Source: http://www.templiers.net/hospitaliers-saint-jean/hopitaux/index.php?page=commanderies_D
Timestamp: 2020-03-28 14:45:48+00:00
Document Index: 207343780

Matched Legal Cases: ['arte 53', 'arte 62', 'arte 63', 'arte 25', 'arrêt ', 'arte 67']

Commanderies D
Domus Hospitalis de Dammartin
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Dammartin-en-Goële — 77
Les frères de l'Hôpital avaient une maison à Dammartin, en 1227. C'est ce qui résulte des lettres de l'official de Meaux, du mois de décembre de la dite année, par lesquelles Ives La Truie, clerc de Dammartin, « de Domno Martino », déclare avoir donné aux frères de l'Hôpital de Jérusalem, sa grange, située à Dammartin, touchant à la maison des dits frères, « juxta domum dictorum fratrum », avec neuf arpents de terre situés à la Marlière. En reconnaissance de quoi Ives déclare avoir reçu de l'Hôpital quarante livres de Provins.
Cette maison était probablement celle qu'un nommé Accard Lebeuf, leur avait donnée en 1220; laquelle était située rue du Bois, et dont dépendaient une vigne et une cuve dite du Tilleul, se trouvant vis-à-vis le pressoir de Chambrefontaine.
Laurence, vicomtesse de Corbeil, fit don en 1233, à la maison de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, de cinq arpents de terre à Dammartin, au lieu dit la Croix-de-Pierre.
Dammartin était autrefois un membre de la commanderie de Monthyon. On ignore ce que devint ce petit domaine. Il ne restait plus au XVIe siècle, à Dammartin et à Saint-Mard, que des cens et renies de peu de valeur, que le Commandeur de Choisy faisait recevoir chaque année. A Villeneuve-sous-Dammartin, la commanderie possédait une dime qui lui rapportait, en 1664, 1.900 livres.
Deluge (Le) (91)
Commanderie Le Déluge
Département: Essonne, Arrondissement: Palaiseau, Canton: Montlhéry, commune: Marcoussis — 91
Domus Hospitalis Beaudreville
La commanderie possédait encore à Beaudreville, (Gometz-la-Ville), à une lieue et demie de Marcoussis, un petit domaine nommé le Petit Déluge, consistant en une trentaine d'arpents de terre, sur le chemin de Chevreuse.
Voici les fiefs qui relevaient de la seigneurie du Déluge:
Domus Hospitalis Marivaux
La terre et seigneurie de Marivaux (commune de Janvry), qui appartenait en 1749 à André Haudry, écuyer, seigneur et châtelain de Soucy.
Domus Hospitalis Flotte
Le fief de la Flotte, consistant en terres, dont une partie était enclavée dans le parc du château de Beljames (commune de Marcoussis), et sur laquelle existait une fontaine nommée la Flotte.
Dès l'origine, Devesset fut une commanderie de l'Hôpital; la date de sa fondation n'est pas connue; la plus ancienne charte de cette maison est de 1246. C'est la vente par Joucerand de Bouzols au commandeur Raynaud de Lapte du village de Chaumargeais et des mas de Chomette, Maisonnettes et Loubaresses près Tence (charte 53). Cette vente fut complétée en 1301 par un accord passé entre Guigon de Bouzols, abbé de Saint-Vosi (charte 62), et le grand-prieur Pons de Fay, commandeur de Devesset, et en 1304, par une sentence arbitrale rendue entre le même grand-prieur et le vicomte de Polignac et Catherine de Bouzols sa femme (53) ; cette sentence fut suivie le même jour d'une donation par Catherine de Bouzols de tous ses droits sur Chaumargeais et Chomette à la commanderie de Devesset (54).
En 1306, un accord entre l'évêque du Puy et le grand-prieur Pons de Fay reconnut aux hommes de Devesset, de Bertoux, de Laulanhier et des Costes le droit de faire paître leurs troupeaux dans la forêt de Chaîne et les pacages communs du mandement de Beaujeu: pacages que des arbitres délimitèrent l'année suivante (charte 63).
En 1368, le grand-prieur Guy de la Tour de Vinay plaidait avec les hommes du mandement de Devesset, au sujet de la fortification du château; à cet effet, il avait réclamé 300 francs d'or; les hommes en avaient offert 200, puis s'étaient dédits; de là procès (56).
Le domaine comprenait:
2° La métairie de Maujour Métairie de Maujour, paroisse de Devesset;
3° La métairie du Chaulet Métairie de Chaulet, paroisse du Chambon;
4° La métairie d'Arcellet Métairie d'Arcellet, paroisse de Saint-Voy, donnée vers 1172 par Guillaume de Baffie (charte 25);
5° La métairie de Champagnes Métairie de Champagnes, paroisse des Vastres.
La commanderie était chargée d'une aumône. En 1616, chaque pauvre qui se présentait à la porte du château les, dimanche, mardi et jeudi, depuis la saint Michel jusqu'à la saint Jean-Baptiste, recevait une demi-livre de pain de seigle, conformément à l'arrêt de règlement du parlement de Toulouse du 27 août 1609. En 1726 (62), cette aumône s'élevait à 22 setiers de blé seigle: elle était distribuée l'hiver, de deux en deux mois, aux véritables pauvres, d'après un rôle dressé par le curé.
Notes Devesset
53. Devesset, V, n. 1.
54. Charte 67. La véritable date de cette charte est le 5 août 1304, et non 1306, comme je l'avais conjecturé.
55. Deteaset, V. n. 2.
56. Devesset, V, n. 5.
57. Devesset, V, n. 5.
58. Devesset, VI, n. 1.
59. « Cumque predictum castrum Devesseti fuisset semel, ymo bis aut ter captum per gentes armorum patriam discurrentes, que gentes armorum omnia que reperierunt in dicto castro foluagaverunt et penitus destruxerunt, ita quod ipsum instrumentum dictorum hominum fuit et extitit perditum seu combustum. » Devesset, VI, n. 1. — Notre très regretté maître, M. Jules Quicherat, n'a pas connu ces faits de guerre.
60. H 2153, pp. 948-964.
61. Derrière les murailles, des galeries en bois servaient de chemin de ronde et donnaient accès dans les tours ou corps de garde.
62. Devesset, titre de la commanderie, visite prieurale.
63. Devesset, titre de la commanderie, procès-verbal des améliorissements faits par Annet de Chaste de Gessan.
Deveze (la) (31)
Domus Hospitalis La Deveze
Département: Haute-Garonne, Arrondissement et Canton: Toulouse, Quartier: Montaudran — 31
Non loin de Toulouse, dans la baronnie de Balma, Wilhelm Petit donna en 1172 à l'hôpital de Saint-Remy le territoire de « la Devèze » situé dans « l'Albarède Episcopale. »
Peu de temps après, Bernard Manadier, ce bourgeois de Toulouse, qui signala sa bienfaisance par la fondation de l'hôpital appelé de « la Mainadière », donna à Pierre d'Alsen Prieur de l'hôpital de Toulouse, tous les droits sur les dimes de Ramerville, paroisse voisine de la Devèze 1176.
Cette donation fut suivie d'un accord conclu entre Bertrand abbé de Moyssac et Raymond Garsia Prieur de l'hôpital de Toulouse; au mois de juin de l'année 1185, en présence de Guillaume abbé de Lézat, du Prieur de la Daurade, de celui de Saint-Pierre des Cuisines; le Bénédictin céda au chevalier de l'hôpital, tous les droits qu'il avait sur les fiefs donnés en 1176 par Manadier et en reçut en échange les droits que la maison de Saint-Remy avait sur l'hôpital construit près de la porte Lascrozes et donné à l'église de la Daurade. Mais, si ce traité affranchissait les Hospitaliers de la juridiction des Bénédictins sur leurs fiefs de la Devèze et de Ramerville, ils relevaient toujours de la seigneurie des Evêques de Toulouse, barons de Balma depuis la croisade des Albigeois. Ce qui amena plus d'une fois dans la suite des discussions entre les deux autorités, tantôt pour les redevances à payer, tantôt pour un hommage féodal en retard.
Domus Hospitalis Rangueil
D'après la carte de Cassini, ce territoire était situé à gauche du quartier de Montaudran et près du quartier de Rangueil. A cette époque, les lieux étaient des paroisses, de nos jours, ce sont des quartiers de la banlieue de Toulouse.
Dieu-Lamant (77)
Domus Hospitalis Dieu-Lamant
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Crécy-la-Chapelle, commune: Villemareuil — 77
Il nous reste peu de documents sur cet ancien établissement de l'Hôpital, qui paraît avoir été autrefois d'une assez grande importance, puisqu'il avait le titre de commanderie. Nous avons trouvé une charte du mois d'octobre 1247, par laquelle frère André Polerin, prieur en France de l'Ordre de l'Hôpital de Jérusalem, reconnaît que, comme il avait amodié à un nommé Guillaume Bottin deux cents arpents de terre qui se trouvaient autour de la maison de l'Hôpital, nommée « Dieulament », il s'est engagé à donner annuellement, pour la dîme de ces terres, qui appartenait au chapitre de l'église de Meaux, un muid de blé et un muid d'avoine, à la Noël, de telle sorte qu'après l'amodiation, et lorsque ces terres reviendraient au Grand-Prieur, celui-ci serait quitte de la dîme en continuant de payer la redevance ci-devant dite.
Plusieurs sentences du bailli de Meaux, des années 1336 et 1351, maintiennent et confirment les droits de voierie et de haute, moyenne et basse justice, qu'avaient les Hospitaliers dans leur terre de Dieu-Lamant, qui comprenait, en 1664, une maison seigneuriale avec chapelle, bâtiments d'exploitation, et 300 arpents de terre affermés alors 1.600 livres.
Le domaine de Dieu-Lamant comportait auparavant plus de terres. M. Maupetit, dont nous avons parlé, avait découvert qu'on en avait détourné et usurpé 330 arpents. Nous avons dit les raisons qui ont empêché l'Ordre de procéder à la revendication de ces terres. Les frais de procès auraient peut-être dépassé alors la valeur des biens réclamés.
Dieupentale et Grisolles (82)
Domus Hospitalis Dieupentale et fief de Grisolles
Domus Hospitalis Dieupentale
Domus Hospitalis Grisolles
Au mois de novembre de l'année 1151, Guillaume de Bruguières donnait le tiers de la dîme de l'église de Dieupentale, « à Dieu, à la bienheureuse Marie, à l'honoré Saint-Jean, à l'hôpital de Jérusalem, à Eschafre, précepteur de Fronton. » Les dépendances de la maison de Fronton s'augmentèrent encore, avant la tin du XIIe siècle, dans le voisinage de Dieupentale par la donation que lui firent en 1181 d'une partie du territoire de Grisolles, W. de Castelnau, Od-Elie de Cavaldos et Jourdain de Caraman.
Liste des Commandeurs du membre de Dieupentale
1510-1511. Louis de Solier.
Commanderie de la Madeleine de Dijon
Commanderie de Dijon
L'établissement des frères hospitaliers de Saint-Jean à Dijon avait précédé celui de leurs antagonistes. Une charte de 1145 en fournit la preuve: suivant cet acte, l'un des vicomtes de Dijon, partant pour la Terre-Sainte, donna à l'abbaye de Saint-Etienne des terrains autour de la ville, contigus à la maison Dieu de Saint-Jean-de-Jérusalem qui alors occupait l'emplacement où, plus tard, on éleva le bastion de la porte Saint-Pierre.
En 1170, et en présence du duc Hugues III, deux Dijonnais, nommés Guibert et Martin, donnent aux frères hospitaliers de Saint-Jean des terres situées sous les murs de Dijon.
Dans la même année, le duc, en récompense des services que ces religieux lui avaient rendu en Terre-Sainte, leur concéda exemption de tous impôts et péages, et leur accorda le droit de pâturage pour leurs bestiaux dans tous ses bois et domaines.
En 1208, Humbert, de Dijon, gratifie les Hospitaliers d'une rente.
Enfin Hugues IV leur fit don, en 1252, de dix charges de sel par an à prendre sur ses puits à Muyre de Salins pour l'usage de leur hôpital de Dijon.
Histoire de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Dijon
L'Abbé, les Chanoines et le Sacristain de Saint Etienne, celui-ci comme Vicaire perpétuel de la Paroisse de Saint Médard voyant que depuis environ trois ans la Commanderie de la Madeleine, ayant été transférée du Faubourg de Saint Pierre de Dijon, dans l'enceinte de la Ville sur la Paroisse de Saint Médard, les Commandeur et Frères Hospitaliers de cette Commanderie s'attribuaient les oblations que l'on faisait dans leur nouvelle Eglise, y formèrent oppositions, soutenants que ces oblations leur appartenaient comme Curé du lieu ; cette contestation fut remise au Jugement de Louis de la Trimouille Prince de Talemont, Gouverneur de cette Province, assisté de Claude Patarin alors second Président, de Thomas Bovesseau et d'Edme Julien Conseillers en ce Parlement, d'Etienne Jacqueron Maître en la Chambre des Comptes de cette Ville, et des Avocats des Parties, rendit un Jugement le 19 Juillet 1157 par lequel il condamna les Commandeur et Religieux Hospitaliers de la Madeleine, de payer au Vicaire perpétuel de Saint Médard la Redevance annuelle et perpétuelle de six petits blancs, chaque blanc compté à raison de cinq deniers tournois, pour toutes les oblations qui se feraient à l'avenir en leur Eglise.
« Ce jugement fut ratifié dès le lendemain par toutes les parties, avec réserve aux Abbés, Chanoines et Sacristains de Saint Etienne, Vicaire perpétuel de Saint-Médar, de tous droits de dîmes, administration des Sacrements, et autres paroissiaux, même des Sépultures de tous ceux et celles qui y feraient inhumer, excepté le Commandeur et les Religieux, leurs donnés (ou Oblats) Servants, Servantes, et les Pauvres étrangers qui décèderaient dans leur Hospitalier. »
Il faut bien que la Commanderie des Religieux Hospitaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem de Dijon soit fort ancienne, puisque nous voyons par nos titres, qu'elle était déjà bâtie dès le quatorzième siècle, et quoiqu'on n'en sache pas précisément le commencement, il y a bien de l'apparence qu'elle tire sa première origine de la donation que, Hugues III, du nom, Duc de Bourgogne, fit l'an 1170, aux Frères de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem, du droit de pâturage pour leurs bestiaux en toutes ses Forêts et autres lieux de ses Domaines, avec exemption de toutes sortes de péages et droits de passages, pour toutes les denrées qu'ils pourraient vendre et acheter dans les Foires et marchés de ses Pays, en reconnaissance des services que ces Frères Hospitaliers lui avaient rendus lors de son premier voyage en la Terre Sainte. Quoiqu'il en soit, il y avait plus de deux cents ans que leur Commanderie et leur Eglise sous le nom de Sainte Madeleine étaient bâties au Faubourg de Dijon, du côté du midi de l'Eglise de Saint Pierre, lorsque cette Ville fut assiégée par les Suisses au mois de Septembre 1513 et que pour l'assurer contre de pareilles insultes des Ennemis de l'Etat, le Roi François Ier ordonna à Louis de la Trimouille Gouverneur de Bourgogne de faire fortifier cette Ville, et ce fut en exécution de ses Ordres que l'on fit démolir l'Eglise de la Madeleine et tous les bâtiments en dépendants pour faire un Boulevard en la place où ils étaient.
C'est ce qui obligea le Commandeur et les Frères Hospitaliers de venir s'établir dans la Ville au lieu où ils sont à présent, et où le Roi François Ier fit bâtir de ses deniers l'an 1516 l'Eglise qui y est.
Ce lieu appartenait originairement aux anciens Vicomtes de Dijon, et ils y avaient leur logement ; mais comme dans la fuite du temps, Guillaume de Pontarlier fils de Guillaume de Champlitte Seigneur de Pontarlier céda à Robert II, du nom, Duc de Bourgogne, l'an 1176, la Vicomté de Dijon et droits en dépendants pour la Seigneurie de Magny-sur-Tille, et à condition que la Maison, la Chapelle et tout le « Meix » de la Vicomté lui demeureraient en propre et à ses descendants ; ce lieu fut depuis appelé le Meix Magny, à cause qu'il était possédé par les Seigneurs de Magny descendus de Guillaume de Pontarlier. C'est pourquoi lorsqu'au mois de Novembre 1429, Guy et Jean de Pontarlier Seigneurs de Magny, vendirent à Jean Bonnot Maître des Comptes du Duc de Bourgogne à Dijon cette même Place avec ses dépendances, ils la nommèrent le Meix Magny ; ils la vendirent cinq cents vingt livres tournois, et obligèrent l'acquéreur de fonder une Messe à perpétuité, qui ferait célébrée tous les jours dans la Tour ou Chapelle dite de Saint Bénigne.
Le 28 Décembre de l'année suivante 1430, Jean Bonnot fit donation de cette place et de ses dépendances aux Maître et Frères Hospitaliers de la Madeleine, alors établis au Faubourg de Saint Pierre de Dijon, à condition seulement de faire célébrer cette Messe quotidienne et perpétuelle dans la Tour ou Chapelle de Saint Bénigne.
Le Contrat de vente du Meix-Magny, faite à Jean Bonnot par Gui et Jean de Pontarlier porte, que ce Meix consistait en Maisons, Jardins, Cloison, et une Tour où Saint Bénigne fut mis en Chartre, et reçut son Martyre, le tout contigu aux murs, et étant enclavé dans les murs devant le Chastel de Dijon, tenant d'une part par la Tour de la Chapelle Saint Bénigne au Meix du Temple de Dijon ; d'autre part à la rue par laquelle on va à une poterne, et à la rue des Frères Mineurs, aboutissant par devant sur la rue par laquelle on va à la poterne du Bourg, autrement la portelle de Saint Etienne. Ce qui fait voir que la Tradition a toujours été que la Tour qui servait de Chapelle aux anciens Vicomtes dans le « Meix Magny », et qui reste encore aujourd'hui toute entière derrière la Commanderie de la Madeleine, est le lieu où Saint Bénigne a été emprisonné, et où il a perdu la vie pour Jésus-Christ, suivant qu'il est rapporté dans les Actes du Martyre de ce Saint. Lieu par conséquent qui pour avoir été consacré par le sang de ce glorieux Martyr Apôtre de Dijon, ne peut y être en assez grande vénération, comme l'on ne peut aussi assez louer la piété de Guy et Jean de Pontarlier, d'avoir obligé Jean Bonnot acquéreur de leur Maison et de cette Chapelle, d'y fonder à perpétuité une Messe quotidienne ; et la fidélité de Jean Bonnot, en ce que par le Contrat de l'an 1430, il a expressément obligé les Maitre et Frères de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem, de célébrer cette Messe dans la même Chapelle qui serait nommée la Chapelle de la Chartre Saint Bénigne.
On voit encore par le même premier Contrat de vente, qu'outre la Commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, il y en avait une autre à Dijon qui appartenait à l'Ordre des Chevaliers du Temple, et qu'elle était située hors et prés les murs de l'ancien Dijon, au midi de la Tour ou Chapelle de Saint Bénigne, dont on vient de parler; ce que l'on voit encore mieux par plusieurs actes et traités passés dès le treizième siècle, entre les Abbés de Saint Etienne et les Commandeurs du Temple de Dijon. On voit aussi par d'autres Actes de cette Abbaye qu'il y a eu autrefois une autre Commanderie des Chevaliers du Temple, en la Paroisse de Fauverney à deux lieues de Dijon. Ces deux Commanderies du Temple ont été supprimées ensuite de l'extinction de l'Ordre des Templiers par le Concile General de Vienne, tenu l'an 1311, en sorte néanmoins que les biens appartenant à la Commanderie du Temple de Dijon, ont été unis au grand Prieuré de Champagne des Hospitaliers de Saint Jean, et ceux de la Commanderie du Temple de Fauverney à la Commanderie de la Madeleine de Dijon, laquelle pour cette raison a été souvent appelée la Commanderie du petit Temple de Dijon.
Sources: Claude Fyot de la Marche, Ressayre, Couvent des Grands Augustins. Histoire de l'Eglise abbatiale et collégiale de Saint Etienne de Dijon. Avec les preuves et le pouillé des bénéfices dépendants de cette abbaye (Livre numérique Google)
Domecy-sur-le-Vault (89)
Domus Hospitalis Domecy-sur-le-Vault
Les Templiers, dit M. Courtépée, auraient eu un grand établissement sur cette paroisse en un lieu aussi appelé le Sausse.
Il se trompe probablement. Le Saulce d'Island est citué à quelques kilomètres au sud-ouest.
Il ajoute: ce qu'il y a de positif, c'est que la commanderie de Pontaubert y avait une chapelle et des propriétés.
Jocelin de Vault, eut le domaine de Vault de Lugny comprenant le territoire de Pontaubert jusqu'à Avallon, avec Magny. Il le donna aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Fond commanderie d'Island, Dommercy, 1215.
Domecy-sur-le-Vault, canton d'Avallon
— Decimiacus, VIe siècle (Bibliothèque historique de l'Yonne, tome I, page 332)
— Domeciacum, XIVe siècle (Pouillé du diocèse d'Autun)
— Dommece, 1215 (Commanderie d'Island)
— Domecy-sur-le-Vault, 1519 (Chapitre d'Avallon)
— Domecy-sur-le-Vault-de-Lugny, 1543 (Rôles des feux du baillage d'Avallon, archives de la Côte-d'Or)
Dominipech (47)
L'église de Saint-Vincent changea souvent de nom au cours des siècles, surtout pour se distinguer de Dominipech, petite commanderie hospitalière de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Les deux églises sont nées d'un échange entre l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, devenu l'ordre de Malte, (probablement de la commanderie de Nomdieu), ayant cédé ses rentes de Dominipech au duc d'Aiguillon, ce dernier fit construire les deux églises, en échange de cette concession.
Cette maison de l'Hôpital était un membre de la Maison de Brulhes et avait la haute justice sur les territoires et le village de Dominipech.
Une discussion contre « noble et puissant homme, Honorat de Savoie, comte de Villars et seigneur de Montpezat, » qui disputait au commandeur la haute justice de la ville de Dominipech, fut terminée par une sentence du Présidial d'Agen, qui, le 15 novembre 1557, consacra les droits de l'Ordre sur cette juridiction.
Commandeurs de Dominipech
1505. Pierre Raffin.
1509. Hugues d'Albinh.
Du Temple-sur-Lot dépendait la paroisse de Dominipech, située dans la juridiction de Montpezat. Le commandeur étant prieur primitif de l'Eglise en nommait le vicaire perpétuel. L'abbé de Clairac prenait le douzieme de la dime du blé et le marquis de Montpezat faisait rente au commandeur de 20 sacs de blé, 10 d'avoine, 10 livres d'argent, cinq paires de chapons et autant de poulets.
Dans le procès-verbal de visite de 1724 (1), il est dit que le commandeur a le droit de percevoir dans toute la paroisse de Roubillon le quart de la dîme, « de toutes sortes de grains, vin, chanvre et lin. » L'autre quart était pris par le curé de Roubillon pour le service de la paroisse et, la moitié restante revenait à la chapelle de saint-sernin de Toulouse. Le 27 septembre 1767 le membre de Dominipech contient en fonds reconnus « une cartérée deux quartonats, sept picotins et demi à raison de deux quartons bled, deux quartons avoine, cinq sols argent et une paire de poules par carterée, » (Dominipech n° 1061)
1. Ordre de Malte, visites, n° 423.
Sources: Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest, 39e année, janvier-février 1912, pages 424-425. Agen 1912 - Bnf
Dominipech, écrin de culture et fierté locale
Publié le 10/06/2017 par Jean Escodo
L'association les Amis de Dominipech, présidée par Marc Pénnicaud, autour de l'église de Dominipech superbement rénovée, vestige de plus de dix siècles de la commanderie de l'Ordre des hospitaliers, y organise aujourd'hui, une fête culturelle. « Les Amis de Dominipech souhaitent donner vie et faire découvrir au plus grand nombre de personnes ce lieu historique qui appartient au patrimoine culturel du Lot-et-Garonne. Cette église, sauvée des ronces, a été tellement bien restaurée qu'il importait pour notre petit village rural de lui donner vie régulièrement. Le Conseil municipal y avait convié la population pour la cérémonie des vœux en janvier », explique la très engagée secrétaire, Colette Visintin. Les visiteurs auront la possibilité de se procurer l'essai de l'historienne Maryvonne Girou sur Dominipech.
Sources: Journal Sud-Ouest Dominipech
Voir des images de Dominipech
Dompierre-de-Chalamont (01)
Domus Hospitalis Dompierre-de-Chalamont
Bois-du-Lin
Bois-du-Lin, hameau commune de Dompierre-les-Ormes - 71
Donaison (La) (45)
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Châteauneuf-sur-Loire, Commune: Combreux — 45
Domus Hospitalis Saint-Benoit
Dorche (L'Hôpital de) (01)
Commanderie de Dorlisheim
Département: Bas-Rhin, Arrondissement: Molsheim, Canton: Molsheim — 67
Fondée à peu près à la même époque que la maison de Colmar, la commanderie de Dorlisheim, ancien village des environs de Molsheim, et dont dépendait celle de Haguenau, fut moins importante. En 1367 cependant il s'y trouvait un personnel de 5 prêtres, 7 soeurs et II laïques. Au XVIe siècle à cette maison fut unie celle de Saint-Jean-de-Bassel en Lorraine.
1. Philippus 1266. (Strassb. Urk.-B., I, page 457)
2. Heinrich, 1302. 1304. (Ibidem., II, page 148 et 166. de Meskirchen, 1288, 1313. (Hanauer, Cartulaire de Saint-George, page 567)
3. Hermannus dictus Juden, 1312. (Strassb. Urk.-B., III, page 219)
4. Herman de Mentze, 1314. (Hanauer.) Probablement le même que le précédent)
5. Joh. de Grumbach, 1314. (Ibidem, page 238.) 1317 (Hanauer)
6. Hug von Wasselnheifn, 1326. (Ibidem, page 342)
7. Johann de Grumbach, 1338. (Hanauer)
8. Rudolphus de Hochberg, 1330. (Hanauer)
9. Thomas de Grostein, 1331. (Urk.-B. der St. Strasburg, V, page 388) 1345. (Hanauer)
10. Eberhard de Landesberg, 1359. (Hanauer)
11. Johans von Grastein, 1371. (Urk.-B. der St. Strasburg, V, page 722.) 1360 (Hanauer)
12. Conrad de Pfaffenlapp, 1385-1386. (Hanauer)
13. Jean Schultheiss de Gebwiler, 1390. (Hanauer)
14. Jean Zuricher, 1396. (Hanauer)
15. Jean de Masevaux, 1408-1410. (Hanauer)
16. Reinbold zum Trubel, 1413-1438. (Hanauer)
17. Joa. Slader de Lachen, 1442-1457. (Hanauer)
18. Berthold Stehelin de Stockburg, 1464-1490. (Hanauer)
19. Jean Hegentzer, 1496-1506. (Hanauer)
20. Philippe Schilling. (Hanauer)
21. George de Hohenheim, 1533-1535. (Hanauer)
22. Oswald von Neuneck, mort en 1563. (Grandidier, Supplément aux Essais, page 115.)
23. Adolf von Rothenhausen, mort en 1584. (Grandidier, Supplément aux Essais, page 115.)
24. Albrecht von Rachenhausen, mort en 1595. (Grandidier, Supplément aux Essais, page 115.)
25. Frédéric baron de Schonau-Weyhr, 1782. (Almanach d'Alsace.)
26. Ferdinand baron de Hompesch, 1784-1797 (1). (Almanach d'Alsace.)
1. Dernier grand-maître de l'ordre. Cfr. la Revue nouvelle (d'Alsace-Lorraine, VII, page 241)
Domus Hospitalis de Dreux
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement et Canton: Dreux — 28
Le Livre-Vert résume ainsi l'état et le revenu de la maison de Dreux en 1373:
« La maison de Dreux, membre de Champaignes, de l'Ospital ancien, où y a chappelle: XIII arpens de vigne dont VII en désert pour les guerres, qui pevent valoir par an, VIII livres xv sous tournois.
La foire de Dreux, le jour de Saint-Denis, valant chascun an LX s.
III arpens de gros pré non fauché passé XII ans et baillies pour pasturaiges a bestes I demi-franc.
III arpens de petit bois qui ne vault chascun an que le cens du seigneur, néant.
Une petite disme de vin demi-franc.
Cens à plusieurs termes, LXXV sols tournois.
Somme du revenu tant en argent comme en aultres choses, XVI livres X sous t. »
Drudas et Puysegur (31)
Domus Hospitalis Drudas
Le plus ancien acte que nous aient conservé les archives de Drudas est un acte de 1293, par lequel Bertrand Jourdain chevalier du Roi et seigneur de Launac et Armand d'Esparviers partagèrent les fiefs qu'ils possédaient par indivis dans ce territoire.
Domus Hospitalis Pelleport
Il est probable que le second, déjà bienfaiteur de l'Ordre, se dessaisit bientôt après de sa portion du territoire de Drudas en faveur de l'hôpital de Pelleport.
En effet, quelques années plus tard nous trouvons le précepteur de cette maison possédant Drudas en paréage avec les seigneurs de l'Isle.
La seigneurie spirituelle de cette paroisse et la perception de ses dîmes étaient partagées entre les Hospitaliers et les chanoines de Saint-Etienne de Toulouse. Aussi, quand il fut nécessaire de pourvoir à la reconstruction de cette église, le syndic du chapitre et le commandeur donnèrent ce travail à l'entreprise au prix de 1,600 livres, les habitants se chargeant des charrois et des manoeuvres (1524).
Domus Hospitalis Burgaud
Le commandeur du Burgaud, était aussi seigneur spirituel de la paroisse voisine de Puységur, qui ne fut pendant longtemps qu'une annexe de celle de Drudas.
Liste des Commandeurs du membre de Drudas
1532-1533. Guillaume de Grons.
1533-1534. Guillaume de la Roque.
Druillets (01)
Durbans (46)
Département: Lot, Arrondissement: Figeac, Canton: Livernon, Commune: Reilhac — 46
Durbans, c'est une petite circonscription que l'Ordre de Saint-Jean possédait dans le Quercy et dont nous ignorons l'origine. Elle comprenait les châteaux et les juridictions de Durbans et de Salomès, et la seigneurie spirituelle des paroisses voisines d'Espedaillac et de Grèzes.
— 1307. Donation par noble Géraud de Sonac à l'hôpital d'Espedaillac de rentes sur le tènement de Cloup.
— 1447. Arbitrage entre Pierre de Montlezun, Commandeur de Durbans, et noble Raymond de Cardaillac, seigneur de Cardaillac et de Thémines, au sujet de certains fiefs situés dans Espedaillac.
— 1490. Coutumes octroyées aux habitants de Salomès.
— 1526. Accord entre le commandeur et les consuls d'Espedaillac au sujet des droits d'usage et dépaissance.
— 1548. Nouvel accord entre les mêmes: les consuls reconnaissent que leur communauté doit payer au commandeur une redevance annuelle de 13 setiers de froment.
Liste des Commandeurs de Durbans
1448-1456. Pierre de Montlezun.
-------1483. Antoine de Murat.
1509 1513. Claude de Poitiers.
1514-1515. Gaston de Verdusan.
1518-1519. Gabriel de Pomeyrols.
1524-1539. Bertrand du Rousset du Colombier.
1545-1547. Jacques de la Touge-Lafaige.
1548-1588. Charles d'Urre-Ventarol, Grand-Prieur de Saint-Gille.
1623-1626. Honoré de Quiqueran-Beaujeu.
-------1610. Melchior de Barras-Clamens.
1655-1656. Chrétien de Mont.
1657-1641. Marcel de Galleau-de-Casteauneuf.
Village de Durbans de nos jours
Durbans fait partie du canton de Livernon. C'est un petit village essentiellement rural appelé à un développement touristique certain, par la situation du terrain d'aviation de Figeeac-Livernon.
Durbans a de nombreuses possibilités de divertissement: monuments, grottes, fouilles, dolmens, circuits de randonnée, carrefour équestre.
Commanderie de Durbans — Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse Durbans
Le territoire actuel de la commune de Durbans faisait partie des terres dévolues à l'ordre des Hospitaliers dans la région. Un ordre qui possédait d'ailleurs une commanderie importante à Durbans, au lieu dit la Salle. La tour de ce qui est aujourd'hui une ferme et encore surmontée d'une croix de Malte et d'une fleur de Lys. Une manière de rappeler que c'est le roi de France, Philippe le Bel, qui fit la fortune des Hospitaliers, en leur donnant tous les biens et domaines d'un autre ordre, celui des Templiers. En effet Durbans était sur un domaine des Templiers établis ici en 1160. La commanderie passera à l'ordre de Malte (les Hospitaliers) en 1280.
Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse — Durbans
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Update Dimanche 26 Janvier 2020