Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19850709-1067083
Timestamp: 2016-10-24 05:29:24+00:00
Document Index: 167730839

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 5", "l'article 2", "l'article 26", "l'article 2", "l'article 2"]

SCHMID c. AUTRICHE
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Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement recevable ; partiellement irrecevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 10670/83Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1985-07-09;10670.83 Analyses : (Art. 5-3) DUREE DE LA DETENTION PROVISOIRE, (Art. 6) PROCEDURE PENALEParties : Demandeurs : SCHMIDDéfendeurs : AUTRICHETexte : APPLICATION/REQUÃTE NÂ° 10670/8 3 Manfred SCHMID v/AUSTRI A Manfred SCHMID c/AUTRICH E DECISION of 9 July 1985 on the admissibility of the application DÃCISION du 9 juillet 1985 sur la recevabilitÃ© de la requÃ¨t e
Article 5, paragraph 3 of the Convention : 7he guarantees which can be required for relense are not lintited to the deposit of a sum of monev . Arlic%2, paragraph 3 of Protocol No . 4 : Where a persort's release in arcordance trith Article 5 par(i. 3 is subject to guarantees which res trict freedom of movement . this interference can be regarded as necessarv for the preventiott of crime .
Article 5, paragraphe 3, dc la Convention : La garntuie qui peut Ãªtre exigÃ©e pour ln mi,se en libertÃ© rt'e.st pas lirnitÃ©e Ã une caution financiÃ¨re . Article 2, paragraphe 3, du Protocole N" 4 : Lorsque la ntise en libertÃ© d'une persorme . ronformÃ©nteru Ã l'article 5 par . 3, est subordonnÃ©e Ã des garamies restreignant la libertÃ© de mouvement, cette ingÃ©rence peut Ãªtre considÃ©rÃ©e contnte nÃ©ressaire Ã la prÃ©vention des infractions pÃ©rmles .
((ranÃ§ais : voir p . 197)
77te applirant w as susperted of rarious ojjences (irtcluding attentpted binckrnail and fraud and criminal defemtation). He uâ¢as arrested on I October 1982 and demined on renrand on the grounds that there was a danger that he would abscond aud tltat evidence would be suppressed . Afrer 29 December 1982 the danger of ab.sconding alorte was retained as the ground for detention .
As a resu/t ofa third set of proceedings, the app/icant was released on 13 April 1983 br the /ttttsbrttck Court of Appeal on condition : a) that he lived ar a specified address ; b) that he reported any change of address ; c) that he reported to the Court everv second week ; d) that he surrendered his passport and driving licence ; e) that he provided bail of 700,000 AS. Conditions a), b) . c) and d) tvere lifted bv decision of 12 June 1984 (condition d) as to the dricing licence but not the passpon) . THE LAW (Extract
. The applicant [furtherl alleges a breach of Article 2 of Protocol No . 4 to th e )2 Convention in that the continuing bail conditions, applied even after the applicant's release from detention and the decision of 12 June 1984 . prevented him from leaving the country and- because they involved denial of his travel papers, also prevented him from ntoving around within the country . Article 2 of Protocol No . 4 provides as follows : "I . Everyone lawfully within the territory of a State shall, within that territory, have the right to libeny of movement and freedom to choose his residence . 2 . Everyone shall be free to leave any country . including his own . 3 . No restrictions shall be placed on the exercise of these rights other than such as are in accordance with law and are necessary in a democratic society in the interests of national security or public safety, for the maintenance of 'ordre public', for the prevention of crime, for the protection of health or morals, or for the protection of the rights and freedoms of others . 4 . The rights set forth in paragraph I may also be subject, in particular areistu restrictions imposed in accordance with law and justified by the public interest in a democratic society . " Insofar as the applicant complains of the bail conditions he has not shown that he has exhausted domestic remedies in accordance with Article 26 of the Convention, as he has only submitted a copy of an appeal he claims was handed in, and not a copy of any decision thereon . However, even assuming that the applicant had exhausted domestic remedies, the Commission considers that the restrictions permitted by para . 3 of Article 2 of Protocol No . 4 must in the present case be read in conjunction with the final sentence of para . 3 of Article 5 of the Convention . The applicant was released pending trial and "guarantees to appear for trial" were imposed . The Commission considers thai there is no reason why those guarantees should be limited to monetary security . It further considers that in the circumstances the bai l
requirements, insofar as they restricted the applicant's choice of residence and his freedoni to move within the country and abroad, were "in accordance with law and . . . necessary in a democratic society . . . for the prevention of crime . . ." . They were thus covered by para . 3 of Article 2 of Protocol No . 4 . It follows that this part of the application must be regarded as being manifestly ill-founded within the meaning of Article 27 para . 2 of (he Convention .
RÃ©sumÃ© des faits pertinents Soup{onnÃ© de plusieurs infractions ( notanvnent teniative de chantage et d'escroquerie, diffamarion grave, etc . . .), le requÃ©rant fut arrÃªtÃ© le /"octobre 1982 puis maintenu en dÃ©tention au motif qu'il existait un danger de fuire et de suppression de preuves . DÃ¨s le 29 dÃ©cembre 1982 seul le danger de fuite fiu retetm comme motif de la dÃ©tention . A la suite de sa troisiÃ¨rne demande, le requÃ©rant fut mis en (ibenÃ© le 13 avril /983 par la cour d'appel d'Innsbruck sous les conditions suivantes :
a) rÃ©sidence fixe ; b) obligation d'annoncer tout changemeni de rÃ©sidence ; c) ob(igatiott de se prÃ©senter au greffe tous les quinze jours ; d) dÃ©pÃ´t de son passepon et de son pennis de conduire ;
e) dÃ©pÃ´t de garantie de 700.000 AS. Lrs conditions mentionnÃ©es sous a), b), c) et d) ci-dessus (cette derniÃ¨re en ce qui concerne le pennis de conduire .seulement . mais non le passepon) furent fevÃ©es par dÃ©cision du 12 juin 1984. (lRADUCTION) EN DROIT (Extrait ) 2 . Le requÃ©rant allÃ¨gue [en outre] une violation de l'article 2 du Protocole NÂ° 4 Ã la Convention, en ce que, d'une part . le maintien des conditions de sa mise en libertÃ©, appliquÃ©es mÃªme aprÃ¨s son Ã©largissement, et la dÃ©cision du 12juin 19841'ont empÃªchÃ© de quitter le pays et d'autre part, ces conditions impliquant refus de ses titres de voyage l'ont empÃ©chÃ© Ã©galement de se dÃ©placer dans le pays . L'article 2 du Protocole NÂ° 4 est ainsi libellÃ© : Â« I . Quiconque se trouve rÃ©guliÃ¨rement sur le territoire d'un Etat a le droit d'y circuler librement et d'y choisir librentent sa rÃ©sidence . 197
2 . Toute personne est libre de quitter n'importe quel pays, y compris le sien . 3 . L'exercice de ces droits ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui . prÃ©vues par la loi, constituent des mesures nÃ©cessaires, dans une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique, Ã la sÃ©curitÃ© nationale, Ã la sÃ»retÃ© publique, au maintien de l'ordre public, Ã la prÃ©vention des infractions pÃ©nales, Ã la protection de la santÃ© ou de la morale, ou Ã la protection des droits et libertÃ©s d'autrui . 4 . Les droits reconnus au paragraphe 1Â°' peuvent Ã©galement, dans cenaines zones dÃ©terminÃ©es, faire l'objet de restrictions qui, prÃ©vues par la loi, sont justifiÃ©es par l'intÃ©r@t public dans une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique . -
Dans la mesure oÃ¹ le requÃ©rant se plaint des conditions de sa mise en libenÃ©, il n'a pas montrÃ© qu'il avait Ã©puisÃ© les voies de recours internes comme le prescrit l'article 26 de la Convention : il a seulement produit copie d'un appel qu'il prÃ©tend avoir interjetÃ©, mais non copie de la dÃ©cision rendue sur cet appel . Cependant, Ã supposer mÃ©me que le requÃ©rant ait Ã©puisÃ© les voies de recours internes, la Commission estime que les restrictions autorisÃ©es par l'article 2 par . 3 du Protocole NÂ° 4 doivent en l'espÃ¨ce Ã¨tre lues en liaison avec la demiÃ¨re phrase du paragraphe 3 de l'anicle 5 de la Convention . Le requÃ©rant a Ã©tÃ© libÃ©rÃ© pendant la procÃ©dure et cette mise en libenÃ© a Ã©tÃ© subordonnÃ©e Ã â¢une garantie assurant la comparution de l'intÃ©ressÃ© Ã l'audience Â» . La Contmission estime qu'il n'y a pas de raison de limiter ces garanties Ã une caution en numÃ©raire . Elle estime en outre qu'en l'espÃ¨ce, les conditions de la ntise en libenÃ©, pour autant qu'elles limitaient la possibilitÃ© pour le requÃ©rant de choisir sa rÃ©sidence et la libenÃ© de circuler dans le pays et Ã l'Ã©tranger, Ã©taient â¢ prÃ©vues par la loi et . . . nÃ©cessaires dans une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique . . . Ã la prÃ©vention des infractions pÃ©nales . . . - . Elles Ã©taient donc couvenes par l'article 2 par . 3 du Protocole N" 4 . Il s'ensuit que la requÃªte doit @tre considÃ©rÃ©e sur ce point comme manifestement mal fondÃ©e au sens de l'anicle 27 par . 2 de la Convention .
198Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 09/07/1985Fonds documentaire : HUDOC Haut de page