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Timestamp: 2018-09-19 18:34:41+00:00
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Information professionnelle sur Stilnox CR® Comprimés à libération contrôlée: Sanofi-Aventis (Suisse) SA
Principe actif: zolpidemi tartras.
Comprimés à 6,25 mg: Lactosum monohydricum, cellulosum microcristallinum, carboxymethylamylum natricum A, hypromesllosum, magnesii stearas, silica colloidalis anhydrica, oxyde de fer rouge (E172), kalii hydrogenotartras, titanii dioxidum, macrogolum.
Comprimés à 12,5 mg: Lactosum monohydricum, cellulosum microcristallinum, carboxymethylamylum natricum A, hypromesllosum, magnesii stearas, silica colloidalis anhydrica, oxyde de fer jaune (E172), kalii hydrogenotartras, titanii dioxidum, macrogolum. color: E132 (indigotine).
Comprimés à libération contrôlée à 6,25 mg et 12,5 mg de tartrate de zolpidem.
Traitement à court terme de l'insomnie.
Comme tous les hypnotiques, Stilnox CR ne doit être utilisé qu'en cas d'insomnie cliniquement significative.
Adultes: la posologie recommandée est de 1 comprimé à 12,5 mg par jour.
Le traitement sera initié à la dose efficace la plus faible et la dose maximale ne sera pas dépassée.
Comme tous les hypnotiques, l’utilisation à long terme de zolpidem n’est pas recommandée. Le traitement avec Stilnox CR doit être aussi bref que possible et ne devrait pas dépasser 4 semaines (phase d’arrêt progressif comprise) Toute prolongation du traitement ne doit avoir lieu qu’après une réévaluation stricte de l’état du patient, puisque le risque d’abus et de dépendance augmente avec la durée du traitement (voir «Mises en garde et précautions»).
Dans tous les cas, la prise doit avoir lieu à distance du repas immédiatement avant le coucher ou lorsque l'on est déjà au lit, et ne doit pas dépasser 1 comprimé durant la même nuit. L'effet de Stilnox CR peut être ralenti et/ou réduit en cas de prise, pendant ou immédiatement après un repas (voir «Pharmacocinétique»).
La dose par jour ne doit pas dépasser 12,5 mg.
Enfants: la tolérance et l'efficacité du zolpidem chez les patients pédiatriques en-dessous de l'âge de 18 ans n'ont pas été établies. C'est pourquoi le zolpidem ne doit pas être prescrit à cette population.
Sujets âgés (65 ans et plus), fragilisés: les sujets âgés ou fragilisés pouvant être particulièrement sensibles aux effets du zolpidem, la posologie recommandée est de 1 comprimé à 6,25 mg par jour.
Insuffisance hépatique: la clairance et le métabolisme du zolpidem étant diminués en cas d'insuffisance hépatique, il faut administrer le zolpidem à ces patients avec prudence. La dose initiale devrait être de 6,25 mg en cas d'insuffisance hépatique avec une prudence particulière pour les patients âgés.
Les comprimés doivent être avalés entiers.
Ils ne doivent pas être coupés, ni écrasés ou broyés en poudre.
Le zolpidem est contre-indiqué chez les patients en cas de:
·hypersensibilité au zolpidem ou à l'un des excipients,
·insuffisance respiratoire sévère et/ou aiguë,
·myasthénie grave,
·intolérance au lactose.
Grossesse et allaitement: voir la rubrique «Grossesse/Allaitement».
Insuffisance respiratoire: Comme les hypnotiques sont connus pour diminuer la fonction respiratoire, des précautions doivent être prises si le zolpidem est prescrit à des patients ayant une fonction respiratoire altérée.
Insuffisance hépatique: Le zolpidem ne doit pas être utilisé chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère car il est susceptible d'entraîner une encéphalopathie (voir «Instructions posologiques particulières», «Contre-indications» et «Effets indésirables»).
Risques encourus en cas d'utilisation concomitante d'opioïdes et de benzodiazépines: L'utilisation concomitante de benzodiazépines, incluant le zolpidem avec des opioïdes peut engendrer sédation, détresse respiratoire, coma et décès. En raison de ces risques, limiter la prescription simultanée de benzodiazépines et d'opioïdes aux patients pour lesquels les alternatives thérapeutiques sont inadéquates.
En cas de prescription concomitante de zolpidem avec des opioïdes, prescrire les posologies efficaces les plus faibles pour une durée minimale du traitement et suivre étroitement les patients afin d'identifier tout signe ou symptôme de détresse respiratoire ou de sédation.
Patients pédiatriques: La tolérance et l'efficacité n'ont pas été établies en pédiatrie. Lors d'une étude sur 8 semaines chez des patients (de 6 à 17 ans) souffrant d'insomnie en association au trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH), les troubles psychiatriques et du système nerveux central comprenaient les effets indésirables émergents du traitement les plus fréquents observés avec le zolpidem en comparaison au placébo et incluaient vertiges (23,5% vs. 1,5%), céphalées (12,5% vs. 9,2%) et hallucinations (7,4% vs. 0%).
Sujets âgés: Voir «Instructions posologiques particulières».
La cause de l'insomnie doit être identifiée autant que possible et les facteurs sous-jacents traités avant qu'un hypnotique soit prescrit.
La persistance de l'insomnie après 7 à 14 jours de traitement peut indiquer la présence d'une pathologie psychiatrique ou physique sous-jacente. En particulier, une dépression préexistante peut être révélée au cours d'un traitement par le zolpidem, l'insomnie pouvant être un symptôme témoin d'une dépression. L'état du patient devrait être réévalué soigneusement à intervalles réguliers.
Lors de la prescription d'hypnotiques, les prescripteurs doivent prendre en compte les éléments suivants:
Psychose: Les hypnotiques ne sont pas recommandés dans le traitement de première intention de la psychose.
Amnésie: Les sédatifs/hypnotiques peuvent entraîner une amnésie antérograde. Elle survient le plus souvent quelques heures après la prise du produit. Par conséquent, il est conseillé de se mettre dans les conditions les plus favorables pour une durée de sommeil ininterrompue de 7 à 8 heures.
Dépression et tendance suicidaire: plusieurs études épidémiologiques ont montré une incidence accrue de suicides ou de tentatives de suicide chez les patients dépressifs ou non, traités par des benzodiazépines et autres hypnotiques (y compris le zolpidem). Aucun lien de causalité n’a été établi.
Les hypnotiques ne doivent pas être utilisés seuls pour traiter la dépression. Bien qu'aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative ou pharmacodynamique n'ait été démontrée avec les antidépresseurs ISRS (voir «Interactions»), comme pour les autres hypnotiques, le zolpidem ne doit être administré qu'avec prudence chez les patients présentant des symptômes de dépression. En raison d'un risque suicidaire accru, le nombre de boîtes prescrites doit être le plus faible possible pour éviter tout surdosage intentionnel.
Une dépression préexistante peut être révélée au cours d'un traitement par le zolpidem. L'insomnie pouvant être le symptôme d'une dépression, le patient devra être réévalué si l'insomnie persiste.
Autres réactions paradoxales et de type psychiatrique: Des symptômes tels que: nervosité, insomnie exacerbée, agitation, irritabilité, agressivité, délire, colère, cauchemars, hallucinations, comportement anormal et autres troubles du comportement peuvent apparaître au cours de la prise de sédatifs/hypnotiques comme le zolpidem. Dans ce cas, le traitement doit être interrompu. Ces symptômes sont plus susceptibles d'apparaître chez le sujet âgé.
Somnambulisme et comportements associés: Somnambulisme et comportements associés ont été rapportés par des patients qui avaient pris du zolpidem (Stilnox CR) ou des somnifères apparentés à cette préparation et n'étaient pas complètement réveillés. Parmi ces comportements, on peut citer le somnambulisme en conduisant, en préparant des repas et en mangeant, en téléphonant ou pendant des rapports sexuels, sans que les personnes concernées ne s'en souviennent (amnésie). Des cas isolés de comportement d'automutilation ont également été rapportés dans ce contexte. La prise d'alcool et d'autres dépresseurs du SNC ou substances d'action centrale semble accroître le risque de tels comportements en association avec le zolpidem (Stilnox CR). Le même principe s'applique en cas de prise de Stilnox CR à des doses supérieure à la dose maximale recommandée. Le traitement avec Stilnox CR doit être arrêté chez les patients rapportant de tels comportements (par exemple, le somnambulisme en conduisant) à cause du risque pour le patient et les autres personnes.
Troubles de l'appareil psychomoteur: Le risque de troubles de l'appareil psychomoteur, incluant des capacités réduites à la conduite, est augmenté si: zolpidem est pris moins de 7 à 8 heures avant de pratiquer des activités demandant une certaine vigilance, ou si zolpidem est co-administré avec un autre dépresseur du SNC, ou d'autres substances pouvant augmenter les taux sanguins de zolpidem.
Accoutumance: Une certaine perte d'efficacité par rapport aux effets hypnotiques des sédatifs/hypnotiques comme le zolpidem peut survenir au cours de l'utilisation répétée durant quelques semaines.
Dépendance: Bien que sans parenté chimique avec les benzodiazépines, le zolpidem (une imidazopyridine) agit sur le même complexe du récepteur GABA A. Jusqu'à ce que l'on dispose d'une plus ample expérience, les précautions suivantes sont de rigueur avec Stilnox CR en raison de l'apparition possible d'un phénomène de dépendance:
La prise de zolpidem peut mener à un abus ou à une dépendance physique et psychologique. Ce risque augmente lors de prise prolongée, de doses élevées ou chez des patients prédisposés. Des cas de dépendances ont été plus fréquemment rapportés chez les patients traités par Stilnox CR pour une période supérieur à 4 semaines. Le risque d’abus ou de dépendance est aussi important chez les patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques, de dépendance alcoolique ou de toxicomanie. Stilnox CR devrait être utilisé avec beaucoup de prudence chez les patients ayant des antécédents ou soufrant d’alcoolisme et de toxicomanie.
Une fois que la dépendance physique s'est développée, l'arrêt brusque du traitement s'accompagne de symptômes de sevrage. Ils peuvent consister en maux de tête ou douleur musculaire, très forte anxiété et tension, nervosité, confusion et irritabilité. Dans les cas graves, les symptômes suivants peuvent se présenter: déréalisation, dépersonnalisation, hyperacousie, engourdissement et fourmillements dans les extrémités, hypersensibilité à la lumière, au bruit et au contact physique, hallucinations ou crises épileptiques.
Les symptômes de sevrage surviennent après brusque interruption et se limitent, dans les cas les plus bénins, à des tremblements, de l'agitation, des troubles du sommeil, des angoisses, des maux de tête et des troubles de la concentration. Toutefois, d'autres symptômes tels que sudation, crampes musculaires et abdominales, troubles de la perception, et dans de rares cas, délires et crises d'épilepsie peuvent se manifester.
Selon la durée d'action de la substance, les symptômes de sevrage apparaissent de quelques heures à une semaine ou plus après interruption de la thérapie.
Afin de diminuer au maximum le risque de dépendance, les hypnotiques ne devraient être prescrits qu'après examen approfondi de l'indication, et être pris pour une période aussi brève que possible (en règle générale, pas au-delà de 4 semaines). La nécessité de continuer le traitement doit être périodiquement réexaminée. Un traitement prolongé n'est indiqué que chez certains patients, et son bénéfice, en comparaison des risques est moins évident.
Afin d'éviter des symptômes de sevrage, un arrêt progressif, pendant lequel les doses seront réduites graduellement, est conseillé. Lors d'apparition de symptômes de sevrage, une surveillance médicale très étroite et la prise en charge du patient sont indispensables.
Rebond d'insomnie: L'interruption d'un traitement hypnotique peut entraîner un rebond d'insomnie transitoire (réapparition de manière exagérée de l'insomnie initiale).
Somnolence: En raison de ses propriétés pharmacologiques, la prise de zolpidem peut entraîner une somnolence et diminuer le niveau de conscience, ce qui peut engendrer des chutes et par conséquent de graves blessures.
Il peut également s'accompagner d'autres symptômes comme: modification de l'humeur, anxiété et agitation («restlessness»).
Il est important que le patient soit informé de la possibilité de survenue de ces phénomènes de rebond, ce qui permettra de minimiser l'intensité de l'anxiété et des autres symptômes à l'arrêt du traitement.
En cas d'utilisation de sédatifs/hypnotiques à demi-vie courte, certains symptômes de sevrage peuvent survenir entre deux prises consécutives.
Syndrome du QT long: par mesure de précaution, le rapport bénéfice/risque du traitement par zolpidem chez les personnes atteintes du syndrome du QT long congénital, devrait être étudié attentivement.
La prise simultanée d'alcool est déconseillée. Risque de majoration par l'alcool de l'effet sédatif.
Dépresseurs du système nerveux central
L'effet dépresseur central peut être accru en cas d'association avec des antipsychotiques (neuroleptiques), hypnotiques, anxiolytiques/sédatifs, antidépresseurs, dérivés morphiniques (analgésiques et antitussifs), analgésiques narcotiques, antiépileptiques, anesthésiques, antihistaminiques H1 sédatifs. L'association de zolpidem avec ces substances peut augmenter les effets de somnolence et de troubles psychomoteurs, incluant des capacités réduites à la conduite.
Néanmoins, dans le cas d'association avec la fluoxétine ou la sertraline, antidépresseurs ISRS, il est à remarquer que:
·avec la fluoxétine, aucune interaction cliniquement significative, que cela soit du point de vue pharmacocinétique ou pharmacodynamique, n'a été observée,
·avec la sertraline, la concentration maximale du zolpidem est significativement élevée et le Tmax diminué. Bien que cela n'ait pas été démontré sur le plan clinique, ces changements pourraient théoriquement accélérer l'effet hypnotique du zolpidem.
Lors de la prise d'analgésiques narcotiques, l'amplification de l'euphorie peut également faciliter l'apparition d'une dépendance psychologique.
Benzodiazépines et opioïdes: l'utilisation concomitante de benzodiazépines, incluant le zolpidem avec des opioïdes, augmente le risque de sédation, de détresse respiratoire, de coma et de décès en raison des effets additionnels dépresseurs sur le système nerveux central. Limiter le dosage et la durée du traitement chez les patients prenant simultanément des benzodiazépines et des opioïdes.
Inhibiteurs et inducteurs du CYP450
Les inhibiteurs du cytochrome P450 peuvent augmenter l'activité de certains hypnotiques comme le zolpidem. Le métabolisme du zolpidem chez l'homme dépend principalement de l'enzyme CYP450 3A4, avec la contribution de l'enzyme CYP450 1A2. L'effet pharmacodynamique du zolpidem est diminué lorsqu'il est administré avec un inducteur du CYP450 3A4 comme la rifampicine et le millepertuis. Le millepertuis peut diminuer les taux sanguins de zolpidem (diminution de 33,7% de la Cmax moyenne, et de 30% de l'AUC); la co-administration n'est donc pas recommandée.
Une étude d'interaction avec l'itraconazole, inhibiteur du CYP450 3A4, a été réalisée. Malgré une augmentation de 35% de l'AUC, aucune conséquence clinique n'a été observée. En conclusion, il n'est pas nécessaire de modifier la dose de zolpidem en présence de l'itraconazole.
L'adaptation en routine des doses de zolpidem n'est pas considérée comme nécessaire, mais l'administration concomitante de zolpidem et de kétoconazole peut entraîner l'augmentation des effets sédatifs. L'augmentation par un facteur de 1,83 de l'AUC a été observée.
Des études avec d'autres inhibiteurs du CYP450 3A ne sont pas disponibles.
La fluvoxamine et la ciprofloxacine peuvent augmenter les taux sanguins de zolpidem. Leur co-administration avec du zolpidem n'est donc pas recommandée.
Aucune interaction pharmacocinétique significative n'a été observée en cas d'administration concomitante de zolpidem avec la warfarine, la digoxine, la ranitidine ou la cimétidine.
L’utilisation du Stilnox pendant la grossesse n’est pas recommandée.
Les études chez l’animal, avec zolpidem, n’ont pas mis en évidence de risque d’effet tératogène ou embryotoxique chez le fœtus.
Le zolpidem traverse le placenta.
Des cas de diminutions du mouvement fœtal et de la variabilité du rythme cardiaque fœtal ont été décrits après l'administration de benzodiazépines au cours du deuxième et/ou du troisième trimestre de grossesse.
Les données recueillies à partir des études de cohorte n’ont mis en évidence aucune malformation après l’exposition aux benzodiazépines (comme le zolpidem) au cours du premier trimestre de grossesse. Cependant dans certaines études de cas, une augmentation de l’incidence des fentes labiales et palatines a été observée.
L’administration du zolpidem pendant le dernier stade de grossesse ou lors de l'accouchement peuvent induire chez le nouveau-né une hypothermie, une hypotonie, des difficultés à s’alimenter et une dépression respiratoire modérée. Des cas de dépression respiratoire sévère chez les nouveau-nés ont été observés avec zolpidem.
De plus, les enfants de mères ayant pris des sédatifs/hypnotiques chroniquement en fin de grossesse peuvent avoir développé une dépendance physique. L’enfant peut présenter des symptômes de sevrage, bien qu’aucun cas n’ait été signalé avec le zolpidem.
Si le zolpidem est prescrit à une femme en âge de procréer, elle doit être avertie de la nécessité de contacter son médecin pour interrompre le traitement en cas de grossesse planifiée ou si elle pense être enceinte.
Bien que le passage du zolpidem dans le lait maternel soit faible, ce produit ne doit pas être administré en cas d'allaitement.
La conduite de véhicules et l'utilisation de machines peut être rendue dangereuse, due aux réactions adverses suivantes, pouvant se manifester lors de la prise de zolpidem: risque de somnolence, temps de réactivité allongé, étourdissement, envie de dormir, vision trouble/floue, vigilance réduite, capacité réduite à conduire.
Afin de réduire ce risque et au vu de la durée d'action du médicament (voir «Pharmacocinétique»), une nuit complète de sommeil (7-8 h) est recommandée.
De plus, l'administration concomitante de zolpidem avec de l'alcool ou d'autres dépresseurs du SNC augmente le risque de tels effets. Les patients doivent être informés afin d'éviter la prise simultanée d'alcool ou d'autres substances psychoactives pendant leur traitement avec du zolpidem.
Le risque en liaison avec l'amnésie antérograde doit aussi être pris en compte.
Ils apparaissent en rapport avec la dose, particulièrement pour certains effets concernant le SNC. Comme recommandé dans le chapitre «Posologie/Mode d'emploi», il devrait en théorie y avoir moins d'effets indésirables si le zolpidem est pris immédiatement avant le coucher. Ils sont plus souvent observés chez les sujets âgés.
Les fréquences suivantes ont été utilisées: très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100; <1/10), occasionnel (≥1/1000; <1/100); rare (≥1/10000; <1/1000), très rare (<1/10'000).
Les effets indésirables observés lors d'études cliniques dans le groupe recevant du zolpidem sous forme de comprimés à libération contrôlée ayant une plus grande incidence que dans le groupe recevant le placebo sont reportés ci-dessous.
Fréquents: grippe.
Occasionnels: gastro-entérite, labyrinthite, infection des voies respiratoires inférieures, otite externe, infection des voies respiratoires supérieures.
Cas isolés: œdème angioneurotique.
Fréquents: anxiété, retard psychomoteur, désorientation.
Occasionnels: nervosité, agressivité, dépression, hallucination, apathie, boulimie, état confusionnel, dépersonnalisation, humeur déprimée, désinhibition, humeur euphorique, hallucinations visuelles, hallucinations hypnagogiques, changements d’humeur, cauchemars, symptômes de stress, somnambulisme (voir «Mises en garde et précautions: Somnambulisme et comportements associés»).
Rares: modification de la libido.
Très rares: illusion, dépendance (symptômes de sevrage ou effets rebond pouvant survenir après l’arrêt du traitement).
Cas isolés: colère, comportement inapproprié.
La plupart de ces effets psychiatriques indésirables sont liés à des réactions paradoxales.
Très fréquents: céphalées, somnolence diurne.
Fréquents: vertiges, troubles cognitifs tels que troubles de la mémoire (baisse de mémoire, amnésie, amnésie antérograde), perturbation de l’attention.
Occasionnels: troubles de la marche, hypoesthésie, paresthésies, ataxie, sensation de brûlure, vertige postural, dysgueusie, contractions musculaires involontaires, tremblements.
Rares: baisse de la vigilance, troubles de la démarche, trouble du langage.
Occasionnels: rougeur des yeux, vision trouble, perception de la profondeur visuelle altérée, asthénopie.
Occasionnels: vertiges, acouphènes.
Occasionnels: palpitations.
Occasionnels: toux, gorge sèche, irritation de la gorge.
Très rares: dépression respiratoire.
Fréquents: nausée, constipation.
Occasionnels: vomissements, malaise abdominal, flatulence, selles fréquentes, reflux gastro-oesophagien.
Rares: bilirubinémie, hépatites sévères avec ictère, élévation des enzymes hépatiques, lésions hépatocellulaires, cholestatiques ou hépatiques mixtes.
Occasionnels: troubles de l’appétit.
Occasionnels: éruption, urticaire, dermatite de contact, rides.
Affections musculo-squelettiques et systémique
Fréquents: myalgie, crampe musculaire, douleur au cou, mal au dos.
Occasionnels: arthralgie, faiblesse musculaire.
Occasionnels: dysurie.
Occasionnels: dysménorrhée, ménorragie, sécheresse vulvo-vaginale.
Occasionnels: asthénie, malaise thoracique, sensation d’ivresse, maladie influenza-like, léthargie, douleur, pyrexie.
Rares: chute (principalement chez les patients âgés et lorsque le zolpidem n’est pas utilisé selon les recommandations).
Cas isolés: tolérance.
Occasionnel: élévation de tension artérielle, augmentation de la température corporelle, accélération du rythme cardiaque.
Comme dans tous les surdosages, l'éventualité d'une poly-intoxication doit toujours être envisagée, car elle peut aggraver le pronostic.
Au cours de surdosage avec le zolpidem seul ou associé à d'autres traitements dépresseurs du SNC (y compris l'alcool), des troubles de la conscience allant jusqu'au coma et une symptomatologie plus sévère, d'évolution parfois fatale, ont été signalés.
En cas de surdosage, il convient de prendre les mesures habituelles de précaution: transfert en milieu spécialisé, surveillance des paramètres cardio-respiratoires, éventuellement lavage gastrique. S'il n'y a pas d'avantage à vider l'estomac, administrer du charbon actif pour réduire l'absorption.
Des produits sédatifs ne doivent pas être administrés, même en cas d'agitation.
L'administration de flumazénil peut être envisagée en fonction de la gravité des symptômes. Elle peut être utile pour le diagnostic et/ou le traitement d'un surdosage intentionnel ou accidentel en zolpidem.
L'antagonisme par le flumazénil de l'effet du zolpidem peut favoriser l'apparition de troubles neurologiques (convulsions).
Code ATC: N05CF02
Le zolpidem est une imidazopyridine, agoniste sélectif de la sous classe des récepteurs oméga 1 (ou benzodiazépinique 1), qui constitue l'unité alpha du complexe récepteur macromoléculaire GabaA. Il se fixe de façon préférentielle sur le sous type oméga 1, contrairement aux benzodiazépines qui se fixent de façon non sélective sur les trois sous types de récepteurs oméga. La modulation de l'ouverture du canal chlore par l'intermédiaire de ce récepteur conduit à l'effet hypnotique spécifique du zolpidem.
La fixation sélective du zolpidem sur les récepteurs oméga 1 peut expliquer l'absence aux doses usuelles, d'effet myorelaxant et anticonvulsivant qui sont normalement constatés avec les hypnotiques non sélectifs des récepteurs oméga 1.
Les effets du zolpidem sont antagonisés par le flumazénil.
Les effets du zolpidem sont associés à un profil électroencéphalographique caractéristique différent des benzodiazépines. Les études d'enregistrement du sommeil de nuit ont montré que le zolpidem prolonge le stade II aussi bien que les stades de sommeil profond (III et IV). Ceci peut être expliqué par la fixation sélective du zolpidem sur les récepteurs oméga 1.
A la posologie recommandée, le zolpidem n'a pas d'influence sur la durée totale du sommeil paradoxal (REM ou «Rapid Eye Movement»).
Chez l'homme, l'efficacité de Stilnox CR 12,5 mg et 6,25 mg, comprimés à libération contrôlée a été établie à partir de 2 études vs placebo réalisées sur une durée de 3 semaines chez des patients adultes (18-64 ans) et âgés (≥65 ans) ayant une insomnie primaire selon les critères du DSM IV.
Chacune des 2 études a démontré la supériorité du Stilnox CR 12,5 mg et 6,25 mg par rapport au placebo sur différents critères d'évaluations objectifs (polysomnographie) de maintien du sommeil (en diminuant la durée totale des réveils nocturnes, y compris les réveils précoces), d'induction du sommeil (en diminuant le délai d'endormissement) et de durée de sommeil (en augmentant la durée totale du sommeil) jusqu'à 2 semaines.
La supériorité de Stilnox CR par rapport au placebo a également été démontrée quant à l'impression qualitative globale du patient sur l'aide à dormir et ce, jusqu'à 3 semaines de traitement.
Le phénomène de rebond, s'il survient, est limité à la première nuit suivant l'arrêt du traitement.
Le risque d'effets résiduels associés à l'utilisation du Stilnox CR a été évalué au cours de 5 études cliniques contrôlées: 3 chez l'adulte (18-64 ans) et 2 chez le sujet âgé (≥65 ans). Dans ces études, une évaluation de la vigilance, de la mémoire et des fonctions motrices (tests neurocognitifs) n'a révélé aucune réduction significative de la performance sous Stilnox CR 12,5 mg et 6,25 mg, 8 heures après son administration. De plus, il n'a pas non plus été mis en évidence d'effet résiduel au cours de tests d'auto-évaluation de la sédation.
Aux doses thérapeutiques, la pharmacocinétique du zolpidem est linéaire.
La formulation galénique biphasique du Stilnox CR permet une absorption initiale rapide qui se prolonge ensuite jusqu'à environ 5 heures après la prise.
La biodisponibilité absolue est d'environ 70%. Le pic de concentration plasmatique chez l'adulte est de 134 ng/ml et est atteint 1,5 heures après la prise.
Les concentrations plasmatiques diminuent ensuite rapidement, la demi-vie terminale du produit étant en moyenne de 2,8 heures.
Après administration de Stilnox CR 12,5 mg avec un repas, le pic de concentration plasmatique (Cmax) et l'AUC sont diminués de 30% et 23% respectivement et le pic de concentration plasmatique est atteint après 4 heures.
La fixation aux protéines plasmatiques est de 92,5% +/- 0,1%. Le volume de distribution chez l'adulte est de 0,54 +/- 0,02 l/kg.
La clairance du zolpidem chez l'adulte est de 212 ml/min après administration intraveineuse.
La biotransformation du zolpidem est assurée principalement au niveau hépatique par le cytochrome P450 3A4, mais d'autres isoenzymes participent également à la première étape d'oxydation.
Le zolpidem est excrété sous forme de métabolites inactifs dans les urines (56%) et les fèces (37%).
Les concentrations de Stilnox CR mesurées chez le patient 9 heures après la prise ne changent pas après doses répétées, ce qui indique qu'il n'y a pas de risques d'accumulation.
Chez le sujet âgé, après une prise de Stilnox CR 6,25 mg, la concentration au pic est augmentée de 18 à 56% et l'aire sous courbe (AUC) de 7 à 82% sans qu'il y ait d'allongement significatif de la demi-vie (3 heures en moyenne) par rapport à des sujets jeunes recevant 6,25 mg.
Chez les patients insuffisants rénaux, dialysés ou non, on observe une réduction modérée de la clairance. Les autres paramètres pharmacocinétiques ne sont pas modifiés. Le zolpidem n'est pas dialysable.
Chez les patients insuffisants hépatiques, les concentrations plasmatiques de zolpidem sont augmentées. Sa clairance est sensiblement réduite et la demi-vie d'élimination est allongée (environ 10 heures).
Les données de sécurité préclinique n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme sur la base d'une batterie d'études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicité à dose répétée, de génotoxicité, de reprotoxicité et de carcinogénicité. Le zolpidem est considéré comme dépourvu d'effets sur les paramètres de reproduction et n'a pas montré de potentiel tératogène, génotoxique ou carcinogène.
Ne pas utiliser au-delà de la date indiquée sur l'emballage avec la mention «Exp».
Stilnox CR 6,25 mg: emballages de 7, 14 et 28 comprimés à libération contrôlée (B)
Stilnox CR 12,5 mg: emballages de 7, 14 et 28 comprimés à libération contrôlée (B)