Source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026601023&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
Timestamp: 2016-10-24 01:49:36+00:00
Document Index: 66342714

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2012/10/17/ETLL1234842A/jo/texte
Publics concernés : diagnostiqueurs immobiliers, organismes de certification de personnes, éditeurs de logiciels pour la réalisation des DPE, organismes de formation. Objet : modification de la méthode de calcul 3CL-DPE pour la réalisation des DPE. Entrée en vigueur : le 1er janvier 2013. Notice : le présent arrêté affine le modèle de calcul des consommations conventionnelles des logements utilisé pour la réalisation des DPE. Les principales évolutions de la méthode sont les suivantes : ― détermination du coefficient de réduction des déperditions en fonction des caractéristiques précises des locaux non chauffés pris en compte ; ― amélioration de la prise en compte des masques et apports solaires ; ― ajout de matériaux et d'équipements à la bibliothèque de données d'entrée ; ― remplacement des coefficients de déperditions par renouvellement d'air par une méthode de calcul précise faisant intervenir des données d'entrée exigées par ailleurs ; ― variation du coefficient d'intermittence en fonction du type de bien diagnostiqué et de l'équipement principal de chauffage ; ― mise en place d'un module de calcul automatique des puissances nominales pour les chaudières individuelles et pour les pompes à chaleur ; ― amélioration du calcul des rendements des systèmes à partir de leurs puissances ; ― traitement de configurations particulières ; ― calcul automatique des abonnements d'électricité à partir de la puissance électrique de chauffage ; ainsi que ― de nombreuses explications sur les scenarii conventionnels et des méthodes à suivre dans le cas de situations moins courantes. Références : les textes créés par le présent arrêté peuvent être consultés sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr). Le présent arrêté modifie la méthode de calcul 3CL-DPE introduite à l'annexe 1 de l'arrêté du 9 novembre 2006 portant approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique en France métropolitaine. La ministre de l'égalité des territoires et du logement et la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Vu le code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5 ; Vu l'arrêté du 9 novembre 2006 portant approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique en France métropolitaine, Arrêtent :
Le présent arrêté entre en vigueur le 1er janvier 2013.
Annexe A N N E X E 1MÉTHODE 3CL-DPE v1.3Sommaire
1. La méthode conventionnelle2. Expression du besoin de chauffage3. Calcul des déperditions de l'enveloppe GV3.1. Détermination du coefficient de réduction des déperditions b3.2. Calcul des U des parois opaques 3.2.1. Calcul des Umur 3.2.1.1. Schéma du calcul de Umur 3.2.1.2. Calcul des Umur0 3.2.2. Calcul des Uplancher bas (Upb) 3.2.2.1. Schéma du calcul de Upb 3.2.2.2. Calcul des Upb0 3.2.3. Calcul des Uplancher haut (Uph) 3.2.3.1. Schéma du calcul de Uph 3.2.3.2. Calcul des Uph03.3. Calcul des U des parois vitrées et des portes 3.3.1. Caractérisation des baies et des portes 3.3.1.1. Détermination de la performance du vitrage Ug 3.3.1.2. Coefficients Uw des fenêtres/portes-fenêtres 3.3.1.3. Coefficients Ujn des fenêtres/portes-fenêtres 3.3.1.4. Coefficients U des portes3.4. Calcul des déperditions par les ponts thermiques 3.4.1. Plancher bas/mur 3.4.2. Plancher intermédiaire lourd/mur 3.4.3. Plancher haut lourd/mur 3.4.4. Refend/mur 3.4.5. Menuiserie/mur3.5. Calcul des déperditions par renouvellement d'air4. Détermination des sollicitations environnementales4.1. Calcul de F4.2. Détermination de la surface Sud équivalente 4.2.1. Détermination du coefficient d'orientation et du facteur solaire 4.2.2. Détermination du facteur d'ensoleillement 4.2.2.1. Masques proches 4.2.2.1.1. Baie en fond de balcon ou fond et flanc de loggias 4.2.2.1.2. Baie sous un balcon ou auvent 4.2.2.1.3. Baie masquée par une paroi latérale au Sud 4.2.2.2. Masques lointains 4.2.2.2.1. Obstacle d'environnement homogène 4.2.2.2.2. Obstacle d'environnement non homogène5. Détermination de l'inertie5.1. Plancher haut lourd5.2. Plancher bas lourd5.3. Paroi verticale lourde6. Calcul du facteur d'intermittence INT7. Calcul de la consommation de chauffage (Cch)7.1. Installation de chauffage7.2. Installation de chauffage avec chauffage solaire7.3. Installation de chauffage avec insert ou poêle bois en appoint7.4. Installation de chauffage par insert, poêle bois (ou biomasse) avec un chauffage électrique dans la salle de bains7.5. Installation de chauffage avec en appoint un insert ou poêle bois et un chauffage électrique dans la salle de bains (différent du chauffage principal)7.6. Installation de chauffage avec chaudière gaz ou fioul en relève d'une chaudière bois7.7. Installation de chauffage avec chauffage solaire et insert ou poêle bois en appoint7.8. Installation de chauffage avec chaudière en relève de PAC7.9. Installation de chauffage avec chaudière en relève de PAC avec insert ou poêle bois en appoint7.10. Installation de chauffage collectif avec base + appoint 7.10.1. Cas général 7.10.2. Convecteurs bi-jonction7.11. Chauffage avec plusieurs installations différentes et indépendantes et/ou plusieurs installations différentes et indépendantes couplées8. Rendement de distribution, d'émission et de régulation de chauffage8.1. Rendement d'émission8.2. Rendement de distribution8.3. Rendement de régulation9. Rendement de génération des générateurs autres qu'à combustion9.1. Rendement des générateurs à effet joule direct et des réseaux de chaleur9.2. COP des PAC installées9.3. COP des PAC neuves recommandées10. Rendement de génération des générateurs à combustion10.1. Profil de charge des générateurs 10.1.1. Profil de charge conventionnel 10.1.2. Présence de un ou plusieurs générateurs à combustion indépendants 10.1.3. Cascade de deux générateurs à combustion 10.1.3.1. Cascade avec priorité 10.1.3.2. Cascade sans priorité (même contribution au taux de charge) 10.1.3.3. Pondération et contribution de chaque générateur10.2. Pertes au point de fonctionnement 10.2.1. Chaudières basse température et à condensation 10.2.2. Chaudières standard ou classiques 10.2.3. Générateurs d'air chaud 10.2.4. Radiateurs à gaz 10.2.5. Chaudières bois10.3. Valeurs par défaut des caractéristiques des chaudières 10.3.1. Chaudières gaz 10.3.2. Chaudières fioul 10.3.3. Calcul des puissances Pn des générateurs à combustion individuels10.4. Puissances moyennes fournies et consommées10.5. Rendement conventionnel annuel moyen de génération de chauffage11. Expression du besoin d'ECS (Becs)11.1. Surface habitable ≤ 27 m² 11.1.1. Maison ou appartement 11.1.2. Immeuble de N appartements11.2. Surface habitable > 27 m² 11.2.1. Maison ou appartement 11.2.2. Immeuble de N appartements12. Calcul de la consommation d'ECS12.1. Un seul système d'ECS avec solaire12.2. Deux systèmes d'ECS dans une maison ou un appartement13. Rendement de distribution de l'ECS13.1. Installation individuelle13.2. Installation collective14. Rendement de stockage de l'ECS14.1. Pertes de stockage des ballons d'accumulation14.2. Pertes des ballons électriques14.3. Rendement de stockage15. Rendement de génération d'ECS15.1. Générateurs à combustion 15.1.1. Production d'ECS seule par chaudière gaz, fioul ou chauffe-eau gaz 15.1.2. Production par chaudière gaz, fioul ou bois 15.1.3. Accumulateur gaz 15.1.4. Chauffe-bain au gaz à production instantanée 15.2. Chauffe-eau thermodynamique à accumulation15.3. Réseau de chaleur16. Expression des consommations de refroidissement16.1. Cas des maisons16.2. Cas des immeubles17. Prise en compte de la production d'énergie18. Traitement de configurations particulières18.1. DPE à l'immeuble équipé de plusieurs systèmes de chauffage ou d'ECS18.2. Comptage sur les installations collectives en l'absence de DPE à l'immeuble19. Détermination des abonnements d'électricité19.1. Evaluation de la puissance souscrite Ps19.2. Tarif des énergies20. Annexes20.1. Fecs pour une maison avec ECS solaire seule20.2. Fecs pour une maison avec chauffage et ECS solaires20.3. Fch pour une maison avec chauffage solaire seul20.4. Fecs pour un immeuble avec ECS solaire seule
1. La méthode conventionnelle
Le DPE a pour principal objectif d'informer sur la performance énergétique des bâtiments. Cette information communiquée doit ensuite permettre de comparer objectivement les différents bâtiments entre eux. Si nous prenons le cas d'une maison individuelle occupée par une famille de 3 personnes, la consommation de cette même maison ne sera pas la même si elle est occupée par une famille de 5 personnes. De plus, selon que l'hiver aura été rigoureux ou non, que la famille se chauffe à 20 °C ou 22 °C, les consommations du même bâtiment peuvent significativement fluctuées. Il est dès lors nécessaire dans l'établissement de ce diagnostic de s'affranchir du comportement des occupants afin d'avoir une information sur la qualité énergétique du bâtiment. C'est la raison pour laquelle l'établissement du DPE se fait principalement par une méthode de calcul des consommations conventionnelles qui s'appuie sur une utilisation standardisée du bâtiment pour des conditions climatiques moyennes du lieu. Les principaux critères caractérisant la méthode conventionnelle sont les suivants : ― en présence d'un système de chauffage dans le bâtiment autre que les équipements mobiles et les cheminées à foyer ouvert, toute la surface habitable du logement est considérée chauffée en permanence pendant la période de chauffe ; ― les besoins de chauffage sont calculés sur la base de degrés heures moyens sur 30 ans par département. Les degrés heures sont égaux à la somme, pour toutes les heures de la saison de chauffage pendant laquelle la température extérieure est inférieure à 18 °C, de la différence entre 18 °C et la température extérieure. Ils prennent en compte une inoccupation d'une semaine par an pendant la période de chauffe ainsi qu'un réduit des températures à 16 °C pendant la nuit de 22 heures à 6 heures ; ― aux 18 °C assurés par l'installation de chauffage, les apports internes (occupation, équipements électriques, éclairage, etc.) sont pris en compte à travers une contribution forfaitaire de 1 °C permettant ainsi d'atteindre la consigne de 19 °C ; ― le besoin d'ECS est forfaitisé selon la surface habitable du bâtiment et le département. Ces caractéristiques du calcul conventionnel peuvent être responsables de différences importantes entre les consommations réelles facturées et celles calculées avec la méthode conventionnelle. En effet, tout écart entre les hypothèses du calcul conventionnel et le scénario réel d'utilisation du bâtiment entraîne des différences au niveau des consommations. De plus, certaines caractéristiques impactant les consommations du bâtiment ne sont connues que de façon limitée (par exemple : les rendements des chaudières qui dépendent de leur dimensionnement et de leur entretien, la qualité de mise en œuvre du bâtiment, le renouvellement d'air dû à la ventilation, etc.).
2. Expression du besoin de chauffage BV = GV × (1 ― F)
BV : besoins annuels de chauffage d'un logement par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur durant la période de chauffage. Son calcul se fait à partir du coefficient GV en tenant compte des apports de chaleur dus à l'occupation et au rayonnement solaire. Il est exprimé en watts par kelvin (W/K). F est la fraction des besoins de chauffage couverts par les apports gratuits.
3. Calcul des déperditions de l'enveloppe GV
Données d'entrée : Coefficient de transmission thermique : U (W/m².K) Surface des parois i (murs, plafonds, planchers, baies, portes) : Si (m²)
GV = DPmurs + DPplafonds + DPplanchers + DPbaies + DPportes + PT + DRDPmurs = b1 × Smur1 × Umur1 + b2 × Smur2 × Umur2 + b3 × Smur3 × Umur3 +...DPplafonds = b1 × Splafond1 × Uplafond1 + b2 × Splafond2 × Uplafond2 + b3 × Splafond3 × Uplafond3 +...DPplanchers = b1 × Splancher1 × Uplancher1 + b2 × Splancher2 × Uplancher2 + b3 × Splancher3 × Uplancher3 +...DPbaies = b1 × Sbaie1 × Ubaie1 + b2 × Sbaie2 × Ubaie2 + b3 × Sbaie3 × Ubaie3 +...DPportes = b1 × Sporte1 × Uporte1 + b2 × Sporte2 × Uporte2 + b3 × Sporte3 × Uporte3 +...
Avec : GV : somme des déperditions par les parois et par le renouvellement d'air par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K) DPi : déperdition par la paroi i par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K) Si : surface de la paroi déperditive i (m²) Ui : coefficient de transmission thermique surfacique de la paroi i par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/m².K) PT : déperdition par les ponts thermiques par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K) DR : déperditions par le renouvellement d'air par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K) bi : coefficient de réduction des déperditions pour la paroi i. Dans le calcul des déperditions, les parois à considérer sont celles séparant le volume chauffé et/ou habitable de l'extérieur, d'un espace non chauffé ou du sol. Les parties de bâtiments d'habitation non habitables telles que les garages ne sont pas prises en compte dans le calcul, à l'exception des vérandas chauffées. On appelle baie l'ensemble vitrage-menuiserie (ouvrant + dormant) des fenêtres, portes-fenêtres et vérandas. La surface des fenêtres, portes et portes-fenêtres ainsi que toute autre menuiserie intègre les dormants. Les dimensions intérieures des parois doivent être prises pour le calcul des déperditions. Les caractérisations des parois peuvent être faites selon les méthodes données par les règles TH-U.
3.1. Détermination du coefficientde réduction des déperditions b
Données d'entrée : Surface des parois séparant l'espace non chauffé des espaces chauffés : Aiu (m²) Surface des parois séparant le local non chauffé de l'extérieur, du sol ou d'un autre local non chauffé : Aue (m²) Type de local non chauffé (garage, comble, circulation...) Etat d'isolation des parois donnant sur le local non chauffé (isolées, non isolées) Etat d'isolation des parois du local non chauffé (isolées, non isolées) Pour une paroi donnant sur l'extérieur, b = 1. Pour une paroi enterrée ou un plancher sur vide sanitaire, b = 0,8. Pour les bâtiments adjacents autres que d'habitation, b = 0,2. Dans les autres cas, la méthode de calcul qui suit doit être utilisée. Des valeurs du coefficient b sont données dans les tableaux suivants et ceci en fonction du rapport des surfaces Aiu/Aue et du coefficient surfacique équivalent UV,ue. Dans le cas de locaux non chauffés non accessibles, une estimation des surfaces Aiu et Aue peut être réalisée. Elle devra être signifiée et justifiée dans le rapport. Dans les tableaux suivants : ― la surface Aue des vérandas non chauffées doit être considérée comme non isolée ; ― lnc désigne un local non chauffé ; ― lc désigne le local chauffé. La surface Aue intègre toutes les parois du local non chauffé qui donnent sur l'extérieur, qui sont enterrées ou qui donnent sur un autre local non chauffé. Les parois d'un local sont considérées comme isolées ou enterrées si elles le sont à plus de 50 %. Les parois en double vitrage et les portes seront considérées comme non isolées pour le calcul de b. Les parois en triple vitrage seront considérées comme isolées.
Vous pouvez consulter le tableau dans le JOn° 262 du 10/11/2012 texte numéro 9
3.2. Calcul des U des parois opaques
Données d'entrée : Mur : Type de matériau (béton, pierre, inconnu...). Etat d'isolation (isolé, non isolé, inconnu). Niveau d'isolation (épaisseur, résistance, année d'isolation, année de construction). Type de chauffage (effet joule, autres). Coefficient de transmission thermique U. Plancher bas : Type de plancher bas (terre-plein, vide sanitaire...). Configuration de plancher (poutrelles hourdis, dalle béton...). Etat d'isolation (isolé, non isolé, inconnu). Niveau d'isolation (épaisseur, résistance, année d'isolation, année de construction) Type de chauffage (effet joule, autres) Surface de plancher sur terre-plein. Périmètre de plancher sur terre-plein. Coefficient de transmission thermique U. Plancher haut : Type de plancher haut (terrasse, combles perdus...). Configuration de plancher (poutrelles hourdis, dalle béton...). Etat d'isolation (isolé, non isolé, inconnu). Niveau d'isolation (épaisseur, résistance, année d'isolation, année de construction). Type de chauffage (effet joule, autres). Coefficient de transmission thermique U.
3.2.1. Calcul des Umur3.2.1.1. Schéma du calcul de Umur
3.2.1.2. Calcul des Umur0
Umur0 est le coefficient de transmission thermique du mur non isolé (W/m².K).
20 et ―
Murs en pierre de taille et moellons (granit, gneiss, porphyres, pierres calcaires, grès, meulières, schistes, pierres volcaniques)
Murs constitués d'un seul matériau/inconnu
Murs avec remplissage tout venant
ÉPAISSEUR CONNUE (EN CM)
40 et ―
Murs en pisé ou béton de terre stabilisé (à partir d'argile crue)
8 et ―
Murs en pans de bois
Sans remplissage tout venant
Avec remplissage tout venant
10 et ―
Murs bois (rondins)
9 et ―
Murs en briques pleines simples
Murs en briques pleines doubles avec lame d'air
15 et ―
Murs en briques creuses
ÉPAISSEUR CONNUE
Murs en blocs de béton pleins
Murs en blocs de béton creux
Murs en béton banché
Murs en béton de mâchefer
Cloison de plâtre Umur0 = 2,5 m² . K/W. Pour les murs non répertoriés, saisir directement les coefficients de transmission thermique U. Les données des règles TH-U peuvent être utilisées. Pour les calculs de déperdition : Umur = Min(Umur ; 2).
3.2.2. Calcul des Uplancher bas (Upb)3.2.2.1. Schéma du calcul de Upb
Si le plancher donne sur vide sanitaire ou local non chauffé :
Si le plancher donne sur terre-plein : Bâtiment d'avant 2001 :
2S/P (m)
Upb(W/m².K)
Bâtiments à partir de 2001 :
P : périmètre du plancher déperditif sur terre-plein (m). S : surface du plancher sur terre-plein (m²). 2S/P est arrondi à l'entier le plus proche. Pour les appartements sur terre-plein, P et S sont respectivement le périmètre et la surface de plancher sur terre-plein de l'immeuble.
3.2.2.2. Calcul des Upb0
Upb0 est le coefficient de transmission thermique du plancher bas non isolé (W/m².K).
Plancher à entrevous isolant Upb0 = 0,45 W/m².K. Pour les planchers bas non répertoriés, saisir directement les coefficients de transmission thermique U. Les données des règles TH-U peuvent être utilisées. Pour les calculs de déperdition : Upb = Min(Upb ; 2).
3.2.3. Calcul des Uplancher haut (Uph)3.2.3.1. Schéma du calcul de Uph
3.2.3.2. Calcul des Uph0
Uph0 est le coefficient de transmission thermique du plancher haut non isolé (W/m².K).
Combles aménagés sous rampant : Uph0 = 2,5 W/m².K. Toiture en chaume : Uph0 = 0,24 W/m².K. Plafond en plaque de plâtre : Uph0 = 2,5 W/m².K. Pour les calculs de déperdition : Uph = Min(Uph ; 2). Pour les murs, plafonds, planchers non répertoriés, saisir directement les coefficients de transmission thermique U. Les données des règles TH-U peuvent être utilisées.
3.3. Calcul des U des parois vitrées et des portes
Données d'entrée : Parois vitrées : Inclinaison des parois (verticales, horizontales) Type de vitrage (simple vitrage, double vitrage, survitrage...) Niveau d'isolation (épaisseur lame d'air, isolation renforcée, remplissage gaz rare...) Nature de menuiserie (bois, PVC, métal...) Type de menuiserie (battante, coulissante) Type de baie (fenêtre, porte-fenêtre sans soubassement, porte-fenêtre avec soubassement) Type de volet (jalousie, volet roulant...) Porte : Type de porte (opaque pleine, avec 30 % de vitrage...) Type de menuiserie (bois, PVC...) Les parois vitrées des vérandas chauffées seront traitées comme des portes-fenêtres. Les parois en brique de verre sont traitées comme des parois vitrées avec : ― brique de verre pleine : Uw = 3,5 W/m².K ; ― brique de verre creuse : Uw = 2,6 W/m².K. Les parois en polycarbonate sont traitées comme des parois vitrées avec : Uw = 3 W/m.K.
3.3.1. Caractérisation des baies et des portes
Définition de l'inclinaison des baies pour le calcul des U : ― paroi verticale = angle par rapport à l'horizontal ≥ 75°. ― paroi horizontale = angle par rapport à l'horizontal < 75° ; Si le coefficient U des fenêtres est connu : saisir Uw et caractériser les occultations pour déterminer Ujn. Si Uw est inconnu, alors suivre la démarche suivante :
Avec : Ug : coefficient de transmission thermique du vitrage. Uw : coefficient de transmission thermique de la fenêtre ou de la porte-fenêtre (vitrage + menuiserie). Ujn : coefficient de transmission thermique de la fenêtre ou de la porte-fenêtre avec les protections solaires (vitrage + menuiserie + volet).
3.3.1.1. Détermination de la performance du vitrage Ug
Simple vitrage et survitrage Pour un simple vitrage vertical ou horizontal, quelle que soit l'épaisseur du verre, prendre Ug = 5,8 W/(m².K). Le Ug d'un survitrage est déterminé en apportant une majoration de 0,1 W/(m².K) au Ug du double vitrage rempli à l'air sec ayant la même épaisseur de lame d'air. Les épaisseurs des lames d'air pour le survitrage sont plafonnées à 20 mm : toute lame d'air d'un survitrage d'épaisseur supérieure à 20 mm sera traitée dans les calculs comme une lame d'air de 20 mm d'épaisseur. Dans la suite, les caractéristiques du survitrage seront les mêmes que celles du double vitrage équivalent. Double vitrage vertical
Attention : si la valeur de l'épaisseur de la lame d'air n'est pas dans le tableau présenté, prendre la valeur directement inférieure qui s'y trouve. Double vitrage horizontal
Attention : si la valeur de l'épaisseur de la lame d'air n'est pas dans le tableau présenté, prendre la valeur directement inférieure qui s'y trouve. Triple vitrage vertical
Triple vitrage horizontal
Attention : si la valeur de l'épaisseur de la lame d'air n'est pas dans le tableau présenté, prendre la valeur directement inférieure qui s'y trouve. Si un triple vitrage a des épaisseurs de lame d'air différentes, considérer que c'est un triple vitrage dont l'épaisseur de chaque lame d'air est la moitié de l'épaisseur totale des deux lames d'air. Exemple : pour un triple vitrage 4/10/4/12/4, considérer que c'est un 4/10/4/10/4.
3.3.1.2. Coefficients Uw des fenêtres/portes-fenêtres
Si le Ug n'est pas dans le tableau, prendre : ― la plus petite valeur du tableau si elle est inférieure à celle-ci ; ― la valeur directement inférieure ; sinon ― pour les Ug compris entre 3,4 et 4, faire une extrapolation à partir de la valeur de Uw pour Ug = 3,3. La valeur est arrondie au dixième le plus proche. Les baies sans ouverture possible (ni battantes ni coulissantes) seront traitées comme coulissantes dans toute la suite. Les baies oscillantes seront traitées comme des baies battantes. Menuiserie métallique à rupture de pont thermique
Menuiserie métallique sans rupture de pont thermique
Menuiserie bois ou bois métal : Dans tous les calculs, les menuiseries mixtes bois métal prendront les caractéristiques du bois.
Traitement des doubles-fenêtres :
Uw1 et Uw2 sont les coefficients de transmission thermique respectivement des fenêtres 1 et 2 (W/m².K).
3.3.1.3. Coefficients Ujn des fenêtres/portes-fenêtres
La présence de volets aux fenêtres et portes-fenêtres leur apporte un supplément d'isolation avec une résistance additionnelle ΔR.
Pour les valeurs de Uw non mentionnées dans le tableau, prendre la valeur directement inférieure apparaissant dans le tableau précédent (par exemple, si Uw = 4,1 W/[m².K] prendre pour le calcul de Ujn : Uw = 4W/[m².K]).
3.3.1.4. Coefficients U des portes
Le coefficient U des portes est connu : saisir Uporte. Sinon, Uporte = :
Attention : une porte vitrée avec plus de 60 % de vitrage est considérée comme une porte-fenêtre avec soubassement.
3.4. Calcul des déperditions par les ponts thermiques
Données d'entrée : Type d'isolation (ITI, ITE, ITR) Nombre de niveaux Nombre d'appartements Retour d'isolation autour des menuiseries (avec ou sans) Position des menuiseries (nu extérieur, nu intérieur, tunnel) Largeur des dormants
Avec : lpb_i/m_j : longueur du pont thermique plancher bas i mur j. lpi_i/m_j : longueur du pont thermique plancher intermédiaire i mur j. lph_i/m_j : longueur du pont thermique plancher haut i mur j. lrf_i/m_j : longueur du pont thermique refend i mur j. Pour un DPE réalisé à l'immeuble, lrf_i/m_j = 2.hsp.(N-niv) avec hsp : hauteur moyenne sous plafond, N : nombre d'appartements et niv : nombre de niveaux. En présence de plusieurs types de mur, le linéaire du pont thermique refend/mur est supposé réparti au prorata de la surface de chaque mur. Les combles aménagés sont considérés comme des demi-niveaux. lmen-i/m_j : longueur du pont thermique menuiserie i mur j. ITI, ITE, ITR respectivement isolation thermique intérieure, extérieure et répartie. Les ponts thermiques sont négligés au niveau des liaisons avec des parois en structure bois. Si le coefficient de transmission thermique U d'une paroi est défini à partir de l'année de construction : ― si le bâtiment date d'avant 1975, la paroi est considérée comme non isolée ; ― si le bâtiment date de 1975 ou d'après cette date, la paroi est considérée comme isolée.
3.4.1. Plancher bas/mur kpb_i/m_j : valeur du pont thermique de la liaison plancher bas i/mur j.
Kpb_i/m_j
ITI + ITE
ITI + ITR
ITE + ITR
Pour les murs, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITI. Pour les planchers bas, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITE. Pour un plancher bas, ITI correspond à une isolation sous chape et ITE à une isolation en sous face. Les planchers bas à entrevous isolants sont traités comme des planchers en ITE.
3.4.2. Plancher intermédiaire lourd/mur
kpi_i/m_j : valeur du pont thermique de la liaison plancher intermédiaire i/mur j.
Kpi_i/m_j
Seuls les murs constitués d'un matériau lourd (béton, brique...) sont considérés ici. Pour les autres cas, ce pont thermique est pris nul. Pour les murs, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITI.
3.4.3. Plancher haut lourd/mur
kph_i/m_j : valeur du pont thermique de la liaison plancher haut lourd i/mur j.
PLANCHER HAUT LOURD
Pour les murs, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITI. Pour les planchers hauts lourds, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITE. Pour un plancher haut lourd, ITI correspond à une isolation sous plancher haut et ITE à une isolation sur plancher haut.
3.4.4. Refend/mur
krf_i/m_i : valeur du pont thermique de la liaison Refend i/Mur j.
Krf_i/m_i
Les ponts thermiques refend/mur sur circulation sont négligés pour les DPE réalisés à l'immeuble. Pour les murs, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITI.
3.4.5. Menuiserie/mur
kmen_i/m_j : valeur du pont thermique de la liaison menuiserie i/mur j. On entend par menuiserie les fenêtres, portes ou portes-fenêtres.
Lp est la largeur approximative du dormant de la menuiserie (cm). Pour les murs, s'il n'est pas possible de distinguer le type d'isolation (ITI, ITE...), prendre par défaut ITI. Ces valeurs de pont thermique sont valables pour les tableaux, les linteaux et les appuis de la menuiserie. Les ponts thermiques au niveau des seuils de porte et des parois en brique de verre ne sont pas pris en compte.
3.5. Calcul des déperditions par renouvellement d'air
Données d'entrée : Menuiseries avec ou sans joint Cheminée avec ou sans trappe Surface des parois déperditives hors plancher bas Surface habitable Type de ventilation
DR = Hvent + Hperm
DR : déperditions par le renouvellement d'air par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K). Hvent : déperdition thermique par le renouvellement d'air dû au système de ventilation par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K). Hperm : déperdition thermique par le renouvellement d'air dû à la perméabilité à l'air du bâtiment par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur (W/K).
Hvent = 0,34 × Q var epconv × Sh
Qvarepconv : débit d'air extrait conventionnel par unité de surface habitable (m³/h/m²). Sh : surface habitable (m²).
Hperm = 0,34 × Qvinf
Qvinf : débit d'air dû aux infiltrations (provoquées par le tirage thermique, l'impact du vent étant négligé) (m³/h).
Textmoy : température extérieure moyenne du site (°C).
Textmoy
Q4Pa = Q4Paenv + 0,45 × Smeaconv × Sh
Q4Pa : perméabilité sous 4 Pa de la zone (m³/h). Q4Paenv : perméabilité de l'enveloppe (m³/h).
Q4Paenv = Q4Pa conv/m2 × Sdep
Q4Paconv/m2 : valeur conventionnelle de la perméabilité sous 4 Pa (m³/h).
Q4Paconv/m2 en m³/h/m² sous 4 Pavaleurs conventionnelles
Fenêtres sans joint et cheminée sans trappede fermeture
Fenêtres sans joint ou cheminées sans trappede fermeture
En présence de menuiseries avec et sans joint, il sera pris le type ayant la surface majoritaire pour caractériser la ventilation du bâtiment. En maison ou appartement, si une cheminée n'a pas de trappe, toutes les cheminées sont considérées sans trappe. En immeuble collectif, les cheminées seront considérées avec trappe si plus de la moitié ont des trappes. Sdep : surface des parois déperditives hors plancher bas. Smeaconv : valeur conventionnelle de la somme des modules d'entrée d'air sous 20 Pa par unité de surface habitable (m³/h/m²).
Pour une ventilation double flux avec échangeur :
Hvent = 0,136 × Q var epconv × Sh
Puits climatique (canadien ou provençal) :
Hvent = 0,2142 × Q var epconv × Sh
4. Détermination des sollicitations environnementales4.1. Calcul de F
Données d'entrée : Département. Altitude (m).
X = As + Ai GV × DHcor DHcor : degrés heures de chauffage corrigé (°Ch).
alt : altitude du site où est situé le logement (m). C2, C3 : facteurs de correction de l'altitude et de la position par rapport à la mer. Dhref : degrés heures de référence pendant la période de chauffage (°C). Ai : apports internes dans le logement (Wh).
Ai = 4,17 × Sh × Nref
4,17 représente les apports internes dissipés dans le logement en W/m². Cette valeur correspondant à une énergie dissipée égale à 100 Wh/(jour.m²Shab) et est une valeur conventionnelle représentative du comportement et de l'équipement moyens des occupants de logements en France. Sh : surface habitable du logement (m²). Nref : nombre d'heures de la période de chauffage. As : apports solaires (Wh).
Ai = 1 000 × E × Sse
Sse : « surface transparente Sud équivalente » du logement, c'est-à-dire la surface de paroi, fictive, exposée au Sud, totalement transparente et sans ombrage, qui provoquerait les mêmes apports solaires que les parois du logement (m²). E : ensoleillement reçu, pendant la période de chauffage, par une paroi verticale orientée au Sud en l'absence d'ombrage (kWh/m²).
ZONEhiver
ZONEété
E(kWh/m²)
Nref(h)
Pref(W/m²)
Dhref/30 ans(°Ch)
C3(h/m)
TEXT_base(°C)
― 4
― 9
Zone climatique : les localités situées à plus de 800 m d'altitude sont en zone H1 lorsque leur département est indiqué comme étant en zone H2 et en zone H2 lorsque leur département est indiqué comme étant en zone H3.
4.2. Détermination de la surface Sud équivalente
Données d'entrée : Inclinaison des baies (verticale, pente, horizontale) Orientation des baies (Nord, Sud, Est, Ouest) Position des baies en flanc de loggias Nature des menuiseries (bois, PVC...) Type de vitrage (simple, double...) Positionnement de la menuiserie (tunnel, nu intérieur...) Type de masque : proche (balcon, loggias...) ou lointain Profondeur des masques proches (profondeur balcon) Largeur des baies. Positionnement des masques (Nord, Sud...) Angle de vue des masques lointains Type de fenêtre ou de porte-fenêtre (coulissante, battante, avec ou sans soubassement...) La prise en compte des apports solaires exige a minima une saisie par façade des fenêtres du bâtiment. Le calcul de la surface Sud équivalente se fait en sommant les valeurs de Sse pour chaque paroi vitrée i.
Sse = ΣiAi × Ftsi × Fei × C1i
Ai : surface de la baie i (m²). Ftsi : proportion d'énergie solaire incidente qui pénètre dans le logement par la paroi i. Fei : facteur d'ensoleillement, qui traduit la réduction d'énergie solaire reçue par une paroi du fait des masques. C1i : coefficient d'orientation et d'inclinaison pour la paroi i.
4.2.1. Détermination du coefficient d'orientation et du facteur solaire
Le coefficient d'orientation est donné dans le tableau suivant en fonction de l'inclinaison de la paroi et de son orientation :
Pour une paroi horizontale : C1 = 0,8. Si Fts est connu pour la baie, saisir directement sa valeur. Pour les parois en polycarbonate : Fts = 0.4. Pour les parois en brique de verre pleine ou creuse : Fts = 0.4. Pour les doubles-fenêtres composées de fenêtres de facteur solaire Fts1 et Fts2, le facteur solaire de la double-fenêtre est : Fts = Fts1 × Fts2. Dans le tableau suivant, le facteur solaire est donné en fonction des caractéristiques des menuiseries :
4.2.2. Détermination du facteur d'ensoleillement
On considère successivement les obstacles liés au bâtiment (balcons, loggias, avancées...), appelés masques proches, et les obstacles liés à l'environnement (autres bâtiments, reliefs, végétation...), appelés masques lointains. On obtient ainsi deux coefficients, Fe1 et Fe2, dont on fait le produit, soit :
Fe = Fe1 × Fe2
En l'absence de masque proche et pour les configurations non présentées ci dessous, Fe1 = 1. En l'absence de masque lointain, Fe2 = 1. Conventionnellement, les orientations Nord, Sud, Est et Ouest correspondent aux secteurs situés de part et d'autre de ces orientations dans un angle de 45°. Pour respectivement le Nord et le Sud, les orientations incluent les limites Nord-Est, Nord-Ouest et Sud-Est, Sud-Ouest.
4.2.2.1. Masques proches4.2.2.1.1. Baie en fond de balcon ou fond et flanc de loggias
Le tableau ci-dessous donne les valeurs de Fe1 en fonction de l'orientation de la façade et de l'avancée I de la loggia ou du balcon :
Les coefficients pour les baies en flanc de loggias sont les mêmes que ceux pour les baies en fond de loggias.
4.2.2.1.2. Baie sous un balcon ou auvent
Le tableau ci-dessous donne les valeurs de Fe1 quelle que soit l'orientation de la façade en fonction de l'avancée I.
4.2.2.1.3. Baie masquée par une paroi latérale au Sud
Si les angles et sont supérieurs à 30°, alors Fe1 = 0.6 ; sinon Fe1 = 1.
4.2.2.2. Masques lointains4.2.2.2.1. Obstacle d'environnement homogène
Configuration du masque
4.2.2.2.2. Obstacle d'environnement non homogène
Fe2 = 1 - ∑ 100 Omb
Fe2 = 1 ― ∑ 100
Omb correspond à l'ombrage créé par l'obstacle sur la paroi. La méthode d'évaluation est la suivante : ― on découpe le champ de vision en quatre secteurs égaux ; ― on détermine, pour chacun d'eux, la hauteur moyenne des obstacles ; ― on lit dans le tableau ci-dessous les valeurs correspondantes de l'ombrage, Omb :
Les valeurs figurant dans le tableau sont approximatives. Il est donc possible que le calcul de Fe2 aboutisse à une valeur négative ; dans ce cas, prendre Fe2 = 0.
5. Détermination de l'inertie5.1. Plancher haut lourd
Plancher sous toiture (terrasse, combles perdus, rampant lourd) non isolé ou isolé par l'extérieur et sans faux plafond (**) et constitué de : ― béton plein de plus de 8 cm ; ― poutrelles et hourdis béton ou terre cuite. Sous-face de plancher intermédiaire sans isolant et sans faux plafond (**) constitué de : ― béton plein de plus de 15 cm ; ― poutrelles et hourdis béton ou terre cuite.
(**) Ne sont considérés que les faux plafonds possédant une lame d'air non ventilée ou faiblement ventilée (moins de 1 500 mm² d'ouverture par mètre carré de surface) couvrant plus de la moitié de la surface du plafond du niveau considéré.
5.2. Plancher bas lourd
Face supérieure de plancher intermédiaire avec un revêtement non isolant : ― béton plein de plus de 15 cm sans isolant ; ― chape ou dalle de béton de 4 cm ou plus sur entrevous lourds (béton, terre cuite), sur béton cellulaire armé ou sur dalles alvéolées en béton. Plancher bas non isolé ou avec un isolant thermique en sous-face et un revêtement non isolant : ― béton plein de plus de 10 cm d'épaisseur ; ― chape ou dalle de béton de 4 cm ou plus sur entrevous lourds (béton, terre cuite), béton cellulaire armé ou dalles alvéolées en béton ; ― dalle de béton de 5 cm ou plus sur entrevous en matériau isolant ; ― autres planchers dans un matériau lourd (pierre, brique ancienne, terre...) et sans revêtement isolant.
5.3. Paroi verticale lourde
Une paroi verticale est dite lourde si elle remplit l'une des conditions suivantes : ― lorsque les murs de façade, de pignon et de refend mitoyen sont non isolés ou isolés par l'extérieur avec en matériau constitutif de : ― béton plein (banche, bloc, préfabriqué) de 7 cm ou plus ; ― bloc agglo béton 11 cm ou plus ; ― bloc perforé en béton (ou autres matériaux lourds) 10 cm ou plus ; ― bloc creux béton 11 cm ou plus ; ― brique pleine ou perforée 10,5 cm ou plus ; ― tout matériau ancien lourd (pierre, brique ancienne, terre, pisé...) ; ― murs extérieurs à isolation répartie de 30 cm minimum, avec un cloisonnement réalisé en bloc de béton, en brique plâtrière enduite ou en carreau de plâtre de 5 cm minimum ou en béton cellulaire de 7 cm minimum ; ― environ les trois quarts (en surface) des doublages intérieurs des murs extérieurs et des murs de cloisonnements (parois intérieures) font 5 cm minimum et sont réalisés en bloc de béton, brique enduite ou carreau de plâtre ; ― lorsque la taille moyenne des locaux est inférieure à 30 m² : ― environ les trois quarts des murs de cloisonnement intérieur lourds sont réalisés en : ― ― béton plein de 7 cm minimum ; ― ― bloc de béton creux ou perforé (ou autres matériaux lourds) de 10 cm minimum ; ― ― brique pleine ou perforée de 10,5 cm minimum ; ― ― autre brique de 15 cm minimum avec un enduit plâtre sur chaque face.
En présence de plusieurs types de murs, de planchers hauts ou de planchers bas, l'inertie de la paroi à considérer dans le tableau ci-dessus est donnée par le type de surface majoritaire.
6. Calcul du facteur d'intermittence INT
Le facteur d'intermittence traduit les baisses temporaires de température réalisées pour différentes raisons (absence, ralenti de nuit) et, éventuellement, de façon inégale dans les pièces. Il est égal au rapport entre les besoins réels, compte tenu d'un comportement moyen des occupants, et les besoins théoriques. Données d'entrée : Type de bâtiment. Type de chauffage (divisé, central). Type de régulation (par pièce ou non). Equipement d'intermittence (absent, central sans minimum de température...). Type d'émetteur (air soufflé, convecteurs...). Hauteur moyenne sous plafond : hsp (m). Présence d'un comptage.
INT = 1 + 0,1 × (G―1) I0
INT = 1 + 0,1 × (G ― 1)
G = hsp × Sh GV
G = hsp × Sh
hsp est la hauteur moyenne sous plafond. En présence de plusieurs surfaces habitables avec des hauteurs sous plafond différentes, une pondération peut être faite par les surfaces habitables affectées à chaque hauteur sous plafond.
Dans la prise en compte de l'intermittence, en maison individuelle comme en appartement en immeuble collectif, c'est le système principal couvrant la plus importante surface habitable qui est considéré. Une maison individuelle branchée sur un réseau collectif de fourniture d'énergie pour le chauffage sera traitée comme une maison individuelle avec un chauffage individuel central.
Dans le cas d'un immeuble collectif avec chauffage individuel, on associe à chaque type d'installation une intermittence.
Seule l'intermittence de l'appoint est prise en compte sur les installations base + appoint. Une régulation zonale peut être considérée comme une régulation pièce par pièce. L'équipement d'intermittence peut être : En chauffage individuel : ― absent : pas d'équipement permettant de programmer des réduits de température ; ― central sans minimum de température : équipement permettant une programmation seulement de la fonction marche/arrêt et donc ne garantissant pas un minimum de température ; ― central avec un minimum de température : équipement pouvant assurer : ― centralement un ralenti ou un abaissement de température fixe, non modifiable par l'occupant, ainsi que la fonction hors gel ; ― centralement un ralenti ou un abaissement de température au choix de l'occupant ; ― pièce par pièce avec minimum de température : équipement permettant d'obtenir par pièce un ralenti ou un abaissement de température fixe, non modifiable par l'occupant. En chauffage collectif : ― absent : pas de réduit de nuit ; ― central collectif : possibilité de ralenti de nuit. Un système de chauffage divisé est un système pour lequel la génération et l'émission sont confondues. C'est le cas des convecteurs électriques, planchers chauffants électriques, etc. Un système de chauffage central comporte un générateur central, individuel ou collectif, et une distribution par fluide chauffant : air ou eau.
7. Calcul de la consommation de chauffage (Cch)
Données d'entrée : Rendements de génération, d'émission, de distribution et de régulation : Rg, Re, Rd, Rr (sans dimension). Coefficient de performance des pompes à chaleur (PAC) : COP (sans dimension). Type d'installation de chauffage : avec ou sans solaire ; base + appoint... Puissance nominale de tous les générateurs : Pn (W). Zone climatique. Type d'installation d'ECS. Type de production d'ECS (instantanée, accumulation). Type de générateur d'ECS (chauffe-bain, chaudière mixte...). Inertie du bâtiment. Facteur de couverture solaire pour le chauffage Fch.
Bch = BV × DHcor ― Pr × RrpBV × DHcor
Bch = ― Pr × Rrp
Bch : besoin de chauffage (kWh PCI). DHcor : degrés heures corrigés de chauffage (°Ch). Pr : pertes récupérables des systèmes (kWh), avec Pr = Pr1+ Pr2 = Sh*(Prs1 + Prs2). Rrp : rendement de récupération des pertes. Prs1 : pertes récupérées des auxiliaires des systèmes de chauffage à eau chaude individuelle par mètre carré de surface habitable quand le générateur est en volume habitable. Prs2 : pertes récupérées du système d'eau chaude par mètre carré de surface habitable.
Les pertes sont d'autant plus difficilement récupérées que les autres apports sont élevés.
Cch = Bch × Ich × INT
Avec : Cch : consommation de chauffage (kWh PCI). Ich : inverse du rendement de l'installation. INT : facteur d'intermittence.
Ich = Rg × Re × Rd × Rr 1
Ich = Rg × Re × Rd × Rr
Rg ; Re ; Rd et Rr sont respectivement le rendement conventionnel du générateur ou le coefficient de performance des pompes à chaleur (COP), le rendement d'émission, le rendement de distribution et le rendement de régulation. Dans la suite Bch' = Bch × INT
7.1. Installation de chauffage Cch = Bch' × Ich7.2. Installation de chauffage avec chauffage solaire
Cette installation est valable seulement pour les maisons individuelles. Une partie du chauffage est apportée par une installation solaire avec des panneaux solaires thermiques.
Cch = Bch' × (1 ― Fch) × Ich Prodchauff_sol = Bch' × Fch × Ich
Fch : facteur de couverture solaire pour le chauffage (voir annexes). Cch : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage (kWh PCI). Prodchauff_sol : production de chauffage solaire (kWh PCI).
7.3. Installation de chauffage avec insertou poêle bois en appoint
Configuration correspondant à un insert ou à un poêle en appoint dans le logement en plus d'un système principal chauffant tout le logement. Cela signifie que le chauffage principal peut assurer 100 % du besoin mais qu'il y a un poêle ou un insert à la place du système principal qui est de temps en temps utilisé dans l'habitation (en mi-saison par exemple).
Cch1 = 0,75 × Bch' × Ich1 Cch2 = 0,25 × Bch' × Ich2
Cch1 : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle (kWh PCI).
7.4. Installation de chauffage par insert, poêle bois(ou biomasse) avec un chauffage électrique dans la salle de bains
Dans cette configuration, valable que pour les maisons individuelles, tout le bâtiment est chauffé par un poêle bois. Seule la salle de bains est chauffée par un système électrique.
Cch1 = 0,9 × Bch' × Ich1 Cch2 = 0,1 × Bch' × Ich2
Cch1 : consommation de chauffage liée au poêle bois (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée au chauffage électrique de la salle de bains (kWh PCI).7.5. Installation de chauffage avec en appoint un insert ou poêle bois et un chauffage électrique dans la salle de bains (différent du chauffage principal) Configuration, valable que pour les maisons individuelles, correspond à un insert ou à un poêle en appoint dans le logement en plus d'un système principal qui chauffe presque tout le logement. La salle de bains est chauffée uniquement par un équipement électrique.
Cch1 = 0,75 × 0,9 × Bch' × Ich1Cch2 = 0,25 × 0,9 × Bch' × Ich2Cch3 = 0,1 × Bch' × Ich3
Cch1 : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle bois (kWh PCI). Cch3 : consommation de chauffage liée au chauffage électrique de la salle de bains (kWh PCI).
7.6. Installation de chauffage avec chaudière gazou fioul en relève d'une chaudière bois
Cette installation correspond à une chaudière bois assurant principalement le chauffage sauf par temps doux ou en mi-saison où la chaudière gaz ou fioul prend le relais à la chaudière bois.
Cch1 : consommation de chauffage liée à la chaudière bois (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à la chaudière gaz ou fioul (kWh PCI).
7.7. Installation de chauffage avec chauffage solaireet insert ou poêle bois en appoint
Cette configuration, valable seulement pour les maisons individuelles, correspond à un insert ou à un poêle en appoint dans le logement en plus d'un système général composé d'un équipement principal accompagné par du chauffage solaire chauffant presque tout le logement.
Cch1 = 0,75 × Bch' × (1 ― Fch) × Ich1Cch2 = 0,1 × Bch' × (1 ― Fch) × Ich2Prodchauff_sol = Bch' × Fch × (0,75 × Ich1 + 0,25 × Ich2)
Cch1 : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle bois (kWh PCI). Prodchauff_sol : production de chauffage solaire (kWh PCI).
7.8. Installation de chauffage avec chaudière en relève de PAC
Cette installation correspond à une PAC assurant principalement le chauffage sauf par temps de grand froid où la PAC s'arrête pour laisser le relais à la chaudière.
Cch1 = 0,8 × Bch' × Ich1 Cch2 = 0,2 × Bch' × Ich2
Cch1 : consommation de chauffage liée à la PAC (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à la chaudière (kWh PCI).
7.9. Installation de chauffage avec chaudière en relève de PACavec insert ou poêle bois en appoint
Cette installation correspond à une PAC assurant principalement le chauffage sauf par temps de grand froid où la PAC s'arrête pour laisser le relais à la chaudière. Dans le bâtiment, il y a un poêle bois ou un insert qui est utilisé de temps en temps en remplacement du système principal.
Cch1 = 0,8 × 0,75 × Bch' × Ich1Cch2 = 0,2 × 0,75 × Bch' × Ich2Cch3 = 0,25 × Bch' × Ich3
Cch1 : consommation de chauffage liée à la PAC (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à la chaudière (kWh PCI). Cch3 : consommation de chauffage lié à l'insert ou au poêle en appoint (kWh PCI).
7.10. Installation de chauffage collectif avec base + appoint7.10.1. Cas général
La base fonctionne seule tant que la température extérieure est supérieure à une température de dimensionnement T. A cette température T, le besoin instantané du bâtiment est égal à la puissance utile du générateur en base.
Pe : puissance émise utile par le générateur en base (kW). Pe = Pn × Rd × Rr × Re. Pn : puissance nominale du générateur en base (kW). Rd, Rr et Re sont respectivement les rendements de distribution, de régulation et d'émission de l'installation de chauffage de base. DH14 : degrés heures de base 14 (°C). Le besoin de chauffage assuré par la base est :
DHT = N × (Tmoy) ― Tmin) × X5 × (14 ― 28 × X + 20 × X² ― 5 × X³)
N : degrés heure affectés au département. Tmin : température extérieure de base pour chaque département. Tmoy est donnée par zone climatique : Zone H1 : Tmoy = 6,58 °C ; DH14 = 42030 Zone H2 : Tmoy = 8,08 °C ; DH14 = 33300 Zone H3 : Tmoy = 9,65 °C ; DH14 = 22200
Cch1 = Bchbase × Ich1 Cch2 = (Bch' ― Bchbase) × Ich2
Cch1 : consommation de chauffage liée à la base (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée à l'appoint (kWh PCI).
7.10.2. Convecteurs bi-jonction
La base et l'appoint sont assurés par un même convecteur disposant d'un circuit collectif alimentant la base et un circuit individuel pour l'appoint.
Cch1 = 0,6 × Bch × Ich Cch2 = 0,4 × Bch' × Ich
Cch1 : consommation de chauffage liée au circuit collectif assurant la base (kWh PCI). Cch2 : consommation de chauffage liée au circuit individuel assurant l'appoint (kWh PCI).7.11. Chauffage avec plusieurs installations différentes et indépendantes et/ou plusieurs installations différentes et indépendantes couplées Deux installations de chauffage doivent être distinguées à chaque fois que le rendement change. Par exemple, dans le cas d'une même chaudière chauffant un rez-de-chaussée avec un plancher chauffant et un étage avec des radiateurs, il faut considérer deux installations car les rendements des émetteurs sont différents et entraînent une variation du rendement global de l'installation. Surface chauffée par l'installation 1 : Sh1 (m²). Surface chauffée par l'installation 2 : Sh2 (m²). Surface chauffée par l'installation 3 : Sh3 (m²). Surface chauffée par l'installation 4 : Sh4 (m²). Surface chauffée par l'installation 5 : Sh5 (m²). Surface chauffée par l'installation 6 : Sh6 (m²). Surface chauffée par l'installation i : Shi (m²) (plus de 6 installations peuvent être renseignées).
Pour une partie i du bâtiment, sa consommation de chauffage sera traitée de façon indépendante en considérant pour son besoin de départ :
Dans ce cas, toutes les installations précédentes peuvent être traitées. C'est-à-dire que si l'installation indépendante i des autres est une : Installation de chauffage sans chauffage solaire :
Cchi = Bchi' × Ichi
Installation de chauffage avec chauffage solaire :
Cchi = Bchi' × (1 ― Fch) × Ichi Prodchauff_soli = Bchi' × Fch × Ichi
Fch : facteur de couverture solaire pour le chauffage (voir annexes). Cchi : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage de l'installation i (kWh PCI). Prodchauff_soli : production de chauffage liée à l'installation solaire i (kWh PCI). Installation de chauffage avec insert ou poêle bois en appoint : Configuration correspondant à un insert ou poêle en appoint dans le logement en plus d'un système principal chauffant tout le logement.
Cchi1 = 0,75 × Bchi' × Ichi1 Cchi2 = 0,25 × Bchi' × Ichi2
Cchi1 : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage par insert, poêle bois (ou biomasse) avec un chauffage électrique dans la salle de bains :
Cchi1 = 0,9 × Bchi' × Ichi1 Cchi2 = 0,1 × Bchi' × Ichi2
Cchi1 : consommation de chauffage liée au poêle bois de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée au chauffage électrique de la salle de bains de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage avec en appoint un insert ou poêle bois (ou biomasse) et un chauffage électrique dans la salle de bains (différent du chauffage principal) :
Cchi1 = 0,75 × 0,9 × Bchi' × Ichi1Cchi2 = 0,25 × 0,9 × Bchi' × Ichi2Cchi3 = 0,1 × Bchi' × Ichi3
Cchi1 : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle de l'installation i (kWh PCI). Cchi3 : consommation de chauffage liée au chauffage électrique de la salle de bains de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage avec chaudière gaz ou fioul en relève d'une chaudière bois :
Cchi1 = 0,75 × Bchi' × Ichi1Cchi2 = 0,25 × Bchi' × Ichi2
Cchi1 : consommation de chauffage liée à la chaudière bois de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à la chaudière gaz ou fioul de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage avec chauffage solaire et insert ou poêle bois en appoint :
Cchi1 = 0,75 × Bchi' × (1 ― Fch) × Ichi1Cchi2 = 0,25 × Bchi' × (1 ― Fch) × Ichi2Prodchauff_soli = Bchi' × Fch × (0,75 × Ichi1 + 0,25 × Ichi2)
Cchi1 : consommation de chauffage liée au système principal de chauffage de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle de l'installation i (kWh PCI). Prodchauff_soli : production de chauffage liée à l'installation solaire i (kWh PCI). Installation de chauffage avec chaudière en relève de PAC :
Cchi1 = 0,8 × Bchi' × Ichi1Cchi2 = 0,2 × Bchi' × Ichi2
Cchi1 : consommation de chauffage liée à la PAC de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à la chaudière de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage avec chaudière en relève de PAC avec insert ou poêle bois en appoint :
Cchi1 = 0,8 × 0,75 × Bchi' × Ichi1Cchi2 = 0,1 × 0,75 × Bchi' × Ichi2Cchi3 = 0,25 × Bchi' × Ichi3
Cchi1 : consommation de chauffage liée à la PAC de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à la chaudière de l'installation i (kWh PCI). Cchi3 Consommation de chauffage liée à l'insert ou au poêle en appoint de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage collectif avec base + appoint (autre que convecteur bi-jonction) :
Cchi1 = Bchbasei × Ichi1 Cchi2 = (Bchi' ― Bchbasei) × Ichi2
Avec conformément au paragraphe 7.10.1 :
Cchi1 : consommation de chauffage liée à la base de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à l'appoint de l'installation i (kWh PCI). Installation de chauffage collectif avec convecteur bi-jonction :
Cchi1 = 0,6 × Bchi' × Ichi1Cchi2 = 0,4 × Bchi' × Ichi1
Cchi1 : consommation de chauffage liée à la base de l'installation i (kWh PCI). Cchi2 : consommation de chauffage liée à l'appoint de l'installation i (kWh PCI).
8. Rendement de distribution, d'émissionet de régulation de chauffage
Données d'entrée : Type d'émetteur Type de distribution Installation collective ou individuelle Type d'installation (convecteur, panneaux rayonnants, chaudières...) Re, Rd et Rr sont respectivement les rendements d'émission, de distribution et de régulation.
8.1. Rendement d'émission
Convecteur électrique NFC
Panneau rayonnant électrique NFC
Radiateur électrique NFC
Autres émetteurs à effet joule
Soufflage d'air chaud
8.2. Rendement de distribution
Réseau collectif eau chaude haute température (≥ 65 °C)
Réseau collectif eau chaude moyenne ou basse température (< 65 °C)
Réseau individuel eau chaude moyenne ou basse température (< 65 °C)
Réseau individuel eau chaude haute température (≥ 65 °C)
8.3. Rendement de régulation
Plancher ou plafond rayonnant électrique avec régulation terminale 0,98
Plancher ou plafond rayonnant électrique sans régulation
Radiateur électrique à accumulation 0,95
Plancher ou plafond chauffant à eau en individuel
Radiateur gaz à ventouse ou sur conduit de fumées
Poêle charbon/bois/fioul/GPL
Radiateur eau chaude sans robinet thermostatique
Convecteur bi-jonction
Plancher ou plafond chauffant à eau en collectif
Pour tous les cas non listés : Rr = 0,90.
9. Rendement de générationdes générateurs autres qu'à combustion
Données d'entrée : Type de générateur Type de régulation des PAC
9.1. Rendement des générateurs à effet joule directet des réseaux de chaleur
Générateur à effet joule direct
9.2. COP des PAC installées
PAC air/air installée
PAC air/eau installée
PAC eau/eau installée
PAC géothermique installée
9.3. COP des PAC neuves recommandéesCOP = COPnom × Cregul
COP : coefficient de performance annuel de la PAC. COPnom : coefficient de performance nominal. Cregul : coefficient de correction pour la régulation. Le COP nominal des PAC recommandées peut être issu des caractéristiques des PAC fournies sur le site http://www.certita.org/. Pour les PAC recommandées, en plus des COP des PAC installées, il est possible d'utiliser des COP de produits réels. Les puissances doivent correspondre à celles des équipements existants. Si ce sont des valeurs déclarées par le fabricant (COPdecl), alors COPnom = 0,9 × COPdecl.
Cregul
10. Rendement de génération des générateurs à combustion
Données d'entrée : Type de générateur Type de cascade Présence d'une régulation Type d'émetteur Type d'énergie Puissance nominale générateur (W) Rendement à pleine charge Rendement à charge intermédiaire Type de brûleur
Poêle ou insert bois/charbon installé avant 2001 ou sans label flamme verte
Poêle ou insert bois/charbon installé à partir de 2001 avec label flamme verte
Poêle fioul ou GPL
Pour les recommandations d'installations neuves, les caractéristiques réelles des chaudières présentées sur le site http://www.rt2012-chauffage.com/ peuvent être saisies. Pour les générateurs à combustion, le calcul du rendement conventionnel annuel moyen pour un générateur donné est basé sur la prise en compte de valeurs conventionnelles de profils de charge. Attention : les systèmes remplacés dans le cadre des recommandations doivent l'être par des équipements de même puissance si aucune étude de dimensionnement des installations n'est réalisée.
10.1. Profil de charge des générateurs
Le profil de charge conventionnel donne pour chaque intervalle de taux de charge le coefficient de pondération correspondant.
10.1.1. Profil de charge conventionnel
Pour les bâtiments d'habitation, un profil de charge long est considéré (correspond au type d'horaire d'occupation longue).
TAUX DE CHANGETchx
DE 0 %à 10 %
DE 10 %à 20 %
DE 20 %à 30 %
DE 30 %à 40 %
DE 40 %à 50 %
DE 50 %à 60 %
DE 60 %à 70 %
DE 70 %à 80 %
DE 80 %à 90 %
DE 90 %à 100 %
Coefficient de pondérationCoeff_pond x
Pour les calculs les taux de charge sont pris en milieu de classe (5 % ; 15 % ; 25 % ; ... ; 85 % ; 95 %). Le coefficient de pondération Coeffpond x est associé au taux de charge Tchx qui correspond à l'intervalle [Tchx ― 5 % ; Tchx + 5 %[.
10.1.2. Présence de un ou plusieurs générateurs à combustion indépendants
On considère la présence au maximum de N générateurs à combustion indépendants. Les taux de charge doivent être pondérés par un coefficient Cdimref qui permet de prendre en compte les charges partielles. Pour un seul générateur à combustion de puissance installée Pngen :
Pour N générateurs à combustion :
Pngen i : puissance installée du générateur à combustion i (kW). GV : déperditions totales du bâtiment (W/K). Tbaseext : température extérieure de base (°C). Les profils de charge conventionnels sont modifiés pour prendre en compte Cdimref : le coefficient Coeffpond x dim est alors affecté au taux de charge Tchx dim.
Sauf pour le taux de charge Tch95 (correspondant à une charge entre 90 % et 100 %) :
Tch95 dim = Tch95
En présence d'un ou de N générateurs indépendants : ― le taux de charge final de chaque générateur est : Tchx final = Tchx dim ; ― le coefficient de pondération final est : Coeffpond x final = Coeffpond x dim.
10.1.3. Cascade de deux générateurs à combustion
En présence d'une cascade de plus de deux générateurs, il ne faut prendre en compte que les deux premiers générateurs activés dans la cascade. Si l'ordre d'activation n'est pas connu, seuls les deux générateurs les plus performants ou les plus puissants seront conservés. La puissance totale des générateurs non pris en compte sera affectée au deuxième générateur activé par la cascade, au générateur le moins performant ou au générateur le moins puissant. Une donnée d'entrée est la puissance relative du générateur i : Prel(geni). Pn(geni) : puissance nominale du générateur i (W). Dans notre cas avec 2 générateurs :
On détermine pour chaque point de fonctionnement x et pour chaque générateur i sa contribution CTchx dim(gen1) au taux de charge du système Tchx dim.
10.1.3.1. Cascade avec priorité
Dans notre cas avec 2 générateurs en cascade, le générateur 1 sera le plus performant ou à défaut le plus puissant. Il sera considéré comme prioritaire si aucune information complémentaire n'est disponible. La contribution CTchx dim de chaque générateur au taux de charge Tchx dim est :
CTchx dim(gen1) = min(Prel(gen1);Tchx dim)CTchx dim(gen2) = min(Prel(gen2);Tchx dim ― CTchx dim(gen1))
Avec le taux de charge final suivant :
Coeffpond x dim (gen1) = Coeffpond x (gen1)Coeffpond x dim (gen2) = Coeffpond x (gen2)
Dans le cas où l'installation générerait aussi l'ECS, celle-ci sera considérée assurée par la chaudière prioritaire.
10.1.3.2. Cascade sans priorité(même contribution au taux de charge)
Dans le cas où l'installation générerait aussi l'ECS, celle-ci sera considérée assurée par les deux chaudières à part égale.
10.1.3.3. Pondération et contribution de chaque générateur
Pour les chaudières en cascade, le coefficient de pondération final est :
La part d'énergie fournie par chaque générateur i pour le chauffage est :
10.2. Pertes au point de fonctionnement
QPx : pertes au point de fonctionnement x (taux de charge à x %) (kW). QPo : pertes à l'arrêt (kW). RPn et RPint : respectivement les rendements à pleine charge et à charge intermédiaire. Pn : puissance nominale du générateur (kW).
10.2.1. Chaudières basse température et à condensation
Pour les chaudières basse température et à condensation, le point de fonctionnement w correspond à un fonctionnement à 15 % de charge. Entre 0 et 15 % de charge :
Entre 15 et 30 % de charge :
Entre 30 et 100 % de charge :
QP15 = QP30 2 Pour les chaudières basse température :
Pour les chaudières à condensation :
Tfonc100 (°C) est la température de fonctionnement de la chaudière à 100 % de charge. Elle est donnée dans le tableau suivant en fonction du type d'émetteur et des différentes périodes de leur installation :
Température de fonctionnement des chaudières à 100 % de charge
Température de distribution/Type d'émetteur
Entre 1981 et 2000
Basse/plancher basse température
Moyenne/radiateur à chaleur douce
Haute/autres émetteurs
Tfonc30 (°C) est la température de fonctionnement de la chaudière à 30 % de charge. Elle est donnée dans les tableaux suivants selon le type d'installation :
Si un système de génération alimente des réseaux de distribution de températures différentes, la température de fonctionnement est prise égale à la température maximale. Pour les recommandations d'installations neuves, les caractéristiques réelles des chaudières présentées sur le site http://www.rt2012-chauffage.com/ peuvent être saisies.
10.2.2. Chaudières standard ou classiques
Pour les chaudières standard ou classiques, le point de fonctionnement w correspond à un fonctionnement à 30 % de charge. Entre 0 et 30 % de charge :
Tfonc100 (°C) : température de fonctionnement de la chaudière à 100 % de charge. Elle est donnée dans le paragraphe précédent « chaudières basse température et à condensation ». Tfonc30 (°C) : température de fonctionnement de la chaudière à 30 % de charge. Elle est donnée selon le type d'installation dans les tableaux suivants :
10.2.3. Générateurs d'air chaud
Pour les générateurs d'air chaud standard, le point de fonctionnement w correspond à un fonctionnement à 50 % de charge. Entre 0 et 50 % de charge :
Entre 50 et 100 % de charge :
L'expression de QP0 est valable pour Pn ≤ 300 kW. On prendra la valeur Pn = 300 kW si Pn > 300 kW. Si les équipements sont anciens (avant 2006) :
RPn = 77 % RPint = 74 %
Si les équipements sont neufs (à partir 2006) : Pour un générateur standard :
RPn = 84 % RPint = 77 %
Pour un générateur à condensation :
RPn = 90 % RPint = 83 %
Pour les installations neuves recommandées, les caractéristiques réelles des générateurs à air chaud présentées sur le site http://www.rt2012-chauffage.com/ peuvent être saisies.
10.2.4. Radiateurs à gaz
Pour les radiateurs à gaz anciens (avant 2006) :
Si Pn < 5 kW : RPn = 70 %Si Pn ≥ 5 kW : RPn = 73 %
Pour les radiateurs à gaz neufs (à partir de 2006) :
Si Pn < 5 kW : RPn = 80 + logPn Si Pn ≥ 5 kW : RPn = 82 + logPn10.2.5. Chaudières bois
Les chaudières au charbon sont traitées comme des chaudières bois de classe 1. Le point de fonctionnement w des chaudières bois correspond à 50 % de charge. Entre 0 et 50 % de charge :
Pour les chaudières classe 5 :
RPn = 87 + logPn RPint = 88 + logPn
Pour les chaudières classe 4 :
RPn = 80 + 2 × logPn RPint = 81 + 2 × logPn
Pour les chaudières classe 3 :
RPn = 67 + 6 × logPn RPint = 68 + 6 × logPn
Pour les chaudières classe 2 :
RPn = 57 + 6 × logPn RPint = 58 + 6 × logPn
Pour les chaudières classe 1 :
RPn = 47 + 6 × logPn RPint = 48 + 6 × logPn
Les expressions de RPn et RPint sont valables pour Pn ≤ 70 kW. On prendra la valeur Pn = 70 kW si Pn > 70 kW. Les pertes à l'arrêt QP0 dépendent de l'âge de la chaudière et du type de brûleur :
Pour les installations neuves recommandées, les caractéristiques réelles des chaudières bois présentées sur le site http://www.rt2012-chauffage.com/ peuvent être saisies.
10.3. Valeurs par défaut des caractéristiques des chaudières10.3.1. Chaudières gazChaudières gaz ― valeurs par défaut RPn, RPint et QP0
PUISSANCE NOMINALEPn (kW)
RENDEMENT(PCI) RPn (%)
RENDEMENT(PCI) RPint (%)
QP0 EN %puissancenominale Pn
PUISSANCEveilleuse en W(si veilleuse)
79+2logPn
73+3logPn
1981 ― 1985
82+2logPn
76+3logPn
1986 ― 1990
83+2logPn
79+3logPn
1991 ― 2000
84+2logPn
80+3logPn
Après 2000 (*)
87,5+1,5logPn
91+1logPn
97+1logPn
1986 ― 2000
(*) Les valeurs de la base http://www.rt2012-chauffage.com/ peuvent aussi être utilisées pour les chaudières recommandées.
10.3.2. Chaudières fioul
QP0 EN %puissance nominale Pn
74+2logPn
63+3logPn
1970 ― 1975
77+2logPn
71+3logPn
1976 ― 1980
78+2logPn
1981 ― 1990
80+2logPn
78+3logPn
10.3.3. Calcul des puissances Pn des générateurs à combustion individuels
Dans le cas de maisons individuelles ou d'appartements équipés de chaudières individuelles, la puissance de dimensionnement du chauffage Pch (kW) est :
Avec : GV : déperditions du bâtiment (W/K). Tbase : température extérieure de base (°C). Rr : rendement de régulation de l'installation. Rd : rendement de distribution de l'installation. Re : rendement d'émission de l'installation. La puissance nécessaire pour la production d'eau chaude sanitaire (ECS) dépend du type de production et donc du volume de stockage :
La puissance de dimensionnement Pdim (kW) de la chaudière est :
Pdim = max (Pch ; Pecs)
La puissance nominale Pn (kW) des chaudières est déterminée à partir de Pdim :
CHAUDIÈRES MURALES INSTALLÉESavant 2005 ou chaudières sur sol
CHAUDIÈRES MURALES INSTALLÉESà partir de 2006
Pdim (kW)
5 < ≤ 10
10 < ≤ 13
13 < ≤ 18
18 < ≤ 24
24 < ≤ 28
28 < ≤ 32
32 < ≤ 40
(Partie entière (Pdim/5) + 1) × 5
Dans le cas d'un logement chauffé avec n radiateurs gaz : Pn = Pch.Dans le cas d'un logement chauffé avec n radiateurs gaz : Pn = n
10.4. Puissances moyennes fournies et consommées
On calcule les puissances fournies et consommées (en kW) par un générateur au point de fonctionnement × :
Avec : Px = Pn × Tchxfinal Puissances moyennes fournies et consommées par un générateur :
10.5. Rendement conventionnel annuel moyen de génération de chauffage
Pveil : puissance de la veilleuse (kW) Une chaudière standard avec un condenseur sur ses fumées est traitée comme une chaudière à condensation de même ancienneté.
11. Expression du besoin d'ECS (Becs)
Données d'entrée : cw : température de l'eau froide entrant dans le système de préparation d'eau chaude. Sh : surface habitable des maisons et appartements (m²). Shmoy : surface habitable moyenne d'un appartement dans un immeuble collectif (m²). N : nombre d'appartements dans un immeuble collectif d'habitation. Détermination de cw en fonction de la zone climatique :
Le besoin d'ECS est calculé de façon conventionnelle sur la base d'un profil d'occupation standard du bâtiment.
11.1. Surface habitable ≤ 27 m²11.1.1. Maison ou appartementBecs = 0,988 × (40 ― cw) × Sh (kWh)11.1.2. Immeuble de N appartements Becs = N × 0,988 × (40 ― cw) × Shmoy (kWh)
11.2. Surface habitable > 27 m²11.2.1. Maison ou appartementBecs = 0,0558 × (470,9 × ln(Sh) ― 1 075) × (40 ― cw) (kWh)
11.2.2. Immeuble de N appartements Becs = N × 0,0558 × (470,9 × ln(Shmoy) ― 1 075) × (40 ― cw) (kWh)
12. Calcul de la consommation d'ECS
Données d'entrée : Rendement de génération : Rg (sans dimension) Rendement de distribution : Rd (sans dimension) Rendement de stockage : Rs (sans dimension) Type d'installation d'ECS : avec ou sans solaire Type d'installation
Cecs : consommation liée au système de production d'ECS (kWh PCI). Becs : besoin d'ECS (kWh).
12.1. Un seul système d'ECS avec solaireCecs = Becs × (1 ― Fecs) × Iecs Prodecs―sol = Becs × Fecs × Iecs
Fecs : facteur de couverture solaire (voir annexe). Cecs : consommation liée au système principal de production d'ECS (kWh PCI). Prodchauf-sol : production d'ECS solaire (kWh PCI).
12.2. Deux systèmes d'ECS dans une maison ou un appartementCecsl = 0,5 × Becs × Iecsl Cecs2 = 0,5 × Becs × Iecs213. Rendement de distribution de l'ECS
Données d'entrée : Type d'installation Localisation de la production Configuration des logements Isolation du réseau collectif
13.1. Installation individuelle
PRODUCTION EN VOLUME HABITABLE
RENDEMENT DE DISTRIBUTION Rd
Pièces alimentées contiguës
Pièces alimentées non contiguës
PRODUCTIONhors volume habitable Electrique classique
Electrique thermodynamique
Autre type de chauffe-eau
Les pièces considérées sont les salles de bains et les cuisines. S'il existe plusieurs salles de bains en plus de la cuisine, il faut vérifier leur contiguïté verticale ou horizontale.
13.2. Installation collective
MAJORITÉ DES LOGEMENTS
Réseau collectif non isolé
Réseau collectif isolé
14. Rendement de stockage de l'ECS
Données d'entrée : Volume des ballons Type de ballon Le scénario conventionnel considère une semaine de vacances en hiver et deux semaines en été, soit un total de 21 jours d'absence. La température de stockage de l'ECS dans les ballons est prise à 60 °C.
14.1. Pertes de stockage des ballons d'accumulation
La présence d'un ballon de préparation de l'ECS est responsable de pertes de stockage :
Vs : le volume du ballon de stockage (L). S'il n'y a pas de stockage Qg,w = 0.
14.2. Pertes des ballons électriques
Qg,w = 13,76 × Vs × Cr
Qg,w : pertes de stockage (kWh). Vs : Volume de stockage d'ECS (L). Cr : Constante de refroidissement (Wh/L.K.J).
14.3. Rendement de stockage
En cas de production instantanée (sans accumulation) : Rs = 1.
Pour les ballons électriques recommandés :
Rsballon_recommandé = 1,08 × RSballon_existant
15. Rendement de génération d'ECS
Données d'entrée : Type de production Puissance nominale Rendements à pleine charge et à charge intermédiaire Pertes à l'arrêt Volume de stockage Isolation de la distribution Type de distribution Température de distribution Type d'alimentation Lorsqu'un système de production d'ECS est électrique, son rendement de génération Rg est pris égal à 1.
15.1. Générateurs à combustion
Le scénario conventionnel pour la production d'ECS suppose une absence de consommation pendant 1 semaine en hiver et pendant 2 semaines en été. Il est donc considéré dans la suite de façon conventionnelle : ― nombre annuel d'heures de fonctionnement de l'ECS : 1 720 h (5 heures par jour) ; ― nombre d'heures de vacances : 504 h ; ― les générateurs de production d'ECS ne sont pas maintenus en température.
15.1.1. Production d'ECS seule par chaudière gaz, fioul ou chauffe-eau gaz
Le rendement conventionnel annuel moyen de génération d'ECS a pour expression :
Becs : énergie annuelle à fournir par le générateur pour l'ECS (kWh). Pveil : puissance de la veilleuse (kW). QP0 : pertes à l'arrêt du générateur (kW). RPn : rendement à pleine charge du générateur. Pour un chauffe-eau gaz, les valeurs de Pveil, QP0 et RPn sont données dans le tableau suivant :
Pn ≤ 10 kW
Pn > 10 kW
Rendement (PCI)RPn (%)
QP0 en %de la puissancenominale Pn
Puissance veilleuseen W (si veilleuse)
1981 ― 1989
1990 ― 2000
(*) Pour les recommandations, les valeurs de la base http://www.rt2012-chauffage.com/ peuvent aussi être utilisées.
Pour les caractéristiques des autres générateurs, voir le paragraphe sur le rendement des générateurs à combustion.
15.1.2. Production par chaudière gaz, fioul ou bois
QP0 : pertes à l'arrêt de la chaudière (kW). RPn : rendement à 100 % de charge de la chaudière à récupérer au chapitre 10 « Rendement de génération des générateurs à combustion ». Becs : besoin de chauffage (kWh).
15.1.3. Accumulateur gaz
Avec : Qg,w = 11 × Vs²/³ + 0,015 × Pn (kWh) Les caractéristiques par défaut peuvent être retrouvées dans les tableaux suivants :
Qp0 EN % DE Pn
RPn (RENDEMENT PCIà 100 % de charge
Pveil(puissance de la veilleuse) W
1996 ― 2000
15.1.4. Chauffe-bain au gaz à production instantanée
Le rendement de stockage est égal à 1. Pour un chauffe-bain sans veilleuse :
Pour un chauffe-bain avec veilleuse :
15.2. Chauffe-eau thermodynamique à accumulation
En présence d'un appoint électrique :
Sans appoint électrique :
COP : coefficient de performance du chauffe-eau : ― chauffe-eau sur air extrait : COP = 2,4 ; ― chauffe-eau sur air extérieur : COP = 2,1. Cr : coefficient de refroidissement (Wh/L °C.jour) à calculer à partir du tableau présenté au paragraphe 14.2 « Pertes des ballons électriques ». Vs : volume de stockage du chauffe-eau (L). Rd : rendement de distribution. Pn : puissance nominale du chauffe-eau (W). Becs : besoin d'ECS (kWh). Cef : coefficient d'emplacement et de fonctionnement.
BALLON EN VOLUME HABITABLE
BALLON HORS VOLUME HABITABLE
Alimentation heure creuse
Calcul de la puissance Pn des chauffe-eau thermodynamiques :
Pn = Pecs COP
Avec : COP : coefficient de performance du chauffe-eau thermodynamique (COP = 2,1 sur air extérieur et 2,4 sur air extrait). Pecs : puissance calorifique du chauffe-eau (kW).
15.3. Réseau de chaleur
Les rendements de stockage et de génération sont remplacés par le rendement d'échange de la sous-station : ― si l'installation est isolée : Rs*Rg = 0.9 ; ― sinon : Rs*Rg = 0.75.
16. Expression des consommations de refroidissement16.1. Cas des maisonsCclim = Rclim × Sclim
Données d'entrée : Surface habitable (m²) : Sh Pourcentage de surface habitable climatisée : Zone climatique été Calcul de Sclim : (Sclim = × Sh (0 ≤ ≤ 1) Calcul de Rclim :
Rclim
Sclim < 150 m²
Sclim ≥ 150 m²
16.2. Cas des immeubles
Données d'entrée : Surface habitable (m²) : Sh Pourcentage de surface habitable climatisée : Zone climatique été Type de climatisation Etage
Cclim = Rclim × Sclim × CORclim (kWh PCS)
Calcul de Sclim : (Sclim = × Sh (0 ≤ ≤ 1) Calcul de Rclim :
Calcul de CORclim : Si refroidissement au gaz naturel : CORclim = 2.8 ; sinon CORclim = 1. Gaz naturel : Consommation PCS = 1.11*Consommation PCI.
17. Prise en compte de la production d'énergie
Production d'électricité par des capteurs photovoltaïques (Ppv) : Ppv = 100 × Scapteurs (kWh/an). Production d'électricité par une micro-éolienne (Peo) :Peo = 2 000 (kWh/an). Production de chauffage et d'électricité par cogénération : ― pour le chauffage, assimiler les rendements à une chaudière à condensation ; ― pour l'électricité : Pco = Cch ― pour l'électricité : Pco = 8 Ces productions d'électricité spécifique peuvent être saisies directement si une étude plus précise a été effectuée.
18. Traitement de configurations particulières18.1. DPE à l'immeuble équipé de plusieurs systèmesde chauffage ou d'ECS
Pour un DPE réalisé sur un immeuble de surface habitable Sh et de N appartements pourvu de plusieurs types d'équipements individuels pour la production de chauffage ou d'ECS, il est possible de généraliser à l'immeuble la proportion que représente chaque type d'équipement dans un échantillon d'appartements représentatifs. La démarche est la suivante : Un échantillon représentatif d'appartements de l'immeuble est composé de : Appartements avec l'équipement Ei de production de chauffage ou d'ECS alimentant une surface Si. La proportion de chaque équipement Ei dans l'échantillon permet de déterminer après généralisation à l'immeuble la répartition des équipements sur tout le bâtiment, c'est-à-dire déterminer pour chaque équipement Ei le nombre Nj d'appartements qui sont alimentés. Ce nombre Nj est arrondi à l'entier le plus proche :
Avec : Ne : nombre d'appartements de l'échantillon. De même, les surfaces Shi associées à l'équipement Ei dans l'échantillon peuvent être généralisées à l'immeuble en appliquant leur proportion de surface à la surface totale de l'immeuble. La surface Shj obtenue est :
Avec : She : surface habitable de l'échantillon (m²). La répartition des équipements Ei sur l'immeuble est donc : Nj appartements avec l'équipement Ei de production de chauffage ou d'ECS alimentant une surface Sj. Pour chaque surface Sj le besoin d'ECS est calculé selon la méthode présentée au paragraphe 11 « Expression du besoin d'ECS » à la section relative à l'immeuble.
18.2. Comptage sur les installations collectivesen l'absence de DPE à l'immeuble
Pour les générateurs autres qu'à combustion, le calcul à l'appartement est réalisé avec le générateur de l'immeuble. Pour les générateurs à combustion utilisés pour la production de chauffage ou d'ECS, le rendement étant dépendant de la puissance du générateur, la méthode consiste à affecter à l'appartement un générateur identique au générateur du bâtiment mais avec une puissance Pi telle que :
Avec : Shi : surface de l'appartement (m²). Sh : surface de l'immeuble (m²). Pi : puissance du générateur virtuel alimentant l'appartement (kW). P : puissance du générateur alimentant l'immeuble (kW). Avec ce générateur virtuel, un calcul classique à l'appartement est réalisé. Dans ce cas, pour le chauffage Rd = 0,87 et pour l'ECS Rd = 0,522.
19. Détermination des abonnements d'électricité19.1. Evaluation de la puissance souscrite PsPs = 2 + 0,025 × Sh + Pch
Sh : surface habitable (m²). Ps : puissance souscrite (kVA). Pch : puissance électrique pour le chauffage (kW).
Avec : GV : déperditions du bâtiment (W/K). Rg : rendement de génération ou Cop du générateur électrique. Re : rendement d'émission des émetteurs. Rr : rendement de régulation de l'installation. Rd : rendement de distribution de l'installation.
19.2. Tarif des énergies
L'abonnement double tarif sera retenu en présence d'un équipement électrique à accumulation pour le chauffage et/ou pour l'ECS. Dans ce cas, la consommation de cet équipement sera prise uniquement en heure creuse.
20. Annexes20.1. Fecs pour une maison avec ECS solaire seule
Une installation ancienne est une installation de plus de 5 ans.
Fecs peut être inséré directement si un calcul plus précis a été fait.
20.2. Fecs pour une maison avec chauffage et ECS solaires
Fecs (%)
20.3. Fch pour une maison avec chauffage solaire seul
Fch (%)
Fch peut être inséré directement si un calcul plus précis a été fait.
20.4. Fecs pour un immeuble avec ECS solaire seule
Fecs peut être inséré directement si un calcul plus précis a été fait. Le cas des immeubles avec chauffage et ECS solaires n'est pas traité.
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