Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/lariam-250mg-cpr-secable-8-223506
Timestamp: 2019-02-19 05:27:11+00:00
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LARIAM 250MG CPR SECABLE 8 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
Prophylaxie du paludisme en zone d'incidence élevée de paludisme chimiorésistant (pays du groupe 3).
Traitement des accès simples de paludisme contracté en particulier en zone de résistance aux amino-4-quinoléïnes (chloroquine).
Remarque: en cas de vomissements itératifs, d'accès compliqués, graves ou pernicieux, un traitement antipaludique par voie parentérale est nécessaire.
Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kg : la dose de méfloquine base recommandée en prophylaxie est de 250 mg en une prise par semaine.
Chez l'adulte et l'enfant dont le poids est compris entre 15 et 45 kg (soit pour l'enfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) : la dose de méfloquine base, recommandée en prophylaxie est de 5 mg/kg en une prise par semaine.
Soit à titre indicatif, en fonction du poids :
· Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kg : 1 comprimé à 250 mg une fois par semaine.
· Chez l'adulte et l'enfant entre 45 et 15 kg (soit pour l'enfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) :
o de 31 à 45 kg : 3/4 de comprimé à 250 mg en une prise par semaine ;
o de 20 à 30 kg : 1/2 comprimé à 250 mg en une prise par semaine ;
o de 15 à 19 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg une fois par semaine.
En l'absence de données cliniques, il convient d'éviter l'utilisation de la méfloquine en prophylaxie chez les enfants de moins de 15 kg.
Afin de s'assurer que la prise de méfloquine est bien tolérée avant le départ en zone d'endémie palustre, il est recommandé de prévoir la première prise 10 jours avant le départ et la deuxième prise 3 jours avant le départ. Les prises suivantes se feront toutes les semaines à jour fixe.
Afin de réduire le risque d'accès palustre par reviviscence des formes intrahépatiques, et du fait de la longue demi vie de la méfloquine, la dernière prise aura lieu au moins 3 semaines après le retour de la zone d'endémie.
La dose totale de méfloquine recommandée pour traiter un accès palustre est de 25 mg/kg et doit être administrée en moins de 24 heures.
Afin de réduire le risque de survenue d'effets indésirables et leur intensité, la dose totale sera répartie en 2 à 3 prises pouvant être espacées par un intervalle de 6 à 12 heures.
A titre indicatif, le schéma posologique suivant peut être proposé en fonction du patient :
Au dessus de 60 kg ***: 6 comprimés à 250 mg,
soit : 3 comprimés à 250 mg puis 2 comprimés à 250 mg 6 à 8 heures plus tard, puis 1 comprimé à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.
De 46 kg à 60 kg : 5 comprimés à 250 mg
soit : 3 comprimés à 250 mg puis 2 comprimés à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.
De 31 kg à 45 kg : 3 à 4 comprimés à 250 mg
soit : 2 à 3 comprimés à 250 mg puis 1 comprimé à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.
De 21 kg à 30 kg : 2 à 3 comprimés à 250 mg réparties en 2 prises à 12 heures d'intervalle.
De 5kg** à 20 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg/2,5 kg ou 1 comprimé à 250 mg/10 kg en répartissant la dose en 2 prises à 12 heures d'intervalle.
Si, malgré une posologie correcte, le traitement par la méfloquine n'entraîne pas d'amélioration dans les 48-72 heures et si la persistance de la parasitémie est confirmée, il faut suspecter une résistance du Plasmodium à la méfloquine et envisager un autre traitement antipaludique.
De même, lorsqu'un accès de paludisme se déclare alors qu'une prophylaxie par la méfloquine a été correctement suivie, une résistance du Plasmodium à la méfloquine doit également être suspectée, il conviendra alors de choisir un autre antipaludique que la méfloquine pour traiter l'accès palustre. Concernant l'utilisation de l'halofantrine, voir les rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.
Du fait de la mise en évidence d'une résistance croisée de Plasmodium falciparum entre méfloquine et halofantrine, l'utilisation de l'halofantrine pour traiter un accès palustre à Plasmodium falciparum suspect de résistance à la méfloquine doit être évitée.
La méfloquine a un goût amer et légèrement piquant.
Les comprimés doivent être avalés sans les croquer avec un verre de liquide et de préférence au cours d'un repas.
Remboursement en fonction de l'indication (JO du 14/02/2007) :
antécédent d'hypersensibilité à la méfloquine ou à d'autres substances apparentées (par exemple, quinine, quinidine) ou à l'un des excipients contenus dans la formulation.
l'utilisation de la méfloquine en traitement prophylactique est contre-indiquée chez les patients présentant une dépression active, un antécédent de dépression, une anxiété généralisée, une psychose, une tentative de suicide, des idées suicidaires et un comportement de mise en danger de soi-même, une schizophrénie ou d'autres troubles psychiatriques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)
l'utilisation de la méfloquine en traitement prophylactique est contre-indiquée chez les patients présentant un antécédent de convulsions quelle qu'en soit l'origine (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
antécédent de fièvre bilieuse hémoglobinurique, une complication du paludisme avec une hémolyse intravasculaire aiguë responsable d'une hémoglobinurie.
insuffisance hépatique sévère (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables)
l'utilisation de l'halofantrine est contre-indiquée pendant un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine, en raison d'un risque d'allongement de l'intervalle QTc potentiellement fatal (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
traitement concomitant par de l'acide valproïque et par extension par du valpromide (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un possible effet tératogène et foetotoxique.
L'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier de la méfloquine administrée à titre prophylactique.
Les données en traitement curatif sont moins nombreuses. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer l'absence de risque.
en raison de la gravité du paludisme en cours de grossesse, on doit fortement décourager une femme enceinte ou souhaitant l'être de voyager en zone d'endémie palustre. L'utilisation de la méfloquine à titre prophylactique peut être envisagée quel que soit l'âge de la grossesse dans le strict respect des indications.
l'utilisation de la méfloquine à titre curatif est réservée chez la femme enceinte au traitement des accès simples de paludisme en cas de contre-indication à la quinine ou en cas de résistance du Plasmodium falciparum à la quinine.
La méfloquine passe dans le lait maternel. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter de l'administrer chez la femme qui allaite.
La méfloquine peut entraîner des symptômes psychiatriques tels qu'une anxiété, une paranoïa, une dépression, des hallucinations ou une psychose. Des symptômes psychiatriques tels que des rêves anormaux / cauchemars, des insomnies, une anxiété aiguë, une dépression, une agitation ou une confusion mentale, doivent être considérés comme des prodromes d'effets indésirables plus graves (voir rubrique Effets indésirables, notamment dans la description des effets indésirables spécifiques). Des cas de suicide, d'idées suicidaires et de comportement de mise en danger de soi-même comme une tentative de suicide ont été rapportés (voir rubrique Effets indésirables).
Ces effets indésirables peuvent également survenir jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt du médicament. Chez quelques patients, il est rapporté que des troubles neuropsychiatriques (à type de dépression, vertiges et pertes d'équilibre) peuvent persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après l'arrêt du médicament.
Afin de réduire le risque de survenue de ces effets indésirables, la méfloquine ne doit pas être utilisée en traitement prophylactique chez des patients présentant ou ayant présenté un trouble psychiatrique (voir rubrique Contre-indications).
Des réactions d'hypersensibilité allant de manifestations cutanées modérées à des réactions anaphylactiques peuvent survenir (voir rubriques Contre-indications et Effets indésirables).
Les patients doivent être informés qu'en cas de symptômes de troubles du rythme ou de palpitations survenant durant un traitement prophylactique avec la méfloquine, ils doivent consulter immédiatement un médecin. Ces symptômes peuvent, dans de rares cas, précéder des effets indésirables cardiaques graves (voir rubrique Effets indésirables).
En raison d'un risque d'allongement de l'intervalle QTc potentiellement fatal, l'halofantrine ne doit pas être utilisée pendant un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'administration concomitante de méfloquine et d'autres substances apparentées (par exemple, quinine, quinidine et chloroquine) peut provoquer des anomalies de l'électrocardiogramme.
Etant donné l'augmentation des concentrations plasmatiques et l'allongement de la demi-vie d'élimination de la méfloquine après l'administration concomitante de kétoconazole, un risque d'allongement de l'intervalle QTc est également attendu lorsque le kétoconazole est administré en association à un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Chez les patients atteints d'épilepsie, la méfloquine peut augmenter le risque de convulsions. Par conséquent, l'administration de méfloquine en prophylaxie est contre indiquée chez les sujets présentant des antécédents de convulsions (voir rubrique Contre-indications).
L'administration de méfloquine en traitement curatif peut néanmoins être envisagée chez ces sujets en cas de nécessité absolue.
Afin d'éviter la survenue de troubles convulsifs, les interactions médicamenteuses suivantes (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) devront être prises en considération :
contre-indication avec l'acide valproïque et par extension avec le valpromide
précaution d'emploi lors de la co-administration avec des anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (voir dans cette même rubrique le paragraphe inhibiteur ou inducteur sur le système enzymatique du cytochrome P450). En cas de co-administration avec un anticonvulsivant inducteur enzymatique, il est important d'instaurer une surveillance des concentrations plasmatiques du médicament anticonvulsivant et une adaptation posologique si nécessaire
précaution d'emploi avec les médicaments connus pour diminuer le seuil de convulsion représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol ou certains antibiotiques (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
Des cas de polyneuropathies (basées sur des symptômes neurologiques comme une douleur, une sensation de brûlure, des troubles sensitifs ou une faiblesse musculaire, seuls ou associés) ont été rapportés chez des patients recevant de la méfloquine.
Le traitement avec la méfloquine doit être immédiatement interrompu en cas de survenue de symptômes de neuropathie, incluant une douleur, une sensation de brûlure, des fourmillements, un engourdissement et/ou une faiblesse musculaire, afin de prévenir le développement d'un trouble irréversible (voir rubrique Effets indésirables).
L'attention est également attirée sur le risque de survenue d'étourdissements, de vertiges, de pertes de l'équilibre ou d'autres troubles neuropsychiatriques (voir rubrique Effets indésirables) induits par la méfloquine et pouvant survenir lors de la conduite de véhicules et de l'utilisation de machines, ainsi qu'au cours d'activités ou de certains sports (exemple pilotage d'avions, alpinisme, plongée..) nécessitant une attention soutenue, une coordination fine des mouvements (voir rubrique Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines)..
Tout patient présentant un trouble visuel doit immédiatement consulter un médecin car certaines affections (comme des troubles rétiniens ou une neuropathie optique) peuvent nécessiter l‘arrêt du traitement avec la méfloquine.
Pneumopathie potentiellement d'origine allergique
Des cas de pneumopathies potentiellement d'origine allergique ont été rapportés (voir rubrique Effets indésirables). Les patients développant des signes de dyspnée, une toux sèche, généralement associés à une fièvre et potentiellement des céphalées, pendant le traitement avec la méfloquine doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement un médecin.
Le risque d'hypoglycémie chez des patients atteints d'hyperinsulinisme congénital doit être pris en compte.
Durant les études cliniques, le médicament n'a pas été administré au-delà d'un an.
Si le médicament est administré durant une période prolongée, des évaluations périodiques incluant des contrôles de la fonction hépatique et des examens ophtalmologiques périodiques doivent être réalisées.
Résistance au médicament selon la situation géographique
Des résistances au médicament selon la situation géographique ont été observées pour le Plasmodium falciparum, aussi le médicament de choix pour le traitement prophylactique du paludisme peut être différent d'une région à l'autre. Une résistance de Plasmodium falciparum à la méfloquine a été rapportée, principalement dans les régions d'Asie du Sud-Est, avec des résistances multiples. Dans certaines régions, une résistance croisée entre la méfloquine et l'halofantrine ainsi qu'entre la méfloquine et la quinine a été mise en évidence. Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales concernant l'évolution des chimiorésistances.
Lorsque Plasmodium vivax est seul responsable d'un accès palustre, un traitement par la méfloquine n'est justifié que pour les zones où existent des souches de Plasmodium vivax résistantes à la chloroquine (telles que par exemple en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Irian Jaya en Indonésie, Myanmar et Vanuatu).
Interactions médicamenteuses particulières (voir aussi rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
Il est recommandé de pratiquer les vaccinations avec des bactéries vivantes atténuées orales au moins 3 jours avant la première dose de méfloquine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Inhibiteurs et inducteurs du cytochrome CYP3A4
La méfloquine n'a pas d'effet inhibiteur ou inducteur sur le système enzymatique du cytochrome P450. Par conséquent, il n'est pas attendu de modification du métabolisme des médicaments administrés en association avec la méfloquine.
Cependant, des inducteurs (par exemple rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, éfavirenz) ou des inhibiteurs de l'isoenzyme CYP3A4 peuvent modifier la pharmacocinétique et le métabolisme de la méfloquine, conduisant à une augmentation ou à une diminution des concentrations plasmatiques de méfloquine. Les conséquences cliniques de ces effets ne sont pas connues mais une surveillance clinique étroite est recommandée.
Anticoagulants ou antidiabétiques
Les effets de la méfloquine chez les voyageurs prenant en particulier un anticoagulant ou un antidiabétique, doivent être contrôlés avant le départ.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, l'élimination de la méfloquine peut être retardée, entraînant une augmentation des concentrations plasmatiques et une augmentation du risque d'effets indésirables.
La méfloquine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (rubrique Contre-indications).
En raison de données cliniques limitées, la méfloquine doit être administrée avec prudence chez l'insuffisant rénal. La méfloquine et ses principaux métabolites ne sont pas éliminés de façon importante lors d'une hémodialyse.
Risque de survenue de crises épileptiques par augmentation du métabolisme de l'acide valproïque et effet proconvulsivant de la méfloquine.
L'utilisation de l'halofantrine pendant le traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine provoque un allongement significatif de l'intervalle QTc (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi). Un allongement cliniquement significatif de l'intervalle QTc n'a pas été observé avec la méfloquine seule.
Pour la quinine administrée par voie IV : risque majoré de survenue de crises épileptiques par addition des effets proconvulsivants. Respecter un délai minimum de 12 heures entre la fin de l'administration IV de quinine et le début de l'administration de méfloquine.
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.
+ MÉDICAMENTS SUSCEPTIBLES DE DONNER DES TORSADES DE POINTES (notamment antiarythmiques de classe Ia et III, médicaments hypokaliémiants, certains neuroleptiques ou encore certains médicaments administrés par voie injectables tels que le dolasétron, l'érythromycine, la spiramycine et la vincamine)
+ AUTRES BRADYCARDISANTS (notamment antiarythmiques de classe Ia, bêta-bloquants, antiarythmiques de classe III, certains antagonistes du calcium, digitaliques, pilocarpine, anticholinestérasiques)
+ AUTRES MÉDICAMENTS ABAISSANT LE SEUIL ÉPILEPTOGÈNE (notamment la plupart des antidépresseurs [imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine], les neuroleptiques [phénothiazines et butyrophénones], la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol ou certains antibiotiques).
+ INHIBITEURS ET INDUCTEURS DU CYP3A4 notamment certains ANTI-CONVULSIVANTS
(voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi aux paragraphes Troubles convulsifs et Interactions médicamenteuses particulières).
+ VACCINS
Lors de l'administration concomitante de méfloquine et d'un vaccin vivant oral contre la fièvre typhoïde, une diminution de l'immunisation ne peut être exclue. Par conséquent, il est recommandé de pratiquer les vaccinations avec des bactéries vivantes atténuées orales au moins 3 jours avant la première dose de méfloquine.
Le profil de tolérance de la méfloquine se caractérise en cas d'utilisation en traitement prophylactique par la prédominance d'effets indésirables neuropsychiatriques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Des effets indésirables peuvent également survenir même jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt du traitement.
Les effets indésirables les plus fréquents dans cette indication sont les nausées, les vomissements et les vertiges. Les nausées et les vomissements sont généralement modérés et ont tendance à diminuer lors de la poursuite du traitement, même lorsque les concentrations plasmatiques du médicament augmentent. Des troubles neuropsychiatriques (à type dépression, étourdissements, vertiges et pertes d'équilibre) pouvant persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après l'arrêt du médicament, ont été rapportés chez quelques patients.
Aux doses administrées en cas d'accès palustre, il se peut que les réactions indésirables dues à la méfloquine soient difficiles à distinguer des symptômes de la maladie elle-même.
Les effets indésirables rapportés lors de l'expérience post-commercialisation ainsi que lors d'une étude clinique randomisée, en double aveugle, incluant 483 patients recevant de la méfloquine sont présentés dans le tableau ci-dessous. Les fréquences présentées dans le tableau sont basées sur l'étude clinique randomisée, en double aveugle.
Les effets indésirables sont listés selon la classification MedRA des classes de systèmes d'organes et les catégories de fréquence. Les fréquences des effets indésirables sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, <1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, <1/100), rare (≥ 1/10 000, <1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Agranulocytose, anémie aplasique, leucopénie, leucocytose, thrombocytopénie.
Affections du système immunitaire (voir rubriques Contre-indications et 4.4)
Hypersensibilité allant de troubles cutanés modérés à une réaction anaphylactique.
Affections psychiatriques a) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)
Rêves anormaux / Cauchemars, insomnies.
Suicide, tentative de suicide, idée suicidaire et comportement de mise en danger de soi-même, trouble bipolaire, réaction psychotique incluant par exemple trouble délirant, dépersonnalisation, manie et schizophrénie/trouble schizophréniforme, réaction paranoïde, attaques de panique, confusion mentale, hallucinations, agressivité, agitation, nervosité, fluctuations de l'humeur, trouble de l'attention.
Affections du système nerveux a) (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
Encéphalopathie, paralysie crânienne, convulsions, amnésie (pouvant parfois durer plus de 3 mois), syncopes, troubles du langage, pertes de mémoire, troubles de l'équilibre, troubles de la marche, neuropathie motrice périphérique (y compris paresthésies, tremblements et ataxie), neuropathie périphérique sensitive, somnolence.
Affections oculaires (voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)
Cataracte, troubles rétiniens et neuropathie optique pouvant survenir avec un temps de latence pendant ou après le traitement, vision floue.
Troubles vestibulaires y compris acouphènes, surdité partielle (parfois prolongée), baisse de
l'acuité auditive, hyperacousie.
Affections cardiaques (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
Bloc auriculoventriculaire, tachycardie, palpitations, bradycardie, fréquence cardiaque irrégulière, extrasystoles, autres modifications transitoires de la conduction cardiaque.
Troubles cardiovasculaires (hypotension, hypertension, bouffées de chaleur).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)
Pneumonie, pneumopathie potentiellement d'origine allergique, dyspnée.
Nausées, diarrhée, douleur abdominale, vomissements.
Pancréatite, dyspepsie.
Affections hépatobiliaires (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi en cas d'utilisation à long terme)
Insuffisance hépatique, hépatite, ictère, augmentation asymptomatique et transitoire des transaminases (ALT, AST, GGT).
Syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, rash, exanthème, érythème, urticaire, alopécie, prurit, hyperhidrose.
Faiblesse musculaire, crampes, myalgies, arthralgies.
Oedème, douleur thoracique, asthénie, malaise, fatigue, frissons, fièvre.
Insuffisance rénale aiguë, néphrite, augmentation de la créatininémie.
a) Occasionnellement, il est rapporté une persistance de ces symptômes pendant une longue durée après l'arrêt du traitement par méfloquine.
Description des effets indésirables spécifiques
Rêves anormaux / cauchemars :
Les rêves anormaux sont des effets indésirables très fréquents avec la méfloquine. Par conséquent, leur portée devra être prise en compte dans l'évaluation globale des réactions rapportées par les patients ou des changements de leur état mental avec la méfloquine (voire mise en garde encadrée dans la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les études in vitro et in vivo n'ont pas mis en évidence d'hémolyse en cas de déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (G6PD).
En cas de surdosage avec la méfloquine, les symptômes mentionnés à la rubrique Effets indésirables ("Effets indésirables") peuvent être plus prononcés.
Après un surdosage avec la méfloquine, les patients doivent recevoir un traitement symptomatique et faire l'objet d'une surveillance étroite. Il n'existe pas d'antidote spécifique. L'utilisation de charbon actif oral pour limiter l'absorption de méfloquine peut être envisagée dans l'heure suivant l'ingestion. On peut également avoir recours à un lavage gastrique. L'élimination de la méfloquine et de ses principaux métabolites est limitée lors d'une hémodialyse.
La fonction cardiaque (électrocardiogramme), la fonction hépatique et l'état neuropsychiatrique doivent être étroitement surveillés pendant au moins 24 heures et le patient placé, si nécessaire, en soin intensif, en particulier lors de la survenue de troubles cardiovasculaires.
BORIPHARM GRAN N17
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