Source: https://www.pfizermedicalinformation.ca/fr-ca/lyrica
Timestamp: 2019-03-25 20:23:43+00:00
Document Index: 196545827

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LYRICA (prégabaline) | Information Médicale Pfizer - Canada
Ensemble des excipients
Capsules dosées à 25, 50, 75, 100§, 150, 200§, 225 et 300 mg
Lactose monohydraté, amidon de maïs et talc
La tunique des capsules se compose de gélatine et de dioxyde de titane. La tunique des capsules orange contient de plus de l’oxyde ferrique, et celle des capsules blanches renferme du laurylsulfate de sodium et de la silice colloïdale.
§ Non commercialisé au Canada
LYRICA (prégabaline) est indiqué pour le traitement de la douleur neuropathique associée:
à la neuropathie diabétique périphérique; et
aux névralgies postzostériennes.
LYRICA est indiqué pour le traitement de la douleur neuropathique consécutive à une lésion de la moelle épinière.
LYRICA est indiqué pour le traitement de la douleur associée à la fibromyalgie.
L’efficacité de LYRICA dans le traitement de la douleur associée à la fibromyalgie pour une période allant jusqu’à six mois a été démontrée dans le cadre d’un essai comparatif avec placebo mené auprès de patients qui avaient déjà répondu au traitement par LYRICA lors d’une étude ouverte de six semaines.
Personnes âgées (> 65 ans) : La clairance rénale de la prégabaline administrée par voie orale tendait à diminuer avec l’âge. Cette diminution cadre avec la réduction, elle aussi liée à l’âge, de la clairance de la créatinine. Il peut être nécessaire de réduire la dose de prégabaline chez les patients dont la fonction rénale est altérée en raison de l’âge (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Personnes âgées [> 65 ans]).
Enfants (< 18 ans) : L’innocuité et l’efficacité de la prégabaline n’ayant pas été établies chez les enfants (de moins de 18 ans), l’emploi de cet agent est déconseillé chez ces patients (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Enfants).
Les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à l’un des composants du produit ou du contenant.
Dans les rapports de pharmacovigilance, des cas d’œdème angioneurotique ont été signalés chez des patients (dont certains n’ayant jamais signalé d’antécédent de cette manifestation) qui commençaient à prendre LYRICA ainsi que chez des patients qui recevaient le traitement de façon ponctuelle ou depuis un certain temps. Les symptômes observés ont été l’œdème de la face, de la bouche (langue, lèvres et gencives), du cou, de la gorge, du larynx et des voies respiratoires supérieures. On a aussi signalé des cas d’œdème angioneurotique potentiellement mortel accompagné de difficultés respiratoires ayant nécessité un traitement d’urgence. Certains de ces patients n’avaient jamais signalé d’antécédent d’œdème angioneurotique. Il faut interrompre immédiatement le traitement par LYRICA chez les patients qui présentent ces symptômes. Durant les études cliniques de précommercialisation sur la prégabaline, l’œdème angioneurotique a été signalé dans de rares cas (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables peu courants du médicament observés au cours des essais cliniques et Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
LYRICA doit être prescrit avec prudence aux patients qui ont des antécédents d’œdème angioneurotique et de manifestations du même type. Soulignons que les patients qui prennent en concomitance des médicaments pouvant causer un œdème angioneurotique (p. ex., les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine [inhibiteurs de l’ECA]) peuvent être exposés à un risque accru d’œdème angioneurotique.
Dans les rapports de pharmacovigilance, des cas de réactions d’hypersensibilité ont été signalés (p. ex., rougeur de la peau, formation de vésicules, urticaire, éruption cutanée, dyspnée et respiration sifflante). Si de tels symptômes surviennent, il faut interrompre immédiatement le traitement par la prégabaline (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit)
Dans les essais cliniques portant sur différentes indications et dans la base de données de pharmacovigilance, on trouve des cas de patients, ayant ou non des antécédents, qui ont présenté une insuffisance rénale pendant qu’ils recevaient de la prégabaline en monothérapie ou en association avec un autre médicament. Il faut alors envisager d’interrompre le traitement par la prégabaline, car cet effet s’est révélé réversible dans certains cas. La prégabaline doit être prescrite avec prudence aux personnes âgées et aux personnes présentant une atteinte rénale, peu importe le degré (voir Populations particulières, Fonction rénale; Arrêt subit ou rapide du traitement; EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
Potentiel tumorigène
Au cours des études précliniques standard in vivo portant sur le pouvoir carcinogène à vie de la prégabaline, on a observé une fréquence élevée d’angiosarcomes chez 2 différentes souches de souris (voir Toxicologie préclinique). On ne connaît pas la portée clinique de cette observation. L’expérience clinique acquise durant les études de précommercialisation n’offre aucun moyen direct d’évaluer le potentiel tumorigène de la prégabaline chez l’être humain.
Au cours des études cliniques menées dans diverses populations de patients et équivalant à 6396 années-patients d’exposition chez 8666 patients ayant entre 12 et 100 ans, on a signalé l’apparition ou l’aggravation de tumeurs chez 57 sujets. La tumeur maligne le plus souvent diagnostiquée était le mélanome (17 patients), suivie du cancer du sein (8 patients), du cancer de la prostate (6 patients), d’autres cancers non précisés (6 patients) et du cancer de la vessie (4 patients). En l’absence de données antérieures sur l’incidence et la récurrence de tumeurs au sein de populations similaires non traitées par LYRICA (prégabaline), il est impossible de savoir si le traitement a influé sur l’incidence des tumeurs observée dans ces cohortes.
Durant les études comparatives, l’emploi de la prégabaline a causé des effets indésirables d’ordre oculaire comme la vision trouble (amblyopie) (6 % pour la prégabaline et 2 % pour le placebo) et la diplopie (2 % pour la prégabaline et 0,5 % pour le placebo). Environ 1 % des patients ont abandonné le traitement par la prégabaline en raison de perturbations visuelles (principalement une vision trouble). Chez les patients qui ont poursuivi le traitement, la vision trouble a cédé spontanément dans environ la moitié des cas (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
Des examens ophtalmologiques prospectifs, dont un test d’acuité visuelle, un examen standard du champ visuel et un examen du fond de l’œil après dilatation, ont été effectués chez plus de 3600 patients. Les résultats montrent que l’acuité visuelle avait diminué chez 7 % des patients traités par la prégabaline contre 5 % des patients ayant reçu le placebo. Des perturbations du champ visuel ont été décelées chez 13 % et 12 %, respectivement, des patients traités et témoins. Des modifications du fond de l’œil ont été observées chez 2 % des patients sous prégabaline et 2 % des patients sous placebo. La portée clinique de ces observations est encore inconnue.
Il convient d’informer les patients de prévenir leur médecin en cas de troubles de la vision. Si ceux-ci persistent, il faut considérer de mener des examens plus poussés, voire d’abandonner le traitement par la prégabaline. Il faudra aussi songer à accroître la fréquence des examens chez les patients qui font déjà l’objet d’un suivi assidu en raison de troubles oculaires.
LYRICA peut causer de l’œdème périphérique. Durant les essais cliniques comparatifs ayant porté sur la douleur neuropathique périphérique et sur la fibromyalgie, 9 % des sujets ayant reçu la prégabaline et 3 % des sujets sous placebo ont présenté un œdème périphérique; de plus, 0,7 % des sujets sous prégabaline et 0,3 % des sujets sous placebo ont dû interrompre leur participation à cause de cet effet (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Œdème périphérique).
Durant les essais comparatifs d’une durée allant jusqu’à 13 semaines et portant sur des patients exempts de maladie cardiaque ou de maladie vasculaire périphérique cliniquement significative, on n’a pas relevé de lien apparent entre l’œdème périphérique et des complications cardiovasculaires comme l’hypertension et l’insuffisance cardiaque. Durant ces essais, l’œdème périphérique n’a été associé à aucune variation des résultats des épreuves de laboratoire évocatrice d’une détérioration de la fonction rénale ou hépatique.
Le gain pondéral et l’œdème périphérique étaient plus fréquents chez les patients qui prenaient à la fois LYRICA et un antidiabétique de la classe des thiazolidinediones que chez ceux qui prenaient l’un ou l’autre de ces médicaments seul. La majorité des patients faisant usage d’un antidiabétique de la classe des thiazolidinediones et inscrits dans la base de données sur l’innocuité globale avaient participé à des études sur la douleur associée à la neuropathie diabétique périphérique. Ainsi, des cas d’œdème périphérique ont été rapportés chez 3 % (2/60) des patients recevant un antidiabétique de la classe des thiazolidinediones en monothérapie, 8 % (69/859) des patients sous prégabaline seulement, et 19 % (23/120) des patients recevant ces 2 agents en association. De même, un gain pondéral a été observé chez 0 % (0/60) des patients sous thiazolidinediones seulement, 4 % (35/859) des patients sous prégabaline uniquement, et 7,5 % (9/120) des patients prenant ces 2 agents.
Comme les antidiabétiques de la classe des thiazolidinediones peuvent causer un gain de poids et/ou une rétention liquidienne, risquant ainsi d’exacerber ou de provoquer une insuffisance cardiaque, l’emploi concomitant de LYRICA et de tels agents exige la prudence.
Durant les études cliniques comparatives, les cas rapportés d'insuffisance cardiaque congestive ont été peu fréquents (de 0,1 à 1 %; voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables peu courants du médicament observés au cours des essais cliniques).
Des cas d'insuffisance cardiaque congestive ont été rapportés après la commercialisation du produit chez quelques patients traités par la prégabaline (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit). Même si ces réactions indésirables ont été observées principalement durant un traitement par la prégabaline pour une douleur neuropathique chez des patients âgés dont la santé cardiovasculaire était déjà compromise, certains cas se sont produits chez des patients n’ayant pas d’œdème, selon les rapports, ou n’ayant aucun antécédent de maladie cardiovasculaire. La prégabaline doit être prescrite avec prudence à ces patients. L'arrêt du traitement par la prégabaline peut mettre fin à cette réaction.
Après la commercialisation du produit, on a signalé de très rares cas de réactions cutanées graves (syndrome de Stevens-Johnson, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse, dermatite exfoliatrice, troubles cutanés bulleux, érythème polymorphe) chez des patients traités par LYRICA (voir Effets indésirables observés après la commercialisation du produit). En raison du faible nombre de déclarations, il est généralement admis que les taux de déclaration après la commercialisation des produits sont des sous-estimations. La plupart des cas ont été signalés chez des patients qui prenaient d'autres médicaments également susceptibles de provoquer de telles réactions. Par conséquent, dans la plupart de ces cas, il était impossible d’établir avec certitude un lien de causalité entre ces effets et la prise de LYRICA. Il faut dire aux patients de cesser de prendre LYRICA et de communiquer avec leur médecin si une éruption cutanée se manifeste.
Dans les rapports de pharmacovigilance, des cas de manifestations associées à une réduction de l’activité du tube digestif inférieur (occlusion intestinale, iléus paralytique et constipation) ont été signalés chez des patients, dont certains n’ayant jamais signalé d’antécédent de cette manifestation, qui commençaient à prendre LYRICA ainsi que chez des patients qui recevaient le traitement de façon ponctuelle ou chronique, surtout lorsqu’il était pris avec d’autres médicaments pouvant causer de la constipation. Certaines de ces manifestations ont été jugées graves et ont exigé l’hospitalisation des patients. Dans bien des cas, les patients prenaient en concomitance un analgésique opioïde, y compris le tramadol.
La prudence s’impose lorsque LYRICA est administré en concomitance avec un analgésique opioïde. De plus, des mesures visant à prévenir la constipation peuvent être envisagées, surtout chez les femmes et les personnes âgées, qui peuvent être exposées à un plus grand risque de manifestations touchant le tube digestif inférieur (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
LYRICA peut occasionner un gain pondéral. Au cours des essais cliniques comparatifs ayant porté sur la douleur neuropathique périphérique et sur la fibromyalgie (durée maximale de 14 semaines), on a constaté un gain pondéral d’au moins 7 % chez 8 % des patients traités par la prégabaline et 3 % des sujets sous placebo. Peu de patients sous prégabaline (0,6 %) ont interrompu leur participation à cause de cet effet (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Gain pondéral).
Le gain de poids associé à la prégabaline était fonction de la dose et de la durée d’exposition. Le gain de poids associé à la prégabaline ne semblait pas lié à l’indice de masse corporelle (IMC) initial, pas plus qu’au sexe ou à l’âge du patient. Il ne se limitait pas non plus aux patients œdémateux (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Œdème périphérique).
Même si le gain pondéral associé à la prégabaline n’a pas provoqué de variations cliniquement importantes de la tension artérielle lors des études comparatives de courte durée, ses répercussions à long terme sur la fonction cardiovasculaire ne sont pas connues.
Les patients diabétiques qui recevaient la prégabaline ont pris en moyenne 1,6 kg (extrêmes : −16 et 16 kg), tandis que les sujets témoins ont pris 0,3 kg (extrêmes : −10 et 9 kg). Dans une cohorte composée de 333 patients diabétiques ayant reçu de la prégabaline pendant au moins 2 ans, le gain de poids moyen était de 5,2 kg.
Dans les essais cliniques comparatifs sur la fibromyalgie, 10,7 % des sujets sous prégabaline et 4,9 % des sujets sous placebo ont subi un gain pondéral d’au moins 7 %. Les patients sous prégabaline ont gagné en moyenne 1,7 kg et les patients sous placebo, en moyenne 0,7 kg.
Même si les effets du gain pondéral lié à la prégabaline sur l’équilibre de la glycémie n’ont pas fait l’objet d’une évaluation systématique, il semble que la prégabaline n’a pas eu d’influence défavorable à ce chapitre (d’après le taux d’HbA1C) au cours des essais cliniques comparatifs sans insu de plus longue durée menés chez des patients diabétiques.
LYRICA peut causer des étourdissements et de la somnolence. Au cours des études comparatives ayant porté sur la douleur neuropathique périphérique et sur la fibromyalgie, les étourdissements ont touché 32 % et 8 % respectivement des patients traités et des témoins, tandis que la somnolence est survenue chez respectivement 17 % et 4 % des patients traités et des témoins. Ces effets sont apparus peu de temps après la mise en route du traitement, et ils étaient généralement plus fréquents après la prise de doses plus élevées. Les étourdissements et la somnolence ont respectivement amené 5 % (0,5 % des témoins) et 3 % (0,1 % des témoins) des patients traités par la prégabaline à se retirer des études. Parmi les sujets sous prégabaline qui sont restés malgré les étourdissements et la somnolence, ces effets ont persisté jusqu’à la fin du traitement dans 35 % et 49 % des cas, respectivement (voir les tableaux 2, 4 et 11 sous EFFETS INDÉSIRABLES et Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
En conséquence, il faut prévenir les patients de ne pas conduire, ni faire fonctionner de machines complexes, ni s’adonner à quelque autre activité dangereuse jusqu’à ce qu’ils aient pris la prégabaline suffisamment longtemps pour déterminer si elle affecte leurs capacités mentales et/ou motrices (voir la PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR).
Arrêt subit ou rapide du traitement
Après l’arrêt subit ou rapide de la prégabaline, quelques patients ont rapporté la survenue de symptômes, dont l’insomnie, les nausées, les céphalées, l’anxiété, l’hyperhidrose et la diarrhée. Au lieu de l’interrompre brusquement, il faut donc mettre fin au traitement en réduisant peu à peu la dose de prégabaline durant au moins 1 semaine (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après l’arrêt subit ou rapide du traitement).
Des convulsions, incluant les états de mal épileptiques et les états de grand mal, sont survenues chez des patients non épileptiques pendant le traitement par LYRICA ou après l’arrêt brusque de celui-ci (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
Des cas graves d’encéphalopathie ont été signalés après la commercialisation du produit, la plupart chez des patients qui souffraient d’une affection sous-jacente susceptible de conduire à une encéphalopathie. Certains de ces cas sont survenus chez des patients ayant des antécédents de maladie rénale ou hépatique. Étant donné que de rares cas d’insuffisance rénale ont été rapportés durant le traitement par LYRICA, on doit faire preuve de prudence lorsqu’on prescrit LYRICA à des personnes âgées dont la fonction rénale est altérée en raison de l’âge ou à des patients présentant une néphropathie ou des risques d’insuffisance rénale (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance rénale et EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
Comportement et idées suicidaires
Il y a eu des rapports de pharmacovigilance concernant des manifestations de type suicidaire (suicide, tentative de suicide et idées suicidaires) chez des patients traités par LYRICA pour diverses indications : douleur neuropathique, fibromyalgie, etc. Dans certains cas, des troubles psychiatriques sous-jacents peuvent avoir contribué à ces manifestations, mais le mécanisme par lequel cela aurait pu se produire est inconnu. Il importe de surveiller les patients afin de déceler tout signe d’idées ou de comportements suicidaires, et d’entreprendre un traitement approprié s’il y a lieu. On doit encourager les patients à signaler à leur professionnel de la santé toute pensée ou tout sentiment qui les bouleversent (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit).
Atteinte à la fertilité masculine
Durant les études de fertilité menées sur des rats qui avaient reçu de la prégabaline par voie orale (à raison de 50 à 2500 mg/kg) avant et durant l’accouplement avec des femelles non traitées, on a observé un certain nombre d’effets indésirables sur la reproduction et le développement, dont la diminution de la numération et de la motilité des spermatozoïdes, l’augmentation des anomalies des spermatozoïdes, la baisse de la fertilité, la hausse des cas d’expulsion d’embryons avant l’implantation, la diminution du nombre de petits par portée, la baisse du poids des fœtus et l’augmentation de la fréquence des anomalies fœtales. Durant ces études, qui ont duré de 3 à 4 mois, les effets sur les spermatozoïdes et la fertilité étaient réversibles. La dose sans effet toxique sur le pouvoir reproducteur des mâles (100 mg/kg) équivalait à une exposition plasmatique à la prégabaline (ASC) environ 3 fois supérieure à celle qu’on observe à la dose maximale recommandée de 600 mg/jour chez l’être humain.
Par ailleurs, l’examen histopathologique des organes reproducteurs (testicules, épididymes) a révélé des effets indésirables chez les rats exposés à la prégabaline (à raison de 500 à 1250 mg/kg) dans le cadre d’études de toxicité générale d’une durée d’au moins 4 semaines. La dose sans effet toxique, du point de vue histopathologique, sur les organes reproducteurs mâles du rat (250mg/kg) équivalait à une exposition plasmatique quelque 8 fois supérieure à celle qu’on obtient à la dose maximale recommandée chez l’être humain.
Durant une étude de fertilité menée chez des rates qui avaient reçu de la prégabaline par voie orale (à raison de 500, 1250 ou 2500 mg/kg) avant et durant l’accouplement, de même qu’au début de la gestation, on a observé une perturbation du cycle œstral et une augmentation du nombre de jours avant l’accouplement, et ce, à toutes les doses. Un effet embryocide a été constaté à la dose la plus élevée. Au cours de cette étude, la plus faible dose a donné lieu à une exposition plasmatique environ 9 fois supérieure à celle qu’on observe chez l’être humain traité à la dose maximale recommandée. La dose sans effet toxique sur la reproduction des rates n’a pas été établie. On ne connaît pas la portée clinique de ces observations relatives à la fertilité des animaux femelles.
Données chez l’être humain
Durant une étude clinique comparative avec placebo menée à double insu et visant à évaluer les effets de la prégabaline sur la motilité des spermatozoïdes, 30 hommes en bonne santé ont été exposés à la prégabaline à raison de 600 mg/jour pendant 3 mois (durée du cycle de spermatogenèse). D’après les résultats de l’analyse du sperme, la prégabaline n’a pas eu d’effets nocifs significatifs sur la fonction reproductrice des hommes en bonne santé, comparativement au placebo (n = 16). Cependant, à cause de la petite taille de l’échantillon et de la brièveté de l’exposition à la prégabaline (seulement un cycle de spermatogenèse), on ne peut pas tirer de conclusion sur les effets que pourrait avoir sur la reproduction une exposition de longue durée à la prégabaline. Aucune étude bien conçue n’a porté sur les effets de la prégabaline sur d’autres paramètres de la fonction reproductive chez l’homme.
On a rapporté des cas d’insuffisance rénale durant un traitement par la prégabaline seule ou en association avec d’autres médicaments chez des patients avec ou sans antécédents. Dans certains cas, l’arrêt de la prégabaline a corrigé la situation (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables observés après la commercialisation du produit et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION). Comme la prégabaline est éliminée principalement par les reins, la dose doit être réglée en conséquence tant chez les patients âgés que chez les patients en insuffisance rénale (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
Réglage de la dose en cas d’insuffisance rénale
Chez les patients ayant des antécédents médicaux d’insuffisance rénale notable, on doit réduire la dose quotidienne en conséquence (voir le tableau 13 sous POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Considérations posologiques).
La prégabaline ne s’est pas révélée tératogène chez la souris, le rat et le lapin. Elle a toutefois entraîné des manifestations de toxicité fœtale chez le rat et le lapin exposés à une dose de prégabaline correspondant à au moins 39 fois l’exposition moyenne chez l’être humain traité à la dose clinique maximale recommandée de 600 mg/jour (ASC[0-24] : 123 μg•h/mL). Durant une étude de toxicité prénatale et postnatale menée sur le rat, la prégabaline a eu des effets toxiques sur le développement des petits après une exposition au moins 5 fois plus importante que l’exposition maximale recommandée chez l’être humain. Aucun effet n’a été observé sur le développement après une exposition 2 fois plus élevée que l’exposition maximale recommandée chez l’être humain (voir TOXICOLOGIE).
Aucune étude comparative adéquate n’a été menée chez la femme enceinte. Par conséquent, on ne doit employer la prégabaline durant la grossesse que si les bienfaits éventuels l’emportent sur les risques auxquels le fœtus est exposé.
Il faut encourager les patientes à s’inscrire au North American Antiepileptic Drug (NAAED) Pregnancy Registry si elles deviennent enceintes. Ce registre sert à collecter des données sur l’innocuité des anticonvulsivants que peuvent prendre les femmes pendant la grossesse pour traiter des affections comme l’épilepsie, les troubles de l’humeur et la douleur chronique. On cherche notamment à déterminer la fréquence des malformations majeures, telles que les malformations cardiaques, le spina bifida et les fentes labiales, chez les nourrissons dont la mère a été exposée à un anticonvulsivant durant la grossesse. Pour s’inscrire au registre, les patientes peuvent composer le numéro sans frais 1-888-233-2334, et pour en savoir davantage, elles peuvent consulter le site http://www.aedpregnancyregistry.org/ (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Renseignements à communiquer aux patients).
On ne connaît pas les effets de la prégabaline sur le travail et l’accouchement. Durant l’étude prénatale et postnatale menée sur le rat, la prégabaline a prolongé la gestation et provoqué la dystocie après une exposition au moins 47 fois plus importante que l’exposition moyenne chez l’être humain (ASC[0-24] : 123 μg•h/mL) à la dose clinique maximale recommandée de 600 mg/jour (voir TOXICOLOGIE).
La prégabaline est excrétée dans le lait maternel. Étant donné que l’on n’a pas établi l’innocuité de la prégabaline chez le nourrisson, l’allaitement est déconseillé durant l’emploi de ce médicament. Il faut donc choisir entre l’allaitement et le traitement par la prégabaline, en tenant compte des bienfaits de l’allaitement pour l’enfant et des effets bénéfiques du traitement pour la mère (voir TOXICOLOGIE). Il faut avertir les patientes d’informer leur médecin si elles allaitent.
On a évalué les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline administrée à raison de 150 mg toutes les 12 heures (dose quotidienne de 300 mg) chez 10 femmes qui allaitaient et qui avaient accouché au moins 12 semaines auparavant. La prégabaline a été excrétée dans le lait maternel; les concentrations maximales moyennes et les concentrations moyennes à l’état d’équilibre mesurées dans le lait maternel correspondaient respectivement à environ 53 et 76 % de celles mesurées dans le plasma maternel. Selon les estimations, la dose quotidienne moyenne de prégabaline excrétée dans le lait maternel qui a été ingérée par les nourrissons (en supposant qu’ils aient consommé en moyenne 150 mL/kg/jour de lait maternel) était de 0,31 mg/kg/jour, ce qui représente approximativement 7 % de la dose quotidienne totale (en mg/kg) administrée à leurs mères.
L’innocuité et l’efficacité de la prégabaline n’ont pas été établies chez les enfants (de moins de 18 ans).
Des 1831 patients qui ont reçu de la prégabaline au cours des études portant sur la douleur neuropathique, 528 avaient entre 65 et 74 ans, et 452 avaient franchi le cap des 75 ans. Aucune différence significative n’a été observée sur le plan de l’efficacité entre ces patients et les sujets plus jeunes. La clairance rénale de la prégabaline administrée par voie orale tendait à diminuer avec l’âge. Cette diminution cadre avec la réduction, elle aussi liée à l’âge, de la clairance de la créatinine. Il peut être nécessaire de réduire la dose de prégabaline chez les patients dont la fonction rénale est altérée en raison de l’âge. En général, la fréquence des effets indésirables n’augmentait pas en fonction de l’âge.
Élévation du taux de créatine kinase
Des élévations du taux de créatine kinase sont survenues durant le traitement par la prégabaline. La différence moyenne entre le taux de créatine kinase de départ et la valeur maximale atteinte était de 60 U/L chez les patients traités et de 28 U/L chez les sujets témoins. Durant tous les essais comparatifs, qui ont porté sur plusieurs types de patients, le taux de créatine kinase a atteint ou dépassé 3 fois la limite normale supérieure chez 2 % des patients traités par la prégabaline et 1 % des sujets témoins. Durant les essais cliniques antérieurs à la commercialisation, 3 des sujets qui recevaient la prégabaline ont rapporté des effets qualifiés de rhabdomyolyse. Le lien de causalité entre ces manifestations de myopathie et la prise de prégabaline n’a pas été élucidé, car les rapports de cas faisaient mention de facteurs pouvant avoir causé ces effets ou contribué à leur survenue. Le prescripteur doit dire au patient de rapporter sans délai toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquée, surtout si ces symptômes s’accompagnent de malaises ou de fièvre. Il faut abandonner le traitement par la prégabaline en présence de myopathie diagnostiquée ou présumée, ou encore d’élévation marquée du taux de créatine kinase.
Altérations des paramètres biologiques, baisse de la numération plaquettaire
Une baisse de la numération plaquettaire est survenue durant la prise de prégabaline. La plus importante baisse s’est établie en moyenne à 20 x 103/μL chez les sujets traités, comparativement à 11 x 103/μL chez les patients témoins. Selon la base de données globale où sont versés les résultats des essais comparatifs, une baisse de la numération plaquettaire pouvant avoir une portée clinique significative (correspondant à un chiffre de 20 % inférieur à la valeur de départ et inférieur à 150 x 103/μL) est survenue chez 2 % des sujets témoins et chez 3 % des patients ayant reçu la prégabaline.
Durant les essais comparatifs avec répartition aléatoire, l’emploi de la prégabaline n’a pas entraîné d’augmentation de la fréquence des effets indésirables de type hémorragique.
Altérations de l’électrocardiogramme (ECG), allongement de l’intervalle PR
Un léger allongement de l’intervalle PR est survenu durant l’emploi de la prégabaline. Au cours de l’analyse des ECG réalisés durant les essais cliniques, on a observé que l’intervalle PR s’était allongé de 3 à 6 ms en moyenne durant l’emploi de doses de prégabaline égales ou supérieures à 300mg/jour. Cette différence moyenne n’était pas liée à une augmentation du risque que l’intervalle PR de départ allonge d’au moins 25 %, à une hausse du pourcentage de sujets chez qui cet intervalle a dépassé les 200 ms durant le traitement ni à une augmentation du risque de survenue d’un bloc AV du deuxième ou du troisième degré.
Renseignements à communiquer aux patients
Le médecin qui prescrit LYRICA doit fournir les informations suivantes aux patients :
Œdème angioneurotique : Les patients doivent savoir que la prise de LYRICA peut causer un œdème angioneurotique, se manifestant par une enflure du visage, de la bouche (lèvres, gencives et langue) et du cou (larynx et pharynx), susceptible d’entraîner une incapacité respiratoire potentiellement mortelle. Il faut leur indiquer de cesser leur traitement par LYRICA et d’obtenir des soins médicaux d’urgence s’ils éprouvent ces symptômes.
Hypersensibilité : Les patients doivent savoir que des cas d’hypersensibilité (respiration sifflante, dyspnée, éruption cutanée, urticaire et formation de vésicules) ont été signalés en lien avec LYRICA. Il faut leur indiquer de cesser leur traitement par LYRICA et d’obtenir des soins médicaux d’urgence s’ils éprouvent ces symptômes.
Comportements et idées suicidaires : Il convient d’encourager les patients, ainsi que leur famille et leurs aidants, à surveiller l’apparition d’idées ou de comportements suicidaires et à signaler à leur professionnel de la santé toute pensée ou tout sentiment qui les bouleversent.
Étourdissements et somnolence : Il faut avertir les patients que la prise de LYRICA peut causer des étourdissements, de la somnolence, une vision trouble et d’autres signes et symptômes touchant le SNC. En conséquence, il faut les prévenir de ne pas conduire, ni faire fonctionner de machines complexes, ni s’adonner à quelque autre activité dangereuse jusqu’à ce qu’ils aient pris la prégabaline suffisamment longtemps pour déterminer si elle affecte leurs capacités mentales, visuelles et/ou motrices.
Œdème et gain de poids : Il faut avertir les patients que la prise de LYRICA peut causer de l’œdème et un gain de poids. Il faut aussi les informer que l’emploi concomitant de LYRICA et d’un antidiabétique de la classe des thiazolidinediones peut se traduire par l’intensification de l’œdème et du gain pondéral. Chez les patients atteints d’une maladie cardiaque, l’association de ces produits peut accroître le risque d’insuffisance cardiaque.
Arrêt subit ou rapide du traitement : Il faut aviser les patients de prendre LYRICA tel qu’il leur a été prescrit par le médecin. L’arrêt subit ou rapide du traitement par la prégabaline peut occasionner de l’insomnie, des nausées, des céphalées, de l’anxiété, de l’hyperhidrose ou de la diarrhée.
Troubles visuels : Il faut avertir les patients que la prise de LYRICA peut causer des troubles visuels. Il convient d’informer les patients de prévenir leur médecin en cas de troubles de la vision (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Fonction visuelle).
Douleur, sensibilité et faiblesse musculaires : Il faut avertir les patients de rapporter sans délai toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquée, surtout si ces symptômes s’accompagnent de malaises ou de fièvre.
Emploi concomitant de dépresseurs du SNC et d’alcool : Il faut avertir les patients qui doivent recevoir un dépresseur du SNC (p. ex., opiacé ou benzodiazépine) en même temps que LYRICA de la possibilité que les effets indésirables touchant le SNC, comme la somnolence, soient encore plus marqués.
Dans le cadre du programme de pharmacovigilance, on a signalé des cas d’insuffisance respiratoire et de coma chez des patients traités par la prégabaline seule ou en association avec d’autres dépresseurs du SNC.
Il faut conseiller aux patients d’éviter de consommer des boissons alcoolisées pendant le traitement par LYRICA, à cause du risque de potentialisation de l’altération des capacités motrices et de la sédation liées à la consommation d’alcool.
Femmes enceintes : Il faut dire aux patientes d’avertir leur médecin si elles tombent enceintes ou prévoient le devenir durant le traitement, ou si elles allaitent ou prévoient allaiter durant le traitement. Il faut encourager les patientes à s’inscrire au North American Antiepileptic Drug (NAAED) Pregnancy Registry si elles deviennent enceintes. Ce registre sert à collecter des données sur l’innocuité des anticonvulsivants que peuvent prendre les femmes pendant la grossesse pour traiter des affections comme l’épilepsie, les troubles de l’humeur et la douleur chronique. Pour s’inscrire au registre, les patientes peuvent composer le numéro sans frais 1-888-233-2334, et pour en savoir davantage, elles peuvent consulter le site http://www.aedpregnancyregistry.org/ (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Femmes enceintes).
Études de reproduction sur des animaux mâles : Il faut avertir les hommes qui prennent LYRICA et prévoient devenir pères du risque de tératogénicité d’origine paternelle. Durant les études précliniques menées sur le rat, l’exposition à la prégabaline a entraîné la hausse du risque de tératogénicité d’origine paternelle (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Fonction sexuelle/reproduction). La portée clinique de cette observation n’est pas claire.
Peau : Il faut aviser les patients diabétiques de porter une attention particulière à l’état de leur peau durant le traitement par LYRICA. Des ulcères cutanés sont apparus chez certains animaux qui recevaient de la prégabaline, mais on n’a pas observé d’augmentation de la fréquence des lésions cutanées durant l’emploi de LYRICA dans le cadre des essais cliniques (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Toxicologie préclinique).
Il faut avertir les patients de l’existence d’un dépliant d’information préparé à leur intention et leur dire de lire ce dépliant avant de commencer à prendre LYRICA.
Une augmentation proportionnelle à la dose de l’incidence des tumeurs vasculaires malignes (angiosarcomes) a été observée chez des souris de 2 souches (B6C3F1 et CD-1) qui avaient reçu de la prégabaline à même leur nourriture, à raison de 200, 1000 ou 5000 mg/kg durant 2 ans. L’exposition plasmatique à la prégabaline (ASC) chez les souris ayant reçu la plus faible dose liée à l’augmentation de la fréquence d’angiosarcome était à peu près égale à l’exposition observée chez l’être humain à la dose maximale recommandée de 600 mg/jour. La dose sans effet inducteur sur l’angiosarcome chez la souris n’a pas été établie. Durant une étude approfondie menée sur des souris B6C3F1 femelles, on a observé une élévation de la fréquence d’angiosarcome, conforme aux résultats des études antérieures, durant l’exposition chronique (24 mois) à des doses de prégabaline de 1000 mg/kg, mais pas de 50 ou 200 mg/kg. L’abandon des doses de 1000 mg/kg après 12 mois n’a pas entraîné de baisse significative de la fréquence d’angiosarcome relevée après 24 mois. Durant 2 études menées sur des rats Wistar, aucun signe de cancérogénicité n’a été observé après l’administration de prégabaline à même la nourriture, durant 2 ans à des doses (50, 150 ou 450 mg/kg chez le mâle et 100, 300 ou 900 mg/kg chez la femelle) entraînant chez le mâle et la femelle une exposition plasmatique équivalant respectivement à près de 14 et de 24 fois celle qu’on observe chez l’être humain à la dose maximale recommandée. La portée clinique de cette observation effectuée chez la souris est inconnue.
D’après les résultats d’une batterie de tests effectués in vitro et in vivo, la prégabaline n’est pas génotoxique. Elle ne s’est pas révélée mutagène lors des épreuves in vitro effectuées sur des bactéries et des cellules mammaliennes, ni clastogène sur les systèmes mammaliens in vitro et in vivo. Elle n’a pas stimulé la synthèse d’ADN non programmée dans les hépatocytes de souris ou de rat.
Durant l’étude de la toxicité de doses multiples menée sur le rat et le singe, on a observé des lésions cutanées allant de l’érythème à la nécrose. La cause de ces lésions est inconnue; le risque de lésions cutanées est 2 fois plus élevé à la dose maximale recommandée de 600 mg/jour chez l’humain. Les lésions cutanées les plus graves, comportant une nécrose, ont été liées à une exposition (exprimée par l’ASC plasmatique) à la prégabaline environ de 3 à 8 fois supérieure à celle qu’on observe à la dose maximale recommandée chez l’être humain. Aucune augmentation de la fréquence des lésions cutanées n’a été observée durant les essais cliniques.
On a observé des lésions oculaires (caractérisées par l’atrophie rétinienne [incluant la dépopulation des cellules photoréceptrices] et/ou l’inflammation ou la minéralisation de la cornée) durant 2 études du potentiel cancérogène à vie menées sur le rat Wistar. Ces lésions sont survenues après une exposition (ASC plasmatique) à la prégabaline au moins 2 fois supérieure à celle qu’on observe à la dose maximale recommandée chez l’être humain (600 mg/jour). La dose sans effet toxique pour l’œil n’a pas été établie. On n’a pas observé de lésion semblable durant les études du potentiel cancérogène à vie menées sur des souris de 2 souches différentes ni chez des singes traités durant 1 an. On ne connaît pas la portée clinique de ces observations effectuées chez le rat.
Il n’est pas nécessaire de soumettre systématiquement les patients traités par LYRICA (prégabaline) à une surveillance thérapeutique ni à des épreuves de laboratoire (voir EFFETS INDÉSIRABLES).
Étant donné que les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux d’effets indésirables observés ne reflètent pas nécessairement la réalité; il ne faut pas non plus les comparer aux taux observés durant les essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les effets indésirables d’un médicament tirés d’essais cliniques s’avèrent utiles pour reconnaître les manifestations indésirables liées aux médicaments et pour avoir une estimation des taux.
Plus de 8666 patients ont reçu LYRICA (prégabaline) dans le cadre d’études comparatives et non comparatives menées durant la phase de développement de la prégabaline, avant sa commercialisation. De ce nombre, 83 % ont été exposés à des doses de 300 mg/jour ou plus, et 32%, à des doses d’au moins 600 mg/jour. L’exposition à la prégabaline a duré au moins 6 mois, 1 an et 2 ans pour quelque 4010, 2415 et 939 patients, respectivement. Durant les essais comparatifs, 1831 patients souffrant de douleur neuropathique ont pris de la prégabaline. Durant tous les essais, comparatifs ou non, ayant porté sur la fibromyalgie, 3446 sujets ont reçu des doses variant entre 150 et 600 mg/jour de prégabaline. Au total, 969 sujets ont pris de la prégabaline durant au moins 6 mois et 440, durant au moins 1 an. On n’a pas évalué les doses dépassant 600 mg/jour.
Dans le cadre d'une étude comparative portant sur la douleur neuropathique secondaire à une lésion de la moelle épinière, 137 patients ont reçu au hasard un placebo (n = 67) ou de la prégabaline (n = 70) à des doses croissantes (150-600 mg/jour). Cette étude comparative a été suivie d'un essai ouvert au cours duquel 103 patients ont pris de la prégabaline (150-600 mg/jour). La durée médiane du traitement au cours des phases à double insu et ouverte pour les sujets ayant poursuivi leur traitement dans le cadre de l'essai de prolongation a été de 608 jours (extrêmes : 14 et 1248). Soixante-neuf sujets (67 %) ont reçu de la prégabaline pendant au moins 1 an et 31 (30,1 %) l'ont reçue pendant au moins 2 ans lors de la phase ouverte.
Effets indésirables les plus fréquents durant l’ensemble des études cliniques comparatives de précommercialisation portant sur la douleur neuropathique
Les effets indésirables observés le plus souvent (chez au moins 5 % des patients et 2 fois plus souvent que dans les groupes témoins) chez les patients traités par la prégabaline étaient les suivants : étourdissements, somnolence, œdème périphérique et sécheresse buccale. Ces manifestations étaient généralement d’intensité légère à modérée.
Abandons motivés par des effets indésirables au cours des études cliniques comparatives de précommercialisation
Le taux d’abandons imputables aux effets indésirables durant l’ensemble des études comparatives antérieures à la commercialisation s’élevait à 14 % chez les patients sous prégabaline et à 7 % chez les patients sous placebo. Les étourdissements et la somnolence constituaient les principaux motifs d’abandon (≥ 2 %) dans les groupes traités. Les autres effets indésirables ayant mené à l’abandon plus souvent dans les groupes traités par la prégabaline que dans les groupes témoins étaient l’ataxie (1 %) ainsi que l’asthénie, la confusion, les céphalées et les nausées (< 1 % pour chacun de ces effets).
Durant les études comparatives de précommercialisation portant sur la douleur neuropathique, la fréquence d’abandons motivés par des effets indésirables s’est élevée à 11 % dans le cas de la prégabaline et à 5 % dans celui du placebo. Les motifs d’abandon invoqués le plus souvent (≥ 2 %) dans les groupes traités par la prégabaline étaient les étourdissements et la somnolence. Les autres effets indésirables ayant mené à l’abandon plus souvent dans les groupes traités par la prégabaline que dans les groupes témoins étaient la confusion (1 %) ainsi que l’asthénie, l’œdème périphérique et l’ataxie (< 1 % pour chacun de ces effets).
Fréquence des effets indésirables au cours des études cliniques comparatives de précommercialisation portant sur la douleur neuropathique
Dans les résumés, on a réparti les effets recensés par les investigateurs en diverses catégories condensées et normalisées suivant le dictionnaire COSTART IV. Le prescripteur doit être conscient qu’il ne peut se fier aux données des tableaux 1 à 8 pour prévoir la fréquence des effets indésirables dans sa pratique habituelle, où les caractéristiques des patients et d’autres facteurs peuvent différer de ceux qu’on observait durant les études cliniques. De même, on ne peut pas comparer directement les fréquences indiquées aux résultats d’autres essais cliniques portant sur des indications ou des traitements différents ou réunissant des investigateurs différents. Un coup d’œil aux tableaux permet toutefois au prescripteur d’estimer la contribution relative du médicament et des facteurs extérieurs à la fréquence d’effets indésirables relevée dans la population étudiée.
Effets indésirables signalés lors des études comparatives de précommercialisation portant sur la douleur neuropathique
Le tableau 1 expose tous les effets indésirables, sans égard à leur cause, survenus chez au moins 2% des patients souffrant de douleur due à une neuropathie diabétique périphérique dans au moins 1 des groupes recevant la prégabaline et plus souvent que dans le groupe témoin. La majorité des patients recevant la prégabaline durant ces études ont éprouvé des effets indésirables d’intensité tout au plus légère ou modérée. Au cours de ces études, 979 patients ont reçu de la prégabaline et 459, un placebo, pendant une période maximale de 13 semaines.
Tableau 1. Fréquence (%) des effets indésirables survenus durant le traitement au cours des études comparatives avec placebo portant sur la douleur due à la neuropathie diabétique périphérique (effets survenus chez au moins 2 % des patients traités par la prégabaline et plus souvent que dans le groupe témoin)
Prégabaline (mg/jour)
Ensemble de l’organisme
Anomalie de la penséea
Vision troubleb
a Les anomalies de la pensée désignent principalement des difficultés de concentration ou un manque d’attention, mais englobent aussi les troubles de la cognition et du langage, ainsi que la lenteur d’esprit.
b Terme propre aux investigateurs; le terme privilégié dans le sommaire est amblyopie.
Abandons signalés lors des études cliniques comparatives portant sur la neuropathie diabétique périphérique
Quelque 9 % des patients sous prégabaline et 4 % des patients sous placebo ont mis fin à leur participation aux études comparatives portant sur la neuropathie diabétique périphérique à cause d’effets indésirables. Le tableau 2 présente les effets indésirables le plus souvent invoqués.
Tableau 2. Effets indésirables ayant le plus souvent mené (> 2 % des patients) à l’abandon au cours des études comparatives avec placebo portant sur la douleur neuropathique due à la neuropathie diabétique périphérique
Terme privilégié dans
Névralgies postzostériennes
Le tableau 3 expose tous les effets indésirables, sans égard à leur cause, survenus chez au moins 2% des patients souffrant de névralgies postzostériennes dans au moins 1 des groupes recevant la prégabaline et plus souvent que dans le groupe témoin. Chez la majorité des patients traités par la prégabaline durant ces études, ces effets indésirables ont été tout au plus légers ou modérés. Au cours de ces études, 852 patients ont reçu de la prégabaline et 398, un placebo, pendant une période maximale de 13 semaines.
Tableau 3. Fréquence (%) des effets indésirables survenus durant le traitement au cours des études comparatives avec placebo portant sur les névralgies postzostériennes (effets survenus chez au moins 2 % des patients traités par la prégabaline et plus souvent que dans le groupe témoin)
Prégabaline(mg/jour)
Placebo(n = 398)
Appareilgénito-urinaire
Abandons signalés lors des études cliniques comparatives portant sur les névralgies postzostériennes
Quelque 14 % des patients traités par la prégabaline et 7 % des patients témoins ont mis fin à leur participation aux études comparatives portant sur les névralgies postzostériennes à cause d’effets indésirables. Le tableau 4 présente les effets indésirables le plus souvent invoqués.
Tableau 4. Effets indésirables ayant le plus souvent mené (> 2 % des patients) à l’abandon au cours des études comparatives portant sur les névralgies postzostériennes
11 (3,6)
12 (3,8)
10 (6,5)
Fréquence des effets indésirables liés à la dose survenus le plus souvent durant le traitement
Les effets indésirables liés à la dose survenus le plus souvent durant le traitement sont exposés aux tableaux 5 (neuropathie diabétique périphérique), 6 (névralgies postzostériennes) et 7 (fibromyalgie).
Tableau 5. Fréquence (%) des effets indésirables liés à la dose survenus le plus souvent durant les études comparatives avec placebo portant sur la douleur neuropathique due à la neuropathie diabétique périphérique
Vision troublea
a Terme propre aux investigateurs; le terme privilégié dans le sommaire est amblyopie.
Tableau 6. Fréquence (%) des effets indésirables liés à la dose survenus le plus souvent durant les études comparatives avec placebo portant sur les névralgies postzostériennes
a Terme propre aux investigateurs; le terme privilégié dans le sommaire est amblyopie
Tableau 7. Fréquence (%) des effets indésirables liés à la dose survenus le plus souvent durant les études comparatives avec placebo portant sur la douleur associée à la fibromyalgie
Par organe ou appareil
(MedDRA version 10.1)
Effets indésirables signalés lors d'une étude clinique comparative portant sur la douleur neuropathique secondaire à une lésion de la moelle épinière
Les effets indésirables les plus fréquents liés au traitement (survenus à une fréquence ≥ 5 % et égale ou supérieure à 2 fois celle observée dans le groupe placebo) chez les patients traités par la prégabaline ont été les suivants : somnolence, étourdissements, asthénie, sécheresse buccale, œdème, myasthénie, constipation, anomalies de la pensée, amblyopie et amnésie. Ces effets indésirables étaient généralement d'intensité légère à modérée.
Le tableau 8 expose tous les effets indésirables, sans égard à leur cause, survenus chez au moins 2% des patients recevant la prégabaline et plus souvent que dans le groupe témoin. Chez la majorité des patients traités par la prégabaline, ces effets indésirables ont été tout au plus légers ou modérés. Au cours de cette étude, 70 patients ont reçu de la prégabaline et 67, un placebo, pendant une période maximale de 12 semaines.
Tableau 8. Fréquence (%) des effets indésirables survenus durant le traitement au cours d'une étude comparative avec placebo portant sur la douleur neuropathique centrale secondaire à une lésion de la moelle épinière (effets survenus chez au moins 2 % des patients traités par la prégabaline et plus souvent que dans le groupe placebo)
(150 – 600 mg/jour)
Anomalies de la penséea
Peauet annexes cutanées
Éruptions cutanées vésiculobulleuses
a Les anomalies de la pensée désignent principalement des difficultés de concentration ou un manque d’attention, mais englobent aussi les
troubles de la cognition et du langage, ainsi que la lenteur d’esprit.
Abandons signalés lors d'une étude clinique comparative portant sur la douleur neuropathique secondaire à une lésion de la moelle épinière
Environ 21 % des patients prenant de la prégabaline et 13 % de ceux recevant un placebo ont mis fin à leur participation en raison d'effets indésirables. Le tableau 9 présente les effets indésirables invoqués le plus souvent.
Tableau 9. Effets indésirables ayant le plus souvent mené (> 2 % des patients) à l’abandon au cours d'une étude comparative portant sur la douleur neuropathique secondaire à une lésion de la moelle épinière
dansCOSTART
150 – 600 mg/jour
Dans l'ensemble, les effets indésirables liés au traitement qui ont été signalés le plus souvent durant la phase ouverte de l'étude touchaient le système nerveux central : somnolence (18,4 %), étourdissements (16,5 %) et insomnie (10,7 %). L'asthénie (12,6 %), les nausées (11,7 %) et la constipation (10,7 %) figuraient aussi parmi les effets indésirables fréquents liés au traitement.
Effets indésirables les plus fréquents lors des études cliniques comparatives sur la fibromyalgie
Les étourdissements (37,5), la somnolence (18,6), le gain pondéral (10,6), la sécheresse de la bouche (7,9), la vision brouillée (6,7), l’œdème périphérique (6,1), la constipation (5,8) et les troubles de l’attention (5,3) sont les effets indésirables liés au traitement le plus souvent observés (fréquence ≥ 5 % et le double de la fréquence notée chez les témoins ayant reçu un placebo) chez les sujets traités par la prégabaline. Ces effets indésirables ont été généralement bénins ou modérés.
Effets indésirables signalés lors des essais cliniques comparatifs sur la fibromyalgie
Le tableau 10 énumère tous les effets indésirables dont la fréquence a été à la fois ≥ 2 % chez les patients traités par la prégabaline et plus élevée que dans le groupe placebo. Chez la majorité des sujets traités par la prégabaline durant ces études, ces effets ont été d’intensité bénigne à modérée. On a relevé une hausse proportionnelle à la dose de la fréquence des effets indésirables (voir le tableau 7). Par ailleurs, la fréquence des effets indésirables graves n’a pas beaucoup varié entre les doses faibles et élevées de prégabaline.
Tableau 10. Fréquence (%) des effets indésirables liés au traitement au cours des études comparatives sur la fibromyalgie (chez au moins 2 % des sujets traités par la prégabaline et à une fréquence supérieure à celle du groupe placebo)
Organes de l’audition et de l’équilibre
Vision brouilléea
Effets généraux ou réaction au point d’administration
Sensation générale anormale
Appareil locomoteur et tissu conjonctif
aTerme propre aux investigateurs; le terme privilégié dans le sommaire est amblyopie.
Abandons pour cause d’effet indésirable au cours des études cliniques comparatives sur la fibromyalgie
Environ 20 % des sujets traités par la prégabaline et 11 % des témoins ayant reçu un placebo ont abandonné l’étude à cause d’un effet indésirable. Le tableau 11 indique les effets indésirables ayant mené le plus souvent à l’abandon, soit les étourdissements (6,1 %) et la somnolence (3,3 %). Le gain de poids (1,1 %), la vision brouillée (0,8 %) et l’œdème périphérique (0,6 %) sont d’autres effets ayant mené à l’abandon durant les études cliniques sur la fibromyalgie. On a noté une hausse proportionnelle à la dose du taux d’abandon pour cause d’effet indésirable.
Tableau 11. Effets indésirables le plus souvent en cause (≥2 % des sujets) dans les cas d’abandon au cours des études comparatives sur la douleur associée à la fibromyalgie
Effets indésirables observés après l’arrêt subit ou rapide du traitement
Après l’arrêt subit ou rapide de la prégabaline, quelques patients ont rapporté la survenue de symptômes, dont l’insomnie, les nausées, les céphalées, l’anxiété, l’hyperhidrose et la diarrhée. Au lieu de l’interrompre brusquement, il faut donc mettre fin au traitement en réduisant peu à peu la dose de prégabaline durant au moins 1 semaine (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt subit ou rapide du traitement).
Autres effets observés durant les études de précommercialisation sur LYRICA
Les paragraphes suivants exposent les effets indésirables rapportés durant les études de précommercialisation sur LYRICA (plus de 8600 sujets adultes), exception faite des effets déjà mentionnés dans les tableaux précédents ou ailleurs dans la présente monographie. Dans les tableaux qui suivent, on a classé les effets indésirables suivant une terminologie fondée sur celle du dictionnaire COSTART. Par conséquent, la fréquence indiquée correspond à la proportion des patients (plus de 8600 sujets adultes) exposés à des doses multiples de LYRICA qui ont ressenti un effet du type mentionné au moins 1 fois alors qu’ils prenaient LYRICA. Il importe de souligner que, même si ces effets indésirables sont survenus durant le traitement par LYRICA, l’emploi de ce médicament n’est pas nécessairement en cause.
Effets indésirables peu courants du médicament observés au cours des essais cliniques (< 2 %)
Ces effets, classés par appareil ou système, apparaissent par ordre décroissant de fréquence selon les définitions suivantes : les effets indésirables fréquents sont observés à 1 occasion ou plus chez au moins 1 patient sur 100; les effets peu fréquents sont ceux qui surviennent chez 1 patient par tranche de 100 à 1000; les effets rares se manifestent chez moins de 1 patient sur 1000.
Syndrome grippal, dorsalgie, réaction allergique, fièvre, œdème généralisé
Algie cervicale, néoplasme, cellulite, kyste, frissons, malaise, surdosage, candidose, hernie, infection virale, réaction de photosensibilité, douleur pelvienne, distension abdominale, abcès, raideur de la nuque, anomalie des résultats des épreuves de laboratoire, augmentation des concentrations du médicament, carcinome, septicémie, tentative de suicide, réaction non évaluable
Infection fongique, bienfait inattendu, frissons et fièvre, odeur corporelle, diminution des concentrations du médicament, haleine fétide, obnubilation, réaction au point d’injection, déséquilibre hormonal, hypothermie, infection bactérienne, hémorragie au point d’injection, surdosage intentionnel, trouble des muqueuses, surdosage accidentel, adénome, réaction anaphylactoïde, ascite, douleur rétrosternale, mort, sarcoïdose, mort subite, trouble du système immunitaire, effet accentué du médicament, douleur au point d’injection, syndrome de lupus érythémateux, erreur de médication, sarcome, choc, tolérance réduite
Palpitations, migraine, tachycardie, angiopathie périphérique, anomalie de l’électrocardiogramme, trouble cardiovasculaire, angine de poitrine, insuffisance cardiaque congestive, hémorragie, infarctus du myocarde, hypotension, hypotension orthostatique, extrasystoles ventriculaires, fibrillation auriculaire, trouble coronarien, bradycardie, accident vasculaire cérébral, arythmie, ischémie cérébrale, trouble vasculaire, bradycardie sinusale, ischémie myocardique, bloc de branche, bloc auriculo-ventriculaire (AV) du premier degré, artériosclérose, thrombophlébite profonde, phlébite, anomalie artérielle, insuffisance cardiaque, embolie pulmonaire, trouble vasculaire rétinien, varices
Arrêt cardiaque, anomalie vasculaire, occlusion, tachycardie supraventriculaire, arythmie auriculaire, flutter auriculaire, infarctus cérébral, occlusion coronarienne, thrombophlébite, thrombose, cardiomégalie, extrasystoles, pâleur, bloc AV, bloc AV du deuxième degré, cardiomyopathie, gangrène périphérique, allongement de l’intervalle QT, occlusion de l’artère rétinienne, extrasystoles supraventriculaires, hémorragie cérébrale, intoxication digitalique, arythmie ventriculaire, sténose aortique, bigéminisme, trouble vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque gauche, tachycardie ventriculaire, bloc AV complet, occlusion de la carotide, thrombose de la carotide, cœur pulmonaire, embolie dans les membres inférieurs, endocardite, bloc cardiaque, fragilité accrue des capillaires, anévrisme intracrânien, tachycardie nodale, intervalle QT plus court, thrombose veineuse de la rétine, élévation du segment ST, inversion de l’onde T, céphalée vasculaire, vasculite
Nausées, diarrhée, anorexie, trouble digestif
Gastroentérite, trouble dentaire, abcès périodontique, colite, gastrite, anomalies des résultats des épreuves de la fonction hépatique, ptyalisme, soif, nausées et vomissements, trouble rectal, gingivite, dysphagie, stomatite, ulcération buccale, calculs biliaires, hémorragie rectale, hémorragie digestive, glossite, caries dentaires, selles anormales, cholécystite, méléna, candidose buccale, œsophagite, trouble de la langue, chéilite, œdème de la langue
Éructation, pancréatite, ulcère de l’estomac, stomatite ulcéreuse, sténose œsophagienne, incontinence fécale, hémorragie gingivale, obstruction intestinale, entérite, ulcère gastroduodénal, entérocolite, hyperplasie gingivale, hépatomégalie, dépôts graisseux hépatiques, ténesme, douleur biliaire, fécalome, ictère, parodontite, colite ulcéreuse, stomatite aphteuse, ictère cholostatique, cancer gastro-intestinal, gastrite hémorragique, hépatite, sensibilité hépatique, nausées, vomissements et diarrhée, hypertrophie des glandes salivaires, atonie gastrique, diarrhée sanglante,
cardiospasme, ulcère duodénal, augmentation du taux de gamma-glutamyl transférase, hématémèse, hépatome, perforation de l’intestin, sténose intestinale, ulcère intestinal, leucoplasie buccale, pancréatite nécrosante, trouble pancréatique, colite pseudomembraneuse, sialadénite, hémorragie ulcéreuse de l’estomac, changement de couleur de la langue
Diabète, hypothyroïdie
Goitre, hyperprolactinémie, trouble thyroïdien, augmentation du taux d’hormone folliculostimulante, hyperthyroïdie, thyroïdite, insuffisance surrénalienne, trouble parathyroïdien, cancer de la thyroïde, néoplasie thyroïdienne, virilisme
Anémie, leucopénie, thrombocytopénie, lymphadénopathie, anémie hypochrome, leucocytose, éosinophilie
Lymphocytose, pétéchies, anémie ferriprive, cyanose, lymphœdème, polyglobulie, pseudolymphome, anémie mégaloblastique, splénomégalie, purpura, thrombocytémie, purpura thrombopénique, leucémie chronique, trouble de la coagulation, anomalie des érythrocytes, état pseudoleucémique, lymphangite, anémie macrocytaire, neutropénie, pancytopénie, baisse du taux de prothrombine, rupture de la rate, augmentation de la vitesse de sédimentation
Hyperglycémie, augmentation du taux d’ALAT, hypoglycémie, hypokaliémie, hypercholestérolémie, augmentation du taux d’ASAT, perte de poids, hyperlipidémie, augmentation du taux d’amylase, hyperuricémie, augmentation du taux des phosphatases alcalines, augmentation de la créatininémie, hyponatrémie, goutte, déshydratation, augmentation du taux d’azote uréique du sang, cicatrisation anormale
Hypercalcémie, hyperkaliémie, hypocalcémie, bilirubinémie, intolérance à l’alcool, réaction hypoglycémique, cétose, trouble du calcium, hypochlorémie, hypomagnésémie, hypoprotéinémie, augmentation du taux d’azote non protéique, urémie, acidose, avitaminose, anomalie enzymatique, augmentation des titres des gamma-globulines, hypernatrémie, hypophosphatémie, acidose lactique, obésité
Arthralgie, myalgie, arthrite, crampes dans les jambes, myasthénie
Trouble tendineux, arthrose, trouble articulaire, trouble osseux, ténosynovite, bursite, contracture tendineuse, ostéoporose, rupture de tendon, douleur osseuse
Polyarthrite rhumatoïde, ostéomyélite, rhabdomyolyse, myopathie, atrophie musculaire, myosite, arthrite infectieuse, néoplasme osseux, anomalie congénitale de l’appareil locomoteur, fracture pathologique
Insomnie, anxiété, baisse de la libido, dépersonnalisation, hypertonie, neuropathie
Ralentissement des réflexes, trouble du sommeil, rêves anormaux, hostilité, hallucinations, hyperkinésie, trouble de la personnalité, dysarthrie, hyperesthésie, hypokinésie, paresthésie péribuccale, augmentation de la libido, névralgie, trouble vestibulaire, aphasie, trouble moteur, hyperalgésie, apathie, hypotonie, convulsions, paralysie faciale, psychose
Pharmacodépendance, névrite, réaction paranoïde, dépression du SNC, néoplasie du SNC, réaction maniaque, névrose, syndrome extrapyramidal, méningite, hémiplégie, augmentation des réflexes, acathisie, délirium, paralysie, syndrome de sevrage, œdème cérébral, stimulation du SNC,
dyskinésie, encéphalopathie, pied tombant, crise épileptique tonico-clonique, hypoalgésie, névrite périphérique, dépression psychotique, accoutumance, arachnoïdite, syndrome cérébelleux, rigidité pallidale, démence, dystonie, syndrome de Guillain-Barré, hémorragie intracrânienne, sclérose en plaques, myélite, réaction schizophrénique, hémorragie sous-arachnoïdienne, torticolis
Sinusite, rhinite, dyspnée, intensification de la toux, pneumonie, trouble pulmonaire
Asthme, épistaxis, laryngite, altération de la voix, trouble respiratoire, augmentation des expectorations
Apnée, emphysème, pneumonie par aspiration, hyperventilation, œdème pulmonaire, trouble pleural, atélectasie, hémoptysie, hoquet, hypoxie, laryngisme, fibrose pulmonaire, effusion pleurale, dysfonctionnement pulmonaire, hypertension pulmonaire, bâillements, bronchectasie, bronchiolite, cancer du poumon, hypoventilation, néoplasie laryngée, trouble de la cloison nasale, pneumothorax
Prurit, transpiration, trouble cutané, acné, sécheresse de la peau, alopécie, ulcère cutané, herpès, urticaire, trouble unguéal, eczéma, zona, néoplasme bénin de la peau, dermatite fongique, éruption maculopapuleuse, éruption vésiculobulleuse, cancer de la peau, furonculose, changement de couleur de la peau, hypertrophie cutanée, psoriasis, séborrhée, hirsutisme
Nodule cutané, œdème angioneurotique, candidose cutanée, atrophie cutanée, dermatite exfoliatrice, éruption pustuleuse, ichthyose, mélanome cutané, nodule sous-cutané, diminution de la transpiration, trouble capillaire, dermatite lichénoïde, mélanose, miliaire, éruption purpurique, nécrose cutanée, syndrome de Stevens-Johnson
Trouble oculaire, conjonctivite, otite moyenne
Trouble rétinien, acouphène, douleur oculaire, cataracte spécifiée, sécheresse oculaire, dysgueusie, douleur auriculaire, trouble de la sécrétion et de l’écoulement des larmes, trouble auriculaire, surdité, hémorragie oculaire, photophobie, glaucome, trouble du vitré, lésion de la cornée, otite externe, trouble de la réfraction, blépharite, œdème rétinien, agueusie, anomalie de l’accommodation
Hyperacousie, kératite, mydriase, parosmie, ptosis, hémorragie rétinienne, daltonisme, dépigmentation de la rétine, décollement de la rétine, opacité cornéenne, ulcère cornéen, iritis, cécité nocturne, atrophie optique, dégénérescence de la rétine, cataracte non spécifiée, sclérite, strabisme, asymétrie pupillaire, cécité, exophtalmie, kératoconjonctivite, ophtalmoplégie, œdème papillaire
Mictions fréquentes, incontinence urinaire, cystite, éjaculation anormale, trouble de la miction, dysurie, métrorragie, hématurie, candidose vaginale, trouble prostatique, vaginite, dysménorrhée, urgence mictionnelle, calculs rénaux, douleur mammaire, trouble menstruel, aménorrhée, ménorragie, dysfonctionnement rénal, néphrite, anomalie urinaire, hémorragie vaginale, rétention urinaire, trouble des voies urinaires, leucorrhée, néoplasme mammaire, ménopause, oligurie, polyurie, albuminurie, pyurie
Cancer du sein, trouble pénien, frottis vaginal douteux, mastose sclérokystique, cancer de la prostate, gros fibromes utérins, insuffisance rénale aiguë, diminution de la clairance de la créatinine, néphrose, nycturie, maladie polykystique des reins, cancer de la vessie, hypertrophie mammaire, cervicite, trouble du col utérin, lactation féminine, glycosurie, gynécomastie, hypoménorrhée, douleur rénale, mastite, pyélonéphrite, insuffisance rénale, abcès mammaire, épididymite, orchite, néoplasie prostatique, augmentation du taux de l’antigène prostatique spécifique, salpingite, trouble
génito-urinaire, urolithiase, trouble utérin, trouble vulvo-vaginal, balanite, calculs vésicaux, cristallurie d’oxalate de calcium, néoplasme cervical, dyspareunie, cancer de l’endomètre, trouble endométrial, glomérulite, hydronéphrose, cancer des ovaires, grossesse involontaire, douleur urétrale, urétrite, anomalie génito-urinaire, néoplasie génito-urinaire, hémorragie utérine
Comparaison entre les sexes et les races
Dans l’ensemble, le tableau des effets indésirables de la prégabaline était semblable chez les hommes et les femmes. Les données sont toutefois insuffisantes pour appuyer tout énoncé concernant la répartition des effets indésirables selon la race.
Au cours des études comparatives sur la douleur neuropathique périphérique, la fréquence d’œdème périphérique a été de 10,4 % dans le groupe prégabaline et de 2,9 % dans le groupe placebo. Au cours des études comparatives sur la fibromyalgie, elle a été de 7,6 % dans le groupe prégabaline et de 2,5 % dans le groupe placebo. Durant les essais cliniques, l’œdème périphérique, était fonction de la dose, léger ou modéré dans la plupart des cas, et a rarement mené à l’abandon. On n’a pas établi de lien entre l’œdème périphérique et des complications cardiovasculaires telles l’hypertension et l’insuffisance cardiaque. On n’a pas observé de signe d’hémodilution ni d’altération des paramètres biologiques évocateur d’un dysfonctionnement organique sous-jacent (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Œdème périphérique).
Au cours des études comparatives portant sur la douleur neuropathique périphérique, le gain pondéral, défini par une hausse d’au moins 7 % du poids initial, a été plus fréquent chez les patients sous prégabaline (5,9 %) que dans le groupe placebo (1,6 %). En moyenne, ce gain s’est élevé à 1,5 kg dans le groupe prégabaline et à 0,2 kg dans le groupe placebo. Peu de patients (0,1%) ont abandonné les études à cause du gain pondéral. Le gain de poids, qui était lié à la dose, n’a pas été associé à des variations cliniquement importantes de la tension artérielle ni à des effets indésirables de nature cardiovasculaire. On n’a observé aucun lien entre l’indice de masse corporelle initial et la fréquence de gain pondéral d’au moins 7 % enregistrée durant les essais comparatifs.
Au cours des études comparatives sur la fibromyalgie, on a noté une fréquence des cas de gain pondéral de 11,5 % dans le groupe prégabaline contre 2,5 % dans le groupe placebo; environ 1 % des sujets traités par la prégabaline se sont rétirés de l’étude à cause du gain de poids.
D’après les résultats d’une étude comparative portant sur la fonction reproductrice de volontaires sains de sexe masculin, le gain pondéral d’au moins 7 % imputable à la prégabaline semblait réversible. Durant cette étude, aucun cas d’œdème périphérique n’a été signalé (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Gain pondéral).
Au cours de tous les essais comparatifs, le taux de créatine kinase a dépassé 3 fois la limite supérieure de la normale chez 1,0 % des patients sous prégabaline et 0,5 % des sujets témoins. La hausse de ce taux n’était généralement pas associée à un dysfonctionnement rénal chez ces patients. La variation moyenne du taux allait de 9,6 à 26,3 U/L chez les patients traités et s’élevait à 4,8 U/L chez les sujets témoins (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Altération de la fonction rénale). Il n’est pas nécessaire de soumettre systématiquement les patients traités par LYRICA (prégabaline) à une surveillance thérapeutique ni à des épreuves de laboratoire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Élévation du taux de créatine kinase).
Effets indésirables observés après la commercialisation du produit
Du 6 juillet 2004, date de la première homologation de LYRICA dans le monde, au 31 mars 2012, on a estimé à 15 951 859 millions d’années-patients l’exposition à LYRICA. Le tableau 12 fait état des déclarations spontanées d’effets indésirables. Les pourcentages ont été calculés en divisant le nombre d’effets indésirables signalés à l’entreprise par le nombre estimé d’années-patients d’exposition à LYRICA. Étant donné que ces effets sont déclarés spontanément au sein d’une population de taille indéterminée, il n’est pas toujours possible d’en estimer la fréquence avec certitude. En outre, le lien de causalité entre ces effets et la prise de LYRICA n’a pas été clairement établi.
Tableau 12. Déclarations spontanées de manifestations indésirables signalées après la commercialisation du produit
< 1 % et ≥ 0,1 %
< 0,1 % et
≥ 0,01%
Insuffisance cardiaque congestivea
Troublesoculairesb
Trouble psychotiquec
Occlusion intestinaled
Iléus paralytiqued
Troubles généraux et réaction au point
Œdème angioneurotiquee
Hypersensibilitéf
Étourdissementsg
Somnolenceg
Altération mentale
Réactions cutanées et sous-cutanées
a Ces réactions s'observent principalement chez des patients âgés traités par la prégabaline pour une indication de douleur neuropathique et dont la santé cardiovasculaire est déjà altérée (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance cardiaque congestive).
b On a également rapporté de rares cas de troubles de l’accommodation, d’œdème palpébral et de rougeur oculaire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Fonction visuelle).
c On a rapporté de rares cas de troubles psychotiques durant l’emploi de la prégabaline.
d Voir la section ci-dessous et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Troubles gastro-intestinaux
e Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Œdème angioneurotique
f Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hypersensibilité
g Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Étourdissements et somnolence
Dans les rapports de pharmacovigilance, des cas de manifestations associées à une réduction de l’activité du tube digestif inférieur (occlusion intestinale, iléus paralytique et constipation) ont été signalés, surtout lorsque LYRICA était pris avec d’autres médicaments pouvant causer de la constipation, comme les analgésiques opioïdes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Troubles gastro-intestinaux).
Troubles urinaires et rénaux : insuffisance rénale. Après la commercialisation, on a rapporté de rares cas d’insuffisance rénale, avec ou sans antécédents, durant un traitement par la prégabaline seule ou en association avec d’autres médicaments. Dans certains cas, l’arrêt de la prégabaline a corrigé la situation. Il faut donc user de prudence quand on prescrit de la prégabaline aux personnes âgées ou atteintes d’un dysfonctionnement rénal (voir Populations particulières, Fonction rénale, MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance rénale et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
Affections cardiovasculaires : insuffisance cardiaque congestive. On a surtout observé de tels cas durant le traitement d’une douleur neuropathique par la prégabaline chez des patients âgés dont la fonction cardiovasculaire était compromise (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance cardiaque congestive).
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : œdème pulmonaire. Des cas d’œdème pulmonaires ont été signalés depuis la commercialisation chez des patients qui prenaient de la prégabaline. Bien que la plupart de ces cas soient survenus chez des sujets âgés déjà prédisposés à l’œdème pulmonaire en raison de certains facteurs, quelques cas sont survenus chez des sujets sans antécédents d’œdème pulmonaire ni affection ayant pu les y prédisposer.
Troubles oculaires : diplopie, vision brouillée, troubles visuels et perte de vision. On a rapporté également de rares cas de troubles de l’accommodation, d’œdème palpébral et de rougeur oculaire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Fonction visuelle).
Encéphalopathie : Des cas graves d’encéphalopathie ont été signalés après la commercialisation du produit, la plupart chez des patients qui souffraient d’une affection sous-jacente susceptible de conduire à une encéphalopathie. Certains de ces cas sont survenus chez des patients ayant des antécédents de maladie rénale ou hépatique. Étant donné que de rares cas d’insuffisance rénale ont été rapportés durant le traitement par LYRICA, on doit faire preuve de prudence lorsqu’on prescrit LYRICA à des personnes âgées dont la fonction rénale est altérée en raison de l’âge ou à des patients présentant une néphropathie ou des risques d’insuffisance rénale (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance rénale et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Encéphalopathie).
Convulsions : Des convulsions, incluant les états de mal épileptiques et les états de grand mal, sont survenues chez des patients non épileptiques pendant le traitement par LYRICA ou après l’arrêt brusque de celui-ci (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt subit ou rapide du traitement).
Comportement et idées suicidaires : Il y a eu des rapports de pharmacovigilance concernant des manifestations de type suicidaire (suicide, tentative de suicide et idées suicidaires) chez des patients traités par LYRICA pour diverses indications : douleur neuropathique, fibromyalgie, etc. Dans certains cas, des troubles psychiatriques sous-jacents peuvent avoir contribué à ces manifestations, mais le mécanisme par lequel cela aurait pu se produire est inconnu. Il importe de surveiller les patients afin de déceler tout signe d’idées ou de comportements suicidaires, et d’entreprendre un traitement approprié s’il y a lieu. On doit encourager les patients à signaler à leur professionnel de la santé toute pensée ou tout sentiment qui les bouleversent (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Comportement et idées suicidaires).
Réactions cutanées graves : Après la commercialisation du produit, on a signalé de très rares cas de réactions cutanées graves (syndrome de Stevens-Johnson, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse, dermatite exfoliatrice, troubles cutanés bulleux, érythème polymorphe) chez des patients traités par LYRICA (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). En raison du faible nombre de déclarations, il est généralement admis que les taux de déclaration après la commercialisation des produits sont des sous-estimations. La plupart des cas ont été signalés chez des patients qui prenaient d'autres médicaments également susceptibles de provoquer de telles réactions. Par conséquent, dans la plupart de ces cas, il était impossible d’établir avec certitude un lien de causalité entre ces effets et la prise de LYRICA. Il faut dire aux patients de cesser de prendre LYRICA et de communiquer avec leur médecin si une éruption cutanée se manifeste.
Risque d’emploi abusif et de pharmacodépendance
Durant une étude portant sur des utilisateurs occasionnels (n = 15) de sédatifs ou d’hypnotiques, y compris d’alcool, la prise d’une seule dose de 450 mg de LYRICA (prégabaline) a produit un effet qualifié de « bon », d’« euphorisant » et d’« agréable », comparable à celui d’une seule dose de 30mg de diazépam. Dans le cadre d’études comparatives ayant porté sur plus de 5500 patients, 4 % des patients traités par LYRICA et 1 % des sujets témoins ont mentionné l’euphorie parmi les effets indésirables. Cependant, l’euphorie a été rapportée par 1,8 % et 0 % respectivement des patients traités et témoins durant les essais portant sur la neuropathie diabétique périphérique, et par 0,9 % et 0 % respectivement des participants traités et témoins aux études portant sur les névralgies postzostériennes. Durant les études cliniques, quelques patients ont rapporté la survenue de symptômes évocateurs d’une dépendance physique tels que l’insomnie, les nausées, les céphalées, l’anxiété, l’hyperhidrose et la diarrhée après l’arrêt subit ou rapide de la prégabaline (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt subit ou rapide du traitement).
La prégabaline n’est pas réputée agir sur les sites récepteurs habituellement sensibles aux substances ayant un potentiel toxicomanogène. Le médecin doit mener une évaluation rigoureuse du patient afin de déceler tout antécédent de toxicomanie et assurer une surveillance afin de détecter les signes d’emploi détourné ou abusif de LYRICA comme de tout autre médicament à action centrale (p. ex., épuisement de l’effet, augmentation de la dose, syndrome de sevrage).
Étant donné que la prégabaline est principalement excrétée sous forme inchangée dans l’urine, qu’elle subit une biotransformation négligeable chez l’être humain (moins de 2 % de la dose sont récupérés dans les urines sous forme de métabolites), qu’elle n’inhibe pas la biotransformation des médicaments in vitro et qu’elle ne se lie pas aux protéines plasmatiques, il est peu probable que LYRICA (prégabaline) soit mis en jeu dans des interactions pharmacocinétiques.
Études in vitro : Les résultats d’études in vitro portant sur la biotransformation du médicament ont révélé que la présence de prégabaline en concentrations généralement 10 fois supérieures à celles qui ont été observées au cours des essais de phases II et III n’entraîne pas l’inhibition des isoenzymes 1A2, 2A6, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4 du cytochrome P450 chez l’être humain.
Études in vivo : Les données sur les interactions médicamenteuses qui figurent dans la présente section proviennent d’études menées chez des adultes en bonne santé, des patients épileptiques et des patients souffrant de douleurs chroniques.
Carbamazépine, acide valproïque, lamotrigine, phénytoïne, phénobarbital et topiramate
D’après les résultats d’études in vitro et in vivo, il est peu probable que LYRICA interagisse de manière notable avec d’autres médicaments. Plus précisément, on n’a observé aucune interaction significative sur le plan pharmacocinétique entre la prégabaline et les anticonvulsivants suivants : carbamazépine, acide valproïque, lamotrigine, phénytoïne, phénobarbital et topiramate. Aucune interaction grave ne devrait survenir entre la prégabaline et les anticonvulsivants d’usage courant.
Tiagabine : Les résultats d’une analyse pharmacocinétique démographique ont révélé que la tiagabine n’a pas d’effet cliniquement significatif sur la clairance de la prégabaline chez les patients victimes de crises partielles.
Gabapentine : Les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline et de la gabapentine ont fait l’objet d’une étude chez 12 sujets en bonne santé ayant simultanément reçu des doses uniques de 100 mg de prégabaline et de 300 mg de gabapentine, ainsi que chez 18 sujets sains ayant reçu des doses multiples et concomitantes de 200 mg de prégabaline et de 400 mg de gabapentine toutes les 8 heures. Or, l’administration conjointe d’une dose unique ou de multiples doses de prégabaline et de gabapentine n’a eu aucun effet sur les paramètres pharmacocinétiques de la gabapentine. La vitesse d’absorption de la prégabaline a toutefois diminué de 26 % (dose unique) et de 18 % (doses multiples) environ, comme en témoigne la réduction des concentrations maximales (Cmax). Le degré d’absorption de la prégabaline n’a cependant pas été influencé par l’administration simultanée de gabapentine.
Contraceptifs oraux : La prise concomitante de prégabaline (à raison de 200 mg, 3 f.p.j.) n’a pas eu d’effet sur les paramètres pharmacocinétiques de la noréthindrone ni de l’éthinylestradiol (1mg/35 µg, respectivement) à l’état d’équilibre chez des sujets sains.
Lorazépam : L’administration de doses multiples de prégabaline (300 mg, 2 f.p.j.) à des sujets sains n’a pas eu d’effet sur la vitesse ni sur le degré d’absorption d’une dose unique de lorazépam, et l’administration d’une dose unique de lorazépam (1 mg) n’a pas eu d’effet clinique significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline à l’état d’équilibre.
Oxycodone : L’administration de doses multiples de prégabaline (300 mg, 2 f.p.j.) à des sujets sains n’a pas eu d’effet sur la vitesse ni sur le degré d’absorption d’une dose unique d’oxycodone, et l’administration d’une dose unique d’oxycodone (10 mg) n’a pas eu d’effet clinique significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline à l’état d’équilibre.
Éthanol : L’administration de doses multiples de prégabaline (300 mg, 2 f.p.j.) à des sujets sains n’a pas eu d’effet sur la vitesse ni sur le degré d’absorption d’une dose unique d’éthanol, et l’administration d’une dose unique d’éthanol (0,7 g/kg) n’a pas eu d’effet clinique significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline à l’état d’équilibre.
Diurétiques, hypoglycémiants oraux et insuline : Une analyse pharmacocinétique démographique menée chez des patients souffrant de douleurs chroniques a révélé que la prise concomitante de diurétiques, d’hypoglycémiants oraux et d’insuline n’a pas d’effet clinique significatif sur la clairance de la prégabaline.
Oxycodone, lorazépam et éthanol : L’administration de doses multiples de prégabaline par voie orale en association avec de l’oxycodone, du lorazépam ou de l’éthanol n’a pas eu d’effet cliniquement important sur la fonction respiratoire. La prégabaline pourrait potentialiser les effets de l’éthanol et du lorazépam. Elle semble intensifier les effets indésirables de l’oxycodone sur la fonction cognitive et la motricité globale.
Antidiabétique de la classe des thiazolidinediones : Le gain pondéral et l'œdème périphérique étaient plus fréquents chez les patients qui prenaient à la fois LYRICA et un antidiabétique de la classe des thiazolidinediones que chez ceux qui prenaient l'un ou l'autre de ces médicaments. La majorité des patients faisant usage d’un antidiabétique de la classe des thiazolidinediones et inscrits dans la base de données sur l’innocuité globale avaient participé à des études sur la douleur associée à la neuropathie diabétique périphérique.
Comme les antidiabétiques de la classe des thiazolidinediones et LYRICA peuvent causer un gain de poids et/ou une rétention liquidienne, risquant ainsi d’exacerber ou de provoquer une insuffisance cardiaque, l’emploi concomitant de LYRICA et de tels agents exige la prudence (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Œdème périphérique).
La prise d’aliments avec la prégabaline entraîne une réduction de la vitesse d’absorption de ce médicament, qui se traduit par une diminution d’environ 25 à 30 % de la Cmax et un allongement du délai d’obtention de la concentration maximale (Tmax) portant ce délai à 3 heures environ. Cela dit, la prise concomitante de prégabaline et de nourriture n’a pas d’effet cliniquement pertinent sur la quantité totale de prégabaline absorbée. La prégabaline peut donc être prise avec ou sans aliments.
Il n’existe pas d’interaction connue entre LYRICA et les herbes médicinales.
Il n’existe aucune interaction connue entre LYRICA et les épreuves de laboratoire.
La prégabaline est éliminée de la grande circulation principalement par voie rénale sous forme inchangée. Chez certaines personnes âgées ou en présence d’antécédents d’insuffisance rénale notable, il faut réduire la dose en conséquence (voir Réglage de la posologie suivant la fonction rénale, ci-après).
Conformémement à la pratique clinique courante, il est recommandé de mettre fin à l’emploi de LYRICA (prégabaline) en réduisant peu à peu la dose durant au moins 1 semaine (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt subit ou rapide du traitement).
Douleur neuropathique secondaire à la neuropathie diabétique périphérique
La dose de départ recommandée de LYRICA s’établit à 150 mg/jour, fractionnée en 2 ou 3 prises (75 mg, 2 f.p.j., ou 50 mg, 3 f.p.j.), avec ou sans aliments, quand la clairance de la créatinine est d’au moins 60 mL/min. L’effet du traitement commence à se faire sentir dans un délai de 1 semaine. Selon la réponse et la tolérance du patient, on peut porter la dose à 300 mg/jour (150mg, 2 f.p.j.) après la première semaine de traitement.
En présence de douleurs intenses et tenaces, si le patient tolère bien la dose quotidienne de 300mg, on peut augmenter la dose jusqu’à concurrence de 600 mg/jour (300 mg, 2f.p.j.). Cependant, la dose de 600 mg/jour ne s’est pas révélée significativement plus efficace durant les essais cliniques, tandis que les fréquences d’effets indésirables et d’abandons ont augmenté de façon marquée chez les patients qui recevaient une telle dose (voir EFFETS INDÉSIRABLES, tableaux 1 et 5). On déconseille d’administrer des doses supérieures à 600mg/jour, de telles doses n’ayant pas été évaluées.
Douleur neuropathique secondaire aux névralgies postzostériennes
En présence de douleurs intenses et tenaces, si le patient tolère bien la dose quotidienne de 300mg, on peut augmenter la dose jusqu’à concurrence de 600 mg/jour (300 mg, 2 f.p.j.). Cependant, la dose de 600 mg/jour ne s’est pas révélée significativement plus efficace durant les essais cliniques, tandis que les fréquences d’effets indésirables et d’abandons ont augmenté de façon marquée chez les patients qui recevaient une telle dose (voir EFFETS INDÉSIRABLES, tableaux 3 et 6). On déconseille d’administrer des doses supérieures à 600 mg/jour, de telles doses n’ayant pas été évaluées.
Douleur neuropathique secondaire à une lésion de la moelle épinière
La dose de départ recommandée de LYRICA s’établit à 150 mg/jour, fractionnée en 2 prises (75 mg, 2 f.p.j.), avec ou sans aliments, quand la clairance de la créatinine est d’au moins 60 mL/min. L’effet du traitement commence à se faire sentir dans un délai de 1 semaine. Selon la réponse et la tolérance du patient, on peut porter la dose à 300 mg/jour (150 mg, 2 f.p.j.) après la première semaine de traitement.
En présence de douleurs intenses et tenaces, si le patient tolère bien la dose quotidienne de 300mg, on peut envisager d'augmenter la dose jusqu’à concurrence de 600 mg/jour (300 mg, 2 f.p.j.). On déconseille d’administrer des doses supérieures à 600 mg/jour, de telles doses n’ayant pas été évaluées.
Douleur associée à la fibromyalgie
La posologie recommandée est de 300 à 450 mg/jour, fractionnés en 2 doses. La posologie initiale recommandée de LYRICA est de 150 mg/jour, fractionnés en 2 doses (75 mg 2 f.p.j.), avec ou sans aliments chez les patients dont la clairance de la créatinine est d’au moins 60 mL/min. D’après la réponse et la tolérabilité individuelles, on peut augmenter la dose à 150 mg 2 f.p.j. (300 mg/jour) 1 semaine plus tard. Quand les effets bénéfiques ne sont toujours pas satisfaisants, on peut augmenter la dose à 225 mg 2 f.p.j. (450 mg/jour). Chez certains patients, LYRICA a fait preuve d’efficacité dès la 1re semaine de traitement.
Chez les patients qui éprouvent une douleur importante et soutenue et qui tolèrent bien 300 mg de prégabaline par jour, on peut faire l’essai de la dose quotidienne maximale de 600 mg (300 mg 2f.p.j.). Toutefois, au cours des essais cliniques sur la fibromyalgie, l’administration de 600 mg/jour de LYRICA n’a pas apporté de bienfaits additionnels; en outre, les patients traités ont subi un taux significativement plus élevé d’effets indésirables et ont mis fin à leur participation plus souvent (voir EFFETS INDÉSIRABLES, tableaux 7 et 10). Compte tenu de la hausse des effets indésirables avec la dose, la décision d’administrer des doses de plus 450 mg/jour revient au médecin traitant qui doit tenir compte du contexte clinique. On déconseille d’administrer des doses supérieures à 600mg/jour, de telles doses n’ayant pas été évaluées.
Réglage de la posologie selon la fonction rénale
LYRICA est excrété principalement par voie rénale. Il faut donc modifier la dose en présence d’un ralentissement de la fonction rénale. La clairance de la prégabaline est directement proportionnelle à la clairance de la créatinine. Par conséquent, le réglage de la dose doit se fonder sur la clairance de la créatinine (CLCr), comme on l’indique au tableau 13.
Pour utiliser ce tableau, il faut connaître à peu de chose près la CLCr du patient, en mL/min. On peut l’estimer à partir de la créatinine sérique (mg/dL) au moyen de l’équation de Cockcroft et Gault :
CLCr = [140- âge (ans)]x poids(kg) ( x 0,85 pour les femmes)
72 x créatinine sérique(mg/dL)
L’hémodialyse élimine efficacement la prégabaline du plasma, puisqu’une séance de 4 heures abaisse les concentrations plasmatiques de quelque 50 %. Chez les patients dialysés, il convient de régler la dose quotidienne de prégabaline d’après la fonction rénale. Il faut, de plus, administrer une dose supplémentaire immédiatement après chaque séance d’hémodialyse de 4 heures (voir le tableau 13).
Tableau 13. Réglage de la dose de prégabaline fondé sur la fonction rénale
Dose quotidienne totale de prégabaline (mg/jour)a
Augmentation de la dose recommandée*
2 ou 3 f.p.j.
1 ou 2 f.p.j.
1 f.p.j.
Dosesupplémentaireconsécutiveà l’hémodialyse (mg)b
Patients recevant 25 mg, 1 f.p.j. : dose supplémentaire de 25 ou de 50 mg
Patients recevant 25 ou 50 mg, 1 f.p.j. : dose supplémentaire de 50 ou de 75 mg
Patients recevant 50 ou 75 mg, 1 f.p.j. : dose supplémentaire de 75 ou de 100 mg
Patients recevant 75 mg, 1 f.p.j. : dose supplémentaire de 100 ou de 150 mg
* Selon la réponse et la tolérance du patient.
a Il faut diviser la dose quotidienne totale (mg/jour) par la fréquence d’administration pour obtenir la dose par prise.
b Administration de la dose supplémentaire en une seule prise
Personnes âgées (> 65 ans) : La clairance rénale de la prégabaline administrée par voie orale tendait à diminuer avec l’âge. Cette diminution cadre avec la réduction, elle aussi liée à l’âge, de la clairance de la créatinine. Il peut être nécessaire de réduire la dose de prégabaline chez les patients dont la fonction rénale est altérée en raison de l’âge.
Enfants (< 18 ans) : L’innocuité et l’efficacité de la prégabaline n’ayant pas été établies chez les enfants (de moins de 18 ans), l’emploi de cet agent est déconseillé chez ces patients.
LYRICA doit être pris par voie orale, avec ou sans aliments (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Interactions médicament-aliment).
Signes, symptômes et données de laboratoire propres au surdosage aigu chez l’être humain
La plus forte dose employée dans le cadre du programme de développement clinique de la prégabaline, mais n’ayant pas entraîné la mort était de 15 000 mg, et elle a été administrée à 1 patient. Les effets indésirables éprouvés par les patients ayant reçu une surdose ne différaient pas, sur le plan clinique, de ceux qu’ont présentés les patients traités aux doses de prégabaline recommandées.
Des cas de surdoses fatales où la prégabaline avait été absorbée en même temps que d’autres médicaments ont été signalés depuis la commercialisation de la prégabaline; dans certains cas, la dose de prégabaline n’était que de 800 mg. La prégabaline n’a été jugée responsable de la mort dans aucun de ces cas, ni lorsqu’elle était prise en monothérapie. On n’a pas encore déterminé quelle pouvait être la plus faible dose fatale de prégabaline en monothérapie.
Dans le cadre du programme de pharmacovigilance, les effets indésirables le plus couramment observés dans les cas de surdose de prégabaline (de 800 mg/jour à 11 500 mg en une seule dose) ont été les suivants : trouble affectif, somnolence, confusion mentale, dépression, agitation et instabilité psychomotrice. Des rapports ont aussi fait état de crises convulsives.
Traitement ou prise en charge des cas de surdosage
Il n’existe pas d’antidote spécifique de la prégabaline. Le cas échéant, on peut tenter d’éliminer le médicament non absorbé par vomissement provoqué ou lavage gastrique, en prenant les mesures habituelles pour assurer la perméabilité des voies aériennes. Les soins de soutien généraux sont indiqués, y compris la surveillance des signes vitaux et l’observation de l’état du patient. On doit communiquer avec un centre antipoison accrédité pour obtenir l’information la plus récente concernant la prise en charge des cas de surdosage de prégabaline.
Telle qu’elle est normalement pratiquée, l’hémodialyse permet d’éliminer une quantité considérable de prégabaline (environ 50 % en 4 heures) et doit, de ce fait, être envisagée en cas de surdosage. Même si elle n’a pas été pratiquée dans les quelques cas connus de surdosage, l’hémodialyse peut être justifiée selon l’état du patient ainsi qu’en cas d’insuffisance rénale importante.
LYRICA (prégabaline) se lie à la sous-unité alpha2-delta des canaux calciques sensibles au voltage dans les cellules du système nerveux. In vitro, la prégabaline réduit l’entrée du calcium dans les terminaisons nerveuses, ce qui peut inhiber la libération de neurotransmetteurs excitateurs comme le glutamate. Par cette voie, LYRICA peut moduler les influx nerveux servant à la transmission de la douleur. On ne connaît pas toutefois la portée clinique de ces observations chez l’homme.
LYRICA se lie avec une grande affinité à la protéine alpha2-delta (sous-unité des canaux calciques) dans les tissus cérébraux, et exerce une activité analgésique, antiépileptique et anxiolytique. Son nom chimique est : acide (S)-3-(aminométhyl)-5-méthylhexanoïque.
Bien que le mode d’action de la prégabaline demeure inconnu, les résultats obtenus chez des souris génétiquement modifiées avec des composés de structure apparentée indiquent que l’action analgésique, antiépileptique et anxiolytique de la prégabaline dans les modèles animaux tient à l’affinité sélective de cet agent pour la protéine alpha2-delta. In vitro, la prégabaline freine la libération de plusieurs neurotransmetteurs, ce qui laisse croire à un effet modulateur sur le fonctionnement des canaux calciques.
La prégabaline n’imite pas le GABA à la hauteur des récepteurs GABAA et GABAB, pas plus qu’elle n’intensifie la réponse des récepteurs GABAA comme le font les benzodiazépines et les barbituriques. Contrairement aux bloqueurs des canaux calciques vasculaires, la prégabaline n’a aucun effet sur la tension artérielle ni sur la fonction cardiaque. Les résultats de diverses études in vitro et in vivo ont permis de distinguer la prégabaline des inhibiteurs du captage du GABA et des inhibiteurs de la GABA transaminase. En outre, la prégabaline ne bloque pas les canaux sodiques, n’exerce aucun effet sur les récepteurs morphiniques, ne perturbe pas l’activité enzymatique de la cyclo-oxygénase, n’est pas un agoniste de la sérotonine ni un antagoniste de la dopamine, et n’inhibe pas le recaptage de la dopamine, de la sérotonine ni de la noradrénaline.
La prégabaline atténue les comportements révélateurs de douleur dans des modèles animaux de neuropathie diabétique, de lésion nerveuse périphérique ou d’agression chimiothérapeutique, ainsi que dans un modèle de douleur ostéomusculaire. L’administration intrathécale de prégabaline prévient et freine les comportements révélateurs de douleur que causent les agents administrés par voie médullaire. On pourrait donc croire que la prégabaline agit directement sur les tissus de la moelle épinière ou du cerveau.
Tous les effets pharmacologiques observés après l’administration de prégabaline sont le fruit de l’activité de la molécule mère; la prégabaline n’est pas métabolisée de façon appréciable chez l’être humain. Le tableau 14 expose les concentrations plasmatiques moyennes à l’état d’équilibre de prégabaline en fonction du temps après l’administration de 75, 300 et 600 mg/jour en doses également fractionnées toutes les 8 heures (3 f.p.j.), et de 600 mg/jour en doses également fractionnées toutes les 12 heures (2 f.p.j.). La pharmacocinétique de la prégabaline est linéaire dans toute la gamme posologique quotidienne recommandée. Les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline varient peu d’un sujet à un autre (< 20 %).
Tableau 14. Paramètres pharmacocinétiques moyens de la prégabaline (% c.v.a) à l’état d’équilibre chez des volontaires sains
ASC(0-t)
3 f.p.j.b
3 f.p.j.
2 f.p.j.c
Cmax : Concentration plasmatique maximale à l’état d’équilibre
Tmax : Délai d’obtention de la concentration plasmatique maximale à l’état d’équilibre
Cmin : Concentration plasmatique minimale à l’état d’équilibre
ASC(0-t) : Aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps écoulé entre 2 prises à l’état d’équilibre
t1/2 : Demi-vie d’élimination
CL/F : Clairance rénale (administration par voie orale)
a : Pourcentage de coefficient de variation
b : Dose quotidienne totale administrée en doses également fractionnées toutes les 8 heures
c : Dose quotidienne totale administrée en doses également fractionnées toutes les 12 heures
Absorption : La prégabaline est rapidement absorbée lorsqu’elle est prise à jeun, puisque les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes moins de 1,5 h après l’administration d’une dose unique et de doses multiples. La biodisponibilité de la prégabaline administrée par voie orale est d’au moins 90 % et est indépendante de la dose. La Cmax (figure 1) et l’ASC augmentent proportionnellement après l’administration d’une dose unique et de doses multiples. L’état d’équilibre est atteint de 24 à 48 heures après l’administration répétée. On peut prévoir la pharmacocinétique des doses multiples à la lumière des données relatives à une dose unique.
Figure 1. Cmax individuelle et moyenne de la prégabaline à l’état d’équilibre après l’administration de 75, 300 et 600 mg/jour en 3 doses également fractionnées (toutes les 8 h) à des volontaires sainsa
a : La ligne continue correspond à une droite de régression indiquant les valeurs individuelles (□) et moyennes (♦).
Distribution : Au cours des études précliniques, la prégabaline a facilement traversé la barrière hémato-encéphalique chez la souris, le rat et le singe. La prégabaline est un substrat du système chargé du transport des acides aminés de série L à travers la barrière hémato-encéphalique. Il a été établi que la prégabaline traverse la barrière placentaire et passe dans le lait des rates en lactation. Chez l’être humain, le volume apparent de distribution de la prégabaline après son administration orale est d’environ 0,5 L/kg. La prégabaline ne se lie pas aux protéines plasmatiques. Aux doses cliniquement efficaces de 150 et 600 mg/jour, les concentrations plasmatiques moyennes de prégabaline à l’état d’équilibre s’établissaient respectivement à environ 1,5 et 6,0 μg/mL.
Biotransformation : La prégabaline subit une biotransformation négligeable chez l’être humain. Après l’administration d’une dose radiomarquée, 98 % environ de la substance radioactive récupérée dans l’urine étaient de la prégabaline sous forme inchangée. Le dérivé N-méthylé de la prégabaline, principal métabolite récupéré dans l’urine, représentait 0,9 % de la dose. Dans le cadre des études précliniques menées sur la souris, le rat, le lapin et le singe, il n’y a pas eu racémisation de l’énantiomère S en énantiomère R.
Excrétion : La prégabaline est éliminée de la circulation générale principalement par voie rénale sous forme inchangée. Sa demi-vie d’élimination (t½) est de 6,3 h en moyenne. L’élimination de la prégabaline est proportionnelle à la clairance de la créatinine. La clairance de la prégabaline est réduite chez les patients atteints d’insuffisance rénale (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
La prégabaline subit une biotransformation négligeable, ne se lie pas aux protéines plasmatiques et est éliminée principalement sous forme inchangée par les reins. On ne s’attend pas à ce que les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline varient de manière cliniquement significative suivant la race et le sexe du patient, et on n’a observé aucune différence en ce sens.
Enfants : Les paramètres pharmacocinétiques de la prégabaline n’ont pas fait l’objet d’étude chez l’enfant.
Personnes âgées : La clairance rénale de la prégabaline administrée par voie orale tendait à diminuer avec l’âge. Cette diminution cadre avec la réduction, elle aussi liée à l’âge, de la clairance de la créatinine. Il peut être nécessaire de réduire la dose de prégabaline chez les patients dont la fonction rénale est altérée en raison de l’âge (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
Sexe : Selon une analyse pharmacocinétique démographique des données tirées du programme d’études cliniques de phases II et III, le lien entre la dose quotidienne de prégabaline et l’exposition au médicament est similaire chez les hommes et les femmes, pour peu que le réglage posologique tienne compte des écarts liés au sexe dans la clairance de la créatinine.
Race : Selon une analyse pharmacocinétique démographique des données tirées du programme d’études cliniques de phases II et III, le lien entre la dose quotidienne de prégabaline et l’exposition au médicament est similaire chez les Blancs, les Noirs et les Hispaniques.
Insuffisance rénale : Comme les reins constituent la principale voie d’élimination de la prégabaline, une réduction de la dose s’impose chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal. L’hémodialyse élimine efficacement la prégabaline du plasma, puisqu’une séance de 4 heures abaisse les concentrations plasmatiques de quelque 50 %. La dose doit donc être modifiée chez les patients dialysés (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).
Conserver à une température de 15 à 30 °C.
LYRICA (prégabaline) est présenté en capsules de gélatine dure à prendre par voie orale.
Capsules à 25 mg : capsule en gélatine dure, blanche, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 25 » imprimées à l'encre noire.
Capsules à 50 mg : capsule en gélatine dure, blanche, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, une bande et l'inscription « PGN 50 » imprimées à l'encre noire.
Capsules à 75 mg : capsule en gélatine dure, blanche et orange, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 75 » imprimées à l'encre noire.
Capsules à 100 mg : capsule en gélatine dure, orange, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 100 » imprimées à l'encre noire§.
Capsules à 150 mg : capsule en gélatine dure, blanche, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 150 » imprimées à l'encre noire.
Capsules à 200 mg : capsule en gélatine dure, orange pâle, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 200 » imprimées à l'encre noire§.
Capsules à 225 mg : capsule en gélatine dure, blanche et orange pâle, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 225 » imprimées à l'encre noire.
Capsules à 300 mg : capsule en gélatine dure, blanche et orange, portant sur la coiffe la marque « Pfizer » et sur le corps, l'inscription « PGN 300 » imprimées à l'encre noire.
Chaque capsule de LYRICA contient 25, 50, 75, 100§, 150, 200§, 225 ou 300 mg de prégabaline, du lactose monohydraté, de l’amidon de maïs et du talc. La tunique des capsules se compose de gélatine et de dioxyde de titane. La tunique des capsules orange contient de plus de l’oxyde ferrique, alors que celle des capsules blanches renferme du laurylsulfate de sodium et de la silice colloïdale. Ce dernier constituant est un auxiliaire de fabrication, qui peut être absent du produit. Chaque capsule est marquée à l’encre noire, laquelle contient de la gomme laque, de l’oxyde ferrosoferrique, du propylèneglycol, de l’hydroxyde de potassium et de l’eau.
Les capsules sont offertes en flacons en polyéthylène haute densité contenant 60 capsules, ainsi qu’en plaquettes alvéolées composées d’aluminium et de PVC.
Numéro de contrôle : 198215
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