Source: https://freelanceboost.fr/les-droits-des-freelances-vs-salaries/
Timestamp: 2017-09-21 12:16:32+00:00
Document Index: 256463168

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Les droits des Freelances vs Salariés | FreelanceBoost
Les droits des Freelances vs Salariés
Je profite de cet article pour vous annoncer que FreelanceBoost est devenu officiellement partenaire de Wemind (entreprise qui aide les freelances à avoir les mêmes avantages que les salariés). Et je leur ai laissé la parole sur FreelanceBoost, parce que ça faisait des années que j’attendais une telle initiative en France.
Cet article vous donne un comparatif synthétique des avantages dont bénéficient les salariés en terme de protection sociale, et ce qu’il faut savoir sur ce sujet quand on est freelance.
(par Hind Elidrissi, co-fondatrice de Wemind.io)
Sur la Santé (mutuelle)
Je constate souvent que les mutuelles des freelances ont des remboursements limités, surtout sur les dépassements d’honoraires, l’optique et le dentaire, alors que ce sont des garanties dont tout le monde a besoin. La différence vient, en partie, du mode d’achat.
Dans le cas de la mutuelle d’entreprise, le contrat est négocié par le DAF (directeur administratif et financier) parfois avec la participation des représentants des salariés.
Les freelances font leur achat de façon individuelle, et n’étant pas expert du sujet, ils se retrouvent avec, soit des mutuelles bon marché, mais qui les couvrent mal (c’est la majorité des cas que je vois), soit des mutuelles haut de gamme, mais qui couteront relativement cher, puisqu’étant seuls, ils n’ont pas le même poids de négociation qu’une entreprise.
Sur l’arrêt maladie
Je pense que c’est sur ce point que la différence entre salariés et indépendants est la plus importante, d’autant plus qu’elle est peu connue.
Imaginons deux amis qui font du vélo, l’un est salarié et l’autre freelance. Tous deux gagnent 2000€ par mois. Que se passe-t-il en cas d’accident grave ?
Pour un salarié cadre : passé un délai de trois jours, il recevra une somme qui correspondra à 100% de son salaire net au titre de l’arrêt maladie, sachant qu’un arrêt maladie peut durer jusqu’à… 3 ans. Si jamais il était déclaré invalide, il toucherait la même chose … jusqu’à la retraite.
Pour le freelance, c’est une tout autre histoire : pour commencer, il n’aura droit à… rien, car la plupart des caisses auxquelles sont rattachés les freelances n’ont pas de garantie arrêt maladie. 1 mois ça passe, 2 mois ok, mais comment vivre pendant plus de 6 mois sans revenus ? La seule solution possible pour toucher un minimum de revenus est de faire une demande de RSA ou une demande de pension d’invalidité, soit une somme qui représentera entre 400 et 500€ par mois !
C’est pour cela que la mutuelle ne suffit pas pour les freelances, un freelance doit également avoir une garantie arrêt maladie.
Sur la garantie Chômage
On croit souvent que les salariés ont la « chance » d’avoir droit au chômage.
Or les salariés paient cette assurance, même s’ils ne s’en rendent pas compte. Il suffit de regarder pour cela leur fiche de paie.
De l’autre côté, les freelances paient moins de charges, et c’est pour cela qu’ils n’ont pas droit au chômage.
En réalité, un freelance peut, s’il le souhaite et sous certaines conditions, souscrire cette même garantie auprès d’un assureur privé. Il lui en coutera simplement 10% de ses revenus annuels.
La question pour un freelance est donc de savoir s’il est plus intéressant de donner 10% de ses revenus à un assureur et de les récupérer un jour s’il ne trouve plus de missions, ou s’il est plus intéressant de mettre cette somme de côté pour le cas où il aurait une période de creux, et s’il n’a pas de période de creux, de garder cette somme pour sa retraite. C’est surtout une question de choix.
De façon assez ironique, les freelances ont un avantage sur les salariés : ils savent qu’ils auront peu de droits à la retraite et peuvent s’organiser en conséquence.
Pendant ce temps, les salariés cotisent énormément et pensent que ça leur donnera automatiquement des droits à la retraite, ce qui est loin d’être le cas – parce que le régime des retraites est déficitaire et qu’il ne cesse de subir des réformes qui vont toutes dans le même sens : augmenter les cotisations et diminuer le montant des retraites. Par conséquent, les salariés ne s’y préparent pas…
Disons que pour un freelance, à partir de 30-35 ans (il ne s’agit pas de commencer à 20 ans), il faut commencer à préparer sa retraite : en achetant sa résidence principale et en mettant de l’argent de côté sur un contrat retraite et/ou une assurance-vie.
Présentation synthétique de Wemind
C’est une communauté de freelances qui se regroupent pour bénéficier d’avantages en commun. Un des principes que nous utilisons est celui de l’achat groupé. Par exemple, quand on achète sa mutuelle à plusieurs, on peut l’avoir pour un meilleur prix !
Bénéficier d’une mutuelle enrichie qui couvre à la fois les frais de santé et l’arrêt maladie, à prix négocié.
Se regrouper pour faciliter l’accès au logement (achat et location)
Avoir accès au premier comité d’entreprise des freelances
Pour en bénéficier, il faut juste s’inscrire sur notre site : www.wemind.io
Petite précision concernant la retraite :
Avec le « nouveau RAAP » et son montant égal à 8% du revenu perçu en 2020(!), le freelance ne peut plus se constituer un patrimoine comme vous l’entendez… Ah moins de faire les deux bien-sûr mais que reste-il à chaque fin de mois ?
Merci pour le lien qui explique clairement la réforme. La retraite est vraiment le sujet le + complexe et je ne voulais pas trop rentrer dans les détails, mais pour faire simple, disons qu’en 2016, on ne peut pas espérer que les cotisations obligatoires te permettent d’avoir une retraite assurée. Quelle que soit la situation, salarié ou indépendant, il faut de toute façon prévoir d’épargner de son côté pour sa retraite, parce que le Raap et autres dispositifs ne peuvent pas être considérés comme suffisants. Il n’y a pas de solution miracle 🙂
Je suis d’accord sur le fait qu’il faille épargner de son côté pour la retraite mais au vu des montants que demande le RAAP, ca devient vite compliqué… Quand avant il y a avait un système de classes où, pour X euros, tu avais X points de retraite aujourd’hui, les montants deviennent astronomiques ! Ex : tu gagnes 32k€ > tu devras payer à l’IRCEC environ 2500€ … Autre ex à 50k€ > 4000€ ! Comment épargner après de tels montants ?
Par ailleurs l’IRCEC est un organisme privé (géré auparavant par le groupe Berry, exerçant une mission de service public sous la tutelle des ministères des affaires sociales et de l’économie et des finances), je pardon, nous, n’avons donc aucune garantie étatique de retrouver cette épargne le moment venu… Perso au lieu de leur « donner mes sous », j’aurai aimé me constituer un capital… acheter un appart dans une capitale ou ailleurs est beaucoup plus intéressant en terme de revenus complémentaires qu’une retraite si tant est qu’elle existe toujours quand nous serons en âge de l’exiger…
Je comprends, car c’est exactement le sujet des débats sur la retraite. La cotisation obligatoire permet de forcer tout le monde a cotiser, sinon il y en a qui ne feraient rien, mais tu n’as pas de garanties. D’ailleurs, même dans le privé, il est rare que tu aies une garantie sur le montant de la retraite. L’immobilier était une bonne solution complémentaire jusqu’à présent, mais ce n’est pas non plus une garantie, parce qu’on ne sait pas non plus ce que va devenir le marché de l’immobilier. Aujourd’hui, ça reste intéressant, mais dans 20 ou 30 ans, on ne sait pas…
C’est le crédit immobilier qui est intéressant, vu que les locataires payent celui ci, cela fait des logements gratuits à l’issue. C’est ce que l’on fait pour notre retraite.
Mais il ne faut pas se leurrer, je ne serai pas capable de le faire, car ça prend à ma femme au moins un tiers temps pour regarder les offres en continu, trouver et discuter avec les bonnes pour dénicher les bonnes affaires, et faire la gestion locative, gérer les travaux s’il y en a, …
Personnellement, en tant que freelance en portage salarial, je cotise pour pour le chomage, que je cumule (sur un principe de complément de revenu si j’ai une baisse d’activité ou si mes clients tardent à payer). Je ne sais pas trop ce qu’il en est pour les arrets maladie, mais il semble y avoir quelque chose, car l’entreprise de portage m’a dit que ça pouvait servir et de leur envoyer si j’en avais, mais cela n’a pas été le cas 🙂
En gros, il me reste 50% de salaire net de ce que j’ai facturé au client. Mais comme un freelance, je peux quand même déduire quelques frais.
Effectivement, avec le portage salarial tu es freelance et salarié en même temps, du coup, tu es plutôt bien couvert 🙂 (c’est pareil pour moi, je suis en SASU, donc assimilé salarié, j’ai juste pas droit au chômage mais j’en aurais jamais besoin héhé)
En portage salarial, tu es salarié donc tu as droit à tout le package y compris arret maladie, invalidité et capital décès 🙂 C’est un choix qui te permet d’avoir exactement les mêmes droits qu’un salarié et de ne pas avoir affaire au RSI (comme dans une SASU). L’avantage par rapport à la SASU, c’est que tu ne gères aucune paperasse, c’est la société de portage qui le fait pour toi. Le seul inconvénient, c’est que tu payes plus de charge (50% au lieu de 35% en sarl, ou 25% en auto entrepreneure) sans « choisir » les garanties que tu vas avoir. En terme de retraite, tu vas bénéficier du système des salariés qui est actuellement plus avantageux que celui des indépendants, mais comme je l’expliquais dans l’article, il est important de cotiser en plus, parce que le système de retraites des salariés subit des réformes qui vont toutes dans le même sens : augmenter les cotisations et baisser les prestations. Dans 30 ans, tu seras sur d’avoir cotisé, mais tu ne sais pas ce que tu recevras…
Pour comparer avec les charges d’une SARL, lorsque j’en avais touché un
mot avec un autre freelance en SARL, il me disait qu’en pratique , il
touchait aussi autour de 50% du montant facturé au final.
Pour la retraite, je n’y compte pas trop, car de toute façon pour tout un tas de raisons, je n’aurai jamais le nombre de trimestres suffisants, donc on se débrouille effectivement autrement
Pour le choix entre Sarl et salarié, il n’y a pas vraiment de réponse unique. Sur le papier, tu as moins de charges, mais en prenant en compte d’autres paramètres, ça peut vite revenir au même en effet. Le mieux pour un freelance confirmé est de faire le calcul avec un expert comptable parce qu’il va regarder ton CA, tes charges, ton âge. Mais au dela de ça, je connais des freelances qui se mettent en salarié sans faire le calcul, juste pour ne pas avoir affaire au RSI 🙂
ahah, je n’ai pas fait le calcul non plus. J’avais droit au chomage du fait d’une rupture conventionnelle, donc je me suis mis en portage pour cumuler les paiements de Pole Emploi, qui complète jusqu’au montant prévu initialement. Très bien pour débuter une activité freelance ou lorsque les revenus sont en dents de scie
Je trouve cette article hyper bien détaillé et vraiment intéressant. Je viens à peine de me lancer en freelance donc je découvre vraiment ce mode de vie. Et ça m’a permis de me dire qu’on a besoin d’une bonne connaissance de son millieu, y’a vraiment pas photos. Merci pour toutes ses informations. J’ai pris quelques notes 🙂
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