Source: https://lois-laws.justice.gc.ca/fra/lois/C-5/page-10.html
Timestamp: 2020-05-29 00:20:28+00:00
Document Index: 173250617

Matched Legal Cases: ['art. 2', 'art. 37', 'art. 41', 'art. 203', 'art. 39', 'art. 40', 'art. 41', 'art. 27', 'art. 42', 'art. 46', 'art. 89']

L.R.C. (1985), ch. C-5 - Table des matières
L.R.C. (1985), ch. C-5
Loi sur la preuve au Canada (L.R.C. (1985), ch. C-5)
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Loi à jour 2020-05-17; dernière modification 2019-07-12 Versions antérieures
Partie I (suite)
39.1 (1) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent article.
document S’entend au sens de l’article 487.011 du Code criminel . (document)
journaliste Personne dont l’occupation principale consiste à contribuer directement et moyennant rétribution, soit régulièrement ou occasionnellement, à la collecte, la rédaction ou la production d’informations en vue de leur diffusion par les médias, ou tout collaborateur de cette personne. (journalist)
source journalistique
source journalistique Source qui transmet confidentiellement de l’information à un journaliste avec son engagement, en contrepartie, de ne pas divulguer l’identité de la source, dont l’anonymat est essentiel aux rapports entre le journaliste et la source. (journalistic source)
(2) Sous réserve du paragraphe (7), un journaliste peut s’opposer à divulguer un renseignement ou un document auprès d’un tribunal, d’un organisme ou d’une personne ayant le pouvoir de contraindre à la production de renseignements pour le motif que le renseignement ou le document identifie ou est susceptible d’identifier une source journalistique.
Note marginale :Ancien journaliste
(3) Pour l’application des paragraphes (2) et (7), journaliste comprend la personne qui était journaliste au moment où un renseignement identifiant ou susceptible d’identifier la source journalistique lui a été transmis.
Note marginale :Pouvoir du tribunal, de l’organisme ou de la personne
(4) Le tribunal, l’organisme ou la personne peut soulever l’application du paragraphe (2) de sa propre initiative.
Note marginale :Mesure intérimaire
(5) Lorsqu’une opposition ou l’application du paragraphe (2) est soulevée, le tribunal, l’organisme ou la personne veille à ce que le renseignement ou le document ne soit pas divulgué, sauf en conformité avec le présent article.
(6) Avant de décider la question, le tribunal, l’organisme ou la personne donne aux parties et aux personnes intéressées une occasion raisonnable de présenter des observations.
(7) Le tribunal, l’organisme ou la personne ne peut autoriser la divulgation du renseignement ou du document que s’il estime que les conditions suivantes sont réunies :
a) le renseignement ou le document ne peut être mis en preuve par un autre moyen raisonnable;
b) l’intérêt public dans l’administration de la justice l’emporte sur l’intérêt public à préserver la confidentialité de la source journalistique, compte tenu notamment :
(i) de l’importance du renseignement ou du document à l’égard d’une question essentielle dans le cadre de l’instance,
(ii) de la liberté de la presse,
(iii) des conséquences de la divulgation sur la source journalistique et le journaliste.
(8) La décision rendue en vertu du paragraphe (7) peut être assortie des conditions que le tribunal, l’organisme ou la personne estime indiquées afin de protéger l’identité de la source journalistique.
Note marginale :Fardeau
(9) Il incombe à la personne qui demande la divulgation de démontrer que les conditions énoncées au paragraphe (7) sont remplies.
(10) L’appel d’une décision rendue en vertu du paragraphe (7) se fait :
a) devant la Cour d’appel fédérale, s’agissant d’une décision de la Cour fédérale;
b) devant la cour d’appel d’une province, s’agissant d’une décision d’une cour supérieure de la province;
c) devant la Cour fédérale, s’agissant d’une décision d’un tribunal, d’un organisme ou d’une personne investi du pouvoir de contraindre à la production de renseignements sous le régime d’une loi fédérale qui ne constitue pas un tribunal, un organisme ou un personne régi par le droit d’une province;
d) devant la division ou le tribunal de première instance de la cour supérieure de la province dans le ressort de laquelle le tribunal, l’organisme ou la personne a compétence, dans les autres cas.
(11) Le délai dans lequel l’appel prévu au paragraphe (10) peut être interjeté est de dix jours suivant la date de la décision frappée d’appel, mais le tribunal d’appel peut le proroger s’il l’estime indiqué dans les circonstances.
(12) L’appel interjeté en vertu du paragraphe (10) est entendu et tranché sans délai et selon une procédure sommaire.
2017, ch. 22, art. 2
Lois provinciales concernant la preuve
Note marginale :Mode d’application
40 Dans toutes les procédures qui relèvent de l’autorité législative du Parlement du Canada, les lois sur la preuve qui sont en vigueur dans la province où ces procédures sont exercées, y compris les lois relatives à la preuve de la signification d’un mandat, d’une sommation, d’une assignation ou d’une autre pièce s’appliquent à ces procédures, sauf la présente loi et les autres lois fédérales.
S.R., ch. E-10, art. 37
Note marginale :Déclaration solennelle
41 Tout juge, notaire public, juge de paix, juge de la cour provinciale, recorder, maire ou commissaire autorisé à recevoir les affidavits destinés à servir dans les tribunaux provinciaux ou fédéraux, ou autre fonctionnaire autorisé par la loi à faire prêter serment en quelque matière que ce soit, peut recevoir la déclaration solennelle de quiconque la fait volontairement devant lui, selon la formule qui suit, pour attester soit l’exécution d’un écrit, d’un acte ou d’une pièce, soit la vérité d’un fait, soit l’exactitude d’un compte rendu par écrit :
Je, , déclare solennellement que (exposer le ou les faits déclarés), et je fais cette déclaration solennelle, la croyant consciencieusement vraie et sachant qu’elle a la même force et le même effet que si elle était faite sous serment.
Déclaré devant moi à , ce jour de 19
L.R. (1985), ch. C-5, art. 41
L.R. (1985), ch. 27 (1er suppl.), art. 203
Preuves des assurances
Note marginale :Affidavits, etc.
42 Tout affidavit, affirmation solennelle ou déclaration, qu’exige une compagnie d’assurance autorisée par la loi à faire des opérations au Canada, relativement à quelque perte ou avarie d’un bien, ou décès ou blessure d’une personne, faisant l’objet d’une assurance consentie par cette compagnie, peut se faire devant tout commissaire ou autre personne autorisée à recevoir les affidavits, ou devant tout juge de paix ou notaire public pour une province; ces fonctionnaires sont requis de recevoir ces affidavits, affirmations solennelles ou déclarations.
S.R., ch. E-10, art. 39
Note marginale :Tribunaux étrangers
43 La présente partie s’applique à la preuve à recueillir se rapportant aux procédures devant les tribunaux étrangers.
S.R., ch. E-10, art. 40
44 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.
cause Est assimilée à une cause une procédure intentée contre un criminel. (cause)
juge Juge d’une cour supérieure dans une province. (judge)
serment Est assimilée à un serment une affirmation solennelle dans les cas où par le droit fédéral ou provincial, selon le cas, une affirmation solennelle est permise pour tenir lieu d’un serment. (oath)
tribunal Toute cour supérieure dans une province. (court)
S.R., ch. E-10, art. 41
1984, ch. 40, art. 27
45 La présente partie n’a pas pour effet de porter atteinte au droit de législation de la législature d’une province, nécessaire ou désirable pour en exécuter les objets.
S.R., ch. E-10, art. 42
Note marginale :Ordre d’interroger un témoin au Canada
46 (1) Lorsque, sur requête à cette fin, il est prouvé à un tribunal ou à un juge qu’un tribunal étranger compétent, devant lequel est pendante une affaire civile, commerciale ou pénale, désire avoir, dans cette affaire, le témoignage de quelque partie ou témoin qui est dans le ressort du tribunal en premier lieu mentionné, ou du tribunal auquel appartient le juge, ou de ce juge, ce tribunal ou ce juge peut, à discrétion, ordonner en conséquence que la partie ou le témoin soit interrogé sous serment, par questions écrites ou autrement, devant la ou les personnes dénommées à l’ordonnance, et peut assigner, par la même ordonnance ou par une ordonnance subséquente, cette partie ou ce témoin à comparaître pour témoigner, et lui enjoindre de produire tous écrits ou documents mentionnés dans l’ordonnance, et tous autres écrits ou documents relatifs à l’affaire dont il s’agit et qui sont en la possession ou sous le contrôle de la partie ou du témoin.
(2) Il est entendu que le témoignage de la personne fait au moyen d’un instrument qui retransmet, devant tout tribunal étranger compétent, sur le vif, son image et sa voix — ou celle-ci seulement — et qui permet de l’interroger est admissible au titre du paragraphe (1).
L.R. (1985), ch. C-5, art. 46
1999, ch. 18, art. 89
2 - Partie I
3 - Témoins
13 - Serments et affirmations solennelles
17 - Admission d’office
19 - Preuve documentaire
36.1 - Définition
37 - Renseignements d’intérêt public
38 - Relations internationales et défense et sécurité nationales
39 - Renseignements confidentiels du Conseil privé de la Reine pour le Canada
39.1 - Sources journalistiques
40 - Lois provinciales concernant la preuve
41 - Déclarations solennelles
42 - Preuves des assurances
43 - Partie II
44 - Définitions et interprétation
46 - Procédure
52 - Partie III
53 - Serments et affirmations solennelles
54 - Preuve documentaire
ANNEXE - Entités désignées
Table des matières1 ... 1213 ... 2122 ... 2930 ... 3131.1 ... 36.137 ... 3838.01 ... 38.0438.05 ... 38.1338.131 ... 3939.1 ... 4647 ... 54ANNEXE : Entités désignéesDispositions connexesModifications non en vigueur