Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F20-10-2014-6B_735-2014
Timestamp: 2016-10-23 14:32:13+00:00
Document Index: 100838688

Matched Legal Cases: ['art. 42', 'art. 42', 'art. 105', 'art. 95', 'art. 9', 'art. 97', 'art. 106', 'ATF ', 'ATF ', 'art. 108', 'art. 64', 'art. 66']

6B_735/2014 (20.10.2014)
6B_735/2014 � � Arr�t du 20 octobre 2014
M. le Juge f�d�ral Mathys, Pr�sident.
Recours en mati�re p�nale au Tribunal f�d�ral, motivation du recours,
recours contre l'arr�t de la Cour de justice de la R�publique et canton de Gen�ve, Chambre p�nale d'appel et de r�vision, du 12 juin 2014.
Par arr�t du 12 juin 2014, la Chambre p�nale d'appel et de r�vision de la Cour de justice genevoise a confirm� la condamnation de X.________ � 40 jours-amende � 30 fr. le jour avec sursis pendant 3 ans pour diffamation et menaces prof�r�es entre ao�t 2011 et janvier 2012 au d�triment de Y.________, propri�taire de la maison dans laquelle il louait un appartement de 2 1/2 pi�ces depuis le mois de mars 2010.
�Selon la juridiction cantonale, le recourant avait fait preuve d'un comportement attentatoire � l'honneur de Y.________ en d�clarant que sa place se trouvait dans un asile d'ali�n�s, qu'elle avait un sourire de � bobet �, qu'elle n'�tait pas de bonne foi et ne faisait que salir ses locataires, le tout dans des termes imag�s particuli�rement d�gradants et dans un climat d�l�t�re o� les rapports tendus entre propri�taire et locataire n'avaient �t� que le pr�texte � des propos d�sobligeants et � des d�bordements verbaux. Il l'avait de surcro�t d�nigr�e non seulement aupr�s des professionnels du secteur immobilier, mais �galement sur les r�seaux sociaux en dissuadant les locataires int�ress�s de louer l'appartement de l'intim�e qu'il faisait passer pour une propri�taire indigne et de mauvaise foi.
�La juridiction cantonale a �galement retenu la pr�vention de menaces apr�s que le recourant avait d�clar� � l'intim�e qu'il n'entendait pas se laisser faire, qu'il allait lui faire la peau, lui arracher la t�te et qu'elle n'avait qu'� faire attention. Ces propos mena�ants avait � l'�vidence effray� l'intim�e qui en avait perdu le sommeil et pris soin de solliciter le soutien de son amie A.________ comme interm�diaire dans le contentieux l'opposant � son locataire.
2.1.�X.________ interjette un recours en mati�re p�nale au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t cantonal. En bref et pour l'essentiel, il d�taille le contentieux qui l'a oppos� � son ancienne bailleresse. Sans mettre en cause le contenu des d�clarations litigieuses, il conteste toute diffamation attendu que ses annonces sur anibis refl�taient la stricte r�alit� des faits. Il d�nonce Y.________ ainsi que A.________ contre lesquelles il r�clame le prononc� de condamnations p�nales et requiert l'audition de plusieurs t�moins.
2.2.�Les m�moires au Tribunal f�d�ral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves (art. 42 al. 1 LTF). Le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la d�cision attaqu�e viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). La partie recourante ne peut en particulier critiquer les faits constat�s par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 2 LTF) que s'ils ont �t� �tablis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de mani�re manifestement inexacte, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst., et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La violation des droits fondamentaux - notamment le grief d'arbitraire - doit �tre invoqu�e et motiv�e de mani�re pr�cise (art. 106 al. 2 LTF). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 137 II 353 consid. 5.1).
�La notion d'arbitraire a �t� rappel�e r�cemment dans l'ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379, auquel on peut se r�f�rer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la d�cision attaqu�e apparaisse discutable ou m�me critiquable. Il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son r�sultat.
2.3.�En l'occurrence, le recourant se borne � �voquer des consid�rations non d�cisives pour l'issue du litige et n'�tablit aucunement en quoi les consid�rations cantonales susmentionn�es seraient contraires au droit. En particulier, il ne d�montre pas en quoi les magistrats cantonaux auraient effectu� une appr�ciation arbitraire des moyens de preuve sur lesquels ils se sont fond�s. Il oppose son appr�ciation du litige � celle de la chambre cantonale � l'issue d'une motivation int�gralement appellatoire qui est irrecevable, de sorte que le recours doit �tre �cart� en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF.
Comme les conclusions du recours �taient d'embl�e vou�es � l'�chec, l'assistance judiciaire ne peut pas �tre accord�e (art. 64 al. 1 LTF). Le recourant devra supporter les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF), r�duits afin de tenir compte de sa situation financi�re qui n'appara�t pas favorable.
Lausanne, le 20 octobre 2014