Source: https://www.e-notice.be/fr/notices/scientifique/704/474
Timestamp: 2020-05-28 13:03:22+00:00
Document Index: 272515025

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Valium 5 mg comprimés
Valium 10 mg comprimés
La substance active est le diazépam.
Valium 10 mg/2 ml solution injectable : une ampoule contient 10 mg de diazépam.
Valium 5 mg comprimés : un comprimé contient 5 mg de diazépam.
Valium 10 mg comprimés : un comprimé contient 10 mg de diazépam.
Valium 10 mg/2 ml solution injectable contient de l'alcool benzylique (31,4 mg), du benzoate de sodium (95,0 mg), de l’acide benzoïque (5,0 mg) et de l’éthanol 96% (170,5 mg).
Valium 5 mg comprimés contiennent du lactose monohydraté (100,0 mg).
Valium 10 mg comprimés contiennent du lactose monohydraté (100,167 mg).
Etats d'anxiété nécessitant un traitement médicamenteux.
Prévention ou traitement du syndrome de sevrage.
Contractures musculaires dans le cadre d'une affection neurologique ou musculaire, spasticité.
Etat de mal épileptique, convulsions fébriles chez l'enfant.
Traitement de deuxième ligne de l’éclampsie (si le sulfate de magnésium n’est pas disponible ou si les crises persistent malgré l’administration de sulfate de magnésium)
Prémédication et sédation basale :
- des anesthésies générales et loco-régionales
- des endoscopies, des explorations cardio-vasculaires et des autres examens nécessitant une certaine sédation
- réalisation d'une narco-analgésie en association aux analgésiques habituels
Sédation en soins intensifs (respirateur...)
Valium est indiqué chez les adultes, enfants et adolescents âgés de 6 ans.
Dans l'indication de l'anxiété, Le traitement doit être aussi court que possible. Une réévaluation régulière de l’état du patient et de la nécessité de continuer le traitement s’impose, surtout si le patient ne présente pas de symptômes. En général, la durée du traitement ne dépassera pas les 8 à 12 semaines incluant la période de diminution progressive de la posologie.
Dans certains cas, une extension au-delà de la durée maximale de traitement peut s’avérer nécessaire ; avant de décider de cette extension, il convient de procéder à une réévaluation de l’état du patient.
Personnes âgées ou à la fonction hépatique déficiente
Ces patients recevront une dose réduite et seront réévalués régulièrement au début du traitement en vue d’adapter la dose et la fréquence des prises afin d’éviter tout risque de surdosage dû à une accumulation.
Dans la pratique courante, la dose habituelle par voie orale :
Adultes : Dose initiale : 5 à 10 mg. Selon la sévérité des symptômes : 5 à 20 mg/jour.
Une dose orale unique ne dépassera normalement pas 10 mg.
Personnes âgées et débilitées : Le traitement débutera avec la moitié de la posologie des adultes et sera augmentée par paliers selon les besoins et la tolérance.
Enfants de plus de 6 ans : 0,1 à 0,3 mg/kg/jour.
Dans la pratique courante, la dose habituelle par voie parentérale :
Adultes : Selon la sévérité des symptômes : 2 à 20 mg IM ou IV (0,1 à 0,2 mg/kg).
Cette dose peut être renouvelée jusqu'à 4 x par 24 heures, voire plus en milieu hospitalier.
Personnes âgées et débilitées : Réduire la posologie de moitié.
Enfants de plus de 6 ans : 0,5 mg/kg par injection.
Cette dose peut être renouvelée sans dépasser 10 mg.
Dans certaines indications (par ex. le tétanos) des doses plus élevées peuvent être requises.
Doses moyennes habituelles :
Etats d'anxiété:
traitement aigu:
1 à 2 ampoules IV
A répéter si nécessaire.
traitement chronique:
10 mg PO (2,5 mg le matin
2,5 mg le midi, 5 mg le soir)
4 à 6 mg PO/jour
Prévention ou traitement du syndrome de sevrage:
1 à 2 ampoules intrarectale ou IV
Contractures musculaires et spasticité:
2 à 10 mg 3-4 x par jour PO
2 à 40 mg PO en plusieurs prises/jour
0,15 à 0,25 mg/kg IV ou en perfusion continue
A répéter si nécessaire jusqu'à une dose maximale de 3 mg/kg/24 h
0,5 mg/kg IV ou intrarectale
A répéter si nécessaire jusqu'à une dose maximale de 10 mg.
0,1 à 0,3 mg/kg IV ou en perfusion continue jusqu'à une dose maximale de 3 à 4 mg/kg/24h
1 à 2 ampoules IV (si le sulfate de magnésium n’est pas disponible)
A répéter si nécessaire, éventuellement en perfusion continue, jusqu'à une dose maximale de 100 mg/24 h.Si les crises persistent malgré l’administration de sulfate de magnésium, Valium peut être administré à la dose de 5-10 mg IV.
2 ampoules IM 1 heure avant l’induction de l’anesthésie
0,1 à 0,2 mg/kg IM, IV ou intrarectale
0,2 à 0,5 mg/kg IV
10 à 30 mg IV
0,1 à 0,2 mg/kg IM ou IV
L’injection IV de Valium sera toujours lente (0,5 à 1 ml/min) car une administration trop rapide peut provoquer une apnée ; des équipements de réanimation doivent être immédiatement accessibles.
De plus, on ne choisira pas de trop petites veines pour l’injection ; plus particulièrement, les injections intra artérielles et les extravasations seront strictement évitées (voir rubrique "Effets indésirables").
Pour l'emploi en perfusion veineuse, il est recommandé de mélanger juste avant l'emploi 1 ou au maximum 2 ampoules de Valium à 250 ml de soluté glucosé (glucose 5-10%) ou salé (NaCl 0,9%). On choisira une autre veine pour l'injection de Valium chez les patients recevant déjà une perfusion continue.
Il est prouvé que le diazépam peut être adsorbé par les matériels pour perfusion en plastique contenant du PVC, conduisant à une réduction de la concentration du diazépam de 50% ou plus, particulièrement lorsque les poches pour perfusion préparées sont stockées pendant 24 heures ou plus, dans des conditions ambiantes chaudes, ou lorsque des sets de perfusion de grande longueur sont utilisés ou la vitesse de perfusion est lente. Les matériels pour perfusion perfusion contenant du PVC seront évités lors d’une perfusion de diazépam. Lorsque du diazépam est perfusé, la prudence sera de mise lors de la commutation entre le matériel pour perfusion contenant du PVC et celui ne contenant pas de PVC. Afin de réduire au maximum l’adsorption du diazépam, prendre les précautions suivantes :
- Utiliser exclusivement des flacons pour perfusion en verre ou bien des récipients en polypropylène (PP). Eviter tout emploi de récipients pour perfusion en chlorure de polyvinyl (PVC).
- Utiliser la solution de diazépam la plus concentrée (2 amp. de Valium dans 250 ml de solution pour perfusion).
- Utiliser les dispositifs de perfusion en plastique les plus courts possible.
- Utiliser la vitesse de perfusion maximale.
L'injection intrarectale est effectuée comme suit : la quantité voulue est prélevée à l'aide d'une seringue et injectée dans le rectum à l'aide d'une canule adaptable à la seringue.
Dans le schéma suivant sont données les doses moyennes habituelles par indication à titre indicatif.
Hypersensibilité connue au diazépam ou à d’autres benzodiazépines ou à l’un des excipients de Valium
(risque d’encéphalopathie)
Les benzodiazépines ne sont pas recommandées comme traitement de base des maladies psychotiques.
Les benzodiazépines ne seront pas utilisées seules pour traiter la dépression ou une anxiété associée à une dépression (risque de précipiter ces patients vers le suicide).
Les benzodiazépines peuvent induire une amnésie antérograde (Voir aussi rubrique "Effets indésirables"). Celle-ci peut survenir lors d'utilisation de doses thérapeutiques, le risque augmentant à doses plus élevées. Les effets amnésiques peuvent être associés à un comportement inapproprié.
Dans l’indication de l’anxiété, la durée du traitement doit être aussi courte que possible (voir rubrique "Posologie et mode d'administration") et ne dépassera en général pas les 8 à 12 semaines, y compris la diminution progressive de la posologie. Une administration de plus longue durée impliquera une réévaluation de la situation.
Il peut être utile d’informer le patient au début du traitement que ce dernier sera de durée limitée et d’expliquer précisément comment la posologie sera progressivement diminuée. Il est important que le patient soit averti de la possibilité du phénomène rebond qui peut survenir lors de l’arrêt du traitement. Lors de l’utilisation de benzodiazépines, des symptômes d’abstinence peuvent se développer lors du passage à une benzodiazépine dont la demi-vie d’élimination est considérablement plus courte.
Des réactions paradoxales telles qu’instabilité psychomotrice, agitation, irritabilité, agressivité, délire, accès de colère, cauchemars, hallucinations, psychoses, inadéquation et autres altérations du comportement sont connues comme pouvant apparaître avec les benzodiazépines. Si ces réactions se produisent, l’utilisation du médicament sera arrêtée. Les enfants et les personnes âgées sont plus exposés à ce type de réaction.
L'usage concomitant de Valium avec de l'alcool ou/et des dépresseurs du système nerveux central sera évité. Un tel usage a le potentiel d'augmenter les effets cliniques de Valium pouvant inclure une sédation sévère, une dépression respiratoire et/ou cardiovasculaire cliniquement pertinente (voir rubriques "Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions" et "Surdosage").
Valium sera utilisé avec extrême prudence chez les patients avec un antécédent médical d'alcoolisme ou de toxicomanie.
Valium sera évité chez les patients avec une dépendance aux dépresseurs du système nerveux central y compris l'alcool. Une exception à ceci est la prise en charge de réactions d'abstinence aigües.
Après utilisation répétée pendant une période prolongée, certaines pertes de réponse aux effets de Valium peuvent se développer.
Etant donné que l'innocuité et l'efficacité chez les patients pédiatriques âgés de moins de 6 mois n'ont pas été démontrées, Valium sera utilisé dans cette tranche d'âge avec extrême prudence et seulement quand d'autres alternatives thérapeutiques ne sont pas disponibles.
Les enfants ont une sensibilité accrue aux effets des benzodiazépines sur le système nerveux central. Chez cette catégorie de patients, le non développement complet du schéma de métabolisation peut empêcher la formation de métabolites non actifs ou la rendre incomplète. Chez les enfants, la durée du traitement sera aussi courte que possible.
Chez les patients atteints de myasthénie grave auxquels Valium est prescrit, il y a lieu d’être prudent en raison de la faiblesse musculaire préexistante.
Une plus faible dose est recommandée chez les patients avec une insuffisance respiratoire chronique, en raison du risque de dépression respiratoire.
De plus faibles doses seront utilisées chez les personnes âgées et les patients affaiblis (voir rubrique "Posologie et mode d'administration").
En cas d'insuffisance rénale et/ou hépatique, il est nécessaire de réduire la posologie. Il est conseillé de contrôler la formule sanguine et la fonction hépatique lors d'un traitement à long terme.
On sera prudent lors de l'emploi de Valium chez les patients ayant des antécédents d'insuffisance cardiaque ou respiratoire.
Une apnée et/ou un arrêt cardiaque pouvant se produire, il y a lieu d'être extrêmement prudent lors de l'administration par injection de Valium, plus particulièrement par voie IV, à des personnes âgées, à de grands malades ainsi qu'à des patients dont la réserve cardiaque ou pulmonaire est limitée. L'usage concomitant de barbituriques, d'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central accentue la dépression cardiaque ou pulmonaire avec augmentation du risque d'apnée. Un équipement de réanimation, y compris celui nécessaire à l'assistance respiratoire, doit être rapidement accessible.
L’utilisation de benzodiazépines et d’agents analogues peut conduire au développement d’une dépendance physique et psychique vis-à-vis de ces produits (voir rubrique “Effets indésirables”). Le risque de dépendance augmente avec la dose et la durée du traitement ; il est aussi plus grand chez les patients présentant un antécédent médical d’alcoolisme ou de toxicomanie.
Une fois que la dépendance physique s’est développée, l’arrêt brusque du traitement sera accompagné de phénomènes d’abstinence. Ceux-ci peuvent consister en céphalées, douleurs musculaires, anxiété extrême, tension, nervosité, confusion et irritabilité. Dans les cas sévères, les symptômes suivants peuvent apparaître : déréalisation, dépersonnalisation, hyperacousie, engourdissement et picotement des extrémités, hypersensibilité à la lumière, aux bruits et aux contacts physiques, hallucinations ou crises épileptiques.
Anxiété rebond
Un syndrome transitoire, au cours duquel réapparaissent plus intensément les symptômes qui ont conduit au traitement par Valium, peut survenir à l’arrêt du traitement. Elle peut être accompagnée d’autres réactions telles que changements d’humeur, anxiété et nervosité.
Etant donné que le risque de syndrome d’abstinence et d’effet rebond est plus important après un arrêt brusque du traitement, il est recommandé de réduire progressivement la posologie.
Valium 5 et 10 mg comprimés contiennent du lactose. Les patients présentant de rares problèmes héréditaires d'intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne prendront pas ces médicaments.
Valium 10 mg/2 ml solution injectable contient de l’alcool benzylique (31,4 mg/ 2 ml), du benzoate de sodium, de l’acide benzoïque et de l’éthanol (10,2 vol%).
Ne pas utiliser chez le prématuré ou le nouveau-né. L’alcool benzylique peut provoquer des réactions toxiques et des réactions anaphylactoïdes chez les bébés et enfants âgés jusqu’à 3 ans. Le benzoate de sodium et l’acide benzoïque peuvent augmenter le risque de jaunisse chez le nouveau-né.
Une ampoule contient 0,16 g d’éthanol, ce qui correspond à environ 4 ml de bière ou 2 ml de vin. Nocif pour des personnes souffrant d’alcoolisme. En tenir compte chez les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les groupes à risque élevé tels que les patients présentant une maladie du foie ou de l’épilepsie.
On ne choisira pas de trop petites veines pour l’injection ; plus particulièrement, les injections intra artérielles ou les extravasations seront strictement évitées, étant donné qu'une thrombose veineuse, une phlébite, une irritation locale, une tuméfaction ou, moins fréquemment, des changements vasculaires peuvent apparaître, particulièrement après une injection IV rapide.
Le métabolisme oxydatif du diazépam, conduisant à la formation de N-desméthyldiazépam, 3-hydroxydiazépam (témazépam) et oxazépam est exécuté par les isoenzymes cytochrome P450 CYP2C19 et CYP3A. Comme montré in vitro, la réaction d'hydroxylation est réalisée principalement par l'isoforme CYP3A, tandis que la N-desméthylation est exécutée par le CYP3A et le CYP2C19. Les résultats des études in vivo chez des volontaires humains ont confirmé les observations in vitro.
En conséquence, les substrats qui sont modulateurs du CYP3A et/ou du CYP2C19 peuvent potentiellement altérer la pharmacocinétique du diazépam. Des produits pharmaceutiques comme l’atazanavir, la cimétidine, le kétoconazole, la fluvoxamine, la fluoxétine, l’oméprazole, le disulfiram, l'isoniazide, le propranolol et la rifampicine qui sont des inhibiteurs du CYP3A et du CYP2C19 peuvent provoquer une sédation accrue et prolongée.
Le cisapride peut conduire à une augmentation temporaire des effets sédatifs des benzodiazépines administrées par voie orale suite à une résorption plus rapide.
La concentration sérique du diazépam peut être augmentée lorsqu’il est co-administré avec du ritonavir, ce qui peut provoquer un risque de sédation extrême ainsi que de dépression respiratoire. Une diminution de la posologie du diazépam peut être nécessaire.
Il a aussi été rapporté que l’élimination métabolique de la phénytoïne peut être affectée par le diazépam.
Une augmentation des effets sur la sédation, la respiration et l'hémodynamique peut survenir lorsque Valium est co-administré avec des dépresseurs agissant centralement, tels que les antipsychotiques, les anxiolytiques/sédatifs, les antidépresseurs, les hypnotiques, les anticonvulsivants, les analgésiques narcotiques, les anesthésiques et les antihistaminiques sédatifs ou l'alcool.
La consommation simultanée d’acide valproïque accroît le risque de psychose.
L’association de buprénorphine avec des benzodiazépines peut entraîner le décès dû à une dépression respiratoire d’origine centrale. Dès lors, les doses doivent être limitées et cette association doit être évitée en cas de risque d’utilisation détournée.
La théophylline peut éventuellement diminuer l’effet des benzodiazépines.
L'innocuité du diazépam dans la grossesse humaine n'a pas été démontrée. Une augmentation du risque de malformation congénitale associée à l’utilisation des benzodiazépines pendant le premier trimestre de la grossesse a été suggérée. Une revue des événements indésirables rapportés spontanément ne montre pas une incidence plus grande que celle qu’on s’attendrait à trouver dans une population non traitée. Les benzodiazépines seront évitées durant la grossesse à moins qu’il n’y ait pas d’alternative plus sûre. Avant d’administrer Valium durant la grossesse, spécialement au cours du premier trimestre, - comme pour tout autre médicament - les risques pour le foetus seront évalués en rapport avec les bénéfices thérapeutiques attendus pour la mère.
L’administration continue de benzodiazépines pendant la grossesse peut provoquer de l’hypotension, une insuffisance respiratoire et de l’hypothermie chez le nouveau-né. L’apparition de symptômes d’abstinence chez les nouveau-nés a été rapportée occasionnellement avec cette classe de médicaments.
Des précautions seront prises si Valium est utilisé pendant le travail et l’accouchement, étant donné qu’une dose unique élevée peut produire des irrégularités du rythme cardiaque fœtal, de l’hypotonie, des difficultés de succion, de l’hypothermie et une dépression respiratoire modérée chez le nouveau-né.
Il faut rappeler que chez le nourrisson, le système enzymatique impliqué dans la dégradation du médicament n’est pas encore entièrement développé (spécialement chez les prématurés).
Etant donné que le diazépam passe dans le lait maternel, Valium ne sera pas administré aux mères qui allaitent.
Voir également la rubrique "Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi" en ce qui concerne les excipients de Valium 10 mg/2 ml solution injectable.
Les études chez l’animal ont montré, à doses élevées, une diminution du taux de grossesse et une réduction du nombre de descendants survivants chez le rat (voir rubrique 5.3). Il n’y a pas de données chez l’homme.
Sédation, amnésie, altération de la concentration et de la fonction musculaire peuvent exercer une influence défavorable sur l’aptitude à conduire ou à utiliser des machines.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont la fatigue, la somnolence et la faiblesse musculaire. Ils sont habituellement liés à la dose. Ces phénomènes surviennent surtout au début du traitement et disparaissent avec la poursuite de celui-ci.
Affections du sang
dyscrasie sanguine, agranulocytose
Affections psychiatriquesa
confusion, émotion figée, vigilance réduite,dépression, augmentation ou diminution de lalibido. Des réactions paradoxalesa tellesqu’instabilité psychomotrice, agitation, irritabilité,agressivité, délire, accès de colère, cauchemars,hallucinations, manifestations psychotiques,inadéquation et autres altérations du comportement
ataxie, dysarthrie, céphalées, tremblements, étourdissements, une amnésie antérogradeb, la somnolencec
diplopie, troubles de la vision
insuffisance cardiaque y compris arrêt cardiaqued, modification du rythme des pulsations
hypotension, dépression circulatoire
dépression respiratoire y compris insuffisancerespiratoired
nausées, sécheresse de la bouche, hypersalivation, constipation et autres troubles gastro-intestinaux
faiblesse musculairec
rétention urinaire, incontinence
fatiguec, thrombose veineusee, phlébitee, irritation au niveau du site d'injectione, tuméfaction localef
élévation des transaminases, élévation de laphosphatase alcaline dans le sang
chutes, fracturesg
a) Si ces réactions se produisent, l’utilisation du médicament sera arrêtée. Les enfants et les personnes âgées sont plus exposés à ce type de réaction.
b) Une amnésie antérograde peut survenir aux doses thérapeutiques, le risque augmentant avec des doses plus élevées. Les effets amnésiques peuvent être associés à un comportement inapproprié.
c) Ces réactions sont habituellement liées à la dose. Ces phénomènes surviennent surtout au début du traitement et disparaissent avec la poursuite de celui-ci.
d) Peut aussi survenir, si Valium est administré au niveau rectal.
e) Solution injectable seulement
f) Des modifications vasculaires peuvent survenir, particulièrement après une injection IV rapide. On ne choisira pas de trop petites veines pour l’injection ; plus particulièrement, les injections intra artérielles ou les extravasations seront strictement évitées.
g) Le risque est accru chez les patients prenant des sédatifs (y compris des boissons alcoolisées) de façon concomitante et chez les personnes âgées.
Une douleur locale peut être ressentie lors de l’injection IM, parfois accompagnée d’érythème à l’endroit de l’injection. La sensibilité est relativement commune.
L’utilisation chronique (même à doses thérapeutiques) peut conduire au développement d’une dépendance physique : l’arrêt du traitement peut avoir pour résultat des phénomènes d’abstinence ou de rebond incluant insomnie rebond, changements d’humeur, anxiété et nervosité (voir rubrique "Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi"). Une dépendance psychique peut se produire. Des cas d’abus de benzodiazépines ont été rapportés.
Les benzodiazépines causent communément somnolence, ataxie, dysarthrie, nystagmus. Un surdosage de Valium constitue rarement un danger mortel s'il est pris seul, mais peut conduire à une aréflexie, une apnée, une hypotension, une dépression cardiorespiratoire et un coma. Le coma, s'il survient, dure habituellement quelques heures, mais peut être prolongé et cyclique, particulièrement chez les personnes âgées. Les effets dépresseurs respiratoires des benzodiazépines sont plus sérieux chez les patients avec une maladie respiratoire.
Classe pharmacothérapeutique : benzodiazépines, code ATC : N05BA01
Les benzodiazépines possèdent des propriétés anxiolytiques, hypnosédatives, myorelaxantes et anticonvulsivantes. Leurs actions résultent de l'amplification des propriétés neuronales inhibitrices du neurotransmetteur acide gamma amino-butyrique (GABA).
Après administration orale, le diazépam est rapidement et complètement résorbé à partir du tractus gastro-intestinal et la concentration plasmatique maximale est atteinte en 30 à 90 minutes.
Après injection IM, la résorption est complète mais n’est pas nécessairement plus rapide qu’après administration orale.
Le diazépam et ses métabolites sont fortement liés aux protéines plasmatiques (diazépam : 98%).
Le diazépam et ses métabolites traversent la barrière hématoencéphalique et la barrière placentaire et sont aussi présents dans le lait maternel à des concentrations 10 fois inférieures à celles du plasma maternel. Le volume de distribution à l’état stationnaire est de 0.8-1.0 l/kg. La demi-vie de distribution est atteinte en 3 heures.
Le diazépam est principalement métabolisé en métabolites pharmacologiquement actifs tels que le N-desméthyldiazépam, le témazépam et l’oxazépam.
La courbe d’élimination du diazépam présente deux phases : une phase de distribution initiale rapide et importante suivie d’une phase d’élimination terminale prolongée (demi-vie jusqu’à 48 hrs).La demi-vie d’élimination terminale du métabolite actif N-desméthyldiazépam est d’environ 100 hrs.
Le diazépam et ses métabolites sont excrétés principalement dans l’urine, sous leurs formes conjuguées.
La clearance du diazépam est de 20-30ml/min.
La demi-vie d’élimination peut être prolongée chez les nourrissons, les personnes âgées et les patients présentant des maladies hépatiques. En cas d’insuffisance rénale, la demi-vie du diazépam reste inchangée.
Dans les études de reproduction chez le rat, une baisse du nombre de grossesses et une diminution du nombre de descendants vivants ont été observées après administration de diazépam avant et pendant l'accouplement, pendant la gestation et pendant l’allaitement.
L'exposition au diazépam dans les trois premiers mois a augmenté le risque de fente labiale et de fente palatine chez la souris, bien que cela n'a pas été vu chez le rat et le lapin. Des anomalies au niveau du système nerveux central et une détérioration permanente de la progéniture ont été observées chez le rat.
Valium 10 mg/2 ml solution injectable : Benzoate de sodium, Acide benzoïque, Propylèneglycol, Ethanol 96%, Alcool benzylique, Eau pour préparations injectables
Valium 5 mg comprimés : Lactose monohydraté, Amidon de maïs, Oxyde de fer jaune (E 172), Stéarate de magnésium
Valium 10 mg comprimés : Lactose monohydraté, Amidon de maïs, Indigotine (E 132), Stéarate de magnésium
Valium doit toujours être injecté séparément. Dans les injections mixtes préparées selon le procédé habituel, il est incompatible avec les solutions aqueuses des autres médicaments (précipitation de la substance active).
Utilisation de matériel pour perfusion contenant du PVC
L’utilisation de matériel pour perfusion contenant du PVC peut avoir pour résultat une diminution des concentrations de diazépam (voir rubrique 4.2).
Comprimés : 5 ans
Ampoules : 3 ans
Conserver les ampoules dans l'emballage extérieur d'origine.
Conserver les comprimés à température ambiante (entre 15 et 25°C).
Solution injectable en ampoules en verre incolore
(injection IV lente, perfusion, IM ou intrarectale)
Comprimés rainurés à 5 mg en plaquettes alu/PVC
Comprimés rainurés à 10 mg en plaquettes alu/PVC
Valium 10 mg/2 ml solution injectable : BE054871
Valium 5 mg comprimés : BE209203
Valium 10 mg comprimés : BE054546
Valium 10 mg/2 ml solution injectable : 01.10.1964/30.01.2006
Valium 5 mg comprimés : 01.10.1964/30.01.2006
Valium 10 mg comprimés : 15.10.1964/30.01.2006
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé : http://www.fagg-afmps.be/fr/
0093807 VALIUM AMP 50X2ML/10MG N05BA01 - Oui
0135475 VALIUM AMP 6X2ML/10MG N05BA01 - Oui
0135517 VALIUM COMP 100X 5MG N05BA01 - Oui
0135533 VALIUM COMP 100X10MG N05BA01 - Oui
1324698 VALIUM COMP 30X 5MG N05BA01 - Oui
1324706 VALIUM COMP 30X10MG N05BA01 - Oui