Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19760513-608773
Timestamp: 2017-07-24 03:05:57+00:00
Document Index: 52486288

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 1", "l'article 14", "l'article 1", "l'article 1", "l'article 27", '§ 2']

Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 6087/73Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1976-05-13;6087.73 Analyses : (Art. 11) LIBERTE DE REUNION ET D'ASSOCIATION, (Art. 11-1) FONDER ET S'AFFILIER A DES SYNDICATS, (Art. 11-1) INTERET DES MEMBRESParties : Demandeurs : X.Défendeurs : AUTRICHETexte : APPLICATION/REQUÃTE NÂ° 6087/73 X . v/AUSTRIA X . c/AUTRICH E
DECISION of 13 May 1976 on the admissibility of the application DÃCISION du 13 mai 1976 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article I of Protocol No . 1 : This provision applies in connection with taxation and its relation to property rights.
Article 14 of the Convention, in conjunction with Article I of Protocol No. 1 : The authorities are not bound to furnish a particular justNication for the collection of a tax for a special purpose from only certain categories of persons . Article 1^ 1 du Protocole additionnel : Cette disposition s'applique Ã© la matiÃ©re fiscale et aux rapports de celle-ci avec le droit de chacun au respect de ses biens . Article 14 de la Convention, combinÃ© avec l'article 1â¢â¢ du Protocole additionnel : Les autoritÃ©s ne sont pas tenues de fournir une justification particuliÃ©re de la perception d'un imp6t Ã© destination spÃ©ciale auprÃ©s de certaines catÃ©gories de personnes seulement.
I franÃ§ais : voir p . 11 )
In 1970, the municipality of Vienna decided to subject all employers to a tax of 10 Shillings per employee per week, to be allocated to the financing of the construction of an underground railway. The applicant who is a barrister at Vienna and therefore subject to the tax by reason of his staff, appealed to the Constitutional Court against his assessment. This appeal was rejected. The application was brought to the attention of the respondent Government and the parties have presented wrinen observations .
THE LAW The applicant has complained that he, as an employer, has had to pay a special tax ("subway tax") and he alleges that the imposition on employers only of this tax violates generally Art . 14 of the Convention in conjunction with Art . 1 of Protocol No . 1 .
It is true that Art . 1 of Protocol No . 1 secures to eve ry one the right to the peaceful enjoyment of his possessions and A rt . 14 of the Convention provides that the enjoyment of the rights and freedoms set fo rt h in the Convention shall be secured without discrimination . It is tu rt her true that according to the Commission's case law, A rt . 1 of Protocol No . 1 applies in connection with taxation and its relation to property rights (see Decision on admissibility of Application No . 3500/ 68, Collection of Decisions 37, p . 4 and No . 5169/71, Collection of Decisions 42, p . 137) . If the legislator expressly indicates the purpose of a tax, and at the s,, me time limits its imposition to a ce rt ain group of the population, the question arises whether some additional justifying reasons must be given connecting the purpose of the tax and the group of the population being taxed . After taking note of the arguments of the pa rties the Commission is of the opinion that the Convention does not require such reasons to be given . Ordinarily, a tax is in no way legally connected with the purpose for which it is spent . As was pointed out by the Austrian Constitutional Cou rt a tax is not a consideration for advantages made available to the tax payer by the State authorities which levy the tax . This means, in other word, that the tax payment must not be off-balanced by an economic consideration on the pa rt of the State receiving the tax . The declaration of the purpose for which the money raised by way of the subway tax would be spent does not alter the nature of the tax as such . It is simply a tax being levied on a distinct group of the population . The question of discrimination therefore can only arise in the same way as for taxes generally . The imposition of taxes on employers only, which is well known in many Convention States, cannot be considered as being discriminato ry by itself, this group being clearly in a different catego ry than the rest of the population . An examination of the case does not therefore disclose any appearance of a violation of the rights and freedoms set out in the Convention and in pa rt icular in the above A rt icles .
It follows that the application is manifestly ill-founded within the meaning of Art . 27 (2) of the Convention . For these reasons, the Commissio n DECLARES THIS APPLICATION INADMISSIBLE .
RÃ©sumÃ© des faits En 1970, la municipali7Ã© de Vienne a dÃ©cidÃ© d'assu/Ã©tir tous les employeurs Ã un impÃ´t de 10 Schillings par employÃ© et par semaine, atlectÃ© au financement de la construction d'un chemin de ter mÃ©tropolitain , Le requÃ©rant, qui est avocat Ã Vienne et donc assujeti Ã l'impÃ´t Ã raison de son personnel, a saisi la Cour constitutionnelle d'un recours contre sa taxation . Ce recours a Ã©tÃ© rejetÃ©.
La requÃ©te a Ã©tÃ© portÃ©e Ã la connaissance du Gouvernement mis en cause et les parties ont prÃ©sentÃ© des observations par Ã©crit .
(TRADUCTION) EN DROI T Le requÃ©rant se plaint qu'en sa qualitÃ© d'employeur il est assujÃ©ti Ã un impÃ´t spÃ©cial W impÃ´t du mÃ©tro Â») et allÃ¨gue que l'assujÃ©tissement des seuls employeurs Ã cet impÃ´t constitue, en soi, une violation de l'article 14 de la Convention, combinÃ© avec l'article 1- du Protocole additionnel est vrai que l'a rt icle 1 - du Protocole additionnel garantit Ã toute personne le .Il droit au respect de ses biens et que l'a rt icle 14 de la Convention stipule que la jouissance des droits et libert Ã©s reconnus dans la Convention doit Ãªtre assurÃ©e sans discrimination . II est non moins vrai qu'aux termes de la jurisprudence de la Commission l'article 1â¢ 1 du Protocole additionnel s'applique Ã la matiÃ¨re fiscale et aux rappo rts de celle-ci avec le droit de chacun au respect de ses biens (cf . dÃ©cisions NÂ° 3500/68, Recueil 37 p . 4, et NÂ° 5169/71, Recueil 42 p . 137) . Lorsque le lÃ©gislateur indique expressÃ©ment la destination d'un impÃ´t et, en mÃ¨me temps, limite l'assujÃ©tissement Ã une certaine catÃ©gorie de la population, on peut se demander si des raisons valables doivent Ãªtre fournies, Ã©tablissant une relation entre la destination de l'impÃ´t et le cercle des assujÃ©tis . AprÃ¨s avoir pris connaissance des arguments des parties, la Commission estime que la Convention n'exige nullement que de telles raisons soient fournies . Ordinairement, il n'existe aucun lien juridique entre un impÃ´t et l'objet des dÃ©penses qu'il couvre . Comme la Cour constitutionnelle autrichienne l'a soulignÃ©, l'impÃ´t ne constitue pas la rÃ©tribution d'avantages fournis au contribuable par l'autoritÃ© publique qui lÃ©ve l'impÃ´t . Cela revient Ã dire qu'au paiement de l'impÃ´t ne doit pas nÃ©cessairement correspondre une contre-partie Ã©conomique fournie par l'Etat percepteur . L'annonce de l'objet de la dÃ©pense Ã la couverture de laquelle servira l'argent prÃ©levÃ© au titre de l'tc impÃ´t du mÃ©tro Â» n'altÃ©re nullement son caractÃ©re propre d'impÃ´t . Il est seulement un imp6t auquel n'est assujÃ©tie qu'une ratÃ©gorie dÃ©terminÃ©e de la population . La question de savoir s'il y a discrimination se pose donc ici comme elle se pose pour tout impÃ´t . L'assujÃ©tissement des seuls employeurs Ã un impÃ´t, ce que connaissent bien des Etats parties Ã© la Convention, ne peut Ãªtre considÃ©rÃ© en lui-m8me comme discriminatoire, les employeurs constituant une catÃ©gorie qui se distingue clairement du reste de la population . L'examen de la prÃ©sente affaire ne rÃ©vÃ¨le donc aucune apparence de violation des droits et libertÃ©s Ã©noncÃ©s dans la Convention et en particulier dans les dispositions prÃ©citÃ©es .
Il s'ensuit que la requPte est manifestement mal fondÃ©e, au sens de l'article 27, Â§ 2, de la Convention . Par ces motifs, la Commission DÃCLARE LA REQUÃTEIRRECEVABLE .
- 12 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 13/05/1976Fonds documentaire : HUDOC Haut de page