Source: http://doczz.fr/doc/70569/rapport-sur-la-certification-professionnelle-des
Timestamp: 2020-05-26 23:06:01+00:00
Document Index: 293768583

Matched Legal Cases: ['art 9', "l'article 31325", "l'article 313", "l'article 313", 'art. 313', 'art. 313', "l'article 313", "l'article 313", "l'article 313", "l'article 313", "l'article 313", "l'article 31345"]

Rapport sur la certification professionnelle des - France
Rapport sur la certification professionnelle des
Rapport sur la certification professionnelle
Membre du Collège de l'AMF
CERTIFICATION PROFESSIONNELLE DES ACTEURS DE MARCHE
de la Mission d’étude confiée à M. Jean-Pierre Pinatton
y Synthèse y
La réforme du cadre réglementaire des services financiers européens, et notamment la mise en place de la
Directive MIF, a renforcé la responsabilité des prestataires de services d’investissement concernant le respect
des principes de protection des intérêts des clients et d’intégrité des marchés. Les nouvelles règles harmonisées
au plan européen renforcent la nécessité pour les intermédiaires de se doter de moyens et d’une organisation
propre à leur permettre, ainsi qu’aux personnes physiques placées sous leur autorité ou agissant pour leur
compte, de respecter leurs obligations professionnelles. Pour exercer leur activité, les prestataires de services
d’investissement doivent, en particulier, employer un personnel disposant des qualifications, des connaissances
et de l'expertise requises pour exercer les responsabilités qui lui sont confiées.
C’est dans ce contexte, et au terme d’une analyse comparative des pratiques existantes au niveau européen et
international, qu’ont été étudiées l’opportunité et la faisabilité de développer sur la place de Paris un dispositif de
certification des connaissances réglementaires des professionnels des activités de marché. Un tel dispositif serait
en outre de nature à constituer, pour la Place, un atout pour des acteurs paneuropéens ou globaux, de plus en
plus confrontés à la nécessité de devoir faire valider les capacités de leur personnel à exercer sur des places
Le groupe de travail qui a conduit la mission d’étude a mis en évidence les éléments de contexte suivants. Sur
toutes les grandes places internationales et en particulier les places américaine et britannique, l’exercice de
certaines fonctions clés est encadré par un système d’accréditation ou de licence délivrée aux personnes après
qu’il a pu être établi qu’elles disposent des connaissances réglementaires nécessaires à l’exercice de ces
fonctions. Pour ce faire, il existe sur ces places des systèmes de certification professionnelle reposant sur un
programme de connaissances minimales.
Ces dispositifs impliquent à des degrés divers les autorités de tutelle et les associations professionnelles,
notamment les associations autorégulatrices aux Etats-Unis, ou des entités ad hoc, indépendantes, qui associent
le régulateur, comme le FSSC au Royaume-Uni1. Ils concernent les négociateurs, les vendeurs, les analystes
financiers, les gérants, les responsables de la conformité, les fonctions de post marché.
En France, l’exercice de certaines fonctions est encadré par le régime de cartes professionnelles, qui inclut un
volet relatif à la vérification des obligations professionnelles du collaborateur et un volet disciplinaire, qui est le
principal aspect perçu à propos de ce dispositif. En outre, la vérification des connaissances n’est normalisée que
pour la fonction de RCSI-RCCI2, soumise à l’examen de l’AMF : celle-ci s’assure de la connaissance, par la
personne, des obligations professionnelles propres à l’exercice des services d’investissement. Pour les cartes
délivrées par les PSI, en l’occurrence par les RCSI, aux négociateurs, analystes financiers sell side et
compensateurs, la vérification des connaissances repose sur l’appréciation du prestataire de services
d’investissement et prend la forme d’une vérification de l’honorabilité de la personne et du fait que celle-ci a
satisfait « à la procédure mise en place par le PSI et destinée à vérifier qu'elle a pris connaissance de ses
obligations professionnelles ». Pour ces fonctions, il n’y a pas d’obligation pour les établissements de procéder à
la vérification des connaissances sur le fondement d’un bloc normalisé de connaissances. Certains dispositifs mis
en place par des associations professionnelles parviennent toutefois à ce résultat de manière optionnelle : à titre
d’exemple, on peut noter la certification proposée par l’AMAFI qui, sous forme d’une formation et d’un examen
Cf. fiche en annexe.
Responsable du contrôle des services d’investissement, Responsable de la conformité et du contrôle interne.
standardisés, propose aux établissements qui le souhaitent d’objectiver leur processus de délivrance de la carte
professionnelle de négociateur.
Le groupe de travail propose d’améliorer le système actuel reposant sur des textes qui n’imposent pas une
obligation formelle d’évaluation du niveau de connaissance des règles. Pour ce faire, serait mis en place un
dispositif conduisant les prestataires de services d’investissement à vérifier de façon plus uniforme que les
collaborateurs exerçant certaines fonctions clés listées ci-après disposent d’un niveau minimal de connaissances
bien déterminé. Les prestataires de services d’investissement procèderaient à cette vérification soit de manière
interne par tout moyen à leur convenance mais selon une procédure formalisée, soit en vérifiant que le
collaborateur a satisfait à un examen externe certifié. Cette obligation trouverait son ancrage dans le code
monétaire et financier au travers :
de l’obligation pour les PSI de mettre en place des règles et procédures permettant de garantir le
respect des dispositions qui leur sont applicables, ainsi que dans l’obligation de mettre en place des
règles et procédures permettant de garantir le respect par les personnes placées sous leur autorité ou
agissant pour leur compte, des dispositions applicables aux prestataires eux-mêmes ainsi qu'à ces
personnes3 ;
du principe posé à l’article 5.1. d) de la directive d’application de la directive MIF, aux termes de laquelle
les PSI « emploient un personnel disposant des qualifications, des connaissances et de l'expertise
requises pour exercer les responsabilités qui lui sont confiées. »4 ;
des règles de conduite et les autres obligations professionnelles que les PSI et les personnes physiques
placées sous leur autorité ou agissant pour leur compte doivent respecter et qui figurent dans le
règlement général de l’AMF ; 5
des conditions d’exercice, par les PSI, des services d’investissement, également déterminées par le
règlement général de l’AMF6.
Le niveau de connaissance minimal serait commun aux fonctions concernées, qui seraient celles actuellement
couvertes par le régime des cartes professionnelles, c’est-à-dire les fonctions de RCSI/RCCI, de négociateur, de
compensateur et d’analyste financier sell side, auxquelles s’ajouteraient celles de vendeur de détail et de gros, de
gérant et de responsable de la compensation et du post-marché. Le champ et l’économie actuels du dispositif des
cartes professionnelles ne seraient pas modifiés. Cependant, pour assurer la cohérence entre les deux
dispositifs, la carte professionnelle ne serait délivrée qu’après que le PSI, ou l’AMF7, a vérifié les connaissances
du collaborateur concerné selon les modalités proposées ci-après.
La vérification des connaissances pourrait être assortie d’une clause de « grand-père » pour les professionnels
exerçant leurs activités lors de l’entrée en vigueur du nouveau système, entrée en vigueur qui aurait lieu le 1er
janvier 2010. Cette clause faciliterait la transition du régime actuel au dispositif-cible. En outre, l’échéance prévue
pour l’entrée en vigueur du nouveau dispositif donnerait aux PSI le temps de se doter des moyens et ressources
nécessaires à une vérification en interne s’ils préfèrent utiliser cette option.
La vérification reposant sur l’examen libérerait l’employeur de son obligation de vérification des connaissances
minimales. De son côté, le professionnel, s’il passe l’examen certifié, aurait comme avantage une facilité de
mobilité d’un établissement à un autre puisque le nouvel employeur n’aurait pas l’obligation de vérifier son niveau
de connaissance couvert par l’examen certifié. En outre, le succès à l’examen, qui correspondrait de par son
contenu et sa forme aux standards internationaux, permettrait au collaborateur d’être doté d’un « passeport » lui
Art. L 533-10 du code monétaire et financier.
L’article 5 de la directive d’application vise les règles générales d’organisation, transposées pour partie dans le règlement 9702 CRBF et dans le règlement général de l’AMF, pour les SGP.
Art. L 621-7 III du code monétaire et financier.
Art. L 621*-7 IV. 1°.
Pour les fonctions de RCSI et de RCCI. L’AMF, pour s’assurer des connaissances du collaborateur, vérifierait qu’il a satisfait à
un examen certifié par le Haut Conseil. L’entretien avec le jury serait maintenu, notamment afin de permettre à l’AMF de
continuer de vérifier l’organisation de la fonction de conformité du PSI.
évitant de repasser les examens pour accéder aux fonctions faisant l’objet de certifications locales, sous réserve
des compléments limités liés aux spécificités locales. En revanche, les titulaires des fonctions concernées dont
les connaissances auraient été vérifiées par l’employeur lui-même verraient à nouveau leur niveau de
connaissances vérifié par leur nouvel employeur lorsqu’ils changeraient d’entreprise.
La définition des principes du dispositif de certification relèverait d’un Haut Conseil exerçant les missions
définir dans ses grandes lignes le contenu des connaissances minimales devant être acquis par les
candidats aux fonctions concernées ;
vérifier le contenu et la procédure des examens externes soumis à certification ;
délivrer une certification préalable des examens externes ;
contrôler ex post la conformité et la bonne réalisation des examens externes.
Ce Haut Conseil est une structure à créer pour garantir une gestion impartiale des certifications, associant l’AMF
et les principales associations professionnelles. Il conviendra de veiller à ce que cette structure soit dotée d’un
fonctionnement le plus souple possible et au moindre coût.
Rappel du mandat confié par le Collège
Lors de sa séance du 20 mars 2007, le Collège de l’AMF a chargé M. Jean-Pierre Pinatton de conduire, avec
l’appui des services et en liaison avec les représentants des différentes organisations professionnelles, une
mission d’étude sur la faisabilité et l’opportunité de développer sur la place de Paris un dispositif de certification
professionnelle des connaissances en matière de régulation pour les différents opérateurs de marché. Le Collège
a souhaité que soient notamment étudiées les différentes options concernant l’organisation d’un système
d’évaluation des connaissances avec des degrés divers d’implication de l’AMF dans sa définition et sa mise en
œuvre. Partant également du constat qu’une reconnaissance mutuelle des certificats ainsi délivrés pourrait
constituer un atout pour des acteurs paneuropéens ou globaux, de plus en plus confrontés à la nécessité de
devoir faire valider les capacités de leur équipe à exercer sur des places différentes, le Collège a demandé que
soient incluses dans l’étude les conditions d’un système de reconnaissance mutuelle sur une base multilatérale
ou bilatérale avec les pays tiers disposant de systèmes comparables.
Méthode de travail du Groupe
Le groupe de travail (le Groupe) s’est fixé comme objectif de préciser les critères et les modalités selon lesquelles
les PSI devraient s’assurer que les personnes exerçant des fonctions clés au sein de leurs établissements ont
acquis les connaissances minimales nécessaires pour respecter leurs obligations professionnelles.
Le Groupe, dont la composition figure en annexe, a articulé ses travaux comme suit :
Analyse des certifications mises en œuvre dans les principales places financières mondiales et des
initiatives professionnelles dans ce domaine ;
Sélection des fonctions clés pour lesquelles un niveau minimum de connaissance réglementaire doit
être acquis ;
Détermination du contenu des connaissances à acquérir et devant faire l’objet d’une certification ;
Détermination des conditions pratiques de la certification des connaissances pour les fonctions
Définition des conditions de mise en place du système de certification.
Les risques liés aux fonctions-clés qu’occupent certains collaborateurs au sein des prestataires de service
d’investissement (PSI) suscitent, depuis plusieurs années des réflexions en Europe et dans le monde, quant à
leur encadrement, aux règles de conduite applicables et à leur rôle dans la stabilité du système financier global.
Au niveau international, parmi les trente Principes de la régulation financière de l’OICV (Organisation
International des Commissions de Valeurs mobilières) figure celui obligeant les intermédiaires de marché, sous la
responsabilité de leurs dirigeants, à respecter des normes en matière d’organisation interne, de règles de
conduite visant à protéger les intérêts des clients ainsi que de bonne gestion du risque.
Parmi les risques susceptibles de porter atteinte aux intérêts des clients figurent le comportement éthique,
l’incompétence ou la mauvaise gestion pouvant se traduire par un manquement à l’exécution d’un engagement,
un manquement à l’application d’un règlement ou un manquement à la fourniture d’un service adéquat. Parce
qu’ils sont fondamentaux, ces Principes servent d’ailleurs de support à la Banque Mondiale et au Fonds
monétaire International (FMI) dans leurs évaluations au plan international des systèmes de régulation nationaux.
Par ailleurs, le développement rapide du dialogue transatlantique permet de penser que des besoins de
reconnaissance mutuelle vis-à-vis des autorités américaines seront également utiles à court ou moyen terme. Or,
la reconnaissance mutuelle des certifications ne sera possible que si le dispositif français est crédible au niveau
qualitatif par rapport aux normes en vigueur aux Etats-Unis.
Au niveau européen, la mise en place du Plan d’Action pour les Services Financiers (PASF) de la Commission
européenne a harmonisé le cadre de la réglementation des activités de marché et permet désormais une plus
grande circulation des professionnels, des services et des instruments financiers en Europe. Le nouveau cadre
règlementaire est finalisé depuis l’entrée en vigueur effective de la directive MIF le 1er novembre 2007.
Le cadre européen comporte des règles harmonisées qui obligent les PSI à se doter de moyens et d’une
organisation propres à assurer le respect des principes de protection des intérêts des clients et d’intégrité des
marchés. Fondamentalement, ces règles ont un objectif commun à celles développées sous l’empire de la
précédente directive européenne sur les Services d’investissement de 1993 (DSI) mais les règles générales
d’organisation sont désormais très détaillées et comportent notamment l’obligation pour les PSI "d'employer un
personnel disposant des qualifications, des connaissances et de l'expertise requise pour exercer les
responsabilités qui lui sont confiées"8. Cette nouvelle obligation pèse sur le PSI et sur ses instances dirigeantes
auxquelles il appartient de mettre en place une organisation adéquate et une répartition des responsabilités
appropriée entre les dirigeants et les instances de surveillance lorsqu'elles existent (cf. art 9 directive
d’application). Par ailleurs, le considérant 13 de la directive d’application permet aux autorités nationales de
mettre en place ou conserver un système de certification ou de cartes professionnelles. Il s’agit là, pour les
autorités nationales, d’une possibilité de préciser les règles relatives à l’agrément dont elles peuvent vouloir
s’entourer pour asseoir le régime général d’agrément des collaborateurs auquel sont soumis les PSI. Pour ces
derniers, un tel système de certification des connaissances des personnes physiques contribue à les aider à
remplir leur obligation au titre de la directive, d'avoir recours à un personnel disposant des qualifications, des
connaissances et de l'expertise requises pour exercer les responsabilités qui leur sont confiées.
Dans l’univers européen post-MIF, les établissements auront de plus en plus besoin de personnels susceptibles
de travailler simultanément dans plusieurs pays, accroissant en conséquence l’utilité d’une reconnaissance
mutuelle des dispositifs de certification nationale.
Les expériences sur les principales places étrangères.
Dans un premier temps, le Groupe a réalisé une analyse des systèmes de certification existant sur les principales
places financières mondiales et européennes et a rappelé la situation de la Place de Paris. Cette analyse qui a
été présentée au Collège le 24 juillet figure en annexe D au présent rapport.
Il en ressort que des approches très structurées, couvrant l’ensemble des clientèles, existent depuis longtemps
aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, reposant sur une implication forte des associations professionnelles.
Dans le cas américain, il convient de relever le rôle pivot de l’organisme d’autorégulation FINRA dans la
validation des connaissances des employés devant avoir une licence pour pouvoir exercer certaines fonctions.
S’agissant du Royaume-Uni, un organisme indépendant de la FSA mais auquel celle-ci participe, le FSSC
(Financial Services Skills Council), contribue à la définition des qualifications requises pour chaque fonction, en
vue de l’organisation des examens de certification.
Ces dispositifs ont inspiré des modes d’organisation d’examens professionnels dans un certain nombre de pays
d’Asie et du monde anglo-saxon (Hong-Kong, Japon, Australie, Canada) et des systèmes de reconnaissance
mutuelle partielle ou complète.
Les récents travaux de l’International Council of Securities Associations (ICSA) indiquent par exemple qu’une
large majorité des plus importantes places financières exigent une accréditation ou une licence pour exercer la
fonction de « vendeur ».
Cf. article 5.1. d) de la directive d’application de la directive MIF.
Dans les pays européens étudiés (Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Italie, Espagne, France), à l’exception notable
de l’analyse financière (CIIA - Certified international investment analyst - et CFA - Chartered Financial Analyst),
de la gestion collective (CIIA et CFA) et du diplôme de gérant de portefeuille (CIWM - Certified International
Wealth Manager), pour lesquels existent des examens internationalement reconnus qui comportent en outre un
volet « qualification professionnelle », les dispositifs sont beaucoup moins développés.
En synthèse, toutes les grandes places financières internationales sont dotées d’un système de certification basé
sur un programme de connaissances (Syllabus). Ainsi aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, les fonctions de
négociateur (trader), vendeur, analyste financier, gérant de portefeuille, gérant collectif, compliance officer (RCSIRCCI), post marché (Etats-Unis) et compensation (R-U) sont soumises à certification. Par ailleurs, en matière
d’analyse financière, il existe depuis longtemps déjà un cadre d’examen structuré assorti de mécanismes de
reconnaissance mutuelle de formation. De plus, la certification internationale existante est en cours de
reconnaissance aux USA.
Au vu de ce constat, le Collège a approuvé la proposition du Groupe de poursuivre sa réflexion afin d’identifier,
dans une seconde phase, les fonctions qui pourraient être soumises à certification en France et d’étudier les
conditions de mise en œuvre de celle-ci dans la perspective d’une possible reconnaissance mutuelle et d’une
validation transfrontière des certifications existant en France.
La situation de la Place de Paris et les évolutions souhaitables
L’analyse des exemples étrangers permet de situer la Place de Paris à mi-chemin des différents dispositifs
de certification. En France, la loi (L. 621-7 du code monétaire et financier) prévoit que le Règlement général de
l’AMF détermine les conditions dans lesquelles peut être délivrée ou retirée une carte professionnelle aux
personnes physiques placées sous l’autorité ou agissant pour le compte des prestataires de services
d’investissement 9. Si les fonctions ainsi réglementées, à l’exception de celle de vendeur, sont comparables à
celles des autres places internationales, le dispositif est en revanche différent. En effet, il existe un dispositif de
cartes professionnelles pour certaines fonctions, qui inclut un volet relatif à la vérification des obligations
professionnelles du collaborateur et un volet disciplinaire, qui est le principal aspect perçu à propos de ce
dispositif. En outre, la vérification des connaissances n’est normalisée que pour la fonction de RCSI-RCCI,
soumise à l’examen de l’AMF : celle-ci s’assure de la connaissance, par la personne, des obligations
professionnelles propres à l’exercice des services d’investissement). Pour les cartes délivrées par les PSI, en
l’occurrence par les RCSI, aux négociateurs, analystes financiers et compensateurs, la vérification des
connaissances repose sur l’appréciation du prestataire de services d’investissement et prend la forme d’une
vérification de l’honorabilité de la personne et du fait que celle-ci a satisfait « à la procédure mise en place par le
PSI et destinée à vérifier qu'elle a pris connaissance de ses obligations professionnelles ». Pour ces fonctions, il
n’y a ainsi pas obligation pour les établissements de procéder à la vérification sur le fondement d’un bloc
normalisé de connaissances. Certains dispositifs mis en place par des associations professionnelles parviennent
toutefois à ce résultat de manière optionnelle : à titre d’exemple, on peut noter la certification proposée par
l’AMAFI qui, sous forme d’une formation et d’un examen standardisés, propose aux établissements qui le
souhaitent d’objectiver leur processus de délivrance de la carte professionnelle de négociateur.
En résumé, seule la fonction de conformité et de contrôle interne au sein des sociétés de gestion de portefeuille
et des entreprises d’investissement (RCSI-RCCI) fait l’objet d’une « certification de place » avec un dispositif
sanctionné par un examen organisé par l’AMF. Pour les autres fonctions10, la délivrance de la carte
professionnelle relève de la seule responsabilité des employeurs.
Dans le contexte d’un cadre réglementaire de plus en plus intégré au plan européen, créant les conditions d’une
fluidité quasi-parfaite de l’offre transfrontière de produits et de services, les intermédiaires financiers ont
aujourd’hui un intérêt fort à ce qu’un dispositif de certification professionnelle en œuvre sur la Place de Paris soit
un élément de cette fluidité, notamment en termes de mouvements de personnels au sein des groupes multiimplantés. Cela suppose que des mécanismes de reconnaissance mutuelle existent entre les différentes places,
au moins européennes.
Cf. 3° du IV de l’article L. 621-7 du code monétaire et financier et articles 313-29 à 313-53 du règlement général.
C’est-à-dire les fonctions de négociateur, de compensateur et d’analyste financier.
Cet objectif s’insère directement dans la volonté du renforcement souhaité de la place financière de Paris, qui fait
l’objet des initiatives lancées par le Haut Comité de Place présidé par Mme Christine Lagarde, et de l’amélioration
de la qualité des prestations qui y sont délivrées.
Le développement des exigences de conformité et la nécessité pour les établissements de gérer les risques
opérationnels rendent d’autant plus utile l’existence de mécanisme de certification « indépendants » permettant
aux établissements d’objectiver la qualité des personnels auxquels ils confient des fonctions clés.
Dans ce contexte, la vérification de l’acquisition des règles minimales nécessaires à l’exercice de certaines
fonctions clés dans le cadre d’un système de certification professionnelle de Place apparaît comme l’un des
éléments constitutifs des compétences et de la qualité de la Place.
Aussi le Groupe propose-t-il de faire avancer d’une étape le système actuel basé sur des textes n’imposant pas
une obligation formelle d’évaluation du niveau de connaissance des règles par les personnes exerçant des
fonctions-clés. Il s’agirait en l’occurrence de préciser, dans le règlement général de l'AMF, l’obligation pour les
PSI de s’assurer que les personnes qui exercent en leur sein des fonctions clés ont acquis au préalable un
niveau minimum déterminé de connaissances fondamentales nécessaires au respect de leurs obligations
professionnelles. Pour réaliser cette obligation, le Groupe propose, au libre choix du PSI, qu’il s’assure que les
personnes amenées à exercer ces fonctions ont acquis ces connaissances de base, soit en procédant par euxmêmes à leurs propres évaluations selon une procédure formalisée, soit en vérifiant que le collaborateur a
satisfait à un examen externe préalablement certifié.
En mettant la Place de Paris au niveau des grandes places internationales, un tel dispositif permettra aux
professionnels français, dans le cadre d’un système reposant sur une reconnaissance mutuelle, d’exercer à
l’étranger en bénéficiant d’équivalences leur évitant d’avoir à repasser des examens pour accéder aux fonctions
qui font l’objet de certifications locales, la réciproque étant vraie pour les professionnels de places dont les
examens seraient reconnus en France.
Il n’est pas proposé dans ce cadre de modifier le champ actuel des cartes professionnelles. Les fonctions de
négociateur, compensateur et analyste financier sell side, relevant des PSI, continueront ainsi de nécessiter la
détention d’une carte professionnelle, de même que les fonctions de RCSI et RCCI. Il est toutefois envisageable
que la carte ne puisse à l’avenir être délivrée qu’après que le PSI, ou l’AMF, aura vérifié les connaissances du
collaborateur concerné selon les modalités proposées ci-dessous.
Fonctions-clés pour lesquelles des connaissances de base doivent être acquises
Le Groupe a délimité cinq fonctions, ci-après dénommées « fonctions-clés », pour lesquelles il considère qu’un
niveau minimum de connaissances doit être acquis par la personne et vérifié par le PSI ou soumis à passage
d’un examen certifié :
Exerce la fonction de négociateur d’instruments financiers toute personne physique habilitée à engager
la personne sous la responsabilité ou pour le compte de laquelle elle agit dans une transaction pour
compte propre ou pour compte de tiers portant sur un instrument financier11.
Exerce la fonction de vendeur toute personne physique chargée d’informer et conseiller les clients de
l’entité sous la responsabilité ou pour le compte de laquelle elle agit, qu’il s’agisse de clients de détail ou
professionnels, en vue de transactions sur instruments financiers et/ou de mettre en œuvre leurs
Définition posée à l’article 313-30 du règlement général de l’AMF.
Exerce la fonction d'analyste financier toute personne physique ayant pour mission de produire des
recommandations d'investissement à caractère général mentionnées au second alinéa de l'article 31325. du règlement général de l’AMF.
Exerce la fonction de gérant toute personne habilitée à prendre des décisions d’investissement dans le
cadre d’un mandat de gestion individuel ou dans le cadre de la gestion d’un ou plusieurs organismes de
placement collectifs.
Responsables des fonctions de la compensation et du post-marché (back office)
Responsable de la compensation13 : Exerce la fonction de responsable de la compensation
d'instruments financiers toute personne physique représentant l’adhérent compensateur vis-à-vis de la
chambre de compensation pour ce qui concerne l’enregistrement des transactions, l’organisation et le
contrôle des risques, et les fonctions de compensation des instruments financiers s’y rapportant.
Responsable du Post Marché : Exerce la fonction de responsable du Post Marché toute personne qui
assure la responsabilité directe des activités de tenue de compte-conservation, ou de règlementlivraison, ou des activités de dépositaire, ou de gestion de titres ou de prestation de services aux
Responsable de conformité / déontologie (RCSI - RCCI)
Responsable du contrôle des services d’investissement (RCSI) : Exerce la fonction de responsable de la
conformité pour les services d'investissement la personne physique qui s'assure du respect par le
prestataire habilité, ses dirigeants, ses salariés, les personnes physiques agissant pour son compte, et
ses mandataires, des obligations professionnelles propres à l'exercice des services d’investissement,
des engagements contractuels liés à l'exercice de ces services et des décisions prises par l'organe de
Responsable de la conformité et du contrôle interne : Exerce la fonction de la conformité et du contrôle
interne, pour les sociétés de gestion de portefeuilles, les personnes en charge de la fonction de
conformité mentionnée au I de l’article 313-2 du règlement général de l'AMF, du contrôle permanent
mentionné à l'article 313-64 et du contrôle périodique mentionné à l'article 313-62.
V. Connaissances fondamentales pour l’exercice des fonctions clés
Il est important que les collaborateurs exerçant les fonctions-clés ci-dessus aient acquis une bonne
connaissance de l’environnement réglementaire, des textes, des usages et des pratiques de marché. Ces
connaissances ne doivent pas être confondues avec l’expertise technique effective qui est attendue d’eux par leur
employeur. En d’autres termes, l’objectif du dispositif proposé est de s’assurer, par exemple, qu’un gérant connaît
les règles qui s’imposent à lui ainsi que l’environnement de place dans lequel il évolue, mais non de vérifier ses
compétences techniques, en matière de gestion d’actifs.
Concernant le contenu des connaissances communes aux fonctions clés (tronc commun), il se compose des
connaissances essentielles au respect des obligations professionnelles, notamment déontologiques des
personnes exerçant des fonctions clés permettant des « réflexes professionnels » et la maîtrise d'un vocabulaire
commun. Le Groupe a retenu l’idée du plan détaillé par type de connaissances (modèle britannique), plutôt que
l'approche américaine structurée autour des grandes missions et des actes professionnels eux-mêmes (cf.
Définition de l’art. 313-30 du règlement général de l’AMF.
La définition proposée réduit l’application des mesures de ce rapport au responsable des fonctions de compensation, dont t la
définition, dans le règlement général de l’AMF est : « Exerce la fonction de compensateur d'instruments financiers toute
personne physique habilitée à engager un adhérent d'une chambre de compensation vis-à-vis de celle-ci ».
annexe A). Le Unit 1 du dispositif britannique, relatif au cadre réglementaire général, présente en outre l'avantage
de reprendre les dispositions européennes.
Concernant les moyens de vérifier l’acquisition des connaissances, le Groupe propose une
approche ouverte qui repose sur le choix des établissements.
Pour remplir leur obligation, les prestataires de services d’investissement auraient le choix de s’assurer que toute
personne qui envisage d’exercer une fonction clé au sein de son établissement a acquis un niveau de
connaissances fondamentales concernant les exigences réglementaires et les pratiques professionnelles
(déontologie, codes de conduite, etc.) telles que définies ci-dessous :
¾ en procédant à cette vérification par ses propres moyens ;
¾ en vérifiant que cette personne a réussi un examen certifié. L’objectif est que cet examen certifié soit
« passeportable » incluant des éléments de connaissance qui auraient pour objectif d’être reconnus au
niveau international. Il permettrait aux professionnels français d’exercer à l’étranger sans passer
d’examen local, sous réserve des compléments liés aux spécificités locales. L’efficacité de cette
certification suppose que le niveau de connaissances requis soit équivalent à celui exigé en GrandeBretagne et aux USA par exemple.
L’option de détention de l’examen externe certifié par le collaborateur concerné libérerait l’employeur de son
obligation de vérification des connaissances minimales. De son côté, le professionnel aurait comme avantage, s’il
passe l’examen externe certifié, une facilité de mobilité d’un établissement à un autre puisque le nouvel
employeur n’aurait pas l’obligation de vérifier qu’il dispose du niveau de connaissance couvert par l’examen
certifié. Les titulaires des fonctions concernées dont les connaissances auraient été vérifiées par l’employeur luimême verraient à nouveau leur niveau de connaissances vérifié par leur nouvel employeur lorsqu’ils changeraient
Les groupes réunissant des entités entre lesquelles pourraient circuler des titulaires de fonctions soumises à
certification seraient libres de s’organiser comme ils l’entendent, soit en mettant au point des systèmes de
vérification permettant la fluidité d’une entité à l’autre, sous l’égide du groupe, soit en instituant des systèmes de
vérification au niveau de chaque entité.
Par ailleurs, afin de faciliter le passage du régime actuel au dispositif cible, la vérification des connaissances
devrait être assortie d’une clause de « grand-père » pour les professionnels exerçant leurs activités lors de
l’entrée en vigueur du nouveau système, celle-ci ayant lieu le 1er janvier 2010.
Les grandes lignes qui pourraient constituer le « tronc commun » des connaissances minimales requises pour
l’exercice des fonctions clés sont :
Le cadre institutionnel et réglementaire français et européen
La déontologie et l’organisation déontologique des établissements
La relation avec le client, son information et son conseil
La directive capitaux propres
Les émissions et opérations sur titres
A chaque rubrique du programme serait associée une cotation (croissante) 1, 2 ou 3 selon le degré de
connaissance attendu (initiation, maîtrise, expertise). Cela permettrait de calibrer le contenu de l’examen qui
correspondra aux réglementations internationales permettant le passeport (Cf. Annexe A).
Concernant l’examen sanctionnant les connaissances
Une certification passeportable s’appuie nécessairement sur un dispositif d’examen validant que la personne le
passant détient effectivement le niveau de connaissances requis.
• Le contenu de l’examen est élaboré sur la base des blocs de connaissances à maîtriser. Il pourra
prendre la forme de QCM et devrait être approuvé par « un organe certificateur ».
• Le Groupe propose le principe d’une « transposition au plus près » des examens aux standards
internationaux dans le but de faciliter l’exercice de reconnaissance internationale.
• les certifications étant « passeportables », le Groupe propose que l’examen certifié soit accessible en
français et en anglais afin de le rendre plus abordable pour les professionnels non francophones qui
souhaiteraient le passer en France, mais exercer dans des contextes internationaux.
Dès que les principes d’organisation du dispositif de certification auront été approuvés, il conviendra de mener
une réflexion sur les modalités d’élaboration des contenus, ainsi que sur le processus de validation initiale des
Date de mise en œuvre du dispositif de vérification des connaissances.
La vérification par le PSI de l’acquisition des connaissances fondamentales selon les axes proposés dans le
rapport devrait être rendue obligatoire le 1er janvier 2010.
Conditions et modalités de la certification : création d’un Haut Conseil Certificateur de Place (« le
Haut Conseil »)
La mission du Haut Conseil serait de définir dans ses grandes lignes le contenu des connaissances minimales
devant être acquises par les candidats qui désirent exercer les fonctions concernées. Les modalités en termes
d’organisation pratique (type de lieu, durée, forme – QCM ou jury) seront définies par les organisateurs des
examens et validées par le Haut Conseil. Celui-ci certifiera la conformité de l’examen : il vérifiera préalablement le
contenu et la procédure des examens. Il exercera également un contrôle ex-post de la conformité et de la bonne
réalisation des examens.
La mise en œuvre de la formation resterait en revanche hors du champ de compétence du Haut Conseil. Les
moyens d’acquisition des connaissances seraient laissés au libre choix du candidat ou de son employeur, en
recourant le cas échéant à des organismes privés de formation Il ne serait ainsi pas demandé au certificateur de
labelliser les organismes de formation, les candidats ayant toujours la possibilité de se présenter à l’examen
après s’être formés eux-mêmes sans passer par un organisme particulier.
Vis-à-vis des partenaires étrangers, le Haut Conseil, indépendant, sera le garant de la conformité des « contenus
des programmes d’examen » au droit européen et aux standards internationaux.
Par sa composition et sa structuration, il assurera de plus l’absence de conflit d’intérêts dans la procédure
Organisation du Haut Conseil
Le Groupe propose la mise en place d’un organe décisionnel, qui pourra s’appuyer sur des comités techniques
(groupes de travail) en vue de la préparation des décisions.
Le niveau décisionnel serait constitué sous la forme d’un organe collégial de place, organisé sur le modèle du
Financial Services Skills Council (FSSC) britannique.
Le Haut Conseil serait composé d’un représentant de l’AMF, de personnalités désignées par l’AMF après
consultation des principales associations professionnelles représentatives des activités soumises à certification
ainsi que de personnalités indépendantes pouvant apporter une expertise complémentaire (universitaire et/ou
expert en matière d’examens).
Financement du Haut Conseil
L’idée d’instituer un Secrétariat permanent tel que celui existant en Angleterre et aux USA, doté d’experts se
heurte à ce stade à la question du financement de cette nouvelle structure, surtout en phase de démarrage alors
que sa capacité à s’autofinancer reste à démontrer. Il paraît donc réaliste et souhaitable qu’au moins dans un
premier temps le Haut Conseil s’appuie sur l’AMF et les associations professionnelles qui le souhaitent. Il n’est
donc pas prévu de financement à court terme du Haut Conseil.
Forme juridique du Haut Conseil
En l’absence de flux financier à gérer, il n’existe pas de contrainte particulière en matière de choix de la forme
juridique à retenir. Le règlement général de l’AMF fixerait la composition et les missions du Haut Conseil.
L’avantage de cette solution réside dans la simplicité de mise en œuvre, le Haut Conseil étant un organisme
souple, dont le fonctionnement serait assuré, en pratique, par l’AMF.
VIII. Base juridique du dispositif
L’article L.533-10 paragraphe 2 du Code monétaire et financier (Section 4 – Règles d’organisation) prévoit que
les PSI doivent mettre en place des règles et procédures permettant de garantir le respect par les personnes
placées sous leur autorité des dispositions applicables à ces personnes. Il est également indiqué que le
règlement général de l’AMF précise les conditions d’application de cet article.
Dans ce cadre, l’article 313-1 du règlement général de l’AMF prévoit que le PSI établit et maintient
opérationnelles des politiques, procédures et mesures adéquates visant à détecter tout risque de non-conformité
aux obligations professionnelles14 auxquels il est astreint ainsi que les personnes placées sous son autorité ou
agissant pour son compte. En outre, l’obligation, (article 5.1. d) de la directive d’application de la directive MIF
impose aux PSI « [d’employer] un personnel disposant des qualifications, des connaissances et de l'expertise
requises pour exercer les responsabilités qui lui sont confiées. » Dans le but de préciser l’obligation par le PSI de
vérification des connaissances de base telles que définies dans ce rapport, il pourrait être précisé que le PSI
s’assure que toute personne affectée à une des fonctions clés définies dans ce rapport a acquis les
connaissances nécessaires à l’exercice de cette fonction. Pour ce faire, le PSI s’assure que la personne a acquis
ces connaissances, soit en vérifiant que la personne a passé un examen certifié par le Haut Conseil, soit en
Le prestataire de services d'investissement établit et maintient opérationnelles des politiques, procédures et mesures adéquates
visant à détecter tout risque de non-conformité aux obligations professionnelles mentionnées au II de l'article L. 621-15 du code
monétaire et financier ainsi que les risques en découlant et à minimiser ces risques.
Pour l'application de l'alinéa précédent, le prestataire de services d'investissement tient compte de la nature, de l'importance, de
la complexité et de la diversité des services d'investissement qu'il fournit et des activités qu'il exerce. »
procédant par lui-même à l’évaluation de la personne concernée, selon une procédure et une évaluation
Les examens seront organisés par des organismes privés, tels que les associations professionnelles. Le Haut
Conseil pourra valider plusieurs dispositifs d’examen pour une même fonction clé. Dans la mesure où les
associations seraient amenées à conserver des fichiers comportant des données personnelles relatives aux
candidats ayant passé les examens qu’elles organisent, les associations devront prévoir de faire une déclaration
simplifiée de fichiers auprès de la CNIL. S’agissant des fichiers conservés par les PSI, ils ne diffèrent pas des
fichiers dans lesquels les PSI consignent aujourd’hui le cursus et les formations de leurs employés et il ne devrait
donc pas y avoir de difficulté nouvelle15.
S’agissant de l’articulation avec le dispositif des cartes professionnelles, les propositions du Groupe sont les
Les fonctions de RCSI et RCCI ne peuvent être exercées qu’après vérification des connaissances du
candidat à la fonction, par un examen organisé par l’AMF. Cet examen permet à cette dernière de
vérifier notamment la connaissance, par le candidat, des obligations professionnelles propres à
l’exercice des services d’investissement et son aptitude à exercer les fonctions concernées16. Cette
carte pourrait à l’avenir n’être délivrée qu’après que l’AMF se fût assurée des connaissances du
collaborateur en vérifiant qu’il a satisfait à un examen certifié. L’entretien actuel avec le jury serait
maintenu, notamment pour vérifier l’organisation de la fonction de conformité du PSI.
De la même manière, pour les autres fonctions (négociateur, analyste financier, responsable de la
compensation), la délivrance de la carte professionnelle correspondante, serait facilitée lorsque le
candidat aurait passé avec succès l’examen certifié validant l’acquisition des connaissances minimales.
IX. Reconnaissance européenne et internationale des examens certifiés.
La reconnaissance des examens certifiés sur une base réciproque (exemple US et UK) reposerait sur un
mécanisme dont la mise en œuvre serait assurée par l’AMF.
Toute personne désirant exercer une fonction clé et ayant passé un examen certifié équivalent à celui délivré par
le Haut Conseil et reconnu par l’AMF serait exemptée de passer un examen certifié par le Haut Conseil. L’AMF
publierait la liste de ces examens équivalents certifiés.
X. Actualisation périodique des connaissances
L’actualisation des connaissances des personnes exerçant des fonctions clés est nécessaire au respect de leurs
obligations professionnelles. S’il n’est pas prévu de proposer d’obligation d’évaluation régulière, il est rappelé que
l’obligation, pour les PSI, d’employer un personnel disposant des qualifications, des connaissances et de
l’expertise requises pour exercer les responsabilités qui lui sont confiées, est une obligation permanente. Il est
donc recommandé aux PSI de veiller à la formation continue de leurs personnels en ce qui concerne les
connaissances de base abordées dans le présent document, et de consigner les formations suivies par les
personnes concernées, par exemple dans un carnet individuel de formation.
Cf Délibération n°2005-002 du 13 janvier 2005 modifiée de la CNIL, portant adoption d’une norme destinée à simplifier
l’obligation de déclaration des traitements mis en œuvre par les organismes publics et privés pour la gestion de leurs
Cf. art. 313-39 règlement general de l’AMF.
Annexe A - Grandes lignes du contenu des connaissances (Syllabus) correspondant aux connaissances de bases à acquérir
1. Le cadre institutionnel et réglementaire français et européen
Cadre de tutelle français ; Articulation des rôles entre autorités ;
Statut, rôle, pouvoirs de sanction et d’investigation de l’autorité de
Dispositif de garantie des dépôts
L’organisation de place ; associations professionnelles
Liens avec la supervision bancaire et des assurances
2. La directive capitaux propres
Bâle 2 : implications pour les activités de marché
Actions (types d'actions, droit de vote, dividende)
Obligations (taux fixe, variable, coupon, démembrement, amortissement)
Convertibles et titres hybrides
Trackers, Indices
Principes de valorisation, valeur liquidative, rendements, ratios, aperçu sur l’analyse technique
Les principaux produits dérivés (options, warrants, forward, futures swaps)
Les instruments de la gestion collective (typologie des OPCVM)
Principaux éléments sur le cadre réglementaire des OPCVM
3. La réglementation « abus de marché »
La directive abus de marché ; ses principales applications
Implications d’organisation dans les établissements
4. La réglementation antiblanchiment
5. Relation avec, information et conseil des clients (cadre MIF)
L’obligation de d’exécuter les ordres aux conditions les plus
Les différents médiateurs, la protection du client
2. Fonctionnement, organisation des marchés
Les lieux et les modes d’exécution des ordres : marchés réglementés, les SMN, internalisation
(cadre MIF)
Les participants (teneur de marché, apporteur de liquidité)
Plateformes de négociation;
Les données de marché ; reporting ; surveillance des marchés
Notions de comptant et de terme
Risque, rémunération, liquidité, volatilité
Les utilisateurs de dérivés, les stratégies
Les types de gestion collective
Les produits structurés ;
6. La déontologie et l’organisation déontologique des
Conflits d’intérêt ; organisation et rôle de la fonction compliance
L’organisation de la déontologie dans les établissements
Compte propre vs client, front running, reporting des opérations
Identification des risques et diligences à mettre en oeuvre
L’obligation de préserver l’intégrité du marché
3. Les Emissions et opérations sur titres
Caractéristiques du marché primaire
offres publiques, Eléments sur les introductions en bourse
Aperçu du cadre des fusions et acquisitions ; sur les franchissements de seuils
Cadre des émissions obligataires
Notion de prime broker, d’opération de haut de bilan (equity finance)
4, Post-marché, back office
Mécanismes, institutions
Règlement-livraison, compensation
5, Bases comptables et financières
Eléments sur les bilans d’entreprise et sur les obligations d’information financière (directive
Eléments sur les résultats, les ratios d'analyse financière
Aperçu de la fiscalité des particuliers - des sociétés
Standards comptables internationaux ; Normes IFRS
Principales différences entre régulations US et EU
Niveaux d’approfondissement des connaissances (propositions du groupe de travail, à définir par le Haut Conseil)
Annexe B : proposition de modifications du règlement général de l’AMF
Le prestataire de services d'investissement établit et maintient opérationnelles des
politiques, procédures et mesures adéquates visant à détecter tout risque de nonconformité aux obligations professionnelles mentionnées au II de l'article L. 621-15 du
code monétaire et financier ainsi que les risques en découlant et à minimiser ces risques.
Le prestataire de services d'investissement établit et maintient opérationnelles
des politiques, procédures et mesures adéquates visant à détecter tout risque de
non-conformité aux obligations professionnelles mentionnées au II de l'article L.
621-15 du code monétaire et financier ainsi que les risques en découlant et à
Article 313-1-1
Le prestataire de services d’investissement s’assure que les personnes
physiques placées sous son autorité ou agissant pour son compte disposent des
qualifications et de l'expertise appropriées ainsi que d’un niveau de
connaissances suffisant.
Il vérifie que celles de ces personnes qui exercent l’une des fonctions visées aux
articles 313-1-2 et 313-29 justifient d’un niveau de connaissances minimales
fixées au 1° du II de l’article 313-1-3. Le prestataire de services d’investissement
ne procède pas à cette vérification à l’égard des personnes en fonction à la date
prévue à l’article 313-1-4. Les personnes ayant réussi l’un des examens prévus
au 3° du II de l’article 313-1-3 sont réputées disposer des connaissances
Article 313-1-2
1° Exerce la fonction de vendeur toute personne physique chargée d’informer et
conseiller les clients du prestataire de services d’investissement sous l’autorité
ou pour le compte duquel elle agit, en vue de transactions sur instruments
financiers et/ou de mettre en œuvre leurs instructions ;
2° Exerce la fonction de gérant toute personne habilitée à prendre des décisions
d’investissement dans le cadre d’un mandat de gestion individuel ou dans le
cadre de la gestion d’un ou plusieurs organismes de placement collectifs ;
3° Exerce la fonction de responsable de la compensation d'instruments
financiers toute personne physique représentant l’adhérent compensateur vis-àvis de la chambre de compensation pour ce qui concerne l’enregistrement des
transactions, l’organisation et le contrôle des risques, et les fonctions de
compensation des instruments financiers s’y rapportant ;
4° Exerce la fonction de responsable du Post Marché toute personne qui assure
la responsabilité directe des activités de tenue de compte-conservation, ou de
règlement-livraison, ou des activités de dépositaire, ou de gestion de titres ou de
prestation de services aux émetteurs.
Article 313-1-3
I – Le Haut Conseil Certificateur de Place est composé de XX membres :
1° Un représentant de l’Autorité des marchés financiers ;
2° YY membres, à raison de leur compétence professionnelle, désignés par
l’AMF après consultation des principales associations professionnelles
représentatives des prestataires de services d’investissement au sein desquels
des personnes physiques placées sous leur autorité ou agissant pour leur
compte exercent l’une des fonctions visées aux articles 313-1-2 et 313-29 ;
3° Deux personnalités indépendantes désignées, à raison de leur compétence
professionnelle, par l’Autorité des marchés financiers.
Le Président du Haut Conseil Certificateur de Place est élu parmi ses membres.
II – Le Haut Conseil Certificateur de Place a pour mission de :
1° Définir le contenu des connaissances minimales devant être acquises par les
personnes physiques placées sous l’autorité du prestataire de services
d’investissement ou agissant pour son compte et qui exercent l’une des
fonctions visées aux articles 313-1-2 et 313-29. Ces connaissances sont publiées
par l’Autorité des marchés financiers ;
2° Définir et vérifier les modalités des examens qui valident l’acquisition des
connaissances minimales mentionnées au 1° ;
3° Délivrer, sous réserve du respect des dispositions des 1° et 2°, une
certification des examens ;
4° Contrôler a posteriori la conformité et le bon déroulement des examens.
III. - Le Haut Conseil Certificateur de Place établit un règlement intérieur
approuvé par l’AMF.
IV – Les fonctions de membre du Haut Conseil Certificateur de Place ne sont pas
Article 313-1-4
Les dispositions du second alinéa de l’article 313-1-1 sont applicables au 1er
I. - Le prestataire de services d'investissement établit et maintient opérationnelle une
fonction de conformité efficace exercée de manière indépendante et comprenant les
1° Contrôler et, de manière régulière, évaluer l'adéquation et l'efficacité des politiques,
procédures et mesures mises en place en application de l'article 313-1, et des actions
entreprises visant à remédier à tout manquement du prestataire de services
d'investissement et des personnes concernées à leurs obligations professionnelles
mentionnées au II de l'article L. 621-15 du code monétaire et financier ;
Le responsable de la conformité mentionné au 2° de l'article 313-3 est titulaire d'une carte
professionnelle attribuée dans les conditions définies à la sous-section 7 de la présente
Au sein des sociétés de gestion de portefeuille, le responsable de la conformité est titulaire
d'une carte professionnelle de responsable de la conformité et du contrôle interne.
Au sein des autres prestataires de services d'investissement, le responsable de la
conformité est titulaire d'une carte professionnelle de responsable de la conformité pour les
services d'investissement.
Doivent être titulaires d'une carte professionnelle, délivrée par l'AMF ou le prestataire de
services d'investissement en application des articles 313-38 et 313-45, les personnes
concernées suivantes :
1° Au sein d'un prestataire de services d'investissement autre qu'une société de gestion de
2° Au sein d'une société de gestion de portefeuille : le responsable de la conformité et du
L'AMF délivre la carte professionnelle de responsable de la conformité et du contrôle
interne et de responsable de la conformité pour les services d'investissement au titulaire de
ces fonctions. A cette fin, elle organise un examen professionnel dans les conditions
mentionnées aux articles 313-42 à 313-44.
Toutefois, lorsque le prestataire de services d'investissement confie la fonction de
responsable de la conformité à l'un de ses dirigeants, celui-ci est titulaire de la carte
professionnelle correspondante. Il est dispensé de passer l'examen prévu au premier
Pour délivrer la carte professionnelle, l'AMF s'assure de l'honorabilité de la personne
physique concernée, de sa connaissance des obligations professionnelles et de son
aptitude à exercer les fonctions de responsable de la conformité. Elle s'assure également
aptitude à exercer les fonctions de responsable de la conformité. Elle vérifie
notamment que la personne concernée a réussi un examen certifié par le Haut
Conseil Certificateur de Place. L’AMF s'assure également que le prestataire de
services d'investissement respecte les dispositions de l'article 313-3.
Lorsqu'un prestataire de services d'investissement requiert l'attribution d'une carte
professionnelle de responsable de la conformité au bénéfice de plusieurs personnes, l'AMF
s'assure que le nombre des titulaires de ces cartes est en adéquation avec la nature et les
risques des activités du prestataire de services d'investissement, sa taille et son
L'examen consiste en un entretien avec un jury du candidat à l'attribution de la carte
professionnelle, présenté par le prestataire de services d'investissement pour le compte
duquel il est appelé à exercer ses fonctions.
Les cartes mentionnées aux a, b et d du 1° de l'article 313-29 sont délivrées par les
prestataires de services d'investissement sous l'autorité ou pour le compte desquels
agissent les titulaires de cartes professionnelles.
Avant que ne soit délivrée l'une des cartes professionnelles mentionnées à l'article 313-45,
le responsable en charge de la conformité pour les services d'investissement s'assure que
la personne candidate présente l'honorabilité requise ; il s'assure également qu'elle a
satisfait à la procédure mise en place par le prestataire de services d'investissement et
destinée à vérifier qu'elle a pris connaissance de ses obligations professionnelles. Il peut
obtenir de l'AMF, sur demande adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de
réception, ou remise en main propre contre récépissé, le relevé des sanctions prises par
l'AMF à l'encontre de la personne au cours des cinq années précédentes.
Avant que ne soit délivrée l'une des cartes professionnelles mentionnées à l'article 31345, le responsable en charge de la conformité pour les services d'investissement
s'assure que la personne candidate présente l'honorabilité requise ; il s’assure
également qu'elle a satisfait à la procédure mise en place par le prestataire de services
d'investissement et destinée à vérifier qu'elle a pris connaissance de ses obligations
professionnelles et qu’elle satisfait aux dispositions de l’article 313-1-1. Il peut
obtenir de l'AMF, sur demande adressée par lettre recommandée avec demande d'avis
de réception, ou remise en main propre contre récépissé, le relevé des sanctions prises
par l'AMF à l'encontre de la personne au cours des cinq années précédentes.
Note récapitulative concernant le FSSC
Organisme certificateur de place britannique
Les missions (depuis 2004)
Le FSSC est un organisme « national, indépendant, qui a pour but d’aider les employeurs à renforcer les
compétences de leurs employés dans les secteurs économiques ».
Les missions du FSSC vont au-delà de la certification d’examens et couvrent les secteurs de la banque, marchés
financiers, assurance et retraite.
Les activités de « certification »
Le FSSC valide (certifie) les programmes détaillés des connaissances (« syllabus ») élaborés par des
organismes de formation sur la base de grandes lignes (standards) qu’il établi,
Le FSSC détermine les « appropriate examination standards » qui seront utilisés par les organismes qui
font passer les examens des connaissances aux personnes qui souhaitent exercer une
activité règlementée,
Le FSSC établit également des « recommanded examination standards » (pour les examens non
Le FSSC valide (certifie) les « appropriate examinations » élaborés sur la base des standards de la
FSSC et présentés par des organismes privés ainsi que les examens (et syllabus) recommandés (non
obligatoires). Le FSSC peut également « accréditer des formateurs (personnes physiques).
Le FSSC labellise des organismes de formation et des centres d’examens qui proposent de faire passer
des appropriate examinations.
Enfin, le FSSC tient à jour la liste des examens appropriés.
Le Board du FSSC est composé de 14 membres :
La FSA a le statut de membre ordinaire du Board
Le Directeur générale du FSSC est un membre ordinaire
Les 12 autres sièges sont répartis entre des responsables opérationnels et/ou de ressources humaines
issus des domaines suivants :
la gestion (Fidelity Investment Services, Jupiter Unit Trust),
les assurances (Standard Life, Lloyd’s Market Association),
les banques (Morgan Stanley, Merrill Lynch),
le financement de l’immobilier (Nationwide Building Society),
une entreprise de marché (le Président de Nymex Europe).
Un représentant du Trésor britannique et un représentant du « Consumer panel » ont la qualité d’observateur.
société de droit privé à but lucratif.
agréé par le gouvernement britannique (licensed by the Secretary of State for Education and Skills)
Le FSSC reçoit des financements privés et publics :
un financement privé par le biais de cotisations des établissements financiers fondateurs et membres
(tout organisme dont l’activité relève des services financiers peut demander à devenir membre) ainsi
que d’activités commerciales comme la réalisation d’études concernant les ressources humaines.
Les subventions publiques représentent 50% du budget du FSSC.
Les relations entre la FSA et le FSSC :
Le 2 avril 2004 la FSA a publié un MOU signé avec le FSSC qui a pour objectif de donner un cadre à la
coopération entre ces deux institutions. Le MOU prévoit notamment que Le FSSC doit s’assurer principalement
que les intérêts des consommateurs sont présents dans les Syllabus et les examens appropriés, que ces derniers
sont mise en place promptement pour assurer qu’un marché compétitif existe dans le cadre de services financiers
règlementés et que les personnes qui ont passés les examens ont acquis suffisamment de connaissance pour
satisfaire à leurs obligations envers les employeurs, les consommateurs et les régulateurs. De son coté, la FSA
encourage les entreprises « règlementées » à utiliser les services du FSSC, communique au FSSC les initiatives
en matière de régulation en temps utile et consulte le FSSC pour ses projets de modifications de la législation
ayant un impacte sur la formation.
Le registre des personnes exerçant des fonctions « règlementées »
Le registre n’est pas tenu par le FSSC mais par la FSA. Le nombre d’individus répertoriés par le registre de la
FSA (currently approved individuals) est de 165.000 exerçant des fonctions réglementées (controlled functions).
Les noms des personnes exerçant des fonctions règlementées sont fournis par les employeurs. La FSA a le
pouvoir de radier des individus de sa propre initiative lorsque le non-respect de réglementations est avéré. Le
registre ne recense pas d’information relative aux «examens professionnels » : ce n’est pas un annuaire des
certifiés, mais un recensement des « professionnels agréés en exercice dans une fonction contrôlée ». Les
principales informations sont les dates de début et de fin d’exercice de la fonction par l’individu, informations
maintenues un certain temps dans le fichier après cessation de fonctions.
Compétence professionnelle des PSI:
Réglementation et approche pratique de quelques pays clés
(version mise à jour 13 juillet 2007)
Définition des principales fonctions
Vue d’ensemble des régimes étrangers
Monographies et tableaux résumés par pays
p. 30 Annexe 1 : le régime applicable aux négociateurs des principaux marchés
p. 33 Annexe 2 : liste des participants au groupe de travail et calendrier
Présentation générale (1/3)
La mission confiée par le Collège de l’AMF : Objectifs et méthode
 Etude de la faisabilité d’un dispositif de certification des
compétences professionnelles des acteurs de marché;
 Etude des diverses options et des modalités d’implication des
différents acteurs (AMF, associations professionnelles,
infrastructures de marché, etc.);
 Analyse des exemples étrangers et des possibilités de
reconnaissance mutuelle des certifications.
Composé des principales associations professionnelles et
infrastructures de marché: AFEI, AFG; AFTI, ASF, FBF, SFAF,
Euronext, LCH-Clearnet (liste des participants en annexe)
Calendrier : rapport d’étape au collège de l’AMF le 24 juillet 2007
Présentation générale (2/3)
Le champ de l’étude comparative:
• Les principaux « pays Euronext » : France, Royaume-Uni,
• Les autres pays européens clés : Allemagne, Italie, Espagne,
• Les Etats-Unis (compétences des autorités professionnelles
NASD et NFA)
Les thèmes couverts:
• les formations existantes (pour les principales fonctions) avec
indication de leur statut obligatoire ou facultatif (ex: AFEI pour la
négociation);
•Les examens de certification professionnelle (ex: CIIA -CEFA,
CFA pour l’analyse financière);
•L’existence de registres professionnels enregistrant les titulaires
de fonctions clés, avec indication de leur caractère obligatoire ou
optionnel et de la publicité des informations contenues (ex: registre
AMF des négociateurs, analystes, compensateurs et déontologues,
obligatoire, mais non public).
Présentation générale (3/3)
Les fonctions étudiées:
Elles couvrent une sélection des principales activités de marché :
négociateur, vendeur, «sales trader », gérant collectif et gérant sous
mandat, déontologue, analyste financier, contrôleur de risque,
fonctions de back-office (dont compensateur).
Cette typologie sensiblement équivalente est utilisée en Grande
Bretagne pour les« controlled functions » (cf. monographie p. 8).
Panorama des certifications dans 9 pays (en gras si obligatoire)
Oui géré
par SRos
series 7, 3
Oui cartes
par les éts
Xetra Eurex
BME oblig.
Examen DSI et
Euronext AM
séries 7,
Series 86,
(ou CEFA)
CIIA CEFA
CEFA CIIA
fédéral +
CIIA + CFA
CFA ; CEFA
certificate SII
RCSI-RCCI
AMF oblig.
non oblig
ITM et
Vendeur ; Sales
Définition des principales fonctions (4/4)
Ces définitions ont pour objet de faciliter les comparaisons internationales sans préjuger du périmètre d’éventuelles certifications
Exerce la fonction de négociateur d'instruments financiers toute personne physique habilitée à engager la personne sous la responsabilité ou
pour le compte de laquelle elle agit dans une transaction pour compte propre ou pour compte de tiers portant sur un instrument financier sans
être l’interlocuteur du client.
Vendeur(Sales)
Exerce la fonction de vendeur la personne physique chargée d’informer et conseiller les clients de l’entité sous la responsabilité ou pour le
compte de laquelle elle agit, en vue de leur recommander des transactions sur instruments financiers et/ou de mettre en œuvre leurs instructions.
Exerce la fonction d'analyste financier toute personne physique ayant pour mission de produire des analyses sur des émetteurs, des instruments
financiers faisant appel public à l'épargne, comportant la formulation d'une opinion sur l'évolution prévisible de leur situation économique et
financière et, le cas échéant, du prix des instruments financiers qu'ils émettent.
( Wealth Manager)
Exerce la fonction de gérant de portefeuille individuel toute personne qui fait bénéficier ses clients directs et indirects de son expertise en gérant
leurs actifs dans le cadre d’un mandat de gestion.
( Fund Manager)
Exerce la fonction de gérant d’actifs toute personne qui fait bénéficier ses clients directs et indirects de son expertise en matière de gestion de
portefeuilles d’institutionnels ou d’OPCVM
Exerce la fonction de responsable de la conformité pour les services d'investissement la personne physique qui
s'assure du respect par le prestataire habilité, ses dirigeants, ses salariés, les personnes physiques agissant pour son compte, et ses
mandataires, des obligations professionnelles propres à l'exercice des services d’investissement, des engagements contractuels liés à l'exercice
de ces services et des décisions prises par l'organe de direction.
Contrôleur de risque
(Risk Controller)
Exerce la fonction de contrôleur de risque toute personne qui assure la surveillance prudentielle des risques, notamment de marché, de taux et
de liquidité, qui contribue à leur mesure et à leur maîtrise, en vérifiant le respect des limites, tant pour les opérations réalisées pour compte propre
que pour compte de tiers. Il (elle) contribue à l’élaboration et au respect de la politique ainsi fixée.
Tenue de compte, conservation, règlement - livraison, activités de dépositaire, gestion de titres et services aux émetteurs
Exerce la fonction de compensateur d'instruments financiers toute personne physique habilitée à engager un
adhérent d'une chambre de compensation vis-à-vis de celle-ci.
des régimes étrangers
En dehors des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, les formations et examens
professionnels n’ont généralement pas le caractère d’une obligation
réglementaire. Dans ces deux pays, le critère déterminant est le fait que
l’employé soit en relation avec le client.
Dans le domaine de la négociation et de l’analyse financière, plusieurs pays qui
n’ont pas de réglementation contraignante, disposent toutefois de mécanismes
de formation, sanctionnés par des examens. Ces dispositifs relèvent
généralement des marchés (négociation sur les marchés allemand, suisse,
italien, espagnol) ou des associations professionnelles (analyse financière).
Dans tous les pays qui disposent de régimes opérationnels, l’implication des
associations professionnelles et des infrastructures de marché est une
composante essentielle de la large adhésion des professionnels de marché à
Les organisations américaine et britannique reposent sur une distinction très
aboutie des fonctions qui entraîne une multiplicité des formations et des
examens (ex: distinction par échelon hiérarchique et par type de marché
d’intervention) assortis d’un contrôle périodique des connaissances.
et tableaux résumés par pays
Les Etats-Unis (1/2)
Les deux régulateurs fédéraux SEC (titres) et CFTC (dérivés) ont délégué leurs
compétences en matière d’habilitation professionnelle aux autorités
professionnelles (SROs) que sont la NASD (valeurs mobilières, options sur
actions) et le NFA (dérivés).
Ces SROs définissent les fonctions assujetties « regulated activities » en
distinguant deux échelons : agent « registered representative » et cadre dirigeant
et/ou responsable du contrôle : «principal ».
La NASD et le NFA tiennent un registre des habilitations, respectivement le CRD
et le BASIC, qui recense tant les institutions agréées que les individus qualifiés,
en précisant si la personne est ou non en activité.
Des formations assurées par des associations professionnelles reconnues sont
devenues des standards mondiaux (ex: CFA pour les analystes financiers et les
gérants collectifs).
La validité des examens NASD et NFA est soumise à contrôle périodique des
connaissances (2 ans après, puis tous les 3 ans) sous forme d’un entretien de
validation des réflexes professionnels vis-à-vis des clients. La vérification de la
connaissance de la réglementation anti-blanchiment est intégrée à ces examens.
Etats-Unis (2/2)
Vendeur (Sales)
Examen / Certification professionnelle
Assurée par des organismes privés
mandatés par NASD et NFA
L’examen de base est le NASD Series 7
(Valeurs mobilières) et le NFA Series 3 pour
Val. Mob. NASD Series 7 + Series 63
(Uniform Securities Agent)
Dérivés CFTC: NFA series 31
NASD Series 86 et 87 (Research Analyst)
CIIA en cours d’homologation auprès de la
Géré par les autorités professionnelles (SROs)
Registres NASD (CRD) pour les marchés cash et
options sur actions et NFA (Basic) pour les autres
SEC & NASD
NYSE Series 14
CFA (AIMR)
Uniquement pour la fonction compliance des
membres du NYSE
Pas examen spécifique mais back-office
couvert dans NASD Series 7 (niveau
« representative »).
Royaume Uni (1/3)
La réglementation FSA définit des « fonctions contrôlées» dont les titulaires
(«approved persons») sont assujettis à des exigences particulières. Cela
concerne l’enregistrement auprès du FSA (registre public) et la vérification
Les fonctions contrôlées sont spécifiées dans la réglementation du FSA
(Section « Supervision / approved persons » du FSA Handbook»).
En matière de validation de compétences, le FSA s’appuie sur une chaîne
d’institutions pour:
La définition des compétences (Financial Services Skills Council)
L’organisation des examens (plusieurs institutions dont le Securities &
Investment Institute)
L’organisation des formations (plusieurs organismes de formation privés
sont agréés, pas nécessairement liés aux associations professionnelles)
L’exigence de compétence, valable pour toute fonction, ne se traduit pas
systématiquement par l’exigence d’un examen.
Royaume Uni (2/3)
(SII) Membre de l’EFFAS
SII (examen de référence)
Obligatoire seulement pour les customer
SII exam
(Non obligatoires)**
+ UKSIP*
Registre FSA public
SII + UKSIP*
Investment manager Certificate
SII (+ autres formations)
SII (Formation + spécifique)
LCH-Clearnet
UK SIP*
Gérant deportefeuille
•UKSIP/ UK Society of Investment Professionals, Chapter of CFA Institute
•** L’ACIIA a demandé l’homologation du CIIA pour 2008 (Awarding body en 2007)
Royaume Uni (3/3)
Extraits de la typologie FSA des « Controlled functions »
Source FSA Handbook / Supervision (SUP/ Approved persons 10.4.5)
http://fsahandbook.info/FSA/html/handbook/SUP/10/4#D76
Controlled Function (CF)
•Compliance oversight function (CF10);
•Money laundering reporting function (CF11)
•Finance function (CF 13);
•Risk assessment function (CF14);
•Internal audit function (CF15)
•Investment adviser function (CF21) ;
•Corporate finance adviser function (CF23);
•Customer trading function (CF26);
•Investment management function (CF27)
Exemple: Customer trading:
trading Function of dealing as principal or as agent, and arranging (bringing about) deals in
investments […] with or for, or in connection with, private customers and intermediate customers where:(a) the
dealing or arranging deals is governed by COB 7 (Dealing and managing); and (b) the person performing the
function is not advising on or managing investments unless approved to perform the investment adviser function or
the investment management function.
Allemagne (1/2)
En dehors du principe général de compétence professionnelle, la réglementation
fédérale du BAFIN n’impose pas d’exigence en matière de formation ou d’examens
professionnels aux titulaires des fonctions clés. Le BAFIN ne tient pas non plus de
registre de ces personnes (en dehors des dirigeants des PSI).
Toutefois, dans le domaine de la négociation sur les marchés réglementés, des
examens de marché existent (examen EUREX pour les négociateurs). Ils sont
généralement obligatoires, bien que des dispenses puissent être accordées
(expérience préalable ou reconnaissance d’examens étrangers).
Dans le domaine de l’analyse financière, les formations certifiantes sont assurées par
le DVFA (CEFA+CIIA), en concurrence avec le CFA Institute. Le DVFA est membre
de l’EFFAS (CEFA) et de l’ACIIA (CIIA).
CEFA, CIIA et CFA tendent à être utilisées également comme références en gestion
En gestion de fortune, depuis 2007, le DVFA forme au CIWM. Sur le même segment,
le CFP est délivré par l’association qui regroupe les financial planners.
Allemagne (2/2)
Formation XETRA/ EUREX (en vue de
la carte de négociateur)
Formation générale dispensée par la
Cartes de marché XETRA EUREX
(obligatoire, selon les règles de marché,
pour accéder au système de négociation).
(DBAG tient ses propres listes, non publiques)
fédér° bancaire allemande BDB
uniquement si la fonction requiert un accès
au système de trading du marché
DVFA p/ CIIA-CEFA
CIIA + CEFA
Financial planner Standard Board
… diplôme BS
…Financial planner Master (CFP)
CIIA+CEFA
Formation Eurex Clearing AG en vue
du QBO
Examen Qualified Back Office QBO)
Espagne (1/2)
Les exigences de compétence prévues dans la réglementation de la
CNMV concernent principalement les dirigeants.
La Bourse espagnole (BME) conditionne l’accès à la négociation au
passage d’un examen professionnel, pour lequel une formation est
dispensée. Un registre des négociateurs est tenu par la Bourse.
Concernant l’analyse financière et la gestion collective (gérant d’actifs),
l’IEAF, membre de l’EFFAS et de l’ACIIA, délivre le CEFA et le CIIA.
Concernant la gestion de fortune, l’IEAF délivre le CIWM depuis 2007 et
prépare au diplôme « European Financial Adviser » (advanced program
in financial adviser) avec le CFPA.
Espagne (2/2)
Formation BME
Examen de marché (BME ) obligatoire
pour accéder au système de négociation
CEFA+CIIA
CIWM (non obligatoire)
IEAF + EFPA
CEFA + CIIA
BME + GARP
IEAF + BME
Risk programm
Oui pour futures
ITM (non obligatoire)
CIIA –CEFA
Programme asset management
PRAM en 5 modules, (AFG
SFAF p/CIWM
PRAM (AFG) CIWM
PRAM (AFG)
CIIA – CEFA (Non obligatoire)
* CFPB – AFG : expert en
DEAdF (non obligatoires)
* Back office gestion couvert par PRAM
Aucune exigence d’examen ne concerne les fonctions financières en
dehors de celle de conseiller financier (promotore finanziario).
L’habilitation à la profession de ‘promotore finanziario’ est gérée par le
régulateur national (CONSOB) à l’aide des représentants des
associations professionnelles: accès par examen et inscription
obligatoire au registre.
Dans les domaines de l’analyse financière et de la gestion collective,
l’examen de référence, facultatif, est le ‘diploma di analista finanziario’,
géré par l’association des analystes financiers (AIAF) membre de
EFFAS et d’ACIIA. Le deuxième examen de référence est le CFA.
L’AIAF prévoit de commercialiser le CIWM en Italie à partir de 2008.
Examen et formation obligatoire
pour les négociateurs de la
Borsa Italiana (règle de
Examen et formation obligatoire pour les
négociateurs de la Borsa Italiana (règle de
marché) assorti d’une exigence
d’expérience professionnelle mini : 3 mois
en tant qu’assistant trader sur Borsa Italiana
ou 2 ans sur un autre marché réglementé
sauf pour les « promotori finanziari »
soumis à l’examen CONSOB, en
complément de l’exigence de formation et
Fichier Consob public des » promotori finanziari »
CEFA et CIIA
Formation de Casa di
Compensazione CC&G
Les formations sont assurées par l'institut de formation bancaire de
Luxembourg (IFBL) :
-pour la gestion d'actifs à travers une convention avec L'ALFI*
* association luxembourgeoise des fonds d'Investissement
- pour les analystes financiers à la fois pour les diplômes CEFA et CIIA,
et, en coopération avec l’ALGAFI*, pour le diplôme anglo-saxon (CFA)
*association luxembourgeoise des gestionnaires de portefeuille et analystes financiers
Examens : les différentes professions s'exercent sans diplômes ni
En matière de gestion collective, un diplôme (facultatif) d'asset manager
conjoint ALFI - Université de Luxembourg sera créé (2 ans en alternance
employeur / Université).
ICMA Luxembourg
IFBL et ALGAFI
CIIA+CEFA par l'IFBL
CFA par ALGAFI et IBFL
Formations spécifiques ?
5 parcours qualifiants IFBL DSI
Il n’y a pas d’exigence réglementaire imposée par l’AFM
Une association professionnelle centrale (Dutch Securities Institute) voit
ses formations reconnues comme des références nationales.
Il y a obligation d’adhérer au DSI pour les membres d’Euronext
Amsterdam (qui compte parmi les fondateurs du DSI) qui ont des clients
néerlandais (cf. Livre II règles locales d’Euronext Amsterdam § A2202).
La compétence du DSI, au-delà des activités de négociation, couvre
l’analyse financière et la gestion d’actifs.
La formation est assurée par un joint venture, dont la VBA membre de
l’EFFAS fait partie, qui délivre le CEFA (analystes financiers et gérants
d’actifs) et forme au CFA mais pas le CIIA ni le CIWM.
VBA est membre de l’ACIIA depuis juin 2007 ; elle présentera des
candidats au CIIA en 2008.
Pays-Bas (2/2)
VBA (membre de l’EFFAS)
VBA délivre CEFA mais pas CIIA
Et forme aussi au CFA
pas de registre AFM, mais l’admission sur Euronext
AMS impose l’enregistrement auprès du DSI.
Registre DSI accessible au public
Oui DSI
Projet DSI en cours
Suisse (1/2)
La réglementation de la Commission fédérale des banques (CFB) n’impose pas
d’examen et ne tient pas de registre à l’échelon fédéral. Certains cantons
peuvent imposer des exigences particulières.
En matière de déontologie (compliance), il existe des formations et certificats,
non obligatoires. A titre d’exemple, on peut citer les formations du Swiss Finance
Institute, du Finanzdienstleistunginstitut (diplôme de Compliance Management),
de l’Université de Genève en lien avec « Genève Place financière ». Cette
dernière s’appuie sur un travail préalable d’élaboration d’un « référentiel de
compétences » de la fonction compliance*.
Dans le domaine de la négociation sur les marchés réglementés par la CFB
(SWX et Virt-X), des formations et des examens de marché existent. Toutefois
des dérogations à ces règles de marché s’appliquent (expérience préalable ou
reconnaissance d’examens étrangers).
Dans les domaines de l’analyse financière et de la gestion d’actifs, les formations
certifiantes sont assurées par le Centre de Formation professionnelle de
l’association d’analystes suisses (AZEK) membre de l’EFFAS et de l’ACIIA. Il
délivre le CIIA, concurrent du CFA. Il délivre aussi le CIWM pour la gestion de
portefeuille depuis 2005.
* http://www.compliance-management.ch/IMG/compliance-office-FR.pdf
SWX (Bourse suisse cash)
assure des formations d’un jour et
des « refreshers » périodiques
Le dossier de formation d’env.
300 pages est accessible en ligne
Pour EUREX Suisse cf.formation
et cartes EUREX Allemagne
Examen obligatoire SWX en 4 modules
obligatoires (connaissance produits,
réglementation, principes généraux de
négociation et règlement, connaissance du
système de négociation)
A préciser pour SWX
(SWX tient ses propres listes, non publics)
AZEK p/ CIIA
CIIA et diplôme fédéral
Oui pour le diplôme fédéral
CFPI-AZEK
CFPI AZEK
Diplôme fédéral et CIIA
Formation compliance Université
de Genève +
Finanzdiensleistung Institut
Annexe 1: Exemples
Le régime applicable aux négociateurs
des principaux marchés
Marchés de titres USA (Series 7), Londres (LSE),
Bourse de Francfort (Eurex-Xetra)
USA Series 7*
EUREX /
XETRA (Deutsche Boerse AG)
Examen (OUI /
Examen de 6 heures (2 fois 3 heures)
250 questions QCM
(réglementation, connaissance générale des instruments
financiers, types d’ordres, connaissance générale du backoffice, règlement-livraison)
QCM en 4 parties en 3h30 d’env 150 questions sur la réglementation, les
caractéristiques des produits Eurex, les bases des options et futures (calculs),
l’utilisation des produits.
Examen partiel : limité aux règles de marché (env. 60 questions)
(1 session d’examens/ mois)
Dispense partielle : (passage d’un examen allégé)
-Dispense totale : dans l’un des cas suivants
•si exp. profelle de 3 ans des marchés confirmée par l’employeur (y compris en tant
que sales);
•si exp profelle> 12 mois (au cours des 3 dernières années) en tant que trader des
marchés suivants : MATIF, AEX, Meff, CBOT, marchés scandinaves
•si détention carte de trader enregistrée au FSA> 12 mois (durant 3 dernières
•si titulaire d’un des diplômes suivants : Nal Commodities Futures Exam, Series 3
(USA) ; Chartered Financial Analyst (CFA), DVFA[1], Intal, Fixed Income &
Derivatives Certificate (IFID) ou Gal Certificate Program (GCP) de l’ISMA[2].
Dispense partielle : si 1 an d’expérience
•Dispenses
Pour les traders sur marchés réglementés (NYSE,
NASDAQ, AMEX, BSE…), le Series 7 doit être complété
par le Series 55 (davantage axé sur les mécanismes de
négociation et les règles de marché.
Reconnaissance mutuelle des examens suivants:
•UK: SII Level 3 Certificate in investments (Securities)
•Canada: CSI’s Canadian Securities Course
•Hong Kong: examen du HKSI
•Japon: examen du JSDA
•Australie: Diplôme du SIA
Plusieurs instituts accrédités
-Formation locale par cours + simulation d’examen par Internet
www.trainingscenter.deutsche-boerse.com
•Statut de la carte
La certification est attachée à l’individu.
(Le registre NASD indique si la personne est en activité et
le nom de l’employeur)
-Carte personnelle (« Admission »).
Valable à vie sauf si interruption > 3 ans pendant laquelle le trader n’est plus
enregistré comme tel auprès d’un membre de marché d’EUREX.
(ex : trader n’exerçant plus que par le biais d’écran de routage)
Examen imposé
par le régulateur
*Oui (pour les
négociant pour
*: Le Series 7 concerne la négociation sur les marchés supervisés par la SEC (valeurs mobilières et options sur actions et indices actions). L’intervention sur les marchés dérivés supervisés par la CFTC requiert la détention
du Series 3.
[1] DVFA : Deutsche Vereinigung für Finanzanalyse und Asset Management (www.dvfa.de)
[2] ISMA : International Securities Markets Association (www.isma.org)
Euronext (marchés de titres et de dérivés)
Marchés cash et dérivés d’Euronext
Web Training Center (dérivés seulement)
(formation on-line généraliste, également ouverte au public, sur inscription)
La nomination des négociateurs relève de l’unique responsabilité des membres de marché
Euronext n’est pas destinataire de l’information individuelle relative aux négociateurs.
Euronext ne connaît que la « personne responsable »
Examen imposé par
le régulateur du
pays d’origine du
(Aucun examen)
Oui (uniquement pour les traders négociant
pour des clients UK)
Passage de l’examen du Securities and
hollandais soumettent
leurs traders aux
examens du Dutch
Liste des participants du groupe de travail
AMF - Collège
01 40 17 53 52
01 53 83 00 92
01 44 94 94 17
01 40 14 76 26
01 53 81 51 74
(0148005038)
06 79 68 96 55
01 56 43 43 11
01 55 34 58 92
01 49 27 53 87
Valérie Guillaumin-Carré
01 70 37 66 21
01 53 45 63 69
01 53 45 63 58
01 53 45 61 50
Calendrier des prochaines réunions (AMF)
Jean-Pierre Pinatton, Membre du Collège de l’AMF
Dominique Pignot, AFG
Amar Hamiche, AFTI
Bertrand de Saint Mars, AMAFI
Dominique Depras, AMAFI
Antoine de Chabot, ASF
Pierre Slechten, Euroclear
Olivier Dudouit, NYSE Euronext
Geneviève Lhomme, FBF
Jean Tricou, FBF
Valérie Guillaumin-Carré, LCH-Clearnet
Vincent Bazi, SFAF
Ariane Lieure, SFAF
Françoise Buisson, AMF
Patrick Starkman, AMF
Saly sénegal - Fram Orange Tour Tunisie
CFA_doc - CFDT - FGTE Transport de fonds