Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19930203-128987
Timestamp: 2017-01-22 20:24:33+00:00
Document Index: 331782674

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 1", "l'article 2", "l'article 2", 'art. 2', 'art. 1']

France, Conseil d'État, 3 / 5 ssr, 03 février 1993, 128987
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 128987Numéro NOR : CETATEXT000007814463 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1993-02-03;128987 Analyses : FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - CADRES ET EMPLOIS - CREATION - TRANSFORMATION OU SUPPRESSION DE CORPS - GRADES ET EMPLOIS.PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - QUESTIONS COMMUNES - EFFETS DES DECISIONS RELATIVES A LA CARRIERE.PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - PENSIONS CIVILES - LIQUIDATION DE LA PENSION - SERVICES PRIS EN COMPTE - BONIFICATIONS.Texte : Vu le recours sommaire et le mémoire complémentaire du MINISTRE DELEGUE AU BUDGET enregistrés les 26 août 1991 et 18 décembre 1991 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat ; le MINISTRE DELEGUE AU BUDGET demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement en date du 19 juin 1991 par lequel le tribunal administratif de Nouméa a annulé, à la demande de M. X..., la décision contenue dans la lettre du 18 janvier 1990 par laquelle le ministre de l'intérieur a fait connaître au Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie que M. X... ne pouvait prétendre au bénéfice du régime particulier de retraite institué par la loi du 8 avril 1957 ; 2°) de rejeter la demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif de Nouméa ;
- les conclusions de M. Pochard, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi susvisée du 23 décembre 1977 : "Les fonctionaires du cadre de complément de la police de Nouvelle-Calédonie seront intégrés dans les corps homologues de la police nationale. Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités selon lesquelles il est procédé à ces intégrations qui prendront effet à la date de promulgation de la présente loi" ; que le décret du 29 mai 1979 pris pour l'application de ces dispositions prévoit que : "pour l'appréciation des conditions de service exigées par les statuts des corps de la police nationale, en ce qui concerne l'avancement, la participation aux concours ou examens, ou tout autre avantage de carrière, les services effectifs accomplis dans le cadre de complément par les fonctionnaires intégrés ... sont assimilés à des services effectifs accomplis dans les corps de la police nationale" ; Considérant que la loi susvisée du 8 avril 1957 a institué un régime particulier de retraite en faveur des personnels actifs de la police ; qu'en vertu de cette loi lesdits personnels bénéficient d'une part, pour la liquidation de leur pension d'ancienneté ou proportionnelle, d'une bonification d'une durée maximum de 5 ans égale à un cinquième du temps qu'ils ont effectivement passé en position d'activité dans des services actifs de police et ont d'autre part, sous certaines conditions, la possibilité d'être admis à la retraite par anticipation avec attribution d'une pension d'ancienneté apès 25 ans de services effectifs ouvrant droit à bonification s'ils se trouvent à moins de cinq ans de la limite d'âge de leur grade ;Considérant que les avantages ainsi institués constituent des avantages de carrière au sens de l'article 2 du décret du 29 mai 1979, dont les fonctionnaires du cadre de complément de la Nouvelle-Calédonie intégrés dans les corps homologues de la police nationale sont susceptibles d'obtenir le bénéfice et pour la détermination desquels il y a lieu de tenir compte des services qu'ils ont accomplis avant leur intégration dans des emplois actifs du cadre de complément ; que, par suite, la décision du 18 janvier 1990 par laquelle le ministre de l'intérieur a fait connaître au Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie que, pour les policiers issus du cadre de complément, seuls les services postérieurs à leur intégration pouvaient être pris en compte pour l'appréciation de leurs droits aux avantages institués par la loi du 8 avril 1957 et qu'en conséquence M. X... ne pouvait y prétendre, méconnaît l'article 2 précité du décret du 29 mai 1979 et est entachée d'excès de pouvoir ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre du budget, au ministre de l'intérieur et de la sécurité publique et à M. X....Références : Décret 79-441 1979-05-29 art. 2Loi 57-444 1957-04-08Loi 77-412 1977-12-23 art. 1Publications :Proposition de citation: CE, 03 février 1993, n° 128987Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : BandetRapporteur public : PochardOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 3 / 5 ssrDate de la décision : 03/02/1993Fonds documentaire : Legifrance Haut de page