Source: https://objectifroute.wordpress.com/2010/06/16/alcool/
Timestamp: 2018-06-21 23:26:59+00:00
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Alcool | Objectif-Route...
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L’alcool : boire ou conduire …
L’alcool est la deuxième cause de mortalité sur la route, avec 32 % des accidents mortels. En 2005, si aucun conducteur n’avait conduit avec un taux d’alcoolémie positif, les nombres d’accidents mortels et de tués auraient pu être réduits de 25 %.
Y-a-t-il moins d’alcool dans une bouteille de bière de 25 cl que dans une dose-bar de whisky ?
La plupart des consommateurs pense effectivement que la bière, ce n’est pas de l’alcool, et que de toute façon, elle est beaucoup moins dangereuse qu’un alcool fort comme le pastis ou le whisky.
Or, le tableau ci-dessous d’équivalence des verres démontre le contraire :
Un verre d’alcool correspond donc à une alcoolémie de 0,20 g/l de sang. Le seuil légal d’alcoolémie en France étant de 0,50 g/l, le conducteur doit donc se limiter à la consommation de deux verres maximum.
Pourquoi est-il dangereux de consommer de l’alcool ?
C’est dangereux, tout d’abord parce que les effets de l’alcool apparaissent dès 0,20 g/l de sang.
Distances d’arrêt selon le taux d’alcoolémie
A 100 km/h, coefficient d’adhérence moyen et sec
– Le pic d’alcoolémie est atteint 30 mn après la consommation si on est à jeun, 1 heure après un repas normal
– La courbe de danger ne croît pas d’une manière exponentielle, elle croît d’une manière irrégulière et très rapidement comme le montre le graphique ci-dessus.
Comment s’élimine l’alcool ?
– par le foie (95 %), par le biais d’un processus d’oxydation,
– par les poumons (une petite quantité), ce qui permet aux forces de l’ordre d’effectuer les contrôles avec l’alcotest (ballon) ou l’éthylotest électronique,
– par les reins (5 %).
– Il n’existe aucun procédé permettant d’éliminer l’alcool (eau, café, bonbon bleu, glucose, huile de foie de morue, jogging, etc…). Seul le temps est nécessaire pour procéder à cette élimination.
– La durée d’élimination est de l’ordre de 0,15 g par heure pour un homme: « 90 secondes pour boire un verre, 90 minutes pour l’éliminer!»
– Cette durée d’élimination est de l’ordre de 0,10 g par heure pour une femme. En effet, le corps de la femme contient moins de liquide que celui de l’homme.
Exemple de courbe d’alcoolémie
Descriptif de la courbe d’alcoolémie: 0 h à 2 h: consommation de 4 verres d’alcool par un homme :
– Repas normal entre 1h et 2h
– Pic d’alcoolémie 1 heure après le dernier verre, soit à 3 h
– Elimination de 0,8 à 0,5 g/l de 3 h à 5 h (0,15/heure)
– A 5 h, consommation d’1 verre d’alcool
– A 6 h, alcoolémie de 0,6 g/l, soit 1 h après
– Durée d’élimination totale: 4 heures (de 6 h à 10 h)
La vitesse : première cause de mortalité en 2005
La vitesse représente la première cause de mortalité sur la route en 2005 avec 42 % des accidents mortels.
1/ – En quoi la vitesse peut elle être dangereuse ?
Elle est dangereuse parce que soumise à des lois physiologiques et physiques incontournables.
1.1/ – Le temps de réaction
La durée du temps de réaction est de :
1 seconde si on est en reposé, frais et dispos;
2 secondes si on est fatigué, si on a conduit plus de deux heures sans s’arrêter, si on cumule une dette de fatigue (ex: fatigue de la semaine au lycée + nuit blanche en discothèque le week-end);
2 à 3 secondes si on a consommé de l’alcool ou fumé un ou deux joints de cannabis.
Durant ce temps de réaction, le véhicule continue de rouler toujours à la même vitesse.
à 50 km/h, il parcourt 14 mètres environ en une seconde,
à 90 km/h, il parcourt 25 mètres en une seconde,
à 110 km/h, il parcourt 31 mètres en une seconde,
à 130 km/h, il parcourt 36 mètres en une seconde.
Il est par ailleurs facile de calculer approximativement la distance parcourue en une seconde, en multipliant le chiffre des dizaines de la vitesse par 3,ce qui donne les résultats suivants :
à 50 km/h, 5 x 3 = 15 mètres/seconde,
à 90 km/h, 9 x 3 = 27 mètres/seconde,
à 130 km/h, 13 x 3 = 39 mètres/seconde.
1.2/ – La distance de sécurité
Sur la route, le conducteur doit toujours maintenir une distance de sécurité suffisante par rapport au véhicule qui le précède, afin d’éviter toute collision. Et cette distance est d’autant plus grande que la vitesse est plus élevée. Elle correspond à la distance parcourue par le véhicule durant au moins deux secondes (règle des «2 secondes»).
Connaissant la distance parcourue en 1 seconde (voir § 1.1), il suffit alors de multiplier ce chiffre par deux pour avoir le résultat :
à 50 km/h, 28 mètres par rapport au véhicule qui précède,
à 90 km/h, 50 mètres, par rapport au véhicule qui précède,
à 110 km/h, 62 mètres, par rapport au véhicule qui précède,
à 130 km/h, 73 mètres. par rapport au véhicule qui précède.
Sur autoroute, il faut laisser impérativement deux bandes de rive avec le véhicule qui précède, soit environ 90 mètres.
1.3/ – La distance de freinage
A l’issue du temps de réaction, commence la distance de freinage.
– de la vitesse, de l’état du véhicule: système de freinage, pneumatiques, suspension, de l’état de la route (revêtement), du coefficient d’adhérence de la chaussée :
– temps sec,
– humidité,
– pluie battante,
– neige ou verglas.
1.4/ – La distance totale d’arrêt
– Elle est égale à :
La distance parcourue pendant le temps de réaction + la distance de freinage (utiliser le schéma CD nouveau code de la route page 102)
– Elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Pour les vitesses moyennes, la distance d’arrêt peut se calculer facilement, en élevant au carré le chiffre des dizaines de la vitesse.
50 km/h -> 5² = 5 x 5 = 25 mètres
100 km/h -> 10² = 10×10 = 100 mètres
On constate que lorsqu’on double la vitesse, on quadruple la distance d’arrêt.
– Cette règle ne s’applique pas pour les grandes vitesses.
130 km/h -> 130 mètres de distance d’arrêt
– Ces chiffres sont valables sur terrain sec, ils doivent être multipliés par 1,5 sur route glissante.
– Prenons l’exemple de 60 km/h -> 6² = 6 x 6 = 36 mètres de distance d’arrêt
Ainsi, en roulant à 60 km/h en ville au lieu de 50 km/h, il faudra 11 mètres de distance d’arrêt supplémentaire, ce qui peut entraîner une collision avec un piéton qu’on peut éviter en roulant moins vite.
1.5/ – La force centrifuge
Dans un virage, c’est la force qui est tangente à cette courbe et qui a donc tendance à faire sortir le véhicule de sa trajectoire. Cette force est également proportionnelle au carré de la vitesse. Ainsi, lorsqu’on double sa vitesse, on quadruple la force centrifuge. Lorsqu’on multiplie par 3 la vitesse, on multiplie par 9 la force centrifuge, ce qui explique les sorties de route à grande vitesse.
1.6/ – La perception visuelle
A l’arrêt, nous disposons d’un champ visuel de 180°. Plus nous allons vite, plus notre champ visuel se rétrécit :
à 40 km/h, il est de 100°
à 70 km/h, il est de 75°
à 100 km/h, il est de 45°
à 130 km/h, il n’est plus que de 30°. C’est une vision tubulaire ou vision en «couloir». Le conducteur voit bien vers l’avant, mais ne prend plus en compte les évènements latéraux. C’est la raison pour laquelle sur autoroute, en cas de panne et d’arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence, il est recommandé de quitter le véhicule et de passer immédiatement de l’autre côté du rail de sécurité, en attendant les secours ou le dépannage, car la durée de survie sur la bande d’arrêt d’urgence ne dépasse pas 20 minutes.
2/ – Quelques idées fausses
« En roulant à 150 km/h au lieu de 130 km/h sur autoroute, je gagne pas mal de temps »
A 150 km/h au lieu de 130, sur une distance de 100 km, on ne gagne que 6 minutes si le trafic de l’autoroute est fluide et s’il n’y a pas de travaux. Ce temps gagné peut être perdu à l’arrivée au péage ou au premier feu rouge. De plus, la consommation de carburant est plus élevée.
« L’ABS permet de réduire la distance d’arrêt »
L’ABS ne réduit pas la distance de freinage. Il évite le blocage des roues, la perte de contrôle du véhicule et permet donc le maintien de la trajectoire.
« La fatigue et l’endormissement sont accrus par une vitesse modérée »
Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les vitesses modérées qui provoquent l’endormissement, mais plutôt une conduite rapide. Plus le conducteur va vite, plus le conducteur doit traiter d’informations dans un minimum de temps et à adapter en permanence sa vision. La vitesse induit un stress important et entraîne fatigue et perte de vigilance.
« Il n’y a pas plus de risque à rouler en ville à 60 km/h qu’à 50 km/h »
La distance d’arrêt est plus importante à 60 km/h: 11 mètres de distance d’arrêt supplémentaire, distance qui peut entraîner une collision avec un piéton. Or, un piéton renversé a 4 risques sur 10 d’être tué à 50 km/h et 8 risques sur 10 d’être tué à 60 km/h… et aucune chance de s’en sortir à 80 km/h!
Catégories :Danger
17 juin 2010 à 09:32
On le dit jamais assez !!!! Boire ou conduire il faut choisir non di dou !
DES CHIFFRES ET DES CHIFFRES BREF IL FAUT AVOIR BAC PLUS 8 POUR PASSER SON CODE
Aménagement et état de la route Constat amiable