Source: https://csem.morbihan.fr/dossiers/atlas_env/reponses/gestion_dechets.php
Timestamp: 2019-01-20 21:03:41+00:00
Document Index: 315314247

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Conseil départemental du Morbihan - Environnement - Atlas de l'environnement du Morbihan - Réponses apportées - La gestion des déchets
- Le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés
- La prévention de la production de déchets
- Les déchets industriels dangereux
- Les Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux
Vers une gestion optimisée des déchets
Quantité de déchets ménagers et assimilés collectés dans le Morbihan
La gestion des déchets correspond à l’ensemble des opérations mises en oeuvre pour limiter, recycler, valoriser ou éliminer les déchets :
la collecte, la collecte sélective,
Les grands principes de la gestion des déchets, définis par la loi n°75-633 du 15 juillet 1975, ont été récemment repris et affirmés par la directive cadre européenne n°2008/98/CE du 19 novembre 2008 :
le principe de proximité : gérer les déchets au plus près de leur lieu de production,
le principe de responsabilité élargie du producteur.
Elle énonce également la "hiérarchie des déchets" qui doit être mise en oeuvre dans la politique des Etats membres et appliquée dans l'ordre suivant :
Préparation en vue du réemploi.
Autre valorisation, notamment énergétique.
La directive précise par ailleurs la notion de "déchet" et pose les bases d'un processus de sortie du statut de déchet (dans le cas du recyclage).
La loi Grenelle 1 n°2009-967 du 3 août 2009 reprend certaines dispositions de la directive et fixe les objectifs nationaux suivants :
Renforcement de la politique de préventio : diminution de la production d'ordures ménagères par habitant de 7% pendant 5 ans.
Développement du ré-emploi et de la valorisation : orientation vers ces filières de 35% en 2012 et 45% en 2015 des déchets ménagers et assimilés.
Traitement des déchets résiduels en priorité par valorisation énergétique : diminution de 15% d'ici 2012 des quantités de déchets incinérés (sans valorisation énergétique) ou enfouis.
Développement de la tarification incitative pour les déchets ménagers et assimilés.
Développement de la méthanisation et du compostage pour la fraction fermentescible des déchets.
Afin de répondre à ces objectifs, le gouvernement a mis en place un plan d'action proposant différentes mesures autour de 5 axes :
la valorisation des déchets organiques,
l'incinération des déchets,
le recyclage des déchets du BTP.
Le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés
Conformément à la loi n°92-646 du 13 juillet 1992, le Conseil général du Morbihan a pris la compétence de l’élaboration du plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA).
La première version datant de 1997, la révision du plan a été décidée en 2003. Cette révision avait pour objectif d’aboutir, d’une part à une optimisation, aux plans techniques et économiques, des outils existants ou à mettre en place ; et d’autre part, à une plus grande égalité des usagers au regard du service de gestion des déchets. Lors de sa session du 28 novembre 2007, le Conseil général a approuvé la nouvelle version du plan. Cette décision est intervenue après l’avis favorable émis par la commission d’enquête publique et la prise en compte de ses 6 réserves (Conseil général du Morbihan, 2007).
Le plan fixe 9 objectifs fondamentaux :
Maîtriser la production de déchets en menant un effort important de prévention et de réduction à la source des déchets.
Améliorer les performances de tous les EPCI en matière de collecte sélective.
Améliorer la valorisation des déchets recyclables.
Assurer la valorisation biologique des déchets organiques.
Accroître la valorisation énergétique des incinérateurs en fonctionnement sur le département.
Tendre vers l'autonomie pour le traitement des Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) ainsi que le résiduel des déchèteries
Inscrire les projets des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) dans une politique de développement durable et maîtriser les coûts à long terme.
Développer l'information et la sensibilisation sur les déchets.
Contribuer à une meilleure gestion des déchets des entreprises.
La collecte et l’élimination des déchets des ménages sont de la responsabilité des communes (loi n° 75-633 du 15 juillet 1975).
A l’exception de la commune de Moréac, toutes les communes du département adhéraient, en 2009, à l’un de 24 EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) qui exerçaient la compétence collecte des déchets ménagers (Cf. Carte 1).
On distingue différents types de collectes :
collecte traditionnelle : collecte des Ordures Ménagères Résiduelles (OMR),
collecte sélective : collecte des déchets recyclables (emballages légers, verre, papier-journaux et biodéchets),
En 2009, 476 025 tonnes de déchets ménagers ont été collectées dans le Morbihan.
Quantités de déchets ménagers et assimilés collectés dans le Morbihan
Carte 1 : EPCI exerçant la compétence collecte des déchets ménagers
Depuis fin 2006, la totalité des EPCI exercent la compétence “collecte sélective” dans le département. Les tonnages issus de la collecte sélective ont connu une croissance très importante ces 10 dernières années : avec 81 197 tonnes, ils représentaient 17% du gisement collecté dans le département en 2009, soit une augmentation de 178% par rapport à 2000 (Cf. chapitre : “Les déchets”).
En 2009, le département comptait 63 déchèteries et 12 écostations (qui ne collectent pas tous les types de déchets admis généralement en déchèterie) en activité, soit une déchèterie pour environ 11 000 habitants (Cf. Figure 1). Pour rappel, les préconisations de l’ADEME sont d’une déchèterie pour 15 000 habitants. Le Morbihan présente donc un taux d’équipements supérieur aux préconisations.
En 2009, 214 903 tonnes de déchets ont été collectés dans les déchèteries du département.
Figure 1 : Evolution du nombre de déchèteries dans le Morbihan
Sources : Conseil général du Morbihan, 2005 et ODEM, 2011
En 2009, 12 EPCI étaient en charge du traitement des déchets ménagers dans le département (Cf. Carte 2).
Le Morbihan possède deux unités d’incinération des ordures ménagères : l’Unité d’Incinération des Ordures Ménagères (UIOM) de Plouharnel (incinération des ordures ménagères sans valorisation énergétique) et celle de Pontivy (incinération des ordures ménagères et de déchets banals en mélange avec valorisation énergétique).
UIOM de Pontivy : capacité autorisée 33 500t/an - 30 634 t traitées en 2009.
UIOM de Plouharnel : capacité autorisée 31 500t/an - 22 366 t traitées en 2009.
L’UIOM de Plouharnel a été mise en service en 1971 par le syndicat mixte Auray Belz Quiberon. Elle est exploitée par la société GEVAL. Les mâchefers produits (environ 6 500 t en 2008) sont valorisés en tant que matériaux routiers.
L’UIOM de Pontivy a été mise en service en 1990 par le SITTOM du Morbihan Intérieur. Elle est exploitée par la société ARGOAT Environnement. Les mâchefers produits (environ 4 000 t en 2009) sont enfouis en centre de stockage de classe 2.
Carte 2 : EPCI exerçant la compétence traitement des déchets ménagers
Les REFIOM (résidus d’épuration des fumées) produits par les deux installations (environ 2 400 t en 2009) sont stockés dans des centres de classe 1. La Bretagne n’en disposant pas, ils sont acheminés vers des installations implantées hors de la région. Le département disposait également de 4 Centres de Stockage de Déchets Non Dangereux (CSDND) en 2009, une unité de traitement mécano-biologique (sur le site de Gueltas) et d’une unité de traitement biologique des biodéchets et des OMR (traitement par compostage et stabilisation), située à Caudan (Cf. Carte 2).
Par ailleurs, certains types de déchets peuvent être traités par compostage : déchets verts, fraction fermentescible des ordures ménagères, boues de stations d’épuration...
Le compost produit est ensuite utilisé comme amendement organique pour l’agriculture. Il existe 11 unités de compostage dans le Morbihan (Cf. Carte 3) :
Carte 3 : Sites de traitement des déchets ménagers dans le Morbihan en 2009
En 2009, 261 122 t d’ordures ménagères ont été collectées dans le Morbihan (OMR et déchets recyclables). Ces déchets sont principalement enfouis dans des centres de stockage de classe 2 (42% du gisement). Cependant la part de déchets valorisés augmente régulièrement (Cf. Figure 2).
Par ailleurs, après plusieurs années consécutives d'augmentation, les tonnages traités en dehors du Morbihan sont en diminution : ils représentaient 24,5% du gisement d’OM en 2009, soit une diminution de près de 27% par rapport à 2008. La mise en place d'une unité de traitement mécano-biologique sur le site de Gueltas a permis de stopper l'augmentation des quantités traitées hors département et de valoriser environ 10 000 t d'OMR sous forme de compost.
Figure 2 : Evolution des modes de traitement des ordures ménagères
dans le Morbihan de 2004 à 2009 (% du tonnage)
Sources : Conseil général du Morbihan, 2005 et 2006, ODEM, 2008, 2009, 2010 et 2011
Le traitement des déchets collectés en déchèterie
Les deux principales filières de traitement des déchets collectés en déchèterie sont l’enfouissement en centres de stockage de déchets non dangereux (CSDND) ou de déchets inertes (CSDI) et la valorisation organique selon la nature des déchets (Cf. Figure 3).
En effet, le tout-venant, les gravats et les déchets verts sont les principaux types de déchets collectés en déchèteries : en 2009, ils représentaient à eux seuls près de 87% des quantités collectés. En 2009, le taux de valorisation global des déchets collectés en déchèteries était de 55,7% ce qui est en légère progression par rapport à 2008 (54,2%) (ODEM, 2011).
Figure 3 : Modes de traitement des déchets collectés en déchèterie en 2009
dans le Morbihan (en pourcentage du tonnage)
Source : ODEM, 2011
La gestion des boues urbaines est de la responsabilité des collectivités qui détiennent la compétence relative à l'assainissement.
Les quantités de boues produites ont tendance à augmenter du fait (Conseil général du Morbihan, 2007) :
des nouvelles normes sur l'épuration des eaux qui conduisent les collectivités et les exploitants à améliorer les performances des installations d'épuration, augmentant ainsi la production de boues,
de la croissance de la population du territoire.
La principale filière d’élimination des boues d'épuration est l’épandage agricole, dans le respect des règles d'hygiène ainsi que des équilibres agronomiques de l'azote et du phosphore.
Depuis quelques années, un traitement du phosphore est généralement exigé pour les nouvelles stations d'épurations autorisées, en particulier sur le bassin de la Vilaine qui a été déclaré zone sensible à l'eutrophisation. Pour les rejets proches du littoral, sensible à la contamination bactérienne, un traitement de finition peut être également ajouté.
L’épandage des boues est assuré à 99% par un financement public (collectivités locales). La prestation est sous-traitée principalement à des entreprises de travaux agricoles spécialisées qui disposent d’un personnel qualifié et de matériel adapté.
Les boues peuvent également être traitées à la chaux vive (chaulage des boues) ce qui permet d’en améliorer la texture par ajout de matière sèche (manipulation et stockage facilités) et d’en accroître la valeur agronomique par le calcium apporté (Agence de l’eau Loire Bretagne, 1998).
Face à l’augmentation des quantités de déchets ménagers produites dans le département (Cf. chapitre : “Les déchets”), un plan de prévention et de réduction des déchets a été élaboré. Ce plan devra permettre d’atteindre les objectifs fixés par le PDEDMA (Conseil général du Morbihan, 2007), parmi lesquels :
réduire en 10 ans la production d’ordures ménagères par habitant de 5% (étant admis que celle-ci augmente de façon tendancielle de 1% par an),
contenir la quantité de déchets apportée en déchèteries,
stabiliser la production individuelle annuelle de déchets ménagers autour de 600 kg/hab.
Le plan de prévention prévoit ainsi différentes actions, regroupées en 5 familles (Conseil général du Morbihan, 2007) :
actions de sensibilisation : par exemple sur les “sacs de caisse” ou les imprimés commerciaux non sollicités,
organisation au niveau départemental : mise en place d’un réseau d’acteurs sur le terrain, mission d’observation...
actions sur des déchets “prioritaires” comme les déchets verts ou les déchets d’équipements électriques et électroniques,
actions auprès de publics ciblés : exemplarité des administrations, déchets des professionnels...
accompagnement d’opérations expérimentales visant l’évitement à la collecte.
Certaines actions du plan ont déjà été engagées, telle que l’opération “Stop aux sacs de caisse” menée début 2006 en partenariat avec la grande distribution.
Par ailleurs, certains maîtres d’ouvrage ont également mis en place des opérations de compostage individuel sur le département afin de limiter les quantités de déchets collectés. A la fin de l’année 2009 on estime que plus de 48 000 composteurs ont été distribués aux particuliers soit environ 13% des ménages morbihannais (ODEM, 2011).
Le compostage individuel permet de diminuer la quantité de déchets ménagers et ainsi de réduire le recourt à l’incinération ou au stockage des déchets. Il permet également de produire un amendement organique de qualité et par conséquent de limiter l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins.
Le compostage concerne tous les déchets organiques :
les déchets de cuisine : épluchures, coquilles d’œuf, marc de café, filtres à café, croûtes de fromage, pain, fanes de légumes, ...
les déchets de jardin : tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes, ...
les déchets de la maison : mouchoirs en papier, cendres de bois, sciure, ...
EPCI en charge de la collecte des déchets ménagers : vente ou distribution de composteurs individuels, conseils...
Site internet de France Nature Environnement
Site internet de la campagne "Réduisons vite nos déchets, ça déborde" (ADEME)
Site internet "Tous éco-citoyens 56"
D’après le code de l’Environnement, leproducteur des déchets est tenu d’assurer ou de faire assurer leur élimination conformément aux dispositions règlementaires.
Par ailleurs, la réglementation “déchet” et le décret du 18 novembre 1996 prévoient l’obligation d’élaboration de plans d’élimination des déchets industriels dangereux sous l’autorité du Président du Conseil régional. En Bretagne, ce plan était en cours de révision en 2009.La Bretagne ne disposant pas de centre de stockage de déchets dangereux, les déchets dangereux produits dans la région sont dirigés vers les installations de Changé (53) et Champteusse-sur-Baconne (49).
Tableau 1 : Modes d'élimination des DIS en Bretagne (en tonnes)
Mode d'élimination 2006 2007
Incinération 24 920 25 584
Traitement physico-chimique 3 285 3 675
Enfouissement 13 549 22 671
Valorisation matière 21 656 26 651
Regroupement en centre de tri 1 243 2 327
Autres 5 328 878
Source : DRIRE, 2008
La Bretagne ne dispose pas non plus d’incinérateur spécifique aux déchets dangereux (excepté un incinérateur interne chez GUERBET à Lanester), les déchets sont donc éliminés dans les régions limitrophes. En 2007, la DRIRE Bretagne estime que 67% des déchets dangereux produits en Bretagne ont été éliminés ou stockés et 33% ont pu être valorisés par valorisation matière ou énergétique (Cf. Tableau 1). Ils sont traités à 62% hors de la région et 10% hors des frontières françaises (DRIRE, 2008).
Les déchets inertes peuvent être éliminés de différentes façons (DDE Morbihan, 2002) :
Recyclage (moins de 20% du gisement) : réutilisation des déblais, recyclage des plastiques, métaux, cartons et du bois de coffrage...
Incinération (hors département car les installations de Pontivy et Plouharnel ne sont pas adaptées aux déchets inertes).
Stockage dans des centres de stockage de classe 3.
Remblayage de carrières ou réhabilitation d’anciens sites.
Les opérations d'immersion des sédiments marins font l'objet d'autorisations préfectorales basées sur des dispositions règlementaires internationales et nationales (Convention OSPAR, Directive Cadre sur l'Eau du 32 octobre 2000 et Code de l'Environnement). La procédure retenue est l'élaboration de valeurs guides pour différents contaminants pouvant être présents dans les sédiments (arsenic, cadmium, chrome, hydrocarbures...) :
En dessous du niveau N1, l'impact potentiel est jugé négligeable. L'immersion peut être autorisée.
Entre les niveaux N1 et N2, des investigations complémentaires peuvent être demandées pour évaluer la toxicité globale des sédiments.
Au delà du niveau N2, des investigations complémentaires sont nécessaires. L'immersion est susceptible d'être interdite (site internet IFREMER).
Bien que très largement pratiquée, l’immersion n’est pas la seule destination des matériaux dragués. En fonction de leurs caractéristiques physico-chimiques et de leur niveau de contamination, les boues de dragage peuvent être valorisées, déposées ou confinées à terre ou en mer ou être soumises à des traitements de dépollution.
Concernant le dépôt à terre des sédiments marins, il n'existe pas de règlementation spécifique. En général, les niveaux de référence prescrits par la législation sur l'épandage des boues de station d'épuration sont donc utilisés. Cependant, l'inclusion des boues de dragage dans la nomenclature des déchets (décret n°2002-540 du 18 avril 2002) implique pour les producteurs de tenir également compte des objectifs nationaux en matière de déchets : diminution de la production, développement du recyclage etc...
Afin de faire face aux inquiétudes sucitées par la pratique de l'immersion des sédiments marins (potentiels impacts sur les milieux naturels et sur les activités littorales ou maritimes), le Préfet du Morbihan a souhaité réunir les différents acteurs impliqués (opérateurs portuaires, professionnels de la mer, élus, associations et services de l'Etat).
Fruit de leur travail, le Schéma de référence des dragages du Morbihan (Direction Départementale des Territoires et de la Mer, 2010) formalise les règles de bonne pratique des dragages et de la gestion des déblais (solutions à terre et immersion des sédiments, conduite de projets, études d'impacts et suivi des opérations) et fixe les objectifs suivants :
Création d'une instance départementale de suivi des opérations de dragage,
Planification des opérations de dragage,
Réduction des pollutions à la source,
Développement du potentiel de dépôts à terre.
L’élimination des Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux (DASRI) est règlementée par le décret 97-1048 du 6 novembre 1997.
Ce texte décrit plus particulièrement les obligations des professionnels en matière d’élimination des déchets d’activités de soins, qu’ils appartiennent au secteur hospitalier ou
au secteur libéral. Depuis le 1er janvier 1998, les DASRI sont classés dans la liste des déchets industriels spéciaux, les plans régionaux d’élimination des DIS doivent donc les prendre en compte.
En Bretagne, il a été choisi d’élaborer un plan spécifique pour les DASRI. Il fixe les conditions optimales de gestion et d’élimination des déchets et a pour objet de coordonner les actions entreprises (DDASS et DRASS de Bretagne, 2002).
www.bretagne.sante.gouv.fr/1024.html
La gestion des DASRI au niveau de leur lieu de production
Le tri des déchets doit être mis en place d’une part pour garantir l’absence de déchets à risques dans les déchets ménagers et assimilés, et d’autre part pour isoler les déchets à risques chimique, toxique ou radioactif des déchets à risques infectieux (DDASS et DRASS Bretagne, 2002).
Le tri doit permettre :
d’éliminer chaque type de déchets par la filière appropriée,
de contrôler l’incidence économique de l’élimination des déchets.
Par ailleurs, le conditionnement des DASRI doit permettre leur identification et doit garantir la sécurité des professionnels tout au long de la filière d’élimination (taille adaptée, étanchéité, résistance, système de fermeture...).
Les DASRI peuvent être stockés provisoirement par les producteurs avant la collecte. L’arrêté du 7 septembre 1999 précise les durées maximales de stockage en fonction des quantités et les caractéristiques auxquelles doivent répondre les installations de stockage (DDASS et DRASS Bretagne, 2002).
D’après le code de la santé publique, tout producteur est tenu d’éliminer ses déchets d’activités de soins. Il peut faire appel à un prestataire de service capable d’effectuer ces opérations.
Le Plan Régional d’Elimination des DASRI propose plusieurs solutions aux producteurs diffus :
La collecte chez le producteur : effectuée par des sociétés spécialisées dans l’élimination des déchets ou par le fournisseur dans certains cas.
L’apport volontaire dans un établissement de soins (hôpital, clinique, maison de retraite) ou d’autres structures (laboratoire d’analyses médicales par exemple) par le biais d’une association (un établissement public n’est pas autorisé à recueillir les déchets qu’il n’a pas produits).
L’apport dans une borne automatisée (développée par des sociétés privées).
L’apport volontaire dans une déchèterie à la condition qu’elle soit pourvue d’une borne automatisée ou d’un local répondant aux exigences de l’arrêté du 7 septembre 1999 relatif à l’entreposage des DASRI.
Le regroupement chez un professionnel de santé disposant d’un local répondant aux exigences de l’arrêté du 7 septembre 1999.
Par ailleurs, la loi de finance n°2008-1425 du 27 décembre 2008 prévoit qu'en l'absence de dispositif de collecte de proximité spécifique et à partir du 1er janvier 2010, les officines de pharmacies, les pharmacies à usage intérieur et les laboratoires de biologie médicale sont tenus de collecter gratuitement les déchets d'activités de soins à risque infectieux produits par les patients en auto-traitement.
Les dispositions relatives au transport des DASRI et des pièces anatomiques sont précisées dans l’arrêté du 1er juin 2001 relatif au transport des marchandises dangereuses par route. Elles ont pour objectifs (DDASS et DRASS Bretagne, 2002) :
d’éviter pour quiconque le contact accidentel avec les déchets à risques infectieux,
de limiter au maximum les manipulations,
de limiter les risques en cas d’accident de la circulation.
Ils doivent être incinérés ou pré-traités par des appareils de désinfection (suppression des risques microbiologiques par traitement thermique ou chimique). Les déchets traités sont rendus assimilables à des déchets ménagers et peuvent être incinérés.
Comme pour les autres catégories de déchets, l’agriculteur est responsable de l’élimination correcte de ses déchets, c’est à dire que l’enfouissement, le stockage et le brûlage des déchets sont interdits.
En Bretagne, l’association Verte Armorique met en oeuvre le programme régional de gestion des déchets exogènes (actuellement en cours de réorganisation) depuis 2000. Ce programme a pour objectif de coordonner les opérations de collecte et de valorisation/élimination des déchets en Bretagne.
Quelques filières sont d’ores et déjà opérationnelles :
Collecte des emballages vides de produits phytosanitaires.
Actions pour la réduction de la production d’emballages de produits lessiviels.
Collecte des huiles de moteur usagées.
Collecte des films agricoles.
Collecte des pneumatiques.
Par ailleurs, ADIVALOR, société fondée par des acteurs du monde agricole (Chambres d’agriculture, syndicats professionnels, coopératives…) a également pour mission de définir les modalités de collecte et le financement de l’élimination des déchets phytosanitaires.
L’élimination des déchets en général est de la responsabilité du producteur. Cependant, les déchets radioactifs doivent faire l’objet d’une demande d’enlèvement à l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) puis les différentes opérations liées à l’élimination sont confiées à l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs).
L’objectif de la gestion des déchets radioactifs à long terme est de protéger l’homme et l’environnement contre émission ou dissémination de matières radioactives.
Les concepts de stockage adaptés à chaque type de déchets doivent isoler les matières radioactives de l’environnement pendant le temps nécessaire à la décroissance de la radioactivité.
Tableau 2 : Classification des déchets radioactifs français en fonction de leur mode de gestion
(période radioactive inférieure à 100 jours) Vie courte
(période inférieure ou égale à 31 ans) Vie longue
(période supérieure à 31 ans)
Très faible activité (TFA) Traitement par décroissance radioactive Stockage en surface
Faible activité Stockage en surface Centre de stockage de l'Aube Stockage à faible profondeur (entre 15 et 200 m) à l'étude. Mise en service prévue en 2019
Moyenne activité Stockage profond (500 m) à l'étude. Mise en service prévue en 2025
Haute activité Stockage profond (500 m) à l'étude. Mise en service prévue en 2025
Les déchets à vie très courte (période de décroissance radioactive inférieure à 100 jours) et de faible activité spécifique sont gérés par décroissance : ils doivent être entreposés pendant un temps suffisant pour que l’activité devienne équivalente à celle du milieu naturel. Passé ce délai, et après contrôle, ils peuvent suivre la filière classique de traitement des déchets des hôpitaux et des laboratoires. Les déchets à période plus longue sont classés selon leur nature physico- chimique et vont bénéficier de traitements spécifiques adaptés aux risques qu’ils font courir à l’homme ou à son environnement (Cf. Tableau 2).
La gestion des déchets, c’est-à-dire les opérations de collecte, traitement et élimination, est un sujet complexe qui comporte de multiples aspects :
des aspects environnementaux : les déchets représentent, de par leur quantité et leur nature, une pression pour l’environnement. Pourtant, ils représentent également une possible source énergétique (production de chaleur, de biogaz...) que l’on commence seulement à exploiter ;
des aspects économiques liés aux coûts importants engendrés par leur collecte et leur traitement ;
des aspects sociaux et sanitaires : échaudées par différentes affaires sanitaires liées au fonctionnement d’anciens incinérateurs, les populations riveraines sont de plus en plus hostiles aux implantations d’installations de traitement, incinérateurs mais également centres de stockage des déchets.
En outre, la gestion des déchets n’est qu’un aspect du problème. La quantité de déchets que nous produisons est le résultat d’un mode de vie insoutenable à long terme. Nous devons adapter nos schémas de production et de consommation actuels afin de réduire le plus possible la pression que nous exerçons sur les ressources (non renouvelables) de la terre.
Dans le Morbihan, la situation est caractérisée par le manque de sites de traitement des déchets. Il n’y a pas d’installations de traitement pour les déchets dangereux et très peu d’installations pour les déchets non dangereux. Les déchets sont transportés vers des sites de traitement en dehors du département ce qui a des répercussions financières mais également environnementales car le transport se fait principalement par la route.
Agence de l'eau Loire Bretagne, 1998. Etude des filières boues des stations d'épuration urbaines dans le Morbihan. 76 p.
Conseil général du Morbihan, 2005. Réalisation d’enquêtes sur les déchets dans le Morbihan. ANTEA. 57 p.
Conseil général du Morbihan, 2006. Révision du PDEDMA du Morbihan : actualisation de la situation, analyse critique et synthèse. GIRUS. 152 p.
Conseil général du Morbihan, 2007. Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés du Morbihan. 93 p.
DDASS et DRASS de Bretagne, 2002. Plan régional d’élimination des déchets d’activité de soins en Bretagne. 84 p.
DDE Morbihan, 2002. Plan départemental de gestion des déchets de chantier du bâtiment et des travaux publics dans le département du Morbihan. 59 p.
Direction Départementale des Territoires et de la Mer, 2010. Schéma de référence des dragages du Morbihan. 89 p.
DRIRE, 2001. Panorama 2000 de l’Environnement Industriel en Bretagne. 111 p.
DRIRE, 2006. Panorama 2005-2006 de l’environnement industriel en Bretagne. 128 p.
DRIRE, 2008. Panorama 2007-2008 de l’environnement industriel en Bretagne. 121 p.
ODEM, 2007. Bilan déchets : la situation morbihannaise en 2005. 22 p.
ODEM, 2008. Bilan déchets : la situation morbihannaise en 2006.
ODEM, 2009. Bilan déchets : la situation morbihannaise en 2007. 42 p.
ODEM, 2010. Bilan déchets : la situation morbihannaise en 2008. 44 p.
ODEM, 2011. Bilan déchets : la situation morbihannaise en 2009. 42 p.
ORDB, 2002. Les collectes sélectives en Bretagne. 25 p.
Réseau Bretagne Environnement, 2004. Chiffres clés de l’environnement en Bretagne : Les chiffres des déchets. 9 p.
www.bretagne.sante.gouv.fr
www.bretagne.developpement-durable...
www.nosdechetsenquestions.fr