Source: http://pavillonnoir.forumactif.org/t864-attentat-de-karachi-sarko-au-coeur-de-la-corruption
Timestamp: 2018-08-17 13:34:05+00:00
Document Index: 263689815

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Attentat de Karachi : une thèse "grotesque", affirme Sarkozy
ivo le Sam 20 Juin - 13:55
France Info - Hier, 20:26
Sept ans après l’attentat, qui avait coûté la vie à 14 personnes - dont 11 Français, qui travaillaient à la DCN de Cherbourg - l’enquête a abandonné la piste Al-Qaïda, et s’oriente désormais vers une "affaire d’Etats" : un attentat commandité par des militaires pakistanais pour punir la France de n’avoir pas payé des commissions... "Une fable", selon Nicolas Sarkozy.
Le chef de l’Etat a réagi en début d’après-midi, depuis Bruxelles, aux informations sur la nouvelle direction que prend l’enquête sur l’attentat de Karachi. Un démenti ferme, et même à la limite de l’indignation, face à ce qu’il qualifie de "grotesque et ridicule".
Les juges antiterroristes ont rencontré les familles des victimes, hier à Cherbourg. Car l’attentat de Karachi, le 8 mai 2002, avait fait 14 morts, dont 11 ingénieurs français qui travaillaient pour les arsenaux de la DCN de Cherbourg.
Un kamikaze s’était précipité sur le bus qui les transportait, à bord d’une voiture piégée. Le régime avait mis en cause des activistes islamistes ; en avait condamné deux à mort - avant que ces derniers ne soient finalement acquittés le mois dernier...
“La piste Al-Qaïda est totalement abandonnée. Le mobile de l’attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions” de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a résumé l’un des avocats des victimes.
En clair, les militaires pakistanais ont voulu punir la France, qui avait décidé de stopper le versement de commissions, plus ou moins occultes - plus que moins, d’ailleurs.
Plus grave, Me Olivier Morice explique que “ces commissions ont été arrêtées à l’arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions” destinées à financer la campagne d’Edouard Balladur “ne soient pas versées”.
Une piste qui a surgi l’an dernier, quand des policiers avaient mis la main, lors d’une perquisition au siège de la DCN, sur des documents qui prouvent ces commissions.
Ces commissions ont servi à financer la campagne d’Edouard Balladur, martèle l’avocat des parties civiles, Me Olivier Morice
Certains, parmi les familles des victimes, ont des mots très durs...
[color:1af3="Red"]L’enquête s’oriente désormais vers une affaire d’Etats, qui implique la France, le Pakistan et l’Arabie Saoudite, bailleur de fonds du Pakistan.
Une affaire qui risque bien de compliquer encore un peu plus les relations entre ces pays...
ivo le Jeu 25 Juin - 12:44
L’attentat de Karachi, une banale histoire de corruption... ignorée par la justice ?
France Info - 11:45
Sept ans après l’attentat, qui a coûté la vie à 11 ingénieurs de la DCN, l’enquête n’en finit plus de rebondir. Après les sordides histoires de commissions révélées la semaine dernière, le journal Libération explique aujourd’hui que la piste de la corruption semble avoir été délibérément ignorée, jusque-là, par l’instruction.
Que de temps perdu ! Pourquoi aura-t-il fallu sept ans pour que le dossier de l’attentat de Karachi avance enfin ? Parce que l’enquête a mis en lumière des éléments qui n’auraient jamais dû être visibles un jour ? La question se pose de façon de plus en plus insistante aujourd’hui.
Car l’attentat n’a pas été le fait d’islamistes d’Al Qaïda, c’est désormais quasi-certain. Les deux hommes arrêtés, et condamnés à mort, ont finalement été acquittés en appel, faute de preuves suffisantes. La décision est toute récente, elle date du 5 mai dernier.
Retour à la case départ, ou presque. Car la piste crapuleuse a semble-t-il été examinée assez rapidement, après l’attentat, avant d’être écartée. Troublant...
Le 2 septembre 2002, révèle aujourd’hui le journal Libération, qui a pu consulter le dossier d’instruction, le directeur de la branche internationale de la DCN écrit de lui-même au juge.
Philippe Japiot veut que la société se constitue partie civile, parce que, explique-t-il, la DCN se trouvait directement visée par les terroristes. Et il enfonce le clou : “C’est parce que DCN-International a conclu et mené à bien le contrat du 21 septembre 1994 que des personnels ont été pris pour cible”.
Pour étayer ses dires, Philippe Japiot adresse au juge un exemplaire -tronqué- du contrat. La clause 47 est parfaitement explicite : elle fait état de “corrupt gifts and payment of commissions” - en bon français, des cadeaux de corruption et du paiement de commissions.
Des commissions stoppées peu après l’élection de Jacques Chirac à la présidence de la République, en 1995. Charles Millon, à l’époque ministre de la Défense, l’a confirmé hier. “Jacques Chirac m’a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d’armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions”, disait-il au site Internet de Paris Match.
Alors ? Pourquoi cette piste n’a-t-elle pas été explorée plus tôt ? En fait, peu après l’attentat, un procureur mène des investigations à Karachi. Il entend notamment un certain Randal Bennett, responsable de sécurité diplomatique à l’ambassade américaine, qui enquête, lui, sur l’assassinat de Daniel Pearl. L’homme est catégorique : l’attentat n’est pas le fait d’Al Qaïda ; mieux vaut chercher du côté de la coopération bilatérale.
Le problème, c’est que le dossier est par la suite frappé de nullité, pour vice de compétence territoriale. Et tombe dans les limbes de la justice... Jusqu’à ce que l’enquête soit finalement relancée, par deux nouveaux juges d’instruction.
niouze le Sam 19 Déc - 19:14
* entrave à la justice : ce point vise l'action du parquet de Paris qui a juste « oublié » de transmettre des pièces de l'enquête menée au pôle financier sur la vente des sous-marins Agosta aux juges du pôle antiterroriste chargés de l'enquête sur l'attentat
* corruption passive et active : la qualification recouvre l'ensemble des commissions versées en marge de ces contrats ; en tout cela représente au moins 75 millions d'euros, sur un contrat de 825 millions d'euros (5,4 milliards de francs en septembre 1994)
* faux témoignage : Jean-Marie Boivin, ancien consultant de DCNI, devenu ensuite gérant d'une cascade de sociétés off-shore au Luxembourg et en Suisse, a nié les montages révélés dans les rapports Nautilus
* Extorsion et tentative d'extorsion en bande organisée : le même Jean-Marie Boivin a adressé plusieurs courriers au président Chirac, à plusieurs ministres, ainsi qu'à la DCN, menaçant les uns et les autres de faire des révélations si le reliquat des commissions n'était pas réglé ; il prétend avoir des documents compromettants dans un coffre à Zurich (Suisse)
https://www.dailymotion.com/video/xbj52m_attentat-de-karachi-la-colere-froid_news
spike le Sam 19 Déc - 19:19
Tu peux rappeller ce qui s'est passé car je n'ai pas connaissance de cette histoire, merci!
niouze le Mer 12 Mai - 15:15
Ziad Takieddine demande aussi la suppression de passages le visant. Il exige enfin l'ajout d'un "bandeau ou avertissement" immédiatement accessible au lecteur. Un texte où il serait notamment écrit: "Monsieur Takieddinne, profondément choqué que son nom soit associé à une affaire aussi grave, mettra tout en œuvre pour que son honneur soit rétabli."
ivo le Ven 14 Mai - 11:59
Attentat de Karachi : Christine Lagarde joue l’obstruction
Illustration supplémentaire du blocage du gouvernement sur le dossier de l’attentat de Karachi, en 2002, dans lequel 11 ingénieurs français avaient été tués :
le site Médiapart publie une lettre de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans laquelle elle refusait que des fonctionnaires de Bercy puissent être entendus par la mission d’enquête parlementaire sur le sujet. Les familles des victimes, des magistrats, des parlementaires se heurtent depuis plusieurs mois au refus du pouvoir de faire la transparence sur ce dossier.
C’est une lettre datée du 26 mars, que publie le site Mediapart. Christine Lagarde reconnaît que les parlementaires peuvent légitimement demander l’audition de fonctionnaires de Bercy, mais écrit qu’elle ne peut pas l’autoriser.
Les membres de la mission d’information parlementaire voulaient entendre des agents du ministère connaissant les dessous du contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1994, pour tenter de comprendre si cette vente, agrémentée de commissions (et peut-être de rétro-commissions), était liée à l’attentat de Karachi.
La ministre de l’Economie refuse donc, en expliquant que "cela pourrait empiéter sur l’enquête judiciaire en cours", et que si ces fonctionnaires s’exprimaient, ils pourraient être poursuivis pour "violation du secret-défense".
Obstruction ? Sans doute : d’autres personnes, soumises aux mêmes conditions de secret, ont été entendues sans problème. Il faut bien reconnaître que dans ce dossier, malgré les promesses de transparence du gouvernement, le blocage et l’opacité sont érigés en valeurs cardinales.
ivo le Jeu 3 Juin - 10:00
France Info - Hier, 14:39
Un rapport de la police luxembourgeoise évoque un financement occulte de la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Selon ce rapport, révélé par Médiapart.fr, Nicolas Sarkozy aurait validé la création d’une société off-shore destinée à financer cette campagne. Les familles des victimes de l’attentat de Karachi appellent à la démission de Nicolas Sarkozy.
Les familles des victimes pensent que ce système de financement aurait pu servir de mobile à l’attentat de Karachi qui a coûté la vie à 14 personnes, dont 11 ingénieurs français en 2002. Pour l’avocat des six familles de victimes de l’attentat, Me Olivier Morice, "ce rapport montre que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption et qu’il a menti aux familles". "Nous ne sommes pas en présence d’une fable mais d’un mensonge d’Etat", a estimé l’avocat, ajoutant que "les familles sont indignées et demandent sa démission".
L’enquête des policiers luxembourgeois révèle qu’en 1994, Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, aurait donné son accord à la création d’une société au Luxembourg. Cette société, Heine, a obtenu des dizaines de millions d’euros en marge du marché des sous-marins. Selon les résultats de la mission d’information parlementaire française qui a enquêté sur le sujet, 84 millions d’euros de commissions avaient été convenu en marge de livraison des sous-marins Agosta par la Direction des constructions navales au Pakistan.
Selon les policiers du Grand-Duché, "une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises". Cet argent a pu par la suite, financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, candidat que soutenait Nicolas Sarkozy face à Jacques Chirac en 1995. Prudents, les policiers ajoutent cependant qu’il "n’existe aucune preuve concrète de corruption".
ivo le Jeu 3 Juin - 10:11
Soupçons de rétrocommissions: y'aura-t-il un "clearstream 2'" (Poniatowski, UMP)
02/06/2010-[20:25] - AFP
PARIS, 2 juin 2010 (AFP) - Le député UMP Axel Poniatowski s’est demandé mercredi si on n’allait "pas assister à un Clearstream 2 avec l’affaire de Karachi", en se disant "absolument scandalisé par ces amalgames mis bout à bout pour salir le président de la République" Nicolas Sarkozy.
Axel Poniatowski était interrogé sur LCI sur la révélation de l’existence d’un rapport policier luxembourgeois, qui étaie les soupçons de rétrocommissions vers la France à l’occasion de ventes d’armes, via une société off-shore créée avec l’aval, en 1994, du ministre du Budget Nicolas Sarkozy. Ce rapport évoque également, sans en apporter la preuve, un financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. "Je suis absolument scandalisé par ces amalgames mis bout à bout pour salir le président de la République", a réagi M. Poniatowski, également président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. "Il y a eu Clearstream, est-ce qu’on va assister à un Clearstream 2 avec l’affaire de Karachi’" s’est-il demandé. "Qui est derrière tout ça et qui veut salir le président de la République’" a-t-il insisté. "Dans cette affaire il y a un détournement d’attention, parce que le sujet ce n’est pas les rétrocommissions (...) le sujet c’est pourquoi est-ce que vous avez des ingénieurs de la DCN qui ont été assassinés. Et je ne crois pas une seconde que ce soit pour des histoires de rétrocommissions mais beaucoup plus pour des histoires de commissions", a-t-il poursuivi. "Est-ce qu’il y a eu des commissions versées par la DCN à des intermédiaires pakistanais et est-ce qu’il y a eu interruption du versement de ces commissions à des intermédiaires pakistanais parce que là vous auriez véritablement un objet fondé qui aurait pu conduire à" l’attentat, a-t-il ajouté. Après son élection à l’Elysée en 1995, Jacques Chirac avait donné l’ordre à son ministre de la Défense Charles Millon de stopper le versement de commissions sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan susceptibles de donner lieu à des rétrocommissions. Jacques Chirac aurait soupçonné Edouard Balladur d’avoir financé sa campagne grâce à des rétrocommissions. L’arrêt de ces commissions pourrait avoir servi de mobile à l’attentat de Karachi en 2002.
ivo le Jeu 3 Juin - 11:40
Révélations embarrassantes pour Nicolas Sarkozy
Une affaire de commissions occultes en marge du marché des sous-marins vient embarrasser le président français. [Keystone]
Révélations embarrassantes pour Nicolas Sarkozy. Il est mentionné dans un rapport de police luxembourgeois concernant le paiement de commissions occultes de dizaines de millions d'euros en marge d'une vente de sous-marins français au Pakistan en 1994.
Ce document daté du 19 janvier 2010 est aux mains de deux juges d'instruction français qui enquêtent sur la Direction des constructions navales (DCN), qui construisait les sous-marins, a dit mercredi une source judiciaire, confirmant une information du site Mediapart.
Analysant des documents saisis lors de leur enquête au Grand-Duché, le policiers luxembourgeois font état de l'implication de l'actuel chef de l'Etat français, ministre du Budget en 1994, dans la création d'une société au Luxembourg, Heine, qui a obtenu des dizaines de millions d'euros en marge du marché des sous-marins.
"Un document fait état de l'historique et du fonctionnement des sociétés Heine et Eurolux. Selon ce document, les accords sur la création des sociétés semblaient venir directement de Monsieur le Premier ministre Edouard Balladur et de Monsieur le ministre des Finances (en fait ministre du Budget, ndlr) Nicolas Sarkozy", écrivent les policiers dans leur rapport publié en partie par Mediapart.
Sur ces 84 millions, 33 ont été demandés au dernier moment par un intermédiaire libanais envoyé par le ministre de la Défense de l'époque, François Léotard, Ziad Takieddine. Ce dernier a ensuite fait transiter l'argent par Heine, a conclu la mission d'information parlementaire.
"Des références font croire à une forme de rétrocommissions pour payer des campagnes politiques en France. Nous soulignons qu'Edouard Balladur était candidat à l'élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua", écrivent les policiers du Luxembourg. Les policiers ajoutent cependant: "Il n'existe aucune preuve concrète de corruption".
Trois procédures ouvertes en France
Trois procédures sont ouvertes en France sur cette affaire, dont une sur l'attentat de Karachi, qui a fait 14 morts, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN travaillant sur le contrat des sous-marins, en 2002 au Pakistan. Jacques Chirac ayant ordonné l'arrêt du paiement des commissions à Ziad Takieddine après son élection en 1995, la justice française soupçonne que l'attentat soit une opération de représailles commanditée par des militaires pakistanais.
Nicolas Sarkozy avait qualifié de "fable" la version de certaines familles de victimes de l'attentat qui l'accusent d'avoir été au coeur de l'opération de corruption qui serait le mobile du crime.
niouze le Mer 16 Juin - 22:40
Six familles de victimes de l'attentat contre des salariés de la Direction des constructions navales (DCN) en 2002 ont porté plainte afin qu'un juge d'instruction enquête sur des malversations financières en marge d'un contrat signé par la DCN et sur d'éventuelles rétrocommissions.
L'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi, Olivier Morice, a accusé mercredi 16 juin le procureur de Paris Jean-Claude Marin d'avoir pour unique préoccupation de "protéger Nicolas Sarkozy" en tentant d'éviter toute enquête sur d'éventuelles rétrocommissions qui auraient bénéficié à la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.
Le procureur de Paris a estimé mardi que les infractions dénoncées dans une plainte déposée le même jour par des familles de victimes de l'attentat de Karachi, notamment contre le club politique d'Edouard Balladur pour corruption, étaient "manifestement prescrites".
"Nous constatons la précipitation, la fébrilité et l'inconvenance de la prise de position du procureur de la République de Paris puisque son seul souci est de protéger le pouvoir politique, de protéger le président Sarkozy, de protéger Edouard Balladur et tous ceux qui sont concernés par le financement de la campagne présidentielle de M. Balladur", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
L'avocat espère que Jean-Claude Marin viendra s'expliquer vendredi lors de la rencontre des parties civiles avec le juge antiterroriste Marc Trévidic "sur le choix qui a été fait de communiquer dans la presse alors qu'il n'a nullement connaissance du contenu de la plainte et que sa position est en pleine contradiction avec ses propres écrits du 22 novembre 2007".
Dans le cadre d'une enquête antiterroriste, des juges ont réorienté leurs investigations vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions sur le contrat.
Ces commissions, qui transitaient par la société offshore Heine créée en 1994 notamment avec l'aval du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon des témoignages et rapports versés au dossier.
L'avocat s'est également interrogé sur le silence des politiques dans cette affaire, en particulier de la gauche.
"L'interrogation finale des parties civiles est de s'interroger sur un certain silence politique complice", a dit Me Morice.
"Comment se fait-il que notamment à gauche, on n'entende très peu d'hommes politiques s'insurger contre cette situation scandaleuse?", a-t-il ajouté.
Selon lui, la connaissance qu'a Jean-Marie Boivin, mandataire de la société offshore Heine, de nombreux contrats d'armement "notamment passés sous la présidence de François Mitterrand" pourrait expliquer ce silence, a-t-il ajouté, citant le contrat des frégates vendues à Taïwan en 1991.
niouze le Ven 18 Juin - 20:07
Marc Trévidic a établi que des sommes du contrat Agosta sont revenues en France. Et dénonce les « verrous » qui bloquent l'enquête.
Pour en arriver là, il a fait comme le préconisait Elliot Ness : « Follow the money line. » En suivant l'odeur des dollars, le magistrat anti-terroriste Marc Trévidic est en train de pousser les ex-balladuriens à la faute. Edouard Balladur, Premier ministre, François Léotard et Nicolas Sarkozy vont en effet devoir s'expliquer sur les comptes du contrat Agosta.
« Le juge Trévidic a confirmé l'existence de rétro-commissions illicites »
Si l'on en croit les propos rapportés par l'avocat des familles des victimes, l'hypothèse d'un règlement de comptes financiers autour des commissions (plus de 10%) versées en marge de ce contrat a pris de l'épaisseur. Olivier Morice :
Problème : outre sa signature, ce document comporte aussi de nombreuses annotations manuscrites. Takkiedine devait, d'après ce contrat, toucher 4% du montant de l'opération. Pour qui ? Pour quoi ? Deux questions auxquelles il devra certainement répondre dans le cabinet du juge.
* pas assez de moyens mis à disposition du magistrat, notamment de la part de la DCRI
* une déclassification au compte-goutte des documents, en particulier ceux émanant du ministère de la Défense
* enfin -c'est rare-, un second magistrat codésigné qui ne veut plus travailler sur l'enquête parce qu'il ne « croit pas » à la piste financière
Les parties civiles ne sont pas engagées dans une chasse aux sorcières contre Nicolas Sarkozy, Edouard Balladur ou qui vous voulez… ce qu'on veut c'est la vérité, toute la vérité.
ivo le Jeu 7 Oct - 19:04
Attentat de Karachi : enquête sur les soupçons de corruption
France Info - 12:44
C’est une avancée importante pour les familles de victimes de l’attentat de Karachi.
Le Parquet de Paris s’opposait à l’idée d’une enquête sur le volet "financement de la campagne d’Edouard Balladur en 1995". Mais le juge Van Ruymbeke, saisi d’une plainte des familles à ce sujet, va mener des investigations dans cette direction.
Le sujet est très sensible, puisque Nicolas Sarkozy était à l’époque le trésorier de cette campagne.
Le postulat des familles, c’est que la France a versé en 1994 d’importantes commissions pour obtenir la vente de sous-marins au Pakistan. C’est aussi que des rétro-commissions sont reparties en sens inverse, et qu’une partie de cet argent a pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, qui était Premier ministre à l’époque et qui affrontait Jacques Chirac dans la course à l’Elysée.
L’arrêt des versements de ces pots-de-vin au Pakistan, après l’élection de Jacques Chirac, pourrait être à l’origine de représailles contre la France, sous la forme de l’attentat de Karachi, en 2002.
Par ailleurs, on apprend aujourd’hui que les rapporteurs du Conseil Constitutionnel avaient demandé le rejet des comptes de campagne d’Edouard Balladur, en raison de mouvements d’argent suspects. Mais le Conseil avait finalement validé ces comptes.
ivo le Mer 10 Nov - 20:10
Attentat de Karachi : les parties civiles portent plainte contre Bernard Accoyer
Le président de l’Assemblée nationale a écrit au juge enquêtant sur l’attentat de Karachi.
Dans cette lettre, Bernard Accoyer lui annonce qu’il refuse de lui communiquer les auditions d’une soixantaine de personnes entendues par la mission parlementaire consacrée à cette affaire. C’est ce qu’affirme Le Parisien dans son édition d’aujourd’hui.
Plusieurs parties civiles vont porter plainte contre le président de l’Assemblée nationale.	Bernard Accoyer ne transmettra pas les éléments sur l’attentat de Karachi à la justice.
Les travaux de la mission d’information sur l’attentat du 8 mai 2002 contre des salariés de la Direction des constructions navales (15 morts dont 11 salariés français de la DCN) ne seront pas transmis au juge Marc Trévidic pour “ des raisons constitutionnelles ”, au nom du “ principe de la séparation des pouvoirs ”, assure Bernard Accoyer dans une lettre que le quotidien Aujourd’hui en France/Le Parisien s’est procurée.
Selon le président de l’Assemblée, l’ensemble des documents, audiovisuels ou écrits, produits ou recueillis dans le cadre des travaux de la mission “doivent être considérés comme des documents internes non accessibles à des tiers” et seront donc versés aux Archives “d’où ils ne peuvent sortir qu’en vertu d’une décision du Bureau ou de l’Assemblée”.
Une éventuelle réquisition judiciaire du juge, qui s’est déjà vu refuser par deux fois l’accès à ces documents par le président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, Guy Tessier, porterait “atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs”, n’hésite pas à affirmer M. Accoyer.
Plusieurs parties civiles vont porter plainte contre le président de l’Assemblée nationale. Pour Me Olivier Morice, “l’argument avancé par M. Accoyer est fallacieux”.
La mission d’information parlementaire avait été mise en place le 7 octobre 2009 alors que l’enquête judiciaire était ouverte depuis sept ans sur l’attentat de Karachi (sud du Pakistan).
“A-t-on quelque chose à cacher”, s’interroge Bernard Cazeneuve, député PS de la Manche, rapporteur de la commission parlementaire sur Karachi. “Afin que les personnes entendues nous parlent en toute confiance, nous nous étions engagés à ne pas rendre publiques leurs auditions. Mais les transmettre au juge, dans le cadre d’une enquête couverte par le secret de l’instruction, ce n’est pas les rendre publiques”.
Parmi les personnes auditionnées figuraient notamment l’ancien Premier ministre Edouard Balladur et plusieurs anciens ministres de la Défense.
Après avoir privilégié la piste islamiste, l’enquête s’est orientée vers l’hypothèse de représailles pakistanaises après l’arrêt des versements de commissions sur la vente de sous-marins, décidé par Jacques Chirac après son accession à l’Elysée en 1995.
ivo le Mer 17 Nov - 13:53
Attentat de Karachi : il y a bien eu des rétrocommissions
France Info - 12:28
C’est peut-être un tournant dans l’enquête sur l’attentat de Karachi qui a coûté la vie à 11 ingénieurs français de la DCN le 8 mai 2002. Interrogé lundi matin (15 novembre) par le juge Renaud Van Ruymbeke, l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, a reconnu avoir eu, en 1995, l’"intime conviction qu’il y avait rétro-commissions" illicites sur les contrats d’armes avec les Pakistanais.
Le juge Van Ruymbeke enquête sur de possibles malversations financières en marge de la vente de sous-marins au Pakistan qui selon les parties civiles, pourraient avoir servi à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Une thèse qualifiée en juin 2009 de "fable" par Nicolas Sarkozy (ministre du Budget d’Edouard Balladur et porte-parole de sa campagne en 1995).
Selon les informations obtenues par France Info, le témoignage de Charles Millon pourrait pourtant s’avérer extrêmement embarrassant pour le pouvoir de l’époque. Devant le juge, il a expliqué que Jacques Chirac, lorsqu’il est arrivé à l’Elysée en 1995, l’avait chargé d’enquêter sur la nature de certains contrats d’armement passés entre l’Etat français et des pays étrangers.
Si le ministre de la Défense découvrait que des rétrocommissions illicites étaient revenues en France, il fallait stopper le versement de ces sommes. Suite à ces vérifications, certains contrats ont été révisés ou annulés. Ce fut le cas du contrat Agosta (celui concernant les sous-marins pour le Pakistan), confirme l’ancien ministre de la Défense.
Charles Millon a avoué au juge que les agents de la DGSE (services secrets) avaient été missionnés pour enquêter sur des versements suspects. Au vu de leurs rapports, faits verbalement, Chales Millon a fait procéder à l’arrêt du contrat Agosta car, dit-il, "on a eu l’intime conviction qu’il y avait rétrocommissions".
ivo le Mer 17 Nov - 14:06
ivo le Mer 17 Nov - 18:54
Les socialistes demandent "transparence et vérité" dans l’affaire Karachi
France Info - 17:40
Ce matin l’ex-ministre de la Défense Charles Millon confirmait l’existence de rétrocommissions ayant pu servir à la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Les socialistes demandent que toutes les "explications utiles" soient apportées sur ces soupçons en marge d’un contrat franco-pakistanais d’armement qui pourrait être à l’origine de l’attentat de Karachi en 2002.
"Les différentes révélations, ce que nous savons de différentes auditions pratiquées par la justice peuvent nous amener à penser qu’il s’agit d’une affaire d’Etat" a déclaré le député PS Manuel Valls. Il a ainsi demandé "une nouvelle fois, comme les parlementaires socialistes le font depuis plusieurs mois, la plus grande transparence, la levée du secret défense, la transmission au juge des auditions faites par la mission parlementaire".
Interrogé lundi matin (15 novembre) par le juge Renaud Van Ruymbeke, l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, a reconnu avoir eu, en 1995, "l’intime conviction qu’il y avait des rétro-commissions" illicites sur les contrats d’armes avec les Pakistanais.
"Après avoir qualifié cette affaire de "fable", Nicolas Sarkozy ne peut plus se dérober et doit apporter toutes les explications utiles quant au rôle qu’il a pu jouer dans cette affaire", écrivent dans un communiqué le président du groupe PS à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault et le député (PS) Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission d’information sur l’attentat.
La première secrétaire du PS Martine Aubry a elle aussi réclamé la levée du secret défense sur des documents dans le dossier sur l’attentat de Karachi. "Nous voulons, comme nous le demandions pour d’autres affaires telles que l’affaire Woerth, de la transparence", a déclaré Mme Aubry.
Peine perdue ? Jean-Louis Debré, le président du Conseil constitutionnel, a officiellement opposé le secret du délibéré à la justice qui réclame des dossiers sur les comptes de campagne d’Edouard Balladur en 1995.
Martine Aubry, premier secrétaire du parti socialiste, demande désormais une transparence totale de l’Etat dans ce dossier
L’affaire a suscité aujourd’hui de nombreuses réactions, dans un climat politique déjà alourdi par les affaires
ivo le Jeu 18 Nov - 10:55
http://www.lepoint.fr/politique/karachi-les-aveux-de-charles-millon-17-11-2010-1263367_20.php
ivo le Ven 19 Nov - 10:44
Affaire de Karachi : Hervé Morin invite François Bayrou à témoigner
Invité ce matin de France Info, Hervé Morin, l’ex ministre de la défense a expliqué qu’il était celui qui avait le plus déclassifié de documents : "Je suis le meilleur de la classe" a t-il dit. Concernant la recherche de la vérité sur les rétro-commissions et l’attentat de Karachi, il a indiqué qu’il avait fait savoir au juge par courrier qu’il avait même d’autres documents que ceux qu’il demandait. Et ce matin il a cité le nom de François Bayrou parmi ceux qui "doivent dire ce qu’ils savent". Réaction indignée du président du MoDem qui dénonce des "insinuations honteuses".
Hervé Morin ce matin sur France Info :“J’allais dire aux familles et à tous ceux qui revendiquent la levée du secret défense, puisque j’ai entendu un certain nombre d’hommes politiques le dire... Je prends le cas de François Bayrou ; il était secrétaire général de l’UDF qui était la principale formation politique qui soutenait Edouard Balladur, il était le président d’une des formations qui était le CDS... Moi j’ai envie de dire à tous ceux qui ont joué un rôle prépondérant dans la campagne d’Edouard Balladur : qu’ils disent ce qu’ils savent de l’organisation de cette campagne... Ils ont peut-être en eux aussi un secret défense.” Hervé Morin ne cite pas le président de la République qui est tout de même concerné par cette remarque puisqu’il a joué un rôle prépondérant dans la campagne d’Edouard Balladur, il était son porte-parole.
Hors antenne, Hervé Morin n’a pas caché qu’il n’avait pas cité au hasard le nom de François Bayrou, affichant avec un sourire sa volonté de renvoyer le ballon dans le camp du président du Modem...
Hier sur France 2, le président du Modem François Bayrou a demandé la levée du secret-défense, déjà en partie obtenue par le juge enquêtant sur l’attentat Marc Trévidic : “Ce ne peut plus durer comme ça, il faut débarrasser la vie politique française de ce soupçon, il faut lever le secret-défense”.
"Des insinuations honteuses"
François Bayrou a vivement réagi après les propos d’Hervé Morin sur France Info :
“Dans le seul but d’exister à tout prix, M. Morin a montré une fois de plus qu’il n’y a pas de limite à la médiocrité...” commente le président du MoDem qui dénonce des “insinuations honteuses”. François Bayrou estime qu’en agissant ainsi, Hervé Morin “n’a qu’un seul but, celui de jeter les soupçons sur les gens honnêtes...Mais il en a trop dit ou pas assez. Il faut maintenant qu’il s’explique et qu’il assume son venin. ”
ivo le Ven 19 Nov - 12:14
Affaire Karachi : Chirac et Villepin visés par une plainte
France Info - 12:00
C’est une information France Info. Dans le dossier Karachi, une plainte visant nommément Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Dominique Castellan, ancien dirigeant de DCN International va être déposée la semaine prochaine par l’avocat des familles des victimes de l’attentat. Une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire.
La semaine dernière, Michel Mazens, l’ancien PDG de la SOFRESA, la société chargée de négocier les contrats d’armement au nom de l’Etat a été entendu par le juge Van Ruymbeke. Il aurait expliqué que l’Elysée et la DCN avait conscience que l’arrêt du paiement des commissions au Pakistan pouvait entrainer des risques pour le personnel de la DCN.
Le 8 mai 2002, un attentat-suicide commis par un kamikaze à Karachi a tué 11 ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), travaillant à la construction de sous-marins pour le Pakistan. Charles Millon a déclaré au juge Renaud Van Ruymbeke que les paiements avaient été interrompus sur ordre du président Chirac en 1995, après son élection, car il soupçonnait un retour d’argent en France par le biais de "rétrocommissions" pour financer la campagne de son rival en 1995, Edouard Balladur.
ivo le Sam 20 Nov - 10:44
Attentat de Karachi : Villepin contre-attaque, l’Elysée défend Sarkozy
Les affaires liées à la mort de quinze personnes dont onze Français dans un attentat en mai 2002 à Karachi ont donné ces derniers jours à de multiples rebondissements impliquant le sommet de l’Etat, passé et présent. L’enquête cherche à faire le lien entre des commissions et d’éventuelles rétro-commissions payées dans le cadre d’un contrat de vente de sous-marins au Pakistan et cet attentat. Le tout sur fond de bras de fer politique entre chiraquiens et balladuriens.
Jacques Chirac en 2002 pendant l'hommage aux victimes françaises de l'attentat de Karachi
Acte 1 mercredi. L’ancien ministre de la Défense Charles Millon confirme au juge Renaud Van Ruymbeke les soupçons de rétrocommissions vers des décideurs français en marge d’un contrat de vente de sous-marins au Pakistan. Une affaire au coeur de l’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002.
Acte 2 peu avant midi hier. Me Morice, l’avocat des familles des victimes de l’attentat annonce une plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin car il affirme qu’au moment où la décision a été prise d’arrêter le paiement des commissions dans le cadre de la vente de sous-marins à Islamabad en 1994“ceux qui ont pris cette décision savaient qu’il existait un risque ” pour le personnel de DCNI ( la branche internationale de la Direction des Constructions Navales).
Acte 3 dans le journal de 20h de TF1. Dominique de Villepin confirme que Jacques Chirac, élu président en 1995, a ordonné l’arrêt du paiement de ces commissions, car on soupçonnait qu’une partie de l’argent soit détournée vers la France. “Jacques Chirac, quand il est arrivé comme président de la République en 1995, a souhaité moraliser la vie publique internationale, c’est-à-dire interrompre les contrats qui pouvaient donner lieu à rétro-commissions.”
Mais il dément que l’Elysée ait été informé à l’époque de risques pour le personnel, “à aucun moment, aucune information n’a été portée à notre connaissance”. Et il annonce avoir demandé au juge Van Ruymbeke, qui instruit ce dossier, “de recueillir le plus rapidement possible mon témoignage et si possible dès la semaine prochaine”
Acte 4 une heure plus tard. Dans un communiqué mis en ligne sur le site de la présidence de la République, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, dénonce “la démarche entreprise par ceux qui n’ont d’autre préoccupation que d’impliquer le chef de l’Etat, par une succession d’insinuations, dans une affaire qui ne le concerne en rien.”
Selon Claude Guéant, dire que le contrat franco-pakistanais aurait “eu pour conséquence de contribuer illégalement au financement de la campagne électorale” d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole, “relève de la rumeur malveillante qui vise à jeter le discrédit sur la vie politique de notre pays.
ivo le Sam 20 Nov - 18:32
Attentat de Karachi : Sarkozy promet à la justice "tous les documents dont elle aura besoin"
France Info - 14:05
Au cours de la conférence de presse qu’il donnait au sommet de l’Otan de Lisbonne, le chef de l’Etat a été interrogé sur les derniers rebondissements de l’affaire de l’attentat de Karachi, après notamment les accusations de Dominique de Villepin.
©Reuters/ Marcelo Del Pozo
Nicolas Sarkozy a brièvement dénoncé “une polémique qui n’a pas lieu d’être” . Et il a promis, sans plus de précisions, que l’Etat communiquerait tous les documents sur ce dossier "“en temps et heure”. “L’Etat aidera la justice en lui communiquant tous les documents dont elle aura besoin... La justice est saisie, qu’elle fasse son travail, qu’on n’essaye pas de me coller dessus des commentaires politiciens qui ne sont vraiment pas à la hauteur de la douleur des familles qui ont perdu leurs proches.”
Dans un communiqué mis en ligne sur le site de la présidence de la république, Claude Guéant a dénoncé hier soir "“la démarche entreprise par ceux qui n’ont d’autre préoccupation que d’impliquer le chef de l’Etat, par une succession d’insinuations, dans une affaire qui ne le concerne en rien.”
Pour Maître Olivier Morice, l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi en 2002, les déclarations de Nicolas Sarkozy sont inacceptables.
L’inconfortable position d’Alain Juppé
Dans sa réaction depuis le sommet de l’Otan, le chef de l’état a associé l’actuel ministre de la défense, Alain Juppé, à sa promesse de communiquer “tous les documents ” à la justice. Cette affaire a été relancée avec le témoignage de Charles Millon qui était le ministre de la défense de Jacques Chirac en 1995, et qui a fait part lundi dernier de son "intime conviction" quant à l’existence de rétro-commissions dans la vente des sous-marins au Pakistan. Des commissions illicites qui auraient pu profiter à Edouard Balladur dont le directeur de campagne était Nicolas Sarkozy. Or qui était alors le Premier ministre de Jacques Chirac, lepatron de Charles Millon : Alain Juppé.
La justice examine l’éventualité d’un lien entre l’attentat de 2002, qui a fait 11 morts parmi des Français travaillant pour la Direction des constructions navales à Karachi, et une affaire de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole de campagne et le ministre du Budget.
ivo le Sam 20 Nov - 18:50
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101116.OBS2992/karachi-deux-filles-de-victimes-accablent-nicolas-sarkozy.html
Magali Drouet et Sandrine Leclerc, filles de deux ouvriers ayant péri dans l'attentat de Karachi, au Pakistan, le 8 mai 2002, livrent leur vision des faits et dénoncent l'attitude de Nicolas Sarkozy dans une interview à Mediapart publiée mardi 16 novembre.
Les deux femmes, porte-parole du Collectif des familles des victimes décédées, et auteurs d'un ouvrage, "On nous appelle les Karachi" (Ed. Fleuve Noir), tentent depuis huit ans de démêler cette affaire tentaculaire.
L'enquête sur l'attaque, qui a tué onze salariés français de la Direction des constructions navales et trois Pakistanais, est désormais instruite par le juge antiterroriste Marc Trévidic. Alors que l'hypothèse Al-Qaïda a longtemps été privilégiée, le juge semble dorénavant considérer que l'attentat pourrait provenir d'un règlement de comptes entre le Pakistan et la France, lié à l'arrêt de commissions versées en marge du contrat de vente des sous-marins.
La vente de ces sous-marins a donné lieu au versement de commissions, 6,25% d'un côté et 4% à deux intermédiaires étrangers, imposés par le pouvoir politique de l'époque, selon les responsables de la Direction des constructions navales entendus par la justice. Le gouvernement était dirigé par Edouard Balladur. Celui-ci s'est toujours défendu d'un financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 dont le porte-parole était Nicolas Sarkozy et ministre du Budget.
"Des trucs comme ça"
Sandrine Leclerc et Magali Drouet estiment que le chef de l'Etat a peu à peu coupé les ponts avec les familles, à mesure que l'affaire prenait une tournure politico-judiciaire. Les proches des victimes n'ont par ailleurs pas digéré les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, le 19 juin 2009, a déclaré que "Karachi c'est la douleur des familles et des trucs comme ça ...".
Sandrine Leclerc dénonce par ailleurs l'attitude de l'ex-juge antiterroriste juge Jean-Louis Bruguière, à qui l'affaire a tout d'abord été confiée. La jeune femme critique un personnage "lointain", qui employait "un jargon juridique", dans le but, selon elle, de tenir à distance les familles de victimes.
Le juge ne s'intéressait qu'à une seule piste : celle menant à Al-Qaïda, en dépit de nombreux documents mis à sa disposition. A partir de 2007, le juge Marc Trévidic prend le relais de l'affaire et se penche sur les dessous du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, au grand soulagement des familles.
Magali Drouet relate par ailleurs avoir été l'objet de pressions depuis deux ans. Elle dit avoir subi un cambriolage chez elle, reçu des coups de fil de menaces, et déjoué une filature, à Paris, lors d'un rendez-vous avec un journaliste de Mediapart.
ivo le Dim 21 Nov - 11:05
Attentat de Karachi : les familles des victimes accablent Sarkozy, épargnent Villepin
FRANCE INFO - 06:11
Si les les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont "très favorablement accueilli" selon leur avocat, les arguments développés vendredi soir par Dominique de Villepin, elles ont très mal réagi, de même source, aux explications du président de la République, depuis le sommet de l’Otan à Lisbonne. C’est l’expression "en temps et heure", utilisée par Nicolas Sarkozy, concernant la remise des documents à la justice, qui est à l’origine de leur colère. Ainsi Magali Drouet, la fille d’une des victimes, veut les documents "lundi matin".
Les arguments développés hier depuis le sommet de l’Otan par Nicolas Sarkozy ont provoqué la colère des familles. Ainsi selon Me Morice, “les familles des victimes sont tout à fait outrées par la réaction du chef de l’Etat qui, d’une part, reconnaît implicitement que des documents n’ont pas été transmis à la justice, et d’autre part, se comporte comme un prince dans son château qui déciderait selon son bon vouloir de l’avancée d’une enquête”. Car si le président de la République a bien promis de communiquer à la justice tous les documents, il a accolé à cette promesse l’expression "en temps et heure".
Vendredi, l’avocat des familles des victimes avait annoncé sur France Info le dépôt d’une plainte contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin pour "mise en danger de la vie d’autrui" en expliquant qu’ils savaient, en arrêtant de verser les commissions pour la vente des sous-marins au Pakistan, qu’ilks mettaient en danger la vie des personnels. Hier soir leur avocat Me Morice a indiqué que les familles “ont accueilli très favorablement les déclarations de Villepin et ont décidé de surseoir jusqu’à son audition au dépôt de la plainte”. Une audition qui pourrait avoir lieu dés cette semaine.
Maître Olivier Morice, l’avocat des familles de victimes attend désormais que l’ancien Premier ministre soit entendu par la justice
Invité le Dim 21 Nov - 19:26
L’affaire Karachi selon Mélenchon, "la peau de banane qui peut faire glisser le système"
France Info - 11:48
Interrogé par des journalistes, à son arrivée au Parc des expositions du Mans où se déroule le congrès du Parti de Gauche, sur une éventuelle implication de Nicolas Sarkozy dans l’affaire de Karachi, il parlé d’événement “extrêmement grave... Cela peut être la peau de banane finale sur laquelle va glisser tout le système...La vie interne de la droite n’est pas le centre du monde...Il y a aussi la vie de ceux qui l’ont perdus sur place. La honte d’être un pays où les hommes politiques peut-être s’impliquent dans des contrats d’armement. Tout ça n’est pas très glorieux... ”
En toile de fond de la polémique entre l’Elysée et Dominique de Villepin ces derniers jours, une enquête ouverte sur l’existence d’éventuelles rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.
S'il pouvait avoir raison...
Invité le Lun 22 Nov - 12:55
Alors, en ce lundi matin, rétrocommissions, ou pas rétrocommissions ? Et si oui, lien ou non, avec l'attentat de Karachi ? Le seul élément clair, ce sont de forts soupçons de rétro...pédalage. Prenons Villepin, secrétaire général de l'Elysée en 1995, à l'époque où Chirac décide de cesser le versement de certaines commissions liées aux ventes d'armes aux Pakistanais. Vendredi soir, sur TF1, Villepin relate que l'Elysée avait en 1995 "de forts soupçons de rétrocommissions". Dimanche soir sur TV5, ces "forts soupçons" sont devenus de simples "soupçons", sans "preuve formelle de rétrocommissions". De l'importance de la sémantique. S'agit-il de deux manières de dire la même chose en semblant dire le contraire, ou de deux manières de dire le cont raire en faisant mine de dire la même chose ?
Idem pour le nommé Michel Mazens, ex-cadre supérieur de l'armement. Dans une déposition devant le juge Van Ruymbeke, publiée jeudi par Mediapart, il racontait qu'un responsable de la DCN avait fait état devant lui, si le versement des commissions était interrompu, de "risques" pour les expatriés français au Pakistan. Mais, nuance-t-il aujourd'hui à Guillaume Dasquié, de Libération, ce n'étaient pas des risques "physiques". On redoutait plutôt, à la DCN, "des frictions ou des tensions entre les Pakistanais et les personnels de la DCN". Vertiges du lecteur. Doit-on plutôt croire la déposition de Mazens devant Van Ruymbeke, ou son interview par Dasquié ? La vérité judiciaire, ou la vérité médiatique ?
Vertiges du lecteur, et trembement de la vérité. Il y a deux manières d'étouffer un scandale : l'indifférence, et le tapage. Devant la gravité potentielle de l'enquête sur l'attentat de Karachi, dès lors que la Justice y subodorait un lien avec le financement de la campagne de Balladur en 1995, nous avons ouvert dès juin 2009 un dossier, sur le site. A l'époque, de terrifiantes allégations tombaient dans le trou noir de l'indifférence des jités de 20 Heures, qui regardaient ailleurs. Le scandale de Karachi est aujourd'hui tout aussi potentiellement grave, et même davantage, le faisceau de soupçons autour de l'existence de rétrocommissions ne cessant de se resserrer. Simplement, ce n'est plus l'indifférence qui le menace, mais le tapage.