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Timestamp: 2018-03-17 06:37:58
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Matched Legal Cases: ['Art. 5', 'BGH', 'BGH', 'Art. 5', 'BGH', 'BGH']

Die Diskussion um die Klage der Ehefrau des früheren Bundespräsidenten gegen einen namhaften Suchmaschinenanbieter beschäftigt das Interesse der (Internet-)Öffentlichkeit.
Kann von einem Suchmaschinenbetreiber, der eine sog. Autocomplete-Funktion einsetzt, verlangt werden, bestimmte Suchvorschläge (sog. Predictions) nicht zu unterbreiten?
Wesen einer Suchmaschine
In einem Verfahren, das vom Oberlandesgericht München entschieden worden ist (OLG München, Urt. v. 29.09.2011 - 29 U 1747/11 -), ging es um einen Online-Branchenverzeichnisdienst, der einen bekannten Suchmaschinenbetreiber verpflichten wollte, bei Suchanfragen zu dem Online-Branchenverzeichnisdienst bestimmte Suchvorschläge, namentlich die Wortkombinationen "...(Name des Online-Branchenverzeichnisdienst)... abzocke" und "...(Name des Online-Branchenverzeichnisdienst)... betrug" untersagen zu lassen. Das Oberlandesgericht München verneinte zunächst eine (wettbewerbsrechtliche) Täterschaft oder Teilnahme des Suchmaschinenbetreibers: In den Predictions liege das Ergebnis eines vollständig automatisierten Verfahrens, das insbesondere an die Häufigkeit entsprechender Suchanfragen anderer Nutzer im Internet anknüpfe (OLG München, Urt. v. 29.09.2011 - 29 U 1747/11 -). Überdies sei zu Gunsten des Suchmaschinenbetreibers die Meinungs- und Medienfreiheit (Art. 5 GG) zu berücksichtigen. Daher sei der Suchmaschinenbetreiber weder nach Wettbewerbs-, Delikts- oder Markenrecht zur Unterlassung verpflichtet (OLG München, Urt. v. 29.09.2011 - 29 U 1747/11 -). In dem Verfahren vor dem Landgericht Köln nahm jemand Anstoß daran, dass bei Suchanfragen zu seinem Namen die Wortkombinationen "...(Name)...betrug" und "...(Name)...Scientology" generiert worden waren (LG Köln, Urt. v. 19.10.2011 - 28 O 116/11 -). Das Landgericht Köln verneinte eine Verletzung des allgemeinen (Unternehmens-)Persönlichkeitsrechts und wies darauf hin, dass es sich aufgrund der dem Nutzer bekannten technischen Funktion des Hilfsprogramms verbiete, die Suchergänzungsfunktion gedanklich unter Vorwegnahme der Ergebnisliste mit einem bestimmten Aussageinhalt zu verbinden. Eine relevante Äußerung des Suchmaschinenbetreibers fehle also. Anders sieht dies der Bundesgerichtshof (vgl. BGH, Urt. v. 14.05.2013 - VI ZR 269/12 -): Er bejaht in solchen Fällen bereits eine Beeinträchtigung des Persönlichkeitsrechts. Den Betreiber einer Internet-Suchmaschine trifft deshalb grundsätzlich erst dann eine Prüfungspflicht, wenn er Kenntnis von der Rechtsverletzung erlangt. Weist ein Betroffener den Betreiber einer Internet-Suchmaschine auf eine rechtswidrige Verletzung seines Persönlichkeitsrechts hin, ist der Betreiber der Suchmaschine verpflichtet, zukünftig derartige Verletzungen zu verhindern (vgl. BGH, Urt. v. 14.05.2013 - VI ZR 269/12 -).
Auszugehen ist davon, dass Suchmaschinenbetreiber naturgemäß bestimmte Inhalte im Interesse des Jugendschutzes filtern. Es besteht also die Möglichkeit der Einflußnahme.
In den Medien wird darauf hingewiesen, dass Suchmaschinenbetreiber durchaus in der Lage seien, bestimmte Begriffe auszufiltern. Dies werde von großen Suchmaschinenbetreibern - zumindest dann, wenn die Interessen von Urhebern und Mediendiensten betroffen sind - auch so praktiziert. Auf die Darstellungen bei http://torrentfreak.com/google-now-censors-the-pirate-bay-isohunt-4shared-and-more-111123/ und http://www.chip.de/news/Suchbegriffe-Google-erweitert-schwarze-Liste_46975347.html sei verwiesen. Vor diesem Hintergrund wird die Frage gestellt, ob nicht mit zweierlei Mass gemessen wird, wenn man bei urheberrechtlichen Bedenken - auf Druck der Medien-Lobby hin - filtert, bei persönlichkeitsrechtlichen Interessen hingegen nicht.
Teilweise wird angemerkt, dass die Autocomplete-Funktion mitunter zur Bewerbung von Waren und Dienstleistungen des Suchmaschinenbetreibers manipuliert werden, ohne dass anonyme Internetnutzer zuvor Einfluss auf die angeblich durch Suchalgorithmen erzeugten Ergebnisse hätten Einfluss nehmen können. Auf den Artikel von SPIEGEL (http://www.spiegel.de/netzwelt/netzpolitik/google-diese-treffer-und-vorschlaege-streicht-die-suchmaschine-a-854772.html) sei verwiesen.
In anderen Ländern wurden Suchmaschinenbetreiber bereits erfolgreich auf Unterlassung in Anspruch genommen.
So berichtet die BBC darüber, dass ein Japaner sich erfolgreich dagegen zur Wehr setzte, dass bei Eingabe seines Namens in der Suchmaschine im Wege des Suchvorschlages auf ein Verbrechen, dass dieser nicht begangen hatte, verwiesen wurde (http://www.bbc.com/news/technology-17510651). In Italien unterlag der nämliche Suchmaschinenbetreiber ebenfalls. Das entsprechende Urteil finden Sie hier. Die Autovervollständigung des Namens von Prominenten mit dem Zusatz "Jude" wurde von den französischen Gerichte nicht gebilligt (http://www.nytimes.com/2012/06/28/technology/racism-lawsuit-against-google-dropped.html?_r=1).
Auto-complétion – responsabilité engagée pour les suggestions automatisées du moteur de recherche ?
L'action en justice initiée par la femme de l'ancien président de la République fédérale d'Allemagne contre un moteur de recherche très connu a posé la question de la préservation de sa réputation sur Internet, autrement dit son e-réputation.
Peut-on exiger d'un moteur de recherche utilisant un système de complètement automatique, ou auto-complétion, qu'il ne soumette aucune suggestion, aussi nommée prédiction, trop précise et définie ?
L'essence d'un moteur de recherche
Les internautes peuvent à l'aide d'un moteur de recherche, gratuitement et sans authentification, effectuer des recherches précises à partir de mots qu'ils entrent dans le système. Après avoir effectué une requête, l'internaute voit s'afficher sur son écran une liste de sites Web classés selon un ordre de pertinence en fonction des mots utilisés. L'adéquation entre les mots utilisés par l'internaute et les résultats affichés par le moteur de recherche est établie grâce à des algorithmes propres au moteur en tenant compte de nombreuses variables (historique, cohérence, géographie...).
Le système d'auto-complétion
Un système d'auto-complétion est souvent mis en place pour faciliter le travail de recherche de l'internaute. Ce système propose à l'internaute des combinaisons de mots pour que ce dernier puisse préciser sa requête et ainsi obtenir des résultats en adéquation avec sa demande. Ce complètement de mots est appelé suggestion. Le choix des suggestions est basé sur un algorithme, qui comptabilise le nombre d'internautes qui ont effectué la même requête.
Dans une affaire soumise à la Cour d'appel de Münich (OLG München, Urt. v. 29.09.2011 - 29 U 1747/11 -), un annuaire professionnel en ligne, voulait obliger une société bien connue hébergeant un moteur de recherche à retirer de son système de suggestions automatisées l'adjonction à son nom des mots „arnaque“ et „fraude“ lors des requêtes effectuées par les internautes.
La Cour d'appel de Münich a tout d'abord rejeté la responsabilité de la société hébergeant le moteur de recherche : les suggestions proposées ne sont le résultat que d'un processus complètement automatisé. Ce procédé a été mis en place au vu de l'abondance des requêtes des internautes (OLG München, Urt. v. 29.09.2011 - 29 U 1747/11 -). La Cour a donné gain de cause à la société hébergeant le moteur de recherche sur le fondement de la liberté d'opinion et de la liberté de la presse et des médias (Art. 5 GG).
La responsabilité de la société hébergeant le moteur de recherche ne saurait dès lors être engagée ni sous le droit de la concurrence, ni sous le droit pénal et ni sous le droit de la propriété intellectuelle (OLG München, Urt. v. 29.09.2011 - 29 U 1747/11 -).
Dans une affaire soumise au Tribunal de grande instance de Cologne, une société invoquait un préjudice lié à sa réputation car lorsqu'un internaute entrait son nom via un moteur de recherche, ce dernier suggérait d'y ajouter les mots „fraude“ et „scientologie“ (LG Köln, Urt. v. 19.10.2011 - 28 O 116/11 -). Le TGI de Cologne n'a pas retenu la responsabilité de la société hébergeant le moteur de recherche alors que le demandeur invoquait une violation de ses droits à la personnalité en tant que personne morale. Le tribunal a indiqué ne pas pouvoir assimiler l'algorithme d'auto-complétion à une suggestion faite par un être humain doté d'esprit alors que l'internaute, qui fait une requête dans un moteur de recherche, sait qu'un programme d'auto-complétion est intégré au moteur de recherche qu'il utilise.
Une argumentation pertinente des sociétés hébergeant un moteur de recherche fait également défaut en la matière (cf. BGH, Urt. v. 14.05.2013 - VI ZR 269/12 -) : dans cette affaire, la Cour fédérale de justice allemande (équivalent de la Cour de cassation en France) a retenu dans certains cas une violation des droits attachés à la personnalité. Ainsi un devoir de contrôle pèse sur une société hébergeant un moteur de recherche quand elle acquiert la connaissance d'une possible violation de la législation et des droits attachés à une personne. Lorsqu'une victime signale à la société hébergeant un moteur de recherche une violation de ses droits attachés à la personnalité, la société est obligée d'effectuer les corrections nécessaires pour qu'une telle violation ne puisse plus se reproduire à l'avenir (cf. BGH, Urt. v. 14.05.2013 - VI ZR 269/12 -).
Partons du principe que les sociétés hébergeant un moteur de recherche filtrent naturellement les contenus des résultats d'une recherche pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes. Il existe ainsi une possibilité d'ingérence dans le quotidien des utilisateurs.
On signale dans les médias que les sociétés exploitant un moteur de recherche sont absolument en mesure de filtrer les résultats d'une recherche à partir d'un terme précis. Cela a été pratiqué par les sociétés exploitant un moteur de recherche – au moins lorsque cela a touché les intérêts des auteurs et des médias –. Pour un résumé des faits : http://torrentfreak.com/google-now-censors-the-pirate-bay-isohunt-4shared-and-more-111123/ et http://www.chip.de/news/Suchbegriffe-Google-erweitert-schwarze-Liste_46975347.html
On peut tout de même se demander s'il n'y a pas deux poids deux mesures dans le traitement du problème qui nous occupe : des filtres de contrôle sont mis en place pour toutes les recherches liées aux droits d'auteur – probablement sous pression du lobby des médias – mais aucun pour contrôler les violations aux droits de la personnalité.
On peut également noter que le système d'auto-complétion avantage parfois des produits et services appartenant aux sociétés hébergeant un moteur de recherche sans que l'internaute lambda ne puisse se rendre compte que les résultats générés par l'algorithme ont pu être influencés (cf. un article du SPIEGEL (http://www.spiegel.de/netzwelt/netzpolitik/google-diese-treffer-und-vorschlaege-streicht-die-suchmaschine-a-854772.html)
Dans d'autres pays, les sociétés hébergeant un moteur de recherche ont été condamnées pour de tels faits sur base de la négligence fautive.
Ainsi la BBC a rapporté qu'un Japonais a remporté une belle victoire contre une société exploitant un moteur de recherche très connu car son nom était parfois associé par le système des suggestions automatisées à un crime qu'il n'avait jamais commis (cf. http://www.bbc.com/news/technology-17510651).
Une autre société exploitant un moteur de recherche a également été condamnée en Italie (pour plus d'informations sur le jugement en cliquant ici). En France, plusieurs associations qui militent contre le racisme et l'antisémitisme ont accusé une société exploitant un moteur de recherche bien connue d'avoir associé le terme „juif“ à des noms de personnalités dans son système de suggestions automatisées, ce qui enfreint la loi interdisant la constitution de fichiers ethniques. La plainte a toutefois été retirée car un accord est intervenu entre les parties (http://www.nytimes.com/2012/06/28/technology/racism-lawsuit-against-google-dropped.html?_r=1).
Au vu de ce qui précède, une solution ne pourraît être trouvée ni au plan national, ni au plan international en partant du postulat que le système de suggestions automatisées est protégé par la priorité donnée à la préservation de la liberté de la presse et des médias et ce même si la société hébergeant un moteur de recherche a connaissance que le système de suggestions automatisées viole les droits attachés à la personnalité.