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Timestamp: 2016-10-28 00:53:12+00:00
Document Index: 109345190

Matched Legal Cases: ['art. 24', 'art. 71', 'ATF ', 'art. 90', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 75', 'art. 130', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 18', 'ATF ', 'art. 105', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 32', 'art. 143', 'art. 143', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 143', 'art. 143', 'art. 164', 'art. 164', 'art. 107', 'art. 66']

4A_599/2010 (14.02.2011)
4A_599/2010
4A_607/2010
Y.________ SA, repr�sent�e par Me J�rn-Albert Bostelmann,
W.________ SA, repr�sent�e par
Me Robert Lei Ravello,
3. SNC X.H.________,
contrat d'entreprise; solidarit�; cession de cr�ance,
recours contre le jugement de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais du 21 septembre 2010.
A.a A l'�poque des faits qui vont donner lieu au litige, A.X.________ et B.X.________ �taient copropri�taires des parcelles nos 4853, 4854 et 4855 de la commune de ..., au lieu-dit .... La parcelle attenante n� 6615 appartenait � SNC X.H.________ (ci-apr�s: X.H.________), soci�t� ayant pour but le commerce et le transport de fruits et l�gumes en gros et de produits agricoles. A.X.________ et B.X.________ sont les fils de C.X.________, qui �tait l'un des associ�s de la SNC. Un immeuble affect� � l'exploitation d'un d�p�t de fruits �tait �difi� sur la parcelle n� 6615; une construction destin�e au stockage frigorifique de fruits et l�gumes �tait �rig�e sur la parcelle n� 4853; une halle construite sur la parcelle n� 4854 compl�tait le b�timent de r�ception, de conditionnement et de conservation de produits agricoles construit sur la parcelle n� 4855.
Y.________ SA (ci-apr�s: Y.________) a notamment pour but la prise en charge et la commercialisation des fruits et l�gumes des actionnaires. B.X.________ est administrateur-d�l�gu� avec signature individuelle. Par contrat du 12 f�vrier 2002, X.H.________ a lou� � Y.________ les constructions sur les quatre parcelles susmentionn�es, � l'exception d'un bureau au premier �tage et du troisi�me �tage du b�timent sur la parcelle n� 4855.
En mars 2003, X.H.________ a conclu deux contrats d'assurance avec Z.________ SA (ci-apr�s: Z.________); l'incendie figure comme risque assur� pour les immeubles pr�cit�s, ainsi que pour les marchandises, effets personnels et valeurs p�cuniaires. A la m�me �poque, Y.________ a �galement conclu avec Z.________ deux contrats d'assurance, dans lesquels l'incendie est un risque assur� pour les marchandises, les installations et les syst�mes informatiques.
A.b Le 7 d�cembre 2004, un incendie d'origine intentionnelle a ravag� les b�timents sis sur les parcelles du lieu-dit .... Le sinistre a provoqu� des d�g�ts mat�riels importants, particuli�rement aux constructions. Des mesures urgentes d'assainissement s'imposaient.
Z.________ s'est adress�e � deux entreprises sp�cialis�es dans la remise en �tat apr�s incendie, W.________ SA (ci-apr�s: W.________) et V.________ SA (ci-apr�s: V.________). Le repr�sentant de W.________, E.________, s'est rendu sur place le 13 d�cembre 2004 et y a rencontr� C.X.________, lequel, sur conseil de F.________, inspecteur de sinistre chez Z.________, lui a demand� d'estimer le co�t des travaux. Le m�me jour, C.X.________ a remis � F.________ une liste de travaux �tablie par l'architecte qu'il avait mandat�; le d�blaiement du mat�riel �tait alors urgent. C.X.________ a encore inform� le repr�sentant de Z.________ que E.________ avait �valu� le co�t des travaux � 53'635 fr.
Le 14 d�cembre 2004, le repr�sentant de V.________ a �galement visit� les lieux et discut� avec l'architecte. Ce jour-l�, W.________ a adress� � C.X.________, avec copie � F.________ et � l'architecte, une offre portant sur l'assainissement du site, laquelle d�crivait pr�cis�ment les travaux � effectuer par zone; le devis estimatif se montait � 49'790 fr. au total.
Par courrier du 16 d�cembre 2004, confirm� les 20 janvier et 3 f�vrier 2005, Z.________ a fait savoir � X.H.________ qu'en raison de l'origine criminelle du sinistre, elle ne se prononcerait sur l'octroi de la couverture d'assurance qu'une fois que l'enqu�te p�nale serait arriv�e � son terme et qu'en l'�tat, elle ne pouvait pas intervenir financi�rement; pour ne pas entraver les mesures utiles � la limitation du dommage, elle offrait toutefois sa collaboration et proposait de �superviser et conduire les travaux imm�diats et urgents, pour permettre lors de l'octroi de la couverture une prise en charge rapide et non contest�e des frais valablement engag�s.�
L'instruction p�nale ouverte � la suite de l'incendie ne permettra pas de d�terminer l'auteur du sinistre.
Le 21 d�cembre 2004, V.________ a adress� deux offres � X.H.________, � l'attention de C.X.________. La premi�re portait essentiellement sur des travaux d'ass�chement des locaux, des frigos, du mobilier et des archives, dont le prix total �tait estim� � 41'025 fr. La seconde portait sur la remise en �tat d'installations �lectriques, devis�e � 14'600 fr. Une copie de ces deux offres a �t� envoy�e � G.________, expert ing�nieur de Z.________.
Le 22 d�cembre 2004, les diff�rents int�ress�s, dont C.X.________ et F.________, se sont retrouv�s sur les lieux du sinistre. Un proc�s-verbal manuscrit a �t� dress�. Il en ressort une liste des diff�rents travaux � effectuer; � la suite de la description de travaux incombant � W.________ et V.________, il est mentionn� ce qui suit:
�Ordre de travail par le propri�taire apr�s acceptation devis par l'assurance
Facture architecte et ing�nieur directement au propri�taire�
Par courrier du 30 d�cembre 2004, G.________ a inform� F.________ que les offres de W.________ et de V.________ �taient en ordre.
Le 17 janvier 2005, W.________ a adress� une seconde offre � C.X.________, avec copie � F.________, comprenant un devis forfaitaire total de 27'790 fr.; elle concernait l'assainissement, la mise en carton et le stockage avec protection adapt�e du mobilier se trouvant dans les locaux.
Les travaux ex�cut�s par W.________ �taient achev�s � fin janvier 2005. V.________ a termin� les travaux en mai 2005. C.X.________ a suivi l'ensemble des travaux, qui ont port� sur les b�timents propri�t� de B.X.________ et A.X.________ et de X.H.________, ainsi que sur les mobiliers de X.H.________ et de Y.________.
Le 10 f�vrier 2005, W.________ a adress� � X.H.________ une facture d'un montant de 44'790 fr.60, payable � trente jours. Le 13 mai 2005, V.________ a fait parvenir � X.H.________ une facture d'un montant de 32'645 fr.85, �galement payable � trente jours.
A.c Dans une note � son conseil du 25 f�vrier 2005, C.X.________ a indiqu� qu'il avait �t� mandat� par X.H.________ et Y.________ et que F.________ et lui-m�me avaient mis en place ensemble un plan de travail semblable � celui qui avait �t� suivi lors d'un pr�c�dent incendie.
Le 16 mars 2005, B.X.________, A.X.________, X.H.________ et Y.________ ont donn� mandat �crit � C.X.________ pour les repr�senter et prendre toutes mesures utiles en vue du r�glement du sinistre survenu le 7 d�cembre 2004.
Par courrier du 9 mai 2005 adress� � X.H.________, Z.________ a fait valoir un cas de r�ticence; elle a d�clar� ne plus �tre li�e par les deux polices d'assurance du 24 mars 2003 et a refus� de verser une quelconque indemnit� pour les dommages subis lors de l'incendie du 7 d�cembre 2004.
A.X.________, B.X.________ et X.H.________ ont ouvert action en paiement contre Z.________. Dans un jugement du 28 avril 2010 limit� � la question de la r�ticence, la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a prononc� que Z.________ �tait li�e par les contrats d'assurance. L'assureur a recouru au Tribunal f�d�ral (cause 4A_310/2010). Par arr�t du 9 d�cembre 2010, le recours a �t� rejet� dans la mesure o� il �tait recevable.
Par lettre �galement dat�e du 9 mai 2005, Z.________ a fait savoir � Y.________ que celle-ci n'avait pas �tabli le dommage subi � la suite du sinistre du 7 d�cembre 2004, de sorte que l'assureur n'�tait pas en mesure d'ex�cuter ses prestations conform�ment aux contrats d'assurance conclus. Le litige est actuellement pendant devant le Juge des districts de Martigny et St-Maurice.
A.d Les factures de W.________ et de V.________ sont demeur�es impay�es. Confront� aux rappels, C.X.________ a r�pondu: �Nous sommes toujours en attente du r�glement de Z.________�.
W.________ et V.________ ont introduit des poursuites � l'encontre de X.H.________. Cette soci�t� a form� opposition aux deux commandements de payer notifi�s le 9 septembre 2005, respectivement le 24 janvier 2006.
Par lettre du 14 f�vrier 2006 faisant suite � une rencontre du 10 f�vrier 2006, C.X.________ a remerci� les deux entreprises d'assainissement pour la qualit� de leur travail, mais a contest� que �X.________� les ait jamais mandat�es pour effectuer ces travaux et leur a conseill� d'adresser les factures � Z.________.
Par acte du 28 novembre 2007, V.________ a c�d� � W.________ tous les droits et cr�ances qu'elle d�tient � l'encontre de Y.________ en rapport avec le �sinistre n� 73104266, facture n� 151622 du 13.5.2005, d'un montant de Fr. 32'645.85�.
Par m�moire-demande du 20 mai 2008, W.________ a ouvert action contre Y.________, X.H.________, A.X.________ et B.X.________, concluant � ce que les d�fendeurs soient condamn�s solidairement � lui payer les sommes de 44'790 fr.60 avec int�r�ts � 5% d�s le 13 mars 2005 et 32'645 fr.85 avec int�r�ts � 5% d�s le 13 juin 2005.
Par jugement du 21 septembre 2010, la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a prononc�, d'une part, que A.X.________, B.X.________, X.H.________ et Y.________ paieront solidairement � W.________ un montant de 44'790 fr.60 avec int�r�ts � 5% d�s le 13 mars 2005 et, d'autre part, que Y.________ paiera � W.________ un montant de 32'645 fr.85 avec int�r�ts � 5% d�s le 13 juin 2005.
Y.________ interjette un recours en mati�re civile (cause 4A_599/2010). Elle demande au Tribunal f�d�ral de dire qu'elle est �lib�r�e de toutes dettes vis-�-vis de W.________�.
A.X.________, B.X.________ et X.H.________ exercent �galement un recours en mati�re civile (cause 4A_607/2010). Ils demandent � �tre �lib�r�s de toutes dettes vis-�-vis de W.________�.
W.________ n'a pas donn� suite � l'invitation � d�poser une r�ponse qui lui a �t� signifi�e dans les deux proc�dures.
1.1 Les recours �manant des parties d�fenderesses sont dirig�s contre le m�me arr�t et concernent le m�me complexe de faits. Il se justifie d�s lors de les joindre pour des motifs d'�conomie de proc�dure et de statuer � leur sujet dans un seul arr�t (art. 24 PCF applicable par analogie vu le renvoi de l'art. 71 LTF; cf. ATF 131 V 59 consid. 1 p. 60/61; 124 III 382 consid. 1a p. 385; 123 II 16 consid. 1 p. 20).
1.2 Dirig�s contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile par un tribunal sup�rieur statuant en derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF), les recours, interjet�s par des parties qui ont pris part � l'instance pr�c�dente et ont succomb� totalement ou partiellement dans leurs conclusions (art. 76 al. 1 LTF), sont en principe recevables, puisqu'ils ont �t� d�pos�s dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
La cour cantonale n'a pas statu� sur recours, contrairement � l'exigence pos�e � l'art. 75 al. 2 2�me phrase LTF. Cette circonstance reste toutefois sans cons�quence puisque, au moment o� la Cour civile II a rendu sa d�cision, les cantons disposaient encore d'un d�lai d'adaptation (art. 130 al. 2 LTF).
I. Grief commun aux deux recours
A lire les recours, la cour cantonale a retenu de mani�re arbitraire que les recourants, repr�sent�s par C.X.________, ont conclu des contrats d'entreprise avec l'intim�e et V.________. Les recourants am�nent diff�rents �l�ments dont il ressortirait que lesdits contrats ont �t� pass�s avec Z.________. Dans ses m�moires, l'intim�e reconna�trait ainsi que c'est l'assureur qui a demand� aux deux entreprises d'assainissement d'intervenir sur place et leur a donn� des instructions. Les recourants invoquent �galement plusieurs t�moignages allant dans le m�me sens. Ces ordres auraient �t� accept�s par l'intim�e et V.________ de sorte qu'un lien contractuel se serait nou� entre ces soci�t�s et l'assureur, et non pas avec les recourants qui n'avaient pas leur mot � dire. Au surplus, le comportement tr�s actif de Z.________ et de son inspecteur de sinistre ne saurait se r�sumer, selon les recourants, � un simple soutien apport� par l'assureur aux sinistr�s.
2.1 Selon la jurisprudence, l'arbitraire ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait envisageable ou m�me pr�f�rable. Le Tribunal f�d�ral n'annule la d�cision attaqu�e que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscut�, ou encore lorsqu'elle heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. Pour qu'une d�cision soit annul�e au titre de l'arbitraire, il ne suffit pas qu'elle se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son r�sultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 263 consid. 3.1 p. 265 s.).
S'agissant plus pr�cis�ment de l'appr�ciation des preuves et de l'�tablissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorit� ne prend pas en compte, sans aucune raison s�rieuse, un �l�ment de preuve propre � modifier la d�cision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa port�e, ou encore lorsque, en se fondant sur les �l�ments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9).
2.2 Selon le jugement cantonal, C.X.________, alors associ� de X.H.________, repr�sentait les sinistr�s de l'incendie du 7 d�cembre 2004 d�s le d�but des travaux. La cour cantonale d�duit le mandat de repr�sentation du fait que les int�ress�s, en tant que propri�taires d'immeuble et/ou de mobilier, ont laiss� C.X.________ conduire les op�rations sans jamais s'y opposer; elle invoque �galement la note du 25 f�vrier 2005 adress�e par C.X.________ � son avocat, ainsi que le mandat du 16 mars 2005 confirmant les pouvoirs de C.X.________.
Les juges valaisans sont d'avis par ailleurs que le comportement de C.X.________ permettait � l'intim�e et � V.________ de conclure qu'il repr�sentait les sinistr�s.
Ceci pos�, la cour cantonale a retenu que C.X.________, en tant que repr�sentant direct des sinistr�s, a conclu en leurs noms un contrat d'entreprise avec l'intim�e, respectivement avec V.________. Pour ce faire, elle s'est fond�e sur divers �l�ments, comme le fait que les offres des deux entreprises d'assainissement ont �t� adress�es � C.X.________ ou que ce dernier, � la r�ception des factures, n'a pas contest� la qualit� de d�biteurs des personnes qu'il repr�sentait.
2.2.1 Pour d�terminer s'il y a eu effectivement accord entre parties, il y a lieu de rechercher tout d'abord leur r�elle et commune intention sur la base d'une interpr�tation dite subjective (cf. art. 18 CO), fond�e notamment sur des �l�ments post�rieurs au moment o� le contrat aurait �t� conclu (cf. ATF 133 III 61 consid. 2.2.1 p.67; 132 III 626 consid. 3.1 p. 632; 129 III 675 consid. 2.3 p. 680). Lorsque l'autorit� pr�c�dente parvient ainsi � se convaincre d'une commune et r�elle intention des parties, il s'agit d'une constatation de fait qui lie en principe le Tribunal f�d�ral (art. 105 LTF) et ne peut �tre remise en cause que sous l'angle de l'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves (ATF 135 III 410 consid. 3.2 p. 413, 675 consid. 3.3 p. 681; cf. ATF 131 III 606 consid. 4.1 p. 611; 129 III 118 consid. 2.5 p. 122).
En l'esp�ce, la cour cantonale a �tabli en fait que les contrats d'entreprise avaient �t� conclus entre, d'une part, C.X.________ en tant que repr�sentant et, d'autre part, l'intim�e, respectivement V.________. En particulier, elle s'est fond�e sur des �l�ments post�rieurs � d�cembre 2004, comme l'attitude de C.X.________ � la r�ception des factures adress�es � X.H.________.
Cela �tant, il n'appara�t pas que la constatation de la cour cantonale repose sur une appr�ciation arbitraire des preuves. C.X.________ �tait l'un des associ�s d'une soci�t� touch�e par le sinistre en tant que propri�taire. C'est lui qui, le 13 d�cembre 2004, a demand� au repr�sentant de l'intim�e d'estimer le co�t des travaux � effectuer. Peu importe � cet �gard qu'il ait agi sur conseil de l'assureur. Quant � V.________, son repr�sentant a rencontr� sur place, le 14 d�cembre 2004, l'architecte mandat� par C.X.________. En outre, les entreprises d'assainissement ont adress� leurs offres � C.X.________, se bornant � envoyer une copie � l'assureur. Par ailleurs, depuis le 16 d�cembre 2004, C.X.________ savait que Z.________ r�servait sa couverture d'assurance; il ne s'est pourtant jamais oppos� � l'ex�cution des travaux d'assainissement. C'est lui qui a du reste suivi l'ensemble des travaux. Le proc�s-verbal de la s�ance de chantier du 22 d�cembre 2004 indique express�ment que l'ordre de travail � l'intim�e et � V.________ doit �tre donn� par le �propri�taire�. Certes, le m�me document r�serve l'acceptation pr�alable du devis par l'assureur. Mais cette d�marche s'explique ais�ment d�s lors que, comme la cour cantonale le rappelle � juste titre, l'assur� a une obligation de limiter le dommage cons�cutif � un sinistre et doit agir de concert avec l'assureur, lequel supportera en d�finitive les frais si les conditions d'assurance sont r�alis�es. Enfin, lorsqu'il a re�u les factures des deux entreprises d'assainissement adress�es � X.H.________, C.X.________ n'a pas contest� que les personnes qu'il repr�sentait en �taient les d�bitrices. En r�ponse aux rappels, il a simplement fait valoir qu'elles attendaient le r�glement du sinistre par l'assureur.
Face � ces �l�ments, les faits et les t�moignages invoqu�s par les recourants ne sont pas de nature � remettre en cause, sous l'angle de l'arbitraire, la constatation cantonale � propos des parties aux contrats. Ils ont tous trait � l'activit� d�ploy�e par l'assureur. Or, comme on l'a d�j� vu, il �tait normal que Z.________ ait son mot � dire sur les travaux d'assainissement et leur co�t puisqu'elle devrait, au bout du compte, prendre en charge celui-ci si les conditions d'assurance �taient r�alis�es, ce qui n'�tait pr�cis�ment pas �tabli en d�cembre 2004. Cela ne signifie pas pour autant que l'assureur acceptait d'embl�e d'�tre le ma�tre de l'ouvrage. Le fait que ce soit l'assureur qui ait demand� aux entreprises d'assainissement de venir sur place n'appara�t pas non plus d�terminant � cet �gard.
2.2.2 Pour le surplus, il n'est pas contest� que C.X.________ avait l'intention et le pouvoir de repr�senter tous les propri�taires victimes du sinistre, soit les recourants. Ces derniers ne remettent pas non plus en cause le fait que l'intim�e et V.________ pouvaient inf�rer des circonstances l'existence d'un tel rapport de repr�sentation (cf. art. 32 al. 2 CO).
En conclusion, la cour cantonale n'a pas vers� dans l'arbitraire en constatant que les recourants, repr�sent�s par C.X.________, �taient li�s par les contrats d'entreprise pass�s avec l'intim�e et V.________.
II. Griefs soulev�s par la recourante Y.________
La recourante conteste �tre d�bitrice solidaire du montant de 44'790 fr.60 figurant dans la facture de l'intim�e du 10 f�vrier 2005. Elle consid�re que le raisonnement de la cour cantonale � ce sujet �ne repose pas sur des moyens de preuve suffisants� et que la ratio legis de l'art. 143 CO commandait de conclure, en cas de doute, � l'absence de solidarit�. La recourante fait �galement valoir qu'elle est l'entit� la moins sinistr�e, qu'elle n'�tait que locataire et qu'elle a eu un r�le subsidiaire de sorte qu'elle ne pouvait �tre vue comme d�bitrice solidaire du montant pr�cit�.
3.1 Apr�s avoir constat� que tous les propri�taires sinistr�s, y compris la recourante en tant que propri�taire de meubles, �taient li�s par les contrats d'entreprise, la cour cantonale a relev� qu'il y avait pluralit� de d�biteurs des montants r�clam�s, lesquels n'�taient pas contest�s en eux-m�mes. Elle a ensuite admis qu'il y avait une soci�t� simple entre A.X.________, B.X.________ et X.H.________ de sorte que ceux-ci �taient solidairement responsables des dettes d�duites en justice. Les juges pr�c�dents n'ont pas examin� si la recourante faisait partie de la soci�t� simple, car ils ont admis, de toute mani�re, une solidarit� des ma�tres de l'ouvrage, r�sultant de la circonstance que leur repr�sentant, C.X.________, n'avait pas exig� que les offres et factures fussent �tablies en distinguant la part de chacune des personnes juridiques sinistr�es.
3.2 En cas de pluralit� de d�biteurs, la solidarit� ne se pr�sume pas. La solidarit� conventionnelle suppose que les cod�biteurs solidaires adressent au cr�ancier une d�claration dans ce sens (art. 143 al. 1 CO). La volont� de s'engager solidairement peut s'exprimer par actes concluants, lorsqu'elle r�sulte du contexte et du contenu particulier du contrat. Ces circonstances s'interpr�tent selon le principe de la confiance (ATF 116 II 707 consid. 3 p. 712). Conclure un contrat � plusieurs ne suffit pas pour cr�er une obligation solidaire entre les d�biteurs (ATF 49 III 205 consid. 4 p. 211). En revanche, le Tribunal f�d�ral a admis une solidarit� r�sultant, dans une vente aux ench�res, d'une offre collective suivie d'adjudication (ATF 47 III 213) et, dans une vente d'actions, du d�faut de sp�cification des actions vendues et du prix de vente (ATF 116 II 707 consid. 3 p. 717).
3.3 Comme dans cette derni�re affaire, les contrats pass�s avec les entreprises d'assainissement ne pr�cisent pas quels sont les travaux relatifs � tels immeubles ou meubles et ne fixe pas le prix par partie � assainir. En effet, selon les constatations cantonales, les offres ont �t� �tablies de mani�re globale, sans que ne soient distingu�es les interventions portant sur le mobilier ou les immeubles des diff�rents propri�taires touch�s par le sinistre; C.X.________, repr�sentant ces derniers, a accept� ces offres sans exiger qu'elles soient �tablies en distinguant la part de chaque sinistr�; il n'a pas r�agi non plus lorsqu'il a re�u des factures globales. Interpr�t�e selon le principe de la confiance, l'attitude du repr�sentant, opposable � la recourante, donnait � penser que chaque sinistr� s'engageait pour le tout. En concluant � la solidarit� des recourants, la cour cantonale n'a d�s lors pas viol� l'art. 143 CO.
Selon le recours, la cour cantonale a �galement err� en admettant la l�gitimation passive exclusive de la recourante en rapport avec la cr�ance c�d�e de 32'645 fr.85. La simple mention d'un d�biteur sur une cession de cr�ance ne serait pas suffisante pour �tablir la v�ritable qualit� de d�biteur. De plus, comme la recourante est la personne juridique nettement la moins touch�e par le sinistre, il serait �inique� de la consid�rer comme �seule partie contractuelle et d�bitrice�.
4.1 Contrairement � ce que la recourante pr�tend, la cour cantonale n'a pas jug� que Y.________ �tait la seule partenaire contractuelle de V.________. Selon le jugement cantonal, la recourante et ses cod�fendeurs sont bel et bien d�biteurs solidaires des deux montants figurant dans les factures de l'intim�e du 10 f�vrier 2005 (44'790 fr.60) et de V.________ du 13 mai 2005 (32'645 fr.85). Mais, comme la cession de cr�ance entre V.________ et l'intim�e ne mentionne que Y.________ comme d�bitrice c�d�e, l'autorit� cantonale en a d�duit que seule la recourante pouvait �tre condamn�e � payer le montant de 32'645 fr.85 � la cessionnaire.
4.2 En premier lieu, il convient de relever qu'en cas de solidarit� passive, le cr�ancier dispose de plusieurs cr�ances autonomes, chacune � l'�gard de chaque d�biteur, et que ces cr�ances peuvent avoir un sort juridique propre (Isabelle Romy, in Commentaire romand, Code des obligations I, 2003, n� 3 ad art. 143 CO). C'est dire qu'en pr�sence d'obligations solidaires, la cr�ance peut �tre c�d�e seulement en tant qu'elle concerne l'un des d�biteurs solidaires (Eugen Spirig, Z�rcher Kommentar, 3e �d. 1993, n� 32 ad art. 164 CO; Hermann Becker, Berner Kommentar, 2e �d. 1941, n� 9 ad art. 164 CO). En l'esp�ce, la cession de cr�ance du 28 novembre 2007 est donc valable m�me si elle indique comme d�biteur c�d� uniquement la recourante.
La question qui se pose est plut�t de savoir si, en ne mentionnant que le nom de la recourante, les parties au contrat de cession voulaient exclure que la cessionnaire puisse rechercher les autres d�biteurs solidaires ou si, comme le sous-entend la recourante, cette mention r�sulte d'une simplification sans port�e significative. Pour r�pondre � cette question, il faudrait interpr�ter la cession selon les principes applicables en mati�re d'interpr�tation des contrats, ce que la cour cantonale n'a pas fait, se contentant de constater que seul le nom de la recourante figure sur la cession.
Il n'est toutefois pas n�cessaire de porter l'examen de ce point plus avant. En effet, quelle que soit l'interpr�tation donn�e, le recours ne peut �tre accueilli. Dans la premi�re hypoth�se, qui est celle retenue de facto par la cour cantonale, la cession n'en serait pas moins valable, comme on l'a vu plus haut. Le dispositif condamnant la recourante � payer le montant de 32'645 fr.85 ne pourrait donc �tre que confirm�. Dans la seconde hypoth�se, il faudrait certes constater que l'intim�e a bien ouvert action contre tous les d�biteurs solidaires et que ceux-ci �taient susceptibles d'�tre condamn�s solidairement au paiement du montant de 32'645 fr.85. Mais, il faut rappeler � ce stade que le Tribunal f�d�ral est li� par les conclusions du recours (art. 107 al. 1 LTF). Or, en l'occurrence, le recours de Y.________ ne tend qu'au rejet de l'action introduite par l'intim�e, et non � faire condamner les autres recourants comme cod�biteurs solidaires. Le moyen soulev� par la recourante est donc mal fond� en tout �tat de cause.
En conclusion, les deux recours doivent �tre rejet�s.
Y.________, d'une part, et A.X.________, B.X.________ et X.H.________, d'autre part, prendront � leur charge les frais aff�rents � leur recours respectif (art. 66 al. 1 LTF).
N'ayant pas d�pos� de r�ponse, l'intim�e ne peut pr�tendre � des d�pens.
Les causes 4A_599/2010 et 4A_607/2010 sont jointes.
Le recours d�pos� par Y.________ est rejet�.
Les frais judiciaires aff�rents � ce recours, arr�t�s � 4'000 fr., sont mis � la charge de la recourante Y.________.
Le recours d�pos� par A.X.________, B.X.________ et SNC X.H.________ est rejet�.
Les frais judiciaires aff�rents � ce recours, arr�t�s � 4'000 fr., sont mis solidairement � la charge des recourants A.X.________, B.X.________ et SNC X.H.________.