Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19910408-1772291
Timestamp: 2017-07-26 03:22:38+00:00
Document Index: 55909792

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 6", "l'article 6", "l'article 19", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 6", "l'article 27"]

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Type d'affaire : DécisionType de recours : Partiellement recevable ; Partiellement irrecevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 17722/91Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1991-04-08;17722.91 Analyses : (Art. 6-1) ACCUSATION EN MATIERE PENALE, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-3) DROITS DE LA DEFENSEParties : Demandeurs : c. CHETexte : APPLICATION/REQUÃTE â 17722/91 S v/SWITZERLAND S c/SUISSE DECISION of 8 April 1991 on the admissibility of the application DECISION du 8 avril 1991 sur la recevabilitÃ© de la requÃªte
Article 6, paragraph 1 of the Convention Impartiality of a tribunal is tested on both a subjective and an objective basis, and appearances may be of importance Question whether there is a legitimate reason to fear a lack of impartiality and whether thai fear IS objectively justified The impartiality of a judge cannot be put in doubt by the fact that he first decided in summary proceedings on a debtor's request for provisional execution of a payment claim and later on the merits of the action brought by the debtor Article 19 of the Convention The Commission is not competent to examine alleged errors of fact or law committed by national courts except where it considers that such errors might have involved a possible violation of the rights and freedoms set forth in the Convention Article 6, paragraphe 1, de la Convention L'impartialitÃ© d'un tribunal s apprÃ©cie selon des critÃ¨res subjectif et objectif les apparences pouvant revÃªtir une importance Question de savoir si l'on peut lÃ©gitimement craindre un manque d'impartialitÃ© et si celte crainte est objectivement fondÃ©e L impartialitÃ© d un juge ne saurait Ãªtre mise en doute du fait qu 'il se prononce en procedure sommaire sur la main-levee de l'opposition contre un commandement de payer emis sur demande du crÃ©ancier et, ultÃ©rieurement sur le bien-fonde de l'action engagÃ©e par le crÃ©ancier 345
Article 19 de la Convention La Commission ne peut examiner de prÃ©tendues erreurs de fait ou de droit commises par le juge national que dans la mesure oÃ¹ ces erreurs pourraient impliquer une violation des droits et libertÃ©s garantis par la Convention
(franÃ§ais voir p 351)
The facts of the case, as submitted by the applicant, may be summansed as follows. The applicant, a Swiss citizen bom in 1918, is a doctor residing at Unterbozberg in Switzerland 1
In 1985 the Bdzberg Agncultural Consumers' Cooperative (Landwirtschafthche Konsumgenossenschaft) decided to go into liquidation A loss of approximately 100,000 SFr was calculated, entailing the obligation for each co-operative member to pay a supplementary contnbution (Nachschusspflicht) of 1,500 SFr The issue arose whether the applicant was a member of the Cooperative and therefore obliged to pay The apphcant disputed this, whereupon the Co-operative instituted proceedings requesting execution (Betreibung) of its claim against the apphcant to the amount of 1,500 SFr The apphcant objected thereto The Co-operative then requested the Brugg Distnct Court (Bezirksgencht) provisionally to proceed with the execution (provisonsche RechtsÃ´ffnung ; see below, Relevant domestic law) On 20 March 1987 the President of the Brugg Distnct Court decided in summary proceedings provisionally to grant the execution The apphcant then filed an appeal On 29 September 1987 the Aargau Court of Appeal upheld the appeal and dismissed the request to proceed with the execution In 1988 the Co-operative introduced an action against the applicant before the Brugg Distnct Court for payment of 1,500 SFr In the ensuing proceedings the applicant complained that the President of the Brugg Distnct Court lacked impartiality as he had previously decided on the Co-operative's provisional request to proceed with the execution 346
Convention guarantees to a person charged with a criminal offence the right to have adequate time and facilities to prepare his defence. However, such a nght may also be inherent in Article 6 para. 1 of the Convention which guarantees a fair and public hearing in the determination of a person's civil rights and obligations. Nevenheless. in the present case, the Commission considers that the applicant has not sufficiently substantiated the degree and possible effects of his injunes. As a result, the application must be declared inadmissible as being manifestly ill-founded within the meaning of Article 27 para. 2 of the Convention. For these reasons, the Commission unanimously DECLARES THE APPLICATION INADMISSIBLE.
(TRADUCTION) EN FAIT Les faits de la cause, tels que lÂ« requÃ©rant les a exposÃ©s, peuvent se rcsumer comme suit Le requÃ©rant, ressortissant suisse nÃ© en 1918, est un mÃ©decin domiciliÃ© a Unterbozberg en Suisse. I.
Circonstances particuliÃ¨res de l'affaire
En 1985, la coopÃ©rative de consommation agricole de BÃ´zberg (Landwirtschaftliche Konsumgenossenschaft) dÃ©cida de dÃ©poser son bilan. Elle calcula que sa perte s'Ã©levait a 100.000 francs suisses, ce qui entraÃ®nait l'obligation pour chaque membre de la coopÃ©rative d'acquitter un complÃ©ment de cotisation (Nachschusspflicht) de 1.500 FS. La question se posa de savoir si le requÃ©rant Ã©tait membre de la cooperative et donc tenu de payer cette cotisation. Il le contesta, sur quoi la coopÃ©rative engagea une procÃ©dure en recouvrement (Betreibung) de sa crÃ©ance contre le requÃ©rant pour le montant de 1 500 FS. Le requÃ©rant fit oppo^iiion La coopÃ©351
rative demanda alors au tribunal du district (Bezirksgencht) de Brugg la main-levee provisoire de l'opposition (provisonsche RechtsÃ´ffnung , cf infra, legislation interne pertinente) Le 20 mars 1987, le president du tnbunal de district de Brugg dÃ©cida en rÃ©fÃ¨re la main-levee provisoire Le requÃ©rant fit appel Le 29 septembre 1987, la cour d'appel d Aargau fit droit a l'appel et rejeta la demande de main-levee En 1988, la cooperative engagea une action devant le tribunal de district de Brugg pour amener le requÃ©rant a payer les 1 500 FS Dans la procedure ulteneure, le requÃ©rant s'est plaint de ce que le president de cette juridiction Ã©tait dÃ©pourvu de l'impartialitÃ© requise puisqu'il avait auparavant statue sur la demande de la cooperative de main levÃ©e provisoire de l'opposition Dans sa decision du 5 dÃ©cembre 1988, le president du tribunal de district de Brugg fit droit a la demande S'agissant du gnef du requÃ©rant sur l'absence d'impartialitÃ© du president du tribunal de district, la decision relevÃ©, que selon la junsprudence Ã©tablie, un juge n'est pas tenu de se rÃ©cuser s'il a d'abord traite d'une affaire en rÃ©fÃ¨re, puis siÃ¨ge comme juge unique dans une procedure ordinaire L'appel du requÃ©rant contre cette decision fut rejetÃ© par la cour d'appel d'Aargau le 25 septembre 1989 Le 12 mars 1990, le Tribunal federal (Bundesgencht) dÃ©clara en partie irrecevable le recours de droit public (staatsrechtliche Beschwerde) forme par le requÃ©rant et rejeta en partie l'appel comme dÃ©pourvu de fondement Le Tribunal federal rendit cette decision le 29 mars 1990 mais, selon une attestation du bureau de poste d'Unterbozberg, le requÃ©rant n'en reÃ§ut le texte que le 6 avnl 1990 S'agissant de l'impartialitÃ© du juge du tnbunal de dtstnct, le Tribunal federal dÃ©clara [Traduction] Â«Il insiste par ailleurs sur la partialitÃ© du president du tnbunal de distnct La decision entrepnse affirme que le simple fait que le president du tnbunal a deja siÃ¨ge comme juge dans la procedure de main-levee de l'opposition ne constitue pas, selon la procedure cantonale, un motif de recusation Le requÃ©rant ne conteste pas ce raisonnement et ne mentionne aucun autre motif pertinent prouvant la partialitÃ© du magistrat Â» 352
[Allemand] Â«Sodann halt ÐµÐ³ an der Befangenheit des Bezirksgerichtsprasidenten fest Nach dem angefochtenen Entscheid stellt allein der Umstand, dass der GenchtsprÃ¢sident auch als Rechtsoffnungsricher gewirkt hat, gamÃ¢ss der kantonalen Prozessordnung keinen Ausstandsgrund dar. Der Beschwerdefuhrer setzt sich mit dieser Begrundung nicht ausseinander und tut auch sonst keinen slichhaltigen Grund fur eine Befangenheit dar.Â» S'agissant du complÃ©ment de cotisation, le tribunal estima qu'il n'Ã©tait pas arbitraire de supposer que le requÃ©rant Ã©tait des le dÃ©part bien au courant de cette obligation II
LÃ©gislation interne pertinente
Selon le Code suisse des saisies et faillites (Schuldbetreibungsund Konkursgesetz), le crÃ©ancier dÃ©sireux de recouvrer une crÃ©ance doit dÃ©poser une demande de saisie (Betreibungsbegehren, article 67 du Code). AprÃ¨s quoi, un commandement de payer (Zahlungsbefehl) est Ã©mis. Si le dÃ©biteur fait opposition (Rechtsvorschlag), la saisie prend fin et le crÃ©ancier doit engager une procÃ©dure judiciaire normale (article 79) Si nÃ©anmoins, sur opposition du dÃ©biteur, le crÃ©ancier peut Ã©tayer ses prÃ©tentions par une dÃ©cision de justice, il peut demander au tribunal d'annuler l'opposition et de procÃ©der Ã la main-levÃ©e (Rechtsoffnungsbegehren, article 80). Cette demande est gÃ©nÃ©ralement examinÃ©e en rÃ©fÃ©rÃ© : le juge doit statuer contradictoirement et dans les cinq jours suivant le dÃ©pÃ´t de la demande par le crÃ©ancier (article 84). Les parties ne disposent pas de tous les moyens habituels de requÃªte et de dÃ©fense Si la prÃ©tention n'est fondÃ©e que sur un document officiel (bffentliche Urkunde) ou peut Ãªtre Ã©tayÃ©e par une dÃ©claration signÃ©e du dÃ©biteur, le crÃ©ancier peut demander la main-levÃ©e provisoire (provisonsches Rechtsoffnungsbegehren, article 82). Une fois la main-levÃ©e provisoire ordonnÃ©e, le crÃ©ancier peut demander la saisie provisoire (provisonsche PfÃ¢ndung) des avoirs du dÃ©biteur. Celui-ci peut, en revanche, introduire dans les dix jours une procÃ©dure judiciaire pour demander le rejet de cette demande (Aberkennung, article 83), faute de quoi la saisie devient dÃ©finitive. Le dÃ©biteur qui paie la crÃ©ance dans ces conditions peut toujours engager dans l'annÃ©e une procÃ©dure judiciaire en restitution de paiement (Ruckforderungsklage, article 86) 353
GRIEFS Le requÃ©rant se plaint de ce que le prÃ©sident du tribunal du distnct de Brugg a manquÃ© d'impartialitÃ© puisque c'est lui qui avait dÃ©jÃ statuÃ© sur la demande de saisie dÃ©posÃ©e par la coopÃ©rative, puis dÃ©cidÃ© dans l'action engagÃ©e par la coopÃ©rative. Le requÃ©rant se plaint en outre de ce que le Tnbunal fÃ©dÃ©ral a refusÃ© de proroger le dÃ©lai qui lui Ã©tait imparti pour dÃ©poser son recours de droit public alors qu'il subissait les effets d'un accident de voiture. Il se plaint Ã©galement, sembJe-t-il, de l'obligation de s'acquitter de la cotisation complÃ©mentaire. Il invoque l'article 6 de la Convention. EN DROIT Le requÃ©rant se plaint, sur le terrain de l'article 6 de la Convention, des diverses procÃ©dures et dÃ©cisions subsÃ©quentes. La Commission rappelle que, conformÃ©ment Ã l'article 19 de la Convention, elle a pour seule tÃ¢che d'assurer le respect des engagements rÃ©sultant de la Convention pour les Parties contractantes. En particulier, elle n'est pas compÃ©tente pour exammer une requÃªte relative Ã des erreurs de fait ou de droit prÃ©tendument commises par une jundiction interne, sauf si et dans la mesure oÃ¹ ces erreurs lui semblent susceptibles d'avoir entraÃ®nÃ© une atteinte aux droits et libertÃ©s garantis par la Convention (voir par exemple No 458/59, dÃ©c. 29 3.60, Annuaire 3 pp. 223, 237 ; No 5258/7!, dÃ©c. 8.2.73, Recueil 43 pp. 71, 77 ; No 7987/77, dÃ©c. 13.12.79, D.R. 18 pp. 31,61). Certes, le requÃ©rant se plaint aussi, sur de terrain de l'article 6 de la Convention, de l'absence allÃ©guÃ©e d'impartialitÃ© du juge du tribunal de distnct et de l'insuffisance du temps qui lui a Ã©tÃ© laissÃ© pour prÃ©parer son recours de droit public Dans sa partie pertinente, l'article 6 par. 1 de la Convention se lit ainsi : Â«Toute personne a droit a ce que sa cause soit entendue Ã©quitablement, publiquement., par un tnbunal indÃ©pendant et impartial, Ã©tabli par la loi, qui dÃ©cidera,... des contestations sur ses droits et obligations de caractÃ¨re civil...Â» S'agissant du grief du requÃ©rant concernant l'absence allÃ©guÃ©e d'impartialitÃ© du juge du tribunal de district, la Commission rappelle que l'impartialitÃ© doit s'apprÃ©cier selon un critÃ¨re subjectif, Ã savoir ce que pensait le juge dans son for intÃ©rieur en telle occasion et aussi selon un critÃ¨re objectif, en recherchant si le 354
juge offrait des garanties suffisantes pour exclure a cet Ã©gard tout doute legitime (voir entre autres sources Cour eur D H , arrÃªt De Cubber du 26 octobre 1984, sene A nÂ° 86, pp 13 14, par 24) Pour ce qui est du cntere subjectif, l'impartialitÃ© personnelle d'un magistrat se presume jusqu'Ã preuve du contraire Or, le requÃ©rant n'a nullement prouve que le juge en question Ã©tait anime d'un prÃ©juge personnel Selon le critÃ¨re objectif, il faut determiner si, hormis le comportement personnel du juge, il existe des faits venfiables pouvant permettre de douter de son impartialitÃ© En la matiÃ¨re, mÃªme les apparences peuvent revÃªtir de l'impor tance [1 y va de la confiance que les tnbunaux d'une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique se doivent d'inspirer aux justiciables et surtout aux parties au procÃ¨s En consequence, doit se rÃ©cuser tout juge dont on peut lÃ©gitimement craindre un manque d'impartialitÃ© (cf arret De Cubber, loc cit, p 14, par 26) Ceci suppose qu'en dÃ©cidant s'il y a dans une affaire donnÃ©e un motif legitime de craindre qu'un juge manque d'impartialitÃ©, le point de vue du plaignant est important, mais non dÃ©cisif Ce qui est dÃ©cisif, c'est le point de savoir si cette crainte peut passer pour objectivement fondÃ©e En l'espÃ¨ce, la crainte du manque d'impartialitÃ© se fondait sur le fait que le juge de district qui a statue sur la demande introduite par la cooperative contre le requÃ©rant avait prÃ©cÃ©demment deude en rÃ©fÃ¨re de la demande de saisie presentee par la cooperative Ce type de situation peut susciter chez une partie des soupÃ§ons sur 1 impartialitÃ© d'un juge, soupÃ§ons qui sont comprÃ©hensibles mais que l'on ne saurait nÃ©anmoins traiter nÃ©cessairement comme objectivement fondes Tout dÃ©pendra des circonstances de l'affaire En l'espÃ¨ce, la Commission remarque que le juge du tnbunal de district a d'abord ete appelÃ© a examiner si la cooperative pouvait fournir des elements suffisants pour justifier la mam-levee provisoire (cf supra, legislation interne pertinente) En outre, la decision a ete rendue dans les cinq jours suivant le dÃ©pÃ´t de la demande Le juge n'a des lors procÃ¨de qu'a une appreciation sommaire et de pure forme des elements disponibles Cette appreciation diffÃ©rait de l'examen approfondi menÃ© uiteneurement par le juge du tribunal de distna sur le bien-fonde de l'action engagÃ©e par la cooperative et ce, selon les rÃ¨gles de la procedure judiciaire En outre, estime la Commission, le caractÃ¨re provisoire de la procedure en rÃ©fÃ¨re ressort du fait que si la main-levee provisoire est accordÃ©e, le dÃ©biteur a la 355
possibilitÃ© d'engager dans les dix jours une procÃ©dure judiciaire ordinaire pour en demander le rejet. Si cette procÃ©dure Ã©choue et que ses avoirs sont saisis, il a derechef la possibilitÃ© d'engager dans l'annÃ©e une procÃ©dure judiciaire en restitution de paiement De l'avis de la Commission, le simple fait qu'un juge se prononce d'abord de maniÃ¨re sommaire et provisoire sur une demande de main-levÃ©e, puis sur une action en justice soulevant le mÃªme problÃ¨me ne saurait en soi justifier des craintes quant a son impartialitÃ©. La Commission estime dÃ¨s lors que, dans les circonstances de l'espÃ¨ce, le rÃ´le du juge ne peut pas donner lieu a doutes sur son impartialitÃ© et que, dÃ¨s lors, les craintes du requÃ©rant ne sauraient passer pour objectivement fondÃ©es. Quant Ã la thÃ¨se selon laquelle le requÃ©rant n'aurait pas eu suffisamment de temps pour prÃ©parer son recours de droit public, en raison de son accident de voiture, la Commission estime que certes, l'article 6 par. 3 b) de la Convention garantit Ã tout accuse le droit de disposer du temps et des facilitÃ©s nÃ©cessaires Ã la prÃ©paration de sa dÃ©fense, mais que ce droit peut aussi Ãªtre inhÃ©rent Ã l'article 6 par. I de la Convention qui garantit un procÃ¨s Ã©quitable et public sur les contestations sur les droits et obligations de caractÃ¨re civil d'une personne En l'espÃ¨ce nÃ©anmoins, la Commission estime que le requÃ©rant n'a pas suffisamment etaye la gravite et les effets Ã©ventuels de ses blessures. En consequence, la requÃªte doit Ãªtre dÃ©clarÃ©e irrecevable comme manifestement mal FondÃ©e au sens de l'article 27 par. 2 de la Convention. Par ces motifs, la Commission Ã l'unanimitÃ© DÃCLARE LA REQUÃTE IRRECEVABLE.
356Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : CommissionDate de la décision : 08/04/1991Fonds documentaire : HUDOC Haut de page