Source: http://www.equipement-protection.fr/normes-securite/norme-anti-chute/
Timestamp: 2020-01-27 16:18:28+00:00
Document Index: 116281760

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Protection anti-chute -
La protection individuelle contre les chutes de hauteur est réservée à deux situations
Dans le cas où des équipements temporaires de protection collective ne peuvent être mis en œuvre
Lorsqu’il n’est pas possible de recourir à des équipements pour l’accès et le travail en hauteur assurant une protection collective (échafaudages, nacelles, plates-formes élévatrices).
Il existe trois types de protection Anti-chute :
Les systèmes d’arrêt des chutes se composent de différents produits adaptés aux risques encourus, et régis par les normes européennes sur les équipements de protection individuelle (EPI).
Anti-chutes sur support d’assurage
a directive 89/686 s’adresse aux fabricants d’EPI et fixe les conditions de mise sur le marché. Elle définit les exigences essentielles en termes de conception, fabrication et méthodes d’essais auxquelles doivent satisfaire les EPI en vue d’assurer la sécurité des utilisateurs. En fonction du niveau de risque couvert, la directive définit des catégories d’EPI et fixe des obligations différentes pour le fabricant.
Exemple : la catégorie de type 3 (niveau de risques le plus élevé) couvre les risques mortels ou pouvant nuire de manière irréversible à la santé de leur utilisateur.
e n’est que lorsqu’il y a impossibilité technique de mettre en œuvre des protections collectives que le recours à des EPI contre les chutes de hauteur peut être envisagé (article R. 4323-61 du Code du travail). Ces systèmes de protection individuelle sont utilisés pour arrêter la chute ou pour interdire l’accès à une zone où la chute est possible. Les différents composants de ces systèmes sont soumis au marquage CE.
Les Normes anti-chute
Norme EN 353-1 : anti- chute mobile sur support d’assurage rigide.
Système constitué d’un antichute mobile à blocage automatique solidaire de son support d’assurage rigide (rail, câble, etc ).
Un élément de dissipation d’énergie peut être incorporé à l’ensemble.
Norme EN 353-2 : anti- chute mobile sur support d’assurage flexible
Système constitué d’un antichute mobile à blocage automatique solidaire de son support d’assurage flexible (corde, câble, etc ). Un élément de dissipation d’énergie peut être incorporé à l’ensemble.
Norme EN 354 : Longe avec absorbeur d’énergie
Ce système de liaison est constitué d’une longe de 2 m de longueur maximale et de 2 connecteurs. Lorsqu’il est utilisé sur un point d’ancrage fixe, la longe doit impérativement comporter un absorbeur d’énergie.
L’allongement de cet absorbeur lors de la chute nécessite de disposer d’un tirant d’air important qui doit être vérifié avant le début de l’intervention.
Eléments de connexion ou composant d’un système. Une longe peut être en corde, en fibres synthétiques, en câble métallique, en sangle ou en chaîne. Longueur maxi 2 m.
Attention : Une longe sans absorbeur d’énergie ne doit pas être utilisée comme un système d’arrêt des chutes.
Norme EN 364 : méthodes d’essais
La présente norme européenne spécifie les méthodes d’essai applicables aux matériaux, aux composants et aux systèmes constituant les équipements de protection contre les chutes de hauteur, comme suit :
L’appareillage d’essai statique et les méthodes d’essai statique
L’appareillage d’essai dynamique, y compris un mannequin
Les méthodes d’essai pour réaliser les essais de performance dynamique et de résistance dynamique des composants et des systèmes
Les essais de corrosion auxquels sont soumis les composants en métal
L’appareillage d’essai et les méthodes d’essai pour les essais d’endurance et les essais de conditionnement optionnels
Cette norme européenne fait également des recommandations concernant le déroulement des essais.
Norme EN 358 : Systèmes de maintien au poste de travail
Avec un tel système, l’utilisateur peut travailler en appui ou en suspension : il ne peut glisser ou tomber en contrebas de la zone où il travaille.
Le dispositif de préhension du corps à privilégier (voir norme NF EN 363) est le harnais conforme à la norme
Norme NF EN 361. Le point d’ancrage doit être conforme aux spécifications de la norme
Norme NF EN 795. Il est essentiel d’évaluer la nécessité d’utiliser conjointement un système d’arrêt des chutes avec ces systèmes.
Un système de maintien au travail est constitué de composants (ceinture et longe de maintien au travail) reliés entre eux pour former un équipement complet.
Norme EN 360 : Antichute à rappel automatique
Ce dispositif est utilisé comme composant d’un système de liaison du harnais à un point d’ancrage fixe.
Il s’agit d’une longe rétractable enroulée sur un tambour comportant un système automatique de tension et de rappel et une fonction de blocage automatique en cas de chute.
Antichute avec une fonction de blocage automatique et un système automatique de tension et de rappel pour la longe. Un élément de dissipation d’énergie peut être intégré à l’antichute.
Norme EN 361 : Harnais antichute
Les harnais antichute sont les dispositifs de préhension du corps obligatoirement utilisés dans les systèmes d’arrêt des chutes. Ils sont constitués de sangles, boucles et autres éléments disposés de manière à ce que le harnais puisse être ajusté de manière appropriée sur le corps d’une personne afin de maintenir le porteur en position verticale durant la chute et de répartir au mieux les efforts engendrés par l’arrêt de la chute. Ils doivent être conformes à la norme NF EN 361.
Dispositif de préhension du corps destiné à arrêter les chutes. Le harnais d’antichute peut être constitué de sangles, bouclerie et autres éléments, disposés et ajustés de manière appropriée sur le corps d’un individu pour le retenir pendant une chute et après l’arrêt de celle-ci.
Norme EN 795 : Points d’ancrage
Quel que soit son type, l’ancrage du système d’arrêt des chutes doit être sûr, c’est-à-dire suffisamment résistant pour arrêter puis retenir l’opérateur en cas de chute (capacité pouvant être évaluée en référence à la norme NF EN 795).
Elément auquel un équipement de protection individuelle peut être attaché.
Classe A1 : non EPI
Se compose de points d’ancrage conçus pour être fixés sur des surfaces verticales, horizontales et inclinées (murs, colonnes, linteaux).
Classe A2 : non EPI
Se compose de points d’ancrage conçus pour être fixés sur des toits inclinés.
Classe B : EPI
Se compose de dispositifs d’ancrage provisoires transportables.
Classe C : non EPI
Se compose de dispositifs d’ancrage équipés de supports d’assurage flexibles horizontaux » ligne de vie « , inclinaison admise de 15°.
Classe D : non EPI
Se compose de dispositifs d’ancrage équipés de rails d’assurage rigides horizontaux
Classe E : EPI
Se compose d’ancres à corps morts à utiliser sur des surfaces horizontales, inclinaison admise de 5° (ne sont pas utilisées en France).
Norme EN 363 : systèmes d’arrêt des chutes
Ensemble d’équipements de protection individuelle contre les chutes de hauteur reliés entre eux et destiné à arrêter une chute. Un système d’arrêt des chutes doit contenir au minimum un harnais d’antichute et un système antichute.
Norme EN 355 : absorbeurs d’énergie
Composant d’un système d’arrêt des chutes, qui garantie l’arrêt d’une chute de hauteur en toute sécurité en diminuant l’impact du choc.
Norme EN 365 : exigences générales pour le mode d’emploi et pour le marquage
Description des marquages devant figurer sur les EPI contre les chutes de hauteur ainsi que les informations devant apparaître sur les modes d’emploi.
Norme EN 362 : connecteurs
Elément de connexion ou composant d’un système. Un connecteur peut être un mousqueton ou un crochet.
Stockage et vérification
es EPI doivent soigneusement être stockés dans les conditions prévues par le responsable de leur mise sur le marché.
Ils doivent, par ailleurs, faire l’objet de vérifications périodiques annuelles par une personne compétente désignée par l’employeur et/ou un organisme compétent (articles R. 4323-99 à R. 4323-103 du Code du travail et arrêté du 19 mars 1993).
Qu’il est en bon état
Que les éventuelles observations faites lors de précédentes vérifications périodiques et consignées dans le registre de sécurité (devant être tenu par l’employeur) ont été prises en considération
ne évaluation préalable doit être effectuée pour identifier les moyens de prévention les mieux adaptés, y compris les moyens d’accès.
La reconnaissance des points d’ancrage doit permettre de vérifier leur accessibilité et leur résistance. Ils doivent être accessibles en sécurité et se situer, dans la plupart des cas, au-dessus du poste de travail.
Le cheminement d’un point d’ancrage à l’autre doit être repéré, de même que les moyens d’approvisionnement et d’évaluation des matériaux.
Formation, information et suivi médical
es utilisateurs doivent avoir reçu une formation, comprenant un entraînement au port de l’équipement.
Ils sont informés des risques et conditions d’utilisation ainsi que des consignes à suivre (y compris éventuellement formation aux interventions de secours et de mise en sécurité). Ils doivent avoir une connaissance suffisante du site.
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