Source: http://studylibfr.com/doc/439181/loertscher--le-cas-fribourgeois
Timestamp: 2018-09-26 03:36:13+00:00
Document Index: 166573513

Matched Legal Cases: ['art. 22', 'art. 32', 'art. 31', 'art. 22', 'art. 32', 'art. 31', 'art. 23', 'art. 23', 'art. 23', 'art.\n32', 'art. 32', 'art. 22', 'art. 31', 'art. 25', 'art. 25', 'art. 31', 'art. 25', 'art. 33', 'art. 31', 'art. 26', 'art. 27', 'art. 27', 'art. 31', 'art. 28', 'art. 33', 'art. 31', 'art. 28', 'art. 28', 'art. 29', 'art. 29', 'art. 30', 'art. 30', 'art. 30', 'art. 27', 'art. 30', 'art. 22', 'art. 22', 'art. 23', 'art. 31', 'art. 27', 'art. 32']

Loertscher, Le cas fribourgeois
Les enseignements d’une procédure formalisée de
consultation : le cas fribourgeois
Denis Loertscher | Le règlement fribourgeois sur l’élaboration des actes législatifs (REAL)
consacre un chapitre entier aux procédures de consultation. Distinguant entre les
consultations externes et les consultations internes, il détermine les cas donnant lieu à
consultation et les destinataires de celle-ci. Il donne en outre des précisions sur le dossier de
consultation (contenu, forme, publicité et langue des documents), sur les réponses (forme,
délai et publicité) et sur l’évaluation des résultats. L’application du REAL ne pose pas de
difficulté particulière à l’autorité, même si la pratique suivie révèle certains problèmes.
Les dispositions du REAL
2.1 Les sortes de consultation
2.2 Les cas
2.3 Les destinataires
2.4 Nécessité d’une autorisation du Conseil d’Etat ?
2.5 Le dossier de consultation
2.6 Obligation d’annoncer une consultation ?
2.7 La forme des réponses
2.8 Le délai de réponse
2.9 L’évaluation des résultats
2.10 La publicité du dossier et des réponses
2.11 Audiences consultatives ?
Appréciation et enseignements
Le règlement fribourgeois du 24 mai 2005 sur l’élaboration des actes législatifs
(REAL ; RSF 122.0.21) consacre un chapitre entier aux procédures de consultation.
Ce chapitre contient 12 articles, soit plus du tiers des articles du corps ordinaire
du REAL qui en compte 341. Cela illustre bien l’importance accordée à la procédure
de consultation dans le processus d’élaboration des lois et autres actes législatifs.
Avant d’exposer les solutions retenues et de tirer les enseignements, il est intéressant de noter que le REAL a connu une période de gestation assez longue (les
travaux d’élaboration ont duré cinq années) et vécu un accouchement difficile. Le
projet établi par le Service de législation (SLeg) a suscité, lors de sa consultation,
un nombre important de remarques, voire d’oppositions : on lui reprochait notamment une trop grande générosité en matière d’information et de planifica-
LEGES 2011/2 | S. 229 – 238
tion. Même assez fortement remanié suite à la consultation, le projet n’a pas passé
sans encombre le cap du Conseil d’Etat. Celui-ci a encore atténué les exigences relatives à l’information et il a réduit la durée des délais prévus pour répondre aux
consultations ; on verra cependant plus loin que sur ces deux points, il y a eu par
la suite un retour aux propositions du SLeg.
2 Les dispositions du REAL
Le REAL distingue entre les consultations externes (art. 22 à 31) et les consultations
internes (art. 32 et 33). Il prévoit aussi une forme intermédiaire, celle des consultations restreintes (art. 31). Les trois formes sont régies pour partie par des règles
communes, pour partie par des règles différentes, ce qui ne facilite pas leur présentation.
Une consultation externe est ouverte « pour associer les milieux concernés à
l’élaboration d’un acte d’une certaine importance et pour vérifier que le projet
est matériellement correct et susceptible d’être bien accepté » (art. 22 al. 12). La
consultation interne, elle, est ouverte « si le projet présente une certaine importance, mais n’a que des incidences mineures pour les organisations externes à
l’administration » (art. 32 al. 1). Enfin, la consultation peut être restreinte si elle
« porte sur un point technique particulier » ou si « elle ne concerne qu’un nombre très limité de destinataires externes à l’administration » (art. 31 al. 1).
Les destinataires des consultations externes sont, outre ceux des consultations internes, les milieux directement concernés par le projet (art. 23 al. 1). Lorsqu’il s’agit
d’un projet constitutionnel ou ayant un impact important pour de nombreux milieux, les destinataires sont également les partis politiques, les principales associations professionnelles, l’Association des communes fribourgeoises et la Conférence des syndics des chefs-lieux et des grandes communes (art. 23 al. 2)3. La
Chancellerie d’Etat est chargée de gérer un répertoire des destinataires ordinaires
des consultations externes (art. 23 al. 4).
Les destinataires des consultations internes sont les Directions, la Chancellerie d’Etat, le Service de législation, le Bureau de l’égalité hommes-femmes et de
la famille et l’Autorité cantonale de la transparence et de la protection des données, ainsi que, dans la mesure où le projet les concerne particulièrement, les autres services centraux, la Conférence des préfets (mais celle-ci figure dans la liste
de la Chancellerie comme destinataire ordinaire) et le Service des communes (art.
32 al. 2). Les Directions doivent recueillir l’avis de leurs unités et commissions
concernées par le projet (art. 32 al. 3).
Une autorisation du Conseil d’Etat est nécessaire pour ouvrir une consultation
externe (art. 22 al. 3). Elle ne l’est pas pour les consultations internes, ni même pour
les consultations restreintes (art. 31 al. 2). En 2010, le Conseil d’Etat a autorisé la
mise en consultation de 29 projets.
Que la consultation soit externe ou interne, le dossier contient un courrier d’ac-
compagnement (qui mentionne en particulier le délai de réponse), le projet, un
rapport explicatif et la liste des destinataires (art. 25 al. 2 ; 33 al. 2).
Pour les consultations externes, le dossier doit être établi en français et en allemand (art. 25 al. 1). Cette exigence ne vaut pas pour les consultations restreintes
(art. 31 al. 3), ni a fortiori pour les consultations internes.
Le dossier des consultations externes doit être établi sous forme imprimée et
sous forme électronique (art. 25 al. 1), celui des consultations internes autant que
possible seulement sous forme électronique (art. 33 al. 2). Pour les consultations
restreintes, il peut l’être uniquement sous forme électronique (art. 31 al. 2).
Là encore, il faut distinguer.
Les consultations externes doivent être annoncées par la Chancellerie dans la
Feuille officielle et sur Internet (art. 26 al. 1). En pratique, elles font également l’objet d’un communiqué de presse.
L’annonce des consultations internes ou restreintes n’est pas prévue ou du
moins n’est pas imposée par le REAL.4
Les réponses aux consultations externes doivent être fournies sous forme impri-
mée et, si possible, également sous forme électronique (art. 27 al. 1), celles aux
consultations internes en principe sous forme électronique (art. 27 al. 2). Pour les
consultations restreintes, les réponses peuvent être données uniquement sous
forme électronique (art. 31 al. 3).
LOERTSCHER: PROCÉDURE DE CONSULTATION : LE CAS FRIBOURGEOIS
La question des délais de réponse a donné lieu à discussion et les solutions ont
varié dans le temps.
Le projet de REAL mis en consultation prévoyait un délai de trois mois pour
les consultations externes (solution saluée par les organisations externes) et de
six semaines pour les consultations internes. Le texte adopté en mai 2005 par le
Conseil d’Etat a réduit ces délais à deux mois et quatre semaines. En 2008, à la
suite d’une intervention de l’Association des communes fribourgeoises, le délai
pour les consultations externes a été fixé à trois mois (art. 28 al. 1). En revanche, le
délai pour les consultations internes est resté de quatre semaines (art. 33 al. 1).
Le délai de réponse pour les consultations restreintes n’est pas précisé par le
REAL. Comme il s’agit d’une forme de consultation externe (l’art. 31 qui en traite
figure à la fin de la section consacrée aux consultations externes), on pourrait retenir le délai de trois mois. Mais l’on pourrait aussi se fonder sur la nature de la
consultation restreinte pour admettre un délai plus court.
Dans tous les cas, le délai court à compter de la date d’envoi des documents
(art. 28 al. 1). Par ailleurs, les délais peuvent être raccourcis ou rallongés dans certains cas, ou encore prolongés par l’autorité (art. 28 al. 2 et 3 ; 33 al. 1).
La règle est la même pour les diverses sortes de consultations. La Direction
concernée doit évaluer les résultats de la consultation (art. 29 al. 1 ; 33 al. 4). Si
l’ampleur des réponses ou la portée de l’objet le justifie, elle doit en outre établir
un bref rapport de synthèse et le mettre à disposition des destinataires (art. 29 al.
2 ; 33 al. 4).
Dans sa teneur d’origine, le REAL se limitait à prévoir que le dossier des consultations
externes était disponible dès l’envoi des documents aux destinataires (art. 30 al.
1). Modifié par l’ordonnance du 14.12.2010 sur l’accès aux documents (OAD ; RSF
17.54), le REAL prévoit en outre que le rapport de synthèse est lui aussi diffusé sur
Internet après décision de la Direction sur la suite à donner au projet (art. 30 al.
1) et il garantit l’accès aux réponses après l’expiration du délai de consultation,
conformément à la législation sur l’information et l’accès aux documents (art. 30
La possibilité d’organiser une consultation sous forme d’une audience consultative est prévue (art. 27 al. 3), mais elle est très peu utilisée en pratique.
3 Appréciation et enseignements
1. A en croire les résultats d’un petit sondage effectué, sans prétention scientifique, auprès des Directions du Conseil d’Etat et de la Chancellerie, la consultation permettrait de juger l’acceptation politique d’un projet (note : 4,31, sur
un maximum de 5). Elle permettrait moins de vérifier le caractère exécutable
d’un projet (note : 3,31) et encore moins d’apporter des éléments de fond (note :
2,94; cela tiendrait-il au fait que les projets mis en consultation sont déjà bien
faits ?!). Enfin, elle ne permettrait guère de limiter les risques de référendum
(note : 2,75). Cela s’explique sans doute en fonction de certaines expériences
malheureuses vécues : l’on a vu des projets qui ne suscitaient aucune opposition lors de la consultation (voire lors de la phase parlementaire), mais dont
le texte définitif a fait l’objet d’un référendum populaire.
2. Le sondage précité a aussi révélé que l’application des règles du REAL sur les
procédures de consultation ne pose pas de difficulté particulière (si ce n’est,
pour une Direction, la difficulté qu’il y a parfois à déterminer la forme de consultation devant être utilisée dans un cas donné, ou encore, pour une autre Direction, le « volume des réponses parfois lourd à gérer »). Au contraire, même :
l’avantage de « savoir ce qu’il y a à faire et comment le faire » a été souligné.
3. Le constat est donc positif. Les actes législatifs fribourgeois sont-ils meilleurs
pour autant ? Il n’est évidemment pas possible de répondre à cette question.
En revanche, la pratique suivie révèle des expériences moins satisfaisantes,
en particulier quant au respect des délais par l’autorité et en matière de
publicité. Mais la situation n’est sans doute pas meilleure dans d’autres
cantons…
a) L’autorité qui met le projet en consultation respecte assez généralement
les délais prévus pour les réponses, mais pas toujours. La violation des règles du REAL sur les délais peut prendre diverses formes : fixation d’un délai d’une semaine au lieu de quatre, sans explication ; fixation d’un délai
non conforme, avec une justification qui n’est guère pertinente (« le prochain départ à la retraite du chef de service concerné »…) ; fixation d’un délai règlementaire de quatre semaines , mais qui ne tient pas compte de la
période de vacances ( du 15 juillet au 15 août…) ; ou enfin, forme plus subtile de violation, fixation d’un délai qui est certes conforme au REAL, mais
qui, au vu de la planification annoncée (le projet doit impérativement passer à telle date devant le Conseil d’Etat), révèle qu’il ne sera pas possible de
prendre en considération les éventuelles observations.
b) Le bref rapport de synthèse des réponses, qui doit être établi si les circonstances le justifient et qui doit être mis à disposition des destinataires est
certes souvent établi, mais quant à être mis à disposition… Dans leurs réponses au sondage cité plus haut, deux Directions répondent diplomatiquement que le résultat de la consultation est évoqué dans le message ou
le rapport explicatif, sous-entendant ainsi que le rapport n’est pas mis au
préalable à disposition des destinataires. Une autre Direction avoue même
franchement ne pas mettre le rapport à disposition.
Avec l’entrée en vigueur au 1er janvier 2011 du nouvel art. 30 REAL, qui
prévoit la diffusion du rapport de synthèse sur Internet et qui garantit l’accès aux réponses, la publicité devrait toutefois s’améliorer progressivement.
4. Tout porte donc à conclure sur une note positive. Mais à entendre certaines
réflexions émises lors de la Journée d’étude du 8 avril 2011 (« la consultation
aide peu et coûte beaucoup » ou encore, « la situation est meilleure avec moins
de publicité »), on peut se demander s’il était vraiment judicieux de régler
dans le REAL les procédures de consultation…
Denis Loertscher, Chef du Service de législation de l’Etat de Fribourg, Fribourg,
E-Mail: denis.loertscher@fr.ch.
Pour l’essentiel, cet article est une mise en forme de
l’exposé prononcé lors de la Journée d’étude du
8 avril 2011 consacrée à l’utilité des procédures de
consultation. En particulier, il n’a pas été étoffé par
des indications bibliographiques.
1 Il s’agit des art. 22 à 33. Le texte de ces dispositions
est reproduit dans l’annexe.
2 L’art. 22 al. 2 tente une définition des projets « d’une
certaine importance ».
3 Dans certains cas, les projets doivent en outre être
adressés à chaque commune concernée (art. 23
4 L’art. 31 al. 3 précise que la publication du dossier
des consultations restreintes sur Internet est facultative.
Dispositions du règlement du 24 mai 2005 sur l’élaboration des actes législatifs
(REAL ; RSF 122.0.21) relatives aux consultations
Une procédure de consultation externe est ouverte pour associer les milieux concernés à l’élaboration d’un acte d’une certaine importance et pour vérifier que le projet est matériellement correct et susceptible d’être bien accepté. Les cas prévus par
la législation spéciale sont en outre réservés.
Sont considérés comme d’une certaine importance notamment les projets visés par
l’article 64 LOCEA, ceux dont l’exécution est confiée en grande partie à des organes
extérieurs à l’administration et ceux qui affectent de manière non négligeable des
L’ouverture de la consultation est soumise à l’autorisation du Conseil d’Etat. L’article 31, relatif aux consultations restreintes, est réservé.
La Direction joint le projet du dossier de consultation à sa demande d’autorisation ;
elle indique, le cas échéant, qu’elle entend recourir à une audience consultative et
motive cette proposition (art. 27 al. 3).
Art. 23 Destinataires
Le dossier de consultation est adressé aux milieux directement concernés par le projet, notamment aux organisations œuvrant au niveau cantonal dans le domaine
concerné, et aux destinataires des consultations internes (art. 32 al. 2).
Les projets de dispositions constitutionnelles et les autres projets qui pourraient
avoir un impact important pour de nombreux milieux sont en outre adressés :
c) à l’Association des communes fribourgeoises ainsi qu’à la Conférence des syndics
des chefs-lieux et des grandes communes.
Les projets qui pourraient avoir un impact important pour un cercle déterminé de
communes ou pour l’ensemble des communes du canton sont également adressés à
La Chancellerie d’Etat gère un répertoire des destinataires ordinaires des consultations.
Art. 24 Autres intéressés
Toute personne ou organisation peut consulter, auprès de la Direction concernée,
les textes mis en consultation.
Chaque Direction veille à ce que, dans ses domaines de compétence, les milieux
concernés par le projet soient consultés ou informés de la consultation. Elle recueille
en outre l’avis de ses unités et commissions concernées par le projet.
Art. 25 Dossier de consultation
Le dossier de consultation est établi dans les deux langues officielles, sous forme
imprimée et sous forme électronique.
Il comprend d’ordinaire :
a) un courrier d’accompagnement, mentionnant notamment le délai de réponse ;
b) le projet mis en consultation ;
c) un rapport explicatif ;
d) la liste des destinataires.
Si le dossier est volumineux, la Direction peut limiter le nombre d’exemplaires distribués ou ne diffuser certains documents que sous forme électronique.
Art. 26 Annonce
La Chancellerie d’Etat annonce dans la Feuille officielle et sur l’Internet les consultations autorisées par le Conseil d’Etat.
Art. 27 Forme des réponses
Les réponses sont fournies sous forme imprimée et signées ; elles sont, si possible,
également fournies sous forme électronique.
L’administration cantonale fournit d’ordinaire ses réponses uniquement par voie
électronique. Les Directions se conforment en outre aux exigences de l’article 33
al. 3.
Si la consultation est organisée, en tout ou partie, sous la forme d’une audience
consultative, les opinions émises lors de l’audience font l’objet d’une transcription
Art. 28 Délai de réponse
La durée du délai peut être différente en cas d’urgence, ou en raison de la teneur
ou de l’ampleur du projet. En outre, il est tenu compte de manière appropriée des
périodes usuelles de vacances.
La Direction peut accorder une brève prolongation du délai, sur demande motivée.
Si une prolongation est exclue par avance, il en est fait mention dans le courrier d’accompagnement.
Art. 29 Evaluation des résultats
La Direction évalue les résultats de la consultation et décide de la suite à donner au
Si l’ampleur des réponses ou la portée de l’objet le justifie, elle établit en outre un
bref rapport de synthèse qu’elle met à la disposition des destinataires de la consultation.
Art. 30 Publicité
Le dossier de consultation est disponible sur l’Internet dès l’envoi des documents
aux destinataires ; lorsqu’un rapport de synthèse a été établi, il est également diffusé sur l’Internet après la décision de la Direction sur la suite à donner au projet.
La publicité des avis exprimés lors de la consultation est en outre garantie après
l’expiration du délai de consultation, conformément à la législation sur l’information et l’accès aux documents.
Art. 31 Consultation restreinte
b) ou qu’elle ne concerne qu’un nombre très limité de destinataires externes à
L’autorisation du Conseil d’Etat n’est pas nécessaire.
Le dossier de consultation peut être réalisé en une seule langue et la consultation
peut avoir lieu uniquement sous forme électronique (dossier et réponses). La publication du dossier de consultation sur l’Internet est facultative.
Les consultations restreintes sont, dans la mesure du possible, mentionnées dans
la liste prévisionnelle des consultations.
2. Consultation interne
a) les Directions, la Chancellerie d’Etat, le Service de législation, le Bureau de l’égalité hommes-femmes et de la famille et l’Autorité cantonale de la transparence et de
b) et, dans la mesure où le projet les concerne particulièrement, les autres services
centraux, la Conférence des préfets et le Service des communes.
Les Directions et la Chancellerie d’Etat recueillent l’avis de leurs unités et commissions concernées par le projet.
La consultation interne peut être étendue à des organes de l’Etat externes à l’administration.
La durée de la consultation est, d’ordinaire, de quatre semaines. Au surplus, l’article 28 est applicable par analogie.
Le dossier de consultation est constitué conformément à l’article 25 al. 2. La consultation a lieu, autant que possible, par voie électronique.
Les Directions fournissent la liste des unités ou organismes dont elles ont pris l’avis
pour rédiger leur réponse.
La Direction évalue les résultats de la consultation et décide de la suite à donner
au projet. Si l’ampleur des réponses ou la portée de l’objet le justifie, elle établit un
Im Freiburger «Reglement über die Ausarbeitung der Erlasse (AER)» ist ein ganzes Kapitel
dem Vernehmlassungsverfahren gewidmet. Dieses Reglement – unterschieden wird darin
zwischen einem externen und einem internen Vernehmlassungsverfahren – bestimmt, in
welchen Fällen ein solches Verfahren durchzuführen ist, und es legt den Kreis der Vernehmlassungsadressatinnen und -adressaten fest. Ferner präzisiert das AER, wie die Vernehmlassungsunterlagen beschaffen sein müssen (Inhalt, Form, Sprache der Unterlagen), und es
legt fest, wann die Unterlagen zuhanden der Öffentlichkeit publiziert werden müssen.
Festgelegt wird im AER ausserdem, in welcher Form und innert welcher Fristen die
Stellungnahmen eingehen müssen und wie diese der Öffentlichkeit zugänglich zu machen
sind. Geregelt wird ferner die Auswertung der Ergebnisse. Die Anwendung des AER stellt die
Freiburger Behörden nicht vor besondere Schwierigkeiten. Diesem positiven Fazit zum Trotz
gilt es festzuhalten, dass die heutige Praxis einige problematische Punkte aufzeigt, so
beispielsweise, wenn es um die Einhaltung der Fristen geht.
Quelles sont les obligations du médecin qui change de statut à la
inauguration_lamartimed_INAUGURATION Lamartimed