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Timestamp: 2018-11-16 14:43:07+00:00
Document Index: 115439437

Matched Legal Cases: ['ATF ', 'art. 49', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 81', 'art 42', 'art. 81', 'ATF ', 'art. 108']

6B_180/2017 06.03.2017
6B_180/2017
tous les deux représentés par Me Philipp Matthias Bregy, avocat,
Ordonnance de non-entrée en matière (infractions contre le patrimoine, contre l'honneur, insoumission à une décision de l'autorité); qualité pour recourir au Tribunal fédéral,
recours contre l'ordonnance du Tribunal cantonal du canton du Valais, le Juge de la Chambre pénale, du 28 décembre 2016 (P3 16 165).
Par ordonnance du 28 décembre 2016, le Juge de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté le recours formé par A.________ et B.________ contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 20 juin 2016 sur leur plainte pénale contre C.________, D.________ et E.________ pour des atteintes principalement à l'honneur et au patrimoine, ainsi que pour insoumission à une décision de l'autorité.
A.________ et B.________ recourent en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'ordonnance du 28 décembre 2016, concluant, avec suite de dépens, à l'annulation de celle-ci et au renvoi de la cause en instance cantonale.
2.3. N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation (ATF 130 III 699 consid. 5.1 p. 704; 125 III 70 consid. 3a p. 75). L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée).
2.4. En l'espèce, les recourants indiquent s'être constitués parties plaignantes dans leur plainte pénale et y avoir précisé que d'éventuelles prétentions civiles seraient chiffrées ultérieurement (cf. recours ch. 2 p. 4). Ce faisant, ils ne se déterminent nullement à satisfaction de droit sur un éventuel tort moral ou dommage, ni sur leur principe ni sur leur quotité, pas plus qu'ils n'indiquent par rapport à chaque infraction en quoi consisterait le dommage en résultant (cf. arrêt 6B_914/2013 du 27 février 2014 consid. 1.2). Le défaut d'explication suffisante sur la question des prétentions civiles exclut leur qualité pour recourir sur le fond de la cause.
2.5. L'hypothèse visée à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF n'entre pas en considération, les recourants ne soulevant aucun grief recevable quant à leur droit de porter plainte (cf. art 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).
2.6. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie plaignante est habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). Tel n'est pas le cas en l'occurrence.
2.7. Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF.