Source: http://science21.blogs.courrierinternational.com/archives/category/delocalisations_et_dumping/index-40.html
Timestamp: 2017-08-18 14:13:56+00:00
Document Index: 151868218

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', '§ 56', '§ 47', '§ 37', '§ 30', '§ 81', '§ 56', '§ 43', 'arrêt ', '§ 2', '§ 2', 'arrêt ']

Délocalisations et dumping : La Science au XXI Siècle
CEDH et hospitalisation des détenus français
Le 15 juillet, évoquant la commémoration de la prise de la Bastille au jardin public de Rodez, La Dépêche fait état d'une déclaration du président de la section locale de la Ligue des Droits de l'Homme estimant que les acquis de la Révolution Française subissent actuellement une mise en cause progressive. Dans un article intitulé, « "Sauzet évasion" fédère autour du non à la prison », le même journal commente aussi l'opposition d'un collectif local à l'implantantion sur ce plateau d'un centre de détention. De son côté, Libération évoque « une prison privée d'humanité » à propos de la « première maison d’arrêt entièrement gérée en partenariat public-privé », et souligne également : « Rennes-Vezin, quartier de stress élevé » se référant aux tensions qui se développent dans ce centre pénitentiaire mis en service en mars 2010. De toute évidence, la détérioration de la situation dans les prisons françaises fait partie d'une dégringolade générale de la situation dans le pays qui ne cesse de s'accélérer, autant sur le plan économique et social que sur celui des Droits de l'Homme et du respect de la dignité des personnes. Midi Libre rappelle à son tour la mémoire de Marie Durand, née il y a trois siècles le 15 juillet 1711, et qui « vécut trente-huit années de calvaire dans les geôles de la tour de Constance ». Dans l'Humanité, La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) appelle les citoyennes et les citoyens à se mobiliser pour « retrouver la République ». Dans une telle atmosphère qui ne cesse de se dégrader, quelles leçons de Droits de l'Homme l'Europe peut-elle vraiment donner à la République Populaire de Chine ? Contrairement à la Convention Européenne des Droits de l'Homme, qui ne comporte aucun volet social, le Centre d'Informations sur Internet de Chine diffuse le 15 juillet un Rapport d'évaluation concernant le Plan d'action national sur les droits de l'homme qui, à l'instar de la Déclaration des Droits de l'Homme de l'ONU, englobe entre autres un contenu économique, social et culturel clairement défini : droit au travail, droit à un niveau de vie minimum, droit à la protection sociale, droit à la santé, droit à l'instruction, droit à la culture... Telle est la dure réalité du contexte de l'arrêt Duval c. France de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), dans lequel la France a été condamnée à cause des contraintes de privation de liberté matérielle et de surveillance imposées aux détenus pendant leur hospitalisation, et jugées constitutives d'un traitement dégradant. Cette détérioration du respect des personnes est-elle autre chose que la conséquence d'une marginalisation des exigences humaines d'ordre économique et social ? Et pourquoi les prisons sont-elles si pleines, si ce n'est à cause de la crise du système dans ces deux domaines ?
Le 15 juillet, Le Point écrit « Francfort: le Dax baisse, nervosité sur stress test et crise de la dette ». Certes, les interêts des investisseurs sont suivis de près par les analystes. Mais qui s'intéresse au sort des « petits citoyens » ? Les « tests de résistance » ne semblent concerner que les banques, mais quid de la situation sociale ?
Dans Le Monde, Jacques Delors réclame « Une vision claire pour l'euro afin qu'il sorte renforcé de cette crise ». Qui en paiera la facture ? Et peut-on sérieusement penser que les Droits de l'Homme en sortiront indemnes dans la pratique au quotidien ?
De même, le 15 juillet L'Usine nouvelle écrit « Un rapport d'experts accable à nouveau le Mediator ». Peut-on vraiment séparer cette problématique de celle du respect général de l'être humain, depuis l'économie et la santé jusqu'à la dignité des détenus ? L'anniversaire de la prise de la Bastille mérite bien cette réflexion. Et les conditions d'hospitalisation des détenus peuvent-elles y être valablement ignorées ?
Il paraît évident que, dans les pays de l'Europe occidentale, les Droits de l'Homme payent la facture de la politique de délocalisations, de privatisations et de casse sociale poursuivie depuis trois décennies. Pouvait-il en être autrement ?
Suivent des extraits de l'arrêt de la CEDH Duval c. France du 26 mai 2011
Source: site de la CEDH
7. Durant sa détention, l’état de santé du requérant, porteur depuis 1994 d’une prothèse à la hanche gauche, requit qu’il soit conduit en milieu hospitalier extérieur.
8. Le 3 février 2000, une extraction médicale fut nécessaire pour réaliser une échographie au centre hospitalier de Laon. Il fut menotté aux poignets et entravé aux chevilles durant le trajet jusqu’à l’arrivée en consultation. Il resta entravé et menotté pendant les soins, les agents de l’escorte (composée de policiers et de surveillants pénitentiaires) étant présents dans la salle de consultation. Le requérant dit avoir pleuré devant le médecin et l’escorte du fait de l’humiliation ressentie à cette occasion.
9. Par la suite, le 1er octobre 2004, le requérant fut extrait vers le centre hospitalier d’Amiens pour subir un examen cardiologique dans les mêmes conditions, à savoir menotté et entravé, un surveillant pénitentiaire restant dans le local de consultation.
10. Les 14, 15 et 18 mai 2005, le requérant dut se rendre au centre hospitalier de Laon pour des examens cardiologiques. Il dit avoir été menotté dans le dos et entravé aux pieds pour le transfert. Les examens se déroulèrent en présence des agents de l’escorte.
11. Le 2 juin 2005, le requérant saisit le Conseil d’Etat d’une demande d’annulation de la circulaire relative à l’organisation des escortes pénitentiaires des détenus faisant l’objet d’une consultation médicale du 18 novembre 2004 (paragraphe 21 ci-dessous). Le requérant précisa qu’il n’était pas sans savoir que le Conseil d’Etat s’était déjà prononcé sur la régularité dudit texte par une décision du 30 mars 2005 (OIP-section française c. ministère de la Justice, no 276017) mais qu’il entendait de nouveau critiquer la circulaire afin de saisir au besoin la Cour des violations de la Convention qu’il invoquait. Le requérant fit essentiellement valoir que la possibilité d’étendre les moyens de contraintes aux consultations médicales et non plus seulement aux seules opérations de transfèrement et d’extraction était contraire à l’article 3 de la Convention. Il cita en particulier à l’appui de son argumentaire les arrêts Henaf c. France (no 65436/01, CEDH 2003-XI) et Mouisel c. France (no 67263/01, CEDH 2002-IX) ainsi que les rapports du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants (CPT), de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) et du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe (paragraphes 22, 23 et 24 ci-dessous).
12. Le 14 juin 2005, le requérant fut extrait pour subir une échographie au niveau de la prostate. Le dispositif de sécurité était identique (trois policiers, trois surveillants, entraves de pieds, menottes dans le dos).
13. Le 12 juillet 2005, la section française de l’Observatoire international des prisons (O.I.P) interpella l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) au sujet des conditions dans lesquelles le requérant était extrait pour ses consultations médicales : « [le requérant] signalait que lors des transferts et des consultations aux hôpitaux d’Amiens et de Laon, il a toujours été maintenu menotté et entravé » et « qu’à aucun moment les médecins ne sont intervenus pour demander que les entraves aux pieds lui soient enlevées. Les examens réalisés (échographie de la vessie, examen du cœur avec échographie) se seraient toujours déroulés en présence des personnels pénitentiaires ou des forces de police ».
14. Le 28 septembre 2005, le requérant fut conduit pour un examen urologique, lequel est mentionné dans un certificat médical du centre hospitalier de Laon, dans les mêmes conditions de sécurité. Compte tenu de la nature des gestes à pratiquer par le médecin, incluant un toucher rectal, le requérant aurait protesté et exigé que l’escorte n’assiste pas à la consultation. Les policiers seraient sortis mais deux surveillants auraient refusé de le faire au nom du règlement.
15. Le 20 décembre 2005, l’IGAS rédigea un compte rendu d’enquête. Cet organisme écrivit en janvier 2006 à l’OIP que les résultats de l’enquête « indiquent que les extractions se sont déroulées en application de la réglementation en vigueur, relative à l’organisation des escortes pénitentiaires ». Il poursuivit en expliquant que « les faits relatés par le requérant étaient confirmés par le personnel de soins et par le personnel pénitentiaire. Toutefois, aucune difficulté d’accès aux soins spécialisés n’est relevée. Le mécontentement de l’intéressé a pu être renforcé par une communication insuffisante des différents professionnels. Des préconisations pour améliorer les relations entre les interlocuteurs sanitaires et pénitentiaires ont été faites, et un suivi sera mis en place par les autorités de tutelle». (...)
16. Le 8 février 2006, le requérant fut à nouveau conduit à l’hôpital. La consultation et les examens se passèrent sans qu’il soit menotté, le policier lui disant qu’il le connaissait bien. Il retourna sans menottes ni entraves.
17. Le 7 juillet 2007, le requérant fut libéré dans le cadre d’une libération conditionnelle. Le juge de l’application des peines considéra que le projet de libération du requérant était stable et sérieux et qu’il présentait des efforts sérieux de réadaptation sociale non négligeable en ce qu’il « a indemnisé la partie civile, travaille en détention et consulte un psychiatre ».
18. Par un arrêt du 15 octobre 2007, le Conseil d’Etat rejeta la requête introduite par le requérant le 2 juin 2005 (...)
I. SUR LA VIOLATION ALLÉGUÉE DE L’ARTICLE 3 DE LA CONVENTION
48. La Cour observe que le requérant se plaint d’avoir été menotté dans le dos et entravé lors des transferts à l’hôpital et pendant les consultations médicales auxquelles assistait l’escorte ou une partie de celle-ci. Le rapport de l’IGAS le confirme pour la majorité des examens médicaux objets de la présente requête (paragraphes 15 et 45 ci-dessus).
49. La Cour rappelle que le port des menottes ne pose normalement pas de problème au regard de l’article 3 de la Convention lorsqu’il est lié à une détention légale et n’entraîne pas l’usage de la force, ni l’exposition publique, au-delà de ce qui est raisonnablement considéré comme nécessaire. A cet égard, il importe de considérer le risque de fuite ou de blessure ou dommage (Raninen c. Finlande, 16 décembre 1997, § 56, Recueil des arrêts et décisions 1997-VIII), ainsi que le contexte en cas de transfert et de soins médicaux en milieu hospitalier (Mouisel c. France, no 67263/01, § 47, CEDH 2002-IX ; Avcı et autres c. Turquie, no 70417/01, § 37, 27 juin 2006 ; Filiz Uyan c. Turquie, no 7496/03, § 30, 8 janvier 2009, et Tănase c. Roumanie, no 5269/02, § 81, 12 mai 2009). Si l’usage des entraves pendant les consultations médicales demeure le plus préoccupant au regard de l’article 3 de la Convention (Henaf c. France, no 65436/01, CEDH 2003-XI, Avcı et Filiz Uyan, précités), la Cour n’exclut pas cependant que le port d’entraves lors d’un transfert d’un détenu vers un hôpital puisse poser problème sous l’angle de cette disposition dans des circonstances particulières liées notamment à l’état de santé d’un détenu (Mouisel, précité).
50. En l’espèce, la Cour ne dispose pas du dispositif précis de sécurité mis en œuvre à l’occasion des extractions et consultations médicales subies par le requérant. Son examen doit donc se faire à la lumière du rapport de l’IGAS, qui se réfère à des faits relatés par les personnels de soins et pénitentiaires et « à des consignes pour un examen », et qui ne concerne pas l’examen du 28 septembre 2005 (paragraphe 15 ci-dessus).
De ce rapport, il ressort que le requérant a été entravé et menotté pendant le transport et les actes médicaux et qu’il a été constamment accompagné de surveillants voire de policiers y compris pendant les examens. Ces faits n’ont pas été contestés par le Gouvernement. Celui-ci prétend en revanche que les mesures de sécurité prises ont été rendues nécessaires du fait de la nature de la peine infligée au requérant, de sa forte corpulence, de la possession de toutes ses facultés physiques et de sa personnalité très revendicative. Or, le rapport de l’IGAS reconnaît que les conditions de sécurité ont primé sur l’intimité et la confidentialité du patient et précise que le requérant « n’a vu qu’une fois le psychiatre et il n’est pas apparu une dangerosité pour lui-même » et que « la dangerosité pour autrui et le risque de fuite sont également peu étayés ». Ces faits sont corroborés par le bénéfice de la libération conditionnelle accordée au requérant en 2007 (paragraphe 17 ci-dessus). La Cour en déduit que les moyens de contrainte utilisés en l’espèce, consistant à être simultanément entravé et menotté, étaient disproportionnés au regard des nécessité de sécurité (Hénaf précité, § 56). Cette appréciation s’avère renforcée par le fait que ces mesures étaient combinées à la présence constante de surveillants ou de policiers lors d’examens médicaux dont certains présentaient un caractère intime. La Cour note à cet égard que le Conseil d’Etat lui-même a indiqué que les mesures de sécurité devaient être adaptées et proportionnées à la dangerosité du détenu et qu’il fallait prendre en compte un certain nombre d’éléments pour évaluer celle-ci tels que les risques d’évasion, l’état de santé et les informations du dossier sur la détention elle-même (paragraphe 18 ci-dessus).
51. La Cour rappelle encore que dans son rapport au gouvernement de la République française relatif à la visite effectuée du 13 au 20 décembre 2004, le CPT a recommandé d’effectuer les examens/consultations/soins médicaux de détenus hors de l’écoute et – sauf demande contraire du médecin concerné dans un cas particulier – hors de la vue du personnel d’escorte. Le Comité a ajouté que l’examen des détenus soumis à des moyens de contrainte était une pratique hautement contestable tant du point de l’éthique que du point de vue clinique (paragraphe 22 ci-dessus). Ces constats et recommandations ont été au demeurant repris depuis lors par la Commission nationale consultative des droits de l’homme et par le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe (paragraphes 23 et 24 ci-dessus).
52. Eu égard à ce qui précède, et compte tenu des circonstances de l’espèce, la Cour considère que le Gouvernement n’a pas démontré que le dispositif appliqué au requérant lors des extractions et des consultations policières en 2004 et juin 2005, en particulier l’utilisation de menottes et entraves et la surveillance d’au moins un agent de l’escorte lors des actes médicaux, au mépris de la déontologie (paragraphes 21 et 23 ci-dessus), était strictement nécessaire aux exigences de sécurité (mutatis mutandis, Avci et autres précité, § 43). Pareilles contraintes et surveillances ont pu causer au requérant un sentiment d’arbitraire, d’infériorité et d’angoisse caractérisant un degré d’humiliation dépassant celui que comporte inévitablement les examens médicaux des détenus.
53. La Cour en conclut que les mesures de sécurité imposées au requérant lors des examens médicaux combinées avec la présence du personnel pénitentiaire s’analysent en un traitement dépassant le seuil de gravité toléré par l’article 3 de la Convention et constitue un traitement dégradant au sens de cette disposition. Il y a donc eu violation de cette disposition.
54. Le requérant dénonce une violation de son droit à la vie privée garanti par l’article 8 de la Convention dès lors que la présence de surveillants pénitentiaires et de policiers à chacune des consultations médicales a porté atteinte au secret médical et à la confidentialité des soins.
L’article 8 est ainsi libellé :
« 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, (...)
2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, (...) à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, (...) ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »
55. La Cour constate que ce grief est lié à celui examiné ci-dessus et le déclare en conséquence recevable. Elle observe cependant qu’il est largement englobé dans le grief tiré de l’article 3. Elle ne voit là aucune question distincte de celle qu’elle a déjà tranchée sur le terrain de cette disposition. Il n’y a donc pas lieu d’examiner séparément ce grief.
1. Déclare la requête recevable quant aux griefs tirés des articles 3 et 8 de la Convention ;
2. Dit qu’il y a eu violation de l’article 3 de la Convention à raison du traitement dégradant subi par le requérant ;
3. Dit qu’il n’y a pas lieu d’examiner séparément le grief tiré de l’article 8 de la Convention ;
a) que l’Etat défendeur doit verser au requérant, dans les trois mois à compter du jour où l’arrêt sera devenu définitif conformément à l’article 44 § 2 de la Convention 6 000 EUR (six mille euros) pour dommage moral et 5 980 EUR (cinq mille neuf cent quatre-vingts euros) pour frais et dépens, plus tout montant pouvant être dû à titre d’impôt par le requérant ;
Fait en français, puis communiqué par écrit le 26 mai 2011, en application de l’article 77 §§ 2 et 3 du règlement.
Vers deux ans de détention provisoire pour le physicien Adlène Hicheur ?
Adlène Hicheur, toujours en détention sans jugement (IV)
11:43 Publié dans Administration et administrés, Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Economie, Education, Europe, Indépendance du service public, Institutions, Justice, Mondialisation, Politique, Précarité, Santé, Société, Société du XXI siècle, Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cedh, cour européenne des droits de l'homme, droits de l'homme, france, europe, société, politique, économie, prise de la bastille, chine, arrêt duval c. france | | Facebook | | Imprimer | | |
Le 11 juillet, un article d'AgoraVox, intitulé « Tartufferie : cachez ce "politicien" que je ne saurais voir », qualifie Wikipédia de « caisse de résonance et d'enregistrement du discours majoritaire, dominant ». La réflexion est intéressante, encore faudrait-il définir ce concept. Et en fonction de sa définition, analyser les pressions qui s'exercent sur ce discours et les intérêts qui se trouvent à l'origine de ces pressions. Précisément, Boursier.com écrit en même temps « L'Eurogroupe se réunit sur le second plan d'aide à la Grèce... ». Une curieuse « aide », qui implique le démantèlement et la privatisation des services publics et de moyens stratégiques de l'Etat. Au même moment dans ABC News, repris par Paris Match, Christine Lagarde « défend le bilan de DSK ». La nouvelle directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) a « rendu hommage au travail de Dominique Strauss-Kahn » dans la politique d'endettement des Etats souverains et d'usage de la dette pour imposer des privatisations. Est-cela, le « discours majoritaire » reflet d'une profonde convergence entre les milieux dominants des « droites » et des « gauches » officielles ? Ce n'est sans doute pas fini : Challenges évoque « La Bourse de Paris plombée par la crise de la dette », et TF1 interroge « Crise de la dette : après la Grèce, les Etats-Unis ? ». Le système en place risque d'avoir besoin d'une grande dose de discours prétendument « majoritaire ». Mais que penser, dans un tel contexte, des garanties de neutralité de Wikipédia? C'est un fait que Wikipédia ne possède aucun comité éditorial alors que l'anonymat des éditeurs et des « contributeurs réguliers » y est largement majoritaire. Wikimédia France reconnaît en même temps l'importance de « la part des cadres supérieurs » dans l'édition de l'encyclopédie. Il paraît évident que le prétendu caractère « majoritaire » d'un certain nombre de discours et de points de vue dépend très largement des moyens d'expression dont dispose le milieu social qui les véhicule. Le 11 juillet également, un article publié par Le Post porte le titre « Comment Internet fait trembler les politiques et les journalistes ». Mais dans ce cas, le contrôle de l'internet n'est-il pas un enjeu pour ceux qui élaborent ou véhiculent le « discours dominant » ? Et que penser des méthodes de blocage et de « surveillance » d'adresses IP employées par les administrateurs de Wikipédia, ainsi que de l'anonymat de ceux qui effectuent une telle « surveillance » ? La question s'est posée à nouveau à propos de l'incident rapporté le 10 juillet dans notre article Superbradyon. Un incident à propos duquel il paraît difficile de ne pas rappeler en même temps les attitudes très partiales de Wikipédia au détriment des frères Bogdanoff et la prise de position de notre collectif contre la campagne visant les thèses de doctorat de Grichka et Igor Bogdanoff. Les superbradyons (particules élémentaires d'un nouveau type et possibles constituants ultimes) sont une idée scientifique originale de notre collègue Luis Gonzalez-Mestres, chercheur au CNRS.
Vent de panique du système et annonce d'une escalade de contrôle des citoyens ? Malheureusement, les indices de l'un et de l'autre ne manquent pas. Et le « patrouillage » actuel de Wikipédia, est-ce autre chose qu'une « mise à jour » dans ce contexte ? En clair, une reprise en main.
Le 11 juillet, Les Echos rapporte « Bourse : les craintes de contagion font chuter les banques », alors que Ouest France souligne à son tour : « Cancer. 1 000 nouveaux cas par jour attendus en France en 2011 ».
En même temps, Le Point signale que « les élus conservent leurs avantages », le Sénat ayant refusé d'adopter deux amendements dans le sens contraire, pendant que La Tribune commente : « Une carte d'identité biométrique très controversée », l'opposition ayant dénoncé « un fichage général de la population française par le ministère de l'Intérieur ».
Peut-on séparer l'escalade des contrôles divers et mesures de surveillance de la détérioration de la situation économique et sociale ? Et dans quel univers vivent, par rapport à une telle évolution de la société, les « cadres supérieurs» et aspirants à cette situation sociale qui constituent une importante composante de la « communauté » de Wikipédia ?
Quelles peuvent être les garanties d'indépendance d'une encyclopédie largement rédigée et contrôlée par des « cadres supérieurs » anonymes, alors que la Wikimédia Foundation n'hésité pas à présenter comme un exemple positif l'usage des contributions à Wikipédia dans un curriculum vitae en vue de l'obtention d'une tenure (poste permanent de professeur) dans une université des Etats-Unis ? Voir, pour rappel :
ainsi que notre article du 8 juillet « Wikimedia, RGPP, braderie de la culture ».
Libération et d'autres médias soulignent que l'AFP a interdit à ses journalistes « d’utiliser Wikipédia comme source de documentation », estimant que « le mode de rédaction participative de cette encyclopédie en ligne » ne satisfait pas aux « critères de fiabilité» requis au niveau d'une agence de presse :
http://www.liberation.fr/medias/01012347323-la-phrase
Une telle mesure de précaution de la part de l'AFP paraît logique, et nous ne pouvons que l'approuver dans l'état actuel du fonctionnement de Wikipédia : aucun comité éditorial public avec des personnes physiques responsables, anonymat de la plupart des éditeurs influents et des administrateurs, pratiques de police virtuelle pour étouffer la « dissidence »...
Les avatars des articles en français et en anglais concernant les frères Bogdanoff, assortis de blocages d'internautes et d'utilisateurs qui tentaient d'introduire des corrections factuelles, ne sont qu'un exemple du manque de fiabilité de Wikipédia.
Voir, pour le texte complet des instructions l'AFP :
http://www.afp.com/newsletter/francais/communication/guid...
Dans un débat comme celui sur la suppression de l'article Superbradyon du Wikipédia français (suppression visant notre collègue Luis Gonzalez-Mestres, auteur de cette hypothèse originale) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Superbradyon (article déjà supprimé avant la date prévue)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Superbradyon/Supp... (discussion également close avant la date prévue)
il semble bien que la « communauté » anonyme, mais affichée, des « wikipédiens » n'aimait pas être contredite. Ce débat a été évoqué aussi dans notre article Superbradyon sur ce même blog :
Les internautes identifiés par des adresses IP ont été collectivement bannis pendant la discussion à cause d'un prétendu « vandalisme » qui, pour l'essentiel, consistait dans la réalité à répondre sur le plan scientifique aux arguments souvent erronés des « wikipédiens » attitrés et à adresser des critiques au fonctionnement de Wikipédia. Notamment, sur son opacité, sur l'usage d'une bibliométrie de surcroît erronée, sur l'absence récurrente d'arguments circonstanciés accompagnant la plupart des prises de position et sur l'anonymat de la plupart des éditeurs influents et des administrateurs.
De même, un utilisateur a été banni avec cette mention parfaitement gratuite et avancée sans aucune preuve :
Cet utilisateur est un faux-nez créé par l'utilisateur Negun. Il a été bloqué indéfiniment pour avoir :
- soit contourné le blocage du compte principal (blocage effectué par un administrateur ou par décision du Comité d'arbitrage),
- soit fait un usage clairement inapproprié de comptes multiples là où il n'y avait qu'un seul utilisateur.
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Jo...
8 juillet 2011 à 23:06 Hégésippe Cormier (discuter | contributions) a bloqué « Jaumeta (discuter | contributions) » - durée : indéfiniment (création de compte interdite, envoi de courriel interdit, ne peut modifier sa propre page de discussion) ‎ ({{faux-nez|Negun}})
De toute évidence, le « test du canard » et le « vérificateur d'adresses IP » continuent à faire partie du répertoire des administrateurs de Wikipédia. Voir aussi, sur le site anglophone de Wikipedia :
http://en.wikipedia.org/wiki/Duck_test?oldid=cur
http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:DUCK
Rien que nous n'ayons pas dénoncé à plusieurs reprises dans nos articles précédents. Voir, par exemple :
A propos de l'utilisateur Negun, voir également :
Simultanément, le même administrateur de Wikipédia a également opéré deux autres blocages d'utilisateurs qui n'étaient pas intervenus dans le débat mais qui sont également accusés d'être des « faux-nez » de Negun :
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Li...
8 juillet 2011 à 23:15 : Hégésippe Cormier (discuter | contributions) a bloqué « Indépendance des Chercheurs (discuter | contributions) » - permanent, création de compte bloquée, courriel bloqué, ne peut modifier sa propre page de discussion ({{faux-nez|Negun}})
8 juillet 2011 à 23:05 : Hégésippe Cormier (discuter | contributions) a bloqué « Mécréant (discuter | contributions) » - permanent, création de compte bloquée, courriel bloqué, ne peut modifier sa propre page de discussion ({{faux-nez|Negun}})
(fin de citation, les documents de Wikipédia sont disponibles sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique )
Il ressort d'ailleurs du journal des blocages qu'entre le 30 juin à 7h29 et le 11 juillet à 17h24, les administrateurs de Wikipédia on bloqué rien de moins que 250 usagers. Entre autres, sur la base de la prétendue suspicion (les soupçons de possibles « faux-nez ») découlant de prises de position analogues à celles d'autres utilisateurs et/ou de similarités entre les adresses IP.
Comment peut-on valablement conclure que deux utilisateurs sont le même sur la base de leurs adresses IP et de leurs prises de position ? La question avait déjà été évoquée dans notre article « Wikipédia français et chasse aux "faux-nez" » , et nos considérations nous semblent rester valables.
Ajoutons qu'en l'occurrence, l'incrimination pratiquée de paires d'adresses IP sur la base de l'identité des cinq premiers chiffres paraît particulièrement choquante. Ces cinq premiers chiffres correspondent à un ensemble englobant une partie très importante des identifiants des internautes d'un département français limitrophe avec Paris, plein de laboratoires de recherche et de zones universitaires.
Dans une telle situation, peut-il y avoir quelque chose d'étonnant à ce que deux personnes différentes utilisent la même adresse IP ou des adresses IP similaires ? A fortiori si, comme dans le cas des « suivis » de Wikipédia, l'indice recherché réside dans les cinq premiers chiffres de l'adresse IP. Soit, toute une zone géographique.
Ajoutons également qu'en l'espèce les administrateurs de Wikipédia n'ont même pas respecté leurs propres règles. La discussion sur la suppression, lancée le 4 juillet, prévoyait :
Durée : si un consensus clair s'est dégagé le 12 juillet, après l'expiration des sept jours de débat, un contributeur peut clôturer la proposition et indiquer si l'article est conservé ou supprimé (la suppression devant être demandée à un administrateur). Dans le cas contraire, la discussion se poursuit jusqu'au 19 juillet.
Or, l'article a été supprimé dès le 10 juillet. Un deuxième administrateur (l'auteur des blocages d'utilisateurs) commente à ce sujet :
... il n'y avait pas vraiment urgence à clore ce débat avant l'expiration des sept jours de débat, mais bon, la messe était dite depuis longtemps...
En clair, ce n'est pas grave lorsque les irrégularités « vont dans le bon sens »...
Voici, sur le même lien, l'un des commentaires des internautes apparemment « indésirables » :
Le clash est pourtant visible dans les archives des discussions, dont il convient de suivre également l'historique pour voir les différentes "versions" et censures :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Igor_et_Grichka_B...
Mais les "hostilités" ont commencé avant avril 2011, lorsque le collectif Indépendance des Chercheurs a diffusé cet article le 4 mars :
rappelé également dans cet article du 12 mars :
qui cite l'article précédént et en même temps se réfère explicitement à un article de Luis Gonzalez-Mestres. Dès le 14 mars, Alain Riazuelo, Alain_r, très actif depuis longtemps dans la campagne contre les Bogdanoff, a demandé la suppression de la biographie de Gonzalez-Mestres du Wikipédia français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Luis_González-Mes...
Les débats sur la biographie des Bogdanoff ont aussi donné lieu à des banissements d'utilisateurs :
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_util...
Sur le site anglais de Wikipédia, ça a été encore pire avec également des blocages, et même un refus récurrent de se référer auxc véritables sources des informations. Quant au contenu de la biographie des Bogdanoff, tout débat est manifestement inutile. A ce jour, les deux Wikipédia continuent à faire état d'un texte dont en réalité la provenance n'est pas connue et qui ne porte aucune signature ni indentification nominale des auteurs, mais qui est présenté comme un rapport du Comité National de la Recherche Scientifique alors que le véritable rapport est protégé par le secret professionnel et la CADA a émis un avis contraire à sa diffusion. Le texte anglais va jusqu'à parler d'un rapport "diffusé par le CNRS", alors que le CNRS n'a officiellement diffusé aucun texte et la véritable source est Marianne qui ne précise pas la provenance de ce texte ni ne fournit aucune preuve de son authenticité.
L'actuelle attaque contre l'article sur les superbradyons dans le Wikipédia français fait clairement partie de la même "série".83.199.21.7 (d) 6 juillet 2011 à 13:42 (CEST)
(fin du commentaire, textes disponibles sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique d'après Wikipédia)
En effet, la suppression de la biographie en français de Luis Gonzalez-Mestres a suivi d'un peu plus de deux semaines notre article « CNRS, frères Bogdanoff, médias... (I) ». Dans le Wikipedia anglophone, les incidents survenus début mai autour de l'article très tendancieux et conflictuel « Bogdanov Affair » ont été suivis de la suppression de l'article sur les superbradyons, puis de la suppression de la biographie de Gonzalez-Mestres. Le tout, assorti de blocages d'internautes et d'utilisateurs. La suppression de l'article français sur les superbradyons apparaît comme la suite de cette opération.
Comment pouvoir contrôler les possibles conflits d'intérêts d'un ensemble d'éditeurs et d'administrateurs pour l'essentiel anonymes ? Le site de Wikipédia ne paraît pas de nature à nous éclairer à ce sujet.
Quels sont les rapports personnels, professionnels ou d'autre nature entre ces éditeurs et administrateurs, qui semblent avoir largement l'occasion de faire connaissance et d'échanger des adresses lors des réunions de la Wikimedia Foundation et de ses antennes nationales ? Le fonctionnement affiché de Wikipédia n'est pas de nature à rendre compte de ce type de relations.
La Wikimedia Foundation déclare ne pas être responsable du contenu de Wikipédia. A son tour, Wikipédia déclare ne pas posséder de comité éditorial et ne pas garantir le contenu de ses articles. Mais comment pouvoir contrôler l'éventuelle existence de structures de fait ou non publiques, de groupes de pression internes, de réseaux d'influence... ?
L'absence de structure formelle affichée par Wikipédia apparaît somme toute comme une réponse bien mince à ce type de questions que les citoyens peuvent légitimement se poser.
Pourtant, l'existence d'intérêts importants autour du contenu des articles de Wikipédia paraît évidente à l'examen de l'incident survenu entre Hi-Media et Rentabiliweb :
http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/rentabiliweb...
https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&c...
Mais dans ce cas, quels interêts peuvent se trouver derrière la suppression d'une biographie ou d'un article sur un sujet scientifique ? Telle est précisément la question qu'évoquaient les commentaires qualifiés de « vandalisme » par les administrateurs de Wikipédia dans la discussion sur la suppression de l'article Superbradyon. Où est le « vandalisme » ?
18:15 Publié dans Administration et administrés, Astrophysique, Cosmologie, Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Economie, Education, Ethique, Europe, Evaluation, Indépendance du service public, Informatique, Institutions, Internet, Mondialisation, Physique, Politique, Précarité, Recherche, Sciences, Services publics, Société, Société du XXI siècle, Université | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wikipédia, wikimedia, superbradyons, luis gonzalez-mestres, suivi d'adresses ip, cise économique, france, europe, etats-unis, société, politique, liberté de l'internet | | Facebook | | Imprimer | | |
Le 30 juin 2011, L'Alsace fait savoir, à propos de l'avenir du nucléaire : « Pour la CGT, "inconcevable de se passer de cette source d’énergie" », se référant à une prise de position de la fédération mines énergie (FNME) de cette centrale syndicale. N'est-ce pas un peu fort ? Ecologie.tv évoque des « divergences sur la sécurité de la centrale nucléaire de Fessenheim », EDF estimant que les risques qui pourraient découler d'une éventuelle rupture de la digue du Grand Canal d’Alsace ne doivent pas être pris en considération. Pour EDF, un tel accident serait trop improbable. Mais précisément, la catastrophe nucléaire de Fukushima est arrivée par un accident écarté dans la même logique pendant de longues années. La Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), qui dénonce des « carences graves » et une « gestion déplorable » de la part des autorités japonaises, prépare la diffusion prochaine d'une analyse concernant les conclusions de la Conférence internationale organisée par l'AIEA à Vienne ce mois de juin pour « tirer les leçons de l'accident de Fukushima Daiichi ». Le 30 juin, The Hindu écrit « Fukushima-like disaster cannot happen in India: AEC Chairman », avec le sous-titre « Additional safety features being installed in all reactors ». Mais Oil Price rapporte : « Chinese Provinces Suspend Nuclear Power Plant Projects », et le Daily Yomiuri Online emploie le titre « TEPCO execs weather 6-hour storm of fury », se référant à l'assemblée générale des actionnaires de la Tokyo Electric Power Company, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima. Au même moment, les médias canadiens (Radio Canada, Canoë...) commentent la vente par le gouvernement canadien, « à un prix ridicule » (15 millions de dollars), de la société d'État Énergie atomique du Canada (EACL) à l'entreprise privée SNC-Lavalin. La privatisation du nucléaire se poursuit, donc. La crise du nucléaire a été l'un des sujets de nos articles des six derniers mois dont nous rappelons plus bas la relation. Mais plus globalement, notre blog a aussi analysé la crise de l'évaluation et des expertises dans la société « tout influence » de ce début de siècle. La prétendue « affaire Bogdanoff », le fonctionnement de Wikipedia et Wikimedia, la révision générale des politiques publiques (RGPP), la crise économique... font également partie des sujets abordés dans nos articles récents.
Alors que la Grèce risque de subir une vague de privatisations sans précédent, Marianne souligne « Lagarde met la Grèce sous curatelle renforcée », se référant aux déclarations de la nouvelle directrice du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, sur ce pays. Le Quotidien du Peuple signale à son tour : « La Chine presse Christine Lagarde d'accentuer la réforme » du FMI, notamment dans le sens de « donner plus de pouvoir aux marchés émergents ». La Chine, la Russie et le Brésil ont soutenu la candidature de Christine Lagarde.
L'actuelle crise économique est avant tout celle de la politique développée depuis les années 1980 par l'ensemble des puissances occidentales : délocalisations industrielles et financières, dumping social, théories fumeuses de « nos experts » sur une prétendue « division internationale du travail »... Un constat que nous avions dressé depuis longtemps et que l'on retrouve encore dans nos articles récents.
Au même moment, News Press évoque les constats troublants de la mission sénatoriale d'information sur les conséquences de la RGPP. Mais le Parti Socialiste, qui à présent s'en plaint, oublie qu'il a lui-même ouvert la voie à cette politique par l'adoption de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) il y a dix ans. Ce que nous avons également rappelé à plusieurs reprises.
Nous articles des six derniers mois ont également mis en évidence le caractère artificiel et opaque de la campagne lancée depuis une décennie contre Grichka et Igor Bogdanoff. Nous avons en même temps dénoncé la suppression des biographies en français et en anglais de notre collègue Luis Gonzalez-Mestres par des administrateurs de Wikipédia juste après les prises de position de notre collectif par rapport à la prétendue « affaire Bogdanoff ». La gestion pour l'essentiel anonyme des structures hébergées par la Wikimedia Foundation ouvre la voie à toutes sortes de conflits d'intérêts dans de telles situations.
Nos articles de la période du 1er janvier au 30 juin 2011 sur le blog La Science au XXI Siècle :
546. La Science au XXI Siècle : archives 2010 (juillet - décembre)
(fin de la relation de nos articles de la période du 1er janvier au 30 juin 2011 sur le blog La Science au XXI Siècle)
Voir également, pour la même période, les articles de notre blog Scientia dans Médiapart :
dont la relation suit :
CNRS, INSERM... l'indispensable rôle dirigeant des EPST français
Denis Robert, journalistes, chercheurs, CNRS, citoyens et intérêt général
Luis González-Mestres (biography)
13:40 Publié dans Administration et administrés, Asie, Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Ecologie, Economie, Education, Etats-Unis, Europe, Evaluation, Fonction publique, Indépendance du service public, Institutions, Mondialisation, Politique, Précarité, Presse et médias, Recherche, Santé, Sciences, Services publics, Société, Société du XXI siècle, Statut des chercheurs, Travail, Université, « Réforme » de la recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nucléaire, danger nucléaire, la science au xxi siècle, france, europe, etats-unis, wikipédia, wikimédia, igor bogdanoff, grichka bogdanoff, services publics, rgpp, fmi | | Facebook | | Imprimer | | |
Le 24 juin, une Newsletter diffusée par Money Morning avec le titre fort parlant « Say 'Goodbye' to your standards of living... » présente notamment un article intitulé « Inflating Away America's Future ». La situation est-elle différente en Europe ? Alors que, malgré la casse sociale déjà perpétrée en Grèce, RTBF rapporte « La Grèce réclame 110 milliards pour éviter sa faillite et celle de l'euro », Le Quotidien souligne « Les euroremèdes prescrits par déi Lénk », pour qui « La raison profonde de la crise réside à la fois dans la dérégulation systématique et la croissance des inégalités ». On ne saurait mieux résumer le contenu de la politique menée depuis trois décennies dans l'ensemble des pays européens. Le 24 juin également, Le Figaro fait état d'une « Nouvelle tentative de suicide au ministère des Finances », évoquant un « mal-être croissant » devant l'application de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et les suppressions d'emplois qui conduisent à une dégradation des conditions de travail. La RGPP touche tous les services publics et administrations, jusqu'à remplacer de fait le travail normal des agents publics par le travail non rémunéré des contributeurs de Wikisource comme dans le cas de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Elle vise également le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et l'ensemble des établissements publics à caractère scientifique et technologique français (EPST). Et si le CNRS fait l'objet d'une pression croissante en la matière qui a donné lieu à plusieurs mobilisations des personnels, la situation à l'INRA a été à nouveau dénoncée par une intervention des organisations syndicales au Conseil d'Administration du 24 juin. Si on va au fond des choses, les travailleurs de toutes les branches professionnelles ne font que payer la facture de la catastrophe engendrée par la politique récurrente de délocalisations et de démantèlement économique et social. Une stratégie dont l'application continue comme si rien n'était. Et quel sera le résultat de la privatisation et de la perte d'indépendance du secteur public ? Le 24 juin, suite au rapport de l'Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN) et au dossier publié ce jour par l'Humanité, le débat se poursuit dans les médias français (Boursier.com, L'Express...) sur la possible dissimulation par Bouygues d'accidents de travail dans le chantier du réacteur nucléaire de Flamanville.
Si la BNF, très directement touchée par la RGPP, signe des accords avec Wikimédia France visant à utiliser un travail non rémunéré, voir notre article « Wikimedia, chômage, RGPP et casse du service public » :
l'Humanité du 24 juin écrit, page 32 : « C'est un scandale ! » évoquant « l'entrée en gare des super précaires sans salaires » à la SNCF par le biais d'une sous-traitance. La fonction publique n'est pas seule à être atteinte par ce forcing aux plus faibles rénumérations et aux emplois les plus précaires.
Mais quel en est le résultat, notamment en ce qui concerne la confiance que les citoyens peuvent faire au fonctionnement du service public « géré » de cette façon ?
D'après les communiqués officiels et les déclarations du pouvoir exécutif, tout va très bien dans le nucléaire français où, précisément, la privatisation et la sous-traitance font partie de la prétendue modernité. Mais le 24 juin, pages 1 à 3, l'Humanité publie aussi un inquiétant dossier sur le chantier de l'EPR à Flamanville avec les intitulés : « Accidents du travail - Flamanville - Le Document qui accuse - Le rapport de l'ASN qui accable Boygues... ». Voir également le lien :
L'Humanité publie des extraits d'un rapport de l'ASN du 6 juin qui, pour l'année 2010, constate notamment « 38 accidents à déclarer n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration ou d'une inscription au registre ». Pourtant, le réacteur pressurisé EPR est présenté par les dirigeants français comme un projet phare :
http://energie.edf.com/nucleaire/carte-des-centrales-nucl...
Et dans une telle situation, quel secteur de la science et de la technologie dans le domaine public peut se trouver à l'abri de la pression des grands intérêts privés ? Les organismes publics de recherche comme le CNRS ou l'INRA n'échappent pas à cette stratégie d'asservissement. Dans le cas de l'INRA, les enjeux portent sur la recherche dans le domaine agronomique.
Suit le communiqué de presse intersyndical du 24 juin à propos du Conseil d'Administration de l'INRA
http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/spip.php?article1216
La Révision Générale des Politiques Publiques à l’INRA : Les personnels s’invitent au Conseil d’Administration tenu à Rennes ce 24 juin.
Un comité d’accueil attendait les membres du Conseil d’Administration de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) à leur arrivée. La délégation du personnel s’est ensuite invitée en début de séance pour exprimer l’opposition à la réorganisation des fonctions « support » de la recherche dans l’établissement.
Une lettre ouverte des 4 syndicats nationaux de l’INRA (CGT, CFDT, CFTC et SUD) a été lue.
Dans le même temps, le CA recevait des messages de solidarité avec cette opposition largement majoritaire à l’INRA, soutien émanant d’autres syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Ce mouvement fait suite à un rapport d’audit rédigé dans le cadre de la RGPP qui va, comme dans les autres secteurs, affaiblir le service public de recherche.
A la question du maintien des emplois dans la recherche publique, la représentante du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a affirmé que celui—ci serait maintenu dans son ministère durant le plan triennal 2011/2013. Quelle crédibilité accorder à ces propos alors que déjà 40 postes ont été « gelés » au budget 2011 de l’INRA ?
En s’opposant à cette réforme, le personnel manifeste son attachement à la sauvegarde d’une recherche publique forte et indépendante capable de répondre aux défis actuels en matière d’Agriculture, d’Alimentation et d’Environnement.
CFDT, CFTC, CGT et SUD
Suit également la lettre lue par les représentants syndicaux
http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/IMG/pdf/INRA_Lettre...
LETTRE OUVERTE AUX MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’INRA
(Réuni à Rennes le 24 juin 2011)
Le CA de l’INRA examine aujourd’hui le « Projet de schéma directeur pour l’optimisation des fonctions support ».
Les organisations syndicales vous informent que ce projet est largement rejeté par le personnel de l’Institut, toutes catégories confondues. Déjà 3000 agents (1/3 de l’effectif) exigent en effet son retrait dans le cadre d’une pétition intersyndicale !
Les organisations syndicales vous informent que ce texte ne représente que le seul avis de la DG. En effet, le CTP a été réduit à sa seule parité administrative.
Comment pourrait-il en être autrement dès lors que ce rapport préconise de compliquer les structures déjà en place en ajoutant une nouvelle couche (les plaques inter régionales), de créer des plateformes de gestionnaires d’unités au mépris des engagements précédents de la Direction, d’étendre les externalisations aux dépens du fonctionnement et de la qualité des service ?
Le tout soi-disant pour « redéployer » 70 emplois au final ! Les personnels en connaissent déjà les résultats prévisibles au plan individuel : une accentuation de la charge de travail déjà trop lourde dans nombre d’unités en raison de la faiblesse des effectifs de titulaires et ainsi une pression encore plus grande sur les agents, des réorientations professionnelles forcées, des mobilités imposées quoi qu’en dise la direction. «Optimiser» et «mutualiser», les maîtres mots de la RGPP repris à foison dans ce schéma directeur, auront toujours cette signification sociale là, modifiant profondément et négativement les conditions de vie et de travail des personnels.
Pour tenter de faire passer la pilule, la Direction a juré aux syndicats avoir obtenu l’assurance qu’il n’y aurait pas de suppressions d’emplois dans les années à venir alors que le gouvernement a annoncé la généralisation aux « opérateurs » de la règle du non- remplacement d’un départ sur deux ! Nous interpellons donc directement les représentants ministériels présents à ce CA : confirment-ils oui ou non le remplacement intégral de tous les départs intervenant en 2011 et les années suivantes ?
Pour payer les fonctions « support », le texte suggère aussi de taxer les contrats des équipes de recherche. En cherchant à imposer à tous les niveaux une logique « client-fournisseur » l’objectif est à la fois comptable et idéologique, les équipes de recherche devant payer pour des services qui sont une composante indispensable du travail.
Comme le texte lui- même l’indique, tout ce dispositif n’est en fait destiné qu’à « générer les économies nécessaires à l’effort de réduction des dépenses de fonctionnement » dans l’objectif de faire une économie budgétaire de 10 % ! Diminuer ainsi le financement, c’est très exactement à l’opposé des besoins de développement scientifique en ce début de 21ème siècle, en particulier pour la recherche scientifique agronomique confrontée aux plus grands défis en matière d’agriculture, d’alimentation et d’environnement.
Mesdames et Messieurs les Administrateurs, une lourde responsabilité pèse donc sur vos épaules car l’INRA est considéré comme un organisme test avant la généralisation de ce dispositif à tous les autres organismes de recherche. En avalisant ce projet, vous cautionneriez ce processus au niveau de l’ensemble de la recherche publique.
Nous souhaitions porter à votre connaissance ces informations importantes et ainsi vous permettre de vous prononcer en toute connaissance de cause sur des évolutions majeures dans l’organisation du premier opérateur européen de recherche dans ces domaines de compétence.
Et vous comprendrez que nous vous invitons à rejeter ce texte.
(fin de la lettre des organisations syndicales)
19:57 Publié dans Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Economie, Education, Etats-Unis, Europe, Evaluation, Fonction publique, Indépendance du service public, Institutions, Politique, Politique scientifique, Précarité, Recherche, Santé, Sciences, Services publics, Société, Société du XXI siècle, Statut des chercheurs, Syndicalisme, Université, « Réforme » de la recherche | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cnrs, inra, rgpp, wikimedia, france, europe, etats-unis, société, politique, recherche scientifique, fonction publique | | Facebook | | Imprimer | | |
Bilderberg, Zermatt, Wikipédia...
Le 12 juin, dans un article intitulé « La Ligue du Nord réclame une intervention européenne sur le Groupe Bilderberg », NovoPress rappelle la tentative du député européen Mario Borghezio d'assister à la conférence de Bilderberg tenue à l’hôtel Suvretta de Saint-Moritz cette semaine. La dépêche fait état d'une initiative des députés européens de la Ligue du Nord italienne réclamant la transparence sur le contenu de ce type de réunions. Curieusement, en France, la « gauche » et la « gauche de la gauche » semblent rester très discrètes sur la même question. Pourquoi un tel silence ? Rue 89 diffuse ce jour une « liste du club Bilderberg des "maîtres du monde" » faisant apparaître, parmi les participants français, le PDG du Publicis Maurice Lévy, qui vient d'assumer la présidence du e-G8 (G8 de l'internet). L'une des craintes exprimées par rapport à la réunion de Bilderberg de cette année concernait précisément la possible émergence d'un consensus en vue de la censure de l'internet. Et que penser du Sommet présenté avec l'intitulé « Humanizing globalization » et la thématique affichée « Servant leaders », qui doit avoir lieu à Zermatt dans quelques jours avec la participation du fondateur de Wikipédia Jimmy Wales ? Un tel sommet à façade « capitaliste alternative », où les représentants des milieux d'affaires ne manquent pas, est-il fondamentalement différent de la Conférence de Bilderberg ? Ou s'agit-il d'un autre visage de la mëme stratégie ? Précisément, s'agissant de censure de l'internet, l'évolution de Wikipédia paraît fort inquiétante. Le 12 juin également, un article de Charlie Skelton dans The Guardian avec le titre « Bilderberg 2011: Lord Mandelson's nature walk » rapporte le type de réponse donnée par les participants à la réunion de Saint-Moritz à des manifestants qui les interpellaient sur le contenu des discussions : « Je n'ai pas à vous le dire, et vous n'avez pas besoin de le savoir ». Mais connait-on l'identité et les intérêts de la plupart des administrateurs de Wikipédia et des contributeurs influents de cette encyclopédie virtuelle ?
Paradoxalement, un constat factuel s'impose qui à première vue peut surprendre.
Des listes « officielles » des participants à la Conférence de Bilderberg, ainsi que des communiqués de presse, sont accessibles en ligne depuis quelques années sur un site des organisateurs de ces rencontres. Voir, pour 2011
De même, une liste « officielle » des membres de la Commission Trilatérale est accessible sur le site de cette organisation :
http://www.trilateral.org/download/file/TC%20list%206-11%...
La même information n'est pas accessible en ce qui concerne les administrateurs et principaux contributeurs de Wikipédia, qui ne présente même pas au public un quelconque comité éditorial et, comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, déclare ne pas posséder un tel comité :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Contact
Que penser de cette situation dans Wikipédia, alors que la censure s'y installe et les méthodes de police ne cessent de s'y développer ? Et quels sont les intérêts personnels de ses contributeurs influents ?
Quant à la réunion de Zermatt :
on trouve parmi les conférenciers, à côté de Jimmy Wales :
http://www.zermattsummit.org/news/3-newsflash/218-leading...
un certain nombre de représentants des milieux d'affaires et du patronat, tels par exemple:
Gilles de Margerie (Crédit Agricole)
http://investing.businessweek.com/research/stocks/people/person.asp?personId=8236665&ticker=ACA:FP&previousCapId=4339916&previousTitle=Truffle Capital
Xavier Fontanet (Essilor)
http://www.sionfaisaitconfianceauxentrepreneurs.com/
http://www.edubourse.com/remuneration/xavier-fontanet.php
l'apôtre du « bon capitalisme » Theodore Roosevelt Malloch
http://www.tedmalloch.com/
ou encore, le président du groupe TeroLab Surface et de la Zermatt Summit Foundation, Christopher H. Wasserman
http://www.terolabservices.com/projection_thermique/tls_c...
Suit la liste officielle des participants à la réunion de Bilderberg 2011, à Saint-Moritz
BEL Davignon, Etienne Minister of State, Honorary Chairman
USA Alexander, Keith B. Commander, USCYBERCOM; Director, National Security Agency
INT Almunia, Joaquín Vice President, European Commission; Commissioner for Competition
FRA Bazire, Nicolas Managing Director, Groupe Arnault /LVMH
SWE Björling, Ewa Minister for Trade
NLD Bolland, Marc J. Chief Executive, Marks and Spencer Group plc
CHE Brabeck-Letmathe, Peter Chairman, Nestlé S.A.
AUT Bronner, Oscar CEO and Publisher, Standard Medien AG
FRA Castries, Henri de Chairman and CEO, AXA
NLD Chavannes, Marc E. Political Columnist, NRC Handelsblad; Professor of Journalism, University of Groningen
TUR Ciliv, Süreyya CEO, Turkcell Iletisim Hizmetleri A.S.
BEL Coene, Luc Governor, National Bank of Belgium
USA Collins, Timothy C. CEO, Ripplewood Holdings, LLC
ESP Cospedal, María Dolores de Secretary General, Partido Popular
INT Daele, Frans van Chief of Staff to the President of the European Council
PRT Ferreira Alves, Clara CEO, Claref LDA; writer
IRL Gallagher, Paul Senior Counsel; Former Attorney General
CHE Groth, Hans Senior Director, Healthcare Policy & Market Access, Oncology Business Unit, Pfizer Europe
TUR Gülek Domac, Tayyibe Former Minister of State
USA Hughes, Chris R. Co-founder, Facebook
CHE Janom Steiner, Barbara Head of the Department of Justice, Security and Health, Canton Grisons
FIN Johansson, Ole Chairman, Confederation of the Finnish Industries EK
CHE Kudelski, André Chairman and CEO, Kudelski Group SA
GBR Lambert, Richard Independent Non-Executive Director, Ernst & Young
ESP León Gross, Bernardino Secretary General of the Spanish Presidency
CHE Leuthard, Doris Federal Councillor
FRA Lévy, Maurice Chairman and CEO, Publicis Groupe S.A.
BEL Leysen, Thomas Chairman, Umicore
USA Li, Cheng Senior Fellow and Director of Research, John L. Thornton China Center, Brookings Institution
IRL McDowell, Michael Senior Counsel, Law Library; Former Deputy Prime Minister
RUS Mordashov, Alexey A. CEO, Severstal
PRT Nogueira Leite, António Member of the Board, José de Mello Investimentos, SGPS, SA
NOR Norway, H.R.H. Crown Prince Haakon of
CAN Orbinksi, James Professor of Medicine and Political Science, University of Toronto
USA Orszag, Peter R. Vice Chairman, Citigroup Global Markets, Inc.
NOR Ottersen, Ole Petter Rector, University of Oslo
TUR Pekin, Şefika Founding Partner, Pekin & Bayar Law Firm
FIN Pentikäinen, Mikael Publisher and Senior Editor-in-Chief, Helsingin Sanomat
INT Rompuy, Herman van President, European Council
NLD Rosenthal, Uri Minister of Foreign Affairs
AUT Rothensteiner, Walter Chairman of the Board, Raiffeisen Zentralbank Österreich AG
FRA Roy, Olivier Professor of Social and Political Theory, European University Institute
CHE Schmid, Martin President, Government of the Canton Grisons
USA Schmidt, Eric Executive Chairman, Google Inc.
DNK Schütze, Peter Member of the Executive Management, Nordea Bank AB
CHE Schweiger, Rolf Member of the Swiss Council of States
CHE Soiron, Rolf Chairman of the Board, Holcim Ltd., Lonza Ltd.
INT Solana Madariaga, Javier President, ESADEgeo Center for Global Economy and Geopolitics
NOR Solberg, Erna Leader of the Conservative Party
DEU Steinbrück, Peer Member of the Bundestag; Former Minister of Finance
GBR Stewart, Rory Member of Parliament
ITA Tremonti, Giulio Minister of Economy and Finance
USA Vaupel, James W. Founding Director, Max Planck Institute for Demographic Research
USA Warsh, Kevin Former Governor, Federal Reserve Board
NLD Winter, Jaap W. Partner, De Brauw Blackstone Westbroek
CHE Witmer, Jürg Chairman, Givaudan SA and Clariant AG
20:24 Publié dans Amériques, Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Ecologie, Economie, Education, Etats-Unis, Europe, Indépendance du service public, Institutions, Mondialisation, Société, Société du XXI siècle | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bilderberg, zermatt summit, jimmy wales, internet, modialisation, e-g8, wikipédia, france, europe, suisse, société, politique, etats-unis | | Facebook | | Imprimer | | |
Le 19 mai, 24 heures écrit : « Le Fondateur de Wikipédia invité vedette du deuxième Zermatt Summit », faisant allusion à la présence annoncée de Jimmy Wales pour s'exprimer sur « l'humanisation de la mondialisation ». Un lieu commun vieux de deux décennies, alors que Wales s'apprête à participer au e-G8 (G8 de l'internet) à côté des représentants des grandes multinationales de l'internet. Au juste, que peut-on vraiment attendre d'un tel sommet ? Libération fait état d'un « manifeste contre le "G8 de l’Internet" », se référant à un communiqué de plusieurs organisations parmi lesquelles La Quadrature du Net. Mais d'emblée, un simple examen du fonctionnement de Wikipédia, avec des administrateurs anonymes dotés de fait de pouvoirs discrétionnaires et sans aucun comité de rédaction susceptible d'être saisi en cas de différend, apparaît particulièrement inquiétant. Notre article du 19 mai sur Médiapart intitulé « Wikipedia and internet police (I) » évoque les méthodes de police très choquantes employées par les administrateurs de Wikipédia. Peut-on croire, dans ces conditions, l'appréciation de WebActus dans un article intitulé « Comment les technologies facilitent l'éducation », estimant que Wikipédia « permet de construire un bon exposé en peu de temps » ? Quelle peut être la crédibilité de Wikipédia, alors que ses administrateurs sont pour l'essentiel anonymes, que de ce fait leurs compétences réelles et leurs éventuels conflits d'intérêts sont impossibles à identifier, et qu'ils emploient des méthodes de police pour le moins troublantes à l'égard des internautes « dissidents » ?
Que penser de l'usage, par les administrateurs anonymes de Wikipédia, de méthodes de prétendue « identification » des internautes telles que le « test du canard » ?
En tout cas, alors que le danger de prise en main de l'internet à l'échelle planétaire ne fait que s'aggraver, il ne semble pas que Wikipédia rencontre des difficultés financières.
Et quel avenir pour la liberté de l'internet à la veille du e-G8, conclave des « puissants » auquel la participation de Jimmy Wales est prévue d'après les médias ?
Un communiqué de presse de La Quadrature du Net déclare notamment :
http://www.laquadrature.net/fr/forum-eg8-un-ecran-de-fume...
La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy réunira le « forum eG8 », deux jours seulement avant un sommet du G8 dédié à la régulation d'Internet. Sous couvert d'un processus pseudo-consultatif, c'est la volonté affichée par les gouvernements de contrôler un peu plus Internet qui se profile. Derrière l'écran de fumée de ce « forum », les citoyens doivent tenir les leaders politiques mondiaux pour responsables de leurs actions et dénoncer les nombreuses et continuelles atteintes aux libertés.
La Quadrature du Net, accompagnée de plusieurs associations d'artistes et citoyennes, invitent toutes les personnes qui le souhaitent à venir exprimer leur créativité sur http://g8internet.com/.
Une des plus importantes agences publicitaires du monde, Publicis, s'est vu confiée par Nicolas Sarkozy l'organisation du « eG8 forum » qui rassemblera un casting d'acteurs économiques impressionnant pour discuter du futur de l'économie numérique. En réalité, M Sarkozy annonce depuis des mois son intention de se servir de sa présidence du G8 pour imposer le concept « d'Internet civilisé ».
Précisément, en quoi consiste cette notion « d'Internet civilisé », qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la prétendue « humanisation de la mondialisation » apparement chère au fondateur de Wikipédia ?
Dans notre article du 19 mai Wikipedia and internet police (I) , nous écrivons notamment :
http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/190511/wikipedia-...
Wikipedia is obviously not an « alternative » encyclopedia. Jimmy Wales is going to participate to the e-G8 (internet G8) next week in Paris, together with representatives of the main internet corporations. As its site specifies, the e-G8 is being organized « at the initiative of Monsieur Nicolas Sarkozy, President of the French Republic and the current President of the G8 ». Precisely, the situation of the internet in France has became very controversial in the recent years with the HADOPI legislation. More globally, growing threats to internet freedom in the world are often denounced. What can citizens think, in this respect, about the role of Wikipedia ? A first obvious question needs to be raised : that of Wikipedia organization, where a set of anonymous administrators, apparently without any editorial board, can block users and net surfers on ill-defined grounds that appear in practice directly related to the opinions expressed in discussions and refer to criteria based on suspicion. The anonymous Wikipedia administrators, whose possible conflicts of interests cannot be investigated, even use the so-called « duck test » supposedly enabling to « identify an unknown subject by observing that subject's habitual characteristics ».
Le Wikipédia anglophone n'est pas le seul, malheureusement, à présenter de telles caractéristiques. On trouve sur le site français de Wikipédia cette curieuse définition du « Test du canard » employé par Wikipédia et basé sur une possible suspicion échafaudée à partir de similarités d'adresses IP :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Test_du_canard
Le test du canard est une certaine forme d'induction humoristique que l'on peut énoncer ainsi :
« Si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c'est qu'il s'agit sans doute d'un canard. »
Cette formule implique que l'on peut identifier un sujet inconnu simplement en observant ses caractéristiques habituelles. Elle peut servir également à réfuter un argument selon lequel telle ou telle chose n'est pas ce qu'elle paraît.
(fin de l'extrait, d'après Wikipédia les textes sont disponibles sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique)
suivi de cette curieuse explication :
(même lien de Wikipédia)
L'expression aurait eu pour origine cette observation du poète américain James Whitcomb Riley (1849-1916) :
« Si je vois un oiseau marcher comme un canard, nager comme un canard et cancaner comme un canard, j'appelle cet oiseau un canard. »
Le « test du canard » (en anglais : duck test) fut popularisé aux États-Unis par Richard Cunningham Patterson, Jr., ambassadeur des États-Unis au Guatemala en 1950, lors d'un incident qui préluda au coup d'État fomenté par la CIA et au renversement du président guatémaltèque Jacobo Arbenz Guzmán. Selon Patterson, il existait un moyen très simple de déterminer si le régime était ou non communiste :
La formule fut également utilisée par le cardinal Cushing, qui s'en servit en 1964 pour qualifier de Fidel Castro de communiste.
(fin de l'extrait, mêmes conditions de droit d'auteur sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique d'après Wikipédia)
Le « test du canard » n'est qu'un exemple de l'arsénal de vocabulaire et de méthodes de police déployé par les éditeurs anonymes de Wikipédia.
Comment de tels procédés pourraient-ils contibuer à la préservation de la liberté de l'internet ? Le contraire semble bien à craindre. Des critères comme celui du « test du canard » sont utilisés par les administrateurs de Wikipédia pour bloquer des éditeurs « dissidents », des usagers avec des adresses IP, voire même des familles complètes d'adresses IP comme cela a été le cas récemment avec toutes les adresses commençant par 83.199 dans le Wikipédia anglophone. Voir notre article Wikipedia and internet police (I) cité plus haut.
Nous écrivons dans cet article, en conclusion :
Thus, Wikipedia and other supposedly « citizen » sites seem to be setting the grounds (including special « vocabulary ») of real and very dangerous internet police procedures that should be further analyzed. An internet police laboratory ?
Wikipédia, un laboratoire de fait de la police de l'internet ?
La question peut, certes, surprendre un lecteur qui n'a jamais eu directement affaire aux procédés des administrateurs de Wikipédia. Et pourtant...
Quant à la résolution des situations conflictuelles, le Wikipédia anglophone déclare d'emblée :
- Wikipedia has no editorial board. Content is not the result of an editorial decision by the Wikimedia Foundation or its staff.
- Although you can contact founder Jimmy Wales, he is not responsible for individual articles or the daily operations.
Le citoyen a donc affaire à un ensemble d'administrateurs entièrement anonymes pour la plupart, et dont les possibles conflits d'intérêts sont impossibles à contrôler. Pour une plainte éventuelle, il ne peut saisir aucune instance éditoriale clairement identifiée. C'est pourtant une telle structure, qui emploie des méthodes de police souvent choquantes.
Sur le site du Wikipédia francophone, on peut lire :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_princ...
Wikipédia ne garantit pas le contenu mis en ligne
Wikipédia n'a ni service éditorial, ni service de documentation. Les personnes qui répondent à nos adresses de courrier électronique sont également des bénévoles au temps limité qui le plus souvent ne connaissent pas les articles discutés.
L'opacité de Wikipédia est donc pratiquement totale, et son contenu n'est point garanti. Comment, dans ces conditions, peut-on affirmer que cette encyclopédie virtuelle « permet de construire un bon exposé en peu de temps » ? A fortiori, au vu des méthodes de police musclées susceptibles d'être employées en cas de différend, sans que l'identité et les intérêts personnels et professionnels des administrateurs concernés puissent faire l'objet de la moindre vérification par les internautes confrontés à une telle machine anonyme.
22:47 Publié dans Administration et administrés, Amériques, Culture, Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Education, Etats-Unis, Europe, Evaluation, Indépendance du service public, Institutions, Mondialisation, Presse et médias, Services publics, Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : wikipédia, jimmy wales, e-g8, g8 de l'internet, police de l'internet, france, europe, etats-unis, société, politique | | Facebook | | Imprimer | | |
Universités : G8, contre-G8, marchandisation...
Le 8 mai, les internautes apprennent que le Sommet mondial des universités 2011 (appelé G8 des universités) a bien eu lieu à Paris, à la Sorbonne et au Collège de France, dans la plus grande discrétion. France 3 diffuse une dépêche intitulée « Dijon : Manifestation anti-G8 », évoquant la clôture du contre-G8 de l'éducation et de la recherche tenu dans cette ville. On trouve dans cette dépêche une déclaration de la présidente de l'Université de Bourgogne, Sophie Bejean, estimant que « lutter contre la marchandisation du savoir, ça me parait être quelque chose d’important ». Mais que penser de ce type de déclarations, à un an des présidentielles ? La réalité est que la tenue même de ce type de sommet dans le cadre de la préparation du G8 et du G20 pointe de fait vers une « gouvernance mondiale » dont le contenu sera nécessairement favorable à la marchandisation de l'éducation et de la recherche. Au même moment, Le Bien Public fait état de la tenue à Paris du Sommet mondial des universités et publie une interview de Sophie Bejean où la réponse sur la question de la « marchandisation de l'enseignement supérieur » est beaucoup moins nette. Et pourquoi le quasi-secret qui a entouré cette réunion en plein centre de Paris ? De son côté, France-Amérique écrit « Le "sommet mondial des universités" prône la mobilité internationale », ce qui paraît plus clair. France-Amérique souligne que le thème du sommet tenu les 6 et 7 mai était « Développement durable et société de la connaissance - Quelle structuration et coopération pour les universités du 21e siècle? ». Ce qui paraît plus proche de la thématique affichée sur le site du Sommet. Ce site ne se réfère pas au G8 mais au G20, et propose même de « porter le débat au delà des pays du G20 ». Mais en même temps, son message de bienvenue évoque explicitement un contexte dit de « globalisation », ainsi qu'un « lien plus étroit entre universités, milieu économique et société civile ». Est-ce vraiment si différent des schémas européens bien connus de privatisation et de marchandisation du savoir définis par la stratégie de Lisbonne (Union Européenne) et le Processus de Bologne (Conseil de l'Europe), pendant que la « gauche plurielle » gouvernait en France ? Et peut-on raisonnablement oublier la convention cadre signée en novembre dernier entre le MEDEF et la Conférence des Présidents d'Université qui vient d'organiser le Sommet ?
Force est de constater que les grandes options de casse sociale développées au cours des années récentes avaient été entérinées à l'échelle européenne du temps du gouvernement français de « gauche plurielle » de Lionel Jospin (Conseils européens de Lisbonne et Barcelone, Processus de Bologne...).
Et, lors des mobilisations contre les retraites de l'automne dernier, le double jeu d'un large secteur de la « gauche » française a été manifeste. Notamment, par ses prises de position au niveau du Parlement Européen soutenant la même politique que Nicolas Sarkozy met en application. Y compris, sur les retraites.
En réalité, le monde des « décideurs » théoriques agit à l'intérieur d'un engrenage dominé par les grands lobbies économiques : milieux financiers, multinationales... La pression croissante d'institutions comme l'Union Européenne ou la Fonds Monétaire International sur de nombreux pays témoigne de cette situation.
Peut-on oublier si facilement la convention cadre signée l'automne dernier par la Conférence des Présidents d'Université (CPU) et le MEDEF ? Simultanément, d'ailleurs, aux accords cadre avec des établissements publics de recherche comme Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) ou l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) qui se retrouvent par ce biais directement dans les mains du grand capital privé.
Pour rappel, nos articles :
CNRS : vers la fin de la recherche publique française ?
Or, c'est précisément la CPU qui a organisé le Sommet mondial des universités tenu à Paris les 6 et 7 mai 2011. Quels intérêts peut réprésenter une CPU ainsi liée au MEDEF ?
Suit, pour rappel également, la Bienvenue mise en ligne par le Sommet mondial des universités avant sa tenue.
http://www.university-summit2011.org/commun.php
Développement durable et société de la connaissance : quelle structuration et coopération pour les universités du XXI° siècle ?
Après le Japon (2008), fondateur de l'événement, après Turin (2009) et Vancouver (2010), la France accueille le Sommet mondial des universités sous forme de deux rencontres successives. La première, destinée aux étudiants, se déroulera du 28 au 30 avril à Besançon. Elle sera hébergée par l’université de Franche-Comté. La seconde, accueillant les recteurs et présidents d'université, se tiendra du 5 au 7 mai à Dijon reçue par l'université de Bourgogne.
La Conférence des présidents d’université (CPU) est l’organisateur de ce sommet en lien étroit avec le PRES Bourgogne Franche-Comté.
Aujourd’hui, dans un contexte de « globalisation », par un lien plus étroit entre universités, milieu économique et société civile, de nouvelles responsabilités, éthiques et morales notamment, émergent et s'inscrivent dans le cadre de cet élargissement radical et rapide de la mission de l’université dans la société du savoir. Les universités sont ainsi devenues des organisations complexes, ouvertes sur le Monde et dont les missions ont formidablement évoluées.
Le socle de la réflexion souhaitée pour le sommet 2011 est la construction d'une société de la connaissance en phase avec un développement durable nécessaire, les événements actuels le démontrent, et indissociable des notions de partage et de solidarité.
• Les universités dans leur environnement géographique et socio-économique
• La mobilité internationale des étudiants et des enseignants-chercheurs
• La dématérialisation, immatériel, numérique
Les rencontres rassembleront des délégués venus des 4 continents, conformément à la volonté de la CPU d'ouvrir très largement ce Sommet et de porter le débat au delà des pays du G20.
Tous les délégués auront un objectif commun et unique : formuler une déclaration qui sera transmise à la société civile et aux responsables politiques de nos pays, de même qu'aux chefs d'état des pays rassemblés dans le G20.
(fin du texte de Bienvenue au Sommet mondial des universités)
Force est de constater la proximité de ces trois thématiques affichées par les organisateurs du Sommet :
avec les orientations habituelles des sommets de la période récente, dont il résulte systématiquement la mise en place d'une politique de marchandisation des activités stratégiques et de « gouvernance mondiale » au détriment des populations.
La « mobilité » planétaire tant vantée constitue dans la pretique l'outil privilégié du développement d'un grand marché mondial de la main d'oeuvre intellectuelle et de l'asservissement accru du travail intellectuel. En particulier, le statut des chercheurs titulaires ou des enseignants-chercheurs fonctionnaires aura vécu.
Comme à d'autres occasions, les mobilisations contre ce Sommet mondial des universités auront souffert d'un vice essentiel que nous avons maintes fois signalé : l'absence d'une véritable campagne d'explication, avant le Sommet, à l'adresse de la grande majorité de la population. Or, la situation créée par la signature de la convention cadre du 23 novembre 2010 entre la CPU et la MEDEF s'y prêtait tout particulièrement.
A cette fin, nous avions proposé dès le début du mois de janvier la rédaction rapide d'un ouvrage collectif à publier avant le Sommet et à diffuser sans tarder le plus largement possible. Cette proposition de notre collectif n'a pas été retenue par les organisateurs du contre-sommet.
A-t-on cherché à « garder les cartouches » pour la campagne électorale de 2012 ? Si c'est le cas, c'est un bien mauvais calcul...
Le FMI et l'Egypte
Le FMI et la Tunisie
Alliot-Marie et la Tunisie
15:21 Publié dans Administration et administrés, Afrique, Amériques, Asie, Culture, Délocalisations et dumping, Droits et libertés, Economie, Education, Etats-Unis, Etudier à l'étranger, Europe, Evaluation, Indépendance du service public, Institutions, La France vue d'ailleurs, Mondialisation, Politique, Politique scientifique, Recherche, Santé, Services publics, Société, Statut des chercheurs, Travail, Université, « Réforme » de la recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g8, g20, contre-g8, g8 des universités, sommet mondial des universités, universités, recherche scientifique, cnrs, marchandisation, france, europe, société, politique | | Facebook | | Imprimer | | |