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Timestamp: 2016-10-21 23:50:53+00:00
Document Index: 23402633

Matched Legal Cases: ['ATF ', 'ATF ', 'art. 71', 'art. 86', 'art. 82', 'art. 83', 'art. 89', 'art. 42', 'art. 100', 'art. 90', 'art. 91', 'art. 92', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 93', 'art. 89', 'ATF ', 'art. 107', 'ATF ', 'art. 106', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 105', 'art. 105', 'art. 105', 'art. 97', 'ATF ', 'art. 72', 'art. 85', 'ATF ', 'art. 152', 'art. 152', 'art. 40', 'art. 333', 'art. 333', 'art. 184', 'art. 184', 'art. 340', 'art. 369', 'art. 6', 'art. 6', 'ATF ', 'art. 6', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 61', 'art. 2', 'art. 29', 'ATF ', 'art. 6', 'art. 6', 'CourEDH ', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'CourEDH ', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 175', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 6', 'ATF ', 'ATF ', 'ATF ', 'CourEDH ', 'art. 6', 'CourEDH ', 'ATF ', 'ATF ', 'e contrario', 'CourEDH ', 'art. 142', 'art. 142', 'art. 143', 'art. 6', 'ATF ', 'art. 29', 'art. 142', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 32', 'art. 2', 'art. 142', 'ATF ', 'art. 111', 'art. 95', 'ATF ', 'in casu', 'art. 48', 'art. 175', 'art. 64', 'art. 48', 'art. 175', 'art. 175', 'art. 106', 'art. 333', 'art. 175', 'art. 48', 'art. 6', 'art. 18', 'art. 11', 'art. 32', 'art. 32', 'art. 106', 'ATF ', 'art. 17', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 17', 'art. 17', 'art. 17', 'art. 17', 'art. 6', 'art. 6', 'art. 17', 'art. 6', 'art. 107', 'art. 67', 'e contrario', 'art. 66', 'art. 68']

2C_180/2013 (05.11.2013)
2C_180/2013 2C_181/2013 {T�0/2} � � Arr�t du 5 novembre 2013
Imp�t cantonal et communal 2000,
Imp�t f�d�ral direct 1997-1998 et 1999-2000
recours contre l'arr�t de la Cour de Justice de la R�publique et canton de Gen�ve, Chambre administrative, 2�me section, du 8 janvier 2013.
A.a.�A.X.________ (ci-apr�s: le contribuable) et son �pouse B.X.________, de nationalit� fran�aise, ont �t� domicili�s � Gen�ve du 14 avril 1982 au 14 d�cembre 2000, date � laquelle ils ont d�m�nag� dans le canton de Vaud. Le 15 mai 2006, le Tribunal de grande instance de Paris a prononc� la s�paration de corps des �poux X.________.
A.X.________ �tait administrateur de la soci�t� C.________ SA, qui avait pour but le courtage, la gestion de biens et les op�rations financi�res, � l'exclusion d'op�rations immobili�res en Suisse. La proc�dure de faillite de cette soci�t�, suspendue faute d'actifs, a �t� cl�tur�e le 20 avril 2010 et l'inscription au registre du commerce a �t� radi�e.
Par ordonnance du 9 juin 2000, le Tribunal de grande instance de Blois (France) a autoris�, sur la base de l'art. L. 16 B du livre fran�ais des proc�dures fiscales, des agents fiscaux fran�ais � proc�der � une perquisition dans la r�sidence du contribuable en France et aux si�ges de plusieurs soci�t�s qui se trouvaient dans le m�me pays. Le pourvoi en cassation d�pos� contre cette ordonnance a �t� rejet� le 27 septembre 2001. Les documents recueillis lors de cette perquisition ont �t� transmis � la cellule fran�aise de lutte contre le blanchiment, le Tracfin, qui les a communiqu�s au Parquet de Paris. Le 29 juillet 2002, celui-ci a ouvert une information des chefs d'abus de biens sociaux, complicit� et recel d'abus de bien sociaux. L'enqu�te portait sur le versement de commissions tr�s importantes susceptibles de constituer des d�tournements au d�triment des soci�t�s concern�es. Les sommes vers�es entre 1999 et 2000 se seraient mont�es � plusieurs millions de francs et auraient notamment transit� par la soci�t� C.________ SA. Dans le cadre de l'instruction, une demande d'entraide judiciaire en mati�re p�nale a �t� adress�e aux autorit�s genevoises. Par ordonnance du 21 mai 2003, le juge d'instruction genevois a ordonn� la perquisition au domicile vaudois de A.X.________ et demand� aux �tablissements bancaires genevois de lui transmettre les relev�s des comptes dont celui-ci �tait titulaire ou ayant droit.
L'Administration fiscale cantonale de Gen�ve (ci-apr�s: l'Administration cantonale) a eu acc�s aux documents recueillis dans le cadre de la proc�dure d'entraide judiciaire en mati�re p�nale.
Par arr�t du 29 octobre 2007, la Cour d'appel d'Orl�ans (France) a lib�r� A.X.________ de tous les chefs d'inculpation qui lui �taient reproch�s � titre personnel ou en qualit� de dirigeant de la soci�t� C.________ SA.
A.b.�Pour l'imp�t f�d�ral direct (ci-apr�s: IFD), le contribuable a �t� soumis aux taxations suivantes:
P�riode�������Revenu imposable�������Imp�t
1995-1996�������466'200 fr.��������������61'9�97 fr. 70
1997-1998�������91'200 fr.��������������16'779 fr.
1999-2000�������114'000 fr.��������������22'706 fr. 50
Pour les imp�ts cantonal et communal (ci-apr�s: ICC ), l'Administration cantonale a retenu un revenu imposable de 69'112 fr. pour 1996, de 111'716 fr. pour 1997, de 139'600 fr. pour 1998, de 250'800 fr. pour 1999 et de 450'554 fr. pour 2000. L'imp�t s'�levait � 123'116 fr. 20 pour cette derni�re ann�e.
B.a.�Par courrier du 2 novembre 2005, l'Administration cantonale a inform� le contribuable de l'ouverture d'une proc�dure de rappel d'imp�t et d'une proc�dure p�nale pour soustraction d'imp�t portant sur les p�riodes fiscales 1995-1996 � 1999-2000 pour l'IFD, et notamment sur la p�riode fiscale 2000 pour l'ICC.
Le 13 d�cembre 2005, l'Administration cantonale a notifi� au contribuable un bordereau de rappel d'imp�t pour l'ICC 2000 qui faisait �tat d'un revenu imposable de 5'349'779 fr. et d'une fortune imposable de 4'582'842 fr. Le suppl�ment d'imp�t s'�levait � 1'547'020 fr. 70. Le 20 d�cembre 2006, l'Administration cantonale a en outre notifi� au contribuable un bordereau de rappel d'imp�t de l'ICC pour des revenus extraordinaires r�alis�s en 2000, intitul� bordereau ICC 2001-A. Pour un revenu imposable de 4'219'114 fr., le suppl�ment d'imp�t �tait de 1'280'135 fr. 40. L'Administration cantonale s'est en outre r�serv� le droit de prononcer une amende. Le contribuable a �lev� r�clamation contre les deux bordereaux.
Le 12 septembre 2007, l'Administration cantonale a notifi� au contribuable trois bordereaux de rappel d'imp�t et un bordereau d'amende pour les p�riodes fiscales 1995-1996, 1997-1998 et 1999-2000 au titre de l'IFD. Le suppl�ment d'imp�t �tait de respectivement 1'159'026 fr. 30, 240'453 fr. et 109'313 fr. 50. L'amende se montait � 1'508'793 fr., correspondant au montant de l'imp�t soustrait. Le contribuable a form� opposition contre ces bordereaux.
B.b.�Par d�cision sur r�clamation du 19 d�cembre 2008, l'Administration cantonale a partiellement admis les r�clamations du contribuable pour l'IFD comme pour l'ICC.
Le m�me jour, l'Administration cantonale a �mis de nouveaux bordereaux de rappel d'imp�t portant sur des revenus imposables de respectivement 5'233'800 fr., 838'100 fr. et 345'900 fr., et des suppl�ments d'imp�t de respectivement 1'141'776 fr. 30, 175'984 fr. et 45'761 fr. 50 pour l'IFD des p�riodes 1995-1996, 1997-1998 et 1999-2000, ainsi que de 80'042 fr. 50 pour un revenu imposable de 701'044 fr. pour l'ICC 2000. En ce qui concerne le rappel d'imp�t pour les revenus extraordinaires r�alis�s en 2000 (bordereau ICC 2001-A), le suppl�ment d'imp�t se montait � 1'078'626 fr. 20 pour un revenu imposable de 3'563'807 fr. Enfin, l'amende � tait fix�e � 1'363'521 fr. pour l'IFD et une amende de 1'158'668 fr. �tait prononc�e pour l'ICC 2000.
Par courrier du 13 janvier 2009, l'Administration cantonale a annul� toutes ses d�cisions du 19 d�cembre 2008 portant sur l'ICC. Le 14 janvier 2009, elle a annul� d�finitivement le bordereau relatif aux revenus extraordinaires r�alis�s en 2000 (bordereau ICC 2001-A) et �mis un nouveau bordereau de rappel d'imp�t pour l'ICC 2000. Le suppl�ment d'imp�t s'�levait � 1'175'050 fr. 10 et l'amende � 1'175'050 fr. pour un revenu imposable de 4'264'108 fr.
B.c.�Le 19 janvier 2009, le contribuable a recouru contre la d�cision sur r�clamation du 19 d�cembre 2008, dans la mesure o� elle portait sur l'IFD, aupr�s de la Commission cantonale de recours en mati�re administrative, devenue depuis le 1er janvier 2011 le Tribunal administratif de premi�re instance du canton de Gen�ve (ci-apr�s: le TAPI).
Par jugement du 26 mars 2012, le TAPI a annul� les d�cisions de rappel d'imp�t pour l'IFD des ann�es 1995-1996 � 1999-2000, ainsi que les amendes y relatives. Il a renvoy� la cause � l'Administration cantonale afin qu'elle rende de nouvelles d�cisions de rappel d'imp�t et d'amende pour les p�riodes fiscales 1997-1998 et 1999-2000, dans le sens des consid�rants. Il a retenu que le droit de proc�der au rappel d'imp�t pour l'IFD 1995-1996 �tait p�rim� et que l'amende y relative �tait prescrite. Le rappel d'imp�t pour l'IFD 1997-1998 �tait annul� au motif que certains montants encore litigieux au stade du recours au TAPI ne pouvaient �tre qualifi�s de revenus. S'agissant de l'amende pour cette p�riode, le coefficient �tait confirm� mais le montant devait �tre recalcul�. Quant � la reprise d'imp�t pour l'IFD 1999-2000, elle �tait annul�e en raison d'un d�faut de motivation. L'Administration cantonale �tait invit�e � rendre une nouvelle d�cision motiv�e concernant le rappel d'imp�t et l'amende pour cette p�riode.
Le 4 f�vrier 2009, le contribuable a �galement recouru contre la d�cision de l'Administration cantonale du 14 janvier 2009 portant sur l'ICC 2000.
Par jugement du 18 juin 2012, le TAPI a annul� l'amende relative � l'ICC 2000 au motif qu'elle �tait prescrite. Il a �galement annul� la d�cision de rappel d'imp�t pour l'ICC 2000 au motif que les montants per�us en 1999 ne justifiaient pas une reprise d'imp�t extraordinaire. Le TAPI a en cons�quence renvoy� la cause � l'Administration cantonale pour qu'elle rende une nouvelle d�cision sur le rappel d'imp�t de l'ICC 2000 dans le sens des consid�rants.
B.d.�Par acte du 1er mai 2012, le contribuable a recouru contre le jugement du TAPI du 26 mars 2012 aupr�s de la Chambre administrative de la Cour de Justice de la R�publique et canton de Gen�ve (ci-apr�s: la Cour de Justice).
Le 24 juillet 2012, le contribuable a recouru contre le jugement du TAPI du 18 juin 2012 aupr�s de la Cour de Justice. Le 25 juillet 2012, l'Administration cantonale a �galement recouru contre ce jugement.
Par arr�t du 8 janvier 2013, la Cour de Justice a ordonn� la jonction des deux causes et rejet� les recours du contribuable et de l'Administration cantonale. Elle a retenu, en substance, que le recourant ne disposait pas d'un droit d'�tre entendu oralement, de sorte que le grief de violation du droit d'�tre entendu devait �tre rejet�. Elle a �galement relev� que le recourant n'avait pas �tabli l'illic�it� qu'il invoquait � l'encontre de la perquisition effectu�e par les autorit�s fran�aises et qu'il serait contraire � la souverainet� des �tats et au principe de territorialit� d'imputer aux autorit�s suisses une �ventuelle illic�it� entachant la proc�dure de perquisition fran�aise, de sorte que les d�cisions litigieuses se fondaient valablement sur les documents recueillis dans le cadre de la proc�dure d'entraide judiciaire en mati�re p�nale. En ce qui concerne l'IFD 1997-1998, la Cour de Justice a en outre retenu que le TAPI avait correctement appliqu� les r�gles relatives au fardeau de la preuve, le contribuable ne prouvant pas que les sommes litigieuses n'avaient que transit� sur ses comptes et ne constituaient pas un revenu. Concernant la quotit� des amendes prononc�es pour l'IFD 1997-1998 et 1999-2000, elle a retenu que les motifs li�s � la situation personnelle et financi�re difficile du contribuable n'entraient pas dans la liste des circonstances att�nuantes qui pouvaient �tre prises en compte. Pour ce qui est de l'ICC 2000, la Cour de Justice a refus� de prendre en consid�ration un montant de 11'500'000 fr. per�u par le contribuable en 2000 au motif qu'il s'agissait d'un �l�ment no uveau qui ne faisait pas partie du contenu mat�riel du jugement attaqu�. Enfin, elle a retenu que, compte tenu des revenus ant�rieurs du contribuable, la qualification de gain occasionnel de la somme de 3'563'807 fr. touch�e en 2000 ne souffrait pas de critique, de sorte que l'assujettissement de ce montant � l'ICC 2000 devait �tre confirm�.
Par acte du 20 f�vrier 2013, le contribuable d�pose un recours en mati�re de droit public au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t de la Cour de Justice du 8 janvier 2013. Il conclut, � la forme, � ce qu'il soit dit que son �pouse n'est pas partie � la proc�dure et, au fond, � l'annulation de l'arr�t attaqu�, des rappels d'imp�t et des amendes prononc�es. Il requiert le renvoi de la cause au TAPI pour qu'il proc�de � son audition en comparution personnelle avant de rendre une nouvelle d�cision s'agissant du rappel d'imp�t et de l'amende pour l'IFD. Pour le surplus, il requiert le renvoi de la cause � la Cour de Justice pour compl�ment d'instruction et nouvelle d�cision, le tout sous suite de frais et d�pens. Par acte du 19 mars 2013, le recourant sollicite en outre le b�n�fice de l'assistance judiciaire.
La Cour de Justice s'en rapporte � justice quant � la recevabilit� du recours et persiste dans les consid�rants et le dispositif de son arr�t. L'Administration cantonale s'en remet � justice s'agissant de la qualit� de partie de l'�pouse du contribuable et de la recevabilit� du recours. Sur le fond, elle conclut au rejet du recours et � la confirmation de l'arr�t attaqu�. L'Administration f�d�rale des contributions se rallie aux conclusions de l'Administration cantonale.
Le recourant a d�pos� une ultime d�termination le 1er juillet 2013.
I.�������
La Cour de Justice a rendu un seul arr�t valant pour les deux proc�dures de rappel d'imp�t et d'amende pour soustraction fiscale, l'une en mati�re d'imp�ts cantonal et communal (ci-apr�s: ICC), l'autre concernant l'imp�t f�d�ral direct (ci-apr�s: IFD), ce qui est admissible, d�s lors que l'arr�t attaqu� contient des motivations distinctes pour chaque cat�gorie d'imp�t (cf. ATF 135 II 260 consid. 1.3.1 p. 262 s.). Dans ces circonstances, on ne peut reprocher au recourant d'avoir pris des conclusions valant pour les deux proc�dures dans son recours devant le Tribunal f�d�ral, d'autant qu'il a pris soin de bien s�parer l'argumentation et de pr�ciser pour chaque grief � quel imp�t il se rapporte (cf. ATF 135 II 260 consid. 1.3.2 p. 263 s.). Par souci d'unification par rapport � d'autres cantons dans lesquels deux d�cisions sont rendues, la Cour de c�ans a ouvert deux dossiers, l'un concernant l'IFD (2C_181/2013), l'autre l'ICC (2C_180/2013). Comme l'�tat de fait est identique et que les questions juridiques se recoupent en partie, les deux causes seront n�anmoins jointes et il sera statu� dans un seul arr�t (cf. art. 71 LTF et 24 PCF [RS 273]).
2.1.�Le recours est dirig� contre une d�cision rendue en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF) dans une cause de droit public (art. 82 let. a LTF) ne tombant pas sous le coup de l'une des exceptions pr�vues � l'art. 83 LTF. Le recourant a particip� � la proc�dure devant l'instance pr�c�dente, est particuli�rement atteint par la d�cision entreprise en tant que contribuable et a un int�r�t digne de protection � son annulation ou � sa modification. Il a ainsi qualit� pour recourir (cf. art. 89 al. 1 LTF). Le recours a en outre �t� d�pos� en temps utile et dans les formes requises (cf. art. 42 al. 1 et 2 et art. 100 al. 1 LTF).
2.2.�Devant le Tribunal f�d�ral, la proc�dure porte sur le rappel d'imp�t pour l'IFD 1997-1998 et 1999-2000, l'amende prononc�e pour l'IFD 1997-1998 et 1999-2000, ainsi que le rappel d'imp�t pour l'ICC 2000. En ce qui concerne le rappel d'imp�t et l'amende pour l'IFD 1995-1996, ainsi que l'amende pour l'ICC 2000, ils ne sont plus litigieux, la prescription constat�e par les instances pr�c�dentes n'�tant pas remise en cause. Le recours est dirig� contre un arr�t par lequel la Cour de Justice a rejet� les recours form�s � l'encontre des deux jugements du TAPI qui, � leur tour, admettaient partiellement les recours et renvoyaient la cause � l'Administration cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Il s'agit donc d'un arr�t de renvoi.
2.2.1.�D'apr�s l'art. 90 LTF, le recours est recevable contre les d�cisions qui mettent fin � la proc�dure (d�cisions finales). Aux termes de l'art. 91 LTF, il est �galement recevable contre les d�cisions partielles qui statuent sur un objet dont le sort est ind�pendant de celui qui reste en cause (let. a) ou qui mettent fin � la proc�dure � l'�gard d'une partie des consorts (let. b). Des arr�ts de renvoi constituent en principe des d�cisions incidentes contre lesquelles le recours au Tribunal f�d�ral n'est ouvert qu'aux conditions des art. 92 et 93 LTF, dont la r�alisation doit �tre all�gu�e et d�montr�e par le recourant, � moins qu'elle ne fasse d'embl�e aucun doute (cf. ATF 133 III 629 consid. 2.3.1 p. 632). Un tel arr�t est n�anmoins consid�r� comme final si l'autorit� � laquelle l'affaire est renvoy�e n'a aucune marge de manoeuvre, notamment lorsqu'il ne lui reste plus qu'� calculer le montant de l'imp�t, en appliquant les r�gles d�finies dans la d�cision de renvoi (cf. ATF 138 I 143 consid. 1.2 p. 148).
2.2.2.�En l'esp�ce, s'agissant de p�riodes d'imp�ts diff�rentes faisant chacune l'objet d'une d�cision distincte, on est en pr�sence de d�cisions partielles. En ce qui concerne le rappel d'imp�t pour l'ICC 2000, ainsi que le rappel d'imp�t et l'amende pour l'IFD 1997-1998, le renvoi op�r� par la Cour de Justice et le TAPI ne laisse aucune latitude � l'Administration cantonale, qui est simplement invit�e � effectuer les modifications d�cid�es par le TAPI et � �mettre une nouvelle d�cision de taxation qui en tienne compte. L'Administration cantonale ne dispose ainsi d'aucune marge de manoeuvre en ce qui concerne le rappel d'imp�t pour l'ICC 2000 et le rappel d'imp�t et l'amende pour l'IFD 1997-1998. L'arr�t attaqu� est par cons�quent une d�cision finale partielle en tant qu'il porte sur ces questions et ces p�riodes fiscales, de sorte que le recours est recevable.
En revanche, en ce qui concerne le rappel d'imp�t pour l'IFD 1999-2000, la d�cision de l'Administration cantonale est annul�e pour d�faut de motivation et cette derni�re autorit�est somm�e de rendre une nouvelle d�cision motiv�e concernant cette p�riode fiscale. De m�me, pour ce qui est de l'amende pour l'IFD 1999-2000, la cause est renvoy�e � l'Administration cantonale afin qu'elle prenne une nouvelle d�cision coordonn�e avec celle qu'elle doit rendre sur le rappel d'imp�t pour l'IFD 1999-2000. Dans ces conditions, on ne saurait assimiler la d�cision de renvoi � une d�cision finale qui ne laisserait plus aucune latitude � l'Administration cantonale. Par ailleurs, le recourant n'explique pas en quoi les conditions de l'art. 93 LTF seraient r�alis�es, ce qui n'est au demeurant pas �vident, de sorte qu'en tant qu'il porte sur le rappel d'imp�t et l'amende pour l'IFD 1999-2000, il convient de qualifier l'arr�t querell� de d�cision incidente qui ne peut faire l'objet d'un recours au Tribunal f�d�ral. Le recours est par cons�quent irrecevable en ce qui concerne la partie de la d�cision relative au rappel d'imp�t et � l'amende pour l'IFD 1999-2000.
2.3.�Le recourant rel�ve que l'arr�t querell� mentionne �galement son �pouse en qualit� de partie recourante alors qu'il en est s�par� de corps selon jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 15 mai 2006. Il conclut qu'il soit constat� que son �pouse n'est pas partie � la pr�sente proc�dure d�s lors que les faits qui en sont � l'origine lui sont exclusivement imputables et non � son �pouse.
Selon l'art. 89 al. 1 let. c LTF, n'a qualit� pour former un recours en mati�re de droit public que la personne qui a un int�r�t personnel digne de protection � l'annulation ou � la modification de l'arr�t attaqu� (cf. arr�t 1C_344/2012 du 31 octobre 2012 consid. 1.4). Il n'est en particulier pas entr� en mati�re sur des recours qui sont d�pos�s en lieu et place ou dans l'int�r�t d'un tiers (cf. ATF 137 IV 134 consid. 5.2.2 p. 138; 123 II 153 consid. 2b p. 156 s. avec renvois).
Au vu de ce qui pr�c�de, le recourant ne peut contester la qualit� de partie de son �pouse devant la Cour de Justice, alors que celle-ci n'a elle-m�me pas recouru au Tribunal f�d�ral pour remettre en cause ce point. Ses conclusions et les critiques y relatives sont par cons�quent irrecevables.
2.4.�Hormis ses conclusions relatives � la qualit� de partie de son �pouse (cf. supra consid. 2.3), les conclusions du recourant portent uniquement sur l'annulation de l'arr�t attaqu� et le renvoi de la cause aux instances pr�c�dentes pour nouvelles d�cisions. Des conclusions purement cassatoires ne sont en principe pas suffisantes (art. 107 al. 2 LTF). D�s lors que l'on comprend qu'en concluant � l'annulation de l'arr�t attaqu�, le recourant requiert l'annulation des rappels d'imp�t et des amendes prononc�es � son encontre, tout en ne remettant pas en cause les passages de l'arr�t qui lui sont favorables, il y a lieu de ne pas se montrer trop formaliste et d'admettre la recevabilit� du recours (cf. ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317; 133 II 409 consid. 1.4.1 p. 414 s.).
Sous ces r�serves, il y a lieu d'entrer en mati�re.
D'apr�s l'art. 106 al. 1 LTF, le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office. Il examine en principe librement l'application du droit f�d�ral ainsi que la conformit� du droit cantonal harmonis� et de son application par les instances cantonales aux dispositions de la loi f�d�rale sur l'harmonisation des imp�ts directs des cantons et des communes, du 14 d�cembre 1990 (LHID; RS 642.14). En revanche, dans la mesure o� la cause est soumise au droit cantonal ant�rieur � l'harmonisation, le Tribunal f�d�ral n'en examine la violation que sous l'angle de la violation des droits fondamentaux, en particulier l'arbitraire, qu'il appartient au recourant de motiver d'une fa�on conforme � l'art. 106 al. 2 LTF (cf. arr�t 2C_962/2012 du 21 mars 2013 consid. 1.2). En outre, lorsque les dispositions de la LHID laissent une marge de manoeuvre aux cantons, l'examen de l'interpr�tation du droit cantonal est �galement limit� � l'arbitraire (cf. ATF 134 II 207 consid. 2 p. 209 s.; arr�t 2C_834/2012 du 19 avril 2013 consid. 2; 2C_910/2010 du 5 mai 2011 consid. 2.1).
Selon la jurisprudence, une d�cision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscut�, ou encore lorsqu'elle heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. Pour qu'une d�cision soit annul�e au titre de l'arbitraire, il ne suffit pas qu'elle se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son r�sultat (ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379 s.). Le Tribunal f�d�ral n'a pas � d�terminer quelle est l'interpr�tation correcte que l'autorit� cantonale aurait d� donner des dispositions applicables; il doit uniquement examiner si l'interpr�tation qui a �t� faite est d�fendable. Par cons�quent, si l'interpr�tation effectu�e par la cour cantonale ne s'av�re pas d�raisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la l�gislation cantonale en cause, elle sera confirm�e, m�me si une autre solution para�t �galement concevable, voire pr�f�rable (cf. ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379 s.; arr�t 2C_706/2012 du 16 avril 2013 consid. 3.2).
Saisi d'un recours en mati�re de droit public, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF), � moins que ces faits n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - ce qui correspond � la notion d'arbitraire - ou en violation du droit (art. 105 al. 2 LTF). La partie recourante qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es et la correction du vice susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). A d�faut, il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui contenu dans la d�cision attaqu�e. En particulier, le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur des critiques de type appellatoire portant sur l'�tat de fait ou sur l'appr�ciation des preuves (cf. ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356).
Droit applicable et prescription
La pr�sente proc�dure devant le Tribunal f�d�ral porte sur le rappel d'imp�t pour l'IFD 1997-1998, l'amende prononc�e pour l'IFD 1997-1998, ainsi que le rappel d'imp�t pour l'ICC 2000. On souligne � cet �gard que la question du rappel d'imp�t et de l'amende pour l'IFD 1999-2000 n'a pas �t� d�finitivement tranch�e, de sorte que le recours n'est pas recevable. Par ailleurs, selon les jugements du TAPI des 26 mars 2012 et 18 juin 2012, non contest�s sur ce point, le rappel d'imp�t et l'amende pour l'IFD 1995-1996, ainsi que l'amende pour l'ICC 2000 sont prescrits (cf. supra consid. 2.2).
5.1.�En l'absence d'une r�glementation expresse contraire, le droit applicable � la taxation est celui en vigueur pendant la p�riode fiscale en cause (cf. arr�ts 2C_620/2012 du 14 f�vrier 2013 consid. 3.1; 2A.209/2005 du 3 novembre 2005 consid. 3.2). Le rappel d'imp�t relevant du droit mat�riel, le droit applicable ob�it aux m�mes r�gles (cf. arr�ts 2C_620/2012 du 14 f�vrier 2013 consid. 3.1; 2P.411/1998 du 31 janvier 2000 consid. 10a et 10d/aa).
Au niveau du droit f�d�ral, la LIFD (RS 642.11) est entr�e en vigueur le 1er janvier 1995. Elle est par cons�quent applicable � la pr�sente proc�dure en tant qu'elle porte sur l'IFD 1997-1998.
Aux termes de l'art. 72 al. 1 LHID, les cantons devaient adapter leur l�gislation � la loi sur l'harmonisation fiscale dans les huit ans qui suivaient l'entr�e en vigueur de cette loi, soit jusqu'au 1er janvier 2001, �tant donn� que la LHID est entr�e en vigueur le 1er janvier 1993. Le canton de Gen�ve a adapt� sa l�gislation avec effet au 1er janvier 2001. Dans la mesure o� le litige porte sur l'ICC 2000, et conform�ment � l'art. 85 de la loi genevoise de proc�dure fiscale du 4 octobre 2001 (LPFisc/GE; RS/GE D 3 17), pr�voyant que les causes encore pendantes au moment de l'entr�e en vigueur de la loi sont tranch�es selon l'ancien droit, il ob�it par cons�quent aux dispositions ant�rieures � l'harmonisation fiscale, soit � l'ancienne loi g�n�rale sur les contributions publiques du 9 novembre 1887, dans sa teneur ant�rieure � la modification du 1er janvier 2001 (aLCP/GE; RS/GE D 3 05).
5.2.�Compte tenu de l'�coulement du temps, il convient de v�rifier que la prescription ou la p�remption ne sont pas atteintes, �tant pr�cis� qu'il s'agit de questions de droit mat�riel que le Tribunal f�d�ral examine d'office lorsqu'elles jouent en faveur du contribuable (cf. ATF 138 II 169 consid. 3.2 p. 171).
5.2.1.�En ce qui concerne le rappel d'imp�ts pour l'IFD 1997-1998, un avis d'ouverture de la proc�dure de rappel d'imp�t et de soustraction fiscale a �t� notifi� au recourant le 2 novembre 2005. Le d�lai de p�remption de 10 ans pr�vu � l'art. 152 al. 1 LIFD pour introduire une proc�dure en rappel d'imp�t a donc �t� respect�.
L'art. 152 al. 3 LIFD pr�voit en outre que le droit de proc�der au rappel d'imp�t s'�teint quinze ans apr�s la fin de la p�riode fiscale � laquelle il se rapporte. Il s'agit de la limite pour clore d�finitivement une proc�dure de rappel d'imp�t (cf. arr�ts 2C_416/2013, de ce jour, consid. 6.1; 2C_724/2010 du 27 juillet 2011 consid. 6.1, RF 66/2011 p. 871). Ce d �lai n'est pas encore �chu pour la p�riode fiscale 1997-1998 (cf. art. 40 al. 2 LIFD).
5.2.2.�En ce qui concerne l'amende pour soustraction fiscale se rapportant � l'IFD, les r�gles sur la prescription figurant � l'art. 333 CP ont �t� modifi�es le 1er octobre 2002, ce qui a une incidence directe sur les d�lais de prescription de la LIFD. Lorsque, comme en l'esp�ce, les actes d�lictueux ont �t� commis avant le 1er octobre 2002, en vertu du principe de la lex mitior, les nouvelles r�gles ne s'appliquent que si elles sont plus favorables. Selon l'art. 333 al. 6 let. d CP, jusqu'� l'adaptation des lois f�d�rales topiques, la prescription de l'action p�nale ne court plus si, avant son �ch�ance, un jugement de premi�re instance a �t� rendu. Cette nouvelle disposition supprime le risque que l'action p�nale se prescrive durant la proc�dure devant le Tribunal f�d�ral et se r�v�le donc moins favorable que l'ancien droit. Quant aux d�lais eux-m�mes, l'art. 184 LIFD s'av�re en principe plus favorable et demeure applicable (cf. arr�t 2C_724/2010 du 27 juillet 2011 consid. 6.3.1, RF 66/2011 p. 871). Par le jeu de l'art. 184 al. 1 let. b et al. 2 LIFD, la poursuite pour soustraction fiscale consomm�e est prescrite apr�s quinze ans, ce d�lai ne pouvant �tre prolong� (cf. arr�t 2C_651/2012 du 28 septembre 2012 consid. 3.1). En l'occurrence, les manquements imput�s au recourant se rapportent � la p�riode fiscale 1997-1998, de sorte que la prescription n'est pas acquise au jour du prononc� du pr�sent arr�t.
5.2.3.�En ce qui concerne le rappel d'imp�t pour l'ICC 2000, l'art. 340 al. 1 aLCP/GE pr�voit que, lorsqu'un contribuable, par suite de d�clarations inexactes ou incompl�tes, n'a pas pay� les imp�ts qu'il aurait d� payer ou les a pay�s d'une mani�re insuffisante, il est tenu de payer les imp�ts arri�r�s pour les ann�es pendant lesquelles ils n'ont pas �t� pay�s, jusqu'� cinq ans en arri�re non compris l'ann�e courante. Cette disposition introduit ainsi un d�lai de p�remption du droit de proc�der au rappel d'imp�t d'une dur�e de cinq ans apr�s la fin de la p�riode fiscale. En l'esp�ce, l'avis d'ouverture de la proc�dure de rappel d'imp�t a �t� notifi� au recourant le 2 novembre 2005 et le bordereau de rappel d'imp�t pour l'ICC 2000 lui a �t� communiqu� le 13 d�cembre 2005. Le d�lai de p�remption de cinq ans a donc �t� respect�.
Aux termes de l'art. 369 al. 1 aLCP/GE, les cr�ances de l'�tat et des communes pour la perception d'imp�ts se prescrivent par un d�lai de cinq ans d�s le jour de l'entr�e en force de la d�cision de taxation. En l'esp�ce, comme l'ont relev� � juste titre les instances pr�c�dentes, la d�cision de taxation relative � l'ICC 2000 fait l'objet de la pr�sente proc�dure, de sorte que la prescription de la perception n'a pas commenc� � courir au jour du prononc� du pr�sent arr�t.
III.�������
Griefs de nature formelle
Dans un premier grief de nature formelle, le recourant reproche � la Cour de Justice d'avoir consid�r� que le TAPI ne devait pas l'entendre oralement, malgr� la requ�te formul�e le 30 ao�t 2011, d�s lors qu'il avait pu s'exprimer par �crit � plusieurs reprises. Il y voit une violation de son droit d'�tre entendu en lien avec l'art. 6 par. 1 CEDH.
6.1.�L'art. 6 CEDH ne trouve pas application dans les proc�dures fiscales qui n'ont pas un caract�re p�nal (ATF 132 I 140 consid. 2.1 p. 146 et les r�f�rences cit�es). Les proc�dures en rappel d'imp�t n'y sont donc pas soumises (cf. arr�ts 2C_76/2009 du 23 juillet 2003 consid. 2.2, RF 64/2009 p. 834; 2P.4/2007 du 23 ao�t 2007 consid. 4.2; 2A.480/2005 du 23 f�vrier 2006 consid. 2.2, RF 61/2006 p. 372). En revanche, la proc�dure r�primant la soustraction fiscale est une proc�dure � caract�re p�nal � laquelle l'art. 6 CEDH est applicable (ATF 138 IV 47 consid. 2.6.1 p. 51; 121 II 257 consid. 4 p. 264; arr�t 2C_232/2011 du 25 octobre 2011 consid. 2.2; cf. arr�t de la Cour europ�enne des droits de l'Homme (ci-apr�s: la CourEDH)�
A.P., M.P. et T.P. c. Suisse, du 29 ao�t 1997, req. 19958/92, Rec. 1997-V, par. 40 ss). En ce domaine, le contribuable peut en principe se pr�valoir d'un droit � �tre entendu oralement, ce que le Tribunal f�d�ral a d�j� reconnu dans un arr�t datant de 1993 (ATF 119 Ib 311 consid. 7a p. 331 s.). Cette position correspond du reste � la jurisprudence de la CourEDH, qui r�serve toutefois des circonstances particuli�res, notamment si la somme en jeu est minime (cf. arr�t Jussila c. Finlande [GC], du 23 novembre 2006, req. 73053/01, Rec. 2006-XIV, par. 40 ss). Cette audition n'est cependant pas automatique, il faut que le contribuable en fasse la demande (arr�t 2C_232/2011 du 25 octobre 2011 consid. 2.2 et les r�f�rences cit�es; voir aussi arr�t 2C_349/2012 du 18 mars 2013 consid. 3.3). En outre, le fait que le contribuable ait pu s'expliquer par oral devant les autorit�s administratives n'est pas d�terminant, car le droit � �tre entendu oralement et en personne d�coulant de l'art. 6 par. 1 CEDH ne se rapporte qu'� la proc�dure judiciaire (arr�ts 2C_413/2013, rendu le m�me jour, consid. 9.2; 2A.617/1998 du 30 mars 2000 consid. 3a; cf. aussi Jens Meyer-Ladewig, EMRK-Handkommentar, 3e �d., 2011, p. 163 s. n. 169 ss).
6.2.�En l'esp�ce, le recourant 1 a express�ment demand� � �tre entendu devant le TAPI, qui n'y a pas donn� suite, ce qu'a confirm� la Cour de Justice. L'amende initiale totale qui �tait alors en jeu d�passait 1'363'000 fr.; au cours de la proc�dure, ce montant s'est certes r�duit d�s lors que certaines reprises n'ont pas �t� admises et qu'une partie des infractions a �t� atteinte par la prescription. Bien que le montant d�finitif doive encore �tre fix� par l'Administration cantonale, il ne saurait, compte tenu de la somme des imp�ts dont la soustraction est en jeu, en tous les cas �tre qualifi� de minime, ce qui exclut une d�rogation � l'art. 6 par. 1 CEDH. Enfin, la possibilit� qu'a eue le contribuable de s'exprimer par oral devant les autorit�s fiscales ne compense pas l'absence d'audition devant une autorit� judiciaire.
Il en d�coule qu'il y a eu violation du droit du recourant � �tre entendu oralement au sens de l'art. 6 par. 1 CEDH s'agissant des d�cisions relatives aux�
infractions fiscalesencore litigieuses. Une telle violation ne peut �tre r�par�e devant le Tribunal f�d�ral, qui ne dispose pas d'une pleine cognition (cf. ATF 137 I 195 consid. 2.7 p. 199). Il convient partant d'annuler l'arr�t attaqu� s'agissant de ces infractions, sans examiner les chances de succ�s du recourant sur le fond (cf. ATF 135 I 279 consid. 2.6.1 p. 285).
6.3.�Le recourant 1 demande que sa cause soit renvoy�e au TAPI au motif que la Cour de Justice, s'agissant de statuer sur les amendes, limite sa cognition au point de savoir si l'instance inf�rieure a abus� de son pouvoir d'appr�ciation (recours, p. 11). Une telle position ne peut �tre suivie. En effet, en proc�dure administrative genevoise, les autorit�s de recours, soit aussi bien le TAPI que la Cour de Justice (lorsque la loi pr�voit deux instances judiciaires de recours) ont le m�me pouvoir d'examen. En vertu de l'art. 61 al. 1 de la loi cantonale sur la proc�dure administrative du 12 septembre 1985 [LPA/GE; RS/GE E 5 10], sur renvoi de l'art. 2 al. 2 de la loi genevoise de proc�dure fiscale du 4 octobre 2001 [LPFisc/GE; RS/GE D 3 17], elles v�rifient la violation du droit y compris l'exc�s et l'abus du pouvoir d'appr�ciation, ainsi que la constatation inexacte ou incompl�te des faits pertinents. Par cons�quent, l'on ne voit pas qu'il se justifie de renvoyer la cause au TAPI. Il appartiendra donc � la Cour de Justice d'entendre le recourant avant de statuer � nouveau sur les amendes fiscales (cf. pour le surplus consid. 8 infra).
6.4.�Il convient de pr�ciser que l'audition ne doit porter que sur les aspects encore litigieux et ne saurait aboutir � une extension du litige. Partant, les conclusions du recourant remettant en cause le principe m�me d'une amende pour tentative de soustraction fiscale ayant �t� jug�es irrecevables, ce qui n'est pas contest�, il ne peut pr�tendre � �tre entendu sur ce point.
6.5.�A juste titre, le recourant limite par ailleurs sa demande � �tre entendu oralement � la proc�dure relative aux amendes qui lui ont �t� inflig�es et ne l'�tend pas aux d�cisions relatives aux reprises d'imp�t et aux taxations.
6.5.1.�En effet, sous l'angle de l'art. 29 al. 2 Cst. qui garantit le droit d'�tre entendu dans les proc�dures fiscales qui n'ont pas un caract�re p�nal, il n'existe pas, de fa�on g�n�rale, un droit d'�tre entendu oralement (cf. ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428 s.; arr�t 2C_834/2012 du 19 avril 2013 consid. 4.1).
6.5.2.�Quant � l'art. 6 par. 1 CEDH, il ne s'applique pas � ces proc�dures (cf. consid. 6.1 supra). Il peut toutefois arriver que des droits garantis par l'art. 6 par. 1 CEDH applicables aux proc�dures p�nales fiscales d�bordent le seul cadre p�nal et interagissent avec les proc�dures purement fiscales. La CourEDH l'admet lorsque des �l�ments portant sur l'imposition proprement dite (exorbitante au champ de l'art. 6 CEDH) et des �l�ments li�s au contentieux des p�nalit�s fiscales (attribu�s au volet p�nal de l'art. 6 CEDH) se trouvent combin�s dans une m�me instance et qu'il est impossible de distinguer les phases d'une proc�dure qui portent sur une "accusation en mati�re p�nale" de celles ayant un autre objet, ce qui peut justifier d'examiner l'ensemble de la probl�matique sous l'angle de l'art. 6 CEDH (CourEDH, arr�t Jussila c. Finlande [GC], pr�cit�, par. 45). Tel est le cas de l'interdiction de s'incriminer soi-m�me. A ce sujet, la CourEDH a, dans une affaire r�cente concernant la Suisse (arr�t�
Chambaz c.�Suisse, du 5 avril 2012, req. 11663/04, par. 40 � 43; cf. aussi arr�t�
J.B. c. Suisse, du 3 mai 2001, req. 31827/96, Rec. 2001-III, par. 47 s.), estim� contraire � l'art. 6 CEDH le fait pour le fisc d'avoir - dans le contexte d'une reprise d'imp�t - inflig� des amendes au contribuable au motif qu'il n'avait pas fourni des documents susceptibles de l'incriminer dans une �ventuelle proc�dure pour soustraction d'imp�t subs�quente.
S'agissant du droit d'�tre entendu oralement au sens de l'art. 6 par. 1 CEDH, la situation n'est pas similaire. Si les proc�dures en rappel d'imp�t et celles relatives � la soustraction fiscale proc�dent ind�niablement d'un m�me complexe de fait et sont souvent men�es en parall�le, elles donnent lieu � des d�cisions distinctes qui peuvent �tre dissoci�es sans difficult�. De surcro�t, on n'est pas en pr�sence d'un cas o� le refus d'entendre le contribuable par oral dans le cadre de la d�termination d'imp�t l�serait les garanties de ce m�me contribuable, tel le droit de ne pas s'auto-incriminer, dont il doit pouvoir b�n�ficier dans la proc�dure p�nale en soustraction, puisqu'il va dans tous les cas pouvoir exprimer sa position oralement en ce qui concerne l'infraction fiscale (arr�t 2C_413/2013, rendu le m�me jour, consid. 9.6.2). C'est du reste essentiellement en lien avec les circonstances personnelles propres � influencer le montant de l'amende que l'audition peut s'av�rer utile (cf. art. 175 al. 2, 2e phr., LIFD; arr�t 2C_851/2011 du 15 ao�t 2012 consid. 3.3, RF 67/2012 p. 759). Or, ces circonstances ne sont d�terminantes que sur le plan de la proc�dure p�nale. En l'esp�ce, le recourant 1 souligne d'ailleurs que l'audience qu'il sollicite n'a pas pour objectif principal de discuter du bien-fond� de l'�valuation des imp�ts, mais d'exposer ses circonstances personnelles en lien avec la soustraction fiscale. Par cons�quent, il n'y a pas lieu d'�tendre le droit � une audition orale d�coulant de l'art. 6 par. 1 CEDH qui s'applique en principe aux seules d�cisions concernant les infractions fiscales, aux proc�dures de taxation men�es parall�lement.
Dans un second grief de nature formelle, le recourant fait valoir que, tant en mati�re d'IFD qu'en ce qui concerne l'ICC, les proc�dures de rappel d'imp�t et de poursuite pour soustraction fiscale sont fond�es sur des documents bancaires obtenus de mani�re illicite. En effet, ils r�sultent d'une proc�dure d'entraide judiciaire en mati�re p�nale ouverte � Gen�ve en ex�cution d'une demande fran�aise, elle-m�me fond�e sur des documents d�couverts dans le cadre d'une perquisition effectu�e en application de l'art. L. 16 B du livre fran�ais des proc�dures fiscales, perquisitions qui ont �t� d�clar�es contraires � la CEDH. Selon le recourant, ces documents bancaires � l'origine de la proc�dure fiscale ont par cons�quent une provenance ill�gale et ne sauraient �tre utilis�s � son d�triment.
7.1.�Ainsi qu'on l'a relev� (cf. consid. 6.1 supra), la proc�dure r�primant la soustraction fiscale en mati�re d'IFD est une proc�dure � caract�re p�nal � laquelle l'art. 6 CEDH est applicable. Il en va de m�me pour la proc�dure r�primant la soustraction fiscale en mati�re d'ICC, qui ob�it � des r�gles proc�durales identiques (cf. arr�t 2C_851/2011 du 15 ao�t 2012 consid. 2.2 et 5). En revanche, il a �t� vu que l'art. 6 CEDH ne s'applique en l'esp�ce pas, contrairement � ce qu'a retenu la Cour de Justice, � la proc�dure administrative relative � la fixation des montants dus � titre d'imp�t (cf. consid. 6.5.2 supra). Une extension du champ de protection de l'art. 6 par. 1 CEDH aux proc�dures de rappel d'imp�t, soit � une mati�re par principe soustraite aux volets civil et p�nal de l'art. 6 CEDH, doit en effet demeurer un cas d'exception. Il ne suffit pas � ce titre que les proc�dures de reprise d'imp�t et d'amende rel�vent d'un m�me complexe de fait, ce qui est g�n�ralement le cas; encore faut-il qu'il soit impossible de les dissocier eu �gard � la probl�matique soulev�e par le litige concret, hypoth�se qui n'est pas donn�e ici. Il s'ensuit qu'il ne sera entr� en mati�re sur ce grief qu'en tant qu'il porte sur les proc�dures de soustraction d'imp�t rest�es litigieuses.
7.2.�Le droit � un proc�s �quitable pos� par l'art. 6 CEDH, et invoqu� par le recourant, comprend �galement et en principe l'interdiction d'utiliser en proc�dure p�nale des preuves recueillies de mani�re illicite, mais cette interdiction n'est pas absolue. Il convient dans un tel cas de mettre en balance, d'une part, l'int�r�t de l'�tat � ce que le soup�on concret soit confirm� ou infirm� et, d'autre part, l'int�r�t l�gitime de la personne concern�e � la sauvegarde de ses droits personnels; pour ce faire, toutes les circonstances essentielles doivent �tre prises en consid�ration (cf. ATF 139 II 7 consid. 6.1 p. 24; 137 I 218 consid. 2.3.4 p. 223 s.; 131 I 272 consid. 4.1 et 4.3 p. 278 ss; 109 Ia 244 consid. 2b p. 246). Dans ce contexte, il convient d'examiner en particulier si le moyen de preuve obtenu ill�galement aurait pu l'�tre de mani�re l�gale (cf. ATF 130 I 126 consid. 3.2 p. 132; 96 I 437 consid. 3b p. 440 s.). En ce qui concerne la question de savoir si l'interdiction d'utiliser une preuve s'�tend aux autres preuves administr�es en se fondant sur la preuve originale, la jurisprudence a retenu que l'invalidit� de la preuve initiale ne d�ploie pas d'effets sur les preuves subs�quentes, sauf si elle en constitue un �l�ment indispensable. Cette solution tient en effet de mani�re ad�quate compte des int�r�ts en jeu, soit d'une part du souci de ne pas priver l'interdiction l�gale de toute port�e, sans toutefois rendre impossible la recherche de la v�rit� (cf. ATF 133 IV 329 consid. 4.5 p. 332 s.; arr�t 6B_641/2009 du 18 f�vrier 2010 consid. 1.1.2).
7.3.�Le recourant se pr�vaut d'un arr�t rendu par la CourEDH le 21 f�vrier 2008, qui retient que la proc�dure de visite domiciliaire institu�e par l'art. L. 16 B du livre des proc�dures fiscales fran�ais ne r�pond pas aux exigences de l'art. 6 CEDH relatives � l'exigence d'un acc�s effectif au juge (cf. arr�t CourEDH Ravon et al. c. France, du 21 f�vrier 2008, req. 18497/03, par. 34). A la suite de cet arr�t, les autorit�s fran�aises ont modifi� leur l�gislation, afin de renforcer les droits de la d�fense du contribuable et de rendre la proc�dure conforme aux exigences de la CEDH (cf. Bulletin officiel des imp�ts 13 K-4-09 n� 36 du 1er avril 2009). Des dispositions transitoires ont alors �t� pr�vues pour les contribuables ayant fait l'objet d'une proc�dure de visite et de saisie avant l'entr�e en vigueur de la modification, en leur offrant des possibilit�s de recours ou d'appel dans certaines situations d�crites dans la loi (cf. Bulletin officiel des imp�ts 13 K-4-09 n� 36 du 1er avril 2009, � 76 ss), �tant pr�cis� que le recourant ne faisait pas partie des personnes pouvant faire usage de ces possibilit�s (cf. Bulletin officiel des imp�ts, ibidem, � 84).
Quoi qu'affirme le recourant, qui se fonde notamment sur un avis de droit priv� r�dig� par le professeur fran�ais Dany Cohen, les �ventuelles violations relatives � l'administration des preuves qu'un Etat �tranger commettrait dans le cadre d'une proc�dure ouverte sur son territoire, n'entra�nent pas�
automatiquement�l'inexploitabilit� desdites preuves dans le contexte d'une proc�dure ouverte dans un autre Etat, en l'occurrence en Suisse. Tel que le Tribunal f�d�ral l'a en substance retenu dans un dossier en mati�re d'extradition, pour que la proc�dure conduite par les autorit�s suisses s'en trouve affect�e, il faudrait encore que l'on puisse reprocher � celles-ci d'avoir particip� ou contribu� au pr�tendu acte illicite, ou � tout le moins d'avoir adopt� un comportement contraire � la bonne foi (cf. ATF 133 I 234 consid. 2.6 p. 245 s.; voir aussi ATF 139 IV 137 consid. 5.2.4 p. 158 e contrario).
En l'esp�ce, le recourant, qui se contente d'all�guer que le "vice initial irr�parable" affectant la proc�dure fran�aise se r�percuterait in�luctablement sur la proc�dure men�e en Suisse, ne reproche pas aux autorit�s suisses d'avoir particip� � l'acte illicite imput� aux autorit�s fran�aises ou d'y avoir contribu�; un tel comportement ne r�sulte pas non plus des faits �tablis. Par ailleurs, il n'appara�t pas que la Suisse aurait fait preuve de mauvaise foi dans le cadre des proc�dures conduites par ses autorit�s. L'arr�t�
Ravon�pr�cit�, dans lequel la CourEDH a consid�r� comme ill�gales les perquisitions effectu�es sous l'empire de la l�gislation fran�aise d�sormais abrog�e, date en effet du 21 f�vrier 2008, tandis que l'ordonnance qui est � l'origine de la perquisition litigieuse remonte au 9 juin 2000 et que le pourvoi en cassation d�pos� contre cette ordonnance a �t� rejet� le 27 septembre 2001, soit � des p�riodes largement ant�rieures au prononc� de l'arr�t de la CourEDH. Il s'ensuit qu'on ne saurait reprocher aux autorit�s suisses d'avoir sciemment fait abstraction, respectivement de ne pas s'�tre rendues compte fautivement du caract�re ill�gal des perquisitions men�es en France au moment d'appr�cier les preuves recueillies par ce biais. Encore moins l'illic�it� des perquisitions pouvait-elle �tre consid�r�e comme �vidente � l'�poque des faits litigieux.
Dans ces conditions, le recourant ne saurait se pr�valoir de l'illic�it� de ladite perquisition fran�aise. Son grief y relatif doit par cons�quent �tre �cart�.
Dans un dernier grief de nature formelle, le recourant se plaint, en ce qui concerne le prononc� de l'amende, d'une violation des r�gles relatives au pouvoir d'examen des juridictions de recours et, par cons�quent, de son droit � un double degr� de juridiction. Il se pr�vaut � cet �gard des art. 142 et 143 LIFD, 32 Cst. et 6 CEDH, ainsi que du Protocole n� 7 � la CEDH (RS 0.101.07). Il reproche au TAPI et � la Cour de Justice d'avoir restreint leur pouvoir d'examen en retenant qu'ils ne pouvaient revoir la quotit� de l'amende qu'en cas d'exc�s du pouvoir d'appr�ciation par l'Administration cantonale.
8.1.�Aux termes de l'art. 142 al. 4 LIFD, dans la proc�dure de recours, la commission cantonale de recours - soit en l'esp�ce le TAPI - dispose des m�mes comp�tences que l'autorit� de taxation dans la proc�dure de taxation. Par ailleurs, la commission cantonale de recours prend sa d�cision apr�s instruction du recours. Apr�s avoir entendu le contribuable, elle peut �galement modifier la taxation au d�savantage de ce dernier (art. 143 al. 1 LIFD).
En application des art. 6 CEDH et 30 Cst., la d�cision judiciaire relative au prononc� d'une sanction administrative doit �tre le fait d'un tribunal jouissant d'une cognition pleine et enti�re en fait comme en droit (cf. ATF 139 I 72 consid. 4.5 p. 82). Les art. 29a Cst. et 110 LTF garantissent par ailleurs pour tous les litiges l'acc�s � au moins un tribunal qui peut contr�ler exhaustivement les questions de fait et de droit. Rien d'autre ne d�coule de l'art. 142 al. 4 LIFD. Le contr�le de l'opportunit� n'est en revanche pas exig� (cf. ATF 137 I 235 consid. 2.5 p. 239). Une certaine retenue lors de l'examen de questions techniques est �galement admise (cf. ATF 139 I 72 consid. 4.5 p. 82 s.; 137 I 235 consid. 2.5 p. 239).
L'art. 32 al. 3 Cst., qui reprend l'art. 2 du Protocole n� 7 � la CEDH, garantit en outre le droit � toute personne condamn�e de faire examiner le jugement par une juridiction sup�rieure. Cependant, selon la jurisprudence, dans la proc�dure devant une seconde autorit� judiciaire cantonale, il n'est pas contraire � l'art. 142 al. 4 LIFD de restreindre le pouvoir d'examen et de limiter le droit d'all�guer des faits nouveaux (cf. ATF 131 II 548 consid. 2.2.2 p. 551; cf. aussi arr�t 6P.15/2003 du 6 mai 2003 consid. 2.2; d�cision de la CourEDH�
Hannak c. Autriche, du 9 juillet 2002, req. 70883/01, ch. 3).
Il d�coule des principes qui pr�c�dent qu'il suffit, dans un canton qui, � l'instar de Gen�ve, conna�t un double degr� de juridiction en mati�re fiscale, que les d�cisions de l'Administration cantonale puissent faire l'objet d'un contr�le exhaustif des questions de fait et de droit devant la premi�re instance judiciaire, en l'occurrence le TAPI. Dans une telle hypoth�se, rien ne s'opposerait donc � ce que, saisie d'un recours contre le jugement du TAPI en mati�re fiscale, la Cour de Justice restreigne son pouvoir d'examen; ce, dans une mesure compatible avec l'art. 111 al. 3 LTF, selon lequel l'autorit� qui pr�c�de imm�diatement le Tribunal f�d�ral doit pouvoir examiner au moins les griefs vis�s aux art. 95 � 98 LTF (cf. ATF 137 I 296 consid. 4.1 p. 298 s.). Quoi qu'il en soit, tel que l'a relev� la Cour de c�ans auparavant (consid. 6.3 supra), tant le TAPI que la Cour de Justice jouissent de la m�me cognition dans le domaine du droit fiscal. Il convient encore d'examiner si le TAPI et, le cas �ch�ant, la Cour de Justice ont in casu
effectivement�fait usage de leur pleine cognition en fait et en droit.
8.2.�En l'esp�ce, le TAPI a certes retenu qu'il ne pouvait revoir la quotit� de l'amende qu'en cas d'exc�s du pouvoir d'appr�ciation et qu'il ne pouvait substituer son pouvoir d'appr�ciation � celui de l'Administration cantonale (cf. jugement du TAPI du 26 mars 2012 consid. 8.2). De son c�t�, la Cour de Justice a �galement relev� qu'elle ne censurait l'Administration cantonale qu'en cas d'exc�s du pouvoir d'appr�ciation (cf. arr�t attaqu� consid. 8c).
Cependant, malgr� les termes utilis�s, ni le TAPI ni la Cour de Justice n'ont en r�alit� limit� leur examen � l'arbitraire. Ils ont au contraire proc�d� � un examen complet en fait et en droit de la situation du contribuable au regard de l'amende pour soustraction fiscale. Le TAPI a ainsi retenu ce qui suit:
"En l'occurrence, en l'absence de circonstances aggravantes, l'amende doit �tre fix�e, en principe et selon la r�gle g�n�rale, � une fois le montant de l'imp�t �lud�. Par ailleurs, aucune circonstance att�nuante ne peut �tre prise en compte en vue de l'att�nuation de l'amende. S'agissant des conditions d'application de l'art. 48 let. e CP, il n'appara�t pas, compte tenu des importants montants soustraits et de la r�p�tition sur plusieurs ann�es des manquements du contribuable, que l'int�r�t � punir aurait sensiblement diminu� en raison de l'�coulement du temps. En conclusion, au regard de la peine menace de l'art. 175 al. 2 LIFD, l'Administration cantonale n'a pas outrepass� son pouvoir d'appr�ciation en fixant le coefficient de l'amende � une fois l'imp�t soustrait.".
De son c�t�, la Cour de Justice, apr�s avoir constat� que le recourant ne contestait pas le principe de l'amende, mais sollicitait une diminution de son montant en raison de sa situation personnelle et financi�re difficile, a relev�:
"Or, d'une part, ces motifs n'entrent pas dans la liste des circonstances att�nuantes de l'ancien art. 64 CP, ni dans celle de l'actuel art. 48 CP. D'autre part, aucune des circonstances att�nuantes de ces deux dispositions ne sont r�alis�es dans la pr�sente affaire. Par ailleurs, au vu des montants soustraits et de la dur�e de l'infraction sanctionn�e s'�tendant sur plusieurs ann�es fiscales, ni l'Administration cantonale ni le TAPI n'ont abus� de leur pouvoir d'appr�ciation en fixant la quotit� de l'amende � une fois le montant soustrait. Ce coefficient respecte le principe de la proportionnalit� et doit �tre confirm�".
8.3.�Dans ces conditions, le grief relatif � la violation du pouvoir d'examen des autorit�s judiciaires cantonales doit �tre rejet�. La question de savoir dans quelle mesure, le cas �ch�ant, l'analyse � laquelle les autorit�s judiciaires cantonales ont proc�d� s'av�re ad�quate, devra �tre trait�e lors de l'analyse mat�rielle de ce grief (cf. infra consid. 9).
IV.�������
Imp�t f�d�ral direct
Dans un premier argument de fond, le recourant repro che � la Cour de Justice d'avoir retenu une quotit� de l'amende disproportionn�e � sa situation financi�re actuelle. Il ajoute que la Cour de Justice a omis de prendre sa situation financi�re actuelle en consid�ration pour fixer le montant de l'amende, raison pour laquelle la cause devrait lui �tre retourn�e pour compl�ment d'instruction et nouvelle d�cision.
9.1.�Selon l'art. 175 al. 1 LIFD, le contribuable qui, intentionnellement ou par n�gligence, fait en sorte qu'une taxation ne soit pas effectu�e alors qu'elle devrait l'�tre, ou qu'une taxation entr�e en force soit incompl�te, est puni d'une amende. Aux termes de l'art. 175 al. 2 LIFD, en r�gle g�n�rale, l'amende est fix�e au montant de l'imp�t soustrait. Si la faute est l�g�re, l'amende peut �tre r�duite jusqu'au tiers de ce montant; si la faute est grave, elle peut au plus �tre tripl�e. Selon l'art. 106 al. 3 CP, applicable en mati�re de droit p�nal fiscal en vertu de l'art. 333 al. 1 CP, lorsqu'il consid�re la faute commise comme l�g�re (ou grave), le juge fixe l'amende en tenant compte de la situation de l'auteur afin que la peine corresponde � la faute commise. En droit p�nal fiscal, les �l�ments principaux � prendre en consid�ration � cet �gard sont le montant de l'imp�t �lud�, la mani�re de proc�der, les motivations, ainsi que les circonstances personnelles et �conomiques de l'auteur. Le cadre de la peine fix� par l'art. 175 al. 2 LIFD ne peut en revanche pas �tre d�pass� ni vers le haut ni vers le bas, � moins que l'on ne soit en pr�sence de circonstances aggravantes ou att�nuantes au sens de l'art. 48 CP (cf. arr�ts 2C_851/2011 du 15 ao�t 2012 consid. 3.3 et les r�f�rences; 2C_188/2009 du 7 juillet 2009 consid. 2.4 et 2.5).
Le Tribunal f�d�ral n'examine le montant de l'amende pour soustraction d'imp�t que sous l'angle de l'exc�s ou de l'abus du pouvoir d'appr�ciation. Par cons�quent il n'annule une amende fiscale que si l'instance pr�c�dente a abus� ou exc�d� le cadre p�nal, s'est �cart�e de consid�rations juridiques ou a arbitrairement fix� une peine trop l�g�re ou trop lourde (cf. arr�ts 2C_851/2011 du 15 ao�t 2012 consid. 1.5; 2C_26/2007 du 10 octobre 2007 consid. 6).
9.2.�En l'esp�ce, il a �t� vu (consid. 6 supra) qu'en d�niant la possibilit� au recourant d'�tre entendu oralement par le TAPI et/ou par la Cour de Justice au sujet des d�cisions relatives aux infractions fiscales encore litigieuses, il y a eu violation de l'art. 6 par. 1 CEDH. En cons�quence, l'arr�t querell� doit �tre annul� sur ce point et la cause renvoy�e � la Cour de Justice pour qu'elle r�pare l'omission d'entendre oralement le contribuable, �tant donn� que le pouvoir d'examen limit� dont dispose le Tribunal f�d�ral en la mati�re ne le lui permet pas. Or, en tant qu'il se plaint du montant de la quotit� de l'amende inflig�e pour soustraction d'imp�t en relation avec sa situation financi�re actuelle, le recourant soul�ve un grief dont l'issue d�pendra en large partie de l'audition � laquelle devra proc�der la Cour de Justice. Il appartiendra partant � cette derni�re juridiction d'examiner nouvellement cette question, apr�s avoir entendu oralement le contribuable � propos de ses circonstances personnelles susceptibles d'influer sur le montant de l'amende.
Dans un deuxi�me grief de fond, le recourant estime que c'est � tort que la Cour de Justice a consid�r� comme revenu divers montants encaiss�s en 1996. Il se plaint � cet �gard d'une violation des art. 18 et 27 LIFD.
10.1.�Concernant un montant de FRF 49'940,14, encaiss� le 16 d�cembre 1996, le recourant fait valoir qu'il est compris dans la somme de FRF 264'437,57 encaiss�e entre d�cembre 1996 et janvier 1997 au titre de participation de cinq amis � un voyage au Canada et admis � ce titre par le TAPI, qui aurait cependant par inadvertance omis de compter ce montant dans la reprise annul�e. De son c�t�, la Cour de Justice a retenu, d'une part, que les conclusions du recourant en lien avec ce montant �taient nouvelles et s'�cartaient de l'objet du litige et, d'autre part, que le TAPI n'avait pas admis la preuve relative aux frais du voyage au Canada pour la somme de FRF 264'437,57, mais seulement pour celle de FRF 245'000.-.
Au regard du dossier, on ne saurait suivre la Cour de Justice lorsqu'elle consid�re que le montant de FRF 49'940,14 s'�carte de l'objet du litige en ce qu'il n'aurait pas �t� d�ment contest� devant les instances cantonales. Ce montant figure en effet bien dans le relev� explicatif produit par le contribuable devant le TAPI pour �lucider le processus de financement du voyage au Canada litigieux. Le TAPI a par ailleurs retenu que la vraisemblance de l'explication fournie au sujet des rentr�es d'argent susmentionn�es - � savoir FRF 264'437,57 - suffisait pour admettre qu'il ne s'agissait effectivement pas de revenus, ce que la Cour de Justice n'a pas infirm�. On ne comprend pas dans ces circonstances pour quelle raison, sinon une inadvertance, le TAPI n'a admis finalement que FRF 214'497,43 � ce titre, ni que la Cour de Justice n'a pas proc�d� � la correction de ce montant.
Dans ces conditions, le recours doit �tre admis sur ce point et la reprise relative au voyage au Canada annul�e �galement pour le montant de FRF 49'940,14.
10.2.�Le recourant reproche par ailleurs � la Cour de Justice de ne pas avoir retenu que la contre-valeur des montants de 393'000 fr. et de USD 1'125'154.- avait �t� revers�e � des tiers pendant l'ann�e 1996 conform�ment aux instructions donn�es par le groupe Total, dont ils provenaient. Il se r�f�re � cet �gard � un rapport d'analyse du 27 f�vrier 2006 de la Brigade de la r�pression de la d�linquance �conomique de Paris relatif � l'activit� qu'il avait d�ploy�e en faveur du groupe Total. La Cour de Justice, � l'instar du TAPI, a consid�r� � ce sujet que le contribuable n'avait pas prouv� par pi�ce bancaire que ces sommes avaient �t� vers�es � des tiers et que l'analyse de la Brigade de la r�pression de la d�linquance �conomique de Paris ne suffisait pas pour d�montrer ces mouvements d'argent.
10.2.1.�Conform�ment aux principes g�n�raux du droit (cf. art. 11 al. 2 et 12 CC; art. 32 CO; voir aussi Rolf Watter, ad art. 32 CO, in Basler Kommentar - Obligationenrecht I, 5e �d., 2011, p. 282 s. n. 30 et 34), il est l�galement pr�sum� que les op�rations effectu�es en nom propre sont conclues pour le compte de la personne qui agit. Les autorit�s fiscales ont donc le droit d'imputer une op�ration � la personne qui l'a effectu�e (cf. arr�ts 2C_1120/2012 du 1er mai 2013 consid. 3.2.2; arr�t 2C_499/2011 du 9 juillet 2012 consid. 4.2, RDAF 2012 II 450). L'all�gation selon laquelle une op�ration a �t� effectu�e en nom propre mais pour le compte d'un tiers ne saurait �tre prise en consid�ration lorsqu'elle n'est pas prouv�e par le pr�tendu repr�sentant (Watter, op. cit., p. 283 n. 34). A d�faut d'une telle preuve, on ne peut reprocher � l'autorit� de conclure que toute somme d'argent re�ue par une personne en son nom propre l'a enrichie (cf. arr�ts 2C_499/2011 du 9 juillet 2012 consid. 4.2, RDAF 2012 II 450; 2C_387/2007 du 4 mars 2008 consid. 4.2). Le Tribunal f�d�ral ne peut revoir l'appr�ciation des preuves que sous l'angle restreint de l'arbitraire, grief qu'il incombe au recourant de motiver d'une mani�re r�pondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62).
10.2.2.�La Cour de Justice a retenu que les documents produits par le recourant ne permettent pas d'appr�hender clairement les circonstances des op�rations au cours desquelles il a successivement re�u et effectu� des transferts d'un montant total de 1'863'189 fr. en 1996. Or, il n'appara�t pas que le recourant remette en cause cette appr�ciation, qui plus est de mani�re d�ment motiv�e, sur le terrain de l'arbitraire, si bien que l'on peut douter de la recevabilit� de cet argument.
Quoi qu'il en soit, son grief devrait de toute mani�re �tre d�clar� mal fond� pour les motifs qui suivent. Le rapport d'analyse du 27 f�vrier 2006 de la Brigade de la r�pression de la d�linquance �conomique de Paris, en particulier, ne permet pas de conclure que les fonds revers�s n'ont pas, en d�finitive, b�n�fici� au recourant. En effet, il y est express�ment relev� que "bien qu'on en connaisse les premiers destinataires finaux, la justification pr�cise de ces paiements indirects demeure inconnue". En outre, ce rapport, s'il �num�re lesdits premiers destinataires finaux, ne contient ni le d�tail ni les dates des versements dont ils ont b�n�fici�, de sorte qu'il est impossible de savoir lesquels se rapportent � l'ann�e 1996 et s'ils correspondent aux sommes de 910'937 fr. 70 et USD 110'700.- cr�dit�es au recourant et contest�es par celui-ci. Les op�rations ne sont ainsi pas suffisamment document�es pour �tablir leur nature exacte, les circonstances dans lesquelles elles ont eu lieu, les motifs qui pourraient les expliquer et la part que le recourant a prise dans leur ex�cution. D�s lors que ce dernier a re�u ces montants en son nom et sur ses propres comptes, les autorit�s pouvaient ainsi sans arbitraire admettre qu'il en �tait le b�n�ficiaire et qu'ils l'avaient enrichi personnellement. Dans ces conditions, c'est � bon droit que la Cour de Justice a retenu que la reprise effectu�e sur ces montants devait �tre confirm�e.
V.�������
Imp�ts cantonal et communal
Le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 17 al. 6 aLCP/GE et conteste la qualification de gain occasionnel et l'imposition de la somme de 3'563'807 fr. Il estime aussi qu'il y a eu violation des r�gles sur le fardeau de la preuve. Il reproche � l'Administration cantonale de ne pas avoir suffisamment motiv� sa d�cision de retenir un revenu extraordinaire r�alis� en 2000, ce qui ne lui aurait pas permis d'en apporter la contre-preuve.
11.1.�En mati�re fiscale, il appartient � l'autorit� d'�tablir les faits qui justifient l'assujettissement et qui augmentent la taxation, tandis que le contribuable doit prouver les faits qui diminuent la dette ou la suppriment (ATF 92 I 253 consid. 2 p. 256 s.; arr�t 2C_446/2012 du 16 janvier 2013 consid. 2.4, RF 68/2013 p. 378). Quand des indices clairs et pr�cis rendent vraisemblable l'�tat de fait �tabli par l'autorit�, il revient ensuite au contribuable de r�futer, preuves � l'appui, les faits avanc�s par celle-ci (cf. arr�t 2C_484/2009 du 30 septembre 2010 consid. 3.3, RDAF 2011 II 142). La proc�dure de taxation est ainsi caract�ris�e par la collaboration r�ciproque de l'autorit� fiscale et du contribuable (cf. arr�t 2C_111/2012 du 25 juillet 2012 consid. 4.4). Savoir si un fait est ou non prouv� rel�ve des faits, alors que la r�partition du fardeau de la preuve est une question de droit (cf. ATF 130 III 321 consid. 5 p. 327; arr�t 5A_118/2012 du 20 avril 2012 consid. 3.2).
11.2.�En l'esp�ce, la composition et l'origine du montant de 4'264'108 fr. retenu au titre de revenu total r�alis� par le contribuable en 2000 sont d�crites de mani�re d�taill�e dans le jugement du TAPI auquel l'arr�t querell� se r�f�re (cf. jugement du TAPI du 18 juin 2012 ch. 17). On ne saurait donc retenir un d�faut de motivation ou une violation des r�gles sur le fardeau de la preuve. Il appartenait par cons�quent au recourant, s'il le souhaitait et � l'image de ce qu'il a fait pour les montants consid�r�s comme revenus qu'il avait per�us durant les ann�es pr�c�dentes, de contester non seulement la qualit� de revenu extraordinaire, mais �galement celle de revenu en g�n�ral des virements dont il a b�n�fici� durant l'ann�e 2000, ce qu'il a d'ailleurs d�ment fait en ce qui concerne l'ann�e 1999 (cf. jugement du TAPI du 18 juin 2012 consid. 9.3), mais dont il s'est abstenu pour l'ann�e 2000. Ce grief doit par cons�quent �tre rejet�.
11.3.�Pour les revenus r�alis�s en 2000, et d�s lors que le contribuable a quitt� le canton de Gen�ve le 14 d�cembre 2000, les autorit�s cantonales ont soumis le recourant � un imp�t sp�cial fond� sur l'art. 17 al. 6 aLCP/GE. Selon cette disposition, le contribuable dont l'assujettissement prend fin doit imm�diatement un imp�t annuel entier sur le revenu pour tous les b�n�fices immobiliers et gains occasionnels r�alis�s dans l'ann�e m�me et dans l'ann�e pr�c�dente, alors que, en r�gle g�n�rale, l'imp�t sur le revenu �tait per�u sur la base du revenu r�alis� pendant l'ann�e qui pr�c�de celle au cours de laquelle l'imp�t est exigible (art. 17 al. 1 aLCP/GE), selon le syst�me de la taxation praenumerando annuelle. L'art. 17 al. 6 aLCP/GE a �t� introduit dans la loi fiscale genevoise afin de rem�dier au fait qu'en cas de fin d'assujettissement, le d�calage entre l'ann�e de calcul et l'ann�e de taxation avait pour effet de soustraire � toute imposition les revenus de l'ann�e au cours de laquelle l'assujettissement avait cess�, certains contribuables prenant leurs dispositions pour faire appara�tre des revenus importants, sans commune mesure avec leurs revenus ant�rieurs, l'ann�e m�me o� ils ont d�cid� de quitter le canton (cf. Rapport de la commission fiscale charg�e d'�tudier le projet de loi modifiant la loi g�n�rale sur les contributions publiques [PL 6634-A], in M�morial du Grand Conseil 1990, p. 5385). Selon la jurisprudence de la Cour de Justice, le terme de "gain occasionnel" est �quivalent � "exceptionnel". L'art. 17 al. 6 aLCP/GE doit par ailleurs �tre interpr�t� largement, en ce sens que le terme "occasionnel" vise des revenus extraordinaires ou inhabituels, ce qui correspond � ce que le l�gislateur avait � l'esprit lors de la modification de cette disposition. Il s'agissait en effet d'imposer les profits extraordinaires, sans commune mesure avec le revenu moyen provenant de l'exercice de l'activit� lucrative dans les ann�es qui pr�c�daient celles o� le contribuable y avait mis fin (cf. ATA/11/2002 du 8 janvier 2002, consid. 8). A l'occasion de l'introduction du syst�me de taxation harmonis�, le 1er janvier 2001, le l�gislateur genevois a en outre pr�vu express�ment que les revenus extraordinaires r�alis�s durant la p�riode fiscale pr�c�dant la modification sont soumis � un imp�t annuel entier, au taux applicable � ces seuls revenus, pour l'ann�e fiscale o� ils ont �t� acquis (cf. art. 6 al. 2 de l'ancienne loi genevoise sur l'imposition dans le temps des personnes physiques, du 31 ao�t 2000 [aLIPP-II/GE; RS/GE D 3 12]). Les revenus inhabituellement �lev�s par comparaison aux ann�es ant�rieures �taient, dans ce contexte, consid�r�s comme �tant des revenus extraordinaires au sens de cette r�glementation (cf. art. 6 al. 3 aLIPP-II/GE).
Le recourant reproche � la Cour de Justice d'avoir fait preuve d'arbitraire en retenant un crit�re exclusivement quantitatif et non pas qualitatif pour d�finir le gain occasionnel et en optant pour une interpr�tation extensive alors qu'une norme instaurant un r�gime particulier devrait recevoir une interpr�tation restrictive. Il ne peut �tre suivi sur ce point. En effet, si l'interpr�tation privil�gi�e par le recourant est �galement concevable, l'interpr�tation retenue par la Cour de Justice ne saurait �tre consid�r�e comme d�raisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition (cf. supra consid. 3). Faute d'arbitraire, elle doit donc �tre admise (cf. arr�t 2C_552/2012 du 3 d�cembre 2012 consid. 5.4.2).
11.4.�Il convient par cons�quent d'examiner si les revenus r�alis�s par le recourant en 2000 sont des gains occasionnels en application de l'art. 17 al. 6 aLCP/GE ou des revenus extraordinaires conform�ment � l'art. 6 al. 2 et 3 aLIPP-II/GE, ou si la Cour de Justice a fait preuve d'arbitraire en les soumettant � la taxation.
Apr�s avoir, dans un premier temps, �mis deux bordereaux distincts pour les revenus ordinaires et les revenus extraordinaires r�alis�s par le contribuable en 2000, l'Administration cantonale lui a notifi� un seul bordereau comprenant l'ensemble des revenus r�alis�s en 2000 et portant sur un revenu imposable total de 4'264'108 fr., soit � peu de choses pr�s l'addition des revenus imposables de 701'044 fr. et de 3'563'807 fr. retenus dans les bordereau d'ICC 2000 et ICC-2001-A. On rel�vera � cet �gard que le reproche du recourant, selon lequel il d�coule de la succession de bordereaux qu'il est impossible de comprendre la nature exacte du gain occasionnel litigieux, tombe � faux.
A l'instar du TAPI, la Cour de Justice a compar� ce revenu, r�alis� en 2000, aux revenus d�clar�s par le contribuable au cours des ann�es 1996 � 1999, pour en conclure qu'au vu de la diff�rence des montants, il s'agissait manifestement d'un gain occasionnel. Contrairement � ce que soutient le recourant, ce proc�d� ne saurait �tre qualifi� d'arbitraire d'autant que, m�me si l'on se fondait sur les revenus d�coulant non pas de la proc�dure de taxation ordinaire mais du rappel d'imp�t, soit 838'100 fr. pour 1997-1998 et 345'900 fr. pour 1999-2000, au lieu de 111'716 fr. pour 1997, 139'600 fr. pour 1998, et 250'800 fr. pour 1999, le montant de 4'264'108 fr. devrait �tre qualifi� d'extraordinaire. Pour l'ann�e 2000 elle-m�me, le recourant avait d�clar� un revenu imposable de 450'554 fr., soit pr�s d'un dixi�me seulement du revenu extraordinaire finalement r�alis�. L� encore, la conclusion de la Cour de Justice ne saurait �tre qualifi�e d'arbitraire.
Au vu de ce qui pr�c�de, le grief d'application arbitraire du droit cantonal doit �tre rejet�.
VI.�������
Assistance judiciaire, frais et d�pens
12.1.�Il suit de ce qui pr�c�de que le recours doit �tre partiellement admis en tant qu'il porte, d'une part, sur les crit�res de fixation de l'amende pour soustraction d'imp�t et en lien avec le droit du recourant � �tre entendu oralement par la Cour de Justice � ce propos (cf. consid. 6.2 supra); d'autre part, en tant qu'il a trait � la reprise du montant de FRF 49'940,14 encaiss� par le recourant en d�cembre 1996 (cf. consid. 10.1 supra). L'arr�t de la Cour de Justice du 8 janvier 2013 sera par cons�quent partiellement annul� et la cause renvoy�e pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants � la pr�c�dente instance (cf. art. 107 al. 2 LTF), laquelle statuera �galement sur les frais et d�pens de la proc�dure accomplie devant elle (cf. art. 67 et 68 al. 5 LTF e contrario). Pour le surplus, le recours doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable, et l'arr�t querell� confirm�.
12.2.�Le recourant a sollicit� sa mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire. Au vu de la situation financi�re du recourant, en particulier de ses revenus, soit une rente de retraite fran�aise de 256,87 Euros, une rente AVS de 1'424 fr. et une allocation trimestrielle de 10'988,95 Euros, on ne saurait retenir qu'il ne dispose pas de ressources suffisantes au sens de la jurisprudence pour payer les frais judiciaires et honorer son avocat (cf. arr�t 6B_482/2007 du 12 ao�t 2008 consid. 21.2). Il y a donc lieu de rejeter sa requ�te d'assistance judiciaire.
12.3.�Le recourant succombant sur une large partie des conclusions de son recours, il devra assumer les frais judiciaires correspondants. Le montant de ceux-ci tiendra compte de la valeur litigieuse globale d'environ 1'615'814 fr., qui se d�compose de la mani�re suivante: 175'000 fr. pour le rappel d'imp�t pour l'IFD 1997-1998, 45'761 fr. pour le rappel d'imp�t pour l'IFD 1999-2000, 220'000 fr. pour l'amende relative � l'IFD 1997-2000, et 1'175'050 fr. pour le rappel d'imp�t de l'ICC 2000. En tant qu'il succombe partiellement et qu'il d�fend un int�r�t patrimonial, le canton de Gen�ve devra quant � lui supporter des frais judiciaires r�duits (art. 66 al. 1 et 4 LTF). Il sera de plus tenu de verser une indemnit� r�duite � titre de d�pens au recourant (art. 68 al. 1 et 3 LTF). Compte tenu de l'issue du litige, les frais judiciaires seront r�partis � raison de quatre cinqui�mes � la charge du recourant et d'un cinqui�me � la charge du canton de Gen�ve, le recourant ayant droit � des d�pens r�duits dans la m�me proportion.
Les causes 2C_180/2013 et 2C_181/2013 sont jointes.
Le recours est irrecevable en tant qu'il concerne la qualit� de partie de l'�pouse du recourant, ainsi que l'imp�t f�d�ral direct 1999-2000.
Le recours est partiellement admis, d'une part, en tant qu'il concerne le rappel d'imp�t pour l'imp�t f�d�ral direct 1997-1998, dans le sens du consid�rant 10.1, et, d'autre part, en tant qu'il concerne l'amende prononc�e pour l'imp�t f�d�ral direct 1997-1998, au sens du consid�rant 6. Il est rejet� pour le surplus.
Le recours est rejet� en tant qu'il concerne le rappel d'imp�t pour les imp�ts cantonal et communal 2000.
L'arr�t de la Cour de Justice de la R�publique et canton de Gen�ve du 8 janvier 2013 est partiellement annul� et la cause est renvoy�e � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 20'000 fr., sont mis pour 16'000 fr. � la charge du recourant, et pour 4'000 fr. � la charge du canton de Gen�ve.
Le canton de Gen�ve versera au recourant une indemnit� de 4'000 fr. � titre de d�pens.
Le pr�sent arr�t est communiqu� au mandataire du recourant, � l'Administration fiscale cantonale genevoise, � la Cour de Justice de la R�publique et canton de Gen�ve, Chambre administrative, 2�me section, ainsi qu'� l'Administration f�d�rale des contributions.