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Timestamp: 2019-01-18 23:57:33+00:00
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Bulletin mensuel La Source - novembre 2017
Portrait: Catherine Cadieux-Fredette
Hommage à une grande dame de l'éducation!
Qu'est-ce qu'une école catholique?
Symposium de l'éducation catholique
Dossier juridique Trinity Western
J'appuie l'école catholique de langue française
Le 14 novembre dernier, la ministre de l’Éducation a annoncé que la gouvernance et la gestion du Centre Jules-Léger passeraient de la responsabilité des écoles provinciales à un consortium représentant les conseillères et conseillers scolaires des deux systèmes d’éducation de langue française. Dans le cadre du dépôt du projet de loi 177, Loi de 2017 pour un Ontario plus fort et plus juste (mesures budgétaires), nous y retrouvons un extrait qui parle spécifiquement du transfert du Centre Jules-Léger.
L’AFOCSC se réjouit de cette annonce voulant donner la gouvernance et la gestion du Centre aux francophones de l’Ontario. Depuis trop longtemps, nous attendions cette annonce, car nous croyons fermement que le Centre doit être gouverné et géré par et pour les francophones. C’est bel et bien une étape importante pour la francophonie ontarienne. Avec l’annonce, dans le même projet de loi, de la création de l’université franco-ontarienne, nous, les francophones de la province, aurons dorénavant la gamme complète de l’éducation de langue française. Pour nous, c’est un moment historique!
Nous sommes heureux de voir que le gouvernement de l’Ontario a lu attentivement le mémoire conjoint de l’AFOCSC et de l’ACÉPO présenté à la Division de l’éducation de langue française en mai 2016, car plusieurs mesures ont été retenues dans cet extrait de projet de loi. Présentement, le projet de loi est en deuxième lecture et le gouvernement vient juste de faire adopter une motion d’attribution du temps voulant dire que le débat en deuxième lecture terminera très bientôt. Une fois que le projet de loi sera adopté en deuxième lecture, il fera l’objet d’étude par un comité législatif. L’AFOCSC a déjà indiqué qu’elle veut participer à cette étape. En tant que président, je me présenterai devant ce comité pour fournir notre rétroaction en lien avec le transfert du Centre Jules-Léger.
Avec un gouvernement majoritaire, le projet de loi devrait être adopté rapidement. Une fois la sanction royale obtenue et que la loi est proclamée, l’AFOCSC aura 30 jours pour nominer trois conseillères ou conseillers scolaires pour siéger au consortium. Le conseil d’administration prendra connaissance d’un rapport de notre directeur général quant aux qualités et expériences requises pour y siéger.
Si cela vous intéresse, soyez aux aguets! Une communication sortira du bureau de l’AFOCSC suite à la réunion du conseil d’administration les 14 et 15 décembre prochain.
Nom: Catherine Cadieux-Fredette
Frères et soeurs: J’ai deux frères plus jeunes, Félix et Mathis. Félix, celui du milieu a 13ans et Mathis, le plus jeune a 11 ans.
Élève conseillère où? Je suis élève conseillère pour le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO).
Pourquoi avoir choisi de devenir élève conseillère?
J'ai toujours été une personnequi aime beaucoup l’école. J’ai un grand sentiment d’appartenance envers mon école etmon conseil. Je me suis engagée comme élève conseillère puisque je veux que les jeunes de nos écoles se sentent aussi bien que moi dans leur école. L’éducation est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur et je souhaite pouvoir transmettre ma passion aux élèves de mon conseil.
Dans quoi d'autre t'impliques-tu?
Je suis très impliquée dans mon école. Je fais partie du conseil des élèves et groupe d’animation depuis que je suis en 9e année. Je m’implique aussi dans le comité de l’album souvenir, le comité du climat scolaire positif ainsi que le Sénat des élèves. De plus, je suis vice-présidente catholique du Regroupement des élèves conseiller.ère.s francophones de l’Ontario (RECFO) ce qui veut dire que je suis membre du conseil exécutif de l’organisation.
Qu'est-ce qui te passionnes dans tes implications?
Ce qui me passionne dans mes implications c’est d’apprendre de nouvelles choses. Quand je m’implique, j’apprends des choses qu’on n’apprend pas nécessairement à l’école. J’aime beaucoup écouter les points de vue des gens et rencontrer de nouvelles personnes.
À l’école, quel genre d’élève es-tu?
C’est une très bonne question! Je dirais que je suis une élève plutôt calme et appliquée dans son travail. Je suis très intéressée et je pose toujours beaucoup de questions. Je suis aussi très perfectionniste et je veux toujours me dépasser… un peu trop même parfois! Comme mentionné plus tôt, je m’implique activement dans mon école donc je crois que je suis assez reconnue pour mon implication.
Quand je n’ai pas le nez dans mes devoirs, j’aime bien cuisiner ou m’entraîner. J’essaie de me garder au moins 1 heure par jour où je peux faire des exercices ou prendre une marche avec mon chien. Aussi, j’aime beaucoup passer du temps à faire des activités avec ma famille.
Quel conseil donnerais-tu à des jeunes qui désirent s'impliquer?
Le plus grand conseil que je donnerais à un jeune qui veut s’impliquer c’est de vaincre sa timidité et de foncer. Je sais que ce n’est pas toujours facile, mais c’est ce qui m’a apporté plusieurs belles opportunités.
Si l’on se rendait dans ta région, que nous ferais-tu visiter?
Dans ma région, j’aimerais vous faire visiter les petits villages de l’Est ontarien. J’aimerais montrer aux gens qu’il y a beaucoup de vitalité dans nos communautés. J’aime que la culture francophone soit très présente dans ma région.
Qu'aimerais-tu faire comme carrière plus tard?
Je ne sais pas exactement le métier que je voudrais faire pour l’instant. Toutefois, j’aimerais faire un baccalauréat en Économie internationale et développement à l’Université d’Ottawa. Par la suite, selon où j’en serai rendue dans ma réflexion, j’aimerais possiblement compléter ma maîtrise et même mon doctorat afin de pouvoir enseigner à l’université.
Merci à la conseillère Diane Doré pour son dévouement au sein du CECCE depuis 2003! Votre passion pour l'éducation catholique et pour la réussite de chaque élève a fait de vous une femme chef de file que nous pouvons tous et toutes grandement apprécier.
Bravo pour votre vision et merci de votre appui soutenu et constant!
Plusieurs caractéristiques nous définissent en tant que système d’écoles catholiques en Ontario. L'une des caractéristiques des écoles catholiques est la façon dont nous sommes modelés par la communion et la communauté. L'éducation catholique met l'accent sur l'école en tant que communauté, sur une communauté éducative de personnes et sur une véritable communauté de foi.
Les écoles catholiques devraient faire tout leur possible pour promouvoir la confiance et la collaboration entre enseignants, avec les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants et avec les conseillères et conseillers scolaires pour favoriser l'appréciation des différents dons de chaque intervenant menant vers l’excellence académique et une communauté de foi exemplaire. L'école catholique doit porter une attention particulière à la qualité des relations interpersonnelles entre les membres du personnel enseignant et de soutien et les élèves, en veillant à ce que l'élève soit perçu comme une personne dont la croissance intellectuelle est stimulée par une croissance spirituelle, religieuse, émotionnelle et sociale. Voilà le défi qui nous attend!
Article tiré et adapté du journal Momentum, National Catholic Education Association
Réunies sous le thème «Renouveler la promesse», plus de 600 personnes provenant des 29 conseils scolaires catholiques anglophones et des 8 conseils scolaires catholiques de langue française se sont rassemblées pour discuter de l’avenir de l’éducation catholique en Ontario. Les équipes-conseils étaient composées de membres de la haute direction administrative des conseils, de conseillères et conseillers scolaires, de membres du personnel enseignant, de parents, d’élèves et membres du clergé. L’objectif de ce symposium était de participer à un dialogue sur les enjeux contemporains de l’éducation catholique. Rappelons-nous qu’un travail préparatoire a été élaboré le printemps dernier pour cerner les sujets de discussion.
Le symposium a permis aux francophones de cerner une problématique qui existe depuis quelques années, soit la formation de la foi pour le personnel de nos conseils scolaires. Selon plusieurs personnes présentes, cet enjeu doit être adressé, car c’est une des caractéristiques qui nous différencie du système d’éducation publique. La formation en éducation religieuse doit être actualisée, car elle n’est plus adéquate et ne répond pas aux besoins émergents qui existent dans les écoles catholiques de langue française. L’AFOCSC et ses partenaires devront se pencher sur ce dossier dans un avenir rapproché.
Dans son allocution, l’évêque du diocèse de St. Catharines, Mgr Gerard Bergie, indique que plusieurs défis nous attendent. Pour les surmonter, il faudra du temps et de l’énergie de la part de tous les intervenants. Entres autres, il faudra :
Se concentrer sur l’importance des relations, car il faudra travailler ensemble;
Renforcer la relation entre le domicile, l’école et la paroisse;
Rehausser l’identité catholique et l’afficher fièrement pour que tous la voient.
De plus, Mgr Bergie indique que le christianisme est une histoire d’amour en plus d’être un trajet la vie durant. Les écoles catholiques doivent être un endroit où Jésus est vivant et qu’il est en nous tous les jours. En terminant, Mgr Bergie nous appelle à être témoin de :
La pauvreté : la pauvreté est une vertu exhortée par le Pape François;
La sainteté : nous sommes tous appelés à la sainteté;
: comme l’ont été les disciples en route vers Emmaüs.
Suite au symposium, les francophones se sont rassemblés pour prendre connaissance du nouveau profil de l’école catholique de langue française et du nouveau profil du personnel enseignant des écoles catholiques de l’Ontario. Enfin, la communauté catholique de langue française a visionné une vidéo traitant de notre nouvelle campagne de notoriété. Une équipe s’est promenée partout en province pour rendre hommage à des individus qui laissent leur marque. L’AFOCSC félicite toutes celles et tous ceux qui ont été reconnus pour leurs efforts à faire de l’éducation catholique de langue française «La meilleure éducation de langue française en Ontario».
L’université Trinity Western, fondée en 1962 par la Evangelical Free Church of America (religion protestante), est une université privée située à Langley en Colombie-Britannique et dont les principes d’éducation sont basés sur la tradition chrétienne. Cette école offre depuis 2012 un cours en droit, et tente, depuis un certain temps, de faire accréditer son programme auprès des différents barreaux du Canada.
Généralement, lorsqu’un étudiant est diplômé d’une faculté de droit, il est automatiquement éligible à devenir membre d’un des barreaux, une fois ayant réussi son examen. Une des conditions d’admission à la faculté de droit à Trinity Western est que l’étudiant doit signer un Pacte communautaire indiquant qu’il adhèrera aux fondements chrétiens tels que ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage, être contre l’homosexualité, ne pas fumer, prendre de drogue ni boire de l’alcool, etc. De plus, chaque année, les professeurs doivent signer annuellement une Déclaration de foi.
Jusqu’à présent, tous les barreaux du Canada ont accrédité cette faculté de droit sauf trois, Ontario, Nouvelle-Écosse et Colombie-Britannique (qui avait initialement accrédité la faculté, mais qui l’a depuis retirée). Vu que les décisions devant les trois Cours d’appel différaient, Trinity Western a donc demandé à la Cour Suprême du Canada d’entendre la cause et de trancher sur la question. Vu la nature et l’importance du dossier, la Cour suprême entendra les arguments le 30 novembre et 1er décembre prochains.
L’AFOCSC est membre de la coalition nationale des associations de conseillers scolaires catholiques qui a demandé le statut d’intervenant dans ce dossier en juillet dernier (OCSTA, ACSTA, SSTA, ACCEC). L’enjeu est important, car nous croyons, en tant que conseils scolaires catholiques, que nous avons le droit d’imposer des conditions d’admissions dans nos écoles, tout comme l’université Trinity Western est en mesure d’élaborer ses propres conditions d’admission. C’est cet argument que choisira le cabinet juridique retenu pour défendre cette cause. Il est à noter que notre avocat ne se prononcera pas sur le bien-fondé de la politique d’admission de cette université.
La décision de la Cour Suprême devrait être communiquée le printemps prochain.
Vous aussi, soutenez sans plus attendre l'école catholique de langue française en Ontario en remplissant le formulaire d'appui.
http://jappuie.ecolescatholiquesontario.ca/
Calendrier des rencontres du CA de l'AFOCSC
XXe congrès et assemblée générale de l'AFOCSC
27 janvier - Journée de l'alphabétisation familiale au Canada
15 février - Jour du drapeau national du Canada
(CSC MonAvenir)
Catherine Cadieux-Fredette
(élève conseillère au CSDC Est-ontarien)
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