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Timestamp: 2016-10-27 21:00:46+00:00
Document Index: 113462493

Matched Legal Cases: ['art. 72', 'art. 74', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 108', 'art. 106', 'art. 66']

4A_191/2010 (24.06.2010)
4A_191/2010
Arr�t du 24 juin 2010 Pr�sidente de la Ire Cour de droit civil
repr�sent� par Me Philippe-Edouard Journot, avocat,
recours contre le jugement rendu le 27 mai 2009 par la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud et contre l'arr�t rendu le 25 f�vrier 2010 par la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.
1.1 Le 12 juin 2007, X.________ a assign� l'avocat Y.________ en paiement de 660'000 fr., plus int�r�ts, devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois. Il lui reprochait, en substance, d'avoir mal d�fendu ses int�r�ts dans le proc�s en responsabilit� qu'il avait intent� sans succ�s au m�decin qui s'�tait occup� de lui. Ce proc�s a �t� clos par un arr�t du Tribunal f�d�ral du 2 juin 2004 rejetant le recours du demandeur (cause 4C.88/2004).
Par jugement du 27 mai 2009, la Cour civile a rejet� les conclusions du demandeur avec suite de frais et d�pens.
1.2 Le 30 d�cembre 2009, X.________ a form� un recours cantonal contre ledit jugement, dont les motifs lui avaient �t� communiqu�s le 23 du m�me mois.
Statuant par arr�t du 25 f�vrier 2010, notifi� aux parties le 11 mars 2010, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a d�clar� ce recours irrecevable. Selon elle, le but av�r� du demandeur �tait de recommencer le proc�s avec un nouveau conseil d'office. Or, aucun �l�ment ne faisait appara�tre que le jugement attaqu� aurait �t� rendu au m�pris des r�gles essentielles de la proc�dure. Pour le surplus, le recours dont elle �tait saisie ne permettait pas d'obtenir une reconsid�ration mat�rielle du jugement entrepris.
1.3 Le 6 avril 2010, X.________ a adress� au Tribunal f�d�ral une lettre manuscrite dans laquelle il d�clarait recourir contre le jugement du 27 mai 2009 et l'arr�t du 25 f�vrier 2010. A cette lettre �taient annex�es une photocopie du recours manuscrit interjet� le 30 d�cembre 2009 aupr�s de la Chambre des recours ainsi qu'un double d'une t�l�copie qu'il avait envoy�e le 18 mars 2010 � cette autorit�. Une s�rie de pi�ces relatives � la question de l'assistance judiciaire et ins�r�es dans une chemise rose compl�taient cet envoi.
Dans le cadre de la correspondance �chang�e avec le Tribunal f�d�ral, X.________ a encore adress� ou fax� � ce dernier une s�rie de lettres aux dates suivantes: 22 d�cembre 2009, 25 d�cembre 2009, 19 janvier 2010, 26 janvier 2010, 22 mars 2010, 31 mars 2010 et 10 mai 2010.
L'intim� et la cour cantonale, qui a produit le dossier de la cause, n'ont pas �t� invit�s � d�poser une r�ponse.
Les recours, non intitul�s, seront trait�s comme des recours en mati�re civile (art. 72 ss LTF), dans la mesure o� la valeur litigieuse atteint, en l'esp�ce, le seuil de 30'000 fr. fix� � l'art. 74 al. 1 let. b LTF pour la recevabilit� d'un tel recours.
Vu l'art. 100 al. 6 LTF et la jurisprudence en la mati�re (arr�t 4A_495/2007 du 12 janvier 2009 consid. 2.3), on peut admettre que les deux recours ont �t� d�pos�s en temps utile, m�me si celui qui vise le jugement de la Cour civile l'a �t� pr�matur�ment.
3.1 En vertu de l'art. 42 LTF, le m�moire de recours doit indiquer, notamment, les conclusions et les motifs (al. 1); ces derniers doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqu� viole le droit (al. 2). A ce d�faut, le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re (art. 108 al. 1 let. a et b LTF). Pour le surplus, il n'examine la violation de droits fondamentaux que si un grief de ce chef a �t� invoqu� et motiv� par le recourant (art. 106 al. 2 LTF).
3.2 Les recours dirig�s contre les deux d�cisions cantonales pr�cit�es apparaissent manifestement irrecevables au regard de ces r�gles.
D'abord, les conclusions prises par le recourant sont pour le moins obscures, de sorte que l'on peine � en identifier l'objet.
Ensuite, le recourant ne remet pas en cause, en tout cas pas de mani�re intelligible, les motifs pour lesquels la Cour civile a rejet� l'action en responsabilit� qu'il avait introduite contre son ancien mandataire.
Pour le surplus, les diverses �critures d�pos�es par le recourant ne contiennent pas une critique compr�hensible des motifs que la Chambre des recours a �nonc�s au consid�rant 2c) de son arr�t (p. 7) pour �carter les moyens qu'il lui avait soumis, en particulier sur la question du retrait de l'assistance judiciaire intervenu deux jours avant l'audience de jugement.
Etant donn� les circonstances, il y a lieu de renoncer � la perception de frais (art. 66 al. 1 LTF).
N'entre pas en mati�re sur les recours.
Communique le pr�sent arr�t aux parties, � la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud et � la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.