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Timestamp: 2020-02-27 07:35:33+00:00
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Information professionnelle sur Venlafaxine ER Sandoz®: Sandoz Pharmaceuticals AG
Principe actif: Venlafaxinum ut venlafaxini hydrochloridum.
Excipients: Excipiens pro capsula.
Venlafaxine ER Sandoz (ER = Extended Release): capsules retard à 37,5 mg, 75 mg ou 150 mg de venlafaxine.
Prévention des récidives d'épisodes dépressifs majeurs.
Traitement du trouble de l'anxiété généralisée.
Traitement du trouble de l'anxiété sociale.
La posologie et la durée du traitement doivent être établies individuellement en fonction du type de l'affection et de son degré de gravité ainsi que de l'état de santé et de l'âge du patient.
La posologie initiale recommandée de venlafaxine est de 1 capsule retard Venlafaxine ER Sandoz à 75 mg une fois par jour et ne doit pas être dépassée. En cas de besoin, la posologie quotidienne peut être augmentée à 150 mg une fois par jour au maximum après au plus tôt 2 semaines. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers d'env. 2 semaines ou plus, mais toutefois pas moins de 4 jours.
En raison du risque d'effets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée qu'après une évaluation clinique (voir «Mises en garde et précautions»). La posologie minimale efficace doit être maintenue.
Dans certains cas justifiés, on peut augmenter la posologie jusqu'à une posologie maximale de 375 mg par jour.
Dans les études cliniques, seul un nombre réduit de patients a été traité par une dose de 375 mg de venlafaxine et un nombre accru d'effets indésirables a été observé. Le rapport bénéfice/risque de cette dose de 375 mg doit être évalué de façon individuelle pour chaque patient. La dose sera ensuite réduite par paliers selon la réaction et la tolérance du patient jusqu'à la posologie usuelle.
Les patients doivent être traités pendant une période suffisamment longue, habituellement plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué à intervalles réguliers au cas par cas. Un traitement à long terme peut aussi être indiqué pour la prévention des récidives d'épisodes dépressifs majeurs. Dans la plupart des cas, la dose recommandée pour la prévention des récidives est la même que celle utilisée pendant l'épisode actuel.
Après la rémission, le traitement médicamenteux antidépresseur doit être poursuivi pendant au moins 6 mois.
La dose initiale recommandée est de 1 capsule retard de Venlafaxine ER Sandoz à 75 mg une fois par jour. Les patients qui ne répondent pas à la dose initiale de 75 mg/jour peuvent bénéficier d'augmentations de la posologie jusqu'à une dose maximale de 225 mg/jour. La dose peut être augmentée à intervalles de 2 semaines ou plus.
En raison du risque d'effets indésirables dose-dépendants, la dose ne doit être augmentée qu'après une évaluation clinique (voir «Mises en garde et précautions»). La dose minimale efficace doit être maintenue.
Les patients doivent être traités pendant une période suffisamment longue, habituellement pendant plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué à intervalles réguliers au cas par cas.
Trouble de l'anxiété sociale
La dose initiale recommandée est de 1 capsule retard de Venlafaxine ER Sandoz à 75 mg une fois par jour. Il n'est pas prouvé que de plus fortes doses apportent un bénéfice supplémentaire.
Néanmoins, chez les patients qui ne répondent pas à la dose initiale de 75 mg/jour, des augmentations de la dose jusqu'à une dose maximale de 225 mg/jour peuvent être envisagées. La dose peut être augmentée à intervalles de 2 semaines ou plus.
Le traitement devrait débuter par une dose initiale de 1 capsule retard de Venlafaxine ER Sandoz à 37,5 mg par jour au cours des 7 premiers jours, puis la dose devrait être augmentée à 75 mg une fois par jour.
Les patients qui ne répondent pas à la dose de 75 mg/jour, peuvent bénéficier d'augmentations de la posologie jusqu'à la dose maximale de 225 mg/jour. La dose peut être augmentée à intervalles de 2 semaines ou plus.
Patients souffrant de troubles fonctionnels des reins et du foie (voir sous «Mises en garde et précautions»)
Bien qu'aucune adaptation posologique ne soit nécessaire chez les patients présentant un taux de filtration glomérulaire (GFR) entre 30 et 70 ml/min, la prudence est conseillée. Chez les patients hémodialysés et chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (GFR <30 ml/min), la posologie devra être réduite de 50%.
Un ajustement individuel de la dose peut être indiqué chez ces patients, en raison de la variabilité interindividuelle de la clairance.
Chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée, une réduction de la dose de 50% doit généralement être envisagée. Un ajustement individuel de la dose peut toutefois être indiqué en raison de la variabilité interindividuelle de la clairance.
On ne dispose que de données limitées pour les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère. La prudence est recommandée et une réduction de la dose de plus de 50% doit être envisagée. Il convient d'évaluer le rapport bénéfice/risque lors du traitement de patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère.
Comme avec tous les antidépresseurs, il est conseillé de faire preuve de prudence lors du traitement des patients âgés (p.ex. en raison de l'insuffisance rénale et de l'éventualité de modifications de la sensibilité ou de l'affinité des neurotransmetteurs liées à l'âge). La dose minimale efficace doit toujours être utilisée et les patients doivent être étroitement surveillés lorsqu'une augmentation de la dose s'avère nécessaire.
Passage de comprimés de venlafaxine à libération immédiate à Venlafaxine ER Sandoz capsules retard
Les patients traités par des comprimés de venlafaxine à libération immédiate peuvent passer aux capsules retard de Venlafaxine ER Sandoz, à la posologie quotidienne équivalente. Par exemple, des comprimés à libération immédiate de 37,5 mg de venlafaxine 2 fois par jour peuvent être remplacés par des capsules à libération prolongée de 75 mg de Venlafaxine ER Sandoz en une prise quotidienne. Des adaptations posologiques individuelles peuvent s'avérer nécessaires.
Interruption du traitement par Venlafaxine ER Sandoz
L'arrêt brutal du traitement doit être évité.
Il est recommandé de réduire progressivement les doses afin d'éviter les réactions de sevrage (voir «Effets indésirables»).
Si un arrêt du traitement est indiqué chez des patients, la dose doit être progressivement réduite sur une durée d'au moins une à deux semaines en surveillant le patient.
En cas de symptômes mal tolérés après une diminution de dose ou lors de l'interruption du traitement, le retour à la posologie précédemment prescrite peut être envisagé. Par la suite, la posologie pourra être diminuée, mais à un rythme plus progressif.
Recommandation pour la prise du médicament
Venlafaxine ER Sandoz devrait être pris de préférence avec les repas.
Prendre Venlafaxine ER Sandoz capsules retard une fois par jour, à peu près à la même heure de la journée, soit le matin soit le soir.
Les capsules retard doivent être avalées entières avec du liquide et ne doivent pas être divisées, écrasées, mâchées ou dissoutes.
Hypersensibilité à la venlafaxine ou à l'un des composants de Venlafaxine ER Sandoz capsules retard.
Venlafaxine ER Sandoz ne doit pas être prescrit à l'enfant ni à l'adolescent de moins de 18 ans.
Au cours d'essais cliniques incluant des enfants et des adolescents de moins de 18 ans, l'efficacité n'a pas été prouvée; en outre, une incidence plus élevée d'hostilité et, en particulier en cas de dépression, d'effets indésirables liés au suicide, comme des idées suicidaires ou des automutilations, a été observée (voir «Effets indésirables»).
Association aux inhibiteurs de la MAO (voir «Interactions»).
Comme avec d'autres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique, pouvant engager le pronostic vital, ou des réactions ressemblant à un syndrome malin des neuroleptiques peuvent survenir sous traitement par venlafaxine, en particulier en cas d'utilisation concomitante d'autres substances susceptibles d'affecter le système des neurotransmetteurs sérotoninergiques (notamment les triptans, le lithium, les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), les amphétamines, le méthylphénidate, le fentanyl, le dextrométhorphane, le tramadol, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone, la pentazocine, le millepertuis [hypericum perforatum]), les médicaments altérant le métabolisme sérotoninergique tels que l'antibiotique linézolide et le bleu de méthylène entraînant une inhibition non sélective et réversible de la MAO ou des précurseurs de la sérotonine (tels que les suppléments contenant du tryptophane); voir «Contre-indications».
Si l'association de la venlafaxine à un ISRS, un IRSN, ou un agoniste des récepteurs de 5-hydroxytryptamine (triptans) est cliniquement justifiée, une surveillance attentive du patient est conseillée, particulièrement lors de l'instauration du traitement et des augmentations posologiques. L'utilisation concomitante de venlafaxine et de précurseurs de la sérotonine (tels que les suppléments contenant du tryptophane) n'est pas recommandée. Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des altérations de l'état mental (p.ex. agitation, peur, hallucinations, irritabilité jusqu'au délire, coma), une instabilité du système nerveux autonome (p.ex. tachycardie, labilité de la pression artérielle, hyperthermie), des troubles neuromusculaires (p.ex. tremblements, myoclonies, hyperréflexie, troubles de la coordination) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (p.ex. nausées, vomissements, diarrhée). Le syndrome sérotoninergique dans sa forme la plus sévère peut ressembler à un syndrome malin des neuroleptiques qui comprend des symptômes tels qu'hyperthermie, rigidité musculaire, instabilité du système nerveux autonome avec éventuelle fluctuation rapide des signes vitaux et modifications de l'état mental.
Si un syndrome sérotoninergique est suspecté, la venlafaxine et les agents sérotoninergiques doivent être immédiatement arrêtés et une thérapie symptomatique doit être commencée.
Chez le patient dépressif, une manie ou une hypomanie peuvent se développer lors d'un traitement par antidépresseurs, y compris par la venlafaxine. Comme pour les autres antidépresseurs, la venlafaxine doit être administrée avec prudence aux patients avec des épisodes de manie dans leurs antécédents personnels ou familiaux.
Des crises convulsives peuvent apparaître sous traitement par venlafaxine. Le traitement par la venlafaxine doit être instauré avec prudence puis étroitement surveillé chez les patients ayant des antécédents de convulsions. Interrompre l'administration de venlafaxine si un patient développe une crise convulsive durant le traitement.
La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportements de type suicidaire). Ce risque accru persiste jusqu'à une atténuation des symptômes ou l'obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant généralement ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement pendant une période prolongée ou jusqu'à l'obtention d'une amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en début du traitement.
Les patients doivent également être étroitement surveillés après l'arrêt du traitement, car de tels symptômes peuvent apparaître à ce moment sous forme de signes de sevrage ou de récidive débutante.
Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent donc faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.
Au cours des études épidémiologiques, principalement des études conduites avec des patients de 50 ans ou plus, un risque accru de fractures osseuses a été observé chez ceux ayant reçu des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), y compris la venlafaxine ou des antidépresseurs tricycliques (ATC). Le mécanisme de ce risque accru n'est pas encore connu à l'heure actuelle.
Les patients souffrant d'insuffisance rénale (GFR = 10–70 ml/min) ou de troubles de la fonction hépatique présentent une diminution de la clairance de la venlafaxine et de son métabolite actif, et par conséquent une prolongation de temps de demi-vie d'élimination de ces substances. Une réduction de la dose est nécessaire (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Venlafaxine ER Sandoz devrait être administré à ces patients avec précaution.
Dans l'expérience acquise depuis la commercialisation, des cas d'allongement de l'intervalle QT, des torsades de pointes (tdp), des tachycardies ventriculaires, des morts subites et des cas d'arythmie cardiaque fatale ont été rapportés avec la venlafaxine. La plupart des cas sont apparus dans un contexte de surdosage ou chez des patients présentant d'autres facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT/de tdp. C'est pour cette raison que la venlafaxine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant d'autres facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT (voir «Interactions» et «Surdosage»). Les risques encourus doivent être soupesés au regard des bénéfices attendus avant de prescrire la venlafaxine chez des patients présentant un risque élevé d'arythmie cardiaque sévère.
Sous traitement par la venlafaxine, des comportements d'agression peuvent être observés chez un nombre limité de patients en cas de réduction de la dose ou après interruption du traitement.
Comme les autres antidépresseurs, la venlafaxine doit être utilisée avec précautions chez les patients présentant des antécédents de comportement d'agression.
Réactions de sevrage à l'arrêt du traitement
Les réactions de sevrage sont fréquentes à l'arrêt du traitement, surtout si l'arrêt est brutal (voir «Effets indésirables»). Dans les études cliniques, des effets indésirables sont survenus à l'arrêt du traitement (pendant et après la réduction de la dose) chez environ 31% des patients traités par la venlafaxine et chez 17% des patients sous placebo.
Le risque de réactions de sevrage peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la durée du traitement, la posologie et la vitesse de la réduction de la dose. Les réactions les plus fréquemment rapportées ont été une sensation de vertiges, des troubles de la sensibilité (dont des paresthésies), des troubles du sommeil (dont une insomnie et des rêves intenses), un état d'agitation ou d'anxiété, des nausées et/ou des vomissements, des tremblements ou des céphalées. Ces symptômes sont en général d'intensité légère à modérée, mais leur intensité peut être sévère chez certains patients. Ils surviennent habituellement dans les premiers jours suivant l'arrêt du traitement, mais, dans de très rares cas, de tels symptômes ont aussi été rapportés chez des patients ayant oublié une dose par inadvertance. Ces symptômes sont en général spontanément résolutifs et disparaissent en 2 semaines. Ils peuvent durer plus longtemps (2 à 3 mois ou plus) chez certaines personnes. Lors de l'arrêt du traitement par la venlafaxine, il peut donc être nécessaire de diminuer progressivement la dose sur une période de plusieurs semaines ou mois, en fonction de la réaction du patient (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
L'utilisation de la venlafaxine a été associée au développement d'une akathisie, caractérisée par une agitation ressentie comme désagréable ou pénible et par un besoin incoercible de bouger, souvent, accompagné d'une incapacité à rester assis ou debout sans bouger. Ces troubles surviennent le plus souvent au cours des premières semaines du traitement. Une augmentation de la dose peut être préjudiciable aux patients ayant développé ces symptômes.
Une xérostomie est rapportée chez plus de 10% des patients traités par la venlafaxine. Celle-ci peut augmenter le risque de caries et les patients doivent être informés de l'importance d'une bonne hygiène dentaire.
Sous traitement par la venlafaxine, une hyponatrémie et/ou un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH) peuvent apparaître. Sont généralement touchés les patients avec déplétion volumique ou déshydratés, y compris les patients âgés et ceux sous traitement par diurétiques.
Les médicaments inhibant la recapture de la sérotonine peuvent entraîner une inhibition de l'agrégation plaquettaire. Des cas de troubles hémorragiques associés à la prise de venlafaxine ont été rapportés. Ils peuvent se traduire par des saignements cutanés et muqueux, des hémorragies gastro-intestinales, voire des hémorragies pouvant provoquer le décès. Les patients prédisposés aux saignements ainsi que les patients sous anticoagulants ou sous inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire devront par conséquent être étroitement surveillés.
Une mydriase peut survenir sous traitement par la venlafaxine. C'est pourquoi les patients dont la pression intraoculaire est élevée ou qui présentent un risque de glaucome aigu à angle fermé (par fermeture de l'angle) devront être étroitement surveillés.
Administration concomitante de principes actifs amaigrissants
La sécurité d'emploi et l'effet de la venlafaxine en association à des anorexiques y compris la phentermine n'ont pas fait l'objet d'études. C'est pourquoi une telle association n'est pas recommandée. La venlafaxine n'est pas indiquée comme moyen pour perdre du poids, que ce soit seule ou associée à d'autres produits.
Traitement par électrochocs
Le bénéfice de l'utilisation concomitante d'un traitement par électrochocs et de la venlafaxine n'a fait l'objet d'aucune étude.
Lors d'une étude contrôlée par placebo d'une durée de 3 mois, une augmentation cliniquement significative du cholestérol sérique (principalement le cholestérol LDL) a été observée chez 5,3% des patients traités par venlafaxine et chez 0,0% de ceux sous placebo. C'est pourquoi un contrôle régulier des taux sériques de cholestérol est recommandé durant un traitement de longue durée, en particulier chez les patients présentant une augmentation préexistante de la cholestérolémie ou des antécédents de maladies cardio-vasculaires.
Aucun indice en faveur d'une pharmacodépendance, du développement d'une tolérance ou d'une escalade des doses chez les patients traités par la venlafaxine n'a été observé jusqu'ici.
La venlafaxine ne doit pas être administrée en association avec les IMAO non sélectifs irréversibles. Un traitement par la venlafaxine ne doit pas être débuté avant au moins 14 jours après l'arrêt d'un traitement par un IMAO non sélectif irréversible. L'administration de venlafaxine doit être terminée au moins 7 jours avant l'instauration d'un traitement par un IMAO non sélectif irréversible (voir «Contre-indications»).
Inhibiteurs sélectifs irréversibles de la MAO-B (p.ex. sélégiline)
La venlafaxine ne doit pas être utilisée en association aux IMAO sélectifs irréversibles tels que la sélégiline. Un traitement par la venlafaxine ne doit pas être débuté plus tôt que 14 jours après l'arrêt d'un traitement par un IMAO sélectif irréversible. L'administration de venlafaxine doit être terminée au moins 7 jours avant l'instauration d'un traitement par un IMAO sélectif irréversible (voir «Contre-indications»).
En raison du risque de syndrome sérotoninergique, l'association de venlafaxine et d'un IMAO sélectif réversible, comme p.ex. le moclobémide, n'est pas recommandée. Après un traitement par un IMAO réversible, un délai d'attente de moins de 14 jours peut être envisagé avant l'instauration d'un traitement par la venlafaxine. Il est recommandé d'arrêter la venlafaxine au moins 7 jours avant l'instauration d'un traitement par un IMAO réversible (voir «Contre-indications»).
IMAO non sélectif réversible (p.ex. linézolide)
Le linézolide (un antibiotique) est un IMAO faible, non sélectif réversible, qui ne doit pas être administré aux patients sous venlafaxine (voir «Contre-indications»).
Des effets indésirables sévères ont été rapportés chez des patients ayant arrêté un IMAO juste avant le début d'un traitement par la venlafaxine ou ayant arrêté la venlafaxine juste avant le début d'un traitement par un IMAO. Ces effets indésirables ont compris tremblements, myoclonies, sudations, nausées, vomissements, bouffées de chaleur, sensation de vertige et état fébrile avec des caractéristiques pouvant faire évoquer un syndrome malin des neuroleptiques, crises convulsives et décès.
Un syndrome sérotoninergique peut survenir sous traitement par venlafaxine, en particulier en cas d'utilisation concomitante d'autres substances susceptibles d'influencer le système des neurotransmetteurs sérotoninergiques (dont les triptans, les ISRS, les IRSN, les amphétamines, le méthylphénidate, le lithium, le fentanyl et ses analogues, le tramadol, le dextrométhorphane, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone, la pentazocine ou le millepertuis [Hypericum perforatum]), de médicaments inhibant le métabolisme de la sérotonine (y compris les IMAO comme p.ex. le bleu de méthylène) ou de précurseurs de la sérotonine (p.ex. suppléments contenant du tryptophane).
Si pour des raisons cliniques, un traitement simultané par la venlafaxine et un ISRS, un IRSN ou un agoniste des récepteurs de la sérotonine (triptan) s'avère nécessaire, le patient devra être étroitement surveillé, notamment au début du traitement et en cas d'augmentation de la dose. L'utilisation simultanée de la venlafaxine et de précurseurs de la sérotonine (p.ex. suppléments contenant du tryptophane) n'est pas recommandée (voir «Mises en garde et précautions»).
Le risque lié à l'utilisation de la venlafaxine en association à d'autres substances agissant sur le SNC n'a pas été systématiquement évalué. La prudence est donc recommandée lorsque la venlafaxine est administrée avec d'autres substances agissant sur le SNC.
Le risque d'allongement de l'intervalle QT et/ou d'arythmies ventriculaires (par ex. torsades de pointes) est accru en cas d'administration concomitante d'autres médicaments qui allongent l'intervalle QT (par ex. certains antipsychotiques et antibiotiques) (voir «Mises en garde et précautions»).
Il a été démontré que la venlafaxine ne majorait pas l'altération des facultés intellectuelles et motrices induite par l'éthanol. Cependant, comme pour toutes substances agissant sur le SNC, les patients doivent être informés d'éviter la consommation d'alcool.
Dans une étude pharmacocinétique, l'administration de kétoconazole chez des métaboliseurs rapides (MR) et des métaboliseurs lents (ML) du CYP2D6 a entraîné une augmentation de l'AUC de la venlafaxine (de resp. 70% et 21% chez les volontaires ML et MR du CYP2D6) et de l'O-déméthylvenlafaxine (de resp. 33% et 23% chez les volontaires ML et MR du CYP2D6).
L'utilisation simultanée d'inhibiteurs du CYP3A4 (p.ex. atazanavir, clarithromycine, itraconazole, voriconazole, posaconazole, kétoconazole, nelfinavir, ritonavir, saquinavir) et de venlafaxine peut augmenter la concentration de la venlafaxine et de l'O-déméthylvenlafaxine. La prudence est donc de rigueur lorsque le traitement d'un patient comprend une association de venlafaxine et d'un inhibiteur du CYP3A4.
L'utilisation simultanée d'inhibiteurs du CYP2D6 et de la venlafaxine peut diminuer le métabolisme de la venlafaxine en O-déméthylvenlafaxine, ce qui peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de venlafaxine et une diminution des concentrations plasmatiques de l'O-déméthylvenlafaxine. La venlafaxine et l'O-déméthylvenlafaxine étant pharmacologiquement actives, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire lors l'utilisation simultanée de la venlafaxine et d'un inhibiteur du CYP2D6.
Inhibiteurs du CYP2D6 et du CYP3A4
L'utilisation simultanée de venlafaxine et d'inhibiteurs à la fois du CYP3A4 et du CYP2D6 (les deux principales enzymes du métabolisme de la venlafaxine) n'a pas été évaluée. Mais une augmentation de la concentration plasmatique de la venlafaxine est vraisemblable en cas d'utilisation simultanée. L'administration de venlafaxine en association à des médicaments inhibant simultanément ces deux systèmes enzymatiques n'est donc pas recommandée. La prudence est particulièrement recommandée lors de l'association de l'amiodarone à la venlafaxine et il faut en outre tenir compte de la longue demi-vie de l'amiodarone. L'administration de la venlafaxine ne peut être envisagée qu'après une longue pause après l'arrêt de l'amiodarone et impose une grande prudence.
La cimétidine inhibe le métabolisme de la venlafaxine lors du premier passage hépatique. Toutefois, elle ne possède pas d'action significative sur la formation et l'élimination de l'O-déméthylvenlafaxine, qui apparaît dans la circulation en quantités beaucoup plus importantes. Aucun ajustement posologique n'est donc nécessaire lors d'une association de la venlafaxine à la cimétidine. L'interaction pourrait éventuellement être plus marquée chez les patients âgés et chez ceux présentant des troubles de la fonction hépatique. C'est pourquoi une dose initiale éventuellement plus faible et une surveillance appropriée visant à détecter la survenue éventuelle d'effets indésirables sont indiquées chez ces patients en cas d'association de la venlafaxine à la cimétidine.
La venlafaxine n'a pas influencé la pharmacocinétique de l'imipramine et de la 2-hydroxy-imipramine. Lors de l'administration de 75 mg à 150 mg par jour de venlafaxine, l'AUC de la 2-hydroxy-désipramine a été augmenté de manière dose-dépendante d'un facteur situé entre 2,5 et 4,5. L'imipramine n'influence pas la pharmacocinétique de la venlafaxine ni de l'O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction n'est pas connue. La prudence est recommandée lors de l'administration simultanée de venlafaxine et d'imipramine.
Interactions avec des produits métabolisés par les isoenzymes du cytochrome P 450
La venlafaxine n'inhibe que faiblement le CYP2D6; aucune inhibition des isoenzymes CYP1A2, CYP2C9, CYP3A4 et CYP2C19 n'a été observée. En conséquence, aucune interaction avec des médicaments métabolisés par ce système n'est à redouter. Aucune autre interaction avec d'autres inhibiteurs du CYP2D6 (par ex. lévomépromazine et paroxétine) n'ayant été étudiée, la possibilité d'une interaction ne peut être exclue.
Les études d'interactions avec la carbamazépine, le diazépam, l'alprazolam, la terfénadine, le tolbutamide et la caféine ne montrent pas d'interactions pharmacocinétiques significatives sur le plan clinique.
Chez les patients âgés ou les patients ayant des troubles de la fonction hépatique, le degré d'interaction est inconnu et une surveillance clinique est donc recommandée.
La venlafaxine a entraîné une augmentation de 50% de l'AUC de la rispéridone, mais n'a pas modifié significativement le profil pharmacocinétique général de la fraction active totale (rispéridone et 9-hydroxyrispéridone). La signification clinique de cette interaction reste inconnue.
L'utilisation simultanée de venlafaxine et de métoprolol chez des volontaires sains dans une étude d'interactions pharmacocinétiques avec ces deux médicaments a entraîné une augmentation de la concentration plasmatique du métoprolol d'env. 30–40%, tandis que la concentration plasmatique de son métabolite actif, l'α-hydroxymétoprolol, est restée inchangée. La signification clinique de ces résultats chez les patients hypertendus n'est pas connue. Le métoprolol n'a pas modifié le profil pharmacocinétique de la venlafaxine et de son métabolite actif, l'O-déméthylvenlafaxine. La prudence est recommandée lors de l'administration simultanée de venlafaxine et de métoprolol.
L'administration simultanée de venlafaxine et d'halopéridol a induit une diminution de la clairance totale de l'halopéridol de 42%, une augmentation de l'AUC de 70%, une élévation de la Cmax de 88%, mais un t½ inchangé. Ces observations doivent être prises en considération chez les patients traités simultanément par l'halopéridol et la venlafaxine. La signification clinique de cette interaction n'est pas connue.
Chez certains patients qui ont reçu de la clozapine, une administration supplémentaire de venlafaxine a entraîné une élévation des taux de clozapine qui se sont accompagnés transitoirement d'effets indésirables (par ex. crises convulsives).
Aucune interaction pharmacocinétique avec le lithium n'a été observée.
Un syndrome sérotoninergique peut être induit par l'usage concomitant de venlafaxine et de lithium (voir «Mises en garde et précautions»).
La venlafaxine n'a aucun effet sur la pharmacocinétique et la pharmacodynamique du diazépam et de son métabolite actif, le déméthyldiazépam. Le diazépam ne semble pas avoir d'influence sur les paramètres pharmacocinétiques de la venlafaxine ou de l'O-déméthylvenlafaxine. On ignore s'il existe une interaction pharmacocinétique et/ou pharmacodynamique avec d'autres benzodiazépines.
Une étude de pharmacocinétique avec l'indinavir a montré une diminution de 28% de l'AUC de l'indinavir et une diminution de 36% de sa Cmax. L'indinavir n'a pas influencé la pharmacocinétique de la venlafaxine ni de l'O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction reste inconnue.
Chez les patients sous warfarine, une potentialisation de l'effet anticoagulant, dont un allongement du temps de prothrombine ou une augmentation de l'INR (international normalized ratio), a été rapportée après l'administration de venlafaxine.
Parce que la venlafaxine et ses métabolites montrent une faible liaison aux protéines plasmatiques, aucune interaction en rapport avec des liaisons aux protéines n'est attendue.
Aucun signe en faveur d'une interaction avec des produits hypotenseurs ou hypoglycémiants n'existe; les études cliniques font cependant défaut.
Pour les interactions avec les valeurs de laboratoire, voir sous «Remarques particulières, influence sur les méthodes diagnostiques».
Il n'existe pas de données suffisantes concernant l'emploi de la venlafaxine chez la femme enceinte.
L'expérimentation animale a montré une toxicité en termes de reproduction (voir «Données précliniques»). Le risque potentiel pour l'être humain n'est pas connu.
Aucun signe d'effet tératogène n'a été mis en évidence en expérimentation animale. Aucune étude contrôlée chez l'être humain n'est disponible.
Pour cette raison Venlafaxine ER Sandoz ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue.
Comme avec d'autres inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS/IRSN), des symptômes de sevrage peuvent survenir chez le nouveau-né lorsque la venlafaxine est administrée jusqu'à l'accouchement ou arrêtée juste avant. Certains nouveau-nés exposés à la venlafaxine tardivement au cours du troisième trimestre de la grossesse ont développé des complications ayant nécessité une alimentation par sonde, une assistance respiratoire ou une hospitalisation prolongée. De telles complications peuvent survenir immédiatement après l'accouchement. Les données épidémiologiques montrent que l'utilisation d'ISRS pendant la grossesse, et notamment en fin de grossesse, peut augmenter le risque d'hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (HPPN). Bien que le lien entre l'HPPN et un traitement par des ISRS n'ait été évalué dans aucune étude, ce risque ne peut pas être exclu pour la venlafaxine, étant donné son mécanisme d'action (inhibition de la recapture de la sérotonine).
Si la mère a utilisé des ISRS/IRSN en fin de grossesse, les symptômes suivants peuvent être observés chez les nouveau-nés: irritabilité, tremblements, hypotonie musculaire, troubles respiratoires, convulsions, troubles de la régulation de la température, hypoglycémie, hyperréflexie, vomissements, pleurs persistants, troubles de la succion et du sommeil. Ces symptômes peuvent être soit des signes d'effets sérotoninergiques soit des symptômes d'exposition. Dans la majorité des cas, ces complications sont observées immédiatement ou dans les 24 heures après l'accouchement.
Une exposition aux IRSN au cours du deuxième ou du troisième trimestre de grossesse peut augmenter le risque de pré-éclampsie, et une exposition aux IRSN juste avant l'accouchement peut augmenter le risque d'hémorragie du post-partum.
La venlafaxine et son métabolite actif, l'O-déméthylvenlafaxine, sont excrétés dans le lait maternel. Un risque pour l'enfant allaité ne peut pas être exclu. Il ne faut donc pas allaiter pendant le traitement par Venlafaxine ER Sandoz. La décision de poursuivre/d'arrêter l'allaitement ou de poursuivre/d'arrêter le traitement par Venlafaxine ER Sandoz doit être prise en tenant compte des avantages de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement par Venlafaxine ER Sandoz pour la mère.
Tous les médicaments psychoactifs peuvent altérer la faculté de décision, les capacités intellectuelles et les capacités motrices. C'est pourquoi les patients sous venlafaxine devront être mis en garde contre les risques de l'utilisation de machines dangereuses ou de la conduite de véhicules.
Les effets indésirables rapportés le plus fréquemment (>10%) dans les études cliniques ont été: nausées, xérostomie, céphalées, sensation de vertige, sédation, insomnie, constipation et hyperhidrose. Les effets indésirables sont répertoriés en fonction des classes d'organes et de la fréquence, en tenant compte des définitions suivantes: «Très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1000), «rares» (<1/1000, ≥1/10'000), «très rares» (<1/10'000), «fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Rares: agranulocytose, anémie aplasique, pancytopénie, neutropénie.
Très rares: thrombocytopénie, saignements muqueux.
Rares: angio-œdème, réaction anaphylactique.
Rares: sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.
Très rares: élévation du taux de prolactine.
Rares: hyponatrémie.
Très fréquents: insomnie (20,5%).
Fréquents: nervosité, rêves anormaux, baisse de la libido, anxiété, agitation, anorgasmie.
Occasionnels: état confusionnel, manie, hypomanie, dépersonnalisation, apathie, hallucination, trouble de l'orgasme, bruxisme (grincement des dents nocturne), idées suicidaires, comportement suicidaire, agressivité.
Rares: délire.
Fréquence inconnue: automutilation.
Très fréquents: céphalées (33%), sensation de vertige (22,5%), sédation (16%).
Fréquents: paresthésies, tremblements, incapacité à rester assis ou à s'asseoir (akathisie), dysgueusie.
Occasionnels: syncope, myoclonie, troubles de la coordination et de l'équilibre, dyskinésie.
Rares: syndrome malin des neuroleptiques, syndrome sérotoninergique, crises convulsives, dystonie.
Très rares: dyskinésie tardive.
Fréquents: troubles visuels, troubles de l'accommodation, mydriase.
Rares: glaucome à angle fermé.
Fréquents: tachycardie, palpitations.
Rares: torsades de pointes tachycardie, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, allongement de l'intervalle QT sur l'ECG, cardiomyopathie provoquée par le stress (cardiomyopathie Tako-Tsubo).
Fréquents: hypertension, bouffées de chaleur.
Occasionnels: hypotension orthostatique, hypotension.
Fréquents: dyspnée, bâillements.
Rares: maladie interstitielle pulmonaire, éosinophilie pulmonaire.
Très fréquents: nausée (34,2%), xérostomie (19,1%), constipation (12,9%).
Fréquents: diarrhée, vomissements.
Occasionnels: hémorragie gastro-intestinale.
Rares: pancréatite.
Occasionnels: modification des paramètres hépatiques (élévation des transaminases et des enzymes cholestatiques).
Rares: hépatite, hépatite cholestatique, ictère, défaillance hépatique ou nécrose hépatique.
Très fréquents: hyperhidrose (12,7%).
Fréquents: éruption cutanée, démangeaison, sudations nocturnes.
Occasionnels: urticaire, chute de cheveux, saignements cutanés en petites plaques (ecchymoses), réactions de photosensibilité.
Rares: syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, érythème polymorphe.
Fréquents: augmentation du tonus musculaire.
Rares: rhabdomyolyse.
Fréquents: retardement de la miction, rétention urinaire, mictions fréquentes (pollakiurie).
Occasionnels: incontinence urinaire.
Fréquents: troubles de l'éjaculation, dysfonction érectile.
Occasionnels: ménorragie, métrorragie.
Fréquents: asthénie, fatigue, frissons.
Fréquents: perte pondérale, prise pondérale.
Occasionnels: hypercholestérolémie.
Très rares: temps de saignement prolongé.
Occasionnels: fracture.
L'arrêt de la venlafaxine (surtout lorsqu'il est brutal) entraîne souvent des réactions de sevrage. La fréquence des symptômes dépend de la dose, de la durée du traitement et du patient individuel. Les réactions les plus fréquemment rapportées ont été: anxiété, agitation, céphalées, syndrome grippal, troubles du sommeil (dont insomnie et rêves intenses), troubles de la sensibilité (dont paresthésies), sensation de vertige, nausées, vomissements, tremblements. De manière générale, ces symptômes sont d'intensité légère à modérée et disparaissent spontanément, mais chez certains patients, ils peuvent être sévères et/ou durer plus longtemps. Il est donc recommandé de réduire progressivement la dose lorsque le traitement par la venlafaxine n'est plus nécessaire (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Mises en garde et précautions»).
Globalement, le profil d'effets indésirables de la venlafaxine chez les enfants et les adolescents (âgés de 6 à 17 ans) a été comparable à celui observé chez les adultes. Comme chez les adultes, une diminution de l'appétit, une perte pondérale, une augmentation de la pression artérielle et une augmentation de la cholestérolémie ont été observées (voir «Mises en garde et précautions»).
Dans les études cliniques menées chez des enfants et des adolescents de moins de 18 ans, des effets indésirables liés au suicide, tels qu'idées suicidaires, ont été observés. En outre, une hostilité et, notamment en cas de dépression majeure, l'automutilation ont été plus fréquemment rapportées (voir «Contre-indications»).
Les effets indésirables suivants ont notamment été observés chez les patients pédiatriques: douleurs abdominales, état d'agitation, dyspepsie, saignements cutanés en petites plaques, épistaxis et myalgies.
Les données acquises depuis la commercialisation montrent que le surdosage en venlafaxine a été essentiellement rapporté en association avec la prise d'alcool et/ou d'autres médicaments. Les événements les plus fréquemment rapportés au cours d'un surdosage comportent une tachycardie, des modifications du niveau de conscience (allant d'une somnolence à un coma), une mydriase, des convulsions et des vomissements. Les autres événements rapportés incluent des modifications électrocardiographiques (par ex.: allongement de l'intervalle QT, bloc de branche, allongement du QRS), une tachycardie ventriculaire, une bradycardie, une hypotension, des vertiges, et des décès.
Des mesures générales de maintien des fonctions vitales et un traitement symptomatique sont recommandé; la fréquence cardiaque et les constantes vitales doivent être contrôlées.
En cas de risque d'inhalation du contenu gastrique, la provocation de vomissements est déconseillée. Un lavage d'estomac peut être indiqué s'il est effectué précocement ou chez les patients présentant des manifestations d'intoxication. L'utilisation de charbon activé peut également limiter la résorption.
Une diurèse forcée, une dialyse, une hémoperfusion et une exsanguino-transfusion sont vraisemblablement sans utilité.
Aucun antidote spécifique de la venlafaxine n'est connu.
Code ATC: N06AX16
De par sa structure chimique, la venlafaxine n'est pas apparentée aux ISRS, aux antidépresseurs tricycliques et tétracycliques ou à d'autres substances antidépressives disponibles.
La venlafaxine et son métabolite principal, l'O-déméthylvenlafaxine, dont l'activité est presque égale à celle de la venlafaxine, sont des inhibiteurs puissants de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline et des inhibiteurs faibles de la recapture de la dopamine.
La venlafaxine n'exerce aucune inhibition sur la MAO et présente in vitro peu ou pas d'affinité pour les récepteurs muscariniques, histaminiques ou adrénergiques. Contrairement aux autres antidépresseurs, la venlafaxine exerce par conséquent rarement des effets indésirables sur l'activité de ces récepteurs, tels que des effets anticholinergiques, sédatifs et cardiovasculaires.
Les études in vitro ont montré que la venlafaxine ne se lie pas aux récepteurs des opiacés, de la benzodiazépine, de la phencyclidine (PCP) et de l'acide N-méthyl-D-aspartique (NMDA).
Dans les études précliniques, il s'est avéré que la venlafaxine ne possède qu'une faible action stimulante sur le SNC et qu'en outre, elle ne potentialise pas les effets psychomoteurs et psychométriques de l'alcool.
L'expérimentation animale indique que la venlafaxine et l'O-déméthylvenlafaxine réduisent la capacité de réaction β-adrénergique après une administration aiguë ou chronique.
Sur la base des résultats obtenus, on peut prévoir l'installation rapide d'un effet cliniquement significatif par rapport au placebo, selon les études après 1 à 4 semaines.
Au cours d'une étude approfondie sur le QTc menée chez des volontaires sains, la venlafaxine n'a montré aucun allongement cliniquement significatif de l'intervalle QT, à des doses de 450 mg/jour (administrées sous forme de 225 mg 2× par jour).
La cinétique de la venlafaxine et de l'O-déméthylvenlafaxine reste linéaire dans tout le domaine des doses thérapeutiques.
La venlafaxine est presque totalement absorbée (92% au moins); elle subit un effet de premier passage hépatique important.
Après la prise de venlafaxine (capsules à libération prolongée du principe actif) des concentrations plasmatiques maximales sont atteintes après environ 6 h pour la venlafaxine et environ 8,8 h pour l'O-déméthylvenlafaxine. L'absorption de venlafaxine capsules à libération prolongée est plus lente que celle des comprimés de venlafaxine à libération immédiate. Toutefois, l'ampleur de l'absorption est la même, ce qui permet l'administration une fois par jour des capsules retard de Venlafaxine ER Sandoz.
Les concentrations de la venlafaxine et de l'O-déméthylvenlafaxine à l'état d'équilibre sont atteintes après 3 jours d'administration répétée par voie orale.
La prise de Venlafaxine ER Sandoz en même temps qu'un repas n'influence pas l'absorption de la venlafaxine.
La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 27% pour la venlafaxine et de 30% pour son métabolite principal. Après administration orale d'une dose de venlafaxine, le volume de distribution apparent à l'état d'équilibre est de l'ordre de 4 à 11 l/kg. Le volume de distribution pour l'O-déméthylvenlafaxine est d'environ 4 à 7 l/kg.
La venlafaxine est principalement métabolisée dans le foie en un métabolite presque aussi actif, l'O-déméthylvenlafaxine, par l'intermédiaire du CYP2D6; elle est dans une moindre mesure transformée en N-déméthylvenlafaxine par le CYP3A3/4.
La venlafaxine et ses métabolites sont éliminés principalement par les reins (env. 92%). La clairance plasmatique moyenne à l'état d'équilibre s'élève à environ 1,3 l/h/kg pour la venlafaxine et à environ 0,4 l/h/kg pour l'O-déméthylvenlafaxine. La demi-vie moyenne de la venlafaxine est de l'ordre de 5 h et celle de son métabolite principal d'environ 11 h.
Après la prise de venlafaxine (sous forme galénique à libération prolongée du principe actif), le temps de demi-vie d'élimination apparent atteint 15 ± 6 h, et correspond au temps de demi-vie d'absorption, car l'absorption est alors plus lente que l'élimination.
Aucune accumulation de la venlafaxine ou de son métabolite n'a été constatée lors d'une administration sur une longue période à des patients dont les fonctions rénales et hépatiques étaient normales.
Cinétique de groupes de patients particuliers
Ni l'âge, ni le sexe du patient n'influencent de manière importante la pharmacocinétique de la venlafaxine. Toutefois, chez les personnes de plus de 60 ans, une réduction de 20% de la clairance du métabolite principal a été observée, en rapport probablement avec la baisse de la fonction rénale due à l'âge.
Chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale modérée à grave, la clairance totale de la venlafaxine et de l'O-déméthylvenlafaxine est diminuée et la demi-vie prolongée. Une adaptation posologique est recommandée pour ces patients (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Chez les patients dont la fonction hépatique est réduite, le métabolisme de la venlafaxine et l'élimination de son métabolite principal sont ralentis. Par conséquent, une réduction de la posologie journalière correspondante s'impose dans de tels cas (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Suite à l'administration orale de venlafaxine à des patients avec cirrhose hépatique, la pharmacocinétique de la venlafaxine et de son métabolite l'O-déméthylvenlafaxine a été modifiée de manière significative. En comparaison avec des personnes saines, la demi-vie d'élimination était prolongée d'environ 30% pour la venlafaxine et de 60% pour l'O-déméthylvenlafaxine, alors que la clairance était diminuée respectivement de 50% et 30%. Une grande variabilité a été observée entre les volontaires. Les patients avec cirrhose plus sévère avaient une nette diminution (environ 90%) de la clairance de la venlafaxine. Une adaptation posologique est nécessaire chez ces patients (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Au cours des études sur la tératogénicité, des doses allant jusqu'à 90 mg/kg/jour ont été administrées chez le lapin et jusqu'à 80 mg/kg/jour chez le rat (correspondant à environ 12 et 11 fois la dose maximale recommandée chez l'homme sur la base du calcul en mg/kg ou correspondant à environ 4 et 2,5 fois cette dose sur la base du calcul en mg/m²). Aux posologies maximales, on a observé chez le lapin des effets toxiques sur le fœtus, en fonction de la résorption, ainsi que la perte du fœtus; on a observé chez le rat des retards de croissance du fœtus. Ces effets pourraient être en corrélation avec une action toxique chez la mère.
Aucun effet tératogène de la venlafaxine n'a été observé chez aucune espèce et à aucune posologie.
Les études menées avec la venlafaxine chez le rat et la souris n'ont mis en évidence aucun effet cancérogène. Lors d'études exhaustives in-vitro et in-vivo, la venlafaxine et son métabolite principal se sont avérés non mutagènes chez l'être humain.
Une diminution de la fertilité a été observée dans une étude dans laquelle des rats mâles et femelles ont été exposés au métabolite principal de la venlafaxine (ODV). Cette exposition a correspondu à environ 1 à 2 fois l'exposition chez l'être humain sous une dose de 375 mg de venlafaxine. La signification de ce résultat pour l'être humain n'est pas connue.
Influence sur les méthodes diagnostiques
Chez les patients qui prennent de la venlafaxine, des résultats faussement positifs à la phencyclidine (PCP) et aux amphétamines ont été rapportés dans les tests immunologiques de dépistage (immunoassay screening tests) effectués sur l'urine. Cela est dû au manque de spécificité de ces tests de dépistage. Il faut s'attendre à des résultats faussement positifs durant les quelques jours qui suivent l'arrêt de la prise de venlafaxine. Des tests de confirmation comme la chromatographie en phase gazeuse ou la spectrométrie de masse peuvent faire la distinction entre la venlafaxine et la PCP ou les amphétamines.
63072 (Swissmedic).
Venlafaxine ER Sandoz 37,5 mg: 7 et 28 capsules retard [B]
Venlafaxine ER Sandoz 75 mg: 14, 28 et 98 capsules retard [B]
Venlafaxine ER Sandoz 150 mg: 14, 28 et 98 capsules retard [B]