Source: http://arbitri.lombardiascacchi.com/Escafre_Stephane/escafre04.htm
Timestamp: 2019-02-22 18:03:02+00:00
Document Index: 280970851

Matched Legal Cases: ['art. 4', 'art. 12', 'art. 12', 'art.12', "l'article 4", 'art. 4', 'art.3']

Une phase d'éssais...
Un joueur qui est au trait, prend une pièce et fait des essais sur plusieurs cases, sans lâcher la pièce, et ceci pendant plusieurs minutes. L'adversaire se plaint à l'arbitre. Que fait celui-ci ?
Cette question-piège a été posée dans un stage d'arbitrage. Le cas est fréquent chez les jeunes de bonne foi et chez les adultes de mauvaise foi.
Il est vrai que l'art. 4 concernant le déplacement des pièces n'interdit pas de changer d'avis. Si un joueur déplace une pièce, puis s'aperçoit que c'est une faute : il peut choisir une autre case (s'il n'a pas lâché sa pièce).
Mais si un joueur déplace une pièce, regarde si tout va bien, puis pose sa pièce sur une autre case, regarde ce qui se passe, change encore d'avis, fait un autre essaie etc... Alors, ce joueur gêne la concentration de son adversaire et enfreint l'art. 12.5
"Il est interdit de distraire ou de déranger l'adversaire de quelque manière que ce soit; ..."
Si le joueur rétorque qu'il est sur son propre temps de réflexion, on peut lui répondre que le temps ne lui appartient pas et que son adversaire à le droit de pouvoir réfléchir tranquillement.
Certains arbitres seront peut-être tentés de recourir à l'art. 12.2 (... il est interdit aux joueurs de faire usage de notes, sources d'informations ...) ou 12.3 (Quand une session de jeu est en cours, aucune analyse n'est autorisée dans la salle de jeu, ni par les joueurs, ni par les spectateurs ...) en assimilant ces tâtonnements sur l'échiquier à des analyses. Je crois que c'est inutile et que l'art.12.5 suffit.
Peut-être peut-on recommander aux entraîneurs d'apprendre à leurs élèves à réfléchir avec la tête plutôt qu'avec les mains.
Note pour l'article 4.4 (avec l'aide de Serge Desmoulières): Voici l'article tel qu'il figure dans les livres de l'arbitre disponible actuellement:
4.4 a) Si un joueur touche délibérément une tour puis son roi, il doit roquer de ce côté si c'est légal.
b) Si un joueur touche délibérément une tour et ensuite son roi, il n’est pas autorisé à roquer de ce côté lors de ce coup et l’on réglera alors ce cas selon l’article 4.3. c) Si un joueur ayant l’intention de roquer touche d’abord le roi ou le roi et la tour simultanément, alors que le roque sur ce coté est impossible, il doit choisir soit de roquer de l’autre coté, pour autant que ce roque soit possible, soit de déplacer le roi. Si le roi ne peut être bougé, le joueur est libre d’effectuer n’importe quel autre coup possible.
Dans les premières version du Livre de l'Arbitre, le 4.4 a) n'apparaissait pas.
Dans la version actuelle, il faut remplacer "une tour puis son roi" par "une tour et son roi"
L'art. 4.4 a) devient donc "Si un joueur touche délibérément une tour et son roi, il doit roquer de ce côté si c'est légal." Le Directeur des Règlement prépare un résumé de toutes les modifications. Ce résumé pouvant paraître sur le site.
Pour information voici le texte anglais qui fait référence :
4.4. (a) If a player deliberately touches his king and a rook he must castle on that side if it is legal.
Bonnes fois divergeantes
Lors d'un match de Nationale 3, un joueur ayant noté 3 fois la même position réclama la nulle et semblait de bonne foi. Pour son adversaire, la position n'était survenu que 2 fois et il paraissait de bonne foi. Après reconstitution, j'ai constaté que l'un avait inscrit un coup de plus que l'autre, et qu'il était impossible de savoir qui s'était trompé. Que doit on faire dans ce cas ? Pour ma part j'ai déclaré la partie nulle au détriment du joueur de mon club qui voulait continuer, cela ne présentant pas de conséquence sur le résultat du match. En d'autres circonstances, j'aurais laissé la partie se poursuivre et cédé le problème au Directeur du groupe... Ce cas de figure est ingérable car il se base sur la bonne foi des gens. Que doit faire l'arbitre et qui croire ? (Bernard Vincent - Épinal)
Avant tout, je relève une faute d'arbitrage. Vous auriez du constater qu'un joueur avait noté un coup de plus (ou oublié de noter), et intervenir avant la demande de nulle. La notation étant obligatoire, l'adversaire (et l'arbitre) aurait du voir qu'il manquait un coup, et le signaler. A priori, je n'accorderai pas la nulle. En effet, il est plus simple de rajouter des coups sur sa feuille que "d'oublier" d'en noter (un joueur qui répond sans noter se fait remarquer).
La vraie bonne raison est que : si la position est vraiment nulle, alors la répétition se répétera (si je puis dire).
Note 1 : Avec l'utilisation d'une pendule électronique qui compte les coups, on aurait un indice de plus, mais pas une preuve absolue.
Note 2 : Il est toujours difficile de prendre une décision favorable à "ses" joueurs, et un arbitre aura tendance à défavoriser "son" joueur, de peur d'être taxé de favoritisme.
A 30 secondes du bonheur
Pour le prochain week-end de Nationale II, j'ai l'intention d'utiliser la cadence Fischer, 1h40min + 30s/coup contrôle au 40ième coup puis après ce contrôle + 40min et 30s/coup.
Mais en réglant mes pendules, DGT 2000, je me pose une question : la pendule doit elle rajouter les 30 secondes avant que le camp ait joué ou après que le camp a joué ou plus précisément pour les blancs, les 30 s sont-elles rajoutées lorsque les noirs appuient (avant que les blancs aient joué) ou lorsque les blancs appuient (après que les blancs ont joué) ?
Dans le premier cas, les blancs partent avec 1h40min30s et dans le second ils partent avec 1h40min00s.
Je crois que les DGT 2000 nous impose la première situation ce qui nous force à régler les pendules à 1h39min30s pour être dans la seconde situation.
Quand on dit que vous avez 1h40 min + 30 s. par coup pour les 40 premier coups, il semble normal que vous ayez ces 30 s. dès le 1er coup. Les DGT et les Electrald font commencer la partie avec 1h 40min 30s, elles ajoutent ensuite les 30 s à la pendule du joueur qui appuie. Bref il n'y a pas de raison d'enlever ces 30s. supplémentaires, puiqu'elle sont comprises dans la cadence.
Remarque : Lors des derniers Championnat de France, un joueur est venu me trouver pour se plaindre. Il avait fait le calcul suivant : 1h40 + 30s par coup cela signifie que pour jouer le 40e coup on aura 1h40 + (39x30s) = 1h40 + (19min + 30s). C'est à dire 1h59min et 30s. alors que dans une cadence classique 40c/2h il aurait eu 30 secondes de réflexion supplémentaire. Il se plaignait donc d'avoir été spolié d'un temps de réflexion. Je le rassurais, en lui montrant que la partie commençait avec 1h40min + 30s. Il est reparti heureux.
En déplacement lors d'une ronde de Nationale II, un des joueurs s'est aperçu que la pendule (mécanique) de son adversaire était arrêtée. Celle-ci indiquait 5H45. Quand on s'est aperçu du problème, il manquait 25 min à la pendule de l'adversaire. Si nous demandions le rajout de ce temps à la pendule, son adversaire se retrouvait perdant au temps.
Quelle décision aurait dû prendre l'arbitre présent. (Pour info, l'arbitre a statué en faisant continuer le match sans toucher à la pendule, m'a indiqué que je pouvais porter réclamation, mais notre joueur ayant gagné sa partie, je n'ai pas jugé utile d'en référer). Cependant, pour mon information personnelle, je souhaiterai une réponse significative. Jean Gozzoli
Avant tout, je vous livre l'article brut tel qu'il est dans le livre de l'arbitre :
"6.10 Toute indication donnée par les pendules est considérée comme définitive en l'absence de défaut évident. Une pendule d'échecs présentant une défectuosité manifeste sera obligatoirement remplacée. L'arbitre fera preuve du plus grand discernement pour estimer les temps à afficher sur la pendule de remplacement."
Dans le cas, tel que vous le présentez:
- Le défaut est évident, la pendule doit être changée
- Le temps doit être modifié.
L'article laisse une grande liberté à l'arbitre. Il est difficile de juger précisément une telle situation, sans être présent sur place. On ne fera, bien sûr, pas perdre au temps le joueur (si la pendule avait fonctionné correctement, il aurait a priori vu le zeitnot). Mais on ne laissera pas 5h45 puisqu'il y a un défaut évident !
Pour le temps restant, je donnerai une fourchette entre 13 min. et 5 min. C'est à dire entre la moitié du temps passé (12.5 min) et le "minimum raisonnable" (avant le zeitnot). Je ne pense pas qu'il faille faire intervenir de savant calcul, mais plutôt juger "intuitivement" la situation.
Lors d'une récente partie de Nationale, je décidai de me lever et de fumer un peu alors que c'était mon tour de jouer le 37ème coup. Il me restait environ 20 min. avant le contrôle de temps , tandis qu'il restait 5 min. à mon adversaire. A peine sorti de la salle de jeu, l'arbitre (membre de l'équipe adverse) me somme de regagner immédiatement la table de jeu, soutenant que ma présence est obligatoire devant l'échiquier "puisque c'est à moi de jouer". J'obtempère dans l'ignorance totale du règlement des compétitions, réclamant simplement de voir l'article concernant ce point précis du règlement (demande dont le susdit ne s'acquittera pas).
J'ai 2 questions liées à ce cas de figure :
- un joueur est-il tenu de rester devant l'échiquier lorsque c'est à lui de jouer ?
- un joueur peut-il exiger de voir le ou les articles du règlement invoqués par l'arbitre lors d'un quelconque litige ?
Merci d'avance de bien vouloir m'éclairer, Louis-Juan Tillet.
1) Un joueur est-il tenu de rester devant l'échiquier lorsque c'est à lui de jouer ?
La réponse est NON. Cette règle est relativement récente. En effet, il y a peu, le joueur au trait devait être présent devant l'échiquier. Aujourd'hui, le règlement est moins stricte : "12.4 Les joueurs ne sont pas autorisés à quitter "l'aire de jeu" sans la permission de l'arbitre. L'aire de jeu est définie comme étant l'espace de jeu, les toilettes, la buvette, l'espace fumeur situé à part, et les autres emplacements désignés par l'arbitre. Le joueur ayant le trait n'est pas autorisé à quitter l'espace de jeu sans la permission de l'arbitre." On peut donc se lever et rester dans la salle de jeu, avec ou sans l'autorisation de l'arbitre. Demander au joueur de revenir devant l'échiquier quand son adversaire a joué me semble abusif.
2) Un joueur peut-il exiger de voir le ou les articles du règlement invoqués par l'arbitre lors d'un quelconque litige ?
La réponse est NON. Imaginez les autres sports (tennis, foot etc.), et vous verrez que cette demande est inapplicable. L'arbitre prend de très nombreuses décisions lors d'une compétition, et s'il devait les justifier, argumenter etc... il perdrait un temps fou. On doit considérer a priori que l'arbitre a raison. Il n'a pas à justifier sa décision sur le moment. Pour les amateurs de règlement, reportez-vous à la Mission de l'Arbitre "4.2 Rôle et pouvoir : Face à une décision de l'arbitre au cours du jeu, un joueur ne peut qu'obtempérer. Il doit, s'il le souhaite, faire appel oral dès l'incident et continuer la partie, puis à l'issue de cette partie rédiger son rapport de plainte et l'adresser aussitôt à la Commission d'Appel." Je conseillerai également aux arbitres d'expliquer leur décision aux joueurs a posteriori dans un but pédagogique.
Le cas tel que vous le décrivez semble abusif (on ne peut que déconseiller à l'arbitre de jouer en même temps) mais peut-être voulait-il simplement éviter que vous n'allassiez bavarder.
Multi club...
Monsieur, voici une petite question pour alimenter votre rubrique que je trouve fort agréable. Un joueur peut-il jouer le samedi en nationale II dans l'équipe d'un club et jouer le dimanche en Nationale III dans l'équipe d'un autre club ? Je vous remercie d'avance. Bien cordialement, Muller Jérôme, capitaine de l'équipe Nancy 2 et AF3.
Mutation étrangère
Question de Jérôme Guiot (capitaine NII APSAP) : Un joueur qui n'était licencié dans aucun club l'année dernière est-il considéré comme muté dans son nouveau club ?
C'est possible dans un seul cas : est considéré comme muté "- tout joueur étranger (...) qui n'était pas licencié au 30 novembre de la saison précédente dans son club de la saison en cours".
Pour simplifier un étranger est considéré comme muté. Si ce n'est pas clair, vous pouvez consulter le Règlement dans la liste ci-contre. Vous trouverez également toutes les précisions dans le Livre de la Fédération (pages 201 et suivantes), livre envoyé à tous les Clubs de France et de Navarre. Une remarque : vérifiez que votre joueur n'a pas participé à un open, ou simplement qu'il n'a pas un homonyme sur le territoire.
Et les NIII, ca compte ?
Question simple de Frédéric Peigney : Peut-on réaliser une demi-perf fide en NIII ?
Réponse simple : Oui. Il suffit de rencontrer au moins 4 joueurs classés fide et de réaliser une performance supérieure à 2000 si c'est la première. Si c'est votre 2e perf., elle comptera même si elle est plus faible. En cas de doute sur l'homologation, vous pouvez contacter votre directeur de groupe de National, ou demander à la FFE si la compétition a bien été prise en compte pour le Elo International. On peut étendre cette remarque à la National 4 dans certaines ligues
Bonjour, je viens de participer à un grand tournoi de blitz et il m'est arrivé l'incident suivant : J'avais un net avantage je donne un échec et le joueur fait un coup "interdit" (il place son Roi sur la 6e rangée contrôlée par ma Tour), il valide son coup en appuyant sur sa pendule. Je lui annonce alors coup interdit ! (ce qui, en blitz, perd la partie, je crois) Mais lui me répond : "oui, mais votre drapeau était tombé... On appelle l'arbitre du tournoi qui dit que le drapeau tombé prime sur le coup interdit, je perds donc la partie. Pouvez vous me donner votre avis sur ce point épineux.... D'avance merci (Christophe Barnier)
C'est une question de "timing" : Le 1er qui a fauté a perdu. En effet les deux fautes (coup illégal ou drapeau tombé) mettent fin à la partie. Ce qui se passe après n'a aucune incidence. Si je résume votre histoire (telle que vous la racontez) : 1) Votre adversaire commet un coup illégal 2) Vous réclamez le gain. 3) Vous avez gagné. 4) La chute du drapeau est arrivée après le coup illégal, la partie était déjà finie.
Dans le cas où les deux adversaires ne seraient pas d'accord, l'arbitre considérera le drapeau tombé. En effet, c'est la seule preuve matérielle et concrète.
Pour info (extrait du règlement) :
"C. Le Blitz art.3. Un coup illégal est accompli lorsque la pendule de l'adversaire a été mise en marche. L'adversaire est alors autorisé à demander le gain, mais avant d'effectuer son propre coup."
Un bon Roi vaut mieux qu une mauvaise armée
Si un joueur commet un coup illégal en Blitz contre un Roi dépouillé perd-il la partie ?
Ici, ce n'est pas l'Art.C3, mais C4 qui s'applique : Pour gagner, un joueur doit avoir les "moyens de mater". Cela sous-entend avoir un matériel suffisant pour, en fin de compte, arriver légalement à une position, éventuellement avec l'aide de l'adversaire, celui-ci au trait ne pouvant éviter de se faire mater au coup suivant.
On ne donnera pas partie perdue. On peut sanctionner au temps, par exemple en enlevant la moitié du temps restant. On peut aussi donner partie nulle aux deux joueurs.
Il n'existe pas de règle stricte pour les sanctions qui sont laissées à l'appréciation de l'arbitre.