Source: http://il-etait-ifois.eklablog.com/2016/02/
Timestamp: 2020-01-20 11:53:01+00:00
Document Index: 260327439

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Archives : Février 2016 - IFS, IL ETAIT IFOIS
Détent'IFS ou capt'IFS : une prison à Ifs ?
Par Gilloudifs dans Accueil le 12 Février 2016 à 21:46
Un article et une photo extraits du site Ouest France du 12 février 2016 : http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/prison-de-caen-ifs-propose-un-terrain-pour-laccueillir-exclusif-4032575
Prison de Caen. Ifs propose un terrain pour l'accueillir
La maison d'arrêt de Caen, trop vétuste et surpeuplée, doit être reconstruite. Peut-être à Ifs, qui propose un terrain au sud du périphérique. | Archives Ouest-France/Stéphane Geufroi
« Caen-la-Mer a proposé un terrain à Ifs, dans la zone Object'ifs sud, pour reconstruire la maison d'arrêt de Caen. La balle est dans le camp du ministère de la Justice.
La maison d'arrêt de Caen, surpeuplée et vétuste, devrait fermer ses portes dans les années qui viennent. Le 23 octobre 2014, la Garde des sceaux, Christiane Taubira, s'était engagée auprès de Laurence Dumont, députée PS du Calvados et fervente défenseure du projet, à ce que la vieille prison soit reconstruite.
Une enveloppe de 106 millions d'euros doit y être allouée et la prison de Caen est inscrite dans le plan triennal 2015-2017 du budget du ministère de la Justice.
À la demande de l'État, Joël Bruneau, président de Caen-la-Mer et maire LR de Caen, a fait le tour des communes pour savoir qui était en capacité de proposer un terrain pour accueillir la future prison.
Un terrain de 15 ha disponible
Ifs a répondu à cet appel. « Il nous est apparu qu'il en allait de l'intérêt général, souligne Michel Patard-Legendre, maire LR d'Ifs. Les détenus doivent purger leur peine mais ont aussi droit à des conditions de détention dignes et humaines. »
Un terrain de 15 hectares, situé dans la zone Object'ifs sud, le long de la route de Soliers, a donc été proposé à l'Agence publique pour l'immobilier de la Justice. Il est éloigné des habitations, les plus proches se trouvant à 1,1 km.
Il appartient désormais au ministère de la Justice de dire si elle le retient ou non. » Aurélie LEMAÎTRE et Benoît LASCOUX - OF
Question : Où se trouvera cette nouvelle prison ? Peut être à l’extrémité Est de la Zone Object'Ifs-Sud, à peu de distance de Cormelles-le-Royal... Gageons qu'elle n'aura pas le même aspect romanesque que la prison homonyme située sur un îlot en face de Marseille d'où Edmond Dantès, alias le comte de Monte-Cristo, réussit à s'évader.
Un sujet sans doute à suivre...
Document à gauche extrait du site : http://www.normandie-amenagement.com/realisation/objectifs-sud-ifs ; A droite : le château d'Ifs dans les Bouches-du-Rhône.
Un article et une photo extraits du site Ouest-France du 15 février 2016 : http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/ifs-se-propose-pour-accueillir-la-future-prison-4036519
Ifs se propose pour accueillir la future prison
La future maison d'arrêt pourrait être construite à Ifs. C'est la proposition formulée par Caen-la-Mer. La balle est dans le camp du ministère de la Justice.
L'actuelle prison est trop vétuste. Surpeuplée, comme ici dans une cellule que partageaient cinq détenus en 2014, elle doit être reconstruite avec 90 % de cellules individuelles. | Archives Ouest-France/Stéphane Geufroi
Pour le moment, ce sont de vastes champs détrempés qui s'étendent sur 15 ha, au sud de l'agglomération caennaise. Une enclave vierge, en bordure de la route de Soliers et du périphérique sud, entre le terrain des gens du voyage et la centrale Système U, dans la zone Object'Ifs sud.
C'est ici que l'agglomération Caen-la-Mer a proposé de reconstruire la maison d'arrêt de Caen, trop vétuste pour poursuivre son histoire au cœur de la ville. Joël Bruneau, président de Caen-la-Mer et maire LR de Caen, avait commencé à rechercher activement un terrain il y a plusieurs mois, sollicitant les maires de l'agglomération. Michel Patard-Legendre, maire LR d'Ifs, a répondu à son appel.
« La ville d'Ifs a formulé cette proposition dans un souci d'intérêt général, souligne Michel Patard-Legendre. Le terrain que nous proposons se trouve loin des habitations : les plus proches sont situées à 1,1 km. Il est constitué de terres agricoles mais qui sont vouées à être urbanisées, dans la zone d'activités Object'Ifs sud, poursuit-il. Nous avons fait ce choix car nous savons que cette prison s'intégrera dans un environnement socio-économique. L'accueillir, c'est assurer de l'activité aux entreprises locales et poursuivre le développement de la Zac. »
Ce choix, Michel Patard-Legendre l'a aussi porté « par souci d'offrir aux détenus des conditions de détention décentes. Ces hommes sont condamnés, ils doivent purger une peine. Pour autant, leurs conditions de détention doivent être dignes et humaines, ce que ne permet plus l'actuelle maison d'arrêt de Caen. »
Le hic : une canalisation de gaz
Depuis de nombreuses années, la maison d'arrêt de Caen est décriée pour sa vétusté. L'État a été plusieurs fois condamné pour conditions de détention indignes par la Cour européenne des droits de l'homme. C'est pourquoi, la députée PS Laurence Dumont avait maintes fois réclamé qu'elle soit reconstruite. Et obtenu gain de cause : le 23 octobre 2014, la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, annonçait que sa reconstruction était inscrite dans le programme triennal 2015-2017 du budget prévisionnel du ministère de la Justice.
La direction interrégionale de l'administration pénitentiaire indique que deux autres communes se sont portées candidates. Mais Ifs présente, semble-t-il, le plus grand nombre d'avantages : accès facile et rapide aux tribunaux et à l'hôpital, desserte par le périphérique sud et proximité des transports en commun, habitations relativement éloignées...
Un seul hic : une grosse canalisation de gaz qui traverse le sous-sol du terrain, comme d'ailleurs toute la zone Object'Ifs sud. « Or, on n'évacue pas une maison d'arrêt comme on évacue une entreprise », admet le maire d'Ifs. Si ce terrain était retenu, d'importants travaux de coffrage de la canalisation seraient nécessaires. Il faudrait construire un sarcophage de béton autour de la conduite de gaz pour que les techniciens puissent, le cas échéant, intervenir sur les tuyaux directement par le sous-sol.
Le coût de ces travaux aurait été évalué à 645 000 €, même si d'autres études prédisent un chantier bien moins onéreux. C'est en tout cas la raison probable pour laquelle l'Apij, l'agence publique pour l'immobilier de la justice, n'a toujours pas dit si elle retient la proposition ifoise. Les récents changements place Vendôme ont aussi pu faire traîner le dossier. La balle est désormais dans le camp du ministère de la Justice, qui devrait se prononcer dans les prochaines semaines. » OF-Aurélie LEMAÎTRE.
Un article et une photo extraits du site Normandie 14 actu du 17 février 2015 : http://www.normandie-actu.fr/nouvelle-prison-pres-de-caen-la-ville-d-ifs-candidate-pour-l-accueillir_182167/
Ifs Nouvelle prison. Près de Caen, la ville d'Ifs « candidate » pour l'accueillir
« La Ville d'Ifs, près de Caen (Calvados), s'est portée « candidate » pour accueillir une nouvelle maison d'arrêt afin de remplacer celle de Caen, jugée trop vétuste. Explications.
Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle… Il s’agit simplement d’une proposition que nous avons faite, et celle-ci peut-être acceptée, comme refusée. Mais il est vrai que le terrain proposé comporte des “atouts” pour construire une prison. Par exemple, nous sommes à 1,1 kilomètre des premières habitations, il n’y a pas de possibilités de “parloirs sauvages”, etc. Par ailleurs, cela permettrait de développer économiquement la zone, car une prison nécessite de sous-traiter certains services. La dimension économique d’un tel projet est à considérer. » Normandie14actu
Un article, une photo et une vidéo publiés sur le site de France 3 Normandie le 18 février 2016 :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/ifs-candidate-pour-recevoir-la-maison-d-arret-931593.html
« Où implanter la future maison d'arrêt dans l'agglomération Caennaise ? Depuis l'officialisation en 2014 de la reconstruction de la prison, le lieu fait débat. Dernier élément en date : la proposition d'un terrain par la commune d'Ifs.
Proposition de parcelle pour la prison à IF http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/ifs-candidate-pour-recevoir-la-maison-d-arret-931593.html
Michel Patard-Lengendre : Maire (LR) d'Ifs
Sylvaine Baumard : conseillère municipale d'opposition et conseillère communautaire de Caen-la-Mer
Ludovic Godel : surveillant, secrétaire local FO Pénitentiaire
L'Agence Publique pour l'Immobilier de la Justice (APIJ) est un établissement public administratif spécialisé, placé sous la tutelle du ministère de la Justice, qui lui confie la conception et la gestion des grands projets immobiliers relevant des différentes directions du ministère (services judiciaires, administration pénitentiaire » Élise Ferret/F3-Normandie
Un article extrait du site Ouest-France du 17-19/02/2016 : http://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/le-projet-de-maison-darret-continue-faire-parler-les-elus-4043613
Le projet de maison d'arrêt continue à faire parler les élus
« Depuis plusieurs mois, le président de Caen-la-Mer, Joël Bruneau (Les Républicains) cherchait un terrain pour construire la nouvelle maison d'arrêt. Rien n'est encore fait, car la décision finale appartient à l'Agence pour le patrimoine immobilier de la justice (Apij) mais en s'adressant aux maires de l'agglo, il a reçu une proposition de Michel Patard-Legendre, maire LR d'Ifs. Il s'agit d'un terrain de 15 ha situé dans la zone d'activités Object'Ifs sud (Ouest-France du 13 février).
La réaction de la minorité municipale n'a pas tardé. Par l'intermédiaire de Sylvaine Baumard, la Gauche citoyenne fait part de son étonnement : « Le maire avait l'occasion d'en parler au conseil municipal du 1er février, même à huis clos. Il est inacceptable de n'avoir aucune concertation des élus et des habitants sur un sujet aussi important. »
Sylvaine Baumard rappelle qu'en janvier 2011, alors qu'elle était majoritaire à la mairie, « la Gauche citoyenne n'avait pas donné suite à la démarche de Caen-la-Mer et souhaitait une réflexion sur un aménagement de tout le territoire et pas seulement valorisant le plateau Nord ou la Presqu'île. Quels seraient les impacts pour les populations, les entreprises à proximité, les flux de circulation... Curieuse démocratie. »
De son côté, le maire s'étonne de... l'étonnement de la minorité municipale. « Après avoir rencontré le préfet et l'Apij, j'ai reçu les responsables des deux groupes d'opposition le 6 juillet. Je leur ai présenté le projet avec tous les éléments en ma possession. Je leur ai demandé d'informer les élus de leur groupe comme je l'ai fait avec la majorité. »
Par ailleurs, Michel Patard-Legendre se dit « déconcerté. La Gauche citoyenne semble craindre l'implantation d'un tel établissement alors qu'en septembre 2010, elle faisait voter un vœu en conseil municipal pour le maintien de la maison d'arrêt dans l'agglomération caennaise. Faut-il lire entre les lignes que les élus de la Gauche citoyenne sont favorables à ce projet mais pas chez eux ? » OF
Un article extrait du site Ouest France du 18-20 février 2015 : http://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/maison-darret-le-groupe-gauche-unie-reagit-4045587
Maison d'arrêt : le groupe Gauche unie réagit
« Après la Gauche citoyenne et le maire Les Républicains Michel Patard-Legendre, c'est la Gauche unie qui donne son point de vue sur l'éventuelle construction du futur établissement pénitentiaire de Caen dans la zone Object'Ifs sud.
Arnaud Fontaine, président du groupe Gauche unie au conseil municipal dénonce, lui, « une proximité immédiate avec les habitations, mais aussi celles de Cormelles-le-Royal ».
En réponse à l'argument de la solidarité évoquée par Michel Patard-Legendre, la Gauche unie rappelle qu'« Ifs fait déjà beaucoup pour la solidarité avec l'accueil du terrain des gens du voyage. Or, la solidarité ne peut pas être à sens unique. La ville ne doit pas uniquement accueillir des structures que les autres communes souhaitent voir ailleurs que chez elles ».
La Gauche unie n'est pas opposée au transfert de la prison de Caen à cet endroit mais demande que « les municipalités d'Ifs et de Cormelles-le-Royal, organise de manière transparente et urgente une réunion publique ». OF
Un article extrait du site Ouest-France du 19/21 février 2016 : http://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/maison-darret-ou-est-la-logique-citoyenne-4047309
Maison d'arrêt : « Où est la logique citoyenne ? »
« Dans Ouest-France de mercredi, la Gauche citoyenne regrettait qu'« il n'y ait aucune concertation des élus et des habitants » sur le projet d'implantation de la maison d'arrêt à Object'Ifs sud.
Aujourd'hui, elle rappelle qu' « une information n'est venue que début juillet, à la suite du questionnement de la Gauche citoyenne interpellée par un habitant de Bras ».
Mais, par l'intermédiaire de Sylvaine Baumard, l'un des deux groupes municipaux minoritaires insiste : « Ni le conseil municipal du 1er février à l'ordre du jour des plus réduits, avec un temps de huis clos, ni le bulletin municipal diffusé ces jours-ci à tous les habitants, n'apportent la moindre information. »
La Gauche citoyenne s'interroge : « Comment permettre aux habitants d'être dans une logique citoyenne quand le maire réserve les informations à la presse ? » OF
Un article et des photos publiés le 20 février 2016 par Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/le-projet-de-la-future-prison-fait-beaucoup-parler-4049041
Le projet de la future prison fait (beaucoup) parler
De haut en bas et de gauche à droite : Adrien, cuisinier au restaurant « Cuisine et cave », route de Falaise. Charlotte travaille elle aussi dans la zone d'activité Object'Ifs sud. Sylvain, patron du bar-brasserie « Le Biarritz » dans le bourg d'Ifs. Dominique, président du comité des fêtes. |
Adrien comprend la réticence des riverains
« C'est une annonce qui fait beaucoup parler à Ifs mais, à mon avis, les gens de Soliers sont tout aussi concernés, et peut-être même plus. Quand on parle de prison, le premier réflexe des gens ce n'est pas d'imaginer un environnement tranquille et serein ! C'est normal que les habitants d'un village comme Soliers, ou des quartiers d'Ifs et de Cormelles, qui sont les plus proches du site, soient réticents. En plus des fantasmes sur un tel sujet, il y a aussi la peur de voir les prix de l'immobilier chuter pour les riverains, et ça, c'est un vrai argument à mon avis. »
Charlotte n'en fait pas un drame
« Je n'habite pas à Ifs mais j'y travaille. Je n'étais pas au courant de ce projet avant aujourd'hui, donc je ne dirais pas que c'est le principal sujet de conversation du moment ! Pour positiver, on peut se dire que ça fait des emplois dans la construction car ce sera sûrement un très gros chantier. Après, c'est vrai que la construction d'une prison, ça fait penser immédiatement au confort des gens qui habitent à proximité ou qui fréquentent la zone d'activité. Ce n'est jamais très rassurant, même si ce n'est pas Guantánamo ou Alcatraz ! »
Sylvain ne comprend pas les râleurs
« Ce genre d'annonce fait forcément polémique. Mais avant de râler, les gens devraient réfléchir un peu car il n'y a pas que des arguments contre. Je ne parle pas de ceux qui habitent à côté et qui peuvent bien sûr s'inquiéter, quoique vu le terrain choisi il n'y aura pas de proximité directe avec des maisons ni de problème de bruit, par exemple, pour le voisinage. Et puis un projet comme celui-là, c'est aussi de l'emploi, de l'activité... Il faut savoir ce qu'on veut, des projets et du travail pour les jeunes ou des villages tranquilles mais sans activité ? »
Dominique n'y voit aucun problème
« C'est faux de dire que tout le monde en parle. Ce n'est pas ce que j'ai constaté cette semaine en discutant avec des voisins ou ailleurs, à Ifs. Pourtant, j'habite dans le hameau de Bras, à moins d'un kilomètre du site dont il est question. C'est à côté d'une aire pour les gens du voyage, qui n'a d'ailleurs jamais posé le moindre problème. Quand on parle de l'état lamentable de nos prisons, en France, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut en construire de nouvelles... Mais si possible pas devant chez soi ! Il ne faut pas être hypocrite, et moi ce projet ne me pose pas de problème. J'ai une soeur qui habite un immeuble situé dans l'enceinte de la prison de Frênes, en région parisienne, depuis plus de 35 ans. Elle n'a jamais eu à se plaindre d'aucune gêne ! » OF
Un article et des photos publiés sur le site Liberté-Le Bonhomme Libre le 24/02/2016 par Gregory Maucorps : http://www.libertebonhomme.fr/2016/02/24/projet-la-future-prison-construite-a-ifs/
Projet. La future prison construite à Ifs ?
La reconstruction de la maison d'arrêt étant prévue d'ici 2023, un terrain situé à Ifs, à proximité du périphérique caennais, a été proposé pour implanter la future prison. La Ville attend la réponse du ministère de la Justice.
La ville d'Ifs s'est portée candidate pour accueillir la future maison d'arrêt, sur ce terrain de 15 ha, le long du périphérique caennais.
La reconstruction de la prison actée en octobre 2014.
Vétuste et surpeuplée, la maison d’arrêt de Caen, située rue Duparge à la Maladrerie, a été pointée du doigt à de multiples reprises. Le 23 octobre 2014, l’ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira avait alors acté la reconstruction de la prison de Caen. C’est la députée PS du Calvados et vice-présidente de l’Assemblée Nationale Laurence Dumont qui s’était chargée de transmettre la bonne nouvelle. « La mobilisation collective et républicaine, très récemment renouvelée avec Philippe Duron, député, et Joël Bruneau, maire de Caen, a porté ses fruits », explique-t-elle alors.
Le nouvel établissement va pratiquement doubler son nombre de places, passant de 310 à 566 places. Il est inscrit au plan triennal 2015-2017, « sur Caen ou son agglomération, avec un dimensionnement respectant l‘obligation d‘avoir 90 % de cellules individuelles ». Un montant de 106 millions d’euros est alors annoncé par la Garde des Sceaux. « Cette reconstruction est indispensable tant pour la dignité des personnes détenues que pour les personnels qui y travaillent quotidiennement », conclut Laurence Dumont.
Ifs, candidat pour accueillir la maison d’arrêt.
Trois candidats ont déposé un dossier pour accueillir la future prison caennaise, dont le chantier est prévu « entre 2018 et 2023 », confirme la direction interrégionale des services pénitentiaires.
Si les deux premiers candidats sont inconnus, le troisième se nomme Ifs. Depuis l’annonce de la Garde des Sceaux, il y a un an et demi, le président de Caen la mer Joël Bruneau avait sondé les 35 maires de l’agglomération pour trouver un point de chute à la future prison. Dans un premier temps, personne ne s’était porté candidat.
Puis, trois terrains ont été répertoriés dans l’agglomération comme pouvant accueillir le futur équipement pénitentiaire. Une piste à Bretteville-l’Orgueilleuse a été évoquée, mais « la Ville ne s‘est jamais porté candidate », rappelle le maire Loïc Cavellec. Un collectif de citoyens « Non à la prison à Bretteville l’Orgueilleuse » s’était constitué dans le même temps.
C’est finalement l’option ifoise qui est portée par l’agglomération Caen la mer. Ces terres agricoles d’une surface de 15 hectares, situées le long de la route de Soliers, à la lisière de la zone d’activités Object’ifs sud, au bord du périphérique caennais, correspondent le mieux au cahier des charges du ministère de la Justice : facilité d’accès aux axes routiers, proximité du tribunal de grande instance, du CHU de Caen et des secours notamment. « Il s’agit de terres qui étaient à urbaniser à terme ».
« La maison d’arrêt est dans un état tel qu’elle nécessite une reconstruction. Il faut bien que des élus acceptent. Si tout le monde dit : d’accord, mais surtout pas chez moi, c’est trop facile. On ne peut pas se repasser sans cesse le bébé. Les élus doivent engager leur responsabilité à un moment : c’est un projet d’intérêt général »
Le maire d’Ifs « assume complètement » sa décision.
Les premiers contacts datent de juillet dernier. Le 3 juillet, le maire d’Ifs Michel Patard-Legendre a rencontré le préfet, le président de Caen la mer et l’Agence pour le patrimoine immobilier de la justice (Apij) pour évoquer la future implantation de la maison d’arrêt sur son territoire. L’élu a tout de suite « été favorable car une personne qui commet des délits, qui a été condamné et qui a purgé sa peine doit le faire dans des conditions décentes si on veut lui laisser une chance de se réinsérer. J‘assume complètement ».
Michel Patard-Legendre explique les raisons de son choix : « la maison d‘arrêt est dans un état tel qu‘elle nécessite une reconstruction. Il faut bien que des élus acceptent. Si tout le monde dit : d‘accord, mais surtout pas chez moi, c‘est trop facile. On ne peut pas se repasser sans cesse le bébé. Les élus doivent engager leur responsabilité à un moment : c‘est un projet d‘intérêt général ».
Le maire d’Ifs ajoute que cette implantation correspondrait « à de l‘activité économique pour la ville et la zone d‘activités Object‘ifs sud. Il y aurait un apport de population et d‘entreprises, des flux commerciaux importants avec des prestataires, des sous-traitants… ».
Un problème : une canalisation de gaz sous le terrain.
Si le dossier ifois a les faveurs de Caen la mer, il comprend toutefois un problème : une canalisation de gaz qui passe sous les terrains concernés. « Il est vrai qu‘on n‘évacue pas une maison d‘arrêt comme une entreprise », admet Michel Patard-Legendre.
Des travaux de sarcophage de cette canalisation de gaz seraient alors à effectuer. Le coût des travaux est estimé à environ 600.000 euros.
Quelles réactions des entreprises et des habitants ?
La municipalité ifoise ne craint-elle pas que cette implantation de la maison d’arrêt puisse refroidir entreprises et habitants de venir s’installer à Ifs ? « Non, ce sont des maisons d‘arrêt de dernière génération, ce n‘est pas la même configuration qu‘il y a 40 ou 50 ans. Elles sont intégrées dans le paysage d‘entreprises, c‘est le cas à Rennes notamment. Il n‘y a plus de risque non plus de parloir sauvage, dans la rue. Et ça va générer de l‘activité économique. Il n‘y a pas plus d‘insécurité près de la maison d‘arrêt qu‘ailleurs ».
La future prison se situera à 1,1 km des habitations les plus proches, situées à Ifs Bras, Grentheville et Soliers. « Les gens peuvent bien sûr avoir des craintes, ce sera à nous d‘expliquer et de bien présenter ce projet pour les rassurer. Mais pour moi, ce ne peut être que bénéfique ».
Une concertation des habitants demandée par l’opposition.
« Il est inacceptable de n‘avoir aucune concertation des élus et des habitants sur un sujet aussi important », lancent les élus d’opposition de la Gauche citoyenne. Ces derniers auraient aimé en parler en conseil municipal, « même en huis clos ». La Gauche citoyenne rappelle que lors du précédent mandat, en janvier 2011, elle « n‘avait pas donné suite à la démarche de Caen la mer et souhaitait une réflexion sur un aménagement de tout le territoire et pas seulement valorisant le plateau Nord ou la Presqu‘île ». Les élus d’opposition se questionnent : « quels seraient les impacts pour les populations, les entreprises à proximité, les flux de circulation… ? »
Le maire Michel Patard-Legendre a souhaité réagir : « j‘ai rencontré les responsables des deux groupes d‘opposition dès le 6 juillet pour leur présenter les informations que j‘avais sur ce projet, afin qu‘ils en informent les élus de leur groupe ». Concernant l’implantation de la prison à Ifs, il rappelle qu’en septembre 2010, l’ancienne majorité avait fait voter « un vœu pour le maintien de la maison d‘arrêt sur l‘agglomération caennaise. Faut-il lire entre les lignes que les élus de la Gauche citoyenne sont favorables à ce projet mais pas chez eux ? Je veux bien recevoir des leçons mais ça a ses limites ! ».
Quant à une concertation avec les habitants, la municipalité ne « souhaitait pas communiquer tant que le terrain d‘Ifs n‘était pas retenu. Tant que l‘Apij (Agence publique pour l‘immobilier de la justice) n‘a pas fait connaître sa position sur la faisabilité du projet, il paraît difficile d‘apporter des renseignements fiables. Toutefois, l‘emplacement a été projeté en raison de son éloignement des habitations, les premières étant à plus d‘un kilomètre ».
Dans l’attente de la réponse du ministère.
Aujourd’hui, la municipalité ifoise et Caen la mer sont dans l’attente d’une réponse du ministère de la Justice. « Le dossier est dans les mains de la Chancellerie. On attend leur décision, ce devrait a priori être imminent, mais pour l‘instant, on ne sait toujours pas ». La reconstruction de cette future prison interviendrait entre 2018 et 2023. » LBL - Grégory MAUCORPS
Un article et une photo extraits du site Ouest France modifié le 04/03/2016 et publié le 02/03/2016 : http://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/accueil-de-la-prison-les-oppositions-vexees-4071315
Accueil de la prison : les oppositions « vexées »
Le terrain susceptible d'accueillir la future prison est situé en bordure de la route de Soliers et du périphérique sud, entre le terrain des gens du voyage et la centrale Système U, dans la zone Object'Ifs sud. | Archives
« Les élus représentant les oppositions se sont étonnés d'avoir découvert « dans le journal (Ouest-France du 13 février), trois jours après une réunion de conseil, la construction d'une prison à Ifs en remplacement de celle de Caen, a souligné le PS, Jean-Louis Henriot. Vous auriez pu nous en parler ! » Michel Patard-Legendre (LR) a rappelé la genèse du dossier : « Je n'ai pas fait acte de candidature pour ce projet, mais répondu à la demande de Caen-la-Mer », qui recensait les terrains possibles. Le maire a par ailleurs insisté sur le fait de ne disposer pour l'instant « d'aucune réponse ni garantie si cela se faisait bien à Ifs. Nous travaillons sur la faisabilité. »
L'information a été rendue publique à l'occasion d'une visite de la directrice de l'administration pénitentiaire, à Caen. Elle avait échangé sur la reconstruction de la maison d'arrêt avec les syndicats de surveillants. C'est dans ce cadre que l'Apij (Agence publique pour l'immobilier de la justice) examine l'hypothèse d'une réalisation à Ifs : 566 places, contre 310 actuellement, sur un terrain de 15 ha, pour un coût de construction estimé en 2014 à plus de 100 millions d'euros.
« Nous ne disposons pas d'assez d'éléments pour présenter ce projet à la population », assure le maire, qui signale au passage que Sylvaine Baumard et Arnaud Fontaine avaient été mis dans la confidence en amont de la réflexion. « Oui, j'étais au courant, mais sans savoir grand-chose », a confirmé l'élue de Gauche citoyenne. Quant au représentant PS, « l'embargo sur cette information nous avait été demandé par la députée Laurence Dumont. Nous nous y sommes tenus. »
Pour justifier sa discrétion, le maire a rappelé aux élus d'opposition, qui l'ont précédé aux affaires municipales : « Vous aviez agi de la même façon sur le dossier du terrain d'accueil des gens du voyage en 2011. Par ailleurs, lorsque Philippe Duron avait proposé Ifs comme possible ville d'accueil de la prison, le conseil municipal avait refusé... Or une prison, c'est un apport de ressources pour la ville pendant sa construction mais aussi après son implantation. »
Michel Patard-Legendre a assuré que la préfecture avait été sollicitée pour venir présenter le projet à Ifs, « dès qu'il sera davantage finalisé ». La décision est entre les mains du ministère de la Justice, qui devrait se prononcer dans les prochaines semaines. » OF -Nathalie LECORNU-BAERT.
Qualificat'IFS air : Air com.
Par Gilloudifs dans Accueil le 3 Février 2016 à 15:44
Un article et une photo extraits du site Ouest-France du 3 février 2015 : http://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/air-com-surveille-la-qualite-de-lair-ifs-depuis-quinze-ans-4010864
Air com surveille la qualité de l'air à Ifs depuis quinze ans
Christophe Legrand, directeur d'Air com, devant la station Camille-Claudel. |
« Christophe Legrand, directeur de l'association Air com.
Depuis quand la station Camille-Claudel mesure-t-elle la qualité de l'air?
En France, la loi Lepage de 1996 impose que ce soient des associations indépendantes qui surveillent la qualité de l'air. La première association en Basse-Normandie a vu le jour en 1976 avec l'Espac (Étude, surveillance et prévention de la qualité de l'air dans l'agglomération caennaise). À l'époque, on s'inquiétait de la répercussion sur la santé des émissions de gaz de la SMN (Société métallurgique de Normandie). En 2000, l'Espac devient Air com. C'est à la fin des années 1990, qu'est installée la station Camille-Claudel.
Il existe trois types de stations de mesure. Celles en zones urbaines, en zones rurales et enfin les stations situées près des sources intenses de pollution. Celle d'Ifs est urbaine et fixe en permanence.
À l'aide de plusieurs capteurs, la station enregistre de nombreuses données qui sont transmises au siège d'Air com et directement publiées sur son site Internet. Toutes ces mesures sont publiques et librement consultables en ligne. Des seuils d'alertes ont été programmés dès lors qu'un pic de pollution est atteint.
La station fonctionne toujours autour de 20 °C de température ambiante, afin que les données relevées soient fiables. Elle mesure trois types de polluants principaux. Les premiers sont les particules fines inférieures à 10 micromètres, l'équivalent d'1/10e du diamètre d'un cheveu. Les seconds sont les oxydes d'azote rejetés par les véhicules diesel.
Enfin, l'ozone dans l'atmosphère, respiré en grande quantité, est toxique et provoque la toux.
La station permet d'effectuer un inventaire, selon une méthodologie, des émissions de 160 activités polluantes et d'identifier ainsi les zones à risque. Ici, on observe que les oxydes d'azote baissent moins vite qu'ailleurs, du fait de la croissance urbaine importante qu'a connue le sud de Caen depuis quinze ans et de l'augmentation du trafic routier sur le périphérique sud.
Les données collectées permettent de modéliser et cartographier, à différentes échelles, les concentrations de polluants. Ce sont des outils pour réaliser les prévisions météorologiques, et aider les industriels, l'Agence régionale de santé, les associations de protection de l'environnement, et les collectivités territoriales dans leurs plans d'action. » OF