Source: http://antisectes.net/mils2000htmeng.htm
Timestamp: 2017-03-27 10:38:15+00:00
Document Index: 255731615

Matched Legal Cases: ["l'article 28", 'art. 313', 'art. 9', 'art. 4', 'art. 2', 'art. 371', 'art. 371', 'arrêt ', 'arrêt ', 'art. 2', 'art. 1', 'art. 9', 'arrêt ', 'art. 29', 'art. 9', 'art. 6', 'art. 6', "l'article 9", "l'article 18", 'art. 18', 'art. 18', 'art. 9', 'art. 29', 'art. 3', 'art. 6', 'art.\n2', 'art.\n6', 'arrêt ', 'art. 6']

mils 2000-1
(en bas: réaction fédératrices des scientologues)
RAPPORT Freedom consists to be able whatever does not harm others :
so, exercizing man’s natural rights has no other limits than those allowing to other society’s members to have
those same rights. Those limits can be determined by law.
Man and Citizen human’s rights declaration of 1789 TABLE DES MATIÈRES
Avoiding amalgams
Operational relationships with the main departments/ministries
employement and solidarity
the liabilities regarding cultic grip in enterprises
A definition of Cult
Prevention, as well as action
THE TEXT BEING QUITE LONG AND DIFFICULT, THE TIME VERY SHORT, I’VE TRANSLATED ONLY about
ONE THIRD, CHOOSING WHAT LOOKED MOST INTERESTING FOR FOREIGN READERS.
THE ENGLISH OFFICIAL TRANSLATION SHOULD BE LATER DONE ON THE FRENCH GOVT OFFICIAL SITES.
DUE THE REFORMATTING INTO HTML , THE INSIDE NOTES ORIGINALLY
PLACED ON BOTTOM OF PAGES WITH THEIR NUMBERS ARE PLACED RIGHT WHERE THEIR NUMBER appeared , AND WRITTEN IN VERY
SMALL CHARACTERS; some internal links above have been added;
PARTS BETWEEN [SQUARE BRACKETS AND IN ITALICS] ARE THE TRANSLATOR’S
OPINIONS REGARDING FACTS HE THOUGHT IMPORTANT, OR, MOSTLY, TO ADD SOME DETAIL WHICH COULD BE IGNORED OTHERWISE IN FOREIGN COUNTRIES
It’s useful to remind that the MILS (Interministerial Mission to struggle against Cults)
is composed of six upper level staffs, contractual agents or state employees having been sent by administration
offices, one being specialized into documentation.
Their respective tasks are coordonated by the General Secretary, under the authority of
the President, who exercizes his function benevolently.
Secretary tasks and dactylography are done by a seventh agent, part time (80 % of a full
time) ; three full time persons being normally expected later.
A seventh upper level agent works onto material coordination, and organizes the general
filing. Interior Dept security officers have to
The decree on oct 1998 7th,
having created the MILS, anticipated also two agencies, one said " orientation " and composed
of a Council of 19 members, the other being more toward launching operations (operational group) constituted of
the main administrations having to deal with the cultic phenomenon (the number of administrations concerned has
been augmented to 15 by the Official Journal on december 24th, 1999).
Orientation Council must, according to the decree above, met at least two times a year.
It has been convoked five times in 1999 with a precise order of the day to which various questions could be added.
The often divergent opinion of its members on questions to be treated at the meetings have been registered into
minutes having been directly used by the MILS all along the year for its tasks, and notably, to write its first
It shall be used on the topics submitted during this year, first on february 2000 upon
the basis of proposals having been reported to each member having been there for the 18th dec 1999 session.
The operational group runs either in plenary assembly, either in smaller formation, according
the day order. It is composed of high officers designated by their ministers. This group, between these meetings,
constitutes the permanent network of the MILS.
This group has met three times in 1999 ; each high officer has been contacted according
necessities by the General Secretary of the MILS or his collegues when their competencies could be concerned by
some affair coming to the mission.
On end of first year of operation, the MILS feels some need of operational new directives
from the First Minister, who is the only one having authority to do so.
[Then the MILS indicates some sources of problems in its operations, specially,
about the number of cases, the difffciluty to establish a standard by which to judge if an affair has to be treated
by the mission or elsewhere, as some personal cases involving by instance family/divorce cases submitted to the
MILS, which are not in its sphere. The report insists also on the fact that it has now the task to set specific
formation to be used by different officials in different offices of the govt or in Departments.]
Afin de faciliter les prises de décision, il est apparu nécessaire d'évoquer sommairement
les difficultés que rencontre la MILS, de suggérer des solutions et d'évoquer quelques perspectives
stratégiques constituant l'horizon du souhaitable.
Les difficultés de la Mission ne sont pas indiscernables. Elles ressortissent essentiellement aux points
- le risque d'enlisement de son quotidien, en raison du nombre croissant de saisines dont elle est l'objet.
Les problèmes qui lui sont soumis concernent des sujets excessivement dispersés, et parfois n’ont
qu’un lien ténu avec le sectarisme proprement dit.
A notre sens, la MILS n'a pas pour vocation prioritaire d'approfondir l'étude d'une multitude d'affaires
mineures, ne concernant pas au premier chef les libertés fondamentales et souvent individualisées
à l'excès, au détriment de sollicitations plus graves et affectant des groupes humains entiers.
Il n'empêche qu'elle se doit de transmettre les éléments d'information dont elle dispose et
d'ouvrir des dossiers chaque fois qu'elle est sollicitée. Non seulement par devoir mais aussi par prudence
: les grands mouvements sectaires ont tous commencé par constituer des groupements aux effectifs modestes,
quasi indécelables à leur origine. La lourdeur de ces tâches nécessitera, à terme,
un renforcement des effectifs de la Mission.
- la nécessité d’une information fiable
: ceci implique l’utilisation d'une grille d'analyse aujourd'hui
commune à tous les observateurs impartiaux. Cette grille doit permettre de caractériser les dérives
sectaires de certaines associations, qu'elles soient de fait ou déclarées.
Elle autorise également la MILS à récuser toute demande d'implication dans des affaires
d'ordre privé, notamment lorsqu'elle est saisie de contentieux de divorce ou de différends économiques
qu'une des parties dénonce abusivement comme d'origine sectaire.
En revanche, la MILS se doit de porter une particulière attention aux affaires qui mettent en cause des
personnes, mineures ou majeures, susceptibles d'être victimes d'abus de faiblesse, même lorsque la
législation répressive n’est pas a priori
applicable (protection de l’enfance et des incapables majeurs,
dol en matière contractuelle, etc..).
- l'immensité du champ d'intervention de la Mission dans le domaine de la formation et de la prévention
S'agissant de la formation et de l'information des personnels de la fonction publique d'État, la Mission
s'est fortement engagée dès sa création. Un long chemin reste en revanche à parcourir
en ce qui concerne la fonction publique hospitalière et le secteur très sensible de l'action sanitaire
S’agissant des élus locaux et de la fonction publique
territoriale, en raison des compétences partagées entre l'État et les collectivités
territoriales, la sensibilisation des conseillers généraux a fait l'objet d'un premier test en Seine-et-Marne,
avec le concours du président de l’assemblée
départementale (par ailleurs président de la Commission des lois du Sénat) et de l'Union départementale
des maires. Les hauts fonctionnaires départementaux ont été associés à cette
initiative dont le succès pose désormais la question de son extension à l'ensemble des collectivités
territoriales en commençant, dans un premier temps, par les départements les plus touchés
par le phénomène sectaire. En l'état, la MILS n’est
pas en mesure de planifier une "formation-information" pour l'ensemble des départements métropolitains
et d'outre-mer. Elle répond aux sollicitations des élus locaux et des collectivités territoriales
lorsque cela paraît opportun. A cet égard, l’initiative
prise par un parlementaire, président de l’Union
des maires du Loiret, en novembre 1999, peut être considérée comme exemplaire.
- l'étendue territoriale et les spécificités locales des tâches incombant à
Il est évident qu’on ne saurait aborder les problèmes
sectaires sous le même angle dans les départements métropolitains, en Alsace-Moselle, dans
les DOM, dans les TOM (dont le statut évolue) ou dans une collectivité comme Mayotte où
cohabitent le droit républicain et le droit islamique dans un contexte politique assez éloigné
de l’esprit de la loi de séparation.
- le retard pris, dans le domaine international comme dans le cadre européen, en matière de prévention
contre le sectarisme :
The old Observatoire des Sectes
which was created before the MILS replaced it was not capacitated to think about the themes discussed into international
instances of which France is a member : : Union européenne – European Union(UE), Conseil de l’Europe – European Council
(EC), Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe - Organization for Security
and Cooperation in Europe (OSCE) and ONU - UN services having to deal with such topics.
Little attention had then been directed toward USA attitude, government and Congress, regarding
cultism. The confusion which is fostered overseas between religious freedoms – guaranteed by every democratic country-
and prevention, if not repression of cultic punishable abuses, does not facilitate a discussion, sometimes not
lacking of underthoughts.
From this viewpoint, indifference or overcautiousness, a sometimes reverential behaviour,
can only lead toward expansive noways, and, whilst the secularity gains audience in most democracies, giving the
false impression that France could renounce to principles having built its force, and they
[indifference etc] assert of its least constestable participation to universal
consciousness progresses.
The MILS feels correct that the position adopted since 1983 by the Officials of various
missions and enquiry commissions from the National Congress : a specific legislation is not justified.
But it could be necessary to fit the laws or rules each time new problems are discovered,
and, if possible, to prevent future difficulties through workshops with the legislator, so as to get texts which
would not open new unseen openings to cultism.
(resume: The Mission report explains then that it has worked concurrently with some
anti-cultic associations, UNADFI and CCMM/centre Roger Ikor, to publish a booklet " Cults : Law
is protecting people : Use the law ")
Ainsi, la préparation de la loi du 18 décembre 1998, tendant à renforcer le contrôle
de l'obligation scolaire a constitué une sorte de modèle de ce que peut une action déterminée
et réfléchie, menée dans un esprit de consensus. De même l'élaboration de l'article
intéressant les associations de défense contre le sectarisme, inclus dans la loi sur le renforcement
de la présomption d'innocence, est aussi un exemple remarquable de méthodes de travail analogues.
L'amélioration d'autres dispositions législatives peut et doit être poursuivie, sans précipitation
mais avec la ferme volonté de les faire aboutir dans des délais déterminés.
Simultanément, il paraît à la Mission qu’une
meilleure connaissance des dispositions législatives qui concernent ce domaine délicat pourrait être
encouragée. Ce vœu rencontre celui des grandes associations nationales comme l'Union nationale des associations
pour la défense des familles et de l'individu ou le Centre de documentation d'éducation et
d'action contre les manipulations mentales (Centre Roger Ikor) qui a publié, avec le concours financier
du ministère de la jeunesse et des sports, un petit guide dont le titre résume l’objet :
"La loi vous protège, servez-vous de la loi". Reste que, s'ils sont essentiels pour le contenir, ni
la loi ni le règlement ne suffisent à faire régresser le sectarisme. Aussi la Mission souhaite-t-elle
que le gouvernement approfondisse et fixe les lignes directrices d'une stratégie efficace à l'égard
du sectarisme, au plan intérieur, et engage dans les enceintes internationales, une action déterminée
d'explication et de lucidité face au confusionnisme qui y règne trop souvent.
AVOIDING AMALGAM
Once a problem is decomposed in its elements, it is more easily solved. That’s the only
way to analyse if one is to avoid the major liability of unacceptable amalgams.
(Then comes a description of 4 categories of cults having been designated before, and
explanations about each, not) Regarding cults installed in France, such as most were found by the differents Parlement’s
reports in 99 and 95, as well as in some university or associations studies, three main groups can be described.
The fourth is composed of associations which have somewhat unsupported rumours, but where serious investigations
could be done, no supporting facts could be found.
1) Movements of undoubtful religious or philosophical bases, but having some
prejudicial behaviours regarding freedoms, human rights or constitionnal priciples or laws.
Selon le caractère particulier de ces mouvements, et d'une manière générale en tenant
compte de leur désir au moins affiché de dialogue, il ne doit pas être impossible de
définir les points qui font difficulté et de tendre à éliminer les "irritants"
inutiles. De fait, une bonne connaissance de l'histoire de ces mouvements montre qu'en de nombreuses occasions,
l'unanimisme et la pérennité de certaines affirmations dogmatiques ne sont que de façade,
ou du moins ne rendent pas nécessairement illusoire l'idée d'une évolution positive. Par ailleurs,
un certain nombre de difficultés à venir pourraient être décelées et, partant,
Certes, le caractère fréquemment transnational de plusieurs grands mouvements présentant
des aspects sectaires ne facilite pas le dialogue et la recherche du martyre incite certainement plusieurs d'entre
eux à le rendre inopérant. Il semble cependant que l'expérience puisse être prudemment
tentée, en évitant tout débat dérivant en direction du contenu idéologique ou
religieux de ces mouvements.
2) Cultic groups continually acting near legal margins and having (though not
always) a strong organization
Despite apparences, those are the most numerous ones having a french origin, their true
cement being constituted by the personal charism, more or less transmittable of the guru founder. They are often
supported by uncontrollable mode effects, such as " New Age "
L'action de la MILS consiste en une surveillance de ces mouvements et procéde, non par une sorte de désignation
photographique de leur caractère sectaire (comme c'est le cas dans les "listes" qui ne constituent
guère que des instantanés), mais par un suivi constant de leur évolution. En particulier,
la Mission se doit d’exercer sa vigilance sur leur insertion,
presque universellement observée, dans les "gisements" privilégiés d'influence et
de ressources que constituent la formation professionnelle et les psychothérapies, domaines
que la loi et le règlement encadrent insuffisamment à ce jour. La stratégie des pouvoirs publics
pourrait être de contenir leur expansion par une réglementation pertinente, puis d'exercer à
leur égard une pression globale pour les contraindre soit à se dissoudre, soit à se transformer
et à respecter l'ordre républicain.
3) Absolute cults rejecting democracy norms and teaching an anti-culture based
on the power of an elite having been formed to takeover the remaining of humanity, for some, this including overt
These groups of totalitarist essence and behaviour are only demanding (but with such a
force) democracy freedoms because they are not yet able to impose their rules and to eliminate the opposants or
those who don’t share their ambitions.
Those absolute cults are but a few, and are multinational organizations having sanctuaries
into States having no appropriate legislation ; the have secret information networks, private polices using
the most sophisticate communications tools. They are using bank networks from tax paradises, in Europe, or Caribbean
area, or in Asia. They are continually attempting – and with some success- to infiltrate the democratic institutions,
the official international organizations, or non governmental ones.
Those groups being outside of democratic area, the Mission thinks that they must be vigourously
denounced. Their organizations based on the french laws, as any legal entity, can be punished by repressive legislation.
They could – like for the SAC in 1982, be dissolved, their reconstitution being then forbidden, as more and more
legislators ask (between the most recent initiatives, a law project presented by Senator Nicolas About and adopted
unanimously on first passage, on dec 16th 1999).
4°) Movements that are suspected, the source of doubts being
not easily perceptible, but where noxious effects of the rumours continue despite the fact that nothing much if
at all, has been found during the investigations.
Those are quite rare, and must be neatly distinguished from the lot of cultic associations
which don't stop shouting they are persecuted to hide the illegalities they commit. Lorsque le suivi du
comportement des adhérents de ces mouvements peut entraîner un doute, vérification faite des
éléments d'information portés à la connaissance de l’autorité
publique, il incombe aux autorités compétentes de prendre, le cas échéant, toute mesure
utile dans le cadre de la loi.
Ainsi une "rumeur" se propageant, par exemple, en matière d'éducation devrait-elle pouvoir
être anéantie, soit par le jeu de l'action publique si des éléments de preuve sont fournis,
soit par le rapport négatif des services de l’éducation
nationale habilités désormais à contrôler aussi bien les établissements privés
sans contrat et l'enseignement dispensé au sein des familles que les établissements publics et privés
sous contrat. D’où la nécessité d'approfondir
certains textes législatifs ou réglementaires lorsqu'à l'évidence, le défaut
d'encadrement permet toutes les dérives et favorise la persistance de douteuses polémiques.
-l’état des relations de la Mission avec plusieurs
départements ministériels particulièrement concernés par le sectarisme,
-les problèmes actuels posés au plan international par le développement des activités
illégales des sectes,
-un premier constat de la situation qui prévaut dans les départements d’outre-mer
en matière de sectarisme,
-les problèmes aigus posés par les tentatives de pénétration des milieux économiques
par le sectarisme.
Par ailleurs, le rapport suggère une définition de la secte, telle qu’elle
ressort à l’examen des comportements sectaires, définition
appuyée en matière juridique par une série d’éléments
de droit positif.
Enfin, sous le titre prévenir, mais aussi agir, la Mission souligne l’urgence
d’une politique à l’égard
de mouvements sectaires dont le comportement, bien que sanctionné à de nombreuses reprises au travers
d’agissements répréhensibles de personnes
physiques, donne à l’opinion l’impression
d’une impunité incompréhensible.
OPERATIONAL RELATIONSHIPS WITH THE
[In this chapter, the various relationships and ways or methods of action ,
like meetings, main persons met in each of those ministries, is studied.
The main idea here is that each of those has now taken the cultic phenomena
into account, organizes formations to sensibilize its staffs and executives to the aspects of the possible dangers
and ways of entering, etc.. not.] INTERIOR MINISTRY
Collaboration between the MILS and Interior Ministry is excellent regarding formation of
the State staffs. The Préfets [main executives for each french département,
geographic locations of some 10000 km2, not.]
have organized many information meetings for departemental directors, who were
asked by Préfets, most often with magistrates of the senior judicial offices of the département.
[the text keeps on, reminding that there, there are some undetermined facts about
the laws regarding the religious organizations law of 1905 and 1901, as associations can choose by themselves to
get the " religious organization " apparent status, while the real profit of the 1905
law can’t be given to any without the Interior Ministry acting with a judge’s control. This needs more judicial
clarification, moreover so, as the State Council, through a decision taken on oct 10th 1997, reminded that any association could be only considered officially as religious if its only
purpose was worshipping/religious and that it does not trouble the public order ; sometimes tax offices have
to get help from the Interior Ministry, so as to settle the conflicting cases of such associations not.]
Ces réunions ont été tenues dans chaque département d’Outre-Mer
depuis la création de la Mission.
La préfecture de police de Paris et la Mission ont utilement resserré leur collaboration après
une réunion des directeurs, présidée conjointement par le préfet de police et le président
de la MILS.
S’agissant du droit associatif, la MILS, comme le ministère de l’intérieur,
ne peuvent que constater le flou persistant en ce qui concerne la notion d’association
cultuelle. La liberté étant totale en ce qui concerne la déclaration des associations, les
sectes mentionnent généralement lors du dépôt de leurs statuts qu’elles
sont des associations régies par les lois de 1901 et de 1905. Elles s’attribuent
ainsi d’elles-mêmes un statut dont le bénéfice
ne saurait leur être accordé que par le ministère de l’intérieur,
sous le contrôle du juge. Ce flou a été dénoncé par l’Assemblée
nationale dans son rapport de 1999.
Une clarification s'impose donc, d’autant
que le Conseil d’État, saisi pour avis, a rappelé
le 10 octobre 1997 qu’une association ne pouvait être
considérée comme cultuelle qu’à la
condition de n’agir qu’en
vue de l’expression d’un
culte et de respecter "l’ordre
public établi par la loi" selon les termes même
de l’article 1er de la loi du 9 décembre
La Mission souhaite qu'en attendant cette clarification - qu’il
faudra peut-être envisager de préciser par la loi -, les services appelés à examiner
les requêtes en vue de l'obtention du statut d'association cultuelle s'en tiennent à la seule
Enfin, une aide est à apporter par le ministère de l’intérieur
lorsque les services fiscaux sont confrontés localement à des décisions juridictionnelles
obligeant à individualiser les griefs généraux s’opposant
aux exonérations fiscales sollicitées par les associations qui, bien que non déclarées
telles par le ministère de l’intérieur, considèrent
qu’elles remplissent les conditions prévues par la
loi du 9 décembre 1905 et les dispositions fiscales liées. NATIONAL EDUCATION MINISTRY
[Here, some activities are explained: how the Ministry initiated some formations into
the Teachers Universities, being sometimes helped by some associations having relations with the MILS, like CCMM.
The problem posed by some teachers who are themselves members of cultic associations is also being discussed: two
opposing sides here, as State teachers can’t have their beliefs reproached by the state, while school kids parents
are worried about possible influences of such teachers on their children and have sometimes adopted a radical view,
asking that such professors could not teach in classes; so, the main worry here remains: protecting children from
undue influences]
La loi tendant à renforcer le contrôle de l’obligation
scolaire a été votée le 18 décembre 1998. La publication rapide des décrets
d’application a permis sa mise en œuvre dès la rentrée
de septembre 1999.
La Mission se félicite des excellentes conditions de sa collaboration avec le ministère de l’éducation nationale et de l’attention
spéciale que ce département ministériel porte aux problèmes des sectes.
L’information des personnels d’encadrement
de l’éducation nationale se poursuit (séminaire
des inspecteurs d’académie en novembre 1999).
La nécessité de l’information des futurs
professeurs en formation doit plus activement être prise en compte. Il serait souhaitable que cette information
au sein des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ne souffre aucun retard et soit systématiquement
étendue à l’ensemble des instituts de France
Dans le cadre de sa collaboration avec l’éducation
nationale, la Mission est par ailleurs disposée à contribuer par les renseignements qu’elle
peut fournir, à la rédaction des manuels d’éducation
civique. Les associations de défense contre le sectarisme pourraient être associées à
ce travail. Un éditeur a pris la peine de saisir la Mission en vue de la vérification du contenu
informatif du chapitre d’un manuel d’éducation
civique consacré aux dangers du sectarisme, élaboré avec le concours et la documentation du
CCMM (Centre Roger Ikor).
Un point difficile demeure en suspens, celui des (rares) enseignants qui, sans manifester en classe leur
appartenance ou leurs responsabilités associatives au sein d’une
secte, sont connus, hors de l’école, pour leur activisme en faveur d’une secte, et sont à ce titre
contestés par des parents d’élèves.
Ces derniers invoquent les dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant
, ratifiée par la France.
Deux des principaux articles de la Convention internationale des droits de l'enfant (ONU) Article 3-1
Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions
administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être
une considération primordiale.
La primauté de la protection de l’enfant,
au sein du dispositif éducatif sans doute, mais aussi dans l’ensemble
du domaine périscolaire, y est nettement affirmée.
Ceci oblige à s’interroger sur l’articulation
nécessaire de ce qui précède avec les dispositions protectrices du statut de la fonction publique.
En effet, la question qui se pose est de savoir si l’État,
en sa qualité de personne morale responsable du service public de l’enseignement,
est en droit de prendre le risque, dès lors que des griefs réels et sérieux sont formulés
contre l’organisation dont l’enseignant
se réclame, de laisser cet enseignant en contact direct avec des mineurs. Ne doit-on pas envisager
une sorte de Aprincipe de précaution@ en cette circonstance ?
Pour la majorité du Conseil d’orientation, qui
a examiné par trois fois cette épineuse question, il paraît souhaitable de concilier les prescriptions
impératives de la Convention internationale des droits de l’enfant,
et les garanties offertes aux agents par le statut de la fonction publique.
Une solution administrative doit par conséquent être trouvée dans l’intérêt
de l’enfant. Doit-on aller, comme le souhaitent certains
parents, jusqu’à éloigner l'enseignant
ou l'animateur en cause, du contact direct des mineurs ?
1. Les États parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à
a) Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement
de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités;
b) Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies;
c) Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue
et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays
duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne;
d) Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société
libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les
sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes
d'origine autochtone;
2. Aucune disposition du présent article ou de l'article 28 ne sera interprétée
d'une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer
et de diriger des établissements d'enseignement, à condition que les principes énoncés
au paragraphe 1 du présent article soient respectés et que l'éducation dispensée dans
ces établissements soit conforme aux normes minimales que l'État aura prescrites.
This ministry is one of the first ones having engaged into activities against bad effects
of cultism, and keeps an efficient collaboration with the MILS, between else, for the formation of their executives
and activity leaders.
One of its competences touches children outside of schools. Another is sport’s activity
and image of each activity for youth.
Some problem about proselytism have been observed for some sportsmen or sport teachers
having used their notoriety to advertize their cultic litterature into sports areas.
Le ministère de la jeunesse et des sports poursuit également une collaboration active avec les
associations de défense contre le sectarisme, notamment en contribuant à la réimpression du
guide juridique mentionné plus haut.
Ce ministère a élaboré depuis plusieurs années une politique de clarification du
comportement social des associations par la voie de l’agrément et du contrôle.
S’agissant de l’agrément, les procédures actuelles, qui pourraient déjà constituer
un exemple pour d’autres départements ministériels, sont en voie de renforcement.
Quant aux contrôles, la dernière période des grandes vacances a montré la volonté
du ministère de surveiller activement les conditions d’accueil et d’encadrement des jeunes en procédant,
le cas échéant, à la fermeture de centres dont la gestion s’est révélée
La particularité de ce ministère est aussi d’être
au coeur de dispositifs concernant le plus souvent la jeunesse, et qui sont nécessairement de responsabilité
A titre d’exemple, la Mission a été saisie
du cas de mineurs envoyés par des associations, dans le cadre d’échanges
linguistiques, dans des familles étrangères qui n’ont
pas respecté les principes de laïcité, ni les dispositions de la Convention internationale
des droits de l'enfant. Une enquête a été diligentée par divers départements
et organismes publics, notamment les ministères de la jeunesse et des sports, des affaires étrangères
Since its creation, the MILS participated to magistrates’ information, between else during
the annual session of the magistrates school. Those formation sessions have a great success.
For the next session, the MILS wishes to study more precisely the penal responsability
of legal entities, something that has been inserted into the new penal code since 1994. It seems that no cult has
been subjected to such new possibilities of suit against the legal entity, which can be decided by the Republic
The MILS wished that the conclusions of the enquiry asked by the court in Marseille [regarding the vanished sealed pieces of the scientology suit that had been already exploited ,
not] were issued very soon. It has been done very fast and one cannot but congratulate
the Garde des Sceaux [french minister of Justice, not].
A similar conclusion should be issued soon as well, regarding the scientology other files having vanished from
the Paris courts, the Instruction secret being respected nevertheless after the enquiry.
A recent decision of the Paris Court [condemning the court’s
behaviour during this affair, not] has recently supported this.
Another older demand done by associations UNADFI and CCMM [both anti-cultic ones,
not] regarding the fact that they could become valid plaintiffs together with cultic
victims, has been voted recently on first passage before the Parliament.
The MILS wishes that both government and legislators could precise the qualities needed
for the associations apt to be qualified in such process, so as to avoid the infiltration of cults fronts into
future suits, as they are alrady attempting to do it under conver of so-called associations defending human rights.
The MILS established narrow links with the Foreign Affairs Ministry, task which had not
been done under the old " Observatory " . It participates now to international meetings as
soon as Human Rights, association legislation and cultic problems are evoked.
Working really together with the ministry, the MILS keeps the evolution of the dialogue
opened after american demands, following the vote by US Senate of a bill on religious freedoms (interpreted as
separated form the more general principle of thought freedom), which could induce more interfering behaviours,
in ethical or economical areas.
A lot of demands arrive into the MILS from authorities of more and more countries, worried
about the increasing cultism and " sanctuarisation " of cults in some countries, among which,
The MILS collaborates therefore with the Foreign Ministry authorities regarding institutions,
either from UN, or those of the OSCE (organization for Security and Cooperation in Europe), among which BIDDH in
Varsawa, its " Office of institutions for democratic and Human rights ".
Part of the present report discusses more precisely of international relationships. MINISTRY OF EMPLOYEMENT& SOLIDARITY
The ministry of employment & solidarity is one of the most concerned about struggle
against cults. Its general competence touches many areas being permeated to the phenomenon.
-Professional formation
-[government or associations, n.o.t] regarding social
-Health, most notably mental health
Sur les questions relatives à la formation professionnelle et à la santé, il peut être
observé que les administrations concernées commencent à prendre très sérieusement
la mesure des difficultés auxquelles ces secteurs sont confrontés sur le terrain et en droit. L’action sociale poursuit ses efforts en vue d’une
meilleure connaissance des difficultés à traiter.
La délégation à l’emploi et à
la formation professionnelle a notamment pu faire part de ses préoccupations, lors d’une
réunion du groupe opérationnel. Elle a exposé ce qu’elle
tentait d’entreprendre dans le domaine de la prévention
et de l’assainissement du secteur. Mais seule une forte
volonté politique pourra permettre de dépasser les préoccupations signalées.
La direction générale de la santé a depuis longtemps essayé de mettre en place
des moyens d’information et de prévention, mais ses
effectifs actuels ne lui permettent pas, semble-t-il, d’agir
comme il serait souhaitable.
[here, the report explains the specific difficulties about psychotherapists, as the
title of "psychotherapist" or analyst etc. is not protected by french texts defining by instance a certain
type of formation or diploms, certificates etc. agreed by either the state, or the professional people exercizing
such professions]
La qualité de "psychothérapeute" n’est
pas en France un titre protégé. (Il en va de même pour quelques autres appellations similaires
ou voisines).
Aucun diplôme ne garantit cette qualité, et ne garantit le Aconsommateur@ contre les abus. Aucune déontologie réglementaire
(ou interne et approuvée par les pouvoirs publics) ne régit la profession qui n’est
soumise en outre à aucune discipline ordinale.
Quiconque s’intitule ainsi peut donc ouvrir un cabinet
et exercer. Ceci facilite par conséquent les abus, ce qui ne veut pas dire que les professions médicales
ou para-médicales à titre protégé soient pour autant totalement garanties contre les
abus, et en particulier les abus des sectes. Mais il est évident que la notion de Atitre
protégé@ avec obligation de formation et de
contrôle, et la discipline qui s’en suit, faciliterait
la prévention à cet égard.
Les usagers, consommateurs de psychothérapies, qui sont très souvent des personnes en état
de détresse, sont en droit d’exiger des pouvoirs
publics qu’ils assurent des garanties minimum de formation
et de contrôle. Et sans pour autant évoquer le principe de précaution, il est urgent d’agir pour assainir cette situation dangereuse.
Une des difficultés majeures tient aux guerres intestines que se livrent les diverses écoles de
pensée travaillant sur la santé mentale, et aux accusations les plus variées qui sont portées
selon les modes successives, et transparaissent dans les motifs invoqués au cours de certains contentieux parentaux
sur les gardes d’enfant. Une deuxième tient à
la résorption de la situation actuelle, si un titre est créé. Une troisième tient au
Il convient simultanément d’agir avec une grande
prudence, afin d’éviter que les pouvoirs publics
ne soient entraînés, au-delà de la lutte contre les sectes, à des arbitrages entre écoles
de pensée. Il va de soi que cette précaution n’exclut
nullement de mettre en évidence tout ce qui pourrait apparaître comme dérives sectaires portant
atteinte à l’ordre public, à la dignité
de la personne humaine, à la protection des mineurs et à la protection des incapables majeurs,
et plus généralement des personnes en état d’ignorance
ou de faiblesse au sens de l’art. 313-4 du code pénal.
Pour le surplus, la compétence de l’État
est exercée par la direction générale de la santé, et par les organismes d’évaluation,
de contrôle et de discipline dont elle a la tutelle ou qui lui sont adjoints. Dans le domaine sectaire, une
aide est à apporter à ces administrations et organismes, pour leur permettre en particulier d’appréhender la dimension du problème à traiter
ou à juger. Une recommandation allant dans ce sens est contenue dans le dernier rapport d’enquête
parlementaire, et répond à l’inquiétude
manifestée par l’Ordre des médecins. Il est donc
proposé, pour satisfaire cette recommandation, qu’un
membre de cet ordre soit rapidement désigné par le Premier ministre pour siéger au conseil
d’orientation de la MILS.
L’association nationale pour la formation du personnel
hospitalier (ANFH), a organisé avec le concours du ministère et, avec la participation de la
MILS, une action de formation pour ses correspondants régionaux.
Cette action a été suivie d’autres au plan
régional. La MILS a été conviée à l’une
d’elle pour y intervenir.
La direction de l’action sociale s’est
depuis fort longtemps préoccupée du phénomène sectaire. Ce domaine bénéficie
donc maintenant d’un travail important de prévention et
de formation en direction de l’ensemble de ses partenaires.
Ce travail en amont commence à porter ses fruits, et l’on
doit s’en féliciter, et en féliciter les fonctionnaires
et agents qui l’ont conduit.
Cette direction a adressé en 1998 et 1999 un courrier à 32 Présidents de Conseils Généraux
pour attirer leur attention sur la situation des enfants vivant en communautés fermées ou lieux de
vie sectaires dans leur département. L’analyse faite
des réponses montre une série de difficultés techniques dans l’abord
même de ces questions par les services en charge de la protection de l’enfance.
Ce constat a conduit cette direction à programmer pour la fin de l’année
1999 la tenue d’une journée technique sur la protection
de l’enfance face au phénomène sectaire.
Au-delà de cette journée, des actions de formation dans le domaine de l’action
sociale sont envisagées avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).
De telles actions ont été développées d’ores
et déjà dans le cadre de l’Ecole nationale
de la santé publique, vers les agents des affaires sanitaires et sociales.
Par ailleurs, le centre Georges Devereux a été sollicité pour la mise en place d’un
dispositif de prise en charge des sortants de secte. Des prises en charge ont déjà été
effectuées. Un bilan devra être fait de cette expérience pour en analyser la pertinence.
Enfin, l’attention des préfets a été
attirée sur les risques de pénétration des sectes dans le secteur social, et des suggestions
en réponse ont été faites à des services départementaux confrontés à
des problèmes difficiles à résoudre, notamment pour ce qui concerne le recrutement des assistantes
maternelles dans le respect de la liberté de croyance, mais aussi dans le respect des principes généraux
Il est constamment rappelé que seules les règles de droit commun peuvent guider l’action
de prévention des administrations et collectivités territoriales, mais il est également souligné
que le fait de se revendiquer d’une appartenance quelconque,
y compris religieuse ou prétendue telle, ne saurait neutraliser les textes de loi, et les textes réglementaires,
[In this interesting chapter, the report explains problems about international relations
within or outside Europe; before the creation of the MILS, and after.
Important points:- this part has been added by the
translator, for those who don’t have much
time to read everything, they are in no way the exact wording; they can’t be taken as what the official Reporters
estimated as being most important, but are the parts who could be estimated as important for those preoccupied,
between else, by the last US laws on religious tolerance -
before the creation of the MILS, some actions had been taken by consulates or embassies
to get back in France some members of cults wanting to leave, but without possibilities to do so. Some foreign
countries have "laxist rules" about cults. Relationships with USA offices like CSCE/OSCE are detailed
-The problem posed by OINGs (Organisations internationales
non gouvernementales) is quite acute, as a state into the EU could accept an OING’s declaration as 'bonafide',
that OING becoming then able to hide or protect itself behind that specific European state’s laws shield, and therefore
be better protected from legal suits coming from other European states. This poses a difficult problem, which is
not yet really solved into EU –European Union - laws.
Nevertheless, the International convention of Strasbourg had foressen some possibilities,
though light and perhaps too shy ones, to refuse the applications of this special treatment done by such OINGs,
if state security or internal defense was at stake. It looks that this is not enough to ensure all that any dangerous
cult could not use the laws of other EU states against each others.
A specific remark is done on the creationnism problem in some states, position that can’t be adopted in France; NOT.]
Before the MILS creation, the Foreign ministry attention had not been much attracted toward
cults problem. Questions on this topic went then to the Religious Affairs Counsellor. New forms of cultism, particularly
those having no religious connotation, were hidden therefore to External Relations Office. Some decsions had nevertheless
been taken, by instance, the Foreign Ministry was between the first ones to be preoccupied by what the Vivien Report
in 1983 said about young french people working in foreign countries. An Embassador had been charged to make some
informations aimed at consulate posts. This had permitted that some french citizens could be sent back to France
from countries known for their more or less laxist legislation, where large cults were transferring their adepts,
so as to disconnect them from their origins. Elle avait permis de communiquer à leurs familles des
nouvelles de ceux qui restaient à l'étranger, du moins lorsque les consulats pouvaient les connaître.
Cependant, les affaires de sectarisme n'étant pas alors examinées sous l'angle interministériel,
certains actes diplomatiques ont pu être conclus sans que les conséquences de leurs dispositions,
indirectement favorables au développement des sectes, aient été mesurées.
La Convention européenne sur la reconnaissance de la personnalité juridique des organisations
internationales non gouvernementales, dite Convention de Strasbourg, faite le 24 avril 1986 et ratifiée
par la France le 18 décembre 1998, en est un exemple Les instruments de ratification ayant
été déposés et le nombre pertinent des États ayant ratifié étant
atteint, les dispositions de cette convention entreront en vigueur le 1er mars 2000 pour la France.. L'intention
louable de ses négociateurs était de faciliter l'action des organisations internationales non gouvernementales
(OING). Le retard mis à soumettre cette Convention à la ratification parlementaire (douze années),
était le signe manifeste d’hésitations certaines. Encore cette ratification ne fut-elle inscrite
à l'ordre du jour des deux assemblées qu'à la veille des Assises de la coopération
décentralisée (décembre 1998).
Les risques induits par la Convention illustrent la nécessité d'une vigilance constante, politique
au moins autant que juridique, lorsque de tels actes sont négociés. Plusieurs dispositions de cet
acte diplomatique sont susceptibles d'induire de sérieuses difficultés d’interprétation, du
fait que la notion d'organisation internationale non gouvernementale y est insuffisamment encadrée.
La reconnaissance du caractère d'OING, par exemple, est ainsi laissée à l'appréciation
de chaque État. Il suffit donc à une association de type sectaire d'obtenir le statut d'OING dans
un État où la législation associative est moins rigoureuse que celle de la France pour solliciter
avec quelque chance de succès des avantages liés au droit de l'État du siège, pour
ses filiales implantées en France et bénéficier ainsi de privilèges exorbitants par
rapport aux OING constituées sur le fondement du droit français.
De surcroît, la Convention limite le droit pour chaque État contractant d’en refuser l’application
que dans le seul cas où seraient mis en cause la sécurité nationale et la protection des droits
et libertés, ou encore le maintien de la paix et la qualité des relations internationales. Cette
clause, de forme classique, ne répond guère à la spécificité des méthodes
en usage dans les sectes.
Enfin, une dernière disposition, particulièrement malencontreuse interdit toute réserve
aux États contractants. Quant à l’hypothèse de la publication d’une lettre interprétative,
son caractère unilatéral ne lui conférerait qu’une validité très relative en
Conséquence quasi immédiate de la ratification par un nombre suffisant d’États, une association
liée à une secte, espérant obtenir ensuite le statut d’OING, a sollicité la reconnaissance
d’église officielle auprès d’un État connu pour son laxisme en matière associative.
Si une suite favorable était donnée à la requête présentée et
qu'excipant, par exemple, de sa propre sécurité un autre État ayant ratifié refusait
à cette secte le bénéfice de la Convention, c'est probablement par une juridiction externe
que le différend serait tranché. L'État en cause cumulerait ainsi deux handicaps successifs
: le désagrément d'une posture défensive et les aléas de tout jugement.
Afin de prévenir autant que faire se peut de telles difficultés, la Mission a établi une
liaison étroite avec le ministère des affaires étrangères et tient régulièrement
informé le cabinet du Premier ministre des dossiers sensibles dont elle peut avoir connaissance.
Parallèlement, des relations permanentes ont été établies avec le ministre chargé
des relations avec le parlement. En effet, l'examen trop rapide de la Convention précitée par l'une
et l'autre assemblée s'ajoutant au choix de la procédure accélérée pour sa ratification,
n'ont pas permis aux rapporteurs des commissions compétentes de s'interroger de manière suffisamment
approfondie sur les conditions dans lesquelles le statut d' OING est accordé par certains États,
ni sur le sens de cette notion relativement nouvelle qu'il aurait été opportun de préciser.
La Mission envisage à l'occasion des sessions prochaines d'établir avec les présidents
des commissions et des groupes des assemblées parlementaires, les mêmes relations permanentes qu'avec
le ministre chargé des relations avec le parlement.
Enfin, la Mission se tient en liaison constante avec les parlementaires eux-mêmes, soit par des contacts
avec le groupe d'étude des sectes de l'Assemblée nationale présidé par Mme Catherine
Picard, soit par la présence active de députés et sénateurs au sein de son propre conseil
d'orientation (Mme Martine David, MM. Nicolas About, Jean-Pierre Brard, Jean-Jacques Hyest, Serge Lagauche).
If the national legislator vigilance can usefully be increased, it is needed that the Foreign
Affairs Ministry would exercize his attention, wherever the cultic problems reach the international debates.
So, the MILS has helped the Foreign affairs ministry in two main circumstances :
First, for the meeting of the democratic and human rigts institutions (BIDDH) in the frame
of Security and Cooperation in Europe Organization (OSCE), held in Vienna , march 1999.
And secondly, after the vote by the US congress of a law about religious freedom According some experts of these questions in USA, the constitutionnality of that law looks
relatively doubtful from the american viewpoint, because of the 1st amendment " Congress shall make no law respecting an establishment of religion,
or prohibiting the free exercise thereof, or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of
the people peaceably to assemble, and to petition the government for a redress of grievances " (whose geographical
influences exceeds largely the US territorial space), on the analysis of the reports published later in application
In both cases, France has been led to react firmly. Some more precise and attentive preparation
could nevertheless have taken place before the Vienna’s meeting, which could have avoided that France could be
accused by some of the cults themselves – which had been imprudently admitted to participate to the forum by the
Executives of the BIDDH/OSCE, or by those of the specialized commission from USA (CSCE).
Having been informed through the ministrie’s Counsellor for religious affairs of that meeting,
the MILS came to Vienna and has participated to its tasks inside the french delegation.
The General Secretary of the MILS has had to claim that some speakers speeches regarding
freedoms assured by law and constitution contained inexactitudes ; we can nevertheless note that those hotile
speeches have been nevertheless issued later into cults sites or sites favouring cults.
It seems needed therefore that the french representation inside OSCE should be able to
keep a very watcheful eye about the objectives of such international meetings, even informal ones, so as these
objectives are clearly noted and that the participation of doubtful groups having already been warned up, and moreover
so if they have been sentenced before Courts in many states, should not be placed de
facto on the same levels as national representative delegations. The French Embassador’s
intervention in Vienna on september 24th, 1999,
when that organization was examined, has demonstrated a vigilance which is now needed.
Regarding the new US law on religious tolerance, it contains analoguous dispositions to
those contested by France into other laws promulgated by this country, constituting that much of " irritants ". Loi D’Amato, loi
Helms-Burton, en particulier.
It did not seemed though as if USA shoud have been worried about France basic liberties
and religious tolerance, guaranteed here since the Universal Declaration of Human Rights in 1789. But this was
forgetting the cults influence in USA, where those movements profit of an exorbitant protection as soon as they
declare themselves as religious.
An official delegation from USA, composed from members and state officers, came into many
european states to get informations about the conditions of religious freedom exercize. The american missionaries
have been received on april 6th, 1999, have
been precisely informed about the legislation used here (laws of 1901 & 1905). They have been informed that
these almost centennial laws got their bases from the Universal Declaration of Human Rights in 1789. Qui fait partie du "bloc constitutionnel français". ,.
The MILS reminded to the visitors that it was not up to the public officials to appreciate
the content of beliefs and ideologies, whose expression is free – but that they had to watch that, under personal
beliefs shield, the law could’nt be violated, as the cultism uses very often the religious mask.
The american congress mission on security and cooperation in Europe (CSCE) has also believed
necessary to hear three " plaintiffs ", without having opened a contradictory debate, contradicting
therefore the american rights, by instance, by inviting the MILS, or associations struggling the sectarism or any
cult victim, to enlighten the members of that special commission.
The first of the three plaintiffs was a french attorney revendicating its quality of member
of a confessional association well implanted in USA and having some sectarian characteristics. This attorney is
paid by this association to defend it in a tax dispute.
The second one was a pastor, of american nationality, from a structure declaring to be
" evangelist " called ITN (Institut théologique de Nîmes) or " Greater
Grace Church ", branch of a north american organization , which is known there as having helped scientology
to get the " CAN " association bankrupt, so as to buy it back, and get therefore an " anti-cultic "
association name so as to make the reverse activity out of it. The ITN is not recognized by the french Protestant Federation and other similar federative organizations.
The third one is a belgian citizen known for his pro cultic views, executive of a non-profit
association in Bruxelles said " Human Rights without Frontiers ", unrecognized by the international
federation of Human Rights, and whose name looks choosen to get some confusion into minds.
From the basis of the CSCE Cult Awarness Network (CAN). Lire, pour
plus de détails sur cette affaire (en anglais) : http://www.newtimesla.com/issues/1999-09-09/feature.html. (New times de Los Angeles) organization through these three " witnesses "
hearings, the US dept. of State has published an official report containing unfriendly and inexact allegations
about the french situation regarding freedom. These estimations without basis have launched not only the Ministrie’s
reactions (press release), but as well, strong protests from the anti-cultic associations.
Voir en annexe un article extrait de la revue de la CSCE de Juillet 1999 signé d’un membre de la délégation du gouvernement des États-Unis reçue par la
MILS le 6 avril 1999.
The Mission has called about it the ministry as well as the diplomacy counsellor near the
Prime Minister, and constituted an information file, suggesting some language elements for the ministry, diplomats
and consulates in USA, as well as for our european representations having the same problems.
It does not look useful for the moment to keep on this dialog which, due to the american
views, looks more as an inquisition, created from indices that we can diplomatically characterize, as " counter-truths ". Here the text of two associations - l’Union nationale des associations de défense de la famille et de l’individu (UNADFI)
et le Centre contre les manipulations mentales (CCMM). struggling against the cultic abuses, sent to US government..
Nevertheless, opportunity will exist to express ourselves on a more balanced and constructive
way into european multilateral competent areas.
Two european assemblies have examined the problems of cultism : European Union and
European Council’s.
Two reports from the first were not much useful to inform the " Fifteen "
[the Europe of fifteen countries, not]. The only,
though modest, progress was done when the Resolution 134 of february 17th, 1998, was adopted by the Commission of Public Liberties and Internal Affairs of the European Parliament,
whose text is conform to the France objectives . A titre d’exemple : Une lettre de l’Institut de Théologie de Nimes (ITN) remercie le rapporteur général de l’ancien observatoire sur les sectes d’avoir reçu les responsables de
cet organisme, dont Louis DeMeo, alors que ce dirigeant de l’ITN prétend n’avoir
jamais été reçu (Réunion d’examen OSCE - septembre 1999. Mention dans le rapport du Gouvernement des États-Unis de septembre
1999, partie sur la France).
La commission *invite
les États membres à prendre des mesures, dans le respect des principes de l’État de droit, pour combattre les atteintes
aux droits des personnes provoquées par certaines sectes auxquelles devrait être refusé le
statut d’organisation religieuse
ou cultuelle qui leur assure des avantages fiscaux et une certaine protection juridique+.
The MILS has waited the renewing of the European Parliament to take the necessary contacts
and to prepare the next topics to be discussed. Some french deputies have already taken contacts and made known
that they are interested to those works and the mission’s tasks.
The parliamentary assembly of the European Council has adopted on June 22d 1999, a recommandation
#1412 on " illegal cultic activities " from the report of M. Adrien Nastase, rumanian deputy. Annexe. Cette recommandation se trouve aussi sur : http://stars.coe.fr/ta/ta99.FREC1412.htm.
This balanced recommandation has been subjected to a strong campaign, even on the principle
of its discussion – partly led by a british parliamentary allegating himself to be a scientologist, and by various
groups near cults, and by congressmen from USA, notably the president and vice-president of the CSCE. The firmness
of the Reporter and active support from french deputies into the parliamentary assembly of the EC, mobilized by
the MILS, have led to the adoption of this text unanimously for the 41 states. This is a first pace forward, which
avoids firstly the confusion between what is about individual awareness and secondly, what can be imputed to dangers
coming from cultism on persons or social equilibrium.
This recommandation demonstrates perceptible progresses toward a political awareness regarding
cultic problem in Eastern and central European countries, yet more touched than occidental ones. Subsidarily, it’s
interesting to note that scientology changed its viewpoint entirely, as, interpreting according according its ways
the main dispositions of the recommandation, it boasted then of a result it had tried by every means to stop before.
Regarding central and eastern european countries, the MILS has participated to the meeting
on cultism on april 24th, 1999, prepared by
the european federation of the research and information centers on cultism, has established relationships with
most foreign delegations and has initiated a development of its institutionnal relationships with its foreign equivalents,
european ones first. The MILS came to Bucarest in march 1999 La Mission s’est également rendue au colloque organisé
en octobre à Nicosie, colloque auquel des délégués de plusieurs pays d'Europe centrale
et orientale, dont la Russie, ont participé. Elle était aussi présente à Vienne lors
d’une rencontre des États
germanophones., and in september in Varsawa, invited by local authorities interested
in the french expertise.
Getting more awareness about these states, till now politically enclosed, is a necessity.
The Iron Curtain and USSR political fall created suddenly a research for freedoms. Vanishment of the censuring
legislations regarding ideology or religion, allowed a free expression of every tendence, and favoured the birth
of groups onto which the state powers had not, as a first need, to regulate them correctly.
Cults entered therefore into that hole, together with authentic philosophic or religious
associations – those last being respectful of a state of right. After a decade of democracy, resistance of citizen
as well as of institutions threatened by cultism, is now organizing itself. It shall get positive results only
if no special advantage is given to such or such " national religion " : that could be
detrimental to equality principles, and also, if those states become more aware of non religious forms of present
French experience is asked everywhere because France history made it one of the first human rights countries and
that it had a very liberal legislation validated by a century of practice. The most urgent task is to solidarize
the european nations around the secular conception of basic freedoms, conception not favoring any way of thought,
favorizing the diversity regarding expression’s freedom, and ensuring neutrality from state and governement regarding
political and religious beliefs. This conception is better and better understood on an international level as it
can be the only one leading to civil peace ; it is opposed, evidently, to some states coming back to creationnism,
developed by more than one large religious denomination and yet more taught into contamporaneous cults having dogms
related to elitism or eugenism.
Really aware of the debates regarding ways of thought, the MILS has accepted the AFF’s
(american family foundation)’s invitation, which had organized a meeting in Minneapolis in may 1999, and the MILS
has accepted to go to the next one in april 2000.
The information of embassadors being essential for the next steps of the MILS tasks, the
american direction in the Foreign Ministry organized for the first time a meeting to work on cultism, during the
august usual meeting of Embassadors. This meeting , animated by the president and general secretary of the MILS,
permitted to hear a scholar speech about cult problemacy seen from the USA viewpoint, as well as to listen important
contributions from diplomats exercizing in the most concerned states, or representing France into international
instances. This sort of meeting should be usefully organized again.
The MILS has established a first contact with Ms Robinson, Main Commissioner for Human Rights into UN, with the
help of french embassy near UN, in Geneva.
The MILS receives also many foreign ministers as well as delegations of parlementaries and jurists wishing to get
some support from french expertise. This important task needed one third of the President and of the General Secretary
worktime, before the arrival in the MILS, of a diplomatic counsellor. OVER SEAS
[short resume : the MILS report explains its works in french overseas parts, Guadeloupe,
Martinique etc, as many cults are installed there : up to 20 or 25 % of the people could be somewhat affiliated
to cults there, not.]
Jusqu'en 1999, les pouvoirs publics n'ont exercé que très partiellement leur vigilance à
l'égard des sectes implantées dans les départements d'Outre-Mer (DOM) et territoires d’Outre-mer (TOM). Au plan associatif, si le CCMM, disposait depuis
1997 d'antennes dans chacun des quatre DOM et, depuis 1998, dans le TOM de Polynésie, l’UNADFI
n’était implantée qu’à
la Martinique et à la Réunion. Par ailleurs, les rapports parlementaires successifs (1983,
1995 et 1999) n'évoquent l'Outre-Mer que très allusivement.
Il a donc paru indispensable à la Mission de se pencher rapidement sur la situation de ces régions
extra-métropolitaines. Dans un premier temps, la Mission a concentré son attention sur les seuls
DOM, les collectivités et les TOM devant faire l'objet d'initiatives ultérieures.
Au cours de l'année 1999, la Mission s'est rendue successivement à la Réunion, en janvier,
et dans les départements français d'Amérique (DFA) en octobre.
A sa demande, les préfets ont pris l'initiative de convoquer l'ensemble des directeurs des services de
l'État pour des réunions d'information approfondies, réunions auxquelles ont été
conviées les autorités judiciaires qui ont, à chaque fois, répondu favorablement aux
Les interventions des représentants de la Mission ont été suivies d'échanges oraux
qui ont permis de cerner la situation, très diverse, qui prévaut dans chacun des quatre DOM et amorcé
d'utiles relations documentaires :
1°) A l'évidence, le contraste est grand, d'une part, entre la surabondance,
surprenante, des implantations sectaires observées en Guyane et dans les deux départements antillais
et, d'autre part, la relative modestie démographique des DFA. En outre, rapportées au nombre respectif
des habitants de chaque DFA, les sectes implantées en Guyane paraissent être à la fois plus
nombreuses et patrimonialement mieux dotées et probablement plus discrètement ingérentes qu'ailleurs.
Or, l'état socio-économique de la Guyane ne devrait pas prédisposer les sectes à s'y
installer prioritairement. La question est de savoir si l'existence d'activités de haute valeur technologique
et commerciale n'attire pas des intérêts particuliers. Le grand nombre de "missionnaires"
venus de l'extérieur devrait inciter à une constante vigilance.
2°) In most french
overseas territories, people seem to be more sensible to cults propaganda and proselytism. This social frailty
comes from a triple cause :
Those DOM [territories overseas, not]are
targeted by the same cults exercizing in metropole ;
Geographical proximity of some with overseas american territories , where the biggest
cults are sanctuarized : these large transnational movements use sometimes a practical missionary method :
" french speaking canadian missionaries ", to avoid the language problem. (nevertheless, some
teach english to their members, letting suppose that those could be later sent to US training centers).
Into Reunion island, the influence comes from Australia and New Zealand, and is joining
the influence of asian cults, who hare installed in most states of the Indian Ocean.
The complex population in DFA and Reunion explains also that many unknown in metropole
cults have been created.
La conjugaison de ces phénomènes explique pourquoi la société ultra-marine est,
en pourcentage, beaucoup plus pénétrée par le sectarisme que celle de la métropole.
On évalue parfois le taux d'adhésion entre 20 et 25 % de la population. Dans ces conditions, rares
sont les familles qui n'ont pas au moins un de leurs membres "en secte". Cette situation exceptionnelle
rend mieux compréhensible la réticence de certains responsables politiques à combattre le
sectarisme et, à l'inverse, la forte motivation d'autres élus conscients de la résistible
désagrégation sociale de leur collectivité. Il convient, en outre, d'ajouter que certaines
sectes, dont l'agressivité révulse l'opinion métropolitaine, adoptent Outre-Mer un comportement
plus modéré qui les rend tolérables aux yeux du public.
3°) Face à ce défi, l'État a manifesté trop souvent
désintérêt ou indifférence. Peu à peu, par négligence sans doute plus
que par omission délibérée, on a laissé faire.
Pour prendre exemple, de nombreux témoins ont attiré l'attention de la Mission, sur les exigences
exorbitantes de quelques enseignants, ou de groupes de parents d'élèves bien décidés
à faire prévaloir leurs convictions idéologiques sur les principes de laïcité
Nombre d'adeptes de sectes se sont insérés dans le dispositif administratif, le plus souvent
à des postes subalternes mais avec accès aux dossiers ; l'habitude a été prise de tolérer
que certains refusent de travailler les jours ouvrables que leur confession répute fériés.
De nombreux enseignants se sont plaints à la Mission de devoir compenser, le samedi en particulier, l'absence
de leurs collègues ; quelques enseignants se refusent à accomplir des travaux ou à encadrer
des activités que leurs convictions réputent "profanes".
Ces attitudes inacceptables seraient restées sans sanction, suscitant de vives protestations dont certaines
ont été portées par écrit à la connaissance de la Mission. Il paraît à
la MILS qu'une certaine reprise en main s'impose et que celle-ci devrait avoir, au-delà de quelques sanctions
probablement nécessaires, un aspect prioritaire de prévention.
La Mission propose en particulier que chaque recteur, en tant que président du conseil d'administration
des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), fasse inscrire au programme des futurs professeurs
au moins un module annuel d'information sur le sectarisme.
Par ailleurs, il paraît indispensable que, dans le cadre de l'éducation civique, la prévention
contre le sectarisme soit enseignée, avec l'appui privilégié des manuels qui contiennent d'ores
et déjà un chapitre consacré à la lutte contre ce fléau social. A
titre d'exemple, "Education civique 4e", aux éditions Hachette-éducation.
A cet égard, la MILS, d'une part, et les associations d'aide aux victimes du sectarisme présentes
outre-mer, d'autre part, peuvent apporter un concours précieux aux enseignants.
S'agissant du recrutement des personnels administratifs et d’enseignement,
il paraît désormais opportun que la nature des services fasse l'objet d'une sorte de "cahier
des charges", de telle sorte que les personnels ne puissent exciper de l'ignorance de leurs obligations pour
récuser des tâches constitutives de leur mission.
Si la situation de l'éducation nationale outre-mer, considérée sous l'angle de la prévention
du sectarisme, a été critiquée, des exemples similaires ont été parfois relevés
par la Mission parmi les autres services de l'État.
S'agissant de la fonction publique territoriale et des assemblées d'élus (conseils généraux et
régionaux), les deux présidents d'un département ont suggéré à la Mission
d'organiser sous leur autorité une journée d'information. Le principe en a été accepté,
pour une mise en œuvre expérimentale dans un délai rapproché (premier trimestre 2000).
Il semble, en revanche, que tout ou presque reste à faire en ce qui concerne la fonction publique hospitalière
où d'assez nombreuses "thérapies" d'origine sectaire ont été signalées
à la Mission. Cette dernière n'a pas eu encore la possibilité de les vérifier et, le
cas échéant, de proposer comme pour les deux fonctions publiques précitées, des initiatives
similaires, adaptées à sa propre responsabilité.
LIABILITIES OF CULTIC INFLUENCES IN ENTERPRISES
[The reports continues on the entryism phenomenon : cults want to conquer that
area of economical activity, moreover so into formation, counsel, organization etc.
This could be particularly useful for executives of enterprises, whatever public or
private. NOT.]
L'observation du phénomène requiert chaque jour davantage la prise en compte de l'investissement
des organismes à caractère sectaire dans la vie économique.
Le rapport de la Commission parlementaire d'enquête sur "la situation financière, patrimoniale
et fiscale des sectes ainsi que sur leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux
économiques et financiers" a fourni de nombreuses indications qui conduisent à aborder la
question de l'emprise sectaire sous l’angle des stratégies
de développement. Pour ce faire, des analyses croisées sont indispensables pour évaluer aussi
précisément que possible l'impact réel d'organisations ramifiées dans les lieux de
prise de décision. L'analyse du phénomène sectaire dans ses relations avec l'économie,
le commerce et les échanges financiers, peut être facilitée par l'utilisation d'une méthode
inspirée de l'analyse économique.
Il existe différentes manières d'aborder cet aspect essentiel de la démarche sectaire.
L'une d'entre elles consiste à distinguer deux approches :
1°) l'approche par les risques qui peut être assimilée à
une analyse de l'expression d'une demande :
demande d'informations ou demande de formation, demande de soutien formulées par des salariés
d'entreprises ou de dirigeants pour leur propre compte.
demande d'intervention (formulée par la direction de l'entreprise) sous la forme d'appels d'offres de
service auxquels sont susceptibles de répondre des organismes directement ou indirectement liés à
des structures sectaires.
2°) l'approche par les stratégies de développement des organisations
à caractère sectaire qui visent à pénétrer les entreprises, dans le but de recueillir
de l'information, orienter les prises de décision, éventuellement "renseigner".
L'entreprise, personne morale, apparaît donc à la fois comme support déterminant du développement
des organismes à caractère sectaire et comme victime potentielle de ces organismes ou des structures
Les deux approches par l'offre et la demande permettent de couvrir un large éventail de moyens d'évaluation
du phénomène d'investigation, et aussi pour l'avenir, d'outils d'intervention au service de l'entreprise
L'évaluation du phénomène sectaire est naturellement délicate en raison du caractère
opaque des actions menées et de la difficulté de relier les différentes initiatives prises
par les groupements concernés compte tenu de l'autonomie apparente des sociétés, organismes
et associations qui y sont rattachés et qui poursuivent différents objectifs :
tout d'abord économiques, notamment de production et de commercialisation de biens et de services financiers
en contrepartie de prestations réelles ou supposées favorisant les transferts d'argent,
patrimoniaux enfin en raison de l'importance accordée aux investissements comme instrument de consolidation
de leur politique de développement.
Cette évaluation paraît toutefois pouvoir s'affiner au fur et à mesure que la stratégie
de développement de chaque organisation sera mieux appréhendée dans sa globalité et
en particulier au travers de ses liens avec les milieux économiques.
En effet, le monde des entreprises prend actuellement conscience de son double statut de victime potentielle
et de vecteur de développement durable de l'emprise sectaire sur les rouages économiques. Cette prise
de conscience est nettement perceptible au sein de la Mission qui a à connaître des dossiers nombreux
et riches en informations relatifs aux menaces diverses qui pèsent sur les entreprises.
L'effort d'évaluation du phénomène peut ainsi être soutenu par l'appréciation
des risques auxquels sont exposées les entreprises, les sociétés commerciales, les organismes
bancaires. Ceux-ci ont besoin d'un interlocuteur du côté des pouvoirs publics qui puisse par l'analyse
de cas, éclairer les politiques de recrutement, de formation et bien d'autres aspects de la vie interne
La Mission a recensé au cours des derniers mois un grand nombre de situations représentant un
danger certain pour la stabilité des entreprises qui peuvent être décrites sous la forme suivante
. gestion des personnels
. sélection des stagiaires
. prospection des entreprises/choix des interlocuteurs internes (salariés)
. facturation "comptabilité
. stratégies commerciales
Cette présentation permet de cerner les points de contact entre offre sectaire et demande des entreprises,
notamment par l'examen des raisons qui motivent la mise en relation.
Les exemples de la formation professionnelle et du recrutement de cadres de haut niveau sont particulièrement
éclairants tant du point de vue des méthodes employées par les organismes en cause pour se
lier à une entreprise qu'en ce qui concerne les modes d'intervention possibles des pouvoirs publics, en
tout premier lieu en matière d'aide à la détection, puis au niveau de partenariats nouveaux
à établir avec les acteurs économiques et sociaux.
La dérive sectaire est caractérisée par un développement des risques pour l'entreprise,
mais aussi pour le salarié. L’entreprise et le salarié
ont donc un rôle actif en la matière.
L'externalisation de nombreuses tâches jusqu'alors assumées "en interne" par les entreprises
elles-mêmes, l'ouverture des marchés à une concurrence de plus en plus délicate à
connaître dans son organisation, ses stratégies et sa capacité d'implantation sur les marchés
créent de nouveaux domaines de vulnérabilité.
Nombre d'instruments de "management"
peuvent être mis à contribution pour la détection de phénomènes sectaires et
venir ainsi compléter l'action des pouvoirs publics. Cette complémentarité peut d'autant mieux
s'exercer qu’au-delà d'interventions parallèles,
il peut être mis en place des partenariats. Il convient donc de dresser une cartographie des liens existants
entre ceux qui produisent une offre présentant des risques de dérive sectaire et ceux qui formulent
une demande susceptible de déboucher sur l'apparition de risques.
fournissent à l'administration les moyens d'intervenir aux fins de conseil, de contrôle, ou encore
d'aménagement des textes régissant certains métiers comme la formation professionnelle, le
recrutement, l'audit ou le conseil en entreprise.
La mise en œuvre de moyens de détection sur chacun de ces liens fonctionnels est souhaitable et implique
La prospection commerciale, les actions de marketing des organismes à caractère sectaire via leurs
cabinets ou organismes de formation ou de recrutement sont un premier moyen pour l'entreprise de procéder
à un recueil d'informations.
C'est à ce niveau que l'entreprise peut élaborer son propre outil de "veille" sur les
marchés de fournisseurs auxquels elle a besoin d'accéder.
Une telle démarche est néanmoins des plus limitées si elle est conduite de façon
Les grandes entreprises, comme les PMI/PME, devraient fonder leur appréciation sur les fournisseurs de
services externes au travers des éléments suivants : l'évolution de leurs clientèles,
l’évolution des prestations, l’évolutions
de la nature des services fournis, et ne pas négliger l'historique des relations entre les salariés
et la société prestataire.
L'extrême mobilité des personnels d'entreprise et des cabinets de conseil rend la tâche des
plus ardues, et nombre d'entreprises réputées ou estimées sensibles sont amenées à
prendre en considération ce phénomène.
Ce positionnement des milieux économiques demandera du temps (l'action souterraine des organismes présentant
un risque de dérive est naturellement difficile à repérer et un développement qualitatif
de la présence à caractère sectaire au sein de l'entreprise n'est pas totalement évitable).
Il convient donc simultanément de créer des outils de détection et de veille active au
niveau des procédures exercées par l'entreprise dans les phases de mise en œuvre des contrats, c'est
à dire au niveau des appels d'offre des cahiers des charges et des bilans d'action.
Un rapide recensement de cas rencontrés par la Mission permet de mesurer l'éventail des risques
- *coaching+
La prise en compte de la menace au sein de l'entreprise pourrait s'exprimer dès la rédaction de
l'appel d'offre, mais aussi dans l'élaboration du cahier des charges et dans la conduite d'évaluation
coordonnée dans le temps intégrant l'ensemble des interventions d'un organisme déterminé
ou d'organismes ayant un quelconque lien entre eux.
Les efforts à réaliser au moment de l'élaboration du cahier des charges pourraient en particulier
comporter des garanties quant :
à la documentation et aux références utilisées au cours du déroulement
à des règles de transparence sur le déroulement de la formation favorisant l'évaluation
par les stagiaires tant vis à vis du formateur que de l'entreprise et des organismes de financement.
Au-delà de la politique contractuelle de l'entreprise et des fournisseurs de service, il importe en effet
de diversifier et de renforcer les modes opératoires de bilans d'action.
Au-delà, d'autres types d'interventions sont nécessaires qu'il convient de développer rapidement
compte tenu de la sensibilité grandissante du sujet :
Ces étapes vont engager de manière croissante les services de l'État et en tout premier
lieu la MILS. Il est donc nécessaire de fixer une limite à cet engagement, et d’avoir
à l’esprit que l'avenir des relations entre les professions
et les services de l'État doit reposer, avant tout, sur l'établissement de partenariats finalisés.
Des contacts sont à établir avec les métiers ou groupements de métiers représentant
un risque majeur de détournement de leur objet par des organismes que guident des motivations trouvant
leurs sources dans les doctrines sectaires. Ces métiers doivent à terme pouvoir se doter des instruments
les mettant à l’abri de tels risques, la MILS leur
fournissant les informations qu’ils ne peuvent pas obtenir.
Cette prestation d’information doit donc s’accompagner
d’un pendant de formation.
Un nombre important d'organismes fédérateurs des métiers de la formation professionnelle,
du recrutement et du conseil aux entreprises manifestent ainsi leur intention d'établir des relations de
travail avec la Mission, relations qui peuvent aller jusqu'à la mise sur pied de partenariats conventionnels.
Il en est de même pour de grandes entreprises qui abordent la question tant du point de vue de la sécurité
interne que du point de vue de la défense de leurs intérêts stratégiques.
La dimension transnationale de certaines organisations à caractère sectaire, l'efficacité
de leurs stratégies d'influence et de communication, et enfin la structuration de leurs activités
économiques et financières font de l'entreprise une cible privilégiée. A ce titre,
la mise en relation dans un intérêt commun, des milieux d'affaires, des partenaires sociaux et de
la Mission interministérielle sont un des enjeux important pour les mois qui viennent. Ceci doit se faire
lorsque cela paraît nécessaire, avec pour objectif d’établir
Le terme de secte, dont l’étymologie n’est
pas entièrement certaine et les acceptions historiques variées, n’a
pas fait à ce jour l’objet d’une
définition que rend cependant indispensable la gravité sociale des crimes, délits constatés
et sanctionnés de plus en plus fréquemment par la justice . Environ 15 affaires
de sectes en 1983, plus de 260 en 1999 selon le ministère de la justice, alors que, globalement, le sectarisme
ne parvient pas à progresser numériquement en France.
La répétition de manquements non prévus à peine de sanctions pénales que
relèvent régulièrement les cours et tribunaux dans des contentieux de nature civile, commerciale
ou prud’homale, conduit à envisager une telle définition.
Cette définition du terme de secte a été grandement facilitée par la convergence des
critères retenus par les observateurs les plus divers du comportement sectaire, qu’il
s’agisse de psychiatres, d’universitaires,
de rapporteurs des commissions d’enquêtes parlementaires
ou même de religieux. Cette convergence reflète également les nombreux travaux entrepris à
l’étranger, notamment en Europe occidentale.
1°) Une secte est une association Les explications qui suivent
portent sur les groupements de type associatif (loi de 1901) que l’on retrouve le plus souvent dans le champs sectaire.
Mais, à la marge ou dans le cadre économique (cadre économique classique, ou cadre de l’économie
sociale), d’autres groupements peuvent être en cause (sociétés, mutuelles, coopératives,
syndicats, etc…).
reconnaît aussi bien l’association de fait, dépourvue
de personnalité juridique, que l’association "déclarée".
Les sectes, associations de fait, sont rares. Il s'agit,
sauf exception, de mouvements naissants dont l’avenir reste
inconnu et qui, à ce titre, peuvent requérir l'attention des pouvoirs publics, voire de l’autorité
De nombreuses sectes, et notamment toutes celles qui prétendent à un destin national ou international,
se sont constituées en France par déclaration. La déclaration, acte fondateur de l’association,
est libre, y compris depuis 1981, pour les associations étrangères. Les préfets ne peuvent
s'opposer à une déclaration d'association, à l'exception de ceux des trois départements
alsaciens-mosellan où le droit local a été maintenu. Mais cette capacité éventuelle
d’opposition est limitée par la possibilité
d'un recours devant le juge administratif.
Most cults try, when they declare their existence [into
Prefectures, the area’s chief governmental decentralized offices, not.], to show
their respectability by declaring explicitely their " cultual " character, by addition to their
statutes of mentions like " association declared as being under laws of 1901 and 1905 "
But if anybody can do that " cultual " declaration, the advantages
reserved to the 1905 law status can’t be given before the Interior Minister with one administrative judge, have
Cette regrettable ambiguïté terminologique a été maintes fois soulignée. Aussi,
la Mission préconise-t-elle une initiative législative en la matière, à la discrétion
du gouvernement ou du parlement. En effet, plusieurs juridictions administratives ont reconnu le caractère
cultuel de certaines associations sectaires, entraînant à leur bénéfice l’exonération
Pourtant, saisi par un tribunal administratif, le Conseil d'État avait rendu, le 10 octobre 1997,
un avis précisant que le caractère cultuel d'une association impliquait que son objet vise exclusivement
la pratique d'un culte, à l'exclusion de toute autre forme d'activité, et que l'association respecte
l'ordre public, cette notion recouvrant l'ensemble des dispositions inscrites dans le bloc constitutionnel, dans
les lois et dans les obligations résultant de la ratification par la France de traités internationaux,
notamment l’art. 9 (al. 2) de la Convention européenne
fondamentales (CEDH).
2°) A cult is
an association having a totalitarian structure
Opposed to the democratic principles established in many declarations regarding Human Rights,
(for France, that of 1789, then the European convention of human rights in 1950, Universal declaration of human
Rights in 1948, international convention of children rights in 1990), cults establish structures around one single
truth, owned by one single master –recognized as all-powerful and exercizing it without measure. The only accepted
law in cults comes from this single truth.
Any exegesis and, moreover, any critic of the dogmas is forbidden. Every person contesting
it must be led to resipiscence, or, would he keep his opinion, to be fired. Every member leaving is considered
apostate, and can be harrassed by the cult or his members. Harrassment can lead to personal defamation, or to provoke
breaks into his social and/or familial environment, or to try to spoliate him of his job, and reduce his social
responsabilities to nothing.
Those totalitarian demands are overtly coming from the leader himself (or from his followers).
Those can’t be fired through democratic ways, as the association, despite declared as such, avoids to declare itself,
by its [legal] statutes as having an administration
transparency and democratic running. As the 1901 law does not einforce yet any mandatory general meeting of its
members, nor any control of the association’s financial ressources, neither –furthermore- any vote for the association’s
executives [mandates], the cult is managed totally
blindly – by the master himself and some of his members being in direct contact. No ratio for votes, nor procedure
to control any moral or financial mandate, whatever could be the volume of financies handled. And finally, if an
adept would like to sue, a member suit’s receivability before courts is’nt guaranteed because of the lack of internal
statuses who could complete the 1901 law dispositions.
3°) Cults
can be defined mostly by a behaviour of abuses regarding human rights and social balance
It’s not up to authorities to estimate religious or philosophical doctrines taught in associations.
This principle comes from the state and church separation in 1789 is evidently to be applied
to cults ; those can be considered only as associations.
But it’s up to authorities to guarantee the freedoms according to constitutional principles,
having between else being affirmed through the 1958 Constitution’s, preamble, and article 4 of the 1789 declaration.
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté
nationale tels qu’ils ont
par le préambule de la Constitution de 1946.
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 art. 4 : *La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque
homme n’a de bornes que celles
qui assurent aux autres membres de la société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes
ne peuvent être déterminées que par la loi.+
According to this essential text, freedom consists to be able to do whatever does not harm
others ; and only the law defines the edictable limits that can be decided to allow the basic liberties to
flourish entirely.
Through the absolute truth they think to have, cults violate deliberately the principles
stopping their proselytism. Those abuses reach the various aspects of personal activity, from children closed into
an univocal medium, with biological rythm destroyed, food systematically deficient, to the adult handled bit by
bit to accept a moral depossession and to an alienation of some or all his possessions to the cult itself, or its
The cults totalitarist behaviour does not stop when entering into public institutions neither
to the private quality of most economical activities. Infiltration is the universally observed rule into cultic
practices. This consists to offer, to an authority which could be won [to that cause,
not] material advantages [such as invitations to luxuous meetings, judicial consultations
overpaid, or easing publications] – [between square brackets in the original, not], then to obtain later some proportionate backflow for the services so offered.
La pénétration s’opère également
par le jeu de soumissions à des marchés permettant d’infiltrer
l’administration ou l’entreprise
visée. Actuellement, les secteurs les plus atteints semblent être ceux de la formation professionnelle
et de l’équipement informatique. Ces derniers permettent
à une secte, qui tire profit du contrat conclu, de pénétrer les secrets de l’entreprise
(recherches de laboratoire, clientèle, dossiers personnels de salariés). La plupart du temps, il
est difficile aux entreprises de vérifier l’identité
réelle de ceux qui proposent des services, les sectes utilisant le plus souvent le canal de filiales apparemment
sans lien avec elles et entre elles.
S’agissant des institutions publiques, la pénétration
se fait généralement sur ordre. Le Code du travail (et les principes en découlant en droit
public) interdisant à juste titre, à un employeur de se documenter sur les options idéologiques
ou religieuses d’un futur salarié, la voie des concours
est la plus fréquemment employée pour l’embauche.
L’adepte infiltré devant obéissance à
la structure sectaire dont il dépend, prend l’habitude
de violer le devoir de réserve auquel il est cependant tenu.
Les dossiers dont il a connaissance sont pillés et transférés, avec les moyens contemporains
qui assurent rapidité et discrétion, au siège social de la secte, presque toujours installé
à l’étranger, hors de portée de la
Dans certains cas, afin de vérifier leur loyauté et de promouvoir leur ascension au sein de la
secte, les adeptes infiltrés sont engagés à freiner les investigations dont ils auraient à
connaître, voire à voler et à transférer au siège social les documents censés
compromettants rassemblés, pour constitution de dossiers d’intimidation
à usage différé et susceptibles d'exercer de fortes pressions sur les magistrats chargés
d'instruire ou de juger.
One could therefore give this definition :
A cult is an association having a totalitarian structure,
declaring or not religious aims, whose behaviour harms the human rights and the social balance.
Les députés français de la commission d’enquête
parlementaire instituée en 1995, avaient imputé la difficulté d’une
définition de la secte à la notion française de laïcité, telle que définie
du 26 août 1789, par l’art. 2 de la Constitution
du 4 octobre 1958, et par les deux premiers articles de la loi du 9 décembre 1905 relative à
dont il convient de rappeler qu’elle ne s’applique
pas formellement pour des raisons historiques dans les départements de Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin,
et ne s’applique qu’avec
des modalités locales particulières en Guyane. Cependant, on retrouve dans tous les rapports européens
cette donnée : "définir la notion
de 'secte'
est une tâche ardue". Il peut donc être
dit que la difficulté n’est pas nécessairement
inhérente au particularisme français.
Aborder le sujet sous l’angle de la liberté religieuse,
comme le font toutes les commissions d’enquête, y
compris la commission de 1995, prouve, si besoin était, que la notion de secte est historiquement rattachée
à la notion de culte et à celle plus générale de religion. Mais la notion de secte
n’est pas seulement linguistique ou religieuse. Elle existe
en droit de façon embryonnaire pour définir le champ d’investigation
de commissions d’enquête, pour arrêter des compétences
administratives, et pour cibler des entités nécessitant la mise en oeuvre de la protection de l’enfance, de la protection des incapables majeurs, de la protection
des personnes âgées et plus généralement des personnes en état d’ignorance
Les autres États ont eux aussi recours à une définition de la notion d’entité
sectaire sous des formes ou formulations diverses, que ces entités soient appelées "sectes", "nouveaux
mouvements religieux", mouvements endoctrinants, ou
psychogroupes.
Il convient donc d’examiner dans cette optique les critères
retenus jusqu’à présent, et ceux que peuvent
offrir les accords et traités internationaux relatifs aux droits de l’homme.
The cult notion would’nt exist inside french law, as we could read here and there, especially
from those defending such groups.
Such consideration asks to remind that associations struggling against cults have been
formed bit after bit to respond to situations met by those saying they were victims of cults – directly or undirectly
– or through the activities of those organizations msot often qualified as cults.
[the text analyses then many other considerations about law, children wellbeing,
etc. not.]
Ainsi, la notion moderne de secte serait liée à l’existence d’agissements concertés portant atteinte
aux libertés fondamentales, et notamment à la liberté individuelle de faire, de décider
ou de contracter, ou au droit de la famille, et provoquant des victimes.
Il faut entendre par "victimes" dans ce contexte, des personnes qui ont été abusées
directement par d’autres, sous prétexte de promouvoir une philosophie, une discipline de vie, ou une croyance
que cette croyance soit religieuse ou non.
Il s’agit sous cet angle de victimes au sens classique
du terme, ce qui inclut également des personnes privées dans les faits de droits élémentaires
que la loi leur reconnaît.
Ainsi l’art. 371-4 (al1) du code civil précise
: " Les père et mère ne peuvent,
sauf motifs graves, faire obstacle aux relations personnelles de l’enfant
avec ses grands-parents ".
Cette disposition législative est souvent bafouée lorsque les parents sont adeptes d’un
groupe sectaire. Il ne s’agit pas a priori d’un
droit prévu à peine de sanction pénale. Celle-ci ne pourra intervenir que si un juge fixe
les modalités du droit dont bénéficient les grands-parents, et que ces modalités ne
sont pas respectées par les parents.
Nombre d’associations de lutte contre les sectes reconnaissent
que ce problème a déterminé certains de leurs fondateurs à agir pour défendre
Si la victime est a priori dans ce cas l’aïeul privé
du droit d’avoir des relations personnelles avec l’enfant de son enfant, la plupart des spécialistes de la
psychologie de l’enfant reconnaissent que l’enfant
qui ne connaîtra pas cet aïeul, peut être aussi considéré comme une victime. Ceci
est aussi vrai en droit. Ce droit découle en effet en France de l’art
371-4 précité du code civil, mais on le trouve également dans la Convention internationale
des droits de l’enfant adoptée par l'Assemblée
générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 (entrée en vigueur en France le 6 septembre
1990, après signature le 26 janvier 1990) ce qui laisse entendre qu’il
s’agit avant tout d’un
La première victime est donc bien en droit l’enfant,
et une lecture précise de l’art. 371-4 cité
plus haut conforte cette analyse.
Dans un ordre d’idée voisin, on peut aussi parler
de victime d’abus en matière contractuelle, notamment
par l’effet de ce que les juristes appellent le " dol ". Un récent arrêt de la Cour de Cassation
(civ3 13.01.99 - Sté Jojema c. Mme G. Bosse-Platière arrêt n° 50
P+B) est venu rappeler cet aspect du débat sur les victimes, que les défenseurs des sectes présentent
trop facilement comme de simples apostats qui ne réclameraient réparation que pour masquer ce qu’ils considèrent comme étant " leurs
erreurs ".
Or, considérer ceux qui se disent victimes comme de simples apostats revient à nier des notions
élémentaires de droit pénal et de droit civil, et vise à créer une véritable
immunité en matière pénale pour les infractions d’escroqueries,
d’abus de confiance et les infractions voisines ou assimilées,
les infractions concernant l’abus de faiblesse, et enfin,
sans que la liste soit exhaustive, les infractions au droit de la consommation. En matière contractuelle,
cela revient à créer de plein droit une clause interdisant de contester les conditions dans lesquelles
a pu être obtenu l’accord de volonté.
Une telle conception s’oppose à tous les développements
du droit des consommateurs, et revient en pratique à créer une catégorie juridique d’acteurs sociaux dont les faits et actes seraient à l’abri de toute remise en cause, ce qui constituerait une exception
incompatible avec l’article 6-1 de la Convention européenne
fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH), aux termes duquel "toute personne a droit à ce
que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable par un tribunal
indépendant et impartial établi par la loi...".
Cependant refuser la dérogation pénale ou civile peut aussi signifier que la chose religieuse,
ou se disant telle, est objet classique de consommation, et peut ainsi entrer dans le champ des activités
commerciales, ce que n’admet pas a priori la loi de 1905
pour ce qui est des activités des associations cultuelles.
Quoi qu’il en soit, la notion de " victime " doit donc s’entendre
largement, et non de façon restrictive, sauf à réduire aux seules infractions commises la
problématique sectaire.
La notion de " victime "
suppose bien entendu un auteur du fait dommageable ou un acteur social pouvant induire chez autrui des comportements
dommageables pour les tiers.
En droit pénal français, aucun texte ne distingue entre les personnes morales auteurs d’infractions,
à raison de leur objet. La responsabilité pénale des personnes morales n’est
applicable que pour les infractions qui ont été commises à compter du 1er mars 1994. La jurisprudence
n’a donc pas encore pu faire son oeuvre, même si les
cas de poursuites et de condamnations sont en augmentation.
Ceci ne veut pas dire pour autant que le droit pénal soit dépourvu de dispositions pouvant s’appliquer aux sectes. Ainsi, la notion de bande organisée
pourrait parfois être retenue pour caractériser le "service
organisé" qui préside à la commission
Des décisions récentes ne sont pas exemptes de critiques à cet égard. Il était
en effet démontré dans un cas particulier que la doctrine professée ou les directives données,
ne pouvaient qu’aboutir aux résultats constatés.
Mais des évolutions significatives sont en cours dans les analyses à faire, et la justice doit
être surtout aidée dans sa recherche d’informations
pouvant lui permettre de caractériser les éléments constitutifs des infractions reprochées.
Un article récent (Recueil Dalloz, 1999) de Michel Huyette, magistrat, montre fort bien que
le système judiciaire est plus attentif qu’il n’y paraît
au phénomène sectaire, non seulement sous l’angle répressif, mais également dans le cadre des dispositions civiles, commerciales ou
Un organisme qui se qualifie de mouvement religieux peut donc être poursuivi lorsque la doctrine professée
tombe sous le coup des dispositions pénales applicables. Ces poursuites peuvent porter sur les discriminations
en tout genre professées par le groupe auprès de ses adeptes ou des tiers. La notion de doctrine
professée suppose donc que l’on soit dans une situation
qui aille au-delà de la simple liberté individuelle de conscience.
Les résolutions parlementaires instituant les commissions d’enquête
de 1995 et de 1999 sont des actes qui n’ont pas une valeur
normative générale. Mais ces actes ont institué des entités conformes aux dispositions
régissant le Parlement. Ces entités ont eu à se pencher sur un objet, les *sectes+. Ce qu’elles
en disent est une indication donnée aux pouvoirs publics.
On peut donc en déduire une existence de l’objet
étudié, et donc une réalité du phénomène. Ceci se retrouve en Belgique,
en Suisse, en Allemagne, en Autriche, et dans d’autres pays,
La notion de secte existe donc, puisque les parlements de ces pays ont procédé à des investigations
sur ces organismes. Les appréciations de chacun des parlements sur la dangerosité de ces structures
est sans effet à ce stade sur la définition des structures qui ont fait l’objet
de l’étude ou de l’enquête.
European Parliament and Parliamentary Assembly of the EC have studied the question. Same
for OSCE : one of their offices has adopted a text, under the pressure of United States, and of some " specialists "
for a defense of cults, those being here qualified as " new religious movements ", so as to
gain for these movements the same dispositions as for religions, [an argument] proving therefore that such organisations exist, and have some
controversial characteristics - mostly to learn if the legislation applicable to religions - the tax legislation
specifically, should be applied to these movements.
The latest resolution comes from the Parliamentary Assembly into EC, and bears the title
" Illegal activities of Cults ", letting presume that some constatation has been done before,
and that deputies from 41 countries composing the EC are considering cults as entities which can have illegal activities
in such numbers that it should be needed to worry and propose some methods to remedy to the situation.
Cults could therefore be, for the 41 countries into EC, organizations
that can have illegal activities in such measure that it deserves to be worried about at the level of the organization
of authorities and at the level of political orientation of actions to prevent that and to punish it.
Si l’on examine les suites données au rapport
parlementaire de 1995, on constate que les pouvoirs publics français ont institué en 1996 un Observatoire
interministériel sur les sectes, aujourd’hui remplacé
par la MILS. Ce texte d’organisation administrative laisse
entendre que des groupements appelés " sectes " sont l’objet
des préoccupations des pouvoirs publics. La secte y est présentée comme étant
une entité contre laquelle existent des moyens de lutte, moyens de lutte qu’il
convient d’améliorer. L’Observatoire
était chargé de faire des propositions en ce sens au Premier ministre (art. 2 du D. 9.05.96). Ce
texte a été abrogé et remplacé par le décret du 7 octobre 1998 instituant la
MILS. La secte n’y est pas définie de façon
précise, mais il est indiqué que les sectes peuvent menacer l’ordre
public et porter atteinte à la dignité de la personne humaine (art. 1er - 2°
The belgian law on june 2d, 1998, (Moniteur belge du 25
novembre 1998), has a more complete, but similar definition, where " illegal
activities " can be read, like in the EC text above. The belgian law presents the " noxious
cultic organization " in its article 2 :
" Regarding the application of the present law, one defines by cultic
noxious organization, every group with philosophical or religious aims, or pretending to have such aims, which,
in its organization or practice, performs illegal activities, hurtful ones, harms individuals or society or harms
human dignity ".
Des constats de même nature peuvent être faits dans d’autres
pays, peu importe que l’organisme visé soit appelé
"secte",
ou "nouvelle religion"
comme en Pologne. L’objet, quel que soit son nom, est identifié
comme pouvant entraîner des troubles à l’ordre
public ou le menacer, provoquer des atteintes à la dignité humaine (ou à la dignité
de la personne humaine), induire un endoctrinement faisant perdre le sens critique (Commission de gestion du Conseil
national suisse, rapport du 1er juillet 1999), ou faire preuve d’une
volonté d’hégémonie au-delà
de l’image habituelle d’ésotérisme
(Gérard Ramseyer, Conseiller d’État du canton
de Genève).
Le rapport parlementaire français de 1999 préconise d’ailleurs
que soit étudiée une nouvelle infraction de manipulation mentale visant ces groupes.
La préoccupation des pouvoirs publics se porte donc dans ce contexte sur des groupes, se disant le plus
souvent religieux, et dont le fonctionnement serait un défi aux droits de l’homme,
aux libertés fondamentales, et à l’ordre public.
Ceci doit se comprendre comme visant les actes déclarés répréhensibles par la loi
et punis par des sanctions de nature pénale ou entraînant une surveillance restreignant la liberté.
On peut donc également inclure dans cette acception, la protection de l’enfance
et des personnes âgées, handicapées, en état de faiblesse ou d’ignorance,
et bien entendu les incapables majeurs.
Sous cet angle, la liberté de religion souvent invoquée n’est
pas absolue comme cela est parfois dit au vu d’une lecture
des textes européens ou internationaux à la lumière d’une
interprétation très extensive du premier amendement de la Constitution des États-Unis qu’une loi de 1998 votée par le Congrès semble vouloir
faire appliquer dans le reste du monde.
Or la Déclaration universelle des droits de l’homme,
et des libertés fondamentales et la Convention internationale des droits de l’enfant
admettent que des limites peuvent être fixées par la loi à la liberté de religion et
au droit à l’éducation religieuse.
L’art. 9 de la CEDH indique notamment en sa seconde
partie ce qui peut motiver de telles restrictions, évoquant "la sécurité publique,
la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale
publique, et la protection des droits et libertés d’autrui".
La jurisprudence française a elle-même donné valeur au travail parlementaire de 1995,
en retenant le constat parlementaire comme étant un élément susceptible de conforter les constatations
du juge du fond (O. c. C.- Cass Civ2 - 25.06.98 arrêt n°1064 D).
Dès lors, si la secte n’est pas définie
de façon très précise, il n’en demeure
pas moins que la doctrine et les pratiques de ces entités sont considérées par les pouvoirs
publics, en ce compris la justice, comme pouvant provoquer des dommages sur des personnes appelées " victimes ".
Si l’on veut faire une comparaison avec un autre domaine
en dehors du champ des sectes, on peut constater que les pouvoirs publics commencent à se préoccuper
d’une situation quand celle-ci est potentiellement dangereuse,
se renouvelle trop souvent, et provoque des victimes en nombre ou des dégâts importants, ce qui conduit
généralement la presse à faire état de ces victimes et de ces dégâts.
Ainsi en est-il des accidents de la circulation, et de ce qu’il
est convenu d’appeler les points noirs routiers. Un seul
accident est un fait regrettable. Des accidents à répétition deviennent ensemble un fait politique
auquel les pouvoirs publics doivent faire face, que ce soit à un niveau local, à un niveau régional,
à un niveau national, ou à un niveau européen.
De ce point de vue les sectes ont atteint le niveau national et le niveau européen de préoccupation
des pouvoirs publics. Il ne peut donc pas être dit que les groupes sectaires ne présentent
aucune caractéristique juridique commune. Il peut en revanche être dit que l’aspect
polymorphe du problème rend difficile une définition exhaustive, et que s’il
existe un noyau dur dans le phénomène sectaire, il existe aussi des groupes à la marge,
se disant ou non religieux, la dangerosité globale n’étant
pas nécessairement liée à la nature du groupe.
[here the reports gives some few hints about the pronblem of " mind control ",
without cutting clearly, as the debate is far from over, not.]
Si le rapport de 1999 a préconisé une infraction de "manipulation
mentale", force est de constater que cette proposition
n’a appelé en l’état
aucun commentaire de la part des pouvoirs publics. Pourtant la question de la création d’une
infraction revient souvent, et divise même le monde de la lutte contre les sectes. Mais une telle infraction
présuppose avant tout que l’on définisse l’objet visé en droit interne sans contrevenir aux
libertés publiques traditionnelles et aux libertés fondamentales retenues dans différents
textes internationaux et européens auxquels la France a souscrit.
En revanche, la liberté n’étant pas univoque,
une définition de l’objet visé dans une telle
optique, peut conduire à faire vérifier le respect par cette entité des principes posés
par les textes internationaux et européens en matière de droits de l’homme,
de droits de l’enfant, de droits des personnes âgées,
handicapées ou en état de faiblesse, et de droits des incapables majeurs. Ainsi seraient peut-être
couverts les manquements dont se plaignent les victimes.
[some characters having been given into the 1995 report from french national assembly come
next, not]
La déstabilisation mentale. Ce critère est intéressant, mais présente
en l’état de la science un caractère
subjectif peu commode à manier en droit.
Le caractère exorbitant des exigences financières. Il s’agit
là d’un constat objectif le plus souvent assez aisé
La rupture induite avec l'environnement d’origine.
Ce critère est à manier avec prudence, mais il est vrai que de nombreuses sectes utilisent la
pour faire perdre à l’individu ses recours familiaux
ou amicaux. Il faut en revanche avoir à l’esprit
que les ruptures familiales ne sont pas toutes provoquées par une appartenance sectaire.
Les atteintes à l'intégrité physique. Ces faits sont assez délicats
à établir, lorsque l’atteinte est de nature
sexuelle. Les femmes et les enfants en sont très souvent victimes. Les atteintes visibles sont plus aisées
à mettre en évidence. Mais la participation de la victime au constat est indispensable, ce qui entraîne
des pressions parfois considérables sur elle. Et ces pressions empêchent trop souvent les autorités
L'embrigadement des enfants. Les récentes lois sur l’enseignement,
conformes à l’art. 29 de la CIDE, devraient
permettre de mieux contrôler cet aspect pour l’enseignement
hors des structures publiques ou privées sous contrat. Il faut cependant que le contrôle puisse porter
sur l’ensemble de l’éducation,
et non sur la simple acquisition des connaissances.
Le discours plus ou moins anti-social. Ceci est un constat qui devrait être objectif, mais
qui peut parfois être rendu difficile par le débat politique général et par les questions
de société qui agitent notre monde moderne. Ainsi, peut-on refuser à son enfant, s’il
est en danger de mort, le bénéfice d’une transfusion
sanguine, en expliquant ce refus souvent de nature religieuse par les drames liés au SIDA, alors que la
vie de l’enfant peut être sauvée par cet acte
médical. L’ambassade
itinérante des États-Unis pour la liberté de religion a justifié devant la MILS le
refus des Témoins de Jéhovah en indiquant que le problème du SIDA donnait aujourd’hui raison à ceux qui ont toujours
refusé la transfusion sanguine pour des motifs religieux. Pour les enfants mineurs, il a même été
précisé par la partie américaine : *Le refus de transfusion est un droit religieux des parents auquel rien ne doit s’opposer+. Cette réponse est en contradiction avec les textes internationaux précités,
et notamment la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) que les États!Unis
n’ont pas ratifiée.
L’enfant, selon la CIDE,
est un sujet de droit, et non un objet de propriété.
Les troubles à l'ordre public. L’analyse
juridique repose sur des constatations à faire. Il faut y inclure ce qui serait de nature à choquer
l’opinion publique, notamment dans le domaine de la protection
de l’enfance, des incapables majeurs, des handicapés,
des personnes âgées ou des personnes en état de faiblesse. Le second alinéa de l’art. 9 de la CEDH incite à interpréter la
notion d’ordre public de façon large.
L'importance des démêlés judiciaires. L’importance
des démêlés judiciaires doit se comprendre comme étant de la part de l’organisme
visé, un abus réel de procédures qui irait à l’encontre
de ce que préconise l’art. 6-1 de la CEDH. Cette
notion doit s’entendre comme étant de la part des
tiers, un nombre important d’actions de nature identique
contre lesquelles l’organisme visé se défend
d’une manière qui va à l’encontre
de ce que préconise l’art. 6-1 de la CEDH.
L'éventuel détournement des circuits économiques traditionnels. Il s’agit là d’un
constat largement exposé dans le rapport du Service central de prévention de la corruption (SCPC)
pour 1997 (Editions des JO).
Les tentatives l'infiltration des pouvoirs publics. Ceci pose plus largement la question de la
loyauté dans l’exécution du contrat de travail
ou du contrat de prestation de service, voire dans l’exécution
de la mission confiée aux agents des collectivités publiques. Ainsi des instructions données
par Lafayette Ronald HUBBARD posent si elles doivent être respectées par les adeptes de la Scientologie,
un véritable problème de déontologie et de loyauté qu’il
ne suffit pas de masquer derrière ce que cette organisation appelle une discrimination religieuse. Il n’existe en droit français, aucune immunité dont
pourraient se prévaloir les organismes se disant religieux.
Les textes européens et internationaux obligent à ajouter quelques critères sans nécessaire
connotation pénale, qui recoupent ceux qui précèdent, les nuancent ou les complètent.
Le droit de changer de religion prévu par l'article 9 de Convention européenne de sauvegarde
des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH), et par l'article 18 de la Déclaration
universelle des droits de l'homme (DUDH). Il est en effet souvent constaté que si les organismes
sectaires se disant religieux défendent avec acharnement le droit de changer de religion, ce droit n’est en pratique respecté que pour entrer dans le groupe.
Il n’est pas rare que soient portés à la connaissance
de la MILS directement ou par le biais des associations familiales ou de lutte contre les sectes, des actes interdisant
en pratique aux adeptes de quitter l’organisation dans laquelle
ils se trouvent embrigadés. Cela peut prendre des formes juridiques avec un usage abusif de clauses de renonciation
ou de Acopyrights@.
Cela peut prendre la forme de mauvais traitements, ou de coupure totale des liens que l’adepte
avait pu tisser ou créer, telle l’interdiction de
revoir ses enfants. Il n’est pas rare que l’adepte
quittant la secte ait à passer devant un Atribunal@ non institué par la loi, non indépendant et dont
la partialité est évidente. Les grandes sectes internationales qui revendiquent tout particulièrement
l’application de l’art. 18
de la DUDH sont les premières à ne pas en respecter l’esprit
et la lettre. La jurisprudence pourrait s’inspirer sur ce
point des critères utilisés par la Cour de Justice des Communautés Européennes pour
119 du traité de Rome en matière de discrimination entre les hommes et les femmes. La notion de discrimination
indirecte, qui consiste à ne pas s’arrêter
à l’aspect juridique externe, mais à constater
les faits dans leur réalité et leur globalité, permettrait de dire s’il
y a en pratique respect de l’art. 18 de la
DUDH et respect de la notion de droits et libertés d’autrui
prévue par l’art. 9 (2°)
La parité homme-femme. Sont également à retenir les prescriptions européennes
et internationales sur le respect de l’égalité
entre les hommes et les femmes. La France se doit de faire respecter sur son sol cette parité. Admettre
que des groupes se disant religieux puissent professer une non parité en contradiction avec ce texte, serait
un manquement grave aux droits de l’homme.
La lutte contre le racisme et l'anti-sémitisme (DUDH, CEDH). Trop de sectes professent,
alors qu’elles se réclament des droits de l’homme, des thèses racistes et anti-sémites. Un document
diffusé dans le public, il y a quelques années, contenait parmi d’autres
une question appelant réponse, qui était inspirée par un racisme évident. Un certain
nombre de sectes professent la supériorité d’une
race sur les autres, ne serait-ce que dans leur appellation.
La protection et l’éducation des enfants.
Les enfants ont droit à une éducation devant faire d’eux
des citoyens responsables. En effet on ne peut parler de démocratie que si cette démocratie est fondée
sur des citoyens responsables, libres et égaux, et non sur des groupes dont les droits en feraient de véritables
clans prenant la place des citoyens dans les décisions. Un système clanique nie les droits de l’individu, et va à l’encontre
d’une démocratie fondée sur les citoyens.
Il est donc important que l’éducation des enfants,
tant chez eux, qu’à l’école,
leur apporte le sens critique, des connaissances ouvertes, et le respect d’autrui.
Les écoles qui ne professent qu’en fonction d’un seul auteur au motif que les textes qu’il
a écrit expliqueraient toutes les connaissances, ne peuvent pas être considérées comme
répondant aux normes de l’art. 29 de la CIDE. En
outre l’enfant est un sujet de droits qui doit être
assisté ou représenté pour l’exercice
de ses droits. L’exercice des droits de l’enfant
doit répondre aux prescriptions de l’art. 3 de ce
texte. On ne peut donc pas admettre par exemple que des croyances se disant religieuses puissent permettre de laisser
mourir un enfant au motif que les convictions religieuses que revendiquent les parents interdisent telle ou telle pratique
médicale reconnue par la faculté comme pertinente, malgré les difficultés engendrées
par une maladie nouvelle qui s’est propagée dans
La protection des personnes âgées, handicapées, en état de faiblesse ou d’ignorance, et des incapables majeurs. C'est à
la capacité de vouloir et pouvoir protéger les personnes âgées, handicapées,
en état de faiblesse ou d'ignorance, et les incapables majeurs que l'on peut juger du degré de civilisation
atteint par une société. C’est pourquoi,
il est indispensable de retenir ce critère souvent négligé, pour constater le respect des
normes internationales par les entités soupçonnées de constituer des sectes.
L'utilisation abusive ou déloyale de la procédure, et les pratiques destinées à
empêcher le déroulement normal d'un procès. Ceci rejoint ce qui a été
dit plus haut. L’art. 6-1 de la CEDH a pris en droit français
une importance considérable, et se trouve très souvent cité ou invoqué, tant en matière
civile que pénale. Toute pratique qui tend à faire traîner en longueur de manière totalement
injustifiée une affaire en cours doit être retenue en combinaison avec le critère sur l’importance des démêlés judiciaires mis en
avant par les parlementaires. Une affaire pendante devant un juge d’instruction
est pour le moins étonnante à cet égard. En effet l’avocat
des personnes poursuivies, lesquelles se réclament comme appartenant à un organisme considéré
comme une secte par le rapport parlementaire de 1995, a fait valoir que la Adisparition@ de pièces dont l’existence
était établie devait entraîner le bénéfice de la prescription. Fort heureusement
la Cour d’appel saisie, n’a
pas admis cette thèse qui revenait en pratique à inciter les parties poursuivies à utiliser
ce genre de procédés pour échapper aux poursuites intentées. Une telle conception est
totalement contraire au droit qu’ont les victimes de faire
juger dans un délai raisonnable leur préjudice en même temps que sont examinées les
poursuites pénales, droit que les victimes tiennent de l’art.
2 du code de procédure pénale français et bien entendu de l’art.
6-1 précité.
L'existence d'instructions demandant aux adeptes de ne pas être loyaux dans l'exécution des
contrats de travail ou de service . Sur la loyauté
dans un contrat de service : cf. CA Versailles arrêt du 23 janvier 1998 (bull. inf. C. Cass 15.09.98 n° 98 - Sur la bonne foi contractuelle et les convictions religieuses,
voir: Etudes Ch. Willmann., JCP SJEA du 27 mai 1998 n°
21. Des affaires ont montré que des groupes sectaires importants commandaient à leurs
adeptes de prendre le pouvoir partout où ils se trouvaient, et de ne pas respecter l’obligation
de loyauté qu’impliquent le contrat de travail et
celui de prestation de service. Des entreprises ont ainsi été mises en très graves difficultés.
Le Aclonage@est
également utilisé avec en plus embauche sans respect de la clause de non concurrence. Le clonage
consiste souvent à faire enregistrer un nom de marque voisin à l’Institut
national de la propriété industrielle, ou à créer avec enregistrement au registre de
commerce et des sociétés, une société ayant un nom pouvant prêter à confusion.
Ensuite, les clients de la première société sont démarchés jusqu’à
ce que cette société connaisse des difficultés mettant son existence en péril.
Le constat fait, les éléments de droit positif mis en évidence, et les critères
déjà existant, similaires à ceux qu’utilisent
d’autres pays européens, peuvent permettre de qualifier
un organisme comme constituant une secte.
La définition à retenir, telle celle proposée par la Mission dans le présent rapport,
pourrait être civile ou définir une compétence administrative. Elle pourrait au-delà
entrer en ligne de compte dans certaines infractions en tant qu’élément
constitutif, voire circonstance aggravante. La notion de bande organisée se prête relativement bien
à une extension vers la notion de secte, au-delà de l’existence
La définition doit enfin éviter, autant que faire se peut, de comprendre des éléments
subjectifs mettant en difficulté les juridictions ayant à se prononcer.
Il convient donc en ce domaine d’avancer avec circonspection.
Le législateur peut prendre des initiatives, mais il faudra laisser faire ensuite la jurisprudence sur les
cas concrets soumis et tenir compte, pour d’éventuels
ajustements, des avis autorisés, particulièrement ceux du Conseil d’État
Echoing a general worry from the public at large, questioning
the state of rights ability to diminish the cultic phenomenon, a newspaper had titled : " Should
the cults be forbidden ? ".
The MILS thinks necessary to clarify such questioning : it does not share such
views. Indeed, associations have no limitations to their establishment in France ;
they do it by simple declaration. It can’t be administratively decided to oppose to such declaration. Moreover,
the cultic phenomenon can’t be globalized ; as that would’nt show the various and changing aspects.
But a state of rights would miss its duties of protection of basic liberties if
it did not use of its regulation duty for associations which, by their teachings
and pressures exerted on individuals, induce them to commit felonies or illegal activites, if such illegal acts
and crimes are sentenced through judgements upon their doers, and when the repetition of such crimes or illegalities
demonstrates the noxiousness of such movements.
En l’état actuel du droit, deux voies pourraient
permettre de mettre fin à des organisations de nature sectaire troublant par leurs agissements l’ordre
public et portant atteinte à la dignité de la personne humaine.
La première, strictement répressive, découle des sanctions que peuvent prendre les cours
et tribunaux à l’encontre de personnes morales s’étant rendues coupables d’infractions
pénales ou dont les dirigeants se sont rendus coupables de telles infractions. La décision, dans
ce cadre, nécessite donc qu’une ou plusieurs infractions
pénales aient été relevées et jugées. En l’état
actuel de la législation, ne sont pas réellement prises en compte les notions de groupements constitués
autour d’une même organisation pouvant se manifester
par un ensemble d’instructions dont la cohérence
procède d’une seule direction ou d’un
seul centre décisionnel.
L’individualisation des poursuites pénales peut
donc tendre à émietter l’action répressive
et la limiter à ce qui se voit au détriment de ce qui se passe réellement. Si une association
faisant partie d’un ensemble recevant des ordres d’un centre décisionnel, est poursuivie pour des faits commis
en application des instructions reçues, on peut estimer que le donneur d’ordre
a une large part de responsabilité et doit être puni. Or la logique découlant des textes et
pratiques actuelles conduira à sanctionner celui qui a fait, mais rarement celui qui a dit de faire, et
encore plus rarement celui qui a dit de faire lorsque l’ordre
procède d’une personne morale dans le cadre d’un service organisé. En outre rien ne permet de dissoudre
une association du nord pour des faits commis par une association de même obédience et dont l’activité s’exerce
de la même manière dans le sud.
Le réexamen des questions touchant à la responsabilité pénale des personnes morales
devra donc inclure la problématique sectaire. Il en va de même en ce qui concerne la législation
sur la corruption et les trafics internationaux en tout genre.
La seconde voie est de nature administrative et relève d’une
décision prise en Conseil des ministres, décision qui peut être déférée
au Conseil d’État. Il s’agit
du décret loi du 10 janvier 1936, et des textes en procédant qui ont été
intégrés en 1994 dans le code pénal.
Ces textes visent les troubles à l’ordre public,
et si leur application est d’ores et déjà
possible à l’égard de sectes ayant une véritable
organisation militaire ou un service secret d’espionnage
et de renseignement, une adaptation serait souhaitable afin d’englober
des activités nouvelles dangereuses pour la sécurité intérieure ou la sécurité
économique. Il en est ainsi de celles qui se manifestent désormais du fait des technologies modernes
et des moyens nouveaux de communication (ex: utilisation de virus informatiques destructeurs, ou de Troyens).
La proposition de loi du sénateur-maire About tend à prendre en considération la répétition
de condamnations pour aboutir à ce résultat.
Le Conseil d’orientation de la MILS a eu à examiner
brièvement En raison de son examen tardif (décembre 1999) une première
version de cette proposition. Une majorité de ses membres a été sensible à la motivation
de ce texte. Mais il convient de préciser que certains ont aussi exprimé des réserves pour
des raisons diverses ne concordant pas toujours. Si ces réserves ne manquent pas de pertinence, on peut
cependant d’ores et déjà considérer
que c’est dans un contexte législatif en évolution
que doit être examinée la situation des sectes portant atteinte à l’ordre
public ou ne respectant pas la dignité de la personne humaine.
Il importe pour une mission qui a pour tâche première aux termes du décret contresigné
qui l’institue "d’analyser le phénomène des sectes", de citer parmi les organisations
sectaires portant atteinte à l’ordre public ou ne
respectant pas la dignité de la personne humaine, des exemples significatifs montrant quelques-uns des dangers
que courent les adeptes, et les risques auxquels sont exposées la démocratie et la laïcité
Deux organisations, l'une probablement en France de fait, l'Ordre du temple solaire, l'autre ayant des structures
déclarées, la Scientologie La Scientologie a constitué une nébuleuse
d'associations plus ou moins pérennes, sous diverses appellations qui ne se réfèrent pas toujours
explicitement aux "enseignements" de son fondateur Ron Hubbard. posent ainsi des problèmes
d'une particulière gravité, notamment au vu d’agissements
délictueux constatés dans le cadre judiciaire
OTS - THE SOLAR TEMPLE ORDER
[follows an analysis of the present OTS situation, and past deeds, mostly
interesting for french, canadian and swiss people, not]
Les drames de l’Ordre du temple solaire (OTS) restent
dans les mémoires comme étant l’aboutissement
absurde et mortel d’une dérive sectaire: La Suisse
en 1994, la France en 1996 et le Canada en 1997. Certains "spécialistes", que la chronologie des faits ne troublent aucunement,
y ont même vu la conséquence d’une attention
grandissante des pouvoirs publics.
La logique ésotérique dans laquelle s’étaient
placés les "responsables"
de ce groupe devait donc conduire à une issue fatale par trois fois. Les mots "militants
anti-sectes" et "responsables des "sectes"", sont employés avec un sens caché dans le
livre de M. COHEN et F. CHAMPION "Sectes et Démocratie" (p. 374). Il faut pour comprendre,
traduire "militants anti-sectes" par le sens induit, qui est péjoratif dans l’esprit des auteurs
(le militant est en ce cas "celui qui agit pour une cause sans se poser la question du bien fondé de
ce qu’il défend"). Le terme "responsables" vise en revanche dans ce texte à faire
admettre que les sectes sont dirigées par des gens responsables par opposition à d’autres qui ne
le sont pas, tels "les militants anti-sectes". Au-delà, on peut observer que les diverses contributions
contenues dans ce livre instituent leurs auteurs en juges de ce que sont et ne sont pas les sectes. Mais être
considéré par les deux parties comme le défenseur de l’une d’elle, comme il est avoué
dans la première phrase de la page 374, est une affirmation qui devrait à tout le moins faire réfléchir
sur la validité générale des jugements portés dans ce livre, lesquels jugements ne
répondent guère à l’esprit de l’art. 6-1 de la CEDH.
Ces faits ont entraîné des investigations fort longues sur la mouvance qui gravitait autour des
personnages centraux. Si l’instruction menée en Suisse
n’a pas eu de suite à ce que l’on
peut savoir par la presse, celle conduite en France vient d’être
transmise au Parquet de Grenoble pour réquisitions définitives.
Il ressort cependant de ce qui se dit dans l’entourage
de ceux qui sont chargés de ces investigations, que ce drame peut se reproduire à tout moment, et
que l’organisation dite " Ordre du
temple solaire " n’est
Se pose dès lors la question de sa nuisance potentielle au vu des leçons du passé, et il
convient dans ces conditions d’étudier les mesures
appropriées qu’il conviendrait de prendre préventivement
dans le respect des lois de la République.
Il ressort des renseignements fournis à la MILS que l’OTS
serait peut-être en France un groupement de fait. Ceci n’exclut
nullement que puissent être prises à son encontre des mesures coercitives visant les personnes morales
de droit ou de fait se comportant en bande armée ou en milice privée.
Mais au-delà, la menace que fait peser cette organisation, qui a été capable de conduire
à la mort dans le cadre de séances sur lesquelles la lumière n’a
pas été encore faite complètement et publiquement, oblige, même en l’absence
de condamnations pénales, à prendre en considération le danger qui pèse sur des mineurs
et des adultes en état de faiblesse ou d’ignorance,
catégories que les pouvoirs publics ont spécialement le devoir de protéger.
Scientology constitutes presently a large transnational enterprise. Created by a science-fiction
author with a doubtful past history, it allegated initially to be a mental development society.
In 1954, probably to profit from the presumably positive image toward religions and to
get tax privileges given to recognized denominations, scientology declared itself a religious movement. It has
been recognized as such in US, neither by authorities or justice, but by the tax administration only, in circumstances
having been judged very doubtful for a democratic country. Article d’investigation en annexe (New York Times dans une
traduction de la publication Courrier international n° 333 - mars1997-).
It is attempting to get similar advantages in countries where it enters. In France, it
did not try to get the cultual association status, and did not moreover –as far as the MILS knows – ask the advantage
of " congregations " denominations offered in the 1901 law. It exists only under legal form
of associations having various titles depending of the locations or aims being declared.
This large multinational has many different activities whose commercial character is undoubtful.
The methods used to increase the development of that cult have been sued before courts.
Numerous adepts have been sentenced before courts, in France or in foreign countries, since 20 years, without the
cult being punished as a legal entity. It’s true that in France, legal entities could’nt be sued for their activities
for actions committed before 1994.
Lafayette Ronald Hubbard himself, sentenced in USA for petty thief in 1945, has been also
sued for bankruptcy in Philadelphia in 1952, sued and relaxed in 1958 for dangerous products keeping (dianazen
pills), and heard in 1968 in a blackmail affair. In France, the cult’s founder , now dead, has been sentenced in abstentia for fraud and extorsion,on february 14th, 1978.
The problems of Scientology with justice are not from France only.
Into Germany, the Narconon scientology front has had to pay past salaries to an abusevily
employed staff. On january 2d, 1991, the Hamburg’s administrative Court declared the commercial nature of scientology
activities. On may 28th, same year, the same
court decided to cancel the associative nature to Scientology, because of its for-profit and commercial activities.
In Denmark, december 1990, a scientologist and two private detectives got there months
suspended jail for illegal spying.
In Belgium, on september 30th
1999, and on october, the special section of national Gendarmerie started a large raid. Many files were seized ;
and, according the newspaper " Le Soir ", these are about european activities of the secret
scientology police (Office of special affairs).
In United Kingdom, the character of " charity " (non governmental organization
having humanitarian aims) has been refused recently, worded in such ways that they were able to demolish what Scientology
A complete fact finding about sentences having had no amnesty would demonstrate the permanent
unrespect of that cult regarding laws.
The problems exposed show as well the responsability problem of the cult itself, taken
as an organized body and a legal entity.
A really illegal aspect, and not a well known one, should help to think about that, as
we are presently acting on worldwide computers communications. It’s the existence of illegal files regarding the
decisions of the National Commission on Computers and Freedoms (CNIL). Many affairs demonstrated that some of these
files could contain very private informations that can be gotten from auditing sessions of scientology members,
these being more or less comparable to confessions, or to behaviour psychology sessions.
From the ruling from Paris Court on september 4th 1998, prequoted as a note, the defender had on a computer, the files of persons regarding questions
on tests from Hubbard, without having done any lawful declaration .
The Lille Courts observed that (on dec 12th,
1996) : " The seizure allowed to discover that answers gotten from that test were using, to get
the results, of a computer processing, that another floppy disk contained nominative data ; that no declaration
had been done into CNIL… Décisions CNIL n° 98-072
à 074 du 7 juillet 1998 (CE 7.07.99 constatant le désistement des associations scientologues) "
It is needed to remind here that such tests can lead people to give very private answers,
Moreover, demands presented by some scientology organizations to the CNIL, and claims received
by the said Commission on computer freedoms [similar to FOI act in USA, not], show that the desire of Scientology was to keep on these files over a delay after which should
be admitted, for those having been so filed, a basic "right to be left behind". The decisions from the
CNIL, important for the human rights, have been n° 98-072 à 074 , july 7th 1998, and consecrated this
" right to be left behind ". Scientology organizations which had appealed against them have
later abandoned their appeal, probably to avoid that the State Council would itself add its consecration of such
a right (State Council decision on july 7th,
1999, observing the scientology associations demotion).
What for are those date used ? Where do they go through electronical networks ?
How could an individual have any access to his files ?
It’s is a fact that the behaviour of many Scientology members can’t be easily understood
and appreciated without having learned some teachings done inside the organization and knowing the instructions
given to members by a service acting worldwide, a service organized without taking frontiers into account.
Those teachings are explictely worded in some cult’s issues,between others, under the signature
of the founder. By instance, on the social and political topic Les citations qui suivent
ont été publiées par l’universitaire Paul Ariès dans "La Scientologie, laboratoire du futur ?" Editions
GOLIAS, 1998.: [note : all the
following quotes are translated from french, not.]" When
you are leaving a power position, pay immediately your debts and leave with lots of weapons, potential blackmail
against every past rival, unlimited funds on your private accounts, adresses of experienced professional killers,
go to live in Bulgravia and bribe the police. And even then, your are liable to live not for long, if you keep
on a bit of power in the party you are no longer controlling, or if you say something like " I’m favouring
politician Jiggs ". To leave the power is quite dangerous. "
(Hubbard, introdction to ethics, p.80)
Now about tax infiltration, with encouragement to anonymous delation :
(Ethique et Liberté, journal français de la Scientologie, édition spéciale,
1996). " Every state agent having observed irregularities inside tax
administration is invited to join this job of betterment of justice inside the tax system. Every information delivered
by a present staff of tax administration will remain strictly confidential. The tax staffs fearing punishment from
their chiefs can send their documents anonymously. (Freedom, french special
issue, 1996)
Regarding the refusal of equlity between men :
" There are two methods to deal with those under 2.0 on the tone scale ;
none of those dealing with any reasoning with them or to hear their justifications. The first is to get them higher
on the scale by making theta out of their entheta. The second is to dispose of them without sorrow. The vipers
are sympathetic friends when compared to those situated in lower levels of the tone scale. Neither beauty neither
charm, neither social artificial values can’t excuse the terrible harm caused by those to sane men and women .
Letting aside those lower levels persons suddenly would immediatley give a
betterment of the cultural level and would interrupt the down spiral where the society is descending. It is not
needed to produce a whole world of Clears to get a reasonable and valuable society ; it is only needed to
suppress every person below 2.0 on the tone scale, either by auditing them to get them over 2.0, either to get
them apart from the society. A venezuelian dictator decided once to stop the plague. He observed that most plagued
men were hoboes. He ended the plague just by arresting and killing every hoboe in this country. " (from " Science of Survival ")
Such precepts, between many others, could attract justice attention toward the members
having been asked to set those activities, the cult asking the destabilisation of those menacing to disclose its
activities, that it designs in its scientologese, as " suppressive persons ". It’s the " Black
Propaganda " : " If there is a long term menace, you
should immediately evaluate the situation and set up a black propaganda campaign so as to discredit the person,
so as it could be ousted from the society " (Hubbard, policy lettre,
may 30, 1974)
Those campaigns should not spare the elected or professional magistrates ; according
the witnessing of an ex-scientologist, Jesse Prince, the destabilisation activity includes 3 main steps :
- Collecting informations to exercize blackmail against the magistrate by exploitation
of " overt data collection " (collecting his possibly shameful or faulty deeds which could
be unknown)
- Then reveal these " compromising " informations through multiple
layers of people, having no apparent links with the cult.
-Finally, close the trap on the judge by a " stinging opinion ", so
as to compromise him definitely.
Those harrassment techniques are used against those struggling against the scientology
cultism, and fall under the articles 222-33 and 222-44 of the penal code.
The various constraints exercized against many members, who are in a more or less frail
social or individual position, fall under some penal dispositions, notably the article 313-4 of the Penal Code.
The methods adviced to harrass the magistrates having to do the instruction steps or having
to judge members of the cult violate some rules in some articles, sometimes with aggravating circumstances, under
by instance the articles 222-8.4°, 222-10.4°, 222-12.4° and 222-13.4 ; (see as well the article 222-15, which reminds the others). They have a neatly
defined character, and, even if the cult is silent about that, they have been denounced by ex- members.
Moreover, the existence of a private police with unapparent objectives (its existence having
been recognized by a french executive of the cult), called OSA – Office of Special Affairs, falls under the article
#1 of the law of jan 19th, 1936, and articles
421-13 and next from the penal code. The actions led by choosen scientologists seem to be ordered from the QG of
the cult in USA, and can be qualified as clandestine activities led from a foreign state. ANNEXES
III – Lettre (19.07.99) du CCMM à Mme Albright, secrétaire d’Etat des Etats-Unis
Lettre (28.06.99) de L’UNADFI à l’ambassadeur des Etats-Unis en France.
IV – Recommandation 1412 votée le 22 juin 1999 par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
(http://stars.coe.fr/ta/ta99.FREC1412.htm )
V – Article du New-York Times dans une traduction publiée par Courrier International (C.I. n° 333 20
au 26 mars 1997, droits de reproduction de l’article traduit réservés)
FRANCE: SCIENTOLOGISTS FIGHT BACK
New York Times, February 10, 2000
EUROPE - The Church of Scientology says it will try to enlist other groups
in its fight against a parliamentary commission that has suggested it
should be banned. The church says it will hold a hearing in March and invite
172 churches and groups it says have been attacked by the commission "to
tell us how the climate of religious persecution has affected them." The
commission said Scientology was among a group of cults that reject
democratic norms and should be outlawed.
http://search.nytimes.com/partners/iib/services/bin/fastweb?getdoc+iib-site+iib-site+174+0+wAAA+cult
le même rapport en français seulement