Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/mycophenolate-mof-500mg-sdz-cpr-50-208311
Timestamp: 2019-07-22 01:50:24+00:00
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MYCOPHENOLATE/MOF 500MG SDZ CPR 50 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
MYCOPHENOLATE/MOF 500MG SDZ CPR 50
La mise en oeuvre et le suivi du traitement par Mycophénolate mofétil Sandoz doivent être effectués par des médecins spécialistes des transplantations ayant les compétences correspondantes.
La dose recommandée de mycophénolate mofétil est de 600 mg/m2 administrée par voie orale deux fois par jour (jusqu'à un maximum de 2 g par jour). Mycophénolate mofétil Sandoz ne doit être prescrit qu'aux patients dont la surface corporelle est supérieure à 1,5 m2, la posologie est de 1 g deux fois par jour (dose quotidienne de 2 g). Dans cette tranche d'âge, la fréquence des effets indésirables est plus élevée que chez les adultes (voir rubrique Effets indésirables). Une réduction temporaire de la dose ou une interruption de traitement peut s'avérer nécessaire et devra être mise en oeuvre en tenant compte des facteurs cliniques notamment de la sévérité de la réaction.
Dans des modèles expérimentaux le mycophénolate mofétil n'a fait preuve d'aucun effet oncogène. La dose la plus forte testée dans les études d'oncogenèse chez l'animal a conduit à une exposition systémique (ASC ou Cmax) 2 à 3 fois supérieure à celle observée chez des transplantés rénaux traités par mycophénolate mofétil à la dose de 2 g/jour et 1,3 à 2 fois supérieure à celle relevée chez les transplantés cardiaques traités par mycophénolate mofétil à la dose clinique recommandée de 3 g/jour.
Au cours d'études de tératogénèse chez le rat et le lapin, des résorptions et des malformations foetales se sont produites chez le rat à 6 mg/kg/jour (comprenant anophtalmie, agnathie et hydrocéphalie) et chez le lapin à 90 mg/kg/jour (comprenant malformations cardiovasculaires et rénales, telles que cordon ombilical ectopique ou rein ectopique, hernie ombilicale ou diaphragmatique), sans manifestations toxiques chez la mère. L'exposition systémique observée à ces doses est environ inférieure ou égale à la moitié de celle obtenue chez les transplantés rénaux traités à la dose recommandée de 2 g/jour et environ 0,3 fois celle obtenue chez les transplantés cardiaques traités à la dose recommandée de 3 g/jour (voir la rubrique Grossesse et allaitement).
Dans les études de toxicologie conduites avec le mycophénolate mofétil chez le rat, la souris, le chien et le singe, l'hématopoïèse et les organes lymphoïdes ont été principalement atteints. Ces effets sont apparus pour des taux sanguins identiques ou même inférieurs à ceux obtenus chez les transplantés rénaux après administration de la dose recommandée de 2 g/jour. Des effets sur le tube digestif ont été observés chez le chien pour des taux sanguins identiques ou même inférieurs à ceux obtenus chez l'homme à la dose recommandée. Des effets rénaux et digestifs correspondant à une déshydratation ont également été observés chez le singe à la dose la plus forte (taux sanguins équivalents ou supérieurs à ceux obtenus chez l'homme). Ce profil de toxicité du mycophénolate mofétil chez l'animal correspond aux effets indésirables observés au cours des essais cliniques. Les données de tolérance chez l'homme se trouvent confirmées (voir rubrique Effets indésirables).
Le mycophénolate mofétil ne doit pas être donné aux patients présentant une hypersensibilité au mycophénolate mofétil, à l'acide mycophénolique ou à l'un des excipients listé en rubrique Composition. Des réactions d'hypersensibilité au mycophénolate mofétil ont été observées (voir rubrique Effets indésirables) ;
Le mycophénolate mofétil ne doit pas être donné aux femmes en âge de procréer qui n'utilisent pas une méthode de contraception hautement efficace (voir rubrique Grossesse et allaitement) ;
Le traitement par mycophénolate mofétil ne doit pas être initié chez les femmes en âge de procréer, sans réaliser au préalable un test de grossesse permettant d'exclure une utilisation involontaire pendant la grossesse (voir rubrique Grossesse et allaitement) ;
Le mycophénolate mofétil ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en l'absence d'alternative thérapeutique appropriée afin de prévenir un rejet de greffe (voir rubrique Grossesse et allaitement) ;
Le mycophénolate mofétil ne doit pas être donné aux femmes qui allaitent (voir rubrique Grossesse et allaitement) ;
Le mycophénolate mofétil est contre indiqué chez les femmes en âge de procréer qui n'utilisent pas une contraception hautement efficace.
Etant donné le potentiel génotoxique et tératogène du mycophénolate mofétil, les femmes en âge de procréer doivent utiliser simultanément deux méthodes de contraception efficaces avant de commencer le traitement par le mycophénolate mofétil, durant le traitement et 6 semaines après l'arrêt du traitement ; à moins que l'abstinence soit la méthode de contraception choisie (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Il est recommandé aux hommes sexuellement actifs d'utiliser des préservatifs durant le traitement et durant au moins 90 jours après l'arrêt du traitement. L'utilisation de préservatifs s'applique à tous les hommes aptes à procréer ainsi qu'aux hommes vasectomisés, en raison d'un risque de passage dans le liquide séminal. De plus, il est recommandé aux partenaires féminines de ces patients, d'utiliser une méthode de contraception hautement efficace pendant le traitement et durant les 90 jours qui suivent la dernière prise de mycophénolate mofétil par le partenaire masculin.
Le mycophénolate mofétil est contre - indiqué durant la grossesse sauf en l'absence d'alternative thérapeutique appropriée pour prévenir un rejet de greffe. Le traitement ne doit pas être initié en l'absence de test de grossesse négatif afin d'éviter une utilisation involontaire pendant la grossesse (voir rubrique Contre-indications)
Les hommes et les femmes en âge de procréer doivent être avertis de l'augmentation des risques de fausse couche et de malformations congénitales en début de traitement et doivent être conseillés sur la prévention et la planification d'une grossesse.
Avant de débuter le traitement par mycophénolate mofétil, les femmes en âge de procréer doivent disposer d'un test de grossesse négatif afin d'éviter une exposition involontaire de l'embryon au mycophénolate. Deux tests de grossesse sanguins ou urinaires avec une sensibilité d'au moins 25 mIU/mL sont recommandés ; le second test devra être réalisé 8 à 10 jours après le premier et immédiatement avant de commencer le mycophénolate mofétil. Les tests de grossesse doivent être répétés si cela est jugé cliniquement pertinent (par exemple après une mauvaise observance de la contraception). Les résultats de tous les tests de grossesse doivent être discutés avec la patiente. Les patientes doivent être averties de la nécessité de consulter immédiatement leur médecin en cas de grossesse.
Le mycophénolate est un tératogène puissant qui augmente le risque d'avortements spontanés et de malformations congénitales en cas d'exposition pendant la grossesse ;
Des avortements spontanés ont été rapportés chez 45 à 49% des femmes enceintes exposées au mycophénolate mofétil, comparé au taux rapporté de 12 et 33% chez les patientes transplantées traitées par un immunosuppresseur autre que mycophénolate mofétil ;
Sur la base des données de la littérature, des malformations apparaissent dans 23% à 27% des naissances vivantes chez les femmes exposées au mycophénolate mofétil pendant la grossesse (comparé à 2% à 3% des naissances vivantes dans la population générale et environ 4% à 5% des naissances vivantes chez les patientes transplantées traitées par un immunosuppresseur autre que le mycophénolate mofétil),
Des malformations congénitales, incluant des cas rapportant des malformations multiples, ont été observées après commercialisation chez des enfants de patientes exposées au mycophénolate mofétil en association avec d'autres immunosuppresseurs durant la grossesse. Les malformations suivantes ont été le plus fréquemment rapportées : Anomalies de l'oreille (par exemple oreille moyenne / externe anormalement formée ou absente), atrésie du conduit auditif externe ;
Cardiopathies congénitales telle que communications inter auriculaire et interventriculaire,
Malformations faciales telles que fente labiale, fente palatine, micrognathie et hypertélorisme des orbites ;
Malformations des doigts (par exemple, polydactylie, syndactylie)
Agénésie septum pellucidum ;
On a montré que le mycophénolate mofétil était excrété dans le lait de rates allaitantes. On ignore si c'est également le cas chez l'être humain. Mycophénolate Mofétil Sandoz est contre-indiqué chez la femme allaitante du fait d'éventuelles réactions indésirables sévères chez l‘enfant allaité, (voir rubrique Contre-indications).
Les patients traités par des immunosuppresseurs, dont le mycophénolate mofétil, ont un risque accru d'infections opportunistes (bactérienne, fongique, virale et protozoaire), d'infections mortelles et de sepsis (voir rubrique Effets indésirables). Ces infections incluent des réactivations virales latentes, comme par exemple une réactivation d'hépatite B ou C et des infections causées par des polyomavirus (néphropathie associée au virus BK, leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée au virus JC). Des cas d'hépatites dues à une réactivation d'hépatite B ou C ont été rapportés chez des patients porteurs traités par immunosuppresseurs. Ces infections sont souvent liées au degré d'immunosuppression élevé et peuvent conduire à des affections graves ou fatales que les médecins doivent considérer dans le diagnostic différentiel des patients immunodéprimés ayant une altération de la fonction rénale ou des symptômes neurologiques.
Des cas d'hypogammaglobulinémie accompagnés d'infections récurrentes ont été rapportés chez des patients traités par le mycophénolate mofétil en association avec d'autres traitements immunosuppresseurs. Dans certains de ces cas, le remplacement du mycophénolate mofétil par un autre immunosuppresseur a entrainé une normalisation des niveaux d'IgG sériques. Le niveau d'immunoglobulines sériques doit être mesuré chez les patients sous mycophénolate mofétil qui développent des infections récurrentes. En cas d' hypogammaglobulinémie durable et cliniquement pertinente, une action clinique appropriée doit être considérée en tenant compte des effets cytostatiques puissants de l'acide mycophénolique sur les lymphocytes T et B.
Des cas de bronchectasie ont été publiés chez les adultes et les enfants ayant reçu du mycophénolate mofétil en association avec d'autres immunosuppresseurs. Dans certains de ces cas, le remplacement du mycophénolate mofétil par un autre immunosuppresseur a permis une amélioration des symptômes respiratoires. Le risque de bronchectasie peut être lié à une hypogammaglobulinémie ou à un effet direct sur le poumon. Des cas isolés de pathologies pulmonaires interstitielles et de fibroses pulmonaires, dont certains ont été fatals ont également été rapportés (voir rubrique Effets indésirables). Il est recommandé que les patients qui développent des symptômes pulmonaires persistants, tels que toux et dyspnée, soient examinés.
Chez les patients traités par mycophénolate mofétil, il convient de surveiller l'apparition d'une neutropénie, qui peut être liée au mycophénolate mofétil lui-même, aux médications concomitantes, à des infections virales, ou à une quelconque association de ces trois facteurs. Chez les patients traités par mycophénolate mofétil, la numération globulaire doit être contrôlée chaque semaine pendant le premier mois de traitement, deux fois par mois au cours des deuxième et troisième mois puis une fois par mois pendant le reste de la première année. Si une neutropénie apparaît (taux de neutrophiles <1,3 x 103/µl), il peut être approprié de suspendre ou d'interrompre le traitement. Des cas d'érythroblastopénie ont été rapportés chez des patients traités par mycophénolate mofétil en association avec d'autres traitements immunosuppresseurs. Le mécanisme par lequel le mycophénolate mofétil induit une érythroblastopénie n'est pas connu. L'érythroblastopénie peut se résoudre après diminution de la posologie ou arrêt du traitement par mycophénolate mofétil. Toute modification du traitement par mycophénolate mofétil doit être uniquement entreprise sous étroite surveillance chez les transplantés afin de limiter le risque de rejet du greffon (voir rubrique Effets indésirables).
Les patients traités par mycophénolate mofétil doivent être informés de la nécessité d'avertir immédiatement leur médecin devant tout signe d'infection, toute ecchymose inexpliquée, tout saignement ou tout autre symptôme de myélosuppression.
La modification d'un traitement comprenant des immunosuppresseurs doit être menée avec prudence. Certains immunosuppresseurs peuvent interfèrer avec la recirculation du cycle entéro-hépatique du MPA, c'est le cas de la ciclosporine, tandis que d'autres sont dépourvus de ce type d'effet, c'est le cas du sirolimus et du bélatacept. La modification d'un traitement comprenant des immunosuppresseurs peut ainsi entraîner des changements d'exposition au MPA. Les médicaments d'autres classes pouvant interférer avec le cycle entéro-hépatique du MPA, par exemple la cholestyramine, doivent être utilisés avec prudence car ils peuvent potentiellement diminuer la quantité de plasma et réduire l'efficacité de mycophénolate mofétil (voir également rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Les personnes âgées peuvent avoir un risque d'effets indésirables augmenté, notamment vis-à-vis des effets indésirables de type infection (dont les infections tissulaires invasives à cytomégalovirus, hémorragie gastro-intestinale et oedème pulmonaire, comparé aux individus plus jeunes (voir rubrique Effets indésirables).
Le mycophénolate est un tératogène puissant. Des avortements spontanés (taux de 45% à 49%) et des malformations congénitales (taux estimés de 23% à 27%) ont été rapportés après une exposition au mycophénolate mofétil pendant la grossesse. Par conséquent le mycophénolate mofétil est contre-indiqué pendant la grossesse, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique approprié e afin de prévenir le rejet de greffe. Les patients hommes et femmes en âge de procréer doivent avertis des risques et suivre les recommandations fournies en rubrique Grossesse et allaitement (par exemple, les méthodes de contraception, les tests de grossesse) avant, pendant et après le traitement par le mycophénolate mofétil. Les médecins doivent s'assurer que les patients hommes et femmes prenant du mycophénolate comprennent les risques de malformations pour l'enfant à naître, la nécessité d'une contraception efficace et la nécessité de consulter immédiatement leur médecin en cas de suspicion de grossesse.
Etant donné le potentiel génotoxique et tératogène du mycophénolate mofétil, les femmes en âge de procréer doivent utiliser simultanément deux méthodes de contraception efficaces avant de commencer le traitement par le mycophénolate mofétil, durant le traitement et 6 semaines après l'arrêt du traitement, à moins que l'abstinence soit la méthode de contraception choisie (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Il est recommandé aux hommes sexuellement actifs d'utiliser des préservatifs durant le traitement et durant au moins 90 jours après l'arrêt du traitement. L'utilisation de préservatifs s'applique à tous les hommes aptes à procréer ainsi qu'aux hommes vasectomisés, en raison d'un risque de passage dans le liquide séminal. De plus, il est recommandé aux partenaires féminines de ces patients, d'utiliser une méthode de contraception hautement efficace pendant le traitement et durant les 90 jours qui suivent la dernière prise de Mycophénolate Mofétil Sandoz par le partenaire masculin.
Des concentrations plasmatiques plus importantes d'aciclovir ont été observées lors de l'administration concomitante de mycophénolate mofétil et d'aciclovir comparativement à l'administration de l'aciclovir seul. Les modifications de la pharmacocinétique du MPAG (le glucoronide phénolique du MPA) ont été minimales (augmentation du MPAG de 8 %) et n‘ont pas été considérées comme cliniquement significatives. Etant donné que les concentrations plasmatiques du MPAG et d'aciclovir sont augmentées en cas d'insuffisance rénale, il se pourrait que le mycophénolate mofétil et l'aciclovir, ou ses prodrogues, comme par exemple, le valaciclovir, soient en compétition au niveau de la sécrétion tubulaire et que cela entraîne une augmentation supplémentaire de la concentration de ces deux substances ;
Une diminution de l'exposition au MPA a été observée lorsque des antiacides, tels que les hydroxydes de magnésium et d'aluminium et les IPP, incluant le lansoprazole et le pantoprazole, ont été administrés avec le mycophénolate mofétil. Lorsque l'on compare les taux de rejet de greffe ou les taux de perte du greffon entre les patients traités par mycophénolate mofétil prenant des IPP par rapport aux patients traités par mycophénolate mofétil ne prenant pas d'IPP, aucune différence significative n'a été observée. Ces données permettent d'extrapoler cette conclusion à tous les antiacides car la réduction de l'exposition au mycophénolate mofétil lorsqu'il est co-administré avec des hydroxydes de magnésium et d'aluminium est considérablement plus faible que lorsqu'il est co-administré avec les IPP ;
L'administration d'une dose unique de 1,5 g de mycophénolate mofétil à des sujets sains ayant préalablement reçu 4 g de cholestyramine trois fois par jour pendant 4 jours, a entraîné une diminution de 40 % de l'ASC du MPA (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). La prudence est conseillée lors de l'administration concomitante car l'efficacité du mycophénolate mofétil pourrait être diminuée ;
Médicaments interférant avec le cycle entérohépatique :
Aucune modification de la pharmacocinétique de la ciclosporine A par le mycophénolate mofétil n'a été observée. Par contre en cas d'arrêt d'un traitement concomitant par la ciclosporine, une augmentation d'environ 30% de l'ASC du MPA doit être attendue. La ciclosporine A interfère avec le cycle entéro hépatique du MPA, il en résult une diminution de l'exposition au MPA de 30 à 50% chez les patients transplantés rénaux traités par mycophénolate mofétil et ciclosporine A, comparés aux patients recevant des doses similaires de mycophénolate mofétil et sirolimus ou belatacept (voir aussi la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Inversement, des modifications de l'exposition au MPA sont attendues lorsque les patients sont traités par un immunosuppresseur qui n'interfère pas avec le cycle entéro-hépatique du MPA en remplacement de la ciclosporine A ;
L'administration concomitante de telmisartan et de mycophénolate mofétil entraîne une diminution des concentrations du MPA d'environ 30%. Le telmisartan modifie l'élimination de MPA en augmentant l'expression du PPAR gamma (récepteur gamma activé par les proliférateurs de peroxysomes) ce qui entraîne une augmentation de l'expression et de l'activité de l'UGT1A9. La comparaison des taux de rejet de greffe, des taux de perte du greffon ou des profils d'effets indésirables entre les patients sous mycophénolate mofétil seul ou en association avec telmisartan, n'a pas mis en évidence de conséquences cliniques liées à cette interaction pharmacocinétique ;
Du fait d'une part, des résultats d'une étude par administration d'une dose unique selon les posologies recommandées de mycophénolate oral et de ganciclovir par voie IV et d'autre part des effets connus de l'insuffisance rénale sur les paramètres pharmacocinétiques du mycophénolate mofétil (voir rubrique Posologie et mode d'administration) et du ganciclovir, on peut prévoir que l'administration simultanée de deux ces molécules (qui exercent une compétition au niveau de l'élimination tubulaire rénale) entraînera des augmentations des taux sanguins de MPAG et de ganciclovir. Aucune modification importante des paramètres pharmacocinétiques du MPA n'est prévisible et l'adaptation des doses de mycophénolate mofétil n'est pas nécessaire. Lorsque les patients traités simultanément par mycophénolate mofétil et ganciclovir ou ses prodrogues comme par exemple le valganciclovir, présentent une insuffisance rénale, ils doivent recevoir les doses recommandées de ganciclovir et doivent être soumis à une surveillance rigoureuse ;
La pharmacocinétique et la pharmacodynamique des contraceptifs oraux n'ont pas été modifiées lors de l'administration simultanée du mycophénolate mofétil (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques) ;
Une diminution de la Cmax et de l'ASC0-12h du MPA de 30 % et 25 % respectivement, a été observée lors de l'administration concomitante de mycophénolate mofétil et de sévélamer sans aucune conséquence clinique (c'est-à-dire rejet du greffon). Il est cependant recommandé d'administrer le mycophénolate mofétil au moins une heure avant ou trois heures après la prise de sévélamer afin de limiter l'impact sur l'absorption du MPA. Il n'y a pas de données concernant l'utilisation de mycophénolate mofétil avec des chélateurs du phosphate autres que le sévélamer ;
Des diminutions d'environ 50 % des concentrations de MPA résiduelles ont été rapportées chez des transplantés rénaux dans les jours qui suivent le début du traitement par ciprofloxacine orale ou par l'association amoxicilline-acide clavulanique. Cet effet tendait à diminuer avec l'utilisation continue de l'antibiotique et à cesser dans les jours suivants l'arrêt de l'antibiotique. Le changement de concentration résiduelle n'implique pas forcément de changements dans l'exposition globale au MPA. Donc, une modification de la posologie de mycophénolate mofétil ne devrait normalement pas être nécessaire en l'absence de signes cliniques de dysfonctionnement du greffon. Cependant, une surveillance médicale étroite doit être réalisée durant l'administration concomitante et peu après l'arrêt du traitement antibiotique ;
Chez les transplantés hépatiques recevant du mycophénolate mofétil et du tacrolimus, l'ASC et la Cmax du MPA, le métabolite actif du mycophénolate mofétil, n'ont pas été significativement affectées par l'administration concomitante de tacrolimus. Par contre une augmentation d'environ 20% de l'ASC du tacrolimus a été observée lors de l'administration de doses réitérées de mycophénolate mofétil (1,5 g deux fois par jour) chez des patients transplantés hépatiques recevant du tacrolimus. Cependant, chez les transplantés rénaux, la concentration en tacrolimus n'a pas semblé affectée par le mycophénolate mofétil (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ;
L'administration simultanée de probénécide et de mycophénolate mofétil chez le singe entraîne une augmentation d'un facteur 3 de l'ASC du MPAG plasmatique. D'autres substances connues pour être sécrétées dans les tubules rénaux peuvent donc entrer en compétition avec le MPAG, d'où une possible augmentation de la concentration plasmatique de MPAG ou de l'autre substance soumise à la sécrétion tubulaire ;
Vaccins à virus vivants :
Les vaccins à virus vivant ne doivent pas être administrés à des patients ayant une réponse immunitaire altérée. La réponse humorale aux autres vaccins peut être diminuée (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ;
Les études d'interactions ont uniquement été réalisées chez l'adulte.
Les principales réactions indésirables liées à l'administration de mycophénolate mofétil en association avec la ciclosporine et les corticoïdes sont: diarrhée, leucopénie, infections généralisées et vomissements. En outre, il apparaît que certaines infections surviennent avec une fréquence accrue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Réactions indésirables, probablement ou possiblement liés au mycophénolate mofétil rapportées chez des patients traités par mycophénolate mofétil associé à la ciclosporine et à la corticothérapie lors d'essais cliniques chez des transplantés rénaux, cardiaques et hépatiques.
Infections graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient, notamment méningite, endocardite, tuberculose et infections à mycobactéries atypiques. Des cas de néphropathie associée au virus BK, ainsi que des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée au virus JC ont été rapportés chez des patients traités par des immunosuppresseurs, dont le mycophénolate mofétil. Des agranulocytoses (≥ 1/1000 à <1/100) et des neutropénies ont été rapportées, par conséquent une surveillance régulière des patients prenant le mycophénolate mofétil est recommandée(voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Des cas isolés d'anémie aplasique et d'aplasie médullaire dont certains ont été d'évolution fatale ont été rapportés chez des patients traités par mycophénolate mofétil.
Grossesse, puerpérium et affections périnatales
Des cas d'avortements spontanés ont été rapportés chez des patientes exposées au mycophénolate mofétil, principalement au cours du premier trimestre, voir rubrique Grossesse et allaitement.
Des malformations congénitales ont été observées après commercialisation chez les enfants de patientes exposées au mycophénolate mofétil en association avec d'autres immunosuppresseurs voir rubrique Grossesse et allaitement.
Des cas de bronchectasie ont également été rapportés chez les enfants et les adultes (fréquence inconnue).
Des cas d'hypogammaglobulinémie ont été rapportés chez les patients recevant du mycophénolate mofétil en association avec d'autres immunosuppresseurs (fréquence inconnue).
Il est attendu qu'un surdosage par le mycophénolate mofétil puisse conduire à une immunosuppression excessive et augmente la sensibilité aux infections et à la myélosuppression (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Si une neutropénie apparaît, le traitement par mycophénolate mofétil sandoz doit être immédiatement interrompu ou la dose diminuée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).