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Timestamp: 2019-12-12 22:44:43+00:00
Document Index: 239316440

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

Dossier Archives - SEST
Posted on 24 septembre 2019 21 novembre 2019
« La visite de pré-reprise est un examen médical qui permet de préparer la reprise du travail du salarié en arrêt de travail depuis plus de trois mois. Elle est réalisée par le médecin du travail et peut être demandée par le médecin traitant, le médecin conseil de l’organisme de sécurité sociale ou le travailleur », article R4624-29 du code du travail.
En 2018 au SEST, 928 visites de pré-reprise ont été réalisées. Dans 80% des cas, la visite de pré-reprise a été demandée par le salarié.
La visite de pré-reprise : à qui est-elle destinée ?
La visite de pré-reprise s’adresse aux travailleurs en arrêt de travail depuis plus de trois mois. Au cours de la visite de pré-reprise, le médecin du travail peut
recommander des mesures afin de favoriser le maintien dans l’emploi du travailleur : aménagements et adaptation du poste de travail, préconisations de reclassement ou encore formations professionnelles. A ce titre, le médecin du travail peut s’appuyer sur le service social.
Le médecin du travail informe, sauf si le travailleur s’y oppose, l’employeur et le médecin conseil de ses recommandations, afin que toutes les mesures soient mises en œuvre en vue de favoriser votre maintien en emploi (Article R4624-30 du code du travail).
Des experts de la santé au travail vous accompagnent
Le travailleur est celui qui contacte le service de santé au travail afin de convenir d’un rendez-vous avec le médecin référent de l’entreprise qui l’embauche. L’employeur ne peut en aucun cas solliciter une visite de pré-reprise pour un salarié absent de l’entreprise.
Trois médecins travaillent de concert dans le cadre de l’accompagnement des travailleurs :
Le médecin conseil, acteur de l’assurance maladie, reçoit les salariés afin de se prononcer sur la justification de l’arrêt de travail ;
Le médecin traitant est appelé à coordonner les soins et informer son patient sur les conséquences de son état de santé. Prescripteur des arrêts de travail, il est souvent le 1er à détecter les salariés en difficultés. Dans le cadre d’un suivi personnalisé, il oriente le salarié vers les professionnels concernés par sa situation. Ainsi, il travaille en lien avec le médecin du travail pour les questions relatives à l’aptitude au poste de travail ;
Le médecin du travail qui connait l’entreprise et les caractéristiques du poste occupé, tient un rôle préventif incontournable. Lors d’un arrêt de travail, il reçoit le travailleur et met en lien les éléments de santé avec ceux du travail afin de conseiller le travailleur et l’employeur pour prévenir la désinsertion professionnelle. Au cours de la visite de pré reprise, il peut recommander :
Des formations professionnelles en vue de faciliter le reclassement ou la réorientation professionnelle du travailleur.
Des solutions sur-mesure pour une reprise en toute sérénité
Etre reçu par le médecin du travail pendant son arrêt maladie permet au salarié d’échanger sur les possibilités de reprendre son emploi et préparer sa reprise d’activité professionnelle.
Cette visite n’a aucune incidence sur l’arrêt de travail. Elle permet d’informer le médecin du travail de sa situation afin d’identifier le plus tôt possible les difficultés pour la reprise de l’emploi et de réfléchir aux solutions possibles.
Le médecin du travail prend en compte la situation sociale, médicale et l’activité professionnelle du salarié afin de le conseiller et l’orienter si besoin. Il peut également s’appuyer sur les avis de spécialistes, d’assistantes sociales, d’ergonomes et psychologues du travail, d’organismes spécialisés comme la MDPH*, pour émettre ses recommandations et proposer des aménagements de poste, des préconisations de reclassement ou de formations pour une réorientation professionnelle.
A l’occasion de la visite de pré-reprise le médecin du travail ne délivre pas d’aptitude ni d’inaptitude. Il peut délivrer à l’employeur, sauf si le salarié s’y oppose, ses préconisations par exemple d’aménagement et d’adaptation du poste à prévoir. Cela permet à l’employeur d’anticiper la reprise du salarié dans les conditions les plus favorables, sur le plan matériel mais aussi pour ce qui concerne l’organisation du travail. Cela l’aide à mieux soutenir et accompagner le salarié, ses collègues et encadrants dans cette perspective. Certaines mesures spécifiques comme l’essai encadré peuvent être également proposées dans ce même but.
Vous êtes en arrêt de travail depuis moins de trois mois ? Vous pouvez aussi solliciter une visite auprès du médecin du travail pendant votre arrêt maladie afin de préparer votre reprise !
La visite de pré-reprise permet de prendre en charge, le plus tôt possible, toutes les questions relatives à la reprise de l’activité et de rechercher les solutions qui permettront au travailleur de reprendre son travail en toute sérénité. Elle est à disposition des salariés pour les conseiller et les accompagner dans le cadre de leur maintien en emploi.
Au SEST, la visite de pré-reprise est le premier levier d’orientation vers la Cellule de Maintien en Emploi (CME). La CME du SEST accompagne chaque année environ 130 personnes afin de prévenir leur désinsertion professionnelle.
Dr Laurence Braun, Médecin du travail au SEST
Aline Flower-Rousseau, Ergonome-Psychologue du travail au SEST
L’alimentation : en plus d’être un phénomène de mode, c’est surtout un moteur physique et psychologique. L’alimentation joue sur la santé de vos salariés, sur leur bien-être, leur concentration, leur moral et leur forme physique. Les résultats des entreprises sont donc bien évidement affectés par les habitudes alimentaires des salariés. Chaque année, les entreprises perdraient environ 20% de productivité à cause de ce facteur, chiffre révélé par le Bureau International du Travail.
Coup d’oeil sur des situations rencontrées chaque jour et des conseils pour y remédier…
« Je n’ai pas le temps de manger le midi »
En 2010, le temps moyen consacré à l’alimentation sur le lieu de travail était de 7 minutes, soit une baisse de 3 minutes depuis 1986 (1). Réunions qui s’enchainent, du travail qui n’en finit pas… Difficile dans ces cas là de prendre un repas équilibré. Par manque de temps et dans beaucoup de situations professionnelles, le déjeuner passe donc souvent à la trappe. C’est d’ailleurs le cas pour plus de 60% des cadres, des indépendants et des professions intermédiaires qui déclarent sacrifier la pause déjeuner pour se libérer du temps1. Pourtant, des solutions sont possibles pour qui veut manger sain et rapidement :
Un petit déjeuner copieux pour éviter les baisses de régime : boisson chaude, pain ou céréales, produit laitier, fruit. On évite les viennoiseries, riches en matières grasses et peu intéressantes d’un point de vue nutritionnel ;
Fractionner le repas du midi en deux collations équilibrées : à 11h une poignée d’oléagineux comme des amandes, noix, noisettes, sachet de légumes ou fruits à croquer ; à 15h, un produit laitier et une part de protéine (jambon ou oeuf dur par exemple) ou des légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots) associés à du pain complet ;
Des repas maison, préparés facilement : misez sur des salades faites maison qui se préparent facilement la veille chez soi : salade de pâtes, quinoa, riz ou encore légumineuses associées à des crudités (tomates, endives, carottes, radis, concombre) ;
Un sandwich équilibré : de préférence fait maison en favorisant la moutarde plutôt que la mayonnaise (thon/crudités, jambon/crudités) ;
Equilibrez les apports de la journée : au dîner, rééquilibrez les apports de façon à combler les manques alimentaires de la journée en fibres, protéines et calcium.
« Je n’ai pas accès à une cuisine »
Aujourd’hui encore, 1 français sur 5 déjeune à l’extérieur quotidiennement, en raison de son activité professionnelle ou par choix personnel. Nombreuses sont donc les personnes contraintes de devoir déjeuner en extérieur. C’est d’ailleurs le cas pour certains salariés, tels que les commerciaux, chauffeurs, livreurs, taxis et auxiliaires de vie notamment. Aucun accès à une cuisine, ni frigidaire, ni micro-ondes… Alors comment faire ? Voici quelques astuces et conseils afin que tous puissent concilier simplicité, confort et diététique !
Accordez-vous au moins 30 minutes de pause : si vous travaillez assis, n’hésitez pas à aller marcher une dizaine de minutes. De quoi redémarrer l’après-midi sereinement ! ;
Se préparer un repas froid et pratique à transporter : c’est le quotidien de 35% des Français aujourd’hui !2 Profitez des restes du dîner ou d’une salade maison ;
Evitez les repas trop copieux au restaurant : privilégiez la formule «entrée-plat» ou «plat-dessert». Mieux vaut choisir des plats à base de poisson ou viande blanche, légumes ou purée. En dessert, on opte pour une salade de fruits ou un fromage blanc tout en limitant au maximum l’alcool et le pain. Le déjeuner au restaurant et pourtant une solution adoptée par 4% des Français aujourd’hui (2) !
S’installer dans un endroit calme : si la météo le permet, profitez-en pour aller déjeuner sur l’herbe ou sur un banc plutôt que dans la voiture ou en marchant. L’occasion d’ailleurs de nouer des relations avec ses collègues de bureau ! ;
Les bons plans : certains supermarchés mettent à disposition des micro-ondes avec la possibilité de s’asseoir (tabourets et tables hautes) pour pouvoir manger chaud et au chaud.
« Je travaille de nuit ou en horaires décalés »
Une situation qui concerne de plus en plus de Français chaque année. En effet, en 2012, cela représentait près de 2 salariés sur 3, soit 37% de la population active. Vingt ans plus tôt, cette situation touchait 15.4% des salariés (3). Un chiffre en constante augmentation et des conditions de travail qui ont un effet direct sur la santé des travailleurs. Quelques conseils en matière de nutrition !
Le travail de nuit est un facteur important de prise de poids. En effet, il modifie structurellement le rythme chronobiologique des salariés entrainant une absence de sécrétion de la mélatonine, appelée aussi « hormone du sommeil ». Cette hormone est majoritairement synthétisée la nuit, avec un pic vers 5 heures du matin, en réponse à l’absence de lumière naturelle. Cela a pour effet d’entrainer une diminution de la sécrétion de leptine qui est l’hormone régulant la satiété et donc la prise de poids. La mélatonine agit également comme antioxydant (effet positif sur les vaisseaux) et semble aussi jouer un rôle dans le système immunitaire. Afin de compenser les effets du travail de nuit, vous pouvez consommer des aliments riches en mélatonine tels que les noix, les noisettes mais aussi le maïs, les tomates et les pommes de terre.
En outre, afin de préserver les relations familiales, essayez de vous rapprocher au maximum du rythme des trois repas familiaux réguliers, de conserver une alimentation diversifiée et de respecter un cycle jour/nuit sur lequel l’organisme est normalement stabilisé (4).
N’hésitez pas à prendre une collation de nuit : elle favorise l’éveil et va aider à lutter contre l’hypovigilance entre 2h et 4h (5). Moins «riche» qu’un repas, elle doit comprendre un apport en protéines plus qu’en glucides et peu de graisses. Favorisez les aliments à digestion rapide. Une collation idéale se compose : d’un produit céréalier, d’un produit laitier et d’un fruit.
Le Travail Posté désigne : « Tout mode d’organisation du travail en équipe selon lequel des travailleurs sont occupés successivement sur les mêmes postes de travail, selon un certain rythme, y compris rotatif, de type continu ou discontinu, entrainant pour les travailleurs la nécessité d’accomplir un travail à des heures différentes sur une période donnée de jours ou de semaines ». Ministère du travail
Travail posté du matin (6) :
Travail posté de l’après-midi (6) :
(1) INSEE, enquêtes Emploi du temps 1985-1986, 1998-1999 et 2009-2010
(2) Sondage QAPA, «Les habitudes des Français et leurs préférences concernant les repas du midi en semaine», 2015, Sondage réalisé auprès de 22.000 demandeurs d’emploi et recruteurs en juin 2015, répartis sur l’ensemble du territoire français et plus de 15.000 membres sur Facebook.
(3) Etude DARES, «Le travail de nuit en 2012» Août 2014, Bulletin n°064
(4) Gérard Vallery et Caroline Hervet, «Impact de diverses modalités organisationnelles du travail posté sur le sommeil, les comportements alimentaires, la vie sociale et familiale : le cas du personnel soignant en milieu hospitalier français», Perspectives interdisciplinaires sur le travail et la santé [En ligne]
(5) Laurence Plumey (Dr), «Le grand livre de l’alimentation», 2014, Editions Eyrolles
(6) AIST84, CPAM84 et CoDES 84, Livret «Sommeil et alimentation – Santé et travail posté», pp.6-8, juin 2011, AIST84 [En ligne]
Dr Florence Nogues, Médecin du travail au SEST
Pascaline Dumont, Infirmière en Santé au Travail au SEST
Aline Bernard, Infirmière en Santé au Travail au SEST
Elsa Roccia, Infirmière en Santé au Travail au SEST
Posted on 26 octobre 2015 19 novembre 2015
A ce jour, 2,5 millions de personnes reconnues travailleurs handicapés sont en activité (tous secteurs confondus) et 43% de ces travailleurs ont plus de 50 ans. Les ­licenciements pour motif d’inaptitude sont en constante augmentation (150 600 en 2005 contre 210 000 en 2013)*. L’insertion et le maintien dans l’emploi des ­personnes en situation de handicap en entreprise demeurent un enjeu important pour lequel l’investissement des entreprises est incontournable. Serait-il temps d’agir ?
Handicap en entreprise : Règlementation (évolutions et obligations)
Depuis la loi Handicap du 11 février 2005, la ­législation française a évolué en faveur de ­l’égalité des droits et des chances, de la ­participation et de la citoyenneté des personnes ­handicapées. L’objectif principal de cette loi : favoriser ­l’accès à l’autonomie des personnes en situation de ­handicap. C’est dans cette ­optique que de ­nouvelles mesures sont entrées en ­vigueur, ­rappelant les droits fondamentaux des personnes handicapées, les obligations de ­l’entreprise ainsi qu’une définition légale du handicap.
« Constitue un handicap, au sens de la ­présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en ­raison d’une altération substantielle, durable ou ­définitive d’une ou plusieurs fonctions ­physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
Le droit à la compensation du handicap est une avancée majeure permettant l’égalité des chances en incluant, sans ­discrimination, les ­personnes handicapées dans le milieu ­ordinaire. Dès lors, au-delà de l’obligation ­d’emploi de 6% de personnes en situation de handicap, ­l’employeur doit également ­respecter ­l’obligation de ­reclassement en cas ­d’inaptitude ­prononcée par le médecin du ­travail mais ­également ­favoriser le maintien dans ­l’emploi des ­travailleurs handicapés en mettant en place des mesures ­permettant à ces ­personnes de ­conserver leur ­emploi et de
progresser dans l’entreprise.
5 bonnes raisons de favoriser l’insertion d’un travailleur handicapé
1. Raison règlementaire. Les entreprises de plus de 20 salariés doivent embaucher, dans une proportion de 6% de leur effectif ­salarié, des travailleurs reconnus handicapés.
2. Raison financière. Lorsque que l’entreprise atteint ce ­pourcentage, elle n’est plus obligée de verser la contribution à l’AGEFIPH. Si le quota n’est pas atteint malgré le/les recrutements de travailleurs handicapés, la contribution diminue tout de même (en fonction du nombre de salariés recrutés).
3. Raison relative à la responsabilité sociale de l’entreprise. ­Recruter des personnes handicapées confirme la prise de ­position de ­l’entreprise, c’est-à-dire lutter contre les discriminations et ­l’exclusion.
4. Raison stratégique. Certains secteurs d’activité peinent à ­recruter du personnel. Se tourner vers des organismes référents en matière de handicap et en élargissant son recrutement aux personnes ­handicapées, l’entreprise augmente ses chances de trouver un ­candidat compétent.
5. Raison financière. Une entreprise qui embauche un salarié ­handicapé peut se voir attribuer une subvention. De plus, l’AGEFIPH accompagne l’entreprise et le salarié handicapé à la mise en œuvre d’actions spécifiques (aménagement des postes de travail, aide à la mobilité, etc.).
5 modalités pour répondre à l’obligation d’emploi
Embaucher des personnes bénéficiaires de la loi de février 2005 (CDI, CDD ou en INTERIM) à hauteur de 6% de l’effectif total des salariés ;
Accueillir des stagiaires bénéficiaires de la loi de février 2005 (prise en compte au prorata temporis à hauteur de 2% maximum de votre obligation) ;
Conclure des contrats de sous-traitance, de fournitures ou de prestations de services avec des entreprises du secteur adapté ou protégé (ESAT, EA) ;
Conclure un accord de branche, de groupe, d’entreprise ou d’établissement qui doit être agréé par l’autorité administrative ;
Si aucune action n’est engagée, verser une contribution financière à l’AGEFIPH**.
**l’Association pour la gestion du fonds pour ­l’insertion professionnelle des personnes ­handicapées
Les acteurs de l’insertion et du maintien dans l’emploi vous accompagnent !
Service de Santé au Travail : Intervention dans le cadre de l’insertion et du maintien dans l’emploi : détection des risques d’inaptitude, ­surveillance renforcée, adaptation des situations de travail.
CRAMIF : Détection précoce des situations d’AT-MP, cellule PDP dans chaque ­département pour l’étude au cas par cas. Financement de ­formations et de contrats de rééducation ­professionnels.
Accord de branche OETH : ­Accompagnement des entreprises relevant de l’accord OETH (ex ; maison de retraites, établissements ­spécialisés…).
FIPHFP : Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (les 3 versants de la fonction publique). Actions en vue de l’insertion et du maintien dans l’emploi.
AGEFIPH : Association de gestion des fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Favorise l’insertion et le maintien dans l’emploi des Travailleurs handicapés des entreprises privées.
Votre Service de Santé au travail vous accompagne !
Depuis plus de 2 ans, le SEST dispose d’une Cellule de Prévention de la Désinsertion Professionnelle et Sociale entièrement dédiée à ses entreprises adhérentes !
Une équipe pluridisciplinaire composée : ­Psychologue du travail, Ergonomes, Assistante sociale, intervient en collaboration avec les ­Médecins du travail et les entreprises afin de construire, avec la participation active du salarié et de l’employeur, un projet professionnel ou de vie (retraite, invalidité).
Pour ce faire, l’équipe qui travaille en lien avec les acteurs identifiés, conseille et ­accompagne les ­entreprises et les salariés via un parcours ­d’accompagnement individualisé jusqu’à optimisation de la situation.
Schéma : Parcours d’accompagnement en vue de la ­Prévention de la Désinsertion Professionnelle et Sociale.
Posted on 25 mars 2015 19 novembre 2015
En France, plus de 3 millions de salariés sont exposés au bruit sur leur lieu de travail. Or, une ­exposition prolongée à des niveaux de bruits potentiellement nocifs peut affecter leur santé. Aujourd’hui, la proportion des salariés exposés est en constante augmentation, à tel point que le bruit est reconnu comme l’une des causes de maladies professionnelles les plus coûteuses.
1. Ce qu’on entend par « bruit »
Le bruit est un « phénomène acoustique ­produisant une sensation auditive considérée comme ­désagréable ou gênante », atteignant parfois des niveaux traumatisants. La gêne liée au bruit est subjective, cependant il existe une échelle de bruit qui permet de déterminer les ­niveaux perçus par l’oreille et leurs effets. (voir schéma ci-dessous).
• Les bruits stables et continus : Fluctuation de bruits d’un niveau inférieur ou égal à 5dB (A).
• Les bruits intermittents ou fluctuants : Fluctuation de bruits d’un niveau supérieur à 5 dB(A) de manière répétitive ou aléatoire.
• Les bruits impulsifs ou transitoires : Passage du bruit à une grande intensité à certains moment seulement, de manière ­régulière ou totalement aléatoire.
2. Les risques professionnels liés au bruit
Risque de Maladie Professionnelle : de la fatigue auditive à la surdité
L’exposition prolongée, à un ou des niveaux sonores élevés, peut entraîner l’apparition de troubles auditifs. A partir d’un ­niveau ­sonore moyen de 80 dB(A) sur une durée de 8h, on peut ­considérer le niveau d’exposition comme étant préoccupant.
Elle fait référence à un déficit de la perception auditive (qui peut être transitoire) suite à une exposition à un bruit intense. Cette fatigue apparaît avant le seuil de 120 dB(A) qui provoque la ­douleur.
La répétition de chocs sonores de forte intensité génère des troubles auditifs qui aboutissent à la surdité. Celle-ci ­s’installe insidieusement, sans que la personne ait conscience ­de la ­dégradation débutante de son audition.
Risque d’Accident du Travail
Le bruit favorise la survenue ­d’accidents par :
• L’effet de masque sur les signaux d’alarme ;
• Le détournement de l’attention ou des ­capacités de vigilance ;
Ces facteurs de risque favorisent l’erreur humaine.
Nuisances environnementales : open-space
Le stress lié au travail se produit lorsque les exigences de ­l’environnement de travail dépassent la capacité des travailleurs à y faire face. La ­manière dont le bruit affecte le niveau de stress d’un travailleur dépend d’une conjugaison complexe de facteurs, parmi lesquels on retrouve :
• la nature du bruit (volume, tonalité, prévisibilité) ;
• la complexité de la tâche à effectuer ;
• l’état de fatigue.
3. Mesures de prévention du bruit
Rappel de la règlementation et Seuils limites d’exposition
Les articles R4431-1 à R4437-4 du code du travail réglementent l’exposition des salariés au bruit sur leur lieu de travail. Le décret 2006-892 du 19 juillet 2006, relatif à la prévention du risque d’exposition au bruit, repose sur trois points principaux : adapter l’environnement de travail, évaluer les risques liés aux bruits, protéger les ­travailleurs concernés par le bruit.
L’employeur a l’obligation d’évaluer l’exposition au bruit et le cas échéant ­d’effectuer des mesures acoustiques afin d’identifier un éventuel dépassement des valeurs seuils réglementaires.
Le bruit est un facteur de pénibilité donnant lieu à l’établissement d’une fiche d’exposition. Celle-ci tient compte de 3 valeurs seuils d’expositions déclinées selon deux paramètres que sont :
• l’exposition moyenne (sur 8 heures, notée Lex, 8h) ;
• l’exposition instantanée aux bruits très courts (niveau de crête : noté Lp, c).
La règlementation prévoit la mise en place de plans d’actions correspondants
aux valeurs d’expositions.
Dans tous les cas, afin de prévenir les risques professionnels liés au bruit, l’employeur est tenu de procéder à une évaluation du bruit :
Estimation sommaire : sans mesure, elle se fonde sur un questionnaire relatif aux possibilités de communiquer dans le bruit.
Évaluation simplifiée : indication sur les niveaux de bruit et les durées d’exposition
Mesurage d’exposition normalisé : méthode à utiliser lorsqu’un résultat précis est nécessaire :
Réduire l’exposition : mettre en place les Équipements de Protection Individuelle et Collective
Surveiller la santé et l’audition des travailleurs : visite médecin du travail, dépistage de la fatigue auditive (ECHOSCAN)
Consultez également notre dépliant Nuisances sonores et bruit au travail
Posted on 7 janvier 2015 19 novembre 2015
L’arrêt de travail d’un employé constitue une période indemnisée en vue de l’amélioration de son état de santé. Cependant, les arrêts de travail à répétition ou prolongés ne sont pas sans conséquences pour les salariés et les entreprises.
1. Conséquences des arrêts de travail :
• Pour l’entreprise : entrave à la ­performance de l’entreprise : baisse quantitative et ­qualitative de la production, ­formation de remplaçants, et recours à l’intérim, etc.
• Pour le salarié : dévalorisation ­professionnelle et/ou personnelle, fragilisation pouvant ­déboucher sur la sortie de l’emploi.
2. Les arrêts prolongés
Ils se caractérisent par leur reconduction, sans visibilité pour le salarié et l’employeur sur la date de retour à l’emploi. Une ­personne sur deux ne reprend pas son activité professionnelle suite à un arrêt de travail supérieur à 6 mois.
3. Les arrêts répétés
Ils se caractérisent par leur fréquence, alternant arrêt et reprise. Même de courte durée, ils peuvent mettre en péril la poursuite de l’activité professionnelle.
4. Comment optimiser la gestion des conséquences des arrêts de travail ?
ARRÊTS PROLONGÉS : Comment utiliser cette période pour optimiser le retour à l’emploi ?
• Rester ouvert et à l’écoute des salariés en arrêt maladie pour préparer leur retour à l’emploi ;
• Communiquer auprès des salariés sur la visite de préreprise : envoi de courrier pendant l’arrêt, affichage dans l’entreprise, etc. ;
• Accueillir le salarié à son retour et faire le point sur sa reprise de poste et sur les tâches à accomplir.
La durée de l’absence du salarié, même longue, ne peut pas être, en soi, un motif de licenciement sauf avec l’autorisation de l’inspection du travail. Pour cela, l’employeur doit prouver la perturbation de l’entreprise et la nécessité de remplacer définitivement le salarié absent.
Pour préparer le retour à l’emploi, le salarié doit s’inscrire dans une ­dynamique :
• Contacter régulièrement son employeur pour l’informer sur son état de santé et des éventuelles difficultés à prévoir lors de sa reprise ;
• Solliciter une visite de préreprise auprès du médecin du travail pour faire le point avec lui et réfléchir sur les aménagements nécessaires et ­réalisables en vue de créer des conditions favorables à sa reprise ;
• Se rendre disponible sur le terrain pour préciser les adaptations ­nécessaires.
ARRÊTS RÉPÉTÉS : Que faire lorsque cette situation se présente ?
• Rester ouvert et à l’écoute des salariés dont les arrêts se répètent ;
• L’employeur peut solliciter une visite auprès du médecin du travail, à sa ­demande, sur les heures de travail du salarié, pour faire le point sur sa ­situation de santé et l’impact sur son poste de travail.
• Communiquer avec son employeur pour réfléchir à des solutions visant à limiter les difficultés rencontrées au poste ;
• Le salarié peut solliciter une visite médicale auprès du médecin du ­travail pendant les heures de travail ou pendant un arrêt, même de courte durée ;
• Le salarié pourra utiliser les heures cumulées sur son Compte ­Personnel de Formation (remplaçant l’ancien système de DIF, Droit Individuel ­Formation, à partir du 1er janvier 2015) pour optimiser son retour à l’emploi grâce à un bilan de compétences, formation qualifiante, remise à niveau, etc.
La prévention de la désinsertion professionnelle commence par le maintien de l’aptitude. Dans cet objectif, des ­aménagements peuvent être prescrits sur les avis d’aptitude délivrés par le médecin du travail à l’issue des visites ­médicales.
Exemples : adaptations techniques, temps partiel thérapeutique ou invalidité, reclassement, etc.
Si l’employeur ne peut pas les mettre en œuvre, il doit consulter le médecin pour étudier d’autres solutions. L’absence de solutions peut aboutir à un licenciement pour inaptitude.
Quel que soit le type d’arrêt : mettre en place des protocoles distincts en cas d’absences ­prévisibles (maternité, intervention chirurgicale ­programmée, etc.) ou inopinées.
Plus le signalement auprès du service de santé au travail est précoce, plus le retour à l’emploi sera optimisé.
Il est important que l’employeur analyse le type d’arrêts dans son entreprise et en fasse le suivi en collaboration avec le médecin du travail.
La gestion du handicap et les aménagements de poste sont rendus efficaces par un travail en réseau en faveur du maintien en emploi.
Rester vigilants concernant les facteurs de risques professionnels dans votre entreprise ! Leur ­prévention sera bénéfique pour limiter les arrêts de travail.
Actualiser régulièrement votre Document Unique : idéalement 1 fois par an.
Posted on 10 décembre 2014 19 novembre 2015
Les troubles musculosquelettiques, plus connus sous l’appellation « TMS », sont un mal encore rependu dans les entreprises. Ce sont des inflammations au niveau de toute articulation (os, tendons, passage vasculo-nerveux, etc.).
Tous les secteurs d’activité peuvent être touchés
L’âge de la retraite a été repoussé
Les TMS peuvent entraver la poursuite de l’activité professionnelle
…Et donc, favoriser la performance pour diminuer les coûts liés à la non prévention.
Comment faire en sorte que les situations quotidiennes limitent le risque ?
On n’évite pas les gestes du travail mais nous pouvons chercher des solutions pour éviter qu’ils fassent souffrir.
Les TMS en 5 exemples :
1. Postures prolongées
Parfois encore sous-estimé, le travail sur écran expose les salariés à un risque de développement de TMS.
La posture assise n’est pas une position de repos. Pour se tenir assis, les muscles se contractent. Si la posture est néfaste et prolongée, la fatigue arrive et une inflammation peut apparaitre (dos, jambes, cou, poignet, etc.).
Le soulagement peut être apporté par une bonne posture, notamment grâce à un bon réglage de son siège, et se lever régulièrement.
Comment optimiser son installation sur écran ?
Consulter notre plaquette « Travail sur écran
2. Manutention manuelle
Le port de charges peut comporter un risque de développement de TMS :
Répétition du port de charges – par exemple : mise en rayon Poids et dimensions de la charge
Gestes et postures adaptées – par exemple : avoir les bras en élévation
Aide à manutention disponibles – par exemple : utiliser un chariot à roulettes
Environnement de travail – par exemple : s’équiper quand il fait froid
Le port de charge couplé à des gestes et postures inadaptées favorise l’accélération de l’usure de la colonne vertébrale.
Comment optimiser le port de charges ?
Consulter notre plaquette « Manutention manuelle »
3. Organisation de travail
Quel est l’ impact de l’organisation de travail sur le déclenchement de TMS ?
L’organisation de travail implique les horaires de travail, les effectifs, les délais de réalisation, l’installation des locaux, les matériels, etc.
Les sollicitations de l’organisation conditionnent la réalisation des tâches pouvant contraindre les gestes et les postures adoptées.
Par exemple, une cadence importante avec des gestes répétitifs, sans récupération suffisante, engendre une inflammation au niveau des articulations.
Comment optimiser l’organisation de travail ?
Consulter nos plaquettes « La prévention des TMS » et « La prévention des RPS »
4. Facteurs psychosociaux
Les facteurs psychosociaux contribuent au stress et aux violences au travail.
Exigences émotionnelles – par exemple : la prise en charge de personnes en souffrance
Niveau d’autonomie – par exemple : avoir une faible marge de manœuvre
Insécurité de la situation de travail – par exemple : la restructurations de son entreprise
Souffrance éthique – par exemple : un conflit de valeurs personnelles et/ou professionnelles
Mauvaise qualité des rapports sociaux au travail – par exemple : un manque de reconnaissance
Ces situations peuvent accentuer le risque d’apparition de TMS. Le stress, notamment, induit, entre autres, une augmentation des tensions musculaires.
Comment optimiser la prévention des risques psychosociaux et limiter les TMS ?
5. Caractéristiques personnelles et hygiène de vie
Le travail peut impliquer des postures contraignantes. Les TMS peuvent être le résultat d’un défaut d’informations ou d’entrainement aux gestes et postures protecteurs. De plus, l’hygiène de vie et les caractéristiques personnelles des salariés va influer sur le risque de TMS.
Pour diminuer les risques qui en découlent, l’entreprise peut :
Favoriser l’information, la formation et la communication autour des gestes et postures
Mettre en place des sessions collectives d’échauffement musculaire avant la prise de poste
L’entretien approprié et régulier des muscles et des articulations permet d’éviter des lésions entravant les capacités de mouvements.
Le nombre de TMS des membres supérieurs sont en constante augmentation depuis une dizaine d’années avec près de 40 000 TMS reconnus par la CNAMTS en 2010.
Les cotisations versées par les employeurs en 2005 s’élèvent à 710 millions d’euros.
Les TMS représentent 3/4 des maladies professionnelles indemnisées.
A titre d’information, un TMS à l’épaule coûte 17 000 euros sans compter les arrêts estimés à 220 jours par l’ANACT.
Les TMS au travail sont la résultante de plusieurs facteurs en interaction permanente :
Caractéristiques personnelles -> condition physique
Contraintes biomécaniques -> postures statiques, postures néfastes, port de charge
Facteurs psychosociaux -> stress
Organisation du travail -> cadence soutenue
Démarche en 3 points :
1. Mobilisation : s’accorder pour travailler sur la prévention des TMS
Engagement fort de la direction et participation des salariés
2. Investigation : connaitre le risque et ses déterminants, analyser les situations de travail et identifier les facteurs de risque*
3. Maitrise du risque : transformation des situations de travail et suivi des actions
*L’équipe pluridisciplinaire du SEST peut vous accompagner dans votre démarche de prévention.
Pour agir efficacement sur les TMS, une approche globale des facteurs de risque est nécessaire.
Consulter l’article sur l’ergonomie
Posted on 22 septembre 2014 19 novembre 2015
Afin que vous puissiez mieux comprendre les objectifs de notre ­mission de ­prévention, nous avons souhaité vous décrire les ­différentes étapes d’une visite médicale au sein du SEST, entretien médicoprofessionnel indispensable pour éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail .
1. Accueil du salarié et constitution du dossier médical
Le salarié est accueilli dans nos locaux par une ­assistante médicale. Celle-ci prépare la partie ­administrative des dossiers médicaux des salariés (nom, prénom, date de naissance, adresse, etc.)
En fonction du poste de travail du salarié, elle ­procède à des tests de dépistage, à la demande du médecin, (test urinaire, test de la vision, etc.).
Le résultat des tests sera ensuite interprété et ­discuté avec le médecin du travail au cours de ­l’entretien médicoprofessionnel.
2. Attente en salle d’attente
Lorsque vos salariés viennent pour une ­visite ­médicale, ils sont invités à patienter en salle d’attente. Ce temps est mis à profit pour prendre connaissance de nos diverses ­informations de prévention grâce à nos ­différents supports (­plaquettes, affiches, flashcodes, borne de ­prévention, etc.)
Vous pouvez consulter nos dépliants,
articles et vidéos sur notre site Internet. (TMS, RPS, ­Manutention manuelle, etc.).
3. Déroulement de la consultation médicale
La consultation médicale est réalisée par le médecin spécialisé en santé au travail qui est affecté à votre entreprise. Elle a pour but de faire le point sur la santé du salarié en lien avec son activité professionnelle. Elle permet de définir l’aptitude au poste de travail du salarié, et l’examen médical en est un élément indispensable.
Pour le médecin, c’est aussi l’occasion de prescrire des règles d’hygiène de vie, et ce, en fonction des nuisances inévitables du métier. Celles-ci servent à favoriser la prolongation de l’aptitude.
La consultation se déroule en 2 étapes :
Un entretien médico-professionnel concernant :
• Les antécédents du salarié : professionnels* ; personnels ; médicaux ; chirurgicaux ; familiaux ;
• Sa couverture vaccinale ;
• Son poste de travail actuel et ses expositions (travail en hauteur, produits chimiques, manutention manuelle, bruit, etc.) ;
• Les examens réalisés par l’assistante médicale : lecture, information et commentaire.
*Curriculum laboris
Un examen clinique du salarié, en sous-vêtements, qui permet d’apprécier :
• Sa morphologie (dos, masse musculaire, jambes, bras, etc.) ;
• Son état cardio-pulmonaire (auscultation avec un stéthoscope) et tensionnel (prise de la tension artérielle) ;
• L’état de ses organes par la palpation au niveau de l’abdomen, des ganglions, de la thyroïde, etc.
L’examen clinique peut être plus approfondi en fonction des problèmes de santé du salarié et de ses risques au poste de travail. Si le salarié a besoin d’une explication ou de précisions, il peut naturellement poser la question au médecin.
Au terme de l’examen, le médecin peut être amené à prescrire des examens complémentaires en lien avec le poste de travail du salarié (radiologie, examen sanguin, etc.) et l’orienter le cas échéant vers tout autre professionnel de santé (médecin traitant, etc.).
Il commentera les examens complémentaires prescrits et il complètera l’information sur les risques professionnels.
Au terme de cette visite, l’ensemble des informations recueillies par le médecin lui permettra de donner un avis sur l’aptitude au poste de travail occupé par le salarié.
Elisabeth Balian, Médecin du Travail
Thierry Berriau, Médecin du Travail