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Timestamp: 2019-04-21 19:03:02+00:00
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Home - Ipro sur Rohypnol, Comprimés pelliculés
Information professionnelle sur Rohypnol, Comprimés pelliculés: CPS Cito Pharma Services GmbH
Principe actif: flunitrazepamum
Excipients: Lactosum, color.: indigotine (E 132); excipiens pro compresso obducto
Un comprimé pelliculé contient 117 mg de glucides assimilables.
Comprimé pelliculé gris-vert, ovale, biconvexe, à 1 mg de flunitrazépam
Le comprimé dispose d’une rainure de fragmentation et est sécable.
Rohypnol est utilisé pour le traitement à court terme de troubles du sommeil (troubles de l’endormissement et de la continuité de sommeil, réveil précoce le matin). Comme tous les hypnotiques, il ne doit être employé qu’en présence de troubles du sommeil dont le degré de sévérité est cliniquement significatif.
La posologie doit être étroitement adaptée à l'âge et à l'état général du patient, d'une part, et à la nature du trouble du sommeil, d'autre part.
D'une manière générale, il est toujours fait appel à la plus faible dose efficace pendant une période aussi courte que possible.
Il est recommandé, si possible, d’instaurer le traitement à raison de 0,5 mg/jour et de n’augmenter la dose qu’en cas d’échec.
Les doses généralement recommandées sont les suivantes:
Adultes: 0,5 - 1 mg/jour.
Patients âgés: 0,5 mg/jour; chez les patients présentant un affaiblissement de l’état général, le traitement doit également être instauré à raison de 0,5 mg/jour.
Enfants et adolescents: Rohypnol doit uniquement être administré à l’adulte (voir sous «Contre-indications»).
Selon la tolérance et le résultat clinique, ces doses peuvent être portées, si nécessaire, à 2 mg/jour chez l’adulte et à 1 mg/jour au maximum chez les patients âgés. Dans la plupart des cas, l’administration d’un somnifère n’est plus nécessaire après quelques jours.
Chez les insuffisants rénaux la dose doit être réduite individuellement.
Les patients atteints d’insuffisance hépatique légère à modérée doivent recevoir une dose réduite.
Chez les insuffisants cardio-respiratoires chroniques (voir « Mises en garde et précautions ») la dose recommandée est de 0,5 mg/jour.
Le médicament doit être pris immédiatement avant le coucher.
Le traitement doit être aussi court que possible (de quelques jours à deux semaines) et ne doit généralement pas dépasser quatre semaines (phase d’arrêt progressif comprise); dans certains cas, il peut toutefois être nécessaire de le prolonger, mais uniquement après réévaluation de la situation et de la cause sous-jacente de l’insomnie.
Au début du traitement, il convient d’informer le patient concernant la durée limitée du traitement et de lui expliquer exactement la diminution progressive de la dose. Par ailleurs, il est important de sensibiliser le patient à la possibilité de phénomènes de rebond, ce qui permet de diminuer la peur face à de tels symptômes s’ils apparaissent lors de l’arrêt du médicament.
Il est recommandé de procéder à un arrêt progressif de Rohypnol, en l’espace de 2 semaines (= composante de la durée du traitement, voir également sous « Mises en garde et précautions »).
-Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients conformément à la composition.
-Myasthénie
-Allergie connue aux benzodiazépines
-Insuffisance respiratoire sévère
-Hypercapnie chronique sévère
-Antécédents de dépendance à l’alcool ou aux drogues, abus d’alcool ou de drogues (ancien ou actuel)
-Syndrome des apnées du sommeil
-Insomnie chez l’enfant et l’adolescent
-Les benzodiazépines ne sont pas recommandées pour le traitement de psychoses.
Les benzodiazépines ne doivent pas être utilisées seules pour le traitement de la dépression ou des névroses d’angoisse liées à une dépression. Il faut être vigilant concernant les risques de suicide associés à ces maladies. Dans ces cas, la maladie sous-jacente doit d’abord être traitée.
Les benzodiazépines ne sont pas recommandées pour le traitement initial d’une maladie psychiatrique (voir « Contre-indications »).
Risques liés à une administration simultanée d’opioïdes
L’administration simultanée de Rohypnol avec des opioïdes peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription simultanée de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou de médicaments apparentés tels que Rohypnol avec des opioïdes est indiquée seulement chez les patients pour lesquels il n’existe pas d’alternatives thérapeutiques. Si la prescription simultanée de Rohypnol avec des opioïdes est toutefois jugée comme nécessaire, la dose minimale efficace doit être administrée et la durée du traitement doit être la plus courte possible (voir également les recommandations générales concernant la posologie dans le paragraphe Posologie / Mode d’emploi).
Les patients doivent être étroitement surveillés pour déceler tout signe ou symptôme de dépression respiratoire et de sédation. Dans ce contexte, il est fortement recommandé d’informer les patients et leurs référents (le cas échéant) concernant ces symptômes (voir Interactions).
Utilisation concomitante d’alcool ou de dépresseurs du système nerveux central
L’utilisation concomitante de Rohypnol et d’alcool et/ou d’autres dépresseurs du système nerveux central doit être évitée. Un tel usage concomitant peut potentialiser les effets cliniques de Rohypnol (p.ex. forte sédation, dépression respiratoire cliniquement significative et/ou dépression circulatoire) (voir « Interactions »).
Anamnèse d’abus d’alcool ou de médicaments
Il s’est avéré que Rohypnol 1 mg est fréquemment utilisé de façon abusive par des personnes toxicomanes. Ainsi, il est explicitement indiqué de ne pas prescrire Rohypnol 1 mg aux personnes toxicomanes ou aux patients présentant des antécédents de dépendance (p. ex. les patients alcooliques) (voir « Contre-indications »).
Altérations des fonctions organiques
Chez les patients insuffisants respiratoires chroniques, il faut fixer une dose plus faible en raison du risque de dépression respiratoire.
La prudence est également de mise en cas d’insuffisance cardio-respiratoire connue, car les sédatifs tels que Rohypnol peuvent accentuer une dépression respiratoire existante (voir « Contre-indications » et « Posologie/Mode d’emploi »).
La prudence est de rigueur chez les patients insuffisants rénaux et chez ceux atteints d’une insuffisance hépatique légère à modérée (voir « Posologie/Mode d’emploi »).
Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par des benzodiazépines, car il existe un risque d’encéphalopathie (voir « Contre-indications »).
En raison du risque de sédation et/ou d’effets myorelaxants, des chutes peuvent se produire chez les patients âgés avec des conséquences souvent graves. C’est pourquoi les benzodiazépines doivent être administrées seulement avec prudence chez les patients âgés.
Il faut par ailleurs prendre en compte le fait que le risque de chute et de fracture osseuse est également augmenté chez les personnes qui prennent simultanément des médicaments sédatifs ou de l’alcool, indépendamment de l’âge.
Le dosage doit être prudent chez les patients âgés atteints d’altérations cérébrales organiques afin de prendre en compte leur sensibilité accrue aux médicaments.
Les comprimés pelliculés de Rohypnol contiennent du lactose. Les patients atteints de la rare intolérance héréditaire au galactose, d’un déficit en lactase ou d’une malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre les comprimés pelliculés de Rohypnol.
Des réactions d’hypersensibilité telles que des rashs, des angio-œdèmes ou de l’hypotension peuvent apparaître chez les personnes sensibles.
Développement d’une tolérance
Après administration répétée de benzodiazépines pendant quelques semaines, une perte d’efficacité (tolérance) peut survenir.
Lors de l’arrêt du traitement, un syndrome transitoire peut apparaître au cours duquel les symptômes ayant mené au traitement peuvent réapparaitre de manière renforcée. La réapparition d’une insomnie (« insomnie rebond ») peut s’accompagner d’autres réactions telles qu’un changement d’humeur, une anxiété, des troubles du sommeil et une agitation.
Étant donné que le risque d’apparition de phénomènes rebond est augmenté en cas d’arrêt soudain, il est recommandé d’arrêter le traitement en réduisant progressivement la dose.
Il est important d’attirer l’attention des patients sur la possibilité d'effets rebond afin de réduire l’appréhension liée à ces symptômes dans le cas où ils apparaîtraient.
Vigilance, capacité de réaction
En cas de sommeil insuffisant (moins de 8 heures), le risque d’une diminution de la vigilance est augmenté.
Les benzodiazépines peuvent entraîner des amnésies antérogrades. Ceci signifie que le patient peut éventuellement oublier les activités qu’il a réalisées après la prise du médicament (souvent au cours des quelques heures suivant l’administration).
Ce risque augmente avec le dosage et peut être réduit par une durée de sommeil suffisamment longue (7 à 8 heures) et ininterrompue.
Réactions psychiques et « paradoxales »
Lors de l’administration de benzodiazépines, des réactions psychiques et des réactions appelées « paradoxales », telles qu’une anxiété, une agitation, une excitation, une irritabilité, des comportements agressifs, des obsessions, des accès de colère, des cauchemars, des hallucinations, des psychoses, des comportements inadaptés et d’autres comportements préjudiciables, peuvent apparaître. Dans ces cas, le traitement par ce médicament doit être arrêté.
Les réactions paradoxales peuvent être sévères lors de la prise de Rohypnol et la probabilité de leur apparition est augmentée chez les patients âgés.
La prise de benzodiazépines peut mener à une dépendance physique ou psychique. Ce risque augmente lors d’une prise prolongée, d’une posologie élevée, chez les patients prédisposés et chez les patients chez qui un abus d’alcool, de médicaments ou de drogues a été diagnostiqué antérieurement (voir « Contre-indications »). Afin de minimiser le plus possible le risque de dépendance, les benzodiazépines ne doivent être prescrites qu'après examen approfondi de l'indication et doivent être prises pendant une période aussi brève que possible (comme hypnotique, par exemple, pas plus de quatre semaines en général). La nécessité de poursuivre le traitement doit être périodiquement réexaminée.
Afin d'éviter les symptômes de sevrage, il est conseillé dans chaque cas d'arrêter progressivement le traitement en réduisant les doses par paliers. Si, toutefois, de tels symptômes surviennent, une surveillance médicale très étroite et la prise en charge du patient sont nécessaires.
Lorsqu’une dépendance physique s’est développée, des symptômes de sevrage et des effets rebond apparaissent en cas d’arrêt soudain du traitement.
Ils peuvent prendre la forme de céphalées, douleurs musculaires, états d’anxiété extrême, états de stress, agitation, tremblements, confusion, irritabilité et troubles du sommeil récidivants (effets rebond).
Dans les cas graves, une perte de la réalité, une dépersonnalisation, une hyperacousie, une paresthésie, une hypersensibilité à la lumière, au bruit et aux contacts corporels, des hallucinations et des crises épileptiques peuvent survenir.
Le délai d’apparition des symptômes de sevrage varie entre quelques heures et une semaine ou plus en fonction de la durée d’action de la substance.
Lorsque Rohypnol est associé à d'autres médicaments d'action centrale tels qu’antipsychotiques, neuroleptiques, antidépresseurs, antiépileptiques, tranquillisants, anxiolytiques, sédatifs, hypnotiques, antihistaminiques, analgésiques (opiacés, en particulier) et anesthésiques, l’effet sédatif sur le SNC peut être renforcé. Avec les analgésiques opioïdes, une augmentation de l’effet euphorisant est possible, ce qui peut accentuer des symptômes de dépendance psychique.
En cas d’utilisation concomitante de principes actifs dépresseurs du système nerveux central (dont l’alcool), des effets accrus sur la sédation, la respiration et la circulation peuvent survenir (voir « Mises en garde et précautions »).
Il existe une potentialisation réciproque entre Rohypnol et l’alcool. Rohypnol ne doit donc pas être pris en même temps que de l’alcool ou d’autres hypnotiques. Voir « Surdosage » concernant les mises en garde relatives à d’autres médicaments dépresseurs du système nerveux central, y compris l’alcool.
OpioïdesL’administration simultanée de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou de médicaments apparentés tels que Rohypnol avec des opioïdes augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de mort en raison d’un effet additif dépresseur sur le SNC.
La posologie et la durée de l’administration simultanée doivent être limitées (voir paragraphe « Mises en garde et précautions »).
La prudence est de rigueur lors de l’administration simultanée de substances inhibant certaines enzymes hépatiques (en particulier les enzymes dépendant du cytochrome P450), étant donné que l’inhibition de ces enzymes risque de renforcer l’effet de Rohypnol.
Des interactions avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4 suivants ne peuvent pas être exclues (la liste n’est pas exhaustive):
- antifongiques azolés: fluconazole, kétoconazole, itraconazole
- cimétidine
- inhibiteurs de la protéase du VIH
- gemfibrozil (un antagoniste du PPARα)
- antibiotiques macrolides: érythromycine, clarithromycine, télithromycine
- néfazodone (un IRSN)
- vérapamil (un antagoniste calcique)
Rohypnol peut être associé aux anticoagulants et aux antidiabétiques oraux.
Il n’existe pas de données suffisantes concernant l’administration du flunitrazépam chez les femmes enceintes.
Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse sauf en cas de nécessité clairement établie.
Si Rohypnol est prescrit à une patiente en âge de procréer, il convient de lui recommander de contacter immédiatement son médecin concernant l’arrêt du traitement si elle souhaite débuter une grossesse ou si elle suspecte une grossesse.
Le risque de malformation après administration au cours du premier trimestre de doses thérapeutiques de benzodiazépines semble être faible bien que certaines études épidémiologiques ont indiqué un risque augmenté pour les fentes labiales et palatines.
Bien que seule une dose réduite de flunitrazépam passe la barrière placentaire après administration d’une dose unique, une prise prolongée doit être évitée au cours du dernier trimestre de grossesse.
Si, en cas d’indication absolue, le flunitrazépam est utilisé pendant les derniers mois de la grossesse ou pendant le travail, des effets indésirables tels qu’hypothermie, hypotonie et dépression respiratoire peuvent se produire chez le nouveau-né en raison de l’effet pharmacodynamique.
Lors de l’utilisation chronique de benzodiazépines à un stade avancé de la grossesse, une dépendance physique et l’apparition de symptômes de sevrage au cours de la période postnatale peuvent se produire (voir « Mises en garde et précautions »).
Le principe actif de Rohypnol passe dans le lait maternel. Il convient donc soit de ne pas utiliser Rohypnol pendant la période d’allaitement, soit d’arrêter d’allaiter.
Rohypnol a une forte influence sur l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines.
Une sédation (voir « Interactions »), une amnésie, une baisse de la capacité de concentration et une altération de la fonction musculaire peuvent avoir des effets négatifs sur l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines. Ceci est particulièrement valable après une durée de sommeil insuffisante.
Les effets indésirables les plus fréquents concernent le système nerveux et peuvent apparaître chez env. 1 à 7% des patients.
-Baisse de l’attention
-Confusion mentale
-Symptômes gastro-intestinaux
-Réactions cutanées, notamment réactions d'hypersensibilité telles qu’éruptions, œdème de Quincke et hypotension
-Modification de la libido
Des réactions d’hypersensibilité telles qu’éruption et angio-œdème peuvent survenir.
Des états confusionnels et des modifications indésirables de la vie affective sont survenus surtout au début du traitement. Ils disparaissent normalement au cours du traitement.
Dépression: une dépression préexistante peut être démasquée pendant un traitement par benzodiazépines.
Réactions psychiatriques et « paradoxales »: des réactions paradoxales, telles qu’inquiétude, agitation, excitabilité, agressivité, idées délirantes, colère, cauchemars, hallucinations, psychoses, comportement inadéquat et autres troubles du comportement indésirables, ont été observées après la prise de benzodiazépines et de substances du même type. Ces réactions peuvent être très prononcées. Elles sont plutôt survenues chez des personnes âgées.
Dépendance: l’usage chronique peut entraîner le développement d’une dépendance physique, même à doses thérapeutiques. Un arrêt brutal peut déclencher des symptômes de manque ou des phénomènes de rebond (voir « Mises en garde et précautions »). Une utilisation abusive a été rapportée.
Une obnubilation diurne, des céphalées, des vertiges, une diminution de l’attention et une ataxie sont le plus fréquemment cités. Ils sont survenus le plus souvent au début du traitement et ont disparu au cours du traitement. Une amnésie antérograde peut déjà apparaître à des doses thérapeutiques, le risque augmentant avec la dose. Des effets amnestiques peuvent s’accompagner d’un comportement inadéquat (voir « Mises en garde et précautions »).
L’effet indésirable le plus fréquemment cité a été une diplopie. Elle est survenue le plus souvent au début du traitement et a disparu au cours du traitement.
Des troubles gastro-intestinaux ont occasionnellement été rapportés.
Des réactions cutanées ont occasionnellement été rapportées.
Troubles de la musculature squelettique, du tissu conjonctif et des os
Une faiblesse musculaire peut survenir au début du traitement mais elle disparaît habituellement au cours du traitement.
Troubles des reins et de l’appareil urinaire
Une rétention urinaire, une incontinence urinaire et des troubles de la miction peuvent survenir.
Troubles généraux et troubles au site d'administration
Une fatigue peut survenir au début du traitement mais elle disparaît habituellement au cours du traitement.
Des troubles de la libido sont occasionnellement rapportés.
En cas de surdosage, les benzodiazépines provoquent souvent une obnubilation, une ataxie, une dysarthrie et un nystagmus. Un surdosage de Rohypnol menace rarement le pronostic vital quand le médicament a été pris seul, mais il peut entraîner aréflexie, apnée, hypotension, dépression respiratoire et circulatoire ainsi que coma. En cas de survenue d’un coma, celui-ci dure généralement quelques heures, mais il peut aussi être de plus longue durée et cyclique, en particulier chez les patients âgés. Les effets dépresseurs respiratoires des benzodiazépines sont plus sévères chez les patients atteints de maladies des voies respiratoires.
Les benzodiazépines augmentent les effets d’autres substances déprimant le système nerveux central, y compris l’alcool.
Surveiller les fonctions vitales du patient et instaurer les mesures de soutien indiquées selon l’état clinique du patient. Un traitement symptomatique des effets cardio-respiratoires et des effets sur le système nerveux central peut notamment s’avérer nécessaire chez les patients.
Il faut prévenir la poursuite de l’absorption par des méthodes appropriées, p.ex. par un traitement par du charbon activé en l’espace d’ 1 à 2 heures. Chez les patients obnubilés, une protection des voies respiratoires est absolument requise si du charbon activé est utilisé. En cas de prise d’un mélange de plusieurs médicaments, un lavage gastrique peut être envisagé, mais non en mesure de routine.
Si la dépression du SNC est sévère, il faut envisager l’administration de flumazénil (Anexate®), un antagoniste des benzodiazépines. L’administration nécessite cependant une surveillance étroite. Des convulsions peuvent apparaître. Le produit possédant une demi-vie courte (environ une heure), les patients à qui du flumazénil a été administré, doivent être surveillés même après la disparition des effets. L’utilisation du flumazénil doit être extrêmement prudente après la prise de médicaments abaissant le seuil épileptogène (p.ex. antidépresseurs tricycliques). Consulter l’information professionnelle du flumazénil (Anexate®) pour de plus amples informations sur l’utilisation correcte de ce produit.
Code ATC: N05CD03
Mécanisme d’action, pharmacodynamique et efficacité clinique
Le flunitrazépam, l’analogue fluoré et N-méthylé du nitrazépam, est une substance psychotrope de la classe des 1,4-benzodiazépines à effet hypnotique prédominant et qui a en outre des effets sédatifs, anxiolytiques, myorelaxants, anticonvulsivants et ralentissant la psychomotricité. Rohypnol a un effet somnifère et sédatif d’une intensité marquée qui apparaît très rapidement. En tant qu’agoniste spécifique de l’acide γ-aminobutyrique (GABA), le flunitrazépam se fixe avec une grande affinité sur les récepteurs de benzodiazépine BZ1 et BZ2 dans le SNC. Le flunitrazépam influence les transmissions GABAergiques à dose nettement plus faible que d’autres dérivés de benzodiazépine. Le flunitrazépam présente un effet amnésiant lié à la dose et à la durée.
A faible dose, Rohypnol assure déjà un endormissement rapide; le sommeil est plus profond et dure 6 à 8 heures.
Après administration orale, le flunitrazépam est absorbé pratiquement en totalité. 10-15% sont métabolisés lors d'un effet de premier passage hépatique, de sorte que la biodisponibilité absolue est de l'ordre de 70-90%. La concentration plasmatique maximale du flunitrazépam, de l’ordre de 6 - 11 ng/ml, est atteinte 0,75 - 2 heures après l'administration orale d'une dose unique de 1 mg chez le patient à jeun.
L’influence de la prise de nourriture sur l’absorption de Rohypnol n’a pas été étudiée. La prise concomitante de nourriture pourrait diminuer l’absorption du flunitrazépam.
La pharmacocinétique du flunitrazépam est linéaire à des doses comprises entre 0,5 et 4 mg.
L'administration subchronique et chronique de Rohypnol p.o. n'entraîne qu'une légère accumulation de flunitrazépam dans le plasma (facteur d'accumulation: 1,6 – 1,7). L'état d'équilibre est atteint au bout de cinq jours; par la suite, les concentrations minimales et maximales restent constantes, même lorsque le traitement est poursuivi. A l’état d’équilibre, la concentration du métabolite actif Ndéméthyl-flunitrazépam est quasiment identique à celle de la substance mère.
Le volume de distribution calculé à l'état d'équilibre est de 3 - 5 l/kg.
Le flunitrazépam est lié à 78% aux protéines plasmatiques.
Le flunitrazépam est rapidement absorbé dans le liquide céphalo-rachidien.
Le flunitrazépam traverse le placenta humain et passe dans le lait maternel de façon lente et dans une faible proportion après une dose unique.
Le flunitrazépam est presque entièrement métabolisé dans l'organisme. Les principaux métabolites sont le 7-amino-flunitrazépam et le Ndéméthyl-flunitrazépam. Ce dernier est pharmacologiquement actif chez l'homme, mais moins que le flunitrazépam. Les concentrations plasmatiques de Ndéméthyl-flunitrazépam atteintes à l’état d’équilibre après administration de 2 mg sont plus faibles que les concentrations minimales actives pour ce métabolite.
Les deux métabolites sont éliminés sous forme de glucuronides, principalement par voie rénale. Environ 80% d’une dose radiomarquée sont retrouvés dans l’urine et env. 10% dans les fèces.
Le principal métabolite retrouvé dans l’urine est le 7-amino-flunitrazépam. Moins de 2% de la dose sont éliminés par voie rénale sous forme de substance inchangée et sous forme de Ndéméthyl-flunitrazépam.
La demi-vie d'élimination du flunitrazépam se situe entre 16 et 35 heures. La demi-vie d’élimination du 7-amino-flunitrazépam est de 10-16 heures, celle du Ndéméthyl-flunitrazépam de 28 heures.
La clairance plasmatique totale est de 120 - 140 ml par minute.
La pharmacocinétique ne diffère pas chez les patients âgés.
Chez les insuffisants rénaux, l’accumulation des métabolites après administration répétée est un peu plus importante que chez les patients présentant une fonction rénale normale. Chez de tels patients, la dose doit par conséquent être réduite.
Des études de carcinogénicité d’une durée de deux ans ont été réalisées chez la souris et le rat ayant reçu des doses orales de 25 à 50 mg/kg/jour. L’examen histopathologique de différents échantillons tissulaires provenant des deux études n’a pas montré d’indice manifeste d’effet carcinogène du flunitrazépam.
L’effet mutagène du flunitrazépam a été étudié dans plusieurs tests de génotoxicité avec des bactéries et des mammifères. Tandis qu’un effet mutagène a été retrouvé chez les bactéries, les tests in vitro et in vivo réalisés avec des cellules de mammifères n’ont pas révélé d’effet génotoxique. L’effet sur les bactéries est considéré comme non significatif pour les conditions d’exposition chez l’homme.
Des études chez des rats ayant reçu des doses allant jusqu’à 25 mg/kg/jour n’ont pas révélé d’effets indésirables sur la fertilité et les stades précoces du développement embryonnaire.
Des études chez le rat (doses allant jusqu’à 25 mg/kg/jour), le lapin (doses allant jusqu’à 5 mg/kg/jour) et la souris (doses allant jusqu’à 100 mg/kg/jour) n’ont pas révélé d’effet tératogène du flunitrazépam, même à des doses qui induisent le sommeil.
IncompatibilitésSans objet
Influence sur les méthodes de diagnosticSans objet
Ne pas conserver au-dessus de 30°C et tenir hors de portée des enfants.
54 959 (Swissmedic)
10 et 30 comprimés pelliculés [B]