Source: https://www.e-notice.be/fr/notices/scientifique/6684/14794
Timestamp: 2020-07-13 17:54:59+00:00
Document Index: 125871363

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Tecentriq 1200 mg, solution à diluer pour perfusion.
Un flacon de 20 mL de solution à diluer contient 1200 mg d'atezolizumab*.
Après dilution (voir rubrique 6.6), la concentration finale de la solution diluée doit être entre 3,2 et 16,8 mg/mL.
Tecentriq en monothérapie est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique :
 après une chimiothérapie antérieure à base de platine, ou
 considérés inéligibles au cisplatine et dont les tumeurs présentent une expression de PD-L1
≥ 5 % (voir rubrique 5.1).
Tecentriq, en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine, est indiqué en première ligne de traitement des patients adultes atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) non épidermoïde métastatique. Chez les patients atteints d’un CBNPC avec EGFR muté ou réarrangement du gène ALK (ALK-positif), Tecentriq, en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine, est indiqué seulement après échec des thérapies ciblées appropriées (voir rubrique 5.1).
Tecentriq en monothérapie est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'un CBNPC localement avancé ou métastatique après une chimiothérapie antérieure. Les patients atteints d’un CBNPC avec EGFR muté ou réarrangement du gène ALK (ALK-positif) doivent également avoir reçu des thérapies ciblées avant de recevoir Tecentriq (voir rubrique 5.1).
Tecentriq, en association au nab-paclitaxel et carboplatine, est indiqué en première ligne de traitement des patients adultes atteints d’un CBNPC non épidermoïde métastatique sans EGFR muté ou réarrangement du gène ALK (ALK-positif) (voir rubrique 5.1).
Tecentriq, en association au carboplatine et à l’étoposide, est indiqué en première ligne de traitement des patients adultes atteints d’un cancer bronchique à petites cellules (CBPC) de stade étendu (voir rubrique 5.1).
Test PD-L1 pour les patients atteints d'un carcinome urothélial
Les patients atteints d'un carcinome urothélial non préalablement traité doivent être sélectionnés sur la base de l’expression tumorale de PDL1 confirmée par un test validé (voir rubrique 5.1).
Tecentriq en monothérapie
Veuillez également vous référer aux RCP des produits administrés en association (voir également la rubrique 5.1).
Première ligne (1L) d’un CBNPC non épidermoïde
Tecentriq en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine
Pendant la phase d’induction, la dose recommandée de Tecentriq est de 1200 mg administrée par perfusion intraveineuse, suivie du bevacizumab, du paclitaxel, puis du carboplatine, toutes les trois semaines pendant quatre ou six cycles.
La phase d’induction est suivie d’une phase d’entretien sans chimiothérapie au cours de laquelle une dose de 1200 mg de Tecentriq, suivie du bevacizumab, est administrée par perfusion intraveineuse toutes les trois semaines.
Tecentriq en association au nab-paclitaxel et carboplatine
Pendant la phase d’induction, la dose recommandée de Tecentriq est de 1200 mg administrée par perfusion intraveineuse, suivie du nab-paclitaxel et du carboplatine, toutes les trois semaines pendant quatre ou six cycles. Lors de chaque cycle de 21 jours, Tecentriq, le nab-paclitaxel et le carboplatine sont administrés au jour 1. Le nab-paclitaxel est également administré aux jours 8 et 15.
La phase d’induction est suivie d’une phase d’entretien sans chimiothérapie au cours de laquelle une dose de 1200 mg de Tecentriq est administrée par perfusion intraveineuse toutes les trois semaines.
Première ligne (1L) d’un CBPC de stade étendu
Tecentriq en association au carboplatine et à l’étoposide
Pendant la phase d’induction, la dose recommandée de Tecentriq est de 1200 mg administrée par perfusion intraveineuse, suivie du carboplatine, puis de l’étoposide, administrés par perfusion intraveineuse au jour 1. L’étoposide est également administré par perfusion intraveineuse aux jours 2 et 3. Ce schéma thérapeutique est administré toutes les trois semaines pendant quatre cycles.
Il est recommandé que les patients soient traités avec Tecentriq jusqu'à perte du bénéfice clinique (voir rubrique 5.1) ou survenue d'une toxicité inacceptable.
Chez les patients atteints d’un CBPC de stade étendu, ainsi que chez ceux atteint d’un CBNPC traités en première ligne avec Tecentriq en association au nab-paclitaxel et carboplatine, il est recommandé que les patients soient traités avec Tecentriq jusqu’à progression de la maladie ou survenue d'une toxicité inacceptable. Un traitement au-delà de la progression de la maladie peut être envisagé à la discrétion du médecin (voir rubrique 5.1).
Si une dose programmée de Tecentriq est oubliée, elle doit être administrée dès que possible. Le calendrier d'administration devra être modifié de manière à conserver un intervalle de 3 semaines entre les doses.
Retard de dose ou arrêt d'administration (voir également les rubriques 4.4 et 4.8)
Effet indésirable d’origine immunologique
Le traitement peut être repris lorsque l'événement s’améliore jusqu’au grade 0 ou au grade 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
Diarrhée de grade 2 ou 3 (augmentation ≥ 4 selles/jour depuis le début du traitement)
Le traitement peut être repris lorsque les symptômes s’améliorent jusqu’au grade 0 ou au grade 1 dans les 12 semaines, que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour et que le patient est stable sous traitement substitutif.
Réduire le débit de perfusion ou interrompre la perfusion.
Le traitement peut être repris après résolution de l’événement.
Le traitement peut être repris après résolution de l’éruption cutanée et lorsque la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
Syndrome myasthénique/
myasthénie, syndrome de Guillain-Barré et méningoencéphalite
Augmentation des taux sériques d'amylase ou de lipase de grade 3 ou 4
(> 2 x LSN) ou pancréatite de grade 2
Le traitement peut être repris lorsque les taux sériques d'amylase et de lipase s’améliorent jusqu’au grade 0 ou au grade 1 dans les 12 semaines ou lorsque les symptômes de pancréatite sont résolus et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
Le traitement peut être repris lorsque les symptômes s’améliorent jusqu’au grade 0 ou au grade 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
(taux de créatinine > 1,5 à 3,0 x la valeur de début du traitement ou > 1,5 à 3,0 x LSN)
Le traitement peut être repris lorsque l’évènement s’améliore jusqu’au grade 0 ou au grade 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
(taux de créatinine > 3,0 x la valeur de début du traitement ou > 3,0 x LSN)
Myosite de grade 4 ou de grade 3 récurrente
Autres effets indésirables d’origine immunologique
Suspendre Tecentriq jusqu’à ce que les effets indésirables s’améliorent jusqu’au grade 0 ou au grade 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour.
Grade 4 ou grade 3 récurrent
(à l’exception des endocrinopathies contrôlées par un traitement hormonal substitutif).
La sécurité et l'efficacité de Tecentriq chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population, aucune adaptation posologique de Tecentriq n'est requise chez les patients âgés de 65 ans et plus (voir rubriques 4.8 et 5.1).
En raison d’une augmentation des toxicités hématologiques observée chez les patients asiatiques au cours de l’étude clinique IMpower150, il est recommandé que la dose initiale de paclitaxel soit de 175 mg/m2 toutes les trois semaines.
Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population, aucune adaptation posologique n'est requise chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée (voir rubrique 5.2). Les données chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère sont trop limitées pour tirer des conclusions dans cette population.
Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population, aucune adaptation posologique n'est requise chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère. Tecentriq n’a pas été étudié chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée ou sévère (voir rubrique 5.2).
Les patients avec un indice de performance ECOG ≥ 2 étaient exclus des essais cliniques dans le CBNPC, le CBPC de stade étendu et en deuxième ligne du carcinome urothélial (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Pour les instructions concernant la dilution et la manipulation du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Hypersensibilité à l'atezolizumab ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Effets indésirables d’origine immunologique
La plupart des effets indésirables d’origine immunologique survenus au cours du traitement par l’atezolizumab ont été réversibles à l’arrêt d’atezolizumab et l’initiation de corticoïdes et/ou de soins de support. Des effets indésirables d’origine immunologique affectant plus d’un système d’organes ont été observés. Des effets indésirables d’origine immunologique avec l’atezolizumab peuvent survenir après la dernière dose d’atezolizumab.
En cas de suspicion d’effets indésirables d’origine immunologique, il convient de faire une évaluation minutieuse pour confirmer l’étiologie ou éliminer d’autres causes. En fonction de la sévérité de l’effet indésirable, l’atezolizumab doit être suspendu et des corticoïdes doivent être administrés. En cas d’amélioration jusqu’à un grade ≤ 1, une diminution progressive de la dose de corticoïdes doit être réalisée sur une période ≥ 1 mois. Sur la base de données limitées issues des études cliniques chez les patients dont les effets indésirables d’origine immunologique n’ont pu être contrôlés par des corticoïdes systémiques, l’administration d’autres immunosuppresseurs systémiques peut être envisagée.
L’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas d’effet indésirable d’origine immunologique de grade 3 récurrent et pour tout effet indésirable d’origine immunologique de grade 4, à l’exception d’endocrinopathies contrôlées par un traitement hormonal substitutif (voir rubriques 4.2 et 4.8).
Des cas de pneumopathie inflammatoire, dont des cas d’évolution fatale, ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de pneumopathie inflammatoire et les causes autres que la pneumopathie inflammatoire d’origine immunologique doivent être exclues.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu en cas de pneumopathie inflammatoire de grade 2 et un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être instauré. Si les symptômes s'améliorent jusqu’à un grade ≤ 1, la dose de corticoïdes doit être réduite progressivement sur une période ≥ 1 mois. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris lorsque l'événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de pneumopathie inflammatoire de grade 3 ou 4.
Des cas d'hépatite, certains conduisant à une issue fatale, ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme d'hépatite.
L'aspartate aminotransférase (ASAT), l'alanine aminotransférase (ALAT) et la bilirubine doivent être surveillées avant l’initiation du traitement, périodiquement pendant le traitement avec l’atezolizumab et en fonction de l’évaluation clinique.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu si un événement de grade 2 (ALAT ou ASAT > 3 à 5 x LSN ou bilirubine plasmatique > 1,5 à 3 x LSN) persiste plus de 5 à 7 jours et un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être instauré. Si l’événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1, la dose de corticoïdes doit être réduite progressivement sur une période ≥ 1 mois.
Le traitement par l’atezolizumab peut être repris si l'événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas d'événements de grade 3 ou de grade 4 (ALAT ou ASAT > 5,0 x LSN ou bilirubine plasmatique > 3 x LSN).
Des cas de diarrhée ou de colite ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de colite.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu en cas de diarrhée de grade 2 ou 3 (augmentation ≥ 4 selles/jour depuis l’initiation du traitement) ou de colite de grade 2 ou 3 (symptomatique). En cas de diarrhée ou de colite de grade 2, si les symptômes persistent > 5 jours ou récidivent, un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être instauré. En cas de diarrhée ou de colite de grade 3, un traitement par corticoïdes par voie intraveineuse (1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent) doit être instauré. Lorsque les symptômes s’améliorent, un traitement par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être instauré. Si les symptômes s'améliorent jusqu’à un grade ≤ 1, la dose de corticoïdes doit être réduite progressivement sur une période ≥ 1 mois. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris si l'événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de diarrhée ou de colite de grade 4 (mettant en jeu le pronostic vital ; intervention urgente requise).
Des cas d'hypothyroïdie, d'hyperthyroïdie, d'insuffisance surrénalienne, d’hypophysite et de diabète de type 1, incluant des acidocétoses diabétiques, ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8).
Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme d'endocrinopathie. La fonction thyroïdienne doit être surveillée avant le traitement et périodiquement pendant le traitement par l’atezolizumab. Une prise en charge appropriée des patients présentant des paramètres fonctionnels thyroïdiens anormaux avant le début du traitement doit être envisagée.
Les patients asymptomatiques avec des paramètres fonctionnels thyroïdiens anormaux peuvent recevoir l’atezolizumab. En cas d'hypothyroïdie symptomatique, l’atezolizumab doit être suspendu et un traitement substitutif thyroïdien doit être instauré, si nécessaire. Une hypothyroïdie isolée peut être prise en charge par un traitement substitutif sans corticoïdes. En cas d'hyperthyroïdie symptomatique, l’atezolizumab doit être suspendu et un traitement antithyroïdien doit être instauré, si nécessaire. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris lorsque les symptômes sont contrôlés et que la fonction thyroïdienne s'est améliorée.
En cas d'insuffisance surrénalienne symptomatique, l’atezolizumab doit être suspendu et un traitement par corticoïdes par voie intraveineuse (1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent) doit être instauré. Lorsque les symptômes s'améliorent, un traitement relais par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être initié. Si les symptômes s'améliorent jusqu’à un grade ≤ 1, la dose de corticoïdes doit être réduite progressivement sur une période ≥ 1 mois. Le traitement peut être repris si l'événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines, que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour et que le patient est stabilisé par le traitement substitutif (si nécessaire).
En cas d’hypophysite de grade 2 ou de grade 3, l’atezolizumab doit être suspendu, un traitement par corticoïdes par voie intraveineuse (1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent) doit être instauré et un traitement hormonal substitutif doit être initié, si nécessaire. Lorsque les symptômes s'améliorent, un traitement relais par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être initié. Si les symptômes s'améliorent jusqu’à un grade ≤ 1, la dose de corticoïdes doit être réduite progressivement sur une période ≥ 1 mois. Le traitement peut être repris si l'événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines, que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour et que le patient est stabilisé sous traitement substitutif (si nécessaire). Le traitement par l'atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas d’hypophysite de grade 4.
Un traitement par insuline doit être instauré en cas de diabète de type 1. En cas d'hyperglycémie de grade ≥ 3 (glucose à jeun > 250 mg/dL ou 13,9 mmol/L), l’atezolizumab doit être suspendu. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris lorsque le contrôle métabolique est atteint sous traitement substitutif par insuline.
Des cas de méningo-encéphalite ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de méningite ou d'encéphalite.
Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de méningite ou d'encéphalite, quel qu'en soit le grade. Un traitement par corticoïdes par voie intraveineuse (1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent) doit être instauré. Lorsque les symptômes s’améliorent, un traitement relais par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être initié.
Des cas de syndrome myasthénique/myasthénie ou de syndrome de Guillain-Barré, pouvant mettre en jeu le pronostic vital, ont été observés chez des patients recevant l’atezolizumab. Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout symptôme de neuropathie motrice et sensitive.
Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de syndrome myasthénique/myasthénie ou de syndrome de Guillain-Barré, quel qu'en soit le grade. L'instauration d'un traitement systémique par corticoïdes (à une dose de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent) doit être envisagée.
Des cas de pancréatite, incluant des augmentations des taux sériques d'amylase et de lipase, ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés étroitement afin de détecter tout signe et symptôme suggérant une pancréatite aiguë.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu en cas d'augmentation des taux sériques d'amylase ou de lipase de grade ≥ 3 (> 2 x LSN) ou de pancréatite de grade 2 ou 3 et un traitement par corticoïdes administré par voie intraveineuse (1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent) doit être instauré. Lorsque les symptômes s'améliorent, un traitement relais par 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être initié. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris lorsque les taux sériques d'amylase et de lipase s'améliorent jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines ou que les symptômes de pancréatite sont résolus et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de pancréatite de grade 4 ou de pancréatite récidivante, quel qu'en soit le grade.
Des cas de myocardite ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de myocardite.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu en cas de myocardite de grade 2 et un traitement par corticoïdes systémiques à une dose de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être instauré. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris si l’évènement s’améliore jusqu’au
grade ≤ 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de myocardite de grade 3 ou 4.
Des cas de néphrite ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout changement de la fonction rénale.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu en cas de néphrite de grade 2 et un traitement par corticoïdes systémiques à une dose de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent doit être instauré. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris si l’évènement s’améliore jusqu’au grade ≤ 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de néphrite de grade 3 ou 4.
Myosite d’origine immunologique
Des cas de myosite, dont des cas d’évolution fatale, ont été observés au cours des essais cliniques avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe et symptôme de myosite.
Le traitement par l’atezolizumab doit être suspendu en cas de myosite de grade 2 ou 3 et un traitement par corticoïdes (1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou équivalent) doit être instauré. Si les symptômes s’améliorent jusqu’à un grade ≤ 1, la dose de corticoïdes doit être réduite progressivement, en fonction de l’état clinique. Le traitement par l’atezolizumab peut être repris si l'événement s'améliore jusqu’à un grade ≤ 1 dans les 12 semaines et que la dose de corticoïdes a été réduite à ≤ 10 mg de prednisone par voie orale ou équivalent par jour. Le traitement par l’atezolizumab doit être arrêté définitivement en cas de myosite de grade 4 ou de grade 3 récurrente, ou s’il est impossible de réduire la dose de corticoïdes à l’équivalent de ≤ 10 mg de prednisone par jour dans les 12 semaines suivant la survenue de l’évènement.
Des réactions liées à la perfusion ont été observées avec l’atezolizumab (voir rubrique 4.8).
Le débit de perfusion doit être réduit ou le traitement interrompu chez les patients présentant des réactions liées à la perfusion de grade 1 ou 2. L’atezolizumab doit être définitivement arrêté chez les patients présentant des réactions liées à la perfusion de grade 3 ou 4. Les patients présentant des réactions liées à la perfusion de grade 1 ou 2 peuvent continuer à recevoir l’atezolizumab avec une surveillance étroite ; une prémédication par des antipyrétiques et des antihistaminiques peut être envisagée.
Utilisation d’atezolizumab en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine dans le cancer bronchique non à petites cellules non épidermoïde métastatique
Les médecins doivent prendre en compte avec précaution les risques combinés des quatre médicaments atezolizumab, bevacizumab, paclitaxel et carboplatine avant d’initier le traitement (voir rubrique 4.8).
Utilisation d’atezolizumab en association au nab-paclitaxel dans le cancer du sein triple négatif métastatique
Les neutropénies et les neuropathies périphériques apparues durant le traitement par atezolizumab et nab-paclitaxel peuvent être réversibles avec l’interruption du nab-paclitaxel. Les médecins doivent consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) du nab-paclitaxel pour connaître les précautions spécifiques et les contre-indications de ce médicament.
Les patients présentant les situations suivantes ont été exclus des essais cliniques : antécédent de maladie auto-immune, antécédent de pneumopathie inflammatoire, métastases cérébrales actives, infection par le VIH, le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C, maladie cardio-vasculaire significative et patients présentant une fonction hématologique et organique défaillante. Les patients auxquels a été administré un vaccin vivant atténué dans les 28 jours avant l’inclusion, un traitement immunostimulant systémique dans les 4 semaines ou un traitement immunosuppresseur systémique dans les 2 semaines avant l’inclusion dans l’étude, ont été exclus des essais cliniques.
Utilisation d’atezolizumab dans le carcinome urothélial pour des patients préalablement non traités et considérés inéligibles au cisplatine
Dans l’étude clinique IMvigor210, les caractéristiques de la population de la cohorte 1 à l’inclusion ainsi que les facteurs pronostiques étaient globalement comparables à ceux des patients dans la pratique courante qui seraient considérés inéligibles au cisplatine mais éligibles à une association de chimiothérapies à base de carboplatine. Les données sont insuffisantes pour le sous-groupe de patients pour lequel toute chimiothérapie serait inadaptée ; par conséquent, l’atezolizumab doit être utilisé avec précaution chez ces patients, après une évaluation approfondie de la balance bénéfices/risques potentielle dans chaque cas.
Utilisation d’atezolizumab en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine
Les patients atteints d’un CBNPC avec mise en évidence, lors d’un examen d’imagerie, d’une infiltration tumorale des gros vaisseaux thoraciques ou d’une cavitation des lésions pulmonaires, ont été exclus de l’étude clinique pivotale IMpower150 suite à l’observation de plusieurs cas d’hémorragie pulmonaire d’évolution fatale, qui est un facteur de risque connu du traitement par bevacizumab.
En l’absence de données, l’atezolizumab doit être utilisé avec précaution chez ces populations après une évaluation approfondie de la balance bénéfices/risques pour le patient.
Utilisation d’atezolizumab en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine chez les patients atteints d’un CBNPC avec EGFR muté ayant progressé après un traitement par erlotinib et bevacizumab
Dans l’étude clinique IMpower150, il n’y a pas de données sur l’efficacité d’atezolizumab en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine chez les patients avec EGFR muté ayant progressé après un traitement par erlotinib et bevacizumab.
Carte d’alerte patient
Aucune étude formelle d’interaction médicamenteuse pharmacocinétique n’a été conduite avec l’atezolizumab. L’atezolizumab étant éliminé de la circulation par catabolisme, aucune interaction médicamenteuse métabolique n’est attendue.
Avant l’initiation d’un traitement par l’atezolizumab, l’utilisation de corticoïdes systémiques ou d’immunosuppresseurs doit être évitée car ils pourraient interférer avec l’activité pharmacodynamique et l’efficacité d’atezolizumab. Cependant, les corticoïdes systémiques ou d’autres immunosuppresseurs peuvent être utilisés après l’initiation d’un traitement par l’atezolizumab pour traiter des effets indésirables d’origine immunologique (voir rubrique 4.4).
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par l’atezolizumab et pendant 5 mois après l’arrêt du traitement.
Aucune donnée n'est disponible concernant l'utilisation d'atezolizumab chez la femme enceinte. Aucune étude sur le développement et la reproduction n’a été conduite avec l’atezolizumab. Les études chez l’animal ont montré que l’inhibition de la voie PD-L1/PD-1 dans des modèles murins de gestation peut entraîner un rejet d’origine immunologique du fœtus en développement conduisant à une mort fœtale (voir rubrique 5.3). Sur la base du mécanisme d’action d’atezolizumab, ces résultats indiquent un risque potentiel que l’administration d’atezolizumab pendant la grossesse puisse avoir un effet nocif sur le fœtus, incluant des taux plus élevés d’avortement ou d’enfants mort-nés.
Les immunoglobulines humaines G1 (IgG1) sont connues pour traverser la barrière placentaire et l’atezolizumab est une IgG1. Par conséquent, l’atezolizumab peut être transmis de la mère au fœtus en développement.
L’atezolizumab ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf si l'état clinique de la femme nécessite un traitement par l’atezolizumab.
On ne sait pas si l'atezolizumab est excrété dans le lait maternel. L’atezolizumab est un anticorps monoclonal qui devrait être présent dans le colostrum et ensuite dans le lait à de faibles concentrations. Un risque pour le nouveau-né/nourrisson ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement, soit d’interrompre le traitement par Tecentriq, en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Aucune donnée clinique n’est disponible concernant les effets possibles d’atezolizumab sur la fertilité. Aucune étude de toxicité sur la reproduction et le développement n’a été conduite avec l’atezolizumab ; toutefois, sur la base de l’étude de toxicité animale à dose répétée de 26 semaines, l’atezolizumab a eu un effet sur les cycles menstruels à une aire sous la courbe (AUC) estimée à environ 6 fois l’AUC chez les patients recevant la dose recommandée et cet effet a été réversible (voir rubrique 5.3). Il n’y a eu aucun effet sur les organes reproducteurs mâles.
Tecentriq a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il doit être recommandé aux patients ressentant une fatigue de ne pas conduire de véhicules ni d’utiliser de machines jusqu'à résolution de ces symptômes (voir rubrique 4.8).
La sécurité d’atezolizumab en monothérapie est basée sur les données groupées de 3178 patients atteints de différents types de tumeurs. Les effets indésirables les plus fréquents (> 10 %) étaient les suivants : fatigue (35,9 %), diminution de l'appétit (25,5 %), nausées (23,5 %), toux (20,8 %), dyspnée (20,5 %), fièvre (20,1 %), diarrhée (19,7 %), éruption cutanée (19,5 %), douleurs musculo-squelettiques (15,4 %), dorsalgie (15,3 %), vomissements (15,0 %), asthénie (14,5 %), arthralgie (13,9 %), prurit (12,6 %) et infection des voies urinaires (11,6 %).
La sécurité d’atezolizumab administré en association à d’autres médicaments, a été évaluée chez 3878 patients atteints de différents types de tumeurs. Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 20 %) étaient les suivants : anémie (40,3 %), neutropénie (39,4 %), nausées (37,3 %), fatigue (34,4 %), alopécie (29,6 %), thrombopénie (28,9 %), diarrhées (28,1 %), éruption cutanée (27,7 %), constipation (27,2 %), neuropathie périphérique (25,7 %) et diminution de l’appétit (25,5 %).
Des informations complémentaires sur les effets indésirables graves sont présentées à la rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi.
Les effets indésirables sont listés selon la classification MedDRA par organe et par fréquence dans le tableau 2 pour l’atezolizumab administré en monothérapie ou en association. Les effets indésirables connus pour l’atezolizumab ou des chimiothérapies administrées seules peuvent survenir durant le traitement avec ces médicaments en association, même si ces effets n’ont pas été rapportés dans les essais cliniques avec des traitements associés. Les catégories suivantes de fréquence ont été utilisées : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10000 à < 1/1000), très rare (< 1/10000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 2 : Résumé des effets indésirables survenant chez les patients traités par l’atezolizumab
Atezolizumab en monothérapie
Atezolizumab en association
infection des voies urinairesa
infection pulmonaireb
augmentation du taux de phosphatase alcaline dans le sang, augmentation de la créatininémiec
anémie, thrombopénied, neutropéniee, leucopénief
thrombopénied
lymphopénieg
réaction liée à la perfusionh
hypothyroïdiei
hyperthyroïdiej
hyperthyroïdiej, diabètek, insuffisance surrénaliennel
hypophysitem
diminution de l’appétit, hypomagnésémien
hypokaliémieae, hyponatrémieaf, hyperglycémie
hypokaliémieae, hyponatrémieaf
neuropathie périphériqueo, vertige, maux de tête
syndrome de Guillain-Barrép, méningo-encéphaliteq
syndrome myasthéniquer
hypertensionai
pneumopathie inflammatoiret, hypoxieag, congestion nasale, rhinopharyngite
nausées, vomissements, diarrhéesu
nausées, diarrhéesu, constipation, vomissements
douleur abdominale, colitev, dysphagie, douleur oropharyngéew
stomatite, dysgueusie
pancréatitex
augmentation du taux d’ASAT, augmentation du taux d’ALAT, hépatitey
augmentation du taux d’ASAT, augmentation du taux d’ALAT
éruption cutanéez, prurit
éruption cutanéez, prurit, alopécieah
arthralgie, dorsalgie, douleur musculo-squelettiqueaa
arthralgie, douleur musculo-squelettiqueaa, dorsalgie
myositeab
protéinurieac
néphritead
syndrome pseudo-grippal, frissons
a Inclut des cas rapportés d’infection des voies urinaires, de cystite, de pyélonéphrite, d’infection des voies urinaires par colibacille, d’infection des voies urinaires bactérienne, d’infection rénale, de pyélonéphrite aiguë, d’infection des voies urinaires fongique, d’infection des voies urinaires à pseudomonas.
b Inclut des cas rapportés de pneumonie, de bronchite, d’infection des voies respiratoires basses, d’exacerbation infectieuse de BPCO, d’épanchement pleural infectieux, de trachéobronchite, de pneumonie atypique, d’abcès pulmonaire, de pneumopathie paranéoplasique, de pyopneumothorax, de pleurésie.
c Inclut des cas rapportés d’augmentation de la créatininémie, d’hypercréatininémie.
d Inclut des cas rapportés de thrombopénie, de diminution du nombre de plaquettes.
e Inclut des cas rapportés de neutropénie, de diminution du nombre de neutrophiles, de neutropénie fébrile, de sepsis neutropénique, de granulocytopénie.
f Inclut des cas rapportés de diminution du nombre de globules blancs et de leucopénie.
g Inclut des cas rapportés de lymphopénie, de diminution du nombre de lymphocytes.
h Inclut des cas rapportés de syndrome de relargage des cytokines, d’hypersensibilité, d’anaphylaxie.
i Inclut des cas rapportés d’hypothyroïdie auto-immune, de thyroïdite auto-immune, de thyréostimuline (TSH) anormale, de diminution de la thyréostimuline (TSH), d'augmentation de la thyréostimuline (TSH), de syndrome euthyroïdien, de goitre, d'hypothyroïdie, de myxœdème, de coma myxœdémateux, de troubles thyroïdiens, de paramètres fonctionnels thyroïdiens anormaux, de thyroïdite, de thyroïdite aigue, de diminution de la thyroxine, de diminution de la thyroxine libre, d’augmentation de la thyroxine libre, d’augmentation de la thyroxine, de diminution de la tri-iodothyronine, de tri-iodothyronine libre anormale, de diminution de la tri-iodothyronine libre, d’augmentation de la tri-iodothyronine libre, de thyroïdite silencieuse, de thyroïdite chronique.
j Inclut des cas rapportés d'hyperthyroïdie, de maladie de Basedow, d’ophtalmopathie endocrinienne, d’exophtalmie.
k Inclut des cas rapportés de diabète, de diabète de type 1, d’acidocétose diabétique, d’acidocétose.
l Inclut des cas rapportés d’insuffisance surrénalienne et d’insuffisance surrénalienne primaire.
m Inclut des cas rapportés d’hypophysite et de trouble de la régulation de la température.
n Inclut des cas rapportés d’hypomagnésémie, de diminution du magnésium dans le sang.
o Inclut des cas rapportés de neuropathie périphérique, de neuropathie auto-immune, de neuropathie sensitive périphérique, de polyneuropathie, de zona, de neuropathie motrice périphérique, d’amyotrophie névralgique, de neuropathie sensitivo motrice périphérique, de neuropathie toxique, de neuropathie axonale, de plexopathie lombo-sacrée, d’arthropathie neuropathique, d’infection des nerfs périphériques.
p Inclut des cas rapportés de syndrome de Guillain-Barré et de polyneuropathie démyélinisante.
q Inclut des cas rapportés d'encéphalite, de méningite, de photophobie.
r Inclut des cas rapportés de myasthénie grave.
s Rapporté dans des études cliniques en dehors de l'ensemble des données groupées. La fréquence est basée sur l’exposition dans l’ensemble du programme de développement clinique.
t Inclut des cas rapportés de pneumopathie inflammatoire, d'infiltration pulmonaire, de bronchiolite, de pneumopathie interstitielle, de pneumopathie radique.
u Inclut des cas rapportés de diarrhée, de selles impérieuses, de selles fréquentes, d’hypermotilité gastro-intestinale, de diarrhée hémorragique.
v Inclut des cas rapportés de colite, de colite auto-immune, de colite ischémique, de colite microscopique, de colite ulcéreuse.
w Inclut des cas rapportés de douleur oropharyngée, d’inconfort oropharyngé, d’irritation de la gorge.
x Inclut des cas rapportés de pancréatite auto-immune, de pancréatite, de pancréatite aiguë, de lipase augmentée, d’amylase augmentée.
y Inclut des cas rapportés d’ascite, d'hépatite auto-immune, de lésion hépatocellulaire, d'hépatite, d’hépatite aiguë, d’hépatotoxicité, de trouble hépatique, de lésion hépatique d’origine médicamenteuse, d’insuffisance hépatique, de stéatose hépatique, de lésion hépatique, d’hémorragie de varices œsophagiennes, de varices œsophagiennes.
z Inclut des cas rapportés d’acné, d’acné pustuleuse, de dermatite, de dermatite acnéiforme, de dermatite allergique, de dermatite bulleuse, de dermatite exfoliative généralisée, d’éruption médicamenteuse, d’eczéma, d’eczéma infecté, d’érythème, d’érythème polymorphe, d’érythème de la paupière, d’éruption cutanée exfoliative, d’éruption cutanée de la paupière, d’érythème pigmenté fixe, de folliculite, de furoncle, d’érythème généralisé, de syndrome d’érythrodysesthésie palmo-plantaire, d’éruption cutanée, d’éruption cutanée érythémateuse, d’éruption cutanée folliculaire, d’éruption cutanée généralisée, d’éruption cutanée maculaire, d’éruption cutanée maculo-papuleuse, d’éruption cutanée papuleuse, d’éruption cutanée papulosquameuse, d’éruption cutanée pruritique, d’éruption cutanée pustuleuse, d’éruption cutanée vésiculaire, de dermatite séborrhéique, d’exfoliation cutanée, de toxicité cutanée, d’ulcère cutané, de nécrolyse épidermique toxique, de toxidermie.
aa Inclut des cas rapportés de douleur musculo-squelettique, de myalgie, de douleur osseuse.
ab Inclut des cas rapportés de myosite, de rhabdomyolyse, de pseudopolyarthrite rhizomélique, de dermatomyosite, d’abcès musculaire, de myoglobinurie.
ac Inclut des cas rapportés de protéinurie, de présence de protéines dans les urines, d’hémoglobinurie, d’anomalie des urines, de syndrome néphrotique.
ad Inclut des cas rapportés de néphrite, de néphropathie du purpura rhumatoïde (purpura de Henoch-Schönlein).
ae Inclut des cas rapportés d’hypokaliémie, de diminution du potassium dans le sang.
af Inclut des cas rapportés d’hyponatrémie, de diminution du sodium dans le sang.
ag Inclut des cas rapportés d’hypoxie, de diminution de la saturation en oxygène.
ah Inclut des cas rapportés d’alopécie, de madarose, d’alopécie en plaque, d’alopécie totale, d’hypotrichose.
ai Inclut des cas rapportés d’hypertension, d’augmentation de la pression artérielle, de crise hypertensive, d’augmentation de la pression artérielle systolique, d’hypertension diastolique, de pression artérielle insuffisamment contrôlée, de rétinopathie hypertensive.
Les données ci-dessous reflètent les informations concernant les effets indésirables significatifs observés avec l’atezolizumab en monothérapie dans les études cliniques (voir rubrique 5.1). Des informations complémentaires sur les effets indésirables significatifs observés avec l’atezolizumab administré en association sont présentées en cas de différences cliniquement pertinentes par rapport à l’atezolizumab en monothérapie. Les recommandations de prise en charge de ces effets indésirables sont décrites aux rubriques 4.2 et 4.4.
Une pneumopathie inflammatoire est survenue chez 2,7 % (87/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Sur ces 87 patients, un a présenté un événement d’évolution fatale. Le délai médian de survenue a été de 3,4 mois (intervalle de 3 jours à 24,8 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 1,4 mois (intervalle de 0 jour à 21,2+ mois ; + signale une valeur censurée). La pneumopathie a conduit à l'arrêt d'atezolizumab chez 12 patients (0,4 %). Une pneumopathie inflammatoire nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenue chez 1,6 % (51/3178) des patients recevant l’atezolizumab en monothérapie.
Une hépatite est survenue chez 2,0 % (62/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Sur ces 62 patients, deux ont présenté un événement d’évolution fatale. Le délai médian de survenue a été de 1,5 mois (intervalle de 6 jours à 18,8 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 2,1 mois (intervalle de 0 jour à 22,0+ mois ; + signale une valeur censurée). L’hépatite a conduit à l’arrêt d’atezolizumab chez 6 patients (< 0,2 %). Une hépatite nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenue chez 0,6 % (18/3178) des patients recevant l’atezolizumab en monothérapie.
Une colite est survenue chez 1,1 % (34/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 4,7 mois (intervalle de 15 jours à 17,2 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 1,2 mois (intervalle de 3 jours à 17,8+ mois ; + signale une valeur censurée). La colite a conduit à l'arrêt d'atezolizumab chez 8 patients (0,3 %). Une colite nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenue chez 0,6 % (19/3178) des patients recevant l’atezolizumab en monothérapie.
Une hypothyroïdie est survenue chez 5,2 % (164/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 4,9 mois (intervalle de 0 jour à 31,3 mois). Une hyperthyroïdie est survenue chez 0,9 % (30/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 2,1 mois (intervalle de 21 jours à 15,7 mois).
Une insuffisance surrénalienne est survenue chez 0,4 % (12/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 5,5 mois (intervalle de 3 jours à 19 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 16,8 mois (intervalle de 0 jour à 16,8 mois). Une insuffisance surrénalienne a conduit à l’arrêt d'atezolizumab chez 1 patient (< 0,1 %). Une insuffisance surrénalienne nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenue chez 0,3 % (9/3178) des patients recevant l’atezolizumab en monothérapie.
Une hypophysite est survenue chez < 0,1 % (2/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 7,2 mois (intervalle de 24 jours à 13,7 mois). Chez un patient, l’hypophysite a nécessité l’utilisation de corticoïdes et le traitement par l’atezolizumab a été arrêté.
Une hypophysite est survenue chez 0,8 % (3/393) des patients ayant reçu l’atezolizumab avec le bevacizumab, le paclitaxel et le carboplatine. Le délai médian de survenue a été de 7,7 mois (intervalle de 5,0 à 8,8 mois). Chez deux patients, l’hypophysite a nécessité l’utilisation de corticoïdes.
Une hypophysite est survenue chez 0,4 % (2/473) des patients ayant reçu l’atezolizumab en association au nab-paclitaxel et au carboplatine. Le délai médian de survenue a été de 5,2 mois (intervalle de 5,1 à 5,3 mois). Chez les deux patients, l’hypophysite a nécessité l’utilisation de corticoïdes.
Un diabète est survenu chez 0,3 % (11/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 3,6 mois (intervalle de 3 jours à 9,9 mois). Le diabète a conduit à l'arrêt d’atezolizumab chez < 0,1 % (3/3178) des patients.
Une méningo-encéphalite est survenue chez 0,4 % (13/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 15 jours (intervalle de 0 jour à 12,5 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 26 jours (intervalle de 6 jours à 14,5+ mois ; + signale une valeur censurée).
Une méningo-encéphalite nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenue chez 0,2 % (6/3178) des patients recevant l’atezolizumab et quatre patients ont arrêté l’atezolizumab.
Un syndrome de Guillain-Barré et une polyneuropathie démyélinisante sont survenus chez 0,2 % (5/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 7 mois (intervalle de 18 jours à 8,1 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 8,0 mois (intervalle de 18 jours à 8,3+ mois ; + signale une valeur censurée). Le syndrome de Guillain-Barré a conduit à l’arrêt d’atezolizumab chez 1 patient (< 0,1 %). Un syndrome de Guillain-Barré nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenu chez < 0,1 % (2/3178) des patients recevant l’atezolizumab en monothérapie.
Une myasthénie est survenue chez < 0,1 % (1/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai de survenue a été de 1,2 mois.
Une pancréatite, incluant une augmentation de l'amylase et de la lipase, est survenue chez 0,6 % (18/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 5,0 mois (intervalle de 9 jours à 16,9 mois). La durée médiane de l’événement indésirable a été de 24 jours (intervalle de 3 jours à 12,0+ mois ; + signale une valeur censurée). La pancréatite a conduit à l’arrêt d’atezolizumab chez 3 patients (< 0,1 %). Une pancréatite nécessitant l’utilisation de corticoïdes est survenue chez 0,1 % (4/3178) des patients recevant l’atezolizumab en monothérapie.
Une myocardite est survenue chez < 0,1 % (2/8000) des patients parmi tous les essais cliniques d’atezolizumab dans différents types de tumeurs et avec différentes associations thérapeutiques. Le délai de survenue était de 18 jours et de 33 jours. Les deux patients ont reçu des corticoïdes et ont arrêté l’atezolizumab.
Une néphrite est survenue chez < 0,1 % (3/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab. Le délai médian de survenue était de 13,1 mois (intervalle de 9,0 à 17,5 mois). La durée médiane était de 2,8 mois (intervalle de 15 jours à 9,5+ mois ; + signale une valeur censurée). Une néphrite a conduit à l’arrêt d’atezolizumab chez 2 patients (< 0,1 %). Un patient a reçu des corticoïdes et a arrêté l’atezolizumab.
Une myosite est survenue chez 0,4 % (12/3178) des patients ayant reçu l’atezolizumab en monothérapie. Le délai médian de survenue a été de 5,4 mois (intervalle de 0,7 à 11,0 mois). La durée médiane était de 3,5 mois (intervalle de 0,1 à 22,6+ mois ; + signale une valeur censurée). La myosite a conduit à l’arrêt d’atezolizumab chez 1 patient (< 0,1 %). Sept (0,2 %) patients ont nécessité l’utilisation de corticoïdes.
Dans l'étude clinique dans le CBNPC en première ligne (IMpower150), une fréquence globale plus élevée d'effets indésirables a été observée dans le schéma thérapeutique avec les quatre médicaments atezolizumab, bevacizumab, paclitaxel et carboplatine, comparativement à atezolizumab, paclitaxel et carboplatine, dont des effets de grade 3 et 4 (63,6 % comparé à 57,5 %), des effets de grade 5 (6,1 % comparé à 2,5 %), des effets indésirables d’intérêt particulier pour l’atezolizumab (52,4 % comparé à 48,0 %), ainsi que des effets indésirables conduisant à un arrêt de l’un des traitements (33,8 % comparé à 13,3 %). Nausée, diarrhée, stomatite, fatigue, fièvre, inflammation des muqueuses, diminution de l'appétit, perte de poids, hypertension et protéinurie ont été plus fréquemment rapportées (différence ≥ 5 %) chez les patients recevant l'atezolizumab en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine. Les autres effets indésirables cliniquement significatifs qui ont été observés plus fréquemment dans le bras atezolizumab, bevacizumab, paclitaxel et carboplatine étaient les suivants : épistaxis, hémoptysie, accident vasculaire cérébral, dont des événements d’évolution fatale.
Dans plusieurs études cliniques de phase III, 13,1 % à 36,4 % des patients ont développé des anticorps anti-médicament (ADA) apparus sous traitement. Globalement, la positivité aux anticorps anti-atezolizumab n’a pas semblé avoir d’impact cliniquement significatif sur la sécurité.
Aucune donnée n’est disponible pour permettre de tirer des conclusions sur les effets possibles des anticorps neutralisants.
La sécurité d’atezolizumab chez l’enfant et l’adolescent n’a pas été établie. Aucun nouveau signal de sécurité n’a été observé lors d’une étude clinique avec 69 patients pédiatriques (< 18 ans) et le profil de sécurité était comparable aux adultes.
Aucune différence globale de sécurité n’a été observée entre les patients âgés de 65 ans et plus et les patients plus jeunes recevant l’atezolizumab en monothérapie. Dans l’étude clinique IMpower150, un âge de 65 ans et plus a été associé à un risque augmenté de développer des effets indésirables chez les patients recevant l’atezolizumab en association au bevacizumab, paclitaxel et carboplatine.
Dans les études cliniques IMpower150 et IMpower133, les données chez les patients âgés de 75 ans et plus sont trop limitées pour tirer des conclusions sur cette population.
Aucune information n’est disponible concernant le surdosage avec l'atezolizumab.
En cas de surdosage, les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de signes ou symptômes évocateurs d’effets indésirables et un traitement symptomatique approprié doit être instauré.
Classe pharmacothérapeutique : Antinéoplasique, anticorps monoclonal. Code ATC : L01XC32
Le PD-L1 (Programmed Death-Ligand 1) peut être exprimé sur les cellules tumorales et/ou sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur. Il peut contribuer à l'inhibition de la réponse immunitaire antitumorale dans le micro-environnement tumoral. La liaison de PD-L1 aux récepteurs PD-1 et B7.1 présents sur les cellules T et sur les cellules présentatrices d'antigène inhibe l'activité cytotoxique des cellules T, la prolifération des cellules T et la production de cytokines.
L'atezolizumab est un anticorps monoclonal humanisé de type immunoglobuline G1 (IgG1), à Fc modifié, qui se lie directement à PD-L1 et assure un double blocage des récepteurs PD-1 et B7.1, empêchant l’inhibition de la réponse immunitaire médiée par PD-L1/PD-1 et réactivant la réponse immunitaire antitumorale sans induire de cytotoxicité cellulaire anticorps-dépendante. L'atezolizumab n'affecte pas l'interaction PD-L2/PD-1, permettant de maintenir les signaux inhibiteurs médiés par PD-L2/PD-1.
Le traitement par l’atezolizumab jusqu'à perte du bénéfice clinique a été autorisé. Le bénéfice clinique est défini suivant les critères ci-dessous :
 Absence de symptômes et de signes (incluant une détérioration des paramètres biologiques [p. ex., hypercalcémie nouvelle ou s'aggravant]) indiquant sans équivoque une progression de la maladie
 Absence de déclin de l’indice de performance ECOG
 Absence de progression tumorale au niveau des sites anatomiques critiques (p. ex., atteinte leptoméningée) ne pouvant être facilement traitée et stabilisée par les interventions médicales autorisées par le protocole avant l’administration suivante du médicament
 Preuve d’un bénéfice clinique évalué par l'investigateur
Les patients atteints d’un CBPC de stade étendu ont été traités par l’atezolizumab jusqu’à progression de la maladie. Le traitement au-delà de la progression de la maladie était autorisé à la discrétion du médecin.
Les patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique inéligibles à un traitement à base de cisplatine ont été traités par l’atezolizumab jusqu’à progression de la maladie.
IMvigor211 (GO29294) : essai clinique randomisé chez des patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique préalablement traité par chimiothérapie
Un essai clinique de phase III, en ouvert, multicentrique, international, randomisé, (IMvigor211), a été mené afin d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’atezolizumab comparé à une chimiothérapie (choix de l’investigateur d’utiliser la vinflunine, le docétaxel ou le paclitaxel) chez des patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique ayant progressé pendant ou après un traitement à base de platine. Cette étude a exclu les patients présentant un antécédent de maladie auto-immune, des métastases cérébrales actives ou cortico-sensibles, les patients ayant reçu un vaccin vivant atténué dans les 28 jours précédant l’inclusion, les patients ayant reçu un traitement immunostimulant systémique dans les 4 semaines ou un traitement immunosuppresseur systémique dans les 2 semaines précédant l’inclusion. Des évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 9 semaines pendant les 54 premières semaines, puis toutes les 12 semaines par la suite. Des échantillons tumoraux ont été évalués de manière prospective pour l’expression de PD-L1 sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur (IC) et les résultats ont été utilisés pour définir les sous-groupes d’expression de PD-L1 pour les analyses décrites ci-dessous.
L’étude a inclus au total 931 patients. Les patients ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir l’atezolizumab ou une chimiothérapie. La randomisation était stratifiée selon la chimiothérapie (vinflunine vs taxane), le statut d’expression de PD-L1 sur les IC (< 5 % vs ≥ 5 %), le nombre de facteurs de risque pronostiques (0 vs 1-3) et les métastases hépatiques (oui vs non). Les facteurs de risques pronostiques incluaient le délai depuis la précédente chimiothérapie < 3 mois, un indice de performance ECOG > 0 et un taux d’hémoglobine < 10 g/dL.
L’atezolizumab a été administré à une dose fixe de 1200 mg par perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines. Aucune réduction de dose d’atezolizumab n’a été autorisée. Les patients ont été traités jusqu’à perte du bénéfice clinique évaluée par l’investigateur ou toxicité inacceptable. La vinflunine a été administrée à une dose de 320 mg/m² par perfusion intraveineuse le jour 1 de chaque cycle de 3 semaines jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable. Le paclitaxel a été administré à une dose de 175 mg/m² par perfusion intraveineuse sur 3 heures le jour 1 de chaque cycle de 3 semaines jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable. Le docétaxel a été administré à une dose de 75 mg/m² par perfusion intraveineuse le jour 1 de chaque cycle de 3 semaines jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable. Pour tous les patients traités, la durée médiane de traitement était de 2,8 mois pour le bras atezolizumab, de 2,1 mois pour les bras vinflunine et paclitaxel et de 1,6 mois pour le bras docétaxel.
Les caractéristiques démographiques et pathologiques à l’inclusion de la population de l’analyse primaire étaient bien équilibrées entre les bras de traitement. L’âge médian était de 67 ans (intervalle : 31 à 88) et 77,1 % des patients étaient de sexe masculin. La majorité des patients était de type caucasien (72,1 %), 53,9 % des patients dans le bras chimiothérapie avaient reçu de la vinflunine, 71,4 % des patients avaient au moins un facteur de risque de mauvais pronostic et 28,8 % avaient des métastases hépatiques à l’inclusion. L’indice de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (45,6 %) ou 1 (54,4 %). La vessie était le site primaire de la tumeur pour 71,1 % des patients et 25,4 % des patients avaient un carcinome urothélial des voies supérieures. Il y avait 24,2 % des patients qui avaient reçu uniquement une chimiothérapie adjuvante ou néo-adjuvante à base de platine et dont la maladie avait progressé dans les 12 mois.
Le critère principal d’évaluation d’efficacité pour IMvigor211 est la survie globale (Overall Survival - OS). Les critères secondaires d’évaluation d’efficacité évalués par l’investigateur suivant les Critères d’Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides (RECIST) v1.1 sont le taux de réponse objective (Objective Response Rate - ORR), la survie sans progression (Progression-Free Survival - PFS) et la durée de réponse (Duration Of Response - DOR). Les comparaisons relatives à l’OS entre le bras de traitement et le bras contrôle dans les populations IC2/3, IC1/2/3 et ITT (Intention de Traiter, c-à-d la population globale) ont été testées en utilisant une procédure hiérarchique d’ordre défini basée sur un test de log-rank stratifié bilatéral à 5 % comme suit : étape 1) population IC2/3 ; étape 2) population IC1/2/3 ; étape 3) population globale. Les résultats d’OS pour chacune des étapes 2 et 3 pouvaient être formellement testés pour leur significativité statistique seulement si le résultat de l’étape précédente était statistiquement significatif.
La durée médiane de suivi de la survie est de 17 mois. L’analyse primaire de l’étude IMvigor211 n’a pas atteint son critère principal d’OS. L’atezolizumab n’a pas démontré un bénéfice de survie statistiquement significatif comparé à la chimiothérapie chez les patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique préalablement traité. Selon l’ordre hiérarchique de test prédéfini, la population IC2/3 a été testée en premier, avec un hazard ratio (HR) d’OS de 0,87 (IC à 95 % : [0,63 ; 1,21] ; OS médiane de 11,1 vs 10,6 mois pour l’atezolizumab et la chimiothérapie, respectivement). La valeur de p selon le test du log-rank stratifié était de 0,41 et par conséquent, les résultats sont considérés comme non statistiquement significatifs dans cette population. En conséquence, aucun test formel de significativité statistique n’a pu être effectué pour l’OS dans la population IC1/2/3 ou dans la population globale et les résultats de ces analyses seraient considérés comme exploratoires. Les résultats clefs dans la population globale sont résumés dans le tableau 3. La courbe de Kaplan-Meier pour l’OS dans la population globale est présentée en figure 1.
Une analyse exploratoire actualisée de la survie a été réalisée avec une durée médiane de suivi de la survie de 34 mois dans la population ITT. L’OS médiane était de 8,6 mois (IC à 95 % : [7,8 ; 9,6]) dans le bras atezolizumab et de 8,0 mois (IC à 95 % : [7,2 ; 8,6]) dans le bras chimiothérapie, avec un hazard ratio de 0,82 (IC à 95 % : [0,71 ; 0,94]). En cohérence avec la tendance observée lors de l’analyse primaire pour les taux d’OS à 12 mois, des taux d’OS à 24 mois et 30 mois numériquement plus élevés ont été observés chez les patients dans le bras atezolizumab comparé au bras chimiothérapie dans la population ITT. Le pourcentage de patients vivants à 24 mois (estimation de Kaplan-Meier) était de 12,7 % dans le bras chimiothérapie et de 22,5 % dans le bras atezolizumab. Le pourcentage de patients vivants à 30 mois (estimation de Kaplan-Meier) était de 9,8 % dans le bras chimiothérapie et de 18,1 % dans le bras atezolizumab.
Tableau 3 : Résumé de l’efficacité dans la population globale (IMvigor211)
Critère d’évaluation d’efficacité
Critère principal d’évaluation d’efficacité
324 (69,4 %)
350 (75,4 %)
Temps médian avant événements (mois)
(7,8 ; 9,6)
(7,2 ; 8,6)
Hazard ratio stratifiéǂ (IC à 95 %)
OS à 12 mois (%)**
Critères secondaires et exploratoires d’évaluation
PFS évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1)
407 (87,2 %)
410 (88,4 %)
(2,1 ; 2,2)
(3,4 ; 4,2)
Hazard ratio stratifié (IC à 95 %)
ORR évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1) n = 462 n = 461
Nombre de répondeurs confirmés (%)
62 (13,4 %)
(10,45 ; 16,87)
(10,47 ; 16,91)
Nombre de réponses complètes (%)
16 (3,5 %)
Nombre de réponses partielles (%)
Nombre de maladies stables (%)
46 (10,0 %)
92 (19,9 %)
162 (35,1 %)
DOR évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1) n = 62
Médiane en mois ***
(13,0 ; 21,7)
(6,1 ; 10,3)
IC = intervalle de confiance ; DOR = durée de réponse ; ORR = taux de réponse objective ; OS = survie globale ; PFS = survie sans progression ; RECIST = Critères d’Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides v1.1.
* Une analyse de l’OS dans la population globale a été réalisée à partir du test du log-rank stratifié et le résultat est présenté dans un but descriptif uniquement (p = 0,0378) ; selon la hiérarchie d’analyse préspécifiée, la valeur de p pour l’analyse d’OS dans la population globale ne peut pas être considérée comme statistiquement significative.
ǂ Stratifié selon la chimiothérapie (vinflunine vs taxane), le statut IC (< 5 % vs ≥ 5 %), le nombre de facteurs de risque pronostiques (0 vs 1-3) et les métastases hépatiques (oui vs non).
** Basé sur une estimation de Kaplan-Meier.
*** Des réponses étaient en cours chez 63 % des répondeurs dans le bras atezolizumab et chez 21 % des répondeurs dans le bras chimiothérapie.
Figure 1 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale (IMvigor211)
IMvigor210 (GO29293) : essai clinique à un seul bras chez des patients atteints d’un carcinome urothélial préalablement non traité et inéligibles à un traitement à base de cisplatine et chez des patients atteints d’un carcinome urothélial préalablement traité par chimiothérapie
Un essai clinique de phase II, multicentrique, international, à deux cohortes, à un seul bras, IMvigor210, a été mené chez des patients atteints d’un carcinome urothélial (ou cancer urothélial de la vessie) localement avancé ou métastatique.
L'étude a inclus au total 438 patients et comportait deux cohortes de patients. La cohorte 1 incluait des patients non préalablement traités atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique et inéligibles à une chimiothérapie à base de cisplatine ou pour lesquels une telle chimiothérapie n'était pas adaptée ou dont la maladie avait progressé au moins 12 mois après une chimiothérapie adjuvante ou néoadjuvante contenant du platine. La cohorte 2 incluait des patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique et ayant reçu au moins une chimiothérapie à base de platine ou dont la maladie avait progressé dans les 12 mois suivant une chimiothérapie adjuvante ou néo-adjuvante contenant du platine.
Dans la cohorte 1, 119 patients ont été traités par l’atezolizumab à la dose de 1200 mg par perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines jusqu’à progression de la maladie. L'âge médian était de 73 ans. La plupart des patients étaient de sexe masculin (81 %) et la majorité des patients étaient de type caucasien (91 %).
La cohorte 1 incluait 45 patients (38 %) avec un indice de performance ECOG de 0, 50 patients (42 %) avec un indice de performance ECOG de 1 et 24 patients (20 %) avec un indice de performance ECOG de 2, 35 patients (29 %) sans facteur de risque de Bajorin (indice de performance ECOG ≥ 2 et métastase viscérale), 66 patients (56 %) avec un facteur de risque de Bajorin et 18 patients (15 %) avec deux facteurs de risque de Bajorin, 84 patients (71 %) avec une insuffisance rénale (débit de filtration glomérulaire [DFG] < 60 mL/min) et 25 patients (21 %) avec des métastases hépatiques.
Le critère principal d'évaluation d'efficacité pour la cohorte 1 était le taux de réponse objective (ORR) confirmé, évalué par un comité de revue indépendant (CRI) suivant les critères RECIST v1.1.
L’analyse primaire a été réalisée lorsque tous les patients ont été suivis pendant au moins 24 semaines. La durée médiane de traitement a été de 15,0 semaines et la durée médiane de suivi de la survie a été de 8,5 mois dans la population globale. Des ORR cliniquement pertinents, évalués par un CRI suivant les critères RECIST v1.1, ont été observés ; toutefois, pour le critère principal, il n’y avait pas de différence statistiquement significative lorsque ces taux ont été comparés à un taux de réponse préspécifié de 10 % du comparateur historique. Les ORR confirmés, évalués par un CRI suivant les critères RECIST v1.1, ont été de 21,9 % (IC à 95 % : [9,3 ; 40,0]) chez les patients avec une expression de PD-L1 ≥ 5 %, de 18,8 % (IC à 95 % : [10,9 ; 29,0]) chez les patients avec une expression de PD-L1 ≥ 1 % et de 19,3 % (IC à 95 % : [12,7 ; 27,6]) dans la population globale. La durée de la réponse (DOR) médiane n’a été atteinte dans aucun des sous-groupes d’expression de PD-L1 ni dans la population globale. Les données d’OS n’étaient pas matures, avec un taux d’événements d’environ 40 %. L’OS médiane dans tous les sous-groupes de patients (expression de PD-L1  5 % et  1 %) et dans la population globale a été de 10,6 mois.
Une analyse actualisée a été réalisée avec une durée médiane de suivi de la survie de 17,2 mois pour la cohorte 1 et est résumée dans le tableau 4. La DOR médiane n’a été atteinte dans aucun des sous-groupes d’expression de PD-L1 ni dans la population globale.
Tableau 4 : Résumé actualisé de l'efficacité (cohorte 1 d’IMvigor210)
Critère d'évaluation d'efficacité
Expression de PD-L1 ≥ 5 % sur IC*
Expression de PD-L1 ≥ 1 % sur IC*
ORR (évalué par le CRI ; RECIST v1.1)
(3,5 ; 29,0)
8 (10,0 %)
(4,4 ; 18,8)
(4,7 ; 15,9)
Nombre de réponses partielles (%) IC à 95 %
(5,3 ; 32,8)
11 (13,8 %)
(7,1 ; 23,3)
16 (13,4 %)
(7,9 ; 20,9)
DOR (évaluée par le CRI ; RECIST v1.1)
Patients avec événement (%)
NE (11,1 ; NE)
NE (14,1 ; NE)
PFS (évaluée par le CRI ; RECIST v1.1)
12,3 (6,0 ; NE)
14,1 (9,2 ; NE)
15,9 (10,4 ; NE)
Taux d'OS à 1 an (%)
IC = intervalle de confiance ; DOR = durée de la réponse ; IC* = cellules immunitaires infiltrant la tumeur ; CRI = comité de revue indépendant ; NE = non évaluable ; ORR = taux de réponse objective ; OS = survie globale ; PFS = survie sans progression ; RECIST = Critères d’Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides v1.1
Dans la cohorte 2, les co-critères principaux d’évaluation d’efficacité étaient les ORR confirmés, évalués par un CRI suivant les critères RECIST v1.1 et les ORR évalués par l’investigateur suivant les critères RECIST modifiés (mRECIST). Il y a eu 310 patients traités par l’atezolizumab 1200 mg par perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines jusqu’à perte du bénéfice clinique. L’analyse primaire de la cohorte 2 a été réalisée lorsque tous les patients ont été suivis pendant au moins 24 semaines.
Les co-critères principaux d’évaluation de l’étude ont été atteints dans la cohorte 2, démontrant des ORR statistiquement significatifs, évalués par un CRI suivant les critères RECIST v1.1 et évalués par l’investigateur suivant les critères mRECIST, comparés à un taux de réponse préspécifié de 10 % du comparateur historique.
Une analyse a également été réalisée avec une durée médiane de suivi de la survie de 21,1 mois pour la cohorte 2. Les ORR confirmés par le CRI suivant les critères RECIST v1.1 étaient de 28,0 % (IC à 95 % : [19,5 ; 37,9]) chez les patients avec une expression de PD-L1 ≥ 5 %, de 19,3 % (IC à 95 % : [14,2 ; 25,4]) chez les patients avec une expression de PD-L1 ≥ 1 % et de 15,8 % (IC à 95 % : [11,9 ; 20,4]) dans la population globale. Les ORR confirmés évalués par l’investigateur suivant les critères mRECIST étaient de 29,0 % (IC à 95 % : [20,4 ; 38,9]) chez les patients avec une expression de PD-L1 ≥ 5 %, de 23,7 % (IC à 95 % : [18,1 ; 30,1]) chez les patients avec une expression de PD-L1 ≥ 1 % et de 19,7 % (IC à 95 % : [15,4 ; 24,6]) dans la population globale. Le taux de réponse complète par le CRI suivant les critères RECIST v1.1 dans la population globale était de 6,1 % (IC à 95 % : [3,7 ; 9,4]). Pour la cohorte 2, la DOR médiane n’a été atteinte dans aucun sous-groupe d’expression de PD-L1, ni dans la population globale. Toutefois, la DOR médiane a été atteinte chez les patients avec une expression de PD-L1 < 1 % (13,3 mois ; IC à 95 % : [4,2 ; NE]). Le taux d’OS à 12 mois a été de 37 % dans la population globale.
IMvigor130 (WO30070) : essai clinique de phase III, multicentrique, randomisé, contrôlé versus placebo, avec atezolizumab en monothérapie et en association à une chimiothérapie à base de platine chez des patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique non préalablement traité
Sur la base d’une recommandation d’un comité de surveillance indépendant après une revue préliminaire des données de survie, le recrutement de patients dans le bras de traitement atezolizumab en monothérapie dont les tumeurs présentent une faible expression de PD-L1 (moins de 5 % de cellules immunitaires marquées positives pour PD-L1 par immunohistochimie) a été arrêté après l’observation d’une survie globale diminuée pour ce sous-groupe. Le comité de surveillance indépendant n’a pas recommandé de changement du traitement pour les patients qui avaient déjà été randomisés et qui recevaient le traitement dans le bras en monothérapie. Aucun autre changement n’a été recommandé.
Traitement de première ligne du cancer bronchique non à petites cellules
IMpower150 (GO29436) : essai clinique de phase III, randomisé, chez des patients naïfs de chimiothérapie atteints d’un CBNPC non épidermoïde métastatique, en association au paclitaxel et au carboplatine, avec ou sans bevacizumab
Un essai clinique de phase III, multicentrique, international, randomisé, en ouvert, IMpower150, a été mené afin d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’atezolizumab en association au paclitaxel et au carboplatine, avec ou sans bevacizumab, chez des patients naïfs de chimiothérapie atteints d’un CBNPC non épidermoïde métastatique.
Les patients ont été exclus s’ils présentaient un antécédent de maladie auto-immune, s’ils avaient reçu un vaccin vivant atténué dans les 28 jours précédant la randomisation, s’ils avaient reçu un traitement immunostimulant systémique dans les 4 semaines ou un traitement immunosuppresseur systémique dans les 2 semaines précédant la randomisation, s’ils présentaient des métastases cérébrales actives ou non traitées, ainsi qu’en cas de mise en évidence, lors d’un examen d’imagerie, d’une infiltration tumorale des gros vaisseaux thoraciques ou d’une cavitation des lésions pulmonaires. Des évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 6 semaines pendant les 48 premières semaines suivant le Jour 1 du Cycle 1, puis toutes les 9 semaines par la suite. Des échantillons tumoraux ont été évalués pour l’expression de PD-L1 sur les cellules tumorales (TC) et sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur (IC) et les résultats ont été utilisés pour définir les sous-groupes d’expression de PD-L1 pour les analyses décrites ci-dessous.
Au total, 1202 patients ont été inclus et randomisés selon un rapport 1:1:1 pour recevoir l’un des traitements décrits dans le tableau 5. La randomisation a été stratifiée selon le sexe, la présence de métastases hépatiques et le statut d’expression de PD-L1 sur les TC et les IC.
Tableau 5 : Traitements intraveineux (IMpower150)
(4 ou 6 cycles de 21 jours)
(cycles de 21 jours)
Atezolizumaba (1200 mg) + bevacizumabd (15 mg/kg) + paclitaxel (200 mg/m2)b,c
+ carboplatinec (AUC 6)
+ bevacizumabd (15 mg/kg)
a L’atezolizumab est administré jusqu’à perte du bénéfice clinique évaluée par l’investigateur
b La dose initiale de paclitaxel pour les patients d’origine asiatique était de 175 mg/m2 en raison du taux global plus élevé de toxicités hématologiques chez les patients issus de pays asiatiques comparativement aux patients issus de pays non asiatiques
c Le paclitaxel et le carboplatine sont administrés selon les modalités suivantes : jusqu’à la fin de 4 ou 6 cycles ou jusqu’à progression de la maladie ou survenue d’une toxicité inacceptable
d. Le bevacizumab est administré jusqu’à progression de la maladie ou survenue d’une toxicité inacceptable
Les caractéristiques démographiques et pathologiques à l’inclusion de la population étudiée étaient bien équilibrées entre les bras de traitement. L’âge médian était de 63 ans (étendue : 31 à 90) et 60 % des patients étaient de sexe masculin. La majorité des patients était de type caucasien (82 %). Environ 10 % des patients avaient une mutation connue de l’EGFR, 4 % avaient des réarrangements du gène ALK connus, 14 % avaient des métastases hépatiques à l’inclusion et la plupart des patients étaient fumeurs ou anciens fumeurs (80 %). L’indice de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (43 %) ou 1 (57 %). 51 % des tumeurs des patients présentaient une expression de PD-L1 ≥ 1 % sur les TC ou ≥ 1 % sur les IC et 49 % des tumeurs des patients présentaient une expression de PD-L1 < 1 % sur les TC et < 1 % sur les IC.
Lors de l’analyse finale de la PFS, les patients avaient une durée médiane de suivi de 15,3 mois. La population ITT, incluant les patients avec des mutations de l’EGFR ou des réarrangements du gène ALK ayant dû être préalablement traités par inhibiteurs de tyrosine kinase, a montré une amélioration cliniquement significative de la PFS dans le bras B comparé au bras C (HR de 0,61, IC à 95 % : [0,52 ; 0,72], PFS médiane de 8,3 mois vs 6,8 mois).
Au moment de l’analyse intermédiaire de l’OS, les patients avaient une durée médiane de suivi de 19,7 mois. Les principaux résultats de cette analyse, ainsi que ceux de l’analyse actualisée de la PFS dans la population ITT, sont résumés dans les tableaux 6 et 7. La courbe de Kaplan-Meier pour l’OS dans la population ITT est présentée en figure 2. La figure 3 résume les résultats de l’OS dans la population ITT et les sous-groupes PD-L1. Les résultats de PFS actualisés sont également présentés en figures 4 et 5.
Tableau 6 : Résumé actualisé de l’efficacité dans la population ITT (IMpower150)
Critères secondaires d’évaluation#
PFS évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1)*
330 (82,1 %)
291 (72,8 %)
355 (88,8 %)
(8,0 ; 9,9)
(6,0 ; 7,0)
Hazard ratio stratifié‡ ^ (IC à 95 %)
Valeur de p1,2
0,91 (0,78 ; 1,06)
0,59 (0,50 ; 0,69)
PFS à 12 mois (%)
Analyse intermédiaire de l’OS*
206 (51,2 %)
(16,3 ; 21,3)
192 (48,0 %)
(17,4 ; 24,2)
230 (57,5 %)
(13,4 ; 17,1)
0,85 (0,71 ; 1,03)
0,76 (0,63 ; 0,93)
OS à 6 mois (%)
OS à 12 mois (%)
Meilleure réponse globale évaluée par l’investigateur3* (RECIST 1.1)
Nombre de répondeurs (%)
163 (40,6 %)
224 (56,4 %)
158 (40,2 %)
(35,8 ; 45,6)
(51,4 ; 61,4)
(35,3 ; 45,2)
155 (38,7 %)
213 (53,7 %)
155 (39,4 %)
DOR évaluée par l’investigateur* (RECIST v1.1)
Médiane en mois
(7,1 ; 11,8)
(8,9 ; 15,7)
(5,5 ; 6,9)
# Les critères principaux d’évaluation d’efficacité étaient la PFS et l’OS et ils ont été analysés dans la
population ITT dite “wild-type” (WT), c’est-à-dire excluant les patients avec des mutations de l’EGFR ou
des réarrangements du gène ALK.
1Basée sur le test du log-rank stratifié
2 Pour information ; dans la population ITT, les comparaisons entre le bras B et le bras C, ainsi qu’entre le bras A et le bras C, n’ont pas encore été formellement testées, conformément à la hiérarchie d’analyse pré-spécifiée
3 Meilleure réponse globale incluant une réponse complète ou une réponse partielle
‡ Stratifié selon le sexe, la présence de métastases hépatiques et l’expression tumorale de PD-L1 sur les TC et les IC
^ Le bras C est le groupe de comparaison pour tous les hazard ratios
* Analyse actualisée de la PFS et analyse intermédiaire de l’OS sur les données cliniques au 22 Janvier 2018
PFS = survie sans progression ; RECIST = Critères d’Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides v1.1. IC = intervalle de confiance ; DOR = durée de réponse ; OS = survie globale.
Tableau 7 : Résumé actualisé de l’efficacité du bras A vs le bras B dans la population ITT (IMpower150)
0,67 (0,57 ; 0,79)
2 Pour information ; dans la population ITT, les comparaisons entre le bras A et le bras B n’étaient pas planifiées dans l’analyse hiérarchique pré-spécifiée
^ Le bras A est le groupe de comparaison pour tous les hazard ratios
Figure 2 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale dans la population ITT (IMpower150)
Figure 3 : Forest plot de la survie globale selon l’expression de PD-L1 dans la population ITT, Bras B vs C (IMpower150)
Figure 4 : Courbe de Kaplan-Meier de la PFS dans la population ITT (IMpower150)
Figure 5 : Forest plot de la survie sans progression selon l’expression de PD-L1 dans la population ITT, Bras B vs C (IMpower150)
Dans le bras B comparé au bras C, les analyses en sous-groupes pré-spécifiées issues de l’analyse intermédiaire de l’OS ont montré une amélioration de l’OS pour les patients avec des mutations de l’EGFR ou des réarrangements du gène ALK (hazard ratio [HR] de 0,54, [IC à 95 % : 0,29 ; 1,03] ; OS médiane non atteinte vs 17,5 mois) et des métastases hépatiques (HR de 0,52 [IC à 95 % : 0,33 ; 0,82] ; OS médiane de 13,3 mois vs 9,4 mois). Des améliorations de la PFS ont également été observées chez les patients avec des mutations de l’EGFR ou des réarrangements du gène ALK (HR de 0,55 [IC à 95 % : 0,35 ; 0,87] ; PFS médiane de 10,0 mois vs 6,1 mois) et des métastases hépatiques (HR de 0,41 [IC à 95 % : 0,26 ; 0,62] ; PFS médiane de 8,2 mois vs 5,4 mois). Les résultats de l’OS étaient similaires pour les sous-groupes de patients âgés respectivement de moins de 65 ans et de 65 ans et plus. Les données chez les patients âgés de 75 ans et plus sont trop limitées pour tirer des conclusions sur cette population. Pour toutes les analyses de sous-groupes, aucun test statistique formel n’avait été planifié.
IMpower130 (GO29537) : essai clinique de phase III, randomisé, chez des patients naïfs de chimiothérapie atteints d’un CBNPC non épidermoïde métastatique, en association au nab-paclitaxel et au carboplatine
Un essai clinique de phase III, randomisé, en ouvert, GO29537 (IMpower130), a été mené afin d’évaluer l'efficacité et la sécurité d'atezolizumab en association au nab-paclitaxel et au carboplatine, chez des patients naïfs de chimiothérapie atteints d’un CBNPC non épidermoïde métastatique. Les patients avec EGFR muté ou réarrangement du gène ALK devaient avoir été traités au préalable avec des inhibiteurs de la tyrosine kinase.
Le stade de la maladie chez les patients a été établit selon la 7ème édition de l'American Joint Committee on Cancer (AJCC). Les patients ont été exclus s’ils présentaient un antécédent de maladie auto-immune, s’ils avaient reçu un vaccin vivant atténué dans les 28 jours précédant la randomisation, s’ils avaient reçu un traitement immunostimulant systémique dans les 4 semaines ou un traitement immunosuppresseur systémique dans les 2 semaines précédant la randomisation et s’ils présentaient des métastases cérébrales actives ou non traitées. Les patients ayant déjà reçu un traitement par des agonistes CD137 ou des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (anticorps thérapeutiques anti-PD-1 et anti-PD-L1) n'étaient pas éligibles. Toutefois, les patients ayant déjà reçu un traitement par un anti-CTLA-4 pouvaient être inclus, à condition que la dernière dose ait été reçue au moins 6 semaines avant la randomisation et qu'aucun antécédent d'effet indésirable grave d’origine immunologique n'ait été observé avec l'anti-CTLA-4 (grades 3 et 4 selon NCI-CTCAE). Des évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 6 semaines pendant les 48 premières semaines suivant le Cycle 1, puis toutes les 9 semaines par la suite. Des échantillons tumoraux ont été évalués pour l’expression de PD-L1 sur les cellules tumorales (TC) et sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur (IC) et les résultats ont été utilisés pour définir les sous-groupes d’expression de PD-L1 pour les analyses décrites ci-dessous.
Les patients, y compris ceux avec EGFR muté ou réarrangement du gène ALK, ont été inclus et randomisés selon un rapport 2 : 1 pour recevoir l'un des traitements décrits dans le tableau 8. La randomisation a été stratifiée selon le sexe, la présence de métastases hépatiques et le statut d’expression de PD-L1 sur les TC et les IC. Les patients recevant le traitement B ont pu changer de traitement et recevoir l’atezolizumab en monothérapie après progression de la maladie.
Tableau 8 : Traitements intraveineux (IMpower130)
(quatre ou six cycles de 21 jours)
Meilleurs soins de soutien
ou pémétrexed
a L’atezolizumab est administré jusqu'à perte du bénéfice clinique évaluée par l'investigateur
b Le nab-paclitaxel est administré les jours 1, 8 et 15 de chaque cycle
c Le nab-paclitaxel et le carboplatine sont administrés jusqu’à la fin de 4-6 cycles ou progression de la maladie ou survenue d’une toxicité inacceptable, selon l’évènement survenant en premier
Les caractéristiques démographiques et pathologiques à l’inclusion de la population étudiée, définie comme la population ITT-WT (n = 679), étaient bien équilibrées entre les bras de traitement. L’âge médian était de 64 ans (étendue de 18 à 86 ans). La majorité des patients était de sexe masculin (59 %) et de type caucasien (90 %). 14,7 % des patients avaient des métastases hépatiques à l’inclusion et la plupart des patients étaient fumeurs ou anciens fumeurs (90 %). La majorité des patients présentaient un indice de performance ECOG à l’inclusion de 1 (59 %) et une expression de PD-L1 < 1 % (environ 52 %). Parmi les 107 patients du bras B ayant un statut de maladie stable, réponse partielle ou réponse complète après la phase d'induction, 40 ont reçu un traitement d'entretien à base de pémétrexed.
L’analyse principale a été réalisée chez tous les patients, en excluant ceux avec EGFR muté ou réarrangement du gène ALK, définie comme la population ITT-WT (n = 679). Les patients avaient une durée médiane de suivi de la survie de 18,6 mois et présentaient une amélioration de l’OS et de la PFS avec l’atezolizumab en association au nab-paclitaxel et au carboplatine, comparé au bras contrôle. Les principaux résultats sont résumés dans le tableau 9 et les courbes de Kaplan-Meier pour l’OS et la PFS sont présentées en figures 6 et 8, respectivement. Les résultats exploratoires de l’OS et de la PFS selon l’expression de PD-L1 sont résumés en figures 7 et 9, respectivement. Les patients atteints de métastases hépatiques ne présentaient pas d'amélioration de la PFS ou de l'OS avec l’atezolizumab en association au nab-paclitaxel et au carboplatine, comparé au nab-paclitaxel et carboplatine (HR de 0,93, [IC à 95 % : 0,59 ; 1,47] pour la PFS et HR de 1,04, [IC à 95 % : 0,63 ; 1,72] pour l’OS, respectivement).
59 % des patients du bras nab-paclitaxel et carboplatine ont reçu une immunothérapie anticancéreuse après progression de la maladie, ce qui inclut l'atezolizumab en traitement de substitution (41 % de tous les patients), comparé à 7,3 % des patients du bras atezolizumab, nab-paclitaxel et carboplatine.
Dans une analyse exploratoire avec un suivi plus long (médiane : 24,1 mois), l'OS médiane pour les deux bras était inchangée par rapport à l'analyse principale, avec un HR = 0,82 [IC à 95 % : 0,67 ; 1,01].
Tableau 9 : Résumé de l'efficacité dans la population ITT-WT de l’analyse principale (IMpower130)
Critères d'évaluation d’efficacité
(Atezolizumab + nab-paclitaxel + carboplatine)
(Nab-paclitaxel + carboplatine)
(16,0 ; 21,2)
(12,0 ; 18,7)
Hazard ratio stratifié ‡ (IC à 95 %)
0,79 (0,64 ; 0,98)
(6,2 ; 7,3)
(4,4 ; 5,9)
0,64 (0,54 ; 0,77)
ORR évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1)^
(44,5 ; 54,0)
(25,8 ; 38,4)
DOR confirmée évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1)^
(6,9 ; 11,8)
(5,5 ; 7,9)
‡ Stratifiée selon le sexe et l’expression de PD-L1 sur les TC et les IC
^ L’ORR et la DOR confirmés sont des critères exploratoires
Figure 6 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale (IMpower130)
Figure 7 : Forest plot de la survie globale selon l’expression de PD-L1 (IMpower130)
Figure 8 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie sans progression (IMpower130)
Figure 9 : Forest plot de la survie sans progression selon l’expression de PD-L1 (IMpower130)
Traitement de deuxième ligne du cancer bronchique non à petites cellules
OAK (GO28915) : essai clinique randomisé de phase III chez des patients atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique préalablement traité par chimiothérapie
Un essai clinique de phase III, multicentrique, international, randomisé, en ouvert, OAK, a été mené afin d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’atezolizumab comparé au docétaxel chez des patients atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique ayant progressé pendant ou après un traitement à base de platine. Cette étude a exclu les patients présentant un antécédent de maladie auto-immune, des métastases cérébrales actives ou cortico-sensibles, les patients ayant reçu un vaccin vivant atténué dans les 28 jours précédant l’inclusion, les patients ayant reçu un traitement immunostimulant systémique dans les 4 semaines ou un traitement immunosuppresseur systémique dans les 2 semaines précédant l’inclusion. Des évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 6 semaines pendant les 36 premières semaines, puis toutes les 9 semaines par la suite. Des échantillons tumoraux ont été évalués de manière prospective pour l’expression de PD-L1 sur les cellules tumorales (TC) et sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur (IC).
L’étude a inclus au total 1225 patients et selon le plan d’analyse, les 850 premiers patients randomisés étaient inclus dans l’analyse primaire d’efficacité. La randomisation a été stratifiée selon le statut d’expression de PD-L1 sur les IC, le nombre de chimiothérapies antérieures et l’histologie. Les patients ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir l’atezolizumab ou du docétaxel.
L’atezolizumab a été administré à une dose fixe de 1200 mg par perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines. Aucune réduction de dose n'a été autorisée. Les patients ont été traités jusqu'à perte du bénéfice clinique évaluée par l'investigateur. Le docétaxel a été administré à une dose de 75 mg/m2 par perfusion intraveineuse le jour 1 de chaque cycle de 3 semaines jusqu’à progression de la maladie. Pour tous les patients traités, la durée médiane de traitement a été de 2,1 mois pour le bras docétaxel et de 3,4 mois pour le bras atezolizumab.
Les caractéristiques démographiques et pathologiques à l’inclusion de la population de l’analyse primaire étaient généralement bien équilibrées entre les bras de traitement. L’âge médian était de 64 ans (étendue : 33 à 85) et 61 % des patients étaient de sexe masculin. La majorité des patients était de type caucasien (70 %). Environ les trois quarts des patients présentaient un carcinome d’histologie non épidermoïde (74 %), 10 % avaient une mutation connue de l’EGFR, 0,2 % avaient des réarrangements du gène ALK connus, 10 % avaient des métastases cérébrales à l’inclusion et la plupart des patients étaient fumeurs ou anciens fumeurs (82 %). L’indice de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (37 %) ou 1 (63 %). Soixante-quinze pour cent des patients avaient reçu un seul traitement antérieur à base de platine.
Le critère principal d’évaluation d’efficacité était la survie globale (OS). Les principaux résultats de l’analyse primaire de cette étude avec un suivi médian de la survie de 21 mois sont résumés dans le tableau 10. Les courbes de Kaplan-Meier pour l’OS dans la population ITT sont présentées en figure 10. La figure 11 résume les résultats de l’OS dans la population ITT et les sous-groupes PD-L1, démontrant un bénéfice d’OS avec l’atezolizumab dans tous les sous-groupes, incluant ceux avec une expression de PD-L1 < 1 % sur les TC et les IC.
Tableau 10 : Résumé de l’efficacité dans la population de l’analyse primaire (population globale*) (OAK)
OS à 12 mois (%)***
OS à 18 mois (%)***
ORR évalué par l’investigateur (RECIST v1.1)
DOR évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1) n = 58
(10,0 ; NE)
IC = intervalle de confiance ; DOR = durée de la réponse ; NE = non évaluable ; ORR = taux de réponse objective ; OS = survie globale ; PFS = survie sans progression ; RECIST = Critères d’Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides v1.1.
* La population de l’analyse primaire est composée des 850 premiers patients randomisés.
ǂ Stratifié selon l’expression de PD-L1 sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur, le nombre de chimiothérapies antérieures et l’histologie
** Basée sur le test du log-rank stratifié
*** Basée sur les estimations de Kaplan-Meyer
Figure 10 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale dans la population de l’analyse primaire (population globale) (OAK)
Figure 11 : Forest plot de la survie globale selon l’expression de PD-L1 dans la population de l’analyse primaire (OAK)
Une amélioration de l’OS a été observée avec l’atezolizumab comparé au docétaxel chez les patients atteints d’un CBNPC non épidermoïde (hazard ratio [HR] de 0,73, IC à 95 % : [0,60 ; 0,89] ; OS médiane de 15,6 mois vs 11,2 mois pour l’atezolizumab et le docétaxel, respectivement) et chez les patients atteints d’un CBNPC épidermoïde (HR de 0,73, IC à 95 % : [0,54 ; 0,98] ; OS médiane de 8,9 mois vs 7,7 mois pour l’atezolizumab et le docétaxel, respectivement). L’amélioration observée de l’OS a été démontrée de manière homogène dans tous les sous-groupes de patients, y compris ceux avec des métastases cérébrales à l’inclusion (HR de 0,54, IC à 95 % : [0,31 ; 0,94] ; OS médiane de 20,1 mois vs 11,9 mois pour l’atezolizumab et le docétaxel, respectivement) et chez les patients non-fumeurs (HR de 0,71, IC à 95 % : [0,47 ; 1,08] ; OS médiane de 16,3 mois vs 12,6 mois pour l’atezolizumab et le docétaxel, respectivement). Toutefois, les patients avec des mutations de l’EGFR n’ont pas montré d’amélioration de l’OS avec l’atezolizumab comparé au docétaxel (HR de 1,24, IC à 95 % : [0,71 ; 2,18] ; OS médiane de 10,5 mois vs 16,2 mois pour l’atezolizumab et le docétaxel, respectivement).
Un allongement du délai jusqu’à aggravation de la douleur thoracique rapportée par le patient, mesurée par l'EORTC QLQ-LC13, a été observé avec l’atezolizumab comparé au docétaxel (HR de 0,71, IC à 95 % : [0,49 ; 1,05] ; médiane non atteinte dans aucun des bras). Le délai jusqu’à détérioration d’autres symptômes du cancer du poumon (c.-à-d. toux, dyspnée et douleur dans le bras/l’épaule), mesurée par l’EORTC QLQ-LC13, a été similaire entre l’atezolizumab et le docétaxel. Ces résultats doivent être interprétés avec précaution en raison du design en ouvert de l’essai clinique.
POPLAR (GO28753) : essai clinique randomisé de phase II chez des patients atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique préalablement traité par chimiothérapie
Une étude de phase II, multicentrique, internationale, randomisée, en ouvert, contrôlée, POPLAR a été menée chez des patients atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique ayant progressé pendant ou après un traitement à base de platine, quel que soit le statut d’expression de PD-L1. Le critère principal d’évaluation d’efficacité était la survie globale. Au total, 287 patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir l’atezolizumab (1200 mg par perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines jusqu’à perte du bénéfice clinique) ou le docétaxel (75 mg/m2 par perfusion intraveineuse le jour 1 de chaque cycle de 3 semaines jusqu’à progression de la maladie). La randomisation a été stratifiée selon le statut d’expression de PD-L1 sur les IC, le nombre de chimiothérapies antérieures et l’histologie. Une analyse actualisée avec au total 200 décès observés et un suivi médian de survie de 22 mois a montré une OS médiane de 12,6 mois chez les patients traités par l’atezolizumab vs 9,7 mois chez les patients traités par le docétaxel (HR de 0,69, IC à 95 % : [0,52 ; 0,92]). L’ORR a été de 15,3 % vs 14,7 % et la DOR médiane a été de 18,6 mois vs 7,2 mois pour l’atezolizumab vs le docétaxel, respectivement.
IMpower133 (GO30081) : essai clinique de phase I/III, randomisé, chez des patients naïfs de chimiothérapie atteints d’un CBPC de stade étendu, en association au carboplatine et à l’étoposide
Un essai clinique de phase I/III, multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé versus placebo, IMpower133, a été mené afin d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’atezolizumab en association au carboplatine et à l’étoposide, chez des patients naïfs de chimiothérapie atteints d’un cancer bronchique à petites cellules (CBPC) de stade étendu.
Les patients ont été exclus s’ils présentaient des métastases cérébrales actives ou non traitées, un antécédent de maladie auto-immune, s’ils avaient reçu un vaccin vivant atténué dans les 4 semaines précédant la randomisation, s’ils avaient reçu un traitement immunosuppresseur systémique dans la semaine précédant la randomisation. Des évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 6 semaines pendant les 48 premières semaines suivant le Jour 1 du Cycle 1, puis toutes les 9 semaines par la suite. Les patients répondant aux critères établis et acceptant d’être traités au-delà de la progression de la maladie ont fait l’objet d’une évaluation tumorale toutes les 6 semaines jusqu’à l’arrêt du traitement.
Au total, 403 patients ont été inclus et randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir l’un des traitements décrits dans le tableau 11. La randomisation a été stratifiée selon le sexe, l’indice de performance ECOG et la présence de métastases cérébrales.
Tableau 11 : Traitements intraveineux (IMpower133)
(quatre cycles de 21 jours)
Atezolizumab (1200 mg)a + carboplatine (AUC 5)b + étoposide (100 mg/m2)b,c
Placebo + carboplatine (AUC 5)b + étoposide (100 mg/m2)b,c
b Le carboplatine et l’étoposide ont été administrés jusqu’à la fin des 4 cycles ou jusqu’à progression de la maladie ou survenue d’une toxicité inacceptable, selon l’événement survenant en premier
c L’étoposide a été administré aux jours 1, 2 et 3 de chaque cycle
Les caractéristiques démographiques et pathologiques à l’inclusion de la population étudiée étaient bien équilibrées entre les bras de traitement. L’âge médian était de 64 ans (étendue : 26 à 90 ans) avec 10 % des patients âgés de 75 ans et plus. La majorité des patients était de sexe masculin (65 %), de type caucasien (80 %) et 9 % présentaient des métastases cérébrales. La plupart des patients étaient fumeurs ou anciens fumeurs (97 %). L’indice de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (35 %) ou 1 (65 %).
Au moment de l’analyse principale, les patients avaient une durée médiane de suivi de la survie de 13,9 mois. Une amélioration statistiquement significative de l’OS a été observée avec l’atezolizumab en association au carboplatine et à l’étoposide, comparé au bras contrôle (HR de 0,70, IC à 95 % : [0,54 ; 0,91] ; OS médiane de 12,3 mois vs 10,3 mois). Dans l’analyse finale exploratoire de l’OS avec un plus long suivi (médiane : 22,9 mois), l’OS médiane pour les deux bras était inchangée par rapport à l’analyse intermédiaire principale de l’OS. Les résultats de PFS, d’ORR et de DOR issus de l’analyse principale, ainsi que l’analyse finale exploratoire de l’OS, sont résumés dans le tableau 12. Les courbes de Kaplan-Meier pour l’OS et la PFS sont présentées en figures 12 et 13. Les données sur les patients présentant des métastases cérébrales sont trop limitées pour tirer des conclusions sur cette population.
Tableau 12 : Résumé de l’efficacité (IMpower133)
d’évaluation d’efficacité
(Atezolizumab + carboplatine + étoposide)
(Placebo + carboplatine + étoposide)
Co-critères principaux d’évaluation
Analyse de l’OS*
(10,8 ; 15,8)
(9,3 ; 11,3)
Hazard ratio stratifié‡ (IC à 95 %)
0,76 (0,60 ; 0,95)
PFS évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1)**
(4,4 ; 5,6)
(4,2 ; 4,5)
0,77 (0,62 ; 0,96)
PFS à 6 mois (%)
ORR évalué par l’investigateur (RECIST v1.1)** ^
(53,1 ; 67,0)
(57,3 ; 71,0)
DOR évaluée par l’investigateur (RECIST v1.1)** ^
(4,1 ; 4,5)
(3,1 ; 4,2)
PFS = survie sans progression ; RECIST = Critères d’Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides v1.1. ; IC = intervalle de confiance ; ORR = taux de réponse objective ; DOR = durée de la réponse ; OS = survie globale
‡ Stratifié selon le sexe et l’indice de performance ECOG
* Analyse finale exploratoire de l’OS sur les données cliniques au 24 Janvier 2019
** Analyses de la PFS, de l’ORR et de la DOR sur les données cliniques au 24 Avril 2018
*** Dans un but descriptif uniquement
Figure 12 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie globale (IMpower133)
Figure 13 : Courbe de Kaplan-Meier de la survie sans progression (IMpower133)
Efficacité chez les patients âgés
Aucune différence globale d’efficacité n’a été observée entre les patients âgés de 65 ans et plus et les patients plus jeunes recevant l’atezolizumab en monothérapie. Dans l’étude clinique IMpower150, un âge de 65 ans et plus a été associé à un effet diminué d’atezolizumab chez les patients recevant l’atezolizumab en association au carboplatine et au paclitaxel.
Une étude de phase précoce, multicentrique, en ouvert, a été menée chez des patients pédiatriques (< 18 ans, n = 69) et chez des jeunes adultes (18 - 30 ans, n = 18) atteints de tumeurs solides en rechute ou en progression, ou d’un lymphome Hodgkinien ou non Hodgkinien, afin d’évaluer la sécurité et la pharmacocinétique d’atezolizumab. Les patients étaient traités par 15 mg/kg d’atezolizumab IV toutes les 3 semaines (voir rubrique 5.2).
L'exposition à l'atezolizumab a augmenté de manière proportionnelle à la dose sur l’intervalle de dose de 1 mg/kg à 20 mg/kg, incluant la dose fixe de 1200 mg administrée toutes les 3 semaines. Une analyse de population incluant 472 patients a décrit la pharmacocinétique d'atezolizumab pour l’intervalle de dose de 1 à 20 mg/kg avec un modèle d'élimination bi-compartimental linéaire avec élimination de premier ordre. Une analyse pharmacocinétique de population indique que l'état d'équilibre est obtenu après 6 à 9 semaines (2 à 3 cycles) d'administration répétée. L'accumulation systémique s’est traduite par une multiplication de l'aire sous la courbe, de la concentration maximale et de la concentration résiduelle de 1,91, 1,46 et 2,75 fois, respectivement.
Une analyse pharmacocinétique de population indique que la clairance d'atezolizumab est de 0,200 L/jour et que la demi-vie d'élimination terminale type est de 27 jours.
Sur la base des analyses de réponse pharmacocinétique de la population et des données d'exposition, l’âge (21- 89 ans), l’origine ethno-géographique, l’insuffisance rénale, l’insuffisance hépatique légère, le niveau d'expression de PD-L1 ou l’indice de performance ECOG n’ont pas d’effet sur la pharmacocinétique d’atezolizumab. Le poids corporel, le sexe, la présence d’anticorps anti-atezolizumab, les taux d’albumine et la charge tumorale ont un impact statistiquement significatif mais non cliniquement pertinent sur la pharmacocinétique d’atezolizumab. Aucun ajustement de dose n’est recommandé.
Aucune étude spécifique d’atezolizumab n'a été menée chez des patients âgés. L'effet de l'âge sur la pharmacocinétique d'atezolizumab a été évalué dans une analyse pharmacocinétique de population. L'âge n'a pas été identifié comme une covariable significative influençant la pharmacocinétique d'atezolizumab pour des patients allant de 21 à 89 ans (n  472) et un âge médian de 62 ans. Aucune différence cliniquement importante n'a été observée dans la pharmacocinétique d'atezolizumab entre les patients  65 ans (n  274), les patients de 65  75 ans (n  152) et les patients  75 ans (n  46) (voir rubrique 4.2).
Les résultats pharmacocinétiques issus d’une étude en phase précoce, multicentrique, en ouvert, menée chez des patients pédiatriques (< 18 ans, n = 69) et chez des jeunes adultes (18 - 30 ans, n = 18), montrent que la clairance et le volume de distribution d’atezolizumab étaient comparables entre les patients pédiatriques recevant 15 mg/kg d’atezolizumab et les jeunes adultes recevant 1200 mg d’atezolizumab toutes les 3 semaines après normalisation du poids corporel, avec une tendance à une exposition plus faible chez les patients pédiatriques associée à la diminution du poids corporel. Ces différences n’étaient pas associées à une diminution des concentrations d’atezolizumab en dessous de l’exposition thérapeutique cible. Les données pour les enfants < 2 ans étant limitées, aucune conclusion ne peut être faite.
Aucune étude spécifique d’atezolizumab n’a été réalisée chez des patients insuffisants rénaux. Dans l'analyse pharmacocinétique de population, aucune différence cliniquement importante n'a été observée pour la clairance d'atezolizumab entre les patients atteints d'insuffisance rénale légère (débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe] de 60 à 89 mL/min/1,73 m2 ; n  208) ou modérée (DFGe de 30 à 59 mL/min/1,73 m2 ; n  116) comparé aux patients présentant une fonction rénale normale (DFGe supérieur ou égal à 90 mL/min/1,73 m2 ; n  140). Seuls quelques patients souffraient d'insuffisance rénale sévère (DFGe de 15 à 29 mL/min/1,73 m2 ; n  8) (voir rubrique 4.2). L’effet de l’insuffisance rénale sévère sur la pharmacocinétique d’atezolizumab n’est pas connu.
Aucune étude spécifique d’atezolizumab n’a été réalisée chez des patients insuffisants hépatiques. Dans l'analyse pharmacocinétique de population, aucune différence cliniquement importante n'a été observée pour la clairance d'atezolizumab entre les patients atteints d'insuffisance hépatique légère (bilirubine  LSN et ASAT  LSN ou bilirubine > 1,0  LSN à 1,5  LSN et quel que soit l’ASAT, n  71) et ceux présentant une fonction hépatique normale (bilirubine et ASAT  LSN, n = 401). Aucune donnée n'est disponible chez des patients atteints d'insuffisance hépatique modérée ou sévère. L'insuffisance hépatique a été définie par les critères de dysfonctionnement hépatique du National Cancer Institute (NCI) (voir rubrique 4.2). L’effet d’une insuffisance hépatique modérée ou sévère (bilirubine > 1,5 x LSN à 3 × LSN et quel que soit l’ASAT ou bilirubine > 3 × LSN et quel que soit l’ASAT) sur la pharmacocinétique d’atezolizumab n’est pas connu.
Aucune étude de carcinogénicité n'a été réalisée pour établir le potentiel carcinogène d’atezolizumab.
Aucune étude de mutagénicité n'a été réalisée pour établir le potentiel mutagène d’atezolizumab. Les anticorps monoclonaux ne devraient toutefois pas entraîner d'altérations de l'ADN ou des chromosomes.
Aucune étude de fertilité n'a été menée avec l’atezolizumab ; toutefois, une évaluation des organes reproducteurs mâles et femelles de singes cynomolgus a été incluse dans l'étude de toxicité chronique. L’administration hebdomadaire d’atezolizumab à des singes femelles ayant une AUC estimée approximativement à 6 fois l’AUC chez les patients recevant la dose recommandée a entraîné un cycle menstruel irrégulier et un manque de formation de nouveaux corps jaunes dans les ovaires, qui était réversible. Il n'y a eu aucun effet sur les organes reproducteurs mâles.
Aucune étude sur la reproduction ni étude de tératogénicité n'a été menée chez l'animal avec l’atezolizumab. Les études chez l'animal ont montré que l'inhibition de la voie PD-L1/PD1 peut entraîner un rejet du fœtus d’origine immunologique, entraînant la mort de celui-ci. L'administration d’atezolizumab pourrait avoir des effets nocifs sur le fœtus, y compris une mortalité embryo-fœtale.
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments, à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
La stabilité physique et chimique du médicament après dilution a été démontrée pendant 24 heures à
≤ 30°C et pendant 30 jours entre 2°C et 8°C depuis le moment de la préparation.
D'un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion préparée doit être utilisée immédiatement. Si elle n'est pas utilisée immédiatement, les durées et conditions de conservation après dilution et jusqu’à l’utilisation sont sous la responsabilité de l’utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C et 8°C ou 8 heures à température ambiante (≤ 25°C), sauf en cas de dilution réalisée en conditions d’asepsie dûment contrôlées et validées.
Pour les conditions de conservation après dilution du médicament, voir la rubrique 6.3.
Flacon en verre de type I muni d’un bouchon en élastomère butyle et d’une capsule en aluminium avec un opercule en plastique bleu contenant 20 mL de solution à diluer pour perfusion.
Tecentriq ne contient aucun conservateur antimicrobien ou agent bactériostatique et doit être préparé par un professionnel de santé en utilisant une technique aseptique afin d’assurer la stérilité des solutions préparées.
Préparation, manipulation et conservation aseptiques
 effectuée dans des conditions aseptiques par du personnel qualifié conformément aux règles de bonnes pratiques, en particulier en ce qui concerne la préparation aseptique des produits administrés par voie parentérale.
 réalisée sous une hotte à flux laminaire ou un poste de sécurité biologique en prenant les précautions standards en matière de manipulation sans risque des produits intraveineux.
 suivie par la conservation appropriée de la solution préparée pour perfusion intraveineuse afin d’assurer le maintien des conditions aseptiques.
20 mL de solution à diluer de Tecentriq doivent être prélevés du flacon et dilués dans une poche pour perfusion en polychlorure de vinyle (PVC), polyoléfine (PO), polyéthylène (PE) ou polypropylène (PP) contenant une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). Après dilution, la concentration finale de la solution diluée doit être entre 3,2 et 16,8 mg/mL.
La poche doit être doucement retournée pour mélanger la solution afin d’éviter la formation de mousse. Une fois la solution pour perfusion préparée, elle doit être administrée immédiatement (voir rubrique 6.3).
Les médicaments pour usage parentéral doivent être inspectés visuellement avant l’administration afin de détecter toute présence éventuelle de particules ou une décoloration. Si des particules ou une décoloration sont observées, la solution ne doit pas être utilisée.
Aucune incompatibilité n’a été observée entre Tecentriq et les poches pour perfusion ayant des surfaces en contact avec la solution en polychlorure de vinyle (PVC), polyoléfine (PO), polyéthylène (PE) ou polypropylène (PP). De plus, aucune incompatibilité n’a été observée avec les membranes de filtres en ligne composées de polyéthersulfone ou de polysulfone et les sets de perfusion ou autres dispositifs de perfusion composés de PVC, PE, polybutadiène ou polyétheruréthane. L’utilisation de filtres en ligne est optionnelle.
Ne pas administrer simultanément avec d’autres médicaments sur la même ligne de perfusion.
Date de première autorisation : 21 septembre 2017
3519006 TECENTRIQ 1200MG SOL DIL. POUR PERF FL 1 X 20ML L01XC32 - Oui