ans 46 à 55 ans 56 à 65 ans plus de
et moins 65 ans
Femmes 1 030 11 956 31 744 24 257 15 441 7 636 1 516
Hommes 790 12 799 39 486 43 695 31 898 16 203 3 931
Part des femmes (%) 57 48 45 36 33 32 28
Femmes 1 836 6 219 14 550 10 244 6 807 3 122 1 210
Hommes 1 847 6 563 17 388 16 131 12 029 5 719 1 937
Part des femmes (%) 50 49 46 39 36 35 38
Note : les données sont issues des Déclarations sociales nominatives (dna 2015-2016 et dsn 2017) faites par les entreprises et relatives aux exercices considérés. Pour une année d’observation, seules sont considérées les entreprises du secteur ayant déclaré du
personnel à Audiens.
N.B. : les données par individu sont dédoublonnées. Ainsi, si une année donnée, un individu a été déclaré par deux employeurs différents d’une même branche, il n’est compté qu’une seule fois.
Source : Audiens/Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2019
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 53
Tableau 62 – Part des femmes dans les métiers de l’audiovisuel et âge moyen en 2016
Effectifs Part des Moyenne d’âge
totaux femmes
(%) Femme Homme
Ensemble des métiers de l’audiovisuel 195 886 41 37,1 38,9
Interprétation et gestion de la distribution artistique 77 285 42 35,8 37,8
Métiers connexes 25 606 54 38,4 39,0
Information, antenne, documentation multimedia 24 627 47 37,4 40,8
Gestion de production audiovisuelle et transmedia 21 964 46 36,9 38,4
Image 18 409 24 37,0 39,0
Écriture et conception de projets audiovisuels 17 474 41 38,8 41,4
Exploitation et maintenance des réseaux et des régies audiovisuels 11 001 20 37,5 39,0
Décor, construction, plateau 10 218 23 35,9 40,3
Graphisme, effets visuels numériques 7 613 28 32,7 34,1
Son 6 596 9 35,6 39,2
Costume, maquillage, coiffure 3 500 86 40,2 42,3
Source : Observatoire des métiers de l’audiovisuel, Afdas/cpnef de l’audiovisuel, à partir des données Audiens, 2019
Tableau 63 – Évolution de la part des femmes parmi les actif·ve·s travaillant dans un secteur culturel depuis 2008
2008-2010 2010-2012 2012-2013 2015-2017
Part des Part des Part des Part des Nombre
femmes femmes femmes femmes d’actif·ve·s
(%) (%) (%) (%) occupé·e·s
Architecture 42 39 45 42 70 048
Arts plastiques et autre création artistique 49 56 51 46 60 151
Design 50 50 49 51 26 364
Diffusion audiovisuelle 27 46 49 39 7 499
Édition audiovisuelle 48 45 49 42 33 274
Enseignement artistique amateur 42 51 57 50 29 614
Industrie du film, du phonogramme et du jeu électronique 34 35 35 33 59 128
Livre 66 67 69 64 43 801
Patrimoine 56 56 59 67 52 371
Photographie 32 31 40 41 17 038
Presse 55 51 50 56 73 020
Publicité 50 48 46 45 70 325
Spectacle vivant 41 43 44 47 93 113
Ensemble des secteurs culturels 48 48 49 48 635 746
Ensemble des actif·ve·s en emploi 47 47 48 48 26 629 069
Champ : actif·ve·s en emploi, France métropolitaine pour la période de 2008-2013 et France entière pour 2015-2017.
54 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 64 – P
 art des femmes parmi les artistes auteur·e·s affilié·e·s à l’Agessa et à la Maison des artistes, 2014-2016
Effectifs Part des femmes Écart médian de revenu Part des femmes Part des femmes
(%) d’artiste auteur·e entre (%) (%)
Traducteur·rice·s 1 021 66 – 12 67 68
Écrivain·e·s et auteur·e·s d’œuvres dramatiques 2 593 49 – 18 49 50
Auteur·e·s d’œuvres audiovisuelles 3 532 43 – 23 42 42
Illustrateur·rice·s (du livre, hors presse) 1 596 39 – 21 38 38
Photographes 4 062 23 – 30 23 23
Auteur·e·s de logiciels, multimédias 580 20 – 25 20 21
Compositeur·rice·s musicaux·ales et chorégraphes 1 143 11 – 44 11 10
Ensemble artistes auteur·e·s affilié·e·s à l’Agessa 14 527 36 – 28 36 36
Dessinateur·rice·s textile 472 91 – 17 90 90
Métiers d’art 303 60 – 24 60 59
Artistes plasticien·ne·s 1 518 48 – 28 48 48
Graphistes 12 035 46 – 15 46 45
Peintres 5 315 43 – 27 43 43
Illustrateur·rice·s 2 083 41 – 25 40 39
Dessinateur·rice·s 644 37 – 19 37 37
Sculpteur·rice·s 1 699 38 – 24 38 37
Ensemble artistes auteur·e·s affilié·e·s à la Maison des artistes 24 069 45 – 21 45 45
Note : dernières données disponibles (extraction juin 2018).
Champ : France entière, ensemble des artistes auteur·e·s affilié·e·s à la Maison des artistes et à l’Agessa en 2016.
Source : Maison des artistes/Agessa/Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2019
Tableau 65 – P
 art des femmes parmi les nouveaux·elles membres et parmi les promu·e·s au sein des sociétaires de la sacd en 2017
Nouveaux·elles membres Adhérent·e·s promu·e·s au titre Sociétaires adjoint·e·s promu·e·s
de sociétaire adjoint·e au titre de sociétaires
Effectifs Part des Effectifs Part des Effectifs Part des
Spectacle vivant 1 092 41 5 674 1 180
dont arts de la rue 64 38 96 30 28 46
dont cirque 62 35 66 48 22 32
dont chorégraphie 154 44 1 281 43 232 34
dont dramatico-musical 122 38 /// /// /// ///
dont mise en scène 41 49 129 30 50 24
dont musique de scène 39 15 1 247 17 246 12
dont théâtre 610 43 2 855 35 602 30
Audiovisuel 670 33 1 350 800
dont animation 145 37 261 33 123 26
dont cinéma 233 38 656 27 378 25
dont radio 40 48 66 24 46 26
dont télévision 252 24 367 23 253 31
Total 1 762 39 7 024 32 1 980 27
Source : Société des auteurs et compositeurs dramatiques, 2019
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 55
Tableau 66 – P
 art des femmes parmi les sociétaires et les permanent·e·s de la Sacem en 2018
Sociétaires de la Sacem En 2018 Nouvelles adhésions en 2018
Effectifs Part des Part des femmes Effectifs Part des Part des femmes
femmes en 2017 femmes en 2017
Auteur·e·s compositeur·rice·s 74 640 16 16 2 099 23 23
Compositeur·rice·s 51 111 9 9 1 377 8 9
Auteur·e·s 33 603 30 30 602 37 36
Auteur·e·s réalisateur·rice·s 3 748 16 16 81 21 18
Auteur·e·s de doublages et de sous-titrages 513 70 69 39 72 83
Total 163 615 17 17 4 198 21 21
Effectifs permanents de la Sacem Effectifs permanents inscrits Ancienneté moyenne au 31 décembre 2017 Écart femmes/hommes
au 31 décembre 20171 (en années) sur la rémunération
2017 théorique
Domaine de compétence Femmes Hommes Total Part des Femmes Hommes Total mensuelle moyenne
femmes avec ancienneté
Gestion et relations sociétaires 89 49 138 64 13,1 21,1 16,0 – 16
Développement et relations clientèles 260 144 404 64 15,9 18,1 16,7 –4
Fonctions supports 133 96 229 58 16,4 18,0 17,1 – 11
1. Salariés en cdi à temps plein présents du 1er janvier au 31 décembre 2017.
Source : Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), 2019
Tableau 67 – E
 ffectifs et rémunérations parmi les agents de la filière scientifique et technique de l’Institut national des recherches
archéologiques préventives (Inrap), 2015-2017
Effectifs permanents inscrits 2016 2015 Rémunération mensuelle moyenne 2016 2015
au 31 décembre 2017 (traitement de base au 31 décembre 2017)
Femmes Hommes Total Part des Part des Part des Femmes Hommes Total Écart F/H Écart F/H Écart F/H
femmes femmes femmes (euros) (euros) (euros) (%) (%) (%)
Spécialiste 109 64 173 63 63 63 2 581 2 825 2 703 –9 –9 –5
Responsable d’opération 249 440 689 36 36 35 2 568 2 767 2 668 –7 –7 –7
Technicien·ne d’opération 206 311 517 40 40 40 2 435 2 565 2 500 –5 –5 –7
Total filière scientifique et technique 694 992 1 686 70 41 41 2 467 2 579 2 523 –5 –6 –6
Source : Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), 2017
56 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
Tableau 68 – É
 cart entre le salaire horaire moyen des femmes et des hommes dans les entreprises culturelles, 2014-2015
En %
Ensemble des salarié·e·s – 18 – 18
18-29 ans –5 –5
dont artisans, commerçant·e·s et chef·fe·s d’entreprise – 22 – 22
dont cadres et professions intellectuelles supérieures –7 –6
dont professions intermédiaires –3 –3
dont employé·e·s et ouvrier·ère·s –1 –2
30-49 ans – 15 – 15
dont artisans, commerçant·e·s et chef·fe·s d’entreprise – 22 – 23
dont cadres et professions intellectuelles supérieures – 12 – 12
dont professions intermédiaires –6 –6
dont employé·e·s et ouvrier·ère·s –8 –7
50 ans ou plus – 23 – 24
dont artisans, commerçant·e·s et chef·fe·s d’entreprise – 16 – 19
dont cadres et professions intellectuelles supérieures – 17 – 17
dont professions intermédiaires –8 –9
dont employé·e·s et ouvrier·ère·s –6 –5
Lecture : en 2015, parmi les salarié·e·s des entreprises culturelles, le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de 18 % à celui des hommes. Cet écart est de – 5 % chez les salarié·e·s âgé·e·s de 18 à 29 ans.
Champ : ensemble des salaires pour les salarié·e·s dont l’emploi principal se situe au sein de la culture hors établissements publics et audiovisuel public ; y compris associations. Le champ de la culture ici utilisé comprend
l’audiovisuel, la presse, l’architecture, le spectacle vivant, les arts visuels, le patrimoine, les agences de publicité, l’édition et l’enseignement culturel.
Source : Insee (déclarations annuelles de données sociales)/Ministère de la Culture, Secrétariat général, deps, 2018
Tableau 69 – Part des femmes selon le niveau de rémunération dans les entreprises culturelles, 2014-2015
Ensemble des salarié·e·s des établissements publics 51,8 52,2
10 % de salarié·e·s les moins bien rémunéré·e·s 56,2 57,5
10 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 35,3 35,1
5 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 32,2 31,9
1 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s 27,4 26,5
Lecture :
– en 2015, parmi l’ensemble des salarié·e·s des entreprises culturelles, on compte 51,8 % de femmes ;
– en 2015, parmi les 1 % de salarié·e·s les mieux rémunéré·e·s de ces établissements, la part des femmes n’est plus que de 27,4 %.
Champ : ensemble des salaires pour les salarié·e·s dont l’emploi principal se situe au sein du champ de la culture hors administration, collectivités territoriales, établissements publics, services à compétence nationale,
audiovisuel public ; y compris associations. Le champ de la culture ici utilisé comprend l’audiovisuel, la presse, l’architecture, le spectacle vivant, les arts visuels, le patrimoine, les agences de publicité, l’édition et
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 57
Tableau 70 – R
 evenus annuels moyens des salariés du spectacle, 2014-2017
Euros et %
Femmes Hommes Écart Femmes/Hommes
Production audiovisuelle 43 400 50 300 – 14
Production cinématographique 41 800 48 900 – 15
Édition phonographique 38 200 49 100 – 22
Prestations techniques 36 100 42 700 – 15
Radiodiffusion 36 800 41 800 – 12
Spectacle vivant privé 26 600 33 000 – 19
Spectacle vivant public 26 900 32 900 – 18
Télédiffusion 50 800 60 700 – 16
Production de films d'animation 41 300 46 400 – 11
Distribution cinématographique 56 300 70 800 – 20
Édition musicale 34 300 43 500 – 21
Exploitation cinématographique 27 000 31 100 – 13
Total 37 500 45 500 – 18
Note : les données sont issues des Déclarations sociales nominatives (dna 2015-2016 et dsn 2017) faites par les entreprises et relatives aux exercices considérés. Pour une année
d’observation, nous ne considérons que les entreprises du secteur ayant déclaré du personnel à Audiens.
N.B. : les données par individu sont dédoublonnées. Ainsi, si une année donnée, un individu a été déclaré par deux employeurs différents d’une même branche, il n’est compté qu’une
Tableau 71 – R
 evenu moyen pour une contribution par répertoire dans les droits d’auteur perçus à la sacd,
en 2016 et en 2017
En 2017 En 2016
Revenu moyen Part des contributions Revenu moyen Part des contributions
pour une contribution (%) pour une contribution (%)
Femmes 3 944 25 3 943 27
Hommes 3 952 75 3 952 73
Femmes 1 639 31 1 638 33
Hommes 3 098 69 3 097 67
Source : Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd), 2019
58 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
À lire aussi :
168 p., octobre 2018
coll. « Questions de culture »
Quels sont les mécanismes qui produisent et reproduisent des situations d’inégalité ou de discrimination en matière de genre dans le champ culturel,
où les corps sont souvent placés au premier plan, que ce soit dans les domaines de la création, de l’interprétation ou de la médiation ?
Les articles qui composent cet ouvrage révèlent et questionnent les différenciations genrées, ainsi que les processus, sociaux ou propres aux différents
mondes de l’art, qui les sous-tendent. Ils couvrent aussi bien les secteurs qui appartiennent au cœur le plus historiquement et légitimement constitué
des politiques culturelles publiques, que d’autres, plus récemment intégrés à ce champ, dans des domaines au sein desquels les femmes occupent
une place très variable et où les normes et stéréotypes de genre peuvent jouer de manière contrastée.
L’ouvrage propose de penser, sur la base d’enquêtes de terrain, les spécificités de différents secteurs en matière de représentation et de répartition genrées : la danse classique, les
arts visuels et, plus précisément, l’art contemporain, la musique classique, le théâtre, le jeu vidéo et la culture scientifique.
Retraites des salariés intermittents des spectacles :
plus de bénéficiaires pour des pensions moins importantes au fil des générations
Juillet 2017
coll. « Culture chiffres », 2017-2
Près de 14 000 retraités des spectacles perçoivent aujourd’hui une pension de retraite au terme d’un parcours professionnel marqué par l’inter-
mittence. Depuis 1989, le nombre de retraités des spectacles a fortement progressé, suivant en cela l’évolution des effectifs intermittents au cours
des trente dernières années. Les intermittents des spectacles dépendent du régime général pour leur retraite de base et disposent d’une retraite
complémentaire, servie par Audiens.
Les retraités des spectacles prennent en moyenne leur retraite à 62 ans, et l’immense majorité d’entre eux (93 %) bénéficient d’une pension de retraite
générale à taux plein. En 2009, le montant annuel moyen de la pension totale versée aux anciens salariés intermittents des spectacles est de 18 180 euros, soit 1 520 euros mensuels.
Le montant moyen des pensions totales diminue, du fait de l’érosion des retraites de base et complémentaires dont le montant baisse à mesure que les flux d’entrée en jouissance
de la retraite se succèdent. Un nouveau retraité de 2009 touche ainsi une pension inférieure de 10 % à celle d’un nouveau retraité de 1999. La baisse de la pension de base s’explique
essentiellement par la diminution du salaire annuel de référence servant de base au calcul de son montant.
Les retraites complémentaires, gérées par des institutions différentes selon la catégorie professionnelle (Agirc pour les cadres, Arcco pour les artistes et non cadres) évoluent de façon
plus contrastée. Si elles diminuent globalement, elles s’améliorent pour certaines catégories comme les artistes, jouant ainsi un effet compensateur de la baisse de la pension de base.
Enfin, l’évolution des retraites sur vingt ans révèle de profondes inégalités non seulement intergénérationnelles mais aussi interprofessionnelles et de genre : les retraites totales
des artistes et des non-cadres ayant pris leur retraite en 2009 sont inférieures de près de 13 000 euros annuels à celles des cadres. En outre, les femmes intermittentes des spectacles
partent généralement à la retraite un peu plus tard que les hommes et touchent des pensions d’un montant inférieur, ce qui reflète des différences de carrières salariales défavo-
rables aux femmes. On relève toutefois une réduction des inégalités de genre à la retraite, liées davantage à une dégradation des pensions des hommes qu’à une amélioration de
celles des femmes.
152 p., décembre 2014
Regarder des séries télévisées, jouer aux jeux vidéo ou lire des livres, fréquenter la Cité des sciences ou s’adonner à une pratique artistique en amateur
sont autant d’activités où la différence des profils sexués des publics ne cesse de s’affirmer. Pourtant, supposés librement choisis, les loisirs culturels
peuvent passer pour l’expression des intérêts, des goûts, des passions des individus voire de leur personnalité.
C’est que l’écheveau subtil des incitations et des interdictions de l’entourage, –.de l’enfance à l’âge adulte.–, des stéréotypes de sexe, qui attribuent
de manière exclusive certaines qualités aux femmes et d’autres aux hommes, et des stéréotypes concernant les pratiques culturelles, dont certaines
sont considérées comme féminines et d’autres comme masculines, réduit la liberté de choix en dessinant des voies balisées et en suggérant des hiérarchies entre les itinéraires.
Comment les loisirs culturels contribuent-ils à la construction identitaire des filles et femmes, ainsi que des garçons et hommes ? Comment les usages, pratiques et consommations
culturels et les représentations qui en découlent participent-ils à façonner le genre ? Les différenciations de genre présentes dans le champ des loisirs culturels sont-elles le terreau
d’inégalités, d’autant plus cachées qu’elles sont renvoyées au goût, naturel et électif.?
Telles sont les questions que soulève le présent ouvrage, à travers différentes perspectives, selon l’âge des individus, les goûts et pratiques (pratiques musicales en amateur, consommations médiatiques,
culture scientifique et technique). Les cinq contributions réunies ici détissent l’écheveau du genre et interrogent sa construction sociale, étroitement imbriquée à celle de l’âge, de la position sociale et
de la couleur de peau. Ce faisant, elles démontrent, s’il en était besoin, que les loisirs culturels sont aussi une affaire de genre.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 59
Auteurs affiliés à l’Agessa : dégradation des perspectives de revenus au fil des générations
12 p., mars 2016
coll. « Culture chiffres », 2016-2
Instauré par la loi no 75-1348 du 31 décembre 1975 relative à la sécurité sociale des artistes auteurs d’œuvres littéraires et dramatiques, le
régime de sécurité sociale des auteurs a été confié à l’Agessa pour les auteurs de l’écrit, à partir du 1er janvier 1978. Les premiers relevés de
situation sociale existent donc depuis 1979 : ce sont ces données qui ont été exploitées pour étudier la population des auteurs et l’évolution
de leur situation sociale et économique du début des années 1980 jusqu’en 2013.
Près de 5 300 auteurs de l’écrit affiliés à l’Agessa en 2013 : des effectifs en hausse depuis trente ans
En 2013, 5 300 auteurs de l’écrit sont affiliés à l’Agessa. Le seuil d’affiliation est fixé à 900 fois la valeur du Smic horaire pour les revenus
issus de la création. Depuis 1979, ce sont 11 800 auteurs qui ont été affiliés au moins une année à ce régime. 1 550 auteurs se sont affiliés
la première année, puis chaque année un flux moyen de 210 sortants pour 90 entrants porte les effectifs à 5 280 auteurs en 2013, soit un
triplement de la population en trente-cinq ans.
Les écrivains sont toujours les plus nombreux, ils forment près de la moitié de la population des auteurs en 2013, mais leur part relative a
baissé, avec l’entrée dans le régime des illustrateurs et des traducteurs à partir des années 1990. Sur dix auteurs en 2013, un peu moins de
la moitié sont écrivains, trois sont illustrateurs et deux sont traducteurs.
L’âge d’affiliation recule au fil du temps mais les durées d’affiliation sont plus longues
Pour l’ensemble des auteurs affilés avant 2005, l’âge moyen d’affiliation est de 34 ans. Les nouvelles générations d’auteurs, en revanche,
celles qui se sont affiliées pour la première fois à partir de 2005, entrent plus tardivement dans le régime d’auteur : 39 ans pour l’ensemble, 43 ans si l’on est écrivain, 37 ans pour
les traducteurs et 33 ans pour les illustrateurs, qui ont toujours formé la catégorie d’auteurs la plus jeune.
Si l’on entre progressivement plus tard dans le statut d’auteur, on y reste néanmoins plus longtemps : les durées d’affiliation s’allongent à partir du milieu des années 1980, et la
génération affiliée entre 1995 et 1999 reste affiliée en moyenne douze ans, contre neuf pour la génération affiliée dix ans plus tôt. D’une manière générale, les très courtes périodes
d’affiliation (moins de trois années) reculent, signe d’une stabilisation du statut.
Une population d’auteur qui se féminise mais n’échappe pas au vieillissement
La part des femmes a progressé en trente ans : elles forment désormais la moitié des auteurs contre 40 % en 1980. Si la profession de traducteur se décline majoritairement au
féminin en 1980 comme en 2013 (68 % de traductrices), les femmes ont progressé au sein des écrivains (50 %, soit une progression de 20 points en trente ans).
En trente ans, la moyenne d’âge des auteurs est passée de 36 ans en 1980 à 47 ans en 2013, ce qui s’explique par un double mouvement : la part des jeunes auteurs recule (les 18-29
ans forment 4 % seulement des auteurs) tandis que celle des plus de 45 ans a plus que doublé (54 % de l’ensemble). Ce phénomène de vieillissement de la population concerne
toutes les catégories d’auteurs, y compris les illustrateurs traditionnellement les plus jeunes, qui ont 42 ans en moyenne en 2013 contre 33 en 1980.
Le revenu d’auteur progresse au fil des années d’affiliation
Le fait de s’installer durablement dans le statut d’auteur est synonyme de progression des revenus issus de la création. La première année d’affiliation, un auteur sur deux déclare
9 000 euros annuels de droits d’auteur, puis le revenu médian augmente rapidement, pour atteindre un maximum de 27 000 euros après vingt ans de carrière.
Selon les catégories d’auteur, les premiers revenus d’auteur et leur progression varient : les premiers revenus sont plus élevés pour les écrivains mais progressent légèrement moins
vite ensuite (9 700 euros et +9 % par an), tandis que les premiers revenus des illustrateurs et des traducteurs sont moindres (respectivement 8 600 euros et 7 900 euros), mais
progressent légèrement plus vite au cours des dix premières années d’affiliation.
Les revenus des femmes auteurs significativement moindres que ceux des hommes
Les carrières des femmes auteurs sont moins rémunératrices que celles de leurs homologues masculins et ce, quelle que soit leur activité : elles perçoivent des revenus moins élevés
que les hommes, et l’écart se creuse au fil des années d’affiliation. La première année, une femme écrivain déclare 21 % de revenus en moins par rapport aux hommes, et l’écart
atteint 30 % après vingt années d’affiliation. C’est au sein de la profession d’illustrateur que la situation est la plus contrastée : l’écart entre les revenus féminins et masculins atteint
41 % après vingt ans de carrière.
De moins en moins d’auteurs vivent exclusivement des revenus de la création
Aux droits d’auteur peuvent s’ajouter d’autres formes de revenu, issues d’une activité indépendante ou salariée, exercée parallèlement à l’activité de création. Si la part des auteurs
ne déclarant que des droits d’auteur progresse avec le nombre d’années d’affiliation –­ ils sont 7 sur 10 dans ce cas après vingt ans d’affiliation –, on observe qu’elle tend à diminuer
depuis le début des années 2000, comme s’il était de plus en plus difficile de ne vivre que de la création et que l’auteur était contraint à une certaine pluriactivité, caractéristique
par ailleurs des professions culturelles.
En 2013, un peu plus de la moitié des auteurs (54 %) ne vivent que de leur plume, pour un revenu annuel total de 21 100 euros. Ceux qui cumulent activité salariée et/ou revenus
d’indépendant ont des revenus totaux plus élevés (de 26 000 à 33 100 euros annuels).
Des revenus moins concentrés
En 2013, 1 % des auteurs les mieux rémunérés (revenus d’auteur supérieurs à 306 900 euros annuels) se partagent 20 % des revenus d’auteur. Ce sont pour la plupart des hommes ;
âgés en moyenne de 52 ans et affiliés depuis seize ans. Sept d’entre eux sur dix sont écrivains et près de six sur dix vivent à Paris. Pour autant, la mesure de la concentration des
revenus montre que la répartition est relativement plus égalitaire en 2013 qu’au début des années 1980.
Des perspectives de revenus moindres pour les jeunes générations d’auteurs
Selon leur année d’affiliation, les auteurs ont des perspectives d’évolution des revenus différentes. Si les revenus d’auteur médians sont comparables les premières années, les
nouvelles générations, affiliées après 2000, ne connaissent pas les mêmes croissances de revenu : après dix ans d’affiliation, les générations d’auteurs les plus récemment affiliés
gagnent 17 % de moins. Cet effet de génération s’observe pour les écrivains et les illustrateurs, mais ne concerne pas les traducteurs.
60 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – Mars 2019
20 p., septembre 2016
coll. « Culture études », 2016-2
Depuis les années 1960, la croissance du taux d’activité féminine constitue l’une des transformations majeures du monde du travail.
Cette progression ininterrompue et de grande ampleur conduit à une quasi-parité des actifs en 2013 : on compte 48 % de femmes parmi
les actifs en 2013 contre 37 % en 1975. Ce phénomène s’observe également parmi les professions culturelles, où la part des femmes a
progressé de façon régulière depuis vingt ans, même si elle demeure inférieure à la moyenne nationale : on compte en effet seulement
43 % de femmes dans les professions culturelles, un constat paradoxal au regard de la surreprésentation des femmes dans les activités
et les pratiques culturelles.
En vingt ans, la physionomie des professions culturelles en termes de répartition par sexe s’est profondément modifiée. En 1991, les femmes
ne représentaient qu’un peu plus d’un tiers des effectifs et les métiers étaient fortement sexués : près de la moitié (sept sur treize) des
groupes de professions sont nettement masculins et deux sont au contraire très féminins. En 2013, cinq groupes de professions culturelles
présentent désormais une répartition sexuée de leurs actifs équilibrée, parmi lesquels le métier d’artiste plasticien, très masculin vingt
ans plus tôt, et celui de professeur d’art, au contraire très féminin en 1991.
Plus généralement, tous les métiers fortement masculins au début des années 1990 se sont ouverts aux femmes. C’est particulièrement le
cas des métiers d’art et de l’architecture au sein desquels la part des femmes a plus que doublé en vingt ans.
Pourtant, les professions qui se sont le plus ouvertes aux femmes en vingt ans (artistes plasticiens, photographes, journalistes, architectes)
ne sont paradoxalement pas celles qui ont connu la plus forte expansion de leurs effectifs. Les techniciens du spectacle, qui ont connu la plus forte progression de leurs effectifs
(+ 148 % entre 1991 et 2013), ne se sont en revanche pas féminisés.
L’emploi féminin a épousé les spécificités de l’emploi propres aux professions culturelles
Dans les professions culturelles comme dans l’ensemble de la population active, les femmes sont plus souvent salariées que les hommes. Le salariat féminin a néanmoins reculé au
cours de la période chez les professionnelles de la culture, alors qu’il s’amplifie dans la population active et qu’il progresse chez les hommes des professions culturelles. De fait, le
non-salariat demeure la forme dominante d’emploi pour plusieurs métiers en voie de féminisation : au moins deux tiers des plasticiens, des photographes, des auteurs littéraires
et traducteurs, une majorité des architectes et des métiers d’art exercent leur métier sous statut indépendant. En entrant plus massivement dans ces professions, les femmes ont
adopté le statut d’emploi majoritaire.
Contrats à durée limitée et temps partiel pour les femmes salariées
La part des contrats à durée limitée (cdd, vacations, emplois aidés…) a doublé au sein du salariat au cours de la période dans l’ensemble des professions, y compris culturelles,
une évolution qui a concerné tout autant les hommes que les femmes. Dans les professions culturelles, toutefois, les contrats à durée déterminée sont beaucoup plus nombreux et
concernent près d’un tiers des actifs de ces professions (31 %, contre 14 % de l’ensemble des actifs salariés). Les femmes salariées des professions culturelles sont donc deux fois
plus nombreuses que les actives salariées à travailler dans le cadre de contrats courts (29 % contre 15 % en 2013) et elles restent plus concernées par le temps partiel que leurs
La plasticité du cadre temporel du travail est plus répandue dans les professions culturelles et concerne également les femmes, qui sont plus nombreuses que l’ensemble des actives
à travailler en soirée (21 % contre 15 %) ou en horaire hebdomadaire variable (40 % contre 24 %).
Un plus grand formalisme des procédures de formation et de recrutement favorise la féminisation des professions
Le contenu très technique de certaines tâches, la pénibilité physique, la plasticité et l’irrégularité des horaires ne suffisent pas à expliquer la faible féminisation de certaines profes-
sions – celle des techniciens des spectacles, très peu féminisée en vingt ans, par exemple –, car les femmes se plient à ces mêmes contraintes dans d’autres professions. Sans doute
faut-il évoquer alors d’autres freins plus invisibles. On observe par exemple que la féminisation de la profession d’architecte a coïncidé avec l’apparition de nouvelles règles formelles
pour l’entrée en formation (concours d’entrée dans les écoles nationales supérieures d’architecture garantissant l’anonymat des candidats, jurys mixtes).
Diplôme et origine sociale : la règle de la sursocialisation des femmes
Les professions culturelles se caractérisent par le niveau de qualification de leurs actifs : dans l’ensemble et tout au long de la période, les professionnels de la culture sont plus
diplômés que l’ensemble de la population active en emploi (45 % sont titulaires d’un diplôme de niveau bac + 3 contre 21 % pour l’ensemble des actifs en emploi en 2013). L’emploi
féminin dans les professions culturelles accentue cette règle de surqualification, puisque dans toutes les professions culturelles et artistiques sans exception, en 2013 comme vingt
ans plus tôt, la part des femmes titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur de niveau bac + 3 est supérieure à celle des hommes. En 2013, elles sont 52 % contre 40 % des
hommes actifs de la culture à être diplômées du supérieur. Cette règle de la surqualification des femmes s’observe d’autant plus qu’elles exercent un métier dans des professions
traditionnellement masculines vingt ans plus tôt. Corrélée au niveau de diplôme, celle de l’origine sociale plus favorisée confirme et renforce ce constat.
Ainsi, origine sociale et niveau de diplôme plus élevés apparaissent pour les femmes être des atouts essentiels pour investir les professions les plus traditionnellement masculines.
Mars 2019 – Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication – 61
Directeur de la publication : Loup Wolff, chef du Département des études, de la prospective et des statistiques
Responsable de la publication : Edwige Millery
Retrouvez l’ensemble des publications du deps :
http ://www.cairn.info/editeur.php ?iD_EDITEUR=DEPS
de vous informer ­régulièrement des parutions par message électronique.
Fabrication : Transfaire – 04250 Turriers
Principe constitutionnel depuis 1964, l’égalité entre les femmes et les
hommes concerne différents aspects de la vie sociale, et notamment profes-
sionnelle. Avec l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la
culture et la communication, le ministère de la Culture – doublement labellisé
Diversité-Égalité par l’Afnor en 2017 – s’est doté, depuis 2013, d’un outil
d’évaluation de la place des femmes dans le champ culturel et de mesure
des inégalités qui y ont cours, saisies à l’aide d’indicateurs comme l’accès aux
postes de direction, la rémunération, la consécration artistique ou encore la
visibilité dans les médias. Établi avec l’aide des services d'administration
centrale, des opérateurs du ministère, des organismes de gestion du régime
social d'artiste auteur et des droits d’auteur, l’Observatoire s’efforce de
couvrir l’ensemble des professions et des secteurs culturels.
Les données suivies depuis maintenant sept ans permettent de mesurer les
progrès accomplis pour une part plus juste des femmes dans ce champ
qu’elles investissement majoritairement : elles forment en effet la majorité
des étudiants de l’enseignement supérieur Culture, sont plus engagées
que leurs homologues masculins en termes de pratiques culturelles et
artistiques en amateur, et sont aussi en première ligne pour transmettre le
goût culturel à leurs enfants. Mais les chiffres sont aussi implacables et
viennent rappeler que le combat est loin d’être gagné. L’absence de consé-
cration des femmes aux concours, prix et distinctions artistiques ressemble
encore trop souvent à un déni de valeur et certains pans de la vie culturelle
semblent rester sourds à l’injonction d’égalité.
Parce que la lutte pour une plus grande visibilité des femmes passe d’abord
par la mesure objective de leur accès plus difficile à l’emploi, aux postes de
direction, aux moyens de création et de production et à la notoriété, l’édition
annuelle de l’Observatoire, qui paraît chaque année à l’occasion de la
Journée internationale des droits des femmes, est un rendez-vous important
dans l’agenda de l’égalité, au fondement d’une société plus juste.
ministerielles/Egalite-entre-femmes-et-hommes
ISBN 978-2-11-139957-0
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