Source: http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=65893688&typedoc=R
Timestamp: 2020-07-10 03:48:11+00:00
Document Index: 218452609

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Résumé des caractéristiques du produit - CLIMODIENE 2 mg/2 mg, comprimé enrobé - Base de données publique des médicaments
CLIMODIENE 2 mg/2 mg, comprimé enrobé - Résumé des caractéristiques du produit
Valérate d’estradiol.............................................................................................................. 2,00 mg
(correspondant à 1,52 mg d’estradiol)
Traitement hormonal substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées depuis plus d’un an et non hystérectomisées.
S’il s’agit d’une première prescription chez les femmes ne prenant pas de THS ou s’il s’agit d’un relais d’un autre THS combiné continu, le traitement peut être commencé n’importe quel jour du cycle.
S’il s’agit d’un relais d’un THS séquentiel continu, le traitement doit être commencé le lendemain de la fin du cycle de traitement précédent.
S’il s’agit d’un relais d’un THS cyclique, le traitement doit être commencé le lendemain du dernier jour de la période sans traitement.
La posologie est d’un comprimé par jour. Chaque plaquette contient 28 jours de traitement.
Les comprimés doivent être avalés entiers, avec un peu de liquide. Il s’agit d’un traitement continu, sans interruption, c’est-à-dire qu’il faut commencer une plaquette dès que la plaquette précédente est terminée.
En cas d’oubli, le comprimé oublié doit être pris dès que possible. Si la dernière prise remonte à plus de 24 heures, il ne faut pas prendre de comprimé supplémentaire. L’oubli de plusieurs comprimés peut provoquer des saignements.
Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l’indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir également rubrique 4.4).
CLIMODIENE n’est pas indiqué chez les enfants et les adolescentes.
Il n’existe pas de donnée indiquant qu’une adaptation posologique soit nécessaire chez les patientes âgées. Pour les femmes âgées de 65 ans ou plus, voir rubrique 4.4.
CLIMODIENE n’a pas été spécifiquement étudié chez les patientes atteintes d’insuffisance hépatique. CLIMODIENE est contre-indiqué chez les femmes atteintes d’une maladie hépatique sévère (voir rubrique 4.3).
CLIMODIENE n’a pas été spécifiquement étudié chez les patientes atteintes d’insuffisance rénale. Les données disponibles n’indiquent pas qu’une adaptation posologique soit nécessaire chez les patientes présentant une insuffisance rénale.
· tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de l’endomètre),
· accident thrombo-embolique artériel en évolution ou récent (exemple : angor, infarctus du myocarde),
· thrombophilie connue (par exemple : déficit en protéine C, protéine S ou antithrombine, voir rubrique 4.4),
· affection hépatique aiguë ou antécédents d’affection hépatique, jusqu’à normalisation des tests hépatiques,
Dans l’indication du traitement des symptômes de la ménopause, un THS ne doit être instauré que si les troubles sont perçus par la patiente comme altérant sa qualité de vie. Dans tous les cas, une réévaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que les bénéfices l’emportent sur les risques encourus.
Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable d’effectuer un examen clinique et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et des précautions particulières d’emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « Cancer du sein » ci-dessous). Les examens, y compris d’imagerie médicale comme une mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Si l’une des affections suivantes survient, est survenue précédemment et/ou s’est aggravée au cours d’une grossesse ou d’un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou s’aggraver au cours du traitement par CLIMODIENE, en particulier :
· migraines ou céphalées (sévères),
Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d’hyperplasie endométriale et de cancer de l’endomètre augmente en cas d’administration prolongée d’estrogènes seuls. Le risque de cancer de l'endomètre observé chez les utilisatrices d’estrogènes seuls est 2 à 12 fois plus élevé que chez les non-utilisatrices, en fonction de la durée du traitement et de la dose d’estrogène (voir rubrique 4.8). Après l'arrêt du traitement, le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.
Chez les femmes non hystérectomisées, l’association cyclique d’un progestatif pendant au moins 12 jours par cycle de 28 jours ou un traitement combiné estrogène/progestatif continu prévient l’augmentation du risque associé au THS à base d’estrogène seul.
Des métrorragies et des « spottings » peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après l’arrêt du traitement doivent faire rechercher une pathologie sous-jacente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin d’éliminer une pathologie maligne.
L’ensemble des données suggère que la prise d’un THS combiné estrogène/progestatif et possiblement d’un THS à base d’œstrogène seul augmente le risque de cancer du sein ; ce risque dépend de la durée de prise du THS.
Une étude randomisée versus placebo, la « Women’s Health Initiative (WHI) Study » et des études épidémiologiques concluent de façon cohérente à un risque augmenté de cancer du sein, chez les femmes qui prennent un THS combiné estrogène/progestatif, devenant évident après environ 3 ans (voir rubrique 4.8).
Traitement à base d'estrogène seul :
L’étude WHI n’a pas montré d’augmentation du risque du cancer du sein chez les femmes hystérectomisées traitées par THS à base d'estrogène seul. Les études observationnelles ont surtout rapporté une faible augmentation du risque de diagnostic de cancer du sein, sensiblement plus faible que celui rapporté chez les femmes traitées par un THS combiné estrogène/progestatif (voir rubrique 4.8).
L’augmentation du risque devient évidente après quelques années d’utilisation mais retourne au niveau de base en quelques années (au plus 5 ans) après l’arrêt du traitement.
Les THS, particulièrement les traitements combinés estrogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic radiologique d’un cancer du sein.
Le THS est associé à un risque multiplié par 1,3 à 3 de développer un accident thrombo-embolique veineux (TEV), c’est-à-dire une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.8).
Les patientes présentant une maladie thrombotique connue ont un risque accru d’accident thrombo-embolique veineux et le THS pourrait majorer ce risque. Le THS est donc contre-indiqué chez ces patientes (voir rubrique 4.3).
Les facteurs de risque reconnus d’accidents thrombo-emboliques veineux sont : utilisation d’estrogènes, âge avancé, intervention chirurgicale majeure ou immobilisation prolongée, obésité (IMC > 30 kg/m2), grossesse/post-partum, lupus érythémateux disséminé et cancer. Il n’existe aucun consensus sur le rôle possible des varices sur le risque thrombo-embolique veineux.
Afin de prévenir le risque thrombo-embolique veineux post-opératoire, des mesures prophylactiques doivent être envisagées après toute intervention chirurgicale. En cas d’immobilisation prolongée suite à une intervention chirurgicale programmée, une interruption provisoire du traitement 4 à 6 semaines avant l’intervention est recommandée. Le traitement ne sera réinstauré que lorsque la patiente aura repris une mobilité normale.
Chez les femmes sans antécédents personnels d’accident thrombo-embolique veineux mais avec un parent au premier degré ayant des antécédents de thrombose survenue à un jeune âge, un dépistage peut être proposé après une discussion approfondie concernant ses limites (seule une partie des troubles thrombophiliques sont identifiées par dépistage).
La survenue d'un accident thrombo-embolique après l’initiation du traitement impose l'arrêt du THS. Les patientes devront être informées de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin en cas de survenue de signes évoquant une thrombose (par exemple gonflement douloureux d’une jambe, douleurs soudaines dans la poitrine, dyspnée).
Les études randomisées contrôlées n’ont pas mis en évidence de protection contre l’infarctus du myocarde chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne traitées par un THS combiné estrogène/progestatif ou à base d’estrogène seul.
Le risque relatif de maladie coronarienne lors de l'utilisation d'un THS combiné estrogène/progestatif est légèrement augmenté. Comme le risque absolu de base de maladie coronarienne est fortement dépendant de l'âge, le nombre de cas supplémentaires de maladie coronarienne due à l'utilisation de THS à base d’estrogène et de progestatif est très faible chez les femmes en bonne santé et proches de la ménopause, mais ce risque augmente avec l’âge.
Les données randomisées contrôlées n’ont pas montré de risque accru de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées traitées par THS à base d’estrogène seul.
Les traitements combinés estrogène/progestatif et les traitements à base d'estrogène seul sont associés à une augmentation jusqu’à 1,5 fois du risque d'AVC ischémique. Le risque relatif ne change pas avec l'âge ou avec le délai écoulé depuis la ménopause. Toutefois, le risque de base d'AVC étant fortement lié à l'âge, le risque global d'AVC chez les femmes qui utilisent un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.8).
Les estrogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance cardiaque ou rénale doivent être étroitement surveillées. Les patientes en insuffisance rénale terminale doivent être étroitement surveillées en raison de l’augmentation possible des taux circulants des principes actifs de CLIMODIENE.
Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement hormonal substitutif, car de rares cas d’augmentation importante du taux sérique des triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.
Au cours du traitement par les estrogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, entraînant une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurées par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesurée sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesurée par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant l’augmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées. Les taux sériques d’autres protéines de liaison telles que la CBG (corticosteroid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticostéroïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. D’autres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).
L’utilisation du THS n’améliore pas les fonctions cognitives. Des données suggèrent une augmentation du risque de probable démence chez les femmes débutant un traitement combiné continu ou à base d’estrogène seul après 65 ans.
Substances augmentant la clairance des hormones sexuelles (diminution de l’efficacité par induction enzymatique), p.ex. :
Le métabolisme des estrogènes et du diénogest peut être augmenté par l’utilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des iso-enzymes du cytochrome P450, tels que les anticonvulsivants (les barbituriques, la phénytoïne, la primidone, et la carbamazépine par exemple) et les anti-infectieux (la rifampicine, la rifabutine, la névirapine, et l’efavirenz par exemple) ainsi que potentiellement le felbamate, la griséofulvine, l’oxcarbazépine, le topiramate et les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
Le métabolisme accru des estrogènes et du dienogest peut conduire à une diminution de l’effet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins.
L’administration concomitante d’hormones sexuelles avec de nombreuses associations d’inhibiteurs de la protéase du VIH et d’inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse, dont les associations avec les inhibiteurs du VHC, peut entraîner une augmentation ou une diminution des concentrations plasmatiques des estrogènes et/ou du dienogest. Dans certains cas, l’effet net de ces modifications peut avoir des conséquences cliniques significatives.
Les inhibiteurs puissants et modérés du cytochrome P3A4 comme les antifongiques azolés (par exemple : le fluconazole, l’itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole), le vérapamil, les macrolides (par exemple : la clarithromycine, l’érythromycine), le diltiazem et le jus de pamplemousse peuvent provoquer une augmentation des concentrations plasmatiques des estrogènes et/ou du dienogest.
La prise de stéroïdes sexuels peut modifier les résultats de certains examens biologiques tels que : les tests de la fonction hépatique, thyroïdien, surrénalien et rénal, le taux plasmatique des protéines (porteuses) telles que la corticosteroid-binding globulin (CBG) et des fractions lipidiques/lipoprotéiques, les paramètres du métabolisme des sucres et les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Les valeurs restent généralement dans les limites des valeurs normales du laboratoire. Pour plus d’information, voir rubrique 4.4 « Autres précautions d’emploi ».
CLIMODIENE n’a pas d’indication au cours de la grossesse. La découverte d'une grossesse au cours du traitement par CLIMODIENE, impose l'arrêt immédiat du traitement.
Aucune donnée clinique sur l’exposition au dienogest lors de la grossesse n’est disponible. Les études chez l’animal n’ont pas montré de toxicité sur la reproduction potentiellement liée à l’effet progestatif du dienogest (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu.
A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n’a pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à des associations d’estrogènes et de progestatifs.
CLIMODIENE n’a pas d’indication au cours de l’allaitement.
L’effet sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a pas été étudié. Il n’a pas été observé d’effet sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines chez les utilisatrices de CLIMODIENE.
Hypertension/majoration d’une hypertension
· Une augmentation du risque jusqu’à deux fois d'avoir un cancer du sein diagnostiqué est rapportée chez les femmes qui prennent une thérapie combinée estrogène/progestatif pendant plus de 5 ans.
Cas supplémentaires pour 1000 femmes qui n’ont jamais utilisé de THS sur une période de 5 ans*
* Issu des taux d’incidence de base dans les pays développés.
Note : l’incidence de fond du cancer du sein étant différent pour chaque pays de l’UE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein change aussi de façon proportionnelle.
* Etude WHI chez des femmes hystérectomisées, qui n’a pas montré d’augmentation du cancer du sein.
# Quand l’analyse était restreinte aux femmes qui n’avaient pas reçu de THS avant l’étude, il n’y avait pas d’augmentation du risque visible pendant les 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les femmes non utilisatrices.
L’ajout d'un progestatif au traitement à base d’estrogène seul pendant au moins 12 jours par cycle peut prévenir cette augmentation du risque. Dans l’étude MWS, l'utilisation de THS combiné (séquentiel ou continu) pendant cinq ans n’a pas augmenté le risque de cancer de l'endomètre (RR de 1,0 [0,8-1,2]).
Le THS est associé à un risque relatif multiplié par 1,3 à 3 de développer une thromboembolie veineuse (TEV), par exemple thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire. La survenue d'un tel événement est plus probable durant la première année d’utilisation du THS (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés ci-après:
THS oral à base d’estrogène seul*
Ce risque relatif ne dépend pas de l'âge ni de la durée d’utilisation, mais comme le risque de base de l'AVC est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.4).
Etudes WHI combinées – Risque supplémentaire d’accident vasculaire cérébral ischémique* sur 5 ans d'utilisation
· troubles cutanés et sous-cutanés : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire,
Aucun risque de toxicité aiguë n’a été mis en évidence dans les études de toxicité aiguë, même en cas de prise accidentelle d’une dose représentant plusieurs fois la dose thérapeutique.
Un surdosage peut provoquer des nausées et des vomissements ainsi que des hémorragies de privation chez certaines femmes. Il n’existe pas d’antidote spécifique.
Classe pharmacothérapeutique : progestatifs et estrogènes en association fixe, code ATC : G03FA.
VALERATE D’ESTRADIOL
Le principe actif, le 17β estradiol synthétique, est chimiquement et biologiquement identique à l’estradiol endogène humain. Il compense l’arrêt de production des estrogènes chez les femmes ménopausées et soulage les symptômes de la ménopause.
Le principe actif est un dérivé de la nortestostérone dont l’affinité in vitro pour les récepteurs des progestatifs est 10 à 30 fois plus faible que celle des autres progestatifs de synthèse. Les études in vivo animales ont montré une forte activité progestative. In vivo, le dienogest est dépourvu d’activité androgénique, minéralocorticoïde ou glucocorticoïde significative.
Les estrogènes stimulent la croissance de l’endomètre et, sans opposition, majorent le risque d’hyperplasie et de cancer de l’endomètre. L’ajout d’un progestatif chez les femmes non hystérectomisées entraîne une réduction importante du risque d’hyperplasie de l’endomètre induit par les estrogènes.
· Le soulagement des symptômes de la ménopause a été obtenu dès les premières semaines de traitement.
· Une aménorrhée survient chez 83 à 86 % des femmes du 10ème au 12ème mois de traitement.
Après administration orale, le valérate d’estradiol est complètement absorbé. Le clivage en estradiol et acide valérique se produit au cours de l’absorption intestinale ou lors du premier passage hépatique.
Le pic de concentration sérique d’estradiol de 31 pg/ml est atteint environ 6 heures après administration unique de CLIMODIENE 2 mg/2 mg.
L’estradiol se lie de manière non spécifique à l’albumine sérique et de manière spécifique à la SHBG (« sex-hormone binding globulin »). Seulement environ 1 à 2 % de l’estradiol en circulation sont présents sous forme stéroïde libre, 40 à 45 % étant liés à la SHBG. Le volume apparent de distribution de l’estradiol après administration intraveineuse unique est d’environ 1 l/kg.
Il résulte de ce clivage en estradiol et acide valérique la formation d’estradiol naturel et de ses métabolites, l’estrone et l’estriol. L’acide valérique est très rapidement métabolisé. Après administration orale, 3 à 6 % de la dose sont directement biodisponibles sous forme d’estradiol.
La demi-vie plasmatique de l’estradiol circulant est d’environ 90 min. Après administration orale, la situation est toutefois différente. En raison de la quantité importante de sulfate et de glucuronide d’estrogène en circulation, et du fait du cycle entérohépatique, la demi-vie terminale de l’estradiol après administration orale est un paramètre composite qui dépend de l’ensemble de ces processus et se situe entre 13 et 20 h environ. Ses métabolites sont essentiellement excrétés par voie urinaire, et 10 % seulement par voie fécale.
Après une prise orale journalière, les taux sériques du médicament augmentent d’un facteur de 2 à 3 environ, l’état d’équilibre étant atteint au bout de 4 à 7 jours de traitement. Les concentrations sériques résiduelles, maximales et moyennes de l’estradiol à l’équilibre sont de 39 pg/ml, 105 pg/ml et 61 pg/ml, respectivement. Les caractéristiques pharmacocinétiques de l’estradiol sont influencées par les taux de SHBG.
Administré par voie orale, le diénogest est absorbé rapidement de manière quasi complète. Le pic de concentration sérique de 49 ng/ml est atteint environ 1,5 h après une prise unique orale de CLIMODIENE. La biodisponibilité est d’environ 91 %. Les caractéristiques pharmacocinétiques du diénogest sont proportionnelles à la dose pour une dose comprise entre 1 et 8 mg.
Le diénogest se lie à l’albumine sérique et ne se lie pas à la SHBG (« sex-hormone binding globulin » ni à la CBG (« corticoid binding globulin »). 10% des concentrations sériques totales sont présents sous forme stéroïde libre, 90% sont liés de manière non-spécifique à l’albumine. Le volume de distribution apparent (Vd/F) du diénogest est de 51 litres chez les femmes ménopausées.
Après administration de CLIMODIENE, la demi-vie d’élimination terminale du diénogest est de 10,5 heures chez la femme ménopausée. Le diénogest est excrété sous forme de métabolites qui sont éliminés selon un rapport d’excrétion urinaire/fécale d’environ 3/1 après administration orale de 0,1 mg/kg. La demi-vie d’élimination des métabolites par voie urinaire est de 14 heures. Après administration orale, environ 86 % de la dose administrée sont éliminés dans les 6 jours, la majeure partie étant excrétée dans les 24 premières heures, principalement dans les urines.
Après une prise orale journalière, les taux sériques du médicament augmentent d’un facteur de 1,3 environ, l’état d’équilibre étant atteint au bout de 3 à 4 jours de traitement. Les caractéristiques pharmacocinétiques du dienogest après administration réitérée de CLIMODIENE peuvent être prédits d’après ceux établis après administration unique. Les concentrations résiduelles, maximales et moyennes du diénogest à l’équilibre sont d’environ 10 ng/ml, 63 ng/ml et 25 ng/ml, respectivement. Les caractéristiques pharmacocinétiques du diénogest ne sont pas influencées par les taux de SHBG.
Aucune donnée pharmacocinétique concernant CLIMODIENE n’est disponible chez les patientes atteintes d’insuffisance rénale ou hépatique.
VALERATE D’ESTRADIOL : le profil de toxicité de l’estradiol est bien connu. Il n’existe aucune donnée préclinique utile au prescripteur qui ne figure pas dans les autres rubriques du RCP.
DIENOGEST : les données précliniques issues des études de pharmacodynamie, de toxicologie en administration unique ou répétée, de génotoxicité, de cancérogénèse, et d’études de toxicité sur les fonctions de reproduction et de développement n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
· 34009 357 623 2 : 28 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium) ; boîte de 1 plaquette
· 34009 357 624 9 : 28 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium) ; boîte de 3 plaquettes