Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/linezolide-2mg-ml-panph-sol300ml10-207359
Timestamp: 2019-05-24 19:29:05+00:00
Document Index: 314834281

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

LINEZOLIDE 2MG/ML PANPH SOL300ML10 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
LINEZOLIDE 2MG/ML PANPH SOL300ML10
5500653
Le linézolide est indiqué chez l'adulte pour le traitement des pneumonies nosocomiales et communautaires connues ou suspectées pour être causées par des bactéries à Gram positif sensibles. Afin de déterminer si LINEZOLIDE PANPHARMA 2 est un traitement approprié, il convient de tenir compte des résultats des tests microbiologiques ou des informations sur la prévalence de la résistance aux antibactériens des bactéries à Gram positif. (Voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques pour les germes appropriés).
Le linézolide n'est pas actif contre les infections causées par des germes à Gram négatif.
Un traitement spécifique contre les germes à Gram négatif doit être instauré de façon concomitante si un germe à Gram négatif est documenté ou suspecté.
Le linézolide est indiqué chez l'adulte pour le traitement des infections compliquées de la peau et des tissus mous uniquement lorsque les tests microbiologiques ont permis de déterminer que l'infection est causée par une bactérie à Gram positif sensible.
Le linézolide n'est pas actif contre les infections causées par des germes à Gram négatif. Chez les patients présentant des infections compliquées de la peau et des tissus mous associées à une coïnfection avérée ou suspectée par des germes à Gram négatif, le linézolide doit uniquement être utilisé lorsqu'aucune autre option thérapeutique n'est disponible (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Dans ce cas, un traitement actif contre les germes à Gram négatif doit être instauré de façon concomitante.
Le linézolide doit uniquement être instauré en milieu hospitalier, après consultation auprès d'un spécialiste approprié tel qu'un microbiologiste ou un infectiologue.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles relatives à l'utilisation appropriée des antibactériens.
LINEZOLIDE PANPHARMA peut être utilisé en traitement initial. Les patients débutant le traitement par voie parentérale peuvent par la suite passer à une forme orale, lorsque cette dernière est cliniquement indiquée. Dans ce cas, aucun ajustement posologique n'est nécessaire, la biodisponibilité orale du linézolide étant approximativement de 100 %.
Posologie et durée de traitement recommandées chez les adultes
La durée du traitement dépend de l'agent pathogène, du site et de la sévérité de l'infection, ainsi que de la réponse clinique du patient.
Les recommandations suivantes concernant la durée du traitement sont celles utilisées lors des études cliniques. Des schémas thérapeutiques plus courts pourraient convenir pour certains types d'infections, mais ils n'ont pas encore été évalués dans le cadre d'études cliniques.
La durée maximale du traitement est de 28 jours. La sécurité et l'efficacité du linézolide administré sur des périodes supérieures à 28 jours n'ont pas été établies (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Aucune augmentation de la posologie ou de la durée de traitement recommandée n'est nécessaire pour les infections associées à une bactériémie concomitante.
Les doses recommandées de solution pour perfusion sont les suivantes :
10 à 14 jours consécutifs
La sécurité et l'efficacité du linézolide chez les enfants (< 18 ans) n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques mais il n'est pas possible de définir des recommandations posologiques.
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire. Les conséquences cliniques d'une exposition plus élevée (jusqu'à 10 fois supérieure) aux deux principaux métabolites du linézolide chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère étant inconnue, le linézolide doit être utilisé avec des précautions particulières chez ces patients et uniquement lorsque les bénéfices escomptés sont supérieurs au risque théorique.
Etant donné qu'environ 30 % d'une dose de linézolide sont éliminés après 3 heures d'hémodialyse, le linézolide doit être administré après la dialyse chez les patients recevant ce type de traitement. Si les principaux métabolites du linézolide sont en partie éliminés lors de l'hémodialyse, la concentration de ces métabolites reste toutefois bien plus élevée après la dialyse que chez les patients présentant une fonction rénale normale ou une insuffisance rénale légère à modérée.
Par conséquent, le linézolide doit être utilisé avec des précautions particulières chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère sous dialyse, et uniquement lorsque les bénéfices escomptés sont supérieurs au risque théorique.
On ne dispose à ce jour d'aucune expérience de l'administration du linézolide chez les patients sous dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) ou sous traitements alternatifs contre l'insuffisance rénale (autre que l'hémodialyse).
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire. Cependant, les données cliniques sont limitées et il est recommandé d'utiliser le linézolide chez ces patients uniquement lorsque le bénéfice escompté est supérieur au risque théorique (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
La dose recommandée de linézolide doit être administrée par voie intraveineuse (IV) deux fois par jour.
La solution pour perfusion doit être administrée par voie intraveineuse deux fois par jour sur une période de 30 à 120 minutes
Après ouverture : D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement, sauf si la méthode d'ouverture exclut tout risque de contamination microbienne. S'il n'est pas utilisé immédiatement, la durée et les conditions de conservation après ouverture relèvent de la responsabilité de l'utilisateur.
A conserver dans le conditionnement d'origine (suremballage et carton) avant utilisation, pour le protéger de la lumière.
Le linézolide diminue la fertilité et les performances de reproduction chez le rat mâle à des niveaux d'exposition approximativement équivalents à ceux attendus chez l'homme. Chez les animaux ayant atteint leur maturité sexuelle, ces effets étaient réversibles. Cependant, ces effets n'étaient pas réversibles chez les animaux jeunes traités par linézolide pendant presque toute la période de leur maturation sexuelle.
Chez le rat adulte mâle, une morphologie anormale du sperme au niveau des testicules, ainsi qu'une hypertrophie et une hyperplasie des cellules épithéliales dans les épididymes, ont été observées. Le linézolide semble affecter la maturation des spermatozoïdes chez le rat. Une supplémentation en testostérone n'a pas eu d'impact sur les effets du linézolide sur la fertilité. Aucune hypertrophie de l'épididyme n'a été observée chez le chien traité pendant un mois, bien que des modifications du poids de la prostate, des testicules et des épididymes aient été observées.
Dans les études de reprotoxicité réalisées chez la souris et le rat, aucun effet tératogène n'a été mis en évidence à des niveaux d'exposition respectivement quatre fois supérieurs ou équivalents à ceux rencontrés chez l'homme. Les mêmes concentrations de linézolide ont provoqué une toxicité maternelle chez la souris et ont été associées à une augmentation de l'embryolétalité, y compris perte de la portée complète, une diminution du poids corporel foetal et une exacerbation de la prédisposition génétique naturelle aux variations sternales dans la souche de souris. Chez le rat, une légère toxicité maternelle a été observée à des niveaux d'exposition inférieurs à ceux attendus en clinique. Une toxicité foetale légère a été observée. Elle s'est manifestée par une diminution du poids corporel foetal, une diminution de l'ossification des sternèbres, une réduction de la survie des jeunes rats et des retards modérés de maturation. Après accouplement, ces mêmes jeunes rats ont présenté une augmentation liée à la dose et réversible des pertes avant implantation, avec une diminution parallèle de la fertilité. Chez le lapin, une diminution du poids corporel foetal est survenue uniquement en présence d'une toxicité maternelle (signes cliniques, diminution de la prise de poids corporel et de la consommation de nourriture) à des niveaux d'exposition faibles de 0,06 fois celle attendue chez l'homme sur la base des ASC. Cette espèce est connue pour sa sensibilité aux effets des antibiotiques.
Le linézolide et ses métabolites sont excrétés dans le lait des rates allaitantes et les concentrations observées étaient supérieures à celles mesurées dans le plasma maternel.
Lors de l'administration orale du linézolide pendant 6 mois chez le rat, une dégénérescence axonale minimale à légère, non réversible, du nerf sciatique a été observée à la dose de 80 mg/kg/jour. Une dégénérescence minimale du nerf sciatique a également été observée chez un mâle à cette dose, lors d'une autopsie intermédiaire à trois mois. Une évaluation morphologique sensible des tissus fixés par perfusion a été réalisée afin de rechercher une preuve de dégénérescence du nerf optique. Une dégénérescence minimale à modérée du nerf optique a été observée chez deux rats mâles sur trois après six mois de traitement, mais la relation directe avec le médicament était équivoque en raison de la nature extrême des résultats et de leur distribution asymétrique. La dégénérescence du nerf optique observée était comparable au niveau microscopique à une dégénérescence unilatérale spontanée du nerf optique rapportée chez les rats vieillissants et pourrait être une exacerbation des modifications habituellement observées.
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée et de génotoxicité n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme, autres que ceux signalés dans les autres rubriques de ce Résumé des caractéristiques du produit. Aucune étude de carcinogénicité/d'oncogénicité n'a été réalisée, étant donné la courte durée du traitement et l'absence de génotoxicité.
Aucun additif ne peut être introduit dans cette solution.
Si le linézolide doit être administré en association avec d'autres médicaments, chacun des médicaments doit être administré séparément, conformément à ses propres modalités d'utilisation. De même, si un même cathéter intraveineux doit être utilisé pour des perfusions successives de plusieurs médicaments, celui-ci doit être rincé, avant et après l'administration du linézolide, avec une solution pour perfusion compatible (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
LINEZOLIDE PANPHARMA est compatible avec les solutions suivantes :
· glucose à 5 % (50 mg/ml), solution pour perfusion ;
· chlorure de sodium à 0,9 % (9 mg/ml), solution pour perfusion ;
LINEZOLIDE PANPHARMA est connu pour être physiquement incompatible avec les composés suivants : amphotéricine B, chlorhydrate de chlorpromazine, diazépam, iséthionate de pentamidine, lactobionate d'érythromycine, phénytoïne sodique et sulfaméthoxazole/triméthoprime. Par ailleurs, il est chimiquement incompatible avec la céftriaxone sodique.
Le linézolide ne doit pas être utilisé chez les patients traités par un médicament inhibant la monoamine oxydase A ou B (par ex. phénelzine, isocarboxacide, sélégiline, moclobémide) ou dans les deux semaines suivant un traitement par un médicament de ce type.
Sauf en présence d'équipements permettant d'assurer une surveillance étroite et un suivi de la pression artérielle, le linézolide ne doit pas être administré aux patients présentant les affections cliniques sous-jacentes suivantes ou recevant les types suivants de traitements concomitants :
Patients présentant une hypertension non contrôlée, un phéochromocytome, un syndrome carcinoïde, une thyrotoxicose, une dépression bipolaire, un trouble schizo-affectif, un état confusionnel aigu ;
Patients prenant l'un des médicaments suivants : inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), antidépresseurs tricycliques, agonistes des récepteurs 5HT1 sérotoninergiques (triptans), sympathomimétiques directs ou indirects (y compris bronchodilatateurs adrénergiques, pseudoéphédrine et phénylpropanolamine), vasopresseurs (par ex. adrénaline, noradrénaline), dopaminergiques (par ex. dopamine, dobutamine), péthidine ou buspirone.
Les données obtenues chez l'animal suggèrent que le linézolide et ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel. Par conséquent, l'allaitement doit être interrompu avant et pendant le traitement par linézolide (voir rubrique Grossesse et allaitement).
Il existe des données limitées concernant l'utilisation du linézolide chez la femme enceinte. Des études effectuées sur l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Il existe un risque potentiel chez l'homme.
Le linézolide ne doit être utilisé pendant la grossesse qu'en cas de réelle nécessité, c'est-à-dire uniquement si le bénéfice potentiel est supérieur au risque théorique.
Des données chez les animaux suggèrent que le linézolide et ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel ; l'allaitement doit donc être interrompu avant administration du produit et pendant toute la durée du traitement.
Dans les études sur l'animal, le linézolide a entraîné une réduction de la fertilité (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
Des cas de myélosuppression (notamment anémie, leucopénie, pancytopénie et thrombopénie) ont été rapportés chez des patients sous linézolide. En ce qui concerne les cas dont l'issue est connue, les paramètres hématologiques affectés sont revenus à leur niveau préalable après l'arrêt du traitement par linézolide. Le risque de survenue de ces effets semble lié à la durée de traitement. Les patients âgés traités par linézolide peuvent présenter un risque plus important de développer des dyscrasies que les patients plus jeunes.
Une thrombopénie peut survenir plus fréquemment chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère, qu'ils soient ou non dialysés. Une surveillance étroite de la numération globulaire est donc recommandée chez : les patients présentant une anémie, une granulocytopénie ou une thrombopénie préexistante ; les patients recevant des traitements concomitants susceptibles de diminuer les taux d'hémoglobine, de perturber la numération globulaire ou d'affecter négativement la numération ou la fonction plaquettaire ; les patients présentant une insuffisance rénale sévère ; les patients recevant plus de 10 à 14 jours de traitement. Chez ces patients, le linézolide doit être administré uniquement lorsqu'une surveillance étroite des taux d'hémoglobine, de la numération globulaire et de la numération plaquettaire est possible.
En cas de survenue d'une myélosuppression significative sous traitement par linézolide, le traitement devra être arrêté, sauf si sa poursuite est considérée comme absolument nécessaire. Dans ce cas, une surveillance intensive de la numération globulaire et des stratégies de prise en charge appropriées devront être mises en place.
Il est également recommandé de surveiller chaque semaine la numération formule sanguine (y compris taux d'hémoglobine, numération plaquettaire et nombre de leucocytes totaux et différenciés) chez les patients traités par linézolide, indépendamment de la numération globulaire initiale.
Dans le cadre d'études compassionnelles, une incidence plus élevée d'anémies graves a été rapportée chez les patients recevant du linézolide sur une durée supérieure à la durée maximale recommandée de 28 jours. Une transfusion sanguine a été plus souvent nécessaire chez ces patients. Des cas d'anémie ayant nécessité une transfusion sanguine ont également été rapportés en pharmacovigilance, en particulier chez les patients ayant reçu du linézolide pendant plus de 28 jours.
Des cas d'anémie sidéroblastique ont été rapportés en pharmacovigilance. Au moment de leur survenue, la plupart des patients avaient reçu du linézolide pendant plus de 28 jours. La plupart d'entre eux ont présenté une guérison totale ou partielle à l'arrêt du linézolide, avec ou sans traitement contre leur anémie.
Déséquilibre de la mortalité dans une étude clinique chez des patients présentant une infection de la circulation sanguine à Gram positif liée à un cathéter
Un mortalité excessive a été observée chez les patients sous linézolide par rapport aux patients sous vancomycine/dicloxacilline/oxacilline, au cours d'une étude en ouvert chez des patients atteints de pathologies graves et présentant des infections liées à un cathéter intravasculaire [78/363 (21,5 %) contre 58/363 (16,0 %)] Le principal facteur influant sur le taux de mortalité était le statut de l'infection à Gram positif à l'entrée dans l'étude. Les taux de mortalité étaient similaires chez les patients présentant des infections causées exclusivement par des germes à Gram positif (odds ratio : 0,96 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,58 à 1,59), mais ils étaient significativement plus élevés (p = 0,0162) dans le bras linézolide chez les patients infectés par tout autre pathogène ou exempts de pathogène à l'entrée dans l'étude (odds ratio : 2,48 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,38 à 4,46). Le déséquilibre le plus important a été observé pendant le traitement et dans les 7 jours suivant l'arrêt du médicament de l'étude. Dans le bras linézolide, davantage de patients ont été infectés par des pathogènes à Gram négatif au cours de l'étude et sont décédés d'infections causées par des pathogènes à Gram négatif et des infections polymicrobiennes. Par conséquent, chez les patients présentant des infections compliquées de la peau et des tissus mous associées à une coïnfection avérée ou suspectée par des germes à Gram négatif, le linézolide doit uniquement être utilisé lorsqu'aucune autre option thérapeutique n'est disponible (voir rubrique Indications thérapeutiques). Dans ce cas, un traitement actif contre les germes à Gram négatif doit être instauré de façon concomitante.
Diarrhée et colite associées à la prise d'antibiotiques
Des diarrhées et des colites associées à la prise d'antibiotiques, y compris colites pseudomembraneuses et diarrhées à Clostridium difficile, ont été rapportées en association avec l'utilisation de presque tous les antibiotiques, y compris le linézolide, la gravité de ces affections pouvant aller d'une légère diarrhée à une colite fatale. Il est par conséquent important d'envisager ce diagnostic chez les patients présentant une diarrhée grave pendant ou après l'utilisation d'un antibactérien quel qu'il soit.
Si une diarrhée ou une colite associée à la prise d'antibiotiques est suspectée ou confirmée, le traitement en cours par des antibactériens, y compris le linézolide, doit être arrêté et des mesures thérapeutiques adéquates doivent immédiatement être instaurées. Dans ce cas, les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués.
Des acidoses lactiques ont été rapportées avec l'utilisation du linézolide. Les patients sous linézolide présentant des signes et des symptômes d'acidose métabolique, notamment nausées ou vomissements récurrents, douleurs abdominales, faible taux de bicarbonate ou hyperventilation, doivent être pris en charge immédiatement. En cas d'acidose lactique, les bénéfices de la poursuite du traitement par linézolide doivent être évalués au regard des risques potentiels.
Le linézolide inhibe la synthèse des protéines mitochondriales. Des événements indésirables tels qu'une acidose lactique, une anémie et une neuropathie (optique et périphérique), peuvent survenir à la suite de cette inhibition. Ces événements sont plus fréquents lorsque le médicament est utilisé pendant plus de 28 jours.
Des notifications spontanées de syndrome sérotoninergique associé à la co-administration de linézolide et d'agents sérotoninergiques, y compris des antidépresseurs tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont été rapportées. La co-administration de linézolide et d'agents sérotoninergiques est donc contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications), sauf lorsque l'administration concomitante de linézolide et d'agents sérotoninergiques est indispensable. Dans ces cas, les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de syndrome sérotoninergique, notamment trouble cognitif, hyperpyrexie, hyperréflexie et incoordination. En cas d'apparition de tels signes ou symptômes, le médecin doit envisager l'arrêt de l'un ou des deux agents. Si l'agent sérotoninergique est supprimé, des symptômes de sevrage peuvent apparaitre.
Des neuropathies périphériques, ainsi que des neuropathies optiques et des névrites optiques évoluant parfois vers une perte de vision, ont été rapportées chez les patients sous linézolide. Ces cas ont principalement été observés chez des patients traités pendant une durée supérieure à la durée maximale recommandée de 28 jours.
Les patients doivent être avertis de la nécessité de signaler tout symptôme de trouble visuel, notamment modification de l'acuité visuelle, modification de la vision des couleurs, vision floue ou anomalie du champ visuel. Dans de tels cas, il est recommandé de procéder rapidement à une évaluation et, si nécessaire, d'orienter le patient vers un ophtalmologue. Chez les patients recevant le linézolide pendant une durée supérieure à la durée recommandée de 28 jours, la fonction visuelle doit être régulièrement surveillée.
En cas de neuropathie optique ou périphérique, les bénéfices de la poursuite du traitement par linézolide doivent être évalués au regard des risques potentiels.
Le risque de neuropathies peut être accru en cas d'utilisation du linézolide chez les patients prenant actuellement ou ayant récemment pris des antimycobactériens pour le traitement de la tuberculose.
Des convulsions ont été rapportées chez des patients sous linézolide. Dans la plupart de ces cas, un antécédent ou des facteurs de risque de crises d'épilepsie ont été rapportés. Les patients doivent être avertis de la nécessité d'informer leur médecin en cas d'antécédent de crises d'épilepsie.
Le linézolide est un inhibiteur réversible, non sélectif de la monoamine oxydase (IMAO). Il n'a toutefois aucun effet antidépresseur aux doses utilisées dans le cadre d'un traitement antibactérien. On dispose de données très limitées sur les interactions médicamenteuses et la sécurité du linézolide en cas d'administration à des patients atteints d'affections sous-jacentes et/ou recevant des traitements concomitants susceptibles de les exposer à un risque en cas d'inhibition de la MAO. Dans ces cas, l'utilisation du linézolide est par conséquent déconseillée, sauf lorsqu'une surveillance étroite du patient est possible (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Utilisation avec des aliments riches en tyramine
Les patients doivent être avertis de la nécessité de ne pas consommer de grandes quantités d'aliments riches en tyramine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Les effets du linézolide sur la flore normale n'ont pas été évalués dans le cadre d'études cliniques.
L'utilisation d'antibiotiques peut parfois entraîner une prolifération de micro-organismes non sensibles. Par exemple, environ 3 % des patients recevant les doses recommandées de linézolide ont présenté une candidose liée au traitement au cours des études cliniques. En cas de surinfection en cours de traitement, les mesures appropriées doivent être prises.
Le linézolide doit être utilisé avec des précautions particulières chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, et uniquement lorsque les bénéfices escomptés sont supérieurs au risque théorique (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).
En cas d'insuffisance hépatique sévère, il est recommandé d'utiliser le linézolide uniquement lorsque les bénéfices attendus sont supérieurs au risque théorique (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).
Le linézolide a réduit de façon réversible la fertilité et induit une morphologie anormale du sperme chez les rats mâles à des niveaux d'exposition à peu près similaires à ceux attendus chez l'être humain. Les effets possibles du linézolide sur le système de reproduction masculin ne sont pas connus (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
La sécurité et l'efficacité du linézolide administré sur des périodes supérieures à 28 jours n'ont pas été établies.
Les études cliniques contrôlées n'ont pas inclus de patients présentant des lésions du pied diabétique, des lésions de décubitus ou ischémiques, des brûlures sévères ou une gangrène. Par conséquent, l'expérience de l'utilisation du linézolide dans le traitement de ces affections est limitée.
Chaque ml de solution contient 45,7 mg (soit 13,7 g/300 ml) de glucose. A prendre en compte chez les patients ayant un diabète ou d'autres affections associées à une intolérance au glucose.
Chaque ml de solution contient 0,38 mg (soit 114 mg/300 ml) de sodium. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
On dispose de données très limitées sur les interactions médicamenteuses et la sécurité du linézolide en cas d'administration à des patients recevant des traitements concomitants susceptibles de les exposer à un risque en cas d'inhibition de la MAO. Dans ces cas, l'utilisation du linézolide est par conséquent déconseillée, sauf lorsqu'une surveillance étroite du patient est possible (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).
Interactions potentielles à l'origine d'une augmentation de la pression artérielle
Chez les volontaires sains normotendus, le linézolide a majoré les augmentations de la pression artérielle provoquées par le chlorhydrate de pseudoéphédrine et de phénylpropanolamine. La co-administration de linézolide et de pseudoéphédrine ou de phénylpropanolamine a entraîné des augmentations moyennes de la pression artérielle systolique de l'ordre de 30 à 40 mmHg, par rapport à des augmentations de 11 à 15 mmHg avec le linézolide seul, de 14 à 18 mm Hg avec la pseudoéphédrine seule ou la phénylpropanolamine seule et de 8 à 11 mmHg avec un placebo.
Aucune étude similaire n'a été réalisée chez des sujets hypertendus. En cas de co-administration avec le linézolide, il est recommandé d'ajuster prudemment les doses des médicaments présentant une action vasopressive, y compris les agents dopaminergiques, afin d'obtenir la réponse souhaitée.
L'interaction médicamenteuse potentielle avec le dextrométhorphane a été étudiée chez des volontaires sains. Les sujets ont reçu du dextrométhorphane (deux doses de 20 mg administrées à 4 heures d'intervalle) avec ou sans linézolide. Aucun signe de syndrome sérotoninergique (confusion, délire, agitation, tremblements, rougissement, diaphorèse et hyperpyrexie) n'a été observé chez les sujets sains sous linézolide et dextrométhorphane.
Données de pharmacovigilance : un patient sous linézolide et dextrométhorphane a présenté des signes évoquant un syndrome sérotoninergique ; ces signes ont disparu après l'arrêt des deux médicaments
Lors de l'utilisation en clinique du linézolide en association avec des agents sérotoninergiques, y compris des antidépresseurs tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des cas de syndrome sérotoninergique ont été rapportés. La co-administration de ces médicaments est par conséquent contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications). La prise en charge des patients pour lesquels un traitement par linézolide et des agents sérotoninergiques est indispensable est décrite à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.
Aucune augmentation significative de la pression artérielle n'a été observée chez les sujets recevant à la fois du linézolide et moins de 100 mg de tyramine. Cela suggère que seule la consommation de trop grandes quantités d'aliments et de boissons à forte teneur en tyramine doit être évitée (par ex. fromages affinés, extraits de levures, boissons alcoolisées non distillées et produits à base de soja fermenté tels que la sauce de soja).
Le linézolide n'est pas métabolisé de façon perceptible par le système enzymatique du cytochrome P450 (CYP) et il n'inhibe aucun des isoformes CYP humains cliniquement significatifs (1A2, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4). De même, le linézolide n'entraîne pas d'induction des isoenzymes P450 chez le rat. Aucune interaction médicamenteuse induite par le cytochrome CYP450 n'est donc attendue avec le linézolide.
L'effet de la rifampicine sur la pharmacocinétique du linézolide a été étudié chez seize volontaires sains de sexe masculin ayant reçu 600 mg de linézolide deux fois par jour pendant 2,5 jours avec et sans 600 mg de rifampicine une fois par jour pendant 8 jours En moyenne, la rifampicine a diminué la Cmax et l'ASC du linézolide de respectivement 21 % [IC à 90 % : 15 à 27] et 32 % [IC à 90 % : 27 à 37]. Le mécanisme de cette interaction et sa signification clinique ne sont pas connus.
Avec l'ajout de warfarine au traitement par linézolide à l'état d'équilibre, on a observé une réduction de 10 % de l'INR maximal moyen lors de la co-administration, avec une réduction de 5 % de l'ASC de l'INR. Les données obtenues chez les patients ayant reçu de la warfarine et du linézolide sont insuffisantes pour évaluer la signification clinique de ces résultats, le cas échéant.
Le tableau ci-dessous présente la liste des effets indésirables ; leur fréquence a été calculée sur la base des données relevées pour tous les cas observés dans le cadre des études cliniques ayant inclus plus de 2 000 patients adultes ayant reçu les doses de linézolide recommandées pendant une durée maximale de 28 jours.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été les suivants : diarrhée (8,4 %), céphalées (6,5 %), nausées (6,3 %) et vomissements (4,0 %).
Les effets indésirables associés au médicament les plus fréquemment rapportés et ayant entraîné l'arrêt du traitement ont été les suivants : céphalées, diarrhée, nausées et vomissements. Environ 3 % des patients ont arrêté le traitement en raison d'un effet indésirable associé au médicament.
Les effets indésirables supplémentaires rapportés en pharmacovigilance sont inclus dans le tableau avec la fréquence « indéterminé », la fréquence réelle ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles.
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés pendant du traitement par linézolide avec les fréquences suivantes (voir Tableau au verso) :
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Colite associée à la prise d'antibiotiques, y compris colite pseudomembraneuse 1
Anémie1,3
Leucopénie 1, neutropénie, thrombopénie 1 éosinophilie
Pancytopénie 1
Myélosuppression 1, anémie sidéroblastique 1
Céphalées, trouble du goût (goût métallique) vertiges
Convulsions 1, hypoesthésie, paresthésie
Syndrome sérotoninergique 2, neuropathie périphérique 1
Anomalies du champ visuel 1
Neuropathie optique 1, névrite optique 1, perte de la vision 1, modification de l'acuité visuelle 1, modification de la vision des couleurs 1
Accidents ischémiques transitoires, phlébite, thrombophlébite
Diarrhée, nausées, vomissements, douleurs abdominales localisées ou généralisées, constipation, dyspepsie
Pancréatite, gastrite, distension abdominale, sécheresse buccale, glossite, selles molles, stomatite, décoloration ou coloration anormale de la langue
Résultats anormaux des tests de la fonction hépatique ; augmentation des taux d'ASAT, d'ALAT ou de phosphatase alcaline
Lésions cutanées bulleuses telles que celles décrites comme évocatrices d'un syndrome de Stevens-Johnson et d'un syndrome de Lyell, oedème de Quincke, alopécie
Augmentation du taux d'azote uréique sanguin
Trouble vulvo-vaginal
Fièvre, douleur localisée
Frissons, fatigue, douleur au site d'injection, soif accrue
Augmentation des taux de LDH, créatine kinase, lipase, amylase ou glycémie non à jeun.
Diminution des taux de protéines totales, d'albumine, de sodium ou de calcium.
Augmentation ou diminution des taux de potassium ou de bicarbonates.
Augmentation des taux de neutrophiles ou d'éosinophiles. Diminution de l'hémoglobine, de l'hématocrite ou du nombre de globules rouges. Augmentation ou diminution du nombre de plaquettes ou de globules blancs.
Augmentation des taux de sodium ou de calcium.
Diminution de la glycémie non à jeun.
Augmentation du nombre de réticulocytes.
2 Voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.
3 Voir ci-dessous.
Les effets indésirables suivants observés avec le linézolide ont été considérés comme graves dans de rares cas : douleurs abdominales localisées, accidents ischémiques transitoires et hypertension.
3 Au cours des études cliniques contrôlées dans le cadre desquelles le linézolide a été administré pendant jusqu'à 28 jours, moins de 2,0 % des patients ont rapporté une anémie. Au cours d'un programme d'usage compassionnel ayant inclus des patients présentant des infections menaçant le pronostic vital et des comorbidités sous-jacentes, le pourcentage de patients ayant présenté une anémie a été de 2,5 % (33/1 326) chez ceux ayant reçu du linézolide pendant ≤ 28 jours et de 12,3 % (53/430) chez ceux ayant reçu du linézolide pendant > 28 jours.
Le pourcentage de patients ayant rapporté une anémie grave associée au médicament et ayant nécessité une transfusion sanguine a été de 9 % (3/33) parmi les patients traités sur une période ≤ 28 jours et de 15 % (8/53) parmi ceux traités sur une période > 28 jours.
Les données de sécurité issues des études cliniques ayant inclus plus de 500 patients pédiatriques (de la naissance jusqu'à 17 ans) n'indiquent pas que le profil de sécurité du linézolide soit différent chez les patients pédiatriques par rapport aux patients adultes.
Un traitement de soutien est conseillé, ainsi qu'un maintien de la filtration glomérulaire. Environ 30 % de la dose de linézolide est éliminée après 3 heures d'hémodialyse, mais aucune donnée n'est disponible concernant l'élimination du linézolide par dialyse péritonéale ou par hémoperfusion. Les deux principaux métabolites du linézolide sont également en partie éliminés lors de l'hémodialyse.
Les signes de toxicité observés chez le rat après des doses de linézolide de 3 000 mg/kg/jour étaient une diminution de l'activité et une ataxie, tandis qu'ils consistaient en des vomissements et des tremblements chez le chien après des doses de 2 000 mg/kg/jour.
ZYVOXID 2MG/ML SOL PERF 300ML 10
LINEZOLIDE 600MG KABI CPR 10