Source: https://www.fichier-pdf.fr/2015/03/16/lettre-fevrier-2015/
Timestamp: 2020-08-11 17:03:17+00:00
Document Index: 63633180

Matched Legal Cases: ["l'article 30", "l'article 43", "l'article 43", "l'article 51", "l'article 1", "l'article 72", 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 1', 'art. 3', 'art. 4', 'art. 4', 'art. 5', 'art. 5', 'art. 5', 'art. 5', 'art. 6', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 9', 'art. 9', 'art. 9', 'art. 10', 'art. 11', 'art. 14', 'art. 17', 'art. 17', 'art. 19', 'art. 19', 'art. 19', 'art. 19', 'art. 19', 'art. 21', 'art. 23', 'art. 25', 'art. 27', 'art. 38', 'art. 38', 'art. 42', 'art. 46', 'art. 46', 'art. 46', 'art. 46', 'art. 46', 'art. 46', 'art. 49', 'art. 49', 'art. 55', 'art. 56', 'art. 56', 'art. 57', 'art. 49', 'arrêt ', "l'article 4", "l'article 61", "l'article 6", "l'article 36", "l'article 164", "l'article 164", "l'article 164", "l'article 31"]

Lettre février 2015 par Philippe Dupuy - Fichier PDF
Lettre février 2015 .pdf
Nom original: Lettre février 2015.pdfAuteur: Philippe Dupuy
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UNE INITIATIVE DU PRESIDENT DU SENAT
ENGAGEMENT REPUBLICAIN
ET SENTIMENT D’APPARTENANCE A LA NATION
Hommage aux victimes d’attentats terroristes et
condamnation par le Sénat des profanations dans un
Débats législatifs au Sénat
Proposition de loi constitutionnelle tendant à assurer
la représentation équilibrée des territoires
Projet de loi relatif à la transition énergétique pour la
Projet de loi dit « Macron »
Proposition de résolution européenne (règlement des
différends entre investisseurs et Etats dans les projets
d’accords commerciaux entre l’Union européenne, le
GROUPES D’ETUDES ET GROUPES D’AMITIE
OU PUBLIES AU JOURNAL OFFICIEL
Comme chaque mois maintenant, vous voudrez bien trouver ici ma lettre mensuelle.
D’importants débats ont eu lieu au Sénat ces dernières semaines, qu’il s’agisse de la réforme
territoriale, du projet de loi sur la transition énergétique, du commencement de l’examen du
projet de loi Macron.
M. Gérard LARCHER, président du Sénat a décidé de conduire une réflexion sur la manière de
renforcer le sentiment d’appartenance républicaine. J’adhère totalement à cette excellente
initiative qui s’impose particulièrement dans le contexte actuel. Vous pouvez participer à cette
réflexion, il me paraît indispensable que les Français de l’étranger s’y associent. Vous trouverez
ci-après quelques indications sur les moyens d’y participer.
J’ai été nommée vice-présidente de la commission spéciale chargée de l’examen du projet de
loi Macron. Attachée à la suppression de tous les obstacles qui freinent le développement de
nos entreprises et font obstacle à l’emploi, j’entends consacrer tout mon temps à travailler sur
ce texte, avec mes collègues sénateurs. Je serai évidemment particulièrement attentive aux
dispositions ayant des incidences sur la situation de nos compatriotes expatriés lorsqu’ils
séjournent en France. C’est le cas en matière de permis de conduire et de logement.
Ce mois nous a apporté une bonne nouvelle, le rejet du recours présenté par M. BANSARD
contre l’élection des six sénateurs représentant les Français établis hors de France.
Après cette décision, j’ai décidé de présenter ma démission de conseiller consulaire et de
membre de l’Assemblée des Français de l’étranger afin de permettre à deux femmes éminentes
d’accéder aux responsabilités électives : Danièle KEMP à l’Assemblée des Français de
l’étranger (AFE) et Laurence HURET au conseil consulaire de Singapour. Je suis heureuse de
transmettre ces deux mandats à deux femmes de terrain qui ont fait leur preuve. Je leur souhaite
à toutes deux tous mes vœux de succès dans leur importante mission au service de nos
compatriotes expatriés.
ENGAGEMENT REPUBLICAIN ET SENTIMENT D’APPARTENANCE A LA NATION
Engagement républicain et sentiment d’appartenance à
Le Président du Sénat, M. Gérard LARCHER a décidé de conduire une réflexion sur
l’engagement républicain et le sentiment d’appartenance à la Nation. Vous trouverez toutes les
informations relatives à cette question et les moyens de participer à cette initiative à l’adresse
suivante : http://blogs.senat.fr/engagement-republicain/
Voici le message du Président du Sénat sur cet engagement :
« Avons-nous encore la volonté de vivre ensemble en France en 2015 ?
« Cette question peut paraître provocante, mais doit être posée.
« À la suite des événements tragiques qu’a connus notre pays, j’ai accepté, à la demande du
Président de la République, de conduire une réflexion sur la manière de renforcer le sentiment
d’appartenance républicaine. Cette mission, je la mènerai dans le cadre de mes fonctions de
Président du Sénat, institution qui, par tradition, a toujours été le lieu du débat et de la liberté
« Si l’engagement républicain se traduit par une adhésion à des valeurs et à des symboles, il
repose avant tout sur un projet commun qui rassemble les citoyens au-delà de leurs différences
sociales, religieuses et ethniques. Nous devons nous interroger sur la place des
communautarismes dans la République et le sentiment d’appartenance à la nation.
« Il nous appartient, tous ensemble, de réfléchir, dès maintenant, aux multiples façons de
restaurer notre cohésion nationale, de nous approprier les valeurs républicaines, de nous
engager au service de la France et d’adhérer aux symboles de la République. Nous devons
repenser la manière de devenir citoyen français et de faire en sorte que les religions et les
grands mouvements de pensée contribuent à raffermir l’unité nationale.
« À travers cet espace de dialogue, chacune et chacun d’entre vous pourra s’exprimer en toute
liberté et enrichir de sa contribution cette vaste réflexion. »
Dans le cadre de cette réflexion, le Président LARCHER a entendu plusieurs personnalités :
 Lundi 2 mars, Alain FINKIELKRAUT, Philosophe.
 Jeudi 19 février, Marcel GAUCHET, Philosophe et historien, Directeur d’Études à
l’École des hautes études en sciences sociales.
 Vendredi 20 février, le philosophe Paul THIBAUD.
 Lundi 23 février 2015, le Président du Sénat, Gérard LARCHER s’est rendu à la Pitié
Salpêtrière à Paris, pour participer à une table ronde sur le Service Civique, en
compagnie de Martin HIRSCH, Directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux
de Paris (AP-HP).
Le 13 février 2015, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur le recours contre les
élections des six sénateurs représentant les Français établis hors de France déposé par M.
BANSARD le 3 octobre 2014. Tous les arguments du requérant ont été rejetés.
M. BANSARD avait soulevé deux types de griefs :
 L’un concernant le remplacement d’un délégué consulaire : lorsqu’un délégué
démissionne avant le scrutin, son suivant de liste devient de plein droit délégué
consulaire. La loi n’imposant aucune forme de démission, il suffit que sa volonté ait été
exprimée « sans ambiguïté ». Ce qui était le cas, en l’espèce. Le Conseil constitutionnel
a considéré comme valable la démission exprimée par une conversation téléphonique
au poste consulaire, confirmée par un courriel.
 Le deuxième grief concernait le vote par anticipation : des bulletins de vote émis par
anticipation n’avaient pu être acheminés à temps au bureau de vote, en raison de
difficultés matérielles d'acheminement du courrier pendant la période en cause.
L’administration peut, dans ces circonstances, proposer aux électeurs concernés de voter
par procuration. La circonstance que n’aient pu être complètement observées les
formalités d’établissement et d’acheminement de ces votes a été considérée, en l’espèce,
sans incidence sur les résultats du scrutin dès lors qu’elles n’ont pas eu pour effet de
modifier le sens des suffrages ainsi exprimés ou n'ont pas été de nature à affecter le sens
du suffrage et la sincérité du scrutin.
Le Conseil constitutionnel a été saisi par M. Jean-Pierre BANSARD, demeurant à Paris
(75008), d'une requête enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel le 3 octobre
2014 et tendant à l'annulation des opérations électorales auxquelles il a été procédé le 28
septembre 2014, pour l'élection des sénateurs représentant les Français établis hors de France
pour la désignation de six sénateurs.
Vu la loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de
Vu le décret n° 2014-290 du 4 mars 2014 portant dispositions électorales relatives à la
représentation des Français établis hors de France ;
Vu le décret n° 2014-533 du 26 mai 2014 portant convocation du collège électoral pour
l'élection des sénateurs représentant les Français établis hors de France ;
Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le
contentieux de l'élection des députés et des sénateurs ;
Vu le mémoire présenté par M. Robert DEL PICCHIA, sénateur, enregistré comme ci-dessus
le 5 novembre 2014 ;
Vu le mémoire présenté pour M. Christophe-André FRASSA, sénateur, par la SCP Lyon-Caen
et Thiriez, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, enregistré comme ci-dessus le 7
Vu les observations présentées par le ministre de l'intérieur, enregistrées comme ci-dessus le 10
1. Considérant qu'aux termes de l'article 30 de la loi du 22 juillet 2013 susvisée : « Les
démissions des conseillers consulaires sont adressées à l'ambassadeur ou au chef de poste
consulaire du chef-lieu de la circonscription électorale. La démission est définitive dès sa
réception par cette autorité, qui en informe immédiatement le ministre des affaires étrangères
»; qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article 43 de cette même loi : « Le candidat venant sur
une liste immédiatement après le dernier délégué consulaire élu est appelé à remplacer, jusqu'au
prochain renouvellement général, le délégué consulaire élu sur cette liste dont le siège devient
vacant pour quelque cause que ce soit, autre que l'annulation des opérations électorales » ;
2. Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. CHADELAS, délégué consulaire de
Belgique, a fait part au chef de poste consulaire, par appel téléphonique confirmé par courrier
électronique en date du 30 mai 2014, de sa volonté de renoncer à son mandat de délégué
consulaire ; que la volonté de l'intéressé a ainsi été exprimée sans ambiguïté ; que, dans ces
circonstances, alors que la liste électorale n'avait pas été modifiée en conséquence, c'est à bon
droit que le bureau de vote a décidé de retirer le nom de M. CHADELAS de la liste électorale
pour y substituer celui de M. d'ESTIENNE d'ORVES en application des dispositions précitées
de l'article 43 de la loi du 22 juillet 2013 ;
3. Considérant qu'il résulte de l'instruction que les votes émis par anticipation le 20 septembre
2014 par quatre délégués consulaires de Francfort et quatre délégués consulaires de Sydney, en
application des dispositions de l'article 51 de la loi du 22 juillet 2013, n'ont pu parvenir dans les
délais requis au ministère des affaires étrangères en raison des difficultés matérielles
d'acheminement du courrier pendant la période en cause ; que, dans ces conditions, il a été
proposé aux huit électeurs dont il s'agit de voter par procuration dans les conditions prévues par
les dispositions des articles 52 et suivants du décret du 4 mars 2014 susvisé ; que les modalités
selon lesquelles ont été établies et acheminées lesdites procurations, qui se sont substituées aux
votes émis par anticipation, n'ont, dans les circonstances de l'espèce, pas eu pour effet de
modifier le sens des suffrages ainsi exprimés et n'ont pas davantage constitué une manœuvre
de nature à fausser les résultats du scrutin ;
4. Considérant enfin qu'il résulte de l'instruction que les modalités de transmission de la
procuration établie par un délégué consulaire de Séoul, mises en œuvre eu égard aux difficultés
liées aux délais d'acheminement de la procuration, n'ont pas été de nature à affecter le sens du
suffrage et la sincérité du scrutin ; que le grief tiré de ce que ces modalités de transmission
seraient de nature à entacher d'irrégularité le vote ainsi exprimé doit dès lors être écarté ;
5. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par M. BANSARD
doit être rejetée,
Article 2.- La présente décision sera notifiée au Président du Sénat et publiée au Journal officiel
Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 12 février 2015, où siégeaient : M.
Jean-Louis DEBRÉ, Président, Mmes Claire BAZY MALAURIE, Nicole BELLOUBET, MM.
Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Lionel JOSPIN et
Mme Nicole MAESTRACCI.
HOMMAGES RENDUS PAR LE SENAT AUX VICTIMES D’ATTENTATS TERRORISTES
Hommage aux victimes d’attentats terroristes
et condamnations par le Sénat
de profanations dans un cimetière juif
Dans sa séance du 16 février 2015, le Sénat a rendu hommage aux victimes d’attentats
terroristes au Danemark, en Egypte et a condamné les profanations de tombes dans un
cimetière juif dans le Bas-Rhin. Vous voudrez bien trouver ci-après l’intervention de Mme
Isabelle DEBRE, Vice-présidente du Sénat et présidente de séance.
De nouvelles mesures sont en préparation pour lutter contre le développement du terrorisme
sur les réseaux internet. Un projet de loi devrait nous être soumis prochainement.
Par ailleurs, la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre
le terrorisme commence à porter ses fruits. Plusieurs candidats au djihad ont été empêchés de
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------SENAT
Attentats au Danemark, assassinats en Égypte
et profanation de tombes dans un cimetière juif en France
Mme la présidente. Madame la ministre de l’écologie, du développement durable et de
l’énergie, mes chers collègues, un peu plus d’un mois après les attentats qui ont endeuillé notre
pays au début du mois de janvier, ces deux derniers jours ont été marqués, en France, en Europe
et dans le monde, par de nouveaux événements dramatiques. (Mme la ministre, ainsi que Mmes
et MM. les sénateurs se lèvent.)
Samedi, Copenhague a été le théâtre d’attentats qui ont fait deux morts et cinq blessés. Un
centre culturel où se tenait un débat sur le thème « Art, blasphème et liberté », puis une
synagogue ont été la cible d’un terroriste. Comme à Paris, étaient ainsi visés la liberté
d’expression, la communauté juive et, à travers elle, le vivre ensemble.
Dimanche, une vidéo a été diffusée par la branche libyenne de l’État islamique montrant
l’assassinat sauvage de vingt et un Égyptiens de confession chrétienne copte.
Au nom du Sénat tout entier, je souhaite, avec notre président Gérard Larcher, exprimer notre
solidarité et présenter nos plus sincères condoléances au peuple danois et au peuple égyptien
durement éprouvés.
Hier soir, enfin, nous avons appris avec consternation la profanation de centaines de tombes du
cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin. Cet acte constitue une attaque ignoble contre
les valeurs de la République, comme l’a souligné le président du Sénat, qui se recueillera sur
place demain matin aux côtés des autorités civiles et religieuses.
Ces trois événements tragiques nous rappellent la nécessité de combattre partout et sans relâche
l’intolérance, le racisme et l’antisémitisme et de ne pas transiger avec nos valeurs, parmi
lesquelles la liberté d’expression et la liberté de conscience. Ils nous rappellent également que
l’Europe et le monde doivent demeurer unis pour poursuivre la lutte contre le terrorisme et
contre une barbarie qui ne connaît pas de frontières.
DEBATS LEGISLATIFS AU SENAT
Les débats législatifs au Sénat ont porté essentiellement sur trois textes importants :
 la proposition de loi constitutionnelle tendant à assurer la représentation équilibrée des
 le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte ;
 la préparation du projet de loi dit « Loi Macron ».
Les autres textes discutés portent sur la modernisation du secteur de la presse, sur la métropole
de Lyon, la proposition de loi instituant une journée des morts pour la paix et la liberté
d’informer (rejetée) et le début de la discussion de la proposition de loi autorisant l'usage
contrôlé du cannabis, texte rejeté par la commission des affaires sociales.
tendant à assurer la représentation équilibrée des territoires
Le 3 février 2015, par 205 voix contre 140, sur 345 suffrages exprimés, le Sénat a adopté cette
proposition de loi constitutionnelle. Cette proposition de loi constitutionnelle a été déposée au
Sénat par Gérard LARCHER (UMP - Yvelines), président du Sénat, et Philippe BAS (UMP Manche), président de la commission des lois, le 19 décembre 2014.
Les auteurs de ce texte considèrent que "le principe d'égalité devant le suffrage ne saurait faire
obstacle à une meilleure représentation des territoires dans les assemblées locales, dans les
limites que le pouvoir constituant aura assignées au législateur". Ils souhaitent que le texte de
la Constitution soit précisé "afin de garantir l'égalité de suffrage tout en définissant les
conditions dans lesquelles la représentation équitable des territoires pourra désormais être
assurée par le législateur".
La proposition de loi constitutionnelle comporte deux articles :
L'article 1er complète l'article 1er de la Constitution - qui prévoit que l'organisation de la
République est décentralisée - en précisant que la République garantit dans ce cadre la
représentation équitable des territoires dans leur diversité.
L'article 2 détermine la portée de ce principe en complétant l'article 72 de la Constitution - qui
dispose que chaque collectivité s'administre librement par un conseil élu au suffrage universel
par deux nouveaux alinéas :
- le premier prévoit que, pour l'élection des organes délibérants des collectivités
territoriales et de leurs groupements, la représentation équitable des territoires est
assurée dans le respect de l'égalité devant le suffrage ;
- le second dispose que, dans la détermination du nombre des sièges et dans la fixation
des limites de circonscription électorales des collectivités territoriales, le pouvoir
législatif ou réglementaire ne peut en principe s'écarter de plus d'un tiers de la moyenne
de représentation constatée pour l'assemblée concernée.
Texte adopté par le Sénat le 3 février 2015
Art. 1er - Le premier alinéa de l’article 1er de la Constitution est complété par une phrase ainsi
Art. 2 - L’article 72 de la Constitution est ainsi modifié :
1° Au troisième alinéa, les mots « et disposent d’un pouvoir réglementaire pour l’exercice de
leurs compétences » sont supprimés.
« Les territoires d’élection des membres des conseils des collectivités territoriales et de leurs
groupements sont représentés équitablement dans le respect de l’égalité devant le suffrage.
« La population représentée par les élus de chaque territoire ne peut, sauf impératif d’intérêt
général, s’écarter de plus d’un tiers de la population moyenne représentée par les élus du
« Dans les conditions prévues par la loi, les collectivités territoriales disposent d’un pouvoir
réglementaire pour l’exercice de leurs compétences.
(Source : rapport de la commission n° 26 (2014-2015) de M. Ladislas PONIATOWSKI,
fait au nom de la commission des affaires économiques, déposé le 28 janvier 2015)
Après 9 jours de débats à compter du 10 février, soit plus de 64 heures, le Sénat a adopté, mardi
3 mars, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, par 182 voix
pour et 34 voix contre. Au total, 1000 amendements ont été déposés parmi lesquels 899 ont été
examinés en séance publique et 247 ont été adoptés. L’avenir de notre pays est directement
engagé par la transition énergétique dont devront bénéficier les jeunes générations. J’ai donc
attaché une grande importance à ce projet et co-signé avec de nombreux collègues de nombreux
amendements afin d’améliorer ce texte majeur.
La réalité du changement climatique est désormais sans équivoque. « Impérieuse nécessité »,
« ardente obligation », le coût de l'inaction sera bien plus élevé que celui de l'action. Au fil de
ses rapports, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)
démontre les effets dramatiques auxquels pourrait aboutir le réchauffement climatique dans les
prochaines décennies et appelle par conséquent à tout faire pour limiter l'élévation des
températures sous les 2°. À l'heure où la France s'apprête à accueillir, à la fin de l'année, la
prochaine Conférence des parties sur le climat (COP 21), notre pays doit être exemplaire en ce
domaine et telle est précisément l'ambition du projet de loi qui nous est présenté.
Les principes de la démarche sénatoriale
Pleinement conscient de l'urgence à agir pour lutter contre les dérèglements climatiques, et
malgré ses interrogations sur le financement des mesures proposées, le Sénat a opté pour une
démarche constructive consistant à conforter, à chaque fois que c'était possible, les
dispositions du projet de loi pour favoriser la rénovation thermique des bâtiments, soutenir les
énergies renouvelables ou lutter contre la précarité énergétique, tout en préservant la
compétitivité de notre économie. Il a également entendu défendre un modèle énergétique
équilibré fondé sur un socle fort d'électricité nucléaire, garant d'un mix énergétique à la
fois compétitif et décarboné. Ce faisant, il a été guidée par un principe cardinal : mettre notre
politique énergétique au service d'un modèle de croissance à la fois durable - économe en
ressources et protecteur de l'environnement - et riche en emplois.
Le Sénat a souhaité mettre en œuvre une diversification progressive et maîtrisée de notre mix
électrique en profitant, de façon pragmatique, de la fin de vie des centrales nucléaires existantes
pour viser, à terme, une réduction de la part du nucléaire à 50 % de la production d'électricité.
En complément, il a également relevé le plafonnement de la capacité de production nucléaire à
64,85 GW afin que la mise en service de l'EPR de Flamanville, ne se traduise pas, dès 2017,
par l'arrêt de deux réacteurs pour une puissance équivalente. En adoptant cette voie médiane, le
Sénat a cherché à s'extraire des querelles idéologiques pour préserver l'un des principaux atouts
de notre pays tout en rééquilibrant progressivement le mix électrique.
En réponse aux professionnels et aux associations de défense du patrimoine qui ont exprimé de
vives inquiétudes sur la mise en place d'une dérogation automatique à certaines règles
d'urbanisme pour encourager les particuliers à réaliser une isolation par l'extérieur, le Sénat a
choisi de redonner aux maires la possibilité d'accorder de telles dérogations. Il a également
souhaité ne pas imposer une technique particulière d'isolation lors d'un ravalement important
de la façade. Il a par ailleurs conforté les dispositions relatives à l'information des particuliers
en matière de travaux de rénovation énergétique.
Le Sénat n'est pas revenu sur l'économie générale des mesures proposées dont elle approuve la
philosophie, qu'il s'agisse de l'intégration progressive au marché via le complément de
rémunération, du regroupement des concessions hydroélectriques par vallée et de la création
des sociétés d'économie mixte hydroélectriques ou de l'élargissement des possibilités de
financement des projets et des sociétés de production.
Le Sénat a validé le dispositif de contrôle prévu par le texte tout en assouplissant la procédure
d'arrêt définitif et de démantèlement prévue pour les installations les plus complexes.
Compétitivité de nos industries électro-intensives
Afin de la rétablir, Le Sénat a décidé de porter la réduction des tarifs d'utilisation des réseaux
en leur faveur au niveau de celui mis en œuvre en Allemagne.
Gouvernance de la politique énergétique
Le Sénat a jugé que les outils proposés - stratégie bas-carbone et programmation pluriannuelle
de l'énergie - étaient pertinents et a en particulier souhaité que la spécificité du secteur agricole
soit reconnue, au travers notamment de l'exclusion du méthane entérique.
Evolution préoccupante de la contribution au service public de l'électricité (CSPE)
Pour la prendre en compte, le Sénat a décidé, sur la proposition de la commission des finances
saisie pour avis, que le Parlement se prononcera, chaque année, sur son évolution et que cette
contribution sera recentrée sur une finalité unique, le financement des énergies renouvelables,
afin d'en améliorer la maîtrise et la lisibilité.
Enfin, Le Sénat a conforté les dispositions du projet de loi en rendant effective l'interdiction des
rattrapages de consommation de gaz et d'électricité au-delà de quatorze mois et en étendant aux
bénéficiaires du chèque énergie l'impossibilité, déjà prévue pour les consommateurs éligibles
aux tarifs sociaux, de se voir imputer par les fournisseurs des frais liés à un rejet de paiement.
Consciente de l’enjeu que représente ce projet de loi pour les générations futures, j’ai cosigné
une cinquantaine d’amendements à ce projet de loi. Vous voudrez bien trouver ci-après la liste
de ces amendements, en suivant la nomenclature des divisions du projet de loi :
TITRE IER – Définir les objectifs communs pour réussir la transition énergétique,
renforcer l’indépendance énergétique, et la compétitivité économique de la France
Amendement n° 458 rect. bis présenté par M. Mandelli et 13 autres collègues
réintroduisant une disposition de la loi du 3 août 2009 (Grenelle I) relatif à l’obligation
de prendre en compte la production d’énergie renouvelable et de récupération distribuée
par un réseau de chaleur, dans les documents d’urbanisme, la réglementation thermique
des bâtiments et les labels de performance énergétique (art. 1er).
Amendement n° 693 rect. ter présenté par M. Husson et 11 autres collègues prévoyant
le doublement du fonds de soutien au développement de la production et de la
distribution de chaleur d'origine renouvelable d’ici 2017 (art. 1er).
Amendement n° 708 rect. présenté par M. Husson et 10 autres collègues prévoyant
l’élaboration par le Gouvernement, avant le 31 décembre 2015, un rapport détaillant les
conséquences, en termes de charges publiques, d’un objectif de réduction de la part du
nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 (art. additionnel après
l’art. 1er). Amendement adopté.
TITRE II – Mieux rénover les bâtiments pour économiser l’énergie,
Amendement n° 694 rect. présenté par M. Husson et 11 autres collègues prévoyant que
le régime de dérogations au PLU, au POS ou au PAZ pour la mise en œuvre d’une
isolation ne s’applique pas aux bâtiments ou parties de bâtiments dont la date
d’achèvement de la construction est antérieure au 1er janvier 1948, ni aux bâtiments
bénéficiant du label Patrimoine du XXe siècle ou à ceux protégés en application du 2°
du III de l’article L. 123-1-5 du code de l’urbanisme (art. 3).
Amendement n° 456 rect. présenté par M. Mandelli et 16 autres collègues tendant à
introduire la représentation de la filière de l’efficacité énergétique au sein du conseil
supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (art. 4 bis B).
Amendement n° 704 rect. bis présenté par M. Husson et 8 autres collègues proposé
d’élargir les compétences du Conseil supérieur de l’énergie en lui confiant celles qu'il
était prévu de donner à l'éventuel "Conseil de la construction et de l'efficacité
énergétique" (art. 4 bis B).
Amendement n° 457 rect. présenté par M. Mandelli et 15 autres collègues tendant à
appliquer lors des assemblées générales de copropriétaires les règles de vote simplifié
aux installations énergétiques communes, amortissables en moins de 5 ans, sous réserve
que la baisse des consommations énergétiques soit garantie (art. 5). Amendement
Un amendement n° 5 rect. présenté par Mme Gruny et 46 collègues supprimant le critère
géographique d’attribution du super bonus en vue d’inciter au renouvellement du parc
automobile existant en faveur des véhicules propres. (art. 5)
Amendement n° 695 rect. présenté par M. Husson limitant le caractère obligatoire de
l’isolation par l’extérieur aux bâtiments édifiés après 1948, ceux construits
antérieurement ne pouvant l’être de la seule initiative de leurs propriétaires et en
conformité avec les dispositions d’urbanisme (art. 5).
Amendement n° 461 rect. présenté par M. Mandelli et 14 autres collègues prévoyant
que les actions de performance énergétique soient assorties d'une garantie réelle de
performance énergétique sur une durée connue : baisse réelle de consommation attendue
et pénalités pour le prestataire en cas de non atteinte de cette performance (art. 5 bis A).
Amendement n° 614 rect. présenté par M. Marc et 27 autres collègues tendant à
supprimer l’exception par laquelle les 800 000 logements sociaux à rénover, et les
logements sociaux qui font l’objet soit d’un contrat d’exploitation de chauffage avec
clause d’intéressement aux économies d’énergie, soit d’un contrat de performance
énergétique, sont exclus de l’obligation d’individualisation des frais de chauffage, visée
à l’article L 241-9 du Code de l’Energie et, à permettre aux occupants de ces logements
sociaux de bénéficier eux aussi de de l’impact de l’individualisation, pour faire des
économies, gérer au mieux leur budget chauffage et gagner du pouvoir d’achat (art. 6
Amendement n° 702 rect. présenté par M. Husson et 7 autres collègues tendant à exclure
les carburants alternatifs (GPL, GNV, E85, électricité) du dispositif des Certificats
d’économie d’énergie, en vue de recentrer le dispositif des CEE sur les carburants
conventionnels, qui représentent 98% du marché (art. 8).
Amendement n° 703 rect. déposé par M. Husson et 6 autres collègues (art. 8) tendant à
exclure le secteur du GPL du dispositif des CEE, conformément aux préconisations d’un
rapport de la Cour des comptes du 16 octobre 2013 (art. 8).
TITRE III – Développer les transports propres
pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé
Amendement n° 236 rect. présenté par M. Commeinhes et deux autres collègues tendant
à la mise en place d’un prêt à taux zéro écologique pour l’achat de véhicules moins
polluants afin de favoriser la possibilité pour le plus grand nombre d’acquérir un
véhicule plus propre et en complément du dispositif déjà existant de bonus-malus (art.
additionnel après l’art. 9)
Amendement n° 464 rect. bis présenté par M. Mandelli et 12 autres collègues tendant
à rendre obligatoire dans les conventions et les cahiers des charges des sociétés
autoroutières concessionnaires d’autoroutes le principe d'une tarification réduite pour
les véhicules propres, définis dans cet amendement (art. additionnel après l’art. 9).
Amendement n° 698 rect. présenté par M. Husson et 7 autres collègues tendant à
rappeler, dans le cadre de la définition des véhicules propres, l’importance des particules
fines provenant de l’échappement et de l’abrasion (art. 9)
Amendement n° 705 rect. présenté par M. Husson et 10 autres collègues tendant à créer
un cadre juridique permettant aux consommateurs de bénéficier d’un choix large de
services et d’offres innovantes d’électro-mobilité, et de ne pas être contraints par le(s)
choix effectué(s) par les gestionnaires des bornes de recharge (art. 10)
Amendement n° 38 rectifié présenté par M. Lefèvre et 41 autres collègues incluant les
biocarburants produits à partir de résidus et déchets issus de la transformation de
matières premières agricoles dans la catégorie des biocarburants avancés (art. 11).
Amendement n° 15 rect. ter présenté par M. Vial et 23 autres collègues obligeant les
sociétés autoroutières à tenir compte du covoiturage dans la réalisation de leurs
équipements (art. additionnel après l’art. 14 – Amendement adopté).
Amendement n° 40 rectifié présenté par M. Revet et 26 autres collègues tendant à
associer tous les secteurs économiques concernés par le plan national pour la réduction
des émissions de polluants atmosphériques (art. 17)
Amendement n° 699 rect. présenté par M. Husson et 7 autres collègues tendant à prendre
en considération la part des particules fines provenant du véhicule dans son ensemble,
c’est-à-dire celles émanant des pots d’échappement, mais également celles émises par
l’abrasion des plaquettes de freins, des pneumatiques, ou encore de l’embrayage, tout
aussi nocives (art. 17 bis).
TITRE IV – Lutter contre les gaspillages et promouvoir l’économie circulaire :
Amendement n° 80 rect. Bis présenté par M. Commeinhes et 5 autres collègues
prévoyant que la mise en place d’une tarification incitative ne peut être prévue qu’en
tenant compte d’une maitrise des coûts et de l’efficacité des dispositifs mis en place
Amendement n° 89 rect. présenté par M. Commeinhes et 7 autres collègues tendant à
réintroduire un taux de TVA réduit à 5,5% pour les prestations de collecte, de tri et de
traitement des déchets, cette disposition fait partie des mesures phares du comité sur la
fiscalité écologique (art. additionnel après l’art. 19).
Amendement n° 563 rect. sexiès présenté par M. Doligé et 25 autres collègues tendant
à préciser la catégorie des produits visés par la lutte contre l’obsolescence programmée
Amendement n° 713 rect. présenté par M. Husson et 10 autres collègues tendant à ne
pas imposer de schémas standardisés, d’organisations normalisées ou de choix
technologiques liés au tri et à la valorisation de la fraction organique des déchets. (art.
Amendement n° 462 rect. bis présenté par M. Mandelli et 15 autres collègues prévoyant
l’information du consommateur sur la composition et l’utilisation des sacs vendus ou
mis à sa disposition (art. 19 bis). Amendement adopté.
Amendement n° 463 rect. quinquiès présenté par M. Mandelli et 18 autres collègues
proposant d'autoriser les commerces de proximité à pouvoir distribuer à partir du 1er
janvier 2016 des sacs biodégradables et compostables. (art. 19 bis) – Amendement
Amendement n° 700 rect. présenté par M. Husson et 10 autres collègues précisant la
définition selon laquelle le plastique oxo-fragmentable serait "dégradable mais non
assimilable par les micro-organismes", par référence aux normes en vigueur
s’appliquant à la valorisation organique de ces produits plastiques (art. 19 bis). –
Amendement n° 13 rect. présenté par M. Raison et 25 autres collègues étendant à
l’ensemble des filières de responsabilité élargie au producteur (REP), l’obligation,
actuellement prévue pour les opérateurs de gestion des Déchets d'équipement
électriques et électroniques (DEEE), de justifier d’un contrat passé en vue de la gestion
de ces déchets avec les éco-organismes agréés ou avec les systèmes individuels
approuvés (art. 19 quater).
Amendement n° 81 rect. bis présenté par M. Commheines et 5 autres collègues tendant
à préciser, dès l’établissement du cahier des charges des éco-organismes mis en place
pour gérer une filière de responsabilité élargie du producteur, un objectif opposable de
prise en charge des coûts aujourd'hui majoritairement assumés par les collectivités en
charge de la gestion des déchets (art. additionnel après l’art. 21).
TITRE V – Favoriser les énergies renouvelables pour diversifier nos énergies
Amendement n° 884 rect. présenté par M. Commeinhes et un autre collègue tendant à
ce que les producteurs d’électricité ayant déjà conclu avec EDF un contrat d'obligation
d'achat avant l'entrée en vigueur de la loi puissent, dans des conditions fixées par décret,
faire valoir leur droit à changer d'acheteur obligé et se tourner vers les nouveaux
acheteurs agréés (art. 23).
Amendement n° 63 rect. ter présenté par M. Pellevat et 25 autres collègues tendant à
clarifier le mécanisme de traçabilité relatif à l’injection de biométhane afin qu’il ne soit
pas dévoyé au profit de filières non renouvelables (art. additionnel après l’art. 25).
Amendement n° 886 rect. présenté par M. Commeinhes et un autre collègue tendant à
lever les obstacles relatifs à la réduction d’impôt sur le revenu obtenue au titre
d’investissements dans les PME afin de faciliter l’essor de tels projets locaux portés par
des citoyens au travers de structures ayant l’agrément «Entreprises solidaires d'utilité
sociale », de lancer une dynamique d'investissement citoyen et d’accroître
l’acceptabilité des énergies renouvelables par les riverains à de tels projets (art. 27
TITRE VII – Simplifier et clarifier les procédures
Amendement n° 696 rect. bis présenté par M. Husson et 12 autres collègues relatif aux
zones d’implantation des éoliennes en vue de tenir compte des exigences de la protection
du patrimoine architectural, urbain et paysager, des aires de mise en valeur de
l’architecture et du patrimoine, et des sites inscrits ou classés (art. additionnel après
l’art. 38 bis A).
Amendement n° 697 rec. présenté par M. Husson et 7 autres collègues tendant à ne pas
ratifier l’ordonnance du 12 juin 2014 du 12 juin 2014 relative à l’expérimentation dans
sept régions d’une autorisation unique et de ne pas l’étendre à toutes les régions. Son
décret d’application du 2 mai 2014 comporte en effet des mesures contestables,
dérogatoires aux règles concernant les installations classées pour la protection de
l’environnement (art. 38 ter).
Amendement n° 706 rect. présenté par M. Husson et 6 autres collègues prévoyant d’une
part une construction des tarifs réglementés de vente par empilement des coûts pour
assurer leur « contestabilité » générale et un « péage tarifaire » si nécessaire pour couvrir
les coûts des opérateurs historiques, d’autre part une restitution aux consommateurs
d’une potentielle sur-rémunération d’EDF possible en cas de sur-couverture des coûts
Amendement n° 191 rect. quater présenté par M. Vial et 22 collègues instituant un tarif
spécifique de fourniture d’électricité au bénéfice des entreprises grandes
consommatrices d’énergie et dont l’activité principale est exposée à la concurrence
internationale lorsqu’elles peuvent justifier de leur capacité à moduler leur
consommation électrique afin de renforcer la sûreté du système électrique, notamment
dans les périodes où la production électrique nationale est excédentaire ou déficitaire
et/ou investissent dans des moyens de production additionnels sobres en énergie (art.
additionnel après l’art. 42 bis).
Amendement n° 6 rect. bis présenté par M. Vial et 23 autres collègues relatif à la prime
d’effacement prévue en matière de production électrique tendant à définir la capacité
d’effacement en rétablissant une valorisation plus équitable entre les effacements
industriels et résidentiels (art. 46 bis)
Un amendement n° 7 rect. bis présenté par M. Vial et 21 autres collègues tendant à
supprimer la nouvelle contribution sur l’électricité calculée sur une assiette technique
complexe, et potentiellement dangereuse pour la compétitivité des industries (art. 46
Amendement n° 9 rect. bis présenté par M. Vial et 21 autres collègues tendant à
supprimer l’introduction dans le code de l’énergie d’une définition de l’existence
d’effacements n’entraînant aucun report de la consommation (art. 46 bis)
Amendement n° 10 rect. bis présenté par M. Vial et 18 autres collègues tendant à ce que
le gestionnaire du réseau de transport d’électricité prenne en considération l’effacement
sur tous les marchés et mécanisme où l’effacement est présent (art. 46 bis).
Amendement n° 709 rect. présenté par M. Husson et 6 autres collègues précisant que
les consommateurs finals ont la possibilité de valoriser leurs capacités d’effacement sur
le mécanisme de capacité, ce dernier ne faisant explicitement pas partie des marchés de
« l’énergie », puisqu’il s’agit de puissance. (art. 46 bis).
Amendement n° 891 rect. présenté par M. Husson et 7 autres collègues relatif à la
procédure d’effacement (versement des opérateurs d’effacement ; prise en compte des
reports de consommation et définition des volumes d’énergie en matière de
compensations financières ; prix de référence permettant le calcul des compensations,
etc…) (art. 46 bis).
TITRE VIII – Donner aux citoyens, aux entreprises, aux territoires et à l’Etat
CHAPITRE IER - Outils de la gouvernance nationale de la transition énergétique :
programmation, recherche et formation
Amendement n° 149 rect. ter présenté par M. Leroy et 30 autres collègues tendant à
intégrer, dans le volet de la programmation pluriannuelle de l’énergie relatif à la sécurité
énergétique, la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière
d’hydrocarbures non-conventionnels (art. 49).
Amendement n° 707 rect. présenté par M. Husson et 9 autres collègues supprimant une
instance consultative superfétatoire (art. 49 bis)
Amendement n° 710 rect. présenté par M. Husson et 9 autres collègues prévoyant que
lorsque l’installation émet des gaz à effet de serre, l’autorisation d’exploiter mentionnée
peut imposer le respect d’une valeur limite d’émissions de CO2 en tonnes de CO2
émises tout au long de la durée de vie de l’installation (art. 55).
Amendement n° 711 rect. présenté par M. Husson et 9 autres collègues complétant les
fonctions de chef de file de la région dans le domaine de l’efficacité énergétique par
celle relative au suivi des progrès des territoires qui pourra s’appuyer sur des outils
d’observations et d’évaluation des actions mises en œuvre (art. 56).
Amendement n° 712 rect. présenté par M. Husson et 8 autres collègues tendant à ajouter
au PLU un schéma directeur des réseaux de distribution d’énergie définissant les
objectifs de développement coordonné des réseaux d’énergie et prévoyant une période
transitoire permettant aux PLU, dont l’élaboration ou la révision a été engagée avant la
publication de la loi nouvelle, d’être approuvés et mis en œuvre dans les conditions
prévues avant l’entrée en vigueur de cette loi (art. additionnel après l’art. 56).
Amendement n° 459 rect. bis présenté par M. Mandelli et 15 autres collègues prévoyant
l’attribution aux collectivités territoriales chargées d’un service public de distribution
de chaleur ou de froid, ou leurs délégataires le cas échéant, d’une aide bonifiée pour des
projets portant sur un réseau classé de chaleur ou de froid (art. 57).
LOI MACRON – GROUPE DE TRAVAIL
Projet de loi « Macron »
Comme je vous l’avais indiqué dans ma lettre de janvier dernier, le projet de loi sur la
croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques dit « Loi Macron » a fait l’objet d’une
première étude dans le cadre d’un « groupe de travail préfigurant la commission spéciale » que
le Sénat entendait créer pour l’examen de ce texte.
Les 3, 10 et 18 février, le groupe de travail dont j’étais vice-présidente, a procédé à plusieurs
auditions préparatoires. Puis, le groupe s’est transformé en Commission spéciale de plein
exercice après la transmission au Sénat de ce projet de loi considéré comme adopté par
l’Assemblée nationale après que le Gouvernement ait engagé sa responsabilité sur ce texte en
vertu de l’art. 49-3 de la Constitution. Cette Commission dont je suis vice-présidente est chargée
de l’examen au fond de ce projet. Elle va travailler tout le mois de mars dans la perspective
d’un débat en séance publique en avril.
Vous trouverez ci-après un résumé de la fin des travaux du groupe de travail, la composition de
la Commission et le programme d’auditions. Je vous informerai des discussions de ce texte
notamment dans mes prochaines lettres.
I – FIN DES TRAVAUX DU GROUPE DE TRAVAIL
PREFIGURANT LA COMMISSON SPECIALE
Le groupe de travail préfigurant la commission spéciale a procédé à plusieurs auditions dont
voici le programme. Ces auditions sont disponibles en vidéo à la demande sur le site du Sénat.
On peut également en trouver le texte intégral avec les questions des sénateurs, sur le même
site : rubriques Travaux parlementaires, groupes de travail, GT pour la croissance et l’activité,
compte-rendus. A l’adresse suivante :
http://www.senat.fr/commission/spec/croissance_et_activite/index.html#c614598
M. Jacques ATTALI, président de PlaNet Finance
Auditions ouvertes à la presse et aux sénateurs de :
- M. Bruno LASSERRE, président de l'Autorité de la concurrence
- Mme Anne PERROT, présidente de la commission d'étude des
effets de la loi pour la croissance et l'activité.
M. Pierre CAHUC, professeur à l'École polytechnique, membre
du Conseil d'analyse économique ;
M. Jean PISANI-FERRY, commissaire général de France
M. Henri STERDYNIAK, directeur du département économie de
la mondialisation de l'OFCE ;
M. David THESMAR, professeur à HEC, membre du Conseil
d'analyse économique.
Le 19 février 2015, le Sénat a transformé en Commission spéciale le groupe de travail chargé
de préparer l’examen du projet de loi dit « Loi Macron ».
La Commission spéciale a désigné son bureau. J’ai été désignée membre du bureau, en qualité
de vice-présidente.
II – CREATION DE LA COMMISSION SPECIALE
ELECTION DE SON BUREAU
Président : M. Vincent CAPO-CANELLAS (UDI-UC - Seine-Saint-Denis)
M. Jérôme BIGNON (UMP - Somme)
M. Jacques BIGOT (Soc - Bas-Rhin)
Mme Nicole BRICQ (Soc - Seine-et-Marne)
Mme Annie DAVID (CRC - Isère)
M. Jean DESESSARD (Écolo - Paris)
Mme Pascale GRUNY (UMP - Aisne)
M. Didier MANDELLI (UMP – Vendée)
Mme Élisabeth LAMURE (UMP - Rhône)
M. Yannick VAUGRENARD (Soc - LoireAtlantique)
Mme Jacky DEROMEDI (UMP - Français
établis hors de France)
 M. Philippe DALLIER (UMP - Seine-Saint-Denis)
 M. Jean-Marc GABOUTY (UDI-UC - Haute-Vienne)
 M. Claude RAYNAL (Soc - Haute-Garonne)
La Commission a désigné trois rapporteurs dont elle a précisé les missions :
 Mme Catherine DEROCHE (UMP - Maine-et-Loire) – Volet social
 Mme Dominique ESTROSI-SASSONE (UMP - Alpes-Maritimes) - Volet mobilité,
entreprises, urbanisme, logement.
 M. François PILLET (ratt. UMP - Cher) - Volet Justice, professions et droit des
III– COMPOSITION DE LA COMMISSION SPECIALE
La Commission spéciale comprend 37 membres :
M. Philippe ADNOT (réunion administrative des
sénateurs ne faisant partie d’aucun groupe)
M. Alain BERTRAND (RDSE)
M. Jacques BIGOT (SOC)
M. Jean BIZET (UMP)
M. Jean-Pierre BOSINO (CRC)
Mme Nicole BRICQ (SOC)
M. Henri CABANEL (SOC)
M. Vincent CAPO-CANELLAS (UDI-UC)
M. Philippe DALLIER (UMP)
Mme Annie DAVID (CRC)
Mme Catherine GÉNISSON (SOC)
Mme Pascale GRUNY (UMP)
Mme Corinne IMBERT (UMP)
Mme Sophie JOISSAINS (UDI-UC)
Mme Fabienne KELLER (UMP)
Mme Elisabeth LAMURE (UMP)
M. Didier MANDELLI 5ump°
M. Didier MARIE (SOC)
M. Jean-Pierre MASSERET (SOC)
M. Pierre MÉDEVIELLE (UDI-UC)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Mme Catherine DEROCHE (UMP)
M. François PILLET (UMP)
M. Michel RAISON (UMP)
M. Jean DESESSARD (Ecologiste)
M. Claude RAYNAL (SOC)
M. Philippe DOMINATI (UMP)
M. Alain RICHARD (SOC)
Mme Anne-EMERY-DUMAS
M. Jean-Pierre SUEUR (SOC)
Mme Dominique ESTROSI-SASSONE (UMP) M. Henri TANDONNET (UDI-UC)
M. Jean-Jacques FILLEUL (SOC)
M. Yannick VAUGRENARD (SOC)
IV – PROGRAMME DES AUDITIONS
DE LA COMMISSION SPECIALE
M. Alain VIDALIES, secrétaire d'État chargé des transports, de la mer
M. Emmanuel MACRON, ministre de l'économie, de l'industrie et du
Mercredi 11 mars 2015 M. François Rebsamen, ministre du travail, de l'emploi, de la
DEBATS LEGISLATIFS – AUTRES TEXTES
Autres projets et propositions
Une proposition de loi a été adoptée sur la modernisation du secteur de la presse (5 février). La
proposition de loi comporte trois parties. La première, relative à la régulation du système de
distribution de la presse. La deuxième partie concerne la gouvernance de l'AFP. La troisième
partie crée le statut d'entreprise solidaire de presse d'information.
Projet de loi sur la propriété littéraire et artistique
et le patrimoine culturel
Le 10 février, le Sénat a adopté, à l’unanimité des présents, le projet de loi portant diverses
dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans les domaines de la propriété
littéraire et artistique et du patrimoine culturel, résultant des travaux de la commission mixte
Projets de loi relatifs à la métropole de Lyon
Poursuivant les débats sur la réforme territoriale, le Sénat a adopté, le 10 février, deux projets
de loi sur la métropole de Lyon : le projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2014-1543 du
19 décembre 2014 portant diverses mesures relatives à la création de la métropole de Lyon et
le projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2014-1335 du 6 novembre 2014 relative à l’adaptation
et à l’entrée en vigueur de certaines dispositions du code général des collectivités territoriales,
du code général des impôts et d’autres dispositions législatives applicables à la métropole de
Proposition de loi instituant une journée des morts pour la paix et la liberté
Le 4 février, le Sénat a rejeté une proposition de loi présentée par le groupe EEV tendant à
instituer une Journée des morts pour la paix et la liberté d'informer (4 février), pour ne pas
augmenter indûment le nombre déjà important des commémorations nationales alors que les
préoccupations des auteurs de la proposition sont déjà prises en compte lors d’autres
commémorations existantes.
Proposition de loi sur l’usage contrôlé du cannabis
Le 4 février, le Sénat a commencé l’examen d’une proposition de loi présentée par le groupe
EEV (par Mme Esther Benbassa et plusieurs de ses collègues) sur l’usage contrôlé du cannabis
n° 317 [2013-2014], proposition rejetée par la commission des affaires sociales.
sur le règlement des différends entre investisseurs et États
dans les projets d’accords commerciaux
entre l’Union européenne, le Canada et les États-Unis.
Le 3 février 2015, le Sénat a adopté, à l’unanimité, la proposition de résolution européenne
Vu le rapport préliminaire de la Commission européenne du 18 juillet 2014 sur la consultation
publique au sujet du règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) dans le cadre
de l’accord de partenariat transatlantique (TTIP),
Vu la version consolidée du projet d’accord économique et commercial global négocié entre
l’Union européenne et le Canada publiée par la Commission européenne le 26 septembre 2014,
Vu le mandat de négociation de l’accord de partenariat transatlantique du 17 juin 2013 publié
Considérant que la Constitution, dans son préambule et à son article 3, consacre les principes
de la souveraineté nationale et de la démocratie ; qu’elle précise, à son article premier, que la
France est une République « démocratique et sociale » ;
Considérant que les négociations menées en vue d’un accord économique et commercial global
avec le Canada (CETA) et d’un partenariat transatlantique avec les États-Unis (TTIP) sont
menées sans que soient pleinement mis en œuvre les principes d’ouverture et de transparence
posés à l’article 15 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et, par voie de
conséquence, sans qu’ait pu être assuré un contrôle démocratique suffisant tant à l’échelon
européen qu’à l’échelon national ;
Considérant qu’il est prévu d’inclure dans les accords tant avec le Canada qu’avec les ÉtatsUnis des règles de protection des investissements assorties d’un mécanisme de règlement des
différends entre États et investisseurs par l’arbitrage (ISDS) ;
Considérant que l’introduction de telles dispositions risquerait de porter atteinte à la capacité
de l’Union européenne et des États membres à légiférer, particulièrement dans les domaines
sociaux, sanitaires et environnementaux, en les exposant à devoir verser des dédommagements
substantiels aux investisseurs qui s’estimeraient lésés par de nouvelles mesures ;
Considérant qu’aux termes des articles 207 du traité sur le fonctionnement de l’Union
européenne et 21 du traité sur l’Union européenne, la politique commerciale commune doit être
menée dans le respect des objectifs de l’action extérieure de l’Union européenne et donc
promouvoir un ordre multilatéral respectueux de la démocratie et de l’État de droit ;
Rappelle que sa résolution n° 164 du 9 juin 2013 invitait le Gouvernement à fournir au
Parlement français une étude d’impact qui ne lui a toujours pas été adressée et qui lui permettrait
d’apprécier, par secteur d’activité, les effets pour la France de différents scénarios de
négociation du partenariat transatlantique ;
– à agir auprès des institutions européennes pour mettre fin au manque de transparence
caractérisant les négociations des accords envisagés entre l’Union européenne et le
Canada, d’une part, et entre l’Union européenne et les États-Unis, d’autre part,
lesquelles, compte tenu de leurs enjeux, doivent impérativement donner lieu à
l’information nécessaire au contrôle démocratique ;
– à permettre aux parlements nationaux d’avoir un accès aux documents de négociation
qui soit identique à celui offert au Parlement européen ;
– à associer étroitement les deux chambres du Parlement aux travaux du Conseil sur ces
Appelle à une révision des chapitres 10 (investissements) et 33 (règlement des différends) du
projet d’accord négocié avec le Canada, pour :
– garantir juridiquement que le droit des États à réglementer ne puisse être limité, même
au nom des « attentes légitimes » des investisseurs, et qu’en aucun cas, une mesure
protégeant un objectif légitime d’intérêt public ne puisse donner lieu à compensation au
nom de son impact économique sur l’investisseur, sans quoi il serait préférable de
renoncer au volet consacré à la protection des investissements dans l’accord global
négocié avec le Canada ;
– modifier la procédure arbitrale afin d’assurer la pleine transparence des débats et la
publicité des actes, l’indépendance et l’impartialité des arbitres, ainsi que la mise en
place effective d’un mécanisme d’appel de la décision arbitrale devant un tribunal
– à défaut, envisager le recours à un mécanisme de règlement interétatique des
différends en matière d’investissements, inspiré de l’Organe de règlement des différends
de l’Organisation mondiale du commerce, voire renoncer à tout mécanisme de
règlement des différends en matière d’investissements avec le Canada ;
Constate que le chapitre relatif à la protection des investissements de l’accord négocié
entre l’Union européenne et Singapour comprend des dispositions largement analogues
à celles prévues dans l’accord négocié avec le Canada et invite en conséquence le
Gouvernement à tenir la même position au Conseil concernant ces deux accords ;
Juge nécessaire que l’accord en cours de négociation avec les États-Unis reconnaisse
explicitement la possibilité pour l’Union européenne et les États membres de préserver
leurs acquis, notamment en matière sociale, environnementale, et sanitaire et de
développer leurs politiques propres, y compris en matière industrielle et pour la
protection des indications géographiques et autres signes de qualité des produits
agricoles et alimentaires ;
Plaide, s’agissant du projet d’accord en cours de négociation entre l’Union européenne
et les États-Unis, pour envisager le recours à un mécanisme de règlement interétatique
des différends en matière d’investissements, inspiré de l’Organe de règlement des
différends de l’Organisation mondiale du commerce, ou, à défaut, pour retirer de ce
projet d’accord tout mécanisme d’arbitrage privé pour régler les différends entre
investisseurs et États ;
Invite le Gouvernement à garantir le principe de démocratie dans tout projet d’accord
de protection des investissements et à refuser d’y insérer systématiquement un
mécanisme de règlement des différends investisseur/État ;
Suggère au Gouvernement de présenter au Parlement un rapport annuel présentant la stratégie
globale de la France et de l’Union européenne en matière d’accords commerciaux et d’accords
de protection des investissements.
donnant un statut d'association agréée à la Confédération Française des Retraités,
Par M. Roger KAROUTCHI, Mmes Caroline CAYEUX, Marie-Annick DUCHÊNE, MM.
François CALVET, Bernard SAUGEY, Jean-François HUSSON, Robert LAUFOAULU, JeanMarie MORISSET, Jérôme BIGNON, Alain MILON, Mme Jacky DEROMEDI, MM. JeanClaude LENOIR, Hubert FALCO, Mmes Brigitte MICOULEAU, Christiane HUMMEL, MM.
Jean-Paul FOURNIER, Francis DELATTRE, Philippe MOUILLER, Bernard FOURNIER,
Antoine LEFÈVRE, René-Paul SAVARY, Alain DUFAUT, Jackie PIERRE, Mme Vivette
LOPEZ, MM. François COMMEINHES, Henri de RAINCOURT, Alain MARC, Mme Colette
GIUDICELLI, MM. Philippe DALLIER, Patrick CHAIZE, Michel HOUEL, Rémy
POINTEREAU, Bruno GILLES, Daniel CHASSEING, Didier MANDELLI, Jean-François
MAYET, Marc LAMÉNIE, Mme Dominique ESTROSI SASSONE, M. Pierre CHARON,
Mmes Catherine DEROCHE et Joëlle GARRIAUD-MAYLAM,
(Envoyée à la commission des affaires sociales, sous réserve de la constitution éventuelle
Notre pays compte aujourd'hui 15 millions de retraités (soit 23 % de la population française).
Les études démographiques prévoient que, dans 50 ans, 1/3 des Français auront plus de 60 ans.
Le constat est sans équivoque : les retraités sont de plus en plus nombreux dans notre société et
leur espérance de vie n'a de cesse d'augmenter.
Le poids des retraités est donc croissant, poids non seulement démographique mais encore
C'est à ce titre, et de façon parfaitement légitime, qu'ils revendiquent une représentation aux
côtés des actifs.
Si les intéressés ne font plus partie des actifs, au sens strict du terme, ils n'en sont pas moins
Ils sont des citoyens et également des contribuables que le Gouvernement n'a pas oublié dans
sa politique de hausse de la fiscalité. Ainsi, afin de partager l'effort de solidarité entre les
générations, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 a créé une contribution
additionnelle de solidarité pour l'autonomie sur les pensions de retraite. Cette nouvelle
contribution frappera le montant total de la pension de retraite perçue par tous les retraités
imposables au taux forfaitaire de 0,15 % à compter des pensions versées au 1er janvier 2013 et
de 0,3 % pour celles versées en 2014.
Au total, deux tiers des retraités sont concernés, soit environ 10 millions d'entre eux.
Dès lors, il s'agit ici de savoir quelle place notre société entend accorder à des personnes
retraitées qui participent à la vie de la Nation.
Les retraités, au-delà de leur grande diversité, ont des préoccupations communes et des
problèmes qui leur sont propres, notamment :
3° L'avenir du système de santé et notamment les problèmes de santé dus au
vieillissement et la prise en compte de la perte d'autonomie éventuelle ;
Ils sont acteurs de notre société et c'est à ce titre que la plus grande organisation de retraités, la
Confédération Française des Retraités créée en 2000 et regroupant 5 grandes fédérations de
retraités : Les Aînés Ruraux Fédération Nationale, la Confédération Nationale des Retraités des
Professions Libérales, la Fédération Nationale des Associations de Retraités, le Groupement
CNR-UFRB, l'Union Française des Retraités, qui forme un ensemble regroupant 1,5 million de
retraités, demande un statut d'association agréée afin que son rôle de partenaire du dialogue
social soit pleinement reconnu.
Une représentation officielle lui permettrait d'intervenir dans tous les organismes de réflexion,
de consultation, de gestion et de décision traitant des problèmes concernant les retraités.
C'est la raison pour laquelle il vous est proposé d'adopter la proposition de loi suivante.
La Confédération française des retraités, association déclarée et créée dans le cadre de la loi du
1er juillet 1901 relative au contrat d'association, a pour but la défense de l'ensemble des intérêts
matériels et moraux des retraités et des personnes âgées ou de leurs ayants droit.
1° Donner son avis aux pouvoirs publics sur les questions concernant les retraités et les
personnes âgées et proposer les mesures conformes à leurs intérêts matériels et moraux ;
2° Représenter officiellement auprès des pouvoirs publics les retraités et les personnes
âgées et notamment désigner ou proposer des délégués aux divers conseils, assemblées
ou autres organismes institués par l'État, la région, le département ou la commune
traitant des sujets les concernant ;
3° Exercer devant toutes les juridictions, sans avoir à justifier d'un agrément ou d'une
autorisation préalable de l'autorité publique, l'action civile relativement aux faits de
nature à nuire aux intérêts matériels des retraités et des personnes âgées.
Les statuts et le règlement intérieur sont soumis à l'agrément du ministre chargé des retraités et
La Confédération française des retraités jouit de plein droit de la capacité juridique des
associations reconnues d'utilité publique, du fait de l'obtention de cet agrément.
Les modalités d'application de la présente loi sont déterminées par décret.
Plusieurs débats d’évaluation des politiques publiques ont eu lieu :
 sur la politique du logement (5 février),
 sur la transparence dans le transport aérien (5 février).
Des questions cribles thématiques ont été posées au Gouvernement sur la situation de l’emploi
(5 février) et sur la situation de la médecine libérale.
CONTRÔLE DU GOUVERNEMENT – MES QUESTIONS ECRITES
000 euros sur chaque revente de résidence mobile, ou de 30 à 35 % sur les loyers de souslocation. Les propriétaires de mobile-homes se voient parfois contraints de remplacer leur bien
tous les dix ans, et leurs familles doivent s'acquitter d'un forfait pour venir leur rendre visite. Il
arrive également que les campings imposent une fermeture hivernale de plusieurs mois, durant
laquelle les propriétaires de mobile-homes ne peuvent évidemment pas profiter de leur
résidence secondaire. Le tribunal de grande instance des Sables-d'Olonne a récemment interdit
la pratique d'un camping qui obligeait ses résidents à porter un bracelet au poignet afin
d'identifier rapidement les personnes étrangères au camping. Il convient de mettre fin au plus
tôt à ces abus en fixant un cadre juridique cohérent et contraignant pour les contrats de location
d'emplacements de mobile-homes. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les
intentions du Gouvernement sur ce sujet sensible.
Réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère de l'économie,
de l'industrie et du numérique, chargé du commerce, de l'artisanat,
de la consommation et de l'économie sociale et solidaire
publiée dans le JO Sénat du 19/02/2015, p. 385
L'article 72 de la Constitution du 4 octobre 1958 établit le principe de libre administration des
collectivités locales dans les conditions prévues par la loi. En matière de circulation et de
stationnement, l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT) fixe les
pouvoirs du maire. Ce dernier peut, par arrêté motivé, « interdire à certaines heures l'accès de
certaines voies de l'agglomération ou de certaines portions de voie ou réserver cet accès, à
certaines heures, à diverses catégories d'usagers ou de véhicules » ou « réglementer l'arrêt et le
stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des
immeubles riverains ». Au titre de leurs pouvoirs généraux de police définis à l'article L. 22134 du CGCT, les maires ont, en outre, la possibilité de prévenir tout trouble à l'ordre public en
interdisant la circulation de véhicules sur certaines voies ou portions de voies ainsi qu'en
limitant certaines activités sur la voie publique. La décision d'interdire l'accès des véhicules
dépassant une certaine hauteur aux parcs de stationnement doit être prise, par conséquent, sur
la base d'un arrêté motivé par l'autorité de police. Il appartient à cette dernière de définir dans
ce cas la hauteur maximale autorisée. À l'exception de circonstances locales exceptionnelles,
ces interdictions ne sauraient être générales et absolues. Enfin, les pouvoirs du maire s'exercent
sous le contrôle du juge administratif. L'ensemble de ces principes et les dispositions
applicables au stationnement des autocaravanes dans les communes ont été rappelés de manière
détaillée par le Gouvernement dans la circulaire interministérielle n° INTD0400127C du
19 octobre 2004. S'agissant, d'une part, du panneau de limitation de hauteur défini à l'article 4
de l'arrêté du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes et à
l'article 61 de la quatrième partie de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière
(IISR), et, d'autre part, de la « barre de hauteur » qui empêche physiquement les véhicules
d'entrer dans le parc de stationnement, ils ont pour seul effet de matérialiser les prescriptions
portées par l'arrêté du maire. Concernant plus spécifiquement les « barres de hauteur », elles ne
constituent pas une signalisation particulière et leurs caractéristiques ne relèvent pas de la
réglementation de signalisation. Elles se distinguent ainsi du « portique G3 », défini à l'article 6
de l'arrêté du 24 novembre 1967 modifié précité et évoqué à l'article 36 de l'IISR, qui permet
uniquement la « signalisation des passages à niveau avec voies électrifiées lorsque la hauteur
des fils de contact est inférieure à six mètres ».
pour les contribuables français domiciliés hors de France
publiée dans le JO Sénat du 23/10/2014, p. 2374
Mme Jacky Deromedi attire l'attention de M. le ministre des finances et des comptes publics
sur les dispositions de l'article 164 C du code général des impôts aux termes duquel la base de
calcul de l'impôt sur les revenus de source française des Français ayant leur domicile fiscal hors
de France est égale à trois fois la valeur locative de leurs habitations en France, sauf s'ils
acquittent dans le pays de résidence un impôt égal aux deux tiers de celui qu'ils auraient à
supporter en France sur la même base d'imposition. Elle lui expose que les Français qui
bénéficient de cette dérogation rencontrent de nombreuses difficultés pratiques pour apporter
la preuve requise. Certains contribuables assurent que les démarches sont si compliquées qu'ils
préfèrent renoncer à invoquer le bénéfice de cette dérogation et vendre leurs habitations en
France. En outre, l'obligation de recourir à un traducteur agréé induit un coût supplémentaire
que n'ont pas à supporter les contribuables ayant leur domicile fiscal en France. Elle lui
demande, en conséquence, de bien vouloir lui faire connaître le détail des justificatifs requis
des intéressés. Elle lui demande également les mesures que le Gouvernement entend prendre
afin de simplifier les démarches des contribuables qui demandent le bénéfice des dérogations
prévues au deuxième alinéa de l'article 164 C du code général des impôts.
publiée dans le JO Sénat du 19/02/2015, p. 395
L'article 164 C du code général des impôts (CGI) prévoit que les personnes qui n'ont pas leur
domicile fiscal en France mais qui y disposent d'une ou plusieurs habitations, à quelque titre
que ce soit, sont assujetties à l'impôt sur le revenu sur une base égale à trois fois la valeur
locative réelle des biens immobiliers concernés. Ce dispositif comporte plusieurs exceptions
qui en réduisent sensiblement la portée. Ainsi, le régime d'imposition prévu à l'article 164 C du
CGI ne s'applique pas aux personnes de nationalité française ou étrangère domiciliées dans des
États ou territoires ayant conclu avec la France une convention destinée à éviter les doubles
impositions en matière d'impôt sur le revenu. Il en est de même donc pour les Français ou
ressortissants de pays signataires d'accords de réciprocité, qui justifient être soumis dans le pays
de leur résidence à un impôt sur le revenu égal au moins aux deux tiers de celui qu'ils
supporteraient en France sur l'ensemble de leurs revenus. Afin d'apprécier si la condition tenant
à l'importance de l'impôt acquitté à l'étranger est respectée, l'impôt sur le revenu qui serait
supporté en France est calculé en déterminant la base imposable et le quotient familial
conformément aux dispositions applicables aux personnes domiciliées en France. En pratique,
les contribuables peuvent utiliser le simulateur de l'impôt sur le revenu disponible sur le site
internet impots. gouv. fr. Par ailleurs, et pour des raisons pratiques, il y a lieu de considérer que
l'exonération s'applique même si le contribuable n'est pas imposé à l'étranger sur le montant de
certains revenus de source française : revenus fonciers ou revenus de valeurs mobilières par
exemple. Enfin, en droit strict, l'application de cette exonération devrait toujours être
subordonnée à la production d'une réclamation appuyée des pièces justificatives : document
fourni par les autorités fiscales étrangères indiquant le détail de la détermination des revenus
imposés à l'étranger et le montant d'impôt correspondant. Mais, en pratique, lorsque l'intéressé
a bénéficié de l'exonération au titre d'une année, l'année suivante, l'impôt au titre de l'année
suivante n'est pas mis en recouvrement le temps d'apporter les pièces justificatives
correspondantes, jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle au titre de laquelle l'imposition
Déductibilité des intérêts d'un emprunt substitutif
Question écrite n° 14854
Mme Jacky Deromedi attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès du ministre des
finances et des comptes publics, chargé du budget sur la déductibilité des intérêts d'un
emprunt substitutif incluant les frais de résiliation du prêt initial et les frais de souscription du
nouvel emprunt. En effet, conformément au d) du 1° du I de l'article 31 du code général des
impôts, « les intérêts de dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction,
la réparation ou l'amélioration des propriétés » sont déductibles des revenus générés par les
propriétés concernées. Bien que n'ayant pas cet objet, la déductibilité est maintenue en cas de
prêt substitutif sous conditions (cf. 1. du C. du I. du BOI-RFPI-BASE-20-80). Dans la pratique,
il n'est pas rare que le montant du prêt substitutif intègre le capital restant dû, mais également
les pénalités de remboursement anticipé du prêt initial ainsi que les frais de souscription du
nouvel emprunt (frais de dossier, frais de garantie, etc.). Dans cette situation, elle lui demande
de bien vouloir préciser si la déductibilité est maintenue (cf. en ce sens la réponse ministérielle
à la question écrite n° 16149 publiée au JOAN du 14/07/2003). (Transmise au Secrétariat
d'État, auprès du ministère des finances et des comptes publics, chargé du budget.)
En attente de réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des finances et des comptes
publics, chargé du budget
Question écrite n° 15126
affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de
la promotion du tourisme et des Français de l'étranger sur les prérogatives et moyens
d'action des conseillers consulaires. Lors des travaux préparatoires de la loi n° 2013-659 du 22
juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France, des engagements
avaient été pris par le Gouvernement sur les avancées démocratiques résultant de la création de
ces instances consulaires pour nos compatriotes, tant en ce qui concerne le fonctionnement des
conseils consulaires que la mission des conseillers eux-mêmes. Après plusieurs mois d'exercice
de leur mandat, il apparaît que de nombreux conseillers consulaires - qui, non seulement ne
disposent, de par la loi, que d'une voix consultative et non décisionnaire - ne sont pas ou peu
consultés par les postes et se trouvent même parfois exclus, en particulier, des conseils
économiques. Par ailleurs, les élus de circonscriptions très étendues ne disposent pas d'outils
de communication suffisants, tels qu'une adresse électronique spécifique à l'instar de celles
attribuées aux conseillers à l'Assemblée des Français de l'étranger qui leur permettrait de mieux
relayer les informations auprès de nos compatriotes et d'être mieux identifiés, ou tel qu'un forum
de discussion et d'échange qui faciliterait et mutualiserait leur travail. Elle lui expose que les
relations entre les conseillers à l'Assemblée des Français de l'étranger d'une part,
l'administration centrale et les postes consulaires d'autre part, étaient réglées par des circulaires
ou notes de service, en dernier lieu la note du ministre des affaires étrangères aux postes du 5
avril 2006 relative aux fonctions et prérogatives des membres de l'Assemblée des Français de
l'étranger. Cette dernière avait demandé, sans succès, que ces relations soient fixées par décret
et non par de simples notes de service parfois méconnues. Elle lui demande si, pour remédier
au déficit démocratique évoqué ci-dessus, il ne lui paraîtrait pas souhaitable de donner à ses
services des directives, rendues publiques et opposables, permettant aux conseillers consulaires,
élus du suffrage universel, de devenir effectivement de véritables acteurs de démocratie locale
reconnus par les postes et dotés de moyens de communication satisfaisants.
En attente de réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des affaires étrangères et du
développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et
Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les
TRAVAUX RECENTS DE LA DELEGATION
L'accueil des jeunes enfants La délégation a organisé une
table ronde sur le thème de "L'accueil des jeunes enfants
sous l'angle de l'intégration professionnelle des femmes et
de l'égalité professionnelle entre les femmes et les
Audition de Mme Laurence Rossignol, secrétaire d'État
chargée de la Famille, des Personnes âgées et de
l'autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales et
de la santé sur la mise en œuvre de la convention
d'objectifs et de gestion (COG) entre l'État et la CNAF
La délégation aux entreprises s'est rendue dans la
Réunion de debriefing du déplacement dans la Drôme
Le jeudi 5 février 2015, la délégation a organisé un déplacement dans la Drôme, afin de
rencontrer des patrons de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille
intermédiaire (ETI) locales.
La délégation était constituée de cinq sénateurs membres de la délégation sénatoriale aux
La délégation sénatoriale aux entreprises, présidée par Mme Élisabeth LAMURE (Rhône –
UMP), a effectué dans la Drôme jeudi 5 février 2015 son deuxième déplacement à la rencontre
des entrepreneurs, à l’invitation de M. Gilbert BOUCHET (Drôme – UMP).
Accueillis dans la Drôme par le président du Conseil Général et président du groupe socialiste
du Sénat, M. Didier GUILLAUME (Drôme – Soc), les membres de la délégation ont participé
à une table ronde très édifiante avec une vingtaine d’entrepreneurs drômois, dirigeants de PME
ou d’établissements de taille intermédiaire. Comme en Vendée, ils ont été nombreux à
demander que les pouvoirs publics leur fassent confiance : ils se sont plaints de la "diarrhée
administrative" et de la "boulimie fiscale" qui l’accompagnent. Plusieurs ont aussi regretté
d’avoir peur d’embaucher, faisant valoir que le nombre croissant de ruptures conventionnelles
ces derniers mois traduisait une attente certaine d’assouplissement du code du travail.
Les sénateurs ont également pu visiter deux entreprises drômoises : d’une part, Valrhona,
chocolaterie installée à Tain-l’Hermitage qui fournit les meilleurs chefs et artisans. Forte de
500 collaborateurs, elle fait près de 60% de son chiffre d’affaires à l’export et attribue son
succès à sa recherche permanente de l’excellence dans le management ; d’autre part, Vignal
Artru, entreprise employant 200 personnes, spécialisée en construction de petite mécanique de
haute précision, avec des applications dans l’aéronautique et le secteur médical. Cette société
fabrique notamment le groupe motopompe du premier cœur artificiel implanté chez un patient
en 2014. Elle a fait part aux sénateurs des difficultés qu’elle rencontre pour financer sa
croissance et a déploré les contraintes pesant sur l’apprentissage, pourtant essentiel dans ce
GROUPES D’ETUDE ET GROUPES D’AMITIE
 au groupe d’études sur l'aviation civile ;
 au groupe d’études Arctique, Antarctique et Terres Australes (Viceprésidente).
Mexique-Pays d'Am. Centrale
Pays du Cône Sud Secrétaire
Indonésie et Timor- Vice-présidente
examinés au Sénat ou publiés au Journal officiel
Engagements multilatéraux
Décret n° 2015-202 du 23 février 2015 portant publication de la lettre française du 20 janvier
2014 notifiant la levée de la réserve à l'appendice F de la convention relative aux transports
internationaux ferroviaires du 9 mai 1980 telle que modifiée par le protocole de Vilnius du 3
juin 1999 (JORF n°0047 du 25 février 2015, p. 3547 - NOR: MAEJ1503380D).
Décret n° 2015-201 du 23 février 2015 portant publication de la lettre française du 12 février
2014 notifiant la levée de la réserve à l'appendice E de la convention relative aux transports
juin 1999 (JORF n°0047 du 25 février 2015, p. 3546 - NOR: MAEJ1503374D.
UE- Indonésie
Décret n° 2015-162 du 11 février 2015 portant publication de l'accord-cadre global de
partenariat et de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, d'une part,
et la République d'Indonésie, d'autre part (ensemble un acte final), signé à Djakarta le 9
novembre 2009 (JORF n°0038 du 14 février 2015, p. 2848 6 NOR: MAEJ1501879D).
UE - Irak
Loi n° 2015-106 du 3 février 2015 autorisant la ratification de l'accord de partenariat et de
coopération entre l'Union européenne et ses Etats membres, d'une part, et la République d'Irak,
d'autre part (JORF n°0029 du 4 février 2015, p. 1656 - NOR: MAEJ1240117L).
Décret n° 2015-148 du 10 février 2015 portant publication de la convention du Conseil de
l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence
domestique (ensemble une annexe), signée à Istanbul le 11 mai 2011 (JORF n°0036 du 12
février 2015, p. 2654 6 NOR: MAEJ1501774D).
française et l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) sur l'exonération de
droits d'enregistrement des acquisitions immobilières destinées à être utilisées par le CERN en
tant que locaux officiels : Adoption par le Sénat le 19 février 2015.
Projet de loi autorisant l'approbation de la convention entre le Gouvernement de la République
française et le Gouvernement de la Principauté d'Andorre en vue d'éviter les doubles
impositions et de prévenir l'évasion et la fraude fiscales en matière d'impôts sur le revenu :
Rejeté par le Sénat le 19 février. (L’Assemblée nationale l’a adopté définitivement en dernière
lecture le 5 mars).
Loi n° 2015-104 du 3 février 2015 autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de la République d'Azerbaïdjan relatif à la
création et aux conditions d'activités des centres culturels (JORF n°0029 du 4 février 2015, p.
1656 - NOR: MAEJ1125837L).
française et le Gouvernement du Canada sur la sécurité sociale : Adoption par le Sénat le 19
Décret n° 2015-182 du 17 février 2015 portant publication de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement du Royaume d'Espagne relatif à la double
délivrance du diplôme du baccalauréat et du diplôme du bachiller, signé à Paris le 10 janvier
2008 (JORF n°0042 du 19 février 2015, p. 3084 - NOR: MAEJ1502809D).
Décret n° 2015-230 du 25 février 2015 portant publication de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de Géorgie relatif à l'établissement et aux
activités de l'Agence française de développement et de la Société de promotion et de
participation pour la coopération économique en Géorgie, signé à Tbilissi le 13 mai 2014 –
(JORF n°0051 du 1 mars 2015, p. 3999 - NOR: MAEJ1504249D)
Loi n° 2015-105 du 3 février 2015 autorisant l'approbation de l'accord de partenariat pour la
coopération culturelle, scientifique et technique et pour le développement entre le
Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République d'Irak (JORF
n°0029 du 4 février 2015, p. 1656 - NOR: MAEJ1230566L).
Décret n° 2015-116 du 3 février 2015 portant publication de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de la République du Pérou relatif à l'acquisition
d'un système satellitaire optique d'observation de la Terre de résolution submétrique, signé à
Lima le 24 avril 2014 (JORF n°0030 du 5 février 2015, p. 1715 - NOR: MAEJ1501272D).
Décret n° 2015-147 du 10 février 2015 portant publication de l'accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de la République des Seychelles sur la
promotion et la protection réciproques des investissements, signé à Victoria le 29 mars 2007 –
(JORF n°0036 du 12 février 2015, p. 2651 - NOR: MAEJ1500616D).
J’ai été désignée par le groupe UMP membre de la section française de l’Assemblée
Parlementaire de la Francophonie (APF)
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) est une organisation
interparlementaire composée de 79 sections formées par des parlements et organisations
interparlementaires ayant en commun la langue française. Elle est l'assemblée consultative de
60 membres du Sénat, aux côtés de 90 députés, constituent la section française de l’Assemblée
parlementaire de la Francophonie.
 de représenter auprès des instances de la Francophonie les intérêts et les aspirations des
peuples de l’espace francophone ;
 de promouvoir la démocratie, l’Etat de droit et les droits de la personne, plus
particulièrement au sein de la communauté francophone ;
 d’apporter une perspective politique aux instances de la Francophonie ;
 de se saisir de toutes questions l’intéressant, notamment celles relatives à l’actualité
politique internationale, et de transmettre des avis en conséquence aux instances de la
 de s’assurer que les Déclarations et résolutions adoptées par la Conférence des chefs d’Etat
et de gouvernement des pays ayant le français en partage, sont mises en œuvre et exécutées
par l’Organisation internationale de la Francophonie et les opérateurs dans les délais
 de favoriser la coopération et de renforcer la solidarité au sein de la communauté
francophone, dans le respect du droit au développement ;
 de faire connaître et de promouvoir le rôle international des parlementaires ;
 de contribuer au développement et à la connaissance réciproque des cultures et des
civilisations des peuples qui font un usage habituel de la langue française, sans être de
culture et de civilisation françaises ;
 de contribuer au rayonnement de la langue française.
L’Assemblée a son siège à Paris.
Inauguration du théâtre rénové de l'Alliance française
En tant que Vice-Présidente de l'Alliance Française de Singapour, j'ai eu l'honneur de remplacer
le Président pour le discours d'ouverture.
Le réseau des Alliances françaises joue une place très importante dans le rayonnement de la
culture Française partout dans le monde.
Les étrangers peuvent y apprendre le français et bénéficier d'un certain nombre d'activités
Article paru dans le magazine SINGAPOUR (févr.avril 2015)
édité par lepetitjournal.com/singapour
01 45 48 67 35
deromedi.org
https://twitter.com/jackysingapore
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