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Timestamp: 2016-10-21 09:10:37+00:00
Document Index: 101515306

Matched Legal Cases: ['art. 125', 'art. 200', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 200', 'art. 205', 'art. 650', 'art. 205', 'art. 650', 'art. 650', 'ATF ', 'art. 651', 'art. 205', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 937', 'art. 650', 'art.181', 'art. 205', 'art. 205', 'art. 197', 'art. 197', 'art. 198', 'art. 200', 'art. 197', 'art. 198', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 209', 'art. 209', 'ATF ', 'art. 209', 'art. 105', 'art. 461', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 163', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68']

Arr�t du 17 f�vrier 2012
repr�sent�e par Me Catherine Jaccottet Tissot,
divorce (copropri�t� et r�gime matrimonial),
du 6 d�cembre 2010.
A.a A.________, n� en 1952, et dame A.________, n�e en 1956, se sont mari�s le 14 novembre 1986. Le couple a deux enfants, n�s respectivement en 1988 et 1990.
A.b L'�poux est ophtalmologue. Son revenu mensuel brut a �t� estim� � 28'000 fr. pour l'ann�e 2009, � 30'000 fr. en 2008 et 23'000 fr. pour les ann�es 2007 et 2006. Sa fortune imposable s'�levait � 1'161'429 fr. en 2008.
Apr�s avoir obtenu un dipl�me f�d�ral de m�decin en 1980, l'�pouse a travaill� jusqu'en 1986 comme m�decin assistant pour divers h�pitaux et polycliniques dans le but d'acqu�rir une formation de m�decin g�n�raliste FMH, puis, du 1er octobre 1986 au 30 septembre 1987, dans un h�pital psychiatrique en vue d'obtenir la formation de psychiatre-psychoth�rapeute FMH. Les d�placements g�n�r�s par le cursus professionnel de son mari et l'�ducation des enfants ne lui ont toutefois pas permis de poursuivre sa formation: elle a ainsi cess� de travailler d�s cette derni�re date. Sa fortune imposable atteignait 465'000 fr. en 2006, 444'000 fr. en 2007 et 354'070 fr. en 2008.
A.c Le 4 septembre 1997, les �poux A.________ ont acquis en copropri�t�, chacun pour moiti�, les immeubles nos 356 et 360 sis sur la commune de B.________. Une maison est �rig�e sur la parcelle no 356, d'une surface de 1785 m2, tandis que le bien-fonds no 360 constitue une place-jardin de 318 m2. Les immeubles ont �t� acquis pour un montant de 1'025'000 fr., financ� par l'�pouse � raison de 355'000 fr. et par la conclusion d'un pr�t hypoth�caire, d'un montant de 670'000 fr.
Lors de la liquidation du r�gime matrimonial des �poux, le bien-fonds no 356 a �t� estim� � 1'700'000 fr.; la dette hypoth�caire n'�tait pas amortie.
Par convention de mesures protectrices de l'union conjugale des 5 et 13 ao�t 2002, ratifi�e par le Pr�sident du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois, les parties ont convenu de vivre s�par�es, l'�poux s'engageant � verser, pour l'entretien de sa famille, une contribution d'entretien de 4'250 fr., tout en supportant en sus les charges fixes et r�guli�res de la villa, � l'exception des frais d'�lectricit� et de t�l�phone.
C.a A.________ a ouvert action en divorce le 18 juin 2004 devant le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-apr�s Tribunal d'arrondissement).
C.b Le 4 mars 2005, A.________ a introduit une requ�te de mesures provisionnelles devant le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement, concluant � ce que la pension pr�vue dans la convention de mesures protectrices soit ramen�e � 3'750 fr. d�s le 1er janvier 2004 et � 3'000 fr. d�s le 1er janvier 2005. Sa requ�te a �t� admise par ordonnance de mesures provisionnelles du 15 juin 2005.
Statuant sur appel de l'�pouse, le Tribunal d'arrondissement a fix� la contribution d'entretien � 4'000 fr. d�s le 1er f�vrier 2005, les charges fixes r�guli�res de la villa continuant � �tre support�es par le mari.
C.c Par jugement du 26 mai 2010, le Tribunal d'arrondissement a notamment prononc� le divorce des parties, fix� la contribution d'entretien � 4'000 fr. d�s jugement d�finitif et ex�cutoire pour une dur�e de vingt-quatre mois, puis � 2'500 fr. d�s lors et jusqu'au 30 juin 2017, pr�cisant en outre que le demandeur assumerait les charges relatives � la villa familiale jusqu'au 31 d�cembre 2010, charges qu'il a arr�t�es � 3'000 fr. par mois. Le tribunal a �galement d�clar� le mari d�biteur de son �pouse d'un montant de 95'316 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial et ordonn� au conservateur du registre foncier de Vevey d'inscrire l'�pouse en qualit� de seule et unique propri�taire de l'immeuble no 342 de la commune de B.________, sur lequel est �rig�e la villa familiale.
Statuant le 6 d�cembre 2010 sur recours de l'ex-�pouse et recours joint de l'ex-mari, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud a arr�t� la contribution d'entretien � un montant mensuel de 4'500 fr. jusqu'au 30 mai 2020 et rectifi� l'erreur de d�signation de la parcelle attribu�e en pleine propri�t�, le bien-fonds �tant immatricul� sous le no 356 et non 342. Il a confirm� le jugement attaqu� pour le surplus.
L'arr�t motiv� a �t� notifi� au conseil de l'�pouse le 26 avril 2011.
Le 26 mai 2011, dame A.________ exerce un recours en mati�re civile devant le Tribunal f�d�ral. Elle conclut � ce que son ex-mari soit condamn� � lui verser une contribution d'entretien d'un montant mensuel de 12'000 fr. jusqu'au 30 mai 2020 et r�clame que sa cr�ance de liquidation du r�gime matrimonial soit major�e, principalement � concurrence de "233'955 fr. + 441'180 fr.", subsidiairement � concurrence de 65'835 fr. La recourante conclut �galement � ce qu'ordre soit donn� au conservateur du registre foncier de Vevey de l'inscrire en qualit� de seule et unique propri�taire des biens-fonds nos 356 et 360. A l'appui de ses conclusions, elle invoque la fausse application de l'art. 125 al. 1 CC, une application excessivement rigoureuse de l'art. 200 al. 3 CC ainsi que la violation du principe de l'unit� du jugement de divorce.
L'intim� conclut au rejet du recours, tandis que la cour cantonale se r�f�re aux consid�rants de son arr�t.
Les parties ont chacune d�pos� des observations compl�mentaires.
L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), dans une contestation p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF). La recourante, qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'instance pr�c�dente, a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF); elle a en outre agi dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi, de sorte que son recours est en principe recevable.
2.1 Le Tribunal f�d�ral ne peut s'�carter des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente que si ceux-ci ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF) et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui soutient que les faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 134 IV 36 consid. 1.4.1; 133 II 249 consid. 1.2.2), doit satisfaire au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 III 393 consid. 6, 638 consid. 2; 133 II 249 consid. 1.4.2). Il ne saurait, d�s lors, se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de la juridiction cantonale, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision repose sur une application de la loi ou une appr�ciation des preuves manifestement insoutenables. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 et les arr�ts cit�s).
2.2 De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re d'appr�ciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en ce domaine aux autorit�s cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 104 Ia 381 consid. 9 p. 399 et les arr�ts cit�s). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a effectu�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables; encore faut-il que la d�cision en soit vici�e dans son r�sultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; cf. aussi ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254/255).
La recourante s'en prend avant tout au r�sultat de la liquidation du r�gime matrimonial en tant qu'elle concerne l'immeuble familial acquis en copropri�t�, pr�tendant que celui-ci appartiendrait � ses biens propres et que cette derni�re masse devrait en outre profiter de l'int�gralit� de la plus-value conjoncturelle prise par le bien immobilier depuis son acquisition. C'est sous cet angle uniquement que sera ainsi revue la liquidation du r�gime matrimonial des parties (consid. 5).
A l'instar du notaire commis � la liquidation du r�gime matrimonial, la Chambre des recours a proc�d� � ladite liquidation sans pr�alablement r�gler le partage de la maison familiale, acquise en copropri�t� par les parties. Ce partage a �t� effectu� au cours de la liquidation elle-m�me, l'instance cantonale cr�ditant les acqu�ts de chaque �poux d'un montant de 850'000 fr. (montant correspondant � la moiti� de la valeur estim�e de la maison au jour de la liquidation), tout en les grevant d'une dette d'un montant de 335'000 fr. chacun (montant �quivalant � la moiti� de la dette hypoth�caire). La juridiction a en effet retenu qu'� l'exception d'un avancement d'hoirie de 100'000 fr., la recourante n'avait pas d�montr� que les autres montants ayant servi au financement de l'immeuble d�tenu en copropri�t� avec son mari - � savoir une somme totale de 355'000 fr. - provenaient de ses biens propres. La note manuscrite, �tablie de la main de l'intim� et � laquelle la recourante se r�f�rait pour appuyer son affirmation ne permettait pas d'en d�duire que les montants qui y figuraient constituaient des biens propres; la pr�somption de l'art. 200 al. 3 CC ne pouvait en outre �tre renvers�e en se r�f�rant � sa fortune au moment du mariage, au fait qu'elle n'avait plus travaill� depuis le mois de septembre 1987 ou encore aux comptes sur lesquels les fonds en cause avaient �t� pr�lev�s. Ayant ainsi principalement �t� financ�e par les fonds pr�sum�s acqu�ts, la part de la recourante sur l'immeuble devait �tre consid�r�e comme un acqu�t.
Cette mani�re de proc�der n'est pas conforme au droit f�d�ral et � la jurisprudence y relative.
5.1.1 En cas de divorce, le partage d'un bien en copropri�t�, comme aussi le r�glement des autres rapports juridiques sp�ciaux existant entre les �poux, doit �tre effectu� avant de passer � la liquidation du r�gime matrimonial selon les art. 205 ss CC (arr�ts 5C.87/2003 du 19 juin 2003 consid. 4.1; 5A_87/2010 du 5 mai 2010 consid. 3.1 et la r�f�rence). Si la liquidation du r�gime matrimonial n'impose pas n�cessairement le partage de la copropri�t�, les �poux saisiront toutefois en g�n�ral cette occasion pour y proc�der (arr�t 5C.87/2003 pr�cit� consid. 4.1).
Le partage de la copropri�t� est r�gi par les r�gles ordinaires des art. 650 et 651 CC, auxquelles s'ajoute le mode de partage pr�vu par l'art. 205 al. 2 CC. Chacun des copropri�taires a le droit d'exiger le partage, � moins qu'il ne soit tenu de demeurer dans l'indivision en vertu d'un acte juridique, par suite de la constitution d'une propri�t� par �tages ou en raison de l'affectation de la chose � un but durable (art. 650 al. 1 CC) ou parce que le partage interviendrait en temps inopportun (art. 650 al. 3 CC). Selon la jurisprudence, en cas de divorce, le partage n'intervient en r�gle g�n�rale pas en temps inopportun et la condition du but durable n'est plus r�alis�e (ATF 119 II 197 consid. 2 et les r�f�rences cit�es). Si les copropri�taires ne s'entendent pas sur le mode de partage, le juge ordonne le partage en nature ou la vente aux ench�res publiques ou entre les copropri�taires (art. 651 al. 2 CC), ou attribue le bien enti�rement � celui des �poux qui justifie d'un int�r�t pr�pond�rant, � charge pour lui de d�sint�resser son conjoint (art. 205 al. 2 CC).
5.1.2 Lorsqu'il attribue l'immeuble � l'un des �poux, le juge fixe l'indemnit� due � l'autre en se fondant sur la valeur v�nale (arr�t 5A_600/2010 du 5 janvier 2011 consid. 4.1 publi� in FamPra.ch 2011 p. 417; pour la propri�t� commune: arr�t 5A_283/2011 du 29 ao�t 2011 consid. 2 publi� in FamPra.ch 2011 p. 965) ainsi que sur les r�gles de la copropri�t�. Si les �poux sont inscrits comme copropri�taires au registre foncier, ils sont pr�sum�s avoir acquis l'immeuble en copropri�t� d�s lors que les faits dont les inscriptions au registre foncier attestent l'existence b�n�ficient de la valeur probante accrue d�coulant de l'art. 9 CC (ATF 122 III 150 consid. 2b; arr�t 5A_28/2009 du 5 f�vrier 2010 consid. 4.2.1 publi� in FamPra.ch 2010 p. 420). Le droit inscrit existant en vertu de la pr�somption r�fragable de l'art. 937 al. 1 CC, il appartient d�s lors � celui qui conteste la copropri�t� de la personne inscrite d'�tablir l'invalidit� du titre d'acquisition (cf. arr�t 5A_28/2009 pr�cit� consid. 4.2.1).
5.1.3 Au vu des consid�rations qui pr�c�dent, la cour cantonale a viol� le droit f�d�ral en omettant de proc�der d'abord � la liquidation de l'immeuble selon les r�gles �tablies par les art. 650 s. et 205 al. 2 CC. Il convient d�s lors de partager la copropri�t� selon ces derni�res dispositions.
5.1.4 En l'esp�ce, l'immeuble a �t� achet� en copropri�t� par les �poux en 1997 pour le prix de 1'025'000 fr. Il a �t� financ� � raison de 355'000 fr. par l'�pouse et � raison de 670'0000 fr. par un pr�t hypoth�caire. Les �poux ont �t� inscrits au registre foncier comme copropri�taires � raison de la moiti� chacun. Il faut ainsi en d�duire qu'ils ont l'un et l'autre voulu �tre copropri�taires et partager entre eux la plus-value, sans �gard au financement. Si l'ex-�pouse pr�tend implicitement le contraire en r�clamant l'int�gralit� de la plus-value conjoncturelle prise par le bien immobilier depuis son acquisition, il lui appartenait de l'�tablir en prouvant la nullit� du contrat de vente � la base de l'inscription ou de d�montrer l'existence d'une convention interne entre les conjoints en vertu de laquelle ils n'entendaient �tre copropri�taires qu'� l'�gard des tiers, le mari reconnaissant que son �pouse �tait seule propri�taire. Or, la recourante n'�tablit rien de tel, la r�partition initiale du financement ne permettant pas de parvenir � une telle conclusion.
L'immeuble est ainsi attribu� � l'�pouse � la valeur de 1'700'000 fr. Dans la mesure o� elle a financ� l'acquisition de l'immeuble � hauteur de 355'000 fr. - fait que l'intim� ne conteste pas -, elle doit � son conjoint la somme de 337'500 fr. ([1'700'000 fr. - 670'000 fr. (dette hypoth�caire) - 355'000 fr. ] / 2).
5.2 Une fois la copropri�t� liquid�e, il convient ensuite d'int�grer le r�sultat du partage de la copropri�t� dans les diff�rentes masses des �poux, soumis au r�gime de la participation aux acqu�ts (art.181 CC; cf. HAUSHEER/REUSSER/GEISER, Berner Kommentar, 1992, n. 65 ad art. 205 CC). Il faut donc d�terminer � quelle(s) masse(s) de l'�pouse doivent �tre int�gr�s l'immeuble et l'indemnit� due � son conjoint selon l'art. 205 al. 2 CC, de m�me qu'� quelle masse du mari cette derni�re cr�ance doit �tre rattach�e. Cela fait, il s'agira d'�tablir le b�n�fice des masses d'acqu�ts de chaque �poux pour ensuite liquider le r�gime matrimonial (REGINA AEBI-M�LLER, G�terrechtliche Auseinandersetzung einer "einfachen Gesellschaft", Digitaler Rechtsprechungs-Kommentar, Push-Service Entscheide, 5 octobre 2011, n. 8).
5.2.1 Les ex-conjoints divergent � propos de la masse � laquelle il convient d'attribuer la maison, d�sormais propri�t� de l'ex-�pouse. Alors que l'intim�, � l'instar de la cour cantonale, soutient que la pr�somption d'acqu�ts s'applique, la recourante affirme que, dans la mesure o� sa participation � l'acquisition de l'immeuble litigieux proviendrait exclusivement de ses biens propres, celui-ci appartiendrait � cette derni�re masse. Elle appuie ses affirmations en se r�f�rant � une note manuscrite de son ex-mari d�j� produite en instance cantonale, en observant n'avoir exerc� qu'une activit� professionnelle tr�s limit�e durant son mariage tout en ayant subi parall�lement une diminution de ses valeurs mobili�res d'un montant de 394'456 fr. 75 et en pr�cisant que cette derni�re perte de valeur, presque identique � celle des fonds propres investis dans l'immeuble, serait au demeurant proche, temporellement, de l'acquisition du bien immobilier.
5.2.2 Selon l'art. 197 al. 1 CC, sont acqu�ts les biens acquis par un �poux � titre on�reux pendant le r�gime. Il s'agit non seulement des biens �num�r�s � titre exemplatif � l'al. 2 ch. 1 � 5 de l'art. 197 CC, mais de tous les biens qui, selon l'�num�ration exhaustive de l'art. 198 CC, ne sont pas des biens propres (art. 200 al. 3 CC).
Conform�ment � l'art. 197 al. 2 CC, les acqu�ts d'un �poux comprennent notamment le produit de son travail (ch. 1), les sommes vers�es par des institutions de pr�voyance en faveur du personnel ou par des institutions d'assurance ou de pr�voyance sociale (ch. 2), les dommages-int�r�ts dus � raison d'une incapacit� de travail (ch. 3), les revenus de ses biens propres (ch. 4) et les biens acquis en remploi de ses acqu�ts (ch. 5). Sont en revanche biens propres de par la loi, selon l'art. 198 CC: les effets d'un �poux exclusivement affect�s � son usage personnel (ch. 1), les biens qui lui appartiennent au d�but du r�gime ou qui lui �choient ensuite par succession ou � quelque autre titre gratuit (ch. 2), les cr�ances en r�paration d'un tort moral (ch. 3) et les biens acquis en remploi des biens propres (ch. 4).
5.2.3 On ne peut en l'esp�ce suivre la cour cantonale lorsque celle-ci affirme que le montant investi par l'ex-�pouse, � savoir 355'000 fr., constituerait des acqu�ts � raison de 255'000 fr. Pendant la dur�e du mariage, la recourante a travaill� de mani�re particuli�rement limit�e: elle a en effet cess� toute activit� professionnelle en septembre 1987, soit un peu moins d'une ann�e apr�s la conclusion du mariage, et l'immeuble a �t� acquis en 1997. D�s lors que la recourante travaillait en vue d'acqu�rir une formation de psychiatre-psychoth�rapeute FMH, il est arbitraire de retenir qu'elle ait pu se constituer un capital d'acqu�t d'un montant de 255'000 fr. en l'espace de quelques mois. Les fonds investis ne peuvent en cons�quence provenir que de ses biens propres, �tant soulign� qu'� l'�poque du mariage, la fortune de la recourante se chiffrait � 776'645 fr.
5.2.4.1 Lorsque l'acquisition d'un immeuble est partiellement financ�e par la reprise ou la constitution d'une dette hypoth�caire, le bien entre par remploi dans la masse qui a fait la prestation au comptant (ATF 123 III 152 consid. 6 b/aa), cette masse �tant grev�e, sur le plan interne, de la dette hypoth�caire (ATF 132 III 145 consid. 2.3.2; 123 III 152 consid. 6b/aa). Une dette gr�ve en effet la masse avec laquelle elle est en rapport de connexit� (art. 209 al. 2 CC).
5.2.4.2 L'immeuble de l'�pouse a �t� financ� par ses biens propres (consid. 5.2.3) et la constitution d'une dette hypoth�caire. Le bien-fonds appartient ainsi � ses biens propres et le pr�t hypoth�caire doit �galement �tre rattach� � cette derni�re masse.
D�s lors que seuls les biens propres ont financ� le bien immobilier, la plus-value correspondant � la partie non rembours�e du pr�t hypoth�caire est enti�rement acquise � cette derni�re masse, les acqu�ts ne disposant � cet �gard d'aucune r�compense selon l'art. 209 al. 3 CC (ATF 123 III 152 consid. 6b/bb).
Ce sont enfin les biens propres de l'ex-�pouse qui assureront le versement de l'indemnit� �quitable due au mari suite au partage de la copropri�t�, selon le principe de connexit� �tabli par l'art. 209 al. 2 CC.
5.3 Compte tenu du raisonnement qui pr�c�de (consid. 5.1 et 5.2), il convient de renvoyer la cause � l'autorit� cantonale afin qu'elle proc�de � nouveau � la liquidation du r�gime matrimonial.
La recourante reproche encore aux juges cantonaux de ne pas avoir donn� ordre de l'inscrire en tant que propri�taire de la parcelle no 360, sise route ... � B.________.
6.1 La cour cantonale a relev� � ce propos que la recourante avait certes requis, dans ses d�terminations sur recours joint, que le dispositif du jugement soit rectifi� en ce sens qu'il mentionne �galement cette seconde parcelle. La juridiction a n�anmoins consid�r� que cette requ�te �tait tardive, estimant que la recourante visait en r�alit� � corriger les conclusions de son acte de recours en dehors du d�lai imparti pour d�poser celui-ci.
6.2 La recourante all�gue que ladite parcelle constitue une place-jardin, attenante au bien-fonds sur lequel est situ�e la villa familiale, et qu'elle a �t� acquise en m�me temps que ce dernier, par le m�me acte de vente. Les diff�rentes instances cantonales avaient manifestement omis de la prendre en consid�ration, si bien que, conform�ment au dispositif du jugement attaqu�, elle demeurerait ainsi en copropri�t�. Sauf � violer le principe de l'unit� du jugement de divorce, il convenait d�s lors de rectifier cet oubli manifeste ou de compl�ter d'office les constatations de fait cantonales conform�ment � l'art. 105 al. 2 LTF.
6.3 Contrairement � ce que para�t penser la recourante, la prise en compte de l'immeuble no 360 ne peut �tre obtenue moyennant une demande de "rectification". Cette derni�re parcelle n'a certes fait l'objet d'aucun examen par les instances cantonales successives; en en sollicitant l'attribution dans ses d�terminations sur recours joint, la recourante a pris n�anmoins une conclusion tardive, formul�e au-del� de l'expiration du d�lai de recours (JEAN-FRAN�OIS POUDRET/JACQUES HALDY/DENIS TAPPY, Proc�dure civile vaudoise, 3e �d. 2002, n. 2 ad art. 461 aCPC/VD [loi applicable devant l'instance cantonale]). Cette derni�re parcelle, d'une surface de 318 m2, doit par cons�quent �tre maintenue en copropri�t� des ex-�poux.
La recourante r�clame ensuite une contribution d'entretien d'un montant de 12'000 fr., se plaignant de la violation de l'art. 125 CC.
7.1 Pour fixer le montant de la contribution d'entretien de l'�pouse, la cour cantonale s'est fond�e sur la m�thode des d�penses effectives. Constatant que la recourante n'avait pas �tabli le niveau de vie des parties durant la vie commune alors que cette preuve lui incombait, les juges cantonaux ont arr�t� son entretien convenable � 7'000 fr. en se r�f�rant � la contribution d'entretien fix�e par l'arr�t rendu sur appel le 10 f�vrier 2006 dans le cadre de la proc�dure de mesures provisionnelles (contribution d'entretien de 4'000 fr. + charges fixes et r�guli�res de la maison familiale), puis au jugement de premi�re instance arr�tant ces derni�res charges � 3'000 fr. Ils ont ensuite renonc� � lui imputer un revenu hypoth�tique, remarquant que les circonstances (�ge de l'int�ress�e, son inactivit� professionnelle durant vingt-trois ans, l'�chec de ses tentatives de r�insertion, son �tat de sant�) et les conditions du march� de l'emploi rendaient sa r�insertion professionnelle inenvisageable. Ils ont en revanche consid�r� qu'il y avait lieu de retenir que sa fortune, estim�e � 1'774'218 fr. � l'issue de la liquidation du r�gime matrimonial, pouvait lui rapporter un revenu mensuel de l'ordre de 2'500 fr. Si cette fortune �tait certes essentiellement constitu�e de l'immeuble familial, la recourante ne pouvait toutefois pr�tendre � un entretien couvrant l'occupation, par sa seule personne, d'une maison de 240 m2. D�duisant ainsi les revenus de la fortune du montant de l'entretien convenable, la Chambre des recours a chiffr� la contribution d'entretien � 4'500 fr. par mois.
7.2.1 La recourante admet la mesure de l'entretien convenable arr�t�e par les juges cantonaux, soit le montant mensuel de 7'000 fr. Elle conteste toutefois que sa fortune lui rapporte un revenu de l'ordre de 2'500 fr. par mois, consid�rant qu'aucune donn�e tangible ne viendrait corroborer cette assertion. De m�me, elle critique le raisonnement cantonal selon lequel elle ne saurait pr�tendre demeurer dans la maison familiale. Elle rappelle � ce propos que les frais de logement font partie int�grante de l'entretien convenable et que les deux derniers domiciles de la famille auraient �t� des villas individuelles avec jardin. La contraindre � se contenter d'un logement plus modeste irait ainsi � l'encontre du principe du maintien du niveau de vie ant�rieur. Au demeurant, la mise en location de la villa familiale ne serait pas envisageable en tant qu'elle n�cessiterait d'importants travaux de remise en �tat qu'elle n'�tait pas en mesure d'assumer financi�rement.
7.2.2.1 Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Cette disposition concr�tise deux principes: d'une part, celui de l'ind�pendance �conomique des �poux apr�s le divorce, qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit d�sormais subvenir � ses propres besoins; d'autre part, celui de la solidarit�, qui implique que les �poux doivent supporter en commun non seulement les cons�quences de la r�partition des t�ches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC), mais �galement les d�savantages qui ont �t� occasionn�s � l'un d'eux par l'union et qui l'emp�chent de pourvoir � son entretien. Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 137 III 102 consid. 4.1 et les arr�ts cit�s).
7.2.2.2 Une contribution est due si le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�poux cr�direntier ("lebenspr�gend"). Si le mariage a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2) - il a eu, en r�gle g�n�rale, une influence concr�te. La jurisprudence retient �galement que, ind�pendamment de sa dur�e, un mariage influence concr�tement la situation des conjoints lorsque ceux-ci ont des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1). Un tel mariage ne donne toutefois pas automatiquement droit � une contribution d'entretien: selon la jurisprudence, le principe de l'autonomie prime le droit � l'entretien, ce qui se d�duit directement de l'art. 125 CC; un �poux ne peut pr�tendre � une pension que s'il n'est pas en mesure de pourvoir lui-m�me � son entretien convenable et si son conjoint dispose d'une capacit� contributive (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2).
7.2.3 Lorsqu'il s'agit de fixer la contribution � l'entretien d'un conjoint dont la situation financi�re a �t� concr�tement et durablement influenc�e par le mariage, l'art. 125 CC prescrit de proc�der en trois �tapes (ATF 137 III 102 consid. 4.2 et les r�f�rences cit�es).
7.2.3.1 La premi�re de ces �tapes consiste � d�terminer l'entretien convenable apr�s avoir constat� le niveau de vie des �poux pendant le mariage. Lorsque l'union conjugale a durablement marqu� de son empreinte la situation de l'�poux b�n�ficiaire, le principe est que le standard de vie choisi d'un commun accord doit �tre maintenu pour les deux parties dans la mesure o� leur situation financi�re le permet (ATF 132 III 593 consid. 3.2). Il s'agit de la limite sup�rieure de l'entretien convenable. Quand il n'est pas possible, en raison de l'augmentation des frais qu'entra�ne l'existence de deux m�nages s�par�s, de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier de l'entretien peut pr�tendre au m�me train de vie que le d�biteur de l'entretien (ATF 129 III 7 consid. 3.1.1). Enfin, ce n'est que lorsque le divorce est prononc� apr�s une longue s�paration, � savoir une dizaine d'ann�es, que la situation de l'�poux b�n�ficiaire durant cette p�riode est en principe d�terminante (ATF 132 III 598 consid. 9.3).
7.2.3.2 La deuxi�me �tape consiste � examiner dans quelle mesure chacun des �poux peut financer lui-m�me l'entretien arr�t� � l'�tape pr�c�dente du raisonnement. Un conjoint - y compris le cr�ancier de l'entretien (ATF 127 III 136 consid. 2c) - peut se voir imputer un revenu hypoth�tique (ATF 128 III 4 consid. 4a).
Le revenu de la fortune est pris en consid�ration au m�me titre que le revenu de l'activit� lucrative et, lorsque la fortune ne produit aucun ou qu'un faible rendement, il peut �tre tenu compte d'un revenu hypoth�tique (ATF 117 II 16 consid. 1b).
7.2.3.3 S'il n'est enfin pas possible ou que l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable et que son conjoint lui doit donc une contribution �quitable, il faut, dans un troisi�me temps, �valuer la capacit� contributive de celui-ci et arr�ter une contribution �quitable, fond�e sur le principe de la solidarit� (ATF 137 III 102 consid. 4.2.3 et la r�f�rence).
7.2.4 En l'esp�ce, l'arr�t attaqu� admet � juste titre que l'union conjugale a concr�tement influenc� la situation financi�re de la recourante. Le tribunal cantonal a ensuite fix� la contribution d'entretien en se fondant sur la m�thode des d�penses effectives et fix� l'entretien convenable de la recourante � 7'000 fr. par mois, montant que cette derni�re ne conteste pas.
Les juges cantonaux ont ensuite consid�r� que, si aucun revenu hypoth�tique ne pouvait �tre imput� � la recourante, sa fortune, estim�e � 1'774'218 fr. � l'issue de la liquidation du r�gime matrimonial, pouvait lui rapporter un revenu mensuel de 2'500 fr., en appliquant un taux annuel de 1,7 % ([2'500 fr. x 12] / 1'774'218 fr. x 100). Reconnaissants que la villa de B.________ repr�sentait certes une part importante de son patrimoine, ils ont n�anmoins consid�r� que la recourante ne saurait pr�tendre � un entretien couvrant l'occupation, par sa seule personne, d'une maison de 240 m2. Ils lui ont d�s lors imput� un revenu de 2'500 fr. � titre hypoth�tique et condamn� ainsi son ex-�poux, dont le salaire mensuel se chiffre � 28'000 fr., � contribuer � son entretien � raison de 4'500 fr.
La recourante ne critique pas le principe de l'imputation d'un revenu hypoth�tique � sa fortune. En se limitant cependant � soutenir qu'aucune donn�e tangible ne viendrait corroborer le montant retenu par les juges cantonaux � ce titre, elle ne s'en prend pas efficacement � la d�cision attaqu�e, faute de d�montrer l'arbitraire du taux retenu par la cour cantonale (consid. 2.1 supra). Par ailleurs, en demeurant dans la maison familiale, la recourante entend en r�alit� profiter d'un montant mensuel de 9'500 fr. (4'000 fr. [pension] + 3'000 fr. [charges de la maison] + 2'500 fr. [revenu de sa fortune]), � savoir une somme sup�rieure � celle que les juges ont arr�t�e pour son entretien et qu'elle ne conteste pas.
7.2.5 Le montant de la fortune de l'ex-�pouse � l'issue de la liquidation du r�gime matrimonial �tant susceptible d'�tre modifi� en raison du renvoi li� � la liquidation du r�gime matrimonial (consid. 5.3), la cour cantonale devra � nouveau d�terminer le montant qui pourra lui �tre imput� � titre de revenu hypoth�tique.
7.2.6 Si la recourante admet que son entretien convenable se chiffre � 7'000 fr., elle r�clame n�anmoins une pension d'un montant de 12'000 fr., invoquant qu'elle ne serait pas en mesure de se constituer une pr�voyance convenable et que cette circonstance aurait d� �tre prise en compte, conform�ment � l'art. 125 al. 2 ch. 8 CC. Elle souligne que les avoirs de pr�voyance professionnelle de son ex-mari seraient modestes et soutient qu'il serait parfaitement en mesure, jusqu'� la cessation de son activit� professionnelle et compte tenu de ses revenus, de contribuer � la constitution d'une pr�voyance en sa faveur.
Par sa critique, la recourante tend en r�alit� � obtenir un financement anticip� de sa lacune de pr�voyance, gr�ce � l'augmentation des contributions d'entretien qu'elle percevra jusqu'� sa retraite. Une telle pr�tention est toutefois clairement exclue par la jurisprudence (ATF 132 III 593 consid. 7.3).
Il convient au demeurant de rappeler � la recourante que lorsque l'�poux, en tant qu'ind�pendant, n'a pas constitu� de deuxi�me pilier, l'�pargne priv�e vise essentiellement un but de pr�voyance (ATF 129 III 7 consid. 3.2). D�s lors qu'elle a re�u la moiti� de l'�pargne accumul�e par son ex-mari dans le cadre de la liquidation du r�gime de la participation aux acqu�ts - en sus de la moiti� des avoirs de deuxi�me pilier de ce dernier -, l'�galit� entre les ex-�poux a ainsi �t� garantie � cet �gard.
En d�finitive, le recours est partiellement admis, l'arr�t attaqu� annul� et la cause renvoy�e � l'instance cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants. Les frais judiciaires sont mis � la charge de la recourante � hauteur de 2'500 fr. et � celle de l'intim� � raison de 1'500 fr. (art. 66 al. 1 LTF), la recourante devant en outre verser � ce dernier une indemnit� de d�pens (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours est partiellement admis, l'arr�t attaqu� est annul� en tant qu'il condamne l'intim� � verser � la recourante une contribution d'entretien d'un montant de 4'500 fr. et qu'il confirme le jugement de premi�re instance quant au r�sultat de la liquidation du r�gime matrimonial (ch. V du jugement de premi�re instance), la cause �tant renvoy�e � la Chambre des recours pour nouvelle d�cision sur ces deux points.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 4'000 fr., sont mis pour 2'500 fr. � la charge de la recourante et pour 1'500 fr. � la charge de l'intim�.
Une indemnit� de 1'500 fr., � verser � l'intim� � titre de d�pens, est mise � la charge de la recourante.