Source: https://issuu.com/livret/docs/reco_osteoporose_grio_2012
Timestamp: 2017-12-16 15:32:44+00:00
Document Index: 210209293

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Reco ostéoporose GRIO 2012 by francis berenbaum - issuu
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Actualisation 2012 des recommandations françaises du traitement médicamenteux de l'ostéoporose post-ménopausique^ Karine Bnot a *, Bernard Cortet b , Thierry Thomas c , Maurice Audran d , Hubert Blain 6 , Véronique Breuil f , Laure Chapuis g , Roland Chapurlat h , Patrice Fardellone 1 , Jean-Marc Feron J , Jean-Bernard Gauvam k , Pascal Guggenbuhl 1 m, Sarni Kolta 3 , Eric Lespessailles", Brigitte Letombe 0 , Christian Marcelh p , Philippe Orcel q , Patrick Seref, Florence Trémollières 5 , Christian Roux 3 a
Service de rhumatologie hopital Cochm universite Pans Descartes 75014 Paris France EA 4490 service de rhumatologie CHU de Lille 59037 Lille France Inserm U1059 service de rhumatologie CHU de Saint Etienne 42055 Saint Etienne France d Service de rhumatologie et CEROM faculté de medecine et UNAM CHU d Angers 49933 Angers France e Unite de soins aigus gerwtnques centre Antonin Balmes CHU de Montpellier universite Montpellier 1 34295 Montpellier France 1 Service de rhumatologie CHU de Nice I universite Nice Sophia Antipolis 06000 Nice France e Service de rhumatologue 35500 Vitre France h Inserm Ul 033 service de rhumatologie hopital Edouard Hernot universite de Lyon 5 place d Arsonval 69437 Lyon France Inserm ERI12 service de rhumatologie CHU d Amiens 80090 Amiens France 1 Service de chirurgie orthopédique de I hopital Saint Antoine hopitaux universitaires Est Parisiens 75012 Paris France k Centre de medecine generique CHR d Orleans 45032 Orleans France 1 Service de rhumatologie CHU de Rennes 16 boulevard de Bulgarie 35203 Rennes France m Inserm UMR U 991 universite de Rennes I 35000 Rennes France " Service de rhumatologie CHR d Orleans 45067 Orleans France ° Service de gynécologie medicale et medecine du couple hopital Jeanne de Flandre CHRU de Lille 59037 Lille France p Service de rhumatologie CHU hopital Cote de Nacre 14033 Caen France q Service de rhumatologie CHU hopital Lariboisiere 75010 Paris France Service de rhumatologue 49100 Angers France 5 Centre de menopause hopital Poule de Viguier 31059 Toulouse France b
Historique de I article Accepte le 9 fevrier 2012 Disponible sur Internet le 27 mars 2012 Mots cles Osteoporose Menopause
Densitometne osseuse
Objectifs - Actualiser sous I égide de la section os de la Societe française de rhumatologie (SFR) et du groupe de recherche et dinformation sur les osteoporoses (GRID) en collaboration avec des societes savantes (College national des gynécologues et obstétriciens français groupe detude de la meno pause et du vieillissement hormonal Societe française de chirurgie orthopédique Societe française d endocrinologie Societe française de gériatrie et de gérontologie) les recommandations du traitement medicamenteux de I osteoporose post menopausique publiées en 2006 par la Haute Autorite de sante (HAS1
Methodes - Un groupe de travail représentatif des spécialités medicales intervenant dans la prise en charge de ces patientes a élabore ces recommandations a partir d une analyse systématique de la litterature selon la methode MAS Resultats - Ces recommandations insistent sur la prise en charge des femmes avec une fracture severe chez lesquelles un traitement anti osteoporotique est recommande En cas de fracture severe tous les traitements peuvent etre prescrits I acide zoledronique est a privilégier en premiere intention apres une fracture de hanche Dans les autres cas (avec ou sans fracture non severe) I indication thérapeutique dépend des valeurs de la densité minerale osseuse (OMO) et du FRAX® tous les traitements peuvent être utilises le raloxifene et I ibandronate étant reserves aux patientes a faible risque de fracture peripherique Le traitement sera prescrit pour une séquence de cinq ans sa poursuite ou son interruption dépendra des resultats de la réévaluation réalisée a cinq ans Conditions - Ces recommandations ont pour but de clarifier la prise en charge pharmacologique de I osteoporose post menopausique pour les medecins © 2012 Publie par Elsevier Masson SAS pour la Societe Française de Rhumatologie
* Ne pas utiliser pour citation la reference française de cet article maîs la reference anglaise dejomt Bene Spme (am 10 1016/jjbspm 2012 02014) * Auteur correspondant Adresse e mail karine bnoMPcch aphp fr (K Bnot)
GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
Eléments de recherche : GRIO ou GROUPE DE RECHERCHE ET D'INFORMATION SUR LES OSTEOPOROSES : association de médecins spécialistes communiquant sur l'ostéoporose, toutes citations
Page 2/11 Tableau I Indications remboursées de I osteodensitometne biphotomque a rayons X
I. Objectifs et méthodes Ces recommandations sont destinées à tous les médecins amenés à prendre en charge des femmes ayant une ostéoporose post-ménopausique ou à risque d'une telle maladie Leur objectif est d'exposer les principes du traitement médicamenteux de cette ostéoporose, prenant en compte les données actuelles d'indications, d'efficacité et de tolérance de ces traitements Le contenu de ces recommandations a été discuté, rédigé en conformité avec la méthode Haute Autorité de santé (MAS) et validé par un groupe de travail pluridisciplinaire Lorsque les données de la littérature étaient insuffisantes ou incomplètes, les recommandations ont été basées sur un accord professionnel pour prendre en compte l'état des pratiques et les opinions d'experts Ces recommandations ne peuvent pas envisager tous les cas spécifiques, toutes les comorbidités, les protocoles de soins hospitaliers, etc Elles ne revendiquent pas l'exhaustivité des conduites de prise en charge possibles, ni ne se substituent à la responsabilité individuelle du medecin vis-à-vis de son patient Ces recommandations ont ête écrites par un chargé de projet et un comité scientifique, discutées et relues par un comité de lecture pluridisciplinaire avec suivi de la méthode AGREE [I ] Les sociétés savantes qui ont participé à la relecture sont les suivantes
Pour un premier examen dans la population generale quels que soient I âge et le sexe En cas de signes d ostéoporose decouverte ou confirmation radiologique d une fracture vertébrale (déformation du corps vertébral) sans contexte traumatique ni tumoral évident antécédent personnel de fracture peripherique survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures du crane des orteils des doigts du rachis cervical) En cas de pathologie ou traitement potentiellement inducteur d ostéoporose lors d une corticotherapte systemique (de preference au début) presente pour une duree d au moins 3 mois consécutifs a une dose > 7 5 mg/jour d équivalent prednisone Antécédent documente de pathologie ou de ti alternent potentiellement inducteur d ostéoporose hypogonadisme prolonge (incluant I androgenopi ivation chu uigicale [orcludectomie] ou médicamenteuse [traitement prolonge par un analogue de la Gn Rh]) hyperthyroidie évolutive non traitée hypercorticisme hyperparathyroidie primitive et osteogenese imparfaite
Collège national des gynécologues et obstétriciens français, groupe d'étude de la ménopause et du vieillissement hormonal, 1 Fédération nationale des gynécologues médicaux, 1 groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses (GRIOJ, Société française de chirurgie orthopédique et de traumatologie, Société française d'endocrinologie, Société française de gériatrie et gérontologie, et Société française de rhumatologie (SFR)
Pour un second examen AI arrêt du traitement anti ostéoporotique en dehors de I arrèt précoce pour effet indésirable chez la femme menopausee Chez la femme menopausee sans fracture lorsqu un traitement n a pas ete mis en route apres une premiere osteodensitometrie montrant une valeur normale ou une osteopeme une deuxieme osteodensitometne peut être proposée 3 a 5 ans apres la réalisation de la premiere en fonction de I apparition de nouveaux facteurs de risque
Chez la femme ménopauses (y compris pour les femmes sous traitement hormonal de la menopause a des doses utilisées inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse) indications supplémentaires (par rapport a la population generale) Antécédent de fracture du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au I er degré Indice de masse corporelle < 19 kg/m 2 Menopause avant 40 ans quelle qu en soit la cause Antécédent de prise rie corticoïdes d une duree d au moins 3 mois consécutifs a une dose >7 5 mg/jour équivalent prednisone
2 2 Diagnostic densitométnque de l'ostéoporose 2. Épidemiologie et diagnostic de l'ostéoporose L'ostéoporose est une maladie diffuse du squelette, caractérisée par une diminution de la résistance osseuse entraînant un risque accru de fracture |2] L'ostéoporose constitue un important enjeu de santé du fait des conséquences potentiellement graves des fractures, dont elle augmente le risque, et de sa fréquence, liée au vieillissement de la population Ces recommandations s'appliquent exclusivement dans les situations où les autres causes d'ostéopathies fragilisantes, métaboliques, malignes et génotypiques, ont eté éliminées 2 7
Tous les os peuvent être le siège d'une fracture ostéoporotique, sauf le ciâne, les os de la face, le rachis cervical, les trois premieres vertebres thoraciques, les mains et les orteils (où les fractures sont presque toujours traumatiques ou tumorales) Les fractures ostéoporotiques surviennent suite à un traumatisme de faible énergie (équivalente à l'énergie d'une chute de sa hauteur) Certaines fractures dites sévères sont associées a une augmentation significative de la mortalité les fractures ostéoporotiques de l'extrémité supérieure du fémur (FESF), de l'extrémité supérieure de l'humérus (FESH), des vertèbres, du pelvis, du fémur distal, de trois côtes simultanées et du tibia proximal [3] D'autres fractures fréquentes dites non sévères comme celles des deux os de l'avant-bi as peuvent avoir un retentissement plus ou moins important sur la morbidité, maîs ne sont pas associées à une augmentation de mortalité GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
L'ostéoporose est définie par une diminution de la résistance osseuse, qui peut être estimée par la mesure de la densité minérale osseuse (OMO) 227
L'ostéodensitométne par absorptiométne biphotomque à rayons-X (DXA) est la technique de référence pour mesurer la OMO au rachis lombaire et à FESF La résistance osseuse est fortement dépendante de la OMO Chez les femmes ménopausées, le résultat s'interprète en T score, différence entre la densité osseuse mesurée et la densité osseuse théorique des femmes jeunes au même site osseux, il s'exprime en unités d'écart-type La définition de l'ostéoporose proposée par l'Organisation mondiale de la santé [4] est T inférieur ou égal à -2,5 Ce seuil diagnostique n'est pas un seuil de décision thérapeutique (Accord professionnel). Cet examen est rembourse sous conditions depuis le I er juillet 2006 (Tableau I ) Les machines d'ostéodensitometne sont soumises à un contrôle de qualite pour assurer la fiabilité de la mesure Les operateurs de mesures densitométnques doivent avoir une formation spécifique a cet acte en plus de la formation initiale, formation technique des opérateurs et formation à l'interprétation des résultats de l'examen La compétence en radioprotection est obligatoire 2 2 2 Choix du site et de la courbe ll est préconisé de mesurer la DMD à deux sites le rachis lombaire et FESF et de faire le diagnostic d'ostéoporose densitométnque en cas de T score inférieur ou égal à - 2,5 à au moins un des sites rachis lombaire, col fémoral, hanche totale [5] Selon l'IOF (International Osteoporosis Foundation), si un seul site doit être
privilégié, ce doit être la hanche totale ou le col fémoial en utilisant 1 seule courbe de référence NHANES III [6,7] 3. Évaluation du risque de fracture et décision thérapeutique La décision de traitement est prise sur l'évaluation du risque de fracture, qui est estimée surtout à partir de l'âge, des antécédents personnels de fracture, des facteurs de risque de chute (trois éléments de recherche obligatoire), et de la mesure de OMO. 3 I Antécédent personnel de fracture de faible traumatisme
C'est le facteur de risque le plus important de nouvelle fracture [8-11 ] Cela est vrai pour tous les types de fractures, y compris non vertébrales. La date de survenue de la fracture est un élément à prendre en compte. Le risque de fracture est conséquent surtout dans les deux à trois ans suivant la fracture, maîs reste sigmficativement augmente jusquà dix à 15 ans après la survenue de la première fracture, (notamment quand il s'agit de fractures de l'ESF, de vertèbre ou de l'humérus [10,11] La fracture vertébrale est fréquente maîs sous-estimée (dans 2/3 des cas) en raison de son caractère parfois peu ou pas symptomatique ou de douleurs banalisées, prises pour une pathologie disco-vertebrale commune et ne conduisant pas à la réalisation d'une radiographie. C'est pourtant un facteur de risque essentiel d'autres fractures, vertébrales et périphériques Le risque de nouvelle fracture augmente avec le nombre et la sévérité des fractures vertébrales. La découverte d'une fiacture veitébrale ladiogiaphique, même asymptomatique, augmente le risque relatif de fractures incidentes dès la première année etjusqu'à 15 ans après la découverte de la fracture après ajustement pour l'âge et la densité osseuse[8] Une évaluation morphologique à la recherche de fractures vertébrales par radiographie standard ou Vertébral Fracture Assessment (VFA), réalisée par les appareils d'absorptiométne biphotomque à rayons-X, est indiquée chez la femme ménopausée en cas de dorsalgies ou si un des criteres suivants est présent • perte de taille plus ou égal à 4cm (mesure de la taille comparée à la taille rapportée à l'âge de 20 ans), perte de taille prospective plus ou égal 2 cm (mesure répétée de la taille au cours du suivi), antécédent de fractuie veitébrale et maladies chroniques avec risque important de fracture vertébrale. En cas de VFA, il est possible d'élargir les indications [12] (Annexe 2).
Tableau 2 Facteurs de risque de fracture Origine caucasienne Menopause avant 40ans Aménorrhée primaire ou secondaire Antécédent familial de fracture par fragilite osseuse^ Antécédent personnel de fracture11 Faible poids3 Ti uubles de I aiuité visuelle 3 Troubles neuromusculaires' 1 Immobilisation tres prolongée*1 Tabagisme-1 Corticotherapie- 3 Faible apport calcique Carence en vitamine D Consommation excessive d alcool a
Facteurs de risque de fracture ostéoporotique indépendant de la OMO
âgés. Plus de 80% des fractures non vertébrales sont la conséquence d'une chute [16] Les principaux facteurs de risque de chutes sont résumés dans le Tableau 3. Des recommandations sur les modalités de dépistage des sujets à risque de chute ont été élaborées par l'HAS en 2005 (http //www.hassante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/prevention_des_ chutes-aigumentane.pdf) et proposent la démarche suivante . la recherche d'un antécédent de chute dans l'année précédente ; en l'absence de chute o rechercher des facteurs de risque (Tableau 3), o réaliser quèlques tests simples lors de la consultation parmi la liste suivante. « Get up and go » test, test de l'appui unipodal, test de la poussée sternale (http //www.hassante.fr/portail/upload/docs/apphcation/pdf/prevention_des chutes-argumentaire.pdf).
Tableau 3 hacteurs de risque de chutes Facteurs intrinsèques Age (plus de 80 am) Antécédent de chute dans l'année précédente Troubles locomoteurs et neuromusculaires Diminution de la force musculaire des membres inférieurs Préhension manuelle réduite
32 la mesure de la densité minérale osseuse (OMO) La mesure de la OMO est utile dans l'évaluation du risque de fracture. Les études prospectives montrent qu il existe un gl adient entre la diminution de la DMD et l'augmentation du risque de fracture Pour toute diminution d'une déviation standard de la DMD par rapport aux témoins, le risque de fracture est multiplié pai deux [13] Toutefois, l'ostéodensitométne ne peut identifier toutes les femmes à risque de fracture Plusieurs études conduites dans de larges cohortes ont montré que moins de 50% de fractures survenaient chez des patientes ayant un T score moins ou égal à -2,5 [14,15] Le résultat de densitométne osseuse n'est pas toujours suffisant pour la décision thérapeutique. Il faut prendre en compte d'autres facteurs de nsque de fracture, en particulier le risque de chutes (Tableaux 2 et 3). 3.3. Facteurs de nsque de chutes Les facteurs de risque de chutes sont des facteurs déterminants dans la survenue de fractures chez les sujets les plus GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
Difficultés a la marche Troubles de I equilibre Baisse de i acuité visuelle Baisse de I audition Prise de psychotropes Polymedication (au-delà de 4) Pathologies spécifiques Maladie de Parkinson Démences Depression Séquelles d accident vasculaire ceiebial Carence en vitamine D Facteurs extrinsèques Consommation d alcool Sedentarite Malnutrition Facteurs environnementaux Habitat mal adapté (escaliers tapis) Utilisation ou non utilisation d une aide a la marche Environnement public (trottoirs irreguliers surfaces glissantes,) Mauvaise ufi/isafion ou non utilisation d'une canne Facteurs soaoeconomiques education revenue, logement, integration sociale
Seuil d'intervention thérapeutique
50 55 60 65 70 75 SO 85 90
Fig I Seuil d intervention (traitement pharmacologique) en fonction de la valeur du FRAX* pour fracture majeure de I osteopnrose selon I âge pour la France
L'estimation du risque absolu de fracture par le FRAX®
L'identification des sujets à risque de fracture repose sur une évaluation multifactonelle qui comprend la mesure de la DMD et l'évaluation de facteurs de risque cliniques associés au risque de fracture (Tableau 2) Le rôle de ces différents facteurs de risque est différent suivant l'âge. L'outil FRAX® est proposé par l'OMS pour la quantification du risque de fracture [17] (www sheffield ac uk/FRAX) Le résultat est une probabilité à dix ans de fracture du FESF et des fractures dites « majeures », regroupant celles du FESF, de l'humérus, du poignet ainsi que les fractures vertébrales cliniques (à distinguer des fractures vertébrales radiologiques symptomatiques ou non) On peut proposer compte-tenu des premières études de validation ou de cahbration nationales [18-22] et des recommandations internationales (NOF, NOS, NOGG) les recommandations suivantes (Accord professionnel) • le calcul du FRAX® n'est pas utile chez les sujets pour lesquels l'indication de traiter est évidente antécédent de fracture ostéoporotique sévère ou T moins ou égal à -3 au site vertébral et fémoral (fémur total ou col fémoral), • le calcul du FRAX® est utile en cas d'antécédent de fracture non sévère, ou autres facteurs de risque et T score supérieur à -3 ll n'existe pas de seuil d'intervention validé en France Le seuil d'intervention proposé est de choisir la valeur de FRAX® qui correspond au risque calculé des femmes de même âge ayant déjà fait une fracture [17] Cette valeur seuil qui dépend de l'âge est représentée sur la Fig I [17] (Accord professionnel) La valeur du seuil de décision qui augmente avec l'âge illustre bien révolution spontanée du risque de récidive de fracture liée à la présence de la fracture et à l'âge 4. Stratégies thérapeutiques pour la prévention et le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique L'objectif du traitement est de prévenir la survenue de fractures (Accord professionnel) L'indication repose sur l'estimation de ce risque dans les cinq à dix années suivantes, car c'est la durée pour laquelle l'efficacité des traitements a été évaluée Les preuves du bénéfice anti-fracturaire des medicaments de l'ostéoporose ont été établies dans des populations définies par des critères densitométnques ou par l'existence d'une fracture (Tableaux 4-6) Le diagnostic d'ostéoporose (avec ou sans fracture) impose de s'assurer de l'absence d'autre cause d'ostéopathie fragilisante (métabolique, maligne et génotypique). Cette démarche diagnostique est obligatoire avant tout traitement. Il n'y a pas de données permettant de comparer directement l'efficacité anti-fracturaire des traitements Les donnêes densitométnques et biochimiques ne doivent pas être utilisées pour cette comparaison II n'existe pas de preuve scientifique de l'intérêt GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
des associations de médicaments Le choix du traitement doit tenir compte des effets extra-osseux bénéfiques ou effets indésirables, des contre-indications spécifiques des médicaments et des contraintes des traitements Le respect des conditions de prise des médicaments peut contribuer à limiter la survenue de certains effets indésirables Le traitement doit être administré en fonction de l'âge, du risque de fracture vertébrale et/ou périphérique, de la sévérité de la fracture (Accord professionnel), dans le respect des conditions de remboursement (Annexe I ) En cas de difficulté ou d'échec d'un traitement médicamenteux, l'avis d'un spécialiste de pathologies osseuses doit être pris (Accord professionnel) Dans tous les cas, la patiente sera informée sur sa maladie et les traitements L'importance d'une bonne adhésion au traitement (combinant la persistance et l'observance) sera expliquée, et cet élément sera surveillé tout au long du suivi La prise en charge en réseau multidisciphnaire a montre son intérêt dans une meilleure prise en charge des malades fractures [23] 4 I Prérequis pour un traitement 4 I î Prévention des chutes ll convient de souligner l'importance de la prévention des chutes (ergonomie du lieu de vie, programmes d'activité physique, correction visuelle, adaptation d'un traitement hypotenseur ou hypnotique ) et de leurs conséquences chez les sujets âgés Toutefois les preuves de l'efficacité anti-fracturaire de ces mesures non pharmacologiques n'ont pas été apportées (GradeC) [24] 4 ; 2 Apports calciques L'efficacité de la supplémentation calcique administrée seule, dans le but de prévenir les fractures ostéoporotiques n'est pas clairement démontrée. Une méta-analyse de 29 essais thérapeutiques randomisés (63 897 patients d'âge moyen 67,8 ans) a montré une réduction significative de tous les types de fractures ostéoporotiques de 12% chez les patients recevant du calcium avec ou sans vitamine D L'efficacité se manifestait essentiellement chez les patients de plus de 70ans dont les apports alimentaires en calcium étaient insuffisants (moins de 700 mg par jour) et lorsqu'il était associé une supplémentation vitammique D aux doses recommandées [25] L'association d'une incidence accrue des évènements cardiovasculaires et de la supplémentation calcique chez les femmes âgées a été suggérée [26-28] Elle a été rapportée essentiellement chez les sujets dont l'apport calcique alimentaire spontané était déjà suffisant [29], maîs elle n'est pas confirmée par toutes les études [30] Les apports quotidiens optimaux doivent être de 1200 mg chez les femmes ménopausées âgées de plus de 50 ans, et il est conseillé de privilégier les apports alimentaires (produits laitiers et eaux minérales riches en calcium) (Accord professionnel) En pratique, il est possible d'évaluer les apports alimentaires par un auto-questionnaire fréquentiel disponible en ligne (www gno org) (Annexe 3) Une supplémentation en vitamine D doit être associée en cas d'insuffisance 4 I 3 Vitamine D Le taux de 25-(OH)-vitamme D circulante est le reflet de l'imprégnation vitammique D Le taux recommandé actuellement de 25-(OH)-vitamme D est d'au moins 30ng/mL (75nmol/L) (Accord professionnel) Une intoxication est possible pour des taux de 25 OH vitamine D plus ou égal à 150ng/mL (ou 375nmol/L) II est recommandé de doser la vitamine D dans toutes les situations au cours desquelles l'objectif thérapeutique est d'obtenir un taux optimal de 25-(OH)-vitamme D pour une prise en charge adaptée, il est alors nécessaire de connaître la valeur initiale du taux de 25-(OH)-vitamme D pour adapter les schémas d'attaque et d'entretien de la supplémentation (Accord professionnel) [31]
Page 5/11 Tableau 4 Effet des traitements sur le risque de fracture vertébrale. Ti alternent
WHI (49]
Sans 4 ans
Toutes fractures (y compris FV) . 0.76(069-0,85) 0,7(0,5-0,8) 0,64(053-076)
Réduction de la 4e année comparable aux 3 premieres annees
FIT I [Sl]
FIT 2 [52] Meta-analyse [53] Méta-analyse [54]
4 ans 2-3 ans >1an
Vert NA [55] Vert MN [56] Méta-analyse [57] Méta-analyse [58]
3 ans 3 ans »1an 3 ans
0,59(0,42-082) 0,51(036-073) 0,61(050-0,76) 0,19 (O 09-0,4)
Ibandionate
Bene ti lai [59] (2,5 mg/j)
0,38 (O 25-0,59)
PV morphométi ique
HORIZON PFT [60] HORIZON RFF [32] Analyse poolée sujets > 75 ans [61 ]
0,3(0,24-0,38) 0,54 (0,32-0,92) 0,34(021-0,55),
Chez sujets avec fl acture de l'ESF Analyse post-hoc (PV cliniques)
Tél iparatide
Essai PFT [62]
SOTI [63] SOTI [64] IROPOS[55] TROPOS [66] Analyse poolée SOTI/TROPOS [67] Analyse poolée SOTI/TROPOS [68]
Sans 4 ans Sans Sans 3 ans 3 ans
0,59(048-073) 0,67(055-0,81) 0,61(0,51-0,73) 0,76(0,65-0,88) 0,60(0,53-069) 0,68(0,50-0,92)
FREEDOM |69]
0.32(026-041)
0,53(041-0,68) 0,45 (O 27-0 72) 0,56(0,39-080) 0,52(0,43-065) 0,55(0,38-080) 0,55 (O 43-0 69)
Morphométnques Fractures vertébrales cliniques Critère secondaire Prévention primaire Prévention secondaire
Piévention secondaue Analyse post-hoc chez sujets >80ans
0,35(0,45-078) FV morphométnques
Sujets de plus de 80 ans (pré-planmfiée)
Tableau 5 Effet des traitements sur le risque de fracture non vertébrale. Traitement
WHI [49]
Toutes fractures (y compris FV) : 0,76 (0,69-0,85) 0,92 (0,8-1,1)
FIT I [51] FIT2[52] Méta-analyse [70] Méta-analyse [53] Méta-analyse [54]
3 ans 4ans Sans 3 ans >lan
0,80(0,63-1,01) 0,86(0,73-1,01) 0.71 (0,50-0,997) 0.51 (0,38-0,69) 0,77 (0,64-0,92)
Vert NA [55] Vert MN [56] HipStudy[71]
0,61 (0,39-0.94) 0,67 (0,44-1 ,04) 0,7 (0,6-0,9)
Méta-analyse [57] Méta-analyse [58]
> I an 3 ans
0,80 (0,72 0,90) NS
Analyse post-hoc (sujets > 80 ans)
Ibandi ouate
Bone TRIAL [59] (2,5 mg/j)
Analyse post hoc (T col fémoral ; 3): 6 9 % ( p = 0,013)
HORIZON PFT [60] HORIZON RFF [32] Analyse poolée sujets >75 ans [61 ]
0.75 (0,64-0,87) 0,73 (0,55-0,98) 0.73(0,60-0,90)
Ténparatide Ranclatc de strontium
Essai PFT [62] TROPOS [65,66] Analyse poolée SOTI/TROPOS [67] Analyse poolée SOTI/TROPOS [68]
18 mois 3 ans Sans 3 ans 3 ans
0,47(0,25-088) 0,84 (0,702-0,995) 0,85 (0,73-0, 99) 0,85 (0,74 0,99) 0,69(0,52,0,92)
FREEDOM [69]
0,80 (0,67-0,95)
Dénosumab GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
Post-hoc dans un groupe sélectionné à haut risque 0,53 (0,29-0.99) Poignet 052(0,31-0,87)
Patientes avec au moins une fracture vertébrale Patientes avec au moins deux fi actui es vel tébrales Seulement chez les femmes ostéoporotiques de 70-79 ans (0,4 [0,6-0,9])
Page 6/11 Tableau 6 Effet des traitements sur le risque de fracture de hanche Traitement
066(0,45-0,98)
FIT I [51] Meta-analyse [52] Méta-analyse [72]
3 ans > I an I -4,5 ans
O 49 (O 23-0 qq) 047(0,26-085) 045(028-0,71)
HipStudy[71] Meta-analyse [57]
3 ans >lan
0,7 (O 6-0,9) 0,74(059-094)
Bene TRIAL [59] (2,5 mg/j)
HORIZON FFT [60] HOKIZON RF1 [32]
0,59(0,42-083) O 70 (O 41-1 19) chez les sujets avec fracture de hanche
Tenparatide
Essai FFT [62]
TROPOS [65,66] Analyse poolee SOTI/TROPOS [68]
3 ans Sans 3 ans
0,64 (0,412-0,997) chez les femmes a risque 0,57 (O 33-0,97) chez les femmes à risque 0,76(050-1,15)
0,60(0,37-097)
Cette recommandation s'applique aux patients nécessitant un traitement anti-ostéoporotique. En cas d'insuffisance ou de carence vitammique D, il faut prescrire un traitement «d'attaque» qui permettra d'obtenir le taux de 25-(OH)-vitamme D au-dessus de la valeur cible de 30ng/mL Le schéma posologique suivant est proposé par le GRID (Accord professionnel) : • si carence en 25-(OH)-vitamme D (< lOng/mL) • quatre prises de 100 DOO Ul espacées de 15 jours ; • si insuffisance en 25-(OH)-vitamme D entre IO et 20 ng/mL • trois prises de 100 000 (Jl espacées de 15 jours ; • si insuffisance en 25-(OH)-vitamme D entre 20 et 30 ng/mL • deux prises de 100000DI espacées de ISjours. La posologie de traitement d'entretien et de 800 à 1200UI/jour (ou aux doses équivalentes de 100 000UI [29] tous les deux à trois mois. Les posologies fortes (500 DOO ou 600 DOO UI, une à deux fois par an), ne sont pas recommandées dans l'état actuel des connaissances [32] (Accord professionnel). 4 2 Recommandations en cas de fracture Compte-tenu des conséquences sur la mortalité et la morbidité associées à la survenue d'une fracture sévère, un traitement est recommandé quel que soit l'âge après une fracture non traumatique d'origine ostéoporotique du FESF, et de vertèbre maîs aussi fémur distal, FESH, bassin, tibia proximal et trois côtes simultanées (Accord professionnel) (Fig. 2). Dans ces situations, il est parfois utile de réaliser une mesure de densité osseuse (doute sur les circonstances de survenue de la fracture, patiente jeune, patiente obèse ) permettant de confirmer que la fragilité osseuse sous-jacente est la principale cause de la fracture. 4.2. î. En cas de fracture sévère (hors fracture vertébrale) Les possibilités thérapeutiques (par ordre alphabétique) sont: acide zoledronique 5 mg une perfusion une fois par an, alendronate 70 mg hebdomadaire (ou IO mg/j ), denosumab 60 mg une injection SC tous les six mois, ranélate de strontium (2 g/jour), risédronate 35 mg hebdomadaire, 75 mg un comprimé deux jours de suite une fois par mois (ou 5 mg/j), ténparatide 20 u,g/j. GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
Le seul traitement étudié chez les patients ayant souffert d'une fracture de l'ESF est l'acide zoledronique, à considérer en première intention dans ce cas (Grade A) [33]. Le ténparatide peut être present en première intention s'il existe au moins deux fractures vertébrales prévalentes au moment du diagnostic. il est rembourse dans cette indication (Giade A). 422. En cas de fracture vertébrale Les possibilités thérapeutiques sont (Grade A) (par ordre alphabétique): acide zoledronique Smg une perfusion une fois par an, alendronate 70 mg hebdomadaire (ou lOmg/j), ibandronate ( I50 mg/mois), denosumab 60 mg une injection SC tous les six mois, raloxifène (60mg/j), ranélate de strontium (2g/jour), risédronate 35 mg hebdomadaire, 75 mg un comprimé deux jours de suite une fois par mois (ou 5 mg/j), têriparatide 20 |xg/j. Le ténparatide peut être present en première intention s'il existe au moins deux fractures vertébrales. il est rembourse dans cette indication (Grade A) L'usage du raloxifène et de l'ibandronate est à réserver aux patientes avec un risque de fracture périphérique peu élevé (Gl ade A) : âge inférieur à 70 ans ou absence des facteurs de risque suivants • T score fémoral inférieur ou égal à -3, risque de chute élevé, antécédent de fracture périphérique). 4 2 3 Autres fractures liées à iostéoporose non sévères (poignet et autres sites) II est recommandé de pratiquer une ostéodensitométne (Grade A): • T inférieur ou égal à -3 . un traitement est recommandé (Grade A); • T supérieur à -3 : l'indication d'un traitement est basée sur le calcul dll FRAX® et le seuil d'intervention dépend de l'âge (Fig. I) (http://www.sheffield.ac.uk/FRAX/) (Accord professionnel). Lorsqu'un traitement est indiqué, les possibilités thérapeutiques sont (par ordre alphabétique) : acide zoledronique 5 mg une perfusion une fois par an, alendronate 70 mg hebdomadaire (ou IO mg/j), denosumab 60 mg une injection SC tous les six mois, ibandronate (150mg/mois), raloxifène (60mg/j), ranélate de strontium (2g/jour), risédronate 35 mg hebdomadaire, 75 mg un comprimé deux jours de suite une fois par mois (ou 5 mg/j), têriparatide 20ug/j, traitement hormonal de la ménopause (THM) entre 50 et 60 ans si troubles du chmatère.
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FRACTURE NON TRAUMATIQUED'ORIGINE OSTEOPOROTIQUE
FACTEUR(S) DE RISQUE D'OSTEOPOROSE OU RISQUE ELEVE DE CHUTE
Extrémité superieure du fémur (ESP), Extrémité superieure de I humérus (ES ti) terroir dtstal tibia proximal, 3 côtes simultanées, bassin
Calcul du FRAX pour fracture majeure
Traitement selon le seuil du FRAX en fonction de I age
Bisphosptionatcs Acide zoledromque (en premiere intention chez des patients avec FFSF) alendronate nsedrnnate Dcnosumab (rembourse en 2cme intention en relais des bisphosphonates) Ranelatc de strontium (rembourse en 2eme intention) Tenparatide (rembourse si presence d au rooms 2 tractures vertébrales)
Bisphosphanates acide zoledromque alendronate, nsedronate L'ibandronate sera a reserver aux su]ets a faible risque de fracture peripherique age ^"70 ans ou absence des facteurs de risque suivants T score fémoral ^-3 risque eleve de chutes antécédent de fracture non vertébrale) Denosumab (rembourse en 2smc intention en relais des bisphosphonates) Raloxifene sera a reserver aux sujets a faible risque de fracnire peripherique age <70 ans ou absence des facteurs de risque suivants T score fémoral < 3 risque eleve de chutes antécédent de fracture non vertebiale) Ranelate de strontium (rembourse en 2cmc intention) Tenparatide (rembourse si presence d au moins dc 2 fractures vertébrales) Traitement hormonal de la menopause (THM) si troubles du climatere et menopause récente et si fracture mineure oil T bas et apres fracture vertébrale si intolérance ou echec des autres traitements Fig. 2. Stratégies thérapeutiques dans l'osteoporose post-menopausique
L'usage du raloxifène et de l'ibandronate est à réserver aux patientes avec un risque de fracture pêriphérique peu élevé (Grade A) âge inférieur à 70 ans ou absence des facteurs de risque suivants • T score fémoral inférieur ou égal à -3, risque de chute élevé, antécédent de fracture périphérique). Le ténparatide peut être prescrit en première intention s'il existe au moins deux fractures vertébrales prévalentes au moment du diagnostic : il est rembourse dans cette indication (Grade A). Le THM est indiqué s'il existe des troubles climaténques chez les femmes entre 50 et 60 ans. La durée de sa prescription est fonction de ces troubles, après discussion du rapport bénéfice/risque avec la patiente. En l'absence de troubles climaténques, le THM peut être present seulement en cas d'intolérance ou inefficacité des autres traitements. Si les doses utilisées sont inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse, une osréodensitométrie doit être répétée après deux ou trois ans de traitement (Grade A). Si la OMO reste basse, il est possible d'ajouter un traitement anti-ostéoporotique au THM. 4 3 Recommandations en l'absence de fracture L'objectif du traitement est de réduire le risque de première fracture dans les cinq à dix années suivantes (Fig 2). Il est recommandé chez les femmes ménopausêes de rechercher les facteurs de risque d'ostéoporose et de chutes afin de poser l'indication d'une ostéodensitométne. Cet examen sera rembourse dans certaines indications (Grade A). • T inférieur ou égal à -3 : un traitement est recommandé (Grade
A); • T supêrieur à -3 : l'indication d'un traitement est basée sur le calcul du FRAX® et le seuil d'intervention dépend de l'âge (Fig. I ) (Accord professionnel) (http://www.sheffield.ac.uk/FRAX/). Lorsqu'un traitement est indiqué, les possibilités thérapeutiques sont (par ordre alphabétique) : acide zoledromque 5 mg une GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
perfusion une fois par an, alendronate 70 mg hebdomadaire (ou IO mg/j ), denosumab 60 mg une injection SG tous les six mois, ibandronate (150 mg/mois), raloxifène (60 mg/j), ranélate de strontium (2 g/jour), nsedronate 35 mg hebdomadaire, 75 mg un comprimé deux jours de suite une fois par mois (ou 5 mg/j), THM. L'usage du raloxifène et de l'ibandronate est à privilégier si Ie risque de fracture périphérique est peu élevé (Grade A) âge inférieur à 70 ans ou absence des facteurs de risque suivants : T score fémoral inférieur à-3, risque de chute élevé, antécédent de fracture périphérique). Le THM est indiqué s'il existe des troubles climaténques chez les femmes entre 50 et 60 ans. La durée de sa prescription est fonction de ces troubles, après discussion du rapport bénéfice/risque avec la patiente (Grade A). En l'absence de troubles climaténques, le THM peut être present en cas d'intolérance ou inefficacité des autres traitements. Si les doses utilisées sont inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse, une ostéodensitométne doit être répétée après deux ou trois ans de traitement. Si la DMD reste basse, il est possible d'ajouter un traitement anti-ostéoporotique au THM. 5. Durée du traitement 5 î Durée théorique du traitement La durée du traitement dépend (Accord professionnel) : 1
de l'âge ; de révolution de l'osteoporose sous traitement ; de la rémanence d'effet du traitement après son arrêt : les études sur l'incidence fracturaire à l'arrêt des traitements ont un faible niveau de preuve. Sur les paramètres intermédiaires (DMD, marqueurs biologiques) cette rémanence est très variable d'une molécule à l'autre, de la tolérance osseuse et générale du traitement.
Les traitements ont fait la preuve de leur efficacité antifracturaire dans des études contiôlées de trois à cinq ans (Grade A) sauf pour le ténparatide (18 mois). Des études prolongées sont désormais disponibles : • • • • •
dix ans pour l'alendronate [34,35 j ; sept ans pour le nsédronate [36] ; dix ans pour le ranélate de strontium [37] ; huit ans pour le raloxifène [38] ; six ans pour l'acide zolédronique [39].
Compte-tenu de leur méthodologie, ces études apportent un faible niveau de preuve d'efficacité anti-fracturaire, maîs concluent à la bonne tolérance générale et osseuse des traitements prolongés. L'incidence des effets secondaires en particulier digestifs lors de traitements prolongés (jusqu'à dix ans), par bisphosphonate n'est pas différente de celle observée dans le groupe placebo dans la phase contrôlée de l'étude. La pnse de bisphosphonates est un des facteurs de risque de fracture atypique fémorale, maîs la relation entre une durée prolongée de la prise des bisphosphonates et le risque de fracture atypique n'est pas clairement établie. Les observations rapportées ne font pas reconsidérer la balance bénéfice-risque favorable des traitements chez les sujets à risque de fracture ostéopoiotique [40,41] (Accoid professionnel) (http://www.afssaps.fr/Infos-de-secunte/Pointsd-mformation/Biphosphonates et fractures atypiques-du-femur Pomt-d-information). 5 2 Évaluation du traitement L'indication de la poursuite d'un traitement anti-ostéoporotique au-delà de cinq ans doit être évaluée (Accord professionnel). Cette réévaluation ne signifie pas obligatoirement l'interruption du traitement. Les éléments de la réévaluation à prendre en compte en fin de séquence thérapeutique sont (Accord professionnel) : • cliniques : âge, survenue sous traitement d'une fracture, nouveaux facteurs de risque (corticotherapie, chutes ), perte de taille depuis le début du traitement plus ou égal à 2cm [12,42-45], • la mesure de la OMO de fin de traitement. Elle sera comparée à la mesure de DMO de début de traitement si celle-ci est disponible ; • une évaluation morphologique du rachis à la recherche de fractures vertébrales par radiographies standard ou VFA chez des patients ayant des dorsalgies et/ou une perte de taille prospective plus ou égal à 2 cm [12] ; • le dosage de marqueurs de résorption ou de formation n'influence pas l'interruption du traitement 5.3. En pratique (Accord professionnel) Un traitement peut être interrompu après cinq ans (trois ans pour l'acide zolédronique) chez une patiente qui a les éléments suivants : • • • •
pas de fracture sous traitement ; pas de nouveaux facteurs de risque ; pas de diminution significative de la DMO ; et en cas de fracture ostéoporotique sévère, un T score fémoral de fin de traitement supérieur à -2,5.
Ces recommandations ne peuvent pas envisager tous les cas spécifiques et sont à adapter au cas par cas Une réévaluation aprês l'arrêt du traitement est recommandée après un à deux ans. Au-delà, le délai dépend du type de traitement GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
précédemment prescrit, l'effet densitométnque est plus prolonge à l'arrêt de l'acide zolédronique et de l'alendronate qu'à l'arrêt des autres traitements. Dans les autres cas, il est utile de poursuivre un traitement anti-ostéoporotique. Cette poursuite du traitement n'implique pas forcément la poursuite du même traitement anti-ostéoporotique. Il n'existe pas d'élément scientifique permettant de recommander une stratêgie de rotation de traitements anti-ostéoporotiques, en dehors de la séquence de 18 mois de ténparatide suivi par un traitement inhibant la résorption osseuse [47,48] La durée maximale de suivi dans les études cliniques est de dix ans. Dans tous les cas les règles hygiéno-diétêtiques de l'ostéopoiose (apports suffisants en calcium et en vitamine D), et le maintien d'une activité physique destinée à prêvenir les chutes, doivent être poursuivies. 6. Suivi de l'ostêoporose 6 î Suivi de l'adhésion et de la tolérance des traitements Les traitements de l'ostêoporose, comme ceux de toute maladie chi unique, ne sont efficaces qu'en cas d'adhésion optimale et plusieurs études ont montré la moindre efficacité des traitements en cas de mauvaise adhésion. Pour vérifier celle-ci, le suivi clinique peut être suffisant (Accord professionnel). Les patientes traitées pour ostéoporose doivent être informées du risque très faible d'ostéonécrose de la mâchoire et de fracture atypique fémorale sous traitement par bisphosphonates (http://afssaps.sante fr/htm/10/filltrpsc/lp071203.htm). Il est recommandé d'effectuer les éventuels soins dentaires nécessaires au début du traitement Cependant, ces soins ne doivent pas retarder l'instauration du traitement par bisphosphonate chez les patients à risque élevé de fractures. Le suivi buccodentaire sous traitement est identique à celui recommandé dans la population générale, au minimum une fois par an. Il est possible d'effectuer des avulsions dentaires, lorsqu'elles sont nécessaires, sous traitement antibiotique La prise de bisphosphonate pour une ostéoporose n'est pas une contre-indication à la mise en place d'un implant dentane (http //afssaps.sante.fi/htm/10/filltrpsc/lp071203.htm). Ces recommandations ne s'appliquent pas aux sujets traités par bisphosphonates dans le cadre de l'ostéolyse tumorale. 62 Place de la mesure de la densité minérale osseuse (DMO) au cours du suivi La mesure de la OMO peut être utile pour la prescription, maîs la répétition systématique de cette mesure n'est pas recommandée dans le suivi des traitements de l'ostêoporose (Accord professionnel). En dehors de l'arrêt précoce d'un traitement pour effet indésirable justifiant la réalisation d'une nouvelle mesure de DMO, d'autres mesures de la OMO peuvent être proposées dans les deux à tiois ans apiès le début du tiaitement et en fin de séquence de traitement : l'objectif est de vérifier l'absence de perte osseuse (c'est à dire une diminution de plus de 0,03 g/cm2 de DMO) [46] (Accord professionnel) 6 3 Place des marqueurs du remodelage osseux L'usage des marqueurs biologiques nécessite de choisir le marqueur le plus pertinent pour le traitement considéré et de tenir compte du seuil de variation du marqueur ayant une signification clinique. Au cours des traitements inhibant la résorption osseuse par voie orale (raloxifène, bisphosphonates, THM) on peut doser un marqueur de résorption (CTX sénques) au sixième mois de trai tement ; il doit être dans les normes de la femme non ménopausée
REVUE DU RHUMATISME 62 RUE CAMILLE DESMOULINS 92442 ISSY LES MOULINEAUX CEDE - 01 71 16 55 00
Bimestriel Surface approx. (cm²) : 4269
signifiant l'effet pharmacologique du traitement, sinon il est nécessaire de revoir avec la patiente les conditions de prise du traitement, et envisager un changement de traitement (sous réserve des précautions d'interprétation des marqueurs dosage ajeûne le matin, à distance supéiieur ou égal à six mois d'une fracture) (Accord professionnel) Le niveau de preuve de l'intérêt des marqueurs du remodelage osseux dans l'amélioration de l'adhésion au traitement est faible. 6.4 Autres méthodes de suivi des traitements Les autres méthodes de suivi des traitements sont • la mesure de la taille : les fractures vertébrales sont responsables d'une diminution de la taille. La réduction de la taille (à mesurer une fois par an chez les sujets ostéoporotiques) est un signe d'alerte non spécifique de pathologie rachidienne [ 12,44] (Accord professionnel) ; • l'évaluation morphologique du rachis (radiographie, recherche de fracture vertébrale par VFA) est indiquée chez une femme ménopausée traitée s'il existe des rachialgies, et/ou une perte de taille prospective superieur ou égal à 2cm [12] (Accord professionnel) 7. Conclusion L'actualisation de ces recommandations est destinée à tous les médecins amenés à prendre en charge des femmes ayant une ostéoporose post ménopausique ou à risque Leur objectif est d'exposer les principes du traitement médicamenteux à partir des données actuelles d'indications, d'efficacité et de tolérance de ces traitements. 8. Croupe de lecture Bachelot Anne (endocrinologue, Pans), Brazier Michel (pharmacien, Amiens), Benhamou Claude Laurent (rhumatologue, Orléans), Berrut Gilles (gériatre, Nantes), Christm-Maître Sophie (endocrinologue, Pans), Cohen Sohal Martine (rhumatologue, Pans), Darai Emile (gynécologue, Pans), Déblais Françoise (rhumatologue, Poitiers) Drapier Faure Evelyne (gynécologue, Lyon), Gompel Anne (endocrinologue, Pans), Javier Rose Marie (rhumatologue, Strasbourg), Laroche Michel (rhumatologue. Toulouse), Lopes Patrice (gynécologue. Nantes), Luton Dominique (gynécologue, Pans), Mainard Didier (chirurgien orthopédiste, Nancy), Maudelonde Thierry (endocrinologue, Montpellier), Multon Olivier (gynécologue, Samt-Herblain), Papin Patrice (chirurgien orthopédiste, Villefranche-sur-Saône) Déclaration d'intérêts K.B . interventions ponctuelles, honorai!es en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Amgen, Lilly, MSD, Novartis, Servier. Intérêts indirects: soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Lilly B.C.. interventions ponctuelles, honoraires en tant qu'expert ou orateui des laboratoires Amgen, Danchi-Sankyo, Ferring, GSK, Lilly, MSD, Medtronic, Novartis, Servier. Intérêts indirects . soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Amgen, Lilly, MSD, Novartis et Roche. T.T.: interventions ponctuelles: honoraires en tant qu'expert ou oiateur des laboratoires Amgen, Genévrier, GSK, Lilly, Merck, Novartis, Servier. Intérêts indirects soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Amgen, GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
Chugai, Merck, Novartis, Pfizer, Roche, Servier, UCB et Warner Chilcott. M. A : interventions ponctuelles honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Amgen, Lilly, MSD Novartis Roche, Servier. Intérêts indirects : soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Roche-Chugai et Seivier. H B interventions ponctuelles honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Novartis et Servier. V.B., interventions ponctuelles honoiaues en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Amgen, MSD, Novartis, Roche, Servier, Lilly BMS, Procter and Gamble. Intérêts indirects : soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Amgen, Roche, Lilly, Servier et Sanofi L. C : honoraires en tant qu'expert ou orateur du laboratoire Novartis. R C interventions ponctuelles • honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Servier, Chugai, Merck, Lilly, Pfizer, Amgen, Novartis. Intérêts indu ects. soutien financial pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Servier, Chugai, Merck, Lilly, Pfizer, Amgen et Novartis P. F : interventions ponctuelles honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires MSD, Roche, Lilly, Ipsen, Amgen, Pierre Fabre, Servier, Novartis. Intérêts indirects : soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires MSD, Roche, Lilly, Ipsen, Amgen et Servier J-M. F • interventions ponctuelles • honoraires en tant qu expert ou orateur des laboratoires Amgen, Novartis, Lilly et Set viei. J B G.. interventions ponctuelles : honoraires en tant qu expert ou orateur des laboratoires Novartis, Warner Chilcott, Roche, Lilly, Amgen. P. G. interventions ponctuelles . honoraires en tant qu expert ou orateur des laboratoires Amgen, Danchi-Sankyo, Lilly, MSD, Novartis, Roche, Servier. Intérêts indirects : soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur de Lilly, Roche S. K.: interventions ponctuelles, honoraires en tant qu expert ou orateur des laboratoues MSD, Roche et Servier. E. L.. intervention ponctuelles . honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Amgen, Danchi-Sankyo, GSK, Ipsen, Lilly, Novartis, Servier, Warner Chilcott. Intérêt indirects. soutient financier d'une association de recherche des laboratoires Amgen, MSD, Servier. B. L : intervention ponctuelles honoraires en tant qu'orateur des laboratoires Besms, Theramex Bayer, Solvay pharma, DauchiSankyo et Lilly. C M.. interventions ponctuelles honoraires en tant qu expert ou orateur des laboratoires Amgen, Lilly, Merck, Novartis Intérêts indirects soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Amgen, Lilly et Pfizer P O interventions ponctuelles honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Amgen, Servier, MSD, Novartis, Lilly France, Roche, GSK Procter & Gamble Sanofi Aventis Intérêts indirects tous les partenaires industriels de l'organisation des journées annuelles du centre Viggo Petersen et de l'organisation des journées annuelles de l'URAM Expertises pour la Haute Autorité de santé (MAS), l'AFSSAPS, linserm, la direction de la recherche clinique d'Ile-de-France, la fondation européenne des sciences. P. S. : interventions ponctuelles honoraires en tant qu'expert ou orateur des laboratoires MSD, Roche, Abbott, Pfizer. F T • interventions ponctuelles en tant qu'expert ou orateur des laboratoires Abbott, Amgen, Bayer Schering Pharma, Codépharma, Danchi-Sankyo Fiance, GSK, MSD, Pierre Fabre médicament, Téva/Thêramex et intérêts indirects : soutien financier pour des programmes de recherche ou investigateur des laboratoires Amgen, Lilly et. Pierre Fabre médicament
C R interventions ponctuelles honoraires en tant qu'expert ou orateur de s laboratoires Amgen Lilly, MSD Roche Novartis Servier Intérêts indirects soutien financier a une association de recherche des laboratoires Bongrain, Amgen Lilly, MSD et Servier Addendum. La version actuelle des recommandations repose sur l'analyse des etudes scientifiques et les opinions d experts permettant de poser les indications Les traitements sont cites par ordre alpha bétique Les conclusions de l'HAS et de l'AFSSAPS réglementant les conditions de remboursement des medicaments sont jointes en Annexe I (voir le materiel complementaire accompagnant la version en ligne de cet article) Annexe A. Matériel complémentaire Du matériel complementaire (Annexes 1-3) accompagnant cet article est disponible sur http //www sciencedirect com et dci I OI 016/j rhum 2012 02 006 Références [ 11 AGREE collaboration Development and validation of an international appraisal instrument for assessing the quality of chnical practice guidelmes the AGREE project Qual Saf Health Care 2003 12 18-23 [2] NIH consensus development panel on osteoporosis Prevention diagno sis and therapy Osteoporosis prevention diagnosis and Iheiapy JAMA 2001 285 785-95 [3] Elme D Nguyen ND Milch VE et al Mortahty nsk associated with low trauma osteoporotic fracture and subséquent fracture in men and women JAMA2009 301 513-21 [4] World Health Organization (WHO) Assessment of fracture nsk and us appli cation to screening for postmenopausal osteoporosis report of a WHO study group WHO technical report series n 843 WHO Geneve Suisse 19941-29 Lewiecki EM Watts NE McClungMR étal Officiai position of the International society for chnical densitometry J Clin Endocnnol Metab 2004 89 3651-5 [5] KanisJA GluerCC for the committee of scientific advisors I O P Anupdateon the diagnosis and assessment of osteoporosis with densitometry Osteoporos Int2000 ll 192-202 [6| Kanis JA McCloskey EV Johansson H et al A reference standard for the des cnption of osteoporosis Bene 2008 42 467-75 [7| Paggiosi MA GluerCC Roux C étal International variation in proximal fémur bene mineral density Osteoporoslnt2011 22721-9 [8| Black DM Arden NK Palermo I. étal Prévalent vertébral deformities predict bip fractures and new vertébral deformities but nop wnst fractures J Bone Miner Res 1999 5 821 8 [9] Klotzbuecher CM Ross PO Landsman PB et al Patients with prier fractures have an increased risk of future fractures a summary of the hterature and statistical synthesis J Bone Minei Res 2000 15 721-39 [10| van Ceei TA van Helden S Geusens PP et al Chnical subséquent fractures cluster in time after first fractures Ann Rheum Dis 2009 68 99-102 |11| Giangregono LM LeslieWD Mamtoba bone density program Time smce pnor fracture is a nsk modifier for 10 year osteoporotic fractures J Bone Miner Res 201025 1400-5 [12| Schousboe JT Vokes T Bray SB et al Vertébral fracture assessment the 2007ISCD officiai positions J Clin Densitom 2008 ll 92-108 [13] Marshall O Johnell O Wedel H Meta analysis of bow well measures of bone mineral density predict occurrence of osteoporotic fractures BMJ 1996312 1254-9 [14] SchuitS v a n d e r K l i f t M WeelAE étal Fracture incidence and association with boue minéral densily in elderly men and women the Rotterdam study Bone 2004 34 195-202 [15| Sornay-Rendu E MunozF GarneroP étal Identification of osteopenic women at high nsk of fracture the OFELY study J Bone Miner Res 2005 20 1813-9 [16| Dargent-Mohna P Favier F Grandjean H étal Fal! related factors and nsk of Iup fracture the EPIDOS prospective study Lancetl996 348 145-9 [17] KanisJA Johnell O OdenA étal FRAX® and the assessment of fracture proba bility in men and women from the UK Osteoporos Int 2008 19 385-97 [IS] Ensrud KE Lui LY Taylor BC et al A companson of prédiction models for fractures in older women is moi e hetier? Ai ch Intel n Med 2009 169 2087-94 [19] Donaldson MG Palermo L Schousboe TJ et al FRAX* and risk of vertébral fractures the fracture intervention trial J Bone Miner Res 2009 24 1793 9 [20] Sornay Rendu E Munoz F Delmas RD et al The FRAX* toei in French women how well docs it descnbe the real incidence of fracture in the OFELY cohort? J Bone Miner Res 2010 25 2101-7 [21] Tremolheres FA PouillesJM Drewniak N étal Fracture nsk prédiction using EMD and chnical risk factors in early postmenopausal women Sensitivity of the WHO FRAX» toei J Bone Miner Res 2010 25 1002-9 GRIO 1465242300506/GCP/OTO/3
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trial JAMA 2010 303 1815 22 [33] Lyles KW Colon Emenc CS Magaziner JS et al Zoledromc acid and chnical fractures and montilly after bip fracture N Engl J Med 2007 357 1799-809 [34] Bone HC Hoskmg DH Devogelaer JP et al Ten years experience with alendronate for osteoporosis in postmenopausal women N Engî J Med 2004 350 1189-99 [35] Black DM SchwartzAV Ensrud KE étal Effectsof continuingor stoppingalen dronate after 5 years of treatment the fracture intervention trial long term extension (FLEX) a randomized trial JAMA 2006 296 2927-38 [36] Mellstrom D Sorensen OH Goemaere S et al Seven years of treatment with nsedronate in women with postmenopausal osteoporosis Calcif Tissue Int 2004 75 462-8 [37] ReginsterJY KaufmanJM Goemaere S étal Maintenance of antifracture efficacy over lOyears with strontium ranelate in postmenopausal osteoporosis Osteoporos Int 2012 23 1115 22 [38] Martino S Cauley JA Barrett Connor E et al Continuing outcomes relevant to evista breast cancer incidence in postmenopausal osteoporotic women in a randomized trial of raloxifene J Natl Cancer Inst 2004 96 1751-61 [39] BlackDM ReidIR BoonenS étal Theeffectof3versus6yearsofzoledromcaad treatment ot osteoporosis a randomized extension to the HORIZON Pivotai Fracture Trial (FFT) J Bone Miner Res 2011 dpi IQ 1002/jbmr 1494 [Epub ahead of print] [40] ShaneE B u r r D EbehngPR étal Atypical subtrochantencanddiaphysealfémoral fractures report of a task force of the American society for bone and mineral research J Bone Miner Res 2010 25 2267-94 [41] SchilcherJ Michaelsson K Aspenberg P Bisphosphonate use and atypical frac tuiesof thefemoial shaft N Engl J Med 2011 3641728 37 [42] SimmoskiK Jiang G AdachiJD Hanley étal Theaccuracyofheightlossdurmg prospective monitoring for détection of incident vertébral fractures Osteoporos Int 2005 16403-10 [43] SimmoskiK Warshawski RS Jen H étal The accuracy of historial height less for the détection of vertébral fractures in postmenopausal women Osteoporos Int 2006 17290-6 [44] Bnot K Legrand E Poucham D et al Accuracy of patient reported height loss and risk factors for height loss among postmenopausal women CMAJ 2010 6 558 62 [45] SchwaitzAV Bauer DC Cummings SR étal Efficacy of contmued alendronate for fractures in women with and without prévalent vertébral fracture the FLEX trial J Bone Miner Res 2010 25 976-82 |46| Ravaud P RenyJL Giraudeau B étal Smallest détectable difference in mdivi dual bone mineral density measurements I Bone Miner Res 1999 14 1449-56 [47] LmdsayR ScheeleWH NeerR étal Sustamed vertébral fracture nsk reduction after withdrawal of tenparatide in postmenopausal women with osteoporosis Arch Intern Med 2004 164 2024-30 [48] Prince R Sipos A Hossain A et al Sustained non vertébral fragihty fracture nsk reduction after discontinuation of tenparatide treatment J Bone Miner Res2005 20 1507-13 [49] Cauley JA RobbmsJ Chen Z étal Effectsofestrogenplusprogestm on risk of fracture and bone mineral density The women s health 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Reco ostéoporose GRIO 2012
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