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Timestamp: 2016-10-27 14:57:51+00:00
Document Index: 251646270

Matched Legal Cases: ['art. 83', 'ATF ', 'art. 90', 'art. 86', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 89', 'art. 105', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 105', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 63', 'art. 63', 'art. 64', 'art. 62', 'ATF ', 'art. 62', 'art. 63', 'art. 96', 'ATF ', 'art. 5', 'art. 96', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 13', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 8', 'art. 8', 'art. 62', 'art. 96', 'art. 8', 'art. 5', 'ATF ', 'art. 96', 'art. 8', 'art. 8', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 66', 'art. 68']

2C_725/2015 {T�0/2} � � Arr�t du 2 d�cembre 2015
repr�sent� par Me Bruno Charri�re, avocat,
recours contre l'arr�t du Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Ie Cour administrative, du 29 juin 2015.
A.a.�Ressortissant mac�donien n� en 1988, X.________ est arriv� en Suisse le 8 avril 1995 � la faveur du regroupement familial. Il a b�n�fici� d'une autorisation d'�tablissement � compter du 8 octobre 2003. C�libataire, il vit chez ses parents. Il n'a pas termin� de formation professionnelle, mais a occup� plusieurs emplois et travaille actuellement comme installateur-sanitaire.
A.b.�Durant sa minorit�, X.________ a �t� condamn�:
- le 23 octobre 2000, � une demi-journ�e de travail pour vol;
- le 2 mars 2005, � une amende de 200 fr. pour agression, contraventions � la loi f�d�rale sur les stup�fiants (LStup; RS 812.121; cas b�nin) et contravention � la loi cantonale sur les �tablissements publics (fr�quentation illicite d'un dancing);
- le 28 juin 2006, � une amende de 400 fr. pour rixe.
Majeur, il a �t� condamn� � huit reprises:
- le 24 avril 2008, � 30 jours-amende � 50 fr. avec sursis pendant trois ans et � une amende de 300 fr. pour agression (fait commis le 20 ao�t 2006);
er�avril 2009, � une peine privative de libert� de 16 mois avec sursis pendant cinq ans et � une amende de 300 fr. (peine d'ensemble avec celle prononc�e le 24 avril 2008), pour vol, vol en bande, tentative de vol en bande, dommages � la propri�t�, violation de domicile, utilisation frauduleuse d'un ordinateur et contravention � la LStup (faits commis entre le 21 ao�t 2006 et le 5 janvier 2008);
- le 12 ao�t 2009, � une peine p�cuniaire de 70 jours-amende � 100 fr. et � une amende de 400 fr. pour infraction � la loi f�d�rale sur la circulation routi�re (LCR; RS 741.01; conduite en incapacit�, violations des r�gles de la circulation, faits commis les 23 novembre 2008 et 10 janvier 2009), d�lits et contraventions � la LStup (faits commis du 1
er�ao�t 2006 au 10 janvier 2009), l�sions corporelles simples (faits commis le 28 juin 2008);
- le 28 janvier 2010, � une peine p�cuniaire de 10 jours-amende � 110 fr. et � une amende de 500 fr. pour d�lit et contravention � la LStup (faits commis du 10 janvier au 10 juin 2009);
- le 11 ao�t 2010, � une peine p�cuniaire de 75 jours-amende � 70 fr. et � une amende de 200 fr. pour violation de la LCR (faits commis le 24 janvier 2010), opposition aux actes de l'autorit�, violation grave des r�gles de la circulation routi�re (faits commis le 30 mars 2010) et contravention � la LStup (faits commis entre le 1
er�juillet 2009 et le 24 janvier 2010);
- le 13 mai 2011, � une peine p�cuniaire de 40 jours-amende � 80 fr. pour d�lit manqu� de vol, dommages � la propri�t�, violation de domicile, d�lit contre la loi f�d�rale sur les armes (LArm; RS 514.5), pour des faits commis le 3 mars 2011;
- le 20 novembre 2012, � une peine p�cuniaire de 70 jours-amende � 80 fr. pour l�sions corporelles simples, dommages � la propri�t� et injures (faits commis le 20 f�vrier 2011);
- le 29 novembre 2012, � une amende de 300 fr. pour contravention � � la LStup (faits commis entre janvier et ao�t 2012).
A.c.�Le 30 mars 2009, le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-apr�s: le Service cantonal) a prononc� un s�rieux avertissement � l'endroit de X.________ � la suite de sa condamnation du 24 avril 2008, en le mena�ant d'une possible r�vocation de son autorisation d'�tablissement s'il poursuivait dans la d�linquance. Le 15 d�cembre 2009, le Service cantonal a adress� un second avertissement � l'int�ress�, en se r�f�rant aux condamnations des 24 avril 2008 et 12 ao�t 2009.
Le 19 avril 2013, X.________ a indiqu�, en r�ponse aux questions du Service cantonal, qu'il habitait chez ses parents qui le soutenaient, de m�me que son employeur, dans ses d�marches de r�insertion et de r�paration des dommages qu'il avait caus�s. Le 29 mai 2013, le Service cantonal l'a inform� de son intention de r�voquer son autorisation d'�tablissement, de prononcer son renvoi de Suisse et de requ�rir de l'Office f�d�ral des migrations (actuellement: Secr�tariat d'Etat aux migrations) une interdiction d'entr�e dans le pays. X.________ a formul� des objections. Sur demande du Service cantonal, il a fourni, le 1
er�janvier 2015, des renseignements compl�mentaires, dont il ressortait notamment qu'il r�glait ses frais judiciaires dus par acomptes r�guliers, ainsi qu'un certain nombre de ses autres dettes. Il a �galement produit un document attestant son engagement comme installateur-sanitaire pour une dur�e ind�termin�e.
Par d�cision du 29 janvier 2015, le Service cantonal a r�voqu� l'autorisation d'�tablissement de X.________ et ordonn� son renvoi dans un d�lai de trente jours.
L'int�ress� a recouru contre cette d�cision aupr�s de la Cour administrative du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg (ci-apr�s: le Tribunal cantonal), qui a rejet� le recours par arr�t du 29 juin 2015.
Agissant par la voie du recours en mati�re de droit public, X.________ demande au Tribunal f�d�ral, sous suite de frais et d�pens, d'annuler l'arr�t du 29 juin 2015 et de maintenir son autorisation d'�tablissement.
Le Service cantonal se r�f�re aux consid�rants de l'arr�t attaqu�. Le Secr�tariat d'Etat aux migrations et le Tribunal cantonal concluent au rejet du recours.
Par ordonnance du 3 septembre 2015, le Pr�sident de la Cour de c�ans a accord� l'effet suspensif au recours.
1.1.�D'apr�s l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en mati�re de droit public est irrecevable contre les d�cisions en mati�re de droit des �trangers qui concernent une autorisation � laquelle ni le droit f�d�ral ni le droit international ne donnent droit. Il est recevable contre les d�cisions r�voquant, comme en l'esp�ce, une autorisation d'�tablissement, parce qu'il existe en principe un droit au maintien de cette autorisation (ATF 135 II 1 consid. 1.2.1 p. 4).
1.2.�Pour le surplus, l'arr�t attaqu� est une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue par une autorit� cantonale sup�rieure de derni�re instance (art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF). D�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes prescrites par la loi (art. 42 LTF) par le destinataire de l'arr�t attaqu� qui a qualit� pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF, le pr�sent recours est recevable,
Saisi d'un recours en mati�re de droit public, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF), � moins que ces faits n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Si le recourant entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente (cf. art. 97 al. 1 LTF), il doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es. Sinon, il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait divergeant de celui qui est contenu dans l'acte attaqu� (ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 LTF). En l'occurrence, le recourant expose de mani�re appellatoire des faits qui ne r�sultent pas de l'arr�t entrepris sans exposer que ce dernier serait manifestement inexact, et qui sont partant irrecevables. Dans la suite du raisonnement, le Tribunal f�d�ral se fondera donc exclusivement sur les faits �tablis par le Tribunal cantonal.
Le litige porte sur le point de savoir si la r�vocation de l'autorisation d'�tablissement du recourant est conforme au droit.
3.1.�Selon l'art. 63 al. 2 de la loi f�d�rale sur les �trangers (LEtr; RS 142.20), l'autorisation d'�tablissement d'un �tranger qui s�journe en Suisse l�galement et sans interruption depuis plus de quinze ans ne peut �tre r�voqu�e que s'il attente de mani�re tr�s grave � la s�curit� et l'ordre publics en Suisse ou � l'�tranger, les met en danger ou repr�sente une menace pour la s�curit� int�rieure ou ext�rieure de la Suisse (art. 63 al. 1 let. b LEtr) ou s'il a �t� condamn� � une peine privative de libert� de longue dur�e ou a fait l'objet d'une mesure p�nale pr�vue aux art. 64 ou 61 CP (art. 62 let. b LEtr). Il suffit que l'un de ces deux motifs soit r�alis� (cf. arr�ts 2C_710/2015 du 10 septembre 2015 consid. 3.1; 2C_129/2014 du 4 novembre 2014 consid. 2.1). Selon la jurisprudence, constitue une peine privative de longue dur�e au sens de cette disposition toute peine d�passant un an d'emprisonnement, �tant pr�cis� qu'elle doit r�sulter d'un seul jugement p�nal (ATF 137 II 297 consid. 2.1 p. 299; 135 II 377 consid. 4.2 p. 380 s.).
3.2.�En l'esp�ce, le Tribunal cantonal a consid�r� � bon droit que le motif de r�vocation pr�vu � l'art. 62 let. b LEtr �tait r�alis� au regard de la condamnation du recourant � une peine privative de libert� de 16 mois. Le recourant le conteste, au motif que cette peine devrait �tre relativis�e au regard de l'ensemble des circonstances. Pareille critique ne concerne toutefois pas la r�alisation d'un motif de r�vocation, mais rel�ve de la pes�e des int�r�ts et de l'importance donn�e aux �l�ments favorables du recourant. Elle sera partant examin�e sous cet angle (cf. infra consid. 4.2). Par ailleurs, dans la mesure o� l'�num�ration des cas de r�vocation est alternative et qu'il suffit que l'un soit donn� pour que la condition objective de r�vocation de l'autorisation soit remplie, il n'y a pas lieu d'examiner si, au surplus, le recourant a menac� de mani�re tr�s grave la s�curit� et l'ordre publics au sens de l'art. 63 al. 1 let. b LEtr, ce qu'il conteste �galement.
Le recourant s'en prend, sous l'angle des art. 96 LEtr, 5 al. 2 Cst., 13 Cst. et 8 CEDH, � la pes�e des int�r�ts effectu�e par les juges cantonaux. Il leur reproche en substance d'avoir donn� trop de poids � ses condamnations p�nales, dont il relativise la gravit� et la quantit�, sans avoir suffisamment tenu compte de la dur�e de son s�jour en Suisse, de ses liens familiaux �troits avec ses parents - dont il partage le domicile - et son fr�re en Suisse, ainsi que son absence d'attaches avec son pays d'origine. La r�vocation de son autorisation d'�tablissement serait d�s lors disproportionn�e.
4.1.�La r�vocation de l'autorisation d'�tablissement ne se justifie que si la pes�e globale des int�r�ts � effectuer fait appara�tre la mesure comme proportionn�e (cf. ATF 139 I 16 consid. 2.2.1 p. 19; 135 II 377 consid. 4.2 p. 380). Exprim� de mani�re g�n�rale � l'art. 5 al. 2 Cst. et d�coulant �galement de l'art. 96 LEtr, le principe de la proportionnalit� exige que la mesure prise par l'autorit� soit raisonnable et n�cessaire pour atteindre le but d'int�r�t public ou priv� poursuivi (cf. ATF 136 I 87 consid. 3.2 p. 91 s.; 135 II 377 consid. 4.2 p. 380). Lors de cet examen, il y a lieu de prendre en consid�ration la gravit� de la faute commise, le degr� d'int�gration, la dur�e du s�jour en Suisse, ainsi que le pr�judice que l'int�ress� et sa famille auraient � subir du fait de la mesure (ATF 139 I 16 consid. 2.2.1 p. 19; 135 II 377 consid. 4.3 p. 381). La peine inflig�e par le juge p�nal est le premier crit�re servant � �valuer la gravit� de la faute et � proc�der � la pes�e des int�r�ts (ATF 134 II 10 consid. 4.2 p. 23; arr�ts 2C_1046/2014 du 5 novembre 2015 consid. 4.2; 2C_950/2014 du 9 juillet 2015 consid. 5.4). La dur�e de pr�sence en Suisse d'un �tranger constitue un autre crit�re tr�s important. Plus cette dur�e est longue, plus les conditions pour prononcer l'expulsion administrative doivent �tre appr�ci�es restrictivement (cf. ATF 135 II 377 consid. 4.4 et 4.5 p. 382 s.; arr�t 2C_260/2015 du 2 avril 2015 consid. 5.2). La r�vocation de l'autorisation d'�tablissement d'un �tranger qui s�journe depuis longtemps en Suisse doit se faire avec une retenue particuli�re, mais n'est pas exclue en cas d'infractions graves ou r�p�t�es m�me dans le cas d'un �tranger n� en Suisse et qui y a pass� l'entier de sa vie. On tiendra alors particuli�rement compte de l'intensit� des liens de l'�tranger avec la Suisse et des difficult�s de r�int�gration dans son pays d'origine (ATF 139 I 16 consid. 2.2.1 p. 19 ss; 139 I 31 consid. 2.3.1 p. 33 ss; 130 II 281 consid. 3.2.2 p. 287; 130 II 176 consid. 4.4.2 p. 190). Un �tranger peut se pr�valoir de l'art. 8 CEDH (dont la port�e est identique � celle de l'art. 13 Cst.: ATF 138 I 331 consid. 8.3.2 p. 350; 137 I 167 consid. 3.2 p. 172 ss; arr�t 2C_427/2015 du 29 octobre 2015 consid. 4.1) qui garantit le respect de sa vie priv�e et familiale, pour s'opposer � une �ventuelle s�paration de sa famille. Encore faut-il, pour pouvoir invoquer cette disposition, que la relation entre l'�tranger et une personne de sa famille ayant le droit de r�sider durablement en Suisse soit �troite et effective (ATF 139 II 393 consid. 5.1 p. 402; 137 I 351 consid. 3.1 p. 354; 135 I 143 consid. 1.3.1 p. 145). Les relations familiales qui peuvent fonder, en vertu de l'art. 8 par. 1 CEDH, un droit � une autorisation de police des �trangers sont avant tout les rapports entre �poux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant ensemble (ATF 139 II 393 consid. 5.1 p. 402; 135 I 143 consid. 1.3.2 p. 146; arr�t 2C_725/2014 du 23 janvier 2015 consid. 3.1). Un �tranger majeur ne peut se pr�valoir de cette disposition que s'il se trouve dans un �tat de d�pendance particulier par rapport � des membres de sa famille r�sidant en Suisse en raison, par exemple, d'un handicap (physique ou mental) ou d'une maladie grave (ATF 139 II 393 consid. 5.1 p. 402; 137 I 154 consid. 3.4.2 p. 159; arr�t 2C_725/2014 du 23 janvier 2015 consid. 3.1).
4.2.�En l'esp�ce, le recourant, qui est majeur, c�libataire et sans enfant, n'invoque aucun facteur de d�pendance qui lui permettrait de se pr�valoir du droit au respect de la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH. La question de savoir si, en raison de son s�jour de longue dur�e en Suisse, l'int�ress� peut invoquer l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie priv�e (cf. arr�t 2C_669/2014 du 5 janvier 2015 consid. 4.1) peut rester ind�cise. En effet, il convient de toute fa�on de proc�der � une pes�e des int�r�ts lors de l'application des art. 62 et 63 LEtr, tel que cela ressort de l'art. 96 LEtr (arr�t 2C_427/2015 du 29 octobre 2015 consid. 4.2). Or, l'examen sous l'angle de l'art. 8 par. 2 CEDH se confond avec celui impos� par les art. 5 al. 2 Cst. et 96 LEtr (cf. ATF 135 II 377 consid. 4.3 p. 381; arr�ts 2C_191/2015 du 12 juin 2015 consid. 6.2; 2C_419/2014 du 13 janvier 2015 consid. 4.3).
4.3.�Il appara�t � cet �gard que l'instance pr�c�dente a d�ment tenu compte des �l�ments positifs qui plaident en faveur du recourant. Les juges cantonaux ont ainsi relev� la dur�e du s�jour en Suisse, le fait que l'int�ress� y avait d�velopp� le centre de sa vie personnelle et sociale, que plusieurs membres de sa famille y �tait install�s et qu'il y avait probablement nou� des relations d'amiti�, de travail et de voisinage. Sur le plan professionnel, le recourant avait une activit� quand bien m�me il n'avait pas termin� de formation professionnelle, et ses certificats de travail attestaient qu'il avait donn� satisfaction � ses employeurs. Au niveau associatif, il avait jou� pour des clubs de football r�gionaux. Les juges pr�c�dents ont aussi relev� que, depuis les derni�res infractions d'ao�t 2012, le recourant n'avait plus �t� d�nonc� p�nalement et qu'il avait fourni d'importants efforts pour rembourser ses dettes. Cette d�marche �tait toutefois au moins en partie motiv�e par la proc�dure de r�vocation de permis qui avait �t� initi�e � son encontre, et l'absence de commission de nouvelles infractions �tait trop r�cente pour �tre tenu pour durable au point qu'un risque de r�cidive puisse �tre consid�r� comme v�ritablement �cart�. Les juges pr�c�dents ont toutefois correctement contrebalanc� les �l�ments plaidant en faveur d'un maintien de l'autorisation d'�tablissement du recourant avec la gravit� de son pass� p�nal. En effet, entre 2005 et 2012, le recourant a fait l'objet de onze condamnations p�nales, dont l'une a donn� lieu au prononc� d'une peine privative de libert� de seize mois. Il est vrai que certaines des infractions p�nales commises rel�vent de la d�linquance juv�nile. Dans un tel cas, le risque de r�cidive joue un r�le plus important que pour appr�cier les actes commis � l'�ge adulte (cf. arr�t 2C_98/2009 du 10 juin 2009 consid. 2.4). Le recourant n'a cependant pas su saisir les occasions de s'amender qui lui ont �t� offertes par les autorit�s p�nales, et a largement continu� � s'adonner � la d�linquance apr�s sa minorit�, puisqu'il a �t� condamn� pas moins de neuf reprises depuis lors. Le recourant a ainsi poursuivi ses activit�s d�lictueuses une fois majeur, de sorte qu'il n'est pas possible, comme il le souhaite, d'attribuer tous ses actes d�lictueux � des "erreurs de jeunesse". En outre, il ne saurait relativiser la gravit� de son attitude en relevant qu'apr�s sa condamnation � une peine privative de libert� de 16 mois, il n'aurait encouru que de petites condamnations. Le fait qu'il ait encore �t� condamn� � six reprises apr�s cette peine montre au contraire que m�me une peine privative de libert� de longue dur�e n'�tait pas de nature � mettre un terme � son comportement d�lictueux et � l'inciter � respecter d�sormais l'ordre juridique suisse. Il faut encore relever que parmi les infractions commises figurent des agressions, une rixe et des l�sions corporelles, soit des actes qui portent atteinte � l'int�grit� physique, domaines dans lesquels le Tribunal f�d�ral se montre particuli�rement rigoureux pour �valuer la menace qu'un �tranger condamn� p�nalement repr�sente (arr�t 2C_238/2012 du 30 juillet 2012 consid. 2.3 et les r�f�rences cit�es). Contrairement � ce que le recourant soutient, on ne saurait relativiser cette persistance dans la r�cidive par le fait qu'elle serait intervenue " dans une mesure bien moindre et sur une p�riode tr�s limit�e " apr�s la condamnation � une peine privative de libert�. En outre, il est particuli�rement r�v�lateur que le recourant ait encore pers�v�r� dans la commission d'infractions quand bien m�me il a re�u � deux reprises du Service cantonal un avertissement le mena�ant d'une possible r�vocation de son autorisation d'�tablissement en cas de poursuite dans la d�linquance. En effet, apr�s les avertissements des 30 mars 2009 et 15 d�cembre 2009, le recourant a encore commis de nombreuses infractions (cf. ci-dessus consid. A, les condamnations des 28 janvier 2010, 11 ao�t 2010, 13 mai 2011, 20 novembre 2012 et 29 novembre 2012 pour des faits commis du 10 janvier au 10 juin 2009, entre le 1
er�juillet 2009 et le 24 janvier 2010, le 3 mars 2011, le 20 f�vrier 2011, et entre janvier et ao�t 2012). Une telle attitude d�note une incapacit� � respecter l'autorit� et l'ordre juridique suisse malgr� les sanctions et les avertissements. En pareilles circonstances, le fait que le recourant n'ait plus commis d'infractions depuis ao�t 2012 ne saurait jouer un r�le d�terminant, d'autant moins que le recourant savait qu'une proc�dure pouvant mener � la r�vocation de son autorisation avait �t� amorc�e d�s le printemps 2013.
Enfin, le renvoi du recourant vers la Mac�doine ne devrait pas entra�ner de difficult�s insurmontables. C�libataire, jeune et en bonne sant�, il est en mesure de pouvoir refaire sa vie dans ce pays quand bien m�me il n'en parlerait pas la langue majoritaire, d�s lors qu'il pourra s'appuyer, dans un premier temps du moins, sur les membres de sa famille qui y vivent et avec lesquels il a admis avoir quelques liens, et qu'il existe par ailleurs une large minorit� albanaise en Mac�doine, dont le droits sont reconnus. Son exp�rience professionnelle en Suisse, qui recouvre plusieurs secteurs d'activit�, est aussi de nature � favoriser une int�gration sur place. Il n'appara�t donc pas que son arriv�e sur le march� du travail mac�donien s'annoncera particuli�rement difficile.
Au vu de l'ensemble de ces circonstances, le Tribunal cantonal n'a pas m�connu les art. 96 LEtr, 5 al. 2 Cst., 13 Cst. et 8 par. 2 CEDH en faisant primer l'int�r�t public � �loigner le recourant sur l'int�r�t priv� de celui-ci � pouvoir vivre en Suisse.
Le recourant invoque encore une violation du principe de l'�galit� de traitement (art. 8 Cst.). Il se plaint en substance d'�tre trait� plus durement que l'�tranger qui a fait l'objet des arr�ts 2A.297/2006 du 14 ao�t 2006 et 2A.87/2007 du 27 avril 2007, et que cette diff�rence de traitement serait injustifi�e.
5.1.�Une d�cision viole le principe de l'�galit� de traitement consacr� � l'art. 8 al. 1 Cst. lorsqu'elle �tablit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait � r�glementer ou qu'elle omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances, c'est-�-dire lorsque ce qui est semblable n'est pas trait� de mani�re identique et ce qui est dissemblable ne l'est pas de mani�re diff�rente (ATF 137 I 58 consid.4.4 p. 68; 136 I 297 consid. 6.1 p. 304; 134 I 23 consid. 9.1 p. 42 et la jurisprudence cit�e). Les situations compar�es ne doivent pas n�cessairement �tre identiques en tous points, mais leur similitude doit �tre �tablie en ce qui concerne les �l�ments de fait pertinents pour la d�cision � prendre (ATF 129 I 113 consid. 5.1 p. 125; 125 I 1 consid. 2b/aa p. 4; 123 I 1 consid. 6a p. 7 et la jurisprudence cit�e).
5.2.�Dans l'arr�t 2A.297/2006 pr�cit�, le Tribunal f�d�ral avait en substance renvoy� l'affaire au tribunal cantonal pour nouvel examen de la proportionnalit� de la r�vocation de l'autorisation d'�tablissement d'un Turc de la 2
�me�g�n�ration. Statuant sur la nouvelle d�cision cantonale, qui constatait notamment que cette personne pr�sentait des troubles psychiques rendant une th�rapie gu�re envisageable, le Tribunal f�d�ral avait retenu (arr�t 2A.87/2007 pr�cit� consid. 3.2) que la question �tait pour le moment ouverte de savoir si cet �tranger se conformerait d�sormais � l'ordre juridique et qu'il convenait pour l'heure de prononcer un avertissement � son endroit.
5.3.�Le recourant ne peut rien tirer de ces deux arr�ts. Il perd en effet de vue que l'examen du respect de la proportionnalit� d'une mesure s'effectue selon les circonstances du cas d'esp�ce et que celles-ci varient forc�ment d'une situation � une autre, quand bien m�me les cas peuvent pr�senter certaines similitudes. A cet �gard, la situation de la personne qui a donn� lieu � ces deux arr�ts diverge de sa propre situation au moins sur deux �l�ments essentiels, � savoir qu'elle concernait un �tranger de la 2
�me�g�n�ration, dont l'autorisation d'�tablissement a �t� r�voqu�e sans avertissement pr�alable. En l'occurrence en revanche, le recourant n'est pas n� en Suisse, et il a b�n�fici� de deux avertissements avant que la d�cision de r�vocation de son autorisation d'�tablissement ne soit finalement prise par le Service cantonal. Le grief tir� de la violation du principe d'�galit� de traitement est partant infond�.
Au surplus, le fait que des renvois aient aussi �t� confirm�s par le Tribunal f�d�ral en pr�sence d'infractions plus graves que celles commises par le recourant (cf. par exemple arr�t 2C_494/2007 du 17 d�cembre 2007 consid. 6.1) n'est pas non plus pertinent et ne change rien au bien-fond� de la r�vocation de l'autorisation d'�tablissement prononc�e en l'esp�ce.
Les consid�rants qui pr�c�dent conduisent au rejet du recours. Les frais judiciaires seront donc mis � la charge du recourant, qui succombe (art. 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas allou� de d�pens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).