Source: http://www.justice.gouv.fr/la-garde-des-sceaux-10016/archives-2014-c-taubira-12870/inauguration-du-centre-penitentiaire-dorleans-saran-30155.html
Timestamp: 2018-11-22 11:19:52+00:00
Document Index: 260188108

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« Construire un temps de prison utile » était l’une des recommandations clés de la Conférence de consensus sur la prévention de la récidive. C’est également l’un des piliers de la réforme pénale. En inaugurant le centre pénitentiaire d'Orléans-Saran, Christiane Taubira confirme les ambitions du ministère de la Justice en la matière.
Le centre pénitentiaire d’Orléans-Saran a été bâti pour remplacer les maisons d’arrêt vétustes d’Orléans et Chartres. « Ce nouvel établissement doit contribuer concrètement à rendre la prison digne des citoyens, à construire un temps de prison utile et à prévenir ainsi la récidive » explique la garde des Sceaux.
Salles de cours, d’informatique, bibliothèques, ateliers professionnels, gymnase, terrain de sport et salles de musculation… De nombreux espaces permettront l’accompagnement renforcé des personnes détenues en vue de leur sortie et de leur réinsertion.
Saran en quelques dates
1er juin 2011 : Début des travaux
31 mars 2014: Remise des clés de l’établissement à l’Administration Pénitentiaire
17 et 20 juillet 2014 : Arrivée des premières personnes détenues (maisons d’arrêt de Blois et Tours, puis de Paris La Santé)
25 juillet 2014 : Inauguration officielle en présence de la garde des Sceaux
Mi-octobre 2014 : Transfert des personnes détenues des maisons d’arrêt de Chartres et Orléans
Fin octobre 2014 : Fermeture définitive des maisons d’arrêt de Chartres et Orléans
L’enseignement est au cœur du projet, avec pas moins de dix espaces qui y sont consacrés. C’est l’Education Nationale qui y sera notamment chargée de repérer l’illettrisme, prendre en charge les bas niveaux et permettre aux personnes détenues de passer examens et diplômes.
2 000 m² de l’établissement sont également aménagés pour le développement du travail et de la formation professionnelle. Les personnes détenues pourront y acquérir une expérience ou une qualification professionnelle qui sera reconnue sur le marché de l’emploi.
Condition fondamentale de la réinsertion et, par conséquent, de la prévention de la récidive, le maintien des liens familiaux est lui aussi au cœur du projet. Le centre pénitentiaire est ainsi doté de 5 unités de vie familiales. Conçus pour favoriser la responsabilisation des personnes détenues dans l’accueil de leurs visiteurs, ces appartements meublés leur permettent d’accueillir leur famille, dans l’intimité, pour 72 heures au maximum.
« Cette possibilité d’activités, d’accès au soin, à la lecture, au travail… Ce sont des conditions pour faciliter l’accompagnement et la préparation à la sortie » précise la ministre. « L’incarcération doit être un temps utile. Cela s’inscrit dans la réforme pénale récemment adoptée par le Parlement. Le détenu doit avoir en perspective sa sortie : il faut qu’il se prenne en charge, qu’il comprenne le sens de sa peine et participe activement à l’exécution de celle-ci. Cet établissement est pensé dans ce schéma général. Nous veillons à ce que l’incarcération s’accomplisse dans les meilleures conditions pour protéger la société, c’est-à-dire prévenir la récidive et faire en sorte que les personnes condamnées sortent d’un parcours de délinquance. »
Un établissement d’envergure
Les 768 places en détention de l’établissement sont réparties sur 7 bâtiments, conçus comme des îlots de vie, pour conserver une échelle humaine :
deux maisons d’arrêt pour les prévenus en attente de jugement définitif et pour les personnes condamnées à des peines inférieures ou égale à 1 an (deux fois 210 places)
un centre de détention pour les condamnés (210 places)
un quartier d’accueil pour les arrivants (30 places)
un quartier de semi-liberté (60 places)
une maison d’arrêt réservée aux femmes (30 places)
un service médico-psychologique régional rattaché au centre hospitalier d’Orléans (18 places)