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Timestamp: 2016-10-28 16:25:06+00:00
Document Index: 202696318

Matched Legal Cases: ['art. 292', 'art. 296', 'art. 9', 'art. 29', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 51', 'art. 74', 'art. 76', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 75', 'art. 98', 'ATF ', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 9', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 75', 'art. 98', 'art. 99', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 296', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 176', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 296', 'ATF ', 'in fine', 'ATF ', 'art. 8', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 296', 'art. 106', 'art. 173', 'art. 173', 'art. 176', 'ATF ', 'art. 66']

de justice du canton de Gen�ve du 9 novembre 2012.
A.a Mme B.X.________, n�e � Belgrade (Serbie) en 1972, ressortissante de Serbie et Mont�n�gro, et M. A.X.________, n� en 1945, originaire de Gen�ve, se sont mari�s le 4 d�cembre 1999 � Jussy (GE).
Deux enfants sont issus de cette union: C.________, n� en 2000, et D.________, n� en 2003.
Malgr� des tensions au sein de leur couple, les �poux continuent � vivre ensemble avec leurs enfants au domicile conjugal.
A.b M. A.X.________ retire un revenu mensuel de 16'889 fr. de son activit� professionnelle. Il per�oit en outre une rente AVS de 3'986 fr. pour lui-m�me et ses deux enfants, ainsi qu'une rente LPP de 1'229 fr. 60. Ses charges mensuelles ont �t� arr�t�es � 8'418 fr.
M. A.X.________ est propri�taire de la maison conjugale. Il ressort des plans de la maison que celle-ci est compos�e de deux appartements qui ont �t� r�unis au cours des ann�es 2000.
A.c Mme B.X.________ se consacre pleinement � l'�ducation de ses deux enfants. Elle exerce une activit� restreinte de graphiste � son compte dont elle a toutefois d�clar� ne d�gager aucun b�n�fice.
Ses charges mensuelles, incluant celles de ses deux enfants, s'�l�vent � 5'098 fr. 85.
B.a Statuant le 11 mai 2012 sur mesures protectrices de l'union conjugale, apr�s avoir au pr�alable rejet� la requ�te de mesures superprovisionnelles form�e par Mme B.X.________, le Tribunal de premi�re instance a notamment autoris� les �poux � vivre s�par�s (ch. 1), a confi� la garde des enfants � leur m�re (ch. 2) tout en r�servant un large droit de visite au p�re (ch. 3), a autoris� M. A.X.________ � r�tablir deux appartements distincts (ch. 4), attribuant la jouissance exclusive de l'appartement le plus grand � l'�pouse et celle du plus petit au mari (ch. 5 et 6), a condamn� M. A.X.________ � verser 6'090 fr. � Mme B.X.________ � titre de contribution � l'entretien de la famille � compter du jour du prononc� du jugement (ch. 7) et a dit que M. A.X.________ supporterait le paiement des int�r�ts hypoth�caires, des frais de chauffage, le salaire du jardinier et les imp�ts du couple, quel que soit le mode de taxation (ch. 8).
B.b Statuant par arr�t du 9 novembre 2012 sur l'appel form� par Mme B.X.________, la Cour de justice du canton de Gen�ve (ci-apr�s: la Cour de justice) a annul� les ch. 4 � 8 du dispositif du jugement entrepris et, statuant � nouveau, a attribu� la jouissance exclusive du domicile conjugal � l'�pouse, a condamn� le mari � quitter celui-ci le 15 d�cembre 2012 au plus tard, sous la menace de la peine pr�vue � l'art. 292 CP, a condamn� M. A.X.________ � verser � son �pouse, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 9'390 fr. � titre de contribution � l'entretien de la famille, � compter du 14 octobre 2011, sous d�duction de 41'600 fr. pour la p�riode du 14 octobre 2011 au 31 octobre 2012, a condamn� M. A.X._________ � supporter le paiement des int�r�ts hypoth�caires et des primes d'assurance b�timent et a confirm� le jugement entrepris pour le surplus.
Par acte du 14 d�cembre 2012, M. A.X.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral, assorti d'une demande d'octroi de l'effet suspensif. Il conclut principalement � la r�forme de l'arr�t entrepris en ce sens qu'il soit autoris� � r�tablir deux appartements distincts dans la maison familiale selon les plans vers�s � la proc�dure et � ce que l'arr�t entrepris soit annul� en tant qu'il le condamne � verser � son �pouse une contribution d'entretien r�troactive pour la p�riode du 14 octobre 2011 au 31 octobre 2012 et la cause renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. A l'appui de ses conclusions, le recourant se plaint de la violation de l'art. 296 CPC, de l'�tablissement arbitraire des faits (art. 9 Cst.), ainsi que de la violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 Cst.).
La demande d'effet suspensif a �t� rejet�e.
Invit�es � se d�terminer, la Cour de justice s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t et l'intim�e a conclu au rejet du recours.
Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF). D�s lors que le litige soumis au Tribunal f�d�ral porte sur l'attribution du domicile conjugal et le montant des contributions d'entretien dues par le p�re � ses enfants et � son �pouse, le recours a pour objet une d�cision rendue dans une affaire p�cuniaire (cf. arr�t 5A_575/2011 du 12 octobre 2011 consid. 1), dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, art. 74 al. 1 let. b LTF). Il a par ailleurs �t� d�pos� par une partie ayant pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et ayant un int�r�t � l'annulation ou � la modification de l'arr�t entrepris (art. 76 al. 1 LTF), dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi, contre une d�cision prise sur recours par un tribunal sup�rieur (art. 75 al. 1 et 2 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable.
Contrairement � ce que soutient de mani�re peu compr�hensible le recourant, la d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale est bien une d�cision portant sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5.1), de sorte que seule la violation de droits constitutionnels peut �tre d�nonc�e.
2.1 Le Tribunal f�d�ral ne sanctionne la violation de droits constitutionnels que si un tel moyen est invoqu� et motiv� par le recourant conform�ment au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 III 393 consid. 6; 638 consid. 2; 133 II 249 consid. 1.4.2). Il n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 III 589 consid. 2). Le recourant qui se plaint d'arbitraire ne saurait, d�s lors, se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de la juridiction cantonale, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision repose sur une application de la loi manifestement insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 et les r�f�rences cit�es). L'arbitraire prohib� par l'art. 9 Cst. ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable, voire pr�f�rable; le Tribunal f�d�ral ne s'�carte de la d�cision attaqu�e que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice ou de l'�quit�. Il ne suffit pas que la motivation de cette d�cision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire dans son r�sultat (ATF 133 I 149 consid. 3.1; 133 II 257 consid. 5.1; 133 III 462 consid. 4.4.1).
Dans le domaine de l'appr�ciation des preuves et de la constatation des faits, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv�, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 118 Ia 28 consid. 1b et les r�f�rences). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans motifs objectifs de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Cette retenue est d'autant plus grande lorsque le juge n'examine la cause que d'une mani�re sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3 et les r�f�rences; 127 III 474 consid. 2b/bb).
2.3 En vertu des principes de la bonne foi et de l'�puisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF), tous les moyens nouveaux sont exclus dans le recours en mati�re civile au sens de l'art. 98 LTF, sauf dans les cas o� seule la motivation de la d�cision attaqu�e donne l'occasion de les soulever, c'est-�-dire lorsque c'est cette d�cision qui, pour la premi�re fois, a rendu pertinents ces faits ou moyens de preuve (art. 99 al. 1 LTF; ATF 133 III 639 consid. 2; 133 IV 342 consid. 2.1; 135 I 221 consid. 5.2.4 p. 229; arr�ts 5A_577/2010 du 18 octobre 2010 consid. 1.2, publi� in: SJ 2011 I p. 101; 5A_871/2009 du 2 juin 2010 consid. 2). Les pi�ces post�rieures � l'arr�t entrepris sont en outre d'embl�e irrecevables (ATF 133 IV 342 consid. 2.1 p. 343 s.; arr�t 5A_640/2011 du 4 janvier 2012 consid. 1.4).
Le recourant s'en prend dans un premier temps � l'attribution exclusive de la maison familiale � son �pouse.
3.1 S'agissant du logement familial, le Tribunal de premi�re instance a autoris� le mari � r�tablir les deux appartements initiaux distincts et � occuper le plus petit - laissant le plus grand � l'usage de l'�pouse et des enfants - consid�rant que cette solution �tait la plus raisonnable, malgr� l'inconv�nient que repr�sentait le maintien d'une telle proximit� entre les �poux. Il a en effet estim� que, compte tenu du fait que l'�poux avait d�j� atteint l'�ge de la retraite, rien ne permettait de mettre en doute ses d�clarations quant � son intention d'arr�ter de travailler dans les deux ans � venir et qu'on ne pouvait par cons�quent l'obliger � quitter sa propri�t� pour louer un appartement ailleurs, dont la charge de loyer pourrait s'av�rer insupportable d�s qu'il aurait mis fin � son activit� professionnelle. Cette solution �tait �galement dans l'int�r�t des enfants qui pouvaient ainsi conserver les liens cr��s dans cette commune et continuer de profiter de la vie � la campagne.
La Cour de justice a au contraire consid�r� qu'une �ventuelle division du domicile conjugal en deux appartements �tait pr�cis�ment susceptible de nuire au bien-�tre des enfants qui ne comprendraient pas, d'une part, que leurs parents s�par�s continuent de vivre � la m�me adresse et qui seraient, d'autre part, plus souvent confront�s au conflit opposant leurs parents, lequel serait plus difficile � apaiser avec une telle proximit� g�ographique. Elle a en outre consid�r� que la taille de 66 m2 de l'appartement ainsi reconstitu� ne permettrait pas au p�re de loger convenablement ses fils durant l'exercice de son droit de visite, de sorte que ces derniers seraient oblig�s de retourner dormir chez leur m�re au risque d'alimenter encore le conflit et d'emp�cher le bon d�roulement du droit de visite. Consid�rant que cette solution n'�tait en d�finitive pas dans l'int�r�t des enfants, elle a attribu� la jouissance exclusive du domicile conjugal � leur m�re, pr�cisant que l'intim� b�n�ficiait d'un revenu suffisant pour assumer un loyer et n'avait en outre pas rendu vraisemblable la cessation de son activit� professionnelle � la fin de l'ann�e 2013.
3.2 Le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir estim� que la division du domicile conjugal en deux appartements �tait contraire � l'int�r�t des enfants, ce sans avoir proc�d� � l'audition pr�alable des parties, ni effectu� d'instruction compl�mentaire, alors m�me que le Service de protection des mineurs n'avait formul� aucune critique lorsqu'il avait �t� inform� de ce projet par le recourant. De la m�me mani�re, il soutient que la Cour de justice ne pouvait se contenter de retenir qu'il n'avait pas rendu vraisemblables la cessation de son activit� professionnelle et le fait qu'il ne serait par cons�quent bient�t plus en mesure d'assumer un loyer, mais qu'il lui appartenait au contraire d'instruire la cause sur ce point, ce d'autant que cette affirmation n'avait jamais �t� contest�e par l'intim�e. Il estime ainsi que la Cour de justice, � d�faut d'avoir interpell� ou entendu oralement les parties sur ces questions avant de modifier l'�tat de fait retenu en premi�re instance, a viol� leur droit d'�tre entendues ainsi que la maxime inquisitoire pr�vue par l'art. 296 al. 1 CPC. Le recourant soutient que la Cour de justice a de surcro�t appr�ci� arbitrairement les faits en consid�rant qu'il n'a pas rendu la cessation de son activit� professionnelle vraisemblable. En outre, il estime que, m�me en tenant compte du raisonnement de la Cour qui a retenu que le fait que les deux �poux continuent � vivre dans la m�me maison serait contraire � l'int�r�t des enfants, l'interdiction de constituer deux appartements distincts �tait injustifi�e et ne tenait pas compte de ses propres int�r�ts p�cuniaires puisqu'il aurait parfaitement pu louer l'un des appartements, ce qui lui aurait, d'une part, permis de compenser la perte prochaine de son revenu et aucune raison objective ne justifiant, d'autre part, d'attribuer � son �pouse une maison de plus de 200 m2.
3.3.1 La garantie constitutionnelle de l'art. 29 al. 2 Cst. pr�voit que toute personne a le droit de s'expliquer avant qu'une d�cision ne soit prise � son d�triment, d'avoir acc�s au dossier, de fournir des preuves quant aux faits de nature � influer sur la d�cision � rendre, de participer � l'administration des preuves valablement offertes, � moins que le fait � prouver ne soit d�pourvu de pertinence ou que le moyen de preuve n'apparaisse manifestement inapte � �tablir le fait all�gu�, et de se d�terminer � leur propos (ATF 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 s. et les r�f�rences; 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 s.; 127 III 576 consid. 2c p. 578; 127 I 54 consid. 2b p. 56). L'art. 29 al. 2 Cst. ne conf�re pas le droit d'�tre entendu oralement (arr�t 5A_225/2011 du 9 ao�t 2011 consid. 3.2). Le droit d'�tre entendu ne s'oppose pas � ce que l'autorit� mette un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de forger sa conviction. Si le juge cantonal a refus� une mesure probatoire en proc�dant � une appr�ciation anticip�e des preuves, il appartient au recourant qui entend la contester de soulever un grief d�taill� � cet �gard (art. 106 al. 2 LTF; ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428; 115 Ia 8 consid. 3a p. 11/12 et 97 consid. 5b p. 101).
3.3.2 Selon l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC, � la requ�te de l'un des conjoints et si la suspension de la vie commune est fond�e, le juge prend les mesures en ce qui concerne le logement et le mobilier de m�nage. Le juge des mesures protectrices de l'union conjugale attribue provisoirement le logement conjugal � l'une des parties en faisant usage de son pouvoir d'appr�ciation. Il doit proc�der � une pes�e des int�r�ts en pr�sence, de fa�on � prononcer la mesure la plus ad�quate au vu des circonstances concr�tes.
En premier lieu, le juge doit examiner � quel �poux le domicile conjugal est le plus utile ("gr�sserer Nutzen"). Ce crit�re conduit � attribuer le logement � celui des �poux qui en tirera objectivement le plus grand b�n�fice, au vu de ses besoins concrets. A cet �gard, entrent notamment en consid�ration l'int�r�t de l'enfant, confi� au parent qui r�clame l'attribution du logement, � pouvoir demeurer dans l'environnement qui lui est familier, l'int�r�t professionnel d'un �poux, qui, par exemple, exerce sa profession dans l'immeuble, ou encore l'int�r�t d'un �poux � pouvoir rester dans l'immeuble qui a �t� am�nag� sp�cialement en fonction de son �tat de sant�.
Si ce premier crit�re de l'utilit� ne donne pas de r�sultat clair, le juge doit, en second lieu, examiner � quel �poux on peut le plus raisonnablement imposer de d�m�nager, compte tenu de toutes les circonstances. A cet �gard, entrent notamment en consid�ration l'�tat de sant� ou l'�ge avanc� de l'un des �poux qui, bien que l'immeuble n'ait pas �t� am�nag� en fonction de ses besoins, supportera plus difficilement un changement de domicile, ou encore le lien �troit qu'entretient l'un d'eux avec le domicile conjugal, par exemple un lien de nature affective. Des motifs d'ordre �conomique ne sont en principe pas pertinents, � moins que les ressources financi�res des �poux ne leur permettent pas de conserver ce logement.
Si ce second crit�re ne donne pas non plus de r�sultat clair, le juge doit alors tenir compte du statut juridique de l'immeuble et l'attribuer � celui des �poux qui en est le propri�taire ou qui b�n�ficie d'autres droits d'usage sur celui-ci (ATF 120 II 1 consid. 2c et 2d; arr�ts 5A_710/2009 du 22 f�vrier 2010 consid. 3.1, non publi� in ATF 136 III 257; 5A_575/2011 du 12 octobre 2012 consid. 5.1; 5A_766/2008 du 4 f�vrier 2009 consid. 3 et les r�f�rences cit�es; 5A_344/2008 du 28 juillet 2008 consid. 5.1).
3.3.3 En vertu de l'art. 296 al. 1 CPC, la maxime inquisitoire s'applique lorsque le juge est saisi de questions relatives aux enfants dans les affaires de droit de la famille. Selon la jurisprudence, le juge a le devoir d'�claircir les faits et de prendre en consid�ration d'office tous les �l�ments qui peuvent �tre importants pour rendre une d�cision conforme � l'int�r�t de l'enfant, m�me si ce sont les parties qui, en premier lieu, lui soumettent les faits d�terminants et les offres de preuves. Il n'est li� ni par les faits all�gu�s, ni par les faits admis, ni par les moyens de preuve invoqu�s par les parties; il ordonne d'office l'administration de tous les moyens de preuve propres et n�cessaires � �tablir les faits pertinents. Cette obligation du juge d'�tablir d'office les faits n'est cependant pas sans limite. La maxime inquisitoire ne dispense pas, en effet, les parties de collaborer activement � la proc�dure et d'�tayer leurs propres th�ses; il leur incombe de renseigner le juge sur les faits de la cause et de lui indiquer les moyens de preuve disponibles (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 et les r�f�rences; arr�ts 5A_522/2011 du 18 janvier 2012 consid. 4.1 in fine; 5P.473/2006 du 19 d�cembre 2006 consid. 3.2).
Par ailleurs, les mesures protectrices de l'union conjugale sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance. Il suffit donc que les faits soient rendus vraisemblables (ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478 et les r�f�rences). L'art. 8 CC n'est d�s lors pas directement applicable (ATF 118 II 376 consid. 3).
3.3.4 Le recourant reproche en premier lieu � l'autorit� cantonale de s'�tre �cart�e de la solution retenue par le premier juge en estimant � l'inverse de celui-l�, que la solution de logement qu'il proposait �tait contraire � l'int�r�t des enfants, ce sans r�entendre les parties au pr�alable ni proc�der � aucune mesure d'instruction compl�mentaire. Il soutient qu'elle aurait ainsi � la fois viol� le droit d'�tre entendues des parties (art. 29 al. 2 Cst.) et la maxime inquisitoire applicable en l'esp�ce (art. 296 al. 1 CPC). Ce faisant, le recourant se m�prend toutefois sur le sens � donner � ces dispositions. En effet, dans la mesure o� les parties ont valablement �t� entendues au cours de la proc�dure de premi�re instance, ce qui est le cas en l'esp�ce, rien n'imposait au juge d'appel de les entendre � nouveau avant de se forger sa propre opinion sur la base du dossier et ce m�me si sa propre appr�ciation devait le conduire � un r�sultat divergent de celui retenu par le premier juge. Ce grief est mal fond� et doit �tre rejet�. L'application de la maxime inquisitoire ne dispense en outre aucunement le recourant de collaborer activement � la proc�dure et d'�tayer sa th�se en indiquant notamment les moyens de preuve disponibles. M�me lorsque la maxime inquisitoire est applicable, il appartient en effet en premier lieu aux parties de soumettre les faits d�terminants et les offres de preuves au juge. En reprochant � l'autorit� cantonale de ne pas avoir instruit la cause sans m�me indiquer quels sont les moyens de preuve qu'il aurait souhait� voir administr�s et qui ne l'auraient � tort pas �t�, le recourant ne d�montre aucunement une violation de la maxime inquisitoire, de sorte que ce grief doit �galement �tre rejet�.
Le recourant reproche ensuite � l'autorit� cantonale d'avoir accord� � l'intim�e un logement d'une surface dont elle n'a pas l'utilit� et d'avoir, ce faisant, m�connu son propre int�r�t financier � occuper une partie de l'immeuble ou au moins � la louer � un tiers pour en retirer un b�n�fice susceptible de couvrir son propre loyer.
Par sa critique, le recourant conteste en premier lieu le fait qu'il n'ait pas �t� autoris� � diviser le logement pour en occuper personnellement une partie. L'autorit� cantonale a motiv� l'attribution exclusive du logement familial � l'�pouse essentiellement par le fait que le bien des enfants commandait de privil�gier cette solution. Elle a ainsi relev� que les tensions entre les parties �taient encore vives et que la solution propos�e par le recourant �tait susceptible en particulier d'exposer les enfants aux conflits entre leurs parents. Par sa critique, le recourant ne s'en prend nullement � cette appr�ciation dont il ne d�montre a fortiori pas l'arbitraire, de sorte que son grief doit �tre rejet�. Il n'est en outre pas relevant que le Service de protection des mineurs n'ait formul� aucune critique � l'encontre de son projet de logement, d�s lors qu'il n'appara�t pas avoir �t� pr�cis�ment interrog� sur ce point - ses conclusions portant uniquement sur la question de savoir auquel des parents la garde devait �tre attribu�e et sur les modalit�s du droit de visite - de sorte qu'on ne peut rien d�duire de l'absence de prise de position � cet �gard.
Le recourant s'en prend �galement au fait qu'il n'ait pas �t� autoris� � diviser le logement pour en louer une partie et en retirer ainsi un b�n�fice qui lui permettrait de couvrir son futur loyer. L'autorit� cantonale est parvenue � cet �gard � la conclusion que son revenu �tait suffisant pour assumer un loyer et qu'il n'avait pas rendu la cessation de son activit� � la fin de l'ann�e 2013 vraisemblable, de sorte qu'on ne pouvait en tenir compte. Le recourant ne s'en prend pas directement � ces derni�res constatations, se contentant de soutenir - � tort (cf. supra consid. 3.3.3) - que l'autorit� cantonale ne pouvait � cet �gard se satisfaire de la seule vraisemblance. Il appara�t en outre que les seuls moyens de preuve fournis par le recourant � l'appui de ses all�gations, � savoir deux courriers attestant de la r�siliation de son contrat de travail, sont des pi�ces post�rieures � l'arr�t entrepris qui sont par cons�quent irrecevables devant le Tribunal de c�ans (cf. supra consid. 2.3). Il n'�tait en cons�quence pas arbitraire de retenir que la fin effective de son activit� professionnelle en 2013 n'avait pas �t� rendue vraisemblable, �tant en outre pr�cis� que l'autorit� cantonale a rappel� � juste titre au recourant qu'il pourrait toutefois requ�rir la modification des mesures protectrices ordonn�es s'il venait effectivement � subir une baisse de ses revenus. Sa critique selon laquelle l'autorit� cantonale aurait au moins d� l'autoriser � louer une partie de la maison pour lui permettre de couvrir son propre loyer tombe par cons�quent � faux.
Le recourant conteste ensuite le principe m�me de l'effet r�troactif accord� aux contributions d'entretien dues � sa famille et subsidiairement la somme qu'il a �t� autoris� � imputer sur les pensions dues � ce titre.
4.1 Le Tribunal de premi�re instance a fix� la contribution d'entretien avec effet au jour du prononc� du jugement.
La Cour de justice a, pour sa part, consid�r� que, d�s lors que le recourant n'avait pas rendu vraisemblable la prise en charge de l'int�gralit� des charges de son �pouse durant la p�riode post�rieure au d�p�t de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale, il y avait lieu de faire r�troagir la contribution d'entretien due au jour du d�p�t de la requ�te le 14 octobre 2011, conform�ment � ce qui est pr�conis� dans la jurisprudence f�d�rale lorsque les conclusions ne pr�cisent pas la date � partir de laquelle la contribution d'entretien est requise. Elle a toutefois d�duit du montant d� une somme totale de 41'600 fr. dont elle a consid�r� le versement comme �tabli.
4.2.1 Le recourant s'oppose � l'effet r�troactif accord� s'agissant des contributions dues � l'entretien de sa famille et en particulier au montant d� pour cette p�riode. Il soutient que l'autorit� cantonale aurait viol� la maxime inquisitoire d�s lors qu'il lui appartenait d'�tablir d'office le montant d� � titre r�troactif et qu'elle ne pouvait se contenter de consid�rer qu'il n'avait pas rendu vraisemblable le paiement all�gu� des charges de son �pouse durant la p�riode � compter du d�p�t de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale. Il soutient avoir vers� � la proc�dure des pi�ces attestant d'un accord conclu avec son �pouse pr�voyant qu'il s'acquitterait, en sus d'un montant de 3'000 fr. par mois, de l'int�gralit� des frais li�s au logement et des factures du m�nage. Il all�gue � cet �gard avoir notamment assum� toutes les charges courantes aff�rentes � la maison, ainsi que les frais de nourriture et les imp�ts du couple. Une fois le jugement de premi�re instance rendu, il soutient en outre avoir proc�d� r�guli�rement au versement de la contribution de 6'090 fr. auquel il a �t� condamn� et pour lequel l'effet suspensif n'avait pas �t� allou� par la Cour de justice. Outre la violation all�gu�e de la maxime inquisitoire, il estime que la Cour a viol� le droit d'�tre entendues des parties en retenant que seul un montant mensuel de 3'000 fr. avait �t� vers� par lui � son �pouse, d�s lors qu'elle ne les a pas interpell�es avant d'arriver � une telle conclusion et qu'elle a en outre, pour les m�mes motifs, appr�ci� arbitrairement les faits.
4.2.2 L'intim�e soutient, pour sa part, que le recourant s'est content� d'all�guer le paiement de l'int�gralit� des charges du m�nage durant la p�riode du 14 octobre 2011 au 31 octobre 2012 sans fournir aucune pi�ce � l'appui de ses dires si ce n'est une analyse non probante des factures et r�c�piss�s des versements qu'elle a elle-m�me produits. La Cour de justice n'avait en outre pas � instruire plus avant le montant des versements relatifs aux charges du m�nage effectu�s par le recourant puisqu'il avait eu l'occasion de les prouver par pi�ces en premi�re et deuxi�me instances et y avait renonc�. En ce qui concerne le versement de la contribution d'entretien auquel le recourant a �t� condamn� en premi�re instance, elle estime, � l'inverse de celui-ci, que la Cour de justice n'avait pas � inf�rer du seul fait que l'ex�cution de ce jugement n'avait pas �t� suspendue qu'il s'acquittait bel et bien du paiement de la contribution en question. Elle rel�ve que le premier paiement � ce titre est intervenu le 27 juin 2012, de sorte que la pi�ce en attestant aurait parfaitement pu �tre produite par le recourant � l'appui de son m�moire de r�ponse � l'appel qu'il a d�pos� le 29 juin 2012. Dans la mesure o� il a renonc� � la produire, cette pi�ce, tout comme celles attestant des versements subs�quents, seraient nouvelles et donc irrecevables. Elle consid�re par cons�quent, sans se d�terminer sur le principe m�me de l'effet r�troactif, que c'est � bon droit que la Cour de justice a limit� le montant � d�duire des arri�r�s de contributions dus par le recourant � 41'600 fr.
4.3 S'agissant du principe m�me de l'effet r�troactif, bien que le recourant le conteste, soutenant vraisemblablement que le fait que les �poux vivent toujours sous le m�me toit constituerait un obstacle � l'octroi de l'effet r�troactif, il n'expose toutefois pas, conform�ment aux exigences de motivation requises (art. 106 al. 2 LTF), en quoi l'autorit� cantonale aurait arbitrairement appliqu� l'art. 173 al. 3 CC en faisant remonter le d�but de l'obligation d'entretien au moment du d�p�t de la requ�te, �tant rappel� que les contributions p�cuniaires fix�es par le juge dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale peuvent �tre r�clam�es pour l'avenir et pour l'ann�e qui pr�c�de l'introduction de la requ�te (art. 173 al. 3 CC, applicable dans le cadre de l'organisation de la vie s�par�e selon l'art. 176 CC; ATF 115 II 201). D�s lors, sa critique est irrecevable.
Pour ce qui a trait au montant d� r�troactivement par le recourant � l'intim�e, celui-ci a effectivement joint � son recours devant le Tribunal de c�ans, un lot de pi�ces nouvelles attestant notamment du paiement de diverses charges durant la p�riode comprise entre le d�p�t de la requ�te par son �pouse et le prononc� de l'arr�t entrepris, ainsi que du versement r�gulier � compter du 27 juin 2012 d'un montant de 6'060 fr. par mois en faveur de son �pouse. S'agissant des charges courantes dont le recourant soutient s'�tre acquitt� en sus du montant de 3'000 fr. d� en vertu de la convention conclue avec l'intim�e, il appara�t que les pi�ces produites devant l'instance pr�c�dente pour appuyer cet all�gu� n'�taient pas probantes, puisqu'il s'agissait respectivement d'un courrier de son avocat attestant que son client �tait pr�t � verser � son �pouse un montant de 3'000 fr. par mois et dans lequel il contestait en outre �tre en retard s'agissant du paiement de factures de t�l�phone et d'un courrier de l'avocate de son �pouse qui r�clamait pr�cis�ment le versement du montant de 3'000 fr. C'est par cons�quent � juste titre que l'autorit� cantonale a consid�r� que le recourant n'avait pas rendu vraisemblable le paiement all�gu� des charges de l'intim�e. La pi�ce nouvelle produite � cet �gard devant le Tribunal de c�ans est au surplus irrecevable. En tant que le recourant soutient que l'autorit� cantonale aurait sur ce point viol� la maxime inquisitoire, son grief est une fois de plus infond�. Il n'a en effet pas satisfait � son devoir de collaborer, puisque le relev� bancaire produit pour la premi�re fois devant le Tribunal de c�ans dans le but de d�montrer qu'il s'acquittait des charges de la recourante atteste d'op�rations bancaires intervenues entre le 13 juin et le 3 juillet 2012, de sorte qu'il aurait parfaitement pu le produire devant l'instance pr�c�dente d�j�. Contrairement � ce qu'il soutient, son droit d'�tre entendu n'a pas davantage �t� viol� puisque l'autorit� cantonale a pr�cis�ment motiv� son refus de d�duire les charges pr�tendument pay�es par l'absence de preuve quant � ce paiement et que le recourant a en outre parfaitement �t� en mesure de contester cette motivation devant le Tribunal de c�ans.
En ce qui concerne en revanche l'absence de prise en compte du versement r�gulier d'un montant de 6'060 fr. par mois � son �pouse, la critique du recourant est fond�e. En effet, le Tribunal de premi�re instance avait condamn� le recourant au paiement d'une contribution d'entretien de 6'090 fr. par mois � compter du prononc� du jugement. La Cour de justice, saisie d'un appel de l'�pouse contre ce jugement, a refus� d'allouer l'effet suspensif s'agissant du paiement de la pension alimentaire. Elle ne pouvait par cons�quent, sans arbitraire, consid�rer que le recourant s'�tait acquitt� du seul montant de 3'000 fr. convenu pr�c�demment entre les �poux, alors qu'il avait �t� condamn� � verser un montant de 6'090 fr. et que le jugement de premi�re instance �tait ex�cutoire sur ce point. Comme le rel�ve l'intim�e, la pi�ce du 27 juin 2012 attestant du premier versement de ce montant aurait certes pu �tre produite par le recourant dans sa r�ponse � l'appel form� par son �pouse. Toutefois, force est de constater que l'appel de cette derni�re �tait dirig� contre le jugement de premi�re instance et qu'elle y contestait par cons�quent le fait que l'effet r�troactif n'ait pas �t� accord� pour les contributions d'entretien dues pour la p�riode comprise entre le d�p�t de la requ�te de mesures protectrices et le prononc� de premi�re instance, de sorte que pour s'y opposer il �tait parfaitement justifi� que le recourant n'all�gue et ne prouve que les sommes vers�es � son �pouse durant la p�riode en question et non post�rieurement au prononc� du jugement de premi�re instance. Il s'ensuit que c'est bien l'arr�t entrepris qui a rendu n�cessaire la production des pi�ces d�montrant le versement de la contribution d'entretien due en vertu du jugement de premi�re instance, de sorte que, bien que nouvelles, ces pi�ces sont recevables (cf. supra consid. 2.3). Toutefois, elles attestent du versement d'un montant de 6'060 fr. et non de 6'090 fr. par mois, sans que le recourant ne fournisse d'explication sur cette diff�rence, de sorte que c'est ce premier montant qui devra �tre retenu.
En d�finitive, le recours doit �tre partiellement admis et l'arr�t entrepris r�form� en ce sens que M. A.X.________ est condamn� � verser � Mme B.X.________, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 9'390 fr. � titre de contribution � l'entretien de la famille, � compter du 14 octobre 2011, sous d�duction d'un montant de 56'900 fr., soit 8'600 fr.(correspondant au montant pr�lev� par l'intim�e sur le compte du recourant pour l'entretien des mois d'octobre et novembre 2011) + 6 x 3'000 fr. (pour les contributions dues pour la p�riode comprise entre le mois de d�cembre 2011 et le mois de mai 2012) + 5 x 6'060 fr. (pour les contributions dues pour la p�riode comprise entre le mois de juin 2012 et le mois d'octobre 2012). Les frais judiciaires sont partag�s entre les parties � raison de la moiti� chacune et les d�pens sont compens�s (art. 66 al. 1 et 68 al. 1 et 2 LTF).
Le recours est partiellement admis et l'arr�t entrepris est r�form� en ce sens que M. A.X.________ est condamn� � verser � Mme B.X.________, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 9'390 fr. � titre de contribution � l'entretien de la famille, � compter du 14 octobre 2011, sous d�duction d'un montant de 56'900 fr. pour la p�riode du 14 octobre 2011 au 31 octobre 2012.