Source: https://medicament.ooreka.fr/medicament/voir/24117/provames-2mg-cpr
Timestamp: 2017-11-22 09:06:57+00:00
Document Index: 99348416

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

PROVAMES 2MG CPR : fiche
Provames 2 mg, comprime pellicule
Posologie Personne de plus de 55 ans
Laboratoire MERUS LABS LUXCO II SARL
2.33 € Non commercialisé depuis le 01/01/03 : 1 Boite de 25, Comprimes pellicules
1.61 € : plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium de 28 comprimé(s)
Commercialisé le 15/11/02
ESTRADIOL MICRONISE
MACROGOL 400, HYPROMELLOSE (TYPE NON PRECISE), LUDIPRESS, TITANE DIOXYDE, MAGNESIUM STEARATE
PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE, les autres formes
PROVAMES 1 MG, COMPRIME PELLICULE
Génériques et équivalents : PROVAMES 2MG CPR
ESTROFEM 2 MG, COMPRIME PELLICULE
OESTRODOSE 2 MG, COMPRIME
OROMONE 2 MG, COMPRIME PELLICULE
Indications : PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE
CARENCE EN ESTROGENES
Traitement Hormonal Substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées. L?expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.
OSTEOPOROSE POST MENOPAUSIQUE
PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE : doses et durées
Posologie Personne de plus de 55 ans 1
Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible.
Ce médicament peut être utilisé selon le schéma thérapeutique :
- Cyclique, (discontinu), pendant 21 à 28 jours, suivis d'un intervalle libre de tout traitement de 2 à 7 jours. Durant cet intervalle, des hémorragies de privation peuvent apparaître.
Par contre, si le traitement préalable est un THS séquentiel, le cycle de traitement en cours doit être terminé avant de commencer un traitement par ce médicament.
- Si le traitement est administré de façon discontinue, le progestatif sera administré durant au moins les 12 derniers jours du traitement par l'estradiol. Ainsi, il n'y aura aucune administration hormonale pendant l'intervalle libre de chaque cycle.
Posologie Personne de plus de 55 ans 2
- Continu, sans aucune période d'arrêt du traitement.
- Si le traitement est administré de façon continue, il est recommandé de prendre le progestatif au moins 12 jours chaque mois.
Posologie Personne de plus de 55 ans 3
Posologie Personne de plus de 55 ans 4
- Cyclique, (discontinu), pendant 21 à 27 jours, suivis d'un intervalle libre de tout traitement de 2 à 7 jours. Durant cet intervalle, des hémorragies de privation peuvent apparaître.
PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE : mises en garde
Contre-indications : PROVAMES 2MG CPR
DEFICIT EN ANTITHROMBINE III
DEFICIT EN PROTEINE C
CANCER DU SEIN EN COURS
HYPERSENSIBILITE ESTRADIOL
Nature et commentare terrain : HYPERSENSIBILITE ESTRADIOL
TUMEUR ESTROGENODEPENDANTE
Nature et commentare terrain : CANCER MALADIE
HYPERPLASIE ENDOMETRE
PROVAMES 2MG CPR : précautions d'emploi
Commentaire complémentaire : SI DOSE LACTOSE > ou = 5G,	TENIR COMPTE PRESENCE LACTOSE,	EXCIPIENT A EFFET NOTOIRE :JO 12/05/2010
Commentaire complémentaire : SURVEILLANCE MEDICALE ETROITE,	RISQUE DE PANCREATITE,	RISQUE D'AGGRAVATION DES SYMPTOMES
CHLOASMA ATCD PERSONNEL
Nature et commentare terrain : EN CAS DE GROSSESSE
Nature et commentare terrain : FEMME MENOPAUSEE NON HYSTERECTOMISEE
Commentaire complémentaire : RISQUE D'HYPERPLASIE DE L'ENDOMETRE,	RISQUE CANCER ENDOMETRE,	POURSUIVRE SURVEILLANCE APRES TRT
HYPERPLASIE ENDOMETRE ATCD
Commentaire complémentaire : RISQUE DE DEMENCE
CEPHALEE SEVERE
FACTEURS DE RISQUE DE TUMEURS ESTROGENO DEPENDANTES
Commentaire complémentaire : SURVEILLANCE MEDICALE ETROITE,	RISQUE THROMBO-EMBOLIQUE VEINEUX
Commentaire complémentaire : SURVEILLANCE MEDICALE ETROITE,	RISQUE DE RETENTION LIQUIDIENNE
LEIOMYOME DE L'UTERUS
Commentaire complémentaire : RISQUE DE CANCER OVARIEN
Commentaire complémentaire : RISQUE DE CANCER DU SEIN,	RISQUE DE CANCER OVARIEN,	SURVEILLANCE THYROIDIENNE,	SURVEILLANCE GYNECOLOGIQUE,	EXAMEN DES SEINS ET/OU MAMMOGRAPHIE,	BILAN GYNECOLOGIQUE AVANT TRAITEMENT,	FAIRE EXAMEN CLINIQUE AVANT TRAITEMENT
Nature et commentare terrain : INTERACTION AVEC EXAMENS DE LABORATOIRE,	DOSAGE HORMONES THYROIDIENNES,	DOSAGE PROTEINES PLASMATIQUES,	DOSAGE CORTICOIDES,	DOSAGE STEROIDES SEXUELS
Précautions particulières : PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE
MED NON INDIQUE CHEZ LA FEMME ENCEINTE Ce médicament n'a pas d'indication pendant la grossesse.
La découverte d'une grossesse impose l'arrêt immédiat du traitement.
MED NON INDIQUE PENDANT ALLAITEMENT Ce médicament n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.
PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE : interactions médicamenteuses
Précautions d'emploi Le métabolisme des estrogènes peut être augmenté par l'utilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des iso-enzymes du cytochrome P450, comme les anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoine, carbamazépine, oxcarbazépine) et les anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs enzymatiques, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroidiennes.Les préparations à base de plante contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) pourraient modifier le métabolisme des estrogènes.L'augmentation du métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut conduire à une diminution de l'effet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins. Une surveillance clinique et une adaptation éventuelle de la posologie du THS sont recommandées pendant le traitement par inducteur enzymatique et après son arrêt.
PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE : effets indésirables
ENDOMETRE HYPERPLASIE
TUMEUR BENIGNE DU SEIN
TUMEURS HORMONODEPENDANTES
Recommandations : PROVAMES 2 MG, COMPRIME PELLICULE
28/05/14 - - NIVEAU IMPORTANT OU MAJEUR
le service médical rendu par la spécialité PROVAMES 2 mg reste important dans la prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose en cas de troubles du climatère et de ménopause récente, après une fracture mineure ou s’il existe un T-score bas, lorsque cette spécialité est utilisée selon les préconisations de la Commission.
27/07/06 - TRAIT. HORM. MENOPAUSE (Presse 07/2006) - Mise au point ANSM / EMEA
Communiqué de presse.Point d'étape27 juillet 2006Lire aussi : le point sur le traitement hormonal de la ménopauseTraitement hormonal de la ménopauseActualisation des recommandations et de l'information à destination des femmes.L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient d'actualiser ses recommandations sur le traitement hormonal de la Ménopause (THM) afin d'y intégrer les nouvelles études et compléments d'études publiés depuis décembre 2003. Des messages-clé et un ensemble de questions/réponses sur le THM ont été élaborés afin d'informer au mieux les femmes.Les dernières recommandations émises par l'Afssaps sur le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) datent de décembre 2003. Depuis, de nouveaux résultats d'études et compléments d'études ont été publiés, ce qui a conduit le groupe d'experts de l'Afssaps à actualiser ces recommandations (mise au point et information des patientes). Ces nouveaux documents ont été validés lors de la Commission d'autorisation de mise sur le marché du 1er juin 2006. Les recommandations de 2003 s'appuient principalement sur les résultats de deux études anglo-saxonnes, la Women 's Health Initiative (WHI) et la Million Women Study (MWS)*. La nouvelle analyse menée par le groupe d'experts a permis notamment de prendre en compte les résultats complémentaires de l'étude randomisée américaine WHI et ceux des récentes études observationnelles françaises E3N, ESTHER. Les résultats complémentaires de l'étude WHI apportent des connaissances sur le THM à base d'estrogènes seuls. L'étude E3N permet une analyse du risque de cancer du sein en fonction du type de THM et l'étude ESTHER évalue le risque thrombo-embolique veineux en fonction de la voie d'administration des estrogènes et du type de progestatif. Ces données viennent compléter les données de risques liés à l'utilisation des THM. L'analyse de ces nouvelles données ne remet pas en cause les recommandations précédentes. Ainsi, chez la femme ménopausée présentant des troubles fonctionnels liés à la ménopause, un THM peut être instauré si la patiente le souhaite, à la dose minimale efficace, et ce tant que durent les symptômes. Pour aider à la prise en charge des femmes concernées, la mise au point sur le THM de juin 2006 a été adressée aux professionnels de santé**. Par ailleurs, afin d'informer aux mieux les femmes, l'Afssaps a rédigé deux nouveaux documents à leur attention : un ensemble de questions/réponses « Vous et votre THM », ainsi qu'une série de 9 messages-clé intitulés « Le THM : ce qu'il faut savoir ». Ces documents seront largement diffusés par l'intermédiaire des professionnels de santé. La mise au point ainsi que l'information grand public sont disponibles sur le site internet de l'Afssaps. * Les références bibliographiques des études citées sont disponibles dans la Mise au point. ** Médecins généralistes, gynécologues-obstétriciens et rhumatologues
01/06/06 - TRAIT. HORM. MENOPAUSE 06/2006 - Mise au point ANSM / EMEA
Mise au point Le traitement hormonal de la ménopause (THM) Point d'étape Juin 2006 Bon usage * Introduction Depuis 2002, les études publiées sur le traitement hormonal de la ménopause ont conduit l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à revoir à plusieurs reprises l'ensemble des données concernant les bénéfices mais aussi les risques liés à l'utilisation de ce traitement. Les dernières recommandations émises par l'Afssaps en décembre 2003, et adoptées dans l'ensemble des pays de l'Union européenne, soulignent que les risques observés étant corrélés à la durée de traitement, les bénéfices du THM (1) à court terme ne sont pas remis en cause par la communauté scientifique. Aussi, chez la femme ménopausée présentant des troubles fonctionnels liés à la carence estrogénique, un THM peut être instauré si la patiente le souhaite, à la dose minimale efficace, et ce tant que durent les symptômes. (1) Le terme THM a été choisi afin de le différencier du traitement hormonal substitutif (THS) destiné aux femmes jeunes précocement ménopausées. C'est principalement sur la base de deux études anglo-saxonnes, la Women's Health Initiative (WHI) et la Million Women Study (MWS), que ces recommandations ont été définies. - L'étude WHI [1] (étude randomisée en double-insu, ayant inclus 16 608 femmes américaines âgées de 50 à 79 ans, ménopausées et non hystérectomisées, sans antécédent de maladie cardiovasculaire, qui ont reçu soit 0,625 mg/j d'estrogènes conjugués équins (ECE) et 2,5 mg d'acétate de médroxyprogestérone (MPA), soit un placebo, pendant une durée moyenne de suivi de 5,2 ans), montre que l'association ECE-MPA augmente la survenue d'événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) et confirme que ce THM augmente le risque de cancer du sein et d'événements thrombo-emboliques veineux. Des analyses et des données complémentaires [2-9] ont notamment apporté des précisions sur le risque de cancer du sein et de démence. Ainsi, contrairement à ce qui avait été observé précédemment, une analyse de la WHI a montré que, par rapport au groupe placebo, les tumeurs mammaires sont diagnostiquées à un stade plus avancé et le pourcentage de mammographies anormales dès la première année de traitement est supérieur dans le groupe traité par THM (9,4% versus 5,4 % dans le groupe placebo) [3]. Une autre étude a mis en évidence l'absence de bénéfice du THM sur les fonctions cognitives, et suggère une augmentation possible du risque de démence [6]. - La MWS [10], étude d'observation, a été menée au Royaume-Uni auprès de 1 084 110 femmes d'âge compris entre 50 et 64 ans. La moitié de ces femmes a reçu un THM (composition et voie d'administration variées mais comparables aux THM utilisés en Europe) à un moment donné de leur vie, l'autre moitié n'en a jamais reçu. Cette étude a confirmé le sur-risque de cancer du sein associé au THM, et ce, chez des femmes européennes quel que soit le type de THM. Depuis début 2004, d'autres études ou compléments d'études ont été publiés. Par ailleurs, diverses démarches ont été également entreprises et portées à l'attention des professionnels de santé : - une commission d'audition a rédigé un rapport [11] proposant des orientations générales concernant le THM et la ménopause suite à une audition publique qui s'est tenue en avril 2004 (rapport d'orientation Anaes/Afssaps de mai 2004 disponible sur www.anaes.fr ou www. afssaps.sante.fr) ; - un groupe de travail mis en place en mars 2004 par l'Afssaps en accord avec la Direction générale de la santé a étudié les caractéristiques de l'utilisation du THM en France à partir de différentes sources de données françaises. Il a également fourni, à partir d'un travail de modélisation, une estimation du nombre de cancers du sein et d'événements cardiovasculaires attribuables au THM en France en 2000-2002, au pic de son utilisation (rapport Afssaps / Costagliola [12] de septembre 2005 disponible sur www.afssaps.sante.fr). Ces nouveaux éléments justifient ce point d'étape. * Les nouvelles études depuis la mise au point de l'Afssaps diffusée en décembre 2003 - Les études sur le THM : méthodologie et niveaux de preuve Jusqu'à la réalisation des études HERS [13 ; 14] et WHI [1], la connaissance des risques du THM reposait sur des études d'observation (cohortes ou cas/témoins). Ces études montraient, chez les femmes sous THM par rapport aux non-utilisatrices, une diminution importante de la morbi-mortalité cardiovasculaire et ne permettaient pas de conclure sur le risque de cancer. Les résultats opposés obtenus dans les essais randomisés (HERS et WHI) illustrent l'existence, dans les études d'observation, de facteurs de confusion que les ajustements statistiques sur les caractéristiques des patientes ne sont pas arrivés à neutraliser. La confusion affecte à des degrés divers toutes les études d'observation, alors qu'elle n'intervient pas dans les essais randomisés non biaisés. De ce fait, seuls les essais randomisés permettent d'établir avec un bon niveau de preuve une relation de cause à effet entre un traitement et les effets observés chez les patients qui l'ont reçu. Les études d'observation ont cependant l'avantage d'être facilement extrapolables aux populations dans lesquelles elles ont été réalisées. En ce qui concerne le THM, les études d'observation les plus récentes ont mieux pris en compte les facteurs de confusion que les études précédentes, mais restent d'un niveau de preuve inférieur à celui des études randomisées. Il s'agit principalement des résultats complémentaires de l'étude américaine WHI [15 ; 16 ; 17] et des études françaises E3N [18 ; 19] et ESTHER [20 ; 21 ; 22]. - Les résultats de l'étude WHI ont été complétés avec l'analyse de l'essai "estrogènes seuls" Cette seconde étude WHI [15], étude randomisée en double-insu, a inclus 10 739 femmes américaines, âgées de 50 à 79 ans, ménopausées et hystérectomisées qui ont reçu soit 0,625 mg/j d'ECE, soit un placebo. Avec une durée moyenne de suivi de 6,8 ans, les analyses montrent que le traitement par ECE augmente le risque de survenue d'accident vasculaire cérébral. En revanche, il n'a pas été mis en évidence de sur-risque de maladies coronariennes, en particulier chez les femmes ménopausées traitées âgées de 50 à 59 ans en début de ménopause [16]. Il n'a pas été mis en évidence de sur-risque de cancer du sein. Une analyse complémentaire de l'étude avec un suivi moyen de 7,1 ans confirme ce résultat [17]. - L'étude française E3N permet une analyse du risque de cancer du sein en fonction du type de THM L'étude E3N est une étude observationnelle menée auprès de femmes françaises ménopausées nées entre 1925 et 1950 n'ayant jamais reçu de THM jusqu'à 1 an avant leur inclusion dans la cohorte. Une première analyse de l'étude a déjà été publiée [18] et un complément a été présenté lors du 11e congrès international sur la ménopause à Buenos Aires en octobre 2005 [19]. Cette étude complémentaire précise les premiers résultats, puisqu'un plus grand nombre de femmes a été inclus et la période de suivi a été plus longue. Ainsi, 69 647 femmes ont été incluses et suivies pendant une durée moyenne de 7,7 ans. Les femmes ont été traitées par un THM avec une durée moyenne de traitement de 5,5 ans. Les résultats confirment l'augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes traitées par un THM combiné comprenant un progestatif de synthèse. Cette augmentation semblerait moins marquée avec la dydrogestérone comparativement aux autres progestatifs de synthèse. Par contre, les résultats suggèrent que le risque de cancer du sein ne serait pas augmenté chez les femmes prenant un estrogène (essentiellement par voie transdermique) associé à la progestérone micronisée, et ce, quelle que soit la durée d'utilisation dans la période étudiée. Par ailleurs, une augmentation du risque est observée avec l'utilisation d'estrogènes seuls. - L'étude ESTHER évalue le risque thrombo-embolique veineux en fonction de la voie d'administration des estrogènes et du type de progestatif L'étude ESTHER est une étude cas-témoin réalisée auprès de femmes françaises âgées de 45 à 70 ans ayant eu un premier épisode d'accident thromboembolique veineux idiopathique. Une première analyse de l'étude a déjà été publiée [20] et un complément a été présenté lors du 11e congrès international sur la ménopause à Buenos Aires en octobre 2005 [21]. Dans celui-ci, un nombre de cas plus élevé a été analysé (253 cas appariés à 597 contrôles). Les résultats confirment l'augmentation du risque thromboembolique veineux chez les femmes recevant un THM estroprogestatif avec un estrogène par voie orale. Le risque serait également augmenté chez les femmes utilisant un estrogène par voie transdermique en association avec un dérivé norpregnane. Par contre, les résultats suggèrent que le risque ne serait pas augmenté chez les femmes recevant un estrogène par voie transdermique seul ou en association avec la progestérone micronisée ou avec un dérivé pregnane. - Ce qui est établi en termes de risques (2) Actuellement aucune donnée issue d'essais randomisés ne permet de savoir si les risques associés au THM sont influencés ou non par le type d'estrogène (estrogènes conjugués équins, estradiol), ou par le type de progestatif (acétate de médroxyprogestérone, lévonorgestrel, noréthistérone, progestérone, etc.), ou par la voie d'administration de l'estrogène (orale, transdermique), ou enfin par les modalités d'utilisation du progestatif (administration séquentielle ou continue). (2) Un tableau comparatif des données de risques publiées depuis 2002 est présenté en annexe. -> Cancer du sein Plusieurs facteurs hormonaux modulent le risque de cancer du sein. Ce risque est corrélé à l'imprégnation estrogénique, qui dépend de la durée de la période qui se situe entre la puberté et la ménopause. Le THM prolonge l'imprégnation estrogénique naturelle et place la femme traitée à un niveau de risque supérieur à celui d'une femme de même âge non traitée. D'après l'essai WHI [1], il existe un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un THM estroprogestatif. Ce sur-risque de cancer augmente avec la durée du traitement. La WHI rapporte pour la première fois que les tumeurs mammaires ont été diagnostiquées à un stade plus invasif [3]. L'hypothèse d'un retard de diagnostic est évoquée, lié à une hyperdensité mammaire engendrée par la prise de THM. Sur la base des données actuelles, un THM à base d'estrogènes seuls ne semble pas augmenter le risque de cancer du sein [15 ; 17]. L'augmentation du risque de cancer du sein liée au THM estroprogestatif pourrait dépendre du type de THM, d'après l'étude observationnelle française E3N. L'étude suggère qu'il n'y aurait pas d'augmentation du risque lorsque le THM associe un estrogène (essentiellement par voie transdermique) à la progestérone micronisée [18 ; 19]. Ce résultat nécessite d'être confirmé par d'autres études. -> Cancer de l'endomètre L'absence d'augmentation du risque de cancer de l'endomètre lorsque les estrogènes, connus pour augmenter ce risque, sont associés à un progestatif en continu est retrouvée par l'étude MWS alors que les progestatifs administrés en séquentiel ne supprimeraient pas totalement le risque [1 ; 4 ; 23]. Par ailleurs, dans cette même étude, il a été suggéré que la tibolone, sur une durée moyenne de suivi de 3,4 ans, augmenterait le risque de survenue du cancer de l'endomètre. -> Cancer de l'ovaire Quelques données suggèrent que le THM pourrait être associé à une augmentation du risque de cancer de l'ovaire [4], mais ceci nécessiterait d'être confirmé par d'autres études. -> Risque thrombo-embolique veineux Le THM augmente le risque thrombo-embolique veineux (thrombose veineuse, embolie pulmonaire), surtout la première année de traitement, ce qui nécessite de respecter scrupuleusement les contre-indications de prescription. Ce risque augmente avec l'âge. Les antécédents familiaux thrombo-emboliques veineux représentent un facteur de risque à prendre en considération. Le risque thrombo-embolique veineux lié au THM pourrait dépendre de la voie d'administration des estrogènes et du type de progestatif d'après l'étude cas-témoin française ESTHER [20 ; 21 ; 22]. L'étude suggère qu'il n'y aurait pas d'augmentation du risque lorsque le THM est administré par voie transdermique, excepté lorsque les estrogènes sont associés aux dérivés norpregnanes. Ce résultat doit être confirmé par d'autres études. Il ne permet en aucun cas de conclure que la voie transdermique réduirait l'ensemble des autres risques induits par le THM, ni que ce traitement peut être prescrit en cas de risque majoré de maladie thrombo-embolique veineuse. -> Risque cardiovasculaire Les études randomisées HERS I et II (Heart and Estrogen/progestin Replacement Study) [13 ; 14] avaient montré que le THM, administré par voie orale, ne diminuait pas les risques cardiovasculaires chez les femmes ayant une maladie coronaire. Les données de WHI [1 ; 5 ; 8] confirment que le THM estroprogestatif ne protège pas du risque d'accident coronaire et entraînerait même une augmentation du risque d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral au cours de la première année de traitement chez les femmes sans antécédents cardiovasculaires. Cette augmentation du risque d'accident ischémique a été observée chez des femmes de plus de 60 ans, traitées par estrogènes conjugués équins et acétate de médroxyprogestérone. De même, les résultats des analyses de l'autre étude WHI montrent que le traitement par estrogènes seuls n'exerce pas d'effet protecteur sur la survenue de maladies coronariennes, en particulier chez les femmes de plus de 60 ans, et augmente le risque de survenue d'accident vasculaire cérébral [15 ; 16]. Une méta-analyse regroupant 28 essais contrôlés randomisés complets, soit 39 769 sujets, confirme l'augmentation du risque de survenue d'accident vasculaire cérébral chez les utilisatrices de THM [24]. Le même niveau de risque est retrouvé quelle que soit la nature du THM (estrogènes seuls ou associations estroprogestatives). Cette étude précise que le risque est significativement augmenté seulement pour les accidents vasculaires cérébraux d'origine ischémique. Il faut noter que les résultats sont très influencés par le poids de l'étude WHI. Par ailleurs, l'essai LIFT, destiné à évaluer les effets de la tibolone 1,25 mg dans la réduction des fractures vertébrales chez 4 538 femmes âgées de 60 à 85 ans, ménopausées et ostéoporotiques, a récemment été arrêté, après une durée moyenne de suivi de 2,4 ans. Les résultats, encore non publiés, ont en effet montré une augmentation du risque d'accident vasculaire cérébral par rapport au placebo. -> Troubles cognitifs Contrairement à ce qui était espéré, il n'y a pas aujourd'hui de données mettant en évidence un effet protecteur du THM sur les troubles cognitifs. Le THM pourrait même accroître le risque de démence (chez des femmes de plus de 65 ans) [6]. Cette nouvelle analyse des données de risques reste en accord avec les conclusions déjà formulées en mai 2004 dans le rapport de l'audition publique Anaes/Afssaps [11]. En résumé. . Il existe un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un THM estroprogestatif. Ce sur-risque de cancer augmente avec la durée du traitement. Aucune différence n'est démontrée en fonction de la voie d'administration (orale, extra-digestive), ni en fonction du schéma d'administration (séquentiel ou continu). Des données (E3N) suggèrent que le sur-risque de cancer du sein lié au traitement estroprogestatif pourrait varier en fonction du type de progestatif mais ces données nécessitent d'être confirmées. . Le THM, estroprogestatif ou par estrogènes seuls, n'exerce pas d'effet protecteur sur la maladie coronarienne et vis-à-vis du risque cérébrovasculaire, que les femmes aient ou non des antécédents cardioou cérébro-vasculaires. Il existe une augmentation du risque coronarien et cérébrovasculaire sous traitement estroprogestatif, sans que l'on observe de variation notable en fonction de la durée de traitement. Néanmoins, l'augmentation du risque coronarien a été observée chez des femmes de plus de 60 ans traitées par l'association estrogènes conjugués équins et acétate de médroxyprogestérone. . Il existe une élévation du risque de maladie veineuse thromboembolique sous THM estroprogestatif. Ce risque ne semble pas exister avec les estrogènes administrés par voie transdermique mais ces données nécessitent d'être confirmées. - Ce qui est établi en termes d'efficacité -> Troubles du climatère L'efficacité du THM dans le traitement des troubles du climatère, notamment sur les symptômes vasomoteurs, a été largement démontrée. -> Prévention de l'ostéoporose Effet sur la densité osseuse La perte osseuse, qui est associée à un risque fracturaire, est rapide la première année de ménopause. Le THM permet de prévenir cette perte osseuse et l'effet est dose-dépendant. A l'arrêt du THM, la perte osseuse reprend au rythme physiologique. Effet sur les fractures Le THM est le seul traitement ayant démontré son efficacité dans la prévention primaire des fractures ostéoporotiques dans la population générale (en l'absence de mesure de la densité minérale osseuse -DMO-). Le bénéfice anti-fracturaire (en termes de risque relatif) est identique quel que soit le risque fracturaire initial. Dans l'étude WHI [2], le pourcentage de fractures observées au terme de 5 années de traitement est de 8,6 % chez les femmes ayant reçu un THM, versus 11,1 % chez les femmes non traitées. La durée pendant laquelle le risque fracturaire est réduit après l'arrêt du traitement n'est pas connue mais il semble qu'elle ne soit pas supérieure à quelques années. Il n'est pas établi non plus qu'un THM administré en début de ménopause prévienne les fractures à distance de l'arrêt du traitement. Enfin, il n'y a pas ou peu de données d'efficacité sur la prévention des fractures en cas de ménopause précoce, de DMO basse, ainsi que chez les femmes ayant des antécédents de fractures vertébrales. -> Cancer colo-rectal La WHI portant sur le traitement ECE + MPA [1] rapporte une diminution du risque de cancer colo-rectal ; cet éventuel effet protecteur du THM sur la survenue d'un cancer colo-rectal n'est pas encore suffisamment documenté, notamment sur la durée de cette protection. - Quel est le rapport bénéfice/risque du THM en fonction des indications ? -> Dans le traitement des troubles climatériques Le rapport bénéfice/risque du THM est favorable lorsque les troubles du climatère perçus par la patiente sont suffisamment gênants pour altérer sa qualité de vie. Le traitement peut être instauré si la femme le souhaite, à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible. En effet, dans l'étude WHI, le suivi du groupe traité par estroprogestatif a été arrêté prématurément au terme de 5 années de traitement et celui du groupe traité par estrogènes seuls au bout de 6,8 ans, le rapport bénéfice/risque ayant été jugé défavorable par rapport au groupe placebo. -> Dans le traitement de l'ostéoporose [25] Dans la prévention du risque fracturaire, le rapport bénéfice/risque du THM, quel que soit le produit envisagé, est défavorable sur la base des données actuellement disponibles. L'administration d'un THM pourra être envisagée chez la femme ménopausée qui a un risque élevé de fractures : . lorsque la patiente présente des troubles du climatère qu'elle perçoit comme altérant sa qualité de vie (cf. ci-dessus) ; . lorsque la patiente présente une intolérance à un autre traitement indiqué dans la prévention de l'ostéoporose et après une évaluation individuelle précise et soigneuse du rapport bénéfice/risque. Chez les femmes ménopausées en bonne santé sans trouble du climatère et sans facteur de risque d'ostéoporose, la prescription de THM n'est pas recommandée. - En pratique, quelle est la conduite à tenir ? Les recommandations sont identiques à celles précédemment émises en décembre 2003. . A l'instauration du traitement, toute information utile permettant une prescription adaptée et éclairée doit être fournie aux patientes. Ainsi, les risques inhérents au traitement doivent leur être communiqués, de même que les résultats des études récentes qui suggèrent que le risque pourrait varier selon les produits. . De plus, le traitement doit être ré-évalué régulièrement, au moins une fois par an, en prenant en considération l'évolution du rapport bénéfice/risque. Cette ré-évaluation pourra s'accompagner d'une suspension temporaire du traitement afin de contrôler la persistance du syndrome climatérique et sa sévérité. . Quelle que soit l'indication, il est rappelé que : -avant d'initier ou de ré-instaurer un THM, un examen clinique et gynécologique complet (y compris analyse des antécédents familiaux) doit être effectué. Un examen régulier des seins doit être pratiqué selon les recommandations en vigueur (palpation, mammographie, échographie.) et adapté en fonction des cas individuels. Le THM est contre-indiqué en cas de cancer du sein connu ou suspecté, ou d'autres tumeurs estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (par ex. cancer de l'endomètre) ; -l'utilisation d'un THM chez des patientes présentant des antécédents d'accident thrombo-embolique veineux ou un état thrombotique connu nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque. Le THM est contre-indiqué en cas d'accident thrombo-embolique veineux en évolution, ou d'antécédents thrombo-emboliques veineux récidivants ; -le THM est également contre-indiqué dans les situations suivantes : hémorragie génitale sans diagnostic établi, accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution, affection hépatique aiguë ou chronique, ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques, hypersensibilité aux principes actifs ou à l'un des excipients. Pour aider à la prise en charge et à l'information des patientes, l'Afssaps met à disposition sur son site internet (www.afssaps.sante.fr) deux documents d'information destinés aux patientes sous forme de questions/réponses et de messages-clé. * Bibliographie 1-Writing group for the Women's Health Initiative investigators. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy post menopausal women. JAMA 2002 ; 288 : 321-333 2-Effects of Estrogen Plus Progestin on Risk of Fracture and Bone Mineral Density. Cauley J. et al, JAMA 2003, 290 (13) : 1729-1738 3- Influence of Estrogen Plus Progestin on Breast Cancer and Mammography in Healthy Postmenopausal Women (WHI). Chlebowski RT et al, JAMA 2003, 289 (24) : 3243-3253 4- Effects of Estrogen Plus Progestin on Gynecologic Cancers and Associated Diagnostic Procedures : the Women's Health Initiative randomized trial. Anderson G.L et al, JAMA 2003, 290 (13) : 1739 - 1748 5-Estrogen plus Progestin and Risk of Coronary Heart Disease. Manson E.J et al, N Engl J Med 2003, 349 : 523-534 6-Estrogen Plus Progestin and the Incidence of Dementia and Mild Cognitive Impairment in Postmenopausal Women : The Women's Health Initiative Memory Study (WHIMS). Shumaker SA et al, JAMA 2003, 289 (20) : 2651-2662 7-Effects of Estrogen Plus Progestin on Health-Related Quality of Life. Hays J et al, N Engl J Med 2003, 348 : 1839-1854 8-Effect of estrogen plus progestin on stroke in postmenopausal women: the Women's Health Initiative: a randomized trial. Wassertheil-Smoller S, Hendrix SL, Limacher M, Heiss G, Kooperberg C, Baird A, Kotchen T, Curb JD, Black H, Rossouw JE, Aragaki A, Safford M, Stein E, Laowattana S, Mysiw WJ; WHI Investigators. JAMA. 2003 May 28 ; 289(20) : 2673-84 9-Relationship between Long Durations and Different Regimens of Hormone Therapy and Risk of Breast Cancer. Li CI et al, JAMA 2003, 289 (24) : 3254-3263 10-Breast Cancer and Hormone-Replacement Therapy in the Million Women Study (MWS). Lancet 2003, 362 : 419-427 11-Rapport d'orientation Anaes/Afssaps - Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause. 11 mai 2004 12-Rapport Afssaps / Costagliola - Traitement hormonal substitutif de la ménopause : Caractéristiques de l'utilisation en France - Effets sur la survenue de cancers du sein et d'événements cardiovasculaires en France - Propositions d'études complémentaires. Septembre 2005 13-Randomized trial of estrogen plus progestin for secondary prevention of coronary disease in postmenopausal women (HERS I) : Hulley S. et al., JAMA, 1998, 280 : 605-613 14-Non cardiovascular disease outcomes during 6.8 years of hormone therapy (HERS II). Hulley S. et al., JAMA, 2002, 288 : 58-66 15-Effects of conjugated equine estrogen in postmenopausal women with hysterectomy: the Women's Health Initiative randomized controlled trial. Anderson GL, Limacher M, Assaf AR, Bassford T, Beresford SA, Black H, et al. JAMA. 2004 Apr 14 ; 291(14) : 1701-12 16-Conjugated equine estrogens and coronary heart disease: the Women's Health Initiative. Hsia J, Langer RD, Manson JE, Kuller L, Johnson KC, Hendrix SL, Pettinger M, Heckbert SR, Greep N, Crawford S, Eaton CB, Kostis JB, Caralis P, Prentice R; Women's Health Initiative Investigators. Arch Intern Med. 2006 Feb 13 ; 166(3) : 357-65 17-Effects of conjugated equine estrogens on breast cancer and mammography screening in postmenopausal women with hysterectomy. Stefanick ML, Anderson GL, Margolis KL, Hendrix SL, Rodabough RJ, Paskett ED, Lane DS, Hubbell FA, Assaf AR, Sarto GE, Schenken RS, Yasmeen S, Lessin L, Chlebowski RT; WHI Investigators. JAMA. 2006 Apr 12 ; 295(14) : 1647-57 18-Breast cancer risk in relation to different types of hormone replacement therapy in the E3N-EPIC cohort. Fournier A, Berrino F, Riboli E, Avenel V, Clavel-Chapelon F. Int J Cancer. 2005 Apr 10 ; 114(3) : 448-54 19-HRT and Breast cancer. F. Clavel-Chapelon, A.Fournier. Etude présentée lors du 11e congrès international sur la ménopause à Buenos Aires - Octobre 2005 20-Differential association of oral and transdermal oestrogen-replacement therapy with venous thromboembolism risk. Scarabin PY, Oger E, Plu-Bureau G; EStrogen and THromboEmbolism Risk Study Group. Lancet. 2003 Aug 9 ; 362(9382) : 428-32 21-Hormone therapy and venous thromboembolism among postmenopausal women: impact of the progestogens. The ESTHER study. M Canonico, E Oger, G Plu-Bureau, PY Scarabin on behalf on the EStrogen and THromboEmbolis Risk (ESTHER) study group. Etude présentée lors du 11e congrès international sur la ménopause à Buenos Aires - Octobre 2005 22-Estrogen and Thromboembolism Risk (ESTHER) Study Group. Prothrombotic mutations, hormone therapy, and venous thromboembolism among postmenopausal women: impact of the route of estrogen administration. Straczek C, Oger E, Beau Yon de Jonage-Canonico M, Plu-Bureau G, Conard J, Meyer G, Alhenc-Gelas M, Levesque H, Trillot N, Barrellier MT, Wahl D, Emmerich J, Scarabin PY, Circulation. 2005 ; 112(22) ; Nov 29 : 3495-500 23-Endometrial cancer and hormone-replacement therapy in the Million Women Study. Million Women Study Collaborators. The Lancet. 2005 April 30 ; 365 : 1543-51 24-Association between hormone replacement therapy and subsequent stroke: a meta-analysis. Bath PM, Gray LJ. BMJ. 2005 Feb 12 ; 330(7487) : 342 25- Recommandations de bonne pratique - Traitement médicamenteux de l'ostéoporose post-ménopausique. Afssaps. Actualisation 2006 * Annexe : tableau comparatif des données publiées en 2002, 2003 et 2004-2005-2006 / Nombre d'événements observés dans le groupe THM versus le groupe contrôle. -> Ostéoporose - Études randomisées 2002 : WHI-2002 (ECE + MPA) [1] Nombre de fractures de hanche : 44 versus 62 ; RR : 0,66 (0,45-0,98) 2003 : WHI-2003 (ECE + MPA) [2] .Nombre de fractures de hanche : 52 versus 73 ; RR : 0,67 (0,47-0,96) .DMO à 3 ans au niveau de la hanche : +3,7% versus +0,14% (p<0,001) 2004-2005-2006WHI-2004 (ECE seuls) [15] Nombre de fractures de hanche : 38 versus 64 ; RR : 0,61 (0,41-0,91) -> Cancer de l'endomètre - Études randomisées 2002 :WHI-2002 (ECE + MPA) [1] 22 versus 25 ; RR : 0,83 (0,47-1,47) 2003 :WHI-2003 (ECE + MPA) [4] 27 versus 31 ; RR : 0,81 (0,48-1,36) - NS - Études observationnelles 2004-2005-2006Million Women Study-2005 [23] .traitement estroprogestatif continu - RR : 0,71 (0,56-0,90) .traitement estroprogestatif séquentiel - RR : 1,05 (0,91-1,22) .traitement oestrogènes seuls - RR : 1,45 (1,02-2,06) .tibolone - RR : 1,79 (1,43-2,25) -> Cancer de l'ovaire - Études randomisées 2003 : WHI-2003 (ECE + MPA) [4] 20 versus 12 ; RR : 1,58 (0,77-3,24) - NS -> Cancer du sein - Études randomisées 2002 :WHI -2002 (ECE + MPA) [1] Invasif : 166 versus 124 ; RR : 1,26 (1,00-1,59) Cas supplémentaires : .pour 5 ans de traitement : 6/1 000 femmes .pour 7 ans de traitement : 18/1 000 femmes 2003 :WHI-2003 (ECE + MPA) [3] .Invasif : 199 versus 150 ; RR : 1,24 (1,01-1,54) .In situ : 47 versus 37 ; RR : 1,18 (0,77-1,82) - NS .histologie et grade similaires .tumeurs plus grandes sous THM : 1,7 +/- 1,1 cm versus 1,5 +/- 0,9 (p=0,04) .tumeurs plus souvent régionales/métastasées : 25,4% versus 16,0% (p=0,04) .envahissement ganglionnaire plus fréquent : 25,9% versus 15,8% (p=0,03) 2004-2005-2006WHI-2004 (ECE seuls) - durée de suivi : 6,8 ans [15] .Invasif : 94 versus 124 ; RR : 0,77 (0,59-1,01) WHI-2006 (ECE seuls) - durée de suivi 7,1 ans [17] .Invasif : 104 versus 133 ; RR : 0,80 (0,62-1,04) - Études observationnelles 2003 :.Étude cas-témoin [9] Cancer lobulaire : 29,6% versus 16,4% ; RR : 2,7 (1,7-4,3) (traitement E+P) .Million Women Study [10] cas supplémentaires pour 5 ans de traitement : 6/1 000 femmes cas supplémentaires pour 10 ans de traitement : 19/1 000 femmes Mortalité globale par cancer du sein : 0,07% (femmes traitées) versus 0,06% (femmes non traitées) ; RR : 1,22 (1,00-1,48) 2004-2005-2006.Étude de cohorte E3N - 2004 [18] quel que soit le THM - RR : 1,2 (1,1-1,4) traitement estrogènes seuls - RR : 1,1 (0,8-1,6) estrogènes transdermiques + progestérone micronisée - RR : 0,9 (0,7-1,2) estrogènes + progestatifs synthétiques - RR : 1,4 (1,2-1,7) .Étude de cohorte E3N - 2005 [19] quel que soit le THM - RR : 1,4 (1,2-1,6) traitement estrogènes seuls - RR : 1,4 (1,0-1,8) estrogènes + progestérone micronisée - RR : 1,0 (0,8-1,3) estrogènes + dydrogestérone - RR : 1,3 (1,1-1,7) estrogènes + progestatifs synthétiques - RR : 1,8 (1,6-2,0) -> Maladie coronaire (mort et infarctus du myocarde non fatal) - Études randomisées 2002 :WHI-2002 (ECE + MPA) [1] 164 versus 122 ; RR : 1,29 (1,02-1,63) 2003 :WHI-2003 (ECE + MPA) [5] 188 versus 147 ; RR : 1,24 (1,00-1,54) Cas supplémentaires : 6/10 000 femmes-années 2004-2005-2006 :.WHI-2004 (ECE seuls) [15] 177 versus 199 ; RR : 0,91 (0,75-1,12) .WHI-2006 (ECE seuls) [16] femmes âgées de 50 à 59 ans : 21 versus 34 ; RR : 0,63 (0,36-1,08) femmes âgées de 60 à 69 ans : 96 versus 106 ; RR : 0,94 (0,71-1,24) femmes âgées de 70 à 79 ans : 84 versus 77 ; RR : 1,11 (0,82-1,52) -> Accident vasculaire cérébral (fatal et non fatal) - Études randomisées 2002 :WHI-2002 (ECE + MPA) [1] 127 versus 85 ; RR = 1,41 (1,07-1,85) 2003 :WHI-2003 (ECE + MPA) [8] 151 versus 107 ; RR = 1,31 (1,02-1,68) ischémique : 125 versus 81 ; RR = 1,44 (1,09-1,90) hémorragique : 18 versus 20 ; RR = 0,82 (0,43-1,56) 2004-2005-2006 :.WHI-2004 (ECE seuls) [15] 158 versus 118 ; RR : 1,39 (1,10-1,77) .Méta-analyse-2005 [24] AVC - RR : 1,29 (1,13-1,47) AVC ischémiques - RR : 1,29 (1,06-1,56) AVC hémorragiques - RR : 1,07 (0,65-1,75) AVC ischémiques transitoires : RR : 1,02 (0,78-1,34) .LIFT - 2005 (étude non publiée) tibolone : AVC - RR : 2,59 (p=0 ,01) -> Démence - Études randomisées 2003 :WHI-2003 (ECE + MPA) [6] 40 (dont 20 Alzheimer) versus 21 (dont 12 Alzheimer) ; RR : 2,05 (1,21-3,48) -> Accident thrombo-embolique veineux - Études randomisées 2002 :WHI-2002 (ECE + MPA) [1] RR : 2,11 (1,58-2,82) 2004-2005-2006 :WHI-2004 (ECE seuls) [15] 101 versus 78 ; RR : 1,33 (0,99-1,79) - Études observationnelles 2003 :Étude cas-témoin ESTHER - 2003 [20] Estrogènes oraux : RR : 3,5 (1,8-6,8) Estrogènes transdermiques : RR : 0,9 (0,5-1,6) 2004-2005-2006.Étude cas-témoin ESTHER - 2005 [21] traitement estroprogestatif - estrogènes par voie orale : RR = 4,6 (2,6-8,0) traitement oestroprogestatif - estrogènes par voie transdermique : a.progestérone micronisée : RR = 0,6 (0,3-1,2) b.dérivés pregnane : RR = 1,0 (0,6-1,8) c.dérivés norpregnane : RR = 3,2 (1,7-5,9) traitement estrogènes transdermiques seuls : RR = 0,9 (0,4-2,0) .Étude cas-témoin ESTHER - 2005 [22] Chez les femmes à haut risque de thrombose veineuse (mutation du facteur V de Leiden ou mutation G20210A du facteur II) : estrogènes par voie orale : RR = 25.5 (6.9-95.0) estrogènes par voie transdermique : RR = 4.4 (2.0-9.9) -> Qualité de vie (échelle non spécifique RAND 36) - Études randomisées 2003 :WHI-2003 (ECE + MPA) [7] Pas d'effet global cliniquement significatif chez les femmes asymptomatiques Amélioration modeste pour 3 items sur 13 : activité physique, douleur et qualité du sommeil (statistiquement significatif à un an mais non à 3 ans) Cette mise au point a été élaborée par un groupe d'experts présidé par le Professeur Charles Caulin et composé de : Mme A. Alperovitch, M. P. Amarenco, M. J. Bonneterre, Mme M. Canonico, M. P. Carlier, Mme S. Christin-Maître, Mme F. Clavel-Chapelon, Mme J. Conard, Mme C. Cormier, Mme C. Cornu, Mme D. Costagliola, M. F. De Bels, Mme S. Fegueux, Mme A. Fournier, Mme A. Fourrier-Reglat, Mme A. Gompel, Mme F. Kuttenn, Mme G. Plu-Bureau, Mme C. Rey-Quinio, Mme V. Ringa, M. C. Roux, M. H. Rozenbaum, M. P-Y. Scarabin, Mme P. This, Mme M-L Veyries. La coordination scientifique et rédactionnelle a été réalisée par Mme A. Castot, Mme A. Rouleau-Quenette et Mme A. Tricotel. Elle a été examinée et validée par les Commissions d'Autorisation de Mise sur le Marché des 11 mai et 1er juin 2006, présidées par le Pr Daniel Vittecoq. Cette mise au point est disponible sur le site internet de l'Afssaps : www.afssaps.sante.fr
01/01/06 - OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE 2006 - Recommandations ANSM / EMEA
TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE L'OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUERECOMMANDATIONSActualisation 2006Traitement de l'ostéoporose post-ménopausiqueJanvier 2006Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé 1=> PRINCIPAUX MESSAGES- L'ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la résistance osseuse conduisant à une augmentation du risque de fracture.- Une fracture ostéoporotique (par fragilité osseuse) est une fracture survenant spontanément ou pour un traumatisme de faible énergie (énergie - 1 : densité normale. - 2,5 < T EN CAS DE FRACTURE- Une fracture vertébrale et risque faible de fracture périphérique. Raloxifène : OUI. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : OUI (*)- Une fracture vertébrale et risque de fracture périphérique (notamment du fémur) important. Raloxifène : -. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI . Tériparatide : OUI (*)- Maladie sévère (deux fractures vertébrales ou plus) . Raloxifène: OUI. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI . Tériparatide : OUI (*)-> EN L'ABSENCE DE FRACTURE - < 60 ans . Raloxifène : OUI. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : - - De 60 à 80 ans dans tous les cas. Raloxifène : -. Alendronate Risédronate : OUI . Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : -- - De 60 à 80 ans : ostéoporose à prédominance vertébrale. Raloxifène : OUI. Alendronate Risédronate : -. Ranélate de strontium : -. Tériparatide : -- > 80 ans . Raloxifène : -. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : -(*) remboursé si au moins 2 fractures vertébrales* INTRODUCTIONL'ostéoporose est définie comme une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la résistance osseuse conduisant à une augmentation du risque de fracture. L'ostéoporose est l'ostéopathie fragilisante la plus fréquente. Son diagnostic nécessite d'avoir éliminé les autres causes d'ostéopathies (en particulier métaboliques et malignes).Les fractures ostéoporotiques sont un enjeu de santé en raison :- de leurs complications, en particulier du fait de la morbidité des fractures vertébrales, et de la surmortalité observée dans les suites des fractures de l'extrémité supérieure du fémur,- de leur fréquence, en particulier du fait du vieillissement de la population.On appelle fracture ostéoporotique (par fragilité osseuse) une fracture survenue spontanément ou pour un traumatisme de faible énergie (c'est-à-dire inférieur ou égal à l'énergie d'une chute de sa hauteur à l'arrêt ou à la marche). Les fractures caractéristiques de la maladie sont celles des vertèbres (encore appelées tassements vertébraux, terme qui ne devrait plus être employé), de l'extrémité supérieure du fémur (encore appelées fractures de la hanche,) et de l'extrémité distale de l'avant-bras (encore appelées fractures du poignet dont la plus fréquente est la fracture de Pouteau-Colles).En pratique, la densitométrie par absorptiométrie biphotonique est la technique de référence pour estimer la résistance osseuse par la mesure du contenu minéral osseux. L'ostéoporose densitométrique est définie à partir de la mesure de la densité osseuse au rachis lombaire et/ou à l'extrémité supérieure du fémur, par l'absorptiométrie biphotonique à rayons X. Chez les femmes ménopausées, on utilise le T score, écart entre la densité osseuse mesurée et la densité osseuse théorique de l'adulte jeune de même sexe, au même site osseux ; il s'exprime en écart-type. Les définitions de l'OMS sont :. T score > - 1 : densité normale. - 2,5 < T il n'existe pas d'indication à un suivi radiologique d'une fracture vertébrale ostéoporotique connue,-> une radiographie du rachis peut être pratiquée chez une femme ménopausée traitée pour l'ostéoporose s'il existe (Accord professionnel) :. des rachialgies,. et/ou une perte de taille de 3 cm ou plus par rapport à la taille mesurée en début de traitement.* TRAITEMENT COMPLEMENTAIRE DE L'OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUELes règles hygiéno-diététiques non spécifiques de la ménopause visent à préserver le capital osseux par :- le maintien d'une activité physique en charge,- un apport suffisant en calcium et vitamine D adapté au régime,- un niveau d'exposition solaire adéquat,- l'arrêt du tabac.La prévention des chutes (ergonomie du lieu de vie, programmes d'activité physique) et de leurs conséquences chez les sujets âgés est importante (Accord professionnel). Toutefois les preuves de l'efficacité anti-fracturaire de ces mesures non pharmacologiques n'ont pas été apportées, sauf en ce qui concerne certains protecteurs externes de hanche (Grade B). Ceux-ci posent toutefois un problème fréquent d'observance.* STRATEGIES THERAPEUTIQUESLe choix doit tenir compte des effets extra-osseux bénéfiques ou indésirables, des contre-indications spécifiques des médicaments et des contraintes des traitements. Le respect des conditions de prise des médicaments peut contribuer à limiter la survenue de certains effets indésirables.Seules les indications de première intention sont proposées ici. En cas de difficulté ou d'échec de ce traitement, l'avis d'un rhumatologue doit être pris (Accord professionnel).Un apport insuffisant en calcium et vitamine D sera corrigé par apports spontanés ou supplémentation médicamenteuse avant tout traitement. La durée de ce traitement préalable dépendra de la carence initiale.* RECOMMANDATIONS EN CAS DE FRACTURELes fractures ostéoporotiques peuvent concerner tous les os, sauf le crâne, le rachis cervical, les mains, les chevilles et les orteils.La recherche d'une cause métabolique ou maligne est indispensable avant de porter le diagnostic d'ostéoporose. Il est recommandé de pratiquer une densitométrie pour quantifier la diminution de la densité minérale osseuse (Accord professionnel).-> T - 2,5 < T T > -1Il faut rediscuter l'origine de la fracture. Aucun essai thérapeutique n'a été conduit dans cette population.* RECOMMANDATIONS EN L'ABSENCE DE FRACTUREL'objectif du traitement est de réduire le risque de première fracture dans les 5 à 10 années suivantes. Chez les femmes ménopausées non fracturées, il est difficile d'évaluer le risque de fracture périphérique en général ; le risque de fracture de l'extrémité supérieure du fémur dépend surtout de l'âge et du risque de chutes. La distinction par tranche d'âge a une simple valeur indicative.- Femmes ménopausées de 50 à 60 ansIl est recommandé de rechercher les facteurs de risque d'ostéoporose (cf. annexe 1) avant de poser l'indication d'une densitométrie (Accord professionnel).-> T < -3), présence d'autres facteurs de risque de fracture.Les possibilités thérapeutiques sont : alendronate 70 mg hebdomadaire (ou 10 mg/j), risédronate 35 mg hebdomadaire (ou 5 mg /j), raloxifène 60 mg/j, ranélate de strontium 2 g/j, ou Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) (*).(*) Cf. Rapport d'orientation AN AES / Afssaps : Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, novembre 2005.Le THM est indiqué s'il existe des troubles climatériques, et la durée de sa prescription est fonction de ces troubles, après discussion du rapport bénéfice/risque avec la patiente. En l'absence de troubles climatériques, le THM peut être prescrit en cas d'intolérance ou inefficacité des autres traitements. Si les doses utilisées sont inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse (cf argumentaire), une densitométrie osseuse doit être répétée après 2 ou 3 ans de traitement.-> -2,5 < T < - 2. La situation peut être ré-analysée sur la base d'une deuxième densitométrie pratiquée après 3 à 5 ans (Accord professionnel). L'indication d'un traitement doit alors tenir compte de l'évaluation individuelle, du nombre de facteurs de risque associés, des effets extra-osseux bénéfiques ou indésirables et des contraintes des traitements (Accord professionnel).Dans ce cas, les possibilités thérapeutiques sont : le THM, indiqué s'il existe des troubles climatériques (voir ci-dessus) ; le raloxifène, les bisphosphonates et le ranélate de strontium ne sont envisagés que chez les femmes ayant plusieurs facteurs de risque de fractures associés, dont un T score < -2.- Femmes de 60 à 80 ansIl est recommandé de rechercher les facteurs de risque d'ostéoporose, et d'envisager alors l'indication d'une densitométrie. La mesure de densité osseuse à privilégier chez les femmes les plus âgées est celle de l'extrémité supérieure du fémur, la densité du rachis pouvant être ininterprétable du fait de son augmentation artéfactuelle par l'arthrose. La vérification d'un apport suffisant en calcium et en vitamine D est indispensable ainsi qu'une information sur la nécessité d'une mobilité en charge suffisante.-> T < -3),- ou T -2,5 < T < -2 en présence de plusieurs autres facteurs de risque de fracture.Dans ce cas, les possibilités thérapeutiques sont : raloxifène 60 mg/j, alendronate 10 mg/j (ou 70 mg/semaine) (dose selon Accord professionnel), risédronate 5 mg/j (ou 35 mg/semaine), ranélate de strontium 2 g/j.Le choix doit tenir compte du nombre de facteurs de risque associés, et des effets extra-osseux des traitements, des contre-indications spécifiques des médicaments et des contraintes des traitements et du risque de fracture périphérique en particulier de l'extrémité supérieure du fémur.- Femmes après 80 ansA cet âge, la carence vitamino-calcique est un facteur de risque essentiel de fracture, en particulier de l'extrémité supérieure du fémur, par l'intermédiaire de l'hyperparathyroïdie secondaire qu'elle entraîne.La correction de cette carence a démontré son efficacité chez des femmes âgées institutionnalisées (Grade A).Si la preuve de l'ostéoporose est apportée par une mesure densitométrique, les options thérapeutiques sont : ranélate de strontium (2 g/j) ou risédronate 5 mg/j (ou 35 mg hebdomadaire) ou alendronate 10 mg/j (ou 70 mg hebdomadaire).Remarque : En 2005, un nouveau bisphosphonate, l'ibandronate 150 mg, a obtenu une AMM en France. Il n'est pas commercialisé à la date de publication de ces recommandations.- En cas de fracture, l'ibandronate peut être utilisé, si le risque de fracture périphérique est faible.- En l'absence de fracture, l'ibandronate peut être envisagé, chez les femmes ayant une ostéoporose à prédominance rachidienne et un faible risque de fracture de l'extrémité supérieure du fémur. Nous ne disposons pas de données d'efficacité au-delà de 3 ans.=> STRATEGIE THERAPEUTIQUE EN CAS D'OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUEEN CAS DE FRACTURE* DENSITOMETRIE- Si T = -2,5 => Traitement : . Bisphophonate ou raloxifène ou ranélate de strontium, . Tépiratide : si fracture vertébrale >ou= 2. - Si - 2,5 < T =-1a) fractures vertébrales ou de l'extrémité supérieure du fémur => Traitement : . Bisphophonate ou raloxifène ou ranélate de strontium, . Tépiratide : si fracture vertébrale >ou= 2. b) fractures périphériques => Traitement en fonction de la présence d'autres facteurs de risque defractures associés (annexe 2). * Place des différents traitements de l'ostéoporose post-ménopausique en cas de fracture :- Une fracture vertébrale et risque faible de fracture périphérique. Raloxifène : OUI. Alendronate Risédronate : OUI . Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : OUI (*)- Une ou plusieurs fractures vertébrales et risque de fracture périphérique (notamment du fémur) important. Raloxifène : -. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : OUI (*)- Maladie sévère (deux fractures vertébrales ou plus). Raloxifène : OUI. Alendronate Risédronate : OUI. Ranélate de strontium : OUI. Tériparatide : OUI (*)Le niveau de preuve anti-fracturaire de l'étidronate est inférieur à celui des autres bisphosphonates.(*) remboursé si au moins deux fractures vertébrales=> STRATEGIE THERAPEUTIQUE EN CAS D'OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE EN L'ABSENCE DE FRACTURE-> 50-60 ansRECHERCHE DE FACTEURS DE RISQUE (cf. annexe 1) => DENSITOMETRIE- Si T . THM si troubles climatériques (*). ou raloxifène. ou bisphosphonate. ou ranélate de strontium(*) Cf. Rapport d'orientation ANAES / Afssaps : " Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause ",avril 2004.- Si -2,5 < T Facteurs associés de risque de fracture (cf. annexe 2)a) Oui => Traitement à envisager : . THM si troubles climatériques (*). ou raloxifène. ou bisphosphonate. ou ranélate de strontium(*) Cf. Rapport d'orientation ANAES / Afssaps : " Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause ", avril 2004.b) Non => Pas de traitement - Si T > -1 => pas de traitement -> 60-80 ansRECHERCHE DE FACTEURS DE RISQUE (cf. annexe 1) => DENSITOMETRIE- Si T . raloxifène si ostéoporose rachidienne et faible risque de fracture du fémur (âge < 70 ans). alendronate ou risédronate ou ranélate de strontium dans tous les cas- Si -2,5 < T T < -2 et facteurs de risque importants (annexe 2) : a) Oui => . raloxifène si ostéoporose rachidienne et faible risque de fracture du fémur (âge < 70 ans). alendronate ou risédronate ou ranélate de strontium dans tous les casb) Non => pas de traitement-> > 80 ans- calcium, vitamine D, prévention des chutes, protecteurs de hanche- ranélate de strontium ou risédronate (ou alendronate) à envisager=> ANNEXE 1INDICATIONS DE L'OSTEODENSITOMETRIEChez la femme ménopausée, il est recommandé de réaliser une ostéodensitométrie devant :- la découverte radiologique d'une fracture vertébrale sans caractère traumatique ni tumoral évident,- un antécédent personnel de fracture périphérique survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures du crâne, des orteils, des doigts et du rachis cervical),- des antécédents documentés de pathologies potentiellement inductrices d'ostéoporose en particulier : hypogonadisme prolongé, hyperthyroïdie évolutive non traitée, hypercorticisme et hyperparathyroïdie primitive.La réalisation d'une ostéodensitométrie peut être proposée chez la femme ménopausée, en présence d'un ou de plusieurs des facteurs de risque suivants :- des antécédents de fracture vertébrale ou du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré,- un indice de masse corporel* < 19 kg/m2- ménopause avant 40 ans quelle qu'en soit la cause ou ménopause iatrogénique,- antécédent de corticothérapie prolongée (> 3 mois) à la dose de corticoïde équivalent prednisone à 7,5 mg par jour.Il n'est pas recommandé de réaliser une ostéodensitométrie chez une femme ménopausée chez laquelle le traitement hormonal substitutif (THM) est indiqué, prescrit à dose efficace (pour assurer une prévention de l'ostéoporose) et est bien suivi.Lorsque le résultat de l'ostéodensitométrie est normal et qu'aucun traitement n'est institué, une deuxième ostéodensitométrie peut être proposée 2 à 5 ans après la réalisation de la première et ce, en fonction de l'ancienneté de la ménopause, du résultat de la première mesure et de la persistance ou de l'apparition de facteurs de risque.=> ANNEXE 2FACTEURS DE RISQUE A PRENDRE EN CONSIDERATION POUR L'ESTIMATION DU RISQUE DE FRACTURE, ET LA DECISION THERAPEUTIQUE* Indépendants de la densité minérale osseuse :- âge +++,- antécédent personnel de fracture,- corticothérapie ancienne ou actuelle,- antécédent de fracture de l'extrémité supérieure du fémur chez les parents du 1er degré,- diminution de l'acuité visuelle,- insuffisance de masse corporelle (< 19 kg/m2),- troubles neuro-musculaires ou orthopédiques,- tabagisme,- mauvais état de santé ; plus de 3 maladies chroniques,- hyperthyroidie,- polyarthrite rhumatoïde,- cancer du sein,- augmentation du remodelage osseux : élévation des marqueurs de résorption.* Liés à la densité minérale osseuse :- ménopause précoce,- aménorrhée primaire ou secondaire,- immobilisation prolongée,- carence vitamino-calcique.=> ANNEXE 3SPECIALITES PHARMACEUTIQUES INDIQUEES DANS L'OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE-> Bisphosphonates* Actonel® 5 mg,comprimé (risédronate)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique pour réduire le risque de fractures vertébrales.Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique avérée pour réduire le risque de fracture de hanche.Prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes à risque élevé d'ostéoporose.Maintien ou augmentation de la masse osseuse chez les femmes ménopausées, nécessitant une corticothérapie prolongée (supérieure à 3 mois), par voie générale à des doses supérieures ou égales à 7,5 mg/j d'équivalent prednisone.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour les seules indications suivantes : Traitement de l'ostéoporose postménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique. Maintien ou augmentation de la masse osseuse chez les femmes ménopausées nécessitant une corticothérapie prolongée (supérieure à 3 mois) par voie générale à des doses supérieures ou égales à 7,5 mg par jour d'équivalent prednisone (indication restreinte par rapport à celle de l'AMM).* Actonel® 35 mg,comprimé (risédronate)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique avérée, pour réduire le risque de fractures de hanche.Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique pour réduire le risque de fractures vertébrales.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour les seules indications suivantes : Traitement de l'ostéoporose postménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique (indication restreinte par rapport à celle de l'AMM).*Didronel® 400 mg,comprimé (étidronate)- Indications (AMM) : Traitement curatif de l'ostéoporose post-ménopausique avec au moins un tassement vertébral.Prévention de la perte osseuse chez les patients nécessitant une corticothérapie prolongée supérieure à 3 mois par voie générale et à dose supérieure à 7,5 mg/j d'équivalent prednisone.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour les indications de l'AMM et notamment : Traitement curatif de l'ostéoporose post-ménopausique avec au moins une fracture vertébrale. * Fosamax® 5 mg,comprimé (alendronate)- Indications (AMM) : Prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes à risque élevé.Les facteurs de risque fréquemment associés au développement de l'ostéoporose sont essentiellement :. densité minérale osseuse basse, index de masse corporelle réduit,. ménopause précoce, antécédent familial d'ostéoporose.Le risque de développement d'ostéoporose pouvant se compliquer de fractures s'accroît avec le nombre de facteurs de risque.Prévention de la perte osseuse chez les patients nécessitant une corticothérapie prolongée supérieure à 3 mois par voie générale et à dose supérieure à 7,5 mg/j d'équivalent prednisone.- Indications remboursables : Non inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux.Non inscrit sur la liste des médicaments inscrits aux collectivités. * Fosamax® 10 mg,Comprimé (alendronate)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. FOSAMAX réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.Traitement de l'ostéoporose masculine.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour les indications suivantes : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique (indication restreinte par rapport à celle de l'AMM).Traitement de l'ostéoporose masculine.* Fosamax® 70 mg,Comprimé (alendronate)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. FOSAMAX réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour la seule indication suivante : Traitement de l'ostéoporose postménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique.* Alendronate Teva 10 mg, comprimé (alendronate)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. L'alendronate réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour la seule indication suivante : Traitement de l'ostéoporose postménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique.-> SERM* Evista et Optruma 60 mg,Comprimé (raloxifène)- Indications (AMM) : Traitement et prévention de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées.Une réduction des fractures vertébrales, mais non des fractures de l'extrémité supérieure du fémur, a été démontrée.Lors de la décision du choix de EVISTA ou d'autres thérapeutiques, incluant les estrogènes pour une femme ménopausée, il conviendra de prendre en compte les symptômes de la ménopause, les effets sur l'utérus et le sein, et les risques et bénéfices cardio-vasculaires.- Indications remboursables : Inscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour la seule indication suivante : Traitement de l'ostéoporose postménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique (indication restreinte par rapport à celle de l'AMM).-> Parathormone* Forsteo 20 µg/80 µlSolution en injection en stylo prérempli (tériparatide)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique avérée. Une réduction significative de l'incidence des fractures vertébrales, mais non des fractures de la hanche, a été démontrée.- Indications remboursables : Médicament d'exceptionInscrit sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux pour l'indication suivante : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique avérée des femmes présentant au moins deux fractures vertébrales. Une réduction significative de l'incidence des fractures vertébrales, mais non des fractures de la hanche, a été démontrée (indication restreinte par rapport à celle de l'AMM).-> Ranélate de Strontium* Protelos® 2 g/jSachet (ranélate de strontium)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. PROTELOS réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.- Indications remboursables : Non commercialisé à la date de publication de ce texte.-> Association alendronate et vitamine D* Fosavance®Comprimé (70 mg d'alendronate + 70 microgrammes de vitamine D3)- Indications (AMM) : Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique chez les patientes à risque d'insuffisance en vitamine D. FOSAVANCE réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.- Indications remboursables : Traitement de l'ostéoporose postménopausique avérée avec au moins une fracture ostéoporotique chez les femmes à risque d'insuffisance en vitamine D. L'argumentaire de cette recommandations peut être consulter sur le site de l'afssaps.
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