Source: https://ethique-soin.blogs.la-croix.com/monsieur-vincent-lambert-et-nous-que-personne-ne-sempare-du-tragique/2019/05/13/
Timestamp: 2020-08-10 07:31:30+00:00
Document Index: 302127221

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'in fine', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

« Monsieur Vincent Lambert » et nous : que personne ne s'empare du tragique ! | Avec soin… La bioéthique, pour quelle humanité?
Publié le 13 mai 2019 à 9h42
Sollicité pour répondre aux trois questions ci-dessous, je me sens le devoir d’écrire depuis que sa mort est, semble-t-il, définitivement programmée et médiatisée. Comment accepter que la mort de quelqu’un, une mort provoquée par l’arrêt des traitements médicaux estimés déraisonnables et scénarisée par les journaux, fasse médiatiquement et symboliquement des gagnants et des perdants sur la scène conflictuelle de la recherche du bien ? Comment serait-il possible de réclamer, si ce jour-là arrive, un silence et un jeûne médiatiques pour que personne ne s’empare du tragique ? Comment rester dans le respect et la décence pour lui, pour ses proches, pour ceux qui sont comme lui, pour tous ? Comment refuser posément que la cause euthanasique puisse s’emparer du tragique d’une situation pour en faire une revendication ?
Quand l’affaire se durcit, elle devient une cause où les positions finissent par se polariser entre « pour » et « contre » en absorbant ainsi toutes les autres nuances, et donc toute la complexité du cas. « Monsieur Vincent Lambert » est ainsi devenu l’emblème de la possibilité ou non de « faire mourir », c’est-à-dire d’euthanasier une personne qui n’est pas en fin de vie, dont les directives anticipées sont inexistantes et dont la volonté est l’objet de conflits, et qui dépend du soin médical pour continuer à vivre alors même que ses conditions de vie sont jugées par certains « insupportables » ou « déraisonnables ».
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Rédigé par pas de pseudo | Le 13 mai 2019 à 16:43
Mon commentaire L’article est à lire dans son entier mais ce n’est pas à la portée de tous. Je vais donc tenter de donner mon opinion simplifiée.
L’alimentation et l’hydratation ne sont pas « des soins médicaux ». Tous les bébés, certains vieillards très handicapés ne peuvent se nourrir par eux-mêmes et personne ne conteste qu’on leur doit l’aide appropriée. La question qui subsiste dans le cas de Vincent Lambert est de définir si l’alimentation « par sonde » est ou non » un soin médical »
Rédigé par Mr frédéric | Le 15 mai 2019 à 7:18
Toute vie a du prix aux yeux de Dieu , Lui le Créateur de toutes choses
aucun homme n est propriétaire d un autre homme sur cette terre
au nom de la dignité humaine l homme doit porter assistance à tout homme malade ou handicapé !
Rédigé par JFC | Le 15 mai 2019 à 18:40
Mon commentaire Quand les faits et les rapports médicaux confirment, après tant d’années, que la situation est irréversible, comment comprendre que des croyants en la vie éternelle, puissent retarder d’autant cette vie pour toujours avec le Christ (catéchisme de l’église catholique) ? Quelle peur gardent-ils après toutes ces années pour faire leur deuil ?
Comment parler de dignité d’une personne quand une telle situation devient une cause ? Au nom de la dignité de cette personne n’est-il pas urgent de la laisser en paix et donc sans interventions techniques?
Faire référence à la tradition, c’est se souvenir que l’église catholique a toujours évolué au cours du temps :
– par la voix d’un de ses docteurs, elle a théorisé le droit à tuer au nom de Dieu (Bernard de Clairvaux De Laude novae militiae),
– elle a longtemps été opposée à toute intervention médicale pour l’aide à la procréation mais légitime le recours à cette même intervention médicale pour le maintien artificiel en vie de personnes en coma irréversible,
– elle a interdit l’usage du préservatif, même en cas de sida, acceptant de ce fait de conduire à la mort des millions de personnes dont des enfants à naître.
Alors laissons à ce Monsieur le droit de rejoindre la paix qui l’attend de toute façon.
Rédigé par Alice | Le 15 mai 2019 à 20:43
Ce qui est absolument incompréhensible c’est que M.Lambert n’ait pas été transféré dans une unité spécialisée dans le soin de patients comme M.Lambert. J’ai l’impression que le CHU de Reims redoute un aveu d’echec en optant pour cette solution. C’est regrettable.
Rédigé par Jack | Le 16 mai 2019 à 7:08
une personne est un individu en relation avec d’autres personnes. Avec quelles personnes Vincent Lambert est-il en relation, en vraie relation?
Rédigé par jean de la selle | Le 16 mai 2019 à 7:57
les progrès technologiques dans la santé posent de nouvelles questions éthiques qui pour nombre d’entre elles nous dépassent, en dépit de nos efforts de réflexion.. ..et ce n’est que le début, tant ces « progrès » se multiplient dans la performance. oui, pour le respect de la dignité, pour le respect de la vie, bien sur.. mais l’église a trop souvent une position idéologique, à ce sujet « la vie coute que coute », sans discernement.;(préservatifs, avortements, fin de vie, excommunication des médecins ayant avorté une gamine de 9 ans, enceinte suite à un viol, qui sinon y aurait laissé sa vie au Brésil…) . de même, à l’inverse les partisans de l’euthanasie portent une idéologie au nom d’une autre approche – contestable -de la dignité. si Vincent Lambert avait rédigé ses directives anticipées, nous n’en serions pas là ..quand quelqu’un ne peut plus exprimer sa volonté, c’est celle des plus proches qui doit être entendue. et qui sont les plus proches ? dans le code civil notamment ? dernière réflexion.. le cout financier pour la collectivité. si le prix de journée en l’occurrence est, mettons de 1000 €; au bout de 10 ans, cela fait 3,65 millions d’euros pour la collectivité. est ce une question déplacée dans le débat ? alors qu’une part grandissante des citoyens n’ont plus accès à des soins de base, par manque de moyens ? le seul risque dans une situation comme celle là, c’est qu’on ne réfléchisse plus..c’est vrai.. in fine, pensons surtout à celles et ceux qui eux, doivent prendre une décision.
Rédigé par albert | Le 16 mai 2019 à 8:14
Mon commentaire:Il y a une solution:Que Madame LAmbert ,mère le prenne à sa charge à domicile.Une mère est la meilleure personne qui puisse soigner son fils et soulager ses soufrances
d’autant plus que trés catholique, elle fera tout pour le soutenir et le soigner
Rédigé par CLaudine | Le 16 mai 2019 à 8:53
d’accord avec Jean de la selle :osons parler de finances ,vous êtes loin du compte avec 1000euros par jour!! Pourquoi ne pas prendre à demeure Monsieur Lambert (chez ses parents par ex) avec l’aide minimale ,cela contenterait peut-être ,tout le monde.
Rédigé par Marie-Françoise | Le 16 mai 2019 à 9:08
Ce qui me scandalise le plus dans cette affaire, c’est cette attitude possessive des parents qui dénient à leur belle-fille sa légitimité à « représenter » leur fils dans cette affaire.
Ne trouve-t-on pas, dans le livre de la Genèse, cette parole :
« Aussi l’homme laisse-t-il son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviennent une seule chair » (Gn 2,24), citation reprise par Jésus (Mt 19,5 et Mc 10,6) ?
D’autre part, comme le faisait remarquer le Pasteur Nouïs dans la revue Réforme, le psalmiste ne s’autorise-t-il pas à dire à Dieu :
« Ton amour vaut mieux que la vie » (Ps 62(63)) ?
Et l’amour de Dieu pour Vincent Lambert ne passe-t-il pas à travers celui que lui porte sa femme ?…
Alors, à mes yeux, tout ce combat judiciaire du parti des parents de Vincent Lambert est obscène !…
Rédigé par Moutonduberry | Le 16 mai 2019 à 9:09
Par une médiatisation excessive, le cas de Vincent Lambert est devenu un sujet d’affrontements sur l’euthanasie, alors qu’il s’agit d’acharnement thérapeutique. En outre, dans l’abondant débat purement qualitatif nourri de considérations morales, philosophiques ou religieuses, on oublie complètement l’aspect quantitatif ; or, ce que l’on doit faire pour quelqu’un doit pouvoir être fait pour tous. Ce n’est évidemment pas le cas et l’on peut regretter que les parents, dont on peut comprendre les motivations, n’aient pas la sagesse et le courage de reconnaître le caractère déraisonnable et même égoïste de leur attitude. L’espace hospitalier et les soins coûteux apportés sans espoir à leur fils perdu sont autant rendus indisponibles pour d’autres.
Rédigé par claudine | Le 16 mai 2019 à 9:18
D’accord avec Jean de la selle qui est pourtant loin du compte avec ses 1000 euros par jour !! …Pourquoi ne pas soigner Monsieur Lambert chez lui (maison des parents) cela ferait taire les polémiques sur le coût exorbitant du maintien en hôpital.
La réflexion spirituelle et philosophique sur l’euthanasie est à adapter à chaque personne et ne peut en aucun cas être générale:qui voudrait « vivre »comme Monsieur Lambert?…
Rédigé par cithariste | Le 16 mai 2019 à 11:18
Merci beaucoup de cet éclairage entre « cas, affaire, et cause » qui nous éclaire sur ce qui nous troublait au sujet de Mr Lambert: une formidable emprise de son histoire utilisée maintenant à alimenter des positions idéologiques…
Rédigé par Emma | Le 16 mai 2019 à 15:19
J’ai épluché tous les articles disponibles sur le cas sur internet, écouté des interviews des différents membres de la famille, lu l’arrêt du Conseil d’Etat. J’en tire les conclusions suivantes: pour nous qui sommes des tiers, il est impossible de savoir si la situation de V. Lambert est un cas extrême qui, par son degré de gravité et l’absence de progrès suite à de longues tentatives de rééducations, ainsi que de présumées souffrances constatées par les soignants, justifie l’arrêt de l’alimentation, ou s’il s’agit d’une faillite morale et professionnelle de cet hôpital et d’une mauvaise appréciation par les tribunaux. L’arrêt du Conseil d’Etat est silencieux ou argumenté sommairement sur bien des points controversés (pourquoi ne le met-on pas en fauteuil? Pourquoi n’accepte-on pas l’offre de transfert de certains établissements spécialisés? Pourquoi les impressions de « corps souffrant » du personnel soignant sont-elles retenues par l’arrêt, mais pas les impressions de communication des parents?) De l’autre côté, les témoignages d’une demi-sœur sur des parents absents pendant l’enfance de V. Lambert, sur une éducation rigide et la tournure quasi idéologique qu’a pris le combat parental met aussi mal à l’aise…
Rédigé par jmg | Le 16 mai 2019 à 15:41
Merci pour cet article. Mais vous (et vos commentateurs) ont négligé un aspect du « problème ». Je ne sais pas quel est « l’état médical » réel de M. Lambert, mais je suis scandalisé par cette décision.
Condamner un être humain à une mort atroce de faim et surtout de soif est une abomination, digne des camps nazis et communistes : cela a été le motif de canonisation de Maximilien Kolbe, sauf erreur.
Honte à ces médecins (à supposer qu’ils méritent ce titre), honte aux magistrats, honte au gouvernement français.
Au passage, admirons le piège diabolique des partisans de l’euthanasie : « s’il s’agit d’une mort horrible, alors, autorisons l’euthanasie »…
Autant prolonger (inutilement ?… mais qui peut le dire ?) une vie par des traitements lourds et disproportionnés est stupide, autant laisser mourir un homme sans le nourrir et sans l’hydrater méritera une condamnation pour assassinat, i.e. « meurtre avec préméditation » (cf. Code pénal), avec circonstances aggravantes de barbarie.
Ces parodies de « soins médicaux », de « justice », de « morale » (ou d’éthique : c’est bien le même terme, l’un latin, l’autre grec) sont indignes d’un monde qui se proclame civilisé.
Aldous Huxley et George Orwell ont été prémonitoires dans leurs célèbres ouvrages !
Et je constate que les journaux, radios et télévisions de toutes obédiences évitent soigneusement, en ces temps de campagne électorale, d’interroger les candidats sur les sujets « chauds » que sont la PMA, la GPA, l’euthanasie… : sauf à promouvoir, par des apologies plus que fréquentes, de films, de campagnes publicitaires, de livres, de pièces de théâtre, etc. la « diversité des modes de vie » et autres pratiques douteuses, dont quelques GPA dont ont « bénéficié » en toute impunité (alors que c’est pénalement interdit actuellement en France) quelques « personnalités » du monde médiatique.
Rédigé par JLL | Le 16 mai 2019 à 16:41
Je publie ici un lien à un article de Valeurs actuelles, où l’on voit qu’un neurologue n’est pas d’accord avec ses confrères sur l’état de santé de Vincent Lambert:
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/affaire-vincent-lambert-ce-que-dit-vraiment-le-rapport-des-experts-101090
Où l’on voit que la médecine n’est pas une science exacte, qu’elle a ses controverses, et qu’il peut être dangereux que la justice suive des « rapports » et des « avis d’experts », humains et basés sur des connaissances qui aujourd’hui sont à la pointe mais demain obsolètes, plutôt que de poser une rélexion éthique plus large pour régler ce genre de cas.
Rédigé par dameD | Le 16 mai 2019 à 21:37
On ne meurt pas de faim et de soif ! Les études médicales prouvent que le corps quand il est au bout de ses forces ne souffre ni de faim ni de soif et que au contraire une alimentation et une hydratation forcée le font souffrir.
Avant toute chose, il faut s’informer et savoir de quoi on parle
Rédigé par F Trémolières | Le 18 mai 2019 à 10:39
Notre société a décidé de tuer Vincent Lambert.
Qui est Vincent Lambert ? aujourd’hui un homme en état de coma prolongé.
Etat végétatif dit la science médicale
Aucun expert, aucun praticien d’expérience ne peut affirmer avec une totale certitude que toute relation s’est éteinte.
Avez-vous pris la main de votre malade ? êtes-vous certain que rien ne passe ??
Poursuivre des traitements inutiles, inhumains, nous sommes tous d’accord depuis longtemps pour ne pas le faire.
Ici il n’ y a pas de traitements, il n’y a plus que des soins.
Est-ce que lorsque le soin se limite à alimenter (un peu), hydrater, changer, laver (enfin l’hygiène élémentaire) il s’agit de manœuvres inhumaines.
Ici ce qui devient inhumain, c’est d’arrêter les soins qui font que nous sommes des êtres humains
Si OUI, ayons le courage de nos actes.
Arrêtons tous les soins, fermons la porte, et revenons plus tard, des jours plus tard parce que dans ce cas, la mort ça peut prendre du temps. Revenons lorsque l’homme qu’on a condamné, sera mort.
Le placer en sédation profonde, c’est une hypocrisie. Il ne souffre de rien, puisque justement il est en coma végétatif. Quelle sédation ? pour aboutir à une mort en combien de temps ?
La sédation profonde elle nous est destinée pour masquer notre absence de courage, pour travestir l’insoutenable.
Ou bien l’euthanasie est décidée ; en France elle est illégale, et de grâce ne confondons pas l’euthanasie avec un soin.
Ou bien on poursuit les soins minimaux qui sont le garant de notre humanité.
En quarante-cinq années d’hôpital, je fus 15 ans réanimateur, puis je me suis occupé du SIDA durant 20 ans. Si j’étais le médecin qui prend la décision actuelle, je ne dormirais plus.
Docteur François Trémolières
Rédigé par Lefebvre Dominique | Le 19 mai 2019 à 12:54
Mr vincent lambert est en prison par quel droit et autorité ,libérons le ,il sera accueilli par des lieux spécialisés offerts de l’accueillir .
Rédigé par françoise Pigneur | Le 20 mai 2019 à 7:44
Je comprends la douleur immense des parents étant moi même mère et grand mère mais décider que Vincent Lambert, sans son avis, continue de « vivre » dans cet état végétatif, me révolte.
Conscient, s’il l’est, qu’elle doit être sa souffrance psychologique depuis bientôt 11 ans ?
Ses parents sont catholiques et soutenus, en grande partie par des catholiques :Ne pas supprimer le vie donnée par Dieu.
Les Catholiques ont ils réagi en connaissant ces vies d’enfants et d’adolescents brisées par les viols de religieux ? Ont ils réagi après avoir connu le drame vécu par ces jeunes religieuses obligées d’avorter après leurs viols par des prêtres ? la vie était là aussi.
Ma révolte était là aussi.
Même dans la douleur, il faut penser à la douleur de l’autre.
Rédigé par JFC | Le 20 mai 2019 à 10:10
A la relecture, votre texte est très éclairant sur la classification en cas, affaire et cause. Ensuite, il est surprenant dans ses contradictions et son parti pris.
Vous rappelez que le cas Vincent Lambert est complexe, que l’on n’en connait pas tous les éléments (et heureusement !) et vous en parlez ensuite en expert comme si vous le connaissiez (il ne semble pas souffrir, son niveau ou son absence de conscience et de relation, n’est pas en fin de vie…). Vous avancez qu’il n’a pas exprimé clairement sa volonté car vous ne prenez pas en compte les témoignages de son épouse. Certaines affirmations s’apparentent aux convictions personnelles : l’humanité ne s’absente jamais de l’être humain (après avoir parlé de vie végétative) ou il n’y a pas de solidarité pour la mort.
Vous vous étonnez du pourquoi maintenant faudrait-il arrêter son assistance médicale : tout simplement parce que le temps a été laissé à l’observation de son évolution médicale, aux diverses expertises et recours. Ce temps est passé, sauf à convoquer n’importe quel comité Théodule. Vous vous étonnez de son absence de transfert dans un autre service spécialisé, mais demandez-vous pourquoi on s’en étonne seulement aujourd’hui.
Vous faites référence au texte des évêques sur l’urgence de la fraternité en fin de vie, cela n’a pas de sens, à vous lire, puisque Vincent Lambert n’est pas en fin de vie. Apparemment, pour ce que je lis, la vie l’aurait quitté depuis bien longtemps sans les assistances techniques, et la fraternité sans un minimum de relation me semble difficile.
Lorsque vous citez Thomas d’Aquin, ne vous arrêtez pas aux pages qui vous intéressent, mais rappelez aussi que Thomas d’Aquin affirmait que la justice divine, interprétée par l’église, s’impose à la loi humaine. Effectivement à cette période d’inquisition, l’église pratiquait « le soulagement de la souffrance au risque d’abréger la fin de vie. »
Lorsque vous analysez la « cause », analysez aussi celle des militants pro-vie et celle la maman de Vincent Lambert, dont je peux comprendre la douleur et la difficulté à faire son deuil.
Enfin, une pensée pour les soignants, vous évoquez la déontologie, vous oubliez leur responsabilité personnelle dans l’éthique d’une décision qui leur revient. Et la responsabilité est d’autant plus difficile à exercer quand elle est déniée et que des menaces sont prononcées. La décision prise en 2018 au CHU de Nancy pour la jeune fille Inés a été plus rapide et a évité d’en faire une cause.
Rédigé par JFC | Le 20 mai 2019 à 16:08
Mon commentaire A la relecture, votre texte est très éclairant sur la classification en cas, affaire et cause. Ensuite, il est surprenant dans ses contradictions et son parti pris.
Rédigé par Marie-Françoise | Le 21 mai 2019 à 4:27
Entièrement d’accord avec JFC.
Au vu de l’actualité récente (décision de la cour d’appel en faveur des parents ce lundi 20 janvier), on ne peut manquer de se dire que l’inhumanité est du côté des parents et de ceux qui les encouragent !
Comment peut-on hurler de joie dans la rue à l’annonce de la décision de la cour d’appel alors qu’il est question d’un homme sur un lit de soins palliatifs, de son épouse qui veut respecter ce que cet homme a vécu avec elle, d’une équipe médicale qui tâtonne pour faire au mieux pour cet homme ?…
Et la diffusion de son image sur les réseaux sociaux par sa mère, n’est-ce pas l’aveu que son fils n’est rien d’autre qu’une « cause à défendre » ?
Où est l’humanité là-dedans ?…
Rédigé par Laurence | Le 23 mai 2019 à 0:23
Au sujet du transfert dans un service spécialisé, beaucoup a été fait par se femme au début … il est vrai de manière beaucoup plus discrète que l’innénarable Viviane Lambert :
(extrait d’un excellent article de francetvinfo.vincent lambert.grand format)
Rédigé par Liane | Le 2 juin 2019 à 9:14
Mon commentaire Je n’ai bien sûr aucune compétence pour prendre une position dans cette affaire. Je regrette simplement que l’on ne parle pas beaucoup plus de l’importance des directives anticipées. « Si vous ne voulez pas que l’on décide à votre place, alors déclarez vos priorités ». La démarche est simple, et modifiable à tout moment.
Le médecin généraliste me paraît être le bon partenaire pour expliquer clairement les conséquences des choix et permettre de les faire en pleine connaissance.
Ce geste important éviterait beaucoup de conflits et permettrait de respecter vraiment la personne dans ses valeurs.
Rédigé par Précision | Le 24 juin 2019 à 15:38
@JFC :
Attention aux amalgames. Sans vouloir me prononcer sur le bienfondé ou non de l’arrêt des soins de la jeune fille Inès, de ce que j’ai pu en lire dans la presse, la décision prise en 2018 au CHU de Nancy pour cette patiente était très différente de l’affaire Vincent Lambert car cette adolescente était reliée à un appareil respiratoire, plongée dans le coma depuis un an suite à un arrêt cardiaque et atteinte d’une grave maladie auto-immune.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/06/22/deces-d-ines-a-l-hopital-des-enfants
https://actu.fr/societe/mort-dines-etat-vegetatif-apres-larret-soins-nancy-ny-avait-pas-urgence-la-debrancher_17420961.html
Ce n’est pas du tout la situation de Vincent Lambert qui n’est branché à aucune machine, respire de lui-même, n’est pas dans le coma et n’est pas malade (même s’il est très lourdement handicapé). Les seuls « soins » reçus sont l’hydratation et l’alimentation.
D’autre part, vous abordez la responsabilité des soignants dans cette affaire Lambert mais vous semblez ignorer qu’une partie de l’équipe médicale s’est désolidarisée de la décision visant à arrêter son hydratation, selon les déclarations des avocats de ses parents, et que de nombreux médecins spécialistes sont favorables à son transfert dans une autre unité. Un peu d’exactitude ne fait pas de mal.
Rédigé par ISA | Le 2 juillet 2019 à 15:06
Rédigé par Isa | Le 3 juillet 2019 à 1:07
Je suis d’accord avec Précision et les autres avis allant dans le même sens. Ayant entendu de Me Triomphe, en 2014-2015, les nouvelles, au fur et à mesure du temps, concernant M. Vincent Lambert, il ressort que dans ce même hôpital se trouvait un autre accidenté comme lui dans le même état pauci-relationnel, depuis 15 ans au moins ! Alors pourquoi cet acharnement contre M. V. Lambert ??
Au début sa mère a proposé à sa belle-fille de s’occuper de son mari pleinement. Les choses se sont gâtées quand le médecin s’est obstiné et acharné contre son malade. Le neveu F Lambert, futur avocat partisan de l’euthanasie déguisée pour son oncle de sang, n’avait-il pas une occasion rêvée de fourbir ses armes pour un plaidoyer en faveur de sa mort ?
On a instrumentalisé le cas d’un malade à soigner et à rééduquer (ce qu’on lui a refusé dans les faits), en déplaçant le débat dans le domaine du religieux, en montrant du doigt la foi catholique des parents (actuellement une malade est dans le coma depuis plusieurs années, soignée avec dignité, mais elle est musulmane).
Que fait-on : « dis-moi ta religion que je décide si tu as le droit de vivre ou le devoir de mourir » ? N’est-ce pas intolérable ?
Ce problème est d’abord anthropologique, une question d’humanité indépendante de l’état de santé, indépendante de toute idéologie. Sinon il s’agit de calculs sordides, tant dans le débat idéologique que du prix des soins ( on soigne pour des millions gratuitement des gens qui viennent en France pour ça sans qu’on demande, en toute normalité aux pays des ressortissants de payer ou rembourser les frais : ON exige que la France soigne gratis des gens qui n’ont jamais cotisé, et l’ON veut se débarrasser d’un infirmier lourdement handicapé après un accident, en le condamnant à mort, et le maintenant prisonnier dans sa chambre d’hôpital : chambre gardée par les forces de l’ordre et ses propres parents obligés de montrer leur carte d’identité pour pouvoir lui rendre visite, et pas autant qu’ils le voudraient.
Mais DANS QUEL PAYS, QUEL RÉGIME sommes-nous en France ?????
La solution était déjà toute trouvée : la belle-fille aurait été rendue à sa liberté (y compris celle de divorcer, puisque s’occuper de son mari handicapé lui était trop dur), sa belle-mère reprenait son fils pour s’en occuper comme elle le lui avait proposé. En outre plusieurs établissements spécialisés étaient prêts à l’accueillir.
Certains ont invoqués des considérations religieuses, très vaporeuses…
Le jugement de Salomon est un exemple typique pour ce cas devenu,oh combien épineux à force de dire n’importe quoi.
La jeune mère d’un enfant mort-né avait volé et échangé le sien avec celui de sa voisine, né le même jour.
Le roi Salomon pour trancher le litige avait dit, pour reconnaître qui était la VRAIE mère :
« Qu’on partage l’enfant en deux et qu’on en donne la moitié à chacune ». La fausse mère était très de ce jugement.
La vraie mère s’écria : ne faites pas de mal à l’enfant, donnez-le lui plutôt qu’il meure ».
Qui veut vraiment le bien, la vie, droit à la vie légitime pour tout homme, de M. Vincent Lambert ? Sinon sa mère biologique, prête à s’en occuper comme une vraie mère.
M. Vincent Lambert a déjà survécu à au moins 3 (trois) tentatives de le faire mourir, indiquant, sinon de paroles mais en actes, SA VOLONTÉ DE VIVRE, en 2015 : UN MOIS entier avec 250g d’eau pour 24 heures.
Cet infirmier, accidenté, a manifesté, par sa résistance toutes ces maltraitances, sa furieuse envie de vivre.
A l’heure qu’il est, depuis il y a 10 ans, il serait en fauteuil, pourrait manger (déglutir), peut-être même avoir beaucoup progressé.
Il existe plusieurs cas de personnes dans le coma depuis 12 ans, revenus à la vie, normale. Combien d’accidentés auxquels on a prédit le fauteuil roulant à vie et qui concourent aux jeux paralympiques…?!…
Dans l’épreuve, IL A CHOISI LA VIE, qu’on ne dise pas qu’on ne sait pas ce qu’il veut. C’est CLAIR comme la petite plante qui revit après un cataclysme.
Rédigé par Camille | Le 9 juillet 2019 à 10:09
Isa a très bien décortiqué tout le problème dans le cas de V. Lambert.
Pour moi, comme Vincent n’avait pu donner ses derniers directifs- très peu connus à l’époque- les tribunaux le condamnant à mort aurait dû lui donner le bénéfice du doute, comme il est ainsi fait dans un procès pour des criminels quand
les juges ou jurés ont des doutes.
Très bone évocation du jugement du roi Salomon qui par sa SAGESSE a su révéler
la véritable mère, la personne qui l’aimait, entre les deux femmes en compétition.
Depuis trop longtemps nos politiques qui font passer des lois anti-vie ou contre loi naturelle ont manqué de SAGESSE.
En poursuivant dans ce sens nos politiciens sans sérieuse reflection sur la valeur de la vie de chaque être humain né ou à naître, conduisent la France vers le désespoir et le suicide collectif.
Rédigé par chirurgie esthetique Tunisie | Le 17 juillet 2019 à 9:27
Article très exceptionnel, bonne lecture à toutes et à tous! https://www.medespoir.ch
Rédigé par Mahmoud | Le 10 avril 2020 à 11:56
L’épidémie de Covid-19 a redefini tous les concepts médicaux, scientifiques et bioéthiques, pour toute l’humanité. D’ailleurs on ne cherche pas un vaccin, juste on cherche comment arrêter la mort à 90% possible.