Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19880720-81332
Timestamp: 2017-07-23 09:25:39+00:00
Document Index: 99547247

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 53", "l'article 324", "l'article 324", "l'article 324", "l'article 1518", 'art. 53']

France, Conseil d'État, 8 / 9 ssr, 20 juillet 1988, 81332
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Type d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 81332Numéro NOR : CETATEXT000007625084 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1988-07-20;81332 Analyses : CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXES FONCIERES.Texte : Vu la requête, enregistrée le 19 août 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Marcel X..., demeurant ..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
°1) annule le jugement du 3 juillet 1986 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'habitation auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 1984 dans les rôles de la commune de Tremblay-les-Gonesses (Seine-Saint-Denis),
°2) lui accorde la réduction des impositions contestées,
Sur l'acquiescement aux faits :Considérant qu'aux termes de l'article R. 200-18 du livre des procédures fiscales du nouveau code des impôts : "Dans tous les cas, l'administration fiscale dispose, pour procéder à l'examen des recours ... d'un délai de quatre mois qui peut être exceptionnellement prolongé sur demande motivée de l'administration ... Si le demandeur n'a pas observé le délai, il est réputé s'être désisté ; si c'est la partie défenderesse, elle sera réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans le recours" ; qu'il résulte de ces dispositions, ainsi que des dispositions de l'article 53-4 du décret du 30 juillet 1963 modifié, que, si le Conseil d'Etat peut statuer sur les requêtes dont il est saisi dès l'expiration du délai imparti à l'administration pour les examiner, il ne saurait appliquer les dispositions d'après lesquelles l'administration est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les requêtes lorsqu'elle a présenté, avant la clôture de l'instruction, un mémoire en défense ; que le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, chargé du budget, ayant produit, le 14 mai 1987, avant la clôture de l'instruction, ses observations sur le pourvoi, lequel lui avait été communiqué le 21 octobre 1986, le requérant n'est pas fondé à soutenir que ledit ministre doit être regardé comme ayant acquiescé aux faits exposés dans la requête ;
Considérant, en premier lieu, que, pour soutenir que l'inondation de sa cave, qui se produirait plusieurs mois dans l'année, n'a pas été prise en compte pour le calcul de la valeur locative de son pavillon retenue dans l'assiette de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'habitation mises à sa charge au titre de l'année 1984, M. X... soutient que les désordres affectant ladite cave réduisent l'habitailité des pièces principales et portent gravement atteinte à sa santé ; que, toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que ces désordres soient de nature à remettre en cause le classement catégoriel de l'habitation, classement qui, en application des dispositions de l'article 324-I de l'annexe III au code général des impôts, pris pour l'application des articles 1409 et suivants dudit code, doit être établi, en fonction des caractéristiques générales de la partie principale, sur des critères correspondant à la description architecturale des locaux prévue par les dispositions de l'article 324-H ; que, par suite, la circonstance que la cave de l'immeuble de référence ne serait pas affectée des mêmes désordres ne saurait être utilement invoquée eu égard à ces critères de classement ; qu'il a été suffisamment tenu compte de ces désordres par la réduction, à laquelle a procédé le service à la suite d'un précédent jugement, du coefficient d'entretien, qui porte sur l'ensemble de l'habitation, à 0,9, soit le coefficient fixé pour les constructions ayant besoin de réparations d'une certaine importance, encore que localisées ;Considérant, en second lieu, qu'il résulte de l'instruction que la surface de cette cave a été affectée du coefficient 0,2, soit le minimum prévu par l'article 324 L-I b de l'annexe III au code général des impôts pour les dépendances bâties ;
Considérant, en troisième lieu, qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'autorise un contribuable à obtenir la réduction de la taxe d'habitation ou de la taxe foncière sur les propriétés bâties par le motif que la responsabilité de la commune serait engagée dans les désordres que connaîtrait l'habitation qui sert de base à l'impôt ;
Considérant, enfin, que, si les dispositions de l'article 1518 A du code général des impôts prévoient la réduction de la valeur locative prise en compte pour l'établissement des impôts locaux auxquels sont assujettis les aéroports, M. X... ne saurait utilement invoquer à l'appui de sa demande la circonstance que son habitation serait située à proximité d'un aéroport pour bénéficier de ladite réduction ;
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il y ait lieu d'ordonner une expertise, que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Marcel X... et au ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget.Références : CGI 1409, 1518 ACGI Livre des procédures fiscales R200-18CGIAN3 324-H, 324-I, 324-L I bDécret 53-4 1963-07-30 art. 53-4Publications :Proposition de citation: CE, 20 juillet 1988, n° 81332Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Le MenestrelRapporteur public : Mme de Saint-PulgentOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 8 / 9 ssrDate de la décision : 20/07/1988Fonds documentaire : Legifrance Haut de page