Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F30-10-2014-6B_447-2014
Timestamp: 2016-10-22 11:49:12+00:00
Document Index: 265560968

Matched Legal Cases: ['art. 97', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 251', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 251', 'ATF ', 'art. 251', 'art. 181', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 122', 'art. 122', 'art. 122', 'art. 122', 'art. 122', 'art. 122', 'ATF ', 'art. 122', 'art. 122', 'ATF ', 'art. 122', 'art. 122', 'art. 122', 'ATF ', 'art. 67', 'art. 67', 'art. 42', 'art. 43', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 50', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 47', 'art. 47', 'art. 47', 'art. 49', 'art. 47', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 4', 'art. 426', 'art. 426', 'art. 426', 'art. 135', 'art. 37']

6B_447/2014 (30.10.2014)
6B_447/2014 � � Arr�t du 30 octobre 2014
repr�sent� par Me Astyanax Peca, avocat,
Faux dans les titres ; tentative de contrainte ; l�sions corporelles graves, etc.,
recours contre le jugement du 14 f�vrier 2014 de la Cour d'appel p�nale du Tribunal cantonal du canton de Vaud.
Par jugement du 27 septembre 2013, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois a condamn� X.________, pour l�sions corporelles graves, faux dans les titres et tentative de contrainte, � une peine privative de libert� de quinze mois, avec sursis pendant cinq ans, sous d�duction de la d�tention pr�ventive. En outre, il a interdit � X.________ d'exercer la profession de technicien-dentiste de mani�re ind�pendante ou sous les directives et le contr�le d'un sup�rieur pour une dur�e de cinq ans et dit que X.________ �tait le d�biteur de A.________ des montants de 5'000 fr. � titre de tort moral et de 3'000 fr. � titre de d�pens p�naux, donnant acte, pour le surplus, � A.________ de ses r�serves civiles � l'encontre de X.________.
Par jugement du 14 f�vrier 2014, la Cour d'appel p�nale du Tribunal cantonal vaudois a rejet� l'appel form� par X.________ et partiellement admis ceux du Minist�re public vaudois et de A.________. Elle a suspendu l'ex�cution de la peine portant sur huit mois et fix� au condamn� un d�lai d'�preuve de quatre ans. En outre, elle a dit que X.________ �tait d�biteur de A.________ des montants de 12'000 fr. avec int�r�ts � 5 % d�s le 7 septembre 2005, � titre de tort moral et de 3'000 fr. � titre de d�pens p�naux, donnant acte, pour le surplus, � A.________ de ses r�serves civiles � l'encontre de X.________. Elle a maintenu le jugement attaqu� pour le surplus. Enfin, elle a mis les frais de la proc�dure d'appel � la charge de X.________, y compris l'indemnit� allou�e � son conseil, ainsi que celles allou�es aux conseils d'office de A.________, pr�cisant que X.________ serait tenu de rembourser � l'Etat le montant des indemnit�s dues aux avocats d'office lorsque sa situation financi�re le permettrait.
B.a.�X.________, n� le *** 1981 en Serbie, a suivi une formation de technicien-dentiste durant quatre ans et obtenu un dipl�me en 2000. Il a travaill� dans sa profession en Serbie avant de venir s'installer en Suisse en 2001. D�s le d�but de l'ann�e 2002 et jusqu'en mars 2003, il a ouvert des laboratoires dentaires dans le canton du Valais, puis � C.________.
B.b.�A.________, � qui il manquait cinq dents sur la m�choire inf�rieure et dont la dentition le faisait souffrir, a d� se r�soudre � entreprendre un traitement dentaire malgr� ses difficult�s financi�res. Sur les conseils d'un ami, il s'est adress� � X.________ � la mi-f�vrier 2005. C'est ainsi qu'il s'est rendu au laboratoire de X.________ � pr�s de quarante reprises jusqu'� la fin du mois de f�vrier 2006. Durant ces s�ances, X.________ a en particulier convaincu son client de remplacer plusieurs dents par des dents en or pour un montant total de 2'000 fr., lui a arrach� � tout le moins deux dents saines, lui a taill� plusieurs dents et enfin a r�alis� diff�rentes proth�ses qui n'ont jamais tenu en place plus de deux semaines, affirmant par ailleurs � A.________, qui disait souffrir le martyre, que les douleurs �taient normales et qu'elles allaient s'estomper, ce qui n'a en d�finitive jamais �t� le cas.
Une importante infection s'est finalement d�clar�e en d�cembre 2005, sans que X.________ n'accepte d'intervenir. A.________ a alors fait constater par radiographies l'�tendue de l'infection et a obtenu un devis d'un m�decin-dentiste lausannois � hauteur de 12'000 fr. Ne pouvant se permettre de payer cette somme, A.________ s'est � nouveau adress� � X.________ qui a sans cesse repouss� l'�ch�ance du traitement de l'infection au motif qu'il n'avait pas de place. C'est finalement en urgence que A.________ s'est adress� � la Dresse D.________ � la fin du mois de mars 2006. Cette derni�re a constat� que les interventions de X.________ avaient alt�r� de fa�on permanente et irr�cup�rable les dents pr�molaire et molaire 44 et 47 de l'int�ress�. Elle a en outre effectu� en urgence des obturations provisoires sur les dents taill�es laiss�es sans protection.
Le 16 mai 2006, en l'absence de la Dresse D.________, A.________ a consult� en urgence la policlinique m�dicale universitaire de Lausanne.
Le 8 juin 2006, il a d�pos� une plainte p�nale contre X.________.
B.c.�Le 7 juillet 2006, en relation avec le traitement dentaire que X.________ lui avait fait subir, A.________ a adress� une demande au Pr�sident du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois, tendant � ce que X.________ soit reconnu son d�biteur � hauteur de 15'441 fr. 05, plus int�r�ts � 5 % d�s le 8 juillet 2006.
Dans sa r�ponse du 10 novembre 2006, X.________ a fait valoir qu'il avait pr�t� en 2005 une somme de 40'000 fr. � A.________, qu'il avait annonc� � ce dernier son intention d'agir contre lui et que, partant, A.________ agissait contre lui au civil et au p�nal par pures repr�sailles et sans fondement. En d�cembre 2006, il a produit une reconnaissance de dette qui aurait �t� �tablie le 27 avril 2005, par laquelle A.________ reconnaissait avoir re�u 40'000 fr. de X.________. L'original de ce document n'a jamais �t� produit, ni au civil, ni au p�nal.
Le 4 janvier 2007, X.________ a fait notifier � A.________ un commandement de payer de 40'000 fr. avec int�r�ts � 5 % l'an d�s le 1er mai 2005, faisant r�f�rence � la reconnaissance de dette mentionn�e ci-dessus. A.________ a fait opposition totale. X.________ a d�pos� le 25 janvier 2007 une requ�te tendant � la mainlev�e de l'opposition, avec suite de d�pens, en produisant � nouveau une copie de la reconnaissance de dette. Par arr�t du 7 mars 2007, la Justice de paix a rejet� cette requ�te, au motif qu'il subsistait un doute sur l'authenticit� de la reconnaissance de dette, toujours produite en photocopie, tant au sujet de l'identit� du cr�ancier qu'au sujet de la r�alit� de la cr�ance.
Contre le jugement cantonal du 14 f�vrier 2014, X.________ d�pose un recours en mati�re p�nale devant le Tribunal f�d�ral. Il conclut � sa lib�ration de l'ensemble des chefs d'accusation. En outre, il sollicite l'assistance judiciaire.
Le recourant conteste sa condamnation pour faux dans les titres (faux mat�riel).
1.1.�Le recourant s'en prend d'abord � l'�tablissement des faits. Il conteste avoir fabriqu� la reconnaissance de dette litigieuse, reprochant � la cour cantonale de ne pas avoir ordonn� d'expertise graphologique.
1.1.1.�Le Tribunal f�d�ral est un juge du droit. Il ne peut revoir les faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente que s'ils l'ont �t� de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire arbitraire (ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356). On peut renvoyer, sur la notion d'arbitraire, aux principes maintes fois expos�s par le Tribunal f�d�ral (voir par ex. : ATF 140 III 16 consid. 2.1 p. 18 s.; 138 III 378 consid. 6.1 p. 379; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5; 136 III 552 consid. 4.2 p. 560 ; 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arr�ts cit�s). En bref, pour qu'il y ait arbitraire, il ne suffit pas que la d�cision attaqu�e apparaisse discutable ou m�me critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation, mais aussi dans son r�sultat. Le grief d'arbitraire doit �tre invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise (art. 106 al. 2 LTF). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445; 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 5).
1.1.2.�La cour cantonale a retenu, en fait, que le recourant avait fabriqu� de toute pi�ce la reconnaissance de dette, imitant notamment la signature de A.________. Comme, en l'absence de l'original (que le recourant avait refus� de produire), il n'�tait pas possible de faire une expertise graphologique, elle s'est fond�e sur diff�rentes circonstances pour retenir cette conclusion. Elle a relev� les d�clarations contradictoires du recourant qui avait, dans un premier temps, ni� conna�tre le plaignant, pour ensuite admettre qu'il le connaissait, qu'ils �taient amis et qu'il lui avait m�me pr�t� 40'000 fr. Apr�s examen des pi�ces comptables, elle a conclu que le recourant n'avait jamais eu les moyens financiers suffisants pour octroyer un tel pr�t. A cet �gard, elle a consid�r� comme non cr�dible le document produit en janvier 2012, selon lequel ses parents lui auraient donn� un montant de 47'000 fr. en d�cembre 2001; il n'y avait en effet aucun lien particulier entre le recourant et A.________ permettant d'expliquer que le pr�venu aurait conserv� cette donation depuis fin 2001 jusqu'en 2005, alors qu'il avait d� contracter un pr�t aupr�s de Procr�dit, dont le solde �tait encore de 14'498 fr. 50 au 31 janvier 2006, plut�t que d'utiliser l'argent � sa disposition. Le raisonnement de la cour cantonale est convaincant. Par son argumentation, le recourant se borne � contester avoir �labor� la reconnaissance de dette. Il ne d�montre pas en quoi ce raisonnement serait entach� d'arbitraire et en particulier en quoi les �l�ments sur lesquels se fonde la cour cantonale seraient insuffisants. Purement appellatoire, son argumentation est irrecevable.
1.2.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir retenu qu'il s'agissait d'un faux mat�riel et de ne pas avoir examin� la notion de " valeur probante accrue ".
1.2.1.�Selon l'art. 251 al. 1 CP, celui qui, dans le dessein de porter atteinte aux int�r�ts p�cuniaires ou aux droits d'autrui, ou de se procurer ou de procurer � un tiers un avantage illicite, aura cr�� un titre faux, falsifi� un titre, abus� de la signature ou de la marque � la main r�elles d'autrui pour fabriquer un titre suppos�, ou constat� ou fait constater faussement, dans un titre, un fait ayant une port�e juridique, ou aura, pour tromper autrui, fait usage d'un tel titre, sera puni d'une peine privative de libert� de cinq ans au plus ou d'une peine p�cuniaire.
Cette disposition vise aussi bien un titre faux ou la falsification d'un titre (faux mat�riel) qu'un titre mensonger (faux intellectuel).
Il y a faux mat�riel lorsqu'une personne fabrique un titre dont l'auteur r�el ne co�ncide pas avec l'auteur apparent. Le faussaire cr�e un titre qui trompe sur l'identit� de celui dont il �mane en r�alit� (ATF 128 IV 265 consid. 1.1.1 p. 268). Il est sans importance de savoir si le contenu d'un tel titre est mensonger ou non (ATF 123 IV 17 consid. 2e p. 21).
Le faux intellectuel vise un titre qui �mane de son auteur apparent, mais qui est mensonger dans la mesure o� son contenu ne correspond pas � la r�alit� (ATF 123 IV 17 consid. 2b p. 19; 122 IV 332 consid. 2b et c p. 336 ss). Pour que le mensonge soit punissable comme faux intellectuel, il faut que le document ait une valeur probante plus grande que dans l'hypoth�se d'un faux mat�riel (ATF 121 IV 131 consid. 2c p. 134). On parle de " valeur probante accrue ".
Le faux dans les titres est une infraction intentionnelle. Le dol �ventuel suffit. L'art. 251 CP exige en outre un dessein sp�cial, qui peut se pr�senter sous deux formes alternatives, � savoir le dessein de nuire ou le dessein d'obtenir un avantage illicite.
1.2.2.�En l'esp�ce, la cour cantonale a retenu que le recourant avait cr�� une reconnaissance de dette, qui n'�manait pas de son auteur apparent, � savoir de A.________. On se trouve donc bien dans l'hypoth�se d'un faux mat�riel et non d'un faux intellectuel. C'est donc � tort que le recourant reproche � la cour cantonale de ne pas avoir examin� la " valeur probante accrue " du document litigieux. En effet, en mati�re de faux mat�riel, la conception restrictive du titre de la jurisprudence d�velopp�e en mati�re de faux intellectuel ne s'applique pas (ATF 132 IV 57 consid. 5.2 p. 62).
Les �l�ments constitutifs du faux mat�riel, que le recourant ne conteste par ailleurs pas, sont r�alis�s en l'esp�ce. La cour cantonale n'a donc pas viol� le droit f�d�ral en appliquant l'art. 251 ch. 1 CP.
2.1.�Se rend coupable de contrainte selon l'art. 181 CP celui qui, en usant de violence envers une personne ou en la mena�ant d'un dommage s�rieux, ou en l'entravant de quelque autre mani�re dans sa libert� d'action, l'aura oblig�e � faire, � ne pas faire ou � laisser faire un acte.
Alors que la�
violence�consiste dans l'emploi d'une force physique d'une certaine intensit� � l'encontre de la victime (ATF 101 IV 42 consid. 3a p. 44), la�
menaceest un moyen de pression psychologique consistant � annoncer un dommage futur dont la r�alisation est pr�sent�e comme d�pendante de la volont� de l'auteur, sans toutefois qu'il soit n�cessaire que cette d�pendance soit effective (ATF 117 IV 445 consid. 2b p. 448, 106 IV 125 consid. 2a p. 128) ni que l'auteur ait r�ellement la volont� de r�aliser sa menace (ATF 105 IV 120 consid. 2a p. 122). Il peut �galement y avoir contrainte lorsque l'auteur entrave sa victime "�
de quelque autre mani�re�" dans sa libert� d'action. Cette formule g�n�rale doit �tre interpr�t�e de mani�re restrictive. N'importe quelle pression de peu d'importance ne suffit pas. Il faut que le moyen de contrainte utilis� soit, comme pour la violence ou la menace d'un dommage s�rieux, propre � impressionner une personne de sensibilit� moyenne et � l'entraver d'une mani�re substantielle dans sa libert� de d�cision ou d'action. Il s'agit donc de moyens de contrainte qui, par leur intensit� et leur effet, sont analogues � ceux qui sont cit�s express�ment par la loi (ATF 137 IV 326 consid. 3.3.1 p. 328; 134 IV 216 consid. 4.2; 119 IV 301 consid. 2a).
Selon la jurisprudence, la contrainte n'est contraire au droit que si elle est illicite (ATF 120 IV 17 consid. 2a p. 19 et les arr�ts cit�s), soit parce que le moyen utilis� ou le but poursuivi est illicite, soit parce que le moyen est disproportionn� pour atteindre le but vis�, soit encore parce qu'un moyen conforme au droit utilis� pour atteindre un but l�gitime constitue, au vu des circonstances, un moyen de pression abusif ou contraire aux moeurs (ATF 137 IV 326 consid. 3.3.1 p. 328; 134 IV 216 consid. 4.1 p. 218; 120 IV 17 consid. 2a/bb p. 20).
Sur le plan subjectif, il faut que l'auteur ait agi intentionnellement, c'est-�-dire qu'il ait voulu contraindre la victime � adopter le comportement vis� en �tant conscient de l'illic�it� de son comportement; le dol �ventuel suffit (ATF 120 IV 17 consid. 2c p. 22).
2.2.�En l'esp�ce, le commandement de payer �tait d�pourvu de tout fondement, puisque le montant r�clam� n'�tait pas d� et qu'il reposait sur une fausse reconnaissance de dette. Or, faire notifier un commandement de payer � une personne sur la base d'un faux document est illicite. Par ce moyen, le recourant voulait obliger l'intim� � lui remettre un montant indu ou le dissuader de poursuivre ses d�marches aupr�s de la justice p�nale ou civile � son encontre. L'entrave � la libert� que constitue le proc�d� utilis� est loin d'�tre l�g�re. Une telle proc�dure est une source de tourments et de poids psychologiques, qui sont de nature � inciter le destinataire � c�der � la pression dont il fait l'objet (cf. arr�ts 6B_281/2013 du 16 juillet 2013, 6S.853/2000 du 9 mai 2001 consid. 4 et 6S.874/1996 du 26 f�vrier 1997 consid. 2b).
L'intim� ne s'est pas laiss� intimider, en l'esp�ce, puisqu'il a fait opposition au commandement de payer et qu'il a maintenu sa plainte p�nale, de sorte que la cour cantonale a retenu � juste titre la seule tentative de contrainte.
Le recourant conteste sa condamnation pour l�sions corporelles graves (art. 122 CP).
3.1.1.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir �tabli les faits de mani�re manifestement inexacte. S'il admet avoir r�alis� pour l'intim� un appareil partiel inf�rieur, il conteste avoir pratiqu� des actes de m�decine dentaire sur ce patient. Il nie avoir re�u l'intim� � son laboratoire � pr�s de quarante reprises, lui avoir arrach� des dents saines et taill� plusieurs dents et �tre � l'origine d'une importante infection qui se serait d�clar�e au mois de novembre 2005 et avoir alt�r� les dents pr�molaire et molaire 44 et 47. Il reproche � la cour cantonale de s'�tre fond�e sur les d�clarations de l'intim� qu'elle a jug�es invariables et cr�dibles, alors que celui-ci aurait vari� sur l'identit� de la personne qui lui aurait conseill� d'aller trouver le recourant ainsi que sur la p�riode de traitement (de f�vrier 2005 � f�vrier 2006; d'avril ou mai 2005 � f�vrier 2006). Il rel�ve que c'est �tonnant que, souffrant le martyre, l'intim� soit n�anmoins revenu se faire soigner chez lui. Enfin, il nie l'existence d'un lien de causalit� entre ses interventions et l'�tat dentaire de l'intim�. Il observe notamment que l'intim� poss�dait d�j� une dentition en mauvaise �tat avant de le consulter.
3.1.2.�Pour retenir la culpabilit� du recourant, la cour cantonale s'est fond�e sur les �l�ments suivants:
Lors des visites domiciliaires effectu�es � son laboratoire, d'abord, � l'avenue E.________, � C.________, puis � l'avenue F.________, �galement � C.________, les autorit�s ont trouv� du mat�riel destin� � l'exercice de la m�decine dentaire (jugement attaqu� p. 13 s.). Les actes de dentiste pratiqu�s ill�galement par le recourant sont par ailleurs attest�s par de nombreux t�moins ou parties (jugement attaqu� p. 18).
La cour cantonale s'est �galement fond�e sur les d�clarations de l'intim� qui n'ont pas vari� dans leurs �l�ments essentiels et qui sont apparues cr�dibles. Le recourant cite certes quelques points o� les d�clarations de l'intim� auraient vari� (personne qui lui aurait conseill� d'aller trouver le recourant; p�riode exacte du traitement); ces points ne sont toutefois que secondaires. En revanche, les d�clarations du recourant ont fluctu� en cours d'enqu�te et ce sur des points essentiels. Ainsi, il a d'abord d�clar� � plusieurs reprises qu'il ne connaissait pas l'intim�. Il a finalement admis qu'il connaissait ce compatriote et qu'il avait r�alis� pour son compte un appareil partiel inf�rieur.
La Dresse D.________, que l'intim� a consult� en urgence, a constat� diff�rentes l�sions subies � la dentition de l'intim�. Par la suite, l'intim� a consult� le Dr G.________, m�decin-dentiste, qui a constat� dans un rapport du 25 janvier 2012, compl�t� par un rapport du 22 f�vrier 2012, que l'intim� s'�tait fait extraire plusieurs dents de la bouche (sans qu'il ne soit possible de savoir pour quelles raisons). Cela a entra�n� une perte masticatoire importante et les dents extraites devront �tre remplac�es par des couronnes implanto-port�es. En outre, d'autres dents avaient �t� meul�es, ce qui a entra�n� une perte de la dimension verticale d'occlusion, concourant clairement, avec l'�dentation post�rieure, � la gen�se des douleurs maxillaires dont souffre l'intim�. Outre l'impact d�l�t�re sur la fonction masticatoire et ses r�percussions possibles sur la digestion, l'expert a relev� que cet �tat pouvait entra�ner des troubles tels que c�phal�es importantes, nuchalgies ou cervicalgies (maux de nuque ou pseudo-torticolis) et douleurs de toute la sangle masticatoire, depuis la r�gion du cou jusqu'� la r�gion temporale. Si elle est certes possible, selon le m�decin-dentiste, la r�cup�ration de la dimension verticale d'occlusion est tr�s complexe et n�cessite d'importants travaux de r�habilitation proth�tique de toutes les dents mandibulaires (jugement attaqu� p. 20; jugement de premi�re instance, p. 64 s.).
Au vu de ces �l�ments (� savoir le mat�riel de dentiste s�questr� chez le recourant, les d�clarations des t�moins et des parties, les d�clarations de l'intim�, ainsi que les rapports m�dicaux), la cour cantonale n'est pas tomb�e dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait pratiqu� des actes de m�decine dentaire sur l'intim� et qu'il �tait l'auteur des d�g�ts subis par la dentition de ce dernier. En particulier, elle n'a pas fait preuve d'arbitraire en se fondant sur les d�clarations des autres parties qui avaient fait �tat d'actes de m�decine dentaire pratiqu�s par le recourant. S'agissant plus particuli�rement du lien de causalit� (naturelle), les rapports des m�decins-dentistes ont constat� que des interventions sur la dentition du recourant (telles que l'extraction de certaines dents et le meulage d'autres dents), dont les raisons n'avaient pas pu �tre �tablies, �taient � l'origine des douleurs dont souffrait le recourant. Par son argumentation, le recourant se borne du reste � nier les faits, sans d�montrer en quoi le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire. De caract�re appellatoire, ses griefs sont donc irrecevables.
3.1.3.�Dans la mesure o� le recourant invoque la pr�somption d'innocence comme r�gle d'appr�ciation des preuves, ce grief se confond avec celui d'appr�ciation arbitraire des preuves, qui a �t� d�clar� mal fond� (cf. consid. 3.1.2).
3.2.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir qualifi� de graves les l�sions subies par l'intim�.
3.2.1.�Selon l'art. 122 CP, sera puni d'une peine privative de libert� de dix ans au plus ou d'une peine p�cuniaire de 180 jours-amende au moins celui qui, intentionnellement, aura bless� une personne de fa�on � mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutil� le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou caus� � une personne une incapacit� de travail, une infirmit� ou une maladie mentale permanentes, ou aura d�figur� une personne d'une fa�on grave et permanente (al. 2), celui qui, intentionnellement, aura fait subir � une personne toute autre atteinte grave � l'int�grit� corporelle ou � la sant� physique ou mentale (al. 3).
La premi�re hypoth�se vis�e par l'art. 122 CP est une blessure mettant la vie en danger (art. 122 al. 1 CP).
L'alin�a 2 de l'art. 122 CP vise le cas de la mutilation du corps, d'un membre ou d'un organe importants. Il mentionne en outre le cas de l'incapacit� de travail, de l'infirmit� ou de la maladie mentale permanentes ainsi que le cas de la d�figuration.
L'art. 122 al. 3 CP constitue une clause g�n�rale destin�e � englober les l�sions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas pr�vues par les alin�as 1 et 2, mais qui rev�tent une importance comparable. Ces l�sions doivent �tre qualifi�es de graves dans la mesure o� elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arr�t de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 57; arr�t 6B_88/2010 consid. 2.3; Bernard Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3e �d., 2010, n� 12 ad art. 122 CP; Dupuis et al., Petit commentaire du Code p�nal, 2012, n� 15 ad art. 122 CP). Il faut proc�der � une appr�ciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer � former un tout constituant une l�sion grave (ATF 101 IV 383; Corboz, ibidem). Il faut tenir compte d'une combinaison de crit�res li�s � l'importance des souffrances endur�es, � la complexit� et � la longueur du traitement (multiplicit� d'interventions chirurgicales, etc.), � la dur�e de la gu�rison, respectivement de l'arr�t de travail, ou encore � l'impact sur la qualit� de vie en g�n�ral (Dupuis et al., op. cit., n� 15 ad art. 122 CP).
3.2.2.�Les interventions du recourant sur l'intim�, qui n'�taient pas justifi�es, ont eu pour cons�quence la d�t�rioration de plusieurs dents saines, qu'elles aient �t� arrach�es ou " meul�es ". On ne saurait toutefois parler de mutilation d'un organe interne comme les poumons ou l'estomac, et la m�choire n'a pas non plus �t� rendue impropre � sa fonction (art. 122 al. 2 CP). Les interventions du recourant ont n�anmoins entra�n� des difficult�s masticatoires. Le meulage des dents a eu deux effets: la perte d�finitive et irr�m�diable de l'�mail, d'une part, et, d'autre part, une amputation du tissu de soutien de la m�choire, traduisant une perte de hauteur d'occlusion. La r�cup�ration de la dimension verticale d'occlusion est possible, mais tr�s complexe et n�cessiterait d'importants travaux de r�habilitation proth�tique de toutes les dents mandibulaires. Depuis les interventions du recourant, l'intim� est sujet � d'importantes douleurs quotidiennes, � savoir des c�phal�es, des nuchalgies ou cervicalgies et des douleurs de toute la sangle masticatoire. A chaque fois que l'intim� mange ou boit, un choc, provoquant des douleurs, intervient sur ses dents ayant perdu leur �mail. Les douleurs dont souffre l'intim� sont chroniques et ne pourront �tre diminu�es qu'au prix d'un long traitement co�teux et complexe, de sorte que les l�sions corporelles doivent �tre qualifi�es de graves (art. 122 al. 3 CP).
Il est �tabli que les actes de m�decine dentaire du recourant sont � l'origine de la d�t�rioration de la dentition de l'intim� et des douleurs dont souffre celui-ci. La causalit� ad�quate �tant admise, peu importe que le r�sultat soit d� � d'autres causes encore, y compris � l'�tat de la victime. Contrairement � ce que soutient le recourant, l'�tat d�fectueux ant�rieur de la dentition de l'intim� ne constitue pas une circonstance propre � rompre le lien de causalit� ad�quate. En revanche, il pourra �tre pris en consid�ration lors du calcul du dommage ou de la fixation des dommages-int�r�ts (cf. ATF 131 IV 145 consid. 5.3 p. 148; 131 II 12). C'est donc � tort que le recourant invoque les constatations faites par la cour cantonale lors de l'examen des pr�tentions civiles en dommages et int�r�ts. Il s'agit dans ce dernier cas d'�valuer le montant du dommage (notamment le co�t des traitements) et non plus l'ampleur des l�sions et des douleurs.
La condition subjective est �galement r�alis�e: le recourant savait qu'en arrachant, taillant et meulant des dents, il pouvait gravement l�ser son patient.
C'est donc � juste titre que la cour cantonale a condamn� le recourant pour l�sions corporelles graves.
Le recourant critique l'interdiction d'exercer une profession qui a �t� ordonn�e. Il conteste avant tout le risque de r�cidive.
4.1.�Selon l'art. 67 al. 1 CP, lorsqu'un crime ou un d�lit a �t� commis dans l'exercice d'une profession, d'une industrie ou d'un commerce et que l'auteur a �t� condamn� pour cette infraction � une peine privative de libert� de plus de six mois ou � une peine p�cuniaire de plus de 180 jours-amende, le juge peut lui interdire totalement ou partiellement l'exercice de cette activit� ou d'activit�s comparables pour une dur�e de six mois � cinq ans s'il y a lieu de craindre de nouveaux abus. L'interdiction d'exercer une profession d�fend � l'auteur d'exercer cette activit� de mani�re ind�pendante, en tant qu'organe d'une personne morale ou d'une soci�t� commerciale ou au titre de mandataire ou de repr�sentant d'un tiers. Si le danger existe que l'auteur abuse de son activit� professionnelle pour commettre des infractions alors qu'il agit selon les directives et sous le contr�le d'un sup�rieur, l'exercice de cette activit� lui est enti�rement interdit (art. 67 al. 2 CP).
4.2.�La principale condition permettant d'ordonner cette mesure est le risque de nouveaux abus dans l'exercice de l'activit� professionnelle, industrielle ou commerciale. Tout risque d'abus ne suffit cependant pas. Le tribunal doit examiner si la mesure est n�cessaire, appropri�e et proportionn�e (arr�ts 6B_970/2013 du 24 juin 2014, consid. 9; 6B_1010/2013 du 17 f�vrier 2014 consid. 4.1; message du 21 septembre 1998 concernant la modification du Code p�nal suisse et du Code p�nal militaire ainsi qu'une loi f�d�rale r�gissant la condition p�nale des mineurs, FF 1999 1787 p. 1912).
4.3.�En l'esp�ce, le recourant a fait l'objet d'une expertise psychiatrique. Selon son rapport du 4 juin 2013, l'expert a jug� moyen le risque de r�cidive, compte tenu du fait que le recourant persistait dans sa logique au d�triment de tous les param�tres �manant de la r�alit� ext�rieure. Le recourant met en doute cette expertise, au motif notamment que les faits qui lui sont reproch�s datent de 2005/2006 et qu'il n'a pas r�it�r� depuis lors. La cour cantonale a �cart� cette argumentation, au motif que deux nouvelles affaires avaient �t� d�nonc�es en Valais 2013. En invoquant ces deux proc�dures, la cour cantonale n'a pas viol� la pr�somption d'innocence, car celles-ci ne fondent pas le risque de r�cidive, mais mettent en cause les all�gations du recourant. Pour le surplus, le recourant ne d�montre pas en quoi cette expertise, qui date de 2013 et qui constate un risque de r�cidive, serait arbitraire.
Un risque de r�cidive qualifi� de moyen suffit pour fonder une interdiction d'exercer une profession. La loi n'exige pas que le risque soit qualifi� (" s'il y a lieu de craindre de nouveaux abus "). Pour le surplus, le recourant ne fait pas valoir que cette interdiction serait disproportionn�e. Il projette du reste de se reconvertir dans la profession de cuisinier. En interdisant le recourant d'exercer la profession de technicien-dentiste de mani�re ind�pendante ou sous les directives d'un tiers, la cour cantonale n'a pas viol� le droit f�d�ral.
5.1.�Lorsque la dur�e de la peine privative de libert� se situe, comme en l'esp�ce, entre un et deux ans, permettant donc le choix entre le sursis complet (art. 42 CP) et le sursis partiel (art. 43 CP), l'octroi du sursis au sens de l'art. 42 est la r�gle et le sursis partiel l'exception. Celui-ci ne doit �tre prononc� que si, sous l'angle de la pr�vention sp�ciale, l'octroi du sursis pour une partie de la peine ne peut se concevoir que moyennant ex�cution de l'autre partie. La situation est comparable � celle o� il s'agit d'�valuer les perspectives d'amendement en cas de r�vocation du sursis (ATF 116 IV 97). Lorsqu'il existe - notamment en raison de condamnations ant�rieures - de s�rieux doutes sur les perspectives d'amendement de l'auteur, qui ne permettent cependant pas encore, � l'issue de l'appr�ciation de l'ensemble des circonstances, de motiver un pronostic concr�tement d�favorable, le tribunal peut accorder un sursis partiel au lieu du sursis total. On �vite de la sorte, dans les cas de pronostics tr�s incertains, le dilemme du " tout ou rien ". Un pronostic d�favorable, en revanche, exclut tant le sursis partiel que le sursis total (ATF 134 IV 1 consid. 5.3.1 p. 10).
S'agissant du pronostic, le point de savoir si le sursis est de nature � d�tourner l'accus� de commettre de nouvelles infractions doit �tre tranch� sur la base d'une appr�ciation d'ensemble, tenant compte des circonstances de l'infraction, des ant�c�dents de l'auteur, de sa r�putation et de sa situation personnelle au moment du jugement, notamment de l'�tat d'esprit qu'il manifeste. Le pronostic doit �tre pos� sur la base de tous les �l�ments propres � �clairer l'ensemble du caract�re de l'accus� et ses chances d'amendement. Il n'est pas admissible d'accorder un poids particulier � certains crit�res et d'en n�gliger d'autres qui sont pertinents. Le juge doit par ailleurs motiver sa d�cision de mani�re suffisante (voir art. 50 CP); sa motivation doit permettre de v�rifier s'il a �t� tenu compte de tous les �l�ments pertinents et comment ils ont �t� appr�ci�s (cf. ATF 134 IV 1 consid. 4.2.1 p. 5). Le juge dispose d'un large pouvoir d'appr�ciation en la mati�re (ATF 134 IV 1 consid. 5.2. p. 9).
5.2.�Comme vu � propos de l'interdiction d'exercer une profession, le risque de r�cidive est moyen. Le recourant persiste � nier les faits, ce qui t�moigne de l'absence de prise de conscience de leur gravit�. M�me s'il n'a fait auparavant l'objet d'aucune condamnation p�nale en relation avec la pratique ill�gale de la m�decin dentaire, il ressort du dossier valaisan produit que le recourant avait d�j� accompli des actes de m�decine dentaire sur ses patients en 2002/2003 (pi�ce 71) et qu'en 2006/2007, du mat�riel destin� � la pratique dentaire a �t� trouv� dans ses diff�rents laboratoires. Au vu de ces faits, le pronostic n'est clairement pas favorable. C'est � juste titre que la cour cantonale a admis qu'il �tait mitig� et qu'elle a accord� le sursis partiel. De la sorte, elle n'a pas viol� le droit f�d�ral.
Le recourant conteste le montant de l'indemnit� accord�e � l'intim� � titre de tort moral (art. 47 CO). Il fait valoir que la dentition de l'intim� �tait d�j� en mauvaise �tat, avant de le consulter, et que le dommage pr�existant n'a pu �tre d�termin�.
6.1.�En vertu de l'art. 47 CO, le juge peut, en tenant compte de circonstances particuli�res, allouer � la victime de l�sions corporelles une indemnit� �quitable � titre de r�paration morale. Les circonstances particuli�res � prendre en compte se rapportent � l'importance de l'atteinte � la personnalit� du l�s�, l'art. 47 CO �tant un cas d'application de l'art. 49 CO. Les l�sions corporelles, qui englobent tant les atteintes physiques que psychiques, doivent donc en principe impliquer une importante douleur physique ou morale ou avoir caus� une atteinte durable � la sant�. Parmi les circonstances qui peuvent, selon les cas, justifier l'application de l'art. 47 CO, figurent une longue p�riode de souffrance et d'incapacit� de travail, de m�me que les pr�judices psychiques importants (arr�t 4A_373/2007 du 8 janvier 2008 consid. 3.2, non publi� in ATF 134 III 97; 132 II 117 consid. 2.2.2 p. 119; arr�t 6B_970/2010 du 23 mai 2011 consid. 1.1.2).
En raison de sa nature, l'indemnit� pour tort moral, qui est destin�e � r�parer un dommage qui ne peut que difficilement �tre r�duit � une simple somme d'argent, �chappe � toute fixation selon des crit�res math�matiques, de sorte que son �valuation en chiffres ne saurait exc�der certaines limites. L'indemnit� allou�e doit toutefois �tre �quitable (ATF 130 III 699 consid. 5.1 p. 704/705 et les arr�ts cit�s). Statuant selon les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC), le juge dispose d'un large pouvoir d'appr�ciation.
6.2.�L'intim� a �norm�ment souffert pendant des ann�es, il a subi un grand nombre d'interventions chez le recourant et sa dentition est durablement et gravement endommag�e. Il a non seulement beaucoup souffert pendant le traitement op�r� par le recourant. Mais il est encore actuellement sujet � d'importantes douleurs quotidiennes (cf. consid. 3.2.2). Il a �t� �tabli que le recourant �tait l'auteur des l�sions qui sont � l'origine des douleurs actuelles de l'intim�. Pour le surplus, la cour cantonale a tenu compte du fait que les probl�mes de dentition de l'intim�, � savoir ses douleurs, �taient pr�existants � la p�riode o� il a �t� suivi par le recourant. Outre ces douleurs, l'intim� se trouve face � d'importants probl�mes financiers. Par son comportement, le recourant a v�ritablement accul� l'intim� tant sur les plans judiciaire que financier, notamment en raison de la poursuite qu'il a initi�e et des poursuites �manant de la Dresse D.________ et de son premier avocat.
Compte tenu de l'ensemble des circonstances, en particulier de l'intensit� des souffrances de l'intim� et de leur dur�e, l'indemnit� de 12'000 fr. fix�e par la cour cantonale n'est pas in�quitable. Le grief soulev� doit �tre rejet�.
Le recourant conteste que tous les frais de la cause soient mis � sa charge. Il fait valoir que bon nombre des accusations port�es par le Minist�re public ont �t� abandonn�es.
7.1.�Le pr�venu supporte les frais de proc�dure s'il est condamn� (art. 426 al. 1 CPP). Lorsque le pr�venu est acquitt�, il n'est pas tenu � payer les frais de proc�dure. En cas d'acquittement ou d'abandon partiel des poursuites, il se verra attribuer les frais proportionnellement, dans la mesure des infractions pour lesquelles il est reconnu coupable (arr�t 6B_753/2013 du 17 f�vrier 2014 consid. 3.1). S'il a, de mani�re illicite et fautive, provoqu� l'ouverture de la proc�dure ou rendu plus difficile la conduite de celle-ci, tout ou partie des frais de proc�dure peuvent �tre mis � sa charge (art. 426 al. 2 CPP).
7.2.�Certes, le recourant a �t� lib�r� d'une bonne partie des chefs d'infractions reproch�s. En pratiquant de nombreux actes de m�decine dentaire, alors qu'il n'en avait pas le droit, il a viol� les r�gles administratives en mati�re de sant� publique. Ce comportement, illicite et fautif au regard du droit administratif, est � l'origine de la pr�sente proc�dure. Le recourant ne discute du reste pas que son comportement ait viol� les r�gles administratives. A juste titre, le tribunal de premi�re instance, suivie par la cour cantonale, a donc appliqu� l'art. 426 al. 2 CPP et a condamn� le recourant � l'int�gralit� des frais de justice. Dans la mesure de sa recevabilit�, le grief soulev� doit donc �tre rejet�.
Le recourant critique le montant de l'indemnit� d'office de seconde instance qu'il estime trop faible.
Concernant la fixation de l'indemnit� d'office, le pr�venu a des int�r�ts qui vont � l'encontre de ceux de son d�fenseur. En effet, dans la mesure o� il doit rembourser l'indemnit� du d�fenseur d'office d�s que sa situation financi�re le permet, il a int�r�t � ce qu'une indemnit� la plus basse possible soit fix�e, alors que le d�fenseur souhaite un montant plus �lev�. Le recourant n'a pas d'int�r�t juridique � l'augmentation de cette indemnit� d'office, et n'est d�s lors pas recevable � se plaindre dans le cadre du pr�sent recours que le montant de l'indemnit� allou�e � son d�fenseur d'office par la cour cantonale est trop faible. Le grief est irrecevable. Le d�fenseur d'office qui veut se plaindre que l'indemnit� fix�e par la juridiction d'appel cantonale est trop basse doit recourir devant le Tribunal p�nal f�d�ral, plus pr�cis�ment devant la Cour des plaintes (art. 135 al. 3 let. b CPP; art. 37 al. 1 LOAP).