Source: https://rfcomptable.grouperf.com/dossiers/0478/ms/20191216090333905.html
Timestamp: 2020-07-05 13:59:26+00:00
Document Index: 272141013

Matched Legal Cases: ["l'article 1843", "l'article 1843", "l'article 1843", "l'article 1843", "l'article 1592", 'arrêt ']

Dossier du mois n°478
La genèse de l'article 1843-4 du code civil et sa place dans la loi
Le choix de l'expert et les modalités de sa désignation
Les particularités de la mission prévue à l'article 1843-4 du code civil
Le choix des méthodes d'évaluation par l'expert
Le déroulement de la mission d'expertise prévue à l'article 1843-4 du code civil
La mise en cause de la responsabilité de l'expert pour erreur grossière
Comparaison de l'article 1843-4 avec l'article 1592 du code civil
Face au numérique, quelle stratégie les cabinets d'expertise comptable mettent-ils en œuvre ?
directeur de l'innovation au CSOEC
directeur du département des études du CSOEC
Le Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables (CSOEC) a étudié, dans le cadre de son 74e congrès « L'expert-comptable au cœur des flux », le recours aux outils numériques au sein des cabinets. Les résultats et les conclusions en ont été présentés dans la Revue française de comptabilité 537, décembre 2019.
Plus que jamais, le numérique se situe au cœur des enjeux de la profession de l’expertise comptable, en termes d’outils, d’équipements, de nouvelles technologies, mais surtout d’organisation et de stratégie. Au sein des cabinets, le chemin du numérique constitue « un passage obligé » pour le développement de la structure, selon les deux tiers des répondants à l’enquête. La question n’est donc plus de savoir s’il faut y aller, mais plutôt comment y aller.
La modernisation des processus de production permettra ainsi de gagner en productivité grâce à l’instantanéité des échanges et de dégager du temps pour se centrer sur les missions à plus forte valeur ajoutée.
Vis-à-vis des clients, un quart des répondants voit une opportunité de vente de nouvelles missions et un tiers d’entre eux se sent assez avancé pour les accompagner sur le sujet, en particulier sur la prise de décision via des outils digitaux.
ENQUÊTE DE L'OBSERVATOIRE DE LA PROFESSION COMPTABLE
L'étude du Conseil supérieur de l'Ordre a été menée à partir d'une enquête sur le recours aux outils numériques au sein des cabinets, réalisée par l'Observatoire de la profession comptable entre le 12 juin et le 8 juillet dernier, sur la base d'un échantillon de 2 146 experts-comptables, mémorialistes et experts-comptables stagiaires.
Cette enquête est commentée dans l'ouvrage publié par l'Ordre des experts-comptables « Gestion des cabinets - Focus numérique », édition 2019, collection des études.
La stratégie passe par les ressources humaines
Le véritable défi de la transition numérique n’est pas technologique mais bien stratégique.
D’ailleurs, la majorité des cabinets a intégré l’importance de l’enjeu et formalisé une stratégie pour travailler sur la transition numérique, même si des freins sont toujours relevés, en particulier le recrutement de la compétence en interne. Seuls 14 % des cabinets ont embauché un collaborateur disposant de compétences spécifiques en matière de numérique, data, etc. et 22 % font appel à un acteur externe (consultant ou groupement). Dans la majorité des cas, c’est un collaborateur ou un groupe de collaborateurs déjà présents qui en a la charge.
Autre frein fréquemment évoqué, la résistance des équipes au changement. Dans ce cadre, la communication et la formation constituent des leviers importants. Et la profession possède des axes de progression : moins de la moitié des répondants indique que quelques personnes ou toute l’équipe ont été formées dans ce domaine.
En synthèse, 64 % des cabinets ont mis en place une stratégie pour travailler sur la transition numérique. Parmi ces structures, 45 % des répondants indiquent que la transition est gérée par une personne du cabinet.
L’enquête révèle que les cabinets se sont largement équipés en matière d’outils informatiques et de solutions numériques afin d’améliorer leur performance grâce à plus de flexibilité et de réactivité.
Au-delà de l’équipement traditionnel qui reste élevé, les cabinets ont nettement renforcé leur recours à l’archivage électronique, aux plateformes collaboratives, aux formations à distance, à la signature électronique, au coffre-fort électronique, au cloud, au scan ou encore à la reconnaissance des pièces comptables.
En termes de dynamique, la signature électronique, la facture électronique, le coffre-fort électronique et le bulletin de paie électronique sont les technologies qui devraient, dans un futur proche, être les plus intégrées au sein des structures de l’expertise comptable.
La perception des impacts de l’IA sur la profession
Les professionnels se projettent déjà dans l’avenir, en voyant positivement l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA). Les trois quarts des sondés estiment que l’IA pourra les aider dans l’exécution des tâches quotidiennes et 7 sur 10 considèrent que cela optimisera la gestion des dossiers.
Si toutes ces technologies font gagner en productivité et en efficacité, elles sont également porteuses de risques, à savoir : indisponibilité du site, arrêt de la production, perte de chiffre d’affaires… Et l’impact peut être bien plus dramatique si la réputation de l’entreprise est touchée, car qui confierait ses données à une entreprise qui n’est pas capable de les conserver ? La cybersécurité est donc désormais un enjeu de taille. Protéger les données du cabinet et des clients devient primordial.
Le constat en la matière est alarmant puisque plus de 20 % des experts-comptables et 36 % de leurs clients ont été victimes d’une tentative de cyberattaque au cours des 12 derniers mois. Il s’agit, le plus souvent, « d’attaques classiques » via des mails suspects. Environ la moitié des cabinets attaqués cite également des attaques via des logiciels malveillants (malware), des demandes de rançons ou le piratage du site web, de réseaux ou de serveurs.
Si une majorité de cabinets a renforcé sa politique de sécurisation (antivirus à jour, sensibilisation des collaborateurs aux risques, mise en place de sauvegardes régulières, mises à jour des logiciels), des progrès restent toutefois à accomplir sur certains aspects : mots de passe robustes, charte informatique, analyse des fichiers provenant de clés USB.
D’autres restent largement à développer : sécurisation des smartphones professionnels, mise en place d'une charte d’utilisation des réseaux sociaux, chiffrement des données et des échanges d’informations confidentielles…
Les aspects sécuritaires sont d’autant plus importants que la dématérialisation des échanges de données ne cesse de se développer. 88 % des cabinets utilisent une solution d’intégration comptable automatique (dont les 2/3 par fichiers acquis auprès des banques).
Au niveau des processus internes, la moitié des cabinets d’expertise comptable a défini des règles de fonctionnement claires pour dématérialiser ses pièces comptables et documents, et un tiers a partiellement mis en place cette action.
Au-delà des processus de production des missions, le numérique constitue également un formidable outil pour la communication et la notoriété du cabinet, profitant d’une large audience difficile à obtenir par ailleurs. Une présence sur les médias sociaux est en effet un facteur clé de succès permettant de rassurer ses clients d’aujourd’hui, de séduire ses clients de demain et de se rendre attractif vis-à-vis des futurs collaborateurs, tout en bénéficiant d’une communication virale à moindre coût.
Pourtant, les réseaux sociaux restent sous-utilisés par les cabinets avec un peu plus d’un tiers qui y ont recours pour communiquer avec les clients et collaborateurs. Les cabinets de taille moyenne et grande ont davantage tendance à utiliser ce type de canaux. Ainsi communiquent sur les réseaux sociaux :
-2 cabinets de 20 à 49 salariés sur 5 ;
-et 3 cabinets de 50 collaborateurs et plus sur 5.
Outre la taille du cabinet, l’âge des experts-comptables a également une incidence sur l’utilisation des réseaux sociaux. Les jeunes générations sont bien sûr beaucoup plus enclines à les utiliser.
Il est important de rappeler que la réputation fait partie des principaux critères de choix d’un cabinet pour un client : c’est un aspect à ne pas négliger pour la profession afin de rester le premier partenaire des entreprises et associations françaises. Ne pas être présent sur les réseaux sociaux peut donc nuire à terme au développement du cabinet.
Un tiers des experts-comptables se sent assez avancé en numérique pour accompagner les clients en la matière, en particulier sur la prise de décision via des outils digitaux.
La majorité des cabinets a formalisé une stratégie pour travailler sur la transition numérique, mais seuls 14 % ont recruté des compétences spécifiques en numérique, data, etc.
Les technologies les plus utilisées sont le scan et les outils de reconnaissance des pièces comptables, le cloud, l'archivage électronique, le bulletin de paie électronique, une plateforme collaborative clients ou les formations à distance.
88 % des cabinets ont recours à une solution d'intégration comptable, dont les 2/3 par fichiers acquis auprès des banques.
Au niveau des processus internes, la moitié des cabinets a défini des règles pour la dématérialisation des pièces comptables et documents et un tiers l'a partiellement fait.
La réputation fait partie des principaux critères de choix d'un cabinet pour un client : ne négligez pas la communication via les réseaux sociaux !