Source: https://www.legimonaco.mc/305/legismclois.nsf/ViewTNC/BD3AE807B5271DFAC1257BD5002F381D!OpenDocument
Timestamp: 2019-07-23 09:10:05+00:00
Document Index: 28353704

Matched Legal Cases: ['arrêt\n', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

LégiMonaco - Textes non codifiés - Arrêté n. 2012-21 du 28/09/2012 du Directeur des Services Judiciaires relatif aux modalités d'intervention adaptées à la maison d'arrêt
Journal de Monaco du 5 octobre 2012
Vu l’ ordonnance souveraine n° 3.782 du 16 mai 2012 portant organisation de l’administration pénitentiaire et de la détention, notamment ses articles 19, 20 et 24 ;
Titre - I De la mise en œuvre des mesures d’intervention
Chapitre - I Du personnel habilité à mettre en œuvre des mesures d’intervention
Article 1er .- Conformément à l’article 19 de l’ ordonnance souveraine n° 3.782 du 16 mai 2012 , susvisée, le Directeur de la maison d’arrêt est habilité à prendre des mesures destinées à faciliter en permanence les interventions destinées à assurer la sécurité des personnes détenues, des visiteurs, des personnels et du bâtiment.
Article 2 .- En cas d’absence ou d’empêchement du Directeur de la maison d’arrêt, le Directeur-adjoint, le chef de détention ou les gradés de la maison d’arrêt sont habilités à requérir en urgence l’assistance de la force publique dans les conditions prévues à l’article 19, susvisé.
Article 3 .- En cas de nécessité et à l’effet d’assurer la préservation du bâtiment et des installations sensibles, le Directeur de la maison d’arrêt ou son représentant est autorisé à solliciter l’assistance de toute entreprise ou spécialiste utiles.
Chapitre - II Des mesures d’intervention
Article 4 .- (Modifié par l'arrêté n° 2013-12 du 2 avril 2013)
Pour les nécessités du maintien de l’ordre dans l’établissement, le Directeur de la maison d’arrêt, le Directeur-adjoint, le chef de détention et les gradés sont habilités à pourvoir le personnel, au titre des moyens d’intervention, d’armes non létales à gaz, telles que aérosols lacrymogènes, matraques télescopiques et bâtons de protection de type «tonfa».
Par ailleurs, des armes et leurs munitions non létales en caoutchouc, à gaz sont conservées sous coffret plombé à la maison d’arrêt. Les munitions sont détenues dans un coffre séparé. Ces armes et munitions sont destinées à faire face à des situations exceptionnelles de détenus armés ou de mouvement de groupe.
Article 5 .- Dans l’attente de l’arrivée des services de secours, les personnels formés et qualifiés de la maison d’arrêt sont chargés de la mise en œuvre des moyens de lutte incendie disponibles et de prodiguer les premiers soins.
Titre - II Du plan opérationnel intérieur
Chapitre - I Contenu du plan et mise à jour
Article 6 .- Le Directeur de la maison d’arrêt établit un plan opérationnel intérieur (P.O.I.). Ce document confidentiel définit les conduites à tenir pour les personnels de la maison d’arrêt en cas d’évènements graves se produisant dans l’enceinte ou aux abords de l’établissement.
Article 7 .- Ce plan prévoit les messages d’alerte internes et les avis à donner aux autorités.
Article 8 .- Il est continuellement mis à jour et contient en annexe l’ensemble des documents techniques, les coordonnées utiles et le recensement des moyens disponibles pour toutes interventions adaptées à la maison d’arrêt.
Chapitre - II De la formation du personnel
Article 9 .- Les personnels de la maison d’arrêt doivent être formés et régulièrement recyclés aux techniques d’intervention, à l’emploi du matériel et de l’armement mis à disposition, à la sécurité incendie, la centrale d’alarme et les procédures radio. Seuls les personnels disposant d’une habilitation électrique sont autorisés à effectuer des interventions sur les circuits et les disjoncteurs électriques.
Article 10 .- Une fois par an au moins, un exercice destiné à tester les moyens d’intervention est organisé en interne par le Directeur de la maison d’arrêt.
Titre - III Du plan de protection et d’intervention
Article 11 .- Le plan de protection de la maison d’arrêt et d’intervention (P.P.I.) mentionné à l’article 20 de l’ ordonnance souveraine n° 3.782 du 16 mai 2012 , susvisée, définit les conduites à tenir en cas d’intervention en zone de détention, de prise d’otage, d’attaque de la maison d’arrêt ou de tentative d’intrusion, d’incendie ou de catastrophe naturelle. Il répartit les compétences respectives des services de l’État susceptibles d’intervenir.
Article 12 .- Ce plan est confidentiel. Il est mis à jour annuellement.
Article 13 .- Le plan de protection de la maison d’arrêt et d’intervention répartit les rôles entre les divers services,
Article 14 .- Une fois par an au moins, un exercice impliquant l’administration pénitentiaire, la sécurité et la force publiques est organisé sous l’autorité et selon les directives du Procureur Général.
Chapitre - II Du maintien de l’ordre en zone de détention, des prises d’otage et des agressions extérieures
Article 15 .- Le plan définit pour le personnel de surveillance des schémas d’intervention en matière de maintien de l’ordre en zone de détention, élaborés pour tenir compte des particularités architecturales de l’établissement.
Article 16 .- Dans le cadre d’une prise d’otage ou d’une agression venant de l’extérieur de la maison d’arrêt, le personnel de surveillance se conforme aux directives contenues dans le plan.
Article 17 .- Le personnel de surveillance suit de façon régulière des formations destinées à maintenir sa capacité d’intervention.
Article 18 .- L’article 12 de notre arrêté n° 2012-8 du 4 juin 2012 est abrogé.