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Timestamp: 2020-08-09 17:23:30+00:00
Document Index: 326246188

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 47', 'art. 31', 'art. 31', 'art. 31', 'art. 99', 'art. 99', 'art. 2', 'CSC ', 'CSC ', 'art. 23', 'arrêt ']

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OTTAWA – The Supreme Court of Canada announced today that judgment in the following applications for leave to appeal will be delivered at 9:45 a.m. EDT on Thursday, April 11, 2019. This list is subject to change.
OTTAWA – La Cour suprême du Canada annonce que jugement sera rendu dans les demandes d’autorisation d’appel suivantes le jeudi 11 avril 2019, à 9 h 45 HAE. Cette liste est sujette à modifications.
1. Timothy Clarke Anthony v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave) (38435)
2. Denis Gilbert c. Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (Qc) (Civile) (Autorisation) (38147)
3. CI Investments Inc., et al. v. Claude Ravary (Que.) (Civil) (By Leave) (38171)
4. Fraser Hillary’s Limited v. Eddy Huang, et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (38282)
5. Ontario Medical Association, et al. v. Information and Privacy Commissioner of Ontario, et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (38343)
6. Lamar Skeete v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave) (38442)
7. Daniel Turp c. Ministre des Affaires étrangères (C.F.) (Civile) (Autorisation) (38321)
8. Jennifer Cottrill v. Utopia Day Spas and Salons Ltd. (B.C.) (Civil) (By Leave) (38448)
9. Esad Kokic, et al. v. Dale Clarke, et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (38368)
10. Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, et al. c. Sa Majesté la Reine en chef de la province de Colombie-Britannique, et al. (C.-B.) (Civile) (Autorisation) (38332)
11. Lina Maryanne Francis c. Sa Majesté la Reine (Qc) (Criminelle) (Autorisation) (38418)
12. Schuyler Francis Van Wissen v. Her Majesty the Queen (Man.) (Criminal) (By Leave) (38458)
13. Douglas Beattie, et al. v. Women’s College Hospital (Ont.) (Civil) (By Leave) (38452)
14. Newfoundland and Labrador Teachers’ Association, as Representative of its members who are Third Parties to a Request as defined under the Access to Information and Protection Act, 2015 v. Her Majesty the Queen in Right of Newfoundland and Labrador, et al. (N.L.) (Civil) (By Leave) (38400)
15. Xiaoli Lily Wang, et al. v. Alberta Health Services (Alta.) (Civil) (By Leave) (38445)
16. Michael Yar Zuk v. Alberta Dental Association and College, et al. (Alta.) (Civil) (By Leave) (38359)
17. Penguin Properties Inc. v. Parc Downsview Park Inc. (Ont.) (Civil) (By Leave) (38324)
Criminal law — Judicial interim release — Whether the Gladue principles apply — Whether the case law is inconsistent regarding whether the Gladue principles apply at bail and how those principles should be applied — Whether the inconsistent application of the Gladue principles by the lower courts is frustrating the issues that the Gladue decision was designed to ameliorate.
(Boon J.P.)
Applicant denied bail pending trial
(Edwards J.)
(unreported); 16-0097/17-0050/17-0003
Application for bail review dismissed
Timothy Clarke Anthony c. Sa Majesté la Reine
(Ont.) (Criminelle) (Sur autorisation)
Droit criminel — Mise en liberté provisoire — Les principes énoncés dans Gladue s’appliquent-ils? — Les décisions se contredisent-elles sur la question de savoir si les principes de l’arrêt Gladue s’appliquent à la mise en liberté sous caution et sur la manière de les appliquer? — L’application incohérente des principes de cet arrêt par les juridictions inférieures contrecarre-t-elle le règlement des questions qu’était censé améliorer l’arrêt Gladue?
Le demandeur est autochtone. Il a été accusé de plusieurs infractions à la suite d’une poursuite à haute vitesse avec des policiers. Il a un long casier judiciaire et des accusations pesaient contre lui. Le juge de paix lui a refusé la mise en liberté sous caution en attendant son procès. Le juge Edwards a rejeté la demande de contrôle visant la remise en liberté sous caution.
Refus de mettre en liberté sous caution le demandeur en attendant son procès
(Juge Edwards)
(non publiée); 16-0097/17-0050/17-0003
Rejet de la demande de contrôle visant la remise en liberté sous caution
Denis Gilbert v. Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec
Administrative Labour Tribunal and Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)
Labour relations — Union — Duty of representation — Discretion of union to submit claim to arbitrator — Arbitrator reserving his jurisdiction in order to rule on any difficulty relating to application of his decision — Whether, once arbitrator has expressly ruled on one aspect of grievance that was submitted to him and has overturned applicant’s dismissal with full compensation as of date of dismissal, arbitrator becomes “functus officio” in relation to that conclusion — Discretion of union in relation to that conclusion of arbitration award — Whether it is open to union to decline to comply with that conclusion of arbitration award without exposing itself to liability under section 47.2 of Labour Code — Whether ALT usurped powers of grievance arbitrator by declining to give effect to that conclusion of arbitration award, and applicable standard of review in this case.
After the respondent, the Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, filed a grievance to contest the dismissal of the applicant, Denis Gilbert, the arbitrator rendered a decision in which he restored the employment relationship between Mr. Gilbert and his employer with full compensation. The arbitrator [translation] “reserve[d] jurisdiction to rule, at the request of a party, on any difficulty relating to the application of this arbitration award, in particular as regards the amounts that are owed”. After being reinstated, and following exchanges with his union, Mr. Gilbert filed a complaint against the union, alleging that it had breached its duty of representation by declining to return to the arbitrator for a ruling on questions of retroactive step raises and financial compensation (s. 47.2 of Labour Code).
The Commission des relations du travail (now the Administrative Labour Tribunal) dismissed the complaint. It concluded that the union’s decision not to apply to the arbitrator was based on an assessment of the case’s chance of success and that the union had not usurped the arbitrator’s function by deciding not to submit the claim. The Superior Court dismissed Mr. Gilbert’s motion for judicial review and the Court of Appeal dismissed the appeal, holding that there was no error in the Superior Court’s judgment.
(Administrative Judge Drolet)
2015 QCCRT 641
(Banford J.)
2016 QCCS 5160
Motion for judicial review dismissed
(Dutil, Bich and Ruel JJ.A.)
2018 QCCA 593 (200-09-009398-162)
Appeal dismissed; application for anonymity dismissed
Denis Gilbert c. Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec
Tribunal administratif du travail et ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ)
Relations du travail — Syndicat — Devoir de représentation — Pouvoir discrétionnaire du syndicat de soumettre une réclamation à l’arbitre — Arbitre ayant réservé sa compétence pour trancher toute difficulté relative à l’application de sa décision — Une fois que l’arbitre s’est prononcé expressément sur un aspect du grief qui lui était soumis et ait annulé le congédiement du demandeur avec pleine compensation à compter de la date de son congédiement, l’arbitre devient-il « functus officio » à l’égard de cette conclusion? — Quelle discrétion possède un syndicat à l’égard de cette conclusion de la sentence arbitrale? — Un syndicat peut-il refuser de se conformer à cette conclusion de la sentence arbitrale sans engager sa responsabilité en vertu du paragraphe 47.2 du Code du travail? — Le TAT a-t-il usurpé les pouvoirs de l’arbitre de grief en refusant de donner effet à cette conclusion de la sentence arbitrale et quelle est la norme de révision applicable en l’espèce?
Suivant le dépôt d’un grief par l’intimé, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, pour contester le congédiement de Denis Gilbert, demandeur, l’arbitre rend une décision par laquelle il rétablit le lien d’emploi entre M. Gilbert et son employeur avec pleine compensation. L’arbitre se « réserve compétence pour trancher, à la demande d’une partie, toute difficulté relative à l’application de cette décision arbitrale, notamment quant aux sommes dues ». Une fois réintégré et suivant des échanges avec son syndicat, M. Gilbert dépose une plainte contre ce dernier, à qui il reproche d’avoir manqué à son devoir de représentation en refusant de saisir de nouveau l’arbitre pour qu’il statue sur des questions d’avancements d’échelon rétroactifs et de compensation financière (art. 47.2 du Code du travail).
La Commission des relations du travail (maintenant le Tribunal administratif du travail) rejette la plainte. Elle conclut que la décision du syndicat de ne pas saisir l’arbitre était fondée sur une évaluation des chances de succès du dossier et que ce faisant, le syndicat n’a pas usurpé la fonction de l’arbitre en décidant de ne pas soumettre la réclamation. La Cour supérieure rejette la requête en révision judiciaire de M. Gilbert et la Cour d’appel rejette l’appel, concluant que le jugement de la Cour supérieure est exempt d’erreur.
(Le juge administratif Drolet)
(Le juge Banford)
Requête en révision judiciaire rejetée
(Les juges Dutil, Bich et Ruel)
Appel rejeté; demande d’anonymisation rejetée
CI Investments Inc., AIC Global Holdings v. Claude Ravary
Civil procedure — Class actions — Jurisdiction of the Court of Appeal — Production and discovery orders — Judgments rendered in the course of a proceeding — Case management measures — In an era of increased case management designed to advance cases more efficiently, what is the role of an appellate court in reviewing the pre-trial production and discovery orders of a judge charged with the case management of a complex multi-jurisdictional class action? — Code of Civil Procedure, CQLR c. C-25.01, art. 31, 32.
Application de bene esse seeking, inter alia to obtain disclosure of various financial documents dismissed
(Healy, Cohen and Thibault JJ.A.)
2018 QCCA 606
CI Investments Inc., AIC Global Holdings c. Claude Ravary
Procédure civile — Recours collectifs — Compétence de la Cour d’appel — Ordonnances de production et de communication de la preuve — Jugements rendus en cours d’instance — Mesures de gestion de l’instance — À une époque où la gestion des instances s’accroît pour instruire les causes de façon plus efficiente, quel est le rôle d’une cour d’appel dans la révision d’ordonnances préalables de production et de communication de la preuve rendues par un juge chargé de la gestion d’instance d’un recours collectif complexe touchant plusieurs ressorts? — Code de procédure civile, RLRQ ch. C-25.01, art. 31, 32.
En 2010, un recours collectif contre les demanderesses, des sociétés de gestion de fonds de placement (les « gestionnaires de fonds »), a été autorisé. L’intimé, Claude Ravary, représente un groupe de demandeurs qui reprochent aux gestionnaires de fonds de ne pas avoir mis en place des mesures pour empêcher la pratique de synchronisation des marchés. Plus particulièrement, ils allèguent que le rendement de leurs placements à long terme a été dilué par le nombre élevé d’opérations à court terme. À la suite d’une ordonnance du tribunal (le « jugement cadre ») limitant la portée de l’action à certaines opérations et suivant la communication, par les gestionnaires de fonds, de certains renseignements sur les opérations, M. Ravary a pu déterminer quels comptes clients en particulier comportaient un niveau anormalement élevé d’opérations à court terme répétées. Toutefois, il ne pouvait établir la responsabilité des gestionnaires de fonds parce que, entre autres, les opérations particulières qui avaient eu une incidence négative sur le rendement des unités des membres du groupe ne pouvaient pas être identifiées. En conséquence, M. Ravary a demandé la communication d’autres éléments de preuve, à savoir toutes les opérations relatives à certains comptes identifiés pour la période visée dans le jugement cadre. À son avis, les opérations effectuées dans ces comptes prouveraient les circonstances exactes de la synchronisation des marchés, y compris les modèles et les comportements d’investissement réels des investisseurs anormalement actifs et l’incidence concrète des opérations sur la valeur des unités appartenant aux membres du groupe. La Cour supérieure a refusé d’ordonner la communication de l’information financière. La Cour d’appel a infirmé cette décision. En arrivant à cette conclusion, la Cour d’appel a discuté la différence entre les art. 31 et 32 du Code de procédure civile.
(Juge Gouin)
Rejet de la demande de bene esse sollicitant notamment la communication de certains documents financiers
(Juges Healy, Cohen et Thibault)
Fraser Hillary's Limited v. Eddy Huang, David Hillary
Torts — Nuisance — Liability under s. 99 of Environmental Protection Act, R.S.O. 1990, c. E.19 — Whether reasonable foreseeability of harm is a requirement of the tort of private nuisance in Canada — Whether Part X of the Environmental Protection Act applies to discharges that occurred prior its enactment in 1985?
Fraser Hillary’s Limited owns lands on which it operates a dry cleaning business. From 1960 to 1974, it spilled dry cleaning solvents. It contaminated its lands and groundwater and the lands and groundwater of two properties owned by Mr. Huang. Mr. Huang discovered the contamination in 2002. He commenced an action claiming declaratory relief and damages under nuisance, negligence, trespass, s. 99 of the Environmental Protection Act, R.S.O. 1990, c. E.19, and the doctrine of strict liability. The trial judge found Fraser Hillary’s Limited liable in nuisance and under the Environmental Protection Act. He awarded $1,632,500.00 to Mr. Huang for the cost to remediate his lands and $201,726.71 for engineering costs incurred before trial. He dismissed all other claims. Fraser Hillary’s Limited and Mr. Huang appealed. The Court of Appeal dismissed both appeals.
(Roger J.)
2017 ONSC 1500
Damages awarded, declaratory relief denied
(Hourigan, Benotto, Fairburn JJ.A.)
Fraser Hillary's Limited c. Eddy Huang, David Hillary
Responsabilité délictuelle — Nuisance — Responsabilité en vertu de l’art. 99 de la Loi sur la protection de l’environnement, L.R.O. 1990, ch. E.19 — La prévisibilité raisonnable du préjudice est-elle un critère du délit civil de nuisance privée au Canada? — La Partie X de la Loi sur la protection de l’environnement s’applique-t-elle aux déversements qui se sont produits avant sa promulgation en 1985?
Fraser Hillary’s Limited est propriétaire de terrains sur lesquels elle exploite une entreprise de nettoyage à sec. De 1960 à 1974, elle a déversé des solvants pour nettoyage à sec. Ces déversements ont contaminé ses terrains et ses eaux souterraines ainsi que les terrains et les eaux souterraines de deux propriétés appartenant à M. Huang. Monsieur Huang a découvert la contamination en 2002. Il a intenté une action en jugement déclaratoire et en dommages-intérêts sur le fondement de la nuisance, de la négligence, de l’atteinte directe, de l’art. 99 de la Loi sur la protection de l’environnement, L.R.O. 1990, ch. E.19 et de la doctrine de la responsabilité stricte. Le juge de première instance a conclu que Fraser Hillary’s Limited était responsable sur le fondement de la nuisance et de la Loi sur la protection de l’environnement. Il a accordé à M. Huang la somme de 1 632 500 $ pour le coût d’assainissement de ses terrains et la somme de 201 726,71 $ pour les frais d’ingénierie engagés avant le procès. Il a rejeté les autres demandes. Fraser Hillary’s Limited et M. Huang ont interjeté appel. La Cour d’appel a rejeté les deux appels.
(Juge Roger)
Jugement accordant des dommages-intérêts et rejetant la demande de jugement déclaratoire
(Juges Hourigan, Benotto et Fairburn)
Ontario Medical Association v. Information and Privacy Commissioner of Ontario, The Honourable Eric Hoskins, Minister of Health and Long-Term Care, The Ministry of Health and Long-Term Care and Theresa Boyle
— and between —
Several Physicians Affected Directly by the Order v. Information and Privacy Commissioner of Ontario, The Honourable Eric Hoskins, Minister of Health and Long-Term Care, The Ministry of Health and Long-Term Care and Theresa Boyle
Affected Third Party Doctors v. Information and Privacy Commissioner of Ontario, The Honourable Eric Hoskins, Minister of Health and Long-Term Care, The Ministry of Health and Long-Term Care and Theresa Boyle
Access to information — Exemptions — Statutory interpretation — Administrative law —Reporter made access to information request to Ministry of Health seeking names of top 100 physician billers, amounts billed and physicians’ specializations — Whether a physician’s name and Ontario Health Insurance Program billing information together should be considered “personal information” under the Freedom of Information and Protection of Privacy Act – Freedom of Information and Protection of Privacy Act, R.S.O. 1990, c. F.31, ss. 2(1), 21.
The respondent Theresa Boyle, a Toronto Star reporter, made an access to information request to the Ontario Ministry of Health and Long-Term Care pursuant to the Freedom of Information and Protection of Privacy Act, R.S.O. 1990, c. F.31 (“FIPPA”). Ms. Boyle sought access to the names of the top 100 physician billers to the Ontario Health Insurance Program for the 2008 to 2012 fiscal years and a breakdown of the physicians’ medical specialties and dollar amounts billed. The Ministry acceded to the request in part but did not disclose the names and some specializations of the physicians. Ms. Boyle appealed the decision of the Minister to the Information and Privacy Commissioner of Ontario (“IPCO”).
The IPCO adjudicator tasked with the inquiry and adjudication held that the information requested was not “personal information” within the meaning of s. 2(1) of the FIPPA and that the privacy exemption at s. 21(1) did not apply. The adjudicator therefore ordered that the records be disclosed in full. The Ontario Medical Association and two groups of physicians sought judicial reviews of the IPCO adjudicator’s decision. The Ontario Divisional Court determined that the adjudicator’s decision was reasonable and dismissed the applications for judicial review. The Ontario Court of Appeal dismissed the applicants’ appeals.
Adjudicator: Higgins J.
2016 CanLII 32641
Disclosure of the records in their entirety ordered. .
(Kiteley, Nordheimer and Edwards JJ.)
2017 ONSC 4090
Applications for judicial review dismissed.
(Hoy, Rouleau and Benotto JJ.A.)
2018 ONCA 673
Motion for leave to intervene in application for leave to appeal filed.
Ontario Medical Association c. Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario, l’honorable Eric Hoskins, ministre de la Santé et des Soins de longue durée, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée et Theresa Boyle
— et entre —
Plusieurs médecins touchés directement par l’ordonnance c. Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario, l’honorable Eric Hoskins, ministre de la Santé et des Soins de longue durée, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée et Theresa Boyle
Médecins tiers touchés c. Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée, l’honorable Eric Hoskins, ministre de la Santé et des Soins de longue durée, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée et Theresa Boyle
Accès à l’information — Exemptions — Interprétation des lois — Droit administratif — Présentation par une journaliste d’une demande d’accès à l’information au ministre de la Santé pour obtenir les noms des 100 médecins aux factures les plus élevées, les sommes facturées et les domaines de spécialisation des médecins — Le nom d’un médecin et les données de facturation du Programme d’assurance-santé de l’Ontario pris ensemble doivent-ils être considérés comme des « renseignements personnels » au sens de la Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée? – Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée, L.R.O. 1990, c. F.31, art. 2(1), 21.
L’intimée Theresa Boyle, journaliste du Toronto Star, a présenté une demande d’accès à l’information au ministre de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario en vertu de la Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée, L.R.O. 1990, c. F.31 (« LAIPVP »). Mme Boyle a réclamé les noms des 100 médecins aux factures les plus élevées du Programme d’assurance-santé de l’Ontario pour les exercices financiers 2008 à 2012 et une répartition des spécialités médicales et des sommes facturées. Le ministre a accédé à la demande en partie, mais n’a pas communiqué les noms et certains champs de spécialisation des médecins. Mme Boyle a interjeté appel de la décision du ministre au commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario (« CIPVP »).
Le décideur du CIPVP chargé d’enquêter et de statuer sur le dossier a conclu que l’information demandée ne constituait pas des « renseignements personnels » au sens du par. 2(1) de la LAIPVP et que l’exemption prévue au par. 21(1) en matière de vie privée ne s’appliquait pas. Le décideur a donc ordonné que les documents soient communiqués dans leur totalité. La Ontario Medical Association et deux groupes de médecins ont sollicité le contrôle judiciaire de la décision rendue par le décideur du CIPVP. La Cour divisionnaire de l’Ontario a jugé que la décision du décideur était raisonnable et elle a rejeté les demandes de contrôle judiciaire. La Cour d’appel de l’Ontario a rejeté les appels des demandeurs.
Décideur : J. Higgins
Communication des documents dans leur intégralité ordonnée.
(Juges Kiteley, Nordheimer et Edwards)
Rejet des demandes de contrôle judiciaire.
(Juges Hoy, Rouleau et Benotto)
Dépôt de la requête en autorisation d’intervenir dans la demande d’autorisation d’appel.
Lamar Skeete v. Her Majesty the Queen
Criminal law — Evidence — Admissibility — Principles applicable to admissibility of evidence — When, if ever, should rap compositions, or other forms of musical expression, be admitted as evidence of guilt.
The Crown’s theory was that Mr. Skeete shot and killed Mr. Mark in retaliation for Mr. Mark’s implication of Mr. Skeete and another individual in his prior shooting. Partway through the trial, the Crown became aware that Mr. Skeete had posted a composition entitled “Live from the Don” on a website. The Crown sought a ruling on the admissibility of a single lyric from the composition. The trial judge held that the evidence was admissible. After a trial by judge and jury, the applicant was convicted of first degree murder. The Court of Appeal held that the trial judge’s probative value versus prejudicial effect analysis was flawed such that his conclusion was not entitled to deference. The Court of Appeal considered the question of the admissibility of the evidence afresh and ruled that it was admissible. The conviction appeal was dismissed by the Court of Appeal.
(Nordheimer J.)
(Watt, van Rensburg, Pardu JJ.A.)
2017 ONCA 926;C55872
Lamar Skeete c. Sa Majesté la Reine
Droit criminel — Preuve — Admissibilité — Principes applicables à l’admissibilité de la preuve — Dans quels cas, s’il en est, convient-il d’admettre, comme preuve de la culpabilité, des compositions rap ou d’autres formes d’expression musicale?
La Couronne soutenait que M. Skeete avait tué par balle M. Mark en guise de représailles parce que M. Mark avait impliqué M. Skeete et un autre individu dans sa fusillade antérieure. En cours de procès, le ministère public a appris que M. Skeete avait mis en ligne une composition intitulée « Live from the Don » sur un site Web. Le ministère public a demandé au juge du procès de statuer sur l’admissibilité d’une seule parole de la composition. Le juge a statué que la preuve était admissible. Au terme d’un procès devant juge et jury, le demandeur a été déclaré coupable de meurtre au premier degré. La Cour d’appel a statué que l’analyse faite par le juge du procès de la valeur probante par rapport à l’effet préjudiciable était viciée, si bien que sa conclusion ne commandait aucune déférence. La Cour d’appel a examiné de nouveau la question de l’admissibilité de la preuve et a statué qu’elle était admissible. La Cour d’appel a rejeté l’appel de la déclaration de culpabilité.
(Juge Nordheimer)
(Juges Watt, van Rensburg et Pardu)
Daniel Turp v. Minister of Foreign Affairs
Public international law — Granting of export permits — Light armoured vehicles — Minister of Foreign Affairs granting export permits to company for export of light armoured vehicles to Saudi Arabia — Whether, in context of application for judicial review made in public interest, applicant has standing to raise violations of international treaties to which Canada is party, a fortiori where Parliament has incorporated treaties in question into Canadian law by way of legislation — Whether discretion to authorize export of arms provided for in section 7 of Export and Import Permits Act, R.S.C. 1985, c. E-19 , is limited in any way by obligations under international treaties ratified by Canada and by Guidelines established by government to ensure their implementation — If so, in what way — Criteria Minister of Foreign Affairs must consider in assessing risk of use of arms against civilian populations and level of proof required in order to conclude that such risk exists.
The respondent, the Minister of Foreign Affairs, granted export permits for light armoured vehicles (LAVs) to the Canadian Commercial Corporation (CCC). The CCC was actually serving as a link between General Dynamics Land Systems Canada (GDLS-C), a company that produces LAVs, and the United States, which had arms agreements with Saudi Arabia. In 2014, Saudi Arabia secured the agreement of the United States to deal directly with the CCC, which is why it was necessary to obtain export permits. This is provided for in the Export and Import Permits Act, R.S.C. 1985, c. E-19 (EIPA ). The Federal Court dismissed an application for judicial review of the Minister’s decision to grant the export permits, applying the standard of reasonableness on the basis that the Minister had been exercising his discretion. It also stated that the applicant met the criteria for public interest standing in this regard. However, because the Minister’s decision did not directly affect the applicant, it was not open to him to raise issues of procedural fairness. The judge’s comments were therefore limited to the reasonableness of the Minister’s decision. The Federal Court of Appeal unanimously dismissed the appeal.
(Tremblay-Lamer J.)
2017 FC 84
(Nadon, Boivin and Gleason JJ.A.)
2018 FCA 133
Daniel Turp c. Ministre des affaires étrangères
Droit international public — Octroi de licences d’exportation — Véhicules blindés légers — Le ministre des Affaires étrangères a octroyé des licences d’exportation à une compagnie pour l’exportation de véhicules blindés légers vers l’Arabie saoudite — Dans le cadre d’un contrôle judiciaire institué dans l’intérêt public, un demandeur a-t-il l’intérêt requis pour soulever des violations de traités internationaux auxquels le Canada est partie, a fortiori lorsque le Parlement a incorporé ces traités en droit canadien par une loi? — Le pouvoir discrétionnaire d’autoriser l’exportation d’armement, prévu à l’article 7 de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, LRC 1985, ch E-19 , est-il restreint d’une quelconque façon par les obligations découlant des traités internationaux ratifiés par le Canada et par les Lignes directrices établies par le gouvernement pour en assurer la mise en œuvre? — Dans l’affirmative, de quelle façon? — Dans l’évaluation du risque que des armes soient utilisées contre les populations civiles, quels critères le ministre des Affaires étrangères doit-il considérer et quel est le niveau de preuve requis afin de conclure à l’existence de ce risque?
L’intimé, le ministre des Affaires étrangères, a octroyé des licences d’exportation de véhicules blindés légers (VBL) à la Corporation commerciale canadienne (CCC). En effet, la CCC faisait le pont entre la compagnie General Dynamics Land Systems Canada (GDLS-C), une compagnie qui produit des VBL, et les États-Unis qui avaient des ententes d’armement avec l’Arabie Saoudite. En 2014, l’Arabie Saoudite a eu l’accord des États-Unis pour faire directement affaire avec la CCC, d’où l’importance d’obtenir les licences d’exportation. Ceci est effectivement prévu dans la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, LRC 1985, ch E-19 (LLEI ). La Cour fédérale a rejeté la demande de révision judiciaire de la décision du ministre d’octroyer des licences d’exportation. Elle a appliqué la norme de la décision raisonnable, étant donné que le ministre a fait l’exercice de son pouvoir discrétionnaire. Elle a aussi affirmé que le demandeur répondait aux critères lui donnant la qualité d’agir dans l’intérêt public pour cette question. Par contre, puisque la décision du ministre ne le touchait pas directement, il ne pouvait pas soulever des questions d’équité procédurale. La juge n’avait donc qu’à commenter sur la raisonnabilité de la décision du ministre. Les juges de la Cour d’appel fédérale ont rejeté l’appel à l’unanimité.
(La juge Tremblay-Lamer)
2017 CF 84
Demande de révision judiciaire rejetée.
(Les juges Nadon, Boivin et Gleason)
2018 CAF 133
L’appel a été rejeté à l’unanimité.
Jennifer Cottrill v. Utopia Day Spas and Salons Ltd.
Employment law — Wrongful dismissal — Aggravated damages — What are the evidentiary requirements for awarding aggravated and bad faith damages — Whether the conduct of an employer, in itself and without any assessment of the harm on the employee, is sufficient to award bad faith and/or aggravated damages — What is the availability and parameters for the various categories of additional damages arising in the employment law context including aggravated, bad faith and punitive damages.
The applicant, Jennifer Cottrill was hired by the respondent, Utopia Day Spas and Salons Ltd., as a skincare therapist and commenced employment in May, 2004. She worked on a full time basis at the spa for approximately 11 years before she was dismissed. In January 2015, the employer became concerned with Ms. Cottrill’s job performance. On March 13, 2015, two members of senior management met with Ms. Cottrill to discuss their concerns. In the meeting, Ms. Cottrill was given a letter advising of her performance deficiencies. The letter stated that she had three months to improve or she would be terminated from employment on June 12, 2015. On June 12, 2015, representatives of the employer met with Ms. Cottrill and advised her that she was terminated from her employment. She was not paid any severance as she was terminated for cause for failure to meet performance standards. Ms. Cottrill commenced a claim against her employer for wrongful dismissal. The trial judge found that she had been wrongfully dismissed and pursuant to her employment contract was entitled to eight weeks’ severance pay. In addition, because of the manner of dismissal, Ms. Cottrill was awarded $15,000 in aggravated damages. On appeal by the employer, the appeal was allowed and the aggravated damage award was set aside.
2017 BCSC 704; S156415
Applicant’s action for wrongful dismissal allowed; applicant entitled to severance in amount of $4,795.78; applicant awarded aggravated damages in amount of $15,000
(Goepel, Savage and Fisher JJ.A.)
2018 BCCA 383; CA44471
Appeal allowed; aggravated damage award set aside
Droit de l’emploi — Congédiement injustifié — Dommages-intérêts majorés — Quelles sont les exigences en matière de preuve pour accorder des dommages-intérêts majorés et des dommages-intérêts pour mauvaise foi? — La conduite de l’employeur, considérée indépendamment et sans évaluer le préjudice subi par l’employée, suffit-elle pour accorder des dommages-intérêts pour mauvaise foi ou des dommages-intérêts majorés? — Quelle est la disponibilité et quels sont les paramètres des diverses catégories de dommages-intérêts additionnels qui peuvent être accordés dans le contexte du droit de l’emploi, notamment les dommages-intérêts majorés, les dommages-intérêts pour mauvaise foi et les dommages-intérêts punitifs?
Jugement accueillant l’action en congédiement injustifié de la demanderesse, statuant qu’elle a droit à une indemnité de départ de 4 795,78 $ et lui accordant des dommages-intérêts majorés de 15 000 $
(Juges Goepel, Savage et Fisher)
Arrêt accueillant l’appel et annulant la condamnation à payer des dommages-intérêts majorés
Esad Kokic, Behra Kokic v. Dale Clarke, Lorraine Clarke
Property — Real property — Easements — Application for declaratory relief granted — Principles applicable to easements and ancillary rights — Whether the case law is inconsistent and requires clarification.
The Clarkes own a building located at 101 St. Andrew St. W. It is attached to the adjacent building at 135 St. David St., which is owned by the Kokics. Under the title deeds, the Clarkes have an easement over part of the Kokics’ property, which provides interior access to the upper floors and roof of their own property. When the easement was first granted, the Clarkes’ predecessors in title had no other access to the third floor or roof of 101 St. Andrew St. W except through 135 St. David St., though this is no longer the case.
The Clarkes began renovations to adapt the property for commercial use on the first two floors and residential use on the third. The renovations include slightly widening the third floor door frame through which the easement passes to make it a fire exit, and replacing the doors on the second and third floor to comply with the relevant building and fire regulations. The Kokics interfered with the right of way, and the Clarkes applied for declaratory and injunctive relief. The application judge declared the easement valid and ordered the Kokics not to interfere with the Clarkes’ rights under the easement, including the right to make the renovations. The Court of Appeal dismissed the appeal.
(Bloom J.)
2017 ONSC 6485
Application for declaratory relief granted with costs
(Lauwers, Miller, Nordheimer JJ.A.)
2018 ONCA 705; C64649
Esad Kokic, Behra Kokic c. Dale Clarke, Lorraine Clarke
Biens — Biens réels — Servitudes — Demande de jugement déclaratoire accueillie — Principes applicables aux servitudes et droits accessoires — La jurisprudence est-elle incertaine et doit-elle être clarifiée?
(Juge Bloom)
Jugement accueillant la demande de jugement déclaratoire avec dépens
(Juges Lauwers, Miller et Nordheimer)
Rejet de l’appel avec dépens
Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, Annette Azar-Diehl, Stéphane Perron, Marie-Nicole Dubois v. Her Majesty the Queen in right of the Province of British Columbia, Minister of Education of British Columbia
Canadian Charter — Minority language educational rights — Application of s. 23 of Charter where number of eligible students is insufficient to offer full educational services — In analysis under s. 1 of Charter , whether it is appropriate to deny very basis of Charter right in order to minimize harm caused by infringement — Whether it is appropriate to consider cost savings in s. 1 analysis and, if so, extent to which cost savings can be considered — Whether guiding principle of s. 23 is substantive equivalence or “proportionality” — Whether government policies are immune from Charter damages.
The applicants allege that the Province of British Columbia infringed the minority language educational rights guaranteed by s. 23 of the Charter by underfunding the French‑language education system. They were partially successful at trial, and the judge awarded damages for a Charter breach based on the Province’s failure to adequately fund the transportation program for a period of 10 years. The appeal filed by the Conseil scolaire was dismissed, the Province’s cross appeal was allowed and the damages awarded for failure to fund the transportation program were set aside.
2016 BCSC 1764
Applicants partially successful; damages for Charter breach awarded by trial judge based on Province’s failure to adequately fund transportation program for period of 10 years
(Bauman C.J.B.C. and Tysoe and Mackenzie
2018 BCCA 305
Appeal filed by Conseil scolaire dismissed, Province’s cross appeal allowed and damages awarded for failure to fund transportation program set aside
Conseil Scolaire Francophone de la Colombie-Britannique, Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, Annette Azar-Diehl, Stéphane Perron, Marie-Nicole Dubois c. Sa Majesté la Reine en chef de la province de Colombie-Britannique, Le ministre de l'éducation de la Colombie-Britannique
Charte canadienne — Droit à l’instruction dans la langue de la minorité — Application de l’article 23 de la Charte lorsque le nombre d’étudiants admissibles est insuffisant pour offrir des services éducationnels complets — Dans l’analyse fondée sur l’article premier de la Charte , est‑il approprié de nier le principe même d’un droit garanti par la Charte afin de minimiser le préjudice causé par l’atteinte? — Est-il approprié de prendre en compte les économies de coûts dans l’analyse fondée sur l’article premier, et si oui, dans quelle mesure? — Est-ce que le principe directeur de l’art. 23 est l’équivalence réelle ou la « proportionnalité »? — Est-ce que les politiques gouvernementales sont à l’abri des dommages‑intérêts en vertu de la Charte ?
Les demandeurs allèguent que la Province de la Colombie-Britannique a violé le droit à l’instruction dans la langue de la minorité garanti par l’article 23 de la Charte en sous‑finançant le système éducatif francophone. En première instance, ils ont partiellement eu gain de cause et le juge a accordé des dommages‑intérêts pour entrave à la Charte dû au manquement de la Province de financer adéquatement le programme de transport lors d’une période de 10 ans. L’appel du Conseil scolaire a été rejeté tandis que l’appel incident de la Province a été accueilli et les dommages‑intérêts accordés pour le manque de financement au programme de transport ont été mis de côté.
Les demandeurs ont partiellement eu gain de cause et le juge de première instance a accordé des dommages-intérêts pour entrave à la Charte dû au manquement de la Province de financer adéquatement le programme de transport lors d’une période de 10 ans.
(Bauman C.J.B.C., Tysoe and Mackenzie
L’appel du Conseil scolaire a été rejeté tandis que l’appel incident de la Province a été accueilli et les dommages‑intérêts accordés pour le manque de financement au programme de transport ont été mis de côté.
Lina Maryanne Francis v. Her Majesty the Queen
(Que) (Criminal) (By Leave)
Criminal law – Sexual assault causing bodily harm – Judgments and orders – Reasons – Whether the Court of Appeal erred in concluding that the trial judge’s reasons sufficiently explained why she concluded that the applicant had committed a sexual assault causing bodily harm – Whether there was enough evidence to support a conviction for sexual assault causing bodily harm.
Ms. Francis, applicant, was convicted of assault causing bodily harm and sexual assault causing bodily harm. It is alleged that she choked the complainant and pulled and squeezed his testicles in a fit of rage. Ms. Francis and the complainant were cohabitating at the time of the assaults, and there was evidence that the relationship was an unhappy one. A few days prior to the assaults, the complainant had told Ms. Francis that he was seeing someone else. At trial, Ms. Francis denied the assaults altogether. The trial judge did not believe Ms. Francis’ version of events. She found the complainant’s evidence to be credible and reliable. The Court of Appeal dismissed Ms. Francis’ appeal. It rejected Ms. Francis’ argument that the assault was not sexual in nature because no pleasure or sexual gratification was sought. A sexual assault, explained the court, is above all an act of violence and physical dominance – a violation of the sexual integrity of the victim. The court also rejected Ms. Francis’ argument that the trial judge erred in inferring that she was jealous. The court noted that while the trial judge’s reasons were brief, they were intelligible and allowed for meaningful appellate review.
(Di Lallo J.)
Applicant convicted of assault causing bodily harm and sexual assault causing bodily harm
2018 QCCA 1043
Motion for extension of time and application for leave to appeal filed
Lina Maryanne Francis c. Sa Majesté la Reine
Droit criminel — Agression sexuelle causant des lésions corporelles — Jugements et ordonnances — Motifs — La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que les motifs de la juge du procès expliquaient suffisamment pourquoi elle avait conclu que la demanderesse avait commis une agression sexuelle causant des lésions corporelles? — Y avait‑il suffisamment d’éléments de preuve pour étayer une déclaration de culpabilité d’agression sexuelle causant des lésions corporelles?
Madame Francis, la demanderesse, a été déclarée coupable de voies de fait causant des lésions corporelles et d’agression sexuelle causant des lésions corporelles. On lui reproche d’avoir étranglé le plaignant et de lui avoir tiré et écrasé les testicules. Madame Francis et le plaignant cohabitaient à l’époque des agressions et il ressort de la preuve que la relation était malheureuse. Quelques jours avant les agressions, le plaignant avait dit à Mme Francis qu’il voyait quelqu’un d’autre. Au procès, Mme Francis a nié toute agression. La juge du procès n’a pas cru la version des événements de Mme Francis. Elle a jugé que le témoignage du plaignant été crédible et fiable. La Cour d’appel a rejeté l’appel de Mme Francis. Elle a rejeté l’argument de Mme Francis selon lequel l’agression n’avait aucun caractère sexuel parce qu’elle n’avait pas cherché le plaisir ou la gratification sexuelle. Selon la cour, une agression sexuelle est avant tout un acte de violence et de domination physique — une violation de l’intégrité sexuelle de la victime. La cour a en outre rejeté l’argument de Mme Francis selon lequel la juge du procès avait eu tort de conclure qu’elle était jalouse. La cour a souligné que même si les motifs de la juge du procès étaient brefs, ils étaient intelligibles et permettaient un examen valable en appel.
(Juge Di Lallo)
Jugement déclarant la demanderesse coupable de voies de fait causant des lésions corporelles et d’agression sexuelle causant des lésions corporelles
(Juges Vauclair, Roy et Gagné)
Schuyler Francis Van Wissen v. Her Majesty the Queen
(Man.) (Criminal) (By Leave)
Criminal law — Trial — Trial fairness — Jury charge — Evidence — Admissibility — Whether the applicant was denied a fair trial and appeal due to judicial incivility and interference and the failure of the appellate judge to rescue himself — What is a proper jury charge in cases where the sole evidence is DNA — Whether the Court of Appeal erred by not finding that the trial judge erred in law when he failed to instruct the jury on the defence of alibi and when he failed to provide a W.D. instruction — What is the impact on the absence of police notes and the police failure to videotape evidence gathering interactions with accused persons in respect of police credibility, reliability and/or the ultimate admissibility of evidence obtained — Is opinion evidence by a pathologist to the effect that the absence of genital injury does not disprove the commission of a sexual assault admissible and whether a jury limiting instruction is required.
When the victim failed to show up for work, her father went to her home and found her dead in her living room. The victim had numerous contusions, and five stab wounds, three of which were fatal. Male DNA was identified on swabs taken from the victim’s vagina and gluteal cleft. Having no suspects for the murder and anticipating that the DNA might identify the killer, the police canvassed men who knew or lived near the victim for information and DNA samples. The police received information that the applicant’s father lived near the victim’s home and that he had lived with him “off and on”. The police spoke with the applicant and requested a sample of his DNA, which he provided. The applicant’s DNA matched the DNA found on the victim’s body that was tested, as well as the wrist bindings. A DNA expert testified at the trial that the applicant’s DNA profile matched the DNA found on the swabs taken from the interior of the victim’s vagina and her gluteal cleft and from the three locations on the wrist bindings. After a trial by judge and jury, the applicant was convicted of first degree murder. The applicant’s motion for recusal was dismissed. The Court of Appeal dismissed the conviction appeal.
(Saull J.)
(Monnin J.A.)
2018 MBCA 100; AR16-30-08579
(Monnin, Steel, leMaistre JJ.A.)
2018 MBCA 110; AR16-30-08579
Applicant’s motion for recusal dismissed
Motion for an extension of time to serve and file the application for leave to appeal and motion to join and application for leave to appeal filed
Schuyler Francis Van Wissen c. Sa Majesté la Reine
(Man.) (Criminelle) (Autorisation)
Droit criminel — Procès — Équité du procès — Exposé au jury — Preuve — Admissibilité — Le demandeur a‑t‑il été privé d’un procès et d’un appel équitables pour cause d’incivilité et d’entrave judiciaires et parce que le juge d’appel ne s’est pas récusé? — Quel exposé convient-il de donner au jury dans des affaires où la seule preuve est une preuve génétique? — La Cour d’appel a‑t‑elle eu tort de ne pas conclure que le juge du procès avait commis une erreur de droit en omettant de donner au jury des directives sur la défense d’alibi et en omettant de donner une directive conforme à l’arrêt W.D.? — Quelle incidence ont l’absence de notes prises par les policiers et l’omission par les policiers d’avoir enregistré sur bande vidéo les échanges de cueillette des éléments de preuve d’accusés en ce qui concerne la crédibilité des policiers, la fiabilité et l’admissibilité en définitive des éléments de preuve recueillis? — La preuve d’opinion d’un pathologiste selon laquelle l’absence de lésions génitales ne dément pas la perpétration d’une agression sexuelle est-elle admissible et y avait-il lieu de donner des directives limitatives au jury?
Lorsque la victime ne s’est pas présentée au travail, son père s’est rendu chez elle et l’a retrouvée morte dans sa salle de séjour. La victime avait subi plusieurs contusions et cinq coups de couteau, dont trois mortels. De l’ADN masculin a été identifié sur des échantillons prélevés par écouvillonnage du vagin et du sillon interfessier de la victime. Ne disposant d’aucun suspect pour le meurtre et prévoyant que l’ADN pourrait identifier le tueur, les policiers ont rencontré les hommes qui connaissaient la victime ou qui vivaient près de chez elle pour obtenir des renseignements et des échantillons d’ADN. Les policiers ont été informés que le père du demandeur vivait près de chez la victime et qu’il avait habité avec lui de façon intermittente. Les policiers ont parlé au demandeur et lui ont demandé un échantillon de son ADN, qu’il a fourni. L’ADN du demandeur correspondait à l’ADN trouvé sur le corps de la victime qui avait été analysé, de même que les attaches autour de ses poignets. Un expert en ADN a affirmé dans son témoignage au procès que le profil d’ADN du demandeur correspondait à l’ADN trouvé sur les échantillons prélevés par écouvillonnage à l’intérieur du vagin et du sillon interfessier de la victime et de trois emplacements sur les attaches autour de ses poignets. Au terme d’un procès devant juge et jury, le demandeur a été déclaré coupable de meurtre au premier degré. La motion en récusation du demandeur a été rejetée. La Cour d’appel a rejeté l’appel de la déclaration de culpabilité.
(Juge Saull)
(Juge Monnin)
2018 MBCA 100; AR16‑30‑08579
(Juges Monnin, Steel et leMaistre)
2018 MBCA 110; AR16‑30‑08579
Rejet de la motion du demandeur en récusation
Dépôt de la requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demande d’autorisation d’appel et de la requête en réunion et de la demande d’autorisation d’appel
Douglas Beattie, George Luczkiw v. Women's College Hospital
Employment law — Unjust dismissal — Hospital Board closing urgent care centre in hospital and terminating privileges of two doctors who worked there — What are the common law rights and entitlements of a dependent contractor upon termination? — Is it fair or just to apply s. 44(5) of the Public Hospitals Act, R.S.O. 1990, c. P.40 to bar dependent physicians’ reasonable notice claims? — Should statutory provisions exclude newly bestowed common law rights where such rights were not considered in drafting?
The applicants are doctors who practiced for several years in the respondent hospital’s urgent care centre (“UCC”). Dr. Beattie had worked primarily in the UCC for about 21 years at the time of trial. Dr. Luczkiw had been practising at the UCC for 30 years when it was closed and the privileges of both doctors were terminated. The doctors brought an action for damages for wrongful dismissal against the hospital. Their action was dismissed and that decision was upheld on appeal.
(Ferguson J.)
2018 ONSC1852
Applicants’ action for damages for wrongful dismissal dismissed as statute-barred
(Hoy, Sharpe and Fairburn JJ.A.)
2018 ONCA 872
Douglas Beattie, George Luczkiw c. Women's College Hospital
Droit de l’emploi — Congédiement injustifié — Le conseil d’un hôpital a fermé le centre de soins d’urgence de l’établissement et a mis fin aux droits hospitaliers de deux médecins qui y travaillaient — Quels sont les droits que confère la common law à l’entrepreneur dépendant en cas de congédiement? — Est-il équitable ou juste d’appliquer le par. 44(5) de la Loi sur les hôpitaux publics, L.R.O. 1990, ch. P.40 pour rendre irrecevables les demandes de préavis raisonnable de médecins dépendants? — Les dispositions de la loi devraient-elles exclure des droits de common law nouvellement conférés lorsque ces droits n’ont pas été pris en compte dans la rédaction?
Les demandeurs, qui sont médecins, ont exercé leur profession pendant plusieurs années dans le centre de soins d’urgence (« CSU ») de l’hôpital intimé. Le Dr Beattie avait travaillé principalement au CSU pendant environ vingt-et-un ans au moment du procès. Le Dr Luczkiw avait exercé sa profession au CSU pendant trente ans lorsque celui-ci a été fermé et les droits hospitaliers des deux médecins ont été résiliés. Les médecins ont intenté contre l’hôpital une action en dommages‑intérêts pour congédiement injustifié. Leur action a été rejetée et cette décision a été confirmée en appel.
(Juge Ferguson)
Rejet pour cause d’irrecevabilité de l’action en dommages‑intérêts pour congédiement injustifié
(Juges Hoy, Sharpe et Fairburn)
Newfoundland and Labrador Teachers' Association, as representative of its members who are Third Parties to a request as defined under the Access to Information and Protection Act, 2015 v. Her Majesty the Queen in Right of Newfoundland and Labrador, School Board for Newfoundland and Labrador, Information and Privacy Commissioner of Newfoundland and Labrador
(N.L.) (Civil) (By Leave)
Access to Information — Request for disclosure of information under the Access to Information and Protection of Privacy Act — Principles applicable — Whether the public has a legitimate and significant interest in the identities of people who receive public money — How should courts balance contrasting elements of the dual purposes of the Act namely ‘public access’, and ‘protection of privacy’ — How should courts protect personal information and what constitutes an unreasonable invasion of personal privacy in Canada.
A local journalist requested the “name, job title and corresponding taxable income for the 2015 tax year for all English School District employees earning more than $100,000”. After evaluating the request, the English School District notified the affected employees that, subject to any appeal, it would disclose the information under the Access to Information and Protection of Privacy Act, 2015, SNL 2015, c. A‑1.2. The applicant appealed the decision. Butler J. allowed the appeal, and denied the request for disclosure pursuant to the Act. A majority of the Court of Appeal set aside the decision of Butler J. and restored the decision of the English School Board requiring disclosure of the names. Welsh J.A., dissenting, would have held the Act precluded disclosure of the names.
Supreme Court of Newfoundland & Labrador, Trial Division
(Butler J.)
2016 NLTD(G) 211
Ruling: request for disclosure pursuant to Access to Information and Protection of Privacy Act denied
(White and Hoegg JJ.A., and Welsh J.A.(dissenting))
2018 NLCA 54; 201701H0010
Appeal allowed: request for disclosure pursuant to Access to Information and Protection of Privacy Act granted
Newfoundland and Labrador Teachers' Association, à titre de représentante de ses membres qui sont des tiers à une demande au sens de l’Access to Information and Protection Act, 2015 c. Sa Majesté la Reine du chef de Terre-Neuve-et-Labrador, School Board for Newfoundland and Labrador, Information and Privacy Commissioner of Newfoundland and Labrador
(T.‑N.‑L.) (Civile) (Autorisation)
Accès à l’information — Demande de communication de renseignements en vertu de l’Access to Information and Protection of Privacy Act — Principes applicables — Le public a‑t‑il un intérêt légitime et important à connaître les identités de personnes qui reçoivent des deniers publics? — Comment les tribunaux doivent‑ils mettre en balance les éléments divergents du double objet de la Loi, à savoir l’ « accès public » et la « protection de la vie privée »? — Comment les tribunaux doivent‑ils protéger les renseignements personnels et ce qui constitue une atteinte déraisonnable à la vie privée au Canada?
Un journaliste local a demandé les [traduction] « noms, titres de postes et revenus imposables correspondants de tous les employés de l’English School District touchant plus de 100 000 $ ». Après avoir évalué la demande, l’English School District a avisé les employés touchés que, sous réserve d’un appel éventuel, il communiquerait les renseignements en vertu de l’Access to Information and Protection of Privacy Act, 2015, SNL 2015, ch. A‑1.2. La demanderesse a interjeté appel de la décision. La juge Butler a accueilli l’appel et a refusé la demande de communication en vertu de la Loi. Les juges majoritaires de la Cour d’appel ont annulé la décision de la juge Butler et ont rétabli la décision de l’English School Board obligeant la communication des noms. La juge Welsh, dissidente, aurait statué que la Loi empêchait la communication des noms.
Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador, Section de première instance
(Juge Butler)
Rejet de la demande de communication en vertu de l’Access to Information and Protection of Privacy Act
Cour d’appel de Terre-Neuve‑et‑Labrador
(Juges White, Hoegg et Welsh (dissidente))
Arrêt accueillant l’appel et accueillant la demande de communication en vertu de l’Access to Information and Protection of Privacy Act
Xiaoli Lily Wang, Daiming Robert Li v. Alberta Health Services
Health law — Public health — Privacy — Access to rental properties for health inspections —Should a privately‑owned single residential dwelling be considered a “public place” or a “private place” in the context of a government agency’s inspection powers? — Does access to rental properties without reasonable and probable grounds violate section 8 of the Charter ? — Public Health Act, RSA 2000, c. P-37
Xiaoli Lily Wang and Daiming Li own several residential properties in Calgary, Alberta which they rent out. In 2014, Alberta Health Services [“AHS”] sent notices to Ms. Wang and Mr. Li that it intended to conduct health and safety inspections of some of their properties. The notices were met with resistance. As a result, AHS filed an application with the Alberta Court of Queen’s Bench seeking court-ordered access. In October of 2014 the Court of Queen’s Bench of Alberta ordered Ms. Wang and Mr. Li to grant access to AHS pursuant to the Public Health Act, RSA 2000, c. P-37. In March of 2015 the Court of Queen’s Bench of Alberta denied an application to set aside or vary the order. The Court of Appeal of Alberta dismissed the appeal in October of 2018.
(Erb J.)
1401-10235 (Unreported)
Order granting Alberta Health Services access to properties owned by Xiaoli Lily Wang and Daiming Li.
(Jeffrey J.)
Application to set aside or vary order denied.
(O'Ferrall, Khullar, and Crighton JJ.A.)
2018 ABCA 339
Xiaoli Lily Wang, Daiming Robert Li c. Alberta Health Services
Droit de la santé — Santé publique — Vie privée — Accès à des immeubles locatifs pour des inspections sanitaires — Une habitation individuelle de propriété privée doit-elle être considérée comme un « lieu public » ou un « lieu privé » dans le contexte de pouvoirs d’inspection d’un organisme gouvernemental? — L’accès à des immeubles locatifs sans motif raisonnable et probable viole‑t‑elle l’article 8 de la Charte ? — Public Health Act, RSA 2000, ch. P‑37
Xiaoli Lily Wang et Daiming Li sont propriétaires de plusieurs immeubles locatifs à Calgary (Alberta). En 2014, Alberta Health Services [« AHS »] a envoyé des avis à Mme Wang et à M. Li, les informant qu’il entendait faire des inspections de santé et de sécurité de certains de leurs immeubles. Les destinataires n’ont pas obtempéré aux avis. En conséquence, AHS a déposé une demande à la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta pour obtenir l’accès par ordonnance judiciaire. En octobre 2014, la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta a ordonné à Mme Wang et à M. Li de donner accès à AHS en vertu de la Public Health Act, RSA 2000, ch. P‑37. En mars 2015, la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta a rejeté une demande d’annulation ou de modification de l’ordonnance. La Cour d’appel de l’Alberta a rejeté l’appel en octobre 2018.
(Juge Erb)
1401-10235 (non publié)
Ordonnance donnant à Alberta Health Services accès aux immeubles appartenant à Xiaoli Lily Wang et à Daiming Li.
(Juge Jeffrey)
1401‑10235 (non publié)
Rejet de la demande d’annulation ou de modification de l’ordonnance.
(Juges O'Ferrall, Khullar et Crighton)
Michael Yar Zuk v. Alberta Dental Association and College, The Appeal Panel of the Council of the Alberta Dental Association and College
Charter of Rights — Freedom of expression — Whether the Court of Appeal erred in failing to apply a robust approach to the balancing and reasonableness process in the regulation of speech by a professional regulatory body — The College is a statutory body that exercises governmental authority and the Court of Appeal should have scrutinized the decisions below that resulted in the punishment of Dr. Zuk for his expression — Whether the Court of Appeal erred in finding that Dr. Zuk’s public communications should be labeled as advertising — Whether the Court of Appeal erred in finding that the value of protecting the dignity and integrity of the dental profession was sufficient to overcome Dr. Zuk’s expressive rights – Charter of Rights and Freedoms, s. 2(b).
Council of the Alberta Dental Association and College
Applicant found guilty of numerous counts of professional misconduct
Sanctions imposed: one-year suspension of Dr. Zuk’s registration and $175,000 in costs
Appeal Panel of the Council of the Alberta
Dental Association and College
Applicant’s appeal dismissed with $51,761.31 in costs
(Veldhuis, Wakeling, Greckol JJ.A.)
2018 ABCA 270;1703-0068-AC
Applicant’s appeal allowed in part
Michael Yar Zuk c. Alberta Dental Association and College, The Appeal Panel of the Council of the Alberta Dental Association and College
Charte des droits — Liberté d’expression — La Cour d’appel a-t-elle eu tort de ne pas avoir appliqué une démarche rigoureuse au processus de mise en balance et d’appréciation du caractère raisonnable dans la règlementation de l’expression par un organisme de règlementation professionnelle? — Le College est un organisme créé par la loi qui exerce un pouvoir gouvernemental et la Cour d’appel aurait dû examiner les décisions des juridictions inférieures qui ont mené à la punition du Dr Zuk pour son expression — La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que les communications publiques du Dr Zuk auraient dû être qualifiées de publicités? — La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que la valeur de protection de la dignité et de l’intégrité de la profession de dentiste était suffisante pour l’emporter sur les droits d’expression du Dr Zuk? — Charte des droits et liberté, al. 2b).
Déclaration de culpabilité du demandeur sur plusieurs chefs d’accusation de conduite non professionnelle
Sanctions imposées : suspension d’un an de l’inscription du Dr Zuk et condamnation aux dépens de 175 000 $
Rejet de l’appel du demandeur avec dépens fixés à 51 761,31 $
(Juges Veldhuis, Wakeling et Greckol)
Arrêt accueillant en partie l’appel du demandeur
Penguin Properties Inc. v. Parc Downsview Park Inc.
Contracts — Commercial leases — Remedies for breach of indemnity agreement — Quantum of damages — Applicant agreeing to act as indemnifier for commercial lease, and entering into indemnity agreement with landlord — Tenant defaulting on rent and declaring bankruptcy — Landlord seeking to recover damages for lost rent and other costs and losses from applicant as indemnifier — Whether commercial indemnities are to be treated as independent commercial contracts, subject to basic rule that defendant should not be responsible for avoidable losses which increase damages payable to plaintiff — Whether obligations of third party voluntary indemnitor ought to be strictly enforced in accordance with terms of indemnity, distinct from rights and obligations of tenant under lease — Whether amounts owed under indemnity should be recalculated in accordance with landlord’s duty to mitigate and strict reading of indemnity
Downsview leased property to a third party tenant, for commercial purposes. Penguin acted as indemnifier, and agreed to pay a certain portion of rent, should the tenant default, as well as compensating Downsview for other losses and costs. When the tenant defaulted, Downsview sought to enforce the indemnity agreement against Penguin and recover its lost rental income. Penguin argued that Downsview had made oral, pre-contractual representations about the site, which it then breached; Penguin would not have entered into the agreement were it not for these negligent misrepresentations, and should be absolved of its obligations.
The application judge granted Downsview’s application, finding that there was no evidence of negligent misrepresentation; as such, Penguin was obligated to pay damages to Downsview for its losses in the amount of $788,603.45, representing unpaid rent up to June 12, 2017 (the date of the hearing), as well as restoration costs, legal fees, and other costs. In a supplementary judgment, the judge refused to grant Downsview additional relief — i.e., damages for loss of future rent until the end of the rental term (August 2020) — as Downsview had a duty to mitigate its losses. The Ontario Court of Appeal unanimously dismissed Penguin’s appeal, finding that the application judge committed no error in establishing Penguin’s liability. However, the court split on the outcome of Downsview’s cross-appeal. The majority allowed Downsview’s cross appeal, finding that it was in fact entitled to damages for loss of future rent until the end of the lease term (subject to any credit for rent received from another tenant, should it re-let the property). The dissent would have dismissed Downsview’s cross-appeal, agreeing with the application judge.
(Lederer J.)
2017 ONSC 4533
Application by Downsview — granted; judgment for award of damages in the amount of $788,603.45, including loss of rent up to June 12, 2017
2017 ONSC 7079
Supplementary reasons for judgment; refusal to award additional damages for loss of future rent past June 12, 2017
(Brown and Miller JJ.A., and van Rensburg J.A., dissenting in part on cross-appeal)
2018 ONCA 666
Appeal by Penguin dismissed;
Cross-appeal by Downsview allowed in part; Lederer J.’s judgment varied to award damages for loss of future rent, subject to any credit for rent received from any other person
Application for leave to appeal filed by Penguin
Penguin Properties Inc. c. Parc Downsview Park Inc.
Contrats — Baux commerciaux — Recours pour violation d’une convention d’indemnisation — Montant des dommages-intérêts — La demanderesse a accepté d’agir comme débitrice d’une obligation d’indemnisation relativement à un bail commercial et a conclu une convention d’indemnisation avec le locateur — Le locataire n’a pas payé son loyer et a déclaré faillite — Le locateur veut obtenir de la demanderesse, à titre de débitrice d’une obligation d’indemnisation, des dommages-intérêts pour la perte de loyer et d’autres pertes — Les conventions d’indemnisation commerciales doivent-elles être traitées comme des contrats commerciaux indépendants, soumis à la règle fondamentale selon laquelle un défendeur ne devrait pas être responsable des pertes évitables qui augmentent le montant des dommages-intérêts payables au demandeur? — Les obligations d’un tiers qui a volontairement accepté d’être débiteur d’une obligation d’indemnisation devraient-elles être strictement exécutées conformément aux conditions de la convention d’indemnisation, de façon distincte des droits et obligations du locataire en vertu du bail? — Les montants dus en vertu de la convention d’indemnisation devraient-ils être recalculés conformément à l’obligation du locateur de limiter les pertes et selon une interprétation stricte de la convention d’indemnisation?
Downsview a loué une propriété à un locataire tiers à des fins commerciales. Penguin a agi comme débitrice d’une obligation d’indemnisation et a accepté de payer une certaine partie du loyer si le locataire ne payait pas et d’indemniser Downsview d’autres pertes et frais. Lorsque le locataire a omis de payer le loyer, Downsview a voulu exécuter la convention d’indemnisation contre Penguin et recouvrer son revenu de location perdu. Penguin a plaidé que Downsview avait fait des déclarations orales précontractuelles au sujet de l’emplacement, déclarations que Downsview a ensuite omis de respecter; Penguin n’aurait pas conclu la convention, n’eût été ces déclarations inexactes faites par négligence, et devrait être déchargée de ses obligations.
Le juge de première instance a accueilli la demande de Downsview, concluant qu’il n’y avait aucune preuve de déclaration inexacte faite par négligence; en conséquence, Penguin était obligée de verser des dommages-intérêts à Downsview pour ses pertes de 788 603,45 $, représentant le loyer impayé jusqu’au 12 juin 2017 (la date de l’audience), ainsi que les frais de restauration, les honoraires d’avocat et d’autres coûts. Dans un jugement supplémentaire, le juge a refusé d’accorder à Downsview un redressement additionnel — c.-à-d. des dommages-intérêts pour perte de loyer futur jusqu’à la fin de la durée du bail (août 2020) — puisque Downsview avait l’obligation de limiter ses pertes. La Cour d’appel de l’Ontario a rejeté à l’unanimité l’appel de Penguin, concluant que le juge de première instance n’avait commis aucune erreur en établissant la responsabilité de Penguin. Toutefois, la cour était partagée quant au résultat de l’appel incident de Downsview. Les juges majoritaires ont accueilli l’appel incident de Downsview, concluant qu’elle avait effectivement droit à des dommages-intérêts pour perte de loyer futur jusqu’à la fin du bail (sous réserve de tout crédit pour le loyer reçu d’un autre locataire, si Downsview relouait la propriété). La juge dissidente aurait rejeté l’appel incident de Downsview, partageant l’avis du juge de première instance.
(Juge Lederer)
Jugement accueillant la demande de Downsview, lui accordant des dommages-intérêts 788 603,45 $, y compris la perte de loyer jusqu’au 12 juin 2017
Motifs de jugement supplémentaires refusant d’accorder des dommages-intérêts additionnels pour perte de loyer futur après le 12 juin 2017
(Juges Brown, Miller et van Rensburg (dissidente en partie quant à l’appel incident)
Arrêt rejetant l’appel de Penguin, accueillant en partie l’appel incident de Downsview et modifiant le jugement du juge Lederer pour accorder des dommages-intérêts pour perte de loyer futur, sous réserve de tout crédit pour le loyer reçu de toute autre personne
Dépôt par Penguin de la demande d’autorisation d’appel