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Timestamp: 2018-12-11 00:36:58+00:00
Document Index: 309815619

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« L’arrêt de la cour d’appel (de Paris) démontre que la justice sénégalaise a été instrumentalisée », selon les avocats de Karim Wade – Nettali.sn
« L’arrêt de la cour d’appel (de Paris) démontre que la justice sénégalaise a été instrumentalisée », selon les avocats de Karim Wade
byPape Sarr	mars 14, 2018	A la une, Société
NETTALI.SN « La cour d’appel de Paris a rejeté, ce mercredi 14 mars, l’appel formé par l’État du Sénégal contre le jugement du tribunal de grande instance de Paris du 26 septembre 2016 qui avait refusé la confiscation de biens appartenant à Karim WADE », se réjouissent les avocats du fils de l’ancien Président, à travers un communiqué.
A les en croire, « la justice française a ainsi refusé une nouvelle fois de reconnaître et d’exécuter l’arrêt de la CREI contre Karim WADE, constatant ainsi que cet arrêt n’a pas de valeur juridique ». Pourtant, rappellent ces robes noires, « l’État du Sénégal se prévalait de l’arrêt rendu dans des conditions scandaleuses par la CREI, ressuscitée par un simple décret de Macky Sall en violation de la Constitution et des conventions internationales signées par le Sénégal ».
Pis encore, « la justice française a ainsi désavoué une seconde fois le procès engagé en 2012 contre Karim Wade par le pouvoir sénégalais ». Non seulement Karim WADE a été « poursuivi, jugé et condamné pour des raisons purement politiques mais, il a été la victime d’un procès politique dépourvu de tout caractère équitable, gravement attentatoire aux droits de la défense, dirigé par des juges partiaux et marqué par de très graves irrégularités ».
Heureusement que « l’arrêt de la cour d’appel le démontre : la justice sénégalaise a été instrumentalisée ». Ainsi, « cette nouvelle défaite de l’État du Sénégal dans les procédures internationales s’ajoute à tous les échecs qui lui ont été infligés tant par le Parquet national financier de Paris que par la Cour de justice de la CEDEAO ou le Groupe de travail des Nations Unies qui a solennellement déclaré que la détention de M. Karim Wade était arbitraire ».
Pour les conseils de Karim Wade, « la justice a été rendue à Paris, conformément à la loi, par des magistrats intègres et indépendants ». Et « elle signifie que l’arrêt de la CREI, confirmé dans la précipitation par la Cour suprême du Sénégal, est dépourvu de toute valeur juridique. Dans un État de droit, démocratique, cet arrêt ne peut désormais plus produire aucun effet ».
« Aucune nouvelle manipulation, aucune nouvelle instrumentalisation de la justice sénégalaise n’empêchera Karim Wade d’exercer ses droits civils et politiques par une candidature effective à l’élection présidentielle de février 2019, pour que le Sénégal redevienne un pays démocratique, respectueux des libertés individuelles et des droits fondamentaux », clament Mes Michel Boyon, Amadou Sall, Jean Marc Fedida, Ciré Clédor Ly, Demba Ciré Bathily et Mouhamed Sedyou Diagne.
Nogaye NDOYE
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