Source: https://consomatique.fr/faut-il-faire-confiance-au-pret-in-fine/
Timestamp: 2019-02-16 14:02:52+00:00
Document Index: 204224050

Matched Legal Cases: ['in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine', 'in fine']

Faut-il faire confiance au prêt in fine ? - Consomatique
Non-amortissable et à taux fixe, le crédit in fine est un dispositif permettant aux investisseurs de financer leur projet immobilier. Il convient d’étudier son fonctionnement et de connaître ses spécificités pour déterminer dans quelles situations il convient de privilégier ce type de prêt au crédit amortissable.
Les spécificités d’un prêt in fine
Dans le cadre d’un prêt in fine, le capital emprunté n’est remboursé qu’à la fin du contrat et en une seule fois. Il n’est pas amorti. Le remboursement mensuel ne concerne que les intérêts qui doivent être payés tout au long de la durée du prêt. En principe, les investisseurs utilisent ce dispositif pour optimiser leur fiscalité et financer des projets d’investissement locatif ou d’acquisition de résidence secondaire.
Quelles sont les conditions pour obtenir un prêt in fine ?
Le prêt in fine s’adresse autant aux particuliers qu’aux entreprises. Comme le capital emprunté ne peut être remboursé qu’à l’échéance du prêt, l’emprunteur doit avoir une capacité de remboursement au-dessus de la moyenne et être en mesure de justifier la stabilité de sa situation financière. Dans certaines banques, la souscription d’un produit d’épargne comme une assurance-vie nantie ou des bons de capitalisation est un facteur déterminant pour obtenir un prêt in fine. D’autres organismes prêteurs imposent des conditions plus souples : l’emprunteur peut souscrire une épargne de son choix du moment qu’il est en mesure de présenter des garanties certaines de solvabilité. Pour mieux comprendre le fonctionnement du prêt in fine et déterminer si ce type de crédit est adapté à votre situation, vous pouvez utiliser des simulateurs gratuits.
Voici un exemple simple pour comprendre le fonctionnement d’un crédit in fine. Un investisseur emprunte 200 000 € pour acquérir un bien immobilier. Le prêt s’étale sur dix ans et le taux est de 5 %. L’emprunteur rembourse 10 000 € chaque année et au bout de 10 ans, il doit rembourser la totalité du capital emprunté, c’est-à-dire les 200 000 €.
Idéal pour financer un investissement locatif, le prêt in fine se distingue du crédit amortissable par le fait que ses intérêts sont déductibles des revenus locatifs. Ce prêt est surtout très avantageux pour les contribuables fortement imposés. Il permet aussi au contribuable ayant un capital important à sa disposition de faire fructifier son argent sans avoir à réaliser d’importants efforts financiers. S’il a souscrit une épargne auprès de l’organisme prêteur, son argent générera des intérêts d’épargne. Si le produit d’épargne s’agit d’une assurance-vie et que l’emprunteur vient à disparaître, c’est l’assureur qui remboursera l’intégralité de sa dette. Ses héritiers bénéficieront d’une meilleure couverture et les conditions de transmission de patrimoine seront moins rigoureuses, particulièrement sur le plan fiscal.
Les inconvénients d’un prêt in fine
En effet, le prêt in fine s’adresse aux contribuables ayant un patrimoine important ainsi qu’une situation financière et économique stable. Les intérêts d’un crédit in fine sont plus élevés par rapport à ceux d’un prêt amortissable. Si l’emprunteur profite de la baisse du taux de crédit sur le marché pour souscrire un prêt in fine, l’intérêt sera fortement réduit et l’épargne aussi en même temps.