Source: http://www.servicesecom.com/defibrillateur/defibrillation
Timestamp: 2019-12-06 07:55:39+00:00
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Défibrillation - DEFIBRILLATEURS MAINTENANCE REGLEMENTATION
Devant toute personne qui s’effondre brutalement,
qui n’est pas consciente, qui ne respire plus ou très mal.
Elle est en arrêt cardiaque, pas de doute possible.
L’intérêt du défibrillateur est son utilisation dans les toutes premières minutes si on veut augmenter considérablement les chances de survie.
Le premier signe, c’est l’absence des signes de vie, c’est-à-dire l’absence de conscience, la victime ne réagit pas quand elle est stimulée. On se penche au-dessus de son visage, pour essayer de percevoir un souffle de respiration ou écouter un bruit, on pose sa main sur le thorax pour voir si celui-ci se soulève ou pas. Un arrêt cardiorespiratoire doit bénéficier sans délai des techniques de réanimation. Il faut alerter au plus vite les services de secours, engager sans délai le massage cardiaque et mettre en place le défibrillateur quand il est disponible, parce qu’il est un accessoire supplémentaire dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque, dès les premières minutes.
Beaucoup de gens n’ont pas été formés à son utilisation.
Avec ou sans formation, toute personne est en mesure de se servir de cet appareil, depuis le décret du 4 mai 2007. Mais on constate que les gens en ont peur. Or l’appareil est d’une simplicité enfantine ; il va guider le sauveteur et donc le rassurer sur la validité des gestes entrepris. Ce qui est en réalité difficile, c’est d’assurer un massage cardiaque continu jusqu’à l’arrivée des secours. Encore une raison supplémentaire pour former un maximum de citoyens capables de se relayer auprès de la victime.
Absolument, dès les premières minutes. Quand l’arrêt cardiaque survient, le coeur est désorganisé, inefficace. Il fibrille. Le seul moyen de stopper cette fibrillation et de réinitialiser un rythme synchrone, c’est qu’un courant électrique traverse le coeur. Cette fibrillation ne va pas durer dans le temps, c’est pour cela que la mise en place d’un défibrillateur a toute sa justification dans les premières minutes de l’arrêt cardiorespiratoire. Donc c’est par le biais de l’action du premier témoin.
Il est illusoire aujourd’hui de penser, avec les délais de trajet incompressibles pour les services de secours, que ce soit les pompiers ou le SAMU qui vont sauver quelqu’un en arrêt cardiaque. L’action du premier témoin est donc capitale.
Il y a quelques règles de base très simples. Les électrodes, ce sont en fait des patchs autocollants à usage unique. Ils doivent être posés sur un torse nu et sec. Dans certains appareils, on peut trouver un rasoir, et des compresses en cas de sudation. Il y a des indications pour poser les électrodes, sur celles-ci, ou sur l’appareil, parfois aux deux endroits. Une électrode se pose sous la clavicule droite et l’autre dans la continuité du dessous de bras, côté gauche, en dessous des mamelons, sur le thorax. Il faut bien les appliquer, sans bulles et bien collées.
Il y a un bouton marche/arrêt identifié par une signalétique. A partir du moment où l’appareil se met en marche, il va guider l’utilisateur par le biais d’un message vocal. Vous avez aussi un bouton avec une signalétique un peu comme un éclair électrique, un Z, qui correspond au bouton de choc. L’appareil va automatiquement lancer une analyse et s’il trouve une fibrillation ventriculaire, il règle l’intensité du choc et demande à l’utilisateur d’appuyer sur le bouton, s’il s’agit d’un défibrillateur semi-automatique (DSA). Si l’appareil est entièrement automatique (DEA), il délivrera automatiquement le choc sans action de l’utilisateur.
C’est très simple, ce geste est à la portée de tout citoyen dès l’âge de 10 ans ( il y a une question de force à avoir pour assurer les compressions thoraciques ). On va appliquer le talon d’une main en plein milieu de la poitrine de la victime, pratiquement entre les deux mamelons, sur l’os du devant, le sternum. On recouvre sa première main par la seconde, on met ses épaules bien à la verticale, les bras bien tendus, et on réalise pratiquement deux compressions par seconde, avec au moins 5 cm d’enfoncement, de façon régulière. Le temps de compression doit être égal au temps de relâchement. Quand on appuie, on crée une pression, donc le sang est chassé du coeur, et quand on relâche, le coeur se remplit de sang. Le massage cardiaque pallie l’inefficacité cardiaque de façon manuelle. On préfère donc quelqu’un qui masse mal que quelqu’un qui ne masse pas.
Les gestes à faire découlent d’un référentiel qui date de juillet 2010, auquel les médecins conseillers nationaux de la croix-rouge française ont largement contribué. Il y a trois gestes qui prévalent : appeler, masser, défibriller. Dans ce référentiel l’arrêt du bouche à bouche est acté. Parce qu’on considère que dans le cas d’un arrêt cardiaque récent de l’adulte, il y a suffisamment d’oxygène dans le corps pour que le premier témoin n’ait qu’à engager la technique de massage cardiaque sans y associer le bouche à bouche. Si le premier témoin a suivi une formation complète aux premiers secours, et qu’il n’a pas de réticence, il peut faire le bouche à bouche mais cette technique ne doit pas être un frein à l’engagement du massage cardiaque.
Si, dans l’esprit du grand public, la technique de réanimation c’est, pour être efficace, bouche à bouche plus massage cardiaque, il n’y en a aucun qui tentera. On sait aussi qu’arrêter le massage cardiaque, c’est excessivement délétère. c’est pour ça qu’il faut masser, masser, et encore masser. C’est scientifiquement reconnu. quand on arrête de masser pour poser les électrodes, il faut le faire très vite, sinon on perd le bénéfice de tout ce qui a été fait avant. Les recommandations 2010 préconisent de masser pendant qu’un autre témoin pose les électrodes. En conséquence, pour le grand public : appeler, masser, défibriller, demeurent trois gestes vitaux.
Y-a-t-il des normes de disponibilité pour les défibrillateurs ?
Il y a un arrêté, des recommandations qui préconisent la diffusion du défibrillateur en accès public, mais aussi privé, dans des lieux de passage à forte fréquentation. En France, c’est en périphérie des gares qu’il y a le plus d’arrêts cardiaques. Les complexes sportifs, les supermarchés aussi. Tout lieu de rassemblement de foule où statistiquement il y aura la survenue d’un arrêt cardiaque dans les deux ans.
On estime que par an, en France, tous organismes confondus, il y a environ 500 000 formations de premiers secours. Je parle de la formation de base en 10 heures, qui aujourd’hui s’appelle prévention et secours civiques de niveau 1. C’est clairement insuffisant. On sait que plus on aura de gens formés aux techniques et aux gestes qui sauvent, plus on aura de chances de limiter les fréquentations en services d’urgence, de limiter les conséquences d’un accident domestique parce qu’il y aura une prise de conscience que l’accident n’arrive pas qu’aux autres. Vous savez, neuf fois sur dix, les gestes faits par un premier témoin le sont dans le cadre familial. Il faut que les gens prennent conscience que le premier maillon de la chaîne c’est eux puisque 70 % des arrêts cardiaques ont lieu à domicile.
Auprès des associations agréées de sécurité civile, à la croix-rouge française... La liste est longue. il y a une vingtaine d’entités qui forment aux premiers secours ( pour les connaître, contactez la préfecture de votre département ou rendez-vous sur le site www.secourisme.net, rubrique Associations ).
Propos recueillis auprès du Responsable Communication et Formateur à la Croix-Rouge du Loiret