Source: https://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2016/donnees/organes/06-rein/synthese.htm
Timestamp: 2019-03-22 20:10:43+00:00
Document Index: 214244809

Matched Legal Cases: ['arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ', 'arrêt ']

﻿ Agence de la biomédecine - Le rapport annuel médical et scientifique 2016
Depuis 1959, année de la première greffe rénale enregistrée dans Cristal, un total de 80 595 greffes rénales a été enregistré, ce qui représente l'expérience cumulée globale française en matière de greffe rénale. Le nombre estimé de malades porteurs d’un greffon rénal fonctionnel est de 38178 au 31 décembre 2016 soit une prévalence de 571.5 par million d’habitants (pmh).
dont greffes avec DDAC MI-II
dont greffes avec DDAC MIII
pmh : par million d'habitant CIT : contre-indication temporaire
En 2016, 5 181 nouveaux malades ont été inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe rénale, soit un taux d’inscription de 77,6 nouveaux candidats pmh contre 72,6 pmh en 2015. Sur les 6 dernières années, on observe une augmentation des inscriptions de 29% soit 1 155 nouveaux patients de plus en 2016 qu’en 2011.
L’âge moyen des nouveaux malades s’élève progressivement : il est de 53,5 ans en 2016 contre 50,5 ans en 2011. La part des nouveaux inscrits âgés de 70 ans et plus est de 12 % alors que cette tranche d’âge ne représentait que 6% en 2011. Parmi les nouveaux inscrits, 16% (828) sont candidats à une retransplantation, 39%( 2 001) ne sont pas encore dialysés et 14% (727) sont hyperimmunisés. Il existe une prédominance masculine chez les nouveaux inscrits mais également parmi les greffés, les patients décédés, ceux restant en attente au 1er janvier et chez les donneurs. La comparaison de la part des malades d’une catégorie inscrits en attente, greffés et restant en attente permet d’apprécier la difficulté relative d’accès à la greffe et l’accumulation sur liste. Ainsi observe-t-on la difficulté d’accès à la greffe des candidats du groupe B (13% des nouveaux inscrits, 12% des greffés et 14% des malades restant en attente), des candidats à une retransplantation (16% des nouveaux inscrits, 14% des greffés et 24% des malades ceux restant en attente) et des hyperimmunisés (14% des nouveaux inscrits, 13% des greffés et 26% des malades de ceux restant en attente).
Le nombre total de candidats à une greffe (nouveaux inscrits + malades restant en attente au 1er janvier de l’année) a atteint 17 698 en 2016 soit une progression de 7% en 1 an. Cependant, la part des malades en contre-indication temporaire a aussi progressé puisqu’elle représentait 43% des malades en attente au 1er en janvier 2017 (5 762 malades) avec une progression de cette part qui ne représentait que 32 % en 2011. Cette dimension relativise l’inadéquation entre le nombre de candidats et le nombre de greffes réalisées.
En 2016, le nombre de greffes réalisées est de 3 615 en augmentation de 4% (soit + 129 greffes) par rapport à 2015. Cette progression est de 21% en 6 ans. Mais elle est néanmoins faible au regard de celle du nombre de nouveaux inscrits qui a augmenté de 29% pendant la même période conduisant à une augmentation progressive des malades restant en attente au 1er janvier de chaque année ( +58% en 6 ans). Le nombre de patients sortis de la liste d’attente hors décès augmente par rapport à 2015 (355 patients en 2016, 316 en 2015 soit +12%) tandis que le nombre de décès sur liste d’attente reste stable et représente 1,7% du total des candidats de l’année 2016.
Parmi les 3 615 greffes rénales réalisées, 494 (14%) étaient préemptives et 512 (14%) étaient des retransplantations.
Données extraites de CRISTAL le 02/03/2017 : données générales et méthodes
le nombre de nouveaux inscrits pour un greffon (1,4 inscrit en 2016 pour un greffon utilisable) ;
le nombre de candidats en attente au 1er janvier de l’année pour un greffon (3,5 receveurs début 2016 pour un greffon utilisable) ;
le nombre de candidats en attente au 1er janvier hors malades en CIT (2 receveurs hors CIT début 2016 pour un greffon utilisable),
le nombre total de candidats pour un greffon (4,9 candidats en 2016 pour un greffon utilisable dans l’année).
Tableau R3. Caractéristiques démographiques des donneurs de rein et des malades inscrits selon leur devenir en liste d'attente de greffe rénale en 2016
Tableau R4. Caractéristiques démographiques des malades inscrits selon leur devenir en liste d'attente de greffe rénale en 2016
Diabète insulino-dépendant (Type 1)
En 2016, les glomérulonéphrites chroniques continuent à être la principale maladie rénale primitive, représentant 20% des nouveaux malades inscrits en attente de greffe rénale. De plus, on constate un volumineux groupe de causes "Inconnue ou indéterminée" (17% des nouveaux inscrits). Ce chiffre reflète pour une part le fait que de nombreux malades arrivent au stade terminal de leur IRC (insuffisance rénale chronique) sans prise en charge néphrologique préalable ou dans des conditions où les données cliniques, anamnestiques, biologiques et morphologiques ne permettent pas de diagnostic étiologique. Le nombre de patients diabétiques de type 2 augmente et représente 11 % des nouveaux inscrits en 2016 contre 9% en 2011 tandis que le nombre de diabétiques de type 1 est stable. Il est à noter que la comptabilisation du diabète parmi les maladies responsables de l’IRC est difficile car celui-ci est pris également en compte dans les comorbidités.
Tableau R6. Comorbidités parmi les nouveaux malades inscrits en greffe rénale selon leur âge à l'inscription (2011-2016)
Comorbidités*
Aucune comorbidité
Au moins 2 comorbidités
au moins une donnée non disponible
Comorbidités cardiovasculaires**
Antécédent d'hypertension essentielle
Parmi les 27 711 malades inscrits sur la liste d’attente entre 2011 et 2016, 54% n’ont pas de comorbidité associée à leur maladie rénale, 24% ont une comorbidité déclarée, 16% au moins 2 comorbidités et les données ne sont pas disponibles pour 6%. La présence et le nombre de comorbidités augmentent avec l’âge. Le diabète et les complications cardiovasculaires sont les plus fréquentes
Tableau R7. Evolution du nombre de nouveaux inscrits en attente d'une greffe rénale préemptive
En 2016, les inscriptions préemptives représentent 39% des inscriptions pour les nouveaux inscrits, soit un malade sur trois. La part de ces inscriptions préemptives a progressé de 7% depuis 2011, reflétant une amélioration globale de l’accès à la liste d’attente. Il existe cependant de grandes variations régionales détaillées dans le chapitre sur les activités régionales et le rapport REIN.
L’accès à la greffe est évalué par le taux d’incidence cumulée qui mesure la probabilité d’accès à la greffe en fonction de la durée d’attente sur liste et en tenant compte des risques concurrents (décès et sortie de liste pour aggravation). La médiane d’attente qui est la durée d’attente pour laquelle la moitié des candidats ont accédé à la greffe est également indiquée pour les différentes catégories de patients dans le tableau R9, hors temps cumulé en contre-indication pour ces différentes catégories dans le tableau R10 et par équipe de greffes dans le tableau R12.
Le tableau R8 montre l’évolution de la cohorte des 3 340 malades inscrits en attente en 2013 et la cinétique d’accès à la greffe avec une diminution progressive de la part des patients en attente (49% de l’ensemble de la cohorte après 24 mois) et l’augmentation de celle des greffés (45% à 24 mois) tandis que la part des patients sortis de la liste et décédés en attente reste faible en greffe rénale représentant respectivement chacun 3% de la cohorte à 24 mois.
Le taux d’incidence cumulée a été calculé pour les malades inscrits entre 1996 et 2016 en excluant les malades candidats et greffés à partir d’un greffon de donneur vivant ainsi que les malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital. La probabilité d’être greffé à 24 mois a progressivement diminué passant de 61% à 24 mois à 42% entre les cohortes 1996-1999 et 2012-2016. Le rapport demande /offre en greffe rénale s’est accrue ces 6 dernières années avec un nombre total de candidats par greffon passant de 4,2 en 2011 à 4,9 en 2017.
Ces indicateurs doivent être nuancés par l’augmentation des malades en contre-indication temporaire sur la liste d’attente. Si on ne considère que la liste « active » en excluant le temps cumulé en contre-indication, la probabilité d’être greffé à 24 mois pour les malades inscrits sur liste « active » entre 2011 et 2016 est de 56% alors qu’elle n’est que de 42% pour l’ensemble de la liste.
L’accès à la greffe varie significativement selon le groupe sanguin. Ainsi, la probabilité d’être greffé à 24 mois pour les inscrits entre 2011 et 2016 est de 54% pour les malades de groupe sanguin A, 55% pour les malades de groupe sanguin AB, 32% pour les malades de groupe sanguin O et 34% pour les malades de groupe sanguin B. La probabilité d’être greffé varie aussi significativement selon l’âge et selon que le receveur présente ou non une immunisation. Les receveurs âgés de moins de 18 ans qui bénéficient de la priorité pédiatrique ont un accès à la greffe meilleur et plus rapide que les adultes avec une probabilité d’être greffés à 24 mois très supérieure à la probabilité nationale (78% versus 41% pour l’ensemble des inscrits entre 2011 et 2016). A l’autre extrémité, les sujets les plus âgés (≥66 ans) ont également une probabilité d’être greffé plus élevée (50% à 24 mois), ce qui s’explique par la part importante des greffons de donneurs décédés de plus de 65 ans qui leur est proposée (85% des greffons attribués à cette tranche d’âge) tandis que les candidats de 56 à 65 ans sont ceux dont la probabilité de greffe est la plus faible à 24 mois (36%) suivis de près par ceux de 30 à 55 ans (39%).Chez les malades hyperimmunisés avec un taux de greffons incompatibles supérieur à 85% la probabilité d’être greffé à 24 mois est de 29% contre 52% chez les non immunisés.
La médiane d’attente sur liste est de 31,3 mois pour les malades inscrits entre 2011 et 2016. Elle n’est plus que de 19,1 mois si on ne considère que la liste « active », hors contre-indications temporaire. En excluant les équipes pédiatriques, cette médiane d’attente varie de 13 à 66 mois selon les équipes. Ces différences, principalement liées aux disparités régionales d’accès à la liste d’attente, mais aussi à l’épidémiologie propre de chaque région, ne peuvent être appréciées qu’en prenant en compte l’ensemble du parcours des patients avec le temps passé en dialyse avant inscription sur la liste. (cf Rapport médical et scientifique, Activité régionale de prélèvement et de greffe d’organe en 2016 : https://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2016/donnees/organes/10-regional/synthese.htm et rapport 2015 du réseau épidémiologie information néphrologie REIN : https://www.agence-biomedecine.fr/IMG/pdf/rapportrein2015.pdf) Le risque de décès en liste d’attente est globalement faible avec en 2016, 297 décès parmi les 17 698 candidats en attente dans l’année. Le risque de décès augmente avec la durée d’attente avec une incidence cumulée de décès qui passe de 2% à 12 mois à 7% à 36 mois dans la cohorte des malades inscrits entre 2012 et 2016. Il augmente également discrètement au fil du temps avec un risque de décès à 24 mois qui est passé de 3% pour les malades inscrits entre 1996-1999 à 5% pour la cohorte 2012-2016, dans un contexte de receveurs plus âgés à l’inscription.
Tableau R8. Evolution sur les trois premières années du devenir des malades inscrits pour la première fois en greffe rénale en 2013 (N= 3340)
Statut sur liste d'attente (%)
à 42 mois
Sorti de la liste d'attente
Interprétation des résultats pour un temps donné : après 18 mois d’attente 59% des malades inscrits en 2013 étaient toujours en attente, 36% greffés, 3% décédés en attente et 2% sortis de liste d’attente.
Figure R1. Taux d'incidence cumulée de greffe et de décès ou aggravation sur la liste d'attente de greffe rénale selon la période d'inscription
Exclusion des malades candidats et greffés à partir d’un greffon de donneur vivant et des malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital)
45 [44-46]
61 [60-62]
70 [69-71]
42 [41-43]
69 [69-70]
13 [12-13]
39 [38-39]
57 [57-58]
69 [68-70]
10 [10-11]
33 [32-34]
63 [62-64]
6 [6-6]
6 [5-6]
25 [24-25]
54 [54-55]
Après 24 mois d’attente, les malades inscrits entre 2012 et 2016 ont 42% de chance d’être greffés et 5% de risque de décès en attente.
Tableau R9. Incidence cumulée des greffes avec prise en compte du risque concurrent de décès en attente ou sorties pour aggravation selon les caractéristiques des malades inscrits à partir du 1er janvier 2011 sur la liste d'attente d'une greffe rénale
23 [23-24]
38 [37-39]
56 [55-57]
9 [8-9]
34 [33-35]
54 [53-55]
66 [65-67]
55 [52-59]
66 [63-69]
17 [16-19]
34 [32-35]
17 [16-18]
32 [31-33]
44 [43-46]
53 [52-54]
18 [17-18]
65 [64-66]
37 [35-39]
49 [47-52]
18 [17-20]
34 [32-36]
32 [30-34]
40 [38-42]
11 [7-16]
23 [18-30]
54 [46-61]
74 [66-80]
29 [27-32]
51 [48-54]
22 [21-23]
39 [38-41]
36 [35-38]
47 [46-49]
32 [31-34]
50 [48-51]
Interprétation des résultats pour un facteur : Après 1 an d’attente, les malades inscrits entre 2011 et 2016 de groupe sanguin A ont significativement plus de chance d’être greffés que les malades de groupes B et O (34% versus respectivement 17% et 17% pour les B et O, p<0,001).
51 [50-52]
81 [80-82]
77 [73-80]
15 [15-16]
48 [47-49]
17 [16-17]
46 [45-47]
58 [57-59]
47 [46-48]
50 [48-53]
64 [61-67]
47 [45-50]
29 [27-31]
26 [24-27]
88 [85-91]
25 [19-32]
60 [52-67]
86 [78-92]
24 [22-27]
76 [72-78]
35 [34-36]
54 [52-55]
50 [49-52]
62 [60-63]
21 [19-22]
33 [31-34]
64 [62-65]
72 [70-73]
Interprétation des résultats pour un facteur : Après 1 an d’attente hors temps cumulé en CIT, les malades inscrits entre 2010 et 2015 de groupe sanguin A ont significativement plus de chance d’être greffés que ceux des groupes B et O (51% versus respectivement 29% et 27% pour les B et O, p<0,001).
Tableau R11. Evolution de l'incidence cumulée des greffes avec prise en compte du risque concurrent de décès en attente ou sorties pour aggravation selon les caractéristiques des malades inscrits sur la liste d'attente d'une greffe rénale
à 24 mois en % [IC à 95%]
50 [50-51]
62 [61-63]
60 [59-61]
55 [55-56]
63 [58-68]
77 [72-81]
54 [50-58]
56 [53-59]
36 [34-39]
35 [32-37]
33 [31-36]
51 [50-53]
39 [37-40]
65 [63-66]
64 [63-65]
52 [50-53]
39 [37-41]
36 [34-38]
79 [74-82]
62 [59-65]
51 [48-55]
39 [38-40]
48 [46-49]
35 [34-37]
66 [61-70]
61 [59-64]
Tableau R12. Taux d'incidence cumulée selon l'équipe de greffe des malades inscrits à partir du 1er janvier 2011 sur la liste d'attente d'une greffe rénale (Exclusion des malades en attente de greffe à partir de donneurs vivants et des greffes combinées rein plus un organe vital)
14 [11-17]
37 [32-41]
52 [47-57]
32 [27-37]
51 [45-56]
14 [12-17]
50 [47-54]
63 [59-66]
24 [20-29]
75 [69-80]
13 [10-17]
23 [19-27]
46 [40-51]
83 [78-87]
15 [12-18]
36 [32-40]
13 [9-16]
20 [18-23]
37 [34-41]
20 [17-23]
34 [30-38]
46 [42-50]
23 [20-26]
48 [44-51]
31 [19-44]
48 [33-61]
7 [5-10]
14 [11-18]
25 [22-27]
39 [36-42]
11 [6-18]
26 [18-35]
82 [70-89]
92 [77-97]
45 [41-48]
63 [59-67]
73 [69-77]
20 [8-34]
40 [24-56]
63 [42-79]
84 [57-95]
95 [51-100]
26 [6-53]
37 [10-65]
68 [26-90]
79 [31-95]
31 [28-34]
57 [53-60]
30 [26-34]
44 [39-48]
9 [0-35]
45 [10-76]
80 [7-98]
32 [30-35]
50 [46-52]
61 [58-64]
19 [17-22]
35 [32-39]
24 [21-26]
37 [35-40]
29 [19-39]
78 [66-87]
89 [77-95]
18 [11-27]
42 [31-53]
79 [66-88]
85 [72-92]
19 [16-21]
13 [10-16]
26 [22-30]
47 [39-54]
9 [7-12]
40 [36-45]
62 [57-67]
15 [12-19]
34 [29-40]
22 [18-25]
68 [63-73]
38 [34-42]
52 [48-57]
23 [19-26]
33 [29-38]
0 [.-.]
18 [6-34]
46 [26-64]
86 [61-96]
91 [63-98]
36 [33-39]
33 [30-36]
28 [10-50]
40 [17-62]
52 [26-73]
83 [42-96]
L’incidence cumulée de greffe diffère d’une équipe à l’autre. Après 1 an d’attente, le pourcentage de malades greffés parmi les malades inscrits entre 2011 et 2016 varie de 5% (Paris Tenon) à 46% (Caen) en excluant les équipes de greffe uniquement pédiatrique. Cet écart se creuse d’année en année. L'interprétation de ces différences brutes entre les équipes doit demeurer prudente car il existe, entre les équipes, d'importantes variations des caractéristiques des malades inscrits (malades pédiatriques, malades immunisés, inscriptions pour retransplantation, etc.). L’accès à la greffe dépend des politiques d’inscription sur liste et de greffe qui diffèrent entre les équipes, notamment vis-à-vis des malades "à risque" (malades immunisés, sujets âgés par exemple). La constatation d’un pourcentage de malades greffés élevés à un an ou deux ans ne signifie pas un meilleur accès des malades insuffisants rénaux à la greffe, notamment lorsque le taux d’inscription reste faible dans la région. L’incidence de l’insuffisance rénale chronique terminale, l’accès à la liste d’attente et le taux de prélèvement de sujets décédés sont autant de facteurs qui pèsent sur l’accès à la greffe et varient fortement d’une région à l’autre.
En 2016 parmi les 1 859 donneurs décédés (de mort encéphalique ou après arrêt circulatoire non contrôlé) prélevés d’au moins un organe, 1 736 (93%) ont été prélevés d’au moins un rein. Au total, 3 382 greffons rénaux ont été prélevés dont 91% ont été greffés. La part des greffons greffés parmi les prélevés, indicateur de l’efficacité du prélèvement, a diminué au cours des dix dernières années (94% de greffons greffés parmi ceux prélevés en 2000). Cela s’explique par l’augmentation de l’âge moyen des donneurs décédés de mort encéphalique (56,6 ans en 2016 contre 41,5 ans en 2000) et du nombre de greffons dits à critères élargis qui représentent 45,8% des greffons greffés en 2016 soit 1 403 greffons. En 2016, la progression de la mise sous machine à perfusion de ces reins de donneurs à critères élargis se poursuit correspondant au déploiement du programme national avec 67% de mise sous machine contre 62% en 2015, 42% en 2014, 24% en 2013 et 13% en 2012 date du début du programme. Il existe une marge de progression importante de cette pratique avec un taux de mise sous machine des reins de ce type de donneurs variant de 12 à 95% selon l’équipe de greffe (hors DOM-TOM).
Tableau R13. Evolution de l’activité de prélèvement en France de greffon rénal depuis 1997
Tableau R14. Age des greffons prélevés sur donneurs décédés et greffés en France en 2016 selon l'âge du receveur
Le score d’attribution des greffons rénaux permet un bon appariement en âge des donneurs et des receveurs. La limitation à moins de 15 ans du différentiel d’âge entre receveur et donneur des attributions prioritaires, lorsque le receveur a plus de 50 ans, évite l’attribution de greffons de donneurs jeunes à des receveurs âgés.
Tableau R15. Caractéristiques des donneurs prélevés en France dont au moins un rein a été greffé en 2016
En 2016, 3 615 greffes rénales ont été réalisées en France, soit 54,1 pmh et une augmentation de 4% (+129 greffes) par rapport à l’année précédente. Cette progression est loin d’atteindre celle observée en 2015 (+8%) et reste en dessous de celle de 2014 (+5%) sans revenir à la relative stagnation de l’activité enregistrée dans les dernières années (respectivement +3%, +2% et +1% en 2011, 2012 et 2013 ). C’est ainsi le plus grand nombre de greffes annuelles jamais atteint. Cette progression a été possible grâce à l’augmentation des 3 types de greffe. Parmi les greffes réalisées, 80% (2 894 ont été effectuées à partir de donneurs en mort encéphalique), 2,4% (86) avec donneur décédé après arrêt circulatoire suite à un arrêt cardiaque inopiné (Maastricht I et II), 1,6% (59) avec donneur décédé après arrêt circulatoire suite à la limitation ou l’arrêt des thérapeutiques (Maastricht III) et 16% (576) avec un donneur vivant. Les greffes avec donneurs Maastricht I et II restent stables mais le nombre de greffes à partir de donneurs Maastricht III a triplé avec une marge de progression importante grâce à l’adhésion des équipes de prélèvement à ce programme national et l’ouverture de nouveaux centres prévue en 2017. Les greffes effectuées à partir de donneur vivant, après une hausse historique de 28% en 2014 poursuivent une progression plus lente avec 576 greffes (+ 29 greffes). Le nombre de greffes avec donneur vivant a doublé depuis 2010. Le tableau R14 analyse l’appariement en âge entre donneurs décédés en mort encéphalique et receveurs. L’appariement en âge entre donneur et receveur, recherché par le score d’attribution des greffons, s’améliore en 2016 avec 59% des greffons de donneurs âgés de moins de 30 ans attribués à des receveurs de moins de 30 ans et 64% des greffons de donneurs âgés de plus 65 ans attribués à des receveurs de plus de 65 ans.
L’attribution ciblée des greffons de donneurs jeunes, dont le nombre a diminué avec le temps, vers des receveurs dont la différence d’âge n’excède pas 20 ans (15 ans pour les receveurs de plus de 50 ans bénéficiant d’une priorité nationale ou interrégionale), est un objectif du nouveau score d’attribution mis en place le 3 février 2015. L’objectif global de ce nouveau score est de promouvoir des stratégies d’allocations différenciées, mieux adaptées aux besoins des malades, et en particulier à leur âge.
En 2016, 14% des premières transplantations ont été préemptives mais cette proportion atteint 33% pour les greffes avec donneurs vivants. Près de la moitié des greffes avec donneur décédé en mort encéphalique (49%) était réalisée à partir de donneurs à critères élargis (1 403 sur 2 894) et 67% des reins de ce type de donneur ont été mis sous machine à perfusion, avec de grandes variations selon les équipes. On observe une diminution significative des retards de fonction du greffon quand les reins de ce type de donneurs sont perfusés avec 18% de retard de fonction pour les 1 613 reins perfusés entre 2012 et 2015 contre 29,5% pour les 2 792 non perfusés dans la même période.
Depuis le 3 février 2015, le nouveau score d’attribution des greffons rénaux modifie le modèle géographique de répartition des greffons. Un des reins du donneur est attribué au niveau local sauf si aucun receveur ne remplit l’exigence d’un différentiel d’âge de moins de 20 ans avec le donneur. L’autre rein, jusqu’alors attribué au niveau de l’interrégion, est désormais mutualisé au niveau national. Les attributions prioritaires restent inchangées. Pour les 2 894 greffes rénales réalisées à partir de greffons issus de donneurs décédés en mort encéphalique, 1 340 greffons (46%) ont été attribués à l’échelon local, 17 à l’échelon régional (1% contre 27% en 2014), 878 greffons (30 % contre 2% en 2014) ont été attribués à l’échelon national et 626 greffons (22%) ont fait l’objet d’une attribution prioritaire, à l’échelon national dans 85% des cas. La modification de la définition de l’hyperimmunisation mise en place en juillet 2009 a conduit à une augmentation des attributions prioritaires qui sont passées de 17% pour la période 2007-2009 à 22% pour la période 2013-2016. Elles se maintiennent à plus de 20% des attributions, malgré une limitation en 2011 de l’accès au programme hyperimmunisés-antigènes permis exigeant un meilleur appariement en âge et en HLA et l’institution d’un délai de carence de 18 mois avant l’accès à cette priorité en 2016. Cependant, dans le même temps, la part des malades hyperimmunisés restant en attente au 1er janvier est passée de 7% en 2009 à 27% en 2010. En 2016, ces patients continuent à représenter 26%.
Dans le cadre du programme bigreffe, 64 reins ont été greffés chez 32 receveurs, soit une activité faible et stable dans les dernières années, alors que le nombre de donneurs âgés augmentent.
Le prélèvement sur DDAC MI-II a débuté fin 2006. Depuis l’activité est fluctuante avec un maximum de 81 greffes en 2012. En 2016, 59 greffes de ce type ont été réalisées. La difficulté à développer ce type de greffe tient aux importantes contraintes du prélèvement des donneurs répondant aux critères Maastricht I et II, seuls autorisés en France jusqu’en 2014. Le prélèvement de DDAC-MIII est autorisé depuis février 2014 et a conduit à l’élaboration d’un protocole national auquel participent des équipes volontaires. Le premier prélèvement de ce type a été réalisé en décembre 2014. En 2015, 27 greffes de ce type ont été réalisées et 86 en 2016. Cette nouvelle activité devrait permettre d’élargir progressivement le nombre de donneurs après arrêt circulatoire. Les premiers résultats sont très prometteurs avec un taux très faible de retard de fonction.
Le nombre de greffes combinées rein et organe vital relativement stable au cours des 10 dernières années avec une moyenne de 133 greffes combinées par an, augmente depuis 3 ans avec 157 en 2016. Ceci est lié à une augmentation des greffes foie-rein et cœur-rein. Les greffes combinées pancréas-rein, en revanche, n’augmentent pas.
En excluant les malades greffés à partir d’un greffon de donneur vivant ou de donneur décédé après arrêt circulatoire, ainsi que les malades ayant bénéficié d’une greffe combinée rein et organe vital, la durée moyenne d’ischémie est de 16,6h en 2016 soit une diminution de près de 3 h en 10 ans. Pour les reins greffés localement cette durée est passée de 17,8 à 14,4 h dans la même période. Elle demeure très variable d’une équipe à une autre (11h à 18 h en local, hors équipes exclusivement pédiatriques et départements d’Outre-mer). L’effort de réduction de la durée d’ischémie froide réalisé par l’ensemble des intervenants du prélèvement et de la greffe doit se poursuivre, la durée d’ischémie froide ayant un impact important sur la survie à long terme des greffons rénaux.
Tableau R17. Caractéristiques des receveurs greffés en 2016 selon le type de donneur
Taux de greffons incompatibles (%)**
La répartition du type de néphropathie primitive parmi les malades greffés ne s’est pas modifiée dans les cinq dernières années. Les glomérulonéphrites demeurent en tête et représentent près d’un quart des patients, suivis par la polykystose rénale, les néphropathies interstitielles et les néphroangioscléroses. Dix-sept pourcent sont de nature inconnue ou indéterminée. L’appréciation de la part du diabète de type 2 est difficile avec une sous-estimation car celui-ci est pris en compte également comme comorbidité).
En 2016, 14,1% des greffes réalisées étaient des greffes préemptives en excluant les retransplantations. Cette proportion a augmenté de 2,4 % dans les 6 dernières années principalement en raison de l’augmentation de ce type de greffe avec les donneurs vivants. En 2016, 33% des greffes avec donneur vivant étaient préemptives
Tableau R20. Caractéristiques des greffes en 2016 selon la compatibilité HLA (hors donneur vivant)
>= 46 ans
Tableau R21. Nombre de greffes rénales effectuées par équipe en 2016
Total greffes en 2016
dont DDAC MI-II
dont DDAC MIII
Taux de croissance 2016/2015 (%)
L’activité de greffe rénale s’est effectuée en 2016 dans 43 équipes de greffe, dont 9 équipes avec une activité pédiatrique exclusive et 5 équipes avec une activité pédiatrique associée au programme de greffe chez l’adulte. En France, l’activité de greffe rénale est soumise à autorisation.
En 2016, la durée moyenne d’ischémie froide pour les greffes à partir de donneurs en mort encéphalique est, estimée à 16,6 heures et reste stable mais varie d’une équipe à l’autre. Pour les greffes avec DDAC MI-II et MIII, cette durée est respectivement de 12,2 h et de 10,6h.
Tableau R24. Durée moyenne d’ischémie froide en heure pour l’année 2016 par équipe de greffe (hors donneur vivant, donneur décédé après arrêt circulatoire non contrôlé et greffe combinée)
Tableau R25. Evolution depuis 2011 du nombre de greffes dont selon que le rein a été mis sous machine à perfusion ou non et selon le type de donneur décédé
La part des reins de donneurs à critères élargis perfusés est passée de 6% en 2011 à 67% en 2016 avec 940 reins perfusés. Actuellement, la plupart des équipes ont débuté ce programme avec des activités très variables. Certaines équipes atteignent plus de 90 % de reins de donneurs à critères élargis perfusés. La marge de progression est importante avec un objectif de perfuser tous les reins à critères élargis d’ici 2021.
Tableau R26. Nombre de greffes par équipe selon que le rein a été mis sous machine à perfusion (donneur décédé en mort encéphalique à critères élargis - 2016)
Tableau R27. Modalités d’attribution pour les greffes rénales réalisées en 2016 à partir de donneurs décédés en état de mort encéphalique
-hyperimmunisé
-immunisé
Ces chiffres correspondent aux modalités réelles d’attribution des greffons et non aux caractéristiques des malades. Par exemple, un malade hyperimmunisé ou prioritaire pour une greffe combinée rein-pancréas peut être greffé avec greffon compatible selon le score local. Ce malade aura comme modalité d’attribution une attribution selon le score local.
Pour les 2 894 greffes rénales réalisées à partir de greffons issus de donneurs décédés en mort encéphalique, 1 340 greffons (46%) ont été attribués selon le score local, 878 (30%) ont été attribués à l’aide du score national mis en place le 3 février 2015 et 626 (22%) ont fait l’objet d’une priorité régionale ou nationale.
-full match
Tableau R29. Caractéristiques des nouveaux inscrits ayant eu au moins une fois depuis leur inscription un taux de greffon incompatible à 85% ou plus, par année d'inscription
Le statut d'immunisation des receveurs est le dernier connu sur liste d'attente (c'est-à-dire avant greffe ou sortie de liste ou au 02/03/2017 pour les malades toujours en attente). Pour les malades récents comme les inscrits en 2016, le nombre total de malades ayant eu au moins une fois depuis leur inscription un taux de greffon incompatible à 85% ou plus pourra sensiblement augmenter dans le temps.
L'arrêté modificatif des règles de répartition et d’attribution des organes de donneurs décédés du 30 août 2002 a permis l'amélioration des conditions logistiques de réalisation des greffes combinées. Dans tous les cas, pour les greffes combinées comportant un organe "vital" (foie, cœur, poumon, cœur-poumons), le rein est attribué de façon automatique au receveur, suivant la hiérarchie d'attribution de l'organe vital. Pour les greffes rein-pancréas, ce sont les règles de répartition et d’attribution du pancréas qui s’appliquent. Cette attribution automatique du rein pour une greffe rein-pancréas ne concerne que les greffes réalisées à l'échelon local, et les receveurs prioritaires aux échelons interrégional et national. La catégorie des receveurs prioritaires pour ces greffes a été élargie depuis l’arrêté de janvier 2011 avec mise en application en février 2012. Il s’agit des receveurs âgés de 55 ans au plus ayant un taux de greffons incompatibles inférieur ou égal à 25% en attente d’une première greffe.
Tableau R30. Evolution du nombre de greffes combinées à une greffe rénale
Historiquement, en France, la greffe avec donneur vivant a été peu développée par rapport à d’autres pays européens et à l’Amérique du Nord. Depuis 2008, elle est considérée comme un complément nécessaire de la greffe avec donneur décédé et son développement devient une priorité nationale du plan greffe 2012-2016.
En 2016, 576 greffes à partir de donneur vivant ont été réalisées avec une progression de 60 % depuis 2012. Ce type de greffe représente 16% de l’activité de greffe rénale contre 8% en 2008 et 11% en 2012. En 2016, cinq équipes sur les 35 équipes de greffes rénales adultes ont atteint ou dépassé l’objectif de 20 % de greffes avec donneur vivant fixé pour 2016 (Grenoble, Nancy, Paris-Necker, Rouen, Strasbourg et Toulouse). L’activité se déploie sur l’ensemble du territoire mais il persiste une grande disparité d’activité avec une marge de progression importante pour les années à venir.
La moyenne d’âge des donneurs vivants prélevés d’un rein en 2016 est de 51,5 ans avec une augmentation de 5 ans en 10 ans et 23 % de donneurs âgés de plus de 60 ans.
Pour ces 576 greffes, donneurs et receveurs étaient génétiquement liés dans 62% des cas : ascendant direct du receveur dans 138 cas (24%), un collatéral direct dans 180 cas (31%), un descendant dans 24 cas (4 4%), un collatéral indirect (oncle, tante ou cousin germain) dans 17 cas (3%). Par ailleurs, le donneur était le conjoint dans 159 cas (27,5 %), une personne pouvant justifier de plus de 2 ans de vie commune avec le receveur dans 17 cas (3%) et une personne ayant un lien affectif étroit et durable dans 41 cas (7%).
Les pratiques se diversifient avec l’essor des greffes immunologiquement incompatibles et la possibilité de dons croisés. Les greffes ABO incompatibles se développent rapidement depuis 2010 avec 22 greffes réalisées en 2013, 47 en 2014, 67 en 2015 et 74 en 2016 et un total de 242 greffes enregistré dans la base CRISTAL depuis 2004. Les greffes HLA incompatibles avec présence d’un anticorps anti-HLA dirigé contre le donneur sont moins bien documentées dans la base cristal. Mais on enregistre 263 greffes de ce type depuis 2010. Le don croisé, permettant l’échange de greffons entre 2 paires de donneur et receveur incompatibles mais mutuellement compatibles, est autorisé en France depuis la révision de la Loi de bioéthique de juillet 2011 avec un décret d’application paru en septembre 2012 et a débuté en décembre 2013 avec les 2 premières greffes réalisées en 2014. Depuis le début de l’activité, 64 paires ont été inscrites dans le registre des paires et 11 cycles d’appariement ont été effectués avec entre 11 et 22 paires participant à chaque cycle. Six échanges étaient possibles soient 12 greffes potentielles : 4 greffes ont été faites en 2014, 2 début 2015, 4 en 2016 et 2 greffes ont été annulées par les équipes. Le principal frein au développement du don croisé qui permet des greffes compatibles, optimales, est le peu d’adhésion des équipes de transplantation. L’information plus large de cette pratique, l’augmentation de la taille du registre des paires grâce à des échanges avec des pays voisins doit permettre de continuer d’offrir cette option aux paires incompatibles. L’élargissement des modalités d’échange pourrait être discuté lors de la prochaine révision de la Loi de bioéthique.
La survie des greffons de donneurs vivants est supérieure à celle observée avec des donneurs décédés avec sur la cohorte des patients greffés entre 1996 et 2015 une survie à respectivement 1 an, 5 ans et 10 ans de 96,6%, 89,6 % et 76,5% contre 90,9%, 78,6% et 61,3% pour les donneurs décédés ( soit + 15% à 10 ans pour les donneurs vivants).
La survie des greffons à 1 an des greffes ABO incompatibles est superposable à celles des greffes avec donneurs vivants ABO compatibles (97,4 versus 96,7%) alors qu’elle est significativement inférieure pour les greffes HLA incompatibles (94,8 versus 97,1% p< 0,001).
La survie du receveur est également meilleure après greffes avec un donneur vivant avec à 1 an, 5 ans et 10 ans une survie à 99,2%, 96,8% et 91,6% contre 98%, 90% et 79,5% pour les donneurs décédés (soit +12% de survie à 5 ans pour les donneurs vivants.)
Le suivi des donneurs est obligatoire depuis la loi de bioéthique de 2004. Il existe cependant un nombre important de données manquantes dans le registre de suivi des donneurs, en particulier, en ce qui concerne le suivi à long terme. L’amélioration de ce suivi est une des points du projet plan greffe 2017-2021. La part du prélèvement du rein de donneurs opérés par cœlioscopie s’est largement développée dans les 5 dernières années avec, en 2016, 96% des donneurs bénéficiant de cette technique (en excluant les donneurs pour lesquels la technique n’est pas précisée). En 2015 (les suivis pour 2016 n’étant pas encore disponibles), 28% des donneurs ont présenté au moins une complication post opératoire. Il s’agit dans 72 % des cas de douleurs post opératoires (112 sur 154 donneurs avec complications). Les complications nécessitant une réhospitalisation ne concernent que 4,7 % des donneurs avec 7 réinterventions chirurgicales (0,7%). Aucun décès péri opératoire n’a été enregistré depuis la mise en place d’un registre de suivi des donneurs en 2004. Le débit de filtration glomérulaire (DFG) médian des donneurs, estimé par la formule MDRD et ajusté sur l’âge, est de 91,8 ml/min/1,73 m2 avant don et de 59,9 ml/min/1,73 m2 à 1 an après don avec une discrète augmentation avec le temps (63,6 ml/min/1,73 m2 après 5 ans). Mais la perte de suivi de la grande majorité des donneurs au-delà de 2 ans ne permet pas une appréciation du risque de dégradation de la fonction rénale à long terme des donneurs. Une enquête prospective longitudinale sur la qualité de vie des donneurs vivants (avant don, à 3 mois et 1 an post don) a été menée en France entre octobre 2009 et janvier 2012 en collaboration avec le service d’épidémiologie du CHU de Nancy et l’Agence de la biomédecine. Elle confirme la bonne santé physique des donneurs, supérieure à celle de la population générale avant don en raison de la sélection sévère faite par les cliniciens et leur bonne santé mentale. Cette situation persiste après don après un infléchissement dans les 3 mois qui suivent le don. La nécessité et l’importance de l’accompagnement des donneurs tout au long de leur parcours, en particulier dans la prise en charge des douleurs post opératoires et l’amélioration de la neutralité financière du don, sont soulignées par cette étude. Le rapport scientifique complet ainsi qu’une plaquette d’information aux professionnels et aux donneurs sont disponibles sur le site de l’Agence de la biomédecine.
Nombre de donneurs vivants prélevés d'un organe
Nombre de donneurs vivants prélevés d'un organe pmh
49,5 [48,3 - 50,7]
49,4 [48,1 - 50,6]
49,2 [48,1 - 50,3]
49,5 [48,5 - 50,6]
49,7 [48,7 - 50,7]
51,5 [50,6 - 52,5]
Résidu opératoire : néphrectomie d’un rein fonctionnel au cours d’une chirurgie avec attribution du rein à un receveur en attente sur liste.
Tableau R32. Evolution de la part de la cœlioscopie dans le prélèvement du donneur
Autre type de chirurgie
Données extraites de la base CRISTAL le 02/03/2016
Évolution depuis 1959 du nombre de greffes rénales issues de donneurs vivants et de donneurs décédés
Évolution du nombre de greffes rénales de donneurs vivants chez les adultes et les enfants (< 18 ans)
receveur pédiatrique
Tableau R34. Evolution depuis 2005 du nombre de greffes rénales avec donneur vivant selon le lien entre le donneur et le receveur
Donneur vie commune supérieure à 2 ans
Tableau R35. Evolution de l'âge des donneurs et des receveurs (exclusion des donneurs de résidus opératoires)
Tableau R36. Evolution du nombre de greffes de rein à partir de donneur vivant ABO incompatibles entre 2004* et 2016
Nombre de greffes ABO incompatibles
*Les données pour l'année 2004 ne couvrent que la période du 1er Mai au 31 Décembre
Tableau R37. Fréquences des douleurs postopératoires après le prélèvement chez les donneurs vivants de rein selon l'âge et le type d'intervention entre 2004* et 2015
Lombotomie en conversion de cœlioscopie
* Les données pour l'année 2004 ne couvrent que la période du 1er Mai au 31 Décembre.
Remarque : Les suivis n'ont pas encore tous été reçus pour l'année 2016
Tableau R38. Evolution de la fréquence des complications péri-opératoires chez les donneurs vivants de rein
Nombre de donneurs avec au moins une complication
dont réinterventions
Complications réno-vasculaires
dont complications urologiques
dont hypertension artérielle
dont insuffisance rénale aigüe
dont dialyse
dont embolie pulmonaire
dont infections urinaires
dont infections de paroi
dont septicémie
Complications pulmonaires (sauf infection et embolie)
Les saignements incluent hématome de la loge rénale et hémorragie. Les complications pulmonaires incluent bronchospasme, pneumopathie, atélectasie, et autres complications pulmonaires. Les infections incluent infections urinaires, infection de la paroi, septicémie et autres infections.
Tableau R39. Taux de suivi des donneurs vivants par équipe de greffe
Nb de donneurs à suivre
Indicateur COP* (%)
Paris Georges Pompidou (AP-HP)
Tableau R40. DFG moyen des donneurs vivants de reins selon le temps de suivi (méthode MDRD sans l'origine ethnique) prélevés entre le 1er mai 2004 et le 31 décembre 2016
N suivis attendus
N observé
10eme percentile
90eme percentile
Tableau R41. Evolution des inscriptions et greffes en don croisé au 31 Décembre
Nombre de paires inscrites depuis le début du programme
Nombre de cycles d'appariement depuis le début du programme
Nombre de couplages possibles dans l'année
Nombre de greffes réalisées dans l'année
Tableau R42. Caractéristiques des donneurs et des receveurs des paires inscrites entre le 01/01/2013 et le 31/12/2016
Age moyen [min - max]
Taux de greffons incompatibles >85%
51 [34 - 74]
50 [19 - 77]
Tableau R43. Nombre de paires inscrites entre le 01/01/2013 et le 31/12/2016 en don croisé selon la relation entre le donneur et le receveur
Liens affectifs étroits et stables
La comparaison des courbes de survie des greffons montre une amélioration significative (p < 0,001, test du Log-Rank) des résultats selon les cohortes de greffe : 1986-1990, 1991-1995, 1996-2000, 2001-2005 et 2006-2008 avec des survies à 1 an de 83,7%, 86,3%, 91,0%, 92,2% et 92,6%, et des survies à 5 ans de 68,2%, 74,5%, 80,5%, 80,6% et 80%, respectivement. La survie à 10 ans est passée de 52,3% pour la cohorte 1986-1990 à 65,1 % pour la cohorte 1996-2000 mais diminue à 63,6% pour 2001-2005 et à 59,6% pour 2006-2008. La durée médiane de survie des greffons rénaux est ainsi passé de 128,5 mois pour la cohorte 1986-1990 à un maximum de 179 mois pour 1996-2000 soit un allongement de près de 4 ans puis 165 mois pour 2001-2005 avec cependant une discrète diminution de la survie à 1 an pour les cohortes les plus récentes 2009-2011 et 2012-2015 (respectivement 91,7% et 91,6%). Cet infléchissement est discret en regard de l’augmentation importante des donneurs âgés.
Pour l’ensemble de la cohorte (1993-2015), la survie des greffons est significativement meilleure pour les greffes à partir de donneur vivant avec à 10 ans un taux de survie de 76,5 % contre 61,3% pour les greffes avec donneur décédé (p<0,001).
Parmi les greffes avec donneur décédé sur la cohorte 2007-2014, la survie du greffon est meilleure pour les donneurs à critères standards (84,3% à 5 ans) que pour les donneurs à critères élargis (68,3%) et les donneurs après arrêt circulatoire de la catégorie Maastricht I et II (75,2 %). Les résultats obtenus dans cette dernière catégorie justifient la poursuite de cette activité malgré ses difficultés. Les premiers résultats enregistrés pour les donneurs de type Maastricht III sont remarquables avec une survie à 1 an à 95,8%. Mais, vus les faibles effectifs, ces résultats seront à confirmer.
La survie du greffon diminue significativement, avec l’âge du donneur et l’âge du receveur, le nombre d’incompatibilité HLA, le degré d’immunisation et en cas de retransplantation. La survie des greffes HLA incompatibles est significativement moins bonne que pour les greffes compatibles alors qu’elle est comparable pour les greffes ABO incompatibles réalisées à partir de donneurs vivants.
La survie des receveurs après greffe rénale est bonne avec 97% de survie à 1 an. Les courbes de survie du receveur en fonction de l’âge montrent la diminution attendue de la survie des receveurs les plus âgés qui impacte la survie des greffons de donneurs âgés prioritairement attribués à des receveurs âgés. La survie à 5 ans des greffes avec des donneurs de 61 à 70 ans est de 73,4% contre 82% pour les des donneurs de 18-60 ans. La différence reste significative mais considérablement atténuée avec la censure des décès (87,9% pour les 18-60 ans contre 84,5% pour les 61-70 ans).
La non fonction primaire du greffon et le retard de fonction du greffon, qui est un facteur de risque pour la durée de survie du greffon, sont rares chez les receveurs de greffons de donneurs optimaux et augmentent chez les receveurs de greffons de donneurs à critères élargis et de donneurs décédés après arrêt circulatoire inopiné. La non fonction primaire est observée pour 2% des greffes à partir de donneurs vivants, 3% des greffes à partir de donneurs standards, 5% des greffes à partir de donneurs à critères élargis et 9% des greffes à partir de donneurs décédés après arrêt circulatoire Maastricht I et II et 4 % pour les donneurs Maastricht III. Le taux de reprise retardée de fonction est pour ces mêmes catégories respectivement de 7%, 20%, 25% et 72% et 10%. Les très bons résultats des greffes à partir de donneurs Maastricht III devront être confirmés car l’effectif des greffes analysables n’était que de 22 greffes sur la période 2012-2015. Parmi les greffes avec donneur à critères élargis, on observe 30% de retard de fonction en l’absence de machine à perfusion contre seulement 18% pour les reins perfusés (p du test du chi-2 <0,001) confirmant l’effet protecteur de la perfusion des reins de ces donneurs. Pour rappel, les reins de donneurs décédés après arrêt circulatoire de toutes les catégories sont systématiquement mis sous machine à perfusion.
Le débit de filtration glomérulaire à 1 an, estimé par MDRD (Schwartz en pédiatrie) est supérieur à 60 ml/min chez 43 % des receveurs de greffons issus de donneurs vivants, 46% des receveurs de greffons issus de donneurs standards, 12% des receveurs de greffons issus de donneurs à critères élargis et 33% des receveurs de greffons issus de donneurs décédés après arrêt circulatoire type Maastricht I et II et 75% pour les 12 greffes de donneurs type Maastricht III exploitables.
Tableau R44. Analyse de la non fonction primaire du greffon après greffe selon le type de donneur (2012-2015)
Machine à perfuser
Décédé en mort encéphalique à critères élargis et greffon rénal avec machine à perfuser
Décédé en mort encéphalique à critères élargis et greffon rénal sans machine à perfuser
Exclusion de toutes les greffes de 1 équipe (54 greffes) avec plus de 30% de données manquantes.
Tableau R45. Analyse du retard de fonction après greffe selon le type de donneur ( 2012-2015)
Exclusion de toutes les greffes de 1 équipes ( 54 greffes) avec plus de 30% de données manquantes.
Tableau R46. Analyse du débit de filtration estimé à 1 an selon le type de donneur pour les greffés entre 2012 et 2015 (exclusion des arrêts de fonction et décès après greffe avant 1 an)
Exclusion de toutes les greffes de 4 équipes ( 950 greffes) avec plus de 30% de données manquantes.
Tableau R47. Répartition des malades déclarés vivants avec un greffon fonctionnel dans les différentes équipes de greffe rénale, en fonction du délai écoulé depuis les dernières nouvelles : état de la base au 31 décembre 2016 des malades ayant eu une greffe rénale entre 1993 et 2015
Tableau R48. Estimation du nombre de malades porteurs d’un greffon rénal fonctionnel au 31 décembre 2016, par équipe de suivi
Mulhouse **
Nantes (P)
Paris Georges Pompidou (AP-HP) **
Malgré l’amélioration de l’exhaustivité des données de suivi des malades greffés rénaux, il n’est pas possible d’obtenir le nombre de malades porteurs d’un greffon fonctionnel par simple interrogation de Cristal. En effet, au 31 décembre 2016, 21.6% des malades greffés rénaux entre 1993 et 2015 ont un suivi datant de plus d’un an. Ainsi, l’estimation de ce nombre a été effectuée en deux étapes basées sur l’ancienneté des données de suivi du malade. Dans un premier temps, nous avons dénombré les porteurs d’un greffon fonctionnel dans Cristal (malades déclarés vivants sans arrêt de fonction du greffon) dont les dernières nouvelles dataient de moins de 18 mois (suivi annuel obligatoire dans Cristal). Pour les malades qui n’avaient pas fait l’objet d’une déclaration de décès ou d’arrêt de fonction du greffon et dont les données de suivi dataient de plus de 18 mois, le nombre de porteurs d’un greffon fonctionnel a été estimé en leur appliquant les taux de survie du greffon estimés sur la population globale.
Le nombre de malades porteurs d’un greffon fonctionnel est un indicateur important de la charge de travail des équipes médico-chirurgicales de greffe qui doivent assumer le suivi d’une cohorte chaque année grandissante de malades sous traitement immunosuppresseur. Le nombre de porteurs d'un greffon fonctionnel estimé au 31 décembre 2016 varie d'une équipe à l'autre de moins de 50 à plus de 2 000 malades.
Le nombre estimé de porteurs de greffon fonctionnel en France est de 38 178 au 31 décembre 2016.
[73,6% - 75,4%]
[42,9% - 45,1%]
[151,2 - 161,0]
[64,1% - 66,0%]
[48,8% - 50,9%]
[175,0 - 183,6]
[79,9% - 81,3%]
[62,7% - 64,5%]
[161,3 - 168,4]
[79,1% - 80,9%]
[58,2% - 60,9%]
[95,6% - 96,4%]
[91,1% - 92,3%]
[78,5% - 80,2%]
[95,5% - 96,2%]
[91,1% - 92,1%]
Figure R3. Survie globale du greffon rénal (1993-2015)
[91,1% - 91,6%]
[79,1% - 79,8%]
[61,8% - 62,8%]
[45,9% - 47,1%]
[164,8 - 169,3]
Figure R4a. Survie du greffon rénal selon l'âge du donneur (1993-2015)
[94,4% - 96,0%]
[90,9% - 92,8%]
[81,8% - 84,6%]
[68,2% - 71,9%]
[53,6% - 58,2%]
[192,7 - 218,6]
[96,2% - 96,5%]
[92,2% - 92,7%]
[81,6% - 82,4%]
[65,2% - 66,4%]
[48,9% - 50,3%]
[175,8 - 181,1]
[94,9% - 95,8%]
[88,7% - 90,0%]
[72,3% - 74,5%]
[47,2% - 50,3%]
[113,0 - 120,6]
[93,9% - 95,7%]
[85,8% - 88,6%]
[63,6% - 68,0%]
[34,9% - 41,3%]
[83,2 - 96,6]
[91,8% - 93,8%]
[81,9% - 84,9%]
[54,4% - 59,6%]
[70,4 - 83,2]
Figure R4b. Survie du greffon rénal avec censure des décès selon l'âge du donneur (1993-2015)
[95,0% - 96,4%]
[92,2% - 94,0%]
[85,2% - 87,7%]
[61,1% - 65,7%]
[96,9% - 97,3%]
[94,6% - 95,0%]
[87,6% - 88,3%]
[76,1% - 77,1%]
[64,2% - 65,7%]
[92,6% - 93,7%]
[83,6% - 85,4%]
[66,5% - 69,7%]
[95,5% - 97,0%]
[91,5% - 93,7%]
[79,3% - 83,1%]
[60,3% - 67,4%]
[93,4% - 95,3%]
[88,3% - 90,8%]
[73,0% - 77,6%]
>[] : Intervalle de confiance
Figure R5. Survie du greffon rénal selon l'origine du greffon (1993-2015)
[95,6% - 95,9%]
[90,7% - 91,2%]
[78,2% - 79,0%]
[60,8% - 61,8%]
[44,9% - 46,2%]
[160,8 - 165,7]
[97,5% - 98,3%]
[96,0% - 97,1%]
[88,5% - 90,6%]
[74,6% - 78,3%]
[59,8% - 65,6%]
Figure R6. Survie du greffon rénal selon l'origine du greffon (2007-2015)
[96,6% - 97,2%]
[93,9% - 94,7%]
[83,6% - 85,0%]
[94,2% - 95,1%]
[86,9% - 88,2%]
[67,2% - 69,4%]
[89,3% - 93,8%]
[85,1% - 90,4%]
[71,0% - 78,9%]
[73,9% - 99,4%]
Figure R7. Survie du greffon rénal selon le rang de la greffe (1993-2015)
[91,5% - 92,0%]
[79,9% - 80,7%]
[63,2% - 64,3%]
[47,1% - 48,5%]
[169,5 - 173,9]
[88,9% - 90,3%]
[74,4% - 76,5%]
[53,5% - 56,4%]
[38,2% - 41,7%]
[133,0 - 144,0]
[92,0% - 94,9%]
[83,5% - 87,7%]
[65,2% - 71,1%]
[42,7% - 50,0%]
[26,8% - 35,4%]
[93,8 - 119,9]
Figure R8a. Survie du greffon rénal selon l'âge du receveur (greffes 1993-2015)
[94,7% - 96,4%]
[91,9% - 94,0%]
[82,7% - 85,9%]
[67,8% - 72,3%]
[49,8% - 55,6%]
[179,4 - 211,3]
[96,1% - 96,4%]
[65,3% - 66,4%]
[49,7% - 51,2%]
[179,1 - 184,8]
[94,6% - 95,5%]
[87,6% - 88,9%]
[70,3% - 72,3%]
[47,0% - 49,6%]
[112,4 - 119,0]
>71-75 ans
[93,4% - 95,4%]
[83,2% - 86,5%]
[59,0% - 64,3%]
[31,6% - 38,9%]
[76,1 - 90,4]
[91,4% - 95,2%]
[79,7% - 85,6%]
[47,9% - 58,5%]
[58,2 - 86,5]
Figure R8b. Survie du greffon rénal avec censure des décès selon l'âge du receveur (greffes 1993-2015)
[95,1% - 96,8%]
[92,8% - 94,9%]
[84,7% - 87,8%]
[70,3% - 74,7%]
[52,5% - 58,4%]
[193,1 - 230,6]
[96,8% - 97,1%]
[94,3% - 94,7%]
[86,9% - 87,6%]
[75,0% - 76,0%]
[63,0% - 64,4%]
[96,0% - 96,7%]
[92,7% - 93,7%]
[84,8% - 86,4%]
[72,1% - 74,7%]
[95,3% - 97,0%]
[90,4% - 93,0%]
[80,2% - 84,5%]
[67,8% - 75,1%]
[93,6% - 96,9%]
[88,4% - 93,0%]
[76,2% - 84,5%]
Figure R9. Survie du greffon rénal selon l'immunisation du receveur (03/02/2009-2015)
Taux de greffons incompatibles (%)
[91,2% - 92,2%]
[78,0% - 79,7%]
[95,6% - 97,3%]
[77,3% - 82,6%]
[94,8% - 96,9%]
[90,8% - 93,6%]
[75,8% - 81,7%]
[89,3% - 91,9%]
[74,1% - 79,0%]
[94,9% - 96,4%]
[89,9% - 92,0%]
[73,5% - 77,6%]
Figure R10. Survie du greffon rénal issu de donneur décédé, en fonction du nombre d’incompatibilités HLA A, B et DR avec exclusion des retransplantations (2008-2015)
Incompatibilité HLA A, B et DR
[93,5% - 98,2%]
[90,5% - 96,4%]
[69,7% - 84,5%]
[95,3% - 96,2%]
[91,3% - 92,6%]
[78,5% - 80,7%]
[95,3% - 96,1%]
[75,4% - 77,3%]
Figure R11. Survie du greffon rénal issu de donneur décédé, en fonction du nombre d’incompatibilités HLA DR et DQ avec exclusion des retransplantations (2008-2015)
[95,3% - 96,7%]
[92,0% - 93,8%]
[78,0% - 81,8%]
[90,7% - 91,8%]
[76,0% - 78,0%]
[94,4% - 95,8%]
[88,7% - 90,7%]
[73,6% - 76,9%]
[91,4% - 94,3%]
[80,7% - 85,1%]
Figure R12. Survie du greffon rénal selon la présence d'anticorps anti-HLA dirigés contre le HLA du donneur (hors donneur vivant, donneur décédé après arrêt circulatoire, 2009-2015)
Anticorps anti-HLA dirigés contre le HLA du donneur
[95,5% - 96,1%]
[76,4% - 77,9%]
DSA certain (HLA en soustype)
[92,1% - 95,7%]
[85,7% - 90,6%]
Figure R13. Survie du greffon rénal issu de donneur vivant selon la présence d'anticorps anti-HLA dirigés contre le HLA du donneur (2010-2015)
[97,3% - 98,5%]
[96,2% - 97,7%]
[94,3% - 98,7%]
[91,2% - 96,9%]
Figure R14. Survie du greffon rénal issu de donneur vivant selon le lien entre le donneur et le receveur (2004-2015)
Lien entre le donneur et le receveur
[97,5% - 98,6%]
[96,2% - 97,5%]
[88,5% - 91,3%]
Donneur non-apparenté
[96,0% - 98,0%]
[94,8% - 97,1%]
[85,8% - 90,8%]
Figure R15. Survie du greffon rénal à partir de donneur vivant selon la compatibilité ABO (2009-2015)
[97,2% - 98,4%]
[95,9% - 97,3%]
[87,1% - 90,6%]
[94,3% - 99,4%]
[93,3% - 99,0%]
[99,0% - 99,4%]
[96,9% - 97,6%]
[91,8% - 93,0%]
[82,6% - 84,3%]
[71,9% - 74,0%]
[98,9% - 99,2%]
[90,8% - 91,9%]
[80,7% - 82,3%]
[96,7% - 97,5%]
[89,5% - 90,9%]
[75,5% - 78,1%]
[96,3% - 97,1%]
[88,4% - 89,9%]
[96,4% - 97,1%]
Figure R17. Survie du receveur après greffe rénale selon l'âge à la greffe (1996-2015)
[99,2% - 99,8%]
[98,6% - 99,5%]
[96,7% - 98,3%]
[95,0% - 97,1%]
[92,7% - 95,6%]
[99,2% - 99,4%]
[97,7% - 98,1%]
[93,1% - 93,7%]
[74,5% - 76,0%]
[98,4% - 98,9%]
[94,1% - 95,0%]
[80,7% - 82,6%]
[59,7% - 62,7%]
[144,4 - 153,8]
[97,4% - 98,7%]
[90,8% - 93,4%]
[70,8% - 75,9%]
[39,0% - 47,5%]
[100,6 - 113,7]
[96,3% - 98,7%]
[88,0% - 92,8%]
[58,3% - 69,3%]
[84,8 - 99,0]
Figure R18. Survie du receveur après greffe rénale selon l'origine du greffon (1996-2015)
[99,0% - 99,2%]
[96,6% - 96,9%]
[89,5% - 90,2%]
[78,7% - 79,7%]
[66,8% - 68,3%]
[99,5% - 99,9%]
[98,8% - 99,4%]
[95,9% - 97,2%]
[89,7% - 92,4%]
[85,2% - 89,3%]
En 2016, l’activité de greffe rénale continue d’augmenter, sans atteindre le taux de croissance particulièrement élevé de 2015.
Le développement du programme des greffes à partir de reins de donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à la limitation ou l’arrêt des thérapeutiques (catégorie Maastricht III) participe pour une part importante à l’augmentation d’activité avec des premiers résultats excellents encourageant l’extension de cette pratique. Une large majorité des reins de donneurs à critères élargis ont été mis sous machine à perfusion avec significativement moins de retards de fonction que pour ceux non perfusés.
Mais cette année enregistre une stagnation des greffes à partir de donneur vivant. La difficulté de la préparation et de l’organisation de ces greffes qui nécessitent un investissement important des équipes expliquent en partie ces résultats. Une enquête auprès des équipes et des directions des hôpitaux est en cours pour identifier les freins et les besoins des équipes.
En regard de cette activité de greffe, le nombre de nouveaux inscrits sur la liste d’attente reste très supérieur au nombre de patients greffés avec une augmentation du nombre des nouveaux inscrits plus rapide que l’augmentation du nombre de greffes. Cette pénurie en greffons rénaux impose de poursuivre les efforts de prélèvement de tous les types de donneurs.et de mettre en œuvre les mesures permettant d’augmenter la survie des greffons.
L’importance de la pénurie doit être relativisée par la prise en compte de la part des receveurs en contre-indication temporaire sur la liste et l’analyse de l’accès à la greffe des malades sur liste « active ».
Un nouveau score d’attribution des greffons a été mis en place en février 2015 permettant, grâce à une plus grande mutualisation des greffons d’améliorer globalement l’appariement en âge, d’améliorer chez les receveurs les plus jeunes l’appariement en HLA et l’accès à la greffe et de tendre vers moins de disparités sur le territoire. Ce score ne modifie pas les attributions prioritaires qui ont augmenté en raison d’un afflux de patients hyperimmunisés. La priorité accordée à ces malades ayant très peu d’accès à la greffe a dépassé son but conduisant à des mesures correctrices dont l’effet commence à apparaître : limitation à 15 ans du différentiel d’âge entre receveur et donneur pour les receveurs de plus de 50 ans , délai de carence de 18 mois avant l’obtention de la priorité, harmonisation du taux des anticorps considérés comme des antigènes à interdire chez le donneurs à une MFI inférieure à 2000 et non plus 1000 comme c’était le cas dans certaines régions. De nouvelles modifications de l’attribution des greffons aux hyperimmunisés sont envisagées en 2017, afin de mieux circonscrire les malades.
Enfin l’année 2016 a été marquée par l’élaboration d’un nouveau plan greffe pour 2017-2021 approuvé par la Ministre de la santé. Ce plan prévoit des objectifs avec des actions associées pour soutenir le développement nécessaire des activités de greffes et améliorer les pratiques. En greffe rénale les principaux objectifs sont d’atteindre en 2021, 5 000 greffes rénales (73 pmh) grâce à l’augmentation du prélèvement des donneurs décédés de mort encéphalique à un taux 32 pmh associée à une diminution du taux de refus à 25%, à l’augmentation à 400 par an de greffes rénales à partir de donneurs type Maastricht III et enfin une élévation de l’activité de greffes à partir d’un donneur vivant à 14,5 pmh soit 1 000 greffes par an. Pour les greffes à partir de donneurs décédés en mort encéphalique, l’objectif est de poursuivre les efforts de réduction du temps d’ischémie froide à 15 h en 2018 et à moins de 12h pour les reins de donneurs à critères élargis. Le détail de ce plan avec les actions associées à ces objectifs et les objectifs d’amélioration de suivi des cohortes est disponible sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé (http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/autres-produits-de-sante/article/greffes-et-dons-d-organes-plans-d-actions-2017-2021).