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Timestamp: 2016-10-28 00:50:14+00:00
Document Index: 298122030

Matched Legal Cases: ['art. 206', 'art. 97', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 206', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 105', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 97', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'ATF ', 'art. 285', 'ATF ', 'art. 206', 'ATF ', 'art. 206', 'ATF ', 'art. 206', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 937', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 206', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 206', 'art. 206', 'art. 206', 'art. 206', 'ATF ', 'art. 206', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 196', 'art. 196', 'art. 200', 'art. 8', 'art. 930', 'art. 937', 'art. 650', 'art. 205', 'art. 206', 'art. 206', 'art. 206', 'art. 200', 'art. 196', 'art. 203', 'art. 206', 'art. 196', 'art. 646', 'art. 206', 'art. 206', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 206', 'art. 206', 'art. 206', 'art. 209', 'ATF ', 'art. 209', 'ATF ', 'art. 198', 'art. 209', 'art. 206', 'art. 206', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68']

5A_621/2013 � � Arr�t du 20 novembre 2014
Greffi�re : de Poret Bortolaso.
repr�sent�e par Me Muriel Pierrehumbert, avocate,
divorce, contributions d'entretien, partage de la copropri�t� d'un immeuble (art. 206 CC);
A.a.�A.A.________, n� en 1962, et B.A._________, n�e B.________ le 4 novembre 1964, tous deux de nationalit� fran�aise, se sont mari�s � Carouge (Gen�ve) le 1er d�cembre 1995. Ils sont soumis au r�gime matrimonial de la participation aux acqu�ts.
Les �poux se sont s�par�s en 2008.
Deux enfants sont issus de leur union: C.________, n�e en 1996, et D.________, n�e en 1998.
A la suite d'un rapport du Service de protection des mineurs du 12 janvier 2012, que les parents ont approuv�, l'autorit� parentale et la garde de C.________ ont �t� attribu�es � sa m�re et celles de D.________ � son p�re.
A.b.�L'�poux travaille en qualit� de gestionnaire d'une banque � 80% depuis septembre 2008, soit � un taux qui a �t� r�duit d'entente entre les �poux. Le montant de son salaire est litigieux.
L'�pouse, qui avait travaill� comme employ�e de banque jusqu'� la naissance de son a�n�e en 1996, a repris une activit� professionnelle � 50% en 2003 en qualit� d'assistante m�dicale, apr�s avoir suivi une formation � cet effet. Depuis novembre 2012, elle travaille � 70% pour un salaire mensuel net de 3'311 fr.
A.c.�En 2001, les �poux ont acquis, en copropri�t�, une villa � U.________. L'achat de ce bien et les travaux entrepris sur celui-ci, soit au total un montant de 687'000 fr., ont �t� financ�s au moyen de biens appartenant � l'�poux, soit 140'000 fr. provenant de ses biens propres et 42'000 fr. provenant de ses acqu�ts, et d'un cr�dit hypoth�caire de 505'000 fr. contract� par les �poux.
Le 22 d�cembre 2010, l'�poux a form� une demande unilat�rale en divorce. Le Tribunal de premi�re instance a, par jugement du 7 janvier 2013, prononc� le divorce des �poux et, compte tenu de l'accord des parties et conform�ment � l'int�r�t des enfants, confi� l'autorit� parentale et la garde de C.________ � sa m�re et celle de D.________ � son p�re, r�servant � chaque parent un large droit de visite. Il a notamment dispens� la m�re de verser une contribution � l'entretien de D.________ (ch. 6), ordonn� la vente de la villa � partir du 1er juillet 2013, l'�pouse devant la quitter au plus tard le 31 janvier 2014 (ch. 7), et ordonn� le partage des avoirs de pr�voyance professionnelle, invitant la caisse de pension du mari � verser � celle de l'�pouse le montant de 278'840 fr. 95 (ch. 12).
Sur les points encore litigieux entre les parties, il a fix� la contribution due par le p�re � l'entretien de C.________ � 1'500 fr. par mois, allocations familiales en sus, jusqu'� la fin de la formation ou des �tudes de celle-ci, s�rieusement et r�guli�rement men�es, mais au maximum jusqu'� 25 ans (ch. 5), arr�t� la contribution due par le mari � l'�pouse � 500 fr. tant qu'elle reste dans la villa (ch. 9), les frais de celle-ci �tant � la charge du mari, et � 3'000 fr. d�s qu'elle aura quitt� la villa et jusqu'� ce que le mari atteigne l'�ge l�gal de la retraite (ch. 11) et dit que le prix de vente de la villa sera r�parti entre les �poux par moiti�, apr�s payement des frais li�s � la vente et remboursement de l'hypoth�que ainsi que d'un montant de 182'000 fr. investi par le mari (ch. 8).
Statuant le 28 juin 2013 sur appels des �poux, la Cour de justice a augment� le montant de la pension de C.________ � 1'730 fr., allocations familiales en sus, jusqu'� la fin de la formation ou des �tudes de celle-ci, s�rieusement et r�guli�rement men�es, mais au maximum jusqu'� 25 ans, et celui de la pension de l'�pouse � 1'500 fr. jusqu'au 31 janvier 2014 et � 3'300 fr. du 1er f�vrier 2014 au 30 juin 2017 (l'�pouse ayant limit� ses conclusions � cette date), et r�duit de 182'000 fr. � 140'000 fr. le montant devant �tre restitu� au mari lors de la vente de la villa.
Contre cet arr�t, A.A.________ interjette le 28 ao�t 2013 un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral, concluant � ce que le montant de la pension de sa fille et celui qui doit lui �tre rembours� lors de la vente de la villa soient fix�s comme l'avait fait le Tribunal de premi�re instance (ch. 5 et 8) et que la contribution � l'entretien de sa femme soit r�duite � 500 fr. et limit�e dans sa dur�e jusqu'au 31 janvier 2014 (ch. 9 et 11). Subsidiairement, il conclut au renvoi de la cause � la Cour de justice. Il invoque une violation de l'art. 97 LTF s'agissant de la fixation de son revenu, de l'art. 125 al. 2 ch. 7 CC quant � sa capacit� de travail, augment�e de 80% � 100 % d�s le 1er f�vrier 2014, de l'art. 125 al. 2 ch. 5 et 8 CC en tant qu'il estime ne devoir aucune contribution � l'entretien de son �pouse et de l'art. 206 CC en ce qui concerne le montant devant lui �tre restitu� lors de la vente de la villa.
�L'intim�e conclut au rejet du recours. Elle admet que le calcul du revenu de l'�poux effectu� par la cour cantonale est erron�, mais estime que celui-ci en est responsable, puisqu'il n'a pas produit toutes les pi�ces n�cessaires � cet effet. Elle soutient que c'est un bonus moyen de 50'000 fr. (moyenne des bonus de 2009 � 2013), et non le bonus de 28'629 fr., qui aurait d� �tre pris en consid�ration de sorte que le revenu annuel net de l'�poux serait de 220'941 fr. (mensuel net de 18'411 fr.). Elle estime qu'il appartenait � l'�poux de prouver qu'il n'avait pas la possibilit� de retravailler � plein temps pour son employeur. Elle consid�re que le b�n�fice qu'elle tirera de la vente de la villa et sa part � la pr�voyance professionnelle ne sont pas pertinents pour la fixation de sa contribution d'entretien. Enfin, elle s'oppose � la modification du mode de calcul s'agissant du partage du prix de vente de la villa.
L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par un tribunal cantonal sup�rieur statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une contestation p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant, qui a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), a agi dans le d�lai (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 let. b LTF) pr�vu par la loi, de sorte que son recours est en principe recevable.
D�s lors que l'�pouse a repris son nom de jeune fille de B.________ apr�s l'entr�e en force du divorce, le rubrum sera modifi� en cons�quence.
2.1.�Lorsqu'il est saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire que les constatations de fait sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2), doit satisfaire au principe d'all�gation (R�geprinzip, principio dell'allegazione; art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire d�montrer par une argumentation pr�cise en quoi consiste la violation (ATF 133 III 393 consid. 7.1, 638 consid. 2). Pour chaque constatation de fait incrimin�e, il doit d�montrer comment les preuves administr�es auraient d�, selon lui, �tre correctement appr�ci�es et en quoi leur appr�ciation par l'autorit� cantonale est insoutenable.
2.2.�Le Tribunal f�d�ral applique d'office le droit (art. 106 al. 1 LTF) � l'�tat de fait constat� dans l'arr�t cantonal (ou � l'�tat de fait qu'il aura rectifi� ou compl�t� apr�s examen des griefs du recours). Cela ne signifie pas que le Tribunal f�d�ral examine, comme le ferait un juge de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui pourraient se poser. Compte tenu de l'obligation de motiver (Begr�ndungspflicht; obbligo di motivare) impos�e par l'art. 42 al. 2 LTF, il ne traite que les questions qui sont soulev�es devant lui par les parties. Celles-ci peuvent toujours soulever de nouveaux moyens de droit mat�riel, pour autant que l'argumentation juridique nouvelle repose sur les constatations de fait de l'arr�t attaqu�, et non sur des faits nouveaux (arr�ts 4A_28/2007 du 30 mai 2007 consid. 1.3 non publi� in ATF 133 III 421; 4A_188/2007 du 13 septembre 2007 consid. 4.3.5; 4A_223/2007 du 30 ao�t 2007 consid. 3.2). Elles ne peuvent par contre s'en prendre qu'� elles-m�mes si elles abandonnent un grief (ATF 140 III 86 consid. 2; arr�ts 5F_1/2014 du 18 f�vrier 2014 consid. 3.3 et 4A_132/2014 du 2 juin 2014 consid. 1). Le Tribunal f�d�ral n'examine donc que les questions qui sont discut�es devant lui, � moins que la violation du droit ne soit manifeste (arr�t 4A_399/2008 du 12 novembre 2011 consid. 2.1 non publi� in ATF 135 III 112). Il n'est en revanche pas li� par l'argumentation juridique d�velopp�e par les parties ou par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre le recours, comme il peut le rejeter en proc�dant � une substitution de motifs (ATF 133 III 545 consid. 2.2). En ce qui concerne la violation des droits fondamentaux et, de mani�re g�n�rale, des droits constitutionnels (ATF 133 III 638 consid. 2) ainsi que du droit cantonal, le Tribunal f�d�ral n'en conna�t que si le grief a �t� soulev� et motiv� (art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 I 83 consid. 3.2; 133 II 249 consid. 1.4.2); si le recourant se plaint de la violation de tels droits, il doit satisfaire au principe d'all�gation (R�geprinzip, principio dell'allegazione), en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle ou l�gale a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (ATF 133 IV 286 consid. 1.4; 133 II 249 consid. 1.4.2).
3.1.�Appliquant l'art. 125 al. 1 CC, la cour cantonale a retenu que le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�pouse; se basant sur l'ATF 137 III 102 consid. 4.2.1.1, elle a consid�r� que les �poux n'ont pas fait d'�conomies durant la vie commune, sous r�serve d'un montant de 40'000 fr. investi dans l'acquisition de la villa, de sorte qu'un calcul selon le minimum vital �largi avec r�partition de l'exc�dent pouvait entrer en ligne de compte.
Pour d�terminer le montant de la contribution d'entretien, la cour cantonale a effectu� ses calculs sur la base du revenu du mari en mars 2013, � 80%, qu'elle a annualis� et auquel elle a ajout� le bonus de 2012 de 28'629 fr. pour arriver � un montant de 200'970 fr. nets par an, soit un montant mensuel net arrondi de 16'747 fr., en relevant que ce montant est relativement similaire aux revenus totaux, bonus compris, des derni�res ann�es. Elle a pris en consid�ration le revenu effectif de l'�pouse de 3'311 fr. � 70%.
Elle a ensuite additionn� les revenus des �poux, � savoir 20'058 fr. (16'747 fr. + 3'311 fr.), dont elle a soustrait leurs charges et celles des enfants par 13'129 fr. (7'875 fr. [mari] + 3'304 fr. [�pouse] + 665 fr. [C.________] + 1'285 fr. [D.________]) pour arriver � un disponible de 6'929 fr. Elle a, semble-t-il dans un premier temps, estim� que chacun des membres de la famille doit disposer, en sus de ses charges, d'un quart de ce disponible - soit 1732 fr. - pour assurer son train de vie.
Elle a alors fix� l'entretien convenable de l'�pouse � 5'036 fr. (3'304 fr. + 1'732 fr.). D�duction faite du revenu de celle-ci de 3'311 fr, la cour a estim� qu'elle aurait droit � une contribution de 1'725 fr. jusqu'au 31 janvier 2014, date � laquelle elle doit quitter la villa, mais l'a limit�e au montant de ses conclusions de 1'500 fr. Pour la p�riode post�rieure au 31 janvier 2014, la cour cantonale a, d'une part, tenu compte d'un montant suppl�mentaire de 1'582 fr. pour le loyer de l'�pouse (total de ses charges: 4'886 fr.) et, d'autre part, d'un revenu du mari � un taux de 100% - non remis en cause en appel - de 20'933 fr., et a fix� la contribution de celle-ci � 3'300 fr., consid�rant que le disponible de l'�poux de 13'058 fr. lui permet largement de verser cette pension. La dur�e pendant laquelle la contribution est due a �t� limit�e au 30 juin 2017, conform�ment aux conclusions prises par l'�pouse.
�Pour C.________, dont la garde est attribu�e � sa m�re, la cour cantonale a retenu des charges de 665 fr. 50, allocations familiales de 400 fr. d�duites, tant qu'elle vivra dans la villa, et de 1'375 fr. lorsqu'elle aura quitt� la villa. Elle a ensuite estim� que, pour maintenir son train de vie, elle a droit au quart du disponible de 1'732 fr., limitant ensuite la contribution due � ce quart, sans tenir compte des charges de 1'375 fr. pourtant prises en compte dans la d�termination du disponible, et sans faire de distinction selon que la b�n�ficiaire vit encore dans la villa ou non (faute d'appel du p�re sur ce point).
3.2.�Le recourant reproche, � juste titre, � la Cour de justice deux erreurs dans sa motivation.
3.2.1.�Tout d'abord, le recourant reproche � la cour cantonale une violation de l'art. 97 al. 1 LTF dans la d�termination de son revenu, bonus compris, de 16'747 fr. nets par mois (� 80%), montant d�terminant pour la fixation des contributions d'entretien jusqu'au 31 janvier 2014 (date du d�part de la villa).
La cour cantonale s'est bas�e sur la fiche de salaire du mari de mars 2013 - qui ne figure pas au dossier cantonal - pour calculer son revenu avec bonus. On ne parvient toutefois pas � suivre son calcul en p. 8, repris dans sa fixation des contributions d'entretien en p. 18, ce que l'intim�e reconna�t elle aussi. De plus, comme cela ressort du propre calcul du recourant, elle a omis de d�duire les charges sociales du bonus de 28'629 fr. bruts. Le calcul de la cour cantonale est donc incompr�hensible et faux.
3.2.2.�Ensuite, le recourant reproche � juste titre aux juges cantonaux d'avoir admis qu'il n'avait pas contest� en appel pouvoir reprendre une capacit� de travail � 100% d�s le 1er f�vrier 2014. Dans ses m�moires d'appel et de r�ponse � l'appel, dans des motivations certes appellatoires, il a all�gu� ne pas avoir la possibilit� d'obtenir de son employeur un emploi � plein temps.
3.3.�De son c�t�, l'intim�e invoque � raison une violation du droit. Elle estime que son mari per�oit r�guli�rement des bonus et qu'il faut prendre en consid�ration non pas le dernier bonus touch�, soit le moins important au cours des derni�res ann�es, mais un bonus moyen de 50'000 fr., de sorte que le revenu annuel net du recourant est de 220'941 fr. ou 18'411 fr. net par mois. Elle en conclut que le recourant est en mesure de payer les contributions qui ont �t� mises � sa charge, ce d'autant qu'il doit augmenter sa capacit� de gain de 80% � 100%.
3.3.1.�Il est admis en jurisprudence que le bonus fait partie du salaire, lorsqu'il s'agit d'une r�mun�ration r�guli�re (arr�t 5C.6/2003 du 4 avril 2003 consid. 3.3.1 et les r�f�rences � la doctrine). Le recourant ne conteste d'ailleurs pas ce point, mais uniquement que le montant qui a �t� pris en consid�ration est un montant brut au lieu du montant net admissible.
Il est �galement admis en jurisprudence que lorsque les revenus sont fluctuants, comme c'est le cas notamment des revenus d'un ind�pendant, il convient, pour obtenir un r�sultat fiable, de tenir compte, en g�n�ral, du revenu net moyen r�alis� durant plusieurs ann�es (arr�ts 5A_396/2013 du 26 f�vrier 2014 consid. 3.2.1.; 5A_246/2009 du 22 mars 2010 consid. 3.1 publi� in FamPra.ch 2010 678 et les r�f�rences; 5A_687/2011 du 17 avril 2012 consid. 5.1.1) : plus les fluctuations de revenus sont importantes et les donn�es fournies par l'int�ress� incertaines, plus la p�riode de comparaison doit �tre longue (arr�t 5A_246/2009 pr�cit� consid. 3.1 et la r�f�rence).
3.3.2.�Tout en retenant les chiffres de la fiche de salaire de mars 2013, effectuant un calcul incompr�hensible, la cour cantonale a �galement consid�r� que le mari a obtenu un revenu relativement similaire au cours des derni�res ann�es. Ainsi, en 2009, il a r�alis� un salaire, bonus de 50'000 fr. compris, de 202'380 fr. (16'685 fr. par mois); en 2010, avec un bonus de 75'000 fr. et une prime d'anciennet� de 8'000 fr., de 260'959 fr. (177'959 fr. + 75'000 fr. + 8'000 fr.); en 2011, avec un bonus de 47'000 fr., de 225'023 fr.; en 2012, avec un bonus de 28'629 fr. (re�u en 2013), de 200'606 fr. et en 2013, le bonus n'�tant pas encore connu, de 182'468 fr. brut, selon ses propres indications.
Dans ces circonstances, c'est � raison que l'intim�e soutient qu'il y aurait lieu de prendre en consid�ration un montant moyen pour le bonus.
3.4.�De surcro�t, le Tribunal f�d�ral constate plusieurs violations manifestes du droit et de la jurisprudence (ATF 137 III 102) - certes expos�e correctement dans la partie en droit - dans son application au cas concret, erreurs que le recourant reprend dans sa propre motivation:
�Tout d'abord, s'il est admissible de proc�der en l'esp�ce � un calcul sur la base du minimum vital �largi et r�partition de l'exc�dent pour d�terminer la contribution du conjoint au sens de l'art. 125 al. 1 CC, cet exc�dent ne peut �tre r�parti qu'entre les �poux, et non �galement entre les enfants. La moiti� de l'exc�dent (ou une �ventuelle autre proportion en raison de circonstances sp�ciales) doit �tre attribu�e au conjoint b�n�ficiaire.
Ensuite, la cour cantonale a consid�r� que le 1/4 du disponible de 1'732 fr. permet � chacun des membres de la famille d'assurer son train de vie, et l'on pouvait s'attendre logiquement � ce que ce montant soit ajout� aux charges retenues. Mais, constatant que si l'on ajoutait ce montant de 1'732 fr. au minimum vital �largi de C.________, qui est de 1'375 fr., l'on parviendrait � 3'107 fr., la cour cantonale, par un soudain revirement, estime que seul le disponible de 1'732 fr. assure le train de vie. Un tel raisonnement n'est �videmment pas conforme au droit f�d�ral. D'ailleurs, pour le calcul de la contribution due � l'�pouse, elle a bien ajout� aux charges de celle-ci, arr�t�es � 4'886 fr., le montant de 1'732 fr. pour parvenir � la contribution d'entretien de 3'300 fr. (4'886 fr. + 1'732 fr. - 3'311 fr.).
Enfin, alors qu'elle a consid�r� que, compte tenu des situations financi�res respectives des parties et du train de vie ant�rieur, le p�re devait prendre � sa charge l'int�gralit� de l'entretien de C.________ par des prestations p�cuniaires, son calcul fait en r�alit� supporter cet entretien proportionnellement aux deux parents. Il est en effet bas� sur une addition des revenus des �poux, dont sont d�duites les charges, pour parvenir � un exc�dent � r�partir.
Il s'impose donc de refaire les calculs de la d�termination des contributions d'entretien.
4.1.�En ce qui concerne la contribution � l'entretien du conjoint au sens de l'art. 125 al. 1 CC, la jurisprudence pr�voit que, lorsque le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�pouse - ce qui est le cas en l'esp�ce -, celle-ci a droit au maintien de son train de vie ant�rieur. Les parties n'ayant pas d�montr� qu'elles avaient fait des �conomies durant la vie commune, sous r�serve d'un montant de 40'000 fr., il est possible, comme l'a fait la cour cantonale, d'appliquer la m�thode du minimum vital �largi, avec r�partition de l'exc�dent entre les �poux (ATF 137 III 102 consid. 4.2.1.1 p. 106/107).
�A l'instar de la cour cantonale, il y a lieu de prendre en consid�ration deux p�riodes, pour tenir compte du fait que l'�pouse occupe encore ou n'occupe plus la villa. Comme le recours au Tribunal f�d�ral n'a pas d'effet suspensif et que les contributions jusqu'au 30 juin 2013 sont donc soumises au r�gime des mesures provisionnelles, il s'agit de la p�riode du 1er juillet 2013 au 31 janvier 2014 (1�re p�riode) et de celle du 1er f�vrier 2014 au 30 juin 2017 (2e p�riode).
4.1.1.�Pour la seconde p�riode, les charges respectives correspondant au minimum vital �largi admises par la cour cantonale sont de 7'875 fr. pour l'�poux (avec un montant d'imp�ts correspondant � un revenu de 200'970 fr.), 4'886 fr. pour l'�pouse, et 1'285 fr. pour D.________. En tant que le montant du loyer de C.________ est en r�alit� de 700 fr. (correspondant au 1/4 du loyer de 2'800 fr.) au lieu de 560 fr. retenu dans le calcul, les charges de celle-ci sont donc de 1'515 fr. (450 fr. + 700 fr. + 45 fr. + 600 fr. + 120 fr., dont � d�duire 400 fr. d'allocations familiales). Les charges totales de la famille sont donc de 15'561 fr.
Avec un bonus moyen de 50'000 fr., le revenu net du mari, d�termin� sur la base du calcul qu'il propose en p. 8 de son recours, est de 17'367 fr., soit sup�rieur � celui de 16'747 fr. admis par la cour cantonale et critiqu� par le recourant. Le montant de la contribution d'entretien de 3'300 fr. peut donc �tre confirm�.
D'ailleurs, m�me si l'on ne prend que le montant du revenu net de 15'679 fr. que le recourant admet r�aliser dans son recours, la somme des revenus des conjoints, soit 18'990 fr. (15'679 fr. + 3'311 fr.), moins les charges de 15'561 fr. (7'875 fr. �poux + 1'285 fr. D.________ + 4'886 fr. �pouse + 1'515 fr. C.________), donne un disponible de 3'429 fr. Chacun des �poux ayant un enfant � charge, il se justifierait de r�partir cet exc�dent par moiti�, soit 1'714 fr. 50 � chacun. Il s'ensuit que le train de vie de l'�pouse serait de 6'600 fr. 50 (4'886 fr. + 1'714.50 fr.) et que sa contribution devrait se monter � 3'289 fr. 50 (6'600.50 fr. - 3'311 fr.). Sur la base du revenu inf�rieur admis par le recourant, la contribution d'entretien de 3'300 fr. (arrondie) pourrait donc aussi �tre confirm�e.
4.1.2.�Durant la premi�re p�riode, d�s lors que les charges de l'�pouse ne sont que de 3'304 fr. et celles de C.________ de 665 fr., le total des charges de la famille est de 13'129 fr. M�me si l'on prend en consid�ration le revenu inf�rieur admis par le recourant, le disponible est donc de 5'891 fr. (18'990 fr. [15'679 fr. + 3'311 fr.] - 13'129 fr.), de sorte que le train de vie de l'�pouse est de 6'234 fr. 50 (1/2 de 5'891 fr. + 3'304 fr.). D�duction faite de son revenu de 3'311 fr., l'�pouse aurait droit � une contribution de 2'923 fr. 50. Partant, la contribution fix�e � 1'500 fr. peut �tre confirm�e.
4.1.3.�Le recourant invoque aussi une violation de l'art. 125 al. 2 ch. 5 et 8 CC, reprochant aux juges cantonaux d'avoir fix� une contribution au-del� du 31 janvier 2014, en l'occurrence de 3'300 fr. du 1er f�vrier 2014 au 30 juin 2017, sans tenir compte de la fortune respective des �poux et de leur pr�voyance professionnelle. Il rel�ve que son revenu a permis � la famille d'avoir un train de vie confortable, dans une villa en milieu rural, qu'il a financ�e par ses biens propres et ses acqu�ts et dont il a pay� les int�r�ts hypoth�caires. Il ajoute enfin que, depuis la s�paration des �poux, il a contribu� � raison de 4'400 fr. par mois � l'entretien de la famille, soit un montant sup�rieur � 250'000 fr. Comme la vente de ce bien devrait rapporter un montant confortable � son �pouse et que celle-ci devrait toucher une somme de 278'840 fr. 95 environ � la suite du partage de son avoir de pr�voyance professionnelle, il estime que la contribution d'entretien due � son �pouse doit prendre fin en janvier 2014.
Cette critique trahit une m�connaissance de la jurisprudence relative � l'art. 125 al. 2 ch. 5 CC et du but assign� � la pr�voyance professionnelle, ainsi que de la relation entre les mesures provisionnelles et le jugement au fond. En effet, selon la jurisprudence, lorsque les revenus (du travail et de la fortune) des �poux suffisent � leur entretien, la substance de la fortune n'est normalement pas prise en consid�ration (ATF 138 III 289 consid. 11.1.2). Or en l'esp�ce, si les revenus de la fortune de l'�pouse n'ont pas �t� pris en consid�ration, les revenus de la fortune de l'�poux ne l'ont pas non plus �t�; le recourant ne d�montre d'ailleurs pas avoir all�gu� et prouv� de tels revenus de la fortune, ni que les situations de fortune des �poux seraient si in�gales qu'une prise en compte des revenus de celle de l'�pouse s'imposerait. Quant aux avoirs de la pr�voyance professionnelle, ils doivent servir � assurer l'entretien des �poux apr�s leur retraite; en tant que la contribution est fix�e jusqu'en 2017, soit durant la p�riode active du d�biteur, il n'y a pas � tenir compte de ces avoirs.
4.2.�En ce qui concerne C.________, la cour cantonale a fix� son minimum vital �largi � 1'775 fr. et, d�duction faite des allocations familiales de 400 fr., � 1'375 fr. Or en r�alit�, comme on l'a vu (consid. supra 4.1.1), un calcul correct du minimum vital �largi aboutit d�j� � un montant de 1'515 fr. Ensuite, la cour cantonale a augment� la contribution d'entretien � 1'730 fr. par une argumentation incompr�hensible. Il s'impose donc de recalculer la contribution due pour l'entretien de C.________.
4.2.1.�Compte tenu du revenu du p�re de 17'367 fr. - avec un bonus moyen de 50'000 fr. - et de celui de la m�re de 3'311 fr., les revenus totaux des parents d�passent les 20'000 fr. par mois. Dans une telle situation financi�re, comme aussi d'ailleurs avec des revenus totaux de 18'990 fr., admis par le recourant, il convient de se baser sur les besoins d'entretien statistiques moyens retenus dans les "Recommandations pour la fixation des contributions d'entretien des enfants" �dit�es par l'Office de la jeunesse du canton de Zurich (Empfehlungen zur Bemessung von Unterhaltsbeitr�gen f�r Kinder, Z�rich, 2e �d. 2007; www.ajb.zh.ch; cf. Peter Breitschmid, in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch I, 5e �d. 2014, N. 6 ad art. 285 CC), qu'il y a lieu d'affiner en tenant compte des besoins concrets particuliers de l'enfant (arr�ts 5A_906/2012 du 18 avril 2013 consid. 5.2.1 et les arr�ts cit�s).
En l'esp�ce, selon la tabelle pour l'ann�e 2013 (comme pour 2013-2014), le co�t d'entretien moyen d'un enfant de 13-18 ans vivant seul avec un parent, est de 2'100 fr. Les frais de loyer de 700 fr. de C.________ �tant sup�rieurs aux 340 fr. admis dans la tabelle, le co�t d'entretien de celle-ci doit �tre corrig� � 2'460 fr. (2'100 fr. - 340 fr. + 700 fr.). D�duction faite des allocations familiales de 400 fr. et des frais d'entretien et d'�ducation de 330 fr. (arr�ts 5A_272/2011 du 7 septembre 2011 consid. 4.4.3; 5A_690/2010 du 21 avril 2011 consid. 2.3), l'entretien de C.________ se chiffre en d�finitive � 1'730 fr., � savoir un montant identique � celui accord� par la cour cantonale. D�s lors que le recourant ne critique pas le principe de la prise en charge int�grale de l'entretien, la contribution fix�e par la cour cantonale peut �tre confirm�e.
Les �poux, qui sont soumis au r�gime de la participation aux acqu�ts, ont acquis une villa en copropri�t� par moiti� en 2001. L'achat de ce bien et les travaux qui y ont �t� effectu�s, soit le montant total de 687'000 fr., ont �t� financ�s par l'�poux au moyen de ses biens propres � hauteur de 140'000 fr. et de ses acqu�ts � hauteur de 42'000 fr., ainsi qu'au moyen d'un cr�dit hypoth�caire de 505'000 fr. souscrit par les �poux.
5.1.�Ayant constat� que l'�pouse n'�tait pas en mesure, financi�rement, de racheter la part de copropri�t� de son mari, le Tribunal de premi�re instance a ordonn� la mise en vente de la villa. Se conformant � l'ATF 138 III 150, il a pr�vu que, du prix de vente, encore inconnu, devront �tre d�duits les frais li�s � la vente, le montant de l'hypoth�que et le remboursement au mari d'un montant de 182'000 fr. - admis par l'�pouse -; le solde sera ensuite partag� par moiti� entre les �poux. Tout en confirmant ce mode de faire, la Cour de justice a r�duit le montant � rembourser � l'�poux � 140'000 fr., seul ce dernier montant ayant �t� en r�alit� financ� par les biens propres de celui-ci.
Invoquant la violation de l'art. 206 al. 1 CC et se r�f�rant � l'ATF 131 III 252, le recourant se plaint de ce que les biens propres qu'il a investis - 140'000 fr. - ne profitent pas de la plus-value conjoncturelle dont b�n�ficiera l'immeuble lors de sa vente. Il estime que, ayant contribu� � l'acquisition et � l'am�lioration du bien de son conjoint - la part de copropri�t� de celle-ci sur l'immeuble -, qui se retrouve � la liquidation avec une plus-value, sa cr�ance doit �tre proportionnelle � sa contribution et doit �tre calcul�e sur la valeur actuelle du bien. Il pr�cise n'avoir pas contest� le premier jugement, se contentant du montant de 182'000 fr., bien que le Tribunal de premi�re instance ait arr�t� ce montant de mani�re peu compr�hensible. Il conclut � ce que le montant de 182'000 fr. lui soit rembours� � ce titre, comme l'avait admis le tribunal.
5.2.�Il y a lieu d'examiner tout d'abord la recevabilit� du grief de violation de l'art. 206 CC soulev� par le recourant.
5.2.1.�En premi�re instance, l'�poux demandait que le montant provenant de ses biens propres qu'il avait investi dans l'acquisition de l'immeuble f�t l'objet d'une cr�ance-r�compense, soit que le montant de 140'000 fr. b�n�fici�t de la plus-value conjoncturelle prise par l'immeuble (conclusions motiv�es du 23 novembre 2012). L'�pouse, de son c�t�, concluait � ce que le partage s'effectu�t conform�ment � l'ATF 138 III 150.
�Se basant sur cette jurisprudence, le Tribunal de premi�re instance a, comme on l'a vu, d�ni� au recourant un droit � la plus-value conjoncturelle; il a toutefois admis une somme de 182'000 fr. en remboursement des montants investis par l'�poux.
Statuant sur appel de l'�pouse, la Cour de justice a consid�r� que l'�poux avait lui-m�me indiqu� n'avoir apport� que 140'000 fr. de biens propres, de sorte que seul ce montant devait �tre d�duit du prix de vente; la plus-value devant �tre divis�e par moiti�, il n'y avait pas lieu de traiter sp�cialement le montant de 42'000 fr. provenant des acqu�ts, qui devait �galement �tre partag� par moiti�.
5.2.2.�Savoir si l'investissement de 140'000 fr. fait par l'�poux au moyen de ses biens propres doit participer � la plus-value conjoncturelle de l'immeuble en application de l'art. 206 al. 1 CC et de l'ATF 131 III 252, comme il l'invoque, est une question de droit. Il s'agit d'un nouveau moyen de droit mat�riel, que l'�poux n'avait pas invoqu� dans sa r�ponse � l'appel, tout en continuant � r�clamer le montant de 182'000 fr., alors m�me que le Tribunal de premi�re instance avait �cart� sa pr�tention � la plus-value conjoncturelle, au motif qu'elle n'�tait pas conforme � la jurisprudence. Ce nouveau moyen de droit est admissible puisqu'il peut �tre tranch� sur la base des constatations de fait de l'arr�t attaqu�. Que l'�poux n'ait pas effectu� de calcul pr�cis de la plus-value conjoncturelle ni en premi�re instance, ni dans sa r�ponse � l'appel, comme le lui reproche l'intim�e, est d�s lors sans pertinence, le Tribunal f�d�ral, comme les juridictions cantonales, appliquant le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF).
5.3.�La Cour de justice, � l'instar du Tribunal de premi�re instance, s'est bas�e sur l'ATF 138 III 150. En l'esp�ce, elle a toutefois r�duit le montant � rembourser � l'�poux de 182'000 fr. � 140'000 fr., d�s lors que celui-ci avait admis avoir financ� l'acquisition de l'immeuble � raison de 140'000 fr. au moyen de ses biens propres et 42'000 fr. au moyen de ses acqu�ts.
5.3.1.�Dans le cas de figure qui a donn� lieu � l'ATF 138 III 150, les �poux avaient acquis l'immeuble (pour le prix de 1'025'000 fr.) en copropri�t� par moiti� au moyen de biens propres de l'�pouse (355'000 fr.) et d'un cr�dit hypoth�caire (670'000 fr.). Le Tribunal f�d�ral a consid�r� en droit que, lorsque les �poux sont inscrits comme copropri�taires au registre foncier, ils sont pr�sum�s avoir acquis l'immeuble en copropri�t� d�s lors que les faits dont les inscriptions au registre foncier attestent l'existence b�n�ficient de la valeur probante accrue d�coulant de l'art. 9 CC. Le droit inscrit existant en vertu de la pr�somption r�fragable de l'art. 937 al. 1 CC, il appartient donc � celui qui conteste la copropri�t� de la personne inscrite de le prouver (consid. 5.1.2.). Il en a d�duit, dans le cas concret, que, puisque les �poux ont achet� l'immeuble en copropri�t�, ils ont l'un et l'autre voulu �tre copropri�taires et partager entre eux la plus-value, sans �gard au financement (consid. 5.1.4). Cette jurisprudence a �t� reprise quelques mois plus tard dans deux autres arr�ts non publi�s: le premier concernait un cas d'�poux s�par�s de biens (5A_417/2012 du 15 ao�t 2012 consid. 4.3) et le second un cas d'�poux soumis � la participation aux acqu�ts (5A_464/2012 du 30 novembre 2012 consid. 6.3).
L'arr�t publi� aux ATF 138 III 150 a fait l'objet de critiques de la doctrine (par ordre chronologique: AEBI-M�LLER, Aktuelle Rechtsprechung des Bundesgerichts zum Familienrecht, in Jusletter du 13 ao�t 2012, p. 12 s.; la m�me, Miteigentum unter Ehegatten bei bloss einseitigen Investitionen - wer partizipiert am Gewinn, in RSJB 148/2012 p. 660 ss; L�TSCHER, Aufteilung von Miteigentum bei Scheidung, in ius.focus 4/2012 p. 4; STEINAUER, Le sort de la plus-value prise par un immeuble en copropri�t� d'�poux qui n'ont pas financ� l'acquisition dans une mesure �gale, Analyse critique de l'ATF 138 III 150 et des arr�ts 5A_464/2012 et 5A_417/2012, in Jusletter du 25 mars 2013; REINHARDT, in FamPra.ch, 2013 p. 166 ss; Wolf/Thut/Schmucki, Die privatrechtliche Rechtsprechung des Bundesgerichts im Jahr 2012, in RSJB 149/2013 p. 660 ss; Aebi-M�ller, Aktuelle Rechtsprechung des Bundesgerichts zum Familienrecht, in Jusletter du 6 mai 2013, p. 5 s.; Rumo-Jungo/Gassner, Aufl�sung von Miteigentum unter Ehegatten: Eine Kritik der neuen Praxis des Bundesgerichts, in Jusletter du 3 mars 2014; Reinhardt, Immobiliareigentum der Ehegatten in der Errungenschaftsbeteiligung: kritische Auseinandersetzung mit der neueren Bundesgerichtspraxis, in FamPra.ch 2014 p. 163 ss; Hausheer/Geiser/Aebi-M�ller, Das Familienrecht des Schweizerischen Zivilgesetzbuches, 5e �d., Berne 2014, N. 14.53 ss, en particulier N. 14.62 ss).
�En r�sum�, la doctrine reproche � la jurisprudence de l'ATF 138 III 150 d'avoir liquid� la copropri�t� des �poux sans tenir compte du r�gime matrimonial de la participation aux acqu�ts, laissant les parts de copropri�t� hors r�gime, d'avoir confondu le syst�me des droits r�els et celui des r�gimes matrimoniaux, les r�gles de la copropri�t� ne r�glant pas la pr�tention de l'�poux qui a financ� l'achat de la part de copropri�t� de son conjoint, d'avoir construit une soci�t� simple entre �poux, alors que cela n'a �t� ni conclu ni voulu, d'avoir ignor� l'art. 206 al. 1 CC et de n'avoir pas pris en consid�ration la plus-value aff�rente au cr�dit hypoth�caire. En outre, A. RUMO-JUNGO/S. GASSNER reprochent au Tribunal f�d�ral de s'�tre �cart�, sans le dire, de l'ATF 131 III 252 consid. 3.3 et 3.4, des arr�ts non publi�s 5A_87/2010 du 5 mai 2010 consid. 3.1 et 5C.81/2001 du 14 janvier 2002 consid. 4, ainsi que de l'arr�t 5A_618/2012 du 27 mai 2013 relatif � la copropri�t� d'actions nominatives (N. 12 ch. 1), cr�ant ainsi une ins�curit� juridique.
5.3.2.�Dans le cas de figure de l'ATF 131 III 252 consid. 3, les �poux avaient acquis un immeuble en copropri�t� par moiti� au moyen de biens propres de l'�pouse, celle-ci acceptant, par convention �crite, d'accorder un pr�t sans int�r�ts � son �poux pour l'acquisition de sa part, et ce sans recourir � aucun cr�dit hypoth�caire. La question s'est donc pos�e de savoir si, par la convention d'un pr�t sans int�r�ts, les �poux avaient �galement convenu d'�carter la participation � la plus-value pr�vue par l'art. 206 al. 1 CC. Se ralliant � la doctrine majoritaire, le Tribunal f�d�ral a consid�r� que cette question devait �tre r�solue au regard de l'art. 206 al. 3 CC: la participation l�gale � la plus-value n'est pas de droit imp�ratif, mais il appartient au conjoint qui entend se pr�valoir d'une d�rogation � cette participation d'apporter la preuve que les �poux en sont convenus en la forme �crite, prescrite par l'art. 206 al. 3 CC. � d�faut d'une telle preuve - qui n'est pas apport�e lorsque le pr�t est seulement stipul� sans int�r�ts, car la s�curit� du droit requiert que la volont� des �poux d'exclure la part � la plus-value puisse �tre clairement �tablie -, l'art. 206 al. 1 CC doit trouver application.
5.3.3.�Les ATF 131 III 252 et 138 III 150 se basent sur des �tats de fait quelque peu diff�rents, d�s lors que, dans le premier, l'�pouse seule finance, au moyen de ses biens propres, l'achat de l'immeuble en copropri�t� alors que, dans le second, l'immeuble est acquis en copropri�t� pour partie au moyen de biens propres de l'�pouse et pour partie au moyen d'un cr�dit hypoth�caire souscrit par les deux �poux.
Il n'en demeure pas moins que le premier admet une participation � la plus-value conjoncturelle de l'�poux dont les biens propres ont financ� l'acquisition de la part de copropri�t� de son conjoint, sauf convention �crite contraire des �poux, alors que le second pr�sume qu'il n'y a pas de participation de l'�poux � la plus-value conjoncturelle (le montant qu'il a investi �tant d�duit sans plus-value de la valeur v�nale de l'immeuble), sauf convention contraire des �poux.
5.4.�Aux termes de l'art. 206 CC, lorsqu'un �poux a contribu� sans contre-partie correspondante � l'acquisition, � l'am�lioration ou � la conservation de biens de son conjoint qui se retrouvent � la liquidation avec une plus-value, sa cr�ance est proportionnelle � sa contribution et elle se calcule sur la valeur actuelle des biens; en cas de moins-value, il peut en tout cas r�clamer le montant de ses investissements (al. 1); ... (al. 2); par convention �crite, les �poux peuvent �carter ou modifier la part � la plus-value d'un bien (al. 3).
5.4.1.�La loi s'interpr�te en premier lieu selon sa lettre (interpr�tation litt�rale). Si le texte n'est pas absolument clair, si plusieurs interpr�tations de celui-ci sont possibles, le juge doit rechercher la v�ritable port�e de la norme au regard notamment de la volont� du l�gislateur telle qu'elle ressort, entre autres, des travaux pr�paratoires (interpr�tation historique), du but de la r�gle, de son esprit, ainsi que des valeurs sur lesquelles elle repose, singuli�rement de l'int�r�t prot�g� (interpr�tation t�l�ologique) ou encore de sa relation avec d'autres dispositions l�gales (interpr�tation syst�matique; ATF 138 III 166 consid. 3.2; 136 III 283 consid. 2.3.1; 135 III 640 consid. 2.3.1). Lorsqu'il est appel� � interpr�ter une loi, le Tribunal f�d�ral adopte une position pragmatique en suivant ces diff�rentes interpr�tations, sans les soumettre � un ordre de priorit� (ATF 137 III 344 consid. 5.1; 133 III 257 consid. 2.4; 131 III 623 consid. 2.4.4 et les r�f�rences).
5.4.2.�Des diff�rentes dispositions l�gales r�gissant le r�gime ordinaire de la participation aux acqu�ts (art. 196 � 220 CC) et du Message du Conseil f�d�ral concernant la r�vision du code civil suisse [Effets g�n�raux du mariage, r�gimes matrimoniaux et successions] du 11 juillet 1979 (FF 1979 II 1179 ss; ci-apr�s: Message), il r�sulte ce qui suit:
Dans le r�gime de la participation aux acqu�ts, les biens des �poux sont r�partis entre quatre masses: les biens propres et les acqu�ts de l'�pouse et les biens propres et les acqu�ts de l'�poux (art. 196 � 198 CC).
Quiconque all�gue qu'un bien appartient � l'un ou � l'autre des �poux est tenu d'en �tablir la preuve (art. 200 al. 1 CC). Autrement dit, il incombe � l'�poux qui pr�tend qu'un bien lui appartient de l'�tablir, conform�ment � la r�gle g�n�rale de l'art. 8 CC. La preuve en est facilit�e par les pr�somptions d�coulant de la possession pour les meubles (art. 930/931 CC) et de l'inscription au registre foncier pour les immeubles (art. 937 CC; Message p. 1289).
Lorsqu'il s'agit de proc�der � la liquidation du r�gime matrimonial, il importe en premier lieu de dissocier les patrimoines des �poux. Le partage de la copropri�t� d'un immeuble est soumis aux r�gles des art. 650-651 CC, le juge pouvant ordonner le partage en nature ou ordonner la vente aux ench�res, � quoi s'ajoute la possibilit� d'attribuer le bien consid�r� � celui des �poux qui justifie d'un int�r�t pr�pond�rant � le recevoir (art. 205 al. 2 CC; Message p. 1293).
Lorsqu'un �poux a contribu� sans contrepartie correspondante � l'acquisition, � l'am�lioration ou � la conservation de biens de son conjoint qui se retrouvent � la liquidation avec une plus-value, sa cr�ance est proportionnelle � sa contribution et elle se calcule sur la valeur actuelle des biens (art. 206 al. 1 CC). Par convention �crite, les �poux peuvent �carter ou modifier la part � la plus-value d'un bien (art. 206 al. 3 CC). Le but de la participation � la plus-value d�coule du r�gime auquel sont soumis les �poux: il arrive qu'un �poux contribue � l'acquisition, � l'am�lioration ou � la conservation d'un bien de son conjoint et qu'� la liquidation, ce bien se retrouve dans le patrimoine de celui-ci avec une plus-value. Dans des situations semblables, il est �quitable que l'�poux qui a fourni des prestations participe proportionnellement � la plus-value, au lieu de devoir se contenter du seul remboursement de son avance. Cela correspond � la communaut� d'int�r�ts d'�poux soumis au r�gime de la participation aux acqu�ts. De plus, contrairement � un tiers, un �poux ne peut souvent pas se d�rober et d�cider librement s'il accordera ou non un pr�t � son conjoint. L'art. 206 CC a adopt� la th�orie des r�compenses variables. Le bien consid�r� fait toujours et enti�rement partie du patrimoine de l'�poux qui en est juridiquement propri�taire. Mais le conjoint qui a contribu� � l'acquisition, � l'am�lioration ou � la conservation du bien profite, en sus de sa cr�ance en remboursement, de la plus-value. Au moment de l'investissement, les �poux peuvent �carter ou modifier la part � la plus-value du bien. Pour la s�curit� du droit, cet accord doit �tre fait par �crit. Les �poux pourraient d'ailleurs, par contrat de mariage, exclure une fois pour toutes l'application de ces r�gles (Message p. 1294-1295; pour la gen�se de la disposition: cf. Elisabeth Escher, Wertver�nderung und eheliches G�terrecht : von der G�terverbindung zur Errungenschaftsbeteiligung, th�se, Berne 1989, p. 51 ss).
5.4.3.�Avec les auteurs mentionn�s ci-dessus (consid. 5.3.1), il faut ainsi d�duire du texte de la loi, des travaux pr�paratoires, ainsi que de la syst�matique et du but de la loi, que la part de copropri�t� d'un immeuble inscrite au registre foncier au nom d'un �poux est pr�sum�e appartenir � celui-ci (art. 200 al. 1 et 937 al. 1 CC) et qu'au moment de son acquisition, elle entre dans le r�gime matrimonial, soit dans une des masses de cet �poux (art. 196-198 CC). Le conjoint qui a contribu� � son acquisition dispose d'une �ventuelle cr�ance (art. 203 CC) et sa participation � la plus-value conjoncturelle enregistr�e par cette part de copropri�t� est r�gl�e par l'art. 206 CC.
Comme le rel�ve A. RUMO-JUNGO (in Handkommentar zum Schweizer Privatrecht, 2e �d., 2012, N. 5 ad art. 196 CC), il y a lieu de distinguer le rapport fond� sur les droits r�els (rapport externe) du rapport d�coulant du r�gime matrimonial (rapport interne). La copropri�t� n'est ainsi pas un rapport sp�cial entre �poux, qui demeurerait hors r�gime matrimonial; chaque part de copropri�t� de l'immeuble doit �tre int�gr�e � une masse matrimoniale, comme le serait un immeuble acquis en pleine propri�t�, d�j� au moment de l'acquisition. Sur le plan externe, en particulier � l'�gard des tiers, l'�poux inscrit au registre foncier pour une part de copropri�t� par moiti� de l'immeuble dispose d'une quote-part d'une demie de celui-ci (art. 646 CC). A titre interne, cette indication figurant au registre foncier peut tout au plus servir d'indice, mais elle n'est en elle-m�me pas d�cisive; il s'agit bien plut�t de savoir comment cette part a �t� financ�e �conomiquement, en particulier si elle a �t� acquise au moyen d'une contribution effectu�e par le conjoint. Conform�ment � l'art. 206 al. 1 CC, la participation � la plus-value est ainsi la r�gle et, si les �poux veulent l'exclure, ils doivent passer une convention � cet effet par �crit, comme le pr�voit l'art. 206 al. 3 CC.
Il convient donc de confirmer que la solution conforme au r�gime voulu par le l�gislateur est celle de l'ATF 131 III 252. Ainsi, lorsque des �poux ach�tent un immeuble en copropri�t� par moiti� au moyen de biens propres de l'un d'eux et d'un cr�dit hypoth�caire souscrit par les deux, les fonds propres, qui rendent possible cette acquisition, sont utilis�s pour financer chacune des parts de copropri�t�, par moiti�, tout comme le cr�dit hypoth�caire, souscrit par les �poux, pour la partie non couverte par les fonds propres. Contrairement � ce qu'a implicitement admis l'ATF 138 III 150, il n'y a pas lieu de pr�sumer que les �poux ont voulu exclure la participation � la plus-value de l'�poux qui a financ� l'acquisition, ni qu'ils ont voulu r�partir la dette hypoth�caire (dont ils sont tous deux d�biteurs envers la banque) autrement que par moiti�, ce qui, comme l'expose P.-H. STEINAUER, reviendrait � �carter indirectement l'application de l'art. 206 CC ( STEINAUER, op. cit., N. 11 et 30); conform�ment � l'art. 206 al. 3 CC, les �poux qui veulent �carter la participation � la plus-value de l'art. 206 al. 1 CC doivent le faire par une convention en la forme �crite.
5.4.4.�Au moment de son acquisition (voir le tableau ci-dessous, sous chiffres 1, 2 et 3), la part de copropri�t� de chacun des �poux doit donc �tre int�gr�e � une de ses masses. Si l'acquisition est financ�e par les deux masses de l'�poux acqu�reur, la part de copropri�t� est int�gr�e � la masse � laquelle peut �tre rattach�e la partie la plus grande; la masse � laquelle la part n'est pas int�gr�e a une r�compense (variable) �gale au montant de sa contribution conform�ment � l'art. 209 al. 3 CC (ATF 132 III 145 consid. 2.2.2 et les r�f�rences); la dette hypoth�caire, souscrite conjointement, doit �tre rattach�e � la masse � laquelle est int�gr�e la part de copropri�t�, conform�ment au principe de la connexit� de l'art. 209 al. 2 CC (ATF 132 III 145 consid. 2.3.2; 123 III 152 consid. 6b/bb).
�Ainsi, en l'esp�ce, la part de copropri�t� de l'�poux (343'500 fr.) est int�gr�e � la masse de ses biens propres, puisqu'elle est financ�e pour sa plus grande partie, � raison de 70'000 fr., par ses biens propres par remploi (art. 198 ch. 4 CC); ses acqu�ts, qui ont contribu� � raison de 21'000 fr., ont une r�compense variable contre ses biens propres, conform�ment � l'art. 209 al. 3 CC; la moiti� de la dette hypoth�caire (252'500 fr.) gr�ve ses biens propres; les biens propres de l'�poux disposent d'une cr�ance variable fond�e sur l'art. 206 al. 1 CC contre (comme cela r�sulte de ce qui suit) les acqu�ts de son �pouse (70'000 fr.) et ses acqu�ts d'une cr�ance variable d�coulant de l'art. 206 al. 1 CC, �galement contre les acqu�ts de son �pouse (21'000 fr.).
5.4.5.�Lors de la liquidation du r�gime, il y a lieu de calculer la plus-value conjoncturelle et de la r�partir entre les diff�rentes masses qui ont contribu� � l'acquisition (voir le tableau ci-dessous, sous chiffre 4), la plus-value aff�rente au cr�dit hypoth�caire �tant r�partie � raison d'une moiti� en faveur des acqu�ts de l'�pouse et pour l'autre moiti�, conform�ment aux ATF 132 III 145 consid. 2.3.2 et 123 III 152 consid. 6b/bb, proportionnellement entre les biens propres et les acqu�ts de l'�poux (cf. le tableau ci-dessous, sous chiffre 5 et 6).
�La situation peut en d�finitive �tre r�sum�e par le tableau suivant:
Sur la base des �l�ments de fait � sa disposition, le Tribunal f�d�ral ne peut toutefois pas proc�der en l'esp�ce � des calculs concrets. L'arr�t attaqu� sera donc annul� en ce qui concerne la r�partition du prix de vente (ch. 8 du dispositif). La Cour de justice ayant confirm� que la villa doit �tre mise en vente � partir du 1er juillet 2013, il lui incombera de compl�ter l'instruction sur ce point en �tablissant le produit de cette vente et le montant de l'�ventuelle plus-value.
Il s'ensuit que, dans la mesure o� les griefs relatifs aux contributions d'entretien de l'�pouse et de l'enfant ont �t� rejet�s et le grief concernant la liquidation de la copropri�t� de l'immeuble a �t� admis, le recours doit �tre partiellement admis, l'arr�t attaqu� annul� sur ce dernier point et la cause renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle instruction et d�cision dans le sens des consid�rants. Vu le sort du recours, les frais de la proc�dure seront r�partis par moiti� entre les parties (art. 66 al. 1 LTF) et leurs d�pens seront compens�s (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours est partiellement admis, l'arr�t attaqu� est annul� en ce qui concerne le partage du prix de vente de l'immeuble de U.________ (ch. 8 du dispositif) et la cause est renvoy�e � la cour cantonale pour instruction et nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., sont mis par moiti� � la charge des parties.