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Timestamp: 2016-10-26 04:15:01+00:00
Document Index: 1244079

Matched Legal Cases: ['art. 105', 'art. 76', 'art. 90', 'art. 72', 'art. 75', 'art. 74', 'art. 100', 'art. 42', 'art. 105', 'art. 9', 'ATF ', 'art. 95', 'art. 105', 'art. 97', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 97', 'art. 363', 'art. 174', 'art. 166', 'art. 25', 'art. 97', 'art. 95', 'ATF ', 'art. 172', 'art. 172', 'art. 174', 'art. 174', 'art. 42', 'art. 105', 'art. 105', 'art. 105', 'in fine', 'art. 317', 'art. 405', 'art. 317', 'art. 227', 'art. 317', 'ATF ', 'art. 66']

4A_654/2014 (16.04.2015)
4A_654/2014 � � Arr�t du 16 avril 2015
B.________, repr�sent� par Mes Alexander Troller et Vincent Tattini,
contrat d'entreprise, d�faut de l'ouvrage,
recours contre l'arr�t de la Cour de justice du canton de Gen�ve, Chambre civile, du 10 octobre 2014.
A.a.�Dans le courant de l'ann�e 2006, B.________ (ma�tre de l'ouvrage) a confi� � la soci�t� A.________ SA (entrepreneur), sise � X.________ (GE), la construction d'une villa sur la parcelle dont il est propri�taire sur la commune de Y.________ (GE). Le 3 juin 2006, ils ont ainsi sign� un contrat d'entreprise, int�grant la norme SIA 118, qui pr�voyait des travaux � forfait (i. e. b�ton arm�, ma�onnerie, �tanch�it�, ferblanterie, canalisations, peintures ext�rieures, cr�pissage des fa�ades) pour un montant total de 2'600'000 fr., toutes taxes comprises; l'accord pr�voyait �galement des travaux en " livre ouvert " ascendant � 758'100 fr., sans les taxes, incluant la r�alisation des piscines (int�rieure et ext�rieure) et l'installation du chauffage. Le ma�tre a mandat� l'architecte C.________ pour la supervision du chantier.
L'entrepreneur a sous-trait� diff�rents travaux, en particulier ceux de ferblanterie, couverture et d'�tanch�it�, � D.________ SA (ci-apr�s: D.________). La v�rification et la r�ception des travaux sous-trait�s � D.________ a eu lieu le 3 avril 2008; les proc�s-verbaux de r�ception ne mentionnent aucun d�faut, des travaux restant � ex�cuter �tant toutefois signal�s.
Par la suite, le ma�tre de l'ouvrage s'est pr�valu � l'�gard de l'entrepreneur de divers d�fauts de l'ouvrage. Un seul fait encore l'objet de la proc�dure f�d�rale, � savoir l'�tanch�it� de la coursive situ�e en contrebas des gradins de la terrasse.
Le 6 juillet 2009, E.________, repr�sentant de B.________, a adress� � l'entrepreneur un courriel dans lequel figuraient, parmi les travaux � terminer, ceux relatifs � l'�tanch�it� de la coursive pr�cit�e. Le 13 juillet 2009, l'entrepreneur a �crit au ma�tre de l'ouvrage qu'il reconnaissait l'existence d'une fuite d'eau sous une dalle de la coursive, mais qu'il contestait en �tre responsable apr�s avoir recueilli l'avis de la sous-traitante D.________.
Le 2 septembre 2009, le repr�sentant du ma�tre a mis en demeure l'entrepreneur de r�parer le d�faut d'�tanch�it� de la coursive.
Par courrier du 16 novembre 2009, le conseil de l'entrepreneur a fait valoir que la coursive �tait rest�e sans rev�tement pendant pr�s d'un an apr�s la pose de l'�tanch�it�, de sorte qu'il paraissait difficile de d�terminer s'il existait r�ellement un d�faut de l'ouvrage dont il devrait r�pondre; toutefois, en vue d'un arrangement � l'amiable, l'entrepreneur se d�clarait dispos� � effectuer les travaux de r�fection d�s que les pierres et la chape recouvrant la coursive seraient enlev�es.
Prenant acte de cette volont� par courrier du 23 novembre 2009, le ma�tre a inform� l'entrepreneur qu'en raison d'un litige l'opposant � l'entreprise qui avait pos� le rev�tement de pierres, le d�but des travaux de r�fection �tait report�.
A.b.�Le 15 d�cembre 2008, l'entrepreneur avait adress� au ma�tre de l'ouvrage la facture finale (n� 1390) concernant les travaux forfaitaires, qui s'�levait � 2'908'865 fr.92, ainsi que la facture finale (n� 1391) relative aux travaux en " livre ouvert ", qui se montait � 766'467 fr.40.
Le 12 novembre 2009, l'entrepreneur a fait notifier deux commandements de payer au ma�tre de l'ouvrage portant sur les soldes impay�s des factures n
�s�1390 et 1391, lesquels �taient respectivement de 65'160 fr. et 39'272 fr.10. Le poursuivi a fait opposition � ces poursuites.
Les parties sont entr�es en litige au sujet du d�compte � op�rer entre elles.
B.a.�Apr�s �chec de la conciliation, A.________ SA (demanderesse) a introduit le 7 avril 2010 devant le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve une action contre le ma�tre de l'ouvrage (d�fendeur), r�clamant paiement des montants de 65'160 fr. et 39'272 fr.10, avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 15 janvier 2009, et la mainlev�e d�finitive de l'opposition aux deux commandements de payer.
Le d�fendeur a conclu � lib�ration. Il a form� une reconvention et conclu en dernier lieu � ce que la demanderesse soit condamn�e � lui verser la somme totale de 319'481 fr., avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 24 septembre 2010, qui correspondait au co�t de diff�rents travaux de r�fection de l'ouvrage, incluant, par 90'297 fr., la r�paration de l'�tanch�it� de la coursive.
La demanderesse s'est oppos�e � la reconvention.
B.b.�En cours d'instance, le d�fendeur, par pli du 23 septembre 2011, a requis la demanderesse de proc�der � la r�fection de l'�tanch�it� de l'ensemble de la coursive. Le 29 septembre 2011, celle-ci a refus� de se charger de la r�fection de la totalit� de la coursive, relevant qu'elle s'�tait uniquement engag�e � refaire l'�tanch�it� de l'angle sud, o� des infiltrations d'eau avaient �t� constat�es.
A la requ�te du d�fendeur, un huissier judiciaire a examin� le 13 mars 2012 l'�tat de la coursive en pr�sence des parties et de l'entreprise sous-traitante D.________ et a r�dig� deux proc�s-verbaux de constat. Dans le premier proc�s-verbal, l'huissier a constat� l'absence de couche de protection, telle un feutre, entre la r�sine appliqu�e sur la surface inf�rieure des dalles et le rev�tement de pierre pos� subs�quemment sur celles-ci. Dans le second proc�s-verbal, il a relev� l'existence de huit traces d'infiltration d'eau sous toute la coursive, avec du salp�tre, voire du calcaire et des stalactites.
Selon un ma�tre-couvreur et expert de l'enveloppe du b�timent mandat� par le d�fendeur, une r�fection totale de la coursive �tait n�cessaire.
Un repr�sentant de l'entreprise F.________ SA a confirm� qu'une r�fection partielle de l'installation au niveau de l'�tanch�it� n'�tait pas possible, car elle se heurtait � diff�rents obstacles techniques (r�sine en place se d�collant et appliqu�e sur un support non pr�par�, " saponification " de la r�sine en place, absence d'accrochage m�canique, joints de dilatation non effectu�s dans les r�gles de l'art).
Le d�fendeur a fait ex�cuter par l'entreprise F.________ SA les travaux d'�tanch�it� de la coursive. Celle-ci a proc�d�, entre juin et octobre 2012, � l'arrachage de l'ancien rev�tement de r�sine au marteau piqueur (art. 105 al. 2 LTF). Les prestations effectu�es par F.________ SA ont fait l'objet d'une facture finale dat�e du 30 octobre 2012, ascendant � 30'490 fr., que le d�fendeur a r�gl�e.
L'entreprise G.________ SA a effectu� les travaux de d�pose, puis de repose des dalles recouvrant la coursive. Il a �t� retenu que ces travaux ont �t� factur�s par G.________ SA, dans une note du 13 septembre 2013, pour le prix de 97'094 fr. selon le poste qui y est indiqu� sous la lettre " L ".
B.c.�Par jugement du 22 avril 2014, le Tribunal de premi�re instance, statuant sur demande principale, a condamn� le d�fendeur � payer � la demanderesse la somme de 65'160 fr. plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 15 janvier 2009 et la somme de 39'272 fr.10 avec les m�mes int�r�ts, lev� d�finitivement les oppositions aux poursuites notifi�es au d�fendeur, statu� sur les d�pens et d�bout� les parties de toutes autres conclusions (ch. 1 � 6); sur demande reconventionnelle, il a condamn� la demanderesse � verser au d�fendeur le montant de 6'089 fr.30 avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 24 septembre 2010 (ch. 7), statu� sur les d�pens (ch. 8) et d�bout� les parties de toutes autres conclusions (ch. 9).
B.d.�Saisie d'un appel du d�fendeur, qui concluait au paiement total par sa partie adverse du montant en capital de 330'492 fr., la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve, par arr�t du 10 octobre 2014, � la forme a d�clar� irrecevable l'appel form� contre les chiffres 1 � 6 du dispositif du jugement pr�cit�, au fond a annul� les chiffres 8 et 9 dudit dispositif et, statuant � nouveau, condamn� la demanderesse � payer au d�fendeur la somme de 127'584 fr. avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 24 septembre 2010, statuant pour le reste sur les frais et d�pens.
A.________ SA exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre cet arr�t. Elle conclut � ce que l'arr�t cantonal soit annul� en ce qu'il a lui-m�me annul� les chiffres 8 et 9 du dispositif du jugement de premi�re instance, ce jugement devant �tre int�gralement confirm�.
1.1.�Interjet� par la partie demanderesse qui a partiellement succomb� dans ses conclusions tendant au rejet de la reconvention et qui a ainsi la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), dirig� contre un arr�t final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par un tribunal sup�rieur statuant sur recours (art. 75 LTF) dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse d�passe le seuil de 30'000 fr. de l'art. 74 al. 1 let. b LTF, le recours est par principe recevable, puisqu'il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
1.2.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - ce qui correspond � la notion d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 137 II 353 consid. 5.1) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La partie recourante qui soutient que les faits ont �t� constat�s d'une mani�re arbitraire doit satisfaire au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire soulever express�ment ce grief et exposer celui-ci de fa�on claire et d�taill�e (ATF 135 III 232 consid. 1.2; 133 II 249 consid. 1.4.2). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 125 I 492 consid. 1b p. 495).
Dans la mesure o� la recourante pr�sente un �tat de fait de 25 pages, sans invoquer de disposition constitutionnelle ni d�montrer l'arbitraire (art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF), il n'en sera tenu aucun compte.
Il n'est pas contest�, au vu des prestations convenues entre le d�fendeur et la demanderesse selon l'accord sign� le 3 juin 2006, que les plaideurs ont conclu un contrat d'entreprise (art. 363 CO) portant en particulier sur les travaux d'�tanch�it� aff�rents � la construction de la villa du d�fendeur. Il n'est pas davantage remis en cause que la norme SIA 118 (�d. 1977/1991; ci-apr�s: SIA-118) est applicable aux relations contractuelles pr�cit�es.
La cour cantonale, au consid�rant 4.2 de l'arr�t attaqu�, a constat� que la demanderesse n'avait contest� en appel ni l'existence d'un d�faut d'�tanch�it� affectant la coursive qui longe, en contrebas, les gradins de la terrasse, ni le fait que l'avis des d�fauts a �t� donn� en temps utile, et pas davantage le fait que le d�fendeur �tait en droit de faire appel � un tiers pour rem�dier � ce d�faut dans la mesure o� elle-m�me avait refus� de le supprimer. Elle a relev� qu'en vertu du renversement du fardeau de la preuve instaur� par l'art. 174 al. 3 SIA-118, il incombait � la demanderesse de prouver que le d�faut d'�tanch�it� �tait exclusivement d� � la faute du d�fendeur ou de l'un de ses auxiliaires (art. 166 al. 4 SIA-118). Or il n'est pas �tabli que l'absence de pose d'une protection, telle un feutre, avant la pose du rev�tement de surface en pierre sur la coursive �tait la cause exclusive du manque d'�tanch�it�. En outre, le dossier ne contient aucun �l�ment probant permettant de retenir que le d�faut d'�tanch�it� est d� au fait que la coursive est rest�e plusieurs mois sans rev�tement; de toute mani�re, il aurait alors appartenu � la demanderesse, en application de l'art. 25 SIA-118, d'attirer l'attention du ma�tre sur le risque encouru, ce que cette derni�re n'a pas all�gu� avoir fait. Les magistrats genevois en ont inf�r� que la demanderesse doit r�pondre du d�faut d'�tanch�it� de la coursive. La facture finale de F.________ SA, par 30'490 fr., qui se rapporte aux travaux de r�fection de l'�tanch�it�, sera cons�quemment mise � la charge de la demanderesse. Quant � la facture de G.________ SA du 13 septembre 2013, un poste " L " indiquait le prix de 97'094 fr. pour les travaux de d�pose et repose des dallages de la terrasse dont la n�cessit� n'est pas contest�e; ce document est ainsi suffisant pour �tablir la quotit� de cette part du dommage, de sorte que le paiement de cette facture doit �tre assum� �galement par la demanderesse. C'est donc un montant total de 127'584 fr. en capital (30'490 fr. + 97'094 fr.) que celle-ci doit �tre condamn�e � verser au d�fendeur.
Se r�f�rant aux art. 97 al. 1 et 105 LTF, la recourante reproche � la cour cantonale, � plusieurs �gards, de n'avoir pas tenu compte de l'ensemble des faits pertinents et d'avoir appr�ci� les preuves de mani�re arbitraire.
3.1.�La partie recourante ne peut critiquer les constatations de faits que si elles ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte, � savoir arbitrairement, ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. La violation du droit peut consister en un �tat de fait incomplet, car l'autorit� pr�c�dente viole le droit mat�riel en n'�tablissant pas tous les faits pertinents pour l'application de celui-ci (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 134 V 53 consid. 4.3 p. 62 et les r�f�rences).
3.2.1.�Pour la recourante, la cour cantonale a m�connu des preuves pertinentes qui permettraient de conclure que le d�faut d'�tanch�it� ne lui est pas imputable. Elle fait valoir que les �l�ments de preuve qu'elle a apport�s ont d�montr� que les probl�mes d'�tanch�it� de la coursive peuvent r�sulter uniquement de trois causes: l'absence de rev�tement sur la coursive pendant plusieurs mois; l'absence de pose d'une protection sur l'�tanch�it�; la d�pose des pierres de rev�tement au marteau piqueur. Elle en d�duit que l'autorit� cantonale aurait m�connu des preuves permettant d'admettre que le d�faut ne rel�ve pas de sa responsabilit�.
3.2.2.�A propos de l'absence de rev�tement qui aurait entra�n� le d�faut d'�tanch�it�, la recourante se r�f�re � la d�position de l'architecte C.________. Entendu le 10 septembre 2013 par les premiers juges, celui-ci a d�clar� se souvenir que la " r�sine est rest�e sans rev�tement quelques mois ". Mais ce constat n'�tablit pas que le probl�me d'�tanch�it� qui est apparu dans la coursive provient du fait qu'elle est demeur�e sans dallage pendant plusieurs mois. La recourante n'invoque aucun �l�ment probant � l'appui de son all�gation. C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a pu retenir que le d�faut d'�tanch�it� n'a pas pour origine l'absence de rev�tement sur la coursive durant plusieurs mois.
S'agissant du manque de protection entre les pierres pos�es sur la coursive et la r�sine, la recourante fait simplement allusion aux dires de son repr�sentant H.________, entendu le 22 novembre 2012 par le Tribunal de premi�re instance, qui a affirm� qu'une isolation aurait d� �tre pos�e par l'entreprise ayant pos� les pierres sur la coursive. Il s'agit l� de la d�claration d'une partie, qui n'est pas propre, si elle n'est pas corrobor�e par d'autres �l�ments de preuve, � emporter la conviction. Dans ce contexte, on ne voit pas en quoi il est arbitraire de constater qu'il n'a pas �t� prouv� que l'absence de pose d'une protection (telle un feutre) sous les pierres de rev�tement est la cause exclusive du manque d'�tanch�it�.
Lorsque la recourante all�gue, en se rapportant � la d�position de I.________, du 14 novembre 2013, que c'est la d�pose des pierres de la terrasse au marteau piqueur en 2012 qui a ab�m� l'�tanch�it�, elle feint d'oublier que le d�faut d'�tanch�it� �tait apparu trois ans plus t�t, comme l'atteste avec �clat la lettre �crite le 13 juillet 2009 par la recourante � l'intim�, en r�ponse � un courrier de ce dernier, dans laquelle elle reconnaissait l'existence d'une fuite d'eau sous la coursive, m�me si elle niait en �tre responsable.
Le moyen, sous toutes ses facettes, doit �tre rejet�.
La recourante ayant donc �chou� � d�montrer que le d�faut d'�tanch�it� provenait du fait du ma�tre (ou d'un de ses auxiliaires), voire d'un autre entrepreneur, la cour cantonale a pu consid�rer, sans enfreindre le droit, qu'elle devait en r�pondre � l'endroit de son adverse partie, pour autant que toutes les conditions de responsabilit� soient satisfaites.
3.3.1.�La recourante soutient que l'autorit� cantonale a �tabli les faits totalement arbitrairement en ce qui concerne le moment o� le d�faut d'�tanch�it� lui a �t� signal�. A l'en croire, la cour cantonale a retenu de mani�re ind�fendable qu'elle n'a pas contest� en proc�dure d'appel que l'avis des d�fauts a �t� donn� � temps. Elle renvoie � sa r�ponse � l'appel du 22 ao�t 2014. Elle pr�tend que le d�faut en question a �t� invoqu� pour la premi�re fois par l'intim� le 24 septembre 2010, soit plus de deux ans apr�s la r�ception des travaux, et que le d�lai de garantie de l'art. 172 SIA-118 �tait par cons�quent �chu.
3.3.2.�Le " M�moire R�ponse � l'appel " de la recourante, dat� du 22 ao�t 2014, comprend, sous chiffres 62 � 65, sous le libell� " De la fin des travaux et de l'absence d'avis de d�faut ", des all�gations d'apr�s lesquelles en particulier le d�faut d'�tanch�it� de la coursive lui a �t� notifi� tardivement.
La cour cantonale a ainsi constat� arbitrairement les faits de proc�dure en �crivant, au consid�rant 4.2 in initio de l'arr�t attaqu�, que la demanderesse a admis en appel que l'avis des d�fauts avait �t� donn� en temps utile. Cette constatation arbitraire n'exerce toutefois aucune incidence sur la solution du litige. Dans le consid�rant " B/i ", p. 6, de la partie " En fait " de son arr�t, la Cour de justice a relev�, sans se voir reprocher l'arbitraire � cet �gard, que le repr�sentant du ma�tre de l'ouvrage a adress� le 6 juillet 2009 � la recourante un pli l'enjoignant notamment � terminer les travaux d'�tanch�it� de la coursive et que, le 2 septembre 2009, ledit repr�sentant a mis formellement en demeure la recourante de r�parer le d�faut d'�tanch�it� de la coursive.
D�s l'instant o� la r�ception des travaux relatifs � l'�tanch�it� est intervenue le 3 avril 2008, il est indubitable que le d�faut d'�tanch�it� a �t� signal� par le ma�tre � l'entrepreneur dans le d�lai biennal de garantie de l'art. 172 SIA-118, lequel constitue un d�lai d'avis des d�fauts conventionnel permettant au ma�tre de donner l'avis des d�fauts jusqu'au terme du d�lai de garantie (cf. PETER GAUCH, Le contrat d'entreprise, adaptation fran�aise par Beno�t Carron, 1999, ch. 2682 ss p. 728 s.).
Le moyen est rejet� par substitution de motifs.
3.4.1.�La recourante fait valoir qu'il appartenait � l'intim� de prouver l'existence du d�faut d'�tanch�it� et la responsabilit� de l'entrepreneur dans la survenance du d�faut. Par surabondance, la recourante soutient encore que l'autorit� cantonale a retenu � tort qu'elle a refus� de rem�dier aux d�fauts de la coursive. Elle ajoute enfin, en quelques lignes, que les travaux de r�fection de la coursive devaient �tre mis � charge du ma�tre, qui a clairement contribu� � l'apparition du dommage.
3.4.2.�Lorsque le d�faut, comme dans le cas pr�sent, est signal� pendant le d�lai de garantie, l'art. 174 al. 3 SIA-118 renverse en partie le fardeau de la preuve en ce sens que le ma�tre a certes le fardeau de prouver le fait dont il affirme qu'il s'agit d'un d�faut, mais que l'entrepreneur doit alors prouver que le d�faut pr�tendu n'en est pas un, parce qu'il r�sulte par exemple d'une usure normale ou d'un emploi inappropri� de l'ouvrage re�u sans d�faut ( GAUCH, op. cit., ch. 2696 p. 730/731).
Dans son avis des d�fauts du 2 septembre 2009, l'intim�, par l'entremise de son repr�sentant, a averti la recourante qu'une fuite d'eau, constat�e pr�c�demment � un angle de la coursive, �tait toujours pr�sente malgr� la pose d'une b�che en plastique sur cet �l�ment. Puisque le ma�tre avait ainsi prouv� le fait qu'il consid�rait comme un d�faut (pr�sence constat�e d'une �manation d'eau sur la coursive), c'�tait � l'entrepreneur, en application de l'art. 174 al. 3 SIA-118, de d�montrer que ce fait ne rendait pas l'ouvrage d�fectueux, ainsi que la cour cantonale l'a retenu � bon droit au consid�rant 4.2 de l'arr�t critiqu�.
La cour cantonale a constat� que la recourante a refus� le 29 septembre 2011 de se charger de la r�fection de la totalit� de la coursive (cf. consid�rant "B/n ", p. 7, de la partie " En fait " de l'arr�t cantonal). En se bornant � nier cette constatation, la recourante formule � son endroit une critique appellatoire, qui est irrecevable.
Lorsque la recourante pr�tend tr�s bri�vement que les frais de r�fection de la coursive doivent �tre assum�s par l'intim�, elle soul�ve l� une question de droit et non de fait, qui ne fait l'objet d'aucun d�veloppement, d'o� son irrecevabilit� (art. 42 al. 2 LTF).
3.5.1.�La recourante soutient que l'intim�, par la production des factures des entreprises F.________ SA et G.________ SA, n'a pas apport� la preuve du montant du dommage subi en raison du d�faut d'�tanch�it�. L'entreprise F.________ SA, qui a ex�cut� les travaux de r�fection totale de l'�tanch�it� de la coursive, se r�f�rerait dans sa facture du 30 octobre 2012 � une surface de 140 m2, alors que la facture de l'entreprise G.________ SA du 13 septembre 2013, laquelle a d�pos� et repos� les pierres de rev�tement, ferait allusion � une surface de 71 m2. Ces documents, faute de coh�rence entre eux, ne permettraient pas d'apporter la preuve du pr�judice. A cela s'ajoute que le poste " L " de la facture �manant de G.________ SA ne peut �tre rattach� � des travaux effectu�s sur la coursive. Enfin, la recourante affirme derechef qu'elle n'est pas responsable du d�faut d'�tanch�it�.
3.5.2.�La note susrappel�e de l'entreprise F.________ SA mentionne une surface de 140 m2 (art. 105 al. 2 LTF). Quant au poste " L " de la facture de G.________ SA en question, il fait r�f�rence, en rapport avec le " traitement hydrofuge de l'ensemble ", � une surface de 163 m2, avec les marches et contremarches (art. 105 al. 2 LTF). Il appert ainsi que ces deux documents, qui renvoient � une surface relativement similaire de la coursive, ne sont pas contradictoires.
Il a �t� retenu (art. 105 al. 1 LTF) que le poste " L " de la facture de G.________ SA est le seul qui a trait � la " d�pose et pose de dallage " et que les autres postes de cette note ne concernent pas des travaux effectu�s sur la terrasse (cf. consid. 4.2 in fine, p. 15, de l'arr�t d�f�r�). Les critiques port�es par la recourante contre ces constatations sont purement appellatoires et ainsi irrecevables.
A partir de l�, il n'y a rien d'arbitraire � admettre que le poste " L " de cette facture �tablit le co�t entra�n� par la d�pose et la repose des dalles recouvrant la coursive.
Enfin, il a �t� fait justice ci-dessus du moyen selon lequel la recourante ne serait pas � l'origine du d�faut d'�tanch�it�.
Le grief est infond� en tant qu'il est recevable.
4.1.�A l'appui de sa derni�re critique, la recourante affirme qu'en ayant accept� la modification en instance d'appel des conclusions que l'intim� avait prises devant les premiers juges, la cour cantonale a transgress� les art. 317 al. 2 et 227 al. 1 CPC.
4.2.�Le jugement de premi�re instance ayant �t� rendu apr�s l'entr�e en vigueur du Code suisse de proc�dure civile (CPC), c'est ce dernier qui r�git la proc�dure d'appel (art. 405 al. 1 CPC).
En premi�re instance, le d�fendeur a form� une reconvention par laquelle il r�clamait en dernier lieu � la demanderesse la somme totale de 319'481 fr. en capital. En appel, il a conclu au paiement par sa partie adverse du montant en capital de 330'492 fr., soit d'un montant augment� par rapport � ses conclusions prises devant le Tribunal de premi�re instance.
Il r�sulte de l'art. 317 al. 2 CPC que la prise de conclusions nouvelles en appel est soumise � deux conditions cumulatives: il faut que les conditions fix�es � l'art. 227 al. 1 CPC soient remplies (let. a) et que les conclusions nouvelles reposent sur des faits ou des moyens de preuve nouveaux (let. b).
En l'occurrence, on peut se dispenser d'examiner si les conclusions augment�es prises par le d�fendeur en appel respectaient les conditions fix�es par l'art. 317 al. 2 CPC et �taient donc recevables.
En effet, la Cour de justice a allou� au d�fendeur en rapport avec le d�faut d'�tanch�it� de la coursive la somme de 127'584 fr. plus int�r�ts, laquelle est largement inf�rieure au montant total r�clam� en premi�re instance par ce dernier dans ses conclusions reconventionnelles.
Certes, ledit montant d�passe celui auquel le d�fendeur avait chiffr� en premi�re instance les co�ts de r�fection de la coursive, qui �tait de 90'297 fr. Peu importe, car il est de jurisprudence que lorsque la demande tend � l'allocation de divers postes d'un dommage reposant sur la m�me cause, le juge n'est li� que par le montant total r�clam�, de sorte qu'il peut allouer davantage pour un des �l�ments du dommage et moins pour un autre (ATF 123 III 115 consid. 6d p. 119; 119 II 396 consid. 2).
En d�finitive, le recours doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. La recourante, qui succombe, paiera l'�molument judiciaire et versera une indemnit� � titre de d�pens � l'intim� (art. 66 al. 1 et 68 al. 1 et 2 LTF).