Source: http://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2013/donnees/organes/06-rein/synthese.htm
Timestamp: 2016-10-25 04:50:59+00:00
Document Index: 164113780

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Le rapport médical et scientifique de l'Agence de la biomédecine
Greffe rénale Résumé de l’activité
Depuis 1959, année de la première greffe rénale enregistrée dans Cristal, un total de 70 242 greffes rénales a été enregistré, ce qui représente l'expérience cumulée globale française en matière de greffe rénale. Le nombre estimé de malades porteurs d’un greffon rénal fonctionnel est de 34 056 au 31 décembre 2013 soit une prévalence de 517,4 par million d’habitants (pmh). Tableau R1. Evolution de la liste d'attente et devenir des candidats en greffe rénale
dont greffes avec donneur décédé après arrêt circulatoire non contrôlé
pmh : par million d'habitants CIT : contre-indication temporaire
En 2013, 4 467 nouveaux malades ont été inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe rénale, soit une augmentation de 3,1% et un taux d’inscription de 67,9 nouveaux candidats pmh. La diminution du nombre d’inscriptions observée en 2011 par rapport à 2010 reste isolée avec une reprise de la progression ces deux dernières années. Le nombre de nouveaux malades inscrits pour une retransplantation augmente de 5% avec 771 nouveaux malades en 2013 contre 733 en 2012. Ils représentent 17,3% des nouvelles inscriptions. L’âge moyen des nouveaux malades s’élève progressivement : il est de 52 ans en 2013, de 51,4 ans en 2012 et de 50,4 ans en 2011. Le nombre total de candidats (nouveaux inscrits + malades restant en attente au 1er janvier de l’année) à une greffe a atteint 14 336 en 2013 soit une progression de 7% en 1 an et de 40% en 5 ans. Cependant, au 1er janvier 2014, 4 226 malades étaient en contre-indication temporaire soit 39% des malades en attente avec une progression de 16% dans les six dernières années de cette part qui ne représentait que 23% en 2008. Cette dimension relativise l’inadéquation entre le nombre de candidats et le nombre de greffes réalisées.
En 2013, le nombre de greffes réalisées est de 3074 en augmentation de 1% par rapport à 2012, avec une progression régulière depuis 2009, mais néanmoins faible au regard de celle du nombre total de candidats. Le nombre de patients sortis de la liste d’attente hors décès augmente de 14,6 % par rapport à 2012 (239 patients en 2012, 274 en 2013) tandis que le nombre de décès sur liste d’attente augmente de 5% (240 en 2012 et 252 en 2013) et représente 1,7% du total des candidats de l’année 2013.
le nombre total de candidats pour un greffon (4,7 candidats en 2013 pour un greffon utilisable dans l’année). le nombre de candidats en attente au 1er janvier de l’année pour un greffon (3,2 receveurs début 2013 pour un greffon rénal utilisable) ;
le nombre de candidats en attente au 1er janvier hors malades en CIT (2 receveurs hors CIT début 2013 pour un greffon utilisable). le nombre de nouveaux inscrits pour un greffon (1,5 inscrit en 2013 pour un greffon utilisable) ;
Greffons rénaux greffés en 2013*
** le taux de greffons incompatibles est calculé sur la base des spécificités anticorps anti-HLA de classe I et II. L'analyse commence en 2009 car cette information est disponible dans Cristal qu’à partir du 03/02/2009 Tableau R5. Evolution du nombre de nouveaux inscrits en attente d'une greffe rénale selon la néphropathie d'origine et incidence par million d'habitants (pmh)
En 2013, les glomérulonéphrites chroniques continuent à être la principale maladie rénale primitive, représentant 22,1 % des nouveaux malades inscrits en attente de greffe rénale. Le diabète est en légère augmentation (14,1% des inscrits contre 11,4% en 2008), liée principalement à l’augmentation des malades ayant un diabète de type II. De plus, on constate un volumineux groupe de causes "Inconnue ou indéterminée" (15,9% des inscrits). Ce chiffre reflète pour une bonne part le fait que de nombreux malades arrivent au stade terminal de leur IRC (insuffisance rénale chronique) sans prise en charge néphrologique préalable ou dans des conditions où les données cliniques, anamnestiques, biologiques et morphologiques ne permettent pas de diagnostic étiologique.
En 2013, les inscriptions préemptives représentent 36,6% des inscriptions pour les nouveaux inscrits, soit plus d’un malade sur trois. La part de ces inscriptions préemptives a progressé de 10,8% depuis 2008, reflétant une amélioration globale de l’accès à la liste d’attente. Il existe cependant de grandes variations régionales détaillées dans les fiches régionales et le rapport REIN
La durée d’attente a été calculée pour les malades inscrits entre 1996 et 2013 en excluant les malades candidats et greffés à partir d’un greffon de donneur vivant ainsi que les malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital. Le temps médian d’attente a augmenté progressivement passant de 14,5 à 28,6 mois entre les cohortes 1996-1999 et 2011-2013. La pénurie en greffe rénale s’est accrue ces 5 dernières années avec un nombre total de candidats par greffon passant de 3,5 en 2008 à 4,7 en 2013. Cependant, ces indicateurs doivent être nuancés par l’augmentation des malades en contre-indication sur la liste d’attente. Si on ne considère que la liste « active » en excluant le temps cumulé en contre-indication, la durée médiane d’attente est diminuée à 15,9 mois. La durée d'attente varie significativement selon le groupe sanguin. Ainsi, la médiane d’attente des inscrits entre 2008 et 2013 est de 14,9 mois pour les malades de groupe sanguin A, 16,1 mois pour les malades de groupe sanguin AB, 33,8 mois pour les malades de groupe sanguin O et 39,0 mois pour les malades de groupe sanguin B. La durée d'attente varie aussi significativement selon que le receveur présente ou non une immunisation et selon l’âge. La durée d’attente des receveurs âgés de moins de 18 ans qui bénéficient de la priorité pédiatrique est très inférieure à la médiane nationale (7,7 mois versus 24,3 mois pour les inscrits entre 2008 et 2013). A l’autre extrémité, les sujets les plus âgés (≥66 ans) ont également une médiane d’attente plus courte (15,8 mois), ce qui s’explique par la part importante des greffons de donneurs décédés de plus de 65 ans qui leur est proposée (59%), tandis que les candidats de 30 à 55 ans sont ceux dont l’attente médiane est la plus longue (28 mois).
[15,9 - 17,3]
[21,2 - 22,5]
[27,3 - 29,7]
Après 28,6 mois d’attente (médiane d’attente), les malades inscrits entre 2011 et 2013 ont 50% de chance d’être greffés. Tableau R7. Durées d'attente avant greffe selon les caractéristiques des malades inscrits à partir du 1er janvier 2008 sur la liste d'attente d'une greffe rénale*
9,4 [9,1-9,7]
24,3 [23,7-24,9]
53,6 [51,8-55,7]
5,4 [5,2-5,6]
15,9 [15,4-16,3]
36,4 [35,3-37,4]
5,8 [5,6-6,1]
14,9 [14,4-15,4]
35,0 [33,5-36,2]
6,7 [6,0-7,2]
16,1 [15,1-17,4]
33,8 [29,8-42,8]
17,2 [15,9-18,4]
39,0 [35,8-41,1]
15,0 [14,3-15,5]
33,8 [32,7-34,8]
62,5 [60,9-65,5]
6,7 [6,5-6,9]
16,9 [16,3-17,4]
37,0 [35,8-38,1]
16,1 [15,5-16,8]
37,6 [36,3-39,1]
7,3 [7,1-7,6]
18,5 [17,8-19,2]
40,0 [38,8-41,7]
14,2 [12,8-15,5]
31,9 [30,2-34,7]
16,0 [14,1-17,4]
35,3 [33,1-38,9]
15,6 [13,8-17,3]
35,1 [32,8-38,0]
85% et plus
18,1 [16,6-19,9]
3,3 [2,7-3,7]
7,7 [7,0-8,9]
19,5 [16,0-22,8]
5,9 [4,5-7,5]
17,5 [13,5-21,1]
8,9 [8,3-10,2]
22,0 [20,3-24,0]
46,5 [42,0-51,0]
11,3 [10,9-11,9]
28,0 [27,0-28,9]
58,2 [55,9-61,1]
10,5 [10,0-11,1]
26,2 [24,8-27,4]
56,0 [51,8-60,3]
5,9 [5,5-6,4]
15,8 [15,0-16,9]
40,9 [36,7-48,0]
**CIT : contre-indication temporaire
*** un malade immunisé est défini par l’existence d’au moins une spécificité HLA de classe I ou II saisie dans les antigènes interdits
16,6 [15,9-17,3]
23,9 [23,3-24,5]
14,4 [13,8-15,0]
27,7 [25,2-30,2]
37,4 [34,9-39,8]
38,7 [35,8-41,1]
33,6 [32,4-34,7]
13,6 [13,0-14,0]
16,3 [15,8-17,0]
38,5 [36,1-40,7]
37,4 [36,1-39,0]
7,6 [6,9-8,6]
16,3 [12,9-19,8]
21,5 [19,9-23,5]
21,6 [20,7-22,4]
27,5 [26,6-28,5]
25,8 [24,3-27,1]
15,3 [14,3-16,2]
19,6-24,6
21,5-30,1
11,8-16,5
10,6-14,1
17,1-22,9
39,0-51,3
16,1-22,3
21,4-26,3
22,6-27,1
6,8-13,2
18,4-22,0
28,9-35,0
31,6-38,5
27,5-36,8
9,1-15,3
46,4-58,6
25,6-39,3
11,2-16,6
23,9-28,6
37,3-48,0
20,4-25,2
Les durées médianes d’attente avant greffe, estimées selon la méthode de Kaplan-Meier, varient fortement d’une équipe à l’autre pour les équipes de greffe rénale chez l’adulte, avec des médianes allant de 10,4 mois à plus de 51 mois. Cet écart se creuse d’année en année. L'interprétation de ces différences brutes entre les équipes doit demeurer prudente car il existe, entre les équipes, d'importantes variations des caractéristiques des malades inscrits (malades pédiatriques, malades immunisés, inscriptions pour retransplantation, etc.). Les durées d'attente dépendent fortement des politiques d’inscription et de greffe qui diffèrent entre les équipes, notamment vis-à-vis des malades "à risque" (malades immunisés de groupe sanguin rare par exemple). La constatation de durées d’attente relativement brèves ne signifie pas un meilleur accès des malades insuffisants rénaux à la greffe, notamment lorsque le taux d’inscription reste faible dans la région. L’incidence de l’insuffisance rénale chronique terminale, l’accès à la liste d’attente et le taux de prélèvement de sujets décédés sont autant de facteurs qui pèsent sur la durée d’attente et varient fortement d’une région à l’autre. Mortalité en liste d’attente
En 2013, 252 malades inscrits sur la liste d’attente (1,8% des candidats à la greffe) sont décédés sans avoir été greffés. Ce nombre de décès demeure faible et représente une proportion stable entre 1,8% et 2,2% de la liste d’attente depuis 2008, dans un contexte de receveurs plus âgés à l’inscription.
En 2013 parmi les 1 680 donneurs décédés (de mort encéphalique ou après arrêt circulatoire non contrôlé) prélevés d’au moins un organe, 1 558 (92,7%) ont été prélevés d’au moins un rein. Au total, 3022 greffons rénaux ont été prélevés dont 88,7% ont été greffés. La diminution de la part des greffons greffés parmi les prélevés l’efficacité du prélèvement au cours des dix dernières années (93,7% de greffons greffés parmi ceux prélevés en 2003) s’explique par l’augmentation de l’âge moyen des donneurs et du nombre de greffons dits à critères élargis. L’appariement en âge entre donneur et receveur, recherché par le score d’attribution des greffons, est globalement respecté avec 50,5 % des greffons de donneurs âgés de moins de 30 ans attribués à des receveurs de moins de 30 ans et 58.8% des greffons de donneurs âgés de plus 65 ans attribués à des receveurs de plus de 65 ans. L’attribution ciblée des greffons de donneurs jeunes, dont le nombre a diminué avec le temps, vers des receveurs dont la différence d’âge n’excède pas 20 ans (15 ans pour les receveurs de plus de 50 ans bénéficiant d’une priorité nationale ou interrégionale) est un objectif du nouveau score d’attribution en cours d’élaboration.
En 2013, 3 074 greffes rénales ont été réalisées en France, soit 46,7 pmh et une augmentation de 1% (+ 30 greffes) par rapport à l’année précédente ( +2,9% et +2,3% en 2011 et 2012). Malgré un ralentissement, la progression de l’activité continue, avec une augmentation de l’activité cinq années consécutives et un nombre de greffes encore jamais atteint. On enregistre en 2013, une diminution des greffes avec donneur en mort encéphalique (2 595 greffes contre 2606 en 2012. Les greffes avec donneur décédé après arrêt circulatoire non contrôlé diminuent également avec 78 greffes contre 81 en 2012. Les greffes effectuées à partir de donneur vivant continuent d’augmenter en 2013 avec 401 greffes contre 357 en 2012 (+12,3%). Le nombre de greffes avec donneur vivant a doublé depuis 2005 et augmenté de 80% depuis 5 ans permettant la poursuite de la progression de l’activité globale, malgré la stagnation des prélèvements sur donneur décédé. Le tableau R11 analyse l’appariement en âge entre donneurs (en mort encéphalique) et receveurs. C’est au deux extrêmes de la vie que l’appariement est le plus satisfaisant avec 50,5% des reins de donneurs de moins de 30 ans attribués à des receveurs de moins de 30 ans et 58,8% des reins de donneurs de plus de 65 ans à des receveurs de plus de 65 ans. L’amélioration de cet appariement est un objectif pour les années à venir, avec une modification de la conception du score d’attribution des greffons. L’objectif global est de promouvoir des stratégies d’allocations différenciées, mieux adaptées aux besoins des malades, et en particulier à leur âge.
Pour les 2 673 greffes rénales réalisées à partir de greffons issus de donneurs décédés, 1242 greffons (46,5%) ont été attribués à l’échelon local, 902 (33,7%) à l’échelon régional et 457 greffons (17,1%) ont fait l’objet d’une priorité régionale (73 greffons soit 16% des attributions prioritaires) ou nationale (384 soit 84% des attributions prioritaires). La modification de la définition de l’hyperimmunisation mise en place en juillet 2009 a conduit à une augmentation des attributions prioritaires qui sont passées de 14,6% entre 2007 et 2009 à 20,3% entre 2010 et 2013. Elles se maintiennent à plus de 20% des attributions, malgré une limitation en 2011 de l’accès au programme hyperimmunisés-antigènes permis exigeant un meilleur appariement en âge et en HLA. Cependant, dans le même temps, la part des malades hyperimmunisés restant en attente au 1er janvier est passée de 7% en 2009 à 24% en 2010 et atteint 25,1% en 2013 (maximum en 2012 avec 25,9%).
Dans le cadre du programme bigreffe, 84 reins ont été greffés chez 42 receveurs, soit une activité qui reste stable en 2013 par rapport aux années précédentes.
Le prélèvement sur donneur répondant aux critères Maastritcht I et II (décédé après arrêt circulatoire non contrôlé), a débuté fin 2006. Après une progression régulière entre 2007 et 2010 permettant de passer de 43 à 79 greffes (+83,7%), l’activité s’affaisse en 2011 avec 65 greffes (-17,7%). Malgré une reprise d’activité en 2012 et 2013 avec respectivement 81 et 78 reins greffés à partir de 53 donneurs décédés après arrêt circulatoire non contrôlé prélevés d’au moins un organe pour ces deux années, la difficulté à développer ce type de greffe tient aux importantes contraintes du prélèvement des donneurs répondant aux critères Maastricht I et II, seuls autorisés en France jusqu’ à présent. La mise en place du prélèvement de donneurs répondant aux critères de Maastricht III, autorisé depuis février 2014, devrait permettre d’élargir progressivement cette activité.
Le nombre de greffes combinées rein et organe vital reste relativement stable au cours des 5 dernières années avec 127 greffes en 2013. Cependant l’activité de greffes rein-pancréas se redresse avec 71 greffes réalisées en 2013 contre 58 en 2012, niveau le plus bas observé depuis 2004. En excluant les malades greffés à partir d’un greffon de donneur vivant ou de donneur décédé après arrêt circulatoire non contrôlé ainsi que les malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital, la durée moyenne d’ischémie est stable en 2013 par rapport aux deux années précédentes (17,1 ± 0,2 heures), après plusieurs années d’amélioration consécutives. Elle demeure très variable d’une équipe à une autre (13,7 heures à 21,6 heures, hors équipes exclusivement pédiatriques). L’effort de réduction de la durée d’ischémie froide réalisé par l’ensemble des intervenants du prélèvement et de la greffe est sensible et a permis de diminuer la moyenne nationale de plus de 2 heures depuis 2006. Cet effort doit se poursuivre, la durée d’ischémie froide ayant un impact important sur la survie à long terme des greffons rénaux.
Donneur décédé de mort
Donneur décédé après
arrêt circulatoire non contrôlé
La répartition du type de néphropathie primitive parmi les malades greffés ne s’est pas modifiée dans les cinq dernières années. Les glomérulonéphrites demeurent en tête et représentent près d’un quart des patients, suivis par la polykystose rénale, les néphropathies interstitielles et les néphroangio-scléroses. Dix sept pourcent sont de nature inconnue ou indéterminée. Tableau R14. Evolution du nombre de greffes rénales préemptives
En 2013, 15,7% des greffes réalisées étaient des greffes préemptives en incluant les greffes avec donneurs vivants, les greffes combinées et les retransplantaions. Cette proportion est stable depuis 2008.
Total greffes en 2013
dont donneur décédé après arrêt circulatoire non contrôlé
Taux de croissance 2013/2012 (%)
L’activité de greffe rénale s’est effectuée en 2013 dans 43 équipes de greffe, dont 9 équipes avec une activité pédiatrique exclusive et 6 équipes avec une activité pédiatrique associée au programme de greffe chez l’adulte. En France, l’activité de greffe rénale est soumise à autorisation.
NR: nombre d'ischémies froides non renseignées dans Cristal
La durée moyenne d’ischémie froide, estimée à 17,1 heures reste stable par rapport à 2012 (17,4 heures) mais varie d’une équipe à l’autre.
Décédé après arrêt circulatoire non contrôlé
Depuis 2011, un programme national de mise sous machine à perfusion est développé pour les reins de donneurs à critères élargis définis comme les donneurs âgés de plus de 60 ans ou de 50 à 59 ans avec au moins deux des facteurs de risque suivants : cause de décès vasculaire, antécédent d’hypertension artérielle, créatininémie supérieure à 130 µmol/l. Un forfait spécifique est attribué pour le prélèvement et la greffe lorsque les deux reins du donneur sont perfusés. Tous les reins prélevés sur des donneurs décédés après arrêt circulatoire non contrôlé sont perfusés.
Ce programme devrait permettre de diminuer la part des non fonctions primaires et retard de fonction avec une amélioration de la survie à long terme de ces greffons.
La part des reins de donneurs à critères élargis perfusés est passée de 4,9% en 2011 à 22,4% en 2013 avec 283 reins perfusés et devrait à terme concerner 45% des greffons pour ce type de donneurs. Actuellement, la moitié des équipes ont débuté avec des activités très variables. Tableau R19. Nombre de greffes dont le rein a été mis sous machine à perfusion par équipe selon le type de donneur décédé en état de mort encéphalique (2011-2013)
Pour les 2 673 greffes rénales réalisées à partir de greffons issus de donneurs décédés, 1 242 greffons (46,5%) ont été attribués selon le score local, 902 (33,7%) ont été attribués à l’aide du score régional et 457 (17,1%) ont fait l’objet d’une priorité régionale ou nationale.
Ces chiffres correspondent aux modalités réelles d’attribution des greffons et non aux caractéristiques des malades. Par exemple, un malade hyperimmunisé ou prioritaire pour une greffe combinée rein-pancréas peut être greffé avec greffon compatible selon le score local. Ce malade aura comme modalité d’attribution une attribution selon le score local. Tableau R22. Caractéristiques des malades hyper-immunisés greffés en 2013 par catégorie d'allocation H3, HAP, HFM
Nombre d'incompatibilités HLA A
Nombre d'incompatibilités HLA B
Nombre d'incompatibilités HLA DR
H3 : Hyperimmunisé
HAP : Hyperimmunisé avec antigènes permis
HFM : Hyperimmunisé full match
L'arrêté modificatif des règles de répartition et d’attribution des organes de donneurs décédés du 30 août 2002 a permis l'amélioration des conditions logistiques de réalisation des greffes combinées. Dans tous les cas, pour les greffes combinées comportant un organe "vital" (foie, cœur, poumon, cœur-poumons), le rein est attribué de façon automatique au receveur, suivant la hiérarchie d'attribution de l'organe vital. Pour les greffes rein-pancréas, cette attribution automatique ne concerne que les greffes réalisées à l'échelon local, et les receveurs prioritaires aux échelons interrégional et national. La catégorie des receveurs prioritaires est élargie depuis l’Arrêté de janvier 2011 avec mise en application en février 2012 : sont depuis cette date prioritaires les receveurs âgés de 55 ans au plus ayant un taux de greffons incompatibles inférieur ou égal à 25% en attente d’une première greffe.
Les greffes multi viscérales sont des greffes en bloc de 2 ou 3 organes viscéraux (foie-intestin-rein, rein-intestin-pancréas).
Historiquement, en France, la greffe avec donneur vivant a été peu développée par rapport à d’autres pays européens et à l’Amérique du Nord. Depuis 2008, elle est considérée comme un complément nécessaire de la greffe avec donneur décédé et son développement devient une priorité nationale. En 2013, 401 greffes à partir de donneurs vivants ont été réalisées avec une progression de 12,3% de l’activité par rapport à 2012, représentant 13% de l’activité de greffe rénale contre 8% en 2008. Il existe une grande disparité d’activité selon les régions. C’est en Ile–de-France, région de forte pénurie qu’on enregistre la plus forte activité avec 118 greffes en 2013 soit 29,4 % des greffes. La moyenne d’âge des donneurs vivants prélevés d’un rein en 2013 est de 49,2 ans avec une augmentation de 1,8 an depuis 2008 et 16% de donneurs sont âgés de plus de 60 ans (contre 9% en 2008). Pour ces 401 greffes, le donneur était un ascendant direct du receveur dans 98 cas (24,4 %), un collatéral direct dans 139 cas (34,7 %), un collatéral indirect (oncle, tante ou cousin germain) dans 12 cas (3%), le conjoint dans 97 cas (24,2 %), une personne pouvant justifier de plus de 2 ans de vie commune avec le receveur dans 15 cas (3,7 %) et une personne ayant un lien affectif étroit et durable dans 21 cas soit une augmentation de ce type de donneur autorisé depuis la dernière loi de bioéthique de 2011 (2 en 2011 et 5 en 2012). L’augmentation du recours au donneur vivant est liée pour une grande part à une progression de 111% depuis 2008 du don à partir des conjoints et de 69,5% à partir des frères et sœurs. Le don croisé est autorisé en France depuis la loi de bioéthique de juillet 2011 avec un décret d’application paru en septembre 2012 et a débuté en décembre 2013 avec les 2 premières greffes réalisées début 2014. Les greffes ABO incompatibles se développent depuis 2010 avec 53 greffes réalisées depuis 2004.
Le suivi des donneurs est obligatoire depuis la loi de bioéthique de 2004. Il existe cependant un nombre de données manquantes important dans le registre de suivi des donneurs, en particulier, en ce qui concerne le suivi à long terme. La part du prélèvement du rein de donneurs opérés par cœlioscopie depuis 2004 est de 65% (en excluant les techniques manquantes). Cette technique s’est développée dans les dernières années avec 80% prélevés par cœlioscopie pour 2012 et 2013. La durée moyenne d’hospitalisation est plus courte pour la cœlioscopie (5,5 jours contre 6,4 pour la lombotomie et 7,1 pour la voie sous costale). Le débit de filtration glomérulaire (DFG) moyen des donneurs, estimé par la formule MDRD, est de 91,9 ml/min avant don et de 64,1 ml/min à 1 an après don avec une discrète augmentation avec le temps (67,3 ml/min après 5 ans).
Résidus opératoires*
Age au prélèvement
[46,0- 48,9]
[45,6- 48,6]
[47,1- 49,6]
[48,3- 50,7]
[48,1- 50,6]
[48,1- 50,3]
de cœlioscopie
N observé **
Durée moyenne d'hospitalisation (jours)
Borne inférieure de l'IC95%
Borne supérieure de l'IC95%
* Les données pour l'année 2004 ne couvrent que la période du 1er Mai au 31 Décembre
** Nombre d'interventions avec une durée d'hospitalisation non manquante, les suivis n'ont pas encore tous été reçus pour l'année 2013
Évolution depuis 1959 du nombre de greffes rénales issues de donneur vivant et de donneur décédé Donneur décédé
% de greffe à partir
de donneur vivant
* Les données pour l'année 2004 ne couvrent que la période du 1er Mai au 31 Décembre,
Nb. : les suivis n'ont pas encore tous été reçus pour l'année 2013
Nombre de donneurs à suivre
Indicateur COP (%)
La comparaison des courbes de survie des greffons montre une amélioration significative (p < 0,001, test du Log-Rank) des résultats selon les cohortes de greffe : 1986-1990, 1991-1995, 1996-2000, 2001-2005 et 2006-2008 avec des survies à 1 an de 83,7%, 86,3%, 91,0%, 92,2% et 92,6%, et des survies à 5 ans de 68,2%, 74,5%, 80,5%, 80,7% et 79,9%, respectivement. On observe cependant pour la cohorte 2009-2012 une légère diminution de la survie à 1 an avec un taux égal à 91,5%.
Pour la cohorte 1993-2012, le taux de survie à 10 ans est significativement meilleur pour les greffes à partir de donneur vivant (77,8 % contre 61,9% avec donneur décédé). La survie est en revanche significativement diminuée pour les retransplantations ainsi que chez les receveurs de plus de 60 ans. Pour la cohorte 2007-2012, la survie est significativement diminuée lorsque les greffons proviennent de donneurs à critères élargis et de DDAC. La non fonction primaire du greffon et le retard de fonction du greffon, qui est un facteur de risque pour la durée de survie du greffon, sont rares chez les receveurs de greffons de donneurs optimaux, augmentent chez les receveurs de greffons de donneurs à critères élargis et de donneurs décédés après arrêt circulatoire non contrôlé. La non fonction primaire est observée pour 1,6% des greffes à partir de donneurs vivants, 2,6% des greffes à partir de donneurs standards, 5% des greffes à partir de donneurs à critères élargis et 9,6 % des greffes à partir de donneurs décédés après arrêt circulatoire non contrôlé. Le taux de reprise retardée de fonction est pour ces mêmes catégories respectivement de 8,4%, 23,9%, 30,7% et 75,1%. Le débit de filtration glomérulaire à 1 an, estimé par MDRD (Schwartz en pédiatrie) est supérieur à 60 ml/min chez 44,2% des receveurs de greffons issus de donneurs vivants, 44,2% des receveurs de greffons issus de donneurs standards, 13% des receveurs de greffons issus de donneurs à critères élargis et 22,2% des receveurs de greffons issus de donneurs décédés après arrêt circulatoire non contrôlé. Figure R2. Survie du greffon rénal selon la période de greffe
[124,5 - 132,8]
[48,4% - 50,7%]
[173,5 - 182,7]
[79,9% - 81,4%]
[62,0% - 64,0%]
[79,0% - 80,7%]
[90,9% - 92,0%]
[62,2% - 63,3%]
[46,4% - 47,9%]
[166,7 - 171,7]
[94,0% - 95,7%]
[80,6% - 83,6%]
[67,0% - 70,9%]
[52,7% - 57,8%]
[186,8 - 208,9]
[91,9% - 92,5%]
[81,0% - 81,9%]
[64,6% - 65,8%]
[48,3% - 50,0%]
[173,1 - 180,2]
[71,7% - 74,2%]
[46,8% - 50,8%]
[112,3 - 121,9]
[93,0% - 94,8%]
[83,8% - 86,4%]
[60,8% - 65,1%]
[81,1 - 95,7]
[90,6% - 91,1%]
[78,4% - 79,2%]
[61,3% - 62,5%]
[45,6% - 47,1%]
[163,2 - 168,6]
[97,5% - 98,5%]
[88,8% - 91,3%]
[75,5% - 80,0%]
* : Nombre de malades restant à observer pour chaque temps et pour lesquels aucun évènement ni censure n'est survenu Figure R6. Survie du greffon rénal selon l'origine du greffon (2007-2012)
Type de donneur N Survie à 1 mois Survie à 1 an Survie à 3 ans Survie à 5 ans Décédé en mort encéphalique à critères standards
9141 96.9%
[96.5% - 97.2%] 94.3%
[93.8% - 94.8%] 89.0%
[88.3% - 89.7%] 82.8%
[81.7% - 83.8%] nombre de sujets à risque*
8653 7769 4615 1928 Décédé en mort encéphalique à critères élargis
6434 94.7%
[94.1% - 95.2%] 87.3%
[86.4% - 88.1%] 78.8%
[77.7% - 79.9%] 68.1%
[66.4% - 69.6%] nombre de sujets à risque*
5929 4966 2640 942 Décédé après arrêt circulatoire non contrôlé
390 91.5%
[88.3% - 93.9%] 87.5%
[83.7% - 90.5%] 78.9%
[73.8% - 83.2%] 68.1%
[60.3% - 74.7%] nombre de sujets à risque*
345 297 140 44 [] : Intervalle de confiance
[95,8% - 96,4%]
[77,8% - 79,6%]
[89,9% - 92,3%]
[72,8% - 77,6%]
[89,7% - 95,0%]
[79,6% - 87,1%]
[57,6% - 70,1%]
[94,2% - 96,1%]
[91,2% - 93,6%]
[81,6% - 85,1%]
[66,7% - 71,6%]
[48,6% - 55,2%]
[177,8 - 202,8]
[49,2% - 50,9%]
[176,4 - 183,4]
[94,5% - 95,5%]
[87,2% - 88,7%]
[70,8% - 73,1%]
[49,3% - 52,5%]
[118,5 - 126,8]
[92,9% - 95,3%]
[81,8% - 85,6%]
[57,2% - 63,5%]
[81,3 - 99,2]
Taux de greffons incompatibles
[91,2% - 92,4%]
[94,0% - 97,0%]
[88,7% - 92,9%]
[93,9% - 97,1%]
[90,9% - 95,0%]
[94,3% - 97,0%]
[87,9% - 91,9%]
[94,6% - 96,6%]
[88,3% - 91,4%]
** le taux de greffons incompatibles est calculé sur la base des spécificités anticorps anti-HLA de classe I et II. L'analyse commence en 2009 car cette information est disponible dans Cristal qu’à partir du 03/02/2009
Incompatibilité HLA
A,B et DR
[94,5% - 97,0%]
[89,7% - 93,1%]
[75,5% - 80,9%]
[60,4% - 67,4%]
[44,1% - 54,7%]
[161,9 - 191,7]
[78,6% - 79,7%]
[61,9% - 63,4%]
[45,8% - 47,8%]
[164,9 - 171,6]
[95,6% - 96,1%]
[77,8% - 79,1%]
[59,9% - 61,7%]
[44,5% - 47,0%]
[158,7 - 166,9]
* : Nombre de malades restant à observer pour chaque temps et pour lesquels aucun évènement ni censure n'est survenu Figure R11. Survie du greffon rénal issu de donneur décédé, en fonction du nombre d’incompatibilités HLA A, B (1993-2012)
Incompatibilité HLA A et B
[94,9% - 96,7%]
[89,5% - 92,1%]
[75,6% - 79,5%]
[58,0% - 63,2%]
[42,7% - 49,7%]
[152,5 - 175,4]
[90,7% - 92,1%]
[78,1% - 80,3%]
[60,3% - 63,2%]
[43,4% - 47,2%]
[158,0 - 171,0]
[78,5% - 79,9%]
[61,6% - 63,6%]
[45,7% - 48,3%]
[163,6 - 173,1]
[78,1% - 79,5%]
[61,0% - 63,0%]
[45,7% - 48,5%]
[163,7 - 172,2]
[95,1% - 96,2%]
[89,6% - 91,2%]
[76,5% - 79,0%]
[58,6% - 62,1%]
[42,0% - 46,9%]
[151,8 - 165,9]
Incompatibilité HLA DR
[90,4% - 91,4%]
[62,2% - 64,2%]
[46,7% - 49,4%]
[168,2 - 177,2]
[78,5% - 79,6%]
[61,2% - 62,8%]
[45,0% - 47,1%]
[161,2 - 168,6]
[95,2% - 96,2%]
[76,5% - 78,6%]
[57,3% - 60,4%]
[42,1% - 46,3%]
[147,9 - 161,0]
* : Nombre de malades restant à observer pour chaque temps et pour lesquels aucun évènement ni censure n'est survenu Tableau R34. Répartition des malades déclarés vivants avec un greffon fonctionnel dans les différentes équipes de greffe rénale, en fonction du délai écoulé depuis les dernières nouvelles : état de la base au 31 décembre 2013 des malades ayant eu une greffe rénale entre 1993 et 2012
Le pourcentage de dossiers pour lesquels le suivi n’est pas renseigné depuis plus de 1 an est de 20,3% au niveau national, mais varie d’une équipe à l’autre reflétant une grande différence de pratique. La part des dossiers dont la mise à jour date de plus de deux ans, ou est manquante, est de 6,3% au niveau national.
Nombre de malades suivis (dernières nouvelles<=18 mois)
Clermont-Ferrand (A) 589
Malgré l’amélioration de l’exhaustivité des données de suivi des malades greffés rénaux, il n’est pas possible d’obtenir le nombre de malades porteurs d’un greffon fonctionnel par simple interrogation de Cristal. En effet, au 31 décembre 2013, 20,3% des malades greffés rénaux entre 1993 et 2012 ont un suivi datant de plus d’un an. Ainsi, l’estimation de ce nombre a été effectuée en deux étapes basées sur l’ancienneté des données de suivi du malade. Dans un premier temps, nous avons dénombré les porteurs d’un greffon fonctionnel dans Cristal (malades déclarés vivants sans arrêt de fonction du greffon) dont les dernières nouvelles dataient de moins de 18 mois (suivi annuel obligatoire dans Cristal). Pour les malades qui n’avaient pas fait l’objet d’une déclaration de décès ou d’arrêt de fonction du greffon et dont les données de suivi dataient de plus de 18 mois, le nombre de porteurs d’un greffon fonctionnel a été estimé en leur appliquant les taux de survie du greffon estimés sur la population globale. Le nombre total de porteurs d’un greffon fonctionnel correspond à la somme de ces deux valeurs. Le chiffre ainsi estimé est encadré par deux bornes :
Le nombre de malades porteurs d’un greffon fonctionnel est un indicateur important de la charge de travail des équipes médico-chirurgicales de greffe qui doivent assumer le suivi d’une cohorte chaque année grandissante de malades sous traitement immunosuppresseur. Le nombre de porteurs d'un greffon fonctionnel estimé au 31 décembre 2013 varie d'une équipe à l'autre de 12 à 2 120 malades. Le nombre estimé de porteurs de greffon fonctionnel en France est de 34 056 au 31 décembre 2013. Tableau R36. Analyse de la non fonction primaire du greffon après greffe selon le type de donneur (2008-2012)
- arrêt de fonction du greffon dans les 90 jours après la greffe et une dialyse non arrêtée après la greffe ou un échec pour défaillance primaire comme une thrombose vasculaire
En excluant les greffes avec une non fonction primaire déclarée, les greffes avec une date d'autonomie supérieure à 2 jours sont considérée
avec une reprise retardée de fonction rénale
eDFG (débit de filtration estimé - formule SCHWARTZ ou MDRD sans ethnie)
Tableau R39. Traitement immunosuppresseur initial du receveur
(dans le mois suivant la greffe et déclaré dans Cristal) pour les greffes effectuées en 2013
Aucun ou manquant
Pour la première fois dans le rapport annuel d’activité, nous donnons une description des traitements immunosuppresseurs administrés aux patients à la phase initiale de la greffe. Ce nouveau tableau donne une image des pratiques actuelles et pourra permettre de suivre leur évolution. Néanmoins, ces données restent déclaratives, l’objectif étant, pour les années à venir, d’améliorer la qualité et l’exhaustivité des informations relatives au traitement post-greffe saisies dans CRISTAL. De plus, le questionnaire doit être adapté pour que les traitements en lien avec les greffes ABO et HLA incompatibles soient mieux pris en compte. Conclusion
L’année 2013 confirme que l’activité de greffe rénale en France se situe désormais au-dessus de la barre des 3000 greffes annuelles. Cependant la progression de l’activité ralentit et n’a été possible depuis 2 ans que grâce à l’augmentation des greffes avec donneur vivant.
La pénurie croissante observée impose l’ouverture du cercle des donneurs. Ceci est en grande partie réalisé pour les donneurs en mort encéphalique avec une part de plus en plus importante des donneurs âgés et très âgés. L’amélioration de la préservation des reins de ces donneurs, grâce à la mise sous machine à perfusion, jointe à l’effort de réduction du temps d’ischémie froide, doit permettre de limiter les risques liés à ces donneurs. Les autres objectifs sont l’élargissement des prélèvements sur donneur décédé après arrêt circulatoire non contrôlé avec la possibilité depuis février 2014 des prélèvements sur des donneurs répondant aux critères de Maastricht III, et la poursuite du recours aux donneurs vivants dont les bons résultats à long terme sont particulièrement encourageants. L’élargissement de l’activité de greffe avec donneur vivant doit s’accompagner d’une amélioration du suivi des donneurs dans le registre des donneurs.
Les disparités d’accès à la greffe de certaines catégories de malades, selon le groupe sanguin, l’âge ou la région de domicile doivent être améliorées. A cette fin, une nouvelle conception du score d’attribution des greffons, avec une plus grande mutualisation des greffons est en cours d’élaboration et devrait prendre place en 2014.