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Timestamp: 2020-02-27 07:49:53+00:00
Document Index: 161453042

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Information professionnelle sur Olanzapin Helvepharm: Helvepharm AG
Principe actif: Olanzapinum.
Comprimés à 2,5 mg, 5 mg, 10 mg et 15 mg.
·Schizophrénie.
·L'olanzapine est indiquée en monothérapie, ou en traitement associé avec le lithium ou le valproate, pour le traitement des épisodes maniaques aigus des troubles bipolaires. Aucune autre association thérapeutique n'a été approuvée pour le traitement d'épisodes maniaques aigus liés à des troubles bipolaires (voir «Propriétés/Effets, Efficacité clinique»).
·Lorsque, chez les patients présentant des troubles bipolaires, un épisode maniaque aigu répond à l'olanzapine, l'olanzapine est indiquée pour la prophylaxie des récidives. En raison de données insuffisantes concernant des complications tardives éventuelles dans cette population de patients, le traitement prophylactique devrait être limité à 12 mois après la bonne réponse initiale. Si le médecin décide de prolonger l'utilisation au-delà des 12 mois, il convient alors de procéder à intervalles périodiques rapprochés à l'évaluation du rapport bénéfice/risque du médicament pour chacun des patients pris individuellement.
Schizophrénie: la posologie d'attaque recommandée d'olanzapine est de 10 mg/jour. L'olanzapine est à prendre une fois par jour indépendamment des repas.
Episodes maniaques dans les troubles bipolaires: la dose initiale de traitement est généralement de 10 ou 15 mg une fois par jour. Dans les études cliniques, on n'a pas l'expérience de doses initiales inférieures à 10 mg/jour dans l'indication «Episodes maniaques dans les troubles bipolaires».
Prophylaxie des phases dans les troubles bipolaires: chez les patients ayant reçu l'olanzapine pour le traitement d'un épisode maniaque, il faut poursuivre le traitement de prévention d'une récidive avec la même dose. Si un nouvel épisode maniaque, mixte ou dépressif survient, on poursuivra le traitement avec l'olanzapine (optimisation du dosage selon les nécessités) avec un traitement complémentaire des symptômes de l'humeur si cela est indiqué cliniquement.
Pendant le traitement d'une schizophrénie, d'un épisode maniaque ou dans la prophylaxie des phases lors de troubles bipolaires, il est possible d'adapter la dose dans une plage comprise entre 5 et 20 mg/jour en fonction de l'état clinique du patient. On n'augmentera la dose au-delà de la dose initiale recommandée qu'après avoir procédé à une nouvelle évaluation clinique et, en général, avec des intervalles d'au moins 24 heures. On peut prendre l'olanzapine en dehors des heures de repas car sa résorption n'est pas influencée par la nourriture.
Au moment du sevrage d'olanzapine, on envisagera éventuellement une réduction graduelle de la posologie.
Enfants et adolescents: voir «Contre-indications».
Personnes âgées: Chez les personnes âgées (65 ans et plus) en bonne santé, le temps de demi-vie de l'olanzapine est prolongé. Il faut compter avec la même variabilité pharmacocinétique que chez les personnes jeunes. Pour une dose de 5 à 20 mg/jour, le profil de sécurité de l’Olanzapin Helvepharm est comparable chez les jeunes et chez les vieux. En général, on recommande une adaptation du dosage chez les personnes âgées: le dosage initial chez les vieillards étant de 5 mg/jour.
Patients présentant une insuffisance hépatique et/ou rénale: la pharmacocinétique de l'olanzapine n'était pas modifiée chez les patients présentant une altération de la fonction rénale. En cas d'altération de la fonction hépatique, la demi-vie peut être légèrement prolongée. Une diminution de la dose est donc recommandée chez ces patients.
Parmi d'autres facteurs bien étudiés, notons que le métabolisme de l'olanzapine est influencé par le tabagisme (prolongation de la demi-vie chez les non-fumeurs) et par le sexe (prolongation de la demi-vie chez la femme).
En présence de plus d'un facteur susceptible de ralentir le métabolisme, il sera préférable de commencer le traitement avec une dose plus faible. Si nécessaire, la dose sera progressivement augmentée chez ce type de patients.
L'Olanzapin Helvepharm ne doit pas être administré à des patients présentant une hypersensibilité connue à l'un des composants.
L'Olanzapin Helvepharm n'est pas indiqué chez des patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.
Au cours du traitement avec un antipsychotique, des jours et même des semaines peuvent s'écouler avant toute amélioration de l'état clinique du patient. Les patients seront donc sous étroite surveillance pendant cette période.
Psychose/troubles du comportement chez les patients souffrant de démence
L'olanzapine n'est pas indiquée dans le traitement de la démence avec troubles psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients est déconseillée du fait d'une augmentation du risque de mortalité et d'accidents cérébrovasculaires. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines), réalisés chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence avec troubles psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3,5 versus 1,5% respectivement). L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge >65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque de mortalité. Néanmoins, l'incidence de mortalité a été supérieure dans le groupe olanzapine (versus placebo), indépendamment de ces facteurs de risque.
Des événements indésirables cérébrovasculaires (tels que accidents vasculaires cérébraux, accidents ischémiques transitoires), dont certains d'issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais cliniques. Trois fois plus d'événements indésirables cérébrovasculaires ont été rapportés dans le groupe des patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo (1,3% versus 0,4% respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs de risque d'événements indésirables cérébrovasculaires dans le groupe olanzapine. L'efficacité clinique de l'olanzapine n'a pas été démontrée dans ces essais.
Psychose chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson
Il n'est pas recommandé d'administrer l'olanzapine pour traiter les psychoses provoquées par des médicaments à effet dopaminergique chez des patients souffrant de la maladie de Parkinson. Dans des essais cliniques, une aggravation des symptômes du Parkinson et des hallucinations a été rapportée très souvent, et plus souvent que sous placebo. Dans le traitement des symptômes psychotiques, l'olanzapine n'était pas plus efficace que le placebo. Une des préconditions de ces essais, était que l'état des patients en début d'étude soit stable avec la dose efficace d'antiparkinsonien (médicament à effet dopaminergique) la plus faible et que les patients soient maintenus sous la même dose du même médicament antiparkinsonien tout au long de l'étude. Le traitement avec l'olanzapine a commencé avec 2,5 mg/jour et, selon l'appréciation du médecin de l'étude, la dose a été portée à 15 mg/jour au maximum.
Syndrome neuroleptique malin (SNM): de rares cas de SNM ont été signalés chez des patients sous olanzapine. Le SNM est une affection susceptible de constituer un danger vital, en rapport avec la prise de neuroleptiques. Cliniquement, le SNM se manifeste par une augmentation de la température corporelle (hyperthermie), une rigidité musculaire, une modification de l'état mental et une instabilité du système nerveux autonome (pulsations ou tension artérielle irrégulières, tachycardie, sueurs et troubles du rythme cardiaque). D'autres symptômes peuvent être une augmentation de la créatinine-phosphokinase, une myoglobinurie (rhabdomyolyse) et une insuffisance rénale. En pareil cas ou face à une fièvre inexpliquée même sans manifestations cliniques concomitantes de SNM, le traitement de tous les neuroleptiques, incluant l'olanzapine, doivent être interrompus.
Hyperglycémie/Diabète
Chez les patients diabétiques ou présentant une légère élévation de la glycémie (100-126 mg/dl à jeun, 140-200 mg/dl non à jeun), l'olanzapine ne sera prescrite qu'après une évaluation soigneuse du rapport bénéfices/risques.
Des hyperglycémies, parfois marquées et occasionnellement accompagnées d'une acidocétose ou d'un coma hyperosmolaire, mais rarement à issue fatale, ont été rapportées chez des patients traités par des neuroleptiques atypiques dont olanzapine. Des études épidémiologiques ont montré un risque accru d'effets indésirables induits par l'hyperglycémie lors d'un traitement par des neuroleptiques atypiques. Il n'existe pas d'estimation précise du risque de survenue d'événements indésirables liés à une augmentation de la glycémie chez des patients traités par des antipsychotiques atypiques.
Il est recommandé de contrôler régulièrement la glycémie de tous les patients sous antipsychotiques atypiques (dont l'olanzapine), notamment des patients diabétiques ou présentant des facteurs de risque de diabète (par ex. adiposité, antécédents familiaux de diabète), et de tous les patients présentant des symptômes d'hyperglycémie (par ex. polydipsie, polyurie, polyphagie, faiblesse) ou une prise de poids importante. Le poids doit être contrôlé régulièrement.
Dans la plupart des cas, l'hyperglycémie disparaît après l'arrêt du neuroleptique. Toutefois, dans certains cas, une hyperglycémie peut demeurer et doit être traitée.
Des augmentations indésirables des triglycérides, du cholestérol total et du cholestérol LDL ont été observées chez les patients sous olanzapine. Il convient de surveiller toute modification des taux sanguins de lipides d'un point de vue clinique.
Dans les études menées jusqu'à 12 semaines chez l'adulte, les augmentations moyennes des taux de cholestérol total, de cholestérol LDL et de triglycérides à jeun ont été plus importantes chez les patients traités par l'olanzapine que chez les patients sous placebo.
Les augmentations moyennes des taux mesurés à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et triglycérides) ont été plus importantes chez les patients qui ne présentaient aucun signe de trouble du métabolisme lipidique au début de l'étude.
L'expérience clinique avec l'olanzapine chez des patients atteints d'affections concomitantes est limitée. Puisque l'olanzapine exerce un effet anticholinergique in vitro, il ne sera prescrit qu'avec une extrême prudence chez les patients présentant une hypertrophie prostatique ou un iléus paralytique.
Des élévations transitoires et asymptomatiques des aminotransférases (ALAT et ASAT) ont été fréquemment observées notamment en début de traitement. La prudence s'impose chez les patients présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes d'altération de la fonction hépatique, chez les patients présentant une affection préexistante allant de pair avec une limitation des réserves de la fonction hépatique et chez les patients traités par des produits potentiellement hépatotoxiques.
Un contrôle régulier des aminotransférases est conseillé chez ce type de patients.
Le traitement doit être interrompu en cas de dosages répétés révélant une augmentation des aminotransférases.
Dans les cas où une hépatite a été diagnostiquée, le traitement par olanzapine doit être arrêté.
Comme avec les autres antipsychotiques, on recommandera la prudence chez les patients qui présentent des taux de leucocytes et/ou de neutrophiles faibles, quelle qu'en soit la cause, et chez les patients qui reçoivent des médicaments dont on sait qu'ils peuvent être la cause d'une neutropénie, chez les patients dont l'anamnèse révèle une dépression/toxicité des tissus myéloïdes due à une affection concomitante, une radiothérapie ou une chimiothérapie, et chez les patients souffrant d'une hyperéosinophilie ou d'une affection engendrant la prolifération des cellules myéloïdes.
Dans de rares cas, chez des patients ayant développé une neutropénie au cours du traitement à la clozapine, on a constaté qu'en remplaçant le traitement à la clozapine par un traitement à l'olanzapine orale, le temps de récupération de la neutropénie était augmenté. En outre, depuis la mise sur le marché du produit, de très rares cas de récurrence d'une agranulocytose ont été observés chez les patients possédant des antécédents d'agranulocytose induite par la clozapine (voir «Effets indésirables»).
L'administration simultanée d'olanzapine et de valproate a fréquemment été la cause d'une neutropénie (voir «Effets indésirables»).
Les données sur l'association avec le lithium ou le valproate sont limitées (voir «Propriétés/Effets»).Une étude pharmacocinétique a été conduite sur la combinaison d'olanzapine et de carbamazépine.
L'arrêt soudain du traitement à l'olanzapine a été suivi rarement (>0,01% et <0.1%) de symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée ou vomissement ont été rapportés. Avant d'arrêter un traitement avec l'olanzapine, on envisagera une réduction graduelle de la dose.
L'olanzapine montre un faible potentiel d'allongement du QTc et d'événements cardiaques qui y sont associés. Dans les études cliniques, un allongement cliniquement pertinent du QTc est apparu occasionnellement chez les patients traités par l'olanzapine (de 0,1% à 1%), sans qu'existent des différences significatives par rapport au placebo. Cependant, comme avec d'autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lorsque l'olanzapine est prescrite en même temps que des médicaments connus pour allonger l'intervalle QTc, notamment chez le sujet âgé, chez les patients présentant un syndrome de QT long congénital, une insuffisance cardiaque non compensée, une hypertrophie cardiaque, une hypokaliémie ou une hypomagnésémie.
Des atteintes thromboemboliques veineuses ont été très rarement rapportées avec l'olanzapine (<0,01%). Il n'a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement par l'olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque thromboembolique veineux, tout facteur de risque potentiel d'atteintes thromboemboliques veineuses, p.ex. l'immobilisation prolongée, doit être identifié et des mesures préventives mises en oeuvre.
L'olanzapine étant un médicament à action essentiellement centrale, la prudence est indiquée en cas de prise concomitante d'autres médicaments agissant sur le système nerveux central ou d'alcool. Puisque l'olanzapine montre, in vitro, une activité antidopaminergique, elle peut contrecarrer l'action d'agonistes de la dopamine (voir «Interactions»).
L'olanzapine doit être administrée avec prudence chez les patients ayant des antécédents de convulsions ou chez ceux qui présentent une diminution du seuil convulsif. Des convulsions ont été occasionnellement signalées.
Des essais cliniques contrôlés ont montré que l'administration orale l'olanzapine n'était liée qu'à une faible incidence de dyskinésies iatrogènes.
Le risque de survenue de dyskinésie tardive augmente avec la durée de l'exposition.
Comme avec d'autres antipsychotiques, il faut régulièrement examiner les patients pour d'éventuelles dyskinésies et autres troubles de la mobilité.
En cas d'apparition de symptômes d'une dyskinésie tardive chez des patients traités à olanzapine, une diminution du dosage ou une suspension du traitement devront être envisagées.
Ces symptômes peuvent provisoirement s'aggraver ou même survenir après l'arrêt du traitement.
Occasionnellement au cours d'essais cliniques avec d'olanzapine orale, une hypotension orthostatique a été observée chez des patients âgés. Si des neuroleptiques sont indiqués, il est conseillé de contrôler la tension artérielle à intervalles réguliers chez les patients de plus de 65 ans.
Dans une étude observationnelle rétrospective, l'augmentation du risque de mort subite présumée d'origine cardiaque dose-dépendante a été comparable chez les patients sous antipsychotiques atypiques (y compris l'olanzapine) ou antipsychotiques typiques par rapport aux patients ne prenant pas d'antipsychotiques (le risque a été environ le double du risque existant chez les patients non traités). Depuis la mise sur le marché, la mort subite d'origine cardiaque a été rapportée très rarement sous olanzapine.
Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms, DRESS)
Des DRESS ont été observées durant l'exposition à l'olanzapine. La DRESS est une combinaison de trois ou plus des symptômes suivants: réaction cutanée (comme une éruption ou une dermatite exfoliative), éosinophilie, fièvre, lymphadénopathie, et une ou plusieurs complications systémiques telles que hépatite, néphrite, pneumonite, myocardite et péricardite. En cas de suspicion de DRESS Zyprexa doit être interrompu.
Lactose: les comprimés Olanzapin Helvepharm contiennent du lactose.
Induction du CYP1A2: la métabolisation de l'olanzapine peut être favorisée par le tabagisme (chez les non-fumeurs, la clairance est inférieure de 33%, et la demi-période d'élimination terminale allongée de 21%, par rapport aux fumeurs) et par la carbamazépine (lors d'une administration simultanée de carbamazépine, la clairance est augmentée de 44% et la demi-période d'élimination terminale est raccourcie de 20%). L'association thérapeutique à la carbamazépine entraîne une induction significative du métabolisme de l'olanzapine. En cas d'administration concomitante de carbamazépine, on a observé une réduction de l'exposition d'environ 50%. Une surveillance clinique est recommandée. Si nécessaire, on envisagera d'augmenter la dose d'olanzapine (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Inhibition du CYP1A2: Il a été montré que la fluvoxamine, inhibiteur spécifique du CYP1A2, inhibe significativement le métabolisme de l'olanzapine. La fluvoxamine entraîne une augmentation moyenne du Cmax de l'olanzapine de 54% chez les femmes non-fumeuses et de 77% chez les hommes fumeurs. L'augmentation moyenne de l'ASC de l'olanzapine était respectivement de 52% et de 108%. Une posologie initiale plus faible de l'olanzapine doit être envisagée chez les patients traités par la fluvoxamine ou tout autre inhibiteur du CYP1A2 telle la ciprofloxacine. Une diminution de la posologie de l'olanzapine doit être envisagée si un traitement par un inhibiteur du CYP1A2 est instauré.
Diminution de la biodisponibilité: Le charbon activé diminue la biodisponibilité de l'olanzapine par voie orale de 50 à 60% et doit être pris au moins 2 heures avant ou après l'administration de l'olanzapine.
L'olanzapine n'inhibe pas les principales isoenzymes du CYP450 in vitro (c'est-à-dire 1A2, 2D6, 2C9, 2C19, 3A4). Par conséquent, aucune interaction particulière n'est attendue comme cela a pu être vérifié au cours d'études in vivo au cours desquelles aucune inhibition du métabolisme des produits actifs suivants n'a été mise en évidence: antidépresseurs tricycliques (représentant principalement la voie du CYP2D6), la warfarine (CYP2C9), la théophylline (CYP1A2), ou le diazépam (CYP3A4 et 2C19).
Aucune interaction pharmacocinétique n'a été mise en évidence lors de la prise concomitante de l'olanzapine avec le lithium ou le bipéridène.
L'influence de la phénytoïne et du phénobarbital sur le métabolisme de l'olanzapine n'a pas été étudiée.
Le suivi des taux plasmatiques du Divalproex (valproate) n'a pas montré la nécessité d'adapter la posologie du Divalproex (valproate) après l'instauration d'un traitement par l'olanzapine.
Il faut être prudent avec les patients traités par des médicaments susceptibles d'induire une hypotension, une bradycardie, une dépression respiratoire ou du système nerveux central, ou chez les patients ayant consommé de l'alcool.
Grossesse: des études animales ont mis en évidence des effets secondaires affectant le foetus et il n'existe aucune étude contrôlée et suffisamment documentée chez les femmes enceintes. L'attention des patientes sera donc attirée sur le fait qu'elles doivent avertir leur médecin en cas de grossesse débutante ou de projet de grossesse en cours de traitement au olanzapine. L'expérience chez l'homme étant limitée, ce médicament ne sera administré lors d'une grossesse que si les avantages éventuels justifient le risque foetal potentiel.
On a très rarement reçu des rapports spontanés de tremblements, hypertension, léthargie et somnolence chez des enfants dont les mères avaient pris de l'olanzapine au cours du troisième trimestre de leur grossesse.
Allaitement: une étude sur des femmes qui allaitaient a montré que l'olanzapine était excrétée dans le lait maternel. On a mesuré que la quantité moyenne absorbée par les nourrissons (mg/kg) était, au steady-state, de 1,8% environ de la dose d'olanzapine d'origine maternelle. On recommandera aux patientes de ne pas allaiter lorsqu'elles prennent de l'olanzapine.
Accouchement et naissance: chez le rat, le déroulement de l'accouchement n'est pas influencé par l'olanzapine. Mais, chez la femme, l'effet de l'olanzapine sur la délivrance n'est pas connu.
Comme l'olanzapine peut provoquer une somnolence et des vertiges, le patient devra en être averti avant toute utilisation ou conduite de machines ou d'automobiles.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (≥1% des patients) au cours des essais cliniques ont été: somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir «Mises en garde et précautions»), glucosurie, augmentation de l'appétit, sensation vertigineuse, acathisie, parkinsonisme leucopénie, neutropénie (voir «Mises en garde et précautions»), dyskinésie, hypotension orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des aminotransférases hépatiques (voir «Mises en garde et précautions»), rash, asthénie, fatigue, pyréxie, arthralgie, phosphatase alcaline sanguine augmentée, gamma-glutamyltransférase augmentée, uricémie augmentée, créatine phosphokinase sanguine augmentée et oedème.
Symptômes à l’arrêt du traitement: des symptômes aigus tels que sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausée ou vomissement ont été rapportés lors de l’arrêt brutal de l'olanzapine. Une réduction graduelle de la dose doit être envisagée lors de l’arrêt du traitement avec l’olanzapine.
Occasionnel: Bradycardie, allongement de l’intervalle QTc (voir «Mises en garde et précautions»).
Très fréquent: Hypotension orthostatique (20.7%).
Occasionnel: bégaiement.
Très fréquent: Augmentation de la prolactinémie (30.3%) (voir note 8 ci-dessous).
Les symptômes les plus courants d'un surdosage (fréquence >10%) peuvent consister en tachycardie, agitation/agressivité, dysarthrie, divers troubles extrapyramidaux, et diminution de la conscience pouvant se manifester par de la sédation, voire un état comateux.
D'autres séquelles médicales notables peuvent se manifester: délire, convulsions, coma, éventuel syndrome neuroleptique malin, dépression respiratoire, aspiration, hypertension ou hypotension, arythmie cardiaque (moins de 2% des cas de surdosage), arrêt cardiaque et apnée.
On a observé l'apparition d'un état létal dans le cas d'un surdosage aigu de 450 mg. Toutefois, un patient a survécu à un surdosage aigu de 2000 mg.
Il n'existe aucun antidote spécifique à l'olanzapine. Le recours au vomissement n'est donc généralement pas conseillé. Les mesures habituelles en cas de surdosage seront adoptées (lavage gastrique, administration de charbon actif). L'administration concomitante de charbon actif peut provoquer une diminution de 50 à 60% de la biodisponibilité orale de l'olanzapine.
Conformément à la manifestation clinique, un traitement symptomatique et le contrôle des fonctions organiques nécessaires à la survie doivent être mis en oeuvre, y compris le traitement de l'hypotension ou du collapsus circulatoire et le soutien des fonctions respiratoires.
L'adrénaline, la dopamine ou d'autres sympathicomimétiques à action bêta-agoniste ne seront pas administrés, car la stimulation des récepteurs peut aggraver l'hypotension.
Un monitoring électrocardiographique s'impose afin de repérer d'éventuelles arythmies. Un suivi médical étroit sera instauré jusqu'à la guérison complète des patients.
Code ATC: N05AH03
L'olanzapine est un neuroleptique atypique avec une action antimaniaque et stabilisatrice de l'humeur, présentant une affinité pour le 5HT2A/2C, le 5HT3 et le 5HT6, la dopamine D4, D3, D1, D2, les récepteurs muscariniques cholinergiques (m1 – m5), les récepteurs adrénergiques α1 et les récepteurs histaminiques H1. Des études cliniques observant le comportement des patients réalisées avec l'olanzapine concordent avec les profils de liaisons aux récepteurs.
Dans une étude PET avec des doses uniques de 10 mg chez des volontaires sains, l'olanzapine donnait une meilleure saturation des récepteurs 5HT2A que des récepteurs dopaminergiques D2. La saturation D2 était inférieure à celle observée avec les neuroleptiques conventionnels. Ce type d'action peut expliquer le faible taux d'effets secondaires extrapyramidaux et de dyskinésies tardives observés avec olanzapine au cours des études cliniques, tout autant que son effet favorable sur la symptomatique négative et positive.
L'olanzapine s'est montrée plus efficace que le placebo et que Divalproex-Natrium (valproate) et d'une efficacité comparable à celle de l'halopéridol chez des patients souffrant de troubles bipolaires avec des épisodes maniaques et mixtes. Dans deux études contrôlées contre placebo de 3 et 4 semaines respectivement et dans une étude de 3 semaines avec Divalproex-Natrium comme comparateur actif, l'olanzapine a été plus efficace que le placebo et Divalproex-Natrium à diminuer la valeur moyenne sur l'échelle d'évaluation de la manie de Young (Y-MRS). Dans une étude comparant l'olanzapine et l'halopéridol, les deux substances ont démontré une efficacité comparable exprimée par la proportion de patients ayant atteint au bout de 6 et 12 semaines une rémission des symptômes maniaques et dépressifs. Chez les patients traités à l'olanzapine, on a enregistré une amélioration des symptômes dépressifs plus nette que chez ceux traités à l'halopéridol. Dans une étude ultérieure, un traitement concomitant à l'olanzapine et au valproate, ou au lithium, s'est montré supérieur, au bout de 6 semaines, au valproate ou au lithium seuls pour diminuer les symptômes maniaques et dépressifs.
Dans une étude sur 12 mois de prévention des phases bipolaires, on a administré à des patients ayant eu une rémission sous olanzapine soit de l'olanzapine soit un placebo de manière randomisée. En regard du critère primaire de la récidive bipolaire, l'olanzapine s'est montrée supérieure au placebo de façon statistiquement significative. Pour ce qui concerne la réapparition d'une manie ou d'une dépression, l'olanzapine a montré une supériorité statistiquement significative par rapport au placebo.
Dans une seconde étude sur 12 mois de prévention des phases bipolaires, on a inclus de façon randomisée des patients présentant des épisodes maniaques et ayant eu une rémission sous une association d'olanzapine et de lithium, soit dans un groupe recevant de l'olanzapine, soit dans un autre groupe recevant du lithium. Pour le critère d'évaluation primaire d'une récidive bipolaire, on a pu démontrer statistiquement la non-infériorité d'olanzapine par rapport au lithium.
Une étude menée sur 118 patients au total n'a montré aucun bénéfice thérapeutique d'une association thérapeutique d'olanzapine avec de la carbamazépine par rapport à la monothérapie à base de carbamazépine.
Après administration per os, l'olanzapine est bien résorbé et le pic plasmatique est atteint dans un intervalle de 5 à 8 heures. La résorption n'est pas influencée par les repas.
La liaison de l'olanzapine aux protéines plasmatiques atteignait environ 93% pour des concentrations situées entre 7 et 1000 ng/ml. L'olanzapine se lie essentiellement à l'albumine et aux glycoprotéines acides α1.
L'olanzapine est métabolisée dans le foie, par conjugaison et oxydation. Le métabolite principal est le glucuronide-10-N, qui ne passe pas la barrière hémato-encéphalique. Les cytochromes P450-CYP1A2 et P450-CYP2D6 sont responsables de la formation des métabolites N-desméthyl et 2-hydroxyméthyl, qui n'ont aucune activité pharmacologique in vivo.
Après prise orale, le temps moyen de demi-vie de l'olanzapine varie en fonction de l'âge et du sexe:
<65 ans
Chez les personnes âgées en bonne santé, le temps de demi-vie moyen de l'olanzapine est rallongé par rapport à des sujets jeunes, sains. Chez les vieillards, les concentrations d'olanzapine après une prise de 5 mg, étaient plus élevées suite à l'allongement de la demi-vie et la clairance plasmatique, plus faible (19 l/h).
Une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique légère à modérée ne modifient pas significativement la pharmacocinétique de l'olanzapine. Des études appropriées ont montré qu'environ 57% de l'olanzapine marquée radioactivement sont éliminés dans les urines (principalement sous forme de métabolite).
La clairance plasmatique de l'olanzapine s'est avérée plus faible chez les personnes âgées que chez les jeunes, chez les femmes que chez les hommes et chez les non-fumeurs que chez les fumeurs. Mais cette influence de l'âge, du sexe ou du tabagisme sur la clairance de l'olanzapine était relativement faible comparativement à l'ensemble des variations inter-individuelles.
Dans des études menées chez la souris (d'une durée allant jusqu'à 3 mois) et chez le rat et le chien (jusqu'à 1 an), les effets essentiels ont été une dépression du SNC, des effets anticholinergiques et des troubles hématologiques périphériques. Une tolérance est apparue pour la dépression du SNC.
Des effets hématologiques ont été observés dans chacune des espèces, y compris des diminutions dose-dépendantes du nombre des leucocytes circulants chez la souris et une diminution non spécifique des leucocytes circulants chez le rat; cependant, aucun signe de cytotoxicité médullaire n'a été mis en évidence. Une neutropénie réversible, une thrombocytopénie ou une anémie sont survenues chez quelques chiens traités par 8 ou 10 mg/kg/j (l'exposition totale à l'olanzapine [AUC] étant 12 à 15 fois supérieure à celle observée chez l'être humain après une dose de 12 mg). Chez les chiens cytopéniques, aucun effet indésirable sur les cellules souches ou prolifératives de la moelle osseuse n'a été observé.
L'olanzapine n'a montré aucun effet tératogène, ni mutagène ni clastogène, lors d'une série de tests. Chez la souris et le rat, l'olanzapine n'a aucun effet carcinogène.
Le médicament ne doit être utilisé que jusqu'à la date indiquée sur l'emballage avec la mention «EXP».
Conservation à température ambiante (15–25 °C), dans l'emballage original afin de protéger le médicament de la lumière et de l'humidité.
61514 (Swissmedic).
Olanzapin Helvepharm cpr 2,5 mg 28. (B)
Olanzapin Helvepharm cpr 5 mg 28. (B)
Olanzapin Helvepharm cpr 10 mg 28. (B)
Olanzapin Helvepharm cpr 15 mg 28. (B)