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Matched Legal Cases: ['art 1', 'art 1', 'art 3', 'art 4', 'art 1', 'in casu', 'art.3']

LE LIBRE FORUM CATHOLIQUE :: Voir le sujet - Le Canon 2200, �2, Et La Pertinacit�
Le Canon 2200, �2, Et La Pertinacit�
Post� le: Jeu Juin 04, 2009 9:56 pm Sujet du message: Le Canon 2200, �2, Et La Pertinacit�
Dans le fil � Contre les obs�d�s Zinzins du Droit Canon �, le mardi 2 juin 2009 � 17h25 (GMT + 1 H), Michel-Louis GARS du Loir a �crit:	Pr�ambule :
La pr�sente �tude est l��uvre d�un ami dont je ne r�v�lerai pas le nom dans un premier temps pour �viter de d�clencher des disputes inutiles et pr�judiciables � la mise en lumi�re de la v�rit� qui ne peut se faire que dans la Charit�.
Elle m�a �t� communiqu�e par un autre ami (commun) qui l�avait d�abord re�ue de l�auteur mais n�avait pas le temps disponible suffisant � la mise en forme pour la publier sur notre forum, afin que je le fasse moi-m�me.
A ce texte, �tabli � l�origine pour une impression sur papier de format A4, il manque ici, au d�but de l�exposition proprement dite de l��tude elle-m�me, la table des mati�res avec le num�ro des pages correspondant aux diff�rents titres, num�ros de pages qui n�ont bien s�r aucun objet dans la pr�sente publication.
Je me suis permis, d�autre part, d�y apporter quelques l�g�res modifications, plut�t dans la forme.
La pr�paration achev�e, je livre donc ce travail � votre lecture attentionn�e et votre �tude que je souhaite fructueuse et ne voudrais pas malveillante par principe.
Ami ou aimable lecteur, bon courage !
Jean-Paul BONTEMPS, ce dimanche de Pentec�te, 31 mai 2009.
� Pertinacia sola facit h�reticvm. Seule la pertinacit� fait un h�r�tique �
(St Thomas d�Aquin : Qu�stio VIII, De Vitiis Capitalibus, art 1)
Plions nos id�es aux autorit�s, et non pas les autorit�s � nos id�es.
Pour qu�un catholique tombe en h�r�sie, deux �l�ments sont requis : (I) le doute ou la n�gation d�un dogme, et (II) la pertinacit�, c�est � dire la conscience que c�est bien un dogme qu�on rejette. Sans ces deux �l�ments, personne ne peut �tre h�r�tique. C�est ce qu�affirme St Thomas d�Aquin � la r�f�rence ci-dessus donn�e, St Alphonse � Theologia Moralis, lib. III, n.19 et qu�aucun th�ologien n�a jamais mis en doute.
Mais de nos jours, certains ont pr�tendu que dans la pr�sence du premier �l�ment, le second est juridiquement pr�sum�. Selon cet avis, m�me celui qui erre en toute innocence en mati�re dogmatique serait cens� h�r�tique et exclu de l��glise. Ce ne serait pas l� un jugement t�m�raire, car il ne s�agirait pas de croire que le fourvoy� est r�ellement h�r�tique, mais seulement d�agir comme s�il l��tait, par respect de la loi.
De toute �vidence, si la loi de l��glise impose une telle pr�somption, il faut la suivre. Mais ce serait un abus bien grave de pr�sumer la pertinacit� de tous les fourvoy�s si la loi ne l�exige pas.
La question se pose donc : est-ce que la loi de l��glise pr�sume la pertinacit� toutes les fois qu�un catholique adh�re � une position h�r�tique, m�me si, de fait, il se trompe de bonne foi et sans pertinacit� ?
Cette question divise actuellement les catholiques, m�me les chercheurs les plus s�rieux.
Ainsi l�abb� Vincent Zins tient pour une telle pr�somption (par exemple en Sub Tuum Pr�sidium, No 64) mais l��tude Ce que tous les catholiques devraient savoir concernant l��tat actuel de l��glise circul� depuis 1992 Britons Catholic Library, affirme le contraire : � Une erreur innocente de la part de celui qui ne se rend pas compte que sa doctrine s�oppose � un dogme catholique ne constitue pas l�h�r�sie m�me mat�rielle� �, et telle est la doctrine sur laquelle insistait Britons Catholic Library ailleurs aussi (voir Letter No 7 pp. 39-40 ; No 9 pp. 5-6, No 10, pp. 56-68). On admettait une pr�somption de pertinacit� en certains cas, mais pas toujours et automatiquement.
Ce d�saccord est �videmment de la plus grande importance. Car la crise actuelle a �t� l�occasion pour certains, voulant rester fid�les � l��glise, de se faire des id�es objectivement h�r�tiques. Ainsi certains disent que l��glise n�est plus visible, d�autres qu�elle a err� dans la foi, d�autres qu�elle n�a plus de hi�rarchie, d�autres que le magist�re ordinaire n�est pas infaillible. Ce sont l� autant de propos r�ellement h�r�tiques, mais souvent avanc�s par des gens qui ne se rendent pas compte que leurs id�es s�opposent � un dogme. Ces confus-l�, sont-ils d�office exclus de l��glise par une pr�somption de pertinacit� ? Ou sont-ils catholiques � moins que cette pertinacit� ne soit manifeste en chaque cas ?
Pour savoir qui a raison dans ce d�saccord, le catholique voudra bien s�r consulter les auteurs, mais ceux-ci ne s�accordent pas parfaitement non plus.
Ainsi Dom Udalricus Beste affirme l�existence d�une telle pr�somption Citation:	Celui qui de bonne foi nie ou appelle en doute, par ignorance, un dogme que l��glise enseigne comme �tant � tenir de foi divine et catholique est un h�r�tique seulement mat�riel, pas formel. Cependant selon la norme �nonc�e dans le canon 2200 �2, �tant donn� la n�gation, ou le doute externe, d�un dogme de foi, l�h�r�sie est toujours pr�sum�e formelle au for externe, jusqu�� ce que le contraire soit prouv�.
Qui aliquam veritatem, quam Ecclesia ut dogma fide divina et catholica tenendum docet, in bona fide negat vel in dubium vocat ex ignorantia, est h�reticus materialis tantum, non formalis. Attamen ex norma in can. 2200�2 enuntiata, posita externa negatione vel dubitatione alicuius dogmatis fidei, h�resis semper pr�sumitur formalis in foro externo, donec contrarium probetur.	(Introductio in Codicem, 1946, p. 662, in can. 1325.)
En revanche, le Clergy Review, consacre de nombreuses pages en 1952 � l�application du Canon 2200 �2 � la pertinacit� en mati�re d�h�r�sie. C�est m�me la seule �tude approfondie du canon 2200 �2 par rapport � l�h�r�sie. Son moraliste, le chanoine Mahoney D.D., conclue que la pertinacit� n�est cens�e pr�sente que quand le fourvoy� se rend compte de rejeter la position de l��glise catholique ou est membre d�une secte que l��glise a jug� h�r�tique. Il rejette enti�rement la position de Beste.
Citation:	Ce serait donc� un abus du terme que de qualifier d�h�r�tique un catholique professant qui nierait ou douterait d�une doctrine laquelle il ne savait pas �tre comprise dans l�enseignement dogmatique de l��glise ; une telle personne ne serait m�me pas un p�cheur �mat�riel�, parce qu�il ne serait pas rebelle.
It would therefore...be a misuse of the term to brand as a heretic a professing Catholic who should deny or doubt a doctrine which he did not know to form part of the Church's dogmatic teaching; such a person would not be even a �material� sinner, because he would not be a rebel.	(Le Chanoine E J Mahoney : The Clergy Review, 1952, vol. XXXVII, circa p. 459.)
Son correspondant Dom Theodore Richardson O.S.B., D.C.L., M.A. est plus formel encore Citation:	On ne peut pas se servir de la pr�somption du canon 2200 �2 pour se dispenser de la preuve de la pertinacit� consid�r�e comme �l�ment dans le corpus delicti de l�h�r�sie. Jusqu�� ce qu�elle soit prouv�e pr�sente, il ne peut y avoir, m�me au for externe, aucune pr�somption qu�une censure ait �t� encourue ; il ne peut m�me pas en �tre question�
The presumption of canon 2200�2 cannot be used to dispense one from the proof of pertinacity considered as an element in the corpus delicti of heresy. Until it has been proved, there can be no presumption, even in the external forum, that a censure has been incurred; there can indeed be no question of it�	(Ibid.)
Le d�saccord ne pourrait �tre plus clair. Qui a raison ? Pour r�pondre � cette question nous allons regarder :
�	Le canon 2200, � 2, en texte et contexte (voir Canon 18).
�	La doctrine des plus grands th�ologiens en cette mati�re.
�	Argumenta Rationis (1).
�	Le jugement pratique des th�ologiens, des saints, et surtout du Saint-Si�ge en mati�re d�h�r�sie.
�	Comment conna�tre la pertinacit� ?
�	Les circonstances o� la pertinacit� est r�ellement pr�sum�e.
�	A quoi sert le Canon 2200, � 2 ?
�	R�sum� de nos constatations.
�	Annexe 1. Evaluation de la probabilit� th�ologique de l�avis minoritaire sur ce sujet.
�	Annexe 2. Quelle doit �tre la pertinacit� requise pour l�h�r�sie, � la lumi�re du canon 2229, � 2, et de ses commentateurs.
(1) : C�est � dire : les preuves apport�es par la raison.
Cela permettra � chaque lecteur de tirer en pleine connaissance de cause des conclusions pratiques � suivre durant cette p�riode o� l�autorit� est muette dans l��glise.
Le Canon 2200, � 2, en Texte et Contexte
Citation:	Etant donn�e une violation externe d�une loi, le dol est pr�sum� au for externe jusqu�� ce que le contraire soit prouv�.
Posita externa legis violatione, dolus in foro externo pr�sumitur donec contrarium probetur.	Telle est la loi que nous consid�rons. Or, manifestement, il ne dit pas, � �tant donn�e l�expression externe d�un propos h�r�tique de la part d�un catholique, la pertinacit� est pr�sum�e au for externe� � Cela s�ensuivrait seulement si une erreur de ce genre �tait envisag�e comme une � violation externe de la loi �.
Mais en effet, cette loi n�a aucun rapport sp�cial avec l�h�r�sie. Elle exprime un principe juridique tout � fait traditionnel dans l��glise. C�est pourquoi le Code donne cinq r�f�rences en bas de page pour illustrer son origine et contribuer � son interpr�tation en cas de doute (Canons 6 et 23). Ces r�f�rences remontent au D�cret de Gratien (Codifi� XIIi�me si�cle). Aucune d�entre elles ne se rapporte � l�h�r�sie ni autorise une telle interpr�tation de notre texte. Pourtant, en mati�re p�nale (et le Canon 2200 �2 se trouve en effet dans le livre de Poenis du Code) � benignior est interpretatio facienda � (Canon 2219) � il faut pr�f�rer l�interpr�tation b�nigne.
Aussi est-il � remarquer que pour soutenir l�interpr�tation dure avec sa pr�somption de pertinacit�, le D�cret de Gratien sur l�h�r�sie n�aurait pas servi s�il s��tait trouv� dans les notes des sources, car il affirme exactement le contraire : Citation:	Sed qui sententiam suam, quamvis falsam atque perversam, nulla pertinaci animositate defendunt pr�sertim quam non audacia su� pr�sumptionis pepererunt sed a seductis atque in errorem lapsis parentibus acceperunt: qu�runt autem cauta sollicitudine veritatem, corrigi parati cvm invenerint, nequaquam sunt inter h�reticos deputandi.
Mais ceux qui d�fendent leur opinion, quelque fausse et perverse qu�elle puisse �tre, sans animosit� pertinace, surtout s�ils ne l�ont pas engendr�e par l�audace de leur propre pr�somption mais l�ont re�u de ses inventeurs s�duits et tomb�s en erreur, et qui cherchent la v�rit� avec soin et sollicitude �tant dispos�s de se corriger au moment de la trouver, ne sont nullement � compter parmi les h�r�tiques.	(C. XXIV, q. 3 c. 29. [2])
[(2) : Ce texte est essentiellement une citation de St Augustin, comme on verra plus loin.]
Voil� donc une premi�re affirmation tr�s claire : ceux qui ne sont pas pertinaces � ne sont nullement � compter parmi les h�r�tiques. � Voil� une n�gation absolue de la pr�somption de la pertinacit�, car si celle-ci �tait � pr�sumer, il aurait fallu �crire non pas "nequaquam" mais "omnino" � il faudrait bien compter parmi les h�r�tiques tout ceux qui sont exclus par ce texte.
A noter que selon le Canon 6, � 4, de notre Code � En doute si quelque r�glement des canons est en d�saccord avec l�ancienne loi, il ne faut pas s��loigner de celle-ci. �
L�Enseignement des Th�ologiens
Notre sujet n�appartient pas au domaine exclusivement canonique. Savoir qui sont les membres de l��glise et qui ne le sont pas est une question d�ordre souverainement th�ologique. C�est pourquoi nous aurons raison d��tudier l�enseignement des plus grands th�ologiens de l��glise sur cette question de pertinacit�.
Tout d�abord, le lieu classique est le texte de St Augustin qui fut l�origine du texte du D�cret de Gratien que nous venons de voir. Citation:	Mais ceux qui d�fendent leur opinion, quelque fausse et perverse qu�elle puisse �tre, sans animosit� pertinace, et cherchent la v�rit� avec soin et sollicitude �tant dispos�s de se corriger au moment de la trouver, ne sont nullement � compter parmi les h�r�tiques.	(St Augustine: in cap. Dixit Apostolus, XXIV, q. III; Letter 43, para. 162, c. 1, n. 1.)
Le m�me saint, le plus grand des P�res de l��glise, r�p�te toujours la m�me doctrine. Voir Contra Manich�os, in cap. qui in Ecclesia, XXIV, q. III, et De Baptismo contra Donatistas Lib. 4, Cap. 16.)
D�Augustin, nous passons au plus grand th�ologien de l��glise, le docteur ang�lique St Thomas d�Aquin.
St Thomas traite de l�h�r�sie dans la Somme Th�ologique II-II, q. 11, ainsi que dans son Commentaire sur le IVi�me Livre des Sentences, dist. XVII, expos. text. (p.517), Qu�stio VIII, De Vitiis Capitalibus, art 1, Dist XIII, Q 1, art 3 and Q 2 a 1, Summa Theologi�, I, Q 32 art 4.
Partout il insiste fermement sur la n�cessit� absolue de la pertinacit� pour que quelqu�un soit h�r�tique, disant, par exemple, que � l�h�r�sie, au-del� de l�erreur, ajoute un �l�ment qui concerne le sujet, car il s�agit d�une erreur qui concerne des choses appartenant � la foi, et un �l�ment qui concerne la personne qui erre, car elle implique la pertinacit� laquelle seule fait que quelqu�un soit h�r�tique. � (Qu�stio VIII, De Vitiis Capitalibus, art 1.)
C�est surtout de la Somme Th�ologique, II-II, q. 11, a.3 "Utrum h�retici sint tolerandi" qu�il ressort tr�s clairement que St Thomas ignore enti�rement une pr�somption universelle de pertinacit�. Car l� il souligne que l��glise ne condamne les h�r�tiques que dans la mesure o� ils sont r�ellement pertinaces, ce qui n�aurait aucun sens si les m�mes censures frappaient indiff�remment les catholiques qui errent de bonne foi.
Avec le cardinal de Lugo nous arrivons au th�ologien qui dans toute l�histoire de l��glise a consacr� le plus d��tude au sujet de la pertinacit� requise pour que quelqu�un soit h�r�tique. St Alphonse de Liguori le jugeait le plus grand th�ologien depuis St Thomas. Aucun th�ologien s�rieux depuis qu�il a �crit n�a pu parler de la pertinacit� sans r�f�rence aux pages du c�l�bre cardinal espagnol. Il s�agit, en effet, de 43 colonnes de ses Disputationes Scholastic� et Morales. La traduction de chacune de ces colonnes correspond � une page de ce pr�sent texte en A4. Et dans ces 43 colonnes, le raisonnement est dense, la science immense, les autorit�s cit�es nombreuses et lourdes. On peut se demander apr�s leur lecture comment quelqu�un oserait parler de la pertinacit� sans les avoir lues. (3)
(3) : Toutes les pages de l�abb� Zins sur la pertinacit� affichent son ignorance de ce lieu classique.
Comme il est impossible de donner toutes ces pages dans cet article, citons au moins quelques passages repr�sentatifs de la doctrine de l�auteur.
Citation:	Tous sont d�accord que la pertinacit� est requise pour que quelqu�un soit, et soit appel�, un h�r�tique, et donc qu�il puisse encourir les peines eccl�siastiques. Ceci est suppos� dans les d�crets des conciles qui condamnent ceux qui disent pertinacement le contraire.
Etant donn� que Alciatus et Menochius� �taient juristes, qui ne s�occupent que du for externe, il est seulement au for externe qu�ils disent que l�accus� peut �tre excus� s�il n��tait pas averti ni r�primand�
Car si l�on pouvait �tre certain par ailleurs, par la notori�t� de la doctrine elle-m�me, la qualit� de la personne, et d�autres circonstances, que l�accus� ne pouvait pas ignorer l�opposition entre sa doctrine et l��glise, par le fait m�me [sans besoin d�admonition] il serait jug� h�r�tique�
Mais pour d�autres personnes priv�es, il sera parfois plus s�r d��viter tout de suite un h�r�tique s�ils savent qu�il p�che non pas par ignorance mais par malice.
Le for externe ne juge pas contre le for interne � moins que ce soit � cause d�une pr�somption fond�e sur une circonstance externe qui suffit pour la justifier. Si donc la proposition faite par l��v�que ne suffit pas d�elle-m�me � cr�er une obligation � croire, on ne doit pas juger pertinace au for externe qui ne croit pas malgr� cette proposition.
Si un th�ologien �rudit nie que telle est la doctrine de l��glise et apporte des fondements apparents pour prouver l�ignorance des censeurs [juges eccl�siastiques] qui auraient condamn� injustement ses affirmations, il faut encore le satisfaire et disputer et lui expliquer la fondation de la condamnation pour le convaincre ou pour qu�� l�avis des sages il devrait �tre convaincu que la condamnation fut m�rit�e. Apr�s quoi, s�il n�a pas consenti, il peut raisonnablement �tre d�clar� pertinace.
La cinqui�me opinion qui est la plus vraie et la plus commune dit que toute ignorance, voire crasse et affect�e, excuse aussi bien de l�h�r�sie que des peines des h�r�tiques.
Les adversaires de cette opinion se basent d�abord sur le propos suivant de St Augustin : � Mais ceux qui d�fendent leur opinion, quelque fausse et perverse qu�elle puisse �tre, sans animosit� pertinace, et cherchent la v�rit� avec soin et sollicitude �tant dispos�s de se corriger au moment de la trouver, ne sont nullement � compter parmi les h�r�tiques. � Car dans ces mots St Augustin n�excuse de la pertinacit� et de l�h�r�sie que ceux qui cherchent la v�rit� avec soin, et non ceux qui n�gligent de la trouver, encore moins ceux qui la fuient expr�s pour ne pas la trouver. A quoi on r�pond que St Augustin en excuse en effet ceux qui cherchent la v�rit�, mais pour les autres il ne les excuse pas mais ne les d�clare pas h�r�tiques non plus ; il affirme ce qui �tait s�r et fait abstraction de ce qui �tait moins s�r.
En somme, on peut dire que le plus grand expert de l��glise sur la pertinacit� ignore totalement l�id�e que l�on pourrait pr�sumer la pertinacit� toutes les fois qu�un catholique se trompe en mati�re de doctrine : tout ce qu�il �crit pr�sume le contraire. Il reconna�t, bien s�r, la pr�somption de pertinacit� en certains cas tr�s particuliers, par exemple un grand th�ologien qui nierait un dogme tr�s bien connu, mais cela ne fait que de souligner que ces cas sont exceptionnels. La r�gle ordinaire est que la pertinacit� doit �tre rendue �vidente en chaque cas.
Et pour en venir � St Alphonse lui-m�me, docteur de l��glise et de qui le Saint-Si�ge a jug� que l�on peut toujours suivre ses doctrines de bonne conscience, il en est de m�me. Le saint docteur affirme que � personne n�est h�r�tique tant qu�il est dispos� de soumettre son jugement � l��glise, ou ignore que la vraie �glise du Christ tient le contraire, m�me s�il d�fend mordicus son avis en cons�quence d�une ignorance coupable voire crasse. � (St Alphonse de Liguori : Theologia Moralis, lib. III, n. 19.) Nulle part il ne semble penser que cette pertinacit� puisse �tre pr�sum� si ce n�est dans le cas d�un catholique niant la foi tout enti�re ou adorant des idoles ext�rieurement tout en gardant la vraie foi dans son c�ur (ibid.)
Un autre th�ologien qui discute en grand d�tail la pertinacit� comme �l�ment essentiel � l�h�r�sie est Ballerini. Il suit �troitement de Lugo. Il parle d�une pr�somption de pertinacit� au for externe dans le cas de celui qui nie la conclusion d�un syllogisme �videmment valide dont une pr�misse serait r�v�l�e et l�autre naturellement et �videmment certaine. Dans un pareil cas, explique-t-il, on aurait le droit de penser que c�est bien le propos de foi qui est ni�. Mais il ne conna�t aucune pr�somption de pertinacit� universelle et tient � ce qu�un accus� ou suspect soit averti. Personne, pour lui, n�est h�r�tique, ni excommuni� comme tel, tant qu�il ignore que l��glise tient le contraire de son opinion erron�e. Citation:	Utique iurist� qui de solo foro externo agunt dicunt in hoc foro excusari posse reum si monitus non fuit nec correctus; qui paratus est errorem deponere et corrigi si monitus fuisset. Quo etiam spectare potest ut detur aliquod tempus quo instrui quis possit nebulasque menti offusas disiicere.
En effet les juristes, qui ne s�occupent que du for externe, disent qu�� ce for un accus� peut �tre excus� s�il ne fut ni averti ni corrig� ; lequel est dispos� � d�poser son erreur et � s�amender s�il avait �t� averti. Ce qui peut aussi impliquer qu�un certain d�lai soit accord� pour que quelqu�un puisse s�instruire et chasser les nuages qui obscurcissent son esprit.	(Antonius Ballerini S. J. : Opus Theologicvm Morale, vol. II, tr. 5, sect. I De Fide, n. 117 et seq.)
Jusqu�ici, il est � remarquer, non seulement nos auteurs n�approuvent pas la doctrine de Beste (pr�somption universelle de pertinacit�), mais ils en ignorent l�existence.
C�est au cours du XIXi�me si�cle que cette id�e semble �tre n�e : la cons�quence d�une simple confusion. Certains auteurs employaient le terme � h�r�tique mat�riel � pour un catholique qui se trompait de bonne foi en mati�re dogmatique, tenant ainsi l��l�ment mat�riel de l�h�r�sie, mais sans pertinacit�. Ainsi compris, l�h�r�tique mat�riel serait toujours membre de l��glise catholique et personne ne croyait le contraire.
Mais d�autres employaient la m�me expression pour les non-catholiques (protestants, schismatiques Grecs et Russes, etc.) qui �taient de bonne foi dans leurs h�r�sies n�ayant jamais connu la vraie �glise. Ceux-ci n�ont jamais commis le p�ch� d�h�r�sie, mais bien s�r ils ne sont pas catholiques. C�est � leur sujet qu�il existe bel et bien une pr�somption universelle de pertinacit� confirm�e par la pratique de l��glise.
Cette confusion de vocabulaire donna lieu � de pires confusions. Car quelques mal instruits commen�aient � confondre les deux groupes si distincts, disant soit que les Protestants de bonne foi �taient catholiques, soit que les catholiques confus n��taient plus de l��glise.
Le P�re Michael M�ller leva sa voix pour protester Citation:	Un catholique qui se trompe par ignorance n�est point h�r�tique mat�riel ; il est membre du corps du Christ� Rien de la sorte n�est vrai d�un h�r�tique mat�riel parce que celui-ci est exclu de l��glise et donc point membre du corps du Christ.	(Fr. Michael M�ller C.SS.R. : The Catholic Dogma, pp. 186,7.)
Mais il fallait un grand th�ologien pour r�soudre la confusion. Celui qu�envoya la Providence fut le cardinal Louis Billot S.J. (1846-1931). Nous voici enfin devant un th�ologien digne du nom, de qui on a pu dire � Sanctus Augustinus invenit, Sanctus Thomas perfecit, Cardinalis Billot explicavit. �(4) Et c�est un th�ologien qui conna�t enfin cette id�e de pr�somption universelle de pertinacit�, qui en comprend l�origine, et qui la traite carr�ment d�absurdit� ! Le texte suivant est de premi�re importance, mais il faut le lire attentivement et le comprendre pour en sortir toute sa richesse, car le v�n�rable Thomiste n�avait pas un style de romancier mais de penseur exact. Citation:	Les h�r�tiques sont divis�s en formels et mat�riels. Les h�r�tiques formels sont ceux � qui l�autorit� de l��glise est suffisamment connue, tandis que les h�r�tiques mat�riels sont ceux qui, se trouvant dans l�ignorance invincible de l��glise m�me, choisissent de bonne foi quelque autre r�gle directrice. L�h�r�sie des h�r�tiques mat�riels ne s�impute donc pas comme un p�ch� et n�est pas n�cessairement incompatible avec la foi surnaturelle qui est le d�but et la racine de toute justification. Car ils peuvent croire explicitement les articles principaux et croire les autres, non pas explicitement, mais implicitement, par leur disposition de l�esprit et de la volont� d�adh�rer � tout ce qui leur est suffisamment propos� comme ayant �t� r�v�l� par Dieu. Ils peuvent en effet appartenir toujours au corps de l��glise par d�sir et remplir les autres conditions n�cessaires pour le salut. N�anmoins quant � leur incorporation actuelle dans l��glise visible de J�sus Christ, ce qui est notre pr�sent sujet, notre th�se ne distingue nullement entre les h�r�tiques formels et les mat�riels, tout comprenant selon la notion de l�h�r�sie mat�rielle qui vient d��tre donn�e et qui est la seule v�ritable.(5) Car si vous entendez par l�expression h�r�tique mat�riel quelqu�un qui, tout en professant la suj�tion au magist�re de l��glise en mati�re de foi, cependant nie quelque chose de d�fini par l��glise parce qu�il ne se rendait pas compte que c��tait d�fini, ou, de m�me, tient une opinion oppos�e � la doctrine catholique, croyant � tort que l��glise l�enseigne, ce serait tout � fait absurde de placer les h�r�tiques mat�riels en dehors du corps de la vraie �glise ; mais cet entendement pervertit totalement l�usage l�gitime de l�expression. Car un p�ch� mat�riel est dit d�exister seulement quand ce qui appartient � la nature du p�ch� a lieu mat�riellement, mais sans conscience ou volont� d�lib�r�e. Mais la nature de l�h�r�sie consiste dans le fait de se retirer de la r�gle du magist�re eccl�siastique, et cela n�arrive pas dans le cas mentionn� [de quelqu�un qui a la r�solution de croire tout ce qu�enseigne l��glise mais qui se trompe au sujet de savoir ce qu�elle enseigne sur tel point], puisque ceci est une simple erreur de fait concernant ce que dicte la r�gle. Ainsi il n�y a pas lieu d�h�r�sie, m�me mat�riellement.(6)	(Cal. Louis Billot S. J., dans son De Ecclesia Christi, 4i�me �dition, pp. 289-90.)
(4) : Padre Lazzarini au Gr�gorien, cit� par le professeur Gustavo Daniel Corbi dans son admirable Tres Maestros: Billot, Jugnet, Meinvielle, p. 47.
(5) : Le Cal. Billot �crit ici en explication de sa onzi�me th�se sous la question 7 de l�ouvrage. La th�se est ainsi exprim�e : � Quoique le caract�re baptismal soit en lui-m�me suffisant pour incorporer un homme en la vraie �glise catholique, n�anmoins une double condition s�exige pour cet effet chez les adultes. La premi�re condition est que le lien social de l�unit� de la Foi ne soit pas emp�ch� par l�h�r�sie formelle ou m�me mat�rielle� �
(6) : Dividuntur autem h�retici in formales et materiales. Formales illi sunt quibus Ecclesi� auctoritas est sufficienter nota; materiales vero qui invincibili ignorantia circa ipsam Ecclesiam laborantes, bona fide eligant aliam regulam directricem. Materialibus igitur h�reticis non imputatur h�resis ad peccatum, immo nec necessario deest supernaturalis illa fides qu� totius justificationis initium est et radix. Forte enim credunt explicite principales articulos, c�teros vero non explicite sed implicite, per dispositionem animi et bonam voluntatem adh�rendi iis omnibus qu� sibi sufficienter proponerentur ut a Deo revelata. Proinde adhuc possunt pertinere voto ad corpus Ecclesi� et alias habere conditiones requisitas ad salutem. Niholominus quod attinet ad realem incorporationem in visibile Ecclesia Christi de qua nunc sermo, thesis nullum ponit discrimen inter h�reticos formales vel materiales, omnia sane intelligendo juxta mox declaratam h�resis materialis notionem, qu� etiam sola est propria et genuina. Nam si per h�reticvm materialem intelligeres eum qui profitens se in rebus fidei a magisterio Ecclesi� pendere, adhuc tamen negat aliquid definitum ab Ecclesia quia nescit fuisse definitum, aut ideo tenet contrariam catholic� doctrin� sententiam quia falso reputat eam doceri ab Ecclesia, sic profecto absurdum esset ponere h�reticos materiales extra ver� Ecclesi� corpus, sed sic etiam omnino perverteretur legitima vocis acceptio. Nam tunc tantum peccatum materiale esse dicitur, quando materialiter ponuntur ea qu� sunt de ratione talis peccati, seclusa advertentia aut deliberata voluntate. Nunc autem de ratione h�reseos est recessus a regula ecclesiastici magisterii, qui in casu nullus est, cvm sit simplex error facti circa id quod regula dictat. Et ideo ne materialiter quidem h�resi locus esse potest.
Le lecteur qui a bien suivi la pens�e de Billot verra tout de suite que c�est exactement la position du pauvre Beste, suivi par l�abb� Zins, que le plus grand th�ologien du XXi�me si�cle, avec son c�l�bre franc-parler, traite d�absurde : � Car si vous entendez par l�expression h�r�tique mat�riel quelqu�un qui, tout en professant la suj�tion au magist�re de l��glise en mati�re de foi, cependant nie quelque chose de d�fini par l��glise parce qu�il ne se rendait pas compte que c��tait d�fini�, ce serait tout � fait absurde de placer les h�r�tiques mat�riels en dehors du corps de la vraie �glise ; mais cet entendement pervertit totalement l�usage l�gitime de l�expression. � Pour Billot, celui qui veut croire avec l��glise mais commet une erreur de fait pour savoir ce qu�enseigne le Magist�re n�est nullement h�r�tique, m�me mat�riel, et appartient tr�s certainement � l��glise non pas in voto mais in re � dans la pleine r�alit� de son existence visible et ext�rieur.
Et c�est bien la doctrine du cardinal Billot qui est syst�matiquement suivi par le Code de Droit Canon car le Code �vite toute allusion aux � h�r�tiques mat�riels ou formels �, pr�f�rant parler des � h�r�tiques ou schismatiques qui errent de bonne foi �, et entendant par cela les h�r�tiques qui n�ont jamais rejet� d�une mani�re coupable l��glise Catholique laquelle ils n�ont jamais vraiment connue. Voil� qui sont exclus par le Canon 731, � 2, de la r�ception des sacrements. Vouloir tirer de ce canon l�exclusion des sacrements d�un catholique ayant l�habitude de soumission envers le magist�re de l��glise mais qui se trompe en mati�re de doctrine serait de bafouer enti�rement la v�ritable doctrine sur ce point expliqu�e par Billot et de mettre des Catholiques dans le m�me sac que des non-Catholiques. Un h�r�tique qui se trompe de bonne foi serait, par exemple, un Anglican �lev� dans l�erreur et n�ayant jamais rencontr� de preuves suffisantes de la foi catholique. En revanche, un catholique qui erre par ignorance en mati�re doctrinale sans perdre l�habitude de soumission au magist�re n�est pas un h�r�tique du tout. L� o� est la soumission au magist�re, la pertinacit� est n�cessairement absente. Et l�h�r�tique sans pertinacit� (c�est � dire sans rejet conscient de la doctrine catholique) n�a pas plus d�existence que le triangle sans trois c�t�s. Toute id�e de pr�somption universelle de pertinacit� au for externe met hors de l��glise ceux que le Cardinal Billot tient comme �tant certainement ses membres.
Pour compl�ter cette section, mentionnons deux autres auteurs ayant un poids particulier pour les catholiques en ce temps de crise. Le premier, c�est le c�l�bre Don F�lix Sarda y Salvany, auteur du livre providentiel Le Lib�ralisme est un P�ch� qui ignore totalement cette pr�somption de pertinacit�. � Les hommes et les partis (sauf les cas d�erreur et de bonne foi) ne sont catholiques dans leurs doctrines qu�autant qu�ils ne professent aucune opinion anti-catholique. � (Chapitre XLI.)
Et le dernier, c�est un �rudit toujours vivant : Arnaldo Vidigal Xavier de Silveira est certainement un des th�ologiens les plus �rudits de notre temps. Il est connu que feu Mgr Don Antonio de Castro Mayer, lui-m�me tr�s docte, n�avait pas honte de cacher sa plume derri�re celle de Silveira. Celui-ci est particuli�rement fort en des questions de th�ologie morale et canonique. Son �tude Actes, Gestes, Attitudes et Omissions Peuvent Trahir un H�r�tique a �t� traduite en de nombreuses langues (7). Dans cette �tude l�auteur montre que pour conna�tre un h�r�tique il n�est pas forc�ment n�cessaire qu�il y ait des monitions � les paroles, les actes et m�me les omissions peuvent faire preuve de l�h�r�sie. Tout le but de son article est de souligner que le particulier peut en certains cas conna�tre l�h�r�tique sans qu�il y ait besoin de l�intervention des autorit�s de l��glise.
(7) : En anglais par le pr�sent �crivain.
Pourtant, l�auteur consacre toute une section � la question : � la pertinacit�, peut-elle �tre montr�e par les actes ? � A aucun moment l�auteur n��voque l�id�e que l�on pourrait consid�rer quelqu�un comme �tant h�r�tique sans �tablir la pertinacit�. A aucun moment il ne veut recourir � de pr�tendues pr�somptions juridiques pour �carter cette n�cessit�. Il sait trop bien que, selon les auteurs qu�il cite, � l�excommunication est encourue par des h�r�tiques, c�est � dire des chr�tiens qui nient ou doutent des v�rit�s de foi propos�es par l��glise, et dont la n�gation n�est pas seulement interne, ni seulement externe, mais � la fois int�rieure et ext�rieure, d�apr�s quelque indication � parole, acte ou �crit. �(8) A la question ci-dessus cit�e il r�pond simplement que la pertinacit� implique que le coupable nie ou doute du dogme scienter et volenter et que ceci peut en effet en certains cas �tre exprim� par des actes ou des omissions aussi bien que par des paroles.
(8) : Lorio, pg. 258.
Nous avons voulu laisser parler les autorit�s avant d�aborder les consid�rations intrins�ques, mais les paroles de Billot sont trop claires pour qu�il reste grand-chose � y ajouter comme apport de la raison. L��glise excommunie une femme qui subit volontairement un avortement, mais personne n�a jamais pr�tendu que d�apr�s le canon 2200, � 2, une femme qui a le malheur de subir une fausse couche devrait, au for externe, �tre cens�e excommuni�e. L��glise frappe de s�v�res peines l�essai de se suicider, mais une chute malencontreuse du haut d�une falaise n�entra�ne aucune pr�somption au for externe d��tre suicide. En de pareils exemples, nous n�avons r�ellement aucune infraction externe de la loi, car la loi n�interdit pas la fausse couche mais l�avortement ; elle n�interdit pas la chute, mais le suicide, et elle n�interdit pas la confusion doctrinale mais bien le crime d�h�r�sie, qui est � l�erreur libre et pertinace dans l�intellect contre la foi en quelqu�un qui l�a re�ue. � (St Alphonse, loc. cit. )
Et puis, quelle autre conclusion aurait-on pu atteindre sans devoir conclure que plusieurs saints n��taient pas membres de l��glise et d�autres conclusions pas moins inadmissibles ? � Pour l�h�r�sie est exig�e, de la part de la volont�, la pertinacit�. C�est l�enseignement de tous, suivant St Augustin, Ep�tre 262. Car la foi est perdue par l�h�r�sie, et non pas par une simple erreur, ce qui est manifeste dans le cas de plusieurs saints qui se sont tromp�s concernant diverses v�rit�s de foi. Cette pertinacit� consiste dans la volont� d�lib�r�e de diff�rer d�une doctrine que l�on sait est tenue par l��glise catholique comme �tant de foi certaine. � (Antoine : Theologia Moralis Universa, 1796.)
Le Jugement Pratique Des Th�ologiens, Des Saints, Et Surtout Du Saint-Si�ge, En Mati�re D�H�r�sie.
Le pr�sent auteur a d�j� consacr� une importante �tude � une s�rie d��pisodes historiques jetant de la lumi�re sur la constatation pratique de la pertinacit� : Pour Eviter Les Accusations Trop Faciles D�H�r�sie et de Schisme � Une Perspective Historique. C�est pourquoi il tient � ne pas surcharger cet article en y r�p�tant le contenu de l�autre. Qu�il nous suffise pour le pr�sent de nous rappeler que dans cet article nous trouvons, parmi d�autres, les exemples suivants :
1. St Robert Bellarmin juge les doctrines publiquement soutenues par Michel de Bay comme h�r�tiques, mais dit que l�homme lui-m�me est � prudent, pieux, humble, �rudit � et tient � ce que l�on lui montre tout le respect d� � un th�ologien catholique.
2. Le Cardinal Manning attribue dix h�r�sies au Cardinal Newman, mais obtient pour lui le chapeau rouge et pr�che son �loge fun�raire.
3. St Alphonse attribue � Erasme des propos manifestement h�r�tiques, mais refuse de conclure que lui-m�me f�t pire que � malsain �.
4. La Sainte Inquisition affirme, sous St Pie X, que depuis de longues ann�es l�abb� Loisy enseignait � bien des choses qui renversent les fondements les plus essentiels de la foi chr�tienne � mais qu�elle n�avait pas voulu le condamner comme h�r�tique avant qu�il n�abuse de multiples avertissements.
5. Le Saint Office refuse (1949) la conclusion que tout membre du parti Communiste serait forc�ment cens� h�r�tique ou autrement exclu de l��glise.
6. L�Ami du Clerg� sous St Pie X juge que dans un cas pr�cis la n�gation explicite de la transsubstantiation n�emp�chait pas le coupable de rester membre de l��glise.
7. Le V�n�rable Pie IX r�primande Mgr Darboy pour n�gation publique de l�enseignement du IVi�me Concile du Latran, mais laisse Darboy s�obstiner dans ses id�es pendant six ans sans le condamner, et tout en le laissant en place comme archev�que de Paris.
Une seule conclusion s�impose de fa�on in�luctable : c�est que la pr�somption de pertinacit� chez le catholique qui erre �tait inconnue de tous ceux qui auraient d� la conna�tre si elle avait le moindre fondement.
Comment Conna�tre La Pertinacit� ?
D�aucuns ont voulu faire valoir contre la position classique de St Augustin, de St Thomas et de Billot l�objection qu�elle fait d�pendre la visibilit� de l��glise d�un �l�ment invisible � la question de savoir si quelqu�un est pertinace dans l�erreur ou non. Effectivement il n�en est rien. La saine position catholique est tr�s simple. Pour que quelqu�un soit dit h�r�tique, il faut qu�il nie ou mette en doute un dogme tout en sachant qu�il s�agit vraiment d�un dogme.
�	Il n�est pas clair qu�il s�agisse vraiment d�un dogme ? Alors, laissez-le en paix : il est catholique. (Canon 1323, � 3.)
�	Il n�est pas clair qu�il existe une opposition vraie, directe et manifeste entre ses id�es et la doctrine de l��glise ? Alors laissez-le en paix : il reste catholique. (St Thomas : Commentaire sur le IVi�me des Sentences, dist. XVII, expos. text. et alibi s�pe.)
�	Il n�est pas clair que lui-m�me se rende compte que l�opposition soit en elle-m�me, ex se, certaine et directe ? Alors laissez-le en paix ou essayez de le convaincre, mais ne perdez pas de vue que, jusqu�� ce qu�il voie l�opposition et s�obstine�, il demeure catholique. ([i]Auctores pr�citati passim.)
�	Mais si des personnes th�ologiquement comp�tentes sont moralement certaines de ces deux �l�ments, alors, c�est un h�r�tique !
Il ne s�agit pas de p�n�trer au for interne, mais de juger la pertinacit� telle qu�elle est ext�rioris�e. Car selon la d�finition des canonistes la pertinacit� est le rejet conscient d�une doctrine � tenir de foi divine et catholique. Il s�agit donc de faire exactement ce qu�on dit si correctement vouloir faire : juger au for externe, juger d�apr�s les actes et les paroles, mais seulement dans la mesure o� ces actes et paroles externes manifestent � la fois l�erreur dans la Foi et la pertinacit�.
Citation:	L�obstination peut �tre pr�sum�e lorsqu�une v�rit� r�v�l�e a �t� propos�e avec assez de clart� et de force pour convaincre un homme raisonnable.	(Dom Charles Augustine : A Commentary on Canon Law, Vol. 8, p. 335.)
Voil� toute notre doctrine : elle est claire, elle reste bien au for externe, elle est soutenue par tous les auteurs sans controverse ; elle refuse simplement de pr�sumer la pertinacit� l� o� elle peut bien �tre absente ; mais l� o� elle est pr�sente, on tire la conclusion qu�elle impose : l�errant est r�ellement h�r�tique.
Il s�ensuit que le premier devoir de celui qui compte reconna�tre les h�r�tiques sans faire de jugement t�m�raire, est de bien conna�tre lui-m�me la doctrine de l��glise, selon les meilleures autorit�s, et dans la langue de l��glise elle-m�me. Le second, est de savoir distinguer entre un dogme et les conclusions qui en d�coulent par l�application de la raison humaine, car un �norme gouffre s�pare les deux. Et le troisi�me est d�apprendre par les �crits th�ologiques et par l�exemple de ceux qui font autorit� comment et en quelles circonstances un catholique devrait � toujours en dernier ressort � conclure que tel individu est r�ellement et certainement h�r�tique malgr� ses �ventuelles protestations du contraire.
Quelles Sont Les Circonstances Limit�es O� La Pertinacit� Est R�ellement Pr�sum�e ?
Citation:	Une pr�somption est une conjecture probable d�une chose incertaine ; elle est soit de droit, au cas d��tre arr�t�e par la loi m�me ; soit de l�homme, au cas d��tre conjectur�e par le juge.
Pr�sumptio est rei incert� probabilis coniectura; eaque alia est iuris, qu� ab ipsa lege statuitur; alia hominis, qu� a iudice coniicitur.	(Canon 1825, � 1)
Nous avons soutenu qu�il n�existe aucune pr�somption universelle de pertinacit�. C�est � dire que le simple fait d�une erreur doctrinale ne suffit pas pour que l�errant soit cens� h�r�tique. Mais nous ne disons pas qu�il n�y ait jamais pr�somption de pertinacit�. En effet une telle pr�somption existe en certains cas pr�cis reconnus par les autorit�s. Lesquels ? Nous connaissons ceux qui suivent :
1. Le cas de ceux qui appartiennent � une secte notoirement non-catholique. Ceci est certain par le comportement pratique de l��glise � leur �gard. Mais il ne comprend pas le cas de ceux qui se croient dans l��glise Catholique et romaine mais sont tromp�s par une secte ni notoire ni officiellement d�nonc�e. C�est pourquoi en juin 1949 le Saint Office a d�clar� que les adh�rents d�un mouvement schismatique en Tch�coslovaquie qui se pr�tendait catholique n�encouraient la censure d�excommunication que s�ils y avaient adh�r� sciemment et volontairement. Aussi est-ce pourquoi les parents de St Jean-Marie Vianney, le cur� d�Ars, ont pu �tre tromp�s pendant un certain temps par un pr�tre jureur sans encourir le schisme.
2. Le cas d�un catholique qui affirme ext�rieurement une h�r�sie qu�il reconna�t comme telle, mais qui agit sous l�influence d�une grave peur ou d�une intoxication, gardant la vraie foi dans son c�ur. (Voir : Jone op. cit., ad Can. 1325, � 2.)
3. Le cas o� l�on ne peut pas raisonnablement croire que l�errant ignore que sa doctrine est h�r�tique. (Voir de Lugo, loc. cit.)
4. Le cas o� l�errant affirme clairement son insoumission au magist�re. (de Lugo et d�autres cit�s par lui: op. cit., Disp. XX, sect. V, n. 167.)
Il se peut que cette liste ne soit pas exhaustive. Ce qui est certain est que toutes les fois que l�on pr�cise tel cas o� la pertinacit� est pr�sum�e, on reconna�t que cette pr�somption n�a pas toujours lieu.
On voit tr�s clairement que toutes les pr�somptions admises se r�duisent au simple et sage principe de pr�sumer juridiquement ce qui est d�j� presque certain. Mais rien du cela ne heurte le principe pas moins sage et certain �nonc� par Pie XII : � Il n�est aucune pr�somption de droit contre la v�rit� � (Allocution � la Rote Romaine, 1 octobre, 1942.)
Pour la plus grande gloire de Dieu et l'honneur de Notre-Dame par le triomphe de la sainte �glise Catholique qui, traditionnelle, est de toujours.Derni�re �dition par Miles Christi 158 le Jeu Juin 04, 2009 10:08 pm; �dit� 1 fois
Post� le: Jeu Juin 04, 2009 9:58 pm Sujet du message: Le Canon 2200, �2, Et La Pertinacit�
Dans le fil � Contre les obs�d�s Zinzins du Droit Canon �, le mardi 2 juin 2009 � 18h31 (GMT + 1 H), Michel-Louis GARS du Loir a �crit:	A Quoi Sert Le Canon 2200, � 2 ?
Il ne suffit pas de montrer que le Canon 2200, � 2, n�a pas l�effet que lui attribuent l�abb� Zins et certains autres de nos jours. Il faut aussi en expliquer le vrai sens.
Ce canon existe parce que les peines eccl�siastiques ne sont jamais encourues que dans la mesure o� le d�linquant est r�ellement et gravement coupable. Et cela �tant, il serait trop facile pour tout d�linquant de se d�rober � la justice sous pr�texte de manque de connaissance ou de libert�. D�o� l��glise a adopt� essentiellement le m�me principe que les lois civiles de la plupart des pays � le principe de pr�sumer dans l�administration de la justice, jusqu�� preuve du contraire, que celui qui fait un acte criminel est responsable de cet acte : autrement dit, pour faire valoir la d�fense qu�on a agi par suite de violence, de grave peur, d�intoxication ou d�ignorance, il ne suffit pas de l�affirmer, il faut en convaincre le juge.
Or, cette pr�somption ne contredit nullement la c�l�bre pr�somption d�innocence. On pr�sume toujours l�innocence � que l�accus� n�a pas fait l�acte criminel dont il est accus�, jusqu�� ce que le contraire soit montr�. Mais une fois �tabli qu�il a fait le crime, le poids de la pr�somption retourne contre lui. Maintenant il est pr�sum� susceptible de toutes les peines pr�vues � moins de pouvoir faire preuve de ne pas avoir agi malicieusement.
Bref, on ne pr�sume pas le d�lit, mais on pr�sume bien la malice l� o� le d�lit est d�j� �tabli.
Si le canon 2200, � 2, a �t� mal compris par certains non-sp�cialistes(9) de nos jours, c�est parce qu�ils s�en servent pour pr�sumer le crime m�me. Ils s�appuient sur lui pour rejeter le plaidoyer d�ignorance quand il s�agit non pas de l�ignorance du caract�re criminel de son acte, mais du manque d�une connaissance absolument n�cessaire � l�acte m�me.
(9) : Beste, bien s�r, est sp�cialiste en droit canonique (sans �tre du premier rang des canonistes), mais sa m�prise s�applique uniquement � un cas o� le droit canonique c�toie la th�ologie dogmatique, o� il n�est pas du tout sp�cialiste. Il se fourvoie dans la mesure o� il quitte son champ de connaissance professionnelle.
1. Un vicaire de paroisse prend sciemment des hosties consacr�es du tabernacle et les met � la poubelle de la sacristie. Le cur� les y trouve, mais suppose que les hosties ne sont pas consacr�es : d�o� il les vide avec les ordures. Un enfant de ch�ur a tout vu et raconte cela � ses parents. Le canon 2320 excommunie ipso facto quiconque jette les saintes esp�ces. Le p�re de l�enfant de ch�ur r�primande les deux clercs et les accuse de s��tre attir� cette excommunication. Le vicaire explique qu�il ne savait pas que l�on ne devait pas jeter les saintes esp�ces. Peu importe. On a raison de le supposer excommuni� selon la pr�somption de malice du canon 2200. Puis le cur� explique qu�il savait tr�s bien qu�il ne fallait pas jeter le Saint-Sacrement, mais qu�il n�avait pas la moindre id�e que les hosties d�j� � la poubelle pouvaient �tre consacr�es. Cette fois, le canon 2200, � 2, ne s�applique pas. Une chose est de pr�sumer la malice ; autre chose de pr�sumer le crime m�me. Personne n�est pr�sum� ignorer une loi notoire, mais on peut bien ignorer qu�est-ce qui se trouve dans une poubelle.
2. Des �l�ves de la classe de troisi�me(10) dans une �cole catholique passent une �preuve de cat�chisme. Une question demande si l�extr�me-onction a �t� institu�e par le Christ. Un �l�ve, se souvenant que ce sacrement a �t� promulgu� par St Jacques, r�pond �tourdiment par un n�gatif. La r�ponse de cet �l�ve est strictement contraire � une v�rit� de foi divine et catholique, mais ce serait abusif de le pr�sumer h�r�tique lui-m�me. Il s�est tromp� sur une question de fait : c�est tout. Un autre �l�ve a une tante riche qui est protestante. Celui-ci dit � sa tante qu�il partage ses croyances h�r�tiques, mais r�ellement il n�y croit pas du tout : il voulait lui faire plaisir pour qu�elle lui offre un cadeau. En ce cas, le Canon 2200, � 2, s�applique et l��l�ve est cens� avoir encouru l�excommunication.
(10) : Ceux qui ont moins de quatorze ans ne peuvent pas encourir une censure lat� sententi�. (Cann. 88 et 2230.)
Nous croyons la v�rit� suffisamment explicit�e par ces exemples lesquels pourraient �tre multipli�s. Quand la d�finition de l�acte criminel pr�sume une certaine connaissance, la loi ne pr�sume pas d�habitude cette connaissance. Mais quand le crime est v�rifi�, y compris cette connaissance essentielle, la loi pr�sume bien la malice (� dolus �).
Si quelqu�un veut r�ellement croire que le Canon 2200, � 2, oblige de pr�sumer l�h�r�sie quand un �l�ve se trompe dans son �preuve de cat�chisme, et de juger excommuni� un pr�tre qui n�a rien fait que de vider sa poubelle comme d�habitude, ignorant la pr�sence d�hosties consacr�es l�-dedans� � lui de citer les commentateurs qui lui donnent raison. Ei incvmbit probatio qui affirmat, non qui negat; cvm per rerum naturam factum negantis probatio nulla sit.(11)
(10) : Cotterell, J : Latin Maxims, n� 69.
R�sum� De Nos Constatations
Concernant l�opinion qui pr�sume h�r�tique pertinace tout catholique qui se trompe en mati�re de foi, nous avons constat� ce qui suit :
�	Cette opinion est inconnue de St Augustin, inconnue de St Thomas d�Aquin et inconnue de St Alphonse de Liguori, car ils affirment tous qu�il ne peut y avoir aucun h�r�tique sans pertinacit� et ne sugg�rent jamais que cette pertinacit� serait n�cessairement pr�sum� au for externe.
�	Cette opinion est inconnue de Lugo, de Schmalzgr�ber, de Ballerini, et de tous les canonistes et th�ologiens d�avant-Code.
�	Cette opinion est inconnue de Wernz, de Jone, de Naz et de presque tous les th�ologiens d�apr�s-Code ou s�av�re rejet�e par eux, car ils mentionnent bien la pr�somption de pertinacit� en certaines circonstances limit�es, ce qui serait absurde si la m�me pr�somption s�imposait toutes les fois qu�un catholique se trompe en mati�re de foi.
�	Cette opinion est tenue par un tr�s petit nombre de canonistes ou de th�ologiens d�assez faible autorit� (des r�dacteurs de manuels, tels que Beste) qui ne suffisent pas pour qu�elle ait la moindre probabilit� th�ologique.
�	Cette opinion est connue du Cardinal Billot, le plus grand th�ologien du vingti�me si�cle (12), qui la traite d�absurde et la r�fute dans un texte magistral.
(12) : Le seul autre pr�tendant serait le P�re Garrigou-Lagrange O.P.
�	Cette opinion est �galement rejet�e et r�fut�e en d�tail par d�autres canonistes, tels que le chanoine Mahoney du Clergy Review, mais la plupart des canonistes l�ignorent compl�tement.
�	Cette opinion ne re�oit aucun soutien du texte du Code � ni par le Canon 2202 � 2, qui parle d�infraction d�une loi et non pas d�erreur doctrinale non-pertinace ; ni par le canon 731 qui exclue des sacrements les h�r�tiques qui errent de bonne foi, par exemple un protestant qui n�a jamais connu la vraie foi, mais n�a aucun rapport avec un catholique qui se trompe en mati�re de foi, lequel n�est pas un h�r�tique m�me de bonne foi, car il garde l�habitude de soumission envers le magist�re.
�	Cette opinion ne re�oit aucun soutien dans les sources des canons mentionn�es en bas de page dans le Code de Droit Canon.
�	Cette opinion ne re�oit aucun soutien dans la loi d�avant-Code.
�	Cette opinion est inconnue de presque tous les auteurs s�rieux sur l�h�r�sie, lesquels ne la mentionnent pas et parlent d�une fa�on impossible � concilier avec elle.
�	Cette opinion n�a jamais �t� observ�e au niveau pratique, ni par le Saint-Si�ge, ni par les saints, ni par les autres personnes dignes de respect.
�	Cette opinion est due � une simple confusion. En effet, l��glise pr�sume la pertinacit� chez les membres des sectes condamn�s (Protestants, � Orthodoxes �, etc.) qui rejettent enti�rement la soumission au magist�re de l��glise, mais qui peuvent �tre de bonne foi s�ils ont �t� �lev�s en dehors de l��glise. Ces personnes sont correctement appel�s des � h�r�tiques mat�riels �. Or, quelques th�ologiens, par un abus de langage s�v�rement d�nonc� par le Cardinal Billot, emploient l�expression � h�r�tique mat�riel � pour un catholique qui garde son habitude de soumission envers le magist�re de l��glise mais se trompe sans pertinacit� en mati�re de foi. En cons�quence, le terme � h�r�tique mat�riel � est devenu ambigu. Et quelques auteurs, dont Beste, ont en cons�quence cru que la pr�somption de pertinacit� qui s�applique uniquement aux � h�r�tiques mat�riels � au vrai sens donn� par Billot, devait s�appliquer m�me aux catholiques qui se trompent sans pertinacit�.
�	Cette opinion, contrairement � ce que pr�tendent certains, a �t� syst�matiquement rejet�e dans les �crits du pr�sent auteur depuis plus de dix ans, comme il peut se voir chez Britons Catholic Library Letters No 7, pp. 39-40, No 9 pp. 5-6, No 10, pp. 56-68.
�	Cette opinion est une recette de confusion, de chaos et de catastrophe d�autant qu�elle se rencontre en g�n�ral r�uni avec une autre erreur plus grave encore � celle de confondre (a) un propos jug� impossible � concilier avec l�orthodoxie, et (b) l�h�r�sie m�me � alors que ces deux choses sont bien distinctes (13). Car ces erreurs jumelles une fois admises, plus rien ne retient le particulier de traiter d�h�r�tique tous ceux qui ne partagent pas enti�rement toutes les conclusions tir�es par lui-m�me � partir de la doctrine de l��glise par un raisonnement que la faiblesse humaine l�invite � consid�rer manifestement convaincant. Voil� donc que dans l�absence du pape le particulier le remplace, et que l��glise se voit divis�e par ceux qui veulent la d�fendre, en sorte que pour chacun il ne reste que quelques dizaines qui partagent suffisamment ses conclusions pour �tre cens�s catholiques. Et de quelles conclusions, trop souvent, il s�agit, quand le la�que avec peu de formation th�ologique et peu de d�tachement de son jugement s��rige ainsi en inquisiteur !
(13) : �Two conditions must be complied with before any doctrine may be censured as heretical. 1. The truth which is contradicted must certainly be contained in the deposit of faith, 2. The censurable proposition must be in certain and evident opposition to the truth which is of faith. (�) The notion of probable heresy does not indicate a theological censure, but represents a private judgment without any intention to censure those who hold such dubious doctrine.� (Fr John Cahill O.P., The Development of the Theological Censures After the Council of Trent, pp. 27, 99.)
Que le Sacr� C�ur de J�sus daigne unir tous les esprits dans la v�rit� et tous les c�urs dans la charit� !
Pour la plus grande gloire de Dieu et l'honneur de Notre-Dame par le triomphe de la sainte �glise Catholique qui, traditionnelle, est de toujours.Derni�re �dition par Miles Christi 158 le Jeu Juin 04, 2009 10:09 pm; �dit� 1 fois
Post� le: Jeu Juin 04, 2009 9:59 pm Sujet du message: Le Canon 2200, �2, Et La Pertinacit�
Dans le fil � Contre les obs�d�s Zinzins du Droit Canon �, le mardi 2 juin 2009 � 18h31 (GMT + 1 H), Michel-Louis GARS du Loir a �crit:	ANNEXE 1
Y A-t-il Une Opinion Probable En Faveur De La Pr�somption Universelle De Pertinacit� ?
Nous avons appris que l�opinion en faveur d�une pr�somption universelle de pertinacit� est soit ignor�e soit rejet�e par presque tous les savants ainsi que par la coutume de l��glise ("consuetudo optima legum interpres"), et que Billot la traite d�absurde, mais qu�un r�dacteur de manuel de s�minaire, Beste, tient cet avis, ainsi qu�un petit nombre d�autres �crivains de faible renomm�e. Cela �tant, l�opinion qui nie cette pr�somption est manifestement la plus probable et la position de nous-m�me qui l�acceptons depuis de longues ann�es, et est � l�abri de toute attaque. Mais ceux qui tiennent malgr� tout pour cette pr�somption, ont-ils la s�curit� du moins de tenir une opinion probable, une opinion solidement soutenue et qu�un catholique peut prudemment admettre ?
Une opinion th�ologique est dite probable soit intrins�quement soit extrins�quement. La probabilit� intrins�que est bas�e sur les argumenta rationis � les preuves en faveur de la th�se. Et la probabilit� extrins�que est bas�e sur le nombre et le poids des auteurs qui soutiennent la th�se ainsi que sur le s�rieux de leur analyse de la question.
Concernant la probabilit� intrins�que, Ballerini a �crit:	De probabilitate intrinseca opinionum iudicare rite possint solum doctissimi et in re morali versatissimi, non autem mediocriter docti. [�] Ratio est quia ut id rite fiat, nosci probe debet quid sit stricta probabilitas, conferri deinde debent rationes oppositarum opinionum, dispici debet ac sedulo considerari, an motiva forte sint levia, dubia, �quivoca, sophistica, item an non pro contraria sint motiva forte certa. Atqui h�c et alia huiusmodi non possunt fere nisi doctissimi et in re morali versatissimi.
Seulement les plus doctes et comp�tents en mati�re morale peuvent porter un jugement convenable concernant la probabilit� intrins�que des opinions, mais pas les moyennement instruits. La raison en est que pour faire cela convenablement, il faut bien savoir ce que c�est que la probabilit� exacte et puis comparer les raisons pour les opinions oppos�es, comprenant et consid�rant assid�ment si les motifs sont l�gers, douteux, �quivoques, sophistiques, et aussi s�il n�y a pas pour l�opinion contraire des motifs �ventuellement certains. Or, ces choses et d�autres similaires ne peuvent gu�re �tre faites que par les tr�s doctes et tr�s comp�tents en mati�re morale.
Il nous est donc doublement impossible de consid�rer cette opinion comme intrins�quement probable, car les auteurs minoritaires ne nous pr�sentent aucun solide argument pour soutenir leur position, et parce que, de toute fa�on, la science nous manque pour peser de tels arguments oppos�s � la vue traditionnelle.
Reste donc � voir si la nouveaut� peut �tre cens�e extrins�quement probable. Ici, nous serons moins g�n�s, car Ballerini a �crit:	Vir mediocriter doctus potest iudicare de probabilitate extrinseca, 1. si statum qu�stionis bene intelligat, 2. si assertam sententiam inveniat apud scriptores omni exceptione maiores. Etenim si hi affirmant esse probabilem certam quandam sententiam ac gravi fundamento niti, credere potest; quia scit alios prudentes idem formare iudicium.
Un homme moyennement instruit peut juger de la probabilit� extrins�que, 1. s�il comprend bien le statut de la question, et 2. s�il trouve l�opinion en jeu chez des auteurs dont le haut rang les met au-del� de toute r�serve. Car si de tels auteurs affirment qu�une certaine opinion est probable et gravement fond�e, il peut les croire, sachant que d�autres prudents forment le m�me jugement.
Est-ce que la pr�somption universelle de pertinacit� est une telle opinion ? Pour qu�il en soit ainsi il faudrait que Beste soit non seulement un auteur approuv�, mais qu�il soit � omni exceptione maior(14) �. Or le m�me Ballerini nous explique qu�un auteur � omni exceptione maior � est celui qui est non seulement � valde peritus � � tr�s �rudit � mais aussi qui a la coutume de confirmer ses conclusions � firmis ac validis rationibus � (avec des raisonnements fermes et valides) et qui � a pleinement discut� et invalid� (infirmaverit) les arguments des autres. � (op. cit. n� 109.)
(14) : Au-del� de toute r�serve.
Nous n�adressons aucune injure au P�re Beste en affirmant que tel n�est pas son cas. De Lugo est bien de ces auteurs, et Billot aussi, mais Beste ne l�est pas car il a cherch� � r�diger un manuel de s�minaire, lequel en g�n�ral affirme sans discuter en d�tail des questions controvers�es. Et tout sp�cialement pour cette question il est impossible d�affirmer qu�il soutient sa th�se par des � raisonnements fermes et valides � � encore moins qu�il r�pond � ceux qui disent le contraire. Et quand nous regardons les auteurs qui s�opposent � cette id�e, tel que Billot, nous ne trouvons pas qu�ils accordent la probabilit� � l�avis qu�ils opposent (ce qui pourtant n�arrive pas rarement dans les d�bats scolastiques) : nous les voyons plut�t la rejeter comme une absurdit� qui pervertit toute la saine compr�hension du sujet.
Devant un pareil cas, Ballerini nous explique ce qui suit Citation:	[i]Dubie autem probabilem censent doctores opinionem, 1. si dubitetur de gravitate rationum, 2. si de ea probabilitate sapientes communiter dubitent, 3. si dubia sit auctoritas doctorum qui affirmant seu tenent opinionem uti probabilem, 4. si ratio doctoris qui eam defendit non videatur satis firma, 5. si sit opinio singularis ab auctore prolata, quin sufficientem rationem afferat, 6. si unus aut alter tradant, sed plures contradicant.
Les docteurs consid�rent une opinion comme douteusement probable, 1. si l�on doute de la gravit� de ses raisons, 2. si les savants doutent commun�ment de sa probabilit�, 3. si l�autorit� des auteurs qui affirment ou tiennent cette opinion comme probable est douteuse, 4. si le raisonnement du docteur qui la d�fend ne semble pas assez ferme, 5. s�il s�agit d�une opinion singuli�re affirm�e par un auteur qui n'en offre pas de preuve suffisante, 6. si un ou deux l�enseignent tandis qu�un plus grand nombre disent le contraire.
(loc. cit. n� 113.)
Nous concluons que l�opinion du pauvre Beste ne jouit que d�une probabilit� fort douteuse, d�autant qu�il semble s�imaginer transmettre une doctrine commune n�ayant pas besoin de preuve, et non pas une opinion commun�ment rejet�e et qualifi�e d�absurde. Si m�me le bon Hom�re s�endort parfois, nous pouvons garder notre respect pour le P�re Beste en tant que r�dacteur de manuel de droit canon tout en nous sentant oblig�s sur ce point de le quitter. Amicus Beste, magis amicus Billot, maxime amica veritas.
Pour ceux qui �ventuellement n�arrivent pas � se d�barrasser de cette opinion du P�re Beste, nous tenons pourtant � les mettre en garde tr�s s�rieusement concernant son application pratique. Car St Thomas consacre tout l�article XIV de son Quodlibet IV � la question de savoir s�il faut compter comme excommuni�s les gens dont l�excommunication serait le sujet de d�saccords parmi les �rudits, et r�pond qu�avant le jugement des juges officiels en tout cas de doute et de controverse nous devrions les consid�rer comme n��tant pas excommuni�s jusqu�� ce que la controverse soit r�solue. Et il applique exactement la m�me doctrine, de tol�rance et d�interpr�tation favorable, � ceux dont l�h�r�sie serait incertaine ("et ideo hoc locvm habet in illis de quibus non constat utrum sint h�retici vel non"). (Commentarium in Lib. IV Sententiarum, Dist.3, q. 2, art.3.)
Le comble d�absurdit� est atteinte quand nous voyons certains, aussi convaincus de la position ici r�fut�e, tenir � rompre la communion avec ceux dont la seule faute serait de ne pas la partager � comme si cette m�prise du canon 2200, � 2, faisait elle-m�me objet de foi divine !
Pour la plus grande gloire de Dieu et l'honneur de Notre-Dame par le triomphe de la sainte �glise Catholique qui, traditionnelle, est de toujours.Derni�re �dition par Miles Christi 158 le Jeu Juin 04, 2009 10:10 pm; �dit� 1 fois
Post� le: Jeu Juin 04, 2009 10:01 pm Sujet du message: Le Canon 2200, �2, Et La Pertinacit�
Dans le fil � Contre les obs�d�s Zinzins du Droit Canon �, le mardi 2 juin 2009 � 18h31 (GMT + 1 H), Michel-Louis GARS du Loir a �crit:	ANNEXE 2
Quelle Est La Pertinacit� Requise Pour L�H�r�sie ?
Application Du Canon 2229, � 2.
On sait que pour �tre h�r�tique il faut nier (ou mettre en doute) un dogme et qu�il faut le faire pertinaciter, c�est � dire sciemment. Mais que penser du cas o� quelqu�un se voulant catholique nie un dogme par ignorance coupable � c�est � dire qu�il ignore que sa position est une h�r�sie, mais que son ignorance est le r�sultat d�une n�gligence injustifiable, peccamineuse ? Serait-il pour autant h�r�tique ? Les canonistes sont unanimes � nous apprendre que dans un pareil cas le coupable n�est pas h�r�tique et n�encoure pas la censure d�excommunication qui frappe les h�r�tiques. C�est ce qui s�ensuit du Canon 2229 � 2, dont le texte est le suivant Citation:	� 2 Si lex habeat verba: pr�sumpserit, ausus fuerit, scienter, studiose, temerarie, consulto egerit aliave similia qu� plenam cognitionem ac deliberationem exigunt, qu�libet im-putabilitatis imminutio sive ex parte intellectus sive ex parte voluntatis eximit a poenis lat� sententi�.
� 2 Si une loi comprend les paroles : aura pr�sum�, aura os�, aura agi sciemment, express�ment, t�m�rairement, d�lib�r�ment ou d�autres paroles similaires lesquelles exigent une pleine connaissance et d�lib�ration, tout ce qui diminue la culpabilit�, que ce soit de la part de l�intellect ou bien de celle de la volont�, enl�ve toute peine lat� sententi�.	Selon cette loi tout ce qui diminue la culpabilit�, par exemple en enlevant la pleine connaissance et d�lib�ration, excuse de toute censure si la loi contient un des mots cit�s ou d�autres semblables. Or, en effet, le Canon 1325 � 2, qui d�finit l�h�r�sie, exige que le dogme soit ni� pertinaciter et tout le monde est d�accord que ce mot est du nombre vis� par le canon 2229, � 2. Ainsi Naz a �crit:	Les mots apostat, h�r�tique, schismatique sont � prendre au sens o� les a d�finis le canon 1325, � 2. Rappelons-le bri�vement et pour n�avoir plus � y revenir : la peine ne frappe que les d�lits, donc les actes ext�rieurs et gravement coupables. De plus, le mot pertinaciter du canon 1325, � 2, exempte de la peine celui dont l�acte h�r�tique pr�sente quelque diminution d�imputabilit� (Canon 2229, � 2).	(Trait� de Droit Canonique, Tom. IV, n. 1139.)
Et de nombreux autres canonistes rejoignent sa doctrine sur ce point, dont Chelodi : Jus Poenale, p. 30, n. 1, M. a Coronata : Institutiones IV, p. 120, n. 4, Beste : Introductio in Codicem ad can. 2229 � 2, McKenzie : The Delict of Heresy in its Commission and Penalisation.
Pour �tre h�r�tique, donc, il faut nier un dogme tout en sachant que c�est un dogme qu�on nie. L�ignorance excuse de l�h�r�sie, m�me s�il n�excuse pas de grave culpabilit� dans l�ordre moral. Quoi, direz-vous ! L�on peut donc nier les doctrines de l��glise impun�ment � condition de prot�ger son ignorance en sorte de ne pas savoir si c�est bien un dogme qu�on nie ou non ? Pas tout � fait, r�pondons-nous, car il y a plus d�une sorte d�ignorance Citation:	L�ignorance est d�finie comme �tant le manque de science moralement due� Elle est vincible ou invincible selon qu�en vue des conditions et de la personne en question elle aurait pu �tre enlev�e par une morale diligence ou non� Elle est appel�e purement vincible si on a employ�e pour la chasser une certaine diligence laquelle pourtant n��tait pas suffisante ; crasse ou supin si on n�a employ� pour la chasser aucune ou presque aucune diligence ; affect�e si l�on a volontairement �vit� les moyens de l�expulser.	(Arregui : Summarium Theologi� Moralis, n. 11.)
Dans cette division de l�ignorance il est certain qu�on n�est pas pertinace et donc pas h�r�tique si l�on erre par ignorance vincible voire crasse (supin). Mais certains canonistes n�excusent pas ceux dont l�ignorance serait affect�e, c�est � dire volontairement recherch�e afin d�errer librement Citation:	"Si quis ex ignorantia etiam graviter culpabili, non tamen affectata, ista peccata [sc. apostasia, h�resis, schisma] committat, immunis est a delicto quod pertinaciam requirit."
� Si quelqu�un commettait ces p�ch�s [apostasie, h�r�sie, schisme] par suite d�ignorance m�me gravement coupable (mais pas affect�e) il est immun(15) au d�lit, lequel exige la pertinacit�. �
�Should anyone commit these sins [apostasy, heresy, schism] as a result of ignorance which is even gravely culpable (though not affected), he is free from the delict which requires pertinacity.�	[Vermeersch, A., S.J., JCD, Professeur � l�Universit� Pontificale Gr�gorienne (1936), Epitome Iuris Canonici Cvm Commentariis (Mechlin), ed. 5, III, 311.]
(15) : Oui, c�est bien du fran�ais !
Toutefois, le plus grand nombre semble plus g�n�reux que Vermeersch, excusant m�me ceux qui s��loignent de la voie de l�orthodoxie par ignorance affect�e. Ainsi le P�re Heribert Jone OFM Cap, JCD d�clare Citation:	H�reticus dicitur ille qui post receptum baptismum pertinaciter aliquam ex veritatibus fide divina et catholica credendis denegat aut de ea dubitat, sed nomen retinet christianum� Pertinaciter ille tantum denegat veritatem credendam vel de ea dubitat qui noscit hanc veritatem ab Ecclesia proponi credendam� H�reticus ne ille quidem videtur esse qui versatur in ignorantia affectata de Ecclesi� doctrina.
On appelle h�r�tique celui qui, ayant re�u le bapt�me, pertinacement nie ou doute d�une des v�rit�s � croire de foi divine et catholique, mais continue de s�appeler chr�tien� Lui seul nie ou doute pertinacement d�une v�rit� � croire qui sait que cette v�rit� est propos�e � croire par l��glise� M�me celui qui se trouve dans l�ignorance affect�e de la doctrine de l��glise ne semble pas �tre h�r�tique.	(Commentarium In Codicem Juris Canonici, ad can. 1325, � 2.)
Ce d�saccord remonte � l��poque d�avant-Code. Une autorit� telle que le cardinal de Lugo (1583-1660) explique Citation:	Quinta et verior ac communior sententia dicit quamlibet ignorantiam, etiam crassam et affectatam, excusare ab h�resi et h�reticorum poenis� Ratio potissima est� non expelli habitum fidei infusum propter peccatum contra fidem ex ignorantia commissum: quia nimirum habitus fidei non perditur quamdiu homo in ea dispositione manet in qua potest divin� fidei actus elicere circa articulos sibi sufficienter propositos.
La cinqui�me opinion, qui est la plus vraie et la plus commune, affirme que toute ignorance, voire crasse et affect�e, excuse de l�h�r�sie et des peines des h�r�tiques� La raison principale en est que l�habitude infuse de la foi n�est pas chass�e par suite d�un p�ch� contre la foi commis par suite de l�ignorance ; car en effet l�habitude de la foi n�est pas perdue autant qu�un homme garde la disposition de pouvoir faire un acte de foi concernant les articles qui lui sont suffisamment propos�es.	(Disp XX, sect. VI, de ignorantia et quomodo excuset vel non excuset ab h�resi.)
Et de nos jours le P�re de Cance r�sume sa doctrine en de termes similaires :
1. Citation:	Lorsqu�une loi contient les expressions suivantes : (si quelqu�un) pr�sume, ose, sciemment, � dessein, t�m�rairement, expr�s ou d�autres semblables (p. ex. pertinaciter�) toute diminution de responsabilit� du c�t� de l�intelligence ou de la volont�, exempte des peines lat� sententi� (c. 2229 � 2) quelle que soit la cause de cette diminution : ignorance (grave ou l�g�re), ivresse, d�faut de diligence requise, faiblesse d�esprit� �
(Le Code de Droit Canonique � Commentaire, Tom. III, ed. 8, 1952, n. 225.)
2. Citation:	D�apr�s le c. 1325, � 2, on doit consid�rer : (a) comme h�r�tique celui qui ayant re�u le bapt�me et gardant le nom de chr�tien nie obstin�ment ou met en doute de la m�me mani�re l�une des v�rit�s (aliquam ex veritatibus) qu�il faut croire de foi divine et catholique ; (b) comme apostat celui qui abandonne totalement la foi chr�tienne ; (c) comme schismatique celui qui refuse de se soumettre au Pape� ; mais le d�lit d�apostasie, d�h�r�sie, de schisme ne peut frapper que des actes ext�rieurs (publics ou occultes) ; gravement coupables (donc aussi int�rieurs) et, s�il s�agit d�h�r�sie (ou m�me de schisme) accompagn�s d�obstination� pertinaciter denegat� Il est admis commun�ment que l�ignorance supina et crassa empeche le d�lit d�h�r�sie, et il semble plus qu�il en est de m�me pour l�ignorance affect�e.
(Ibid., n. 273.)
Le particulier qui cherche � comprendre ces mati�res afin de mieux p�n�trer l��tat myst�rieux o� se trouve aujourd�hui l��glise ne se trompera certainement pas en r�sumant ce qui est s�r dans les paroles de St Alphonse de Liguori Citation:	H�resis est error intellect�s liber et pertinax contra fidem in eo qui fidem suscepit� Unde patet ad h�resim duo requiri: 1. judicium erroneum�, 2. pertinaciam� Porro pertinaciter errare non est hic acriter et mordicus suum errorem tenere aut tueri sed est eum retinere postquam contrarium est sufficienter propositum: sive quando scit contrarium teneri ab universali Christi in terris Ecclesia cui suum judicium pr�ferat� Unde� nemo est h�reticus quamdiu paratus est judicium suum Ecclesi� submittere aut nescit contrarium tenere veram Christi Ecclesiam, esto ex ignorantia etiam culpabili et crassa sententiam suam mordicus tueatur.
L�h�r�sie est l�erreur de l�intellect, libre et pertinace, contre la foi, de la part de quelqu�un qui a re�u la foi� C�est pourquoi il est �vident que pour l�h�r�sie deux �l�ments sont n�cessaires : 1. le jugement erron�, 2. la pertinacit� Mais dans ce contexte se tromper pertinacement ne veut pas dire tenir ou d�fendre son erreur vivement et obstin�ment, mais la retenir apr�s que le contraire est suffisamment propos�, c�est � dire quand on sait que le contraire est tenu par l��glise universelle du Christ sur la terre � laquelle il pr�f�re sa propre opinion. Ainsi, personne n�est h�r�tique tant qu�il est dispos� � soumettre son jugement � l��glise ou qu�il ignore que la vraie �glise du Christ tient le contraire, m�me s�il d�fend mordicus son avis en cons�quence d�une ignorance coupable voire crasse.	(Theologia Moralis, lib. III, n. 19.)
On peut ajouter que les nombreux auteurs cit�s dans cette �tude sur le canon 2229 et la pertinacit� ne croyaient manifestement pas que cette pertinacit� devait �tre pr�sum�e pr�sente m�me dans son absence. Il est inconcevable de vouloir si fermement souligner que la pertinacit� est strictement n�cessaire pour �tre h�r�tique et absolument incompatible avec l�ignorance, m�me coupable ou crasse, si en effet toutes ces distinctions ne devaient avoir aucun effet pratique � cause d�une pr�tendue pr�somption de droit. Et en effet plusieurs des auteurs soulignent que la pertinacit� est n�cessaire non seulement pour �tre h�r�tique, mais pour �tre cens�(16) h�r�tique. C�est pourquoi cette �tude nous autorise � tirer deux conclusions :
(16) : Relire, par exemple, les textes de Jone et de St Alphonse ci-dessus.
1. Un catholique qui tombe en erreur en mati�re de foi sans se rendre explicitement compte du conflit entre ses opinions et l�enseignement de l��glise n�est pas h�r�tique, m�me si son ignorance de la bonne doctrine s�av�re gravement et scandaleusement coupable.
2. Le droit canon ne pr�sume pas comme r�gle g�n�rale la pr�sence de cette pertinacit� toutes les fois qu�un catholique erre en doctrine, mais seulement quand l�on ne peut pas concevoir que l�errant ignore que sa doctrine n�est pas celle de l��glise Catholique.
� John Stephen Daly, Mounet Sud, 33410 Sainte Croix du Mont, France. Mai 2001.
Ainsi donc, chers amis, quand certain Empereur des b�cherons canadiens et quelque autre diacre viendront vous ass�ner le Canon 2200 � 2, pour justifier leur mauvaise application du Code de Droit Canon, vous aurez des �l�ments pour leur r�pondre et saurez quoi leur dire.
Je ne discute pas plus longtemps : je ne suis pas chez moi mais chez un ami dans l'Ain
Et ce n�est certes pas l�expos� que � Abb� Zins � vient faire le m�me jour (mardi 2 juin 2009) � 19h30 (idem), dont les principaux arguments objectifs tiennent en quelques lignes Citation:	A) En sa citation, il saute les termes de mat�riel et formel : � duo requiri : 1. Judicium erroneum, quod est ejus quasi materiale. Pertinaciam, quae est quasi formale.� : terminologie invent�e au XIXe S. ?). B) Surtout, il s'abstient, il sait pourquoi, de citer l'explication du grand Docteur du XVIIIe S. qui se trouve entre les deux passages qu'il en rapporte : � Non est haereticus, qui exterius tantum fidem negat, aut adorat idolum. Ratio est, quia non errat ; neque talis incurrit in foro conscientiae censuras latas contra haereticos, etsi in foro externo secundum externa procedatur.�. Ne serait-ce la pr�cision finale, qui correspond � l'explication du R.P. Beste que J.S. repousse, ce passage aurait de quoi lui plaire : � N'est pas h�r�tique celui qui renie la foi ou adore une idole seulement ext�rieurement [m�me s'il fait en cela un p�ch� mortel contre la confession de la Foi : cf. Catalogue : 378df, et si l'Eglise le tient toujours publiquement alors pour un apostat ou lapsus : cf. 139cd ; 154c]. La raison en est qu'il n'erre pas ; il n'encourt pas non plus au for de la conscience les censures port�es contre les h�r�tiques, bien que ce soit le cas selon ce qui est externe au for externe.�.	qui peut contredire toute cette remarquable �tude._________________Jean-Paul BONTEMPS
Post� le: Jeu Juin 04, 2009 11:19 pm Sujet du message: Une �tude est toujours remarquable , lorsqu'on refuse d'en parler Revenir en haut
Post� le: Jeu Juin 04, 2009 11:26 pm Sujet du message: gabrielle a �crit:	Une �tude est toujours remarquable , lorsqu'on refuse d'en parler _________________Jean-Paul BONTEMPS
Post� le: Ven Juin 05, 2009 1:22 am Sujet du message: gabrielle a �crit:	Une �tude est toujours remarquable , lorsqu'on refuse d'en parler Vous devriez �tre ici pour en parler, n'est ce pas ? Revenir en haut
Post� le: Ven Juin 05, 2009 9:08 am Sujet du message: EA a �crit:	gabrielle a �crit:	Une �tude est toujours remarquable , lorsqu'on refuse d'en parler Vous devriez �tre ici pour en parler, n'est ce pas ? Et JS Daly, ne devrait-il pas �tre l� pour en parler ?
Il y est venu, et devant le d�but de d�monstration de ses proc�d�s de d�formations de la pens�e de plusieurs auteurs cit�s par lui, il a pr�f�r� ne pas insister.
Pour rappel, la r�ponse qui suit a �t� compos�e apr�s l'�tude de JS D cit�e plus haut. Et ce ne sont pas les affirmations gratuites de Bontemps qui y changeront quelque chose sur le fond.
Abb� Zins a �crit:	R�ponse � diverses �tudes de J.S. Daly 28/5/2001 Cette r�ponse est entreprise � la demande de plusieurs personnes, qui ont gard� de l'affection ou de la sympathie pour lui tout en r�prouvant son changement de comportement en mati�re grave. Entreprise, bien que toute une s�rie d'autres demandes et de projets de soi plus importants ait d� pour cela �tre mise en attente. Il est en effet passablement affligeant de devoir assez r�guli�rement passer, pour ne pas dire perdre, du temps � des controverses internes ou semi-internes, plus d'une fois sur des sujets en outre secondaires, tandis qu'il y a tant � faire contre les ennemis d�clar�s ou non de l'Eglise. J.S. semble �tre un amoureux de la controverse pour la controverse, surtout en des points moins connus ou des th�mes de soi secondaires, principalement dans ce contexte de crise gravissime g�n�ralis�e. Ainsi, en est-il de questions comme celles du cr�ne d'Adam, de l'h�liocentrisme, du mill�narisme (sinon en tant que pi�ge � faire �viter ! ) , tandis que ses �tudes sur V 2, JP 2 ou le faux traditionalisme s'av�rent plut�t rares ou bien anciennes. En ce qui concerne la controverse qu'il a ici soulev�e par son changement complet de comportement envers les pr�tres "gu�rardiens" et "lefebvristes", elle a d'abord commenc� entre lui et son beau-p�re. Celui-ci s'�tait r�joui d'avoir trouv� en lui un gendre non compromis et fermement oppos� � leurs th�ories et comportements h�r�tico-schismatiques, avant d'�tre cruellement d��u par une pareille volte-face, et plong� dans une d�chirante inqui�tude de voir sa fille d�tourn�e par lui de la V�rit�. (Est-ce pour la couper aussi compl�tement ou habituellement de sa famille et la "poss�der" plus "pleinement", comme on en voit faire, malheureusement, plus d'un ou d'une ? Puisse son attitude clairement d�montrer qu'il n'en est rien!) N�anmoins, J.S. r�duit de plus en plus cette "controverse" � une simple divergence sur la notion d'h�r�sie, et la dirige de plus en plus � mon encontre, en cherchant � m�nager quasi tous les autres. Pourtant, d'une mani�re qui n'est point le fruit du "hasard", il omet presqu'� chaque fois de me faire part de ses �tudes, dont il ne m'a envoy� qu'une seule, accompagn�e d'une lettre. Pour celles des autres qui me sont parvenues, elles ne m'ont �t� connues que par personnes interpos�es. De m�me, en s'attaquant au passage du R.P. Beste cit� par le Professeur Corbi [prof. de philosophie et plus sp�cialement de logique � l'Universit� de Buenos-Aires], il donne l'impression qu'il vient de moi, comme si ce n'�tait pas le Professeur qui l'avait fait sien et qui devrait d�s lors �tre consid�r� comme aussi "pauvre" ou pi�tre que lui en � semblant s'imaginer transmettre une doctrine commune n'ayant pas besoin de preuve, et non pas une opinion commun�ment rejet�e et qualifi�e d'absurde..� !? Resterait, pour cela, qu'il ait compris, ou malheureusement qu'il n'ait pas volontairement d�form� tant ce que dit le R.P. Beste que ce qu'explique le Cardinal Billot. Celui-ci d�clare qu'il serait absurde de tenir pour hors de l'Eglise les Catholiques qui se trompent en mati�re de Foi seulement par ignorance, tandis que le R.P. Beste explique que la n�gation d'une v�rit� de Foi implique une pr�somption de pertinacit�, jusqu'� preuve du contraire, c.�.d. jusqu'� ce que soit �ventuellement �tablie la bonne foi de celui qui l'aurait �mise seulement en raison de son ignorance. Il n'y a l� aucune opposition, et nous tenons ce qu'expliquent l'un et l'autre. Aussi, J.S. devrait-il prendre pour ligne directrice la d�claration qu'il a mise en exorde de sa derni�re �tude sur le canon 2200 et la pertinacit� : � Plions nos id�es aux autorit�s, et non pas les autorit�s � nos id�es.� ! Car il para�t �tre un vrai sp�cialiste en ce dernier proc�d� de plier les autorit�s � ses id�es. Ainsi encore, il cite souvent le passage de Saint Alphonse sur celui qui soutiendrait son erreur m�me mordicus avant de la savoir oppos�e au jugement et � la doctrine de l'Eglise, mais il omet deux �l�ments du contexte de ce passage, qui mettent � mal ce qu'il tente de d�montrer. A) En sa citation, il saute les termes de mat�riel et formel : � duo requiri : 1. Judicium erroneum, quod est ejus quasi materiale. Pertinaciam, quae est quasi formale.� : terminologie invent�e au XIXe S. ?). B) Surtout, il s'abstient, il sait pourquoi, de citer l'explication du grand Docteur du XVIIIe S. qui se trouve entre les deux passages qu'il en rapporte : � Non est haereticus, qui exterius tantum fidem negat, aut adorat idolum. Ratio est, quia non errat ; neque talis incurrit in foro conscientiae censuras latas contra haereticos, etsi in foro externo secundum externa procedatur.�. Ne serait-ce la pr�cision finale, qui correspond � l'explication du R.P. Beste que J.S. repousse, ce passage aurait de quoi lui plaire : � N'est pas h�r�tique celui qui renie la foi ou adore une idole seulement ext�rieurement [m�me s'il fait en cela un p�ch� mortel contre la confession de la Foi : cf. Catalogue : 378df, et si l'Eglise le tient toujours publiquement alors pour un apostat ou lapsus : cf. 139cd ; 154c]. La raison en est qu'il n'erre pas ; il n'encourt pas non plus au for de la conscience les censures port�es contre les h�r�tiques, bien que ce soit le cas selon ce qui est externe au for externe.�. Ultime distinction qui correspond exactement, par contre, tant � ce qui a �t� pr�cis� en STP 63. 41 : � Ces censures ipso facto peuvent �tre encourues soit aux deux for, interne et externe, quand il y a culpabilit� interne effective, soit au seul for externe, quand il y a transgression effective de la loi, mais non grave culpabilit� interne..�, qu'� ce qu'explique (le R.P.) Cance, en commentant � la fois les canons 2199 et 2200 : � Au for interne, celui qui a conscience de n'avoir pas commis de p�ch� mortel peut donc se consid�rer comme non d�linquant, et juger qu'il n'a encouru aucune peine latae sententiae ; mais au for externe, le sup�rieur, qui ne voit pas le fond des coeurs, est oblig� de s'en tenir aux apparences et aux pr�somptions, jusqu'� preuve du contraire.�. Pourtant, cette pr�cision de Saint Alphonse ne contredit nullement ce que lui-m�me ajoute ensuite : � Nul n'est h�r�tique tant qu'il est pr�t � soumettre son jugement � celui de l'Eglise, ou ne sait pas que la vraie Eglise du Christ tient le contraire, m�me s'il soutient sa sentence mordicus, en raison d'une ignorance coupable et crasse. N'est pas h�r�tique non plus, celui qui serait dispos�, au moins habituellement, � quitter son erreur s'il la savait contraire � la Foi, si toutefois il n'a jamais eu de pertinacit� actuelle... mais la retenir apr�s que le contraire a �t� suffisamment propos�, ou quand on sait que le contraire est tenu par l'Eglise universelle.. c'est errer pertinacement..�. Nous ne disons point autre chose que cela. Or, que J.S. essaye donc de dire � n'importe quel pr�tre "gu�rardien", dont celui auquel il adh�re depuis peu, tenant que quelqu'un puisse �tre pape d'une certaine mani�re (selon un lien m�me "juridique") sans avoir l'autorit� ou la juridiction universelle sur toute l'Eglise, que cette ineptie est express�ment condamn�e ainsi : � Si quelqu'un dit qu'un Pontife Romain n'a pas le plein et supr�me pouvoir de juridiction sur l'Eglise universelle.. qu'il soit anath�me.� (Vat. I, Pastor Aeternus, ch.3), et il ne sera pas long � voir combien ils en d�tourneront leur intelligence, ou plut�t pers�v�reront � dire le contraire, comme ils le font depuis des ann�es, en inventant certes de subtiles arguties pour dire que, tout en �tant pape, il ne l'est pas !? Et s'il veut les "d�fendre", et l'ensemble des "lefebvristes" avec eux, en d�clarant qu'ils � reconnaissent le devoir de se soumettre au magist�re de l'Eglise �, qu'il m�dite et surtout qu'il leur pr�sente, comme nous l'avons fait si souvent, cet enseignement indiscutable de Pie IX : � A quoi bon reconna�tre hautement le dogme de la supr�matie du bienheureux Pierre et de ses Successeurs ? A quoi bon r�p�ter si souvent des d�clarations de Foi Catholique et d'ob�issance au Si�ge Apostolique, lorsque ces belles paroles sont d�menties par ses actes ? Bien plus, est-ce que la r�bellion n'est pas rendue plus inexcusable par le fait que l'on reconna�t que l'ob�issance est un devoir ?.. Il s'agit, en effet,.. d'accorder ou de refuser ob�issance au Si�ge Apostolique ; il s'agit de reconna�tre sa supr�me autorit� m�me sur vos Eglises, et non seulement quant � la Foi, mais encore quant � la discipline. Celui qui la nie est h�r�tique, celui qui la reconna�t et refuse opini�trement de lui ob�ir est digne d'anath�me.� (Encyclique Quae in Patriarchatu), et il verra s'ils changeront d'un pouce leur th�orie et leur pratique de la communion dans la d�sob�issance envers quelqu'un qu'ils tiennent pour Souverain Pontife l�gitime !? Qu'il essaye de leur citer, une fois, dix fois, la condamnation de la proposition jans�niste que l'Eglise puisse �tablir des lois universelles ou une liturgie nocives, et nous dise s'il ne constatera pas qu'apr�s un temps de silence, ils la remettront une Ni�me fois en avant pour justifier leur "position" intenable ? Qu'il m�dite et cite la condamnation de la proposition jans�niste qu'il est n�cessaire que chaque cas soit d'abord jug� en particulier avant de tomber sous une censure latae sententiae, et il verra si eux, comme lui-m�me, ne "s'assi�ront pas dessus" en pratique, m�me si, en ce qui le concerne, ce ne sera que de fa�on d�tourn�e !? Or cette condamnation en revient � la pr�somption de droit �nonc�e par le canon 2200 et d�coulant du canon 16. Mais, plut�t que de le reconna�tre, pour son plus grand bien, J.S. pr�f�re une fois de plus nous faire dire autre chose que ce que nous disons, et r�pondre � cet autre chose, comme un nouveau Don Quichotte ou Johas, r�pondant sur des pages et des pages � c�t�, en se lan�ant complaisamment, pour jeter de la poudre aux yeux, en de longues d�monstrations hors sujet. Comme me le disait le Professeur Corbi au t�l�phone, au sujet de la derni�re �tude de J.S. sur le canon 2000 et la pertinacit�, on peut lui appliquer cette remarque de Saint Augustin : � Bene curis, sed extra viam.� ! Ainsi, l� o� nous parlons � des faits, actes et comportements ou �tats habituels et objectifs d'une personne ou d'une communaut� � (STP 63. 40), il traite non seulement � des intentions intimes ou subjectives �, mais encore r�duit tout � des expressions de la sorte : � propos h�r�tique � , � de gens qui ne se rendent pas compte que leurs id�es s'opposent � un dogme �, � ces confus �, � fourvoy�s �, � confusion entre un propos jug� impossible � concilier avec l'orthodoxie et l'h�r�sie m�me �, � on pourrait pr�sumer la pertinacit� toutes les fois qu'un catholique se trompe en mati�re de doctrine.., erre en doctrine..�, etc., nous attribuant gratuitement une notion d'h�r�sie proprement dite sans pertinacit�, ou faisant semblant que nous ignorons ou nous opposons � la distinction �l�mentaire de mati�re � h�r�sie (improprement mais commun�ment dite h�r�sie mat�rielle) et h�r�sie formelle (ou proprement dite). Puis, toujours par le m�me proc�d� de faire dire autre chose, au lieu de le faire par mode de r�duction indue, il le fait par mode d'extension indue, passant ainsi de pr�sum� �tre jusqu'� preuve du contraire � �tre, soit h�r�tique, soit censur�, et de l� � �tre exclus d'office ; de � l'ignorance g�n�ralement pas pr�sum�e � (canon 16) � la pr�somption universelle de connaissance de cause ; de l'intention objective(ment) manifest�e au for externe � celle subjective purement interne, faisant fi des pr�cisions souvent donn�es sur les deux for, sur l'importante diff�rence entre les censures latae et les ferendae, entre les cas d�j� tranch�es, en fait ou en soi, ou non, etc.. Il met aussi souvent en avant, pour "mieux" tenter de repousser la pr�somption de pertinacit�, les cas d'h�r�sies seulement larv�es, par mode de simples insinuations ou d'expressions habilement ambigu�s, comme Erasme et les jans�nistes en �taient particuli�rement sp�cialistes,
qui obligeaient l'Eglise � les tol�rer un temps, et � oeuvrer pour les d�voiler express�ment. Enfin, il a recours � un argument, nouveau chez lui, mais d�j� employ� par les "gu�rardiens", notamment l'abb� Lucien (STP 26. 42s), tendant � r�duire le cas public d'h�r�sie ou d'h�r�tique au cas occulte, du fait que l'opposition � la Foi serait publique, mais non la pertinacit� de soi interne. Proc�d� par lequel les "gu�rardiens" cherchent � "excuser" les monstres d'h�r�sies wojtyliennes, ou au moins � d�clarer "inconnaissable" sans intervention de l'Eglise leur caract�re formel ou pertinace, rejetant ou rendant "vaine" ainsi la sentence unanime des P�res et Docteurs du � depositus est � et �tant logiquement conduits � adh�rer � l'opinion fausse et r�fut�e par Saint Robert du � deponendus est � ! Or, lui comme eux, s'opposent en cela au canon 2200,2 comme au canon 16, car devant le cas de soi d�lictueux d'affirmations publiquement h�r�tiques, le dol (ou pertinacit�) est pr�sum�, et non l'ignorance et l'innocence !, et la preuve �ventuelle � faire ult�rieurement est non pas celle de la culpabilit� mais celle de l'innocence ! Il y a l� pr�somption de droit, non pas universelle, comme J.S. pr�tend nous le faire dire pour "mieux" r�pondre � c�t�, mais � g�n�ralement � comme le pr�cise le canon 16, � c.�.d. qu'on pr�sume alors la pertinacit�, � moins qu'il existe des raisons s�rieuses de penser qu'elle n'existe pas �, comme l'explique le R.P. Bride dans l'Encyclop�die Catholicisme cit� par le Professeur Corbi, notamment dans le cas d'enfants r�citant mal une le�on, selon l'exemple cit� par J.S., ou celui de personnes ignorantes (rustici ou simpliores, comme le dit Saint Alphonse), ou d'autres en des propos en passant ou par lapsus linguae avant qu'on leur ait rappel� ou appris l'opposition de ces propos au jugement de l'Eglise ; et ce, jusqu'� preuve �ventuelle du contraire. Tandis qu'avec sa nouvelle th�orie, J.S. peut pr�tendre "justifier" non seulement son nouveau comportement d'objective communicatio in sacris c*m acatholicis, dont les tenants de la fou-th�se qui ont �t� d'avance frapp�s d'anath�me par l'Eglise, mais il peut m�me pr�tendre "justifier", � la mani�re de Dolan, les d�viations les plus graves : � je ne vois pas pourquoi ce qui vient d'�tre dit ci-dessus ne s'appliquerait pas �galement, per se, � ceux qui s'associent avec le clerg� de la ligne Thuc... Et de toute fa�on, ceux qui ont re�u des ordres d'un �v�que de la ligne Thuc de la 2e ou 3e g�n�ration ne sont pas forc�ment infect�s par tout ce qu'il y avait de vicieux dans le fait originel des aberrations de Thuc.� !? D�lire �tonnant ou d�lit patent ? pourtant tristement r�el et d'autant plus fortement coupable pour qui en sait autant que lui ! Voyons, les ordres re�us chez les "Vieux Catholiques", les Jans�nistes, les "Orthodoxes" de la Xe g�n�ration.... je ne vois pas pourquoi ce qui vient d'�tre dit ci-dessus ne s'appliquerait pas �galement, per se, � eux !? En cela, il va beaucoup plus loin que le pr�tre "gu�rardien" chez qui il va, qui, lui, a eu jusqu'ici la sagesse de repousser ces abominables communications in sacris avec les "Vieux Catholiques".
Qui, d�s lors, m�rite � pr�sent le titre de "pauvre", du R.P. Beste tr�s mal compris ou expos� par J.S., ou de J.S. lui-m�me ? A quoi bon chercher, voire r�ussir � tromper habilement un temps, alors qu'en ce cas on finit toujours par �tre confondu, au plus tard au jour du Jugement !? Ne vaut-il pas mieux l'�tre avant, afin de pouvoir se reprendre ? Pourquoi utiliser tant de si pr�cieux talents pour de si mauvaises causes ? Croyez-nous, John, tant votre salut que votre gloire v�ritable en d�pendent, l'intelligence s'�mousse et la volont� se pervertit � d�fendre l'erreur, tandis qu'elles s'exaltent en servant la V�rit� ! Comme l'�crivait si bien le Professeur Corbi dans une lettre d'accompagnement de l'envoi d'une de ces �tudes : � l'homme n'est pas dou� que de l'intellect. Il a en plus des H.P. : habitudes et passions, qui expliquent souvent mieux ses prises de positions... Il ne nous reste qu'� prier Notre Dame, Sedes Sapientiae, et tous les Saints que Dieu Notre Seigneur daigne mouvoir son intelligence vers l'amour du Vrai, et son coeur vers la charit�.�. Que le P�re Eternel, dont Elles �manent, fassent triompher la V�rit� en nos intelligences et la Charit� en nos coeurs. Abb� V.M. Zins
Post� le: Ven Juin 05, 2009 10:13 am Sujet du message: Abb� Zins a �crit:	Pour rappel, la r�ponse qui suit a �t� compos�e apr�s l'�tude de JS D cit�e plus haut.	Mais curieusement, c�est exactement la m�me r�ponse que vous avez sorti lorsque j�ai publi� une tout autre �tude de John Daly il y a quelques mois, o� vos affirmations p�remptoires �taient examin�es cette fois du point de vue historique... Du reste, sans parler naturellement des innombrables liens renvoyant � votre r�ponse passe-partout, �a doit bien faire la cinqui�me fois que vous la publiez in extenso sur le seul libre forum catholique. Dans ces conditions, si c�est pour s�adresser � une esp�ce de robot presse-bouton, pourquoi John Daly devrait-il faire le d�placement�? Sans compter que j�avais d�j� pu remarquer � l��poque, comme J.P. Bontemps, � quel point vous d�formez les propos des autres.
Je viens de finir la lecture de l��tude que l�abb� Ricossa a consacr� au cas du cardinal Morone. Sa conclusion vaut la peine d��tre cit�e�:
L�abb� Ricossa a �crit:	Paul IV et St Pie V �taient convaincus que Pole et Morone �taient h�r�tiques. Je suis d�accord avec leur opinion. Pourtant la stupeur incr�dule d�un Jules�III peut se comprendre. Morone h�r�tique�? Lui, auquel revient le m�rite d�avoir termin� le Concile de Trente�? Lui, que St�Charles aurait �lu Pape m�me apr�s le proc�s intent� contre lui par Paul IV�? Et Pole ? Pole h�r�tique�? Lui, qu�Henri�VIII voulait faire tuer par des sicaires, apr�s en avoir martyris� le fr�re et la m�re, que L�on�XIII a d�clar�e Bienheureuse�? Lui, qui fut le conseiller de cette Reine Marie que nous appelons la �Catholique� mais que les protestants, avec haine, appellent la �Sanguinaire��? Pole et Morone h�r�tiques�? Eux, qui ont toujours r�affirm� leur fid�lit� � l�Eglise romaine�? Et de plus, l�unique d�claration officielle et l�gale de l�Eglise � l��gard de Morone, est sign�e par un Pape, Pie IV, et par un futur Pape, St Pie V, et le d�clare innocent. Parfois, constater avec certitude que telle personne est tomb�e formellement et de mani�re coupable dans l�h�r�sie n�est pas facile�; pouvoir le d�clarer in facie Ecclesi� de telle mani�re � pouvoir en tirer toutes les cons�quences canoniques, est encore plus difficile. M�me un Paul�IV n�y r�ussit pas avec Pole et avec Morone.	Est-il excessif de penser que si l�abb� Zins avait v�cu � cette �poque, il n�aurait pas h�sit� � taxer Paul�IV et saint Pie�V de laxisme�? Et pourtant, l�Eglise a canonis� le second, et en cela, elle engage son infaillibilit�.
Post� le: Ven Juin 05, 2009 10:20 am Sujet du message: Martin,
Ne r�it�rez-vous pas, vous aussi, vos proc�d�s ? Il est vrai que vous n'avez pas h�sit� � d�clarer : " je n’ai jamais pr�tendu �tre objectif " !!
Abb� Zins a �crit:	Martin a �crit:	Abb� Zins a �crit:	On peut aussi constater ici la grande "objectivit�" de Martin, citant une fois de plus seulement JSD, et non ma r�ponse pourtant juste � la suite.	(...) Si �a peut vous rassurer, je n’ai jamais pr�tendu �tre objectif� Voil� qui a l'avantage d'�tre fort clair !
C'est pourquoi les pr�sentations subjectives et d�form�es de JSD tant des faits que des �crits ne vous d�rangent assur�ment pas.
Abb� Zins a �crit:	Outre mes r�ponses pr�c�dentes y r�pondant d’avance au niveau des principes, surtout pour les questions finales concernant la nature de l’h�r�sie formelle, voici quelques pr�cisions sur les cas particuliers mis en avant par JSD. Citation:	St Cyprien �tait-il h�r�tique pour avoir ni� la validit� du bapt�me des h�r�tiques, malgr� les r�primandes du pape Etienne ?	Le cas de la dissension de l’Ev�que de Carthage, le futur Martyr Saint Cyprien, d’avec le Pape Saint Etienne demeure tr�s controvers�. Certains auteurs parlent d’une simple menace d’excommunication � l’encontre de l’Ev�que de Carthage, d’autres d’une sentence effectivement port�e. Certains disent que l’incident s’est clos avec le Martyre de l’Ev�que de Carthage avant que la sentence ne tombe ; d’autres avec le Martyre du Pape Saint Etienne avant ou apr�s que la sentence ne soit tomb�e, du fait que l’Ev�que de Carthage, ayant d’abord cru voir une faiblesse envers les h�r�tiques en la sentence du Saint Pontife, touch� par son vaillant Martyre, se soumit ensuite entre les mains du Successeur de Saint Etienne. Autrement dit, ce qui parait assur�, c'est l'existence de la controverse, la r�sistance un temps de Saint Cyprien � la sentence du Pape Saint Etienne, et sa bonne solution dans le sens du triomphe de la V�rit�, tenue en l'occurence par le Saint Pape, et non tout d'abord par le Saint Ev�que.
Aussi, peut-on conclure au sujet de ce cas particulier par cet avis fort autoris� : � L'effusion d'un sang glorieux a dissip� le nuage qui avait pu obscurcir cette belle �me ; son erreur a �t� compens�e par l'abondance de charit�, et lav�e dans le sang du martyre.� (St Augustin, De bapt., I, 18)
Quoi qu’il en soit, donc, historiquement � ce sujet, cela ne change en rien la doctrine de l’Eglise sur la nature de l’h�r�sie publique.
Citation:	St Jacques de la Marche, �tait-il h�r�tique pour avoir ni� la divinit� du Pr�cieux Sang, ce dont il a �t� accus� devant l’Inquisition et qu’il a avou� ? Resterait � JS � citer (avec r�f�rences pr�cises � l’appui) la preuve de son affirmation. Et l�, � y regarder de plus pr�s, on trouve � nouveau une pr�sentation gravement d�form�e de la r�alit� :
Citation:	http://www.newadvent.org/cathen/08278b.htm
Under Callistus III, in 1455, he was appointed an arbiter on the questions at issue between Conventuals and Observants. His decision was published 2 Feb., 1456, in a papal Bull, which pleased neither part . A few years later, on Easter Monday, 1462, St. James, preaching at Brescia, uttered the opinion of some theologians, that the Precious Blood shed during the Passion was not united with the Divinity of Christ during the three days of His burial. The Dominican James of Brescia, inquisitor, immediately cited him to his tribunal. James refused to appear, and after some troubles appealed to the Holy See. The question was discussed at Rome, Christmas, 1462 (not 1463, as some have it), before Pius II and the cardinals, but no decision was given. James spent the last three years of his life at Naples, and was buried there in the Franciscan church of S. Maria la Nuova, where his body is still to be seen. Beatified by Urban VIII, 1624, he was canonized by Benedict XIII, 1726. Naples venerates him as one of its patron saints (feast, 28 Nov.)	Outre cela, la mati�re � h�r�sie (dite improprement h�r�sie mat�rielle) ne suffit point � faire l’h�r�tique formel s’il y a simple ignorance de (et non opposition consciente �) la doctrine de l’Eglise en la mati�re, comme cela a d�j� �t� rappel� en une pr�c�dente r�ponse. Notion �l�mentaire que JS sous-entend calomnieusement que j’ignorerais ou nierais.
Citation:	St Augustin �tait-il h�r�tique pour avoir ni� que le propos � Tu es Pierre et sur cette pierre je b�tirai mon Eglise � n’�tait pas adress� � St Pierre .	La r�ponse cit�e par Gabrielle montre que Saint Augustin n’a jamais ni�, purement et simplement, que cette parole �tait dite aussi de Saint Pierre et de sa Primaut�. En voici une autre preuve : Citation:	� Seul parmi les Ap�tres, Pierre m�rita d’entendre cette parole : � En v�rit�, je te le dis : Tu es Pierre et sur cette pierre je b�tirai mon Eglise.� Oui vraiment, il en �tait digne, celui qui �tait la pierre fondamentale de l’�difice form� de tous les peuples de la terre, la nouvelle maison de Dieu ; celui qui en �tait la colonne de soutien, et la clef qui ouvre le royaume. C’est de lui qu’il est dit dans la Parole divine : � Ils pla�aient leurs malades de mani�re qu’au moins l’ombre de Pierre, � son passage, les couvr�t.� (Act. 5,15).� (Saint Augustin, sermon 29 super Sanctos)
Voici donc une nouvelle d�monstration de la mani�re dont JS sollicite les textes de Saints Docteurs en un sens qui n’est pas leur.
Citation:	Cajetan, Suarez et Jean de St Thomas, �taient-ils des h�r�tiques pour avoir tenu qu’un pape pouvait tomber en h�r�sie sans perdre automatiquement son office ? Ces auteurs ne tenaient point que l’h�r�sie publique serait compatible avec le maintien d’un office eccl�siastique, mais que cette perte, au moins dans le cas d’un pape, devait �tre solennellement port�e par un concile, penchant au moins indirectement dans la th�se de la sup�riorit� d’un Concile sur un Pape. Cette opinion fausse ayant alors �t� tol�r�e par l’autorit� pontificale malgr� son opposition � des donn�es de foi, on peut appliquer � ces auteurs ce que Saint Robert Bellarmin a expos� en un cas similaire : Citation:	� De ces quatre opinions, la ... 2e n’est point � proprement h�r�tique puisque nous voyons encore tol�r�s par l’Eglise ceux qui suivent cette sentence, elle para�t n�anmoins tout � fait erron�e et proche de l’h�r�sie.� (Saint Robert Bellarmin De Romano Pontifice, L. IV Ch. II )
Citation:	Mgr Darboy �tait-il h�r�tique pour avoir tenu devant le s�nat fran�ais le 16 mars 1865 un discours s’opposant clairement � la primaut� divine du pontife romain sur l’�glise enti�re (ce qui, � la diff�rence de l’infaillibilit� pontificale, appartenait d�j� au corps de la doctrine catholique) et pour ne pas l’avoir r�tract� m�me apr�s que Pie IX lui signala que ses propos heurtaient l’enseignement du IVe concile du Latran ? N’ayant pas sous la main les documents pour v�rifier l’exactitude de telles affirmations, il m’est cependant possible de citer le t�moignage suivant. La cadette de l’�pouse de JS m’a rapport� ce qui suit. Cette �tonnante affirmation de son beau-fr�re l’ayant d�cid� � se rendre � la biblioth�que de l’Universit� Catholique d’Angers ; elle y a d�couvert un document prouvant la r�tractation effective de Mgr Darboy, en a obtenu photocopie qu’elle a adress�e � son beau-fr�re dont elle n’a plus eu de nouvelle depuis � ce sujet. Ceci, il y a d�j� plusieurs ann�es.
Post� le: Ven Juin 05, 2009 10:56 am Sujet du message: Abb� Zins a �crit:	Martin,
Ne r�it�rez-vous pas, vous aussi, vos proc�d�s ? Il est vrai que vous n'avez pas h�sit� � d�clarer : " je n�ai jamais pr�tendu �tre objectif " !!	Vous voulez dire que vous �tes pris la main dans le sac�: est-ce objectif de votre part de ne pas donner la r�f�rence au d�bat et de ne pas citer la r�ponse que je vous avais faite�:
Martin a �crit:	Abb� Zins a �crit:	Martin a �crit:	Abb� Zins a �crit:	On peut aussi constater ici la grande "objectivit�" de Martin, citant une fois de plus seulement JSD, et non ma r�ponse pourtant juste � la suite.	(...) Si �a peut vous rassurer, je n�ai jamais pr�tendu �tre objectif Voil� qui a l'avantage d'�tre fort clair !	Je souhaiterais que vous le soyiez tout autant, l�abb�... Un peu de modestie ne fait de tort � personne. Surtout quand on vient de donner un bel exemple d�absence d�objectivit� en omettant l�explication que j�ai donn�e :
Martin a �crit:	Si �a peut vous rassurer, je n�ai jamais pr�tendu �tre objectif : vous disposez de suffisamment de temps (et de disciples) pour vous d�fendre sans que je vienne vous pr�ter main forte. Au surplus, tel que je vous connais, vous m�accuseriez d�avoir travesti votre pens�e : autant vous laisser vous exprimer vous-m�me. Je souhaite seulement apporter sur ce libre forum un autre �clairage que le v�tre, partant de la conviction que vous n��tes a priori pas plus infaillible qu�un autre.	Quand on voit la mani�re dont vous triturez les textes les plus simples pour leur faire dire le contraire de leur sens le plus �vident, comment pourrait-on vous faire confiance pour vos autres citations ?
Pour le reste, des redites qui n�apportent rien au d�bat : (...)	L� non plus, rien n�a chang�: rien que des redites. Pas un mot sur l��tude de l�abb� Ricossa � laquelle je viens de faire allusion. Normal�: �a provient d�un �h�r�tique pertinace doubl� d�un pr�tre sacril�ge�, c�est comme �a que vous diriez, n�est-il pas vrai, diacre�?
On passerait sa journ�e � mettre en �vidence vos proc�d�s retors. Si vous disposez manifestement de tout votre temps pour ces caricatures de d�bats, ce n�est pas mon cas. De plus, comme le rappelle l�Ecriture�: �au jour du jugement, l�homme rendra compte de toutes les paroles inutiles qu�il aura prononc�es�...je vous laisserai donc � vos plaisirs douteux.
Post� le: Ven Juin 05, 2009 11:09 am Sujet du message: Abb� Zins a �crit:	Martin a �crit:	Quand on voit la mani�re dont vous triturez les textes les plus simples pour leur faire dire le contraire de leur sens le plus �vident, comment pourrait-on vous faire confiance pour vos autres citations�?
Affirmation gratuite facile ; d�monstration plus difficile !
Donner "un autre �clairage" implique-t-il de s'�carter de l'objectivit� pour tomber dans les accusations purement subjectives et partisanes ?
Enfin, les principes catholiques ne sauraient �tre s�rieusement remis en cause par des citations historiques pr�sent�es vraiment objectivement.
On pourrait, certes, continuer longtemps ainsi. Vous ouvrez sans cesse de nouveaux fils pour remettre les m�mes arguties, et vous vous �tonnez ou offusquez ensuite qu'il me suffise d'y remettre les r�ponses d�j� faites.
Cessez la r�p�tition des m�mes ojections d�j� r�solues, et vous n'aurez point � relire ainsi les m�mes r�ponses d�j� faites.
Post� le: Ven Juin 05, 2009 11:29 am Sujet du message: Abb� Zins a �crit:	Cessez la r�p�tition des m�mes objections d�j� r�solues, et vous n'aurez point � relire ainsi les m�mes r�ponses d�j� faites.	Juste un d�tail � propos des �objections r�solues��: l��tude de l�abb� Ricossa, je viens seulement d�en prendre connaissance, alors, � moins de croire en la r�incarnation, je serais bien en peine de l�avoir d�j� pr�sent�e comme objection. Mais on vous en pr�senterait des dizaines d�autres, il y a gros � parier que vous les �carteriez avec la m�me l�g�ret�: comme je viens de le rappeler � J.P. Bontemps, il n�est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre.
Post� le: Ven Juin 05, 2009 11:44 am Sujet du message: Abb� Zins a �crit:	[...]
Cessez la r�p�tition des m�mes ojections d�j� r�solues [...]
Post� le: Ven Juin 05, 2009 4:25 pm Sujet du message: A Quoi Sert Le Canon 2200, � 2 ? A couvrir des km de textes au chevalier sans peur et sans reproches Et a justifi� l'injustifiable Revenir en haut