Source: https://www.prison-insider.com/articles/europe-coronavirus-la-fievre-des-prisons
Timestamp: 2020-06-03 23:14:16+00:00
Document Index: 35724239

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Europe : coronavirus, la fièvre des prisons
Coronavirus Europe Santé Conditions matérielles Révolte
Accès aux soins, aménagements de peine, mouvements de protestation, liens avec l'extérieur : quelles sont les conséquences de la pandémie sur les conditions de vie en prison en Europe ? // Mise à jour le 2 juin 2020, 18h CEST.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 19 — source
30 avril. Dix-neuf détenus sont testés positifs. Ils sont placés à l’isolement et sont mis sous observation médicale.
30 avril. L’hôpital pénitentiaire de Tirana est réservé exclusivement aux détenus testés positifs au Covid-19.
4 avril. La municipalité de Patos procède à la désinfection des prisons.
15 mars. Les autorités pénitentiaires suspendent les visites des proches. Elles annoncent l’installation de 64 ordinateurs pour garantir des appels vidéo.
4 mars. Le gouvernement prévoit la libération temporaire de 600 prisonniers. Cette mesure concerne les condamnés pour des délits mineurs, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques. Un groupe de policiers sera créé pour évaluer les demandes de libération temporaire des prisonniers et délivrer un permis spécial d’une durée de 3 mois.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 5 — source
20 mars. Trois employés de l’hôpital pénitentiaire de Hohenasperg (Bade-Wurtemberg) sont testés positifs et placés en quarantaine.
25 mars. Le ministère de la Justice prévoit la libération de 1 000 prisonniers dans Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé d’Allemagne, pour libérer des cellules qui serviront de salles de quarantaine. Cette nouvelle mesure concerne uniquement les courtes peines.
22 mars. La prison d’Hambourg procède à la libération de 40 personnes. Celle de Berlin, de 18 autres.
20 mars. Les visites, les promenades et les activités sont restreintes.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 405 — source ; Prisonniers décédés : 21 — source
28 avril. Près de 1 800 prisonniers pourraient être infectés en plus de 304 cas déjà confirmés à travers les prisons anglaises et galloises, selon l’agence publique de santé (Public Health England). L’agence alerte sur les risques d’un relâchement des mesures dans les prochains mois et avertit sur le besoin de maintenir certaines restrictions dans les établissements jusqu’en avril 2021. Elle estime, avec le maintien de mesures appropriées, un total de 2 800 infections et une centaine de décès dans les établissements pénitentiaires.
21 avril. Près de 300 prisonniers et de 200 membres du personnels sont testés positifs dans 64 établissements du pays.
17 avril. Au moins 232 prisonniers répartis dans 60 des 117 établissements du pays sont testés positifs au coronavirus.
14 avril. Le ministère de la Justice annonce que 207 prisonniers au sein de 57 établissements ont été testés positifs au virus. Treize personnes détenues seraient décédées des suites du Covid-19.
Les autorités annoncent de nombreux cas de Covid-19 à la prison de Wymott (Leyland), principalement dans une aile où sont placés des prisonniers âgés. Un membre du personnel est décédé le 8 avril. Il est fait état de douze détenus malades, mais le ministère de la Justice réfute cette information. Une centaine de prisonniers “vulnérables” sont transférés dans d’autres établissements pour réduire la surpopulation.
7 avril. Dix prisonniers sont décédés des suites du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. Trois étaient incarcérés à la prison de Littlehey. Les autres étaient détenus dans les établissements de Altcourse, Belmarsh, Birmingham, Manchester, Sudbury, Whatton et à la prison pour femmes de Low Newton.
Cent-vingt-neuf prisonniers de 47 établissements ont jusqu’ici été testés positifs au Covid-19. Plus de 1 200 sont placés en confinement.
27 mars. Douze prisonniers de la prison de Wandsworth (Londres) sont testés positifs. Ils sont placés dans une aile de l’établissement dédiée au confinement.
26 mars. Deux personnes détenues dans les établissements de Littlehey et Manchester meurent des suites du Covid-19.
23 mars. L’administration pénitentiaire confirme que treize prisonniers de neuf prisons ont jusqu’ici été testés positifs pour le coronavirus. Environ 3 500 surveillants, soit 10 % du personnel pénitentiaire, seraient malades ou placés en quarantaine.
19 mars. Soixante-quinze surveillants du plus grand établissement pénitentiaire du Royaume-Uni HMP Berwyn, situé au pays de Galles, sont en arrêt pour cause de maladie ou de mise en quarantaine en raison du coronavirus. Vingt-deux prisonniers montrant des symptômes caractéristiques du virus sont isolés dans leur cellule. Aucune mesure restrictive n’est annoncée à l’échelle de l’établissement.
18 mars. Les autorités annoncent la contamination d’une première personne détenue au Royaume-Uni. Le patient, incarcéré à la prison Strangeways HMP Manchester, est transféré à l’hôpital. Vingt-deux détenus sont placés à l’isolement par mesure de précaution. Les personnels ayant été en contact avec le patient sont en quarantaine. Les activités de l’établissement, dont les visites, continuent de se dérouler sans restriction.
28 mai. Cinq personnes détenues se suicident entre le 16 et le 21 mai. Au total, 16 prisonniers se sont donnés la mort depuis la mise en place des restrictions liées à la pandémie le 23 mars. “Ces décès témoignent de la frustration et du désespoir de ceux qui sont confrontés à des conditions de vie inhumaines et à des régimes très restrictifs”, alerte Deborah Coles de l’association Inquest. Le parti d’opposition presse le gouvernement d’assouplir, moyennant une campagne de tests et une plus grande distribution de protections sanitaires, certaines des mesures restrictives appliquées en prison : “Il n’est ni sûr ni acceptable que le gouvernement laisse les prisonniers isolés dans des cellules et jette la clé jusqu’à ce que la pandémie soit terminée”.
26 mai. Les mesures sanitaires pourraient s’assouplir à rythme plus lent en détention qu’à l’extérieur, de manière graduelle et sur 12 à 18 mois. L’administration informe les différents syndicats et associations travaillant en prison qu’aucun changement n’est prévu dans l’immédiat. David Lammy, membre de l’opposition, alerte sur le fait que maintenir les prisonniers en cellule plus de 23 heures par jour pendant une année entière pourrait avoir de sérieuses conséquences sur leur santé mentale et physique, augmenter les tensions ainsi que les risques d’automutilation.
8 mai. Les nouveaux arrivants à la prison de l’Île de Man sont placés à l’isolement pour une durée de deux semaines avant d’être intégré à la population générale. Ils ne sont autorisés à prendre que deux douches par semaine. L’administration leur donne accès à la télévision et leur fournit des kits (“activity packs”) contenant de quoi s’occuper dans leur cellule. L’avocat Ian Kermode alerte sur le caractère “honteusement oppressif” de ces mesures d’isolement pouvant représenter des “violations graves” des droits des prisonniers.
29 avril. Le ministère de la Justice annonce la réouverture de l’établissement pour mineurs de Medway (Secure Training Centre) fermé en mars 2020. Le personnel des prisons voisines est mobilisé pour accueillir jusqu’à 70 prisonniers de “catégorie D” (sécurité minimale). Plus de 300 des 500 cellules temporaires supplémentaires annoncées début avril ont été installées dans neuf établissements : Highpoint, Hollesley Bay, North Sea Camp, Askham Grange, Coldingley, Hatfield, Lindholme, Littlehey, Moorland and Wymott.
21 avril. L’Inspecteur des prisons Peter Clarke estime que plus de 4 000 prisonniers âgés de plus de 50 ans seraient détenus dans des cellules surpeuplées. Le ministre de la Justice avait annoncé plus tôt en avril la construction de 2 000 cellules temporaires supplémentaires dans sept établissements et la libération de 4 000 détenus. Le directeur de l’administration affirme qu’entre 10 000 et 15 000 prisonniers devraient être libérés pour assurer l’encellulement individuel dans le pays.
9 avril. Près de 500 conteneurs seront installés dans les prisons de Littlehey, Hollesley Bay, Highpoint, Moorland, Lindholme et de Humber. Le ministère de la Justice prévoit de les convertir en “cellules temporaires” supplémentaires pour réduire la promiscuité dans certains établissements. Cette mesure pourrait être élargie à d’autres établissements, dont certains accueillant des enfants incarcérés. Des associations alertent sur le caractère “totalement inadapté” de ce dispositif.
7 avril. Des praticiens alertent sur le placement à l’isolement de facto de la population carcérale du pays. John Podmore, ancien chef d’établissement et professeur à l’Université de Durham, déclare: “Imaginez-vous à l’isolement cellulaire forcé dans une pièce de la taille d’une toilette, avec un WC sans panneau de séparation et avec quelqu’un que vous n’avez jamais vu avant, les conséquences sur la santé mentale sont énormes”.
1er avril. Une personne détenue à la prison de Leeds témoigne des restrictions appliquées. Elle affirme qu’elle et ses co-détenus ne peuvent sortir de leur cellule que 30 minutes par jour pour manger ou se doucher. Certains prisonniers confinés n’ont pas accès aux douches. L’établissement leur fournit du savon mais le désinfectant pour les mains doit être cantiné d’une semaine sur l’autre. Les personnes détenues peuvent, suite aux annonces des autorités, demander à bénéficier de crédit téléphonique d’urgence pour contacter leurs proches. Les personnes détenues doivent payer pour ce crédit et qu’il ne leur est pas toujours attribué.
27 mars. Quarante prisonniers de la prison de Wandsworth (Londres), présentant des problèmes respiratoires, sont déplacés dans l’aile dédiée au confinement, sans avoir eux-mêmes été testés au préalable. Cette aile détient également 12 prisonniers testés positifs au Covid-19. Les 52 personnes sont plusieurs par cellule. Les repas leurs sont apportés dans leur cellule afin de limiter les mouvements. Certains rapportent ne pas avoir accès aux douches.
La directrice de l’association Prisoners Advice Service dénonce ces pratiques qu’elle considère contraire au règlement et dangereuses pour les personnes n’ayant pas été testées. 15 % de la population carcérale aurait, selon une étude de 2018, des difficultés respiratoires.
24 mars. Les personnes détenues ne pourront sortir de leur cellule que pour accéder aux douches, au téléphone s’ils n’en disposent pas dans leur cellule et faire un peu d’exercice en appliquant les mesures de distanciation sociale. Seuls les emplois considérés comme nécessaires au fonctionnement des prisons sont maintenus : cuisine, blanchisserie, nettoyage.
23 mars. 50 000 masques ont été distribués au personnel pénitentiaire et les restrictions sont levées sur le gel hydroalcoolique.
13 mars. Le ministère de la Justice, annonce l’activation d’un plan d’urgence pour assurer la sécurité du personnel, des prisonniers et des visiteurs, tout en veillant à perturber le moins possible le fonctionnement habituel. Ce plan comprend l’identification de cas, la gestion des absences du personnel en cas d’isolement, la fourniture et l’approvisionnement de savon et de produits de nettoyage.
31 mai. Le groupe consultatif indépendant sur les décès en détention (IAPDC) estime que le plan de libérations anticipées est “difficile à comprendre, difficile à expliquer et presque impossible à mettre en oeuvre”. Il recommande notamment la rationalisation et l’accélération de ce programme afin de faciliter la prise de mesures de protection au sein des établissements. Le groupe a étudié plus de 200 messages envoyés par des personnes détenues à la station de radio nationale en prison (National Prison Radio). La plupart font état d’une grande frustration en partie due aux informations manquantes ou contradictoires reçues par la presse, l’administration et les surveillants. Moins de 100 personnes ont été jusqu’ici libérées sur les 4 000 annoncées début avril.
15 mai. Le ministère de la Justice acquiert 2 000 nouveaux bracelets électroniques. L’opposition questionne la nécessité de cet investissement et s’il aura un effet sur la libération, encore en suspens, de près de 4 000 prisonniers.
10 mai. Le plan de libérations anticipées, proposé par le gouvernement avant la pandémie afin de permettre une meilleure réinsertion, est suspendu. Il aurait pu concerner près de 500 détenus. Le gouvernement considèrerait que le ralentissement de l’épidémie et à la suspension des audiences ont déjà permis une réduction de fait de la pression carcérale et rendent donc la mesure inutile.
6 mai. Le ministère de la Justice confirme le maintien du plan de libérations annoncé début avril. Près de 200 prisonniers auraient été approuvés le 28 avril pour bénéficier de ces aménagements de peine, et 300 autres seraient considérés. Aucun nouveau chiffre n’a été annoncé par les autorités depuis la confirmation, le 27 avril, de 33 libérations sur les 4 000 promises.
27 avril. Seize femmes, enceintes ou incarcérées dans des unités mère-enfant (Mother and Baby Unit), sont libérées. Cette nouvelle mesure porte à 33 le nombre de personnes libérées, sur les 4 000 annoncées par les autorités début avril. La Howard League for Penal Reform s’inquiète : “Il est inexplicable qu’après trois semaines moins d’1 % des objectifs chiffrés n’aient été atteints”.
21 avril. Parmi les 70 femmes enceintes incarcérées dans les prisons du pays, 17 sont libérées. Elles sont, à ce jour, les seules personnes à avoir bénéficié de cette mesure. Le ministre de la Justice avait annoncé 4 000 libérations début avril.
18 avril. Le plan de libération est suspendu après une erreur administrative. Six personnes, concernées par le dispositif, auraient été remises en liberté trop tôt. L’opposition alerte sur le fait que “ces erreurs ne doivent pas servir d’excuse à l’inaction” du gouvernement.
4 avril. Près de 4 000 prisonniers dont le reliquat de peine est égal ou inférieur à deux mois pourraient être libérées temporairement et placés sous bracelet électronique.
Les personnes condamnées pour des infractions à caractère violent ou sexuel, ou récentes (liés à l’épidémie), sont exclues de la mesure. Les personnes présentant des symptômes grippaux et celles ne pouvant justifier d’un logement ou de l’accès à un service de santé ne seront pas non plus éligibles.
23 mars. Le ministre de la Justice envisage la mise en liberté de 50 femmes enceintes, le transfert de 9 000 prévenus dans des foyers d’accueil et un plus grand nombre de permissions de sortir (en savoir plus sur les “release on temporary licence”).
12 mai. Deux prévenus se suicident dans les prisons de Bristol et Durham. Le Bristol Cable alerte sur les conséquences dévastatrices du confinement sur les prisonniers : procès à l’arrêt, allongement de la durée de détention provisoire et placement à isolement dans des conditions parfois déplorables. Deborah Coles, directrice d’INQUEST, une association qui fournit une expertise suite aux décès impliquant la responsabilité de l’État britannique, explique : “Ces récents suicides [self-inflicted death] soulèvent de grandes inquiétudes quant à la frustration et au désespoir de ceux qui sont confrontés à des conditions de vie inhumaines et à des régimes restrictifs. La solution du gouvernement pour lutter contre le coronavirus dans les prisons a été de soumettre les prisonniers à un isolement accru (…) préjudiciable à la santé mentale et physique”.
6 mai. La Howard League for Penal Reform et Prison Reform Trust publient une douzaine de notes d’information reçues par le gouvernement au début de la pandémie. Ces documents alertaient notamment le ministre de la Justice de la possibilité de 3 500 décès du Covid-19 en prison.
17 avril. Les associations Howard League for Penal Reform et Prison Reform Trust poursuivent en justice le gouvernement britannique pour n’avoir pas agi de manière suffisante pour réduire la population carcérale. Elles assurent que les mesures actuelles ne permettront pas d’atteindre les libérations promises. Dix-huit personnes sont libérées, sur les 4 000 annoncées.
7 avril. PRT appelle les autorités à faciliter les appels vidéo entre les prisonniers et leurs familles. La technologie vidéo est régulièrement utilisée dans la majorité des établissements pour des audiences à distance. L’application Skype est, depuis 2018, systématiquement proposée aux enfants incarcérés à la prison de Parc (pays de Galles). L’établissement serait, sous réserve de l’autorisation de l’administration, en capacité d’étendre ce dispositif aux près de 1 000 adultes dont il a la charge. PRT rappelle que les personnes ayant maintenu le lien avec leur famille en détention sont six fois moins susceptibles de récidiver.
1er avril. Les associations Prison Reform Trust (PRT) et Howard League for Penal Reform adressent une lettre ouverte au ministre de la Justice pour lui demander d’augmenter rapidement le nombre de libérations. L’appel s’appuie sur le rapport du Professor Richard Coker de la London School of Hygiene and Tropical Medicine portant sur le risque d’exposition des prisonniers et du personnel pénitentiaire au Covid-19.
30 mars. L’association Prisoners’ Advice Service met à disposition un modèle de lettre pour formuler une demande de libération anticipée (compassionate early release). Elle appelle à l’utiliser pour les personnes vulnérables et celles considérées comme ne présentant pas de danger.
18 mars. La Howard League publie une lettre adressée au secrétaire d’État à la justice proposant des mesures “efficaces et rapides à mettre en place” pour “réduire le flux de personnes dans les plus surchargées et faciliter le retour dans la société des personnes qui pourraient être libérées en toute sécurité”. L’organisation demande aux autorités, entre autres, de réviser les cas de détention provisoire, de gracier ou de réduire l’incarcération des personnes condamnées à des courtes peines, d’arrêter l’imposition de jours supplémentaires de détention comme sanction disciplinaire, de libérer les personnes pouvant l’être en toute sécurité et les personnes vulnérables par leur âge ou leur état de santé, de libérer les enfants détenus pour des peines de moins de quatre ans.
15 mai. Le gouvernement annonce la mise en place de visioconférences sécurisées pour permettre le maintien des liens familiaux. Le dispositif a été testé avec succès à la prison de Berwyn, est en cours d’installation dans 10 autres établissements et devrait être étendu dans les semaines à venir.
InsideTime fait un parallèle avec les mesures mises en place en Irlande du Nord, en Écosse et dans 14 pays européens.
8 mai. Les nouveaux arrivants à la prison de l’Île de Man, placés à l’isolement pendant 14 jours, ont accès à un téléphone mobile pour contacter leur famille et leur avocat.
24 mars. Toutes les visites et activités (éducation, formation, ateliers) sont suspendues dans l’ensemble des établissements pénitentiaires.
Les autorités annoncent, par Twitter, la distribution de 900 téléphones portables dans 55 établissements pénitentiaires pour permettre aux prisonniers de maintenir le lien avec leurs proches. Il ajoute que ces téléphones ne permettront pas d’accéder à l’internet. Les modalités d’attribution ne sont pas précisées.
Les prisons de Thameside, Ashfield et Doncaster annoncent accorder chaque jour dix minutes gratuites d’appels supplémentaires.
2 avril. Cinq surveillants sont testés positifs au Covid-19 à la prison de Vardashen (Yerevan). Les autorités indiquent qu’ils étaient en charge de la sécurité périmétrique et donc sans contact avec les détenus.
30 avril. Deux détenus sont testés positifs. Ils sont isolés et pris en charge jusqu’à leur rétablissement.
28 avril. Avec le report de l’exécution des peines, la population carcérale diminue d’environ 500 prisonniers.
22 mars. Une nouvelle loi entre en vigueur. L’exécution des peines de prison peut désormais être reportée pendant la durée des mesures sanitaires, à condition que le condamné ne soit pas considéré comme particulièrement dangereux et que la peine de prison ne dépasse pas trois ans.
27 avril. La Ministre de la Justice prévoit d’assouplir progressivement les règles à partir du 11 mai. Elle annonce la création de 176 emplois pour augmenter le nombre des personnels, l’installation de quartiers distincts pour les détenus en fin de peine afin de préparer leur libération et prévenir toute infection au Covid-19.
27 avril. Les visites seront à nouveau autorisées à partir du 11 mai.
15 mars. Le ministère de la Justice annonce plusieurs mesures restrictives pour lutter contre la propagation du virus. Les visites familiales sont suspendues. Les visites d’avocats et de représentants légaux sont maintenues. Elles s’effectuent derrière une vitre. Des appels téléphoniques et visioconférences sont mis en place. Pour les détenus qui n’ont pas les moyens d’appeler leur famille, les frais devraient être pris en charge par l’État. Les permis de travail à l’extérieur de la prison sont également suspendus. Chaque nouveau détenu doit subir un dépistage et être placé à l’isolement durant 14 jours. Les audiences et les procès doivent se dérouler par visioconférence.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 17 — source
27 avril. Le pays compte 13 détenus testés positifs. Onze se trouvent à la prison de Bruges. La porte-parole de l’administration pénitentiaire rapporte 61 membres contaminés au sein du personnel.
6 avril. Quatre détenus sont porteurs du coronavirus. Deux sont traités au sein de l’établissement, deux sont hospitalisés. Cinquante-trois autres sont placés en quarantaine après avoir montré des “symptômes légers”. Trente-deux membres du personnel sont testés positifs au Covid-19.
31 mars. Les personnels actuellement infectés par le covid-19, sont au nombre de seize. “Ces personnes viennent seulement de recevoir les résultats de leurs tests mais elles ne se sont pas rendues sur leur lieu de travail depuis une semaine au moins”, assure l’administration.
12 mars. Un prisonnier est testé positif au Covid-19 à la prison de Mons.
29 mai. Les prisonniers ont participé, depuis le début du confinement, à la confection de 122 000 masques. Les établissements en fournissent à chaque détenu, membre du personnel, et visiteur. Des écrans de protection, au nombre de 1 633, sont distribués. Parmi eux, 633 servent à sécuriser les visites.
25 mai. Certaines prisons ne garantissent pas les normes nécessaires à l’accueil de visiteurs dans le bon respect des mesures sanitaires. En Wallonie, les prisons de Lantin et Andenne sont pointées du doigt par un syndicat pénitentiaire. Ce dernier estime que la sécurité des agents, des familles et des personnes détenues n’est pas garantie. Le syndicat s’inquiète du manque de matériel (aucune plaque de plexiglas n’est installée à la prison de Marche en Famenne) et du fait que la température des visiteurs ne soit pas relevée.
30 avril. Nicolas Cohen, avocat et membre de la section belge de l’Observatoire international des prisons, estime que “derrière ces faibles chiffres de contaminations a priori réjouissants, se cachent les réalités de l’institution carcérale qui ne serait tout simplement pas en mesure de contenir une épidémie tant l’état de délabrement des prisons est avancé.”
27 avril. L’administration pénitentiaire rapporte la production de 42 000 masques par les personnes détenues. Les autorités soulignent que la demande est plus importante que les capacités de production.
23 avril. L’‘ouverture d’une unité dédiée aux malades du Covid-19 à la prison de Lantin est envisagée en cas de pic épidémique. “L’idée serait d’avoir l’équivalent wallon de la prison de Bruges”, indique la porte-parole de l’administration pénitentiaire.
22 avril. Un député rapporte, après une visite dans la prison de Huy, “l’état déplorable d’une infrastructure obsolète indigne”. Des travaux de rénovation sont envisagés.
13 avril. Les détenus malades du Covid-19 ne nécessitant pas d’hospitalisation sont confinés dans l’unité sanitaire de la prison de Bruges. Sur les 25 lits disponibles, 11 sont occupés. L’utilisation d’anciens bâtiments vides de différents hôpitaux est à l’étude, à Vilvorde et à Liège notamment.
8 avril. Le ministre de la Justice rapporte que 27 350 masques ont été produits par les détenus depuis le début de la crise. Cette production a été répartie entre les prisons (17 500 masques) et différents services (Office des étrangers, milieu judiciaire notamment). Le Parlement européen a passé une commande auprès des prisons. Les détenus qui travaillent reçoivent “la rémunération convenue”. Certains ateliers fonctionnent le week-end.
3 avril. Environ 17 000 masques cousus par les prisonniers sont mis à disposition des surveillants et des détenus “actifs dans la chaîne alimentaire des prisons”. Les masques sont confectionnés dans les ateliers de couture en détention.
29 mars. L’inquiétude des personnels conduit, dans certains établissements, à “la prescription d’anxiolytiques à forte dose”. Le nombre de prisonniers contaminés augmente et “le risque pour la santé des détenus est manifeste”, relève l’OIP-SB
21 mars. Les agents sont en sous-effectif. La tension monte du côté des personnels : “Nous n’avons pas de masque, ni de gants pour faire des fouilles de détenus. On nous dit de garder nos distances ou d’utiliser un détecteur de métaux. Mais le minimum serait quand même d’avoir un masque et nous n’en avons pas”, dénonce un représentant syndical pénitentiaire. Un surveillant de la prison de Mons, contaminé, est placé aux soins intensifs.
28 mai. Un aumônier explique que certains détenus n’ont disposé que de “deux fois 45 secondes de contacts humains chaque jour”, lors de la distribution des médicaments et du repas de midi. Il alerte sur la souffrance qui en résulte. L’aumônerie de Leuze-en-Hainaut a proposé à des volontaires de correspondre avec les prisonniers par courrier. Près de 300 lettres avaient, à la mi-mai, été échangées de part et d’autre.
26 mai. Les visiteurs doivent porter un masque fourni par l’administration pénitentiaire et signer une déclaration sur l’honneur attestant qu’ils ne présentent pas de symptômes du virus. Chaque salle de visite est évaluée en fonction de ses capacités. Des écrans de protection sont installés.
24 mai. Les visites reprennent. Chaque détenu pourra recevoir la visite d’une personne par semaine.
17 mai. Le ministre de la Justice annonce la reprise des parloirs à compter du 25 mai. Ceux-ci sont limités à une visite par prisonnier, de préférence avec toujours la même personne. Les mineurs ne sont pas autorisés et un espacement suffisant est prévu.
11 mai. Les mesures gouvernementales relatives au déconfinement n’abordent pas la reprise des visites en prison. La présidente de la Fédération des services d’aide aux justiciables de Wallonie-Bruxelles déplore que le droit de visite des détenus est “bafoué”. Elle ajoute que les prisonniers sont “en rupture de contacts directs avec leur conjoint, avec leurs parents, avec les enfants”. Elle évoque des “dégâts psychologiques”.
24 avril. La distribution d’ordinateurs portables débute en détention. Un ordinateur portable pour 100 personnes détenues est prévu. Ce dispositif doit permettre des visites par vidéoconférence d’une durée de 20 minutes.
17 mars. Des prisons équipées d’ateliers de couture vont fournir des centaines de masques de protection aux personnels soignants pour “contribuer à la lutte contre le coronavirus”, annonce l’administration pénitentiaire. Il s’agit d’une initiative de prisonniers volontaires, assure Kathleen De Vijver, sa porte-parole. “On a déjà coupé du tissu pour pouvoir faire 2 000 masques buccaux”, déclare-t-elle à l’AFP.
12 mars. Le ministre de la Justice Koen Geens décide de suspendre toutes les visites dans les prisons jusqu’au 3 avril. Les avocats, les policiers et les personnels de santé sont temporairement admis. Un crédit d’appel de 20 euros est alloué aux prisonniers pour maintenir leurs liens avec leurs proches.
26 mai. Un front syndical demandait des mesures sanitaires plus strictes en vue de la reprise des parloirs. Les négociations avec les autorités ont abouti et les demandes entendues. Le délégué estime que “le bon sens était autour de la table”. Le préavis de grève devrait être levé.
27 mai. La section belge de l’OIP publie un communiqué de presse dans lequel il fustige la latitude laissée aux chefs d’établissements concernant la reprise des visites. Pour l’OIP, “ce flou laissé par l’administration centrale a non seulement pour conséquence de renforcer les inégalités entre les détenus mais place également les directions locales dans une situation complexe.” L’association considère par ailleurs les reprises des visites “insuffisantes”.
À Saint-Gilles, les personnes détenues portent des masques de couleurs différentes en fonction de leur statut (à l’isolement pour raison médicale, arrivant, etc.) La section belge de l’OIP estime que cette *“stigmatisation va jusqu’à mettre en cause le secret professionnel” et qu’elle “a des relents totalement inacceptables et qui doivent être dénoncés publiquement”.
30 avril. Nicolas Cohen, avocat et membre de la section belge de l’Observatoire international des prisons, estime que la gestion humaine de la crise provoque “inquiétude, détresse et souffrance”. Il critique le manque d’information délivrée aux détenus et les différences de traitement entre les établissements pénitentiaires.
2 avril. Les Écologistes appellent à désengorger les prisons et à procéder à des libérations. Ils indiquent, dans un communiqué, que leur mouvement soutiendra “toute décision du gouvernement qui ira dans ce sens : libération de certaines catégories de détenus et report temporaire de l’exécution des peines”. Ils réclament un accès gratuit aux communications téléphoniques, aux activités récréatives et au déploiement de la visioconférence pour les audiences.
30 mars. Le Conseil central de surveillance pénitentiaire appelle le gouvernement à renforcer d’urgence les mesures sanitaires et humanitaires. Des préconisations sont transmises.
29 mars. La section belge de l’Observatoire international des prisons (OIP-SB) adresse une lettre ouverte aux magistrats pour réclamer leur “vigilance accrue quant aux respect des droits fondamentaux”. Elle indique que les mesures de précaution et d’hygiène sont “inapplicables” et détaille les conditions de vie des personnes détenues. Pour elle, “Il ne sert à rien d’essayer d’éradiquer le virus à l’extérieur si on en fait une culture à l’intérieur.”
18 mars. Luk Vervaet, ancien professeur en prison et militant, écrit sur son blog : “Les mesures prises contre le coronavirus au niveau de toute la société nous rapprochent tous du vécu des personnes détenues dans les lieux fermés : les prisons, les centres de détention pour réfugiés ou les hôpitaux psychiatriques. Cette crise nous apprend en même temps que nous avons créé des formes et des conditions de détention pour les exclus de notre société, qui sont déjà inacceptables en temps normal, mais qui, lors d’une crise comme on la connaît aujourd’hui, ne permettent pas d’assurer la santé des personnes détenues. Ce qui menace à son tour la santé publique au sein de la société dans son ensemble.” Il réclame plusieurs mesures parmi lesquelles figurent la libération des détenus dont le reliquat de peine est inférieur à un an et celles des personnes détenues en attente de jugement. Ces dernières représentent 36 % de la population carcérale du pays.
25 mai. Un syndicat pénitentiaire se dit inquiet des conditions dans lesquelles se déroule la reprise des parloirs. Il indique son intention de se mettre en grève à compter du 2 juin si l’ensemble des établissements n’est pas aux normes.
30 mars. Émeutes, bagarres, incendies, agressions de gardiens de prison : la tension monte dans les prisons. Une évasion très violente survient à Lantin et un début d’incendie se déclare à Jamioulx. Les prisons sont présentées comme “des cocottes-minute, prêtes à exploser.” Les détenus “confinés dans leurs cellules ou dans leur préau à certaines heures (…) se sentent comme des lions en cage”.
28 mars. Une vingtaine de prisonniers refusent de regagner leur cellule à la prison de Jamioulx. Ils mettent le feu à divers objets.
27 mars. Trois agents pénitentiaires sont blessés, à Leuze-en-Hainaut, après avoir dû intervenir dans la cellule d’un détenu qui n’acceptait pas la sanction disciplinaire qui lui avait été infligée. Le même jour, six détenus se retranchent sur le toit d’un bâtiment de la prison de Lantin. Trois surveillants sont hospitalisés. Leurs collègues lancent une grève de 24 heures.
23 mars. Une quarantaine de détenus de la prison de Marche refusent de regagner leur cellule.
20 mars. Les prisonniers de Leuze-en-Hainaut n’ont droit qu’à un repas par jour. Le supermarché en charge de l’approvisionnement de leurs repas n’a plus de stock. Une quarantaine de détenus de Leuze-en-Hainaut refusent de regagner leur cellule. “On mange le repas de midi, et le soir on ne mange plus rien, en fait. Les visites sont déjà bloquées, et cela on peut le comprendre puisqu’il y a le coronavirus. Mais maintenant on n’a plus rien à manger”, se plaint un détenu, interrogé par téléphone.
17 mars. Une trentaine de personnes détenues à la prison de Nivelles refusent de regagner leur cellule. Ils protestent contre la suspension des visites.
5 mai. Les prisons comptent 1 610 personnes détenues de moins qu’au mois de mars. Cette baisse masque de grandes disparités puisque certaines prisons présentent encore une surpopulation importante.
6 avril. Le nombre de personnes détenues diminue de 10 %. “La croissance carcérale n’est pas inéluctable”, expliquent trois chercheurs au Soir.
1er avril. Des avocats se mobilisent pour faire libérer les détenus dits “non-dangereux” jusqu’à la fin de l’épidémie. Des citations en référé ont été introduites devant les tribunaux de Liège, Bruxelles, Namur, Nivelles et Tournai.
26 mars. Des dizaines d’avocats, d’experts et de professeurs demandent que des mesures soient prises d’urgence pour désengorger les prisons. Les signataires craignent une “augmentation exponentielle des contagions”, ce qui aggraverait la situation dans les hôpitaux. Ils appellent à libérer les détenus les plus vulnérables, en raison de leur âge ou de leur état de santé général : libérations provisoires ou conditionnelles. Ils demandent également le “renforcement massif de matériel sanitaire”, alors que les témoignages de surveillants montrent qu’ils sont insuffisamment équipés.
25 mars. Des mesures sont prises par le ministre de la Justice pour diminuer le nombre de personnes incarcérées. Les congés pénitentiaires sont prolongés pour éviter les allers et retours. Les prisonniers qui bénéficiaient d’un congé de 36 heures le voient prolongé jusqu’au 5 avril.
13 avril. Le Parti civil uni, parti d’opposition biélorusse, appelle à signer une pétition qui réclame une amnistie rapide et large de prisonniers. Ils estiment que cette mesure est nécessaire pour “éviter que les prisons ne deviennent des fosses communes”.
Plusieurs associations de proches de détenus ont adressé une lettre ouverte au président Loukachenko. Les signataires demandent que le projet de loi d’amnistie inclue la libération conditionnelle ou l’aménagement de peine des personnes vulnérables et de ceux condamnés pour des délits ou actes illicites non violents (drogues, corruption, délits économiques).
10 avril. L’association “Mouvement des mères - 328”, demande aux autorités de libérer leurs proches détenus pour des délits liés au “trafic de stupéfiants et assimilés”, en particulier pour ceux condamnés avant leur majorité. L’association demande également l’arrêt des transferts de prisonniers, sauf pour motif médical.
5 mai. Une loi d’amnistie est adoptée. Elle prévoit la libération de 2 500 prisonniers actuellement placé en régime fermé, de 6 000 personnes placées en régime ouvert ainsi que des réductions de peine d’un an pour 4 500 détenus. Cette loi suit une tradition d’amnistie habituellement prononcée le jour de la Victoire (9 mai).
14 avril. Le ministre de l’Intérieur annonce la libération possible de 1 800 détenus en vertu de la loi d’amnistie prévue pour les célébrations du 75e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale (9 mai). Seuls les détenus condamnés en vertu de l’article 328 pour trafic de stupéfiants et assimilés pourront en bénéficier. Les cas seront examinés de façon individuelle selon la durée de la peine effectuée, le comportement en prison et le “rapport du détenu à l’infraction”. Cette mesure répond à la récente lettre ouverte d’associations de détenus.
16 mars Les visites sont suspendues dans tous les établissements pénitentiaires. Les détenus peuvent recevoir un colis alimentaire de 10 kg tous les 30 jours, ne pouvant contenir que des agrumes, de l’ail, des oignons et des pommes.
Boznie-Herzégovine
24 mars. Les détenus de la prison de Zenica produisent près de 1 500 masques de protection en deux jours. Ces masques seront distribués dans les établissements de santé et aux citoyens. La prison prévoit la production de 2 000 masques par semaine.
mars. Les visites, les permissions de sortie et les activités sont suspendues. Le personnel pénitentiaire a accès aux équipements de protection (masques, gants, lunettes) et aux désinfectants. Il assure la propreté et la désinfection des lieux quotidiennement. Les nouveaux détenus sont sujets à des examens médicaux à leur arrivée. Des espaces sont libérés dans les prisons et les hôpitaux pénitentiaires pour les détenus ayant besoin d’être en observation ou en quarantaine.
**Cas confirmés parmi les prisonniers : 1 — source
11 mai. Les autorités procèdent à la libération d’environ 130 détenus sans pour autant résorber la surpopulation carcérale. Les mesures prises en date du 31 mars sont jugées insuffisantes et peu durables. Un comité est créé pour proposer de nouvelles solutions.
29 avril. Quatre détenus ayant bénéficié d’une libération demandent à être réincarcérés car ils n’ont nulle part où dormir. Pour faire face aux besoins d’emplois et d’hébergements, une coopération avec les entreprises et les municipalités est envisagée.
31 mars. Le gouvernement annonce une série de mesures pour réduire la surpopulation au sein de la prison de Nicosie. Celles-ci comprennent la libération anticipée de détenus, le transfert de certains vers une prison ouverte, l’élargissement du placement sous surveillance électronique et le recours à des grâces présidentielles pour des nouvelles catégories de prisonniers.
27 mars. Une cinquantaine de prisonniers de Nicosie devraient être libérés. Cette dernière compte 820 prisonniers pour 540 places. Les mesures de libération anticipées ou partielles concernent les délits mineurs et les prisonniers en fin de peine.
9 avril. Un médecin et une infirmière sont formés au dépistage du coronavirus. Une caméra thermique est installée à l’entrée pour prendre la température de toute personne entrant dans l’enceinte de la prison. Des distributeurs de gel hydroalcoolique sont installés.
15 mars. Les détenus présentant des symptômes du Covid-19 sont placés à l’isolement.
8 avril. L’association pour la protection des droits des prisonniers juge insuffisantes les mesures prises par le gouvernement. Elle demande au président la libération immédiate des prisonniers vulnérables tels que les personnes âgées de plus de 60 ans et les personnes malades.
15 mars. Les visites sont suspendues. Les horaires des appels téléphoniques sont étendus et autorisés jusqu’à 20h30. Les détenus dont les familles sont à l’étranger ont accès à Skype. La salle de sport est fermée temporairement. Les activités physiques sont autorisées seulement à l’extérieur. Les interventions et les activités sont suspendues.
Les proches envoyant des vêtements doivent les laver au préalable à 40° et signer une déclaration.
28 mars. Le ministre de la Justice, Dražen Bošnjaković, annonce qu’aucun cas de Covid-19 n’est détecté en prison grâce “aux mesures prises à temps et au système fonctionnel”.
27 mars. Plusieurs détenus de la prison de Bilice à Split débutent une grève de la faim pour manifester leur peur du coronavirus. Le ministère de la Justice leur demande de mettre fin à la grève.
25 mars. Le secrétaire d’Etat, Juro Martinović, présente au Parlement une nouvelle proposition de loi sur l’exécution des peines d’emprisonnement, l’accès aux soins et l’utilisation des nouvelles technologies en prison.
12 mars. L’administration pénitentiaire adopte les mesures préconisées par l’Institut national de protection civile et de santé publique pour protéger les détenus et le personnel pénitentiaire de la propagation du Covid-19.
25 mars. Les visites et les permissions de sortie sont suspendues. Certaines visites, d’aumôniers ou de parents proches, sont effectuées par téléphone.
Les rassemblements à l’intérieur des prisons ne doivent pas excéder 10 personnes. La plupart des activités, y compris le sport à l’intérieur, sont suspendues. Des consoles vidéo sont prêtées aux personnes détenues.
12 mars. Les nouvelles entrées de prévenus et des prisonniers sous surveillance électronique sont suspendues.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 13 — source ; Prisonniers décédés : 6 — source
15 mai. Deux personnes incarcérées à la prison de Perth décèdent des suites du Covid-19.
24 avril. Deux personnes incarcérées dans les prisons de Dumfries et Low Moss décèdent des suites du Covid-19.
22 avril. Un premier membre du personnel pénitentiaire décède des suites du Covid-19.
20 avril. Onze prisonniers sont testés positifs au Covid-19.
15 avril. Une personne détenue est testée positive au coronavirus à la prison de Perth. L’administration pénitentiaire confirme qu’une trentaine de personnes détenues sont suspectées d’avoir contracté le coronavirus et sont placées en quarantaine.
14 avril. Une personne détenue à la prison de Low Moss décède après avoir été transférée à l’hôpital pour des symptômes de Covid-19.
10 avril. Un premier prisonnier décède des suites du Covid-19 à la prison d’Edimbourg.
19 mars. L’administration pénitentiaire confirme deux cas de Covid-19 à HMP Kilmarnock. Elle ajoute que 28 autres personnes détenues montrent des symptômes caractéristiques du virus. Ces dernières sont tenues de se maintenir isolées dans leur cellule pendant sept jours. Les activités des établissements écossais ne font l’objet d’aucune restriction.
19 mai. Plus de 150 personnes au reliquat de peine inférieur à 12 semaines ou dont la peine n’excédait pas 18 mois, bénéficient d’une libération anticipée. D’autres pourraient être libérés dans les semaines à venir.
4 mai. Le ministre de la Justice confirme la libération progressive de près de 450 prisonniers au cours des 28 prochains jours. Il précise que les personnes condamnées pour des violences sexuelles, des infractions à caractère terroriste et liées au Covid-19 ne sont pas concernées. Chaque chef d’établissement pourra également émettre un veto à la libération d’un prisonnier au cas par cas.
21 avril. Le ministre de la Justice annonce la libération anticipée d’un “nombre limité” de prisonniers dès la fin du mois d’avril. Les personnes condamnées à des peines de 18 mois ou moins et dont le reliquat de peine est inférieur à trois mois sont éligibles. Près de 450 personnes sont concernées.
27 mars. Le ministre de la Justice prévoit la libération de personnes approchant la fin de leur peine. Il affirme que la situation est “de plus en plus alarmante” et que cette mesure permettrait d’assurer une meilleure sécurité dans les établissements.
17 avril. Des téléphones portables seront mis à la disposition des personnes détenues. Celles-ci pourront émettre des appels vers certains numéros. Les textos, l’accès à internet et la réception d’appels sont interdits.
24 mars. L’administration suspend les visites dans l’ensemble des établissements.
5 mai. “Les tensions augmentent. Ça peut exploser à tout moment”, alerte un ancien détenu de la prison de Barlinnie à Glasgow. Il indique que l’impossibilité d’accéder à la salle de sport ou de continuer à travailler est très dur au quotidien. Il s’inquiète de la détérioration de la santé mentale de nombreux prisonniers, exacerbée par la peur de la propagation du coronavirus dans les cellules collectives.
21 avril. Près de 90 personnes détenues seraient placées en quarantaine à travers le pays, dont plus de 40 à la prison d’Addiewell.
14 avril. Des mesures plus restrictives sont proposées par le gouvernement. Les prisonniers pourraient être isolés dans leur cellule pendant une durée d’un mois. Les douches seraient réduites à deux par semaine (contre une par jour habituellement). Les chefs d’établissements pourraient suspendre tout type d’activité, y compris la distribution de livres et de journaux. L’association Howard League Scotland alerte sur le fait que ces nouvelles dispositions offriraient une grande marge de manœuvre aux chefs d’établissements. Elle pointe la nécessité de dispositifs de contrôle.
2 avril. Le personnel pénitentiaire voit son effectif réduit de presque 25 % en raison du confinement. Des surveillants rappellent que ces absences s’ajoutent au manque de matériel de protection et compliquent l’application des mesures de prévention. Le ministre de la Justice affirme que des libérations sont envisagées et que celles-ci pourraient alléger leur charge de travail.
23 mars. Plusieurs prisonniers protestent contre la surpopulation et les conditions de détention qui leur sont appliquées dans l’établissement d’Addiewell malgré la menace de propagation du coronavirus. Deux surveillants sont blessés.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 58 — source ; Prisonniers décédés : 5 — source
30 avril. Le ministère de la Justice annonce que “le Covid-19 a touché quatre fois moins la population carcérale que celle en liberté”.
11 avril. Vingt-deux nouvelles personnes détenues sont testées positives au Covid-19.
3 avril. Les autorités dénombrent 13 détenus et 134 membres du personnel pénitentiaire testés positifs au Covid-19. Les établissements les plus affectés sont Picassent, Brieva, Soria et Segovia.
25 mars. Un premier détenu décède du Covid-19 à la prison d’Estremera à Madrid.
20 mars. Onze surveillants et trois personnes détenues ont été testés positifs depuis le début de l’épidémie. Une soixantaine de détenus présentant des symptômes ou ayant été en contact avec des malades, sont placés en quarantaine.
17 mars. Des membres du personnel pénitentiaire de plusieurs établissements, dont de la prison de Navalcarnero (Madrid), sont testés positifs au coronavirus.
12 mai. Dix-huit femmes incarcérées avec leur enfant de moins de trois ans sont libérées sous surveillance électronique.
18 mars. Les autorités annoncent que les prisonniers en régime de semi-liberté pourront dormir chez eux.
14 mai. Les visites sont à nouveau autorisées.
12 avril. Les prisons de Teixeiro, Bonxe et Monterroso organisent des appels vidéo de 10 minutes entre les détenus et leurs proches. Les premiers bénéficiaires sont les prisonniers malades, les jeunes parents et les personnes en situation économique précaire. Les établissements de Lama et de Pereiro attendent la fourniture de téléphones portables pour appliquer la même mesure.
20 mars. Le nombre d’appels autorisés augmente de dix à quinze par semaine. Un téléphone est mis à disposition gratuitement pour les prisonniers ayant des difficultés financières. Les appels téléphoniques sont le seul moyen pour les personnes détenues de maintenir le lien avec leurs proches et d’obtenir une assistance juridique depuis la suspension des visites.
15 mars. Le ministère de l’Intérieur déclare l’état d’alerte. Toutes les visites et les permissions de sortir sont suspendues.
20 avril. Plusieurs avocats demandent aux autorités du centre pénitentiaire de Palma de Majorque des soins spécifiques pour les détenus les plus vulnérables, la libération anticipée de certains détenus, l’arrêt de l’emprisonnement de migrants pour séjour irrégulier et l’augmentation du nombre de tests de dépistage du Covid-19.
26 mars. De nombreuses organisations, dont Rights International Spain, demandent au ministère de l’Intérieur et au Secrétariat général des institutions pénitentiaires “d’adopter des mesures urgentes” et de “garantir les droits fondamentaux des personnes privées de liberté” comme “la libération immédiate des détenus gravement malades et de ceux de plus de 70 ans”.
17 mars. L’association professionnelle des agents pénitentiaires (APFP) dénonce le manque de moyens de prévention et de coordination de lutte contre l’épidémie dans l’ensemble des établissements.
30 mars. Plusieurs émeutes éclatent dans les prisons de Valence dont Villena, Fontcalent et Picassent. Les détenus protestent contre la suspension des visites. Ces dernières permettent l’introduction de produits stupéfiants depuis l’extérieur. Certains prisonniers souffrent du manque.
11 avril. Le ministère de la Justice annonce la création d’un hôpital de campagne au sein de l’établissement Quatre Camins pour prendre en charge les détenus malades.
24 mars. Les autorités pénitentiaires reçoivent 40 000 masques chirurgicaux.
21 mars. De nombreux prisonniers présentent des symptômes de sevrage, intensifiant les tensions dans les différents établissements. Le confinement des prisons rend l’accès aux stupéfiants plus difficile pour les personnes détenues.
11 mars. Douze prisons sont placées à l’isolement dans le but de renforcer les mesures de prévention. Quelque 300 des 8 000 prisonniers s’en seraient évadés.
29 avril. Le ministère de la Justice [annonce] (https://www.baltictimes.com/coronavirus_crisis_exit_strategy_launched_in_estonian_prisons/) la sortie de crise sanitaire. L’organisation du travail en roulement de cinq jours est abandonnée. Les promenades sont à nouveau autorisées, sauf pour les détenus placés à l’isolement. La reprise des activités et du travail dépendra de l’évolution de la situation du pays et des ordres du gouvernement.
Aucun détenu n’est testé positif au Covid-19 à cette date.
4 avril. De nouvelles conditions de travail sont appliquées au personnel pénitentiaire pour réduire les entrées et sorties dans les prisons. Les surveillants travailleront cinq jours de suite et passeront leur temps libre dans l’enceinte de la prison. Seuls les médecins sont autorisés à entrer et sortir des établissements.
Les visites, les activités et les promenades sont suspendues. Les détenus doivent rester dans leur quartier de détention. Des appels téléphoniques supplémentaires sont prévus. L’administration allonge la liste des aliments autorisés dans les colis apportés par les familles. Des livres, des mots croisés, des chaînes supplémentaires de télévision sont mis à disposition des prisonniers pour compenser les restrictions.
25 mars. Chaque établissement a la charge d’évaluer la possibilité de maintenir les visites déjà prévues, d’en organiser de nouvelles et d’autoriser des permissions de sortir. Les visioconférences et les appels téléphoniques sont recommandés en alternative aux visites. Les visites des officiers de police et des avocats restent autorisés.
Les indemnités et les salaires versés aux personnes détenues dans les prisons ouvertes sont maintenus même en cas de suspension des activités.
Vingt-cinq ordonnances sont prises en application de la loi d’urgence n° 2020-290 du 23 mars 2020 pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et sont présentées en conseil des ministres.
1er juin. À Mayotte, 45 personnes sont porteuses du Covid-19 à la prison de Majicavo. Elles comptent pour beaucoup dans l’augmentation du nombre de nouveaux cas recensés sur l’île. Le dépistage massif fait de l’établissement pénitentiaire un nouveau foyer épidémique. Mayotte est l’un des départements français les plus touchés.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 120 — source ; Prisonnier(s) décédé(s) : 1 — source
26 mai. Deux surveillants sont testés positifs à la prison du Pontet
16 mai. Un mineur et deux agents de l’établissement pénitentiaire de Porcheville sont testés positifs. L’Agence régionale de santé prévoit un dépistage collectif.
28 avril. La section française de l’Observatoire international des prisons estime que l’absence de tests sème le doute sur le nombre réels de cas identifiés au sein des prisons.
8 avril. L’administration pénitentiaire fait état de 63 cas positifs chez les personnes détenues et de 1 003 personnes confinées. Les personnels testés positifs sont au nombre de 145, et 862 sont placés en quarantaine. L’AFP fait état, dans une dépêche, de deux morts chez les détenus et d’un mort dans les personnels, depuis le début de la pandémie.
4 avril. Le dernier bilan fait état de 735 détenus confinés ou placés en quarantaine en raison de leur entrée récente ou des symptômes qu’ils présentent. Le nombre de détenus testés positifs s’élève à 48. Douze sont hospitalisés, dont quatre à Fresnes. Par ailleurs, 114 surveillants et 35 intervenants ont été détectés positifs.
2 avril. Un bilan officiel fait état de 47 personnes détenues et de 107 surveillants testés positifs.
Un détenu décède à la prison de Douai. Une autopsie doit être réalisée pour vérifier les causes du décès. Un agent indique qu’il présentait “tous les symptômes du coronavirus”.
30 mars. La direction de l’administration pénitentiaire annonce que 75 membres du personnel pénitentiaire et 31 détenus sont testés positifs au Covid-19. Des agents sont placés en quarantaine (882 agents) et 138 en sont sortis. Des détenus sont placés en “confinement sanitaire” (683 détenus) et 176 en sont sortis.
27 mars. L’administration pénitentiaire fait état de 21 détenus testés positifs et 471 présentant des symptômes. Ces derniers ont été placés “en confinement sanitaire, isolés du reste de la détention en cellule individuelle”.
26 mars. Un premier surveillant, affecté au centre pénitentiaire d’Orléans, décède du Covid-19.
25 mars. Des premiers cas de contamination sont confirmés aux Baumettes. Les détenus contaminés ont été admis dans l’unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de l’hôpital Nord. Cinquante et une personnes détenues des 16 établissements de la région PACA-Corse sont confinées pour suspicion de Covid-19.
18 mars. Une première personne détenue meurt des suites du Covid-19 à la prison de Fresnes.
31 mai. Un traiteur d’Épernay livre, à la maison d’arrêt de Reims, un repas à plus de 140 détenus pour les remercier de la cagnotte créée en soutien au personnel soignant. Deux détenus témoignent : “On a salivé un petit peu, nous n’avons plus l’habitude d’avoir des odeurs comme ça”.
29 mai. À la prison de Fleury-Mérogis, les parloirs et les ateliers reprennent. Une proche confie, à l’issue d’une visite : “Le fait de cumuler le port du masque, d’être séparés derrière une vitre en plexiglas et de devoir se tenir à un mètre de cette vitre, je trouve que ça fait beaucoup”.
25 mai. À la suite de la reprise des visites, la directrice de l’établissement de Sarreguemines estime que “les familles jouent parfaitement le jeu”. Des vitres en plexiglas ont été commandées et des tables de 1,30 mètres séparent les visiteurs des prisonniers. Aucun incident n’est déploré. La direction espère pouvoir assouplir les conditions à compter du 2 juin.
18 mai. La reprise des parloirs s’effectue dans le respect des mesures sanitaires préconisées : masque obligatoire, désinfection des mains, signature d’une charte et absence de contact. Les visiteurs font état de grandes frustrations. Les masques, la distance et parfois les vitres de séparation engendrent un bruit ambiant qui empêche la bonne tenue des échanges. Certains indiquent préférer ne pas revenir.
11 mai. Les personnels de la prison de Sequedin déplorent que l’administration pénitentiaire n’installe pas de vitres en plexiglas dans les box des parloirs. Les visites reprennent, le mercredi 13 mai et avec les conditions suivantes : un seul visiteur, âgé de 18 à 70 ans, masqué et sans contact physique ni échange de linge. Les personnels estiment ces mesures difficiles à respecter dans la pratique.
10 mai. À la prison de Rennes-Vezin, les horaires de parloirs sont élargis d’une quinzaine de minutes pour permettre le respect du protocole sanitaire. Les Unités de vie familiale (UVF) demeurent fermées jusqu’à nouvel ordre.
8 mai. L’administration pénitentiaire annonce la reprise des parloirs à compter du 11 mai. Un seul parloir par semaine d’une heure maximum est prévu pour la première phase du déconfinement. Les visiteurs doivent signer une charte. Ils ne sont pas autorisés à amener du linge. Tout contact physique est interdit. Les personnes venues de l’extérieur qui mènent des activités en lien avec l’accès au droit ou à l’emploi ne sont pas encore autorisées à reprendre leurs interventions.
27 avril. Les détenus de la prison d’Amiens rassemblent une cagnotte de 1 000 euros pour soutenir le personnel soignant. L’un des participants à la collecte rappelle qu’un don de 20 euros représente jusqu’à 20 % d’un salaire mensuel en prison.
16 avril. Le député La France insoumise Ugo Bernalicis s’est vu refuser sa demande de visiter une prison près de Lille en raison de l’épidémie de Covid-19. Il conteste cette décision en justice, au nom du “libre exercice d’un mandat parlementaire”. “Alors que la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté a suspendu ses visites sur sites, les visites parlementaires restent un des derniers moyens de contrôle du respect des droits fondamentaux des personnes détenues et du bon fonctionnement des établissements pénitentiaires”, souligne-t-il. Il dépose, le 14 avril, un référé-liberté devant le tribunal administratif de Lille.
1er avril. Huit établissements pénitentiaires prennent des dispositions pour permettre à des détenus de fabriquer des masques à l’usage des soignants et de différents services du ministère de la Justice.
15 mars. La Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) transmet une liste d’instructions. L’isolement des personnes détenues s’en trouve accru. Les activités et les déplacements sont limités ou suspendus.Les visites sont limitées à une seule personne majeure par visite et par détenu. Sont exclues : les personnes âgées de plus de 70 ans, les mineurs et les personnes souffrant de maladies chroniques ou respiratoires.
13 mars. La ministre de la Justice annonce un “plan de continuation d’activité” (PCA). Celui-ci conduit à “une réduction des parloirs et à une limitation des activités”.
27 mai. Le ministère de la Justice adresse une circulaire aux juges sur la “régulation carcérale”. Le document est cosigné par la Direction des affaires criminelles et des grâces et par la Direction de l’administration pénitentiaire. Il enjoint les procureurs à réexaminer les peines en attente d’exécution qui sont inférieures à un mois et de les supprimer lorsque la condamnation n’était pas assortie d’un mandat de dépôt.
Les peines inférieures ou égales à six mois d’emprisonnement fermes seront réexaminées. Les juges peuvent également choisir d’écourter certaines peines quand “les reliquats de peines sont à la fois anciens et de faible quantum”. Les travaux d’intérêt général sont allégés, avec la levée possible de 35 heures (une peine moyenne est de 105 heures). Un magistrat cité par Le Figaro estime que cette circulaire est “la plus laxiste que n’ait jamais diffusée la Chancellerie”
8 mai. L’administration pénitentiaire enjoint les services pénitentiaires d’insertion et de probation à refuser les demandes de permission de sortir, à l’exception d’événements “majeurs”.
4 mai. Le nombre de personnes ayant bénéficié d’une libération anticipée s’élève à 5 300.
26 avril 2020. Le ministère de la Justice annonce que le nombre total de détenus a diminué de 6 500 depuis le 29 février.
15 avril. Stéphane Bredin, directeur de l’administration pénitentiaire fait état d’une diminution de 9 923 personnes détenues, au 13 avril. Il précise, lors de son audition par la Commission des lois de l’Assemblée nationale, que le nombre de prisonniers s’élève à 62 659. Le taux d’occupation est passé de 119 % à 103 %.
3 avril. Le Conseil d’État rejette le recours introduit par l’Association des avocats pénalistes, la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP-SF), le Syndicat des avocats de France, l’Union des jeunes avocats et le Syndicat de la magistrature contre certains aspects de l’ordonnance du 25 mars dernier. “L’ordonnance n’a pour objet que de permettre de garder les prévenus plus longtemps derrière les barreaux”, insiste l’OIP-SF. “La France est malade de sa détention provisoire”, souligne l’avocat Sylvain Cormier.
8 avril. La population carcérale française compte près de 8 000 détenus en moins qu’au début de la crise. La moitié des libérations résulte de mesures prises en raison de la crise sanitaire.
3 avril. Le nombre de détenus a diminué de 6 266 personnes entre le 16 mars et le 1er avril, selon le ministère de la Justice.
2 avril. Sébastien Schapira fait part de son espoir, dans une tribune, de voir censurer, par le Conseil constitutionnel, l’ordonnance rendue le 25 mars dernier qui prévoit “le prolongement de plein droit de la détention provisoire de deux à six mois supplémentaires et allonge de 30 jours le délai d’examen des appels en la matière”.
31 Mars. La baisse de la population carcérale se poursuit avec une diminution de 3 956 détenus depuis le 16 mars. Ce chiffre résulte à la fois des mesures de libération anticipées et de la diminution des entrées. Soit 5 % de la population carcérale (environ 70 500 avant la crise sanitaire).
28 mars. La garde des Sceaux rapporte que, depuis le début du confinement, “3 500 détenus ont été libérés”.
24 mars. La Garde des sceaux annonce vouloir libérer 5 000 personnes. “ Mais c’est vraiment très insuffisant“, commente François Bès, coordinateur du pôle enquête à la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP-SF). Et d’ajouter : “Si on veut faire des calculs, si on est dans une logique comptable, alors il faut prendre le nombre de cellules en France : environ 58 000. Puis le nombre de détenus : 70 000. Et en sortir au moins 12 000 pour atteindre l’encellulement individuel. Ce serait le minimum”.
22 mars. La ministre donne instruction de ne pas mettre à exécution les courtes peines d’emprisonnement afin ne pas faire entrer de nouvelles personnes en prison. La Direction de l’administration pénitentiaire (DAP), fait état d’“un fort ralentissement du nombre d’écrous “au cours des trois jours précédents, “moins de 100” nouveaux entrants quotidiens contre “250 à 300” habituellement.
Les appels à des amnisties ont été rejetés jusqu’à présent par la garde des Sceaux “car il faut préserver la sécurité de la société”.
19 mars. Le ministère de la Justice publie, le 19 mars, un communiqué de presse sur les mesures “d’accompagnement pénitentiaire”. Un ensemble de décisions doivent prendre effet le 23 mars :
• attribution d’un crédit de 40 euros sur le compte téléphonique de chaque détenu. Cette somme est utilisable depuis les cabines téléphoniques (ensemble des prisons) ou depuis les téléphones en cellule (64 prisons sont équipées).
• la télévision est accessible gratuitement
• les détenus les plus démunis voient leur aide majorée de 40 euros par mois
La Chancellerie demande aux juridictions de différer la mise à exécution des courtes peines d’emprisonnement. Une trentaine d’entrées en prison sont enregistrées, “contre plus de 200 habituellement”, précise le communiqué.
26 mai. La présidente de l’Association des professionnels de santé exerçant en prison critique la décision de l’administration pénitentiaire de ne pas prévoir de masques pour les détenus dans son plan de déconfinement. Les prisonniers ne sont pas non plus en mesure de les cantiner.
25 mai. Un membre de la section française de l’OIP indique que certains prisonniers, “par peur, n’ont pas mis un pied en promenade depuis le début du confinement, et sont donc restés 24 heures sur 24 dans leurs cellules, sans parloirs.” Il déplore le manque de considération de la part de l’administration pénitentiaire pour les personnes détenues. L’accès aux soins autres que pour le Covid-19 aurait fortement diminué, sauf dans certains établissements pénitentiaires importants.
10 mai. À la prison de Rennes-Vezin, les activités cultuelles, sportives et socio-culturelles ne reprennent pas avant le 2 juin.
8 mai. Chaque détenu ayant bénéficié d’une permission de sortir ou d’un séjour à l’extérieur de l’établissement doit être isolé de la population générale à son retour au sein de la prison. La présidente de l’association nationale des juges d’application des peines explique que “cette quarantaine va dépendre des possibilités d’isolement dans les établissements”.
7 mai. Le respect des gestes barrière conduit à une diminution du nombre de fouilles de cellule et par palpation.
1er mai. Un étage est entièrement dédié aux prisonniers souffrant du Covid-19 à la prison de Fleury-Mérogis. Il comporte 29 places.
29 avril. Les autorités, qui craignaient “une explosion du nombre de cas” estiment la situation “sous contrôle” dans les prisons franciliennes. L’administration pénitentiaire prévient : “il faut rester prudent”.
28 avril. Une personne détenue expose, dans un blog, ses conditions de détention. Elle indique par exemple que le régime de détention de l’établissement où elle est incarcérée est modifié : les portes “sont désormais ouvertes par roulement de 8h à 10h puis 10h à 12h, même chose l’après-midi”. Les centres de détention observent normalement un régime portes ouvertes en journée.
23 avril. Les détenus de la prison de Val-de-Reuil confectionnent chaque jour un millier de masques.
8 avril. L’avocat Etienne Noël, connu pour son engagement aux côtés des personnes détenues, s’interroge, constats à l’appui : “Comment respecter les distances quand on est trois ou quatre détenus dans une cellule ?”
L’administration pénitentiaire précise les mesures de sécurité sanitaire qu’elle entend mettre en œuvre, à la suite de la saisine notamment du Syndicat pénitentiaire Force ouvrière. Le ministère s’engage fournir des gants à usage unique en nombre suffisant pour les personnels en contact direct avec les prisonniers. Il annonce une livraison de 2 500 litres de gel hydroalcoolique par semaine. Un stock de 260 000 masques chirurgicaux est alloué à l’administration pénitentiaire. La ministre s’engage à assurer, sans rupture, l’approvisionnement de façon à satisfaire l’ensemble des besoins journaliers (deux masques par agent pour chaque jour de présence, soit 17 600 masques).
9 avril. Des détenus de 140 établissements pénitentiaires confectionnent des masques en tissu. La production, de 5 000 pièces quotidiennes, est destinée à 80% aux personnels des hôpitaux parisiens (AP-HP). Le reste sera utilisé par les surveillants pénitentiaires. Les personnes détenues qui participent à ces ateliers sont rémunérées 6 euros par heure.
8 avril. Un médecin de la prison de la Santé expose la pénurie de moyens pour prendre en charge d’éventuels malades : “en cas de détresse respiratoire aiguë, on ne peut rien faire. Or un détenu, à l’hôpital, ça nécessite une lourde procédure, une “garde statique”, c’est-à-dire deux flics devant sa chambre. Les hôpitaux sont déjà engorgés, ce serait ingérable”.
3 avril. Les détenus à la prison de la Santé n’ont pas accès à l’eau pendant plusieurs heures et ne peuvent pas se “laver les mains”. Une fuite sur une canalisation est à l’origine de l’incident.
2 avril. “Ne me parlez pas de masques ou de gels hydroalcooliques, râle un détenu. *C’est tout juste si nous avons du savon.“*Un article fait état du “surconfinement” des personnes privées de liberté.
14 mars. La lutte contre la propagation du coronavirus s’organise dans le huis clos de la détention. Les autorités font état d’un détenu et de deux infirmières testés positifs au COVID-19. Une trentaine de détenus sont placés en quarantaine.
13 mars. Des référents coronavirus doivent être désignés par les chefs d’établissement. Ils sont en charge de la mise en œuvre du dispositif de limitation des risques de propagation, du renouvellement des kits d’hygiène auprès des détenus (savons et produits d’entretien notamment) et de l’information des visiteurs.
Des flyers avec les consignes d’hygiène doivent être affichés dans les locaux.
Des cellules sont aménagées au sein des quartiers arrivants pour placer en confinement les détenus à risque. Des mesures de précaution seront prises au cas par cas, établissement par établissement, en fonction des zones de circulation du virus. Les autorités judiciaires sont invitées à favoriser le recours à la visioconférence plutôt que d’extraire les détenus devant se rendre en audience.
1er juin. Le syndicat pénitentiaire Force ouvrière demande le dépistage de l’ensemble des personnes détenues et des personnels après la recension de trois cas positifs en quelques jours. Il affirme que la prison est devenue*“un cluster”*.
4 mai. Des observateurs estiment que la reprise des activités judiciaires conduira à un repeuplement des établissements pénitentiaires. Des juges d’aménagements des peines proposent des mesures d’amnistie pour les peines les plus courtes.
Cinq femmes de détenus interpellent la garde des Sceaux et dénoncent les conditions de détention depuis le début de la pandémie. Elles estiment que les prisonniers vivent “dans des conditions punitives”. Elles réclament d’avantage d’aides pour maintenir les liens familiaux et un meilleur accès aux produits d’hygiène.
30 avril. Un collectif de 150 proches et amis de personnes détenues interpelle la ministre de la Justice. Il critique la gestion de la crise sanitaire en prison et réclame que des mesures d’hygiène supplémentaires soient prises.
30 avril. Deux avocats pénalistes écrivent une tribune dans laquelle ils demandent la mise en place d’une loi d’amnistie. Ils pointent que la surpopulation n’a pas disparu. Ils indiquent que la baisse de la population carcérale est “bien plus imputable à la très faible activité des tribunaux (…) qu’aux remises en liberté dont le gouvernement veut bien s’enorgueillir”. Ils critiquent l’allongement des détentions provisoires et le refus de libération de la part de certaines chambres d’instruction, “même pour les plus fragiles”.
28 avril. La baisse du nombre de personnes détenues est jugée insuffisante. La secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature indique que des maisons d’arrêt continuent d’enregistrer des taux d’occupation excédant 100 % : “il y a toujours des structures où les détenus dorment au sol, à deux ou trois par cellule”.
20 avril. Le Syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNFP-CFDT) adresse une lettre ouverte au président de la République. Il soutient que la gestion de l’épidémie prouve que “l’encellulement individuel constitue un objectif atteignable” et que l’exemple du dernier mois “a balayé tous les impossibles et toutes les frilosités”. Il indique qu’il entend faire de l’encellulement individuel “une priorité et une urgence” et que le refus n’est désormais plus audible : “nous l’exigerons par tous les moyens, puisque nous savons désormais que c’est possible”.
6 avril. Modus Bibendi, collectif des acteurs de la réduction des risques alcool réclame, dans une tribune, une vraie politique de réduction des risques (RDR), respectueuse des droits humains, qui soit accompagnée par des professionnels. “La première des mesures dans le contexte actuel est de lever l’interdiction des gels hydro-alcooliques. Celle-ci confronte les personnes détenues, confinées dans des conditions sanitaires la plupart du temps catastrophiques, à une exposition majorée au virus et à sa diffusion”.
5 avril. Des représentants des magistrats et des directeurs de prisons signent une tribune dans laquelle ils demandent le dépistage systématique des personnels. Ils s’inquiètent de la libération massive “sans test préalable” et regrettent que le ministère ne “s’entoure pas plus des propositions constructives et non idéologiques des acteurs de terrain.”
4 avril. Plusieurs avocats et personnes détenues saisissent en urgence le tribunal administratif de la Martinique. Ils enjoignent l’administration pénitentiaire à prendre les mesures nécessaires afin de “ramener le nombre de personnes détenues à Ducos à un chiffre permettant un encellulement individuel, de prendre des mesures sanitaires et d’hygiène et de maintien du lien familial ou de procéder à des tests de dépistage”. Le tribunal reconnaît la vulnérabilité des détenus et la “situation de sur-occupation préoccupante”. Il indique toutefois que l’administration pénitentiaire ne dispose d’aucun pouvoir de mise sous écrou ou d’aménagements de peine. Il ordonne la mise à disposition de masques et de gants et demande la réalisation de tests de dépistage.
1er avril. Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, juge insuffisantes les mesures prises par le gouvernement. Elle réclame que le nombre des personnes détenues ne soit pas supérieur au nombre des places.
Nicole Belloubet défend, dans une tribune, les actions menées par son ministère et affirme : “L’État de droit n’est pas mis en quarantaine”.
31 mars. Des détenus de la maison d’arrêt de Nanterre portent plainte contre le Premier ministre et contre la Garde des Sceaux pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Leur avocat, Me Fabien Arakelian, a adressé leur plainte à la Cour de justice de la République lundi soir.
Le barreau de Lyon dénonce auprès de la Garde des Sceaux des mesures dérogatoires synonymes de “confinement des droits de la défense”. Le président de l’Association des avocats pénalistes, Christian Saint-Palais, sollicité par l’AFP, dénonce : “des audiences par visioconférence, à huis clos, à juge unique, des présumés innocents détenus qui pourront le rester plus longtemps”. De son côté, le syndicat de la magistrature alerte “sur le fait que de longs mois d’application de ces dispositions risquent d’avoir un effet de contamination sur le droit commun”. Katia Dubreuil, secrétaire nationale de ce syndicat, craint que l’on “fasse sauter des verrous psychologiques”. “On aurait dû limiter la durée des mesures au confinement” et non à l’état d’urgence sanitaire. Car, souligne Katia Dubreuil, l’état d’urgence sanitaire, “on ne sait pas combien de temps il va durer”.
30 mars. Pour Muriel Giacopelli, “l’annonce des mesures prises par le gouvernement semble déjà dérisoire”.
29 mars. La section française de l’Observatoire international des prisons, l’Association des avocats pour la défense des droits des détenus (A3D), le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France introduisent un référé-liberté devant le Conseil d’Etat, porté par le cabinet Spinosi et Sureau. Le document de 39 pages présente un récapitulatif exhaustif sur la propagation du Covid-19 en France, fait précisément état des arrêts rendus par les plus hautes juridictions contre la France au regard de ses conditions de détention, associe les personnels et les personnes détenues dans les risques encourus, montre un risque épidémique aux conséquences négatives sur l’ensemble de la population et pour le système de santé. Il enjoint le juge des référés du Conseil d’Etat d’ordonner toutes les mesures qu’il estimera utiles afin de faire cesser les atteintes graves et manifestement illégales portées aux libertés fondamentales des personnes détenues.
19 mars. Une tribune réclame une diminution de la “pression carcérale”. Plus de 1 000 personnes (chercheurs, personnalités publiques, magistrats, avocats et associations) sont signataires.
17 mars. La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) saisit, le 17 mars, la ministre de la Justice. Elle estime que la sécurité des personnes détenues n’est pas garantie. Elle pointe une “situation de risque sanitaire élevé” et réclame des mesures “immédiates et concrètes”. Elle préconise de limiter les entrées et favoriser les sorties de prison.
L’association pour la défense des droits des détenus (A3D) demande la libération des détenus en fin de peine et ceux placés en détention provisoire.
La section française de l’Observatoire international des prisons s’interroge sur la capacité de la DAP à libérer des cellules.
Le Défenseur des droits appelle le gouvernement à prendre des mesures pour diminuer la surpopulation carcérale. Il demande à la ministre de la Justice de donner des instructions aux tribunaux pour recourir aux libérations sous contrôle judiciaire.
11 mai. L’avocat Éric Dupont-Moretti fait part de ses inquiétudes sur le fonctionnement de la justice en raison des mesures prises pendant la crise du coronavirus. Il avance que l’allongement de la durée maximale de la détention provisoire et l’absence de débat contradictoire devant le juge sont un premier pas vers des dérives futures. Il condamne une “arrogance judiciaire insupportable” et ajoute “depuis la loi des suspects de 1793, on n’a jamais fait ça dans notre pays”.
7 mai. Les surveillants se réjouissent de la diminution du nombre de personnes détenues. Ils estiment être en capacité de faire un travail de meilleure qualité. La baisse du nombre de détenus est de 35 % au sein du bâtiment D4 de la prison de Fleury-Mérogis. Chaque prisonnier bénéficie d’une cellule individuelle. À Fleury également, une seconde promenade quotidienne est mise en place.
4 mai. La ministre de la Justice estime que “la population carcérale va nécessairement réaugmenter avec la reprise de l’activité pénale”. Elle souhaite néanmoins “maîtriser la pression carcérale dans la période qui s’ouvre pour éviter un rebond épidémique en détention”.
29 avril. Le taux d’occupation moyen est en-dessous de 100 %. Le ministère de la Justice rapporte 11 500 détenus en moins depuis le début de l’épidémie. Certains établissements demeurent occupés à plus de 140 % comme à la prison de Meaux ou de Villepinte.
17 avril. Une mutinerie éclate à la prison de Toul, près de Nancy. Les détenus brûlent des matelas. Le toit d’un bâtiment prend feu. Le manque de visites et la pénurie de drogue qui en résulte est désignée comme une explication possible.
10 avril. Des prisonniers, actuels ou anciens, s’en prennent vertement « à la ministre des tribunaux et des prisons », dans une lettre ouverte. Ils l’accusent de “laisser mourir ses prisonniers”.
1er avril. Des détenus de la prison de Rémire-Montjoly, en Guyane, se mutinent en début de matinée. Un surveillant est enfermé dans un local et ses clés lui sont dérobées. Les détenus allument un feu. Le calme revient après la mobilisation d’un important dispositif de sécurité.
30 mars. L’interdiction des parloirs et des colis à la prison de Nuutania, en Polynésie, est à l’origine de tapages et de tensions.
27 mars. Médiacités recense les mouvements de protestation. Les maisons d’arrêt, qui ont connu le plus de mouvements, sont les établissements les plus touchés par la surpopulation et la promiscuité.
Un détenu de la maison d’arrêt de Nice est condamné à quatre mois de prison pour avoir encouragé le mouvement de protestation du 22 mars contre la suspension des parloirs et les conditions sanitaires durant l’épidémie de coronavirus.
25 mars. De vives tensions sont constatées au centre pénitentiaire de Longuenesse après les mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus. Plusieurs incidents surviennent, dont deux incendies, qui se déclarent dans l’après-midi. Sept surveillants et un détenu inhalent des fumées et sont examinés par l’équipe médicale du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). Un surveillant âgé de 49 ans est transporté à l’hôpital. Un détenu âgé de 22 ans, intoxiqué par les fumées, est transporté en urgence vers l’hôpital.
24 mars. Une trentaine de détenus refusent de retourner dans leurs cellules à la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Les détenus réclament des masques, du gel hydroalcoolique et leur libération. Leur demande de mise en liberté s’appuie sur les récentes déclarations de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.
23 mars. Une centaine de personnes détenues à la prison de Rennes-Vezin adresse une tribune aux autorités pénitentiaires et au gouvernement. Elles accusent d’être placées en “danger de mort” et appellent au “désengorgement de toutes les prisons”. Elles réclament des règles d’hygiène “strictes” rendues impossibles par la promiscuité.
22 mars. Des détenus de la prison d’Uzerche refusent, le 22 mars, de regagner leur cellule. Certains montent sur le toit et brûlent des matelas. Ils protestent contre la suspension des parloirs. Un délégué syndical explique : “Le parloir est souvent ce qui ouvre la porte vers l’extérieur. (.) C’est le contact humain qui compte pour ces détenus. (.) C’est voir leurs familles, leurs femmes et leurs enfants le week-end qui les fait tenir.” Environ 200 cellules sont dégradées à l’issue de l’incident.
Pour en savoir plus, consulter le fil d’actualités de la section française de l’Observatoire international des prisons consacré au Covid-19. Il est régulièrement actualisé.
27 mars. L’administration pénitentiaire prend des mesures :
les 15 établissements sont désinfectés de manière régulière depuis le 7 mars, en particulier les lieux qui reçoivent du public et les lieux de vie commune. Chaque établissement est équipé en moyen de désinfection et d’hygiène, disponible pour le personnel et les détenus.
les détenus sont informés de l’intérêt des mesures restrictives mises en place. Des affichages rappellent les gestes barrières à respecter. Les nouveaux détenus sont mis en quarantaine pour 21 jours à leur arrivée en détention. Les détenus âgés ou présentant des problèmes de santé font l’objet d’une attention particulière de la part des équipes médicales.
le personnel pénitentiaire est contrôlé chaque jour. La personne n’entre pas si elle présente des symptômes. Le service de santé est disponible 24/7 dans tous les établissements.
27 mars. Les visites et droits de sorties des détenus sont restreints. Depuis le 15 mars, les détenus ont droit à 15 minutes de téléphone gratuites pour compenser l’arrêt des visites. En cas d’urgence, les visites doivent avoir lieu derrière une vitre et munis d’équipement de protection. L’administration pénitentiaire met en place un système pour assurer les audiences à distance.
14 mai. Entre 30 et 40 personnes (détenus et membres du personnels) sont testés. Les résultats sont négatifs mais ne font l’objet d’aucune déclaration officielle.
16 avril. L’ombudsman grec Pottakis, envoie une lettre à plusieurs ministres et responsables pour critiquer l’état des prisons du pays.
14 avril. Les détenus de la prison de ** Korydallos** protestent contre la suspension des liens avec l’extérieur et les mesures prise pour prévenir la propagation du virus.
9 avril. Une émeute éclate à la prison pour femmes d’Eleonas, dans le centre de la Grèce. Les prisonnières s’alarment du décès d’une co-détenue. Elles craignent que celle-ci soit due au Covid-19. Les détenues demandent des mesures immédiates pour protéger leur santé et réduire la surpopulation carcérale.
14 mai. Le gouvernement retire le plan de libération anticipée pour certaines catégories de détenus comme annoncé le 26 mars.
26 mars. Le gouvernement élabore un plan prévoyant la libération anticipée de 1 500 détenus. Ce plan s’adresse aux prisonniers jugés pour des délits mineurs et les peines de moins d’un an. Ce plan renforce les mesures précédemment prises : création de zones d’isolement pour les cas suspects, suspension des permissions de sortie, suspensions des transferts de prisonniers.
18 mai. Les autorités annoncent que les mesures restrictives relatives au maintien des liens sociaux et au transfert des détenus vont graduellement s’assouplir.
14 mai. Les visites par visioconférence sont étendues de six à onze prisons du pays.
19 mars. Les visites dans les prisons sont suspendues.
6 mai. Cinq prévenus porteurs de symptômes sont transférés à l’hôpital avant leur arrivée en détention.
23 avril. 47 détenus et 63 membres du personnel pénitentiaire sont testés. L’administration pénitentiaire n’annonce aucun cas positif parmi les détenus.
8 mai. Un décret gouvernemental modifie la procédure pénale. L’accès aux dossiers, l’envoi des convocations et des documents officiels se font principalement par voie électronique. Ce décret détaille les modifications apportées à la publicité des audiences, à la composition des tribunaux et aux jugements qui peuvent être rendus. Le délai de certaines procédures et la durée de l’enquête peuvent être prolongés. Certaines demandes ou procédures sont suspendues ou ne peuvent être engagées pendant la période de l’état d’urgence (“état de danger” en hongrois).
14 mai. Le Comité Helsinki hongrois appelle le gouvernement à libérer les détenus vulnérables et à suspendre les courtes peines d’emprisonnement. Face à l’absence d’information, il demande également l’accès aux résultats des tests effectués. Le Comité suggère de tester le personnel pénitentiaire régulièrement et de fournir les équipements de protection nécessaire.
5 avril. Un décret gouvernemental introduit des mesures plus strictes. Les nouveaux détenus sont placés à l’isolement durant 14 jours. Ceux présentant des symptômes sont transférés à l’hôpital. Toute sortie est suspendue, y compris si un proche parent est mourant ou décédé.
2 avril. L’hôpital pénitentiaire est prêt à accueillir les détenus souffrant du Covid-19.
5 mars. Le plan d’action de l’administration pénitentiaire prévoit l’isolement et la surveillance des nouveaux détenus durant 14 jours. Les locaux sont désinfectés deux fois par jour. Le personnel pénitentiaire est équipé de 28 358 masques, 3 600 gants, 488 vêtements de protection et 224 thermomètres. Les détenus ont reçu 10 000 masques.
14 mai. Les visites sont suspendues dans tous les établissements.
15 avril. Toutes les activités sont suspendues. La promenade d’une heure à l’extérieur pourrait être modifiée également. Pour compenser ces restrictions, un accès gratuit à la salle de sport et à la télévision dans les cellules est prévu.
27 mars. Certaines prisons suspendent totalement les visites en raison des restrictions de déplacement et du couvre-feu mis en place par le gouvernement.
5 mars. Les visites sont restreintes. Elles sont toujours autorisées à la famille et aux avocats. Elles se déroulent derrière une vitre de plexiglas et sont réduites à deux visiteurs par visite. Les visites de jeunes ou de personnes âgées sont déconseillées. Les avocats sont soumis à la prise de leur température et à un questionnaire d’évaluation de potentielle exposition au Covid-19 à leur entrée. L’accès peut leur être refusé sur ces critères. Il est recommandé aux avocats de favoriser les consultations par téléphone ou Skype et de ne pas remettre de documents en mains propres aux détenus. Les salles sont désinfectées régulièrement. La durée des appels téléphoniques est augmentée de 15 minutes. L’Etat prend en charge les frais pour les détenus ne possédant pas de téléphone portable, après évaluation de leur dossier.
5 mars. Les permissions de sortie sont suspendues. Les transferts de détenus sont limités.
7 avril. La maison d’arrêt de Cloverhill (Dublin) adapte la distribution des repas. Ceux-ci sont servis en petits groupes, en respectant des mesures de distanciation. Les tasses et les assiettes sont remplacées par des contenants en carton à usage unique. Les surveillants ont l’obligation de porter un équipement de protection (blouse, masque, lunettes) à chaque interaction avec les personnes détenues. L’établissement accueille la majorité des prévenus du pays. L’établissement enregistre n moyenne 100 entrées et sorties par jour.
31 mars. Des tests de température sont systématiquement effectués à l’entrée des établissements pénitentiaires.
3 avril. Quatre surveillants sont testés positifs. Quatre-vingt-deux prisonniers sont, à ce jour, confinés dans leur cellule. Aucune personne détenue n’a, jusqu’ici, été testée positive.
30 mars. Irish Penal Reform Trust soumet à l’administration pénitentiaire et au ministère de la Justice une liste de recommandations et de mesures qui permettraient de limiter les conséquences de la pandémie en prison. L’association demande, notamment, une réduction significative de la population carcérale, un soutien à la sortie pour personnes libérées, la mise en place de mesures de prévention et de protection dans les établissements pénitentiaires.
27 mars. Toutes les visites familiales sont suspendues. L’administration annonce la mise en place progressive d’appels vidéo pour permettre aux prisonniers de garder le lien avec leur famille.
13 mars. L’administration pénitentiaire irlandaise annonce des restrictions strictes en matière de visites. Celles-ci sont limitées à 15 minutes, une fois par semaine et par prisonnier. Les visiteurs âgés de moins de 18 ans et ceux présentant des symptômes de grippe ne sont pas admis.
24 mars. Plus de 200 prisonniers dont le reliquat de peine est inférieur ou égal à trois mois sont libérés. L’administration envisage d’étendre la mesure à ceux dont le reliquat est inférieur ou égal à six mois.
5 mai. De nombreux prisonniers de Maghaberry présentent des symptômes de sevrage. La suspension des visites rendrait l’accès aux stupéfiants plus difficile. Les surveillants, en effectif réduit, s’inquiètent du comportement de plus en plus difficile à gérer pour certains d’entre eux.
23 mars. L’administration pénitentiaire annonce la suspension de toutes les visites de prisons.
5 mai. Un homme atteint du Covid-19 est placé en détention provisoire dans la prison de Hydebank Wood Secure College (Belfast). Les autorités assurent qu’il sera isolé du reste des détenus incarcérés dans l’établissement et que les procédures prévues seront “appliquées et prudemment suivies”.
30 avril. Cinq surveillants sont testés positifs.
26 mars. Plusieurs prisonniers présentant des symptômes caractéristiques du Covid-19 sont placés en isolement. Cent soixante-cinq des 1 000 surveillants pénitentiaires du pays sont confinés en raison du coronavirus.
3 avril. Près de 100 prisonniers vont accéder à une libération temporaire à partir du 6 avril. Cette mesure s’applique à des personnes dont le reliquat de peine est inférieur à trois mois.
30 mars. Près de 200 des 1500 personnes détenues en Irlande du Nord seront libérées temporairement. Cette mesure concernerait les personnes dont le temps de peine restant est inférieur à trois mois.
1er mai. InsideTime interroge la ministre de la Justice Naomi Long sur la gestion de l’épidémie dans les prisons. Le journal la juge meilleure que dans le reste du Royaume-Uni et évoque un “brillant exemple “. Le pays détient près de 1 600 prisonniers dans trois établissements.
La section d’Irlande du Nord d’Amnesty International UK appelle le gouvernement à immédiatement envisager des peines alternatives pour les prisonniers vulnérables en raison de leur âge ou de leur état de santé s’ils ne semblent pas être un danger pour eux-mêmes ou la société. Elle demande également la libération des personnes en attente de jugement et des personnes condamnées pour des infractions “mineures”.
La ministre de la Justice conteste l’imminence d’éventuelles libérations. Elle précise notamment que ces mesures ne seront envisagées que s’il devient nécessaire “d’assurer la sécurité des surveillants”.
6 avril. Les visites, les activités, les permissions de sortie et les transferts sont suspendus. Des téléconférences sont organisées pour maintenir les liens.
L’association Antigone retrace les événements et publie un ensemble de recommandations pour gérer l’épidémie en prison.
10 mai. Le gouvernement durcit, via un décret, les conditions de libération des personnes détenues en raison de crimes mafieux. Celui-ci prévoit le réexamen des situations toutes les deux semaines des cas.
6 mai. Le ministre de la Justice annonce la réincarcération des membres de la mafia qui avaient été libérés en raison de leur âge ou de leur vulnérabilité au virus.
18 avril. La population carcérale a diminué de 6 000 détenus depuis le début de l’épidémie en mars.
16 mars. Le gouvernement adopte un décret modifiant la règlementation concernant l’assignation à résidence. 2000 à 3000 personnes pourraient être remises en liberté dans les semaines à venir. La Coalition italienne pour les libertés et les droits civils considère ces modifications insuffisantes. Elle appelle les autorités à étendre ces mesures aux personnes détenues particulièrement vulnérables en raison de leur âge ou de leur état de santé.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 94 ; Prisonniers décédés : 2 — source
23 avril. Soixante-huit détenus de la prison de Lorusso e Cutugno à Turin sont testés positifs. Cinq d’entre eux sont transférés à l’hôpital.
30 mars. Les syndicats annoncent le décès de deux membres du personnel pénitentiaire. Ils comptent 150 autres malades.
27 mars. Quinze détenus sont testés positifs au Covid-19 et 260 sont placés en quarantaine. Quelques 200 000 masques, 760 000 gants jetables et 1 600 téléphones portables sont distribués aux établissements pénitentiaires au cours des dernières semaines.
25 mars. L’association Antigone et d’autres organisations présentent une série de propositions aux députés afin de garantir le droit à la santé des détenus.
18 mars. Antigone déclare que les mesures gouvernementales annoncées le 16 mars sont insuffisantes. Le groupe de défense des droits des prisonniers estime que plus de 14 000 détenus devraient être libérés pour soulager la surpopulation dans les prisons et éviter une propagation du virus
12 mars. La suppression des parloirs déclenche des révoltes dans plusieurs prisons du pays. Douze prisonniers décèdent. L’association Antigone retrace les événements et publie un ensemble de recommandations pour gérer l’épidémie en prison.
7 avril. Le personnel pénitentiaire et médical doit obligatoirement porter l’équipement de protection pour travailler. Des masques et des savons sont fournis aux détenus. Avant toute entrée ou sortie, les détenus sont placés à l’isolement au moins 14 jours et sont soumis à un examen médical.
20 avril. Les autorités pénitentiaires annoncent qu’aucun cas de Covid-19 n’a été dépisté dans les prisons du pays.
20 avril. Les nouveaux détenus sont placés en quarantaine durant 14 jours. La température du personnel pénitentiaire est évaluée avant chaque prise de poste. Si celle-ci est trop élevée, la personne est envoyée chez le médecin.
Les prisons et l’hôpital pénitentiaire d’Olaine préparent des chambres appropriées et isolées pour les éventuels malades du Covid-19.
17 mars. Suite à la déclaration de l’état d’urgence, l’administration pénitentiaire annonce la suspension des visites, des transferts de prisonniers et des nouveaux emprisonnements de courte durée (15 jours à 3 mois). Pour compenser les restrictions, des appels téléphoniques et visioconférences sont mis en place.
19 mars. Les détenus testés positifs et ceux ayant été en contact avec le virus sont placés en quarantaine et/ou en observation. Avant toute entrée ou sortie, les détenus sont placés à l’isolement durant 14 jours.
Le personnel pénitentiaire est équipé, en majeure partie, de masques et de gel hydroalcooliques. Les lieux sont régulièrement nettoyés et désinfectés.
Les prisons pour femmes ont entamé la confection des masques.
19 mars. Les visites sont suspendues, à l’exception de celles des avocats). Les détenus ont droit à des appels téléphoniques supplémentaires. Les transferts de prisonniers sont suspendus.
18 avril. Un premier détenu est testé positif au Covid-19 à la prison de Schrassing. Il est transféré à l’hôpital.
31 mars. Trente détenus entament une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention.
26 mars. Une émeute impliquant 25 détenus éclate à la prison Schrassig en raison notamment d’un manque de masques et de gel désinfectant. Ces derniers sont sanctionnés d’un mois d’isolement.
16 mars. Les autorités annoncent la réduction des visites. Celles-ci seront limitées à 25 par semaine et un maximum de deux visiteurs à la fois. Les visiteurs devront remplir un formulaire et se faire contrôler leur température avant d’entrer dans l’enceinte de l’établissement. Le contact direct est interdit. Une fenêtre sépare les prisonniers des visiteurs. Les avocats ont également un accès restreint et les autres tiers ne sont pas autorisés à accéder à la prison. Le transport des prisonniers est également réduit au minimum et les nouveaux détenus dépistés avant d’entrer en détention.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 2 ; Prisonniers décédés : 2 — source
9 avril. Un détenu de la prison de Sutka à Skopje décède du Covid-19.
8 avril. De nouvelles conditions de travail sont appliquées aux 130 agents pénitentiaires pour réduire les entrées et sorties dans la prison de Corradino. Elles s’appliqueront jusqu’à la fin de la pandémie. Les surveillants travailleront et résideront sept jours de suite dans l’enceinte de la prison.
mars. Les nouveaux détenus sont [placés à l’isolement]((https://www.maltatoday.com.mt/news/national/101555/corradino_prison_staff_start_weeklong_shifts_to_reduce_covid19_risks#.XpA_8cgzbIU) durant deux semaines avant d’être placés en cellule avec les autres.
Des masques sont fournis et les lieux sont régulièrement nettoyés par le personnel et les détenus.
mars. Les visites sont suspendues. De nouveaux moyens de communication sont mis en place pour maintenir les liens.
27 mars. Le gouvernement envisage différentes mesures pour éviter la propagation du coronavirus dans les prisons. Ces mesures incluent la création de prisons temporaires pour réduire la surpopulation de la prison de Corradino, l’assignation à résidence avec un dispositif de bracelet électronique pour les prisonniers en fin de peine, la séparation des prisonniers âgés et des prisonniers vulnérables du reste des prisonniers.
12 mars. Le ministère de la Justice annonce la mise en place d’un régime spécial pour prévenir et lutter la propagation du coronavirus. Ce plan comprend notamment un rapport médical quotidien à la direction, un aménagement des espaces disponibles (salle de sport, salle de classe) en salles d’isolement et la déclaration de l’état de santé des détenus au cours des 14 derniers jours. Des masques de protection sont fournis aux agents pénitentiaires.
12 mars. Les visites, les rassemblements et les activités sont limités voire suspendus. Des visioconférences sont mises en place pour compenser les restrictions. Les transferts de prisonniers sont suspendus.
14 avril. L’organisation Council for the civil control of police dénonce de “mauvaises” conditions sanitaires en détention provisoire favorisant la propagation du coronavirus.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 9 — source
14 avril. Quatre détenus de la prison de Bastøy, située dans le fjord d’Oslo, sont testés positifs au Covid-19.
1 avril. Un détenu et quatre membres du personnel pénitentiaire sont testés positifs au Covid-19.
16 mars. Une libération anticipée est accordée à 194 détenus.
13 mars. Les visites sont suspendues hormis pour les avocats, la police et les ambassades. Celles-ci devront se dérouler derrière une vitre de séparation. Il leur est toutefois recommandé de privilégier la communication par visioconférence. L’administration met à disposition 800 tablettes à cet effet. Les personnes détenues pourront bénéficier d’heures d’appel gratuites pour compenser les restrictions.
Les prisonniers étant considérés comme étant à risque et ceux testés positifs sont placés en quarantaine.
Les permissions de sortir sont suspendues.
Une nouvelle réglementation permettant l’élargissement de la surveillance électronique aux peines de six mois (quatre habituellement) est prévue jusqu’au 1er mai.
30 avril. Une nouvelle mesure permet la libération anticipée de certains détenus sous surveillance électronique. Seuls 700 bracelets sont disponibles, ce qui ne permet pas de répondre à l’ensemble des demandes. Des discussions sont en cours pour trouver une solution.
23 avril. Trois détenus de Schiphol Judicial Complexdénoncent le non-respect des mesures, notamment celles de la distanciation sociale et du port du masque de la part des personnels. Les avocats appellent à prendre plus de mesures et libérer rapidement les détenus.
12 avril. Une protestation impliquant 40 à 50 détenus éclate dans l’établissement pénitentiaire de Lelystad. Certaines sources déclarent que les mesures prises contre la propagation du coronavirus sont à l’origine de cette manifestation. Le ministère de la Justice ne s’est pas encore prononcé.
19 mars. L’administration pénitentiaire confirme le test positif d’une personne détenue au coronavirus au service hospitalier de la prison de Scheveningen. Une vingtaine de détenus sont isolés par précaution.
Différentes mesures sont prises, depuis le 14 mars, “pour limiter le nombre de contacts et donc le risque de contamination”. Tout prisonnier présentant des symptômes caractéristiques du Covid-19 sont placés à l’isolement. Les visites sont interdites, à l’exception des avocats et des parents/tuteurs pour les détenus mineurs. Les prisonniers possédant des autorisations de sortie à la journée ou pour le week-end ont temporairement interdiction de quitter l’enceinte de la prison.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 3 — source
23 mars. Le ministère de la Justice prévoit d’étendre les peines à domicile sous surveillance électronique. Cette mesure bénéficierait à près de 12 000 condamnés.
Les visites et le travail à l’extérieur de son enceinte sont interdits. Des ateliers de couture sont mis en place, dans plusieurs prisons, pour confectionner des masques et des combinaisons de protection.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 3 — source 12
28 avril. Treize membres du personnel pénitentiaire sont testés positifs.
28 avril. 1 867 détenus ont été libérés depuis le début du mois.
8 avril. Le gouvernement projette de libérer jusqu’à 2 700 prisonniers. Cette mesure est fortement critiquée par l’opposition.
1 avril. Plusieurs juges demandent au gouvernement d’approuver une loi exceptionnellepermettant de libérer 1 400 détenus et ainsi réduire la surpopulation.
23 mars. Les autorités annoncent la libération des personnes en détention provisoire dans les semaines à venir.
9 mars. Le gouvernement annonce la suspension temporaire des visites dans les prisons
18 mars. L’administration pénitentiaire livre des machines à coudre et les matériaux nécessaires aux détenus pour coudre des masques de protection. L’objectif est de produire 50 000 masques par mois pour les distribuer dans les prisons et les hôpitaux.
7 mai. Trois cent trente-trois détenus sont testés mais aucun n’est positif. Parmi les 558 agents testés, 22 sont porteurs du Covid-19.
18 mars. Trois détenus perdent la vie et deux sont gravement blessés après un incendie à la prison de Satu Mare, dans le nord-ouest de la Roumanie. Les détenus ont allumé l’incendie en brûlant leurs matelas pour protester contre les restrictions, dont la réduction des heures de visite, imposées dans le cadre de l’épidémie de Covid-19.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 41 — source 12
25 mai. L’administration pénitentiaire fait état de 238 cas parmi les détenus et 980 cas parmi le personnel dans les prisons fédérales. Les autorités ont effectué 52 000 tests.
23 mai. Soixante-douze membres du personnel de la prison SIZO-1 à Ekaterinbourg sont isolés placés en observation à Nizhni Taguil. Les tests sont, à ce jour, négatifs. Sept détenus sont positifs dans cette prison.
21 mai Plusieurs nouveaux cas sont confirmés : [sept personnels] (https://www.tulapressa.ru/2020/05/sem-sotrudnikov-v-koloniyax-tulskoj-oblasti-zaboleli-koronavirusom-4612/) de la région de Toula et [6 personnels] (https://yarnovosti.com/news/shest-sotrudnikov-regionalnogo-ufsin-zarazilis-koronavirusom/) de la région de Yaroslav.
14 mai L’administration pénitentiaire rapporte 617 cas parmi le personnel et 145 cas parmi les personnes détenues. Depuis le début de la crise, 208 membres du personnel et 29 détenus sont annoncés comme guéris.
25 avril. L’administration pénitentiaire confirme que 11 prisonniers sont testés positifs dans la colonie pénitentiaire n°2 de Tula. Ils présentent une forme légère ou asymptomatique de la maladie. Les familles mettent en cause le transfert à Tula de 120 prisonniers initialement incarcérés à la prison n°2 de Moscou. Les 11 détenus contaminés se trouvaient parmi eux.
24 avril. Vingt-et-un détenus et deux surveillants sont testés positifs dans deux prisons de l’Oblast autonome juif, selon le gouvernement régional. Les détenus sont isolés et reçoivent des soins.
23 avril. Un premier détenu atteint du Covid-19 est confirmé dans une colonie pénitentiaire de la région de Mourmansk. La personne est isolée. Elle présenterait une forme légère de la maladie. Les personnes ayant été en contact avec le malade sont testées. La prison est désinfectée et placée en régime de quarantaine strict.
16 avril. Deux membres du personnel de la prison de Balashov (région de Saratov, atteints du Covid-19.
Deux prisons dans l’Oblast Autonome juif sont mises en quarantaine. Un membre du personnel est testé positif au Covid-19.
13 avril. Cinq membres de la direction régionale pénitentiaire de la République de Bouriatie sont testés positifs.
2 avril. Un membre du personnel de la colonie pénitentiaire IK-5 (région de Rizan) est testé positif au Covid-19. Il est placé à l’isolement.
Novaya Gazeta rapporte les témoignages de proches de détenus sur la gestion de la crise sanitaire. De nombreux détenus de la prison SIZO-1 (Moscou) semblent malades. Ils présentent des symptômes d’infections respiratoires et de la température. Aucun test n’est effectué. Les malades sont placés en cellule avec les autres détenus. Un seul médecin est présent dans le bâtiment et ne dispose pas de suffisamment de temps pour voir tous les patients. Les stocks de médicaments sont limités et il n’est plus possible pour les proches d’envoyer des colis. L’administration pénitentiaire réfute cette information dans un communiqué du 3 avril.
Plusieurs témoignages rapportent des situations similaires. Les détenus et les familles se plaignent du manque d’information.
1 avril. La cheffe du Service fédéral de la protection du consommateur et du bien-être enjoint l’administration pénitentiaire de tester tout détenu ou membre du personnel présentant des symptômes. Aucun cas de Covid–19 n’est rapporté dans les prisons russes au 26 mars.
Vladimir Osechkin de Gulagu.net questionne l’augmentation du nombre de cas de grippe ou de pneumonie observée dans plusieurs régions. Elle pourrait dissimuler des cas de Covid-19 non enregistrés en tant que tels. La vérification de cette information par la société civile est entravée par l’accès limité des avocats, des organisations de défense des droits aux détenus et l’interdiction des visites de proches.
25 mai Plusieurs défenseurs des droits russes lancent le projet Seraya zona (“Zone Grise”). Ils unissent leurs efforts pour cartographier tous les cas de maladies respiratoires, dont le Covid-19, dans les prisons russes. Ils se basent sur les statistiques officielles, des informations provenant de personnes détenues et leurs proches (confirmées par plusieurs sources) ainsi que les médias. Pour chaque cas identifié, ils envoient une réclamation au Bureau du procureur et à l’administration pénitentiaire. Ils demandent plus de transparence de la part de l’administration pénitentiaire. Ils estiment qu’elle est responsable devant la société civile sur sa gestion de la crise sanitaire.
22 mai Vladimir Girinovsky, chef du parti libéral-démocrate russe, appelle à tester les vaccins contre le coronavirus sur des prisonniers volontaires, en échange de remise de peine importante afin d’accélérer la phase de test clinique.
18 mai. Deux cent quatre-vingts proches de prisonniers détenus à SIZO 1 (Novosibirsk) interpellent l’administration pénitentiaire régionale. Ils demandent la reprise des envois de colis et des correspondances.
4 mai Les défenseurs des droits craignent que le nombre de cas de Covid-19 confirmés dans les prisons soit sous-estimé. Sous couvert de l’anonymat, un prisonnier de la région de Iaroslavl témoigne que de nombreux codétenus ont des symptômes d’infection respiratoire, que les mesures de distanciation sont impossibles à respecter et qu’aucun masque n’est distribué. Les détenus subissent des fouilles trois fois par jour.
Des observateurs indiquent que le système pénitentiaire s’est refermé avec la crise sanitaire. Les défenseurs des droits et les avocats ont des difficultés à entrer en prison ; les détenus subissent des pressions ; il est devenu plus compliqué pour les défenseurs des droits de surveiller le respect des droits fondamentaux en détention.
18 avril. Une pétition à l’initiative de journalistes, chercheurs, avocats et défenseurs des droits humains enjoint l’administration pénitentiaire à faire preuve de plus de transparence sur sa gestion de l’épidémie dans les lieux de privation de liberté. Les signataires demandent la publication régulière des résultats des tests menés sur les détenus et le personnel dans chaque région.
Le directeur de l’administration pénitentiaire adresse une lettre au Président de la Cour Suprême de Russie pour demander la réduction du nombre d’entrées en détention. Il appelle le président de la Cour à encourager le prononcé de mesures alternatives à la détention pour les délits “mineurs” ou considérés comme “économiques”. Près de la moitié des entrants étaient impliqués dans des délits “mineurs”. Vingt-deux prisons sont saturées depuis le 1er avril. La situation est particulièrement tendue en Crimée, à Moscou et à sa banlieue.
2 avril. L’ONG Jailed Russia publie depuis le 2 avril un monitoring quotidien de l’actualité de l’épidémie de la Covid-19 dans les prisons russes (en russe). Elle partage les informations envoyées par des proches de détenus, les détenus eux-mêmes, des ONG, les défenseurs des droits ainsi que des articles de presse et divers communiqués.
31 mars. Plusieurs défenseurs des droits poursuivent les appels à la libération des personnes détenues considérées “non dangereuses pour la société”. Ils demandent la mise en œuvre de mesures efficaces pour assurer la sécurité des détenus. Les autorités sont interpellées, ces derniers jours, par plusieurs lettres ouvertes : la Commission de surveillance des droits de l’homme dans les lieux de privations de liberté de Moscou, l’ONG Myverdict et le projet Gulagu.net.
19 mars. Treize organisations russes signent un appel aux institutions internationales pour la mise en place de mesures efficaces pour protéger la santé et la sécurité des personnes détenus. Les activistes appellent à la libération des détenus condamnés pour des délits mineurs, et à la mise en place d’aménagements de peines, notamment la détention à domicile.
14 mai Dans les établissements pénitentiaires de Moscou, le nombre de promenades est réduit. Les détenus ne sortent qu’une fois tous les deux jours, ou une fois tous les trois jours selon les établissements.
7 mai La maison d’arrêt “Matrosskaïa Tichina” à Moscoudédie un bâtiment aux détenus suspectés d’être porteurs du Covid-19.
9 avril. L’administration pénitentiaire a ouvert 49 laboratoires dans les établissements de santé pénitentiaires pour tester les détenus et membres du personnel. 1400 tests ont déjà été réalisés.
7 avril. L’administration pénitentiaire de Moscou invite les détenus à se procurer eux-mêmes des masques et du désinfectant via la cantine. Les masques demeurent indisponibles, selon une information de MediaZona.
6 avril. Le personnel de la prison SIZO 1 à Ekaterinbourg travaillent par périodes de 15 jours. Ils logent dans la prison le temps de leur service.
3 avril. Tous les établissements pénitentiaires du pays sont nettoyés, selon un communiqué de l’administration pénitentiaire.
31 mars. L’administration pénitentiaire décide de nouvelles mesures d’isolement strict dans les prisons de Moscou. Les visites des avocats et la réception de colis sont suspendues. Le travail du personnel pénitentiaire s’organise en périodes d’alternance. Les rotations s’effectuent toutes les deux semaines.
10 mai. Le gouvernement débloque 230 millions de roubles (2,87 millions d’euros) en faveur du personnel de l’administration pénitentiaire. Ce montant prévoit le versement d’une prime (d’environ 340 euros) aux agents ayant travaillé auprès des détenus porteurs du Covid-19. Plus de 8 000 personnes devraient en bénéficier.
30 avril Un projet d’amnistie est en cours d’examen à la Douma. Il est rédigé par Valentin Gefter, directeur de l’Institut pour les droits humains et Tamara Morshakova, ancienne juge à la Cour Constitutionnelle. Le projet préconise l’adoption de mesures alternatives à la détention, notamment la détention à domicile. Près de 30 000 prévenus pourraient en bénéficier, avec une priorité donnée aux mineurs, aux femmes et hommes avec de jeunes enfants, aux personnes malades et âgées, aux invalides et aux personnes accusées de délits non violents ou passible de moins de 5 ans de prison.
23 mars. Le Barreau de Moscou publie un appel aux avocats pénalistes. Il les encourage à déposer des recours d’urgence d’aménagement pour les prévenus, particulièrement pour les personnes âgées et les personnes souffrant d’une maladie chronique. Le Barreau met à disposition un argumentaire à destination des avocats, reposant sur le caractère de force majeure des circonstances actuelles, liées à la propagation du virus Covid-19. Il invite les avocats à faire connaitre l’issue des recours engagés. L’Association fédérale des barreaux russes salue l’initiative et invite tous les barreaux russes à lancer des appels similaires. ### Système judiciaire
10 avril. Les détenus ne peuvent plus se présenter devant le juge physiquement et la participation via vidéo-conférence est suspendue jusqu’à nouvel ordre.
13-18 mai. Plusieurs établissements sont placés en quarantaine après la confirmation de cas de Covid-19 parmi le personnel ou par mesure de prévention :
. le SIZO-1 d’Ekaterinbourg
. le IK-6 de Krasnoyarsk
. le IK-2 de Rostov sur le Don
. le SIZO-1 et SIZO-2 de la région d’Astrakhan
10 avril. Onze régions russes mettent en place des mesures d’exception en prison : les villes de Moscou, Saint Pétersbourg, les républiques du Daghestan, de Karélie, de Komi, du Marii-el, la région de Krasnodar, les oblasts de Leningrad, de Moscou, de Murmansk, de Sverdlovsk. Leur mise en place est décidée par le chef de l’administration pénitentiaire régional. Les mesures suivantes peuvent être prises : arrêt des activités de tous ordres, restriction des accès, suspension des colis, diminution du travail des services d’entretien et autres services généraux hors services de santé. Les avocats ont la possibilité de s’entretenir avec leurs clients seulement dans les isoloirs munis d’une vitre de séparation, à condition de porter un équipement adéquat (masque, gants, sur-chaussures).
La prison de Iochkar-Ola (SIZO 1) en République de Marii-El renforce les mesures de confinement. Les surveillants passent à un régime d’astreinte de 14 jours sur le site de la prison, la réception de colis et sorties pour assister aux audiences au tribunal sont suspendues. Le 9 avril, une des employés de la prison est décédée, elle serait atteinte du Covid-19. L’administration pénitentiaire régionale n’a pas commenté cette information.
3 avril. L’administration pénitentiaire de Moscou accepte la réception de médicaments de la part des proches.
16 mars. L’administration pénitentiaire russe (FSIN) suspend les visites des proches dans l’ensemble des prisons du pays jusqu’à nouvel ordre. Les avocats peuvent toujours s’entretenir avec les personnes détenues. Il sera possible pour les détenus avec des symptômes ou suspectés d’être contaminés par le Covid-19 d’être pris en charge au sein des hôpitaux civils. Lire le communiqué du FSIN en russe.
18 mars. Le gouvernement demande à l’administration pénitentiaire de mettre en œuvre la production de masques de protection par les personnes détenues.
23 mars. Un premier prisonnier est testé positif au Covid-19. Le détenu est soigné à l’hôpital pénitentiaire de Trencin. Les médecins demandent des mesures immédiates dans les prisons pour lutter contre le virus.
24 mars. Un intervenant extérieur est testé positif au coronavirus. Huit personnes détenues, ayant été en contact avec la personne, sont placés en quarantaine.
20 mars. Les prisonniers peuvent voir leur peine suspendues pendant une durée d’un mois. Les personnes dont le reliquat de peine est inférieur à six mois peuvent bénéficier d’une libération anticipée. Toutes les nouvelles incarcérations sont suspendues.
13 mars. Les visites sont suspendues.
13 mars. L’Institut national de santé public publie des recommandations pour prévenir la propagation du coronavirus dans les prisons.
Cas confirmés parmi les prisonniers : 6 — source
9 avril. L’administration pénitentiaire reçoit des équipements de protection de la part des forces armées du pays. Les détenus qui présentent des symptômes sont placés à l’isolement.
24 mars. Les visites et les permissions de sortie sont suspendues. Les autorités pénitentiaires prennent en charge les coûts des appels téléphoniques des détenus à leurs proches. Les nouvelles entrées en prison sont suspendues.
15 avril. Les autorités pénitentiaires et judiciaires annoncent que 35 personnes sont testées positives, dont 33 membres du personnel.
9 avril. L’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), l’association des juristes progressistes (AJP) et la Ligue suisse des droits de l’Homme – Genève (LSDH-Genève) interpellent les autorités pour mettre un terme à la surpopulation. Celle-ci atteint 132% à la prison de Champ-Dollon. Les mesures préconisées comprennent la libération des personnes détenues pour des infractions liées à la migration, la libération conditionnelle des détenus ayant effectué la moitié de leur peine, le retard d’exécution des nouvelles peines de prison, la restriction des détentions provisoires et le recours aux alternatives à la détention.
Les signataires demandent la levée du placement à l’isolement (en cellule forte) des détenus ayant participé aux protestations récentes à Champ-Dollon: “Le recours à la force publique et l’application de sanctions injustes pour faire taire les craintes et les doléances justifiées des personnes détenues est pour le moins inapproprié dans un Etat de droit”.
26 mars. Des avocats appellent à la réduction des effectifs pour limiter les contagions.
Maître Catherine Hohl-Chirazi, présidente de la Commission pénale de l’Ordre des avocats, réclame différentes mesures : les auditions des prévenus ne doivent plus être menées dans des petites salles sans fenêtre et une distance doit être respectée entre toutes les parties lors des audiences au Ministère public. L’avocate tire la sonnette d’alarme et ajoute que “si l’épidémie devait flamber à l’intérieur de la prison de Champ-Dollon, compte tenu de la surpopulation dans les cellules, elle aurait des conséquences dramatiques”.
L’Ordre des avocats de Genève réclame la mise en place d’octrois de libérations conditionnelles à mi-peine et la libération, autant que possible, des personnes en détention provisoire.
15 avril. Les directeurs des départements de justice et police (CCDJP) affirment que la libération conditionnelle des détenus vulnérables ayant purgé la moitié de leur peine n’est légalement pas faisable. La plateforme d’information humanrights.ch déplore que la libération conditionnelle des personnes ayant effectuée les deux-tiers de leur peine prévue par le code pénal demeure trop peu employée.
Le canton de Berne assigne à résidence 27 prisonniers vulnérables qui étaient en prison ouverte ou en semi-liberté. Les peines de moins de 30 jours pour les personnes “ne présentant pas de risque pour la société” sont suspendues.
Le nombre total de personnes détenues à Champ-Dollon (Genève) passe de 650 à 560 en raison du recours à des alternatives à la détention provisoire : assignation à domicile, bracelet électronique, obligation de pointer auprès des autorités.
3 avril. De nombreux détenus, notamment à Champ-Dollon, saisissent la justice genevoise pour se plaindre des restrictions appliquées dans les établissements et demander un élargissement des libérations conditionnelles. Les plaintes s’élèvent à plus de 40 en une semaine.
4 avril. Une quarantaine de détenus de la prison de Champ-Dollon refusent de regagner leur cellule. Ils protestent contre leurs conditions de détention en raison des mesures liées au Covid-19. La manifestation est relancée le lendemain par une vingtaine d’autres détenus qui réclament d’être seuls en cellule. Ceux-ci sont sanctionnés par le placement en cellule forte “dépourvue de lumière du jour, avec pour tout équipement un sommier, un matelas et des sanitaires”, pour un durée de dix jours.
25 mars. Le nombre d’entrées baisse à la prison de Champ-Dollon : le nombre d’arrestations est limité aux cas d’une certaine gravité et l’exécution de certaines incarcérations programmées est reporté. Cet établissement, chroniquement surpeuplée, connaît une diminution de 657 à 597 personnes détenues en une semaine. Sa capacité d’accueil est de 398 places.
16 mars. Les tribunaux de tous les cantons se limitent, jusqu’à nouvel ordre, aux “tâches impératives”.
Les tribunaux des différents cantons mettent en place des mesures préventives. Le Service pénitentiaire du canton de Vaud supprime toutes les visites des familles et des proches. Seuls les avocats sont autorisés à venir en prison pour s’entretenir avec leur client.
À Genève, les familles peuvent encore venir visiter un proche en prison. Au vu des mesures prises dans d’autres cantons et dans les pays voisins, le maintien du droit de visite semble compromis.
15 avril. Les zones de visites de la prison de Champ-Dollon de Genève sont équipées de vitres en plexiglas.
20 mars. Le canton du Valais suspend les visites.
19 mars. Les établissements du canton de Vaud suspendent les visites. Des timbres sont offerts aux détenus pour envoyer des lettres. Ils ont la possibilité de recevoir un colis de 6 kg par semaine.
Les établissements du canton de Genève suspendent les visites des enfants et modifient la règlementation appliquée aux parloirs. La prison de Brenaz modifie les parloirs communs en parloirs individuel. Les parloirs “prolongés” et familiaux sont suspendus. La prison de Champ-Dollon n’autorise les visites des avocats qu’en cas d’urgence.
17 mars. Les établissements du canton de Neuchâtel et du canton de Fribourg suspendent les visites. Les personnes détenues reçoivent notamment, pour compenser, un crédit de 10 francs suisses supplémentaire par semaine pour envoyer des courriers.
1er avril. Une dizaine de femmes détenues de la prison de la Tuilières (canton de Vaud) se plaignent, dans une pétition adressée au directeur, des mesures prises pour lutter contre l’épidémie. Elles vivent particulièrement mal la suppression des parloirs et l’éloignement de leurs enfants. Des mesures “compensatoires” ont été prises par l’administration.
23 mars. Le chef du service de médecine pénitentiaire de Genève explique : “Nous sommes sur le pied de guerre”. Des dispositions sont prises : un quartier arrivant dédié est mis en place, un piquet médical nocturne permet de surveiller les personnes qui présentent des symptômes, les personnels portent des masques et les surfaces sont régulièrement nettoyées.
Une personne est contaminée à la prison de Champ-Dollon. Elle est transférée au centre de détention administrative de Frambois pour éviter la contamination d’autres personnes.
10 mars. Les établissements pénitentiaires du canton de Genève annoncent la mise en place de mesures de prévention à l’entrée des prisons afin d’éviter la propagation du coronavirus. Un contrôle de température corporelle ainsi qu’un contrôle visuel systématique seront effectués pour toute personne se rendant dans une prison. Les personnes présentant des symptômes peuvent se voir refuser l’entrée.
7 mai. L’administration pénitentiaire rapporte) 15 cas de coronavirus : 3 personnes détenues et 12 membres du personnel.
23 avril. Deux premiers cas de coronavirus sont déclarés parmi le personnel d’une prison à l’ouest du pays suite à un contrôle de l’Ombudsman. Au 23 avril, aucun cas n’est confirmé parmi les personnes détenues.
25 avril. Une révolte éclate dans une prison à Tchernivtsi dans la nuit du 24 au 25 avril. Des détenus s’enferment dans leurs cellules. Trois d’entre eux s’ouvrent les veines. Cet événement fait suite à l’arrivée la veille d’un prévenu atteint du coronavirus. Ce dernier est isolé des autres personnes détenues dès son arrivée.
8 avril. Un projet de loi d’amnistie soumis au Parlement le 6 mars ouvre la possibilité à la libération de 900 prisonniers. Le ministre de la Justice précise que le processus serait graduel et contrôlé et ne donnerait pas lieu à des libérations massives. Il veut également amender la loi pour réduire les nouveaux arrivants dans les centres de détention provisoire et les colonies pénitentiaires.
1er avril. Les magistrats s’inquiètent d’une possible épidémie de Covid-19 dans la maison d’arrêt SIZO-19 à Kiev. Ils observent une détérioration de l’état de santé des détenus provenant de cette prison. Cette information n’est pas confirmée par le ministère de la Justice.
11 avril. Le Kharkiv Human Rights Protection Group publie un commentaire sur le projet de loi du 6 mars et les mesures de prévention prises.
24 mars. Une centaine d’ONG ukrainiennes et européennes signent un communiqué pour alerter sur la situation dans les prisons en Crimée et au Donbass, régions sous le contrôle effectif de la Fédération de Russie. Les visites sont suspendues depuis le 16 mars. Les détenus ne reçoivent plus de médicaments et autres biens essentiels habituellement apportés par leurs proches. Les signataires alarment sur l’impossibilité de mettre en œuvre les mesures d’hygiène et de protection nécessaires. Les services de santé en prison sont décrits comme défaillants. Aucune mesure de prévention n’est prévue pour les douches, le travail ou les fouilles des personnes détenues.
La lettre ouverte aux présidents des institutions européennes, signée par cinquante personnalités issues de plusieurs pays, réclamant une amnistie immédiate en faveur des personnes privées de liberté
L’appel de 42 ONG européennes aux institutions internationales dont l’OMS et le Conseil de l’Europe
La déclaration de principes relative au traitement des personnes privées de liberté dans le contexte du Covid-19 par le Comité de prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe
L’appel de plus de 60 députés européens demandent à la commission et au conseil de l‘Union européenne d’encourager les États membres à prendre des mesures pour assurer le respect des droits fondamentaux des personnes détenues
La page d’information d’EuroPris, l’organisation européenne des services pénitentiaires et correctionnels, sur les mesures de préventions, sur les mesures de prévention