Source: https://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2011/donnees/organes/06-rein/synthese.htm
Timestamp: 2019-10-20 06:25:36+00:00
Document Index: 128823078

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Depuis 1959, année de la première greffe rénale enregistrée dans Cristal, un total de 64 124 greffes rénales a été enregistré, ce qui représente l'expérience cumulée globale française en matière de greffe rénale. Le nombre estimé de malades porteurs d’un greffon rénal est de 32 365 au 31 décembre 2011 soit une prévalence de 497 par million d’habitants (pmh).
pmh : par million d'habitants CIT : contre indication temporaire
En 2011, 3884 nouveaux malades ont été inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe rénale, soit une diminution de 6% et un taux d’inscription de 59,6 nouveaux candidats pmh. Pour la première fois un arrêt de progression et, plus encore, une diminution des nouvelles inscriptions sont observés.
Le nombre de nouveaux malades inscrits pour une retransplantation reste stable avec 702 nouveaux malades en 2011 contre 709 en 2010. Ils représentent 18,1% des nouvelles inscriptions. L’âge moyen des nouveaux malades reste supérieur à 50 ans : il est de 50,5 ans en 2011, de 50,2 ans en 2010 et 49,3 ans en 2009.
Le nombre total de candidats (nouveaux inscrits + malades restant en attente au 1er janvier de l’année) a atteint 12 320 en 2011 après une progression de 5,1%. Cependant, une enquête a montré, qu’un jour donné, un malade sur trois était en contre indication temporaire sur la liste d’attente, relativisant l’inadéquation entre le nombre de candidats et le nombre de greffes réalisées. Le nombre de candidats en contre indication temporaire au 1er janvier de chaque année a donc été ajouté cette année dans le tableau de l’analyse de l’évolution de la liste d’attente pour prendre en compte cette dimension. Au 1er janvier 2012, 3 053 malades étaient en contre indication temporaire soit 34 %. Ceci représente une progression de 21% dans les six dernières années puisqu’ils ne représentaient que 13% de la liste d’attente en 2006.
En 2011, le nombre de greffes progresse de 2,9%, confirmant la reprise d’activité observée en 2010 (+2,3% par rapport à 2009) qui avait suivi une diminution historique de 3,8% en 2009 par rapport à 2008. Le nombre de patients sortis de la liste d’attente hors décès a augmenté de 14% (avec 177 patients en 2010 et 202 en 2011) tandis que le nombre de décès sur liste d’attente est stable (206 en 2009, 212 en 2010 et 200 en 2011) et représente 1,6% du total des candidats de l’année.
Receveurs en attente au 1er janvier pour un greffon hors malades en CIT
le nombre total de candidats pour un greffon (4,1 candidats en 2011 pour un greffon utilisable dans l’année).
le nombre de receveurs en attente au 1er janvier de l’année pour un greffon (2,8 receveurs début 2011 pour un greffon rénal utilisable) ;
le nombre de receveurs en attente au 1er janvier hors malades en CIT (1,9 receveurs hors CIT début 2011 pour un greffon utilisable). Ce nouvel indicateur montre qu’un jour donné, la compétition entre candidats est une fois et demi moindre qu’en comptant les malades en contre indication.
le nombre de nouveaux inscrits pour un greffon (1,3 inscrit en 2011 pour un greffon utilisable) ;
Tableau R3. Caractéristiques démographiques des donneurs de rein et des malades inscrits et de leur devenir en liste d'attente de greffe rénale en 2011
Greffons rénaux greffés en 2011*
Malades en attente au 1er janvier 2011
Nouveaux malades inscrits en 2011
Malades greffés en 2011
Malades décédés en 2011
Dialyse**
Pourcentage d'anticorps anti-HLA
5-79 %
** l'information de dialyse est recalculée pour être celle à l'inscription sauf pour les greffés pour lesquels il s'agit de l'information mise à jour au moment de la greffe
*** le taux de greffons incompatibles est calculé sur la base des spécificités anticorps anti-HLA de classe I et II
na=non applicable (m ± ds, ans): moyenne ± déviation standard
Tableau R4. Evolution du nombre de nouveaux inscrits en attente d'une greffe rénale selon la néphropathie d'origine et incidence par million d'habitants (pmh)
En 2011, les glomérulonéphrites chroniques continuent à être la principale maladie rénale primitive représentant 21 % des nouveaux malades inscrits en attente de greffe rénale. Le diabète est en augmentation (14% des inscrits contre 9% en 2004), principalement par l’augmentation des malades ayant un diabète de type II. De plus, on constate un volumineux groupe "Inconnue ou indéterminée" (16% des inscrits). Ce chiffre reflète pour une bonne part le fait que de nombreux malades arrivent au stade terminal de leur IRC (insuffisance rénale chronique) sans prise en charge néphrologique préalable ou dans des conditions où les données cliniques, anamnestiques, biologiques et morphologiques ne permettent pas de diagnostic étiologique.
La durée d’attente a été calculée pour les malades inscrits entre 1996 et 2011 en excluant les malades candidats et greffés à partir d’un greffon de donneur vivant ainsi que les malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital. Le temps médian d’attente a augmenté progressivement passant de 14,5 à 22,3 mois entre les cohortes 1996-1999 et 2008-2011. En revanche, le nombre de longs attendeurs a, lui, baissé après la mise en place du score d’attribution des greffons rénaux dans toutes les inter-régions. La pénurie en greffe rénale s’est discrètement aggravée ces 5 dernières années avec un nombre de candidats par greffon passant de 3,4 en 2006 à 4,1 en 2011. La durée d'attente varie significativement selon le groupe sanguin. Ainsi, la médiane d’attente des inscrits entre 2006 et 2011 est de 12,1 mois pour les malades de groupe sanguin A, 13,8 mois pour les malades de groupe sanguin AB, 28,8 mois pour les malades de groupe sanguin O et 36,5 mois pour les malades de groupe sanguin B. La durée d'attente varie significativement selon l’existence d’une immunisation et selon l’âge. La durée d’attente des receveurs âgés de moins de 18 ans qui bénéficient de la priorité pédiatrique est très inférieure à la médiane nationale (6,9 mois versus 20,7 mois). A l’autre extrémité, les sujets les plus âgés ( ≥66 ans) ont également une médiane d’attente plus courte (13,6 mois) ce qui s’explique par la part importante des donneurs décédés de plus de 65 ans qui leur est proposée (29%), tandis que les candidats de 30 à 55 ans sont ceux dont l’attente médiane est la plus longue( 24,2 mois).
Figure R1. Durée d'attente avant greffe rénale selon la période d'inscription (1996-2011)
[21,6 - 23,0]
Après 22,3 mois d’attente (médiane d’attente), les malades inscrits entre 2008 et 2011 ont 50% de chance d’être greffés.
Tableau R5. Durées d'attente avant greffe selon des facteurs d'attente des malades inscrits à partir du 1er janvier 2006 sur la liste d'attente d'une greffe rénale*
7,8 [7,6-8,0]
20,7 [20,2-21,3]
46,5 [44,8-47,8]
4,8 [4,6-5,0]
12,1 [11,6-12,6]
27,9 [26,9-29,3]
5,7 [5,0-6,4]
13,8 [11,9-15,7]
30,4 [25,4-34,3]
15,9 [14,4-17,6]
36,5 [34,7-39,0]
NC [68,1-NC]
12,8 [12,3-13,4]
28,8 [27,7-29,8]
55,1 [53,9-59,2]
5,8 [5,6-6,0]
14,8 [14,3-15,1]
32,2 [31,4-33,1]
15,6 [14,9-16,3]
36,5 [35,4-38,7]
NC [70,0-NC]
2,6 [2,2-3,0]
6,9 [6,1-7,6]
16,2 [13,9-19,6]
5,8 [4,5-7,4]
15,0 [12,1-18,4]
37,8 [29,8-46,7]
7,2 [6,4-7,9]
18,0 [16,4-19,8]
40,4 [36,6-46,7]
9,4 [9,0-9,8]
24,2 [23,4-24,9]
50,4 [48,7-53,6]
8,6 [8,1-9,0]
20,8 [19,9-21,6]
47,0 [44,4-50,5]
5,0 [4,6-5,4]
13,6 [12,3-14,8]
32,7 [29,1-36,6]
Tableau R6. Evolution des durées d'attente avant greffe rénale selon des facteurs d'attente*
22,3 [21,6-23,0]
12,9 [12,3-13,6]
16,1 [13,9-17,4]
35,8 [33,5-38,5]
24,5 [23,5-25,5]
32,2 [30,6-34,3]
13,7 [13,1-14,1]
15,8 [15,2-16,3]
35,9 [33,4-38,7]
37,7 [35,9-40,2]
35,8 [34,6-38,0]
5,0 [4,1-5,9]
7,2 [6,2-8,1]
15,7 [11,5-18,4]
15,2 [12,1-19,0]
17,7 [15,5-20,6]
16,3 [14,5-18,3]
21,5 [18,9-23,9]
21,6 [20,8-22,4]
25,4 [24,5-26,7]
17,4 [16,4-18,5]
22,8 [21,5-24,3]
10,8 [9,6-12,1]
14,5 [12,9-15,9]
Tableau R7. Durées d'attente avant greffe par équipe, des malades inscrits à partir du 1er janvier 2006 sur la liste d'attente d'une greffe rénale
Besançon (A+P)
8,8-13,4
19,8-25,0
41,7-NC
23,7-29,8
Marseille Conception (APM) (A+P)
6,6-42,7
2,5-NC
29,8-35,0
7,6-14,3
41,5-52,0
47,0-67,0
Paris Trousseau (AP-HP) (P)
31,6-47,2
9,7-14,3
17,5-21,6
32,2-40,5
17,4-22,2
Les durées médianes de séjour en liste d’attente, estimées selon la méthode de Kaplan-Meier, varient fortement d’une équipe à l’autre pour les équipes de greffe rénale chez l’adulte, avec des médianes allant de 3 mois à plus de 52 mois. Cet écart se creuse d’année en année. L'interprétation de ces différences brutes entre les équipes doit demeurer prudente car il existe, entre les équipes, d'importantes variations des caractéristiques des malades inscrits (nombre de malades immunisés, d'inscriptions pour retransplantation, etc.). Les durées d'attente dépendent fortement des politiques d’inscription et de greffe qui diffèrent entre les équipes, notamment vis-à-vis des malades "à risque" (malades immunisés de groupe rare par exemple). La constatation de durées d’attente relativement brèves ne signifie pas un meilleur accès des malades insuffisants rénaux à la greffe, notamment lorsque le taux d’inscription reste faible dans la région. L’incidence de l’IRCT, l’accès à la liste d’attente et le taux de prélèvement de sujets décédés sont autant de facteurs qui pèsent sur la durée d’attente et varient fortement d’une région à l’autre.
En 2011, 200 malades inscrits sur la liste d’attente (1,6% des candidats à la greffe) sont décédés sans avoir été greffés. Ce nombre de décès demeure faible représentant une proportion stable entre 1,5% et 2,1% de la liste d’attente depuis 2004 dans un contexte de receveurs plus âgés à l’inscription.
En 2011 parmi les 1630 donneurs décédés (de mort encéphalique ou après arrêt cardiaque) prélevés d’au moins un organe, 1541 (94.5%) ont été prélevés d’au moins un rein. Au total, 2970 greffons rénaux ont été prélevés et 90,4% greffés. La diminution de l’efficacité du prélèvement au cours des dernières années (93,9 à 90,4 % de greffons greffés parmi ceux prélevés) s’explique par l’augmentation de l’âge moyen des donneurs avec plus de greffons dits à critères élargis.
Tableau R8. Evolution de l’activité de prélèvement en France de greffon rénal depuis 1997
En 2011, 2976 greffes rénales ont été réalisées en France, soit 45,7 pmh et une augmentation de 2,9% (+ 84 greffes) par rapport à l’année précédente. Le redressement de l’activité après la baisse de 3,8% enregistrée en 2009 se confirme avec une augmentation de l’activité deux années consécutives et un nombre de greffes encore jamais atteint. Parallèlement, après deux années consécutives de baisse des prélèvements sur sujets en état de mort encéphalique, on enregistre en 2011, une augmentation de 3,1% alors que les greffes avec donneurs décédés après arrêt cardiaque diminuent avec 65 greffes contre 79 en 2010 (- 17%). Les greffes effectuées à partir de donneurs vivants continuent d’augmenter avec 302 greffes contre 283 en 2010 (+6,7%). L’activité de greffe rénale à partir de donneur vivant représente en 2011 10,2% des greffes rénales. Même si cette activité reste très inférieure à celle observée dans la plupart des pays européens et aux Etats-Unis, c’est la première fois que ce cap de 10% est franchi en France. Pour ces 302 greffes, le donneur était un ascendant direct du receveur dans 91 cas (30,1%), un collatéral direct dans 99 cas (32,8%), un collatéral indirect (oncle, tante ou cousin germain) dans 11 cas (3,6%), le conjoint dans 66 cas (21,8%), un lien affectif étroit et stable dans 2 cas (0,6 %) et une personne pouvant justifier de plus de 2 ans de vie commune avec le receveur dans 21 cas (6,9%). L’augmentation du recours au donneur vivant est liée pour une grande part à une progression de 26 % depuis 2009 du don à partir des donneurs conjoints (69 à 87 donneurs entre 2009 et 2011).
Parmi les 2 674 greffes rénales réalisées à partir de greffons issus de donneurs décédés, 1209 greffons (45,2%) ont été attribués à l’échelon local, 811 (30,3%) à l’échelon régional et 543 greffons (20,3%) ont fait l’objet d’une priorité régionale (84 greffons soit 15,5% des attributions prioritaires) ou nationale (459 soit 84,5% des attributions prioritaires).
Les greffes rénales réalisées dans le cadre d’une priorité nationale ou régionale qui avaient atteint 22,3% des greffes en 2010 diminuent représentant 20,3 % des greffes avec une diminution portant sur les priorités nationales (84,5 % des priorités soit -3,8%). Il est probable que l’augmentation des priorités nationales débutée en 2009 soit liée à la modification de la définition de l’hyperimmunisation mise en place en juillet 2009. Une limitation de l’accès au programme hyperimmunisés-antigènes permis exigeant un meilleur appariement en âge et en HLA a également été mis en place en 2011.
Dans le cadre du programme bigreffe, 118 reins ont été greffés chez 59 receveurs soit une stabilité de ce type de greffe en 2011.
Le prélèvement sur donneur décédé après arrêt cardiaque a débuté fin 2006. Après une progression régulière entre 2007 et 2010 permettant de passer de 43 à 79 greffes (+ 83,7%), l’activité s’affaisse en 2011 avec 65 greffes ( -17%). Cette difficulté à développer ce type de greffes tient aux importantes contraintes du prélèvement des donneurs répondant aux critères Maastricht I et II, seuls autorisés actuellement en France.
Le nombre de greffes combinées rein et organe vital reste relativement stable au cours des 5 dernières années avec 122 greffes en 2011. Mais, on observe une chute de 19,3% des greffes rein-pancréas après l’augmentation d’activité observée en 2010. On atteint en 2011 le niveau le plus bas observé pour ce type de greffe depuis 2004.
En excluant les malades greffés à partir d’un greffon de donneur vivant ou de donneur décédé après arrêt cardiaque ainsi que les malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital, la durée moyenne d’ischémie est stable en 2011 (17,5 ± 0,3 heures) après plusieurs années d’amélioration consécutives. Elle demeure très variable d’une équipe à une autre (14,3 heures à 21,8 heures, hors équipes exclusivement pédiatriques). L’effort de réduction de la durée d’ischémie froide réalisé par l’ensemble des intervenants du prélèvement et de la greffe est sensible et a permis de diminuer la moyenne nationale de plus de 2 heures depuis 2006. Cet effort doit se poursuivre, la durée d’ischémie froide ayant un impact important sur la survie à long terme des greffons rénaux.
Tableau R9. Evolution de l'activité de greffe rénale depuis 1987 selon le type de donneur
Tableau R10. Evolution du nombre de greffes rénales selon la néphropathie d'origine et incidence par million d'habitants (pmh)
En 2011, les glomérulonéphrites chroniques sont la principale maladie rénale primitive, en cause chez 24% des greffés. Par ailleurs, on constate un volumineux groupe (17% des greffés) pour lequel la maladie rénale primitive reste "Inconnue ou indéterminée". Ce chiffre relève pour une bonne part du fait que de nombreux malades arrivent au stade terminal de leur IRC sans prise en charge néphrologique préalable ou dans des conditions où les données cliniques, anamnestiques, biologiques et morphologiques ne permettent plus de diagnostic.
Tableau R11. Nombre de greffes rénales effectuées par équipe en 2011
Total greffes en 2011
dont donneur décédé après arrêt cardiaque
Taux de croissance 2011/2010 (%)
L’activité de greffe rénale s’est effectuée en 2011 dans 44 équipes de greffe, dont 10 équipes avec une orientation pédiatrique exclusive et 7 équipes avec une activité pédiatrique associée au programme de greffe chez l’adulte. En France, l’activité de greffe rénale est soumise à autorisation.
Tableau R12. Evolution des durées moyennes d’ischémie froide en heure (hors donneur vivant, donneur décédé après arrêt cardiaque et greffe combinée)
NR : nombre d'ischémie froide non renseignée dans Cristal
IC : moitié de la largeur de l'intervalle de confiance de la moyenne à 95% exprimée en heure
* Les greffes locales sont les greffes dont le mode d'attribution correspond à un échelon local de la répartition.
Tableau R13. Durée moyenne d’ischémie froide en heure pour l’année 2011 par équipe de greffe (hors donneur vivant, donneur décédé après arrêt cardiaque et greffe combinée)
NC : non calculable si plus de 20% de données non renseignées
La durée moyenne d’ischémie froide, estimée à 17,5 heures reste stable (17,6 heures en 2010) mais varie d’un centre à l’autre.
Tableau R14. Modalités d’attribution pour les greffes rénales réalisées en 2011 à partir de donneurs décédés
Immunisé ou hyperimmunisé
Greffe combinée
Pour les 2 674 greffes rénales réalisées à partir de greffons issus de donneurs décédés, 1 209 greffons (45,2%) ont été attribués à l’échelon local, 811 (30,3%) ont été attribués à l’aide du score régional et 543 (20,3%) ont fait l’objet d’une priorité régionale ou nationale.
Tableau R15. Evolution des modalités d’attribution pour les greffes rénales réalisées à partir de donneurs décédés
Greffe rénale de donneur vivant
Tableau R 16. Évolution de l'activité de greffe rénale selon le type de donneur, évolution selon l'âge du receveur et évolution de la moyenne d'âge des donneurs et des receveurs
Moyenne d'âge annuelle (Intervalle de confiance à 95%)
(40,4-41,7)
(43,2-44,5)
(41,7-43,1)
(44,0-45,3)
(41,8-43,1)
(44,8-46,0)
(43,9-45,2)
(45,5-46,7)
(45,6-46,9)
(46,1-47,3)
(47,2-48,4)
(47,1-48,2)
(47,7-49,0)
(46,6-47,7)
(47,9-49,1)
(47,6-48,7)
(49,7-50,9)
(48,8-49,8)
(49,3-50,6)
(48,5-49,7)
(50,2-51,4)
(49,6-50,7)
(50,9-52,1)
(50,4-51,5)
Tableau R17. Evolution depuis 2004 du nombre de greffes rénales avec donneurs vivants selon la relation entre le donneur et le receveur
L'arrêté modificatif des règles de répartition et d’attribution des organes de donneurs décédés du 30 août 2002 a permis l'amélioration des conditions logistiques de réalisation des greffes combinées. Dans tous les cas, pour les greffes combinées comportant un organe "vital" (foie, cœur, poumon, cœur-poumons), le rein est attribué de façon automatique au receveur, suivant la hiérarchie d'attribution de l'organe vital. Pour les greffes rein-pancréas, cette attribution automatique ne concerne que les greffes réalisées à l'échelon local, et les receveurs de moins de 48 ans non immunisés et candidats à une première greffe pour les greffons proposés aux échelons interrégional et national. La catégorie des receveurs prioritaires est élargie depuis l’Arrêté de janvier 2011 avec mise en application en février 2012 : sont à cette date prioritaires les receveurs âgés de 55 ans au plus ayant un taux de greffons incompatibles supérieur ou égal à 25% en attente d’une première greffe.
Tableau R18. Evolution du nombre de greffes combinées à une greffe rénale
* Les greffes multi viscérales sont des greffes en bloc de 2 ou 3 organes viscéraux (foie-intestin-pancréas, rein-intestin-pancréas, ou intestin-pancréas).
La comparaison des courbes de survie des greffons montre une amélioration significative (p < 0,001, test du Log-Rank) des résultats selon les cohortes de greffe : 1986-1990, 1991-1995, 1996-2000, 2001-2005 et 2006-2010 avec des survies à 1 an de 83,6%, 86,3%, 91,0%, 92,2% et 92,1% et à 5 ans de 68,2%, 74,5%, 80,5%, 80,7% et 77,6%. Pour la cohorte 1993-2010, la survie à 10 ans est significativement meilleure avec donneur vivant (77,9 % contre 62,8% avec donneur décédé ; p< 0,001). Elle est en revanche significativement diminuée chez les receveurs hyperimmunisés et pour les retransplantations. Enfin, la survie du greffon est moins bonne chez les receveurs de plus de 60 ans.
Tableau R19. Répartition des malades déclarés vivants avec un greffon fonctionnel dans les différentes équipes de greffe rénale, en fonction du délai écoulé depuis les dernières nouvelles : état de la base au 31 décembre 2011 des malades ayant eu une greffe rénale entre 1993 et 2010
Le pourcentage de dossiers pour lesquels le suivi n’est pas renseigné depuis plus de 1 an est de 14% au niveau national, mais varie de moins de 1% à 76% reflétant une grande différence de pratique. La part des dossiers dont la mise à jour date de plus de deux ans, ou est manquante, est également extrêmement variable d’une équipe à l’autre allant de 0 à 43%.
[151,0 - 160,9]
[171,1 - 182,0]
[91,7% - 92,7%]
[95,9% - 96,6%]
[76,5% - 78,8%]
Figure R3. Survie globale du greffon rénal (1993-2010)
[95,7% - 96,1%]
[90,9% - 91,5%]
[79,3% - 80,1%]
[62,9% - 64,1%]
Figure R4. Survie du greffon rénal selon l'âge du donneur (1993-2010)
[94,1% - 95,9%]
[90,3% - 92,5%]
[80,4% - 83,6%]
[66,4% - 70,7%]
[52,1% - 58,0%]
[91,7% - 92,3%]
[64,7% - 66,1%]
[48,0% - 50,1%]
[172,3 - 180,3]
[94,6% - 95,8%]
[87,7% - 89,5%]
[71,6% - 74,5%]
[48,0% - 52,7%]
[114,4 - 125,5]
[92,3% - 94,5%]
[83,0% - 86,2%]
[60,8% - 66,3%]
[79,1 - 100,0]
Figure R5. Survie du greffon rénal selon l'origine du greffon (1993-2010)
[78,7% - 79,5%]
[62,1% - 63,4%]
[46,0% - 47,8%]
[165,2 - 171,1]
[95,7% - 97,2%]
[88,2% - 91,0%]
[75,1% - 80,4%]
Figure R6. Survie du greffon rénal selon le rang de la greffe (1993-2010)
[91,3% - 91,9%]
[80,3% - 81,2%]
[64,4% - 65,8%]
[48,3% - 50,2%]
[173,2 - 180,7]
[73,3% - 75,9%]
[53,2% - 56,9%]
[130,6 - 144,5]
[92,3% - 95,6%]
[83,3% - 88,2%]
[65,1% - 72,1%]
[42,3% - 51,9%]
[93,6 - 127,8]
Figure R7. Survie du greffon rénal selon l'âge du receveur (greffes 1993-2010)
[91,2% - 93,7%]
[80,9% - 84,6%]
[65,7% - 71,0%]
[47,8% - 55,4%]
[177,7 - 198,9]
[49,0% - 51,0%]
[175,9 - 183,4]
[87,0% - 88,7%]
[71,0% - 73,5%]
[51,4% - 55,0%]
[123,9 - 134,7]
[92,1% - 95,2%]
[80,2% - 85,0%]
[58,6% - 66,1%]
Figure R8. Survie du greffon rénal à partir de donneur décédé, en fonction du nombre d’incompatibilités HLA A, B et DR (greffes 1993-2010)
Nombre d’incompatibilités HLA A, B et DR
[94,5% - 97,1%]
[89,8% - 93,3%]
[76,4% - 81,9%]
[61,0% - 69,0%]
[95,4% - 96,0%]
[90,3% - 91,1%]
[62,4% - 64,1%]
[46,2% - 48,5%]
[166,2 - 173,7]
[78,3% - 79,7%]
[60,9% - 63,0%]
[160,1 - 171,7]
Figure R9. Survie du greffon rénal à partir de donneur décédé, en fonction du nombre d’incompatibilités HLA A, B (greffes 1993-2010)
Nombre d’incompatibilités HLA A et B
[95,0% - 96,8%]
[89,6% - 92,3%]
[75,8% - 80,0%]
[58,4% - 64,2%]
[150,5 - 175,2]
[95,4% - 96,5%]
[90,7% - 92,2%]
[78,0% - 80,3%]
[60,8% - 63,9%]
[44,7% - 49,0%]
[161,2 - 174,2]
[90,0% - 91,1%]
[78,6% - 80,1%]
[62,5% - 64,7%]
[45,9% - 49,0%]
[165,0 - 176,4]
[95,6% - 96,3%]
[90,7% - 91,7%]
[61,7% - 64,0%]
[164,5 - 177,6]
[95,3% - 96,5%]
[89,6% - 91,4%]
[76,9% - 79,6%]
[59,5% - 63,5%]
[154,1 - 172,6]
Figure R10. Survie du greffon rénal à partir de donneur décédé, en fonction du nombre d’incompatibilités HLA DR (greffes 1993-2010)
Nombre d’incompatibilités
[90,2% - 91,3%]
[62,7% - 65,0%]
[46,6% - 49,8%]
[168,2 - 179,9]
[90,8% - 91,6%]
[78,7% - 79,9%]
[61,9% - 63,6%]
[45,5% - 48,0%]
[163,0 - 172,4]
[95,3% - 96,3%]
[89,7% - 91,2%]
[76,9% - 79,2%]
[59,0% - 62,5%]
[151,2 - 169,2]
Tableau R20. Estimation du nombre de malades porteurs d’un greffon rénal fonctionnel au 31 décembre 2011, par équipe de suivi
Nombre estimé de malades vivants avec greffon fonctionnel au 31/12/2011
Marseille RA
Paris Tenon (EVOLR)
* Equipe de suivi sans autorisation d'activité de greffe rénale
Malgré l’amélioration de l’exhaustivité des données de suivi des malades greffés rénaux, il n’est pas possible d’obtenir le nombre de malades porteurs d’un greffon fonctionnel par simple interrogation de Cristal. En effet, au 31 décembre 2011, 17,5% des malades greffés rénaux entre 1993 et 2010 ont un suivi datant de plus d’un an. Ainsi, l’estimation de ce nombre a été effectuée en deux étapes basées sur l’ancienneté des données de suivi du malade. Dans un premier temps, nous avons dénombré les porteurs d’un greffon fonctionnel dans Cristal (malades déclarés vivants sans arrêt de fonction du greffon) dont les dernières nouvelles dataient de moins de 18 mois (suivi annuel obligatoire dans Cristal). Pour les malades qui n’avaient pas fait l’objet d’une déclaration de décès ou d’arrêt de fonction du greffon depuis plus de 18 mois, le nombre de porteurs d’un greffon fonctionnel a été estimé en leur appliquant les taux de survie du greffon estimés sur la population globale.
la borne inférieure correspond à l’hypothèse la plus pessimiste, selon laquelle les malades non suivis sont considérés comme en arrêt fonctionnel de greffon.
Le nombre de malades porteurs d’un greffon fonctionnel est un indicateur important de la charge de travail des équipes médico-chirurgicales de greffe qui doivent assumer le suivi d’une cohorte chaque année grandissante de malades sous traitement immunosuppresseur. Le nombre de porteurs d'un greffon fonctionnel estimé au 31 décembre 2011 varie d'une équipe à l'autre de 11 à 2 060 malades.
Le nombre estimé de porteurs de greffon fonctionnel en France est de 32 365 au 31 décembre 2011.
L’année 2011 confirme la reprise de l’activité de greffe rénale de 2010 après la baisse enregistrée en 2009. Cette reprise est parallèle à la progression observée pour le prélèvement des donneurs en mort encéphalique et à la poursuite de l’augmentation des greffes à partir de donneur vivant. Elle est associée à une baisse du nombre de nouveaux inscrits enregistrée pour la première fois et dont la signification n’est pas claire.
L’Agence de la biomédecine souhaite poursuivre son soutien au développement des greffes à partir de donneur vivant. Les bons résultats obtenus dans ce type de greffe en font un complément indispensable pour faire face à la pénurie grandissante de greffons. La mise en place du don croisé à partir de donneur vivant autorisé par la nouvelle Loi de bioéthique 2011 débutera en 2012.
L’augmentation régulière de l’âge moyen des donneurs et de la part des donneurs âgés de plus de 60 ans doit être prise en compte et un programme de financement de machines à perfusion destinées aux greffons prélevés sur des sujets de plus de 60 ans ou de plus de 50 ans associés à des comorbidités va débuter en 2012.
La réflexion sur la difficulté d’accès de certains groupes de receveurs et sur les disparités d’accès à la greffe sur le territoire doit se poursuivre. L’accès des patients hyperimmunisés a pu être amélioré en particulier grâce à une meilleure appréciation des difficultés d’accès à la greffe par l’introduction du taux de greffons incompatibles. Il a même été nécessaire de restreindre l’accès au programme hyperimmunisé antigènes permis. Mais d’autres travaux doivent être menés pour homogénéiser le score d’attribution régional et pour atténuer la disparité d’accès à la greffe sur le territoire, en particulier celle des candidats les plus jeunes et celle des sujets de groupe sanguin B. Une réflexion sur les possibilités d’une mutualisation plus grande des greffons, en particulier pour ces catégories de malades est également nécessaire.
Enfin, les efforts réalisés par l’ensemble des intervenants du prélèvement et de la greffe dans la diminution du temps d’ischémie froide doivent se poursuivre avec l’ambition d’une moyenne nationale de 15 heures, compte tenu de l’impact de ce facteur sur la survie à long terme des greffons rénaux.