Source: https://confrerieroyale.com/voeu/
Timestamp: 2020-07-11 17:49:45+00:00
Document Index: 149081671

Matched Legal Cases: ['§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 1', '§ 2', '§ 3', '§ 4', '§ 1', '§ 2', '§ 1', '§ 2']

Vœu – Confrérie Royale
« pour le Roi et la France » leur salut et sanctification
Le « grand pas », si je puis dire, pour le membre plénier, de la Confrérie royale, est bien le vœu de consécration à la Couronne de France, qui trône au cœur des armes de la Confrérie royale.
Il est fortement recommandé d’en deviser avec son directeur spirituel avant de le faire, et de s’y préparer par une Neuvaine de prières, comme celle qui commença le 26 mai pour ceux qui sont « entrés en Légitimité » le samedi 4 juin au Puy.
Code de Droit canonique (1983) LIVRE IV – DEUXIEME PARTIE – TITRE V – CHAPITRE I Code de Droit canonique (1917) LIVRE III – TROISIEME PARTIE – TITRE XIX – CHAPITRE I
Can. 1191 – § 1. Le vœu, c’est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d’un bien possible et meilleur, doit être accompli au titre de la vertu de religion. § 2. À moins qu’ils n’en soient empêchés par le droit, tous ceux qui ont un usage suffisant de la raison sont capables de faire un vœu. § 3. Le vœu émis sous l’effet d’une crainte grave et injuste ou du dol est nul de plein droit.
Can. 1192 – § 1. Le vœu est public s’il est reçu au nom de l’Église par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé. § 2. Le vœu est solennel s’il est reconnu comme tel par l’Église ; sinon, il est simple. § 3. Le vœu est personnel si celui qui l’émet promet d’accomplir un acte ; réel, s’il promet une chose ; mixte, s’il participe à la fois à la nature du vœu personnel et du vœu réel.
Can. 1193 – Le vœu n’oblige par lui-même que la personne qui l’émet.
Can. 1194 – Le vœu cesse par l’échéance du délai fixé pour réaliser l’obligation, par un changement substantiel de la matière promise, par défaut de réalisation de la condition dont dépend le vœu ou de sa cause finale, par dispense, par commutation. Can. 1195 – Celui qui a pouvoir sur la matière du vœu peut en suspendre l’obligation aussi longtemps que son exécution lui causerait un préjudice.
Can. 1196 – Outre le Pontife Romain, peuvent dispenser des vœux privés pour une juste cause, et pourvu que la dispense ne lèse aucun droit acquis aux tiers: 1° l’Ordinaire du lieu et le curé à l’égard de tous leurs sujets, ainsi que des étrangers […] ; 3° ceux à qui le pouvoir de dispenser a été délégué par le Siège Apostolique ou par l’Ordinaire du lieu.
Can. 1197 – Ce qui a été promis par vœu privé peut être commué en un bien plus grand ou égal par l’auteur du vœu lui-même; en un bien moindre, par celui qui a pouvoir de dispenser selon le ⇒ can. 1196.
Can. 1198 – Les vœux émis avant la profession religieuse sont suspendus aussi longtemps que l’auteur du vœu reste dans l’institut religieux. 1307 – § 1. Le vœu est une promesse délibérée et libre, faite à Dieu, d’accomplir par l’effet de la vertu de religion un bien possible et meilleur. § 2. A moins qu’ils n’en soient empêchés par le droit, tous ceux qui ont l’usage suffisant de leur raison sont capables de faire un vœu. § 3. Le vœu émis par crainte grave et injuste est nul de plein droit.
1308 – § 1. Le vœu ‘public’ est celui qui est accepté au nom de l’Eglise par le supérieur ecclésiastique légalement désigné. § 2. Le vœu ‘solennel’ est celui auquel l’Eglise reconnaît ce caractère, sinon il est ‘simple’. § 3. Le vœu est ‘réservé’ quand le Saint-Siège seul peut en accorder la dispense. § 4. Il est ‘personnel’ quand il comporte la production d’un acte; il est ‘réel’ s’il porte sur un objet matériel; il est ‘mixte’ s’il comporte à la fois la production d’un acte et la fourniture d’un objet.
Can. 1309 – Les vœux privés réservés au Siège apostolique sont seulement le vœu de chasteté parfaite et perpétuelle, et le vœu d’entrer dans une religion à vœux solennels, qui ont été émis de façon absolue et après l’âge de dix-neuf ans accomplis.
Can. 1310 – § 1. Le vœu n’oblige par lui-même que celui qui l’a émis. § 2. L’obligation résultant d’un vœu réel, ou d’un vœu mixte pour sa partie réelle, passe aux héritiers de celui qui est mort sans l’avoir exécutée après l’avoir contractée.
Can. 1311 – Le vœu cesse par l’échéance du délai qui est un des éléments de l’obligation; par un changement substantiel de la matière promise; par la défaillance de la condition dont le vœu dépend, ou de sa cause finale; par annulation, dispense ou commutation.
Can. 1312 – § 1. Celui qui a pouvoir dominatif sur la volonté de l’auteur du vœu peut rendre ce vœu nul validement et licitement, pour un juste motif, de telle sorte qu’aucune obligation n’en reparaisse. § 2. Celui qui n’a pas pouvoir sur la volonté de l’auteur du vœu, mais sur la matière du vœu, peut suspendre l’obligation de ce vœu aussi longtemps que son exécution lui cause un préjudice.
Can. 1313 – Le pouvoir de dispenser des vœux non réservés, pourvu que la dispense ne lèse aucun des droits acquis aux tiers est reconnu : 1° Aux Ordinaires locaux, à l’égard de leurs sujets et des étrangers se trouvant sur leur territoire ; 2° Aux supérieurs des religions cléricales exemptes, à l’égard de toutes les personnes qui sont jour et nuit dans leur maison, d’après le Can. 514 ; 3° A ceux qui sont délégués par le Saint-Siège.
Can. 1314 – L’objet du vœu non réservé peut être changé en une œuvre semblable ou meilleure par l’auteur du vœu lui-même; en une œuvre moins bonne, par celui qui tient du Can. 1313 le pouvoir de dispenser.
Can. 1315 – Les vœux émis avant la profession religieuse sont suspendus aussi longtemps que l’auteur du vœu restera en religion.
IIa IIae – QUESTION 88 ─ LE VŒU
ARTICLE 1 ─ Qu’est-ce que le vœu ?
Nous lisons dans l’Ecclésiastique (5, 3) : « Si tu as fait un vœu à Dieu, ne tarde pas à l’accomplir, car la promesse infidèle et imprudente lui déplaît ». Vouer, c’est donc promettre, et le vœu est une promesse.
Le vœu implique l’obligation de faire une chose […] ; par la promesse nous ordonnons ce que nous-mêmes devons faire pour autrui. […] Faire à Dieu une promesse […] en paroles […] procède du projet de faire quelque chose, et ce projet exige une délibération préalable, puisqu’il est un acte de volonté délibérée. Trois éléments sont donc requis pour qu’il y ait vœu : la délibération, le projet de la volonté, enfin la promesse qui porte à sa perfection la raison de vœu. On y ajoute quelquefois deux autres éléments, comme confirmation du vœu par une formule verbale […] et l’assistance de témoins. […] Le bon projet qu’on a conçu n’est rendu ferme, du fait de la délibération, que par la promesse qui fait suite à celle-ci. […] Le nom de « vœu » se rattache au mot « volonté » ; elle est le premier moteur de celui-ci.
Le vœu ne peut porter sur rien d’illicite ni sur rien d’indifférent, mais seulement sur un acte de vertu ; […] ce dont l’existence ou la non-existence est absolument nécessaire ne peut donner lieu à un vœu. Car il serait insensé de faire le vœu de mourir un jour, ou de ne pas voler comme un oiseau. […] En termes propres, le vœu a pour matière un bien supérieur. […] Il y a des actions qui sont bonnes en toute occurrence, comme les œuvres vertueuses et les autres biens, qui peuvent absolument être matière d’un vœu. […] D’autres sont bonnes considérées en elles-mêmes, et à ce titre peuvent être l’objet d’un vœu. Mais elles peuvent avoir un mauvais résultat qui détourne d’observer ce vœu. […]
On est facilement mauvais juge en sa propre cause. Il vaut donc mieux pour ces sortes de vœux s’en remettre à un supérieur qui décide ce qu’on doit en tenir ou en rejeter. En notant toutefois que si l’on éprouvait à garder un tel vœu une charge manifestement trop lourde, sans avoir la faculté de recourir à un supérieur, on ne devrait pas observer ce vœu. Quant à ceux qui portent sur des choses vaines et inutiles, mieux vaut en rire que les observer.
On lit dans l’Ecclésiaste (5, 3) : « Tout ce que tu as voué, acquitte-le. Il vaut beaucoup mieux ne pas faire de vœu, que d’en faire un sans l’accomplir ».
C’est à la fidélité qu’il revient de nous faire acquitter ce que nous avons promis ; aussi, selon S. Augustin, « la fidélité (fides) s’appelle ainsi parce qu’on fait ce qu’on a dit (fiunt dicta) ». […] C’est une obligation souveraine d’accomplir les vœux faits à Dieu ; cela relève de la fidélité que l’homme doit à Dieu, et l’infraction au vœu est une espèce de l’infidélité. […] Quant à Dieu, bien qu’il n’ait aucun besoin de nos biens, nous avons envers lui la plus stricte obligation. Aussi le vœu qu’on lui fait est-il tout à fait obligatoire. Si ce dont on a fait vœu est pour une raison quelconque rendu impossible, on doit faire ce qu’on peut, et avoir au moins la volonté prête à faire ce qui est possible. […] Le vœu tire son obligation de la volonté personnelle et de l’intention […]. C’est pourquoi, si celui qui fait un vœu a l’intention et la volonté de s’obliger à l’acquitter immédiatement, il est tenu de le faire aussitôt. S’il s’engage pour une date déterminée, ou sous telle condition, il n’est pas tenu de l’acquitter sur-le-champ. Mais il ne doit pas non plus dépasser le délai auquel il a voulu s’obliger […].
ARTICLE 4 ─ L’utilité du vœu
Nous ne prétendons pas être utiles à Dieu, quand nous lui faisons une promesse ; c’est à nous que cela sert. […] Nous y trouvons ce profit que par le vœu nous fixons immuablement notre volonté à faire ce qui nous avantage. Il est donc profitable de faire des vœux. De même que ne pouvoir pécher ne diminue pas la liberté, de même la nécessité qu’éprouve la volonté fixée dans le bien ne diminue pas la liberté, comme on peut le voir en Dieu et chez les bienheureux. Telle est l’obligation du vœu, qui a quelque similitude avec la confirmation des bienheureux dans le bien. S. Augustin dit à ce propos que « c’est une heureuse nécessité, celle qui nous pousse à mieux agir ». Quand le péril naît du fait lui-même, il n’est pas expédient de s’y engager, […] il est utile d’aller à cheval, bien qu’on risque de tomber de cheval. Ou alors il faudrait laisser là tout ce qui est bon et qui peut d’aventure nous exposer à quelque risque. […] Aucun danger ne vient du vœu lui-même pour ceux qui s’y engagent. S’il en est, ce danger ne peut tenir qu’à la faute de l’homme, dont la volonté change, et qui transgresse son vœu. […] Le Christ, étant ce qu’il est, n’avait pas à faire de vœux. Parce qu’il était Dieu. Et aussi parce que, comme homme, il avait la volonté fixée dans le bien, lui qui possédait la vision de Dieu.
ARTICLE 5 ─ De quelle vertu le vœu est-il l’acte ?
L’acte-même d’ordonner les actes d’une vertu quelconque au service de Dieu sera propre à la religion. […] Il s’ensuit que le vœu consiste à ordonner son objet au culte et au service de Dieu. Ainsi le vœu est évidemment un acte de religion. La matière du vœu est parfois l’acte d’une autre vertu : jeûner, garder la continence; d’autres fois c’est un acte de religion, offrir un sacrifice, prier. Mais dans les deux cas la promesse faite à Dieu est l’acte de la religion, pour la raison qu’on vient de dire. Nous voyons par-là que certains vœux relèvent de la religion uniquement en raison de la promesse faite à Dieu, qui est l’essence du vœu, tandis que d’autres dépendent aussi de cette vertu pour leur matière. Qui promet s’oblige à donner, ce qui en un sens est déjà donner, […] parce que l’effet est virtuellement contenu dans sa cause. De là vient que l’on remercie non seulement celui qui donne, mais celui qui promet.
ARTICLE 6 ─ Est-il plus méritoire d’accomplir quelque chose avec ou sans vœu ?
Sur ce texte (Ps 76, 12) : « Faite des vœux et acquittez-les », la Glose explique : « C’est un conseil qui s’adresse à notre volonté ». Mais le conseil ne porte que sur un bien supérieur ; ce sera donc encore mieux, quand nous avons affaire à quelque chose qui est déjà un bien supérieur, de l’accomplir en vertu d’un vœu ; sans cela, en effet, on remplit un seul conseil, relatif à cette œuvre meilleure ; tandis que celui qui agit sous l’empire d’un vœu accomplit deux conseils : l’un relatif au vœu, l’autre à l’œuvre accomplie.
La même œuvre accomplie en exécution d’un vœu est plus méritoire et meilleure que si on l’eût faite sans vœu, et cela pour trois raisons : 1° Le vœu est, nous venons de le voir, un acte de la vertu de religion, laquelle tient le premier rang parmi les vertus morales. Plus haute est la qualité de la vertu, plus grande est la bonté et le mérite de l’acte. Donc l’acte d’une vertu inférieure devient meilleur et plus méritoire, du fait qu’il est commandé par une vertu supérieure, puisque par ce commandement il en devient l’acte. […] 2° Celui qui accomplit une chose après en avoir fait le vœu se soumet plus entièrement à Dieu que celui qui se contente de l’accomplir. Sa sujétion s’étend en effet non seulement à l’acte, mais au pouvoir, puisque désormais il ne peut plus faire autre chose. Qui donne l’arbre avec les fruits fait un présent plus grand que s’il donnait seulement les fruits, remarque S. Anselme. […] 3° Le vœu confirme de façon stable notre volonté de bien faire. Or, agir avec une volonté ainsi stabilisée dans le bien, c’est faire acte de vertu parfaite, comme le montre Aristote. De même encore dans le cas du péché, où l’obstination spirituelle aggrave la faute. C’est ce qu’on appelle pécher contre le Saint-Esprit, comme on l’a vu précédemment. […] L’obligation du vœu vient en réalité d’une volonté rendue inébranlable. Renforçant la volonté, il accroît la dévotion. […] C’est la nécessité de contrainte qui cause de la tristesse parce qu’elle contrarie la volonté. Telle est la pensée d’Aristote. Mais l’obligation du vœu chez ceux qui sont bien disposés, par le fait qu’il affermit leur volonté, ne cause pas de tristesse, mais de la joie. « N’aie point regret de tes vœux : réjouis-toi de ce que désormais il ne te soit plus permis de faire ce dont la licence t’était dommageable », dit S. Augustin. Si cependant l’œuvre considérée en elle-même devenait triste et contraignante, une fois le vœu prononcé, tant que subsiste la volonté d’accomplir le vœu, c’est encore plus méritoire que de l’accomplir sans vœu, parce que l’accomplissement du vœu est un acte de la religion, vertu supérieure […]. Lorsqu’on fait une chose sans vœu, on a une volonté fixe envers l’œuvre particulière que l’on fait, et au moment où on la fait. Mais cette volonté ne demeure aucunement fixée pour l’avenir, comme dans le vœu qui oblige la volonté à faire quelque chose avant d’accomplir cette œuvre particulière, et peut-être à la renouveler plusieurs fois.
Chaque chose reçoit la solennité qui convient à sa condition. […] Or le vœu est une promesse faite à Dieu. Il tirera donc sa solennité de quelque chose de spirituel, où Dieu soit engagé, c’est-à-dire d’une bénédiction ou consécration spirituelle […]. En voici la raison. On n’a coutume d’user de solennités que lorsque quelqu’un se consacre totalement à quelque chose. Ainsi la solennité des noces n’est-elle employée que dans la célébration du mariage, lorsque chacun des deux époux livre à l’autre pouvoir sur son corps. Cette solennité tient non seulement aux hommes, mais à Dieu, en tant qu’elle comporte une certaine consécration ou bénédiction spirituelle, dont Dieu est l’auteur, bien que l’homme en soit le ministre […]. Le vœu solennel a donc une obligation plus forte devant Dieu que le vœu simple, et celui qui le transgresse pèche plus gravement. Quant à dire que le vœu simple n’oblige pas moins auprès de Dieu que le vœu solennel, il faut l’entendre en ce que la transgression est dans les deux cas péché mortel. Les actes particuliers ne comportent pas ordinairement de solennité, mais seulement l’entrée dans un nouvel état. Aussi, lorsqu’on fait vœu de quelque œuvre particulière comme un pèlerinage ou un jeûne spécial, la solennité ne lui convient pas, mais seulement au vœu par lequel on s’assujettit totalement au ministère divin ou au service de Dieu, vœu qui d’ailleurs embrasse beaucoup d’œuvres particulières. […]
Toute autre personne soumise à la puissance d’autrui ne peut d’elle-même contracter l’obligation d’un vœu. […] Personne ne peut faire une promesse qui l’oblige de façon ferme à ce qui est au pouvoir d’un autre : il faut que ce soit totalement en son propre pouvoir. Or, celui qui est soumis à une autre personne, n’a pas pouvoir de faire ce qu’il veut dans le cadre de sa sujétion, il dépend de la volonté d’autrui. Il ne peut donc, dans le domaine où il est soumis à autrui, s’obliger efficacement par un vœu sans le consentement de son supérieur.
ARTICLE 9 ─ Les enfants peuvent-ils s’obliger par vœu à entrer en religion ?
Si le garçon ou la fillette, avant l’âge de la puberté, n’a pas l’usage de la raison, il ne peut aucunement se lier par un vœu. S’il a atteint l’usage de la raison avant l’âge de la puberté, il peut bien, en ce qui dépend de lui, se lier, mais son vœu peut être annulé par ses parents, auxquels il demeure soumis. […] Après l’âge de la puberté, les enfants peuvent se lier par vœu […] sans le consentement des parents.
ARTICLE 10 ─ Peut-on dispenser d’un vœu ou le commuer ?
Celui qui fait un vœu s’impose en quelque sorte une loi, en s’obligeant à quelque chose qui est bon en soi et dans la majorité des cas. Cependant tel cas peut se présenter où la chose deviendrait absolument mauvaise ou inutile, ou opposée à un bien plus grand ; ce qui est contraire aux conditions essentielles que nous avons requises pour la matière du vœu. Il est donc nécessaire de déterminer qu’en pareil cas le vœu ne doit pas être observé. Si l’on détermine de façon absolue la non-exécution d’un vœu, c’est ce qu’on nomme dispense. Si l’on remplace l’obligation par une autre, on appelle cela commuer le vœu. La commutation du vœu est donc moindre que la dispense. L’une et l’autre toutefois font appel au pouvoir de l’Église. […] Le supérieur ayant autorité pour dispenser, fait que ce qui était compris sous un vœu cesse de l’être ; par là même il détermine qu’il n’y a pas, en tel cas, matière convenable pour un vœu. C’est pourquoi, lorsqu’un supérieur ecclésiastique dispense d’un vœu, il ne dispense pas d’un précepte naturel ou de droit divin; mais sa décision est relative à ce qui tombait sous l’obligation issue d’une délibération humaine qui n’a pu tout prévoir.
ARTICLE 12 ─ Faut-il, pour dispenser d’un vœu, recourir à une autorité supérieure?
Le vœu oblige à la façon d’une loi. Or nous savons que pour dispenser d’un commandement de la loi il faut l’autorité du supérieur, nous l’avons déjà dit. Il en va de même du vœu, à titre égal.
Le vœu est, nous l’avons dit, la promesse faite à Dieu d’une chose qu’il agrée. Que cela lui agrée, c’est au destinataire de cette promesse d’en juger. Or, dans l’Église, le supérieur tient la place de Dieu. C’est pourquoi, s’il s’agit de commuer un vœu ou d’en dispenser on doit recourir à l’autorité d’un prélat qui, en la personne de Dieu, détermine ce que Dieu agrée. […] Car toute dispense demandée à un supérieur doit avoir pour but l’honneur du Christ au nom de qui il l’accorde, ou l’intérêt de l’Église qui est son corps. […] Le prélat spirituel n’est pas un maître, mais un intendant : son pouvoir lui est donné « pour édifier et non pour détruire » (2 Co 10, 8); de même que le prélat ne peut commander ce qui de soi déplaît à Dieu, le péché, de même il ne peut empêcher d’accomplir les œuvres de vertu, celles qui plaisent à Dieu. On peut donc en faire vœu de façon absolue. C’est au prélat toutefois qu’il appartient de juger ce qui est plus vertueux et plus agréable à Dieu. Le souverain pontife tient la place du Christ d’une façon plénière et pour toute l’Église. Aussi a-t-il plein pouvoir de dispenser de tous les vœux susceptibles de dispense. Aux autres prélats inférieurs est remis le pouvoir de dispenser des vœux que l’on fait communément et qui nécessitent fréquemment une dispense : le recours est ainsi facilité. C’est le cas des vœux de pèlerinages, jeûnes, et œuvres analogues. Mais les grands vœux de continence et de pèlerinage en Terre sainte sont réservés au souverain pontife.
Ce monde est à Jésus-Christ, « le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs » ; à Lui, à l’Homme-Dieu, « toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre ». Quiconque s’insurge contre Lui, roi ou peuple, sera brisé comme l’a été le peuple juif qui s’écriait dans son orgueil : « Nous ne voulons pas que Celui-Là règne sur nous ». Grégoire, priez pour ce monde que vous avez sauvé de la barbarie, et qui est au moment d’y retomber. Les hommes de ce temps ne parlent que de liberté ; c’est au nom de cette prétendue liberté qu’ils ont dissous la société chrétienne ; et le seul moyen qui leur reste de maintenir quelque ordre au sein de tant d’éléments ennemis, le seul moyen, c’est la force. Vous aviez triomphé de la force, vous aviez rétabli les droits de l’esprit ; par vous la liberté des enfants de Dieu, la liberté du bien, était reconnue, et elle régna durant plusieurs siècles. Généreux Pontife, venez en aide à cette Europe que votre main ferme préserva autrefois d’une ruine imminente. Fléchissez le Christ Que les hommes blasphèment, après L’avoir expulsé de Son domaine, comme s’Il ne devait pas y rentrer triomphant au jour de Ses justices. Implorez Sa clémence pour tant de Chrétiens séduits, et entraînés par d’absurdes sophismes, par d’aveugles préjugés, par une éducation perfide, par des mots sonores et mal définis, et qui appellent voie du progrès celle qui les éloigne toujours plus de l’unique but que Dieu S’est proposé en créant l’homme et l’humanité. De ce séjour tranquille où vous vous reposez après tant de combats, jetez, ô Grégoire, un regard sur la sainte Église qui poursuit sa marche pénible à travers mille entraves. Tout est contre elle : les débris d’anciennes lois inspirées par la réaction de la force contre l’esprit, les entraînements de l’orgueil populaire qui poursuit avec acharnement tout ce qui lui semble contraire à l’égalité des droits, la recrudescence de l’impiété qui a compris qu’il faut marcher sur l’Église pour monter jusqu’à Dieu. Au milieu de cette tempête, le rocher qui porte le siège immortel sur lequel vous avez tenu, ô Grégoire, la place de Pierre, est battu par les flots en furie. Priez pour le vicaire de Dieu [NDLR : et à la pensée du pape régnant, nous associons également, comme avec plus de tendresse, celle de Benoît XVI :] Comme vous, il a aimé la justice, il a détesté l’iniquité ; et nous craignons de le voir partir aussi pour l’exil. Détournez, ô saint Pontife, le fléau qui pèse sur Rome. « Les sectateurs de Satan, ainsi que l’a annoncé Jean, Évangéliste et Prophète, sont montés de leurs antres ténébreux à la surface de la terre ; ils ont fait le siège du camp des Saints et de la cité bien–aimée ». Veillez, ô Grégoire, sur cette ville sainte qui fut votre épouse sur la terre. Déjouez des plans perfides, ranimez le zèle des enfants de l’Église, afin que, par leur courage et par leurs largesses, ils continuent de venir en aide à la plus sacrée des causes. Priez, ô Pontife, pour l’ordre épiscopal dont le Siège Apostolique est la source. Fortifiez les oints du Seigneur dans la lutte qu’ils ont à soutenir contre les tendances d’une société qui a expulsé le Christ de Ses lois et de Ses institutions. Qu’ils soient revêtus de la force d’en haut, fidèles dans la confession de l’antique doctrine, empressés à prémunir les fidèles exposés à tant de séductions dans ce fatal naufrage des vérités et des devoirs. Dans un temps comme le nôtre, la force de l’Église n’est plus que dans les âmes ; ses appuis extérieurs ont disparu presque partout. Le divin Esprit, Dont la mission est de soutenir ici-bas l’œuvre du Fils de Dieu, l’assistera jusqu’au dernier jour ; mais Il veut pour instruments des hommes dégagés des préoccupations de la vie présente, résignés, s’il le faut, à l’impopularité, résolus à braver tout pour proclamer l’immuable enseignement de la Chaire suprême. […] Priez, afin que tous, à votre exemple, aiment la justice et haïssent l’iniquité, aiment la vérité et haïssent l’erreur ; qu’ils ne craignent ni l’exil, ni la persécution, ni la mort ; car « le disciple n’est pas au-dessus du maître ».
Il faut résolument faire l’assaut du Ciel par nos prières confiantes !
Sainte Jeanne d’Arc est notre modèle, notre héroïne et notre Patronne.
QUESTIONS des lecteurs / REPONSES de l’auteur
Merci pour vos remarques pertinentes qui permettent d’éclairer l’esprit de la lettre.
A propos de l’objet du vœu
« Le vœu d’offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l’intention susmentionnée » : où est définie cette intention ?
> « L’intention susmentionnée » renvoie à la finalité (ou intention)de la Confrérie : le Roi (légitime) et la France (catholique et royale) selon la conception traditionnelle de la royauté de droit divin.
La Messe que je célèbre chaque dimanche l’est à l’intention du Roi et de la France (« Pro Rege et Francia« ).
La Confrérie a pour but d’unir les âmes de bonne volonté dans la prière pour le Roi de France légitime […] et pour la France, catholique et royale, selon la conception traditionnelle de la royauté de droit divin. […] Les engagements particuliers que prend chaque confrère (plénier) sont les suivants : le vœu d’offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l’intention susmentionnée de la Confrérie, qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut
-j’ai remplacé « a pour but » par « a pour objet » afin de clarifier davantage la phrase : l’objet est le rassemblement des âmes de bonne volonté, et la finalité de cet objet est la prière à l’intention du Roi et de la France ;
-intention que j’ajoute entre parenthèses après « l’intention susmentionnée« .
A propos du vœu de consécration de ses prières et œuvres
Si on offre TOUTES ses prières et la valeur de TOUTES ses bonnes actions pour ladite intention, cela veut-il dire que l’on ne peut plus rien offrir pour le salut de l’âme de ses parents défunts, pour la guérison des malades, pour la conversion des pêcheurs… ? Il ne me semble pas possible que l’on exige cela, donc comment doit-on comprendre la phrase ?
> Je répondrai d’abord à la seconde partie de votre question, en commençant par pousser l’interprétation jusqu’au bout.Comme dit dans la lettre,
Les engagements particuliers que prend chaque confrère (plénier) sont les suivants : le vœu d’offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l’intention susmentionnée de la Confrérie, qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut[…].
ce voeu est uneconsécration à la Couronne de France et à son salut, consécration libre qui n’est exigée de personne : ceux qui ne souhaitent pas faire ce vœu et se consacrer ainsi peuvent être « membres simples » de la Confrérie royale (eux aussi signeront leur adhésion, comme les « membres pléniers »).
Libre à vous de « ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier », mais en terme d’offrande, reconnaissez que c’est plus généreux de le faire.
C’est le rôle du vœu de nous engager profondément. Tout vœu n’engage pas nécessairement totalement ; celui-ci : si, puisqu’il est une « consécration à la Couronne de France et à son salut« .
Se consacrer à quelque chose empêche en soi de se consacrer à autre chose (un peu comme se marier avec quelqu’un « discrimine » les autres personnes… ; entrer dans une congrégation à la spiritualité propre, nous empêche de vivre les riches spiritualités des autres congrégations).
Effectivement, en notre cas, l’intention de nos prières et bonnes oeuvres n’a plus de nécessité d’être précisée en acte à chaque fois (intention actuelle, dont on a conscience à l’instant où l’on pose l’acte), puisqu’elle est, par vœu, préétablie (intention virtuelle, qui engage d’avance tous les actes).
La totalité de l’engagement est liée à la gravité des temps que nous vivons, qui appellent des âmes consacrées à cette intention surnaturelle fondamentale : contribuer au salut des âmes par la fidélité du Roi et de la France à leur vocation voulue par Dieu.
Pour reprendre la première partie de votre question, consacrer d’avance la valeur de ses prières et bonnes œuvres à une cause ne vous empêche pas absolument de souhaiter offrir telle prière et telle œuvre à une autre intention ; seulement, contrairement à celle Pro Rege et Francia, cette nouvelle intention n’est plus pour vous un « droit » – je mets entre guillemets car comme le dit de manière splendide et inspirée saint Augustin, repris par le Magistère et la Liturgie (préface des Saints) : « Dans l’assemblée des Saints, c’est Vous Seigneur Qui êtes glorifié, et en couronnant leurs mérites, Vous couronnez Vos propres dons« , « eorum coronando merita, coronas dona Tua » -que mérite la bonne action, mais une humble demande qui ne peut rien « exiger » du Seigneur.
Ne croyez pas pour autant que cette nouvelle demande n’a pas de valeur : Dieu est très honoré par le vœu consacrant d’avance nos œuvres (je vous renvoie à saint Thomas qui souligne combien le vœu est agréable à Dieu : il nous lie librement, ce qui affermit notre volonté et enchante le Bon Dieu), et heureux de Vous, Il est prêt à nous accorder facilement, par surcroît, ce que nous demandons encore. Pour étayer ma thèse, je vous citerai en exemple les saintes Âmes du Purgatoire : elles n’ont plus rien à offrir, n’ayant aucun mérite ; Dieu n’est aucunement tenu d’exaucer leurs prières ; et pourtant, ceux qui invoquent leur intercession savent combien Dieu l’a pour agréable et l’exauce par pure Miséricorde et amitié.
Y a-t-il lieu de se recommander aux âmes du Purgatoire ? Certains répondent qu’elles ne peuvent pas prier pour nous. Ils s’appuient sur l’autorité de saint Thomas pour qui ces âmes, se purifiant au milieu des souffrances, nous sont inférieures et, de ce fait, elles ne sont point « intercesseurs, mais bien plutôt des gens pour qui l’on prie ». Cependant beaucoup d’autres docteurs, tels que Bellarmin, Sylvius, le Cardinal Gotti, etc… affirment le contraire comme très probable : on doit pieusement croire que Dieu leur fait connaître nos prières afin que ces saintes âmes prient pour nous, en sorte qu’il se fasse entre elles et nous un bel échange de charité : nous prions pour elles et elles prient pour nous.
Ce qu’a écrit le Docteur Angélique, à savoir qu’elles ne sont pas en situation de prier, n’est pas absolument contraire à cette dernière opinion, comme le font remarquer Sylvius et Gotti : autre chose, en effet, est de ne pas être à même de prier par situation et autre chose de ne pas pouvoir prier. Ces saintes âmes ne sont pas habilitées à prier de par leur situation, c’est vrai, parce que, comme dit saint Thomas, elles sont là en train de souffrir, elles sont inférieures à nous et elles ont besoin au plus vite de nos prières. Elles peuvent pourtant fort bien prier pour nous parce que ce sont des âmes amies de Dieu.Si un père qui aime tendrement son fils le tient enfermé pour le punir de quelque faute, ce fils n’est plus alors en situation de prier pour lui-même, mais pourquoi ne pourrait-il pas prier pour les autres et espérer obtenir ce qu’il demande en vertu de l’affection que lui porte son père ? De même les âmes du Purgatoire sont très aimées de Dieu et confirmées en grâce. Rien ne peut leur interdire de prier pour nous.
L’Église, c’est vrai, n’a pas coutume de les invoquer et d’implorer leur intercession, parce qu’ordinairement elles ne connaissent pas nos demandes. Mais l’on peut croire pieusement (comme on l’a dit) que le Seigneur leur fait connaître nos prières. Alors, elles qui sont remplies de charité, ne manquent certainement pas de prier pour nous. Quand sainte Catherine de Bologne désirait quelque grâce, elle recourait aux âmes du Purgatoire, et elle se voyait vite exaucée. Elle certifiait que beaucoup de grâces qu’elle n’avait pas obtenues par l’intercession des saints, elle les avait ensuite reçues par l’intercession des âmes du Purgatoire. […] Bien qu’elles ne soient plus en ce monde, elles continuent pourtant de faire partie de la communion des Saints. « Car les âmes des justes à la mort, dit saint Augustin, ne sont pas séparées de l’Église ».
Si vous me permettez cette comparaison triviale : si avant d’aller à la boulangerie, vous décidez de consacrer tout l’argent que vous avez en poche pour acheter des pains au chocolat, rien ne vous empêche de demander encore à la boulangère, une fois votre argent dépensé, un pain aux raisins ; elle n’est aucunement obligée de vous le donner, puisqu’il n’y a pas d’échange, mais elle peut le faire par pure gratuité, parce qu’elle vous estime et veut vous faire plaisir.
Votre « argent », c’est la valeur de vos prières et œuvres. Sans entrer dans toutes les explications et preuves théologiques, vous avez un certain droit à être exaucé. Vous donnez tout pour que Dieu sauve le Roi et la France. Mais rien ne vous empêche de demander, sans « argent », d’autres choses, surtout si elles sont charitables (parents défunts, guérison des malades, conversion des pécheurs, etc.).
Je prendrai une autre explication : à l’école du vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702), saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous appelle au saint esclavage de la Très Sainte Vierge Marie, et à lui offrir la valeur de toutes nos bonnes actions – c’est là son secret ! Cela n’empêche nullement de prier notre Mère à des intentions particulières. Heureuse que nous lui soyons tout abandonnés comme des enfants aimants, Elle s’empressera d’exaucer nos plus petits désirs, si cela est conforme à la Volonté de Dieu et à notre salut. Mais strictement parlant, par confiance en celle que nous avons consacrée notre Régente, nous abandonnons d’avance nos désirs à son bon plaisir et discernement.
Personnellement, j’ai fait ce vœu d’esclavage à la Très Sainte Vierge, et lui ai remis la valeur-même de mes bonnes actions. C’est donc à la condition que cela soit agréé par ma Reine, Dame et Maîtresse que je ferai le vœu de consécration à la Couronne de France.
Après avoir poussé l’interprétation jusqu’à son maximum, il nous faut ajouter, pour rassurer ceux que la totalité du don effraierait, qu’ayant écrit :
Les engagements particuliers que prend chaque confrère (plénier) sont les suivants : le vœu d’offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions pour l’intention susmentionnée de la Confrérie[…].
et non « toutes ses prières et la valeur de toutes ses bonnes actions« , il s’agit, plus que d’une consécration strictement totale, d’une consécration générale : chaque membre s’engageà offrir la plupart de ses œuvres à l’intention Pro Rege et Francia, ou du moins (c’est surtout cela)à en offrir, ce qui est déjà un grand engagement. Le vœu étant personnel, chacun est libre de décider en son for intérieur d’y inclure toutes ses bonnes œuvres. D’habitude, tout jeune baptisé est consacré à la Très Sainte Vierge, sans que cela l’assimile à un « esclave de la Très Sainte Vierge » de la dévotion montfortaine citée plus haut ; pour cela, le fidèle devrait ajouter l’offrande explicite de la valeur de ses bonnes œuvres.
Enfin, le fait de faire un vœu à plusieurs, au sein d’une confrérie, aide à être fidèle à ce même vœu, par la « communion des Saints » et l’émulation entre confrères, surtout dans les sécheresses.
Le but de la Confrérie ? Une seule image y répondra, sans nécessiter aucun commentaire puisqu’exprimant splendidement son message. Le Trône et l’Autel, unis pour l’accomplissement des Gesta Dei per Francos ! Noël ! Noël ! Et vive Jehanne !
« Ô Dieu Tout-puissant et Éternel, Qui pour servir d’instrument à Votre divine volonté dans le monde, et pour le triomphe et la défense de Votre Sainte Église, avez établi l’empire des Francs, éclairez toujours et partout leurs fils de Vos divines lumières, afin qu’ils voient ce qu’ils doivent faire pour établir Votre règne dans le monde et que, persévérant dans la charité et dans la force, ils réalisent ce qu’ils auront vu devoir faire. Ainsi soit-il ».