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Timestamp: 2018-12-15 00:52:03+00:00
Document Index: 325786368

Matched Legal Cases: ['art. 25', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 121', 'arrêt ', 'art. 410', 'arrêt ', 'art. 5', 'art. 3', 'art. 61', 'ATF ', 'art. 81', 'art. 108', 'art. 65']

6B_542/2018 26.06.2018
6B_542/2018
Ordonnance de non-entrée en matière (art. 25 de la Déclaration universelle des droits de l'homme etc.),
recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale, du 23 avril 2018 (301[PE18.003548-BDR]).
Par acte du 17 mai 2018, X.________ forme une " demande de révision " d'un arrêt rendu le 23 avril 2018 par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois.
La voie de la révision n'est ouverte au Tribunal fédéral que contre des arrêts du Tribunal fédéral lui-même (art. 121 ss LTF). Considérée sous cet angle, la demande de révision présentée par X.________, dirigée contre un arrêt cantonal, est irrecevable quant à son objet. L'intéressé n'invoque, par ailleurs, expressément aucun motif de révision au sens de l'art. 410 CPP. Il n'y a donc pas lieu de renvoyer l'écriture du 17 mai 2018 à la cour cantonale comme objet de sa compétence.
En revanche, malgré l'intitulé de l'écriture et la conclusion formelle tendant à la " révision ", on comprend que le recourant, qui n'est pas assisté, soulève dans son écriture des griefs de violation du droit fédéral et d'arbitraire dans la constatation des faits. Il convient dès lors d'examiner si son écriture est recevable comme recours en matière pénale.
L'arrêt du 23 avril 2018 rejette le recours formé par X.________ contre une ordonnance du 9 mars 2018 par laquelle le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale déposée par X.________ contre A.________, vice-présidente du Tribunal B.________. La loi vaudoise sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents (LRECA/VD; RS/VD 170.11), institue une responsabilité directe de l'Etat, exclusive de celle des agents (art. 5), au nombre desquels comptent les magistrats de l'ordre judiciaire (art. 3 ch. 5 LRECA/VD). Le canton de Vaud ayant fait usage de la faculté réservée à l'art. 61 al. 1 CO, le recourant ne disposerait que d'une prétention de droit public à faire valoir non pas contre l'auteur présumé, mais contre l'Etat. Pour le surplus, on ne discerne dans l'écriture du 17 mai 2018 aucun moyen qui puisse être compris comme un grief formel entièrement séparé du fond équivalant à un déni de justice formel (ATF 136 IV 29 consid. 1.9 et les références citées) et le recourant n'invoque non plus d'aucune manière la violation de son droit de porter plainte (art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF). Il ne démontre, partant, pas avoir la qualité pour recourir en matière pénale. Le recours est manifestement irrecevable, ce qu'il y a lieu de constater dans la procédure prévue par l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF.
Le recourant supporte les frais judiciaires, qui seront fixés en tenant compte de sa situation économique, qui n'apparaît pas favorable (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF).