Source: http://quelleroute.com/premier_secours.php
Timestamp: 2017-03-23 18:20:37+00:00
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Les premiers secours sont avant tout une démarche et un état d'esprit plus qu'un ensemble de techniques. Avant l'accident
protéger ; alerter ou faire alerter les secours ; secourir.
[modifier] Protéger
l'accident a lieu sur votre chaussée : mettre ses feux de détresse (warning) ; si une personne s'est déjà occupée du balisage en amont, on se contentera d'aller prévenir les secours en s'arrêtant à la borne d'appel d'urgence suivante ; sinon, s'arrêter si possible après l'accident (voir ci-après) et sur la bande d'arrêt d'urgence ; mettre un vêtement voyant (vêtement clair la nuit, de couleur vive le jour, gilet à haute-visibilité si vous en possédez un) ; mettre ses proches et les témoins à l'abri derrière la rembarde de sécurité ; signaler l'accident à 150–200 m au minimum en aval par un triangle de signalisation et/ou un personne faisant des signes (la nuit, penser à utiliser un linge blanc ou mieux, à une lampe électrique) ; la personne effectuant la balisage marchera si possible derrière la barrière de sécurité ; si une personne est éjectée hors de son véhicule sur une des voies de circulation, il faut la tirer sur la bande d'arrêt d'urgence (dégagement d'urgence) en faisant attention à ne pas se faire soi-même renverser ;
l'accident a lieu sur la chaussée de l'autre côté de la séparation : s'arrêter à la borne d'appel d'urgence suivante, en mettant ses feux de détresse et en stationnant sur la bande d'arrêt d'urgence, et passer l'alerte en précisant bien quel'accident a lieu sur l'autre chaussée ; reprendre la route une fois l'alerte passée (on ne peut rien faire de plus, et rester sur place est dangereux) ; faire des appels de phare pendant quelques instants pour signaler l'accident aux véhicule sur l'autre chaussée.
Sur une route à chaussées non-séparées, il faut de même s'arrêter sur le bas-côté en mettant les feux de détresse ; il faut assurer un balisage des deux côté, en priorité sur la voie de circulation gênée. S'il y a une courbe proche (moins de 100 m), penser à positionner la signalisation avant la courbe. La nuit, on pourra positionner un véhicule afin d'éclairer l'accident avec les phares (en attendant les secours).
Si un témoin en véhicule s'arrête et descend pour porter secours, il est recommandé qu'il garde avec lui ses clef de contact pour éviter le vol de son véhicule.
Les autres conducteurs sont distraits par l'accident, le risque est donc en amont ; certains véhicules de secours devront se garer devant le véhicule, il faut donc ne pas les gêner ;
Le troisième risque est les mouvements des véhicules accidentés : serrer le frein à main et engager une vitesse (le contact étant coupé).
[modifier] Alerter
le numéro de la route (par exemple « RN 11 » , « RD 95 »), une estimation de la position (par exemple « entre la sortie de Beaulieu et la sortie de Dompierre ») ; penser à utiliser les panneaux indicateur ainsi que les points kilométriques qui jalonnent certaines routes ; la voie sur laquelle s'est produit l'accident, surtout pour les routes à chaussée séparées de type autoroute (par exemple « dans le sens La Rochelle-Niort »).
[modifier] Secourir
Si l'on est formé aux gestes de premiers secours, il faut les adapter à la configuration. Le cas d'une victime allongée sur la chaussée ou sur le bas-côté (piéton, deux roues, personne éjectée) est assez proche des situations d'accident domestique.
Les blessures sont souvent multiples, il faut donc, en attendant les secours, traiter en priorité les détresses vitales : hémorragie, inconscience, arrêt de la respiration. On soupçonnera toujours une atteinte traumatique du dos, on interdira donc de bouger la victime et on maintiendra systématiquement la tête dans la position dans laquelle on a trouvée la personne, sauf si celle-ci est inconsciente (mise en PLS) ou soumise à un danger imminent (dégagement d'urgence). Les autres atteintes (plaies, brûlures) sont secondaires et seront prise en charge par les secours.
le retrait du casque est une opération délicate qui risque d'aggraver un possible traumatisme de la nuque ; il faut donc laisser le casque en place sur une personne consciente, se contenter d'ouvrir la visière en maintenant le casque dans la position d'origine ; si la personne est inconsciente mais respire, il faut la tourner la personne en position latérale de sécurité ; il existe une technique de retrait de casque permettant une meilleure prise en charge, si on ne la connaît pas, on se contente de tourner la personne avec son casque ; si la personne ne respire pas, il faudra de toute manière lui retirer le casque pour lui faire la ventilation artificielle, peu importe la manière.
de l'accès : si les portes ne s'ouvrent pas (par exemple à cause de la déformation de la tôle), il peut être nécessaire de casser une vitre (par exemple avec la manivelle d'un cric) en faisant attention à ne pas se blesser et à ne pas blesser les occupants ; les coussins gonflables explosifs (type Airbag®), s'ils ne se sont pas déclenchés, présentent un risque ; il ne faut en particulier pas s'interposer entre le tableau de bord et les occupants ; les victimes sont assises, il faut éviter de les mobiliser donc les laisser dans l'habitacle (sauf nécessité d'un dégagement d'urgence) ; les gestes doivent donc être adaptés à la situation assise : libération des voies aériennes : une victime inconsciente et qui respire doit être laissée assise, mais il faut la redresser contre le dossier et maintenir se tête en bascule prudente; arrêt d'une hémorragie : outre les appuis manuels directs et tampons relais, seuls les points de compression aux membres supérieurs et au cou sont possibles ; il n'est pas possible de faire un point de compression aux membres inférieurs, donc si l'appui manuel direct est impossible ou inefficace, il faut directement faire un garrot.
[modifier] Formations
En France : Attestation de formation complémentaire aux premiers secours sur la route (AFCPSSR) : agir seul et sans matériel face à un accident de la circulation ; adapter les gestes de premiers secours aux accidents de la route ; protection spécifique (balisage, risque incendie), pratiquer les gestes sur la victime assise dans le véhicule (maintien de la tête, arrêt d'une hémorragie...), retrait de casque d'un motocycliste inconscient... Il faut être titulaire de l'AFPS, mais la formation peut se faire en même temps. Elle dure 8 à 12 h.
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