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Timestamp: 2019-07-19 23:10:22+00:00
Document Index: 266183659

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06/06/2019 /0 Comments/in Droit du Travail, VOUS AVEZ UN PROJET /by David Castel
Vous avez l’intention de recruter un salarié mais sa présence à temps complet n’est pas nécessaire ? Et si vous lui proposiez un CDI à temps partiel ! Sa rédaction n’est pas si simple et une connaissance de son cadre légal est fortement recommandée.
Pas de panique ! Le Cabinet vous guide, pas à pas, dans la rédaction de ce contrat de travail. : Les règles à respecter, les contrats et les procédures pour mettre en place le temps partiel dans votre entreprise.
16/05/2019 /0 Comments/in Droit du Travail, VOUS AVEZ UN PROBLEME /by David Castel
Un salarié qui s’était vu proposer un contrat CDD de trois semaines avait commencé à exécuter sa prestation mais avait refusé de signer le contrat de CDD. Il avait ensuite demandé auprès des tribunaux la requalification de son contrat en CDI. La Cour d’appel avait rejeté sa demande de requalification, considérant que le refus du salarié de signer le CDD était délibéré, l’intéressé ne contestant pas avoir commencé à exécuter sa prestation en CDD tout en connaissant le motif de sa mission et le terme du CDD, mentionnés dans sa promesse d’embauche. Mais la Cour de cassation donne raison au salarié, estimant que la mauvaise foi ou l’intention frauduleuse du salarié n’étaient pas suffisamment caractérisées…
Extrait de l’arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, du mercredi 10 avril 2019.
Pourvoi n° : 18-10614.
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que M. I… a été engagé en qualité d’employé, statut non cadre, pour exercer les fonctions d’assistant chef de projet par la société Windreport à compter du 24 octobre 2013 ; que le 17 février 2014, il a saisi la juridiction prud’homale à l’effet d’obtenir la requalification de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et paiement d’un rappel de salaire et d’indemnités ;
Attendu que pour rejeter la demande en requalification de son contrat de travail à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et débouter le salarié de ses demandes à ce titre, l’arrêt retient que la non signature effective du contrat n’est survenue qu’en raison du refus du salarié d’y apposer sa signature alors qu’il ne contestait pas avoir commencé à exécuter sa prestation en connaissant sans ambiguïté qu’il s’agissait d’un contrat à durée déterminée à terme du 23 décembre 2013 pour le motif repris dans la promesse d’embauche ;
Attendu, cependant, que la signature d’un contrat de travail à durée déterminée a le caractère d’une prescription d’ordre public dont l’omission entraîne, à la demande du salarié, la requalification en contrat à durée indéterminée ; qu’il n’en va autrement que lorsque le salarié a délibérément refusé de signer le contrat de travail de mauvaise foi ou dans une intention frauduleuse ;
Qu’en se déterminant par des motifs qui ne suffisaient pas à caractériser la mauvaise foi ou l’intention frauduleuse du salarié, la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ;
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il déboute M. I… de sa demande de requalification du contrat de travail à durée déterminée en contrat de travail à durée indéterminée et de ses demandes en découlant, l’arrêt rendu le 14 novembre 2017, entre les parties, par la cour d’appel de Paris ; remet, en conséquence, sur ces points, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Paris autrement composée ;
Condamne la société Windreport aux dépens ;
Vu l’article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de la société Windreport et la condamne à payer à M. I… la somme de 3 000 euros ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du dix avril deux mille dix-neuf. »P
Dans cet arrêt, la Cour de cassation a validé le fait qu’à partir du moment où la date de signature n’était pas mentionnée, il n’était pas possible de déterminer le point de départ du délai de rétractation. La rupture conventionnelle est donc confirmée nulle et la rupture du contrat de travail produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse…
Extrait de l’arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, du mercredi 27 mars 2019.
Pourvoi n° : 17-235863.
Sur le moyen unique du pourvoi principal de l’employeur, pris en sa première branche :
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Toulouse, 23 juin 2017), que Mme D… a été engagée le 24 mars 1983 par la société Laboratoire des Carmes en qualité de personnel de secrétariat ; qu’elle a rejoint le 1er mai 1993 les effectifs de la société Cedibio, intégrée au groupe Unilabs en 2012 ; qu’elle exerçait en dernier lieu les fonctions de cadre ; que la salariée a demandé le bénéfice d’une rupture conventionnelle ; qu’une convention de rupture a été signée, et homologuée le 18 juillet 2013 ; que la salariée a saisi la juridiction prud’homale ;
Attendu que l’employeur fait grief à l’arrêt de déclarer nulle la convention de rupture conventionnelle, de dire que la rupture du contrat de travail produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de le condamner à payer à la salariée diverses sommes au titre de l’exécution et de la rupture du contrat de travail, alors, selon le moyen, que seule une irrégularité de nature à affecter la liberté de consentement de l’une des parties entraîne la nullité de la convention de rupture conventionnelle ; que le droit de rétractation du salarié dont l’objet est de garantir cette liberté n’est pas affecté par l’absence de mention de la date de signature de la convention dès lors que le salarié a pu bénéficier d’un délai de rétractation d’au moins 15 jours ; qu’ayant constaté que la convention de rupture conventionnelle a été signée par Mme D… et la société Cedibio-Unilabs avec la mention « lu et approuvé », qu’elle comporte les dates de deux entretiens du 31 mai et du 12 juin 2013, la date de fin du délai de rétractation du 27 juin 2013 ; que de plus, il est constant que la salariée n’a pas contesté la remise de la convention à l’issue du dernier entretien et n’a pas exercé son droit de rétraction dont elle était informée, et en décidant cependant qu’était nulle la convention de rupture au motif inopérant que faute de date certaine de signature de la convention, le délai de rétractation n’avait pas commencer à courir quand il ressort des éléments précités que la salariée n’a pas été privée de la possibilité d’exercer son droit de rétractation dans le délai légal, la cour d’appel a violé les articles L. 1237-11 et L. 1237-13 du code du travail ;
Mais attendu que la cour d’appel ayant constaté que la date de signature de la convention de rupture, non mentionnée sur la convention, était incertaine et qu’il n’était pas permis de déterminer le point de départ du délai de rétractation, a par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision ;
Et attendu qu’il n’y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur la deuxième branche du moyen annexée, qui n’est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;
Condamne la société Cedibio-Unilabs aux dépens ;
Vu l’article 700 du code de procédure civile, condamne la société Cedibio-Unilabs à payer à Mme D… la somme de 3 000 euros ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-sept mars deux mille dix-neuf. »
14/03/2019 /0 Comments/in Droit du Travail /by David Castel
Un salarié licencié pour faute simple conteste la décision de l’employeur. La Cour d’appel donne plus que raison à ce dernier puisqu’elle requalifie la faute simple en faute grave. La Cour de cassation censure cet arrêt : le juge ne peut pas aggraver la qualification de la faute retenue par l’employeur…
Extrait de l’arrêt de la Cour de cassation, Chambre sociale du 13 Février 2019.
Pourvoi n° : 17-15.940.
Statuant sur le pourvoi formé par M. Jean-François G., domicilié […]
contre l’arrêt rendu le 3 février 2017 par la cour d’appel de Lyon (chambre sociale C), dans le litige l’opposant à la société Loomis France, société par actions simplifiée, dont le siège est […],
Le demandeur invoque, à l’appui de son pourvoi, les quatre moyens de cassation annexés au présent arrêt ;
LA COUR, en l’audience publique du 15 janvier 2019, où étaient présents : M. Chauvet, conseiller doyen faisant fonction de président, M. Le Corre, conseiller référendaire rapporteur, M. Maron, conseiller, Mme Dumont, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. Le Corre, conseiller référendaire, les observations de la SCP T., C. et G., avocat de M. G., de la SCP C., S., T. et P., avocat de la société Loomis France, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que M. G., engagé le 5 septembre 1994 par la société Loomis France, exerçait en dernier lieu les fonctions de chef de mouvement ; qu’il a été licencié le 17 avril 2014 avec préavis ;
Vu l’article L. 1232-6 du code du travail ;
Attendu que pour dire que le licenciement du salarié est fondé sur une faute grave, l’arrêt retient que les manquements répétés de celui-ci à ses obligations professionnelles revêtent un caractère certain de gravité, compte tenu de l’activité particulière de l’employeur, spécialisé dans le transport de fonds et de valeurs, qui lui impose une rigueur toute particulière dans le respect des consignes de sécurité et l’entretien du matériel, qu’ils étaient de nature, au regard de leur caractère réitéré, à justifier la rupture immédiate de son contrat de travail sans préavis ni indemnité ;
Qu’en statuant ainsi, alors que le juge ne peut aggraver la qualification de la faute retenue par l’employeur, la cour d’appel a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS et sans qu’il y ait lieu de statuer sur les deuxième et troisième moyens :
CASSE ET ANNULE, sauf en ce qu’il déboute M. G. de sa demande d’annulation de l’avertissement du 27 juin 2013, l’arrêt rendu le 3 février 2017, entre les parties, par la cour d’appel de Lyon ; remet, en conséquence, sur les points restant au litige, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Lyon, autrement composée ;
Condamne la société Loomis aux dépens ;
Vu l’article 700 du code de procédure civile, condamne la société Loomis à payer à M. G. la somme de 3 000 euros ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du treize février deux mille dix-neuf. »
06/03/2019 /0 Comments/in Droit du Travail, VOUS AVEZ UN PROBLEME /by David Castel
Un salarié licencié pour faute grave avait signé son solde de tout compte et avait attaqué en rappel de salaires et primes son employeur au delà de la période de dénonciation de 6 mois au motif qu’il n’avait pas de sa main daté le reçu. La Cour d’appel lui donne raison mais la Cour de cassation constatant que le solde de tout compte avait été manifestement établi le 17 avril 2009 en déduit que la date était certaine, peu important qu’elle soit écrite de la main du salarié. Le délai de dénonciation de 6 mois lui était donc opposable…
Statuant sur le pourvoi formé par la société Phildav, société civile, dont le siège est […], anciennement dénommée Sainte-Radegonde intermarché,
contre l’arrêt rendu le 12 septembre 2017 par la cour d’appel d’Amiens (5 chambre sociale), dans le litige l’opposant à M. Jacques O., domicilié […],
LA COUR, composée conformément à l’article R. 431-5 du code de l’organisation judiciaire, en l’audience publique du 22 janvier 2019, où étaient présents : M. Cathala, président, Mme Salomon, conseiller référendaire rapporteur, Mme Farthouat-Danon, conseiller doyen, MM. Pion, Ricour, Mmes Van Ruymbeke, Capitaine, Gilibert, conseillers, MM. Silhol, Duval, Mme Valéry, conseillers référendaires, Mme G., avocat général, Mme Lavigne, greffier de chambre ;
Sur le rapport de Mme Salomon, conseiller référendaire, les observations de Me Le P., avocat de la société Phildav, de la SCP B., D. et R., avocat de M. O., l’avis de Mme G., avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué rendu sur renvoi après cassation (Soc. 20 janvier 2016 n 14-21.715), qu’engagé le 13 septembre 2004 par la société Sainte Radegonde aux droits de laquelle vient la société Phildav en qualité de directeur de magasin, M. O. a été licencié pour faute grave le 14 avril 2009 ;
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il condamne la société Phildav à verser à M. O. les sommes de 68 750 euros bruts au titre des primes d’objectifs ainsi que 6 875 euros bruts de congés payés afférents, de 50 171,56 euros bruts au titre de rappel de salaire ainsi que 5 017,16 euros bruts de congés payés afférents, et ordonne à la société Phildav de remettre à M. O. les documents de fin de contrat rectifiés, l’arrêt rendu le 12 septembre 2017, entre les parties, par la cour d’appel d’Amiens ; remet, en conséquence, sur ces points, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Douai ;