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Timestamp: 2016-10-27 14:57:46+00:00
Document Index: 74273274

Matched Legal Cases: ['art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 46', 'art. 42', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'in fine', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 265', 'art. 9', 'art. 29', 'art. 373', 'art. 265', 'art. 373', 'art. 265', 'art. 29', 'art. 29', 'art. 237', 'art. 147', 'art. 148', 'art. 149', 'art. 106', 'art. 208', 'art. 95', 'art. 9', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 208', 'art. 209', 'art. 106', 'art. 209', 'art. 42', 'art. 208', 'art. 9', 'art. 95', 'art. 42', 'art. 75', 'art. 75', 'art. 208', 'art. 95', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 106', 'art. 75', 'art. 66']

5A_346/2010 (16.08.2010)
5A_346/2010
repr�sent� par Me Renaud Lattion, avocat,
divorce (contribution d'entretien en faveur de l'enfant, liquidation du r�gime matrimonial),
recours contre l'arr�t de la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 14 janvier 2010.
X.________, n� en 1950, et Y.________, n�e en 1953, se sont mari�s le 19 ao�t 1983. Quatre enfants sont issus de leur union: A.________, n�e en 1982, B.________, n� en 1984, C.________, n�e en 1988 et D.________, n� en 1991.
Les conjoints vivent s�par�s depuis la fin de l'ann�e 2002, selon convention de mesures protectrices de l'union conjugale ratifi�e pour valoir prononc� lors d'une audience tenue le 23 octobre 2002. En septembre 2003, une seconde audience a �galement abouti � une transaction permettant aux parties de r�gler leur s�paration.
Le 27 janvier 2004, l'�pouse a ouvert action en divorce. Plusieurs d�cisions de mesures provisionnelles ont �t� rendues, notamment au sujet des contributions d'entretien. Lors de l'audience du 17 ao�t 2004, les parties sont par ailleurs convenues de mandater un notaire pour liquider leur r�gime matrimonial.
Sur requ�te du mari pr�sent�e � l'audience pr�liminaire du 28 ao�t 2006, le Pr�sident du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a ordonn� une seconde expertise portant sur la liquidation du r�gime matrimonial. Par courriers du 18 janvier 2008, les parties ont requis un compl�ment � cette seconde expertise. L'�pouse y a ult�rieurement renonc� par lettre du 5 f�vrier 2008.
Lors de l'audience de jugement tenue le 1er d�cembre 2008, le mari a, notamment, r�it�r� sa requ�te en compl�ment d'expertise. Quant � l'�pouse, elle a, entre autres points, conclu pour la premi�re fois � ce que le mari soit reconnu son d�biteur d'un montant de 200'000 fr., valeur �chue, �pour toutes choses�. Celui-ci a conclu � l'irrecevabilit�, subsidiairement au rejet de ce chef de conclusions.
Par jugement du 8 mai 2009, le Tribunal civil de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois a, notamment, prononc� le divorce, attribu� � la m�re l'autorit� parentale et la garde sur l'enfant cadet des parties, fix� le droit de visite du p�re, mis � la charge de celui-ci une contribution � l'entretien de son fils, index�e, d'un montant de 780 fr. par mois, allocations familiales en sus, jusqu'� la majorit� de celui-ci, l'ach�vement de sa formation professionnelle ou son ind�pendance financi�re, enfin, condamn� le d�fendeur � payer � la demanderesse un montant de 151'907 fr. 85 au titre de la liquidation du r�gime matrimonial.
La Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud a, par arr�t du 14 janvier 2010, confirm� le jugement de premi�re instance sur ces questions.
Par acte du 6 mai 2010, le mari exerce un recours en mati�re civile contre cet arr�t. Il conclut � sa r�forme en ce sens que le montant de la contribution d'entretien pour son fils est fix� � 600 fr. par mois et que le r�gime matrimonial est dissous et liquid�, aucun montant n'�tant d� de part et d'autre. Il demande par ailleurs l'annulation de l'arr�t entrepris et le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouveau jugement dans le sens des consid�rants.
1.1 L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une juridiction cantonale de derni�re instance (art. 75 LTF), dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant a qualit� pour recourir car il a pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et a un int�r�t juridique � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 LTF). D�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) - compte tenu de la suspension des d�lais pr�vue par l'art. 46 al. 1 let. a LTF - et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), le pr�sent recours est en principe recevable.
1.2 Le recours en mati�re civile peut notamment �tre form� pour violation du droit f�d�ral (art. 95 let. a LTF), qui englobe les droits constitutionnels (ATF 133 III 446 consid. 3.1 p. 447, 462 consid. 2.3 p. 466). Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les motifs de l'autorit� pr�c�dente, ni par les moyens des parties (ATF 133 III 545 consid. 2.2 p. 550). Cependant, compte tenu des exigences de motivation pos�es, sous peine d'irrecevabilit�, � l'art. 42 al. 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une juridiction de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser lorsqu'elles ne sont plus discut�es devant lui (ATF 133 IV 150 consid. 1.2 p. 152).
1.3 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 in fine LTF). Le recourant qui soutient que les faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252), doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation; le Tribunal f�d�ral n'examine, en effet, la violation de l'interdiction de l'arbitraire que si un tel grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant (principe d'all�gation; art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire s'il a �t� express�ment soulev� et expos� de fa�on claire et d�taill�e (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287); les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 p. 591 et les arr�ts cit�s).
Le recourant pr�tend que le chef de conclusions de la demanderesse en versement d'un montant de 200'000 fr. au titre de la liquidation du r�gime matrimonial a �t� formul� tardivement et, partant, aurait d� �tre d�clar� irrecevable. Invoquant les art. 265, 267, 273 al. 4 et 373 CPC/VD, il soutient que l'arr�t attaqu� est de ce fait arbitraire (art. 9 Cst.). L'autorit� cantonale aurait aussi viol� son droit � un proc�s �quitable et son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 1 et 2 Cst.).
2.1 Selon la Chambre des recours, lors de l'audience de jugement du 1er d�cembre 2008, l'�pouse a conclu � ce que le mari lui verse un montant de 200'000 fr. au titre de la liquidation du r�gime matrimonial, alors qu'elle avait pr�alablement requis que ledit r�gime soit dissous et liquid� �selon des pr�cisions � apporter en cours d'instance�. Le mari estimait que la conclusion initiale aurait d� pr�cis�e au plus tard dans le m�moire pr�vu � l'art. 373 al. 4 CPC/VD, soit dans le d�lai imparti pour pr�senter des observations �crites sur le rapport du notaire relatif � la liquidation du r�gime matrimonial.
L'autorit� cantonale a consid�r� que cette norme n'avait pas la port�e d'une r�gle essentielle de la proc�dure, d�s lors que l'art. 265 al. 2 CPC/VD donnait au juge la facult�, en tout �tat de cause, d'inviter une partie � pr�ciser ses conclusions. Puisque ces pr�cisions pouvaient �tre apport�es � n'importe quel stade de la proc�dure, � la demande du juge, le fait de d�clarer la conclusion chiffr�e de l'�pouse irrecevable, parce que formul�e tardivement, aurait constitu� un formalisme excessif. De plus, le Tribunal de premi�re instance n'avait pas allou� une cr�ance de 200'000 fr. � l'�pouse, mais avait proc�d� � la liquidation du r�gime matrimonial, conclusion dont il avait �t� saisi par demande du 24 mai 2004. Par ailleurs, le montant de la conclusion, soit 200'000 fr., �tait de 20'000 fr. inf�rieur � la cr�ance en faveur de l'�pouse r�sultant du rapport d'expertise du premier notaire. Par cons�quent, le mari ne pouvait se plaindre d'une violation de son droit d'�tre entendu, ni d'avoir �t� pris de court ou priv� de la possibilit� de pr�senter ses arguments.
2.2 Le recourant se borne, en substance, � reprendre les arguments pr�sent�s devant la Chambre des recours, sans d�montrer en quoi cette autorit� aurait fait preuve d'arbitraire ou viol� le droit f�d�ral. En particulier, il ne conteste pas l'opinion des juges pr�c�dents selon laquelle l'art. 373 al. 4 CPC/VD ne constitue pas une norme essentielle de proc�dure et qu'il aurait �t� excessivement formaliste de d�clarer irrecevable, pour cause de tardivet�, la conclusion chiffr�e prise par l'�pouse, l'art. 265 al. 2 CPC/VD donnant au juge la facult�, en tout �tat de cause, d'inviter une partie � pr�ciser ses conclusions. En tant qu'il all�gue que cette possibilit� ne vaut que dans le cas o� le juge a des doutes quant � l'interpr�tation � donner aux conclusions d'une partie, mais n'a pas pour objet de permettre de prendre en tout temps des conclusions nouvelles ou augment�es, son argumentation, de nature appellatoire, n'est pas suffisante au regard des exigences l�gales de motivation. Au demeurant, la demande en divorce contenait un chef de conclusions tendant � la liquidation du r�gime matrimonial �selon des pr�cisions � apporter en cours d'instance�. Dans ces conditions, le recourant ne d�montre pas que l'autorit� cantonale aurait arbitrairement viol� le droit cantonal de proc�dure. On ne voit pas non plus en quoi les art. 29 al. 1 et 2 Cst. auraient �t� enfreints: comme l'�pouse a conclu, d�s le d�but de la proc�dure, � ce que le r�gime matrimonial soit liquid�, le recourant ne saurait se plaindre d'avoir �t� pris de court; il a eu au contraire tout loisir de pr�senter ses moyens sur le vu, notamment, des deux expertises notariales vers�es au dossier. Il convient par ailleurs de relever qu'il ne s'est pas oppos� � la cl�ture de la proc�dure au fond.
Invoquant les art. 29 al. 1 et 2 Cst. ainsi que l'application arbitraire des art. 237 et 147 CPC/VD, le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir refus� de prendre en consid�ration sa requ�te en compl�ment d'expertise.
3.1 Selon l'arr�t attaqu�, le mari a, par lettre du 18 janvier 2008, requis que ses observations du 5 avril 2007 sur le rapport d'expertise de l'un des notaires fassent l'objet d'un compl�ment d'expertise. L'�pouse a �galement sollicit� un tel compl�ment, mais y a renonc� par la suite. Le 15 f�vrier 2008, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement a notamment �crit au conseil du mari qu'ensuite de cette renonciation, il prenait acte que les parties consid�raient cet aspect de la proc�dure comme clos. Le mari ne s'est toutefois pas prononc� sur la cl�ture de la proc�dure s'agissant de l'expertise litigieuse et de son �ventuel compl�ment. A l'ouverture de l'audience de jugement du 1er d�cembre 2008, il a r�it�r� sa requ�te en compl�ment d'expertise du 18 janvier pr�c�dent. Par la suite, il a modifi� ses conclusions, le jugement de premi�re instance indiquant que les parties avaient plaid� au fond, le mari �ne renouvelant pas sa requ�te en compl�ment d'expertise�.
Pour la Chambre des recours, le mari n'a pas formellement pris de conclusions incidentes par dict�e au proc�s-verbal, contrairement aux prescriptions de l'art. 147 al. 1 CPC/VD. Il a simplement constat� que les d�terminations de l'intim�e n'avaient pas �t� recueillies (art. 148 LPC/VD), qu'il n'y avait eu ni instruction, ni plaidoiries, ni jugement de l'incident soulev� (art. 149 et 150 LPC/VD), et s'est born� � soulever la question d'un compl�ment d'expertise en d�but d'audience, sans s'opposer par la suite � ce que l'instruction soit close, ni � ce que la cause soit plaid�e au fond. Il ne pouvait donc se pr�valoir du rejet injustifi� de sa requ�te incidente, celle-ci n'ayant pas �t� pr�sent�e dans les formes requises; au demeurant, le principe de la bonne foi interdisait � une partie d'assister sans r�agir � l'absence de traitement de sa requ�te en administration de preuve et de pr�tendre en d�duire ult�rieurement un motif d'annulation du jugement.
3.2 Le recourant pr�tend, contrairement � ce que retient l'arr�t attaqu�, qu'il a pris des conclusions par dict�e au proc�s-verbal, sans toutefois donner plus de pr�cisions � ce sujet. Il ne d�montre donc pas que la constatation contraire de l'autorit� cantonale serait arbitraire. Pour le surplus, il se contente d'affirmer, en substance, que la violation de la loi cantonale de proc�dure est manifeste et reconnaissable d'embl�e, et que sa requ�te a �t� formul�e de mani�re conforme � celle-ci. Autant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF), le grief est par cons�quent infond�.
4.1 Le recourant fait valoir que les r�gles sur la liquidation du r�gime matrimonial, telles qu'elles r�sultent notamment des art. 208 � 211 CC, ont �t� viol�es. Se plaignant, en vrac, de constatations inexactes des faits (art. 95 et 97 LTF), d'arbitraire (art. 9 Cst.) et de violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), il conteste les valeurs attribu�es � son immeuble lors du mariage, en 1983, respectivement au moment de la demande en divorce, en 2004. De plus, il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir admis une cr�ance de r�compense pour les frais d'entretien de son immeuble. Il s'en prend aussi � l'arr�t attaqu� s'agissant de la question des engagements hypoth�caires et formule diverses autres critiques concernant la liquidation du r�gime matrimonial. Enfin, il soutient qu'une donation provenant de son p�re n'aurait pas �t� prise en compte.
4.2.1 En ce qui concerne la valeur de sa maison en 1983, soit avant r�novation, le recourant reproche � la Chambre des recours de s'�tre arbitrairement �cart�e de l'estimation de l'expert E.________, qui a retenu un montant de 540'000 fr. Les juges cantonaux ont toutefois estim� convaincantes les raisons pour lesquelles l'autorit� de premi�re instance s'�tait �cart�e de l'estimation dudit expert, � savoir, notamment, qu'il convenait de calculer la valeur intrins�que en se fondant sur le cubage avant travaux et qu'il y avait lieu de faire une moyenne entre l'estimation de l'expert F.________ et celle de l'expert H.________. Il appara�t ainsi que, ce faisant, l'autorit� cantonale a appr�ci� les preuves administr�es. Or, le recourant, qui se contente de substituer sa propre appr�ciation � celle de l'arr�t attaqu�, ne d�montre pas que ce raisonnement serait insoutenable (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9) ou violerait l'art. 29 al. 2 Cst. Pour autant qu'il soit suffisamment motiv�, le grief est d�s lors infond�.
4.3 Quant � la valeur de l'immeuble en 2004, le recourant expose que si l'on s'en tient � une valeur de 786'856 fr. et � des dettes y relatives de 559'539 fr., comme l'ont constat� les autorit�s cantonales, la valeur nette dudit immeuble ne serait que de 227'317 fr. Cette baisse de valeur par rapport � 1983 r�v�lerait que le partage aboutit � une injustice choquante.
Il pr�tend aussi que l'attribution de r�compenses � l'�pouse m�conna�t les art. 208 ss CC, d�s lors que l'immeuble ne pr�sente aucune plus-value ou, en tous les cas, une plus-value compens�e par l'augmentation des dettes hypoth�caires. Enfin, il soutient, sans nullement �tayer sa critique, qu'un passif de 559'539 fr. r�sulte d'une appr�ciation arbitraire des preuves. Autant qu'il soit compr�hensible, ce moyen, fond� sur une critique appellatoire se r�f�rant essentiellement au jugement de premi�re instance, est irrecevable.
4.4 Se plaignant en particulier de la violation de l'art. 209 al. 3 CC, le recourant reproche � la Chambre des recours d'avoir d�duit de la valeur de son immeuble, qui constitue un bien propre, les frais d'entretien de celui-ci. Il estime que l'�pouse n'a pas droit � une r�compense � ce titre, l'immeuble en question ayant servi de domicile familial pendant plus de vingt ans. Il estime en outre que l'octroi d'une telle r�compense rel�ve de l'appr�ciation arbitraire des preuves.
L'autorit� cantonale a constat�, sans que le recourant ne d�montre d'arbitraire � ce sujet (art. 106 al. 2 LTF), que les travaux consid�rables effectu�s pendant le mariage ne constituaient pas des travaux d'entretien, mais qu'il s'agissait, de par leur nature, de travaux de r�novation et de transformation, comprenant la cr�ation d'espaces habitables ou viables suppl�mentaires. Elle a consid�r�, au surplus, que selon l'art. 209 al. 3 CC, les travaux d'entretien, soit les travaux de conservation d'un bien, donnaient �galement droit � une r�compense. Suppos� suffisamment motiv� (art. 42 al. 2 LTF), le moyen tombe d�s lors � faux.
4.5 Le recourant pr�tend en substance que l'�ventuelle plus-value de l'immeuble est enti�rement compens�e par les dettes hypoth�caires, dont la Chambre des recours aurait consid�r� � tort qu'elle devaient grever ses biens propres. Comme il est reconnu seul d�biteur des emprunts li�s � la maison, d'un montant de 299'000 fr., il assumerait �plus que sa part� et il serait hors de question pour lui de devoir payer, en plus, 151'097 fr. 85 � l'intim�e. Il invoque sur ce point la violation des art. 208 ss CC, d'une part, et celle de l'art. 9 Cst., en relation avec les art. 95 et 97 LTF, d'autre part.
Le moyen, qui englobe la violation d'une norme constitutionnelle et d'une suite de dispositions de droit f�d�ral, ne satisfait en rien aux exigences de motivation requises par l'art. 42 al. 1 et 2 LTF. De surcro�t, il ne vise pas la motivation de l'arr�t attaqu� (art. 75 al. 1 LTF). Il est ainsi enti�rement irrecevable.
4.6 Sous le titre �Les autres griefs concernant la liquidation du r�gime matrimonial�, le recourant consid�re que la m�thode utilis�e par les autorit�s cantonales pour �valuer les r�compenses n'est pas ad�quate.
En tant qu'il soutient que la quasi totalit� des d�penses concernant la maison sont des d�penses d'entretien et non d'investissement, de sorte qu'elles ne doivent pas �tre prises en compte pour le calcul des r�compenses, il s'�carte, de mani�re irrecevable, des constatations de fait de l'arr�t attaqu�. Il n'y a pas non plus lieu d'entrer en mati�re sur le reste de son argumentation, dans la mesure o� elle concerne exclusivement le jugement de premi�re instance et ne s'en prend pas � la d�cision du rejet du grief par l'autorit� cantonale (art. 75 al. 1 LTF).
4.7 Dans un autre moyen, le recourant reproche p�le-m�le � la Chambre des recours d'avoir m�connu les art. 208 ss CC, proc�d� � des constatations de fait inexactes au sens des art. 95 et 97 LTF et fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) s'agissant d'une donation de 20'000 fr. re�ue de son p�re.
Sur ce point, les juges pr�c�dents ont consid�r� que le grief du mari consistant � reprocher au Tribunal d'arrondissement d'avoir, sans explication, omis de tenir compte d'une donation de 20'000 fr. provenant de son p�re, n'�tait pas fond� car, en r�alit�, le jugement de premi�re instance �voquait cette donation, en indiquant que l'int�ress� l'avait probablement investie dans son immeuble et, plus loin, que ladite donation avait �t� incorpor�e � ses biens propres. Le recourant pr�tend, de fa�on appellatoire, que rien n'indique que cet argent aurait �t� investi dans ledit immeuble et que, m�me si tel avait �t� le cas, il faudrait � tout le moins qu'il soit mentionn� dans les d�comptes de r�compense et participe aux �ventuelles plus-values de l'immeuble. Autant qu'on la comprenne, une telle argumentation ne permet pas de consid�rer que l'autorit� cantonale aurait arbitrairement constat� les faits ni, partant, viol� le droit f�d�ral � ce sujet. Dans la mesure o� il est suffisamment motiv�, le grief est d�s lors mal fond�.
Le recourant s'en prend aussi au montant de la contribution d'entretien en faveur de son fils cadet. Il soutient que son salaire mensuel net n'est pas de 5'900 fr., mais de 5'515 fr. 25, et reproche � l'autorit� cantonale d'avoir inclus dans ses ressources, � titre de revenu provenant de la location d'un appartement, une somme de 900 fr. au lieu de 720 fr. par mois. Son revenu total net serait ainsi de 6'235 fr. 25 au maximum. Il n'y aurait d�s lors pas lieu de s'�carter de la contribution de 600 fr. vers�e depuis plusieurs ann�es d'autant que, s'agissant d'un enfant devenu majeur, la pension n'est plus d�ductible des imp�ts, ce qui entra�ne un co�t suppl�mentaire net de 20 � 30%. De plus, son fils, qui est �tudiant, aurait la possibilit� de travailler en dehors de ses cours ou pendant les vacances afin de couvrir une partie de ses besoins. En tant que majeur, il ne n�cessiterait plus une protection aussi importante qu'un enfant mineur. Enfin, le recourant affirme qu'il contribue d�j� d'une mani�re tr�s importante � l'entretien des siens, d�s lors qu'il a d'autres enfants � charge.
5.1 L'enfant, devenu majeur le 16 d�cembre 2009, soit au cours du proc�s en divorce, a d�clar� consentir, le 8 janvier 2010, � ce que sa m�re le repr�sente concernant les contributions d'entretien r�clam�es pour la p�riode post�rieure � sa majorit� (cf. ATF 129 III 55 consid. 3.1.5 p. 59).
5.2 L'autorit� cantonale a consid�r� que les fiches de salaire du mari de janvier � octobre 2008 comportaient une rubrique �indemnit�s d'outillage� � raison de 200 fr. par salaire, sans que l'on discerne quels frais d'outillage, assum�s par le travailleur, seraient ainsi compens�s. Elle a d�s lors estim� qu'il convenait de se fonder, � l'instar du Tribunal de premi�re instance, sur une autre pi�ce, � savoir le certificat annuel de salaire 2007 �tabli par l'employeur, qui mentionnait un revenu net de 71'281 fr. 50 par an, soit 5'940 fr. 10 par mois. Le recourant ne critique pas cette motivation, se contentant de d'affirmer qu'il fallait se fonder sur les pi�ces, plus r�centes, produites le 1er d�cembre 2008. En tant qu'il s'en prend � la d�cision du Tribunal de premi�re instance, son grief est par ailleurs irrecevable, le recours devant �tre dirig� contre l'arr�t de derni�re instance (art. 75 al. 1 LTF). Au surplus, il ne d�montre nullement, par ses observations, en quoi la d�cision attaqu�e serait manifestement insoutenable sur le point entrepris (art. 106 al. 2 LTF).
Il en va de m�me s'agissant du montant de 900 fr. retenu par la Chambre des recours � titre de revenu suppl�mentaire du recourant, r�sultant de la location d'un appartement. L'autorit� cantonale a constat� que le loyer mensuel �tait de 900 fr. par mois mais que l'acompte mensuel de chauffage, eau chaude et frais accessoires �tait de 300 fr., soit une somme totale de 1'200 fr. Consid�rant qu'il s'agissait d'un revenu locatif relativement modeste, concernant de surcro�t l'immeuble habit� par le mari, les juges pr�c�dents ont estim� qu'il n'y avait pas lieu de proc�der � des calculs compliqu�s pour d�terminer la part, r�duite, de ce revenu consacr�e � des frais d'entretien et de r�novation, ce d'autant que la jurisprudence acceptait un certain sch�matisme en mati�re de d�termination du revenu de la fortune, en admettant, par exemple, un taux de rendement du capital de 3%. Or le recourant ne s'en prend pas � ce raisonnement. Il se limite � opposer son point de vue, arguant que le Tribunal - alors qu'il ne peut s'en prendre qu'� l'arr�t de la Chambre des recours (art. 75 al. 1 LTF) - aurait d� proc�der � la d�duction forfaitaire de 20% admise sur le plan fiscal et retenir de ce fait un revenu locatif de 720 fr. au lieu de 900 fr. Une telle argumentation ne suffit pas � d�montrer que l'arr�t attaqu� serait arbitraire dans son r�sultat, l'autorit� cantonale ayant de surcro�t consid�r�, sans que le recourant ne formule de griefs � ce sujet, que le Tribunal de premi�re instance n'avait pas pris en consid�ration, dans la capacit� contributive du mari, le revenu en nature constitu� par la mise � disposition d'un v�hicule par son employeur, essence, assurance et frais pay�s.
Les consid�rations, toutes g�n�rales, �mises par le recourant concernant le caract�re, selon lui d�raisonnable, d'une contribution d'entretien d'un montant sup�rieur � 600 fr. par mois, ne permettent pas non plus de retenir que la Chambre des recours serait tomb�e dans l'arbitraire ou aurait viol� le droit f�d�ral sur ce point.
En conclusion, le recours appara�t mal fond� et ne peut d�s lors qu'�tre rejet�, dans la mesure de sa recevabilit�. Le recourant, qui succombe, supportera par cons�quent les frais de la pr�sente proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer de d�pens � l'intim�e, qui n'a pas �t� invit�e � r�pondre.
Lausanne, le 16 ao�t 2010