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Timestamp: 2016-10-26 04:12:56+00:00
Document Index: 238913069

Matched Legal Cases: ['art. 100', 'art. 42', 'art. 90', 'ATF ', 'art. 72', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 51', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 98', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 97', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 99', 'art. 106', 'art. 285', 'art. 296', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 66', 'art. 64']

5A_453/2015 � � Arr�t du 4 novembre 2015
repr�sent� par Me Jacopo Rivara, avocat,
repr�sent�e par Me Anik Pizzi, avocate,
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de
la Cour de justice du canton de Gen�ve
A.X.________, n� en 1976, et B.X.________, n�e en 1974, se sont mari�s le 13 janvier 2006 � Bernex (GE), sans conclure de contrat de mariage. Trois enfants sont issus de cette union: C.________, n�e en 2006, et D.________ et E.________, toutes deux n�es en 2010.
Le 15 ao�t 2014, l'�pouse a d�pos� une demande unilat�rale en divorce avec requ�te de mesures provisionnelles.
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 5 novembre 2014, le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve a, notamment, autoris� les conjoints � vivre s�par�s, attribu� la garde des enfants � leur m�re, r�serv� le droit de visite du p�re, instaur� une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite, attribu� � l'�pouse la jouissance exclusive du logement familial et condamn� le mari � �vacuer celui-ci dans un d�lai d'un mois � compter du prononc� de l'ordonnance, enfin, condamn� le mari � payer mensuellement des contributions d'entretien d'un montant de 800 fr. en faveur de sa fille a�n�e et de 600 fr. pour chacune des plus jeunes.
Le mari a quitt� le logement conjugal le 19 d�cembre 2014.
Statuant par arr�t du 24 avril 2015, la Cour de justice du canton de Gen�ve a fix� les contributions d'entretien � 825 fr. par mois d�s le 1er janvier 2015, sous d�duction de 450 fr. vers�s le 6 janvier 2015, pour l'a�n�e, et � 953 fr. par mois d�s le 1er janvier 2015, sous d�duction de 650 fr. vers�s le 6 janvier 2015, pour chacune des deux autres filles, allocations familiales en plus. L'ordonnance du 5 novembre 2014 a �t� confirm�e pour le surplus.
Par acte post� le 29 mai 2015, le mari exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t du 24 avril 2015. Il conclut, principalement, � son annulation et � sa r�forme en ce sens qu'il est condamn�, d'une part, � contribuer � l'entretien de sa fille a�n�e par le versement d'une somme de 400 fr. par mois � compter du jour o� il a quitt� le domicile conjugal et jusqu'au 30 septembre 2015, la contribution passant alors � 600 fr. par mois, et, d'autre part, � payer pour l'entretien de ses deux autres filles une somme de 300 fr. par mois pour chacune d'elles � compter du jour o� il a quitt� le domicile conjugal et jusqu'au 30 septembre 2015, la contribution passant alors � 500 fr. par mois. Subsidiairement, il demande l'annulation de l'arr�t attaqu� et le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
L'intim�e propose la confirmation de l'arr�t entrepris. L'autorit� cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
Chacune des parties sollicite le b�n�fice de l'assistance judiciaire.
1.1.�Le pr�sent recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme l�gale (art. 42 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2; 133 III 393 consid. 4) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF; ATF 133 III 393 consid. 2) par une autorit� cantonale sup�rieure statuant en derni�re instance et sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF). Le litige porte sur le versement des contributions � l'entretien des enfants durant la s�paration des �poux, � savoir une cause de nature p�cuniaire, dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et, ayant succomb� dans ses conclusions, a un int�r�t � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est donc recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
1.2.�D�s lors que la d�cision attaqu�e porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5.1, 585 consid. 3.3), seule peut �tre invoqu�e la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF), � savoir express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 134 I 83 consid. 3.2 et les r�f�rences). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer ses all�gations par une argumentation pr�cise (ATF 134 II 349 consid. 3; 133 II 396 consid. 3.2). Il doit exister un lien entre la motivation du recours et la d�cision attaqu�e (ATF 134 II 244 consid. 2.3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 139 II 404 consid. 10.1 et les arr�ts cit�s).
1.3.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits constat�s dans la d�cision attaqu�e (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� cantonale (ATF 133 III 585 consid. 4.1). Le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 118 Ia 28 consid. 1b; 104 Ia 381 consid. 9 et les r�f�rences). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans motifs objectifs de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 134 V 53 consid. 4.3 et les r�f�rences); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Cette retenue est d'autant plus grande lorsque, comme ici, le juge n'examine la cause que d'une mani�re sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3).
Le recourant reproche � l'autorit� cantonale de lui avoir arbitrairement imput� un revenu hypoth�tique de 6'000 fr. par mois, correspondant � un taux d'activit� de 90%, d�s le 1er janvier 2015.
2.1.�Un conjoint peut se voir imputer un revenu hypoth�tique, pour autant qu'il puisse gagner plus que son revenu effectif en faisant preuve de bonne volont� et en accomplissant l'effort que l'on peut raisonnablement exiger de lui. L'obtention d'un tel revenu doit donc �tre effectivement possible. Savoir si l'on peut raisonnablement exiger d'une personne une augmentation de son revenu, eu �gard, notamment, � sa formation, � son �ge et � son �tat de sant�, est une question de droit. Lorsqu'il tranche celle-ci, le juge ne peut se contenter de dire, de mani�re toute g�n�rale, que la personne en cause pourrait obtenir un revenu sup�rieur en travaillant; il doit pr�ciser le type d'activit� professionnelle que cette personne peut raisonnablement devoir accomplir. Ensuite, il doit examiner si la personne a la possibilit� effective d'exercer l'activit� ainsi d�termin�e et quel revenu elle peut en obtenir, compte tenu des circonstances subjectives susmentionn�es, ainsi que du march� du travail; il s'agit d'une question de fait (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2; 128 III 4 consid. 4c/bb; 126 III 10 consid. 2b). Pour arr�ter le montant du salaire, le juge peut �ventuellement se baser sur l'enqu�te suisse sur la structure des salaires, r�alis�e par l'Office f�d�ral de la statistique, ou sur d'autres sources (ATF 137 III 118 consid. 3.2).
S'agissant en particulier de l'obligation d'entretien d'enfants mineurs, les exigences � l'�gard des p�re et m�re sont plus �lev�es, en sorte que ceux-ci doivent r�ellement �puiser leur capacit� maximale de travail et ne peuvent pas librement choisir de modifier leurs conditions de vie si cela a une influence sur leur capacit� � subvenir aux besoins de l'enfant mineur (ATF 137 III 118 consid. 3.1; arr�t 5A_874/2014 du 8 mai 2015 consid. 6.2.1 et la r�f�rence). Il s'ensuit que lorsqu'il ressort des faits que l'un des parents, ou les deux, ne fournissent pas tous les efforts que l'on peut attendre d'eux pour assumer leur obligation d'entretien, le juge peut s'�carter du revenu effectif des parties pour fixer la contribution d'entretien et imputer un revenu hypoth�tique sup�rieur. Il s'agit ainsi d'inciter la personne � r�aliser le revenu qu'elle est en mesure de se procurer et dont on peut raisonnablement exiger d'elle qu'elle l'obtienne afin de remplir ses obligations (ATF 128 III 4 consid. 4a et les r�f�rences; arr�ts 5A_256/2015 du 13 ao�t 2015 consid. 3.2.1; 5A_874/2014 pr�cit�; 5A_318/2014 du 2 octobre 2014 consid. 3.1.3.1 et la jurisprudence cit�e). C'est pourquoi on lui accorde un certain d�lai pour s'organiser � ces fins (ATF 129 III 417 consid. 2.2; 114 II 13 consid. 5; arr�ts 5A_651/2014 du 27 janvier 2015 consid. 3.1; 5A_318/2014 pr�cit�; 5A_597/2013 du 4 mars 2014 consid. 4.4; 5A_636/2013 du 21 f�vrier 2014 consid. 5.1 et la jurisprudence cit�e).
Lorsque le d�birentier diminue volontairement son revenu alors qu'il savait, ou devait savoir, qu'il lui incombait d'assumer des obligations d'entretien, il n'est pas arbitraire de lui imputer le revenu qu'il gagnait pr�c�demment, ce avec effet r�troactif au jour de la diminution (arr�ts 5A_318/2014 pr�cit� consid. 3.1.3.2; arr�ts 5A_612/2011 du 27 f�vrier 2012 consid. 2.1; 5A_317/2011 du 22 novembre 2011 consid. 6.2, non publi� aux ATF 137 III 614; 5A_341/2011 du 20 septembre 2011 consid. 2.5.1).
2.2.�En l'esp�ce, la cour cantonale a retenu que le d�birentier �tait titulaire d'un dipl�me d'ing�nieur en hydrocarbures d�livr� par le Minist�re alg�rien de l'enseignement sup�rieur et d'un Bachelor en g�ologie de l'Universit� de Gen�ve. Il n'avait pas trouv� d'emploi dans ce domaine et travaillait en qualit� d'infirmier dipl�m� au service des H�pitaux universitaires de Gen�ve (ci-apr�s: HUG). Depuis le 17 septembre 2013, il suivait, tous les jeudis et vendredis, l'enseignement dispens� par l'Universit� de Lausanne en vue de l'obtention d'un Master �s sciences infirmi�res. Ce perfectionnement avait �t� entrepris d'entente entre les �poux afin d'augmenter le revenu du mari. Les cours devaient s'achever en juin 2015 et un m�moire d�pos� au plus tard le 10 juillet 2015, m�moire qui devait �tre d�fendu fin ao�t ou d�but septembre 2015. Pour un examen relatif au deuxi�me module de cette formation, l'int�ress� avait obtenu, le 9 d�cembre 2014, une note insuffisante et cet examen devait faire l'objet d'une "rem�diation".
Afin de disposer du temps n�cessaire � ses �tudes, le mari avait diminu� son taux d'occupation aux HUG, dans un premier temps de 80% � 70%. Le 24 octobre 2013, il avait formul� une nouvelle demande de r�duction de son temps de travail � 50% ou 60%, ce qui avait donn� lieu � une diminution de son taux d'activit� � 50% d�s le 1er janvier 2014. A la suite de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 5 novembre 2014, il avait contact� sa hi�rarchie, le 17 novembre suivant, en vue d'augmenter son taux d'activit� � 80% ou 100%. Le 1er d�cembre 2014, les HUG lui ont toutefois indiqu� qu'ils n'avaient "pas la possibilit� de r�pondre maintenant � [sa] demande d'augmentation de taux", mais qu'ils lui "sugg�raient un �ventuel placement dans un autre d�partement au moyen d'un recours". Le 13 janvier 2015, le mari a, � nouveau, demand� � pouvoir augmenter son taux d'activit� � 60%, 70% ou 80%. Par courrier du 16 janvier 2015, il a �t� inform� qu'un poste � 80% �tait libre dans son unit�, sa hi�rarchie attendant cependant d'examiner les candidatures afin de r�pondre � sa demande et pr�cisant que, "au mieux, un 60% pourrait [lui] �tre accord�". Sur demande des HUG du 23 janvier 2015, l'int�ress� a formul�, le 26 janvier 2015, une demande formelle d'augmentation d'activit� � un taux de 60%.
La Cour de justice a en outre constat� que le mari avait r�alis� un revenu mensuel net, 13e salaire inclus, de 5'487 fr. en 2012 pour une activit� � 80% et de 5'260 fr. en 2013. Entre janvier et septembre 2014, son salaire mensuel net moyen, y compris le 13e salaire, avait �t� d'environ 3'730 fr. pour un travail � mi-temps. Il n'�tait cependant pas contest� qu'il disposait d'une capacit� contributive plus importante, qui pouvait s'�lever � environ 6'850 fr. pour une activit� � plein temps. Pour les juges pr�c�dents, il convenait toutefois de se demander si et dans quelle mesure il fallait tenir compte des �tudes actuelles de l'int�ress�, dans le but de lui fixer un d�lai pour retrouver cette pleine capacit� contributive. Comme lesdites �tudes touchaient � leur fin, qu'elles avaient �t� entreprises d'un commun accord entre les �poux et qu'elles devaient permettre au mari d'obtenir un salaire plus important, il y avait lieu d'en tenir compte pour fixer la capacit� de gain hypoth�tique de celui-ci. �tant donn� l'important d�ficit des enfants - � savoir 2'604 fr. -, le d�birentier ne pouvait cependant se contenter de travailler � 50%. D�s lors, il y avait lieu de retenir un taux d'activit� de 90% et un salaire d'environ 6'000 fr. net par mois. Certes, ce taux �tait sup�rieur � celui de 60% propos� par les HUG fin janvier 2015. Force �tait toutefois de constater que, malgr� une situation financi�re difficile, le mari n'avait pas d�montr� qu'il e�t recherch� du travail en dehors de son service actuel, ni au sein des HUG, ni aupr�s d'autres employeurs. Il convenait ainsi d'admettre que l'int�ress� �tait � m�me de r�aliser un salaire mensuel net de 6'000 fr. � partir du 1er janvier 2015. En effet, il avait conscience, depuis l'�t� 2014, de la proc�dure de divorce initi�e par son �pouse et de l'augmentation des charges familiales en r�sultant. Un d�lai de quatre mois, entre septembre et d�cembre 2014, pour augmenter son taux d'activit� dans le domaine infirmier apparaissait ainsi raisonnable. D�s lors qu'il n'�tait pas certain qu'il puisse, en travaillant � 90%, achever ses �tudes en septembre 2015, il n'y avait pas lieu de tenir compte d'un revenu hypoth�tique plus important � partir de cette date, une modification des contributions d'entretien en fonction d'un �ventuel revenu effectif futur plus important du d�birentier ou de l'abandon de ses �tudes demeurant r�serv�e.
2.3.�Le recourant pr�tend qu'on ne saurait raisonnablement attendre de lui qu'il augmente son taux d'activit� � plus de 60%, voire 70%, avant qu'il ait achev� sa formation, l'int�r�t des enfants �tant qu'il obtienne son dipl�me afin de pouvoir contribuer de mani�re plus importante � leur entretien pendant une dur�e, pr�visible, de quinze � vingt ans. Or, non seulement la cour cantonale n'avait pas proc�d� � cette pes�e d'int�r�ts, mais elle n'avait pas non plus examin�, en se basant sur le march� du travail, s'il avait la possibilit� effective de trouver, d�s le 1er janvier 2015, un travail d'infirmier � 90% dans d'autres institutions m�dicales que les HUG, la pi�ce transmise le 16 janvier 2015 �tablissant qu'il ne lui �tait pas possible d'augmenter son taux d'activit� dans cet �tablissement � plus de 60% avant la fin de ses cours. Selon le recourant, l'autorit� pr�c�dente ne pouvait d�s lors, sans arbitraire, conclure qu'un revenu hypoth�tique correspondant � un travail � 90% devait lui �tre imput� avant m�me que ses cours soient termin�s, � fin juin 2015.
La Cour de justice aurait en outre arbitrairement retenu qu'il �tait au courant du d�p�t de la demande en divorce d�s le mois d'ao�t 2014, alors qu'il ne l'a �t� que le 24 septembre 2014, date de r�ception de la citation � compara�tre et d'une copie de cette demande. Par ailleurs, bien que vivant encore sous le m�me toit, les �poux avaient opt� pour un mode s�par� d'existence au sein m�me du logement familial d�s le mois d'ao�t 2013, soit avant le d�but de sa formation. Ainsi, contrairement � l'opinion des juges pr�c�dents, il ne pensait pas devoir d�m�nager ni augmenter son taux d'activit� rapidement, en tout cas pas avant le mois de juillet 2015. Il serait d�s lors �galement insoutenable de consid�rer qu'un d�lai de quatre mois aurait d� lui permettre de trouver un emploi � 90%.
2.4.�Vu les besoins financiers des enfants, d'un montant de 2'604 fr., l'autorit� cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire en consid�rant que le recourant ne pouvait se contenter de travailler � mi-temps, quand bien m�me ses �tudes touchaient � leur fin et avaient �t� entreprises d'entente entre les conjoints, pour permettre au mari d'obtenir un salaire plus important. Certes, il est possible de se demander si un taux d'activit� de 90% �tait raisonnablement exigible, dans la mesure o�, comme le rel�ve au demeurant la cour cantonale, cette augmentation du temps de travail de l'int�ress� �tait susceptible de prolonger la dur�e de ses �tudes. Il r�sulte toutefois des faits constat�s qu'� la suite de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 5 novembre 2014, le recourant a lui-m�me demand� � son employeur s'il lui �tait possible d'augmenter son taux d'activit� � 80% ou m�me 100%. De plus, compte tenu de l'int�r�t des enfants � voir leurs besoins financiers assur�s, la solution adopt�e par l'autorit� cantonale n'appara�t pas insoutenable, �tant rappel� que l'arbitraire prohib� par l'art. 9 Cst. ne r�sulte pas du seul fait que la d�cision apparaisse discutable, voire critiquable (ATF 140 I 201 consid. 6.1; 140 III 16 consid. 2.1, 167 consid. 3.1; 139 III 334 consid. 3.2.5).
On ne discerne pas non plus en quoi il serait insoutenable de retenir que l'int�ress� a la possibilit� effective de trouver un emploi � 90% en tant qu'infirmier, emploi susceptible de lui procurer, vu le revenu de 3'730 fr. par mois qu'il r�alise actuellement en travaillant � mi-temps, un salaire mensuel d'environ 6'000 fr. net. A cet �gard, l'autorit� pr�c�dente a consid�r� qu'il n'�tait pas d�montr� que le mari e�t cherch� du travail ailleurs que dans son service hospitalier ou aupr�s d'un autre employeur. Or le recourant se borne � soutenir que la pi�ce compl�mentaire transmise � la cour cantonale le 16 janvier 2015 aurait d� amener cette autorit� � la conclusion qu'il n'avait pas la possibilit� d'augmenter son taux d'activit� � plus de 60% au sein des HUG avant la fin de ses cours: cette all�gation ne permet manifestement pas d'�tablir que la constatation des juges pr�c�dents, selon laquelle le mari n'avait pas d�montr� qu'il se f�t efforc� de trouver un emploi hormis dans son service actuel, serait arbitraire, les pi�ces produites par le recourant en annexe � sa demande d'assistance judiciaire �tait au demeurant nouvelles, partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF).
Enfin, le recourant ne d�montre pas non plus que le d�lai qui lui a �t� accord� pour augmenter son taux d'activit� de 50% � 90% serait insoutenable. Il r�sulte de l'arr�t attaqu� que l'�pouse a d�pos� une demande en divorce avec requ�te de mesures provisionnelles le 15 ao�t 2014. Comme l'a relev� l'autorit� cantonale, il devait ainsi s'attendre, d�s qu'il en a eu connaissance, � une augmentation des charges de la famille � plus ou moins br�ve �ch�ance. Il ne pouvait en outre ignorer que l'�pouse n'�tait pas en mesure de couvrir son entretien et celui des enfants. Dans ces circonstances, les juges pr�c�dents ne sont pas tomb�s dans l'arbitraire en consid�rant qu'il devait tenir compte de la n�cessit� d'augmenter ses revenus d�s la fin de l'�t� 2014, quand bien m�me sa formation n'�tait pas achev�e. Il n'appara�t pas davantage choquant d'avoir accord� au d�birentier un d�lai de l'ordre de quatre mois pour passer d'un taux d'activit� de 50% � 90% dans le domaine infirmier (cf. notamment arr�t 5A_597/2013 du 4 mars 2014 consid. 4.4). Le recourant affirme certes qu'il n'a �t� inform� de la proc�dure de divorce intent�e par l'intim�e qu'� r�ception de la citation � compara�tre, le 24 septembre 2014, et qu'il ne pensait pas devoir quitter le logement conjugal avant le prononc� du divorce. Par cette argumentation, essentiellement appellatoire, il se contente toutefois d'opposer sa propre appr�ciation des circonstances � celle de l'autorit� cantonale, sans en d�montrer l'arbitraire.
Autant qu'il est suffisamment motiv� (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 1.2), le moyen appara�t par cons�quent infond�.
Le recourant fait aussi grief � la Cour de justice d'avoir arbitrairement inclus dans les charges effectives des enfants les frais d'une jeune fille au pair qui n'aurait pas �t� engag�e.
3.1.�Les juges pr�c�dents ont admis la n�cessit� pour la m�re, qui exerce l'activit� d'infirmi�re � un taux de 60%, d'engager une jeune fille au pair � raison de 30 heures par semaine pour s'occuper des trois filles dont elle a la garde, vu ses horaires de travail irr�guliers. En sus des frais effectifs des enfants, l'autorit� cantonale a donc pris en compte les montants suivants: 340 fr. par an de frais d'inscription, 550 fr. de salaire mensuel en esp�ces, 80 fr. par mois � titre de participation aux frais de scolarit� et 590 fr. de salaire mensuel en nature. Les co�ts d'une jeune fille au pair devaient ainsi �tre fix�s � 1'250 fr. par mois, � r�partir entre les trois enfants. D�s lors, les frais de garde de 65 fr. pour chacune des jumelles ne pouvaient �tre pris en consid�ration, la jeune fille au pair travaillant 30 heures par semaine et la m�re pouvant s'occuper des enfants � raison de 40%.
3.2.�Le recourant ne conteste pas la n�cessit� d'engager une jeune fille au pair pour garder les enfants. Il ne critique pas non plus la quantit� d'heures de travail de celle-ci, ni le montant des frais en r�sultant. Par cons�quent, la cour cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir arbitrairement retenu qu'une telle d�pense correspondait aux besoins des enfants, au sens de l'art. 285 al. 1 CC, et ce, quand bien m�me l'intim�e aurait fait valoir de simple frais de garde d'enfants et non de jeune fille au pair dans sa requ�te en divorce du 12 ao�t 2014, les maximes inquisitoire et d'office s'appliquant de toute mani�re aux questions relatives aux enfants (art. 296 al. 1 et 2 CPC; sur la notion d'arbitraire, cf. ATF 140 I 201 consid. 6.1). Dans la mesure o� le recourant se borne � affirmer, sans rien d�montrer, que cette charge n'existe pas d�s lors qu'aucune jeune fille au pair n'a �t� engag�e, son grief, autant qu'il est suffisamment motiv�, appara�t manifestement infond� (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 1.2).
Vu ce qui pr�c�de, le recours doit �tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recourant supportera par cons�quent les frais et d�pens de la proc�dure (art. 66 al. 1, 68 al. 1 et 2 LTF). Ses conclusions n'�taient cependant pas d'embl�e vou�es � l'�chec et sa situation financi�re est difficile, en sorte que sa requ�te d'assistance judiciaire peut �tre agr��e; celle-ci sera �galement accord�e � l'intim�e, dont les ressources sont faibles, vu le risque qu'elle ne puisse recouvrer les d�pens auxquels elle a droit (art. 64 LTF).
La requ�te d'assistance judiciaire du recourant est admise et Me Jacopo Rivara, avocat � Gen�ve, lui est d�sign� comme conseil d'office.
La requ�te d'assistance judiciaire de l'intim�e est admise et Me Anik Pizzi, avocate � Gen�ve, lui est d�sign�e comme conseil d'office.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 2'000 fr., sont mis � la charge du recourant, mais seront provisoirement support�s par la Caisse du Tribunal f�d�ral.
La Caisse du Tribunal f�d�ral versera � l'avocat d'office de chaque partie une indemnit� de 2'000 fr. � titre d'honoraires.