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Timestamp: 2020-08-05 22:29:28+00:00
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Matched Legal Cases: ["l'article 5", "l'article 1", "l'article 5", "l'article 10", "l'article 3", "l'article 5", "l'article 5", "l'article 10", "l'article 5", "l'article 3", "l'article 3", "l'article 1", "l'article 10", "l'article 10", "l'article 5", "l'article 1", "l'article 10", "l'article 10", "l'article 10", "l'article 1", "l'article 7", "l'article 1", "l'article 121"]

Décret n° 96-97 du 07/02/96 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans les immeubles bâtis (Abrogé) | AIDA
Décret n° 96-97 du 07/02/96 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans les immeubles bâtis (Abrogé)
(JO n° 33 du 8 février 1996)
Texte abrogé par l'article 5 69° du Décret n° 2003-462 du 21 mai 2003 (JO n°122 du 27 mai 2003).
Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002 (JO du 5 mai 2002)
Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001 (JO du 18 septembre 2001)
Décret n° 97-855 du 12 septembre 1997 (JO du 19 septembre 1997)
Sur le rapport du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, du ministre de l'Equipement, du Logement, des Transports et du Tourisme, du ministre du Travail et des Affaires sociales et du ministre de l'Environnement,
Article 1er du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 1er, I et II)
" Les articles 2 à 10 du présent décret s'appliquent" à tous les immeubles bâtis, qu'ils appartiennent à des personnes privées ou à des personnes publiques, à la seule exception des immeubles à usage d'habitation comportant un seul logement. "
(Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 1er)
" Les articles 10-1 à 10-5 du présent décret s'appliquent aux immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, qu'ils appartiennent à des personnes privées ou à des personnes publiques. "
Article 2 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 2, I à V et Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 2)
" Les propriétaires des immeubles mentionnés au premier alinéa de l'article 1er" doivent rechercher la présence de flocages contenant de l'amiante dans les immeubles " dont le permis de construire a été délivré avant " le 1er janvier 1980. Ils doivent également rechercher la présence de calorifugeages contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant le 29 juillet 1996 et la présence de faux plafonds contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant le 1er juillet 1997.
" Pour répondre à ces obligations de recherche, les propriétaires font appel à un contrôleur technique, au sens du code de la construction et de l'habitation, ou à un technicien de la construction ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission afin qu'il procède à une recherche de la présence de flocages, de calorifugeages ou de faux plafonds."
En cas de présence de flocages, de calorifugeages ou de faux plafonds et si un doute persiste sur la présence d'amiante, les propriétaires font faire un ou des prélèvements représentatifs par un contrôleur technique ou un technicien de la construction. "Ce ou ces prélèvements font l'objet d'une analyse par un organisme répondant aux prescriptions définies au deuxième alinéa de l'article 5".
" Seul le contrôleur technique ou le technicien de la construction atteste de l'absence ou de la présence de flocages, de calorifugeages ou de faux plafonds et, le cas échéant, de la présence ou de l'absence d'amiante dans ces matériaux ou produits."
" Le contrôleur technique ou le technicien de la construction mentionné au présent article doit satisfaire aux obligations définies à l'article 10-6."
Article 3 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 97-855 du 12 septembre 1997, article 2)
En cas de présence de flocages, de calorifugeages "ou de faux plafonds" contenant de l'amiante, les propriétaires doivent vérifier leur état de conservation.
A cet effet, ils font appel à un contrôleur technique ou à un technicien de la construction ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission "et répondant aux prescriptions du précédent article", afin qu'il vérifie l'état de conservation de ces matériaux "et produits" en remplissant la grille d'évaluation définie par arrêté conjoint des ministres chargés du Travail, de la Santé, de la Construction et de l'Environnement. Cette grille d'évaluation tient compte notamment de l'accessibilité du matériau, de son degré de dégradation, de son exposition à des chocs et vibrations ainsi que de l'existence de mouvements d'air dans le local.
Article 4 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 97-855 du 12 septembre 1997, article 3 et Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 3)
- soit à un contrôle périodique de l'état de conservation de ces matériaux " et produits " dans les conditions prévues à l'article 3 ; ce contrôle est effectué dans un délai maximal de trois ans à compter de la date de remise au propriétaire des résultats du contrôle, ou à l'occasion de toute modification substantielle de l'ouvrage ou de son usage ;
" - soit à des travaux de confinement ou de retrait de l'amiante, selon les modalités prévues au dernier alinéa de l'article 5. "
Article 5 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 4, I à IV)
Les mesures de l'empoussièrement sont réalisées selon des modalités définies par arrêté conjoint des ministres chargés du Travail, de la Santé, de la Construction et de l'Environnement. Ces mesures sont effectuées par des organismes agréés selon des modalités et conditions définies par arrêté du ministre chargé de la Santé ", pris après avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France, " en fonction de la qualification des personnels de l'organisme, de la nature des matériels dont il dispose et des résultats des évaluations auxquelles il est soumis. L'agrément est accordé par arrêté du ministre chargé de la Santé. "Cet arrêté peut limiter l'agrément aux seules opérations de prélèvement ou de comptage. Les organismes agréés adressent au ministre chargé de la Santé un rapport d'activité sur l'année écoulée dont les modalités et le contenu sont définis par arrêté du ministre chargé de la Santé."
" Les analyses de matériaux et produits prévues aux articles 2, 10-3 et 10-4 sont réalisées par un organisme accrédité répondant aux exigences définies par un arrêté du ministre chargé de la santé, pris après avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France, précisant notamment les méthodes qui doivent être mises en oeuvre pour vérifier la présence d'amiante dans le matériau ou le produit. "
" Si le niveau d'empoussièrement est supérieur à 5 fibres/litre, les propriétaires procèdent à des travaux de confinement ou de retrait de l'amiante, qui doivent être achevés dans un délai de trente-six mois à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle. Pendant la période précédant les travaux, des mesures conservatoires appropriées doivent être mises en oeuvre afin de réduire l'exposition des occupants et de la maintenir au niveau le plus bas possible, et dans tous les cas à un niveau d'empoussièrement inférieur à 5 fibres/litre. Les mesures conservatoires ne doivent conduire à aucune sollicitation des matériaux et produits concernés par les travaux. "
Article 5-1 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 5)
" Par dérogation aux dispositions du dernier alinéa de l'article 5, le délai d'achèvement des travaux peut, à la demande du propriétaire, être prorogé pour les travaux concernant les immeubles de grande hauteur mentionnés à l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation et les établissements recevant du public définis à l'article R. 123-2 de ce même code, classés de la première à la troisième catégorie au sens de l'article R. 123-19, lorsque les flocages, calorifugeages et faux plafonds contenant de l'amiante ont été utilisés à des fins de traitement généralisé dans ces immeubles ou établissements.
La prorogation est accordée pour une durée maximale de trente-six mois, renouvelable une fois lorsque, du fait de la complexité des opérations ou de circonstances exceptionnelles, les travaux ne peuvent être achevés dans les délais ainsi prorogés. "
Article 6 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 97-855 du 12 septembre 1997, article 5)
En cas de travaux nécessitant un enlèvement des "matériaux et produits mentionnés par le présent décret", ceux-ci devront être transportés et éliminés conformément aux dispositions des lois du 15 juillet 1975 et du 19 juillet 1976 susvisées.
Article 7 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 6, I)
A l'issue des travaux et avant toute restitution des locaux traités, le propriétaire fait procéder "à un examen visuel, par un contrôleur technique ou un technicien de la construction répondant aux prescriptions de l'article 10-6, de l'état des surfaces traitées et", dans les conditions définies à l'article 5, à une mesure du niveau d'empoussièrement après démantèlement du dispositif de confinement. Ce niveau doit être inférieur ou égal à 5 fibres par litre. Si les travaux ne conduisent pas au retrait total des "flocages, calorifugeages et faux plafonds", les propriétaires procèdent à un contrôle périodique de l'état de conservation de ces matériaux et produits résiduels dans les conditions prévues à l'article 3, dans un délai maximal de trois ans à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle ou à l'occasion de toute modification substantielle de l'ouvrage ou de son usage.
Article 8 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 7, I)
Les propriétaires constituent, conservent et actualisent un dossier technique regroupant notamment les informations relatives à la recherche et à l'identification des " flocages, calorifugeages et faux plafonds " ainsi qu'à l'évaluation de leur état de conservation. Ce dossier doit préciser la date, la nature, la localisation et les résultats des contrôles périodiques, des mesures d'empoussièrement et, le cas échéant, des travaux effectués à l'issue du diagnostic prévu à l'article 3. Il est tenu à la disposition des occupants de l'immeuble bâti concerné, des agents ou services mentionnés aux articles L. 48 et L. 772 du Code de la santé publique ainsi que, le cas échéant, des inspecteurs du travail et des agents du service de prévention des organismes de Sécurité sociale. Les propriétaires communiquent ce dossier à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des travaux dans l'immeuble bâti "et conservent une attestation écrite de cette communication".
Article 9 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 8)
Article 10 du décret du 7 février 1996
Article 10-1 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 3)
" Les propriétaires des immeubles mentionnés au second alinéa de l'article 1er produisent, au plus tard à la date de toute promesse de vente ou d'achat, un constat précisant la présence ou, le cas échéant, l'absence de matériaux et produits contenant de l'amiante mentionnés à l'annexe au présent décret. Ce constat indique la localisation et l'état de conservation de ces matériaux et produits.
" Ce constat ou, lorsque le dossier technique " amiante " existe, la fiche récapitulative contenue dans ce dossier constitue l'état mentionné à l'article L. 1334-7 du code de la santé publique. "
Article 10-2 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 9 et Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 4)
" Les propriétaires des immeubles mentionnés aux deux alinéas suivants constituent le dossier technique " Amiante " défini à l'article 10-3 avant les dates limites
suivantes : "
- le 31 décembre 2003 pour les immeubles de grande hauteur mentionnés à l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation et les établissements recevant du public définis à l'article R. 123-2 de ce même code, classés de la première à la quatrième catégorie au sens de l'article R. 123-19 du même code " à l'exception des parties privatives des immeubles collectifs d'habitation ; "
- le 31 décembre 2005 pour les immeubles de bureaux, les établissements recevant du public et classés dans la cinquième catégorie, les immeubles destinés à l'exercice d'une activité industrielle ou agricole, les locaux de travail et les parties à usage commun des immeubles collectifs d'habitation."
" Les propriétaires des immeubles mentionnés aux deux précédents alinéas tiennent à jour le dossier technique "Amiante".
Article 10-3 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 9 et Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 5)
" Le dossier technique " Amiante " comporte :
" 5° Une fiche récapitulative. ".
" Le dossier technique "Amiante" est établi sur la base d'un repérage portant sur les matériaux et produits figurant sur la liste définie à l'annexe du présent décret et accessibles sans travaux destructifs." Pour le réaliser, les propriétaires font appel à un contrôleur technique, au sens du code de la construction et de l'habitation, ou à un technicien de la construction ayant contracté une assurance professionnelle pour ce type de mission, satisfaisant aux obligations définies à l'article 10-6. Les analyses de matériaux et produits sont réalisées selon les modalités prévues au deuxième alinéa de l'article 5.
Un arrêté conjoint des ministres chargés du travail, de la santé, de la construction et de l'environnement définit les consignes générales de sécurité, le contenu de la fiche récapitulative et des modalités d'établissement du repérage. "
Article 10-4 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 9 et Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 6)
A compter du 1er janvier 2002, les propriétaires des immeubles mentionnés au " second " alinéa de l'article 1er sont tenus, préalablement à la démolition de ces immeubles, d'effectuer un repérage des matériaux et produits contenant de l'amiante et de transmettre les résultats de ce repérage à toute personne physique ou morale appelée à concevoir ou à réaliser les travaux.
Ce repérage est réalisé selon les modalités prévues au " septième " alinéa de l'article 10-3.
Article 10-5 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 9 et c
" Le dossier technique " Amiante " " défini à l'article 10-3 " est tenu à la disposition des occupants de l'immeuble bâti concerné, des chefs d'établissement, des représentants du personnel et des médecins du travail lorsque l'immeuble comporte des locaux de travail, des agents ou services mentionnés aux articles L. 1312-1 et
L. 1422-1 du code de la santé publique, ainsi que des inspecteurs du travail ou des inspecteurs d'hygiène et sécurité et des agents du service de prévention des organismes de sécurité sociale et de l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics.
Les propriétaires communiquent la fiche récapitulative du dossier technique "Amiante" prévue à " l'article 10-3 " aux occupants de l'immeuble bâti concerné ou à leur représentant et aux chefs d'établissement lorsque l'immeuble comporte des locaux de travail, dans un délai d'un mois à compter de sa date de constitution ou de mise à jour."
Article 10-6 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 9)
" Le contrôleur technique ou le technicien de la construction mentionné aux articles 2, 3, 10-3 et 10-4 doit n'avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le ou les propriétaires, ou leur préposé, qui font appel à lui, ni avec aucune entreprise susceptible d'organiser ou d'effectuer des travaux de retrait ou de confinement des matériaux et produits prévus par le présent décret.
Un arrêté conjoint des ministres chargés du travail, de la formation professionnelle, de la santé et de la construction définit le contenu et les modalités de la certification de la formation, les conditions de délivrance de l'attestation de compétence par les organismes dispensant la formation, les modalités de transmission de la liste des personnes ayant obtenu une attestation de compétence, ainsi que les modalités de transmission et le contenu du rapport d'activité. "
Article 11 du décret du 7 février 1996
(Décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001, article 10 et Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 8)
" I - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe le fait, pour les propriétaires des immeubles mentionnés au premier alinéa de l'article 1er, de ne pas avoir procédé, à l'issue des travaux, à l'examen visuel et à la mesure d'empoussièrement exigés à la première phrase de l'article 7.
II - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait :
2° Pour les propriétaires des immeubles mentionnés au deuxième alinéa de l'article 1er, de ne pas avoir satisfait à l'une des obligations définies par les articles " 10-2 à 10-5 " ;
III - Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal, des infractions définies aux I et II ci-dessus.
IV - La récidive des infractions prévues au présent article est punie conformément aux dispositions des articles 132-11 et 132-15 du code pénal. "
Article 12 du décret du 7 février 1996
Annexe : Programme de repérage de l'amiante
(Décret n° 2002-839 du 3 mai 2002, article 9)
1. Parois verticales intérieures et enduits.
Murs et poteaux. Flocages, enduits projetés, revêtements durs des murs (plaques menuiserie, amiante-ciment) et entourages de poteaux (carton, amiante-ciment, matériau sandwich, carton + plâtre) .
Cloisons, gaines et coffres verticaux. Flocages, enduits projetés, panneaux de cloison.
2. Planchers, plafonds et faux plafonds.
Planchers. Flocages, enduits projetés, panneaux collés ou vissés.
3. Conduits, canalisations et équipements.
Conduits de fluides (air, eau, autres fluides… ).
4. Ascenseur, monte-charge.
Trémies. Flocages.
Date de signature : 07/02/1996
Date de publication : 08/02/1996