Source: https://ch.oddb.org/fr/gcc/fachinfo/reg/24785
Timestamp: 2020-02-19 23:57:01+00:00
Document Index: 166333015

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Information professionnelle sur Medrol®: Pfizer PFE Switzerland GmbH
Principe actif: Methylprednisolonum.
Comprimés à 4 mg: Lactosum, Maydis amylum, Calcii stearas, 1,5 mg Saccharosum.
Comprimés à 16 mg: Lactosum, Maydis amylum, Paraffinum liquidum, 2,8 mg Saccharosum, Calcii stearas.
Comprimés à 32 mg: Lactosum, Maydis amylum, Paraffinum liquidum, 5,6 mg Saccharosum, Calcii stearas.
Comprimés à 100 mg: Cellulosum microcristallinum, Natrii amylum glycinas, Methylcellulosum, Magnesii stearas, E 132.
Comprimés blancs (avec rainure décorative) à 4 mg, 16 mg ou 32 mg de méthylprednisolone.
Comprimés bleu clair (avec rainure décorative) à 100 mg de méthylprednisolone.
·Insuffisance corticosurrénale primaire ou secondaire, avec thérapie concomitante par un minéralocorticoïde (l'hydrocortisone ou la cortisone sont les remèdes de premier choix; en bas âge, la substitution par les minéralocorticoïdes est particulièrement importante).
·Hyperplasie corticosurrénale congénitale.
·Thyroïdite granulomateuse (subaiguë non purulente) à cellules géantes.
·Hypercalcémie dans le cadre d'affections malignes.
Collagénoses (maladies des complexes immuns)
Cas sélectionnés d'exacerbation ou comme thérapie d'entretien: lupus érythémateux disséminé (et néphrite lupique), cardite rhumatismale aiguë, dermatomyosite généralisée (polymyosite), artérite temporale (polymyalgia rheumatica).
Médication d'appoint dans le traitement de courte durée lors de poussées aiguës ou une aggravation des affections suivantes: ostéo-arthrite post-traumatique, synovite accompagnant une ostéo-arthrite; polyarthrite chronique évolutive (arthrite rhumatoïde) y compris arthrite chronique juvénile (dans des cas déterminés, une thérapie d'entretien à posologie peu élevée peut s'avérer nécessaire), bursite aiguë et subaiguë, épicondylite, ténosynovite aiguë non spécifique, arthropathie goutteuse aiguë, psoriasis arthropathique, spondylarthrite ankylosante.
Sarcoïdose symptomatique, alvéolite allergique, tuberculose pulmonaire fulgurante ou généralisée (en association avec une chimiothérapie appropriée), pneumopathie éosinophile insuffisamment contrôlée par d'autres traitements (syndrome de Löffler), pneumonite d'aspiration.
Dans le traitement transitoire des phases critiques lors d'affections intestinales inflammatoires: colite ulcéreuse, entérite régionale (Maladie de Crohn).
Maladies du système hématologique
Anémie hémolytique autoimmune acquise, purpura thrombopénique idiopathique de l'adulte, thrombocytopénie secondaire de l'adulte, érythroblastopénie (pure red cell aplasia), anémie hypoplastique congénitale (érythrocitaire).
Lors d'états œdémateux pour l'induction d'une diurèse et la réduction de la protéinurie dans le syndrome néphrotique non urémique de type idiopathique ou à la suite d'un lupus érythémateux.
Pemphigus, érythème exsudatif multiforme grave (syndrome de Stevens-Johnson), dermatite exfoliative, psoriasis grave, dermatite bulleuse herpétiforme, eczéma séborrhéique sévère, mycose fongoïde.
Traitement d'allergies graves ou invalidantes, insuffisamment contrôlées par la thérapie conventionnelle appropriée: maladie sérique, réactions d'hypersensibilité médicamenteuse, asthme bronchique, dermatite ou eczéma de contact, dermatite atopique, rhinite allergique saisonnière ou chronique, conjonctivite allergique.
Au niveau de l'œil, processus inflammatoires et allergiques chroniques et aigus graves: zona ophtalmique (seulement si la surface de la cornée est intacte), iritis et iridocyclite, choriorétinite, uvéite postérieure diffuse et choroïdite, névrite rétrobulbaire, ophtalmie sympathique, inflammations au niveau de la chambre antérieure de l'oeil, ulcère marginal cornéen d'origine allergique, kératite.
Traitement palliatif de leucémies et lymphomes chez l'adulte ainsi que de la leucémie aiguë de l'enfant.
Oedème cérébral en présence d'une tumeur cérébrale (primaire, due aux métastases ou à la suite d'une intervention chirurgicale ou d'une radiothérapie), poussées aiguës de sclérose en plaques.
Réactions ou crises de rejet aiguës à la suite de transplantations d'organes.
Méningite tuberculeuse associée à un blocage sous-arachnoïdien manifeste ou imminent (en association avec un tuberculostatique approprié).
Trichinose accompagnée de réactions allergiques généralisées telles que oedème angioneurotique, urticaire, ainsi que réactions locales d'hypersensibilité au niveau du myocarde et du SNC.
La corticothérapie complète généralement une thérapie de base sans toutefois pouvoir la remplacer. La posologie doit être adaptée en fonction de la gravité de l'atteinte et de la réponse du patient au traitement. Pour réduire les effets indésirables et dès que l'état du malade le permet, la dose d'entretien appropriée sera déterminée en diminuant graduellement et à des intervalles déterminés la posologie initiale, jusqu'à ce que la dose minimale encore efficace soit atteinte.
Après un traitement au long cours, un arrêt du médicament par paliers est nécessaire.
En fonction de la production endogène de cortisone, la totalité de la dose journalière sera prise de préférence le matin avant 8 heures.
Les comprimés ne doivent pas être fractionnés car il est impossible de garantir que la dose puisse être divisée par deux de façon exacte.
Selon la nature de la maladie, la dose initiale de Medrol varie entre 4 et 48 mg par jour. Dans les cas moins graves, une dose inférieure est généralement suffisante. Dans certains cas, une posologie initiale plus élevée est nécessaire, par ex. lors de sclérose en plaques (200 mg/jour), d'oedème cérébral (200-1000 mg/jour) ou de greffes d'organes (jusqu'à 7 mg/kg/jour).
Il est nécessaire de surveiller constamment la posologie pour pouvoir l'ajuster en cas de changements intervenant dans l'évolution de la maladie (rémissions ou exacerbations de la maladie), ou selon la réaction individuelle du patient au médicament. Les situations de stress, sans rapport direct avec la maladie, exigent une augmentation passagère de la dose de Medrol.
Si, après une durée de traitement adéquate, les résultats thérapeutiques devaient être insuffisants, Medrol sera arrêté et une autre thérapie appropriée mise en route.
Lors d'un traitement intermittent, le corticostéroïde sera administré seulement tous les deux jours, le matin, mais en doublant la dose. Ce schéma thérapeutique permet un traitement au long cours tout en diminuant les effets indésirables tels que la suppression de l'axe hypophyso-corticosurrénalien, le développement d'un état cushingoïde, les symptômes de sevrage stéroïdien ainsi que les troubles de la croissance de l'enfant.
Pour traiter le petit enfant et l'enfant, des doses plus faibles sont généralement utilisées. La posologie dépendra plus de la sévérité de la maladie et de la réponse au traitement que de l'âge, du poids corporel ou de la surface corporelle. Etant donné que la croissance de l'enfant sous traitement à long cours par corticostéroïdes est retardée, l'utilisation se limitera aux cas sévères.
Un traitement intermittent permet généralement d'empêcher ou tout du moins d'atténuer l'inhibition de la croissance.
Chez les patients âgés, les corticostéroïdes, administrés dans le cadre d'un traitement de longue durée, augmentent potentiellement le risque d'ostéoporose et de rétention hydrique (provoquant éventuellement une hypertension). Les patients âgés doivent donc être traités avec prudence.
Chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale, les corticostéroïdes doivent être utilisés avec prudence. Cependant, aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Insuffisance hépatique, hypothyroïdie
Chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique grave ou d'hypothyroïdie, l'effet de la méthylprednisolone peut être accentué parce que la métabolisation est retardée. Il peut être nécessaire de diminuer la dose en conséquence.
Hypersensibilité connue à la méthylprednisolone ou à l'un des excipients conformément à la composition.
L'administration de vaccins à germes vivants ou de vaccins à germes vivants atténués est contre-indiquée chez les patients recevant des doses de corticostéroïdes induisant une immunosuppression.
Les complications possibles apparaissant sous la corticothérapie dépendent de la dose et de la durée du traitement. C'est pourquoi, lorsque posologie et durée du traitement sont déterminées, il convient de procéder pour chaque patient à une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice/risque, en déterminant également si le traitement sera quotidien ou intermittent.
Des doses pharmacologiques de corticostéroïdes, administrées sur une longue période, peuvent mener à une suppression de l'axe hypophyso-corticosurrénalien (insuffisance corticosurrénale secondaire). L'étendue et la durée d'une insuffisance corticosurrénale varient selon les patients et dépendent de la dose, de la fréquence, du moment de l'administration et de la durée du traitement par glucocorticoïdes. Cet effet peut être atténué grâce à un traitement intermittent.
Chez les patients soumis à des charges exceptionnelles (par ex. grave maladie, opérations lourdes, traumatisme lourd, etc.) et prenant un traitement à long terme par corticostéroïdes, une dose plus forte de corticostéroïdes à action rapide sera administrée un peu avant, pendant et après la situation de stress en question.
L'arrêt brutal des glucocorticoïdes peut provoquer une insuffisance corticosurrénale (d'évolution mortelle dans certains cas). Il ne faut donc pas arrêter les stéroïdes de façon brutale mais réduire progressivement la dose.
Une insuffisance corticosurrénale relative peut encore subsister plusieurs mois après l'arrêt du traitement. Si des situations de stress particulières (par ex. maladies graves, opérations lourdes, etc.) surviennent pendant cette période, il faudra reprendre l'hormonothérapie. Comme la sécrétion minéralocorticoïde peut aussi être restreinte, une administration supplémentaire de minéralocorticoïde doit être envisagée.
Un «syndrome de sevrage» des stéroïdes, manifestement non dû à une insuffisance corticosurrénale, peut aussi survenir après l'arrêt brutal des glucocorticoïdes. Ce syndrome comprend des symptômes tels que: anorexie, nausées, vomissements, léthargie, céphalées, fièvre, arthralgies, desquamation, myalgies, perte de poids et/ou hypotension.
Chez les patients souffrant d'hypothyroïdie, l'effet des glucocorticoïdes exogènes est renforcé.
Des cas de crise de phéochromocytome, dont certaines ont été d'issue fatale, ont été rapportés après l'administration systémique de corticostéroïdes. Les patients chez lesquels on a constaté ou chez lesquels on soupçonne l'existence d'un phéochromocytome ne doivent donc être traités par corticostéroïdes qu'après une évaluation adéquate du rapport bénéfice/risque.
Chez un patient prenant un traitement par Medrol, si les symptômes d'une crise de phéochromocytome surviennent (tels que crise d'hypertension, défaillances cardiaques, tachycardie, céphalées, douleurs abdominales et/ou thoraciques), il faut penser qu'il peut s'agir d'un phéochromocytome encore inconnu jusqu'à ce moment-là.
Comme les glucocorticoïdes peuvent induire ou aggraver un syndrome de Cushing, il faut éviter d'administrer de la méthylprednisolone aux patients souffrant de la maladie de Cushing.
Les corticostéroïdes peuvent masquer les signes d'un début d'infection ou activer une infection latente; de même, de nouvelles infections peuvent survenir au cours d'une corticothérapie. Ainsi la résistance aux germes pathogènes peut baisser par l'utilisation de corticostéroïdes, et la localisation d'une infection peut s'avérer difficile. En présence d'une maladie infectieuse grave, il convient d'assurer une couverture antibiotique ou chimiothérapique suffisante.
Une corticothérapie à doses élevées peut compromettre la défense immunitaire des patients et les prédisposer à des infections fongiques, bactériennes et virales.
Les corticostéroïdes doivent être utilisés avec une grande prudence chez les patients atteints d'infections parasitaires connues ou suspectées, telles qu'une infestation par Strongyloides (nématode). Chez ces patients, une immunosuppression induite par des corticostéroïdes peut entraîner une surinfection par Strongyloides et une dissémination avec migration massive des larves qui s'accompagne souvent d'une entérocolite sévère et d'une septicémie à bacilles Gram négatif potentiellement létale.
Les cas de varicelle et de rougeole apparaissant pendant un traitement systémique par les corticoïdes, peuvent évoluer vers une forme grave et, surtout chez l'enfant, à issue fatale. Chez les patients atteints de varicelle, un traitement immédiat, par ex. par l'aciclovir i.v., est impératif. Chez les patients à risque, une prophylaxie par l'aciclovir ou par une immunothérapie passive en administrant des immunoglobulines antivaricelleuses-antizostériennes est indiquée.
Les patients sous corticostéroïdes ne seront pas vaccinés contre la variole.
L'importance des corticostéroïdes dans le traitement du choc septique est discutée. Leur utilisation dans le choc septique n'est pas recommandée en routine.
Chez les tuberculeux, Medrol ne sera utilisé qu'en présence d'une tuberculose active fulgurante ou une tuberculose miliaire, et uniquement en association avec une thérapie tuberculostatique appropriée. Chez les patients présentant une tuberculose latente ou une réactivité à la tuberculine, une surveillance étroite est nécessaire car une réactivation de la maladie est possible. Lors d'une corticothérapie à long terme, ces patients recevront une chimioprophylaxie.
Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque, les corticostéroïdes systémiques doivent être utilisés avec prudence et seulement si cela est absolument nécessaire.
Chez les patients présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires préexistants et recevant des doses élevées sur une longue période, les effets indésirables des glucocorticoïdes, comme l'hypertension ou la dyslipidémie, peuvent faire augmenter le risque d'événements cardio-vasculaires. Les corticostéroïdes ne peuvent donc être utilisés qu'avec prudence chez ces patients, ainsi que chez les patients ayant eu un infarctus du myocarde récemment.
Le cas échéant, il faut viser une modification du risque et/ou établir une surveillance cardiaque supplémentaire. Une faible dose et/ou un traitement intermittent peut permettre de diminuer la fréquence des complications du traitement par corticostéroïdes.
Chez les patients hypertendus, les stéroïdes doivent être utilisés avec prudence.
Effets sur le psychisme
Une corticothérapie peut entraîner des troubles psychiques potentiellement graves allant de l'euphorie à l'insomnie, des changements d'humeur et de la personnalité pouvant aller jusqu'à des dépressions graves ou des psychoses manifestes. Les corticoïdes peuvent également renforcer une labilité psychique ou des tendances psychotiques déjà existantes. Les symptômes surviennent généralement lors des jours ou des semaines suivant le début du traitement.
La plupart des réactions disparaissent grâce à une diminution de la dose ou à l'arrêt du traitement. Toutefois, un traitement spécifique peut être nécessaire. Des cas d'effets indésirables psychiques ont aussi été rapportés après l'arrêt des corticostéroïdes.
Il faut inciter les patients et leurs proches à contacter le médecin si des symptômes psychiques surviennent lors du traitement ou bien pendant ou après la diminution progressive de la dose/l'arrêt du traitement, surtout s'ils suspectent une humeur dépressive ou des intentions suicidaires.
Chez les patients présentant des troubles convulsifs, les corticostéroïdes doivent être utilisés avec prudence.
Dans des études cliniques contrôlées, les corticostéroïdes à hautes doses ont entraîné un raccourcissement de la durée des poussées aiguës de sclérose en plaques. Cependant ils n'ont influencé ni l'évolution de la maladie ni le pronostic.
Des cas de lipomatose épidurale ont été rapportés en association avec l'utilisation de corticostéroïdes, surtout dans les cas où des doses élevées ont été utilisées sur le long terme.
Des affections hépatobiliaires qui peuvent être réversibles à l'arrêt du traitement ont été signalées. En conséquence, une surveillance adéquate s'impose.
En cas de traitement de la myasthénie grave par des inhibiteurs de la cholinestérase, les glucocorticoïdes peuvent atténuer l'effet des inhibiteurs de la cholinestérase et faire augmenter le risque de crise de myasthénie. Interrompre les inhibiteurs de la cholinestérase 24 heures avant le début d'un traitement par les corticostéroïdes (voir «Interactions»). En principe, les corticostéroïdes ne peuvent être utilisés qu'avec prudence chez les patients souffrant de myasthénie grave.
Des myopathies aiguës ont été observées en rapport avec l'utilisation de fortes doses de corticostéroïdes; elles sont survenues le plus souvent chez des patients présentant des troubles de la transmission neuromusculaire (p. ex. myasthénie grave) ou chez des patients recevant un traitement associé par des agents bloquants neuromusculaires. De telles myopathies aiguës évoluent vers la généralisation, peuvent toucher les muscles oculaires et respiratoires et entraîner une tétraparésie; en outre, les taux de créatine kinase peuvent augmenter. L'amélioration clinique ou la guérison après l'arrêt des corticostéroïdes peut s'étendre sur des semaines voire des années.
L'utilisation de corticostéroïdes sur le long terme peut mener à une ostéoporose, surtout chez les patients gériatriques ou les femmes post-ménopausées.
En raison du danger de perforation de la cornée, une prudence particulière s'impose dans la prescription de corticoïdes aux malades souffrant d'une infection oculaire par l'herpès simple; cette prescription peut avoir lieu seulement si la surface de la cornée est intacte.
L'utilisation prolongée de corticostéroïdes peut entraîner des effets indésirables comme une exophtalmie, une cataracte (surtout chez l'enfant) et une augmentation de la pression intraoculaire. Cette dernière peut entraîner un glaucome avec une éventuelle lésion du nerf optique. Il faut donc envisager de pratiquer un examen ophtalmologique périodique.
Un traitement glucocorticoïde peut également favoriser une infection secondaire fongique ou virale de l'œil.
Un traitement par corticostéroïdes a également été associé à l'apparition d'une choriorétinite séreuse centrale, pouvant induire un décollement de la rétine.
Dans certains cas rares, des réactions allergiques telles que des réactions cutanées, un angiooedème ou des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes peuvent survenir. Ainsi, il conviendra de prendre des mesures de précaution appropriées avant l'utilisation, surtout chez les patients ayant une allergie médicamenteuse connue.
Corticostéroïdes en cas de sclérodermie
Chez les patients atteints de sclérodermie systémique, une incidence plus élevée de crise rénale aiguë a été observée lors de l'utilisation de corticostéroïdes. Il s'agit d'une complication potentiellement mortelle qui s'accompagne notamment d'une hypertension maligne et d'une protéinurie. Les corticostéroïdes ne peuvent donc être utilisés qu'avec prudence chez les patients souffrant de sclérodermie.
Les corticostéroïdes ne doivent pas être utilisés pour le traitement de traumatismes cérébraux. Les résultats d'une étude multicentrique indiquaient une hausse significative de la mortalité chez les patients ayant reçu de la méthylprednisolone en comparaison à ceux du groupe placebo 2 semaines (risque relatif 1.18; intervalle de confiance à 95% de 1.09-1.27) et 6 mois après la lésion (26% vs 22%). Aucune relation de cause à effet avec le traitement par méthylprednisolone n'a été constatée.
En cas d'oedème cérébral ou d'asthme bronchique aigu, l'administration de Medrol ne constitue qu'un traitement d'appoint, sans pouvoir remplacer une thérapie conventionnelle.
Autres affections pour lesquelles l'administration de corticostéroïdes nécessite une prudence particulière
·Ulcère peptique évolutif ou latent: Les glucocorticoïdes peuvent masquer les symptômes d'un ulcère peptique, qui peut ainsi évoluer vers une perforation asymptomatique étendue ou des hémorragies gastro-intestinales aiguës. Le risque d'ulcère peptique augmente si les corticostéroïdes sont associés à des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
·Pancréatite: Des doses élevées de corticostéroïdes peuvent déclencher une pancréatite aiguë.
·Métabolisme du glucose: Les corticostéroïdes peuvent augmenter la glycémie, aggraver un diabète existant et, en cas de traitement à long terme, augmenter le risque de développement d'un diabète.
·Équilibre hydro-électrolytique: Les corticostéroïdes, surtout à des doses moyennes ou élevées, peuvent provoquer une rétention hydrosodée et une élimination accrue de potassium. Une restriction sodée et une substitution du potassium peuvent s'avérer nécessaire.
·Reins: Chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale, les corticostéroïdes doivent être utilisés avec prudence.
·Traitement simultané par anti-inflammatoires non stéroïdiens: L'acide acétylsalicylique et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être utilisés avec prudence quand ils sont associés aux corticostéroïdes. La prudence est particulièrement de rigueur en cas d'hypoprothrombinémie et d'administration d'acide acétylsalicylique.
·Autres affections: La prudence est également de rigueur dans les cas suivants: abcès ou autres inflammations purulentes, colite ulcéreuse non spécifique (surtout en cas de perforation imminente), diverticulite, anastomoses intestinales récentes, cirrhose hépatique, tendance aux thromboses ou antécédents de migraine.
L'administration concomitante de Medrol et d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 devrait être évitée (voir «Interactions»).
Un traitement par glucocorticoïdes à long terme, à raison de plusieurs doses quotidiennes, est susceptible d'inhiber la croissance et le développement des enfants et des adolescents. Ce traitement nécessite donc d'être absolument indiqué. Le risque d'effets indésirables peut être diminué grâce à un traitement intermittent par glucocorticoïdes.
En cas de traitement à long terme par corticostéroïdes, il existe un risque d'augmentation de la pression intracrânienne chez l'enfant.
Remarque concernant les diabétiques
La teneur en sucre des comprimés à 4 mg, 16 mg et 32 mg doit être prise en compte en cas de prescription à des diabétiques.
Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique de la méthylprednisolone
La méthylprednisolone est un substrat du cytochrome P450 (CYP) et est essentiellement métabolisée par le CYP3A4. Le CYP3A4 catalyse la 6β-hydroxylation des stéroïdes, qu'ils soient endogènes ou synthétiques. Les interactions avec cette enzyme peuvent donc avoir une influence sur l'efficacité et/ou les effets indésirables de la méthylprednisolone.
Inhibiteurs enzymatiques: Les corticostéroïdes sont métabolisés par le CYP3A4. L’administration concomitante d’inhibiteurs modérés à puissants du CYP3A4 (p. ex. inhibiteurs de la protéase (comme le ritonavir), antifongiques azolés (comme le kétoconazole, l’itraconazole), macrolides (comme la clarithromycine), produits contenant du cobicistat, diltiazem, isoniazide, vérapamil) peut provoquer une exposition accrue aux corticostéroïdes et ainsi augmenter le risque d’effets indésirables des corticostéroïdes systémiques. Le bénéfice d’une administration concomitante doit être rigoureusement évalué par rapport au risque potentiel d’effets des corticostéroïdes systémiques et, le cas échéant, les effets secondaires des corticostéroïdes systémiques doivent être surveillés chez les patients. Une réduction de la dose de méthylprednisolone peut s’avérer nécessaire pour éviter une toxicité des stéroïdes. Le jus de pamplemousse constitue également un inhibiteur du CYP3A4.
Les hormones sexuelles (par ex. l'éthinylestradiol, la noréthistérone) peuvent aussi modifier la clairance des glucocorticoïdes. Les oestrogènes, en particulier, peuvent renforcer l'effet des corticostéroïdes. Toutefois, quand ces hormones sexuelles sont administrées a des doses thérapeutiques (par ex. dans les contraceptifs hormonaux), il est peu probable qu'elles induisent une inhibition cliniquement pertinente des enzymes CYP.
Inducteurs enzymatiques: En cas d'administration concomitante d'inducteurs du CYP3A4 (par ex. les barbituriques, la carbamazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifampicine, ainsi que les préparations contenant du millepertuis [hypericum perforatum]), la métabolisation de la méthylprednisolone est accélérée, ce qui provoque une diminution de son efficacité.
Une augmentation de la dose de méthylprednisolone peut donc s'avérer nécessaire.
Substrats du CYP3A4: En cas d'administration concomitante d'autres substrats du CYP3A4 (par ex. la benzodiazépine, le cyclophosphamide, le tacrolimus, l'aprépitant, le fosaprépitant, le diltiazem), la clairance hépatique de la méthylprednisolone peut être modifiée et des ajustements posologiques correspondants peuvent donc s'avérer nécessaires.
L'administration simultanée de méthylprednisolone et de ciclosporine provoque une inhibition réciproque de leur métabolisme. C'est pourquoi les effets secondaires de chacune de ces substances peuvent être accentués. Des convulsions ont été décrites lors de l'administration concomitante de méthylprednisolone et de ciclosporine.
Influence de la méthylprednisolone sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
Les glucocorticoïdes peuvent aussi bien provoquer une induction qu'une inhibition du CYP3A4 et, de ce fait, faire augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques d'autres substrats du CYP3A4. En voici quelques exemples: aprépitant, fosaprépitant, éthinylestradiol, noréthistérone, inhibiteurs de la protéase (comme l'amprénavir, l'indinavir, le lopinavir, le ritonavir et le saquinavir).
La clairance et le taux d'acétylation de l'isoniazide (inhibiteur du CYP3A4) peuvent être augmentés par la méthylprednisolone.
Des doses élevées de glucocorticoïdes administrées sur le long terme peuvent accélérer l'élimination des salicylates et donc réduire leur efficacité. À l'inverse, la réduction de la dose de corticostéroïdes peut accentuer la toxicité des salicylates.
Chez les patients présentant une hypoprothrombinémie, l'acide acétylsalicylique doit être utilisé avec prudence quand il est associé aux corticostéroïdes.
AINS: En cas d'administration concomitante de corticostéroïdes et d'AINS, l'incidence des hémorragies et des ulcérations gastro-intestinales peut être augmentée.
Immunosuppresseurs: La méthylprednisolone a une action synergique avec les autres immunosuppresseurs comme le méthotrexate. C'est pourquoi, en cas d'administration concomitante avec ces immunosuppresseurs, une dose réduite de corticostéroïdes peut suffire.
Inhibiteurs de l'aromatase: Un traitement à long terme par glucocorticoïdes peut accentuer la suppression surrénale induite par l'aminoglutéthimide.
Anticholinergiques: L'atropine et d'autres anticholinergiques peuvent aggraver une pression intra-oculaire déjà élevée par la méthylprednisolone.
Sympathomimétiques: Les corticostéroïdes augmentent l'effet tout comme la toxicité des sympathomimétiques comme le salbutamol.
Agents bloquants neuromusculaires: Les corticostéroïdes peuvent modifier l'action des agents bloquants neuromusculaires non dépolarisants comme le vécuronium. Un antagonisme des effets bloquants neuromusculaires a été rapporté et, en cas d'administration concomitante de fortes doses, des myopathies aiguës ont été observées (cf. «Mises en garde et précautions»).
Anticholinergiques: En cas d'administration concomitante de méthylprednisolone et d'anticholinergiques comme la néostigmine ou la pyridostigmine, une crise de myasthénie peut survenir.
Anticoagulants: L'effet de l'héparine ou des anticoagulants oraux peut s'accentuer ou diminuer. Contrôler la coagulation sanguine et éventuellement adapter la posologie.
Glycosides cardiaques: La toxicité des glycosides digitaliques est potentialisée par l'administration concomitante de corticostéroïdes.
Antidiabétiques: Du fait de l'effet diabétogène des glucocorticoïdes, il faut surveiller la glycémie des diabétiques. Si nécessaire, adapter le dosage des antidiabétiques.
Antihypertenseurs: L'action antihypertensive est partiellement diminuée par l'effet minéralocorticoïde des corticoïdes, ce qui peut provoquer une augmentation des valeurs tensionnelles.
Médicaments influençant l'équilibre potassique: En cas d'administration concomitante de corticostéroïdes et de médicaments qui augmentent l'élimination du potassium (par ex.furosémide, hydrochlorothiazide, amphoréricine B, bêta-sympathomimétiques, dérivés de la xanthine), il existe une augmentation du risque d'hypokaliémie. Il faut donc surveiller le taux de potassium chez ces patients.
Psychothérapeutiques: L'action des anxiolytiques et des antipsychotiques peut être diminuée. La dose de ces substances sera donc ajustée si nécessaire.
Cytostatiques: L'efficacité de la cyclophosphamide peut être réduite.
Vaccins: La toxicité des vaccins vivants, par ex. poliomyélite, BCG, oreillons, rougeole, rubéole et variole, risque d'être renforcée en raison de l'action immunosuppressive des corticostéroïdes. Des infections virales disséminées peuvent survenir. La réponse vaccinale des vaccins inactivés peut être réduite.
Il est recommandé de lire les informations professionnelles des médicaments administrés de façon concomitante.
Les études réalisées chez l'animal ont révélé des effets indésirables sur le fœtus (voir «Données précliniques»).
On ne dispose pas d'études contrôlées chez l'être humain et, aucun effet exercé par les corticostéroïdes sur le déroulement de l'accouchement n'est connu jusqu'à ce jour. Des études rétrospectives portant sur la descendance de 17 femmes, qui, au cours de 34 grossesses, avaient reçu diverses doses de différents glucocorticoïdes, n'ont indiqué aucun effet tératogène du médicament. Cependant, comme tous les glucocorticoïdes, la méthylprednisolone traverse également la barrière placentaire. En conséquence, Medrol ne sera pas administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Une étude rétrospective a montré une incidence accrue de faible poids de naissance chez les nouveau-nés dont les mères avaient reçu des corticostéroïdes. Chez l'homme, le risque d'insuffisance pondérale à la naissance semble être fonction de la dose et peut être réduit par l'administration de plus faibles doses de corticostéroïdes. En outre, chez les nouveau-nés dont la mère a reçu un traitement à long terme par corticostéroïdes, des cas de cataracte ont été observés.
Les nouveau-nés dont les mères ont reçu des doses élevées de stéroïdes pendant la grossesse, doivent être surveillés avec attention pour déceler les signes d'une éventuelle insuffisance corticosurrénale. Un traitement de substitution à doses dégressives peut éventuellement être nécessaire.
Parce que la méthylprednisolone passe dans le lait maternel et risque, entre autres, d'affecter la fonction corticosurrénale et la croissance du nourrisson, il convient de ne pas allaiter pendant l'utilisation de Medrol.
Les expérimentations animales ont montré que les corticostéroïdes affectaient la fertilité (voir «Données précliniques»).
L'influence des corticostéroïdes sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines n'a pas été étudiée. Des effets indésirables tels que des étourdissements, des troubles visuels et de la fatigue peuvent survenir sous traitement par corticostéroïdes. Les patients concernés ne doivent pas conduire de véhicules ni utiliser de machines.
Les effets indésirables de la méthylprednisolone dépendent de la dose et de la durée du traitement, ainsi que de l'âge, du sexe et de la maladie sous-jacente.
Les effets indésirables suivants sont répertoriés selon les classes d'organes et, quand cela est possible, par fréquence. Il s'agit des effets indésirables caractéristiques des corticoïdes administrés de façon systémique et qui peuvent donc également survenir sous Medrol. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1'000 à <1/100), rares (≥1/10000 à <1/1'000), très rares (<1/10'000), inconnus (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Fréquents: infections.
Inconnus: infections opportunistes.
Inconnus: leucocytose.
Inconnus: réactions d’hypersensibilité (y compris réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes), atténuation des réactions aux tests cutanés.
Fréquents: syndrome de Cushing.
Inconnus: hypopituitarisme, syndrome de sevrage des stéroïdes, déclenchement d’une crise de phéochromocytome chez les patients présentant un phéochromocytome préexistant (également latent).
Fréquents: rétention hydrosodée, diminution de la kaliémie.
Inconnus: augmentation de l’appétit (pouvant entraîner une augmentation de poids), diminution de la tolérance aux glucose, alcalose hypokaliémique, acidose métabolique, dyslipidémie, lipomatose.
Fréquents: troubles affectifs tels que humeur dépressive et euphorique.
Inconnus: labilité affective, irritabilité, anxiété, troubles mentaux, troubles du comportement, états confusionnels, changements d’humeur et de la personnalité, dépendance psychique, troubles psychotiques (y compris manie, idées délirantes, hallucination et schizophrénie ou leur aggravation), idées suicidaires.
Inconnus: céphalées, étourdissements, insomnie, amnésie, troubles cognitifs, convulsion, augmentation de la pression intracrânienne (avec œdème papillaire [hypertension intracrânienne bénigne]), lipomatose épidurale.
Fréquents: cataracte.
Inconnus: augmentation de la pression intra-oculaire, glaucome, exophtalmie, choriorétinopathie.
Inconnus: vertiges.
Inconnus: insuffisance cardiaque chez les patients prédisposés, arythmies.
Inconnus: hypotension, événements thrombo-emboliques.
Inconnus: hoquet.
Fréquents: ulcère peptique (éventuellement associé à une hémorragie et une perforation). Inconnus: sensation de tension abdominale, douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhée, dyspepsie, œsophagite (dont œsophagite ulcérative), hémorragies gastro-intestinales, pancréatite (aussi chez les enfants), perforation intestinale, péritonite.
Inconnus: élévation des transaminases et/ou de la phosphatase alcaline.
Fréquents: acné, ecchymoses, atrophie cutanée.
Inconnus: érythème, éruption cutanée, hyperhidrose, prurit, urticaire, vergetures, troubles de la pigmentation, hirsutisme, pétéchies.
Fréquents: faiblesse musculaire, ostéoporose.
Inconnus: arthralgie, myalgies, myopathie, atrophie musculaire, arthropathie neuropathique, ruptures des tendons (en particulier rupture du tendon d'Achille), fractures par tassement vertébral, fractures pathologiques, ostéonécrose.
Inconnus: urée sanguine augmentée.
Inconnus: irrégularités du cycle menstruel, troubles de l’érection.
Fréquents: œdème périphérique, troubles de la cicatrisation.
Inconnus: fatigue, malaise.
Chez les enfants et les adolescents, le profil de sécurité de la méthylprednisolone correspond globalement à celui des adultes.
De plus, les effets indésirables suivants ont également été observés chez les enfants:
Fréquents: retard de croissance.
Fréquents: changements d’humeur, irritabilité, comportement anormal.
On ne connaît pas de symptômes cliniques d'un surdosage aigu de Medrol. La méthylprednisolone est dialysable avec une clairance d'environ 20 ml/min (la clairance métabolique est supérieure à 250 ml/min chez l'adulte).
La méthylprednisolone, substance active de Medrol, est le dérivé méthyl-6 de la prednisolone.
La méthylprednisolone possède des propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives ainsi qu'un faible effet minéralocorticoïde. L'action de la méthylprednisolone, à l'instar de tous les glucocorticoïdes, repose sur une stimulation de la synthèse de protéines cellulaires spécifiques. Ces dernières sont biologiquement actives et responsables de l'effet systémique. La durée de l'effet anti-inflammatoire des glucocorticoïdes correspond à peu près à celle de la dépression hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalienne.
L'effet anti-inflammatoire de 4 mg de méthylprednisolone correspond à celui de 5 mg de prednisolone, 4 mg de triamcinolone, 0.6 mg de bétamétasone ou 0.75 mg de dexaméthasone.
La pharmacocinétique de la méthylprednisolone est linéaire, quelle que soit la voie d'administration.
La méthylprednisolone est vite absorbée. Chez l'adulte sain, la concentration sérique maximale est atteinte au bout d'1,5 à 2,3 heures après la prise orale. La biodisponibilité absolue est d'environ 80%.
Le volume de distribution est d'environ 1,4 l/kg. Environ 77% de méthylprednisolone se lient aux protéines plasmatiques. La méthylprednisolone traverse les barrières hémato-encéphalique et placentaire; elle passe dans le lait maternel.
La méthylprednisolone est métabolisée au niveau du foie de façon analogue au cortisol. Les métabolites principaux sont la 20β-hydroxyméthylprednisolone et la 20β-hydroxy-6α-méthylprednisolone.
La clairance totale est de 5 à 6 ml/min/kg, la demi-vie d'élimination moyenne se situe entre 1,8 et 5,2 heures. La demi-vie d'élimination plasmatique de la méthylprednisolone est de 2,3-4,0 heures. La demi-vie pharmacologique s'élève cependant à 12-36 heures environ. Les métabolites sont éliminés par voie urinaire sous forme de glucuronides, sulfates et dérivés non conjugués. Des quantités minimales de méthylprednisolone sont éliminées par les fèces.
Pédiatrie: Chez les nouveau-nés, la clairance plasmatique est plus faible que celle des enfants et adultes.
Insuffisance rénale: La méthylprednisolone est dialysable.
Insuffisance hépatique: En cas d'insuffisance hépatique grave, la métabolisation de la méthylprednisolone est retardée, ce qui peut accentuer les effets positifs et les effets indésirables.
Hypoalbuminémie/hyperbilirubinémie: Des concentrations élevées indésirables de méthylprednisolone non liée à des protéines peuvent survenir.
Les études conventionnelles de pharmacologie de sécurité et de toxicité par administration répétée n’ont pas permis d’identifier de risques inattendus. Les toxicités qui ont été observées dans les études en administration répétée comprenaient celles auxquelles on peut s’attendre en cas d’exposition continue à des stéroïdes corticosurrénaliens exogènes.
La méthylprednisolone n’a montré aucune indication de potentiel sensibilisant lors d’un test chez le cochon d’Inde.
Aucune étude de carcinogénicité de la méthylprednisolone n’a été conduite chez des rongeurs. Des tests de carcinogénicité menés sur des glucocorticoïdes apparentés chez le rat ont donné des résultats variés. Les données publiées indiquent que le budésonide, la prednisolone et l’acétonide de triamcinolone peuvent augmenter l’incidence des adénomes et des carcinomes hépatocellulaires après administration par voie orale dans de l’eau potable à des rats mâles, les doses étant inférieures aux doses cliniques typiques (calculées sur la base de mg/m2).
Aucune étude n’a été conduite sur la génotoxicité de la méthylprednisolone.
Le sulfonate de méthylprednisolone, dont la structure est similaire à celle de la méthylprednisolone, n’a pas montré de mutagénicité sur Salmonella typhimurium jusqu’à 2000 µg/plaque avec ou sans activation métabolique. Le sulfonate de méthylprednisolone n’a pas été mutagène lors d’un test de mutation génique sur des cellules ovariennes de hamster chinois à des concentrations jusqu’à 10000 µg/ml.
Le suleptanate de méthylprednisolone n’a pas induit de synthèse non programmée de l’ADN dans des hépatocytes primaires de rat à une concentration allant jusqu’à 1000 µg/ml.
En outre, un examen des données publiées suggère que le farnésylate de prednisolone (PNF), qui est similaire par sa structure à la méthylprednisolone, n’a pas été mutagène dans des souches de Salmonella typhimurium et d’Escherichia coli jusqu'à 5000 µg/plaque avec ou sans activation métabolique. Dans une lignée cellulaire de fibroblastes de hamsters chinois, le PNF à la concentration la plus élevée testée de 1500 µg/ml a montré une légère augmentation de l’incidence des aberrations chromosomiques structurelles après activation métabolique.
Lors de l'administration de corticostéroïdes à des rats, une réduction de la fertilité a été observée. Après un traitement sous-cutané de rats mâles pendant 6 semaines par corticostérone à des doses de 10 et 20 mg/kg/jour, une réduction du bouchon copulatoire a été observée, ce qui peut être un effet secondaire du moindre poids supplémentaire de l’organe.
Après copulation avec des mâles traités, les femelles non traitées présentaient une baisse du nombre de sites d'implantation et de fœtus vivants. L'effet délétère pour la fertilité des différents corticostéroïdes est très variable, ce qui empêche une évaluation quantitative du risque lié à la méthylprednisolone.
L’administration de corticostéroïdes à des doses équivalentes pour l’homme s’est avérée tératogène chez de nombreuses espèces animales. Dans les études correspondantes, il a été montré que les glucocorticoïdes comme la méthylprednisolone augmentent l’incidence des malformations (fente palatine, malformations du squelette, anencéphalie, malformations ventriculaires, spina bifida), de la mortalité embryofœtale (par ex. augmentation des résorptions) ainsi que des retards de la croissance intra-utérine.
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C. Conserver dans l'emballage d'origine afin de protéger les comprimés de la lumière et de l'humidité.
Medrol 4 mg: Emballage de 30 comprimés. [B]
Medrol 16 mg: Emballage de 10 comprimés. [B]
Medrol 32 mg: Emballage de 10 comprimés. [B]
Medrol 100 mg: Emballage de 10 comprimés. [B]