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Timestamp: 2018-12-17 17:11:11+00:00
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Matched Legal Cases: ['art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art, 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2', 'art. 2']

ÉPISCOPAT DE GUY DE FAUCIGNY
1078 - 1120 env.
Ce prélat est le premier des évêques de Genève dont on connaisse la famille et sur le caractère duquel on possède quelques renseignements.
Il appartenait à cette maison des sires de Faucigny qui a produit plusieurs hommes éminents. et dont l'histoire, durant trois siècles, est intimement liée à celle des destinées de Genève. Lui-même a pris soin, dans deux chartes données en faveur du prieuré de Contamine et écrites l'une au commencement, l'autre à la fin de son épiscopat [215 et 256], d'énumérer ses ancêtres et la plupart de ses parents, en sorte qu'il fournit pour quatre générations successives la généalogie incontestable de sa famille. Il fait ainsi connaître que son aïeul s'appelait Aimerard, son père Louis, et sa mère Tetberge ; qu'il a pour frères Willelme, sire de Faucigny, et Amédée ; enfin il donne les noms de ses oncles et ceux de ses cinq neveux, enfants de Willelme.
En présence d'indications aussi détaillées, on pourrait croire que tout fût connu sur cette famille. Il reste néanmoins à expliquer d'autres documents également précis et d'une date très rapprochée de la mort de Guy de Faucigny : l'un est la notice sur cet évêque écrite par Pierre le Vénérable, abbé de Cluny [261], qui le désigne comme frère du comte Aimon de Genève; l'autre document est l'accord fait, en 1124. à Seyssel, par son successeur Humbert de Grammont, acte où la même qualification lui est donnée. Guy, de la maison de Faucigny, ne pouvait évidemment être que le frère utérin d'Aimon de Genève, et cette présomption est corroborée par la charte de fondation du prieuré de Chamonix [219], dans laquelle Willelme et Amédée de Faucigny, propres frères de Guy, sont appelés frères utérins du comte Aimon. D'après ces pièces, il faut donc admettre que Tetberge. femme de Louis de Faucigny, a aussi épousé Gérold, père d'Aimon de Genève ; il ne reste des doutes que sur la priorité à établir entre ces deux mariages successifs. En scrutant le petit nombre de données qu'on possède sur les âges relatifs des divers enfants de Tetberge, les historiens admettent tous aujourd'hui qu'elle a dû épouser en premières noces Louis de Faucigny, et qu'elle devint femme de Gérold de Genève après la mort de Louis.
La position élevée de l'évêque Guy et ses rapports étroits de famille avec deux puissants seigneurs des environs de Genève ne demeurèrent point sans influence sur son caractère et sur sa conduite. L'abbé de Gluny le représente comme un prélat généreux, charitable, toujours prêt à écouter et à secourir les malheureux, mais fier de sa noblesse et de sa dignité, entraîné dans un genre de vie trop dissolu et plus occupé des choses du monde que de celles de Dieu. Dans l'administration de son diocèse, l'histoire montre qu'il ne maintint pas, vis-à-vis de ses frères, l'intégrité du patrimoine de l'Église; qu'il leur céda ou leur permit d'usurper des dîmes et d'autres biens ecclésiastiques. Son successeur se plaignit de ces usurpations et s'efforça de les faire cesser, mais elles furent probablement l'origine des conflits, si souvent renouvelés dès lors, entre les seigneurs laïques et la puissance ecclésiastique.
Plusieurs des chartes émanées de cet évêque ont pour objet la cession à divers monastères des revenus d'églises de son diocèse, et Pierre le Vénérable signale comme un des traits les plus dignes d'éloge du caractère de ce prélat ses libéralités envers les ordres monastiques. Il nous apprend en particulier que Guy avait donné les revenus de plus de soixante églises aux prieurés de l'ordre de Cluny.
La liste de la Bible de Saint-Pierre dit que l'épiscopat de Guy dura quarante et un ans et que cet évêque mourut le 31 octobre. Le dernier acte émané de lui est du 8 octobre 1119; l'hypothèse des historiens qui placent sa mort en 1120 paraît vraisemblable.
Liste de Saint-Pierre, dans Bonivard, éd. Dunant, I, p. 184. - Besson, p. 12. - Lévrier I, p. 71.- Mallet, M. D. G. t. I, part. 2, p. 127. - Blavignac, Ibid. VII, p. 35. - De Gingins, Indicateur d'histoire suisse 1862, n° I, p. 1 et suiv.
01.01.1079
31.12.1079
Henri IV, roi de Germanie, fait don à Burchard, évêque de Lausanne, de diverses terres, entre autres Morat, Lutry, etc., et de celles qu'il a confisquées sur Rodolphe de Rheinfelden, mis récemment au ban de l'empire. Ces dernières sont situées entre le Jura et les Alpes, la Sarine et le pont de Genève.
Datum anno domini MLXXVIIII indict. II, anno vite ordinis Henrici quarti XXV, regni XXIV. Actum Spire.
Gerbert, De Rod. Suevico, Pr. p. 156. - M. D. R. t. VII, p. 3. - Hauréau, Gallia Christiana XV, Instr. eccl. Lausann. p. 136. - Verdeil, Hist. du C. de Vaud, I, p. 20, trad. - Cf. Cartul. de Laus. M. D. R. t. VI, p. 39. - Le pont mentionné ici sous le nom de Pont de Genève était celui qui, construit à Allaman, sur la rivière de l'Aubonne, entre Rolle et Morges, formait la limite entre le diocèse de Lausanne et celui de Genève.
REG 214
31.12.1080
Le comte Aimon, encouragé par l'exemple de son père Gérold, et de son frère Conon, dont il est le successeur, exemplo.... successor excitatus, et voulant augmenter les biens de Saint-Marcel [209], approuve l'adjonction à la dite église d'un coteau, quoddam podium, qui est voisin des terrains compris dans les donations précédentes. Cette adjonction a été indiquée et préparée par les nommés Albericus et Hubertus, sicut dictaverunt et praeviaverunt. En outre, Godefroy, qui possédait la dîme de ce terrain, en fait don à Saint-Marcel, avec le consentement d'Audebert, qui est son homme et qui tenait de lui cette dîme, consensu et laudatu Audeberti servientis, qui a Godofredo supra dictam decimam tenebat. Ce dernier don, fait par Godefroy, est approuvé par le comte Aimon, lequel accorde de plus à tous ceux qui tiennent de lui en fief des biens compris dans son alleu, l'autorisation générale de donner ces biens à Saint-Marcel. Le tout a été fait à la demande de Burchard, moine, frère du comte (ou du frère Burchard, moine), petitione fratris Burchardi monachi. Témoins : Hermann de Rumilly; Amblard; Albericus; Hermannus; Guillelmus; Gautier d'Aix.
Guichenon, Bibl. Sebus. Cent. II, ch. 69. -P. de Rivaz, en transcrivant cette charte dans sa Diplomatique (t. II, ann. 1080), d'après l'original conservé aux archives de Lémenc, observe qu'elle y est placée à la suite de la donation de Conon, fils du comte Gérold [209]. - Guichenon a fait évidemment erreur en qualifiant, dans une note, les nommés Albericus et Hubertus de comtes de Genevois. Albericus était probablement le doyen du décanat de Rumilly et avait signé l'acte de Conon.
01.02.1083
Fondation du prieuré de Contamine-sur-Arve. Guy, évêque de Genève, donne au couvent de Cluny, dont Hugues est abbé, l'église de Sainte-Marie, située dans le lieu appelé Contamine près de l'Arve, juxta ripam fluvii qui vocatur Arva, ainsi que tout ce qui appartient à la dite église en serfs des deux sexes, en vignes, champs, prés, forêts, etc. Il réserve toutefois le bénéfice dont le doyen Louis possède l'usufruit, mais qui, après la mort de celui-ci, retournera à l'église de Contamine. Guy fait cette donation pour le salut de son âme et de celles de son aïeul Aimerard, de son père Louis et de ses oncles Guy, Giselbert, Otton et Willelme, tous décédés. Elle est approuvée par Willelme et Amédée, frères de l'évêque. Témoins : Guy et Amédée de Nangy; Bernard, fils de Bernard de Thoire (de Toria), et Albert, chapelain de l'évêque.
Facto est donatio haec Kal. Febr. anno ab inc. Domini MLXXXIII. Indict. VI. Epacta XXX (XXIX). Concurrente VI. Tenente episcopatum summae apostolicae sedis Gregorio VII, ordinationis tempus (tempore) vero suae anno X, regnante Eo qui semper est idem et cui anni non deficient.
Impr. par F. de Gingins dans Indicateur d'hist. et d'antiq. suisses, 1862, n° 1, p. 6. - Avant la publication de cette pièce, on ne connaissait sur la fondation de Contamine que la charte du 2 sept. 1119, émanée du même évêque Guy et éditée par Guichenon et Besson.- Contamine est située sur la rive droite de l'Arve, au-dessous du château de Faucigny, à trois lieues à l'est de Genève.
01.01.1084
31.12.1084
Fondation du prieuré de Saint-Innocent. Gautier de Montfalcon, vir nobilis, du consentement de sa femme Bulgrade et de ses fils, donne à Saint-Pierre et à Saint-Théofrède l'église consacrée à saint Innocent de la glorieuse légion thébéenne et située près du lac (du Bourget), dans le diocèse de Genève. Il donne aussi, sur ses biens, les sommes nécessaires pour y construire un monastère. Ces donations sont faites d'après les conseils de l'évêque de Genève et du comte Aimon. Factum est hoc tempore Gregorii papae VII, Vuillelmo tertio abbate monasterio presidente feliciter, rege Teutonicorum ainrico obtinente nomen imperii infeliciter.
Hist. Patr. Mon. Chart. II, p. 170, n° 132, - Cette charte est conservée à la Bibl. imp. de Paris, sous le n° 5456, A, fonds latin, dans le Cartulaire de l'abbaye de Monestier en Velay, vulgairement appelée Saint-Chaffre, et dont le nom ancien était Sancti Theofredi Calmiliacensis monasterium. La charte vérifiée par M. Henri Bordier, porte en marge la date 1084. - Montfalcon était un château féodal dont il reste une tour antique, près d'Albens, entre Aix et Rumilly. Voy. Jules Philippe, Notice sur la tour de Montfalcon, dans Bulletin de l'Association florimontane, III, p. 83.
01.01.1086
31.12.1086
Hugues, abbé de Nantua, dans un traité de paix et de défense réciproque, passé entre lui et Hugues de la Baume, chevalier, réserve la fidélité qu'il déclare devoir au siège apostolique et à l'évêque de Genève.
Lateyssounière, Recherches historiques sur le Département de l'Ain, III, Préf. p. VI. - A cette époque, l'abbé de Nantua ne relevait que de la cour de Rome, on ne peut donc expliquer la réserve de fidélité qu'il déclare devoir à l'évêque de Genève que par suite des propriétés que son couvent possédait dans le diocèse de cet évêque. Voy. [126].
REG 218
01.01.1078
31.12.1098
Bulle du pape Urbain II aux évêques de Valence, Genève, Maurienne, Grenoble, Die et Viviers, ainsi qu'au clergé et au peuple de l'église de Vienne. Il annonce son exaltation au souverain pontificat, et ordonne de pourvoir d'un pasteur convenable la métropole de Vienne, qui en est privée depuis plusieurs années.
Charvet, Hist. de l'église de Vienne, p. 307. - Bouquet, XIV, p. 689. - Jaffé, n° 4019. - L'archevêque élu fut Guy, fils de Guillaume le Grand, comte de Bourgogne. Il devint, en 1119, pape sous le nom de Calixte II.
01.01.1090
31.12.1090
Fondation du prieuré de Chamonix. - Aimon, comte de Genevois, et son fils Gérold, donnent à l'abbaye de Saint-Michel de la Cluse tout le territoire de Chamonix, omnem campum munitum, en terres, alpes, forêts, chasses, droits de justice, etc., territoire qui fait en entier partie du Comté du donateur, sicut ex integro ad Comitatum meum pertinere videtur. Les limites en sont indiquées : depuis le ruisseau de la Diosaz (près de Servoz), et depuis la Roche blanche (au-dessus de Saint-Nicolas de Vérosse), jusqu'aux Balmes (col de Balme). Témoins : Willelme et Amédée de Faucigny, frères utérins du comte ; Turumbert de Nangy ; Albert, chevalier ; Angobard, prêtre, et Silico. L'acte est écrit par André, chapelain du comte.
Feria VII, luna XXVII, papa Urbano regnante.
Guichenon, Bibl. Sebus. Cent. I, ch. 49. - Besson, Pr. n° 8. - Le pontificat d'Urbain II a duré du 12 mars 1088 au 29 juillet 1099; les autres indications renfermées dans la charte (un samedi, vingt-septième jour de la lune), ne sont pas suffisantes pour en préciser la date. - Saint-Michel de la Cluse, abbaye de Bénédictins en Piémont, entre Suze et Turin.
La femme de Gérard d'Alinge, soeur de Pierre Aynard, seigneur de Châteauneuf, signe un acte par lequel celui-ci renonce à une réclamation qu'il avait faite au monastère de Domène, dont Hugues est prieur.
(De Monteynard.) Cartulare Monasterii beatorum Petri et Pauli de Domina, Cluniac. ordinis, Gratianopolitanae diocesis, Lugduni, Perrin, 1859, in-8°, p. 172. - Domène, prieuré de l'ordre de Cluny, à, dix kilomètres sud-est de Grenoble, rive gauche de l'Isère. Châteauneuf, en Maurienne, entre Coise et Chamousset.
Aimon, comte de Genevois, confirme à Saint-Oyen de Joux (Saint-Claude), dont Unaldus est abbé, la possession des alleux que les moines de cette abbaye ont obtenus, ou qu'ils obtiendront à l'avenir des hommes libres de la juridiction de Cessy, ingenui de potestate Seyssaciensi. Il explique qu'il entend par là les hommes libres qui ne doivent pas au comte les jours coutumiers au nombre de douze, duodecim dies consuetudinales, et qui ne sont tenus envers lui qu'à la corvée des boeufs et à la présence au plaid général. Il stipule en outre que si quelque paysan, rusticanus, habite les terres acquises par les moines, ce paysan devra fournir la corvée des boeufs et se présenter lui-même au plaid général suivant la coutume du voisinage. Cette concession est approuvée par Ita, femme du comte, et par Gérold, son fils.
Guichenon, Bibl. Sebus. Cent. II, ch. 46. - Guichenon ajoute en note que la date 1090 avait été écrite sur l'acte par l'abbé Unaldus lui-même. - Cessy est situé à une demi-lieue et au midi de Gex. - Quant à Ita, femme du comte Aimon, Guichenon (Tableau p. 1169) et Lévrier la croient fille de Louis de Faucigny; or comme elle ne pourrait avoir pour mère Tetberge, mère elle-même d'Aimon, ils présument qu'elle est issue d'un premier mariage de Louis. Des historiens plus récents ont cru découvrir la femme d'Aimon dans Ita de Glane, l'une des quatre filles de Pierre de Glane assassiné en 1127; mais cette hypothèse ne résiste pas à l'examen des dates; ce n'est, en effet, qu'en 1078 (Mémorial de Fribourg, II, 1855, p. 342) qu'a eu lieu le mariage d'Ulrich de Glane avec Bilenta, mariage dont est issu Pierre de Glane, lequel, d'après l'opinion ci-dessus, devrait être beau-père du comte Aimon.
REG 222
31.12.1107
Conon, évêque de Maurienne, donne aux chanoines de Saint-Jean dans le dit diocèse une manse située à Arbusigny, in villa Arbusinniaci, al. Albusiniaci. Il prie son neveu Aimon de tenir fidèlement l'exécution de cette donation, te autem nepos karissime obnixis precibus deprecor quatenus elemosinam istam... firmiter et fideliter teneas. Témoins: Bérard, moine; Pierre dapifer, Boson gebennensis, etc.
Hist. Patr. Mon. Chart. II, p. 182, n° 143. - Mgr Billiet, archevêque de Chambéry, en publiant cette charte, observe qu'il n'y a dans la Maurienne aucune localité ressemblant au nom d'Arbusiniacum, qu'il s'agit donc probablement d'Arbusigny en Genevois, au sud-est du mont Salève. - Conon a été évêque de 1088 à 1107 environ, suivant le chanoine d'Angley, Hist. du diocèse de Maurienne, Saint-Jean-de-M. 1846, p. 64. Cet historien, se fondant sur un manuscrit de son église, considère Conon comme étant de la maison de Genève et faisant sa recommandation à son neveu Aimon, comte de Genevois. D'après cette opinion, Conon, évêque de Maurienne, serait frère de Gérold, père d'Aimon.
REG 223
01.01.1091
31.12.1091
Guy, évêque de Genève, avec l'approbation de tout son clergé et à la demande d'Aimon, comte de Genevois, donne à Saint-Oyen de Joux, dont Unaldus est abbé, l'église de Sainte-Marie, située à Cessy, avec toutes les terres, dîmes et oblations qui en dépendent. Il réserve toutefois les droits de paroisse et de synode, la soumission aux bans ecclésiastiques, et tous les services dus soit à l'évêque, soit aux archiprêtres. Témoins: Ponce, évêque de Belley; Boson, prévôt, et Aimon, chantre de Genève; Victor, Willelme et Albert, doyens; Sibold, doyen de Vienne; Aimon, comte; etc.
Data est anno ab inc. domini MXCI, ind. XIII, regnante Henrico III rege, anno XXXIII.
Guichenon, Bibl. Sebus. Cent. II, ch. 1. - L'indiction devrait être XIV, et tout ce qui concerne la désignation de l'empereur est erroné ; il faudrait lire l'année 35 du règne de Henri IV.
31.12.1111
Fondation du prieuré de Bellevaux en Bauges. - Nantelme, vir illustrissimus, qui a fait construire une église à Bellevaux en Bauges, près du lieu appelé Ecole, sur le terrain à lui donné en alleu par le comte Humbert (II de Savoie), concède la dite église à Saint-Pierre de Gigny pour qu'il y soit établi un monastère. Il rappelle que cette église a été consacrée par Boson, archevêque de Tarentaise, Boson, évêque d'Aoste, et Conon, évêque de Maurienne. La présente donation a lieu avec l'approbation de Guy, évêque de Genève, et du dit comte Humbert.
Guichenon, Savoie, Pr. p. 25. - Besson, Pr. n° 9. - Bellevaux-en-Bauges, prieuré de Bénédictins, près des sources du Chéran. Saint-Pierre de Gigny, ancienne abbaye près de Lons-le-Saulnier (Jura), qui avait été soumise à Cluny par le pape Grégoire VII et qui fut réduite ensuite en un prieuré conventuel.
01.01.1093
31.12.1093
Guy, évêque de Genève, donne à l'abbaye de Cluny et à Saint-Victor de Genève, dont Tigrinus est prieur, l'église de Saint-Martin, située à Essertet, dans le pagus genevois. La donation comprend toutes les redevances, dîmes, aumônes et oblations pour sépultures, detis, decimis, elemosinis et sepulturis, qui dépendent de la dite église. L'acte est approuvé par Willelme, doyen, et écrit par Amalric, chancelier. Témoins: Albert, chapelain, et Amédée, camérier de l'évêque.
Die iouis, anno regn. iuniore rege Henrico XXXVII.
Archives de Genève, P. Hist. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 155. - Essertet ou Exertet est un hameau de la commune de Viry, à demi-lieue à l'ouest de cette dernière localité, décanat de Vuillonnex.
REG 226
Guy, évêque de Genève, donne à l'abbaye de Cluny et à Saint-Victor de Genève, dont Tigrinus est prieur, l'église de Saint-Martin, située à Gisirac, dans le pagus genevois. La donation comprend toutes les redevances et oblations pour sépultures dépendant de la dite église. L'acte est approuvé par Victor, doyen, et écrit par Amalric, chancelier. Témoins: Willelme, doyen; Albert, chapelain, et Amédée, camérier de l'évêque.
Die iouis anno regn. iuniore rege Henrico XXXVII.
Archives de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 157. - Gisirac doit être lu probablement Cisirac et serait Chéserex, village vaudois du district de Nyon.
01.01.1094
31.12.1094
Guy, évêque de Genève, est l'un des prélats qui sont réunis à Romans pour concilier un différend existant entre Guy (de Bourgogne), archevêque de Vienne, et Hugues, évêque de Grenoble, au sujet du pagus de Salmorenc (au nord-ouest de Grenoble).
Mabillon et Ruinart, Œuvres posthumes, t. III, p. 358, - Notice de M. Ollivier dans les Doc. hist. inéd. tirés des Mss. de la Bibl. royale, par Champollion, t.I, p. 262. - Voy. ci-après [244].
REG 228
Fondation de l'abbaye d'Aulps. - Humbert (II, de Savoie), comte et marquis, donne à Guy (premier abbé d'Aulps) et à ses moines le terrain sur lequel est bâti leur couvent, ainsi que la vallée adjacente, le tout étant situé dans le pagus genevois et faisant partie de l'alleu du donateur. L'acte ajoute que le couvent a été bâti par Gérard d'Alinge, et Gilione de Ravorée, dans le fief desquels il se trouve. Témoins : Boson, évêque d'Aoste; Gérard d'Alinge et son fils Amédée; Rodolphe de Faucigny; Ulridicus, comte; Anselme et Willelme.
Guichenon, Savoie, Pr. p. 44. - Besson, Pr. n° 10. - Ménabréa, Dissertat. sur la vallée d'Aulps, dans Mém. Acad. Sav. série I, t. XI, p. 223 et 265. - Aulps, sancta Maria Alpensis, abbaye de l'ordre de Saint-Benoît dans la vallée du Biot, sur la rivière de la Dranse, à 5 lieues au sud-est de Thonon.
REG 229
01.01.1097
31.12.1097
Convention conclue entre les religieux du couvent de Molesme, dont Robert est abbé, et ceux de l'abbaye d'Aulps. - Les abbés d'Aulps continueront, comme cela a eu lieu pour le premier d'entre eux, à être nommés et institués par celui de Molesme, qui aura juridiction sur l'abbaye d'Aulps, et celle-ci demeurera attachée à l'ordre de Saint-Benoît. Cet accord est confirmé par Robert, évêque de Langres, et par Guy, évêque de Genève. Il est approuvé par les fondateurs d'Aulps, a quibus ille locus nobis attributus est, savoir : le comte Humbert, Gérard d'Alinge, et Gilione (de Ravorée), chevalier. Témoins : Victor, doyen; Bernard, chanoine; et Albert de Lancy, de Lanciaco.
Actum est hoc anno ab inc. Dommi millesimo nonagesimo septimo, indict. quarta, pontificatus Urbani secundi papae anno nono.
Besson, Pr. n° 12. - Ménabréa, Mém. Acad. Sav. série I, t. XI. Doc. n° 2, et ibid. p. 224. - Mabillon, Ann. ord. Ben. V, p. 385. - Molesme, abbaye de l'ordre de Saint-Benoît, située sur la Leigne, départ, de la Côte-d'Or, anc. diocèse de Langres.
01.01.1099
31.12.1099
Guy, évêque de Genève, avec le concours de Boson, évêque d'Aoste et prévôt de l'église de Genève, et de Ponce, évêque de Belley, se présente devant Hugues, abbé de Cluny. Il met fin à toutes les réclamations formées contre Saint-Victor par le Chapitre de Genève au sujet de redevances en pain et en vin ; puis il confirme au même couvent les bénéfices que celui-ci tient de l'église de Genève et qui lui ont été concédés par les évêques, ses prédécesseurs, savoir : le droit à certaines redevances en poissons, dont les moines jouissaient avec les clercs de l'église ; le droit de paroisse sur le faubourg de la ville, droit accordé à Saint-Victor du temps du prieur Acelinus ; enfin le droit sur la vente du vin, concédé par l'évêque Frédéric. Le tout est approuvé par le comte Aimon, avoué de Saint-Victor, et confirmé en assemblée du Chapitre par l'évêque, le prévôt et la presque totalité des chanoines. Dix-huit sont dénommés, savoir : Albéric, deux Albert, Amédée, Amizo, deux Anselme, Azo, Bernard, deux Béroard, Falco, Guillaume, Guarnerius, Leoprannus, Louis, Thomas et Victor. Après cette confirmation et pour sceller la concorde, l'abbé de Cluny, en présence de Tigrinus (ou Theogrinus), prieur de Saint-Victor, cède au Chapitre une terre fertile située à Valleiry. Témoins : Pierre, camérier du pape, et six moines de Saint-Victor. L'acte est écrit par Bernard, sacristain (magister) de l'église de Saint-Pierre.
Dat. tempore domni pape Urbani, anno ab incarnat. Domini mill. XCVIIII.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 136. Hauréau, Gallia Christiana XVI, Instr. Eccl. Gebenn. n°4, col. 146. - Valleiry est en Genevois, au bas du versant nord du mont Vuache, à une lieue au sud de Chancy.
31.12.1120
Turembert, et Constance, sa femme, par l'entremise de Guy. leur avoué, et avec l'approbation de Guy, évêque de Genève, donnent à Cluny et à Saint-Victor de Genève, dont Tigrinus est prieur, la moitié du revenu des églises suivantes, situées dans le pagus genevois : Saint-Paul à Ciriel, Sainte-Marie à Maxilly, Saint-Ours à Bernex et Saint-Oyen à Lullin. Les donateurs se réservent la primatie honorifique et l'avouerie. ut nobis primatia et advocatia permaneat. Témoins : Guillaume de Compeis, Guy de Lueinge, et Anselme de Lugrin.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. M. D. G. t. I, part. 2, p. 144. - Saint-Paul est à une lieue au sud d'Evian. Maxilly à une demi-lieue à l'est de la même ville. Bernex est au pied des dents d'Oche, à 2 lieues sud-est d'Evian. Lullin est au sud-est et à trois lieues de Thonon, dans la vallée formée par la Follaz, l'un des affluents de la Dranse.
01.01.1082
31.12.1102
Boson, évêque d'Aoste, fait une donation à Cluny et à Saint-Victor de Genève, sous la clause que chaque année, à la fête de saint Jean-Baptiste, l'évêque de Genève et ses chanoines recevront, dans le réfectoire du dit couvent, trente livres de pain et un setier de vin épicé, pigmenti. Il stipule aussi qu'il y aura dorénavant fraternité de prières et de secours entre sa propre église et les moines de Saint-Victor. L'acte est approuvé par les avoués du dit monastère : Humbert, comte, Aimon et Hugues.
Arch. de Genève, P. H. n° 2.- M. D. G. t. I, part. 2, p. 145. - Le comte Humbert (II, de Savoie) était probablement avoué de Saint-Victor à raison des biens de ce monastère, situés eu Chablais. Aimon, mentionné dans cette charte, doit être Aimon I, comte de Genevois. Hugues pourrait être le seigneur de Ternier.
Witbert, ses frères et ses parents, donnent à Cluny et à Saint-Victor de Genève, dont Tigrinus est prieur, l'église de Bonneguête, située dans le pagus genevois, avec les dîmes, droits de cimetière et autres, appartenant à la dite église. Cette donation est approuvée par l'évêque Guy et le doyen Albert.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t, I, part. 2, p. 147 - Pour Bonneguête, voy. ci-dessus [209].
Wuillelme et Rainold. frères, donnent à Cluny et à Saint-Victor de Genève, dont Tigrinus est prieur, des églises, redevances et terres situées dans le comté équestre, savoir : 1° L'église de Saint-Jean de Gonville avec le tiers de la dîme et les droits de cimetière, ainsi que des terres de leur propre alleu, situées dans la même localité; 2° L'église de Dardagny, avec ses dîmes et le droit de cimetière. Cette donation est approuvée par l'évêque Guy; par le doyen Victor ; par le comte Aimon ; par Gérold, sa femme et ses fils ; par Wuillelme ; par Hugues; enfin par Guy de Marval, sa femme et ses fils.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 148. - Saint-Jeau-de-Gonville est une paroisse du pays de Gex, au pied du Jura, entre Saint-Genis et Farges. Dardagny, village du canton de Genève, à 3 lieues à l'ouest de cette ville, rive droite du Rhône.
REG 235
Gotescald et Magnerius, frères, du consentement de leurs femmes et de leurs enfants et avec l'approbation de l'évêque Guy et du doyen Victor, donnent à Cluny et à Saint-Victor de Genève l'église de Russin, dans le comté équestre, ainsi que les droits de cimetière et autres appartenant à la dite église. Ils concèdent en outre à Saint-Victor le droit d'usage sur les forêts, prés, champs et cours d'eau appartenant aux donateurs.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part, 2, p. 150. - Russin, village du canton de Genève, à deux lieues et demie à l'ouest de cette ville, rive droite du Rhône.
Armann d'Aisery donne à Cluny et à Saint-Victor de Genève l'église d'Aisery située dans le pagus genevois, avec sa dotation foncière et les droits du cimetière. Il lui donne en outre un de ses serfs nommé Adelard, avec les terres que celui-ci tient du donateur, et une autre manse tenue par le mestral Ricardus. En correspectif de ce dernier don, Armann reçoit un cheval de la valeur de cent sols. Ces donations sont approuvées par l'évêque Guy, le doyen Louis et Anselme de La Roche, de Rocca.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 151. - Aisery, village au levant de la montagne du Salève, rive droite du ruisseau de Viaison.
Guy, évêque de Genève, voulant augmenter les propriétés du glorieux martyr saint Victor, dont le corps avec d'autres reliques de saints repose dans l'église qui est près des murs de Genève, prope maenia geneue urbis, donne au dit monastère, dont Tigrinus est prieur, les églises suivantes situées dans le pagus genevois et dans le comté équestre : Dardagny, avec les droits de cimetière et les redevances, prebenda; Saint-Jean à Gonville; Sainte-Marie à Allemogne; Saint-Lazare à Feigère; Saint-Laurent à Russin ; Saint-Paul à Ciriel (Ciries); Sainte-Marie à Maxilly ; Saint-Ours à Bernex ; Saint-Oyen à Lullin ; Sainte-Marie à Bonneguête ; enfin l'église d'Aisery.
Arch. de Genève, P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 153. - La situation de la plupart de ces localités a déjà été indiquée dans les numéros précédents. - Allemogne et Feigère sont situées au pied du Jura, entre Gex et Saint-Jean-de-Gonville. - La désignation de comté équestre ne s'applique évidemment qu'aux cinq premières des églises mentionnées dans la charte.
REG 238
Adélaïde de Viry, du consentement de son mari Boson et de ses fils Sigismond, Willelme et Raimond, donne à Saint-Victor de Genève, dont Tigrinus est prieur, tous les droits et biens qu'elle possède à Essertet, ainsi que le serf nommé Boson.
Arch. Gen. P. H. n° 2. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 156. - Pour la situation d'Essertet, voy. [225].
REG 239
20.11.1100
Bulle du pape Pascal II qui confirme les droits et possessions de Cluny et décide qu'aucun des trente-cinq prieurés mentionnés dans cette bulle ne pourra être converti en abbaye sans l'autorisation de l'abbé de Cluny. Au nombre de ces prieurés est Saint-Victor de Genève, S. Victor de Gebenna.
Datum Laterani XII Kal. Dec. Indictione VIII, Incarn. Domini anno MC. Pontificatus Domini Paschalis secundi II.
Bibl. clunianencis p. 522, 524 et 1826. - Mausi, XX, p. 1038. - Jaffé, n° 4376.- Cette bulle est reproduite sans les noms des prieurés dans Guichenon, Bresse, p. 216, et M. D. R. t. III, p. 433.
Guy, Josserand et Torrenc, fils de Ruric de la Tour. de Turre, donnent à l'abbaye d'Aulps, dont Guy est abbé, un terrain qui est de leur alleu et situé dans la vallée de Mégevol. Ils reçoivent en retour quinze sols et se réservent la juridiction ainsi que le droit de chasse. Témoins : Willelme de Faucigny et ses fils Rodolphe, Girold et Louis; Rodolphe fils d'Othon de la Tour; Claude de Salaz (Dodos de Salatio); et Sayvinus fils d'Augeron de Faucigny. Par un second acte, également sans date, les mêmes donateurs libèrent l'abbaye d'Aulps de toute dîme sur cette vallée de Mégevol; mêmes témoins.
Ménabréa, Mém. Acad. Sav. série 2, t. II, p. 297 et 298.- Mégevol, auj. Mégevette, au nord de St-Joire, en Faucigny.
REG 241
Claude de Salaz, fils de Maurice, du consentement de sa mère Richalde, donne à l'abbaye d'Aulps, dont Guy est abbé, l'alleu de Dorjon, avec toutes ses appartenances depuis le mont Gembe jusqu'à la vallée de Mégevol. Témoins : Conon, abbé et neveu du donateur; André, moine de Saint-Michel (de la Cluse); et David, prieur d'Aulps.
Ménabréa, Mém. Acad. Sav, série 2, t. II, p. 298.- Dorjon, hameau sur le Riche, près Mégevette.
REG 242
04.02.1107
Bulle du pape Pascal II. confirmant à l'abbaye de Savigny. dont Iterius est abbé, la possession perpétuelle des églises que possède la dite abbaye. Sont mentionnées dans le diocèse de Genève, celles de Sainte-Marie de Talloire (Tallueriis), de Saint-Jorioz de Duing, de Sainte-Marie de Lovagny, de Saint-Paul du lac Léman, et celle d'Annecy, Anassetti, al. Anasseu.
Data apud Cluniacum, secundo nonas Februarii, indictione decima quinta, incarnationis dominicae anno MCVI... pontificatus autem domini Paschali secundi papae octavo.
Gallia Christiana, IV, p. 264. - Aug. Bernard, Cartulaire de Savigny, I, p. 425. - L'indiction et l'année du pontificat montrent que l'acte est de l'an 1107.
Bulle du pape Pascal II qui confirme à l'abbaye d'Ainay la possession de diverses églises, au nombre desquelles est celle de Saint-Jean, près de Genève, donnée à la dite abbaye par Guy, évêque de Genève.
Datum apud Bennam. (Beaune) II°. Id. Februarii, indict. XV. Incarn. dominice anno MCVI... pontificatus autem domini Paschalis II papae VIII°.
Gallia christiana, IV, p. 236.- Jaffé, n° 4553. - L'indiction et l'année du pontificat de Pascal indiquent que l'acte est de l'an 1107. - Cette bulle prouve que l'église de Saint-Jean avait déjà été donnée à Ainay avant 1107; voyez toutefois un acte daté de 1113, ci-après [252].
REG 244
02.08.1107
Bulle du pape Pascal II, confirmant la sentence rendue par lui, à Lyon, le vingt-neuf janvier précédent en présence de plusieurs prélats, du nombre desquels était Guy, évêque de Genève, pour terminer les contestations relatives au pagus de Salmorenc.
Data apud ecclesiam S. Petri de Alavardo IV nonas Augusti, indict. XV, inc. domn. anno MCVII, pontificatus autem domni Paschalis papae octavo.
Ulciencis eccl. Chartarium, Aug. Taur. 1753, fol° p. 67. - Mabillon et Ruinart, III, p. 376. - D. Bouquet, XIV, p. 761. - Mansi XX, p. 1039. - Jaffé, n° 4576. - Charvet, Hist. de Vienne, p. 317. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 130. - Cf. ci-dessus [227].
REG 245
01.01.1103
Amédée (III), comte de Maurienne et marquis en Italie, prend sous sa garde et protection le prieuré, domum, de Saint-Jorioz, situé près du château de Duing, ainsi que toutes les propriétés de la dite maison, qui devra lui payer cinq sols chaque année.
Guichenon, Savoie, Pr. p. 35.
REG 246
02.05.1108
Fondation de l'abbaye d'Abondance. - Sur la demande d'Arluinus, prieur des chanoines réguliers de l'église de Sainte-Marie à Abondance, et du consentement d'Amédée, fils du comte Humbert (de Savoie), le Chapitre de Saint-Maurice d'Agaune, Guy étant prévôt, concède aux dits chanoines l'église et toute la vallée d'Abondance, depuis Morgin à l'orient, jusqu'au Pertuis, soit au débouché des eaux, à l'occident. Cette concession sera perpétuelle moyennant la livraison chaque année, à la fête de Saint-Maurice, d'une livre de cire à l'abbaye d'Agaune. Elle comprend tous les champs, prés, pâturages, terres cultivées ou non, alpes et forêts, avec l'usage entier de ces biens, sauf la chasse des cerfs et autres bêtes fauves; il est stipulé toutefois que les chanoines auront droit à l'épaule ou côte droite, spatula dextra, de tout animal tué dans leur vallée et qu'ils pourront prendre six cerfs par année. Cette concession est faite à la demande de Guy de Féterne, avoué de l'église d'Abondance, dont les héritiers continueront à remplir les mêmes fonctions tant qu'ils posséderont Féterne. Témoins, qui sont désignés comme laïques notables, nomina laïcorum principum qui testes sunt : Amédée de Blonay, Gérard d'Alinge et son fils Boson. L'acte est écrit par Oldericus, chancelier du vidomne Turumbert. (au lieu de: laïcomm principum, il faut peut-être lire : eorum principum. Voy. De Gingins, dans M. D. R. t. XX, p. 249.)
Die sabbati, sexto nonas Maii, indict. prima, luna decima octava, epacta sexta, Henrico rege regnante, anno ab. incarn. Dom. MCVIII. Actum in Agauno claustro.
Guichenon, Savoie, Pr. p. 29. - Abondance est située sur la branche orientale de la Dranse. On sait en effet que cette rivière, à trois lieues au sud de Thonon, se divise en Dranse du Biot venant de Morzine, ou directement du sud, et Dranse d'Abondance venant de Morgin et des montagnes de Mont-Riond, au-dessus du val d'Illier (Valais). - Féterne est à deux lieues au sud-est de Thonon, rive droite de la Dranse.
REG 247
Le pape Pascal II confirme à l'abbaye de Cluny la possession de plusieurs églises situées dans divers diocèses. Il mentionne Saint-Victor dans celui de Genève.
Datum apud Castellium, XVII Kal. Novemb. Incarn. Domini MCIX.
Bibl. Cluniac. p. 569. - Duchesne, Fr. Histoire des Cardinaux français, II, p. 67. - Mansi, XX, p. 1041. - Trouillat, I, p. 228. - Jaffé, n° 4630.
REG 248
01.01.1110
31.12.1110
Guy, évêque de Genève, donne au monastère de Saint-Oyen de Joux (Saint-Claude), dont Unaldus est abbé, l'église de Saint-Eusèbe in villa Craciaco ; celle de Saint-Oyen, in villa Maziniaco, in pago Verruinensi, avec la chapelle du château de Belmont ; enfin l'église de Sainte-Marie-Madeleine, située dans la partie inférieure de la ville de Genève, près du lac, ecclesiam etiam sanctae Mariae Magdalenae, infra ipsam civitatem Gebennensem, juxta lacum sitam. Il réserve l'hommage canonique (reverentia) dû à lui-même et à l'église de Genève.- Dans le même acte. l'évêque confirme les donations faites antérieurement par lui ou par ses prédécesseurs, au même monastère, des revenus de douze églises et de leurs dépendances, savoir : Nyon, Genollier (canton de Vaud) ; Cessy [222] ; Divonne, Poully, Saint-Genis, Sergy (Pays de Gex) ; Avregny (entre les Usses et Annecy) ; Éloïse. Ehelusia (en Semine) ; Savigny (au nord du Vuache); enfin Caudossia et S. Girico (localités inconnues). Témoins: Albert et Victor, doyens; Albéric, chapelain. L'acte est signé par le comte Aimon.
Acta sunt haec Gebenne, anno ab inc. Domini MCX.
Guichenon, Bibl. Sebus. Cent. I, ch. 82. - Cet historien traduit Craciaco par Cressieu; mais cette localité, située près de Belley, ne paraît pas avoir fait partie du diocèse de Genève. Craciaco pourrait être plutôt Craz en Michaille, ou Crassier, près Divonne. Maziniaco est Massignieu, hameau près de Belmont. Caudossia pourrait être lu Candossia, et serait Chandossin, au sud du même château de Belmont.- Le pagus Verruinensis était le Valromey.
REG 249
01.01.1107
31.12.1128
Girold soit Gérard de Faucigny, fils de Willelme surnommé le Sage, occupe le siège de Lausanne de 1107 à 1128 environ. La chronique du cartulaire de Lausanne rapporte que, pendant la durée de son épiscopat, il inféoda à son neveu, seigneur de Faucigny, le péage du Jeudi à Lausanne.
Cart. de Laus. M. D. R. t. VI, p. 41. - Rég. Forel, n° 427. - Schmitt et Gremaud, I, p. 379 à 387.
01.01.1092
31.12.1112
Bonpair. fils de Gautier, seigneur de Montfalcon, agissant du consentement de ses père et mère, et Guy de la Tour (de Turre), donnent aux frères bénédictins d'Aulps, dont Hugues est prieur, quatre manses de terre, dont deux sont de l'alleu du dit Bonpair et deux sont tenues par lui de Guy de la Tour. Il est dit qu'une de ces terres est limitrophe de la localité appelée Dorjon, donnée au même monastère par Claude Salaz. Témoins: Guy, évêque; Guillaume de Cruseilles; Amaldric de Langin; Boson. prévôt de Genève, et Valverius. chanoine de la même ville.
Ménabréa, Mém. Acad. Sav. série 2, t. II, p. 299. - Voy. ci-dessus [240].
REG 251
08.12.1112
Berlion de Faverges (de Castro quod dicitur Fabricas) et son frère Godefroi (Guitfredus), avec le consentement de leur mère Gundrade, cèdent et rendent à l'église de Saint-Jean-de Maurienne tout ce qu'ils possèdent des revenus d'autres églises dans le même diocèse. Cette restitution est faite à la sollicitation de l'évêque Amédée, et sur l'attestation des recteurs de l'église qu'aucun laique ne peut posséder de tels revenus sans encourir l'excommunication. Témoins : Amédée (de Faucigny), évêque de Maurienne ; Emeraldus. Guy de Beaune, etc.
Actum est hoc tertio nonas decembris, luna décima.
Chartes du diocèse de Maurienne, publiées par Mgr Billiet et l'abbé Ambrieux, dans Doc. Acad. Imp. Sav. Chambéry 1861, t. II, p. 22. - Voy. Angley, Hist. du dioc. de Maurienne. Saint-Jean 1846, p. 70.- Faverges, château et paroisse du décanat d'Annecy, entre le lac de ce nom et Albertville.
REG 252
01.01.1113
31.12.1113
Guy, évêque de Genève, en reconnaissance de l'hospitalité qu'il a reçue dans le monastère d'Ainay (Lyon), et de la fraternité qu'il a contractée avec ses moines, leur concède l'église de Saint-Jean près Genève, les droits de Saint-Pierre de Genève étant maintenus intacts. A cet effet, l'évêque se réserve à lui-même et à ses successeurs une partie des oblations; puis, à la demande des chanoines, il stipule une redevance annuelle en leur faveur de quarante livres de pain et d'un setier de vin épicé, pigmenti ; il prescrit en outre que, si des moines venaient à être établis dans la dite église de Saint-Jean, ils ne pourraient acquérir en aucune manière (arte, nec ingénio, nec aliquo alio modo) des biens appartenant à Saint-Pierre de Genève, sans le consentement des chanoines, et que ceux-ci auraient autorité sur le prieur, ainsi que le droit de le nommer. La concession est faite avec le consentement de Boson, évêque d'Aoste et prévôt de Genève. Elle est approuvée par le comte Aimon. Témoins : Guillaume, doyen de Vullionnex; Sobue et Alberic, doyens; Amaldric. chancelier; Hugues de Ternier; Guillaume de Bosco; Sybon de Pregny; Victor, chanoine.
Actum est hoc anno ab inc. Domini MCXIII, Calixto papa Romane sancte eccl. presidente et Henrico rege feliciter regnante, indict. VII, epacta XII, concurrente ter.
Arch. de Genève, P. H. n° 3. - M. D. G. t. IV, part. 2, p. 11. Hauréau, Gallia Christiana XVI, Instr. eccl. Gebenn. n° 5, col. 147. - Toutes les indications accompagnant le millésime sont inexactes, spécialement la mention du pape Calixte II qui ne fut élu qu'en février 1119; on sait en outre que Saint-Jean avait été donné à Ainay antérieurement à 1113, puisque le pape Pascal II, en confirmait, en 1107, la possession à cette abbaye, voy. ci-dessus [243], Il est donc évident que la présente charte a été écrite plus tard, dans le but probable d'ajouter la clause qui est stipulée en faveur des chanoines de Saint-Pierre. - Au commencement du douzième siècle, l'église de Saint-Jean, hors des murs de Genève, rive droite du Rhône, jouissait d'une haute réputation, même dans les contrées éloignées de Genève, à cause des miracles qu'on disait y être opérés. Voy. Bollandistes, Acta sanctorum, 3 Juin, vie de S. Liffard; et Henri Bordier, Bibl. de l'école des Chartes, 1847, p. 447.
REG 253
Guy, évêque de Genève, avec l'assentiment de Gérard, prévôt, et des chanoines de l'église de Genève, donne à l'abbaye d'Aulps, dont Guérin est abbé, l'église de Saint-Cergues (S. Ciricii), située in villa Pistilingionis. Il affranchit de toutes redevances paroissiales le lieu voisin appelé Mont Gripon et y autorise la construction d'un monastère, en réservant les droits de l'église de Genève. L'acte est écrit par Vivien, sur l'ordre d'Amaldric, chancelier.
Anno ab Incarn. Domini millesimo centesimo tredecimo, indict. VI, luna XXIV.
Besson, Pr. n° 14. Hauréau, Gallia Christiana XVI, Instr. eccl. Gebenn. n° 6, col. 148. - Les localités mentionnées dans cette charte sont difficiles à déterminer; les uns croient qu'il s'agit de Saint-Cergues, paroisse au pied des Voirons, versant occidental de cette montagne ; d'autres estiment qu'il s'agit de Saint-Cergues au pied de la Dôle, et que cette donation était destinée à faciliter les communications entre Aulps et Molesme, en traversant le mont Jura. Toutefois cette dernière interprétation ne saurait être admise, car Saint-Cergues sur Nyon ne s'appelait pas au moyen âge Sanctus Ciricius, mais S. Surgius, soit Sergius, et son église n'a pas cessé de relever de l'abbaye de Saint-Claude, comme le démontre le pouillé de cette abbaye ; voy. Dunod, Hist. des Séquanais, de Besançon, Saint-Claude, etc. Dijon 1735, Pr. de Saint-Claude, p. 75.
REG 254
Guy, évêque de Genève, assiste avec plusieurs autres prélats à la régularisation ou réorganisation des chanoines de Saint-Étienne de Dijon, opérée par les soins de Josseran, évêque de Langres.
Anno ab incarnatione Domini MCXIII, indict. VI.
Gallia, christiana, IV, p. 569,
REG 255
01.01.1115
31.12.1115
Guy, évêque de Genève, assiste au synode de Tournus tenu sous la présidence de Guy de Bourgogne, archevêque de Vienne et légat du Saint-Siège, pour décider la question de prééminence entre les chanoines de Saint-Jean de Besançon et ceux de Saint-Étienne de la même ville.
Chifflet, Vesontio civitas, II, p. 238.- Harduin,.Concil. VI, p. 1933. - Voy. le récit de toutes les contestations relatives à cette question de prééminence dans une lettre soit bulle du pape Calixte II du 19 mars 1122 : Labbe, Conc. t. X; D. Bouquet XV, p. 243; et trad. dans Richard, Histoire des diocèses de Besançon et Saint-Claude. Besançon 1847, II, p. 313 à 319.
02.09.1119
Guy, évêque de Genève, confirme la donation de l'église de Contamine-sur-Arve au monastère de Cluny. Cette confirmation a lieu sous condition que Rodolphe, seigneur de Faucigny, neveu du donateur et tous ceux qui après lui posséderont le château de Faucigny, auront l'avouerie de cette église, et que la juridiction, en cas de contestations entre les hommes du seigneur de Faucigny et ceux de Contamine, n'appartiendra à nul autre qu'au dit seigneur et au prieur. L'évêque fait cette donation pour le salut de son père Louis, de sa mère Tetberge ; de son aïeul Eimerard. de son frère Willelme, des fils de ce dernier, ses neveux Rodolphe. Louis, Reymond, Gérard, évêque de Lausanne, et Amédée, évêque de Maurienne, d'Utilie leur mère, ainsi que de tous les membres de sa famille présents et à venir. L'acte est signé par Aimon, comte de Genevois ; Guillaume son fils ; Guillaume Dardel ; et Richard, vidomne et chevalier. Il est fait publiquement dans le cloître de Saint-Pierre, avec l'approbation des chanoines Gausseran et Albéric, doyen; de Vlibert, prieur de Contamine; de Ponce, chapelain; de Willelme de Faucigny et son fils Rodolphe ; des évêques Gérard de Lausanne, et Amédée de Maurienne; enfin, en présence de l'évêque de Châlons qui se rend avec l'abbé de Cluny auprès de l'empereur Henri (V) pour négocier la paix entre l'Empire et le Sacerdoce.
Feci autem hoc donum publice in civitate Gebenna, in claustro B. Petri, anno dominic. incarn. millesimo centesimo decimo nono, secunda mensis septembris.
Guichenon, Bibl. Sebus. Cent. I, ch. 4. - Besson, Pr. n° 13.- Cf. avec la première donation de la même église, faite le 1er février 1083 [215]. - La présente charte est rapportée aussi par Mabillon, Ann. Ord. Ben. VI, p. 638, qui dit l'avoir tirée de la Biblioth. Cluniac. p. 1708. Cet annaliste ajoute (ibid. p. 35) que du prieuré de Contamine-sur-Arve relevaient ceux de Filinco (Filinge?), de Thiez (entre Cluses et Bonneville) et de Rosacus (Rosay, près Thiez?).
REG 257
08.10.1119
Guy, évêque de Genève, donne à l'abbaye de Cluny et à Saint-Victor de Genève, dont Humbert est prieur, l'église de Frangy avec toutes celles qui en dépendent, ainsi que leurs droits et redevances, réservant seulement la juridiction épiscopale et celle du doyen du Chapitre de Genève. Cette donation est faite à la demande de Bonier de Frangy, chanoine. Témoins : les chanoines Humbert, Albéric et Victor, tous doyens ; Humbert, prieur, et Guichard, cellérier du couvent.
Actum apud Genevensem urbem VIII Idus octobris, anno incarn. dominice M° C° XVIIII feria IIII Luna II. Indictionc XII. Ciclo XVIII. Epacta XVIII Concurrente II. Regnante Imperatore Henrico. Pontificante papa Kalixto.
Arch. Gen. P. H. n° 4. - M. D. G. t. I, part. 2, p. 157. - Frangy est sur la rivière des Usses, versant sud du Vuache.
Un synode se réunit à Genève (Judicium quod judicatum est in synodo Gebenensi) pour juger une contestation qui s'était élevée entre le monastère de Talloire, dont Ismidus est prieur, et Uldricus, curé de Thônes. Ce synode décide que si Uldricus peut trouver deux ou trois témoins qui aient vu et entendu le prieur Ismidus promettre ou donner de l'argent à quelqu'un devant la maison de l'évêque Guy, les moines de Talloire devront restituer ce qu'ils ont acquis. S'il ne se trouve aucun témoin de ce fait, il sera établi que les moines ont fait une acquisition juste et qui leur demeurera à perpétuité. Témoins : Guy. évêque; Boson, arch. de Tarentaise; Amico, évêque de Belley; Aimon, prévôt; Albéric, doyen.
Aug. Bernard, Cartul. de Savigny, I, p. 486 (circa 1135). - La date de cet acte est difficile à déterminer. Il paraît avoir été fait sous l'épiscopat de Guy de Faucigny, puisque cet évêque est au nombre des témoins ou des juges.
Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, raconte qu'un noble nommé Enguizo est venu dans son couvent se reposer des fatigues du monde et se consacrer à la vie religieuse. Il a eu, pendant son sommeil, l'apparition d'un de ses compagnons, chevalier comme lui (commiles), appelé Pierre de La Roche (de Rocha), dont le château est situé dans le diocèse de Genève. Dans le songe d'Enguizo, Pierre de La Roche lui a dit qu'un jour, avant son départ pour Jérusalem, il avait poursuivi et frappé le curé de l'église de Saconnex (de Seconiaco), qui réclamait de lui le paiement de certaine dîme. Enguizo, après son réveil, s'est transporté dans le territoire de Genève, a vérifié l'exactitude du récit qui lui avait été fait et a obtenu des parents du chevalier que le curé de Saconnex fût indemnisé. L'abbé de Cluny ajoute que Pierre de La Roche est mort pendant son voyage à Jérusalem, mais qu'on ne l'a appris que postérieurement au songe d'Enguizo.
Pierre le Vénérable, De Miraculis, liv. II, ch. 26, dans Maxima bibl. Patrum. XXII, p. 1120.
25.02.1120
Bref de Calixte II adressé aux chanoines de Vienne et à Pierre leur doyen, par lequel il confirme la primatie de leur église sur d'autres archevêchés, et ses droits sur les oppida et civitates de Grenoble, Valence, Die, Viviers, Genève, Maurienne et Tarentaise.
Dat. Valentiae, V Kal. Martii, Ind. XIII, inc. Dom. MCXX, dom. Calixti II papae anno secundo.
D. Bouquet, XV, p. 235.- Mansi,Concilia, XXI, p. 191.-Jaffé, n° 4989.- Voy. dans Besson, p. 190, la réserve en faveur de l'arch. de Tarentaise, et dans Charvet, p. 314, une bulle analogue, mais sans date (env. 1100) de Pascal II.
01.01.1121
Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, dans son traité De Miraculis, fait le portrait suivant de Guy, évêque de Genève, et parle de la mort de ce prélat : Fuit hic magnae secundum saeculum nobilitatis, et ideo multo plus quam Episcopum decuisset, vitae dissolutioris. Nam cum frater esset Aimonis ejusdem urbis comitis, tam saeculari generositate quam ecclesiasticâ dignitate confisus, potentiâ atque divitiis undique circumfluus, plus mundo quam Deo, magis carnalibus quam spiritualibus actionibus inserviebat. Cumque multa agenda negligeret, nec facienda faceret, misericordiae tamen operibus toto annisu instabat, eleemosynam largiter egentibus distribuens, esurientes reficiens, nudos vestiens, querelas afflictorum patienter audiens, et multis pro posse benigne subveniens. Ecclesiasticas personas, et maxime quos religiosores esse audiebat, magnifice honorabat; monachis praecipue totum cordis sui affectum impendebat. Quibus non solum venerationis obsequium, sed multa et de rebus propriis conferebat. Inter quos singulari amore fratres Cluniacenses complectebatur, et eis, ob spem aeternae mercedis, plurima largiebatur. Nam, ut reliqua taceam, quae eis vir nobilis contulit, sexaginta et eo amplius ecclesiarum reditus, diversis ad Cluniacum pertinentibus monasteriis perpetuum dedit. Hoc modo temporalis vitae cursu transacto, in bonâ confessione, cum peccatorum paenitudine ac cordis contritione, sicut mihi, testati sunt qui adfuerunt, ab hâc luce recessit.
Pierre le Vénérable, De Miraculis, dans Maxima bibliotheca Patrum, XXII, p. 1103. - Voy. le préambule sur Guy de Faucigny, ci-dessus, p. 60; et Mallet, M. D. G. t. I, part. 2, p. 131.