Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/vfend-200mg-cpr-14-218624
Timestamp: 2019-11-18 08:54:57+00:00
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VFEND 200MG CPR 14 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
VFEND 200MG CPR 14
Prix de vente : 444,97 € Taux de remboursement : {65} %
VFEND est un antifongique triazolé à large spectre et est indiqué chez les adultes et les enfants âgés de 2 ans et plus dans les indications suivantes :
VFEND doit être principalement administré aux patients, atteints d'infections évolutives, pouvant menacer le pronostic vital.
VFEND est aussi disponible en comprimés pelliculés dosés à 200 mg, en poudre pour solution pour perfusion dosée à 200 mg, en poudre et solvant pour solution pour perfusion dosée à 200 mg et en poudre pour suspension buvable dosée à 40 mg/ml.
Le traitement doit être débuté avec soit la dose de charge spécifique de la forme intraveineuse ou celle de la forme orale de VFEND, afin d'obtenir le premier jour des concentrations plasmatiques proches de l'état d'équilibre. Compte tenu de la biodisponibilité orale élevée (96 % ; voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), le relais par la forme orale peut se faire quand le tableau clinique le permettra.
*Cela s'applique également aux patients âgés de 15 ans et plus
Ces recommandations posologiques pour la forme orale chez les enfants sont basées sur des études dans lesquelles voriconazole a été administré sous forme de poudre pour suspension buvable. La bioéquivalence entre la poudre pour suspension buvable et les comprimés n'a pas été étudiée dans une population pédiatrique. Compte tenu d'un temps de transit gastro-intestinal supposé limité chez les enfants, l'absorption des comprimés peut être différente chez les enfants par rapport aux patients adultes. Il est par conséquent recommandé d'utiliser la forme suspension buvable chez les enfants âgés de 2 à < 12 ans.
Pour une utilisation prophylactique, les adaptations posologiques ne sont pas recommandées en cas d'efficacité insuffisante ou d'événements indésirables liés au traitement. En cas d'événements indésirables liés au traitement, l'arrêt du voriconazole et le recours à d'autres agents antifongiques doivent être envisagés (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables)
On ne dispose que de données limitées sur la sécurité de VFEND chez les patients présentant des valeurs anormales des tests de la fonction hépatique (aspartate aminotransférase [ASAT], alanine aminotransférase [ALAT], phosphatase alcaline [PAL] ou bilirubine totale > 5 fois la limite supérieure de la normale).
La sécurité et l'efficacité de VFEND chez les enfants de moins de 2 ans n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Les comprimés pelliculés de VFEND doivent être pris au moins une heure avant ou une heure après un repas.
Des études de toxicité à doses répétées de voriconazole ont montré que le foie est l'organe cible. Une hépatotoxicité a été observée lors d'expositions plasmatiques similaires à celles obtenues à des doses thérapeutiques chez l'homme, comme avec d'autres antifongiques. Chez le rat, la souris et le chien, le voriconazole a induit également des modifications surrénaliennes minimes.
Les études conventionnelles de pharmacologie, de génotoxicité ou de carcinogénicité n'ont pas mis en évidence de risque particulier pour l'homme.
Administration concomitante avec le millepertuis (Hypericumperforatum) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Il n'existe pas de données pertinentes disponibles sur l'utilisation de VFEND chez la femme enceinte.
VFEND ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si les bénéfices escomptés pour la mère sont clairement supérieurs aux risques encourus par le foetus.
L'excrétion du voriconazole dans le lait maternel n'a pas été étudiée. L'allaitement doit être interrompu dès le début du traitement par VFEND.
Il convient d'être prudent en cas d'administration de VFEND chez des patients ayant présenté des réactions d'hypersensibilité à d'autres azolés (voir aussi rubrique Effets indésirables).
• Allongement du QTc congénital ou acquis.
• Cardiomyopathie, en particulier en présence d'une insuffisance cardiaque.
• Bradycardie sinusale.
• Présence d'arythmie symptomatique.
Il convient de surveiller étroitement l'apparition d'une toxicité hépatique chez les patients recevant VFEND. La prise en charge des patients doit inclure une évaluation en laboratoire de la fonction hépatique (en particulier de l'ASAT et de l'ALAT) au début du traitement par VFEND et au moins une fois par semaine pendant le premier mois de traitement. La durée du traitement doit être aussi courte que possible. Cependant, si, après évaluation du rapport bénéfice-risque, le traitement est poursuivi (voir rubrique Posologie et mode d'administration), la fréquence de la surveillance pourra être diminuée à une fois par mois si aucune modification des tests de la fonction hépatique n'est observée.
En cas d'élévation significative des tests de la fonction hépatique, le traitement par VFEND doit être interrompu, à moins que l'évaluation médicale du rapport bénéfice-risque du traitement ne justifie sa poursuite.
Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été observés chez des patients atteints de pathologies graves traités par VFEND. Les patients sous voriconazole sont susceptibles d'être traités simultanément par des médicaments néphrotoxiques et de présenter des affections concomitantes pouvant conduire à une altération de la fonction rénale (voir rubrique Effets indésirables).
Les patients, particulièrement les enfants, qui présentent des facteurs de risque de pancréatite aiguë (par exemple chimiothérapie récente, greffe de cellules souches hématopoïétiques [GCSH]), doivent être étroitement surveillés pendant le traitement par VFEND. La surveillance de l'amylase ou de la lipase sérique est à envisager dans cette situation clinique.
Certains patients ont développé des réactions cutanées exfoliatives, telles que le syndrome de Stevens-Johnson, lors d'un traitement par VFEND. En cas d'éruption cutanée, le patient doit être étroitement surveillé et VFEND doit être interrompu si les lésions progressent.
VFEND a également été associé à des cas de phototoxicité, incluant des réactions telles que éphélides, lentigo, kératose actinique et des cas de pseudo-porphyrie. Il est recommandé à tous les patients, y compris les enfants, de ne pas s'exposer au soleil pendant le traitement par VFEND et de prendre des mesures appropriées telles que le port de vêtements pour se protéger ou l'utilisation d'écrans solaires ayant un indice de protection (IP) élevé.
Une exposition au long cours au voriconazole (traitement curatif ou prophylactique) sur une durée supérieure à 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice-risque. Les médecins doivent par conséquent envisager la nécessité de limiter l'exposition à VFEND (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacodynamiques). Les événements indésirables sévères suivants ont été signalés lors d'un traitement à long terme par VFEND :
Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC) ont été rapportés chez des patients, certains d'entre eux avaient rapporté des réactions phototoxiques auparavant. En cas de survenue de réactions phototoxiques, un avis pluridisciplinaire doit être demandé, et le patient doit être adressé à un dermatologue. L'arrêt de VFEND et le recours à d'autres agents antifongiques doivent être envisagés. Un bilan dermatologique doit être pratiqué de façon systématique et régulière, si le traitement par VFEND est poursuivi malgré l'apparition de lésions associées à une phototoxicité, afin de permettre le dépistage et la prise en charge précoces de lésions précancéreuses. VFEND doit être arrêté en présence de lésions cutanées précancéreuses ou d'un carcinome épidermoïde de la peau.
Des cas de périostite non infectieuse avec élévation des taux de fluorure et de phosphatases alcalines ont été rapportés chez des patients transplantés. Si un patient développe une douleur du squelette et présente des clichés radiologiques compatibles avec une périostite, l'arrêt de VFEND doit être envisagé après avis pluridisciplinaire.
La sécurité et l'efficacité chez les enfants de moins de deux ans n'a pas été établie (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques). Le voriconazole est indiqué chez les enfants à partir de deux ans. Une fréquence accrue d'élévations des enzymes hépatiques a été observée dans la population pédiatrique (voir rubrique Effets indésirables ). La fonction hépatique doit être surveillée chez les enfants et les adultes. La biodisponibilité orale peut être limitée chez les enfants âgés de 2 à < 12 ans qui souffrent de malabsorption et qui présentent un très faible poids corporel pour leur âge. Dans ce cas, l'administration du voriconazole par voie intraveineuse est recommandée.
L'administrationconcomitante de voriconazole et de ritonavir à faible dose (100 mg deux fois par jour) doit être évitée sauf si une évaluation du rapport bénéfice/risque pour le patient justifie l'utilisation du voriconazole (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Les comprimés de VFEND contiennent du lactose et ne doivent pas être administrés aux patients présentant de rares troubles héréditaires d'intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou une malabsorption du glucose-galactose.
Bien que n'ayant pas fait l'objet d'études, l'augmentation des
concentrations plasmatiques de ces médicaments peut entraîner un allongement de l'intervalle QTc et de rares épisodes de torsades de pointes.
[puissants inducteurs du cylochrome P450]
[inducteur du CYP450 ; inhibiteur el substrat du CYP3A4]
Efavirenz ASCτ ↑ 44 %
Voriconazole ASCτ ↓ 77 %
Voriconazole ASCτ ↓ 7%
Lorsque le traitement par voriconazole est arrêté, la dose initiale d'éfavirenz doit être rétablie (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).
Rifabutine ASCτ ↑ 331%
Voriconazole ASCτ ↑ 87%
L'administration concomitante de voriconazole et de rifabutine doit être évitée sauf si le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru. La dose d'entretien du voriconazole peut être augmentée à 5 mg/kg par voie intraveineuse deux fois par jour ou de 200 mg à 350 mg par voie orale deux fois par jour (100 mg à 200 mg par voie orale deux fois par jour chez les patients de moins de 40 kg) (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Une surveillance étroite de la numération globulaire complète et des effets indésirables liés à la rifabutine (p.ex. uvéite) est recommandée en cas d'administration concomitante de rifabutine et de voriconazole.
Voriconazole Cmax ↓ 93 % Voriconazole ASCτ ↓ 96%
Dose faible (100 mg deux fois par jour)
Voriconazole ASCτ ↓ 82 %
Ritonavir ASCτ ↓13 %
Voriconazole ASCτ ↓ 39 %
Millepertuis [inducteur du CYP450, inducteur de la glycoproteine P]
Voriconazole ASC0-∞ ↓ 59 %
[substrat du CYP3A4, substrat de la glycoproteine P]
Voriconazole ASCτ ↑ 79 %
Fluconazole ASCτ non déterminée
300 mg une fois par jour (administré avec 400 mg de voriconazole deux fois par jour)
Phénytoïne ASCτ ↑ 81 %
La phénytoïne peut être administrée simultanément au voriconazole si la dose d'entretien du voriconazole est augmentée à 5 mg/kg deux fois par jour par voie intraveineuse ou de 200 mg à 400 mg par voie oraie deux ioib par jour (ou de 100 mg à 200 mg par voie orale deux fois par jour chez les patients de moins de 40 kg) (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Ciclosporine ASCτ ↑ 70 %
Une réduction de la posologie de l'oxycodone et des autres opiacés d'action longue métabolisés par CYP3A4 (par exemple hydrocodone doit être envisagée. Une surveillance fréquente des effets indésirables associés aux opiacés peut être nécessaire.
R-méthadone (active) Cmax ↑ 31 %
R-méthadone (active) ASCτ ↑ 47 %
S-Ibuprofène ASC0-∞ ↑ 100%
Oméprazole ASCτ ↑ 280 %
Voriconazole ASCτ ↑ 41 %
(1 mg/0,035 mg une fois par jour)
Ethinylestradiol ASCτ ↑ 61 %
Noréthisterone ASCτ ↑ 53 %
Voriconazole ASCτ ↑ 46 %
Alcaloïdes de la pervenche (p.ex., vincristine et vinblastine)
Autres inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex., saquinavir, amprénavir et nelfinavir)*
[substrats du CYP3A4 ; inducteurs ou inhibiteurs du
Voriconazole ASCτ ↑ 23 %
Digoxine ASCτ ↔
Azithromycine (500 mg une fois
L'effet du voriconazole sur l'érythromycine et l'azithromycine n'est pas connu.
Acide mycophénolique (dose unique de 1 g [substrat de l'UDP-glucuronyl transférase]
Le profil de sécurité du voriconazole chez l'adulte est fondé sur une banque de données globale incluant plus de 2000 sujets (dont 1603 patients adultes inclus dans des essais cliniques) et 270 adultes supplémentaires dans des essais sur la prophylaxie. Il s'agit d'une population hétérogène, avec des patients présentant des hémopathies malignes, des patients infectés par le VIH et présentant des candidoses oesophagiennes et des infections fongiques réfractaires, des patients non neutropéniques avec candidémie ou aspergillose et des volontaires sains.
Comme la plupart des études a été réalisée en ouvert, le tableau ci-dessous reprend, par classe d'organes, tous les effets indésirables ayant un lien de causalité possible et leurs catégories de fréquence rapportés chez 1873 adultes provenant d'un ensemble d'études cliniques dans le traitement (1603) et dans la prophylaxie (270) .
(ne peut être estimée sur la base des
surrénalienne,
hypertonie3,
oedème cérébral,
encéphalopathie4,
extrapyramidal5,
visuelles6
hypoacousie,
ventriculaires,
l'intervalle QT à
l'électrocardiogram
me, tachycardie
torsades de pointes, bloc auriculo- ventriculaire complet, bloc de branche, rythme nodal
détresse9
respiratoire aiguë, oedème pulmonaire
chéilite, dyspepsie,
ictère, ictère
syndrome de Stevens-Johnson, phototoxicité, purpura, urticaire, dermatite
allergique, éruption papuleuse, éruption maculaire, eczéma
Lyell), angio-
oedème, kératose
actinique*,
pigmenté fixe
érythémate ux cutané*, éphélides*, lentigo*
thoraciques, oedème facial11, asthénie, frissons
Les réactions dermatologiques étaient très fréquentes chez les patients traités par voriconazole dans les essais cliniques. Toutefois, ces patients souffraient d'affections sous-jacentes graves et recevaient de nombreux médicaments simultanément. La plupart de ces éruptions étaient d'intensité légère à modérée. Des réactions cutanées graves ont été observées sous VFEND, y compris syndrome de Stevens-Johnson (peu fréquent), nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) (rare) et érythème polymorphe (rare).
Le patient qui développe une éruption cutanée doit être étroitement surveillé ; le traitement par VFEND doit être interrompu si les lésions progressent. Des réactions de photosensibilité telles que éphélides, lentigo et kératose actinique ont été signalées, en particulier lors des traitements prolongés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés ont été rapportés chez les patients traités par VFEND au long cours ; le mécanisme n'a pas été établi (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Au cours du programme clinique de voriconazole, l'incidence globale des élévations des transaminases >3 x LSN (non nécessairement associées à un effet indésirable) était de 18,0 % (319/1768) chez les adultes et 25,8 % (73/283) chez les enfants ayant reçu du voriconazole dans le cadre d'une utilisation thérapeutique ou prophylactique. Les anomalies des tests de la fonction hépatique peuvent être dues à des concentrations plasmatiques et / ou à des doses plus élevées. La majorité de ces tests anormaux a été résolue au cours du traitement soit sans adaptation posologique, soit après adaptation posologique ou après arrêt du traitement.
Dans une étude multicentrique, comparative menée en ouvert, comparant le voriconazole à l'itraconazole dans la prophylaxie primaire chez des adultes et des adolescents receveurs d'une GCSH allogénique sans antécédents d'IFI prouvée ou probable, l'arrêt definitif du voriconazole du fait de la survenue d'EI a été rapporté chez 39,3 % des sujets, contre 39,6 % dans le bras traité par itraconazole. Les EI hépatiques apparus sous traitement ont conduit à l'arrêt definitif du médicament de l'étude chez 50 sujets (21,4 %) traités par voriconazole et chez 18 sujets (7,1 %) traités par itraconazole.