Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20011019-222999
Timestamp: 2016-12-08 04:12:23+00:00
Document Index: 289075524

Matched Legal Cases: ['arrêt ', "l'article 3", "l'article 1", "l'article 3", 'art. 1', 'art. 3']

France, Conseil d'État, 6 ss, 19 octobre 2001, 222999
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 222999Numéro NOR : CETATEXT000008019577 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2001-10-19;222999 Analyses : PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - CONDITIONS D'EXERCICE DES PROFESSIONS - PROFESSIONS NON ORGANISEES EN ORDRES ET NE S'EXERCANT PAS DANS LE CADRE D'UNE CHARGE OU D'UN OFFICE.Texte : Vu la requête, enregistrée le 12 juillet 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Noureddine X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la Commission nationale de la coiffure en date du 8 février 2000 rejetant sa demande de validation de capacité professionnelle ainsi que celle du 13 décembre suivant prise sur son recours gracieux ;
- le rapport de Mlle Vialettes, Auditeur, - les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non recevoir opposée par le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation :
Considérant qu'aux termes de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 portant réglementation des conditions d'accès à la profession de coiffeur dans sa rédaction issue de la loi du 5 juillet 1996 : "Toute entreprise de coiffure et chacun de ses établissements sont placés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée, titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de la coiffure ou d'un titre équivalent homologué par le ministre compétent. ( ...) Toutefois, une entreprise de coiffure à établissement unique peut être exploitée par une personne exerçant de façon effective à temps complet une activité professionnelle de coiffeur si sa capacité professionnelle a été validée par une commission nationale dont la composition et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d'Etat" ; qu'aux termes de l'article 1er du décret du 29 mai 1997 relatif aux conditions d'accès à la profession de coiffeur : "La Commission nationale de la coiffure est compétente pour examiner les demandes de validation de capacité professionnelle présentées par toute personne ( ...) qui souhaite exploiter en France un salon de coiffure dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 ..." ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que si M. X... a exercé la profession de coiffeur en qualité de salarié, d'abord en Algérie, de 1986 au mois de juin 1994, puis, après sa venue en France, de juin 1995 à juillet 1996, il n'est titulaire du certificat d'aptitude professionnelle de coiffeur que depuis le 2 juillet 1997 et n'exerce plus depuis le 28 octobre 1997 ; qu'ainsi, eu égard notamment à la durée limitée de son activité professionnelle, la Commission nationale de la coiffure n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en lui refusant, par sa décision du 8 février 2000, la validation de sa capacité professionnelle ; que, dès lors, M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de cette décision ni de la décision du 13 décembre 2000, par laquelle la Commission nationale de la coiffure a rejeté le recours gracieux qu'il avait formé contre la décision du 8 février 2000 ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Noureddine X..., à la Commission nationale de la coiffure et au secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation.Références : Décret 97-558 1997-05-29 art. 1Loi 46-1173 1946-05-23 art. 3Loi 96-603 1996-07-05Publications :Proposition de citation: CE, 19 octobre 2001, n° 222999Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Mlle VialettesRapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 19/10/2001Fonds documentaire : Legifrance Haut de page