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Timestamp: 2017-10-19 12:50:06+00:00
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Articles 129 et 270 du Code criminel (entrave et voie de fait contre les agents de la paix) - Wiki des arrêté·es
Articles 129 et 270 du Code criminel (entrave et voie de fait contre les agents de la paix)
1 Montréal (Ville) c. Garofalo
2 R. v. Plummer, 2006
3 R. c. Turpin Heppell (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions et Article 270, voie de fait contre un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
4 Protection de la jeunesse — 12198 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions et Article 270, voie de fait contre un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
5 R. c. Sharma, 1993 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
6 R. v. K.S.H.W., 2006 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
7 R. v. Stewart, 2000 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions et Article 175, tapage... indirectement, l'article 1 du Règlement P-1 à Montréal (RRVM c. P-1 Article 1)
8 R. v. Carroll 1959
9 R. v. Potvin 1973 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
10 R. v. Johnsgaard, 2003 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions, Article 270, voie de fait contre en agent de la paix en exercise de ses fonctions)
11 R. v Allen, 2015
12 R. v. Murphy 1981 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
13 R. v. Houle, 1985 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
14 R. c. Cossette Viau (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
15 Québec (Ville de) c. Desaulniers (Article (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
16 Bédard c. R. (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
17 R. c. E. (C.), 1998 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
18 R. c. Bobrove, 2014 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)
Montréal (Ville) c. Garofalo[modifier]
Montréal (Ville) c. Garofalo, 2001 QCCM 27042 (CanLII)
Décision du juge Discepola de la Cour municipale de Montréal concernant une requête pour arrêt de procédures pour arrestation illégale. Ici, il décrit les pouvoirs d'arrestation que les agents de la paix ont en vertu de règlementation... un agent qui ne respecte pas ces pouvoirs ne sont pas en execution de leur fonctions et ainsi on ne peut pas être condamné pour entrave ou voie de fait contre un agent de la paix en exercise de ses fonctions si un tel agent effectue une arrestation qui ne respecte pas ses pouvoirs.
Le juge décrit les circonstances sous lesquelles la police peut arrêter quelqu'un sur le champ sans mandat pour une infraction pénale.
Cette question est importante quand les personnes sont accusées d'entrave ou de voie de fait contre un-e agent de la paix en cours de ses fonctions, car si c'est lié avec une arrestation qui est illégal les policiers n'agissent pas dans le cadre de leur fonctions.
« L'agent doit être en mesure de visualiser personnellement la commission de l'infraction, cette disposition ne vise pas une infraction commise dans le passée, ni une infraction constatée par un tiers ».
« L'arrestation doit être le seul moyen raisonnable et non simplement le moyen le plus commode ».
« L'arrestation doit avoir comme but de mettre fin à la perpétration de l'infraction, et non pas dans le but de pénaliser ».
R. v. Plummer, 2006[modifier]
R. v. Plummer, 2006 CanLII 38165 (ON CA)
Un agent de la paix qui ne respecte pas les pouvoirs d'arrestation en matière de règlementation commet une arrestation illégale. Un agent de la paix qui effectue une arrestation illégale n'est pas en exercise de ses fonctions et commet un voie de fait. Une personne ainsi sujet à une telle arrestation a le droit d'auto-défence.
[2] In this case, the police officer purported to arrest the appellant because he failed to identify himself as required by the Act. The Act, however, carefully circumscribes the arrest power. In particular, the power of arrest does not arise because a motorist refuses to produce his or her licence. Rather, where the person refuses to produce the licence, the officer is entitled to arrest without warrant under s. 217 of the Act only where the person has also refused to give reasonable identification "when requested by a police officer": Highway Traffic Act, s. 33(3). In my view, the circumstances authorizing an arrest did not arise in this case and the arrest was not legal. It follows that this appeal should be allowed and the charges against the appellant dismissed.
[44] In my view, the appellant did not contravene s. 33(3) and thus there was no power to arrest him without a warrant. Constable Allcroft testified with admirable clarity about his dialogue with the appellant. While he repeatedly asked the appellant to provide his licence and the appellant repeatedly refused, the officer did not then ask him to give some other reasonable identification.
[45] I have considered whether the fact that the officer also asked for ownership and insurance, which might provide identification, [See Note 7 below] could constitute a request of alternative identification. However, I conclude that it cannot. Such an interpretation of the demand would be inconsistent with the concluding words of s. 33(3), which provide that the correct name and address of the person is deemed to be reasonable identification. As I have pointed out, the legislative purpose of including this phrase was to avoid the exercise of an unfettered discretion whereby the officer could determine the form of alternative identification that would be sufficient. ...
[48] Because there was no power of arrest, the arrest of the appellant was unlawful. The appeal judge observed in obiter that it would have been better had the appellant submitted to the arrest and not resorted to self-help. No doubt, it would have been better, but a person is entitled to resist an unlawful arrest, even where the unlawful arrest is attempted by a police officer. In the circumstances of this case, if the arrest was unlawful, the officer was not in the execution of his duty and thus the offence of assaulting an officer in the execution of his duty was not made out. See R. v. Delong, [1989] O.J. No. 206, 47 C.C.C. (3d) 402 (C.A.), at p. 411 C.C.C.
R. v. Carroll 1959[modifier]
[ R. v. Carroll (1959), 31 C.R (2d) 315 (Ont. C.A.)]
Décision de la Cour d'Appel de l'Ontario concernant l'article 129 du Code criminel, « entrave contre en agent de la paix ».
Si un agent de la paix demande qu'un attroupement quitte un endroit pour éviter un désordre quelconque, une personne qui déobéit à cet ordre n'est pas coupable de l'infraction d'entrave si la raison pour l'ordre, pour eviter un désordre, n'existe plus, en raison du fait que les autres membres de l'attroupement ne sont plus là, l'individu ne pose pas le risque du groupe. Ceci est en contradiction avec une décision plus récente d'un plus bas cour en Nouvelle-Ecosse où on juge la fin du "danger" comme impertinant, c'est le refus d'obéir qui est une infraction dans les circonstances présentes. En raison que cet arrêt était fait à un plus haut niveau, il est une réplique à une telle prétention. En fait, on vise la raison de l'ordre, et pas le fait que le moment c'etait fait tout était censé sous l'obligation de sousmettre à l'ordre, et que quand les raisons objectives de l'ordre n'existent plus, on est plus obligé d'y sousmettre.
"Under the circumstances of this case the constable was clearly under a duty to order the four men to disperse and to keep quiet. He might reasonably have apprehended that the conduct of the four men, including the accused, might lead to a disturbance... After the other three men disappeared after they obeyed the constable to leave the imminence of the disturbance substantially disappeared....
"The main ground for thinking there was a disturbance, or that there was an imminent possibility of a disturbance, having disappeared with the dispersal of the three other men, the ensuing conduct of the accused alone could not be considered a disturbance nor likely to cause one. Under the circumstances the accused was not under any duty to identify himself as requested... I do not think the accused was guilty of obstruction as charged. Upon the facts of the case, moreover, the constable had no right to arrest the accused. "
R. v Allen, 2015[modifier]
R. v Allen, 2015 ONSC 2594 (CanLII)
Décision de la Cour superieure d'Ontario.
Un agent de la paix qui est un train de brîmer la Charte canadienne n'est pas en execution de ses fonctions. C'est à la Couronne de prouver que l'arrestation etait légale hors de doute raisonnable.
[30] There is also a significant body of law arising from s. 270(1)(b) of the Criminal Code, involving the assault of peace officers in order to prevent a “lawful arrest or detention”. As noted by Rosenberg J.A. in Plummer, the lawfulness of the arrest is part of the actus reus of this offence: R. v. Plummer, 2006 CanLII 38165 (ON CA), [2006] O.J. No. 4530, 217 O.A.C. 201, at para. 48-49 [Plummer]. As such, if the Crown cannot prove the lawfulness of the arrest beyond a reasonable doubt, the offence cannot be made out.
[31] While s. 270(1)(b) includes the word “lawful arrest” within the wording of the statute, making it an offence to assault a peace officer in this context, the absence of the word “lawful” from s. 270(1)(a) matters not. In proceedings under s. 270(1)(a), the common law insists that the assault occur while the officer is engaged in the “[lawful] execution of his duty”. In other words, the Crown has the burden of proving beyond a reasonable doubt that the peace officer was acting lawfully under both ss. 270(1)(a) and (b) of the Criminal Code: Delong, at paras. 44, 48; Zargar, at para. 17.
[32] Where the assault occurs in the context of a Charter breach, the Crown will not be able to establish this element of the s. 270(1)(a) offence because the officer will not be acting in the lawful execution of duty: Delong, at paras. 48-49; Pinto, at para. 66; Plamondon, at para. 29; Zargar, at para. 17. This is equally true of the s. 270(1)(b) offence, where the accused assaults an officer in the context of an arrest. If the arrest is unlawful, then the Crown cannot meet this necessary element of the offence: Plummer, at paras. 48-49; see also: R. v. Richards, 1999 CanLII 1602 (ON CA), [1999] O.J. No. 1420, 120 O.A.C. 344, at paras. 13.
R. c. E. (C.), 1998 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)[modifier]
Protection de la jeunesse - 962, 1998 CanLII 13118 (QC CA)
Décision de la Cour d'appel du Québec concernant des condamnations en vertu de l'article 129 du Code criminel (entrave contre en agent de la paix),
« CONSIDÉRANT, en effet, que dans l'arrêt R. c. Docherty, 1989 CanLII 45 (CSC), [1989] 2 R.C.S. 941, la Cour suprême a interprété le mot «volontairement» comme exigeant la présence d'une intention en relation directe avec le but prohibé et qu'il faut donc, en conséquence, que le contrevenant ait eu ce but prohibé à l'esprit lorsqu'il a posé le geste reproché;.
R. c. Bobrove, 2014 (Article 129, entrave d'un agent de la paix en exercise de ses fonctions)[modifier]
[https://www.canlii.org/en/qc/qccm/doc/2014/2014qccm283/2014qccm283.html?autocompleteStr=r%20c%20bobrove%20&autocompletePos=1l R. c. Bobrove, 2014 QCCM 283 (CanLII)
Décision de la municipale du Québec concernant des condamnations en vertu de l'article 129 du Code criminel (entrave contre en agent de la paix.
« [56] In R. c. E. (C.), 1998 CanLII 13118 (QC CA), REJB 1998-09569 (Q.C.A.), at par. 7, the Court granted the appeal from a conviction for obstructing a peace officer because of, among others, the following consideration:
CONSIDÉRANT, en effet, que dans l'arrêt R. c. Docherty, 1989 CanLII 45 (SCC), [1989] 2 R.C.S. 941, la Cour suprême a interprété le mot "volontairement" comme exigeant la présence d'une intention en relation directe avec le but prohibé et qu'il faut donc, en conséquence, que le contrevenant ait eu ce but prohibé à l'esprit lorsqu'il a posé le geste reproché; [emphasis added]
[57] More recently, in R. c. Bédard, 2009 QCCA 1473 (CanLII) (leave to appeal refused [2009] S.C.C.A. No. 390), the Court reiterated (at par. 50) the exact same principle :
Pour être trouvé coupable d'entrave au travail d'un agent de la paix au sens de l'article 129 a) C.cr., la poursuite doit faire la preuve hors de tout doute raisonnable que l'accusé a volontairement entravé le travail d'un agent de la paix dans l'exécution de ses fonctions ou lui a résisté en pareil cas. Le mot "volontairement" a déjà été interprété par la Cour suprême comme exigeant la présence d'une intention en relation directe avec le but prohibé (R. c. Docherty, 1989 CanLII 45 (SCC), [1989] 2 R.C.S. 941). Il faut donc, en conséquence, que le contrevenant ait eu ce but prohibé à l'esprit lorsqu'il a posé le geste reproché (Protection de la jeunesse - 962, J.E. 98-2058 (C.A.)) [emphasis added]
[58] I therefore conclude that I am bound to apply the following definition of the mens rea for the offence of obstructing a peace officer in the execution of his duty: it is the intent to make it more difficult for the peace officer to carry out his duty, and the offender must have that purpose in mind while doing the reproached act..
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