Source: http://tousensembleunis.e-monsite.com/blog/analyse-juridique-de-l-excommunication.html
Timestamp: 2018-07-20 15:57:59+00:00
Document Index: 315695820

Matched Legal Cases: ['§ 9', 'art 18', 'art 9', 'art 18', 'art 31', 'art 18', 'art 5', 'art 1', 'art 16', 'art 1', 'art 4', 'art 11', 'art 8', 'art 12', 'art 222', '§ 17', 'art 4', '§7']

LES TEMOINS DE JEHOVAH PORTENT-ILS ATTEINTE AUX DROITS DE L HOMME ?
TROUBLENT ILS L’ORDRE PUBLIC ?
La Watch Tower ( WT), organe officiel des Témoins de Jéhovah donne à ses membres des instructions leur demandant de ne « plus fréquenter » ceux qui quittent son organisation (excommuniés, ou retirés volontairement), même si ces derniers font partie de leur famille proche : parents, enfants, frères, sœurs. De fait, celui qui quitte les Témoins de Jéhovah est non seulement exclu de l’organisation mais également exclu socialement et exclu de sa propre famille demeurée au sein de l’organisation.
Ces instructions sont assorties de sanctions. Si la fréquentation interdite s’effectue avec un ex Témoin de Jéhovah non membre de la famille, l’adepte est excommunié lui-même. Il est donc à son tour isolé de ses amis et de sa famille restée membre de la WT.
Si la fréquentation interdite s’effectue avec un membre de la famille, l’adepte perd toutes ses responsabilités, et se retrouve ainsi dégradé, mis à part dans l’organisation, car il est considéré comme un mauvais exemple. Certaines activités lui sont interdites. On invite également, plus ou moins directement l’ensemble des autres adeptes à ne plus le considérer comme un « intime », donc à l’ostraciser. (TG 15 7 2014 p16 par 16)
Ces instructions, consistant à priver à vie # l’ex-TJ de ses relations sociales, et affectives avec sa famille proche, à le priver à vie, d’amitiés parfois aussi profondes qu’anciennes, ont pour but d’empêcher le départ des adeptes de l’organisation et de contraindre celui qui a néanmoins quitté l’organisation à y revenir. C’est ce que certains appellent un chantage affectif ou un prosélytisme forcé.
Si le prosélytisme d’un mouvement est légitime, il ne saurait en aucun cas nuire à celui qui n’y répond pas favorablement. Or, c’est ici le cas puisque l’exclu perd définitivement ses liens familiaux et sociaux tant qu’il ne répond pas favorablement aux manoeuvres coercitives de la WT.
En résumé, l’entrée chez les Témoins de Jéhovah est à sens unique. Vous ne pouvez pas en partir sans dommage.
Les TJ affichent dans le cadre de leur prédication un idéal et beau discours biblique plein d’amour et de bonté, mais cachent la terrible et angoissante réalité de l’emprisonnement moral et affectif de celui qui veut un jour se libérer de leur emprise.
LES FAITS SONT ILS ETABLIS ?
Non seulement, une littérature abondante et régulière de la WT rappelle ces instructions, mais des commentaires sur ces articles et des discours, lors des 3h30 de réunions hebdomadaires, renforcent régulièrement ces instructions :
- TG 15 12 1981 p 28 « 19 Par conséquent, les chrétiens qui sont dans des liens de parenté avec une personne exclue vivant hors du foyer devraient s’efforcer d’éviter tout contact inutile avec elle et même de réduire au minimum toutes relations d’affaires »
- TG 15 7 1985 p32 « Ainsi, c’est peut-être volontairement qu’en II Jean 10, 11 l’apôtre a utilisé khaïrô, plutôt qu’aspazomaï (verset 13). Dans ce cas, il ne recommandait pas simplement aux chrétiens de ne pas saluer chaleureusement (en l’étreignant, en l’embrassant ou en engageant avec elle une conversation) une personne qui enseignait l’erreur ou qui avait abandonné la congrégation (donc qui avait apostasié). Il leur disait plutôt de ne pas saluer du tout une telle personne, pas même d’un simple khaïrô, un simple “bonjour”.
Les paroles suivantes de Jean soulignent clairement l’importance de son conseil: “Celui qui lui dit un salut s’associe à ses œuvres méchantes.” Aucun chrétien véritable ne souhaitait que Dieu le considère comme quelqu’un qui participait à des œuvres méchantes en fréquentant un pécheur exclu ou une personne ayant rejeté Sa congrégation. Il est de beaucoup préférable de fréquenter la grande famille chrétienne qui reflète l’amour .. »
-TG 15 4 1988 p 28 -- Ministère du Royaume 8 2002 p 4 « Il sera peut-être possible de n’avoir presque aucun contact avec lui. Même si des questions familiales rendent nécessaires des contacts, ceux-ci devraient certainement être réduits au minimum ”, conformément à l’injonction divine de “ cesser de fréquenter quiconque ” est coupable de péché et ne se repent pas (1 Cor. 5:11, Kingdom Interlinear) »
-TG 15 4 1988 p 26, 30 - « ...à la page 26 nous avons pu voir le commentaire de Lynette sur sa décision de « rompre toute relation » avec sa soeur Margaret qui avait été exclue. »
-TG 15 4 2012 p 12 «Afin d’illustrer combien il est salutaire pour une famille dont un membre est excommunié de respecter ce commandement, arrêtons-nous sur le témoignage d’un jeune homme. Celui-ci est resté excommunié pendant plus de dix ans. Dès le départ, son père, sa mère et ses quatre frères ont ‘ cessé de le fréquenter ’, et ils se sont tenus à leur décision. Il essayait parfois de s’associer à leurs activités, mais chacun d’eux est resté ferme en n’ayant aucun contact avec lui. Après sa réintégration, il a confié que sa famille lui avait toujours manqué, surtout le soir quand il était seul. Il a reconnu cependant que, si les siens l’avaient fréquenté ne serait-ce qu’un peu, cela lui aurait suffi. Mais ils ne communiquaient plus avec lui. Le vif désir de profiter de leur compagnie a été l’un des facteurs qui l’ont poussé à tisser de nouveau des liens avec Jéhovah. Si jamais nous sommes tentés d’enfreindre le commandement divin en fréquentant un proche excommunié, repensons à ce témoignage. »
Il faut noter que l’article ci-dessus avait pour titre : « La traitrise, un signe des temps » . Celui qui fréquente un membre de sa famille ex TJ est donc considéré comme un traitre.
-TG 15 2 2011 p 31 « Accepterais-je de fréquenter quelqu’un qui a été excommunié ou qui s’est retiré de la congrégation chrétienne ? Et que ferais-je s’il s’agissait d’un membre de ma famille qui ne vit plus sous le toit familial ? »
-TG 15 7 2011 p 32 « De nos jours, Jéhovah n’exécute pas sur-le-champ ceux qui enfreignent ses lois. Dans son amour, il leur offre l’occasion de se repentir de leurs transgressions. Mais que ressentirait-il si des parents le mettaient sans cesse à l’épreuve en ayant des contacts non indispensables avec leur enfant excommunié ?
18 Nombre de ceux qui ont pendant un temps été excommuniés reconnaissent que la fermeté dont ont fait preuve les membres de leur famille et leurs amis les a aidés à revenir à la raison. »
- TG 15 1 2013, p 15-16 "Comment endurer la douleur vive que l'on ressent quand un proche trahit Jéhovah ... En réalité, ce proche, à qui tu tiens tellement, a besoin de voir que tu es résolu à faire passer Jéhovah avant tout, y compris tes liens familiaux. Ne cherche pas de prétexte pour fréquenter un proche excommunié, même par téléphone ou par courriel."
-TG 15 6 2013 p 28 « 17 L’excommunication est une autre forme de discipline venant de Jéhovah. Elle protège la congrégation d’influences néfastes et peut aider le pécheur à se rétablir (1 Cor. 5:6, 7, 11). Robert a été excommunié pendant près de 16 ans. Durant cette période, ses parents et ses frères ont appliqué fermement et fidèlement le commandement biblique de cesser de fréquenter les transgresseurs et de ne pas même les saluer. Robert est maintenant réintégré depuis quelques années et il fait de bons progrès spirituels. Quand on lui a demandé ce qui l’avait incité à revenir vers Jéhovah et son peuple si longtemps après, il a répondu que la position ferme de ses proches avait joué un rôle. « Si ma famille m’avait fréquenté ne serait-ce qu’un peu, pour prendre de mes nouvelles par exemple, ces quelques contacts m’auraient suffi. Et mon envie de les côtoyer n’aurait probablement pas fait partie des facteurs qui m’ont poussé à revenir à Dieu. »
- TG 15 11 2014 p 14 par 5 « Pour ta part, te montres tu saint en t’interdisant de fréquenter tout excommunié, qu’il soit membre de ta famille ou non ? »
Dans la même TG en Français facile, cela donne : « Pour être saints, nous ne devons pas passer de temps avec des personnes qui sont excommuniées, et même si ce sont des membres de notre famille. »
- L V 2008 « Demeurez dans l’amour de Dieu » p 208 « L’autre cas de figure est celui d’un parent excommunié qui ne fait pas partie du cercle familial restreint et qui ne vit pas dans le foyer. Bien qu’en de rares occasions des contacts limités puissent être nécessaires si l’on veut s’occuper de questions familiales, tout contact de ce genre devrait être réduit au minimum. Les membres fidèles d’une famille chrétienne ne se cherchent pas d’excuses pour fréquenter un parent excommunié qui ne vit pas dans le foyer. Au contraire, par fidélité à Jéhovah et à son organisation, ils soutiennent la disposition biblique qu’est l’excommunication. Leur attitude fidèle s’inscrit dans l’intérêt même du pécheur et elle peut l’aider à tirer profit de la discipline qui lui est infligée »
EXISTE-T-IL DES VICTIMES ?
De nombreuses victimes témoignent ou peuvent témoigner de leurs souffrances morales et affectives. (Voir Unadfi, Miviludes Caffes et autres institutions)
Les souffrances psychologiques, affectives résultant de cette mesure peuvent être terribles. Non seulement de nombreux mariages, réunions et évènements familiaux se trouvent orphelins d’un être cher tel que père, mère, enfants, petits enfants, grands parents, mais surtout, des vies entières se trouvent définitivement en deuil de ce même être cher. Des parents, des grands parents, des jeunes vivent des déchirures et des souffrances morales extrêmement profondes, des solitudes désespérantes et les regrets éternels d’avoir un jour croisé les Témoins de Jéhovah.
Ce qui ajoute aux douleurs, c’est que ceux qui quittent l’organisation ont été éduqués dans une culpabilisation permanente en cas de désaccord avec l’organisation et qu’on leur a toujours appris à taire leurs souffrances. TG 15 8 2014 ; 15 4 2011 ; 15 9 2011
Voici comment un ancien haut responsable de la WT, Raymond Franz dans son livre « Crise de conscience » décrit les déchirures familiales:
« " Que peut ressentir une mère qui a vu un bébé, une petite fille, sortir de son corps, qui en a pris soin, qui s’en est occupée lorsqu’elle était malade, qui a instruit la petite fille pendant ses années de formation, qui a vécu ses problèmes avec elle, qui a ressenti ses déceptions et ses moments de tristesse comme s’ils étaient les siens, qui a versé des larmes avec elle —, oui, que peut ressentir cette mère lorsque sa fille, maintenant adulte, la rejette soudainement, alors qu’elle ne cherche qu’à être honnête envers sa conscience et envers Dieu ?
" Ces cas ne sont pas issus de l’imagination. Ces choses arrivent à de nombreux parents qui ont été autrefois associés aux Témoins de Jéhovah. »
Pour prendre toute la mesure de ces drames, il faut savoir que la doctrine des TJ conduit progressivement l’adepte à se séparer du monde extérieur qui l’entoure et à n’entretenir des relations amicales qu’avec ses coreligionnaires. Il est mal vu d’entretenir des amitiés avec des personnes qui ne sont pas Témoins de Jéhovah. (TG 15 7 2014 P 16 par 16). La communauté des TJ possède donc le quasi-monopole des relations sociales , amicales et affectives qui comptent pour l’adepte. Les relations professionnelles n’ont qu’une dimension sociale subie et très accessoire. Elles n’ont évidemment en aucun cas de dimensions amicales et affectives :
« Cela dit, que penser de la fréquentation assidue de personnes qui ont une bonne moralité, mais qui ne croient pas au vrai Dieu ? Les Écritures nous avertissent : “ Le monde entier se trouve au pouvoir du méchant. ” (1 Jean 5:19). Dès lors, nous comprenons que les mauvaises compagnies ne se limitent pas à des individus laxistes ou foncièrement immoraux. Il est donc sage de n’entretenir des amitiés étroites qu’avec des personnes qui aiment Jéhovah. » « Depuis toujours, tous ceux qui aiment vraiment Jéhovah se sentent étrangers dans le monde » (Tour de Garde 15 mars 2006 p. 23 § 9- Tour de Garde 15 mars 2013 p 19 $1)
Celui qui quitte l’organisation se retrouve donc totalement privé de liens sociaux choisis, amicaux et familiaux.
Alors qu’un condamné à perpétuité ou à mort a droit à des visites familiales, le Témoin de Jéhovah excommunié n’y a pas droit.
La WT ne fait certes pas sauter d’immeubles, mais elle fait sauter des familles qui y habitent. Elle fabrique des orphelins.
Elle se vante également de nobles sentiments en ne participant pas aux conflits armés pour ne pas tuer son prochain, mais elle l’assassine sur les plans social et affectif en lui imposant à vie des ruptures sociales et familiales.
De même la WT s’indigne et on le comprend lorsqu’une salle du Royaume est vandalisée, mais au fond, elle fait bien pis : En effet, si on devait choisir entre subir un acte de vandalisme sur son habitation et subir à vie la rupture avec sa famille, tout le monde choisirait à l’évidence de subir le moindre mal, c’est à dire le dommage matériel sur son habitation.
EXISTE-T-IL DES SANCTIONS RESULTANT DU NON RESPECT DE CES INSTRUCTIONS ?
Contrairement à ce qu’a prétendu la WT devant les instances judiciaires belges (affaire Lejeune), les instructions qu’elle donne ne sont pas que des « réflexions », puisqu’elles sont assorties de sanctions en cas de non respect.
Ces sanctions démontrent que les adeptes ne décident pas librement, ni personnellement par conviction, de la conduite à tenir à l’égard de ceux qui quittent la WT.
Contrairement à ce qu’a prétendu la WT devant ces mêmes instances (voir ses conclusions devant la Cour d’appel de Mons du 9 12 2013 pages 19, 20,37), ses instructions et leur mise en œuvre nuisent gravement aux relations familiales
Les sanctions ne sont clairement expliquées que confidentiellement dans le manuel des anciens (ks 2010) « Faites paître le troupeau de Dieu »
Page 117, à propos de celui qui fréquente « sans nécessité », un membre de sa famille excommunié, il est écrit :
« il se peut qu’il ne remplisse pas les conditions requises pour se voir confier des attributions dans la congrégation, puisqu’elles ne sont accordées qu’à des chrétiens exemplaires. On ne constituera pas de comité de discipline religieuse, à moins qu’il persiste à s’associer à ce membre de sa famille dans des activités spirituelles.. »
Ce n’est que s’il existe des échanges, des discussions sur le plan religieux avec ce membre de la famille ex-tj que l’excommunication sera à envisager .
Page 58 à 60 : Parmi les transgressions relevant d’un comité de discipline religieuse et donc pouvant conduire à l’excommunication figure « la conduite effrontée » ou « dérèglement ».
Est susceptible de relever de la « conduite effrontée », ou « dérèglement » : « la fréquentation de personnes excommuniées ne faisant pas partie de la famille, habituelle et non nécessaire, de propos délibérés, malgré de nombreux conseils »
La liste des comportements susceptibles de conduire à l’excommunication sont mentionnées selon la WT dans la Bible en Galates 5 :19.
Comme la « fréquentation d’excommuniés hors famille » n’y figure pas, il a fallu trouver un biais en l’assimilant à un « dérèglement », notion figurant effectivement dans le passage biblique.
Outre les sanctions officiellement prévues ci-dessus, une discrimination par l’ensemble des membres de la congrégation, est même encouragée à l’égard de ceux qui bien que toujours adeptes ne respectent pas ces instructions :
La TG 15 7 2014 p 16 par 16 déclare en effet : « Aujourd’hui, les adorateurs de Jéhovah qui s’efforcent de mener une vie pure ne doivent pas être les intimes de membres de la congrégation qui persistent à ne pas tenir compte des principes divins »
Puisque ceux qui fréquentent des membres de leur famille excommuniés, sont dans toute la littérature ci-dessus, considérés comme ne respectant pas les « principes divins », il est clair que cet article demande de ne pas être « intime », c'est-à-dire de faire une différence relationnelle, affective, en un mot, d’ostraciser ceux qui fréquentent un membre de leur famille qui est excommunié.
Qui pourrait dire que cette attitude est conforme aux nombreux textes majeurs consacrant la liberté de religion ?
** L’art 18 de la « déclaration universelle des droits de l’homme »,
« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction.. »
** L’art 9 de la Convention européenne des droits de l’homme, (reprend l’art 18 ci-dessus)
** L’art 31 de la loi du 9 12 1905 condamnent l’atteinte à la liberté de religion, laquelle inclut la liberté de changer de religion.
« Sont punis de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d'un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l'une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l'auront déterminé à exercer ou à s'abstenir d'exercer un culte,..... »
** Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966, art 18, 20, 23 : « Nul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix. »
** La Directive européenne du 24 juin 2013: No 11491/13
** La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, du 21 décembre 1965, art 5
** La Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondée sur la religion ou la conviction, du 25 novembre 1981, Préambule et art 1 « Nul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d’avoir une religion »
** L’ Acte final sur la sécurité et la coopération en Europe signé en 1989, art 16
** La Charte des Nations Unies, art 1
Ici, la menace de rupture familiale, et sociale ainsi que l’effectivité de ces ruptures, par l’obéissance aux instructions de la WT conduisent
1) à empêcher l’individu Témoin de Jéhovah de changer de religion en quittant cette organisation et
2) à contraindre ceux qui souffrent excessivement de ces ruptures affectives, familiales et sociales à adhérer de nouveau à cette religion.
** Les articles 23 et 24 de la loi du 29 7 1881 condamnent ceux qui incitent à de tels comportements. N’est-ce pas ce que fait la WT au travers de ses instructions et des réunions commentant ces instructions.
** Contraindre l’adepte à continuer d’adhérer ou à adhérer de nouveau, en droit ou en fait, à l’association des TJ ne revient-il pas à enfreindre le principe énoncé par l’art 4 de loi du 1 juillet 1901 et l’art 11 de la CEDH « Tout membre d'une association peut s'en retirer en tout temps, après paiement des cotisations échues et de l'année courante, nonobstant toute clause contraire. »
** Les TJ n’enfreignent-ils pas l’art 8 de la CEDH stipulant : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale,….. » ainsi que l’art 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, lequel déclare : « Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille….. » ?
** La rupture définitive de relations familiales pour motif religieux pourrait également constituer une violence morale pénalement qualifiable (art 222-13 al 3, 5bis C pénal)
**Enfin les TJ ne se heurtent-ils pas à un principe constitutionnel ? En effet, priver, une mère, un père, de son enfant et inversement, pour motif religieux, est une atteinte à la dignité humaine, dignité consacrée par le Conseil Constitutionnel lors de sa décision du 27 juillet 1994 : « la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation est un principe à valeur constitutionnelle ».
** On pourrait même imaginer que toutes les atteintes à ces lois et libertés si fondamentales s’apparentent à un trouble à l’ordre public.
LA WT PEUT-ELLE S'EXONERER EN INVOQUANT L'ENGAGEMENT DE L’EXCOMMUNIE PAR LE BAPTEME ?
La WT déclare qu’en devenant Témoin de Jéhovah nous nous sommes engagés en toute connaissance de cause à ne pas fréquenter un excommunié même si c’est un membre de notre famille et à être séparé de notre famille, si nous étions excommuniés.
- Cet enseignement sur les conséquences de l’excommunication n’est dispensé que de façon homéopathique et édulcorée et seulement après que « l’intéressé » soit bien conditionné et en fin de parcours initiatique (à la fin du 2ème livre d’étude).
- De plus des publications laissent entendre la totale liberté de changer de religion et même l’absence totale de contraintes familiales (TG 15 11 1974, RV 7/2009 p29 ; livre sur Jérémie P 175 ; site jw.org question : « rejetez-vous les ex TJ ») Cet engagement n’est pas donc pas « libre et éclairé »
- Les sanctions pour celui qui fréquente un excommunié membre de sa famille ne sont mentionnées dans toute la littérature de la WT pour la première fois que dans le Manuel confidentiel des anciens édité en 2010. Auparavant, il ne s’agissait que d’instructions très disparates et orales données seulement aux ‘anciens’.
- L’organisation affiche régulièrement son attachement à la liberté de religion en faisant condamner dès qu’elle le peut, sur ce motif, les Etats qui entravent son développement et notamment la France . (Cedh : 30 6 2011 Témoins de Jéhovah/France). Comment un nouveau converti peut-il imaginer être un jour atteint dans cette liberté fondamentale par une organisation qui la revendique autant ?
- Si par impossible, on retenait cette notion d’engagement : de quel engagement s’agit-il ? La variation des consignes de la WT sur ce sujet fait que celui qui a pris le baptême avant 1974 ou après cette date ou récemment n’a pas pu « souscrire » au même engagement. Et pourtant, les conséquences sont les mêmes pour tout adepte qui quitte le mouvement.
-Quand bien même cette « clause » fut acceptée « de façon libre et éclairée », ce qui n’est pas le cas, elle ne peut être considérée, compte tenu de ses enjeux (rupture à vie# avec la famille) que comme léonine, (abusive et nulle) surtout quand son acceptation par le baptême émane de jeunes adolescents voire des mineurs quelque fois âgés de 7 ans. (Annuaire 2011 p 58 ; TG 15 9 2013 p26 § 17). Pour qu’elle fût valable cette « clause » aurait du être pour le moins écrite en caractère gras et signée. A titre indicatif soulignons par exemple que les exclusions d’un contrat d’assurance doivent être rédigées en caractères très apparents (art L112-4 C. des assurances).
-Le total déséquilibre, la totale disproportion, entre les engagements de la WT et le futur adepte invalide totalement cet « engagement ». Ceci, d’autant plus que la WT ne subit aucun préjudice lié à ‘la résiliation’ de cet « engagement. »
-Enfin, cet engagement à vie se heurte au principe énoncé par l’art 4 de la loi du 1 7 1901 : « Tout membre d'une association qui n'est pas formée pour un temps déterminé peut s'en retirer en tout temps, après paiement des cotisations échues et de l'année courante, nonobstant toute clause contraire. »
LA JUSTIFICATION PAR LA WT DE SA LIBERTE DE CULTE EST ELLE PERTINENTE ?
** Les passages de la Bible sur lesquels s’appuie la WT, comme la plupart des passages de la Bible sont susceptibles d’interprétation et cette liberté d’interprétation conduit fallacieusement la WT à avancer un prétexte religieux (la volonté divine) pour mettre illégalement en oeuvre une stratégie humaine, coercitive et abusive, pour contraindre ses membres à rester à vie, au sein de son organisation, ou à y revenir s’ils sont partis.
Cette possibilité d’interpréter les textes bibliques et donc d’en changer le sens, ressort clairement des propres écrits de la WT :
Livre « Les Témoins de Jéhovah, prédicateurs du Royaume » (jv) p. 709
« Cependant, l’intelligence de ces vérités devient progressivement de plus en plus claire “en temps voulu”, au temps fixé par Jéhovah (Mat. 24:45; voir Daniel 12:4, 9). Parfois, à cause d’erreurs humaines ou d’un zèle excessif, ses serviteurs ont dû rectifier leur point de vue.
Par exemple, à différentes époques de l’histoire moderne des Témoins de Jéhovah, leur zèle et leur enthousiasme à défendre la souveraineté de Jéhovah les ont amenés à anticiper la date de la fin du système de choses satanique (Ézéch. 38:21-23). Toutefois, Jéhovah n’en a pas révélé à l’avance le moment exact (Actes 1:7). De ce fait, son peuple a dû rectifier son point de vue sur cette question. »
p. 147 : « Cette compréhension progressive ne s’est pas limitée aux débuts de leur histoire moderne. Elle n’a cessé de continuer jusqu’à aujourd’hui. Par exemple, en 1962, les Étudiants de la Bible ont révisé leur compréhension au sujet des “autorités supérieures” dont parle Romains 13:1-7. »
Un exemple de liberté d’interprétation :
Ce n’est que par la Tour de Garde du 15 juillet 2013 que la WT découvre sa véritable identité : après plus de cent ans d'existence, nous découvrons une nouvelle définition de « l'esclave fidèle et avisé » et donc du « Collège Central », c'est à dire du coeur même de la WT.
Combien de fois la WT a t elle redéfini le terme « génération », modifié les dates et d’autres normes et concepts !Elle a d’ailleurs toujours reconnu qu’elle n’était pas infaillible.
Cette latitude d’interprétation permet en réalité de s’affranchir dans une certaine mesure du religieux et d’introduire sa propre volonté, dans ses consignes et enseignements, indépendamment de toute notion de conscience et de vérité biblique contraignante et incontournable.
Religieux et conscience ne deviennent alors pour partie, que des masques et des prétextes pour adopter une stratégie acharnée de développement et parrallèlement pour exiger des autorités, une liberté d’action dans le cadre juridique et fiscal de la liberté religieuse.
La notion d’extensions matérielle et financière, ainsi que d’autres notions comme l’auto proclamation d’élus, la construction prophétique erronée, la coercition à l’égard des « sortis », l’atteinte à la dignité humaine et aux droits de l’homme, etc…. ne correspondent certainement pas aux normes bibliques. C’est alors qu’intervient l’interprétation circonstanciée.
** Par ailleurs, sous prétexte de liberté de culte, on ne peut attenter à la liberté de changer de religion en infligeant au sortant des conséquences sociales et familiales exponentielles, sans intérêt avec la préservation de la communauté ou de ses valeurs. D’autres mesures moins radicales, comme l’annonce publique du départ d’un membre, sa non participation aux activités de la communautés seraient amplement suffisantes pour préserver la communauté.
Les mobiles de l’organisation dans ses consignes extrêmes visent en réalité à nuire au sortant pour contraindre son retour plutôt qu’à protéger la communauté, comme le prouvent les TG citées plus haut qui à chaque fois qu’elles abordent le sujet évoquent essentiellement les conséquences sur le sortant et non sur la protection de la communauté d’une hypothétique mauvaise influence.
Ceux qui abandonnent l’organisation des TJ n’imposent aucune croyance aux autres et ne cherchent pas à diffuser une doctrine quelconque. Ils demandent juste qu’on respecte leur liberté fondamentale de choisir leur religion et donc de pouvoir en changer.
Si la motivation de la WT était aussi saine qu’elle le prétend et visait seulement à préserver sa communauté de l’influence des sortants, elle pourrait donner des instructions pour que chaque membre adopte librement, sans contrainte, une attitude circonstanciée de protection, comme elle donne à ses membres des instructions circonstanciées pour la prédication.
** Aucune religion digne de ce nom ne peut avoir pour vocation d’imposer sa croyance à autrui. Seules les heures les plus noires du religieux ont mis en œuvre de tels procédés : Citons l’inquisition, les guerres de religion, le djihadisme.
** Compte tenu des principes de vie officiellement prônés par les TJ, (l’amour du prochain jusqu’à l’amour de ses ennemis) on constate que les TJ agissent en fait en contradiction avec leurs propres valeurs !
** Enfin, d’autres cultes fondant leurs croyances et pratiques religieuses sur les mêmes textes que les Témoins de Jéhovah, n’ont d’ailleurs pas du tout la même approche du texte que celle des TJ : L’excommunication, chez eux, ne se traduit que par une exclusion des activités religieuses. D’ailleurs, face au grand public, c’est de cette façon que la WT présente sa pratique de l’excommunication. Elle n’ose pas défendre la façon dont elle la met en oeuvre .
L EXCOMMUNICATION EST ELLE UNE DOCTRINE DURABLE ?
Non, car la WT a dans le temps interprété ce principe de l’excommunication dans tous les sens :
Le RV du 8/1/1947 (angl) condamne également la pratique de l’excommunication : «L’Encyclopédie Britannique dit que l’excommunication papale n’est pas sans influence païenne, « et ses variations ne peuvent être adéquatement explicitées sans faire référence à des excommunications non-chrétiennes analogues ». Les Grecs superstitieux croyaient que lorsqu’un excommunié mourrait, le Diable entrait à l’intérieur de son corps »……… « Dès lors, quand les prétentions de la hiérarchie augmentèrent, l’arme de l’excommunication devint un instrument par lequel le clergé conçut une combinaison mêlant pouvoir ecclésiastique et tyrannie profane sans précédent historique. »
La TG du 1/4/1920 (angl) « Nous ne refuserions pas de traiter quelqu’un comme un frère parce qu’il ne croirait pas que la Société est le canal de communication du Seigneur. (...) Si d’autres voient les choses différemment, c’est leur privilège. Il doit y avoir une totale liberté de conscience. »
TG du 15/11/1974 p 690 à 695 : La WT décide d’assouplir son attitude à l’égard des excommuniés : " Les aînés ainsi que les autres membres d’une congrégation doivent donc se garder de développer une attitude du genre de celle que préconisaient des écrivains rabbiniques envers les Gentils en les considérant pratiquement comme des ennemis. Il est juste de haïr le mal commis par un exclu, mais il n’est pas bien de haïr la personne elle-même ni de la traiter de façon inhumaine……….Chaque famille doit également décider dans quelle mesure elle fréquentera ceux de ses membres (autres que des enfants mineurs) qui sont exclus et qui ne vivent pas sous son toit. Il n'appartient pas aux aînés d'en décider à sa place."
D’ailleurs, en 1981, afin de préserver son développement, elle modifiera son interprétation du principe de l’excommunication, pour parer aux effets dévastateurs du départ, suite à désaccord doctrinal, d’un haut responsable de la WT. A compter de cette date, ceux qui quittaient purement et simplement l’organisation, devaient désormais être considérés, comme des excommuniés, c'est-à-dire des fautifs, avec lesquels les adeptes ne devaient pas avoir de contacts. TG 15 12 1981 p 22.
Autre exemple : En aout 2013, il été mis un terme à la consigne donnée en 1953 selon laquelle les excommuniés qui assistaient à une réunion à la Salle du Royaume devaient se tenir séparés de leur famille et s’asseoir à part au fond de la salle du Royaume. TG 15 8 2013 p 8. Il est vrai qu’une telle « tache » était trop visible vis à vis des nouveaux venus et pouvait faire peur.
En conclusion, on peut dire que la mesure d’excommunication n’est pas ‘durable’ que ce soit dans le temps ou dans la gradation de ses conséquences.
LA PRESENTATION MENSONGERE DE L’EXCOMMUNICATION AU GRAND PUBLIC DEMONTRE QUE LA WT EST CONSCIENTE DE SON ILLEGALITE
Du fait que sa pratique de l’excommunication est indéfendable, la WT ne la défend pas, elle l'impose. En effet elle ne développe cette doctrine que dans des ouvrages destinés à ses adeptes et où le grand public a peu de chance de la découvrir et d’en saisir pleinement le sens. Il ne s’agit que du « Manuel des anciens » (ks 2010 ), de publications étudiés en interne et des Tour de Garde du 15 du mois (édition d’étude réservée aux adeptes), et lors des réunions.
A noter que si les TG du 15 du mois, (édition d’étude) sont en ligne sur le site jw.org, leur ‘Une’ ne fait pas l’objet du même soin marketing avec un titre unique et accrocheur, comme les TG ou les ‘Réveillez-vous’ destinés au grand public. Même en ligne elles sont obligatoirement moins consultées.
Il faut également noter que pour la WT, le mensonge pour défendre « la Bonne Nouvelle » est autorisé :
TG 15 12 1993 p. 25 : « nul n’est obligé de révéler certains renseignements à des personnes qui ne sont pas en droit de les connaître »
Voici donc la présentation trompeuse et mensongère que la WT fait au grand public, aux média et aux tribunaux, de sa position à l’égard de ceux qui quittent l’organisation. Elle trompe parfois même ses adeptes qui ne discernent pas le double langage. C’est l’apothéose :
**En mars 1995 un sujet dicté par la WT et lu dans les congrégations déclarait « l’excommunication est une mesure strictement religieuse » et « … l’excommunication est une mesure religieuse et non civile » C’était un argumentaire conçu pour répondre notamment aux autorités.
**Lors du procès Lejeune en Belgique , (2006- 2013) la WT déclare aux tribunaux que « c’est à la famille de décider des relations avec un membre de la famille excommunié » et que les publications qui au contraire restreignent ces relations, « ne sont que des réflexions » (voir site aggelia). (Cass Belgique 18 12 2008 )
**Apothéose toujours : Dans le cadre de ce procès la WT n’hésite pas mentir effrontément en déclarant dans ses conclusions, à propos de sa pratique de l’excommunication ( conclusions WT du 9 12 2013 p 19, 20, 37)
«Les principes tels que ceux relatifs au respect des relations familiales.....ne sont pas déforcés (affaiblis) par l'excommunication"
"Position tout à fait nuancée des Témoins de Jéhovah, vis à vis d'un excommuniés"
"Les Témoins de Jéhovah réservent exclusivement aux proches, le pouvoir de déterminer l'attitude qu'ils adopteront....."
"Dans le cadre du noyau familial, les préceptes bibliques concernent avant tout la pratique de la religion suite à l'exclusion...."
".....après avoir insisté sur le fait que c'est aux membres de la famille qu'il appartient de décider dans quelle mesure l'excommunié peut se joindre à eux lors des repas et autres activités quotidiennes, le Ministère du Royaume précise.........
"La concluante tient à insister qu'elle n'a pas plus que quiconque, une quelconque emprise sur l'examen personnel d'un témoin de Jéhovah quant à l'attitude à adopter vis à vis d'un excommunié.......que la concluante n'a en effet aucune autorité sur la foi et la conscience des témoins de Jéhovah"
"La position de la concluante est ... dans un cas d'excommunication ou de départ d'un membre de la famille proche, les autres membres ne le fréquentent plus dans le cadre "spirituel" uniquement, c'est à dire le culte commun de Jéhovah. En ce qui concerne la vie de tous les jours, ils gardent "des contacts loyaux et pleins d'amour"........
Quand on sait à quel point la réalité est aux antipodes de cette présentation des choses, une conclusion s'impose: Une telle dissimulation et falsification de la réalité équivaut à une reconnaissance implicite de l'illégalité de la pratique de l'excommunication. Sinon, pourquoi, la WT devrait-elle falsifier les faits si elle croyait à leur légalité et à leur dignité ?
** Le site jw.org répond à la question « Rejetez-vous les ex-Témoins de Jéhovah » sans aborder le cas le plus fréquent des membres de la famille vivant hors du foyer. Il n’aborde que le cas de l’homme marié et qui a des enfants qui vivent sous son toit : « leur pratique religieuse s’en trouve affectée, c’est vrai. N’empêche que les liens du sang et les liens conjugaux perdurent. Ils continuent de mener une vie de famille normale et de se témoigner de l’affection. »
Autrement dit, selon la WT, l’excommunication ne génère aucun problème !!! Le lecteur qui connaît la réalité appréciera particulièrement la « franchise et l’honnêteté » du propos.
Franchise et honnêteté pour le moins absente lorsque la WT demande de suivre les instructions relatives à l’excommunication, la plupart du temps non pas en consignes précises mais seulement en rapportant des récits (non vérifiables) de ceux qui ont strictement appliqué ces consignes. La culpabilisation par les commentaires des membres les plus radicaux aux réunions termine le travail de conditionnement et ne laisse pas de traces.
Il ne faut pas manquer enfin de souligner la perversité du discours de la WT : En effet, d’un côté elle met en oeuvre une ingénieuse stratégie de consignes et de sanctions, pour créer des ruptures et difficultés familiales et prétend d’un autre côté, que c’est l’excommunié qui provoque la rupture et les difficultés familiales. Si l’excommunié provoquait lui même les ruptures et difficultés familiales, la WT n’aurait pas besoin de toute sa stratégie pour les exiger. (TG 15 12 81 p 26§7)
Ainsi, par la dissimulation qu’elle fait de sa pratique de l’excommunication, la WT reconnaît son illégalité et ses caractères insoutenable, indéfendable et inexcusable.
Force est de constater que la pratique actuelle et systématique de l’excommunication par la WT ressemble fort à une atteinte aux droits de l’homme et à un trouble à l’ordre public........
Celui qui souffre de cette situation a donc toutes les chances de voir sa plainte prospérer auprès du procureur de la République.
Pourquoi la WT se risque t elle à donner une mauvaise image par cette pratique extrémiste ?
** Le but est d’isoler ses membres des personnes susceptibles de saper l’artificielle construction théologique et intellectuelle qu’elle a construite à coup d’incessants discours et rappels diffusés par sa littérature et lors des réunions et assemblées. Elle craint qu’on découvre qu’elle n’est pas le peuple de Dieu mais qu’elle n’est qu’une organisation humaine, avide de développement financier, immobilier et de pouvoir.
** Contrairement à ce que dit la WT bien des personnes qui ne sont pas sous sa coupe vivent de façon épanouie et avec une bonne moralité, sans suivre ses normes restrictives mais tout simplement, comme la Bible le dit d’ailleurs, « en pratiquant naturellement les choses de la Loi ». Les normes du christianisme (la Loi) se confondent en effet presque toutes avec ce qu’on appelle communément civisme, morale, savoir vivre ou respect des autres, valeurs bien présentes dans la vie de bon nombres de nos contemporains. La WT perd ainsi son « monopole de la sainteté » et n’est plus incontournable, contrairement à ce qu’elle fait croire à ses membres : « Le monde est dominé par Satan »
** De plus ceux qui sortent de l’organisation peuvent retrouver leur esprit de critique objective, prendre du recul par rapport à leur croyances passées, et se rendre compte des anomalies de l’organisation : fausse prophéties, exigences déraisonnables même si elles ne sont que suggérées, manipulation par culpabilisation, flatterie ou mensonge, opacité de la gestion financière, non respect des droits de l’homme, déséquilibre des engagements entre l’adepte et l’organisation etc…. Leur fréquentation pourrait inciter certains adeptes à « se réveiller » et à quitter l’organisation.
** Fût-ce au prix de quelques unités perdues, ou de quelques cadres « dégradés », des adeptes prêts à « sacrifier » leur famille et leurs amis, par carriérisme théocratique ou conviction sont plus faciles à contrôler. L’excommunication et ses conséquences se révèlent ainsi une sélection naturelle.
** Par la menace de l’excommunication, véritable mur psychologique, social et affectif, la WT veut éviter la fuite des adeptes. Ce mur excessif, exagérément présenté comme une "protection" de la congrégation ne peut que nous faire penser au mur de Berlin lui aussi censé protéger l'Est du fascisme alors qu'en réalité, il visait à empêcher la fuite des habitants vers l'Ouest.
** En cas de critiques et d’opposition ouvertes émanant d’anciens membres, cela permet à la WT de se créer des ennemis. Ceci a toujours eu pour vertu de fédérer et de resserrer les liens des adeptes et de jouer les martyrs et la carte de la victimisation en disant « nos persécutions montrent que nous disons la vérité……….. »
# A vie : à moins que l'excommunié ne revienne au sein du mouvement, ce qui confirme la contrainte