Source: https://www.santemagazine.fr/medicament/corbionax-ge-200mg-cpr-secable-30-217014
Timestamp: 2019-07-18 05:23:44+00:00
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CORBIONAX GE 200MG CPR SECABLE 30 : posologie et effets secondaires | Santé Magazine
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- L'amiodarone peut être utilisée en présence d'une maladie coronaire et/ou d'une altération de la fonction ventriculaire gauche (voir propriétés pharmacodynamiques).
. Le schéma posologique habituel est de 3 comprimés par jour, pendant 8 à 10 jours.
. Dans certains cas le traitement d'attaque a pu faire appel à des posologies supérieures (4 à 5 comprimés par jour), toujours sur des périodes brèves et sous surveillance électrocardiographique.
- hypersensibilité connue à l'iode ou à l'amiodarone ou à l'un des excipients ;
- troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés ;
- les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse : la thyroïde foetale commençant à fixer l'iode à partir de 14 semaines d'aménorrhée, aucun retentissement sur la thyroïde foetale n'est attendu en cas d'administrations préalables. Une surcharge iodée avec l'utilisation de ce produit, passé ce terme, peut entraîner une hypothyroïdie foetale, biologique ou même clinique (goitre). En conséquence, l'utilisation de ce médicament est contre-indiquée à partir du 2ème trimestre ;
- allaitement : l'amiodarone et son métabolite, ainsi que l'iode, passent dans le lait à des concentrations supérieures au plasma maternel. En raison du risque d'hypothyroïdie chez le nourrisson, l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament ;
. les anti-arythmiques de classe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
. les anti-arythmiques de classe III (sotalol, dofétilide, ibutilide),
. autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, moxifloxacine, spiramycine IV, vincamine IV (voir interactions),
- Chez l'enfant, la tolérance et l'efficacité de l'amiodarone n'ont pas été évaluées par des essais cliniques contrôlés.
Associations déconseillées : ciclosporine ; diltiazem injectable ; vérapamil injectable ; antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (halofantrine, luméfantrine, pentamidine) ; neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes : certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride, véralipride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ; méthadone.
Une surcharge iodée avec l'utilisation de ce produit, passé ce terme, peut entraîner une hypothyroïdie foetale, biologique ou même clinique (goitre).
. Un ECG doit être pratiqué avant l'initiation du traitement.
. Le ralentissement de la fréquence cardiaque peut être plus accentué chez les malades âgés.
. Sous amiodarone, l'électrocardiogramme est modifié. Cette modification "cordaronique" consiste en un allongement de QT traduisant l'allongement de la repolarisation, avec éventuellement l'apparition d'une onde U ; c'est un signe d'imprégnation thérapeutique et non de toxicité.
. La survenue sous traitement d'un bloc auriculoventriculaire du 2ème ou 3ème degré, d'un bloc sino-auriculaire ou d'un bloc bifasciculaire doit faire arrêter le traitement. Un bloc auriculoventriculaire du 1er degré doit faire renforcer la surveillance.
. La survenue d'un nouveau trouble du rythme ou l'aggravation d'un trouble du rythme préexistant et traité, a été rapportée (voir effets indésirables).
. L'effet arythmogène de l'amiodarone est faible voire inférieur à celui de la plupart des anti-arythmiques et survient généralement lors de certaines associations médicamenteuses (voir interactions) ou de troubles électrolytiques.
. La présence d'iode dans la molécule fausse certains tests thyroïdiens (fixation de l'iode radioactif, PBI) ; néanmoins, un bilan thyroïdien est toujours possible (T3, T4, TSHus).
. L'amiodarone peut entraîner des anomalies thyroïdiennes, particulièrement chez les patients ayant des antécédents de troubles thyroïdiens. Un dosage de la TSH est recommandé chez tous les patients avant le début du traitement puis régulièrement au cours du traitement et plusieurs mois après son arrêt et en cas de suspicion clinique de dysthyroïdie (voir effets indésirables).
L'apparition d'une dyspnée ou d'une toux sèche isolée ou associée à une altération de l'état général, doit faire évoquer une toxicité pulmonaire telle qu'une pneumopathie interstitielle et impose un contrôle radiologique (voir effets indésirables).
La surveillance régulière de la fonction hépatique est recommandée en début de traitement puis de façon régulière au cours du traitement par l'amiodarone (voir effets indésirables).
- Manifestations neuromusculaires :
L'amiodarone peut provoquer des neuropathies périphériques sensitives, motrices ou mixtes et des myopathies (voir effets indésirables).
En cas de vision trouble ou de baisse de l'acuité visuelle, un examen ophtalmologique complet incluant un fond d'oeil doit être rapidement pratiqué. L'arrêt de l'amiodarone est requis en cas d'apparition d'une neuropathie ou névrite optique due à l'amiodarone en raison d'un risque potentiel d'évolution vers la cécité (voir effets indésirables).
- L'association (voir interactions) avec :
. les bêtabloquants autres que le sotalol (association contre-indiquée), et l'esmolol (association nécessitant des précautions d'emploi),
. le vérapamil et le diltiazem ne sera envisagée que dans la prévention des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital.
- On conseillera, pendant le traitement, de ne pas s'exposer au soleil ou de s'en protéger.
. Avant chirurgie, l'anesthésiste doit être informé que le patient est traité par amiodarone.
. Le traitement chronique par amiodarone est susceptible de s'additionner, en termes d'effets indésirables, au risque hémodynamique des anesthésiques généraux ou locaux. Ils concernent, en particulier, les effets bradycardisants et hypotenseurs, la baisse du débit cardiaque et des troubles de la conduction.
. Par ailleurs, quelques cas de détresse respiratoire aiguë ont été observés dans les suites immédiates d'interventions chirurgicales chez les patients traités par amiodarone. En conséquence, une surveillance étroite est recommandée lors de la ventilation artificielle de ces patients (voir effets indésirables).
- Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes :
Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, anti-arythmiques ou non. L'hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.
Les médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes sont, notamment, des anti-arythmiques de classe Ia, anti-arythmiques de classe III, certains neuroleptiques.
- Médicaments bradycardisants :
De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C'est le cas notamment des anti-arythmiques de classe Ia, des bêtabloquants, de certains anti-arythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques.
. anti-arythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
. anti-arythmiques de classe III (dofétilide, ibutilide, sotalol),
. autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, vincamine IV, moxifloxacine, spiramycine IV,
. sultopride.
Augmentation des taux circulants de ciclosporine par diminution de son métabolisme hépatique avec risque d'effets néphrotoxiques.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant le traitement par l'amiodarone et après son arrêt.
Risque de bradycardie et de bloc auriculo-ventriculaire. Si cette association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et ECG continu.
- Vérapamil injectable :
Risque de bradycardie et de bloc auriculoventriculaire. Si cette association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et ECG continu.
- Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (halofantrine, luméfantrine, pentamidine) :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l'azolé antifongique. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG.
- Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes : certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride, véralipride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide).
Risque majoré des troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes.
Risque majoré des troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.
Augmentation de l'effet anticoagulant et du risque hémorragique, due à une augmentation de la concentration plasmatique de l'anticoagulant.
Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l'INR. Adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral, pendant le traitement par l'amiodarone et après son arrêt.
- Bêtabloquants autres que le sotalol (association contre-indiquée) et l'esmolol (association nécessitant des précautions d'emploi) :
Surveillance clinique et électrocardiographique régulière.
- Diltiazem per os :
- Vérapamil per os :
Surveillance clinique, biologique et ECG.
- Orlistat :
- Phénytoïne (par extrapolation fosphénytoïne) :
- Simvastatine :
Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Ne pas dépasser la posologie de 20 mg/j de simvastatine.
Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint à cette posologie, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.
Très fréquemment (> = 10%) ; fréquemment (> = 1%, < 10%) ; peu fréquemment (> = 0,1%, < 1%) ; rarement (> = 0,01%, < 0,1%) ; très rarement (< 0,01%).
- Très fréquemment :
microdépôts cornéens, quasiment constants chez l'adulte, restant habituellement localisés à l'aire sous-pupillaire et ne contre-indiquant pas la poursuite du traitement. Exceptionnellement, ils peuvent s'accompagner de perception de halos colorés en lumière éblouissante, ou de sensation de brouillard. Constitués de dépôts lipidiques complexes, les microdépôts cornéens sont toujours entièrement réversibles à l'arrêt du traitement.
MANIFESTATIONS CUTANEES :
- Fréquemment :
. érythème au cours de radiothérapies,
. rashs cutanés, généralement peu spécifiques,
. dermatite exfoliatrice, sans que la relation avec le produit paraisse nettement établie,
MANIFESTATIONS THYROIDIENNES :
. les hypothyroïdies revêtent une forme classique : prise de poids, frilosité, apathie, somnolence ; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois ; cet arrêt n'est pas impératif : si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L-thyroxine, la TSH constituant un guide posologique.
. L'effondrement de la TSH ultrasensible permet d'affirmer le diagnostic. L'arrêt de l'amiodarone est impératif : il suffit habituellement à amorcer, dans un délai de 3-4 semaines, la guérison clinique. Les cas graves pouvant entraîner le décès du patient, nécessitent une mise en route en urgence d'un traitement adapté.
. Lorsque la thyréotoxicose est préoccupante, en elle-même ou du fait de son retentissement sur un équilibre myocardique précaire, l'efficacité inconstante des antithyroïdiens de synthèse conduit à préconiser une corticothérapie franche (1 mg/kg) et suffisamment prolongée (3 mois). Des cas d'hyperthyroïdies ont été rapportés jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt de l'amiodarone.
. pneumopathie interstitielle ou alvéolaire diffuse et bronchiolite oblitérante organisée (BOOP), d'évolution parfois fatale, ont été rapportées. L'apparition d'une dyspnée d'effort ou d'une toux sèche, isolée ou associée à une altération de l'état général (fatigue, amaigrissement, fébricule) impose un contrôle radiologique et, le cas échéant, l'arrêt du traitement. Ces pneumopathies peuvent en effet évoluer en fibrose pulmonaire.
. Quelques cas de pleurésie, en règle générale associés aux pneumopathies interstitielles, ont été rapportés.
. Bronchospasme plus particulièrement chez les patients asthmatiques.
. Syndromes de détresse respiratoire aiguë, d'évolution parfois fatale, parfois immédiatement au décours d'un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d'oxygène a été évoquée) (voir mises en garde et précautions d'emploi).
. tremblements ou autres symptômes extrapyramidaux,
. troubles du sommeil dont cauchemars,
. neuropathies périphériques sensitives, motrices ou mixtes.
- Peu fréquemment :
Neuropathies périphériques sensitives, motrices ou mixtes et myopathies peuvent survenir seulement après quelques mois de traitement mais parfois après plusieurs années de traitement. Elles sont généralement réversibles à l'arrêt du traitement. Cependant, cette récupération peut être incomplète, très lente et ne se manifester que plusieurs mois après l'arrêt du traitement.
. ataxie cérébelleuse,
. hypertension intracrânienne bénigne,
. céphalées. L'apparition de céphalées isolées impose la recherche d'une pathologie sous-jacente.
MANIFESTATIONS HEPATIQUES :
élévation des transaminases, isolée et généralement modérée (1,5 fois à 3 fois la normale) régressant après réduction posologique, voire spontanément ;
atteinte hépatique aiguë avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement ;
atteinte hépatique chronique lors des traitements prolongés.
L'histologie est celle d'une hépatite pseudo-alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique. Une hypertransaminasémie, même modérée, survenant après un traitement de plus de 6 mois doit faire évoquer le diagnostic d'hépatopathie chronique. Les troubles cliniques et biologiques régressent habituellement après arrêt du traitement. Quelques cas d'évolution irréversible ont été rapportés.
EFFETS SUR LE SYSTEME DE REPRODUCTION :
épididymite. La relation avec le produit n'apparaît pas établie.
EFFETS SUR LE SYSTEME SANGUIN ET LYMPHATIQUE :
AMIODARONE 200MG GNR CPR SECABLE30