Source: https://nationalrestorativejusticesymposium.com/formations-et-ateliers
Timestamp: 2018-11-20 15:39:48+00:00
Document Index: 204500717

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Formations et ateliers — NRJS 2018
des séries d’ateliers A
Lundi, 19 novembre | 10 h 30 – 12 h
Organisation: Initiatives en matière de justice communautaire de la région de Waterloo
Sujet: Approches de justice réparatrice visant la guérison à la suite d’un préjudice sexuel
À une époque où l’approche accusatoire du système judiciaire ne permet souvent pas aux victimes d’un préjudice sexuel d’obtenir satisfaction ou n’arrive pas à assurer la responsabilisation des délinquants, les initiatives en matière de justice communautaire (IJC) présentent une approche novatrice qui favorise la guérison des victimes de préjudices sexuels en les aidant à prendre le contrôle de leur vie, et qui a engendré des histoires de transformation réelles et inspirantes. L’approche « Revive » offre une nouvelle formule d’intervention pour les personnes qui ont été victimes d’un traumatisme sexuel. L’approche novatrice des IJC offre des services aux délinquants, aux victimes, ainsi qu’aux conjoints et aux membres de la famille des délinquants et des victimes. En particulier, les IJC ont conçu un processus qui permet de favoriser le dialogue pour aider les familles et les collectivités à guérir d’un préjudice sexuel. Reconnaissant que la plupart des agressions sexuelles se produisent au sein de liaisons déjà existantes, le fait de favoriser le dialogue permet de réparer ces liens brisés au moyen de conversations guidées par des membres du personnel et des bénévoles formés en conséquence. Favoriser le dialogue donne l’occasion aux personnes et aux familles de se réunir d’une manière sécuritaire pour se faire entendre, se comprendre et trouver un moyen de progresser au-delà du sentiment d’anéantissement causé par le traumatisme sexuel. Favoriser le dialogue est un processus qui peut :
réparer le préjudice sexuel causé par l’infraction sexuelle;
augmenter les sens de responsabilisation de la personne qui a commis l’infraction sexuelle;
donner l’occasion à la personne qui a subi le préjudice sexuel d’obtenir réparation;
donner l’occasion aux victimes de poser des questions et d’obtenir de l’information de la part des délinquants;
donner un moyen aux personnes qui ont survécu à une agression sexuelle de parler de ses répercussions;
donner l’occasion aux personnes qui ont survécu à une agression sexuelle de reprendre le pouvoir.
La facilitation du dialogue est un processus qui peut être utilisé par les personnes qui ont survécu à un traumatisme sexuel, par les personnes qui ont causé un préjudice sexuel ou par leurs familles respectives. Le processus requiert normalement la tenue de plusieurs rencontres ou d’autres formes de contacts – souvent sur une période de plusieurs mois. En moyenne, la facilitation du dialogue est un processus qui dure en tout 15 heures, y compris l’accueil, les réunions d’établissement de cas et le dialogue lui-même. La participation au processus de facilitation du dialogue est sans frais pour les participants.
+ Objectifs de la séance
Partager des renseignements sur les approches des IJC concernant les préjudices sexuels.
Demander aux participants à la séance de tenir compte de la manière dont les approches de justice réparatrice peuvent s’appliquer au préjudice sexuel, à la fois pour les délinquants, les survivants et leurs réseaux de soutien.
+ Biographie du conférencier
Chris agit comme cadre supérieur au sein d’organismes de bienfaisance communautaires qui interviennent dans les domaines de la justice, de la lutte contre la pauvreté, du développement communautaire et des missions à l’étranger depuis 1988. Il est titulaire d’une maîtrise en leadership qu’il a obtenue à l’Université de Guelph. En 1989, alors qu’il travaillait auprès de jeunes contrevenants dans un autre organisme, il a collaboré avec les Community Justice Initiatives pour élaborer un programme de réconciliation entre la victime et le délinquant. En constatant le pouvoir de la justice réparatrice, il est devenu un ardent défenseur du recours à des pratiques de réconciliation dans la gestion de nombreux types de crimes et de conflits. Chris est un membre de longue date du Conseil pour la prévention du crime de la région de Waterloo et donne différents cours à l’Université de Waterloo et au Collège Conestoga.
La plus grande leçon que Waneek Horn Miller ait jamais apprise est que "tout est possible." Souffrant d’un syndrome de stress post traumatique après avoir été poignardée à l’âge de 14 ans, elle aurait pu se retirer de la vie. Elle a au contraire embrassé la vie comme jamais auparavant. Sur scène, elle retrace son parcours formidable, passant d’adolescente tourmentée à athlète olympique vedette, et devenant l’une des voix les plus éloquentes et les plus dynamiques du Canada aujourd’hui. Modèle de persévérance, d’humour bon enfant et de sagesse spirituelle, Mme Horn Miller incite le public à suivre ses propres rêves, à se battre pour son héritage et à réaliser son plein potentiel face à des obstacles apparemment insurmontables. "La motivation est ce qui importe le plus et la clé de votre succès, dit elle. Vous devez découvrir ce qui déclenche votre motivation et demander à des personnes de vous aider et, également, être sévère envers vous mêmes. Regardez-vous dans le miroir et dites ça suffit les excuses, je veux faire de mes rêves ma réalité et je veux commencer aujourd’hui."
WANEEK HORN-MILLER a surmonté la discrimination et des traumatismes pour devenir une militante et une athlète olympique dès plus inspirante en Amérique du Nord. De sa première page du magazine TIME à son ancien rôle dans l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, elle inspire nos collectivités à surmonter l’adversité et nous aide à faire de la réconciliation – justice, guérison et dialogue – une pierre angulaire de nos institutions nationales.
“Je connais beaucoup de femmes qui ont été victimes de violence, ou qui connaissent quelqu’un qui a été touché par la violence, mais je veux que le public sache que ce problème ne touche pas seulement les Autochtones; il touche l’ensemble du Canada.”
Tout au long de sa vie, Waneek Horn-Miller a défendu ce qui était juste – en tant que mère, militante, athlète et entrepreneure. Cela a entraîné des choix difficiles, de la douleur et des sacrifices. Mais cette détermination a aussi fait d’elle l’une des personnalités les plus inspirantes du Canada. Auparavant, elle a assumé le rôle de directrice de l’engagement communautaire pour l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2017. En établissant des liens entre la commission et les familles de victimes, ainsi que le public, elle a donné un visage reconnaissable et digne de confiance à une initiative incroyablement importante : une initiative qui vise la justice, la sensibilisation à la violence contre les femmes autochtones et la promotion de la double tâche de guérison et de réconciliation.
La vie publique de Mme Horn-Miller a commencé en 1990, quand elle avait 14 ans. Pendant la crise d’Oka, elle a protesté contre le projet d’aménagement de condos et d’un terrain de golf sur les terres traditionnelles Kanien'kehá:ka (mohawk) et des cimetières près de Montréal. Après près de 80 jours d’affrontement avec la GRC et les forces armées, elle a été poignardée à la poitrine par un soldat canadien portant une baïonnette. L’image d’elle, blessée, tenant sa jeune sœur dans ses bras, a été diffusée dans tous les médias nationaux – et a galvanisé davantage les Canadiens à mieux comprendre les questions autochtones et à s’en préoccuper.
Cette expérience de mort imminente a marqué un tournant dans sa vie. Au lieu de succomber à des traumatismes très réels, et au trouble de stress post-traumatique, elle a trouvé la force de continuer et de réaliser des choses incroyables. “Je suis la descendante de gens qui ont vécu des choses horribles dans le passé, dit-elle. Guerre, mort, famine, génocide. Combien de fois mes ancêtres ont-ils voulu abandonner, se coucher et mourir? Mais ils ne l’ont pas fait. Ils se sont battus pour continuer. Il faut continuer à aller de l’avant.”
“J’encourage tous les jeunes Canadiens à regarder au-delà des couleurs et des frontières et à collaborer pour résoudre les problèmes en équipe.”
L’une des plus grandes réalisations de Mme Horn-Miller a été l’athlétisme. “Le sport dans le monde autochtone est plus qu’une simple activité physique, dit-elle. C’est un dispositif de prévention du suicide. C’est un créateur d’estime de soi. C’est un développeur de leadership”. Elle a été la première femme à être nommée athlète de l’année de l’Université Carleton, titre qu’elle a remporté quatre années de suite. Après avoir remporté l’or avec son équipe de water-polo aux Jeux panaméricains de 1999 et le titre de joueuse la plus utile du Championnat canadien senior féminin de water-polo, elle est devenue la première femme mohawk du pays à participer aux Jeux olympiques à titre de co-capitaine d’Équipe Canada à Sydney en 2000. La même année, elle a fait la couverture de la revue TIME. Cela a constitué une autre image emblématique – une image de dignité, d’équilibre et de pouvoir, par opposition à la douleur et à la peur – ainsi qu’un jalon pour les athlètes autochtones. Elle a ensuite remporté la médaille de bronze aux Championnats du monde FINA de 2001 et est devenue porteuse du flambeau pour les Jeux olympiques d’hiver à Turin. Mme Horn-Miller a été sélectionnée pour faire partie de la liste des femmes les plus influentes dans le milieu du sport et de l’activité physique par l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique.
Après avoir pris sa retraite en tant qu’athlète, elle a continué à aider d’autres personnes à réussir dans le sport et à mener une vie saine et équilibrée. Elle a été chef de mission adjointe pour Équipe Canada aux Jeux panaméricains de 2015. Elle est aussi l’animatrice de Working It Out Together, initiative de 13 documentaires portant entre autres sur l’alimentation saine, avec le réseau de télévision autochtone Aboriginal Peoples Television Network, qui vise à créer un « mouvement autochtone de changement positif » et présente des leaders dynamiques en matière de promotion de la santé ainsi que des femmes et des hommes courageux qui découvrent ce qu’il faut pour être bien et prospérer. Son travail a été reconnu par un DAREarts Cultural Award en 2015.
Elle est également ambassadrice de Manitobah Mukluks, marque de chaussures mondialement connue qui a été portée par Kate Moss, Jessica Biel et Megan Fox. Connue pour être une entreprise autochtone et fièrement canadienne, Manitobah Mukluks appuie les collectivités autochtones, partage le succès avec les autres, perpétue les traditions et célèbre l’histoire vivante – un mélange irrésistible de mode, de produits de qualité et de responsabilité sociale.
Sujet: Du traumatisme à la motivation Renforcer la force, la confiance et la communauté
Organisation: Legal Aid Saskatchewan
Sujet: Comment établir les meilleurs tribunaux thérapeutiques : perspective de l’assistance judiciaire
La Saskatchewan a des tribunaux thérapeutiques en surabondance, qui n’ont pas tous les mêmes fondements et manières de procéder. Bien qu’il soit approprié de tenir compte des variations locales et des besoins des participants, et que certains services ou solutions de rechange ne soient pas toujours disponibles, les participants devraient obtenir des services et des résultats similaires. Des exigences variables en matière de services signifient que l’aide juridique doit fournir aux tribunaux et aux clients une quantité différente ou supérieure de ressources, ce qui peut avoir une incidence négative sur d’autres services ou sur les participants des tribunaux thérapeutiques qui, lorsque les services requis ne sont pas fournis, peuvent en souffrir. La discussion vise à déterminer comment les fondements, les procédures, les services et les solutions de rechange de ces tribunaux peuvent être simplifiés, et comment établir des modèles pour en discuter.
Établir les modèles fondamentaux pour discuter de la justification des éléments, des services et des résultats des tribunaux
Utiliser les modèles pour en déterminer l’utilité et les modifier au besoin
Craig est chef de la direction de l’aide juridique de la Saskatchewan, qui offre des services de représentation juridique aux personnes à faible revenu visées par des accusations au criminel au tribunal des adultes ou de la jeunesse et offre des services d’avocat de service et de représentation juridique en matière de droit familial. Ces services sont offerts par près d’une centaine d’avocats et de parajuristes, qui sont appuyés par une soixantaine d’employés dans 15 bureaux situés dans la province et un bureau principal. Avant d’occuper ce poste, M. Goebel a travaillé pour la Legal Services Society of BC (l’aide juridique de la Colombie‑Britannique) au poste de dirigeant de plusieurs services.
Organisation: Indépendants
Sujet: Intégrer la justice réparatrice dans un contexte inhabituel – les pénitenciers fédéraux
Depuis environ 2005, Meredith Egan a eu le privilège de donner des cours de justice réparatrice à des détenus à sécurité moyenne et à des bénévoles dans les pénitenciers fédéraux. Un aspect de cette activité est de créer un espace sécuritaire pour que les victimes d’un crime grave puissent examiner et raconter leurs histoires sur les répercussions du crime et comment la justice réparatrice les a touchés.
En apprendre sur les 12 à 15 séances
utilisation des diverses méthodologies d’apprentissage employées
personnes qui choisissent de participer aux cours
stratégies utilisées pour retenir les apprenants réticents et instaurer la sécurité
sujets individuels abordés Nous parlerons également de l’incidence du cours (comme en témoigne l’étude réalisée par les membres du personnel et les étudiants de la Kwantlen Polytechnic University). Meredith encouragera les participants à partager leurs expériences de partage des valeurs, principes et pratiques de justice réparatrice dans les collectivités et les organismes particuliers.
Quelles sont les valeurs essentielles de la justice réparatrice qui cadreraient avec les enseignements?
À quoi ressemblent-elles en action?
Quels sont les éléments de pratique à partager/adopter pour les participants/cours/contextes?
Comment les partager?
Existent-ils de nouveaux endroits ou de nouvelles collectivités qui accueilleraient ces occasions d’apprentissage?
Comment la pratique de la justice réparatrice peut-elle être modifiée pour inclure la sagesse de ces collectivités?
Établir la valeur d’explorer la justice réparatrice dans les collectivités et les milieux particuliers.
Partager les expériences des facilitateurs, apprendre les uns des uns et examiner les répercussions du partage de nos histoires.
Meredith Egan est une auteure et une accompagnatrice certifiée qui travaille en justice réparatrice avec des victimes de crimes et des prisonniers depuis plus de 25 ans. Elle a été formée à la médiation fondée sur la justice réparatrice et aux cercles de conciliation et elle a eu l’honneur de recevoir les enseignements de nombreux membres des Premières Nations. Meredith a enseigné et pris la parole dans des écoles, des universités, des prisons et des collectivités sur la justice réparatrice, la création littéraire, l’empathie avec les victimes et la transformation personnelle à la grandeur du Canada et dans le monde entier.
En 2016, Meredith a publié Just Living : A Novel, qui décrit les relations compliquées qui existent dans le sillage d’un crime. Meredith a beaucoup travaillé sur son roman en prison avec des groupes de critique en création littéraire dans des prisons à sécurité moyenne.
Meredith Egan a d’abord étudié en pharmacie et en sciences pharmaceutiques. Elle a obtenu un doctorat en pharmacie à l’Université de l’Alberta. Elle a suivi sa formation d’accompagnatrice de cadres supérieurs à l’Université Royal Roads.
Organisation: Bureau de résolution des conflits, ministre de la Justice
Sujet: Susciter la participation aux pratiques réparatrices
Il existe toutes sortes d’obstacles difficiles à surmonter qui empêchent les gens de participer de manière significative aux processus réparateurs. Même s’il existe des manières productives de gérer cela avec le personnel en place, l’idéal est toujours d’avoir les bonnes personnes à sa disposition et qu’elles puissent engager des discussions significatives. Cet exposé donnera un aperçu interactif de quelques-uns de ces obstacles et considérera ce que dit la psychologie et la neuroscience pour expliquer pourquoi les gens se désistent et ce que les praticiens font pour augmenter leur participation.
Déterminer les obstacles à la participation des participants et discuter de leur fonctionnement.
Discuter des méthodes qui augmenteront la participation des participants aux pratiques réparatrices.
Scott a travaillé en cabinet privé et dans des organismes communautaires pendant plus de 12 ans avant de commencer à travailler au Dispute Resolution Office en février 2011.
Avant d’entrer à l’emploi du Dispute Resolution Office, Scott a pris part à la mise à l’essai de nouvelles initiatives et de programmes communautaires de résolution des différends. Il a participé aux premières étapes du programme et a par la suite été coordonnateur de programme. Ses expériences dans le domaine de la médiation entre la victime et le délinquant l’ont amené à élaborer et à administrer le premier véritable programme de médiation avec les délinquants de la province pour le Regina Alternative Measures Program, après avoir constaté les résultats concluants du programme Help Eliminate Auto Theft, reconnu à l’échelle nationale. Pendant qu’il travaillait en cabinet privé, il a contribué au règlement de conflits de travail et a facilité des discussions sur le retour au travail, le règlement de demandes d’indemnisation et la résolution de différends mettant en cause des groupes communautaires et religieux.
Les travaux de Scott au Dispute Resolution Office comportent les activités suivantes :
Médiation dans les cas de séparation de la famille, ce qui comprend l’aiguillage par les tribunaux de familles en situation de conflits importants
Médiation en protection de l’enfance
Formation et facilitation en groupe en règlement de conflits et en médiation
Médiation en droit civil
Médiation et consultation auprès de milieux de travail et d’organisations
Organisation: Société John Howard
Sujet: Centre d’apprentissage communautaire et son application dans la programmation de justice réparatrice.
Le centre d’apprentissage communautaire est un outil sur les compétences de vie qui se consulte en ligne en collaboration avec un facilitateur et qui est utilisé pour fournir de la programmation aux populations dans le besoin ou à risque. Le curriculum vise les connaissances financières, les compétences à l’emploi, la consommation d’alcool ou de drogue, la sensibilisation émotionnelle et l’autonomisation des jeunes. Le centre peut être utilisé quand vous en avez besoin soit pour concevoir un programme qui n’existe pas dans votre organisation soit pour complémenter ce que vous avez déjà. Cette présentation vous donnera une introduction au centre et quelques idées sur l’usage que vous pourriez en faire dans votre programme de justice réparatrice.
Présenter le centre d’apprentissage communautaire en tant qu’outil de compétences de vie innovateur et interactif.
Démontrer l’application pratique du centre d’apprentissage communautaire pour la programmation en matière de justice réparatrice.
Ashlee a entrepris sa carrière dans le domaine de la justice réparatrice au poste de médiatrice dans un programme de sanctions extrajudiciaires. Elle a par la suite poursuivi son travail auprès des populations dans le besoin et à risque à titre de travailleuse auprès des jeunes, de coordonnatrice de programme et de bénévole.
Lindsay travaille pour le bureau de Moose Jaw de la John Howard Society of Saskatchewan (JHSS) au poste de travailleuse en médiation dans nos programmes de sanctions extrajudiciaires et de mesures de rechange depuis 11 ans et est actuellement coordonnatrice adjointe de programmes au bureau de Moose Jaw.
A7 | Père Andre
Organisation: STR8 UP
Sujet: Présentation STR8 UP
Le modèle du programme STR8 UP et le format des présentations s’inspirent du modèle de guérison autochtone (roue de médecine), lequel considère les hommes et les femmes (membres), non pas comme des déviants ou des criminels, mais plutôt comme des personnes blessées et malades qui ont besoin de guérir sur plusieurs plans (émotif, mental, spirituel et physique).
Les présentations STR8 UP ont trois grands objectifs :
Faciliter le processus de réconciliation, de guérison et de renforcement de la confiance, de même que l’acquisition de compétences en leadership pour les ex-membres de gangs
Sensibiliser la collectivité à la réalité des membres de gang et à ce qu’ils vivent comme difficultés lorsqu’ils abandonnent leur mode de vie de gang dans le contexte du système pénal.
Former de nouveaux et anciens membres du programme STR8 UP afin qu’ils acquièrent les compétences requises pour animer des ateliers et des présentations.
Les présentations suivent un même format : aperçu du modèle de guérison et d’intervention auprès des gangs STR8 UP effectué par le frère André ou un animateur du programme, suivi par des présentations des membres de STR8 UP mêmes, qui racontent comment ils en sont arrivés à adopter le mode de vie d’un gang et ce qu’ils doivent faire pour renverser ce mode de vie. Les présentations sont un élément clé du processus de prise en charge et de réhabilitation des membres STR8 UP et les aident à se transformer sainement. Une discussion ouverte et des échanges avec l’auditoire viennent clore la séance.
Père Andre, comme il est appelé dans la rue, travaille depuis plus de 25 ans auprès des jeunes et des adultes marginalisés. Il est le fondateur de STR8 UP Inc., qui aide les anciens membres de gang de rue à passer de l’ombre à la lumière, et il est venu en aide à plus de 350 personnes tout au long de son engagement. Aujourd’hui, Père Andre demeure actif auprès de STR8 UP, se présente en cour, rencontre des gens dans le système correctionnel et appuie des gens qui donnent des présentations.
A8 | Shana Mohr et Tanya Beauchamp
Organisation: Le réseau de l’ETCAF
Sujet: Facteurs déontologiques de la JR et de l’ETCAF
La Commission de vérité et de réconciliation a fait le tour du Canada pendant six ans pour entendre les témoignages d’environ 7 000 survivants du système des écoles résidentielles et a publié son rapport d’appel à l’action en juin 2015. Le rapport d’appel à l’action souligne 94 secteurs à aborder. Les appels à l’action no 30 et no 31 abordent la surreprésentation des Autochtones dans le système carcéral. Les appels à l’action no 33 et no 34 donnent un aperçu de l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF).
Shana Mohr (coordonnatrice de la formation du réseau de l’ETCAF) et Tanya Beauchamp (gestionnaire du programme de soutien du réseau de l’ETCAF) exposeront en détail la carence neurologique issue de l’ETCAF et le défi fondamental que cela pose au système de justice pénale canadien. Cette séance donnera un aperçu des nombreux facteurs déontologiques dont il faut tenir compte au moment de représenter des clients qui ont une capacité réduite à prévoir les conséquences, à faire des choix raisonnables ou dont les agissements vont généralement à l’encontre des suppositions faites sur le comportement humain à presque tous les paliers du système judiciaire.
Après la présentation, les participants devront « souligner les enjeux » en répondant à des questions, parmi les suivantes : (1) Où en sommes-nous? (2) Où voulons-nous aller? (3) De quoi avons-nous besoin pour y arriver? La discussion donnera l’occasion aux participants de se pencher sur la question de l’ETCAF et le dialogue qu’il suscite actuellement, et de discuter des mesures qui leur permettront d’avancer dans leur champ d’application respectif.
Augmenter la sensibilisation à l’ETCAF.
Réduire la stigmatisation de l’ETCAF.
Shana Mohr est coordonnatrice de la formation au FASD Network of Saskatchewan et fait partie du CanFASD Family Advisory Committee. Elle a donné de la formation à des centaines de professionnels, fournisseurs de soins et personnes ayant une déficience intellectuelle sur les complexités de l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Shana est également la mère d’une fille fantastique qui est atteinte de l’ETCAF et qui nourrit sa passion et son dévouement sans limites pour cette cause. Sa fille demeure celle qui lui en apprend le plus sur l’ETCAF.
Tanya Beauchamp est gestionnaire du programme de soutien au FASD Network of Saskatchewan. Tanya a obtenu un baccalauréat de quatre ans avec spécialisation en sociologie. Tanya Beauchamp travaille dans le domaine de la justice depuis plus de dix ans, elle est une porte‑parole expérimentée et est passionnée par les droits de la personne et la vérité et la réconciliation au Canada.
*Veuillez note que les confrenciers sont sujets a changement.
des séries d’ateliers B
Lundi, 19 novembre | 14 h 30 – 16 h
B1 | Alan Edwards et Jennifer Haslett , Jo Ann Oliver et un membre de sa famille
Sujet: Justice réparatrice après une violente invasion du domicile : le périple d’une famille
Le 26 juin 2002, à Saskatoon, Jo Oliver a été agressé dans son domicile par deux intrus qui l’ont battu gravement et saccagé son domicile. En octobre 2015, Jo et les membres de sa famille ont commencé à faire les démarches pour communiquer avec l’un des délinquants par l’intermédiaire d’un programme de justice réparatrice. En juin 2016, Jo et trois membres de sa famille ont rencontré le délinquant au pénitencier de la Saskatchewan. Dans cet atelier, ils raconteront l’histoire de cette rencontre, ce qui les a motivés à participer et ce qu’ils en ont retiré.
Apprendre à connaître les défis d’une rencontre de victime avec un délinquant pour un cas de crime grave et violent, et ce que cette rencontre rapporte.
L’importance d’offrir un processus qui est conforme et répond aux besoins de la victime.
Jo Oliver est une retraitée qui vit à Saskatoon après avoir élevé sa famille et travaillé dans le secteur agricole près de Hafford, en Saskatchewan. En juin 2002, dix jours après avoir aménagé en ville, deux intrus l’ont attaquée dans son domicile avec une hache et ont cambriolé son domicile. Après s’être rétablie à l’hôpital, elle est rentrée chez elle pour graduellement retrouver un sentiment de sécurité dans sa nouvelle maison et sa nouvelle collectivité. En 2016, Jo et trois membres de sa famille ont rencontré l’un des agresseurs.
Peter est le fils de Jo Oliver. Peter est aumônier dans les systèmes correctionnels fédéral et provincial depuis 13 ans. Il est marié, a trois enfants et explore actuellement une deuxième carrière dans le domaine de la résolution de différends.
Depuis plus de 20 ans, Alan Edwards et Jennifer Haslett travaillent ensemble et séparément dans le domaine de la justice réparatrice. Ils ont coanimé d’innombrables dialogues entre victimes et délinquants, notamment dans des cas d’actes violents. Depuis 2004, ils s’occupent uniquement de cas de crimes graves ou violents, et ce, dans le cadre du programme Possibilités de justice réparatrice du Service correctionnel du Canada. Ils ont corédigé trois articles sur la justice réparatrice et la violence et ont animé des ateliers en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario. Pendant six ans, Jennifer a coordonné un programme de médiation victime délinquant offert dans la collectivité. Elle a coanimé un cours sur les enjeux déterminants de la justice réparatrice à l’Université de l’Alberta et participé aux travaux d’un comité directeur national pour élaborer le Consortium canadien pour la justice réparatrice.
Alan a élaboré et donné de la formation sur la justice réparatrice partout au Canada et dans plusieurs états américains. Et, tout comme Jennifer, il a parlé de la philosophie et de la pratique de la justice réparatrice à plusieurs groupes d’étudiants en droit, en criminologie et en travail social. Il a coécrit deux articles avec Susan Sharpe sur la justice réparatrice et la violence familiale. Alan et Jennifer ont tous les deux reçu, en 2010, le prix de la justice réparatrice pour leadership exceptionnel de l’Edmonton Restorative Justice Network (réseau de justice réparatrice d’Edmonton). En 2016, Alan a aussi reçu le prix national de la justice réparatrice Ron Wiebe.
B2 | Monsieur Carsten Erbe, Dr Kevin Wipf et Ryan Mueller
Organisation: Ministère de la Justice et du Solliciteur général de l’Alberta
Sujet: Établir un programme de justice réparatrice dans un établissement correctionnel provincial : Leçons à retenir
La présentation aborde l’expérience récente du projet pilote de programme de justice réparatrice du gouvernement de l’Alberta à Lethbridge (Alberta), et son expansion exploratoire dans d’autres établissements correctionnels de la province. Tandis que l’initiative ressemble de près au programme de justice réparatrice du Service correctionnel du Canada tout en l’adaptant, les défis et les apprentissages sont discutés en fonction de la durée plus courte des incarcérations, de la gravité inférieure des infractions et des détenus qui sont souvent seulement de passage dans les établissements correctionnels provinciaux. La présentation discute également des partenariats créés pour mettre en œuvre le modèle de l’Alberta et le prolongement de la phase pilote afin d’examiner une approche universelle plus accessible au sein du service correctionnel de l’Alberta.
La séance intéressera les administrateurs correctionnels, les praticiens communautaires et les agences de services aux victimes en ce qui concerne l’établissement et l’adaptation de ces modèles de JR des services correctionnels dans leur propre administration.
Éduquer les autres partenaires provinciaux/territoriaux sur la façon dont l’Alberta a adapté les programmes de JR pour qu’ils fonctionnent dans le contexte correctionnel provincial
Démontrer la valeur des processus de JR après jugement pour les victimes, les délinquants, la collectivité et les administrateurs de la justice
Carsten Erbe est directeur de la prévention du crime et de la justice réparatrice de la division de la sécurité publique du Solliciteur général et du ministère de la Justice de l’Alberta. Carsten travaille dans le domaine de la justice réparatrice depuis plus de 20 ans, notamment au Yukon, en Floride, au Colorado et en Australie. Il est titulaire d’une maîtrise en administration publique qu’il a obtenue à l’Université de Victoria et d’une maîtrise en études interculturelles (criminologie) de la Queensland University of Technology (Brisbane, en Australie). Il est actuellement le représentant provincial du groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la justice réparatrice, et il s’intéresse à la mobilisation communautaire, aux services de police, aux services correctionnels et à la réforme de la justice pénale.
Kevin Wipf est le directeur de la recherche et de la planification stratégiques de la division des services correctionnels du Solliciteur général et du ministère de la Justice de l’Alberta. Kevin travaille pour le Solliciteur général et le ministère de la Justice depuis plus de cinq ans et exerce différentes fonctions dans le domaine des politiques publiques depuis plus de 15 ans. Kevin est titulaire d’un doctorat obtenu à l’Université de l’Alberta et d’une maîtrise ès arts de l’Université de Waterloo. Il supervise actuellement différents projets de recherche menés dans des divisions, différents ministères, différents gouvernements et des gouvernements provinciaux et territoriaux qui ont pour objet d’évaluer et de réformer les politiques gouvernementales dans le système de justice pénale et d’améliorer de façon globale la capacité de prise de décisions fondées sur des données probantes.
Ryan Mueller est directeur adjoint des programmes au Centre correctionnel de Lethbridge. Il a amorcé sa carrière au Centre en 2002 au poste d’agent de la paix correctionnel et a effectué du travail social individualisé pendant cinq ans avant d’obtenir le poste de directeur adjoint en 2013. Ryan a joué un rôle central dans l’établissement du programme de justice réparatrice dans son centre et a rapidement vu les avantages de cette démarche auprès de la clientèle.
B3 | Caroline Gosling et Sue Hopgood
Organisation: Mobilisation : Pratiques de justice réparatrice
Sujet: Créer une culture réparatrice dans votre classe ou à l’école : Introduction
Cette séance d’introduction donnera un aperçu de ce à quoi ressemble une culture réparatrice dans une classe et à l’école. Des renseignements concernant les principes sur lesquels reposent les pratiques réparatrices seront fournis indiquant la manière d’intégrer ces principes au jour le jour pour obtenir un environnement d’apprentissage accueillant, bienveillant, respectueux et sécuritaire où les apprenants pourront s’engager au mieux dans leur apprentissage. Une culture réparatrice mise sur les relations, le fait d’agir de la bonne façon parce que c’est la bonne chose à faire, de donner l’exemple et d’enseigner le sens de la responsabilité et la responsabilisation. Les pratiques réparatrices et les écoles s’éloignent des modèles plus traditionnels pour miser sur les relations et, au besoin, réparer les préjudices. Le partage des résultats obtenus des écoles qui ont mis en œuvre cette approche sera effectué.
Examiner la manière dont les principes réparateurs peuvent s’intégrer dans les classes et les écoles pour créer des environnements d’apprentissage accueillants, bienveillants et sécuritaires.
Examiner la manière d’améliorer les relations entre les adultes et les étudiants dans les écoles.
Caroline est éducatrice et possède plus de 30 ans d’expérience en tant qu’enseignante, consultante et directrice. Elle a également travaillé au ministère de l’Éducation de l’Alberta, où elle a soutenu la création d’environnements d’apprentissage accueillants, bienveillants, respectueux et sécuritaires, fait du mentorat dans les écoles et à l’Office of Student Attendance and Re-engagement. Caroline est titulaire d’une maîtrise en direction de l’éducation. Depuis 20 ans, Caroline est très active dans le domaine de la justice réparatrice, des pratiques réparatrices dans les écoles et dans la création de cultures positives dans les écoles pour les élèves et les adultes. Elle a suivi une formation d’animatrice communautaire de conférences et de formatrice d’animateurs à Transformative Justice Australia. Caroline est actuellement administratrice à Engage – RP. Elle est présidente de l’Alberta Restorative Justice Association et fait partie d’autres conseils d’administration, notamment au Zebra Child Protection Centre et à l’Alberta Conflict Transformation Society.
Sue a travaillé pour l’Alberta Conflict Transformation Society pendant 15 ans, où elle a été coordonnatrice des programmes, animatrice et formatrice. Sue a obtenu un diplôme en justice pénale à l’Université d’Athabasca et est actuellement administratrice à Engage-Restorative Practices.
Sue est très active dans le domaine de la justice réparatrice et des pratiques réparatrices dans les écoles, dans la collectivité et dans le système de justice pénale. Elle a obtenu une formation d’animatrice communautaire de conférences en 1998 par David Moore et John McDonald, de TJA Australia, et en 2000, après deux ans à titre d’animatrice, elle a reçu une formation pour devenir formatrice dans la même organisation.
Sue a animé plus de 700 conférences dans la collectivité, qui ont porté sur des affaires allant de simples cas d’injures à des situations où il y a eu mortalité. Elle et Caroline ont présenté plus de 75 formations d’animateurs.
Sue est membre du conseil d’administration de l’Alberta Criminal Justice Association et fait actuellement partie du conseil d’administration du Family futures Resource Network.
Organisation: Programme de conférence communautaire sur la justice réparatrice des services d’appui aux jeunes du gouvernement du Yukon
Sujet: Changer notre langue, changer notre intention : mettre en œuvre un langage de justice réparatrice dans des pratiques plus générales
Les pratiques réparatrices sont en évolution et s’intègrent de plus en plus dans notre système de judiciaire, mais notre langage n’a pas changé. Notre langage appuie notre but. Le langage que nous utilisons aujourd’hui crée la motivation de demain. La manière dont nous décrivons actuellement nos pratiques de justice réparatrice et dont nous nommons ceux qui s’engagent dans le processus de justice réparatrice est restrictif et présente souvent à la société et à nos collègues du domaine juridique des notions préconçues qui peuvent intimider les personnes qui s’informent au sujet du processus de justice réparatrice, ou à qui l’on demande d’y participer. Pour intégrer les pratiques de justice réparatrice au système de justice, nous devons éviter d’utiliser les étiquettes qui peuvent causer des stigmates et miser plutôt sur des concepts et des mots plus inclusifs. Mais quelles sont ces nouvelles manières de décrire notre but? Quels sont les descripteurs que nous pouvons utiliser pour faire adopter les pratiques de justice réparatrice sans utiliser des étiquettes rigides et biaisées comme les termes « victime » et « délinquant »? Cet atelier sera une séance de réflexion qui permettra aux praticiens et aux intervenants de discuter d’idées pour créer un langage neuf et détaillé, apte à décrire et à préciser notre but consistant à être plus inclusifs. Cette séance amènera les participants à imaginer ensemble un nouveau langage qui pourrait encourager la société en général à participer davantage aux pratiques de justice réparatrice. Nous jouerons avec des termes faciles à utiliser et encourageants qui favoriseront l’application de la justice réparatrice dans des pratiques plus générales. Nous utiliserons un processus facilité pour nous pencher sur le termes communément utilisés actuellement dans le domaine de la justice réparatrice et pour examiner des solutions de rechange pour ces termes communs; ce faisant, nous espérons créer une vision plus positive des pratiques de justice réparatrice dans tous les secteurs de notre société. Après le symposium, nous nous attendons à ce que les participants à cet atelier poursuivent le dialogue dans leur propre collectivité et à ce que nous puissions créer les fondements d’un dialogue futur à l’échelle du Canada en ce qui concerne un langage plus inclusif et encourageant en matière de justice réparatrice.
Amener les participants à imaginer ensemble un nouveau langage qui pourrait encourager la société en général à s’investir davantage dans les pratiques de justice réparatrice.
Nous jouerons avec des termes faciles à utiliser et encourageants qui favoriseront l’application de la justice réparatrice dans des pratiques plus générales.
Valarie Binder est une intervenante en justice réparatrice depuis 1998. Valarie habite et travaille au Yukon, et sa passion et son énergie pour les processus de justice réparatrice l’ont menée à son rôle actuel de coordonnatrice du programme de conférences communautaires sur la justice réparatrice des services sociaux, de santé et juridiques pour les jeunes du gouvernement du Yukon. En tant qu’animatrice de conférences communautaires sur les pratiques de justice réparatrice et instructrice dans le domaine des principes et pratiques de justice réparatrice et responsable de la mise en œuvre et de l’animation de conférences communautaires sur les pratiques de justice réparatrice, Valarie a contribué aux pratiques de justice réparatrice et a influencé leur évolution partout au Yukon et dans certaines parties de l’Alaska. Valarie a donné des conférences nationales et internationales sur la justice réparatrice pour les gouvernements des Premières Nations et en tant que conférencière invitée à l’Université de l’Alaska, à Fairbanks.
Organisation: Programme d’action réparatrice
Sujet: Bâtir une collectivité plus sûre... un jeune à la fois
Le programme d’action réparatrice (PAR) est un programme communautaire d’initiatives de justice réparatrice qui est mené dans les écoles secondaires depuis 15 ans et qui est soutenu par la responsabilité partagée de nombreux partenaires, d’autres organisations de soutien et les citoyens. Le PAR engage les jeunes à acquérir des compétences de gestion de conflit, de gestion de relation et de leadership et de les mettre en pratiques en utilisant un cadre de justice réparatrice qui mise sur la prévention, l’intervention et le rétablissement (PIR).
L’exposé permettra aux participants de connaître et de comprendre la manière dont ce modèle éprouvé de justice réparatrice fonctionne auprès des jeunes pour résoudre efficacement les problèmes liés à l’intimidation, à la violence, à la criminalité, à la santé mentale, à la toxicomanie et au suicide ou à l’automutilation. Une attention particulière sera portée sur la compréhension des processus qui sont requis pour bâtir des pratiques durables de justice réparatrice dans les écoles et comment collaborer avec les intervenants multiples. En plus d’acquérir les principes fondamentaux nécessaires pour développer la capacité de travailler efficacement avec les jeunes, dans les écoles et la collectivité, les participants apprendront également comment mettre en œuvre des stratégies et des pratiques de justice réparatrice en fonction du modèle PAR en matière de provision de services.
La recherche et les résultats obtenus après huit années d’études effectuées par le Centre for Forensic Behavioural Science & Justice Studies de l’Université de la Saskatchewan seront présentés pour illustrer le succès que connaît le modèle RAP dans neuf écoles secondaires de Saskatoon en Saskatchewan et une école secondaire d’Airdrie en Alberta. Cette séance est à ne pas manquer pour les enseignants, les décideurs, les praticiens de justice réparatrice et les membres de la collectivité.
Les participants connaîtront et comprendront la manière dont ce modèle éprouvé de justice réparatrice fonctionne auprès des jeunes pour résoudre efficacement les problèmes liés à l’intimidation, à la violence, à la criminalité, à la santé mentale, à la toxicomanie et au suicide ou à l’automutilation. Une attention particulière sera portée sur la compréhension des processus qui sont requis pour bâtir des pratiques durables de justice réparatrice dans les écoles et comment collaborer avec les intervenants multiples.
Les participants apprendront également comment mettre en œuvre des stratégies et des pratiques de justice réparatrice dans les écoles.
Winston Blake, directeur du Restorative Action Program (RAP), est un orateur hors pair qui est connu pour sa capacité d’insuffler à ses auditoires le désir d’apprendre, de croître et de changer. Depuis plus de 20 ans, Winston fait la promotion de la justice réparatrice, du respect et de la compréhension dans différents rôles (professionnel en matière de gestion de conflits, d’animation et de formation). Il est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en arts de l’Université de Saskatchewan (1995) et d’une maîtrise en analyse et en gestion de conflits de l’Université Royal Roads (2015). En plus de sa maîtrise, Winston détient également un certificat en gestion de conflits qui lui a été décerné par l’Alberta Arbitration and Mediation Society (1998), et il est médiateur agréé auprès de l’Institut d’arbitrage et de médiation du Canada (1999). Winston a toujours été animé du désir de satisfaire aux besoins des jeunes, des familles et de la collectivité.
Organisation: Tangasuvvingat Inuit
Sujet: Justice réparatrice – connaissances du Nord du travail dans le Sud
Cet atelier se penchera sur les manières dont la culture inuite a façonné la manière dont la justice réparatrice a été mise en œuvre à l’extérieur d’Inuit Nunangat, notamment à Ottawa, en Ontario. Il vise également à donner une description détaillée des réussites et des défis entourant la conception de cette initiative toute particulière de justice réparatrice qui s’adresse uniquement aux Inuits vivant ailleurs qu’au Nord, en plus de présenter les pratiques exemplaires qui ont été établies.
Décrire les répercussions de la culture inuite et de la justice réparatrice
Aider à comprendre les réussites et les défis de la justice réparatrice relativement aux Inuits du Sud
Joshua Payer est l’agent de liaison de la justice réparatrice de Tungasuvvingat Inuit (T.I.) à Ottawa, en Ontario. T.I. est un fournisseur de services provinciaux visant les Inuits qui offre du soutien social, des activités culturelles, des services de consultation et des services d’intervention d’urgence en tant que centre de ressources à guichet unique afin de répondre aux besoins complexes, changeants et évoluant rapidement des Inuits en Ontario. Auparavant, Joshua a travaillé comme conseiller à T.I. Dans son rôle actuel, il a contribué à l’élaboration et à l’exploitation du premier programme de justice réparatrice destiné aux Inuits à l’extérieur de la terre des Inuits. Joshua possède plus de cinq ans d’expérience dans l’aide aux laissés-pour-compte d’Ottawa à titre d’employé et de gestionnaire de refuge. Il a obtenu son diplôme en sciences sociales, avec spécialisation en criminologie et en psychologie de l’Université d’Ottawa.
Organisation: Sécurité et bien-être de la collectivité, services juridiques intégrés du gouvernement de la Saskatchewan
Sujet: Sécurité et bien-être de la collectivité
Les partenaires de la sécurité et du bien-être de la collectivité fourniront aux collectivités à l’échelle de la Saskatchewan un soutien dans le domaine de la planification et de l’élaboration de mesures de sécurité et de bien-être. Le modèle vise un équilibre entre l’intervention axée sur les risques, la prévention et le développement social. Nous pouvons transformer et améliorer les services que nous fournissons aux clients si nous travaillons ensemble d’une manière collaboratrice et informée. Nous travaillons avec les dirigeants communautaires et divers ordres de gouvernement sur la collaboration, le partage d’information et l’évaluation du succès pour réussir la planification locale. Nous fournissons les outils et les ressources nécessaires pour appuyer les partenaires qui travaillent ensemble de manière différente pour atteindre des résultats communs.
Aperçu du modèle de sécurité et bien-être de la collectivité
Importance de la collaboration, de l’innovation et de mesurer les succès
Gina est la directrice générale, Sécurité et bien‑être communautaires, Services de justice intégrés, et sert le ministère de la Justice et du Procureur général et le ministère des Services correctionnels et des Services policiers. Dans le cadre de ce rôle, elle soutient des initiatives de sécurité communautaire dans l’ensemble de la province. Ses responsabilités englobent des initiatives et des programmes provinciaux comme des services aux victimes, des tables d’intervention, des programmes de justice réparatrice, des programmes sur la violence interpersonnelle et des initiatives de sécurité et de bien‑être communautaires.
B8 | Scott Siemens, Charmaine Panko et Rob Kennedy
Organisation: Institut d’arbitrage et de médiation de la Saskatchewan
Sujet: Redonner un sens de la justice au sport amateur
L’Institut d’arbitrage et de médiation de la Saskatchewan a créé en partenariat avec SaskSport Inc. une plateforme pour les organisations de sport amateur en Saskatchewan afin de résoudre les conflits de manière neutre et réparatrice. Les résultats obtenus jusqu’à présent ont dépassé toutes les attentes des organisations sportives membres et les dirigeants des parties prenantes. Les parties reconnaissent depuis longtemps la valeur intrinsèque du sport amateur dans les petites et grandes collectivités de la province et savent que des conflits non réglés dans les organisations peuvent évoluer en injustice et en préjudice, créant ainsi des bouleversements importants dans les organisations sportives et l’ensemble de la collectivité. L’Institut d’arbitrage et de médiation de la Saskatchewan et SaskSport présenteront une discussion d’experts sur la façon dont l’initiative a permis de rétablir des liens à plusieurs niveaux (athlètes, instructeurs, parents, membres de comités) et sur la façon dont le réglement des conflits (latents et nouveaux) à un stade précoce a permis de renouveler les liens et de rétablir un sentiment de véritable justice. Les participants seront invités à réfléchir à la façon d’intégrer la justice réparatrice au sport amateur dans leur milieu et à la façon dont le sport amateur comme tribune pour discuter d’initiatives de justice réparatrice peut avoir des répercussions sur toute une collectivité.
Établir la valeur des approches non traditionnelles pour résoudre les conflits dans les sports représentés.
Inciter les participants à envisager comment leurs collectivités pourraient adopter des approches similaires.
Scott Siemens est médiateur fédéral au sein du Système de gestion informelle des conflits (SGIC) du gouvernement du Canada. À ce titre, Scott offre des services de médiation et de conciliation à des clients de l’intérieur et de l’extérieur du gouvernement du Canada. Scott se concentre sur les conflits en milieu de travail et s’emploie à mettre en place un milieu de travail fédéral exempt de harcèlement, de violence et de conflits mal gérés. Scott travaille dans le domaine des modes substitutifs de règlement des différends depuis plus de 20 ans, au Canada et à l’étranger. À l’étranger, Scott a participé à des projets au Rwanda, au Congo, en Irlande du Nord, au Laos et au Vietnam. Scott aime mettre en pratique les aspects théoriques et académiques du règlement des différends de manière à aider les gens dans leurs activités quotidiennes. En plus de son rôle de médiateur fédéral, Scott travaille en entreprise privée auprès de clients dans les milieux religieux et le sport amateur. Scott est formateur et animateur à l’Institut d’arbitrage et de médiation du Canada (et président sortant de l’Institut) et agent chargé de cas dans le cadre du partenariat de l’Institut d’arbitrage et de médiation de la Saskatchewan avec SaskSport. Scott est titulaire d’un baccalauréat en commerce (Université de la Saskatchewan – 1984) et d’un Brevet de l’Institut des banquiers canadiens (Université de Toronto – 1992). Scott est médiateur agréé auprès de l’Institut d’arbitrage et de médiation du Canada.
Charmaine Panko aime faire sortir les autres professionnels de leur zone de confort et envisager des approches différentes et innovatrices pour aider ses clients à régler des différends et des problèmes au moyen de solutions logiques. Elle possède plus d’une décennie d’expérience de conseillère juridique en règlement et de professionnelle impartiale dans les principaux domaines du droit comme les questions d’assurance, les différends relatifs aux successions, les séparations et divorces et les réclamations en cas de blessure corporelle, que ce soit en exercice privé ou dans le cadre de contrats de travail avec le gouvernement de la Saskatchewan. Charmaine agit également en qualité d’arbitre et d’agent chargé de cas dans des conflits qui touchent des organismes à but non lucratif et des familles et fait actuellement partie de la liste nationale de médiateurs et d’arbitres du Centre de règlement des différends sportifs du Canada. Elle est animatrice et formatrice en négociation, en règlement de différends, en processus juridique concerté et chargée de cours à temps partiel au College of Law de l’Université de la Saskatchewan.
Rob Kennedy possède plus de 20 ans d’expérience de travail dans le système de sport amateur de la Saskatchewan. Il est actuellement directeur du développement du sport provincial pour Sask Sport et supervise la prestation de différents services aux membres de Sask Sport, ce qui comprend la mise en œuvre de services de règlement de différends. Grâce au leadership de Rob, Sask Sport demeure un chef de file du système de sport canadien dans le domaine de la gestion des conflits, ce qui permet aux membres d’avoir accès à des services de soutien par l’entremise de l’Institut d’arbitrage et de médiation de la Saskatchewan, de manière à ce que les différends et les plaintes soient gérés efficacement. Rob est titulaire d’un baccalauréat ès sciences en éducation physique (1995) et d’une maîtrise en administration des affaires (2013) qu’il a obtenus de l’Université de la Saskatchewan.
des séries d’ateliers C
Mardi, 20 novembre | 10 h 30 – 12 h
C1 | Michelle Brass et Larry Chartrand
Organisation: Native Law Center
Sujet: Projet de sensibilisation à l’affaire Gladue et liens avec la justice réparatrice
La séance traitera du projet de sensibilisation à l’affaire Gladue, de la jurisprudence pertinente en Saskatchewan et de la façon dont les rapports Gladue peuvent aider à s’attaquer à la surreprésentation des Autochtones dans les pénitenciers. On y décrira les séminaires organisés dans le cadre du projet ainsi que les principaux points dont les participants ont discuté. Le nombre croissant d’Autochontes incarcérés depuis dix ans nous oblige clairement à agir de manière constructive. Les séminaires ont été l’occasion de faire ressortir ce grave problème et pour ceux qui travaillent dans le système de justice pénale, l’occasion de discuter des solutions possibles. Le groupe discutera également des répercussions du système de justice pénale sur les délinquants atteints d’un ETCAF. Les liens entre la justice réparatrice et les initiatives de justice autochtone dans le contexte de la mise en œuvre du projet Gladue seront aussi examinés.
Évaluer la capacité du système judiciaire de la Saskatchewan à appliquer les principes juridiques fondamentaux de l’arrêt Gladue
Participer au débat concernant le rôle de la justice réparatrice pour aborder la question des solutions de rechange à l’incarcération pour les délinquants autochtones
Le professeur Chartrand est le directeur académique du Native Law Centre à l’Université de la Saskatchewan, pendant qu’il est en congé de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa.
Les recherches du professeur Chartrand portent entre autres sur des questions liées à la justice autochtone, notamment les relations des peuples autochtones avec le système canadien de justice pénale. Il est l’auteur de plusieurs publications et rapports qui portent sur l’incidence du système de justice pénale et sur la relation entre les systèmes juridiques autochtones et le système juridique canadien et sur la relation entre le système juridique et la justice réparatrice.
Le professeur Chartrand est trésorier, arbitre et membre fondateur de l’Indigenous Bar Association Scholarship Foundation. Il a également effectué deux mandats à la présidence de l’Association du Barreau autochtone (qui regroupe des avocats, des juges et des étudiants en droit autochtones).
En 2017, le professeur Chartrand a reçu la Médaille du Barreau du Haut‑Canada; cette distinction souligne les services exceptionnels qu’il a rendus selon les plus hautes normes de la profession d’avocat.
Michelle Brass est originaire de la Première Nation de Peepeekisis, dans le territoire visé par le Traité 4 en Saskatchewan. Michelle a obtenu son baccalauréat en philosophie à l’Université de Regina en 1991. Elle a ensuite obtenu son baccalauréat en droit au College of Law de l’Université de la Saskatchewan, en 1997. Elle a été admise au Barreau de la Saskatchewan en 1998 et pratique le droit depuis. Michelle a pratiqué le droit au ministère de la Justice de la Saskatchewan, à Justice Canada, à la Saskatchewan Water Security Agency et au cabinet d’avocats Brass. Michelle intervient principalement dans les domaines du droit autochtone et du droit des eaux. Elle enseigne au programme d’été en droit du Wiyasiwewin Mikiwahp Native Law Centre. Récemment, Michelle a été embauchée pour mener à bien le projet de sensibilisation à l’arrêt Gladue pour le Centre. Dans le cadre de ce projet, Michelle a effectué des recherches sur l’arrêt Gladue et a produit des documents d’information et tenu plus de 16 séminaires en Saskatchewan pour faire connaître l’arrêt Gladue.
Sujet: N’apprendra-t-il jamais?
Greg décrit ses propres expériences et parle de son fameux alter ego fantasque, de sa situation d’homme à ne jamais bien faire qui a duré plus de la moitié de sa vie, tandis qu’il se rappelle comme dans un film au ralenti la série de déboires qui l’ont mené en prison. Il parle de ses expériences de détenu dans un établissement correctionnel et comment l’approche compatissante d’un représentant du système judiciaire a changé la trajectoire de sa vie. Il raconte la série de circonstances favorables qui l’ont transformé de consommateur à long terme du système de justice pénale à citoyen plus productif et dispensateur de services de justice réparatrice et transformatrice. Greg vise à créer une atmosphère engageante avec humour et des conversations cordiales. Il est heureux de répondre au pied levé aux questions des participants de la séance.
Que personne ne sait comment ou quand ses actes ou ses paroles peuvent changer la trajectoire de la vie d’une autre personne.
Que même les circonstances les plus désastreuses ne sont jamais sans espoir. La réparation est toujours possible.
Greg Nelson habite à Moose Jaw, en Saskatchewan. Il est médiateur et formateur dans les domaines de la médiation familiale, civile et organisationnelle et de la médiation en milieu de travail ainsi que de la justice réparatrice. Il travaille principalement en vertu de marchés auprès du Dispute Resolution Office du ministère de la Justice de la Saskatchewan. Greg s’intéresse à la justice réparatrice en raison de ses expériences personnelles; au début de sa carrière de médiateur, il a été bénévole, jusqu’à ce qu’il agisse à titre de professionnel en matière de justice réparatrice dans le Community Justice Committee de sa ville de Nipawin, en Saskatchewan.
Organisation: Réseau de la justice réparatrice d’Ottawa
Sujet: Prochaines étapes du plan national de justice réparatrice
Dans le cadre du SNJR de 2017, un plan visant à créer un réseau de justice réparatrice au Canada a été conçu lors d’un atelier sur le cercle de la cocréativité. Des plans ont été articulés autour de sept thèmes : la collaboration, la communication, l’éducation, le financement, l’inclusion, les pratiques, le changement du système.
Depuis novembre 2017, des groupes de travail se sont formés pour chacun des plans en question. Leurs progrès seront présentés au symposium de 2018, au cours duquel on réfléchira au développement et on déterminera les prochaines étapes. Allez-y si le renforcement et la croissance des approches réparatrices au Canada vous intéressent.
Faciliter une discussion sur les progrès de chacun des aspects du plan de 2017
Convenir des prochaines étapes pour chaque thème.
Christine est une facilitatrice, médiatrice et formatrice en communications, qui agit comme consultante auprès d’organismes sans but lucratif au Canada et à l’étranger. Elle se spécialise dans la direction de processus à plusieurs intervenants de planification et de résolution de problèmes dans les secteurs de la justice et de l’environnement, entre autres. Depuis l’obtention de son diplôme en droit, elle a occupé différents postes et a siégé au conseil d’administration dans des organismes ontariens et nationaux de promotion de la paix et de renforcement des collectivités. Christine a été administratrice et facilitatrice et bénévole au Lanark County Community Justice Program de l’Ontario depuis sa création en 2001. Au Symposium national sur la justice réparatrice de 2017, Christine a animé le Cercle de création conjointe qui a servi de point de départ à ce processus de planification.
Tout au long de sa carrière, Norm a travaillé comme modérateur, animateur, conférencier et adjoint à l’enseignement. Il a une formation sur les pratiques de tierce partie neutre (Institut canadien pour la résolution des conflits) et il a acquis de l’expérience au sein du gouvernement (ministère de la Justice), de diverses organisations communautaires (communauté égyptienne locale) et de groupes confessionnels (Église unie du Canada, forum religieux sur l’utilisation de la propriété), ainsi que dans des programmes de justice réparatrice (l’ancien comité sur la justice et les jeunes d’Ottawa). Il a été président et membre de divers conseils et comités communautaires. Norm a récemment obtenu une maîtrise en études des conflits de l’Université Saint-Paul (Ottawa).
C4 | Bernie Mullins et Ken Quiring
Organisation: Brandon Correctional Centre et Grace Mennonite Church
Sujet: Aborder la honte des détenus
De nombreux détenus disent ressentir un fort sentiment de honte qui nuit à leur bien-être et pose un défi important lorsqu’il s’agit de faire des choix de vie positifs. Une étape importante du processus de guérison est de surmonter le sentiment de honte et d’apprendre à faire la distinction entre ces expériences et le sentiment de culpabilité. Il y a souvent des obstacles qui empêchent la discussion significative sur la honte par manque de compréhension du cycle de la honte et le manque d’occasions qui permettent aux détenus d’explorer les événements pénibles qui contribuent à leur honte. Le fait qui complique cette question davantage est la multiplicité des expériences de la honte des détenus. La honte peut surgir dans les circonstances liées à l’incarcération, à un traumatisme d’enfance, à une rupture relationnelle, aux problèmes criminogènes associés (p. ex. la toxicomanie, les antécédents criminels, l’éducation, l’emploi) et les expériences issues de l’histoire de la colonisation. « La cartographie de l’âme » est une approche structurée qui donne l’occasion aux détenus d’un établissement correctionnel provincial d’apprendre la dynamique de la honte grâce à de l’information importante fondée sur le modèle de la « boussole de la honte » conçu par D. Natheson (1992). La cartographie de l’âme est un processus utilisant une approche réparatrice qui favorise la guérison en encourageant les participants à voir leur comportement délinquant en fonction de ses répercussions sur leurs relations et la collectivité. Une dimension spirituelle importante du programme requiert de raconter les histoires sacrées (du point de vue chrétien) inclusives, invitantes et conciliantes. Les participants à cette séance apprendront comment aider les détenus à explorer leurs expériences pénibles de perte et de honte et à les aborder dans un contexte correctionnel de manière sécuritaire et appropriée.
Comprendre la dynamique de la honte.
Présenter un processus pour aborder la honte dans le contexte carcéral.
Bernie Mullins est aumônier de prison dans des établissements fédéraux et provinciaux depuis 1995. De concert avec la collectivité, il a cofondé une conférence sur la justice réparatrice à l’Établissement Ferndale à Mission, en Colombie‑Britannique. Depuis 1998, il est aumônier au centre correctionnel de Brandon, où son ministère diversifié le met en contact avec des adultes, des jeunes, des personnes en crise et des membres de la communauté autochtone. En 2008, il a commencé à occuper en parallèle un poste de coordonnateur des aumôniers pour le ministère de la Justice du Manitoba, au sein de la Division de la sécurité communautaire. Il s’intéresse à la prévention du suicide et est un animateur FACTIS (formation appliquée en techniques d’intervention face au suicide) actif. Bernie est originaire du Cap‑Breton, en Nouvelle‑Écosse, et a étudié à l’Université St. Francis Xavier et à l’Université de Toronto (faculté de divinité). Il est actuellement membre du Tri‑Diocesan Prison Ministry Committee du Manitoba et du Manitoba Multifaith Council.
Ken est pasteur à la Grace Mennonite Church de Brandon, au Manitoba, en plus d’être un conteur hors pair. Il est conteur agréé par le Network of Biblical Storytellers International et a obtenu une maîtrise en divinité au à l’Anabaptist Mennonite Biblical Seminary. Ken fait régulièrement du bénévolat à l’hôpital et dans le centre correctionnel provincial de Brandon. Il explore aussi activement la question de la réconciliation entre les peuples autochtones et les colonisateurs.
C5 | Alana Abramson, Jenelle Palfreyman et Allison Giescrecht
Organisation: Département de criminologie, Kwantlen Polytech
Sujet: Sensibilisation au changement : rendre honneur aux voix des participants de la justice réparatrice en Colombie‑Britannique
Mme Alana Abramson Ph. D., de la Kwantlen Polytechnic University, a reçu la bourse du Ministry of Public Safety & Solicitor General and Office of Crime Reduction and Gang Prevention en 2017-2018 pour son projet de recherche sur la justice réparatrice en Colombie-Britannique. Des témoignages ont été recueillis de personnes qui ont favorisé ou vécu l’expérience de la justice réparatrice dans diverses situations, dont les suivantes : crimes graves (p. ex. violence, agression sexuelle, etc.), présence de victimes/délinquants multiples, déséquilibre des pouvoirs, problèmes de santé mentale ou toxicomanie, problèmes familiaux. Les thèmes tirés des données recueillies seront présentés et on discutera des incidences de ces connaissances sur les pratiques exemplaires en matière de justice réparatrice.
Présenter les données actuelles concernant la justice réparatrice en Colombie-Britannique
Suggérer des pratiques exemplaires de JR en s’appuyant sur les réflexions des participants et des praticiens
Mme Abramson œuvre dans le domaine de la justice réparatrice en tant qu’universitaire, spécialiste et formatrice depuis 1999. Elle possède une vaste expérience dans la mise en œuvre de la justice réparatrice dans des collectivités, des prisons et des écoles. Ses recherches portent sur le rôle de la police et de la collectivité dans la justice réparatrice. Les travaux de doctorat de Mme Abramson portaient sur le rôle des études postsecondaires dans la promotion de la philosophie et de la pratique de la justice réparatrice. En 2016, Mme Abramson a reçu le prix de la justice réparatrice 2017 du ministère de la Sécurité publique et du Solliciteur général. Elle a également contribué à l’élaboration des premiers principes et lignes directrices tenant compte des besoins de la victime à l’intention des fournisseurs de services de justice réparatrice de la Colombie‑Britannique. Mme Abramson enseigne la criminologie à temps plein à la Kwantlen Polytechnic University, coordonne le projet Alternatives to Violence et est formatrice et consultante au Achieve/Crisis & Trauma Resource Institute.
C6 | Michelle Funk et Travis Blaine
Organisation: Société John Howard – Brandon
Sujet: Médiation entre les victimes et les délinquants après jugement : pour entendre la voix des victimes et des collectivités
En 2011, au Manitoba, un juge innovateur a eu l’idée d’inclure les victimes et la collectivité dans le processus judiciaire à la suite d’un crime grave. Ce fut le premier parmi de nombreux renvois effectués après le prononcé du jugement qu’ont eu à traiter les médiateurs Travis Blaine et Michelle Funk du programme de services de médiation de l’ouest de la Société John Howard à Brandon. En raison du succès de ce premier cas du point de vue des victimes et des collectivités touchées, les juges de l’ouest du Manitoba ont continué à envoyer des cas de médiation victimes-délinquants après le prononcé du jugement. Les renvois concernent des crimes graves tels que, par exemple, les agressions armées, la négligence criminelle causant la mort et les incendies criminels. Trop souvent, les victimes et les collectivités touchées sont laissées pour compte dans le processus judiciaire, ne trouvant souvent aucune voie de guérison et de résolution. De plus, il se trouve que les délinquants n’arrivent pas à expliquer leur histoire et à fournir le contexte de leur infraction. Les présentateurs de cette séance expliqueront comment fonctionne le système de renvoi après jugement entre leur programme et le système judiciaire en fournissant des exemples de cas et en indiquant la meilleure manière d’assurer la participation des victimes à ce processus.
Les participants acquerront une compréhension du rôle que peuvent jouer les délinquants, les victimes et la collectivité dans le système judiciaire après le prononcé du jugement.
Les participants apprendront à connaître les étapes que suivent les programmes de justice réparatrice communautaire lorsqu’un renvoi est reçu après le dépôt des accusations.
Travis Blaine possède un baccalauréat en sciences avec majeure en justice pénale et un certificat en médiation. Il a travaillé pendant six ans à titre d’agent correctionnel, d’agent de libération conditionnelle et de surveillant correctionnel à l’Établissement de Stony Mountain, un établissement fédéral. Pendant 10 ans, il a été médiateur entre les victimes et les délinquants aux Westman Mediation Services pour la John Howard Society of Brandon. Actuellement, le programme des Westman Mediation Services supervise 10 comités de justice dans les régions de Westman et de Parkland du Manitoba. Travis est également animateur en résolution de différends interpersonnels et en médiation.
Michelle Funk est actuellement animatrice en justice réparatrice et travaille au programme des Westman Mediation Services à la John Howard Society of Brandon. Michelle a obtenu un baccalauréat en sociologie à l’Université du Manitoba et une maîtrise en criminologie à l’Université Simon Fraser portant précisément sur la justice réparatrice. Dans son poste actuel d’animatrice en justice réparatrice, Michelle supervise huit comités de justice et reçoit des personnes dirigées vers les services de justice réparatrice par des services de police, la GRC, la Couronne, la défense, des juges, des agents de probation et des écoles, et elle offre des services de justice réparatrice adaptés à la culture dans la région de Westman du Manitoba, y compris des services de médiation entre la victime et le délinquant.
C7 | Brenda Morrison, Krystal Glowatski, Muhammad Asadulla, Tania Arvantidis et Tamara Pearl
Organisation: Université Simon Fraser
Sujet: Cycle complet de la pratique communautaire : Exploration des thèmes émergeants dans les études locales, nationales et internationales en matière de recherche et de développement
Les étudiants et les membres de la faculté de l’Université Simon Fraser animeront un atelier interactif ancré dans la pratique communautaire. L’atelier explorera le potentiel de transformation pour la participation en double regard. Le double regard tente de réconcilier les perspectives autochtones et occidentales pour trouver de nouvelles manières de progresser.
Chaque présentateur racontera l’histoire de sa recherche et intègrera la participation interactive des participants. L’auditoire sera invité à tenir compte des histoires qui seront racontées, tandis que chaque présentateur bâtira la sienne à partir de la dernière, créant ainsi une représentation visuelle des études de recherche et de la façon dont nous imaginons des collectivités sécuritaires, saines et inclusives. Les participants à cet atelier acquerront une compréhension plus profonde de la complexité de la collectivité et de la façon dont la recherche peut servir à augmenter et à raffiner notre compréhension collective de ce qu’est la collectivité.
Les participants acquerront une compréhension de l’importance de la « collectivité » dans la justice réparatrice, et des questions qui y sont liées.
Les participants seront en mesure de déterminer les éléments clés (en théorie aussi bien qu’en pratique) du renforcement de la collectivité, notamment les relations, la participation citoyenne et le respect.
Brenda Morrison est directrice du Centre de justice réparatrice et professeure agrégée à l’École de criminologie de l’Université Simon Fraser. Elle est psychologue sociale et possède de l’expérience sur le terrain en enseignement de plein air, en administration publique et en justice. Elle a conçu une gamme de cours sur la justice réparatrice à l’École de criminologie et à la Faculté d’éducation. À l’étranger, elle a présenté des documents à la Chambre des lords et à l’UNESCO. Elle siège au conseil d’administration de Smart Justice Canada et aux comités des initiatives de réforme de la justice des ministères de la Justice fédéral et provincial. Dans sa collectivité, elle est active au sein du conseil d’administration de la North Shore Restorative Justice Society.
Krystal Glowatski est une étudiante de cinquième année au doctorat à l’Université Simon Fraser. Elle s’intéresse personnellement à la justice réparatrice depuis son enfance, et pendant sa carrière universitaire, elle a étudié et mis en pratique les principes de la justice réparatrice. Ses dernières recherches portent sur les perceptions de la population et des services de police de la justice réparatrice. Ses recherches dans le cadre de son doctorat portent sur la compréhension des expériences vécues par les personnes qui ont un lien avec un délinquant dans une optique relationnelle et sur les incidences que ces pratiques réparatrices peuvent avoir sur ces expériences. Elle travaille également dans le domaine de la médiation à titre de bénévole, puisque l’une de ses passions est d’aider les autres et de voir la justice réparatrice être mise en pratique.
Tania Arvanitidis est candidate au doctorat à l’École de criminologie de l’Université Simon Fraser. Elle a obtenu un baccalauréat en sociologie et en psychologie sociale à l’Université de Guelph en 2009 et sa maîtrise en criminologie à l’Université Simon Fraser en 2013. Son mémoire de maîtrise, "intitulé de la vengeance à la réparation : évaluer la dissuasion du public comme principal objectif des peines imposées aux émeutiers de Vancouver, en Colombie-Britannique" a porté sur les peines imposées aux émeutiers d’âge adulte qui ont été condamnés pour avoir participé à l’émeute qui a éclaté après un match de hockey à Vancouver, au Canada, le 15 juin 2011, et soutient le recours à la justice réparatrice auprès des émeutiers plutôt qu’à des peines d’incarcération. Dans le cadre de la recherche qu’elle effectue pour son doctorat, Tania se penche sur l’évaluation des programmes de justice réparatrice et, plus particulièrement, sur le problème lié à la mesure du succès dans le contexte des conférences de justice réparatrice, d’une façon "relationnelle". Dans sa collectivité, Tania est membre du conseil d’administration de la Vancouver Association for Restorative Justice.
Tamara Pearl est conseillère clinicienne agréée et membre adjointe de la faculté dans le programme de maîtrise en counseling, en psychologie et en thérapie par l’art à l’Université Adler. Elle est candidate au doctorat à la Faculté d’éducation de l’Université Simon Fraser. Elle est facilitatrice bénévole en justice réparatrice et a travaillé à l’établissement de liens interculturels auprès de Peace it Together, de Reconciliation Canada et de la Daniel Pearl Foundation.
Organisation: Partenaires au service des autres
Sujet: Plus forts ensemble : un cheminement autonomisant de l’isolement à l’intégration dans les collectivités d’appartenance
Deux choses sont essentielles au changement social : imaginer un monde meilleur et comprendre l’oppression. Dans cet atelier, nous discuterons comment transformer une société d’isolement et de division en collectivité d’appartenance prospère. Pour y arriver, nous aborderons le pouvoir de division des privilèges et de la race afin de comprendre comment nos systèmes privent plusieurs personnes d’avoir accès à une pleine participation sociale. Ensuite, nous passerons à l’étape d’imaginer une société où toutes les voix, qui sont si souvent tues, prises en pitié et négligées, sont réellement entendues. Les collectivités peuvent prospérer quand l’autonomisation de chacun de ses membres favorise l’appartenance, la contribution de leurs dons et la poursuite de la transformation ensemble. Katelyn tirera des exemples de son expérience de travail avec des collectivités marginalisées pour partager un modèle simple d’organisation communautaire qui sert à libérer le potentiel des personnes dont les voix sont souvent négligées. Les participants acquerront de solides compétences d’écoute et de questionnement pour faciliter la transformation communautaire inclusive. Bien que ces compétences soient essentielles pour rassembler les gens au-delà des obstacles, elles sont polyvalentes et efficaces dans toute relation! Les participants pourront appliquer leurs nouvelles compétences dans leurs lieux de travail, leurs réunions de quartier, avec des clients ou même en tant que parents!
Les participants apprendront les compétences du développement du leadership, en visant à faire entendre la voix des personnes marginalisées pour catalyser le changement social.
Les participants seront outillés avec des compétences d’organisation communautaire pour créer un espace d’appartenance et rassembler les gens afin d’atteindre ensemble un but commun de transformation.
Katelyn Siggelkow sait que la meilleure façon de vivre est de suivre des principes de partage et de générosité. Elle a habité et travaillé dans des collectivités marginalisées dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver et, plus récemment, dans l’ouest de Saskatoon, où elle participe au renforcement de l’autonomie de ses voisins pour qu’ils puissent ensemble réussir la transformation globale de leur collectivité. Katelyn, qui croit que le changement doit venir de l’intérieur de la collectivité, aborde son travail en démontrant de la curiosité et de l’admiration pour toutes les personnes qu’elle rencontre dans son quartier défavorisé. Elle estime que la transformation d’une collectivité se résume souvent à simplement partager des histoires. Puisque les histoires occupent une place centrale dans sa vie, lorsque Katelyn n’est pas avec des voisins, il y a de fortes chances qu’elle soit en train d’écouter un balado, de lire un livre ou d’assister à un spectacle local de théâtre ou de poésie!
des séries d’ateliers D
Mardi, 20 novembre | 14 h 30 - 16 h
D1 | Glen Luther et Mansfield Mela
Organisation: College of Law — Université de la Saskatchewan
Sujet: Contexte thérapeutique de la justice réparatrice
Cette séance sera conçue pour aborder l’utilisation des principes de justice réparatrice dans le contexte des tribunaux thérapeutiques. Nous soulignerons le contraste qui existe entre l’objectif et les raisons d’être de la jurisprudence thérapeutique et les principes de justice réparatrice. À l’échelle du monde du droit commun, les tribunaux thérapeutiques ont été employés pour résoudre les problèmes mis en évidence par les personnes accusées d’avoir commis une infraction. Les tribunaux de traitement de la toxicomanie, du mieux-être et de la santé mentale sont des exemples qui sont maintenant en place dans presque toutes les administrations. Bien que les principes thérapeutiques ne soient pas des principes de justice réparatrice, les présentateurs estiment que la justice réparatrice a un rôle significatif à jouer dans les tribunaux thérapeutiques. Bien que les principes thérapeutiques suggèrent que les tribunaux devraient essayer « d’aider » les délinquants, la justice réparatrice vise de son côté à rétablir l’équilibre dans la collectivité. Il sera suggéré que ces objectifs sont compatibles et entrainent souvent des réussites similaires pour ce qui est d’aborder les causes fondamentales de la délinquance tout en aidant à résoudre notre problème d’incarcération excessive.
Les présentateurs ont une expérience exhaustive dans l’établissement, la supervision et l’observation de divers tribunaux thérapeutiques au Canada et en Nouvelle-Zélande. Il est suggéré que la Alcohol and other Drugs Treatment Court (cour AODT) et les tribunaux Rangatahi (jeunes) de la Nouvelle-Zélande sont des modèles exceptionnels qui devraient être étudiés et imités. Au Canada, la surreprésentation des Autochtones dans le système carcéral est bien connue, mais à certains endroits, notamment en Saskatchewan, très peu a été fait pour aborder ce recours toujours croissant à l’incarcération comme mesure principale pour traiter les comportements criminels. Dans l’arrêt Gladue, la Cour suprême réitère le besoin de redresser la tendance à l’incarcération excessive des Autochtones. Dans l’arrêt Ipeelee, la Cour suggère que la justice réparatrice a un grand rôle à jouer pour répondre au besoin de trouver des solutions de rechange à l’incarcération. C’est dans le contexte des tribunaux thérapeutiques que la justice réparatrice a le plus grand appui auprès des juges qui sont prêts à écouter ceux qui cherchent à créer de solutions de rechange innovantes.
Comprendre les principes fondamentaux de la jurisprudence thérapeutique et les mettre en contraste avec ceux de la justice réparatrice
Comprendre la manière dont les tribunaux thérapeutiques peuvent utiliser les principes de justice réparatrice pour réduire le recours à l’incarcération et la délinquance
Le professeur Glen Luther, LL. B. (Sask.), LL.M. (Queen’s) (https://law.usask.ca/people/faculty/glen-luther.php) est un avocat criminaliste et un chercheur qui s’intéresse principalement aux peuples autochtones, à la maladie mentale et à la détermination des peines. Bien qu’il possède une vaste expérience dans l’exercice du droit pénal, le professeur Luther se concentre maintenant sur l’enseignement et la recherche afin d’influencer les tribunaux pénaux afin de les rendre plus humains et plus justes. Le professeur Luther est d’origine autochtone et fait partie du corps enseignant au College of Law et est membre associé du département de psychiatrie à l’Université de la Saskatchewan, où il enseigne actuellement sur le droit pénal, la détermination des peines et les peuples autochtones ainsi que le système de justice pénale. Il est membre du Saskatchewan Review Board. Glen est conseiller auprès de la clinique d’aide en droit des pauvres CLASSIC Inc. de Saskatoon et fait partie du comité consultatif de CREATE Justice.
Le professeur Mansfield Mela est psychiatre judiciaire et créateur de la sous‑spécialité judiciaire du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Il est professeur agrégé au College of Law et enseigne à des étudiants en médecine et en droit de premier cycle et de cycle supérieur. Il a reçu en 2018 le prix d’excellence en enseignement du département de psychiatrie. Il est membre de l’unité des études supérieures et de la recherche de l’Université de la Saskatchewan. Il est associé du Royal College of Psychiatrists de Londres et de l’American Psychiatric Association. À titre d’expert, il est appelé à témoigner sur différents aspects de l’interaction entre le droit et la psychiatrie, ce qui comprend des affaires pénales et civiles. Il fait partie du Saskatchewan Review Board et du Saskatchewan Physician Health Program. Ses recherches portent sur les aspects psycholégaux de la santé mentale dans le contexte judiciaire, et ses intérêts et son expertise se situent dans le domaine de l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Dans le cadre du Réseau canadien de documentation pour la recherche (CanFASD), un groupe multidisciplinaire de chercheurs, de stratèges et de fournisseurs de soins, il est le coresponsable de la recherche dans le domaine du diagnostic. Il a également conçu avec des collègues le programme de pardon, qui permet d’étudier l’effet de la religiosité et de la spiritualité sur le comportement délinquant. Il apporte un point de vue clinique aux questions sur lesquelles portent ses recherches et tente de produire de la recherche et de mettre en œuvre des connaissances pour mettre en place une pratique fondée sur des données probantes dans les populations ayant des besoins en santé mentale judiciaire et en ETCAF. Pour en savoir davantage sur son laboratoire de recherche : https://research-groups.usask.ca/psycholegal-fasd/index.php
D2 | Monsieur Asadullah
Organisation: Université Simon Fraser – candidat au doctorat en criminologie
Sujet: La justice réparatrice en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et au Bangladesh : collectivités comparatives
En utilisant des méthodes qualitatives, cette recherche doctorale explore la croissance de la justice réparatrice et son incidence à trois endroits : la Colombie-Britannique (C.-B.), la Nouvelle-Écosse (N.-É.) et le Bangladesh (BD). L’objectif principal de cette thèse cherche à illustrer l’application des pratiques de JR à l’échelle de la C.-B., de la N.-É. et du BD. Avec cet objectif en vue, un sondage et vingt-quatre entrevues qualitatives approfondies, dont dix en C.-B., huit en N.-É. et six au BD, ont été effectués auprès de visionnaires et des praticiens communautaires de diverses expériences professionnelles. Des techniques d’échantillonnage à la fois en boule de neige et intentionnel ont été utilisées pour recruter les participants. L’étude soulève des exemples contrastants du rôle que jouent les agences du gouvernement, les organismes civils, les bénévoles dans la collectivité et les mécanismes de financement dans les endroits examinés. Bien que les organismes communautaires aient joué un rôle pionnier en C.-B., ce sont les organismes gouvernementaux qui ont été les principaux artisans des pratiques de JR en N.-É. Au Bangladesh, les pratiques centenaires des Salish, les retards dans le traitement des cas et le financement de la communauté internationale ont joué un rôle catalyseur dans la croissance des pratiques de JR et de justice communautaire. Les facteurs qui ont contribué à la croissance de la JR à ces endroits ont été répartis en trois niveaux : macro, méso et micro. Les conclusions de cette recherche contribueront non seulement à étoffer la documentation sur la justice réparatrice et ses pratiques, mais joueront également un rôle important au sein des sites examinés, ce qui établira les assises pour d’autres recherches. La thèse se termine par une description des défis et des domaines à étudier dans les prochaines recherches.
Expliquer le contexte et la croissance de la justice réparatrice en C.-B., en Nouvelle-Écosse et au Bangladesh
Exposer les similarités et les différences dans les pratiques de JR entre les trois endroits examinés.
M. Asadullah est candidat au doctorat à l’école de criminologie de l’Université Simon Fraser. Il est titulaire d’une maîtrise en criminologie qu’il a obtenue à l’Université Simon Fraser, au Canada, et d’une maîtrise en transformation des conflits de l’Eastern Mennonite University, aux États‑Unis. Ses recherches portent sur la justice réparatrice, les tribunaux de village, la criminologie de conciliation, la justice autochtone et la communication empreinte de compassion. À titre de professeur à temps partiel, Asadullah a enseigné la justice réparatrice à l’Université Simon Fraser et les études sur la paix et les conflits à l’Université de la Fraser Valley pendant plusieurs semestres. Il a reçu de nombreux prix et bourses, notamment l’ACJS Doctoral Fellowship Award, le C.D. Nelson Memorial Graduate Award, le Provost Prize of Distinction et le Graduate Fellowship and Law Foundation Scholarship in Restorative Justice. Actuellement, il fait partie du conseil d’administration de la Vancouver Association for Restorative Justice et de la Salish Sea Empathy Society. Il fait du bénévolat dans des établissements fédéraux et provinciaux. Asadullah est candidat à la certification NVC au Center for Nonviolent Communication, aux États‑Unis. Pour faire connaître ses travaux, il a participé à plusieurs formations et conférences internationales au Canada, en Chine, en Malaisie, en Thaïlande, en Norvège, en Turquie, au Royaume-Uni et aux États‑Unis.
Organisation: Centre d’amitié pour Indiens et Métis de Prince Albert
Sujet: Guidoune en mocassins
Donna aimerait souligner un secteur qui présente toujours des lacunes en Saskatchewan, soit la discrimination, la stigmatisation et le manque perpétuel de services de soutien pour les travailleuses du sexe. Donna a géré le projet STEPPN UP quand c’était possible pour appuyer les travailleuses du sexe; elle encourage également la tenue de cérémonies culturelles et continue de chercher des mesures pour appuyer les travailleuses du sexe d’origine autochtone et les facteurs sociaux et sanitaires. Donna souhaite vous présenter cinq femmes de la Saskatchewan.
Vidéo « Hookers: A Documentary » (documentaire sur les prostituées)
Cérémonie et changement
Acquérir des connaissances sur la prostitution et la justice
Aborder la guérison et le rétablissement grâce à la culture et aux traditions
« Donna est une femme crie très déterminée qui a laissé derrière elle une existence sombre dans la rue; elle a grandi dans des foyers d’accueil, est devenue toxicomane et a été prise au piège de la prostitution alors qu’elle avait 15 ans; elle a toutefois réussi à laisser ce passé derrière elle, et depuis, elle raconte avec énergie et éclats de rire ses combats et ses réussites. » Donna Lerat partage ses expériences de vie depuis 1993 auprès des collectivités autochtones ou non autochtones, à la télévision, à la radio et au cinéma. Elle aborde des sujets comme la prostitution, la drogue et l’alcool, la violence familiale, la santé et la santé sexuelle, le rôle parental, l’éducation et bien d’autres. Actuellement, Donna est travailleuse sociale auprès des tribunaux au Prince Albert Indian Metis Friendship Center et, à titre occasionnel, aînée au Willow Cree Healing Lodge, en plus de poursuivre des études en justice; Donna est auteure et prépare un livre à l’intention des anciens toxicomanes. Donna continue de motiver, de soutenir et de défendre les femmes et les enfants de l’île de la Tortue (l’Amérique du Nord) en nous faisant passer du rire aux pleurs.
D4 | Lorna Lemay et Daniel Markus
Organisation: Canada
Sujet: Le pardon, un concept ou un engagement?
Nos écoles du pardon et de la réconciliation, nommées « Espere » (acronyme espagnol désignant « EScuelas de PErdón y REconciliación ») offrent des ateliers expérientiels conçus par la Fundación para la Reconciliación Colombia pour ceux et celles qui veulent se libérer des effets de la violence dans leur vie. Le programme de 60 heures et de 12 modules leur apprend ce que sont et ne sont pas le pardon et la réconciliation et comment intégrer ces concepts dans leur vie.
À l’intérieur de petits groupes d’entraide, les participants racontent leur histoire en toute sécurité et font une catharsis. Cela les aide à évacuer la douleur, à guérir les blessures de la violence et à regagner le contrôle de leurs émotions et de leur vie pour pouvoir avancer. Les derniers modules traitent des principes de la dignité, de la vérité, de la justice et du dialogue pour ouvrir une voie optionnelle vers la réconciliation, si cela est viable pour la victime et la collectivité et si c’est ce que les deux parties souhaitent. Depuis 2002, ce modèle pédagogique révoluationnaire a été instauré dans 21 pays et a permis à plus de deux millions de personnes de s’exercer au pardon. Le modèle a fait l’objet de nombreuses recherches et a par ailleurs obtenu le Prix UNESCO de l'éducation pour la paix (Paris, 2006) pour son importante contribution aux efforts de consolidation de la paix en Amérique latine.
Inviter les participants à adopter le pardon comme un processus d’engagement qui requiert un engagement et un effort
Inviter les participants à adopter la réconciliation comme une option potentielle pour progresser
Depuis de nombreuses années, Lorna est chef de file dans le monde des organismes à but non lucratif, dans les domaines de la médiation, du règlement de différends, de la formation et des dialogues en groupe. Elle a toujours été passionnée par l’apprentissage dans le cadre de ses efforts pour contribuer à la conciliation sur les plans individuel, familial, communautaire et global.
Daniel est présent dans le processus et partage son expérience d’animateur ESPERE et d’artisan de la paix.
D5 | Annelies Bertsch et Marielle Comeau
Organisation: Fondation Prem Rawat
Sujet: Peace Education Program
Le programme Peace Education Program (PEP) a été conçu par la Fondation Prem Rawat (FPR) qui en assure la prestation avec beaucoup de succès. Cette fondation publique à but non lucratif a été établie en 2001 et reçoit le soutien de centaines de bienfaiteurs et bénévoles à l’échelle internationale. Le PEP a été conçu en 2012 et 885 programmes de formation sont maintenant offerts dans les établissements correctionnels de 81 pays : http://www.tprf.org/programs/peace-education-program/
Le programme non confessionnel Peace Education Program est une application de justice réparatrice qui permet à une personne d’apprendre à trouver les moyens de poursuivre sa vie en faisant la paix avec elle-même, ce qui favorise le pardon, ou à trouver le moyen d’être en paix avec les autres. Au Canada, le PEP est offert au Centre pour femmes de Vanier, dans la prison provinciale de Milton en Ontario et dans l’établissement fédéral William Head à Victoria.
Le Peace Education Program a été approuvé par l’AEC (l’Association d’éducation correctionnelle) et l’ANJCR (l’Association nationale pour la justice communautaire et réparatrice). L’utilisation du PEP a été approuvée pour l’ensemble des systèmes carcéraux d’Afrique du Sud, d’Espagne, du Portugal, du Brésil et du Queensland en Australie. Aperçu : Nous présenterons le Peace Education Program (PEP) au cours d’une séance multimédia. Nous démontrerons les mesures que ce programme novateur prend pour qu’une approche plus humaine soit abordée dans les établissements correctionnels, afin d’améliorer la qualité de vie des détenus à l’interne, ainsi que le succès de ceux qui retournent dans la société. Nous présenterons un court extrait du documentaire primé « Inside Peace » (insidepeacemovie.com) qui suit la démarche de quatre détenus du pénitencier de San Antonio dans l’État du Texas, dont le périple d’autodécouverte est remarquable lorsqu’ils participent aux séances de formation sur la paix.
Nous vous remercions de participer à notre présentation sur le Peace Education Program, un programme original qui représente un moyen réellement novateur d’aider les détenus à passer d’une expérience correctionnelle à une expérience de paix personnelle.
Les participants se familiariseront davantage avec le Peace Education Program de la FPR.
Les participants feront l’expérience d’un exemple d’atelier du PEP.
Annelies est une enseignante au primaire à la retraite de la Saskatchewan qui, après sa retraite, a déménagé à Victoria, en Colombie‑Britannique. Alors qu’elle était à la recherche d’activités de bénévolat qui la combleraient, elle a été ravie d’apprendre l’existence du Peace Education Program en visionnant une vidéo qui montre les effets positifs de ce programme sur des détenus dans une prison du Texas. Elle est bénévole au PEP depuis 2012 et vient en aide à ses collectivités locales et régionales et fait partie de l’équipe mondiale de soutien du PEP. Elle continue de déployer beaucoup d’énergie pour mettre ce programme en place partout où il est possible de le faire et serait ravie de faire une présentation dans sa province au symposium sur la justice réparatrice.
Depuis son départ à la retraite, l’infirmière Marielle Comeau se consacre à répondre aux besoins humains : elle fait du bénévolat à la Fondation Prem Rawat (tprf.org) depuis 2001 et endosse la mission de la Fondation, qui consiste à satisfaire aux besoins humains de base comme l’alimentation, l’eau et la paix afin que les gens puissent vivre dans la dignité, la paix et la prospérité.
D6 | Lori St.Onge
Organisation: Confédération des Mi’kmaq de l’Î.-P.-É.
Sujet: Faire pencher la balance de la justice en faveur des Autochtones
Les Autochtones sont surreprésentés dans le système de justice canadien, tant comme victimes d’un crime que comme délinquants. Nous espérons que cet atelier éclairera à la fois les circonstances historiques qui ont créé cette situation et les efforts novateurs qui sont faits pour intégrer une vision autochtone du monde dans notre système de justice. En mettant en œuvre des modèles de justice réparatrice, en donnant aux délinquants accès aux pratiques et aux cérémonies traditionnelles, et en ciblant la guérison individuelle et communautaire, nous avons désormais espoir de rétablir l’équilibre sur le plan de la justice.
Augmenter la connaissance de l’histoire et de la culture autochtones.
Augmenter la connaissance de la réconciliation et de la guérison pour les Autochtones.
Lori St. Onge est directrice de la justice autochtone de la Mi’kmaq Confederacy of PEI depuis 2007. Elle a étudié à l’Université de l’Île‑du‑Prince‑Édouard, où elle a obtenu une maîtrise en administration des affaires, un baccalauréat ès arts et un diplôme en administration publique. Elle détient également un certificat en gestion des ressources humaines, en règlement de différends et en gestion de cercle. Lori a également suivi une formation en rédaction de rapports Gladue.
Lori défend activement la justice réparatrice. Ce processus est axé sur la réadaptation des délinquants par la réconciliation avec les victimes et la collectivité. Elle est fière membre du peuple des Micmacs et de la Première Nation de Lennox Island.
Lori fait partie de nombreux comités et conseils d’administration, notamment le Comité consultatif national du commissaire sur les Autochtones de la GRC. Depuis 2015, elle est mentor dans le programme In Business, programme de mentorat destiné aux jeunes Autochtones. Elle est membre de la Commission des droits de la personne de l’Île‑du‑Prince‑Édouard depuis 2017.
Pamela Large Moran B.A., LL.B., LL.M. (MARC), médiatrice certifiée, C. Arb. est une avocate, médiatrice et arbitre qui, au cours des vingt dernières années, a été une cheffe de file dans les domaines des modes alternatifs de règlement des litiges (MARC) et de la gestion des conflits. Elle est une ardente défenseure des possibilités de guérison et de transformation dans les processus réparateurs. Elle a de l’expérience dans la direction de cercles réparateurs dans des collectivités autochtones, y compris la résolution de conflit, la guérison et les cercles de détermination de la peine. Elle a aussi mené des travaux partout au pays à titre d’adjudicatrice dans le processus d’évaluation indépendant (PEI) des pensionnats indiens, et d’agente des appels dans le processus de règlement relatif aux pensionnats indiens de Terre Neuve. De plus, elle a travaillé en tant qu’évaluatrice dans le processus réparateur lié au foyer des enfants de couleur (Home For Colored Children) en Nouvelle-Écosse, dans le cadre duquel elle a évalué les allégations d’abus passés et de discrimination systémique selon une perspective tenant compte des traumatismes. Elle a été directrice et vice-présidente de l’Institut d’arbitrage et de médiation du Canada (IAMC) et elle est présentement présidente de la section nationale du droit des Autochtones de l’Association du barreau canadien (ABC) et coprésidente du comité de justice réparatrice de l’Île-du-Prince-Édouard.
Organisation: 7th Gen Consulting
Sujet: L’ETCAF à titre de principe de Gladue : Modifications au Code criminel
L’arrêt Gladue permet d’obtenir des renseignements sur un délinquant Autochtone devant les tribunaux. Les troubles causés par l'alcoolisation fœtale sont répandus dans les collectivités des Premières Nations. L’arrêt Gladue découle de la surreprésentation des Auchtochones en milieu carcéral, phénomène lui-même rattaché au colonialisme. Les troubles causés par l'alcoolisation fœtale (TCAF) répandus dans les collectivités autochtones sont le résultat de la colonialisation et devraient donc être considérés comme un facteur à prendre en considération en vertu de l’arrêt Gladue. Les rapports Gladue servent à deux fins distinctes : la première, à determiner la culpabilité morale du délinquant et la seconde, à trouver d’autres mesures à son incarceration, dont du soutien, des enseignements culturels et des ressources communautaires. Des options de justice réparatrice ont par exemple été énoncées dans un rapport Gladue et ont donné lieu à un résultat concluant, comme en témoigne l’affaire Drysdale. Le cas de l’homme, à qui ont avait diagnostiqué un ensemble de TCAF (ETCAF), avait toujours été échappé par le système, jusqu’à ce que des options de justice réparatrice, définies dans le rapport Gladue, lui soient imposées. Celles-ci comprenaient des enseignements culturels et du soutien, le réseau d’aide aux personnes touchées par l’ETCAF, les services de counseling Ehrlo (pour les personnes atteintes de déficience cognitive), SAID, les services aux familles autochtones et les services d’autres organismes. L’homme s’est qualifié pour des mesures soutenues de justice réparatrice parce que le rapport Gladue faisait ressortir son ETCAF. Son cas est aujourd’hui un succès, puisqu’il a passé la majorité de son temps hors de prison sans commettre d’incident, ce qu’il n’avait jamais fait depuis l’âge de 11 ans. Les liens entre le rapport Gladue et l’ETCAF sont déterminants pour les mesures de justice réparatrice pour environ 23 % des Autochtones condamnés au Canada. Sans l’enquête d’un rapport Gladue, de nombreux cas de délinquants atteints d’un ETCAF passeraient sous silence.
Renseigner et donner une critique des systèmes actuels dont disposent les délinquants ayant un ETCAF
Discuter des solutions de rechange à l’incarcération et des liens entre l’ETCAF et l’arrêt Gladue.
Christine est une femme ojibwée de la Première Nation de Curve Lake, en Ontario. Elle a obtenu un diplôme avec spécialisation en histoire et un diplôme en droit de l’Université de Calgary. Elle a travaillé comme avocate dans la région de Calgary et a dirigé son propre cabinet d’avocats pendant huit ans, jusqu’à ce qu’elle déménage à Saskatoon pour effectuer sa maîtrise. Christine prend la parole au cours de réunions, d’assemblées générales annuelles et d’activités universitaires depuis plusieurs années.
D8 | Peter Worsley et David Feick
Organisation: MCC et la mission Micah
Sujet: Projets de réinsertion sociale des groupes confessionnels
Une discussion, concernant la foi ou les formes de spiritualité à étudier dans ces domaines, aide les délinquants à transformer leur vie et leur intégration. Quel rôle joue la communauté confessionnelle dans la réinsertion sociale? Quel rôle le délinquant joue-t-il? Qu’est-ce qui aide et qu’est-ce qui nuit?
La foi et l’espoir ajoutés aux gestes bienveillants sont nécessaires à la réussite de la réinsertion sociale
Se pardonner et se faire pardonner/être accepté par la collectivité sont nécessaires à la réussite de la réinsertion sociale
Peter Worsley (baccalauréat avec spécialisation en leadership et en ministère, diplôme en travail social) effectue sa 15e année au poste d’aumônier en réintégration au Mennonite Central Committee Alberta. Il apporte un soutien spirituel, émotionnel, social et pratique aux délinquants après leur libération. Il collabore avec son groupe confessionnel, des bénévoles et d’autres organismes. Peter possède de l’expérience en développement communautaire, en gestion de bénévoles et dans le travail interculturel.
Dave Feick (baccalauréat en théologie, maîtrise en théologie, professionnel agréé en soutien spirituel) travaille pour la Micah Mission (Micah) à Saskatoon depuis six ans; il a d’abord été coordonnateur et est maintenant directeur administratif. Il possède 20 ans d’expérience à titre de pasteur et supervise maintenant les programmes de Micah : Person to Person – programme de visites au Regional Psychiatric Center; programme CoSA (Cercles de soutien et de responsabilité). Il est aussi aumônier communautaire du projet de réinsertion sociale avec des groupes confessionnels de Micah.
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