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Timestamp: 2018-06-22 13:27:59+00:00
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1631 - Rapport d'audit de Louis d'Infreville sur l'état (...) - Histoire Passion - Saintonge Aunis Angoumois
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D 15 février 2018 H 17:39 A Pierre C 0 messages A 2540 LECTURES
Source : Correspondance de Henri d’Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux, chef des conseils du roi en l’armée navale.... augmentée des ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. de Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642. et accompagnée d’un texte historique, de notes et d’une introduction sur l’état de la marine en France sous le ministère du cardinal de Richelieu, par M. Eugène Sue. Tome 3 - Paris 1839 - BNF Gallica
Le rapport s’articule en 12 chapitres :
1- Pour ce qui est du premier chef, de me transporter en tous les ports, havres, rades et côtes, de l’obéissance de sa majesté, qui sont en la mer océane, et ès rivières esquelles abordent les vaisseaux, et là y reconnaître en quels lieux et endroits sont établis les congés qui doivent être distribués pour la sûreté des vaisseaux, et ès ports et havres où lesdits congés ne se trouveront avoir été établis, les y établir, et commettre personnes solvables pour les distribuer, s’il n’y a été pourvu.
2- Pour le regard du second chef, contenant de faire rendre compte aux commis de tout ce qu’ils ont reçu pour monseigneur le cardinal, de quelque nature que ce soit, arrêter lesdits comptes, et, pour ce faire, nous faire représenter, par les greffiers des causes maritimes, les registres et actes pour avoir connaissance de ce qui se sera passé, et allouer auxdits commis le sou pour livre de toutes leurs recettes, pour leurs droits, salaires et vacations.
3- Pour le troisième chef, de reconnaître quels droits se tirent sur les vaisseaux et marchandises qui entrent et sortent des ports et havres, et en quel état sont lesdits ports et havres, s’ils sont entretenus, par qui, et de quels deniers.
4- Pour le quatrième, si le droit d’ancrage est établi suivant la volonté de sa majesté, le faire établir ès lieux où il n’est pas, suivant l’arrêt du conseil et commission de sa majesté sur icelui, et en poursuivre l’exécution, selon leur forme et teneur.
5- Pour le cinquième, de m’informer quels droits sont prétendus par les gouverneurs, seigneurs hauts-justiciers et autres en côtes de la mer ; leur faire interdire la jouissance de ceux qui de droit appartiennent à l’amirauté, jusques à ce qu’ils aient fait apparoir au conseil de sa majesté de leurs titres prétendus, suivant le règlement et arrêt dudit conseil,
6- Pour le sixième, quels vaisseaux appartiennent à sa majesté, où ils sont et en quel état, et qui les commande, en quels lieux l’on en bâtit, les visiter pour reconnaître s’ils sont construits suivant les devis et marchés que je me ferai représenter, recevoir ceux que je trouverai prêts à mettre en mer, nommément ceux qui ont été bâtis à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et autres lieux de Biscaye ; les faire conduire à Brouage, et pour ce faire en sûreté, faire porter de Bordeaux sur iceux du canon de fer, qui y doit être levé par les entrepreneurs.
Faire faire inventaire des canons qui sont dans les vaisseaux du roi, de quel calibre ils sont, et me faire représenter l’inventaire du sieur de la Rouillerie, l’un des lieutenants de l’artillerie de la marine.
Faire compter le sieur de Beaulieu de la recette et dépense faite pour la construction et équipages desdits vaisseaux, depuis le compte que monseigneur en a arrêté, que je me ferai représenter.
7- Pour le septième, de m’enquérir exactement des vaisseaux appartenant aux particuliers qui peuvent servir en guerre.
8- Pour le huitième, de savoir quels capitaines, patrons, charpentiers, canonniers et matelots sont ès dites côtes et peuvent servir sa majesté.
9- Pour le neuvième, de visiter les magasins de la marine pour savoir ce qui est dedans, en retirer de bons et fidèles inventaires, savoir ce qui y doit être mis, suivant les marchés qui en ont été faits pour des canons, boulets et autres munitions de guerre ; ce qui en a été ôté, nommément pour les radoubs qui ont été faits depuis peu à Brouage ; ce que lesdits radoubs ont coûté et en retirer les procès-verbaux, et du radoub des vaisseaux de Maroc, et de la dépense qu’il faudra faire à l’avenir pour les vaisseaux qui y restent.
S’informer des lieux où se fondent les canons, presser l’entrepreneur de faire sa fourniture, et lui porter une rescription de quarante-cinq mille livres, et faire épreuve desdits canons.
10- Pour le dixième, reconnaître quels vaisseaux de sa majesté et de monseigneur sont inutiles, les faire vendre au profit de qui il appartiendra.
Consigner ès mains du sieur Charlot ou de ses commis, les vaisseaux qui ont été destinés à charger du sel, afin qu’à l’avenir ils les fassent naviguer et y mettre les maîtres qu’ils aviseront, et fassent tous les frais nécessaires, après le prix convenu avec ledit sieur Charlot pour les lui vendre à forfait.
Retirer un état de tout le sel qui a été vendu et livré audit sieur Charlot pour le compte de mondit seigneur, du nombre et port des vaisseaux sur lesquels il a été chargé, de quoi les sieurs de la Traversière et Villain informeront, afin d’en compter avec ledit sieur Charlot ; en retirer ce qu’il doit tant pour le prix que le fret et port dudit sel.
11- Pour le onzième, si les guets sont faits en temps de paix et la garde en temps de guerre par ceux qui y sont sujets, et si en toutes les côtes il y a des capitaines gardes-côtes pour y commander suivant l’ordonnance.
12- Pour le douzième et dernier article, si les sièges de la juridiction de la marine sont remplis d’officiers, et quels y manquent, et si les ordonnances du roi sur le fait de la marine sont observées.
Pour chacun des chapitres, les résultats de l’audit sont classés par grande province et le plus souvent dans cet ordre : Picardie - Normandie - Bretagne - Poitou (comprenant Saintonge et Aunis - départements : Vendée et Charente-Maritime) - Guyenne.
Le texte de la partie "Poitou" de chacun des chapitres est écrit en caractères bleus.
Sommaire du voyage fait par le sieur d’Infreville en tous les ports et havres de France, par commandement de monseigneur le cardinal de Richelieu, grand-maître, chef et surintendant-général de la navigation et commerce de France, suivant la commission qu’il m’en a donné le dernier mai mil six cent vingt-neuf, selon les points et chefs particuliers contenus en ladite commission et instruction sur icelle.
Pour ce qui est du premier chef, de me transporter en tous les ports, havres, rades et côtes, de l’obéissance de sa majesté, qui sont en la mer océane, et ès rivières esquelles abordent les vaisseaux, et là y reconnaître en quels lieux et endroits sont établis les congés qui doivent être distribués pour la sûreté des vaisseaux, et ès ports et havres où lesdits congés ne se trouveront avoir été établis, les y établir, et commettre personnes solvables pour les distribuer, s’il n’y a été pourvu.
Le troisième du mois de juin [1629], ayant, au camp devant Privas, reçu les derniers commandements de monseigneur avec sa dépêche, j’ai passé à Bay, et me rendis à Valence pour retirer de l’épargne les mandements de quarante-cinq mille livres destinées pour les canons, et lesdits mandements n’étant contrôlés, je fus obligé d’envoyer un homme à Avignon pour en poursuivre le contrôle. Je m’acheminai cependant à Paris, où j’arrivai le huitième dudit mois, et présentai à la reine mère les lettres du roi et les autres dépêches.
Je fus obligé de faire quelque séjour à Paris, tant pour attendre le retour de celui que j’avais envoyé à Avignon, que pour lever les difficultés que les juges du siège général de la Table de Marbre du Palais à Paris apportèrent à l’enregistrement de l’arrêt du conseil et commission de sa majesté sur icelui, concernant le droit d’ancrage.
Pendant ce temps, je conférai avec M. Lecomte, trésorier général de la marine, et retirai de lui les copies des marchés des canons, et la construction des vaisseaux, du compte fait avec le sieur de Beaulieu pour les neuf navires bâtis par lui en Bretagne, et autres choses qui concernaient mon voyage.
Je partis de Paris le premier juillet [1629], et ayant à commencer mon voyage par la Picardie et ensuite par la Normandie, j’ai passé à Rouen pour faire registrer au siège général de la Table de Marbre du Palais les susdits arrêts du conseil et commission de sa majesté pour le droit d’ancrage. J’ai séjourné en ladite ville le mois entier.
Le mois d’août, j’ai commencé ma route, savoir :
Abbeville, siège particulier d’amirauté, sur la rivière de Somme.
Calais, siège et port.
Boulogne, siège et port.
Étaples, baie et rivière de Montreuil.
Rue, ville de situation forte, dans des marais.
Le Crotoy, ville, embouchure de Somme.
Saint-Valéry, embouchure de Somme, à l’opposite ; ville appartenant à M. le duc de Mantoue.
Le Hourdel, lieu inhabité duquel on peut faire un port très-excellent quoique l’entrée de la rivière de Somme, auquel il est situé, soit de très-difficile accès ; dépend de M. de Mantoue.
Cayeux, bourg où il y a des pêcheurs, sans port ; dépend de SaintValéry.
Entre ledit Cayeux et Ault, il y a un lieu très-commode pour faire un des meilleurs ports de France.
Ault, bourg et siège.
Le Tréport, bourg, siège.
Dieppe, siège, port et rivière.
Veulles, sans havre Saint- Valery-en-Caux, siège.
Fécamp, port, siège, bourg, abbaye.
Havre-de-Grâce [1], siège, port, embouchure de Seine.
Caudebec, siège.
Rouen, siège général.
Honfleur, autre embouchure de Seine, siège.
Touques, siège.
Dives, siège.
Caen, rivière, siège.
Hestrehan [2], siège, embouchure de la rivière de Caen, abord.
Bernières, abord, village.
Port-en-Bessin, village, abord, rade ; le siège est à Bayeux. Il se peut faire audit lieu un bon port.
Annelles, annexe audit port.
Maisy, Isigny, le Brouains, rades.
Grand-Camp, siège ; s’y peut faire un havre.
Levé, qui est une baie large d’une lieue, que couvrent toutes les marées, et qu’il faut passer entre deux marées.
Carentan, siège.
La Hogue, siège ; s’y peut faire un havre.
Quettehou, Quineville.
Barfleur, siège et port.
Cherbourg, siège et port.
Port-Bail, siège, rivière de Carteret.
Coustainville, siège, battures.
Renneville, siège, battures.
Granville, siège, port, le dernier de Normandie.
Mont-Saint-Michel, battures.
Genest, battures.
Avranchin, battures.
Cancale, rade, excellente pêcherie.
Saint-Malo, havre, port.
Dinard, abord.
Guildo, rivière ; la Fresnaye ; baie d’Ahouet.
Saint-Brieuc, Légué, port.
Port-Béni, baie.
Porterieuc, baie, pêcheurs.
Mas-de-Gouellon, rade à l’abri.
Paimpol, ville au droit de l’île de Bréhat, en laquelle mouillent les vaisseaux de mauvais temps.
Rivière de Ponticen.
Le Tréguier.
Morlaix, château du Taureau dans la mer.
Rivière de Ponser ; Léon, siège de l’évéché dans la terre.
Roscoff, port ; ile de Bas.
Amiara ; les Anges, baie.
Abrebenic, port sale, abord.
Argenton, abord.
Mélon, abri ; Leduc, port.
Conquest, havre de barre.
Brest, rivière, port.
Landerneau, rivière, port.
Le Faouet, rivière, port.
Chasteaulin.
Crozon, pointe des Espagnols.
Douarnenez, baie et grand abord de barques.
Raze-de-Fontenay.
Audierne, havre, port.
Penmarch ; Pont-l’Abbé.
Benauldet, entrée de la rivière de Quimper-Corentin, port.
Concarneau. Pont-Aven, rivière.
Quimperlé est sur la même rivière.
Poulleduc, havre de barre.
Pont-Scorf, rivière.
Port-Louis, port, havre ; île de Groix.
Hennebon, rivière, port.
Morbihan, Houat et Hoedic, îles.
Fort-Sainte-Marie.
Ruiz, port qui regarde les iles de Houat et Hoedic. En ladite île est le château Succineau, et une belle forêt du domaine du roi engagé.
Pennistin, pointe de terre avancée en la mer, à l’abri de laquelle il y a quarante ou cinquante barques.
Lénisset, où quatre navires ont été bâtis, par le sieur de Beaulieu, du bols de Succineau.
Vieille-Roche.
Rivière de Vilaine ; Roche-Bernard.
Guérande, ville sur les marais salants du Croisic.
Piriac, port de barre.
Croisic, port de barre, à l’embouchure de Loire.
Poulligain, havre de barre.
Saint-Nazaire, rade et rivière de Loire.
Migron, Loire.
Couéron, Loire.
Nantes, port, Loire.
Duché de Retz.
Porni, autre embouchure de Loire ; Belle-Ile.
La Brenière, une pointe de la baie de Bourgneuf et l’île de Bouin.
L’autre pointe est celle de ladite île de Bouin.
Noirmoutier, île.
Bourgneuf, salines, havre.
Bessé, pécheurs.
Ryé, côte.
Saint-Giles, port de barre et de Vie.
Lusson, siège.
Marans, Charon.
Léguillon, Amande.
Coudé-Vache [3].
Chef-de-Baie.
La Rochelle, siège.
Port-de-Vinaigre, Angoulin, Fourras.
Charente, rivière.
Pierre-Menue, île d’Aix, Oléron Brouage.
Seudre, rivière ; le Chapus-Enterré.
Marennes d’un côté, la Tremblade de l’autre.
Riberon, Seudre.
Arvert, pays.
Royan, entrée de la rivière de Bordeaux.
Cordouan, tour, phare.
Mechers, Tallemont, Saint-Seurin.
Mortaigne.
Blaye, abord, Dordogne.
Bourg, Libourne, Dordogne.
Bordeaux, port, siège, Garonne.
Médoc, pays.
Pouillac, Castillon, Saint-Seurin de Cadoure.
Souillac, embouchure de Gironde, au droit de Royan.
La Tête-de-Buc.
Arcachon, Cap-Breton.
Boucaut-Vieux.
Bayonne, siège, rivière, port.
Vieux-Boucault.
Bidart ; Biarry [4], petit abord pour chaloupes.
Saint-Jean-de-Luz, port.
Ciboure, port ; Secura, port neuf.
Andaye, limite d’Espagne.
Abbeville : le sieur Morel ne faisant résidence pour distribuer les congés, et s’y étant fait peu de distributions ; au lieu d’icelui, par la nomination des officiers de la marine dudit lieu, j’ai établi M. Philippe de Ponthieu, procureur fiscal de la haute justice de Saint-Riquier.
A Ault, j’ai mis des congés ès mains du sieur Lattignan, juge de la marine, n’ayant trouvé aucun sur les lieux pour les distribuer, et chargé La Rivière, son greffier, de faire sortir un rôle d’amendes, que je lui ai mis ès mains.
A Dive, Henry Pajot, commis par le sieur de Brucourt, nous a fait déclaration de n’avoir fait aucune recette ; j’en ai donné la commission au sieur Pajot l’aîné, procureur du roi audit siège, avec des congés, que je lui ai laissés.
A Port et Bayeux, le sieur du Bousquet, commis à la recette de monseigneur par le sieur de Brucourt, a remis entre nos mains sa commission, disant ne pouvoir vaquer à icelle. Sur sa déclaration, j’en ai donné le pouvoir à M. Nicolas Bihoreau, avocat, et lui ai donné des congés et instructions des droits de monseigneur.
A Carentan, Guillaume Rousselin, commis du sieur-de Brucourt, a remis sa commission, et y avons pourvu Thomas Caillemé.
A la Hogue, n’ayant trouvé le sieur Tanqueray, commis à la recette, éloigné de sept lieues, j’ai commis en son lieu Germain Plottin, et lui ai donné les instructions nécessaires, congés et tarifs.
A Barfleur, pour l’éloignement dudit Tanqueray, nous avons aussi donné charge au sieur Maujeon, assesseur, demeurant sur le lieu, avec pareille instruction.
A Mazan, j’ai établi pour commis le sieur Bernier, n’en ayant trouvé audit lieu aucun de pourvu.
A Mortaigne, le sieur de Billy, n’en ayant été pourvu audit Mortaigne.
A Blaye, pour contrôleur de Bordeaux, le sieur Dompt.
A Bordeaux, pour visiter les navires, le sieur Carlet, commissaire ordinaire de la marine.
Pour le regard du second chef, contenant de faire rendre compte aux commis de tout ce qu’ils ont reçu pour monseigneur le cardinal, de quelque nature que ce soit, arrêter lesdits comptes, et, pour ce faire, nous faire représenter, par les greffiers des causes maritimes, les registres et actes pour avoir connaissance de ce qui se sera passé, et allouer auxdits commis le sou pour livre de toutes leurs recettes, pour leurs droits, salaires et vacations.
A Paris, le greffier de la marine a reçu onze cent soixante-dix-sept livres, m’a donné état des dépenses de quatre cent vingt-cinq livres treize sous ; reste en ses mains, ladite dépense déduite. 751# 7s
A Abbeville, Mauvoisin nous a fait déclaration qu’il n’a reçu que dix-huit livres dix sous, qu’il a payées au sieur Morel, ci. 18# 10s
A Calais, le sieur Fly, par les deux comptes qu’il a rendus, a reçu quinze mille six cent vingt-cinq livres quinze sous dix deniers, déduit le sou pour livre pour ses salaires et vacations, montant à sept cent quatre-vingt-deux livres dix sous, et deux cent cinquante-cinq livres sept sous de dépenses, reste dû quatorze mille cinq cent quatre-vingt-sept livres dix-huit sous dix deniers ; sur quoi il nous a dit avoir payé à M. le Masle, et par son ordre, dix mille deux cent quatre-vingt-dix-sept livres, et qu’il lui convient des droits, pour le fait du premier compte non arrêté, deux mille six cent trente livres dix-huit sous ; le tout déduit, a de net. 1660# 10s
A Boulogne, le sieur Duquesne, par les deux comptes qu’il a rendus, a reçu six mille huit cent soixante-quinze livres neuf sous dix deniers, déduit le sou pour livre, trois cent quarante-sept livres seize sous, et pour dépenses du dernier compte, cent trente-neuf livres sept sous six deniers ; reste dû six mille trois cent quatre-vingt-huit livres six sous quatre deniers ; sur quoi il nous a dit avoir payé, par ordre de M. de Rancé, trois mille livres à M. Daumont, et au sieur Millet dixhuit cent trente-trois livres, et qu’il lui convient déduire, pour le fait du premier compte, cinq cent soixante-treize livres dix-huit sous quatre deniers, et de net. 981# 8s
A Saint-Valery, le sieur OEillot a reçu cent trente-sept livres quinze sous, déduit le sou pour livre, six livres dix-sept sous six deniers, et de net., 130# 18s
Au Tréport, Cardon, suivant son exposé, son compte sursis ne justifiant icelui, a reçu trois cent quatre-vingt-deux livres quinze sous neuf deniers, déduit dix-huit livres quatre sous sept deniers pour le sou pour livre, reste dû trois cent soixante-quatre livres onze sous deux deniers, sur quoi dit avoir payé au sieur Millet deux cent soixante-cinq livres cinq sous ; a de net.,..,.,., 99# 5s 10d
A Dieppe, le sieur Sores, en trois comptes, a reçu douze mille trois cent trente-huit livres un sou, et les paiements qu’il a faits aux sieurs de Brucourt et Robin, ensemble la dépense desdits comptes, dix mille cinq cent vingt-six livres quatre sous huit deniers, compris le sou pour livre, et de net la somme de. 1811# 16s 4d
A Saint-Valery-en-Caux, le sieur Corbière a reçu, en deux comptes, sept cent soixante-douze livres dix sous six deniers, déduit le sou pour livre, et dépense de six cents livres huit sous, et de net. 172# 2s 6d 101# 6/560
A Fécamp, Helayns, commis, a reçu, par le compte qu’il a rendu au sieur du Hartelay, trois mille une livres quatorze sous six deniers, et de dépenses employées audit compte 186# 15s 6d
Du sieur du Hartelay, deux mille huit cent quatorze livres dix-neuf sous, par le compte à nous rendu ; a de net, six livres de dépenses déduites 98# 14s
Au Havre-de-Grâce, le sieur du Hartelay, tant de sa recette que de ses commis à Fécamp, Caudebec, Honfleur et Touques, dix-sept mille trois cent quarante-quatre livres sept deniers, la dépense et de sesdits commis, compris le sou pour livre du total, montant à trois mille quarante-quatre livres quinze sous déduits, a de net.. 14,299# 5s 7d
De laquelle somme nous a déclaré qu’il a fait dépense par ordre de monseigneur
A Caudebec, le sieur Colleaux, outre le compte rendu au sieur du Hartelay, a reçu, et pour Quilleboeuf, cent quatre-vingt-une livres sept sous, déduit de dépense, dix livres treize sous, a de net. 170# 14s
A Rouen, le sieur Robin a reçu, en trois comptes, seize cent deux livres,- déduction faite de cinq cent quarante-huit livres trois sous de dépense et sou pour livre, a de net. 1053# 17s
Outre lequel compte, a reçu de Sores quatre mille cinq cents, doit compter soixante-dix-sept livres huit sous, qu’il nous a dit avoir employées aux armements par ordre de monseigneur, dont il doit compte.
A Honfleur, le sieur Versoris, outre le compte rendu au sieur du Hartelay, a reçu, pour Honfleur et Touques, quatre-vingt-huit livres ; a été déduit trois livres de dépense ; a de net. 80# 5s
A Dive n’a été rien reçu.
A Caen et Estrehan, le sieur de Brucourt, receveur général, a donné extrait du compte général qu’il a rendu à M. le superintendant, et avons icelui remis à compte, dans la fin de l’année, 129# départies et recouvrées.
Nous a déclaré, depuis ledit compte général, n’avoir fait aucune recette générale, ains la particulière de Caen et Estrehan, dont il a reçu de net. 102# 15s
A Bayeux, Port et Annelles, le sieur du Busquet a reçu, par le compte rendu au sieur de Brucourt, mille deux cent soixante-quatorze livres dix sous, et payé à M. Martin et audit sieur de Brucourt, et par le compte qu’il m’a rendu, a de net. 49#
A Grand-Camp, Idoine du Vinier a reçu en deux comptes de M. de Collemoulins et de moi. 57# 10s
A Carantan, Guillaume Roulin. 9# 10s
A Cherbourg, le sieur Tanqueray, pour la Hogue, Barfleur, PortBail et Cherbourg, a rendu compte au sieur Brucourt, de cinq mille soixante-dix livres seize sous, dans lequel il emploie des paiements sans iceux justifier, et des reprises qu’ils devront avoir reçues. J’ai renvoyé son compte au conseil de monseigneur, et ordonné audit Tanqueray de remettre les deniers et sondit compte entre les mains du sieur de Brucourt, et faire apparoir de décharge d’iceux au conseil de monseigneur, dans la fin du mois de décembre dernier passé.
Et ayant fait compte, ledit Tanqueray, de ce qu’il a reçu depuis ledit compte, il s’est trouvé avoir reçu la somme de. 120# 15s
A Coustainville et Renneville, le sieur de Rancy a reçu en deux comptes qu’il a rendus, trois cent soixante-dix-sept livres onze sous huit deniers, dépenses déduites du sou pour livre, et autre dépense de cinquante-huit livres dix sous ; dit avoir payé au sieur de Brucourt le surplus.
A Granville, Le Noble, par le compte qu’il a rendu à M. de Collemoulins, a reçu cinq cent trente-sept livres dix sous, et par celui qu’il nous a rendu, deux cent cinquante-six livres un sou ; en tout 793# 9s, déduit 39# du sou pour livre, reste de net. 753# 15s 6d
A Saint-Malo, le sieur de Longras a reçu deux mille sept cent dixneuf livres douze sous neuf deniers ; et porte état de dépense de mille neuf cent quatre-vingt-treize livres remises à monseigneur, icelle supposée déduite, a de net 626# 18s 9d,
Au reste de la Bretagne, tous les commis sont préposés par le sieur Darrusson, fors à Nantes.
Au Legué Saint-Brieuc, le sieur Tanno a reçu. 51# 15s
A Paimpol et île de Bréhat, le sieur Tanno a reçu. 28#
A la rivière de Ponterieu, le sieur de Lissargue. 12# 5s
A Tréguier, le sieur Botgonezel 43# 15s
A Lannion, le sieur Le Gaix a reçu 29# 10s
A Morlaix, le sieur de Beauregard a reçu deux cent cinquante-trois livres, et donné état de dépense de cent six livres huit sous, laquelle nous avons remise à allouer a monseigneur, icelle supposée déduite, aurait de net. 146# 12s
A Roscoff, le sieur Chivori a reçu. 121# 15s
Au Conquest et Ouessant, le sieur Pohon a. 67# 15s
A Brest, Hayet 59# 5s
A Audierne, de la Masso. 35# 1s
A Benauldet, Quimper-Corentin, le sieur Ledenic. 82#
A Concarneau, le sieur Guillemin. 5# 5s
A Quimperlé, Jean Despinel. 45# 15s
A Hennebon, le sieur Darrusson absent ; j’ai donné les instructions à son commis d’envoyer vers tous les préposés, et leur donner des copies de l’octroi fait à monseigneur, par le roi et la reine sa mère, de net. 137# 15s
A Auray, le sieur Fraboullet. 101# 10s
A Vannes, le sieur Duguay. 53#
Au Croisic, le sieur Bonnet. 155# 1s
A Nantes, le sieur Santo-Domingo a reçu trois mille sept cent soixante-trois livres dix sous, a donné états de dépense de cent cinquante-cinq livres douze sous ; sou pour livre, cent quatre-vingt-huit livres treize sous six deniers ; a de net 3419# 4s 6d
A Bourgneuf, duché de Retz, le sieur Charon. 12#
A Olonne, le sieur du Pitré a reçu 1310#
En l’île de Ré, le sieur Corni a reçu deux mille cent quarante-trois livres dix-huit sous six deniers, déduit le sou pour livre, montant à cent sept livres quatre sous ; a de net 2036# 14s 6d
Il y a quelques frais remis et qu’il faut déduire sur les actes de M. de la Thuillerie.
A La Rochelle, le sieur de la Grange a reçu trois mille neuf cent dix-neuf livres sept sous, a payé au sieur de Marcé, pour le radoub des vaisseaux de Maroc, deux mille sept cents livres, et pour la garde des vaisseaux cent cinq livres, déduit le sou pour livre, cent quatre-vingt-seize livres ; reste dû 918# 7s
A Tonnay-Charente, le sieur Charlot a reçu trois cent quatre-vingt-quatorze livres quinze sous, a payé à M. Martin cent quatre livres déduites avec dix-neuf livres quinze sous du sou pour livre, doit 276#
Comptera du droit d’ancrage tous les mois au sieur de la Traversière.
A Brouage, le sieur de la Traversière a reçu. 21322# 8s 4d
Ne lui a été alloué aucune dépense ni sou pour livre.
Remis à monseigneur.
A Blaye, le sieur Andrault n’a distribué que dix-huit congés.
A Bourg, le sieur Chéty a reçu. 69# 5s
A Libourne, le sieur Ferrand 153# 10s
A Bordeaux, le sieur Boucault a recu deux mille trois cent soixante et trois livres dix sous, déduit le sou pour livre, cent dix-huit livres trois sous, dépense de cent cinquante-cinq livres quatre sous ; a de net. 2089# 13s
Audit lieu de Bordeaux il y a entre les mains du sieur Tallemont sept mille neuf cent dix-sept livres provenant de marchandises confisquées ; et deux mille cent deux livres entre les mains de Michel la Crampe.
A Bayonne, le sieur Ganarelle, et pour Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, a reçu treize cent, cinquante-sept livres seize sous, a donné état de dépense de trois cents livres neuf sous neuf deniers, compris le sou pour livre ; de net 1057# 6s 3d
Toute la recette en général qui s’est faite depuis que monseigneur a la charge de grand-maître, monte à cent mille cent soixante et dixhuit livres quatre sous six deniers.
La dépense présentée par les commis, tant de celle qui est arrêtée que non arrêtée, monte à quarante-trois mille deux cent vingt-huit livres huit sous onze deniers.
Partant, serait de net cinquante-six mille neuf cent quarante-neuf livres quinze sous sept deniers.
Outre les états de recette ci-dessus, reste encore à faire sortir les deniers mis ès mains du sieur Gombault des victuailles provenant des vaisseaux échoués sous Fourras, dont ledit sieur Gombault en a fourni aux capitaines qu’ils promirent leur rabattre sur leurs montres, et dont je donnerai état au trésorier pour en faire sortir les deniers.
J’ai chargé tous lesdits commis des parties qui sont restées en surséance des rôles des amendes, tant des montres que causes et expéditions judiciaires, que des autres sortes de deniers par eux commis à recevoir, et ce suivant les actes de juridiction de la marine que je me suis fait représenter.
J’ai outre donné à chacun desdits commis et sous-commis des instructions particulières de tous les droits de la marine appartenant à monseigneur à cause de sa charge de grand-maître et de l’octroi qui lui en a été fait par le roi et la reine sa mère, comme aussi du droit d’ancrage, avec l’ordre qu’ils auront à tenir uniforme pour les registres de leurs recettes, tant des passeports, ancrage, qu’autres droits de ladite marine.
A Tonnay-Charente, le sieur Pilleur a reçu le droit d’ancrage de trois sous des pleins et un sou six deniers des vides, à ce commis par le sieur Voiret, montant à la somme de treize cent soixante et neuf livres quatre sous six deniers, dont il nous a donné copie de l’état et compte qu’il en a rendu audit sieur Voiret, qui s’en est chargé pour en compter à monseigneur.
A Brouage, le sieur de la Traversière s’est chargé en recette de douze mille deux cents livres, faisant partie de l’arrêté de son compte qu’il nous a dit avoir reçues du sieur Voiret, pour l’ancrage par lui reçu ; de laquelle somme de douze mille deux cents livres, ledit sieur Voiret doit donner état de la levée et faire voir de quel temps il a commencé ladite recette et en quel temps il a fini.
A Bayonne, Saint-Jean-de-Luz, le sieur du Verger m’a donné état du droit d’ancrage par lui reçu comme fermier du sieur de Quénaux, receveur général dudit droit, depuis le premier novembre mil six cent vingt-huit, jusqu’au dix-neuvième décembre mil six cent vingt-neuf, de la somme de mille soixante-six livres sept sous, et m’a fait apparoir d’un bail à ferme de M. le maréchal d’Ornano, pour le prix de cinq cents livres par an ; prétend, ledit du Verger, n’être comptable que de ladite somme en vertu de son bail.
Pour le troisième chef, de reconnaître quels droits se tirent sur les vaisseaux et marchandises qui entrent et sortent des ports et havres, et en quel état sont lesdits ports et havres, s’ils sont entretenus, par qui, et de quels deniers :
A Abbeville, le quai est entretenu du sou pour pot que les habitants lèvent sur eux.
A Calais, le sergent-major de la ville prend un droit de portage qui consiste à fournir des mâts et planches pour la décharge des marchandises ; et prend le plus que l’on peut : tantôt vingt sous, puis un écu, quatre écus, jusqu’à vingt écus.
Ledit sergent-major et capitaine des portes lève un autre droit pour faire ranger les navires qui arrivent dans le havre, appelé le Paradis. La ville prend un sou pour pot de vin, pour être employé à la réparation du port.
La douane lève les droits d’entrée et sortie sur les prises qui sont amenées à Calais.
A Boulogne, est levé par la ville, outre le droit d’ancrage, vingt sous pour tonneau de vin sur les habitants faisant venir lesdits vins, et quatorze sous sur les forains.
Le port menace ruine et dépérit tous les jours faute d’entretien, et se peut rendre très-excellent faisant un canal à la rivière de Liane avec quelques retenues d’eau par écluses, dédommageant les particuliers pour faire ledit canal.
Ce qui s’y fait des réparations est par l’ordre des majeur et échevins.
A Saint-Valéry, M. le duc de Mantoue a les droits de prévôté, et outre, a fait établir des tonnes et balises et tient un phare allumé, et pour ce, est levé six livres sur chaque navire étranger, et sur les français trois livres dix sous, et des pécheurs chacun huit livres par an.
A Dieppe, les jetées de l’entrée du port sont entretenues par la ville des deniers d’octroi, nommés de quazages, dont n’est rendu compte qu’à la ville, qui baille lesdits droits à trois mille livres de ferme ; le quai est mal entretenu et en ruine.
Est levé, par ceux du château, pareil droit que celui des congés.
Se lève aussi le droit de balise par les susdits, selon la grandeur des vaisseaux.
A Saint- Valery-en-Caux, se lève dix sous pour tonneau de plein et cinq sous pour tonneau de vide sur tous vaisseaux, pour l’entretien et réparation des quais, barres, planches, portées et jetées, jusqu’à ce que la somme de soixante mille livres ait été reçue, a laquelle le travail pour les susdits quais, barres, planches, portées et jetées a été adjugé pour un nommé Barbelot ; était adjudicataire, l’ouvrage accepté et parfait, il y a douze ans, et ledit Barbelot a cédé depuis dix ans son droit au sieur de Bréauté, lesquels dix ans doivent suffire pour le reste de ladite somme.
Outre ledit octroi, est encore levé au même effet le droit de vicomté, qui consiste à deux barils de harengs pour vaisseau drogueur et des autres au-dessus dé cinq milliers, un millier et deux sous pour livre de la vente, et au-dessous desdits cinq milliers, deux sous pour livre, lequel droit a encore été cédé audit sieur de Bréauté, gouverneur dudit Saint-Valéry.
A Fécamp, la ville a obtenu octroi, depuis cinq ans, du douzième des boissons, et. dix sous pour boisseau de sel, le tout valant par an trois mille livres, pour la construction du havre.
Au Havre-de-Grâce, la ville fait lever un écu pour tonneau sur les terre-neuviers, l’ancrage, les quatrièmes et poids du roi, et fermes des havres, à tant pour lest de deniers d’octroi, affermés par an à douze mille livres, affectés pour l’entretien du port, réparations des quais, barres et fontaines, pavage, réparations des digues et pics. Les jetées et le port sont entretenus par le roi.
A Caudebec-sur-Seine, il se lève pour la ville, sur tous vaisseaux au-dessus de vingt tonneaux, cinq sous de droits de monter la rivière et autant pour descendre par octroi, pour l’entretien des murailles, ports et quais.
Les religieux de Saint-Vandrille prennent quatre deniers pour chaque vaisseau descendant, et la semaine de la mi-carême cinq sous de chaque vaisseau, tant en montant que descendant.
La ville de Honfleur a un octroi de trois sous pour cent de morues et harengs, et l’impôt du quatrième des boissons ; le tout valant par an quatre mille cinq cents livres destinées pour l’entretien du port et havre.
A Dive, l’abbé de Saint-Étienne de Caen fait lever un sou par tonneau de chaque marchandise, et un sou pour cent de bois, comme seigneur du lieu.
A Caen, le lieutenant au château fait ouvrir les portes des quais, et pour ce, fait lever quelque droit, duquel est baillé acquit audit château, et est retiré par un garde à l’embouchure de la rivière à Estrehan. Audit lieu m’a été fait plainte que vers Cherbourg il y a des pirates français qui ont commission du roi d’Espagne, qui déprèdent leurs vaisseaux des marchandises, et sont soutenus par ceux dudit Cherbourg et gentilshommes voisins.
En l’étendue d’Estrehan, il y a une île avancée dans la mer, de deux, lieues, qui ne découvre que de grandes mers, située à l’ouest, qui a deux lieues de circuit, en laquelle se fait grande pêche de soles, le sieur de Longras ayant une terre au bord de la mer, au droit de File, prétend de chaque pêcheur deux poissons à son choix de chaque bateau.
A Port-en-Bessin, une prébende de Bayeux prétend avoir droit du vingtième poisson, et se baille à ferme trois cents livres ; le curé du lieu lève aussi un poisson de toutes les pêches, qu’il appelle le poisson Saint-André.
A Carentan, la ville a des deniers d’octroi sur le vin, cidre, beurre, pour la réparation des quais, murailles et portes.
A Cherbourg, se lève par le receveur du domaine, cinq sous de chaque vaisseau, grands ou petits, pour siège et ancrage ; le port est entretenu par la ville sans deniers d’octroi.
En l’étendue de Coustainville, le sieur de Montchaton et Genrin lèvent trois livres pour chaque pêcheur.
Le port de Granville est négligé, quoique de soi il soit bon ; les habitants ont un octroi pour le bâtiment de la chaussée, à lever sur eux, selon les voyages, la levée duquel ne se fait plus à présent.
A Saint-Malo, au lieu de bureau pour les traites, il se tire l’ancien droit de Bretagne par les receveurs de madame de Mercoeur, sur toutes marchandises, suivant une pancarte.
Le droit d’ancrage est levé par la ville pour l’entretien des quais, chaussées et digues, au prix de trois sous pour chaque vaisseau.
En l’étendue, depuis Guildo jusqu’à la rivière de Pontrieux, de quinze lieues, il n’y a qu’un fermier des anciens devoirs et billots.
A Morlaix, l’ancrage, impôt et billots avec plusieurs autres droits, suivant une pancarte, sont levés pour l’entretien du château du Taureau, dont les bourgeois sont capitaines à tour et entretiennent garnison.
A Roscoff les habitants travaillent au rétablissement de leur port, et la jetée qu’ils font est entretenue de l’octroi du sou pour pot.
A Auray, l’on a commencé un quai, et n’y a aucun fonds destiné.
Au Croisic, le quai et chaussée Bout entretenus de l’octroi des impôts et billots, valant par an trois mille livres.
A Nantes, la ville a un octroi concédé ^sur toutes marchandises suivant une-pancarte, affermé par an trente-sept mille livres, pour faire nettoyer .la rivière, entretenir les-quais et ports. Il se fait peu-de travail a l’entretien du canal de la rivière y lequel diminue.
Il y a aussi audit lieu deux préposés par la ville pour faire délester-, et prennent pour chaque vaisseau quatre sous, et autant pour le lest.
À Saint-Gilles-sur-Vie est levé, par le receveur de M. de Vendôme, sept sous six deniers pour tonneau de toutes les marchandises qui entrent et sortent, par octroi du roi, pour l’entretien de la chaussée dudit havre, qui est entretenu par ledit receveur.
Aux Sables-d’Olonne, le sieur marquis de Royan fait lever sur tous vaisseaux cinq sous de droits d’ancrage, et outre, sur lesdits vaisseaux, autres cinq sous pour tonneau pour l’entretien du phare non entretenu.
Il y a outre deux particuliers audit lieu qui lèvent deux sous six deniers par vaisseau, de droit qu’ils appellent de congé.
Il n’y a audit lieu aucun denier pour l’entretien du port ni droit de balise établi.
Le quai de Saint-Martin-de-Ré tombe en ruine.
A la Rochelle, il y a un droit de droguerie, épicerie, levé par M. d’Elbeuf, suivant une pancarte.
A Brouage, il n’y a aucuns deniers destinés pour le port, auquel il ne se fait aucun travail, quoiqu’il se remplisse et bouche de vase.
A Blaye, il se lève .de droit d’ancrage pour la ville, douze sous pour les vaisseaux qui chargent à flot audit lieu, et vingt sous sur ceux qui échouent jet chargent., pour l’eatretien .du quai.
A Bordeaux, il se lève, pour la ville, un droit d’ancrage de trois sous pour..chaque vaisseau.
Il m’a été donné mémoire de ce qui se lève en la Dordogne et Garonne, et incommodité de la navigation en icelle.
Toutes lesquelles levées se font, outre les fermes du roi qui se lèvent aussi, suivant les pancartes.
Pour le quatrième, si le droit d’ancrage est établi suivant la volonté de sa majesté, le faire établir ès lieux où il n’est pas, suivant l’arrêt du conseil et commission de sa majesté sur icelui, et en poursuivre l’exécution, selon leur forme et teneur.
A Calais, j’ai retiré le droit d’ancrage et la recette des fermiers du roi, qui en jouissaient sur tous navires entrants, à raison de cinq sous de tonneau de plein, et deux sous six deniers pour tonneau de vide, et en ai chargé le sieur Fly.
A Boulogne, la ville a octroi du droit d’ancrage et tonnetage joints ensemble sur les étrangers, à raison de trois sous, et un sou six deniers vérifié du consentement de M. de Montmorency, il y a dix ans.
Ayant donné charge au receveur de monseigneur, par l’avis de M. de Boulogne, il en diffère la recette jusqu’à ce que les habitants aient fait leurs remontrances à mondit seigneur, et à présent ledit receveur jouit dudit droit.
A Saint-Valery, le droit d’ancrage a été trouvé établi dès l’an mil six cents par le sieur colonel d’Ornano, par le décès duquel M. Duhallier en a obtenu don en mil six cent vingt-huit, et icelui rétrocédé à madame de Villaine. J’ai tiré la recette dudit droit des mains de ladite dame, et en ai chargé Benjamin OEillot, receveur de monseigneur.
A Ault, j’y ai établi ledit droit.
Au Tréport, j’y ai établi ledit droit.
A Dieppe, j’y ai établi ledit droit.
A Saint- Valery-en-Caux.
A Fécamp.
Au Havre-de-Grâce, le corps de la ville a un octroi que l’on fait renouveler de six en six ans de droit d’ancrage, à raison de vingt sous pour chaque navire français ou étranger portant hune, et pour lesdits navires sans hune, dix sous. J’ai fait établissement suivant l’arrêt du conseil ; et par l’avis et commandement de M. du Pont de Courlay, j’ai donné charge au sieur du Hartela y, receveur de monseigneur, de payer sur ladite levée le droit à la ville conformément à son octroi, attendant que monseigneur en ait autrement ordonné.
A Caudebec, il y a un commis pour ceux du Havre-de-Grâce pour ledit droit d’ancrage. J’ai chargé le sieur Colleaux, receveur de monseigneur, de percevoir le droit suivant l’arrêt du conseil, et faire défense à toutes personnes de faire en aucune manière levée dudit droit.
A Quillebœuf, le droit d’ancrage était perçu par le capitaine Martin, par lettre de M. de Montmorency, à raison de vingt sous sur les vaisseaux étrangers et de huit sous sur les forains. J’ai fait faire les défenses audit capitaine, et en ai chargé le sieur Colleaux de la recette, suivant l’arrêt du conseil.
A Bernières, le baron de Couseulles fait lever sur chaque navire trois sous de droit d’ancrage.
J’ai fait établir par toute la Picardie et Normandie le droit d’ancrage suivant et conformément à l’arrêt du conseil.
A Saint-Malo, se lève pour la ville un droit d’ancrage à raison de trois sous pour chaque vaisseau pour l’entretien des quais, chaussées et digues.
J’ai différé en cette province l’exécution de l’arrêt du conseil pour le droit d’ancrage, sur un avis que j’en ai reçu audit lieu de SaintMalo par M. Martin, et n’ai laissé d’en donner les instructions au sieur de Longras et les copies nécessaires pour les exécuter lorsqu’il en aura nouveau commandement. J’ai fait le semblable aux sieurs d’Arras et Santo-Domingo.
A Morlaix, la ville prétend un droit d’ancrage qu’elle a obtenu autrefois d’octroi de cinq sous pour les navires qui ancrent à la ville, et la moitié davantage pour ceux qui ancrent au bout de la rivière, ledit octroi finit et la levée continue.
A Brest, l’ancrage est prétendu par le sieur de Questeval, à raison de cinq sous pour les grands vaisseaux et trois sous pour les petits, et n’a pour titre qu’un prétendu aveu rendu par ses prédécesseurs à la chambre.
A Saint-Nazaire, j’ai appris que le sieur de Goulame prétend, et à Couéron aussi, te droit d’ancrage, qu’il fait lever à raison de dix sous pour les grands navires et pour les barques cinq sous, n’a pour titre que des aveux qu’il dit avoir rendus à la chambre et en a donné mémoire à M. du Châtelet.
A Saint-Gilles et côtes de Vie, est levé par le receveur de M. de Vendôme un sou d’ancrage pour chaque vaisseau, et droit de balisage pour l’entretien des balises qui sont à l’entrée du port, qui est très-difficile.
Aux Sables-d’Olonne, le marquis de Royan prétend un droit d’ancrage de cinq sous par vaisseau.
A Marans, j’ai. retiré le droit d’ancrage et la recette des fermiers du bureau, qui en jouissaient sur tous navires à raison de cinq sous pour tonneau.
A Tonnay-Charente, j’ai retiré le droit d’ancrage des fermiers du roi, qui ont levé ledit droit à cinq sous pour tonneau et trois sous de vieux établissement sur tous vaisseaux ; depuis, ayant reçu lettre de M. Martin, j’ai fait modérer la levée à cinq sous pour tonneau.
Le sieur de Voyret a ci-devant reçu le droit à part de trois sous pour tonneau et un sou six deniers. J’ai pris copie du compte et recette faite par le commis dudit Voyret, lequel dit en avoir compté à monseigneur.
A Brouage, le droit d’ancrage était établi et à Oleron sur le prix de l’arrêt du conseil.
A Mortaigne, j’ai retiré le droit d’ancrage des fermiers de la traite de Charente au prix de cinq sous par tonneau de tous vaisseaux.
A Bordeaux, j’ai retiré le droit d’ancrage des fermiers du convoi et connétablie à raison de cinq sous pour tonneau, comme aussi à Bourg et Libourne. J’ai retiré du sieur Chaltaint, ayant ci-devant fait cette recette pour M. d’Ornano, les papiers de sa gestion.
A Bayonne et à Saint-Jean-de-Luz, j’ai retiré le droit d’ancrage des mains du sieur du Verger, qui en a ci-devant fait la recette pour le sieur de Quénaux, secrétaire de feu M. le colonel d’Ornano.
Outre lequel établissement et réservation pour la Bretagne, j’ai établi le droit d’ancrage par toute la France suivant l’arrêt du conseil, et de ladite recette et droit, j’en ai chargé les receveurs de monseigneur le cardinal.
Pour le cinquième, de m’informer quels droits sont prétendus par les gouverneurs, seigneurs hauts-justiciers et autres en côtes de la mer ; leur faire interdire la jouissance de ceux qui de droit appartiennent à l’amirauté, jusques à ce qu’ils aient fait apparoir au conseil de sa majesté de leurs titres prétendus, suivant le règlement et arrêt dudit conseil,
A Calais, le sieur Hache, adjudicataire des petits sceaux, m’a fait voir son adjudication, qui confond en icelle celui de l’amirauté ; je l’ai obligé de s’en remettre à monseigneur.
Les débris et naufrages sont prétendus, à la côte de Saint-Valery, par M. le duc de Mantoue.
Au Crotoy, le sieur de Rambures, gouverneur, lève vingt sous pour chaque vaisseau, et le sieur de Caumésnil, gouverneur de Rue, prétend les débris du pays de Marquenterre, le long de la Somme.
Ledit sieur de Rambures se prétend vice-amiral de Picardie.
A Ault, terre de domaine, engagé à madame de Guise, prétend les droits de l’amirauté, et nominations aux offices d’icelle.
Au Tréport, madame de Guises comme comtesse d’Eu, jouit des droits de guet de cinq sous par feu, en temps de paix, et en guerre, le fermier oblige les paroissiens de cinq lieues loin de venir à la garde.
Les seigneurs voisins de la mer prétendent par la coutume du pays les droits de varech.
Le bailli ou sénéchal de Fécamp entreprend les droits des navires sur la juridiction de la marine.
A Caudebec-sur-Seine, il se levait par le sieur comte de Ham le droit de balise, pour le sieur de la Meilleraie, au passage des Meules, pour planter lesdites balises, dix sous de chaque navire, et pour le sieur de Villequier, cinq sous pour ledit droit. J’ai donné charge au sieur Colleaux de recevoir lesdits droits, pour monseigneur, fors de ceux des Meules, que monseigneur a donné au sieur de la Meilleraie, et d’entretenir les balises.
Il se lève aussi un droit d’échouage audit Villequier, de cinq sous par vaisseau, et autres cinq sous pour droit d’amarrage en terre.
A Quillebœuf aussi, Materel prétend avoir le droit de balise ; j’ai chargé ledit Colleaux d’en faire recette, et faire la défense audit Materel.
Le long de la côte de Honfleur, l’abbé de Grestain prétend droit de gravage.
A Hestrehan [5], un nommé Aubert lève le droit de tonnes, en vertu d’une commission obtenue du conseil, à raison de quatre livres dix sous de chaque navire étranger, quarante sous pour le forain, et cinq sous pour ceux de la province ; les tonnes négligées, et ce qui aide à cela, est que ledit Aubert a obtenu par sadite commission qu’il ne pourra être évincé de la levée qu’il n’ait été remboursé de douze cents écus.
Faut faire visiter les tonnes par une commission que l’on enverra aux juges.
En l’étendue du Port-en-Bessin, il s’est échoué un vaisseau de soixante tonneaux plein d’artifices abandonnés, qui a été enlevé par les soldats du château de Caen, contre le gré des officiers de la marine.
A Renneville, le sieur de Gremonville prétend un sou six deniers pour chaque vaisseau de droit d’ancrage.
En l’étendue de la côte de Saint-Malo les seigneurs voisins prétendent les droits de débris.
A Brest, le gouverneur du château fait visiter les vaisseaux marchands, et pour le droit fait lever dix sous chacun ; et sous ledit prétexte de visites nous a été fait plaintes qu’il se fait d’autres abus.
En Bretagne, le bris appartient au roi, quoique réclamé par l’ancienne coutume des ducs ; il se juge par le parlement anciennement et en veulent connaître en première instance.
A Porni, Bourgneuf, île de Bouin, le seigneur duc de Retz prétend les droits de la marine, fors les passeports.
Aux Sables-d’Olonne, il y a deux particuliers qui font.lever deux sous six deniers par vaisseau de droit qu’ils appellent de congé.
En l’étendue de Lusson, les seigneurs voisins de la mer prétendent le tiers des bris, l’ancrage de cinq sous par vaisseau, vingt-quatre sous pour échouage, et à l’aiguillon pour prendre les macres, trentedeux sous ; et outre, les droits de guet sont levés de cinq sous par feu par les sieurs de Royan, et tellement en paix et guerre. J’ai fait faire les défenses.
A la Rochelle, le droit de balisage, de lestage, est donné par monseigneur.
A Brouage, s’est levé ci-devant le droit de balisage et de lestage ; j’ai fait faire les défenses et en ai chargé le sieur de la Traversière.
A Blaye, était levé par le greffier de Bordeaux, nommé Dempte, un droit de rapport dont il délivrait acquit par un sergent du château, et prenait vingt-un sous de chaque vaisseau. J’ai fait faire la défense.
Au pays de Médoc, en toute l’étendue de la côte jusqu’à la Tête-de-Buch, M. d’Epernon prétend les droits de la marine.
J’ai chargé de tous les droits de la marine, les receveurs de monseigneur, et leur ai iceux spécifiés au bas de leurs comptes
Pour le sixième, quels vaisseaux appartiennent à sa majesté, où ils sont et en quel état, et qui les commande, en quels lieux l’on en bâtit, les visiter pour reconnaître s’ils sont construits suivant les devis et marchés que je me ferai représenter, recevoir ceux que je trouverai prêts à mettre en mer, nommément ceux qui ont été bâtis à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et autres lieux de Biscaye ; les faire conduire à Brouage, et pour ce faire en sûreté, faire porter de Bordeaux sur iceux du canon de fer, qui y doit être levé par les entrepreneurs.
A Dieppe, j’ai trouvé un des vaisseaux qui ont été bâtis par le sieur du Mé, lequel a été donné à commander à M. de Montigny ; et ai su que les quatre vaisseaux bâtis audit lieu avaient été acceptés par le sieur Millet, et livrés, à savoir : audit sieur de Montigny, la Madeleine, du port de trois cent cinquante quintaux ; au sieur de la Martinière, le Dauphin, de deux cent trente tonneaux ; au capitaine Giron, le Cerf-volant, de deux cent trente tonneaux ; et au sieur des Lombarts, VAigle, de pareil grandeur. Inventaire a été fait par ledit sieur Millet de l’état desdits vaisseaux.
Et est à remarquer qu’outre ledit inventaire, s’est fait autre acte à part, par lequel l’entrepreneur s’est obligé de fournir auxdits vaisseaux ce qu’il y manquerait.
A Fécamp, le sieur du Mé a fait bâtir deux vaisseaux pour le roi, de trois cents tonneaux, et deux hirondelles.
Ledit sieur du Mé commande l’Intendant, qui est au voyage de Saint-Christophe ; l’autre est encore audit lieu de Fécamp, commandé par le sieur de Nez, qui en a commis la garde à un nommé Lespendris. J’ai trouvé ledit vaisseau échoué, n’ayant que ses deux grands mâts, sans choucquets ni haubans. Ledit Lespendris nous a dit que les mâtures étaient à terre avec les choucquets, haubans, ancres, étaies, écoutes de hunes, les poulies, capte de mouton, et une aucière, reste les postilles et étançons, et reste à dorer et goudronner ledit navire.
Au Havre-de- Grâce, a été fait dépense par M. le commandeur de la Porte, pour les cinq dragons qui ont servi à la digue, soixante-deux mille cinq cent soixante-seize livres dix-huit sous, qui seront pour chacun douze mille cinq cent quinze livres sept sous sept deniers.Et pour la galiote commandée par le capitaine Giron, huit cents soixante et neuf livres dix-huit sous.
Pour l’armement et affrétement desdits vaisseaux a été aussi fait dépense par ledit sieur commandeur de quarante-trois mille trois cent soixante et quinze livres treize sous.
Il a été bâti audit lieu six pataches, à raison de douze mille livres chacune ; et d’icelles pataches il y en a sur le lieu quatre, les autres étant au voyage de Saint-Christophe.
Il y a aussi encore une hirondelle.
A Honfleur, il a été bâti quatre vaisseaux pour le roi : l’un commandé par le sieur de Puigarreau, bâti par du Gallé ; le second commandé par le sieur de Rumarre, bâti par Plattemarre ; et les deux derniers qui sont encore audit lieu non achevés, l’un entrepris par ledit Plattemarre et l’autre par le sieur Toutuis. J’ai dressé inventaire de ce qui manque auxdits vaisseaux.
A Saint-Malo, il y a une petite patache bâtie aux dépens de monseigneur par le sieur de Longras.
Au Conquest, le vaisseau nommé la Suzanne > appartenant au roi, employé à porter du sel, ayant donné à la côte, M. du Châtelet a fait marché par neuf cents livres avec le sieur Pohon, pour remettre le vaisseau en état, et la dépense a été fournie de vingt muids de sel restés dans ledit navire.
A Brest, il y a dix barques et un heu, prises sur les Anglais depuis la paix, par Truchot.
Audit Brest, de sept vaisseaux appartenant au roi, qui y sont depuis :
J’ai visité le Saint-Louis, commandé par le sieur de Rhodes ; Le Corail, par le sieur d’Arpentigny ; Le Cygne, par le sieur de Cangé ; Le Saint-Miçjiel, coulé à fond ; La Fortune par le sieur d’Anglure ; L’Europe, par le sieur de Rouvray ; Et le Lion d’or, par le sieur Rigault.
J’ai dressé sur chacun d’iceux état de ce qui est besoin pour les mettre en mer, et ai aussi pris inventaire des artilleries desdits vaisseaux.
Plus, il y a audit lieu un philibot, ci-devant commandé par le sieur de la Fosse, laissé en la garde du sieur de Manty.
Il y a aussi une patache appartenant au sieur de Hicourt par la moitié, et à la Chesnaye l’autre.
A Concarneau, j’ai visité trois vaisseaux appartenant au roi, bâtis par le sieur de Beaulieu, savoir : Le Saint-Edme, du port de trois cents tonneaux, commandé par le sieur Portenoire ;
La Perle, du même port, commandée par le sieur de Miraumont.
La Sainte-Geneviève, de trois cent cinquante tonneaux, commandée par le sieur de la Fayette.
J’ai pris mémoire de ce que défaut auxdits vaisseaux et des actes de réception d’iceux.
Outre lesquels, a été aussi bâtie audit lieu une gabarre pour apporter le bois, à présent mise en vaisseau, et commandée par le sieur de Beaulieu le jeune.
A Auray, je me suis fait mener dans une chaloupe au Plessis, le quai où sont dégréés quatre vaisseaux de ceux bâtis par le sieur de Beaulieu, et ai visité : Le Catholique, commandé par le sieur de Montmartin ; Le Coq, par le sieur commandeur d’Oisemont ; Le Triton, par le sieur de la Fosse ; Et la Fleur de Lys, par le sieur de l’Aulnay-Razilly.
J’ai pris copie de la réception faite desdits vaisseaux et état de ce qui défaut à iceux et des calibres des canons y suivant les mémoires du sieur de la Rouillerie.
En la rivière de Vilaine, à la Roche-Bernard, le sieur de Beaulieu bâtit pour le roi un vaisseau de douze cents tonneaux.
Au Croisic, il s’est échoué, de la déroute de l’armée anglaise de devant la Rochelle, un navire rempli d’artifices, vendu onze cents livres..
Et à Saint-Nazaire, une barque anglaise a relâché, arrêtée étant de bonne prise : le parlement a donné main-levée en baillant caution, et que les parties se pourvoieraient au conseil.
A Migron, sur la Loire, le sieur chevalier de Cangé a fait bâtir un navire de dix-sept cents tonneaux, qui est à l’eau. J’ai visité ledit navire.
A Couéron, sur la Loire, sont mouillés deux vaisseaux du roi, bâtis par le sieur de Beaulieu, lesquels j’ai visités ; le premier, nommé la Madeleine, commandé par le sieur de Beaulieu, prêt de tous ses.agrès ; et l’autre, nommé la Pucelle, commandé par le capitaine Arnault. J’ai pris mémoire de ce qui défaut en icelui, et copie de l’inventaire des canons fait par le sieur de la Rouillerie.
A Nantes, j’ai retiré état du sieur de Beaulieu en forme de description de tous les vaisseaux bâtis en Bretagne, au pied duquel j’ai fait aussi employer les calibres des canons du vaisseau commandé par ledit sieur de Beaulieu.
Audit lieu, ayant vaqué six jours à la vérification de l’état du sieur de Beaulieu, arrêté par monseigneur pour la construction des vaisseaux,, s’étant ladite vérification trouvée confuse, n’ayant ledit sieur disposé ses acquits suivant son exposé, j’ai chargé ledit sieur de mettre tous ses acquits par ordre et recouvrer ceux qui lui défaillent, et se retirer vers monseigneur pour recevoir l’ordre de son commandement.
Et pour la rescription de quarante mille livres par lui reçues pour la construction du vaisseau de mille tonneaux, ledit sieur de Beaulieu nous a donné deux états de la dépense qu’il en a déjà faite.
Aux Sables-d’Olonne est le vaisseau nommé la Lionne de Honfleur, commandé par le sieur de Puigarreau, abandonné pour la contagion.
A Brouage, étaient le vaisseau nommé le Saint-Jean, commandé par le sieur de Monfan, Le Cheval-Marin, commandé par le sieur d’Arrérac, L’Espérance en Dieu, par le sieur de Puigarreau, La Salamandre, parle sieur de Coupeauville, Le Don de Dieu, par le sieur Laval, La Notre-Dame, par le sieur Mailly, La Marguerite, par le sieur Pallot, Audit Brouage, il a été amené par le sieur Pallot deux grands vaisseaux et deux pataches venus de Saint-Jean-de-Luz.
J’ai retiré copie de la livraison desdits vaisseaux.
Audit lieu reste deux galiotes, deux brigantins, neuf pinasses, la grande galère et quelques chaloupes.
J’ai pris mémoire des canons qui ont été apportés à Brouage par les sieurs de Marmande et Régnier.
A Bordeaux, j’ai fait la visite des six vaisseaux entrepris par le sieur Gassie, et ai pris mémoire de l’état auquel sont lesdits vaisseaux, et de leurs mesures et proportions.
J’ai visité aussi audit lieu de Bordeaux trente-six pièces de canon de fer qui sont sur le port, descendues des forges du sieur de Montcorrier.
Les sieurs du Mé et de la Rouillerie ont passé à ladite forge et ont donné les proportions.
Jean d’Aurimont, maître charpentier de l’artillerie du roi, nous a dit être prêt de faire livraison de deux cents affûts de canon, dont il a fait marché avec M. de Bordeaux.
Outre les vaisseaux ci-dessus, étaient en la côte d’Afrique, savoir : Le vaisseau nommé la Licorne, commandé par le sieur de Razilly, La Renommée, par le sieur du Challard, Le Saint-Louis, par le sieur de La Touche, La Sainte-Anne, par le sieur Desroches, Le Hambourg, par le sieur Guitaut, Le Griffon, par le sieur de Treillebois, La Catherine, par le sieur Talesnes.
Le vaisseau nommé les Trois-Rois, commandé par le sieur de Cusac, L’Intendant, par le sieur du Mé, Le Cerf-Volant, par le capitaine Giron, La Sainte-Marie, par le sieur Petiterre, Le Dauphin, par le sieur de La Martinière, L’Aigle, par le sieur des Lombarts.
Pour garde-côtes : Le vaisseau nommé la Lionne, commandé par le sieur de Marmande.
Le Griffon, par le sieur de Lescous, Le Saint-François, par le capitaine Régnier, Le Faucon, par le sieur de La Ballue, La Lionne par le sieur Le Peltier, La Levrette, par le sieur Drumarre.
Plus : le vaisseau du roi, Le vaisseau de la reine, qui étaient attendus de Hollande.
Pour le septième, de m’enquérir exactement des vaisseaux appartenant aux particuliers qui peuvent servir en guerre.
A Dieppe, il peut y avoir six vaisseaux de cent et cent cinquante tonneaux qui peuvent servir en guerre.
A Honfleur, il y a deux vaisseaux de particuliers équipés de huit canons chacun.
A Granville, il y a vingt terre-neuviers.
A Saint-Malo, il peut se trouver quarante navires, depuis deux cents jusqu’à trois cents tonneaux, et quelques uns de quatre cents, armés à l’ordinaire des marchands, de canons de fer, depuis dix jusqu’à vingt-six pièces.
Et lesdits vaisseaux se bâtissent sur le lieu ; il y a aussi en ladite ville une corderie tout à couvert avec les étuves.
Il y a audit lieu, outre lesdits navires, quelque soixante barques et moyens navires.
Au port Benie, il y a douze terre-neuviers.
En la rivière de Penser se bâtit un vaisseau de particulier de deux cents tonneaux, et se bâtit souvent en ladite rivière, ayant grande profondeur d’eau et des bois proche, la rivière toujours calme, étant à l’abri de ses côtes.
A Nantes, il n’y a point de vaisseaux appartenant aux particuliers qui puissent servir en guerre, d’autant que les Flamands sont plutôt frétés que les Français, et ont, lesdits Flamands, des facteurs dans le pays de leur nation qui font tous les achats des vins ; cela est cause que l’on ne fait point faire de navires.
Pour le huitième, de savoir quels capitaines, patrons, charpentiers, canonniers et matelots sont ès dites côtes et peuvent servir sa majesté.
A Cayeux, se peut trouver deux cents matelots pêcheurs.
A Ault, se peut trouver six cents matelots pêcheurs et sept ou huit charpentiers.
Au Tréport, se peut trouver cinquante matelots.
En tout, huit cent cinquante matelots et huit charpentiers.
A Dieppe, se peut trouver trois cents matelots et vingt charpentiers.
Au Havre-de-Grâce, cinquante capitaines, quarante-six pilotes, cinquante charpentiers.
A Quillebœuf, il peut y avoir trois cents matelots, et sont presque tous pilotes et lamaneurs ; il y a aussi quelques charpentiers.
A Honfleur, cent matelots, quatre charpentiers, trois capitaines.
A Touques, cinquante matelots et des compagnons charpentiers.
A Hestrehan, Port et Annelles, se peut trouver quatre cents matelots et vingt charpentiers.
A Grand-Camp, se peut trouver cent matelots en l’étendue de la côte.
A Cherbourg, se peut trouver six charpentiers, dont Truffé est estimé quarante matelots et vingt-cinq maîtres de navires.
En l’étendue de Renneville, Coustainville, il peut avoir cinq cents matelots.
A Granville, il se peut trouver cent bons hommes de mer.
En tout, dix-neuf cent quatre-vingt-dix matelots, cent charpentiers, soixante pilotes et quarante-six maîtres.
A Saint-Malo et depuis Cancale jusqu’à l’île de Bréhat, se peut trouver quatre cents matelots, lesquels servent aux équipages des vaisseaux de Saint-Malo ; cinq cents charpentiers, deux cents canonniers et cinquante bons maîtres.
A Roscoff et île de Bas, se peut trouver, et depuis Morlaix, cinq cents matelots, et audit Roscoff trente ou quarante maîtres et autant de charpentiers.
Au Port-Louis et île de Groaix, cent matelots.
Au port de Navallo, cent matelots.
En l’étendue, depuis la rivière de Vilaine jusqu’à Saint-Nazaire, se peut avoir trois cents matelots.
En l’étendue de Nantes se peut trouver deux cents matelots.
A Porni et Bourgneuf, il se peut trouver six-vingts matelots et trente charpentiers.
En tout quinze cent vingt matelots, cinq cent soixante-dix charpentiers, deux cents canonniers et quatre-vingt-dix maîtres.
A Saint-Gilles et côtes de Vie, se peut trouver deux cents matelots et quelque trente charpentiers. Imbert, maître charpentier, qui a bâti le navire à Nantes, demeure audit lieu.
En la côte de Ré, il se peut trouver deux cents matelots et douze charpentiers.
En l’étendue d’Arvert, se peut trouver deux cents matelots, et à Royan cent matelots.
En tout sept cents matelots et quarante-deux charpentiers.
A Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, se peut trouver trois cents matelots et cent charpentiers.
Nombre total, soixante capitaines.
Quarante-six patrons.
Huit cent vingt charpentiers.
Deux cents canonniers.
Cent cinq maîtres.
Cinq mille trois cent soixante matelots.
Pour le neuvième, de visiter les magasins de la marine pour savoir ce qui est dedans, en retirer de bons et fidèles inventaires, savoir ce qui y doit être mis, suivant les marchés qui en ont été faits pour des canons, boulets et autres munitions de guerre ; ce qui en a été ôté, nommément pour les radoubs qui ont été faits depuis peu à Brouage ; ce que lesdits radoubs ont coûté et en retirer les procès-verbaux, et du radoub des vaisseaux de Maroc, et de la dépense qu’il faudra faire à l’avenir pour les vaisseaux qui y restent.
A Boulogne il a été loué un magasin pour serrer les agrès et apparaux d’un vaisseau anglais qui se perdit le premier novembre mil six cent vingt-huit, en ladite côte, duquel furent sauvées dix-huit pièces de canon qui ont été envoyées au Havre-de-Grâce.
Il y a entre les mains d’un nommé Lôcquin quelques agrès du débris d’un vaisseau, et ai chargé le sieur Sores de l’inventaire de ce qui s’est sauvé du débris du vaisseau nommé la Damoiselle appartenant au roi, afin de faire procéder à la vente par les formes.
Au Havre-de-Grâce, il y a eu autrefois magasin pour la marine ; en la place dudit magasin, est à présent bâtie une maison appartenant au sieur Goujon, qui a été lieutenant de M. le duc de Villars : la grange du roi peut servir de magasin.
La dépense du vaisseau nommé les Trois-Rois, commandé par le sieur de Cusac, pour le radoub, monte à huit mille cinq cent vingt-six livres sept sous six deniers, dont en est encore dû cinq mille neuf cent dix livres sept sous six deniers.
J’ai retiré état de la dépense faite au Havre-de-Grâce pour les radoubs des navires du roi allant à Brouage, des chartes-parties desdits vaisseaux pour le deuxième voyage allant au Havre, et copie des chartesparties partant du Havre pour aller au sel, pour le troisième voyage.
J’ai retiré état de ce qui a été envoyé au Havre par le sieur Loppes.
En mil six cent vingt-six et vingt-sept, il s’est fait à Saint-Malo le radoub du vaisseau nommé le Saint-Jean et achat de funin jusqu’à douze cents écus pour des câbles, et de même cordage seize cents livres ; le tout par M. du Châtelet, avec nombre de planches, brai et goudron envoyés à Brest.
Il a aussi été envoyé à Brest, par ordre dudit sieur du Châtelet et paiements faits par le sieur de Longras, des planches, brai, goudron, huile, dont j’ai retiré état. Le sieur Hayet faisant audit lieu la recette de monseigneur, nous a dit avoir le tout, distribué, fors douze barils de brai et deux cent huit planches qui sont en ses mains.
J’ai visité à Brest un ancien magasin de la marine situé sur le bord du canal de la rivière, à présent ruiné, ne restant que les quatre murailles, bâti du roi François Ier, lieu fort commode pour la marine.
De Brest j’ai été à Châteaulin ; passant la baie dudit Brest et montant dans la rivière audit lieu, j’ai visité la fonderie de canons du sieur de Villeneuve, et ayant pris du sieur de Querverho., lieutenant du sieur commandeur de Rhodes, trois cents livres de poudre, ai fait épreuve de vingt-quatre pièces de canon de 1er de six, huit et dix livres de balle, icelle éprouvée de la pesanteur de la basse, et desdites vingt-quatre pièces y en a crevé cinq, dont j’ai dressé procès-verbal. J’ai enjoint audit entrepreneur de parachever sa fourniture et lui ai donné trois mille livres.
J’ai su à Auray que le maître de forges de Salles a fait marché avec M. de Guise pour douze cents boulets de fer ; pressé d’achever le reste de la fourniture.
A Nantes, il y a un magasin de la marine dont est garde le sieur Mallet, commissaire ordinaire. Nous a été fait plainte contre ledit sieur Mallet qu’il a retiré les munitions du magasin du roi, et se sert des maisons de particuliers sans avoir convenu de prix avec eux. J’ai trouvé absent ledit Mallet et n’ai pu visiter lesdits magasins ni me faire représenter les inventaires de ce qui y a été mis.
Audit lieu de Nantes, le sieur de la Paillardière, maître des forges au comté de Laval, nous a dit avoir fait marché avec monseigneur de fondre cinq cents pièces de canon et un million pesant de boulets, sans pouvoir spécifier la longueur des canons ni pesanteur des boulets, et n’avoir encore fondu aucun desdits canons ni boulets, n’ayant été payé de la rescription de dix mille livres qui lui a été donnée à recevoir du trésorier des États de Bretagne. Nous avons icelui-ci averti de tenir les canons de sept pieds de long et de six livres de balle au moins.
J’ai appris, audit lieu de Nantes, que le sieur de la Goronière avait livré au sieur de Beaulieu soixante-trois pièces de canon de fer ; nous avons retiré acte de livraison de quatre-vingt-dix-sept pièces, par le notaire qui les avait reçues.
Le sieur de Beaulieu nous a dit que le sieur Arnault doit rendre raison des vingt-deux pièces de surplus.
J’ai retiré état de ce qui a été envoyé à Nantes par le sieur Loppes, et des boulets envoyés par le sieur Delaistre.
Dans le duché de Retz, le duc prétend de pourvoir aux capitaines garde-côtes ; de présent y a été par ledit sieur duc pourvu Gotreau de la Roullière, et l’étendue prétendue est depuis lePolleron Couéronsur-Loire jusque le long de la côte de Bouin, au village de Lepozo.
A la Rochelle, j’ai visité le magasin de la marine, en ai retiré inventaire de ce qui a été mis depuis l’année mil six cent vingt-huit.
Les deux canons de la fonte n’ont encore été levés.
A Brouage, j’ai retiré état de ce qui a été fourni par le sieur de la Traversière pour le radoub de partie des vaisseaux du voyage de Maroc.
J’ai retiré aussi copie de la dépense faite par le trésorier de la marine pour le radoub des autres vaisseaux.
J’ai retiré copie de la vente faite par le sieur de Marcé des petits canons, et copie du calfat par lui fait faire sur cinq vaisseaux.
J’ai retiré aussi copie dudit sieur de Marcé du radoub qu’il a fait de la Marguerite et du Saint-Louis.
J’ai pris du sieur de la Traversière des reçus des victuailles qu’il a fournies, pour en charger le trésorier de la marine et les rabattre aux capitaines.
Le sieur Gombault m’a donné un état des reçus des victuailles qu’il a fournies aux capitaines, et lesdits reçus, pour être aussi rabattus, et deux montres d’une chaloupe.
Item, m’a donné état des frais par lui faits au sauvage des vaisseaux échoués sous Fourras.
Et un état de ce qui a été vendu et sorti du magasin provenant dudit Sauvage.
Le sieur de la Traversière m’a parlé d’une ordonnance de monseigneur pour des brûlots qu’il a faits : savoir si monseigneur veut qu’on les compte au trésorier de la marine.
J’ai reçu à Bayonne, du subrogé de Garut, fermier de la grande coutume, des lettres de change sur Paris, pour trente-trois mille trois cent trente-trois livres six sous huit deniers, que j’ai remises ès mains du sieur Lecomte, trésorier général de la marine ; ensemble le compte du surplus de la rescription de quarante-cinq mille livres.
Pour le dixième, reconnaître quels vaisseaux de sa majesté et de monseigneur sont inutiles, les faire vendre au profit de qui il appartiendra.
Ayant été remis par le sieur Charlot à conférer de ladite vente avec le sieur Thomas, son commis, demeurant à Rouen ; audit lieu j’ai conféré avec ledit sieur Thomas, lequel m’a fait voir une estimation qui lui en a été envoyée par ledit sieur Charlot et une autre qui lui a été envoyée par les autres commis du Havre-de-Grâce, moindre que celle - faite par ledit sieur Charlot ; et me dit qu’il prendrait les vaisseaux au prix de l’estimation faite par ledit sieur Chariot, quoique plus haute.
Ayant trouvé ladite estimation trop éloignée de la valeur des vaisseaux, j’ai fait employer en l’état qui m’en a été donné, sous chaque article de chaque vaisseau, l’estimation que j’en faisais, tirée sur celle qui avait été faite à la Rochelle, diminuant néanmoins quelque chose de ce qui s’y est trouvé de moins et pouvait avoir dépéri au service.
Ne pouvant tomber d’accord du prix, j’ai envoyé copie du tout à M. Martin, ne désirant conclure le marché qu’après sur ce avoir su la volonté de monseigneur, Et cependant j’ai donné ordre avec le sieur Thomas que lesdits vaisseaux aient continué leur navigation ordinaire pour l’apport du sel, en comptant du fret.
Au Havre-de-Grâce, j’ai chargé le sieur du Hartelay de vendre une hirondelle et le vaisseau nommé le Saint-Pierre.
A la Rochelle, j’ai retiré état de ce qui a été vendu des vaisseaux laissés à la charge du sieur Sauvé, pour lors absent.
M. la Thuillerie m’a dit avoir vendu au profit de monseigneur les bois de la digue.
A Brouage, j’ai retiré les actes de la vente des flûtes et barques échouées sous Fourras, lors de la retraite des Anglais, et copie de la dépense faite par le trésorier de ladite somme.
A Brouage, j’ai retiré un état de tout le sel que la dame Villain a fourni, suivant les cargaisons qui se sont faites sur les vaisseaux employés pour le grand parti, et état des vaisseaux qui ont chargé, tant pour le compte du sieur Charlot que pour celui du sieur de la Traversière.
J’ai aussi pris état de ce que la dame Villain a reçu et de ce qu’elle est en reste.
Pour le onzième, si les guets sont faits en temps de paix et la garde en temps de guerre par ceux qui y sont sujets, et si en toutes les côtes il y a des capitaines gardes-côtes pour y commander suivant l’ordonnance.
Au ressort de la juridiction d’Abbeville, lesdits guets sont prétendus sur une partie des villages par les gouverneurs de Montreuil, Crotoy et Rue, qui de tout temps sont obligés au guet desdits châteaux, et pour les autres villages, comme Noyelles et le pays de Marquenterre, consistant en six villages, sont disputés aussi par M. le comte de Soissons, pour sa terre de Noyelles seulement, et le surplus par le sieur de Rambures, soi-disant vice-amiral du Crotoy, dont il est gouverneur, et maintient lesdits six villages à emporter tous les naufrages et bois qui arrivent souvent en ce lieu ; de ce il y a procès dès le temps du sieur amiral Dampville.
Qreffier et Merlimont sont aussi disputés par le sieur de Merlimont.
Cuques et Tripié, par l’abbé de Saint-Josse, se prétendant amiral en icelle, à cause de son abbaye.
A Calais le guet se fait par l’ordre du gouverneur des villages circonvoisins, qui sont commandés par ses gardes.
Les amendes des absents servent pour payer ceux qui servent en leur absence, et le sieur Gamelin, capitaine garde-côtes du pays reconquis, ne fait sa charge.
A Boulogne, le sieur de Busca, premier capitaine du régiment de Picardie et capitaine garde-côtes, sans lettre de monseigneur, assiste aux montées des guets avec les officiers de la marine.
A Saint-Valéry, le vicomte de Lussan est capitaine garde-côtes.
A Ault il n’y a point de capitaine garde-côtes, ni au Tréport.
Les droits de guets levés par madame de Guise.
La garde se fait en guerre par l’ordre du sieur de Chanterayne, qui n’est pourvu de monseigneur.
A Dieppe et côtes qui en dépendent, le sieur de Sangneville est cap itaine garde-côtes, et se lève le droit des guets.
En l’étendue de Saint-Valéry et Veulles, il y a cinq capitaines gardes-côtes ; la garde se fait et guets se lèvent.
En l’étendue de Fécamp, il y a aussi plusieurs capitaines gardes-côtes : le sieur de Messy a la garde de quinze paroisses, et est nommé par le sieur abbé de Fécamp et a provisions du roi sur ladite nomination.
La garde se fait et les guets se lèvent, et en ce qui dépend de la garde dudit sieur de Messy, il n’y appelle les officiers de la marine.
Il est nécessaire d’établir des clercs de guets par toutes les juridictions, et en ôter la disposition aux capitaines gardes-côtes, et enjoindre auxdits clercs de tenir bons registres.
En l’étendue de Honfleur, il y a deux capitaines gardes-côtes, dont l’un est décédé, au lieu duquel se peut pourvoir le sieur de Villerville, personne de qualité ayant sa terre sur le rivage.
Les droits de guets sont levés, en temps de paix et guerre, parle gouverneur de Honfleur et Touques, et la garde se fait en temps de guerre par les mêmes, et les amendes des défaillants au profit de monseigneur.
En ladite côte et de Caen, le sieur de Benanville est capitaine gardecôtes de vingt paroisses contribuables aux gardes et guets r et se veut attribuer, lors de la montée, la tenue d’icelle pour y appeler les officiers de la marine, et intituler le registre d’icelle de son nom.
Il y a deux capitaines gardes-côtes à Hestrehan, qui établissent les clercs de guets, qui disposent des comparances de la garde, et lesdits capitaines créent en chaque paroisse des capitaines particuliers qui donnent des exemptions aux contribuables, sous le nom de francsarchers, et en retirent de l’argent. Les guets se paient en temps de paix, fors de quelques paroisses que ceux du château font payer.
A Port et Annelles, il y a deux capitaines gardes-côtes ; les guets se sont de tout temps payés à l’amirauté en paix, jusqu’à ce que du temps de M. de Montmorency, par le cahier des États de Normandie, il fut employé un article pour réponse audit guet, qu’il ne serait levé aucun droit, et sont vingt-quatre paroisses de cette nature.
A Carentan, le gouverneur du château fait payer le guet à deux paroisses, et celui de Saint-Sauveur à une paroisse, et n’est payé à l’amirauté que par neuf paroisses, quoiqu’il y en ait beaucoup davantage dans-l’étendue qui doivent ledit guet, suivant l’ordonnance, qui prétendent s’en être fait décharger. J’ai enjoint aux officiers de les condamner audit guet, et d’apporter leurs titres ; et en cette étendue il y a deux capitaines gardes-côtes.
A la Hogue, le sieur de Saint-André, capitaine garde-côtes de trentedeux paroisses sujettes à la garde et au guet ; il y en a vingt qui prétendent s’en exempter, leur étant forcé de payer le droit de guet au château de Vallongne et Saint-Sauveur.
En l’étendue de Barfleur, il y a vingt-huit paroisses et deux capitaines gardes-côtes ; les châteaux de Cherbourg, Vallongne et SaintSauveur assujettissent treize d’icelles au droit de guet, et celles qui paient à Cherbourg sont forcées de payer dix sous par feu.
Le commandeur de Valcanville prétend exempter sa paroisse dudit droit de guet et non de la garde ; les quatorze autres paroisses paient ledit guet en temps de paix.
A Cherbourg, le sieur Desmarest est capitaine garde-côtes, et y a trente-deux paroisses sous sa charge, sujettes à la garde et au guet : il est fort soigneux de l’honneur de sa charge.
APort-Bail, le capitaine garde-côtes, le sieur Damier, lors des montres, établit un greffier, garde les rôles et en dispose à sa volonté.
A Coustainville, il y a’deux capitaines gardes-côtes : le sieur Piron et le sieur Servigny, duquel sieur de Servigny m’a été fait plainte, et entre autres qu’il ôtait les congés de monseigneur de sa permission particulière.
A Renneville, le sieur Daigneaux est capitaine garde-côtes de huit paroisses de l’étendue, dont deux sont assujetties à la garde du château de Renneville, et leur fait payer, le capitaine dudit château, en paix, trois sous par feu.
En l’étendue de Granville il y a vingt-neuf paroisses qui assistent aux montres et prétendent toutes exemption du droit de guet en paix ; il y a eu procès poursuivi au parlement par les receveurs de M. de Montmorency ; il y a deux capitaines gardes-côtes qui n’ont provisions de monseigneur.
En la côte de Saint-Malo la garde est faite, durant la guerre, par l’ordre qui en a été donné par le capitaine garde-côtes, sur le commandement qu’il en a reçu du parlement, et dispose ledit capitaine ladite garde sans faire les montres ni appeler les juges.
En l’étendue depuis Guildo jusqu’à la rivière de Pontrieux et île Bréhat, contenant quinze lieues, il n’y a que le sieur de Blanchelande, capitaine garde-côtes pourvu de M. de Brissac ; fait appliquer les amendes lors de la garde ainsi qu’il lui plaît.
Depuis la rivière de Pontrieux jusqu’à Morlaix, le sieur Desaubrais est capitaine garde-côtes, pourvu de M. de Brissac ; ordonne la garde sur l’ordre qu’il reçoit dudit sieur de Brissac, et établit comme le précédent des capitaines en chaque paroisse qui font des amendes, et sous prétexte d’icelles font de grandes exactions : le tout en l’absence des juges.
Depuis Morlaix le sieur de Bosyon est capitaine garde-côtes de tout l’évêché de Léon jusqu’à Landernau et à quinze lieues de côte ; la garde se fait par montres, que font faire les capitaines des paroisses ; les amendes sont exécutées par les soldats.
Depuis Landernau jusqu’à Quimperlé, il n’y a point de capitaine gardecôtes, et l’on y en peut mettre deux. La garde s’est faite en cette côte par l’ordre du gouverneur de Concarneau.
Le sieur de Quéralin est capitaine garde-côtes de l’évêché de Vannes et Cornuailles. La garde s’est faite durant la guerre par ordre de M. de Brissac eu quelques lieux, et aux environs d’Auray par l’ordre du sénéchal, et à Vannes par le président du présidial, quoique le sieur de Vieuxchâtel, qui commande à Vannes, prétende ladite capitainerie de la côte ; et en la rivière de Vilaine le sieur de Cer prétend être capitaine garde-côtes, de provision du roi et de monseigneur, jusqu’à Saint-Nazaire, et son étendue est de huit lieues. La garde s’est faite vers Guérande et le Croisic par ordre des gouverneurs desdites deux places.
A Nantes il n’y a point de capitaine garde-côtes, n’étant que rivière,
quoique le château prétende le droit de guet sur quelques paroisses.
En la côte de Vie il n’y a point de capitaine garde-côtes, la garde s’est faite par l’ordre de M. de La Rochefoucault, gouverneur du pays, et en ladite côte arrive souvent des bris des vents sud-ouest. Les juges sont fort éloignés.
A Olonne il n’y a point de capitaine garde-côtes ni ordre pour la garde et guet.
A Lusson il n’y a point de capitaine garde-côtes ; le sieur de Guichaumont, pourvu de monseigneur, n’en a fait la charge, et pendant la guerre la garde ne s’est faite, et le droit de guet est levé par le sieur de Royan et Tallemont. J’ai fait faire les défenses.
En l’île de Ré il n’y a point de capitaine garde-côtes, et ne se fait autre garde que celle de la garnison.
En. toute l’étendue de la Rochelle il n’y a point de capitaine garde-côtes et les droits de guet ne se paient ; les habitants de Fourras, Rochefort et Saint-Laurent de la Prée font garde le long de la côte de Fourras.
En l’étendue de Brouage il n’y a point de capitaine garde-côtes, et ne se fait point de garde ni paient de guet.
En l’étendue de la juridiction de Bayonne, M. le président de la Lane a établi pour gardes-côtes les sieurs de Saubescure et Naguille.La garde s’est faite par l’ordre du gouverneur de la ville.
Pour le douzième et dernier article, si les sièges de la juridiction de la marine sont remplis d’officiers, et quels y manquent, et si les ordonnances du roi sur le fait de la marine sont observées.
Les juges de Calais prennent trente-cinq sous pour chaque rapport et autant pour les enregistrements.
Il y a manque de deux huissiers au siège de la marine à Calais.
A Boulogne, les rapports et congés s’enregistrent sans aucun émolument.
Il est besoin d’établir au Crotoy des officiers de la marine, étant le lieu trop éloigné d’Abbeville, et se décharge souvent des navires. Et ès dernières guerres, un nommé Gelée, marchand de Rouen, y a fait décharger quantité de charbon d’Angleterre, dont l’on n’a eu connaissance, faute d’officiers.
La charge de procureur du roi, au siège de Saint-Valéry, appartient au sieur Dourlan, avocat au parlement de Paris, qui a substitué à SaintValery un nommé Moisnel, il y a aussi manque de deux sergents ; celui qui exerce est seulement pourvu par commission du lieutenantgénéral de la Table de Marbre.
A Ault, terre engagée, bourg sur la mer, appartenant à madame de Guise, il y a manque de procureur du roi, de greffier et de sergent, desquels est nécessaire d’envoyer les provisions en blanc au sieur de Lattignan, juge de ladite marine.
Au Tréport, la charge de procureur du roi est exercée par un substitut de la Table de Marbre de Paris.
Cardon jouit du greffe sans faire apparoir de titre.
Au lieu du Tréport, un nommé Flahaut ayant dénoncé contre un nommé de Rue la décharge de nombre dé charbon de terre pendant la défense, les juges n’ont ordonné qu’une amende au lieu de la confiscation.
Ledit Flahaut a intenté accusation contre Cardon, greffier, d’un congé falsifié pour transport de grains.
A Dieppe, les juges prennent grande taxe pour les enregistrements et rapports, et y a excès d’huissiers, qui sont cinq.
Au Havre-de-Grâce, la charge de lieutenant de la marine est vacante.
Il y a aussi une charge de sergent vacante par la mort de Freques.
Audit lieu est aussi pris grande taxe pour les enregistrements.
A Quillebœuf, il n’y a qu’un sous-lieutenant de la marine nongradué ; ceux de Caudebec prétendent être de leur juridiction, quoiqu’il y ait quatre lieues de distance et une rivière fort large à passer de mauvais temps.Au siège de Touques, il y a droit d’huissier et n’y en a aucun pourvu.
Au siège de Dive, la charge de lieutenant est vacante, et celui qui est pourvu de l’état de sergent n’a le pouvoir de visiteur et en a pris commission du lieutenant-général de la Table de Marbre. Le greffier n’a financé de son greffe que soixante-quinze livres et quinze sous en l’aji mil cinq cent quatre-vingt-deux.
A Caen, la charge de procureur du roi est vacante par le décès du sieur de La Serre.
A Barfleur, la charge de procureur du roi est vacante.
A Coustainville et Renneville l’on peut établir encore deux huissiers.
A Granville, Nicolas Pigeon exerce la charge de procureur du roi par commission, en attendant la confirmation de monseigneur sur la résignation.
En toute la Bretagne il n’y a point de juges de la marine ; les juges royaux prennent connaissance des cas d’icelle au préjudice des hauts-justiciers quoiqu’ils soient sur les lieux et lesdits juges royaux fort éloignés dans les terres, et à Saint-Malo le sénéchal est pourvu du chapitre, et serait a propos qu’il connût des faits de la marine comme étant sur les lieux, et avec plus de commodité que les juges de Dinan, éloignés qu’ils ne peuvent se transporter sur les côtes qu’avec de grands frais, et après que les débris et autres choses de la mer sont pillés et dérobés.
L’on a besoin d’avoir des huissiers de la marine ou donner commission à ceux qui sont d’ailleurs pourvus.
A Roscoff serait besoin d’attribuer la connaissance de la marine au sénéchal.
A Lusson, le sieur lieutenant a des commissions en blanc pour des sergents gradués et huissiers.
A La Rochelle, la charge d’avocat du roi est vacante et deux charges d’huissiers.
A Bordeaux, le sieur Cleirac, avocat au parlement, exerçant la juridiction de la marine en l’absence des juges, fort amateur de la navigation, nous a fait voir son travail, livres et instruments pour prendre les hauteurs, propose d’enseigner l’art de la navigation s’il est honoré d’une chaire de lecteur public en icelle.
Ce présent extrait, contenant douze chefs, a été fait par moi, commissaire général de la marine soussigné, sur le procès-verbal du voyage que j’ai fait en tous les ports de la mer océane, pour être présenté au conseil de sa majesté.
Fait à Paris, le vingt-troisième jour de mars mil six cent trente-un.
[1] Le Havre
[3] Coup de Vache (ou de Vague), commune de Marsilly (17) sur la baie de l’Aiguillon.
[4] Biarritz
pour en savoir plus sur : 17 Angoulins - 17 Arvert - 17 Fouras - 17 Hiers-Brouage - 17 Île d’Oléron - 17 Île-d’Aix - 17 L’Houmeau - 17 La Rochelle - 17 La Tremblade - 17 Marans - 17 Marennes - 17 Marsilly - 17 Mortagne-sur-Gironde - 17 Royan - 17 Talmont-sur-Gironde - 85 Les-Sables d’Olonne - 85 Luçon - 85 Saint-Gilles-Croix de Vie - Escoubleau de Sourdis (Henri d’) - Infreville (Louis Le Roux d’) 1642-1712 - Marine - Province Aunis - Province Bretagne - Province Guyenne - Province Normandie - Province Picardie - Province Poitou - Province Saintonge - Richelieu (Armand du Plessis de) -
2. 1642 - Le testament d’Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu
3. 1793 - Le Conseil Général de la Charente s’adresse aux autres départements
4. 1694 - Pour entrer à l’école de Saint-Cyr : demoiselle Méhée d’Anqueville fournit ses preuves de noblesse
5. 1789 - Raix (16) : cahier de doléances de la paroisse Saint Barthélemy
6. 1879 - Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest
7. 1501 - 1502 4 Philippe de Habsbourg et Jeanne d’Aragon voyagent à travers Belgique, France et Espagne - de Tours à Guitres
8. 1080 - 1085 - Manuscrits de dom Fonteneau - Table chronologique
9. 1501 - 1502 1 Philippe de Habsbourg et Jeanne d’Aragon voyagent à travers Belgique, France et Espagne - Introduction