Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/evra-disp-transd-9-218220
Timestamp: 2019-12-14 17:09:38+00:00
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EVRA DISP TRANSD 9 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
EVRA DISP TRANSD 9
JANSSEN CILAG INTERNAT NV
Les données non cliniques ne révèlent aucun danger particulier pour l'homme, sur la base d'études conventionnelles de sécurité, de pharmacologie, de toxicité à dose répétée, de génotoxicité et de potentiel carcinogène. En ce qui concerne la toxicité sur la reproduction, la norelgestromine a montré une toxicité sur le foetus chez les lapins mais la marge de sécurité pour cet effet était suffisamment élevée. On ne dispose pas de données sur la toxicité sur la reproduction d'une association de la norelgestromine et de l'éthinylestradiol. Les données disponibles sur l'association du norgestimate (bioprécurseur de la norelgestromine) à l'éthinylestradiol indiquent pour les femelles animales une diminution de la fertilité et de l'implantation (rats), une augmentation de la résorption foetale (rats, lapins) et, dans le cas de dosages élevés, une diminution de la viabilité et de la fertilité de la progéniture femelle (rat). La pertinence de ces données pour l'exposition humaine est inconnue car on peut lier ces effets à des activités pharmacodynamiques bien connues ou à des activités spécifiques dépendantes de l'espèce.
Les études réalisées afin d'examiner les effets dermiques d'EVRA indiquent que ce système ne présente aucun potentiel de sensibilisation et entraîne uniquement une légère irritation après application sur la peau du lapin.
EVRA n'est pas indiqué pendant la grossesse.
Les études épidémiologiques n'indiquent aucun risque accru de malformation congénitale chez les enfants nés de femmes ayant utilisé des contraceptifs oestroprogestatifs oraux avant la grossesse. La majorité des études récentes n'indiquent pas non plus d'effet tératogène lorsque des contraceptifs oestroprogestatifs oraux sont utilisés par inadvertance durant les premiers stades de la grossesse.
Les données limitées concernant l'issue des grossesses chez les femmes utilisant EVRA ne permettent pas de conclure quant à sa sécurité en cas de grossesse.
Les études effectuées chez l'animal ont montré des effets indésirables au cours de la grossesse et de l'allaitement (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Sur la base de ces données chez l'animal, des effets indésirables liés à l'action hormonale des substances actives ne peuvent être exclus. Cependant, l'expérience générale avec les contraceptifs oestroprogestatifs oraux au cours de la grossesse n'a pas fourni de preuve d'un effet délétère réel chez l'homme.
Si une grossesse intervient lors de la prise d'EVRA, il faut arrêter l'utilisation d'EVRA immédiatement.
Les contraceptifs oestroprogestatifs peuvent influer sur l'allaitement car ils peuvent réduire la quantité et modifier la composition du lait maternel. Par conséquent, l'utilisation d'EVRA ne doit pas être recommandée jusqu'à ce que la mère qui allaite ait complètement sevré son enfant.
Après l'arrêt d'EVRA, un délai peut être nécessaire avant que les femmes puissent concevoir.
Il n'existe aucune preuve clinique indiquant qu'un dispositif transdermique est mieux toléré, tous aspects confondus, qu'un contraceptif oestroprogestatif oral.
EVRA n'est pas indiqué pendant la grossesse (voir rubrique Grossesse et allaitement).
Si la présence d'une des maladies/facteurs de risque ci-dessous est avérée, il faudra peser les bénéfices d'une utilisation d'EVRA par rapport aux risques possibles de chaque femme en particulier et en discuter avec elle avant qu'elle ne décide de commencer à utiliser EVRA. Dans le cas d'une aggravation, d'une exacerbation ou de l'apparition pour la première fois d'une de ces maladies ou facteurs de risque, il est important d'insister auprès de la femme sur le besoin de prendre contact avec un médecin qui décidera si l'utilisation d'EVRA doit être interrompue.
Troubles thromboemboliques et autres troubles vasculaires
L'utilisation de tout contraceptif oestroprogestatif, y compris d'EVRA, est associée à un risque plus élevé de thromboembolie veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) par rapport à une non-utilisation. Des études épidémiologiques ont montré que l'incidence des thromboembolies veineuses (TEV) chez les femmes, sans autre facteur de risque de TEV, qui utilisent des contraceptifs oraux faiblement dosés en oestrogène (< 50 microgrammes d'éthinylestradiol) se situe entre 20 et 40 cas pour 100 000 années-femme, mais ce risque estimé varie selon le progestatif associé. Par comparaison, l'incidence est de 5 à 10 cas pour 100 000 années-femmes chez les non-utilisatrices et de 60 cas pour 100 000 grossesses. La TEV est fatale dans 1 % à 2 % des cas.
Des données issues d'études épidémiologiques chez des femmes âgées de 10 à 55 ans ont suggéré que l'incidence des TEV chez les femmes utilisant EVRA est augmentée par rapport aux femmes utilisant un contraceptif oral à base de levonorgestrel (dit contraceptif oral de « deuxième génération »).
Les études épidémiologiques ont aussi associé l'utilisation de contraceptifs oestroprogestatifs oraux avec une augmentation des risques de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral).
De façon très rare, on a rapporté des thromboses dans d'autres vaisseaux sanguins, par ex. dans des veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes chez les utilisatrices de contraceptifs oestroprogestatifs oraux. Il n'y a pas d'avis général sur la relation de ces événements avec l'utilisation de contraceptifs oestroprogestatifs oraux.
Les symptômes de thrombose veineuse ou artérielle peuvent être les suivants :
- Douleur et/ou oedème unilatéral dans une jambe
- Douleur sévère aiguë dans la poitrine avec radiation possible dans le bras gauche
- Essoufflement soudain, quinte de toux soudaine sans cause évidente
- Toute céphalée inhabituelle, sévère et prolongée
- Perte soudaine partielle ou totale de la vue
- Aphasie ou troubles de l'élocution
- Vertiges, collapsus avec ou sans crise focale
- Faiblesse ou engourdissement très marqué et touchant soudainement un côté ou une partie du corps
- Perturbations de la motricité
- Douleurs abdominales « aiguës »
Le risque de thromboembolie veineuse chez les utilisatrices d'oestroprogestatifs augmente avec :
- Les antécédents familiaux (c'est-à-dire la survenue d'une thromboembolie veineuse chez un frère ou une soeur ou un parent à un âge relativement jeune). Si une prédisposition héréditaire est soupçonnée, la femme doit être orientée vers un spécialiste pour être conseillée avant de décider si elle doit ou non utiliser un contraceptif hormonal
- Une immobilisation prolongée, une opération importante des jambes ou un traumatisme majeur. Dans ces cas, il est conseillé d'arrêter l'utilisation (dans le cas d'une opération programmée, arrêter au moins 4 semaines au préalable) et de ne pas recommencer avant deux semaines après la reprise totale de la mobilité
- L'obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2)
- Probablement aussi la thrombophlébite superficielle et les varices. Il n'existe pas d'avis général sur le rôle probable de ces maladies dans l'étiologie des thromboses veineuses.
Le risque de complications artérielles thromboemboliques chez les utilisatrices d'oestroprogestatifs augmente avec :
- Le tabac (il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser EVRA)
- La dyslipoprotéinémie
- La valvulopathie cardiaque
- Les antécédents familiaux (c'est-à-dire la survenue d'une thrombose artérielle chez un frère ou une soeur ou un parent à un âge relativement jeune). Si une prédisposition héréditaire est soupçonnée, la femme doit être orientée vers un spécialiste pour être conseillée avant de décider si elle doit ou non utiliser un contraceptif hormonal.
Certains facteurs biochimiques peuvent indiquer une prédisposition héréditaire ou acquise à une thrombose veineuse ou artérielle ; il s'agit de la résistance à la protéine C activée (PCa), l'hyperhomocystéinémie, la déficience en antithrombine-III, la déficience en protéine C, la déficience en protéine S, des anticorps antiphospholipidiques (anticorps anticardiolipines, lupus anticoagulant).
D'autres affections médicales, associées à des évènements indésirables circulatoires, comprennent le diabète, le lupus érythémateux systémique, le syndrome hémolytique et urémique, la maladie inflammatoire chronique du côlon (par ex. la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique).
Il faut tenir compte de l'augmentation du risque de thromboembolie dans les suites de couches (voir rubrique Grossesse et allaitement).
Une augmentation de la fréquence ou de la sévérité des céphalées (ce qui peut annoncer un incident vasculaire cérébral) peut motiver un arrêt immédiat des contraceptifs oestroprogestatifs.
Il est important d'insister auprès des femmes utilisant des contraceptifs oestroprogestatifs de contacter leur médecin dans le cas de signes évocateurs de thromboses. Dans le cas d'une thrombose suspectée ou confirmée, il faut arrêter les contraceptifs hormonaux. Une contraception plus appropriée doit être démarrée à cause de la tératogénicité d'une thérapie par anticoagulants (coumariniques).
Certaines études épidémiologiques ont rapporté un risque plus élevé de cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices au long cours de contraceptifs hormonaux oraux, mais il existe toujours une controverse sur la part de responsabilité du comportement sexuel et d'autres facteurs comme le papillomavirus humain (HPV) dans cette constatation.
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a rapporté qu'il existe un risque légèrement plus élevé (RR = 1,24) de diagnostiquer un cancer du sein chez les femmes actuellement sous contraceptifs oestroprogestatif oraux. L'augmentation du risque disparaît progressivement au cours des 10 années qui suivent l'arrêt du contraceptif oestroprogestatif oral. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre de cancers du sein diagnostiqués en plus chez les utilisatrices récentes ou habituelles de contraceptif oestroprogestatif oral est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices au long cours tendent à être à un stade clinique moins avancé que les cancers diagnostiqués chez les non-utilisatrices. Le profil d'augmentation du risque est peut-être dû soit à un diagnostic plus précoce de cancer du sein chez les utilisatrices de contraceptifs oestroprogestatifs oraux, soit aux effets biologiques des contraceptifs oestroprogestatifs oraux ou à une association des deux.
Dans de rares cas, on a rapporté des tumeurs hépatiques bénignes et de façon encore plus rare, des tumeurs hépatiques malignes, chez des utilisatrices de contraceptifs oestroprogestatif oraux. Dans certains cas isolés, ces tumeurs ont mené à des hémorragies internes abdominales menaçant le pronostic vital. Par conséquent, il faut considérer une tumeur hépatique dans le diagnostic différentiel lors de la survenue de douleurs abdominales supérieures graves, de gonflement du foie ou de signes d'hémorragie interne abdominale chez les femmes utilisant EVRA.
- L'efficacité contraceptive peut être diminuée chez les femmes dont le poids est supérieur ou égal à 90 kg. (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacodynamiques).
- Les femmes ayant une hypertriglycéridémie ou des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie peuvent présenter un risque accru de pancréatite lorsqu'elles utilisent des contraceptifs oestroprogestatifs.
- Même si on a rapporté une petite augmentation de la pression artérielle chez de nombreuses femmes sous contraceptifs hormonaux, une augmentation cliniquement significative est rare. Il n'a pas été établi de lien causal certain entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et une hypertension clinique. Si, au cours de l'utilisation de contraceptifs oestroprogestatifs dans le cas d'une hypertension déjà existante, des valeurs de pression artérielle constamment élevées ou une augmentation significative de la pression artérielle ne répondent pas de façon appropriée à un traitement contre l'hypertension, il faut arrêter la contraception oestroprogestative. L'utilisation d'un contraceptif oestroprogestatif pourra être reprise lorsque l'on obtiendra des valeurs normales de pression artérielle grâce à un traitement anti-hypertenseur.
- Le développement et l'aggravation des troubles suivants ont été rapportés dans le cas de grossesse ou d'utilisation de contraceptifs hormonaux, sans qu'il existe de preuves d'une relation avec l'utilisation de contraceptifs hormonaux : l'ictère et/ou le prurit lié à une cholestase, des calculs biliaires, la porphyrie, le lupus érythémateux systémique, le syndrome hémolytique et urémique, la chorée de Sydenham, l'herpès gestationis, la perte d'audition liée à l'otospongiose.
- Des perturbations aiguës ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter un arrêt des contraceptifs oestroprogestatifs jusqu'à ce que les marqueurs de la fonction hépatique reviennent à la normale. La récidive d'un prurit lié à une cholestase, survenu lors d'une grossesse antérieure ou de l'utilisation antérieure de stéroïdes sexuels, nécessite l'arrêt des contraceptifs oestroprogestatifs.
- Bien que les contraceptifs oestroprogestatifs puissent avoir un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et sur la tolérance au glucose, il n'est pas prouvé qu'il soit nécessaire de modifier le schéma thérapeutique des diabétiques lors de l'utilisation d'une contraception oestroprogestative. Les femmes diabétiques doivent cependant être soigneusement suivies, tout particulièrement au début de l'utilisation des contraceptifs oestroprogestatifs.
- On a rapporté une aggravation de la dépression endogène, de l'épilepsie, de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique avec l'utilisation de contraceptifs oestroprogestatifs.
- Un chloasma peut parfois apparaître en cas d'utilisation d'une contraception hormonale, notamment chez les utilisatrices avec antécédents de masque de grossesse. Les utilisatrices présentant une tendance au chloasma doivent éviter de s'exposer au soleil ou à un rayonnement ultraviolet en période d'utilisation d'EVRA. Il est fréquent que le chloasma ne soit pas totalement réversible.
Avant de débuter ou de recommencer EVRA, il est nécessaire d'effectuer un examen médical complet (y compris les antécédents familiaux) et d'éliminer toute grossesse éventuelle. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être effectué en se guidant avec les contre-indications (voir rubrique Contre-indications) et les mises en garde (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Il faut également demander à la femme de lire attentivement la notice et d'accepter les conseils donnés.
La fréquence et la nature des examens suivants doivent se baser sur des directives établies et doivent être adaptées à chaque femme en particulier sur la base de l'impression clinique.
Il faut rappeler aux femmes que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas des infections par le VIH (SIDA) ni des autres maladies sexuellement transmissibles.
Irrégularités des saignements
Avec tous les contraceptifs oestroprogestatifs, des saignements irréguliers (spottings ou métrorragies) peuvent arriver, surtout au cours des premiers mois de leur utilisation. Pour cette raison, en cas de saignements irréguliers, on ne recherchera un avis médical qu'après une période d'ajustement d'environ trois cycles. Si les métrorragies persistent ou s'elles interviennent après des cycles précédemment réguliers alors qu'EVRA a été utilisé conformément au schéma posologique recommandé, il faudra considérer une autre cause qu'EVRA. Des causes non-hormonales doivent être envisagées et, si nécessaire, les mesures de diagnostic appropriées doivent être prises afin d'écarter la possibilité d'une pathologie organique ou d'une grossesse. Cela peut englober un curetage. Chez certaines femmes, l'hémorragie de privation peut ne pas se produire au cours de l'intervalle libre sans dispositif transdermique. Si EVRA a été pris conformément aux instructions décrites dans la rubrique Posologie et mode d'administration, il est peu probable que la femme soit enceinte. Cependant, si EVRA n'a pas été pris conformément aux instructions avant la première absence d'hémorragie de privation ou après deux absences d'hémorragies de privation, il faudra écarter un risque de grossesse avant de continuer à utiliser EVRA.
Certaines utilisatrices sont susceptibles de connaître une aménorrhée ou une oligoménorrhée après arrêt de la contraception hormonale notamment lorsque ce trouble était préexistant.
Alerte ANSM du 27/02/13 :
"Des données issues d'études épidémiologiques ont suggéré que l'incidence des ETV chez les femmes utilisant EVRA est jusqu'à deux fois plus élevée par rapport aux femmes utilisant un contraceptif oral à base de lévonorgestrel (dit contraceptif oral de "deuxième génération")."
Remarque : L'information produit des médicaments associés doit être consultée afin d'identifier les possibles interactions.
Influence d'autres médicaments sur EVRA
Les interactions entre les contraceptifs oraux et d'autres médicaments peuvent entrainer des métrorragies et/ou un échec de la contraception. Les interactions suivantes on été rapportées dans la littérature.
Des interactions peuvent avoir lieu avec les médicaments inducteurs des enzymes hépatiques, ce qui peut entrainer l'augmentation de la clairance des hormones sexuelles (par exemple : la phénytoïne, les barbituriques, la primidone, la carbamazépine, la rifampicine, le bosentan et les médicaments contre le VIH (par exemple le ritonavir et la névirapine) et aussi de façon possible avec l'oxcarbazépine, le topiramate, le felbamate, la griséofulvine et les médicaments contenant du millepertuis (Hypericum perforatum, plante médicinale)).
L'induction enzymatique maximale apparaît généralement en 10 jours environ, cependant elle peut se prolonger au moins 4 semaines après l'arrêt du traitement.
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisées pendant l'utilisation d'EVRA.
Interférence avec la circulation entéro-hépatique
Des échecs de contraception ont également été rapportés avec les antibiotiques comme les pénicillines et les tétracyclines. Le mécanisme de cet effet n'a pas été élucidé. Dans une étude d'interaction pharmacocinétique, l'administration orale de 500 mg de chlorhydrate de tétracycline quatre fois par jour pendant les 3 jours précédents et pendant les 7 jours durant lesquels EVRA est porté, n'a pas affecté significativement la pharmacocinétique de la norelgestromine ou de l'éthinylestradiol.
Les femmes prenant pendant une courte durée un médicament appartenant à l'une des classes mentionnées ci-dessus ou une substance active ayant une action inductrice sur les enzymes hépatiques (excepté la rifampicine) doivent temporairement utiliser une contraception mécanique en complément d'EVRA, lors de la prise concomitante du médicament et durant 7 jours après son arrêt.
Pour les femmes prenant de la rifampicine, une contraception mécanique doit être utilisée en complément d'EVRA lors de la prise de la rifampicine et durant 28 jours après son arrêt.
Pour les femmes prenant un traitement au long cours par l'une des classes de médicaments mentionnées ci-dessus, une autre méthode de contraception fiable, non hormonale, est recommandée.
Les femmes prenant un traitement antibiotique (en dehors de la rifampicine, voir ci-dessus) doivent utiliser une contraception mécanique jusqu'à 7 jours après l'arrêt du traitement antibiotique.
Si l'administration concomitante d'un médicament se poursuit au-delà de la fin de la semaine de port du dispositif, le dispositif transdermique suivant doit être appliqué sans respecter l'intervalle libre habituel sans dispositif transdermique.
Inhibition du métabolisme de l'éthinylestradiol
Une augmentation des taux plasmatiques d'éthinylestradiol a été observée lors de la prise concomitante d'étoricoxib et d'un contraceptif hormonal oral triphasique. On suppose que l'étoricoxib augmente les taux d'éthinylestradiol car il inhibe l'activité des sulfotransférases, inhibant ainsi le métabolisme de l'éthinylestradiol.
Influence d'EVRA sur d'autres médicaments
Les contraceptifs hormonaux peuvent affecter le métabolisme de certaines substances actives. Les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent ainsi être augmentées (exemple ciclosporine) ou diminuées (exemple lamotrigine). Un ajustement de la posologie des médicaments associés peut être nécessaire.
L'utilisation d'hormones contraceptives peut influencer les résultats de certains examens biologiques, tels que : les tests fonctionnels hépatiques, thyroïdiens, surrénaliens et rénaux, le taux plasmatique des protéines (porteuses) comme la corticosteroid-binding globulin (CBG) et des fractions lipidiques/lipoproteiniques, les paramètres du métabolisme glucidique et les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Les modifications restent généralement dans les limites de la normale.
Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté suite à l'ingestion accidentelle de fortes doses de contraceptifs oraux. Le surdosage est susceptible de provoquer nausées et vomissements. Un saignement vaginal peut se produire chez la femme. En cas de surdosage soupçonné, tous les systèmes transdermiques de contraception doivent être retirés et un traitement symptomatique administré.
Autres médicaments à base de Norelgestromine
EVRA DISP TRANSD 3