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Timestamp: 2016-10-23 18:12:56+00:00
Document Index: 77136444

Matched Legal Cases: ['art. 100', 'art. 42', 'art. 90', 'art. 75', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 76', 'art. 76', 'art. 113', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 42', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 99', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 42', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 9', 'art. 42', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 125', 'art. 163', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 125', 'art. 8', 'art. 29', 'art. 317', 'art. 277', 'art. 209', 'art. 66', 'art. 68', 'ATF ', 'art. 68', 'art. 68']

5A_23/2014 (06.10.2014)
5A_23/2014 � � Arr�t du 6 octobre 2014
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 22 novembre 2013.
A.a.�A.________ (1965) et B.________ (1965), se sont mari�s le xx.xxx.xxxx � X.________, sans conclure de contrat de mariage. Le couple a eu un enfant, C.________, n� le xx.xxx.xxxx. Le p�re a �galement un enfant n� le xx.xxx.xxxx d'une autre relation, D.________.
Les parties vivent s�par�es depuis le 5 septembre 2008.
A.b.�Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 8 janvier 2009, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve (ci-apr�s: le Tribunal) a notamment attribu� la garde de l'enfant � la m�re, sous r�serve d'un large droit de visite en faveur du p�re, celui-ci �tant condamn� � contribuer � l'entretien de sa famille � raison de 4'000 fr. par mois. Sur appel, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve (ci-apr�s: la Cour de justice) a port� la contribution d'entretien � 5'400 fr. du 5 septembre au 15 d�cembre 2008, puis � 4'800 fr. d�s le 16 d�cembre 2008.
B.a.�Le 23 d�cembre 2010, l'�poux a form� une demande en divorce assortie d'une requ�te de mesures provisionnelles. En raison de la naissance de son second fils, il a sollicit� la r�duction de la contribution d'entretien de la famille � 3'800 fr. par mois. Par jugement du 24 juin 2011, le Tribunal l'a d�bout� de ses conclusions sur mesures provisionnelles, au motif que son disponible mensuel lui permettait, apr�s paiement de ses charges et de la moiti� de celles de son fils cadet, d'assumer la contribution fix�e � 4'800 fr.
B.b.�Le 7 novembre 2012, l'�pouse a d�pos� des conclusions motiv�es concernant le divorce. L'�poux en a fait de m�me le 8 novembre 2012; il a aussi conclu, sur mesures provisionnelles, � ce que la contribution d'entretien pour la famille soit fix�e � 3'800 fr. par mois.
B.c.�Par jugement du 22 janvier 2013, le Tribunal a rejet� les conclusions de l'�poux sur mesures provisionnelles. Il a aussi notamment prononc� le divorce des parties, attribu� l'autorit� parentale et la garde de l'enfant � la m�re et condamn� le p�re au versement d'une contribution d'entretien en faveur de l'enfant de 1'650 fr. jusqu'� l'�ge de 12 ans et de 1'825 fr. jusqu'� l'�ge de la majorit�, voire au-del�, mais au plus tard jusqu'� l'�ge de 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, allocations familiales non comprises. La pension en faveur de l'ex-�pouse a �t� fix�e � 1'500 fr. par mois, jusqu'au 30 juin 2018. L'ex-�poux a �t� condamn� � verser 18'548 fr. 50 � son ex-�pouse � titre de liquidation du r�gime matrimonial.
B.d.�Statuant par arr�t du 22 novembre 2013 sur appel des deux parties, la Cour de justice a rejet� les conclusions de l'ex-�poux relatives aux mesures provisionnelles. Elle a partiellement admis le recours, et r�form� le jugement du 22 janvier 2013 en ce sens que la contribution d'entretien en faveur de l'ex-�pouse est fix�e � 2'200 fr. du prononc� de l'arr�t jusqu'au 31 mai 2014, puis � 1'800 fr. du 1er juin 2014 au 31 juillet 2030, �tant pr�cis� qu'en cas d'octroi d'une rente d'invalidit� � l'ex-�pouse, son montant viendrait en d�duction de la contribution d'entretien.
Par acte du 10 janvier 2014, l'ex-�poux exerce un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral. Il conclut � l'annulation de l'arr�t entrepris, principalement � sa r�forme en ce sens que la contribution d'entretien pour l'ex-�pouse soit fix�e � 1'800 fr. jusqu'au 14 f�vrier 2018 - date � laquelle l'enfant aura atteint l'�ge de 16 ans r�volus -, mais supprim�e du 1er ao�t 2013 au 31 juillet 2014; que la contribution � l'entretien de l'enfant soit r�duite � 400 fr. du 1er ao�t 2013 au 31 juillet 2014; qu'il soit condamn� � verser 4'752 fr. 15 � son ex-�pouse au titre de la liquidation du r�gime matrimonial, hors attribution du produit de la vente du bien immobilier. Subsidiairement, il conclut au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision.
Invit�es � se d�terminer sur le recours, l'ex-�pouse a, en substance, conclu � son rejet et l'autorit� cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
Le pr�sent recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) ainsi que dans les formes l�gales (art. 42 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur la contribution d'entretien en faveur de l'ex-�pouse et de l'enfant ainsi que sur la liquidation du r�gime matrimonial, � savoir une affaire p�cuniaire, dont la valeur litigieuse requise est atteinte (art. 51 al. 1 ch. 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et a un int�r�t � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent. Par cons�quent, le recours constitutionnel est irrecevable (art. 113 LTF); d�s lors que l'intitul� erron� d'un recours ne nuit pas � son auteur, pour autant que l'�criture d�pos�e remplisse les conditions formelles de la voie de droit qui lui est ouverte (ATF 136 II 497 consid. 3.1 p. 499; 134 III 379 consid. 1.2 p. 382), les griefs soulev�s sous le titre " recours constitutionnel subsidiaire " seront tout de m�me examin�s dans le cadre du recours en mati�re civile.
2.1.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les motifs de l'autorit� pr�c�dente, ni par les moyens des parties; il peut donc admettre le recours en se fondant sur d'autres arguments que ceux invoqu�s par le recourant, comme il peut le rejeter en op�rant une substitution de motifs (ATF 139 II 404 consid. 3 p. 415; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 105). Le recourant doit par cons�quent discuter les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89 et les r�f�rences). En outre, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation de droits fondamentaux que si de tels griefs ont �t� invoqu�s et motiv�s par le recourant ( " principe d'all�gation " , art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3 p. 310 s.), c'est-�-dire s'ils ont �t� express�ment soulev�s et expos�s de fa�on claire et d�taill�e (ATF 135 III 232 consid. 1.2 p. 234).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits constat�s dans la d�cision attaqu�e (art. 105 al. 1 LTF). Il peut compl�ter ou rectifier, m�me d'office, les constatations de fait qui se r�v�lent manifestement inexactes, c'est-�-dire arbitraires aux termes de l'art. 9 Cst. (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 133 II 249 consid. 1.1.2 p. 252), ou �tablies en violation du droit (art. 105 al. 2 LTF), si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Cette partie ne peut toutefois pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; elle doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas au principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 2.1) est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.; 125 I 492 consid. 1b p. 495).
Lorsque le recourant entend faire compl�ter les faits - pertinents et qui n'auraient pas �t� constat�s en violation du droit -, il doit les d�signer avec pr�cision en se r�f�rant aux pi�ces du dossier; le compl�tement suppose en effet que les all�gations de fait correspondantes aient �t� introduites r�guli�rement et en temps utile dans la proc�dure cantonale, qu'elles aient �t� consid�r�es � tort comme d�pourvues de pertinence ou aient �t� simplement ignor�es; si ces exigences ne sont pas respect�es, les faits invoqu�s sont r�put�s nouveaux, partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2).
2.3.�Au vu de ce qui pr�c�de, la partie du recours intitul�e " En fait ", dans laquelle le recourant relate les faits sur plusieurs pages, sans toutefois soulever le grief de constatation arbitraire des faits ni invoquer la violation du droit, est irrecevable.
S'agissant des contributions d'entretien allou�es � l'ex-�pouse et � l'enfant commun des parties pour la p�riode du 1er ao�t 2013 au 31 juillet 2014, plusieurs griefs sont soulev�s.
3.1.�Il ressort des faits de la cause que le recourant a obtenu de la part de son employeur un cong� sans solde du 1er ao�t 2013 � fin juillet 2014 afin de rejoindre, durant cette p�riode, sa nouvelle compagne et leur fils commun aux Etats-Unis. Le premier juge a refus� de r�duire les contributions d'entretien pour la p�riode susmentionn�e, pour le motif que le p�re n'avait d�montr� ni le caract�re concret de son projet, ni son interdiction de travailler aux Etats-Unis, ni la p�joration de sa situation financi�re. Pour sa part, l'autorit� cantonale a consid�r� que l'absence de revenu du p�re durant son cong� parental sans solde n'�tait pas une situation durable, puisqu'elle devait se terminer � la fin juillet 2014 et qu'il devait ensuite reprendre son activit� lucrative aupr�s de son employeur. Elle en a donc express�ment d�duit que l'une des conditions requises pour ordonner de nouvelles mesures provisoires n'�tait pas remplie, ajoutant qu'en tout �tat de cause, le p�re disposait d'une fortune de plus de 500'000 fr., de sorte que ses ressources financi�res (revenus de la fortune, puis substance de la fortune) lui permettaient d'assumer la contribution d'entretien fix�e sur mesures protectrices.
3.2.�Le recourant affirme tout d'abord que l'autorit� cantonale s'est rendue coupable de d�ni de justice (art. 29 al. 1 Cst.).
3.2.1.�Il lui reproche de ne pas s'�tre prononc�e, au fond, sur ses conclusions pourtant d�ment formul�es tendant � la r�duction de la pension de l'enfant � 400 fr. et � la suspension de la pension en faveur de l'ex-�pouse durant la p�riode de son " cong� parental " sans solde. Elle aurait seulement pris position sur cette question s'agissant des mesures provisionnelles.
3.2.2.�Selon la jurisprudence, commet un d�ni de justice formel et viole l'art. 29 al. 1 Cst. l'autorit� qui ne statue pas ou n'entre pas en mati�re sur un recours ou un grief qui lui est soumis dans les formes et d�lais l�gaux, alors qu'elle �tait comp�tente pour le faire (ATF 135 I 6 consid. 2.1 p. 9).
3.2.3.�En l'esp�ce, il r�sulte de l'arr�t cantonal qu'il a �t� statu� sur les conclusions prises par le p�re; la Cour de justice les a toutefois rejet�es, d'une part pour la p�riode qu'elle consid�rait comme couverte par les mesures provisionnelles, � savoir jusqu'� la date de l'arr�t attaqu� (22 novembre 2013), d'autre part pour la p�riode subs�quente, pour laquelle elle a condamn� le p�re � s'acquitter d'une contribution d'entretien post-divorce de 2'200 fr. en faveur de la m�re et confirm� le jugement de premi�re instance, en tant que la pension en faveur de l'enfant s'�l�ve � 1'650 fr. jusqu'� l'�ge de 12 ans, puis � 1'825 fr. Le grief est ainsi manifestement mal fond�. Dans la mesure o� le recourant reproche uniquement � l'autorit� cantonale de ne pas avoir statu� sur ses conclusions, mais ne pr�tend ni que l'un de ses griefs n'aurait pas �t� examin�, ni que son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.) aurait �t� viol�, en particulier sous l'angle du droit � une d�cision motiv�e, il n'y a pas lieu d'examiner ces question (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).
3.3.�Le recourant pr�tend que pour la p�riode de son cong� sans solde, la d�cision entreprise violerait le principe de l'�galit� entre hommes et femmes (art. 8 Cst.). Il expose que selon la jurisprudence, un parent ne peut pas �tre forc� � travailler avant que son enfant ait atteint l'�ge de 10 ans; en application du principe d'�galit�, la Cour de justice aurait d� " admettre que le p�re d'un enfant en bas �ge peut aussi ne pas �tre oblig� de travailler " pour pouvoir s'occuper de l'enfant si, comme en l'esp�ce, la m�re de l'enfant travaille � plein temps. Cela �tant, la violation de l'�galit� de traitement est une garantie constitutionnelle dont le recourant ne peut pas se pr�valoir directement � l'appui d'un recours dirig� contre une d�cision rendue - en mati�re matrimoniale - dans une affaire opposant deux particuliers (ATF 136 I 178 consid. 5.1 p. 179; arr�t 5A_146/2014 du 19 juin 2014 consid. 3.3).
3.4.�Le recourant fait valoir que l'autorit� cantonale a " viol� le droit f�d�ral " en ne lui reconnaissant pas le droit de ne pas travailler pour s'occuper de son enfant en bas �ge du second lit, partant, son droit de ne pas avoir de salaire durant sa p�riode de " cong� parental ", � savoir du 1er ao�t 2013 au 31 juillet 2014.
3.4.1.�Selon lui, la jurisprudence admettrait que l'on ne peut exiger du parent d'un enfant �g� de moins de 10 ans qu'il travaille. Il soutient avoir demand� un cong� sans solde car la m�re de son deuxi�me enfant travaille � 100% et que cela d�coule de la r�partition des t�ches entre les parents. Il estime qu'en raison de son absence totale de revenu durant la p�riode susmentionn�e, il aurait fallu r�duire � 400 fr. la pension de l'enfant commun des parties et suspendre celle de l'ex-�pouse entre le 1er ao�t 2013 et le 31 juillet 2014. Il affirme en outre que la Cour de justice n'a trait� ce point que sous l'angle des mesures provisionnelles, alors qu'elle aurait �galement d� le faire dans le cadre de la proc�dure au fond. Selon lui, le fait de reconna�tre que les questions de la r�duction de la pension pour l'enfant et de la suspension de celle de l'ex-conjoint sont des questions de fond, puis de ne se prononcer qu'en fonction des conditions restrictives d'octroi de nouvelles mesures provisionnelles, plut�t que d'analyser la situation au fond, " avec pleine possibilit� d'analyse ", serait constitutif d'arbitraire (art. 9 Cst.).
3.4.2.�Concernant les contributions d'entretien fix�es sur mesures provisoires, le recourant ne conteste pas l'argumentation de la cour cantonale, qui a estim� que son " cong� parental " ne pouvait �tre qualifi� de situation durable. Par cons�quent, il n'y a pas lieu de se prononcer sur cette question (art. 42 LTF; cf. supra consid. 2.1). Il ne s'en prend pas non plus � la motivation subsidiaire de l'arr�t entrepris, dont il ressort qu'il dispose d'une fortune de plus de 500'000 fr., ce qui lui permet de faire face aux contributions d'entretien. Or, ce raisonnement concerne, � tout le moins implicitement, non seulement la pension ordonn�e sur mesures provisionnelles, mais aussi celle qui est due apr�s divorce, � savoir du prononc� de l'arr�t attaqu� � la fin du cong� parental. Au demeurant, le fait de prendre en compte la fortune n'est pas, en soi, contraire au droit f�d�ral, que ce soit pour les mesures provisionnelles (arr�t 5A_687/2011 du 17 avril 2012 consid. 5.1.2) ou pour la proc�dure au fond (ATF 138 III 289 consid. 11.1.2 p. 293). D�s lors que les consid�rations relatives � sa fortune suffisent � sceller le sort du litige s'agissant des contributions dues durant le cong� sans solde du p�re, il n'y a pas lieu d'examiner les critiques relatives � son pr�tendu " droit de ne pas travailler ".
Le recourant critique la�
dur�e�pendant laquelle la contribution � l'entretien post-divorce en faveur de son ex-�pouse devra �tre vers�e; il affirme que son versement devrait cesser lorsque l'enfant commun aura atteint l'�ge de seize ans r�volus. Il formule divers griefs � cet �gard.
4.1.�Concernant la situation personnelle de l'intim�e, il ressort de l'arr�t attaqu� qu'apr�s avoir obtenu sa maturit�, elle a suivi une formation professionnelle aupr�s d'une �cole de secr�tariat et de comptabilit�. Elle a travaill� comme employ�e de bureau en 1990, puis d'aide comptable, puis d'assistante du chef comptable, puis de comptable aupr�s de l'Ecole Y.________, pour un salaire mensuel brut de 6'400 fr. par mois. Elle a cess� de travailler peu apr�s la naissance de C.________. Du 20 novembre 2009 � fin septembre 2011, elle a travaill� pour E.________ SA en qualit� d'aide-comptable � mi-temps et per�u � ce titre un salaire mensuel net de 2'821 fr. 15 en 2010, puis de 2'563 fr. 50 en moyenne de janvier � avril 2011. Du 1er novembre 2011 au 15 mai 2013, elle a touch� des indemnit�s de ch�mage de l'ordre de 2'526 fr. 15 net par mois, calcul�es sur la base d'un gain assur� de 3'520 fr. bruts. Le 1er mars 2013, elle a �t� engag�e par la Soci�t� F.________ en qualit� de secr�taire, d'aide-comptable et d'assistante � mi-temps, pour un salaire mensuel brut de 3'467 fr., respectivement 3'080 fr. 35 nets. Elle a �t� licenci�e durant le temps d'essai, avec effet � fin mai 2013, pour le motif qu'elle ne correspondait pas en tous points au profil recherch� pour le poste. La juridiction d'appel a constat� que l'ex-�pouse �tait �g�e de 48 ans r�volus, et que sa capacit� de travail m�dicalement attest�e par le Dr G.________ �tait limit�e � un mi-temps, de sorte qu'ind�pendamment de l'�ge de son fils (11 ans), il ne pouvait �tre exig� d'elle qu'elle exerce une activit� � un taux sup�rieur. Le revenu hypoth�tique qu'elle pourrait r�aliser dans le domaine du secr�tariat et de la comptabilit� pour une activit� � mi-temps a �t� estim� � 2'700 fr. nets par mois, auxquels il fallait ajouter le rendement de sa fortune � raison de 250 fr. par mois, � savoir un total de 2'950 fr. Ce revenu hypoth�tique pouvait lui �tre imput� � partir du moment o� elle aurait retrouv� un emploi de secr�taire comptable, un d�lai de six mois � compter du prononc� de l'arr�t entrepris �tant jug� convenable, � savoir d�s le 1er juin 2014. Comme ses charges mensuelles s'�l�vent � 4'550 fr., il en r�sulte un d�ficit de 1'600 fr.
La quotit� disponible de l'ex-�poux correspondant � 5'150 fr. par mois, la juridiction pr�c�dente a consid�r� qu'il �tait en mesure de contribuer � l'entretien de son ex-�pouse. Du prononc� de l'arr�t jusqu'� fin mai 2014, dite contribution a �t� arr�t�e � 2'200 fr. par mois, conform�ment � ses conclusions. D�s le 1er juin 2014, compte tenu du fait que l'ex-�pouse n'avait pas � �tre limit�e � ses charges du minimum vital �largi, puisqu'elle avait droit au maintien du standard de vie choisi d'un commun accord et qu'elle ne pourrait pas exercer une activit� lucrative � plein temps lorsque son fils sera �g� de seize ans, la Cour de justice a fix� la pension � 1'800 fr. par mois, payable jusqu'� fin juillet 2030, date � laquelle l'ex-�poux aura atteint l'�ge de la retraite. L'autorit� cantonale a encore pr�cis� que la perception �ventuelle d'une rente d'invalidit� pour les m�mes causes (arthrose �rosive des doigts) viendrait en d�duction de ce montant.
4.2.�Au pr�alable, il sied de relever que le recourant ne critique pas utilement le�
montant�de la contribution d'entretien allou�e � l'ex-�pouse, qui a �t� fix�e � 2'200 fr. du prononc� de l'arr�t attaqu� au 31 mai 2014, puis � 1'800 fr. du 1er juin 2014 au 31 juillet 2030. Il conclut certes � ce qu'elle soit supprim�e jusqu'au 31 juillet 2014, mais pour le seul motif qu'il ne percevrait aucun revenu durant cette p�riode en raison de son cong� parental, critique qui, on l'a vu, doit �tre rejet�e (cf. supra consid. 3). Pour la p�riode ult�rieure � son cong� parental, il conclut � ce que la contribution d'entretien s'�l�ve � 1'800 fr., � savoir le montant qui a pr�cis�ment �t� retenu par l'autorit� cantonale. Partant, seule la question de la dur�e de la contribution d'entretien demeure litigieuse.
4.3.�Le recourant soul�ve le grief de violation de l'art. 125 CC. En substance, il soutient que c'est � tort que la Cour de justice l'a condamn� � s'acquitter d'une contribution d'entretien en faveur de son ex-�pouse jusqu'� fin juillet 2030, � savoir bien au-del� de la date � laquelle leur enfant commun atteindra l'�ge de seize ans. Il fait grief aux juges pr�c�dents d'avoir consid�r� que le mariage a eu une influence d�terminante sur la situation financi�re respective des parties, ajoutant que son ex-�pouse a pu reprendre une activit� � mi-temps. De surcro�t, la limitation de la capacit� de travail de son ex-�pouse pour l'avenir r�sulterait de sa maladie, non pas du standard de vie choisi d'un commun accord durant la vie commune.
4.4.1.�Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Cette disposition concr�tise deux principes: d'une part, celui de l'ind�pendance �conomique des �poux apr�s le divorce, qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit d�sormais subvenir � ses propres besoins; d'autre part, celui de la solidarit�, qui implique que les �poux doivent supporter en commun non seulement les cons�quences de la r�partition des t�ches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC), mais �galement les d�savantages qui ont �t� occasionn�s � l'un d'eux par l'union et qui l'emp�chent de pourvoir � son entretien. Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 137 III 102 consid. 4.1 p. 104 s.; arr�t 5A_767/2011 du 1er juin 2012 consid. 5.2.1, publi� in FamPra.ch 2012, p. 1150).
4.4.2.�Une contribution est due si le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�poux cr�direntier ( "lebenspr�gend "). Si le mariage a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2 p. 600) - il a eu, en r�gle g�n�rale, une influence concr�te (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2 p. 105; 135 III 59 consid. 4.1 p. 61 s.). Il n'existe toutefois aucune pr�somption lorsque le mariage a dur� entre 5 et 10 ans; il faut alors examiner de cas en cas si les circonstances de fait permettent de d�duire une influence concr�te (arr�t 5A_446/2012 du 20 d�cembre 2012 consid. 3.2.3.2 et les r�f�rences). La jurisprudence retient �galement qu'ind�pendamment de sa dur�e, un mariage influence concr�tement la situation des conjoints lorsque ceux-ci ont des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61). Un tel mariage ne donne toutefois pas automatiquement droit � une contribution d'entretien: selon la jurisprudence, le principe de l'autonomie prime le droit � l'entretien, ce qui se d�duit directement de l'art. 125 CC; un �poux ne peut pr�tendre � une pension que s'il n'est pas en mesure de pourvoir lui-m�me � son entretien convenable et si son conjoint dispose d'une capacit� contributive. En outre, si le mariage n'a pas �t� de tr�s longue dur�e, le conjoint n'a pas droit � une rente illimit�e dans le temps. Dans un tel cas, l'�poux cr�direntier ne peut en effet se pr�valoir de la position de confiance cr��e par l'union (" Vertrauensposition "; cf. ATF 135 III 59 consid. 4.1) pour obtenir une contribution d'entretien durant une p�riode allant au-del� de ce qu'exige la prise en charge des enfants et sa r�insertion professionnelle (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2 p. 105 s.).
4.5.�En l'esp�ce, contrairement � ce qu'affirme le recourant, il faut retenir que le mariage a eu une influence d�terminante sur la situation financi�re de l'intim�e, puisque les parties ont un enfant commun (cf. supra consid. 5.4.2). La confiance que l'ex-�pouse a pu placer dans le maintien du standard de vie choisi d'un commun accord durant le mariage est donc digne de protection. Cela �tant, cette confiance ne saurait �tre prot�g�e ind�finiment sans tenir compte du crit�re de la dur�e du mariage express�ment pr�vu par l'art. 125 al. 2 ch. 2 CC. D�s lors que la dur�e d�terminante de la vie commune est d'un peu moins de sept ans - de sorte qu'il ne s'agit pas d'un mariage de tr�s longue dur�e (cf. supra consid. 5.4.2) -, et que le fils des parties atteindra l'�ge de seize ans dans le courant du mois de f�vrier 2018, il y a lieu de limiter la dur�e du paiement de la contribution en faveur de l'ex-�pouse � la fin du mois de f�vrier 2018. Le grief doit par cons�quent �tre admis et l'arr�t attaqu� r�form� sur ce point.
4.6.�Ces consid�rations scellent le sort du recours en ce qui concerne la dur�e de la pension due � l'ex-�pouse; il n'est d�s lors pas n�cessaire d'examiner les autres arguments invoqu�s par le recourant pour requ�rir une limitation de dite contribution dans la dur�e, � savoir en particulier les griefs de violation de son droit � la preuve (art. 8 CC), de son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), de l'art. 317 CPC en relation avec les art. 277 al. 3 et 296 al. 1 et 3 CPC, de la " notion de perte de gain " du droit f�d�ral, ainsi que ses griefs relatifs � constatation inexacte des faits s'agissant de l'�tat de sant� et de la capacit� de gain de l'intim�e.
5.1.�Le recourant reproche � la juridiction pr�c�dente d'avoir " viol� le droit f�d�ral " en ne mettant pas � la charge de l'intim�e la moiti� des imp�ts du couple concernant les ann�es avant la s�paration, � savoir les ann�es 2004 � 2007. Ce faisant, elle n'aurait pas respect� le devoir de partage des dettes d'imp�t n�es durant la vie commune, alors que le droit f�d�ral l'imposerait dans le cadre de la liquidation du r�gime matrimonial et qu'il poserait la pr�somption qu'il s'agit d'une dette d'acqu�t (art. 209 al. 2 CC). Selon le recourant, il faudrait donc condamner son ex-�pouse � assumer la moiti� des imp�ts de cette p�riode, � savoir 13'796 fr. 55, que l'on devrait d�duire de la somme de 18'548 fr. 70 reconnue en sa faveur � titre de liquidation du r�gime matrimonial, de sorte qu'elle ne pourrait pr�tendre qu'� 4'752 fr. 15 � ce titre.
5.2.�Il ressort de l'arr�t entrepris que l'ex-�poux avait pr�tendu, en premi�re instance, avoir une cr�ance de participation de 10'717 fr. 60 relative � la moiti� des imp�ts de l'ann�e 2008; cette pr�tention a �t� rejet�e par le Tribunal, le recourant n'ayant pas d�montr� avoir pay� cette somme, ni �tabli la part d'imp�t due par l'ex-�pouse � la suite de la s�paration du couple cette ann�e-l�. En appel, le recourant a d�montr� nouvellement avoir pay� 22'398 fr. d'imp�ts pour l'ann�e 2008, montant auquel il a ajout� 22'250 fr. 80 d'imp�ts r�gl�s les ann�es pr�c�dentes (de 2004 � 2007) et 5'343 fr. 10 d'int�r�ts hypoth�caires, c'est-�-dire un montant total de 49'991 fr. 90, dont la moiti� repr�sente 24'995 fr. 95. Il a donc chiffr� sa cr�ance de participation � ce dernier montant. La Cour de justice a consid�r� que la pr�tention de 10'717 fr. 60 �mise en premi�re instance (21'435 fr. 20 / 2) pouvait �tre port�e � 11'199 fr. (22'398 fr. / 2) sur la base des pi�ces nouvelles �tablissant le montant effectif d'imp�ts pay�s pour l'ann�e 2008. En revanche, le nouveau chef de conclusion relatif � une cr�ance de participation de 24'995 fr. 95 �tait irrecevable au-del� de la somme de 11'199 fr., puisqu'il ne se fondait pas sur des pi�ces ou faits nouveaux. Pour ces motifs, la pr�tention nouvelle relative aux imp�ts des ann�es 2004 � 2007 �tait irrecevable, de m�me que celle relative aux int�r�ts hypoth�caires. Pour l'ann�e 2008, la cour cantonale a consid�r� que seule la part post�rieure � la s�paration du couple intervenue le 5 septembre 2008 serait susceptible de fonder une pr�tention � l'encontre de l'ex-�pouse; toutefois, l'ex-�poux n'avait pas sollicit� l'Administration fiscale genevoise d'�tablir une scission fiscale, de sorte que le montant pouvant �tre pris en consid�ration n'avait pas �t� �tabli.
5.3.�Le recourant ne formule aucun grief � l'encontre de la d�cision entreprise en ce qui concerne l'ann�e fiscale 2008. S'agissant des ann�es 2004 � 2007, il ne s'en prend pas aux motifs de l'arr�t cantonal (cf. supra consid. 2.1), selon lequel la conclusion prise en appel sur ce point est nouvelle, partant, irrecevable. Par cons�quent, il n'y a pas lieu d'examiner le bien fond� de son argumentation.
Vu ce qui pr�c�de, le recourant obtient gain de cause sur la question de la limitation dans le temps de la contribution d'entretien apr�s divorce due � son ex-�pouse. Le recours est donc partiellement admis, l'arr�t attaqu� annul� s'agissant de la dur�e du versement de cette contribution d'entretien et il est r�form� en ce sens qu'elle est due jusqu'au 28 f�vrier 2018; en cas d'octroi d'une rente d'invalidit� � l'ex-�pouse, son montant viendra en d�duction de la contribution d'entretien. Pour le surplus, le recours est rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. Vu l'issue du litige, il se justifie de partager les frais judiciaires par moiti� entre les parties (art. 66 al. 1 LTF), l'intim�e ayant conclu au rejet de l'entier du recours au fond. L'intim�e, qui a formul� ses d�terminations personnellement, sans l'assistance de son avocat, n'a pas droit � une indemnit� de d�pens (art. 68 al. 1 et 2 LTF; ATF 135 III 127 consid. 4 p. 136); elle versera au recourant, qui obtient partiellement gain de cause, une indemnit� de d�pens r�duite (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Il appartiendra � l'autorit� cantonale de statuer � nouveau sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale (art. 68 al. 5 LTF).
Le recours en mati�re civile est partiellement admis, dans la mesure o� il est recevable, l'arr�t attaqu� r�form� en ce sens que A.________ est condamn� � verser � B.________, par mois et d'avance, une contribution d'entretien de 2'200 fr. du 22 novembre 2013 au 31 mai 2014, puis de 1'800 fr. du 1er juin 2014 au 28 f�vrier 2018; le recours est rejet� pour le surplus.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., sont mis pour 1'500 fr. � la charge de A.________ et pour 1'500 fr. � la charge de B.________.
Une indemnit� de 2'000 fr., � verser au recourant � titre de d�pens, est mise � la charge de l'intim�e.