Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19930324-121124
Timestamp: 2017-07-22 19:08:01+00:00
Document Index: 224602064

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 5", "l'article 2", "l'article 7", "l'article 7", "l'article 5", 'art. 2', 'art. 5', 'art. 7']

France, Conseil d'État, 6 ss, 24 mars 1993, 121124
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 121124Numéro NOR : CETATEXT000007819282 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1993-03-24;121124 Analyses : ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - MOTIFS - ERREUR MANIFESTE - ABSENCE.PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - ACCES AUX PROFESSIONS - EXPERTS-COMPTABLES ET COMPTABLES AGREES - INSCRIPTION AU TABLEAU.Texte : Vu la requête enregistrée le 16 novembre 1990 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Michel X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir la décision du 10 septembre 1990 par laquelle la commission nationale instituée en application de l'article 5 du décret du 19 février 1970 modifié lui a refusé l'autorisation de demander son inscription au tableau de l'ordre des experts comptables et des comptables agréés en qualité d'expert comptable ;
- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'en vertu de l'article 2 du décret du 19 février 1970 modifié : "Les personnes visées à l'article 7 bis de l'ordonnance du 19 septembre 1945 susvisée et âgées de quarante ans révolus peuvent demander l'autorisation de s'inscrire au tableau de l'ordre en qualité d'expert comptable lorsqu'elles remplissent l'une des conditions suivantes : (...) 3. justifier de quinze ans d'activité dans l'exécution de travaux d'organisation ou de révision de comptabilité, dont cinq ans au moins dans des fonctions ou missions comportant l'exercice de responsabilités importantes d'ordre administratif, financier et comptable" ; que, pour confirmer, par la décision attaquée, le rejet par la commission régionale de Toulouse de la demande de M. X..., la commission nationale a considéré que celui-ci ne satisfaisait pas à la condition énoncée par ces dispositions, relatives à l'exercice de responsabilités importantes d'ordre administratif, financier et comptable ;
Considérant qu'en tout état de cause, la commission nationale n'a pas opposé au requérant le fait qu'il n'était pas âgé de quarante ans révolus à la date d'introduction de sa demande devant la commission régionale ;
Considérant qu'en se référant à la taille du cabinet d'expertise comptable que dirige M. X..., la commission nationale n'a pas commis d'erreur de droit dès lors qu'il ressort des termes de sa décision qu'elle n'a pas tiré de conséquences directes de cette constatation et l'a confrontée avec les autres éléments d'information dont elle disposait, et qui avaient trait notamment aux tâches assumées par le requérant et au montant de sa rémunération ;Considérant qu'en rappelant que, pour obtenir le bénéfice de l'article 7 bis de l'ordonnance du 19 septembre 1945, le demandeur doit justifier de l'exercice de "respnsabilités importantes d'ordre administratif, financier et comptable s'apparentant aux fonctions d'un dirigeant d'entreprise confronté à des problèmes complexes et ayant le pouvoir d'engager l'avenir de son affaire", la commission nationale s'est bornée à expliciter la notion de "responsabilités importantes" visée par le texte précité ;
Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en estimant que M. X..., directeur d'un cabinet comptable employant quatre salariés pour un chiffre d'affaires de 1 100 000 F en 1989, et qui faisait par ailleurs état de missions de conciliation judiciaire et de commissaire enquêteur, avait exercé des responsabilités du niveau et de la nature de celles prévues par les dispositions précitées, la commission ait entaché son appréciation d'une erreur manifeste ;
Considérant qu'il résulte des pièces du dossier que contrairement à ce que soutient le requérant la commission ne s'est pas fondée sur le motif pris de ce que M. X... aurait exercé illégalement la profession d'expert-comptable ;
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 10 septembre 1990 qui est suffisamment motivée par laquelle la commission nationale instituée en application de l'article 5 du décret du 19 février 1970 a rejeté sa demande tendant à ce qu'il soit autorisé à demander son inscription au tableau de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés en qualité d'expert-comptable ; Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre du budget.Références : Décret 70-147 1970-02-19 art. 2, art. 5Ordonnance 45-2138 1945-09-19 art. 7 bisPublications :Proposition de citation: CE, 24 mars 1993, n° 121124Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : SebanRapporteur public : LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 24/03/1993Fonds documentaire : Legifrance Haut de page