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Timestamp: 2016-10-24 03:43:40+00:00
Document Index: 289522074

Matched Legal Cases: ['art. 29', 'art. 29', 'art. 9', 'art. 172', 'art. 72', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 100', 'art. 75', 'ATF ', 'art. 98', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 98', 'art. 95', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 29', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 144', 'ATF ', 'art. 144', 'art. 144', 'ATF ', 'art. 387', 'ATF ', 'art. 176', 'art. 273', 'art. 297', 'art. 176', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68', 'art. 64']

5A_860/2009 (26.03.2010)
A.a X.________, n� le *** 1962, et Dame X.________, n�e le *** 1966, se sont mari�s le *** 1994. Deux enfants sont issus de cette union: A.________, n� le *** 1997, et B.________, n�e le *** 2000.
Le 8 octobre 2008, l'�pouse a requis des mesures protectrices de l'union conjugale aupr�s du Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve.
A.b Le Service de protection des mineurs (ci-apr�s: SPMi) a rendu un rapport d'�valuation sociale le 28 janvier 2009.
B.a Par jugement du 2 avril 2009, le Tribunal de premi�re instance a, entre autres points, attribu� � la m�re la garde sur les deux enfants, r�serv� un droit de visite au p�re devant s'exercer chaque semaine, du mercredi matin au jeudi matin � la reprise des cours, un week-end sur deux ainsi que la moiti� des vacances scolaires, et condamn� l'�poux � verser la somme de 3'500 fr. par mois � titre de contribution � l'entretien de la famille.
B.b L'�poux a fait appel de ce jugement. Par arr�t pr�paratoire du 16 juillet 2009, la Cour de justice du canton de Gen�ve a invit� le SPMi � informer les mineurs du d�roulement de la proc�dure d'appel, � recueillir leur avis et � les informer de leur droit d'�tre entendu par un juge. Par courrier du 28 ao�t 2009, le SPMi a inform� la Cour que la fille cadette n'avait pas souhait� s'exprimer et que le fils a�n� avait demand� que le contenu de sa d�claration soit uniquement transmis au juge et pas aux parties.
Par arr�t du 13 novembre 2009, la Cour de justice du canton de Gen�ve a admis l'appel form� par l'�poux et r�form� le jugement du 2 avril 2009, en ce sens la garde sur les enfants est attribu�e � leur p�re, qu'un droit de visite est r�serv� � la m�re chaque semaine du jeudi � la fin des cours au vendredi matin � la reprise des cours, un week-end sur deux ainsi que durant la moiti� des vacances scolaires, et que l'�poux est condamn� � verser � l'�pouse une somme de 1'000 fr. par mois � titre de contribution � son entretien.
L'�pouse interjette le 18 d�cembre 2009 un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre cet arr�t, concluant � sa r�forme en ce sens que la garde sur les enfants lui est attribu�e, qu'il lui est donn� acte du fait qu'elle s'en remet � justice sur le droit de visite du p�re, et que l'�poux est condamn� � lui verser par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, la somme de 3'500 fr. � titre de contribution � l'entretien de la famille; subsidiairement, elle conclut � l'annulation de l'arr�t attaqu� et au renvoi de la cause � la cour cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. La recourante se plaint d'une violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.), de son droit � un proc�s �quitable (art. 29 al. 1 Cst.) et du principe de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Elle sollicite en outre le b�n�fice de l'assistance judiciaire.
L'intim� conclut au rejet du recours. La Cour de justice du canton de Gen�ve persiste dans les termes de son arr�t.
Par ordonnance du 26 janvier 2010, la requ�te d'effet suspensif pr�sent�e par la recourante a �t� admise, afin de maintenir le statu quo durant la proc�dure f�d�rale.
1.1 La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC) est une d�cision en mati�re civile au sens de l'art. 72 al. 1 LTF. Elle est finale selon l'art. 90 LTF, car elle tranche d�finitivement, dans une proc�dure s�par�e, des questions qui ne pourront plus �tre revues avec l'�ventuelle d�cision sur le divorce et ses effets accessoires (ATF 133 III 393 consid. 4 p. 395 et les r�f�rences cit�es). Le recours porte sur l'attribution de la garde de l'enfant, ainsi que sur les questions patrimoniales qui lui sont li�es; la contestation est donc non p�cuniaire dans son ensemble (arr�ts 5A_220/2009 du 30 juin 2009 consid. 1; 5A_49/2008 du 19 ao�t 2008 consid. 1). II a par ailleurs �t� d�pos� dans le d�lai l�gal (art. 100 al. 1 LTF) contre une d�cision prise en derni�re instance cantonale par le tribunal sup�rieur du canton de Gen�ve (art. 75 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable.
1.2 Comme l'acte attaqu� porte sur des mesures provisionnelles (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396, 585 consid. 3.3 p. 587), seule peut �tre invoqu�e la violation de droits constitutionnels (art. 98 LTF). Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s (art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire express�ment soulev�s et expos�s de fa�on claire et d�taill�e (principe d'all�gation; ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Il n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 II 396 consid. 3 p. 399/400). Le recourant qui se plaint d'arbitraire ne saurait, d�s lors, se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision est manifestement insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 352).
L'arbitraire prohib� par l'art. 9 Cst. ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable, voire pr�f�rable; le Tribunal f�d�ral ne s'�carte de la d�cision attaqu�e que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice ou de l'�quit�. Il ne suffit pas que la motivation de cette d�cision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son r�sultat (ATF 133 I 149 consid. 3.1 p. 153; 133 II 257 consid. 5.1 p. 260; 133 III 462 consid. 4.4.1 p. 470).
1.3 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� cantonale. Les art. 95 et 97, ainsi que l'art. 105 al. 2 LTF ne s'appliquent donc pas directement puisqu'ils ne sont pas des droits constitutionnels (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588). Toutefois, l'application de l'art. 9 Cst. aboutit pratiquement au m�me r�sultat: le Tribunal f�d�ral ne corrige les constatations de fait que si elles sont arbitraires et ont une influence sur le r�sultat de la d�cision.
Dans le domaine de l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv�, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 et les arr�ts cit�s). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait a abus� de ce pouvoir, en particulier lorsqu'il m�conna�t des preuves pertinentes ou qu'il n'en tient arbitrairement pas compte, lorsque des constatations de fait sont manifestement fausses, ou enfin, lorsque l'appr�ciation des preuves est tout � fait insoutenable (ATF 128 I 81 consid. 2 p. 86; 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 I 208 consid. 4a p. 211). Il montre une retenue d'autant plus grande lorsque, comme en l'esp�ce en mati�re de mesures protectrices de l'union conjugale, le juge n'examine la cause que de mani�re sommaire, se contentant de la preuve de la vraisemblance des faits (ATF 127 III 373 consid. 2b/bb p. 478 et les r�f�rences).
2.1 La recourante se plaint tout d'abord d'une violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.), pour le motif qu'aucun compte rendu, �crit ou m�me oral, de l'audition du fils a�n� n'a �t� transmis aux parties par les juges pr�c�dents, alors que celle-ci aurait, � son sens, manifestement influenc� leur d�cision d'attribuer la garde des enfants � l'intim�. Elle y voit �galement une violation de son droit � un proc�s �quitable (art. 29 al. 1 Cst.).
2.2 La recourante ne se plaignant pas de la violation de r�gles du droit cantonal de proc�dure r�gissant son droit d'�tre entendu, c'est � la lumi�re de l'art. 29 al. 2 Cst. qu'il convient d'examiner son grief (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arr�ts cit�s).
En ce qui concerne l'audition de l'enfant (art. 144 al. 2 CC; applicable �galement � la proc�dure de mesures protectrices de l'union conjugale; ATF 131 III 553 consid. 1.1), les parents ont le droit d'�tre renseign�s sur les �l�ments essentiels du r�sultat de l'audition, dans la mesure o� ceux-ci influencent la d�cision du juge (Schweighauser, in FamKomm Scheidung, Berne 2005, n� 15 ad art. 144 CC; Reusser, Die Stellung der Kinder im neuen Scheidungsrecht, in Von altem zum neuen Scheidungsrecht, Berne 1999, n� 4.86 p. 199; Breitschmid, in Basler Kommentar, n� 6 ad art. 144 CC). Le Tribunal f�d�ral a d�j� eu l'occasion de juger que, au regard de la Constitution, il suffit que les parents puissent se d�terminer, avant la d�cision sur l'attribution des enfants, sur le compte rendu de l'entretien confidentiel que le juge a eu avec leur enfant; les d�tails de l'entretien n'ont pas � �tre communiqu�s aux parents (ATF 122 I 53 consid. 4a et 4c p. 55-56; arr�t 5C.210/2000 du 27 octobre 2000 consid. 2a, publi� in FamPra.ch 2001 p. 606).
L'art. 387b al. 4 de la Loi de proc�dure civile genevoise du 10 avril 1987 (LPC/GE; RSG E 3 05) pr�voit � cet �gard que le juge consigne les d�clarations de l'enfant ou un r�sum� de celles-ci dans un proc�s-verbal; au pr�alable, il doit informer l'enfant que ses parents pourront en prendre connaissance et qu'il n'y consignera aucune d�claration sans son accord.
2.3 En l'esp�ce, la recourante expose que la cour cantonale a, � la suite de l'audition des enfants par le SPMi le 18 ao�t 2009, adress� le 7 d�cembre 2009 un courrier aux avocats des parties, � teneur duquel il est expliqu� que sa fille n'a pas souhait� s'exprimer et que, conform�ment � la volont� de son fils, le compte rendu de son audition n'est pas transmis aux parents. La recourante n'�tablit pas, ni ne soutient d'ailleurs, qu'� r�ception de cette lettre, elle ait requis d'�tre renseign�e, � tout le moins dans leur teneur essentielle, sur les d�clarations de son enfant. En outre, dans ses conclusions motiv�es d�pos�es le 17 d�cembre 2009, elle n'a pas fait grief aux juges pr�c�dents de ne pas lui avoir communiqu� le r�sultat de l'audition de son fils, ni ne s'est plainte � cet �gard d'une violation du droit d'�tre entendue. En attendant que la d�cision attaqu�e soit rendue pour s'en plaindre, pour le motif que cette audition pourrait avoir influenc� la d�cision de la cour cantonale d'attribuer la garde des enfants � l'intim� plut�t qu'� elle, la recourante agit de mani�re contraire � la bonne foi (ATF 124 I 121 consid. 2 p. 122). La critique qu'elle soul�ve devant la cour de c�ans est tardive. Partant, son grief est irrecevable.
La recourante estime que la cour cantonale a vers� dans l'arbitraire en attribuant la garde des enfants � l'intim�.
3.1 En vertu de l'art. 176 al. 3 CC, relatif � l'organisation de la vie s�par�e, lorsque les �poux ont des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires, d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (cf. art. 273 ss CC); il peut notamment confier la garde des enfants � un seul des parents (art. 297 al. 2 CC). Les principes pos�s par la jurisprudence et la doctrine en mati�re de divorce sont applicables par analogie (BR�M, Commentaire zurichois, n� 89 et 101 ad art. 176 CC). La r�gle fondamentale en ce domaine est l'int�r�t de l'enfant, celui des parents �tant rel�gu� � l'arri�re-plan. Au nombre des crit�res essentiels entrent en ligne de compte les relations entre parents et enfant, les capacit�s �ducatives respectives des parents, leur aptitude � prendre soin de l'enfant et � s'en occuper personnellement ainsi qu'� favoriser les contacts avec l'autre parent; il faut choisir la solution qui, au regard des donn�es de l'esp�ce, est la mieux � m�me d'assurer � l'enfant la stabilit� des relations n�cessaires � un d�veloppement harmonieux des points de vue affectif, psychique, moral et intellectuel; ce dernier crit�re rev�t un poids particulier lorsque les capacit�s d'�ducation et de soin sont similaires (ATF 117 II 353 consid. 3 p. 354/355; 115 II 206 consid. 4a p. 209 et 317 consid. 2 p. 219; 114 II 200 consid. 5 p. 203/204).
Le juge appel� � se prononcer sur le fond qui, par son exp�rience en la mati�re, conna�t mieux les parties et le milieu dans lequel l'enfant est amen� � vivre, dispose d'un large pouvoir d'appr�ciation. Le Tribunal f�d�ral n'intervient que lorsque le juge, sans aucun motif, a �cart� des crit�res essentiels pour la d�cision sur l'attribution des enfants ou, � l'inverse, s'est fond� sur des �l�ments d�pourvus d'importance au regard du bien de l'enfant ou contrevenant aux principes du droit f�d�ral (ATF 117 II 353 consid. 2 p. 355).
3.2 La cour cantonale a retenu que les capacit�s respectives des parents � assurer la garde des enfants sont reconnues par le SPMi. Sur le plan de leur stabilit� affective ou psychique, malgr� les reproches respectifs des parties, il n'existe pas non plus de crit�re distinctif. Quant � l'�pisode ayant pr�c�d� le d�p�t de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale, il est isol� et n'a pas concern� directement les enfants; si des �clats de voix ou des �carts de langage ont �t� constat�s entre les �poux, il ne s'agit pas non plus de circonstances d'une gravit� telle qu'elles emp�cheraient l'un ou l'autre des parents d'exercer une garde sur les enfants. Enfin, les renseignements transmis par le psychiatre de l'appelant d�montrent que celui-ci a �t� capable d'entreprendre un travail sur lui-m�me et que, au terme de plusieurs ann�es, le r�sultat semble satisfaisant. Le SPMi, pour justifier l'attribution de la garde � la m�re, a insist� sur le fait que celle-ci paraissait plus encline que le p�re � respecter une implication r�guli�re des deux parents. Cette appr�ciation, reprise par le Tribunal de premi�re instance, para�t trop g�n�rale selon la cour cantonale: le SPMi a lui-m�me constat� que les r�ticences du p�re �taient limit�es aux aspects �ducatifs alors qu'il ne remettait pas en cause le maintien d'une relation affective des deux parents. Cette seule assertion de l'appelant n'est pas suffisante pour privil�gier la solution de la garde aupr�s de la m�re. Le SPMi - et � sa suite le Tribunal de premi�re instance - a �galement justifi� l'attribution de la garde � la m�re par le fait que celle-ci concevait un plus grand �quilibre entre la vie intellectuelle des enfants et leur vie sociale et affective. Ce jugement de valeur repose sans doute sur le constat que le p�re encourage de nombreuses activit�s extra-scolaires, ce qui semble moins �tre le cas de la m�re qui privil�gie les temps de repos; or, en l'�tat de la proc�dure, il ne semble pas que ce choix du p�re soit pr�judiciable aux enfants. D'ailleurs, � l'�ge que les enfants atteignent, il faut partir du principe que ce choix est partag� par les int�ress�s. D�s lors, ces circonstances ne sont pas � ce point d�terminantes pour justifier l'attribution de la garde � la m�re.
La cour cantonale a ensuite pris en consid�ration le fait que c'est le p�re qui, d�j� du temps de la vie commune, a principalement assum� les t�ches d'�ducation aupr�s des enfants, �l�ment important pour assurer une stabilit� de ceux-ci sur le plan scolaire. C'est �galement le p�re qui dispose de l'emploi du temps le plus adapt� pour assurer ces t�ches ainsi que pour accompagner les enfants � leurs activit�s extra-scolaires. Sur ce point, s'il est exact que l'a�n� des enfants peut certainement se rendre seul � certaines de celles-ci, en revanche, cela semble moins �vident pour la cadette, �g�e de neuf ans, surtout si ces activit�s, par exemple l'�quitation, se d�roulent � la campagne. En fonction de ces �l�ments objectifs, les juges pr�c�dents ont admis que l'attribution de la garde au p�re est susceptible d'offrir une meilleure stabilit� pour les enfants.
3.3.1 La recourante reproche � la cour cantonale d'�tre tomb�e dans l'arbitraire en admettant que l'intim� pr�sente la m�me stabilit� affective et psychologique qu'elle-m�me. Elle fait valoir que son �poux a suivi, depuis 2003, une th�rapie aupr�s d'un psychiatre, qu'il a achev�e en juillet 2008. Comme l'ont retenu les juges pr�c�dents, le r�sultat "semble" satisfaisant. En outre, son m�decin a indiqu� au SPMi que son patient "se sent" en mesure de g�rer le contexte de la s�paration, ce qui �tait impensable quelques ann�es en arri�re. Enfin, l'intim� a fait preuve de violence � l'�gard de son �pouse, �pisode que celle-ci reproche aux juges pr�c�dents d'avoir banalis� en le qualifiant d'isol� et en mentionnant qu'il n'a pas concern� directement les enfants. Selon la recourante, il subsiste au vu des �l�ments qui pr�c�dent des incertitudes importantes quant � la stabilit� psychologique de l'intim�, de sorte qu'il serait arbitraire de conclure que celui-ci offre une meilleure stabilit� aux enfants.
Par cette critique, en grande partie appellatoire, la recourante joue sur les mots et se borne, en r�alit�, � substituer sa propre appr�ciation des faits � celle de la cour cantonale, sans d�montrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Partant, elle est irrecevable (cf. supra, consid. 1.2). Pour le surplus, lorsqu'elle invoque que l'intim� aurait �t� dispens� d'accomplir l'arm�e pour le motif qu'il �tait d�pressif, elle se fonde sur des faits que la d�cision attaqu�e ne constate pas, sans toutefois faire grief aux juges pr�c�dents de les avoir � tort omis alors qu'ils �taient prouv�s. Son argumentation est par cons�quent irrecevable (cf. supra, consid. 1.3).
3.3.2 La critique de la recourante est infond�e lorsqu'elle tente de remettre en cause l'appr�ciation de la cour cantonale quant � l'aptitude de chacun des parents � favoriser les contacts avec l'autre. A cet �gard, le rapport du SPMi retient que "en terme de reconnaissance du r�le parental de chacun, Dame X.________ semble, en l'�tat, accorder une plus grande importance au maintien d'une implication r�guli�re des deux parents, au vu de la compl�mentarit� de leurs apports respectifs � l'�gard des enfants; X.________, pour sa part, sans remettre en question le maintien d'une relation affective de ces derniers avec chacun des parents, pr�conise, par rapport aux aspects �ducatifs, le retrait du parent non gardien, au vu des divergences parentales sur ce plan". Dans cette mesure, on ne saurait retenir que la cour cantonale a vers� dans l'arbitraire en jugeant que les r�ticences du p�re sont limit�es aux aspects �ducatifs, alors qu'il ne remet pas en cause le maintien d'une relation affective avec les deux parents.
En outre, en tant que la recourante fait grief � la cour cantonale d'avoir consid�r� que cela suffirait, a contrario, pour attribuer la garde au p�re, sans d�montrer toutefois pour quelle raison, son argumentation est d�nu�e de pertinence; ce n'est pas, en effet, sur la base de ce seul �l�ment que les juges pr�c�dents ont admis que l'attribution de la garde au p�re est susceptible d'offrir une meilleure stabilit� aux enfants.
3.3.3 Enfin, la recourante fait grief � la cour cantonale d'avoir admis que l'intim� serait plus disponible qu'elle pour s'occuper personnellement des enfants. L'intim� est, en effet, enseignant � plein temps aupr�s du D�partement de l'instruction publique, alors qu'elle travaille � 60% comme �ducatrice. Selon la recourante, ces constatations seraient en contradiction avec la conclusion des juges pr�c�dents, aux termes de laquelle c'est le p�re qui dispose de l'emploi du temps le plus adapt� pour assurer les t�ches d'�ducation ainsi que pour accompagner les enfants � leurs activit�s extra-scolaires.
Cette critique est insuffisante pour d�montrer l'arbitraire de l'appr�ciation juridique de l'autorit� cantonale. S'il est �tabli que l'intim� travaille � plein temps comme enseignant - de sorte que son emploi du temps et ses vacances se calquent sur ceux des enfants -, la recourante, qui travaille � 60% dans une cr�che situ�e dans le canton de Vaud, r�alise en outre une activit� ind�pendante dans le domaine des consultations ayurv�diques et psychologiques, dans le cadre de laquelle elle admet r�aliser un gain suppl�mentaire net de 700 fr. par mois. L'arr�t attaqu� n'indique pas le nombre d'heures consacr�es par l'int�ress�e � cette activit�. Celle-ci implique cependant n�cessairement que son occupation professionnelle d�passe le taux de 60%. Pour le surplus, la recourante ne s'en prend pas aux constatations de fait de la cour cantonale quant � l'emploi du temps respectif des parties et ne tente pas de d�montrer qu'elle serait plus disponible que l'intim� pour s'occuper des enfants. Partant, la seule comparaison des taux d'activit� des parties ne suffit pas � �tablir que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire. Enfin, la recourante se fonde sur des faits que l'arr�t cantonal ne constate pas lorsqu'elle fait valoir que sa fille se rendrait seule et � pied � l'�quitation, dans la mesure o� cette activit� aurait lieu � seulement quelques m�tres de son domicile, ou encore lorsqu'elle soutient que la cour cantonale aurait vers� dans l'arbitraire en lui imposant un droit de visite le jeudi alors qu'elle travaillerait ce jour de la semaine, �tant disponible les mardis et mercredis. Dans la mesure o� la recourante ne d�montre pas, ni ne soutient du reste, que les juges pr�c�dents auraient �tabli les faits de mani�re manifestement inexacte, son argumentation est irrecevable (cf. supra, consid. 1.3). Au demeurant, elle ne prend pas de conclusions subsidiaires tendant � la modification de son droit de visite, pour le cas o� la cour de c�ans confirmerait l'attribution de la garde des enfants � l'intim�.
3.3.4 En d�finitive, la recourante n'�tablit pas en quoi la cour cantonale, qui dispose � cet �gard d'un large pouvoir d'appr�ciation (cf. supra, consid. 3.1), aurait arbitrairement appliqu� le droit f�d�ral pertinent et les principes jurisprudentiels y relatifs en attribuant la garde des enfants � leur p�re.
3.4 D�s lors que l'attribution de la garde des enfants au p�re doit �tre confirm�e, il n'y a pas lieu d'examiner la question de la contribution que la recourante r�clame pour l'entretien de la famille dans l'hypoth�se o� la garde lui serait confi�e.
Vu ce qui pr�c�de, le recours doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. La recourante, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF) et versera des d�pens � l'intim� (art. 68 al. 1 LTF). Le recours �tant manifestement vou� � l'�chec, la requ�te d'assistance judiciaire est rejet�e (art. 64 al. 1 LTF).