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Document Index: 240323608

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Manuel Pratique Droit de Grève par Vanessa JACOB - Manuel pratique du Droit de Grève-le 20 novembre 2007 n18 pdf - Fichier PDF
Manuel pratique du Droit de Grève le 20 novembre 2007 n18 .pdf
Nom original: Manuel pratique du Droit de Grève-le 20 novembre 2007 n18.pdf
Titre: Manuel Pratique Droit de Grève
Auteur: Vanessa JACOB
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Manuel pratique droit de grève
Édition du 01-03-2007
Émetteur : Direction des Ressources Humaines
Document propriété de la SNCF
Préambule ............................................................................................................................1
Index alphabétique...............................................................................................................2
Fiche n°1 : Historique droit de grève et normes applicables...............................................5
Fiche n°2 : Demande de concertation immédiate ................................................................7
Fiche n°3 : Validité d'un préavis de grève.........................................................................10
Fiche n°4 : Formes de grèves illicites................................................................................23
Fiche n°5 : Personnel concerné .........................................................................................31
Fiche n°6 : Négociation pendant la durée du préavis ........................................................33
Fiche n°7 : Utilisation des non grévistes et possibilités des recours externes...................37
Fiche n°8 : Statistiques de grève........................................................................................39
Fiche n°9 : Effets de la grève sur la rémunération ............................................................42
Fiche n°10 : Fautes commises pendant la grève................................................................58
Fiche n°11 : Retour d'expérience.......................................................................................66
Annexe : Circulaire du 16 mars 1964
Le manuel pratique a pour objet d’indiquer les références essentielles ainsi que les informations complémentaires ou les précisions nécessaires au traitement des questions
portant sur l’application du droit de grève à la SNCF.
Il ne constitue pas un référentiel mais est un outil d’aide.
Accusé réception d’un préavis de grève : pages 13 et 14
Agents assurant une mission de sécurité : page 32
Assemblée générale : page 54
Astreinte : page 54
Autorité hiérarchique intéressée : page 10
Avis au personnel : pages 14, 17 et suivantes
Cinq jours francs : page 11
Circulaire ministérielle du 16 mars 1964 : annexe
Continuité du service public : page 5
Communication : page 34
Crédit d’heures : page 53
Date et heure prévues au préavis : page 12
Décompte de grève : page 42
Définition de la grève : pages 5 et 23
Demande de concertation immédiate : page 7
Dénonciation d’un préavis de grève : pages 14, 17 et suivantes
Droit constitutionnel : page 5
Durée du préavis : page 13
Embauche : page 38
Entrave à la liberté du travail : page 59
Faute pendant la grève : page 58
Garde barrière : page 31
Gestion de l’utilisation : page 55
Gestion administrative : page 56
Grève d’autosatisfaction des revendications : page 24
Grève à la carte : page 25
Grèves illicites : page 23
Grève perlée : page 23
Grève politique : page 24
Grève de solidarité : page 24
Grève surprise : page 25
Grève tournante : page 25
Grève du zèle : page 23
Historique droit de grève : page 5
Incompétence pour négocier : page 13 et 33
Infractions pénales : page 59
Idap RH Observation Sociale : page 39
Lieu couvert par le préavis : page 12
Missions de sécurité : page 32
Mises en demeure de quitter les voies : page 60
Mi-temps médical : page 54
Modalités prévues au préavis : page 12
Motif d’ordre professionnel : page 13
Négociation : pages 13, 33 et suivantes
Occupation des voies : page 59
Occupation des locaux : page 59
Organigramme de la gestion d’un préavis de grève : page 15
Organisations syndicales représentatives : page 10
Personnel concerné : page 31
Préavis de grève : page 10
Reconnaissance du droit de grève : page 5
Remplacement des agents grévistes : page 37
Réquisition des forces de police : pages 59 et suivantes
Réunion de conciliation : page 13
Retour d’expérience : page 66
Sanctions : page 58
Signature du préavis : page 13
Sous-traitance : page 38
Statistiques de grève : page 39
Utilisation des non grévistes : page 37
Fiche n°1 : Historique du droit de grève et
Code du travail : articles L 521-2 et suivants
Circulaire du 16 mars 1964
Ordre général n°64 du 17 octobre 1961
I – La reconnaissance du droit de grève
La grève était un délit pénal jusqu’en 1864, puis une faute civile jusqu’en 1946, avant de
devenir un droit.
En effet, avant que l’exercice du droit de grève ne soit considéré comme l’exercice d’une
liberté publique, les grèves étaient interdites.
La participation à un conflit collectif des agents du secteur public ou du secteur privé
était constitutive d’une infraction pénale jusqu’au XIXéme siècle. Par la suite, la grève
est restée pour le juge et l’administration « un acte illicite ».
Ce n’est qu’au lendemain de la guerre que le droit de grève est reconnu comme un principe constitutionnel.
Le 27 octobre 1946, le préambule de la constitution énonce que « le droit de grève
s’exerce dans le cadre des lois qui le règlementent ».
II – Les normes applicables
A – Les normes constitutionnelles
Compte tenu des termes du préambule de la Constitution cités ci-dessus, le droit de grève
est un droit constitutionnel.
Le conseil constitutionnel a donné, par ailleurs, à la continuité du service public, le caractère d’un principe à valeur constitutionnelle, dans une décision du 25 juillet 1979
concernant le droit de grève à la radiotélévision française (C.C. du 25 juillet 1979, « droit
de grève à la radiotélévision »).
Il y a donc « cohabitation » de deux principes constitutionnels.
B – Les normes législatives et règlementaires
Le préambule de la constitution précise que le droit de grève doit s’exercer dans le cadre
des lois qui le règlementent.
En fait, le législateur a peu répondu à l’invitation qui lui était faite de légiférer sur la
question du droit de grève : une seule loi de portée générale concerne les personnels assurant la gestion d’un service public ; il s’agit de la loi du 31 juillet 1963, modifiée en
1982 pour instaurer l’obligation de négocier et modifier les modalités de retenues pécuniaires pour grève.
La loi n° 63-777 du 31 juillet 1963 est reprise aux articles L 521-2 à L 521-6 du Code du
Par ailleurs, le Conseil d’Etat a admis que : « la reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour conséquence d'exclure les limitations qui doivent être apportées à ce droit
comme à tout autre en vue d'en éviter un usage abusif ou contraire aux nécessités de l'ordre public » (C.E. 7 juillet 1950, « Dehaene »).
Le pouvoir règlementaire entend donc également apporter des limites au droit de grève.
Enfin, ce sont essentiellement les tribunaux, par la jurisprudence, qui ont construit le
droit applicable aux modalités d’exercice du droit de grève, notamment dans les services
Outre l’application du Code du travail, la SNCF est également soumise à la circulaire
ministérielle du 16 mars 1964 et à l’ordre général n°64 du 17 octobre 1961 établi par le
ministère des transports, du fait de la spécificité de ses métiers.
Fiche n°2 : Demande de concertation
immédiate (DCI)
Procédure RH0826
Outil IDAP RH Observation Sociale : fiches « création d’une
DCI » ; « réunion de concertation »
Le protocole d’accord relatif à l’amélioration du dialogue social et à la prévention des
conflits instaure la démarche de concertation immédiate.
Cette disposition permet une analyse a priori et approfondie d’un différend et permet
ainsi de trouver des réponses aux revendications, donnant de meilleures chances à la
I – Les caractéristique de la demande de concertation immédiate
La DCI est constituée de plusieurs particularités :
Doit être remise par écrit en vertu de la procédure RH0826.
Doit être datée.
Peut être déposée au niveau local, régional ou national.
Doit être signée par :
- un délégué syndical en établissement pour une DCI déposée en établissement,
- un représentant syndical pour une DCI régionale ou nationale (RH0826).
Seul un délégué syndical d’établissement peut déposer une DCI en établissement.
Les fédérations doivent accréditer des représentants au niveau national et régional.
Le déclenchement de cette disposition est à l’initiative soit :
− d’une ou plusieurs organisations syndicales représentatives reprises au Statut (article 2 du chapitre 1). Pour cela, l’organisation syndicale devra, au préalable, avoir
désigné un délégué ou représentant syndical auprès de la direction concernée (établissement, région, national),
− de la direction de l’entreprise lorsqu’elle considère un sujet comme potentiellement conflictuel.
Doit parvenir à l’autorité hiérarchique intéressée (Président, Directeur de Région,
Directeur d’établissement).
Concerne un seul motif professionnel. Le problème posé à l’origine de la concertation doit être clairement identifié, unique et susceptible d’engendrer un conflit (voir
RH0826).
La création d’une DCI est à saisir et valider dans la base IDAP RH Observation Sociale de la même façon qu’un préavis.
II – Le processus de concertation
A – Le principe de la réunion de concertation
Dans le cadre de cette démarche, l’entreprise s’engage à recevoir sous trois jours ouvrables (après la réception de la demande) une ou plusieurs organisation (s) syndicale (s) qui
aurait (ent) identifié un problème potentiellement conflictuel. La concertation s’ouvre par
une première réunion après la date de réception de la demande.
Si nécessaire et pendant une période de 10 jours ouvrables, à compter de cette même
date, d’autres réunions peuvent être programmées afin de finaliser la réponse au problème soulevé.
Les signataires conviennent de faire tous les efforts possibles pour laisser les discussions
se tenir au cours de cette période afin de parvenir par la négociation, à un accord, et ainsi
d’éviter le dépôt d’un préavis de grève.
Trois représentants de chaque O.S. peuvent être dégagés pour participer à la réunion : un
délégué syndical accompagné de deux représentants de l’O.S. (Statut chapitre I article 3
paragraphe 4).
B – Le relevé de conclusion concerté
A l’issue de cette concertation, le relevé de conclusion concerté est rédigé dans les
Cet écrit contient explicitement les points d’accords et de divergences entre
l’organisation syndicale et la direction sur lesquels a abouti la concertation et a pour
objectif sa communication à l’ensemble du personnel concerné afin d’apprécier la situation (procédure RH0826). La formalisation du relevé de conclusion concerté sous
forme de tableau synthétique est préconisée le plus tôt possible après le processus de
concertation afin de faire partager les positions de chacun à l’ensemble du personnel.
Le relevé de conclusion peut être signé par les deux parties si elles le souhaitent.
Les parties s’engagent alors à respecter les décisions mutuelles formalisées dans
CHEMINEMENT DU PROCESSUS DE DEMANDE
DE CONCERTATION IMMEDIATE
DCI (problème clairement identifié,
unique, susceptible de provoquer un
conflit) déposée par un délégué syndical
de l’établissement désigné à cet effet.
J+1 à J+3
J+3 à
Eventuelle 2ème réunion (voire plus si
J+1 à
Relevé de conclusions et diffusion à la
connaissance du personnel
Fiche n°3 : Validité d’un préavis de grève
Code du travail : articles L 521-3, 4 et 5.
En vertu de l’article L 521-3 du Code du travail, issu de la loi du 31 juillet 1963, la cessation concertée du travail dans les services publics doit être précédée obligatoirement d’un
préavis. Il a pour but de permettre la négociation en vue d’éviter les conflits, d’organiser
le service et de prévenir les usagers du service public.
Le préavis doit respecter un certain formalisme :
I – Formalisme d’un préavis de grève
1 – Etre remis par écrit
Le préavis doit être écrit (Circulaire du 16 mars 1964), et peut être remis en mains propres ou par courrier, le fax et le mail peuvent être tolérés. A noter que l’utilisation d’une
boîte aux lettres professionnelle à des fins syndicales n’est pas autorisée.
En conséquence, une simple information par voie de presse ou verbale ne peut posséder
la qualité de préavis (Cass. Soc. 13 octobre 1976).
2 – Emaner des organisations syndicales représentatives
Les organisations syndicales les plus représentatives sur le plan national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’entreprise, l’organisme ou le service intéressé sont habilitées à déposer un préavis (article L 521-3 du Code du travail).
L’article 2 du chapitre 1 du statut applicable au personnel S.N.C.F. énumère les organisations syndicales les plus représentatives.
A noter que le Syndicat National CFE-CGC de la SNCF pourra déposer un préavis uniquement pour couvrir les agents des 2ème et 3ème collège.
La FGAAC pourra déposer un préavis uniquement pour couvrir les agents de conduite.
3 – Parvenir à l’autorité hiérarchique intéressée
Le préavis doit parvenir à l’autorité hiérarchique intéressée (article L 521-3 du Code du
travail). Il pourra être remis au Président, au Directeur de Région ou au Directeur
Dans la circulaire du 16 mars 1964 sont spécifiquement notifiées les autorités compétentes pour recevoir le préavis selon le niveau de la grève. De ce fait :
- pour les grèves visant soit l’ensemble du personnel de la S.N.C.F., soit une ou plusieurs catégories de ce personnel sur le plan national, le préavis doit être adressé au
- les préavis concernant les grèves intéressant un groupe d’établissements, ou une catégorie de personnel sur le plan régional sont à adresser aux Directeurs de Région,
- les préavis concernant un établissement ou une entité de l’établissement sont à adresser au Directeur d’établissement.
4 – Respecter un certain délai
Le préavis doit parvenir cinq jours francs avant le déclenchement de la grève (article
L 521-3 du code du travail).
Le délai de cinq jours, jours entiers de calendrier, court du lendemain à 00h00 (Cass.
Crim., 10 mai 1994) de la réception du préavis par l’autorité hiérarchique compétente et
s’arrête la veille, à 24 heures, du jour fixé pour le début de la grève.
Ce délai doit permettre de négocier avec les syndicats pour éviter la grève et de prendre
toutes les mesures utiles afin d’en limiter les conséquences pour les usagers. Selon une
jurisprudence ancienne, un manquement au délai de dépôt d’un préavis constitue une
faute lourde imputable à ceux qui l’ont déposé (Cass. Soc., 7 décembre 1978).
Un préavis envoyé par fax dans la nuit, dans le bureau du DET et en l’absence de celuici, est considéré comme parvenu le lendemain (au moment où le DET en a pris connaissance).
Préavis remis le lundi 11 avril à 11h00 pour un début d’arrêt de travail le samedi 16
avril à 16h00.
jeudi 14/4
DELAI DE CINQ JOURS FRANCS NON RESPECTE
Préavis remis le lundi 11 avril à 18h00 pour un début d’arrêt de travail le dimanche
17 avril à 0h00.
DELAI DE CINQ JOURS FRANCS RESPECTE
Préavis daté du lundi 11 avril et reçu le mardi 12 avril à 8h00 pour un début d’arrêt
de travail le dimanche 17 avril à 20h00.
Préavis reçu le mardi 12 juillet à 18h00, pour un arrêt de travail le lundi 18 juillet de
0h00 à 24h00 et le 14 juillet est un jour férié.
mardi 12/7
jeudi 14/7
lundi 18/7
5 – Le préavis fixe :
le lieu : il s’agit de préciser le personnel touché par l’ordre de grève et/ou la zone
la date et l'heure de début de la grève envisagée : le préavis peut également préciser des modalités d’application, par exemple 59 minutes à la prise de service. En revanche, 59 minutes, sans autre précision, n’est pas constitutif d’une modalité suffisamment précise admise par la jurisprudence.
A noter que des tracts postérieurs au dépôt du préavis ne peuvent fixer des modalités
différentes de celles figurant au préavis (Cass. Soc. 13 octobre 1976).
La durée, limitée ou non : un mouvement de grève peut également être reconductible, la reconduction étant souvent décidée en assemblée générale (il ne doit pas y
avoir de reprise de travail entre le premier mouvement et la reconduction).Un préavis
reconductible équivaut à un préavis illimité.
6 – Motif d’ordre professionnel
Le préavis précise les motifs du recours à la grève (article L 521-3 du Code du travail). Il
doit contenir des revendications professionnelles internes à l’entreprise auxquelles
l’employeur refuse de donner satisfaction.
7 – Etre signé par une personne ayant qualité pour engager
l’organisation syndicale au niveau considéré :
Il ne suffit pas pour posséder cette qualité d’être membre adhérent au syndicat ou représentant du personnel élu sur une liste présentée par le syndicat.
Conformément à l’article 3 du chapitre 1 du Statut, les fédérations doivent accréditer des
représentants au niveau national et régional. Ces personnes peuvent signer un préavis à
leur niveau respectif.
Au niveau local, ce sont normalement les délégués syndicaux qui remplissent cette fonction.
II – Procédure à suivre à réception d’un préavis de grève
Lors de la réception du préavis, la première démarche est d’analyser la validité du préavis.
A – Procédure à suivre pour un préavis régulier :
L’autorité hiérarchique à qui est adressé le préavis doit sans délai délivrer un accusé
réception et convoquer la ou les organisations syndicales à une réunion de conciliation
(voir modèle en fin de fiche).
Selon l’article L 521-3 du Code de travail, « les parties intéressées sont tenues de négocier pendant la durée du préavis ». Ce point important a été apporté par la loi n°82-889
du 19 octobre 1982 qui a rendu impérative la négociation pendant le préavis.
- Si l’autorité qui reçoit le préavis estime ne pas devoir y répondre, il n’y a plus
d’obligation de négocier (Réponse à la question 33983 du 15 janvier 1996 posée à
l’Assemblée Nationale en application de l’arrêt du 20 juin 1990 du Conseil d’Etat : la
Direction de l’ANPE n’avait pas organisé de réunion de conciliation suite au dépôt d’un
préavis de grève).
- Durant le préavis, le défaut de dialogue entre les parties n’est pas assorti de sanctions et
ne peut faire l’objet de recours par la voie contentieuse (CE 3 juillet 1987).
Cas particuliers : lorsque le destinataire du préavis n’a pas compétence pour négocier,
(exemple : préavis local présentant des revendications qui ne peuvent être traitées qu’au
niveau national), l’accusé de réception du préavis précise l’incapacité de négocier, mais
le mouvement est considéré comme légal. Le DET/DR peut cependant décider de recevoir les organisations syndicales, pour les écouter et transmettre les revendications au
niveau approprié.
De même, si les préavis identiques (même organisation syndicale, même motif) sont systématiquement déposés toutes les semaines, il n’y a plus lieu d’organiser une réunion de
conciliation à chaque fois si aucune évolution du dossier n’est constatée.
Si des préavis distincts, avec des motifs différents, sont déposés en liasse, le destinataire
peut organiser une seule réunion de conciliation et y aborder les points évoqués dans les
différents préavis.
B – Procédure à suivre pour un préavis irrégulier :
Si le préavis ne satisfait pas aux conditions de validité de l'article L 521-3 du Code du
travail, le mouvement envisagé est irrégulier.
Le préavis doit alors être dénoncé :
A (Aux) l’organisation(s) syndicale(s), il y a lieu, tout d'abord, d'adresser un accusé de
réception soulignant le caractère irrégulier du préavis. Cette lettre aux organisations syndicales est adressée aux signataires du préavis (voir modèle en fin de fiche).
Par ailleurs, une procédure d'information doit être entamée par l'envoi ou l'affichage de
lettre ou d'avis dans le but de prévenir le personnel que la cessation de travail envisagée
est irrégulière (voir modèle en fin de fiche).
L’avis au personnel doit être affiché assez tôt pour permettre à tous les agents d’en prendre connaissance, et d’être ainsi informés qu’ils s’exposeraient à des sanctions en cas de
participation à un tel arrêt de travail.
ORGANIGRAMME DE LA GESTION D’UN PREAVIS DE GREVE
DEPOT DU PREAVIS
(Analyse de la validité du préavis)
ILLICEITE
DENONCIATION ET
L’ARRET DE
MODELE DE CONVOCATION A LA REUNION DE CONCILIATION
Syndicat………..…..
Par courrier du ……….., vous nous avez adressé un préavis de grève appelant
l’ensemble du personnel de l’établissement à cesser le travail du ………… à
……….heures au ………….,……. heures.
Je vous en accuse réception et vous informe que vous serez reçu dans le cadre de ce
préavis par M ………….,………… (titre) le :
………… à ……….heures
au siège de l’Etablissement
Salle …………
……………(Adresse).
MODELES DE DENONCIATION D’UN PREAVIS OU D’UN MOT
D’ORDRE DE GREVE
En cas d'infraction aux règles définies aux articles L.521-3 et L.521-4 du Code du travail,
le préavis doit être dénoncé :
a) Adresser un accusé de réception au(x) signataire(s) du préavis :
Indiquer les dispositions du Code du Travail qui ne sont pas respectées,
Préciser que les agents vont être avisés du caractère irrégulier du mouvement et des
mesures susceptibles d'être prises à l'encontre de ceux qui cesseraient leur travail.
b) Diffuser un « Avis au Personnel » soulignant le caractère irrégulier de la grève et
les mesures susceptibles d'être prises en cas de participation à un tel mouvement.
Il s'agit généralement d'un avis collectif diffusé par voie d'affichage, mais cette procédure
peut également prendre la forme d'une lettre nominative remise à chaque agent.
Ci-joints, des modèles de lettres et d'avis au personnel aménageables en fonction des
Cas : non-respect du délai de 5 jours francs
J'ai pris connaissance du préavis de grève que vous m'avez remis le ...
J'attire votre attention sur le non-respect des dispositions de l'article L. 521-3 du Code
du travail qui stipulent que le préavis doit parvenir à l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'Établissement cinq jours francs avant le déclenchement de la grève.
Je considère donc votre préavis comme irrecevable et je vous informe que j'attire l'attention du personnel sur le caractère irrégulier des arrêts de travail qui pourraient se
produire dans le cadre de ce mouvement ainsi que sur les mesures susceptibles d’être
pris en conséquence.
Un préavis de grève a été déposé le ... par une Organisation Syndicale appelant les agents
de ... à un arrêt de travail pendant la période du ... au ...
Par lettre du ..., j'ai appelé l'attention des signataires du préavis sur le non-respect des
dispositions du Code du travail (art. L.521-3) qui stipulent que le préavis doit parvenir à
l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'Établissement cinq jours francs avant le déclenchement du mouvement.
Le préavis est donc irrecevable.
Les agents qui cesseraient leur travail dans le cadre de ce mouvement se mettraient donc
en situation irrégulière pouvant entraîner l'application de la procédure disciplinaire prévue
par le Statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel.
Cas : autorité hiérarchique non compétente pour recevoir le préavis
(Agents relevant d’un autre établissement)
Vous avez déposé le ... un préavis de grève appelant les agents de ... à un arrêt de travail du ... au ....
Conformément aux dispositions de l'article L.521-3 du Code du travail, le préavis doit
être adressé à l'autorité hiérarchique ou à la direction de l'Établissement, de l'entreprise
ou de l'organisme intéressé dans un délai de cinq jours francs avant le début du mouvement.
N'exerçant aucun pouvoir hiérarchique sur les agents de ..., je ne suis pas habilité à recevoir un préavis les concernant.
En conséquence, j’appelle votre attention sur le caractère irrecevable de ce préavis pour
cette catégorie de personnel.
Cas : préavis instituant une grève tournante
Vous avez déposé le ... un préavis de grève couvrant la période du ... au ....
Ce préavis appelle les agents de ... à cesser le travail soit ..., soit ...
Conformément aux dispositions de l'article L. 521-4 du Code du travail, l'heure de cessation et celle de reprise de travail ne peuvent être différentes pour les diverses catégories ou pour les divers membres du personnel concerné.
Les modalités figurant dans le préavis confèrent à la grève un caractère tournant
contraire aux dispositions précitées.
Ainsi, je considère votre préavis comme irrecevable et je vous informe que j'attire l'attention du personnel sur le caractère irrégulier des arrêts de travail qui pourraient se
Un préavis de grève a été déposé le ... par une Organisation Syndicale couvrant la période
Ce préavis invite les agents de ... à cesser le travail soit..., soit ...
Par lettre du ..., l'attention de l'Organisation Syndicale signataire du préavis a été attirée sur
le non-respect des dispositions du Code du travail (art. L. 521-4) qui stipulent que l'heure
de cessation et celle de reprise de travail ne peuvent être différentes pour les diverses
catégories ou pour les divers membres du personnel concerné.
Le non respect des dispositions de l’article L 521-4 confère un caractère illicite au mouvement.
Le préavis a donc été considéré comme irrecevable.
Fiche n°4 : Formes de grèves illicites
Code du travail : article L 521-4
Ordre Général n°64 du 18 octobre 1961
I – L’interdiction de certaines formes de grève découlant de la
A – Définition de la grève
La grève est une cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles auxquelles l’employeur refuse de donner satisfaction
(Cass. Soc. 17 janvier 1968, 16 mai 1989, 18 janvier 1995, 18 juin 1996).
B – Certains comportements ne constituent pas l’exercice normal
1) Cessation collective et concertée du travail
La grève suppose une cessation du travail complète, nette et franche. Il s’agit d’une suspension du contrat de travail. Ainsi la mauvaise exécution ou l’inexécution partielle du
contrat de travail ne constituent en aucun cas un exercice régulier du droit de grève.
Ainsi sont interdites :
La « grève perlée » : sans cesser totalement leur activité, les salariés refusent
d’exécuter certaines obligations de leur contrat de travail comme par exemple certaines tâches (grève de la pince) ou en ralentissant les cadences. La grève perlée qui
consiste en un ralentissement de l’activité sans véritable arrêt de travail ne peut être
qualifiée d’exercice normal du droit de grève (Cass. Soc. 18 février 1960 et 22 avril
1964). Il en est de même pour l’inexécution partielle du contrat de travail (grève de
la pince Cass. Soc. 16 mars 1994).
La « grève du zèle » : c’est un mouvement qui consiste à respecter scrupuleusement
le règlement, ce qui aboutit à un ralentissement de la production ou du rendement.
Les agents qui n’effectuent pas certaines tâches ou diminuent leur rendement sont susceptibles d’être sanctionnés pour faute grave (Ordre Général n°64 du 18 octobre 1961).
2) Revendications d’ordre professionnel
La grève est un moyen de défense des intérêts professionnels. De ce fait, certaines formes
de grèves à motif non professionnel sont interdites :
La « grève politique » :
La grève politique est illicite car l’employeur ne peut satisfaire les revendications des
grévistes (exemple : la guerre d’Algérie) (CE 8 février 1961).
En revanche, si le motif politique est assorti de revendications professionnelles, ces grèves dites mixtes sont autorisées (Cass. Soc.le 29 mai 1979).
Il en est de même si le motif, a priori politique, est susceptible d’avoir un impact à terme
sur la situation professionnelle des salariés.
La « grève de solidarité » :
1/ En externe : elles sont illicites si elles sont totalement externes à l’entreprise (exemple : grève d’agents SNCF pour soutenir les routiers), faute de revendication professionnelle.
2/ En interne : la grève pour obtenir la réintégration d’un salarié régulièrement licencié,
n’ayant ni un intérêt collectif professionnel, ni la modification ou l’amélioration des
conditions de travail, n’a pas le caractère d’une grève licite (Cass. Soc. 8 janvier 1965 et
16 novembre 1993). La grève serait licite si les intérêts collectifs étaient menacés par la
sanction prise à l’encontre d’un salarié (Cass. Soc. 30 juin 1976).
Soutenir un salarié, dont le geste lourdement fautif ne concerne en rien la collectivité, est
donc illicite (jet de peinture sur agent de maîtrise : Cass. Soc. 30 mai 1989).
Par contre, une grève de solidarité est considérée comme licite si le motif de grève de
solidarité s’accompagne de revendications professionnelles intéressant l’ensemble du
personnel (Cass. Soc. 27 novembre 1985, en l’espèce suppression du fractionnement des
3) La « grève d’autosatisfaction » des revendications :
Le droit de grève n’autorise pas les salariés à exécuter leur travail dans les conditions
qu’ils revendiquent. En conséquence, ne constitue pas une grève licite le fait pour des
salariés ne voulant pas travailler le samedi de s’absenter trois samedis de suite (Cass.
Soc. 23 novembre 1978). En revanche la grève est licite lorsque :
elle s’accompagne de revendications professionnelles (exemple arrêt de travail le
week-end aux fins de satisfaire des revendications portant sur le travail le week-end
ainsi que sur la sécurité et les horaires de travail) (Cass. Soc. 25 juin 1991 et 12 avril
la durée de la cessation de travail est plus longue que la période considérée (Cass.
Soc. 18 avril 1989). Par exemple, dans le cas du refus de faire une nuit, la durée couverte par le préavis est plus longue que la période de nuit.
II – Autres formes de grèves illicites dans les services publics
A – Grève surprise (= sans préavis)
Cette grève est illicite car le préavis est obligatoire dans les services publics afin de tenir
informés les clients ainsi que les autorités responsables du fonctionnement du service
public (article L 521-3 du Code du travail).
B – Grève à la carte
L’article L 521-4 du Code du travail interdit les grèves à la carte dans les services publics : “l’heure de cessation et celle de reprise du travail ne peuvent être différentes pour
les diverses catégories ou pour les divers membres du personnel intéressé”.
C – Grève tournante
La grève tournante est constituée d’arrêts de travail de durée variable, dans différents
secteurs de l’entreprise, les uns après les autres.
Elle est particulièrement gênante car elle peut, à moindre coût pour les grévistes, se renouveler fréquemment et constituer un moyen de pression important sur l’employeur.
Elle est interdite dans les services publics par l’article L 521-4 du Code du travail qui
stipule que “ des arrêts de travail affectant par échelonnement successif ou par roulement
concerté les divers secteurs ou les diverses catégories de professionnelles d’un même
établissement ou service ou les différents établissements d’une même entreprise ne peuvent avoir lieu ”.
Ce type de grève est, néanmoins, régulière en droit commun (Cass. Soc. 14 janvier 1960
et 2 mars 1960), sauf lorsqu’elle entraîne une désorganisation complète de l’entreprise,
ce qui lui confère un caractère abusif.
- La Circulaire du 16 mars 1964 considère comme licite la participation d’un agent à
un mouvement de grève postérieurement à l’heure de début de celui-ci mais dès
l’heure de prise de service fixée pour lui par l’horaire qui le concerne.
Le Conseil d’Etat dans sa décision du 29 décembre 2006 a jugé que la circulaire
de 1964 « n’est pas entachée d’illégalité en tant qu’elle n’oblige pas les agents
qui souhaitent participer à un mouvement de grève à se joindre à ce mouvement
dès leur première prise de service au cours de la période indiquée par le préavis
de grève, mais seulement dès le début d’une de leurs prises de service incluses
dans cette période ».
Pour le personnel sédentaire, l’article 24 du RH0077 précise que le tableau de service indique les heures de prise et de cessation de service et, le cas échéant, les heures de commencement et de fin de coupure.
Pour le personnel roulant, l’article 15 du RH 0677 fait référence aux heures de prise
et fin de service mentionnées à la commande.
Dans les deux cas, l’heure de fin de coupure ne s’apparente donc pas à une prise
La situation des agents qui, sous couvert d’un même préavis se remettent en
grève alors qu’ils avaient repris le travail n’est pas traitée par la décision du
Conseil d’Etat; il parait cependant logique d’estimer que les agents qui ont manifesté le désir de se désolidariser d’un mouvement de grève en reprenant le
travail, ne peuvent, sous couvert du même préavis, se remettre en grève.
Cas : modalités reprises dans un tract et instituant une grève tournante
J'ai pris connaissance du tract diffusé par votre Organisation Syndicale appelant le personnel à cesser le travail dans le cadre du préavis de grève qui a été déposé le ...
Les mots d'ordre qui viennent d'être donnés invitent les agents à cesser le travail selon
leur convenance, (reprendre les modalités), donc à ne pas respecter les dispositions légales.
Je vous informe que j'attire l'attention du personnel sur le caractère irrégulier des arrêts
de travail qui pourraient se produire dans le cadre de ces mots d'ordre ainsi que sur les
mesures susceptibles d'être pris en conséquence.
Des modalités d'application reprises dans un tract invitent les agents à cesser le travail
(reprendre les modalités).
Par lettre du ..., j'ai rappelé à l'Organisation Syndicale que ces pratiques sont contraires
aux dispositions du Code du travail (art. L.521-4) qui précisent que les heures de cessation et de reprise de travail ne peuvent être différentes pour les diverses catégories de
En effet, un éventuel échelonnement des arrêts de travail confère à la grève un caractère
tournant illicite.
En l'absence de modalités légales, les agents désirant s'associer au mouvement devront
cesser leur travail dès l'heure de début de la grève précisée sur le préavis (le ... à ... h) ou
lors d’une prise de service couverte par le préavis.
en situation irrégulière pouvant entraîner l'application de la procédure disciplinaire prévue par le Statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel.
L'attention du personnel est appelée sur le caractère irrégulier de l'action menée par
certains agents de ... qui n'effectuent qu'une partie de leur travail en refusant de ...
L'utilisation de tels moyens porte gravement préjudice aux intérêts de l'Entreprise et
ne lui permet plus de faire face à ses obligations en matière de service public.
Par ailleurs, l'exécution partielle et anormale des obligations liées au contrat de travail
constitue une faute professionnelle pouvant conduire à l'application de la procédure
disciplinaire prévue par le Statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel.
En conséquence, je demande aux agents de reprendre un service normal dès à présent.
Les arrêts de travail qui ont lieu depuis le ... dans les chantiers de ... n’ont pas donné lieu
à un préavis de grève déposé dans les conditions définies par le Code du travail (art. L.
521-3).
De tels agissements portent gravement préjudice aux intérêts de l'Entreprise et ne lui
permet plus de faire face à ses obligations en matière de service public.
Les agents qui n'assurent pas leur travail participent à un mouvement irrégulier pouvant
conduire à l'application de la procédure disciplinaire prévue par le Statut des relations
collectives entre la SNCF et son personnel.
Fiche n°5 : Personnel concerné
I – Droit reconnu pour tous les salariés de l’entreprise
Ce droit est reconnu à tous les salariés de l’entreprise liés par un contrat de travail.
Cas particulier, dans le cadre d’un préavis local, des agents temporairement détachés relevant d’un autre établissement :
Un agent rattaché administrativement à l’établissement où est déposé le préavis mais mis
à disposition d’un autre établissement ne peut pas faire grève, sous couvert du préavis
déposé, dans son établissement d’attache, puisqu’il n’est plus placé sous l’autorité hiérarchique du directeur d’établissement.
En revanche, l’agent mis à disposition d’un autre établissement peut faire grève, sous
couvert d’un préavis déposé, dans l’établissement qui l’accueille.
II – Avec certaines limites pour certaines catégories de personnel
A – Personnel affecté à la garde des barrières, des passages à niveau
L’Ordre Général n°64 du 18 octobre 1961 prévoit : « cette sécurité serait, enfin, très gravement compromise, tant en ce qui concerne la circulation routière que la circulation
ferroviaire, s’il n’était pas interdit au personnel affecté à la garde des barrières des passages à niveau de cesser le travail. La S.N.C.F. doit, en effet, pouvoir assurer en toutes
circonstances, au moment du déclenchement d’une grève de ses agents, l’acheminement
des convois en marche, sans que celui-ci constitue un danger pour la sécurité des personnes, transportées ou non. C’est pourquoi toute participation de ces personnels de garde à
une grève est une faute lourde imputable au salarié au sens de l’article 4 de la loi du 11
février 1950 ».
Sont soumis aux dispositions de l’Ordre Général n°64 :
- les agents des gares et des postes intervenant systématiquement dans la commande
des passages à niveau pour tous les trains d’un sens déterminé ou des deux sens.
- les agents des gares et des postes affectés à la manœuvre partiellement ou en permanence des passages à niveau gardés.
les agents de la voie temporairement affectés à la garde d’un passage à niveau automatique en panne.
En revanche, les agents intervenant occasionnellement dans les postes de commandement
lors des manœuvres de gare ou pour l’expédition de trains « origine » ne sont pas soumis
à ces dispositions.
Si les agents soumis à l’Ordre Général n°64 se mettent en grève, ils commettent une faute
lourde. Pour autant, il convient pour que l’agent puisse être sanctionné :
1. qu’il n’ait pas fait connaître au moins 24 heures à l’avance son intention de faire
grève à sa hiérarchie ;
2. ou qu’ayant été informée dans les délais précités, la commande ne puisse absolument pas remplacer l’agent ;
3. que l’intéressé soit informé du maintien dans son service de gardiennage ;
4. que malgré cela l’agent persiste dans son refus.
Pour ce qui concerne le cas particulier d’un agent de l’exploitation partiellement utilisé à
la manoeuvre d’une barrière, sa participation à la grève est possible, mais elle est limitée
aux tâches autres que celles afférentes à la garde du passage à niveau. Pour cette dernière, il convient de le rémunérer par l’attribution d’une indemnité calculée dans la
même proportion et sur les mêmes éléments que la retenue pour cessation concertée du
travail d’un garde barrière de qualification A position 3 (échelon de l’agent infra) qui
serait opérée pour une grève de durée identique à la durée des tâches de gardiennage
A noter que l’Ordre Général n°64 de 1961 intervient avant la loi sur la grève du 31 juillet 1963. Toutefois, sa validité a été confirmée par une décision en Conseil d’Etat du 23
octobre 1964 et la lettre PD1555 du 19 mars 1966.
B – Autres agents assurant une mission de sécurité
L’exercice du droit de grève ne peut conduire à mettre en jeu la sécurité des circulations,
des personnes ou à entraver la circulation ferroviaire.
L’agent qui exerce des fonctions de sécurité (conducteur, agent circulation, aiguilleur,
garde, ASCT…, voir annexe 2 de l’IN1472) ne peut arrêter de travailler que s’il est remplacé, ou si les conditions nécessaires de sécurité sont remplies (article 108 de l’IN
L’abandon d’un poste de sécurité est constitutif d’une faute lourde pour la Cour de Cassation (Cass. Soc. 14 juin 1958).
De plus, l’article 223-1 du code pénal dispose que « le fait d’exposer directement autrui à
un risque immédiat de mort ou de blessures…..par la violation manifestement délibérée
d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence…est puni d’un an
d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».
Cas particulier des agents de conduite :
L’abandon de poste d’un agent de conduite est puni de 6 mois à 2 ans d’emprisonnement
(article 20 de la loi du 15 juillet 1845). En outre, il faut l’autorisation de l’agent de circulation pour faire stationner un train (article 203 de l’ IN1511).
Fiche n°6 : Négociation pendant la durée
Code du travail : article L 521-3
Directive RH0233
Un des objectifs de la loi de 1982 est de favoriser un dialogue entre la direction de
l’entreprise et les partenaires sociaux pour parvenir à un accord et éviter le recours à la
grève. Aussi, cette négociation doit être engagée pour chaque conflit et se dérouler dans
un esprit de loyauté.
I – L’obligation de négocier
A – Une obligation ?
Selon l’article L 521-3 du Code du travail, « les parties intéressées sont tenues de négocier pendant la durée du préavis ». Cet alinéa qui résulte de la loi du 19 octobre 1982 a
donc rendu la négociation impérative pendant le préavis.
Le Conseil d’Etat a cependant admis :
- si l’autorité qui reçoit le préavis estime ne pas devoir y répondre, elle n’a plus
d’obligation de négocier (C.E. 20 juin 1990).
- durant le préavis, le défaut de dialogue entre les parties n’est pas assorti de sanctions
et ne peut faire l’objet de recours par la voie contentieuse (C.E. 3 juillet 1987).
B – Cas particulier de l’incompétence pour négocier
Lorsque le destinataire du préavis est incompétent pour négocier par rapport aux motifs
(par exemple, cas du dépôt de préavis local présentant des revendications qui ne peuvent
être traitées qu’au niveau national avec pour motif « l’augmentation de salaires ») il
existe deux possibilités :
- Le Directeur établit un accusé de réception à l’organisation syndicale, auteur du préavis, indiquant l’incapacité de négocier, et le mouvement est considéré comme légal.
- Le Directeur peut aussi décider de recevoir les organisations syndicales, pour les
écouter et transmettre les revendications au niveau considéré. Le mouvement est également considéré comme légal.
II – Négociation
A – La préparation (liste de conseils)
Il convient lors de cette phase de :
distribuer les rôles : définir le rôle de chacun. Il s’agit de constituer une « cellule de
crise » et de prévoir son fonctionnement : lieu, définition des rôles, fréquence des réunions, modalité de communication, construction de l’argumentaire, liste du matériel
nécessaire à la gestion d’une situation de conflit, rédiger une note de synthèse sur le
droit de grève pour la cellule de crise,
doubler les postes sensibles auprès de la commande du personnel,
prévoir un dossier avec la procédure à suivre en cas de manifestation,
prévenir la SUGE,
prévoir l’annuaire téléphonique des agents de l’établissement, de la région, des huissiers de justice, de l’inspecteur du travail, des représentants syndicaux, de la police,
de la direction ou de l’agence juridique,
prévoir une salle de réunion,
prévoir une liste nominative de tous les agents de l’établissement.
La recherche et la détermination de la part de chacun dans le pilotage des évènements
sont sans aucun doute un gage de l’efficacité et de la maîtrise de la conduite difficile de
la vie des établissements en situation de crise.
Le domaine de la communication est sans doute le plus difficile à utiliser pendant une
période de tension sociale, a fortiori de conflit. Pourtant, une communication bien ciblée
est de nature à pouvoir faire « basculer » un conflit et à en accélérer sa conclusion.
Quelques remarques et/ou conseils nés de l’observation des conflits :
Les cibles sont multiples :
- la hiérarchie,
- l’externe.
Le contenu de l’information ne doit pas prêter à polémique :
- ne communiquer au personnel et aux organisations syndicales que sur des faits,
- communiquer de façon descriptive et pas en réponse à une déclaration d’une organisation syndicale,
- fournir des argumentaires et des comptes rendus succincts des audiences à la hiérarchie,
Les supports de communication doivent être adaptés au message et à la cible :
- avis au personnel,
- lettre aux organisations syndicales,
- lettre – nominative ou non – individuelle au personnel,
- information orale,
Le moment choisi pour la communication est fondamental, par exemple :
- pendant la période couverte par les cinq jours pour faire une mise au point sur le
- pendant des négociations pour informer de l’avancement du dossier,
- pendant le conflit pour rappeler les enjeux,
- pendant le processus de la négociation finale pour informer le personnel des propositions faites,
- a posteriori pour faire un bilan,
En tout état de cause, il est primordial, avant de diffuser une information, de se poser la
question de l’environnement et de l’état d’esprit de la cible dans lesquels elle sera reçue.
C – Connaître sa marge de manoeuvre
Il est important de déterminer clairement, dès le départ, la marge de manoeuvre dont
dispose la personne qui va piloter la résolution du problème social.
Concernant la marge de manœuvre liée à la négociation dans le cadre d’un conflit local,
il paraît assez facile de déterminer trois zones théoriques :
LA ZONE ROUGE : elle regroupe les thèmes sur lesquels toute négociation est
proscrite ; à titre d’exemple, nous pouvons citer les domaines suivants :
principes de la rémunération,
LA ZONE VERTE : il s’agit du domaine de responsabilité traditionnelle du chef
d’établissement qui comprend entre autre :
LA ZONE ORANGE : zone intermédiaire, plus délicate à définir selon la nature du
conflit, et qui demande à être clarifiée entre le chef d’établissement et la région principalement.
Dans cette zone, des éléments peuvent créer un précédent dans la recherche de solution à un conflit :
- niveau de sanction,
- étalement des retenues suite à fait de grève,
Le déroulement d’une négociation dans le cadre d’un conflit peut entraîner un déplacement d’une zone de négociation vers l’autre, et il faut être vigilant pour détecter immédiatement ce glissement et adapter sa stratégie de conduite de négociation en conséquence.
D –Relevé de conclusion
Lorsque l’on aboutit à un accord, il est conseillé de rédiger un relevé de conclusion et de
déterminer qui traitera le sujet avec un calendrier de mise en place pour tenir les engagements pris.
Fiche n°7 : Utilisation des non grévistes et
possibilités de recours externes
Code du travail : articles L 122-3 et L 124-2-3
Directive RH0263
I – Remplacement des agents grévistes en interne
Le directeur d'établissement doit poursuivre l'activité de son établissement et fournir du
travail aux non grévistes.
Les non grévistes de l’entreprise peuvent occuper temporairement le poste de grévistes
(Cass. Soc. 11 janvier 2000).
Le directeur d'établissement peut donc demander à des agents non grévistes : d'exécuter
le travail des agents grévistes, sous réserve qu’ils en ont l’aptitude, et/ou d’accomplir des
tâches qui ne relèvent pas de leur mission habituelle, dès lors que les règles d'utilisation
du personnel sont respectées.
Un agent commandé dans ces conditions ne peut donc refuser d’exécuter le travail
demandé sous peine de sanction disciplinaire.
Il est possible d’affecter un agent non gréviste au poste d’un gréviste sous réserve de
l’article 5 du dictionnaire des filières (RH0263). Deux conditions sont soumises à ce recours :
« Sous réserve qu’il possède les aptitudes requises, un agent d’une qualification
donnée peut être amené à assurer exceptionnellement ou accessoirement des activités ressortissantes normalement à une autre qualification égale ou inférieure à la sienne.
Par ailleurs, et sous réserve qu’il possède les capacités requises, un agent peut
assurer temporairement – notamment pour garantir la continuité du fonctionnement de
l’entreprise – le remplacement d’un agent de la qualification immédiatement supérieure.
Dans ce cas, les documents d’organisation ou de commande doivent indiquer la part de
responsabilités qu’il doit assumer et, si nécessaire, préciser les modalités de contrôle des
capacités requises (En EEX, le remplacement d’un agent de qualification E ne peut être
assuré que par un agent ayant satisfait à l’examen correspondant). »
II – Les possiblités de recours externes
remplacer les grévistes par des salariés recrutés par contrat à durée déterminée (article
L 122-3 du Code du travail).
remplacer les grévistes par des travailleurs temporaires. (article L.124-2-3 du Code du
B – Les possibilités
« L'employeur touché par une grève est en droit de sous traiter sa production à d'autres
entreprises." (Cass. Soc. 15 février 1979).
Le recours à des bénévoles a également été admis par la jurisprudence (Cass. Soc. 11 janvier 2000).
Fiche n°8 : Statistiques de grève
Fiche de procédure de l’application « saisie des journées de grève »
Outil : IDAP RH Observation Sociale
I – Modalités de collecte des résultats de grève
A –Cas d’un mouvement de grève avec un préavis limité couvrant
la période de J-1 20h00 à J+1 8h00 :
Le jour J-1 : Veille d’un Le jour J : jour de la grève Le jour J+1 : le lendemain
(en début de matinée) ‫٭‬
de la grève (en début de
matinée)‫٭‬
Bilan de la période complète
couverte par le préavis du J-1
20h00 au J+1 à 8h00 : actualisation du nombre de grévistes de « devant travailler » et
de Journées Perdues par
A saisir dans IDAP RH Ob- collège.
servation Sociale sur la journée J.
A saisir dans IDAP RH Observation Sociale sur la jourL’actualisation des informa- née J.
tions saisies dans IDAP RH
Observation Sociale au cours
de la journée est possible.
Vous assurer de la présence Pour la période du J-1 20h00
de votre correspondant en au J 08h00 : le nombre de
grévistes, de « devant travailétablissement.
ler » par collège.
Il convient de demander de
fournir et de préparer
l’information des « devant
travailler » du lendemain et
de pré saisir les « devant
Le RRH doit s’assurer que
ses interlocuteurs (commande du personnel, gestionnaire de moyens,..) soient
en mesure de lui transmettre
au plus tôt cette information.
‫٭‬: Pour un mouvement de grève national : ces modalités sont à saisir avant 9h30.
B – Cas d’un mouvement de grève avec un préavis déposé pour
une période illimitée à compter du J-1 20h00 ou d’un préavis limité couvrant plusieurs périodes de 24h.
Le jour J-1 : Veille Le jour J : jour de la Le jour J+1 : le lend’un mouvement de grève (en début de demain de la grève
(en début de matinée)‫٭‬
Pour la période du J-1 bilan de la journée J
Vous assurez de la
20h00 au J 8h00 : le
nombre de grévistes, 1) Pour la période du
de « devant travail- J 20h00 au J+1 8h00 :
ler ».
le nombre de grévisA saisir dans IDAP tes, de « devant traIl convient de deman- RH Observation So- vailler ».
der de fournir et de ciale sur la journée du
A saisir dans IDAP
préparer l’information J.
RH Observation Sodes « devant travailciale sur la journée du
ler » du lendemain et
lendeJ+1.
de pré saisir les « demain afin d’obtenir le
vant travailler ».
bilan de cette journée 2) Bilan de la journée
du J pour la période
(période de 24h00).
du J-1 de 20h00 au J
Sociale, à 20h00 : actualisas’assurer que ses in- servation
des tion du nombre de
terlocuteurs
(comgrévistes, de devant
mande du personnel,
travailler et journées
megestionnaire
moyens,..) soient en sure des informations perdues.
mesure de lui trans- disponibles.
A saisir sur la journée
mettre au plus tôt
dans IDAP RH Obcette information.
servation Sociale.
non suivi (aucun gréviste enregistré), le
J+1 matin, aucune
statistique n’est à
saisir sur la journée
du J+1, hormis pour
un préavis national.
Le jour J+2 : (en
début de matinée)‫٭‬
1) Pour la période du
J+1 20h00 au J+2
08h00 : le nombre de
grévistes, de devant
RH Observation Sociale sur la journée du
2) Bilan du J+1 pour
la période du J 20h00
au J+1 20h00 : actualisation du nombre de
travailler, et de journées perdues.
Si la grève se termine
ou est non suivie le
J+2, hormis pour un
préavis national, aucune statistique n’est
à saisir sur la journée
du J+2 (reste le bilan
sur la journée du J+1
à réaliser).
Des modalités particulières sont transmises par l’Observatoire Social aux pôles RS régionaux dans le cadre de préavis nationaux. Dès réception de ces modalités pratiques, les pôles RS régionaux les communiquent aux établissements.
II – Rappels sur la saisie des résultats de grève
A- Affectation des agents
ET/EMT
Les conducteurs sont renseignés dans le collège exécution en TA ou
Les Cadres traction (CTT) sont renseignés dans le collège cadre en
Les gestionnaires de moyens (GM) sont saisis dans le métier Administratif
Les contrôleurs sont renseignés dans le collège exécution ASCT
Les chefs de bord (CBORM) sont renseignés dans le collège exécution ASCT
Les responsables d’équipe (RET) sont renseignés dans le collège
maîtrise ou cadre ASCT
Les agents de la CPST sont saisis dans le métier Administratif
L’ensemble des personnels de la direction régionale est saisi dans le
métier Administratif à l’exception :
- des agents du CRO qui sont saisis dans le métier Transport
- des agents de la SUGE qui sont saisis dans le métier SUGE
B- Décompte des journées perdues
1 journée de grève équivaut à 1 journée perdue
1 demi-journée de grève équivaut à 0,5 journée perdue
1 heure de grève équivaut à 0,125 journée perdue
Un agent qui se mettrait en grève 2 heures sera décompté en 0,25 journée perdue dans la
base IDAP RH Observation Sociale.
Fiche n°9 : Effets de la grève sur la
Directive RH0131
I – Les modalités de décompte
Le salarié qui s’est associé à un mouvement de grève doit être considéré, sauf preuve
contraire de sa part, comme gréviste pour toute la durée du mouvement et ne peut prétendre au paiement de sa rémunération pendant cette période (Cass. Soc. 24 juin 1998).
Un agent qui se remet à disposition du service avant la fin de la grève doit être utilisé le
A – Personnel sédentaire et personnel non soumis à tableau de
1 - Décompte de la durée de l’absence
En vertu de l’article 195-1 de la directive RH0131, « l’absence est décomptée depuis
l’heure où l’agent n’a pas assuré son service jusqu’à l’heure de la fin de la cessation
concertée de travail (ou de la reprise de service si elle est antérieure). Elle comprend
les jours de repos périodique, de repos hebdomadaire, de repos supplémentaire, de
repos pour jour férié chômé, les journées chômées visées à l’article 32 I §1 de la directive RH0077 et les journées chômées supplémentaires attribuées aux agents travaillant à temps partiel inclus dans cette période d’absence. »
Commentaire : dans la durée de l’absence, sont ainsi décomptés :
- les journées de service non effectuées,
- les RP, RH, RU (RU inclus dans les roulements, programmes semestriels ou prévus par le service), VC, F, VT inclus dans la période.
« Les congés, les repos supplémentaires et les jours de repos compensateurs de toute
nature sont déduits de la durée de l’absence et sont considérés comme pris, si leurs
dates étaient prévues avant le commencement de la cessation concertée de travail et
connues des agents intéressés. »
Commentaire : sont déduits de la durée de l’absence et ne donnent pas lieu à retenue
sur salaire, à la condition qu’ils aient été demandés réglementairement par l’agent
avant le début de la cessation concertée du travail, les :
- Congés (C)
- Repos compensateurs (RS/RN).
- Repos compensateur de fête
- Repos supplémentaires RQ (ou RU à la disposition de l'agent)
- Congé syndical (AY)
2 - Répercussions
Pour chaque journée de service, le temps de travail non effectué résultant d’une cessation concertée de travail donne lieu à une retenue calculée sur le traitement et l’indemnité
de résidence, à raison de :
- 1/160e, lorsque sa durée n’excède pas une heure,
- 1/50e , lorsque sa durée dépasse une heure sans excéder la moitié de la durée journalière moyenne de travail effectif prévue aux articles 25-I et 46 de la directive
RH0077 (1),
- 1/30e, lorsque sa durée dépasse la moitié de la durée journalière de travail effectif
précitée (1).
(1) Pour les agents à temps partiel, la durée journalière de travail à prendre en compte
est celle correspondant à la durée journalière moyenne de travail de l’intéressé.
Sur les éléments équivalents pour un contractuel.
Décompte d’une absence supérieure à 7 jours
La retenue étant effectuée sur le principe d’une base journalière de 1/30e, elle doit donc
être appliquée pour tous les jours de repos, ou journées chômées entièrement inclus dans
Décompte d’une absence inférieure ou égale à 7 jours
Toutefois, lorsque la durée de l’absence est inférieure ou égale à 7 jours, la retenue au
titre des jours de repos ou journées chômées visées à l’article 32-I §1 de la directive
RH0077 est appliquée dans les conditions suivantes (2) :
- aucune retenue, si le nombre de journées de service non effectuées est au plus égal
- 1/30e si le nombre de journées de service non effectuées est supérieur à 2 sans excéder 4,
- 2/30e au maximum, si le nombre de journées non effectuées est supérieur à 4.
JS non effectuées ≤ 2
2 &lt; JS non effectuées ≤ 4
JS non effectuées &gt; 4
Retenue au titre des repos
et journées chomées
2/30e
(2) Pour l’application de ces dispositions, les journées chômées supplémentaires attribuées aux agents à temps partiel sont à considérer comme des journées de service. Les
VT sont considérés comme journées de service non effectuées uniquement pour le calcul
de la retenue supplémentaire (voir exemples).
3 – Mode opératoire du décompte d’une absence
Mode opératoire du calcul du décompte de l’absence :
effectuer le décompte de l’absence,
déterminer la retenue du temps de travail non effectué,
déterminer le nombre de journées de service non effectuées,
déterminer la retenue au titre des repos entièrement inclus dans
DECOMPTE DES CESSATIONS CONCERTEES DE TRAVAIL
Application des dispositions de l'article 195.1 de la Directive RH0131
Personnel sédentaire et personnel non soumis à tableau de service
Décompte de l’absence (art.195.1 § a)
« L’absence est décomptée depuis l’heure où l’agent n’a pas assuré
son service jusqu’à l’heure de la fin de cessation concertée de
travail (ou de la reprise de service si elle est antérieure)… »
Déduction des congés, repos compensateurs de toute nature
et repos supplémentaires compris dans cette absence
(uniquement si prévus avant le commencement de la CCT).
Les éventuels jours de maladie restent comptés dans la durée de l'absence
Retenue (art 195.1 § b)
décomptée &gt; 7 jours ?
Retenue pour le temps de travail non effectué :
- 1/30e (DC) pour chaque journée non effectuée si sa durée est &gt;
à la moitié de la DJS moyenne de l’agent (ex Régime 7h43 :
grève &gt; 3h51)
- 1/50e (DB) lorsque la durée de travail non effectuée est &gt; à 1 h
et &lt; ou = à la moitié de la DJS moyenne de l’agent
- 1/160e (DA) lorsque la durée de travail non effectuée est &lt; ou =
Retenue pour tous les jours y compris RP,
VC, RH, VT inclus dans l’absence.
Puis, déduction du nombre de jours de
maladie éventuellement inclus dans la
durée de l'absence.
Retenue supplémentaire du fait du calcul en 1/30ème :
Nombre de journées de service non effectuées (y compris les VT) (1) :
supplémentaire au titre
de 1/30e (DC) au titre des
&gt;à4
Retenue supplémentaire de
2/30e (DC) au titre des repos
(1) Les journées chômées supplémentaires des agents utilisés à temps partiel (VT) sont
considérées comme des journées de service (art 195.1 § b renvoi (2)) pour compter le nombre
de journées de service non effectuées.
Nota : la retenue supplémentaire en cas de présence de VT dans la durée de l'absence n'est pas faite
au titre des VT mais au titre du calcul en 1/30ème.
Nota : l’absence s’inscrit dans la durée prévue au préavis
Exemples de décompte pour une absence inférieure ou égale à 7 jours :
EX DI LU MA ME JE VESA DI LU MA
Décompte abs = 4 jours
G RP RP G
re- Tps de travail non effectué = 2 jours
pris (2/30°)
Pas de retenue supplémentaire
Total : 2/30°
Décompte abs = 5 jours
re- Tps de travail non effectué = 3j (3/30°)
pris (&gt; 2 ≤ 4) donc on rajoute 1/30° de retenue
Total : 4/30 °
reVT pris
RP RP F
Décompte abs = 6 jours
Tps de travail non eff = 2 j (le ME-LU)
(2/30°)
JS non effectuées = 4 j (&gt; 2 ≤4) les
ME-JE-VE-LU donc retenue sup 1/30°
Total : 3/30°
Décompte abs = 3 jours
Tps de travail non eff = 2 j (LU-MA)
JS non effectuées = 3 j (&gt; 2 ≤4) (LUMA-ME) donc Retenue 1/30° supplémentaire
C RP C
Décompte abs = 2 jours (MA-ME)
Tps de travail non effectué =1j (1/30°)
JS non effectuées =
2 j (≤ 2) les
MA-ME (≤ 2 j)
Total : 1/30°
Tps de travail non eff = 1 jour (le ME)
(1/30°)
3 j (&gt; 2 &lt;4)
les ME-JE-VE donc Retenue 1/30°
reRP RP
RP RP G
Décompte abs = 7 jours
Tps de travail non effectué = 5j (5/30°)
(&gt; 4 ≤ 7) donc on rajoute 2/30° de retenue
Total : 7/30 °
Décompte abs = 7 j – 3 J (C) si congé
demandé avant le début de la CCT
Tps de travail non eff = 3 j (MA-ME)
(3/30°)
JS non effectuées =3 j (&gt; 2 ≤ 4) donc
retenue 1/30° supplémentaire
Total : 4/30°
EX VE SA DI LU MA M JE VE SA DI
G RP RP repr
RP RP Tps de travail non effectué =1 j (1/30°)
(≤ 2 j) Pas de retenue supplémentaire
G RP RP G repr
RP RP Tps de travail non effectué = 2 j (2/30°)
Tps de travail non effectué = 3 j (3/30°)
RP RP (&gt; 2 ≤4)Donc retenue supplémentaire
G G repr
Tps de travail non effectué = 4 j (4/30°)
RP RP (&gt; 2 ≤4) donc retenue supplémentaire
Total : 5/30°
Tps de travail non effectué =5 j (5/30°)
G G repr RP RP (&gt; 4j) Donc retenue supplémentaire
Total : 7/30°
Exemple de décompte pour une absence supérieure à 7 jours :
9/30 soit 1/30 par
repr journée de grève
(&gt; 7j)
Application illustrée
Préavis national reconductible par 24h à compter du 02/06 20h00
Préavis national du 10/06 à 0h00 au 11/06 à 0H00
Préavis national reconductible par 24h à compter du 10/06 0h00
Préavis régional reconductible par 24h à compter du 12/06 0h00
9/6 10/6 11/6
7/6 8/6
Tps de travail non effectué = 3 jours (3/30°)
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