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Timestamp: 2016-10-26 11:18:48+00:00
Document Index: 331617123

Matched Legal Cases: ['art. 127', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 90', 'art. 82', 'art. 86', 'art. 83', 'ATF ', 'art. 100', 'art. 89', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 99', 'art. 97', 'art. 95', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 97', 'ATF ', 'art. 68', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 42', 'art. 3', 'art. 23', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 24', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 3', 'art. 127', 'ATF ', 'art. 127', 'art. 46', 'art. 68', 'art. 68', 'art. 3', 'art. 66', 'art. 68']

2C_1021/2013 (28.03.2014)
2C_1021/2013 � � Arr�t du 28 mars 2014
MM. les Juges f�d�raux Seiler, Juge pr�sidant, Donzallaz et Kneub�hler.
Greffi�re: Mme McGregor.
repr�sent�e par Me Fr�d�ric Hainard, avocat,
Service des contributions du canton de Neuch�tel, rue du Docteur-Coullery 5, 2300 La Chaux-de-Fonds,
Steuerverwaltung des Kantons Schwyz, Bahnhofstrasse 15, 6430 Schwyz.
Imp�t cantonal et communal 2008, 2009, 2010; domicile fiscal,
recours contre l'arr�t du Tribunal cantonal de la R�publique et canton de Neuch�tel, Cour de droit public, du 30 septembre 2013.
A.________, n�e en 1975, a grandi dans le canton du Jura. De octobre 1998 � juin 2008, l'int�ress�e a travaill� pour le compte de l'entreprise B.________ SA � Neuch�tel. Elle a quitt� son travail pour des raisons de sant� le 1
er�juin 2008. Son emploi s'est cependant poursuivi jusqu'� fin janvier 2009. Depuis 2005, A.________ occupait un appartement de trois pi�ces � C.________ (Neuch�tel). Le bail a �t� maintenu jusqu'en d�cembre 2009.
Dans l'intervalle, le 10 d�cembre 2008, A.________ a d�clar� quitter le canton de Neuch�tel pour s'installer � D.________, dans le canton de Schwyz. L'int�ress�e y sous-louait, depuis le 1
er�novembre 2008, une chambre dans un appartement de 5,5 pi�ces qu'elle occupait avec son ami. A.________ s'est annonc�e au ch�mage dans le canton de Schwyz le 28 mai 2009, puis dans le canton de Vaud le 6 novembre 2009. Le 11 mai 2010, A.________ s'est annonc�e � E.________, dans le canton de Neuch�tel, en provenance de D.________. L'int�ress�e a conserv� cette adresse jusqu'� 2011.
Par d�cision du 13 ao�t 2010, le Service des contributions du canton de Neuch�tel (ci-apr�s: le Service cantonal neuch�telois) a arr�t� le domicile fiscal de la contribuable dans le canton de Neuch�tel pour les ann�es 2008, 2009 et 2010. Le domicile �tait fix� � C.________ (Neuch�tel) pour les ann�es 2008 et 2009 et � E.________ (Neuch�tel) pour la p�riode fiscale 2010. L'administration a retenu que l'int�ress�e �tait �tablie dans ce canton depuis 2002, qu'elle y exer�ait une activit� lucrative, y disposait d'un bail � son nom et y vivait en concubinage. Apr�s avoir requis des informations compl�mentaires, le Service cantonal neuch�telois a rejet� la r�clamation interjet�e par A.________ le 7 octobre 2011.
Par arr�t du 30 septembre 2013, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton de Neuch�tel (ci-apr�s: le Tribunal cantonal) a rejet� le recours de A.________ contre la d�cision sur r�clamation du 7 octobre 2011. Statuant sur la base de la jurisprudence d�coulant de l'art. 127 al. 3 Cst., le Tribunal cantonal a jug� que la contribuable devait �tre int�gralement assujettie aux imp�ts dans le canton de Neuch�tel pour les ann�es 2008 � 2010.
Agissant par la voie du recours en mati�re de droit public, A.________ conclut, sous suite de frais et d�pens, � l'annulation de l'arr�t du Tribunal cantonal du 30 septembre 2013 et au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale de derni�re instance pour qu'elle statue dans le sens des consid�rants. Subsidiairement, elle demande au Tribunal f�d�ral de dire o� se trouve son domicile fiscal principal, d'annuler toute taxation entr�e en force qui se trouverait en contradiction avec ce prononc� et d'ordonner que les montants d'imp�ts acquitt�s soient rembours�s.
Le Tribunal cantonal renonce � formuler des observations et se r�f�re aux consid�rants de son arr�t. L'Administration fiscale du canton de Schwyz et le Service cantonal neuch�telois concluent au rejet du recours. L'Administration f�d�rale des contributions se rallie au dispositif et aux consid�rants de l'arr�t entrepris.
Le Tribunal f�d�ral examine d'office sa comp�tence (art. 29 al. 1 LTF). Il contr�le donc librement la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 139 V 42 consid. 1 p. 44).
1.1.�Le recours est dirig� contre un arr�t final (art. 90 LTF) rendu dans une cause de droit public (art. 82 let. a LTF) par une autorit� cantonale sup�rieure de derni�re instance (art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF) sans qu'aucune des exceptions pr�vues � l'art. 83 LTF ne soit r�alis�e (cf. ATF 133 I 308 consid. 2.3 p. 312 � propos des recours en mati�re de double imposition depuis l'entr�e en vigueur de la LTF). D�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF), par la destinataire de la d�cision attaqu�e qui a un int�r�t digne de protection � l'annulation ou � la modification de celle-ci (art. 89 al. 1 LTF), le pr�sent recours est en principe recevable.
1.2.�En tant que la recourante demande au Tribunal f�d�ral de " dire o� se trouve son domicile fiscal ", sa conclusion est irrecevable. Il en va de m�me de la conclusion tendant � l'annulation de " toute taxation entr�e en force qui se trouverait en contradiction avec [l]e prononc� [du Tribunal f�d�ral] " et � ce que " les montants d'imp�ts acquitt�s sur la base de celle-ci lui soit rembours�s ". En tant que les d�cisions de taxation entr�es en force ne sont pas identifi�es, les conclusions de la recourante ne sont pas formul�es de mani�re suffisamment pr�cise. Tout au plus, pourrait-on y voir une conclusion constatatoire. Dans ce cas, il appartient cependant � la recourante de d�montrer que l'int�r�t � la constatation est important, imm�diat et personnel, ce qu'elle n'a pas fait (Yves Donzallaz, Loi sur le Tribunal f�d�ral, 2008, n� 933, p. 417 s.). Au demeurant, du moment que l'autorit� intim�e a rendu une d�cision formatrice, la conclusion en constatation est de toute fa�on irrecevable (arr�ts 2C_162/2010 du 21 juillet 2010 consid. 1.2; 2C_176/2008 du 26 ao�t 2008 consid. 1.3, in RDAF 2008 II p. 247).
2.1.�L'examen du Tribunal f�d�ral se fonde sur les faits constat�s par l'autorit� pr�c�dente (cf. art. 105 al. 1 LTF), � moins que ces faits n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 136 II 101 consid. 3 p. 104) ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF).
2.2.�La recourante fait valoir qu'elle b�n�ficiait de l'usage exclusif de l'appartement � D.________, hormis deux chambres que le propri�taire se r�servait pour y stocker ses affaires personnelles. Elle fait �galement �tat de probl�mes d'insonorisation et d'infiltration d'eau dans l'appartement qu'elle louait � C.________ (m�moire de recours, p. 9 et 10). Ces faits sont nouveaux puisque la recourante ne les a pas soulev�s devant l'autorit� cantonale; partant ils sont irrecevables.
3.1.�Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recours peut critiquer les contestations de fait � la double condition que les faits aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause, ce que la partie recourante doit rendre vraisemblable par une argumentation r�pondant aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF (cf. ATF 136 II 508 consid. 1.2 p. 511). La notion de " manifestement inexacte " figurant � l'art. 97 al. 1 LTF correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 III 226 consid. 4.2 p. 234). La partie recourante qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les deux conditions de l'art. 97 al. 1 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui qui est contenu dans l'acte attaqu� (cf. ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445).
3.2.�La recourante reproche au Tribunal cantonal d'avoir retenu qu'elle admettait son assujettissement dans le canton de Neuch�tel pour l'ann�e 2010, alors qu'elle ne l'admettait " que d�s son arriv�e en mai 2010 ". On ne voit cependant pas en quoi cet �l�ment aurait une influence sur le sort de la cause. Conform�ment � l'art. 68 al. 1 premi�re phrase LHID, seul est d�terminant le canton o� se trouve le domicile � la fin de l'ann�e du transfert (cf.�
infra�consid. 6.3.3). Il importe peu � cet �gard que la recourante ait chang� de domicile au d�but de l'ann�e 2010 ou, comme le soutient la recourante, au mois de mai. Dans les deux cas, l'assujettissement est cens� exister pour toute l'ann�e 2010. La Cour de c�ans conduira donc son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente.
La recourante se plaint de ce que les autorit�s fiscales ne l'auraient pas interpell�e pour lui permettre de faire valoir sa position sur le lieu de son domicile fiscal. Selon la recourante, elle n'aurait pas eu l'occasion de transmettre aux autorit�s fiscales toutes les pi�ces et preuves n�cessaires afin de prouver le d�placement de son centre des int�r�ts vitaux en dehors du canton de Neuch�tel. Ce faisant, elle invoque implicitement une violation de son droit d'�tre entendue au sens de l'art. 29 al. 2 Cst., qui garantit notamment le droit pour l'int�ress� d'obtenir qu'il soit donn� suite � ses offres de preuves pertinentes, de participer � l'administration des preuves essentielles ou � tout le moins de s'exprimer sur son r�sultat lorsque cela est de nature � influer sur la d�cision � rendre (ATF 135 II 286 consid. 5.1 p. 293; 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 s.). Sans avoir � d�terminer si ce grief est recevable au regard du devoir de motiver de fa�on claire et d�taill�e la violation des droits constitutionnels (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), il y a lieu de constater qu'il est infond�.
En effet, la recourante a eu tout loisir de faire valoir sa position dans le cadre de la proc�dure de r�clamation, puis de recours sur le plan cantonal. L'autorit� fiscale neuch�teloise a, au demeurant, invit� la recourante, par courrier du 18 ao�t 2010, � fournir les documents n�cessaires lui permettant de justifier le d�placement de son domicile fiscal dans le canton de Schwyz pour les p�riodes fiscales 2008 � 2010. La recourante a en outre �t� entendue par le Tribunal cantonal lors de l'audience d'instruction du 15 f�vrier 2013, � la suite de laquelle un d�lai lui a �t� accord� afin qu'elle puisse d�poser des preuves compl�mentaires. Dans ces conditions, la recourante est mal venue de se plaindre du fait qu'elle n'aurait pas eu l'occasion de faire valoir son point de vue, un tel argument frisant m�me la t�m�rit�. Il ne saurait, partant, �tre question d'une violation de son droit d'�tre entendue.
La recourante soutient qu'elle a voyag� plusieurs fois � l'�tranger dans l'intention de s'y �tablir.
5.1.�Aux termes de l'art. 3 al. 1 de la loi f�d�rale du 14 d�cembre 1990 sur l'harmonisation des imp�ts directs des cantons et des communes (LHID; loi sur l'harmonisation fiscale; RS 642.14), les personnes physiques sont assujetties � l'imp�t � raison du rattachement personnel, notamment lorsque, au regard du droit fiscal, elles sont domicili�es dans le canton. Par domicile fiscal, on entend en principe le domicile civil, c'est-�-dire le lieu o� la personne r�side avec l'intention de s'y �tablir durablement (cf. art. 23 al. 1 CC), ou le lieu o� se situe le centre de ses int�r�ts (cf. ATF 131 I 145 consid. 4.1 p. 149; arr�t 2C_918/2011 du 12 avril 2012 consid. 3.2). Selon la jurisprudence du Tribunal f�d�ral, ce lieu se d�termine en fonction de l'ensemble des circonstances objectives, et non en fonction des d�clarations du contribuable; dans cette mesure, il n'est pas possible de choisir librement un domicile fiscal (cf. ATF 132 I 29 consid. 4.1 p. 35 s.).
Le Tribunal f�d�ral a par ailleurs retenu que, en mati�re de droit fiscal international, il ne suffit pas, pour admettre la constitution d'un nouveau domicile, d'avoir coup� les liens avec le domicile ant�rieur; il faut au contraire s'�tre constitu� un nouveau domicile fiscal. Ainsi, dans la r�gle, selon le principe de la r�manence du domicile fiscal, le contribuable qui abandonne son domicile suisse pour se rendre � l'�tranger conserve son domicile fiscal au lieu de son ancien domicile tant qu'il ne s'en est pas constitu� un nouveau au lieu de sa nouvelle installation. La notion du domicile fiscal reste ainsi tr�s proche de celle du droit civil et l'art. 24 al. 1 CC, qui pr�voit que toute personne conserve son domicile aussi longtemps qu'elle ne s'en est pas cr�� un nouveau, s'applique par analogie en mati�re de droit fiscal international (ATF 138 II 300 consid. 3.3 p. 306; arr�ts 2C_1267/2012 du 1er juillet 2013 consid. 3.3, in StE 2013 B 11.1 Nr. 25; 2C_111/2012 du 25 juillet 2012 consid. 4.3).
5.2.�En vertu de la maxime inquisitoire, les autorit�s fiscales �tablissent d'office les faits pertinents (cf. arr�t 2C_1201/2012 du 16 mai 2013 consid. 4.5). Cette maxime ne dispense pas pour autant les parties de collaborer � l'�tablissement des faits (arr�t 2C_84/2012 du 15 d�cembre 2012 consid. 3.1, non publi� in ATF 139 IV 137), notamment le contribuable (arr�t 2C_819/2009 du 28 septembre 2010 consid. 2.2, in RDAF 2010 II p. 605). Il peut arriver que, m�me apr�s l'instruction men�e par l'autorit�, un fait d�terminant pour la taxation reste incertain. Ce sont alors les r�gles g�n�rales sur le fardeau de la preuve qui s'appliquent pour d�terminer qui doit supporter les cons�quences de l'�chec de la preuve ou de l'absence de preuve d'un tel fait. En droit fiscal, le principe de l'art. 8 CC s'exprime dans le sens o� il appartient � l'autorit� de d�montrer l'existence d'�l�ments cr�ant ou augmentant la charge fiscale, alors que le contribuable supporte le fardeau de la preuve des �l�ments qui r�duisent ou �teignent son obligation fiscale (arr�t 2C_1201/2012 pr�cit�, consid. 4.6 et les arr�ts cit�s). La jurisprudence a pr�cis� que, lorsqu'il s'agit de questions juridiques complexes li�es � des faits de nature � r�duire la charge fiscale et qu'il appartient par cons�quent au contribuable de prouver, les autorit�s fiscales ne peuvent se d�charger enti�rement de leur obligation d'�tablir les faits d'office, en laissant le soin � ce dernier, sans connaissances juridiques particuli�res, de produire les pi�ces n�cessaires � cette fin. Pour autant que le contribuable soit dispos� � collaborer, il incombe aux autorit�s fiscales de lui indiquer les documents � fournir dans ce but (arr�ts 2C_819/2009 pr�cit�, consid. 2.2; 2C_566/2008 du 16 d�cembre 2008 consid. 3.2, in StE 2009 B 22.3 Nr. 99).
5.3.�En l'esp�ce, le Tribunal cantonal a retenu que les s�jours sporadiques de la recourante � l'�tranger n'�taient pas d�terminants, d'autant que celle-ci avait admis n'avoir pas obtenu les visas permettant de rester plus longtemps � l'�tranger et ne pas avoir pu s'y constituer un domicile. L'instance pr�c�dente a �galement relev� que la recourante n'avait pas r�ussi � d�montrer avoir des int�r�ts professionnels � l'�tranger. Il a mis en doute la v�racit� des affirmations de l'int�ress�e au sujet de F.________, une soci�t� pour laquelle celle-ci d�clare avoir travaill� en 2009 et en 2010. Quant � la Fondation G.________, le Tribunal cantonal a constat� qu'elle n'avait pas d'existence officielle.
La recourante reproche au Tribunal cantonal de n'avoir pas proc�d� aux actes d'instructions n�cessaires afin de d�montrer qu'un domicile avait �t� constitu� � l'�tranger. Selon elle, l'autorit� pr�c�dente aurait d� proc�der � l'audition d'amis � Bali ou en Suisse pour s'assurer de l'existence de la Fondation G.________. Elle reproche �galement au Tribunal cantonal de n'avoir pas requis la demande de visa d�pos�e par l'int�ress�e pour s'�tablir � Bali. Selon elle, cette pi�ce �tait susceptible d'�tablir qu'elle avait r�ellement l'intention de s'installer � Bali.
Certes, les autorit�s fiscales doivent �tablir d'office les �l�ments � l'appui de la taxation. Toutefois, le contribuable a un devoir de collaboration et doit, en particulier, fournir des renseignements circonstanci�s au sujet des �l�ments concernant son assujettissement. Ainsi, contrairement � ce que pr�tend la recourante, il n'appartenait pas � l'administration fiscale de d�montrer qu'un domicile n'avait pas �t� constitu� � l'�tranger; c'�tait � la recourante, dans le cadre de son devoir de collaboration, de rendre vraisemblable l'existence d'�troites relations avec l'Etat o� elle se dit domicili�e (cf. arr�ts 2C_627/2011 et 2C_653/2011 du 7 mars 2012 consid. 4.3; 2A.475/2003 du 26 juillet 2004, in RDAF 2005 II p. 103 et l'arr�t cit�). A cet �gard, la recourante se contente d'indiquer que l'objectif de ses voyages en Indon�sie �tait de se consacrer � une fondation active sur l'�le de Bali. Selon elle, la dur�e et la fr�quence de ses voyages constituent des indices importants en faveur d'un d�placement du centre de ses int�r�ts � l'�tranger. Ces affirmations sont toutefois impropres � infirmer les constatations de l'autorit� fiscale car elles ne conduisent pas � confirmer la constitution d'un nouveau domicile � l'�tranger au regard des exigences de l'art. 3 LIFD tel qu'interpr�t� par la jurisprudence. Le Tribunal cantonal a relev� la nature sporadique des s�jours de l'int�ress�e � l'�tranger. Selon les faits �tablis dans l'arr�t attaqu�, la recourante n'a s�journ� que trois fois en Indon�sie pour des p�riodes allant de quelques semaines � un mois au cours de l'ann�e 2009. En 2010, elle a s�journ� deux semaines en Inde, puis est retourn�e en Indon�sie pour un mois et demi environ. Il faut donc admettre que la recourante a v�cu la plus grande partie des ann�es 2009 et 2010 en Suisse. Par ailleurs, le fait d'avoir s�journ� dans plusieurs pays � l'�tranger (Inde et Indon�sie) confirme qu'elle n'a pas cr�� de liens sp�cialement �troits avec un lieu en particulier (cf. arr�t 2C_1267/2012 pr�cit�, consid. 4.1). L'int�ress�e ne conteste pas n'avoir pas obtenu les visas permettant de rester plus longtemps � l'�tranger et ne pas avoir pu s'y constituer un domicile. A cet �gard, contrairement � ce que semble soutenir la recourante, le simple fait de d�poser une demande de visa ne constitue pas une circonstance permettant d'�tablir un domicile fiscal. Elle ne pr�tend pas non plus avoir nou� des liens sociaux ou amicaux � l'�tranger. Quant � ses int�r�ts professionnels � l'�tranger, en particulier le travail qu'elle all�gue avoir fourni pour la Fondation G.________ et pour la soci�t� F.________, m�me � consid�rer qu'ils soient suffisamment �tablis, ce que met en doute le Tribunal cantonal, ils ne permettent pas de justifier � eux seuls le d�placement du centre des int�r�ts de la recourante � l'�tranger (cf. arr�t 2C_1267/2012 pr�cit�, consid. 4.1). Pour le reste, si elle estimait qu'il �tait n�cessaire de proc�der � l'audition de t�moins, il lui incombait de le faire savoir au tribunal au cours de la proc�dure cantonale. A aucun moment, d'ailleurs, elle n'a indiqu� l'identit� des t�moins dont elle aurait souhait� l'audition. Elle ne saurait donc reprocher � l'instance cantonale d'avoir, sur ce point, viol� les r�gles de proc�dure.
Il s'ensuit que le Tribunal cantonal n'a pas viol� le droit f�d�ral en consid�rant que la recourante �tait demeur�e domicili�e en Suisse durant les p�riodes fiscales 2008 � 2010.
La recourante fait valoir qu'elle a d�m�nag� � D.________ dans le canton de Schwyz le 1er novembre 2008. Elle pr�tend y avoir d�plac� le centre de ses int�r�ts pour les p�riodes fiscales 2008 et 2009.
6.1.�Le principe de l'interdiction de la double imposition (art. 127 al. 3 Cst.) s'oppose � ce qu'un contribuable soit concr�tement soumis, par deux ou plusieurs cantons, sur le m�me objet et pendant la m�me p�riode � des imp�ts analogues (double imposition effective) ou � ce qu'un canton exc�de les limites de sa souverainet� fiscale et, violant des r�gles de conflit jurisprudentielles, pr�tende pr�lever un imp�t dont la perception est de la seule comp�tence d'un autre canton (double imposition virtuelle) (ATF 137 I 145 consid. 2.1 p. 147; 134 I 303 consid. 2.1 p. 306 ss; 133 I 308 consid. 2.1 p. 311).
Les conditions d'une double imposition virtuelle sont r�alis�es en l'esp�ce, dans la mesure o� la recourante, assujettie dans le canton de Neuch�tel pour les ann�es 2008, 2009 et 2010 estime que ce canton outrepasse sa souverainet� fiscale au d�triment du canton de Schwyz. Il appartient donc au Tribunal f�d�ral de d�terminer quel est le canton comp�tent pour l'imposition 2008 � 2010.
6.2.�Selon la jurisprudence du Tribunal f�d�ral relative � l'interdiction de la double imposition intercantonale (cf. art. 127 al. 3, 1�re phrase Cst. et art. 46 al. 2 aCst.), l'imposition du revenu et de la fortune mobili�re d'une personne revient au canton o� cette personne a son domicile fiscal (sur la notion de domicile fiscal, cf.�
supra�consid. 5.1). En cas de transfert, � l'int�rieur de la Suisse, du domicile au regard du droit fiscal, les conditions de l'assujettissement � raison du rattachement personnel sont r�alis�es pour la p�riode fiscale en cours dans le canton du domicile � la fin de cette p�riode (art. 68 al. 1 LHID).
La d�termination du domicile fiscal implique d'appr�cier des �l�ments de fait relevant du for interne des contribuables, soit de leur volont� d'�tablir en un lieu le centre de leurs int�r�ts personnels, en se fondant sur des circonstances ext�rieures et objectives et non sur la base des seules d�clarations du contribuable. Cette appr�ciation ne peut gu�re se fonder sur des preuves strictes, mais r�sulte g�n�ralement d'un faisceau d'indices; elle n�cessite une prise de consid�ration d�taill�e de l'ensemble des relations professionnelles, familiales et sociales (cf. arr�t 2C_397/2010 du 6 d�cembre 2010 consid. 2.4.2, in RDAF 2011 II p. 133).
6.3.�En l'occurrence, s'agissant de la p�riode litigieuse allant de 2008 � 2010, le Tribunal cantonal a retenu qu'il existait un faisceau d'indices suffisant pour admettre que la contribuable �tait domicili�e dans le canton de Neuch�tel. Il convient d'examiner successivement ces trois p�riodes fiscales.
P�riode fiscale 2008
6.3.1.�Il ressort des faits retenus dans l'arr�t attaqu� que, � la fin de la p�riode fiscale 2008, la recourante disposait d'un appartement de trois pi�ces � C.________ (Neuch�tel), r�serv� � son usage exclusif jusqu'� l'�t� 2009. Parall�lement, l'int�ress�e sous-louait, depuis le 1er novembre 2008, une chambre meubl�e dans un appartement � D.________ (Schwyz). Comparant les conditions d'habitation � C.________, d'une part, et � D.________ d'autre part, l'instance pr�c�dente a retenu que l'appartement de C.________ offrait un cadre de vie plus confortable. La recourante n'avait pour le reste pas apport� la preuve de l'existence � D.________ de relations - autres qu'avec son ami - sp�cialement d�velopp�es. L'int�ress�e admettait, au demeurant, qu'elle ma�trisait mal l'allemand. Dans ces conditions, il convenait de retenir que le centre des int�r�ts personnels de la recourante se trouvait toujours dans le canton de Neuch�tel pour la p�riode fiscale 2008, quand bien m�me l'int�ress�e avait annonc� son d�part de C.________ pour D.________ le 10 d�cembre 2008.
La recourante se plaint de ce que l'instance pr�c�dente ne l'aurait pas interrog�e sur des faits pertinents, en particulier sur le confort respectif des appartements de C.________ et de D.________. Elle reproche �galement � l'instance pr�c�dente de n'avoir pas proc�d� � une vision locale afin de comparer le confort des appartements de C.________ et de D.________. Selon la recourante, ces actes d'instruction auraient d� amener l'instance pr�c�dente � arr�ter son domicile fiscal dans le canton de Schwyz pour l'ann�e 2008.
La recourante perd de vue que le fisc et le contribuable sont tenus de collaborer dans l'administration des preuves (cf.�
supra�consid. 5.2). Dans le cas particulier, l'autorit� de taxation pouvait se fonder sur le descriptif fourni par la recourante des conditions de logement dans l'appartement de C.________ et la chambre meubl�e en sous-location � D.________ pour en d�duire que la comparaison entre les deux lieux faisait clairement appara�tre une pr�dominance du premier sur le second quant au confort et � la qualit� de vie. Il ressort en effet du dossier cantonal qu'� D.________, la recourante ne disposait que d'une chambre meubl�e de 35 m�tres carr�s lou�e dans un appartement de 5,5 pi�ces, alors qu'� C.________, l'int�ress�e louait un appartement de trois pi�ces r�serv� � son usage exclusif. Par ailleurs, alors que la chambre � D.________ �tait d�j� meubl�e, la recourante disposait de son propre mobilier dans son appartement de C.________. Si la recourante estimait que la chambre meubl�e dans le canton de Schwyz offrait un cadre de vie meilleur, il lui appartenait de prouver cette all�gation.
La recourante conteste la pertinence du crit�re du confort des appartements. Elle fait valoir que la diff�rence du co�t du loyer entre le canton de Neuch�tel et la r�gion zurichoise entra�ne n�cessairement une diff�rence dans le confort de l'appartement pour le m�me budget. Il est vrai que ce crit�re n'est pas � lui seul suffisant pour d�terminer le domicile fiscal. Cet �l�ment constitue n�anmoins un crit�re parmi d'autres � prendre en consid�ration pour fixer le lieu o� se situe le centre des int�r�ts de la recourante (cf. arr�ts 2C_969/2010 du 3 ao�t 2011 consid. 3.2; 2P.26/2000 du 5 juin 2002 consid. 3b). Or l'instance pr�c�dente a appr�ci� le crit�re du confort des appartements comme faisant partie d'un faisceau d'indices, n'accordant aucun poids d�terminant � ce seul �l�ment. Sur ce point, son raisonnement ne pr�te donc pas le flanc � la critique. Il en va de m�me lorsque la recourante s'en prend � la pertinence de l'indice de la ma�trise de la langue parl�e dans la r�gion du domicile. S'il ne constitue pas un crit�re n�cessaire, il s'agit n�anmoins d'un indice parmi d'autres pour d�terminer le lieu du domicile fiscal. Dans un arr�t 2C_969/2010 du 3 ao�t 2011, le Tribunal de c�ans a en effet jug� que le fait de pouvoir s'exprimer dans sa langue maternelle favorisait une meilleure int�gration socio-culturelle, facilitant la cr�ation d'un cercle d'amis et de connaissances plus �tendu ainsi que la participation � certaines activit�s locales (consid. 3.2.3). La recourante ne conteste pour le reste pas la constatation de fait cantonale selon laquelle elle ma�triserait mal la langue allemande.
Dans ces conditions, il faut admettre au regard du droit suisse que la diff�rence marqu�e existant entre l'appartement de C.________ et la chambre lou�e � D.________, la ma�trise limit�e de l'allemand de la recourante et l'absence de relations sociales � D.________ emp�chent de consid�rer que la recourante a constitu� un nouveau domicile fiscal dans le canton de Schwyz pour la p�riode fiscale 2008.
P�riode fiscale 2009
6.3.2.�En ce qui concerne l'ann�e fiscale 2009, le Tribunal cantonal a retenu que le dossier de la recourante ne contenait que peu d'�l�ments en faveur d'une pr�sence � D.________. Certes, le passeport de la recourante y avait �t� renouvel�. Pour le reste toutefois, les �changes avec l'office du travail � Schwyz n'impliquaient pas une pr�sence sur place et la recourante avait �t� sanctionn�e pour ne pas s'�tre pr�sent�e � un cours dans le canton de Schwyz. La consultation des documents bancaires produits par la recourante ne faisait, en outre, pas appara�tre de mouvements qui la rattacheraient sp�cifiquement � D.________. Enfin, outre les trois s�jours en Indon�sie, la recourante avait admis avoir v�cu quelque temps � H.________ (Vaud) en 2009. Or, selon l'instance pr�c�dente, cet �l�ment affaiblissait la pr�sence de la recourante dans la commune de D.________. Pour le reste, la recourante, qui admettait mal ma�triser l'allemand, n'avait toujours pas apport� la preuve de l'existence � D.________ de relations sociales sp�cialement d�velopp�es.
La recourante fait valoir plusieurs arguments qui, selon elle, tendent � d�montrer qu'elle entretenait des liens �troits avec le canton de Schwyz durant la p�riode fiscale 2009. Elle soutient que d�s l'�t� 2009, elle n'avait plus de logement dans le canton de Neuch�tel. A partir de cette date, la chambre qu'elle louait dans un appartement � D.________ constituait son seul lieu de vie. Durant cette p�riode, la totalit� de son mobilier personnel avait �t� transf�r� � D.________. La recourante ajoute s'�tre annonc�e au ch�mage dans le canton de Schwyz le 28 mai 2009 et avoir cherch� un emploi dans la r�gion de Zurich. Quant � son int�gration dans le canton de Schwyz, elle d�clare avoir fait la connaissance d'un cercle d'expatri�s parlant l'anglais, langue qu'elle affirme ma�triser parfaitement.
En l'occurrence, les nombreux lieux de s�jour de la recourante emp�chent de consid�rer que la recourante s�journait de mani�re pr�pond�rante � D.________. Au cours de l'ann�e 2009, l'int�ress�e a voyag� en Indon�sie du 9 avril au 8 mai, du 8 au 21 juin, puis du 4 au 21 septembre. Durant cette p�riode, la recourante disposait toujours de son appartement � C.________, dont le bail a �t� maintenu jusqu'en d�cembre 2009. Selon le Tribunal cantonal, il n'�tait toutefois pas exclu que l'appartement ait �t� mis � disposition d'amis de passage au cours du second semestre 2009. En parall�le, l'int�ress�e sous-louait toujours une chambre meubl�e � D.________, �tant pr�cis� que le contrat de sous-location a �t� r�sili� avec effet au printemps 2010 au plus tard. La recourante a soutenu en outre avoir s�journ� quelque temps � H.________ en 2009. Force est ainsi de constater que les nombreux d�placements et lieux de s�jour de la recourante au cours de l'ann�e 2009 laissent peu de place � la constitution d'un nouveau domicile fiscal dans le canton de Schwyz. Il sied par ailleurs de relever que le bail de l'appartement de C.________ a �t� maintenu jusqu'en d�cembre 2009, ce que la recourante ne conteste pas. Or, cet �l�ment confirme la volont� de la contribuable de maintenir le centre de ses int�r�ts dans le canton de Neuch�tel. Il ressort, du reste, des documents bancaires produits par l'int�ress�e qu'au cours de l'ann�e 2009, celle-ci a retir� de l'argent chaque mois, � intervalles r�guliers, dans le canton de Neuch�tel. Les relev�s bancaires r�v�lent de mani�re g�n�rale une pr�sence r�guli�re de la recourante, de mars � d�cembre 2009, dans les cantons de Neuch�tel et de Vaud. Ils ne font, en revanche, appara�tre aucun mouvement qui la rattacherait � la commune de D.________ durant cette p�riode. Quant � l'annonce de la recourante au ch�mage dans le canton de Schwyz, cet �l�ment n'est pas significatif par rapport au domicile fiscal. Comme l'a retenu l'instance pr�c�dente, les �changes avec l'office du travail n'impliquent pas une pr�sence sur place (arr�t attaqu�, p. 9). A cet �gard, il est r�v�lateur de constater que la recourante s'est annonc�e au ch�mage dans le canton de Vaud en novembre 2009, alors qu'elle pr�tendait que son domicile fiscal se trouvait � D.________, dans le canton de Schwyz. S'agissant enfin des relations sociales que la recourante d�clare avoir tiss�es dans la r�gion de D.________ et du transfert de la totalit� de son mobilier de C.________ � D.________ durant l'�t� 2009, force est de constater que ces �l�ments s'�cartent des faits constat�s dans l'arr�t attaqu� sans qu'il soit indiqu� en quoi ceux-ci seraient manifestement inexacts ou arbitraires (cf.�
supra�consid. 3.1), de sorte que de tels arguments ne sont pas admissibles.
Dans ces conditions, il y a lieu de retenir que la situation qui pr�valait au cours de la p�riode fiscale 2008 n'a pas chang� en 2009 et que, durant cette p�riode, la recourante a conserv� son domicile fiscal dans la commune de C.________ (Neuch�tel).
P�riode fiscale 2010
6.3.3.�La recourante ne s'oppose pas � son assujettissement pour la p�riode fiscale 2010. Elle reconna�t s'�tre install�e dans le canton de Neuch�tel en mai 2010, et y �tre demeur�e en tout cas jusqu'� la fin de l'ann�e 2010. La recourante fait cependant valoir que l'autorit� fiscale a fix� son domicile fiscal avant le 31 d�cembre 2010 et que cette mani�re de proc�der ne serait pas l�gale.
L'argumentation de la recourante se heurte � la lettre de la loi sur l'harmonisation: "En cas de transfert, � l'int�rieur de la Suisse, du domicile au regard du droit fiscal, les conditions de l'assujettissement � raison du rattachement personnel sont r�alis�es pour la p�riode fiscale en cours dans le canton du domicile � la fin de cette p�riode" (art. 68 al. 1 premi�re phrase LHID). M�me si la date d�terminante est la fin de la p�riode fiscale, le domicile fiscal peut �galement �tre constat� en cours de p�riode, pour autant qu'il n'ait pas chang� au 31 d�cembre, ce qui n'est pas le cas en l'esp�ce (cf.�
supra�consid. 3.2). L'argument de la recourante doit donc �tre rejet�.
En l'occurrence, c'est � bon droit que l'autorit� cantonale a fix� le domicile fiscal dans le canton de Neuch�tel pour la p�riode fiscale 2010. Cette solution est non seulement conforme � la volont� de la recourante mais correspond �galement � sa situation en 2010. En effet, conform�ment aux faits retenus dans l'arr�t attaqu�, la recourante, qui, depuis le printemps 2010 au plus tard, ne disposait plus de lieu de s�jour dans le canton de Schwyz, s�journait avec son ami dans un appartement � E.________, dans le canton de Neuch�tel. Pour le reste, la situation de la recourante en 2010 n'est pas diff�rente de celle qui pr�valait lors des p�riodes fiscales 2008 et 2009, de sorte qu'il peut �tre renvoy� aux consid�rants 6.3.1 et 6.3.2�
6.4.�Au vu de ce qui pr�c�de, l'instance pr�c�dente a correctement appliqu� l'art. 3 al. 1 LHID en jugeant que la recourante avait conserv� son domicile dans le canton de Neuch�tel pour les p�riodes fiscales 2008, 2009 et 2010. Le recours doit donc �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Succombant, la recourante doit supporter un �molument judiciaire (art. 66 al.1 LTF). Il ne sera pas allou� de d�pens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).
Le pr�sent arr�t est communiqu� au mandataire de la recourante, au Service des contributions du canton de Neuch�tel, � la Steuerverwaltung des Kantons Schwyz, au Tribunal cantonal de la R�publique et canton de Neuch�tel, Cour de droit public, et � l'Administration f�d�rale des contributions.
Lausanne, le 28 mars 2014
La Greffi�re: McGregor