Source: https://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2016/donnees/organes/01-prelevement/synthese.htm
Timestamp: 2019-05-25 08:54:24+00:00
Document Index: 85896863

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'in fine', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Prélèvement sur donneur décédé après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (Catégorie I et II de Maastricht)
Prélèvement sur donneur décédé après arrêt circulatoire suite à une limitation ou un arrêt des thérapeutiques (Catégorie III de Maastricht)
Pour l’ensemble des donneurs décédés (donneurs décédés en état de mort encéphalique et ceux décédés après arrêt circulatoire) : en 2016, le taux global de prélèvement au niveau national est de 27,8 par million d’habitants (pmh) pour une population de 66806574 habitants.
Pour les sujets décédés en état de mort encéphalique seuls, 2016 a vu son taux national de prélèvement se stabiliser avec 26,5 donneurs prélevés pmh (26,6 en 2015). Le taux de recensement a augmenté de 53,8 pmh en 2015 à 55 pmh en 2016, malgré un taux d’opposition à 34% (32% en 2015). La moyenne d’âge des donneurs prélevés en 2016 est de 56,6 ans, soit 0,5 an de moins cette année. Cela correspond à un recul d’un an sur les deux années passées. Il n y a pas eu d’augmentation du nombre de donneurs EME, mais la part des donneurs de moins de 50 ans ayant un peu progressé (tableau P7), le nombre d’organe prélevés et greffés s’est légèrement accru (tableau P5) entrainant une petite progression du nombre de greffes réalisées.
La part pédiatrique du prélèvement a fortement progressé en 2016 (environ 1%) inversant la tendance des 5 dernières années (tableau P7).
Pour les sujets décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (DDAC-MI-II): le programme de prélèvement sur ce type de donneurs mis en place en 2006 n’a pas progressé en 2016 (42 donneurs contre 40 en 2015). Ce programme reste stable depuis 2014 (fig. P1). Quarante-deux donneurs soit 0,6 pmh ont fait l’objet d’un prélèvement d’organes ayant abouti à 59 reins greffés (62 en 2015) et 1 foie greffé (2 en 2015). On note donc une diminution du nombre d’organes greffés.
L’évolution des caractéristiques des donneurs tend vers une légère baisse de leur moyenne d’âge (-0,5 an cette année) qui est continue depuis 2014, et une légère baisse des comorbidités associées après 50 ans. De fait nous observons (tableau P4 et tableau P5) :
Une augmentation du nombre d’organes prélevés par donneur (de 3,33 en 2015 à 3,36 en 2016) et du nombre d’organes greffés par donneur (de 3,07 en 2015 à 3,11 en 2016).
Une baisse de la part de donneurs dont au moins un organe a été prélevé mais non greffé (- 0,9%).
Cela bénéficie surtout aux greffons rénaux avec une baisse du nombre de greffons rénaux prélevés non greffés (-5) et une augmentation (+0,3%) de la part de greffons rénaux greffés cette année (en constante décroissance depuis 2010). La mise sous machine à perfuser les reins a continué de progresser (+10%) sans pour autant être proposée à tous les donneurs répondant aux critères UNOS. Le coût et l’organisation logistique de cette démarche est probablement le facteur limitant de ce développement, et devra faire l’objet d’une attention particulière des intervenants si l’on souhaite poursuivre la progression de ce programme vers les 100% de reins a critère élargis mis sous machine a perfuser. Ce d’autant que les résultats des greffes confirment l’effet protecteur de la perfusion des reins des donneurs à critères élargis.
La part de donneurs dont le foie a été greffé passe de 73,6% en 2015 à 71% en 2016, avec une baisse du nombre moyen de foie prélevés /donneur.
Pour le cœur, le taux progresse de 0,5% en 2016 avec une progression constante depuis 2010. Il en est de même pour les donneurs dont au moins un poumon a été greffé qui progressent de 1,3%, (4,9% en 6 ans). Le prélèvement pancréatique a lui aussi progressé en 2016 (prélèvement et greffe).
Parmi les donneurs prélevés en 2016, ceux âgés de 50 à 64 ans représentent 28,6% des donneurs (-1,2% par rapport à 2015) et ceux de 65 ans et plus, 38% (-0,1% par rapport à 2015).
Les causes de décès des donneurs recensés sont essentiellement cardiovasculaires.
Les pistes d’amélioration prévues en 2017 reposent sur les actions visant à la diminution des disparités interrégionales, notamment :
L’amélioration du recensement des donneurs en s’appuyant sur l’analyse des premiers résultats du programme cristal action.
La baisse du taux d’opposition en rapport avec la mise en place des nouvelles modalités d’expression du refus.
La mise en place de cristal image, comme aide à la décision d’acceptation les greffons.
Les chantiers de l’Agence de la biomédecine pour 2017 concernant le prélèvement seront :
le soutien aux équipes impliquées dans l’activité de prélèvement à partir de donneur décédé après arrêt circulatoire (MI-II et MIII) en poursuivant la démarche entreprise notamment sur le développement du programme «donneur décédé après arrêt circulatoire suite à une limitation ou un arrêt des thérapeutiques (DDAC-MIII), », débuté fin 2014. Celui-ci devrait continuer de se développer en intégrant de nouvelles équipes en 2017, et en ouvrant plus la possibilité de prélever les foies et les poumons.
le développement de l’utilisation des machines à perfusion pour les reins (en réduisant les contraintes logistiques) et pour les autres organes (poumons, foie) ;
l’amélioration et la poursuite de la progression de l’activité à partir du donneur vivant, dont le don croisé et la mutualisation des paires éligibles avec la Suisse, puis éventuellement les pays frontaliers afin d’augmenter le nombre de paires disponibles.
l’amélioration du dossier Cristal, et notamment la consolidation de la transmission des images radiologiques entre les hôpitaux préleveurs et greffeurs, et l’informatisation du bordereau rein.
Une réflexion sur le prélèvement pancréatique par le biais de la formation des chirurgiens préleveurs et de l’adaptation des règles de répartition (réalisé au 1er trimestre 2017).
Les autorisations au prélèvement
Un total de 186 sites ont une activité de prélèvement d’organes sur donneur décédé en état de mort encéphalique validée au 31/12/2016, soit 2,8 établissements pmh. L’activité de prélèvement couvre actuellement quasiment tout le territoire français, cependant en 2016, 7 départements restent sans établissement déclaré en activité (figure P2).
Figure P2. Carte de l'activité de prélèvement des départements français selon la présence d'un établissement en activité de prélèvement d'organe en 2016
Le nombre de sujets en état de mort encéphalique (SME) déclarés à l’Agence de la biomédecine (ou donneurs recensés) a été de 3676, soit un taux national de recensement de 55 donneurs recensés pmh contre 53,8 pmh en 2015 (+1,2 pmh). La progression a été plus significative qu’entre 2014 et 2015, mais le nombre de donneurs prélevés n’a pas augmenté (1769 vs 1770 fig P1). L’augmentation du nombre de greffes est plus en rapport avec l’augmentation du nombre d’organes prélevés par donneur.
Le nombre de donneurs en mort encéphalique prélevés n’a pas augmenté en France en 2016, puisque 1 770 ont effectivement été prélevés, correspondant à un taux national de 26,5 donneurs prélevés pmh en 2016 contre 1769 soit 26,6 pmh en 2015 (tableau P2). Le pourcentage de donneurs prélevés parmi les recensés baisse de 1,2% cette année (48,2% vs 49,4% en 2015) (tableau P3). Ceci est en rapport probablement avec une légère augmentation du taux d’opposition (+1,2%), mais aussi avec une accentuation du nombre de patients récusés pour pathologie médicale incompatibles avec la greffe (+0,4%). L’élargissement des critères de sélection des donneurs touche ici ses limites. L’augmentation du nombre de greffes, est en lien avec l’augmentation du nombre de d’organes prélevés par donneur, ce qui a été jusqu’à maintenant une piste d’amélioration peu exploitée, mais qui a pu faire la preuve de son efficacité dans d’autres pays, par le biais de la réhabilitation des organes à prélever « in » ou « ex vivo ». Une meilleure utilisation des organes issus de donneurs porteurs de marqueurs viraux sans pathologie active (greffe dérogatoire) est aussi une piste à envisager.
Le nombre de donneurs prélevés total en 2016 s’accroit néanmoins (figure P1) en rapport avec une augmentation des prélèvements dans le cadre du programme M3 (cf. chapitre spécifique).
Les causes de non prélèvement des donneurs (tableaux P16 /P17)
Les causes de non prélèvement sont multiples. L’éventuelle opposition au prélèvement recueillie par les coordinations hospitalières, peut résulter soit de l’expression de la position du défunt de son vivant (37,1%) soit de celle des proches, dans l’ignorance de la position du défunt (60,8%), soit d’un refus du procureur (1,7%) ou de l’autorité administrative (0,4%). Le refus après avis auprès des proches de la position du défunt va faire l’objet d’une analyse spécifique, puisque les modalités d’application de la loi ont changé en janvier 2017. Cette opposition au don, in fine, occupe toujours la première place parmi les causes de non prélèvement en 2016
En 2016, le taux d’opposition national brut parmi les SME recensés est de 33,7% (soit 1239 donneurs non prélevés pour ce motif), ce chiffre a augmenté de 1,2 % par rapport à 2015. Ce taux est très variable pour une même région d’une année sur l’autre. Il est à noter que ce taux de refus a tendance à s’harmoniser entre les régions sauf pour 2 à 3 régions où il reste très élevé. Le taux d’opposition varie selon les régions de 22,2% en Pays de la Loire à 66,7% en Guyane en 2016.
La part des donneurs non prélevés pour « antécédents du donneur » est stable depuis 2002 aux environs de 10% (Tableau P3 et Figure P4). Au total en 2016, ce sont 363 donneurs (9,9%) qui ont été récusés pour antécédents du donneur et 289 pour obstacle médical (7,9%) sur les 3 676 recensés soit un total de 17,8%, qui est stable depuis 2014 (tableau P3). Ceci est à associer à la stabilisation de l’âge moyen des donneurs, et des comorbidités induites. L’amélioration de l’évaluation en rapport avec le développement de cristal image, devrait aider à faire baisser en 2017 ces obstacles « médicaux » au prélèvement. Même si l’âge en soi n’est quasiment plus considéré comme critère de non prélèvement par les équipes pour le foie et les reins, le vieillissement de la population des donneurs fait néanmoins que l’âge occupe une part constante des causes de non prélèvement (P16) et ou de refus par les équipes de greffe pour le cœur, le poumon et le pancréas. Le détail des causes de non prélèvement par organe est présenté dans les Tableau P18 à Tableau P21. Les principales pathologies retrouvées sont les maladies tumorales (44%) de plus en plus fréquentes, recensées dans les antécédents et /ou de découverte fortuite lors du prélèvement, ainsi que les pathologies infectieuses (sérologies positives, maladie infectieuses évolutives…). Les pathologies autres excluant le prélèvement restent stables aux alentours de 35% des donneurs récusés pour antécédents (Tableau P16).
Après une période d’évaluation de 5 ans, le décret du 23 décembre 2010 a autorisé la greffe à partir de donneurs ayant été en contact avec le VHB et le VHC (dérogation soumise à évaluation), à des receveurs de rein, de foie, de cœur et de poumon informés de la nature de ces greffons. En 2015 l’évaluation pour le VHC a été faite et a confirmé l’absence de risque avec l’encadrement réglementaire. Le rapport d’évaluation rendu au cours du dernier trimestre 2015 a permis de proroger cette possibilité dérogatoire par arrêté du 23 Décembre 2015, en élargissant toutefois les possibilités d’attribution de ces greffons en cas de DGV négatif. Cent-soixante-douze organes porteurs des marqueurs du VHB ont été greffés pour 73 donneurs, ces chiffres sont en baisse en 2016 (-15%). Cela représente 4,1% des donneurs EME prélevés en 2016. Cent soixante-dix receveurs ont été greffés d’un organe porteur de ces marqueurs dans le cadre d’un protocole dérogatoire VHB. En 2016, sept donneurs (comme en 2015) avaient un anticorps anti-VHC positif (Tableau P13). Cela a permis de greffer 7 reins et 3 foies. Ces chiffres sont en régression depuis 2014, et traduisent bien la difficulté, les réticences à l’acceptation de ces greffons probablement du fait de l’information insuffisante des équipes de greffe, et de l’absence de détermination du génome viral (DGV) fait à temps. En 2016, l’agence a mieux défini les modalités de l’utilisation de ces greffons, et a fortement préconisé la réalisation en urgence des DGV pour le VHC avant l’acceptation du greffon. La mise en pratique des recommandations concernant ces greffons DGV négatifs, anticorps anti VHC positifs, permettra une meilleure utilisation de ces greffons tel que le montre la synthèse du travail réalisé fin 2015 par le pôle stratégie greffe et le pôle évaluation de l’Agence.
Au total pour les patients porteurs de marqueurs du virus de l’hépatite B et/ou C, 182 (-29) organes ont donc été greffés pour 73 donneurs, soit 2,5 organes /donneur, ce qui est très inférieur à la moyenne nationale. 44 organes ayant des marqueurs positifs pour la syphilis ont été greffés (53 en 2015), en baisse conformément aux recommandations.
Les causes de décès des donneurs et l’impact sur le prélèvement
Les causes de décès des donneurs sont principalement les causes vasculaires (essentiellement AVC) (58%), puis les causes traumatiques (20,9%) en baisse régulière depuis le début des années 2000, les anoxies (17,7%) et les intoxications (0,5%).
Les tendances observées depuis 2005, à savoir un maintien des causes vasculaires et une diminution des causes traumatiques, qu’il s’agisse d’accident de la voie publique (AVP) ou d’autres non AVP, et une augmentation de la part des décès par anoxie sont confirmées. Ces tendances sont stables depuis 2012, même si, en 2016, les pourcentages de décès liés aux anoxies (17,7%) ont baissé (19,8% en 2015) et les causes vasculaires (58%) progressent (56,3% en 2015) (Figure P6).
Causes de non greffe des greffons prélevés
En 2016, le taux de prélèvement par donneur a légèrement régressé pour le cœur (-0,6%), mais la part de cœurs greffés a augmenté (Tableau P4). Pour le poumon la part de donneurs prélevés a augmenté (+1,3%) et le nombre d’organes greffés par donneur a augmenté. Pour le foie, la part de donneurs prélevés a baissé (-2,6%) de même que la part de foies greffés parmi les prélevés. Pour finir la part de donneurs prélevés de rein a augmenté (+0,9%) de même que la part de reins greffés par donneur. Cependant ces variations restent faibles, et ces chiffres varient peu depuis 2010 sauf pour le cœur et les poumons.
Le taux de prélèvement et de greffe par donneur diminue principalement pour les âges extrêmes. Pour l’ensemble des organes, la part de greffons prélevés non greffés diminue progressivement depuis 5 ans.
Les causes de non-greffe des greffons prélevés sont détaillées par organe dans les tableaux P22 à P28. Les items les plus fréquents restent majoritairement la «mauvaise qualité du greffon» et l’âge du donneur. En 2016, le nombre d’organes prélevés par donneur s’est légèrement accru (+0,03), mais il est difficile de savoir qui, de l’amélioration de l’évaluation, de l’amélioration des techniques de conservation (machines), de la baisse constante des durées d’ischémie, et /ou des modifications des pratiques des équipes de greffe (élargissement des indications, aide à la décision) est responsable de cette évolution. Pour certains organes (reins /poumons) les techniques de réhabilitation sont probablement la cause de cette évolution favorable. Pour les suspicions de cancer, cause soit de refus de prélèvement ou de prélèvement non suivi de greffe, faute de confirmation histologique, une marge de progression serait possible via une meilleure disponibilité en urgence des anatomopathologistes, la recherche en urgence de marqueurs, ce qui permettrait d’éviter ces pertes de greffons par principe de précaution.
Le nombre de donneurs prélevés âgés de plus de 65 ans entre 2000 et 2015 a été multiplié par un facteur 32 (Figure P6). Toutefois la stabilisation constatée en 2015 se confirme. Le nombre de donneurs présentant deux facteurs de risque (FDR) (parmi l’HTA, le diabète, un décès de cause vasculaire ou une créatininémie supérieure à 150 µmol/L) (Tableau P9) a été multiplié par 3,1 depuis 2001. Le pourcentage de donneurs âgés de plus de 65 ans décroit de nouveau en 2016 ainsi que le pourcentage de donneurs âgés de 50 à 64 ans cette année (-1,2%). La tranche d’âge 18 - 49 ans qui représentait 65,8% des donneurs en 1998, n’est plus que de 29,4% des donneurs en 2016, mais continue de progresser en 2016 comme en 2015 (+1,6 % entre 2014 et 2016). Dans le même temps le pourcentage de sujets pédiatriques prélevés en 2016 s’est accru (+0,9%), inversant ainsi la tendance à la décroissance régulière observée depuis 16 ans. Les actions réalisées par l’ABM et les coordinations hospitalières de prélèvement depuis plusieurs années dans ce domaine, ont probablement commencé à porter leurs fruits.
L’âge moyen élevé des donneurs et les facteurs de risques d'échec de la greffe induits (tableau P9) confirme l’intérêt du programme machine à perfusion rénale, et de son développement, et indirectement l’éclosion des programmes de réhabilitation à venir des foies et des poumons, puisque encore 32,6% des donneurs de plus de 49 ans ont au moins 2 facteurs de risque d’échec de la greffe.
En 2016, l’âge moyen des donneurs décédés de mort encéphalique prélevés d’au moins un organe est de 56,6 ans en France (-0,5 an par rapport à 2015). La tendance observée depuis 1996 d’une augmentation de l’âge moyen des donneurs s’inverse pour la seconde année consécutive.
Comme en 2015 les donneurs âgés de plus de 70 ans contribuent surtout au prélèvement et à la greffe de foie et de rein (Tableau P8). Néanmoins en 2016 l’augmentation du prélèvement ne se fait pas par recrutement de donneurs plus âgés. Le nombre de donneurs de reins greffés âgés de plus de 65 ans s’est stabilisé en 2015 / 2016 (aux environs de 520) et le nombre de reins greffés issus de la classe d’âge des 50-64 ans a progressé (+37), faisant baisser l’âge moyen des reins prélevés greffés cette année encore. Cela explique probablement aussi la stabilisation cette année des greffons prélevés non greffés. Dans la même logique, la progression d’activité de greffe hépatique en 2016 n’est pas uniquement due aux donneurs âgés de plus de 65 ans toutes les classes d’âge ont progressé sauf la pédiatrique qui se maintient. Pour le cœur, la répartition par tranche d’âge est peu modifiée en 2016 par rapport à 2015 avec des donneurs qui ont encore 42,8 ans en moyenne (44,1 ans en 2015). La part des greffons issus de donneurs de plus de 65 ans a diminué. Pour le poumon, l’activité de greffe a progressé notamment grâce à l’augmentation des donneurs dans toutes les tranches d’âge. L’âge moyen des donneurs de poumons a légèrement augmenté, et de fait les comorbidités associées. Cette tendance à accepter des poumons à critères élargis est liée en partie à l’élévation du nombre de reconditionnement des greffons pulmonaires et la volonté des équipes d’aller vers ces pratiques. L’agence et les sociétés savantes travaillent à ce que ces nouvelles modalités de conditionnement des greffons pulmonaires soient prises en compte au niveau par le ministère de la santé, comme ce fut le cas pour les machines à perfusion rénale.
En 2016, la part de donneurs prélevés d’un poumon a augmenté de 20,4 à 21,8% (Tableau P1). Nous espérons beaucoup de la possibilité de transmettre les images aux équipes en 2016/2017 pour la faire encore progresser (le programme fonctionne pour les poumons en routine depuis le 01/01/2017).
Cette stabilisation à un niveau élevé de l’âge des donneurs comme des receveurs dans toutes les spécialités nécessitera que nous fassions évoluer nos évaluations des donneurs, revoyons nos recommandations, notamment en terme de bénéfice/ risque. Elle doit aussi amener les équipes de greffe et l’Agence à réfléchir à l’utilisation de ces greffons plus fragiles, en les réhabilitant, et en baissant les durées d’ischémie autant que faire se peut.
En 2016, le nombre d’organes échangés entre la France et ses voisins européens progresse (N = 54). Cela semble correspondre à la mise en place du programme FOEDUS (dernier trimestre 2015). Cette plateforme européenne d’échange d’organe conçue pour améliorer l’accès à la greffe des groupes rares et des receveurs pédiatriques a un avenir prometteur mais reste méconnue et sous utilisée, particulièrement par nos partenaires d’Eurotransplant. Le nombre d’exports de greffons est plus important, (45 greffons dont 11 reins, 19 foies, 11 cœurs, 3 poumons) que le nombre d’imports de greffons (9 dont : 2 reins, 2 foies, 1 cœur, 4 poumons) qui a toutefois doublé (Tableau 14). Ces échanges se font essentiellement avec « Swiss Transplant » mais aussi le Royaume-Uni, le CNT (Italie) et l’ONT (Espagne). L’augmentation du nombre d’importations passera par une plus grande réactivité de notre plateforme nationale quant à l’acceptation des greffons. En 2016, le rapport import sur export a progressé suite à l’adaptation de nos procédures d’acceptation.
La création de la plateforme nationale de répartition des greffons en Janvier 2010 a complété l’organisation de l’activité de prélèvement. Le fonctionnement des établissements en réseau a permis une redistribution des activités de recensement et de prélèvement dans la plupart des inter-régions.
Globalement en 2016, 13 régions ont vu leur taux de prélèvement progresser, 13 ont régressé. Les Antilles et La Réunion ont poursuivi leurs efforts de recrutement des donneurs. La plupart des régions qui avaient un taux de prélèvement supérieur à la moyenne nationale sont restées à ce niveau, ce qui laisse supposer une marge de progression possible sur les 5 régions ayant un taux de prélèvement inferieurs à 21,3 pmh (fig AR P2).
Le taux d’opposition sans autre cause de non prélèvement a plutôt progressé cette année (41,2 %) mais reste dans les variations habituelles du taux d’opposition selon les années. Le taux d’opposition brut s’élève à 33,7% en 2016. Les régions ayant un fort taux de refus (>36,6%) (Ile de France, Picardie, Midi-Pyrénées) sont aussi assez logiquement celles qui ont le plus faible taux de prélèvement.
S’il est à noter que ces taux sont variables d’une année sur l’autre au sein d’une même région, les régions qui ont les taux les plus bas une année, gardent souvent des taux de prélèvement inférieur à la moyenne nationale l’année suivante, ce qui peut malgré tout faire évoquer un savoir-faire et une formation des équipes de prélèvement, un statut particulier, un contexte spécifique, etc. L’étude de ces particularités, associée aux travaux en cours d’analyse de « Cristal Action », pourront peut-être apporter des éléments de réponse.
La modification de la loi, en particulier la méthodologie de transcription de l’expression du refus par les coordinations hospitalières, et les campagnes de communication devraient permettre aussi de faire baisser le taux de refus. Il est possible aussi que le mode d’inscription sur le RNR (inscription en ligne développée en 2017) conduise à un registre plus représentatif des souhaits de la population.
Tableau P1. Indicateurs d'activité de prélèvement sur sujets en état de mort encéphalique par inter région SIOS en 2015 et 2016
PMH : Par milions d'habitants
Nombre de prélèvement multi-organes (i.e. au moins 2 organes prélevés)
65817589
66155644
66484957
66806574
SME : Sujets en état de mort encéphalique PMH : Par millions d'habitants Données extraites de la base CRISTAL le 02/03/2017
Part de donneurs dont le coeur a été prélevé
Part de donneurs dont le coeur a été greffé
Part de donneurs dont au moins un poumon a été greffé
Part de donneurs dont le foie a été greffé
Part de donneurs dont au moins un rein a été greffé
Part de donneurs dont le coeur a été prélevé mais non greffé
Nombre d'organes greffés par donneur
Nombre d'intestins prélevés par donneur
Nombre d'intestins greffés par donneur
Nombre de coeurs prélevés par donneur
Nombre de coeurs greffés par donneur
Tableau P6. Evolution des greffons prélevés et non greffés parmi les greffons prélevés
41,5 [40,6 - 42,5]
42,9 [42,0 - 43,9]
43,0 [42,1 - 43,9]
45,6 [44,6 - 46,5]
47,6 [46,7 - 48,6]
49,3 [48,4 - 50,2]
50,2 [49,2 - 51,1]
50,5 [49,6 - 51,4]
52,4 [51,5 - 53,2]
52,1 [51,2 - 53,1]
53,4 [52,4 - 54,3]
54,1 [53,2 - 55,0]
55,0 [54,1 - 55,9]
56,6 [55,7 - 57,6]
57,7 [56,8 - 58,6]
57,1 [56,2 - 58,0]
56,6 [55,7 - 57,5]
Tableau P8. Evolution de l'âge des donneurs décédés en état de mort encéphalique selon l'organe prélevé et greffé
39,9 [38,4 - 41,4]
41,2 [39,6 - 42,7]
42,7 [41,1 - 44,2]
42,3 [40,8 - 43,8]
43,5 [42,1 - 45,0]
44,1 [42,7 - 45,5]
42,8 [41,3 - 44,2]
35,7 [27,9 - 43,6]
32,8 [22,4 - 43,2]
39,8 [31,9 - 47,6]
43,6 [32,9 - 54,2]
42,9 [36,0 - 49,7]
39,5 [31,3 - 47,7]
42,7 [34,0 - 51,4]
51,2 [50,1 - 52,4]
52,7 [51,5 - 53,8]
54,3 [53,1 - 55,4]
55,7 [54,6 - 56,8]
56,8 [55,7 - 57,9]
56,2 [55,1 - 57,2]
55,7 [54,6 - 56,9]
14,9 (NO)
13,1 (NO)
15,0 (NO)
12,2 (NO)
15,6 (NO)
7,0 (NO)
12,0 (NO)
32,5 [30,3 - 34,8]
30,6 [28,2 - 33,0]
32,1 [29,7 - 34,5]
33,1 [30,7 - 35,6]
34,2 [31,7 - 36,6]
33,1 [30,8 - 35,4]
32,4 [30,4 - 34,4]
42,6 [40,6 - 44,6]
44,5 [42,6 - 46,3]
45,2 [43,5 - 46,9]
46,4 [44,6 - 48,2]
46,9 [45,2 - 48,6]
47,5 [45,8 - 49,1]
48,1 [46,6 - 49,6]
53,7 [52,7 - 54,6]
54,8 [53,9 - 55,8]
56,3 [55,4 - 57,3]
55,3 [54,4 - 56,2]
55,0 [54,0 - 55,9]
* : Au moins deux facteurs de risque parmi l'hypertension artérielle, le diabète, un décès de cause vasculaire ou une créatinémie supérieure à 150 µg/l
Tableau P12. Marqueurs sériques d'infection chez les sujets en état de mort encéphalique recensés en 2016
Donneurs en état de mort encéphalique prélevés (N= 1770)
dont donneurs avec au moins un organe greffé (N= 1725)
dont donneurs avec aucun organe greffé (N= 45)
Sujets en état de mort encéphalique non prélevés (N= 1906)
Tableau P15. Détail des marqueurs sérologiques positifs pour les donneurs non prélevés pour cause de sérologie obligatoire positive
% = N / 1906
Tableau P17. Evolution du détail des causes d’opposition au prélèvement
Dégradation du greffon
Cause de non greffe
Causes de non greffe
Evolution PMH 2016 - 2011
Evolution PMH 2016 - 2015
Tableau P30. Evolution du taux d'opposition parmi tous les sujets en état de mort encéphalique recensés dans les régions
Le taux d’opposition brut est calculé en comptabilisant l’ensemble des donneurs pour lesquels une opposition (quelle que soit sa nature: entourage, défunt, procureur ou administration hospitalière) au don est enregistrée rapporté au nombre total de donneurs recensés, les contre-indications médicales au prélèvement comprises. Ce taux d’opposition, stagnant à environ 33% en France depuis 10 ans est très variable selon les régions et les années.
Le taux d’opposition parmi les donneurs prélevables est calculé en comptabilisant l’ensemble des donneurs pour lesquels une opposition (quelle que soit sa nature: entourage, défunt, procureur ou administration hospitalière) au don est enregistrée rapporté au nombre de donneurs sans autre cause de non prélèvement que l’opposition. Les contre-indications médicales au prélèvement et incidents médicaux sont donc exclus du calcul, ne restant que les donneurs dits « prélevables ». Ce taux d’opposition est naturellement supérieur au taux brut et se situe à 41,2% en France en 2016, il s’échelonne de 29,7% (Franche-Comté) à 68,8% (Guadeloupe).
Tableau P32. Evolution du nombre de donneurs en état de mort encéphalique prélevés par inter-région et par site de prélèvement
CHAG SITE AVRANCHES
CHPC SITE CHERBOURG
CH CHICN COMPIEGNE
CHU AMIENS SALOUEL
HOPITAL DE MERCY CHR METZ THIONVILLE
CH WILLIAM MOREY CHALON SUR SAONE
CHI E.DURKHEIM PLATEAU DE LA JUSTICE
CHRU NANCY HOPITAL CENTRAL
C.H DE L'AGGLOMERATION DE NEVERS
HOPITAL BEL AIR DE THIONVILLE CHR
CHRU NANCY HOPITAUX DE BRABOIS
CH VERDUN/ST MIHIEL HOP ST NICOLAS
HOP CARDIO VASC ET PNEUMO LOUIS PRADEL
CHMS CHAMBERY NH
HOPITAL NORD OUEST VILLEFRANCHE
CH ANNECY GENEVOIS SITE ANNECY
CH DE ROMANS
CHU SITE SUD (SAINT PIERRE)
CH LA DRACENIE DE DRAGUIGNAN
HOPITAL GUY DE CHAULIAC CHU MTP
HOP PEDIATRIQUES DE NICE CHU LENVAL
ZIPR 5 - Sud Ouest
CH AGEN HOPITAL SAINT ESPRIT
CH DE LA COTE BASQUE BAYONNE
GROUPE HOSPITALIER PELLEGRIN CHU
HOPITAL HAUT LEVEQUE CHU
CHBS HOPITAL DU SCORFF
CHU DE NANTES :SITE HOTEL DIEU HME
CH GEORGES RENON NIORT
CHCB SITE KERIO
CENTRE HOSPITALIER SITE LA ROCHE/YON
CTRE HOSP. DE SAINTONGE SAINTES
CH DE VERSAILLES SITE ANDRE MIGNOT
HU PARIS SUD SITE ANTOINE BECLERE APHP
CH CHARTRES LOUIS PASTEUR LE COUDRAY
HU HENRI MONDOR SITE HENRI MONDOR APHP
CH SIMONE VEIL SITE EAUBONNE
CENTRE HOSPITALIER SUD FRANCILIEN EVRY
CH DE MARNE LA VALLEE SITE LAGNY
CH DE MEAUX SITE SAINT FARON
CHR ORLEANS HOPITAL DE LA SOURCE
HU SAINT LOUIS SITE SAINT LOUIS APHP
HU EST PARISIEN SITE ST ANTOINE APHP
HU PARIS CENTRE SITE COCHIN APHP
HU PARIS OUEST SITE G.POMPIDOU APHP
HU PARIS NORD SITE BICHAT APHP
CHI POISSY ST GERMAIN SITE DE POISSY
Suite au décret du 2 août 2005, la réintroduction de l’activité de prélèvement sur donneur décédé après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (Catégorie I et II de Maastricht) est effective depuis octobre 2006 et n’a concerné dans un premier temps que le rein. En 2016, 18 centres hospitaliers ont déclaré cette activité (cf. annexe 2), 11 ont prélevé selon un protocole strictement encadré et 5 n’ont pas réalisé de prélèvement. L’extension au prélèvement de foie est rendue possible depuis 2009 ; 4 centres (Annecy, Pitié-Salpêtrière, Bicêtre et Saint-Louis) sont rentrés dans ce programme qui oblige au recours à la circulation régionale normo thermique (CRN).
En 2016, le nombre de sujets décédés après un arrêt cardiaque inopiné recensés à l’Agence de la biomédecine est de 111 (113 en 2015), soit un taux de recensement de 1,7 pmh (Tableau P 33). Au total, 42 donneurs sur les 11 sites actifs (37,8% des recensés) ont fait l’objet de prélèvement de rein, soit un taux national de 0,6 donneurs prélevés pmh (0,9 pmh en 2011). L’activité de prélèvement par centre est présentée dans le Tableau P 34. Entre 2012 et 2016, on observe une baisse de 7% du nombre de donneurs recensés, de 21% du nombre de donneurs prélevés et de 28% du nombre de greffes rénales.
L’âge moyen des donneurs prélevés est de 42,8 ans et le délai d’ischémie chaude totale était en médiane de 135 min, atteignant ou dépassant 150 min dans 7% des procédures. Parmi les causes de non prélèvement, le taux d’opposition représente 30,6% (contre 24,5% en 2014) et les antécédents du donneur ou la survenue d’un incident médical constituent un obstacle au prélèvement dans respectivement 9% et 19,8% des cas. Le taux de conversion est donc bas, de l’ordre de 37,8%, contre 48,2% pour les SME et 53,4% des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à limitation ou arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht). En cas de donneurs prélevés, les causes de non greffe sont majoritairement représentées par la mauvaise qualité du greffon et la détérioration du greffon. En 2016, 59 greffes rénales ont été réalisées, soit 1,6% de l’activité totale de greffe de rein. Depuis 2009, 4 centres se sont engagés dans l’activité de prélèvement hépatique. En 2016, 2 foies ont été prélevés dont 1 a pu être greffé.
L’étude de la valeur pronostique des conditions du prélèvement sur les résultats de la greffe rénale à partir de DDAC de 2007 à 2014 a révélé en analyse multivariée (modèle logistique) que :
Le risque de non fonction primaire (PNF) était significativement augmenté en cas de donneurs jeunes (décès à haute énergie cinétique, doses élevés d’amines vasopressives) et en cas de recours à la perfusion in situ hypothermique (Gilot) versus la CRN.
Le risque de fonction rénale médiocre (eDFG < 30ml/min) ou de perte de greffon dans la 1ère année (PNF exclues) était significativement plus élevé en cas de cas de recours à la perfusion in situ hypothermique (Gilot) versus la CRN et en cas de BMI élevé.
Ces résultats ont incité progressivement tous les centres à opter pour la circulation régionale normothermique (CRN) au lieu de la perfusion in situ en hypothermie par la sonde double ballonnet dite de Gilot qui n’est d’ailleurs plus utilisée depuis 2016.
Tableau P33. Evolution de l'activité de prélèvement des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht)
42,6 (41,0 - 44,3)
43,9 (42,5 - 45,4)
43,2 (41,5 - 44,8)
44,0 (42,4 - 45,7)
43,6 (41,9 - 45,3)
43,7 (41,3 - 46,1)
43,0 (40,7 - 45,3)
44,3 (41,5 - 47,1)
43,1 (40,3 - 45,9)
42,8 (39,5 - 46,0)
42,8 (40,2 - 45,5)
42,5 (39,9 - 45,1)
44,5 (41,1 - 47,9)
43,6 (40,6 - 46,7)
43,0 (39,6 - 46,5)
39,7 ( 0,0 - 79,3)
45,6 (44,9 - 46,3)
51,2 (47,0 - 55,4)
52,1 (24,2 - 80,0)
47,8 (NO)
Les organes prélevés et greffés sont comptabilisés au sens anatomique, le prélèvement de deux reins sera comptabilisé comme deux reins prélevés quelle que soit la modalité de prélèvement (en bloc ou indépendamment), le foie ne sera comptabilisé qu’une fois quelle que soit sa modalité de prélèvement ou de greffe (split ou total).
Tableau P34. Evolution de l'activité de prélèvement sur donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht) par site de prélèvement
Tableau P35. Evolution du devenir des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht) recensés
Tableau P36. Evolution des causes de l'arrêt cardio-circulatoire chez les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht) prélevés d'au moins un organe
Tableau P37. Evolution des causes de non prélèvement d'au moins un greffon rénal chez les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht) prélevés d'au moins un organe
Tableau P38. Evolution des causes de non prélèvement des greffons hépatiques chez les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht) prélevés d'au moins un organe
Tableau P39. Evolution des causes de non greffe des greffons rénaux prélevés sur les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht)
Tableau P40. Evolution des causes de non greffe des greffons hépatiques prélevés sur les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht)
Tableau P41. Marqueurs sériques d'infection chez les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (catégorie 1 et 2 de Maastricht) recensés en 2016
Donneurs décédés après arrêt cardiaque prélevés (N = 42)
Dont au moins un organe greffé (N = 33)
Dont aucun organe n’ a été greffé (N = 9)
Donneurs décédés après arrêt cardiaque non prélevés (N = 69)
L’extension du programme de don d’organes après arrêt circulatoire suite à une limitation ou un arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht) est autorisée en France depuis septembre 2014, après une longue période de réflexion et d’écriture d’un protocole unique spécifiant les conditions de réalisation des prélèvements et des greffes et les missions des coordinations hospitalières de prélèvement. Ce protocole a été validé par les instances de l’Agence, conseil d’orientation et conseil médical et scientifique, respectivement en février et mars 2014. Dans un premier temps, il a été initié sur un nombre limité de centres, expérimentés dans l’activité de prélèvement d’organes, motivés et conscients des enjeux liés au prélèvement dans le cadre d’une limitation et arrêt des thérapeutiques. Durant cette phase pilote (Décembre 2014 - Décembre 2015), 4 des 5 centres autorisés ont débuté l’activité. Tous les délais d’ischémie imposés par le protocole national et tous les critères de sélection des donneurs et des receveurs ont été respectés. Les premiers résultats étant très rassurants aussi bien en greffe hépatique que rénale, le Conseil Médical et Scientifique et le Conseil d’Orientation de l’Agence ont décidé la clôture de la phase pilote et d’autoriser cette activité à tous les centres hospitaliers volontaires, déjà autorisés aux prélèvements d’organes et de tissus sur sujets en état de mort encéphalique. L’analyse de la phase pilote a permis de constater la performance des modalités d’évaluation de la qualité des organes et l’âge maximal a donc été augmenté de 60 à 65 ans révolu en avril 2016.
En 2016, 88 donneurs ont été recensés sur 10 sites autorisés et 62 étaient éligibles c’est à dire sans contre-indication absolue ou opposition. Le taux d’opposition global (entourage, défunt, procureur et administration hospitalière) observé en 2016 est de 28% contre 33,7% pour les donneurs recensés en état de mort encéphalique. L’âge moyen des donneurs recensés est de 48,5 ans et comparable à celui observé en 2015. En 2016, 70% des donneurs prélevés étaient des hommes (contre 55% des SME prélevés en 2016). Le délai moyen entre l’admission et la décision de LAT était de 8,8 jours et les motifs d’admission en réanimation étaient principalement le coma anoxique et le trauma crânien, retrouvés respectivement chez 51% et 28% des donneurs prélevés. Les patients cérébro-lésés après accident vasculaire cérébral hémorragique ou ischémique ne représentent que 19% des donneurs prélevés de la catégorie III de Maastricht alors que c’est la première cause de décès des SME prélevés (58%).
Les délais de la procédure pour le prélèvement des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à une limitation ou arrêt des thérapeutiques ont été respectés avec une durée moyenne de phase agonique de 33 minutes (max 180 minutes), de phase d’arrêt circulatoire de 24 minutes et de phase d’ischémie chaude fonctionnelle de 22 minutes en cas de prélèvement hépatique (max 30 min) et de 29 minutes en cas de prélèvement d’au moins un rein (max 120 min). Dans tous les cas, une circulation régionale normothermique a été mise en place avec une durée moyenne de CRN de près de 3 heures. Le taux de prélèvement rénal est particulièrement élevé avec 97,9% des donneurs prélevés d’un organe dont au moins un rein a été prélevé et 95,7% dont au moins un rein a été prélevé et greffé. Ces taux sont plus faibles pour le foie, respectivement de 51,1% et de 46,8% mais seulement 6 centres sur 9 avaient prévu le prélèvement hépatique dans leur procédure locale dès leur ouverture. Enfin, les 3 premiers prélèvements pulmonaires ont été réalisées en 2016 sur les sites Kremlin-Bicêtre et Foch, avec succès.
Parmi les sites autorisés, la part du prélèvement sur donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à une limitation ou arrêt des thérapeutiques représente 21 à 28% de l’activité de prélèvement sur donneurs décédés. Depuis le début du programme (décembre 2014), 119 donneurs ont été recensés, 52 ont été prélevés permettant la réalisation de 113 greffes rénales, 28 greffes hépatiques et 3 greffes pulmonaires.
Pour améliorer le taux d’efficience du prélèvement pulmonaire, les procédures chirurgicales de pneumoplégie et de prélèvement pulmonaire sous CRN fonctionnelle ont été améliorées et mises à disposition des équipes de coordination hospitalière et de prélèvement pulmonaire. Une ouverture du programme au prélèvement sur donneurs pédiatriques et au prélèvement et à la greffe de pancréas organe ou d’ilots de Langerhans sont à l’étude.
Tableau P42. Evolution de l'activité de recensement sur donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à limitation ou arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht) par site de recensement
Site de recensement
HU SAINT LOUIS SITE LARIBOISIERE APHP
Tableau P43. Evolution de l'activité de prélèvement et de greffe pour les donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à limitation ou arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht) en France
Age moyen des donneurs recensés
Nombre de donneurs éligibles*
Taux d'opposition
Nombre de poumons greffés
* Donneur éligible: Donneur recensé sans contre-indication absolue ou opposition
Tableau P44. Evolution du devenir des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à limitation ou arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht) dont au moins un organe a été prélevé
Tableau P45. Evolution des caractéristiques des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à limitation ou arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht) prélevés d'au moins un organe
Arrêt cardiaque récupéré
Tableau P46. Délais de la procédure pour le prélèvement des donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à limitation ou arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht) prélevés d'au moins un organe (période 2014-2016)
Délai phase agonique (min)
Délai phase arrêt circulatoire (min)
Délai ischémie chaude fonctionnelle (min)
Délai CRN (min)